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Vicat

Quarterly Report Aug 4, 2015

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Quarterly Report

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1

COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2015 3

1.1. État de la situation financière consolidée 4
1.2. Compte de résultat consolidé 5
1.3. État du résultat global consolidé 6
1.4. État des flux de trésorerie consolidés 7
1.5. État de variation des capitaux propres consolidés 8
1.6. Annexe aux comptes consolidés du 30 juin 2015 9

RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITÉ AU 30 JUIN 2015 41

Évolution du chiffre d'affaires consolidé 42
Évolution de la rentabilité opérationnelle 44
Évolution du résultat financier 50
Évolution des impôts 51
Évolution du résultat net 51
Évolution de la structure financière 51
Événements récents 52
Perspectives 2015 53

DÉCLARATION DES PERSONNES PHYSIQUES RESPONSABLES DU RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL 55

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR L'INFORMATION FINANCIÈRE SEMESTRIELLE 2015 57

Vue aérienne de la cimenterie de Montalieu avec les derniers investissements réalisés : le hall calcaire et le convoyeur à bande (France).

1 COMPTES CONSOLIDÉS AU 30 JUIN 2015

1.1. ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE 4
1.2. COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ 5
1.3. ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ 6
1.4. ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉS 7
1.5. ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS 8
1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2015 9

1.1. État de la situation financière consolidée

1.1. ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE

(en milliers d'euros) Notes 30 juin 2015 31 décembre 2014
ACTIF
Actifs non courants
Goodwill 3 1 054 830 1 007 848
Autres immobilisations incorporelles 4 135 537 122 985
Immobilisations corporelles 5 2 223 924 2 148 739
Immeubles de placement 20 333 18 754
Participations dans des entreprises associées 47 391 43 815
Actifs d'impôts différés 156 307 135 437
Créances et autres actifs financiers non courants 137 437 98 891
TOTAL DES ACTIFS NON COURANTS 3 775 759 3 576 469
Actifs courants
Stocks et en-cours 414 856 394 205
Clients et autres débiteurs 471 757 356 405
Actifs d'impôts exigibles 34 848 37 206
Autres créances 159 418 141 200
Trésorerie et équivalents de trésorerie 6 228 750 268 196
TOTAL DES ACTIFS COURANTS 1 309 629 1 197 212
TOTAL DE L'ACTIF 5 085 388 4 773 681
PASSIF
Capitaux propres
Capital 7 179 600 179 600
Primes 11 207 11 207
Réserves consolidées 2 063 458 1 986 616
Capitaux propres part du Groupe 2 254 265 2 177 423
Intérêts minoritaires 290 506 281 870
TOTAL CAPITAUX PROPRES 2 544 771 2 459 293
Passifs non courants
Provisions retraite et autres avantages postérieurs à l'emploi 8 142 514 125 862
Autres provisions 8 96 392 86 141
Dettes financières et options de vente 9 1 233 378 1 067 527
Impôts différés passifs 236 103 219 656
Autres passifs non courants 10 010 7 205
TOTAL DES PASSIFS NON COURANTS 1 718 397 1 506 391
Passifs courants
Provisions 8 11 279 10 526
Dettes financières et options de vente à moins d'un an 9 278 698 281 730
Fournisseurs et autres créditeurs 283 381 280 642
Passifs d'impôts exigibles 30 455 39 301
Autres dettes 218 407 195 798
TOTAL DES PASSIFS COURANTS 822 220 807 997
TOTAL DES PASSIFS 2 540 617 2 314 388
TOTAL CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS 5 085 388 4 773 681

1.2. COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ

(en milliers d'euros) Notes 30 juin 2015 30 juin 2014
Chiffre d'affaires 11 1 242 559 1 217 811
Achats consommés (812 143) (810 599)
Valeur ajoutée 1.22 430 416 407 212
Charges de personnel (207 425) (187 974)
Impôts, taxes et versements assimilés (33 141) (25 539)
Excédent brut d'exploitation 1.22 & 14 189 850 193 699
Dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations 12 (108 508) (91 571)
Autres produits et charges 13 11 975 10 292
Résultat d'exploitation 14 93 317 112 420
Coût de l'endettement financier net 15 (21 729) (23 514)
Autres produits financiers 15 4 370 5 832
Autres charges financières 15 (10 446) (12 004)
Résultat financier 15 (27 805) (29 686)
Quote-part dans les résultats des sociétés associées 2 400 1 712
Résultat avant impôt 67 912 84 446
Impôts sur les résultats 16 (24 923) (28 438)
Résultat net consolidé 42 989 56 008
Part attribuable aux intérêts minoritaires 9 247 5 292
Part attribuable au Groupe 33 742 50 716
EBITDA 1.22 & 14 203 059 207 674
EBIT 1.22 & 14 93 089 115 199
Capacité d'autofinancement 1.22 139 659 143 733
RÉSULTAT PAR ACTION (en euros)
Résultat net part du groupe de base et dilué par action 7 0,75 1,13

1.3. État du résultat global consolidé

1.3. ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Résultat net consolidé 42 989 56 008
Autres éléments du résultat global
Éléments non recyclables au compte de résultat :
Réévaluation du passif net au titre des prestations à cotisations définies (1 790) (8 566)
Impôt sur les éléments non recyclables (471) 2 998
Éléments recyclables au compte de résultat :
Écarts de conversion 114 382 (868)
Couverture des flux de trésorerie 7 148 (10 782)
Impôt sur les éléments recyclables (3 010) 3 510
Autres éléments du résultat global (après impôt) 116 259 (13 708)
RÉSULTAT GLOBAL 159 248 42 300
Part attribuable aux intérêts minoritaires 20 561 6 180
Part attribuable au Groupe 138 687 36 120

1.4. État des flux de trésorerie consolidés

1.4. ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉS

(en milliers d'euros) Notes 30 juin 2015 30 juin 2014
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES
Résultat net consolidé 42 988 56 008
Quote-part dans les résultats des sociétés mises en équivalence (2 400) (1 712)
Dividendes reçus des sociétés mises en équivalence 1 176 969
Charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l'activité :
W amortissements et provisions 109 214 91 833
W impôts différés (12 337) (13 394)
W plus ou moins values de cession (1 409) 282
W gains et pertes latents liés aux variations de juste valeur 2 640 1 097
W autres (213) 8 650
Capacité d'autofinancement 1.22 139 659 143 733
Variation du besoin en fonds de roulement (136 877) (58 724)
Flux nets de trésorerie générés par les activités opérationnelles (1) 18 2 782 85 009
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENT
Décaissements liés à des acquisitions d'immobilisations :
W immobilisations corporelles et incorporelles (97 066) (81 155)
W immobilisations financières (703) (9 815)
Encaissements liés à des cessions d'immobilisations :
W immobilisations corporelles et incorporelles 2 537 2 781
W immobilisations financières 1 118 4 554
Incidence des variations de périmètre (55) (17 822)
Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement 19 (94 169) (101 457)
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS DE FINANCEMENT
Dividendes versés (77 109) (80 588)
Augmentation de capital - 122
Émissions d'emprunts 155 328 113 530
Remboursement d'emprunts (49 810) (43 569)
Acquisitions d'actions propres (484) (9 203)
Cession – attribution d'actions propres 2 485 13 127
Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement 30 410 (6 581)
Incidence des variations de cours des devises 8 934 1 940
Variation de la trésorerie (52 043) (21 089)
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets à l'ouverture 20 242 990 225 812
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets à la clôture 20 190 947 204 723

(1) Dont flux de trésorerie provenant des impôts sur le résultat : - 34 973 milliers d'euros en 2015 et - 33 419 milliers d'euros en 2014.

Dont flux de trésorerie provenant des intérêts décaissés et encaissés : - 20 790 milliers d'euros en 2015 et - 23 833 milliers d'euros en 2014.

1.5. État de variation des capitaux propres consolidés

1.5. ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS

Réserves Réserves de Capitaux
propres
part du
Intérêts Total
capitaux
(en milliers d'euros) Capital Primes Autocontrôle consolidées conversion Groupe minoritaires propres
AU 1ER JANVIER 2014 179 600 11 207 (73 945) 2 155 752 (262 865) 2 009 749 282 216 2 291 965
Résultat semestriel 50 716 50 716 5 292 56 008
Autres éléments du résultat global (21 190) 6 594 (14 596) 888 (13 708)
Résultat global 29 526 6 594 36 120 6 180 42 300
Dividendes distribués (66 064) (66 064) (14 876) (80 940)
Variation nette des actions
propres
4 713 (517) 4 196 4 196
Variations de périmètre et
acquisitions complémentaires
(3 304) (3 304) (7 875) (11 179)
Augmentation de capital
Autres variations (228) (228) (14) (242)
AU 30 JUIN 2014 179 600 11 207 (69 232) 2 115 165 (256 271) 1 980 469 265 631 2 246 100
AU 1ER JANVIER 2015 179 600 11 207 (70 133) 2 206 447 (149 698) 2 177 423 281 870 2 459 293
Résultat semestriel 33 742 33 742 9 247 42 989
Autres éléments du résultat global 2 027 102 918 104 945 11 314 116 259
Résultat global 35 769 102 918 138 687 20 561 159 248
Dividendes distribués (66 108) (66 108) (11 967) (78 075)
Variation nette des actions
propres
2 800 (524) 2 276 2 276
Variations de périmètre et
acquisitions complémentaires
Augmentation de capital
Autres variations (1) 1 987 1 987 42 2 029
AU 30 JUIN 2015 179 600 11 207 (67 333) 2 177 571 (46 780) 2 254 265 290 506 2 544 771

(1) Incluant, à hauteur de 1,5 million d'euros, l'impact de la norme IFRIC 21 « Taxes », d'application obligatoire et rétroactive à compter du 1er janvier 2015.

Les réserves de conversion Groupe au 30 juin 2015 se ventilent comme suit par devises (en milliers d'euros) :

Dollar américain : 43 432
Franc suisse : 228 642
Livre turque : (131 608)
Livre égyptienne : (54 195)
Tengué kazakh : (65 135)
Ouguiya mauritanien : (1 985)
Roupie indienne : (65 931)
(46 780)

1.6. ANNEXE AUX COMPTES CONSOLIDÉS DU 30 JUIN 2015

NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES ET MÉTHODES D'ÉVALUATION 10
NOTE 2 VARIATIONS DE PÉRIMÈTRE ET AUTRES FAITS MARQUANTS 17
NOTE 3 GOODWILL 18
NOTE 4 AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES 19
NOTE 5 IMMOBILISATIONS CORPORELLES 21
NOTE 6 TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE 22
NOTE 7 CAPITAL SOCIAL 22
NOTE 8 AUTRES PROVISIONS 23
NOTE 9 DETTES FINANCIÈRES ET OPTIONS DE VENTE 23
NOTE 10 INSTRUMENTS FINANCIERS 25
NOTE 11 CHIFFRE D'AFFAIRES 28
NOTE 12 DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS 28
NOTE 13 AUTRES PRODUITS ET CHARGES 28
NOTE 14 INDICATEURS DE PERFORMANCE 29
NOTE 15 RÉSULTAT FINANCIER 29
NOTE 16 IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS 30
NOTE 17 INFORMATIONS SECTORIELLES 30
NOTE 18 FLUX NETS DE TRÉSORERIE GÉNÉRÉS PAR LES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES 32
NOTE 19 FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENTS 33
NOTE 20 COMPOSITION DE LA TRÉSORERIE NETTE 33
NOTE 21 TRANSACTIONS AVEC LES ENTREPRISES LIÉES 33
NOTE 22 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE 34
NOTE 23 LISTE DES PRINCIPALES SOCIÉTÉS RETENUES POUR LA CONSOLIDATION AU 30 JUIN 2015 34

NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES ET MÉTHODES D'ÉVALUATION

1.1. Déclaration de conformité

Conformément au règlement européen no 1606/2002 du Parlement européen du 19 juillet 2002 sur l'application des normes comptables internationales, les états financiers consolidés de Vicat sont établis, depuis le 1er janvier 2005 conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne. Les normes retenues comme principes comptables de référence sont celles applicables à la date du 30 juin 2015.

Les normes et interprétations publiées par l'IASB, mais non encore entrées en vigueur au 30 juin 2015 n'ont pas été appliquées par anticipation dans les comptes consolidés du Groupe à la clôture.

Les comptes consolidés du 30 juin 2015 ont été préparés conformément à IAS 34. S'agissant de comptes résumés, ils n'incluent pas toute l'information requise par le référentiel IFRS pour l'établissement des états financiers consolidés et doivent donc être lus en relation avec ceux établis conformément au référentiel IFRS au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2014.

Les comptes consolidés du 30 juin présentent des informations comparatives pour l'exercice antérieur, établies selon le même référentiel IFRS. Les méthodes comptables et les modalités de calcul adoptées dans les comptes consolidés au 30 juin 2015 sont identiques à celles utilisées dans les états financiers annuels 2014, à l'exception des normes applicables de façon obligatoire à compter du 1er janvier 2015. Il s'agit principalement de la norme IFRIC 21 « Taxes » qui définit le fait générateur de la comptabilisation liée à l'obligation de payer une taxe, dont l'application n'a pas d'incidence significative sur les comptes consolidés du Groupe.

Ces comptes ont été arrêtés et approuvés par le Conseil d'Administration le 31 juillet 2015.

1.2. Base de préparation des états financiers

Les états financiers sont présentés en milliers d'euros.

L'état du résultat global consolidé est présenté par nature en deux tableaux distincts : le compte de résultat et les autres éléments du résultat global.

Les postes de l'état de la situation financière consolidée sont présentés selon la classification actifs courants/actifs non courants et passifs courants/passifs non courants, en fonction de leur exigibilité (correspondant d'une manière générale aux échéances inférieures ou supérieures à un an).

L'état des flux de trésorerie est présenté selon la méthode indirecte.

Les états financiers ont été établis selon la convention du coût historique, à l'exception des actifs et passifs suivants qui sont enregistrés à la juste valeur : les instruments financiers dérivés, les actifs détenus à des fins de transaction, les actifs disponibles à la vente, la part des actifs et passifs faisant l'objet d'une opération de couverture.

Les principes et méthodes comptables exposées ci-après ont été appliqués de manière permanente à l'ensemble des périodes présentées dans les états financiers consolidés.

L'établissement des comptes consolidés selon les normes IFRS implique qu'un certain nombre d'estimations et d'hypothèses soient faites par la Direction du Groupe, ayant une incidence directe sur les états financiers. Ces estimations reposent sur la continuité de l'exploitation et sont établies en fonction des éléments disponibles à la date de leur réalisation. Elles concernent principalement les hypothèses retenues pour :

  • W l'évaluation des provisions (notes 1.17 et 8), en particulier celles pour retraite et autres avantages postérieurs à l'emploi (notes 1.15 et 8) ;
  • W l'évaluation des options de vente consenties à des tiers sur actions de filiales consolidées (notes 1.16 et 9.2) ;
  • W la valorisation des instruments financiers à la juste valeur (notes 1.14 et 10) ;
  • W les évaluations retenues pour la réalisation des tests de perte de valeur (notes 1.4, 1.11 et 3) ;
  • W la définition du traitement comptable à appliquer en l'absence de norme (notes 1.7 et 4 relatives aux quotas d'émission).

Les estimations et hypothèses sont revues régulièrement, dès que les circonstances le justifient, à minima à chaque clôture, et les éléments concernés des états financiers sont actualisés en conséquence.

1.3. Principes de consolidation

Lors d'une acquisition, les actifs et passifs de la société acquise sont évalués à leur juste valeur à la date de l'acquisition.

Les résultats des sociétés acquises ou cédées en cours d'exercice sont retenus dans le compte de résultat consolidé pour la période postérieure ou antérieure, selon le cas, à la date d'acquisition ou de cession.

La consolidation est réalisée à partir des comptes individuels des sociétés arrêtés au 30 juin et retraités, s'il y a lieu, en harmonisation avec les principes comptables du Groupe. Les soldes et toutes les transactions internes sont éliminés dans le cadre de la préparation des états financiers consolidés.

Filiales

Les sociétés dans lesquelles le groupe Vicat a le pouvoir de contrôle, seul, directement ou indirectement, sont consolidées par intégration globale.

Coentreprises et Entreprises associées

Les coentreprises, dont le contrôle est partagé et qui peuvent faire l'objet d'une exploitation en commun par un nombre limité d'actionnaires et les entreprises associées, participations sur lesquelles Vicat exerce une influence notable sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les goodwills dégagés lors de l'acquisition de ces participations sont présentés sur la ligne « titres mis en équivalence ».

La liste des principales sociétés retenues pour la consolidation au 30 juin 2015 figure dans la note 23.

1.4. Regroupement d'entreprises – goodwill

À compter du 1er janvier 2010, les regroupements d'entreprises sont comptabilisés en application des normes IFRS 3 révisée « Regroupements d'entreprises » et IAS 27 révisée « États financiers consolidés et individuels ». Ces normes révisées étant d'application prospective, elles sont sans incidence sur les regroupements d'entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010.

Regroupements d'entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010

Ils sont comptabilisés selon la méthode de l'acquisition. Le goodwill représente la différence entre le coût d'acquisition des titres de la société acquise et la quote-part de l'acquéreur dans la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels identifiés à la date d'acquisition. Les goodwills issus des regroupements d'entreprises effectués à compter du 1er janvier 2004 sont évalués dans la devise de l'entreprise acquise. En application de l'option offerte par IFRS 1, les regroupements d'entreprises réalisés avant la date de transition du 1er janvier 2004 n'ont pas été retraités et les goodwills y afférent ont été maintenus pour leur valeur nette figurant au bilan établi selon les principes français au 31 décembre 2003.

En cas d'excédent de la quote-part d'intérêts dans la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels acquis par rapport au coût (« goodwill négatif »), la totalité de cet excédent résiduel est constatée dans le résultat de l'exercice d'acquisition, sauf en cas d'acquisition d'intérêts minoritaires d'une entreprise déjà intégrée globalement, pour lesquels cet excédent est constaté dans les capitaux propres.

Les valeurs des actifs et passifs acquis dans le cadre d'un regroupement d'entreprises doivent être déterminées de manière définitive dans un délai de 12 mois à compter de la date d'acquisition. Ces valeurs peuvent donc faire l'objet d'ajustement lors des clôtures de comptes intervenant durant ce délai.

Les intérêts minoritaires sont évalués sur la base de leur quote-part dans la juste valeur des actifs nets acquis.

Lorsque le regroupement s'effectue par achats successifs, chaque transaction significative est traitée séparément et donne lieu à une évaluation des actifs et passifs acquis et à la détermination d'un goodwill.

Regroupements d'entreprises réalisés à compter du 1er janvier 2010

La norme IFRS 3 révisée « Regroupements d'entreprises », d'application obligatoire pour les regroupements réalisés à compter du 1er janvier 2010, a introduit principalement les modifications suivantes par rapport à la précédente norme IFRS 3 (avant révision) :

W la détermination du goodwill en une seule fois, lors de la prise de contrôle.

Le Groupe a alors le choix, pour chaque regroupement d'entreprise, lors de la prise de contrôle, d'évaluer les intérêts minoritaires :

  • soit à leur quote-part dans l'actif net identifiable de l'entreprise acquise (option du goodwill « partiel »),
  • soit à leur juste valeur (option du goodwill « complet »).

L'évaluation à la juste valeur des intérêts minoritaires a pour effet d'augmenter le goodwill à hauteur de la part attribuable à ces intérêts minoritaires, se traduisant par la constatation d'un goodwill dit « complet » ;

  • W la comptabilisation de tout ajustement du prix d'acquisition à la juste valeur dès la date d'acquisition, tout ajustement ultérieur survenant au-delà du délai d'affectation de 12 mois à compter de la date d'acquisition étant comptabilisé en résultat ;
  • W la constatation des coûts liés au regroupement d'entreprise en charges de la période au cours de laquelle ils sont encourus ;
  • W dans le cas des regroupements réalisés par étapes, lors de la prise de contrôle, la réévaluation de la participation antérieurement détenue dans l'entreprise acquise à la juste valeur à la date d'acquisition et la comptabilisation de l'éventuel profit ou perte qui en découle en résultat.

Conformément à IAS 36 (cf. note 1.11), les goodwills font l'objet, à chaque clôture annuelle, et en cas d'indice de perte de valeur, d'un test de dépréciation, consistant à comparer leur valeur nette comptable à leur valeur d'utilité déterminée sur la base d'une méthode de projection des flux futurs de trésorerie actualisés. Lorsque cette dernière s'avère inférieure à la première, une dépréciation correspondant à la perte de valeur ainsi déterminée est constatée.

1.5. Monnaies étrangères

Transactions en monnaies étrangères

Les transactions en monnaies étrangères sont converties dans la monnaie fonctionnelle au cours de change en vigueur à la date d'opération. À la clôture, les actifs et passifs monétaires libellés en 1 Comptes consolidés au 30 juin 2015

1.6. Annexe aux comptes consolidés du 30 juin 2015

devises étrangères sont convertis dans la monnaie fonctionnelle au cours de change de clôture de l'exercice et les différences de change qui en résultent sont comptabilisées au compte de résultat.

flux de trésorerie en appliquant le cours moyen de l'exercice. Les écarts de conversion en résultant sont inscrits directement en capitaux propres.

Conversion des états financiers des sociétés étrangères

Les actifs et passifs des sociétés du Groupe libellés en devises étrangères, et ne faisant pas l'objet de couverture, sont convertis en euros, en appliquant le cours de change en vigueur à la date de clôture, les produits et charges du compte de résultat et les flux du tableau des En cas de cession ultérieure, le montant cumulé des écarts de change afférents à l'investissement net cédé libellé en devise étrangère est constaté en résultat. En application de l'option offerte par IFRS 1, les écarts de conversion accumulés avant la date de transition ont été reclassés en report à nouveau à cette date. Ils ne donneront pas lieu à comptabilisation en résultat en cas de cession ultérieure de ces investissements libellés en devise étrangère.

Les cours utilisés pour la conversion des monnaies étrangères sont les suivants :

Cours de clôture Cours moyen
30 juin 2015 31 décembre
2014
30 juin 2015 30 juin 2014
USD 1,1189 1,2141 1,1159 1,3705
CHF 1,0413 1,2024 1,0565 1,2213
EGP 8,5087 8,6511 8,4286 9,6203
TRL 2,9953 2,8320 2,8621 2,9675
KZT 208,3400 221,3900 206,8983 242,6083
MRO 365,6885 352,6830 344,1333 406,8400
XOF 655,9570 655,9570 655,9570 655,9570
INR 71,1873 76,7190 70,1250 83,2930

1.6. Autres immobilisations incorporelles

Les autres immobilisations incorporelles (brevets, droits et logiciels principalement) sont inscrites dans l'état de la situation financière consolidée au coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur éventuelles. Ce coût comprend le coût d'acquisition ou de production et tous les autres coûts directement attribuables engagés pour l'acquisition ou la production de l'actif et pour sa mise en service.

Les immobilisations à durée de vie définie sont amorties sur leur durée d'utilité (durée n'excédant pas 15 ans pour l'essentiel) selon le mode linéaire.

Les dépenses de recherche sont comptabilisées en charges de l'exercice où elles sont encourues. Les frais de développement répondant aux critères d'activation définis par IAS 38 sont immobilisés.

1.7. Quotas d'émission

En l'absence de norme et d'interprétation de l'IASB concernant les quotas d'émission de gaz à effet de serre, le traitement comptable suivant a été retenu :

  • W les quotas alloués par l'État dans le cadre des plans nationaux d'affectation des quotas ne donnent lieu à aucune comptabilisation tant à l'actif qu'au passif ;
  • W seuls les quotas détenus en excédent des émissions réelles cumulées font l'objet d'une constatation à l'actif en autres immobilisations incorporelles à la clôture ;
  • W la constatation des excédents, les ventes de quotas ainsi que les échanges de quotas (EUA) contre des certificats de réduction d'émission (CER) sont constatés dans le résultat de l'exercice.

1.8. Immobilisations corporelles

Les immobilisations corporelles sont inscrites dans l'état de la situation financière consolidée au coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur éventuelles, en appliquant l'approche par composants prévue par IAS 16. Lorsqu'une immobilisation corporelle comporte des composants significatifs ayant une durée d'utilité différente, ceux-ci sont amortis sur leur durée d'utilité, selon le mode linéaire, à compter de leur date de mise en service.

Les principales durées d'amortissement sont les suivantes en fonction des catégories d'actifs concernés :

Actifs Ciment Actifs Béton Granulats
Génie civil 15 à 30 ans 15 ans
Gros matériel 15 à 30 ans 10 à 15 ans
Équipements annexes 8 ans 5 à 10 ans
Électricité 15 ans 5 à 10 ans
Automatismes et instrumentations 5 ans 5 ans

Les terrains de carrière sont amortis en fonction des tonnages extraits dans l'année par comparaison aux réserves totales estimées.

Certains terrains de sociétés françaises acquis avant le 31 décembre 1976 ont fait l'objet d'une réévaluation, maintenue dans les comptes, dont l'impact sur les postes concernés n'est pas significatif.

Les intérêts d'emprunts supportés pour financer la réalisation des investissements pendant la période précédant leur mise en service sont immobilisés. Sont également capitalisées les différences de change résultant des emprunts en monnaie étrangère dans la mesure où elles sont assimilées à un ajustement des coûts d'intérêts et dans la limite de la charge d'intérêts qui aurait été supportée au titre d'un emprunt en monnaie locale.

1.9. Contrats de location

Les contrats de location pour lesquels la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété sont transférés par le bailleur au locataire, sont classés en contrats de location financement conformément à IAS 17. Tous les autres contrats sont classés en location simple.

Les biens détenus en vertu d'un contrat de location financement sont comptabilisés en immobilisations corporelles pour le montant le plus bas de la juste valeur ou de la valeur actuelle des loyers minimum à la date de début des contrats et amortis sur la plus courte de la durée du contrat de location et de sa durée d'utilité, avec en contrepartie, la dette afférente au passif.

1.10. Immeubles de placement

Le Groupe comptabilise ses immeubles de placement au coût historique, diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeurs pratiqués. Ils sont amortis linéairement sur leur durée d'utilité (10 à 25 ans). La juste valeur de ses placements immobiliers est déterminée par les services dédiés du Groupe, assistés d'un consultant externe, principalement par référence aux prix du marché observés lors de transactions réalisées sur des biens comparables ou publiés par les chambres des notaires locales. Elle est présentée en annexe à chaque clôture annuelle.

1.11. Dépréciation d'actifs

Conformément à IAS 36, les valeurs comptables des actifs à durée de vie indéfinie sont revues à chaque clôture annuelle et en cours d'exercice en cas d'indice de perte de valeur. Pour les actifs à durée de vie définie, les valeurs sont revues seulement si des indices de pertes de valeur montrent une dépréciation probable.

Une perte de valeur doit être comptabilisée en charges au compte de résultat, dès lors que la valeur comptable de l'actif excède sa valeur recouvrable. La valeur recouvrable est le montant le plus élevé de la juste valeur diminuée des coûts de cession et de la valeur d'utilité. Cette dernière est déterminée selon la méthode de projection des flux futurs de trésorerie actualisés sur une durée de 10 ans, augmentée de la valeur terminale calculée sur la base d'une projection à l'infini du cash-flow opérationnel de la dernière année. Cette durée est en phase avec l'intensité capitalistique des activités du Groupe et la longévité des outils industriels.

Les cash-flows prévisionnels sont déterminés sur la base des éléments suivants inflatés puis actualisés :

  • W l'EBITDA issu du plan long terme sur les cinq premières années, puis projeté jusqu'à l'année 10 ;
  • W les investissements de maintien ;
  • W et la variation du besoin en fonds de roulement.

Les hypothèses qui servent au calcul des tests de dépréciation émanent des prévisions construites par les opérationnels, au plus près de leur connaissance du marché, du positionnement commercial des activités et des performances de l'outil industriel. Ces prévisions intègrent l'impact de l'évolution prévisible de la consommation cimentière en fonction des données macro-économiques et sectorielles, des changements susceptibles de modifier la situation concurrentielle, des améliorations techniques apportées au « process » de fabrication ainsi que de l'évolution attendue du coût des principaux facteurs de production contribuant au prix de revient des produits.

Pour les pays soumis à des tensions sociales et sécuritaires, les hypothèses retenues intègrent en outre, sur la base de données récentes et de l'examen des effets de ces tensions sur les conditions actuelles de l'activité, l'amélioration potentielle résultant de la levée progressive et partielle de certaines d'entre elles.

Les flux de trésorerie projetés sont actualisés au coût moyen pondéré du capital (CMPC ou WACC) avant impôts, conformément aux prescriptions de la norme IAS 36. Ce dernier est calculé par pays en tenant compte du coût de l'argent sans risque à long terme, du risque de marché pondéré par un facteur de volatilité sectorielle, ainsi que d'une prime pays, reflétant les risques spécifiques du marché sur lequel opère l'UGT concernée.

En effet, lorsqu'il n'est pas possible d'estimer la valeur d'utilité d'un actif isolé, celle-ci est appréciée au niveau de l'UGT à laquelle l'actif appartient (défini par IAS 36 comme étant le plus petit groupe identifiable d'actifs générant des entrées de trésorerie indépendante), dans la mesure où les installations industrielles, les produits et les marchés constituent un ensemble cohérent. L'analyse a ainsi été menée au niveau de chaque zone géographique/marché/activité, et les UGT ont été déterminées en fonction de l'existence ou non d'une intégration verticale entre les activités du Groupe exercées sur la zone concernée.

La valeur des actifs ainsi testée, à minima annuellement au niveau de chaque UGT, est composée des actifs non courants incorporels et corporels majorée du goodwill attribuable aux minoritaires.

Ces tests de dépréciation sont sensibles aux hypothèses retenues pour chaque UGT, principalement en matière :

  • W de taux d'actualisation, tel que précédemment défini ;
  • W de taux d'inflation, devant refléter l'évolution des prix de vente et des coûts futurs attendus ;
  • W de taux de croissance à l'infini.

Des tests de sensibilité à l'augmentation ou la diminution d'un point du taux d'actualisation et du taux de croissance à l'infini retenus sont réalisés à chaque clôture annuelle afin de mesurer l'incidence sur la valeur des goodwills et des autres actifs incorporels et corporels inclus dans les comptes consolidés du Groupe. Par ailleurs, ce taux d'actualisation intègre une prime de risque pays et une prime de risque sectoriel traduisant la cyclicité de certains facteurs inhérents au secteur d'activité, ce qui permet d'appréhender la volatilité de certaines composantes du prix de revient, sensible notamment aux coûts énergétiques.

Les pertes de valeurs constatées sont réversibles et font l'objet d'une reprise en cas de diminution, à l'exception de celles afférentes aux goodwills, qui sont définitives.

1.12. Stocks

Les stocks sont évalués suivant la méthode du coût unitaire moyen pondéré, au plus bas du coût d'acquisition ou de production et de la valeur nette de réalisation (prix de vente diminué des coûts nécessaires estimés pour l'achèvement et pour réaliser la vente).

La valeur brute des marchandises et des approvisionnements comprend le prix d'achat et les frais accessoires.

Les produits fabriqués sont valorisés au coût de production comprenant les consommations, les charges directes et indirectes de production et les amortissements consolidés des biens concourant à la production.

Pour les stocks de produits fabriqués et les en-cours de production, le coût comprend une quote-part appropriée de charges fixes fondée sur des conditions d'utilisation normatives des outils de production.

Des dépréciations sont constituées, le cas échéant, sur les stocks pour prendre en compte les pertes probables identifiées à la clôture de l'exercice.

1.13. Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et équivalents de trésorerie comprennent les liquidités et les placements à court terme (ayant une échéance inférieure à trois mois et ne présentant pas de risque de variation de valeur). Ces derniers sont valorisés à leur valeur de marché à la clôture. La trésorerie nette, dont la variation est présentée dans le tableau des flux de trésorerie, est constituée de la trésorerie et des équivalents de trésorerie diminués des découverts bancaires.

1.14. Instruments financiers

Actifs financiers

Le Groupe classe ses actifs financiers non dérivés, lors de leur comptabilisation initiale, dans l'une des quatre catégories d'instruments financiers suivantes prévues par la norme IAS 39, en fonction des raisons ayant motivé leur acquisition à l'origine :

  • W les prêts et créances à long terme, actifs financiers non cotés sur un marché actif, dont le paiement est déterminé ou déterminable ; ils sont évalués au coût amorti ;
  • W les actifs disponibles à la vente qui intègrent notamment, selon la norme, les titres de participation dans des sociétés non consolidées ; ils sont évalués au plus faible de leur valeur comptable et de leur juste valeur diminuée du coût des ventes à la clôture ;
  • W les actifs financiers évalués à leur juste valeur par le résultat, parce que détenus à des fins de transaction (acquis et détenus en vue d'être revendus à court terme) ;
  • W les placements détenus jusqu'à leur échéance, qui comprennent les titres cotés sur un marché actif assortis de paiements déterminés et à échéances fixées ; le Groupe ne possède pas de tels actifs à la clôture des exercices présentés.

Toutes les opérations d'achats et ventes d'actifs financiers sont comptabilisées à la date de transaction. Les actifs financiers font l'objet d'une revue à chaque clôture annuelle afin d'identifier l'existence éventuelle d'un indice de perte de valeur.

Passifs financiers

Le Groupe classe ses passifs financiers non dérivés, lors de leur comptabilisation initiale, en passifs financiers évalués au coût amorti. Ils comprennent principalement les emprunts, les autres financements, les découverts bancaires. Le Groupe n'a pas de passif financier à la juste valeur par le biais du compte de résultat.

Actions d'autocontrôle

Conformément à IAS 32, les actions propres Vicat sont inscrites en déduction des capitaux propres.

Instruments dérivés et relations de couverture

Le Groupe utilise des instruments de couverture pour réduire son exposition aux variations de taux d'intérêts et de cours de change résultant de ses activités opérationnelles, de financement et d'investissement. Ces opérations de couverture sont réalisées au moyen d'instruments financiers dérivés. Le Groupe utilise des swaps et caps de taux d'intérêts pour gérer son exposition aux risques de taux, et des contrats de change à terme et swaps de devises pour couvrir l'exposition aux risques de change.

Les instruments financiers dérivés sont utilisés par le Groupe exclusivement à des fins de couverture économique et aucun instrument n'est détenu à des fins spéculatives. Cependant, certains instruments financiers dérivés utilisés ne sont pas, pas encore ou plus éligibles à la comptabilité de couverture à la date de clôture selon les critères de la norme IAS 39.

Les instruments financiers dérivés sont évalués à leur juste valeur au bilan. Sauf exception détaillée ci-dessous, la variation de juste valeur des instruments dérivés est enregistrée en contrepartie du compte de résultat dans le résultat financier (« Variation de juste valeur des actifs et passifs financiers »). Les justes valeurs des dérivés sont estimées à partir des modèles de valorisation suivants :

  • W la valeur de marché des swaps de taux, swaps de change et des opérations d'achats/ventes à terme est calculée à partir d'une actualisation des flux futurs sur la base des courbes de taux « zéro coupon » en vigueur à la clôture des exercices présentés, retraités le cas échéant des intérêts courus non échus ;
  • W les options de taux sont réévaluées sur la base du modèle Black and Scholes en intégrant les paramètres de marché existants à la clôture.

Les instruments dérivés peuvent être désignés comme instruments de couverture selon le type de relation de couverture :

W la couverture de juste valeur est une couverture de l'exposition aux variations de la juste valeur d'un actif ou d'un passif comptabilisé ou d'une partie identifiée de cet actif ou de ce passif qui est attribuable à un risque particulier, notamment les risques de taux et de change et qui affecterait le résultat net présenté ;

W la couverture de flux de trésorerie est une couverture de l'exposition aux variations de flux de trésorerie qui sont attribuables à un risque particulier associé à un actif ou passif comptabilisé ou à une transaction prévue (par exemple vente ou achat attendu, opération future « hautement probable ») et qui affecterait le résultat net présenté.

La comptabilité de couverture d'un actif, d'une dette, d'un engagement ferme ou d'un flux de trésorerie est applicable si :

  • W la relation de couverture est clairement définie et documentée à la date de sa mise en place ;
  • W l'efficacité de la relation de couverture est démontrée dès son origine puis par la vérification régulière et la corrélation entre la variation de la valeur de marché de l'instrument de couverture et celle de l'élément couvert. La fraction inefficace de la couverture est systématiquement enregistrée en résultat.

L'application de la comptabilité de couverture a les conséquences suivantes :

  • W en cas de documentation d'une relation de couverture de Juste Valeur, la variation de la juste valeur du dérivé de couverture est comptabilisée en compte de résultat, venant se compenser avec la variation de la juste valeur de l'instrument financier couvert. Le résultat est impacté de la seule part inefficace de la couverture ;
  • W en cas de documentation d'une relation de couverture de Flux de Trésorerie, la variation de juste valeur du dérivé de couverture est enregistrée initialement en capitaux propres pour la part efficace et directement en compte de résultat pour la part inefficace de la variation. Les variations cumulées de la juste valeur de l'instrument de couverture précédemment enregistrées en capitaux propres sont transférées en compte de résultat au même rythme que les flux de trésorerie couverts.

1.15. Avantages au personnel

Le Groupe comptabilise la totalité du montant de ses engagements en matière d'avantages postérieurs à l'emploi en application des dispositions de la norme IAS 19 révisée.

Les réglementations, usages et accords contractuels en vigueur dans les pays où sont implantées les sociétés consolidées du Groupe, prévoient différents avantages postérieurs à l'emploi : indemnités de départ en retraite, compléments de retraite, retraite chapeau pour les dirigeants…, ainsi que d'autres avantages à long terme (couverture de dépenses médicales au bénéfice des retraités…).

Les régimes à cotisations définies sont ceux pour lesquels l'engagement du Groupe se limite uniquement au versement de cotisations, qui sont comptabilisées en charges lorsqu'elles sont encourues.

Les régimes à prestations définies, qui comprennent tous les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi, autres que ceux à cotisations définies, constituent un engagement futur pour le Groupe. Les engagements correspondants font l'objet d'un calcul actuariel (évolution des salaires, mortalité, rotation…) selon la méthode des unités de crédits projetées, conformément aux usages et aux clauses prévues par les conventions collectives.

Certains régimes de retraite à prestations définies, principalement aux États-Unis et en Suisse sont couverts pour tout ou partie par des actifs dédiés qui sont composés pour l'essentiel d'actions et d'obligations. Les positions nettes des régimes sont intégralement provisionnées dans l'état de la situation financière, après déduction, le cas échéant, de la juste valeur de ces actifs investis, dont le montant peut être ajusté compte tenu du mécanisme de l'asset ceiling. En cas d'excédent d'actif (régime surfinancé), celui-ci n'est comptabilisé dans l'état de la situation financière que dans la mesure où il représente des avantages économiques futurs effectivement disponibles pour le Groupe, et dans la limite du plafond défini par la norme.

Les écarts actuariels résultent du changement d'hypothèses actuarielles et/ou d'écarts constatés entre ces hypothèses et la réalité. Les écarts actuariels se rapportant aux avantages postérieurs à l'emploi sont comptabilisés en « autres éléments du résultat global » et ne sont pas recyclables au compte de résultat.

En application de l'option offerte par IFRS 1, le Groupe avait choisi de mettre à zéro les écarts actuariels liés aux avantages au personnel non encore reconnu dans le bilan de transition par imputation sur les capitaux propres.

1.16. Options de vente consenties sur actions de filiales consolidées

En application des normes IAS 27 et IAS 32, les options de vente consenties à des tiers minoritaires de filiales consolidées par intégration globale sont enregistrées dans les passifs financiers pour la valeur actuelle de leur prix d'exercice estimé avec en contrepartie une réduction des intérêts minoritaires correspondants.

Le différentiel entre la valeur de l'option et le montant des intérêts minoritaires est constaté :

  • W en goodwill, pour les options émises avant le 1er janvier 2010 ;
  • W en diminution des capitaux propres part du Groupe pour les options émises après le 1er janvier 2010.

La dette est estimée en fonction des données contractuelles disponibles (prix, formule…) et tout autre élément pertinent pour son évaluation. Sa valorisation est revue à chaque clôture et les variations ultérieures de la dette sont constatées :

  • W soit en contrepartie du goodwill (options émises avant le 1er janvier 2010) ;
  • W soit en contrepartie des capitaux propres part du Groupe (options émises après le 1er janvier 2010).

Aucun impact n'est enregistré dans le compte de résultat hormis l'impact de l'actualisation annuelle de la dette constatée dans le résultat financier ; le résultat – part du Groupe – reste calculé sur la base du pourcentage détenu dans les filiales concernées, sans prise en compte du pourcentage d'intérêt attaché aux options de vente.

1.17. Provisions

Conformément à IAS 37, une provision est comptabilisée lorsque le Groupe a une obligation actuelle, légale ou implicite, résultant d'un fait générateur antérieur à la clôture qui entraînera une sortie de ressources sans contrepartie attendue après la clôture, pouvant être estimée de manière fiable.

Elles incluent notamment les provisions pour remise en état des sites, constituées au fur et à mesure de l'exploitation des carrières et comprenant les coûts prévisionnels liés à l'obligation de reconstitution des sites de carrière.

Les provisions dont l'échéance est supérieure à un an, font l'objet d'une actualisation, conformément à IAS 37, lorsque son effet est significatif. Les effets de cette actualisation sont enregistrés en résultat financier.

1.18. Chiffre d'affaires

Conformément à IAS 18, le chiffre d'affaires est constaté à la juste valeur de la contrepartie reçue ou à recevoir, nette des remises et ristournes commerciales et après déduction des droits d'accises collectés par le Groupe dans le cadre de son activité. Il comprend les coûts de transport et de manutention facturés aux clients.

Le chiffre d'affaires est comptabilisé lors du transfert des risques et avantages significatifs liés à la propriété à l'acheteur, ce qui correspond généralement à la date du transfert de propriété du produit ou la réalisation du service.

1.19. Autres produits et charges

Il s'agit de charges et produits qui émanent de l'activité opérationnelle du Groupe, mais qui ne sont pas engagés dans le cadre du processus direct de production ou de l'activité commerciale. Ces charges et produits concernent notamment les indemnités d'assurances, les redevances brevets, les excédents de CO2 et certaines charges liées à des sinistres ou litiges.

1.20. Impôts sur le résultat

Les impôts différés sont calculés avec les taux d'impôts, dont l'application est attendue sur l'exercice au cours duquel l'actif sera réalisé ou le passif réglé, et qui ont été adoptés ou quasi-adoptés à la date de clôture.

Les impôts différés sont déterminés sur la base d'une analyse bilancielle, pour les différences temporelles identifiées dans les filiales et les coentreprises du Groupe entre les valeurs dans l'état de la situation financière consolidé et les valeurs fiscales des éléments d'actif et de passif.

Des impôts différés sont constatés pour toutes les différences temporelles, y compris sur le retraitement des contrats de location financement, sauf si la différence temporelle est générée par un goodwill.

Les impôts différés actif et passif sont compensés au niveau de chaque entité. Lorsque le solde correspond à une créance, un impôt différé actif est constaté s'il est probable que la Société disposera de bénéfices imposables futurs sur lesquels elle pourra imputer les actifs d'impôts considérés.

1.21. Information sectorielle

Conformément à la norme IFRS 8 « Secteurs opérationnels », l'information sectorielle présentée dans la note 17 a été définie sur la base des données issues du reporting interne. Cette information est celle utilisée par la Direction générale qui met en œuvre la stratégie définie par le Président du Conseil d'Administration, pour la mesure de la performance économique du Groupe et l'allocation des investissements et ressources aux secteurs et zones géographiques.

Les secteurs opérationnels déterminés en application d'IFRS 8 sont constitués des trois secteurs dans lesquels le Groupe exerce son activité : le Ciment, le Béton & Granulats et les Autres produits & services.

Les indicateurs de gestion présentés ont été adaptés pour être en cohérence avec ceux suivis par la Direction générale tout en respectant les informations requises par IFRS 8 : Chiffre d'affaires opérationnel et consolidé, EBITDA et EBIT (cf. § 1.22), Total des actifs non courants, Capitaux nets investis (cf. § 17), Investissements industriels, Dotation nette aux amortissements des immobilisations et Effectifs.

Les indicateurs de gestion suivis dans le cadre du reporting interne sont identiques à l'ensemble des secteurs opérationnels et zones géographiques définis ci-dessus et sont déterminés conformément aux principes IFRS appliqués par le Groupe pour ses états financiers consolidés.

1.22. Indicateurs financiers

La définition des indicateurs de performance financière, utilisés par le Groupe, comme par d'autres acteurs industriels notamment dans le domaine des matériaux de construction, et présentés avec le compte de résultat, est la suivante :

Valeur ajoutée : elle est égale à la valeur de la production diminuée des consommations intermédiaires.

Excédent brut d'exploitation : il est égal à la valeur ajoutée, diminuée des charges de personnel, des impôts et taxes (hors impôts sur les résultats et impôts différés) et augmentée des subventions d'exploitation.

EBITDA (Earning Before Interest, Tax, Depreciation and Amortization) : il se calcule en sommant l'Excédent Brut d'Exploitation et les autres produits et charges ordinaires.

EBIT (Earning Before Interest and Tax) : il se calcule en sommant l'EBITDA et les dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations ordinaires.

Capacité d'autofinancement : elle est égale au résultat net avant prise en compte des charges nettes calculées sans impact sur la trésorerie (soit principalement les dotations nettes aux amortissements et provisions, les impôts différés, les résultats de cession et les variations de juste valeur).

1.23. Saisonnalité

La demande dans les activités du Ciment, du Béton prêt à l'emploi et des Granulats est saisonnière et tend à diminuer en hiver dans les pays tempérés et pendant la saison des pluies dans les pays tropicaux. Le Groupe enregistre par conséquent généralement un chiffre d'affaires plus bas aux premier et quatrième trimestres, pendant la saison hivernale sur les principaux marchés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord. Aux deuxième et troisième trimestres, en revanche, le chiffre d'affaires est plus élevé, du fait de la saison estivale propice aux constructions.

NOTE 2 VARIATIONS DE PÉRIMÈTRE ET AUTRES FAITS MARQUANTS

Environnement macro-économique et activité

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe Vicat au 1er semestre de 2015 atteint 1 243 millions d'euros, en progression de 2 % par rapport à la même période de 2014.

Cette progression résulte d'un effet de change positif de plus de 8 % et d'une contraction de l'activité de 6 % en organique.

Le recul du chiffre d'affaires à périmètre et taux de change constants résulte d'une situation contrastée entre les différentes régions dans lesquelles le Groupe opère.

L'activité en France et dans le reste de l'Europe s'inscrit en baisse, impactée notamment par des conditions météorologiques sensiblement moins favorables au 1er trimestre 2015 qu'au 1er trimestre 2014. Le contexte macro-économique et sectoriel reste cependant toujours difficile en France et en Italie. Au Sénégal, le démarrage de l'usine d'un nouvel entrant s'est traduit par une pression concurrentielle accrue impactant négativement l'activité du Groupe dans cette zone. En Égypte, dans un marché qui reste favorablement orienté, la hausse des volumes n'a pas permis de pleinement compenser le recul des prix. L'activité s'est par ailleurs inscrite dans un contexte de forte augmentation des coûts énergétiques. À ce titre, le Groupe poursuit la construction de deux broyeurs charbon qui permettront de réduire très sensiblement sa facture énergétique dans ce pays à compter de leur démarrage au 3e trimestre 2015. Enfin, en Turquie, si l'activité enregistre une légère érosion sur le semestre, il est à noter qu'après un 1er trimestre négativement impacté par de mauvaises conditions météorologiques, le 2e trimestre s'est inscrit en forte progression.

Ces évolutions n'ont été que partiellement compensées par une solide progression de l'activité aux États-Unis, au Kazakhstan et en Inde. En effet, l'activité du Groupe aux États-Unis continue de bénéficier d'un environnement macro-économique favorable se traduisant par une nouvelle augmentation des volumes livrés et des prix de vente. Au Kazakhstan, après un 1er trimestre en nette baisse, l'activité s'est fortement améliorée au cours du 2e trimestre, le Groupe enregistrant sur l'ensemble de la période une légère augmentation de son chiffre d'affaires. Pour finir, l'activité en Inde est en croissance, en dépit d'une contraction marquée des volumes livrés. Cette baisse des volumes, qui intervient après la montée en puissance « volontariste » de Kalburgi Cement (ex-Vicat Sagar Cement) au cours du 1er semestre 2014 sur ses marchés, témoigne de la stratégie, mise en place par le Groupe, dès le 2e semestre 2014, de commercialisation sélective du Groupe sur l'ensemble de son dispositif visant à tirer pleinement profit de la remontée soutenue des prix de vente.

Volatilité des cours de change et impacts sur le compte de résultat

Le compte de résultat du 1er semestre 2015 a été fortement impacté par l'appréciation de la quasi-totalité des monnaies étrangères par rapport à l'euro. Il en résulte un effet de change positif sur le semestre de près de 100 millions d'euros sur le chiffre d'affaires consolidé et de près de 17 millions d'euros sur l'EBITDA.

Les capitaux propres consolidés ont bénéficié d'écarts de conversion positifs pour un montant global de 114 millions d'euros.

NOTE 3 GOODWILL

La variation des goodwills nets par secteurs d'activité s'analyse comme suit :

(en milliers d'euros) Ciment Béton &
Granulats
Autres Produits
et Services
Total net
AU 31 DÉCEMBRE 2013 681 575 243 245 21 749 946 569
Acquisitions/Augmentations 8 707 8 707
Cessions/Diminutions (1 453) (485) (1 938)
Variations de change 30 040 14 103 278 44 421
Autres mouvements 8 815 1 195 79 10 089
AU 31 DÉCEMBRE 2014 720 430 265 797 21 621 1 007 848
Acquisitions/Augmentations 16 16
Cessions/Diminutions (125) (125)
Variations de change 22 609 16 375 2 519 41 503
Autres mouvements 5 588 5 588
AU 30 JUIN 2015 748 627 282 047 24 156 1 054 830

Test de perte de valeur sur les écarts d'acquisition :

Conformément à IFRS 3 et IAS 36, les goodwills font l'objet, à chaque clôture annuelle, et en cas d'indice de perte de valeur, d'un test de dépréciation conformément à la méthode décrite dans les notes 1.4 et 1.11.

Compte tenu du contexte macro-économique et financier volatil, le Groupe a procédé à une revue des indices de perte de valeur relatifs aux goodwills au 30 juin 2015, qui n'a pas donné lieu à constatation de perte de valeur.

Les goodwills se répartissent comme suit par UGT :

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 31 décembre 2014
UGT Inde 261 307 243 335
UGT Afrique de l'Ouest Ciment 153 560 154 875
UGT France-Italie 185 092 179 488
UGT Suisse 145 415 135 494
Autres UGT cumulées 309 456 294 656
TOTAL 1 054 830 1 007 848

NOTE 4 AUTRES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

Valeurs brutes
(en milliers d'euros)
Concessions,
brevets &
droits similaires
Logiciels Autres
immobilisations
incorporelles
Immobilisations
incorporelles
en cours
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2013 84 962 31 344 48 218 3 994 168 518
Acquisitions 8 818 973 952 10 703 21 446
Cessions (3 773) (85) (3 858)
Variations de périmètre 165 11 2 609 187 2 972
Variations de change 1 530 305 37 1 872
Autres mouvements 151 63 5 486 (2 077) 3 623
AU 31 DÉCEMBRE 2014 91 853 32 611 57 265 12 844 194 573
Acquisitions 2 164 55 113 5 468 7 800
Cessions (1) (5) (6)
Variations de périmètre 0
Variations de change 1 677 1 105 5 941 382 9 105
Autres mouvements 230 3 251 1 777 5 258
AU 30 JUIN 2015 95 694 34 000 66 565 20 471 216 730
Amortissements et pertes de valeur
(en milliers d'euros)
Concessions,
brevets &
droits similaires
Logiciels Autres
immobilisations
incorporelles
Immobilisations
incorporelles
en cours
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2013 (21 140) (18 775) (28 500) 0 (68 415)
Augmentation (2 644) (3 003) (2 991) (8 638)
Diminution 3 767 91 4 227 8 085
Variations de périmètre 5 (12) (9) (16)
Variations de change (759) (189) (1 260) (2 208)
Autres mouvements (30) 30 (396) (396)
AU 31 DÉCEMBRE 2014 (20 801) (21 858) (28 929) 0 (71 588)
Augmentation (1 399) (1 479) (1 449) (4 327)
Diminution 208 208
Variations de périmètre 0
Variations de change (724) (904) (2 697) (4 325)
Autres mouvements (1 161) (1 161)
AU 30 JUIN 2015 (22 924) (24 241) (34 028) 0 (81 193)
Valeur nette comptable au 31 décembre 2014 71 052 10 753 28 336 12 844 122 985
VALEUR NETTE COMPTABLE AU 30 JUIN 2015 72 770 9 759 32 537 20 471 135 537

Aucun frais de développement n'a été immobilisé au cours du 1er semestre 2015 ni au cours de l'exercice 2014.

au 31 décembre 2014) correspondant à 2 714 milliers de tonnes (2 443 milliers de tonnes à fin 2014).

Concernant les quotas d'émission de gaz à effet de serre, seuls les quotas détenus à la clôture en excédent des émissions réelles ont fait l'objet d'une comptabilisation à l'actif en autres immobilisations incorporelles pour 18 994 milliers d'euros au 30 juin 2015 (16 836 milliers d'euros La constatation des excédents a été prise en compte dans le résultat opérationnel de la période pour un montant de 2 158 milliers d'euros (1 382 milliers d'euros au 30 juin 2014).

NOTE 5 IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Valeurs brutes
(en milliers d'euros)
Terrains &
constructions
Installations
industrielles
Autres
immobilisations
corporelles
Immobilisations
en cours
et avances/
acomptes
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2013 1 051 599 2 743 898 151 028 129 055 4 075 580
Acquisitions 22 787 35 170 5 993 68 239 132 189
Cessions (2 631) (24 505) (11 288) (38 424)
Variations de périmètre 1 145 2 903 2 616 489 7 153
Variations de change 40 481 123 370 3 139 6 351 173 341
Autres mouvements 35 814 65 434 656 (104 189) (2 285)
AU 31 DÉCEMBRE 2014 1 149 195 2 946 270 152 144 99 945 4 347 554
Acquisitions 3 057 7 121 1 268 61 339 72 785
Cessions (177) (16 819) (5 384) (2) (22 382)
Variations de périmètre (3 166) 2 138 (351) 8 (1 371)
Variations de change 54 400 111 665 12 658 547 179 270
Autres mouvements 11 400 38 243 1 614 (53 330) (2 073)
AU 30 JUIN 2015 1 214 709 3 088 618 161 949 108 507 4 573 783
Amortissements et pertes de valeur
(en milliers d'euros)
Terrains &
Constructions
Installations
industrielles
Autres
immobilisations
corporelles
Immobilisations
en cours et
avances/
acomptes
Total
AU 31 DÉCEMBRE 2013 (394 753) (1 477 381) (101 381) (53) (1 973 568)
Augmentation (32 597) (132 165) (10 102) (705) (175 569)
Diminution 1 851 22 016 10 857 34 724
Variations de périmètre (1 199) (2 450) (1 813) (5 462)
Variations de change (13 621) (64 700) (1 803) (6) (80 130)
Autres mouvements (7 929) 8 550 569 1 190
AU 31 DÉCEMBRE 2014 (448 248) (1 646 130) (103 673) (764) (2 198 815)
Augmentation (17 397) (71 488) (5 360) (94 245)
Diminution 2 391 13 671 5 246 703 22 011
Variations de périmètre 423 717 231 1 371
Variations de change (17 842) (53 762) (7 793) (5) (79 402)
Autres mouvements (4) (520) (255) (779)
AU 30 JUIN 2015 (480 677) (1 757 512) (111 604) (66) (2 349 859)
Valeur nette comptable au 31 décembre 2014 700 947 1 300 140 48 471 99 181 2 148 739
VALEUR NETTE COMPTABLE AU 30 JUIN 2015 734 032 1 331 106 50 345 108 441 2 223 924

Les immobilisations corporelles en cours totalisent 85 millions d'euros au 30 juin 2015 (86 millions d'euros au 31 décembre 2014) et les avances et acomptes versés sur immobilisations corporelles représentent 24 millions d'euros au 30 juin 2015 (14 millions d'euros au 31 décembre 2014).

Le montant des engagements contractuels pour l'acquisition d'immobilisations incorporelles et corporelles s'élève à 37 millions d'euros au 30 juin 2015 (53 millions d'euros au 31 décembre 2014).

Le montant global d'intérêts capitalisés sur les 1ers semestres 2015 et 2014 s'élève à 0,5 million d'euros, déterminé sur la base d'un taux d'intérêts appliqué localement variant en 2015 de 3,09 % à 10,75 % selon les pays concernés.

NOTE 6 TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 31 décembre 2014
Disponibilités 77 319 74 090
Valeurs mobilières de placement et dépôts à terme < 3 mois 151 431 194 106
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE (1) 228 750 268 196

(1) Incluant au 30 juin 2015, 13,4 millions d'euros faisant l'objet d'une saisie conservatoire temporaire sur un compte bancaire d'une société indienne du Groupe, dans le cadre du litige l'opposant aux autorités administratives et judiciaires sur des faits antérieurs à l'entrée de Vicat à son capital.

NOTE 7 CAPITAL SOCIAL

Le capital social de Vicat est composé de 44 900 000 actions ordinaires de quatre euros entièrement libérées dont 764 941 actions détenues en propre au 30 juin 2015 (794 611 au 31 décembre 2014) acquises dans le cadre de programmes de rachat d'actions approuvés par les Assemblées Générales Ordinaires, et dans le cadre de la cession par Heidelberg Cement de sa participation de 35 % dans Vicat en 2007.

Les actions sont nominatives ou au porteur au choix de l'actionnaire. Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel à la quotité du capital qu'elles représentent et chaque action donne droit à une voix, à l'exception des actions entièrement libérées pour lesquelles il est justifié d'une inscription nominative depuis quatre ans au moins au nom du même actionnaire, à qui est attribué un droit de vote double.

Le dividende versé au cours de l'exercice 2015 au titre de l'exercice 2014 s'est élevé à 1,50 euro par action soit au total 67 350 milliers d'euros, identique au dividende de 1,50 euro par action versé en 2014 au titre de l'exercice 2013 soit au total 67 350 milliers d'euros.

En l'absence d'instrument dilutif, le résultat dilué par action est identique au résultat de base par action et s'obtient en divisant le résultat net part du Groupe par le nombre d'actions ordinaires moyen pondéré de Vicat en circulation sur l'exercice.

Depuis le 4 janvier 2010, et pour une période de 12 mois renouvelable par tacite reconduction, Vicat a confié la mise en œuvre d'un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie de l'Amafi du 20 septembre 2008 à Natixis Securities.

Pour sa mise en œuvre, les moyens suivants ont été affectés au contrat de liquidité : 20 000 titres Vicat et 3 millions d'euros.

Au 30 juin 2015, les moyens suivants figurent au compte de liquidité : 24 701 titres Vicat et 2 606 milliers d'euros.

NOTE 8 AUTRES PROVISIONS

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 31 décembre 2014
Provisions retraite et autres avantages postérieurs à l'emploi 142 514 125 862
Reconstitution des sites 49 797 44 394
Démolitions 1 363 1 184
Autres risques (1) 28 254 27 206
Autres charges 28 257 23 884
Autres provisions 107 671 96 667
Dont à moins d'un an 11 279 10 526
Dont à plus d'un an 96 392 86 141

(1) Les autres risques incluent au 30 juin 2015 :

• un montant de 4,0 millions d'euros (4,7 millions d'euros au 31 décembre 2014) correspondant à l'évaluation actuelle des coûts bruts attendus en réparation d'un sinistre survenu en 2006 suite à des livraisons de mélanges à béton et de béton effectuées en 2004 et présentant un taux de sulfate supérieur aux normes en vigueur. Ce montant correspond à l'estimation actuelle de la quote-part de responsabilité du Groupe dans la réparation des sinistres avérés avant indemnisation résiduelle à recevoir des assurances constatée pour 1,8 million d'euros à l'actif non courant du bilan au 30 juin 2015 et au 31 décembre 2014 ;

• un montant de 10,5 millions d'euros (9,4 millions d'euros au 31 décembre 2014) correspondant au montant estimé de la franchise concernant des sinistres survenus aux États-Unis à la clôture dans le cadre d'accidents du travail, et qui devra être prise en charge par le Groupe ;

• le solde résiduel des autres provisions s'élevant à environ 13,8 millions d'euros au 30 juin 2015 (13,1 millions d'euros au 31 décembre 2014) correspond au cumul des autres provisions qui, prises individuellement, ne sont pas matérielles.

NOTE 9 DETTES FINANCIÈRES ET OPTIONS DE VENTE

Les passifs financiers se ventilent comme suit au 30 juin 2015 et au 31 décembre 2014 :

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 31 décembre 2014
Dettes financières à plus d'un an 1 221 830 1 056 467
Options de vente à plus d'un an 11 548 11 060
Dettes financières et options de vente à plus d'un an 1 233 378 1 067 527
Instruments financiers actif à plus d'an (1) (75 091) (38 782)
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS NETS D'INSTRUMENTS FINANCIERS ACTIF À PLUS D'UN AN 1 158 287 1 028 745
Dettes financières à moins d'un an 278 698 281 730
Options de vente à moins d'un an 0 0
Dettes financières et options de vente à moins d'un an 278 698 281 730
Instruments financiers actif à moins d'an (1) (5 692) (9 458)
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS NETS D'INSTRUMENTS FINANCIERS ACTIF À MOINS D'UN AN 273 006 272 272
Total des dettes financières nets d'instruments financiers actif (1) 1 419 745 1 289 957
Total des options de vente 11 548 11 060
TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS NETS D'INSTRUMENTS FINANCIERS ACTIF 1 431 293 1 301 017

(1) Au 30 juin 2015, les instruments financiers actifs (80,8 millions d'euros) sont présentés dans les actifs non courants pour la part supérieure à un an (75,1 millions d'euros) et dans les autres créances pour la part inférieure à un an (5,7 millions d'euros). Ils représentaient 48,2 millions d'euros au 31 décembre 2014.

9.1. Dettes financières

Répartition des dettes financières par catégories et échéances

30 juin 2015

(en milliers d'euros) Total Juin 2016 Juin 2017 Juin 2018 Juin 2019 Juin 2020 Plus de 5 ans
Emprunts et dettes auprès des établissements
de crédit
1 352 812 210 336 29 257 145 280 77 389 609 251 281 299
Dont instruments financiers Actif (80 783) (5 692) (13 802) (24 007) (37 282)
Dont instruments financiers Passif 10 049 6 515 3 466 16 52
Emprunts et dettes financières divers 15 439 12 133 2 249 168 172 232 485
Dettes sur immobilisations en location financement 2 402 1 445 790 109 20 12 26
Concours bancaires courants et soldes créditeurs
de banque
49 092 49 092
DETTES FINANCIÈRES 1 419 745 273 006 32 296 145 557 77 581 609 495 281 810
Dont billets de trésorerie 384 000 384 000

Les dettes financières à moins d'un an sont principalement composées de la dernière tranche du premier Placement Privé US, des lignes bilatérales de Sococim Industries, d'une tranche des emprunts de Jambyl Cement, Kalburgi Cement et de Vigier Holding ainsi que des soldes créditeurs de banque.

31 décembre 2014

(en milliers d'euros) Total 2015 2016 2017 2018 2019 Plus de 5 ans
Emprunts et dettes auprès des établissements
de crédit
1 233 062 219 784 36 048 168 233 31 492 443 926 333 579
Dont instruments financiers Actif (48 240) (9 458) (9 331) (15 041) (9 330) (5 080)
Dont instruments financiers Passif 13 646 9 247 4 370 15 14
Emprunts et dettes financières divers 15 051 12 246 1 673 285 224 165 458
Dettes sur immobilisations en location financement 3 452 1 850 1 145 377 32 12 36
Concours bancaires courants et soldes créditeurs
de banque
38 392 38 392
DETTES FINANCIÈRES 1 289 957 272 272 38 866 168 895 31 748 444 103 334 073
Dont billets de trésorerie 300 000 300 000

Caractéristiques des emprunts et dettes financières (devises et taux)

Selon la devise (après swaps de devises)

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 31 décembre 2014
Euros 779 237 773 067
Dollars américains 201 108 188 533
Livres turques 2 510 1 300
Francs CFA 80 893 73 813
Francs suisses 141 855 66 490
Ouguiya mauritanien 0 0
Livres égyptiennes 28 095 5 727
Roupie indienne 182 122 181 027
Tengué kazakh 3 925 0
TOTAL 1 419 745 1 289 957

Selon le taux

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 31 décembre 2014
Taux fixe 852 798 865 544
Taux variable 566 947 424 413
TOTAL 1 419 745 1 289 957

Le taux d'intérêt moyen de l'endettement brut au 30 juin 2015 est de 4,11 %. Il était de 4,23 % à fin décembre 2014.

9.2. Les options de vente consenties aux minoritaires sur actions de filiales consolidées

Des accords ont été conclus par le passé entre Vicat et la Société financière internationale, afin d'organiser leurs relations au sein de la société Mynaral Tas, au titre desquels le Groupe a consenti une option de vente à son partenaire sur sa participation dans Mynaral Tas.

L'option de vente consentie à la Société financière internationale était exerçable au plus tôt en décembre 2013. La comptabilisation de cette option a donné lieu à la constatation d'une dette à plus d'un an de 11,5 millions d'euros au 30 juin 2015 (11 millions d'euros 31 décembre 2014). Cette dette correspond à la valeur actualisée du prix d'exercice de l'option consentie à la Société financière internationale.

NOTE 10 INSTRUMENTS FINANCIERS

Risque de change

Les activités du Groupe sont réalisées par des filiales qui opèrent essentiellement dans leur propre pays et dans leur propre monnaie. L'exposition du Groupe au risque de change est donc limitée. Les opérations d'importation et d'exportation effectuées par les sociétés dans des devises différentes de leur monnaie de compte sont, le plus souvent, couvertes par des opérations d'achat et de vente à terme de devises. Les financements intragroupes font l'objet, lorsque cela est possible, de couvertures de change par les sociétés lorsque la devise de l'emprunt est différente de la monnaie fonctionnelle.

Par ailleurs, les montants en principal et dans la plupart des cas en intérêts, dus au titre des emprunts émis initialement par le Groupe en US dollars (120 millions et 450 millions d'US dollars pour Vicat et 60,6 millions d'US dollars pour Kalburgi Cement) et en euros (111 millions d'euros pour Kalburgi Cement) ont été convertis en euros (pour Vicat), en roupies indiennes (pour Kalburgi Cement) au moyen de cross currency swaps, intégrés dans le portefeuille présenté ci-après (cf. a).

Risque de taux

L'endettement à taux variable est couvert au moyen de caps sur des durées d'origine de deux, trois, quatre et douze ans et de swaps d'une durée d'origine de cinq ans.

Le Groupe est exposé à un risque de taux d'intérêt sur ses actifs et passifs financiers et ses liquidités. Cette exposition correspond aux risques de cours pour les éléments d'actif et de passif financier à taux fixe, et aux risques de flux de trésorerie liés aux éléments d'actif et de passif à taux variable.

Risque de liquidité

Le Groupe dispose de lignes de financement confirmées, non utilisées et non affectées à la couverture du risque de liquidité sur les billets de trésorerie, pour un montant de 205 millions d'euros au 30 juin 2015 (324 millions d'euros au 31 décembre 2014).

Le Groupe dispose également d'un programme d'émission de billets de trésorerie de 450 millions d'euros. Au 30 juin 2015, le montant des billets émis s'élève à 384 millions d'euros. Les billets de trésorerie qui constituent des instruments de crédit court terme sont adossés à des lignes de financement confirmées pour le montant émis et sont classés comme tels en dettes à moyen terme dans le bilan consolidé.

Le risque lié à l'impossibilité de placer les billets de trésorerie sur le marché est couvert par des lignes de crédit confirmées non utilisées pour un montant s'élevant au 30 juin 2015 à celui des billets émis, soit 384 millions d'euros.

Certains contrats de financement à moyen ou long terme contiennent des clauses particulières (covenants) imposant notamment le respect de ratios financiers, déclarés tous les semestres, et pouvant conduire à une demande de remboursement anticipé (clause d'accélération) en cas de non-respect. Ces covenants portent notamment sur des ratios relatifs à la rentabilité (leverage correspondant à l'endettement net/ EBITDA consolidé) et à la structure financière (gearing correspondant à l'endettement net/capitaux propres consolidés) du Groupe ou des filiales concernées. Pour les besoins du calcul des covenants, l'endettement net est déterminé hors options de vente accordées aux minoritaires. Par ailleurs, la marge appliquée à certains financements est fonction du niveau atteint sur l'un de ces ratios.

Compte tenu du nombre réduit de sociétés concernées, pour l'essentiel Vicat SA société mère du Groupe, du faible niveau de gearing (46,8 %) et de leverage (2,72), et de la liquidité du bilan du Groupe, l'existence de ces covenants ne constitue pas un risque sur la situation financière du Groupe. Au 30 juin 2015, le Groupe respecte l'ensemble des ratios visés par les covenants contenus dans les contrats de financement.

Le portefeuille d'instruments financiers dérivés est le suivant à fin juin 2015 :

Maturité résiduelle
Valeur
nominale
Valeur
nominale
Valeur
de marché
< 1 an 1-5 ans > 5 ans
(en milliers de devises) (devise) (euro) (euro) (euro) (euro) (euro)
COUVERTURE DE JUSTE VALEUR (a)
Instruments composés
W cross currency swap TF \$/TV € 60 000 \$ 53 624 895 (1) 895
COUVERTURE DE FLUX DE TRÉSORERIE (a)
Instruments composés :
W cross currency swap TF \$/TF € 60 000 \$ 53 624 653 (1) 653
W cross currency swap TF \$/TF € 450 000 \$ 402 181 51 086 (1) 13 803 37 283
W swap de taux TV€/TF€ 150 000 € 150 000 (3 317) (1) (3 317)
W cross currency swap TV \$/TF Inr 60 667 \$ 54 220 15 326 (1) 2 190 13 136
W cross currency swap TV €/TF Inr 111 096 € 111 096 12 684 (1) 1 812 10 872
AUTRES DÉRIVÉS
Instruments de taux d'intérêt :
W caps Euro 50 000 € 50 000 (24) (24)
W caps Dollar 50 000 \$ 44 687 (218) (218)
INSTRUMENTS DE CHANGE (a)
Couverture du risque de change sur financements intra-groupe :
W VAT \$ 181 000 \$ 161 766 141 141
W VAT CHF 130 000 CHF 124 844 (446) (446)
W AAT € 30 900 € 30 900 (6 045) (1) (6 045)
TOTAL 70 735

(1) L'écart de valeur entre les dettes au cours de couverture et leurs coûts amortis se dégrade de 85,7 millions d'euros.

Conformément à IFRS 13, les risques de contrepartie ont fait l'objet d'une estimation. Sont principalement concernés les instruments dérivés (cross currency swaps) visant à éliminer le risque de change sur les dettes contractées dans des monnaies (US dollar et Roupie indienne) qui ne sont pas la monnaie fonctionnelle du Groupe. L'impact de l'ajustement de crédit de valeur (CVA ou exposition en cas de défaut de la contrepartie) et de l'ajustement de débit de valeur (DVA ou exposition de la contrepartie en cas de défaut du Groupe) sur l'évaluation des instruments dérivés a été estimé en retenant une exposition au défaut calculée selon la méthode des « add-ons forfaitaires », une perte en cas de défaut de 40 % et une probabilité de défaut déterminée à partir des ratings des banques ou de celui estimé du Groupe. L'impact sur la juste valeur n'est pas matériel et n'a pas été intégré à la valeur de marché des instruments financiers telle que présentée ci-dessus.

En application d'IFRS 7, la répartition des instruments financiers évalués à la juste valeur dans l'état de la situation financière consolidé selon leur niveau hiérarchique de juste valeur est la suivante au 30 juin 2015 :

(en millions d'euros) 30 juin 2015
Niveau 1 : instruments côtés sur un marché actif 1,0
Niveau 2 : valorisation s'appuyant sur des données de marché observables 70,7 voir ci-dessus
Niveau 3 : valorisation s'appuyant sur des données de marché non observables 20,3

NOTE 11 CHIFFRE D'AFFAIRES

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Ventes de biens 1 114 023 1 082 117
Ventes de services 128 536 135 694
CHIFFRE D'AFFAIRES 1 242 559 1 217 811

Évolution du chiffre d'affaires à périmètre et taux de change constants

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 Variations
de périmètre
Variations
de change
30 juin 2015
Périmètre et
change constants
30 juin 2014
Chiffre d'affaires 1 242 559 0 99 470 1 143 089 1 217 811

NOTE 12 DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Dotations nettes aux amortissements des immobilisations (98 767) (88 427)
Dotations nettes aux provisions (5 458) (1 062)
Dotations nettes aux autres dépréciations sur actifs (5 745) (2 986)
DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS, PROVISIONS ET DÉPRÉCIATIONS ORDINAIRES (109 970) (92 475)
Autres dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations non ordinaires (1) 1 462 904
DOTATIONS NETTES AUX AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS (108 508) (91 571)

(1) Incluant au 30 juin 2015 une reprise nette de 0,7 million d'euros (dotation de 0,2 million d'euros au 30 juin 2014) liée à la mise à jour de la quote-part estimée de responsabilité du Groupe au-delà de l'indemnisation des assureurs dans le sinistre survenu en 2006.

NOTE 13 AUTRES PRODUITS ET CHARGES

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Résultat sur cessions d'actifs 1 416 962
Produits des immeubles de placement 1 570 1 415
Autres 10 223 11 598
Autres produits et charges ordinaires 13 209 13 975
Autres produits et charges non ordinaires (1) (1 234) (3 683)
TOTAL 11 975 10 292

(1) Incluant une charge de 0,7 million d'euros au 30 juin 2015 et au 30 juin 2014 comptabilisée par le Groupe, correspondant aux dossiers constatés en charge dans le cadre du sinistre survenu en 2006.

NOTE 14 INDICATEURS DE PERFORMANCE

La rationalisation du passage entre l'Excédent Brut d'Exploitation, l'EBITDA, l'EBIT et le Résultat d'exploitation est la suivante :

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Excédent brut d'exploitation 189 850 193 699
Autres produits et charges ordinaires 13 209 13 975
EBITDA 203 059 207 674
Dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations ordinaires (109 970) (92 475)
EBIT 93 089 115 199
Autres produits et charges non ordinaires (1 234) (3 683)
Dotations nettes aux amortissements, provisions et dépréciations non ordinaires 1 462 904
RÉSULTAT D'EXPLOITATION 93 317 112 420

NOTE 15 RÉSULTAT FINANCIER

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Produits d'intérêts sur opérations de financement et de trésorerie 10 044 7 351
Charges d'intérêts sur opérations de financement et de trésorerie (31 773) (30 865)
Coût de l'endettement financier net (21 729) (23 514)
Dividendes 596 1 795
Gains de change 3 496 3 014
Variation de juste valeur des actifs et passifs financiers - -
Résultat sur cessions de titres - -
Reprises financières de provisions 278 1 023
Autres produits -
Autres produits financiers 4 370 5 832
Pertes de change (5 574) (7 609)
Variation de juste valeur des actifs et passifs financiers (2 640) (1 097)
Dotations financières aux provisions (21) (7)
Résultat sur cession de titres (7) (1 245)
Charge d'actualisation (2 080) (2 021)
Autres charges (124) (25)
Autres charges financières (1) (10 446) (12 004)
RÉSULTAT FINANCIER (27 805) (29 686)

(1) Incluant au 30 juin 2014 une perte de change de - 8,7 millions d'euros liée à la dévaluation du tengué kazakh en février 2014.

NOTE 16 IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS

Charge d'impôt

Composantes de la charge d'impôt

(en milliers d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Impôts exigibles (37 261) (41 831)
Impôts différés 12 338 13 393
TOTAL (24 923) (28 438)

Impôts différés actifs non comptabilisés

Les actifs d'impôts différés non comptabilisés au 30 juin 2015, du fait de leur imputation prévue au cours de la période d'exonération dont bénéficient les entités concernées ou du fait de leur récupération non probable, s'élèvent à 12,3 millions d'euros (11,7 millions d'euros au 31 décembre 2014). Ils concernent principalement deux entités bénéficiant d'un régime d'exonération fiscale pendant 10 ans.

NOTE 17 INFORMATIONS SECTORIELLES

a) Informations par secteur

30 juin 2015
(en milliers d'euros sauf effectifs)
Ciment Béton &
Granulats
Autres
Produits et
Services
Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 772 634 440 632 197 249 1 410 515
Éliminations intersecteurs (114 893) (11 444) (41 619) (167 956)
Chiffre d'affaires consolidé 657 741 429 188 155 630 1 242 559
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 163 036 26 897 13 126 203 059
EBIT (cf. 1.22 & 14) 86 342 2 384 4 363 93 089
Bilan
Total des actifs non courants 2 909 342 692 138 174 278 3 775 758
Capitaux nets investis (1) 2 874 218 673 131 211 389 3 758 738
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 69 751 8 293 3 256 81 300
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 72 481 19 794 6 492 98 767
Effectif moyen 3 622 2 898 1 320 7 840

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

30 juin 2014 Béton & Autres Produits
(en milliers d'euros sauf effectifs) Ciment Granulats et Services Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 743 337 440 046 204 867 1 388 250
Éliminations inter – secteurs (110 041) (10 414) (49 984) (170 439)
Chiffre d'affaires consolidé 633 296 429 632 154 883 1 217 811
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 155 309 35 817 16 548 207 674
EBIT (cf. 1.22 & 14) 94 626 13 540 7 033 115 199
Bilan
Total des actifs non courants 2 648 278 620 903 159 759 3 428 939
Capitaux nets investis (1) 2 653 781 602 564 195 891 3 452 235
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 51 907 15 534 5 341 72 782
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 61 261 20 767 6 399 88 427
Effectif moyen 3 499 2 929 1 374 7 802

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

b) Informations par zones géographiques

L'information relative aux zones géographique est présentée selon l'implantation géographique des entités concernées.

30 juin 2015
(en milliers d'euros sauf effectifs)
France Europe
(hors France)
États-Unis Turquie,
Kazakhstan
et Inde
Afrique
de l'ouest
et Moyen
Orient
Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 398 256 206 282 163 231 285 999 202 936 1 256 704
Éliminations interpays (10 061) (177) 0 (202) (3 705) (14 145)
Chiffre d'affaires consolidé 388 195 206 105 163 231 285 797 199 231 1 242 559
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 49 113 48 519 13 012 62 324 30 091 203 059
EBIT (cf. 1.22 & 14) 18 396 27 863 (1 089) 36 151 11 768 93 089
Bilan
Total des actifs non courants 696 015 611 012 508 432 1 257 024 703 275 3 775 758
Capitaux nets investis (1) 705 882 568 384 410 723 1 316 214 757 535 3 758 738
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 16 999 7 258 10 144 22 292 24 607 81 300
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 26 079 16 171 13 757 25 598 17 162 98 767
Effectif moyen 2 550 1 121 1 055 2 024 1 090 7 840

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

30 juin 2014
(en milliers d'euros sauf effectifs)
France Europe
(hors France)
États-Unis Turquie,
Kazakhstan
et Inde
Afrique
de l'ouest
et Moyen
Orient
Total
Compte de résultat
Chiffre d'affaires opérationnel 451 261 203 238 115 621 254 456 211 993 1 236 569
Éliminations interpays (14 362) (162) 0 (561) (3 673) (18 758)
Chiffre d'affaires consolidé 436 899 203 076 115 621 253 895 208 320 1 217 811
EBITDA (cf. 1.22 & 14) 67 709 46 612 2 305 45 426 45 622 207 674
EBIT (cf. 1.22 & 14) 42 488 29 101 (9 413) 23 660 29 363 115 199
Bilan
Total des actifs non courants 654 520 545 994 423 900 1 145 420 659 106 3 428 939
Capitaux nets investis (1) 728 187 530 326 340 255 1 175 467 678 001 3 452 235
Autres informations
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles 18 053 11 243 7 206 24 840 11 440 72 782
Dotation nette aux amortissements des immobilisations 25 063 14 375 12 038 20 657 16 293 88 427
Effectif moyen 2 585 1 128 1 028 1 943 1 118 7 802

(1) Les capitaux nets investis correspondent au cumul des actifs non courants, des actifs et passifs destinés à la vente et du besoin en fonds de roulement, sous déduction des provisions et impôts différés.

c) Informations relatives aux principaux clients

Le Groupe n'est pas dépendant de ses principaux clients et aucun d'entre eux ne représente plus de 10 % du chiffre d'affaires.

NOTE 18 FLUX NETS DE TRÉSORERIE GÉNÉRÉS PAR LES ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES

Les flux nets de trésorerie liés aux opérations d'exploitation réalisées au 30 juin 2015 par le Groupe se sont élevés à 3 millions d'euros contre 85 millions d'euros au 30 juin 2014.

Cette diminution des flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles entre les premiers semestres 2014 et 2015 provient d'une diminution de la capacité d'autofinancement de 4 millions d'euros et d'une augmentation de la variation du besoin en fonds de roulement de 78 millions d'euros.

L'analyse du besoin en fonds de roulement par nature se présente comme suit :

(en milliers d'euros) BFR
au 31 déc.
2013
Variation
du BFR
année 2014
Autres
variations (1)
BFR
vau 31 déc.
2014
Variation
du BFR
1er sem.
2015
Autres
variations (1)
BFR au
30 juin 2015
Stocks 359 712 20 722 13 771 394 205 6 814 13 837 414 856
Autres éléments de BFR 46 028 (1 672) (8 690) 35 666 130 063 (21 276) 144 453
BFR 405 740 19 050 5 081 429 871 136 877 (7 439) 559 309

(1) Change, périmètre et divers.

NOTE 19 FLUX NETS DE TRÉSORERIE LIÉS AUX OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENTS

Les flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement réalisées au 30 juin 2015 par le Groupe se sont élevés à - 94,2 millions d'euros contre - 101,5 millions d'euros au 30 juin 2014.

Acquisitions d'investissements incorporels et corporels

Ils intègrent les décaissements effectués pour les investissements industriels (97,1 millions d'euros au 30 juin 2015 et 81,2 millions d'euros au 30 juin 2014) correspondant pour l'essentiel :

  • W au 1er semestre 2015 à des investissements réalisés principalement en Égypte avec la construction de deux broyeurs charbon dont le démarrage est prévu à la fin de l'été 2015, en Turquie avec la modernisation et le redémarrage du second four de l'usine de Bastas, en France, aux États Unis et en Suisse ;
  • W au 1er semestre 2014 à des investissements réalisés en France, en Turquie, en Suisse et en Inde.

Acquisitions/cessions de titres consolidés

Le Groupe n'a pas réalisé d'opération significative d'acquisition et de cession de titres de sociétés consolidées au cours du 1er semestre 2015. Ces opérations s'étaient traduites par un décaissement global de - 17,8 millions d'euros au cours du 1er semestre 2014.

Le principal décaissement effectué par le Groupe au cours du 1er semestre 2014 l'avait été pour l'acquisition complémentaire de titres d'une entité déjà intégrée globalement, et dans une moindre mesure pour la prise de participations dans de nouvelles sociétés en France, dans les secteurs du béton et du granulat.

NOTE 20 COMPOSITION DE LA TRÉSORERIE NETTE

30 juin 2015 31 décembre 2014
(en milliers d'euros) Net Net
Trésorerie et équivalents de trésorerie (cf. note 6) 228 750 268 196
Découverts bancaires (37 803) (25 206)
TRÉSORERIE NETTE 190 947 242 990

NOTE 21 TRANSACTIONS AVEC LES ENTREPRISES LIÉES

Les parties liées avec lesquelles des transactions sont effectuées incluent les entreprises associées et les coentreprises dans lesquelles Vicat détient directement ou indirectement une participation, et des entités qui détiennent une participation dans Vicat.

Ces transactions ne sont pas significatives sur les périodes présentées, et sont effectuées aux conditions normales du marché.

L'ensemble de ces opérations a été recensé conformément aux transactions prévues par la norme IAS 24 et leur incidence sur les comptes consolidés du Groupe au 30 juin 2015 et 2014 est la suivante par nature de partie liée :

30 juin 2015 30 juin 2014
(en milliers d'euros) Ventes Achats Créances Dettes Ventes Achats Créances Dettes
Entreprises associées 233 642 7 365 220 376 1 090 5 794 694
Autres parties liées 23 1 114 - - 18 1 532 - -
TOTAL 256 1 756 7 365 220 394 2 622 5 794 694

NOTE 22 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE

En juillet 2015, Kalburgi Cement (précédemment Vicat Sagar Cement) a remboursé par anticipation la dette souscrite auprès d'institutions de financement du développement en contrepartie d'un renforcement de ses fonds propres par Parficim. Ce remboursement d'un montant net de 166 millions d'euros n'a pas entraîné de coûts de dénouement matériels et a conduit parallèlement Kalburgi à annuler par anticipation les instruments de couverture de taux et de change (cross currency swap) mis en place en 2011. Ce remboursement, financé par utilisation des lignes de financement de Vicat SA, permettra de réduire significativement les frais financiers supportés par Kalburgi et par le Groupe à compter de la fin juillet.

NOTE 23 LISTE DES PRINCIPALES SOCIÉTÉS RETENUES POUR LA CONSOLIDATION AU 30 JUIN 2015

Intégration globale : France

% d'intérêt au % d'intérêt au
Société Adresse No Siren 30 juin 2015 31 décembre 2014
VICAT Tour Manhattan, 6 place de l'Iris
92095 PARIS LA DÉFENSE
057 505 539 - -
ALPES INFORMATIQUE 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
073 502 510 (1) 100,00
ANNECY BÉTON CARRIÈRES 14 chemin des Grèves
74960 CRAN GEVRIER
326 020 062 49,97 49,97
LES ATELIERS DU GRANIER Lieu-dit Chapareillan
38530 PONTCHARRA
305 662 504 99,98 99,98
BÉTON CHATILLONAIS Champ de l'Allée – ZI Nord
01400 CHATILLON
SUR-CHALARONNE
485 069 819 99,98 99,98
BÉTON CONTRÔLE CÔTE D'AZUR 217 route de Grenoble
06200 NICE
071 503 569 99,97 99,98
BÉTON DE L'OISANS 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
438 348 047 59,98 59,98
LES BÉTONS DU GOLFE Quartier les Plaines
83480 PUGET-SUR-ARGENS
501 192 785 99,98 99,98
LES BÉTONS DU RHÔNE La petite Craz
69720 SAINT-LAURENT-DE-MURE
503 728 164 99,98 99,98

Comptes consolidés au 30 juin 2015

1.6. Annexe aux comptes consolidés du 30 juin 2015

% d'intérêt au % d'intérêt au
Société Adresse No Siren 30 juin 2015 31 décembre 2014
BÉTON VICAT 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
309 918 464 99,96 99,96
BÉTON TRAVAUX Tour Manhattan
6 Place de l'Iris
92095 PARIS LA DÉFENSE
070 503 198 99,98 99,98
CONDENSIL 1327 av. de la Houille Blanche
73000 CHAMBÉRY
342 646 957 59,99 59,99
DELTA POMPAGE 1327 av. de la Houille Blanche
73000 CHAMBÉRY
316 854 363 99,98 99,98
ÉTABLISSEMENT ANTOINE FOURNIER 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
586 550 147 99,98 99,98
ÉTABLISSEMENTS TRUCHON Route du Grésivaudan
38530 CHAPAREILLAN
068 500 768 99,97 99,97
GRANULATS VICAT 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
768 200 255 99,97 99,97
MONACO BÉTON Le Palais Saint James
5, avenue Princesse Alice
98000 MONACO
326 MC 161 99,98 99,98
PARFICIM Tour Manhattan, 6 Place de l'Iris
92095 PARIS LA DÉFENSE
304 828 379 100,00 100,00
SATMA 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
304 154 651 100,00 100,00
SATM 1327 av. de la Houille Blanche
73000 CHAMBÉRY
745 820 126 99,98 99,98
SIGMA BÉTON 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
343 019 428 99,98 99,98
SOCIÉTÉ L. THIRIET ET COMPAGNIE Lieudit Chaufontaine
54300 LUNEVILLE
762 800 977 99,94 99,95
PAPETERIES DE VIZILLE Tour Manhattan, 6 Place de l'Iris
92095 PARIS LA DÉFENSE
319 212 726 99,98 99,98
VICAT INTERNATIONAL TRADING Tour Manhattan, 6 Place de l'Iris
92095 PARIS LA DÉFENSE
347 581 266 (1) 100,00
VICAT PRODUITS INDUSTRIELS 4 rue Aristide Bergès
38080 L'ISLE D'ABEAU
655 780 559 99,98 99,98

(1) Entités fusionnées en 2015.

Intégration globale : Étranger

Société Pays État/Ville % d'intérêt au
30 juin 2015
% d'intérêt au
31 décembre 2014
SINAI CEMENT COMPANY ÉGYPTE LE CAIRE 56,94 56,94
MYNARAL TAS COMPANY LLP KAZAKHSTAN ALMATY 90,00 90,00
JAMBYL CEMENT PRODUCTION COMPANY LLP KAZAKHSTAN ALMATY 90,00 90,00
BUILDERS CONCRETE ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIA 100,00 100,00
KIRKPATRICK ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ALABAMA 100,00 100,00
NATIONAL CEMENT COMPANY ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE ALABAMA 100,00 100,00
NATIONAL CEMENT COMPANY ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE DELAWARE 100,00 100,00
NATIONAL CEMENT COMPANY OF CALIFORNIA ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE DELAWARE 100,00 100,00
NATIONAL READY MIXED ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIA 100,00 100,00
UNITED READY MIXED ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIA 100,00 100,00
VIKING READY MIXED ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE CALIFORNIA 100,00 100,00
CEMENTI CENTRO SUD Spa ITALIE GENOVA 100,00 100,00
CIMENTS & MATÉRIAUX DU MALI MALI BAMAKO 94,90 94,90
GECAMINES SÉNÉGAL THIES 70,00 70,00
POSTOUDIOKOUL SÉNÉGAL RUFISQUE
(DAKAR)
100,00 100,00
SOCOCIM INDUSTRIES SÉNÉGAL RUFISQUE
(DAKAR)
99,89 99,89
SODEVIT SÉNÉGAL BANDIA 100,00 100,00
ALTOLA AG SUISSE OLTEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
KIESWERK AEBISHOLZ AG (ex. ASTRADA KIES AG) SUISSE AEBISHOLZ
(SOLEURE)
100,00 100,00
BÉTON AG BASEL SUISSE BÂLE (BÂLE) 100,00 100,00
BÉTON AG INTERLAKEN SUISSE MATTEN BEI
INTERLAKEN
(BERN)
75,42 75,42
BÉTONPUMPEN OBERLAND AG SUISSE WIMMIS (BERN) 82,46 82,46
COVIT SA SUISSE SAINT-BLAISE
(NEUCHATEL)
100,00 100,00
CREABÉTON MATÉRIAUX SA SUISSE LYSS (BERN) 100,00 100,00
EMME KIES + BÉTON AG SUISSE LÜTZELFLÜH
(BERN)
66,67 66,67
FRISCHBETON AG ZUCHWIL SUISSE ZUCHWIL
(SOLOTHURN)
88,94 88,94
FRISCHBETON LANGENTHAL AG SUISSE LANGENTHAL
(BERN)
78,67 78,67
FRISCHBETON THUN SUISSE THOUNE (BERN) 53,48 53,48
FRISCHBETON TAFERS SUISSE TAFERS
(FRIBOURG)
(1) 50,00
GRANDY AG SUISSE LANGENDORF
(SOLEURE)
100,00 100,00

(1) Entités fusionnées en 2015.

Comptes consolidés au 30 juin 2015

1.6. Annexe aux comptes consolidés du 30 juin 2015

Société Pays État/Ville % d'intérêt au
30 juin 2015
% d'intérêt au
31 décembre 2014
KIESTAG STEINIGAND AG SUISSE WIMMIS (BERN) 98,55 98,55
KIESWERK NEUENDORF SUISSE NEUENDORF
(SOLEURE)
100,00 100,00
SABLES + GRAVIERS TUFFIERE SA SUISSE HAUTERIVE
(FRIBOURG)
50,00 50,00
SHB STEINBRUCH + HARTSCHOTTER BLAUSEE
MITHOLZ AG
SUISSE FRUTIGEN
(BERN)
98,55 98,55
STEINBRUCH VORBERG AG SUISSE BIEL (BERN) 60,00 60,00
VIGIER BÉTON JURA SA
(ex. BÉTON FRAIS MOUTIER SA)
SUISSE BELPRAHON
(BERN)
81,42 81,42
VIGIER BÉTON KIES SEELAND AG
(ex. VIBÉTON KIES AG)
SUISSE LYSS (BERN) 100,00 100,00
VIGIER BÉTON MITTELLAND AG
(ex. WYSS KIESWERK AG)
SUISSE FELDBRUNNEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
VIGIER BÉTON ROMANDIE SA
(ex-VIBÉTON FRIBOURG SA)
SUISSE ST. URSEN
(FRIBOURG)
100,00 100,00
VIGIER BÉTON SEELAND JURA AG
(ex. VIBÉTON SAFNERN AG)
SUISSE SAFNERN
(BERN)
90,47 90,47
VIGIER CEMENT AG SUISSE PERY (BERN) 100,00 100,00
VIGIER HOLDING AG SUISSE DEITINGEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
VIGIER MANAGEMENT AG SUISSE DEITINGEN
(SOLOTHURN)
100,00 100,00
VITRANS AG SUISSE PERY (BERN) 100,00 100,00
AKTAS TURQUIE ANKARA 99,97 99,97
BASTAS BASKENT CIMENTO TURQUIE ANKARA 91,58 91,58
BASTAS HAZIR BÉTON TURQUIE ANKARA 91,58 91,58
KONYA CIMENTO TURQUIE KONYA 83,08 83,08
TAMTAS TURQUIE ANKARA 100,00 100,00
BSA Ciment SA MAURITANIE NOUAKCHOTT 64,91 64,91
BHARATHI CEMENT INDE HYDERABAD 51,02 51,02
KALBURGI CEMENT (Ex. VICAT SAGAR Cement) INDE HYDERABAD 99,98 99,98

Mise en équivalence : France

Société Adresse No Siren % d'intérêt au
30 juin 2015
% d'intérêt au
31 décembre 2014
CARRIÈRES BRESSE BOURGOGNE Port Fluvial Sud de Chalon
71380 EPERVANS
655 850 055 33,27 33,27
DRAGAGES ET CARRIÈRES Port Fluvial sud de Chalon
71380 EPERVANS
341 711 125 49,98 49,98
SABLIÈRES DU CENTRE Les Genévriers Sud
63430 LES MARTRES
D'ARTIÈRE
480 107 457 49,99 49,99

Mise en équivalence : Étranger

Société Pays État/Ville % d'intérêt au
30 juin 2015
% d'intérêt au
31 décembre 2014
HYDROELECTRA SUISSE AU (ST.
GALLEN)
50,00 50,00
SILO TRANSPORT AG SUISSE BERN (BERN) 50,00 50,00
SINAI WHITE CEMENT ÉGYPTE LE CAIRE 14,46 14,46

Comptes consolidés au 30 juin 2015

1.6. Annexe aux comptes consolidés du 30 juin 2015

2 RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITÉ AU 30 JUIN 2015

2.1. ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDÉ 42
2.2.
2.2.1.
2.2.2.
ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE
Évolution du résultat d'exploitation par activités
Évolution du résultat d'exploitation par zones géographiques
44
45
46
2.3. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT FINANCIER 50
2.4. ÉVOLUTION DES IMPÔTS 51
2.5. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT NET 51
2.6. ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE 51
2.7. ÉVÉNEMENTS RÉCENTS 52
2.8. PERSPECTIVES 2015 53

2.1. Évolution du chiffre d'affaires consolidé

2.1. ÉVOLUTION DU CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDÉ

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe Vicat au premier semestre de 2015 atteint 1 243 millions d'euros, en progression de + 2 % par rapport à la même période de 2014.

Cette progression résulte :

  • W d'un effet de change positif de + 8,2 %, marqué par une dépréciation de l'euro vis-à-vis de l'ensemble des monnaies dans lesquelles le Groupe intervient ;
  • W d'une contraction de l'activité en organique de 6,1 %, liée à :
  • une baisse de l'activité en France et sur le reste de l'Europe, régions impactées notamment par des conditions météorologiques sensiblement moins favorables que l'an passé sur ce début d'année. En France, malgré le ralentissement de la tendance baissière au deuxième trimestre, le contexte macro-économique et sectoriel reste difficile,
  • un repli du chiffre d'affaires sur la zone Afrique de l'Ouest et Moyen-Orient, marqué essentiellement par une évolution de l'environnement concurrentiel au Sénégal, et une baisse des prix

en Égypte compte tenu de la période de ramadan qui cette année est venue impacter l'activité sur le mois de juin,

• une légère érosion de l'activité en Turquie sur le semestre. Il est à noter qu'après un premier trimestre négativement impacté par de mauvaises conditions météorologiques, le deuxième trimestre s'est inscrit en forte progression.

Ces évolutions n'ont été que partiellement compensées par :

  • W une progression toujours soutenue de l'activité aux États-Unis, dans un environnement macro-économique et sectoriel favorable ;
  • W une amélioration du chiffre d'affaires au Kazakhstan, soutenue par une forte reprise des volumes au deuxième trimestre ;
  • W et enfin, une légère progression de l'activité en Inde, marquée par une hausse sensible des prix de vente.

Il est important de noter, qu'après un premier trimestre marqué par des conditions météorologiques difficiles dans un certain nombre de pays, l'amélioration des tendances, notamment en Suisse, en Turquie, au Kazakhstan, au Mali et, mais dans une moindre mesure, en France, s'est reflétée dans la performance globale du Groupe.

L'évolution du chiffre d'affaires consolidé au 30 juin 2015 par activité par rapport au 30 juin 2014 se présente comme suit :

Dont
(en millions d'euros sauf %) 30 juin 2015 30 juin 2014 Variation Variation (%) Effet de
change
Variation de
périmètre
Croissance
interne
Ciment 658 633 + 25 + 3,9 % + 56 - (32)
Béton & Granulats 429 430 (1) - 0,1 % + 34 - (34)
Autres Produits et Services 156 155 + 1 + 0,5 % + 9 - (8)
TOTAL 1 243 1 218 + 25 + 2,0 % + 99 - (75)

Au cours du premier semestre 2015, le chiffre d'affaires consolidé de l'activité Ciment a enregistré une baisse de - 5,1 % à périmètre et change constants. Les États-Unis affichent une forte croissance (+ 18,8 %), l'Asie enregistre un volume d'activité quasi stable tandis que la France, l'Europe et l'Afrique Moyen-Orient se contractent.

Le chiffre d'affaires consolidé de l'activité Béton & Granulats est en baisse de - 8,0 % à périmètre et change constants, marqué par un recul sensible en France et en Suisse, et une légère baisse en Turquie. Ces contractions ont été en partie compensées par la hausse sensible du chiffre d'affaires de cette activité aux États-Unis, au Sénégal et en Inde.

Enfin, l'activité Autres Produits et Services fléchit de - 5,4 % à périmètre et change constants.

La répartition du chiffre d'affaires opérationnel du Groupe par activité (avant éliminations intersecteurs) se présente comme suit :

(en pourcentage) 30 juin 2015 30 juin 2014
Ciment 54,8 53,5
Béton & Granulats 31,2 31,7
Autres Produits et Services 14,0 14,8
TOTAL 100,0 100,0

La répartition du chiffre d'affaires opérationnel par activité sur ce premier semestre 2015 fait ressortir une contribution de l'activité Ciment en légère progression, qui représente 54,8 % du chiffre d'affaires opérationnel contre 53,5 % au premier semestre 2014. La contribution de l'activité Béton & Granulats au chiffre d'affaires opérationnel du Groupe est en très léger recul, s'établissant à 31,2 % contre 31,7 % sur la même période en 2014. Enfin, la contribution de l'activité Autres Produits et Services s'érode à 14,0 % du chiffre d'affaires opérationnel du Groupe contre 14,8 % au premier semestre 2014.

La part des métiers principaux du Groupe que sont le Ciment, le Béton et les Granulats est en très légère progression à 86 % du chiffre d'affaires opérationnel.

L'évolution des volumes dans nos principaux métiers se présente comme suit :

30 juin 2015 30 juin 2014 Variation
Ciment (milliers t) 9 876 10 572 - 6,6 %
Béton (milliers m3
)
4 002 4 150 - 3,6 %
Granulats (milliers t) 10 048 11 002 - 8,7 %

Dans le ciment, la contraction des volumes (- 6,6 %) au cours du premier semestre 2015 s'explique par :

  • W une baisse sensible des volumes en Inde (- 22 %), la politique du Groupe visant à favoriser et accompagner la progression des prix de vente par une stratégie de commercialisation sélective ;
  • W une baisse des volumes en Afrique de l'Ouest (- 8 %), en raison de l'accentuation de la pression concurrentielle au Sénégal et de contraintes techniques ayant affecté notamment les livraisons au Mali au cours du 1er trimestre ;
  • W la contraction de l'activité en France avec un repli des volumes de - 8 %, du fait d'un contexte économique toujours difficile mais également d'une base de comparaison particulièrement défavorable liée aux conditions climatiques exceptionnellement clémentes qui avaient caractérisé le premier trimestre 2014 ;
  • W d'une baisse des volumes livrés en Italie (- 30 %), en raison d'un environnement macro-économique et sectoriel dégradé et de la volonté de maîtriser le risque de contrepartie, ainsi qu'en Suisse (- 5 %), compte tenu d'une base de comparaison « climatique » très défavorable et de l'achèvement de grands chantiers au cours de l'été 2014. Il est à noter qu'en Suisse les volumes livrés au cours du deuxième trimestre sont stables ;
  • W enfin, en Turquie, les volumes sont restés quasi stables sur la période (- 1 %), le rebond enregistré au deuxième trimestre ayant permis de pleinement compenser la baisse du premier trimestre.

Le retrait des volumes dans ces pays a été en partie compensé par :

  • W une forte progression des volumes au Kazakhstan (+ 14 %), le rebond enregistré dans ce pays au deuxième trimestre ayant compensé la baisse du 1er trimestre ;
  • W la poursuite de la hausse des volumes aux États-Unis (+ 10 %) dans un contexte macro-économique et sectoriel toujours favorable ;
  • W une légère croissance en Égypte (+ 3 %), essentiellement sur le deuxième trimestre.

Quant à l'effet prix, celui-ci est très légèrement positif sur l'ensemble du semestre avec des évolutions contrastées en fonction des zones géographiques :

  • W les prix se sont inscrits en forte progression en Inde, compte tenu de la stratégie sélective mise en place dès le second semestre 2014, et aux États-Unis, soutenus par la dynamique du marché. Ils sont en légère progression en Turquie, ainsi qu'en Mauritanie ;
  • W en France, en Suisse, en Italie, au Sénégal et au Mali, les prix enregistrent de légères contractions ;
  • W enfin, au Kazakhstan et en Égypte, la baisse des prix enregistrée est plus sensible.

Dans l'activité Béton & Granulats :

  • W les volumes sont en retrait de 3,6 % dans le béton. Cette évolution s'explique par une baisse sensible des volumes en France (- 14 %) et en Suisse (- 15 %), compte tenu d'une base de comparaison climatique défavorable, du contexte macro-économique difficile en France et de la fin de grands travaux en Suisse intervenue au troisième trimestre 2014. Cette baisse a été en partie compensée par une solide progression des volumes vendus aux États-Unis (+ 10 %) et en Turquie (+ 4 %). En dépit de ce contexte, si les prix de vente sont en léger retrait en France, ils s'affichent en légère hausse en Turquie et en hausse plus sensible en Suisse compte tenu d'un mix clients plus favorable ;
  • W les volumes de granulats vendus reculent de 8,7 %. Cette baisse résulte d'une faible activité en France et en Suisse au cours de ce premier semestre, avec des contractions de volumes de - 17 % et de - 12 % respectivement, en partie compensée par une hausse sensible des volumes en Inde (+ 38 %) et légère au Sénégal (+ 1 %). Ils sont stables en Turquie. Quant aux prix de vente, ils reculent légèrement en Turquie et au Sénégal. En revanche, ils enregistrent une légère progression en Suisse et une hausse plus sensible en France.

Répartition du chiffre d'affaires consolidé, par zone géographique :

(en millions d'euros) 30 juin 2015 % 30 juin 2014 %
France 388 31,2 % 437 35,9 %
Europe (hors France) 206 16,6 % 203 16,7 %
Amériques 163 13,1 % 116 9,5 %
Asie 286 23,0 % 254 20,8 %
Afrique et Moyen-Orient 199 16,0 % 208 17,1 %
TOTAL 1 243 100,0 % 1 218 100,0 %

Par zone géographique, et en données publiées, la proportion du chiffre d'affaires consolidé réalisée en France ainsi que dans la zone Afrique et Moyen-Orient est en net recul. La part du chiffre d'affaires réalisée en Europe (hors France) reste quant à elle stable. Enfin, la proportion du chiffre d'affaires réalisée en Asie ainsi qu'aux États-Unis enregistre une progression marquée.

Ventilation du chiffre d'affaires opérationnel au premier semestre 2015 par zone d'implantation et par activité :

(en millions d'euros) Ciment Béton &
Granulats
Autres
Produits &
Services
CA
opérationnel
Éliminations
intersecteurs
CA consolidé
France 172 182 113 467 (79) 388
Europe (hors France) 84 83 66 233 (27) 206
États-Unis 80 114 194 (30) 163
Asie 250 49 18 317 (32) 286
Afrique, Moyen-Orient 187 13 200 0 199
CA opérationnel 773 441 197 1 411 (168) 1 243
Éliminations intersecteurs (115) (11) (42) (168)
CA CONSOLIDÉ 658 429 156 1 243

2.2. ÉVOLUTION DE LA RENTABILITÉ OPÉRATIONNELLE

(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Variation Variation à périmètre
et change constants
Chiffre d'affaires 1 243 1 218 + 2,0 % - 6,1 %
EBITDA 203 208 - 2,2 % - 10,1 %
EBIT 93 115 - 19,2 % - 25,4 %
Résultat d'exploitation 93 112 - 17,0 % - 23,4 %

L'EBITDA consolidé du Groupe ressort à 203 millions d'euros soit une baisse de - 2,2 %. À périmètre et taux de change constants, le repli est de - 10,1 %.

Il est à noter que l'EBITDA 2015 est négativement impacté à hauteur de - 5,1 millions d'euros, par un changement de norme comptable (IFRIC 21). Ainsi, en base pro forma l'EBITDA 2015 s'établit à 208 millions d'euros, en hausse de + 0,2 % en base publiée, et en baisse de - 7,6 % à périmètre et change constants. Les pays impactés par ce changement de norme sont la France, à hauteur de - 3,4 millions d'euros, l'Afrique de l'Ouest pour - 1,0 million d'euros, le Kazakhstan et les États-Unis à hauteur respectivement de - 0,4 million d'euros et - 0,3 million d'euros. L'EBIT et le résultat d'exploitation sont impactés pour le même montant. L'impact sur le résultat net consolidé est quant à lui de - 3,8 millions d'euros et de - 5,0 millions sur la capacité d'autofinancement.

Cette baisse de l'EBITDA à périmètre et change constants résulte pour l'essentiel :

  • W d'une baisse importante de la contribution de la France, liée au contexte économique toujours difficile mais également à la base de comparaison particulièrement défavorable liée aux conditions climatiques exceptionnellement clémentes qui avaient caractérisé le premier trimestre 2014 ;
  • W d'un repli sensible de l'EBITDA en Égypte essentiellement dû au fort renchérissement du coût de l'énergie sur la période et à la baisse des prix enregistrée au deuxième trimestre notamment liée au ramadan intervenu cette année en juin. Dans ce contexte, le Groupe poursuit la construction de deux broyeurs charbon avec un démarrage toujours prévu fin août 2015. Cet accès à un combustible disponible et sensiblement moins cher permettra au Groupe d'opérer à partir de cette date dans des conditions nettement plus efficientes ;

2.2. Évolution de la rentabilité opérationnelle

  • W d'une baisse de la contribution de la Suisse à l'EBITDA, affectée par une baisse des volumes vendus en raison d'une base de comparaison climatique très défavorable et de la fin de grands travaux d'infrastructures intervenue au cours du troisième trimestre, mais aussi d'une baisse des prix dans le ciment suite au renchérissement du franc suisse par rapport à l'euro. Il est à noter que l'EBITDA s'est fortement amélioré au cours du deuxième trimestre réduisant la baisse du premier trimestre de moitié ;
  • W d'une contraction de l'EBITDA en Turquie, en raison d'une dégradation de la profitabilité dans l'activité Béton & Granulats, en partie contrebalancée par une amélioration dans l'activité Ciment. Cette contraction a été limitée par une forte amélioration au deuxième trimestre.

Ces facteurs négatifs ont été en partie compensés par :

  • W une très forte progression de l'EBITDA aux États-Unis soutenue par une solide croissance des volumes et des prix de vente ;
  • W une amélioration sensible de la performance économique en Inde compte tenu de la stratégie de commercialisation sélective du Groupe mise en place dès le second semestre 2014, et qui s'est traduite par une remontée sensible des prix de vente, compensant très largement l'impact de la baisse des volumes. Sur ces bases, le Groupe a généré

sur le premier semestre un EBITDA équivalent à l'EBITDA généré sur l'ensemble de l'exercice 2014.

Compte tenu de ces éléments, la marge d'EBITDA sur le chiffre d'affaires consolidé s'établit donc à 16,3 % du chiffre d'affaires contre 17,1 % au premier semestre 2014. Hors changement de norme comptable, la marge d'EBITDA est quasi stable à 16,8 %.

Il est important de noter, qu'après un premier trimestre peu représentatif dans un certain nombre de pays compte tenu de la saisonnalité, et plus particulièrement cette année en raison de conditions météorologiques sensiblement moins favorables qu'en 2014, la génération d'EBITDA du Groupe a traduit une nette amélioration des tendances au cours du deuxième trimestre, notamment en France, aux États-Unis, en Suisse, en Turquie et au Kazakhstan.

L'EBIT s'affiche à 93 millions d'euros contre 115 millions d'euros au premier semestre 2014. Le recul (- 22 millions d'euros) provient d'une part de la baisse de la profitabilité opérationnelle, mais également d'une charge accrue de dotations aux amortissements et aux provisions provenant pour une part importante (- 9 millions d'euros) des effets de change.

La marge d'EBIT sur le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 7,5 % du chiffre d'affaires contre 9,5 % au premier semestre 2014.

2.2.1. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT D'EXPLOITATION PAR ACTIVITÉS

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
Volume (kt) 9 876 10 572 - 6,6 %
CA opérationnel 773 743 + 3,9 % - 4,9 %
CA consolidé 658 633 + 3,9 % - 5,1 %
EBITDA 163 155 + 5,0 % - 3,2 %
EBIT 86 95 - 8,8 % - 14,9 %

2.2.1.1. Activité Ciment

Sur le premier semestre 2015, le chiffre d'affaires opérationnel de l'activité Ciment est en progression de + 3,9 % et en baisse de - 4,9 % à périmètre et à taux de change constants. L'évolution des prix de vente est contrastée en fonction des zones géographiques, avec une progression sensible en Inde et aux États-Unis, et plus légère en Turquie. Si les prix sont restés globalement inchangés en Mauritanie et au Mali, les autres zones ont enregistré des baisses de prix qui restent néanmoins limitées compte tenu des contraintes macro-économiques et concurrentielles propres à chacune d'entre elles. Au total, l'effet prix est très légèrement positif sur l'ensemble du semestre.

Cette évolution globalement positive des prix de vente s'est accompagnée d'une baisse des volumes de - 6,6 %. Ce repli des volumes, sensible en Inde, en France et en Afrique de l'Ouest, plus modéré en Suisse et en Turquie, a pu être partiellement compensé par les hausses enregistrées aux États-Unis, en Égypte et au Kazakhstan.

Dans ce contexte, l'EBITDA s'établit à 163 millions d'euros, en hausse de + 5,0 % en publié, mais en retrait de - 3,2 % à périmètre et taux de change constants. Cette évolution résulte d'une baisse marquée de la contribution de l'Égypte et de la France et, mais dans une moindre mesure en Europe (hors France) et au Kazakhstan, en partie compensée par les progressions sensibles enregistrées en Inde et aux États-Unis.

2.2. Évolution de la rentabilité opérationnelle

2.2.1.2. Activité Béton & Granulats

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
Volume Béton (km3
)
4 002 4 150 - 3,6 %
Volume Granulats (kt) 10 048 11 002 - 8,7 %
CA opérationnel 441 440 + 0,1 % - 7,7 %
CA consolidé 429 430 - 0,1 % - 8,0 %
EBITDA 27 36 - 24,9 % - 31,8 %
EBIT 2 14 - 82,4 % - 89,6 %

L'activité Béton & Granulats affiche un chiffre d'affaires opérationnel stable en base publiée, et en baisse de - 7,7 % à périmètre et taux de change constants par rapport au premier semestre 2014. Cette évolution traduit la baisse d'activité en France et en Suisse, en partie contrebalancée par une forte progression de l'activité aux États-Unis et, dans une moindre mesure, en Inde. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA s'établit à 27 millions d'euros, en fort repli d'une année sur l'autre en raison de la baisse enregistrée en France, en Suisse et en Turquie.

2.2.1.3. Compte de résultat de l'activité Autres Produits et Services

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA opérationnel 197 205 - 3,7 % - 8,6 %
CA consolidé 156 155 + 0,5 % - 5,4 %
EBITDA 13 17 - 20,7 % - 28,4 %
EBIT 4 7 - 38,0 % - 43,4 %

Le chiffre d'affaires opérationnel est en retrait de - 3,7 % en base publiée, et de - 8,6 % à périmètre et taux de change constants.

L'EBITDA s'établit à 13 millions d'euros, en baisse de - 28,4 % à périmètre et taux de change constants par rapport au premier semestre 2014.

2.2.2. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT D'EXPLOITATION PAR ZONES GÉOGRAPHIQUES

2.2.2.1. Compte de résultat France

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 388 437 - 11,1 % - 11,1 %
EBITDA 49 68 - 27,5 % - 27,5 %
EBIT 18 42 - 56,7 % - 56,7 %

Le chiffre d'affaires consolidé en France au 30 juin 2015 s'établit à 388 millions d'euros, en baisse de - 11,1 %. Ce semestre a été marqué par un contexte économique toujours difficile mais également par une base de comparaison particulièrement défavorable liée aux conditions climatiques exceptionnellement clémentes qui avaient caractérisé le premier trimestre 2014. L'amélioration progressive des conditions météorologiques au cours du deuxième trimestre a permis de limiter le repli sur l'ensemble du semestre, avec un chiffre d'affaires en baisse de - 8,0 % sur les trois derniers mois contre - 15,0 % au premier trimestre. L'EBITDA recule quant à lui de - 27,5 %. Hors impact lié à l'application de la norme IFRIC 21, l'EBITDA s'établit à 52,5 millions d'euros, soit une baisse de - 22,5 %.

W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel s'inscrit en retrait de - 10,5 % sur l'ensemble du semestre (- 8,3 % en consolidé). Il est à noter que le chiffre d'affaires opérationnel généré par cette activité au deuxième trimestre affiche un retrait de - 7,5 % contre - 14,1 % au premier trimestre. Compte tenu de la base de comparaison défavorable liée aux conditions climatiques au premier trimestre et de l'environnement macro-économique, les volumes reculent de près de - 8 % sur l'ensemble de la période, avec une baisse de plus de - 11 % au premier trimestre et de - 5 % sur le deuxième trimestre. Quant aux prix de vente, ils reculent très légèrement sur le semestre. Compte tenu de ces éléments, le Groupe enregistre dans cette activité un recul sensible de son EBITDA de - 16,9 %.

2.2.2.2. Compte de résultat Europe (hors France)

  • W L'activité Béton & Granulats voit son chiffre d'affaires opérationnel reculer de - 16,1 % (- 16,5 % en consolidé), marqué par un retrait sensible des volumes vendus, tant dans le béton (- 14 %) que dans les granulats (- 17 %). Il est à noter qu'après la très forte baisse du chiffre d'affaires opérationnel enregistrée au premier trimestre dans cette activité (- 21,3 %), le deuxième trimestre enregistre un recul moins sensible (- 11,7 %). Cette contraction marquée des volumes au cours de ce semestre résulte de la faiblesse de la demande dans un environnement macro-économique difficile et des conditions météorologiques sensiblement moins favorables qu'en 2014. Quant aux prix de vente, ceux-ci résistent plutôt bien, n'affichant qu'un léger retrait dans le béton et, en revanche, une solide progression dans les granulats compte tenu d'une évolution favorable du mix produit. Sur ces bases, l'EBITDA généré par cette activité en France affiche un repli marqué de - 49,4 %.
  • W Dans l'activité Autres Produits et Services, le chiffre d'affaires consolidé est en baisse de - 2,7 %. L'EBITDA généré par cette activité s'établit à 4 millions d'euros, en retrait de - 50,8 % par rapport au premier semestre 2014.
Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 206 203 + 1,5 % - 11,8 %
EBITDA 49 47 + 4,1 % - 9,7 %
EBIT 28 29 - 4,3 % - 17,3 %

Le chiffre d'affaires au 30 juin 2015 en Europe, hors France, est en progression de + 1,5 % en publié et - 11,8 % à périmètre et taux de change constants.

En Suisse, au premier semestre 2015, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe est en progression de + 3,2 %. À périmètre et taux de change constants, il recule de - 10,7 %. Cette forte contraction reflète la base de comparaison défavorable liée aux conditions météorologiques exceptionnellement clémentes du premier trimestre 2014 et la fin d'un certain nombre de grands chantiers intervenue en août 2014. L'EBITDA généré en Suisse ressort en hausse de + 4,1 % en base publiée. Ainsi, au cours de la période, l'évolution favorable du taux de change est venue compenser la perte de compétitivité de l'économie Suisse ainsi que du secteur de la construction, résultant de la réévaluation brutale du franc suisse en début d'année. Il est important de noter que l'EBITDA généré en Suisse est en forte amélioration sur le deuxième trimestre par rapport à la même période en 2014.

W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel progresse de + 4,1 % en publié, mais fléchit de - 10,0 % à périmètre et taux de change constants Le chiffre d'affaires consolidé progresse quant à lui de + 8,7 % en publié et se contracte de - 6,0 % à périmètre et taux de change constant. Il est à noter qu'après une baisse sensible de son chiffre d'affaires opérationnel au premier trimestre (- 13,8 % à périmètre et taux de change constant et - 1,7 % en publié), le chiffre d'affaires généré au deuxième trimestre affiche un retrait moins marqué (- 6,7 % à périmètre et change constants et + 8,9 % en publié). Sur l'ensemble de la période, les volumes se sont contractés de plus de - 5 % affectés par une base de comparaison « climatique » très défavorable ainsi que par l'achèvement de grands chantiers au cours de l'été 2014. Quant aux prix de vente, ceux-ci s'affichent en léger retrait en raison d'une pression concurrentielle accrue sur les zones frontalières suite à la réévaluation du franc suisse. L'EBITDA généré par cette activité ressort en progression de + 13,1 % en publié sur l'ensemble du semestre, mais se contracte de - 2,1 % à périmètre et taux de change constants.

W Dans l'activité Béton & Granulats, le chiffre d'affaires opérationnel est stable en publié (- 0,5 %) mais fléchit de - 13,9 % à périmètre et taux de change constants. Dans cette activité aussi, le deuxième trimestre enregistre une meilleure performance qu'au premier trimestre, le chiffre d'affaires opérationnel limitant son retrait à - 7,1 % à périmètre et taux de change constants (+ 8,3 % en publié) contre - 22,4 % au premier trimestre (- 11,4 % en publié). Cette baisse d'activité sur l'ensemble du semestre résulte d'un recul des volumes de béton de près de - 15 % et de plus de - 12 % dans les granulats. Néanmoins, les prix de vente nets départ restent bien orientés compte tenu d'un mix clients plus favorable consécutif à la baisse marquée des livraisons aux grands chantiers. Dans ce contexte, l'EBITDA généré par cette activité recule de - 18,4 % à périmètre et change constants.

W L'activité Préfabrication enregistre un fléchissement de son chiffre d'affaires consolidé et opérationnel de - 10,4 % à périmètre et change constants essentiellement en raison d'une baisse des ventes de traverses ferroviaires suite à la fin du chantier du tunnel du Gothard et d'un démarrage plus tardif, mais dynamique, des travaux de remplacement et de modernisation des voies. Le Groupe a enregistré dans cette activité aussi une amélioration de son chiffre d'affaires consolidé au cours du deuxième trimestre, en hausse de + 1,3 % à périmètre et taux de change constants (+ 17,9 % en publié), contre une baisse de - 27,2 % au premier trimestre (- 16,9 % en publié). Sur ces bases, l'EBITDA recule sur la période de - 11,5 % à périmètre et taux de change constants.

En Italie, le chiffre d'affaires consolidé est en repli de - 33,3 % en raison d'une contraction marquée des volumes vendus (- 30 %) sur un marché domestique toujours très affecté par l'environnement macroéconomique et sectoriel et par la politique commerciale sélective du Groupe visant à maîtriser le risque de crédit. Les prix de vente sont en légère baisse. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA est en retrait de - 30,9 %.

2.2.2.3. Compte de résultat États-Unis

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 163 116 + 41,2 % + 15,0 %
EBITDA 13 2 + 464,5 % + 359,6 %
EBIT (1) (9) + 88,4 % + 90,6 %

L'activité aux États-Unis poursuit son redressement dans un environnement macro-économique bien orienté et favorable au secteur de la construction. Dans ce contexte, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe affiche une progression de + 41,2 % en publié, et de + 15,0 % à périmètre et change constants. L'EBITDA s'établit à 13 millions d'euros, une très forte progression par rapport aux 2 millions d'euros enregistrés au premier semestre 2014. Sur le deuxième trimestre, l'activité du Groupe dans cette région est restée soutenue, affichant une progression de son chiffre d'affaires consolidé de + 12,8 % à périmètre et change constants (+ 17,7 % au premier trimestre).

W Dans l'activité Ciment, le chiffre d'affaires opérationnel affiche une progression de + 22,1 % à périmètre et change constants (+ 49,9 % en publié). Le chiffre d'affaires consolidé progresse quant à lui de + 18,8 % à périmètre et change constants (+ 45,9 % en publié). Il est à noter que la croissance de l'activité sur le deuxième trimestre s'est poursuivie (chiffre d'affaires opérationnel + 18,2 % à périmètre et taux de change constants), néanmoins à un rythme moins soutenu qu'au premier trimestre (+ 27,6 %), en raison d'une base de comparaison moins favorable. Les volumes livrés poursuivent leur progression (+ 10 %) avec une croissance sensiblement plus soutenue dans le Sud-Est (+ 17 %), tirée notamment par le dynamisme du marché d'Atlanta qui avait été fortement impacté par les mauvaises conditions météorologiques en début d'année dernière, qu'en Californie (+ 4 %) impactée cette année par un démarrage plus tardif des chantiers directs. Bénéficiant pleinement des progressions enregistrées au cours de l'exercice 2014 et des hausses annoncées au cours du premier semestre 2015, les prix de vente sont en augmentation sensible sur l'ensemble des deux zones. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA du Groupe généré au cours du premier semestre dans cette activité progresse très sensiblement et s'établit à près de 10 millions d'euros, un niveau comparable à celui enregistré sur l'ensemble de l'exercice 2014 (11 millions d'euros).

W Dans l'activité Béton, le chiffre d'affaires consolidé et le chiffre d'affaires opérationnel progressent de + 13,3 % à périmètre et taux de change constants (+ 39,2 % en publié). Dans cette activité aussi, le deuxième trimestre traduit la reprise de l'activité du Groupe dans cette région (chiffre d'affaires opérationnel + 11,7 % à périmètre et taux de change constants), mais, comme dans l'activité Ciment, à un rythme légèrement moins soutenu qu'au premier trimestre (+ 15,3 %). Les volumes progressent de près de + 10 % sur l'ensemble de la zone. S'ils augmentent de façon sensible en Californie (+ 14 %), ils sont stables dans le Sud-Est en raison de pluies abondantes au deuxième trimestre. Les prix affichent une légère progression en Californie, compte tenu d'un environnement concurrentiel historiquement plus tendu, mais ils progressent plus nettement dans le Sud-Est. Compte tenu de ces éléments, l'EBITDA généré par cette activité au cours de ce semestre progresse sensiblement (+ 61,1 % en publié et + 31,2 % à périmètre et change constants).

2

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 286 254 + 12,6 % + 0,3 %
EBITDA 62 45 + 37,2 % + 21,5 %
EBIT 36 24 + 52,8 % + 36,3 %

2.2.2.4. Compte de résultat Asie (Turquie, Inde et Kazakhstan)

Le chiffre d'affaires s'établit sur l'ensemble de la région à 286 millions d'euros, en nette progression en base publiée (+ 12,6 %) et stable (+ 0,3 %) à périmètre et taux de change constants.

En Turquie, le chiffre d'affaires s'établit à 111 millions d'euros, en hausse de + 1,3 % en publié, mais en baisse de - 2,3 % à périmètre et taux de change constants. Si l'activité a été particulièrement perturbée au premier trimestre par les conditions météorologiques (- 16,8 % à périmètre et taux de change constants), elle a enregistré un solide rebond sur le deuxième trimestre (+ 7,6 % à périmètre et taux de change constants). Sur ces bases, l'EBITDA généré au premier semestre s'établit à 21 millions d'euros, en baisse de - 7,1 % en publié et de - 10,4 % à périmètre et taux de change constants.

W Dans l'activité Ciment, le Groupe a enregistré une très légère inflexion de son chiffre d'affaires opérationnel semestriel de - 1,2 % à périmètre et taux de change constants (- 2,6 % en consolidé). En publié, les chiffres opérationnels et consolidés progressent de + 2,5 % et de + 1,0 % respectivement. Après la forte baisse du chiffre d'affaires opérationnel enregistrée au cours du premier trimestre (- 18,5 % à périmètre et taux de change constants), l'activité s'est solidement reprise au cours du deuxième trimestre (+ 10,4 % à périmètre et taux de change constants). Les volumes reculent très légèrement sur l'ensemble de la période, en dépit d'un solide rebond enregistré sur le deuxième trimestre soutenu par l'amélioration des conditions météorologiques constatée dès le mois de mars. Les prix de vente sont toujours bien orientés, notamment sur la zone de Bastas, et ont permis de compenser la baisse des volumes. Ainsi, l'EBITDA généré par cette activité affiche une progression de + 6,5 % à périmètre et taux de change constants.

W Le chiffre d'affaires opérationnel de l'activité Béton & Granulats est en légère baisse de - 0,8 % à périmètre et taux de change constants (+ 2,9 % en publié). Le chiffre d'affaires consolidé recule quant à lui de - 1,8 % (+ 1,8 % en publié). Le rebond de l'activité au deuxième trimestre (chiffre d'affaires opérationnel en hausse de + 8,7 % à périmètre et taux de change constants) a permis de compenser le fort recul enregistré au premier trimestre (- 12,5 % à périmètre et taux de change constants), affecté par les conditions météorologiques. Sur l'ensemble du semestre, les volumes vendus sont en augmentation de plus de + 3 % dans le béton et sont stables dans les granulats. Les prix de vente se contractent légèrement, plus sensiblement dans le béton que dans les granulats. Compte tenu de ces éléments, et notamment de la forte dégradation de l'activité au premier trimestre, l'EBITDA s'affiche en baisse sur le semestre, enregistrant une légère perte de - 1,4 million d'euros, contre + 2,5 millions d'euros au premier semestre 2014.

En Inde, le Groupe a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 137 millions d'euros au cours du premier semestre 2015, en progression de + 21,4 % en publié et de + 2,2 % à périmètre et taux de change constants. Avec près de 2 millions de tonnes vendues au cours du semestre, les volumes commercialisés sont en retrait de près de - 22 %. Cette baisse, qui intervient après la montée en puissance « volontariste » de Kalburgi Cement (ex. Vicat Sagar Cement) au cours du premier semestre 2014 sur ses marchés, témoigne de la stratégie mise en place par le Groupe, dès le second semestre 2014, de commercialisation sélective sur l'ensemble de son dispositif visant à tirer pleinement profit de la remontée soutenue des prix de vente. Compte tenu de ces éléments, les prix de vente enregistrent une forte progression par rapport au premier semestre de 2014, compensant très largement la baisse des volumes. Sur ces bases, l'EBITDA généré a progressé de + 114,7 % à périmètre et taux de change constants, et s'élève à 30,2 millions d'euros, soit un niveau légèrement supérieur à celui généré sur l'ensemble de l'exercice 2014.

Le Kazakhstan affiche une progression de son chiffre d'affaires consolidé de + 20,0 % en publié, et de + 2,4 % à périmètre et taux de change constants, à 37,7 millions d'euros. Ainsi, le rebond de l'activité au deuxième trimestre (+ 9,1 %) a permis de pleinement compenser le recul enregistré au premier trimestre (- 14,3 % à périmètre et change constants) soutenu par une progression des volumes de 23 % sur le dernier trimestre contre - 9 % au premier trimestre. En effet, la revalorisation sensible du rouble russe par rapport au tengué kazakh sur le deuxième trimestre a contribué à atténuer la pression des importateurs russes observée au premier trimestre. Au global, les volumes progressent de plus de 14 % sur la période. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont en baisse compte tenu d'un environnement macroéconomique affecté par la baisse du cours des matières premières et par les tensions monétaires. L'EBITDA généré sur la période s'élève à 10,9 millions d'euros, en hausse de + 1,8 % en publié, mais en recul de - 13,2 % à périmètre et taux de change constants.

2.3. Évolution du résultat financier

2.2.2.5. Compte de résultat Afrique et Moyen-Orient

Variation (%)
(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Publiée À périmètre et taux
de change constants
CA consolidé 199 208 - 4,4 % - 9,6 %
EBITDA 30 46 - 34,0 % - 35,1 %
EBIT 12 29 - 59,9 % - 58,9 %

Dans la région Afrique et Moyen-Orient, le chiffre d'affaires s'établit à 199 millions d'euros en baisse de - 4,4 % en publié et de - 9,6 % à périmètre et taux de change constants. La performance du Groupe a été marquée par un recul des ventes sur l'ensemble de la région, mais plus sensiblement en Afrique de l'Ouest compte tenu de l'évolution du contexte concurrentiel au Sénégal. Les performances en Égypte ont été affectées par une baisse des prix de vente au cours du deuxième trimestre en partie liée à la période de ramadan intervenue cette année dès le mois de juin. Par ailleurs, la profitabilité en Égypte a également souffert d'une hausse significative des coûts combustibles compte tenu de l'arrêt des livraisons de gaz à la fin du premier semestre 2014, et de sa substitution par un mix fuels sensiblement plus coûteux dès le second semestre 2014. Dans ce contexte, l'EBITDA enregistre une baisse marquée de - 35,1 % à périmètre et change constants sur l'ensemble de la région Afrique de l'Ouest et Moyen-Orient.

W En Égypte, le chiffre d'affaires s'établit à 67,0 millions d'euros, en hausse de + 8,4 % en publié, mais en baisse de - 5,0 % à périmètre et taux de change constants. Cette évolution reflète une progression des volumes de près de 3 %, marquée par un solide rebond au deuxième trimestre (+ 6 %) qui a permis de pleinement compenser la baisse observée au premier trimestre (- 1 %). Cette progression des volumes vendus a partiellement contrebalancé la baisse des prix intervenue au deuxième trimestre notamment en raison du début de la période de Ramadan au mois de juin. Par ailleurs, compte tenu des difficultés et du coût d'approvisionnement en énergie, le Groupe poursuit la construction de deux broyeurs charbon dont le démarrage est toujours prévu fin août 2015. Cet accès à un combustible disponible et sensiblement moins cher permettra au Groupe d'opérer à partir de cette date dans des conditions nettement plus efficientes. En attendant, l'EBITDA est en fort recul sur le semestre, à l'équilibre, après un gain de 16 millions d'euros sur la même période de 2014.

W Sur la zone Afrique de l'Ouest, le chiffre d'affaires fléchit de - 11,6 % à périmètre et taux de change constants (- 9,8 % en publié) par rapport à un niveau d'activité qui avait été particulièrement soutenu en 2014. Les volumes s'inscrivent en baisse dans un marché qui reste bien orienté, bien que moins dynamique, en raison d'une contrainte technique au premier trimestre, mais surtout de l'arrivée d'un nouveau concurrent au Sénégal. Au global les volumes reculent d'environ - 8 %. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont en léger repli compte tenu de l'évolution de l'environnement concurrentiel au Sénégal. Ils sont en revanche quasi stables au Mali et en Mauritanie. À ce titre, il est à noter que le recul du chiffre d'affaires sur l'ensemble de la zone à périmètre et change constants a été plus marqué au deuxième trimestre (- 16,4 %) qu'au premier trimestre (- 6,6 %). Dans ce contexte, le Groupe a mis en place un certain nombre d'actions au Sénégal afin de s'adapter à cette nouvelle situation, permettant, sur cette période, d'améliorer très légèrement l'EBITDA qui ressort à 31 millions d'euros, en progression de + 1,0 % à périmètre et taux de change constants (+ 2,9 % en publié).

2.3. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT FINANCIER

(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Évolution
Coût de l'endettement financier net (21,7) (23,5) - 7,6 %
Autres produits et charges financiers (6,1) (6,2) - 1,6 %
RÉSULTAT FINANCIER (27,8) (29,7) - 6,3 %

Le résultat financier s'améliore de + 6,3 % à - 27,8 millions d'euros avec notamment la diminution des coûts de l'endettement financier net du Groupe.

Les autres produits et charges financiers sont stables, la diminution des pertes de change compensant la baisse des revenus de titres et les ajustements négatifs de la valeur des instruments financiers dérivés.

2.6. Évolution de la structure financière

2.4. ÉVOLUTION DES IMPÔTS

(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014 Évolution
Impôts exigibles (37,3) (41,8) - 10,9 %
Impôts différés + 12,3 + 13,4 - 7,9 %
TOTAL IMPÔTS (24,9) (28,4) - 12,4 %

L'évolution de la charge d'impôt reflète la baisse du résultat avant impôt et l'augmentation du montant des retenues à la source ou taxes affectant les distributions de dividendes de certaines des filiales étrangères. Hors ces retenues, le taux d'impôt est stable et s'établit à 31,6 % du résultat avant impôts contre 31,5 % au premier semestre 2014.

2.5. ÉVOLUTION DU RÉSULTAT NET

Le résultat net de l'ensemble consolidé s'élève à 43 millions d'euros en baisse de - 23,2 % en base publiée. Le résultat part du Groupe fléchit quant à lui de - 33,5 % en base publiée à 34 millions d'euros.

2.6. ÉVOLUTION DE LA STRUCTURE FINANCIÈRE

Au 30 juin 2015, le Groupe présente une structure financière solide avec des capitaux propres importants et un endettement quasiment stable par rapport au 30 juin 2014. Il ressort en augmentation de 169 millions d'euros par rapport au 31 décembre 2014 compte tenu de la saisonnalité des besoins en fonds de roulement. L'endettement brut et net, hors option de vente et y compris les instruments financiers actifs, ressort respectivement à 1 420 millions d'euros et à 1 191 millions d'euros.

Sur ces bases, le gearing du Groupe s'élève au 30 juin 2015 à 46,8 % contre 52,7 % au 30 juin 2014, et le ratio de leverage à 2,7 fois, stable par rapport au 30 juin 2014.

2.7. Événements récents

(en millions d'euros) 30 juin 2015 30 juin 2014
Dettes financières brutes 1 420 1 414
Trésorerie (229) (231)
Dettes Financières Nettes (hors option) 1 191 1 183
Capitaux Propres consolidés 2 545 2 246
Ratio d'endettement gearing 46,80 % 52,65 %
EBITDA (12 derniers mois) 437 433
Ratio de leverage X 2,7 X 2,7

Les contrats de financement à moyen ou long terme contiennent des clauses particulières (covenants) imposant notamment le respect de ratios financiers. Compte tenu du nombre réduit de sociétés concernées, pour l'essentiel Vicat SA société mère du Groupe, du niveau de l'endettement net et de la liquidité du bilan du Groupe, l'existence de ces covenants ne constitue pas un risque sur la situation financière du Groupe. Au 30 juin 2015, le Groupe respecte l'ensemble des ratios visés par les covenants contenus dans les contrats de financement.

Le Groupe dispose de lignes de financement confirmées, non utilisées et non affectées à la couverture du risque de liquidité sur les billets de trésorerie pour un montant de 205 millions d'euros au 30 juin 2015 (236 millions d'euros au 30 juin 2014).

Le Groupe dispose également d'un programme d'émission de billets de trésorerie de 450 millions d'euros. Au 30 juin 2015, le montant des billets émis s'élève à 384 millions d'euros. Les billets de trésorerie, qui constituent des instruments de crédit court terme, sont adossés à des lignes de financement confirmées pour le montant émis et sont classés en dettes à moyen terme dans le bilan consolidé.

Au 30 juin 2015, sur la dette brute totale de 1 420 millions d'euros, la part à taux fixe s'élève à 853 millions d'euros. Exception étant faite de celle du Kazakhstan, la part à taux variable de la dette est couverte par des instruments de couverture qui s'élèvent au total à 245 millions d'euros (caps et swaps).

2.7. ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

En juillet 2015, Kalburgi Cement (précédemment Vicat Sagar Cement) a remboursé par anticipation la dette souscrite auprès d'institutions de financement du développement en contrepartie d'un renforcement de ses fonds propres par Parficim. Ce remboursement d'un montant net de 166 millions d'euros n'a pas entraîné de coûts de dénouement matériels et a conduit parallèlement Kalburgi à annuler par anticipation les instruments de couverture de taux et de change (cross currency swap) mis en place en 2011. Ce remboursement, financé par utilisation des lignes de financement de Vicat SA, permettra de réduire significativement les frais financiers supportés par Kalburgi et par le Groupe à compter de la fin juillet.

2.8. PERSPECTIVES 2015

Sur l'exercice 2015, le Groupe s'attend à une nouvelle amélioration de ses performances en s'appuyant sur la poursuite de la croissance dans les pays émergents et sur la reprise aux États-Unis. Le Groupe devrait par ailleurs bénéficier progressivement de la baisse des coûts de l'énergie et d'une variation favorable des taux de changes. Enfin, le Groupe poursuivra en 2015 sa politique d'optimisation de ses cashflows et d'amélioration de ses ratios d'endettement.

En ce qui concerne chacune des régions, le Groupe souhaite fournir les éléments d'appréciation suivants :

  • W en France, le Groupe s'attend à une situation macro-économique peu favorable pour le secteur de la construction. Le premier semestre a été marqué par un effet de base de comparaison particulièrement difficile compte tenu des conditions climatiques exceptionnelles enregistrées sur cette période en 2014. Sur le second semestre, le Groupe s'attend à une stabilisation, voire à une amélioration très progressive du contexte sectoriel. Compte tenu de ces éléments, les volumes devraient s'inscrire sur l'ensemble de l'exercice en baisse dans un environnement prix qui devrait rester globalement inchangé ;
  • W en Suisse, l'activité du Groupe devrait se maintenir à un niveau élevé, après avoir été impactée sur la première partie de l'année par un effet climatique moins favorable qu'en 2014 et par l'achèvement de grands chantiers au second semestre de l'exercice précédent. Le second semestre pourrait en revanche bénéficier du démarrage de nouveaux travaux d'infrastructures. Sur ces bases, les volumes devraient rester proches de ceux livrés en 2014, dans un contexte de prix en légère baisse, essentiellement sur les zones frontalières ;
  • W en Italie, compte tenu d'une situation macro-économique qui devrait rester marquée par la crise, les volumes sont attendus de nouveau en baisse, mais à un rythme qui devrait progressivement se ralentir. Quant aux prix de vente, compte tenu des premiers signes de consolidation sur ce marché et de la politique commerciale sélective du Groupe, ceux-ci pourraient être mieux orientés ;
  • W aux États-Unis, les volumes sont attendus de nouveau en progression, en ligne avec le rythme du redressement sectoriel du pays. Quant aux prix de vente, ceux-ci sont attendus en hausse sur les deux zones dans lesquelles le Groupe opère ;

  • W en Turquie, le marché devrait rester dynamique. Le Groupe devrait tirer pleinement profit de ses fortes positions sur le plateau anatolien et de l'efficience de son outil industriel. À ce titre, le Groupe bénéficiera de la modernisation et du redémarrage de son second four de l'usine de Bastas en fin d'année. Quant aux prix de vente, ceux-ci devraient rester volatils mais toujours bien orientés ;

  • W en Égypte, le rétablissement progressif de la sécurité devrait permettre au Groupe de confirmer au cours de cet exercice la reprise de son activité. Le premier semestre a été affecté par des coûts de l'énergie encore élevés. Sur la seconde partie de l'année, le Groupe devrait enregistrer une baisse significative de ces coûts dès la mise en service des deux broyeurs charbon attendus à la fin de l'été. Dans ce contexte, la croissance des volumes devrait se poursuivre dans un environnement prix qui devrait néanmoins rester très volatil ;
  • W en Afrique de l'Ouest, le marché devrait continuer de progresser au cours de cet exercice. L'environnement concurrentiel pourrait néanmoins devenir plus difficile compte tenu de la montée en puissance du nouvel acteur ;
  • W en Inde, le Groupe reste très confiant quant à sa capacité à tirer pleinement profit de la qualité de son outil industriel, de ses équipes et de ses positions sur un marché qui devrait bénéficier cette année de la reprise de l'environnement macro-économique et plus particulièrement des investissements annoncés dans les infrastructures. Dans un contexte qui devrait être favorable à la croissance de la consommation cimentière, les prix, s'ils sont attendus toujours très volatils, devraient au global être bien orientés sur l'ensemble de l'exercice ;
  • W au Kazakhstan, le Groupe pourra s'appuyer sur la qualité de son outil industriel et de ses équipes dans un environnement qui devrait rester marqué par une situation monétaire tendue, une nouvelle correction étant possible au cours de l'exercice. Dans cet environnement, la situation concurrentielle pourrait se tendre bien que le potentiel de croissance du marché reste néanmoins intact.

Obit, comni quam, ut officae dignatem. Ut alique voluptatur aut et, et illam dolorerum que Viaduc de Saint-Paul, route des Tamarins (La Réunion).

DÉCLARATION DES PERSONNES PHYSIQUES RESPONSABLES DU RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL 3

« J'atteste, à ma connaissance, que les comptes consolidés résumés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité, ci-joint en pages 42 et suivantes, présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice. »

Paris La défense, le 31 juillet 2015

Guy Sidos Président Directeur Général

Obit, comni quam, ut officae dignatem. Ut alique voluptatur aut et, et illam dolorerum que Vue de l'intérieur d'un four de cimenterie avant allumage de la flamme.

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR L'INFORMATION FINANCIÈRE SEMESTRIELLE 2015

VICAT RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL - 1ER SEMESTRE 2015 57

Période du 1er janvier 2015 au 30 juin 2015

Mesdames, Messieurs les actionnaires,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée Générale et en application de l'article L. 451-1-2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • W l'examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la société Vicat SA, relatifs à la période du 1er janvier 2015 au 30 juin 2015, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • W la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité de votre Conseil d'Administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

I – Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la Direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenues dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34 – norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

II – Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés condensés résumés sur lesquels a porté notre examen limité. Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés condensés (ou résumés).

Les commissaires aux comptes

Paris La Défense, le 31 juillet 2015 Chamalières, le 31 juillet 2015

Département de KPMG SA Bertrand Desbarrières Patrick Wolff Associé Associé

KPMG Audit Wolff & Associés SAS

Société anonyme au capital de 179 600 000 euros

Siège social : Tour Manhattan - 6 place de l'Iris - 92095 Paris-La Défense Cedex Tél. : 01 58 86 86 86 - Fax : 01 58 86 87 87 RCS Nanterre 057 505 539 - SIREN 057 505 539 www.vicat.fr

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