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Proximus SA Earnings Release 2011

May 6, 2011

3989_10-q_2011-05-06_8e435c2a-d02e-495e-8f9a-7c5e9641736f.pdf

Earnings Release

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Chiffres clés

Q1 2010 Q1 2011
Compte de résultats (en millions EUR)
Revenus totaux avant éléments non récurrents
Revenus non récurrents
1.641
436
1.583
0
Revenus totaux 2.077 1.583
EBITDA (1) avant éléments non récurrents 495 480
EBITDA (1) 931 480
Amortissements -194 -195
Bénéfice opérationnel (EBIT) 737 286
Coûts financiers nets -28 -30
Bénéfice avant impôts 709 256
Charges d'impôts -68 -61
Intérêts minoritaires 2 1
Bénéfice net (part du groupe) 638 194
Flux de trésorerie et Investissements (en millions EUR)
Cash flow net d'exploitation 457 410
Investissements -154 -173
Cash flow net des autres activités d'investissement 60 2
Cash flow libre (2) 363 239
Cash flow net dépensé pour les activités de financement -56 98
Augmentation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie 307 337
Bilan (en millions EUR) - Au 31 mars
Total du bilan 8.670 8.869
Actifs non courants 6.180 6.129
Placements de trésorerie, trésorerie et équivalents de trésorerie 704 967
Capitaux propres 3.164 3.302
Intérêts minoritaires 227 236
Dettes pour pensions, autres avantages postérieurs à l'emploi et indemnités de fin de contrat 654 540
Position financière nette -1.374 -1.204
Données par action
Bénéfice de base par action (en EUR) 1,99 0,60
Résultat dilué par action (en EUR) 1,99 0,60
Nombre moyen pondéré d'actions ordinaires 320.688.352 321.489.045
Données sur le personnel
Nombre d'employés (équivalents temps plein) 16.351 15.734
Nombre moyen d'employés sur la période 16.339 15.740
Revenus totaux avant éléments non récurrents par employé (en EUR) 100.439 100.571
EBITDA (1) avant éléments non récurrents par employé (en EUR) 30.326 30.522
Ratios (avant éléments non récurrents)
Return on Equity (3) 7,4% 5,9%
Marge brute (4) 59,7% 61,5%

(1) Earnings Before Interests, Taxes, Depreciation and Amortization : Bénéfice opérationnel avant amortissements.

(2) Cash flow avant activités de financement.

(3) Le bénéfice net (part du Groupe) et les capitaux propres sont ajustés pour exclure les revenus et coûts non récurrents ainsi que les

Le Comité de Direction de Belgacom déclare qu'à sa connaissance, les états financiers intermédiaires condensés et consolidés, établis conformément aux normes internationales d'information financière ("IFRS"), donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de Belgacom et des entités comprises dans la consolidation. Le rapport financier intermédiaire contient un exposé fidèle des informations qui doivent y figurer.

Le Comité de Direction de Belgacom est composé de Didier Bellens, Administrateur Délégué, Scott Alcott, Executive Vice-President Service Delivery Engine & Wholesale, Bart Van Den Meersche, Executive Vice-President Enterprise, Astrid De Lathauwer, Executive Vice-President Human Resources, Ray Stewart, Executive Vice-President Finance & CFO et Michel Georgis, Executive Vice-President Consumer.

Faits marquants

  • La tendance à la hausse ne s'est pas poursuivie dans le segment résidentiel pour les revenus sous-jacents.
  • Décision de se focaliser tant et plus sur les parts de marché
  • Prévisions revues à la baisse pour l'année complète 2011
  • Le Groupe Belgacom affiche 1,583 milliard EUR de revenus pour le premier trimestre de 2011, soit 3,5 % de moins que pour la période correspondante de l'an passé. Ce résultat tient compte de l'impact négatif des mesures réglementaires, pour un montant total de 52 millions EUR (-3,2 %).
  • Abstraction faite de l'impact négatif de la réglementation, les revenus sous-jacents du Groupe sont légèrement en baisse (0,3 %) par rapport à l'an passé. La croissance sous-jacente constatée en 2010 ne s'est pas poursuivie et est inférieure aux attentes de la société.
  • On observe, pour le segment résidentiel, un déclin inattendu du trafic vocal mobile au premier trimestre, alors que les résultats de la ligne fixe continuent pour leur part à ressentir l'impact d'un marché fortement compétitif et de plus en plus saturé.
  • Baisse des revenus et hausse des dépenses destinées à continuer à accroître la satisfaction de la clientèle, avec un impact sur l'EBITDA du Groupe, qui a diminué de 3 % en glissement annuel pour atteindre 480 millions EUR, compte tenu de l'impact négatif de la réglementation (-1,8 %).
  • Marge d'EBITDA de 30,3 %, restée stable par rapport à l'an passé.
  • Belgacom a investi au total 173 millions EUR, soit 11 % des revenus du Groupe.
  • Premier trimestre de 2011 clôturé avec 239 millions de cash-flow libre, comparé au 363 millions EUR de l'an passé à la même époque, qui incluait un montant unique de 51 millions EUR reporté en 2010 à la suite de la consolidation complète de BICS.
  • La base de clients du Groupe Belgacom a augmenté comme suit au premier trimestre :
    • 54 000 clients Belgacom TV, soit un total de 1 029 0001 clients ;
    • 10 000 clients internet fixe, soit au total une base de 1 568 000 clients internet ;
  • clients internet mobile2 en hausse de 5 000 unités, portant la base de clients à 186 000 unités ;
  • et + 57 000 Packs multi-play, soit un total de 927 000 Packs fin mars.

Dans le même temps, l'érosion de la ligne fixe se poursuit (-52 000) et la base totale de clients mobiles3 a diminué de 28 000 unités, une évolution entièrement imputable à la perte de clients prepaid, ramenant la base totale de clients à 5,304, 000 fin mars 2011.

Commentaires de l'Administrateur Délégué

Nos résultats sont en deçà de nos attentes pour le premier trimestre, surtout en ce qui concerne notre segment résidentiel, du fait essentiellement du ralentissement inattendu du trafic vocal mobile survenu durant le premier trimestre de l'année. Cette érosion progressive des parts de marché, observée également au niveau des produits de ligne fixe, en raison de la concurrence sans répit émanant du câble sur un marché dont la pénétration est de plus en plus forte, maintient nos résultats sous pression. Nous avons donc décidé de renforcer notre attention sur l'amélioration de la part de marché, afin de stabiliser et à terme renverser la tendance observée ces dernières années tant au niveau du fixe que du mobile. Les mesures que nous allons prendre sont cohérentes avec notre stratégie globale de convergence, ce qui nous permettra de tirer un parti de plus en plus marqué de notre position de leader. Nous allons remodeler notre offre de produits, en revalorisant la ligne vocale fixe et en continuant à améliorer la qualité de notre service aux clients.

La révision à la baisse de nos attentes en termes de revenus pour cette année, conjuguée à la décision de renforcer notre attention sur un renversement de tendance en ce qui concerne la croissance de la clientèle nette, nécessite des ressources accrues. Nous avons donc revu à l'avenant les orientations fournies au marché pour l'année complète. Les revenus du Groupe pour cette même année complète devraient diminuer de 1 à 2 % et nous escomptons une baisse de l'EBITDA du Groupe située entre 4 % et 5 % par rapport à l'an passé. Nos attentes en termes de CAPEX restent dans la tranche supérieure de la fourchette de 10 % à 12 % des revenus du Groupe.

Didier Bellens, Administrateur Délégué de Belgacom

1 Nombre de décodeurs Belgacom TV

2 Internet sur ordinateur portable, à l'exception d'internet sur smartphone

3 Chiffres incluant la voix et les cartes de données ainsi que les clients mobiles de Tango

Rapport financier

Groupe Belgacom

  • Revenus du Groupe en baisse de 3,5 % en glissement annuel, compte tenu de l'impact de la réglementation de -3,2 %
  • Diminution des revenus dans le segment résidentiel en raison d'une baisse du trafic mobile et d'un marché fixe extrêmement concurrentiel
  • EBITDA du Groupe en baisse de 3 % en glissement annuel, compte tenu d'une baisse de 1,8 % due à l'impact de la réglementation
  • Marge d'EBITDA stable à 30,3 %
  • Cash-flow libre de 239 millions EUR

Résultats financiers trimestriels au niveau du Groupe et des segments : page 20

Revenus

Q1 2010 Q1 2011 Variation
(en millions EUR) (%) (en millions EUR) (%)
Consumer Business Unit 590 36% 565 36% -4,3%
Enterprise Business Unit 615 37% 593 37% -3,7%
Service Delivery Engine & Wholesale 94 6% 81 5% -13,9%
Staff & Support 10 1% 8 1% -23,4%
Services Internationaux de Carrier 378 23% 372 24% -1,5%
Eliminations inter-segments -47 -3% -36 -2% -23,5%
Total 1.641 100% 1.583 100% -3,5%
Revenus non récurrents 436 0
Total 2.077 1.583 -23,8%

Pour le premier trimestre de 2011, le Groupe Belgacom affiche des revenus de l'ordre de 1,583 milliard EUR, soit une baisse de 58 millions ou 3,5 % par rapport à la même période de l'année dernière1 . Ce chiffre inclut l'impact négatif des mesures réglementaires qui ont fait baisser les revenus du Groupe de 52 millions EUR au total (-3,2 %). Ce recul s'explique par la baisse des tarifs de terminaison mobile survenue les 1er août 2010 et 1er janvier 2011, la mise en oeuvre du "modèle collecting" pour les services Premium Rate (avril 2010) et, dans une moindre mesure, la baisse des tarifs de roaming (juillet 2010).

Mis à part l'impact de la réglementation, le Groupe Belgacom n'a pas prolongé la tendance à la croissance observée en 2010 (voir Tableau 1). Le premier trimestre de 2011 s'est terminé sur un léger tassement des revenus sous-jacents par rapport à l'an passé (-0,3 %) et un résultat inférieur aux attentes de l'entreprise.

Les revenus du Groupe Belgacom au premier trimestre sont le résultat combiné des :

  • - revenus du segment résidentiel, en baisse de 4,3 % par rapport à l'année dernière, compte tenu de l'impact de la réglementation de l'ordre de 25 millions EUR (4,2 %). Les revenus sous-jacents du premier trimestre restent par conséquent assez stables par rapport à l'année dernière, marquant la fin de la tendance à la hausse sous-jacente de 2010. Le trafic vocal mobile en particulier a affiché une croissance sous-jacente négative en glissement annuel, que la hausse des revenus tirés de la télévision et des données mobiles n'a pu compenser.
  • - revenus du segment des entreprises en baisse de 3,7 % en glissement annuel, compte tenu de l'impact de la réglementation de l'ordre de 18 millions EUR (2,9 %). Par conséquent, le segment des entreprises a confirmé la tendance constatée ces dernières années, avec une légère baisse des revenus sous-jacents (0,8 %), y compris une croissance limitée des activités ICT et le succès des données mobiles.
  • - Service Delivery Engine & Wholesale présente une baisse de 13,9 % des revenus, due essentiellement à la réglementation (10,3 %) et à la fin des bénéfices tirés de la migration de Scarlet.
  • - BICS affiche une légère baisse des revenus de 1,5 %, compte tenu d'un effet négatif significatif de la baisse des tarifs de terminaison mobile mise en œuvre à l'échelle européenne. BICS a pour sa part enregistré une croissance organique en 2010.

1 Abstraction faite des revenus non récurrents

Tableau 1 : évolution des revenus en %

Q1 2010 Q2 2010 Q3 2010 Q4 2010 Q1 2011
GROUPE1 Variance en glissement annuel -0,2% -0,4% -0,3% -1,5% -3,5%
Variance en glissement annuel excluant
la réglementation
0,2% 1,5% 2,2% 1,5% -0,3%
CBU2 Variance en glissement annuel 1,9% 0,5% -1,1% -1,0% -4,3%
Variance en glissement annuel excluant la
réglementation
2,5% 3,0% 2,1% 2,7% -0,1%
EBU2 Variance en glissement annuel -2,9% -1,4% -0,9% -3,2% -3,7%
Variance en glissement annuel excluant la
réglementation
-2,3% -0,1% 1,1% -0,8% -0,8%
BICS1 Variance organique en glissement annuel 0,5% 5,4% 5,0% 4,7% -1,5%

1) Variance 2010 sur une base comparable : BICS consolidé proportionnellement à 57.6%

2) Variance 2010 sur une base comparable : ajustée pour les changements liés à la disparition des revenus entre sociétés

Charges d'exploitation

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Achats de matériel et de services liés aux ventes 662 609 -8,0%
Frais de personnel et de pensions 274 274 0,2%
Autres charges d'exploitation 210 220 4,5%
Total 1.146 1.103 -3,8%

Les coûts liés aux ventes ont poursuivi leur tendance positive au premier trimestre

Au premier trimestre, Belgacom affiche des coûts liés aux ventes de l'ordre de 609 millions EUR. La baisse de 8 % ou 53 millions EUR en glissement annuel est due en grande partie à l'effet positif de certaines mesures réglementaires. La baisse des tarifs de terminaison mobile à payer à Mobistar et Base et le "modèle collecting" pour les services Premium Rate depuis avril 2010 ont entraîné une baisse des coûts liés aux ventes de l'ordre de 43 millions EUR.

En outre, les coûts liés aux ventes ont été positivement influencés par la baisse des revenus de BICS, aux marges généralement plus faibles, et par l'accent mis au sein de l'entreprise sur la rentabilité des produits.

Le bénéfice de la baisse des effectifs compensé par l'indexation des salaires

Au cours du premier trimestre, les dépenses HR d'un montant de 274 millions EUR sont restées assez stables par rapport à la même période de l'année dernière. Fin mars 2011, Belgacom comptait 15.734 ETP, soit 617 de moins que l'an passé. L'effet positif de la réduction des effectifs, toutefois, a été neutralisé par l'indexation salariale liée à l'inflation survenue le 1er octobre 2010 pour le personnel de Belgacom S.A. et le 1er janvier 2011 pour les autres collaborateurs de Belgacom en Belgique.

Au cours du premier trimestre de 2011, la base des effectifs de Belgacom a diminué de 574 ETP, en ce compris les 589 collaborateurs partis dans le cadre du programme « Tutorat » de restructuration des effectifs en cours, pour lequel les départs annuels ont eu lieu le premier janvier. Le programme « Tutorat » se poursuit jusqu'à 2013.

Nombre d'ETP Mars 2010 Fin 2010 Mars 2011 Variation
12 mois
Variation
3 mois
Consumer Business Unit
Enterprise Business Unit
Service Delivery Engine & Wholesale
Staff & Support
International Carrier Services
Total
5.285
5.204
3.363
2.098
401
16.351
5.209
5.263
3.377
2.074
385
16.308
5.123
5.103
3.213
1.915
381
15.734
-163
-101
-150
-183
-20
-617
-86
-160
-164
-159
-
4
-574

Les mesures visant à améliorer la satisfaction de la clientèle ont eu un impact sur les dépenses non HR

Les dépenses non HR au cours du premier trimestre ont augmenté de 4,5 % pour atteindre 220 millions EUR. Au sein de la Consumer Business Unit, cette augmentation est due à l'accroissement de la sous-traitance en vue de supporter le projet Customer Centricity. Au sein de l'Enterprise Business Unit, des recrutements supplémentaires de consultants pour les activités ICT internationales ont entraîné une hausse des dépenses.

Bénéfice d'exploitation avant amortissements (EBITDA)

Q1 2010 Q1 2011 Variation
(en millions EUR) (%) (en millions EUR) (%)
Consumer Business Unit 264 53% 264 55% -0,2%
Enterprise Business Unit 306 62% 300 62% -1,9%
Service Delivery Engine & Wholesale -23 -5% -29 -6% 26,3%
Staff & Support -80 -16% -79 -16% 1,2%
Services Internationaux de Carrier 28 6% 24 5% -13,8%
Eliminations inter-segments 0 -0% 0 -0% -
Total 495 100% 480 100% -3,0%
Revenus non récurrents 436 0
Total 931 480 -48,4%

L'EBITDA du Groupe s'élève à 480 millions EUR pour les trois premiers mois de 2011, en baisse de 3 % ou 15 millions EUR par rapport à l'année passée. Cette baisse est due en partie à l'impact négatif de la réglementation, qui a fait baisser l'EBITDA de 9 millions EUR (-1,8 %). La marge d'EBITDA est de 30,3 % pour le premier trimestre de 2011, soit un résultat stable par rapport à l'an passé.

Résultats financiers nets

La légère augmentation des coûts financiers nets, passés de 28 millions EUR en 2010 à 30 millions EUR en 2011, est essentiellement liée à la hausse des charges d'intérêt nettes résultant de l'émission de la nouvelle obligation et à la prime accordée dans le contexte du rachat d'obligation.

Ce résultat a été en partie compensé par l'amélioration en glissement annuel des revalorisations à leur juste valeur des instruments financiers, à la suite de la hausse des taux d'intérêt.

Charges d'impôts

Les charges d'impôts du premier trimestre 2011 se sont élevées à 61 millions EUR, soit un taux d'imposition réel de 23,9 % contre 9,6 % en 2010, en raison de la plus-value non imposable de 436 millions EUR réalisée par l'acquisition du contrôle de BICS le 1er janvier 2010. Abstraction faite de la plus-value, le taux d'imposition réel au premier trimestre de 2010 s'élevait à 25 %. Le taux d'imposition réel résulte de l'application de principes généraux de la législation fiscale belge.

Bénéfice net (part du Groupe)

Le bénéfice net du Groupe (part du Groupe) s'élève à 194 millions pour le premier trimestre 2011. L'évolution en glissement annuel s'explique par la plus-value de 436 millions EUR générée par l'acquisition du contrôle de BICS le 1er janvier 2010. Abstraction faite de la plus-value, le bénéfice net du Groupe s'élevait à 202 millions EUR fin mars 2010.

Investissement (CAPEX)

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
(en millions EUR) (%) (en millions EUR) (%)
Consumer Business Unit 49 32% 44 25% -10,5%
Enterprise Business Unit 2 2% 4 2% 44,4%
Service Delivery Engine & Wholesale 96 62% 115 66% 19,9%
Staff & Support 5 3% 7 4% 62,1%
Services Internationaux de Carrier 2 1% 3 2% 76,7%
Total 154 100% 173 100% 12,6%

Pendant le premier trimestre de 2011, Belgacom a investi au total 173 millions EUR, soit 11% des revenus du Groupe. Le montant investi comprend la poursuite du projet Broadway (9 millions EUR), l'extension de la couverture de la fibre pour atteindre 77,9 % du territoire, le projet de transformation MaIP en cours, pour un montant de 9 millions EUR ainsi que des investissements dans le réseau 3G suite à la migration progressive du réseau d'accès radio mobile vers l'équipement Huawei.

Cash-flows

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011
Cash flow net d'exploitation 457 410
Investissements -154 -173
Cash flow net des autres activités d'investissement 60 2
Cash flow avant activités de financement ou "cash flow libre" 363 239
Cash flow net dépensé pour les activités de financement -56 98
Augmentation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie 307 337

Belgacom enregistre, pour le premier trimestre de 2011, un cash-flow libre de 239 millions EUR, soit 124 millions EUR de moins que pendant la période correspondante de l'an passé. Ce résultat s'explique par l'évolution défavorable de l'EBITDA, l'augmentation des charges d'intérêts nettes (abstraction faite des revalorisations à leur juste valeur) liées essentiellement au rachat partiel d'obligation en mars 2011 et par le niveau plus élevé des investissements. De surcroît, le cash-flow libre du premier trimestre de 2010 était positivement influencé par une augmentation des liquidités (51 millions EUR) résultant de la consolidation complète de BICS.

Le cash-flow provenant des activités de financement a généré 98 millions EUR au cours du premier trimestre de 2011, du fait de l'émission en janvier 2011 d'une obligation subordonnée à 7 ans d'un montant de 500 millions EUR dans le cadre du programme Euro Medium Term Note. Ce résultat est partiellement compensé par le remboursement partiel anticipé des prêts arrivant à échéance en novembre 2011.

Bilan et capitaux propres

Les fonds propres ont augmenté de 3,108 milliards EUR fin 2010 à 3,302 milliards EUR en mars 2011, reflétant pour l'essentiel le bénéfice net généré pendant le premier trimestre de 2011.

La position financière de Belgacom reste saine. La dette financière nette a diminué de 247 millions EUR pendant le premier trimestre de 2011 pour atteindre un montant de 1,204 milliard EUR. La dette financière non encore échue s'élevait à 2,2 milliards EUR à la même date, pour la plupart venant à échéance en 2011.

Réglementation

Impacts de la réglementation L'année 2011 Q1 2011
(millions EUR) Impact estimé Impact réel
Tarifs de terminaison mobile & Revenus ~ €80m €29m
répercussion sur les tarifs de fixe à mobile EBITDA < €15m €5m
Roaming Revenus ~ €10m €2m
EBITDA ~ €10m €2m
Modèle collecting pour Revenus ~ €20m €20m
les services Premium Rate EBITDA Neutre -
Autre (dégroupage boucle locale et débit binaire) Revenus ~ €5m €1m
EBITDA ~ €5m €1m
Total Revenus ~ €115m €52m
EBITDA < €30m €9m

Tarifs de terminaison mobile : une double baisse influence la variance en glissement annuel au premier trimestre

Le régulateur belge (IBPT) a adopté, le 29 juin 2010, sa décision finale concernant la baisse des tarifs de terminaison mobile pour la période 2010-2013. Des baisses progressives des tarifs de terminaison mobile sont prévues jusqu'en 2013 pour tous les opérateurs. La première baisse est survenue le 1er août 2010 et la deuxième, le 1er janvier 2011, et ce, pour les trois opérateurs mobiles en Belgique. Parallèlement, l'IBPT a réduit l'asymétrie existante des tarifs de terminaison mobile. C'est pourquoi la baisse a été plus importante pour les deux autres opérateurs mobiles que pour Proximus. La réglementation belge est dès à présent plus conforme au cadre européen. Les tarifs seront entièrement symétriques en 2013. Toute baisse des tarifs de terminaison mobile se reflète dans les tarifs retail de fixe à mobile de Belgacom. Belgacom a baissé ses tarifs de fixe à mobile en conséquence le 1er août 2010 et le 1er janvier 2011.

Evolution des taux de terminaison mobile Précédemment* 1er août 2010 1er janvier 2011 1er janvier 2012 1er janvier 2013
En euro cent (hors TVA)
Proximus 7,2 4,62 3,94 2,46 1,08
Mobistar 9,02 5,05 4,29 2,62 1,08
Base 11,43 5,81 4,90 2,92 1,08
% variation
Proximus -36% -15% -38% -56%
Mobistar -44% -15% -39% -59%
Base -49% -16% -40% -63%
Asymétrie
Mobistar-Prox 25% 9% 9% 7% 0%
Base-Prox 59% 26% 24% 19% 0%

* Inflation comprise

.

Impact reporté de la baisse des tarifs de roaming vocal le 1er juillet 2010

En application de la nouvelle version de la réglementation relative au roaming vocal entrée en vigueur en juillet 2009, les tarifs de roaming vocal ont connu une nouvelle baisse le 1er juillet 2010. Les services de roaming de données sont réglementés, au niveau wholesale, sur la base d'un plafond tarifaire calculé par kilobyte. Le 1er juillet 2010, les tarifs de roaming de données ont baissé de 1 EUR par MB à 80 eurocents par MB.

Réglementation européenne en matière de roaming Précédemment 01/07/2010 01/07/2011
Tarifs de roaming pour la voix (eurocent par minute)
Prix détail pour appel sortant 43 39 35
Prix détail pour appel entrant 19 15 11
Prix de gros (wholesale) 26 22 18
Tarifs de roaming pour les données (eurocent par mb)
Prix de gros (wholesale) 100 80 50

En outre, des mesures mises en œuvre afin de prévenir les dérapages de facture liés au roaming de données mobiles affectent les revenus des données mobiles. Ainsi, depuis le 1er juillet 2010, une limite financière mensuelle de 49,85 EUR (hors T.V.A.) s'applique, pour le roaming de données, à tous les clients qui ne s'y sont pas opposés.

Impact reporté du "modèle collecting" pour les services Premium Rate, sans impact sur le niveau d'EBITDA

Le 1er avril 2010, Belgacom a adopté, lorsque la situation s'y prêtait, un "modèle collecting" pour une partie de ses services Premium Rate, prévoyant le recouvrement, par Belgacom, de la redevance auprès des clients pour le compte d'un fournisseur de contenu tiers. Cette situation résulte des circulaires finales promulguées fin 2009 par le ministère des Finances concernant l'application de la T.V.A. aux services Premium Rate et de la taxe sur les jeux de hasard. Par conséquent, les revenus correspondants ne peuvent plus être considérés comme des revenus de Belgacom à part entière.

Dossier on-net : procédure en dommages et intérêts introduite par Base/Mobistar

Le 10 décembre 2010, le panel de deux experts, désignés en 2007 par le Tribunal de commerce de Bruxelles dans le cadre d'un contentieux entre Belgacom (initialement Belgacom Mobile), KPN Group Belgium (initialement Base) et Mobistar, a présenté un second rapport préliminaire. S'appuyant toujours sur les mêmes principes que ceux développés dans le premier rapport préliminaire et se basant principalement sur la même méthode prospective sans précédent, ce second rapport conclut qu'il serait possible d'évaluer l'impact prétendu des tarifs on-net de Proximus sur Mobistar et Base entre 1999 et 2004 à un montant de 1,840 milliard EUR.

Le panel a considéré qu'en raison des prétendues infractions au droit de la concurrence, KPN Group Belgium et Mobistar ont enregistré des performances inférieures aux résultats et parts de marché qu'elles auraient obtenus sur un marché efficace (partant de l'hypothèse que les parts de marché sont symétriques sur un marché parfaitement concurrentiel). Pour son benchmark d'un marché efficace, le panel s'est référé à la situation au Royaume-Uni pendant la période 1999-2004. En outre, ce second rapport présente certains nouveaux éléments jugés fortement contestables par Belgacom (principalement les nouveaux éléments entraînant une augmentation du montant allégué des dommages par rapport au premier rapport préliminaire, notamment l'introduction d'un benchmark de rentabilité permanent pour la période comparable sur la base du marché britannique pour la période 1999-2004 au cours de laquelle les opérateurs britanniques se trouvaient dans une phase de développement différente de celle du marché belge). Belgacom conteste fermement le raisonnement et les conclusions du panel d'experts.

Après une analyse approfondie, Belgacom a par ailleurs noté que dans le second rapport préliminaire, la grande majorité des observations et critiques formulées à propos du premier rapport préliminaire restaient sans réponse. En outre, les rapports des experts de Belgacom sur les différents éléments qui devaient être évalués par le panel d'experts, à savoir les questions de l'impact sur le réseau des tarifs on-net, de l'existence d'un ciseau tarifaire, de leurs effets anticoncurrentiels respectifs et des dommages respectifs que ces pratiques auraient causés, ont été en grande partie négligés.

Pour ces raisons, entre autres, Belgacom a décidé d'introduire une motion auprès du tribunal afin de demander la récusation/le remplacement du panel d'experts. Le 17 mars 2011, le tribunal a rejeté cette motion. En conséquence, Belgacom a interjeté appel à l'encontre de cette décision et demande la récusation/le remplacement du panel d'experts et la suspension de sa mission en attendant la décision de son appel.

Il ne fait aucun doute qu'il reviendra toujours au tribunal (i) de décider si des pratiques anticoncurrentielles ont été commises en violation des règles de concurrence, (ii) de déterminer si Belgacom est responsable de telles pratiques et (iii) de décider du montant des dommages et intérêts éventuellement à payer, après avoir évalué l'avis du panel d'experts et les arguments présentés par les parties pour leur défense.

Cette affaire implique en effet un débat sur les dommages éventuels susceptibles d'avoir été causés, mais encore faut-il démontrer l'existence de pratiques anticoncurrentielles. Si un rapport définitif s'avère encore nécessaire, Belgacom part du principe que les experts devront tenir compte des observations et critiques de Belgacom.

Prévisions

Les revenus du premier trimestre ont été en deçà des attentes, les revenus sous-jacents ne confirmant pas la tendance à la hausse observée en 2010.

Au sein de notre segment résidentiel, nous avons observé une évolution de la tendance à une solide croissance sous-jacente de 2010 vers une stabilisation des revenus en glissement annuel, du fait essentiellement d'une baisse inattendue du trafic mobile vocal. Les produits classiques de ligne fixe (vocaux et internet), pour leur part, se ressentent de l'aggravation du climat concurrentiel dans un marché fixe dont la pénétration est de plus en plus forte.

À la différence des trimestres précédents, la croissance des revenus tirés de la télévision et des données mobiles n'a pas suffi à compenser cette évolution.

Les revenus de BICS au premier trimestre de 2011 n'ont pas été entièrement à la hauteur de nos attentes, eux non plus, la croissance organique des dernières années ne s'étant pas confirmée.

La baisse des revenus du segment résidentiel et de BICS a contribué pour une large part à la réduction de la marge directe, avec à la clé une pression accrue sur notre EBITDA.

Belgacom a décidé de renforcer son attention sur l'amélioration de la part de marché, afin de stabiliser et à terme renverser la tendance observée ces dernières années tant au niveau du fixe que du mobile. Basé sur les résultats du premier trimestre et sur nos meilleures estimations pour le reste de l'année, qui incluront des actions supplémentaires ciblées sur la part de marché, nous avons revu à la baisse nos prévisions pour l'année 2011.

Indicateur Perspectives 2011 antérieures Perspectives 2011 revues

Revenus du groupe Diminution jusqu'à 1% Diminution entre 1% et 2% Ebitda du groupe Diminution jusqu'à 2% Diminution entre 4% et 5%

Capex/Revenus Tranche supérieure de la fourchette de 10% à 12% Tranche supérieure de la fourchette de 10% à 12%

Consumer Business Unit - CBU

  • Fléchissement des revenues de 4,3% équivalent à l'impact de la réglementation.
  • Fin de la tendance à la hausse avec une évolution des revenus stable pour le 1er trimestre.
  • Poursuite de la croissance du parc de clients TV : +54.000 clients au 1er trimestre 2011
  • +57.000 packs multi-play au 1er trimestre 2011, total à 927.000

P&L Consumer Business Unit

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
REVENUS TOTAUX DU SEGMENT 590 565 -4,3%
Achats de matériel et de services liés aux ventes
Frais de personnel et de pensions
Autres charges d'exploitation
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements
-180
-81
-65
-326
-149
-83
-70
-301
-17,3%
1,4%
8,0%
-7,6%
RESULTAT TOTAL DU SEGMENT (1) 264 264 -0,2%
Amortissements -37 -41 11,2%
BENEFICE OPERATIONNEL 228 223 -2,0%

(1) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Résultats financiers et d'exploitation trimestriels de CBU : page 20

Baisse de 4,3 % des revenus de CBU au premier trimestre, équivalente à l'impact de la réglementation

Pour le premier trimestre de 2011, les revenus enregistrés par CBU s'élèvent à 565 millions EUR, soit une baisse de 4,3 % par rapport à la même période de 2010. Cette baisse de 25 millions EUR est entièrement imputable aux mesures réglementaires (-4,2 %). Les revenus du premier trimestre ont en effet subi le plein effet de la double baisse des tarifs de terminaison mobile (août 2010 et janvier 2011) et de la baisse des tarifs de fixe à mobile qui en a découlé. Ils ont en outre été influencés négativement par le "modèle collecting" pour les services Premium Rate, mis en place en avril 2010.

Contrairement à la tendance à la hausse perçue en 2010, les activités sous-jacentes de CBU au premier trimestre de 2011 sont restées assez stables. Les revenus issus du trafic vocal mobile principalement, ont été inférieurs aux prévisions et n'ont pas été totalement compensés par la croissance des revenus provenant de la télévision et des données mobiles.

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Revenus 590 565 -4,3%
de Fixe 291 281 -3,3%
Voix 133 118 -10,9%
Data 85 85 -0,1%
T
V
44 51 16,5%
Terminaux (excl. TV) 8 7 -20,4%
Scarlet 21 21 -1,8%
de Mobile 279 265 -5,0%
Voix 158 140 -11,7%
Data 83 87 5,0%
Terminaux 15 14 -5,4%
Tango 24 25 5,2%
Autres revenus 21 19 -9,2%

Il convient de noter que les revenus du trafic vocal mobile et des données mobiles en 2010 ont été reformulés pour l'affectation des revenus d'accès liés aux plans tarifaires associant la voix, les SMS et les données avancées.

La double baisse des tarifs de fixe à mobile a mis sous pression les revenus tirés du trafic vocal fixe au premier trimestre

Au premier trimestre, les revenus tirés du trafic vocal fixe ont baissé de 10,9 % en glissement annuel pour atteindre 118 millions EUR. Ce recul est dû pour moitié environ aux mesures réglementaires : à la suite de la baisse des tarifs de terminaison mobile, les tarifs de fixe à mobile ont baissé à deux reprises (août 2010 et janvier 2011) et un "modèle collecting" pour les services Premium Rate a été mis en place en avril 2010. En outre, les revenus tirés du trafic vocal fixe ont continué à être affectés par la perte de lignes d'accès. Pendant le premier trimestre de 2011, CBU a perdu 37.000 lignes fixes. La tendance s'est légèrement accélérée par rapport à l'année passée (-33.000 lignes), tout en restant dans la lignée du dernier trimestre de 2010 (-36.000) au cours duquel des signes de renforcement de la concurrence ont été constatés, principalement dans le sud du pays. En outre, les ristournes récurrentes sur les Packs ont continué à mettre les revenus sous pression.

Au premier trimestre, l'ARPU tiré du trafic vocal fixe a baissé de 4,7 % en glissement annuel pour atteindre 20,2 EUR. Abstraction faite de la réglementation, l'ARPU est resté stable.

Revenus de l'internet fixe affectés par une concurrence acharnée dans un marché de la large bande de plus en plus saturé

Au premier trimestre de 2011, les revenus de CBU tirés de l'internet ont pu rester stables en glissement annuel à 85 millions EUR. Au cours des trois premiers mois de 2011, la base de clients internet de CBU a augmenté de 19.000 unités, pour atteindre un total de 1.131.000 clients. Il convient de noter que 11.000 d'entre eux proviennent d'une resegmentation d'EBU vers CBU. Le résultat net de 8.000 clients supplémentaires nets pour 2011 est inférieur aux 16.000 clients conquis au cours du premier trimestre de 2010, mais reste dans la lignée des trois derniers trimestres de 2010, vu l'intensification de la concurrence sur le marché internet. De plus, la croissance de la base de clients au premier trimestre a été affectée par la perte d'un nombre restreint de clients internet de Scarlet.

L'ARPU tiré d'internet s'élève à 27,6 EUR, en recul de 3,9 % en glissement annuel, en raison de la ristourne récurrente accordée sur les Packs et de la baisse des revenus uniques.

Croissance continue de Belgacom TV : hausse de 16 % des revenus et croissance de 26 % de la base de clients en glissement annuel

Les revenus tirés de Belgacom TV au premier trimestre ont augmenté de 16 % pour atteindre 51 millions EUR. Cette augmentation est entièrement due à la croissance du nombre de clients. Par rapport à l'an passé, CBU a conquis 215.000 nouveaux abonnés, dont 54.000 au cours du premier trimestre de 2011, grâce au succès continu des offres groupées. Fin mars 2011, la base d'abonnés de Belgacom TV s'élevait à 1.029.000 clients, en ce compris 149.000 décodeurs multiples. L'ARPU s'élève à 19,4 EUR au premier trimestre, en recul de 6,6 % en glissement annuel, principalement en raison de la baisse des revenus uniques d'activation et d'installation et de la diminution de l'utilisation à la demande.

Revenus tirés du trafic vocal mobile mis sous pression par les mesures réglementaires et la diminution de la consommation

Les revenus de CBU tirés du trafic vocal mobile s'élèvent à 140 millions EUR, soit une baisse de 11,7 % en glissement annuel. Cette diminution s'explique essentiellement par l'accroissement de l'impact réglementaire. Les revenus du premier trimestre ont été principalement mis sous pression par la double baisse des tarifs de terminaison mobile et le "modèle collecting" pour les services Premium Rate. En outre, la baisse réglementée des tarifs de roaming a également eu un impact négatif. L'écart subsistant est imputable à la diminution de la consommation par rapport au premier trimestre de 2010 et à la poursuite de la substitution du SMS à la voix. Par conséquent, la tendance à la hausse relative aux minutes d'utilisation constatée en 2010 s'est inversée au premier trimestre de 2011, en recul de 1,7 % en glissement annuel pour atteindre 102,2 minutes. Fin mars 2011, CBU comptait 3.723.000 clients mobiles, soit 16.000 de moins que l'année dernière. Au cours des trois premiers mois de 2011, CBU a perdu 47.000 clients, en raison d'une concurrence accrue dans les canaux de distribution indirects. Au cours du premier trimestre CBU a perdu 48.000 clients sur le segment prepaid et ajouté seulement 1.000 clients sur le segment postpaid.

L'ARPU mixte du trafic vocal a baissé de 10,4 % en glissement annuel pour atteindre 12,7 EUR, principalement en raison de la réglementation et, dans une moindre mesure, d'une diminution de la consommation.

Q1 2010 Q2 2010 Q3 2010 Q4 2010 Q1 2011
MoU 4,6% 5,1% 3,8% 2,8% -1,7%
MoU normalisée 1,1% 0,9% 0,0% 2,5% -1,3%

Tableau 2 : Evolution des minutes d'utilisation par trimestre en %

Variance 2010 sur une base comparable : ajustée pour la disparition de trafic entre sociétés

Hausse de 5 % des revenus tirés des données mobiles ; croissance influencée par le "modèle collecting" pour les services Premium Rate

Les revenus de CBU tirés des données mobiles au premier trimestre s'élèvent à 87 millions EUR, en hausse de 5 % en glissement annuel. Cette croissance a été légèrement neutralisée par la mise en place du "modèle collecting" pour les services Premium Rate en avril 2010. Après ajustement en fonction des revenus tirés des services Premium Rate qui ne sont plus inclus, les revenus tirés des SMS ont progressé de 8,5 % en glissement annuel, grâce au succès continu des plans tarifaires assortis de SMS gratuits. Ce résultat se reflète clairement dans le nombre de SMS, qui a augmenté de plus de 10 % pour atteindre un total de 239 SMS/client/mois. Les données avancées ont augmenté de 24,4 % en glissement annuel, grâce au succès continu des solutions de l'internet mobile.

Par conséquent, CBU a clôturé le premier trimestre avec un solide ARPU tiré des données mobiles de 7,8 EUR, en hausse de 6,2 % par rapport à l'année dernière.

Tableau 3 : détail des revenus des données mobiles

(EUR million) Q1 2010 Q1 2011 Variance
Mobile DATA revenue 83 87 5.0%
SMS incl Premium SMS
Advanced data
74
8
77
10
2.8%
24.4%

Veuillez noter que la segmentation a été remaniée pour les SMS Premium : à partir du 2011, ils ne sont plus comptabilisés au sein des "données avancées". Les résultats de 2010 ont été adaptés en conséquence.

Charges opérationnelles de CBU

Les coûts liés aux ventes ont été influencés positivement par la réglementation, la baisse des commissions et les initiatives prises afin d'améliorer la rentabilité des produits

Les coûts liés aux ventes ont diminué de 17 % en glissement annuel à CBU pour atteindre 149 millions EUR. Ce recul s'explique en grande partie par l'effet positif de la baisse des tarifs de terminaison mobile et de la mise en place du "modèle collecting". Après ajustement en fonction de ces mesures, les coûts liés aux ventes affichaient encore une nette amélioration par rapport à l'année dernière, en raison de la baisse des commissions sur les services mobiles et des initiatives prises au cours de l'année 2010 pour améliorer la rentabilité des produits.

Dépenses HR influencées par l'indexation salariale et consolidation de Sahara Net LLC

Par rapport au premier trimestre de 2010, les dépenses HR de CBU ont augmenté de 1,4 % pour atteindre 83 millions EUR. L'impact positif de la baisse des effectifs (- 163 ETP) a été entièrement neutralisé par l'indexation salariale d'octobre 2010 et les frais additionnels liés à l'acquisition de Sahara Net LLC, consolidée depuis octobre 2010.

Augmentation des dépenses non HR suite au projet lié à la satisfaction de la clientèle

Au premier trimestre, les coûts non HR ont augmenté de 8 % en glissement annuel pour atteindre 70 millions EUR, en raison de l'accroissement de la sous-traitance en vue de supporter le projet Customer Centricity.

Résultat de segment stable pour CBU en glissement annuel

L'évolution favorable de la marge directe de CBU grâce au net recul des coûts liés aux ventes a été neutralisée par l'augmentation des dépenses. Le résultat de segment de CBU reste par conséquent stable à 264 millions EUR pour le premier trimestre 2011, compte tenu de l'impact négatif de la réglementation de l'ordre de 6 millions EUR. Au niveau sous-jacent, la contribution du segment CBU a augmenté de 2,2 %.

CBU operating result

Q1 2010 Q1 2011 Variation
(montant absolu)
DE FIXE
Nombre de canaux d'accès (en milliers) 3.120 3.028 -92
Voix (PSTN/ISDN) 1.936 1.808 -128
IP 93 88 -
5
ADSL, VDSL 1.091 1.131 41
Trafic
(en millions de minutes)
1.178 1.061 -117
National 976 875 -101
Fixe à mobile 104 95 -
9
International 98 91 -
7
TV (en milliers) 814 1.029 215
TV-familles 713 879 166
Multiple settop boxes 100 149 49
ARPU (en EUR)
ARPU Voix 21,2 20,2 -1,0
ARPU large bande 28,7 27,6 -1,1
ARPU Belgacom TV 20,7 19,4 -1,4
DE MOBILE
Nombre de clients actifs (en milliers) 3.739 3.723 -16
Prepaid 2.201 2.117 -84
Postpaid 1.538 1.606 68
Taux de désactivation annualisé (mixte - variance en pp) 20,9% 21,3%
ARPU Net (en EUR)*
Prepaid* 14,3 14,1 -0,2
Postpaid 32,5 29,2 -3,2
Mixte 21,5 20,5 -1,0
Mixte Voix 14,2 12,7 -1,5
Mixte données 7,3 7,8 0,5
UoU (en unité) 318,0 338,0 20,0
MoU (en minute) 104,0 102,2 -1,8
MoU Normalisé (en minute) 86,1 85,0 -1,1
SMS (en unité) 215,2 238,7 23,5
SMS normalsé (en unité) 85,3 96,8 11,5

* Prepaid inclut les clients Mobisud qui étaient précédemment rapports comme clients MVNO

* Les ARPU mobiles 2010 ont été adaptés suite aux changements d'allocation des revenus liés à l'accès

Tango

Q1 2010 Q1 2011 Variation
Revenus1
(en millions EUR)
24 25 5,2%
Nombre de clients actifs (en '000) 262 254 -3,1%
ARPU net mixte mobile (en EUR/mois) 23,2 26,6 14,5%

(1) Revenus totaux de Tango, fixes et mobiles

Au cours des trois premiers mois de 2011, Tango a poursuivi sa tendance à la hausse amorcée en 2010 et affiche une hausse de revenus de 5,2 % en glissement annuel pour atteindre 25 millions EUR. Les principaux leviers restent les bonnes ventes de smartphones et de l'iPhone, la migration continue de clients prepaid vers des offres postpaid et la hausse des revenus tirés des offres groupées. L'ARPU a ainsi progressé de 14,5 % en glissement annuel pour atteindre 26,6 EUR.

Enterprise Business Unit - EBU

  • Pression réglementaire significative sur les revenus de la voix au premier trimestre
  • Baisse limitée des revenus sous-jacents
  • Faible croissance des activités ICT (+0,8% en glissement annuel)
  • Solide croissance des données avancées mobiles (+14% en glissement annuel)

Compte de résultats de l'Enterprise Business Unit

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
REVENUS TOTAUX DU SEGMENT 615 593 -3,7%
Achats de matériel et de services liés aux ventes
Frais de personnel et de pensions
Autres charges d'exploitation
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements
-183
-91
-36
-310
-162
-94
-37
-293
-11,8%
3,4%
4,7%
-5,5%
RESULTAT TOTAL DU SEGMENT (1) 306 300 -1,9%
Amortissements -
5
-
4
-23,6%
BENEFICE OPERATIONNEL 300 296 -1,5%

(1) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Résultats financiers et opérationnels trimestriels d'EBU : page 21

Revenus du premier trimestre en baisse de 3,7 %, essentiellement du fait de la réglementation

EBU affiche, pour le premier trimestre de 2011, 593 millions EUR de revenus, soit un recul de 3,7 % en glissement annuel. Sur les 23 millions EUR de perte de revenus, 18 millions EUR étaient liés à des mesures réglementaires (-2,9 %). La double baisse des tarifs de terminaison mobile (en août 2010 et en janvier 2011), en particulier, conjuguée à la baisse des tarifs de fixe à mobile qui en a résulté, ont engendré une forte diminution des revenus.

La croissance tirée des données mobiles et de l'ICT n'a pas suffi à compenser la baisse des revenus tirés du trafic vocal, tant fixe que mobile, ce qui a engendré pour EBU un léger tassement des revenus sous-jacents de 0,8 % en glissement annuel.

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Revenus 615 593 -3,7%
de Fixe 432 420 -2,8%
Voix 141 128 -8,9%
Data 99 98 -0,9%
Terminaux (excl. TV) 18 18 0,0%
ICT 174 175 0,8%
de Mobile 177 169 -4,7%
Voix 129 115 -10,2%
Data 45 50 10,0%
Terminaux 3 4 9,0%
Autres revenus 6 4 -35,2%

Il convient de noter que les revenus du trafic vocal mobile et des données mobiles en 2010 ont été reformulés pour l'affectation des revenus d'accès liés aux plans tarifaires associant la voix, les SMS et les données avancées.

Revenus du trafic vocal fixe fortement touchés par la double diminution des tarifs de fixe à mobile

Les revenus du trafic de fixe à mobile s'élèvent à 128 millions EUR, soit une baisse de 8,9 % par rapport à la même période de l'an passé. Cette situation résulte toutefois pour une large part de la baisse des tarifs de fixe à mobile (survenue le 1er août 2010 et le 1er janvier 2011) à la suite de la baisse des tarifs de terminaison mobile. Abstraction faite de l'impact de la réglementation, la baisse des revenus du trafic de fixe à mobile est relativement stable et résulte de la poursuite de l'érosion de la ligne fixe et de la diminution de l'utilisation par ligne, partiellement compensées par l'effet positif de l'indexation des prix survenue le 1er août 2010 et le 1er janvier 2011.

Au premier trimestre de 2011, EBU a perdu 15 000 lignes fixes, contre 14 000 pour la même période de l'an passé, tandis que la réglementation a érodé l'ARPU, ramené à 29,1 EUR pour le premier trimestre de 2011.

Marché de la large bande saturé et hautement concurrentiel

Les revenus tirés des produits et services de données fixes ont atteint 98 millions EUR, en léger recul par rapport au premier trimestre de 2010. Hormis les revenus tirés de l'internet fixe, ces chiffres englobent les revenus issus de la connectivité, pour lesquels la migration des anciennes technologies (lignes louées, Frame Relay, ATM) vers la nouvelle plateforme Explore, plus avantageuse (connectivité et services gérés), se poursuit.

Dans un marché de l'internet fixe saturé et âprement disputé, EBU est parvenue à conquérir 2 000 nouveaux clients large bande pendant le premier trimestre. Toutefois, le transfert interne de 11 000 clients à large bande à CBU (nouvelle segmentation des télétravailleurs) entraîne une diminution de la base de clients professionnels de la large bande de 436 000 unités fin mars 2011. Mathématiquement, cette évolution a eu un impact sur l'ARPU tiré de la large bande, qui a augmenté pendant le premier trimestre pour atteindre 39,6 EUR.

L'ARPU sous-jacent de la large bande continue, toutefois, à être affecté par l'augmentation du nombre de clients indépendants et PME souscrivant des Packs convergents avantageux dans le segment CBU.

Revenus tirés de l'ICT en légère hausse

Les revenus tirés de l'ICT ont enregistré une légère hausse (0,8 %) à 175 millions EUR pendant le premier trimestre de 2011. Ceci est sensiblement inférieur au quatrième trimestre 2010 qui était positivement influencé par la saisonnalité. Les activités ICT de Belgacom continuent d'être saines, dans la tendance légèrement haussière entamée déjà l'année dernière.

Les revenus du trafic vocal mobile affectés par la réglementation et par le succès des plans tarifaires mobiles

EBU enregistre 115 millions EUR de revenus tirés du trafic vocal mobile, un résultat influencé pour une large part par la réglementation. La double baisse des tarifs de terminaison mobile, en particulier, appliquée le 1er août 2010 et le 1er janvier 2011, et dans une moindre mesure la diminution des tarifs de roaming et l'instauration d'un "modèle collecting" pour les services Premium Rate, expliquent pour l'essentiel la diminution de 10,2 % en glissement annuel. L'impact positif de la croissance de 75 000 clients mobiles en glissement annuel, portant la base de clients à un total de 1 327 000 unités, n'a pas suffi à compenser la pression exercée sur les revenus par les clients optant pour des plans tarifaires plus avantageux. Malgré la concurrence acharnée caractérisant le marché mobile, EBU est parvenue à améliorer sa base de clients au premier trimestre de 2011, conquérant 24 000 nouveaux clients.

L'ARPU tiré du trafic vocal mobile au premier trimestre de 2011 a diminué pour atteindre 29,2 EUR.

Revenus du trafic de SMS et des données mobiles avancées en hausse de 10 %

Les revenus tirés des données mobiles ont augmenté pour atteindre 50 millions EUR, soit une progression de 10 % par rapport à la même période de 2010 et une amélioration par rapport à la tendance des trimestres précédents. Les revenus tirés des SMS ont continué à croître, avec une hausse de 5,6 % en glissement annuel, le nombre de SMS ayant continué à augmenter pour atteindre 83,7 SMS par client et par mois au premier trimestre de 2011. La variance des revenus tirés des SMS tient compte de l'impact négatif du "modèle collecting" pour les services Premium Rate.

Les données mobiles avancées (hors SMS) ont progressé de 14 % en glissement annuel pour atteindre 27 millions EUR, portées par la croissance solide des solutions de données mobiles, notamment l'internet mobile sur ordinateur portable ou sur GSM.

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Revenus Données mobiles 45 50 10,0%
SMS - Premium SMS inclus 22 23 5,6%
Advanced data 23 27 14,1%

Tableau 4 : détail des revenus des données mobiles

A noter que la segmentation a été remaniée pour les SMS Premium : à partir de 2011, ils ne sont plus comptabilisés dans les "données avancées". Les résultats de 2010 ont été adaptés en conséquence.

Charges opérationnelles d'EBU

Impact positif de la réglementation sur le niveau du coût des ventes

Le coût des ventes a diminué de 11,8 % en glissement annuel à EBU pour atteindre 162 millions EUR. Ce résultat est pour une large part le fruit de la double baisse des tarifs de terminaison mobile par rapport au premier trimestre de 2010, conjuguée à l'instauration d'un "modèle collecting" pour les services Premium Rate.

Une évolution positive des effectifs neutralisée par l'indexation salariale

Par rapport à la période correspondante de 2010, les dépenses HR ont augmenté de 3,4 % pour atteindre 94 millions EUR, malgré une réduction des effectifs de 101 ETP par rapport à fin mars 2010. L'effet positif de la baisse des effectifs a été plus que neutralisé par l'indexation salariale survenue le 1er octobre 2010.

Stabilité relative des dépenses non HR

Les dépenses non HR sont supérieures de 1 million EUR à celles du premier trimestre de 2010. Cette hausse tient compte de frais de consultance supplémentaires pour l'activité ICT internationale de Belgacom. Les dépenses non HR évoluent toutefois favorablement en comparaison avec les trimestres précédents.

Résultat de segment d'EBU

Résultat de segment pour le premier trimestre de 2011 : 300 millions EUR, soit une baisse de 1,9 % par rapport à la période correspondante de l'an passé, en raison d'une hausse des dépenses HR et non HR. L'impact des mesures réglementaires a été neutre en ce qui concerne l'EBITDA.

Résultat d'exploitation d'EBU

Q1 2010 Q1 2011 Variation
(montant absolu)
DE FIXE
Nombre de canaux d'accès (en milliers) 1.922 1.861 -60
Voix (PSTN/ISDN) 1.465 1.412 -53
IP 11 13 2
ADSL, VDSL 445 436 -
9
Trafic
(en millions de minutes)
848 782 -66
National 579 526 -52
Fixe à mobile 173 165 -
8
International 96 90 -
6
ARPU (en EUR)
ARPU Voix 30,9 29,1 -1,8
ARPU large bande 39,4 39,6 0,2
DE MOBILE
Nombre de clients actifs (en milliers) 1.252 1.327 75
Postpaid 1.252 1.327 75
Taux de désactivation annualisé (mixte - variance en pp) 10,6% 11,1%
ARPU Net (en EUR)*
Postpaid 46,9 41,8 -5,1
Postpaid Voix 34,7 29,2 -5,5
Postpaid données 12,2 12,6 0,4
UoU (en unité) 360,7 356,5 -4,2
MoU (en minute) 319,7 317,1 -2,6
MoU normalisé (en minute) 287,4 278,9 -8,5
SMS (en unité) 74,6 83,7 9,1
SMS normalisé (en unité) 59,1 63,3 4,3

* Les ARPU mobiles 2010 ont été adaptés suite aux changements d'allocation des revenus liés à l'accès

Service Delivery Engine & Wholesale – SDE&W

Comptes de résultats de Service Delivery Engine & Wholesale

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
REVENUS TOTAUX DU SEGMENT 94 81 -13,9%
Achats de matériel et de services liés aux ventes
Frais de personnel et de pensions
Autres charges d'exploitation
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements
-15
-51
-50
-117
-
9
-49
-52
-110
-40,6%
-4,1%
2,4%
-6,2%
RESULTAT TOTAL DU SEGMENT (1) -23 -29 -
Amortissements -114 -112 -1,4%
PERTE OPERATIONNELLE -136 -141 3,2%

(1) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Résultats financiers et opérationnels trimestriels de SDE&W : page 22

Revenus de SDE&W en baisse de 13,9%, essentiellement du fait de la réglementation

Au cours des trois premiers mois de 2011, SDE&W a affiché 81 millions EUR de revenus, soit une baisse de 13,9 % en glissement annuel, une évolution résultant essentiellement du renforcement de la pression réglementaire. Au total, les revenus de SDE&W ont subi un impact négatif réglementaire de 10 millions EUR (-10,3 %), du fait de l'instauration d'un nouveau "modèle collecting" pour les services Premium Rate et de la double baisse appliquée aux tarifs de terminaison mobile. En outre, les revenus ne tirent plus profit, à partir du premier trimestre de 2011, de la migration de clients de Scarlet, un phénomène qui avait eu un impact positif sur les revenus en 2010.

Amélioration de 6,2 % pour les dépenses totales d'exploitation de SDE&W, grâce à la réglementation et à la diminution des effectifs

Le coût des ventes de SDE&W s'est amélioré de plus de 40 % par rapport à l'année précédente, bénéficiant à plein de l'impact positif des mesures réglementaires (diminution des tarifs de terminaison mobile et "modèle collecting").

Les coûts HR ont diminué de 4,1 % au premier trimestre de 2011 par rapport à la période correspondante de 2010, la baisse des effectifs (-150 ETP) compensant amplement l'impact négatif de l'indexation salariale survenue en octobre 2010.

Les coûts non HR ont enregistré une légère hausse de 2 millions EUR en glissement annuel pour atteindre 52 millions EUR.

Staff & Support – S&S

Compte de résultats de Staff & Support

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
REVENUS TOTAUX DU SEGMENT 10 8 -23,4%
Achats de matériel et de services liés aux ventes 1 -
0
>100%
Frais de personnel et de pensions -41 -39 -3,5%
Autres charges d'exploitation -50 -47 -6,9%
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements -90 -87 -3,7%
RESULTAT TOTAL DU SEGMENT (1) -80 -79 -1,2%
Amortissements -19 -18 -0,5%
PERTE OPERATIONNELLE -98 -97 -1,1%

(1) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Résultats financiers et opérationnels trimestriels de S&S : page 23

Au cours du premier trimestre de 2011, S&S a enregistré 8 millions EUR de revenus, soit une baisse de 23,4 % en glissement annuel, plusieurs éléments exceptionnels ayant eu une influence positive sur les résultats du premier trimestre de 2010. Les charges d'exploitation ont diminué de 3,7 % en glissement annuel, grâce à une amélioration des coûts de personnel et des coûts non HR. Les coûts de personnel ont été favorablement influencés par la diminution des effectifs (- 183 ETP), qui a amplement compensé l'indexation salariale d'octobre 2010. Les coûts non HR ont évolué favorablement grâce à diverses initiatives en cours en matière de coûts.

International Carrier Services - BICS

  • Revenus de BICS affectés par la baisse générale des tarifs de terminaison mobile en Europe
  • Pression intense sur la marge brute du trafic vocal alors que les volumes continuent à croître
  • Croissance continue des volumes
  • Résultats du segment affectés par l'effet négatif des taux de change

Comptes de résultats d'International Carrier Services

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
REVENUS TOTAUX DU SEGMENT 378 372 -1,5%
Achats de matériel et de services liés aux ventes -325 -320 -1,5%
Marge brute (1) 52 52 -1,2%
Frais de personnel et de pensions -10 -10 0,2%
Autres charges d'exploitation -15 -18 21,6%
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements -350 -348 -0,5%
RESULTAT TOTAL DU SEGMENT (1)
Marge bénéficiaire du segment
28
7,4%
24
6,5%
-13,8%
Revenus non récurrents 436 0 -
BENEFICE OPERATIONNEL avant amortissements 464 24
Amortissements -21 -20
BENEFICE OPERATIONNEL 443 5

(1) Revenus totaux du segment déduction faite des achats de matériel et de services liés aux ventes

(2) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Résultats financiers et opérationnels trimestriels d'ICS : page 23

Revenus de BICS

Au cours du premier trimestre de 2011, BICS a enregistré 372 millions EUR de revenus, soit un léger tassement de 1,5 % en glissement annuel, causé par une baisse des revenus tirés du trafic vocal (- 2,7 %). La baisse généralisée des tarifs de terminaison mobile en Europe a fortement pesé sur les revenus tirés du trafic vocal. La solide croissance des volumes en Asie et en Afrique et la hausse de revenus qui en a résulté n'ont pas suffi à compenser cet impact des tarifs de terminaison mobile.

Par ailleurs, poursuite de la hausse des revenus tirés du trafic non vocal (+ 12,5 %) pour atteindre 33,9 millions EUR.

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Voix 347,7 338,3 -2,7%
Non Voix 30,1 33,9 12,5%
Revenus totaux 377,9 372,3 -1,5%

Marge brute de BICS

La marge brute de BICS a diminué de 1,2 % au premier trimestre, du fait exclusivement de l'intense pression continuant de peser sur les marges unitaires du trafic vocal. Les marges brutes du trafic non vocal ont toutefois progressé grâce au renforcement de la position de leader de BICS dans le domaine des données mobiles.

(en millions EUR) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Voix 33,1 28,6 -13,5%
Non Voix 19,4 23,3 19,8%
Marge brute totale 52,5 51,9 -1,2%

Bénéfice opérationnel de BICS avant amortissements (EBITDA)

BICS a enregistré, au premier trimestre de 2011, un EBITDA de 24 millions EUR, soit une baisse de 13,8 % en glissement annuel.

Ce résultat est dû à une augmentation des coûts non HR, entièrement imputable à un effet négatif des taux de change pour un montant de 4 millions EUR. (Impact négatif au premier trimestre de 2011, alors que le premier trimestre de 2010 comprenait un effet positif des taux de change). Abstraction faite de l'effet négatif des taux de change, l'EBITDA du premier trimestre est resté stable en glissement annuel. BICS a terminé le premier trimestre avec une marge d'EBITDA de 6,5 %.

Aperçu opérationnel d'ICS (volumes à 100 % pour 2009-2010)

Tant au niveau du trafic vocal que du trafic non vocal, les volumes ont confirmé une croissance stable de 11 % et près de 41 % respectivement en glissement annuel.

Volumes (en millions) Q1 2010 Q1 2011 Variation
Voix 5.922 6.574 11,0%
Non Voix (SMS/MMS) 164 230 40,7%

Résultats trimestriels

Résultats du Groupe

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en millions EUR)
Revenus du Groupe 1.641 1.664 1.640 1.658 6.603 1.583
Consumer Business Unit
Enterprise business unit
Service Delivery Engine & Wholesale
Staff&Support
International Carrier Services
Intersegment eliminations
590
615
94
10
378
-47
592
610
85
7
414
-45
585
590
79
10
415
-40
600
606
83
7
402
-39
2.368
2.421
342
35
1.610
-172
565
593
81
8
372
-36
Achats de matériel et de services liés aux ventes -662 -674 -651 -655 -2.642 -609
Frais de personnel et de pensions -274 -275 -281 -278 -1.107 -274
Autres charges d'exploitation -210 -212 -218 -230 -870 -220
Résultat des segments 495 503 490 495 1.984 480
Marge EBITDA (*) 30,2% 30,2% 29,9% 29,9% 30,0% 30,3%
Eléments non récurrents 436 1 0 8 444 0
Ebitda 931 504 490 503 2.428 480

(*) avant éléments non récurrents

CAPEX du Groupe

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en million EUR)
Capex du Groupe 154 222 139 219 734 173
Consumer Business Unit 49 19 11 54 132 44
Enterprise business unit 2 3 7 7 20 4
Service Delivery Engine & Wholesale 96 180 96 121 492 115
Staff&Support 5 13 19 26 62 7
International Carrier Services 2 8 6 11 27 3

Résultats financiers de CBU

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en millions EUR)
Revenus 590 592 585 600 2.368 565
de Fixe 291 280 281 288 1.139 281
Voix
Data
T
V
Terminaux (excl. TV)
Scarlet
133
85
44
8
21
125
85
43
7
20
124
84
46
8
19
124
83
49
7
23
506
337
182
31
84
118
85
51
7
21
de Mobile 279 288 285 290 1.142 265
Voix
Data
Terminaux
Tango
158
83
15
24
165
82
16
25
162
82
17
25
156
88
21
25
641
334
68
99
140
87
14
25
Autres revenus 21 24 19 23 87 19
Achats de matériel et de services liés aux ventes -180 -171 -158 -169 -678 -149
Frais de personnel et de pensions -81 -81 -82 -82 -325 -83
Autres charges d'exploitation -65 -73 -70 -83 -291 -70
Résultat du segment 264 267 276 266 1.073 264
Marge de contribution du segment 44,7% 45,1% 47,1% 44,3% 45,3% 46,7%

Chiffres opérationnels de CBU

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
DE FIXE
Nombre de canaux d'accès (en milliers) 3.120 3.098 3.076 3.046 3.046 3.028
PSTN 1.904 1.877 1.850 1.817 1.817 1.781
ISDN 3
2
3
1
3
0
2
8
2
8
2
7
IP 9
3
9
2
9
0
8
8
8
8
8
8
ADSL, VDSL 1.091 1.099 1.107 1.113 1.113 1.131
Trafic (en millions de minutes) 1.178 1.052 1.004 1.140 4.374 1.061
National 976 857 824 942 3.599 875
Fixe à mobile 104 103 9
4
102 404 9
5
International 9
8
9
1
8
6
9
6
371 9
1
TV (en milliers) 814 868 920 975 975 1.029
Nombre de ménages 713 753 795 839 839 879
Multiple settop boxes 100 115 125 135 135 149
ARPU (en EUR)
ARPU Voix 21,2 20,3 20,3 20,9 20,7 20,2
ARPU large bande 28,7 28,5 28,1 27,6 28,2 27,6
ARPU Belgacom TV 20,7 19,1 19,3 19,7 19,7 19,4
DE MOBILE
Nombre de clients actifs (en milliers) 3.739 3.745 3.773 3.769 3.769 3.723
Prepaid* 2.232 2.217 2.246 2.207 2.207 2.117
Postpaid 1.538 1.557 1.573 1.604 1.604 1.606
Taux de désactivation annualisé (mixte - variance en pp) 20,9% 20,1% 21,8% 22,8% 21,4% 21,3%
ARPU Net (en EUR)*
Prepaid 14,3 15,0 14,7 15,3 14,8 14,1
Postpaid 32,5 32,9 32,1 31,4 32,2 29,2
Mixte 21,5 22,3 21,8 22,0 21,9 20,5
Mixte Voix 14,2 15,0 14,6 14,2 14,5 12,7
Mixte données 7,3 7,3 7,2 7,8 7,4 7,8
UoU (en unité) 318,0 335,1 307,1 345,3 326,5 338,0
MoU (en minute) 104,0 109,8 104,8 106,0 106,1 102,2
MoU normalisées (en minute) 86,1 88,9 87,6 90,5 88,7 85,0
SMS (en unité) 215,2 226,5 203,5 240,5 221,6 238,7
SMS normalisés (en unité)
* Prepaid inclut les clients Mobisud qui étaient précédemment rapports comme clients MVNO
85,3 87,1 85,7 101,2 90,6 96,8

* Les ARPU mobiles 2010 ont été adaptés suite aux changements d'allocation des revenus liés à l'accès

Résultats financiers d'EBU

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en millions EUR)
Revenus 615 610 590 606 2.421 593
de Fixe 432 425 413 427 1.697 420
Voix
Data
Terminaux
ICT
141
99
18
174
136
98
18
172
130
98
19
166
132
98
18
179
539
392
74
692
128
98
18
175
de Mobile 177 180 174 170 702 169
Voix
Data
Terminaux
129
45
3
130
48
3
123
47
3
119
47
5
500
187
15
115
50
4
Autres revenus 6 5 3 8 22 4
Achats de matériel et de services liés aux ventes -183 -175 -163 -164 -685 -162
Frais de personnel et de pensions -91 -93 -96 -95 -375 -94
Autres charges d'exploitation -36 -35 -39 -40 -149 -37
Résultat du segment 306 308 292 306 1.212 300
Marge de contribution du segment 49,7% 50,4% 49,5% 50,6% 50,0% 50,6%

Chiffres opérationnels d'EBU

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
DE FIXE
Nombre de canaux d'accès (en milliers) 1.922 1.912 1.901 1.886 1.886 1.861
PSTN 647 644 641 636 636 631
ISDN 818 810 801 791 791 781
IP 1
1
1
2
1
2
1
3
1
3
1
3
ADSL, VDSL 445 446 446 445 445 436
Trafic (en millions de minutes) 848 790 727 781 3.145 782
National 579 529 487 529 2.123 526
Fixe à mobile 173 168 153 165 660 165
International 9
6
9
3
8
6
8
7
362 9
0
ARPU (en EUR)
ARPU Voix 30,9 30,2 29,0 29,7 30,0 29,1
ARPU large bande 39,4 39,1 39,0 38,7 39,1 39,6
DE MOBILE
Nombre de clients actifs (en milliers)
Postpaid
1.252
1.252
1.271
1.271
1.286
1.286
1.303
1.303
1.303
1.303
1.327
1.327
Taux de désactivation annualisé (mixte - variance en pp) 10,6% 10,9% 10,0% 10,8% 10,6% 11,1%
Net ARPU (EUR)*
Postpaid 46,9 47,0 44,7 42,8 45,3 41,8
Postpaid voix 34,7 34,4 32,3 30,8 33,0 29,2
Postpaid données 12,2 12,6 12,5 12,1 12,3 12,6
UoU (en unité) 360,7 363,6 345,3 372,8 361,3 356,5
MoU (en minute) 319,7 321,8 305,6 327,3 319,2 317,1
MoU normalisées (en minute) 287,4 282,7 265,8 281,7 279,8 278,9
SMS (en unité) 74,6 77,0 74,7 85,5 78,1 83,7
SMS normalisés (en unité) 59,1 60,0 59,2 66,9 61,4 63,3

* Les ARPU mobiles 2010 ont été adaptés suite aux changements d'allocation des revenus liés à l'accès

Résultats financiers de SDE&W

Résultats financiers de SDE&W
Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en millions EUR)
Revenus 9
4
8
5
7
9
8
3
342 8
1
Achats de matériel et de services liés aux ventes -15 -10 -10 -10 -46 -9
Frais de personnel et de pensions -51 -48 -53 -50 -203 -49
Autres charges d'exploitation -50 -50 -52 -50 -202 -52
Résultat du segment -23 -23 -36 -27 -109 -29
Marge de contribution du segment -24,0% -26,6% -45,5% -33,1% -31,8% -35,2%

Résultats financiers de S&S

Résultats financiers de S&S
Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en millions EUR)
Revenus 1
0
7 1
0
7 3
5
8
Achats de matériel et de services liés aux ventes 1 0 0 0 1 0
Frais de personnel et de pensions -41 -43 -41 -40 -165 -39
Autres charges d'exploitation -50 -45 -45 -52 -192 -47
Résultat du segment -80 -80 -75 -85 -320 -79

Résultats financiers de BICS

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
(en millions EUR)
Revenus 378 414 415 402 1.610 372
Achats de matériel et de services liés aux ventes -325 -359 -356 -344 -1.383 -320
Frais de personnel et de pensions -10 -9 -9 -10 -39 -10
Autres charges d'exploitation -15 -15 -16 -12 -58 -18
Résultat du segment 2
8
3
2
3
4
3
6
129 2
4
Marge bénéficiaire du segment 7,4% 7,7% 8,1% 8,9% 8,0% 6,5%

Chiffres opérationnels de BICS

Q110 Q210 Q310 Q410 2010 Q111
Volumes (en millions)
Voix
Non-Voix (SMS/MMS)
5.922
168
6.254
188
6.433
209
6.680
235
25.290
800
6.574
230

États financiers intermédiaires

États financiers intermédiaires condensés et consolidés

Ces états financiers intermédiaires n'ont pas fait l'objet d'un examen par le réviseur d'entreprise.

Ces états intermédiaires condensés et consolidés ont été établis conformément aux normes internationales d'informations financières (International Financial Reporting Standards, IFRS) adoptées et en usage au sein de l'Union européenne et à la norme IAS 34 relative aux informations financières intermédiaires.

Les règles et méthodes comptables du Groupe sont les mêmes que celles utilisées pour les états financiers consolidés au 31 décembre 2010, mis à part l'adoption par le Groupe de nouvelles normes et interprétations devenues obligatoires pour le Groupe Belgacom le 1er janvier 2011 et dont le détail figure dans la note 38 des états financiers consolidés au 31 décembre 2010. L'adoption de ces nouvelles normes n'a que des impacts limités en ce qui concerne la divulgation des comptes financiers consolidés. Le Groupe n'anticipe pas sur l'application des normes et interprétations.

Au cours des trois premiers mois de 2011, le Groupe Belgacom n'a pas acquis ni cédé de filiale, de coentreprise ou de société liée importantes.

Les évaluations et valorisations du Groupe ne diffèrent pas de manière significative de celles précédemment mentionnées ou évoquées dans les états financiers consolidés au 31 décembre 2010.

Compte de résultats consolidé

Trois mois se terminant au 31 mars
(en millions EUR) 2010 2011
Chiffre d'affaires 1.626 1.573
Autres produits d'exploitation 15 10
Revenus non récurrents 436 0
Revenus totaux 2.077 1.583
Achats de matériel et de services liés aux ventes -662 -609
Frais de personnel et de pensions -274 -274
Autres charges d'exploitation -210 -220
Charges non récurrentes 0 0
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements -1.146 -1.103
BENEFICE OPERATIONNEL avant amortissements 931 480
Amortissements -194 -195
BENEFICE OPERATIONNEL 737 286
Produits financiers 3 4
Charges financières -31 -34
Coûts financiers nets -28 -30
Bénéfice avant impôts 709 256
Charges d'impôts -68 -61
BENEFICE NET 641 195
Intérêts minoritaires 2 1
Bénéfice net ( part du Groupe) 638 194
Résultat de base par action 1,99 EUR 0,60 EUR
Résultat dilué par action 1,99 EUR 0,60 EUR
Nombre moyen pondéré d'actions ordinaires 320.688.352 321.489.045
Nombre moyen pondéré d'actions ordinaires pour le résultat dilué par action 320.999.155 322.063.026

État consolidé du résultat global

Trois mois se terminant au 31 mars
(en millions EUR) 2010 2011
Bénéfice net 641 195
Autres éléments du résultat global:
Actifs financiers disponibles à la vente:
Gain/(perte) sur revalorisation directement prise dans les capitaux propres -
1
0
Autres éléments du résultat global après impôts -
1
0
Résultat global total 640 194
Attribuable aux:
Actionnaires de la maison mère 637 193
Intérêts minoritaires 2 1

Bilan consolidé

Au 31 décembre Au 31 mars
(en millions EUR) 2010 2011
ACTIF
Actifs non courants 6.185 6.129
Goodwill 2.337 2.337
Immobilisations incorporelles avec
durée de vie limitée
1.190 1.181
Immobilisations corporelles 2.348 2.335
Entreprises associées 2 2
Autres participations 26 26
Latences fiscales actives 158 151
Actifs relatifs aux pensions 2 2
Autres actifs non courants 122 95
ACTIFS CIRCULANTS 2.326 2.741
Stocks 114 118
Créances commerciales 1.246 1.245
Impôts à récupérer 198 201
Autres actifs circulants 142 209
Placements de trésorerie 43 46
Trésorerie et équivalents de trésorerie 584 921
TOTAL DE L'ACTIF 8.511 8.869
PASSIF
CAPITAUX 3.342 3.538
Capitaux propres 3.108 3.302
Capital souscrit 1.000 1.000
Actions propres -484 -483
Réserve légale 100 100
Réserve relative aux actifs financiers disponibles à la vente et aux instruments de couverture 0 0
Compensation en actions 11 12
Résultats reportés 2.476 2.670
Ecarts de conversion
Intérêts minoritaires
4
235
3
236
DETTES A LONG TERME 2.364 2.801
Dettes portant intérêts 1.406 1.869
Dettes de pensions, autres avantages postérieurs à l'emploi et indemnités de fin de contrat 565 540
Provisions 203 205
Impôts différés et latences fiscales passives 187 183
Autres dettes à long terme 3 3
DETTES A COURT TERME 2.804 2.531
Dettes portant intérêts 783 386
Dettes commerciales 1.304 1.282
Dettes fiscales 188 239
Autres dettes à court terme 529 623
TOTAL DES DETTES ET DES CAPITAUX 8.511 8.869

Tableau consolidé des flux de trésorerie

Trois mois se terminant au 31
mars
(en millions EUR) 2010 2011
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
Bénéfice net (part du groupe) 638 194
Ajustements pour:
Intérêts minoritaires 2 1
Amortissements sur immobilisations incorporelles et corporelles
Augmentation de provisions pour risques et charges
194
4
195
5
Charges d'impôts différés 62 3
Revalorisation à la juste valeur des instruments financiers 3 -
7
Amortissement des dettes à terme 0 -
1
Gain sur vente d'entreprises consolidées et revaloirsation de l'intérêt détenu précédemment
Gain sur réalisation d'actifs immobilisés corporels
-436
0
0
-
1
Autres mouvements non cash 2 2
Cash flow d'exploitation avant variation des besoins en fonds de roulement 469 389
Augmentation des stocks -12 -
4
Diminution / (augmentation) des créances commerciales -65 1
Augmentation des impôts à récupérer -
3
1
Augmentation des autres actifs circulants -
9
-72
Augmentation / (diminution) des dettes commerciales 10 -23
Augmentation des dettes fiscales
Augmentation des autres dettes à court terme
7
84
51
94
Diminution de la dette nette de pensions, autres avantages postérieurs à l'emploi et indemnités de fin de contrat -21 -25
Diminution des autres dettes à long terme et provisions -
3
-
2
Diminution / (augmentation) des besoins en fonds de roulement, nets des acquisitions et ventes de filiales -12 21
Cash flow net d'exploitation (1) 457 410
Cash flow des activités d'investissement
Achat d'actifs immobilisés incorporels et corporels -154 -173
Cash net reçu / (payé) pour l'acquisition d'entreprises consolidées 51 0
Cash reçu de la vente d'actifs immobilisés incorporels et corporels 9 1
Cash reçu d'autres actifs non courants
Cash flow net dépensé pour les activités d'investissement
0
-94
1
-171
Cash flow avant activités de financement 363 239
Cash flow des activités de financement
Dividendes payés aux actionnaires -
1
-
1
Dividendes / capital payés aux minoritaires -21 0
Vente nette d'actions propres
Vente / (achat) de placements de trésorerie
6
10
1
-
3
Diminution des capitaux propres -
1
0
Emission de dette à long terme 1 495
Remboursement de dette à long terme 0 -394
Remboursement de dette à court terme
Cash flow net dépensé pour les activités de financement
-49
-56
1
98
Augmentation / (diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie 307 337
Trésorerie et équivalents de trésorerie au 1er janvier
Trésorerie et équivalents de trésorerie au 31 mars
332
639
584
921

Tableau consolidé des variations de capitaux

(EUR million) Capital
souscrit
Actions
propres
Réserve
légale
Revalori
sation à la
juste valeur
Ecarts de
conversion
Compen
sation en
actions
Résultats
reportés
Capitaux
propres
Intérêts minori
taires
Capitaux
totaux
Solde au 31 décembre 2009 1.000 -509 100 5 4 1
0
1.911 2.521 7 2.528
Changements de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente
Mouvement des capitaux propres sans passer par le compte de résultats
Bénéfice net
Total des produits et charges reconnus
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
-1
-1
0
-
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
638
638
-
1
-
1
638
637
0
0
2
2
-1
-1
641
640
Intérêts minoritaires provenant d'un regroupement d'entreprise
Actions propres
Exercice d'options sur actions
Options sur actions
0
0
0
0
6
0
0
0
0
0
0
0
0
0
-1
0
5
218
0
218
5
Amortissement de la compensation en actions différée
Total des transactions avec les actionnaires
0
0
0
6
0
0
0
0
0
0
1
0
0
0
1
6
0
218
1
224
Solde au 31 mars 2010 1.000 -503 100 5 3 1
0
2.549 3.164 227 3.391
Solde au 31 décembre 2010 1.000 -484 100 0 4 1
1
2.476 3.108 235 3.342
Ecarts de conversion
Mouvement des capitaux propres sans passer par le compte de résultats
Bénéfice net
Total des produits et charges reconnus
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
-1
-1
0
-
1
0
0
0
0
0
0
194
194
-
1
-
1
194
193
0
0
1
1
0
0
195
194
Intérêts minoritaires provenant d'un regroupement d'entreprise
Actions propres
Exercice d'options sur actions
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
0
1
Options sur actions
Options sur actions accordées et acceptées
Compensation en actions différée
Amortissement de la compensation en actions différée
Total des transactions avec les actionnaires
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
3
-3
1
1
0
0
0
0
3
-
3
1
1
0
0
0
0
3
-3
1
1
Solde au 31 mars 2011 1.000 -483 100 0 3 1
2
2.670 3.302 236 3.538

Résultats par segment

Revenus et résultats des segments

Trois mois se terminant au 31 mars 2010
(en millions EUR) Consumer
Business
Unit
Enterprise
Business
Unit
Service
Delivery
Engine &
Wholesale
Staff &
Support
Services
Internationaux de
Carrier
Eliminations
inter
segments
Total
Chiffre d'affaires
Autres produits d'exploitation
Revenus inter-segments
REVENUS TOTAUX DES SEGMENTS
583
4
3
590
610
1
4
615
69
4
21
94
2
5
3
10
361
0
17
378
-
-
-47
-47
1.626
15
-
1.641
Achats de matériel et de services liés aux ventes
Frais de personnel et de pensions
Autres charges d'exploitation
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements
-180
-81
-65
-326
-183
-91
-36
-310
-15
-51
-50
-117
1
-41
-50
-90
-325
-10
-15
-350
41
0
6
47
-662
-274
-210
-1.146
RESULTAT TOTAL DES SEGMENTS (1) 264 306 -23 -80 28 -0 495
Revenus non récurrents - - - - 436 - 436
BENEFICE / (PERTE) OPERATIONNEL(LE) avant amortissements 264 306 -23 -80 464 -0 931
Amortissements -37 -5 -114 -19 -21 0 -194
BENEFICE / (PERTE) OPERATIONNEL(LE) 228 300 -136 -98 443 - 737
Coûts financiers (nets) -28
BENEFICE AVANT IMPOTS 709
Charges d'impôts -68
BENEFICE NET 641
Intérêts minoritaires
Bénéfice net (part du groupe)
2
638

(1) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Trois mois se terminant au 31 mars 2011
(en millions EUR) Consumer
Business
Unit
Enterprise
Business
Unit
Service
Delivery
Engine &
Wholesale
Staff &
Support
Services
Internationaux de
Carrier
Eliminations
inter
segments
Total
Chiffre d'affaires
Autres produits d'exploitation
Revenus inter-segments
REVENUS TOTAUX DES SEGMENTS
559
4
1
565
589
2
2
593
64
1
16
81
2
4
2
8
358
-0
14
372
-
-
-36
-36
1.573
10
-
1.583
Achats de matériel et de services liés aux ventes
Frais de personnel et de pensions
Autres charges d'exploitation
CHARGES OPERATIONNELLES TOTALES avant amortissements
-149
-83
-70
-301
-162
-94
-37
-293
-9
-49
-52
-110
-0
-39
-47
-87
-320
-10
-18
-348
31
-
5
36
-609
-274
-220
-1.103
RESULTAT TOTAL DES SEGMENTS (1) 264 300 -29 -79 24 -0 480
Amortissements -41 -4 -112 -18 -20 0 -195
BENEFICE / (PERTE) OPERATIONNEL(LE) 223 296 -141 -97 5 0 286
Coûts financiers (nets) -30
BENEFICE AVANT IMPOTS 256
Charges d'impôts -61
BENEFICE NET 195
Intérêts minoritaires
Bénéfice net (part du groupe)
1
194

(1) Bénéfice opérationnel avant amortissements et avant revenus et charges non récurrents.

Autres informations relatives aux segments

Trois mois se terminant au 31 mars 2010
(en millions EUR) Consumer
Business
Unit
Enterprise
Business
Unit
Service
Delivery
Engine &
Wholesale
Staff &
Support
Services
Internationaux de
Carrier
Eliminations
inter
segments
Total
Investissements en actifs immobilisés incorporels et corporels 49 2 96 5
2
0 154
Trois mois se terminant au 31 mars 2011
(en millions EUR) Consumer
Business
Unit
Enterprise
Business
Unit
Service
Delivery
Engine &
Wholesale
Staff &
Support
Services
Internationaux de
Carrier
Eliminations
inter
segments
Total
Investissements en actifs immobilisés incorporels et corporels 44 4 115 7
3
0 173

Passifs éventuels

Par rapport aux états financiers consolidés de 2010, aucun changement n'est survenu durant le premier trimestre de 2011 en ce qui concerne les passifs éventuels, hormis le refus signifié par le Tribunal de commerce à la demande de Belgacom en faveur d'une récusation/d'un remplacement du panel d'experts. Belgacom a fait appel de la décision évoquée. L'affaire est actuellement en suspens devant la Cour d'appel.

Événements postérieurs à la clôture

En avril 2011, Belgacom a conclu un contrat en vue de l'acquisition de la société détentrice de la chaîne de magasins The Phone House Belgium, pour un montant de 22 millions EUR. La finalisation de cette transaction est subordonnée à la procédure de notification au Conseil belge de la concurrence.

Durant ce même mois d'avril 2011, Telindus France, une filiale à 100 % de Belgacom, a acquis 100 % des parts d'Eudasys SAS, un des leaders du marché de stockage de données en France, pour 12 millions EUR.

Définitions

Lignes à large bande - CBU : comprennent les lignes résidentielles de Scarlet en Belgique depuis le premier trimestre de 2009.

ARPU de la voix fixe : revenus totaux générés par le trafic vocal, à l'exclusion des revenus issus des activations et du trafic des téléphones publics, divisés par le nombre moyen de canaux d'accès vocal pour la période considérée et par le nombre de mois pendant cette même période.

ARPU relatif à la large bande : revenus ADSL globaux, divisés par le nombre moyen de lignes ADSL pour la période considérée et par le nombre de mois pendant cette même période, pour le segment résidentiel.

ARPU de Belgacom TV : comprend uniquement les revenus provenant des clients et tient compte des promotions, divisés par le nombre de ménages abonnés à Belgacom TV.

Clients mobiles actifs : Inclut la voix et les cartes de données. Les clients actifs sont les clients qui ont établi ou reçu au moins un appel ou envoyé ou reçu au moins un SMS au cours des trois derniers mois. Les clients prepaid sont entièrement segmentés comme clients CBU.

Taux de désengagement mobile annualisé : le nombre total annualisé de cartes SIM désactivées du réseau de Belgacom Mobile (augmenté du nombre total de port-outs dus à la portabilité du numéro mobile) pendant la période considérée, divisé par le nombre moyen de clients au cours de cette même période.

ARPU net mobile : calculé sur la base des moyennes mensuelles pour la période indiquée.

L'ARPU mensuel net représente le total des revenus générés par le trafic vocal mobile et le trafic de données mobiles, divisé par le nombre moyen de clients actifs pendant cette période.

UoU (Units of Use) : minutes d'utilisation de voix + SMS (où 1 SMS égale 1 minute) par client actif par mois.

MoU (Minutes of Use) : durée de l'ensemble des appels émis au départ ou à destination du réseau de Proximus, par client vocal actif et par mois.

MoU normalisé : durée de l'ensemble des appels émis au départ ou à destination du réseau de Proximus, par client vocal actif et par mois - à l'exclusion des minutes gratuites.

SMS : nombre de SMS par client actif par mois.

SMS normalisé : nombre de SMS payants par client actif par mois (c.-à-d. à l'exclusion des SMS inclus dans les plans tarifaires).

Calendrier financier

29 juin 2011 Réunion avec les investisseurs et les analystes
29 juillet 2011 Annonce des résultats du premier semestre 2011
28 octobre 2011 Annonce des résultats du troisième trimestre de 2011

Pour tout renseignement complémentaire, prière de contacter :

Relations avec les investisseurs Nancy Goossens: +32 2 202 82 41 Ann Maes: +32 2 202 26 18 E-mail: [email protected]

Relations avec la presse

Frédérique Verbiest: +32 2 202 99 26 Jan Margot: +32 2 202 85 01 Haroun Fenaux: +32 2 202 48 67 Florence Coppenolle: +32 2 202 40 23

Site web de Belgacom : www.belgacom.com