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Vicat

Quarterly Report Aug 3, 2016

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Quarterly Report

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1

COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2016 3

1.1. État de la situation financière consolidée 4
1.2. Compte de résultat consolidé 5
1.3. État du résultat global consolidé 6
1.4. État des flux de trésorerie consolidés 7
1.5. État de variation des capitaux propres consolidés 8
1.6. Annexe aux comptes consolidés du 30 juin 2016 9

RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITÉ AU 30 JUIN 2016 41

2.1. Évolution du chiffre d'affaires consolidé 42
2.2. Évolution de la rentabilité opérationnelle 44
2.3. Évolution du résultat financier 51
2.4. Évolution des impôts 51
2.5. Évolution du résultat net 51
2.6. Évolution de la structure financière 52
2.7. Événements récents 52
2.8. Perspectives 2016 53

DÉCLARATION DES PERSONNES PHYSIQUES RESPONSABLES DU RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL 55

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR L'INFORMATION FINANCIÈRE SEMESTRIELLE 2016 57

1 COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2016

1.1. ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE 4
1.2. COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ 5
1.3. ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ 6
1.4. ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉS 7
1.5. ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS 8
1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2016 9

1.1. ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE

1.1. ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE

(en milliers d'euros) Notes 30 juin 2016 31 décembre 2015
ACTIF
Actifs non courants
Goodwill 3 1 018 569 1 040 307
Autres immobilisations incorporelles 4 122 598 135 818
Immobilisations corporelles 5 2 041 452 2 121 011
Immeubles de placement 17 579 17 766
Participations dans des entreprises associées 51 057 49 854
Actifs d'impôts différés 148 537 150 292
Créances et autres actifs financiers non courants 122 616 122 672
TOTAL DES ACTIFS NON COURANTS 3 522 408 3 637 720
Actifs courants
Stocks et en-cours 364 157 407 192
Clients et autres débiteurs 464 270 376 627
Actifs d'impôts exigibles 42 701 53 715
Autres créances 184 371 150 725
Trésorerie et équivalents de trésorerie 6 178 138 254 371
TOTAL DES ACTIFS COURANTS 1 233 637 1 242 630
TOTAL DE L'ACTIF 4 756 045 4 880 350
PASSIF
Capitaux propres
Capital 7 179 600 179 600
Primes 11 207 11 207
Réserves consolidées 1 951 126 2 060 741
Capitaux propres part du Groupe 2 141 933 2 251 548
Intérêts minoritaires 270 823 292 160
TOTAL CAPITAUX PROPRES
Passifs non courants
2 412 756 2 543 708
Provisions retraite et autres avantages postérieurs à l'emploi 8 180 903 134 729
Autres provisions 8 100 099 95 938
Dettes financières et options de vente 9 1 196 777 1 225 391
Impôts différés passifs 203 374 228 019
Autres passifs non courants 5 044 5 369
TOTAL DES PASSIFS NON COURANTS
Passifs courants
1 686 197 1 689 446
Provisions 8 13 043 13 204
Dettes financières et options de vente à moins d'un an 9 109 016 114 884
Fournisseurs et autres créditeurs 280 055 283 734
Passifs d'impôts exigibles 35 878 37 274
Autres dettes 219 100 198 100
TOTAL DES PASSIFS COURANTS
TOTAL DES PASSIFS
657 092
2 343 289
647 196
2 336 642
TOTAL CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS 4 756 045 4 880 350

1.2. COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ

1.2. COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ

(en milliers d'euros) Notes 30 juin 2016 30 juin 2015
Chiffre d'affaires 11 1 237 449 1 242 559
Achats consommés (806 854) (812 143)
Valeur ajoutée 1.22 430 595 430 416
Charges de personnel (205 482) (207 425)
Impôts, taxes et versements assimilés (32 626) (33 141)
Excédent brut d'exploitation 1.22 & 14 192 487 189 850
Dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations 12 (102 725) (108 508)
Autres produits et charges 13 13 575 11 975
Résultat d'exploitation 14 103 337 93 317
Coût de l'endettement financier net 15 (14 712) (21 729)
Autres produits financiers 15 6 318 4 370
Autres charges financières 15 (10 033) (10 446)
Résultat financier 15 (18 427) (27 805)
Quote-part dans les résultats des sociétés associées 3 759 2 400
Résultat avant impôt 88 669 67 912
Impôts sur les résultats 16 (29 080) (24 923)
Résultat net consolidé 59 589 42 989
Part attribuable aux intérêts minoritaires 10 474 9 247
Part attribuable au Groupe 49 115 33 742
EBITDA 1.22 & 14 207 712 203 059
EBIT 1.22 & 14 103 497 93 089
Capacité d'autofinancement 1.22 152 512 139 659
RÉSULTAT PAR ACTION (en euros)
Résultat net part du Groupe de base et dilué par action 7 1,09 0,75

1

1.3. ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ

1.3. ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Résultat net consolidé 59 589 42 989
Autres éléments du résultat global
Éléments non recyclables au compte de résultat :
Réévaluation du passif net au titre des prestations définies (41 488) (1 790)
Autres éléments non recyclables (7 990)
Impôt sur les éléments non recyclables 14 971 (471)
Éléments recyclables au compte de résultat :
Écarts de conversion (83 320) 114 382
Couverture des flux de trésorerie 8 700 7 148
Impôt sur les éléments recyclables (3 338) (3 010)
Autres éléments du résultat global (après impôt) (112 465) 116 259
RÉSULTAT GLOBAL (52 876) 159 248
Part attribuable aux intérêts minoritaires (7 312) 20 561
Part attribuable au Groupe (45 564) 138 687

1.4. ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉS

1.4. ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉS

(en milliers d'euros) Notes 30 juin 2016 30 juin 2015
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES
Résultat net consolidé 59 589 42 988
Quote-part dans les résultats des sociétés mises en équivalence (3 758) (2 400)
Dividendes reçus des sociétés mises en équivalence 922 1 176
Charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l'activité :
W Amortissements et provisions 105 758 109 214
W Impôts différés (8 488) (12 337)
W Plus ou moins values de cession (1 797) (1 409)
W Gains et pertes latents liés aux variations de juste valeur (514) 2 640
W Autres 802 (213)
Capacité d'autofinancement 1.22 152 514 139 659
Variation du besoin en fonds de roulement (34 622) (136 877)
Flux nets de trésorerie générés par les activités opérationnelles (1) 18 117 892 2 782
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENT
Décaissements liés à des acquisitions d'immobilisations :
W Immobilisations corporelles et incorporelles (69 650) (97 066)
W Immobilisations financières (24 697) (703)
Encaissements liés à des cessions d'immobilisations :
W Immobilisations corporelles et incorporelles 2 873 2 537
W Immobilisations financières 496 1 118
Incidence des variations de périmètre 0 (55)
Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement 19 (90 978) (94 169)
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS DE FINANCEMENT
Dividendes versés (77 857) (77 109)
Augmentation de capital
Émissions d'emprunts 1 371 155 328
Remboursement d'emprunts (21 877) (49 810)
Acquisitions d'actions propres (244) (484)
Cession – attribution d'actions propres 2 412 2 485
Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement (96 195) 30 410
Incidence des variations de cours des devises (8 200) 8 934
Variation de la trésorerie (77 481) (52 043)
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets à l'ouverture 20 225 096 242 990
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets à la clôture 20 147 615 190 947

(1) Dont flux de trésorerie provenant des impôts sur le résultat : (18 699) milliers d'euros en 2016 et (34 973) milliers d'euros en 2015.

Dont flux de trésorerie provenant des intérêts décaissés et encaissés : (14 224) milliers d'euros en 2016 et (20 790) milliers d'euros en 2015.

1.5. ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS

1.5. ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS

Capitaux
propres
part du
Total
capitaux
(en milliers d'euros) Capital Primes Auto-contrôle Réserves
consolidées
Réserves de
conversion
Groupe Intérêts
minoritaires
propres
AU 1ER JANVIER 2015 179 600 11 207 (70 133) 2 206 447 (149 698) 2 177 423 281 870 2 459 293
Résultat annuel 33 742 33 742 9 247 42 989
Autres éléments du résultat global 2 027 102 918 104 945 11 314 116 259
Résultat global 35 769 102 918 138 687 20 561 159 248
Dividendes distribués (66 108) (66 108) (11 967) (78 075)
Variation nette
des actions propres
2 800 (524) 2 276 2 276
Variations de périmètre
et acquisitions complémentaires
Augmentation de capital
Autres variations 1 987 1 987 42 2 029
AU 30 JUIN 2015 179 600 11 207 (67 333) 2 177 571 (46 780) 2 254 265 290 506 2 544 771
AU 1ER JANVIER 2016 179 600 11 207 (67 008) 2 221 553 (93 804) 2 251 548 292 160 2 543 708
Résultat annuel 49 115 49 115 10 474 59 589
Autres éléments du résultat global (29 009) (65 670) (94 679) (17 786) (112 465)
Résultat global 20 106 (65 670) (45 564) (7 312) (52 876)
Dividendes distribués (66 292) (66 292) (13 880) (80 172)
Variation nette
des actions propres
3 368 (787) 2 581 2 581
Variations de périmètre
et acquisitions complémentaires
Augmentation de capital
Autres variations (340) (340) (145) (485)
AU 30 JUIN 2016 179 600 11 207 (63 640) 2 174 240 (159 474) 2 141 933 270 823 2 412 756

Les réserves de conversion groupe se ventilent comme suit par devises (en milliers d'euros) au 30 juin 2016 et au 30 juin 2015 :

30 juin 2016 30 juin 2015
Dollar 45 861 43 432
Franc suisse 200 555 228 642
Livre turque (147 996) (131 608)
Livre égyptienne (68 335) (54 195)
Tengué kazakh (85 323) (65 135)
Ouguiya mauritanien (5 115) (1 985)
Roupie indienne (99 121) (65 931)
(159 474) (46 780)

1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2016

NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES ET MÉTHODES D'ÉVALUATION 10
NOTE 2 VARIATIONS DE PÉRIMÈTRE ET AUTRES FAITS MARQUANTS 18
NOTE 3 GOODWILL 19
NOTE 4 AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES 20
NOTE 5 IMMOBILISATIONS CORPORELLES 21
NOTE 6 TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE 22
NOTE 7 CAPITAL SOCIAL 22
NOTE 8 PROVISIONS 23
NOTE 9 DETTES FINANCIÈRES ET OPTIONS DE VENTE 23
NOTE 10 INSTRUMENTS FINANCIERS 26
NOTE 11 CHIFFRE D'AFFAIRES 28
NOTE 12 DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS 28
NOTE 13 AUTRES PRODUITS ET CHARGES 28
NOTE 14 INDICATEURS DE PERFORMANCE 29
NOTE 15 RÉSULTAT FINANCIER 29
NOTE 16 IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS 30
NOTE 17 INFORMATIONS SECTORIELLES 30
NOTE 18 FLUX NETS DE TRÉSORERIE GÉNÉRÉS PAR LES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES 32
NOTE 19 FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENTS 33
NOTE 20 COMPOSITION DE LA TRÉSORERIE NETTE 33
NOTE 21 TRANSACTIONS AVEC LES ENTREPRISES LIÉES 33
NOTE 22 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE 34
NOTE 23 LISTE DES PRINCIPALES SOCIÉTÉS RETENUES POUR LA CONSOLIDATION AU 30 JUIN 2016 34

NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES ET MÉTHODES D'ÉVALUATION

1.1. Déclaration de conformité

Conformément au règlement européen n° 1606/2002 du Parlement européen du 19 juillet 2002 sur l'application des normes comptables internationales, les états financiers consolidés de Vicat sont établis, depuis le 1er janvier 2005 conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne. Les normes retenues comme principes comptables de référence sont celles applicables à la date du 30 juin 2016.

Les normes et interprétations publiées par l'IASB, mais non encore entrées en vigueur au 30 juin 2016 n'ont pas été appliquées par anticipation dans les comptes consolidés du Groupe à la clôture.

Les comptes consolidés du 30 juin ont été préparés conformément à IAS 34. S'agissant de comptes résumés, ils n'incluent pas toute l'information requise par le référentiel IFRS pour l'établissement des états financiers consolidés et doivent donc être lus en relation avec ceux établis conformément au référentiel IFRS au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2015.

Les comptes consolidés du 30 juin 2016 présentent des informations comparatives pour l'exercice antérieur, établies selon le même référentiel IFRS. Les méthodes comptables et les modalités de calcul adoptées dans les comptes consolidés au 30 juin 2016 sont identiques à celles utilisées dans les états financiers annuels 2015, les normes applicables de façon obligatoire à compter du 1er janvier 2016 n'étant pas applicable au Groupe ou n'ayant pas d'incidence significative sur les comptes consolidés du Groupe.

Par ailleurs, les études pour évaluer les impacts potentiels sur les états financiers du Groupe des normes IFRS 9 « Instruments financiers » et IFRS 15 « Reconnaissance du revenu », d'application obligatoire à compter du 1er janvier 2018 sont en cours. Le Groupe a également lancé sur le 1er semestre le projet de mise en œuvre d'IFRS 16 « Contrats de location », d'application obligatoire à compter du 1er janvier 2019.

Ces comptes ont été arrêtés et approuvés par le Conseil d'Administration le 2 août 2016.

1.2. Base de préparation des états financiers

Les états financiers sont présentés en milliers d'euros.

L'état du résultat global consolidé est présenté par nature en deux tableaux distincts : le compte de résultat et les autres éléments du résultat global.

Les postes de l'état de la situation financière consolidée sont présentés selon la classification actifs courants/actifs non courants et passifs courants/passifs non courants, en fonction de leur exigibilité (correspondant d'une manière générale aux échéances inférieures ou supérieures à un an).

L'état des flux de trésorerie est présenté selon la méthode indirecte.

Les états financiers ont été établis selon la convention du coût historique, à l'exception des actifs et passifs suivants qui sont enregistrés à la juste valeur : les instruments financiers dérivés, les actifs détenus à des fins de transaction, les actifs disponibles à la vente, la part des actifs et passifs faisant l'objet d'une opération de couverture.

Les principes et méthodes comptables exposées ci-après ont été appliqués de manière permanente à l'ensemble des périodes présentées dans les états financiers consolidés.

L'établissement des comptes consolidés selon les normes IFRS implique qu'un certain nombre d'estimations et d'hypothèses soient faites par la Direction du Groupe, ayant une incidence directe sur les états financiers. Ces estimations reposent sur la continuité de l'exploitation et sont établies en fonction des éléments disponibles à la date de leur réalisation. Elles concernent principalement les hypothèses retenues pour :

  • W l'évaluation des provisions (notes 1.17 et 8), en particulier celles pour retraite et autres avantages postérieurs à l'emploi (notes 1.15 et 8) ;
  • W l'évaluation des options de vente consenties à des tiers sur actions de filiales consolidées (notes 1.16 et 9.2) ;
  • W la valorisation des instruments financiers à la juste valeur (notes 1.14 et 10) ;
  • W les évaluations retenues pour la réalisation des tests de perte de valeur (notes 1.4, 1.11 et 3) ;
  • W la définition du traitement comptable à appliquer en l'absence de norme (notes 1.7 et 4 relatives aux quotas d'émission).

Les estimations et hypothèses sont revues régulièrement, dès que les circonstances le justifient, à minima à chaque clôture, et les éléments concernés des états financiers sont actualisés en conséquence.

1.3. Principes de consolidation

Lors d'une acquisition, les actifs et passifs de la société acquise sont évalués à leur juste valeur à la date de l'acquisition.

Les résultats des sociétés acquises ou cédées en cours d'exercice sont retenus dans le compte de résultat consolidé pour la période postérieure ou antérieure, selon le cas, à la date d'acquisition ou de cession.

La consolidation est réalisée à partir des comptes individuels des sociétés arrêtés au 30 juin et retraités, s'il y a lieu, en harmonisation avec les principes comptables du Groupe. Les soldes et toutes les transactions internes sont éliminés dans le cadre de la préparation des états financiers consolidés.

Filiales

Les sociétés dans lesquelles le groupe Vicat a le pouvoir de contrôle, seul, directement ou indirectement, sont consolidées par intégration globale.

Coentreprises et entreprises associées

Les coentreprises, dont le contrôle est partagé et qui peuvent faire l'objet d'une exploitation en commun par un nombre limité d'actionnaires et les entreprises associées, participations sur lesquelles Vicat exerce une influence notable sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les goodwills dégagés lors de l'acquisition de ces participations sont présentés sur la ligne « titres mis en équivalence ».

La liste des principales sociétés retenues pour la consolidation au 30 juin 2016 figure dans la note 23.

1.4. Regroupement d'entreprises – goodwill

À compter du 1er janvier 2010, les regroupements d'entreprises sont comptabilisés en application des normes IFRS 3 révisée « Regroupements d'entreprises » et IAS 27 révisée « États financiers consolidés et individuels ». Ces normes révisées étant d'application prospective, elles sont sans incidence sur les regroupements d'entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010.

Regroupements d'entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010

Ils sont comptabilisés selon la méthode de l'acquisition. Le goodwill représente la différence entre le coût d'acquisition des titres de la société acquise et la quote-part de l'acquéreur dans la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels identifiés à la date d'acquisition. Les goodwills issus des regroupements d'entreprises effectués à compter du 1er janvier 2004 sont évalués dans la devise de l'entreprise acquise. En application de l'option offerte par IFRS 1, les regroupements d'entreprises réalisés avant la date de transition du 1er janvier 2004 n'ont pas été retraités et les goodwills y afférent ont été maintenus pour leur valeur nette figurant au bilan établi selon les principes français au 31 décembre 2003.

En cas d'excédent de la quote-part d'intérêts dans la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels acquis par rapport au coût (« goodwill négatif »), la totalité de cet excédent résiduel est constatée dans le résultat de l'exercice d'acquisition, sauf en cas d'acquisition d'intérêts minoritaires d'une entreprise déjà intégrée globalement, pour lesquels cet excédent est constaté dans les capitaux propres.

Les valeurs des actifs et passifs acquis dans le cadre d'un regroupement d'entreprises doivent être déterminées de manière définitive dans un délai de 12 mois à compter de la date d'acquisition. Ces valeurs peuvent donc faire l'objet d'ajustement lors des clôtures de comptes intervenant durant ce délai.

Les intérêts minoritaires sont évalués sur la base de leur quote-part dans la juste valeur des actifs nets acquis.

Lorsque le regroupement s'effectue par achats successifs, chaque transaction significative est traitée séparément et donne lieu à une évaluation des actifs et passifs acquis et à la détermination d'un goodwill.

Regroupements d'entreprises réalisés à compter du 1er janvier 2010

La norme IFRS 3 révisée « Regroupements d'entreprises », d'application obligatoire pour les regroupements réalisés à compter du 1er janvier 2010, a introduit principalement les modifications suivantes par rapport à la précédente norme IFRS 3 (avant révision) :

W la détermination du goodwill en une seule fois, lors de la prise de contrôle.

Le Groupe a alors le choix, pour chaque regroupement d'entreprise, lors de la prise de contrôle, d'évaluer les intérêts minoritaires :

  • soit à leur quote-part dans l'actif net identifiable de l'entreprise acquise (option du goodwill « partiel »),
  • soit à leur juste valeur (option du goodwill « complet »).

L'évaluation à la juste valeur des intérêts minoritaires a pour effet d'augmenter le goodwill à hauteur de la part attribuable à ces intérêts minoritaires, se traduisant par la constatation d'un goodwill dit « complet » ;

  • W la comptabilisation de tout ajustement du prix d'acquisition à la juste valeur dès la date d'acquisition, tout ajustement ultérieur survenant au-delà du délai d'affectation de 12 mois à compter de la date d'acquisition étant comptabilisé en résultat ;
  • W la constatation des coûts liés au regroupement d'entreprise en charges de la période au cours de laquelle ils sont encourus ;
  • W dans le cas des regroupements réalisés par étapes, lors de la prise de contrôle, la réévaluation de la participation antérieurement détenue dans l'entreprise acquise à la juste valeur à la date d'acquisition et la comptabilisation de l'éventuel profit ou perte qui en découle en résultat.

Conformément à IAS 36 (cf. note 1.11), les goodwills font l'objet, à chaque clôture annuelle, et en cas d'indice de perte de valeur, d'un test de dépréciation, consistant à comparer leur valeur nette comptable à leur valeur d'utilité déterminée sur la base d'une méthode de projection des flux futurs de trésorerie actualisés. Lorsque cette dernière s'avère inférieure à la première, une dépréciation correspondant à la perte de valeur ainsi déterminée est constatée.

1.5. Monnaies étrangères

Transactions en monnaies étrangères

Les transactions en monnaies étrangères sont converties dans la monnaie fonctionnelle au cours de change en vigueur à la date d'opération. À la clôture, les actifs et passifs monétaires libellés en

devises étrangères sont convertis dans la monnaie fonctionnelle au cours de change de clôture de l'exercice et les différences de change qui en résultent sont comptabilisées au compte de résultat.

flux de trésorerie en appliquant le cours moyen de l'exercice. Les écarts de conversion en résultant sont inscrits directement en capitaux propres.

Conversion des états financiers des sociétés étrangères

Les actifs et passifs des sociétés du Groupe libellés en devises étrangères, et ne faisant pas l'objet de couverture, sont convertis en euros, en appliquant le cours de change en vigueur à la date de clôture, les produits et charges du compte de résultat et les flux du tableau des En cas de cession ultérieure, le montant cumulé des écarts de change afférents à l'investissement net cédé libellé en devise étrangère est constaté en résultat. En application de l'option offerte par IFRS 1, les écarts de conversion accumulés avant la date de transition ont été reclassés en report à nouveau à cette date. Ils ne donneront pas lieu à comptabilisation en résultat en cas de cession ultérieure de ces investissements libellés en devise étrangère.

Les cours utilisés pour la conversion des monnaies étrangères sont les suivants :

Cours de clôture Cours moyen
30 juin 2016 31 décembre
2015
30 juin 2016 30 juin 2015
US Dollar (USD) 1,1102 1,0887 1,1155 1,1159
Franc suisse (CHF) 1,0867 1,0835 1,0960 1,0565
Livre égyptienne (EGP) 9,8573 8,5036 9,4366 8,4286
Livre turque (TRL) 3,2060 3,1765 3,2588 2,8621
Tengué kazakh (KZT) 376,2100 369,5800 385,1750 206,8983
Ouguiya mauritanien (MRO) 395,0716 339,0667 381,8900 344,1333
France CFA (XOF) 655,9570 655,9570 655,9570 655,9570
Roupie indienne (INR) 74,9603 72,0215 74,9776 70,1250

1.6. Autres immobilisations incorporelles

Les autres immobilisations incorporelles (brevets, droits et logiciels principalement) sont inscrites dans l'état de la situation financière consolidée au coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur éventuelles. Ce coût comprend le coût d'acquisition ou de production et tous les autres coûts directement attribuables engagés pour l'acquisition ou la production de l'actif et pour sa mise en service.

Les immobilisations à durée de vie définie sont amorties sur leur durée d'utilité (durée n'excédant pas 15 ans pour l'essentiel) selon le mode linéaire.

Les dépenses de recherche sont comptabilisées en charges de l'exercice où elles sont encourues. Les frais de développement répondant aux critères d'activation définis par IAS 38 sont immobilisés.

1.7. Quotas d'émission

En l'absence de norme et d'interprétation de l'IASB concernant les quotas d'émission de gaz à effet de serre, le traitement comptable suivant a été retenu :

  • W les quotas alloués par l'État dans le cadre des Plans Nationaux d'Affectation des Quotas ne donnent lieu à aucune comptabilisation tant à l'actif qu'au passif ;
  • W seuls les quotas détenus en excédent des émissions réelles cumulées font l'objet d'une constatation à l'actif en autres immobilisations incorporelles à la clôture ;
  • W la constatation des excédents, les ventes de quotas ainsi que les échanges de quotas (EUA) contre des Certificats de Réduction d'Émission (CER) sont constatés dans le résultat de l'exercice.

1.8. Immobilisations corporelles

Les immobilisations corporelles sont inscrites dans l'état de la situation financière consolidée au coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur éventuelles, en appliquant l'approche par composants prévue par IAS 16. Lorsqu'une immobilisation corporelle comporte des composants significatifs ayant une durée d'utilité différente, ceux-ci sont amortis sur leur durée d'utilité, selon le mode linéaire, à compter de leur date de mise en service.

Les principales durées d'amortissement sont les suivantes en fonction des catégories d'actifs concernés :

Actifs ciment Actifs béton granulats
Génie civil 15 à 30 ans 15 ans
Gros matériel 15 à 30 ans 10 à 15 ans
Équipements annexes 8 ans 5 à 10 ans
Électricité 15 ans 5 à 10 ans
Automatismes et instrumentations 5 ans 5 ans

Les terrains de carrière sont amortis en fonction des tonnages extraits dans l'année par comparaison aux réserves totales estimées.

Certains terrains de sociétés françaises acquis avant le 31 décembre 1976 ont fait l'objet d'une réévaluation, maintenue dans les comptes, dont l'impact sur les postes concernés n'est pas significatif.

Les intérêts d'emprunts supportés pour financer la réalisation des investissements pendant la période précédant leur mise en service sont immobilisés. Sont également capitalisées les différences de change résultant des emprunts en monnaie étrangère dans la mesure où elles sont assimilées à un ajustement des coûts d'intérêts et dans la limite de la charge d'intérêts qui aurait été supportée au titre d'un emprunt en monnaie locale.

1.9. Contrats de location

Les contrats de location pour lesquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété sont transférés par le bailleur au locataire, sont classés en contrats de location financement conformément à IAS 17. Tous les autres contrats sont classés en location simple.

Les biens détenus en vertu d'un contrat de location financement sont comptabilisés en immobilisations corporelles pour le montant le plus bas de la juste valeur ou de la valeur actuelle des loyers minimum à la date de début des contrats et amortis sur la plus courte de la durée du contrat de location et de sa durée d'utilité, avec en contrepartie, la dette afférente au passif.

1.10. Immeubles de placement

Le Groupe comptabilise ses immeubles de placement au coût historique, diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeurs pratiqués. Ils sont amortis linéairement sur leur durée d'utilité (10 à 25 ans). La juste valeur de ses placements immobiliers est déterminée par les services dédiés du Groupe, assistés d'un consultant externe, principalement par référence aux prix du marché observés lors de transactions réalisées sur des biens comparables ou publiés par les chambres des notaires locales. Elle est présentée en annexe à chaque clôture annuelle.

1.11. Dépréciation d'actifs

Conformément à IAS 36, les valeurs comptables des actifs à durée de vie indéfinie sont revues à chaque clôture annuelle et en cours d'exercice en cas d'indice de perte de valeur. Pour les actifs à durée de vie définie, les valeurs sont revues seulement si des indices de pertes de valeur montrent une dépréciation probable.

Une perte de valeur doit être comptabilisée en charges au compte de résultat, dès lors que la valeur comptable de l'actif excède sa valeur recouvrable. La valeur recouvrable est le montant le plus élevé de la juste valeur diminuée des coûts de cession et de la valeur d'utilité. Cette dernière est déterminée selon la méthode de projection des flux futurs de trésorerie actualisés sur une durée de 10 ans, augmentée de la valeur terminale calculée sur la base d'une projection à l'infini du cash-flow opérationnel de la dernière année. Cette durée est en phase avec l'intensité capitalistique des activités du Groupe et la longévité des outils industriels.

Les cash-flows prévisionnels sont déterminés sur la base des éléments suivants inflatés puis actualisés :

  • W l'EBITDA issu du Plan Long Terme sur les 5 premières années, puis projeté jusqu'à l'année 10 ;
  • W les investissements de maintien ;
  • W et la variation du Besoin en Fonds de Roulement.

Les hypothèses qui servent au calcul des tests de dépréciation émanent des prévisions construites par les opérationnels, au plus près de leur connaissance du marché, du positionnement commercial des activités et des performances de l'outil industriel. Ces prévisions intègrent l'impact de l'évolution prévisible de la consommation cimentière en fonction des données macroéconomiques et sectorielles, des changements susceptibles de modifier la situation concurrentielle, des améliorations techniques apportées au process de fabrication ainsi que de l'évolution attendue du coût des principaux facteurs de production contribuant au prix de revient des produits.

Pour les pays soumis à des tensions sociales et sécuritaires, les hypothèses retenues intègrent en outre, sur la base de données récentes et de l'examen des effets de ces tensions sur les conditions actuelles de l'activité, l'amélioration potentielle résultant de la levée progressive et partielle de certaines d'entre elles.

Les flux de trésorerie projetés sont actualisés au coût moyen pondéré du capital (CMPC ou WACC) avant impôts, conformément aux prescriptions de la norme IAS 36. Ce dernier est calculé par pays en tenant compte du coût de l'argent sans risque à long terme, du risque de marché pondéré par un facteur de volatilité sectorielle, ainsi que d'une prime pays, reflétant les risques spécifiques du marché sur lequel opère l'UGT concernée.

En effet, lorsqu'il n'est pas possible d'estimer la valeur d'utilité d'un actif isolé, celle-ci est appréciée au niveau de l'UGT à laquelle l'actif appartient (défini par IAS 36 comme étant le plus petit groupe identifiable d'actifs générant des entrées de trésorerie indépendante), dans la mesure où les installations industrielles, les produits et les marchés constituent un ensemble cohérent. L'analyse a ainsi été menée au niveau de chaque zone géographique/marché/activité, et les UGT ont été déterminées en fonction de l'existence ou non d'une intégration verticale entre les activités du Groupe exercées sur la zone concernée.

La valeur des actifs ainsi testée, à minima annuellement au niveau de chaque UGT, est composée des actifs non courants incorporels et corporels majorée du goodwill attribuable aux minoritaires.

Ces tests de dépréciation sont sensibles aux hypothèses retenues pour chaque UGT, principalement en matière :

  • W de taux d'actualisation, tel que précédemment défini ;
  • W de taux d'inflation, devant refléter l'évolution des prix de vente et des coûts futurs attendus ;
  • W de taux de croissance à l'infini.

Des tests de sensibilité à l'augmentation ou la diminution d'un point du taux d'actualisation et du taux de croissance à l'infini retenus sont réalisés à chaque clôture annuelle afin de mesurer l'incidence sur la valeur des goodwills et des autres actifs incorporels et corporels inclus dans les comptes consolidés du Groupe. Par ailleurs, ce taux d'actualisation intègre une prime de risque pays et une prime de risque sectoriel traduisant la cyclicité de certains facteurs inhérents au secteur d'activité, ce qui permet d'appréhender la volatilité de certaines composantes du prix de revient, sensible notamment aux coûts énergétiques.

Les pertes de valeurs constatées sont réversibles et font l'objet d'une reprise en cas de diminution, à l'exception de celles afférentes aux goodwills, qui sont définitives.

1.12. Stocks

Les stocks sont évalués suivant la méthode du coût unitaire moyen pondéré, au plus bas du coût d'acquisition ou de production et de la valeur nette de réalisation (prix de vente diminué des coûts nécessaires estimés pour l'achèvement et pour réaliser la vente).

La valeur brute des marchandises et des approvisionnements comprend le prix d'achat et les frais accessoires.

Les produits fabriqués sont valorisés au coût de production comprenant les consommations, les charges directes et indirectes de production et les amortissements consolidés des biens concourant à la production.

Pour les stocks de produits fabriqués et les en cours de production, le coût comprend une quote-part appropriée de charges fixes fondée sur des conditions d'utilisation normatives des outils de production.

Des dépréciations sont constituées, le cas échéant, sur les stocks pour prendre en compte les pertes probables identifiées à la clôture de l'exercice.

1.13. Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie comprennent les liquidités et les placements à court terme (ayant une échéance inférieure à 3 mois et ne présentant pas de risque de variation de valeur). Ces derniers sont valorisés à leur valeur de marché à la clôture. La trésorerie nette, dont la variation est présentée dans le tableau des flux de trésorerie, est constituée de la trésorerie et des équivalents de trésorerie diminués des découverts bancaires.

1.14. Instruments financiers

Actifs financiers

Le Groupe classe ses actifs financiers non dérivés, lors de leur comptabilisation initiale, dans l'une des quatre catégories d'instruments financiers suivantes prévues par la norme IAS 39, en fonction des raisons ayant motivé leur acquisition à l'origine :

  • W les prêts et créances à long terme, actifs financiers no n cotés sur un marché actif, dont le paiement est déterminé ou déterminable ; ils sont évalués au coût amorti ;
  • W les actifs disponibles à la vente qui intègrent notamment, selon la norme, les titres de participation dans des sociétés non consolidées ; ils sont évalués au plus faible de leur valeur comptable et de leur juste valeur diminuée du coût des ventes à la clôture, qui prend en compte les perspectives de rentabilité, les cours de bourse ou les prix de marché ;

Les réglementations, usages et accords contractuels en vigueur dans les pays où sont implantées les sociétés consolidées du Groupe, prévoient différents avantages postérieurs à l'emploi : indemnités de départ en retraite, compléments de retraite, retraite chapeau pour les

Le Groupe comptabilise la totalité du montant de ses engagements en matière d'avantages postérieurs à l'emploi en application des

1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2016

  • W les actifs financiers évalués à leur juste valeur par le résultat, parce que détenus à des fins de transaction (acquis et détenus en vue d'être revendus à court terme) ;
  • W les placements détenus jusqu'à leur échéance, qui comprennent les titres cotés sur un marché actif assortis de paiements déterminés et à échéances fixées ; le Groupe ne possède pas de tels actifs à la clôture des exercices présentés.

Toutes les opérations d'achats et ventes d'actifs financiers sont comptabilisées à la date de transaction. Les actifs financiers font l'objet d'une revue à chaque clôture annuelle afin d'identifier l'existence éventuelle d'un indice de perte de valeur.

Passifs financiers

Le Groupe classe ses passifs financiers non dérivés, lors de leur comptabilisation initiale, en passifs financiers évalués au coût amorti. Ils comprennent principalement les emprunts, les autres financements, les découverts bancaires. Le Groupe n'a pas de passif financier à la juste valeur par le biais du compte de résultat.

Actions d'autocontrôle

Conformément à IAS 32, les actions propres Vicat sont inscrites en déduction des capitaux propres.

Instruments dérivés et relations de couverture

Le Groupe utilise des instruments de couverture pour réduire son exposition aux variations de taux d'intérêts et de cours de change résultant de ses activités opérationnelles, de financement et d'investissement. Ces opérations de couverture sont réalisées au moyen d'instruments financiers dérivés. Le Groupe utilise des swaps et caps de taux d'intérêts pour gérer son exposition aux risques de taux et des contrats de change à terme et swaps de devises pour couvrir l'exposition au risque de change.

Les instruments financiers dérivés sont utilisés par le Groupe exclusivement à des fins de couverture économique et aucun instrument n'est détenu à des fins spéculatives. Cependant, certains instruments financiers dérivés utilisés ne sont pas, pas encore ou plus éligibles à la comptabilité de couverture à la date de clôture selon les critères de la norme IAS 39.

Les instruments financiers dérivés sont évalués à leur juste valeur au bilan. Sauf exception détaillée ci-dessous, la variation de juste valeur des instruments dérivés est enregistrée en contrepartie du compte de résultat dans le résultat financier (« Variation de juste valeur des actifs et passifs financiers »). Les justes valeurs des dérivés sont estimées à partir des modèles de valorisation suivants :

W la valeur de marché des swaps de taux, swaps de change et des opérations d'achats/ventes à terme est calculée à partir d'une actualisation des flux futurs sur la base des courbes de taux « zéro coupon » en vigueur à la clôture des exercices présentés, retraités le cas échéant des intérêts courus non échus ;

W les options de taux sont réévaluées sur la base du modèle Black & Scholes en intégrant les paramètres de marché existants à la clôture.

Les instruments dérivés peuvent être désignés comme instruments de couverture selon le type de relation de couverture :

  • W la couverture de juste valeur est une couverture de l'exposition aux variations de la juste valeur d'un actif ou d'un passif comptabilisé ou d'une partie identifiée de cet actif ou de ce passif qui est attribuable à un risque particulier, notamment les risques de taux et de change et qui affecterait le résultat net présenté ;
  • W la couverture de flux de trésorerie est une couverture de l'exposition aux variations de flux de trésorerie qui sont attribuables à un risque particulier associé à un actif ou passif comptabilisé ou à une transaction prévue (par exemple vente ou achat attendu, opération future « hautement probable ») et qui affecterait le résultat net présenté.

La comptabilité de couverture d'un actif, d'une dette, d'un engagement ferme ou d'un flux de trésorerie est applicable si :

  • W la relation de couverture est clairement définie et documentée à la date de sa mise en place ;
  • W l'efficacité de la relation de couverture est démontrée dès son origine puis par la vérification régulière et la corrélation entre la variation de la valeur de marché de l'instrument de couverture et celle de l'élément couvert. La fraction inefficace de la couverture est systématiquement enregistrée en résultat.

L'application de la comptabilité de couverture a les conséquences suivantes :

  • W en cas de documentation d'une relation de couverture de Juste Valeur, la variation de la juste valeur du dérivé de couverture est comptabilisée en compte de résultat, venant se compenser avec la variation de la juste valeur de l'instrument financier couvert. Le résultat est impacté de la seule part inefficace de la couverture ;
  • W en cas de documentation d'une relation de couverture de Flux de Trésorerie, la variation de juste valeur du dérivé de couverture est enregistrée initialement en capitaux propres pour la part efficace et directement en compte de résultat pour la part inefficace de la variation. Les variations cumulées de la juste valeur de l'instrument de couverture précédemment enregistrées en capitaux propres sont transférées en compte de résultat au même rythme que les flux de trésorerie couverts.

1.15. Avantages au personnel

dirigeants, etc., ainsi que d'autres avantages à long terme (couverture de dépenses médicales au bénéfice des retraités…).

Les régimes à cotisations définies sont ceux pour lesquels l'engagement du Groupe se limite uniquement au versement de cotisations, qui sont comptabilisées en charges lorsqu'elles sont encourues.

Les régimes à prestations définies, qui comprennent tous les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi, autres que ceux à cotisations définies, constituent un engagement futur pour le Groupe. Les engagements correspondants font l'objet d'un calcul actuariel (évolution des salaires, mortalité, rotation…) selon la méthode des unités de crédits projetées, conformément aux usages et aux clauses prévues par les conventions collectives.

Certains régimes de retraite à prestations définies, principalement aux États-Unis et en Suisse sont couverts pour tout ou partie par des actifs dédiés qui sont composés pour l'essentiel d'actions et d'obligations. Les positions nettes des régimes sont intégralement provisionnées dans l'état de la situation financière, après déduction, le cas échéant, de la juste valeur de ces actifs investis, dont le montant peut être ajusté compte tenu du mécanisme de l'asset ceiling. En cas d'excédent d'actif (régime surfinancé), celui-ci n'est comptabilisé dans l'état de la situation financière que dans la mesure où il représente des avantages économiques futurs effectivement disponibles pour le Groupe, et dans la limite du plafond défini par la norme.

Les écarts actuariels résultent du changement d'hypothèses actuarielles et/ou d'écarts constatés entre ces hypothèses et la réalité. Les écarts actuariels se rapportant aux avantages postérieurs à l'emploi sont comptabilisés en « autres éléments du résultat global » et ne sont pas recyclables au compte de résultat.

En application de l'option offerte par IFRS 1, le Groupe avait choisi de mettre à zéro les écarts actuariels liés aux avantages au personnel non encore reconnu dans le bilan de transition par imputation sur les capitaux propres.

1.16. Options de vente consenties sur actions de filiales consolidées

En application des normes IAS 27 et IAS 32, les options de vente consenties à des tiers minoritaires de filiales consolidées par intégration globale sont enregistrées dans les passifs financiers pour la valeur actuelle de leur prix d'exercice estimé avec en contrepartie une réduction des intérêts minoritaires correspondants.

Le différentiel entre la valeur de l'option et le montant des intérêts minoritaires est constaté :

  • W en goodwill, pour les options émises avant le 1er janvier 2010 ;
  • W en diminution des capitaux propres part du Groupe pour les options émises après le 1er janvier 2010.

La dette est estimée en fonction des données contractuelles disponibles (prix, formule…) et tout autre élément pertinent pour son évaluation. Sa valorisation est revue à chaque clôture et les variations ultérieures de la dette sont constatées :

  • W soit en contrepartie du goodwill (options émises avant le 1er janvier 2010),
  • W soit en contrepartie des capitaux propres part du Groupe (options émises après le 1er janvier 2010).

Aucun impact n'est enregistré dans le compte de résultat hormis l'impact de l'actualisation annuelle de la dette constatée dans le résultat financier ; le résultat – part du Groupe reste calculé sur la base du pourcentage détenu dans les filiales concernées, sans prise en compte du pourcentage d'intérêt attaché aux options de vente.

1.17. Provisions

Conformément à IAS 37, une provision est comptabilisée lorsque le Groupe a une obligation actuelle, légale ou implicite, résultant d'un fait générateur antérieur à la clôture qui entraînera une sortie de ressources sans contrepartie attendue après la clôture, pouvant être estimée de manière fiable.

Elles incluent notamment les provisions pour remise en état des sites, constituées au fur et à mesure de l'exploitation des carrières et comprenant les coûts prévisionnels liés à l'obligation de reconstitution des sites de carrière.

Les provisions dont l'échéance est supérieure à un an, font l'objet d'une actualisation, conformément à IAS 37, lorsque son effet est significatif. Les effets de cette actualisation sont enregistrés en résultat financier.

1.18. Chiffre d'affaires

Conformément à IAS 18, le chiffre d'affaires est constaté à la juste valeur de la contrepartie reçue ou à recevoir, nette des remises et ristournes commerciales et après déduction des droits d'accises collectés par le Groupe dans le cadre de son activité. Il comprend les coûts de transport et de manutention facturés aux clients.

Le chiffre d'affaires est comptabilisé lors du transfert des risques et avantages significatifs liés à la propriété à l'acheteur, ce qui correspond généralement à la date du transfert de propriété du produit ou la réalisation du service.

1.19. Autres produits et charges

Il s'agit de charges et produits qui émanent de l'activité opérationnelle du Groupe, mais qui ne sont pas engagés dans le cadre du processus direct de production ou de l'activité commerciale. Ces charges et produits concernent notamment les indemnités d'assurances, les redevances brevets, les excédents de CO2 et certaines charges liées à des sinistres ou litiges.

Les impôts différés sont calculés avec les taux d'impôts, dont l'application est attendue sur l'exercice au cours duquel l'actif sera réalisé ou le passif réglé, et qui ont été adoptés ou quasi-adoptés à la date de clôture.

Les impôts différés sont déterminés sur la base d'une analyse bilantielle, pour les différences temporelles identifiées dans les filiales du Groupe entre les valeurs dans l'état de la situation financière consolidé et les valeurs fiscales des éléments d'actif et de passif.

Des impôts différés sont constatés pour toutes les différences temporelles, y compris sur le retraitement des contrats de location financement, sauf si la différence temporelle est générée par un goodwill.

Les impôts différés actif et passif sont compensés au niveau de chaque entité. Lorsque le solde correspond à une créance, un impôt différé actif est constaté s'il est probable que la Société disposera de bénéfices imposables futurs sur lesquels elle pourra imputer les actifs d'impôts considérés.

1.21. Information sectorielle

Conformément à la norme IFRS 8 « Secteurs opérationnels », l'information sectorielle présentée dans la note 17 a été définie sur la base des données issues du reporting interne. Cette information est celle utilisée par la Direction Générale qui met en œuvre la stratégie définie par le Président du Conseil d'Administration, pour la mesure de la performance économique du Groupe et l'allocation des investissements et ressources aux secteurs et zones géographiques.

Les secteurs opérationnels déterminés en application d'IFRS 8 sont constitués des 3 secteurs dans lesquels le Groupe exerce son activité : le Ciment, le Béton & Granulats et les Autres produits & services.

Les indicateurs de gestion présentés ont été adaptés pour être en cohérence avec ceux suivis par la Direction Générale tout en respectant les informations requises par IFRS 8 : Chiffre d'affaires opérationnel et consolidé, EBITDA et EBIT (cf. § 1.22), Total des actifs non courants, Capitaux nets investis (cf. § 17), Investissements industriels, Dotation nette aux amortissements des immobilisations et Effectifs.

Les indicateurs de gestion suivis dans le cadre du reporting interne sont identiques à l'ensemble des secteurs opérationnels et zones géographiques définis ci-dessus et sont déterminés conformément aux principes IFRS appliqués par le Groupe pour ses états financiers consolidés.

1.22. Indicateurs financiers

La définition des indicateurs de performance financière, utilisés par le Groupe, comme par d'autres acteurs industriels notamment dans le domaine des matériaux de construction, et présentés avec le compte de résultat, est la suivante :

Valeur Ajoutée : elle est égale à la valeur de la production diminuée des consommations intermédiaires.

Excédent Brut d'exploitation : il est égal à la valeur ajoutée, diminuée des charges de personnel, des impôts et taxes (hors impôts sur les résultats et impôts différés) et augmentée des subventions d'exploitation.

EBITDA (Earning Before Interest, Tax, Depreciation and Amortization) : il se calcule en sommant l'Excédent Brut d'Exploitation et les autres produits et charges ordinaires.

EBIT (Earning Before Interest and Tax) : il se calcule en sommant l'EBITDA et les dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations ordinaires.

Capacité d'autofinancement : elle est égale au résultat net avant prise en compte des charges nettes calculées sans impact sur la trésorerie (soit principalement les dotations nettes aux amortissements et provisions, les impôts différés, les résultats de cession et les variations de juste valeur).

1.23. Saisonnalité

La demande dans les activités du Ciment, du Béton prêt à l'emploi et des Granulats est saisonnière et tend à diminuer en hiver dans les pays tempérés et pendant la saison des pluies dans les pays tropicaux. Le Groupe enregistre par conséquent généralement un chiffre d'affaires plus bas aux premier et quatrième trimestres, pendant la saison hivernale sur les principaux marchés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord. Aux deuxième et troisième trimestres, en revanche, le chiffre d'affaires est plus élevé, du fait de la saison estivale propice aux constructions.

NOTE 2 VARIATIONS DE PÉRIMÈTRE ET AUTRES FAITS MARQUANTS

Environnement macroéconomique et activité

Le groupe Vicat enregistre au cours de ce premier semestre 2016 un chiffre d'affaires quasi stable (- 0,4 %) mais en croissance de 4,3 % à périmètre et taux de change constants. Cette évolution reflète une situation contrastée en fonction des zones géographiques dans lesquelles le Groupe est présent. Ainsi, le Groupe enregistre une progression de son chiffre d'affaires à périmètre et change constants en France, aux États-Unis, en Turquie, en Italie, en Égypte et en Inde, qui a permis de pleinement compenser la baisse d'activité observée en Afrique de l'Ouest ainsi qu'une très légère contraction en Suisse et au Kazakhstan.

En France, le chiffre d'affaires s'inscrit en progression dans un environnement macroéconomique et sectoriel en légère amélioration, soutenu par ailleurs par des conditions météorologiques favorables au premier trimestre.

En Europe, hors France, le chiffre d'affaires enregistré est en recul en base publiée, et quasi stable à périmètre et change constants. En effet, les ventes du Groupe en Suisse ont été affectées au cours de ce premier semestre par la fin des livraisons à un certain nombre de grands chantiers, ainsi que par une baisse des prix moyens de vente suite à une plus forte pression concurrentielle constatée au cours du second semestre 2015. En Italie, l'environnement sectoriel s'est légèrement amélioré au cours de ce semestre, se traduisant par une progression des volumes vendus dans un contexte de prix moyen de vente toujours dégradé.

Aux États-Unis, le Groupe enregistre au cours de ce premier semestre une solide progression de son activité dans un environnement macroéconomique toujours favorable. Dans ce contexte, les volumes vendus et les prix moyens de vente sont en nette progression.

En Turquie, le Groupe enregistre un léger recul de son activité en base publiée. En revanche, à périmètre et taux de change constants, l'activité progresse sensiblement soutenue par une solide progression des volumes vendus, dans un contexte concurrentiel plus tendu ayant entraîné une baisse des prix moyens de vente.

En Inde, la stratégie de commercialisation mise en place par le Groupe sur l'ensemble de son dispositif visant à tirer pleinement profit du dynamisme du marché de la construction sur ses marchés, s'est traduite par une augmentation sensible de volumes vendus qui a permis de très largement compenser la baisse des prix. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires progresse légèrement en base publiée, et plus sensiblement à périmètre et taux de change constants.

Au Kazakhstan, le chiffre d'affaires recule fortement en base publiée, compte tenu de l'impact de la forte dévaluation intervenue au cours du deuxième semestre 2015. À taux de change constant, l'activité est quasi stable, le Groupe enregistrant une nouvelle hausse de ses volumes de ciment vendus compensant partiellement la baisse des prix moyens de vente affectés par un environnement compétitif toujours difficile.

En Égypte, dans un contexte qui reste caractérisé par un climat sécuritaire volatil, bien qu'en amélioration, le Groupe enregistre un chiffre d'affaires quasi stable en base publiée. Il est à noter que cette performance tient compte d'une dévaluation d'environ 14 % intervenue en début d'année 2016. À périmètre et taux de change constants, l'activité progresse nettement soutenue par une forte augmentation des volumes vendus dans un contexte de prix défavorable, en raison notamment de la période de ramadan qui s'est tenue cette année intégralement sur le second trimestre.

En Afrique de l'Ouest, le chiffre d'affaires est en recul. Cette contraction de l'activité sur l'ensemble de cette zone reflète une situation contrastée entre les différentes régions, avec une activité stable sur le principal marché du Groupe, le Sénégal, et un recul marqué au Mali et en Mauritanie.

Remboursement par anticipation en juillet 2015 de la dette indienne souscrite auprès d'institutions de financement du développement

En juillet 2015, Kalburgi Cement (précédemment Vicat Sagar Cement) a remboursé par anticipation la dette souscrite auprès d'institutions de financement du développement en contrepartie d'un renforcement de ses fonds propres par Parficim. Ce remboursement d'un montant net de 166 millions d'euros n'a pas entraîné de coûts de dénouement matériels et a conduit parallèlement Kalburgi à annuler par anticipation les instruments de couverture de taux et de change (cross currency swaps) mis en place en 2011. Ce remboursement, financé par utilisation des lignes de financement de Vicat SA, a permis de réduire significativement les frais financiers supportés par Kalburgi et par le Groupe depuis fin juillet 2015.

Volatilité des cours de change et impacts sur le compte de résultat

Le compte de résultat du 1er semestre 2016 a été fortement impacté par l'évolution de la majorité des monnaies étrangères par rapport à l'euro. Il en résulte sur le semestre un effet de change négatif de - 58,5 millions d'euros sur le chiffre d'affaires consolidé et de près de - 11 millions d'euros sur l'EBITDA.

Les capitaux propres consolidés enregistrent des écarts de conversion négatifs sur le 1er semestre 2016 pour un montant net global de - 65,7 millions d'euros.

1

NOTE 3 GOODWILL

La variation des goodwills nets par secteurs d'activité s'analyse comme suit :

(en milliers d'euros) Ciment Béton
& Granulats
Autres Produits
et Services
Total net
AU 31 DÉCEMBRE 2014 720 430 265 797 21 621 1 007 848
Acquisitions/Augmentations 5 588 16 5 604
Cessions/Diminutions (124) (124)
Variations de change 7 475 17 573 1 932 26 980
Autres mouvements (74) (1) 74 (1)
AU 31 DÉCEMBRE 2015 733 419 283 245 23 643 1 040 307
Acquisitions/Augmentations 0
Cessions/Diminutions 0
Variations de change (19 136) (2 545) (57) (21 738)
Autres mouvements 0
AU 30 JUIN 2016 714 283 280 700 23 586 1 018 569

Test de perte de valeur sur les écarts d'acquisition

Conformément à IFRS 3 et IAS 36, les goodwills font l'objet, à chaque clôture annuelle, et en cas d'indice de perte de valeur, d'un test de dépréciation conformément à la méthode décrite dans les notes 1.4 et 1.11.

Compte tenu du contexte macroéconomique et financier volatil, le Groupe a procédé à une revue des indices de perte de valeur relatifs aux goodwills au 30 juin 2016, qui n'a pas donné lieu à constatation de perte de valeur.

Les goodwills se répartissent comme suit par UGT :

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 31 déc. 2015
UGT Inde 248 675 258 400
UGT Afrique de l'Ouest Ciment 150 909 156 359
UGT France-Italie 185 092 185 092
UGT Suisse 142 321 142 531
Autres UGT cumulées 291 572 297 925
TOTAL 1 018 569 1 040 307

NOTE 4 AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

Valeurs brutes
(en milliers d'euros)
Concessions,
brevets &
droits similaires
Logiciels Autres
immobilisations
incorporelles
Immobilisations
incorporelles
en cours
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2014 91 853 32 611 57 265 12 844 194 573
Acquisitions 4 992 6 873 754 8 081 20 700
Cessions (4) (1 714) (1 718)
Variations de périmètre 0
Variations de change (2 318) 670 3 827 228 2 407
Autres mouvements 1 076 8 914 7 598 (15 407) 2 181
AU 31 DÉCEMBRE 2015 95 603 49 064 67 730 5 746 218 143
Acquisitions 1 398 504 87 1 236 3 225
Cessions (95) (270) (34) (399)
Variations de périmètre 0
Variations de change (2 103) (113) (535) (12) (2 763)
Autres mouvements 1 153 690 (2 766) (923)
AU 30 JUIN 2016 94 803 50 338 67 938 4 204 217 283
Amortissements et pertes de valeur
(en milliers d'euros)
Concessions,
brevets & droits
similaires
Logiciels Autres
immobilisations
incorporelles
Immobilisations
incorporelles
en cours
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2014 (20 801) (21 858) (28 929) 0 (71 588)
Augmentation (2 702) (4 189) (3 613) (10 504)
Diminution 2 1 917 1 919
Variations de périmètre 0
Variations de change 93 (541) (1 705) (2 153)
Autres mouvements (55) 2 54 1
AU 31 DÉCEMBRE 2015 (23 465) (26 584) (32 276) 0 (82 325)
Augmentation (9 215) (2 435) (1 605) (13 255)
Diminution 9 35 44
Variations de périmètre 0
Variations de change 521 72 255 848
Autres mouvements 3 3
AU 30 JUIN 2016 (32 156) (28 938) (33 591) 0 (94 685)
Valeur Nette Comptable au 31 décembre 2015 72 138 22 480 35 454 5 746 135 818
VALEUR NETTE COMPTABLE AU 30 JUIN 2016 62 647 21 400 34 347 4 204 122 598

Aucun frais de développement n'a été immobilisé au cours du 1er semestre 2016 ni au cours de l'exercice 2015.

Concernant les quotas d'émission de gaz à effet de serre, seuls les quotas détenus à la clôture en excédent des émissions réelles ont fait l'objet d'une comptabilisation à l'actif en autres immobilisations incorporelles pour 23 220 milliers d'euros (21 332 milliers d'euros au 31 décembre 2015) correspondant à 3 297 milliers de tonnes (2 714 milliers de tonnes à fin 2015).

La constatation des excédents a été prise en compte dans le résultat opérationnel de l'exercice pour un montant de 1 303 milliers d'euros (2 158 milliers d'euros au 30 juin 2015).

NOTE 5 IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Valeurs brutes
(en milliers d'euros)
Terrains &
constructions
Installations
industrielles
Autres
immobilisations
corporelles
Immobilisations
en cours et
avances/acomptes
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2014 1 149 195 2 946 270 152 144 99 945 4 347 554
Acquisitions 12 070 21 055 3 546 108 565 145 236
Cessions (1 480) (36 948) (8 480) (728) (47 636)
Variations de périmètre (2 335) 6 046 (2 109) 8 1 610
Variations de change 22 875 36 863 7 760 (2 112) 65 386
Autres mouvements 21 295 85 071 (195) (106 924) (753)
AU 31 DÉCEMBRE 2015 1 201 620 3 058 357 152 666 98 754 4 511 397
Acquisitions 3 174 6 386 944 47 086 57 590
Cessions (1 398) (9 517) (2 787) (1) (13 703)
Variations de périmètre 0
Variations de change (18 230) (58 390) (1 524) (4 499) (82 643)
Autres mouvements 8 886 37 818 816 (44 586) 2 934
AU 30 JUIN 2016 1 194 052 3 034 654 150 115 96 754 4 475 575
Amortissements et pertes de valeur
(en milliers d'euros)
Terrains &
Constructions
Installations
industrielles
Autres
immobilisations
corporelles
Immobilisations
en cours et
avances/acomptes
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2014 (448 248) (1 646 130) (103 673) (764) (2 198 815)
Augmentation (36 009) (139 650) (10 817) (198) (186 674)
Diminution 4 390 32 763 8 096 703 45 952
Variations de périmètre (306) (3 002) 1 808 (1 500)
Variations de change (12 042) (32 142) (4 666) (2) (48 852)
Autres mouvements (494) (351) 351 (3) (497)
AU 31 DÉCEMBRE 2015 (492 709) (1 788 512) (108 901) (264) (2 390 386)
Augmentation (17 015) (66 844) (4 562) (88 421)
Diminution 1 170 9 064 2 763 71 13 068
Variations de périmètre 0
Variations de change 5 408 25 243 965 10 31 626
Autres mouvements 1 754 (1 763) (9) 8 (10)
AU 30 JUIN 2016 (501 392) (1 822 812) (109 744) (175) (2 434 123)
Valeur Nette Comptable au 31 décembre 2015 708 911 1 269 845 43 765 98 490 2 121 011
VALEUR NETTE COMPTABLE AU 30 JUIN 2016 692 660 1 211 842 40 371 96 579 2 041 452

Les immobilisations corporelles en cours totalisent 89 millions d'euros au 30 juin 2016 (77 millions d'euros au 31 décembre 2015) et les avances et acomptes versés sur immobilisations corporelles représentent 8 millions d'euros au 30 juin 2016 (22 millions d'euros au 31 décembre 2015).

Le montant des engagements contractuels pour l'acquisition d'immobilisations incorporelles et corporelles s'élève à 29 millions d'euros au 30 juin 2016 (20 millions d'euros au 31 décembre 2015).

Le montant global d'intérêts capitalisés sur le 1er semestre 2016 s'élève à 1 million d'euros (0,5 million d'euros sur le 1er semestre 2015), déterminé sur la base d'un taux d'intérêts appliqué localement de 12,75 %.

NOTE 6 TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 31 décembre 2015
Disponibilités 61 800 84 932
Valeurs mobilières de placement et dépôts à terme < 3 mois 116 338 169 439
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE 178 138 254 371

NOTE 7 CAPITAL SOCIAL

Le capital social de Vicat est composé de 44 900 000 actions ordinaires de 4 euros entièrement libérées dont 723 792 actions détenues en propre au 30 juin 2016 (762 286 au 31 décembre 2015) acquises dans le cadre de programmes de rachat d'actions approuvés par les Assemblées Générales Ordinaires, et dans le cadre de la cession par Heidelberg Cement de sa participation de 35 % dans Vicat en 2007.

Les actions sont nominatives ou au porteur au choix de l'actionnaire. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel à la quotité du capital qu'elles représentent et chaque action donne droit à une voix, à l'exception des actions entièrement libérées pour lesquelles il est justifié d'une inscription nominative depuis 4 ans au moins au nom du même actionnaire, à qui est attribué un droit de vote double.

Le dividende versé au cours de l'exercice 2016 au titre de l'exercice 2015 s'est élevé à 1,50 euro par action soit au total 67 350 milliers d'euros, identique au dividende de 1,50 euro par action versé en 2015 au titre de l'exercice 2014 soit au total 67 350 milliers d'euros.

En l'absence d'instrument dilutif, le résultat dilué par action est identique au résultat de base par action et s'obtient en divisant le résultat net part du Groupe par le nombre d'actions ordinaires moyen pondéré de Vicat en circulation sur l'exercice.

Depuis le 4 janvier 2010, et pour une période de 12 mois renouvelable par tacite reconduction, Vicat a confié la mise en œuvre d'un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie de l'AMAFI du 20 septembre 2008 à Natixis Securities.

Pour sa mise en œuvre, les moyens suivants ont été affectés au contrat de liquidité : 20 000 titres Vicat et 3 millions d'euros.

Au 30 juin 2016, les moyens suivants figurent au compte de liquidité : 15 262 titres Vicat et 827 milliers d'euros.

NOTE 8 PROVISIONS

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 31 décembre 2015
Provisions retraite et autres avantages postérieurs à l'emploi 180 903 134 729
Reconstitution des sites 47 522 47 005
Démolitions 1 411 1 414
Autres risques (1) 26 544 26 575
Autres charges 37 665 34 149
Autres provisions 113 142 109 142
Dont à moins d'un an 13 043 13 204
Dont à plus d'un an 100 099 95 938

(1) Les autres risques incluent au 30 juin 2016 :

• un montant de 2,2 millions d'euros (2,4 millions d'euros au 31 décembre 2015), correspondant à l'évaluation actuelle des coûts bruts attendus en réparation d'un sinistre survenu en 2006 suite à des livraisons de mélanges à béton et de béton effectuées en 2004 et présentant un taux de sulfate supérieur aux normes en vigueur. Ce montant correspond à l'estimation actuelle de la quote-part de responsabilité du Groupe dans la réparation des sinistres avérés avant indemnisation résiduelle à recevoir des assurances constatée pour 1,8 million d'euros à l'actif non courant du bilan au 30 juin 2016 et au 31 décembre 2015 ;

• un montant de 11,1 millions d'euros (10,5 millions d'euros au 31 décembre 2015) correspondant au montant estimé de la franchise concernant des sinistres survenus aux États-Unis à la clôture dans le cadre d'accidents du travail, et qui devra être prise en charge par le Groupe.

Le solde résiduel des autres provisions pour risques s'élevant à environ 13,0 millions d'euros au 30 juin 2016 (13,5 millions d'euros au 31 décembre 2015) correspond au cumul des autres provisions qui, prises individuellement, ne sont pas matérielles.

NOTE 9 DETTES FINANCIÈRES ET OPTIONS DE VENTE

Les passifs financiers se ventilent comme suit au 30 juin 2016 et au 31 décembre 2015 :

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 31 décembre 2015
Dettes financières à plus d'un an 1 192 952 1 221 784
Options de vente à plus d'un an 3 825 3 607
Dettes financières et options de vente à plus d'un an 1 196 777 1 225 391
Instruments financiers actif à plus d'an (1) (64 458) (64 050)
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS NETS D'INSTRUMENTS FINANCIERS ACTIF À PLUS D'UN AN 1 132 319 1 161 341
Dettes financières à moins d'un an 109 016 114 884
Options de vente à moins d'un an 0 0
Dettes financières et options de vente à moins d'un an 109 016 114 884
Instruments financiers actif à moins d'an (1) (477) (115)
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS NETS D'INSTRUMENTS FINANCIERS ACTIF À MOINS D'UN AN 108 539 114 769
Total des dettes financières nets d'instruments financiers actif (1) 1 237 033 1 272 503
Total des options de vente 3 825 3 607
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS NETS D'INSTRUMENTS FINANCIERS ACTIF 1 240 858 1 276 110

(1) Au 30 juin 2016, les instruments financiers actifs (64,9 millions d'euros) sont présentés dans les actifs non courants (pour la part supérieure à 1 an (64,4 millions d'euros) et dans les autres créances pour la part inférieure à un an (0,5 million d'euros)). Ils représentaient 64,2 millions d'euros au 31 décembre 2015.

9.1. Dettes financières

Répartition des dettes financières par catégorie et échéances

30 juin 2016

(en milliers d'euros) Total Juin 2017 Juin 2018 Juin 2019 Juin 2020 Juin 2021 Plus de 5 ans
Emprunts et dettes auprès des établissements
de crédit
1 194 387 68 506 159 964 551 423 6 119 313 257 95 118
Dont instruments financiers Actif (64 935) (477) (14 906) (33 485) (16 067)
Dont instruments financiers Passif (2 756) (1 050) (47) (227) (235) (1 197)
Emprunts et dettes financières divers 7 070 5 334 970 174 170 190 232
Dettes sur immobilisations en location financement 1 700 823 877
Concours bancaires courants et soldes créditeurs
de banque
33 876 33 876
DETTES FINANCIÈRES 1 237 033 108 539 161 811 551 597 6 289 313 447 95 350
dont billets de trésorerie 450 000 450 000

Les dettes financières à moins d'un an sont principalement composées des lignes bilatérales de Sococim Industries, d'une tranche des emprunts de Jambyl Cement, Sinaï Cement Company et de Vigier Holding ainsi que des soldes créditeurs de banque.

31 décembre 2015

(en milliers d'euros) Total 2016 2017 2018 2019 2020 Plus de 5 ans
Emprunts et dettes auprès des établissements
de crédit
1 226 591 71 965 153 729 25 759 553 399 320 497 101 242
Dont instruments financiers Actif (64 165) (115) (16 574) (32 275) (15 201)
Dont instruments financiers Passif 4 454 3 047 12 133 273 989
Emprunts et dettes financières divers 6 994 5 158 1 028 230 169 165 244
Dettes sur immobilisations en location financement 2 388 1 116 1 205 19 12 12 24
Concours bancaires courants et soldes créditeurs
de banque
36 530 36 530
DETTES FINANCIÈRES 1 272 503 114 769 155 962 26 008 553 580 320 674 101 510
dont billets de trésorerie 420 000 420 000

Caractéristiques des emprunts et dettes financières (devises et taux)

Selon la devise (après swaps de devises)

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 31 décembre 2015
Euros 897 603 898 131
Dollars américains 153 338 177 082
Livres turques 9 963 1 157
Francs CFA 53 509 58 754
Francs suisses 84 520 83 176
Ouguiya mauritanien 0 0
Livres égyptiennes 24 797 40 034
Roupie indienne 13 303 14 169
Tengué Kazakh 0 0
TOTAL 1 237 033 1 272 503

Selon le taux

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 31 décembre 2015
Taux fixe 619 711 637 492
Taux variable 617 322 635 011
TOTAL 1 237 033 1 272 503

Le taux d'intérêt moyen de l'endettement brut au 30 juin 2016 est de 3,20 %. Il était de 3,59 % à fin décembre 2015.

9.2. Les options de vente consenties aux minoritaires sur actions de filiales consolidées

Des accords ont été conclus par le passé entre Vicat et la Société Financière Internationale, afin d'organiser leurs relations au sein de la société Mynaral Tas, au titre desquels le Groupe a consenti une option de vente à son partenaire sur sa participation dans Mynaral Tas.

L'option de vente consentie à la Société Financière Internationale était exerçable au plus tôt en décembre 2013. La comptabilisation de cette option a donné lieu à la constatation d'une dette à plus d'un an de 4 millions d'euros au 30 juin 2016 (4 millions d'euros 31 décembre 2015). Cette dette correspond à la valeur actualisée du prix d'exercice de l'option consentie à la Société Financière Internationale.

NOTE 10 INSTRUMENTS FINANCIERS

Risque de change

Les activités du Groupe sont réalisées par des filiales qui opèrent essentiellement dans leur propre pays et dans leur propre monnaie. L'exposition du Groupe au risque de change est donc limitée. Les opérations d'importation et d'exportation effectuées par les sociétés dans des devises différentes de leur monnaie de compte sont, le plus souvent, couvertes par des opérations d'achat et de vente à terme de devises. Les financements intra-groupe font l'objet, lorsque cela est possible, de couvertures de change par les sociétés lorsque la devise de l'emprunt est différente de la monnaie fonctionnelle.

Par ailleurs, les montants en principal et en intérêts, dus au titre de l'emprunt émis initialement par le Groupe en US dollars (450 millions d'US dollars pour Vicat) ont été convertis en euros au moyen de Cross Currency Swaps, intégrés dans le portefeuille présenté ci-après (cf. a).

Risque de taux

L'endettement à taux variable est couvert au moyen de caps sur des durées d'origine de 3, 4, et 5 ans et de swaps d'une durée d'origine de 5 ans.

Le Groupe est exposé à un risque de taux d'intérêt sur ses actifs et passifs financiers et ses liquidités. Cette exposition correspond aux risques de cours pour les éléments d'actif et de passif financier à taux fixe, et aux risques de flux de trésorerie liés aux éléments d'actif et de passif à taux variable.

Risque de liquidité

Le Groupe dispose de lignes de financement confirmées, non utilisées et non affectées à la couverture du risque de liquidité sur les billets de trésorerie pour un montant de 272 millions d'euros au 30 juin 2016 (259 millions d'euros au 31 décembre 2015).

Le Groupe dispose également d'un programme d'émission de billets de trésorerie de 450 millions d'euros. Au 30 juin 2016, le montant des billets émis s'élève à 450 millions d'euros. Les billets de trésorerie qui constituent des instruments de crédit court terme sont adossés à des lignes de financement confirmées pour le montant émis et sont classés comme tels en dettes à moyen terme dans le bilan consolidé.

Le risque lié à l'impossibilité de placer les billets de trésorerie sur le marché est couvert par des lignes de crédit confirmées non utilisées pour un montant s'élevant au 30 juin 2016 à celui des billets émis, soit 450 millions d'euros.

Certains contrats de financement à moyen ou long terme contiennent des clauses particulières (covenants) imposant notamment le respect de ratios financiers, déclarés tous les semestres, et pouvant conduire à une demande de remboursement anticipé (clause d'accélération) en cas de non-respect. Ces covenants portent notamment sur des ratios relatifs à la rentabilité (leverage correspondant à l'endettement net/ EBITDA consolidé) et à la structure financière (gearing correspondant à l'endettement net/capitaux propres consolidés) du Groupe ou des filiales concernées. Pour les besoins du calcul des covenants, l'endettement net est déterminé hors options de vente accordées aux minoritaires. Par ailleurs, la marge appliquée à certains financements est fonction du niveau atteint sur l'un de ces ratios.

Compte tenu du nombre réduit de sociétés concernées, pour l'essentiel Vicat SA société mère du Groupe, du faible niveau de gearing (43,89 %) et leverage (2,34), et de la liquidité du bilan du Groupe, l'existence de ces covenants ne constitue pas un risque sur la situation financière du Groupe. Au 30 juin 2016, le Groupe respecte l'ensemble des ratios visés par les covenants contenus dans les contrats de financement.

Le portefeuille d'instruments financiers dérivés est le suivant à fin juin 2016 :

Maturité résiduelle
(en milliers de devises) Valeur
nominale
(devise)
Valeur
Nominale
(euro)
Valeur de
marché
(euro)
< 1 an (euro) 1 - 5 ans
(euro)
> 5 ans
(euro)
COUVERTURE DE FLUX DE TRÉSORERIE (a)
Instruments composés :
W Cross Currency Swap TF \$/TF € 450 000 \$ 405 332 64 458 (1) 14 906 49 552
W Swap de taux TV€/TF€ 150 000 € 150 000 (784) (1) (784)
AUTRES DÉRIVÉS
Instruments de taux d'intérêt :
W Caps Euro 400 000 € 400 000 (1 470) (1 470)
W Caps Dollar 50 000 \$ 45 037 (240) (4) (236)
INSTRUMENTS DE CHANGE (a)
Couverture du risque de change sur financements intra-groupe :
W VAT \$ (Vicat) 67 000 \$ 60 349 97 97
W VAT \$ (Vigier) 77 000 \$ 69 357 244 244
W VAT CHF 55 000 CHF 50 612 136 136
W AAT € 11 368 € 11 368 (262) (262)
TOTAL 62 179

(1) L'écart de valeur entre les dettes au cours de couverture et leurs coûts amortis se dégrade de 65,2 millions d'euros.

Conformément à IFRS 13, les risques de contrepartie ont fait l'objet d'une estimation. Sont principalement concernés les instruments dérivés (cross currency swaps) visant à éliminer le risque de change sur les dettes contractées en US dollars qui n'est pas la monnaie fonctionnelle du Groupe. L'impact de l'ajustement de crédit de valeur (CVA ou exposition en cas de défaut de la contrepartie) et de l'ajustement de débit de valeur (DVA ou exposition de la contrepartie en cas de défaut du Groupe) sur l'évaluation des instruments dérivés a été estimé en retenant une exposition au défaut calculée selon la méthode des « add-ons forfaitaires », une perte en cas de défaut de 40 % et une probabilité de défaut déterminée à partir des ratings des banques ou de celui estimé du Groupe. L'impact sur la juste valeur n'est pas matériel et n'a pas été intégré à la valeur de marché des instruments financiers telle que présentée ci-dessus.

En application d'IFRS 7, la répartition des instruments financiers évalués à la juste valeur dans l'état de la situation financière consolidé selon leur niveau hiérarchique de juste valeur est la suivante au 30 juin 2016 :

(en millions d'euros) 30 juin 2016
Niveau 1 : instruments côtés sur un marché actif
Niveau 2 : valorisation s'appuyant sur des données de marché observables 62,2 voir ci-dessus
Niveau 3 : valorisation s'appuyant sur des données de marché non observables 25,9

NOTE 11 CHIFFRE D'AFFAIRES

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Ventes de biens 1 094 049 1 114 023
Ventes de services 143 400 128 536
CHIFFRE D'AFFAIRES 1 237 449 1 242 559

Évolution du chiffre d'affaires à périmètre et taux de change constants

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 Variations de
périmètre
Variations
de change
30 juin 2016
Périmètre et
change constants
30 juin 2015
Chiffre d'affaires 1 237 449 (58 572) 1 296 021 1 242 559

NOTE 12 DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Dotations nettes aux amortissements des immobilisations (94 012) (98 767)
Dotations nettes aux provisions (6 760) (5 458)
Dotations nettes aux autres dépréciations sur actifs (3 442) (5 745)
DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS ORDINAIRES (104 214) (109 970)
Autres dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations non ordinaires (1) 1 489 1 462
DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS (102 725) (108 508)

(1) incluant au 30 juin 2016 une reprise nette de 0,2 million d'euros (reprise 0,7 million d'euros au 30 juin 2015) liée à la mise à jour de la quote-part estimée de responsabilité du Groupe au-delà de l'indemnisation des assureurs dans le sinistre survenu en 2006.

NOTE 13 AUTRES PRODUITS ET CHARGES

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Résultat sur cessions d'actifs 1 929 1 416
Produits des immeubles de placement 2 464 1 570
Autres 10 832 10 223
Autres produits et charges ordinaires 15 225 13 209
Autres produits et charges non ordinaires (1) (1 650) (1 234)
TOTAL 13 575 11 975

(1) Incluant au 30 juin 2016 une charge de 0,3 million d'euros comptabilisée par le Groupe, correspondant aux dossiers constatés en charges sur le semestre dans le cadre du sinistre survenu en 2006 (charge de 0,7 million d'euros au 30 juin 2015).

NOTE 14 INDICATEURS DE PERFORMANCE

La rationalisation du passage entre l'Excédent Brut d'Exploitation, l'EBITDA, l'EBIT et le Résultat d'exploitation est la suivante :

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Excédent brut d'exploitation 192 487 189 850
Autres produits et charges ordinaires 15 225 13 209
EBITDA 207 712 203 059
Dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations ordinaires (104 215) (109 970)
EBIT 103 497 93 089
Autres produits et charges non ordinaires (1 650) (1 234)
Dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations non ordinaires 1 490 1 462
RÉSULTAT D'EXPLOITATION 103 337 93 317

NOTE 15 RÉSULTAT FINANCIER

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Produits d'intérêts sur opérations de financement et de trésorerie 7 397 10 044
Charges d'intérêts sur opérations de financement et de trésorerie (22 109) (31 773)
Coût de l'endettement financier net (14 712) (21 729)
Dividendes 537 596
Gains de change 5 148 3 496
Variation de juste valeur des actifs et passifs financiers 514 -
Résultat sur cessions de titres - -
Reprises financières de provisions 119 278
Autres produits - -
Autres produits financiers 6 318 4 370
Pertes de change (6 777) (5 574)
Variation de juste valeur des actifs et passifs financiers - (2 640)
Dotations financières aux provisions (33) (21)
Résultat sur cession de titres (132) (7)
Charge d'actualisation (2 979) (2 080)
Autres charges (112) (124)
Autres charges financières (10 033) (10 446)
RÉSULTAT FINANCIER (18 427) (27 805)

NOTE 16 IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS

Charge d'impôt

Composantes de la charge d'impôt

(en milliers d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Impôts exigibles (37 568) (37 261)
Impôts différés 8 488 12 338
TOTAL (29 080) (24 923)

Impôts différés actifs non comptabilisés

Les actifs d'impôts différés non comptabilisés au 30 juin 2016, du fait de leur imputation prévue au cours de la période d'exonération dont bénéficient les entités concernées ou du fait de leur récupération non probable, s'élèvent à 17,2 millions d'euros (17,6 millions d'euros au 31 décembre 2015). Ils concernent principalement deux entités bénéficiant d'un régime d'exonération fiscale pendant 10 ans.

NOTE 17 INFORMATIONS SECTORIELLES

a) Informations par secteur

30 juin 2016
(en milliers d'euros sauf effectifs)
Ciment Béton
& Granulats
Autres
Produits et
Services
Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 761 236 456 224 201 124 1 418 584
Éliminations intersecteurs (122 656) (11 637) (46 842) (181 135)
Chiffre d'affaires consolidé 638 580 444 587 154 282 1 237 449
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 168 339 28 053 11 320 207 712
EBIT (cf. 1.22 & 14) 94 717 6 208 2 572 103 497
Bilan
Total des actifs non courants 2 684 883 674 789 162 736 3 522 408
Capitaux nets investis (1) 2 682 410 671 872 126 290 3 480 572
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 44 359 10 442 6 177 60 978
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 69 502 18 191 6 319 94 012
Effectif moyen 3 668 2 976 1 286 7 930

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

30 juin 2015 Béton Autres Produits
(en milliers d'euros sauf effectifs) Ciment & Granulats et Services Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 772 634 440 632 197 249 1 410 515
Éliminations intersecteurs (114 893) (11 444) (41 619) (167 956)
Chiffre d'affaires consolidé 657 741 429 188 155 630 1 242 559
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 163 036 26 897 13 126 203 059
EBIT (cf. 1.22 & 14) 86 342 2 384 4 363 93 089
Bilan
Total des actifs non courants 2 909 342 692 138 174 278 3 775 758
Capitaux nets investis (1) 2 874 218 673 131 211 389 3 758 738
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 69 751 8 293 3 256 81 300
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 72 481 19 794 6 492 98 767
Effectif moyen 3 622 2 898 1 320 7 840

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

b) Informations par zones géographiques

L'information relative aux zones géographique est présentée selon l'implantation géographique des entités concernées.

30 juin 2016
(en milliers d'euros sauf effectifs)
France Europe
(hors France)
États-Unis Turquie,
Kazakhstan
et Inde
Afrique de
l'Ouest et
Moyen
Orient
Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 415 280 197 943 175 788 268 942 191 889 1 249 842
Éliminations interpays (10 114) (199) 0 (507) (1 573) (12 393)
Chiffre d'affaires consolidé 405 166 197 744 175 788 268 435 190 316 1 237 449
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 51 123 44 606 22 397 51 778 37 808 207 712
EBIT (cf. 1.22 & 14) 21 462 25 963 8 123 29 402 18 547 103 497
Bilan
Total des actifs non courants 681 364 574 212 500 114 1 095 125 671 593 3 522 408
Capitaux nets investis (1) 720 168 481 365 382 201 1 203 581 693 257 3 480 572
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 12 003 8 479 10 354 17 031 13 110 60 978
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 26 380 14 737 13 280 21 754 17 861 94 012
Effectif moyen 2 448 1 104 1 083 2 182 1 113 7 930

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

30 juin 2015
(en milliers d'euros sauf effectifs)
France Europe
(hors France)
États-Unis Turquie,
Kazakhstan
et Inde
Afrique de
l'Ouest et
Moyen
Orient
Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 398 256 206 282 163 231 285 999 202 936 1 256 704
Éliminations interpays (10 061) (177) 0 (202) (3 705) (14 145)
Chiffre d'affaires consolidé 388 195 206 105 163 231 285 797 199 231 1 242 559
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 49 113 48 519 13 012 62 324 30 091 203 059
EBIT (cf. 1.22 & 14) 18 396 27 863 (1 089) 36 151 11 768 93 089
Bilan
Total des actifs non courants 696 015 611 012 508 432 1 257 024 703 275 3 775 758
Capitaux nets investis (1) 705 882 568 384 410 723 1 316 214 757 535 3 758 738
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 16 999 7 258 10 144 22 292 24 607 81 300
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 26 079 16 171 13 757 25 598 17 162 98 767
Effectif moyen 2 550 1 121 1 055 2 024 1 090 7 840

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

c) Informations relatives aux principaux clients

Le Groupe n'est pas dépendant de ses principaux clients et aucun d'entre eux ne représente plus de 10 % du chiffre d'affaires.

NOTE 18 FLUX NETS DE TRÉSORERIE GÉNÉRÉS PAR LES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Les flux nets de trésorerie liés aux opérations d'exploitation réalisées au 30 juin 2016 par le Groupe se sont élevés à 118 millions d'euros contre 3 millions d'euros au 30 juin 2015.

Cette augmentation des flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles entre les premiers semestres 2015 et 2016 provient d'une amélioration de la capacité d'autofinancement de 13 millions d'euros et de la variation du besoin en fonds de roulement de 102 millions d'euros.

L'analyse du besoin en fonds de roulement par nature se présente comme suit :

(en milliers d'euros) BFR au
31 décembre
2014
Variation
du BFR
année 2015
Autres
Variations (1)
BFR au
31 décembre
2015
Variation
du BFR
1er sem.
2016
Autres
Variations (1)
BFR au
30 juin 2016
Stocks 394 205 9 905 3 082 407 192 (30 533) (12 502) 364 157
Autres éléments de BFR 35 666 36 756 511 72 933 65 155 (1 085) 137 003
BFR 429 871 46 661 3 593 480 125 34 622 (13 587) 501 160

(1) Change, périmètre et divers.

NOTE 19 FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENTS

Les flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement réalisées au 30 juin 2016 par le Groupe se sont élevés à (91) millions d'euros contre (94) millions d'euros au 30 juin 2015.

Acquisitions d'investissements incorporels et corporels

Ils intègrent les décaissements effectués pour les investissements industriels (69,7 millions d'euros au 30 juin 2016 et 97,1 millions d'euros au 30 juin 2015) correspondant pour l'essentiel :

  • W au 1er semestre 2016 à des investissements réalisés en Turquie avec principalement la remise en route du premier four de Bastas et la poursuite de la construction d'un roller press, en Suisse notamment avec l'acquisition d'un pont roulant, en France et aux Etats-Unis ;
  • W au 1er semestre 2015 à des investissements réalisés principalement en Égypte avec la construction de deux broyeurs charbon dont le démarrage a eu lieu sur la fin de l'année 2015, en Turquie avec la modernisation et le redémarrage du four de l'usine de Bastas, et aussi en France, aux États-Unis et en Suisse.

Acquisitions d'immobilisations financières

Ils intègrent les décaissements effectués pour les investissements financiers (24,7 millions d'euros au 30 juin 2016 et 0,7 million d'euros au 30 juin 2015) correspondant pour l'essentiel sur le 1er semestre 2016 à une saisie conservatoire temporaire sur un compte bancaire d'une société indienne du Groupe, dans le cadre du litige l'opposant aux autorités administratives et judiciaires sur des faits antérieurs à l'entrée de Vicat à son capital.

Acquisitions/cessions de titres consolidés

Il n'y a pas eu d'opération significative d'acquisition et de cession de titres de sociétés consolidées au cours des 1ers semestres 2016 et 2015.

NOTE 20 COMPOSITION DE LA TRÉSORERIE NETTE

30 juin 2016 31 décembre 2015
(en milliers d'euros) Net Net
Trésorerie et équivalents de trésorerie (cf. note 6) 178 138 254 371
Découverts bancaires (30 523) (29 275)
TRÉSORERIE NETTE 147 615 225 096

NOTE 21 TRANSACTIONS AVEC LES ENTREPRISES LIÉES

Les parties liées avec lesquelles des transactions sont effectuées incluent les entreprises associées et les coentreprises dans lesquelles Vicat détient directement ou indirectement une participation, et des entités qui détiennent une participation dans Vicat.

Ces transactions ne sont pas significatives sur les périodes présentées, et sont effectuées aux conditions normales du marché.

L'ensemble de ces opérations a été recensé conformément aux transactions prévues par la norme IAS 24 et leur incidence sur les comptes consolidés du Groupe au 30 juin 2016 et 2015 est la suivante par nature de partie liée :

30 juin 2016 30 juin 2015
(en milliers d'euros) Ventes Achats Créances Dettes Ventes Achats Créances Dettes
Entreprises associées 615 1 492 3 724 1 509 233 642 7 365 220
Autres parties liées 26 1 058 23 1 114
TOTAL 641 2 550 3 724 1 509 256 1 756 7 365 220

NOTE 22 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE

Aucun événement postérieur à la clôture n'est susceptible d'avoir d'incidence significative sur les comptes consolidés arrêtés au 30 juin.

NOTE 23 LISTE DES PRINCIPALES SOCIÉTÉS RETENUES POUR LA CONSOLIDATION AU 30 JUIN 2016

Intégration globale : France

Société Adresse N° Siren % d'intérêt au
30 juin 2016
% d'intérêt au
31 décembre 2015
VICAT Tour Manhattan
6 place de l'Iris
92095 PARIS-LA DÉFENSE
057 505 539
ANNECY BÉTON CARRIÈRES 14 chemin des Grèves
74960 CRAN-GEVRIER
326 020 062 49,97 49,97
LES ATELIERS DU GRANIER Lieu-dit Chapareillan
38530 PONTCHARRA
305 662 504 99,98 99,98
BÉTON CHATILLONAIS Champ de l'Allée – ZI Nord
01400 CHÂTILLON
SUR CHALARONNE
485 069 819 99,98 99,98
BÉTON CONTRÔLÉ CÔTE D'AZUR 217 route de Grenoble
06200 NICE
071 503 569 99,97 99,97
BÉTON DE L'OISANS 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
438 348 047 59,98 59,98
LES BÉTONS DU GOLFE Quartier les Plaines
83480 PUGET-SUR-ARGENS
501 192 785 99,98 99,98
LES BÉTONS DU RHÔNE La Petite Craz
69720 SAINT-LAURENT-DE-MÛRE
503 728 164 99,98 99,98
BÉTON VICAT 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
309 918 464 99,97 99,97

COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2016

1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2016

Société Adresse N° Siren % d'intérêt au
30 juin 2016
% d'intérêt au
31 décembre 2015
BÉTON TRAVAUX Tour Manhattan
6 Place de l'Iris
92095 PARIS-LA DÉFENSE
070 503 198 99,98 99,98
CONDENSIL 1327 av. de la Houille blanche
73000 CHAMBÉRY
342 646 957 59,99 59,99
DELTA POMPAGE 1327 av. de la Houille blanche
73000 CHAMBÉRY
316 854 363 99,98 99,98
ÉTABLISSEMENT ANTOINE FOURNIER 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
586 550 147 99,98 99,98
GRANULATS VICAT 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
768 200 255 99,97 99,97
MONACO BÉTON Le Palais Saint James
5, avenue Princesse Alice
98000 MONACO
326 MC 161 99,98 99,98
PARFICIM Tour Manhattan
6 Place de l'Iris
92095 PARIS-LA DÉFENSE
304 828 379 100,00 100,00
SATMA 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
304 154 651 100,00 100,00
SATM (ANCIENNE) 1327 av. de la Houille blanche
73000 CHAMBÉRY
745 820 126 (1) 99,98
SATM (NOUVELLE) 1327 av. de la Houille blanche
73000 CHAMBÉRY
814 723 441 99,98 (2) -
SIGMA BÉTON 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
343 019 428 99,98 99,98
SOCIETE L. THIRIET ET COMPAGNIE Lieu-dit Chaufontaine
54300 LUNÉVILLE
762 800 977 (1) 99,94
PAPETERIES DE VIZILLE Tour Manhattan
6 place de l'Iris
92095 PARIS-LA DÉFENSE
319 212 726 99,98 99,98
VICAT PRODUITS INDUSTRIELS 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE-D'ABEAU
655 780 559 99,98 99,98

(1) SOCIÉTÉ FUSIONNÉE EN 2016.

(2) SOCIÉTÉ CRÉÉE PAR APPORT PARTIEL D'ACTIF.

Intégration globale : étranger

Société Pays État/ville % d'intérêt au
30 juin 2016
% d'intérêt au
31 décembre 2015
SINAI CEMENT COMPANY ÉGYPTE LE CAIRE 56,94 56,94
MYNARAL TAS COMPANY LLP KAZAKHSTAN ALMATY 90,00 90,00
JAMBYL CEMENT PRODUCTION COMPANY LLP KAZAKHSTAN ALMATY 90,00 90,00
BUILDERS CONCRETE ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIE 100,00 100,00
KIRKPATRICK ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ALABAMA 100,00 100,00
NATIONAL CEMENT COMPANY ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ALABAMA 100,00 100,00
NATIONAL CEMENT COMPANY ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE DELAWARE 100,00 100,00
NATIONAL CEMENT COMPANY OF CALIFORNIA ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE DELAWARE 100,00 100,00
NATIONAL READY MIXED ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIE 100,00 100,00
UNITED READY MIXED ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIE 100,00 100,00
VIKING READY MIXED ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIE 100,00 100,00
CEMENTI CENTRO SUD SPA ITALIE GÊNES 100,00 100,00
CIMENTS & MATÉRIAUX DU MALI MALI BAMAKO 94,90 94,90
GÉCAMINES SÉNÉGAL THIES 70,00 70,00
POSTOUDIOKOUL SÉNÉGAL RUFISQUE
(DAKAR)
100,00 100,00
SOCOCIM INDUSTRIES SÉNÉGAL RUFISQUE
(DAKAR)
99,89 99,89
SODEVIT SÉNÉGAL BANDIA 100,00 100,00
ALTOLA AG SUISSE OLTEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
KIESWERK AEBISHOLZ AG (EX-STRADA KIES AG) SUISSE AEBISHOLZ
(SOLEURE)
100,00 100,00
BÉTON AG BASEL SUISSE BÂLE (BÂLE) 100,00 100,00
BÉTON AG INTERLAKEN SUISSE MATTEN BEI
INTERLAKEN
(BERNE)
75,42 75,42
BÉTONPUMPEN OBERLAND AG SUISSE WIMMIS (BERNE) 82,46 82,46
COVIT SA SUISSE SAINT-BLAISE
(NEUCHÂTEL)
100,00 100,00
CREABETON MATÉRIAUX SA SUISSE LYSS (BERNE) 100,00 100,00
EMME KIES + BÉTON AG SUISSE LÜTZELFLÜH
(BERNE)
66,67 66,67
FRISCHBÉTON AG ZUCHWIL SUISSE ZUCHWIL
(SOLOTHURN)
88,94 88,94
FRISCHBÉTON LANGENTHAL AG SUISSE LANGENTHAL
(BERNE)
78,67 78,67
FRISCHBÉTON THUN SUISSE THOUNE
(BERNE)
53,48 53,48
GRANDY AG SUISSE LANGENDORF
(SOLEURE)
100,00 100,00

COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2016

1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2016

Société Pays État/ville % d'intérêt au
30 juin 2016
% d'intérêt au
31 décembre 2015
KIESTAG STEINIGAND AG SUISSE WIMMIS (BERNE) 98,55 98,55
KIESWERK NEUENDORF SUISSE NEUENDORF
(SOLEURE)
100,00 100,00
SABLES + GRAVIERS TUFFIÈRE SA SUISSE HAUTERIVE
(FRIBOURG)
50,00 50,00
SHB STEINBRUCH + HARTSCHOTTER
BLAUSEE MITHOLZ AG
SUISSE FRUTIGEN
(BERNE)
98,55 98,55
STEINBRUCH VORBERG AG SUISSE BIEL (BERNE) 60,00 60,00
VIGIER BÉTON JURA SA SUISSE BELPRAHON
(BERNE)
81,42 81,42
VIGIER BÉTON KIES SEELAND AG SUISSE LYSS (BERNE) 100,00 100,00
VIGIER BÉTON MITTELLAND AG SUISSE FELDBRUNNEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
VIGIER BÉTON ROMANDIE SA SUISSE ST. URSEN
(FRIBOURG)
100,00 100,00
VIGIER BÉTON SEELAND JURA AG SUISSE SAFNERN
(BERNE)
90,47 90,47
VIGIER CEMENT AG SUISSE PERY (BERNE) 100,00 100,00
VIGIER HOLDING AG SUISSE DEITINGEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
VIGIER MANAGEMENT AG SUISSE DEITINGEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
VITRANS AG SUISSE PERY (BERNE) 100,00 100,00
AKTAS TURQUIE ANKARA 99,97 99,97
BASTAS BASKENT CIMENTO TURQUIE ANKARA 91,58 91,58
BASTAS HAZIR BÉTON TURQUIE ANKARA 91,58 91,58
KONYA CIMENTO TURQUIE KONYA 83,08 83,08
KONYA HAZIR BÉTON TURQUIE KONYA 83,08 83,08
TAMTAS TURQUIE ANKARA 100,00 100,00
BSA CIMENT SA MAURITANIE NOUAKCHOTT 64,91 64,91
BHARATHI CEMENT INDE HYDERABAD 51,02 51,02
KALBURGI CEMENT (EX-VICAT SAGAR CEMENT) INDE HYDERABAD 99,98 99,98

Mise en équivalence : France

Société Adresse N° Siren % d'intérêt au
30 juin 2016
% d'intérêt au
31 décembre 2015
CARRIÈRES BRESSE BOURGOGNE Port fluvial sud de Chalon
71380 ÉPERVANS
655 850 055 33,27 33,27
DRAGAGES ET CARRIÈRES Port fluvial sud de Chalon
71380 ÉPERVANS
341 711 125 49,98 49,98
SABLIÈRES DU CENTRE Les Genévriers Sud
63430 LES MARTRES
D'ARTIÈRE
480 107 457 49,99 49,99

Mise en équivalence : étranger

Société Pays État/ville % d'intérêt au
30 juin 2016
% d'intérêt au
31 décembre 2015
HYDROELECTRA SUISSE AU (ST-GALL) 50,00 50,00
SILO TRANSPORT AG SUISSE BERNE
(BERNE)
50,00 50,00
SINAI WHITE CEMENT ÉGYPTE LE CAIRE 14,46 14,46

COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2016

1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2016

2 RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITÉ AU 30 JUIN 2016

2.1. ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDÉ 42
2.2.
2.2.1.
2.2.2.
ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE
Évolution du résultat d'exploitation par zones géographiques
Évolution du résultat d'exploitation par activités
44
45
49
2.3. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT FINANCIER 51
2.4. ÉVOLUTION DES IMPÔTS 51
2.5. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT NET 51
2.6. ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE 52
2.7. ÉVÉNEMENTS RÉCENTS 52
2.8. PERSPECTIVES 2016 53

2.1. ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDÉ

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe Vicat au premier semestre 2016 atteint 1 237 millions d'euros, un chiffre quasi stable (- 0,4 %) et en progression de 4,3 % à périmètre et taux de change constants par rapport à la même période de 2015.

Cette performance résulte :

  • W d'une amélioration de l'activité en organique de + 4,3 %, liée à :
  • une progression de l'activité en France, en Turquie, aux États-Unis, en Inde, en Égypte et en Italie,
  • un repli de l'activité en Afrique de l'Ouest, marqué essentiellement par un fort recul du chiffre d'affaires en Mauritanie alors qu'il est resté stable au Sénégal et quasi stable au Kazakhstan.
  • W d'un effet de change négatif de 4,7 %, marqué par une appréciation de l'euro vis-à-vis de l'ensemble des monnaies des pays dans lesquelles le Groupe intervient, à l'exception du dollar.
Dont
(en millions d'euros sauf %) 30 juin 2016 30 juin 2015 Variation Variation (%) Effet de
change
Variation
de périmètre
Croissance
interne
Ciment 639 658 (19) - 2,9 % (47) - + 27
Béton & Granulats 445 429 + 15 + 3,6 % (10) - + 25
Autres Produits et Services 154 156 (1) - 0,9 % (2) - + 1
TOTAL 1 237 1 243 (5) - 0,4 % (59) - 53

L'évolution du chiffre d'affaires consolidé au 30 juin 2016 par activité par rapport au 30 juin 2015 se présente comme suit :

Au cours du premier semestre 2016, le chiffre d'affaires consolidé de l'activité Ciment a enregistré une progression de + 4,3 % à périmètre et change constants. Cette performance résulte d'une solide progression de l'activité Ciment aux États-Unis (+ 28,4 %), en Asie (+ 6,0 %) et en France (+ 2,3 %). Si le chiffre d'affaires du Groupe dans cette activité est stable en Afrique Moyen-Orient (+ 0,2 %), il se contracte de - 6,8 % en Europe (hors France).

Le chiffre d'affaires consolidé de l'activité Béton & Granulats est en hausse de + 5,8 % à périmètre et change constants, marqué par une progression du chiffre d'affaires de cette activité sur l'ensemble des régions concernées, à l'exception des États-Unis. Sur cette dernière zone, les fortes intempéries enregistrées au cours du semestre en Californie ont entraîné une baisse sensible des volumes, en partie compensée par le dynamisme du Groupe dans la région du Sud-Est.

Enfin, l'activité Autres Produits & Services enregistre une très légère progression de son activité sur ce semestre (+ 0,6 %) à périmètre et change constants.

La répartition du chiffre d'affaires opérationnel du Groupe par activité (avant éliminations intersecteurs) se présente comme suit :

(en pourcentage) 30 juin 2016 30 juin 2015
Ciment 53,7 54,8
Béton & Granulats 32,2 31,2
Autres Produits et Services 14,2 14,0
TOTAL 100,0 100,0

La répartition du chiffre d'affaires opérationnel par activité sur ce premier semestre 2016 fait ressortir une contribution de l'activité Ciment en légère contraction. Elle représente 53,7 % du chiffre d'affaires opérationnel contre 54,8 % au premier semestre 2015. La contribution de l'activité Béton & Granulats au chiffre d'affaires opérationnel du Groupe est en légère progression, s'établissant à 32,2 % contre 31,2 % sur la même période en 2015. Enfin, la contribution de l'activité Autres Produits & Services est quasi stable à 14,2 % du chiffre d'affaires opérationnel du Groupe contre 14,0 % au premier semestre 2015.

La part des métiers principaux du Groupe que sont le ciment, le béton et les granulats est quasi stable à 85,9 % du chiffre d'affaires opérationnel, contre 86,0 % au premier semestre 2015.

L'évolution des volumes dans nos principaux métiers se présente comme suit :

30 juin 2016 30 juin 2015 Variation
Ciment (milliers t) 11 074 9 876 + 12,1 %
Béton (milliers m 3) 4 331 4 002 + 8,2 %
Granulats (milliers t) 10 945 10 048 + 8,9 %

Dans le ciment, la forte progression des volumes de ciment (+ 12,1 %) au cours du premier semestre 2016 s'explique par :

  • W une solide progression des volumes vendus en Inde (+ 28,2 %), en Turquie (+ 14,6 %), en Égypte (+ 15,2 %), en France (+ 9,7 %), aux États-Unis (+ 10,0 %) et en Italie (+ 10,0 %) ;
  • W une stabilité des volumes au Kazakhstan (+ 1,5 %) et en Afrique de l'Ouest (+ 0,3 %), marquée par une progression au Sénégal qui a permis de compenser la forte baisse enregistrée au Mali et en Mauritanie ;
  • W une contraction des volumes vendus en Suisse de 4,4 %.

Quant à l'effet prix, celui-ci est globalement négatif sur ce premier semestre :

  • W les prix sont en baisse sur l'ensemble de la zone Asie. En Inde, la stratégie mise en place par le Groupe depuis le début de l'exercice visant à saisir les opportunités de croissance des volumes s'est inscrite dans un contexte de marché plus dynamique, mais néanmoins nettement plus concurrentiel, et qui s'est traduit par une baisse marquée des prix de vente. En Turquie, dans un environnement sectoriel toujours favorable à l'augmentation des volumes, la pression concurrentielle s'est également renforcée impactant négativement les prix de vente, tant sur les marchés de Konya que sur ceux de Bastas. Enfin, au Kazakhstan, les prix sur le marché domestique restent déprimés, mais dont la baisse a pu être partiellement compensée par une amélioration des prix à l'export ;
  • W en Égypte et au Sénégal, les prix reculent sur l'ensemble du semestre compte tenu de la baisse progressive enregistrée au cours de l'exercice 2015. De plus, en Égypte, l'impact du Ramadan s'est

fait ressentir dans son intégralité sur le deuxième trimestre. Il est néanmoins important de noter que sur ces deux pays, les prix sont en légère progression en base séquentielle (deuxième trimestre par rapport au premier trimestre 2016) ;

  • W en Europe, les prix sont en recul. Cette baisse est légère sur les marchés domestiques français et italien. Elle est plus sensible sur le marché suisse, compte tenu de la forte dégradation enregistrée au cours du troisième trimestre 2015 ;
  • W enfin, aux États-Unis, les prix restent bien orientés, enregistrant une hausse sensible, tant en Californie que dans le Sud Est.

Dans l'activité Béton & Granulats :

  • W les volumes de béton et de granulats progressent sensiblement au cours de ce premier semestre 2016 :
  • les volumes béton affichent une forte progression en Turquie, soutenue par le dynamisme du secteur de la construction, et en France, avec la reprise progressive de l'activité macroéconomique. Il est à noter que l'activité est restée soutenue au deuxième trimestre, après un premier trimestre particulièrement dynamique dans ces deux régions compte tenu de conditions climatiques favorables. Cette progression dans ces deux pays a permis de compenser la baisse des volumes en Suisse et aux États-Unis, affectés par des conditions météorologiques très défavorables en Californie,
  • les volumes de granulats s'affichent en très nette progression en Turquie au cours de cette période. Ils progressent aussi, mais de façon moins sensible, en France, en Suisse et en Inde. Ces performances ont permis de compenser la légère baisse observée au Sénégal au cours de ce premier semestre ;
  • W dans ce contexte, les prix de vente dans le béton et les granulats ont connu des évolutions contrastées en fonction des zones géographiques :
  • dans le béton, la solide progression des prix de vente enregistrée aux États-Unis s'est poursuivie au cours de ce semestre. En revanche, si les prix sont stables en Turquie, ils s'affichent de nouveau en baisse en France et en Suisse sur le semestre. Il est néanmoins important de noter que ceux-ci se sont stabilisés en France à un point bas au cours du deuxième trimestre,
  • dans les granulats, les prix affichent une solide progression en Turquie et au Sénégal. S'ils sont globalement stables en France, ils reculent légèrement en Suisse.

Répartition du chiffre d'affaires consolidé, par zone géographique :

(en millions d'euros) 30 juin 2016 % 30 juin 2015 %
France 405 32,7 % 388 31,2 %
Europe (hors France) 198 16,0 % 206 16,6 %
États-Unis 176 14,2 % 163 13,1 %
Asie 268 21,7 % 286 23,0 %
Afrique et Moyen-Orient 190 15,4 % 199 16,0 %
TOTAL 1 237 100,0 % 1 243 100,0 %

2.2. ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE

Par zone géographique, et en données publiées, la proportion du chiffre d'affaires consolidé réalisée en France et aux États-Unis progresse. La part du chiffre d'affaires réalisée en Europe (hors France), en Asie et en Afrique Moyen-Orient recule légèrement.

Ventilation du chiffre d'affaires opérationnel au premier semestre 2016 par zone d'implantation et par activité :

(en millions d'euros) Ciment Béton &
Granulats
Autres
Produits
& Services
CA
opérationnel
Éliminations
intersecteurs
CA consolidé
France 181 191 125 496 (91) 405
Europe (hors France) 79 87 59 224 (26) 198
États-Unis 93 112 205 (29) 176
Asie 231 54 18 303 (34) 268
Afrique, Moyen-Orient 177 13 190 0 190
CA opérationnel 761 456 201 1 418 (181) 1 237
Éliminations inter -secteurs (123) (12) (47) (181)
CA CONSOLIDÉ 639 445 154 1 237

2.2. ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE

(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Variation Variation à périmètre
et change constants
Chiffre d'affaires 1 237 1 243 - 0,4 % + 4,3 %
EBITDA 208 203 + 2,3 % + 7,7 %
EBIT 103 93 + 11,2 % + 16,5 %
Résultat d'exploitation 103 93 + 10,7 % + 16,0 %

L'EBITDA consolidé du Groupe s'établit à 208 millions d'euros soit une progression de + 2,3 %. À périmètre et taux de change constants, la croissance est de + 7,7 %.

Cette progression de l'EBITDA à périmètre et change constants résulte pour l'essentiel :

  • W d'une très nette progression de l'EBITDA généré en Égypte, soutenue par la croissance des volumes vendus et la réduction des coûts énergétiques suite au démarrage des deux broyeurs charbons au cours du deuxième semestre 2015. Ces facteurs positifs ont permis de largement compenser l'impact de la baisse des prix ;
  • W d'une nouvelle hausse sensible de l'EBITDA aux États-Unis essentiellement liée à l'augmentation des prix de vente et à la hausse

des volumes dans le Ciment, permettant de très largement compenser l'érosion des volumes constatée dans le Béton en Californie ;

  • W d'une solide amélioration de l'EBITDA généré par les activités du Groupe en Turquie, soutenue par la progression des volumes dans l'ensemble de ses activités, compensant largement la baisse des prix observée dans l'activité Ciment ;
  • W et enfin, d'une progression de l'EBITDA en France. Cette performance est le résultat d'une progression des volumes livrés au cours de ce semestre par le Groupe sur l'ensemble de ses activités. Elle a été soutenue par une météorologie favorable au premier trimestre et par un environnement macroéconomique et sectoriel en amélioration progressive, en dépit d'un contexte de prix qui reste légèrement baissier dans le Ciment et le Béton.

Ces facteurs positifs ont permis de largement compenser :

  • W une très légère contraction de l'EBITDA en Inde, compte tenu de la baisse des prix de vente, presque totalement compensée par la progression des volumes vendus et par une réduction des coûts de production ;
  • W un recul de l'EBITDA en Suisse compte tenu de l'impact de la forte baisse des prix observée au cours du troisième trimestre 2015 et d'une très légère contraction des volumes Ciment et Béton au cours de ce premier semestre 2016, et ce en dépit des réductions de coûts ;
  • W une baisse sensible de l'EBITDA généré au Kazakhstan résultant de la hausse de certains des coûts liée à la dévaluation du tengué et de la baisse des prix de vente ;

W et enfin, un recul de l'EBITDA en Afrique de l'Ouest, pour l'essentiel en Mauritanie, en raison d'un forte baisse des volumes et d'une pression concurrentielle sur les prix accrue.

Dans ce contexte, la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires consolidé progresse au cours de ce premier semestre, pour s'établir à 16,8 % contre 16,3 % au premier semestre 2015.

L'EBIT s'affiche à 103 millions d'euros contre 93 millions d'euros au premier semestre 2015, soit une hausse de + 11,2 % en base publiée, et de + 16,5 % à périmètre et taux de change constants.

La marge d'EBIT sur le chiffre d'affaires consolidé s'établit donc à 8,4 % contre 7,5 % au premier semestre 2015.

2.2.1. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT D'EXPLOITATION PAR ZONES GÉOGRAPHIQUES

2.2.1.1. Compte de résultat France

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 405 388 + 4,4 % + 4,4 %
EBITDA 51 49 + 4,1 % + 4,1 %
EBIT 21 18 + 16,7 % + 16,7 %

Le chiffre d'affaires consolidé en France au 30 juin 2016 s'établit à 405 millions d'euros, en croissance de + 4,4 % à périmètre constant. Ce semestre a été marqué par un contexte économique et sectoriel en amélioration progressive mais également par une base de comparaison favorable liée à des conditions climatiques plus clémentes que celles qui avaient caractérisé le premier trimestre 2015. À ce titre, il est important de noter que le chiffre d'affaires du Groupe en France s'est légèrement amélioré (+ 0,9 %) au cours du deuxième trimestre 2016 par rapport au deuxième trimestre 2015, malgré un contexte social perturbé en France et météorologique défavorable.

L'EBITDA progresse quant à lui de + 4,1 %, et s'établit à 51 millions d'euros. Sur ces bases, la marge d'EBITDA est quasi stable à 12,6 %, contre 12,7 % au premier semestre 2015.

W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel s'inscrit en hausse de + 4,8 % sur l'ensemble du semestre (+ 2,3 % en consolidé). Il est à noter qu'après la très forte progression enregistrée au cours du premier trimestre notamment en raison des bonnes conditions climatiques, le chiffre d'affaires opérationnel est stable sur le deuxième trimestre compte tenu d'une situation sociale perturbée en France et d'une météorologie moins favorable. Sur ces bases, les volumes vendus sur le marché domestique et à l'export progressent sur le semestre de près de + 10 %, avec une augmentation de près de + 15 % au premier trimestre et de plus de + 6 % sur le deuxième trimestre. Quant aux prix de vente, ils reculent légèrement sur le marché domestique sur l'ensemble de la période, marquée néanmoins par une stabilisation progressive au cours du deuxième trimestre. Compte tenu de ces éléments, le Groupe enregistre dans cette activité une solide progression de son EBITDA de + 16,6 % à périmètre constant, et une marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel en amélioration de près de 250 points de base.

  • W L'activité Béton & Granulats voit son chiffre d'affaires opérationnel progresser de + 4,7 % (+ 4,4 % en consolidé), soutenu par une nette progression des volumes vendus de plus de 10 % dans le béton, et une légère hausse dans les granulats de plus de + 1 %. Il est à noter qu'après la forte progression du chiffre d'affaires opérationnel enregistrée au premier trimestre dans cette activité (+ 10,3 %), le chiffre d'affaires opérationnel du deuxième trimestre est stable (météorologie défavorable et contexte social perturbé en France défavorables). Quant aux prix de vente, ceux-ci s'affichent de nouveau en baisse dans le Béton et sont restés stables dans les Granulats. Compte tenu du niveau particulièrement bas des prix dans le béton, l'EBITDA généré par cette activité en France se situe à l'équilibre, et s'affiche donc en recul par rapport au premier semestre 2015.
  • W Dans l'activité Autres Produits & Services, le chiffre d'affaires opérationnel est en progression de + 10,0 % (+ 7,0 % en consolidé). L'EBITDA généré par cette activité s'établit à 6 millions d'euros, affichant une très nette progression de + 66,2 %.

2.2. ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE

2.2.1.2. Compte de résultat Europe (hors France)

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 198 206 - 4,1 % - 0,6 %
EBITDA 45 49 - 8,1 % - 4,7 %
EBIT 26 28 - 6,8 % - 3,4 %

Le chiffre d'affaires au 30 juin 2016 en Europe, hors France, recule de - 4,1 % en base publiée, mais reste quasi stable à périmètre et taux de change constants par rapport au premier semestre 2015.

En Suisse, au premier semestre 2016, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe est en baisse de - 4,5 %. À périmètre et taux de change constants, il est quasi stable à - 0,9 %. En effet, les ventes du Groupe en Suisse ont été affectées au cours de ce premier semestre par la fin de livraisons à un certain nombre de grands chantiers et par une baisse des prix moyens de vente suite à une pression concurrentielle qui s'est accrue au cours du deuxième semestre 2015. Sur ces bases, l'EBITDA est en retrait de - 4,3 % sur la période, entraînant une contraction de la marge d'EBITDA d'environ 80 points de base.

  • W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel affiche une baisse de - 8,3 % en base publiée, et de - 4,8 % à périmètre et taux de change constants. Le chiffre d'affaires consolidé recule quant à lui de - 11,8 % en base publiée et de - 8,5 % à périmètre et taux de change constants. Il est à noter qu'après une baisse sensible de son chiffre d'affaires opérationnel au premier trimestre (- 8,6 % à périmètre et taux de change constants), le chiffre d'affaires généré au deuxième trimestre affiche un retrait moins marqué (- 1,9 % à périmètre et change constants). Les volumes se sont contractés de plus de - 4 % sur l'ensemble de la période, affectés essentiellement par la fin des livraisons à un certain nombre de grands chantiers. Il est néanmoins important de noter qu'après une baisse de plus de - 8 % au premier trimestre, les volumes affichent au deuxième trimestre un retrait inférieur à - 2 %. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont en net retrait en raison de la forte pression concurrentielle observée au troisième trimestre 2015. L'EBITDA généré par cette activité ressort donc en recul de - 6,4 % à périmètre et taux de change constants au premier semestre 2016. Sur cette base la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel affiche un léger retrait de 60 points de base.
  • W Dans l'activité Béton & Granulats, le chiffre d'affaires opérationnel progresse de + 5,2 % en base publiée, et de + 9,1 % à périmètre et taux de change constants sur l'ensemble du semestre. Après la forte

croissance du chiffre d'affaires opérationnel observée au cours du premier trimestre (+ 16,7 % à périmètre et change constants), l'activité est restée bien orientée au cours du deuxième trimestre (+ 4,1 %), mais néanmoins à un rythme moins soutenu. Cette performance résulte d'un léger recul des volumes de béton de près de - 3 %, lié à l'achèvement des livraisons à certains projets et à un démarrage tardif d'autres projets. Cette baisse des volumes dans le béton a été pleinement compensée par une hausse des volumes de granulats de plus de + 1 %, soutenue par des projets routiers et de génie civil, et une activité « décharge » en très forte progression. Sur ces bases, les prix de vente « ex-works » fléchissent légèrement, avec en revanche des prix de marché dans les granulats qui s'affichent en forte progression bénéficiant d'une activité décharge soutenue. Dans ce contexte, l'EBITDA généré par cette activité progresse sensiblement de + 28,5 % à périmètre et change constants, et la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel s'améliore de 280 points de base.

W L'activité Préfabrication enregistre un fléchissement de son chiffre d'affaires opérationnel de - 10,5 % en base publiée et de - 7,2 % à périmètre et change constants. Ce recul résulte essentiellement d'une baisse des ventes de traverses ferroviaires suite à un démarrage retardé de projets et d'une plus forte pression sur les prix dans les produits préfabriqués. Ainsi, après avoir enregistré une activité stable au premier trimestre (+ 0,1 % à périmètre et change constants), le deuxième trimestre a été marqué par un net recul du chiffre d'affaires opérationnel (- 10,7 % à périmètre et change constants). Sur ces bases, l'EBITDA recule sensiblement sur l'ensemble de la période de - 46,2 % à périmètre et taux de change constants.

En Italie, le chiffre d'affaires consolidé est en progression de + 8,7 % en raison d'une solide croissance des volumes vendus (+ 10 %) sur un marché domestique toujours affecté par un environnement macroéconomique et sectoriel difficile. Les prix de vente s'inscrivent quant à eux en légère baisse. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA est en retrait de - 23,1 %.

2.2. ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE

2.2.1.3. Compte de résultat États-Unis

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 176 163 + 7,7 % + 7,7 %
EBITDA 22 13 + 72,1 % + 72,1 %
EBIT 8 (1) NS NS

L'activité aux États-Unis poursuit son redressement dans un environnement macroéconomique toujours bien orienté et favorable au secteur de la construction dans les régions dans lesquelles le Groupe est présent. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe affiche une progression de + 7,7 % en base publiée et ainsi qu'à périmètre et change constants. L'EBITDA s'établit à 22 millions d'euros, soit une progression de + 72,1 % par rapport au premier semestre 2015. Sur le deuxième trimestre, l'activité du Groupe dans cette zone est restée bien orientée, affichant une progression de son chiffre d'affaires consolidé de + 8,1 % à périmètre et change constants (après + 7,1 % au premier trimestre).

W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel affiche une progression de + 16,8 % en base publiée et ainsi qu'à périmètre et change constants. Le chiffre d'affaires consolidé progresse quant à lui de + 28,4 %. Il est à noter que la croissance de l'activité sur le deuxième trimestre s'est poursuivie (chiffre d'affaires opérationnel + 15,5 % à périmètre et taux de change constants), bien qu'à un rythme légèrement moins soutenu qu'au premier trimestre (+ 18,4 %). Les volumes poursuivent leur progression (+ 10 %), tirés par le dynamisme de la région du Sud-Est avec des volumes livrés (+ 22 %), qui compense pleinement le très léger recul des volumes en Californie (- 1 %) affectés par les très mauvaises conditions climatiques observées au cours du semestre. Bénéficiant pleinement des progressions enregistrées au cours de l'exercice 2015 et des hausses annoncées au cours du premier semestre 2016, les prix de vente sont en augmentation sensible sur l'ensemble des deux zones. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA du Groupe généré au cours du premier semestre dans cette activité progresse très sensiblement (+ 77,4 %), avec un taux de marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel qui bondit de plus de 600 points de base.

W Dans l'activité Béton, le chiffre d'affaires consolidé et le chiffre d'affaires opérationnel reculent de - 1,3 % en base publiée et à périmètre et taux de change constants. Après une baisse d'activité de - 4,3 % au premier trimestre, caractérisée par le fort recul de l'activité en Californie en raison des mauvaises conditions climatiques, le deuxième trimestre a renoué avec la croissance (+ 1,0 % à périmètre et change constants), avec une activité toujours soutenue dans le Sud-Est qui a permis de pleinement compenser une légère contraction en Californie. Les volumes s'inscrivent en baisse de plus de - 7 % sur le semestre, le dynamisme de la région du Sud-Est ne permettant pas de compenser la baisse des volumes en Californie liée aux intempéries. Les prix affichent quant à eux une solide progression sur les deux zones, mais de façon plus sensible en Californie. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA généré par cette activité au cours de ce semestre progresse sensiblement (+ 56,2 % à périmètre et change constants), et la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel progresse de près de 200 points de base.

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 268 286 - 6,1 % + 8,7 %
EBITDA 52 62 - 16,9 % - 4,3 %
EBIT 29 36 - 18,7 % - 9,1 %

2.2.1.4. Compte de résultat Asie (Turquie, Inde et Kazakhstan)

Le chiffre d'affaires s'établit sur l'ensemble de la région à 268 millions d'euros au premier semestre 2016, en baisse de - 6,1 % en base publiée, mais en hausse de + 8,7 % à périmètre et taux de change constants.

L'EBITDA recule de - 16,9 % en base publiée et de - 4,3 % à périmètre et change constants.

En Turquie, le chiffre d'affaires s'établit à 109 millions d'euros, en retrait de - 1,9 % en base publiée, mais s'améliore de + 11,7 % à périmètre et taux de change constants. Après un premier trimestre en forte progression (+ 23,0 % à périmètre et taux de change constants) soutenu par des conditions climatiques favorables, la croissance de l'activité s'est poursuivie au deuxième trimestre, à un rythme plus modéré mais solide (+ 5,2 % à périmètre et change constants). L'EBITDA généré au premier semestre s'établit à 21 millions d'euros, en baisse de - 3,9 % en base publiée mais affiche une progression de + 9,5 % à périmètre et taux de change constants.

W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel semestriel progresse de + 9,6 % (+ 4,8 % en consolidé) à périmètre et taux de change constants. En base publiée, les chiffres d'affaires opérationnel et consolidé reculent de - 3,8 % et de - 8,0 % respectivement. Après la forte progression du chiffre d'affaires opérationnel enregistrée au cours du premier trimestre (+ 20,4 % à périmètre et taux de change constants), bénéficiant notamment d'une base de comparaison climatique favorable, l'activité progresse mais de façon moins sensible au deuxième trimestre (+ 3,8 % à périmètre et taux de change constants). Cette progression de l'activité sur l'ensemble du semestre s'explique par une hausse des volumes vendus. Le Groupe a ainsi pu pleinement s'appuyer sur le redémarrage du premier four de son usine de Bastas, pour saisir les opportunités de croissance sur le marché d'Ankara, permettant de compenser le recul des volumes sur Konya. Quant aux prix de vente, ceux s'affichent en recul sur l'ensemble de la période, avec une contraction néanmoins moins marquée au cours du deuxième trimestre. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA généré par cette activité s'affiche en baisse de - 5,7 % à périmètre et taux de change constants, avec un taux de marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel en baisse de près de 400 points de base.

W Le chiffre d'affaires opérationnel de l'activité Béton & Granulats progresse sensiblement sur la période de + 22,3 % à périmètre et taux de change constants (+ 7,4 % en base publiée). Le chiffre d'affaires consolidé progresse également de + 22,3 % dans le béton à périmètre et taux de change constants (+ 8,2 % en base publiée). Après une progression du chiffre d'affaires opérationnel au premier trimestre (+ 30,4 % à périmètre et taux de change constant) soutenue par les bonnes conditions climatiques et le démarrage de grands chantiers initialement prévus en 2015 constituant ainsi une base de comparaison favorable en ce début d'année, la progression de l'activité s'est poursuivie au cours du deuxième trimestre (+ 16,6 %). Sur l'ensemble du semestre, les volumes vendus sont en augmentation dans les granulats, le dynamisme du marché d'Ankara permettant de très largement compenser la baisse enregistrée

dans la région de Konya. Dans ce contexte, les prix de vente sur le premier semestre sont stables dans le béton et progressent dans les granulats. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA s'affiche en forte progression sur le semestre, s'établissant à 1,6 million d'euros, contre une perte de - 1,4 million d'euros au premier semestre 2015. En Inde, le Groupe a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 140 millions d'euros au cours du premier semestre 2016, en progression de + 1,7 % en base publiée et de + 8,7 % à périmètre et taux de change constants. Ainsi, la croissance du chiffre d'affaires à périmètre et taux de change constants s'est accentuée au cours du deuxième trimestre, affichant une progression de + 12,7 %, contre + 4,8 % au premier trimestre. Avec plus de 2,5 millions de tonnes vendues au cours du semestre, les volumes commercialisés sont en hausse de plus de 28 %. Cette progression, témoigne de la stratégie mise en place par le Groupe depuis la fin de l'exercice 2015 consistant à saisir les opportunités offertes par l'amélioration constatée de l'environnement macroéconomique et sectoriel, avec notamment le démarrage d'un certain nombre de grands projets. Le deuxième trimestre marque ainsi une forte accélération des volumes vendus, qui progressent de près de + 38 % contre près de + 19 % au premier trimestre. Dans ce contexte de progression des volumes, la pression concurrentielle s'est renforcée, entraînant une baisse sensible du prix moyen de vente, accentuée par un mix géographique défavorable. Sur ces bases, l'EBITDA généré au cours de ce semestre est en léger recul de - 1,6 % à périmètre et taux de change constants, et s'élève à 27,7 millions d'euros. La marge d'EBITDA s'inscrit donc en baisse d'environ 220 points de base.

Le Kazakhstan affiche une forte baisse de son chiffre d'affaires consolidé de - 46,6 % en base publiée, à 20,2 millions d'euros, compte tenu de la forte dévaluation du tengué intervenue en août 2015. À taux de change constant, le chiffre d'affaires consolidé est quasi stable (- 0,5 %). Les volumes progressent de plus de + 1 % sur la période. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont en légère baisse compte tenu d'un environnement macroéconomique affecté par la baisse du cours des matières premières et par les tensions monétaires. Dans ce contexte, et compte tenu de l'impact négatif significatif de la dévaluation du tengué sur certains coûts fixes, l'EBITDA généré sur la période s'élève à 3,6 millions d'euros, en baisse de - 38,9 % à périmètre et taux de change constants.

2.2.1.5 Compte de résultat Afrique et Moyen-Orient

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 190 199 - 4,5 % + 0,3 %
EBITDA 38 30 + 25,6 % + 30,4 %
EBIT 19 12 + 57,6 % + 62,3 %

Dans la région Afrique et Moyen-Orient, le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 190 millions d'euros en baisse de - 4,5 % en base publiée mais stable à périmètre et taux de change constants. La performance du Groupe dans cette région a été marquée par une solide progression de l'activité en Égypte qui a permis de pleinement compenser, à taux de change constant, le recul des ventes en Afrique de l'Ouest. Sur cette dernière zone, la performance du Groupe a été affectée par la baisse sensible de l'activité au Mali et en Mauritanie, alors que l'activité au Sénégal est restée stable sur la période. Il est à noter qu'après un très léger déclin au premier trimestre (- 0,7 % à périmètre et taux de change constants), le chiffre d'affaires du deuxième trimestre progresse légèrement (+ 1,2 % à périmètre et change constants) sur cette zone. Dans ce contexte, et compte tenu de la forte baisse des coûts de production enregistrée en Égypte, l'EBITDA généré par l'ensemble de la région est en très forte hausse (+ 30,4 % à périmètre et change constants).

W En Égypte, le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 67,0 millions d'euros, stable (- 0,3 %) en base publiée, mais en progression de + 11,6 % à périmètre et taux de change constants. Après une hausse du chiffre d'affaires de + 14,5 % à périmètre et change constants au premier trimestre, la progression de l'activité sur le deuxième trimestre est restée dynamique, s'inscrivant en hausse de + 9,2 %. Cette évolution reflète une progression des volumes de plus de + 15 % sur l'ensemble du semestre, plus soutenue au premier trimestre (+ 22 %) qu'au deuxième trimestre (+ 10 %), impactée par la période de Ramadan qui s'est tenue en 2016 intégralement sur le mois de juin. Quant au prix moyen de vente, celui-ci s'inscrit toujours en baisse sur le premier semestre en raison de la forte pression enregistrée au cours de l'exercice 2015, et notamment au deuxième semestre, et couplé à l'impact du Ramadan sur les prix de vente dès la fin du mois de mai. Dans ce contexte, et compte tenu de l'impact favorable sur les coûts de l'énergie lié au démarrage des deux broyeurs charbon au deuxième semestre 2015, l'EBITDA au 30 juin 2016 est en forte hausse, s'élevant à près de 12 millions d'euros, contre un EBITDA à l'équilibre au premier semestre 2015.

W Sur la zone Afrique de l'Ouest, le chiffre d'affaires consolidé fléchit de - 5,5 % à périmètre et taux de change constants (- 6,6 % en base publiée). Après une baisse de l'activité au 1er trimestre de - 7,4 %, le chiffre d'affaires consolidé recule de façon moins marquée au deuxième trimestre (- 3,5 % à périmètre et taux de change constants), notamment en raison d'une reprise des volumes de vente au Sénégal dans un environnement sectoriel favorable. Les volumes sont stables sur l'ensemble de la période, soutenus par une hausse au Sénégal de près de + 4 % qui a permis de compenser le fort recul enregistré en Mauritanie. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont en léger repli au Sénégal, avec néanmoins une amélioration en base séquentielle (deuxième trimestre par rapport au premier trimestre 2016). Ils s'affichent en revanche une baisse plus sensible au Mali et en Mauritanie. Dans ce contexte, l'EBITDA ressort à 26,1 millions d'euros, soit une contraction de - 14,6 % à périmètre et taux de change constants.

2.2.2. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT D'EXPLOITATION PAR ACTIVITÉS

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
Volume (kt) 11 074 9 876 + 12,1 %
CA opérationnel 761 773 - 1,5 % + 4,9 %
CA consolidé 639 658 - 2,9 % + 4,2 %
EBITDA 168 163 + 3,3 % + 9,3 %
EBIT 95 86 + 9,7 % + 14,9 %

2.2.2.1. Activité Ciment

Sur le premier semestre 2016, le chiffre d'affaires opérationnel de l'activité Ciment est en baisse de - 1,5 % en base publiée, mais en hausse de + 4,9 % à périmètre et à taux de change constants. L'évolution des prix de vente est contrastée en fonction des zones géographiques, avec une forte progression aux États-Unis, mais une baisse plus ou moins sensible dans les autres zones compte tenu des contraintes macroéconomiques et concurrentielles propres à chacune d'entre elles. Au global, l'effet prix est négatif sur l'ensemble du semestre.

L'impact sur le chiffre d'affaires opérationnel de cette évolution négative des prix de vente a été largement compensé par une solide croissance de + 12,1 % des volumes au cours de ce premier semestre. Cette forte progression des volumes a été soutenue par l'Inde, la Turquie l'Égypte, la France, les États-Unis et enfin, mais dans une moindre mesure, par le Kazakhstan, l'Italie et l'Afrique de l'Ouest. Seule la Suisse enregistre une baisse de ses volumes au cours de ce premier semestre.

Dans ce contexte global de hausses des volumes mais de baisses des prix, l'EBITDA s'établit à 168 millions d'euros, en hausse de + 3,3 % en base publiée, et de + 9,3 % à périmètre et taux de change constants. Cette évolution résulte d'une hausse sensible de l'EBITDA aux États-Unis, en Égypte et en France, permettant de compenser les baisses enregistrées sur les autres pays.

Compte tenu de ces éléments, la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel progresse de 100 points de base pour s'établir à 22,1 %, contre 21,1 % au premier semestre 2015.

2.2.2.2. Activité Béton & Granulats

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
Volume Béton (km 3) 4 331 4 002 + 8,2 %
Volume Granulats (kt) 10 945 10 048 + 8,9 %
CA opérationnel 456 441 + 3,5 % + 5,9 %
CA consolidé 445 429 + 3,6 % + 5,8 %
EBITDA 28 27 + 4,3 % + 7,5 %
EBIT 6 2 + 160,4 % + 181,0 %

L'activité Béton & Granulats affiche un chiffre d'affaires opérationnel en progression de + 3,5 % en base publiée, et de + 5,9 % à périmètre et taux de change constants par rapport au premier semestre 2015. Cette évolution traduit une progression de l'activité du Groupe sur l'ensemble des régions, à l'exception des États-Unis, affectés par des conditions climatiques défavorables en Californie en cette première partie d'année. Cette bonne performance s'explique par une solide progression des volumes de béton (+ 8,2 %) et de granulats (+ 8,9 %), notamment en Turquie et en France. Quant aux prix de vente dans le béton, ceux-ci sont en augmentation aux États-Unis, stables en Turquie et en baisse en France et en Suisse. En revanche, dans les granulats, les prix de vente sont en hausse sur l'ensemble des zones dans lesquelles le Groupe opère. L'EBITDA s'établit à 28 millions d'euros, en progression de + 4,3 % en base publiée et de + 7,5 % à périmètre et change constants par rapport au premier semestre 2015. Sur ces bases, la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires opérationnel est stable à 6,1 %.

2.2.2.3. Compte de résultat de l'activité Autres Produits & Services

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA opérationnel 201 197 + 2,0 % + 4,2 %
CA consolidé 154 156 - 0,9 % + 0,6 %
EBITDA 11 13 - 13,8 % - 12,0 %
EBIT 3 4 - 41,0 % - 41,3 %

Le chiffre d'affaires opérationnel est en progression de + 2,0 % en base publiée, et de + 4,2 % à périmètre et taux de change constants.

L'EBITDA s'établit à 11 millions d'euros, en baisse de - 12,0 % à périmètre et taux de change constants par rapport au premier semestre 2015.

2.3. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT FINANCIER

(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Évolution
Coût de l'endettement financier net (14,7) (21,7) + 7,0
Autres produits et charges financiers (3,7) (6,1) + 2,4
RÉSULTAT FINANCIER (18,4) (27,8) + 9,4

L'amélioration du résultat financier de 9,4 millions d'euros pour s'établir à (18,4) millions d'euros s'explique essentiellement par :

W la diminution du coût de l'endettement financier net de - 7 millions d'euros principalement en raison de la restructuration de la dette en Inde, intervenue en juillet 2015 ;

W une amélioration des autres produits et charges financiers provenant de la réduction des pertes de change ainsi que des ajustements des justes valeurs des instruments dérivés qui compensent d'augmentation des charges d'actualisation concernant notamment les avantages postérieurs à l'emploi des salariés ;

2.4. ÉVOLUTION DES IMPÔTS

(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015 Évolution
Impôts exigibles (37,6) (37,3) (0,3)
Impôts différés + 8,5 + 12,3 (3,8)
TOTAL IMPÔTS (29,1) (24,9) (4,1)

Le taux d'impôt diminue de près de 4 points pour atteindre 34 % avec, en France, la suppression de la contribution exceptionnelle de 10 %.

La charge d'impôts exigibles est stable et le produit d'impôts différés est en diminution par rapport au premier semestre 2015 du fait de l'amélioration des résultats de certaines filiales.

2.5. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT NET

À périmètre et taux de change constants, le résultat net de l'ensemble consolidé s'élève à 60 millions d'euros en hausse de + 44,5 % et le résultat part du Groupe progresse quant à lui de + 50,7 % à 49 millions d'euros en base publiée.

2.6. ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE

2.6. ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE

Au 30 juin 2016, le Groupe présente une structure financière solide avec des capitaux propres importants de 2 413 millions d'euros, contre 2 545 millions d'euros au 30 juin 2015. Cette baisse des capitaux propres est essentiellement liée à l'impact négatif des évolutions des taux de change qui s'est élevé à - 83 millions d'euros. L'endettement net ressort à 1 059 millions d'euros contre 1 191 millions d'euros au 30 juin 2015, soit une diminution de - 132 millions.

Sur ces bases, les ratios financiers du Groupe s'améliorent sensiblement avec un gearing qui s'élève au 30 juin 2016 à 43,9 % contre 46,8 % au 30 juin 2015, et un ratio de leverage à 2,34 fois contre 2,72 au 30 juin 2015.

(en millions d'euros) 30 juin 2016 30 juin 2015
Dettes financières brutes 1 237 1 420
Trésorerie (178) (229)
Dettes Financières Nettes (hors option) 1 059 1 191
Capitaux Propres consolidés 2 413 2 545
Ratio d'endettement gearing 43,89 % 46,80 %
EBITDA (12 derniers mois) 453 437
Ratio de leverage × 2,3 × 2,7

Les contrats de financement à moyen ou long terme contiennent des clauses particulières (covenants) imposant notamment le respect de ratios financiers. Compte tenu du nombre réduit de sociétés concernées, pour l'essentiel Vicat SA société mère du Groupe, du niveau de l'endettement net et de la liquidité du bilan du Groupe, l'existence de ces covenants ne constitue pas un risque sur la situation financière du Groupe. Au 30 juin 2016, le Groupe respecte l'ensemble des ratios visés par les covenants contenus dans les contrats de financement.

Le Groupe dispose de lignes de financement confirmées, non utilisées et non affectées à la couverture du risque de liquidité sur les billets de trésorerie pour un montant de 272 millions d'euros au 30 juin 2016 (259 millions d'euros au 31 décembre 2015).

Le Groupe dispose également d'un programme d'émission de billets de trésorerie de 450 millions d'euros. Au 30 juin 2016, le montant des billets émis s'élève à 450 millions d'euros. Les billets de trésorerie, qui constituent des instruments de crédit court terme, sont adossés à des lignes de financement confirmées pour le montant émis et sont classés en dettes à moyen termes dans le bilan consolidé.

Au 30 juin 2016, sur la dette brute totale de 1 237 millions d'euros, la part à taux fixe s'élève à 620 millions d'euros. Exception étant faite de celles du Kazakhstan, de l'Égypte et de la Suisse, la part à taux variable de la dette est couverte par des instruments de couverture qui s'élèvent au total à 596 millions d'euros (caps et swaps).

2.7. ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

Aucun événement récent significatif.

2.8. PERSPECTIVES 2016

Sur l'exercice 2016, le Groupe s'attend à une amélioration de ses performances, s'appuyant sur la poursuite de la croissance aux États-Unis et en Inde, au retour à la croissance en Égypte et, de façon plus modérée, en France. Par ailleurs, le Groupe devrait continuer à bénéficier d'une baisse des coûts de l'énergie, notamment en Égypte. Enfin, le Groupe poursuivra en 2016 sa politique d'optimisation des cash-flows et de réduction du niveau d'endettement.

En ce qui concerne chacune des régions, le Groupe souhaite fournir les éléments d'appréciation suivants :

  • W en France, le Groupe s'attend à une stabilisation de la situation macroéconomique, avec une amélioration légère et très progressive du contexte sectoriel. Compte tenu de ces éléments, les volumes devraient s'inscrire, sur l'ensemble de l'exercice, en très légère progression dans un environnement prix qui devrait s'améliorer au cours du second semestre ;
  • W en Suisse, dans un contexte macroéconomique et sectoriel toujours marqué par la réévaluation du franc suisse intervenue au début de l'exercice 2015, l'activité du Groupe restera impactée par un environnement prix peu favorable compte tenu de l'impact des tensions enregistrées en 2015. En termes de volumes, la situation pourrait s'améliorer très progressivement au cours de l'exercice ;
  • W en Italie, compte tenu d'une situation macroéconomique toujours difficile, les volumes devraient se stabiliser au cours de l'exercice à un niveau de consommation historiquement bas. Quant aux prix de vente, compte tenu des dernières opérations de consolidation sur ce marché et de la politique commerciale sélective du Groupe, ceux-ci pourraient être légèrement mieux orientés ;
  • W aux États-Unis, les volumes devraient progresser à nouveau, en ligne avec le rythme du redressement sectoriel du pays. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont attendus en hausse sur les deux zones dans lesquelles le Groupe opère ;

  • W en Turquie, le marché devrait rester globalement bien orienté. Le Groupe devrait tirer pleinement profit de ses fortes positions sur le plateau anatolien et de l'efficience de son outil industriel et bénéficier du redémarrage de son four 1 sur l'usine de Bastas. Quant aux prix de vente, ceux-ci devraient rester volatils dans un environnement concurrentiel plus tendu ;

  • W en Inde, le Groupe reste très confiant quant à sa capacité à tirer pleinement profit de la qualité de son outil industriel, de ses équipes et de ses positions sur un marché qui devrait bénéficier cette année de la reprise de l'environnement macroéconomique et plus particulièrement des investissements dans les infrastructures qui ont été annoncés. Dans un contexte qui devrait être favorable à la croissance de la consommation cimentière, les prix devraient rester très volatils ;
  • W au Kazakhstan, le Groupe pourra s'appuyer sur la qualité de son outil industriel et de ses équipes dans un environnement qui sera marqué par une situation monétaire tendue. En effet, les dévaluations intervenues au cours de l'exercice 2015 impacteront fortement les performances financières du Groupe en 2016. Dans cet environnement, la situation concurrentielle devrait rester tendue dans un marché qui conserve un réel potentiel de croissance ;
  • W en Égypte, le rétablissement progressif de la sécurité devrait permettre au Groupe de confirmer la reprise de son activité. Le Groupe bénéficiera pleinement en 2016 de l'utilisation du charbon suite au démarrage fin 2015 des deux broyeurs. Compte tenu de ces éléments, et en dépit d'un environnement prix qui devrait rester volatil, le Groupe s'attend à une amélioration de ses performances sur l'ensemble de l'exercice ;
  • W en Afrique de l'Ouest, en dépit d'un marché qui devrait rester dynamique au cours de cet exercice, l'environnement concurrentiel pourrait de nouveau peser en 2016, en raison notamment d'un contexte de prix qui offre très peu de visibilité sur le court terme mais qui semble se stabiliser avec les positions de marché.

DÉCLARATION DES PERSONNES PHYSIQUES RESPONSABLES DU RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL 3

« J'atteste, à ma connaissance, que les comptes consolidés résumés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité, ci-joint en pages 42 et suivantes, présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice. »

Paris-La Défense, le 2 août 2016

Guy Sidos Président Directeur Général

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR L'INFORMATION FINANCIÈRE SEMESTRIELLE 2016

VICAT RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL - 1ER SEMESTRE 2016 57

Période du 1 er janvier au 30 juin 2016

Mesdames, Messieurs les actionnaires,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, et en application de l'article L. 451-1-2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • W l'examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la société VICAT SA, relatifs à lapériode du 1er janvier 2016 au 30 juin 2016, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • W la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité du Conseil d'Administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

I – Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause, la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34 – norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

II – Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés résumés sur lesquels a porté notre examen limité. Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés résumés.

Les commissaires aux comptes

Paris-La Défense, le 2 août 2016 Chamalières, le 2 août 2016

Département de KPMG SA Philippe GRANDCLERC Patrick WOLFF Associé Associé

KPMG Audit SAS WOLFF & Associés

Société anonyme au capital de 179 600 000 euros

Siège social : Tour Manhattan - 6 place de l'Iris - 92095 Paris-La Défense Cedex Tél. : 01 58 86 86 86 - Fax : 01 58 86 87 87 RCS Nanterre 057 505 539 - SIREN 057 505 539

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