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Thales Interim / Quarterly Report 2010

Jul 29, 2010

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Interim / Quarterly Report

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2010

Rapport d'activité Comptes consolidés

www.thalesgroup.com

Rapport financier semestriel - - Juin 2010 -

Rapport financier semestriel Juin 2010

SOMMAIRE

Attestation du responsable
du rapport financier semestriel…………………………………………….………
3
Rapport sur l'activité et les résultats
du premier semestre 2010
…………………………….………….………
5
o ………………………………………………
Prises de commandes
6
o Revenus
………………………………………………………………
8
o ………………………………………………………………
Résultats
10
o Situation financière
………………………………………………
13
o Evénements récents
……………………………………………
14
o Parties liées …………………………………………………………………. 14
o Principaux risques et incertitudes
………………………………
pour les six mois restants de l'exercice
15
o ………………………………………
Vues pour l'année en cours
15
o Annexe
……………………………………………………………………….
16
Comptes consolidés au 30 juin 2010
………………………………
19
o Compte de résultat consolidé
…………………………………….……
20
o Etat consolidé du résultat global ………………………………………… 21
o …………………………………………………….………
Bilan consolidé
22
o Tableau des flux de trésorerie consolidés
……………………………
23
o …………………………
Variation des capitaux propres consolidés
24
o Notes annexes aux comptes consolidés
…………………………
25
Rapport des commissaires aux comptes
sur l'information financière semestrielle…………………………………………41

Rapport financier semestriel - - Juin 2010 -

Attestation du responsable du rapport financier semestriel

« J'atteste, qu'à ma connaissance, les comptes semestriels condensés sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité cijoint présente un tableau fidèle des événements importants survenus au cours des six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes pour les six mois restants de l'exercice. »

Neuilly-sur-Seine, le 29 juillet 2010

Luc Vigneron Président-directeur général

Rapport sur l'activité et les résultats du premier semestre 2010

  • Revenus : 5,96 Md€, en progression de +4% (+1% sur une base organique1 )
  • Prises de commandes : 5,14 Md€, en retrait de –12% (-14% en organique1 ), après deux très bonnes années 2008 et 2009, marquées par un volume élevé de commandes d'un montant unitaire supérieur à 100 M€
  • Résultat opérationnel courant (après restructurations)2 : 204 M€ (3,4% des revenus), contre 68 M€ au premier semestre 2009
  • Résultat net, part du Groupe : 138 M€ contre 12 M€ au premier semestre 2009

Thales a réuni son conseil d'administration le 28 juillet 2010 pour examiner les comptes du premier semestre 2010. A cette occasion, le Président-directeur général du Groupe, Luc Vigneron, a déclaré : "Dans un environnement marqué par les pressions croissantes sur les budgets publics en Europe et Amérique du nord, nos réalisations du premier semestre sont pleinement en ligne avec nos attentes de début d'année. Le redressement des résultats de Thales est désormais entamé et le Groupe poursuit sa mobilisation sur l'amélioration de ses performances et la mise en œuvre d'une politique dynamique de développement sur les économies des pays émergents."

Chiffres-clés au 30 juin 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Prises de commandes 5 144 5 860 -12% -14%
Carnet de commandes 24 903 24 7313 +1% -3%
Revenus 5 955 5 744 +4% +1%
ROC (après restructurations) 204 68 +199% +134%
en % des revenus 3,4% 1,2%
Résultat net, part du Groupe 138 12
Dette nette 595 886

1 Dans ce rapport, "organique" s'entend "à périmètre et taux de change constants".

2 Avant impact des écritures d'allocation du prix d'acquisition ("PPA"), cf. détail en annexe.

3 Au 31 décembre 2009.

Prises de commandes

Les nouvelles commandes entrées en carnet au premier semestre 2010 ont atteint 5 144 M€, en repli de 12% (-14% en organique) par rapport au premier semestre 2009, qui avait bénéficié de grosses commandes, notamment à l'export. Le ratio des prises de commandes sur les revenus ("book-to-bill") ressort à 0,86 au 30 juin 2010. L'impact de change sur les prises de commandes s'élève à +119 M€, dont 67 M€ liés à la variation du cours du dollar australien.

Ces prises de commandes incluent trois commandes d'un montant supérieur à 100 M€ : deux satellites pour une filiale de Gazprom en Russie, un contrat de support logistique pour le programme de drones Watchkeeper au Royaume-Uni et une commande de multimédia de bord. Les commandes d'un montant inférieur à 100 M€, qui avaient été les plus affectées par l'environnement économique en 2009, enregistrent une légère reprise au cours de ce premier semestre.

Au 30 juin 2010, le carnet de commandes consolidé atteint 24 903 M€, sensiblement stable par rapport au 31 décembre 2009, et continue de représenter environ 23 mois de revenus.

Prises de commandes S1 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Book
to-bill
Défense & Sécurité 2 605 3 104 -16% -19% 0,76
Aérospatial & Transport 2 514 2 731 -8% -9% 1,00
Autres et activités cédées 25 25 N/A N/A
Prises de commandes 5 144 5 860 -12% -14% 0,86

Prises de commandes par activité1

Les prises de commandes du pôle Défense & Sécurité ont atteint 2 605 M€, en retrait de 16% (-19% en organique) par rapport au premier semestre 2009. Globalement, après les très bonnes commandes enregistrées en 2009 du fait notamment de plans de relance nationaux, la pression attendue sur les commandes de défense s'est confirmée. La baisse des prises de commandes est très sensible dans les Opérations aériennes, où les commandes de radars civils en Asie du premier trimestre n'ont pas compensé l'absence de commandes militaires majeures, à l'inverse du premier semestre 2009 qui avait enregistré les suites du contrat LOC1 pour l'OTAN et les contrats GM400 en Finlande. Les prises de commandes des Systèmes C4I connaissent également un retrait marqué par rapport au niveau élevé de l'an passé (qui avait enregistré le contrat pour la sécurité de la ville de Mexico et plusieurs contrats de communication à l'export), alors que l'on constate une stabilisation des activités de systèmes d'information critiques. En revanche, la

1 cf. définition des pôles d'activité en annexe

croissance des prises de commandes est particulièrement nette dans les activités de systèmes de mission de défense, avec notamment les contrats de support logistique Watchkeeper ainsi que de modernisation et de support Rafale. Les activités de défense terrestre ont également bien progressé avec plusieurs contrats d'optronique.

Les commandes du pôle Aérospatial & Transport s'élèvent à 2 514 M€, en baisse de 8% (-9% en organique) par rapport au niveau du premier semestre 2009, avec néanmoins un ratio de book-to-bill qui se maintient à 1. Malgré l'entrée en carnet de quatre satellites, dont deux pour Gazprom, les prises de commandes des activités spatiales sont en net repli par rapport au premier semestre 2009, au cours duquel avaient été enregistrés plusieurs contrats importants (Globalstar, Cygnus). Le contrat avec Iridium aux Etats-Unis (constellation de 81 satellites) n'est pas inclus dans les prises de commandes de ce premier semestre, son entrée en vigueur étant attendue pour le second semestre 2010, après la finalisation de son financement. Les commandes dans les Systèmes de Transport affichent également une baisse marquée, après les contrats majeurs notifiés au premier semestre 2009 (Ligne ferroviaire nord-sud en Arabie, lignes à grande vitesse en Espagne) et en dépit de la notification d'un contrat pour la modernisation de la Flushing Line du métro de New York. En revanche, l'avionique a vu ses commandes augmenter fortement, portée par une bonne dynamique des activités de multimédia de bord (B787 pour Qatar Airways, B777 pour Saudi Arabian Airlines), des commandes en progression dans l'avionique pour hélicoptères, ainsi que pour les tubes et systèmes d'imagerie médicale.

Prises de commandes S1 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Book
to-bill
Zone A 1 766 1 311 +35% +24% 0,85
Zone B 1 067 1 522 -30% -31% 0,90
France 2 308 3 024 -24% -24% 0,86
Autres et activités cédées 3 3 N/A N/A
Prises de commandes 5 144 5 860 -12% -14% 0,86

Prises de commandes par zone d'origine1

Dans la zone A, les prises de commandes atteignent 1 766 M€ au premier semestre 2010, en hausse de 35% (24% en organique) par rapport à la même période de l'an dernier. Cette augmentation a été particulièrement forte aux Etats-Unis, avec la signature des contrats de multimédia de bord et de modernisation du métro de New York évoqués plus haut. Les Pays-Bas ont enregistré une forte croissance de leurs prises de commandes avec notamment plusieurs contrats de support naval. En revanche, les prises de commandes du Royaume-Uni sont en léger retrait par rapport au premier semestre 2009, malgré le contrat de support Watchkeeper.

1 cf. définition des zones géographiques en annexe

Les prises de commandes de la zone B sont en retrait de 30% (-31% en organique) à 1 067 M€ par rapport au premier semestre 2009, au cours duquel l'Arabie Saoudite et l'Espagne avaient enregistré plusieurs commandes significatives de systèmes de signalisation (ligne ferroviaire Nord-Sud et métro de La Mecque en Arabie Saoudite, lignes à grande vitesse espagnoles), que les contrats pris en 2010 pour les métros de Porto (Portugal) et Bangalore (Inde) ne compensent que partiellement. L'Allemagne, toutefois, affiche des prises de commandes en hausse avec des contrats navals et de gestion du trafic aérien. Les prises de commandes à partir de l'Italie sont en forte baisse en raison du recul relatif des commandes spatiales (contrat Cygnus pour la station spatiale internationale en 2009).

En France, comme attendu, les commandes ont baissé à 2 308 M€ au premier semestre, soit –24% par rapport à la même période de l'an dernier, qui avait vu l'enregistrement de nombreux contrats importants dans les unités françaises (plusieurs satellites, contrat de sécurité pour la ville de Mexico, radars GM400 pour la Finlande, suites du contrat LOC1). Néanmoins, au-delà des commandes pour plusieurs satellites, un flux significatif de commandes de montant unitaire plus modeste a été enregistré au premier semestre. Celles-ci concernent des systèmes pour avions de combats, de l'optronique, des communications militaires, de l'avionique pour hélicoptères militaires, des radars civils et des tubes et systèmes d'imagerie médicale.

Revenus

Les revenus consolidés s'élèvent à 5 955 M€ au 30 juin 2010 contre 5 744 M€ au 30 juin 2009, correspondant à une variation de +4% (+1% en organique). L'impact des variations de change sur les revenus s'est élevé à +158 M€ et correspond pour l'essentiel à la conversion en euros des revenus des filiales implantées hors de la zone euro. Il résulte principalement du raffermissement du dollar australien (+71 M€), du dollar canadien (+25 M€), du dollar américain et de la livre sterling par rapport à l'euro. Les mouvements du périmètre de consolidation1 ont contribué à hauteur de +16 M€.

Revenus par activité

Revenus S1 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Défense & Sécurité 3 401 3 338 +2% -1%
Aérospatial & Transport 2 520 2 369 +6% +4%
Autres et activités cédées 34 37 N/A N/A
Revenus 5 955 5 744 +4% +1%

1 Consolidation, depuis le 1er juillet 2009, de la société CMT Medical Technologies et, depuis le 1er juin 2010, de 50% de la société Sapura Thales Electronics

Le pôle Défense & Sécurité enregistre des revenus de 3 401 M€ contre 3 338 M€ au premier semestre 2009, en progression de 2% (-1% en organique). Les revenus des activités de Systèmes de défense terrestre sont stables, malgré l'érosion des ventes des activités de missiles, tout comme les revenus des activités de Systèmes C4I, en dépit de la baisse des volumes des activités de radios tactiques aux Etats-Unis et un environnement toujours difficile pour les activités de systèmes d'information critiques. Les activités de Systèmes de mission de défense sont en léger recul, en raison notamment de moindres facturations Rafale, malgré la bonne progression des ventes de sonars (FREMM et NH90 en France, ALFS aux Etats-Unis). A l'inverse, les revenus des Opérations aériennes s'inscrivent en forte hausse, à la suite des commandes obtenues l'an dernier (radars GM400, suites LOC1).

Dans le pôle Aérospatial & Transport, les revenus atteignent 2 520 M€, en augmentation de 6% (4% en organique) par rapport au premier semestre 2009. Les revenus des activités spatiales sont restés globalement stables. Les activités de Systèmes de transports enregistrent une progression de leurs revenus, avec notamment la montée en puissance des facturations sur les contrats ferroviaires notifiés l'an dernier en Arabie. Les revenus des activités d'avionique augmentent également, soutenus par la hausse marquée de l'activité de multimédia de bord, qui compense le repli des activités avions régionaux (et dans une moindre mesure Airbus, avec un effet mix et prix) et l'absence de reprise dans le support. Les Tubes et systèmes d'imagerie, avec la récente amélioration des commandes dans ces activités à cycle court, contribuent à la croissance des revenus d'avionique.

Revenus S1 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Zone A 2 073 1 869 +11% +3%
Zone B 1 184 1 097 +8% +6%
France 2 695 2 773 -3% -3%
Autres et activités cédées 3 5 N/A N/A
Revenus 5 955 5 744 +4% +1%

Revenus par zone d'origine

Les revenus de la zone A, de 2 073M€, sont supérieurs de 11% à ceux du premier semestre 2009 (+3% en organique). La hausse a été particulièrement importante au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas. L'augmentation des revenus au Royaume-Uni résulte notamment de la progression des facturations sur le contrat des ravitailleurs FSTA. Aux Etats-Unis, où les revenus sont en croissance sensible, la hausse des

revenus des activités de multimédia de bord ainsi que l'augmentation de l'activité de gestion du trafic aérien compensent la baisse de l'activité de radios tactiques. Enfin, les Pays-Bas enregistrent une forte progression de leurs revenus grâce à la hausse de l'activité sur les contrats navals pour le Maroc et le Danemark.

La zone B présente des revenus de 1 184M€, en hausse de 8% (6% en organique) par rapport au premier semestre 2009. Cette évolution favorable est tirée par l'Italie et l'Arabie Saoudite, l'Allemagne affichant une stabilité de ses revenus. L'Italie voit ses revenus progresser grâce au développement du programme du métro de Dubaï. En Arabie Saoudite, les revenus augmentent avec la montée en puissance des contrats de transport signés l'an dernier. Ces évolutions positives compensent le recul de l'activité en Espagne, qui enregistre une baisse de ses revenus dans le Transport après les niveaux très élevés de facturation sur les contrats des lignes à grande vitesse en 2009.

Avec des revenus de 2 695 M€, la France enregistre une légère baisse de 3%. Les revenus des sociétés spécialisées en équipements aéroportés, optroniques et avionique décroissent fortement, essentiellement en lien avec le jalonnement des contrats dans le domaine militaire et un environnement encore peu favorable dans l'aviation commerciale. Les activités spatiales sont pratiquement stables avec la poursuite du développement du programme Yahsat aux Emirats Arabes Unis et du projet de constellation Globalstar. En revanche, les revenus des sociétés françaises actives dans les sonars (projets en France et aux Etats-Unis), les radars de surface (projets pour l'OTAN, projet européen COOPANS de gestion du trafic aérien) ainsi que la simulation militaire et les Tubes et systèmes d'imagerie affichent une bonne croissance.

Résultats

Le Résultat opérationnel courant (après restructurations)1 , à 204 M€, représente 3,4% des revenus, contre 68 M€ (1,2% des revenus) pour la même période l'an dernier. Ce triplement du résultat opérationnel courant reflète essentiellement la réduction des écarts négatifs sur contrats par rapport à la même période de l'an dernier, notamment dans le pôle Aérospatial & Transport.

L'approche plus restrictive adoptée depuis le début de l'année en matière d'activation des charges de recherche et développement réduit le taux de résultat opérationnel courant (après restructurations) d'environ 0,5% des revenus.

Les charges de restructurations ont atteint 47 M€, soit 0,8% des revenus, contre 42 M€ (0,7% des revenus) au premier semestre 2009.

1 Avant impact des écritures d'allocation du prix d'acquisition ("purchase price allocation" ou "PPA")

ROC (après restructurations) par activité

ROC (après restructurations) S1 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Défense & Sécurité 207 192 +8% +5%
en % des revenus 6,1% 5,8%
Aérospatial & Transport 7 -106 ns ns
en % des revenus 0,3% -4,5%
Autres et activités cédées -10 -18 N/A N/A
ROC (après restructurations) 204 68 +199% +134%
en % des revenus 3,4% 1,2%

Le pôle Défense & Sécurité affiche un résultat opérationnel courant (après restructurations) de 207 M€, en hausse de 8% (5% en organique) et correspondant à 6,1% des revenus. Cette légère progression recouvre des évolutions contrastées dans les différents segments qui composent ce pôle. Ainsi, la rentabilité des Systèmes C4I est affectée par les moindres volumes enregistrés sur les communications tactiques aux Etats-Unis, un contexte toujours peu porteur dans les activités de systèmes d'information critiques, la montée en puissance progressive des activités de sécurité, ainsi que par la hausse des dépenses de recherche et développement. Les Systèmes de défense terrestre affichent également une rentabilité en repli, ce semestre ayant été marqué par le recul déjà mentionné de l'activité dans les missiles, ainsi que par d'importantes dépenses commerciales et de recherche et développement. En revanche, la rentabilité des Opérations aériennes est tirée par la hausse des volumes d'activité, notamment dans le domaine du contrôle du trafic aérien. Enfin, les activités de Systèmes de mission de défense affichent une forte augmentation de leur rentabilité, le premier semestre de l'an dernier ayant été particulièrement affecté par d'importantes provisions sur contrats, notamment dans le domaine de la guerre électronique navale et sur le programme Meltem d'avions de patrouille et surveillance maritimes en Turquie.

Le résultat opérationnel courant (après restructurations) du pôle Aérospatial & Transport redevient légèrement positif, à 7 M€ (0,3% des revenus), contre une perte de –106 M€ au premier semestre de l'an dernier. Ce retour à l'équilibre résulte pour l'essentiel de la forte réduction des pertes dans l'avionique, grâce à l'importante baisse des écarts négatifs sur contrats (une charge de 102 M€ ayant notamment été constatée sur le programme A400M au premier semestre 2009). Par ailleurs, la réduction des écarts négatifs sur les contrats de billettique conduit également à une amélioration significative du résultat des activités de Systèmes de transport, malgré un tassement de la rentabilité des activités de signalisation et des charges de

restructuration en France. Enfin, les activités spatiales enregistrent une bonne progression de leur rentabilité liée à un meilleur mix de contrats.

ROC (après restructurations) S1 2010
(en millions d'euros)
S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
Zone A 95 75 +28% +18%
en % des revenus 4,6% 4,0%
Zone B 49 70 -30% -35%
en % des revenus 4,1% 6,4%
France 62 -61 ns ns
en % des revenus 2,3% -2,2%
Autres et activités cédées -2 -16
ROC (après restructurations) 204 68 +199% +134%
en % des revenus 3,4% 1,2%

ROC (après restructurations) par zone d'origine

La Zone A voit sa rentabilité opérationnelle courante progresser de 28% (18% en organique) pour atteindre 95 M€ (4,6% des revenus). Cette évolution positive est tirée par les Etats-Unis, les Pays-Bas et le Canada. Dans les deux premiers pays, la croissance du résultat opérationnel est essentiellement liée à la hausse des volumes d'activité (multimédia de bord, naval), tandis que la rentabilité du Canada s'améliore avec la décrue des dépenses de développement dans l'aéronautique civile.

Dans la zone B, le résultat opérationnel courant (après restructurations), à 49 M€ soit 4,1% des revenus, est en baisse de 30% (35% en organique) par rapport au premier semestre 2009, la bonne tenue des résultats en Italie ne compensant que partiellement la baisse de la rentabilité de l'Espagne et de l'Allemagne et une croissance de charges de restructurations de 11 M€.

La France affiche un résultat opérationnel courant (après restructurations) de 62M€ (2,3% des revenus), contre –61 M€ au premier semestre de 2009. Cette progression provient pour l'essentiel de la forte réduction des écarts négatifs sur contrats par rapport au premier semestre 2009. On constate par ailleurs l'amélioration sensible de la rentabilité des activités spatiales et dans une moindre mesure des Tubes et systèmes d'imagerie médicale. Ces améliorations ont cependant été contrebalancées par la persistance d'un environnement de marché toujours peu favorable en aéronautique civile, ainsi que par la réduction, attendue, des volumes dans plusieurs segments de marché de défense (avionique militaire, systèmes aéroportés, optronique, support, électronique de missile).

***

Le résultat opérationnel inclut une charge de 35 M€ relative à l'arbitrage Taiwan1 , dont la sentence a été prononcée le 3 mai dernier, ainsi qu'un produit de cession de 33 M€ lié à la vente de la participation de 20% détenue par Thales dans Camelot Group plc1 , l'opérateur de la loterie britannique.

La charge financière nette, à –34 M€, diminue sensiblement par rapport au niveau du premier semestre 2009 (60 M€), notamment en raison de l'amélioration des résultats de change dans un contexte de marché qui demeure très volatil. Les autres composantes de la charge de retraite atteignent -38 M€ contre un montant de -59 M€ au premier semestre 2009 qui comprenait des charges non-récurrentes à hauteur 17 M€ au Royaume-Uni. Le résultat des sociétés en équivalence2 demeure pratiquement inchangé à 30 M€, contre 29 M€.

Le premier semestre 2010 se solde ainsi par un bénéfice net, part du groupe2en progression marquée, à 138 M€ (contre 12 M€ au premier semestre 2009), après une charge d'impôt2 de 12 M€ contre un produit d'impôt2 de 33 M€ au premier semestre 2009.

Situation financière au 30 juin 2010

Sur les six premiers mois de 2010, le "free cash flow opérationnel" 3 a représenté -457 M€, contre –20 M€ sur la même période de l'an dernier. Cette évolution résulte, pour –187 M€, de l'impact de l'accroissement, par rapport au premier semestre 2009, des retards de paiement de la Direction générale de l'armement (après cessions de créances) et d'autre part, pour environ –200 M€, de l'incidence des encaissements anticipés en fin d'exercice 2009, initialement attendus début 2010.

A fin juin 2010, la dette nette atteint 595 M€, contre 91 M€ à fin décembre 2009, mais reste inférieure au niveau de fin juin 2009 (886 M€) et les capitaux propres, part du Groupe atteignent 3 807 M€ contre 3 895 M€ à fin juin 2009.

Thales rappelle qu'il dispose de lignes de crédits bancaires confirmées et non-utilisées pour un montant de 1 500 M€, venant à échéance fin 2011 et dont la documentation ne comporte pas de clauses d'exigibilité anticipée fondées sur le rating ou des ratios financiers. En dépit de leur abaissement récent d'un cran par Standard & Poors et Moody's, les notations à long terme de Thales (BBB+ / A2, perspective stable) continuent de refléter un profil financier de qualité et placent le Groupe à un niveau supérieur ou similaire à celui de ses pairs.

1 cf. ci-après, paragraphe "Evénements récents"

2 Avant impact des écritures d'allocation du prix d'acquisition ("purchase price allocation" ou "PPA")

3 Autofinancement d'exploitation + variation du besoin en fonds de roulement (BFR) et des provisions pour risques et charges – versements des prestations de retraites (hors versements au titre de la réduction des déficits et modifications de régime au Royaume-Uni) – impôts payés – investissements industriels nets : cf. détail en annexe

Evénements récents

Arbitrage Taiwan (Republic of China Navy)

Thales a pris connaissance de la sentence notifiée le 3 mai 2010 dans l'arbitrage l'opposant à la Marine de la République de Chine (Taiwan). Cette décision intervient au titre de la violation alléguée des dispositions contractuelles relatives à l'utilisation d'intermédiaires, dans le cadre d'un contrat conclu en 1991 par Thomson-CSF (devenue Thales) pour la fourniture à Taiwan de six frégates de type Lafayette.

Le montant total de la sentence s'élève à 482 MUSD et 82 M€, portant intérêts depuis août 2001, ainsi qu'environ 15 M€, portant intérêts à compter du 3 mai 2010, soit un total d'environ 630 M€ (intérêts inclus).

La société a formé un recours en annulation contre cette sentence devant la Cour d'Appel de Paris.

La part de Thales dans ce litige s'élève à 27,463% du total, correspondant à sa part industrielle dans le contrat de fourniture. Compte tenu des provisions passées antérieurement, un complément de 35 M€ (avant impôts) a été enregistré dans les comptes du premier semestre.

Cession de la participation dans Camelot Group plc (Royaume-Uni)

Fin juin 2010, la Commission nationale de la loterie britannique a notifié son accord en vue de la cession par Thales de sa participation de 20% dans Camelot Group plc, société opératrice de la loterie britannique, au fonds de pension canadien Ontario Teachers Pension Plan. La cession a été enregistrée dans les comptes du premier semestre et conduit à la constatation d'un produit de 33 M€.

Parties liées

Les principales transactions entre parties liées sont renseignées dans la note 19 de l'annexe aux comptes consolidés du document de référence 2009.

Les revenus réalisés au premier semestre 2010 avec l'Etat français s'élèvent à 870 M€ (contre 900 M€ au premier semestre 2009).

Au 30 juin 2010, le montant des créances échues, portant intérêt moratoire, vis-à-vis de la Direction générale de l'armement s'élève à 450 M€ (contre 45 M€ au 31 décembre 2009).

Principaux risques et incertitudes pour les six mois restants de l'exercice

En dehors de l'évolution de la procédure d'arbitrage précédemment exposée, aucune évolution significative des risques et incertitudes décrits dans le rapport de gestion du Groupe pour l'exercice 2009 ("B. Facteurs de risques", page 17 et suivantes du document de référence 2009 déposé auprès de l'Autorité des Marchés Financiers le 26 mars 2010), n'a été enregistrée.

Vues pour l'année en cours

Dans un environnement économique global encore incertain, un contexte de pressions budgétaires croissantes pour les gouvernements et un marché de l'aéronautique civile encore fragile, les performances de Thales s'inscrivent en pleine conformité avec les vues pour l'année en cours telles que le Groupe les a communiquées en début d'année.

Le résultat opérationnel courant (après restructurations) a connu un net redressement, lié principalement à l'importante réduction des écarts négatifs sur contrats qui avaient lourdement pesé sur la rentabilité du Groupe en 2009. Néanmoins, Thales rappelle que des incertitudes demeurent dans la réalisation de certains programmes complexes aéronautiques et de billettique et, en particulier, concernant l'issue des discussions en cours, tant avec le ministère de la défense turc sur le programme Meltem qu'avec Airbus sur le programme A400M. Ces éléments sont susceptibles d'avoir une incidence matérielle sur le résultat de ces programmes sur l'exercice en cours.

Au total, Thales confirme, pour l'ensemble de l'année 2010, s'attendre à une stabilité de ses revenus, un repli de ses prises de commandes par rapport au niveau très élevé de 2009 et un taux de résultat opérationnel courant (après restructurations) entre 3 et 4%.

ANNEXE

> Définition des segments

Pôles d'activité

- Défense & Sécurité : Systèmes C4I de Défense et Sécurité, Systèmes de Mission de
Défense, Défense Terrestre, Opérations Aériennes
- Aérospatial & Transport: Avionique, Systèmes de Transport, Espace

Zones géographiques

  • Zone A : USA, Canada, Royaume-Uni, Pays-Bas, Norvège, Corée du Sud, Australie, Europe centrale et du Nord, Asie du Nord
  • Zone B Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Singapour, Amérique Latine, Reste de l'Europe, Moyen-Orient & Afrique, Asie Occidentale et Asie du Sud

  • France

> Prises de commandes – S1 2010 par destination

(en millions d' euros) S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
S1 2010
en %
France 1 074 1 154 -7% -7% 21%
Royaume-Uni 536 555 -3% -6% 10%
Autres pays d' Europe 1 436 1 754 -18% -19% 28%
Total Europe 3 046 3 463 -12% -13% 59%
Amérique du Nord 610 566 +8% +4% 12%
Asie et Pacifique 693 678 +2% -8% 13%
Proche et Moyen-Orient 570 618 -8% -8% 11%
Reste du Monde 225 535 -58% -58% 5%
Total hors Europe 2 098 2 397 -12% -16% 41%
Prises de commandes 5 144 5 860 -12% -14% 100%

> Revenus consolidés – S1 2010 par destination

(en millions d' euros) S1 2010 S1 2009 Variation
totale
Variation
organique
S1 2010 en %
France 1 309 1 399 -6% -7% 22%
Royaume-Uni 767 662 +16% +13% 13%
Autres pays d' Europe 1 530 1 556 -2% -2% 26%
Total Europe 3 606 3 617 -0% -1% 61%
Amérique du Nord 590 546 +8% +4% 10%
Asie et Pacifique 820 734 +12% -2% 14%
Proche et Moyen-Orient 600 532 +13% +11% 10%
Reste du Monde 339 315 +8% +6% 5%
Total hors Europe 2 349 2 127 +10% +4% 39%
Revenus consolidés 5 955 5 744 +4% +1% 100%

> Carnet de commandes par destination – S1 2010

en millions d'euros S1 2010 31 déc 2009 S1 2010
en %
France 6 388 6 608 26%
Royaume-Uni 4 200 4 065 17%
Autres pays d'Europe 5 952 5 990 23%
Total Europe 16 540 16 663 66%
Amérique du Nord 1 434 1 281 6%
Asie et Pacifique 3 203 3 072 13%
Proche et Moyen Orient 2 188 2 154 9%
Reste du Monde 1 538 1 561 6%
Total hors d'Europe 8 363 8 068 34%
Total carnet de commandes 24 903 24 731 100%

> Carnet de commandes par domaine – S1 2010

en millions d'euros S1 2010 Décembre
2009
Variation totale Variation organique
Défense & Sécurité 15 032 15 223 -1% -5%
Aéronautique & Transport 9 801 9 408 +4% +0%
Autres & activités cédées 70 100 -30% -36%
Total 24 903 24 731 +1% -3%

> Impact des écritures d'allocation du prix d'acquisition ("PPA")

en millions d'euros S1 2010 hors PPA Impact du PPA S1 2010 publié
Coût de l'activité -4 706 -- -4 706
Amortissement des actifs incorporels acquis -- -41 -41
Résultat opérationnel courant (après restructurations) 204 -41 164
Impôt sur les bénéfices -12 14 1
Résultat des sociétés en équivalence 29 -4 25

Résultat net "part du Groupe" 138 -31 106

> Cash flow net – S1 2010

en millions d'euros S1 2010 S1 2009
Autofinancement d'exploitation 390 197
Variation du BFR et des provisions pour risques et charges -633 42
Versement au titre des prestations de retraite et des modifications de régime -35 -35
Impôt courant net versé -38 -46
Cash flow opérationnel net -316 158
Investissements industriels nets -141 -178
dont R&D capitalisée 18 48
Free cash flow opérationnel -457 -20
Solde net des (acquisitions)/cessions -5 -149
Versement au titre des déficits de financement des régimes des retraites au R-U -32 -28
Dividendes -98 -205
Cash flow net -592 -402

COMPTES CONSOLIDES

AU 30 JUIN 2010

Rapport financier semestriel - - Juin 2010 - 19

COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE

(En millions d'euros)

Notes Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Revenus note 5 5 955,5 5 743,6 12 881,5
Coût de l'activité (4 705,6) (4 692,4) (10 633,4)
Frais de recherche et développement (274,3) (254,9) (550,5)
Frais commerciaux (459,6) (439,7) (901,9)
Frais généraux et administratifs (265,0) (253,6) (543,4)
Coût des restructurations (46,6) (42,2) (116,1)
Amortissement des actifs incorporels valorisés en juste valeur
dans le cadre de regroupements d'entreprises note 13 (40,8) (42,2) (84,4)
Résultat opérationnel courant note 5 163,6 18,6 51,8
Perte de valeur sur actifs immobilisés note 6 (4,1) (5,3) (260,1)
Résultat des cessions et autres note 7 (7,4) 5,6 (1,0)
Résultat opérationnel 152,1 18,9 (209,3)
Intérêts financiers relatifs à la dette brute (40,9) (47,9) (91,6)
Produits financiers relatifs à la trésorerie et équivalents 10,6 14,8 26,0
Coût de l'endettement financier net (30,3) (33,1) (65,6)
Autres résultats financiers note 8 (4,0) (27,4) (44,9)
Autres composantes de la charge de retraite note 9 (38,2) (58,5) (105,1)
Impôt sur les bénéfices note 10 1,4 50,0 175,3
Résultat des sociétés mises en équivalence note 14 25,4 24,7 48,0
Résultat net 106,4 (25,4) (201,6)
Dont :
Part du Groupe 106,4 (25,3) (201,8)
Minoritaires -- (0,1) 0,2
Résultat par action (en euros) note 11 0,54 (0,13) (1,03)
Résultat par action dilué (en euros) note 11 0,54 (0,13) (1,03)

ETAT CONSOLIDE DU RESULTAT GLOBAL

(En millions d'euros)

Premier semestre 2010 Premier semestre
2009
Année
2009
Part
Groupe
Intérêts
minos
Part
Groupe
Intérêts
minos
Part
Groupe
Intérêts
minos
Résultat net de la période 106,4 -- (25,3) (0,1) (201,8) 0,2
Conversion des états financiers des entités étrangères 226,0 0,7 129,9 0,5 119,1 0,6
Couverture d'investissements nets étrangers
Impôt différé
(3,2)
1,1
--
--
(4,9)
1,5
--
--
(3,8)
1,3
--
--
223,9 0,7 126,5 0,5 116,6 0,6
Couverture de flux de trésorerie
Impôt différé
(273,2)
89,9
(0,1)
--
61,1
(18,3)
--
--
70,8
(19,4)
--
--
(183,3) (0,1) 42,8 -- 51,4 --
Actifs financiers disponibles à la vente
Impot différé
(5,3)
--
--
--
--
--
--
--
1,5
--
--
--
(5,3) -- -- -- 1,5 --
Total des autres éléments du résultat global,
net d'impôt
35,3 0,6 169,3 0,5 169,5 0,6
Total du résultat global pour la période 141,7 0,6 144,0 0,4 (32,3) 0,8

BILAN CONSOLIDE

(En millions d'euros)

ACTIF Notes 30/06/10 31/12/09
Ecarts d'acquisition, net note 12 3 017,0 2 986,9
Autres immobilisations incorporelles, net note 13 893,7 925,3
Immobilisations corporelles, net note 13 1 369,0 1 338,3
Total de l'actif opérationnel non courant 5 279,7 5 250,5
Titres de participation mis en équivalence note 14 687,9 711,0
Titres de participation 95,2 101,9
Prêts et créances financiers 184,1 171,9
Total de l'actif financier non courant 967,2 984,8
Juste valeur des instruments dérivés : gestion de la dette note 17 36,2 24,8
Retraite et prestations assimilées note 9 68,2 66,0
Impôts différés actifs 812,6 678,0
Actifs non courants 7 163,9 7 004,1
Stocks et en-cours 2 490,8 2 210,8
Contrats de construction : actif 2 427,6 2 243,2
Avances et acomptes versés sur commandes en cours 438,4 342,4
Clients et autres créances courantes 4 027,2 3 934,8
Juste valeur des instruments dérivés : gestion du risque de change 188,4 172,6
Total de l'actif opérationnel courant 9 572,4 8 903,8
Impôts courants 35,1 40,4
Créance liée à la cession de Camelot Group Plc. note 2 92,0 --
Comptes courants auprès de parties liées note 17 118,3 94,8
Titres de placement note 17 8,5 4,4
Trésorerie et équivalents trésorerie note 17 2 021,6 1 960,1
Total de l'actif financier courant 2 240,4 2 059,3
Actifs courants 11 847,9 11 003,5
Total de l'actif 19 011,8 18 007,6
PASSIF Notes 30/06/10 31/12/09
Capital, primes et autres réserves 4 011,0 4 168,3
Différence de conversion (59,3) (283,2)
Actions propres (144,8) (141,5)
Capitaux propres, "part du Groupe" 3 806,9 3 743,6
Intérêts minoritaires 10,8 10,2
Capitaux propres note 15 3 817,7 3 753,8
Dettes financières à long terme note 17 1 655,8 1 651,6
Provisions pour retraite et prestations assimilées note 9 862,2 856,7
Impôts différés passifs 244,1 258,6
Passifs non courants 2 762,1 2 766,9
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours 3 748,6 3 849,4
Avances remboursables 170,5 172,8
Contrats de construction : passif 961,0 882,7
Provisions pour risques et charges note 16 1 225,3 1 129,8
Fournisseurs et autres dettes courantes 4 826,7 4 736,0
Juste valeur des instruments dérivés : gestion du risque de change 324,8 100,7
Total du passif opérationnel courant 11 256,9 10 871,4
Impôts courants 50,9 92,2
Part à court terme des dettes financières note 17 943,3 326,4
Comptes courants auprès de parties liées note 17 180,9 196,9
Total du passif financier courant 1 124,2 523,3
Passifs courants 12 432,0 11 486,9
Total du passif et des capitaux propres 19 011,8 18 007,6

22 Rapport financier semestriel - - Juin 2010 -

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDES

(En millions d'euros)

Premier
semestre
Premier
semestre
Année
2009
Notes 2010 2009
Résultat net 106,4 (25,4) (201,6)
A ajouter (déduire) :
Charge (profit) d'impôt sur les bénéfices (1,4) (50,0) (175,3)
Perte (profit) des sociétés mises en équivalence (net des dividendes reçus) (12,9) (13,3) (21,5)
Dotation aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles note 13 207,4 195,1 420,8
Dotation aux provisions pour retraite et prestations assimilées note 9 69,4 87,1 162,6
Perte de valeur sur actifs immobilisés note 6 4,1 5,3 260,1
Perte (profit) sur cessions et autres note 7 7,4 (5,6) 1,0
Dotations (reprises) nettes de provisions pour restructuration (3,5) (7,1) 12,1
Autres éléments 13,5 10,8 26,6
Autofinancement d'exploitation 390,4 196,9 484,8
Variation du besoin en fonds de roulement et des provisions pour risques et
charges (a) (633,5) 42,1 924,6
Versement des contributions / prestations de retraite (régimes à prestations
définies), dont note 9 (66,3) (62,1) (156,2)
- au titre de la réduction des déficits au Royaume-Uni : (31,4) (27,6) (57,6)
- au titre des contributions / prestations récurrentes : (34,9) (34,5) (98,6)
Impôts sur les bénéfices (payés) / reçus (38,0) (45,9) (98,2)
Cash flow net des activités opérationnelles - I - (347,4) 131,0 1 155,0
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles note 18-a (144,4) (180,4) (418,9)
Cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles 3,4 2,1 5,8
Investissement net d'exploitation (141,0) (178,3) (413,1)
Investissements dans les filiales et participations note 18-b (6,1) (141,9) (148,0)
Cession de titres de participation note 18-b 0,9 (6,9) --
Variation des prêts financiers (12,3) 13,9 4,1
Variation des comptes courants auprès de parties liées (11,1) (3,6) (32,0)
Diminution (augmentation) des titres de placement (3,3) 10,2 24,0
Investissement financier net (31,9) (128,3) (151,9)
Cash flow net des activités d'investissement - II - (172,9) (306,6) (565,0)
Distributions de dividendes (97,7) (204,7) (204,7)
Augmentation (diminution) des fonds propres et des intérêts minoritaires note 18-c 0,3 10,3 21,6
Augmentation des dettes financières 852,8 922,4 1 125,2
Remboursement des dettes financières (274,4) (423,9) (1 103,9)
Cash flow net des activités de financement - III - 481,0 304,1 (161,8)
Impact des variations de change - IV - 100,8 52,2 32,1
Augmentation (diminution) totale de la trésorerie I+II+III+IV 61,5 180,7 460,3
Trésorerie en début de période 1 960,1 1 499,8 1 499,8
Trésorerie en fin de période 2 021,6 1 680,5 1 960,1

(a) La variation du besoin en fonds de roulement inclut la variation des cessions de créances sans recours pratiquées sur l'Etat. Celle-ci s'élève à +157,9 M€ au 1er semestre 2010, (- 58,1 M€ au 1er semestre 2009 et - 50,1 M€ en 2009), conséquence directe des retards de paiement de la Direction générale de l'armement (note 20).

VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES

(En millions d'euros)

Au premier semestre 2010 :

Nombre
d'actions en
circulation
Capital Primes Réserves Couv.
de
flux de
Titres
AFS
Diff.
de
convers.
Actions
propres
Capitaux
propres
« part du
mino-
ritaires
Intérêts Capitaux
propres
totaux
(milliers) Tréso. Groupe »
Au 1er janvier 2010 195 467 597,1 3 655,3 (197,3) 107,7 5,5 (283,2) (141,5) 3 743,6 10,2 3 753,8
Résultat net de l'exercice -- -- -- 106,4 -- -- -- -- 106,4 -- 106,4
Aut. éléments du résultat global -- -- -- -- (183,3) (5,3) 223,9 -- 35,3 0,6 35,9
Résultat global
du 1er semestre 2010
-- -- -- 106,4 (183,3) (5,3) 223,9 -- 141,7 0,6 142,3
Augmentation de capital 50 0,1 1,3 -- -- -- -- -- 1,4 -- 1,4
Dividendes (a) -- -- -- (97,7) -- -- -- -- (97,7) -- (97,7)
Paiement en actions (note 15-b) -- -- -- 8,7 -- -- -- -- 8,7 -- 8,7
Mouvements sur actions propres (177) -- -- (1,9) -- -- -- (3,3) (5,2) -- (5,2)
Autres -- -- -- 6,3 -- -- -- -- 6,3 (0,2) 6,1
Variation de périmètre -- -- -- 6,7 1,4 -- -- -- 8,1 0,2 8,3
Total des transactions avec
les actionnaires
(127) 0,1 1,3 (77,9) 1,4 -- -- (3,3) (78,4) -- (78,4)
Au 30 juin 2010 195 340 597,2 3 656,6 (168,8) (74,2) 0,2 (59,3) (144,8) 3 806,9 10,8 3 817,7

Au premier semestre 2009 :

Nombre
d'actions en
Capital Primes Réserves Couv.
de
Titres
AFS
Diff.
de
Actions
propres
Capitaux
propres
mino- Intérêts Capitaux
propres
circulation
(milliers)
flux de
Tréso.
convers. « part du
Groupe »
ritaires totaux
Au 1er janvier 2009 194 981 596,2 3 647,8 194,6 56,3 4,0 (399,8) (150,2) 3 948,9 2,9 3 951,8
Résultat net de l'exercice -- -- -- (25,3) -- -- -- -- (25,3) (0,1) (25,4)
Aut. éléments du résultat global -- -- -- -- 42,8 -- 126,5 -- 169,3 0,5 169,8
Résultat global
du 1er semestre 2009
-- -- -- (25,3) 42,8 -- 126,5 -- 144,0 0,4 144,4
Augmentation de capital 36 0,1 0,9 -- -- -- -- -- 1,0 -- 1,0
Dividendes (a) -- -- -- (204,7) -- -- -- -- (204,7) -- (204,7)
Paiement en actions (note 15-b) -- -- -- 9,6 -- -- -- -- 9,6 -- 9,6
Mouvements sur actions propres (14) -- -- (0,4) -- -- -- -- (0,4) -- (0,4)
Autres -- -- -- (3,2) -- -- -- -- (3,2) 0,2 (3,0)
Variation de périmètre -- -- -- -- -- -- -- -- -- 0,8 0,8
Total des transactions avec
les actionnaires
22 0,1 0,9 (198,7) -- -- -- -- (197,7) 1,0 (196,7)
Au 30 juin 2009 195 003 596,3 3 648,7 (29,4) 99,1 4,0 (273,3) (150,2) 3 895,2 4,3 3 899,5

(a) Les montants unitaires des dividendes mis en distribution s'élèvent respectivement à 0,50 € en 2010 et 1,05 € en 2009.

NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES

Tous les montants figurant dans ces notes sont exprimés en millions d'euros à l'exception des informations par action

Le 28 juillet 2010, le Conseil d'Administration a arrêté et autorisé la publication des états financiers consolidés résumés intermédiaires de Thales pour la période close le 30 juin 2010.

Thales (société mère) est une société anonyme cotée, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Nanterre sous le numéro 552 059 024.

1. PRINCIPES COMPTABLES

1.1) Comptes intermédiaires

Les comptes consolidés résumés au 30 juin 2010 ont été établis en conformité avec la norme IAS 34 (Information financière intermédiaire) et le référentiel IFRS tel qu'adopté par l'Union Européenne au 30 juin 2010 (disponible sur le site http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/ias/index_fr.htm).

Les comptes intermédiaires suivent des règles et méthodes comptables identiques à celles adoptées pour les comptes annuels établis au 31 décembre 2009, à l'exception des modifications indiquées dans le paragraphe 1.2 ci-après.

Les méthodes d'évaluation spécifiques aux comptes consolidés intermédiaires sont les suivantes :

• Provisions pour retraite

Les chiffres retenus pour la détermination de la provision pour retraite résultent de l'extrapolation au 30 juin 2010 de l'évaluation actuarielle faite au 31 décembre 2009, sans changement d'hypothèses actuarielles.

• Impôt sur les bénéfices

Pour les comptes intermédiaires, la charge d'impôt (courante et différée) est calculée en appliquant au résultat comptable de la période, entité fiscale par entité fiscale, le taux d'impôt moyen annuel estimé pour l'année en cours.

• Ecarts d'acquisition

Lors des arrêtés intermédiaires, les tests de perte de valeur effectués à la clôture annuelle précédente sont réactualisés pour prendre en compte les évolutions relatives aux valeurs recouvrables et à l'actif net comptable de fin de période. Les pertes de valeurs éventuellement comptabilisées au cours du premier semestre ne sont pas réversibles.

1.2) Nouvelles normes et interprétations IFRS

• Application des normes IFRS 3 et IAS 27 révisées à compter du 1er janvier 2010 :

Les normes IFRS 3 (regroupements d'entreprises) et IAS 27 (Etats financiers consolidés et individuels), révisées sont d'application obligatoire à compter du 1er janvier 2010 suite à l'adoption par l'Union Européenne le 3 juin 2009.

Les normes IFRS 3 et IAS 27 révisées sont d'application prospective et sont donc sans incidence sur les regroupements d'entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010. Les regroupements d'entreprises réalisés avant le 1er janvier 2010 ont été comptabilisés selon les principes décrits dans la note 1.b – regroupements d'entreprises de l'annexe aux états financiers consolidés du document de référence 2009 (page 36).

Les principes et méthodes comptables désormais en vigueur pour les opérations entrant dans le champ d'application de ces normes sont décrits ci-après :

Méthode de l'acquisition (dite purchase accounting) :

  • A la date de prise de contrôle, les regroupements d'entreprises sont comptabilisés selon la méthode de l'acquisition. Selon cette méthode :
  • les actifs identifiables acquis et passifs repris sont évalués à la juste valeur à la date d'acquisition ;
  • les intérêts minoritaires sont évalués, soit à la juste valeur (méthode dite du goodwill complet), soit à la quote-part de l'actif net comptable acquis (méthode dite du goodwill partiel). Cette option est disponible au cas par cas pour chaque opération de regroupement d'entreprises.
  • Les coûts directs liés au regroupement (honoraires d'évaluateurs, de conseils…) sont enregistrés en charges dès qu'ils sont encourus (et non plus inclus dans l'écart d'acquisition).
  • Les compléments de prix issus de nouveaux regroupements sont évalués à la juste valeur à la date d'acquisition, même s'ils ont un caractère éventuel. Au-delà du délai d'affectation, les ajustements de

valeur sont enregistrés en résultat (et non plus inclus dans l'écart d'acquisition) si l'ajustement de prix est un passif financier.

Ecart d'acquisition :

  • L'écart d'acquisition correspond à la différence entre :
  • la juste valeur du coût d'acquisition, augmentée du montant des intérêts minoritaires dans l'entreprise acquise et,
  • le solde net des montants des actifs identifiables acquis et passifs repris à la date d'acquisition.
  • Les écarts d'acquisition peuvent être corrigés dans les douze mois qui suivent la date d'acquisition pour tenir compte de l'estimation définitive de la juste valeur des actifs et passifs acquis.
  • Les écarts d'acquisition négatifs sont comptabilisés immédiatement en « autres résultats opérationnels ». Les écarts d'acquisition positifs relatifs aux sociétés contrôlées sont enregistrés à l'actif du bilan en « immobilisations incorporelles ». Les écarts d'acquisition positifs relatifs aux sociétés mises en équivalence sont comptabilisés en « titres mis en équivalence ».
  • Ces écarts d'acquisition ne sont pas amortis mais font, chaque année, l'objet de tests de perte de valeur. Les pertes de valeur éventuelles relatives aux écarts d'acquisition sont inscrites sur la ligne « perte de valeur » au sein du résultat opérationnel et ne sont pas réversibles.
  • Les pertes de valeur liées aux titres mis en équivalence sont comptabilisées en « résultat des sociétés mises en équivalence ». Ces pertes de valeur sont réversibles.

Impôts différés :

Les impôts différés existants à la date d'acquisition, mais comptabilisés à l'actif au-delà du délai d'affectation, sont enregistrés en produit d'impôt dans le compte de résultat, sans ajustement de l'écart d'acquisition. Les dispositions transitoires de la norme stipulent que ce traitement s'applique, à compter du 1er janvier 2010, à tous les regroupements d'entreprises (même antérieurs à cette date).

Variations de pourcentage de détention :

  • L'acquéreur doit réévaluer à sa juste valeur à la date d'acquisition toute participation antérieurement détenue, juste avant d'en prendre le contrôle, et reconnaître le produit ou la perte correspondante dans le compte de résultat le cas échéant.
  • La perte de contrôle donne lieu à la constatation d'un résultat de cession calculé sur la totalité de la participation à la date de l'opération. Toute participation résiduelle conservée est ainsi réévaluée à sa juste valeur par le compte de résultat au moment de la perte de contrôle.
  • L'incidence des variations de pourcentage de détention sans changement de contrôle (acquisition complémentaire ou cession) est constatée en capitaux propres, sans impact sur le résultat.

• Autres normes et interprétations applicables à compter du 1er janvier 2010 :

Les nouvelles normes et interprétations applicables à compter du 1er janvier 2010, listées dans la note 1-Principes comptables de l'annexe aux états financiers consolidés du document de référence 2009 (pages 35 et 36) n'ont pas eu d'incidence significative sur les comptes consolidés intermédiaires du Groupe au 30 juin 2010.

• Application de normes par anticipation :

Le Groupe n'a pas anticipé de normes et interprétations dont l'application n'est pas obligatoire au 1er janvier 2010.

1.3) Saisonnalité de l'activité

Conformément aux règles comptables, l'activité est reconnue, comme à la clôture annuelle, sur sa période de réalisation.

Lors des exercices précédents, c'est au cours du dernier trimestre de l'année, et plus particulièrement au mois de décembre, que le niveau de l'activité a été le plus élevé. Cette saisonnalité de l'activité s'est traduite par des revenus de l'activité et des résultats opérationnels généralement moins élevés au premier semestre. La société a constaté la récurrence de ce phénomène, avec toutefois une amplitude variable selon les années.

2. EVENEMENTS MARQUANTS

a) Principaux événements du premier semestre 2010

En décembre 2009, Thales a annoncé un projet de nouvelle organisation dans le but de simplifier son fonctionnement, de favoriser les synergies transverses et la réactivité commerciale, et d'améliorer les performances.

L'organisation du Groupe se déploie dorénavant selon une structure matricielle à deux dimensions : les Divisions et les Zones Géographiques :

Les Divisions sont chargées, au niveau mondial, de définir les stratégies de marché, les priorités de la recherche et développement, de la politique produit et de la politique industrielle, dans le respect des objectifs de rentabilité à long terme fixés par le Groupe. Elles sont regroupées au sein de deux pôles d'activité :

  • le pôle Défense et Sécurité (systèmes C4I de défense et sécurité, systèmes de mission de défense, défense terrestre, opérations aériennes),
  • le pôle Aérospatial et Transport (Avionique, systèmes de transport, Espace).

Les Zones Géographiques sont chargées de la mise en oeuvre de ces stratégies et politiques mondiales dans le respect des objectifs de rentabilité à court terme du Groupe ; elles sont responsables de la relation commerciale avec les clients locaux, des prises de commandes, chiffres d'affaires et résultats des activités correspondantes. Le Groupe a défini trois zones :

  • la Zone A : USA, Canada, Royaume-Uni, Pays-Bas, Norvège, Corée du Sud, Australie, Europe centrale et du Nord, Asie du Nord ;
  • la Zone B :Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Singapour, Amérique Latine, Europe du Sud, Moyen-Orient & Afrique, Asie Occidentale et Asie du Sud ;
  • la France.

Les informations sectorielles sont présentées dans la note 5.

b) Evolution du périmètre de consolidation

Au premier semestre 2010 :

Fin juin 2010, la Commission nationale de la loterie britannique a notifié son accord en vue de la cession par Thales de sa participation de 20% dans Camelot Group Plc, société opératrice de la loterie britannique, au fonds de pension canadien Ontario Teachers.

Thales a donc enregistré dans ses comptes semestriels 2010 une plus value de cession de 33,3 millions d'euros et constaté une créance d'un montant de 92 millions d'euros qui a été encaissée début juillet 2010.

Aucun autre changement significatif de périmètre n'est intervenu au cours du premier semestre 2010.

En 2009 :

En février 2009, Thales a acquis pour 20,3 millions d'euros, dans le cadre d'une offre publique d'achat, 94,6% du capital de la société israélienne CMT Medical Technologies Ltd, société spécialisée dans l'imagerie médicale. Cette société est consolidée depuis le 1er juillet 20091 .

Le prix d'acquisition des actions d'Alcatel Alenia Space a fait l'objet, conformément aux accords, d'un réexamen en 2009 selon une procédure contradictoire et a conduit Thales à verser à Alcatel-Lucent, en mai 2009, un complément de prix de 129,6 millions d'euros2 . Dans les comptes consolidés, ce dernier a été comptabilisé en augmentation de l'écart d'acquisition.

Le pacte d'actionnaires entre l'Etat et Thales du 30 janvier 2007 consent à Thales le droit de porter sa participation dans DCNS de 25% à 35% par exercice d'une option d'achat d'actions. Celle-ci est exerçable depuis le 29 mars 2009 et ce, pendant une période de 3 ans. Au 30 juin 2010 comme au 31 décembre 2009, la valeur de l'option n'est pas significative.

L'accord comporte par ailleurs des clauses de rémunération conditionnelle liées à l'obtention de certains contrats et à certaines conditions de performance opérationnelle. Au 30 juin 2010, ces conditions ne sont pas atteintes.

1 Par simplification, et compte tenu du caractère non significatif sur les comptes consolidés du décalage par rapport à la date de prise / perte de contrôle.

2 Ce complément de prix a été établi sur la base d'une valorisation de 67% des capitaux propres de Thales Alenia Space, établie à 724,5 M€, soit 124,5 M€ de plus que le prix plancher initial fixé à 600 M€, auxquels se sont ajoutés 5,1 M€ d'intérêts financiers.

3. COMPTE DE RESULTAT AJUSTE

Pour permettre le suivi et la comparabilité des performances économiques du Groupe, le compte de résultat consolidé est retraité des écritures relatives à l'allocation du prix d'acquisition (PPA) réalisée dans le cadre de regroupements d'entreprises significatifs.

Ces retraitements concernent pour l'essentiel les opérations réalisées en 2007 : acquisition des activités spatiales, Transport et Sécurité d'Alcatel-Lucent, et acquisition de 25% de DCNS.

L'incidence du PPA pour les trois périodes présentées, s'analyse comme suit :

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Coût de l'activité -- (7,4) (14,8)
Amortissement des actifs incorporels acquis (40,8) (42,2) (84,4)
Résultat opérationnel courant (40,8) (49,6) (99,2)
Impôt 13,8 16,8 33,6
Résultat des sociétés mises en équivalence (4,1) (4,1) (8,2)
Résultat net (31,1) (36,9) (73,8)

Le compte de résultat ajusté, pour les trois périodes présentées, s'analyse donc comme suit :

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Revenus 5 955,5 5 743,6 12 881,5
Coût de l'activité (4 705,6) (4 685,0) (10 618,6)
Frais de recherche et développement (274,3) (254,9) (550,5)
Frais commerciaux (459,6) (439,7) (901,9)
Frais généraux et administratifs (265,0) (253,6) (543,4)
Coût des restructurations (46,6) (42,2) (116,1)
Résultat opérationnel courant 204,4 68,2 151,0
Perte de valeur sur actifs immobilisés (4,1) (5,3) (260,1)
Résultat des cessions et autres (7,4) 5,6 (1,0)
Résultat opérationnel 192,9 68,5 (110,1)
Intérêts financiers relatifs à la dette brute (40,9) (47,9) (91,6)
Produits financiers relatifs à la trésorerie et équivalents 10,6 14,8 26,0
Coût de l'endettement financier net (30,3) (33,1) (65,6)
Autres résultats financiers (4,0) (27,4) (44,9)
Autres composantes de la charge de retraite (38,2) (58,5) (105,1)
Impôt sur les bénéfices (12,4) 33,2 141,7
Résultat des sociétés mises en équivalence 29,5 28,8 56,2
Résultat net 137,5 11,5 (127,8)
Dont :
Part du Groupe 137,5 11,6 (128,0)
Part des minoritaires -- (0,1) 0,2

4. INFORMATIONS A PERIMETRE ET TAUX DE CHANGE COMPARABLES

Sur la base de compte de résultat ajusté, les résultats à périmètre et taux de change comparables se présentent comme suit :

er semestre
1
2009 ajusté
Variation de
périmètre (a)
Variation de
change (b)
Evolution
organique
er semestre
1
2010 ajusté
Revenus 5 743,6 15,6 157,5 38,8 5 955,5
Coût de l'activité (4 685,0) (7,9) (119,1) 106,4 (4 705,6)
Frais de recherche et développement (254,9) (2,1) (4,3) (13,0) (274,3)
Frais commerciaux (439,7) -- (8,0) (11,9) (459,6)
Frais généraux et administratifs (253,6) (0,7) (8,4) (2,3) (265,0)
Coût des restructurations (42,2) -- (0,7) (3,7) (46,6)
Résultat opérationnel courant 68,2 4,9 17,0 114,3 204,4

(a) Les comptes des sociétés acquises au 1er semestre 2010 et au second semestre 2009 sont exclus des comptes du 1er semestre 2010.

Les comptes des sociétés cédées en 2009 sont exclus du compte de résultat 2009. Les comptes des sociétés cédées au 1er semestre 2010 sont retraités pour que ces sociétés contribuent au compte de résultat sur une période identique en 2010 et 2009.

(b) La variation de change est déterminée comme suit : les résultats du premier semestre 2009 des filiales étrangères sont convertis aux taux de change moyens du premier semestre 2010. La différence de conversion obtenue est ajustée de l'impact des évolutions des devises sur les transactions réalisées dans une devise différente de la monnaie fonctionnelle des filiales.

5. INFORMATIONS SECTORIELLES

Comme indiqué dans la note 2, l'activité du Groupe est conduite, depuis début 2010, selon une structure matricielle à deux dimensions : les Divisions et les Zones Géographiques. Le principal décideur opérationnel examine régulièrement les performances opérationnelles des deux ensembles.

Dans le cadre de l'application d'IFRS 8, le Groupe a retenu les divisions opérationnelles comme secteurs à présenter dans la mesure où elles sont la base de l'élaboration de la stratégie du Groupe.

Ces divisions sont regroupées au sein de deux pôles :

• le pôle Défense et Sécurité, reposant sur une base de clientèle presque exclusivement gouvernementale (Etats, agences publiques…), inclut les divisions Systèmes C4I de Défense et Sécurité, Systèmes de Mission de Défense, Défense Terrestre et Opérations Aériennes.

• le pôle Aérospatial et Transport, dont les clients sont très majoritairement civils (opérateurs d'infrastructures, compagnies aériennes), inclut les divisions Avionique, Espace et Systèmes de Transport.

Les informations présentées ci-après suivent les mêmes règles comptables que celles utilisées pour les états financiers consolidés résumés, à l'exception des écritures relatives à l'allocation du prix d'acquisition (PPA) réalisée dans le cadre de regroupements d'entreprises significatifs qui sont exclues du résultat opérationnel courant. Le résultat sectoriel correspond en conséquence au résultat opérationnel courant ajusté, tel que présenté dans la note 3.

a) Information par pôle d'activité

Premier semestre 2010 Aérospatial et
Transport
Défense
et
Sécurité
Autres,élim
& non
alloués (a)
Total
Avant
PPA
PPA Thales
Carnet de commandes au 30 juin hors Groupe 9 800,5 15 031,6 71,1 24 903,2 -- 24 903,2
Prises de commandes hors Groupe 2 513,5 2 605,4 24,8 5 143,7 -- 5 143,7
Revenus hors Groupe
Revenus inter-secteurs
2 519,7
34,3
3 400,6
130,3
35,2
(164,6)
5 955,5
--
--
--
5 955,5
--
Revenus totaux 2 554,0 3 530,9 (129,4) 5 955,5 -- 5 955,5
Résultat opérationnel courant (b) 7,1 207,4 (10,1) 204,4 (40,8) 163,6
Premier semestre 2009 retraité Aérospatial et
Transport
Défense
et
Sécurité
Autres,élim
& non
alloués (a)
Total
Avant
PPA
PPA Thales
Carnet de commandes au 30 juin hors Groupe 9 523,7 14 257,3 40,0 23 821,0 -- 23 821,0
Prises de commandes hors Groupe 2 730,9 3 104,4 25,0 5 860,3 -- 5 860,3
Revenus hors Groupe 2 369,0 3 338,1 36,5 5 743,6 -- 5 743,6
Revenus inter-secteurs
Revenus totaux
45,9
2 414,9
161,6
3 499,7
(207,5)
(171,0)
--
5 743,6
--
--
--
5 743,6
Résultat opérationnel courant (b) (106,3) 192,4 (17,9) 68,2 (49,6) 18,6

(a) La colonne "autres, éliminations et montants non alloués" correspond à l'élimination des flux entre les deux pôles, aux données concernant les activités corporate (centres de recherche du Groupe, pôle immobilier et holdings) ainsi que les activités cédées l'année précédente. Le résultat opérationnel non alloué inclut donc le résultat des activités corporate non refacturées aux secteurs, le coût des surfaces inoccupées par les secteurs ainsi que la charge liée aux paiements fondés sur des actions.

(b) Le résultat opérationnel courant du Groupe inclut des crédits d'impôt recherche à hauteur de 71,9 M€ au premier semestre 2010 et de 70,1 M€ au premier semestre 2009.

Au premier semestre 2009, le résultat opérationnel courant avait été principalement affecté par l'accroissement des coûts prévisionnels de développement du système de gestion de vol de l'A400M, conduisant à enregistrer une nouvelle provision de 102 M€.

Dans le cadre de l'arrêté des comptes de l'exercice 2009, le Groupe avait spécifiquement communiqué, dans la note 16 de l'annexe aux comptes consolidés, sur ce programme ainsi que sur le programme Meltem d'avions de patrouille et surveillance maritime pour le ministère de la défense turc.

A la date d'arrêté des comptes semestriels 2010, des incertitudes demeurent dans la réalisation de certains programmes complexes aéronautiques et de billetique et, en particulier, concernant l'issue des discussions en cours, tant avec le ministère de la défense turc sur le programme Meltem qu'avec Airbus sur le programme A400M. Ces éléments sont susceptibles d'avoir une incidence matérielle sur le résultat de ces programmes sur l'exercice en cours.

b) Information par zones géographiques

Premier semestre 2010 Zone A Zone B France Autres,élim
& non
alloués (a)
Total des
secteurs
& autres
PPA Thales
Carnet de commandes au 30 juin hors
Groupe
Prises de commandes hors Groupe
8 960,4
1 766,1
4 399,1
1 066,8
11 543,6
2 308,4
0,1
2,4
24 903,2
5 143,7
--
--
24 903,2
5 143,7
Revenus hors Groupe 2 073,0 1 184,0 2 695,4 3,1 5 955,5 -- 5 955,5
Revenus inter-secteurs 131,8 158,5 358,3 (648,6) -- -- --
Revenus totaux 2 204,8 1 342,5 3 053,7 (645,5) 5 955,5 -- 5 955,5
Résultat opérationnel courant 95,5 49,2 62,0 (2,3) 204,4 (40,8) 163,6
Premier semestre 2009 retraité Zone A Zone B France Autres,élim
& non
alloués (a)
Total des
secteurs
& autres
PPA Thales
Carnet de commandes au 30 juin hors
Groupe
Prises de commandes hors Groupe
8 257,1
1 311,2
4 371,5
1 521,7
11 190,7
3 023,5
1,7
3,9
23 821,0
5 860,3
--
--
23 821,0
5 860,3
Revenus hors Groupe 1 868,6 1 097,1 2 772,6 5,3 5 743,6 -- 5 743,6
Revenus inter-secteurs 92,6 157,3 362,3 (612,2) -- -- --
Revenus totaux 1 961,2 1 254,4 3 134,9 (606,9) 5 743,6 -- 5 743,6
Résultat opérationnel courant 74,5 70,4 (61,2) (15,5) 68,2 (49,6) 18,6

(a) La colonne "autres, éliminations et montants non alloués" correspond à l'élimination des flux entre les trois zones ainsi qu'aux données relatives à Thales (Société mère) et Thales International S.A. Le résultat opérationnel non alloué inclut en outre la charge liée aux paiements fondés sur des actions.

Les Zones géographiques sont réparties de la façon suivante :

  • Zone A : USA, Canada, Royaume-Uni, Pays-Bas, Norvège, Corée du Sud, Australie, Europe centrale et du Nord, Asie du Nord ;
  • Zone B :Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Singapour, Amérique Latine, Europe du Sud, Moyen-Orient & Afrique, Asie Occidentale et Asie du Sud ;
  • France.

c) Revenus (directs ou indirects) par destination :

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
France 1 308,6 1 399,2
Royaume-Uni 767,4 661,5
Autres pays d'Europe 1 529,7 1 555,8
Amérique du Nord 590,2 545,8
Proche et Moyen-Orient 599,7 531,8
Asie et Pacifique 820,1 734,4
Afrique et Amérique Latine 339,8 315,1
Total 5 955,5 5 743,6

6. PERTES DE VALEUR SUR ACTIFS IMMOBILISES

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Frais de développement (a)
Ecarts d'acquisition
Autres immobilisations corporelles et incorporelles
--
(4,1)
--
--
(5,3)
--
(240,0)
(17,4)
(2,7)
Total (4,1) (5,3) (260,1)

(a) Les pertes de valeur de l'exercice 2009 comprenaient essentiellement :

  • 158,3 M€ sur les développements avioniques, civils et A400M,

  • 43,6 M€ dans les activités de multimédia de bord,

  • 25,5 M€ dans les activités de simulation.

7. RESULTAT DES CESSIONS ET AUTRES

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Cessions de titres : 35,2 4,3 12,1
Participations minoritaires de Telespazio -- 2,0 7,1
Participation dans Camelot (20%) 33,3 -- --
Autres 1,9 2,3 5,0
Cessions d'autres actifs : (4,0) 1,3 (3,0)
Actifs immobiliers 1,1 -- --
Autres (5,1) 1,3 (3,0)
Perte nette sur le sinistre de l'Aquila (a) (3,6) -- (10,1)
Complément de provision sur litige (b) (35,0) -- --
Total (7,4) 5,6 (1,0)
  • (a) Le site de production de Thales Alenia Space à l'Aquila (Italie) a été gravement endommagé par le tremblement de terre du 7 avril 2009. Une solution temporaire a été mise en place pour reconstituer progressivement des capacités de production et poursuivre la réalisation des programmes à partir d'une base industrielle principalement à l'Aquila, mais aussi à Rome et Milan. A fin 2009, la perte nette totale liée au sinistre a été estimée, pour la part du Groupe, à -10,1 M€, après prise en compte des indemnités d'assurance. Un complément de -3,6 M€ a été enregistré au premier semestre 2010.
  • (b) Complément de provision liée à la sentence notifiée à Thales le 3 mai 2010 dans le cadre de l'arbitrage l'opposant à la République de Chine (Taïwan), tel que décrit en note 19.

8. AUTRES RESULTATS FINANCIERS

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Profits (pertes) de change (1,6) (2,6) (10,5)
Variation de juste valeur des instruments dérivés de change -- (24,7) (37,3)
Inefficacité des couvertures de change (3,9) (2,1) (5,3)
Résultat de change (5,5) (29,4) (53,1)
Produits financiers nets sur créances et dettes d'exploitation 5,5 3,5 6,0
Dividendes reçus 3,7 3,4 6,1
Pertes de valeur / titres « disponibles à la vente » (4,6) (0,3) --
Dépréciation des prêts et autres créances financières (1,7) -- 0,9
Autres (1,4) (4,6) (4,8)
Total (4,0) (27,4) (44,9)

9. RETRAITE ET PRESTATIONS ASSIMILEES

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Coût normal de la période (31,2) (28,6) (57,5)
Charge d'intérêt (107,1) (101,6) (204,6)
Rendement attendu des placements 80,2 72,2 140,5
Impact des liquidations de régime -- (16,6) (12,0)
Amortissement des modifications de régime (5,9) (5,6) (17,0)
Amortissement des écarts actuariels (5,4) (6,9) (12,0)
Autres composantes de la charge de retraite (38,2) (58,5) (105,1)
Charge totale de la période (69,4) (87,1) (162,6)
Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Provision à l'ouverture (790,7) (803,5) (803,5)
Charge totale de la période (69,4) (87,1) (162,6)
Prestations et contributions versées 66,3 62,1 156,2
- au titre de la réduction des déficits au R-U
- au titre des contributions / prestations récurrentes
31,4
34,9
27,6
34,5
57,6
98,6
Ecarts de conversion (3,4) (2,9) (5,9)
Variations de périmètre et autres 3,2 23,0 25,1
Provision à la clôture (794,0) (808,4) (790,7)
Dont :
Présenté à l'actif
68,2 46,5 66,0
Présenté au passif (862,2) (854,9) (856,7)

10. IMPOT SUR LES BENEFICES

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Résultat net 106,4 (25,4) (201,6)
Moins charge d'impôt
Moins résultat net des sociétés mises en équivalence
(1,4)
(25,4)
(50,0)
(24,7)
(175,3)
(48,0)
Résultat avant impôt 79,6 (100,1) (424,9)
Taux moyen d'imposition 27,0% 36,5% 38,1%
Produit (charge) d'impôt théorique (21,5) 36,5 161,9
Eléments non imposables
Variation des impôts différés actifs non reconnus au bilan
33,9
(11,5)
25,3
(8,7)
49,4
(22,7)
Réduction de l'écart d'acquisition / actifs d'impôts différés
initialement non reconnus
-- (1,5) (26,4)
Autres 0,5 (1,6) 13,1
Produit (charge) net d'impôt réel 1,4 50,0 175,3

11. RESULTAT PAR ACTION

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Numérateur (en millions d'euros) :
Résultat net part du Groupe
Résultat net part du Groupe après dilution
(a)
(b)
106,4
106,4
(25,3)
(25,3)
(201,8)
(201,8)
Dénominateur (en milliers) :
Nombre moyen d'actions en circulation
Options de souscription et d'achat d'actions
(c) 195 422
181
194 970
429
195 054
434
Nombre moyen d'actions en circulation dilué
Résultat net par action (en euros)
Résultat net par action dilué (en euros)
(d)
(a) / (c)
(b) / (d)
195 603
0,54
0,54
195 399
(0,13)
(0,13)
195 488
(1,03)
(1,03)

12. ECARTS D'ACQUISITION

Dans le cadre de la nouvelle organisation, les écarts d'acquisition ont été réaffectés aux nouvelles divisions opérationnelles. Cette réallocation a été effectuée sur la base des activités transférées ou, le cas échéant, en utilisant une approche fondée sur la juste valeur relative au sein des anciennes unités génératrices de trésorerie. Cette réallocation est sans incidence sur les tests de perte de valeur réalisés au 31 décembre 2009.

31/12/09
Net
Acquisitions Cessions Pertes de
valeur
Change et
autres
30/06/10
Net
Avionique 352,9 -- -- -- 3,4 356,3
Systèmes de Transport 871,0 -- -- -- 0,1 871,1
Espace 467,2 -- -- -- -- 467,2
Aérospatial et Transport 1 691,1 -- -- -- 3,5 1 694,6
Systèmes C4I de Défense et Sécurité 566,7 -- -- (4,1) 18,8 581,4
Systèmes de Mission de Défense 411,4 -- -- -- 6,3 417,7
Défense Terrestre 269,1 -- -- -- 4,0 273,1
Opérations Aériennes 40,6 -- -- -- 1,2 41,8
Défense et Sécurité 1 287,8 -- -- (4,1) 30,3 1 314,0
Autres 8,0 -- -- -- 0,4 8,4
Total 2 986,9 -- -- (4,1) 34,2 3 017,0

13. IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES

31/12/09
Net
Var. de
périmètre
Acquisitions /
activations
Cessions Dotations
aux amort.
Change
et autres
30/06/10
Net
Relation clientèle acquise 320,9 -- -- -- (13,0) 0,6 308,5
Carnet de commandes acquis 53,0 -- -- -- (12,4) -- 40,6
Technologie acquise 163,4 -- -- -- (14,6) 0,2 149,0
Autres 13,3 -- -- -- (0,8) 1,1 13,6
Incorporels acquis (PPA) 550,6 -- -- -- (40,8) 1,9 511,7
Frais de développement 253,7 -- 18,3 -- (20,9) 11,9 263,0
Autres 121,0 0,2 5,7 (0,4) (15,0) 7,5 119,0
Immobilisations incorporelles 925,3 0,2 24,0 (0,4) (76,7) 21,3 893,7
Immobilisations corporelles 1 338,3 0,8 120,4 (3,0) (130,7) 43,2 1 369,0
Total 2 263,6 1,0 144,4 (3,4) (207,4) 64,5 2 262,7

14. TITRES DE PARTICIPATION MIS EN EQUIVALENCE

% détenu en fin de
période
Situation nette
fin de période
Résultat
30 juin
2010
31 déc.
2009
30 juin
2010
31 déc.
2009
1er sem.
2010
1er sem.
2009
Année
2009
Aviation Communications & Surveillance Syst. 30 30 63,9 54,9 1,5 1,6 4,6
Camelot (cédée en 2010 – note 2) -- 20 -- 50,0 3,4 4,3 6,4
DCNS 25 25 521,9 520,2 10,5 11,2 23,5
DpiX 20 20 19,5 16,4 0,2 1,1 1,3
Elettronica 33 33 34,3 30,4 4,0 3,4 6,1
Indra Espacio 33 33 16,8 16,3 0,5 1,0 1,2
Autres -- -- 31,5 22,8 5,3 2,1 4,9
Total 687,9 711,0 25,4 24,7 48,0

15. CAPITAUX PROPRES

a) Capital

Au 30 juin 2010, le capital social de Thales se compose de 199 074 227 actions de 3 €. La répartition du capital est la suivante :

30/06/10 31/12/09
Nombre
d'actions
% du
capital
% droits
de vote
Nombre
d'actions
% du
capital
% droits
de vote
T.S.A. et sa filiale Sofivision
Etat français (dont une action spécifique)
Sogepa
52 670 906
2 022
1 081 256
26,46%
--
0,54%
41,25%
--
0,85%
52 670 906
2 022
1 081 256
26,46%
--
0,54%
41,60%
--
0,85%
Etat Français 53 754 184 27,00% 42,10% 53 754 184 27,00% 42,45%
Dassault Aviation 51 539 524 25,89% 20,18% 51 539 524 25,90% 20,35%
Thales 3 734 537 1,88% -- 3 556 693 1,79% --
Salariés 5 923 210 2,97% 4,59% 5 965 354 3,00% 3,76%
Public 84 122 772 42,26% 33,13% 84 208 177 42,31% 33,44%
Nombre d'actions composant le capital social 199 074 227 100,00% 100,00% 199 023 932 100,00% 100,00%

b) Rémunération fondée sur des actions

Le Groupe évalue le montant représentatif de l'avantage consenti aux bénéficiaires d'options de souscription ou d'achat d'actions, d'actions gratuites et d'actions avec décote dans le cadre de plans d'épargne entreprise. Les justes valeurs de ces instruments sont déterminées à leurs dates d'attribution respectives. Les montants ainsi obtenus sont étalés en résultat sur la durée d'acquisition des droits et la charge correspondante est incluse dans le résultat opérationnel courant.

Date du Plan Nombre initial
d'options /
d'actions
Juste valeur
à la date
d'octroi
Juste
valeur
au 30/06/10
Charge du
1er semestre
2010
Charge du
1er semestre
2009
Charge de
l'année
2009
01/07/03 3 034 200 (21,3) -- -- -- --
01/07/04 2 638 750 (21,4) -- -- -- --
30/06/05 2 201 500 (19,5) -- -- 0,2 0,2
09/11/06 2 223 950 (23,5) (0,1) 0,5 1,6 2,8
04/07/07 1 654 530 (15,6) (0,6) 0,7 1,9 3,3
01/07/08 1 688 076 (11,2) (1,7) 1,0 2,9 6,1
25/11/08 71 700 (0,3) (0,1) 0,1 0,1 0,2
25/06/09 1 600 340 (11,2) (5,5) 2,6 0,1 3,3
Total options (124,0) (8,0) 4,9 6,8 15,9
04/07/07 312 435 (11,5) (3,0) 1,5 1,6 3,1
01/07/08 317 705 (9,3) (4,7) 1,2 1,2 2,4
25/06/09 334 980 (8,7) (6,5) 1,1 -- 1,1
Actions gratuites (29,5) (14,2) 3,8 2,8 6,6
24/04/08 2 519 280 (5,0) -- -- -- --
PEE (5,0) -- -- -- --
Total (158,5) (22,2) 8,7 9,6 22,5

Montants comptabilisés au titre des paiements fondés sur des actions (a) :

(a) Plans émis après le 7 novembre 2002, date de première application de la norme.

c) Actions propres

Les actions détenues par Thales société mère en propre sont au nombre de 3 734 537 au 30 juin 2010 et de 3 556 693 au 31 décembre 2009. Dans les comptes consolidés, elles figurent en diminution des capitaux propres consolidés pour un montant de -144,8 M€ au 30 juin 2010 et de -141,5 M€ au 31 décembre 2009.

16. PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

31/12/09 Var. de périm.
change et aut.
Dotations Reprises 30/06/10
Restructuration 118,6 2,1 39,9 (43,4) 117,2
Provisions sur contrats 704,4 67,0 144,6 (132,4) 783,6
- garanties 248,1 10,5 39,5 (34,5) 263,6
- litiges 210,8 23,7 43,8 (19,1) 259,2
- perte à terminaison 98,3 3,3 27,2 (45,2) 83,6
- autres 147,2 29,5 34,1 (33,6) 177,2
Autres provisions pour risques et charges 306,8 5,1 47,0 (34,4) 324,5
Total 1 129,8 74,2 231,5 (210,2) 1 225,3

17. DETTE FINANCIERE NETTE

30/06/10 31/12/09
Dettes financières à long terme 1 655,8 1 651,6
Part à court terme des dettes financières
Comptes courants créditeurs auprès de parties liées
943,3
180,9
326,4
196,9
Juste valeur des instruments dérivés – gestion de la dette (36,2) (24,8)
Dette financière brute (I) 2 743,8 2 150,1
Comptes courants débiteurs auprès de parties liées
Titres de placement
Trésorerie et équivalents trésorerie
118,3
8,5
2 021,6
94,8
4,4
1 960,1
Trésorerie et autres placements (II) 2 148,4 2 059,3
Dette financière nette (I – II) 595,4 90,8

- Détail de la dette brute

30/06/10 31/12/09
Emprunt obligataire 2013 602,7 601,9
Emprunt obligataire 2011 797,2 785,6
Billets de trésorerie 812,8 149,9
Financement de projets 205,6 199,5
Emprunts auprès des établissements de crédit 59,7 115,0
Dettes financières diverses 36,6 49,1
Financement des immobilisations en crédit-bail 19,1 20,5
Comptes courants auprès de parties liées 180,9 196,9
Découverts bancaires 36,4 22,7
Intérêts courus 29,0 33,8
Juste valeur des instruments dérivés – gestion de la dette (a) (36,2) (24,8)
Dette financière brute 2 743,8 2 150,1

(a) Selon IAS 39, la valeur des emprunts prend en compte les variations de juste valeur du risque couvert. Cette variation de valeur de la dette est compensée par la réévaluation des swaps de couverture enregistrée sur la ligne « juste valeur des instruments dérivés ».

Taux
Caractéristiques des emprunts : nominal échéance nature Nominal effectif
(hors couverture)
Emprunt obligataire 2013 600 M€ avril 2013 fixe dt 200 M€
swapés à
tx variable
4,375% 4,5757%
Emprunt obligataire 2011 500 M€
275 M€
(cplt jan 09)
juillet 2011 fixe dt 575 M€
swapés à
tx variable
4,375% 4,4776%
5,75%
Dettes sans recours, ou à recours limité, dont la charge et le
Financements de projets
remboursement sont assurés par la part des revenus des projets
garantie contractuellement par les clients. Emprunts à taux fixes (ou à
taux variable swapés à taux fixe) et échelonnés jusqu'en 2020.

À la date de publication du présent document, les notations attribuées aux emprunts du Groupe Thales par les agences de rating étaient les suivantes :

Moody's Standard & Poor's
Emprunts à moyen & long terme A2 BBB+
Perspective perspective stable perspective stable
Billets de trésorerie & emprunts à court terme Prime-1 A2

A fin 2009, la notation attribuée par Moody's aux emprunts à moyen & long terme était de A1 ; celle de Standard& Poor's de A - .

L'abaissement de la notation n'a aucun impact sur les termes et conditions des financements confirmés ; elle n'entraîne en effet aucune mise en jeu des covenants contenus dans les contrats de financement. L'entrée en vigueur de la seule clause d'exigibilité anticipée des lignes de crédit confirmées ne saurait se faire que dans l'hypothèse où l'Etat ne détiendrait plus son action spécifique au capital de la société, et que, simultanément, le ratio de la dette financière nette consolidée rapportée à l'EBITDA (résultat opérationnel courant avant amortissements et dépréciation) serait supérieur à 3.

18. TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE

a) Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles

Seules les acquisitions ayant donné lieu à un mouvement de trésorerie figurent dans le tableau des flux de trésorerie. Sont notamment incluses les activations de frais de développement (18,3 M€ au 1er semestre 2010, 48,3 M€ au 1er semestre 2009 et 113,2 M€ en 2009).

b) Investissement financier net

Investissements dans les filiales et participations : Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Complément de prix Alcatel Alenia Space (note 2)
CMT Medical technologies Ltd
Autres
--
--
(6,1)
(129,6)
(20,3)
3,1
(129,6)
(20,3)
(5,5)
Investissements dans les filiales et participations (6,1) (146,8) (155,4)
- Trésorerie des sociétés acquises -- 4,9 7,4
Investissements dans les filiales et participations, net (6,1) (141,9) (148,0)
Cessions de titres de participation : Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Autres 0,9 (1,7) 5,3
Cessions de titres de participation 0,9 (1,7) 5,3
- Trésorerie des sociétés cédées -- (5,2) (5,3)
Cession de titres de participation, net 0,9 (6,9) --

c) Augmentation (diminution) des fonds propres et des intérêts minoritaires

Premier
semestre
2010
Premier
semestre
2009
Année
2009
Augmentation de capital / levées de stock-options 5,5 0,4 4,6
Prix de cession (acquisition) des actions propres (5,2) 9,9 17,0
Total 0,3 10,3 21,6

19. RISQUES JURIDIQUES

Le Groupe est exposé, par son activité, à des litiges techniques et commerciaux. Les litiges mentionnés dans le rapport de l'an dernier ont connu les évolutions suivantes :

Thales a pris connaissance de la sentence notifiée le 3 mai 2010 dans l'arbitrage l'opposant à la marine de la République de Chine (Taïwan). Cette décision intervient au titre de la violation alléguée des dispositions contractuelles relatives à l'utilisation d'intermédiaires, dans le cadre d'un contrat conclu en 1991 par Thomson-CSF (devenue Thales) pour la fourniture à Taïwan de six frégates de type Lafayette.

Le montant total de la sentence s'élève à 482 MUSD et 82 M€, portant intérêts depuis août 2001, ainsi qu'environ 15 M€, portant intérêts à compter du 3 mai 2010, soit un total d'environ 630 M€ (intérêts inclus).

La société a formé un recours en annulation contre cette sentence devant la Cour d'Appel de Paris.

La part de Thales dans ce litige s'élève à 27,463% du total, correspondant à sa part industrielle dans le contrat de fourniture. Compte tenu des provisions passées antérieurement, un complément de 35 M€ (avant impôts) a été enregistré dans les comptes du premier semestre 2010.

Aucun autre litige significatif n'est né depuis le début de l'exercice 2010. Et, à la connaissance de Thales, il n'existe aucun autre fait exceptionnel ou litige ayant eu ou de nature à avoir une influence significative sur les résultats, la situation financière et les objectifs du Groupe.

20. PARTIES LIEES

Les principales transactions entre parties liées sont renseignées dans la note 19 de l'annexe aux comptes consolidés du document de référence 2009.

Les revenus réalisés au premier semestre 2010 avec l'Etat français s'élèvent à 870 M€ (contre 900 M€ au premier semestre 2009).

Au 30 juin 2010, le montant des créances échues, portant intérêt moratoire, vis-à-vis de la Direction générale de l'armement s'élève à 450 M€ (contre 45 M€ au 31 décembre 2009).

Rapport financier semestriel - - Juin 2010 -

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

Période du 1er janvier au 30 juin 2010

ERNST & YOUNG Audit MAZARS

E R N S T & Y O U N G A u d i t

F A U B O U R G D E L ' A R C H E – 1 1 , AL L E E D E L ' A R C H E 9 2 0 3 7 P A RI S - L A D E FE N S E C E D E X COMMISSAIRES AUX COMPTES – MEMBRE DE LA COMPAGNIE REGIONALE DE VERSAILLES SAS A CAPITAL VARIABLE – 344 366 315 NANTERRE

M A Z A R S

6 1 , R U E HE N R I RE G N A U L T - 9 2 0 7 5 L A DE FE N S E C E DE X SOCIETE ANONYME D'EXPERTISE COMPTABLE ET DE COMMISSARIAT AUX COMPTES CAPITAL DE 8 320 000 EUROS – RCS NANTERRE B 784 824 153

Siège Social : 45, rue de Villiers 92200 NEUILLY-sur-SEINE Société Anonyme au capital de 597 219 681 € N° Siret : 552 059 024

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

Période du 1er janvier au 30 juin 2010

ERNST & YOUNG Audit MAZARS

Comptes Semestriels Période du 1er janvier au 30 juin 2010

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

Aux Actionnaires,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par vos assemblées générales et en application de l'article L. 451-1-2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la société Thales, relatifs à la période du 1er janvier au 30 juin 2010, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité du Conseil d'Administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

I. Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir

Comptes Semestriels Période du 1er janvier au 30 juin 2010

avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34, norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur :

  • la note 1 « Principes comptables » des comptes semestriels consolidés résumés qui expose les nouvelles normes et interprétations que le Groupe Thales a appliquées à compter du 1er janvier 2010 ;
  • les notes 2.a) « Principaux événements du premier semestre 2010 », 5 « Informations sectorielles » et 12 « Ecarts d'acquisition » des comptes semestriels consolidés résumés présentant les changements de présentation de l'information sectorielle et de répartition des écarts d'acquisition suite à l'évolution de l'organisation du Groupe. Le Groupe a retenu les divisions opérationnelles regroupées au sein de deux pôles, le pôle Défense et Sécurité, et le pôle Aérospatial et Transport ;
  • la note 5.a) « Informations Sectorielles par pôle d'activité » des comptes semestriels consolidés résumés qui décrit les incertitudes dans la réalisation de deux contrats des pôles Défense et Sécurité et Aérospatial et Transport ;
  • la note 19 « Risques juridiques » des comptes semestriels consolidés résumés qui décrit le risque relatif à la demande d'arbitrage déposée par un client du Groupe.

Comptes Semestriels Période du 1er janvier au

30 juin 2010 II. Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés résumés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés résumés.

Fait à Paris-La Défense et à Courbevoie, le 29 juillet 2010

Les Commissaires aux Comptes

E R N S T & Y O U N G A u d i t

Michel GAUTHIER

Nour-Eddine ZANOUDA

M A Z A R S

Jean-Louis SIMON