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Orange Interim / Quarterly Report 2013

Jul 29, 2013

1574_ir_2013-07-29_67345b74-388b-4514-b602-2459f767b509.pdf

Interim / Quarterly Report

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Société anonyme au capital de 10 595 541 532 euros Siège social : 78, rue Olivier de Serres 75015 Paris R.C.S. Paris 380 129 866

Rapport Financier du 1er semestre 2013

AMF

Le présent document constitue le rapport financier semestriel prévu par l'article L.451-1-2 du Code monétaire et financier.

Il a été déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers et mis en ligne sur le site internet d'Orange le 29 juillet 2013.

1. Comptes consolidés résumés du 1er semestre 2013 5
COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE 6
ETAT DU RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE 7
ETAT CONSOLIDE DE LA SITUATION FINANCIERE 8
TABLEAU DES VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES 10
TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDES 12
INFORMATIONS SECTORIELLES 14
ANNEXE DES COMPTES CONSOLIDES 22
2. Rapport de gestion du 1er semestre 2013 35
2.1 VUE D'ENSEMBLE 36
2.2 ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT ET DES INVESTISSEMENTS DU GROUPE 43
2.3 ANALYSE PAR SECTEUR OPERATIONNEL 49
2.4 TRESORERIE ET ENDETTEMENT FINANCIER 67
2.5 INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES 68
3. Déclaration de la personne responsable 77

1. Comptes consolidés résumés du 1er semestre 2013

COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE 6
ETAT DU RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE 7
ETAT CONSOLIDE DE LA SITUATION FINANCIERE 8
TABLEAU DES VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES 10
TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDES 12
INFORMATIONS SECTORIELLES 14
ANNEXE DES COMPTES CONSOLIDES 22

Les notes annexes font partie intégrante des comptes consolidés.

COMPTE DE RESULTAT CONSOLIDE

(en millions d'euros, exceptées les données relatives au résultat par action) Note 30 juin 2013 30 juin 2012
Chiffre d'affaires 3 20 603 21 843
Achats externes 4 (8 936) (9 486)
Autres produits opérationnels 379 563
Autres charges opérationnelles (1 052) (1 343)
Charges de personnel (4 650) (4 848)
Résultat de cession 2 94 102
Coût des restructurations et assimilés (21) (11)
Dotations aux amortissements (2 962) (3 114)
Perte de valeur des écarts d'acquisition 5 (385) (159)
Perte de valeur des immobilisations (3) (2)
Résultat des entités mises en équivalence (74) (57)
Résultat d'exploitation 2 993 3 488
Coût de l'endettement financier brut (869) (756)
Produits et charges sur actifs constitutifs de l'endettement net 29 61
Gain (perte) de change 5 15
Autres produits et charges financiers (34) (17)
Résultat financier 7.1 (869) (697)
Impôt sur les sociétés 6 (915) (882)
Résultat net de l'ensemble consolidé 1 209 1 909
Résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère 1 068 1 738
Résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 141 171
Résultat par action (en euros) attribuable aux propriétaires de la société mère
Résultat net
• de base 0,41 0,66
• dilué 0,40 0,65

ETAT DU RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE

(en millions d'euros) Note 30 juin 2013 30 juin 2012
Résultat net de l'ensemble consolidé 1 209 1 909
Gains et pertes actuariels sur avantages postérieurs à l'emploi 7 6
Eléments non recyclables du résultat global des entités mises en équivalence - (1)
Eléments non recyclables en résultat (a) 7 5
Actifs disponibles à la vente (7) (3)
Couverture de flux de trésorerie (198) (210)
Couverture d'investissement net 94 68
Ecarts de conversion 8.5 (580) 339
Impôt sur les éléments recyclables 35 44
Eléments recyclables du résultat global des entités mises en équivalence 3 (2)
Eléments recyclables en résultat (b) (653) 236
Autres éléments du résultat global (a)+(b) (646) 241
Résultat global consolidé 563 2 150
Résultat global attribuable aux propriétaires de la société mère 456 1 949
Résultat global attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 107 201

ETAT CONSOLIDE DE LA SITUATION FINANCIERE

(en millions d'euros) Note 30 juin 2013 31 décembre 2012
ACTIF
Ecarts d'acquisition 5 25 439 25 773
Autres immobilisations incorporelles 11 564 11 818
Immobilisations corporelles 23 070 23 662
Titres mis en équivalence 6 880 7 431
Actifs disponibles à la vente 90 139
Prêts et créances non courants 1 478 1 003
Actifs financiers non courants à la juste valeur par résultat 166 159
Dérivés de couverture actifs non courants 165 204
Autres actifs non courants 232 70
Impôts différés actifs 3 339 3 594
Total de l'actif non courant 72 423 73 853
Stocks 574 586
Créances clients 4 702 4 635
Prêts et autres créances courants 50 81
Actifs financiers courants à la juste valeur par résultat, hors quasi-disponibilités 332 141
Dérivés de couverture actifs courants 15 3
Autres actifs courants 1 571 1 863
Impôt sur les sociétés 45 109
Charges constatées d'avance 578 388
Quasi-disponibilités 4 519 7 116
Disponibilités 1 276 1 205
Total de l'actif courant 13 662 16 127
TOTAL DE L'ACTIF 86 085 89 980
(en millions d'euros) Note 30 juin 2013 31 décembre 2012
PASSIF
Capital social 10 596 10 596
Prime d'émission et réserve légale 16 790 16 790
Réserves (3 051) (3 080)
Capitaux propres attribuables aux propriétaires de la société mère 24 335 24 306
Capitaux propres attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle 1 867 2 078
Total capitaux propres 8 26 202 26 384
Dettes fournisseurs non courantes 341 337
Passifs financiers non courants au coût amorti, hors dettes fournisseurs 29 973 31 883
Passifs financiers non courants à la juste valeur par résultat 382 482
Dérivés de couverture passifs non courants 775 542
Avantages du personnel non courants 2 971 2 989
Provision pour démantèlement non courante 709 686
Provision pour restructuration non courante 79 98
Autres passifs non courants 491 560
Impôts différés passifs 1 065 1 102
Total des passifs non courants 36 786 38 679
Dettes fournisseurs courantes 7 138 7 697
Passifs financiers courants au coût amorti, hors dettes fournisseurs 6 315 7 331
Passifs financiers courants à la juste valeur par résultat 114 111
Dérivés de couverture passifs courants 12 5
Avantages du personnel courants 1 821 1 948
Provision pour démantèlement courante 17 23
Provision pour restructuration courante 37 55
Autres passifs courants 2 581 2 755
Impôt sur les sociétés 2 965 2 794
Produits constatés d'avance 2 097 2 198
Total des passifs courants 23 097 24 917
TOTAL DU PASSIF 86 085 89 980

TABLEAU DES VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDES

Attribuables aux propriétaires
de la société mère
Attribuables aux participations
ne donnant pas le contrôle
(en millions d'euros) Note Nombre d'actions
émises
Capital
social
Prime
d'émission
et réserve
légale Réserves Autres
éléments du
résultat global
Total Réserves Autres
éléments du
résultat global
Total Total
capitaux
propres
Solde au 1er janvier 2012 2 648 885 383 10 596 16 790 (676) 863 27 573 1 847 172 2 019 29 592
Résultat global consolidé - - - 1 738 211 1 949 171 30 201 2 150
Rémunération en actions - - - 25 - 25 3 - 3 28
Rachat d'actions propres - - - (30) - (30) - - - (30)
Distribution de dividendes - - - (2 104) - (2 104) (565) - (565) (2 669)
Variation des parts d'intérêts
sans prise / perte de contrôle
des filiales
- - - (40) - (40) (10) - (10) (50)
Autres mouvements - - - 8 - 8 4 - 4 12
Solde au 30 juin 2012 2 648 885 383 10 596 16 790 (1 079) 1 074 27 381 1 450 202 1 652 29 033
Résultat global consolidé - - - (918) (283) (1 201) 113 40 153 (1 048)
Rémunération en actions - - - (36) - (36) 1 - 1 (35)
Rachat d'actions propres - - - (19) - (19) - - - (19)
Distribution de dividendes - - - (1 528) - (1 528) (14) - (14) (1 542)
Variation des parts d'intérêts
sans prise / perte de contrôle
des filiales - - - (241) - (241) 294 - 294 53
Autres mouvements - - - (50) - (50) (8) - (8) (58)
Solde au 31 décembre 2012 2 648 885 383 10 596 16 790 (3 871) 791 24 306 1 836 242 2 078 26 384
Résultat global consolidé - - - 1 068 (612) 456 141 (34) 107 563
Rémunération en actions - - - 2 - 2 2 - 2 4
Rachat d'actions propres 8.2 - - - 35 - 35 - - - 35
Distribution de dividendes
Variation des parts d'intérêts
sans prise / perte de contrôle
des filiales
8.3 -
-
-
-
-
-
(526)
(0)
-
-
(526)
(0)
(345)
2
-
-
(345)
2
(871)
2
Autres mouvements - - - 62 - 62 24 - 24 85
Solde au 30 juin 2013 2 648 885 383 10 596 16 790 (3 230) 179 24 335 1 659 209 1 867 26 202

DETAIL DES VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES LIEES AUX AUTRES ELEMENTS DU RESULTAT GLOBAL

Attribuables aux propriétaires de la société mère Attribuables aux participations Total
Actifs
disponibles
à la vente
Instruments
financiers
de
couverture
Ecarts de
conversion
Gains et
pertes
actuariels
Impôts
différés
Autres
éléments du
résultat
global des
MEE(1)
Total Instruments
financiers
de
couverture
Ecarts de
conversion
Gains et
pertes
actuariels
Impôts
différés
Total autres
éléments
du
résultat
global
Solde au 1er
janvier 2012
32 422 752 (311) (47) 15 863 - 189 (25) 8 172 1 035
Variation (3) (144) 310 6 45 (2) 211 2 29 (0) (1) 30 241
Solde au 30
juin 2012
29 278 1 062 (305) (2) 13 1 074 2 218 (25) 7 202 1 276
Variation 10 (148) (121) (88) 80 (17) (283) (5) 46 (1) - 40 (243)
Solde au 31
décembre 2012
39 130 941 (393) 78 (4) 791 (3) 264 (26) 7 242 1 033
Variation (7) (104) (546) 6 35 3 (612) 0 (35) 1 (0) (34) (646)
Solde au 30
juin 2013
32 26 395 (387) 113 (1) 179 (3) 229 (25) 7 209 388

(1) MEE : Entités mises en équivalence.

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDES

Note
(en millions d'euros)
30 juin 2013 30 juin 2012
FLUX DE TRESORERIE LIES A L'ACTIVITE
Résultat net de l'ensemble consolidé 1 209 1 909
Eléments non monétaires sans incidence sur la trésorerie
Résultat de cession 2 (94) (102)
Dotations aux amortissements 2 962 3 114
Dotations (reprises) des provisions (143) (102)
Perte de valeur des écarts d'acquisition 5.1 385 159
Perte de valeur des immobilisations 3 2
Résultat des entités mises en équivalence 74 57
Ecarts de change nets et instruments dérivés opérationnels 5 46
Résultat financier 7.1 869 697
Impôt sur les sociétés 6 915 882
Rémunération en actions 4 28
Variation des stocks, des créances clients et des dettes fournisseurs
Diminution (augmentation) des stocks nets (3) 17
Diminution (augmentation) des créances clients brutes (119) 138
Augmentation (diminution) des dettes fournisseurs (78) (95)
Autres variations du besoin en fonds de roulement
Règlement litige DPTG - (550)
Diminution (augmentation) des autres éléments d'actif 144 82
Augmentation (diminution) des autres éléments de passif (469) (369)
Autres décaissements nets
Dividendes et produits d'intérêts encaissés 212 444
Intérêts décaissés et effet taux des dérivés net (1 329) (1 364)
Impôt sur les sociétés décaissé (369) (748)
Flux net de trésorerie généré par l'activité 4 178 4 245
FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS D'INVESTISSEMENT
Acquisitions (cessions) d'immobilisations corporelles et incorporelles
Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles(1) (2 483) (3 375)
Augmentation (diminution) des dettes fournisseurs d'immobilisations (563) (523)
Produits de cession des actifs corporels et incorporels 20 54
Investissements dans les sociétés en intégration globale nets de la trésorerie acquise
Dailymotion 2 (59) -
Autres (3) (1)
Investissements dans les activités conjointes nets de la trésorerie acquise 8 -
Acquisition de titres de participation évaluées à la juste valeur (10) (18)
Produits de cession de titres de participation nets de la trésorerie cédée
Orange Austria 2 35 -
Orange Suisse - 1 411
Autres 6 -
Autres diminutions (augmentations) des placements et autres actifs financiers
Placements à la juste valeur (167) 581
Remboursement du prêt accordé à Everything Everywhere - 222
Autres (29) (40)
Flux net de trésorerie affecté aux opérations d'investissement (3 245) (1 689)
(en millions d'euros) Note 30 juin 2013 30 juin 2012
FLUX DE TRESORERIE LIES AUX OPERATIONS DE FINANCEMENT
Emissions 7.3
Emprunts obligataires 994 1 815
Autres emprunts 213 76
Remboursements 7.3
Emprunts obligataires (3 084) (2 330)
Autres emprunts (270) (173)
Autres variations
Augmentation (diminution) des découverts bancaires et des emprunts à court terme 7 642
Diminution (augmentation) des dépôts et autres actifs financiers liés à la dette (dont
cash collateral) (425) 270
Effet change des dérivés net (122) 193
Rachat d'actions propres 8.2 66 (71)
Variations des parts d'intérêts sans prise / perte de contrôle des filiales
Egypte - (1 489)
Autres (11) -
Variations de capital - participations ne donnant pas le contrôle - 1
Dividendes versés aux participations ne donnant pas le contrôle 8.4 (262) (316)
Dividendes versés aux propriétaires de la société mère 8.3 (526) (2 104)
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (3 420) (3 486)
Variation nette des disponibilités et quasi-disponibilités (2 487) (930)
Incidence des variations des taux de change sur les disponibilités et quasi
disponibilités et autres impacts non monétaires (39) 31
Disponibilités et quasi-disponibilités à l'ouverture 8 321 8 061
Dont disponibilités des activités poursuivies 1 205 1 311
Dont quasi-disponibilités des activités poursuivies 7 116 6 733
Dont disponibilités et quasi-disponibilités des activités cédées ou en cours de cession - 17
Disponibilités et quasi-disponibilités à la clôture 5 795 7 162
Dont disponibilités des activités poursuivies 1 276 933
Dont quasi-disponibilités des activités poursuivies 4 519 6 229

(1) Comprend l'acquisition en France de fréquences 4G en janvier 2012 pour 897 millions d'euros.

COMPTE DE RESULTAT AU 30 JUIN 2013

(en millions d'euros) France Espagne Pologne Reste du
Monde
Chiffre d'affaires 10 084 2 021 1 572 3 877
• externe 9 668 2 002 1 555 3 688
• inter-secteurs opérationnels 416 19 17 189
Achats externes (3 640) (1 350) (777) (2 031)
Autres produits opérationnels 501 47 37 72
Autres charges opérationnelles (797) (148) (88) (300)
Charges de personnel (2 544) (101) (254) (375)
Résultat de cession - - 1 62
Coût des restructurations et assimilés (7) - (4) (1)
EBITDA 3 597 469 487 1 304
Dotations aux amortissements (1 220) (293) (373) (664)
Perte de valeur des écarts d'acquisition - - - (385)
Perte de valeur des immobilisations (2) - (1) -
Résultat des entités mises en équivalence - - - (4)
Résultat d'exploitation 2 375 176 113 251
Résultat financier
Impôt sur les sociétés
Résultat net de l'ensemble consolidé
Investissements corporels et incorporels
• hors licences de télécommunication 1 277 237 204 398
• licences de télécommunication 5 20 - 3
• financés par location financement - - - 4
TOTAL INVESTISSEMENTS(3) 1 282 257 204 405

(1) Dont chiffre d'affaires réalisé en France pour 2 312 millions d'euros, en Espagne pour 15 millions d'euros, en Pologne pour 7 millions d'euros et dans les autres pays pour 963 millions d'euros.

Dont investissements corporels et incorporels réalisés en France pour 114 millions d'euros, en Espagne pour 1 million d'euros et dans les autres pays pour 45 millions d'euros. (2) Dont chiffre d'affaires réalisé en France pour 767 millions d'euros et dans les autres pays pour 63 millions d'euros.

Dont investissements corporels et incorporels réalisés en France pour 190 millions d'euros et dans les autres pays pour 16 millions d'euros.

(3) Dont 746 millions d'euros au titre des autres immobilisations incorporelles et 1 768 millions d'euros au titre des immobilisations corporelles.

Everything Everywhere Opérateurs
Internationaux et
(100%) Total Orange Eliminations Services Partagés(2) Entreprises(1)
3 773 20 603 (1 078) 830 3 297
3 773 20 603 - 588 3 102
- - (1 078) 242 195
(2 600) (8 936) 2 385 (1 606) (1 917)
22 379 (1 779) 1 428 73
(212) (1 052) 472 (67) (124)
(269) (4 650) - (562) (814)
18 94 - 26 5
(33) (21) - (3) (6)
699 6 417 - 46 514
(739) (2 962) - (231) (181)
- (385) - - -
- (3) - - -
(4) (74) - (68) (2)
(44) 2 993 - (253) 331
(59) (869)
2 (915)
(101) 1 209
347 2 455 - 190 149
727 28 - - -
- 31 - 16 11
1 074 2 514 - 206 160

COMPTE DE RESULTAT AU 30 JUIN 2012

(en millions d'euros) France Espagne Pologne Reste du
Monde
Chiffre d'affaires 10 826 1 988 1 694 4 144
• externe 10 375 1 969 1 677 3 972
• inter-secteurs opérationnels 451 19 17 172
Achats externes (4 054) (1 326) (845) (2 132)
Autres produits opérationnels 528 35 70 75
Autres charges opérationnelles (822) (150) (79) (243)
Charges de personnel (2 489) (92) (252) (392)
Résultat de cession 1 - 3 94
Coût des restructurations et assimilés (6) - - (2)
EBITDA 3 984 455 591 1 544
Dotation aux amortissements (1 170) (450) (383) (718)
Perte de valeur des écarts d'acquisition - - - (159)
Perte de valeur des immobilisations - (1) (2) 2
Résultat des entités mises en équivalence 1 - 1 (1)
Résultat d'exploitation 2 815 4 207 668
Résultat financier
Impôt sur les sociétés
Résultat net de l'ensemble consolidé
Investissements corporels et incorporels
• hors licences de télécommunication 1 246 210 208 493
• licences de télécommunication 898 1 - 16
• financés par location financement - 3 - -
TOTAL INVESTISSEMENTS(3) 2 144 214 208 509

(1) Dont chiffre d'affaires réalisé en France pour 2 475 millions d'euros, en Espagne pour 17 millions d'euros, en Pologne pour 7 millions d'euros et dans les autres pays pour 990 millions d'euros.

Dont investissements corporels et incorporels réalisés en France pour 118 millions d'euros et dans les autres pays pour 54 millions d'euros.

(2) Dont chiffre d'affaires réalisé en France pour 739 millions d'euros et dans les autres pays pour 78 millions d'euros.

Dont investissements corporels et incorporels réalisés en France pour 144 millions d'euros et dans les autres pays pour 4 millions d'euros.

(3) Dont 1 586 millions d'euros au titre des autres immobilisations incorporelles et 1 809 millions d'euros au titre des immobilisations corporelles.

Entreprises(1) Opérateurs
Internationaux et
Services Partagés(2)
Eliminations Total Orange Everything Everywhere
(100%)
3 489 817 (1 115) 21 843 4 030
3 273 577 - 21 843 4 030
216 240 (1 115) - -
(2 013) (1 602) 2 486 (9 486) (2 823)
81 1 634 (1 860) 563 22
(132) (406) 489 (1 343) (257)
(829) (794) - (4 848) (283)
-
4
- 102 -
(5) 2 - (11) (18)
591 (345) - 6 820 671
(181) (212) - (3 114) (753)
-
-
- (159) -
-
(1)
- (2) -
1 (59) - (57) -
411 (617) - 3 488 (82)
(697) (43)
(882) 3
1 909 (122)
172 131 - 2 460 292
-
-
- 915 -
-
17
- 20 5
172 148 - 3 395 297

ETAT CONSOLIDE DE LA SITUATION FINANCIERE AU 30 JUIN 2013

(en millions d'euros) France Espagne Pologne Reste du Monde
Ecarts d'acquisition 15 382 4 723 756 4 002
Autres immobilisations incorporelles 3 727 1 330 657 1 768
Immobilisations corporelles 11 110 1 667 3 061 4 813
Titres mis en équivalence 2 2 - 784
Eléments de l'actif non courant contribuant à
l'endettement financier net
- - - -
Autres 5 - - 218
Total de l'actif non courant 30 226 7 722 4 474 11 585
Stocks 256 61 50 148
Créances clients 2 147 450 290 1 213
Charges constatées d'avance 103 105 28 169
Eléments de l'actif courant contribuant à l'endettement
financier net
- - - -
Autres 684 21 21 339
Total de l'actif courant 3 190 637 389 1 869
TOTAL DE L'ACTIF 33 416 8 359 4 863 13 454
Capitaux propres
Dettes fournisseurs non courantes 134 5 189 13
Avantages du personnel non courants 1 976 8 90 82
Eléments du passif non courant contribuant à
l'endettement financier net
- - - -
Autres 828 170 64 129
Total du passif non courant 2 938 183 343 224
Dettes fournisseurs courantes 3 051 976 433 1 627
Avantages du personnel courants 1 028 21 56 129
Produits constatés d'avance 1 349 86 106 307
Eléments du passif courant contribuant à
l'endettement financier net
- - - -
Autres 710 80 397 761
Total du passif courant 6 138 1 163 992 2 824
TOTAL DU PASSIF 9 076 1 346 1 335 3 048

(1) Certaines créances clients résultant du segment Entreprises sont présentées au niveau du segment France en charge de leur recouvrement, de l'ordre de 249 millions d'euros. Dont immobilisations corporelles et incorporelles rattachées à la zone géographique France pour 512 millions d'euros et aux autres pays pour 252 millions d'euros.

(2) Dont immobilisations corporelles et incorporelles rattachées à la zone géographique France pour 2 532 millions d'euros et aux autres pays pour 71 millions d'euros. Les immobilisations incorporelles comportent également la marque Orange pour 3 133 millions d'euros.

(3) Les actifs et passifs non alloués comprennent essentiellement l'endettement financier externe, les disponibilités et quasi-disponibilités externes, les actifs et passifs d'impôt courant et différé ainsi que les capitaux propres (voir note 8).

Opérateurs
Internationaux &
Eliminations et non Everything Everywhere
Entreprises(1) Services Partagés(2) alloués(3) Total Orange (100%)
422 154 - 25 439 6 641
307 3 775 - 11 564 5 678
457 1 962 - 23 070 2 780
121 5 971 - 6 880 23
- - 1 048 1 048 74
11 (1) 4 189 4 422 371
1 318 11 861 5 237 72 423 15 567
25 34 - 574 123
690 608 (696) 4 702 879
133 106 (66) 578 539
- - 6 143 6 143 474
138 369 93 1 665 11
986 1 117 5 474 13 662 2 026
2 304 12 978 10 711 86 085 17 593
26 202 26 202 11 736
- - - 341 23
223 592 - 2 971 62
- - 30 910 30 910 2 723
7 73 1 293 2 564 411
230 665 32 203 36 786 3 219
606 1 141 (696) 7 138 1 965
302 285 - 1 821 57
171 144 (66) 2 097 298
- - 6 441 6 441 31
174 523 2 955 5 600 286
1 253 2 093 8 634 23 097 2 637
1 483 2 758 67 039 86 085 17 592

ETAT CONSOLIDE DE LA SITUATION FINANCIERE AU 31 DECEMBRE 2012

(en millions d'euros) France Espagne Pologne Reste du Monde
Ecarts d'acquisition 15 347 4 723 802 4 405
Autres immobilisations incorporelles 3 740 1 292 720 2 001
Immobilisations corporelles 11 023 1 683 3 417 5 041
Titres mis en équivalence 4 2 5 794
Eléments de l'actif non courant contribuant à
l'endettement financier net
- - - -
Autres 4 - - 55
Total de l'actif non courant 30 118 7 700 4 944 12 296
Stocks 242 75 48 148
Créances clients 1 924 428 345 1 151
Charges constatées d'avance 73 37 17 61
Eléments de l'actif courant contribuant à l'endettement
financier net
- - - -
Autres 994 26 27 387
Total de l'actif courant 3 233 566 437 1 747
TOTAL DE L'ACTIF 33 351 8 266 5 381 14 043
Capitaux propres - - - -
Dettes fournisseurs non courantes 134 5 185 13
Avantages du personnel non courants 2 017 6 93 76
Eléments du passif non courant contribuant à
l'endettement financier net
- - - -
Autres 823 171 67 124
Total du passif non courant 2 974 182 345 213
Dettes fournisseurs courantes 3 175 987 545 1 904
Avantages du personnel courants 1 114 28 50 133
Produits constatés d'avance 1 372 92 133 321
Eléments du passif courant contribuant à
l'endettement financier net
- - - -
Autres 986 69 273 605
Total du passif courant 6 647 1 176 1 001 2 963
TOTAL DU PASSIF 9 621 1 358 1 346 3 176

(1) Certaines créances clients résultant du segment Entreprises sont présentées au niveau du segment France en charge de leur recouvrement, de l'ordre de 232 millions d'euros. Dont immobilisations corporelles et incorporelles rattachées à la zone géographique France pour 530 millions d'euros et aux autres pays pour 277 millions d'euros.

(2) Dont immobilisations corporelles et incorporelles rattachées à la zone géographique France pour 2 558 millions d'euros et aux autres pays pour 65 millions d'euros. Les immobilisations incorporelles comportent également la marque Orange pour 3 133 millions d'euros.

(3) Les actifs et passifs non alloués comprennent essentiellement l'endettement financier externe, les disponibilités et quasi-disponibilités externes, les actifs et passifs d'impôt courant et différé ainsi que les capitaux propres (voir note 8).

Entreprises (1) Opérateurs
Internationaux &
Services Partagés (2)
Eliminations et non
alloués (3)
Total Orange Everything Everywhere
(100 %)
425 71 - 25 773 6 975
327 3 738 - 11 818 5 626
480 2 018 - 23 662 2 911
123 6 503 - 7 431 20
- - 661 661 30
9 1 4 439 4 508 340
1 364 12 331 5 100 73 853 15 902
30 43 - 586 156
743 575 (531) 4 635 956
119 102 (21) 388 464
- - 8 467 8 467 1 037
140 283 194 2 051 17
1 032 1 003 8 109 16 127 2 630
2 396 13 334 13 209 89 980 18 532
- - 26 384 26 384 12 657
- - - 337 -
228 569 - 2 989 75
- - 32 681 32 681 2 598
8 143 1 336 2 672 500
236 712 34 017 38 679 3 173
628 990 (532) 7 697 2 020
329 294 - 1 948 53
201 100 (21) 2 198 291
- - 7 447 7 447 41
216 686 2 792 5 627 297
1 374 2 070 9 686 24 917 2 702
1 610 2 782 70 087 89 980 18 532

ANNEXE DES COMPTES CONSOLIDES

Sommaire détaillé des notes

Base de préparation des états financiers consolidés 23
Résultat de cession et principales variations de périmètre 24
Chiffre d'affaires 25
Achats externes 26
Pertes de valeur et écarts d'acquisition 27
Impôt sur les sociétés 28
Actifs, passifs et résultat financiers 28
Capitaux propres 30
Litiges et engagements contractuels non comptabilisés 31
Transactions avec les parties liées 33
Evénements postérieurs à la clôture 33

NOTE 1 Base de préparation des états financiers consolidés

Suite au changement de la dénomination sociale de la société France Télécom devenue "Orange" à compter du 1er juillet 2013, le groupe France Télécom-Orange s'appelle désormais Orange.

Cette note décrit l'évolution des principes comptables appliqués par Orange (ci-après dénommé "le Groupe") pour l'arrêté intermédiaire au 30 juin 2013 depuis l'établissement de ses comptes consolidés au titre de l'exercice 2012.

1.1 Base de préparation des informations financières

Les comptes ont été établis sous la responsabilité du Conseil d'administration du 24 juillet 2013.

En application du règlement européen n° 1606/2002 d u 19 juillet 2002, les comptes consolidés résumés du premier semestre 2013 sont établis en conformité avec la norme comptable internationale IAS 34 "Information financière intermédiaire", telle qu'adoptée par l'Union Européenne (UE) et publiée par l'IASB.

Les comptes semestriels sont établis suivant les mêmes principes qu'au 31 décembre 2012, sous réserve des spécificités de la norme IAS 34 et de l'application des nouvelles normes mentionnées en note 1.3. Sur les périodes présentées, les normes et interprétations adoptées par l'UE (disponibles sur le site internet : http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/ias/index_fr.htm) sont similaires aux normes et interprétations d'application obligatoire publiées par l'IASB, à l'exception du découpage de la norme IAS 39 et des textes en cours d'adoption, ce qui est sans effet sur les comptes du Groupe. Par conséquent, les comptes du Groupe sont établis en conformité avec les normes et interprétations IFRS, telles que publiées par l'IASB.

En l'absence d'une norme ou interprétation applicable à une transaction spécifique ou un événement, la direction du Groupe fait usage de jugement pour définir et appliquer les méthodes comptables qui permettront d'obtenir des informations pertinentes et fiables, de sorte que les états financiers :

  • présentent une image fidèle de la situation financière, de la performance financière et des flux de trésorerie du Groupe,
  • traduisent la réalité économique des transactions,
  • soient neutres,
  • soient prudents, et
  • soient complets dans tous leurs aspects significatifs.

1.2 Recours à des estimations et au jugement

Pour établir les comptes du Groupe, la direction du Groupe procède à des estimations dans la mesure où de nombreux éléments inclus dans les états financiers ne peuvent être précisément évalués. Les hypothèses sur lesquelles se fondent les principales estimations sont de même nature que celles décrites au 31 décembre 2012. La direction révise ces estimations en cas de changement des circonstances sur lesquelles elles étaient fondées ou par suite de nouvelles informations ou d'un surcroît d'expérience. En conséquence, les estimations retenues au 30 juin 2013 pourraient être sensiblement modifiées.

Par ailleurs, la direction du Groupe exerce son jugement pour définir le traitement comptable de certaines transactions lorsque les normes et interprétations en vigueur ne traitent pas de manière précise des problématiques comptables concernées.

1.3 Nouvelles normes et interprétations

Textes appliqués au 1er janvier 2013

Norme Conséquences pour le Groupe
IAS 28 (révisée en 2011)
Participations dans des entreprises associées et
des coentreprises
La révision de la norme est sans conséquence sur les comptes du Groupe.
IFRS 10 L'application rétrospective de la norme sur le périmètre de consolidation du
Etats financiers consolidés Groupe est sans effet sur les périodes comparatives publiées.
IFRS 11
Partenariats
Les conséquences de l'application rétrospective de la norme ne concernent que
les deux entités BuyIn et Networks! Sp. z.o.o. qui répondent à la définition d'une
joint operation selon IFRS 11 (vs. entité sous contrôle conjoint selon IAS 31).
L'application d'IFRS 11 a un effet non significatif sur les périodes comparatives
publiées.
IFRS 12
Informations à fournir sur les intérêts détenus dans
d'autres entités
Les informations requises par cette norme ont été substantiellement fournies par
le Groupe à fin 2012 et n'ont pas connu d'évolution notable sur le 1er semestre
2013.
IFRS 13 Cette norme, d'application prospective, n'a pas d'effet sur le périmètre
Evaluation de la juste valeur d'application de la juste valeur.
Les précisions apportées par la norme n'ont pas d'incidence sur les évaluations à
la juste valeur. En particulier, la prise en compte du risque de crédit dans
l'évaluation des instruments dérivés ne donne lieu à aucun ajustement significatif
de valeur.

NOTE 2 Résultat de cession et principales variations de périmètre

2.1 Résultat de cession

Le résultat de cession du Groupe s'élève à 94 millions d'euros au premier semestre 2013, correspondant principalement à l'impact de la cession du sous-groupe Orange Austria (65 millions d'euros) et d'immeubles en France (27 millions d'euros).

2.2 Principales variations de périmètre

Cession de participation du sous-groupe Orange Austria

Le 3 janvier 2013, conformément aux accords signés le 2 février 2012 et suite à l'approbation des autorités compétentes de régulation et de la concurrence, Mid Europa Partners a finalisé la cession de 100% d'Orange Austria à Hutchison 3G Holdings, filiale de Hutchison Whampoa. Orange et Mid Europa Partners détenaient respectivement 35% et 65% d'Orange Austria.

Orange a vendu sa participation dans Orange Austria pour un montant de 65 millions d'euros, net de frais de cession et avant éventuel ajustement de prix. Ce montant correspond au résultat de cession comptabilisé dans le compte de résultat.

L'encaissement net au 30 juin 2013 s'élève à 35 millions d'euros, les sommes restant à percevoir étant placées sur un compte séquestre.

La cession a mis fin aux engagements entre Orange et son partenaire Mid Europa Partners. Par ailleurs, le Groupe a consenti à l'acheteur, Hutchison 3G Holdings GmbH, des garanties usuelles dans ce type de transaction.

Prise de contrôle de Dailymotion

Le 10 janvier 2013, Orange a acquis 51 % du capital de Dailymotion en application d'un contrat d'achat à terme conclu en juillet 2012, pour un montant de 61 millions d'euros.

Suite à l'acquisition en avril 2011 de 49% du capital de Dailymotion pour un montant de 66 millions d'euros, le Groupe détient désormais 100 % du capital de Dailymotion.

Un écart d'acquisition de 119 millions d'euros a été comptabilisé, avant allocation du prix d'acquisition aux actifs acquis et passifs assumés.

Sonaecom

Sonae et Orange ont signé le 15 février 2013 un accord prévoyant des options d'achat et de vente portant sur la totalité de la participation d'Orange (20 %) dans Sonaecom, opérateur de télécommunications au Portugal.

L'option d'achat de Sonae est exerçable sur une durée de 18 mois à l'issue de laquelle une option de vente pourra être exercée par Orange durant 3 mois. Ces options sont toutes les deux exerçables à un prix de 99 millions d'euros. Ce prix pourrait s'élever à 113 millions d'euros si une transaction significative impliquant Sonaecom, ou l'un de ses principaux actifs, et qui consoliderait ou restructurerait le secteur des télécommunications du pays, intervenait dans les 24 mois suivant la signature de cet accord.

NOTE 3 Chiffre d'affaires

(en millions d'euros) 30 juin 2013 30 juin 2012
France 10 084 10 826
Services mobiles 4 289 4 757
Ventes d'équipements mobiles 231 248
Services fixes 5 307 5 532
Autres revenus 257 289
Espagne 2 021 1 988
Services mobiles 1 485 1 530
Ventes d'équipements mobiles 110 87
Services fixes 418 362
Autres revenus 8 9
Pologne 1 572 1 694
Services mobiles 747 805
Ventes d'équipements mobiles 18 16
Services fixes 734 798
Autres revenus 73 75
Reste du monde 3 877 4 144
Services mobiles 3 046 3 338
Ventes d'équipements mobiles 181 155
Services fixes 509 505
Autres revenus 141 146
Entreprises 3 297 3 489
Réseaux d'entreprises historiques 871 969
Réseaux d'entreprises classiques 1 377 1 434
Réseaux d'entreprises en croissance 205 197
Services 844 889
Opérateurs Internationaux & Services Partagés 830 817
Opérateurs internationaux 694 696
Services partagés 136 121
Eliminations inter-secteurs opérationnels (1 078) (1 115)
TOTAL 20 603 21 843

Depuis le début de l'année 2013, le chiffre d'affaires (hors Entreprises et Opérateurs Internationaux & Services Partagés) est présenté par ligne de produits :

  • services mobiles : le chiffre d'affaires des services mobiles comprend le chiffre d'affaires des appels entrants et sortants (voix, SMS et données), des frais d'accès au réseau, des services à valeur ajoutée, du machine-to-machine, le chiffre d'affaires de l'itinérance (roaming) des clients d'autres réseaux (itinérance nationale et internationale), le chiffre d'affaires réalisé avec les opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO) et le chiffre d'affaires du partage de réseaux ;
  • ventes d'équipements mobiles : ventes d'équipements mobiles subventionnés et non subventionnés hors ventes d'accessoires ;
  • services fixes : le chiffre d'affaires des services fixes comprend le chiffre d'affaires de la téléphonie fixe classique, des services fixes haut débit, des solutions et réseaux d'entreprise (à l'exception du secteur opérationnel France, pour lequel les solutions et réseaux d'entreprise sont portés par le secteur opérationnel Entreprises) et des services aux opérateurs (interconnexion nationale et internationale, dégroupage et vente en gros de lignes téléphoniques) ;
  • autres revenus : le chiffre d'affaires des autres comprend le chiffre d'affaires des ventes et locations d'équipements fixes, les ventes d'accessoires mobiles, et divers autres revenus.

NOTE 4 Achats externes

(en millions d'euros) 30 juin 2013 30 juin 2012
Charges commerciales et coûts de contenus (3 059) (3 236)
dont dépenses de publicité, promotion, sponsoring et rebranding (468) (523)
dont coûts de contenus (1) (188) (253)
Achats et reversements aux opérateurs (2 548) (2 837)
Autres charges de réseaux, charges informatiques (1 418) (1 440)
Autres achats externes (1) (1 911) (1 973)
TOTAL (8 936) (9 486)
dont charges de location simple (614) (619)

(1) Net des reprises de provision pour contrats onéreux sur activités d'éditeur de chaînes à hauteur de 20 millions d'euros au 30 juin 2013 sur les coûts de contenus.

NOTE 5 Pertes de valeur et écarts d'acquisition

5.1 Pertes de valeur des écarts d'acquisition

30 juin 2013 30 juin 2012
Ecart
(en millions d'euros) d'acquisition Ecart d'acquisition
Belgique (385) -
Roumanie - (159)
TOTAL (385) (159)

Au 30 juin 2013

En Belgique, la dépréciation de 385 millions d'euros reflète les effets sur les flux de trésorerie attendus de la performance à court et moyen terme dans un contexte de concurrence accrue (baisse généralisée des tarifs de tous les acteurs du marché).

Au 30 juin 2012

En Roumanie, la dépréciation de 159 millions d'euros reflétait la poursuite de la dégradation de la situation économique sur les flux de trésorerie attendus.

5.2 Ecarts d'acquisition

Au 30 juin 2013
(en millions d'euros) Valeur brute Cumul des pertes
de valeur
Valeur nette
France 15 395 (13) 15 382
Espagne 4 837 (114) 4 723
Pologne 2 834 (2 078) 756
Reste du Monde :
Roumanie 1 806 (515) 1 291
Egypte 1 212 (1 126) 86
Belgique 1 006 (461) 545
Slovaquie 806 - 806
Côte d'Ivoire 417 (42) 375
Jordanie 243 (48) 195
Autres 875 (171) 704
Entreprises 1 068 (646) 422
Opérateurs Internationaux & Services Partagés 154 - 154
TOTAL 30 653 (5 214) 25 439

5.3 Sensibilité des valeurs recouvrables

Le Groupe réalise des tests de perte de valeur annuellement et lorsque des indicateurs de dépréciation se manifestent.

L'évolution du contexte économique et financier, les différentes capacités de résistance des acteurs du marché des télécommunications face à la dégradation des environnements économiques locaux, la baisse des capitalisations boursières des opérateurs de télécommunications, et les niveaux de performance économique au regard des attentes du marché constituent des indicateurs de dépréciation potentiels.

Au 30 juin 2013, la revue des indicateurs de dépréciation potentiels, décrits en note 18.6 des comptes consolidés 2012, a conduit le Groupe à réexaminer la valeur recouvrable des actifs de la Belgique.

Les travaux de planification pluriannuelle étant réalisés en fin d'année, ce réexamen semestriel a été conduit sur la base d'une révision préliminaire des trajectoires de flux de trésorerie retenues à la fin de 2012 pour la Belgique.

Ce réexamen a conduit le Groupe à constater une perte de valeur de 385 millions d'euros au 30 juin 2013. Les principales hypothèses retenues pour la détermination de la valeur recouvrable de la Belgique sont les suivantes :

Au 30 juin 2013 Belgique
Base retenue pour la valeur recouvrable Valeur d'utilité
Méthodologie Flux de trésorerie actualisés
Taux de croissance à l'infini 0,5 %
Taux d'actualisation après impôt 8,5 %
Taux d'actualisation avant impôt 12,2 %

En juin 2013, la valeur nette comptable testée des actifs en Belgique a été ramenée à hauteur de la valeur recouvrable des actifs long-terme et circulants s'élevant à 1,8 milliard d'euros.

En raison de la corrélation entre les flux de trésorerie d'exploitation et les capacités d'investissement, une sensibilité des flux de trésorerie nets est retenue. Les flux de trésorerie de l'année terminale représentant une part significative de la valeur recouvrable, une modification de plus ou moins 10 % de ces flux de trésorerie est présentée en hypothèse de sensibilité.

Les flux de trésorerie correspondent aux flux de trésorerie générés par l'activité (hors intérêts financiers et incluant une charge d'impôt normative) nets des acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles.

Au 30 juin 2013

(en milliards d'euros) Belgique
Marge à 100 % de la valeur recouvrable estimée sur la valeur comptable testée 0,0
Effet à 100 % sur la valeur recouvrable d'une variation de :
10 % des flux de trésorerie de l'année terminale 0,2
1 % du taux de croissance à l'infini 0,2
1 % du taux d'actualisation après impôt 0,3

La filiale Mobistar, cotée à la Bourse de Bruxelles, publie ses propres informations règlementées et représente une contribution inférieure ou égale à 5 % du chiffre d'affaires, du résultat d'exploitation avant pertes de valeur, du résultat financier et de l'impôt sur les sociétés au 30 juin 2013.

NOTE 6 Impôt sur les sociétés

(en millions d'euros) 30 juin 2013 30 juin 2012
Impôt sur les sociétés (915) (882)
Impôt exigible (600) (535)
Impôts différés (315) (347)

Par un jugement en date du 4 juillet 2013, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté les arguments du Groupe concernant un litige fiscal consécutif à une simplification du périmètre du Groupe intervenue en 2005. Ce litige est décrit dans les comptes consolidés du Groupe depuis 2010.

Orange estime disposer d'arguments juridiques solides, notamment s'agissant des conséquences fiscales de cette décision. Ainsi, le Groupe va déposer un recours en appel de ce jugement auprès de la Cour administrative d'appel de Versailles.

L'appel n'étant pas suspensif des paiements, les sommes requises seront versées au Trésor Public, à raison de 1 952 millions d'euros fin juillet et d'environ 190 millions d'euros en septembre. Le jugement du Tribunal n'a pas d'impact sur les résultats opérationnels et financiers du Groupe compte tenu de la dette fiscale précédemment comptabilisée.

NOTE 7 Actifs, passifs et résultat financiers

7.1 Résultat financier

Le résultat financier s'élève à (869) millions d'euros au 30 juin 2013 contre (697) millions d'euros au 30 juin 2012. La variation est essentiellement liée à la révision des paramètres financiers du prix de rachat des actions ECMS auprès d'OTMT et du flottant qui avait donné lieu à la constatation d'un produit financier de 272 millions d'euros au cours du premier semestre 2012.

7.2 Endettement financier net

L'endettement financier net tel que défini et utilisé par Orange se décompose comme suit :

(en millions d'euros) 30 juin 2013 31 décembre 2012
TDIRA 1 334 1 328
Emprunts obligataires hors TDIRA 29 735 32 531
Emprunts bancaires et auprès d'organismes multilatéraux 2 209 2 476
Dettes de location financement 680 675
Dette de titrisation 844 852
Dépôts reçus de garantie-espèces (cash collateral) 58 66
Billets de trésorerie 725 366
Banques créditrices 157 101
Engagement d'achat sur actions Mobinil-ECMS 228 220
Autres engagements d'achat des participations ne donnant pas le contrôle 34 35
Autres passifs financiers 352 620
Dérivés passifs 994 858
Eléments du passif contributifs à l'endettement financier net (a) 37 350 40 128
Dérivés actifs 305 300
Endettement financier brut après dérivés 37 045 39 828
Dépôts versés de garantie-espèces (cash collateral) 789 372
Autres dépôts liés au financement 1 2
Autres actifs à la juste valeur, hors instruments dérivés 300 (1) 133
Quasi-disponibilités 4 519 (2) 7 116
Disponibilités 1 276 1 205
Eléments de l'actif contributifs à l'endettement financier net (b) 7 190 9 128
Part efficace des couvertures de flux de trésorerie (622) (433)
Part efficace des couvertures d'investissement net 72 (22)
Eléments des capitaux propres contributifs à l'endettement financier net (c) (550) (455)
Endettement financier net externe (a)-(b)+(c) 29 610 30 545

(1) Dont 35 millions d'euros de titres de créance négociables dont la maturité résiduelle est supérieure à 3 mois au 30 juin 2013.

(2) Dont des dépôts à terme et 919 millions d'euros de titres de créance négociables dont la maturité résiduelle est inférieure à 3 mois au 30 juin 2013, ainsi que des OPCVM.

7.3 Principales émissions et remboursements d'emprunts

Au cours du premier semestre 2013, Orange SA a notamment procédé à l'émission des emprunts obligataires suivants :

  • en avril 2013, 750 millions d'euros à échéance octobre 2019 portant intérêt à un taux de 1,875 %,
  • en avril 2013, 150 millions d'euros à échéance avril 2029 portant intérêt à un taux de 3,30 %.

En outre, Orange SA a remboursé en janvier 2013 le solde à l'échéance d'un emprunt obligataire de 3 076 millions d'euros portant intérêt à un taux de 7,25 %.

7.4 Notation d'Orange

Au 30 juin 2013, la notation d'Orange est la suivante :

Standard & Poor's Moody's Fitch Ratings
Sur la dette à long terme BBB+ A3 BBB+
Perspective Stable Négative Stable
Sur la dette à court terme A2 P2 F2

L'agence de notation Standard & Poor's a révisé le 22 avril 2013 sa note sur la dette à long terme d'Orange de A- à BBB+, et ajusté la perspective de négative à stable, tout en confirmant la notation sur la dette à court terme à A2.

7.5 Gestion des covenants financiers

Les engagements du Groupe en matière de ratio financiers sont inchangés par rapport au 31 décembre 2012.

Au 30 juin 2013, ces engagements sont respectés.

7.6 Hiérarchie des justes valeurs des actifs et passifs financiers

Au regard de la juste valeur des actifs et passifs financiers, aucun événement significatif n'est intervenu au cours du premier semestre 2013.

NOTE 8 Capitaux propres

Au 30 juin 2013, le capital social d'Orange SA s'élève, sur la base du nombre d'actions émises à cette date, à 10 595 541 532 euros, divisé en 2 648 885 383 actions d'un nominal de 4 euros.

A la même date, l'Etat détient directement ou de concert avec le Fonds Stratégique d'Investissement 26,94 % du capital et 27,12 % des droits de vote d'Orange SA.

8.1 Evolution du capital

Aucune action nouvelle n'a été émise au cours du premier semestre 2013.

Au cours de la période close le 30 juin 2013, le nombre moyen pondéré d'actions en circulation s'est élevé à 2 627 519 063 actions et le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires et dilutives s'est élevé à 2 699 229 484 actions.

8.2 Actions propres

Sur autorisation de l'Assemblée Générale du 28 mai 2013, le Conseil d'administration a mis en œuvre un nouveau programme de rachat d'actions (le Programme de Rachat 2013) et mis fin avec effet immédiat au programme de rachat 2012. Le descriptif du Programme de Rachat 2013 figure dans le document de référence déposé auprès de l'Autorité des Marchés Financiers le 27 mars 2013.

Les seuls rachats d'actions effectués au cours du premier semestre 2013 par Orange l'ont été au titre du contrat de liquidité.

Au 30 juin 2013, la société détenait 17 543 466 actions propres (dont 2 200 000 au titre du contrat de liquidité), contre 21 481 241 au 31 décembre 2012 (dont 6 135 000 au titre du contrat de liquidité). Les transactions sur actions propres sont comptabilisées en variation des capitaux propres, à la date du transfert de propriété (date de valeur).

8.3 Distributions

L'Assemblée Générale du 28 mai 2013 a décidé de verser aux actionnaires un dividende de 0,78 euro par action au titre de l'exercice 2012. Compte tenu de l'acompte sur dividende de 0,58 euro par action, mis en paiement le 12 septembre 2012 pour un montant total de 1 528 millions d'euros, le solde du dividende à distribuer de 0,20 euro par action a été mis en paiement le 11 juin 2013 pour un montant de 526 millions d'euros.

8.4 Participations ne donnant pas le contrôle

(en millions d'euros) 30 juin 2013 31 décembre 2012
Capitaux propres créditeurs attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle (a) 1 938 2 128
dont TP Group 992 1 082
dont Groupe Sonatel 458 515
dont Groupe Mobistar 146 170
dont Jordan Telecom Group 186 216
Capitaux propres débiteurs attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle (b) (71) (50)
dont Orange Ouganda (41) (32)
dont Telkom Kenya (21) (10)
Total capitaux propres attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle
(a+b) 1 867 2 078
(en millions d'euros) 30 juin 2013 30 juin 2012
Distribution de dividendes aux actionnaires minoritaires 345 565
dont TP Group 78 231
dont Groupe Sonatel 164 157
dont Groupe Mobistar 51 104
dont Jordan Telecom Group 43 48

8.5 Ecarts de conversion

(en millions d'euros) 30 juin 2013 30 juin 2012
Profit (perte) comptabilisé en autres éléments du résultat global au cours de la période (577) 506
Reclassement dans le résultat de la période (3) (167)
Total écarts de conversion (580) 339

La variation de l'écart de conversion comptabilisée en autres éléments du résultat global comprend :

  • sur le premier semestre 2013, une baisse de (305) millions d'euros au titre de la dépréciation de la livre sterling et de (171) millions d'euros au titre de la dépréciation du zloty.
  • sur le premier semestre 2012, une hausse de 229 millions d'euros au titre de l'appréciation de la livre sterling et de 190 millions d'euros au titre de l'appréciation du zloty.

Au 30 juin 2012, le reclassement des réserves de conversion dans le résultat de la période est lié à la cession d'Orange Suisse.

NOTE 9 Litiges et engagements contractuels non comptabilisés

9.1 Litiges

Le montant des provisions pour risques enregistrées par le Groupe au titre de l'ensemble des litiges dans lesquels il est impliqué s'élève à 413 millions d'euros au 30 juin 2013 contre 487 millions d'euros au 31 décembre 2012.

Orange ne fournit pas, sauf exception, le détail des provisions, considérant que la divulgation du montant de la provision éventuellement constituée en considération de chaque litige en cours est de nature à causer au Groupe un préjudice sérieux. De même, le règlement de certains litiges peut être soumis à des clauses de confidentialité notamment en cas de transaction.

Dans ce cadre, la présente note décrit les litiges apparus ou ayant évolué depuis la publication des comptes consolidés au 31 décembre 2012 qui ont eu ou sont susceptibles d'avoir des effets significatifs sur la situation financière du Groupe.

9.1.1 Litiges France

Litiges concurrence

En juin 2013, plusieurs concurrents d'Orange ont assigné ce dernier à titre conservatoire, pour éviter de voir leurs demandes déclarées irrecevables en raison des délais légaux de prescription (voir détail ci-après).

Réseaux fixes et contenus

  • Le 25 février 2013, la Cour d'arbitrage de la Chambre commerciale internationale de Paris a rejeté l'ensemble des demandes du groupe Numericable visant à l'indemnisation du préjudice résultant d'une prétendue résiliation de fait des conventions le liant à Orange et au titre desquelles il occupe avec ses réseaux Plan câble le génie civil d'Orange. Numericable réclamait qu'Orange SA soit condamnée à lui verser notamment la somme de 542 millions d'euros de dommages intérêts. Ces conventions avaient été octroyées à Numericable à l'occasion de la cession de certains réseaux liés au Plan câble en 2004.
  • Les 18 et 25 juin 2013, le Tribunal de commerce de Paris a débouté Verizon et SFR de leurs demandes de remboursement de trop-perçus allégués respectivement sur les prestations d'interconnexion d'Orange en 2006 et 2007 pour SFR et sur l'ensemble des prestations de gros d'accès ou d'interconnexion entre 2006 et 2010 pour Verizon. Il condamne toutefois Orange SA à verser à Verizon la somme de 500 000 euros pour l'année 2008. SFR et Verizon réclamaient respectivement 48 millions et 37 millions d'euros. Dans les jours précédant ces décisions, les sociétés Colt, British Telecom France et Completel ont assigné Orange SA devant le Tribunal de commerce de Paris sur les mêmes fondements que Verizon. Les prétentions des trois opérateurs s'élèvent provisoirement à un montant total de 27 millions d'euros. Orange considère que ces demandes ne sont pas fondées.
  • Parallèlement à l'instruction en cours devant l'Autorité de la concurrence concernant les pratiques d'Orange sur le marché des prestations de résorption des zones blanches ADSL à destination des collectivités, SFR a introduit le 18 juin 2013 une

action indemnitaire devant le Tribunal de commerce de Paris en réparation de son préjudice. Ses demandes s'élèvent provisoirement à 50 millions d'euros. En l'état du dossier et, en tout état de cause, en l'absence de décision de l'Autorité de la concurrence sur les pratiques dont SFR lui fait grief, Orange juge infondées les demandes formulées par cette dernière.

En juillet 2013, la Commission européenne a procédé dans les locaux d'Orange et dans ceux d'autres opérateurs européens à des opérations d'investigation dans le cadre d'une procédure d'enquête visant la connectivité internet sur les réseaux d'Orange et le marché du transit international. A ce stade de la procédure, il n'est pas possible d'apprécier les risques encourus par l'entreprise. Toutefois, dans une décision du 20 septembre 2012, l'Autorité (française) de la concurrence, saisie par la société Cogent sur des paramètres proches de ceux présentés par la Commission européenne au titre de la décision d'ouverture d'une enquête dans les locaux d'Orange, a déjà considéré qu'il n'y avait pas lieu de notifier des griefs à Orange, et lui a reconnu le droit d'être rémunéré par les opérateurs de transit IP pour les déséquilibres significatifs dans les échanges de trafic.

Réseau Mobile

  • Faisant suite à la condamnation d'Orange par l'Autorité de la concurrence en décembre 2012 à payer une amende de 117,4 millions d'euros au titre d'une pratique de discrimination tarifaire excessive entre les appels à destination de son propre réseau et ceux à destination des réseaux concurrents, Bouygues Telecom, Oméa Telecom, Outremer Telecom et Euro-Information Telecom ont chacun assigné Orange SA en juin 2013 devant le Tribunal de commerce de Paris en réparation du préjudice qu'ils estiment avoir subi du fait de ces pratiques. Le montant total des préjudices provisoirement allégués par les demandeurs s'élève à 792 millions d'euros. Orange SA conteste la réalité de ces préjudices et entend demander en toute hypothèse au tribunal de sursoir à statuer tant qu'une décision définitive n'est pas rendue sur sa condamnation par l'Autorité de la concurrence.
  • Parallèlement à l'instruction en cours devant l'Autorité de la concurrence visant les pratiques d'Orange sur les marchés des communications fixes et mobiles entreprises, Bouygues Telecom a introduit le 13 juin 2013 une action indemnitaire devant le Tribunal de commerce de Paris en réparation d'un préjudice qu'elle estime provisoirement à 400 millions d'euros du fait de ces pratiques. En l'état du dossier et, en tout état de cause, en l'absence de décision de l'Autorité de la concurrence sur les pratiques dont il lui est fait grief, Orange juge infondées les demandes formulées par Bouygues Telecom.
  • Le 4 juillet 2013, la Cour d'appel de Paris, statuant sur renvoi après cassation de son arrêt du 23 septembre 2010, a condamné Orange Caraïbe et Orange SA à une amende d'un montant total de 60 millions d'euros au titre de pratiques sur les marchés mobile et fixe-vers-mobile aux Antilles et en Guyane de 2000 à 2005. Cette décision confirme la plupart des griefs retenus par l'Autorité de la concurrence qui avait condamné Orange le 9 décembre 2009 à une amende de 63 millions d'euros, amende qui avait été payée. Orange a la possibilité de se pourvoir à nouveau en cassation.

Autres procédures

Le 21 mai 2013, Orange et la SNCF ont signé un protocole d'accord transactionnel afin de solder le litige qui les oppose depuis novembre 2000 à propos du montant de la redevance due par Orange au titre de l'occupation du domaine public ferroviaire entre 1990 et 1996. L'accord prévoit le versement à la SNCF d'une indemnité forfaitaire et définitive dont le montant était provisionné dans les comptes au 31 décembre 2012. Par Ordonnance du 5 juin 2013, le Président de la Cour administrative d'appel de Paris a pris acte des désistements des parties ce qui a mis un terme définitif à cette procédure.

9.1.2 Litiges Pologne

  • TP SA a fait l'objet d'un contrôle fiscal au titre de l'exercice 2009. La procédure s'est poursuivie par des échanges avec l'Administration et est toujours en cours au 30 juin 2013. Dans ses réponses faites à ce jour, TP SA conteste et maintient sa position dans la mesure où elle estime disposer d'éléments sérieux au regard des points soulevés par l'Administration.
  • Le 18 mars 2013, l'autorité polonaise de la concurrence a ouvert une enquête à l'encontre des trois principaux opérateurs mobiles du pays, dont PTK Centertel, la filiale mobile de TP Group. L'autorité a indiqué suspecter un abus de position dominante de la part des trois opérateurs relatif à leurs tarifs d'interconnexion. A ce stade de la procédure, Orange n'est pas en état d'apprécier le risque encouru au titre de cette enquête.

9.1.3 Autres litiges

Aides d'Etat

Le 19 mars 2013, la Cour de Justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal de l'Union Européenne (TUE) du 21 mai 2010 qui avait jugé que les déclarations de soutien et l'annonce d'une avance d'actionnaire de l'Etat français intervenues en 2002 en faveur d'Orange SA n'avaient engagé aucune ressource d'Etat et ne pouvaient être qualifiées d'aides d'Etat. Le TUE avait lui-même annulé la décision de la Commission européenne qui avait considéré en 2004 que ces mesures étaient incompatibles avec le marché commun mais n'avait pas demandé le remboursement de l'aide. La Cour a estimé que, bien que l'avance d'actionnaire n'ait pas été mise en place, elle a conféré à Orange un avantage octroyé au moyen de ressources étatiques car grevant potentiellement le budget de l'État. L'affaire est renvoyée devant le TUE pour un nouvel examen.

Litiges internationaux

  • Le 24 mai 2013, la Cour d'appel de Paris a déclaré irrecevable l'action intentée en 2007 contre Orange SA par les consorts Mikati, actionnaires minoritaires de la société FTM Liban (FTML), filiale d'Orange, et a mis FTML hors de cause. Cette décision confirme le rejet, prononcé par Tribunal de commerce de Paris en septembre 2010, des prétentions des consorts Mikati visant à l'indemnisation d'un préjudice qu'ils évaluaient provisoirement à 97 millions de dollars américains.
  • Les taxes sur services de télécommunications, mises en place en France et en Espagne, ont fait l'objet d'une contestation par la Commission européenne devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE). Le 27 juin 2013, la CJUE a jugé que ces taxes ne sont pas incompatibles avec le droit communautaire. Cette décision défavorable n'a cependant aucune incidence dans les comptes d'Orange, ces taxes ayant été prises en charge et payées chaque année.

Hors les procédures mentionnées ci-avant et le litige fiscal mentionné en note 6, il n'existe pas d'autre procédure administrative, judiciaire ou arbitrale dont Orange ait connaissance (qu'il s'agisse d'une procédure en cours, en suspens ou d'une procédure dont Orange soit menacée) qui soit apparue ou qui ait évolué depuis la publication des comptes consolidés au 31 décembre 2012 et qui ait eu depuis cette publication ou qui soit susceptible d'avoir des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Société et/ou du Groupe.

9.2 Engagements contractuels non comptabilisés

Les principales évolutions des engagements liés à des cessions ou acquisitions de titres sont présentées dans la note 2 relative aux variations de périmètre.

Compte tenu des nouveaux contrats d'acquisition de terminaux mobiles signés au cours du premier semestre 2013, le montant total des engagements d'achat de terminaux est estimé à environ 3,5 milliards d'euros sur les prochaines années.

Aucun autre événement majeur n'a affecté les engagements contractuels non comptabilisés décrits dans les comptes consolidés 2012.

NOTE 10 Transactions avec les parties liées

Au cours du premier semestre 2013, aucune transaction avec des parties liées n'a eu d'effet significatif sur la situation financière ou la rentabilité du Groupe.

NOTE 11 Evénements postérieurs à la clôture

Litige fiscal relatif à l'exercice 2005

Le 4 juillet 2013, le Tribunal administratif de Montreuil a rendu son jugement concernant un litige fiscal consécutif à une simplification du périmètre du Groupe intervenue en 2005 (voir note 6).

Orange SA : versement d'un acompte sur dividende

Le Conseil d'administration du 24 juillet 2013 a décidé le versement d'un acompte sur le dividende ordinaire de l'exercice 2013 de 0,30 euro par action. Cet acompte sera payé en numéraire le 11 décembre 2013. Le montant du décaissement estimé s'élève à 789,4 millions d'euros sur la base du nombre d'actions au 30 juin 2013.

Comptes consolidés résumés du 1er semestre 2013 1

2. Rapport de gestion du 1er semestre 2013

2.1 VUE D'ENSEMBLE 36
2.1.1 Données financières et effectifs 36
2.1.2 Synthèse des résultats du premier semestre 2013 37
2.1.3 Effet des évolutions tarifaires liées à la réglementation 38
2.1.4 Faits marquants 38
2.1.5 Risques économiques et politiques dans les zones sensibles 42
2.1.6 Information sur les tendances et principaux risques et incertitudes 43
2.2 ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT ET DES INVESTISSEMENTS DU GROUPE 43
2.2.1 Du chiffre d'affaires à l'EBITDA présenté du Groupe 43
2.2.2 De l'EBITDA présenté au résultat d'exploitation du Groupe 46
2.2.3 Du résultat d'exploitation au résultat net du Groupe 47
2.2.4 Du résultat net au résultat global du Groupe 48
2.2.5 Investissements du Groupe 48
2.3 ANALYSE PAR SECTEUR OPERATIONNEL 49
2.3.1 France 54
2.3.2 Espagne 56
2.3.3 Pologne 58
2.3.4 Reste du monde 60
2.3.5 Entreprises 63
2.3.6 Opérateurs internationaux & Services partagés 65
2.3.7 Informations complémentaires relatives aux activités d'Everything Everywhere (EE) 66
2.4 TRESORERIE ET ENDETTEMENT FINANCIER 67
2.4.1 Situation et flux de trésorerie 67
2.4.2 Endettement financier 67
2.5 INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES 68
2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable 69
2.5.2 Litiges et engagements contractuels non comptabilisés 70
2.5.3 Transactions avec les parties liées 70
2.5.4 Evénements postérieurs à la clôture 70
2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS 71
2.5.6 Glossaire financier 73

Ce rapport contient des indications prospectives concernant Orange. Par nature, l'atteinte de ces objectifs est soumise à de nombreux risques et incertitudes susceptibles d'entraîner des différences entre les objectifs énoncés et les réalisations effectives. Les risques les plus importants sont exposés dans le chapitre 4 Facteurs de risque du Document de référence 2012. Voir aussi les informations sous le titre Indications prospectives au début du Document de référence 2012.

Les commentaires suivants sont établis sur la base des comptes consolidés en normes IFRS (International Financial Reporting Standards, voir note 1 de l'annexe aux comptes consolidés). Ces comptes ont fait l'objet d'un examen limité de la part des commissaires aux comptes.

Les secteurs opérationnels sont décrits dans la section 2.3 Analyse par secteur opérationnel. Les données relatives aux secteurs opérationnels qui sont présentées dans les sections suivantes s'entendent, sauf mention contraire, avant élimination des opérations inter-secteurs opérationnels.

Les variations ci-après sont calculées sur la base des données en milliers d'euros bien qu'affichées en millions d'euros.

Le passage des données historiques aux données à base comparable (voir section 2.5.6 Glossaire financier) pour le premier semestre 2012 est décrit dans la section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

2.1 VUE D'ENSEMBLE

L'EBITDA présenté, l'EBITDA retraité et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.1.1 Données financières et effectifs

Données opérationnelles

Semestres clos le 30 juin
2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Chiffre d'affaires 20 603 21 570 21 843 (4,5)% (5,7)%
EBITDA présenté (2) 6 417 6 666 6 820 (3,7)% (5,9)%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 31,1% 30,9% 31,2%
Résultat d'exploitation 2 993 3 365 3 488 (11,0)% (14,2)%
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires 14,5% 15,6% 16,0%
CAPEX (2) 2 455 2 433 2 460 0,9% (0,2)%
CAPEX / Chiffre d'affaires 11,9% 11,3% 11,3%
Licences de télécommunication 28 915 915 (96,9)% (96,9)%
Investissements financés par location-financement 31 20 20 60,8% 60,8%
Nombre moyen d'employés (équivalent temps plein) (3) 161 457 164 046 165 034 (1,6)% (2,2)%
Nombre d'employés (effectifs actifs fin de période) (3) 167 835 170 269 170 338 (1,4)% (1,5)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et section 2.5.6 Glossaire financier.

(3) Voir section 2.5.6 Glossaire financier.

Données opérationnelles retraitées

Semestres clos le 30 juin
2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
données à base données données à base données
(en millions d'euros) comparable (1) historiques comparable (1) historiques
EBITDA retraité (2) 6 417 6 943 7 004 (7,6)% (8,4)%
EBITDA retraité / Chiffre d'affaires 31,1% 32,2% 32,1%
EBITDA retraité - CAPEX (2) 3 962 4 510 4 544 (12,2)% (12,8)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et section 2.5.6 Glossaire financier.

Résultat net

Semestres clos le 30 juin
2013 2012
(en millions d'euros) données
historiques
Résultat d'exploitation 2 993 3 488
Résultat financier (869) (697)
Impôt sur les sociétés (915) (882)
Résultat net de l'ensemble consolidé 1 209 1 909
Résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère 1 068 1 738
Résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 141 171

Endettement financier net

Périodes closes le
30 juin 31 déc. 30 juin
2013 2012 2012
données données
(en millions d'euros) historiques historiques
Endettement financier net (1) 29 610 30 545 31 177

(1) Voir section 2.5.6 Glossaire financier et note 7 de l'annexe aux comptes consolidés.

Pour plus d'informations concernant les risques relatifs à l'endettement financier du groupe Orange, voir la section 4.1 Risques opérationnels du Document de référence 2012.

2.1.2 Synthèse des résultats du premier semestre 2013

Les initiatives commerciales renforcées au second trimestre 2013 permetttent de renouer avec la croissance du nombre de clients de la téléphonie mobile en France, en Pologne et en Espagne.

Le nombre de clients d'Orange s'élève à 231,5 millions au 30 juin 2013, soit une hausse de 3,1 % sur un an, représentant 6,9 millions de clients supplémentaires, en données historiques :

  • en France, les ventes nettes de forfaits mobiles (hors machine-to-machine) sont, au second trimestre 2013, à leur plus haut niveau depuis l'arrivée du 4ème acteur sur le marché mobile, avec un dynamisme particulier des offres Sosh et Open. La base de clients mobile de la France progresse de 1,5 % sur un an ;
  • en Espagne, le succès des offres segmentées et quadruple play soutient la croissance des forfaits mobiles (en hausse de 9,8 %) et de la base de clients haut débit fixe qui progresse de 14,2 % ;
  • l'Afrique et le Moyen-Orient totalisent 84,0 millions de clients à la téléphonie mobile au 30 juin 2013, soit une croissance de 9,8 %, représentant 7,5 millions de clients supplémentaires.

Le chiffre d'affaires s'élève à 20 603 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 5,7 % en données historiques et de 4,5 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012. En données à base comparable et hors effet négatif de la baisse des tarifs réglementés, la baisse s'établirait à 2,2 %, se déclinant comme suit :

  • en France, le chiffre d'affaires des services mobiles enregistre un recul de 4,5 % entre les deux semestres. L'ARPU mobile (voir section 2.5.6 Glossaire financier) trimestriel se stabilise au second trimestre comparé au premier trimestre, en ligne avec la prévision d'une baisse de 12 % sur l'année ;
  • en Espagne, le chiffre d'affaires est en hausse semestrielle de 3,9 %, tiré par la progression du nombre de clients ;
  • en Pologne, la baisse du chiffre d'affaires des services mobiles est limitée à 2,8 % entre les deux semestres, tandis que le chiffre d'affaires du haut débit fixe progresse de 8,1 % ;
  • dans le reste de l'Europe, le chiffre d'affaires est en augmentation de 0,6 % ;
  • en Afrique et au Moyen-Orient, le chiffre d'affaires est en hausse de 4,0 % entre les deux semestres, tiré par la Côte d'Ivoire, le Sénégal, l'Egypte et la Guinée ;
  • l'activité de services aux Entreprises est en recul de 4,9 %, face à une intensité concurrentielle accrue et dans un contexte économique européen difficile.

L'EBITDA présenté (voir sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier) ressort à 6 417 millions d'euros, en diminution de 5,9 % en données historiques et de 3,7 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

L'EBITDA retraité (voir sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier) s'établit à 6 417 millions d'euros au premier semestre 2013, en baisse de 7,6 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012. Le ratio d'EBITDA retraité rapporté au chiffre d'affaires (31,1 %) enregistre une diminution limitée à 1,0 point, contre un recul de 1,6 point au premier et au second semestre 2012 (en données à base comparable), grâce à la baisse des charges opérationnelles retraitées de 441 millions d'euros : les coûts directs sont en réduction de 5,8 % et les coûts indirects de 1,4 %. En France, le ratio d'EBITDA retraité rapporté au chiffre d'affaires s'établit à 36,3 %, soit un ratio quasiment stable par rapport au premier semestre 2012 en données à base comparable. La France contribue à la quasi-totalité de la baisse des coûts du Groupe.

Le résultat d'exploitation s'élève à 2 993 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une diminution de 495 millions d'euros (et un recul de 14,2 %) par rapport au premier semestre 2012 en données historiques, qui inclut l'effet défavorable des variations de périmètre et autres variations (134 millions d'euros) et l'impact positif des variations de change (10 millions d'euros). En données à base comparable, la diminution du résultat d'exploitation s'établit à 372 millions d'euros (soit un recul de 11,0 %), et s'explique principalement par :

  • la diminution de 249 millions d'euros de l'EBITDA présenté ;
  • et l'augmentation de 226 millions d'euros de la perte de valeur des écarts d'acquisition, qui correspond à une dépréciation de 385 millions d'euros relative à la Belgique au premier semestre 2013, contre une dépréciation de 159 millions d'euros relative à la Roumanie intervenue au premier semestre 2012 ;
  • partiellement compensées par la diminution de 124 millions d'euros de la dotation aux amortissements.

Les CAPEX (voir sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier) représentent 2 455 millions d'euros au premier semestre 2013, soit un niveau globalement stable par rapport au premier semestre 2012 en données historiques. En données à base comparable, les CAPEX sont en augmentation de 0,9 % par rapport au premier semestre 2012, tirés par les investissements dans les domaines du très haut débit mobile (4G) et fixe (fibre optique), notamment en France. Le ratio de CAPEX rapportés au chiffre d'affaires s'établit à 11,9 % au premier semestre 2013, en croissance de 0,6 point par rapport au premier semestre 2012 en données à base comparable.

Le résultat net de l'ensemble consolidé s'établit à 1 209 millions d'euros au premier semestre 2013, contre 1 909 millions d'euros au premier semestre 2012.

L'indicateur "EBITDA retraité – CAPEX" s'élève à 3 962 millions d'euros, soit 57 % de l'objectif annuel.

L'endettement financier net (voir section 2.5.6 Glossaire financier) s'établit à 29 610 millions d'euros au 30 juin 2013, en baisse de 935 millions d'euros par rapport à l'endettement financier net au 31 décembre 2012. Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA ressort à 2,21. L'endettement financier net au 30 juin 2013 n'inclut pas l'impact du litige fiscal relatif à l'exercice 2005 (paiement d'environ 2 150 millions d'euros devant intervenir au second semestre 2013) pour lequel Orange va déposer un recours (voir section 2.1.4 Faits marquants).

2.1.3 Effet des évolutions tarifaires liées à la réglementation

La réglementation européenne applicable aux activités du groupe Orange est décrite dans la section 6.6 Réglementation européenne du Document de référence 2012.

L'effet de la baisse des prix des terminaisons d'appel et de la baisse des tarifs d'itinérance (roaming) intervenues entre le 30 juin 2012 et le 30 juin 2013 est particulièrement important dans plusieurs pays, notamment en France, en Pologne, en Espagne, en Belgique, en Roumanie et en Slovaquie. Au premier semestre 2013, le chiffre d'affaires des activités de téléphonie fixe et mobile est affecté négativement par la baisse des tarifs réglementés pour 511 millions d'euros, et l'EBITDA présenté, pour 190 millions d'euros.

Pour plus d'informations concernant les risques relatifs à la réglementation, voir la section 4.2 Risques juridiques du Document de référence 2012.

2.1.4 Faits marquants

Au premier semestre 2013, l'activité du Groupe se poursuit dans un environnement macro-économique dégradé dans certains pays d'Europe avec une croissance économique faible ou en récession (notamment en France et en Espagne) et les effets de la crise financière et économique sur le comportement des consommateurs en Europe. Par ailleurs, le contexte actuel est également caractérisé par un poids de la réglementation élevé, une pression fiscale accrue et l'effet des crises politiques au Moyen-Orient et en Afrique (notamment en Egypte et au Mali).

L'environnement des télécommunications reste également marqué par une évolution importante du marché de la téléphonie mobile, sous l'effet de l'intensification de la pression concurrentielle (notamment en France avec l'arrivée du 4ème opérateur mobile en 2012), mais aussi en Pologne et en Belgique. Cette intensification de la concurrence s'est traduite par d'importantes baisses tarifaires et par une bipolarisation du marché entre, d'une part, des offres à bas coût, et d'autre part, des offres à valeur intégrant notamment la subvention du téléphone portable par l'opérateur.

Le Groupe a fait face à cette situation par un travail sur ses offres commerciales (en particulier en France, en Pologne et en Belgique), par la revue de son portefeuille d'actifs (avec notamment une cession en Autriche et un projet de cession au Portugal), par son investissement dans les réseaux d'avenir à très haut débit (LTE et FTTH, principalement en France et en Espagne) et par ses programmes d'innovation (Livebox Play, Libon, joyn…). Par ailleurs, le Groupe poursuit les chantiers relatifs à son programme d'efficacité opérationnelle et de maîtrise des coûts (avec l'avancement de Chrysalid), à la mutualisation des réseaux (notamment des infrastructures passives en Afrique) et à la mise en commun d'activités avec d'autres opérateurs.

France Télécom devient Orange

Suite au changement de la dénomination sociale de la société France Télécom devenue Orange à compter du 1er juillet 2013, le groupe France Télécom-Orange s'appelle désormais Orange.

Orange est la marque portée par la quasi-totalité des activités commerciales (fixe, mobile, internet) et institutionnelles du Groupe. Afin de poursuivre la simplification de sa présentation et de capitaliser sur le nom de la marque, il est apparu naturel de faire évoluer le nom de l'entreprise et le nom de son action. Ainsi, depuis le 1er juillet 2013, le nom de l'entreprise est Orange et le nom de l'action cotée en bourse est Orange (avec le code mnémonique ORA à Paris et ORAN à New York).

Contrat social

Le Groupe, qui va voir partir en retraite un tiers de ses effectifs en France d'ici à 2020, a mis en place tous les éléments du futur contrat de génération fin 2012 ; un plan de recrutement de 4 000 personnes en Contrat à Durée Indéterminée (CDI) sur 3 ans, un engagement d'accueil de 5 000 jeunes en alternance par an, des dispositifs de transmission des compétences et savoirs, et des mesures en faveur du maintien dans l'emploi des séniors.

Nouvel accord sur l'emploi des séniors en France (dispositif "Temps Partiel Séniors")

En décembre 2012, Orange a signé avec les organisations syndicales un nouvel accord sur l'emploi des séniors et les mesures en faveur des deuxièmes parties de carrières en France, pour une durée de trois ans (2013 - 2015).

Ce nouvel accord sur l'emploi des séniors en France porte notamment sur l'aménagement des fins de carrière et la transition entre activité et retraite, avec en particulier la mise en œuvre d'un nouveau dispositif de temps partiel, appelé dispositif "Temps Partiel Séniors" (TPS), permettant aux salariés de 55 ans ou plus d'aménager leur fin de carrière. Au 31 décembre 2012, le coût actualisé du dispositif a été estimé à 1 393 millions d'euros (dont 1 107 millions d'euros comptabilisés en 2012). Le solde de la charge, soit 286 millions d'euros, sera comptabilisé de 2013 à 2019 afin de prendre en compte la progression d'ancienneté des bénéficiaires attendus jusqu'à leur fin d'activité.

Ce nouvel accord sur l'emploi des séniors s'inscrit dans le cadre du contrat social d'Orange, dont la mise en œuvre progressive, depuis septembre 2010, a permis le retour à un climat social apaisé.

Nouvel accord sur la participation des salariés

En juin 2013, Orange a signé avec les organisations syndicales un nouvel accord sur la participation des salariés aux résultats de l'entreprise. Cet accord prévoit que le montant de la participation de chaque société en France, calculé selon une formule dérogatoire, sera égal à 4 % de son résultat d'exploitation en normes françaises. Cet accord traduit la volonté du Groupe, malgré la baisse annoncée des résultats, de partager la valeur créée avec l'ensemble des salariés et s'inscrit dans la continuité de la déclinaison du contrat social d'Orange.

Poursuite de la dynamique commerciale

A fin juin 2013, Orange a lancé des services 4G dans plusieurs pays : France, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg, Roumanie, Moldavie, Ile Maurice, République Dominicaine… Au Royaume-Uni, EE compte déjà 687 000 clients à ses offres 4G huit mois seulement après leurs lancements.

En France, le premier semestre 2013 fait suite à une année essentiellement marquée par l'arrivée du 4ème opérateur mobile. Dans un contexte concurrentiel accru, Orange a poursuivi l'adaptation de ses offres destinées au grand public : ajustement et élargissement de la gamme des forfaits de la marque Sosh, poursuite du développement des offres quadruple play Open, simplification de la gamme de forfaits Origami, lancement de la commercialisation des offres 4G auprès du grand public, intégration d'innovations technologiques dans les offres (nouvelle gamme Livebox Play ; lancement de Libon, l'application de communication d'Orange, sur Androïd ; lancement de joyn, la nouvelle norme de communication RCS…), renforcement de l'engagement de services pour les clients Origami, Open et Livebox, avec service 24h garanti et service Pro 8h garanti, etc…

En Espagne, le site en ligne amena.com, qui propose des offres illimitées à tarif réduit et sans engagement, a annoncé début juillet 2013 avoir franchi, un an après son lancement, le cap des 100 000 clients sous contrat. Par ailleurs, Orange poursuit l'adaptation de ses offres destinées au grand public : lancement d'une offre combinée Canguro, associant mobile et ADSL, simplification de la gamme de forfaits Animals à l'occasion du lancement des offres 4G en Espagne, lancement de la commercialisation de terminaux compatibles joyn…

En Pologne, Orange a lancé en avril 2013 sa nouvelle marque en ligne, nju.mobile. Proposée uniquement sur internet (pour les forfaits), nju.mobile s'adresse principalement aux clients grand public à la recherche de solutions économiques, avec des offres mobiles prépayées et des forfaits, sur la base d'offres SIM-only (offres mobile sans terminal). 80 000 clients ont déjà souscrit au 30 juin 2013.

Succès confirmé des offres en France

En France, les offres de la marque Sosh ont été ajustées et enrichies au cours du premier semestre 2013, avec notamment la commercialisation en juin 2013 d'une gamme de forfaits quadruple play "Sosh mobile + Livebox". Sosh compte désormais près de 1,4 million de clients au 30 juin 2013, contre 367 000 clients au 30 juin 2012.

Par ailleurs, les offres quadruple play Open confirment leur succès au premier semestre 2013, avec une progression de plus de 80 % du nombre d'offres en un an. Avec 3,8 millions de clients au 30 juin 2013 (soit 1,7 million de clients supplémentaires par rapport au 30 juin 2012), ces offres démontrent ainsi leur pertinence, tant en termes d'acquisition de nouveaux clients qu'en termes de fidélisation de la clientèle existante.

A l'occasion de l'ouverture du réseau 4G au grand public dans 15 agglomérations, Orange propose également depuis avril 2013 une nouvelle gamme Origami plus simple et plus attractive, permettant notamment l'accès au très haut débit mobile 4G / H+.

Enfin, la nouvelle gamme Livebox Play (qui regroupe la nouvelle Livebox et le nouveau décodeur) présentée à l'occasion du Show Hello de novembre 2012 dédié à l'innovation, est commercialisée depuis février 2013. Cette nouvelle gamme a déjà séduit 500 000 clients au 30 juin 2013.

Succès des offres à très haut débit (4G) au Royaume-Uni

En juin 2012, EE, la co-entreprise détenue à hauteur de 50 % par Orange et par Deutsche Telekom au Royaume-Uni, a fait le point sur le développement de ses offres à très haut débit (4G). Huit mois après le lancement de la commercialisation de ses offres à très haut débit en octobre 2012, EE compte déjà 687 000 clients à ses offres 4G. Fin juillet 2013, le déploiement du réseau 4G par la co-entreprise atteint déjà près de 60 % de la population au Royaume-Uni, et se poursuit avec comme objectif 70 % de la population à fin 2013 et 98 % de la population à fin 2014. EE a également annoncé le lancement durant l'été 2013 d'offres 4G partagées, d'offres 4G prépayées ainsi que le doublement de la vitesse dans 16 grandes villes britanniques.

Amélioration de l'efficacité opérationnelle

Au premier semestre 2013, le Groupe a poursuivi les chantiers relatifs à son programme d'efficacité opérationnelle et de maîtrise des coûts, à la mutualisation des réseaux et à la mise en commun d'activités avec d'autres opérateurs.

Avancement de Chrysalid

En 2011, le Groupe a lancé Chrysalid, un programme d'efficacité opérationnelle à l'horizon 2015. L'objectif est d'identifier tous les domaines dans lesquels le Groupe peut améliorer son efficacité opérationnelle et optimiser ses pratiques, et ce, dans le but de maîtriser la croissance de ses dépenses et de mettre en œuvre ce changement partout dans le Groupe, en partageant les bonnes pratiques entre les pays. En octobre 2012, le Groupe a décidé d'accélérer la réalisation de ce programme. L'objectif actuel est de réduire de 3 milliards d'euros d'ici fin 2015 (dont 1,8 milliard d'euros d'ici fin 2013) la progression attendue des charges opérationnelles par rapport à la base de coût de l'exercice 2010.

Depuis l'origine du programme, en données cumulées sur les exercices 2011, 2012 et 2013, le nouvel objectif de 3 milliards d'euros a été réalisé à hauteur de 50 %, représentant un montant total de 1,5 milliard d'euros (dont 470 millions d'euros en 2011, 718 millions d'euros en 2012 et 319 millions d'euros au premier semestre 2013). Ce montant porte à la fois sur les charges opérationnelles incluses dans l'EBITDA présenté (pour 300 millions d'euros au premier semestre 2013) et sur les CAPEX (pour 19 millions d'euros au premier semestre 2013).

Mutualisation des infrastructures passives en Afrique

Après l'Ouganda en mars 2012, deux nouveaux accords de partage d'infrastructures passives ont été conclus au cours du premier semestre 2013 concernant d'une part la Côte d'Ivoire et le Cameroun, et d'autre part, le Kenya. Pour Orange, ces accords représentent une avancée importante dans la démarche d'amélioration de son efficacité et de contrôle de ses coûts d'exploitation dans les pays d'Afrique où il est présent.

En avril 2013, Côte d'Ivoire Télécom, Orange Côte d'Ivoire et Orange Cameroun ont signé un accord avec IHS (opérateur d'infrastructures mobiles en Afrique) portant sur l'exploitation de l'intégralité des tours des filiales en Côte d'Ivoire et au Cameroun. Cet accord, d'une durée de 15 ans, concerne plus de 2 000 sites en Côte d'Ivoire et au Cameroun. Les tours resteront la propriété des filiales d'Orange. Les efforts d'IHS sur les infrastructures passives permettront d'accélérer la modernisation du réseau, en le rendant plus efficace et moins énergivore, grâce notamment au recours croissant aux énergies renouvelables pour l'alimenter.

En juin 2013, Telkom Kenya (filiale du Groupe au Kenya) a signé un accord avec Eaton Towers (opérateur d'infrastructures mobiles en Afrique) concernant la gestion de l'infrastructure de son réseau passif. L'accord, d'une durée de 15 ans, concerne 1 000 tours. Telkom Kenya restera propriétaire de ses tours. Eaton Towers investira dans la modernisation des infrastructures passives et la construction de nouvelles tours pour offrir à Telkom Kenya une couverture et une qualité de réseau améliorées.

Ces partenariats constituent une base solide permettant aux filiales d'Orange de se concentrer sur leurs cœurs de métier. Ces accords permettront également, d'une part, de réduire les coûts d'exploitation et les investissements, tout en améliorant la couverture et la qualité du réseau, et d'autre part, de réduire l'empreinte carbone d'Orange.

Investissements dans les réseaux

Le déploiement des réseaux permettant l'accès internet en haut débit et très haut débit reste l'une des grandes priorités du Groupe. Après l'acquisition de plusieurs licences mobiles de 4ème génération (4G) à travers le monde, Orange a commencé à déployer des réseaux mobiles à très haut débit (LTE, Long Term Evolution), notamment en France, au Royaume-Uni, en Belgique, au Luxembourg, en Roumanie, en Moldavie, à l'Ile Maurice et en République Dominicaine. S'agissant des réseaux fixes à très haut débit (FTTH, Fiber To The Home), Orange a multiplié au premier semestre 2013 la signature d'accords et de conventions en faveur du déploiement de la fibre optique en France, mais aussi en Espagne (co-déploiement), en conjuguant les efforts publics et privés dans un contexte national de maîtrise des dépenses et en partenariat avec d'autres opérateurs.

Déploiement des réseaux mobiles à très haut débit (LTE) en France et en Espagne

En France, après avoir couvert 4 villes avec la technologie 4G en 2012, Orange a étendu la couverture de son réseau à 15 agglomérations (soit 50 villes) en avril 2013, et poursuit son déploiement avec 37 agglomérations couvertes (soit 106 villes) en juillet 2013. Après avoir lancé la commercialisation de sa première offre 4G pour les professionnels et les entreprises en novembre 2012, Orange a lancé la commercialisation des offres 4G pour le grand public en avril 2013.

En Espagne, Orange a lancé en juillet 2013 la commercialisation de ses offres 4G dans six grandes villes du pays. D'ici la fin de l'année 2013, Orange étendra la couverture de son réseau 4G à neuf autres villes d'Espagne, soit un total de 15 villes couvertes représentant 12 millions de personnes. L'objectif est de poursuivre le déploiement de la technologie 4G afin de couvrir les capitales des 50 provinces espagnoles en 2014. Le déploiement de la technologie 4G représente un investissement total pour Orange d'environ 1,1 milliard d'euros sur la période 2010 - 2016. Ce montant comprend les investissements déjà réalisés pour moderniser l'accès et le réseau de transmission et des investissements spécifiques à la technologie 4G, y compris les montants investis dans l'acquisition des licences 4G dans les bandes de fréquence 800 Mhz et 2 600 Mhz.

Déploiement des réseaux de fibre optique (FTTH) en France et en Espagne

En France, Orange a multiplié au premier semestre 2013 les initiatives visant à optimiser la coordination des investissements privés et publics pour le déploiement de la fibre optique, avec la signature de plusieurs conventions avec des collectivités locales et des institutions. A ce titre, l'Etat français, la Région Ile-de-France, Orange et SFR ont ainsi signé en avril 2013 une déclaration commune aux deux opérateurs portant sur leur déploiement de la fibre optique sur fonds propres pour la région francilienne. La complémentarité des investissements privés et publics permettra le déploiement de la fibre optique jusqu'au domicile (FTTH) sur l'intégralité de la région, atteignant ainsi l'objectif de faire bénéficier de l'accès à très haut débit par fibre optique à 100 % des foyers et des entreprises de la région à l'horizon 2020. Cette mobilisation collective de l'ensemble des acteurs publics et privés permettra de faire de l'Ile-de-France la première région fibrée d'Europe à l'horizon 2020.

En Espagne, Orange a signé en mars 2013 un accord avec Vodafone pour investir conjointement un milliard d'euros dans le déploiement de la fibre optique (FTTH) dans le pays. Les deux partenaires se sont donnés comme objectif de raccorder trois millions de domiciles, locaux commerciaux et bureaux (unités immobilières) d'ici 2015 et six millions d'ici 2017, dans plus de 50 villes de la péninsule ibérique. Cet accord prévoit le déploiement de deux réseaux de fibre optique complémentaires pouvant assurer chacun la couverture de trois millions d'unités immobilières. Chacun garantira à l'autre l'accès à son réseau et la possibilité d'utiliser ses infrastructures. Les deux réseaux seront techniquement compatibles entre eux et pourront ainsi être reliés pour former un réseau unique de plus grande portée et maximiser ainsi les investissements consentis par Orange et Vodafone en Espagne. Par ailleurs, cet accord étant ouvert à d'autres opérateurs désireux d'investir dans ce type de déploiement, Orange, Vodafone et Telefonica ont signé en juillet 2013 un accord du même type pour le partage des infrastructures de fibre optique verticale dans les bâtiments.

Nouvelles opportunités commerciales

Afin d'améliorer son efficacité commerciale et sa distribution, le Groupe déploie sa marque Orange à travers le monde et développe de nouvelles approches de vente pour fournir à ses clients des offres plus ciblées et de nouvelles générations de boutiques. Dans ce cadre, le lancement d'Orange Horizons début 2013 et la diversification des activités d'Orange Marine annoncée en avril 2013 ont pour objectif de constituer de nouvelles sources de revenus pour le Groupe, tout en améliorant sa visibilité à l'international et sa réputation en dehors de son périmètre actuel.

Exploration de nouvelles opportunités commerciales avec Orange Horizons

En janvier 2013, Orange a annoncé le lancement d'une nouvelle filiale, baptisée Orange Horizons, qui vise à chercher de nouvelles opportunités commerciales dans les pays dans lesquels le Groupe n'est pas encore présent en tant qu'opérateur grand public, et ce sans qu'il soit nécessaire de réaliser des investissements importants. Ces projets s'appuieront sur la réputation mondiale de la marque Orange ainsi que sur les atouts préexistants du Groupe. Parmi les projets envisagés se trouvent le lancement de boutiques en ligne spécialisées dans la vente d'équipements de télécommunication ou de minutes de communication, le développement d'offres flexibles destinées aux voyageurs, ou encore le lancement d'une activité d'opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO) dans certains pays.

Nouveau navire câblier et diversification des activités d'Orange Marine

En avril 2013, Orange Marine, filiale d'Orange spécialisée dans la pose et la maintenance de câbles sous-marins pour le secteur des télécommunications, a annoncé l'extension de ses activités au domaine des énergies renouvelables. Pour mieux se positionner sur ces marchés, Orange Marine a commandé un nouveau navire câblier qui sera mis en service à l'été 2014. Le nouveau navire, nommé Pierre de Fermat, est conçu pour prendre en charge les opérations de pose et de réparation de tous types de câbles, qu'il s'agisse de câbles sous-marins de télécommunication ou de câbles d'énergie.

Evolution du portefeuille d'actifs

Après notamment la cession de ses activités en Suisse en février 2012, le Groupe a finalisé en janvier 2013 la cession de sa participation dans Orange Austria en Autriche, et a annoncé en février 2013 la signature d'un accord en vue de la cession de sa participation dans Sonaecom au Portugal. Ces opérations reflètent la stratégie d'optimisation du portefeuille d'actifs du Groupe, annoncée en mai 2011.

Cession de 35 % d'Orange Austria

Conformément aux accords signés en février 2012 et suite à l'approbation des autorités compétentes de régulation et de la concurrence, Mid Europa Partners et Orange, détenant respectivement 65 % et 35 % d'Orange Austria, ont cédé 100 % de leur participation en janvier 2013. Orange a vendu sa participation dans Orange Austria pour 65 millions d'euros, net de frais de cession et avant éventuel ajustement de prix. Ce montant correspond au résultat de cession comptabilisé dans le compte de résultat. L'encaissement net au 30 juin 2013 s'élève à 35 millions d'euros, les sommes restant à percevoir étant placées sur un compte séquestre (voir note 2 de l'annexe aux comptes consolidés).

Accord en vue de la cession de 20 % de Sonaecom au Portugal

En février 2013, Sonae et Orange ont signé un accord prévoyant des options d'achat et de vente portant sur la totalité de la participation d'Orange, soit 20 %, dans Sonaecom, opérateur de télécommunication au Portugal. L'option d'achat de Sonae est exerçable sur une durée de 18 mois à l'issue de laquelle une option de vente pourra être exercée par Orange durant 3 mois. Ces options sont toutes les deux exerçables à un prix de 99 millions d'euros. Ce prix pourrait toutefois s'élever à 113 millions d'euros si une transaction significative impliquant Sonaecom, ou l'un de ses principaux actifs, et qui consoliderait ou restructurerait le secteur des télécommunications du pays, intervenait dans les 24 mois suivant la signature de cet accord (voir note 2 de l'annexe aux comptes consolidés).

Acquisition de 51 % de Dailymotion

En application d'un contrat d'achat à terme conclu en juillet 2012, Orange a acquis 51 % du capital de Dailymotion en janvier 2013 pour 61 millions d'euros, portant ainsi la participation du Groupe dans Dailymotion à 100 % (voir note 2 de l'annexe aux comptes consolidés).

Litige fiscal relatif à l'exercice 2005

Par un jugement en date du 4 juillet 2013, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté les arguments du Groupe concernant un litige fiscal consécutif à une simplification du périmètre du Groupe intervenue en 2005. Ce litige est décrit dans les comptes consolidés du Groupe depuis 2010.

Orange estime disposer d'arguments juridiques solides, notamment s'agissant des conséquences fiscales de cette décision. Ainsi, le Groupe va déposer un recours en appel de ce jugement auprès de la Cour administrative d'appel de Versailles.

L'appel n'étant pas suspensif des paiements, les sommes requises seront versées au Trésor Public, à raison de 1 952 millions d'euros fin juillet et d'environ 190 millions d'euros en septembre. Le jugement du Tribunal n'a pas d'impact sur les résultats opérationnels et financiers du Groupe compte tenu de la dette fiscale précédemment comptabilisée.

Versement de dividendes

L'assemblée générale du 28 mai 2013 a décidé de verser aux actionnaires un dividende de 0,78 euro par action au titre de l'exercice 2012. Compte tenu de l'acompte sur dividende de 0,58 euro par action, mis en paiement le 12 septembre 2012 pour 1 528 millions d'euros, le solde du dividende s'élevait à 0,20 euro par action et a été mis en paiement le 11 juin 2013 pour 526 millions d'euros (voir note 8 de l'annexe aux comptes consolidés).

2.1.5 Risques économiques et politiques dans les zones sensibles

Dans le cadre de sa stratégie, Orange cherche des relais de croissance dans de nouveaux pays ou de nouvelles activités. Orange détient ainsi des filiales situées en Europe de l'Est, au Moyen-Orient (notamment en Egypte et en Jordanie) et en Afrique (notamment au Mali et en Tunisie). Ces zones géographiques continuent d'être marquées par une instabilité politique ou économique qui a affecté l'activité et les résultats des sociétés du Groupe présentes dans ces pays (voir notamment section 2.3.4 Reste du monde concernant la situation en Egypte et note 5 de l'annexe aux comptes consolidés).

En Europe, les différents développements possibles de la crise financière et économique (en particulier en matière de comportement des consommateurs), des politiques gouvernementales et européennes de rétablissement des soldes budgétaires, de la politique monétaire menée par la Banque Centrale Européenne (BCE), et du comportement des marchés de taux d'intérêt, constituent des facteurs d'aléa. Au cours du premier semestre 2013, la situation macro-économique s'est notamment dégradée en Espagne, avec des répercussions sur le comportement des consommateurs (voir notamment section 2.3.2 Espagne).

Pour plus d'informations concernant les risques liés à ces investissements ainsi que les autres facteurs de risques, voir la section 4. Facteurs de risque du Document de référence 2012.

2.1.6 Information sur les tendances et principaux risques et incertitudes

Le Groupe confirme l'objectif qu'il s'est fixé pour l'exercice 2013, d'atteindre un indicateur "EBITDA retraité - CAPEX" supérieur à 7 milliards d'euros. Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA devrait s'établir autour de 2,2 à la fin de l'année 2013 et revenir à un niveau plus proche de 2 à la fin de l'année 2014, hors impact du litige fiscal relatif à l'exercice 2005 (paiement d'environ 2 150 millions d'euros devant intervenir au second semestre 2013, voir section 2.1.4 Faits marquants), afin de préserver en toutes circonstances la solidité financière du Groupe.

Le Groupe confirme le versement d'un dividende minimum de 0,80 euro par action pour l'exercice 2013 (sous réserve de l'approbation par l'Assemblée générale des actionnaires). Le Conseil d'administration a décidé le 24 juillet 2013 le versement d'un acompte sur le dividende ordinaire de l'exercice en cours, sur la base des résultats du premier semestre 2013. Cet acompte sera de 0,30 euro par action et sera payé le 11 décembre 2013.

Par ailleurs, le Groupe poursuivra une politique d'acquisition prudente et sélective, respectant l'objectif d'endettement financier net sur EBITDA qu'il s'est fixé, en se concentrant sur d'éventuelles opérations de consolidation et de cession dans les marchés sur lesquels il opère.

Par nature, l'atteinte de ces objectifs est soumise à de nombreux risques et incertitudes susceptibles d'entraîner des différences entre les objectifs énoncés et les réalisations effectives. Les risques les plus importants sont exposés dans la section 4. Facteurs de risque du Document de référence 2012 (voir également les informations sous le titre Indications prospectives au début du Document de référence 2012). A la date de publication du présent rapport, cette description reste valable pour l'appréciation des principaux risques et incertitudes du second semestre 2013, en particulier la description des risques liés aux perspectives d'évolution de l'environnement économique, celle du risque de liquidité, celle des risques de dépréciation des actifs et celle des risques liés aux litiges en raison des décisions attendues au cours du second semestre en matière contentieuse.

2.2 ANALYSE DU COMPTE DE RESULTAT ET DES INVESTISSEMENTS DU GROUPE

L'EBITDA présenté, l'EBITDA retraité et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.2.1 Du chiffre d'affaires à l'EBITDA présenté du Groupe

Semestres clos le 30 juin
2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
(en millions d'euros) comparable (1) historiques comparable (1) historiques
Chiffre d'affaires 20 603 21 570 21 843 (4,5)% (5,7)%
Achats externes (2) (8 936) (9 324) (9 486) (4,2)% (5,8)%
Autres produits et charges opérationnels (2) (673) (770) (780) (12,4)% (13,6)%
Charges de personnel (2) (4 650) (4 810) (4 848) (3,3)% (4,1)%
Résultat de cession 94 11 102 ns (7,9)%
Coût des restructurations et assimilés (21) (11) (11) 93,7% 78,9%
EBITDA présenté 6 417 6 666 6 820 (3,7)% (5,9)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Voir section 2.5.6 Glossaire financier.

2.2.1.1 Chiffre d'affaires

Evolution du chiffre d'affaires

Semestres clos le 30 juin
CHIFFRE D'AFFAIRES (2) 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
France 10 084 10 822 10 826 (6,8)% (6,9)%
Espagne 2 021 1 988 1 988 1,6% 1,6%
Pologne 1 572 1 720 1 694 (8,6)% (7,2)%
Reste du monde 3 877 3 866 4 144 0,3% (6,4)%
Entreprises 3 297 3 467 3 489 (4,9)% (5,5)%
Opérateurs internationaux & Services partagés 830 814 817 2,0% 1,7%
Eliminations (1 078) (1 107) (1 115)
Total Groupe 20 603 21 570 21 843 (4,5)% (5,7)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Voir note 3 de l'annexe aux comptes consolidés.

Le chiffre d'affaires du groupe Orange s'établit à 20 603 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 5,7% en données historiques et de 4,5% en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 5,7% du chiffre d'affaires du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit une baisse de 1 240 millions d'euros, s'explique i) par l'impact défavorable des variations de périmètre et autres variations, qui s'établit à 178 millions d'euros et comprend principalement l'impact de la cession d'Orange Suisse le 29 février 2012 pour 161 millions d'euros, ii) par l'effet négatif des variations de change, soit 95 millions d'euros, compte tenu essentiellement de l'évolution de la livre égyptienne par rapport à l'euro pour 81 millions d'euros, et iii) par l'évolution organique à base comparable, soit une baisse de 967 millions d'euros du chiffre d'affaires.

En données à base comparable, la diminution de 967 millions d'euros du chiffre d'affaires du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit un recul de 4,5%, résulte principalement de l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés (511 millions d'euros), particulièrement en France, en Pologne, en Espagne, en Belgique, en Roumanie et en Slovaquie :

  • l'évolution du chiffre d'affaires en France (en baisse de 6,8%, soit 738 millions d'euros), est imputable en grande partie à l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés, au recul des services téléphoniques classiques et à l'intensification de la concurrence résultant de l'arrivée du 4ème opérateur mobile. Le chiffre d'affaires annuel moyen par client (ARPU, voir section 2.5.6 Glossaire financier) est en diminution de 12,1 % au 30 juin 2013 (6,6 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés) par rapport au 30 juin 2012. Le succès de la stratégie d'offres segmentées (voir section 2.1.4 Faits marquants), les effets de l'accord d'itinérance nationale signé avec le 4ème opérateur mobile et la progression du nombre de clients avec forfaits permettent de compenser en partie ces effets négatifs. Entre les deux périodes, le chiffre d'affaires des services mobiles en France est en retrait de 9,8 %, ce recul étant limité à 4,5 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés ;
  • en Espagne, l'évolution du chiffre d'affaires reste favorablement décorrélée de l'évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) et du marché des télécommunications, avec une croissance de 1,6%, soit 33 millions d'euros entre les deux périodes. La poursuite de la croissance soutenue des services fixes (en progression de 15,4 %), en lien avec le développement du haut débit, compense le recul de 3,0 % des services mobiles, imputable à l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés. Entre les deux périodes, le chiffre d'affaires des services mobiles en Espagne serait quasiment stable (léger retrait de 0,1 %) hors effet de la baisse des tarifs réglementés ;
  • la baisse du chiffre d'affaires en Pologne (en retrait de 8,6%, soit 148 millions d'euros) résulte essentiellement de l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés, du recul des services téléphoniques classiques et de l'intensification de la pression concurrentielle. Entre les deux périodes, le chiffre d'affaires des services mobiles en Pologne est en décroissance de 10,3 %, mais hors effet de la baisse des tarifs réglementés, ce recul serait limitée à 2,8 % ;
  • le chiffre d'affaires du Reste du monde est en légère hausse de 0,3%, soit 11 millions d'euros, entre les deux périodes. Cette évolution s'explique par la progression du chiffre d'affaires en Afrique et au Moyen-Orient, avec globalement une bonne performance dans les pays d'Afrique (principalement au Sénégal, en Côte d'Ivoire et en Guinée) et une bonne tenue de l'activité en Egypte. En sens inverse, la dégradation du chiffre d'affaires en Europe est en premier lieu la résultante de l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés (essentiellement en Belgique et en Slovaquie) ;
  • enfin, le chiffre d'affaires des services aux Entreprises est en retrait de 4,9%, soit 170 millions d'euros, en raison de l'accélération de la décroissance des réseaux d'entreprise historiques, d'une intensité concurrentielle accrue et d'un contexte économique difficile.

Evolution du nombre de clients

Semestres clos le 30 juin
CLIENTS (2) 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions et en fin de période) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Nombre de clients de la téléphonie mobile (3) 173,6 165,2 166,0 5,1% 4,6%
Nombre de clients avec forfaits 59,1 53,7 54,3 10,0% 8,9%
Nombre de clients avec offres prépayées 114,5 111,4 111,7 2,8% 2,5%
Nombre de clients de la téléphonie fixe 42,6 43,7 43,7 (2,5)% (2,5)%
Nombre de clients internet 15,3 14,9 14,9 2,5% 2,5%
dont Nombre de clients internet haut débit 15,1 14,7 14,7 2,9% 2,9%
Total Groupe (3) 231,5 223,7 224,5 3,4% 3,1%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Le nombre de clients du groupe Orange est calculé i) à 100 % pour les entités consolidées selon la méthode de l'intégration globale, et ii) à hauteur de leur pourcentage d'intérêt pour les entités consolidées selon la méthode de la mise en équivalence.

(3) Hors clients des opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO).

2.2.1.2 EBITDA présenté et EBITDA retraité

L'EBITDA présenté et l'EBITDA retraité sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

Au premier semestre 2013, l'EBITDA présenté du groupe Orange ressort à 6 417 millions d'euros, en baisse de 5,9% en données historiques et de 3,7% en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012. Le ratio d'EBITDA présenté rapporté au chiffre d'affaires s'établit à 31,1 % au premier semestre 2013, en baisse de 0,1 point en données historiques mais en progression de 0,2 point en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, le recul de 5,9% de l'EBITDA présenté du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit une baisse de 403 millions d'euros, s'explique i) par l'impact défavorable des variations de périmètre et autres variations, qui représente 135 millions d'euros et comprend principalement l'impact de la cession d'Orange Suisse le 29 février 2012 pour 137 millions d'euros, ii) par l'effet négatif des variations de change qui s'établit à 19 millions d'euros, et iii) par l'évolution organique à base comparable, soit une diminution de 249 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

En données à base comparable, l'EBITDA présenté du Groupe est en retrait de 3,7% entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit une diminution de 249 millions d'euros. Cette variation est détaillée dans le tableau suivant.

EVOLUTION DE L'EBITDA PRESENTE Semestres
(en millions d'euros) clos le 30 juin
EBITDA présenté du premier semestre 2012 (données historiques) 6 820
Variations de change (1) (19)
Variations de périmètre et autres variations (1) (135)
EBITDA présenté du premier semestre 2012 (données à base comparable) (1) 6 666
Augmentation (diminution) du chiffre d'affaires (967)
Effet de la baisse des tarifs réglementés (511)
Autres (456)
Diminution (augmentation) des achats externes 388
Diminution (augmentation) des charges commerciales et achats de contenus 89
Diminution (augmentation) des achats et reversements aux opérateurs 242
Effet de la baisse des tarifs réglementés 321
Autres (79)
Diminution (augmentation) des autres charges de réseau et charges informatiques (7)
Diminution (augmentation) des autres achats externes 64
Diminution (augmentation) des autres charges opérationnelles (nettes des autres produits opérationnels) 97
Indemnité versée à OTMT pour le transfert à Orange du contrat de services entre OTMT et ECMS (2) 116
Variation sur produit net (charge nette) sur divers litiges (31)
Autres 12
Diminution (augmentation) des charges de personnel 160
Variation de la charge au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France
et autres éléments liés aux charges de personnel (3) 126
Autres 34
Augmentation (diminution) du résultat de cession 83
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Austria (3) 65
Autres 18
Diminution (augmentation) du coût des restructurations et assimilés (10)
EBITDA présenté du premier semestre 2013 6 417

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Elément du premier semestre 2012.

(3) Voir section 2.1.4 Faits marquants.

L'EBITDA présenté du Groupe intègre :

  • au premier semestre 2013, pour un montant total nul (les éléments positifs et négatifs se compensant totalement) :
  • une charge de 78 millions d'euros relative aux charges de personnel, principalement au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France pour 60 millions d'euros suite aux accords sur l'emploi des séniors signés en novembre 2009 et en décembre 2012 (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;
  • un résultat de cession positif de 65 millions d'euros relatif à la cession d'Orange Austria (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;
  • et un produit net sur divers litiges de 13 millions d'euros ;
  • et au premier semestre 2012, pour un montant négatif total de 184 millions d'euros en données historiques (et pour un montant négatif de 276 millions d'euros en données à base comparable) :
  • une charge de 204 millions d'euros relative aux charges de personnel, principalement au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France pour 178 millions d'euros suite aux accords sur l'emploi des séniors signés en novembre 2009 (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;
  • une charge de 116 millions d'euros (droits d'enregistrement inclus) correspondant à l'indemnité de 110 millions d'euros versée à OTMT pour le transfert à Orange du contrat de services entre OTMT et ECMS ;
  • un produit net sur divers litiges de 44 millions d'euros ;

et un résultat de cession positif de 92 millions d'euros en données historiques (nul en données à base comparable, voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable) relatif à la cession d'Orange Suisse.

Pour des raisons de comparabilité de la performance opérationnelle, ces éléments sont exclus de l'EBITDA retraité. Le tableau suivant présente le passage de l'EBITDA présenté à l'EBITDA retraité.

Semestres clos le 30 juin
EBITDA PRESENTE & EBITDA RETRAITE 2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
(en millions d'euros) comparable (1) historiques comparable (1) historiques
EBITDA présenté (a) 6 417 6 666 6 820 (3,7)% (5,9)%
En % du chiffre d'affaires 31,1% 30,9% 31,2%
Charge au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS)
en France et autres éléments liés aux charges de personnel (2)
Indemnité versée à OTMT pour le transfert à Orange
(78) (204) (204)
du contrat de services entre OTMT et ECMS - (116) (116)
Produit net (charge nette) sur divers litiges 13 44 44
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Austria (3) 65 - -
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Suisse - - 92
Total des éléments retraités (b) (0) (276) (184)
EBITDA retraité (a-b) 6 417 6 943 7 004 (7,6)% (8,4)%
En % du chiffre d'affaires 31,1% 32,2% 32,1%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Dont 60 millions d'euros au premier semestre 2013 et 178 millions d'euros au premier semestre 2012 au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France suite aux accords sur l'emploi des séniors signés en novembre 2009 et en décembre 2012 (voir section 2.1.4 Faits marquants).

(3) Voir section 2.1.4 Faits marquants.

En données à base comparable et après prise en compte des éléments retraités au premier semestre 2012 et au premier semestre 2013, l'EBITDA retraité (voir ci-avant) du groupe Orange serait en baisse de 7,6 % entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit un recul de 526 millions d'euros, qui s'explique :

  • par la baisse de 4,5 % du chiffre d'affaires, soit 967 millions d'euros, en raison notamment de l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés pour 511 millions d'euros ;
  • partiellement compensée par le recul de 3,0 % des charges opérationnelles incluses dans le calcul de l'EBITDA retraité, soit 441 millions d'euros, relatif principalement :
  • à la diminution de 8,7 %, soit 242 millions d'euros, des achats et reversements aux opérateurs (voir section 2.5.6 Glossaire financier), l'impact de la hausse des volumes de trafic, dû notamment à la croissance des volumes de messages texte (SMS) et d'interconnexions avec les opérateurs internationaux, étant plus que compensé par l'effet positif de la baisse des tarifs réglementés sur les charges d'interconnexion qui représente 321 millions d'euros ;
  • à la baisse de 5,1 %, soit 113 millions d'euros des achats de contenus et des autres achats externes (voir section 2.5.6 Glossaire financier), en raison notamment i) de l'arrêt d'Orange sport et de la restructuration des activités d'Orange cinéma séries (OCS) au premier semestre 2012, et ii) de la baisse des frais généraux et des charges de sous-traitance des centres d'appels ;
  • à la réduction de 1,4 %, soit 40 millions d'euros, des charges commerciales (voir section 2.5.6 Glossaire financier), principalement en France, reflétant l'impact du développement des offres SIM-only (offres mobiles sans terminal), et le contrôle des coûts d'acquisition et de rétention des clients ;
  • et au recul de 0,7 %, soit 34 millions d'euros, des charges de personnel (voir section 2.5.6 Glossaire financier).

Après prise en compte des éléments retraités au premier semestre 2012 et au premier semestre 2013, le ratio d'EBITDA retraité (voir ci-avant) rapporté au chiffre d'affaires serait de 31,1 % au premier semestre 2013, en diminution de 1,0 point en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

2.2.2 De l'EBITDA présenté au résultat d'exploitation du Groupe

Semestres clos le 30 juin
2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
EBITDA présenté 6 417 6 666 6 820 (3,7)% (5,9)%
Dotation aux amortissements (2 962) (3 086) (3 114) (4,0)% (4,9)%
Perte de valeur des écarts d'acquisition (385) (159) (159) 142,1% 142,1%
Perte de valeur des immobilisations (3) (1) (2) 115,4% 41,8%
Résultat des entités mises en équivalence (74) (55) (57) 34,7% 31,4%
Résultat d'exploitation 2 993 3 365 3 488 (11,0)% (14,2)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

Au premier semestre 2013, le résultat d'exploitation du groupe Orange ressort à 2 993 millions d'euros, en diminution de 14,2% en données historiques et de 11,0% en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

EVOLUTION DU RESULTAT D'EXPLOITATION Semestres
(en millions d'euros) clos le 30 juin
Résultat d'exploitation du premier semestre 2012 (données historiques) 3 488
Variations de change (1) 10
Variations de périmètre et autres variations (1) (133)
Résultat d'exploitation du premier semestre 2012 (données à base comparable) (1) 3 365
Augmentation (diminution) de l'EBITDA présenté (249)
Diminution (augmentation) de la dotation aux amortissements 124
Diminution (augmentation) de la perte de valeur des écarts d'acquisition (226)
Diminution (augmentation) de la perte de valeur des immobilisations (2)
Variation du résultat des entités mises en équivalence (19)
Résultat d'exploitation du premier semestre 2013 2 993

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

En données historiques, la baisse de 14,2% du résultat d'exploitation du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit un recul de 495 millions d'euros, s'explique i) par l'effet défavorable des variations de périmètre et autres variations qui s'établit à 134 millions d'euros et comprend principalement l'effet de la cession d'Orange Suisse le 29 février 2012 pour 136 millions d'euros, partiellement contrebalancé par l'impact positif des variations de change, soit 10 millions d'euros, et ii) par l'évolution organique à base comparable, soit une baisse de 372 millions d'euros du résultat d'exploitation.

En données à base comparable, la diminution de 372 millions d'euros du résultat d'exploitation du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit un recul de 11,0%, résulte principalement :

  • de la baisse de 249 millions d'euros de l'EBITDA présenté ;
  • de l'augmentation de 226 de millions d'euros de la perte de valeur des écarts d'acquisition (voir note 5 de l'annexe aux comptes consolidés), avec une dépréciation de 385 millions d'euros au premier semestre 2013 relative à la Belgique (qui reflète les effets sur les flux de trésorerie attendus de la performance à court et moyen terme dans un contexte de concurrence accrue : baisse généralisée des tarifs de tous les acteurs du marché), contre une dépréciation de 159 millions d'euros au premier semestre 2012 relative à la Roumanie (qui reflétait la poursuite de la dégradation de la situation économique du pays sur les flux de trésorerie attendus) ;
  • partiellement compensées par la diminution de 124 millions d'euros de la dotation aux amortissements, en raison essentiellement i) de l'impact de la fin de l'amortissement des bases de clients prépayés en Espagne intervenu en mai 2012, ii) en partie contrebalancé par l'augmentation de la dotation aux amortissements en France en lien avec la progression des investissements réalisés ces dernières années.

2.2.3 Du résultat d'exploitation au résultat net du Groupe

Semestres clos le 30 juin
(en millions d'euros) 2013 2012
données
historiques
Résultat d'exploitation 2 993 3 488
Coût de l'endettement financier brut (869) (756)
Produits et charges sur actifs constitutifs de l'endettement net 29 61
Gain (perte) de change 5 15
Autres produits et charges financiers (34) (17)
Résultat financier (869) (697)
Impôt sur les sociétés (915) (882)
Résultat net de l'ensemble consolidé 1 209 1 909
Résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère 1 068 1 738
Résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 141 171

Le résultat net de l'ensemble consolidé du groupe Orange s'établit à 1 209 millions d'euros au premier semestre 2013, contre 1 909 millions d'euros au premier semestre 2012, soit une baisse de 700 millions d'euros.

EVOLUTION DU RESULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDE Semestres

clos le 30 juin
1 909
(495)
(172)
(113)
41
89
(243)
(32)
(10)
(17)
(33)
(65)
32
1 209

(1) Hors montants ne donnant pas lieu à intérêts, tels que les dettes liées aux engagements d'achat des participations ne donnant pas le contrôle et les intérêts courus non échus. (2) Le coût moyen pondéré de l'endettement financier brut est calculé en rapportant i) le coût de l'endettement financier brut, retraité de la variation de la juste valeur des engagements d'achat des participations ne donnant pas le contrôle, à ii) l'encours moyen de l'endettement financier brut sur la période, retraité des montants ne donnant pas lieu à intérêts (tels que les dettes liées aux engagements d'achat des participations ne donnant pas le contrôle et les intérêts courus non échus).

(3) Dont, au premier semestre 2012, un produit financier de 272 millions d'euros constaté dans le cadre de la révision des paramètres financiers du prix d'acquisition des actions ECMS auprès d'OTMT et du capital flottant (voir note 7 de l'annexe aux comptes consolidés).

Entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, la baisse de 700 millions d'euros du résultat net de l'ensemble consolidé du groupe Orange s'explique :

  • par le recul de 495 millions d'euros du résultat d'exploitation ;
  • par la diminution de 172 millions d'euros du résultat financier. Cette évolution est essentiellement liée à la révision des paramètres financiers du prix d'acquisition des actions ECMS auprès d'OTMT et du capital flottant qui avait donné lieu à la constatation d'un produit financier de 272 millions d'euros au premier semestre 2012 (voir note 7 de l'annexe aux comptes consolidés) ;
  • et, dans une moindre mesure, par l'augmentation de 33 millions d'euros de la charge d'impôt sur les sociétés (voir note 6 de l'annexe aux comptes consolidés).

Le résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle s'élève à 141 millions d'euros au premier semestre 2013 contre 171 millions d'euros au premier semestre 2012. Après prise en compte du résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle, le résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère s'établit à 1 068 millions d'euros au premier semestre 2013, contre 1 738 millions d'euros au premier semestre 2012, soit un recul de 670 millions d'euros.

2.2.4 Du résultat net au résultat global du Groupe

Le passage du résultat net de l'ensemble consolidé au résultat global consolidé est détaillé dans l'Etat du résultat global consolidé des comptes consolidés.

Le principal élément expliquant le passage du résultat net de l'ensemble consolidé au résultat global consolidé est la variation des écarts de conversion (celle-ci reflète l'évolution des taux de change de l'ouverture à la clôture sur les actifs nets des filiales consolidés en devises, voir note 8.5 de l'annexe aux comptes consolidés).

2.2.5 Investissements du Groupe

Les CAPEX sont un agrégat financier non défini par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de cet agrégat et les raisons pour lesquelles le groupe Orange l'utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

Semestres clos le 30 juin
INVESTISSEMENTS CORPORELS ET INCORPORELS (2) 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
données à base données données à base données
(en millions d'euros) comparable (1) historiques comparable (1) historiques
CAPEX 2 455 2 433 2 460 0,9% (0,2)%
Licences de télécommunication 28 915 915 (96,9)% (96,9)%
Investissements financés par location-financement 31 20 20 60,8% 60,8%
Total Groupe 2 514 3 368 3 395 (25,3)% (25,9)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) Voir Informations sectorielles des comptes consolidés.

2.2.5.1 Investissements corporels et incorporels hors licences

Au premier semestre 2013, les CAPEX du groupe Orange représentent 2 455 millions d'euros, en très légère décroissance de 0,2% en données historiques, mais en progression de 0,9% en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012. Le ratio de CAPEX rapportés au chiffre d'affaires s'établit à 11,9 % au premier semestre 2013, en hausse de 0,7 point en données historiques et de 0,6 point en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 0,2% des CAPEX du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit une très légère baisse de 5 millions d'euros, intègre i) l'effet négatif des variations de change, soit 14 millions d'euros, ii) l'impact négatif des variations de périmètre et autres variations, qui s'établit à 13 millions d'euros et comprend essentiellement l'effet de la cession d'Orange Suisse le 29 février 2012 pour 14 millions d'euros, iii) partiellement compensés par l'évolution organique à base comparable, soit une croissance de 22 millions d'euros des CAPEX.

En données à base comparable, la hausse de 22 millions d'euros des CAPEX du Groupe entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, soit une progression de 0,9%, s'explique principalement :

  • par la progression de 27 millions d'euros des investissements dans les réseaux (hors licences de télécommunication), en raison essentiellement i) de la montée en puissance des programmes d'investissement dans le domaine du très haut débit mobile (LTE) et fixe (FTTH) en France (voir section 2.1.4 Faits marquants), avec notamment 140 millions d'euros investis pour le déploiement de la fibre optique au premier semestre 2013), ii) et de la croissance des investissements capacitaires en Espagne, iii) en partie compensées par le recul des investissements dans le Reste du monde, avec l'achèvement de certains programmes de renouvellement des réseaux d'accès mobiles (notamment en Roumanie et en Slovaquie) ;
  • par l'augmentation de 27 millions d'euros des investissements relatifs aux terminaux loués, aux Livebox et aux équipements installés chez les clients, surtout en France du fait du lancement de la nouvelle gamme Livebox Play en février 2013 (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;
  • et par la hausse de 37 millions d'euros des dépenses d'investissement dans les autres domaines (R&D capitalisée, immobilier et divers).

En sens inverse, la progression de ces dépenses d'investissement est en partie compensée entre les deux périodes, i) par la réduction de 46 millions d'euros des investissements relatifs aux plateformes de service clients, essentiellement en France, et ii) par la diminution de 23 millions d'euros des investissements dans le domaine de l'informatique, principalement en Pologne.

2.2.5.2 Acquisitions de licences de télécommunication

Au premier semestre 2013, les acquisitions de licences de télécommunication s'élèvent à 28 millions d'euros. Au premier semestre 2012, les acquisitions de licences de télécommunication s'élevaient à 915 millions d'euros et comprenaient principalement l'acquisition en France d'un second bloc de fréquences 4G de 10 MHz duplex dans la bande 800 Mhz pour 897 millions d'euros.

2.2.5.3 Investissements financiers

Au premier semestre 2013, les investissements financiers (voir section 2.5.6 Glossaire financier et Tableau des flux de trésorerie consolidés des comptes consolidés) s'élèvent à 75 millions d'euros, et comprennent essentiellement l'acquisition de Dailymotion pour 59 millions d'euros nets de la trésorerie acquise (voir section 2.1.4 Faits marquants).

Au premier semestre 2012, les investissements financiers représentaient 1 508 millions d'euros et correspondaient principalement au montant décaissé par le Groupe au titre de l'acquisition des actions ECMS (hors effet de couverture de change) pour 1 489 millions d'euros.

2.3 ANALYSE PAR SECTEUR OPERATIONNEL

L'EBITDA présenté, l'EBITDA retraité et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

Présentation des secteurs opérationnels

Les secteurs opérationnels sont des composantes du Groupe dont les résultats opérationnels extraits du reporting interne sont revus par le Président-Directeur Général (principal décideur opérationnel) afin de prendre ses décisions sur l'allocation des ressources et mesurer la performance des secteurs.

Les secteurs opérationnels présentés sont les suivants : France, Espagne, Pologne, Reste du monde, Entreprises et Opérateurs Internationaux & Services Partagés (OI & SP), auxquels s'ajoute EE, la co-entreprise avec Deutsche Telekom au Royaume-Uni :

le secteur opérationnel France regroupe les activités de services mobiles et fixes (services fixes, services internet et services aux opérateurs) en France ;

  • le secteur opérationnel Espagne regroupe les activités de services mobiles et fixes (services fixes et services internet) en Espagne ;
  • le secteur opérationnel Pologne regroupe les activités de services mobiles et fixes (services fixes, services internet et services aux opérateurs) en Pologne ;
  • le secteur présenté Reste du monde regroupe les activités de services mobiles et fixes (services fixes, services internet et services aux opérateurs) dans les autres pays d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, à savoir principalement en Belgique, au Botswana, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, en Egypte, en Guinée, en Jordanie, au Kenya, au Luxembourg, à Madagascar, au Mali, en Moldavie, au Niger, en République Dominicaine, en Roumanie, au Sénégal, en Slovaquie et en Suisse (jusqu'au 29 février 2012, date de la cession d'Orange Suisse) ;
  • le secteur opérationnel Entreprises regroupe les solutions et services de communication dédiés aux entreprises en France et dans le monde ;
  • le secteur opérationnel Opérateurs Internationaux & Services Partagés (désigné ci-après "OI & SP") regroupe i) les activités de déploiement du réseau international et longue distance, l'activité de pose et de maintenance des câbles sous-marins ainsi que l'activité de vente et de services aux opérateurs internationaux, et ii) les services partagés qui hébergent les fonctions support et transverses de l'ensemble du Groupe, les nouvelles activités de croissance (Contenus, Audience) ainsi que la marque Orange. Les services partagés sont en grande partie refacturés aux autres secteurs opérationnels à travers des redevances de marque, des prestations de services Groupe et des refacturations spécifiques au cas par cas. Ce secteur opérationnel comprend également la quote-part de résultat relative à la mise en équivalence d'EE au Royaume-Uni.

Les secteurs retenus par le Groupe s'appuient sur leurs ressources propres et peuvent partager certaines ressources, principalement en matière de réseaux, de systèmes d'information, de recherche et développement, et d'autres expertises communes. L'utilisation de ces ressources partagées, fournies principalement par Opérateurs Internationaux & Services Partagés (OI & SP) et par France à Entreprises, est prise en compte dans les résultats sectoriels sur la base, soit des relations contractuelles existantes entre entités juridiques, soit de références externes, soit d'une réallocation des coûts. La fourniture des ressources partagées est comptabilisée en autres produits du secteur prestataire et l'utilisation de ces ressources est imputée parmi les charges incluses dans l'EBITDA présenté du secteur utilisateur. Le coût des ressources partagées peut être affecté par les évolutions des relations contractuelles ou de l'organisation et se répercuter sur les résultats sectoriels présentés sur les différentes périodes.

Voir Informations sectorielles des comptes consolidés.

Données opérationnelles par secteur opérationnel

Le tableau suivant présente, pour le groupe Orange, les principales données opérationnelles (données financières et effectifs) par secteur opérationnel pour i) le premier semestre 2013, ii) le premier semestre 2012 en données à base comparable, et iii) le premier semestre 2012 en données historiques.

(page laissée volontairement en blanc)

Semestres clos le 30 juin France Espagne Pologne
(en millions d'euros)

2013

Chiffre d'affaires 10 084 2 021 1 572
- externe 9 668 2 002 1 555
- inter-secteurs opérationnels 416 19 17
Achats externes (3 640) (1 350) (777)
Autres produits opérationnels 501 47 37
Autres charges opérationnelles (797) (148) (88)
Charges de personnel (2 544) (101) (254)
Résultat de cession - - 1
Coût des restructurations et assimilés (7) - (4)
EBITDA présenté 3 597 469 487
Dotation aux amortissements (1 220) (293) (373)
Perte de valeur des écarts d'acquisition - - -
Perte de valeur des immobilisations (2) - (1)
Résultat des entités mises en équivalence - - -
Résultat d'exploitation 2 375 176 113
CAPEX 1 277 237 204
Licences de télécommunication 5 20 -
Nombre moyen d'employés 75 114 3 835 21 850

2012 - DONNEES A BASE COMPARABLE (1)

Chiffre d'affaires 10 822 1 988 1 720
- externe 10 372 1 969 1 702
- inter-secteurs opérationnels 450 19 18
Achats externes (4 052) (1 326) (852)
Autres produits opérationnels 533 35 71
Autres charges opérationnelles (822) (150) (80)
Charges de personnel (2 554) (92) (260)
Résultat de cession 2 - 3
Coût des restructurations et assimilés (6) - -
EBITDA présenté 3 923 455 602
Dotation aux amortissements (1 168) (450) (390)
Perte de valeur des écarts d'acquisition - - -
Perte de valeur des immobilisations - (1) (2)
Résultat des entités mises en équivalence 1 - -
Résultat d'exploitation 2 756 4 210
CAPEX 1 246 210 212
Licences de télécommunication 898 1 -
Nombre moyen d'employés 76 923 3 061 23 512

2012 - DONNEES HISTORIQUES

Chiffre d'affaires 10 826 1 988 1 694
- externe 10 375 1 969 1 677
- inter-secteurs opérationnels 451 19 17
Achats externes (4 054) (1 326) (845)
Autres produits opérationnels 528 35 70
Autres charges opérationnelles (822) (150) (79)
Charges de personnel (2 489) (92) (252)
Résultat de cession 1 - 3
Coût des restructurations et assimilés (6) - -
EBITDA présenté 3 984 455 591
Dotation aux amortissements (1 170) (450) (383)
Perte de valeur des écarts d'acquisition - - -
Perte de valeur des immobilisations - (1) (2)
Résultat des entités mises en équivalence 1 - 1
Résultat d'exploitation 2 815 4 207
CAPEX 1 246 210 208
Licences de télécommunication 898 1 -
Nombre moyen d'employés 77 821 3 061 23 116

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

Rapport de gestion du 1er semestre 2013 2

Co-entreprise EE
(à 100 %)
Total
Groupe
Eliminations OI & SP Entreprises Reste du
monde
3 773 20 603 (1 078) 830 3 297 3 877
3 773 20 603 - 588 3 102 3 688
- - (1 078) 242 195 189
(2 600) (8 936) 2 385 (1 606) (1 917) (2 031)
22 379 (1 779) 1 428 73 72
(212) (1 052) 472 (67) (124) (300)
(269) (4 650) - (562) (814) (375)
18 94 - 26 5 62
(33) (21) - (3) (6) (1)
699 6 417 - 46 514 1 304
(739) (2 962) - (231) (181) (664)
- (385) - - - (385)
- (3) - - - -
(4) (74) - (68) (2) (4)
(44) 2 993 - (253) 331 251
347 2 455 - 190 149 398
727 28 - - - 3
nc 161 457 - 13 299 21 171 26 188
nd 21 570 (1 107) 814 3 467 3 866
nd 21 570 - 577 3 251 3 699
nd - (1 107) 237 216 167
nd (9 324) 2 483 (1 601) (2 000) (1 976)
nd 561 (1 860) 1 632 81 69
nd (1 331) 484 (404) (131) (228)
nd (4 810) - (719) (825) (360)
nd 11 - 4 - 2
nd (11) - 1 (5) (1)
nd 6 666 - (273) 587 1 372
nd (3 086) - (213) (180) (685)
nd (159) - - - (159)
nd (1) - - - 2
nd (55) - (56) 1 (1)
nd 3 365 - (542) 408 529
nd 2 433 - 132 171 462
nd 915 - - - 16
nd 164 046 - 13 350 21 302 25 898
4 030 21 843 (1 115) 817 3 489 4 144
4 030 21 843 - 577 3 273 3 972
- - (1 115) 240 216 172
(2 823) (9 486) 2 486 (1 602) (2 013) (2 132)
22 563 (1 860) 1 634 81 75
(257) (1 343) 489 (406) (132) (243)
(283) (4 848) - (794) (829) (392)
- 102 - 4 - 94
(18) (11) - 2 (5) (2)
671 6 820 - (345) 591 1 544
(753) (3 114) - (212) (181) (718)
- (159) - - - (159)
- (2) - (1) - 2
- (57) - (59) 1 (1)
(82) 3 488 - (617) 411 668
292 2 460 - 131 172 493
- 915 - - - 16
nc 165 034 - 13 459 21 427 26 150

2.3.1 France

Semestres clos le 30 juin
FRANCE 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Chiffre d'affaires 10 084 10 822 10 826 (6,8)% (6,9)%
EBITDA présenté (2) 3 597 3 923 3 984 (8,3)% (9,7)%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 35,7% 36,3% 36,8%
Résultat d'exploitation 2 375 2 756 2 815 (13,8)% (15,6)%
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires 23,6% 25,5% 26,0%
CAPEX (2) 1 277 1 246 1 246 2,5% 2,5%
CAPEX / Chiffre d'affaires 12,7% 11,5% 11,5%
Nombre moyen d'employés 75 114 76 923 77 821 (2,4)% (3,5)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.3.1.1 Chiffre d'affaires - France

Le chiffre d'affaires de la France s'établit à 10 084 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 6,9 % en données historiques et une baisse de 6,8 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 742 millions d'euros du chiffre d'affaires de la France s'explique par l'évolution organique à base comparable, soit un recul de 738 millions d'euros, légèrement majoré par l'effet de la cession de la société Compagnie Générale d'Imagerie Numérique.

En données à base comparable, la diminution de 738 millions d'euros du chiffre d'affaires de la France résulte i) principalement des baisses tarifaires des terminaisons d'appels mobiles inter-opérateurs, des transmissions de données mobile depuis l'étranger ainsi que des tarifs d'accès internet sur les marchés de gros au profit des opérateurs alternatifs, et ii) de l'intensification de la concurrence exacerbée depuis l'arrivée du 4ème opérateur mobile sur le marché.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait diminué de 4,0 % entre les deux périodes.

Services mobiles en France

Le chiffre d'affaires des Services mobiles (voir section 2.5.6 Glossaire financier) s'établit à 4 289 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 9,8 % en données historiques comme en données à base comparable, représentant un retrait de 468 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires des Services mobiles aurait diminué de 4,5 % en raison de l'effet des baisses de prix liées à la refonte des offres segmentées Sosh, Open et Origami, partiellement compensé par la croissance de la navigation internet et le développement de l'itinérance nationale. À cet égard, l'ARPU mobile (voir section 2.5.6 Glossaire financier) serait en diminution de 6,6 % au 30 juin 2013 par rapport au 30 juin 2012.

La base de clients mobile s'élève à 26,710 millions de clients au 30 juin 2013, soit une hausse de 1,5 % par rapport au premier semestre 2012. Les offres avec forfaits totalisent 20,033 millions de clients, en augmentation de 4,6 % et représentent désormais 75,0 % de la base de clients mobile contre 72,7 % un an auparavant.

La bipolarisation du marché entre des offres à bas coût et des offres à valeur se poursuit, avec le développement rapide des offres en ligne Sosh qui totalisent 1,364 million de clients au 30 juin 2013 et les offres quadruple play Open qui atteignent 3,821 millions de clients à cette même date. Parallèlement, les offres prépayées (6,677 millions de clients au 30 juin 2013) enregistrent un recul de 6,9 % sur un an.

Services fixes en France

Le chiffre d'affaires des Services fixes (voir section 2.5.6 Glossaire financier) s'établit à 5 307 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 4,1 % en données historiques comme en données à base comparable, représentant un retrait de 225 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait diminué de 3,2 % entre les deux périodes.

Services Grand Public

Le chiffre d'affaires des Services Grand Public s'établit à 3 483 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 6,2 % en données historiques comme en données à base comparable, représentant un retrait de 230 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Cette diminution s'explique par la baisse de 13,8 % entre les deux périodes des activités du Réseau Téléphonique Commuté (RTC), qui reflète le recul tendanciel de la téléphonie fixe sous l'effet du développement des services de VoIP et des baisses tarifaires partiellement compensées par la poursuite du développement des services haut débit.

L'évolution annuelle positive de 0,3 % du chiffre d'affaires des services haut débit par rapport au premier semestre 2012 résulte :

  • de la croissance de 2,3 % de la base de clients haut débit fixe, soit 226 000 clients supplémentaires sur un an totalisant 9,975 millions de clients au 30 juin 2013, avec une part de conquête haut et très haut débit de 19,6 % tirée par les performances commerciales des offres Open et par la commercialisation de la Livebox Play (500 000 offres à fin juin 2013) ;
  • d'un ARPU fixe haut débit (voir section 2.5.6 Glossaire financier) en diminution de 2,0 % au 30 juin 2013 par rapport au 30 juin 2012, affecté par la pénétration croissante des offres quadruple play Open bénéficiant d'une partie de la remise tarifaire. Parallèlement, le développement de la TV numérique (5,322 millions de clients au 30 juin 2013) s'accompagne d'une augmentation de la consommation de contenus (VOD, SVOD) compensant la décroissance de la part hors forfait de la VoIP.

Services aux Opérateurs

Le chiffre d'affaires des Services aux opérateurs s'établit à 1 824 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 0,2 % en données historiques comme en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait augmenté de 2,9 % par rapport au premier semestre 2012 et serait lié à la progression de 6,1 % sur un an du nombre de lignes téléphoniques commercialisées auprès des autres opérateurs, soit 12,796 millions de lignes au 30 juin 2013.

2.3.1.2 EBITDA présenté – France

L'EBITDA présenté de la France s'établit à 3 597 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 9,7 % en données historiques et une baisse de 8,3 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, cette diminution de 387 millions d'euros de l'EBITDA présenté intègre i) l'impact défavorable de 50 millions d'euros de la réallocation sur le secteur opérationnel France de la provision relative aux cotisations sociales liées aux risques non communs (notamment de chômage) pour les fonctionnaires d'Orange, comptabilisée en 2012 sur le secteur opérationnel Opérateurs internationaux & Services partagés, ii) l'impact défavorable de 16 millions d'euros de la hausse du forfait social appliquée rétroactivement sur l'ensemble de l'année, au second semestre 2012, et iii) l'évolution organique à base comparable, soit une baisse de 326 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

En données à base comparable, la diminution de 326 millions d'euros de l'EBITDA présenté s'explique principalement par la baisse de 738 millions d'euros du chiffre d'affaires de la France, partiellement compensée par :

  • les 171 millions d'euros d'économies réalisées sur les charges commerciales et achats de contenus en lien avec, d'une part, la politique d'optimisation de l'attribution des subventions de terminaux et des commissions versées, et d'autre part, le développement du marché non subventionné ;
  • la diminution de 152 millions d'euros des achats et reversements aux opérateurs, essentiellement liée à l'effet positif de la baisse des tarifs réglementés sur les charges d'interconnexion ;
  • et les optimisations sur les processus d'intervention et de relation clients se traduisant par 69 millions d'euros d'économies en charges de personnel, en sous-traitance (exploitation et maintenance technique, centres d'appel) et en frais généraux.

2.3.1.3 Résultat d'exploitation - France

Le résultat d'exploitation de la France s'établit à 2 375 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 15,6 % en données historiques et une baisse de 13,8 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 440 millions d'euros du résultat d'exploitation intègre i) l'impact défavorable de 50 millions d'euros de la réallocation sur le secteur opérationnel France de la provision relative aux cotisations sociales liées aux risques non communs (notamment de chômage) pour les fonctionnaires d'Orange, comptabilisée en 2012 sur le secteur opérationnel Opérateurs internationaux & Services partagés, ii) l'impact défavorable de 16 millions d'euros de la hausse du forfait social appliquée rétroactivement sur l'ensemble de l'année, au second semestre 2012, et iii) l'évolution organique à base comparable, soit une baisse de 381 millions d'euros du résultat d'exploitation.

En données à base comparable, la diminution de 381 millions d'euros du résultat d'exploitation s'explique principalement par la baisse de 326 millions d'euros de l'EBITDA présenté et la hausse de 52 millions d'euros de la dotation aux amortissements en lien avec l'accroissement des CAPEX.

2.3.1.4 CAPEX - France

Les CAPEX de la France s'établissent à 1 277 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 2,5 % en données historiques comme en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

La progression de 31 millions d'euros des CAPEX s'explique par une augmentation significative des investissements dans les réseaux, en raison essentiellement de la montée en puissance des programmes d'investissement dans le domaine du très haut débit mobile (LTE) et fixe (FTTH), avec notamment 37 agglomérations (soit 106 villes) couvertes en France avec la technologie 4G en juillet 2013 (voir section 2.1.4 Faits marquants).

2.3.1.5 Informations complémentaires - France

Semestres clos le 30 juin
FRANCE 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Chiffre d'affaires (2) (3) 10 084 10 822 10 826 (6,8)% (6,9)%
Services mobiles 4 289 4 757 4 757 (9,8)% (9,8)%
Ventes d'équipements mobiles 231 248 248 (6,8)% (6,8)%
Services fixes 5 307 5 532 5 532 (4,1)% (4,1)%
Services fixes Grand Public 3 483 3 712 3 712 (6,2)% (6,2)%
Services fixes Opérateurs 1 824 1 820 1 820 0,2% 0,2%
Autres revenus 257 285 289 (10,0)% (11,1)%
Services mobiles
Nombre de clients de la téléphonie mobile (4) (5) 26 710 26 321 26 321 1,5% 1,5%
Nombre de clients avec forfaits 20 033 19 152 19 152 4,6% 4,6%
Nombre de clients avec offres prépayées 6 677 7 169 7 169 (6,9)% (6,9)%
ARPU mobile (en euros) (3) 311 354 354 (12,1)% (12,1)%
AUPU mobile (en minutes) (3) 214 200 200 7,0% 7,0%
Services fixes
Services fixes Grand Public
Nombre de lignes téléphoniques fixes Grand Public (4) (6) 17 442 18 024 18 024 (3,2)% (3,2)%
dont Nombre d'accès ADSL nus 5 894 5 180 5 180 13,8% 13,8%
dont Nombre d'accès FTTH, Satellite et autres 275 154 154 79,2% 79,2%
Nombre de clients fixes haut débit (4) 9 975 9 749 9 749 2,3% 2,3%
Nombre de clients aux services VoIP (4) 8 500 8 183 8 183 3,9% 3,9%
Nombre de clients aux offres IPTV et TV par satellite (4) 5 322 4 703 4 703 13,2% 13,2%
ARPU fixe haut débit (en euros) (3) 34,3 35,0 35,0 (2,0)% (2,0)%
Services fixes Opérateurs
Nombre de lignes téléphoniques fixes Opérateurs (4) 12 796 12 061 12 061 6,1% 6,1%
dont Nombre de lignes en dégroupage total 10 399 9 513 9 513 9,3% 9,3%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) En millions d'euros. Détail du chiffre d'affaires en données contributives (voir section 2.5.6 Glossaire financier).

(3) Voir section 2.5.6 Glossaire financier.

(4) En milliers. En fin de période.

(5) Hors clients des opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO).

(6) Ce chiffre comprend, i) les lignes analogiques standards (hors lignes en dégroupage total) et les canaux Numéris (RNIS), chaque canal Numéris étant comptabilisé comme une ligne, ii) les lignes sans abonnement téléphonique bas débit (ADSL nu) vendues directement par Orange à ses clients Grand Public, et iii) les accès par fibre optique (FTTH), par satellite et autres.

2.3.2 Espagne

Semestres clos le 30 juin
ESPAGNE 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Chiffre d'affaires 2 021 1 988 1 988 1,6% 1,6%
EBITDA présenté (2) 469 455 455 3,1% 3,1%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 23,2% 22,9% 22,9%
Résultat d'exploitation 176 4 4 ns ns
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires 8,7% 0,2% 0,2%
CAPEX (2) 237 210 210 12,9% 12,9%
CAPEX / Chiffre d'affaires 11,7% 10,6% 10,6%
Nombre moyen d'employés 3 835 3 061 3 061 25,3% 25,3%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.3.2.1 Chiffre d'affaires - Espagne

Le chiffre d'affaires de l'Espagne s'établit à 2 021 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 1,6 % en données historiques comme en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

L'augmentation de 33 millions d'euros du chiffre d'affaires de l'Espagne résulte principalement i) de la hausse de 15,4 % des Services fixes, et ii) de la progression de 26,5 % de la vente d'équipements mobiles, tirée par la convergence et les nouvelles offres SIM-only (offres mobiles sans terminal), iii) en partie compensées par la baisse de 3,0 % des Services mobiles.

Cette amélioration s'inscrit dans un contexte de récession économique avec un Produit Intérieur Brut espagnol en recul de 2,0 % et un marché des télécommunications en baisse de 10,1 % pour le premier trimestre 2013 selon les estimations de l'INE (Institut National de la Statistique espagnol).

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait augmenté de 3,9 % entre les deux périodes.

Services mobiles en Espagne

Le chiffre d'affaires des Services mobiles s'établit à 1 485 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 3,0 % en données historiques comme en données à base comparable, représentant un retrait de 45 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait diminué de 0,1 % entre les deux périodes.

La navigation internet continue son développement rapide compensant le déclin des services Voix et SMS.

La base de clients mobile s'établit à 12,238 millions de clients au 30 juin 2013 dont 411 milliers clients de Simyo. La croissance se poursuit dans les forfaits dont le nombre augmente de 9,8 % en comparaison avec le premier semestre 2012, soit 769 milliers de clients supplémentaires, portant le total des abonnés à 8,614 millions au 30 juin 2013. La part des forfaits représente 70,4 % de la base de clients et croît de 3,5 points de pourcentage en comparaison avec le premier semestre 2012. La croissance résulte de la multiplication par 1,5 des utilisateurs de données.

Services fixes en Espagne

Le chiffre d'affaires des Services fixes s'établit à 418 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 15,4 % en données historiques comme en données à base comparable, pour une augmentation de 56 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Cette amélioration est tirée par les services haut débit qui connaissent une hausse de 10,6 %. Le nombre de clients aux services haut débit s'élève à 1,512 million, en augmentation de 14,2 % notamment par l'acquisition nette de nouveaux clients ADSL en croissance de 100,0 % par rapport au premier semestre 2012 résultant d' une bonne performance commerciale.

La base de clients des offres convergentes représente 56,4 % de la base de clients haut débit totale, soit 32 points de pourcentage supplémentaires en un an, grâce au lancement des offres combinées Canguro, associant mobile et ADSL.

2.3.2.2 EBITDA présenté - Espagne

L'EBITDA présenté de l'Espagne s'établit à 469 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 3,1 % en données historiques comme en données à base comparable, représentant une augmentation de 14 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Cette amélioration est principalement due à la hausse de 33 millions d'euros du chiffre d'affaires, partiellement compensée par l'augmentation de 22 millions d'euros des charges commerciales.

2.3.2.3 Résultat d'exploitation - Espagne

Le résultat d'exploitation de l'Espagne s'établit à 176 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une amélioration de 172 millions d'euros en données historiques comme en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

Cette appréciation intègre l'augmentation de 14 millions d'euros de l'EBITDA présenté et surtout la baisse de 157 millions d'euros pour les dotations aux amortissements et les dépréciations, due à la fin de l'amortissement des bases de clients prépayés intervenu en mai 2012.

2.3.2.4 CAPEX - Espagne

Les CAPEX de l'Espagne s'établissent à 237 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 12,9 % en données historiques comme en données à base comparable, représentant une augmentation de 27 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012.

Cette progression dans les CAPEX correspond aux anticipations de croissance des besoins capacitaires, caractérisés par un développement des capacités du réseau et une mise à jour des accès sans fil.

2.3.2.5 Informations complémentaires - Espagne

Semestres clos le 30 juin
ESPAGNE 2013 2012
données à base
comparable (1)
2012
données
historiques
Var. (%)
données à base
comparable (1)
Var. (%)
données
historiques
Chiffre d'affaires (2) (3) 2 021 1 988 1 988 1,6% 1,6%
Services mobiles 1 485 1 530 1 530 (3,0)% (3,0)%
Ventes d'équipements mobiles 110 87 87 26,5% 26,5%
Services fixes 418 362 362 15,4% 15,4%
Autres revenus 8 9 9 (11,3)% (11,3)%
Services mobiles
Nombre de clients de la téléphonie mobile (4) (5) 12 238 11 717 11 717 4,5% 4,5%
Nombre de clients avec forfaits 8 614 7 845 7 845 9,8% 9,8%
Nombre de clients avec offres prépayées 3 624 3 872 3 872 (6,4)% (6,4)%
ARPU mobile (en euros) (3) 249 266 266 (6,4)% (6,4)%
AUPU mobile (en minutes) (3) 166 172 172 (3,5)% (3,5)%
Services fixes
Nombre de clients fixes haut débit (4) 1 512 1 323 1 323 14,2% 14,2%
Nombre de clients aux services VoIP (4) 1 098 849 849 29,3% 29,3%
Nombre de clients aux offres IPTV et TV par Satellite (4) 65 68 68 (3,9)% (3,9)%
ARPU fixe haut débit (en euros) (3) 32,9 32,9 32,9 - -

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) En millions d'euros. Détail du chiffre d'affaires en données contributives (voir section 2.5.6 Glossaire financier).

(3) Voir section 2.5.6 Glossaire financier.

(4) En milliers. En fin de période. (5) Hors clients des opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO).

2.3.3 Pologne

Semestres clos le 30 juin
POLOGNE 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Chiffre d'affaires 1 572 1 720 1 694 (8,6)% (7,2)%
EBITDA présenté (2) 487 602 591 (19,0)% (17,6)%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 31,0% 35,0% 34,9%
Résultat d'exploitation 113 210 207 (46,3)% (45,5)%
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires 7,2% 12,2% 12,2%
CAPEX (2) 204 212 208 (3,8)% (1,9)%
CAPEX / Chiffre d'affaires 13,0% 12,3% 12,3%
Nombre moyen d'employés 21 850 23 512 23 116 (7,1)% (5,5)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.3.3.1 Chiffre d'affaires - Pologne

Le chiffre d'affaires de la Pologne s'établit à 1 572 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 7,2 % en données historiques et une baisse de 8,6 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 122 millions d'euros du chiffre d'affaires de la Pologne intègre i) l'impact positif des variations de change représentant 26 millions d'euros, ii) partiellement compensé par l'évolution organique à base comparable, soit un retrait de 148 millions d'euros du chiffre d'affaires.

En données à base comparable, la diminution de 148 millions d'euros du chiffre d'affaires de la Pologne est partiellement compensée par la croissance des services fixes haut débit et par le trafic accru des données.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires de la Pologne aurait diminué de 4,5 % entre les deux périodes.

Services mobiles en Pologne

Le chiffre d'affaires des Services mobiles s'établit à 747 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 7,2 % en données historiques et une baisse de 10,3 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 58 millions d'euros du chiffre d'affaires des Services mobiles intègre l'impact positif des variations de périmètre et autres variations, soit 15 millions d'euros, ainsi que l'impact positif des variations de change, soit 13 millions d'euros, compensés par l'évolution organique à base comparable, soit une baisse de 86 millions d'euros du chiffre d'affaires des Services mobiles.

En données à base comparable, la diminution du chiffre d'affaires des Services mobiles s'établit à 86 millions d'euros.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires des Services mobiles aurait connu une baisse de 2,8 %, liée principalement à la baisse des prix des services sortants Voix.

La base de clients mobile au 30 juin 2013 est de 14,947 millions de clients, en croissance de 1,3 % par rapport au premier semestre 2012, entrainée par la hausse de 2,0 % sur la même période des offres prépayées comptant 7,977 millions de clients. Les offres multiplay Open atteignent 125 000 clients et la nouvelle marque nju.mobile totalise 80 000 clients au premier semestre 2013.

Services fixes en Pologne

Le chiffre d'affaires des Services fixes s'établit à 734 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 8,0 % en données historiques et une baisse de 9,4 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 64 millions d'euros du chiffre d'affaires des Services fixes intègre l'impact positif des variations de change, soit 12 millions d'euros, compensé par l'évolution organique à base comparable, soit une diminution de 76 millions d'euros du chiffre d'affaires des Services fixes.

En données à base comparable, la diminution de 76 millions d'euros du chiffre d'affaires des Services fixes reflète la tendance baissière des services bas débit, en retrait de 17,0 %.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires des Services fixes aurait diminué de 8,3 % entre les deux périodes.

En données à base comparable, le chiffre d'affaires des services haut débit croissent de 8,1 %, tirés par la hausse de l'ARPU mobile en raison de l'évolution des offres multiplay.

Le nombre de clients aux services de VoIP enregistre une forte croissance de 68,9 % par rapport au premier semestre 2012 et totalise 465 000 clients. Plus modérément, le nombre de clients TV augmente de 3,3 % et atteint 699 000 clients au 30 juin 2013. En revanche, le nombre de clients haut débit enregistre un léger recul de 1,2 % et totalise 2,317 millions de clients au premier semestre 2013.

2.3.3.2 EBITDA présenté - Pologne

L'EBITDA présenté de la Pologne s'établit à 487 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 17,6 % en données historiques et une baisse de 19,0 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 104 millions d'euros de l'EBITDA présenté intègre l'impact positif des variations de change, soit 9 millions d'euros, compensé par l'évolution organique à base comparable, soit un recul de 115 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

En données à base comparable, la diminution de 115 millions d'euros de l'EBITDA présenté s'explique i) par le recul de 148 millions d'euros du chiffre d'affaires, et ii) par la hausse de 12 millions d'euros des autres consommations externes, iii) partiellement compensés par la diminution de 58 millions d'euros des charges d'interconnexion résultant de la baisse des tarifs réglementés.

2.3.3.3 Résultat d'exploitation - Pologne

Le résultat d'exploitation de la Pologne s'établit à 113 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 45,5 % en données historiques et une baisse de 46,3 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la réduction de 94 millions d'euros du résultat d'exploitation intègre l'impact positif des variations de change, soit 3 millions d'euros, compensé par l'évolution organique à base comparable, soit un retrait de 97 millions d'euros du résultat d'exploitation.

En données à base comparable, la diminution de 97 millions d'euros du résultat d'exploitation résulte de la baisse de 115 millions d'euros de l'EBITDA présenté, partiellement compensée par la diminution de 17 millions d'euros de la dotation aux amortissements.

2.3.3.4 CAPEX - Pologne

Les CAPEX de la Pologne s'établissent à 204 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 1,9 % en données historiques et une baisse de 3,8 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 4 millions d'euros des CAPEX, intègre l'impact favorable des variations de change, soit 3 millions d'euros, compensé par l'évolution organique à base comparable, soit un retrait de 8 millions d'euros des CAPEX.

En données à base comparable, la diminution de 8 millions d'euros des CAPEX s'explique principalement par l'optimisation des coûts informatiques et le lancement de la plateforme New TV au premier semestre 2012. Ces effets sont compensés partiellement par la montée en puissance du programme de partage du réseau mobile.

2.3.3.5 Informations complémentaires - Pologne

Semestres clos le 30 juin
POLOGNE 2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
comparable (1) historiques comparable (1) historiques
Chiffre d'affaires (2) (3) 1 572 1 720 1 694 (8,6)% (7,2)%
Services mobiles 747 833 805 (10,3)% (7,2)%
Ventes d'équipements mobiles 18 17 16 5,3% 6,9%
Services fixes 734 811 798 (9,4)% (8,0)%
Autres revenus 73 59 75 22,5% (1,9)%
Services mobiles
Nombre de clients de la téléphonie mobile (4) (5) 14 947 14 757 14 757 1,3% 1,3%
Nombre de clients avec forfaits 6 970 6 937 6 937 0,5% 0,5%
Nombre de clients avec offres prépayées 7 977 7 820 7 820 2,0% 2,0%
ARPU mobile (en zlotys) (3) 444 487 487 (8,8)% (8,8)%
AUPU mobile (en minutes) (3) 163 166 166 (1,8)% (1,8)%
Services fixes
Nombre total de lignes téléphoniques fixes (4) 6 010 6 840 6 840 (12,1)% (12,1)%
Nombre de clients fixes haut débit (4) 2 317 2 344 2 344 (1,2)% (1,2)%
Nombre de clients aux services VoIP (4) 465 275 275 68,9% 68,9%
Nombre de clients aux offres IPTV et TV par satellite (4) 699 677 677 3,3% 3,3%
ARPU fixe haut débit (en zlotys) (3) 58,6 55,1 55,1 6,4% 6,4%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) En millions d'euros. Détail du chiffre d'affaires en données contributives (voir section 2.5.6 Glossaire financier).

(3) Voir section 2.5.6 Glossaire financier.

(4) En milliers. En fin de période. (5) Hors clients des opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO).

2.3.4 Reste du monde

Semestres clos le 30 juin
RESTE DU MONDE 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(en millions d'euros) données à base
comparable (1)
données
historiques
données à base
comparable (1)
données
historiques
Chiffre d'affaires 3 877 3 866 4 144 0,3% (6,4)%
EBITDA présenté (2) 1 304 1 372 1 544 (4,9)% (15,5)%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 33,6% 35,5% 37,3%
Résultat d'exploitation 251 529 668 (52,5)% (62,4)%
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires 6,5% 13,7% 16,1%
CAPEX (2) 398 462 493 (13,8)% (19,2)%
CAPEX / Chiffre d'affaires 10,3% 12,0% 11,9%
Nombre moyen d'employés 26 188 25 898 26 150 1,1% 0,1%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

La section suivante présente un focus particulier sur la situation du Groupe en Egypte.

Egypte

Le taux de croissance du PIB en Egypte est estimé à 2,2 % pour l'année 2013, supérieur de 0,2 point de pourcentage par rapport à l'année 2012 selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI) parues en avril 2013. Le pays est encore impacté par l'instabilité politique et économique incluant un taux de chômage important, une forte inflation, des disparités de revenus et des troubles sociaux.

Le marché des télécommunications continue d'être lourdement affecté par les conditions économiques générales et la pression concurrentielle entrainant les revenus des opérateurs de télécommunication vers le bas. Les acteurs du marché de la téléphonie souffrent également de la pression fiscale, de l'inflation gonflant les dépenses, de la dévaluation de la livre égyptienne et du manque de devises étrangères.

Mobinil fait des efforts notables pour s'adapter à un marché difficile et incertain ainsi que pour préserver ses marges. En données à base comparable, entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013 :

  • le chiffre d'affaires en Egypte augmente de 19 millions d'euros, soit 3,3 %, et reflète principalement :
  • la hausse de 3,3 % de la base de clients soit 1,08 million de clients supplémentaires au 30 juin 2013. La croissance de la base de clients a sensiblement ralenti au premier semestre 2013 en raison de la hausse des prix des cartes SIM en février et en mars. Entre les deux périodes, l'utilisation continue à croître, avec une hausse de l'AUPU mobile de 18,7 %, soit 38 minutes supplémentaires, due aux offres d'abondance. Par ailleurs, l'ARPU mobile reste stable en données à base comparable ;

  • la hausse des revenus sur le trafic international ;

  • et l'activité haut débit, portée par LinkDotnet ;
  • l'EBITDA présenté en Egypte diminue de 24 millions d'euros. Le ratio d'EBITDA présenté sur chiffre d'affaires s'établit à 27,8 % au premier semestre 2013, soit 5,2 points de pourcentage de moins qu'au premier semestre 2012. Cette diminution s'explique principalement par une hausse des charges opérationnelles de 43 millions d'euros entre les deux périodes, intégrant une augmentation des coûts de réseaux liée à la hausse du trafic et un effet négatif de la dévaluation de la livre égyptienne (certaines prestations étant indexées en devises étrangères), partiellement compensée par l'augmentation de 19 millions d'euros du chiffre d'affaires ;
  • le résultat d'exploitation en Egypte se dégrade de 21 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012 et s'explique par la détérioration de l'EBITDA présenté de 24 millions d'euros ;
  • les CAPEX en Egypte reculent de 14 millions d'euros du fait du ralentissement du déploiement des projets et d'un manque de devises étrangères.

2.3.4.1 Chiffre d'affaires - Reste du monde

Le chiffre d'affaires du Reste du monde s'établit à 3 877 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 6,4 % en données historiques et une hausse de 0,3 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 267 millions d'euros du chiffre d'affaires du Reste du monde intègre un impact défavorable de 113 millions d'euros des variations de change dont 82 millions d'euros attribuables à l'Egypte et un impact défavorable de 165 millions d'euros des variations de périmètre dont 168 millions d'euros relatifs à la cession de la Suisse.

En données à base comparable, l'augmentation du chiffre d'affaires du Reste du monde représente une hausse de 11 millions d'euros.

Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait augmenté de 2,4 % entre les deux périodes.

Par zone géographique et en données à base comparable, la croissance du chiffre d'affaires du Reste du monde entre le premier semestre 2013 et le premier semestre 2012, reflète principalement les situations suivantes :

  • en Afrique et au Moyen Orient, le chiffre d'affaires est en augmentation de 71 millions d'euros, soit une hausse de 3,7 % (ou une hausse de 4,0 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés) et intègre principalement les croissances respectives de 25 millions d'euros au Sénégal (7,4 %) et en Côte d'Ivoire (9,0 %), de 19 millions d'euros en Egypte (3,3 %) et de 18 millions d'euros en Guinée (39,9 %) ;
  • en Europe, le chiffre d'affaires est en diminution de 62 millions d'euros, soit une baisse de 3,7 %. Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires aurait connu une hausse limitée de 0,6 %, due à la croissance soutenue de la navigation internet mobile et à la hausse des ventes de terminaux, partiellement compensées par les baisses de prix liées à la refonte des offres de services mobiles. Le chiffre d'affaires des services mobiles de la Belgique est en recul de 9,9 % (ou en baisse de 5,0 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés), après un retrait de 4,1 % (ou un retrait de 0,7 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés) au premier semestre 2012 ; en Roumanie, le chiffre d'affaires des services mobiles est en recul de 3,8 % (mais aurait été en hausse de 1,4 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés) ; en Slovaquie, la baisse se poursuit avec une détérioration du chiffre d'affaires des services mobiles de 10,4 % (qui aurait été limitée à 5,3 % hors effet de la baisse des tarifs réglementés).

La base de clients mobile de la zone Europe comptabilise 19,668 millions de clients au 30 juin 2013, en hausse de 0,9 % par rapport au premier semestre 2012 hors effet de la cession d'Orange Austria (voir section 2.1.4 Faits marquants), grâce à la progression de 3,3 % des offres avec forfaits (principalement en Roumanie), soit 324 000 clients supplémentaires.

2.3.4.2 EBITDA présenté - Reste du monde

L'EBITDA présenté du Reste du monde s'établit à 1 304 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 15,5 % en données historiques et une baisse de 4,9 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 240 millions d'euros de l'EBITDA présenté s'explique principalement i) par l'impact défavorable des variations de périmètre et autres variations, soit 136 millions d'euros, relatif à la cession d'Orange Suisse le 29 février 2012, ii) par l'effet négatif des variations de change, soit 36 millions d'euros, essentiellement lié à l'évolution de la livre égyptienne, et iii) par l'évolution organique à base comparable, soit une baisse de 68 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

En données à base comparable, la diminution de 68 millions d'euros de l'EBITDA présenté s'explique essentiellement i) par la hausse des charges commerciales, notamment en Belgique et en Roumanie, ii) par l'effet négatif des reprises de provision relatives au service universel enregistrées au premier semestre 2012 en Belgique et en Slovaquie, et ii) par l'augmentation des achats externes en Egypte, négativement impactée par les variations de change et l'inflation.

2.3.4.3 Résultat d'exploitation - Reste du monde

Le résultat d'exploitation du Reste du monde s'établit à 251 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 62,4 % en données historiques et une baisse de 52,5 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 417 millions d'euros du résultat d'exploitation s'explique i) par l'impact défavorable des variations de périmètre et autre variations, soit 136 millions d'euros relatif à la cession d'Orange Suisse le 29 février 2012, et ii) en grande partie, par l'évolution organique à base comparable, soit un recul de 278 millions d'euros du résultat d'exploitation.

En données à base comparable, la diminution de 278 millions d'euros du résultat d'exploitation s'explique principalement :

  • par l'augmentation de 226 millions d'euros de la perte de valeur des écarts d'acquisition (voir note 5 de l'annexe aux comptes consolidés), avec une dépréciation de 385 millions d'euros au premier semestre 2013 relative à la Belgique (qui reflète les effets sur les flux de trésorerie attendus de la performance à court et moyen terme dans un contexte de concurrence accrue : baisse généralisée des tarifs de tous les acteurs du marché), contre une dépréciation de 159 millions d'euros au premier semestre 2012 relative à la Roumanie (qui reflétait la poursuite de la dégradation de la situation économique du pays sur les flux de trésorerie attendus) ;
  • et par le retrait de 68 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

2.3.4.4 CAPEX - Reste du monde

Les CAPEX du Reste du monde s'établissent à 398 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 19,2 % en données historiques et une baisse de 13,8 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 95 millions d'euros des CAPEX s'explique par l'impact défavorable des variations de change soit 16 millions d'euros et l'impact négatif des variations de périmètre et autres variations, soit 15 millions d'euros et surtout par l'évolution organique des CAPEX à base comparable en retrait de 64 millions d'euros.

En données à base comparable, la diminution de 64 millions d'euros des CAPEX résulte principalement i) du recul de 14 millions d'euros des CAPEX en Roumanie, du fait de l'achèvement en 2012 du programme d'extension de la couverture du réseau dans les zones rurales, ii) de la baisse de 12 millions d'euros des CAPEX en Slovaquie, liée à la fin du programme de renouvellement du réseau 2G en 2012, et iii) de la réduction de 14 millions d'euros des CAPEX en Egypte (cf. section Egypte ci-dessus).

2.3.4.5 Informations complémentaires - Reste du monde

Semestres clos le 30 juin
RESTE DU MONDE 2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
comparable (1) historiques comparable (1) historiques
Chiffre d'affaires (2) 3 877 3 866 4 144 0,3% (6,4)%
Europe 1 612 1 674 1 843 (3,7)% (12,5)%
dont Belgique 726 774 774 (6,2)% (6,2)%
dont Roumanie 449 452 448 (0,6)% 0,3%
Afrique et Moyen-Orient 1 995 1 924 2 019 3,7% (1,2)%
dont Egypte 587 568 650 3,3% (9,6)%
Autres 279 275 290 1,6% (3,7)%
dont République Dominicaine 220 210 224 4,5% (1,8)%
Eliminations (9) (7) (8) 22,5% 16,7%
Services mobiles
Nombre de clients de la téléphonie mobile (3) (4) 107 090 99 237 100 017 7,9% 7,1%
Nombre de clients avec forfaits 16 494 13 244 13 750 24,5% 20,0%
Nombre de clients avec offres prépayées 90 596 85 992 86 267 5,4% 5,0%
Nombre de clients de la téléphonie mobile (3) (4) 107 090 99 237 100 017 7,9% 7,1%
Europe 19 668 19 501 20 281 0,9% (3,0)%
dont Belgique 3 917 3 979 3 979 (1,6)% (1,6)%
dont Roumanie 10 200 10 046 10 046 1,5% 1,5%
Afrique et Moyen-Orient 84 036 76 562 76 562 9,8% 9,8%
dont Egypte 33 472 32 392 32 392 3,3% 3,3%
Autres 3 386 3 174 3 174 6,7% 6,7%
dont République Dominicaine 3 361 3 132 3 132 7,3% 7,3%
Services fixes
Nombre total de lignes téléphoniques fixes (3) 2 021 2 102 2 102 (3,9)% (3,9)%
Europe 681 682 682 (0,1)% (0,1)%
Afrique et Moyen-Orient 1 336 1 414 1 414 (5,5)% (5,5)%
Autres 4 6 6 (33,3)% (33,3)%
Nombre de clients fixes haut débit (3) 951 904 904 5,2% 5,2%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) En millions d'euros.

(3) En milliers. En fin de période. (4) Hors clients des opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO).

2.3.5 Entreprises

Semestres clos le 30 juin
ENTREPRISES 2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
(en millions d'euros) comparable (1) historiques comparable (1) historiques
Chiffre d'affaires 3 297 3 467 3 489 (4,9)% (5,5)%
EBITDA présenté (2) 514 587 591 (12,5)% (13,0)%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 15,6% 16,9% 16,9%
Résultat d'exploitation 331 408 411 (19,0)% (19,5)%
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires 10,0% 11,8% 11,8%
CAPEX (2) 149 171 172 (12,7)% (13,2)%
CAPEX / Chiffre d'affaires 4,5% 4,9% 4,9%
Nombre moyen d'employés 21 171 21 302 21 427 (0,6)% (1,2)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.3.5.1 Chiffre d'affaires - Entreprises

Le chiffre d'affaires d'Entreprises s'établit à 3 297 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 5,5 % en données historiques et une baisse de 4,9 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 192 millions d'euros du chiffre d'affaires d'Entreprises s'explique i) par l'impact négatif des variations de change, soit 8 millions d'euros, ii) par l'impact défavorable des variations de périmètre, soit 14 millions d'euros, et iii) par l'évolution organique à base comparable, soit un recul de 170 millions d'euros du chiffre d'affaires.

En données à base comparable, la diminution de 170 millions d'euros du chiffre d'affaires d'Entreprises reflète la pression accrue sur les prix et le contexte économique européen de plus en plus difficile.

Réseaux d'entreprises historiques

Les réseaux d'entreprises historiques comprennent les produits et solutions qu'Orange Business Service continue à fournir à ses clients afin d'assurer la continuité de leurs opérations et d'opérer leur migration vers des solutions plus récentes. Ils incluent les offres historiques de téléphonie et de services de données comme les accès PSTN, le Frame Relay, Transrel, les liaisons louées en bas débit et certains services de relations clients.

Le chiffre d'affaires des Réseaux d'entreprises historiques s'établit à 871 millions d'euros, soit une baisse de 13,4 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

L'effet des baisses de prix s'est poursuivi au premier semestre 2013, parallèlement au recul tendanciel de la téléphonie fixe et des services de données historiques, et à la continuité de la migration vers des solutions IP.

Réseaux d'entreprises classiques

Les réseaux d'entreprises classiques comprennent les produits et solutions ayant atteint une certaine maturité, tels que l'IP-VPN, certains produits d'infrastructure comme les accès haut débit et les liaisons à très haut débit, la télédiffusion et les offres de Nomadisme Business Everywhere.

Le chiffre d'affaires des Réseaux d'entreprises classiques s'établit à 1 377 millions d'euros, soit une baisse de 0,7 % en données à base comparable entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, contre une progression de 1,4 % en données à base comparable entre le premier semestre 2011 et le premier semestre 2012.

Le premier semestre 2013 est marqué par le ralentissement de la croissance de l'IPVPN, limitée à 1,3 %, lié aux baisses de prix que compense partiellement la montée en débit. Parallèlement, la télédiffusion est en baisse de 2,0 % et les offres de Nomadisme de 23,4 %, essentiellement du fait de la migration vers d'autres solutions internes au Groupe.

Réseaux d'entreprises en croissance

Les réseaux d'entreprises en croissance comprennent les offres de VoIP, les services de l'image, et les infrastructures de données telles que l'accès par satellite, le Wifi et la fibre optique.

Le chiffre d'affaires des Réseaux d'entreprises en croissance s'établit à 205 millions d'euros, soit une progression de 4,6 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

Cette amélioration est tirée principalement par la progression de 5,9 % de la VoIP et celle de 4,5 % de l'accès par satellite.

Services

Les activités de services d'Orange Business Service incluent les services de plateforme (gestion de la relation client, messagerie, hébergement, solutions de sécurité, management des applications d'infrastructure, cloud computing, machine to machine), les services collaboratifs (conseil, intégration, gestion de projet) et les ventes d'équipements liées aux services d'intégration.

Le chiffre d'affaires des activités de Services s'établit à 844 millions d'euros, soit une diminution de 3,8 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

Les reculs respectifs de 12,6 % des services d'intégration, de 17 % du management de projet et de 8,7 % du management des infrastructures d'application s'expliquent par un contexte économique difficile particulièrement en Europe, touchant les entreprises clientes, se traduisant par des baisses de prix, des volumes revues en baisse et des reports de projets. A l'inverse, les solutions de sécurité affichent une hausse de 23,0 %.

2.3.5.2 EBITDA présenté - Entreprises

L'EBITDA présenté d'Entreprises s'établit à 514 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 13,0 % en données historiques et une baisse de 12,5 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, la diminution de 77 millions d'euros de l'EBITDA présenté s'explique essentiellement par l'évolution organique à base comparable soit un retrait de 73 millions d'euros.

En données à base comparable, la diminution de 73 millions d'euros de l'EBITDA présenté s'explique essentiellement par la baisse de 170 millions d'euros du chiffre d'affaires, partiellement compensée i) par la baisse de 61 millions d'euros des achats et reversements aux opérateurs, en lien avec l'amélioration de la profitabilité à l'international et la diminution du volume d'activité des réseaux de données historiques, ii) par la diminution de 13 millions d'euros des charges commerciales, et iii) par la baisse de 10 millions d'euros des charges de personnel.

2.3.5.3 Résultat d'exploitation - Entreprises

Le résultat d'exploitation d'Entreprises s'établit à 331 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 19,5 % en données historiques et une baisse de 19,0 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques la diminution du résultat d'exploitation est de 80 millions d'euros, proche de celle en données à base comparable de 77 millions d'euros qui s'explique essentiellement par la baisse de 73 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

2.3.5.4 CAPEX - Entreprises

Les CAPEX d'Entreprises s'établissent à 149 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une baisse de 13,2 % en données historiques et de 12,7 % en données à base comparable, soit un retrait respectivement égal à 23 millions d'euros et 22 millions d'euros par rapport au premier semestre 2012 lié à l'adaptation des investissements à l'activité.

2.3.5.5 Informations complémentaires - Entreprises

Semestres clos le 30 juin
ENTREPRISES 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
données à base données données à base données
comparable (1) historiques comparable (1) historiques
Chiffre d'affaires (2) 3 297 3 467 3 489 (4,9)% (5,5)%
Réseaux d'entreprise historiques 871 1 007 969 (13,4)% (10,0)%
Réseaux d'entreprise classiques 1 377 1 386 1 434 (0,7)% (4,0)%
Réseaux d'entreprise en croissance 205 196 197 4,6% 4,2%
Services 844 878 889 (3,8)% (5,1)%
(3)
Nombre de lignes téléphoniques Entreprises en France
3 516 3 833 3 833 (8,3)% (8,3)%
Nombre d'accès IP-VPN dans le monde (4) 327 322 322 1,7% 1,7%
dont Nombre d'accès IP-VPN en France 283 277 277 2,3% 2,3%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) En millions d'euros. Détail du chiffre d'affaires en données contributives (voir section 2.5.6 Glossaire financier).

(3) En milliers. En fin de période. Ce chiffre comprend les lignes analogiques standards (hors lignes en dégroupage total) et les canaux Numéris (RNIS), chaque canal Numéris étant comptabilisé comme une ligne.

(4) En milliers. En fin de période. Accès des clients externes au groupe Orange, hors marché des opérateurs.

2.3.6 Opérateurs internationaux & Services partagés

Semestres clos le 30 juin
OPERATEURS INTERNATIONAUX & SERVICES PARTAGES 2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
(en millions d'euros) comparable (1) historiques comparable (1) historiques
Chiffre d'affaires 830 814 817 2,0% 1,7%
EBITDA présenté (2) 46 (273) (345) na na
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 5,5% (33,6)% (42,2)%
Résultat d'exploitation (253) (542) (617) 53,4% 58,9%
Résultat d'exploitation / Chiffre d'affaires (30,4)% (66,6)% (75,3)%
CAPEX (2) 190 132 131 43,5% 44,1%
CAPEX / Chiffre d'affaires 22,7% 16,1% 16,0%
Nombre moyen d'employés 13 299 13 350 13 459 (0,4)% (1,2)%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.3.6.1 Chiffre d'affaires - Opérateurs internationaux & Services partagés

Au premier semestre 2013, le chiffre d'affaires d'Opérateurs internationaux & Services partagés s'établit à 830 millions d'euros, dont 588 millions d'euros réalisés hors du Groupe, soit une hausse de 1,7 % en données historiques et une hausse de 2,0 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, l'augmentation de 13 millions d'euros du chiffre d'affaires d'Opérateurs internationaux & Services partagés intègre i) l'impact défavorable des variations de périmètre et autres variations, soit 2 millions d'euros, ii) compensé par l'évolution organique à base comparable, soit une hausse de 16 millions d'euros du chiffre d'affaires.

En données à base comparable, l'augmentation de 2,0 % du chiffre d'affaires d'Opérateurs internationaux & Services partagés reflète la hausse de 15,3 % du chiffre d'affaires des Services partagés, en partie contrebalancée par la baisse limitée de 0,2 % du chiffre d'affaires des Opérateurs internationaux.

2.3.6.2 EBITDA présenté - Opérateurs internationaux & Services partagés

L'EBITDA présenté d'Opérateurs internationaux & Services partagés s'établit à 46 millions d'euros au premier semestre 2013, contre un EBITDA présenté négatif de 345 millions d'euros en données historiques et un EBITDA présenté négatif de 273 millions d'euros en données à base comparable au premier semestre 2012.

En données historiques, l'amélioration de 391 millions d'euros de l'EBITDA présenté d'Opérateurs internationaux & Services partagés par rapport au premier semestre 2012 résulte i) de l'impact favorable des variations de périmètre et autres variations soit 71 millions d'euros, essentiellement dû à la réallocation sur le secteur opérationnel France de la provision de 54 millions d'euros pour litige relative aux cotisations sociales liées aux risques non communs (notamment de chômage) pour les fonctionnaires d'Orange, comptabilisée en 2012 sur le secteur opérationnel Opérateurs internationaux & Services partagés, et ii) de l'évolution organique à base comparable, soit une augmentation de 319 millions d'euros de l'EBITDA présenté.

En données à base comparable, l'amélioration de 319 millions d'euros de l'EBITDA présenté d'Opérateurs internationaux & Service partagés par rapport au premier semestre 2012 s'explique essentiellement :

  • par la diminution de 148 millions d'euros de la charge relative au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France, avec une charge de 10 millions d'euros au premier semestre 2013, contre une charge de 158 millions d'euros au premier semestre 2012 ;
  • par la comptabilisation au premier semestre 2012 d'une indemnité de 116 millions d'euros (droits d'enregistrement inclus) correspondant à l'indemnité à verser à OTMT pour le transfert à Orange du contrat de services entre OTMT et ECMS ;
  • et par la comptabilisation au premier semestre 2013 du crédit d'impôt compétitivité emploi, représentant 31 millions d'euros pour le semestre.

2.3.6.3 Résultat d'exploitation - Opérateurs internationaux & Services partagés

Le résultat d'exploitation d'Opérateurs internationaux & Services partagés est une perte de 253 millions d'euros, soit une amélioration de 58,9 % en données historiques et une amélioration de 53,4 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

En données historiques, l'amélioration de 364 millions d'euros du résultat d'exploitation s'explique i) par l'impact favorable des variations de périmètre et autres variations, soit 72 millions d'euros, essentiellement dû à la réallocation sur le secteur opérationnel France de la provision de 54 millions d'euros pour litige relative aux cotisations sociales liées aux risques non communs (notamment de chômage) pour les fonctionnaires d'Orange, comptabilisée en 2012 sur le secteur opérationnel Opérateurs internationaux & Services partagés, et ii) par l'évolution organique à base comparable, soit une amélioration de 289 millions d'euros du résultat d'exploitation.

En données à base comparable, l'amélioration de 289 millions d'euros du résultat d'exploitation résulte principalement de l'amélioration de 319 millions d'euros de l'EBITDA présenté, en partie contrebalancée par l'augmentation de 18 millions d'euros de la dotation aux amortissements et par la dégradation de 12 millions d'euros du résultat des entités mises en équivalence.

Des informations relatives aux activités d'EE (principaux indicateurs financiers et opérationnels) sont fournies dans la section 2.3.7 Informations complémentaires relatives aux activités d'Everything Everywhere (EE).

2.3.6.4 CAPEX - Opérateurs internationaux & Services partagés

Les CAPEX d'Opérateurs internationaux & Services partagés s'établissent à 190 millions d'euros au premier semestre 2013, soit une hausse de 44,1 % en données historiques et de 43,5 % en données à base comparable par rapport au premier semestre 2012.

2.3.6.5 Informations complémentaires - Opérateurs internationaux & Services partagés

Semestres clos le 30 juin
OPERATEURS INTERNATIONAUX & SERVICES PARTAGES 2013 2012
données à base
comparable (1)
2012
données
historiques
Var. (%)
données à base
comparable (1)
Var. (%)
données
historiques
Chiffre d'affaires (2) 830 814 817 2,0% 1,7%
Opérateurs internationaux 694 696 696 (0,2)% (0,2)%
Services partagés 136 118 121 15,3% 12,6%

(1) Voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable.

(2) En millions d'euros. Détail du chiffre d'affaires en données contributives (voir section 2.5.6 Glossaire financier).

2.3.7 Informations complémentaires relatives aux activités d'Everything Everywhere (EE)

EE regroupe les activités de services mobiles et fixes (services internet) de la co-entreprise entre Orange et T-Mobile au Royaume-Uni. Détenue par Orange et Deutsche Telekom à hauteur de 50 % chacun, la co-entreprise EE est consolidée selon la méthode de la mise en équivalence. La quote-part de résultat relative à la mise en équivalence d'EE au Royaume-Uni est comptabilisée dans le secteur opérationnel Opérateurs Internationaux & Services Partagés (OI & SP).

Les données présentées ci-dessous sont les données d'EE à 100 % en livres sterling.

Semestres clos le 30 juin
EE 2013 2012
données à base
2012
données
Var. (%)
données à base
Var. (%)
données
(à 100 % et en millions de livres sterling) comparable historiques comparable historiques
Chiffre d'affaires 3 211 nd 3 314 nd (3,1)%
EBITDA présenté (1) 595 nd 551 nd 8,0%
EBITDA présenté / Chiffre d'affaires 18,5% nd 16,6%
CAPEX (1) (2) 295 nd 245 nd 20,4%
CAPEX / Chiffre d'affaires 9,2% nd 7,4%

(1) L'EBITDA présenté et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour

lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

(2) Y compris investissements financés par location-financement.

En données historiques, le chiffre d'affaires d'EE décroît de 3,1 % entre le premier semestre 2012 et le premier semestre 2013, affecté par l'effet négatif de la baisse des tarifs réglementés. Hors effet de la baisse des tarifs réglementés, le chiffre d'affaires des Services mobiles aurait connu une diminution limitée à 0,2 % entre les deux périodes. Entre le 30 juin 2012 et le 30 juin 2013, le nombre de clients avec forfaits augmente de 833 milliers, soit une hausse de 6,3 %. Cette croissance s'est également traduite par une proportion croissante du nombre de clients avec forfaits par rapport au nombre total de clients, qui s'établit à 55,3 % au 30 juin 2013, contre 49,9 % au 30 juin 2012. Le nombre de clients avec offres prépayées diminue de 1 873 milliers entre les deux dates.

L'EBITDA présenté s'établit à 595 millions de livres sterling au premier semestre 2013 et augmente de 8,0 % par rapport au premier semestre 2012 en données historiques, malgré l'impact des coûts de restructuration.

L'EBITDA ajusté (EBITDA présenté hors coûts de restructuration, redevances de marque et rémunération de gestion) s'établit à 734 millions de livres sterling au premier semestre 2013 et augmente de 9,1 % par rapport au premier semestre 2012 en données historiques.

Au premier semestre 2013, EE a versé 189 millions de livres sterling de dividendes à ses actionnaires, Orange et Deutsche Telekom.

Semestres clos le 30 juin
EE 2013 2012 2012 Var. (%) Var. (%)
(à 100 %) données à base
comparable
données
historiques
données à base
comparable
données
historiques
Chiffre d'affaires (1) 3 211 nd 3 314 nd (3,1)%
Chiffre d'affaires des services mobiles (1) 2 843 nd 2 989 nd (4,9)%
Services mobiles
Nombre de clients de la téléphonie mobile (2) (3) 25 287 26 328 26 328 (4,0)% (4,0)%
Nombre de clients avec forfaits 13 976 13 143 13 143 6,3% 6,3%
Nombre de clients avec offres prépayées 11 312 13 185 13 185 (14,2)% (14,2)%
ARPU mobile mensuel au 2ème trimestre (en livres sterling) 18,4 18,7 18,7 (1,6)% (1,6)%
AUPU mobile mensuel au 2ème trimestre (en minutes) 201 199 199 1,0% 1,0%
Services fixes
Nombre de clients de la téléphonie fixe (2) 709 719 719 (1,4)% (1,4)%

(1) En millions de livres sterling.

(2) En milliers. En fin de période. (3) Hors clients machine-to-machine.

2.4 TRESORERIE ET ENDETTEMENT FINANCIER

L'EBITDA présenté, l'EBITDA retraité et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.4.1 Situation et flux de trésorerie

TABLEAU SIMPLIFIE DES FLUX DE TRESORERIE CONSOLIDE (1)
2013
(en millions d'euros)
Semestres clos le 30 juin
2012
données
historiques
Flux net de trésorerie généré par l'activité
4 178
4 245
Flux net de trésorerie affecté aux opérations d'investissement
(3 245)
(1 689)
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement
(3 420)
(3 486)
Variation nette des disponibilités et quasi-disponibilités
(2 487)
(930)
Incidence des variations des taux de change sur les disponibilités et quasi-disponibilités
et autres impacts non monétaires
(39)
31
Disponibilités et quasi-disponibilités à l'ouverture
8 321
8 061
Disponibilités et quasi-disponibilités à la clôture
5 795
7 162

(1) Pour plus de détails, voir le Tableau des flux de trésorerie consolidés des comptes consolidés.

2.4.2 Endettement financier

Pour plus d'informations concernant les risques relatifs à l'endettement financier du groupe Orange, voir la section 4.3 Risques financiers du Document de référence 2012.

L'endettement financier net (voir section 2.5.6 Glossaire financier et note 7 de l'annexe aux comptes consolidés) du groupe Orange s'élève à 29 610 millions d'euros contre 30 545 millions d'euros au 31 décembre 2012, soit une diminution de 935 millions d'euros.

Indicateurs relatifs à l'endettement financier

Périodes closes le
30 juin 31 déc. 30 juin
ENDETTEMENT FINANCIER 2013 2012 2012
(en millions d'euros) données
historiques
données
historiques
Endettement financier net 29 610 30 545 31 177
Maturité moyenne de l'endettement financier net (1) 9,0 ans 9,0 ans 9,5 ans
Encours moyen de l'endettement financier brut sur la période (2) 35 798 37 544 37 357
Coût moyen pondéré du portefeuille obligataire d'Orange SA (3) 4,93% 5,25% 5,29%

(1) Hors Titres à Durée Indéterminée Remboursables en Actions (TDIRA).

(2) Hors montants ne donnant pas lieu à intérêts, tels que les dettes liées aux engagements d'achat des participations ne donnant pas le contrôle et les intérêts courus non échus. (3) Source Bloomberg.

Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA est un agrégat financier non défini par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ce ratio et les raisons pour lesquelles le groupe Orange l'utilise, voir la section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS.

Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA s'établit à 2,21 au 30 juin 2013.

Périodes closes le
30 juin 31 déc. 30 juin
2013 2012 2012
données données
(en millions d'euros) historiques historiques
Ratio retraité d'Endettement financier net / EBITDA (1) 2,21 2,17 2,11

(1) Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA est calculé en rapportant (A) l'endettement financier net y compris 50 % de l'endettement financier net de la coentreprise EE au Royaume-Uni à (B) l'EBITDA retraité calculé sur les 12 mois précédents et y compris 50 % de l'EBITDA présenté de la co-entreprise EE au Royaume-Uni (voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS).

Evolution de l'endettement financier net

EVOLUTION DE L'ENDETTEMENT FINANCIER NET

(en millions d'euros)
Endettement financier net au 31 décembre 2012 30 545
EBITDA présenté (6 417)
CAPEX 2 455
Diminution (augmentation) des fournisseurs de CAPEX 360
Licences de télécommunication décaissées 231
Produits de cession d'actifs corporels et incorporels (20)
Investissements corporels et incorporels financés par location financement (1) 31
Augmentation (diminution) du besoin en fonds de roulement global (2) 525
Intérêts décaissés et effet taux des dérivés net (nets des dividendes et produits d'intérêt encaissés) 1 117
Impôt sur les sociétés décaissé 369
Acquisitions et produits de cession de titres de participation (nets de la trésorerie acquise ou cédée)
et variations des parts d'intérêts sans prise ou perte de contrôle des filiales 34
Rachat d'actions propres (66)
Dividendes versés aux propriétaires de la société mère 526
Dividendes versés aux propriétaires des participations ne donnant pas le contrôle 262
Autres éléments (3) (342)
Endettement financier net au 30 juin 2013 29 610

(1) Voir Tableau des flux de trésorerie consolidés et Informations sectorielles des comptes consolidés.

(2) Voir section 2.5.6 Glossaire financier.

(3) Dont neutralisation des effets non monétaires inclus dans l'EBITDA présenté.

Gestion de l'endettement financier net et position de liquidité

Au cours du premier semestre 2013, Orange a continué de profiter de sa qualité de crédit et d'un environnement de marché favorable pour maintenir une solide position de liquidité et optimiser la maturité et le coût de son endettement financier net.

Ainsi, Orange SA a procédé à l'émission d'un milliard d'euros d'emprunts obligataires au premier semestre 2013, avec notamment l'émission en avril 2013, i) d'un emprunt de 750 millions d'euros à échéance 2019 portant intérêt au taux de 1,875 %, et ii) d'un emprunt de 150 millions d'euros à échéance 2029 portant intérêt au taux de 3,30 %. En outre, Orange SA a remboursé en janvier 2013 le solde à l'échéance d'un emprunt obligataire de 3 076 millions d'euros portant intérêt au taux de 7,25 %.

Au 30 juin 2013, les disponibilités et quasi-disponibilités du Groupe s'élèvent à 5 795 millions d'euros (voir note 7 de l'annexe aux comptes consolidés).

Les principales émissions et remboursements d'emprunts ainsi que les principales évolutions de lignes de crédit du premier semestre 2013 sont décrites dans la note 7 de l'annexe aux comptes consolidés.

2.5 INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

L'EBITDA présenté, l'EBITDA retraité et les CAPEX sont des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Pour plus d'informations sur le calcul de ces agrégats et les raisons pour lesquelles le groupe Orange les utilise, voir les sections 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et 2.5.6 Glossaire financier.

2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable

Pour permettre aux investisseurs de suivre l'évolution annuelle des activités du Groupe, des données à base comparable sont présentées pour la période précédente. Le passage des données historiques aux données à base comparable consiste à conserver les résultats de l'exercice écoulé et à retraiter l'exercice précédent dans le but de présenter, sur des périodes comparables, des données financières à méthodes, périmètre et taux de change comparables. Orange fournit le détail des impacts, sur ses indicateurs clés opérationnels, des variations de méthode, de périmètre et de change, permettant ainsi d'isoler l'effet activité intrinsèque. La méthode utilisée est d'appliquer aux données de la période correspondante de l'exercice précédent, les méthodes et le périmètre de la période écoulée ainsi que les taux de change moyens utilisés pour le compte de résultat de la période écoulée. Les variations en données à base comparable permettent de mieux refléter l'évolution organique de l'activité. Les données à base comparable constituent un outil de comparaison supplémentaire et n'ont pas pour objectif de se substituer aux données historiques de l'exercice écoulé ou des périodes précédentes.

Groupe

Le tableau suivant présente, pour le groupe Orange, le passage des données historiques aux données à base comparable du premier semestre 2012 pour les principales données opérationnelles.

Semestre clos le 30 juin 2012
PREMIER SEMESTRE 2012 / GROUPE Chiffre EBITDA Résultat CAPEX Nombre
d'affaires présenté d'exploitation moyen
(en millions d'euros) d'employés
Données historiques 21 843 6 820 3 488 2 460 165 034
Variations de change (1) (95) (19) 10 (14) -
Livre égyptienne (EGP) (81) (26) 1 (12) -
Zloty polonais (PLN) 26 8 2 3 -
Peso dominicain (JOD) (13) (4) (2) (2) -
Autres (27) 3 9 (3) -
Variations de périmètre et autres variations (178) (135) (133) (13) (988)
Variations de périmètre (178) (136) (134) (13) (150)
Cession d'Orange Suisse (161) (137) (136) (14) (388)
Autres (17) 1 2 1 238
Autres variations - 1 1 - (838)
Données à base comparable 21 570 6 666 3 365 2 433 164 046

(1) Variations de change entre les taux de change moyens du premier semestre 2012 et les taux de change moyens du premier semestre 2013.

Les variations incluses dans le passage des données historiques aux données à base comparable du premier semestre 2012 intègrent essentiellement :

  • les variations de périmètre, avec principalement l'impact de la cession d'Orange Suisse (secteur présenté Reste du monde) le 29 février 2012, prenant effet le 1er janvier 2012 dans les données à base comparable ;
  • et les variations de change entre les taux de change moyens du premier semestre 2012 et les taux de change moyens du premier semestre 2013.

Secteurs opérationnels consolidés

Le tableau suivant présente, pour chacun des secteurs opérationnels consolidés du groupe Orange, le passage des données historiques aux données à base comparable du premier semestre 2012 pour les principales données opérationnelles.

Chiffre
EBITDA
Résultat
CAPEX
Nombre
PREMIER SEMESTRE 2012 / SECTEURS OPERATIONNELS
d'affaires
présenté
d'exploitation
moyen
d'employés
(en millions d'euros)
France
Données historiques
10 826
3 984
2 815
1 246
77 821
Variations de change (1)
-
-
-
-
-
Variations de périmètre et autres variations
(4)
(61)
(59)
-
(898)
Variations de périmètre
(4)
1
2
-
(74)
Autres variations (2)
-
(62)
(61)
-
(824)
Données à base comparable
10 822
3 923
2 756
1 246
76 923
Espagne
Données historiques
1 988
455
4
210
3 061
Variations de change (1)
-
-
-
-
-
Variations de périmètre et autres variations
-
-
-
-
-
Données à base comparable
1 988
455
4
210
3 061
Pologne
Données historiques
1 694
591
207
208
23 116
Variations de change (1)
26
9
3
3
-
Variations de périmètre et autres variations
-
2
-
1
396
Données à base comparable
1 720
602
210
212
23 512
Reste du monde
Données historiques
4 144
1 544
668
493
26 150
Variations de change (1)
(113)
(36)
(3)
(16)
-
Variations de périmètre et autres variations
(165)
(136)
(136)
(15)
(252)
Cession d'Orange Suisse
(168)
(136)
(135)
(14)
(388)
Autres variations (2)
3
-
(1)
(1)
136
Données à base comparable
3 866
1 372
529
462
25 898
Entreprises
Données historiques
3 489
591
411
172
21 427
Variations de change (1)
(8)
7
7
-
-
Variations de périmètre et autres variations
(14)
(11)
(10)
(1)
(125)
Variations de périmètre
(9)
(1)
(1)
(1)
(72)
Autres variations (2)
(5)
(10)
(9)
-
(53)
Données à base comparable
3 467
587
408
171
21 302
Opérateurs internationaux & Services partagés
Données historiques
817
(345)
(617)
131
13 459
Variations de change (1)
(1)
1
3
-
-
Variations de périmètre et autres variations
(2)
71
72
1
(109)
Variations de périmètre
(2)
(1)
(1)
1
(13)
Autres variations (2)
-
72
73
-
(96)
Semestre clos le 30 juin 2012
Données à base comparable 814 (273) (542) 132 13 350

(1) Variations de change entre les taux de change moyens du premier semestre 2012 et les taux de change moyens du premier semestre 2013.

(2) Dont l'effet des réorganisations internes entre secteurs opérationnels sans incidence au niveau du Groupe.

2.5.2 Litiges et engagements contractuels non comptabilisés

Les principaux événements intervenus au cours du premier semestre 2013 affectant les litiges et engagements contractuels non comptabilisés sont décrits dans la note 9 de l'annexe aux comptes consolidés.

2.5.3 Transactions avec les parties liées

Au cours du premier semestre 2013, aucune transaction avec des parties liées n'a eu d'effet significatif sur la situation financière ou la rentabilité du Groupe (voir note 10 de l'annexe aux comptes consolidés).

2.5.4 Evénements postérieurs à la clôture

Les principaux événements intervenus postérieurement à la clôture au 30 juin 2013 sont décrits dans la note 11 de l'annexe aux comptes consolidés.

2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS

Dans le présent document, outre les agrégats financiers publiés en conformité avec les normes comptables internationales IFRS (International Financial Reporting Standards), Orange publie des agrégats financiers non définis par les normes IFRS. Comme détaillé ci-dessous, de telles données sont présentées en tant que compléments d'information et ne doivent pas être substituées ou confondues avec les agrégats financiers tels que définis par les normes IFRS.

EBITDA présenté et EBITDA retraité

EBITDA présenté

Le résultat d'exploitation avant dotation aux amortissements, réévaluation liée aux prises de contrôle, reprise des réserves de conversion des entités liquidées, perte de valeur et résultat des entités mises en équivalence, désigné ci-après "EBITDA présenté", correspond au résultat d'exploitation avant dotation aux amortissements, avant réévaluation liée aux prises de contrôle, avant reprise des réserves de conversion des entités liquidées, avant perte de valeur des écarts d'acquisition et des immobilisations, et avant résultat des entités mises en équivalence.

L'EBITDA présenté fait partie des indicateurs de profitabilité opérationnelle utilisés par le Groupe pour i) piloter et évaluer le résultat de ses secteurs opérationnels, ii) mettre en œuvre sa stratégie d'investissement et d'allocation de ressources, et iii) mesurer la performance des directeurs exécutifs du Groupe. Les dirigeants d'Orange considèrent que la communication de l'EBITDA présenté aux investisseurs est pertinente puisqu'elle fournit une analyse des résultats opérationnels et de la rentabilité sectorielle, à l'identique de celle utilisée par les dirigeants. Dans ce contexte et conformément aux dispositions de la norme IFRS 8, l'EBITDA présenté est inclus dans l'analyse par secteur opérationnel, en complément du résultat d'exploitation.

L'EBITDA présenté permet également à Orange de comparer ses résultats à ceux des autres sociétés du secteur des télécommunications. L'EBITDA présenté, ou les indicateurs de gestion similaires utilisés par les concurrents d'Orange, sont des indicateurs souvent communiqués et largement utilisés par les analystes, les investisseurs et par les autres intervenants dans l'industrie des télécommunications.

Le rapprochement entre l'EBITDA présenté et le résultat net de l'ensemble consolidé tel que présenté dans le Compte de résultat consolidé des comptes consolidés est exposé ci-dessous.

Semestres clos le 30 juin
2013 2012
(en millions d'euros) données
historiques
Chiffre d'affaires 20 603 21 843
Achats externes (8 936) (9 486)
Autres produits opérationnels 379 563
Autres charges opérationnelles (1 052) (1 343)
Charges de personnel (4 650) (4 848)
Résultat de cession 94 102
Coût des restructurations et assimilés (21) (11)
EBITDA présenté 6 417 6 820
Dotation aux amortissements (2 962) (3 114)
Perte de valeur des écarts d'acquisition (385) (159)
Perte de valeur des immobilisations (3) (2)
Résultat des entités mises en équivalence (74) (57)
Résultat d'exploitation 2 993 3 488
Résultat financier (869) (697)
Impôt sur les sociétés (915) (882)
Résultat net de l'ensemble consolidé 1 209 1 909
Résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère 1 068 1 738
Résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 141 171

L'EBITDA présenté ne constitue pas un agrégat financier défini par les normes IFRS comme élément de mesure de la performance financière et peut ne pas être comparable aux indicateurs ainsi dénommés par d'autres entreprises. L'EBITDA présenté est un complément d'information et ne doit pas être considéré comme se substituant au résultat d'exploitation.

EBITDA retraité

L'EBITDA retraité n'intègre pas certains éléments qui sont inclus dans l'EBITDA présenté. Ces éléments sont les suivants :

  • au premier semestre 2013, pour un montant total nul (les éléments positifs et négatifs se compensant totalement) :
  • une charge de 78 millions d'euros relative aux charges de personnel, principalement au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France pour 60 millions d'euros suite aux accords sur l'emploi des séniors signés en novembre 2009 et en décembre 2012 (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;
  • un résultat de cession positif de 65 millions d'euros relatif à la cession d'Orange Austria (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;

  • et un produit net sur divers litiges de 13 millions d'euros ;

  • et au premier semestre 2012, pour un montant négatif total de 184 millions d'euros en données historiques :
  • une charge de 204 millions d'euros relative aux charges de personnel, principalement au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France pour 178 millions d'euros suite aux accords sur l'emploi des séniors signés en novembre 2009 (voir section 2.1.4 Faits marquants) ;
  • une charge de 116 millions d'euros (droits d'enregistrement inclus) correspondant à l'indemnité de 110 millions d'euros versée à OTMT pour le transfert à Orange du contrat de services entre OTMT et ECMS ;
  • un produit net sur divers litiges de 44 millions d'euros ;
  • et un résultat de cession positif de 92 millions d'euros relatif à la cession d'Orange Suisse.

Pour des raisons de comparabilité de la performance opérationnelle, ces éléments sont exclus de l'EBITDA retraité. Le tableau suivant présente le passage de l'EBITDA présenté à l'EBITDA retraité.

Semestres clos le 30 juin
(en millions d'euros) 2013 2012
données
historiques
EBITDA présenté (a) 6 417 6 820
Charge au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France
et autres éléments liés aux charges de personnel (78) (204)
Indemnité versée à OTMT pour le transfert à Orange du contrat de services entre OTMT et ECMS - (116)
Produit net (charge nette) sur divers litiges 13 44
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Austria 65 -
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Suisse - 92
Total des éléments retraités (b) (0) (184)
EBITDA retraité (a-b) 6 417 7 004

L'EBITDA retraité ne constitue pas un agrégat financier défini par les normes IFRS comme élément de mesure de la performance financière et peut ne pas être comparable aux indicateurs ainsi dénommés par d'autres entreprises. L'EBITDA retraité est un complément d'information et ne doit pas être considéré comme se substituant au résultat d'exploitation.

CAPEX

Les investissements corporels et incorporels hors licences de télécommunication et hors investissements financés par locationfinancement, désignés ci-après "CAPEX" correspondent aux acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles hors licences de télécommunication telles que présentées dans le Tableau des flux de trésorerie consolidés des comptes consolidés (les investissements corporels et incorporels financés par location-financement sont sans effet sur les flux de trésorerie lors de leur acquisition). Le calcul suivant montre le passage des CAPEX i) aux acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles, telles que présentées dans le Tableau des flux de trésorerie consolidés des comptes consolidés, et ii) aux investissements corporels et incorporels tels que présentés dans les Informations sectorielles des comptes consolidés.

Semestres clos le 30 juin
2013 2012
données
(en millions d'euros) historiques
CAPEX (2 455) (2 460)
Licences de télécommunication (28) (915)
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles (2 483) (3 375)
Investissements financés par location-financement (31) (20)
Investissements corporels et incorporels (2 514) (3 395)

La direction du groupe Orange utilise les CAPEX afin de mesurer l'efficacité opérationnelle de l'utilisation des investissements pour chacun de ses secteurs opérationnels. Les CAPEX excluent les investissements financés par location-financement (élément non matériel) et les investissements dans les licences de télécommunication (l'acquisition de ces licences ne relevant pas du suivi quotidien des investissements opérationnels). Les CAPEX permettent aux investisseurs de suivre les dépenses d'investissement liées à l'activité d'Orange et d'évaluer leur rendement sur le court terme. Les CAPEX ne constituent pas un agrégat financier défini par les normes IFRS et ne se substituent pas aux acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles. Les CAPEX, suivant la définition d'Orange, peuvent ne pas être comparables aux indicateurs ainsi dénommés par d'autres entreprises.

Ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA

Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA est un ratio couramment utilisé par les sociétés du secteur des télécommunications pour mesurer leur capacité à rembourser leur dette, et plus largement pour mesurer la solidité de leur structure financière.

Le ratio retraité d'endettement financier net rapporté à l'EBITDA est calculé sur la base :

  • de l'endettement financier net (voir section 2.5.6 Glossaire financier et note 7 de l'annexe aux comptes consolidés) y compris 50 % de l'endettement financier net de la co-entreprise EE au Royaume-Uni ;
  • rapporté à l'EBITDA retraité (voir ci-avant EBITDA retraité) calculé sur les 12 mois précédents et y compris 50 % de l'EBITDA présenté de la co-entreprise EE au Royaume-Uni (voir Informations sectorielles des comptes consolidés).
Périodes closes le
30 juin 31 déc. 30 juin
2013 (1) 2012 2012 (1)
(en millions d'euros) données
historiques
données
historiques
Endettement financier net du Groupe 29 610 30 545 31 177
Endettement financier net d'EE (à 50 %) 1 116 798 809
Endettement financier net y compris 50 % d'EE
(A)
30 726 31 343 31 986
EBITDA présenté du Groupe 12 092 12 495 14 268
EBITDA présenté d'EE (à 50 %) 683 669 675
EBITDA présenté y compris 50 % d'EE
(b)
12 775 13 164 14 943
Charge au titre des dispositifs "Temps Partiel Séniors" (TPS) en France
et autres éléments liés aux charges de personnel (1 166) (1 293) (199)
Indemnité versée à OTMT pour le transfert à Orange du contrat de services
entre OTMT et ECMS
- (116) (116)
Produit net (charge nette) sur divers litiges (4) 27 36
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Austria 65 - -
Résultat de cession relatif à la cession d'Orange Suisse - 92 92
Provision pour restructuration des activités d'Orange sport et d'Orange cinéma séries (OCS) - - (19)
Total des éléments retraités
(c)
(1 106) (1 289) (206)
EBITDA retraité y compris 50 % d'EE
(b-c = D)
13 881 14 453 15 149
Ratio retraité d'Endettement financier net / EBITDA
(A) / (D)
2,21 2,17 2,11

(1) EBITDA et éléments retraités calculés sur les 12 mois précédents en données historiques.

2.5.6 Glossaire financier

Achats et reversements aux opérateurs : voir Achats externes.

Achats externes : les achats externes comprennent :

  • les Charges commerciales et achats de contenus : achats externes incluant les achats de terminaux et autres produits vendus, les commissions de distribution, les dépenses de publicité, promotion, sponsoring et changement de marque, et les achats de contenus ;
  • les Achats et reversements aux opérateurs : achats externes incluant les charges de réseau et les charges d'interconnexion ;
  • les Autres charges de réseau et charges informatiques : achats externes incluant les charges de sous-traitance d'exploitation et de maintenance technique, et les charges informatiques ;
  • et les Autres achats externes : achats externes incluant les frais généraux, les charges immobilières, les achats et reversements d'autres services, les coûts de matériel et autres fournitures stockés, les charges de sous-traitance des centres d'appels et les autres consommations externes, nets de la production immobilisée sur biens et services.

ARPU mobile : le chiffre d'affaires annuel moyen par client (Average annual Revenues per User, ARPU) mobile est calculé en divisant i) le chiffre d'affaires des appels entrants et sortants (voix, SMS et données), des frais d'accès au réseau, des services à valeur ajoutée et de l'itinérance (roaming) internationale, généré sur les douze derniers mois, par ii) la moyenne pondérée du nombre de clients (hors clients machine-to-machine) sur la même période. La moyenne pondérée du nombre de clients est la moyenne des moyennes mensuelles au cours de la période considérée. La moyenne mensuelle est la moyenne arithmétique du nombre de clients en début et en fin de mois. L'ARPU mobile est exprimé en chiffre d'affaires annuel par client.

ARPU fixe haut débit : le chiffre d'affaires mensuel moyen par accès haut débit (ADSL, FTTH, Satellite et Wimax) grand public est calculé en divisant le chiffre d'affaires des services haut débit grand public généré sur les douze derniers mois par la moyenne pondérée du nombre d'accès sur la même période. La moyenne pondérée du nombre d'accès est la moyenne des moyennes mensuelles au cours de la période considérée. La moyenne mensuelle est la moyenne arithmétique du nombre d'accès en début et en fin de mois. L'ARPU fixe haut débit est exprimé en chiffre d'affaires mensuel par accès.

AUPU mobile : la consommation mensuelle moyenne par client (Average monthly Usage Per User, AUPU) est calculée en divisant la consommation mensuelle moyenne en minutes sur les douze derniers mois (appels entrants, appels sortants et itinérance (roaming), à l'exclusion du trafic des opérateurs de réseaux mobiles virtuels - MVNO) par la moyenne pondérée du nombre de clients sur la même période. L'AUPU mobile est exprimé, en minutes, en consommation mensuelle par client.

Autres achats externes : voir Achats externes.

Autres charges de réseau et charges informatiques : voir Achats externes.

Autres charges opérationnelles (nettes des autres produits opérationnels) : voir Autres produits et charges opérationnels.

Autres produits et charges opérationnels : les autres produits et charges opérationnels comprennent :

  • les Autres produits opérationnels : autres produits incluant, entre autres, les intérêts de retard sur créances clients, les produits sur créances clients amorties, les produits de service universel, les produits sur dommages aux lignes et les pénalités et remboursements reçus ;
  • et les Autres charges opérationnelles : autres charges incluant, entre autres, les impôts et taxes d'exploitation, les provisions et pertes sur créances clients.

Autres revenus : voir Chiffre d'affaires.

CAPEX : investissements corporels et incorporels hors licences de télécommunication et hors investissements financés par location-financement (voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et Informations sectorielles des comptes consolidés).

Charges commerciales et achats de contenus : voir Achats externes.

Charges de personnel : les charges de personnel comprennent les salaires et charges (nets de la production immobilisée), la charge de participation des salariés ainsi que la charge de rémunération en actions.

Chiffre d'affaires : le chiffre d'affaires comprend :

  • les services mobiles : le chiffre d'affaires des services mobiles comprend le chiffre d'affaires des appels entrants et sortants (voix, SMS et données), des frais d'accès au réseau, des services à valeur ajoutée, du machine-to-machine, le chiffre d'affaires de l'itinérance (roaming) des clients d'autres réseaux (itinérance nationale et internationale), le chiffre d'affaires réalisé avec les opérateurs de réseaux mobiles virtuels (MVNO) et le chiffre d'affaires du partage de réseaux ;
  • les ventes d'équipements mobiles : ventes d'équipements mobiles subventionnés et non subventionnés, hors ventes d'accessoires ;
  • les services fixes : le chiffre d'affaires des services fixes comprend le chiffre d'affaires de la téléphonie fixe classique, des services fixes haut débit, des solutions et réseaux d'entreprise (à l'exception du secteur opérationnel France, pour lequel les solutions et réseaux d'entreprise sont portés par le secteur opérationnel Entreprises) et des services aux opérateurs (interconnexion nationale et internationale, dégroupage et vente en gros de lignes téléphoniques) ;
  • les autres revenus : ventes et locations d'équipements fixes, ventes d'accessoires mobiles et divers autres revenus.

Données à base comparable : des données à méthodes, périmètre et taux de change comparables sont présentées pour la période précédente (voir section 2.5.1 Passage des données historiques aux données à base comparable). Le passage des données historiques aux données à base comparable consiste à conserver les résultats de la période écoulée et à retraiter les résultats de la période correspondante de l'exercice précédent, dans le but de présenter, sur des périodes comparables, des données financières à méthodes, périmètre et taux de change comparables. La méthode utilisée est d'appliquer aux données de la période correspondante de l'exercice précédent, les méthodes et le périmètre de la période écoulée ainsi que les taux de change moyens utilisés pour le compte de résultat de la période écoulée. Les variations en données à base comparable permettent de refléter l'évolution organique de l'activité. Les données à base comparable n'ont pas pour objectif de se substituer aux données historiques de l'exercice écoulé ou des périodes précédentes.

Données contributives : données après élimination des flux internes entre les périmètres considérés.

Données sociales : données avant élimination des flux internes entre les périmètres considérés.

EBITDA présenté : résultat d'exploitation avant dotation aux amortissements, avant réévaluation liée aux prises de contrôle, avant reprise des réserves de conversion des entités liquidées, avant perte de valeur des écarts d'acquisition et des immobilisations, et avant résultat des entités mises en équivalence (voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS et Informations sectorielles des comptes consolidés).

EBITDA retraité : i) résultat d'exploitation avant dotation aux amortissements, avant réévaluation liée aux prises de contrôle, avant reprise des réserves de conversion des entités liquidées, avant perte de valeur des écarts d'acquisition et des immobilisations, et avant résultat des entités mises en équivalence, ii) diminué d'éléments non récurrents (voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS).

EBITDA retraité – CAPEX : indicateur i) du résultat d'exploitation avant dotation aux amortissements, avant réévaluation liée aux prises de contrôle, avant reprise des réserves de conversion des entités liquidées, avant perte de valeur des écarts d'acquisition et des immobilisations, et avant résultat des entités mises en équivalence, ii) diminué d'éléments non récurrents (EBITDA retraité, voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS), et ii) diminué des investissements corporels et incorporels hors licences de télécommunication et hors investissements financés par location-financement (CAPEX, voir section 2.5.5 Agrégats financiers non définis par les normes IFRS).

Endettement financier net : l'endettement financier net tel que défini et utilisé par Orange (voir note 7 de l'annexe aux comptes consolidés) correspond (A) aux passifs financiers hors dettes liées à l'exploitation (convertis au cours de clôture), diminués (B) : i) de l'ensemble des dérivés actifs, ii) des dépôts de garantie versés afférents aux dérivés, iii) de certains dépôts liés au financement, iv) des disponibilités, quasi-disponibilités et des placements à la juste valeur, et v) du prêt accordé par le Groupe à la co-entreprise EE. Par ailleurs, les instruments qualifiés de couverture de flux de trésorerie et de couverture d'investissement net, inclus dans l'endettement financier, sont mis en place pour couvrir des éléments qui n'y figurent pas (flux de trésorerie futurs, actif net en devise). En conséquence, la "part efficace des couvertures de flux de trésorerie" et la "part efficace des couvertures d'investissement net" (C) sont ajoutées à l'endettement financier net pour neutraliser cette différence temporelle.

Investissements corporels et incorporels : voir CAPEX.

Investissements financiers : acquisitions de titres de participation (nettes de la trésorerie acquise) et variations des parts d'intérêts sans prise de contrôle des filiales.

Nombre d'employés (effectifs actifs fin de période) : nombre de personnes en activité le dernier jour de la période, incluant les contrats à durée indéterminée (CDI) et les contrats à durée déterminée (CDD).

Nombre moyen d'employés (équivalent temps plein) : moyenne des effectifs en activité sur la période, au prorata de leur temps de travail, incluant les contrats à durée indéterminée (CDI) et les contrats à durée déterminée (CDD).

Salaires et charges : voir Charges de personnel.

Services fixes : voir Chiffre d'affaires.

Services mobiles : voir Chiffre d'affaires.

Step-up (clause de) : clause de révision à la hausse du taux d'intérêt du coupon d'un emprunt en cas de dégradation de la notation à long terme d'Orange par les agences de notation, selon des règles définies contractuellement. Cette clause peut également stipuler une révision à la baisse du taux d'intérêt du coupon en cas de d'amélioration de la notation, sans que le taux d'intérêt puisse devenir inférieur au taux initial de l'emprunt.

Variation du besoin en fonds de roulement global : i) variation des stocks nets, ii) plus variation des créances clients brutes et autres créances, iii) plus variation des dettes fournisseurs (hors dettes fournisseurs d'immobilisations) et autres dettes.

Variation du besoin en fonds de roulement opérationnel : i) variation des stocks nets, ii) plus variation des créances clients brutes, iii) plus variation des dettes fournisseurs (hors dettes fournisseurs d'immobilisations).

Ventes d'équipements mobiles : voir Chiffre d'affaires.

3. Déclaration de la personne responsable

J'atteste qu'à ma connaissance, les comptes consolidés résumés du premier semestre de l'exercice 2013 sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité présente un tableau fidèle des évènements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes semestriels, des principales transactions entre parties liées, ainsi qu'une description des principaux risques et principales incertitudes pour les six derniers mois de l'exercice.

Paris, le 29 juillet 2013

Le Directeur Général Délégué

Gervais PELLISSIER

4. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2013

Aux Actionnaires,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale et en application de l'article L. 451-1-2 III du Code Monétaire et Financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la société Orange SA, relatifs à la période du 1er janvier au 30 juin 2013, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité du Conseil d'Administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

1. CONCLUSION SUR LES COMPTES

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34 – norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

2. VERIFICATION SPECIFIQUE

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés résumés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés résumés.

Neuilly sur Seine et Paris-La Défense, le 25 juillet 2013

Les Commissaires aux Comptes

DELOITTE & ASSOCIES ERNST & YOUNG Audit

Frédéric Moulin Vincent de La Bachelerie