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Nexans — Annual Report (ESEF) 2024
Mar 27, 2025
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Rapport Intégré
1. Présentation du Groupe et de ses activités
1.1 Histoire du Groupe |RFA|
1.2 Stratégie
1.3 Tendances 2025 et perspectives
1.4 Description des métiers et des marchés |RFA|
1.5 Innovation et technologie |RFA|
1.6 Activités du Groupe durant l'année 2024 |RFA|
1.7 Autres informations sur le Groupe et ses activités
1.8 Renseignement sur le Groupe et la société Nexans
2. Facteurs de risque et leur gestion |RFA|
2.1 Facteurs de risque
2.2 Assurance
2.3 Gestion des risques au sein du Groupe
3. État de Durabilité |RFA|
3.1 Information générale
3.2 Informations environnementales
3.3 Informations sociales
3.4 Informations en matière de gouvernance
Annexe certifiée
3.5 Rapport de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations
ANNEXE 1 : Indicateurs environnementaux et sociaux
ANNEXE 2 : Taxonomie Européenne Indicateurs Clés de Performance
4. Gouvernement d'entreprise
4.1 Code de gouvernement d’entreprise |RFA|
4.2 Structure de Gouvernance |RFA|
4.3 Organes de direction |RFA|
4.4 Organe d’Administration |RFA|
4.5 Opérations des mandataires sociaux et principaux dirigeants |RFA|
4.6 Rémunérations et avantages |RFA|
4.7 Liste des conventions et engagements réglementés
5. États financiers Nexans 2024
5.1 Comptes consolidés
5.2 Comptes sociaux
5.3 Contrôle des comptes |RFA|
6. Informations sur le capital et l'actionnariat
6.1 Données boursières
6.2 Capital social |RFA|
6.3 État de la participation des salariés au capital |RFA|
6.4 Assemblées Générales
6.5 Tableau récapitulatif des délégations en cours en matière d'augmentation de capital et utilisation faite de ces délégations au cours de l'exercice 2024
6.6 Rachats d'actions et contrat de liquidité
6.7 Éléments susceptibles d'avoir une influence en cas d'offre publique
6.8 Relations avec la communauté financière
7. Attestation du responsable |RFA|
7.1 Attestation du responsable du Document d’Enregistrement Universel contenant un rapport financier annuel
8. Tables de concordance
8.1 Table de concordance du Document d'Enregistrement Universel
8.2 Table de concordance du rapport financier annuel
8.3 Table de concordance du rapport de gestion
8.4 Table de concordance du rapport sur le gouvernement d’entreprise
8.5 Tables de concordance de l’État de Durabilité
8.6 Glossaire
1. Présentation du Groupe et de ses activités
1.1 Histoire du Groupe
Un pionnier des câbles
Développement du Groupe
Années 2000 : Naissance de Nexans
Depuis 2018 : Le « Nouveau Nexans »
1.2 Stratégie
1.2.1 Mégatendances
1.2.2 Vision stratégique
1.3 Tendances 2025 et perspectives
1.4 Description des métiers et des marchés
1.4.1 Activités d’électrification
1.4.2 Activités hors électrification
1.4.3 Autres activités
1.5 Innovation et technologie
1.5.1 Innover avec les écosystèmes
1.5.2 L'innovation au service des clients
1.5.3 L'innovation au service de la transition énergétique
1.5.4 Principales innovations en 2024
1.6 Activités du Groupe durant l'année 2024
1.6.1 Résultats consolidés du Groupe
1.6.2 Autres éléments des comptes consolidés
1.6.3 Indicateurs alternatifs de performance
1.6.4 La Société
1.7 Autres informations sur le Groupe et ses activités
1.7.1 Investissements
1.7.2 Contrats importants
1.7.3 Procédures judiciaires et arbitrages
1.7.4 Immobilisations corporelles
1.7.5 Événements postérieurs à la clôture relatifs au Groupe
1.8 Renseignement sur le Groupe et la société Nexans
1.8.1 Information générale sur le Groupe
1.8.2 Organigramme simplifié
1.1 Histoire du Groupe
Nexans a toujours joué un rôle majeur dans l’histoire de l’électricité, depuis sa découverte par Thomas Edison et Benjamin Franklin jusqu'à l'émergence du nouveau monde axé sur l'électrification, et a pour ambition de devenir un pure player dans ce domaine.
Un pionnier des câbles
1879 : Thomas Edison crée la première ampoule à incandescence résistante. À la même époque, deux entrepreneurs, l’ingénieur suisse François Borel et l’homme d’affaires Édouard Berthoud, inventent un câble électrique étanche. Ils créent la société Berthoud, Borel et Cie pour mettre au point ce système qui consiste à enrober un câble de papier bitumineux, puis à le sceller dans une gaine de plomb. Cette invention entraînera une révolution dans plusieurs industries naissantes, notamment dans les secteurs des télécommunications et de l’énergie électrique.
Ils créent la Société d’Exploitation des Câbles Électriques (SCE) pour fabriquer les premiers câbles : Nexans est né.
1881 : La Société d’Exploitation des Câbles Électriques présente sa feuille de plomb lors de la première Exposition internationale d’électricité à Paris et se voit attribuer l’éclairage des Champs Élysées à l’occasion de l’Exposition de Paris 1900.
Historique de la Société
1897
Création de la Société Française des Câbles Électriques à Lyon, une filiale de la société suisse Berthoud, Borel et Cie, qui fabriquera des câbles selon le système de Berthoud et Borel.
1912
La Compagnie Générale d’Électricité (CGE) prend une participation majoritaire dans la Société d’Exploitation des Câbles Électriques, qui est déjà devenue l’une des plus importantes entreprises du secteur en plein essor de l’électricité en France, avec des activités couvrant à la fois la production et la distribution d’électricité ainsi que la fabrication.
1917
L’activité de fabrication de câbles de CGE est rebaptisée la Compagnie Générale des Câbles de Lyon.
1925
La Compagnie Générale des Câbles de Lyon fusionne avec CGE. Câbles de Lyon devient une division de CGE.
1938
CGE acquiert la Société Industrielle des Téléphones, dont les usines de câbles de Bezons et de Calais sont transférées à CGE-Câbles de Lyon.
1968
CGE-Câbles de Lyon acquiert la société française Câbles Geoffrey et Delore.
1969
CGE acquiert Alcatel, créée en 1879 sous le nom de Société Alsacienne de Construction Mécanique, et devenue l’un des principaux fabricants de technologies de télécommunications. L’acquisition d’Alcatel vient renforcer CIT, l’activité de télécommunications de CGE. Les deux sociétés fusionnent pour former CIT-Alcatel et développer l’activité de Câbles de Lyon.
Développement du Groupe
1979
CGE-Câbles de Lyon intègre les Câbleries de Lens à ses actifs français.
1980
CGE-Câbles de Lyon se dote d’une filiale en Grèce, avec l’acquisition de Chandris Cables.
1981
Au début des années 1980, CGE-Câbles de Lyon occupe déjà une position de leader sur le marché européen du câble. L’entreprise s’implante aux États-Unis, avec l’acquisition d’une participation dans la société Chester Cables.
1982
CGE est nationalisée par le gouvernement français et poursuit sa stratégie d’acquisition avec Kabel-und-Metallwerke, le quatrième plus important fabricant de câbles et de fils d’Allemagne.
1983
Le gouvernement français transfère une autre société nationalisée, Thomson, à CGE. Dans le cadre de cette fusion, Câbles de Lyon absorbe deux filiales de Thomson, Kabeltel et Thomson Jeumont Câbles. Câbles de Lyon rachète également le fabricant de câbles Gorse.
1986
CGE et ITT annoncent un accord en vue de la fusion de leurs activités de télécommunications au sein d’une nouvelle joint-venture, Alcatel NV, qui sera détenue à 65 % par CGE. Dans le cadre d’une extension de l’accord initial de joint-venture, CGE accepte de prendre une participation de 65 % dans Câbles de Lyon, qui est ensuite combinée avec la fibre optique Valtec d’ITT et d’autres activités de câbles pour créer une société Câbles de Lyon élargie. Le Groupe continue de se développer grâce à l’acquisition des sociétés Tréfilerie et Laminoir de la Méditerranée et Câbleries de Charleroi en Belgique.
1987
Privatisation de CGE.
1988
CGE-Câbles de Lyon rachète Thomson Cuivre en France, dans une démarche d’intégration verticale, ainsi que la Société Nouvelle de Câblerie Barelec en France, Manouili Hellas Cables en Grèce et Manuli Cavi, deuxième fabricant de câbles en Italie.
1989
CGE-Câbles de Lyon renforce sa position en Europe avec l’acquisition de la société Câbleries de Dour en Belgique.
1990
CGE-Câbles de Lyon démarre la construction d’une nouvelle usine de câbles à fibre optique aux États-Unis.
1991
CGE-Câbles de Lyon est rebaptisée Alcatel Cable. La société acquiert Canada Wire and Cable, une filiale de la société Noranda et le plus grand fabricant de câbles et de fils du pays. Cette acquisition lui permet également de pénétrer sur le marché sud-américain. En outre, la société rachète quatre entreprises en Allemagne : Vacha Kabel, Lacroix & Kress, Ehlerskabelwerk et AEG Kabel, une division de Daimler-Benz. Ces acquisitions hissent Alcatel Cable au rang de numéro deux en Allemagne et de numéro un dans le monde. La Société renforce également ses activités en Turquie en rachetant Erkablo.
Historique d'Alcatel Cable et Nexans
1993
Aux États-Unis, Alcatel Cable acquiert Berk-Tek Inc., dont il intègre les activités de câbles électroniques et fibre optique.
1994
Acquisition de Cortaillod-Cossonay en Suisse, qui avait hérité de la société Berthoud, Borel & Cie.
1996
Alcatel NV acquiert le reliquat de 35 % du capital d’Alcatel Cable, et la société devient une filiale entièrement détenue par le Groupe.
1998
Alcatel Cable acquiert les filiales nord-américaine et portugaise de la société japonaise Optec Dai-Ichi Denko Co., membre du groupe Mitsubishi.
Années 2000 : Naissance de Nexans
2000
Alcatel NV annonce son intention de transformer Alcatel Cable en une société distincte, baptisée Nexans.
2001
En juin, succès de l’introduction de Nexans à la Bourse de Paris et au sein de l’indice SBF 120. Alcatel conserve une participation de 15 % dans le capital de Nexans. Nexans rachète Daesung en Corée du Sud, les acquisitions demeurant un élément clé de sa stratégie.
2002
Nexans acquiert Petri, un fabricant allemand d’accessoires pour câbles d’énergie et conclut un accord en vue de l’acquisition d’une autre société coréenne, Kukdong Electrical Wires Company.
2005
Alcatel sort du capital de Nexans.
2006
Nexans acquiert Olex, leader australien de l’industrie du câble, pour environ 310 millions d’euros (515 millions de dollars australiens), conformément à sa stratégie de développement dans la région Asie-Pacifique.
2008
Madeco (aujourd’hui Invexans), leader de la fabrication de câbles en Amérique latine, transfère à Nexans ses actifs au Chili, en Argentine, au Pérou, au Brésil et en Colombie en échange de 448 millions de dollars en numéraire et de 2,5 millions d’actions Nexans.
La même année, Suez et Nexans créent une joint-venture afin de collecter, traiter et valoriser les câbles.
2009
Le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI, aujourd’hui Bpifrance Participations) prend une participation de 5 % dans Nexans, portée à 7,8 % en 2013.
2011
Création de la Direction RSE, Responsabilité Sociale de l’Entreprise.
2012
Nexans acquiert AmerCable aux États-Unis et Shandong Yanggu Cable Group en Chine. Invexans Limited porte à 22,4 % sa participation dans le capital de Nexans.
2013
Nexans devient signataire du Pacte Mondial des Nations Unies et est le premier acteur de son secteur à créer une fondation d’entreprise destinée à soutenir des actions en faveur de l’accès à l’énergie pour les populations défavorisées à travers le monde.
2014
Invexans Limited porte à 29,0 % sa participation dans le capital de Nexans.
2015
En décembre, Nexans finalise la cession de ses activités argentines.
2017
Nexans lance Nexans Recycling Services, une solution qui permet aux clients et partenaires du Groupe de revaloriser et recycler leurs câbles en cuivre et en aluminium en fin de vie en contribuant à l’économie circulaire.
Depuis 2018 : Le « Nouveau Nexans »
2018
En janvier, Nexans acquiert BE CableCon au Danemark, fournisseur spécialisé de kits de câbles pour les plus grandes entreprises européennes d’éoliennes.
En juillet, Christopher Guérin est nommé Directeur Général.
Historique de Nexans
2019
En novembre, il lance le plan New Nexans 2019-2021 visant à transformer le modèle de création de valeur de Nexans en privilégiant la croissance en valeur par rapport aux volumes.
En décembre, Nexans présente une nouvelle équipe de direction pour piloter sa nouvelle feuille de route stratégique.
En février, Jean Mouton est nommé Président du Conseil d’Administration.
En décembre, Nexans, Eversource et Ørsted signent un accord-cadre pour le développement de parcs éoliens offshore en Amérique du Nord. L’accord prévoit la fourniture jusqu’à 1 000 kilomètres de câbles d’exportation d’énergie pour les projets d’Ørsted aux États-Unis jusqu’en 2027.
2020
En février, Nexans annonce être activement engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique et vise une contribution à la neutralité carbone d’ici 2030.
En juin, Nexans annonce la signature d’un accord de vente à Mutares SE & Co. KGaA de Nexans Metallurgie Deutschland GmbH (NMD), une filiale de Nexans spécialisée dans la production de fils machine cuivre sans oxygène et tréfilés.
En septembre, Nexans finalise la cession de Berk-Tek Inc., fabricant américain de câbles de réseaux locaux (LAN), à Leviton.
En novembre, le Groupe renforce ses engagements environnementaux avec le lancement de son premier Climate Day, réunissant des experts de différents horizons.
2021
En février, le Groupe présente « Les vents du changement », son ambition stratégique 2022-2024 de devenir un pure player dans le domaine de l’électrification.
Au cours de l’année, Nexans renforce son activité Production & Transmission avec l’inauguration du site de Charleston, la seule usine de câbles haute tension sous-marins aux États-Unis, et de Nexans Aurora, le navire câblier le plus sophistiqué au monde.
En parallèle, le Groupe remporte d’importants contrats pour des projets d’éoliennes offshore et d’interconnexion, notamment un contrat pour le parc éolien offshore Moray West en Écosse, un projet de plus de 650 millions d’euros pour l’interconnexion Tyrrhenian Link entre la Sardaigne et la Sicile.
En novembre, la Banque européenne d’investissement (BEI) accorde un prêt de 200 millions d’euros à Nexans pour accélérer son rôle actif dans la transition énergétique mondiale et son engagement à contribuer à la neutralité carbone d’ici 2030.
2022
En février, S&P Global Ratings relève sa note long terme de BB à BB+.
En avril, Nexans finalise l’acquisition de Centelsa, fabricant de câbles haut de gamme dans les applications Usages et Distribution en Amérique latine, auprès de Xignux S.A.
En mai, les ambitieux objectifs climatiques 2030 de Nexans sont validés par l’initiative SBT (Science-Based Targets) illustrant l’engagement de ce dernier à la décarbonation.
En juin, Nexans inaugure à Lyon AmpaCity, son pôle mondial de recherche et d’innovation dédié à l’électrification décarbonée.
Fort de sa position aux États-Unis, le Groupe remporte plusieurs contrats pour l’éolien offshore américain en particulier un contrat clé en main de câbles pour le projet Empire Wind 1 de la joint-venture entre Equinor et BP et les projets d’Ørsted et Eversource South Fork et Revolution Wind. Le Groupe obtient également des succès majeurs dans les projets d’interconnexion entre pays à l’instar du projet Celtic Interconnector, permettant l’échange direct d’électricité entre la France et l’Irlande.
2023
En février, S&P Global Ratings revoit la perspective de Nexans de stable à positive sur la note à long terme « BB+ ».
En avril, Nexans annonce avoir procédé à l’acquisition de REKA Cables, un fabricant de câbles moyenne et basse tension premium basé en Finlande, auprès de Reka Industrial. Par ailleurs, Nexans confirme l'émission, pour la première fois, d'obligations liées au développement durable pour un montant nominal global de 400 millions d’euros et une maturité de
cinq ans. Invexans Limited porte à 19,2 % sa participation dans le capital de Nexans par le biais d'un placement privé auprès d'investisseurs institutionnels.
Au mois de mai, Nexans se voit attribuer un contrat-cadre d’un montant de 1,7 milliard d’euros par TenneT dans le cadre de projets de parcs éoliens offshore HVDC clé en main.
En juillet, Nexans remporte le contrat clé en main, valorisé à 1,43 milliard d’euros, pour la section du Great Sea Interconnector (anciennement EuroAsia Interconnector) qui relie la Grèce à Chypre. Ce projet permettra de fournir jusqu’à 2 000 MW d’énergie à l’Europe et constituera le plus important projet d’interconnexion de l’histoire, alimentant plus de 3 millions de foyers en électricité. Nexans annonce également investir dans un nouveau navire câblier à la pointe de la technologie afin de faire face à un carnet de commandes record et de répondre aux besoins futurs du marché de l’éolien offshore et de l’interconnexion en plein essor.
En octobre, Nexans annonce avoir finalisé la cession de son activité Telecom Systems, renommée Aginode. Cette opération marque l'étape finale de la sortie de Nexans des activités Télécommunications & Données, en ligne avec sa stratégie de simplification de ses opérations en vue d'amplifier son impact sur les marchés de l’électrification.
En décembre, Nexans et des partenaires marocains signent deux accords portant sur un investissement de 100 millions d’euros afin de construire la troisième usine de câbles moyenne tension du Groupe au Maroc.
2024 : Le Groupe remporte des contrats dans le cadre de projets clés, notamment le projet de raccordement électrique de Gotland et un important projet éolien offshore dans le sud de la mer du Nord.
En phase avec son ambition de devenir un pure player de l’électrification, Nexans annonce la vente d'AmerCable à Mattr et la séparation opérationnelle de ses activités de câbles industriels spécialisés, désormais nommées Lynxeo.
Nexans étend également sa présence sur les marchés de l’électrification via la croissance externe, en finalisant l’acquisition du fabricant italien La Triveneta Cavi en juin et en achevant l’expansion de son installation de câbles sous-marins de classe mondiale située en Norvège afin de répondre à la demande mondiale croissante.
Le Groupe signe un accord d’investissement stratégique en France dans le but de renforcer sa capacité de production et de recyclage de cuivre à travers l’Europe, démontrant ainsi son engagement en faveur du développement durable. Par ailleurs, Nexans réalise de gros investissements, dont un montant de 90 millions d’euros destiné à soutenir la croissance de l’éolien offshore en Europe et un montant de 15 millions d’euros injecté dans son usine de Bourg-en-Bresse afin d'augmenter la production de câbles moyenne tension bas carbone.
En novembre, Nexans organise un Capital Markets Day baptisé Sparking Electrification with tech solutions afin de présenter sa vision stratégique à horizon 2028.
Invexans Limited porte à 14,2 % sa participation dans le capital de Nexans par le biais d'un placement privé auprès d'investisseurs institutionnels, tandis que BPI France réduit sa participation à 5,2 %.
1.2 Stratégie
1.2.1 Mégatendances
La révolution mondiale liée à l’électrification s’accélère, portée par une convergence des mégatendances qui façonnent le paysage de l’énergie et des infrastructures. Nexans, en tant que leader de l’électrification, se positionne de façon stratégique afin de répondre à cette transformation.
Décarbonation et transition énergétique
Du fait de l'urgence climatique, la décarbonation s'est hissée au premier plan des priorités mondiales. L’électrification constitue la voie la plus rapide vers un avenir bas carbone, les sources d’énergies renouvelables devant représenter 80 % de la production d’électricité mondiale d’ici 2050. Pour réussir cette transition, il convient d'améliorer l'infrastructure de réseau afin d'intégrer les énergies renouvelables et de soutenir les systèmes électriques de plus en plus complexes.
Électrification et demande d’énergie croissante
La trajectoire mondiale vers le développement durable repose sur l'électrification, la demande d’électricité devant croître six fois plus rapidement que la demande globale d’énergie. Cette tendance est alimentée par l’adoption des véhicules électriques, l’utilisation accrue des énergies renouvelables et l’électrification des bâtiments et des secteurs d'activité.
1. Urbanisation et croissance démographique
L’urbanisation rapide stimule la demande de systèmes énergétiques résilients et efficaces dans les zones densément peuplées. Les infrastructures critiques, telles que les hôpitaux, les centres de données et les complexes industriels, requièrent des solutions électriques ciblées et de haute performance afin de garantir la sécurité et la fiabilité.
2. La révolution de l’IA
La révolution de l’intelligence artificielle (IA) est une mégatendance majeure qui affecte divers secteurs, dont l’industrie de l’énergie. Les centres de données devraient représenter environ 10 % de la consommation d’énergie à l’échelle mondiale d’ici 2030. Par ailleurs, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes énergétiques redéfinit les attentes des clients et l’efficacité opérationnelle.
3. Durabilité
La convergence des besoins en matière d’électrification dans les économies développées et émergentes crée une pression sans précédent sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. La fréquence et l’intensité des catastrophes liées au changement climatique, telles que les tempêtes et les incendies de forêt, ont augmenté. Les infrastructures électriques doivent être résilientes face à ces risques et assurer la continuité de l’approvisionnement en énergie afin de protéger la population et de préserver l'économie. Les pénuries de matières premières, en particulier de cuivre et d’aluminium, combinées aux risques géopolitiques, accentuent la nécessité de gérer les ressources de manière durable et de mettre en place des initiatives de recyclage.
1.2.2 Vision stratégique
Nexans s’engage à mener la révolution mondiale de l’électrification en mettant l’accent sur l’innovation, la durabilité et la croissance rentable dans l’ensemble de ses segments d’activité.
Le Groupe a pour objectif de devenir le partenaire privilégié de ses clients dans le secteur de l’énergie et au-delà, en fournissant des solutions à même d'alimenter la prochaine génération d’infrastructures et de réseaux énergétiques. Nexans entend s'appuyer sur son expertise et sa présence mondiale pour tirer parti des possibilités majeures qu’offre la révolution électrique en cours, en particulier dans le contexte de la décarbonation mondiale et du besoin d’électrification.
La stratégie de Nexans s’appuie sur trois piliers fondamentaux :
1. Leadership dans le domaine de l'électrification
Conscient du rôle de l’électrification dans la réalisation des objectifs mondiaux de décarbonation, le Groupe a réorienté son portefeuille de solutions sur mesure dédiées à la transmission d’énergie, à la modernisation du réseau et à la connectivité du dernier kilomètre en :
- axant son activité vers l’électrification : pour poursuivre les acquisitions stratégiques qui lui permettent de renforcer son cœur de métier et d'élargir son empreinte géographique, en particulier sur les segments de marché à forte croissance, tout en cédant des actifs hors électrification ;
- investissant dans des actifs d’électrification : pour être en mesure de répondre à la demande croissante d’électrification ;
- devenant un fournisseur de solutions : pour passer de la fourniture de composants à l’offre de solutions intégrées de bout en bout, y compris des câbles pré-connectés, des accessoires intelligents et des produits compatibles avec l’Internet des objets (IoT).
2. Spécialisation du marché et des produits
Nexans a aligné ses opérations sur trois segments de marché clés afin de maximiser la création de valeur. Le Groupe s’engage à mener la transition mondiale vers l’électrification en se concentrant sur les segments de marché à forte croissance et à forte valeur ajoutée, évoluant ainsi vers un domaine hautement spécialisé :
- PWR-Transmission : accompagner la transition énergétique via des projets sous-marins et d’interconnexion, soutenus par des investissements dans des actifs industriels haute technologie et des navires ;
- PWR-Grid : répondre au besoin critique de modernisation du réseau avec des câbles, des accessoires et des services avancés, destinés à améliorer la résilience et à réduire la complexité des projets ;
- PWR-Connect : répondre aux exigences de l’électrification du dernier kilomètre grâce à des solutions de pointe dédiées aux centres de données, aux véhicules électriques et aux bâtiments critiques, en mettant l’accent sur la sécurité incendie et la rapidité d’installation.
Innovation technologique
L’innovation est l'une des pierres angulaires de la stratégie de Nexans. En intégrant des technologies de pointe, le Groupe renforce son efficacité opérationnelle et complète son offre produits avec :
- des outils basés sur l’IA afin d'optimiser la gestion des actifs, l’exécution des projets et l’atténuation des risques ;
- des produits avancés, tels que des câbles résistants au feu, des systèmes économes en énergie et des outils de surveillance numériques, pour répondre aux besoins évolutifs du marché ;
- des produits à faible teneur en carbone et recyclables, offrant aux clients des avantages à la fois environnementaux et économiques.
Partenariats stratégiques et écosystème de collaboration
Les partenariats jouent un rôle essentiel dans la stratégie de Nexans. La collaboration avec des leaders du secteur, tels que Schneider Electric, permet d'améliorer la numérisation et l’automatisation des opérations du Groupe. Nexans s’appuie également sur un écosystème de relations pour relever les défis de la chaîne d’approvisionnement et accélérer le déploiement de solutions innovantes. Dans ce contexte, le Groupe a mis en place un partenariat avec Continuus Properzi, l’un des principaux fournisseurs de technologie de coulée continue et de laminage, afin de renforcer ses capacités de recyclage du cuivre. Cette collaboration permet à Nexans d’optimiser la circularité du cuivre, de réduire son empreinte environnementale et de bénéficier d'un approvisionnement plus durable en matières premières dans le cadre de ses activités.
Rigueur financière et rentabilité
La stratégie du Groupe met l’accent sur une croissance équilibrée, la rentabilité et la création de valeur pour les actionnaires. Les principaux objectifs financiers du Groupe sont les suivants :
- atteindre un taux de croissance annuel composé (CAGR) de 3 à 5 % dans les activités d’électrification d’ici 2028 ;
- atteindre 1,15 milliard d’euros d’EBITDA ajusté en 2028 ;
- garantir un rendement des capitaux employés (ROCE) supérieur à 20 %, soutenu par une affectation rigoureuse des ressources financières.
1.3 Tendances 2025 et perspectives
En 2025, Nexans prévoit de tirer parti d’une demande toujours soutenue du marché, portée par les mégatendances mondiales en matière d’électrification, ainsi que de sa transformation structurelle et de ses solutions à forte valeur ajoutée pour booster sa croissance et améliorer sa rentabilité. Le marché de la Distribution entre actuellement dans un cycle d’hyper-investissement. Le carnet de commandes risque-rendement record en Production & Transmission offre une visibilité solide.
- un EBITDA ajusté entre 770 et 850 millions d’euros ;
- une génération de trésorerie (Free Cash Flow) entre 225 et 325 millions d’euros.
1.4 Description des métiers et des marchés
Fort d’un niveau d’intégration unique, de la métallurgie au recyclage, le Groupe offre une proposition unique à ses clients : des technologies et services de câblage de pointe, un accompagnement sur-mesure et des solutions sur l’ensemble de la chaîne de valeur – ingénierie et conception, production, installation et maintenance.
1.4.1 Activités d’électrification
1.4.1.1 PWR-Transmission
Le segment PWR-Transmission (précédemment Production et Transmission) est au cœur de la transition énergétique et de l’électrification durable. Il fournit des câbles haute tension et des services pour le raccordement de fermes éoliennes en mer à la terre, courte ou longue distance ainsi que pour des projets d’interconnexions transnationales terrestres ou sous-marins entre les zones de production et de consommation d’électricité.
Le Groupe fabrique également des câbles sous-marins de transmission de données, de surveillance ou d'énergie reliant les navires flottants aux infrastructures sous-marines ou interconnectant les infrastructures sous-marines.
L'offre de Nexans est totalement intégrée, depuis les études préprojet, la conception et l’ingénierie, la fabrication et l’installation, jusqu’aux solutions de continuité d’activité telles que l’inspection, la maintenance et la réparation. La proposition de valeur du Groupe repose ainsi sur quatre piliers :
- une solide expérience en matière d’exécution de projets ;
- un solide système de gestion des risques grâce à un processus unique de modélisation risque-rendement et des innovations continues pour détecter toutes défaillances ;
- des actifs de fabrication et d’installation de câbles à la pointe de la technologie ;
- des technologies de pointe pour les tensions les plus élevées : câbles en papier imprégné, en polyéthylène réticulé (XLPE) et dynamiques.
Au cours des dernières années, Nexans a réalisé plusieurs investissements majeurs dans cette activité afin de doubler ses capacités de production. L’empreinte industrielle du segment est désormais la suivante :
- trois installations sous-marines haute tension à Halden (Norvège), Charleston (États-Unis) et Futtsu (Japon) ;
- une installation terrestre haute tension à Charleroi (Belgique) ;
- une installation de télécommunications spéciales à Rognan (Norvège).
Le Groupe possède et exploite actuellement deux navires câbliers : Nexans Aurora, le plus sophistiqué du secteur, avec une charge utile de câble de plus de 10 000 tonnes, et Nexans Skagerrak, qui affiche la plus grande expérience du secteur. Nexans a investi dans Nexans Electra, un nouveau navire câblier ultra-moderne et à la pointe de la technologie, doté d’un système de logistique et de manutention de pointe capable de poser quatre câbles simultanément, qui devrait être opérationnel d’ici 2026. Nexans est capable d’installer et de réparer des câbles à plus de 2 000 mètres de profondeur, ce qui permet d’établir des interconnexions critiques dans des eaux profondes telles que la mer Méditerranée.
Partenaire de long terme, Nexans a noué des relations durables avec d’importants développeurs d’éoliennes offshore, tels que Ørsted ou Equinor, et les opérateurs de réseaux de transport d’électricité comme RTE, Terna, ADMIE et TenneT. En mai 2023, Nexans s'est vu attribuer un contrat-cadre d’un montant de 1,7 milliard d’euros par TenneT dans le cadre de projets de parcs éoliens offshore HDVC clé en main en Allemagne.
Tendances du marché
Le segment PWR-Transmission affiche une croissance annuelle de 10 %, passant de 16 milliards d’euros en 2023 à 26 milliards d’euros en 2028(1), porté par les interconnexions régionales et les fermes éoliennes offshore. Les énergies renouvelables devraient représenter 80 % du mix énergétique d’ici 2050(2), augmentant la complexité du réseau et le besoin de solutions de transmission d’énergie avancées.
Le développement de l’éolien offshore a atteint des stades de maturité variables à l’échelle mondiale. Bien que ce secteur constitue désormais un marché mature et bien établi dans des pays tels que le Danemark, l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui comptent des parcs éoliens depuis plus de deux décennies, il en est encore à ses débuts dans de nombreuses régions, notamment aux États-Unis, au Japon et dans certaines régions d’Asie. Malgré cela, l’éolien offshore représente déjà un marché important et en croissance pour les câbles d’énergie. Les projections indiquent qu’environ 275 gigawatts de nouvelle
capacité éolienne offshore seront installés dans le monde d’ici 2030, ce chiffre devant dépasser 390 gigawatts d’ici 2032, grâce à l’accélération des efforts de décarbonation de l’approvisionnement en électricité. Cette croissance est soutenue par l’amélioration significative de la compétitivité, une acceptation généralisée et une pression réglementaire en faveur des énergies renouvelables. La technologie éolienne flottante est notamment en passe d’ouvrir de nouvelles perspectives sur le marché, en facilitant le déploiement de projets dans des zones telles que la Méditerranée, la Corée du Sud, l’Écosse et la côte ouest des États-Unis, où les eaux profondes limitaient autrefois le développement de l’éolien offshore. De plus, les projets envisagés et en cours de réalisation sont de plus en plus importants en termes de taille, de profondeur et d’éloignement des côtes, ce qui fait de la technologie et de la gestion des risques des éléments clés de différenciation pour les clients.
L’électrification durable du monde nécessite l’augmentation des capacités de production d’énergie, en particulier de sources renouvelables, mais aussi l’accroissement des interconnexions capables de transporter davantage d’énergie sur de plus longues distances en mer et à terre, permettant ainsi l’échange d’énergie entre pays pour exploiter pleinement le potentiel des énergies renouvelables, qui se caractérisent par une production intermittente. En augmentant la connectivité entre les réseaux électriques nationaux, il est possible de faire correspondre l’offre et la demande d’électricité au niveau transnational, de stabiliser l’approvisionnement en électricité des pays, de réduire les pannes, les pénuries et les fluctuations de prix.
1.4.1.2 PWR-Grid
Les câbles et accessoires électriques sont des éléments clés de la chaîne de valeur de l’électricité pour transporter l’énergie produite à son point de consommation. Les opérateurs de réseaux de distribution (DSO) assurent la distribution d'électricité via des systèmes de câbles aériens et souterrains. Nexans conçoit et fabrique des câbles moyenne et basse tension de 700 V à 72 kV et des accessoires moyenne et basse tension de 1 kV à 145 kV. Grâce à une gamme complète de services intégrés, incluant notamment des formations dédiées sur l’installation de câbles souterrains et des accessoires de connexion y associés, l’ingénierie des systèmes de câbles, la supervision de l’installation et la couverture d’extension de garantie, le Groupe fournit des solutions clés en main qui permettent aux opérateurs de gagner en autonomie. Ces solutions couvrent un large éventail d’offres, allant des câbles et accessoires de haute qualité (tels que les connecteurs, les traversées, les terminaisons, les joints et les épissures) aux services de pointe destinés à optimiser l’exploitation et la maintenance des réseaux. En offrant cette gamme holistique de produits et de services, le Groupe s'engage à soutenir les opérateurs dans leur démarche de modernisation des réseaux et d'excellence opérationnelle.
Nexans excelle dans ce domaine, au cœur de son ADN, grâce à :
- des contrats-cadres de long terme avec les grands opérateurs de la distribution d’énergie ;
- des solutions clé en main pour l’électrification et des offres groupées comprenant câbles et accessoires destinés à des projets axés sur les énergies renouvelables et l’énergisation ; et
- des technologies révolutionnaires : depuis les câbles résistant aux chocs jusqu’aux câbles à faible teneur en carbone, en passant par la supraconductivité de pointe.
En outre, le Groupe a développé des solutions digitales innovantes : Asset Electrical, une solution de gestion d’actifs de Nexans alimentée par l’intelligence artificielle et spécialement conçue pour aider les opérateurs de réseau à obtenir un rendement maximal sur leur réseau électrique ; ou Ultracker, une solution unique exploitant les technologies IoT pour localiser en temps réel les tourets, afin d’en optimiser la gestion, la logistique et les temps de rotation tout en évitant la perte et le vol de câbles et de bobines.
Le Groupe a une relation de long terme avec ses clients DSO stratégiques – Enel, Enedis, E-On, Fluvius, UKPN ; des opérateurs d’énergies renouvelables tels que SSE, Enel Green Power, ERG ; et, dans certains pays, de grands installateurs d’énergie comme Vinci, Eiffage, etc.
Le segment PWR-Grid exerce ses activités à l’échelle mondiale en Europe, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient, grâce à une présence industrielle locale et des usines d’accessoires basées en Europe et desservant 90 pays.
Tendances du marché
Des investissements massifs de l’ordre de 10 trillions d’euros d’ici à 2030(3) seront réalisés à l'échelle mondiale pour le développement des réseaux, principalement en raison de l’électrification mondiale et du développement des énergies.
renouvelables. Partout dans le monde, les DSOs sont confrontés à une hausse des investissements pour développer et remplacer les réseaux électriques vieillissants.
Les investissements attendus dans les énergies renouvelables, les centres de données et les giga-usines génèrent de nouveaux besoins de raccordement, tandis que l’électrification croissante des pays émergents entraîne le développement de nouveaux réseaux électriques pour couvrir les zones isolées.
Dans les pays industrialisés, des investissements massifs seront nécessaires pour moderniser les infrastructures vieillissantes, assurer la sûreté et la fiabilité des réseaux et faire face à l’énergisation des projets de centres de données et de giga-usines soutenues par l’IA, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
Le marché PWR-Grid devrait croître de 7 % par an, passant de 26 milliards d’euros en 2023 à environ 37 milliards d’euros en 2028(4).
1.4.1.3 PWR-Connect
Le Groupe conçoit, fabrique et distribue des câbles basse tension (< 1 kV) et les accessoires associés pour des systèmes électriques reliant le terminal du réseau de distribution à la prise de courant de l’utilisateur final. Ce segment de marché est destiné à l’utilisation de l’électricité dans les marchés finaux résidentiels, infrastructures, industriels, commerciaux, centres de données et e-mobilité.
Nexans articule son offre autour de trois axes :
- la sécurité électrique des utilisateurs finaux ;
- des produits faciles à manipuler et à installer ;
- des produits intelligents intégrés à un écosystème digital.
Nexans conduit une stratégie de différenciation par la performance technique et sa capacité à offrir à ses clients des solutions et systèmes au-delà du câble pour les accompagner dans leurs projets avant, pendant et après. Cette démarche s’appuie sur une large gamme de services, notamment la formation professionnelle, les services de recyclage, la gestion partagée des stocks chez les distributeurs, et les services en ligne pour la gestion des actifs.
Le Groupe élargit sa gamme de solutions à destination des clients en élaborant de nouvelles solutions d’emballage via le smart packaging « MOBIWAY » et en proposant une offre complète de modules de sécurité incendie, afin d'électrifier le futur tout en assurant la sécurité des personnes et des biens. Le Groupe développe également des produits durables et respectueux de l’environnement afin d’en réduire l’impact environnemental notamment en intégrant des produits recyclés dans ses câbles ou offrant des solutions de recyclage à ses clients.
Les principaux clients du Groupe sont des distributeurs d’électricité spécialisés mondiaux tels que Rexel, Sonepar ou Wesco, des grossistes internationaux comme Imelco et Fegime, de grands installateurs électriques (Vinci, Eiffage, Bouygues Construction, etc.) et des enseignes de bricolage telles que Brico Depôt, Leroy Merlin, Sodimac et Bunnings.
Le segment exerce ses activités en Europe, en Amérique du Nord (essentiellement au Canada), en Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen-Orient, grâce à son solide réseau de distribution et un ancrage local permettant de réduire les émissions de CO2 liées au transport.
Tendances du marché
Dans un monde toujours plus électrique, la consommation d’électricité devrait être multipliée par trois à horizon 2050. Dans ce contexte, le marché des câbles, estimé à 74 milliards d’euros en 2023, devrait croître à un rythme de + 5 % par an pour atteindre 94 milliards d’euros en 2028(5). Cette dynamique est alimentée par différents moteurs suivant les régions :
- les pays émergents sont principalement portés par l’urbanisation, l’amélioration des conditions de logement dans les zones urbaines, et l’électrification des bâtiments dans les zones rurales ;
- les pays industrialisés sont principalement tirés par des tendances fortes de transformation : amélioration de la sécurité des bâtiments, bâtiments à énergie positive/intelligents, diminution de la consommation d’énergie, transformation du rôle des bâtiments, y compris production d’énergie locale, capacité de stockage et bornes de recharge électrique.
1.4.2 Activités hors électrification
Le segment Industrie et Solutions regroupe les filiales suivantes : Lynxeo (créée en 2024), Auto Electric et AmerCable (cédée le 2 janvier 2025).
Il accompagne les équipementiers et les entreprises EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) dans des projets internationaux en leur proposant des solutions innovantes de câblage et de connectivité répondant à leurs besoins en matière d’énergie, de transmission de données et d’automatisation.
Nexans travaille en étroite collaboration avec ses clients, et leur propose des produits et solutions sûrs, légers, performants et durables, ainsi que des solutions telles que des services logistiques pour accélérer leur installation.
Le Groupe fournit également des services logistiques et des services. Nexans est un leader dans différents marchés et s’appuie sur des accords-cadres pluriannuels pour servir ses clients, leaders dans leurs industries respectives dans cinq sous-segments :
- Transports : câbles pour des acteurs majeurs des secteurs de l’aéronautique, de la construction navale, du ferroviaire et du matériel roulant ;
- Industries : câbles d’automatisation ainsi que microcâbles pour équipements médicaux ;
- Renouvelables : fournisseur de premier plan de câbles, d’accessoires et de kits pour éoliennes à destination de tous les acteurs de l’éolien terrestre et offshore, ainsi que de câbles pour panneaux solaires ;
- Auto-Faisceaux : faisceaux de câbles et systèmes de câblage de véhicules et composants de sécurité pour véhicules hybrides et électriques à destination de constructeurs mondiaux ;
- Ressources (AmerCable) : câbles spéciaux pour les industries minière, pétrolière, gazière, chimique et nucléaire.
Le Groupe est principalement présent en Europe, en Amérique et en Asie-Pacifique.
Tendances du marché
La croissance de ces segments est soutenue par des tendances de marché, en particulier par :
- la demande croissante d’électricité, notamment à partir de sources renouvelables ;
- la révolution mondiale de la mobilité impliquant une part croissante de véhicules hybrides et électriques, et l’expansion des transports ferroviaires ;
- les infrastructures intelligentes.
Ce marché du câble, estimé à 28 milliards d’euros en 2019, devrait connaître une croissance annuelle de + 3,6 % entre 2019 et 2030(6).
1.4.3 Autres activités
Le poste Autres activités regroupe principalement l’activité Métallurgie et les autres coûts. Nexans est le premier fabricant mondial de câbles verticalement intégré, depuis la production de fils machine en cuivre jusqu'au recyclage. Cet atout lui offre un accès direct aux cathodes de cuivre des mines, situées principalement au Chili, au Pérou et en Europe. Il accroît en outre la circularité de son activité grâce à des services de recyclage et à l’utilisation croissante de cuivre recyclé dans son processus de production.
Les quatre fonderies de Nexans basées à Lens (France), à Montréal (Canada), à Lima (Pérou) et une joint-venture à Santiago (Chili) produisent des fils machine en cuivre destinés à la fabrication de câbles à partir de cathodes et de déchets de cuivre.
Le Groupe peut produire jusqu’à environ 600 000 tonnes de fils machine par an et possède un solide savoir-faire dans le hedging du cuivre et de l’aluminium.
Les fils machine en cuivre sont utilisés par les câbleries du Groupe, et par d’autres producteurs de câbles qui ne bénéficient pas d’une telle intégration verticale.
Engagé dans une production de cuivre responsable, Nexans a annoncé que les fonderies basées à Montréal (Canada) et à Lens (France) avaient obtenu le label The Copper MarkTM. Nexans est l’un des premiers fabricants de câbles et opérateurs de fonderie à se voir attribuer ce label en Amérique du Nord et en Europe. Cette reconnaissance démontre la contribution de
Nexans au développement durable et offre un programme complet d’assurance sociale et environnementale pour la production de fils machine en cuivre.
Afin de proposer une solution de recyclage complète, Nexans et SUEZ ont créé la joint-venture RecyCâbles. Depuis lors, cette structure est devenue un leader européen du recyclage et de la valorisation des câbles. Dans un effort continu visant à renforcer ses initiatives en matière de recyclage et de circularité, Nexans a mis en place les services CableLoop, destinés à collecter les câbles courts non utilisés dans les centres logistiques et les agences des clients.
Afin de renforcer son intégration verticale et d'augmenter ses capacités de recyclage, le Groupe a annoncé, en 2024, la conclusion d'un accord de partenariat industriel d'envergure avec Continuus Properzi, spécialiste des technologies de coulée continue, pour la construction d’une usine innovante de production et de recyclage de cuivre sur le site de Nexans en France à horizon 2026. Grâce à cet investissement de plus de 90 millions d’euros, l'usine augmentera sa capacité de production de fil machine de plus de 50 % en France, et sa capacité de recyclage des déchets de cuivre jusqu’à 80 000 tonnes de cuivre par an.
Tendances du marché
Plusieurs tendances à long terme alimentent actuellement la croissance de la demande de cuivre et devraient se poursuivre au cours des prochaines décennies. Ces tendances comprennent l’utilisation accrue de l’électronique par les consommateurs, la généralisation des véhicules électriques, la plus grande utilisation des sources d’énergie renouvelables et l’efficacité énergétique, le développement des centres données et la décarbonation via l’électrification des combustibles fossiles, qui nécessitent toutes des quantités importantes de cuivre.
La demande de cuivre devrait passer de 24 millions de tonnes en 2021 à 33 millions de tonnes d’ici 2030(7). Dans le même temps, l’offre de cuivre devrait croître légèrement, passant de 24 millions de tonnes en 2021 à 27 millions de tonnes en 2030. Dans ce contexte, les enjeux de l’accès au cuivre, de sa collecte et de son recyclage sont des sujets majeurs.
1.5 Innovation et technologie
Fort d’une vision unique sur le marché, dédiée pleinement à l’électrification, Nexans met un point d’honneur à proposer à l’ensemble de ses clients le plus haut niveau de services et d’innovation.
Celle-ci est non seulement un marqueur différenciant de l’entreprise, mais joue aussi un rôle clé au service de la performance financière et extra-financière du Groupe : elle contribue à la croissance en valeur de Nexans grâce au développement et à la mise sur le marché de nouvelles offres, tout en répondant aux nouveaux défis de ses clients. Le Groupe est positionné au cœur de marchés d’avenir grâce à ses solutions en faveur de la transition énergétique, du climat et de la protection des personnes et des infrastructures.
Les dépenses du Groupe dans l’innovation se sont élevées à 89 millions d’euros en 2024. Ce montant illustre l’engagement du Groupe pour développer et maintenir un portefeuille d’innovations au service de son excellence opérationnelle et souvent codéveloppées avec un écosystème solide de partenaires.
Plus de 800 experts et ingénieurs travaillent ainsi dans des entités dédiées ou contribuent à l’innovation par le développement et la mise sur le marché de nouvelles offres et produits. Enfin, les inventions brevetées contribuent à la compétitivité du Groupe et à la différenciation de ses offres, et illustrent sa capacité d’innovation technologique. Avec 60 nouvelles inventions protégées en tant que premières demandes de brevets en 2024 dans différentes géographies, Nexans compte parmi les principaux déposants de nouveaux brevets de son industrie. Le portefeuille global de Nexans est composé de plus de 1 700 brevets.
1.5.1 Innover avec les écosystèmes
Nexans s’appuie sur ses Design Labs, ses Technocentres et AmpaCity, son nouveau centre d’innovation mondial, inauguré à Lyon (France) en 2022, pour fédérer ses écosystèmes d’innovation.
Pour répondre et anticiper les défis de ses clients, Nexans a créé un réseau de Design Labs chargés de piloter la conception, le développement et l’industrialisation de nouvelles offres, à partir d’une analyse approfondie des attentes des clients et du marché :
1.5.2 L'innovation au service des clients
L’engagement du Groupe à servir ses clients repose sur trois piliers :
L’expérience client
Nexans accompagne ses clients avant, pendant et après leurs projets les plus exigeants. Les offres du Groupe vont au-delà de la fourniture de câbles grâce à des systèmes et services dédiés (en logistique, utilisateurs connectés, Internet des objets, etc.) pour répondre aux enjeux auxquels leurs clients sont confrontés et les aider à optimiser leur CapEx et leur OpEx. Comme la manutention et la pose des câbles constituent deux étapes clés, le Groupe met l’accent sur des innovations visant à les simplifier. Les solutions du Groupe sont spécialement conçues pour réduire fortement le temps d’installation, un enjeu crucial. En repensant le conditionnement et la logistique des câbles, Nexans a mis au point des outils ergonomiques qui facilitent leur maniement et leur déploiement et réduisent les déchets. Ces solutions sont testées en étroite collaboration avec les clients, leurs commentaires permettant d’affiner et d’améliorer l'offre en permanence.
Le digital
Le digital fait désormais partie de toutes les nouvelles offres du Groupe : tout en offrant une meilleure expérience client, il permet de prendre de meilleures décisions et de créer des solutions différenciantes. Nexans exploite les technologies numériques telles que l’Internet des objets (IoT), le cloud et l’intelligence artificielle. La solution Ultracker permet aux clients d’assurer le suivi, le contrôle et la gestion de leurs actifs partout dans le monde.
La durabilité
La capacité d’innovation de Nexans et son modèle intégré permettent de proposer des solutions plus propres et durables pour réduire les émissions de ses clients et contribuer à l’objectif du Groupe d’atteindre Zéro Emission Nette en 2050. Le Groupe offre notamment des services de collecte et de recyclage des câbles en fin de vie ou de transport multimodal.
1.5.3 L'innovation au service de la transition énergétique
Nexans développe des innovations concrètes au service de l’électrification de demain. La totalité de la R&D est consacrée à l’électrification décarbonée, autour de quatre axes majeurs :
- contribuer à augmenter le flux et l’approvisionnement en électricité pour garantir la fiabilité du réseau et prévenir les risques de blackout ;
- renforcer la digitalisation des infrastructures électriques et mieux suivre et anticiper les risques ; et
- minimiser l’impact sur l’environnement.
Appelées à jouer un rôle croissant dans la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique au cours de la prochaine décennie, l’électricité décarbonée et l’innovation joueront un rôle critique. Le Groupe travaille sur les dix technologies majeures qui façonneront l’électrification du monde au cours des dix prochaines années :
- transition du courant alternatif (AC) au courant continu (DC) : passage partiel en courant continu des systèmes électriques basse, moyenne et haute tension ;
- nouvelles sources d’énergie renouvelable : développement de l’éolien offshore flottant, trackers solaires et solaire flottant ;
- supraconductivité : haute capacité de transport, sans perte et avec une emprise minimale ;
- plastique circulaire : bioplastiques, plastiques recyclés et recyclage des matériaux ;
- hydrogène : l’hydrogène vert permettant de décarboner l’industrie lourde et les transports sera l’un des principaux facteurs de la demande d’électricité ;
- électromobilité : accès élargi et facilité aux infrastructures de charge ;
- produits connectés : Internet des objets (IoT) et RFID ;
- jumeaux numériques : modélisations et prévisions au moyen d’une représentation électronique du monde réel ;
- Big Data et intelligence artificielle : approfondissement des analyses et optimisation des prises de décision ;
- bâtiments intelligents et sécurisés : sécurité électrique et anti-incendie dans un futur tout-électrique.
1.5.4 Principales innovations en 2024
Au cours de l’exercice, Nexans a innové dans chacun de ses métiers pour relever les défis de l’électrification durable :
PWR-Transmission
- Innovations dans le domaine des câbles sous-marins : Nexans a fait des progrès notables dans la fabrication de câbles sous-marins CCHT pour répondre aux exigences des interconnexions en eaux profondes, comme c’est le cas en Méditerranée. Nexans a conçu et qualifié un câble sous-marin CCHT pouvant fonctionner jusqu’à 3 000 mètres de profondeur. Cette technologie révolutionnaire est un outil essentiel pour les projets en eaux profondes, car elle fournit l'infrastructure nécessaire à une transmission fiable et efficace de l'énergie sur de longues distances.
- Solutions pour le marché de l’éolien flottant : anticipant l’essor du marché de l’éolien flottant, Nexans élabore des câbles d’exportation dynamiques HT pouvant supporter une tension maximale de 245 kV. Ces câbles innovants joueront un rôle majeur dans la création de fermes éoliennes flottantes dans des régions clés telles que la Corée du Sud, la Méditerranée, l’Écosse et la côte ouest des États-Unis.
- Intégration de solutions numériques et technologiques : Nexans a adopté des solutions numériques et technologiques pour optimiser la qualité et la performance de ses systèmes de câbles et obtenir des informations en temps réel durant l’exploitation des câbles. Citons deux avancées notables dans ce domaine :
-
- SURFICAL (Surface Inspection and Control Algorithms) : cette technologie innovante est destinée à maximiser le contrôle qualité en aval lors des processus d’installation sur site. En s'appuyant sur des algorithmes brevetés de numérisation 3D conçus spécialement pour ces câbles, SURFICAL repousse les limites de fiabilité et de qualité de la jonction des câbles et améliore les performances globales des systèmes de câbles HT.
- Plateforme de surveillance des câbles : Nexans a conçu une plateforme de données polyvalente dotée de cadres numériques de pointe et d’un tableau de bord intuitif, et à même d’effectuer des analyses harmonisées. Cette plateforme intègre des informations provenant de différentes sources afin de fournir une image claire et complète de la santé du réseau, ce qui permet de réaliser une maintenance proactive et d'optimiser la performance.
Initiatives en matière de durabilité : parce qu’il place le développement durable au cœur de ses efforts d'innovation, Nexans a validé l'utilisation d'aluminium recyclé dans les câbles sous-marins HT dans le cadre du projet collaboratif AluGreen. Leader du consortium AluGreen, Nexans étudie la possibilité d'intégrer des matériaux conducteurs en fin de.
vie à de nouveaux concepts de câbles, et de contribuer ainsi aux objectifs de développement durable et à la responsabilité environnementale du secteur.
PWR-Grid
Offre de solutions basées sur l'énergie solaire : spécialement conçue pour répondre aux besoins et aux attentes de tous les acteurs intervenant dans la construction, l'exploitation et la maintenance des fermes solaires, cette offre associe le savoir-faire historique de Nexans en matière de câbles et d'accessoires aux services reconnus que propose le Groupe dans l'ingénierie, la formation, le recyclage et les solutions numériques, ainsi qu'à son engagement en faveur des technologies de câbles à faible émission de carbone. En s’appuyant sur cette approche globale, Nexans accompagne ses clients à chaque étape de la gestion de leur projet, de la conception à l’installation technique et à la mise en service des centrales solaires, et leur garantit une fiabilité, une durabilité et des performances optimales.
Le savoir-faire de Nexans dans l'ingénierie lui permet de concevoir des actifs fiables et rentables sur mesure. Avec la modélisation, le Groupe peut créer une architecture optimale et déterminer les leviers d’amélioration pour optimiser les gains selon la logique du « coût total de possession » (CapEx et OpEx). En tenant compte des exigences propres au site et des contraintes environnementales, de la variabilité du profil de charge et d'une modélisation précise des architectures de câblage les plus adaptées, Nexans optimise l'ingénierie et le dimensionnement des systèmes de câbles pour maximiser la puissance produite tout en minimisant les pertes d'énergie. Ce service permet de concevoir des installations solaires fiables en évaluant et en minimisant les risques, notamment le risque de défaillance grâce à la réduction des points de connexion.
PWR-Connect
La gamme Nexans Mobiway est une solution innovante qui révolutionne la gestion et l’installation des câbles sur les chantiers. Elle se décline en sept variations pour répondre aux besoins des installateurs en fonction du type de projets sur lesquels ils travaillent, qu'il s'agisse de projets résidentiels, commerciaux ou industriels, de projets spécialisés tels que des centres de données, ou de bâtiments critiques exigeant des normes de sécurité élevées. En réduisant le temps d’installation et en minimisant les déchets sur le chantier grâce à une conception optimisée, Mobiway allie efficacité, durabilité et confort.
Cette gamme reflète la volonté de Nexans de fournir des solutions adaptées aux défis du quotidien auxquels sont confrontés les électriciens et les installateurs partout dans le monde.
Mobiway BOOST
Cette solution offre une technologie avancée, une conception pratique et des avantages indispensables, comme le maniement facile grâce à la poignée intégrée pour faciliter le transport, un fonctionnement sécurisé grâce à un déroulement et un rembobinage plus sûrs, l’optimisation de l'espace grâce aux options d'empilage vertical et horizontal, une plus grande sécurité sur le chantier et une mise en avant de l'efficacité et de la durabilité grâce à l'utilisation de composants respectueux de l'environnement. Sa robustesse garantit sa durabilité dans les environnements exigeants, et sa modularité permet de l'adapter à différents types et tailles de câbles. En rationalisant la logistique et en réduisant le temps d'installation, Mobiway BOOST permet aux installateurs d'accroître leur productivité et de réduire les déchets, conformément à l'engagement de Nexans en faveur de solutions industrielles durables et innovantes.
Mobiway POP
Conditionnement intelligent qui révolutionne l’installation des câbles en réduisant considérablement le temps d’installation et les contraintes physiques pour les électriciens. Ce dispositif connecté offre des capacités de gestion des stocks en temps réel et de réapprovisionnement automatique, et confirme le leadership de Nexans en matière de solutions intelligentes orientées client.
CableLoop
Service de recyclage innovant visant à garantir la prochaine génération de câbles en valorisant les déchets de câbles et les câbles usagés d'un point de vue économique et durable. Ce service assure la traçabilité et le recyclage des câbles de bout en bout, et met l’accent sur la gestion responsable des déchets de câbles comme ressource précieuse.
1.6 Activités du Groupe durant l'année 2024
1.6.1 Résultats consolidés du Groupe
1.6.1.1 Évolution des résultats
En 2024, le chiffre d'affaires à cours des métaux standard atteint 7 078 millions d'euros, en forte croissance organique de + 5,1 % par rapport à 2023 à périmètre et taux de change constants. En excluant le segment Autres activités, qui fait l’objet d’une réduction stratégique, la croissance organique s'élève à + 8,1 %. La croissance organique des activités d’Électrification s’établit à + 13,0 %, principalement portée par la forte croissance du segment PWR-Transmission suite à l’extension des capacités de l’usine de Halden en Norvège. Après une croissance organique à deux chiffres en 2023, les activités Hors électrification ont fait preuve de résilience, accusant une légère baisse organique de - 2,5 %.
En 2024, les acquisitions/cessions nettes ont un impact de + 219 millions d’euros sur le chiffre d’affaires standard reflétant i) l’intégration de La Triveneta Cavi dans le segment PWR-Connect à compter du 1er juin 2024, ii) l’acquisition de Reka Cables depuis avril 2023, renforçant les segments PWR-Grid et PWR-Connect, et iii) la cession de l’activité Telecom Systems depuis octobre 2023 conformément à la vision de Nexans de devenir un pure player de l’électrification.
L'EBITDA ajusté atteint le niveau record de 804 millions d'euros en 2024, en forte hausse de + 21,0 % par rapport à 2023, où il s’établissait à 665 millions d'euros. Cette solide performance illustre l'amélioration de la rentabilité dans tous les segments du Groupe. Le niveau record de la marge d’EBITDA ajusté, de 11,4 %, est supérieur à la solide performance de l’année précédente, de 10,2 %. Cette évolution démontre la priorité stratégique du Groupe en faveur de l’excellence opérationnelle, de la croissance axée sur la valeur et de la sélectivité. La marge d'EBITDA ajusté des activités d'Électrification s’établit à 12,9 %, supérieure à celle de 12,5 % réalisée en 2023.
En 2024, les éléments opérationnels spécifiques s’élèvent à - 22 millions d’euros. Ils comprennent une charge de 19 millions d’euros liée aux paiements en actions ainsi qu’une charge de 3 millions d’euros au titre de coûts supplémentaires liés à des projets affectés par des réorganisations antérieures.
L’EBITDA incluant les charges liées aux paiements en actions – au sens de la définition donnée lors du Capital Markets Day de 2021 – s’élève à 785 millions d’euros en 2024, contre 652 millions d’euros en 2023. La marge d’EBITDA du Groupe s’élève à 11,1 %, en ligne avec son objectif de 10 %-12 % communiqué lors du Capital Markets Day de 2021.
Le ROCE (y compris la contribution sur 12 mois de La Triveneta Cavi et d'AmerCable) a poursuivi sa forte trajectoire, et ressort à 21,1 % pour le Groupe et 26,3 % pour les activités d'Électrification.
La marge opérationnelle s’élève à 566 millions d’euros en 2024, soit 8,0 % du chiffre d’affaires à cours des métaux standard (contre 6,6 % en 2023).
1.6.1.2 Analyse détaillée par métiers
PWR-TRANSMISSION
Le chiffre d’affaires standard de l’activité PWR-Transmission s’élève à 1 287 millions d’euros en 2024, en hausse organique de + 50,3 % par rapport à 2023, grâce à la finalisation en début d’année de l’extension de l’usine de Halden en Norvège, doublant les capacités de production de câbles haute tension sous-marine en polyéthylène réticulé (XLPE). Au quatrième trimestre 2024, Nexans enregistre une croissance organique de + 41,9 % par rapport à la même période de 2023.
L’EBITDA ajusté du segment s’élève à 142 millions d’euros en 2024, en hausse de + 72,3 % par rapport à 2023. La marge d’EBITDA ajusté enregistre une nette hausse pour s’établir à 11,0 % en 2024, contre 9,5 % en 2023. Comme prévu, la progression de la marge tout au long de l’année a été soutenue notamment par la réussite de la campagne d’installation de Revolution Wind, les projets d’Inspection, Maintenance et Réparation (IMR), ainsi que la poursuite de l’exécution du projet Great Sea Interconnector.
L’activité commerciale est restée dynamique et conformément à son approche sélective en termes d’analyse risque-bénéfice, le carnet de commandes ajusté du segment s’est établi à 7,4 milliards d’euros au 31 décembre 2024, en hausse de + 21,4 % par rapport au 31 décembre 2023. Le carnet de commandes ajusté est constitué à plus de 90 % de projets sous-marins (interconnexion sous-marine et projets éoliens offshore). La solide prise de commandes a notamment été alimentée par le projet de raccordement électrique de l'île de Gotland, un contrat important pour le parc éolien offshore East Anglia TWO dans le sud de la mer du Nord ainsi que l'attribution finale du projet LanWin2 dans le cadre de l'accord‐cadre avec TenneT pour environ 1 milliard d’euros. Ce carnet de commandes ajusté record est tiré à plus de 90 % par les activités sous-marines (interconnexion sous-marine et projets éoliens offshore), offrant une visibilité pluriannuelle avec environ 90 % du chiffre d'affaires de l’activité sécurisé pour la période 2024-2028.
La bonne visibilité des charges de production et d’installation
La bonne visibilité des charges de production et d’installation a été prolongée jusqu’en 2030, avec les usines de Charleston et Halden chargées à plus de 90 % jusqu'en 2028. La construction de Nexans Electra, le troisième navire câblier du Groupe, est en cours et sera achevée en 2026. Ce navire ultramoderne est un atout stratégique qui permettra de renforcer la capacité à faire face à l’augmentation significative du carnet de commandes. Le Groupe a également dévoilé un investissement stratégique de 90 millions d'euros dans ses installations en France et en Belgique afin d'augmenter la production de câbles terrestres avancés de 525 kV répondant aux exigences de l'accord-cadre avec TenneT.
PWR-GRID
Le chiffre d’affaires standard du segment PWR-Grid affiche une hausse organique de + 3,1 % par rapport à 2023 pour atteindre 1 243 millions d'euros. Le quatrième trimestre 2024 a été solide avec une croissance organique du chiffre d’affaires de + 7,6 % par rapport au même trimestre de l'année précédente. L'Europe a bénéficié d'une demande croissante et de la conclusion de nouveaux contrats‐cadres. Le Moyen-Orient et l'Afrique ont bénéficié de projets d'énergie renouvelable. L'Amérique du Nord est restée stable avec un bon second semestre, tandis que l'Amérique du Sud a pour sa part connu des retards dans la réalisation de certains projets. La contribution du segment des Accessoires a été solide tout au long de l'année.
L’EBITDA ajusté a fait un bond à 170 millions d’euros, en hausse de + 9,0 % par rapport à 2023, grâce à la sélectivité des nouveaux contrats-cadres, à l’excellence opérationnelle et à la contribution de Reka Cables acquise en avril 2023. La marge d’EBITDA ajusté atteint un niveau inédit de 13,6 % en 2024, contre 13,2 % en 2023, reflétant la croissance sélective et le succès de la transformation de l’activité.
PWR-CONNECT
Le chiffre d’affaires standard du segment PWR-Connect s’élève à 2 073 millions d’euros en 2024, en hausse organique de + 1,4 %. L'Europe a été affectée par un ralentissement de la demande sur certains marchés résidentiels, malgré une dynamique soutenue dans les segments commerciaux et d'infrastructure. Le Proche‐Orient et l'Afrique ainsi que l'Amérique du Sud sont restés robustes, tandis que l’Amérique du Nord (Canada) a rebondi au second semestre. Au quatrième trimestre 2024, Nexans enregistre une croissance organique de + 4,2 % par rapport à la même période de 2023 et en croissance organique de + 0,5 % par rapport au troisième trimestre 2024.
Les données de 2024 reflètent les contributions de La Triveneta Cavi, à compter du 1er juin 2024, et de Reka Cables, depuis avril 2023. Ces acquisitions font partie intégrante de la stratégie d’électrification de Nexans, développent les capacités du Groupe et renforcent sa position dans des régions clés.
L’EBITDA ajusté atteint 283 millions d’euros, en hausse de + 23,8 % par rapport à 2023. La marge d’EBITDA ajusté s’établit à 13,7 %, grâce aux mesures visant à améliorer les performances structurelles, à la sélectivité et aux solutions à valeur ajoutée.
activite hors electrification (Industrie & Solutions)
Dans le segment Industrie & Solutions, le chiffre d’affaires standard de 2024 s’élève à 1 701 millions d’euros, reflétant une légère baisse organique de - 2,5 % par rapport à 2023. Au quatrième trimestre 2024, Nexans enregistre une croissance organique de + 2,1 % par rapport à la même période de 2023.
Cette évolution s'explique principalement par un ralentissement du marché de l'Automatisme en Europe, partiellement compensé par les marchés de la Construction navale, du Matériel ferroviaire et du Nucléaire qui restent stables, tout comme l’activité Harnais automobiles.
L’EBITDA ajusté du segment a augmenté de + 11,9 % pour atteindre 207 millions d’euros. La marge d’EBITDA ajusté ressort à 12,2 % en 2024, contre 10,6 % en 2023. Cette amélioration reflète un effet mix et prix positif résultant de la transformation réussie de l’activité.
Autres ACTIVITES
Le segment Autres activités, qui correspond pour l’essentiel aux ventes de fils de cuivre et aux coûts centraux ne pouvant être affectés à d’autres segments, a enregistré un chiffre d’affaires standard de 774 millions d’euros en 2024. Le chiffre
d’affaires accuse une baisse organique de - 14,4 % par rapport à 2023, principalement en raison de la stratégie de Nexans visant à réduire les ventes externes de fils de cuivre via des contrats de travail à façon afin d’atténuer leur effet dilutif sur la rentabilité du Groupe.
L'EBITDA ajusté du segment diminue à 2 millions d'euros en 2024, contre 13 millions d'euros en 2023, reflétant des coûts centraux temporairement plus élevés liés à la séparation opérationnelle de Lynxeo.
1.6.2 Autres éléments des comptes consolidés
1.6.2.1 Effet stock-outil
En 2024, l’effet stock-outil représente un produit de 44 millions d’euros, contre une charge de 12 millions d’euros au 31 décembre 2023. L’impact positif sur le résultat du Groupe 2024 reflète principalement la hausse des prix moyens du cuivre au cours de l’année.
La définition précise du stock-outil est donnée dans la Note 1.E.c de l’annexe aux comptes consolidés.
1.6.2.2 Coûts de réorganisation
Les charges de réorganisation se sont élevées à 62 millions d’euros en 2024, contre 49 millions d’euros en 2023. En 2024 comme en 2023, elles recouvrent plusieurs projets de transformation et de restructuration lancés au cours de l’année dans l’ensemble du Groupe, tant dans les activités d'électrification (notamment au sein du segment PWR-Transmission) que dans les activités hors électrification.
Les plans s’accompagnent de mesures sociales négociées avec les instances représentatives du personnel et de mesures permettant de limiter les suppressions de postes et de favoriser les reclassements.
1.6.2.3 Autres produits et charges opérationnels
En 2024, les autres produits et charges opérationnels représentent une charge nette de 34 millions d’euros contre un produit net de 1 million d’euros l'année précédente. Les principales variations sont les suivantes :
- les mouvements sur les dépréciations représentent une charge nette proche de zéro million dʼeuros en 2024, contre un impact positif de 23 millions d'euros en 2023 ;
- en 2023, cela concernait deux reprises en Australie pour 17 millions d’euros et dans l’entité américaine Amercable pour 7 millions d’euros ;
- le Groupe revoit la valorisation de ses goodwill au moins une fois par exercice et celle de ses actifs corporels et incorporels en cas d’indices de perte de valeur. Les principales hypothèses et explications de ces dépréciations d’actifs nets sont détaillées dans la Note 8 des annexes aux comptes consolidés ;
- les frais connexes sur acquisitions et projets d’acquisition de 22 millions d’euros en 2024 se rapportent essentiellement aux coûts d’acquisition du groupe La Triveneta Cavi. Ils s’élevaient à 10 millions d’euros en 2023, principalement en lien avec l’acquisition de Reka Cables en Finlande ;
- les plus et moins-values de cessions d’actifs s’élèvent à - 4 millions d’euros en 2024. La moins-value nette de 9 millions d’euros en 2023 provenait essentiellement de la cession de l’activité Télécommunications et de la prise de participation dans IES Energy.
1.6.2.4 Résultat financier
La charge financière nette totale s’élève à 116 millions d’euros en 2024 contre 83 millions d’euros en 2023.
Le coût de l’endettement financier net s’élève à 55 millions d'euros en 2024 contre 59 millions d’euros en 2023. La hausse des charges d’intérêts sur les émissions obligataires, les prêts locaux et le programme de commercial papers est contrebalancée par l'effet positif des fluctuations des taux de change sur les comptes bancaires et les dettes libellées en devises étrangères.
Les autres produits et charges financiers s’élèvent à - 61 millions d'euros en 2024 contre - 24 millions d’euros en 2023. La baisse vient principalement des variations de l'impact des fluctuations des taux de change sur les flux d’exploitation.
1.6.2.5 Impôts sur les bénéfices
En 2024, la charge d’impôts s’élève à 115 millions d’euros, contre 68 millions d’euros en 2023. La hausse de la charge d’impôt s’explique principalement par la comptabilisation de certains actifs d'impôt différés en 2023, ainsi que les meilleurs bénéfices réalisés en 2024 par des sociétés désormais taxables en totalité.
1.6.2.6 Bilan consolidé
Le total des actifs consolidés du Groupe est passé de 6 536 millions d’euros au 31 décembre 2023 à 7 673 millions d’euros au 31 décembre 2024. La structure de ce bilan évolue de la façon suivante entre ces deux périodes :
- Les actifs non courants s’élèvent au 31 décembre 2024 à 3 345 millions d’euros, contre 2 740 millions d’euros au 31 décembre 2023. La hausse vient essentiellement de l’effet périmètre avec l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi avec une hausse de 467 millions d’euros, des investissements pour 378 millions d’euros, tous deux partiellement compensés par l’amortissement des actifs corporels et incorporels pour - 182 millions d’euros.
- Le besoin en fonds de roulement opérationnel (clients, stocks, fournisseurs et comptes liés aux contrats à long terme) est resté stable et augmente de 21 millions d’euros entre le 31 décembre 2023 et le 31 décembre 2024.
- Les autres besoins en fonds de roulement s’améliorent de 107 millions d’euros, principalement grâce à la variation de la valorisation des produits dérivés par rapport à la valeur de marché.
- Des actifs nets détenus en vue de la vente, d'un montant de 102 millions d’euros, figurent au bilan au 31 décembre 2024. Ils concernent l’entité Amercable, voir 1.6.2.8.
- La dette nette s’établit à 681 millions d'euros au 31 décembre 2024 contre 214 millions d’euros au 31 décembre 2023, en relation avec le financement de l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi.
- Les provisions pour risques et charges, incluant les provisions pour engagement de pensions et assimilés, diminuent de 15 millions d’euros au 31 décembre 2024 par rapport au 31 décembre 2023, pour s’établir à 421 millions d’euros. Sur ce montant, les engagements de pension se montent à 213 millions d’euros contre 237 millions d’euros en 2023.
- Les capitaux propres s’élèvent à 1 833 millions d'euros au 31 décembre 2024, contre 1 711 millions d’euros au 31 décembre 2023.
1.6.2.7 Principaux flux financiers de la période
Le Groupe a dégagé une capacité d’autofinancement, avant prise en compte du coût de l’endettement financier brut et de l’impôt, positive de 729 millions d’euros sur l’exercice 2024.
L’impact cash de la diminution du besoin en fonds de roulement s’élève à 176 millions d’euros et reflète notamment l’effet positif de l'encaissement des avances au sein du segment PWR-Transmission (anciennement Production & Transmission) – les variations du prix du cuivre n’ayant pas d’effet significatif sur la génération de trésorerie.
Les flux de trésorerie liés à l’investissement correspondent à un décaissement de 903 millions d’euros en 2024, correspondant à l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi pour 514 millions d’euros (net de la trésorerie acquise), à des investissements corporels et incorporels de 378 millions d’euros (notamment liés aux investissements en Norvège et dans un nouveau navire pour l’activité PWR-Transmission).
Les flux de trésorerie liés au financement sont positifs pour 278 millions d’euros, du fait essentiellement des éléments suivants :
- Un effet net positif des mouvements de prêts pour 475 millions d’euros, suite à la réalisation de deux émissions obligataires, une pour 575 millions d’euros en mai avec une maturité en 2029, et l’autre pour 350 millions d’euros en mars, avec une maturité en 2030. En parallèle, l’émission obligataire 2017-2024 a été remboursée pour 200 millions d’euros, et le Groupe a réduit son recours au programme de titres de créances négociables pour 147 millions d’euros.
- Le paiement des intérêts pour 63 millions d’euros.
- Le paiement de dividendes pour 102 millions d’euros.
- Le paiement net de 33 millions d’euros lié aux achats nets d’actions propres.
Au total et après prise en compte des différences de conversion, la variation de la trésorerie sur la période est positive de 136 millions d’euros et la trésorerie nette à fin décembre 2024 s’établit à 1 251 millions d’euros (dont 1 254 millions d’euros).
1.6.2.8 Autres faits marquants de l’exercice
ACQUISITION DU GROUPE LA TRIVENETA CAVI
Début 2024, Nexans a conclu un accord pour l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi, l’un des leaders dans le secteur des câbles moyenne et basse tension.
Fondée en Italie en 1965, et présente aujourd’hui dans trente pays, La Triveneta Cavi produit principalement des câbles basse tension destinés aux secteurs du bâtiment, des infrastructures, des systèmes de câbles à retardateur de flamme et des applications pour les énergies renouvelables. L’entreprise exploite un parc industriel de premier ordre, verticalement intégré, composé notamment de trois sites de fabrication de câbles dotés de robustes capacités logistiques et d’une tréfilerie de cuivre interne, largement reconnue. Elle emploie près de 700 salariés hautement qualifiés, et affiche un chiffre d’affaires net de plus de 800 millions d’euros sur les douze derniers mois.
Nexans a finalisé avec succès l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi après avoir obtenu l’autorisation de l’autorité de la concurrence italienne fin mai 2024.
Les détails et conditions de cette opération ainsi que le goodwill provisoire sont présentés en Note 14 des états financiers consolidés.
Les entités du groupe la Triveneta Cavi sont consolidées selon la méthode de l’intégration globale depuis le 1er juin 2024 et leurs activités ont contribué aux comptes consolidés du Groupe sur 2024 pour un chiffre d’affaires à prix métal courant de 429 millions d’euros et à une Marge Opérationnelle de 24 millions d’euros.
Sur une base douze mois, considérant par exemple une acquisition au 1er janvier 2024, la contribution au chiffre d’affaires courant et à la Marge Opérationnelle peut être estimée à respectivement 736 millions d’euros et 41 millions d’euros.
ACTIFS DETENUS EN VUE DE LA VENTE
Au 31 décembre 2024, un programme de cession est en cours pour l’entité Amercable, basée aux Etats-Unis et dont l’activité concerne les câbles dits ressources (pétrole et gaz, mines).
La cession a été finalisée le 2 janvier 2025, se référer aux événements post-clôture en Note 36 des états financiers consolidés.
En conséquence, ces éléments sont présentés en « Actifs et groupe d’actifs détenus en vue de la vente » au 31 décembre 2024 en application de la norme IFRS 5 cf. Note 13 des états financiers consolidés. Le détail de la contribution aux comptes du Groupe est également détaillé dans cette note.
FINANCEMENT
Nexans a réalisé deux émissions obligataires sur le premier semestre 2024 :
- une première émission, le 11 mars 2024, pour un montant de 350 millions d’euros, sur une échéance de six ans à un taux d’intérêt annuel de 4,25 % ;
- une deuxième émission, le 29 mai 2024, pour un montant de 575 millions d’euros, sur une échéance de cinq ans à un taux d’intérêt annuel de 4,125 %. Cet emprunt obligataire a financé en partie l’acquisition du groupe la Triveneta Cavi.
Nexans a remboursé l’émission obligataire de 200 millions d’euros à sa date d’échéance le 5 avril 2024.
1.6.3 Indicateurs alternatifs de performance
1.6.3.1 Chiffre d'affaires standard
Chiffres d’affaires calculés à cours du cuivre et de l’aluminium constants afin de neutraliser l’effet des variations des cours des métaux non ferreux et mesurer ainsi l’évolution effective de l’activité. Depuis le 1er janvier 2020, ces cours de référence sont fixés à 5 000 euros par tonne pour le cuivre et 1 200 euros par tonne pour l’aluminium, puis déclinés dans les devises des entités afin de tenir compte des conditions économiques spécifiques de ces dernières.
1.6.3.2 Croissance organique
Croissance des ventes standard exprimée en pourcentage des ventes standard de l’année précédente. La croissance organique permet de mesurer la croissance en excluant les impacts des variations des taux de change ainsi que les effets de périmètre.
1.6.3.3 Marge opérationnelle
La marge opérationnelle est un indicateur clé de la mesure de performance opérationnelle du Groupe et inclut la marge brute des produits vendus établie sur la base d’une consommation des métaux non ferreux au coût de la commande client par le biais des couvertures (coût de remplacement), les charges administratives et commerciales et les frais de recherche et développement.
La marge opérationnelle est évaluée avant l’impact : (i) de la réévaluation de l’effet stock-outil ; (ii) de la dépréciation des immobilisations corporelles, des immobilisations incorporelles et du goodwill résultant des tests de dépréciation ; (iii) de la variation de juste valeur des instruments financiers basés sur des métaux non ferreux ; (iv) des plus et moins-values de cession d’actifs ; (v) des coûts d’acquisition liés aux acquisitions réalisées et des coûts et honoraires liés aux acquisitions envisagées ; (vi) des frais et provisions sur enquêtes de concurrence ; (vii) des coûts de réorganisation ; (viii) de la quote-part dans les résultats nets des entreprises associées ; (ix) du résultat financier ; (x) des impôts ; et (xi) du résultat net des activités abandonnées.
L’effet stock-outil correspond à un décalage temporaire entre la valeur comptable du cuivre consommé et la valeur du cuivre réellement affecté à la commande par le biais des couvertures (voir Note 1.E.c des états financiers consolidés pour plus de détail).
1.6.3.4 EBITDA ajusté
Depuis 2023, l'EBITDA ajusté consolidé de Nexans se définit comme la marge opérationnelle avant (i) dotation aux amortissements, (ii) charges liées aux paiements fondés sur des actions et (iii) autres éléments d'exploitation spécifiques non représentatifs de la performance de l'entreprise.
1.6.3.5 Carnet de commandes
Le carnet de commandes représente le cumul des prises des commandes fermes pour lesquelles les toutes conditions suspensives sont levées et dont le chiffre d’affaires relatif n’est pas encore réalisé.
1.6.3.6 Carnet de commandes PWR-Transmission ajusté
Cumul des prises de commandes de l’activité PWR-Transmission pour lesquelles un contrat a été signé mais dont la levée des conditions suspensives n’a pas eu lieu à la date de clôture.
1.6.3.7 Besoin en fonds de roulement opérationnel
Le besoin en fonds de roulement opérationnel s’entend comme la somme des actifs opérationnels courants (stocks et en-cours, actifs sur contrats, clients et comptes rattachés) et des dettes opérationnelles courantes (passifs sur contrats et fournisseurs et comptes rattachés).
1.6.3.8 Flux de trésorerie disponible & flux de trésorerie disponible normalisé (NFCF)
Le flux de trésorerie disponible est un indicateur permettant de mesurer la trésorerie nette générée par les activités opérationnelles et disponible pour les opérations de fusion et acquisitions (nettes des cessions), le remboursement de la dette et les versements aux actionnaires. Le flux de trésorerie disponible est calculé à partir de l’EBITDA retraité des variations.
nettes de provisions y compris au titre des retraites et autres avantages postérieurs à l’emploi, des paiements fondés sur les actions et des autres éléments n’ayant pas d’incidence sur la trésorerie. Il comprend également la variation du besoin en fonds de roulement, les décaissements sur investissements corporels et incorporels nets des encaissements, les autres flux d’investissements à l’exception de ceux afférents à l’acquisition ou la cession de titres consolidés et conduisant à un changement dans la méthode de consolidation, les décaissements au titre de la réorganisation, le paiement des intérêts financiers et de l’impôt sur les sociétés.
Le flux de trésorerie disponible normalisée correspond au flux de trésorerie (Normalized Free Cash-Flow, NFCF) hors investissements stratégiques, produit des cessions d’immobilisations corporelles, impact des abandons d’activités significatives et dans l’hypothèse d’un décaissement de l’impôt lié aux projets basé sur le taux de complétude.
Les dépenses d'investissement stratégiques correspondent aux investissements dans les usines de Halden (Norvège) et Charleston (États-Unis) et dans les navires câbliers dans le segment Production & Transmission.
1.6.3.9 Ratio de conversion de la trésorerie normalisée
Le ratio de conversion de la trésorerie normalisée s’entend comme le rapport du flux de trésorerie normalisée sur l’EBITDA ajusté.
1.6.3.10 Endettement net
La dette financière nette est définie comme (i) la somme de la dette financière long terme, court terme et dettes sur loyers futures diminuée (ii) du montant de la trésorerie et des équivalents de trésorerie.
1.6.3.11 Rendement des capitaux employés (ROCE) et rendement des capitaux employés de l’électrification
Le rendement des capitaux employés est défini comme la marge opérationnelle sur 12 mois rapportée aux capitaux employés opérationnels de fin de période excluant les provisions pour comportement anticoncurrentiel.
Les capitaux employés opérationnels comprennent le besoin en fonds de roulement opérationnel et non opérationnel, les immobilisations incorporelles et corporelles, les prêts et créances, les impôts différés, les provisions à l’exception des provisions au titre des retraites et des autres avantages postérieurs à l’emploi et des provisions pour réorganisation.
En lien avec son ambition de devenir un pure player de l’électrification annoncée lors de la journée investisseurs du 17 février 2021, le Groupe suit également le rendement des capitaux employés de l’activité électrification correspondant aux segments opérationnels Production d'énergie & Transmission, Usages et Distribution.
1.6.3.12 Résultat net normatif
Le résultat net normatif (RNN) correspond à la somme de la Marge opérationnelle, du Coût de l'endettement financier (net), des Autres produits et charges financiers (hors dépréciations sur actifs financiers le cas échéant), et des Impôts sur les bénéfices normatifs associés.
Cet impôt normatif est calculé en retraitant les impôts sur les bénéfices publiés des impacts fiscaux normatifs de tous les éléments exclus de l'agrégat RNN, c'est-à-dire (i) les éléments comptabilisés entre la marge opérationnelle et le résultat opérationnel, (ii) les dépréciations sur actifs financiers et (iii) les variations des impôts différés actifs nets dont le niveau de reconnaissance est limité le cas échéant.
1.6.4 La Société
1.6.4.1 Activité et résultats
Nexans S.A. (la « Société ») exerce une activité de holding. Elle gère en conséquence les participations qu’elle détient au capital d’autres sociétés.
Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024, le chiffre d’affaires s’est élevé à 55 millions d’euros et correspond essentiellement à la facturation du coût des prestations rendues aux filiales du Groupe (41 millions d’euros en 2023).
Compte tenu principalement de charges nettes d’exploitation de 77 millions d’euros, de produits financiers nets de 192 millions d’euros, de charges exceptionnelles nettes de 15 millions d’euros, le résultat net ressort en gain à 155 millions d'euros au 31 décembre 2024 (contre 105 millions d’euros en 2023).
Les capitaux propres s’établissent à 1 963 millions d’euros au 31 décembre 2024 (1 908 millions d’euros au 31 décembre 2023).
Délais de paiement des dettes fournisseurs
Conformément aux articles L.441-6-1 et D.441-4 du Code de commerce, il est précisé que le solde des dettes fournisseurs de la Société s’élevait à 3 899 006 euros au 31 décembre 2024 et 1 77 066 euros au 31 décembre 2023.
Au 31 décembre 2024
| Un jour à 30 jours | De 30 jours à 60 jours | Plus de 60 jours | TOTAL | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Factures reçues non échues par échéances | Montant total des factures concernées en euros (TTC) | 3 182 271 | 44 590 | - | 3 226 862 |
| Nombre de factures concernées | 9 | 2 | - | 11 |
Factures échues par tranche de retard de paiement (a)
Montant total des factures concernées en euros (TTC)
| 3 524 | - | 668 620 | 672 144 |
|---|---|---|---|
Nombre de factures concernées
| 1 | 0 | 1 | 2 |
|---|---|---|---|
Pourcentage des achats
| - 0,01 % | 0.00 % | - 1,04 % | - 1,05 % |
|---|---|---|---|
Factures non parvenues au 31 décembre 2024
24 108 061
Factures Fournisseurs externes non parvenues (TTC)
5 521 261
Factures intra-groupe non parvenues (TTC)
Les délais de paiement de référence utilisés pour le calcul des retards sont les délais contractuels (le plus souvent 30 jours ou 15 jours date de facture).
Délais de paiement des créances clients
Au 31 décembre 2024, les créances de la Société étant composée essentiellement de créances vis-à-vis des sociétés du Groupe, certaines informations requises par l’article D.441-4 du Code de commerce n’ont pas été présentées ci-après car jugées non pertinentes. Les informations sur les créances clients dont le montant total s’élevait à 12 656 397 euros (TTC) au 31 décembre 2024 (13 102 482 euros au 31 décembre 2023) sont les suivantes :
- créances clients non échues : 12 337 347 euros ;
- créances clients échues : 319 050 euros.
À la date de la clôture, les factures à établir s’élevaient à 12 098 535 euros (TTC) et concernaient uniquement des créances intra-groupe.
1.6.4.2 Proposition d’affectation du résultat 2024 et dividende
Il sera proposé à l’Assemblée Générale annuelle, appelée à se réunir au premier semestre 2025, de décider d’affecter le résultat de l’exercice, soit un bénéfice de 155 005 698 euros de la manière suivante :
- report à nouveau antérieur : 71 983 195 euros ;
- résultat de l’exercice : 155 005 698 euros ;
- total bénéfice distribuable : 226 988 893 euros.
Il sera proposé à l’Assemblée Générale Annuelle des actionnaires, appelée à se réunir le 15 mai 2025 de décider la distribution d’un dividende de 2,60 euros par action.
Au cas où lors de la mise en paiement du dividende, la Société détiendrait certaines de ses propres actions, les sommes correspondantes aux dividendes non versés au titre de ces actions seront affectées au report à nouveau.
Conformément à l’article 243 bis du Code général des impôts, il est précisé que les actions sont toutes de même catégorie et que la totalité du dividende mis en paiement sera éligible à l’abattement de 40 % mentionné au 2° du 3 de l’article 158 du Code général des impôts.
Le montant des dividendes mis en paiement au titre des trois derniers exercices précédents ainsi que le montant des dividendes éligibles à la réfaction de 40 % ont été les suivants :
| 2023 | 2022 | 2021 |
|---|---|---|
| (distribution en 2024) | (distribution en 2023) | (distribution en 2022) |
| Dividende attribué à chaque action |
1.7 Autres informations sur le Groupe et ses activités
1.7.1 Investissements
Les dépenses d’investissements corporels et incorporels du Groupe s’établissent à 378 millions d’euros en 2024 contre 377 millions d’euros en 2023.
Ces investissements portent sur les domaines stratégiques suivants :
- les CapEx stratégiques dans le segment PWR-Transmission avec l’expansion de l’usine de câbles haute tension d’Halden en Norvège, l’ajout de capacités additionnelles dans l’usine de Charleston aux États-Unis et la construction du nouveau navire câblier Nexans Electra. En 2024, les CapEx stratégiques s’élèvent à 202 millions d’euros contre 199 millions d'euros en 2023 ;
- le déploiement du programme World Class Manufacturing de Nexans visant à améliorer la performance industrielle des sites, la transformation digitale et l'industrie 4.0 a été accéléré - plus de 30 sites utilisent des routines de gestion numérique et 10 sites ont mis en place un système d’exécution de la fabrication (MES) ;
- la décarbonation des activités propres du Groupe, en investissant progressivement dans l’efficacité énergétique, l’électrification des sites, les énergies renouvelables et les véhicules électriques. En 2024, ces investissements s’élèvent à environ 5 millions d’euros ;
- l’évolution des produits et solutions du Groupe.
En 2024, les investissements du Groupe se répartissent comme suit : 56 % pour le segment PWR-Transmission, 12 % pour le segment PWR-Grid, 12 % pour le segment PWR-Connect et 14 % pour le segment Hors électrification.
1.7.2 Contrats importants
En dehors des contrats conclus dans le cadre de la marche normale des affaires, y compris ceux relatifs aux opérations d’acquisition ou de cession d’activités, ou au titre des financements mentionnés dans le présent Document d’Enregistrement Universel (emprunts obligataires en cours, ligne de crédit confirmée Multicurrency Revolving Facility Agreement et contrats de prêt conclus d’une part en vue du financement du navire câblier Nexans Aurora et, d’autre part, conclu avec la Banque européenne d’investissement, décrits à la Note 29 « Risques financiers » de l’annexe aux comptes consolidés 2024.
Il n’existe aucun autre contrat important qui ait été signé par la Société et/ou un membre du Groupe au cours des deux années précédant immédiatement la date de publication du présent Document d’Enregistrement Universel, qui contiendrait.
1.7.3 Procédures judiciaires et arbitrages
À la connaissance de la Société, hormis les cas visés dans le présent Document d’Enregistrement Universel, aucune procédure gouvernementale, administrative, judiciaire ou d’arbitrage (y compris toute procédure en suspens ou dont la Société est menacée) peut avoir ou a eu, au cours des 12 derniers mois, un impact significatif sur la situation financière ou la rentabilité de la Société et/ou du Groupe, compte tenu des provisions déjà comptabilisées, des couvertures d’assurance en place et des possibilités de recours contre des tiers, et sur la base de l'évaluation par la Direction de la probabilité de survenance d'un effet significatif au regard de ces éléments. Les cas visés dans le présent Document d’Enregistrement Universel sont décrits (i) dans le chapitre 2, section 2.1, « Facteurs de risques », et (ii) dans la Note 25 « Provisions » et la Note 32 « Passifs éventuels, litiges » aux comptes consolidés 2024.
1.7.4 Immobilisations corporelles
L’ensemble des usines et établissements du Groupe est réparti dans 41 pays dans le monde, avec des tailles et des caractéristiques d’activité très diversifiées.
La plupart des sites n’ont pas une taille significative à l’échelle du Groupe, c’est-à-dire que la valeur de remplacement à neuf de leurs bâtiments et équipements ne dépasse pas 5 % du montant total des immobilisations corporelles brutes du Groupe. Seuls deux sites dépassent ce niveau de 5 %, Halden en Norvège (environ 7 %) et Cortaillod en Suisse (un peu plus de 6 %).
En tant que Groupe industriel, Nexans ne dispose pas d’un patrimoine immobilier hors exploitation significatif.
1.7.5 Événements postérieurs à la clôture relatifs au Groupe
Le 2 janvier 2025, Nexans a conclu la cession d’AmerCable à Mattr, pour une valeur d’entreprise établie à 280 millions de dollars américains. Le prix de cession devrait être finalisé au courant du premier semestre 2025 avec l’établissement des comptes d’Amercable au 31 décembre 2024.
Aucun autre événement important n’est intervenu depuis le 31 décembre 2024.
1.8 Renseignement sur le Groupe et la société Nexans
1.8.1 Information générale sur le Groupe
1.8.1.1 Identité de la Société
Dénomination et siège social : Nexans
4, allée de l’Arche, 92400 Courbevoie, France
Tél. : +33 (0)1 78 15 00 00
La société est inscrite au Registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 393 525 852. Son code APE est 7010Z.
Le Legal Entity Identifier de Nexans (identifiant unique des intervenants sur les marchés financiers) est : 96950015FU78G84UIV14.
1.8.1.2 Forme juridique et législation applicable
Société anonyme de droit français, soumise à l’ensemble des textes régissant les sociétés commerciales en France, et en particulier aux dispositions prévues par le Code de commerce.
1.8.1.3 Documents accessibles au public
Les statuts de la Société, ses comptes annuels sociaux et consolidés, les rapports présentés à ses Assemblées par le Conseil d’Administration et les Commissaires aux comptes, ainsi que le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration et le Code d’éthique et de conduite des affaires et tous autres documents sociaux peuvent être consultés par les actionnaires en application des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Ils sont disponibles pour consultation au siège social de la Société et sur le site Internet : www.nexans.com où figurent notamment les informations réglementées publiées conformément aux articles 221-1 et suivants du Règlement général de l’AMF.
1.8.1.4 Date de constitution et durée
La Société a été constituée le 5 janvier 1994, sous la dénomination sociale « Atalec » (remplacée par « Nexans » lors de l’Assemblée Générale du 17 octobre 2000), pour une durée de 99 ans, soit jusqu’au 7 janvier 2093. Nexans résulte du regroupement de la plupart des activités câbles d’Alcatel, qui n’est plus actionnaire de Nexans, et a été introduit en Bourse en 2001 (pour plus d’informations sur l’histoire de la Société, voir section 1.1 du présent Document d’Enregistrement Universel).
1.8.1.5 Objet social (résumé de l’article 2 des statuts)
En tous pays, l’étude, la fabrication, l’exploitation et le commerce de tous appareils, matériels et logiciels relatifs aux applications domestiques, industrielles, civiles ou militaires et autres de l’électricité, des télécommunications, du traitement des données, de l’électronique, de l’industrie spatiale, de l’énergie nucléaire, de la métallurgie et, en général, de tous moyens de production ou de transmission de l’énergie ou des communications (câbles, batteries et autres composants), ainsi que, subsidiairement, toutes activités relatives aux opérations et services se rapportant aux moyens ci-dessus visés. La prise de participations dans toutes sociétés, quelle qu’en soit la forme, associations, groupements français ou étrangers quels que soient leur objet social et leur activité ; et, d’une façon générale, toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières et immobilières se rattachant, directement ou indirectement, en totalité ou en partie, à l’un quelconque des objets indiqués dans les statuts et à tous objets similaires ou connexes.
1.8.1.6 Exercice social
L’exercice social de la Société commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre.
1.8.2 Organigramme simplifié (a)
NEXANS S.A.NEXANS PARTICIPATIONS S.A. (FRANCE)EuropeFranceNexans Power Accessories FranceEurocableLixisNexans WiresTLMNexans Solar TechnologiesLynxeo Aerospace & Healthcare FranceLynxeo FranceLynxeo Financial ServicesOffisysNexans Financial and Trading Services (b)RecyCâbles (d)Nexans Continuous Copper Casting and RefiningLanilcoAllemagne
Nexans Group Companies by Country
Allemagne
Nexans Deutschland, Lynxeo Deutschland, Nexans Power Accessories Germany, Nexans autoelectric, Elektrokontakt, Metrofunkkabel-Union, Kabeltrommel (d), Kabeltrommel GmbH & Co (d), Logistics Warehousing Systems (d)
Belgique
Nexans Benelux, Nexans Network Solutions, Nexans Services
Bulgarie
Makris-GPH, Elektrokabel Bulgaria
Danemark
Lynxeo Systems Denmark A/S, Reka Kabel A/S
Espagne
Nexans Iberia, Lynxeo Iberia, Takami Investments
Finlande
Nexans Finland Holding Oy, Reka Kabel Oy
Grèce
Nexans Hellas
Italie
Nexans Italia, Lynxeo Italia, Nexans Partecipazioni Italia, Nexans Wires Italia, Gruppo LTC, La Triveneta Cavi, Veneta Trafili
Lituanie
Gerhardt Petri Vilnius
Luxembourg
Nexans Re (c)
Norvège
Nexans Norway, Nexans Skagerrak, Nexans Aurora, Nexans Marine Operations, Nexans Vessel Management, Reka Kabel AS
Pays-Bas
Nexans Nederland
Pologne
Nexans Polska, Nexans Power Accessories Poland, Lynxeo Systems Poland
République tchèque
Elektrometall, Nexans Power Accessories Czech Republic.
Roumanie
Elektrokontakt, Autoelectric Process Services S.R.L., Elektromodul Romania S.R.L.
Royaume-Uni
Nexans UK, Nexans Logistics, Nexans Power Accessories UK
Slovaquie
Elektroconnect
Suède
Nexans Sweden, Axjo Kabel, Reka Kabel AB
Suisse
Nexans Suisse, Confecta, Voltimum (d)
Ukraine
Elektrokontakt Ukraina
Moyen-Orient, Afrique
Afrique du Sud
Nexans Trade, Isotech Systems
Angola
Nexans Angola
Côte d’Ivoire
Nexans Côte d’Ivoire
Émirats arabes unis
Nexans PCABU Dubai DMCC
Ghana
Nexans Kabelmetal Ghana
Kenya
Nexans Power Network Kenya
Maroc
Nexans Maroc, Sirmel, Tourets et Emballages du Maroc, Coprema, Imouka, Lynxeo Aerospace & Healthcare Morocco, CGMB (d), CGMS, SETIM
Nigeria
Nexans Kabelmetal Nigeria (d), Northern Cable Processing and Manufacturing Company (d)
Qatar
Qatar International Cable Company (d)
Tunisie
Nexans Tunisia, Electrocontact Tunisie, Assemblage Cable Tunisie
Turquie
Nexans Turkiye Endustri Ve Ticaret
Organigramme opérationnel simplifié au 31 décembre 2024. Les principales filiales et participations directes et indirectes de Nexans sont décrites à la Note 34 de l’annexe aux comptes consolidés 2024.
- Société assurant la gestion de la trésorerie du Groupe.
- Société de réassurance du Groupe.
- Sociétés dans lesquelles Nexans a une participation minoritaire.
Les sociétés en gras figurent dans le périmètre Non électrification (Lynxeo).
NEXANS S.A.
- NEXANS PARTICIPATIONS S.A. (FRANCE)
- Amérique du Nord
- Canada
- Nexans Canada
- États-Unis
- Nexans USA, Nexans Energy USA, Nexans Magnet Wire USA, Autoelectric USA, Nexans High Voltage USA, Nexans Specialty Holding, Lynxeo USA, Amercable Incorporated (f), The Valley Group, Inc.
- Amérique du Sud
- Brésil
- Nexans Brazil
- Colombie
- Nexans Colombia, Cobres de Colombia (e), Centelsa (e), Alcatek (e)
- Équateur
- Cedetec
- Mexique
- Elektrokontakt S. de RL de CV, Mexico, Automobile Electric Harnesses Trading Company
- Asie-Pacifique
- Australie
- Olex Australia Pty, Olex Holdings Pty, Nexans Australia Holding Pty
- Chine
Nexans (China) Wires & Cables Co.
Nexans Hong Kong Limited
Nexans Autoelectric (Tianjin)
Nexans (Shandong) Cables Co.
Nexans (Suzhou) Cables Solution Co. Ltd.
Lynxeo Cable (Tianjin) Co., Ltd.
Corée du Sud
Lynxeo Korea, Ltd.
Kukdong Electric Wire Co. Ltd.
Nexans Korea Cables Co., Ltd.
Indonésie
PT Nexans Indonesia
Japon
Nippon High Voltage Cable Corporation
Nouvelle-Zélande
Olex New Zealand Pty
Singapour
Lynxeo Singapore Pte
— INVERCABLE
Chili
Nexans Chile
Cotelsa
Colada Continua (d)
Inversiones Nexans Uno
Centro de Estudios y capacitación Nexans
— INVERCABLE
Pérou
Indeco (Perú)
Negocios Inmobiliarios Lima Industrial
Cobrecón (e)
— NEXANS FRANCE SAS
Liban
Liban Cables
Liban Cables Contracting
Liban Cables Packing
Organigramme opérationnel simplifié au 31 décembre 2024. Les principales filiales et participations directes et indirectes de Nexans sont décrites à la Note 34 de l’annexe aux comptes consolidés 2024.
Société assurant la gestion de la trésorerie du Groupe.
Société de réassurance du Groupe.
Sociétés dans lesquelles Nexans a une participation minoritaire.
Société détenue par Takami Investments.
Société vendue le 2 janvier 2025.
Les sociétés en gras figurent dans le périmètre Non électrification (Lynxeo).
Notes
- Analyse Nexans – Capital Markets Day 2024.
- Rapport interne de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
- Rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) – World Energy Outlook 2023.
- Analyse Nexans – Capital Markets Day 2024.
Analyse Nexans – Capital Markets Day 2024
Étude 2021 de Roland Berger
Analyse de Goldman Sachs et Nexans
2. Facteurs de risque et leur gestion
2.1 Facteurs de risque
2.1.1 Risques stratégiques
2.1.2 Risques opérationnels
2.1.3 Risques juridiques et de conformité
2.1.4 Risques financiers
2.2 Assurance
2.3 Gestion des risques au sein du Groupe
2.3.1 Trois lignes de maîtrise des risques
2.3.2 Dispositif de gestion coordonnée des risques
2.3.3 Dispositif de contrôle coordonné des risques
2.3.4 Dispositif de gestion coordonnée de la conformité
2.3.5 Directions fonctionnelles
2.3.6 Audit interne
2.3.7 Procédures d’établissement et de traitement de l’information financière et comptable
2.1 Facteurs de risque
Dans un environnement en constante évolution, Nexans s’engage à protéger la santé et la sécurité, ainsi que les intérêts de
ses employés, les intérêts de ses actionnaires, de ses clients, de ses fournisseurs et de l'ensemble de ses parties prenantes,
tout en réalisant ses objectifs. Pour naviguer dans cet environnement, Nexans a mis en place une politique proactive de
gestion des risques afin de répondre efficacement à toute menace interne ou externe susceptible d’affecter sa situation
financière, ses activités, sa réputation ou ses perspectives d’avenir. Compte tenu de sa présence à l'échelle mondiale, de la
nature concurrentielle du secteur des câbles et de la diversité de ses activités, Nexans est confronté à différents types de
risques, tant endogènes qu’exogènes. Nexans gère avec diligence les risques stratégiques, opérationnels, juridiques et de
conformité, ainsi que financiers afin non seulement de minimiser leur occurrence, mais aussi pour atténuer leur impact
potentiel. Pour ce faire, le Groupe a mis en place une organisation et des processus de gestion des risques qu'il fait évoluer
constamment.
Dans le cadre de son processus de gestion des risques, le Groupe a procédé à une évaluation afin d’identifier les principaux
facteurs de risques auxquels il est exposé. En application des dispositions de l’article 16 du règlement (UE) n° 2017/1129 du Parlement européen et du Conseil, le
présent chapitre souligne les principaux risques spécifiques qui pourraient, à la date du présent Document d’Enregistrement
Universel, avoir une incidence sur l’activité, la situation financière, les perspectives, la réputation et les résultats
opérationnels du Groupe ou sur sa capacité à atteindre ses objectifs. Les 15 risques sont regroupés en quatre catégories
(risques stratégiques, risques opérationnels, risques juridiques et de conformité et risques financiers). Ces 15 risques ne sont
toutefois pas exhaustifs et d’autres risques ou incertitudes, inconnus ou non pris en compte à la date du présent Document
d’Enregistrement Universel, pourraient survenir et avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe.
Méthodologie
Sur le plan méthodologique, les 15 risques identifiés sont ceux qui sont particulièrement pertinents pour Nexans et qui ont
l’impact net le plus important. Sous l’égide de la Direction des Risques du Groupe, la direction des Business Groups et les principales directions
fonctionnelles ont évalué en 2024 dans un environnement de risques susceptibles d’avoir un impact significatif sur les
opérations ou la performance du Groupe, notamment les principaux enjeux ESG.
Le classement de chaque risque en fonction de son score net se fonde sur l'évaluation i) du plus haut niveau de criticité (impact potentiel sur le Groupe multiplié par la probabilité d’occurrence) et ii) de l'efficacité des mesures d’atténuation du risque déployées par le Groupe pour détecter, prévenir et/ou minimiser son impact et la fréquence d’occurrence du risque en question. Dans chaque catégorie, les risques sont classés par ordre d’importance, ceux présentant la plus grande exposition résiduelle étant présentés en premier. Le Groupe classe les risques résiduels sur la base d'une échelle allant de « faible », « modéré », « significatif » à « critique ».
Les principaux risques du Groupe sont présentés et discutés avec les membres du Comité Exécutif du Groupe ainsi que le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques.
Présentation des autres risques
D’autres risques (tels que ceux présentés ci-dessous) sont également couverts par les processus de gestion des risques d’entreprise de Nexans :
- Autres risques liés à la santé et à la sécurité, ainsi que les risques humains. Ces risques portent sur des sujets d’importance primordiale et vitale pour Nexans. Bien qu'ils ne soient pas nécessairement considérés comme spécifiques à l'activité de Nexans, le Groupe déploie constamment des mesures ou actions préventives et en assure le suivi afin de limiter leur occurrence et de minimiser leur impact. Les principaux risques non financiers et les politiques mises en place pour prévenir ou réduire leur occurrence sont présentés en détail dans l’Etat de Durabilité (voir chapitre 3 du présent Document d’Enregistrement Universel);
- Le Groupe pourrait être affecté négativement par (i) des incidents de sécurité résultant d'une installation, d'une exploitation ou d'un entretien inappropriés des produits (câbles, équipements et accessoires) à l'échelle mondiale ou (ii) de réclamations de clients ou de tiers en lien avec la capacité du Groupe à se conformer à certaines normes ou certifications;
- Le risque lié à la raréfaction des talents. Ce risque, qui n’est pas spécifique à Nexans, concerne le développement interne et externe du Groupe dépendant en partie de sa capacité à recruter, intégrer et fidéliser les nouveaux talents dans toutes les régions où il exerce ses activités. D'une façon plus générale, le Groupe peut rencontrer des difficultés à recruter des talents et à développer les compétences de l’ensemble des collaborateurs.
Risque spécifique - Environnement de récession
En termes de risque potentiel de récession, Nexans surveille de près ce risque qui peut avoir divers impacts sur son activité :
- Le segment PWR-Transmission est peu impacté grâce à un carnet de commandes rempli, qui offre une bonne visibilité, et à la forte augmentation de la demande de câbles haute tension, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables. Tout impact, le cas échéant, pourrait résulter du report de projets par les clients en raison de l’augmentation des coûts liée à un environnement inflationniste;
- L'impact sur le segment PWR-Grid est limité grâce aux contrats-cadres de deux à trois ans conclus avec des clients clés, qui garantissent un certain volume et grâce à l’augmentation de la demande de câbles moyenne tension visant à renforcer et à moderniser le réseau électrique. Tout impact, le cas échéant, pourrait résulter du report de projets par les clients en raison de l’augmentation des coûts liée à un environnement inflationniste;
- Le segment PWR-Connect est plus cyclique. Cependant, Nexans considère qu’il peut atténuer cet impact, essentiellement pour les raisons suivantes :
- Le modèle économique de Nexans privilégie un modèle de croissance en valeur par rapport aux volumes, dans des segments de marché moins cycliques et offrant une base résiliente;
- Le ralentissement économique n’affecte pas uniformément l’ensemble du Groupe et ce dernier tire parti de sa présence dans différentes régions. Par exemple, en 2024, le ralentissement économique a été particulièrement important dans des pays tels que le Ghana, la Colombie, le Liban et la Chine, mais moindre dans les autres pays;
- Le Groupe anticipe constamment les risques de ralentissement et déploie des mesures proactives afin d'en atténuer l'impact, notamment en réduisant les coûts ou en se tournant vers d'autres marchés.
Tableau et cartographie des risques
Le tableau et la cartographie des risques ci-dessous synthétisent les 15 principaux risques identifiés. Les risques liés à la performance ESG présentés dans la Déclaration de Durabilité (voir chapitre 3 du présent Document d’Enregistrement Universel) sont identifiés dans le tableau ci-dessous par un pictogramme feuille.
Catégories de risques
| Facteurs de risque | Sections |
|---|---|
| Risques stratégiques | |
| Instabilité géopolitique, politique et sociale | 2.1.1.1 |
| Situation concurrentielle des filiales opérationnelles du Groupe | 2.1.1.2 |
| Opérations de fusions et acquisitions | 2.1.1.3 |
| Risques opérationnels | |
| Cybersécurité, continuité et performance des systèmes d'information | 2.1.2.1 |
| Changement climatique et risques naturels | 2.1.2.2 |
| Projets clés en main dans le segment PWR-Transmission | 2.1.2.3 |
| Ruptures d’approvisionnement | 2.1.2.4 |
| Interruption d’activité | 2.1.2.5 |
| Responsabilité du fait des produits | 2.1.2.6 |
Risques juridiques et de conformité
Antitrust
2.1.3.1
Corruption, contrôle des exportations et sanctions commerciales
2.1.3.2
Durabilité : impact sur la compétitivité et engagements à long terme
2.1.3.3
Risques financiers
Volatilité des cours des métaux et risque de couverture
2.1.4.1
Taux d’intérêt
2.1.4.2
Risque de change
2.1.4.3
2.1.1Risques stratégiques
2.1.1.1Risque d’instabilité géopolitique, politique et sociale
Description du risque
Certaines régions à forte croissance, jouant un rôle dans la stratégie du Groupe, sont exposées à des risques géopolitiques
importants. En 2024, le Groupe a réalisé près de 7 % de son chiffre d’affaires à cours des métaux non ferreux courants dans
la zone Moyen-Orient et Afrique et environ 1,2 % de son chiffre d’affaires dans les pays classés par l’assureur-crédit du
Groupe comme pays présentant « un environnement économique et politique très incertain » ou un risque très élevé.
S'agissant du conflit entre la Russie et l’Ukraine, Nexans maintient une présence en Ukraine à travers Nexans
Autoelectric, une unité spécialisée dans la fabrication de faisceaux pour le secteur automobile, qui exploite trois usines
dans la partie ouest de l’Ukraine. Le total des actifs du Groupe en Ukraine représente moins de 1 % du bilan consolidé
du Groupe ;
S’agissant du conflit israélo-palestinien qui affecte le Liban, Nexans conserve une présence par le biais d’une usine
située au nord de Beyrouth. Le total des actifs du Groupe au Liban représente moins de 1 % du bilan consolidé du
Groupe ;
L'un des éléments clés de la stratégie de Nexans consiste à se développer dans des régions à forte croissance,
notamment l’Amérique du Sud et l’Afrique, qui peuvent connaître une certaine instabilité géopolitique, politique et
sociale. En 2024, l’instabilité sociale et les tensions politiques au Pérou, en Colombie et en Équateur ont fait l’objet
d’une surveillance étroite et ont été gérées avec attention ;
L’évolution des relations entre la Chine et les États-Unis, qui se sont tendues depuis le résultat des élections aux États-
Unis, est également un facteur de risque et d’incertitude, couvrant d’éventuels changements de politique commerciale
pouvant affecter la réglementation en matière de protection douanière et de contrôle des exportations ;
L’approche américaine de la transition énergétique peut affecter les plans d’investissements et donc les opérations du
Business Group PWR-Transmission. En outre, les entités opérationnelles du Groupe sont exposées à la politique.
commerciale de l’administration américaine nouvellement élue, qui prévoit des droits de douane supplémentaires sur les importations en provenance de divers pays.
Dans un environnement marqué par les déficits budgétaires chroniques des pays émergents au cours des dernières années, les gouvernements ont tendance à mettre en place des lois fiscales plus strictes afin d'accroître leurs recettes liées aux impôts et taxes. Ils prennent, par conséquent, des positions qui pourraient donner lieu à des contentieux judiciaires ou à des problèmes de double imposition. Dans certains pays (en particulier dans les pays non-membres de l’OCDE), le Groupe pourrait être confronté à des problèmes d’instabilité et d’interprétation fiscales susceptibles d’affecter les résultats financiers de ses entités opérationnelles.
Enfin, la récession économique qui sévit dans certains pays pourrait entraîner une instabilité économique et sociale, dont les conséquences pourraient se matérialiser en 2025 et au cours des années suivantes.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact sur l’intégrité des actifs et la sécurité des employés.
- Impact lié à une éventuelle interruption d’activité consécutive à une crise géopolitique et politique ou à une crise liée à l’instabilité sociale.
- Baisse de ventes.
- Impact sur la performance des sites.
Dispositif de gestion des risques
Le Groupe surveille de près ses opérations industrielles et commerciales et ses projets clé en main dans les pays exposés à des risques géopolitiques en mettant l’accent sur la protection de ses employés, notamment en Ukraine (en guerre depuis 2022), au Liban (affecté par le conflit israélo-palestinien), au Brésil, en Chine, en Colombie (secouée par des grèves générales en 2024), au Pérou (en proie à une instabilité politique persistante), en Équateur (confronté à des troubles sociaux pour lesquels les autorités locales imposent un couvre-feu), en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Qatar, en Libye, en Tunisie, aux Philippines, au Nigeria et en Turquie.
L’examen systématique et continu de la situation géopolitique est intégré dans les processus de décision commerciale d’investissement du Groupe y inclus pour des opérations de croissance externe.
Pour réduire les impacts potentiels issus du risque d’instabilité géopolitique, politique et sociale, le Groupe i) développe une politique de diversification de ses fournisseurs et d’approvisionnement interne et ii) renforce de manière constante les processus de gestion de la continuité des activités de ses sites industriels. Par ailleurs, l’empreinte industrielle diversifiée des entités opérationnelles du Groupe est un facteur d’atténuation du risque d’instabilité géopolitique, politique et sociale.
S’agissant des conflits armés entre l’Ukraine et la Russie et le conflit entre Israël et la Palestine qui impacte le Liban, le Groupe surveille de très près les risques associés, ainsi qu’en veillant également à assurer la continuité de la chaîne d’approvisionnement et des activités.
2.1.1.2 Risques liés à la situation concurrentielle des filiales opérationnelles du Groupe
Description du risque
Le nombre et la taille des concurrents des différentes sociétés opérationnelles du Groupe varient en fonction des marchés, des zones géographiques et des lignes de produits.
Les marchés des câbles moyenne et basse tension sont très concurrentiels, tant au niveau régional qu’international.
À ces grands concurrents mondiaux se sont ajoutés, plus récemment, de nouveaux acteurs qui s’appuient sur des équipements de production et des structures à moindre coût, créant ainsi des capacités supplémentaires et un environnement extrêmement concurrentiel (tant au niveau national qu’international). Ces acteurs ont émergé au cours des dix dernières années et connaissent une croissance rapide, dans de nombreuses régions du monde, notamment en Europe du Sud et de l'Est, au Moyen-Orient, en Corée du Sud, en Chine, mais également en Amérique du Sud et en Afrique.
Sur le marché du câble haute tension, on observe une escalade de la concurrence, tant de la part des opérateurs existants, que de nouveaux acteurs (pas nécessairement issus du secteur, mais disposant de modèles organisationnels plus légers et plus flexibles et/ou de ressources financières importantes), qui pourrait avoir un impact sur les segments PWR-Transmission.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Baisse de ventes.
- Pression sur le niveau de marge.
dispositif de gestion des risques
Sur les marchés de la haute tension, Nexans a privilégié, au fil des années, les technologies innovantes (525 kV AC), l’investissement dans des actifs lui permettant de se différencier, tels que le navire câblier Nexans Aurora, le nouveau navire câblier Nexans Electra qui entrera en service en 2026, le renforcement de son savoir-faire EPCI, et la consolidation de ses acquis. Cette approche orientée client garantit une exécution efficace des projets et la livraison de produits de haute qualité, tout en respectant un état d'esprit risque-rendement. Le processus de gestion des risques de Nexans commence tôt dans le processus de vente, et ce, dès la phase d’appel d’offres. Dans le cadre de son engagement de concentrer ses efforts sur la création de valeur, Nexans assure une sélectivité stricte et exhaustive.
Dans les activités moyenne et basse tension, Nexans s’appuie sur une présence locale forte et diversifiée. Dans le cadre de son programme SHIFT Prime, le Groupe renforce sa marque et sa relation client et propose un portefeuille complet de solutions, allant des produits aux sous-systèmes, en passant par les services.
Le Groupe a développé des offres avancées et entend stimuler la création de valeur dans les secteurs d’activité liés à l’électrification sur lesquels il intervient, notamment grâce à i) l’expérience client (câbles avancés, emballages et services intelligents), ii) aux solutions de cycle de vie (câbles et accessoires à faible teneur en carbone, collecte et recyclage des déchets, etc.) et iii) des solutions technologiques et numériques.
Nexans renforce également son offre sur des marchés ciblés par le biais d’acquisitions stratégiques.
2.1.1.3 Risque lié aux opérations de fusions et acquisitions
Description du risque
Nexans poursuit une stratégie visant à devenir un pure player de l’électrification, via une rotation du portefeuille reposant à la fois sur des acquisitions sur le marché de l’électrification et sur la cession d’activités non stratégiques. En 2024, Nexans a finalisé l’acquisition de LTC en Italie et a bouclé avec succès la cession d’Amercable aux États-Unis.
Le principal risque associé à cette stratégie réside dans la capacité du Groupe à céder simultanément des activités non liées à l'électrification tout en acquérant des cibles identifiées dans le secteur de l’électrification.
Les risques secondaires liés à cette stratégie résident respectivement dans la capacité du Groupe à intégrer les nouvelles sociétés acquises et à gérer les éventuelles obligations d’indemnisation liées à une cession d’activité.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Difficulté à réaliser les synergies identifiées.
- Difficulté d’intégration impactant la performance des sites industriels.
- Impact financier lié aux obligations d’indemnisation.
dispositif de gestion des risques
Le Groupe réalise des études de marché approfondies afin d’identifier les opportunités les plus prometteuses de fusion et d’acquisition s’inscrivant dans sa stratégie. L’adéquation stratégique des cibles potentielles est évaluée en tenant compte de facteurs tels que l’attractivité de l’activité sur le marché, le potentiel de création de valeur et les synergies potentielles avec Nexans. Cette approche diligente permet de s'assurer que chaque opportunité poursuivie est non seulement en phase avec la
stratégie globale du Groupe, mais permettra également de renforcer le positionnement de Nexans sur le marché, de créer de la valeur sur le long terme et de tirer parti des synergies pour un bénéfice mutuel.
Le Groupe a mis en place des processus et une structure de gouvernance spécifiques pour chaque projet. En ce sens, il a notamment créé le Comité des Fusions et Acquisitions, chargé d’examiner et d’approuver tous les projets d’acquisition et de cession.
Chaque acquisition fait l'objet de mesures de vérification préalable (due diligence) approfondie avec l’appui de spécialistes internes, d’experts, ou de conseils externes, le cas échéant. Cette approche permet d’identifier les risques potentiels liés à l'entité acquise et de déployer des actions d’atténuation, que ce soit via une réduction de prix ou la mise en place de dispositions contractuelles, telles que des clauses de garantie. De plus, un processus de plan d’intégration, dirigé par un chef de projet chargé de l’intégration, est mis en œuvre sous la supervision d’un membre du Comité Exécutif.
S'agissant des cessions, afin de prévenir tout risque, la Direction Stratégie et Fusions & Acquisitions pilote les initiatives avec le soutien de conseils externes reconnus.
2.1.2 Risques opérationnels
2.1.2.1 Risque lié à la cybersécurité, à la continuité et à la performance des systèmes d’information
Description du risque
L’activité de Nexans s’appuie sur les technologies de l’information ainsi que des systèmes et des infrastructures d’information (centres de données, serveurs et réseaux) et est exposée aux risques de cybersécurité. Les risques de cybersécurité peuvent avoir pour origine :
- des facteurs internes, tels que l’obsolescence des systèmes, les erreurs de configuration ou les erreurs humaines, le manque de sensibilisation, le manque de maintenance des infrastructures, l’utilisation d’appareils non fiables, les activités malveillantes, le manque d’audits et de contrôles, etc.;
- des facteurs externes, tels que l’ingénierie sociale (par ex. : des tentatives de phishing), l’espionnage industriel, l’absence de moyens de protection des accès à distance, la compromission de la chaîne d’approvisionnement, les organisations criminelles, etc.
De plus en plus sophistiquées, les cyberattaques peuvent conduire à des interruptions d’activité, des vols de savoir-faire ou d’informations confidentielles, des tentatives de fraude financière ou à l’apparition de rançongiciels ayant des impacts financiers et réputationnels potentiellement très élevés.
Du fait de la présence mondiale de Nexans, ses activités nécessitent de multiples systèmes d’information, applications informatiques et systèmes d’information industriels souvent interconnectés. Ainsi, la mise en œuvre d’un plus grand nombre d’initiatives digitales, de nouveaux services pour les clients et les partenaires, et de technologies potentiellement disruptives augmente l’exposition potentielle de Nexans aux menaces en matière de cybersécurité, aux attaques par déni de service, à l’espionnage industriel, à la fuite de données et aux attaques par rançongiciels.
En outre, le risque cyber est susceptible d’augmenter dans le cadre des activités de fusions-acquisitions. Ce risque s’inscrit dans un contexte où la réglementation en matière de protection et de confidentialité des données est de plus en plus exigeante.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact sur la compétitivité (baisse des volumes de vente, perte de contrats et de clients).
- Impact opérationnel lié à la perte de données et à l’interruption d’activité (avec des effets potentiels sur de multiples régions et métiers, sur les partenaires commerciaux, les clients et les fournisseurs).
- Impact financier lié à la perturbation de l’activité et aux coûts induits.
- Impact sur la réputation.
dispositif de gestion des risques
L’équipe Cybersécurité, pilotée par le Directeur de la Cybersécurité du Groupe, fait partie intégrante de la Direction de la Gestion des Risques et se consacre pleinement à la surveillance du risque de cybersécurité. Elle définit et met en œuvre les politiques et les projets pertinents au regard du Programme de cybersécurité ainsi que de la protection des données à caractère personnel. Elle établit des directives sur l’utilisation des systèmes d’information et des systèmes industriels à l'échelle du Groupe.
Programme de Cybersécurité
L’équipe Cybersécurité a conçu un programme spécifique reposant sur quatre piliers :
1. Sensibiliser les employés et prestataires
de Nexans et leur donner les moyens de faire efficacement face aux menaces en les plaçant au centre de ses capacités de détection et de réaction :
- Tous les nouveaux employés et tous les employés ayant échoué lors d'une campagne de phishing ont l’obligation de suivre une formation en ligne.
- Le Groupe publie des communications mensuelles pour souligner les bonnes pratiques en matière de cybersécurité. De plus, un Cyber Month est organisé en octobre avec la Direction de la Communication, à destination de publics spécifiques, tels que les ouvriers, l’équipe juridique, etc.
- Des campagnes de phishing sont réalisées plusieurs fois par an. En 2024, six campagnes de phishing ont été déployées.
- En 2024, le module interne de sensibilisation à la cybersécurité a été repensé et communiqué à l’ensemble des employés lors de la semaine de la conformité (Compliance Week) qui se tient chaque année au sein de Nexans. L’objectif de ce module est de sensibiliser les utilisateurs aux risques de cybersécurité (phishing, fuite de données, risques de cybersécurité industrielle).
2. Protéger les principaux actifs technologiques
et notamment les projets industriels en contrôlant l’accès aux informations et leur traitement :
- Tout projet informatique est analysé afin d'évaluer le niveau d'impact sur l'activité en cas d’incident de sécurité. Sur la base d’une analyse d’impact des risques sur l’activité et la sécurité, des contrôles de sécurité (techniques, opérationnels et organisationnels) sont définis et leur mise en œuvre est contrôlée.
- Dans le cadre du programme de transformation Industrie 4.0 du Groupe, le Groupe déploie des solutions de détection et de protection contre les menaces OT dans les usines du Groupe. Ce déploiement se poursuivra dans les années à venir afin de couvrir l’ensemble des sites industriels.
- Sur la base d’une approche de défense, la Direction des Services Informatiques a déployé des technologies de sécurité, telles que le filtrage web, l’analyse des e-mails, une solution anti-malware sur les postes de travail et les serveurs, et la segmentation du réseau.
- Nexans a mis en place des solutions de contrôle des accès de dernière génération qui renforcent la gestion des accès et les contrôles associés.
3. Répondre rapidement à toute menace
et à tout incident de cybersécurité pour minimiser l’impact négatif sur les activités commerciales et industrielles :
- Les menaces font l’objet d’une surveillance permanente et les incidents de sécurité sont détectés grâce au Centre Opérationnel de Sécurité (SOC) renforcé du Groupe, y compris dans l’environnement industriel.
- Une équipe interne de réponse aux crises composée d’experts internes et externes en cybersécurité traite les incidents de cybersécurité rapidement et de manière appropriée par le biais d’enquêtes spécialisées.
- L’équipe susmentionnée prévient la menace de crises cyber telle qu’une cyberattaque au cours de laquelle Nexans interdirait à ses employés l’accès à ses systèmes d‘information.
4. Contrôler l’efficacité des outils
et des contrôles de sécurité mis en œuvre et fournir des moyens d’amélioration continue :
- Les principaux systèmes opérationnels et industriels du Groupe sont soumis chaque année à des tests d’intrusion afin d’identifier les principales vulnérabilités et de mettre en place des actions de remédiation.
- Des tests spécifiques de validation des fonctions de sécurité sont effectués durant la phase de développement des projets commerciaux, industriels et informatiques avant de lancer la production.
- L’équipe Cybersécurité est chargée de réaliser régulièrement des audits et des tests de sécurité sur les actifs opérationnels et industriels critiques du Groupe, avec l’aide de prestataires externes.
- Le Groupe porte une attention particulière aux risques de cybersécurité liés aux activités de fusions-acquisitions, en réalisant des évaluations de la cybersécurité et des Pentests (tests d’intrusion).
Les équipes opérationnelles de la Direction des Services Informatiques du Groupe et des Directions des Services Informatiques des Business Groups, en collaboration avec l’équipe Cybersécurité, s'attachent en permanence à renforcer les processus et les outils de cybersécurité du Groupe.
La gouvernance en matière de cybersécurité est constamment renforcée via le développement d’un réseau de correspondants au sein des Business Groups et des usines. Ce réseau facilite la diffusion et l’application effectives de la Procédure de la
Direction Générale de Nexans portant sur la gestion des risques de cybersécurité
et ce en synergie avec l’équipe Cybersécurité centrale. Les enjeux en matière de cybersécurité et les mesures mises en œuvre pour se protéger contre les risques de cybersécurité sont évalués tous les ans avec les Vice-Présidents Exécutifs des Business Groups et sont présentés régulièrement au Comité Exécutif de Nexans. En outre, en 2024, avec le soutien de la Direction de la Gestion des Risques, l’équipe Cybersécurité centrale a procédé à une évaluation des risques de cybersécurité afin d’accompagner l’élaboration du plan d’action en matière de cybersécurité.
Par ailleurs, le Programme de cybersécurité et l'état d'avancement du plan d’action sont présentés régulièrement au Comité d'Audit, des Comptes et des Risques.
2.1.2.2 Risque lié au changement climatique et aux risques naturels
Description du risque
En ce qui concerne les risques physiques, certains sites industriels du Groupe sont implantés dans des zones sujettes aux catastrophes naturelles (tremblements de terre comme au Maroc en 2023, tornades, inondations, vagues de chaleur, etc.). Par exemple, le site industriel de Charleston aux États-Unis se situe à côté d’une rivière qui lui permet de bénéficier d'un accès à la mer; ce site est situé dans une zone exposée aux ouragans. Il est par conséquent exposé à des risques naturels qui ont été pleinement pris en compte lors de sa construction. Le Groupe organise avec son assureur Dommages un plan d’audit systématique de ses sites afin de définir une politique de prévention du risque d’intégrité des sites industriels, mais tout risque d’interruption de production n’est pas pour autant écarté.
Le changement climatique expose le Groupe à de nouvelles sources de risques, en augmentant leur fréquence et leurs impacts (inondations, sécheresses, cyclones, etc.). Ces catastrophes naturelles pourraient perturber l’organisation ou le fonctionnement du Groupe et avoir un impact significatif sur l’activité (se référer à la section 3.2.2.6. : « Risques et opportunités liés à l’adaptation au changement climatique », chapitre 3, pour plus de détails).
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact sur la sécurité des employés.
- Destruction des actifs physiques.
- Impact opérationnel lié à la perturbation de l’activité.
- Impact financier lié à l’interruption d’activité et aux coûts induits.
Dispositif de gestion des risques
Nexans évalue constamment les risques dus aux catastrophes naturelles avec l’aide de son assureur Dommages et examine parallèlement le plan d’atténuation à mettre en œuvre pour une meilleure adaptation aux impacts de ces risques en cas de catastrophe naturelle.
Concernant les catastrophes liées au changement climatique, le Groupe a mené en 2023, avec l’aide d’un prestataire reconnu, une analyse du risque physique couvrant l’ensemble des sites industriels du groupe Nexans. Sur la base de cette analyse du risque physique, qui détermine le risque brut, et d’une évaluation d’un risque net sur la base des valeurs assurées (pour les actifs immobilisés et les interruptions d’activité) des sites industriels de Nexans, le Groupe a lancé, de concert avec les sites industriels les plus exposés, une évaluation des mesures d’adaptation déjà mises en œuvre et identifiera, dans un second temps, un nouveau plan d’adaptation détaillé si cela s'avère nécessaire (se référer à la section 3.2.2.6 : « La résilience du modèle économique du Groupe face au changement climatique », chapitre 3, pour plus de détails).
Lorsqu’il investit dans des sites industriels, notamment ceux qui sont exposés à des risques élevés de catastrophes naturelles, le Groupe veille à ce que des solutions techniques soient définies pour réduire les impacts de ces risques. C'est notamment ce qu'il a fait à Charleston ou plus récemment dans le cadre de l'extension du site de Halden. Par exemple, à Charleston, plusieurs mesures d'adaptation ont été mises en œuvre pour atténuer les risques :
2.1.2.3 Risque lié aux projets clé en main dans le segment PWR‐Transmission
Description du risque
L’essentiel des contrats conclus dans le cadre de projets clé en main est lié aux activités de câbles sous-marins et de haute tension terrestres. Le chiffre d’affaires de ces activités, variable d’une année à l’autre, représente environ 17 % du chiffre d’affaires consolidé du Groupe à cours des métaux non ferreux constant.
La valeur individuelle de ces contrats est souvent élevée et ils contiennent des clauses de pénalité et de responsabilité applicables dans le cas où la société du Groupe contractante ne remplirait pas ses engagements de calendrier et/ou de qualité (par exemple, défauts techniques nécessitant une intervention lourde après installation). Les deux principaux segments de marché de Nexans sont, d’une part, les projets d’interconnexion et d’électrification (terrestres et sous-marins), et d’autre part, les projets éoliens offshore. Les tendances sur ces deux marchés sont i) l’augmentation de la taille des projets, et ii) l’accroissement de la complexité technique en eaux plus profondes, avec des câbles plus gros et des applications dynamiques. À cet égard, soulignons que ces tendances surviennent dans un contexte où certains clients ont durci leurs critères quant au niveau de risque et de responsabilité que leurs fournisseurs doivent être prêts à assumer pour se voir attribuer un projet.
Risque lié à la suspension, aux retards et à l’annulation des financements de projets
Le Groupe est notamment exposé aux risques suivants :
- annulations et/ou retards dans les projets attribués ;
- retards dans les projets en raison de la durée du processus d’autorisation impactée par un contexte politique spécifique ;
- dépendance du marché vis-à-vis des subventions/des financements ;
- retards induits par des problèmes de chaîne d’approvisionnement ;
- les projets peuvent également dépendre de, et/ou être affectés par, la survenance d’événements imprévus ou par l’existence de paramètres différents de ceux escomptés pendant la préparation du projet. Lorsque de tels aléas surviennent, l’entité opérationnelle du Groupe concernée fait tout son possible pour convenir avec le client d’ajuster les dispositions contractuelles applicables. Malgré ces efforts pour atténuer ce risque, cette société du Groupe peut être amenée à supporter, momentanément ou de manière définitive, les surcoûts liés à cet ajustement.
Risque lié à la capacité de Nexans à livrer des câbles haut de gamme
Compte tenu du carnet de commandes lié aux projets clé en main, le Groupe est financièrement exposé en cas de difficultés en termes de conception, de qualification et de faisabilité de la fabrication.
Risque lié à la taille et à la complexité des projets
Du fait de l’amplification de la complexité et/ou de la taille des projets d’interconnexion sous-marins et des projets éoliens offshore ainsi que de l’augmentation du volume du carnet de commandes, les entités opérationnelles de le segment PWR-Transmission de Nexans doivent gérer de multiples sous-catégories de risques, telles que :
- lots de sous-traitance à forte valeur ajoutée (en particulier la protection offshore, les travaux de génie civil onshore) qui exigent un niveau d'expertise élevé au regard de ces lots et la capacité à sélectionner et à gérer des sous-traitants fiables pour ce genre de travaux ;
- défis techniques, tels que l’augmentation des tensions et de la profondeur des installations ;
- éventuelles réclamations liées au calendrier de livraison et/ou aux exigences de qualité ;
- volatilité des prix des matières premières et de l’énergie, notamment dans un contexte d’inflation ;
- complexité du système de calcul dans la tarification des projets clé en main ;
- complexité liée aux enjeux techniques ;
- retards dans le calendrier de fabrication. Le Groupe pourrait éprouver des difficultés à évaluer le moment où l'attribution finale des projets clé en main aura lieu, car cela dépend de plusieurs facteurs, notamment de la capacité des clients à trouver un financement. Tout retard pourrait avoir un impact sur les prévisions et la capacité de Nexans à soumissionner pour de tels projets clé en main ;
- l’augmentation de la responsabilité du fait des produits en raison de la taille et de la complexité des projets ainsi que du nombre de projets souscrits, ce qui accroît l’exposition cumulée.
Dans le cadre de ce type de contrat, la mise en cause éventuelle d’entités opérationnelles du Groupe serait susceptible d’avoir un effet défavorable significatif sur la situation financière et les résultats du Groupe dans son ensemble en raison i) de l’importance des pénalités encourues, ii) de l’éventuel remplacement de tout ou partie des câbles (avant ou après livraison), iii) des réclamations éventuelles qui seraient formulées à l’encontre des entités du Groupe concernées, iv) de l’extension de la période de garantie ou encore v) du fait de conséquences indirectes de ces mises en cause, y compris les éventuels retards de production induits sur d’autres projets. Si le Groupe ou l'une de ses sociétés est confronté(e) à de telles mises en cause, le Groupe en tient compte lors du calcul des marges comptabilisées sur ces contrats, comme décrit à la Note1.E.a de l’annexe aux comptes consolidés.
Risque lié à l’expansion aux États-Unis
Le marché américain des câbles haute tension devrait afficher une forte croissance, portée par le développement des parcs éoliens offshore destiné à accompagner la transition énergétique. Les États-Unis visent 30 GW de capacités éoliennes offshore installées d’ici 2030. À cet effet, le Groupe a transformé son usine de câbles sous-marins haute tension de Charleston, en Caroline du Sud, aux États-Unis, pour approvisionner le marché américain de l’éolien offshore en forte croissance. Cette usine de câbles sous-marins haute tension, unique en son genre aux États-Unis, contribue au développement d’une chaîne d’approvisionnement locale et soutient l’industrie éolienne offshore.
Suite aux élections présidentielles aux États-Unis, un risque majeur serait que les États-Unis revoient drastiquement leur ambition concernant le développement de parcs éoliens offshore pour accompagner la transition énergétique. Des évolutions de la réglementation au niveau fédéral et/ou local seraient alors à craindre, avec le risque d’un durcissement des règles en matière de contenu local et un impact potentiel sur le Groupe.
Autres risques
Le développement interne et externe du Groupe dépend, en partie, de sa capacité à recruter, intégrer, former, motiver, faire évoluer et fidéliser de nouveaux talents dans toutes les régions où il opère pour son activité haute tension (en particulier sur le marché américain).
Du fait de l’augmentation de la complexité et de la taille des projets d’interconnexion sous-marins et des projets éoliens offshore, le Groupe doit intégrer bon nombre de sous-traitants et gérer un nombre croissant d'actifs clés.
Si Nexans devait subir des dommages et/ou une détérioration sur des actifs clés pour les activités haute tension terrestres et sous-marines (y compris les navires ou les sites industriels), cela pourrait entraîner des retards au niveau des projets.
Impacts potentiels sur le Groupe
Impact financier en particulier lié à des dommages et intérêts au titre de retards de livraison, et de problèmes de qualité.
Impact financier lié à l’arrêt de la production.
Impact sur la réputation du Groupe.
dispositif de gestion des risques
Expansion aux États-Unis
Concernant le risque lié à l’expansion aux États-Unis, les mesures suivantes sont en place :
- Nexans poursuivra le projet Empire Wind 1 (contrat clé en main d’exportation de câbles éoliens offshore aux États-Unis attribué en 2022). Le projet fait partie du plus grand parc éolien offshore Empire Wind, qui générera suffisamment d’énergie renouvelable pour alimenter plus d’un million de foyers dans l’État de New York ;
- les câbles sont fabriqués dans l’usine de Charleston en Caroline du Sud, aux États-Unis, pour différentes juridictions.
Augmentation de la complexité et de la taille des projets clé en main
Pour gérer les risques liés aux projets clé en main, le Groupe a développé un système détaillé de gestion des risques basé sur les éléments suivants :
- tous les contrats importants conclus par les filiales opérationnelles du Groupe sont soumis à une procédure d’évaluation systématique des risques, l’ensemble des offres commerciales supérieures à 25 millions d’euros pour le Business Group PWR-Transmission étant soumises au Comité de revue des offres contractuelles du Groupe. Une attention particulière est portée à la sensibilisation du personnel commercial et technique aux risques dans les contrats de vente et à la négociation des conditions contractuelles avec une implication de la Direction Juridique ;
- l’exécution des projets est directement gérée par un directeur de projet qui s’appuie sur des équipes spécialisées chargées de livrer le projet dans le respect des exigences de budget, de qualité et de délais. En outre, les équipes veillent à l’application de la politique de gestion des risques du Groupe. Dans ce contexte, les équipes évaluent constamment les risques et mettent en œuvre des actions visant à identifier et à atténuer les risques susceptibles d’apparaître au cours de l’exécution du projet ;
- l’élaboration de nouvelles procédures de contrôle qualité dans tous les aspects de l’activité : ingénierie, fabrication, achats, sous-traitance et installation ;
- le développement de technologies visant à garantir aux clients des processus industriels fiables ainsi qu’une qualité et des performances élevées des produits ;
- le lancement de la fabrication d’un nouveau navire pour la mise en œuvre de nouvelles capacités d’installation en plus du Skagerrak et de l’Aurora ;
- le Groupe a souscrit un programme d’assurance Construction All Risk (CAR) spécialement conçu pour faire face aux risques liés aux projets clé en main ;
- les câbles sont testés à plusieurs reprises : i) avant le début de la fabrication, ii) avant la livraison sous réserve du test d'acceptation en usine (FAT) et iii) après l’installation et avant la mise en service (test d'acceptation sur site) ;
- la conclusion de partenariats stratégiques avec des sous-traitants combinée à i) des ressources en personnel expérimenté pour gérer l’engagement précoce des sous-traitants sur l’ensemble du projet et dès le stade de l’appel d’offres, et ii) au recrutement de ressources humaines qualifiées via des programmes de cycles supérieurs et l’élaboration de programmes de rétention.
Le Business Group PWR-Transmission revoit constamment ses processus et son organisation pour s’adapter au mieux à cette évolution de la taille et de la complexité des projets.
2.1.2.4 Risque lié aux ruptures d’approvisionnement
Description du risque
L’industrie du câble est soumise à des risques de rupture d’approvisionnement dont les impacts s’accentuent en cas de dépendance vis-à-vis des fournisseurs (par exemple, pour certains composés, vis-à-vis de XLPE). Parmi les causes de rupture d’approvisionnement, on peut trouver les incidents suivants :
Risque de conflit géopolitique
En 2024, en raison des tensions géopolitiques en mer rouge, nous avons rencontré des problèmes logistiques liés à la fermeture du canal de Suez, ce qui a donné lieu à des retards et des coûts supplémentaires. Par ailleurs, lorsque nous sommes confrontés à la guerre comme par exemple en Ukraine, ou plus récemment au Liban, nous pouvons rencontrer des difficultés d’approvisionnement.
Risques naturels ou de force majeure
La chaîne d’approvisionnement du Groupe est exposée aux risques climatiques. En 2024, suite à l’épisode de sécheresse au Panama, le Groupe a fait face à des problèmes logistiques qui se sont matérialisés par des retards et des coûts supplémentaires. Nous avons également été impactés par les inondations aux États-Unis et en Europe de l’Est (notamment en République tchèque) qui ont touché certains fournisseurs de Nexans.
En cas de force majeure, nous pouvons être confrontés à des problèmes temporaires de pénurie, avec à la clé une augmentation des coûts d’approvisionnement.
Risque lié à l’augmentation des exigences réglementaires
Les sociétés sont amenées à se conformer à un volume croissant de réglementations, notamment en matière de CSRD. Si Nexans ne parvenait pas à s’assurer que tous les fournisseurs de sa chaîne d’approvisionnement respectent lesdites réglementations, le Groupe pourrait faire face à des réclamations pouvant nuire à la réputation de Nexans, et qui pourraient se traduire par une interruption de sa chaîne d’approvisionnement.
Par ailleurs, face au durcissement des réglementations liées aux enjeux géopolitiques en matière de contrôle des exportations et de sanctions commerciales, de nouvelles contraintes pèsent sur la sélection des fournisseurs de Nexans et Nexans s’expose à des sanctions si le processus de diligence du Groupe n’est pas suffisamment robuste.
Risque de pénuries de métaux non ferreux
L’industrie du câble est très dépendante de l’approvisionnement en matières premières (notamment le cuivre, l’aluminium et le plomb).
Le cuivre, l’aluminium et le plomb sont les principaux métaux non ferreux utilisés par les entités opérationnelles du Groupe, étant précisé que le cuivre et l’aluminium représentent à eux seuls la majorité des achats de matières premières.
Les fluctuations des cours et la disponibilité des matières premières ont un impact direct sur les activités du Groupe. À ce titre, le Groupe évalue en permanence les risques de tension sur l’approvisionnement liés à la disponibilité des matières premières.
En 2024, les achats de cuivre se sont élevés à environ 426 000 tonnes (contre 413 000 tonnes en 2023), hors volumes transformés pour le compte de clients pour environ 166 000 tonnes. Pour l’essentiel de leurs besoins, les sociétés du Groupe concernées concluent avec différents producteurs de cuivre des contrats annuels d’achat portant sur des quantités déterminées. En 2024, les achats d’aluminium se sont élevés à 102 000 tonnes (contre 99 000 tonnes en 2023).
Le Groupe n’exclut pas que des tensions de l’offre et de la demande sur les marchés du cuivre et de l’aluminium puissent conduire à des pénuries d’approvisionnement et avoir ainsi un impact sur ses activités.
Des pénuries mondiales, des interruptions de l’approvisionnement ou l’incapacité à obtenir des métaux non ferreux à des prix commercialement raisonnables seraient susceptibles d’avoir un effet défavorable sur les résultats du Groupe.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact financier (augmentation des coûts d’approvisionnement, dommages-intérêts au titre de retards de fabrication ou de livraison, amendes liées à la violation de la réglementation, etc.).
- Impact opérationnel lié à l’interruption d’activité.
- Impact sur la réputation lié au non respect des réglementations.
dispositif de gestion des risques
Afin de réduire les risques de rupture d’approvisionnement, le Groupe a élaboré différentes actions d’atténuation, notamment :
Pour le risque de conflit géopolitique
Une surveillance étroite de la situation géopolitique avec le développement d’autres sources d’approvisionnements et d’itinéraires logistiques alternatifs.
Pour les risques naturels et de force majeure
Le développement d’autres sources d’approvisionnements.
En particulier pour les risques naturels, des cartographies des risques liés au changement climatique pour les fournisseurs clés sont dressées afin de définir des mesures d’atténuation et de garantir la continuité des activités.
Risque lié à l’augmentation des exigences réglementaires
Le Groupe surveille de près l’évolution des réglementations et s’appuie sur des prestataires reconnus et/ou des cabinets d’avocats pour s’assurer de sa conformité aux exigences réglementaires des autorités.
Pour le risque de pénuries de métaux non ferreux
La politique du Groupe vise à sécuriser ses besoins en métaux non ferreux par des contrats à long terme, avec une grande flexibilité à la hausse et à la baisse afin de s’assurer que ses besoins sont toujours satisfaits.
S'agissant de l’approvisionnement en cuivre, grâce à l’intégration verticale de Nexans avec quatre fonderies dans le monde, le Groupe bénéficie d’une position d’approvisionnement privilégiée auprès de l’industrie minière.
De manière générale, les risques liés à l’approvisionnement en métaux non ferreux sont spécifiquement suivis par la gestion des métaux non ferreux. La stratégie d’approvisionnement, basée sur des relations étroites avec un certain nombre de partenaires clés, vise à réduire l’exposition du Groupe aux pénuries. Le Groupe évalue la vulnérabilité financière de ses partenaires les plus essentiels, et s’assure qu’ils ont mis en place des plans robustes de continuité de leurs activités. La politique du Groupe est de prévoir des sources alternatives d’approvisionnement pour les métaux non ferreux entrant dans la fabrication des produits Nexans (« stratégie multi-sources »).
Le Groupe a développé des sources alternatives aux métaux d'origine russe.
En 2024, Nexans a signé un investissement stratégique en France pour augmenter sa capacité de production et de recyclage de cuivre en Europe. La future usine de Lens augmentera sa capacité de production de plus de 50 % et permettra de recycler jusqu’à 80 000 tonnes de cuivre par an.
2.1.2.5 Risques liés à l’interruption d’activité
Description du risque
D’un point de vue industriel, le Groupe est exposé à des événements naturels imprévus (tels que des inondations, des tempêtes, des tremblements de terre, etc.) ou à d’autres événements imprévus (tels que des incendies, des pannes d’équipement, des problèmes opérationnels, etc.) qui pourraient engendrer les risques suivants :
- risques de perturbations dans les usines pouvant entraîner des retards dans les livraisons de câbles, des problèmes de qualité, voire un arrêt complet de la production pour une durée indéterminée ; et
- risques de perte, partielle ou totale, d’actifs clés dans l’activité des câbles sous-marins, tels que les navires câbliers (Skagerrak ou Aurora) ou les usines clés (Halden en Norvège et Charleston aux États-Unis).
Une interruption d’activité prolongée pourrait avoir un effet défavorable significatif sur la performance industrielle du Groupe et donc sur sa performance financière.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact financier (dommages et intérêts au titre de retards, demandes d’indemnisation, coûts de reconstruction ou de réparation des actifs affectés, etc.).
- Impact opérationnel.
- Baisse du chiffre d’affaires.
dispositif de gestion des risques
Les sites industriels élaborent en permanence des plans de continuité d’activité afin de garantir leur capacité à identifier les risques et à définir des plans d'action de sauvegarde ou d’atténuation des effets des risques en cas de matérialisation d'un risque.
Des analyses régulières sont menées afin de surveiller de près les risques potentiels, tels que les risques liés au changement climatique.
Des exercices de crise sont régulièrement organisés concernant certains risques, tels que les incendies, les tremblements de terre, etc.
Un système de maintenance préventive et prédictive est en place. S’agissant du système de maintenance prédictive, dans le cadre du programme Industrie 4.0, des capteurs sont installés sur les machines industrielles pour anticiper les risques potentiels de panne ou d’obsolescence desdites machines.
En collaboration avec l’assureur de Nexans, une cartographie des risques des usines est dressée afin d’évaluer la nécessité de mettre en place des extincteurs pour limiter le risque de propagation d’un incendie.
2.1.2.6 Risque lié à la responsabilité contractuelle : responsabilité du fait des produits
Description du risque
L’activité industrielle et commerciale des entités opérationnelles du Groupe les expose à d’éventuels problèmes liés à la qualité des produits ou à d’éventuelles allégations selon lesquelles ses produits sont responsables de dommages causés à des tiers ou à des biens. En particulier, la fourniture des produits du Groupe à certains secteurs tels que l’industrie automobile ou aérospatiale, exposerait les sociétés opérationnelles du Groupe à d’éventuelles campagnes de rappels de produits ou des réclamations liées, à titre d’exemple, à des suspensions d’autorisation de voler en raison de défauts sériels de produits pouvant affecter un grand nombre de véhicules ou d’avions.
Par ailleurs, les pratiques et les tendances de l’industrie et du marché ont évolué ces dernières années, et les clients demandent des périodes de garantie plus longues sur les produits, et des conditions contractuelles plus strictes (notamment en matière de responsabilité). Dans le même temps, les garanties accordées aux différentes sociétés du Groupe par leurs fournisseurs de matériaux et composants utilisés dans les produits de ces sociétés peuvent être plus courtes ou moins étendues que les garanties accordées par les filiales du Groupe à leurs propres clients (par exemple, les matériaux en PVC et autres).
Dans certains pays comme en Amérique du Sud et en Europe (notamment en France et en Italie), les termes et conditions imposés par les réseaux de distribution d’énergie ne prévoient pas de limitation de responsabilité pour certaines catégories de câbles. Dans le même esprit, dans certaines industries telles que l’industrie automobile, les clients imposent leurs termes et conditions sans limitation de responsabilité.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact financier des dommages et intérêts ou pénalités de retard liés aux problèmes de qualité.
dispositif de gestion des risques
Pour limiter les risques liés à la responsabilité du fait du produit, le Groupe a développé les systèmes de contrôle suivants :
- Les contrats importants conclus par les filiales opérationnelles du Groupe sont soumis à une procédure d’évaluation systématique des risques, les offres commerciales supérieures à 5 millions d’euros pour les activités autres que celles de la division Haute Tension étant soumises à un Comité Groupe de revue des offres contractuelles. Une attention
particulière est portée à (i) la sensibilisation du personnel commercial et technique aux risques dans les contrats de vente et à (ii) la négociation des conditions contractuelles avec une implication de la Direction Juridique ; une politique pour les contrats commerciaux visant à limiter le risque global de responsabilité des sociétés opérationnelles du Groupe envers leurs clients en cas de problème d’exécution du contrat (tel qu’un retard, un problème qualité) ; pour limiter le risque relatif à la responsabilité du fait des produits, le Groupe a mis en place des processus de contrôle de la qualité de ses produits. La plupart des unités du Groupe sont certifiées ISO 9001. Nombre d’entre elles possèdent également des certifications spécifiques à leur activité (par ex. IRIS pour le matériel roulant, ISO 9100 pour l’aérospatiale, etc.). Chaque unité suit mensuellement un ensemble d’indicateurs permettant d’évaluer les progrès en matière de qualité et de satisfaction client. Le Groupe bénéficie actuellement d’une assurance « responsabilité civile » qui couvre les dommages encourus du fait des produits, qu’il considère adaptée aux pratiques du secteur et dont les montants de garantie excèdent largement les sinistres survenus dans le passé. Toutefois, le Groupe ne peut garantir que les assurances souscrites suffiront pour couvrir les actions en responsabilité intentées contre lui (se reporter à la section 2.2 « Assurances » ci-après), et si plusieurs entités font l’objet d’actions au cours d’une même année, les montants de garanties, bien qu’importants, sont limités annuellement, et les couvertures sont soumises aux exclusions classiques pour ce type de polices, telles qu’en particulier le coût du produit lui-même et les pénalités de retard.
2.1.3 Risques juridiques et de conformité
2.1.3.1 Risque lié au non-respect des lois antitrust
Description du risque
En janvier 2009, des enquêtes antitrust ont été lancées dans plusieurs pays contre divers fabricants de câbles, y compris des sociétés du Groupe, en lien avec des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des câbles électriques haute tension sous-marins et souterrains. Le 7 avril 2014, Nexans France SAS et la Société ont été notifiées de la décision de la Commission européenne (Décision de la CE), qui a conclu que Nexans France SAS a participé directement à une entente anticoncurrentielle dans le secteur des câbles électriques haute tension sous-marins et souterrains. La Société a été tenue conjointement et solidairement responsable du paiement d’une partie de l’amende infligée à Nexans France SAS par la Commission européenne. Début juillet 2014, Nexans France SAS a réglé l’amende de 70,6 millions d’euros imposée par la Commission européenne. Par la suite, certaines entités du Groupe ont été notifiées de plaintes en dommages et intérêts introduites devant les tribunaux du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d’Italie, contre Nexans et d’autres défendeurs concernant la Décision de la CE. Au Royaume-Uni, National Grid, Scottish Power et Vattenfall ont intenté une action en justice à l’encontre de Prysmian. Des recours en contribution ont été introduits par Prysmian à l’encontre de la Société dans ces affaires. Prysmian a conclu un accord avec chacune des sociétés ayant intenté des actions en justice contre Prysmian. Les recours en contribution au titre de ces requêtes sont toujours en instance, mais ne sont actuellement pas poursuivis.
En mai 2022, une demande de certification d’un recours collectif a été déposée devant le Competition Appeal Tribunal (CAT) par Madame Clare Spottiswoode, Commandeur de l’ordre de l’Empire britannique, sollicitant l’autorisation de poursuivre les groupes Nexans, Prysmian et NKT en dommages et intérêts au bénéfice de plaignants britanniques, sur la base de la Décision de la CE. Cette demande de Madame Spottiswoode a été certifiée en mai 2024 par le CAT (sous réserve de diverses conditions) sur la base d’un opt-out. Elle a sécurisé un financement auprès d’un bailleur de fonds spécialisé dans le financement de litiges. Dans le cadre de son évaluation, le CAT examinera l’accord de financement afin de déterminer, inter alia, si les frais des proposés par les plaignants sont suffisamment couverts dans le cas où le demandeur n’obtiendrait pas gain de cause. La Société continue à se défendre et une audience sur l’un des aspects de la réclamation doit avoir lieu en avril 2025.
En juillet 2022, London Array Limited et consorts ont initié une action devant le CAT contre Nexans France SAS et la Société, sur la base de la Décision de la CE. Nexans France SAS et la Société travaillent leurs arguments en défense, une première audience est prévue en avril/mai 2025.
En avril 2019, Terna S.p.A. a intenté une action en dommages et intérêts pour infraction aux règles de concurrence à l’encontre de Nexans Italia devant le tribunal de Milan, sur la base de la Décision de la CE. Nexans Italia a soumis ses
arguments en défense en octobre 2019, opposant notamment l’irrecevabilité de la demande formée contre la mauvaise personne morale. Nexans poursuit sa défense dans ce dossier, dont l’issue n’est pas attendue avant l’année 2025 ou 2026.
En avril 2019, une plainte aux Pays-Bas a été déposée conjointement par l’Autorité de l’Électricité et de l’Eau du Bahreïn, le Gulf Cooperation Council Interconnection Authority, le ministère koweïtien de l’électricité et de l’eau et Oman Electricity Transmission Company, à l’encontre de certaines sociétés du groupe Prysmian et de ses anciens actionnaires, ainsi que du groupe Nexans et du Groupe ABB. Cette action a été introduite devant le tribunal d’Amsterdam. En décembre 2019, Nexans et les autres défendeurs ont déposé une requête contestant la compétence de la juridiction saisie et les défendeurs ont obtenu gain de cause. Le tribunal a rendu son jugement en novembre 2020, se déclarant incompétent à l’égard des réclamations contre les défendeurs non néerlandais, y compris les filiales non néerlandaises de la Société. Le tribunal a également ordonné aux plaignants de payer les frais de procédure. Les plaignants ont fait appel de cette décision et l’affaire a depuis été renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour qu’elle statue. Une audience s’est tenue devant la CJUE en janvier 2025. L’arrêt est en attente.
En novembre 2017 en Espagne, Nexans Iberia et la Société (en sa qualité de société mère de Nexans Iberia) ont été notifiées d’une décision de l’autorité de la concurrence espagnole (« CNMC »), constatant que Nexans Iberia avait directement participé à des pratiques contraires au droit de la concurrence espagnol dans les secteurs des câbles basse et moyenne tension. La Société a été tenue conjointement et solidairement responsable du paiement d’une partie de l’amende imposée à Nexans Iberia par la CNMC. En janvier 2018, Nexans Iberia a réglé l’amende de 1,3 million d’euros imposée par la CNMC. Nexans Iberia et la Société ont fait appel de la décision de la CNMC.
En juillet 2020, une plainte a été déposée par Iberdrola, suivie par quatre autres plaignants espagnols en 2022. Toutes les plaintes à l’encontre de Nexans Iberia étant basées sur la décision de la CNMC dans le dossier de la faible/moyenne tension. Nexans assure la défense dans ces litiges.
En janvier et mai 2022, l’Autorité allemande de la concurrence (« FCO ») a mené des perquisitions sur trois sites du Groupe en Allemagne. Ces inspections s’inscrivent dans le cadre d’une enquête menée auprès de fabricants de câbles au sujet d’une prétendue entente autour des surcoûts standard du métal au sein de l’industrie en Allemagne. La FCO a également mené des inspections dans les locaux d’autres sociétés en Allemagne. Nexans a contesté avec succès la validité de ces inspections. Néanmoins, l’enquête se poursuit et en février et juillet 2024, la FCO a conduit des opérations de visite et de saisie inopinées sur un autre site en Allemagne ainsi qu’en France.
En octobre 2023, Saudi Electricity Company (SEC) a intenté une action en justice en Allemagne à l’encontre de Nexans SA et d’autres sociétés, dont NKT et Prysmian, sur la base de la Décision de la CE. Nexans n’a pas fourni de câbles d’énergie à SEC et se défend dans ce dossier, et en juin 2024, Nexans a demandé au tribunal d’exiger que la SEC fournisse une garantie substantielle si elle souhaitait poursuivre la procédure.
L’enquête menée au Brésil par le « General Superintendence » de l’autorité de concurrence « CADE » dans le secteur des câbles électriques haute tension a été clôturée en février 2019. En avril 2020, le tribunal administratif de CADE a condamné la Société, ainsi que d’autres fabricants de câbles. Nexans a payé l’amende d’environ un million d’euros (correspondant à la conversion du montant en BRL) et a fait appel de la décision. La procédure est en cours.
En janvier 2024, l’Autorité française de la Concurrence a procédé à des perquisitions sur trois sites de Nexans France, dans le cadre d’une enquête dans le secteur de la distribution de câbles d’énergie sur le territoire DROM-COM. L’enquête est en cours.
En décembre 2024, l’Autorité italienne de la concurrence (Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato) a procédé à des perquisitions dans les locaux de la filiale italienne La Triveneta Cavi, à Brendola en Italie. Ces perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête relative à un prétendu accord anticoncurrentiel entre des fabricants de câbles en cuivre sur le marché italien des câbles en cuivre basse tension. Les accords conclus en 2024 dans le cadre de l’acquisition de La Triveneta Cavi prévoient certaines dispositions contractuelles en vertu desquelles le Groupe serait indemnisé en cas de pertes éventuelles découlant de l’enquête susmentionnée.
Au 31 décembre 2024, le Groupe maintient une provision pour risques de 64,8 millions d’euros destinée à couvrir l’ensemble des procédures susvisées ainsi que les conséquences directes et indirectes des décisions relatives qui ont été ou seront rendues et en particulier les actions en dommages-intérêts initiées par les clients. Le montant de la provision est basé sur les estimations du management fondées sur les jurisprudences comparables et sur la base des informations disponibles à ce jour. Une grande incertitude demeure quant à l’ampleur des risques liés à d’éventuelles réclamations et/ou amendes. Les coûts définitifs liés à ces risques pourraient donc sensiblement s’écarter du montant de la provision comptabilisée.
Les dispositifs de prévention des risques et de conformité du Groupe
Les dispositifs de prévention des risques et de conformité du Groupe ont été renforcés de manière régulière et significative au cours des dernières années. Cependant, le Groupe ne peut garantir que tous les risques liés à des pratiques non conformes aux règles d’éthique et de conduite des affaires applicables seront entièrement éliminés.
Le programme de conformité inclut des mesures de détection susceptibles de générer des enquêtes internes, voire externes. En ligne avec ses communications antérieures, la Société rappelle qu’une issue défavorable dans le cadre de procédures et/ou enquêtes en droit de la concurrence, ainsi que les conséquences liées, sont susceptibles d’avoir un effet défavorable significatif sur les résultats et donc la situation financière du Groupe.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact financier (amendes, indemnités, etc.).
- Interdiction de participer à certains appels d’offres publics ou radiation de clients.
- Impact sur la réputation.
dispositif de gestion des risques
Politiques
En complément de la section du Code d’Éthique et de Conduite des Affaires relative à la concurrence loyale, les Lignes Directrices en matière de conformité aux règles de la concurrence du Groupe donnent des orientations sur l’application des règles de base du droit de la concurrence. Ces Lignes Directrices sont applicables à toutes les filiales et participations partout où Nexans exerce ses activités.
Formation
Tous les membres de la direction, les managers et les collaborateurs clés du Groupe doivent réaliser chaque année le parcours de la Compliance Week. Cette formation contient une section approfondie sur la concurrence accompagnée de questions tests basées sur des cas réels.
En outre, des formations plus approfondies ou/sur mesure sont organisées pour les postes les plus exposés (managers en achats ou ventes, ainsi que les employés participant à une association professionnelle) et/ou lorsqu’un problème spécifique est identifié.
Mesures spécifiques de maîtrise du risque découlant de la cartographie
Le Groupe a intégré tous les aspects du droit de la concurrence à l’exercice de cartographie des risques mené dans le cadre de la loi Sapin II. Les risques antitrust ainsi identifiés sont gérés de manière centralisée par des mesures et actions déployées au niveau de Groupe, ce qui facilite les contrôles de deuxième et troisième niveaux.
Lanceur d'alerte
Les collaborateurs sont encouragés, à travers la communication interne et à l’occasion de sessions de formation, à utiliser le dispositif d’alerte interne du Groupe pour faire part de leurs préoccupations concernant des comportements potentiellement anticoncurrentiels, tant au sein de Nexans qu’émanant de partenaires commerciaux.
Le dispositif d’alerte est également accessible, en 17 langues, à toute personne externe au Groupe : par téléphone, via une application ou depuis le site www.nexans.com. Par ailleurs, une simple recherche « alerte Nexans » sur n’importe quel moteur de recherche Internet permet d’accéder au portail du dispositif d'alerte.
Pour plus d'informations sur le dispositif d’alerte du Groupe, voir section 3.4.1 : « Conduite des affaires ».
Dispositif de contrôle interne et audit interne
Le Département d’Audit Interne du Groupe contrôle la conformité aux règles relatives à la concurrence dans le cadre de ses missions d’audit habituelles, et est également amené à effectuer des contrôles ciblés sur les questions de concurrence.
2.1.3.2 Risque lié au non-respect des réglementations de lutte contre la corruption et des réglementations en matière de contrôle des exportations et de sanctions commerciales
Description du risque
Compte tenu de l’implantation internationale du Groupe et de ses activités dans divers secteurs, tels que les infrastructures énergétiques, les grands projets internationaux en haute tension, les employés à travers le monde peuvent être confrontés à des pratiques de corruption ainsi qu’aux réglementations en matière d’exportation et de sanctions commerciales.
En ce qui concerne le risque de corruption, le Groupe génère près de 11 % de son chiffre d’affaires dans des pays présentant un haut niveau de risque de corruption (soit une note égale ou inférieure à 40 selon l’indice de perception de la corruption publié par Transparency International). En 2024, le Groupe était présent au Brésil, en Colombie, au Liban, au Maroc, au Nigeria, au Pérou, en Turquie, en Côte d’Ivoire, en Équateur et en Ukraine.
En outre, le Groupe s’appuie sur un écosystème de partenaires commerciaux, parmi lesquels des intermédiaires de ventes, revendeurs et distributeurs. Cet écosystème peut soulever un risque pour le Groupe.
En ce qui concerne les réglementations en matière de contrôle des exportations et de sanctions commerciales, l’instabilité croissante dans le monde, notamment liée aux conflits militaires a engendré de l’inflation et a accentué la complexité de ces réglementations, exposant le Groupe à un risque de sanctions si les entités opérationnelles enfreignent lesdites réglementations.
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact financier (amendes, indemnités, etc.).
- Interdiction de participer à certains appels d’offres publics ou radiation de clients.
- Impact sur la réputation.
Dispositif de gestion des risques
Politiques
En complément des sections du Code d’Éthique et de Conduite des Affaires consacrées à la lutte contre la corruption, le Groupe a publié des Lignes Directrices spécifiques à l’appui de sa tolérance zéro vis-à-vis des pratiques de corruption :
- le Dispositif de Prévention de la Corruption définit les règles et les processus devant être appliqués pour prévenir la corruption et/ou les pots-de-vin dans les activités quotidiennes avec les représentants et les autres partenaires commerciaux, et documenter la mise en place effective de ces procédures ;
- la Politique relative aux Cadeaux et Invitations, qui régit notamment les frais de réception, les dons aux associations caritatives et autres contributions ;
- le Guide de Gestion des Conflits d’Intérêts qui explique comment identifier, déclarer et gérer les situations de conflit d’intérêts avérés ou potentiels ;
- la Politique d’Examen des Appels d’Offres et de Gestion des Risques Contractuels permet de s’assurer que les offres de vente, les soumissions à des appels d’offres, les devis ou les contrats de vente conclus par toutes les filiales de Nexans sont conformes aux règles de base du Groupe, et notamment le Dispositif de Prévention de la Corruption ;
- la Charte de représentation responsable auprès des autorités publiques, adoptée fin 2021, expose les principaux engagements du Groupe en la matière. Elle est applicable à l’ensemble des employés du Groupe et en particulier aux collaborateurs en charge de la représentation auprès d’autorités publiques.
En ce qui concerne les réglementations en matière de contrôle des exportations et de sanctions commerciales, le Groupe a publié une politique et des lignes directrices spécifiques pour accompagner les entités opérationnelles dans leur respect de ces réglementations.
Ces procédures internes sont applicables à toutes les filiales et participations, partout où Nexans exerce ses activités.
Formation
Nexans a élaboré une stratégie à trois ans concernant les formations de conformité et a identifié des catégories clés de population : (i) stratégie en ligne et (ii) stratégie hors ligne.
Dans le cadre des formations en ligne, tous les employés disposant d’une adresse e-mail Nexans (à savoir les dirigeants, les cadres et les collaborateurs occupant un poste clé, ainsi que les administrateurs) sont invités à suivre les sessions de e-learning axées sur la conformité dispensées lors de la Compliance Week annuelle. Ces sessions constituent des formations sur la lutte contre la corruption, les conflits d’intérêts, les cadeaux et invitations, le parrainage et les dons ou encore les sanctions commerciales. Les sessions de formation peuvent également inclure des rappels concernant les principes régissant les droits humains, l’inclusion et la diversité, la confidentialité des données ou la cybersécurité.
Lorsqu'ils intègrent le Groupe, les nouveaux arrivants suivent également la nouvelle session de formation « Vivre le Code d'Éthique chez Nexans » afin de s'assurer qu'ils comprennent parfaitement et adhèrent aux méthodes de travail de Nexans.
Pour la stratégie hors ligne, les collègues travaillant sur les lignes et partout dans le monde doivent suivre la session de formation « Vivre le Code d'Éthique chez Nexans », adaptée pour une formation en présentiel.
En outre, les employés les plus exposés, tels qu'identifiés par les Business Groups dans les fonctions clés, doivent suivre des formations plus approfondies en présentiel. Sur une période de trois ans, les employés les plus exposés doivent donc suivre des formations sur les pots-de-vin et la lutte contre la corruption, les lois contre les pratiques anticoncurrentielles, le contrôle des exportations et les sanctions commerciales.
Il convient de souligner que des formations en présentiel peuvent également être organisées en tant que mesure corrective lorsqu’un problème spécifique est identifié.
Mesures spécifiques d’atténuation des risques
Dans le cadre de son processus d’amélioration continue, le Groupe renforce actuellement la cartographie des risques liés à la lutte contre la corruption. Un exercice, entièrement réalisé en ligne, a été lancé en 2024 à l’échelle du Groupe. Cet exercice permettra en outre au Groupe de s’assurer de la robustesse de son processus d’atténuation des risques.
À titre d’exemple, lors de l’exercice de cartographie des risques mené par le Groupe, les représentants commerciaux ont été identifiés comme représentant un risque potentiel en matière de lutte contre la corruption. Des mesures spécifiques d’atténuation du risque soulevé ont été mises en œuvre, dont des vérifications ciblées, via une plateforme en ligne dédiée, ce qui permet au Groupe de disposer d’un outil centralisé pour atténuer les risques que peuvent présenter les intermédiaires de vente.
De plus, tous les employés qui se trouvent dans une situation de conflit d’intérêts réel ou potentiel ou dont le profil est susceptible d’en faire des personnes politiquement exposées doivent déclarer leur situation dans la plateforme en ligne centralisée dédiée à cet effet. Ce système garantit ainsi une gestion harmonisée de toutes les déclarations au niveau du Groupe, ce qui facilite les contrôles de deuxième et troisième niveaux.
Par ailleurs, les cadres, comme les nouveaux arrivants, doivent signer un certificat de conformité dans lequel ils s'engagent à respecter le Code d’Éthique et de Conduite des Affaires de Nexans.
Le Groupe s’attache également à effectuer des vérifications préalables dans le cadre des opérations de fusion et acquisition envisagées pour identifier en amont des problèmes de conformité avec les cibles potentielles d’acquisitions.
Enfin, en 2023, le Groupe a renforcé son plan de vigilance qui comprend des vérifications préalables renforcées en matière de conformité pour les catégories d’acheteurs identifiés comme étant les plus à risque. Se reporter à la section 3.3.3.2. : « Plan de vigilance des fournisseurs » pour de plus amples informations concernant les achats responsables.
En ce qui concerne les réglementations en matière de contrôle des exportations et de sanctions commerciales, le Groupe est fréquemment assisté par un cabinet d’avocats reconnu qui l’épaule dans l’analyse de ces réglementations.
Lanceur d'alerte
Les collaborateurs sont encouragés, à travers la communication interne et à l’occasion de sessions de formation, à utiliser le dispositif d’alerte interne du Groupe pour faire part de leurs préoccupations concernant des comportements inappropriés en matière d’éthique des affaires et aux règles de Nexans, tant au sein de Nexans qu’émanant de partenaires commerciaux.
Le dispositif d’alerte est également accessible, en 17 langues, à toute personne externe au Groupe : par téléphone, via une application ou depuis le site www.nexans.com. Par ailleurs, une simple recherche « alerte Nexans » sur n’importe quel moteur de recherche Internet permet d’accéder au portail du dispositif d'alerte.
Pour plus d'informations sur le dispositif d’alerte du Groupe, voir section 3.4.1 : « Conduite des affaires ».
Dispositif de contrôle interne et audit interne
La mise en œuvre du Programme de conformité du Groupe fait l’objet d’audits réguliers par l’équipe Audit Interne afin de s’assurer de l'efficacité des mesures de contrôle. La Direction de l’Audit Interne du Groupe contrôle également le respect des règles anticorruption ainsi que des réglementations en matière de contrôle des exportations et de sanctions commerciales, en auditant régulièrement les entités opérationnelles et en menant des activités spécifiquement axées sur les questions de lutte contre la corruption.
De plus amples informations concernant la lutte contre la corruption au sein du Groupe sont disponibles à la section 3.4.1 : « Conduite des affaires ».
2.1.3.3 Risque lié à la durabilité au regard de l’impact sur la compétitivité et les engagements à long terme
Description du risque
Les attentes des organisations en matière de développement durable évoluent rapidement dans certains pays et plus particulièrement en Europe.
Pour répondre en particulier aux exigences européennes, les entreprises sont tenues de mettre en œuvre d’importantes mesures de transformation à travers leurs opérations et régions d’implantation, pour répondre aux engagements en faveur de la durabilité. Ces mesures impactent profondément l’organisation et la proposition de valeur des entreprises.
La nature des risques variera d’un pays à l’autre.
Tout d’abord, dans certains pays, le non-respect des exigences en matière de durabilité pourrait nous empêcher de répondre aux attentes de nos parties prenantes.
D’autre part, dans d’autres pays, les coûts liés à la transformation de l’organisation de Nexans et de sa proposition de valeur pourraient faire perdre au Groupe sa compétitivité face à des concurrents qui ne se voient pas imposer le même niveau d’exigences en matière de durabilité.
Enfin, ne pas respecter les engagements de Nexans en matière de durabilité, et en particulier l’engagement Net Zero de Nexans, ou diffuser de fausses déclarations quant aux progrès et aux produits de Nexans en matière d’environnement et de développement durable exposerait le Groupe à des accusations d’écoblanchiment (« greenwashing »).
Impacts potentiels sur le Groupe
- Impact sur la réputation en raison du non-respect des engagements en matière de durabilité (notamment méfiance des parties prenantes, perte d’attractivité aux yeux des investisseurs, des clients ou des nouveaux talents).
- Boycott de la part de certains clients pour ne pas avoir répondu à leurs exigences en matière de durabilité.
- Perte de compétitivité face aux organisations situées dans d’autres pays où l’engagement en matière de durabilité n’est pas une obligation.
Dispositif de gestion des risques
Pour piloter ses ambitions en matière de durabilité, le Groupe a mis en place une structure de gouvernance dédiée animée par la Direction de la Durabilité. À cet égard, les engagements de Nexans en matière de durabilité sont soutenus par :
le Conseil d’administration de Nexans, sous l’égide d’un Administrateur indépendant expert des questions de durabilité et d’un Comité Environnement, Social et Gouvernance dédié (se référer à la section 3.1.2. : « Gouvernance » - « Comité Exécutif et Direction Centrale », chapitre 3, pour plus de détails) ;
le parrainage des membres du Comité Exécutif de Nexans ;
l’implication active des directions du Groupe (telles que la Direction des Achats, la Direction de la Conformité, la Direction Technique, etc.) et des entités opérationnelles du Groupe via des comités dédiés visant à définir des plans d’action et leur suivi (se référer à la section 3.1.2. : « Gouvernance » - « Opérations » , chapitre 3, pour plus de détails) ;
le Groupe a défini une performance SSI intégrée dans les incitations à court terme des responsables et des dirigeants (se référer à la section 3.1.2. : « Gouvernance » - « Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes de rémunérations » – Comp & Ben », chapitre 3, pour plus de détails) ;
le Groupe s’attache à sensibiliser et à former son personnel (se référer à la section 3.1.3. : « Stratégie » - « Intérêts et points de vue des parties prenantes », chapitre 3, pour plus de détails).
2.1.4 Risques financiers
Cette section doit être lue conjointement avec la Note 29 « Risques financiers » aux comptes consolidés, qui tient également lieu d’analyse de sensibilité pour 2024.
Par ailleurs, le lecteur est invité à se reporter à la Note 1.F.c ainsi qu’à la Note 8 de l’annexe aux comptes consolidés « Dépréciations d’actifs nets », cette dernière en ce qui concerne les hypothèses retenues pour les calculs de dépréciation.
2.1.4.1 Risque lié à la volatilité des cours des métaux et leur couverture
Description du risque
En raison de son activité, le Groupe est exposé à la volatilité des prix des métaux non ferreux (cuivre et dans une moindre mesure, aluminium et plomb), qui représentent une partie significative des câbles. À titre d’exemple, au cours des années 2023 et 2024, le prix du cuivre a été soumis à une forte volatilité dans une fourchette de 3 000 USD/tonne entre les prix les plus bas et les plus élevés. S'agissant de l’aluminium et du plomb, le Groupe peut être confronté à un manque de liquidité pour obtenir une couverture à long terme.
Par ailleurs, la faible liquidité sur les marchés à terme des métaux peut engendrer une forte volatilité sur les cotations à terme et sur le renouvellement des couvertures. Ce phénomène pourrait être lié à une hausse de la demande. Il est à ce jour difficile de savoir si ce niveau de liquidité est un phénomène conjoncturel ou structurel.
Ces dernières années, de nombreuses banques se sont retirées du marché des métaux, considérant que celui-ci mobilisait trop de ressources par rapport au niveau de risque. En 2022, de nouveaux acteurs ont renforcé leur capacité à offrir des couvertures sur les matières premières, permettant au groupe Nexans de sécuriser l’accès au marché des dérivés sur les métaux.
Impacts potentiels sur le Groupe
Impact sur l’EBITDA et sur le résultat financier.
dispositif de gestion des risques
Les filiales opérationnelles du Groupe concernées, conformément à la pratique observée dans le secteur des câbles, ont pour politique de répercuter dans leurs tarifs les prix des métaux et de couvrir leur risque soit par le biais d’une couverture physique, soit par le biais de contrats à terme (futurs) sur les marchés financiers de métaux. En outre, une équipe dédiée au sein du Groupe surveille de près le risque de volatilité des cours des métaux non ferreux.
Malgré cette politique générale, le Groupe reste exposé au risque de volatilité des cours des métaux non ferreux de par la nature de ses activités (par exemple : contrats à long terme, etc.).
À cet égard, la politique de gestion du risque sur métaux non ferreux, l’impact potentiel de la variation des cours du cuivre et les couvertures mises en place sont décrits en Notes 29.C et 29.E de l’annexe aux comptes consolidés.
Les instruments financiers utilisés par les filiales du Groupe afin de gérer leur exposition aux risques de matières premières (cuivre et aluminium) sont décrits dans la Note 29 de l’annexe aux comptes consolidés « Risques financiers », paragraphe C « Risques sur les cours de change et des métaux ». La sensibilité des résultats du Groupe au cours du cuivre est présentée au paragraphe E « Analyse de sensibilité aux risques de marché » de la même note.
2.1.4.2 Risque de taux d'intérêt
Description du risque
La majeure partie des dettes extérieures (obligations, BEI), soit environ 1 525 millions d'euros, sont à taux fixe. L'évolution récente de l'environnement économique (inflation et hausse des taux d'intérêt) aura un impact sur la structure de financement du Groupe. Une analyse de sensibilité concernant les variations de taux d’intérêt est présentée dans la Note 29.E de l’annexe aux comptes consolidés.
Impacts potentiels sur le Groupe
Impact sur l’EBITDA et sur le résultat financier.
Dispositif de gestion des risques
Ce risque fait l'objet d'une surveillance étroite par la Direction de la Trésorerie et des Métaux du Groupe qui rend régulièrement compte au Directeur Financier du Groupe. Le renouvellement des dettes à long terme se fera par le biais de la dette fixe (obligations ou emprunts) afin de limiter l'exposition du Groupe à une dette brute à taux d'intérêt variable.
2.1.4.3 Risque de change
Description du risque
Le risque de change auquel le Groupe est exposé est décrit dans la Note 29.C de l’annexe aux comptes consolidés. À l’exception des transactions portant sur des métaux non ferreux (voir ci-dessus), le Groupe considère que son exposition au risque de change sur les flux de trésorerie d’exploitation est limitée pour l’ensemble du Groupe, en raison de sa structure opérationnelle sous-jacente selon laquelle la plupart des filiales opèrent principalement sur leurs marchés nationaux, à l’exception des contrats d'exportation dans le domaine de la haute tension.
En raison de sa présence internationale, le Groupe est également exposé à un risque de conversion sur l’actif net des filiales ayant une monnaie fonctionnelle autre que l’euro. Le Groupe a pour politique de ne pas couvrir ce risque.
Impacts potentiels sur le Groupe
Impact sur l’EBITDA et sur le résultat financier.
Dispositif de gestion des risques
Les couvertures de change sont mises en place par une équipe dédiée du Groupe afin que les flux de trésorerie des unités opérationnelles restent libellés dans leur devise fonctionnelle. C’est notamment le cas des filiales du Groupe basées au Brésil (BRL vs USD), au Canada (CAD vs USD), en Norvège (NOK vs EUR, GBP, JPY et USD), en Suisse (CHF vs EUR) et en Turquie (TRY vs EUR, USD).
La Note 29.E contient une analyse de sensibilité aux fluctuations des deux principales devises présentant un risque de change pour le Groupe (le dollar américain et la couronne norvégienne).
2.2 Assurance
La Direction des Assurances de Nexans est chargée de souscrire, négocier et déployer des programmes d’assurance pour l’ensemble du Groupe. Elle cherche la meilleure couverture disponible sur le marché de l'assurance au meilleur prix pour couvrir les expositions spécifiques du Groupe auprès de compagnies d’assurance particulièrement reconnues bénéficiant de notes de solvabilité solides.
Les polices d’assurance du Groupe couvrent les risques identifiés tout en tenant compte des nouvelles acquisitions ou cessions qui peuvent survenir en cours d’année. En étroite collaboration avec des courtiers internationaux, la Direction des Assurances cherche toujours à optimiser les coûts tout en assurant une couverture adéquate, en se basant, entre autres critères, sur les évaluations régulières des risques, l’expérience du Groupe en matière de sinistres, les conseils de courtiers avec des études comparatives du secteur et des études des risques spécifiques et/ou actuarielles. Régulièrement, la Direction des Assurances lance des appels d’offres auprès des assureurs et des courtiers.
Le coût global des polices d’assurance (à l’exclusion de l’assurance vie et santé et de l’assurance accident) souscrites au niveau du Groupe représente moins de 0,5 % du chiffre d’affaires consolidé à prix constant des métaux non ferreux.
Pour contenir les primes d’assurance et sécuriser la couverture, Nexans renforce le recours à sa captive de réassurance dans les structures d’assurance et étudie en permanence l'opportunité d'ajouter de nouveaux risques. Enfin, le Groupe réévalue régulièrement son appétence aux risques afin de contrer tout impact défavorable du marché de l’assurance.
Les principaux programmes d’assurance Groupe souscrits
Dommages-pertes d’exploitation
Ce programme couvre les actifs de Nexans dans le monde entier et toute interruption d’activité qui pourrait découler d’un sinistre.
Dans certaines zones géographiques, les assureurs n'accordent qu’une couverture limitée pour les risques de catastrophes naturelles, nettement inférieure aux valeurs d’assurance, ce qui rend de plus en plus difficile l’obtention d’une couverture suffisante à un prix raisonnable.
Dans le cadre de son processus de gestion des risques, le Groupe poursuit le déploiement d’un programme de prévention des sinistres visant à contribuer à la prévention des pertes industrielles, en grande partie basé sur les recommandations de ses assureurs.
Responsabilité civile (y compris responsabilité du fait des produits)
Les risques couverts sont la responsabilité des entités du Groupe pour les dommages causés aux tiers dans le cadre de leurs activités, du fait de leurs produits, ou du fait des services fournis aux clients.
La police prévoit également une couverture pour le retrait et la réinstallation, le rappel de produits et la pollution accidentelle.
Transports
Ce programme d’assurance couvre les valeurs ad valorem des marchandises et livraisons selon les Incoterms pour tout transport, quel qu’en soit le moyen, y compris les transferts intrasites.
Assurance chantiers pour la pose de câbles terrestres et sous-marins
Les chantiers de pose de câbles, qu’ils soient terrestres ou sous-marins, sont couverts par deux programmes spécifiques adaptés à l’activité en question. La couverture dépend des paramètres propres à chaque projet. La mise en place de polices séparées et spécifiques à un chantier est parfois nécessaire, notamment pour des contrats significatifs et qui dépassent les limites des programmes-cadres. Le marché de l’assurance pour les chantiers sous-marins est un marché de niche dans lequel très peu d’acteurs sont en mesure de fournir une capacité significative.
Couverture des navires câbliers du Groupe, Nexans Skagerrak et Nexans Aurora.
Les navires câbliers du Groupe, Nexans Skagerrak et Nexans Aurora, sont couverts par des assurances de type dommages et pertes (Hull & Machinery/Loss of Hire), risques de guerre et responsabilité (Protection & Indemnity).
Politique d'assurance-crédit à court terme couvrant les encours de certains clients domestiques et à l’exportation
Une politique d’assurance-crédit à court terme est déployée dans l’ensemble du Groupe. Elle couvre la plupart de ses filiales. Une assurance spécifique est souscrite si nécessaire pour les contrats de crédit à long terme.
Captive de réassurance
Le Groupe dispose d’une entité de réassurance, Nexans Re, visant à optimiser et gérer sa stratégie de rétention des risques. L’entité gère actuellement les polices Dommages aux biens et Responsabilité civile ainsi que la couverture des transports.
2.3 Gestion des risques au sein du Groupe
Les principaux éléments du dispositif de gestion des risques et de contrôle interne de Nexans sont décrits dans l’organigramme ci-après et s’articulent autour de trois lignes de défense.
2.3.1 Trois lignes de maîtrise des risques
L’organisation de la gestion des risques de Nexans s’articule autour de trois lignes de maîtrise des risques.
Les Business Groups et entités opérationnelles du Groupe sont les premiers acteurs de la gestion des risques dans leur périmètre d’activité respectif, tant géographique que sectoriel.
Première ligne de maîtrise des risques – les Business Groups et entités opérationnelles
Leurs directions sont responsables de l’application, dans leur périmètre d’activité, de l’ensemble des procédures de gestion du Groupe, couvrant la conformité aux lois et règlements applicables, au Code d’Éthique et de Conduite des Affaires du Groupe et au Dispositif d'Alerte.
Deuxième ligne de maîtrise des risques – les Directions de la Gestion des Risques, du Contrôle Interne et de la Conformité
Coordonnée par les Directions de la Gestion des Risques, du Contrôle interne et de la Conformité en collaboration avec les directions fonctionnelles dans leurs domaines d’expertise, la deuxième ligne de maîtrise des risques vise à concevoir et piloter un système de contrôle des activités du Groupe, notamment en :
- aidant les unités opérationnelles à identifier et évaluer les principaux risques dans leur domaine d’expertise ;
- concevant les politiques et procédures du Groupe par domaine d’activité ;
- contribuant, avec les unités opérationnelles, à la conception de systèmes ou de dispositifs de contrôle adaptés ;
- sensibilisant à la gestion des risques, au contrôle interne et à la gestion de la conformité par le biais de la communication des meilleures pratiques et de la formation des employés opérationnels.
Troisième ligne de maîtrise des risques – l’Audit Interne
La Direction de l’Audit Interne doit fournir au Conseil d’Administration et au Comité Exécutif de Nexans une assurance raisonnable concernant la robustesse du système de gestion des risques, de contrôle interne et de la conformité du Groupe en réalisant des audits des fonctions et des unités opérationnelles portant sur le déploiement des systèmes et des procédures de gestion des risques, de contrôle interne et de la conformité.
2.3.2 Dispositif de gestion coordonnée des risques
| Principales responsabilités | Cadre et/ou dispositifs de référence |
|---|---|
| Conception et déploiement des outils et des procédures de gestion des risques (par exemple, pour la cartographie des risques, plan de continuité des activités, gestion de crise, etc.) | Politiques et procédures du Groupe |
| Cartographie des principaux risques du Groupe | Évaluation annuelle des risques du Groupe (impact et niveau de contrôle des risques) |
| Suivi de la mise en œuvre des plans d’action définis lors de la cartographie des risques | |
| Sensibilisation et formation des employés à la gestion des risques |
Objectifs
La gestion des risques est un dispositif dynamique qui a pour objectif :
- de permettre aux responsables d’identifier et d’analyser les principaux risques dans leur domaine d'activité et pour l’atteinte des objectifs stratégiques du Groupe ; et
- de mettre en place les mesures adaptées pour assurer une maîtrise des risques à un niveau acceptable.
Nexans s’est engagé à développer et à communiquer au sein du Groupe, via un modèle décentralisé, une culture de la gestion des risques qui s’articule autour de principes clés :
- responsabilité et appropriation des risques : la gestion des risques est la responsabilité de chacun ;
- évaluation régulière des risques et suivi des plans d’atténuation des risques définis : les risques qui pourraient affecter la capacité de Nexans à réaliser ses objectifs sont identifiés, analysés et évalués, et les plans d’action contrôlés ;
- communication et signalement : les risques doivent être communiqués dans l’organisation et remontés au niveau hiérarchique concerné.
Le dispositif global de gestion des risques de Nexans est conçu pour répondre notamment aux objectifs suivants :
- assurer la santé et la sécurité des employés de Nexans ;
- garantir le respect du Code d’Éthique et de Conduite des Affaires de Nexans ainsi que des autres procédures du Groupe ;
- assurer la réalisation des objectifs stratégiques de Nexans ;
- préserver les valeurs de Nexans ainsi que les activités, les actifs et la réputation du Groupe.
Organisation
Le Groupe a mis en place un dispositif de Gestion des Risques visant à identifier et à gérer les risques inhérents à son activité. Ce dispositif permet au Groupe d’identifier les risques auxquels il s’expose et de mieux les maîtriser, pour le bon déploiement de sa stratégie. Ce dispositif constitue à ce titre un élément clé de sa gouvernance. Conformément à la loi, le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques du Conseil d’Administration suit l’efficacité de ce dispositif.
La Direction de la Gestion des Risques anime, développe et gère l’ensemble du dispositif de gestion des risques, dont elle assure le contrôle de l’efficacité eu égard aux objectifs du Groupe en liaison avec la Direction du Contrôle Interne et de l’Audit Interne. La Direction de la Gestion des Risques, qui rend compte au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques de Nexans, participe activement i) à la conception et à la mise en œuvre d’un processus global de gestion des risques pour le Groupe, lequel processus comprend une analyse de l’impact financier sur Nexans de la matérialisation de risques identifiés; et ii) à la sensibilisation des collaborateurs aux risques, en apportant son soutien et en développant des formations.
Elle contribue notamment à l’identification et au suivi des risques stratégiques aux côtés des Business Groups et des directions fonctionnelles, y compris la Direction de la Stratégie.
Elle est chargée de gérer les programmes d’assurance et de veiller à leur compatibilité avec l’exposition et l’appétence aux risques du Groupe.
En 2020, il a été décidé que l’équipe de cybersécurité serait rattachée à la Direction des Risques du Groupe. Le risque cyber, qui concerne tous les systèmes d’information du Groupe ainsi que les équipements/actifs industriels connectés, est identifié comme un risque critique pour le Groupe.
2.3.3 Dispositif de contrôle coordonné des risques
| Principales responsabilités | Cadre et/ou dispositifs de référence |
|---|---|
| Définition et respect des normes de contrôle | Politiques et procédures du Groupe (par exemple, le référentiel interne du Groupe) |
| Formation au contrôle interne | Supports de formation sur le contrôle interne |
Objectifs
Selon le référentiel de contrôle interne du Groupe (qui s’appuie sur le « Cadre de référence sur les dispositifs de gestion des risques et de contrôle interne » publié en 2010 par l’AMF pour actualiser celui de 2007), le dispositif de contrôle interne d’une entreprise vise à assurer que :
- les lois et les réglementations sont respectées ;
- les instructions et les grandes orientations définies par la Direction Générale ou le Conseil d’Administration sont appliquées ;
- les processus internes du Groupe fonctionnent correctement ;
- l’information financière est fiable et, plus généralement, contribue à la maîtrise de ses activités, à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficace de ses ressources.
Organisation
La Direction du Contrôle Interne, qui est regroupée avec la Direction de l’Audit Interne et coopère étroitement avec les Directions de la Conformité et de la Gestion des risques, contribue quant à elle, via l’édiction de règles et de contrôles obligatoires, à limiter ex ante l’occurrence de certains risques, notamment dans les domaines transactionnels. Ces contrôles permettent entre autres de limiter les risques d’erreurs et de fraudes.
Les directions opérationnelles et les directions fonctionnelles support de Nexans s’engagent à mettre en œuvre des systèmes de contrôle interne tels que définis dans les procédures de Nexans.
Dans cette perspective, le référentiel de contrôle interne de Nexans définit les contrôles internes à mettre en œuvre dans différents processus (séparation des tâches, achats, gestion des stocks, ventes, reporting, gestion des risques de trésorerie et de change, gestion du risque métal, comptabilité, etc.).
La Direction du Contrôle Interne soutient leur mise en œuvre au sein des entités.
2.3.4 Dispositif de gestion coordonnée de la conformité
Nexans porte une attention particulière aux questions de conformité. Il a par conséquent désigné une Responsable de la Conformité du Groupe et une Déléguée à la Protection des Données Personnelles du Groupe. L'équipe de conformité collabore très étroitement avec la Direction des Risques ainsi qu’avec la Direction du Contrôle Interne et de l’Audit Interne. Le Responsable de la Conformité et la Déléguée à la Protection des Données Personnelles du Groupe, ainsi que la Direction des Risques sont rattachés au Directeur Juridique du Groupe, membre du Comité Exécutif, et se réunissent au moins une fois par an avec le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques.
Sous la direction de la Responsable de la Conformité du Groupe, Nexans a mis en place un dispositif d’alerte permettant de faire part de toute préoccupation concernant des comportements potentiellement anticoncurrentiels, tant au sein de Nexans qu’émanant de partenaires commerciaux. Le dispositif, accessible partout, permet la stricte confidentialité et la protection de l’échange avec le lanceur d’alerte. Le dispositif d’alerte est également accessible à toute personne externe au Groupe : par téléphone, depuis le site www.nexans.com.
Les Responsables Conformité des Business Groups et/ou Business Units, avec l’appui des Directions des Ressources Humaines ou des Directions Financières, effectuent des contrôles de second niveau sur :
- la pré-qualification des tiers au travers d’un outil global de vérification desdits tiers ;
- le montant, les bénéficiaires, le motif et la chaîne d’approbation des cadeaux, les frais de divertissement ou d’accueil, des paiements sous forme de sponsoring et des dons à des œuvres caritatives effectués pour le compte du Groupe ;
- le traitement, par les managers et/ou les Ressources Humaines, des cas déclarés de conflits d’intérêts ;
- l’adhésion à des associations professionnelles ;
- le suivi des parties désignées sanctionnées et des personnes politiquement exposées.
| Fonctions supports | Principales responsabilités |
|---|---|
| Responsable de la Conformité du Groupe | Définit la stratégie en matière de conformité pour le Groupe et établit le Programme de Conformité |
| Accompagne les Business Groups dans le déploiement du Programme de conformité | |
| Élabore des procédures et des contrôles pour prévenir et détecter les écarts par rapport aux politiques du Groupe | |
| Facilite les contrôles du respect des principes et des procédures de conformité | |
| Favorise la compréhension et la sensibilisation aux concepts de conformité | |
| Actualise et renforce la cartographie de lutte contre la corruption du Groupe | |
| Équipe de conformité | Coordonne les enquêtes internes |
| Reçoit et traite les signalements de violation potentielle du Code d’Éthique et de Conduite des Affaires de Groupe via le dispositif d'alerte en place chez Nexans | |
| Rend compte de ses activités de conformité au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques | |
| Est directement rattachée au Secrétariat Général | |
| Accompagne la mise en œuvre du Programme de conformité et des procédures de conformité auprès des Business Groups et des unités | |
| Équipe de conformité | Facilite les contrôles du respect des principes et des procédures de conformité |
| Soutient la cartographie des risques liés à la lutte contre la corruption pour le Groupe | |
| Assure la surveillance et le reporting des contrôles de conformité |
Fonctions supports
Déléguée à la Protection des Données Personnelles du Groupe
A pour mission de mettre en place les règles et procédures qui permettent d’assurer que le traitement de données personnelles au sein du Groupe se fasse toujours en conformité avec la législation en vigueur, en protégeant ces données.
Anime un réseau de correspondants locaux de protection des données.
Contrôle l’application des règles de protection des données personnelles avec l’appui de la Direction de la Sécurité Informatique.
Est directement rattachée au Secrétariat Général.
2.3.5 Directions fonctionnelles
Chaque direction fonctionnelle du Groupe est responsable dans son domaine d’expertise. Les fonctions contribuent à la maîtrise des risques et au contrôle de leurs activités, et notamment :
- elles définissent les normes et fixent les règles et principes applicables dans leur secteur, en lien avec les autres directions concernées ;
- elles assistent leurs réseaux sur des questions complexes ou communes à plusieurs unités opérationnelles ;
- elles favorisent le partage des meilleures pratiques et développent le cas échéant des programmes de formation appropriés ;
- elles analysent les défaillances et les résultats des audits afin d’améliorer les processus existants.
Directions fonctionnelles
| Directions | Principales responsabilités liées à la gestion des risques et au contrôle interne |
|---|---|
| Direction Financière | * Met en œuvre un cadre de contrôle financier pour les transactions et les opérations financières. |
| * Pilote la performance financière du Groupe par la mise en place d’outils de surveillance continue. | |
| * Assure le respect des réglementations et des législations fiscales en vigueur. | |
| * Supervise la performance financière à tous les niveaux opérationnels de l’organisation. | |
| * Analyse et valide les demandes de dépenses d’investissement déposées par les domaines d’activité ou pour d’autres projets d’investissement similaires. | |
| * Définit la politique de financement, de maîtrise des risques de marché et de relation bancaire pour l’ensemble du Groupe. | |
| * S’assure que le reporting de l’information financière respecte les exigences réglementaires. | |
| Direction Juridique | - Fournit des conseils juridiques pour (i) protéger les droits du Groupe et de ses domaines d’activité et respecter les obligations légales et (ii) contribuer à la réalisation des objectifs en proposant des solutions juridiques appropriées. |
| - Identifie et évalue les principaux risques juridiques auxquels le Groupe et chacun de ses domaines d’activité sont confrontés. | |
| - Maîtrise les risques contractuels et de conformité liés aux transactions. | |
| - Participe à la protection des employés et des actifs du Groupe. | |
| Direction des Assurances | * Négocie et souscrit des polices d’assurance globales pour protéger le Groupe contre les risques couverts par les assurances (alignés sur les risques identifiés du Groupe). |
| * Déploie dûment les polices d’assurance globales dans toutes les entités du Groupe. | |
| --- | |
| # Directions |
Principales responsabilités liées à la gestion des risques et au contrôle interne fonctionnelles
- Surveille les mesures de prévention des sinistres, notamment en tenant compte des recommandations des assureurs pour éviter et atténuer les risques
- Gère les sinistres
- Accompagne le Groupe en garantissant l’amélioration continue de la prévention, de la santé et de la sécurité
- Élabore des politiques assurant que les employés possèdent les compétences requises au regard de leurs responsabilités
Direction des Ressources Humaines
- Met en place des contrôles pour garantir l’intégrité des processus de fixation et de versement des salaires, et supervise la mise en œuvre des avantages du personnel
- Surveille le respect des lois, des réglementations et des accords applicables en matière de travail
- Élabore les politiques relatives à la mobilité internationale et aux déplacements des employés
Direction Innovation, Services et Croissance
- Assure le développement technologique et le déploiement des innovations
- Apporte un soutien opérationnel aux entités et surveille la performance du Groupe
- Assure la protection des droits de propriété industrielle et intellectuelle de Nexans
- Définit et déploie des stratégies d’achat pour réduire la structure de coûts du Groupe
Direction des Achats
- Sélectionne les fournisseurs, négocie les contrats
- Minimise la dépendance vis-à-vis des fournisseurs
- Participe à la conformité RSE au sein de la chaîne d’approvisionnement de Nexans
- Accompagne, examine et valide les projets industriels importants
- Pilote et coordonne la mise en œuvre du programme industriel de Nexans dans tous les sites opérationnels
- Dirige et coordonne les normes du Groupe en matière de santé, de sécurité, d’environnement et de gestion des produits
Direction Industrielle
- Développe et met en place des processus et des programmes qualité de pointe
- Identifie et évalue les principaux risques industriels au sein du Groupe en cartographiant régulièrement les risques
- Élabore et suit les indicateurs clés de performance (KPI) afin d’assurer l’amélioration continue
- Identifie et évalue les risques stratégiques, industriels et commerciaux à l’échelle du Groupe
- Identifie et évalue, avec l’aide d’experts internes ou externes compétents, les principaux risques ou responsabilités potentiel(le)s associé(e)s aux acquisitions ou aux cessions d’actifs
Stratégie et Fusions et Acquisitions
- Participe au possible développement du Groupe à l’international, en mettant l’accent sur la surveillance et le contrôle des risques lorsque des opportunités sont identifiées dans les marchés émergents
Direction des Services Informatiques
- Définit les politiques et les meilleures pratiques du Groupe concernant ses systèmes informatiques, notamment des directives en matière de sécurité
- Gère les projets informatiques à l’échelle du Groupe, surveille et contrôle les réseaux et les infrastructures informatiques (serveurs, télécommunications, etc.)
Directions
Principales responsabilités liées à la gestion des risques et au contrôle interne fonctionnelles
Utilise les systèmes informatiques pour développer la standardisation, l’automatisation et l’efficacité de certains processus de contrôle interne partagés dans le Groupe.
Accompagne la transformation digitale, tout en rationalisant les structures et les opérations informatiques pour améliorer la qualité de service, les performances opérationnelles et la sécurité au sein du Groupe.
Définit et met en œuvre les politiques et les projets spécifiques au plan de cybersécurité.
Établit des directives sur l’utilisation des systèmes d’information et industriels à destination de tous les employés.
Direction de la Cybersécurité
Est également chargée de réaliser régulièrement des audits et des tests de sécurité sur les systèmes informatiques du Groupe, en collaboration avec des prestataires externes.
Renforce en permanence les processus et outils de cybersécurité du Groupe autour de trois axes : prévenir, détecter et réagir face aux cyberincidents.
Définit et facilite le déploiement des engagements de Nexans en matière de développement durable.
Direction du Développement Durable
Rend compte et tire parti des actions et des performances du Groupe en matière de RSE.
Contribue au dialogue avec de multiples acteurs sur les questions environnementales et sociétales.
Coordonne le programme de responsabilité sociale du Groupe en liaison avec les autres Directions concernées et veille au respect global des engagements RSE du Groupe et des exigences réglementaires de reporting liées au programme.
2.3.6 Audit interne
Principales responsabilités
Cadre et/ou dispositifs de référence
Le cycle d’audit est de quatre à cinq ans.
S’assure que les entités opérationnelles respectent les principes et les règles définis par le Groupe.
Réalise des audits des systèmes informatiques.
Identifie et partage les meilleures pratiques au sein du Groupe.
Enquête sur les incidents de fraude.
Contrôle la mise en œuvre des plans d’action suite aux audits.
Plan d’audit annuel validé par le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Neuf audits internes réalisés en 2024 + deux missions d’assistance.
Méthodologie d’audit structurée.
Rapports d’enquête sur les fraudes.
Formation et sensibilisation à la lutte contre la fraude.
Tableau de bord de suivi semestriel (deux fois par an) des recommandations de l’audit interne.
La Direction de l'Audit Interne contribue à superviser le dispositif de gestion des risques et de contrôle interne. Son rôle et ses responsabilités sont décrits dans la Charte de l’Audit Interne du Groupe. Elle est rattachée à la Direction Générale du Groupe et rend compte au moins deux fois par an au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques du Conseil d’Administration de son activité et du bilan de sa mission de surveillance. Un plan d’audit interne est établi chaque année en s’appuyant notamment sur la cartographie des risques du Groupe. L’objectif est d'auditer toutes les entités du Groupe au moins une fois tous les quatre à cinq ans.
Le plan d’audit est approuvé par la Direction Générale du Groupe et présenté au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques du Conseil d’Administration. Les audits réalisés couvrent tant des processus financiers et opérationnels que les domaines de conformité et de la gouvernance d’entreprise. Chaque mission fait l’objet d’un rapport relevant les principaux dysfonctionnements ou manquements constatés par rapport aux procédures du Groupe. Ce rapport contient également des recommandations d’amélioration, les plus critiques faisant l’objet d’un suivi trimestriel par la Direction Générale.
2.3.7 Procédures d’établissement et de traitement de l’information financière et comptable
Les activités de contrôle reposent sur un système de reporting comptable et financier et sur un corps de procédures de contrôle interne.
2.3.7.1 Processus d’établissement de l’information financière et comptable
L’information financière et comptable est produite sur une base consolidée selon le processus décrit ci-après. Toutes les informations relevant des états financiers de synthèse sont issues des systèmes comptables des entités légales dont les comptes sont tenus suivant les principes comptables locaux et font l’objet de retraitements pour s’adapter aux principes et méthodes comptables retenus par Nexans dans ses comptes consolidés, établis en conformité avec les normes IFRS en application du règlement européen 1606/2002.
L’ensemble du reporting comptable et financier du Groupe est organisé autour du système Hypérion. Le reporting résulte de la comptabilité analytique de chaque unité. Ces comptes sont établis suivant des principes comptables harmonisés définis dans de nombreuses procédures. En particulier, pour assurer la cohérence des informations, chacune des lignes du compte d’exploitation et du bilan par destination pour l’unité fait l’objet d’une définition précise dans un dictionnaire des données comptables qui est appliqué par l’ensemble des unités du Groupe.
À partir de l’Equity Story du Groupe qui définit les grandes orientations stratégiques et financières, chaque unité établit au dernier trimestre de chaque année, un budget annuel. Ce budget, discuté par le management local et le management du Business Group concerné, est présenté au Comité Exécutif pour approbation finale. Le budget Groupe est présenté chaque année au Conseil d’Administration. Il fait ensuite l’objet d’une mensualisation.
Chaque mois, les unités établissent un reporting qui est analysé par le management. Les résultats consolidés par Business Group sont analysés avec la direction du Groupe lors des réunions dédiées.
Une procédure de clôture des comptes consolidés est effectuée chaque semestre. Elle comprend une revue et une analyse spécifiques des états financiers lors de réunions auxquelles participent la Direction Financière du Groupe, les Directions financières des principales filiales opérationnelles du Groupe et le Directeur Financier de Business Group concerné. Ces réunions sont également l’occasion de passer en revue les différents points d’attention à considérer pour la clôture à venir.
Un contrôle des éventuels engagements hors bilan est assuré par la Direction de la Consolidation qui s’appuie tant sur les informations en provenance des unités que sur celles en provenance de la Direction de la Trésorerie, de la Direction de la Gestion des métaux non ferreux et du Secrétariat Général. Ces informations sont reproduites dans une note spécifique de l’annexe aux comptes consolidés du Groupe.
Enfin un processus semestriel de lettres de représentation internes, signées par les Directeurs Généraux et Directeurs Financiers de toutes les filiales consolidées a été mis en place au sein du Groupe par lequel ces derniers s’engagent par écrit sur la qualité et l’exhaustivité des informations financières transmises aux fonctions centrales et sur l’existence d’un dispositif de contrôle interne adéquat et effectivement mis en œuvre sur le périmètre dont ils ont la charge.
2.3.7.2 Principales procédures de contrôle interne de l’information financière et comptable
La Direction Financière du Groupe maintient à jour les procédures déjà évoquées. Elle a également élaboré des procédures couvrant les principaux domaines relevant de sa compétence, notamment des procédures de reporting, de gestion de la trésorerie, de gestion des métaux non ferreux, de gestion du risque de crédit et de mise en œuvre des inventaires physiques.
La Direction Financière du Groupe veille en outre à s’assurer en continu que des procédures explicites existent pour traiter des sujets sensibles ou des facteurs de risques financiers identifiés et propres à l’activité du groupe Nexans, tel que décrit.
dans le Rapport de Gestion, susceptibles d’avoir un impact sur le patrimoine ou les résultats du Groupe. Ainsi en est-il, par exemple, en matière de gestion des risques de change, de taux et de fluctuation des cours des métaux non ferreux : ceux-ci font l’objet de reportings spécifiques des unités. Ces risques sont contrôlés et analysés par la Direction de la Trésorerie et du Financement d’une part et la Direction de la Gestion des métaux non ferreux d’autre part. Des contrôles sont effectués par la Direction de l’Audit Interne afin de s’assurer du fonctionnement du contrôle interne et de veiller au respect de ces procédures.
4. Gouvernement d'entreprise
4.1 Code de gouvernement d’entreprise
4.2 Structure de Gouvernance
4.3 Organes de direction
4.3.1 Directeur Général
4.3.2 Comité Exécutif
4.3.3 Politique de diversité au sein des instances dirigeantes
4.4 Organe d’Administration
4.4.1 Composition et politique de diversité du Conseil d’Administration
4.4.2 Fonctionnement et travaux du Conseil d’Administration
4.4.3 Informations complémentaires
4.5 Opérations des mandataires sociaux et principaux dirigeants
4.6 Rémunérations et avantages
4.6.1 Politique de rémunération des mandataires sociaux pour 2025
4.6.2 Rémunération 2024 des membres du Conseil d’Administration
4.6.3 Rémunération 2024 de Jean Mouton, Président du Conseil d’Administration
4.6.4 Rémunération 2024 de Christopher Guérin, Directeur Général
4.6.5 Ratios d’équité
4.6.6 Options de souscription d’actions et actions de performance
4.7 Liste des conventions et engagements réglementés
4.7.1 Convention et engagement poursuivis au cours de l’exercice 2024
4.7.2 Conventions conclues au cours de l’exercice 2024
4.7.3 Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
Le rapport du Conseil d’Administration sur le gouvernement d’entreprise a été examiné par le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et le Comité des Rémunérations le 10 février 2025. Il a été approuvé par le Conseil d’Administration du 18 février 2025, conformément aux exigences de l’article L.225-37 du Code de commerce. Ce rapport est inclus dans le présent chapitre.
4.1 Code de gouvernement d’entreprise
La Société se réfère au Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées publié par l’AFEP et le MEDEF dans sa version de décembre 2022. Le Code AFEP-MEDEF est consultable sur le site Internet du MEDEF, www.medef.com et sur celui de l’AFEP, www.afep.com. Les pratiques de la Société au titre de l’exercice 2024 sont conformes aux recommandations contenues dans le Code AFEP-MEDEF, sans exception.
4.2 Structure de Gouvernance
Dissociation des fonctions de Président du Conseil et de Directeur Général
Le 15 mai 2014, sur proposition de son Président, le Conseil d’Administration a approuvé le principe de la dissociation des fonctions de Président du Conseil et de Directeur Général. Cette organisation permet à la Société et à la Direction Générale de se concentrer sur ses priorités stratégiques et de mettre en œuvre le plan stratégique dans les meilleures conditions possible. Elle s’intègre dans le contexte de la transformation du Groupe. Elle permet également de favoriser l’amélioration du fonctionnement du Conseil d’Administration. L’intérêt de cette dissociation est confirmé chaque année par les évaluations annuelles du Conseil réalisées depuis 2014.
4.3 Organes de direction
4.3.1 Directeur Général
Christopher Guérin
Directeur Général depuis le 4 juillet 2018
Nombre d’actions détenues : 59 653
Nombre de parts de FCPE investies en actions Nexans : 1 152
Age : 52 ans
Nationalité : Française
Adresse : 4 allée de l’Arche, 92400 Courbevoie, France
Expertise/Expérience
Christopher Guérin est Directeur Général de Nexans depuis le 4 juillet 2018. Depuis sa prise de fonction, Christopher Guérin a opéré un virage stratégique majeur du Groupe pour le repositionner sur le marché mondial de l’électrification durable. Cette transformation s’est appuyée sur E3, un modèle de mesure de la performance qui synthétise les paramètres économique, environnemental et d’engagement. Nexans a ainsi placé la question climatique au cœur de sa stratégie, qui favorise une croissance par la sobriété tout en améliorant significativement la rentabilité de l’entreprise. La carrière managériale de Christopher Guérin débute dans le Groupe Linde au Royaume-Uni, puis se poursuit chez Alcatel Câbles en 1997, devenu Nexans en 2001. Au sein de la division métallurgie, il exerce diverses fonctions de direction. Entre 2005 et 2007, Christopher Guérin occupe la fonction de Directeur commercial Europe. De 2007 à 2013, il occupe différentes fonctions en ventes et marketing en France, puis en Europe. De 2013 à 2018, il dirige l’activité Industrie. De 2014 à 2018, il est Directeur général de la zone Europe et de l’activité Télécommunications, données et matériels de raccordement d’énergie de Nexans.
Christopher Guérin est diplômé de l’ESDE/American Business School. Il a, en outre, suivi le Management Acceleration program de l’INSEAD.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Président d’Europacable*
- Vice-Président d’ICF*
Mandats échus au cours des cinq dernières années
- Néant
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
4.3.2 Comité Exécutif
Le 17 janvier 2025, Nexans a annoncé une nouvelle organisation, sous la direction de Christopher Guérin, Directeur Général, qui vise à accélérer la croissance profitable du Groupe et s’inscrit pleinement dans les ambitions présentées lors du récent Capital Markets Day. La nouvelle organisation est structurée de manière à préparer le Groupe à son nouveau cycle stratégique et stimuler l’innovation dans les marchés PWR-Grid et PWR-Connect. A cet effet, des régions sont créées pour favoriser la proximité clients et répondre à leurs attentes en constante évolution. Le nouveau Comité Exécutif comprend 15 membres. Cette équipe dirigeante a pour objectif de mieux prendre en compte et refléter les priorités commerciales et industrielles de Nexans.
Il réunit :
Le cabinet de la Direction Générale:
- Christopher Guérin, Directeur Général
- Jean-Christophe Juillard, Directeur Général Adjoint. De nationalité française, il est basé à Paris. Jean-Christophe Juillard a plus de 30 ans d’expérience en finance aux États-Unis et en Europe, au sein de diverses entreprises du secteur industriel et de l’énergie. Il commence sa carrière à New York dans une filiale de Spie Batignolles, puis travaille chez Ernst & Young dans le département audit à Paris. En 1999, il retourne à New York où il travaille pour plusieurs groupes industriels cotés ou privés, puis pour Alstom en tant que Vice-président finance pour l’Amérique du Nord et du Sud. En 2011, il est nommé Senior Vice-President Finance de la division Énergies renouvelables d’Alstom à Paris. À partir de 2013, Jean-Christophe Juillard est pendant cinq ans Vice-président exécutif et Directeur financier du Groupe ContourGlobal, société d’énergie américaine soutenue par des fonds de capital-investissement et introduite avec succès à la bourse de Londres en 2017.
- Vincent Dessale, Vice-Président Exécutif Senior, Projets stratégiques et Grands Comptes. Vincent a rejoint Nexans en 2001. De nationalité française, il est basé à Paris. Il a occupé différents postes clés en Supply Chain en Europe avant de prendre la direction des opérations pour la Corée du Sud en 2006, puis pour l’Asie-Pacifique en 2009. À partir de 2012 il est basé en Norvège, où il exerce différentes fonctions au sein de l’activité Haute tension sous-marine, dont il devient Vice-président exécutif en 2014. Vincent Dessale est nommé Vice-président exécutif senior des Systèmes sous-marins et terrestres en février 2018, puis Vice-président exécutif senior de l’activité Bâtiment et Territoires du Nord en décembre 2019, et Directeur des opérations en novembre 2022, avant d’accéder à son poste actuel en janvier 2025.
Sont en charge des Segments de Marchés et des Régions:
Pascal Radue
Vice Président Exécutif Senior PWR-Transmission. Il a rejoint le Groupe en 2023 en tant que Vice-président exécutif Generation & Transmission. Il est originaire de Suisse. Il possède plus de 20 ans d’expérience dans la direction d’équipes internationales et a occupé de nombreux postes à responsabilités en management de projet, direction générale ou en transformation organisationnelle. Il a débuté sa carrière chez Alstom Power à Belfort, en France, en 2001. Chez Alstom et plus tard chez GE, Pascal Radue occupe divers postes de direction et a été jusqu’à récemment CEO de GE Hydro. En tant que Vice-président exécutif Generation & Transmission de Nexans, il a contribué activement à l’ambition du Groupe d’être un pure player de l’électrification à l’échelle mondiale.
Elyette Roux
Executive Vice President de la division de marché PWR-Grid et Directrice Générale Accessories. De nationalité française, elle occupait auparavant le poste de Directrice générale de l’activité Câbles et Accessoires. Elyette Roux a rejoint Nexans en août 2021 pour superviser les Ventes, le Marketing, la Communication et la Transformation. Elle possède une expérience éprouvée de la vente, du développement commercial, de la modélisation des P&L, de la stratégie, des opérations et de l’innovation digitale. Elle a précédemment occupé des postes de direction chez Dassault aviation, chez Schneider Electric, où elle est restée 12 ans et a notamment assumé les fonctions de Responsable monde Grands comptes stratégiques et de VP P&L Industrie, ou encore chez Cisco en tant que Directrice de l’expérience client pour l’Europe du Sud.
Christopher Guérin
Executive Vice President PWR-Connect (Acting)
Équipe de Direction
Julien Hueber
Directeur Général Exécutif PWR-Grid & Connect Europe. De nationalité française, il est basé à Paris.
Julien a rejoint Nexans en 2002. Il possède une solide expérience dans les domaines de la chaîne d’approvisionnement et des achats, et une connaissance approfondie de la région Asie-Pacifique. Julien a précédemment occupé différents postes en Australie, en Corée du Sud et en Chine, avant d’être nommé Vice-président de l’activité Solutions industrielles et Projets, puis de diriger les opérations de Nexans dans la région Asie-Pacifique.
Luis Ernesto Silva
Vice President PWR-Grid & Connect Amérique du Sud. Il est de nationalité colombienne. Avec plus de 18 ans chez Nexans, Luis Ernesto Silva est Vice-président de la Zone andine (Colombie, Chili, Pérou et Équateur) et Président de CENTELSA by Nexans. À différents postes clés de direction des opérations et de gestion en Amérique latine, il a impulsé l’innovation et le développement de solutions énergétiques durables pour le secteur industriel. Formé au Génie mécanique à l’Université Francisco de Paula Santander, il a également obtenu des diplômes de troisième cycle en finance et en gestion de l’Université Los Andes, de l’Université La Sabana et de l’UIS.
Attila Kurtis
Vice President PWR-Grid & Connect Moyen-Orient et Afrique. De nationalité turque, il a rejoint la fonction Finance de Nexans en 2007, avant d’être nommé Directeur administratif et financier de Nexans Turquie puis d’étendre son périmètre de responsabilités au niveau régional. Atilla a piloté des programmes de transformation essentiels, portant notamment sur les systèmes informatiques et l’efficacité opérationnelle. À partir de mars 2020, il a supervisé l’activité de Nexans en Turquie et en Asie centrale ; ses fonctions couvrent également le Levant et la Pologne depuis octobre 2023.
Tim King
Vice President PWR-Grid & Connect Amérique du Nord. De nationalité canadienne, il rejoint Nexans Canada en juillet 2024 après plus de vingt ans de carrière dans la finance et les opérations, occupant des postes à responsabilités chez PPG, Eaton, et Southwire. En tant que Président de Southwire Canada, il a piloté l’intégration de plusieurs acquisitions et une croissance significative de l’entreprise. Ses domaines d’expertise couvrent la stratégie financière, la planification opérationnelle et la transformation organisationnelle.
Donny Yu
Directeur Général PWR-Grid & Connect Asie Pacifique. De nationalité australienne, il a rejoint Nexans en 2018 en tant que Vice-Président Finance régional, avant d’être nommé Directeur administratif et financier du pôle Solutions industrielles et projets, puis Directeur pays de Nexans China. Riche d’une longue expérience de la finance et du contrôle interne, Donny Yu a occupé des postes de direction chez Delphi et dans le secteur des marchés de capitaux. Son expertise approfondie de la stratégie financière et de la gestion d’entreprises ont été déterminantes pour la croissance de Nexans en Chine.
Fonctions en charge
Jean-Christophe Juillard, Directeur Administratif et Financier.
Équipe de Direction
Nino Cusimano
Directeur Juridique et Secrétaire Général, a rejoint Nexans en septembre 2018. De nationalité italienne, il est basé à Paris. Avant de rejoindre Nexans, Nino était Directeur Juridique de Telecom Italia et, plus récemment, de CMA CGM. Il a également occupé plusieurs postes de direction au sein de groupes internationaux tels que General Electric et PPG Industries. Par ailleurs, Nino siège au Conseil d’Administration d'Acea S.p.A en tant qu'administrateur indépendant.
Séverine Grojean
Directrice des Ressources Humaines et de l’ESG. Séverine est de nationalité française et a rejoint Nexans en décembre 2024. Dotée d'une vaste expérience en matière de direction des ressources humaines dans des secteurs d'activité globaux, elle a précédemment occupé des postes de direction dans le domaine des ressources humaines chez Tarkett, Schneider Electric et Alstom Transport, où elle a dirigé le développement des talents, la transformation et les initiatives stratégiques dans le domaine des ressources humaines. Elle a débuté sa carrière chez Philips. Séverine est diplômée de Sciences Po, de l'université Panthéon-Sorbonne et de l'université du Kent.
Vijay Mahadevan
Chief Operations Officer. Il est de nationalité indienne et est basé à Paris. Avant de rejoindre Nexans en décembre 2017, Vijay a effectué l’essentiel de sa carrière dans le secteur sidérurgique, chez ArcelorMittal. Il y a occupé différents postes à l’international, principalement dans les ventes et le marketing, la gestion d’usines et la direction exécutive : il a notamment dirigé les complexes miniers et sidérurgiques d’ArcelorMittal à Témirtaou, Kazakhstan, puis à Ostrava, en République tchèque. Vijay possède une connaissance approfondie de l’Europe centrale, de l’Asie centrale, des États-Unis et du Moyen-Orient. Vijay Mahadevan a rejoint Nexans en décembre 2017 en tant que Vice-Président exécutif de l’activité Bâtiment et Territoires du Nord. Il a été nommé par la suite Vice-président exécutif Distribution & Usages pour les Amériques, le Moyen-Orient et l’Afrique.
Guillaume Eymery
Directeur de la Stratégie, de l’Innovation et du Digital. Guillaume Eymery, de nationalité française, a été nommé Directeur de la Stratégie, de l’Innovation et du Digital de Nexans en janvier 2025. Après avoir rejoint le Groupe en 2008, il a occupé différents postes clés de direction dans la stratégie, la transformation, et la gestion d’entreprises, notamment ceux de Directeur général Haute tension terrestre et de Directeur de la transformation des Systèmes sous-marins.
4.3.3 Politique de diversité au sein des instances dirigeantes
Au sein du Comité Exécutif de Nexans, la diversité ne s’exprime pas uniquement par la diversité de genre ; elle inclut le pluralisme culturel, avec cinq nationalités différentes au 31 décembre 2024, ainsi que des compétences et des expertises variées au service de la stratégie du Groupe.
La représentation féminine au sein du Comité Exécutif est restée stable à 10 % en 2024 (10 % en 2023), les changements au sein du Comité Exécutif n’ayant pas eu d’impact sur la diversité de genre. Début 2025, afin de soutenir la stratégie de croissance rentable du Groupe annoncée en fin d’année lors du Capital Markets Day, le Groupe a présenté une nouvelle organisation et un nouveau Comité Exécutif élargi, dans lequel siègent notamment deux femmes, soit 14 %, ainsi que des profils avec des expériences et des compétences beaucoup plus diverses et huit nationalités différentes.
Le Groupe travaille sur la féminisation de ses cadres dirigeants : l’objectif pour 2024 était d’atteindre entre 19 et 21 %. En raison de départs pendant l’année 2024, il n’a pas été atteint, la part des femmes aux postes de direction représentant 18 % à fin 2024. Les équipes dirigeantes du Groupe maintiennent cependant leur priorité d’accroître la diversité en leur sein ainsi que l’objectif à atteindre pour 2025 de 22 % de femmes cadres dirigeants.
Le Groupe continue également ses efforts pour augmenter la part de femmes dans les postes d’ingénieurs et cadres à travers différentes actions de sensibilisation, de formation et de développement, notamment :
- l’inclusion systématique d’objectifs de diversité dans les critères de performance (KPI) à tous les échelons : dans les plans d’incitation court terme (STI), long terme (LTI) et pour l’établissement annuel du scoring de leadership E3 ;
- la promotion de la politique d’Inclusion et de Diversité au travers d’échanges ayant vocation à sensibiliser à l'égalité des chances ;
- une formation pour les principaux acteurs du processus de recrutement destinée à les sensibiliser aux biais cognitifs ;
- un renforcement des directives du Groupe concernant l'embauche des femmes et leur parcours de carrière au moyen de revues dédiées.
4.4 Organe d’Administration
4.4.1 Composition et politique de diversité du Conseil d’Administration
4.4.1.1 Composition du Conseil et des Comités et politique de diversité
Conformément à l’article 11 des statuts de la Société, le Conseil d’Administration peut compter de 3 à 18 membres au plus. Au 31 décembre 2024, le Conseil d’Administration de la Société comprend 14 membres Administrateurs.
Conformément à la recommandation 7.2 du Code AFEP-MEDEF, le Conseil s’est interrogé lors de sa réunion du 18 février 2025 sur l’équilibre de sa composition ainsi que celle de ses Comités, notamment en termes de diversité. Le Conseil d’Administration a pour objectif de renforcer la diversité et la complémentarité des compétences, de maintenir une diversité d’âges, de nationalités, d’expériences internationales et une représentation équilibrée des femmes et des hommes. Le Conseil d’Administration est également attentif au maintien d’une répartition équilibrée entre des administrateurs ayant une connaissance historique de l’entreprise et des administrateurs entrés plus récemment au Conseil.
En application de l’article L.22-10-10 du Code de commerce, le tableau ci-dessous décrit la politique de diversité appliquée au sein du Conseil d’Administration en indiquant les critères pris en compte, les objectifs fixés par le Conseil d’Administration, les modalités de mise en œuvre ainsi que les résultats obtenus au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2024.
Critères
Objectifs
Modalités de mise en œuvre et résultats obtenus en 2024
Taille du Conseil
Maintenir un nombre d’Administrateurs entre 12 et 16. Compte tenu de la composition du capital et notamment la présence de 3 Administrateurs proposés par l’actionnaire principal Invexans Limited (groupe Quiñenco), et de l’actionnaire Bpifrance Participations, le Conseil considère que le nombre de 14 Administrateurs à fin 2024 est satisfaisant.
Âge et ancienneté des Administrateurs
Moins d’un tiers des Administrateurs peut avoir plus de 70 ans. Outre l’âge des Administrateurs, recherche d’une répartition équilibrée en termes d’ancienneté dans le Conseil. Au 31 décembre 2024, les Administrateurs ont entre 42 et 70 ans avec une moyenne d’âge de 56,8 ans. Un Administrateur a plus de 70 ans. Le Conseil estime que sa composition est équilibrée, avec des Administrateurs ayant une connaissance historique du Groupe et des administrateurs entrés plus récemment dans le Conseil. L’ancienneté des Administrateurs est de 1 à 14 ans, avec une moyenne de 6,8.
Genre
Maintenir une représentation équilibrée des femmes et des hommes avec un taux minimum de 40 % de femmes. Le taux de féminisation (a) est de 45,5 % au 31 décembre 2024.
Nationalités
Plus de 25 % d’Administrateurs de nationalité étrangère. 8 Administrateurs sont de nationalité étrangère soit 57,1 % des Administrateurs de nationalité étrangère au 31 décembre 2024.
Indépendance
Maintenir un taux d’indépendance d’au moins 50 % conformément à la recommandation 10.3 du Code AFEP-MEDEF. Le taux d’indépendance est de plus de 54,5 % (b) au 31 décembre 2024. Sur la qualification d’indépendance des Administrateurs, voir paragraphe 4.4.1.3 du présent Document d’Enregistrement Universel.
Expertises/expériences
Rechercher une complémentarité des expériences, dans l’industrie, l’énergie, la finance, la communication, la RSE, la conformité, les ressources humaines et les services, ainsi qu’une bonne connaissance du groupe Nexans, de ses parties prenantes, complétée par une expérience de dirigeant d’entreprise. Parmi les membres du Conseil d’Administration au moins :
- 10 ont une carrière dans l’industrie ;
- 2 ont une carrière dans l’énergie ;
- 4 ont une carrière dans la finance, la banque ou le private equity ;
- 3 ont une carrière dans les ressources humaines, l’éducation, la gestion des talents ;
2 ont une carrière dans la communication ;
2 ont une carrière dans les services ;
3 travaillent au sein du groupe Nexans ;
11 exercent ou ont exercé des fonctions dirigeantes.
Représentation des parties prenantes
Assurer une représentation équilibrée des différentes parties prenantes.
Trois Administrateurs ont été nommés sur proposition de l’actionnaire principal Invexans Limited (groupe Quiñenco).
L’actionnaire Bpifrance Participations a été nommé Administrateur.
Un des membres du Conseil est nommé par l’Assemblée Générale Ordinaire, parmi les deux candidats proposés par les salariés actionnaires, selon les modalités fixées par l’article 12 bis des statuts.
Deux Administrateurs représentant les salariés sont désignés par le Comité de Groupe France et par le Comité de Groupe Européen, en application de l’article 12 ter des statuts.
Taux de féminisation calculé sans comptabiliser les Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires, conformément aux dispositions de l’article L.22-10-6 alinéa 2 du Code de commerce. Ce taux serait de 50 % en comptabilisant le représentant des salariés actionnaires.
Taux d’indépendance calculé sans comptabiliser les Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires, conformément à la recommandation 10.3 du Code AFEP-MEDEF.
Tableau synthétique de la composition du Conseil d’Administration et des Comités
Le tableau ci-après présente de manière synthétique la composition du Conseil d’Administration et des Comités au 31 décembre 2024.
| Nom et Prénom, Dénomination sociale | Âge | Femme/Homme (F/H) | Nationalité | Nombre d’actions détenues | Début du 1er mandat | Fin du mandat en cours |
|---|---|---|---|---|---|---|
Ancienneté au Conseil (en nombre d’années)
| Indépendance | Comité d’Audit, des Comptes et des Risques | Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise | Comité des Rémunérations | Comité Stratégique et de Développement Durable | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Président | Mouton Jean | 68 | H | 9 994 | 15/05/2019 | AG 2027 | 6 | Oui |
| Administrateurs proposés par les principaux actionnaires | Bpifrance, représenté par Karine Lenglart | 52 | F | 2 273 546 | 15/05/2019 | AG 2027 | 6 | Non |
| Name | Age | Gender | Score | Date | AG | Other |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Hasbún Martínez Oscar | 55 | H | 500 | 15/05/2019 | AG 2027 | 6 |
| Luksic Craig Andrónico | 70 | H | 6 740 | 14/05/2013 | AG 2025 | 12 |
| Pérez Mackenna Francisco | 66 | H | 500 |
AG 2025
| Administrateurs indépendants | Lebel Anne | Administrateur Référent Indépendant | 59 | F | 500 | 17/05/2018 | AG 2026 | 7 | Oui | P | P |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Basson Jane | 55 | F | 500 | 13/05/2020 | AG 2028 | 5 | Oui | ✓ |
Liste des membres
| Nom | Âge | Genre | Score | Date d'adhésion | AG | Statut | Commentaires |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Bernardelli Laura | 55 | F | 510 | 11/05/2021 | AG 2026 | 3 | Oui |
| Grynberg Marc | 59 | H | 2 000 | 11/05/2017 | AG 2025 | 8 | Oui |
| Tamara de Gruyter | 52 | F | 35 | 16/05/2024 |
AG 2028
| Oui | ✓ | ✓ | ✓ | |
|---|---|---|---|---|
| Porte Hubert | 60 | H | 571 | 10/11/2011 |
AG 2027
| 14 | Non | ✓ | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Administrateurs représentant les salariés et salariés actionnaires | Afanoukoé Angéline | 54 | F | 520 | 11/10/2017 |
AG 2025
| 8 | Non |
|---|---|
Matrice des compétences et qualifications des membres du Conseil d’Administration de Nexans
Les membres du Conseil d’Administration de Nexans apportent collectivement un large éventail de compétences requises par les activités du Groupe. Ces compétences vont d’une forte expérience de l’industrie et des marchés internationaux, pour nombreux d’entre eux jusqu’au niveau des fonctions de direction exécutive, à des domaines fonctionnels comme la stratégie, les ressources humaines, la conformité, la finance ou la communication. Les qualifications et l’expertise des Administrateurs sont analysées par des cabinets externes et le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise au moment de leur
| Nom | Âge | Genre | Expérience (années) | Date de début | AG | Nombre de mandats | Statut |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Alami Selma | 49 | F | 734 | 12/05/2021 | AG 2025 | 4 | Non |
| Iaconantonio Elisabetta | 42 | F | 0 | 16/05/2024 | AG 2028 | 1 | Non |
Recrutement dans le cadre du processus de sélection des nouveaux membres
Les résultats sont présentés dans une matrice des compétences ci-dessous.
Industrie
Expérience professionnelle acquise au sein d’un groupe industriel français ou étranger, ou en tant que conseil externe, dans des institutions, organisations professionnelles ou dans le cadre de l’exercice d’un mandat social.
Energie
Expérience professionnelle acquises dans un ou plusieurs domaines de l’energie acquise au sein d’un groupe industriel français ou étranger, ou en tant que conseil externe, dans des institutions, organisations professionnelles ou dans le cadre de l’exercice d’un mandat social.
Services
Expérience dans une entreprise de services numériques, un éditeur de logiciels, une société de conseil, ou de services aux entreprises.
Finance
Expertise dans le domaine du private equity ou la finance d’entreprise, comprenant une connaissance approfondie des processus de reporting financier, de la gestion des risques, de l’audit ou du contrôle interne, de la comptabilité, de la trésorerie, de la fiscalité, des opérations de fusions et acquisitions, ainsi que des mécanismes des marchés financiers.
Ressources humaines - Education - Communication
Diplôme et/ou expérience professionnelle acquise dans le domaine des Ressources Humaines, de la Formation ou de la Communication, en entreprise ou en tant que conseil externe, dans des institutions, organisations professionnelles ou dans le cadre de l’exercice d’un mandat social.
RSE - Développement durable - Conformité
Expérience dans la gestion des enjeux environnementaux et sociétaux et de gouvernance RSE ainsi que dans la gestion de programmes de conformité.
Gouvernance d’entreprise
Expérience au sein d’un comité de gouvernement d’entreprise au sein d’une société cotée, connaissances en gouvernance d’entreprise par le biais de formations, adhésion à l’Institut Français des Administrateurs.
Digital
Expertise ou expérience technique ou managériale directe dans le développement et la mise en œuvre de stratégies en matière de technologie et/ou digitale, numérisation et technologies innovantes dans des secteurs pertinents.
Fonctions dirigeantes
Expérience en tant que Directeur Général, membre du Comité Exécutif ou cadre dirigeant au sein d’une entité de taille significative ou dans un grand groupe international.
Expérience internationale
Administrateurs ayant une connaissance approfondie de marchés étrangers et ayant été directement responsables de ceux-ci.
Durée du mandat d’Administrateur
En application de l’article 12 des statuts, la durée du mandat d’Administrateur est de 4 ans. L’échéance des mandats des Administrateurs désignés par l’Assemblée Générale est la suivante au 31 décembre 2024 :
| AG | 2025 | 2026 | 2027 |
|---|---|---|---|
| Selma Alami (b) | Marc Grynberg | Laura Bernardelli | |
| Andrónico Luksic Craig (a) | Francisco Pérez Mackenna (a) | Anne Lebel |
AG 2028
Jean Mouton, Bpifrance Participations représenté par Karine Lenglart, Oscar Hasbún Martinez (a), Hubert Porte
Jane Basson, Tamara de Gruyter
Administrateurs proposés par l’actionnaire principal Invexans Limited (groupe Quiñenco).
Administrateur représentant les salariés actionnaires.
Modifications intervenues dans la composition du Conseil d’Administration et des Comités au cours de l’exercice 2024
Le tableau de synthèse ci-dessous liste les modifications intervenues dans la composition du Conseil d’Administration et des Comités au cours de l’exercice 2024 :
| Date de l’événement | Personne concernée | Changement intervenu |
|---|---|---|
| 20 mars 2024 | Tamara de Gruyter | Nomination en tant que Censeur |
| 16 mai 2024 | Jane Basson | Renouvellement des fonctions d’Administrateur et membre du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise, du Comité des Rémunérations et du Comité Stratégique et de Développement Durable |
| 16 mai 2024 | Sylvie Jéhanno | Fin des fonctions d’Administrateur et membre du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et du Comité des Rémunérations |
| 16 mai 2024 | Tamara de Gruyter | Nomination en tant qu’Administrateur et membre du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et du Comité des Rémunérations |
| 16 mai 2024 | Bjorn Erik Nyborg | Fin des fonctions d’Administrateur représentant les salariés |
| 16 mai 2024 | Elisabetta Iaconantonio |
Désignation en tant qu’Administrateur représentant les salariés par le Comité de Groupe Européen
Modifications intervenues dans la composition du Conseil d’Administration et des Comités depuis le 31 décembre 2024
Aucun changement n’est intervenu depuis le 31 décembre 2024.
Processus de recherche et de sélection de nouveaux Administrateurs indépendants
La nomination des Administrateurs fait l’objet d’un processus de sélection transparent avant d’être soumis à l’approbation des actionnaires lors de l’Assemblée Générale. Ce processus de sélection a pour but de déterminer le profil des Administrateurs dont la Société a besoin en termes, de compétences, de qualifications et d’expériences, en vue d’enrichir celles déjà présentes au sein du Conseil d’Administration.
Une attention particulière est accordée sur la disponibilité, le cumul des mandats dans d’autres sociétés et l’indépendance des Administrateurs. Le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise a ainsi procédé début 2025 à une analyse de la participation de chacun des membres du Conseil d’Administration aux réunions du Conseil et des Comités au cours de l’année 2024, ainsi que des mandats exercés par chacun d’eux au 31 décembre 2024, dans toutes sociétés françaises ou étrangères, cotées ou non.
Dans le cadre du processus de recherche et de sélection de nouveaux Administrateurs indépendants, le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise fait appel à un ou des cabinets extérieurs pour l’assister dans la sélection des candidats qui seront présentés au Conseil d’Administration. Cette sélection est établie sur la base de critères définis par le Conseil d’Administration sur proposition du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise, en lien avec la politique de diversité du Conseil d’Administration et des résultats des précédentes évaluations annuelles du Conseil d’Administration.
La Présidente du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et le Président du Conseil d’Administration rencontrent les candidats présélectionnés par le Comité et présentent les différentes candidatures au Comité. Celui-ci établit ensuite sa recommandation au Conseil d’Administration pour décision.
Le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration, qui est disponible en intégralité sur le site Internet de la Société, inclut la description de ce processus.
Processus de sélection des Administrateurs REPRESENTANT UN ACTIONNAIRE OU PROPOSES PAR UN ACTIONNAIRE
Lorsqu’un Administrateur représente un actionnaire ou est proposé par un actionnaire, le profil recherché est déterminé par l’actionnaire en prenant en considération les objectifs fixés par le Conseil d’Administration, sur proposition du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise. Le candidat est sélectionné par l’actionnaire concerné et est ensuite présenté au Président du Conseil d’Administration, à la Présidente du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise ainsi qu’au Directeur Général. Le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise examine alors la candidature et interviewe le candidat proposé avant d’émettre une recommandation au Conseil d’Administration.
Le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration inclut une procédure spécifique applicable à la désignation du représentant permanent d’une personne morale Administrateur.
4.4.1.2 Membres du Conseil d’Administration
La composition du Conseil d’Administration au 31 décembre 2024 est la suivante :
Jean Mouton
Président du Conseil d’Administration
Première nomination en tant qu’Administrateur : 15 mai 2019
Nomination en tant que Président : 15 mai 2019
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2027
Nombre d’actions détenues : 9 994
Âge : 68 ans
Nationalité : Française
Adresse : 4 allée de l’Arche, 92400 Courbevoie, France
Expertise/Expérience
Jean Mouton a occupé les fonctions de Senior Partner et Managing Director du Boston Consulting Group (BCG) jusqu’au 30 avril 2019, puis celles de Senior Advisor jusqu’au 30 avril 2020 ; depuis qu’il a rejoint le BCG en 1982, Jean a travaillé, principalement en France et en Italie, dans un large éventail de secteurs industriels, dont l’énergie, les biens industriels et les infrastructures ; il a accompagné des entreprises multinationales pour redéfinir leurs stratégies et leurs organisations, et a soutenu de nombreux clients dans le cadre de fusions et acquisitions. Avant de rejoindre le BCG, Jean a travaillé pour Vinci au Moyen-Orient. Il est membre du Conseil de Surveillance d’Aéroports de la Côte d’Azur (ACA). Jean Mouton est aussi Administrateur de Getlink ainsi que de Egis, un acteur international du conseil, de l’ingénierie de la construction et des services à la mobilité. Il est par ailleurs Président de Stelmax SASU. Jean est ingénieur diplômé de l’École Supérieure des Travaux Publics et titulaire d’un MBA de l’Université de Chicago.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Membre du Conseil de Surveillance de ACA (Aéroports de la Côte d’Azur)
- Membre du Conseil d’Administration de Getlink et de Egis
- Président de Stelmax SASU
Mandats échus au cours des cinq dernières années
- Directeur Associé et Directeur Général du Boston Consulting Group
- Membre du Conseil d’Administration de Atlantia S.p.A. (devenue Mundys S.p.A.)
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Angéline Afanoukoé
Administrateur représentant les salariés
Head de la Marque Employeur et des Partenariats éducatifs de Nexans
Première nomination en tant qu’Administrateur : 11 octobre 2017
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2025
Membre du Comité des Rémunérations
Nombre d’actions détenues : 520
Nombre de parts de FCPE investies en actions Nexans : 95
Âge : 54 ans
Nationalité : Française
Adresse : 4 allée de l’Arche, 92400 Courbevoie, France
Expertise/Expérience
Angéline Afanoukoé est Head de la Marque Employeur et des Partenariats éducatifs de Nexans après avoir occupé les postes de Head des Relations avec les Institutions de Nexans de 2020 à 2023 et de Head des Affaires Extérieures du Groupe de 2017 à 2019. Dans ses fonctions actuelles, Angéline est chargée de l’attraction des talents, de l’image de marque employeur et des stratégies de partenariat dans le domaine de l’éducation. Elle s’occupe également de la diffusion et de la promotion des projets de la Fondation Nexans, tout en renforçant l’engagement des employés dans ce domaine.
Auparavant, elle était chargée d’améliorer la visibilité du Groupe et de valoriser l’image de marque auprès des parties prenantes de Nexans en gérant les activités de communication institutionnelle et de mécénat à l’échelle mondiale et a été en charge de la communication avec les actionnaires individuels et salariés au sein du département Relations Investisseurs à partir de 2001, avant de prendre la responsabilité des relations presse du Groupe en 2012. Angéline a rejoint le département financier de la division Métallurgie d’Alcatel Cables et Composants en 1998. Elle a débuté sa carrière en 1991 dans le secteur commercial et de l’événementiel dans de petites et moyennes entreprises.
Angéline est titulaire d’un Master en Commerce International de l’Université Paris V René Descartes ainsi que du Certificat Européen d’Analyste Financier (CEFA) de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF). Elle est également certifiée Administrateur de Sociétés par Sciences-Po et l’Institut Français des Administrateurs (IFA) et détient le certificat d’Analyste ESG de l'EFFAS (European Federation of Financial Analysts Societies).
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Néant
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Néant
Selma Alami
Administrateur représentant les actionnaires salariés
Directrice Générale de la Business Unit Usages North West Africa
Première nomination en tant qu’Administrateur : 12 mai 2021
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2025
Nombre d’actions détenues : 734
Informations sur Selma Alami
Nombre de parts de FCPE investies en actions Nexans : 314
Âge : 49 ans
Nationalité : Marocaine
Adresse : Route de Tit-Mellil – Ain Sebaa – Boulevard Ahl Loghlam – Casablanca 20250 – Maroc
Expertise/Expérience
Selma Alami est Directrice Générale de la Business Unit North West Africa de Nexans. Elle a débuté sa carrière professionnelle en 2000 en système d’information chez une SSII spécialisée dans l’intégration des ERP dans le domaine médical. Motivée par le secteur industriel, elle intègre en 2001 une Holding Marocaine de production et distribution des produits à grande consommation pour accompagner d’un point de vue SI, process et contrôle interne ses projets de fusions et acquisitions. En 2003 elle rejoint le groupe Nexans via sa filiale de distribution Sirmel au Maroc où elle prendra en charge la mise à niveau et déploiement des infrastructures et systèmes d’information sur la base des standards Groupe. Elle occupera par la suite la fonction de CIO Maroc et puis MERA avant de prendre la Direction Générale de la filiale de distribution au Maroc en 2018.
Après avoir accompagné Sirmel dans son projet de transformation et mise en œuvre des projets stratégiques pour son plan de croissance rentable à 2020, elle a été depuis mars 2020 Directrice Générale adjointe de la Business Unit North West Africa en charge des opérations et fonctions supports et est devenue Directrice Générale depuis le 31 janvier 2022. Selma est ingénieur SI de formation et a fait un cycle supérieur : Master en Audit et management des systèmes d’information à l’université de Lille.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Au sein du groupe Nexans : Administrateur de Sirmel Maroc, Nexans Maroc, et de Nexans Côte d’Ivoire*
Mandats échus au cours des cinq dernières années
- Administrateur de Sirmel Sénégal et de Câbleries du Sénégal
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Informations sur Jane Basson
Administrateur indépendant
Head of Transformation, Corporate Secretary et membre du Comité Exécutif d’Airbus Defence and Space
Première nomination en tant qu’Administrateur : 13 mai 2020
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2028
Membre du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise
Membre du Comité des Rémunérations
Membre du Comité Stratégique et de Développement Durable
Nombre d’actions détenues : 500
Profil de Jane Basson
Âge : 55 ans
Nationalité : Française
Adresse : Willy-Messerschmitt-Str. 1, 82024 Taufkirchen, Allemagne
Expertise/Expérience
Jane Basson est Head of Transformation, Corporate Secretary et membre du Comité Exécutif d’Airbus Defence and Space depuis le 1er octobre 2021. Auparavant, elle était Chief of Staff to the Chief Operating Officer et Head of People Empowerment in Operations chez Airbus, et avant cela, Chief of Staff to the CEO (2016-2019).
Jane a travaillé pour différents cabinets d’avocats et pour le Comité Consultatif Économique et Industriel auprès de l’OCDE à Paris avant de rejoindre Airbus en 2000. Elle a occupé divers postes dans la communication d’entreprise avant d’être nommée Vice-Présidente de la Communication Interne en 2003. En 2008, elle a rejoint les ressources humaines pour développer un « Culture Change Programme » en soutien à la stratégie de transformation de l’entreprise Power8 et a été nommée Senior Vice President Leadership Development & Culture Change pour le groupe en juin 2012, lorsqu’elle a créé l’Airbus Leadership University. Elle préside également Balance for Business, une plateforme relative à l’inclusion et la diversité qui regroupe 10 000 employés d’Airbus.
Jane est diplômée en communications internationales, journalisme et gestion d’entreprise. Originaire d’Afrique du Sud, Jane est de nationalité française et vit à Toulouse, en France, avec son mari et sa fille.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Néant
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Censeur de Nexans du 19 février 2020 au 13 mai 2020
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères
Laura Bernardelli
Administrateur indépendant
Chief Financial Officer du groupe Coesia
Première nomination en tant qu’Administrateur : 11 mai 2022
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2026
Présidente du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Nombre d’actions détenues : 510
Âge : 55 ans
Nationalité : Italienne
Adresse : Via Battindarno, 91 – 40133 Bologne – Italie
Expertise/Expérience
Laura Bernardelli
est Chief Financial Officer du groupe Coesia, leader mondial des solutions automatisées pour l’industrie et l’emballage depuis avril 2022. Laura a été Directrice Financière du groupe Datalogic de juillet 2019 à mars 2022, et était en charge des relations avec les investisseurs depuis novembre 2020.
Avant de rejoindre Datalogic, Laura était Senior Vice President Group Controlling, Reporting and Digital Finance chez Schneider Electric depuis 2017. Elle a rejoint Schneider Electric en 2014 en tant que Senior Vice President, Finance Building & IT Business.
Avant de rejoindre Schneider Electric, Laura était Vice-Présidente de la stratégie et du développement commercial chez Xylem depuis 2011, lorsque la société a été créée à partir de la scission de l’activité de l’eau d’ITT Corporation. Laura a ensuite été nommée Vice-Présidente des finances et Directrice Financière de l’EMEAI. Laura a rejoint ITT Corporation en 2007 en tant que Directrice Financière pour l’Italie.
Auparavant, Laura a occupé des postes à responsabilité croissante dans la fonction financière chez Fiat, General Electric et Eridania Béghin-Say ; elle vit et travaille à l’international depuis près de 10 ans.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Membre du Conseil d’Administration de System Ceramics SpA* (groupe Coesia)
- Membre du Conseil d’Administration de Bakel SpA (Italie) depuis le 16 décembre 2024
Mandats échus au cours des cinq dernières années
- Membre du Conseil d’Administration de Datalogic S.r.l.*
- Membre du Conseil d’Administration de Datalogic IP Tech S.r.l.*
- Censeur de Nexans du 20 septembre 2021 au 11 mai 2022
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Bpifrance Participations
représenté par Karine Lenglart
Senior Investment Director, Large Cap, Bpifrance
Première nomination de Bpifrance Participations en tant qu’Administrateur : 15 mai 2019
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2027
Membre du Comité Stratégique et de Développement Durable
Membre du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise
Membre du Comité des Rémunérations
Nombre d’actions détenues par Bpifrance Participations : 2 273 546
Âge : 52 ans
Nationalité : Française
Adresse : 6-8 boulevard Haussmann, 75009 Paris, France
Expertise/Expérience
Karine Lenglart
Karine Lenglart est Directrice d’Investissement Senior, direction Capital Développement Large Cap de Bpifrance depuis octobre 2022. Elle était auparavant et depuis 2016 Directrice de zones fusions et acquisitions et participations du groupe Casino et membre du Comité Exécutif depuis 2020.
Elle débute sa carrière en 1996 d’abord au sein de la banque d’investissement hollandaise ABN Amro puis de la branche banque d’investissement de la Société Générale. Elle rejoint ensuite le groupe Alstom en 2007, où elle devient Vice-Présidente fusions et acquisitions, jusqu’en 2015.
Karine Lenglart est diplômée d’une école de commerce et du Mastère Spécialisé Techniques Financières de l’ESSEC.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Censeur au Conseil d’Administration de GGE TCo 1 (Galileo Global Education)
- Représentant permanent de Bpifrance Investissement, membre du Conseil d’Administration de Bureau Veritas et membre du Comité des Nominations et des Rémunérations (depuis le 20 juin 2024)
- Représentant permanent de Bpifrance Investissement, membre du Conseil de Surveillance d’Hygie31
- Représentant permanent de Bpifrance Investissement, membre du Comité Stratégique de TSE
Mandats échus au cours des cinq dernières années
- Membre du Conseil d’Administration de Perspecteev (Bankin’)
- Représentant permanent de Bpifrance Investissement, membre du Conseil de Surveillance de EMSponsors
Marc Grynberg
Administrateur indépendant
Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales
Première nomination en tant qu’Administrateur : 11 mai 2017
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2025
Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales depuis le 20 janvier 2022
Membre du Comité Stratégique et de Développement Durable
Membre du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Nombre d’actions détenues : 2 000
Âge : 59 ans
Nationalité : Belge
Adresse : 4 allée de l’Arche, 92400 Courbevoie, France
Expertise/Expérience
Marc Grynberg a été Chief Executive Officer d’Umicore de novembre 2008 à octobre 2021. Il était responsable de la BU Automotive Catalysts du Groupe de 2006 à 2008 et a occupé le poste de Directeur Financier d’Umicore de 2000 à 2006. Il a
Marc Grynberg
rejoint Umicore en 1996 en tant que contrôleur de gestion groupe. Marc Grynberg a un diplôme d’ingénieur commercial de l’Université de Bruxelles (École de Commerce Solvay) et, avant de rejoindre Umicore, il a travaillé pour DuPont de Nemours à Bruxelles et à Genève.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Membre du Conseil de Surveillance de Wienerberger*, membre du Comité de Développement Durable et d’Innovation et membre du Comité Audit et Risques
- Membre du Conseil de Surveillance d’Umicore*, membre du Comité d’Investissements et du Comité d’Audit
Mandats échus au cours des cinq dernières années
- Chief Executive Officer de Umicore*
- Mandats détenus au sein du groupe Umicore*
- Président du Conseil de Surveillance de Umicore Management AG (Allemagne)*
- Président du Conseil d’Administration de Umicore Poland Sp. z.o.o., Umicore Japan KK et Umicore Marketing Services Korea Co. Ltd*
- Administrateur de Umicore Marketing Services (Hong Kong) Ltd, et Umicore Korea Ltd
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Oscar Hasbún Martinez
Administrateur proposé par Invexans Limited (groupe Quiñenco)
Directeur Général de CSAV (Compañia Sud Americana de Vapores S.A.)
Première nomination en tant qu’Administrateur : 15 mai 2019
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2027
Président du Comité Stratégique et de Développement Durable
Nombre d’actions détenues : 500
Âge : 55 ans
Nationalité : Chilienne
Adresse : Av. Apoquindo 2827, piso 14, Las Condes, Santiago. Chile
Expertise/Expérience
Oscar Hasbún Martínez est Directeur Général de CSAV (Compañia Sud Americana de Vapores S.A.), membre du Conseil de Surveillance de Hapag-Lloyd AG et membre de son Comité d’Audit et des Finances. De 1998 à 2002, il a été Directeur Général et membre du Comité Exécutif de la filiale chilienne de Michelin. Il a ensuite rejoint le Groupe Quiñenco pour lequel il était en charge des investissements en Croatie. En 2011, il a été nommé Directeur Général de CSAV, où il a dirigé la transformation, la restructuration puis la fusion de la compagnie maritime avec Hapag-Lloyd AG. Oscar Hasbún Martínez est diplômé en administration des affaires de l’Universidad Católica of Chili.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
- Divers mandats au sein de sociétés du groupe Quiñenco :
- Directeur Général de CSAV* (Compañia Sud Americana de Vapores S.A.)
- Membre du Conseil de Surveillance et Vice-Président Adjoint du Conseil de Surveillance de Hapag-Lloyd AG*
Président du Conseil d’Administration de SM SAAM*
(Sociedad Matriz SAAM S.A.), une société cotée qui investit dans les Ports, les Remorqueurs et la Logistique en Amérique
Administrateur de
- Invexans SA*, société qui détient 100 % de Invexans UK Ltd (principal actionnaire de Nexans)
- CCU* (Compañía Cervecerías Unidas S.A.)
- Compañía Cervecerías de Chile S.A.*
- ECCUSA*
Conseiller de SOFOFA* (fédération professionnelle à but non lucratif qui regroupe des entreprises et des syndicats du secteur industriel chilien)
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Administrateur de diverses filiales de SM SAAM* :
- SAAM S.A.*
- Florida International Terminal LLC*
- Sociedad Portuaria de Caldera (SPC) S.A.*
- Sociedad Portuaria Granelera de Caldera (SPGC) S.A.*
- San Antonio Terminal Internacional S.A.*
- San Vicente Terminal Internacional S.A.*
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Tamara de Gruyter
Administrateur indépendant
Présidente Business Portfolio et membre du Comité Exécutif de Wärtsilä
Première nomination en tant que Censeur : 20 mars 2024
Première nomination en tant qu’Administrateur : 16 mai 2024
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2028
Membre du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise
Membre du Comité des Rémunérations
Membre du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Nombre d’actions détenues : 35
Âge : 52 ans
Nationalité : Néerlandaise
Adresse : Wärtsilä Netherlands - James Wattlaan 23, 5151 DP Drunen, Pays-Bas
Expertise/Expérience
Tamara de Gruyter est President Portfolio Business et membre du comité exécutif de Wärtsilä.
Elle a commencé sa carrière en 1996 chez LIPS, qui a été acquis en 2002 par Wärtsilä. Tamara a occupé divers postes de direction au sein de l’entreprise, tant dans le secteur Maritime que dans celui des Services. Elle a été Directrice Générale de deux joint-ventures en Chine et de l’activité pompes à Singapour. De retour en Europe, elle a occupé divers postes de vice-présidente avant d’occuper le poste de Chief Transformation Officer fin 2019. Tamara est membre du comité exécutif de Wärtsilä depuis 2020 en tant que President Marine Systems. Depuis le 1er janvier 2024, Tamara est President Portfolio Business.
Tamara est diplômée de l’Ecole polytechnique de Haarlem et titulaire d’une licence en ingénierie de la construction navale.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Administrateur de Combient Oy*
Mandats détenus dans les sociétés du Groupe Wärtsilä :
- Présidente du Conseil d’Administration de Wärtislä Suzhou China*
- Wärtislä Gas Solutions Norway*
- Wärtsilä SAM Electronics*
- Wärtsilä Water Systems*
- Wärtsilä Gas Solutions Sweden*
- Administrateur de Wärtsilä Lyngsoe Marine*
- Wärtsilä APSS S.r.l.*
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Présidente du Conseil d’Administration de : Trident B.V., American Hydro, Wärtsilä Defence Solutions*
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Anne Lebel
Administrateur Référent Indépendant
Directrice des Ressources Humaines et membre du Comité de Direction Générale du Groupe Capgemini
Première nomination en tant qu’Administrateur : 17 mai 2018
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2026
Présidente du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise
Présidente du Comité des Rémunérations
Nombre d’actions détenues : 500
Âge : 59 ans
Nationalité : Française
Adresse : 11 rue de Tilsitt, 75017 Paris, France
Expertise/Expérience
Anne Lebel est Directrice des Ressources Humaines du Groupe Capgemini depuis le 20 juillet 2020. À ce titre, elle est également membre du Comité de Direction Générale de Capgemini. Elle débute sa carrière en 1987 chez Bossard Consultants en tant que consultante en organisation et conduite de changement. En 1997, Anne Lebel rejoint Schering Plough France, en tant que responsable des Ressources Humaines et de la formation en France, avant de prendre la responsabilité de projets d’organisation et de développement RH en Europe. En 2004, elle entre chez Serono France, en tant que Directrice des Ressources Humaines en France. En 2008, Anne Lebel rejoint Allianz Global Corporate & Specialty d’abord en tant que Directrice des Ressources Humaines pour la France, l’Italie, l’Espagne, puis pour l’Europe et l’Asie avant d’en devenir Directrice des Ressources Humaines monde entre 2012 et 2016. Anne Lebel rejoint Natixis en 2016 en tant que Directrice des Ressources Humaines et membre du Comité de Direction Générale. En 2019, elle prend également en charge la responsabilité de la corporate culture de Natixis. Anne Lebel est diplômée de l’Institut d’études politiques de Strasbourg et titulaire d’un DESS CAAE de l’Institut d’Administration des Entreprises de Paris.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Mandats détenus au sein du groupe Capgemini :
Membre du Conseil de Surveillance de Capgemini Gouvieux SAS
Administrateur de Altran Engineering Solutions Incorporated*
Altran UK Limited*
Altran (Singapore) Pte. Ltd.*
Altran Engineering Solutions Japan Limited*
Altran Israel Limited*
Capgemini Suisse SA*
Capgemini Portugal SA*
Capgemini Services Malaysia Sdn Bhd*
Capgemini (China) Co. Ltd.*
Capgemini Technology Services India Limited*
Administrateur de Knowledge Expert SA* (jusqu’au 31 décembre 2024)
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Administrateur de Natixis AssurancesAltran Switzerland AG : Administrateur du 3 novembre 2021 au 1er avril 2022Chappuis Halder Inc.Braincourt (Switzerland) AG
Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Andrónico Luksic Craig
Administrateur proposé par Invexans Limited (groupe Quiñenco)
Ancien Président du Conseil d’Administration de Quiñenco
Première nomination en tant qu’Administrateur : 14 mai 2013
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2025
Nombre d’actions détenues : 6 740
Âge : 70 ans
Nationalité : Chilienne
Adresse : Enrique Foster Sur 20, piso 16, Las Condes, Santiago, Chili
Expertise/Expérience
Andrónico Luksic Craig a été Président du Conseil d’Administration de Quiñenco, un des principaux conglomérats au Chili, pendant plus de dix ans et a été membre du Conseil d’Administration de 1978 à décembre 2023. Il a démissionné du Conseil d’Administration de Quiñenco, de Banco de Chile, de CCU (Compañía Cervecerías Unidas S.A.), de CSAV (Compañía Sudamericana de Vapores S.A.), de LQ Inversiones Financieras et de Invexans.
En dehors du groupe Quiñenco, Andrónico Luksic Craig est également membre actif de plusieurs organisations nationales ou internationales et Advisory Boards de premier plan, notamment les International Advisory Councils de la Brookings Institution, de la Americas Society et de la China Investment Corporation (CIC), ainsi que l’Advisory Board de l’Autorité du Canal de Panama. Andrónico Luksic Craig est très engagé dans le domaine de l’éducation, cela se traduit par son implication dans des fondations pour l’éducation dont il a soutenu la création et dans sa participation dans des Comités consultatifs des universités de Columbia, Harvard, le MIT, l’université d’Oxford, l’university Tsinghua, l’université Fudan et le Babson College.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Administrateur de Antofagasta Minerals SAAdministrateur de Antofagasta PlcAdministrateur de la Fondation LuksicMembre de l’International Advisory Council de la Brookings InstitutionMembre de l’International Advisory Council de la China Investment Corporation (CIC)China National Financial Regulatory AdministrationAdvisory Board de l’Autorité du Canal de PanamaChairman’s International Advisory Council au sein du Conseil des Amériques (Council of Americas*)
Membre du Global Advisory Council
de l’université de Harvard, du World Projects Council de l’Université de Columbia, du International Advisory Board de la Blavatnik School of Government à l’université d’Oxford, du Advisory Board de la School of Economics and Management de l’université Tsinghua et de la School of Management de Guanghua à Pékin, et du Advisory Board de la School of Management de l’université Fudan* à Shanghai.
Membre du Americas Executive Board de la MIT Sloan School of Management*.
Trustee Emeritus de Babson College*.
Membre du Harvard Kennedy School Dean’s Council*.
Membre du Global Board of Advisors du Council on Foreign Relations*.
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Président du Conseil d’Administration de Quiñenco S.A*.
Président du Conseil d’Administration de LQ Inversiones Financieras et de CCU (Compañía Cervecerías Unidas S.A.).
Vice-Président du Conseil d’Administration de Banco de Chile et de CSAV (Compañía Sudamericana de Vapores S.A.).
Administrateur de Invexans SA*.
Administrateur de Tech Pack SA and SM Chile.
Membre de la Fédération des Fabricants Chiliens – SOFOFA (Sociedad de Fomento Fabril) et de la Fondation Chili-Pacifique.
Conseiller du Conseil d’Administration d’Inversiones Río Argenta (la maison mère d’Enex).
Membre du International Advisory Board de Barrick Gold*.
Vice-Président du Conseil d’Administration de la Fondation Amparo y Justicia (ABC) et de la Fondation Luksic Scholars (GMA).
Membre du International Business Leaders’ Advisory Council de la municipalité de Shanghai*.
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Elisabetta Iaconantonio
Administrateur représentant les salariés.
Experte-comptable sur le site de Pioltello en Italie.
Première nomination en tant qu’Administrateur : 16 mai 2024.
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2028.
Nombre d’actions Nexans : 0.
Nombre de parts de FCPE investies en actions Nexans : 0.
Âge : 42 ans.
Nationalité : Italienne.
Adresse : Via Piemonte 20, 20096 Pioltello, Italie.
Expertise/Expérience
Elisabetta Iaconantonio, de nationalité italienne, est Spécialiste en comptabilité générale sur le site industriel de Pioltello en Italie. Elle a une expérience de quatorze années au sein du groupe Nexans. Diplômée en Economie avec mention, elle a.
commencé sa carrière comme auditeur chez KPMG à Milan, en Italie, et a rejoint Nexans en 2011 en tant que contrôleur de gestion, puis en tant que spécialiste de la comptabilité générale.
En 2009, elle a fondé Officine Buone, une organisation bénévole regroupant plus de cinquante hôpitaux et mettant en oeuvre des projets d’innovation sociale qui renforcent l’humanisation des soins aux patients.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Présidente de Officine Buone Onlus (Organisation à but non lucratif)*
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Néant
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Francisco Pérez Mackenna
Administrateur proposé par Invexans Limited (groupe Quiñenco)
Directeur Général de Quiñenco
Première nomination en tant qu’Administrateur : 31 mai 2011
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2025
Membre du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Membre du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise
Membre du Comité des Rémunérations
Membre du Comité Stratégique et de Développement Durable
Nombre d’actions détenues : 500
Âge : 66 ans
Nationalité : Chilienne
Adresse : Enrique Foster Sur 20, piso 14, Las Condes, Santiago, Chili
Expertise/Expérience
Francisco Pérez Mackenna est, depuis 1998, Directeur Général de la société chilienne Quiñenco S.A. Depuis le 29 décembre 2023, il est nommé Président du Conseil d'Administration de CCU (Compañía Cervecerías Unidas S.A.) et de LQ Inversiones Financieras, ainsi que Vice-Président du Conseil d'Administration de Banco de Chile. Il est également Administrateur de plusieurs sociétés du groupe Quiñenco, dont Tech Pack, CSAV (Compañía Sud Americana de Vapores), SM SAAM (Sociedad Matriz SAAM SA) et Enex (Empresa Nacional de Energia Enex SA). Entre 1991 et 1998, avant de rejoindre Quiñenco, il a occupé les fonctions de Directeur Général de la société CCU.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Directeur Général de Quiñenco S.A.*
Mandats détenus dans les sociétés du groupe Quiñenco :
- Président du Conseil d’Administration de CSAV (Compañia Sud Americana de Vapores S.A.), CCU (Compañia Cervecerías Unidas S.A.), LQ Inversiones Financieras S.A., ENEX (Empresa Nacional de Energía Enex S.A.), Invexans S.A., Invexans Ltd et Tech Pack S.A.*
- Vice-Président du Conseil d'Administration de Banco de Chile*
- Administrateur de SM SAAM* (Sociedad Matriz Sudamericana Agencias Aéreas y Marítimas S.A.)
- Membre du Conseil de Surveillance de Hapag-Lloyd AG*
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Néant
Mandats exercés dans des sociétés cotées françaises ou étrangères.
*Mandats exercés dans des sociétés ou institutions étrangères.
Hubert Porte
Administrateur
Président de Eramet Chile S.A.
Founding Partner et CEO d’Ecus Capital
Première nomination en tant qu’Administrateur : 10 novembre 2011
Échéance du mandat d’Administrateur : AG 2027
Membre du Comité Stratégique et Développement Durable
Nombre d’actions détenues : 571
Âge : 60 ans
Nationalité : Française
Adresse : Enrique Foster Norte 0115, 5th floor, Las Condes, Santiago, Chili
Expertise/Expérience
Hubert Porte est Founding Partner et CEO de la société de gestion Ecus Capital, fondée en 2004 et investissant au Chili via des fonds de private equity. Hubert Porte est Administrateur de la société chilienne AMA Time. Il est également associé gérant de Latin American Asset Management Advisors et de Ecus Investment Advisors qui distribuent pour les marchés institutionnels chiliens, péruviens et colombiens des OPCVM. Depuis 2018, Hubert Porte accompagne le groupe Eramet au Chili pour développer un projet lithium et il est Président d’Eramet Chile S.A.
Mandats et fonctions exercés durant l’exercice 2024 (et non échus au 31 décembre 2024)
Président de Eramet Chile S.A.*
Au sein des sociétés chiliennes dont l’investissement est géré par Ecus Capital* :
- Président de AMA Time SpA* (agroalimentaire)
- Associé Gérant de Latin America Asset Management Advisors et de Ecus Investment Advisors
Mandats échus au cours des cinq dernières années
Néant
4.4.1.3 Indépendance
La qualification d’Administrateur indépendant est débattue par le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et revue par le Conseil d’Administration lors de la nomination d’un nouvel Administrateur, et chaque année avant la préparation du rapport sur le gouvernement d’entreprise.
Le Conseil d’Administration a procédé le 15 janvier 2025 à un examen de la situation de chacun de ses membres au regard des critères d’indépendance définis par la recommandation 10 du Code AFEP-MEDEF, et détaillés ci-dessous :
| Critère 1 – Salarié ou mandataire social | Ne pas être ou ne pas avoir été au cours des 5 années précédentes, salarié ou dirigeant mandataire social exécutif de la Société, ni salarié, dirigeant mandataire social exécutif ou Administrateur d’une société que la Société consolide, ou de la société mère de la Société, ou d’une société consolidée par cette société mère. |
|---|---|
| Critère 2 – Mandats croisés | Ne pas être dirigeant mandataire social d’une société dans laquelle la Société détient directement ou indirectement un mandat d’Administrateur, ou dans laquelle un salarié désigné en tant que tel ou un dirigeant mandataire social exécutif de la Société (actuel ou l’ayant été depuis moins de 5 ans) détient un mandat d’Administrateur. |
| Critère 3 – Relations d’affaires significatives | Ne pas être (ou ne pas être lié directement ou indirectement à un) client, fournisseur, banquier d’affaires ou de financement, conseil significatif de la Société ou de son Groupe, ou pour lequel la Société ou son Groupe représente une part significative de l’activité. |
| Critère 4 – Lien familial | Ne pas avoir de lien familial proche avec un mandataire social. |
| Critère 5 – Commissaire aux comptes | Ne pas avoir été Commissaire aux comptes de la Société au cours des 5 années précédentes. |
| Critère 6 – Durée de mandat supérieure à 12 ans | Ne pas être Administrateur de la Société depuis plus de 12 ans. |
| Critère 7 – Rémunération liée à la performance de la Société ou du Groupe | Un dirigeant mandataire social non exécutif ne peut être considéré comme indépendant s’il perçoit une rémunération variable en numéraire ou des titres ou toute rémunération liée à la performance de la Société ou du Groupe. |
Des Administrateurs représentant des actionnaires importants de la Société ou de sa société mère peuvent être considérés comme indépendants dès lors que ces actionnaires ne participent pas au contrôle de la Société. Toutefois, au-delà d’un seuil de 10 % en capital ou en droits de vote, le Conseil, sur rapport du Comité des nominations, des rémunérations et de la gouvernance, s’interroge systématiquement sur la qualification d’indépendant en tenant compte de la composition du capital de la Société et de l’existence d’un conflit d’intérêts potentiel.
Critère 8 – Statut de l’actionnaire important
Le tableau ci-après présente la situation de chaque Administrateur au regard des critères d’indépendance énoncés au paragraphe 10 du Code AFEP-MEDEF, au 31 décembre 2024 :
| Critère | Salarié ou mandataire social au cours des 5 années précédentes | Mandats croisés | Relations d’affaires significatives | Lien familial aux comptes | Durée du mandat supérieure à 12 ans | Rémunération liée à la performance de l’actionnaire important | Statut de Commissaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jean Mouton | ✓ | ||||||
| Angéline Afanoukoé | ✓ | ||||||
| Selma Alami | ✓ | ||||||
| Jane Basson | |||||||
| Laura Bernardelli | |||||||
| Bpifrance Participations | ✓ | ||||||
| Tamara de Gruyter | |||||||
| Marc Grynberg | |||||||
| Oscar Hasbún Martinez | ✓ |
| Critère | Salarié ou mandataire social au cours des 5 années précédentes | Relations d’affaires significatives | Durée du mandat | Rémunération liée à la performance de l’actionnaire | Statut de Commissaire familial aux comptes |
|---|---|---|---|---|---|
| Elisabetta Iaconantonio | ✓ | ||||
| Anne Lebel | |||||
| Andrónico Luksic | ✓ | ✓ | |||
| Craig Francisco Pérez | ✓ | ✓ | |||
| Mackenna Hubert Porte | ✓ |
Le Conseil a réalisé un examen quantitatif et qualitatif des relations d’affaires entretenues entre les groupes et entités dans lesquels les membres du Conseil sont dirigeants, en analysant les mandats détenus par chacun, leur durée, ainsi que le chiffre d’affaires réalisé entre Nexans et les entités concernées.
Le Conseil a constaté les qualifications suivantes au 31 décembre 2024 :
- les Administrateurs qualifiés d’indépendants sont : (1) Jean Mouton, (2) Jane Basson, (3) Laura Bernardelli, (4) Tamara de Gruyter, (5) Marc Grynberg, et (6) Anne Lebel ;
- le Conseil d’Administration a considéré que Jean Mouton, Marc Grynberg, et Laura Bernardelli étaient indépendants compte tenu de l’absence de relations d’affaires au cours de l’exercice 2024 entre Nexans et les sociétés et organisations dans lesquelles ils exerçaient des mandats en 2024,
- Jane Basson est Head of Transformation, Corporate Secretary et membre du Comité Exécutif d’Airbus Defence and Space, une société du groupe Airbus, qui est un des clients du groupe Nexans. Le Conseil d’Administration a évalué s’il existait des liens d’affaires significatifs entre Nexans et Airbus en utilisant des critères quantitatifs et qualitatifs.
- En 2024, le groupe Nexans a réalisé moins de 0,1 % de son chiffre d’affaires avec les ventes directes à Airbus et moins de 1 % du chiffre d’affaires pour les ventes indirectes à divers sous-traitants d’Airbus. En conséquence, le Conseil d’Administration considère que la relation d’affaires n’est pas significative au regard des critères d’indépendance.
- En outre, le Conseil d’Administration a pris en compte d’autres critères tels que la longévité et la continuité de la relation entre les deux sociétés, puisqu’il s’agit d’une relation de longue date, largement antérieure à la nomination de Jane Basson en tant d’Administrateur de Nexans. Le Conseil d’Administration a également pris en considération les fonctions de Jane Basson au sein d’Airbus en tant que Head of Transformation, Corporate Secretary et membre du Comité Exécutif d’Airbus Defence and Space. Ce poste ne lui confère pas de pouvoir de décision direct sur les contrats ou projets commerciaux qui correspondent à la relation d’affaires entre Nexans et Airbus. Elle ne reçoit aucune rémunération liée aux contrats, liens ou relations commerciales qui peuvent exister entre Nexans et Airbus.
- Enfin, afin de préserver sa qualification d’indépendance, Jane Basson s’est engagée à ne pas participer (i) à la préparation des projets ou des contrats d’Airbus ou d’une société du groupe Airbus ou de ses sous-traitants avec
Nexans ou une société du groupe Nexans, (ii) aux travaux d’Airbus en cas d’exécution d’un contrat par Nexans ou une société du groupe Nexans (iii) et au vote de toute délibération du Conseil d’Administration de Nexans relative à un projet dans lequel Airbus est ou pourrait être intéressé, directement ou indirectement, en tant que client.
Tamara de Gruyter est President Portfolio Business de Wärtsila, qui est un des clients du groupe Nexans. Le Conseil d’Administration a évalué s’il existait des liens d’affaires significatifs entre Nexans et Wärtsila en utilisant des critères quantitatifs et qualitatifs. En 2024, le groupe Nexans a réalisé moins de 0,1 % de son chiffre d’affaires avec les ventes directes à Wärtsila et moins de 1 % du chiffre d’affaires pour les ventes indirectes à divers sous-traitants de Wärtsila. En conséquence, le Conseil d’Administration considère que la relation d’affaires n’est pas significative au regard des critères d’indépendance.
En outre, le Conseil d’Administration a pris en compte d’autres critères tels que la longévité et la continuité de la relation entre les deux sociétés, puisqu’il s’agit d’une relation de longue date, largement antérieure à la nomination de Tamara de Gruyter en tant d’Administrateur de Nexans. Le Conseil d’Administration a également pris en considération les fonctions de Tamara de Gruyter au sein de Wärtsila en tant que President Portfolio Business et membre du Comité Exécutif de Wärtsila. Ce poste ne lui confère pas de pouvoir de décision direct sur les contrats ou projets commerciaux qui correspondent à la relation d’affaires entre Nexans et Wärtsila. Elle ne reçoit aucune rémunération liée aux contrats, liens ou relations commerciales qui peuvent exister entre Nexans et Wärtsila.
Enfin, afin de préserver sa qualification d’indépendance, Tamara de Gruyter s’est engagée à ne pas participer (i) à la préparation des projets ou des contrats de Wärtsila ou d’une société du groupe Wärtsila ou de ses sous-traitants avec Nexans ou une société du groupe Nexans, (ii) aux travaux de Wärtsila en cas d’exécution d’un contrat par Nexans ou une société du groupe Nexans (iii) et au vote de toute délibération du Conseil d’Administration de Nexans relative à un projet dans lequel Wärtsila est ou pourrait être intéressé, directement ou indirectement, en tant que client.
Anne Lebel est Directrice des Ressources Humaines et Membre du Comité de Direction Générale de Capgemini qui est un fournisseur de prestations de services de Nexans. Le Conseil d’Administration a évalué s’il existait des liens d’affaires significatifs entre Capgemini et Nexans en utilisant des critères quantitatifs et qualitatifs. Le revenu net de Capgemini généré par ses activités avec Nexans en 2024 était inférieur à 0,01 % du revenu net total de Capgemini. La relation entre Nexans et Capgemini n’est pas significative pour Capgemini.
En outre, Capgemini est l’un des fournisseurs avec lesquels Nexans travaille régulièrement, étant précisé pour chaque projet ou contrat, différents fournisseurs sont automatiquement mis en concurrence, conformément à la politique des achats du groupe Nexans. Le Conseil d’Administration considère que cette relation d’affaires n’est pas significative au regard des critères d’indépendance. De plus, le Conseil d’Administration a tenu compte d’autres critères tels que la longévité et la continuité de la relation entre ces deux sociétés, laquelle est largement antérieure à la nomination d’Anne Lebel en tant qu’Administrateur. De plus, afin de préserver sa qualification d’indépendance, Anne Lebel s’est engagée à ne pas participer (i) à la préparation ou à la sollicitation d’offres de services de Capgemini auprès de Nexans ou d’une société du Groupe, (ii) aux prestations de services de Capgemini (iii) et au vote de toute délibération du Conseil de Nexans concernant un projet dans lequel Capgemini serait ou pourrait être intéressé en tant que prestataire de services.
Au 31 décembre 2024, le Conseil était composé de 6 Administrateurs indépendants sur 11, soit un taux d’indépendance de plus de 54,5 % (1) ce qui excédait la proportion de la moitié préconisée par le Code AFEP-MEDEF pour les sociétés à capital dispersé.
Les Administrateurs qualifiés de non indépendants sont : (1) Oscar Hasbún Martinez, (2) Andrónico Luksic Craig, et (3) Francisco Pérez Mackenna, ces trois Administrateurs étant proposés par l’actionnaire principal Invexans Limited (groupe Quiñenco) ; (4) Bpifrance Participations qui détient 5,19 % du capital et des droits de votes de Nexans ; (5) Hubert Porte, Administrateur de la Société depuis treize ans, qui a perdu la qualité d’Administrateur indépendant à compter du 11 novembre 2023, conformément à l’article 10.5.6 du Code AFEP-MEDEF ; et enfin (6) Angéline Afanoukoé, (7) Selma Alami, et (8) Elisabetta Iaconantonio en tant que salariés du Groupe.
4.4.2 Fonctionnement et travaux du Conseil d’Administration
4.4.2.1 Réunions du Conseil en 2024
Le Conseil d’Administration est convoqué conformément aux dispositions légales en vigueur ainsi qu’aux stipulations des statuts et du Règlement Intérieur.
Participation des membres du Conseil en 2024
Le Conseil s’est réuni quatorze fois en 2024, dont sept réunions programmées à l’avance et sept réunions ad hoc sur des sujets spécifiques, avec un taux de présence moyen sur l’année de 90,85 %.
Participation individuelle des membres
| Administrateur | Nombre de séances |
|---|---|
| Jean Mouton | 14 |
| Angéline Afanoukoé | 14 |
| Selma Alami | 14 |
| Jane Basson | 14 |
| Laura Bernardelli | 13 (a) |
| Tamara de Gruyter | 10 (b) |
| Marc Grynberg | 14 |
| Oscar Hasbún Martinez | 13 |
| Elisabetta Iaconantonio | 10 (c) |
| Karine Lenglart (Bpifrance Participations) | 14 |
| Sylvie Jéhanno | 4 (c) |
| Anne Lebel | 11 (d) |
| Andrónico Luksic Craig | 3 (e) |
Bjørn Erik Nyborg
4 (c)
Francisco Pérez Mackenna
14
Hubert Porte
13 (a)
Dont 7 réunions programmées à l’avance et 6 réunions ad hoc sur un sujet spécifique. Soit 90,9 % des réunions pendant son mandat. Soit 100 % des réunions pendant son mandat. Dont 7 réunions programmées à l’avance et 4 réunions ad hoc sur un sujet spécifique. Dont 3 réunions programmées à l’avance.
Conformément au Règlement Intérieur, les réunions font l’objet de l’envoi préalable aux Administrateurs d’un dossier, via la plateforme dématérialisée du Conseil, sur les points de l’ordre du jour qui nécessitent une analyse particulière et une réflexion préalable.
À l’initiative du Président du Conseil d’Administration, trois sessions exécutives ont été organisées en janvier, juillet et octobre 2024, hors la présence du Directeur Général et des membres de la direction, tous les Administrateurs étant présents. L’objectif de ces sessions, présidées par l’Administrateur Référent Indépendant, est de permettre un échange libre entre les Administrateurs, d’améliorer le fonctionnement du Conseil d’Administration, notamment en analysant les résultats de l'évaluation annuelle du Conseil et des Comités, et de soutenir la direction sur les questions clés.
En 2024, les Administrateurs indépendants se sont également réunis sous la présidence de l’Administrateur Référent Indépendant à six reprises en juillet, septembre, octobre, novembre et décembre 2024. À cette occasion, ils ont discuté du fonctionnement du Conseil d’Administration et des opportunités de développement de la gouvernance de Nexans, ainsi que du processus de succession du Directeur Général.
Enfin, le Président du Conseil d’Administration et l’Administrateur Référent Indépendant ont participé à un roadshow gouvernance virtuel organisé entre mars et avril 2024, avec la Direction des Relations Investisseurs, la Direction de la Responsabilité Sociétale et Environnementale, la Direction des Ressources Humaines et la Direction Juridique de la Société. À cette occasion, ils se sont entretenus avec une douzaine d’investisseurs et agences de conseil en vote.
Les principaux sujets sur lesquels le Conseil s’est réuni en 2024 sont notamment les suivants :
- Revue de l’Equity story et du Capital Markets Day, des initiatives et de projets stratégiques ;
- point sur les options stratégiques et les projets de cessions et acquisitions ; autorisations d’acquisitions, de cessions et d’investissements stratégiques (investissement supplémentaire dans l’usine de Charleroi notamment) ; carve-out des activités Non-Electricifation
- Suivi des grandes orientations du Groupe
- Marche des affaires et Scorecard industrielle et financière
- Point sur la stratégie climatique à 3 ans et les objectifs 2024-2026 ainsi que sur la feuille de route durabilité 2024
- Scorecard ESG - Scorecard de la diversité
- Revue de la stratégie, de la transformation et du carnet de commandes de Generation & Transmission
- Innovation et plateforme technologique
- Situation financière, trésorerie et Budget 2024
- Examen et arrêté des comptes sociaux et consolidés 2023 et du premier semestre 2024
Proposition d’affectation du résultat 2023 et de distribution de dividendes
Groupe
- Adoption du rapport de gestion sur les résultats annuels 2023 et l’activité de la Société et du Groupe, et du rapport d’activité semestriel 2024
- Revue des résultats trimestriels et des perspectives semestrielles et annuelles
- Revue des communiqués de presse portant notamment sur les comptes annuels et semestriels consolidés
- Arrêté des documents de gestion prévisionnelle
- Demande d’autorisation d’un financement relais
- Demandes d’autorisations d’émission d’emprunts obligataires
- Revue du programme de gestion des risques, du contrôle interne et de l’audit interne; point sur la cybersécurité
- Revue du programme de conformité, de la lutte contre la corruption, de la procédure d’alerte, ainsi que des litiges et enquêtes de concurrence et enquêtes internes
- Point sur les assurances du Groupe ainsi que sur la captive de réassurance
- Risques et mesures d’atténuation spécifiques à certaines activités
- Convocation de l’Assemblée Annuelle des actionnaires, arrêté du texte des résolutions et des rapports à l’Assemblée
- Autorisation annuelle pour consentir des cautions, avals et garanties et autorisation de garanties de maison mère
Conformité et contrôle interne
- Examen annuel des conventions et engagements réglementés
- Suivi de l’implémentation de la Directive sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD) - Analyse de risque du reporting extrafinancier - Matrice de double matérialité
- Proposition de nomination des Auditeurs de Durabilité
- Proposition de renouvellement d’un Commissaire aux Comptes
- Information continue sur l’environnement législatif et réglementaire et les pratiques de gouvernance, en particulier la proposition de Directive sur le devoir de diligence européen, le Listing Act, la Directive Women on Boards, les nominations de membres AI au sein de conseils d’administration
- Autorisation d’une convention règlementée à conclure avec Bpifrance
Nominations et Gouvernement d’Entreprise
- Composition du Conseil et des Comités – Mandats d’Administrateurs à proposer à l’Assemblée Générale Annuelle 2024
- Sélection d’un nouvel administrateur indépendant
- Information sur le processus de sélection du représentant des salariés actionnaires et du représentant des salariés au Conseil
- Processus et plans de succession des dirigeants y compris du Directeur Général
- Etude des recommandations récentes sur le gouvernement d’entreprise (rapports de l'AMF, du Haut Comité de Gouvernement d'entreprise)
- Synthèse du roadshow gouvernance
- Modification du Règlement Intérieur pour inclure le nouveau rôle du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques conformément à la Directive CSRD, la possibilité pour les Comités d’entendre toute personne de leur choix dans le périmètre de leur mission, ainsi qu’une clarification concernant l’obligation de confidentialité pour le représentant permanent d’un administrateur personne morale
- Résultats de l’évaluation 2023 de la composition, de l’organisation et du fonctionnement du Conseil et de ses Comités, actions à mettre en œuvre suite à cette évaluation et suivi du plan d’actions
- Lancement fin 2024 d’une évaluation annuelle de la composition, de l’organisation et du fonctionnement du Conseil et des Comités, avec l’aide d’un prestataire externe indépendant
- Adoption de la politique de diversité au sein du Conseil d’Administration et des instances dirigeantes
- Revue de la qualification d’indépendance des membres du Conseil d’Administration
- Adoption du rapport du Conseil sur le Gouvernement d’Entreprise et la rémunération des dirigeants
Calendrier des réunions du Conseil et des Comités en 2025 et programme de travail prévisionnel du Conseil et des Comités en 2025
Revue de la performance et rémunération variable 2023 du Directeur Général
Politique de rémunération des mandataires sociaux pour 2024 ; fixation de la rémunération 2024 des Administrateurs, du Président du Conseil et du Directeur Général
Rémunération des dirigeants
Émission des plans d’attribution d’actions de performance et d’actions gratuites 2024 et constat de la réalisation des conditions de performance des plans de rémunération long terme
Fixation des conditions des plans d’actions de performance 2024 – conditions spécifiques applicables au Directeur Général
Revue des publicités portant sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux
Décision de lancer un plan d’actionnariat salarié - Plan d’actionnariat salarié international
Opérations financières
Act 2025 - Modalités de mise en oeuvre
Mise en place d’un programme de rachat d’actions propres
Par ailleurs, le Conseil d’Administration entend régulièrement des exposés faits à tour de rôle par les responsables des Business Groups et des directions fonctionnelles. En septembre 2024, les Administrateurs ont participé à un séminaire stratégique de deux jours dans les locaux de La Triveneta Cavi, société acquise au cours du premier semestre 2024, située à Brendola en Italie. À cette occasion, les Administrateurs ont examiné les multiples volets de la stratégie de Nexans 2025-2028, incluant différentes initiatives de croissance interne et externe, la stratégie et l’activité des différents Business Groups. À cette occasion, les Administrateurs ont visité le site industriel et le centre logistique de La Triveneta Cavi et rencontré les équipes locales.
4.4.2.2 Les Comités constitués par le Conseil d’Administration
Le Conseil d’Administration a institué depuis juillet 2001 un Comité d’Audit et des Comptes, renommé Comité d’Audit, des Comptes et des Risques en janvier 2019, et un Comité des Nominations et des Rémunérations, dont le rôle a été étendu en 2012 aux questions de Gouvernement d’Entreprise. Ce Comité a été scindé en deux Comités distincts en mai 2020 : le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et le Comité des Rémunérations. Le Conseil a également mis en place à compter de 2013 un Comité Stratégique, dont le rôle a été étendu en 2015 au développement durable. Les différents sujets liés à la Responsabilité Sociale d’Entreprise sont intégrés aux missions des quatre Comités.
Le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration, qui est régulièrement mis à jour, précise les règles de composition, les attributions et les règles de fonctionnement des Comités, qui sont conformes aux dispositions légales et aux recommandations du Code AFEP-MEDEF.
Le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Le taux d’indépendance du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, apprécié sur la base de la revue annuelle de qualification d’indépendance menée début 2024, est de 75 % compte tenu de la qualification de Francisco Pérez Mackenna en tant qu’Administrateur non indépendant (voir sections 4.1 sur l’application du Code AFEP-MEDEF et 4.4.1.3. sur l’indépendance des Administrateurs).
50 % des membres du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques disposent par leur formation et leur expérience professionnelle de compétences financières, comptables ou de contrôle légal, conformément à l’article L.821-67 alinéa 2 du Code de commerce selon lequel un membre au moins du Comité doit présenter de telles compétences :
Laura Bernardelli, compte tenu de ses diverses responsabilités de nature financière et comptable dans les fonctions occupées notamment au sein de Xylem, d’ITT, de Schneider Electric, de Datalogic et de Coesia ;
Marc Grynberg, compte tenu de ses diverses responsabilités de nature financière dans les fonctions occupées notamment au sein de Umicore et Dupont de Nemours.
La Société se réfère, pour la mise en œuvre des missions du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, au rapport final sur le Comité d’Audit publié par l’Autorité des marchés financiers le 22 juillet 2010 ainsi qu’à l’ordonnance du 17 mars 2016 sur le commissariat aux comptes.
Les principales attributions du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, décrites dans le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration, sont disponibles sur le site Internet du Groupe. La dernière révision du Règlement Intérieur en juillet 2024 a notamment eu pour objet de compléter les missions du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques afin d’intégrer le contrôle et la surveillance de la préparation des informations relatives à la durabilité, y compris la surveillance des impacts, risques et opportunités, en application de la Directive sur le Reporting de Durabilité des entreprises.
En application de l’article 13 des statuts de la Société, le Président du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques peut, en indiquant l’ordre du jour de la séance, convoquer le Conseil.
Dans le cadre de l’exercice de ses missions, le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques a la faculté de rencontrer et d’entendre, à sa demande, y compris hors la présence de la Direction Générale de la Société, tout membre de la Direction Financière, les Commissaires aux comptes et les Auditeurs de Durabilité. Le Comité entend au moins une fois par an, le Directeur des Risques ainsi que le Group Compliance Officer. Le Comité a également la faculté d’avoir recours à des experts extérieurs.
Le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques agit sous la responsabilité du Conseil d’Administration. Le Comité rend compte au Conseil de ses travaux par des comptes rendus. Le Directeur de l’Audit Interne et du Contrôle Interne du Groupe assure le secrétariat de ce Comité.
Au cours de l’exercice 2024, le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques s’est réuni 4 fois, en présence notamment du Directeur Général Adjoint et Directeur Financier du Groupe, du Directeur de l’Audit Interne et du Contrôle Interne et du Secrétaire Général et Directeur Juridique du Groupe, et en tant que de besoin, des Commissaires aux comptes, du Directeur de la Consolidation, et du Directeur du Contrôle Financier. Il a également rencontré le Directeur des Relations Investisseurs, le Directeur de la Trésorerie et des Financements, le Directeur des Risques, le Group Compliance Officer, et le Directeur de la Cybersécurité. La Présidente du Comité a également entendu les Commissaires aux Comptes, hors la présence du management de la Société.
Participation des membres
| Administrateur | Nombre de séances |
|---|---|
| Laura Bernardelli | 4 |
| Tamara de Gruyter | 2 (a) |
| Sylvie Jéhanno | 2 (a) |
| Francisco Pérez Mackenna | 3 |
Le taux de participation des membres a été de 93,75 %.
Marc Grynberg
4
Soit 100 % des réunions pendant la durée des fonctions de membre du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques. En 2024, le Comité s’est, entre autres, réuni sur les points suivants :
Information financière
- Revue des comptes annuels et semestriels, y compris les provisions et engagements hors bilan
- Communiqués de presse sur les résultats annuels et semestriels
- Politique de distribution du dividende
- Examen et suivi des projets de financement
- Suivi de la liquidité du Groupe et du remboursement de la dette
- Points sur l’audit interne et le contrôle interne
- Revue des chapitres « Facteurs de risque et leur gestion au sein du Groupe » du rapport de gestion 2023 et du rapport semestriel 2024
Audit interne, contrôle interne, gestion des risques et conformité
- Examen de la gestion des risques (incluant notamment les risques sociaux et environnementaux et des risques et mesures d’atténuation de certaines activités)
- Revue de la matrice de double matérialité
- Examen et suivi du programme de conformité
- Présentations du Group Compliance Officer sur les signalements et les alertes; points de suivi sur certaines enquêtes internes
- Point sur les enquêtes de concurrence, les litiges et la propriété intellectuelle ainsi que sur les licences de marque intra-groupe
- Points sur la Directive sur le Reporting de Durabilité des entreprises (CSRD) et revue des missions du Comité en matière de RSE
- Proposition de nomination des Auditeurs de Durabilité
- Suivi des missions des Auditeurs de Durabilité
- Présentation par les Commissaires aux comptes de leurs interventions
- Examen des mandats des Commissaires aux comptes et proposition de renouvellement d’un Commissaire aux comptes
- Suivi des missions des Commissaires aux comptes – Autorisations de services autres que la certification des comptes
Les Présidents des autres Comités sont invités à participer aux réunions du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques notamment à l’occasion de la présentation du programme de gestion des risques (incluant notamment les risques sociaux et environnementaux) et de l’examen et du suivi du programme de conformité. La Présidente du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et du Comité des Rémunérations, et le Président du Comité Stratégique et de Développement Durable ont ainsi participé à une réunion du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques en octobre 2024.
Le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques s’est également réuni avec le Comité Stratégique et de Développement Durable lors de deux sessions conjointes le 22 juillet 2024 et le 28 octobre 2024, afin d’examiner la réglementation CSRD et sa mise en œuvre au sein du Groupe.
Le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise
Sur la base de la revue annuelle de qualification d’indépendance menée en janvier 2025, le taux d’indépendance du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise est de 60 % compte tenu de la qualification de Francisco Pérez Mackenna et de Bpifrance Participations en qualité d’Administrateurs non indépendants. Le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise est présidé par l’Administrateur Référent Indépendant. Ses membres ont été choisis pour leurs compétences dans les domaines des ressources humaines, de la gouvernance d’entreprise et du management.
Les missions qui lui sont confiées sont décrites dans le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration disponible sur le site Internet du Groupe.
En application de l’article 13 des statuts de la Société, le Président du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise peut, en indiquant l’ordre du jour de la séance, convoquer le Conseil. Le Comité a également la faculté d’avoir recours à des experts extérieurs.
Le Secrétaire Général et Directeur Juridique du Groupe assure le secrétariat de ce Comité.
Au cours de l’exercice 2024, le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise s’est réuni 5 fois avec un taux de participation moyen global des membres de 100 % :
| Administrateur | Nombre de séances |
|---|---|
| Anne Lebel | 5 |
| Bpifrance Participations représenté par Karine Lenglart | 5 |
| Jane Basson | 5 |
| Tamara de Gruyter | 2 (a) |
| Sylvie Jéhanno | 3 (a) |
| Francisco Pérez Mackenna | 5 |
Soit 100 % des réunions pendant la durée de ses fonctions de membre du Comité.
En 2024, le Comité a en particulier revu les sujets suivants :
- Examen des mandats arrivant à échéance à l’Assemblée Générale Annuelle
- Planification de la succession des membres du Conseil d’Administration
- Processus de sélection d’un nouvel administrateur indépendant
- Travaux sur la composition des Comités
Nominations
- Information sur le processus de sélection du représentant des salariés actionnaires et d’un des représentants des salariés au Conseil
- Plan de succession des dirigeants, y compris du Directeur Général et des autres membres du Comité Exécutif
- Politique de diversité au sein du Conseil d’Administration et des instances dirigeantes
- Scorecard de la diversité
- Qualification de l’indépendance des membres du Conseil d’Administration
- Recommandations sur le Gouvernement d’Entreprise de l’AMF et du Haut Comité de Gouvernement d’Entreprise
- Résultats d’une évaluation du Conseil menée sur l’exercice 2023 et actions à mettre en œuvre en suite de cette évaluation et des dernières recommandations sur le Gouvernement d’entreprise
Gouvernement d’Entreprise
- Tavaux de modification du Règlement Intérieur du Conseil d’Administration
- Lancement d’une évaluation du Conseil sur l’exercice 2024 avec l’aide d’un consultant externe indépendant
- Revue du rapport du Conseil sur le Gouvernement d’Entreprise
- Compte-rendu du roadshow gouvernance
Plans de succession des dirigeants
Les plans de succession des dirigeants mandataires sociaux exécutifs et des autres membres du Comité Exécutif sont examinés et revus régulièrement par le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et par le Conseil d’Administration. Ces plans consistent en un processus continu de réflexion approfondie proposant des réponses distinctes en fonction de l’horizon de temps considéré (court ou moyen terme) afin de préparer l’avenir en développant différentes options.
Plans de succession du Directeur Général
Dans le cadre de ces plans, le Comité, s’appuyant sur des études de consultants externes indépendants, propose au Conseil d’Administration des solutions de succession, à la fois internes – favorisant ainsi les plans de développement du leadership au sein du Groupe – et externes, notamment en cas de vacance imprévisible (suite à une démission, à un empêchement, à un décès ou à une éventuelle défaillance). Le Directeur Général et le Directeur des Ressources Humaines du Groupe participent avec le Comité à l’évaluation des candidats internes et à l’examen de leur plan de développement.
Le Président du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et le Président du Conseil d’Administration examinent les listes de candidats à la succession du Directeur Général avant de soumettre des propositions au Comité. Le Comité fait ensuite des recommandations au Conseil d’Administration.
Les plans de succession du Directeur Général et des autres dirigeants ont été examinés par le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et par le Conseil d’Administration en juillet 2024. Le plan de succession du Directeur Général a été également abordé à l’occasion des trois sessions exécutives réunies sous la présidence de l’Administrateur Référent Indépendant, hors la présence du Directeur Général en janvier, juillet, et octobre 2024.
Le Comité des Rémunérations
Sur la base de la revue annuelle de qualification d’indépendance menée en janvier 2024, le taux d’indépendance du Comité des Rémunérations est de 60 % compte tenu de la qualification de Francisco Pérez Mackenna et de Bpifrance Participations en qualité d’Administrateurs non indépendants (2). Le Comité des Rémunérations est présidé par l’Administrateur Référent Indépendant.
Les missions qui lui sont confiées sont décrites dans le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration, disponible sur le site Internet du Groupe. En application de l’article 13 des statuts de la Société, le Président du Comité des Rémunérations peut, en indiquant l’ordre du jour de la séance, convoquer le Conseil. Le Comité a également la faculté d’avoir recours à des experts extérieurs.
Le Directeur des Ressources Humaines du Groupe assure le secrétariat de ce Comité.
Au cours de l’exercice 2024, le Comité des Rémunérations s’est réuni 5 fois avec un taux de participation moyen global des membres de 100 % :
| Administrateur | Nombre de séances |
|---|---|
| Anne Lebel | 5 |
| Angéline Afanoukoé | 5 |
| Bpifrance Participations représenté par Karine Lenglart | 5 |
| Jane Basson | 5 |
| Tamara de Gruyter | 2 (a) |
| Sylvie Jéhanno | 3 (a) |
| Francisco Pérez Mackenna | 5 |
(a) Soit 100 % des réunions pendant la durée de ses fonctions de membre du Comité.
En 2024, le Comité a en particulier revu les sujets suivants :
- Rémunérations
- Part variable de la rémunération du Directeur Général au titre de 2023
- Politique de rémunération des mandataires sociaux pour 2024
Politique de rémunération du Directeur Général et du Président du Conseil d’Administration pour 2024
- Plans de rémunération long terme 2024 ; acquisition du plan de rémunération long terme de 2020 ; conditions de performance ESG
- Revue des publicités sur les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux, des ratios de rémunération et du rapport du Conseil d’Administration sur la rémunération des dirigeants
- Projet de rapport sur les résolutions de l’Assemblée Générale 2024 (say on pay)
- Lancement du plan d’actionnariat salarié international « Act 2025 » et modalités de mise en oeuvre
- Compte-rendu du roadshow gouvernance
Le Comité Stratégique et de Développement Durable
Le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration, disponible sur le site Internet du Groupe, décrit les missions du Comité Stratégique et de Développement Durable. Le Comité a la faculté d’avoir recours à des experts extérieurs.
Le taux d’indépendance du Comité Stratégique et de Développement Durable est de 33,3 % compte tenu de la qualification d’Oscar Hasbún Martinez, de Francisco Pérez Mackenna, de Hubert Porte et de Bpifrance Participations en qualité d’Administrateurs non indépendants.
Le Comité est présidé par un Administrateur non indépendant qui a été choisi pour ses compétences particulières et son expérience dans les domaines de la stratégie, de la transformation d’entreprises et des fusions et acquisitions.
Au cours de l’exercice 2024, le Comité Stratégique et de Développement Durable s’est réuni 8 fois avec un taux de participation aux réunions de 97,9 % :
| Administrateur | Nombre de séances |
|---|---|
| Oscar Hasbún Martinez | 8 |
| Jane Basson | 7 |
| Marc Grynberg | 8 |
| Bpifrance Participations représenté par Karine Lenglart | 8 |
| Francisco Pérez Mackenna | 8 |
| Hubert Porte | 8 |
Le Comité a en particulier examiné le plan stratégique et son calendrier, le portefeuille d’activités, plusieurs options stratégiques et projets de croissance externe, des investissements stratégiques (notamment un investissement stratégique afin
d’augmenter la capacité de production et de recyclage de cuivre du Groupe en Europe) et des projets de désinvestissement.
Le Comité a également examiné la politique ESG, incluant les priorités, les actions, les risques et la performance du Groupe dans les domaines de la Responsabilité Sociétale et Environnementale, la Scorecard ESG, la déclaration de performance extra-financière ainsi que le plan de vigilance. Le Comité a également examiné la stratégie climat du Groupe et les objectifs 2024-2026. Il a enfin été informé des activités de l’Administrateur Chargé du suivi des questions climatiques et environnementales et de la Fondation Nexans.
Le Comité Stratégique et de Développement Durable s’est également réuni avec le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques lors de deux sessions communes le 22 juillet 2024 et le 28 octobre 2024, afin d’examiner la réglementation CSRD et sa mise en œuvre au sein du Groupe.
Il a entendu plusieurs dirigeants du Groupe ainsi que des consultants externes. Le Directeur de la Stratégie du Groupe assure le secrétariat de ce Comité.
4.4.2.3 Règlement Intérieur, Charte déontologique, décisions réservées au Conseil, au Président du Conseil et au Directeur Général
Règlement Intérieur – Équilibre des pouvoirs
Le Conseil d’Administration a adopté en 2003 un Règlement Intérieur, qui a pour objet de compléter les règles légales, réglementaires et statutaires afin de préciser certaines modalités de fonctionnement du Conseil d’Administration et de ses Comités ainsi que les obligations des Administrateurs, en particulier au regard des principes de Gouvernement d’Entreprise présentés dans le Code AFEP-MEDEF, auquel la Société adhère. Le Règlement Intérieur comporte une Charte déontologique et une procédure de désignation du représentant permanent d’un Administrateur personne morale. Il est publié en intégralité sur le site Internet de la Société et est mis à jour régulièrement (la dernière modification date du 23 juillet 2024).
Afin de garantir l’équilibre des pouvoirs, le Règlement Intérieur détermine la répartition des rôles et des pouvoirs entre le Président du Conseil, le Directeur Général et l’Administrateur Référent Indépendant. Depuis le 23 juillet 2024, le Règlement Intérieur prend en compte le nouveau rôle du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, conformément à la Directive CSRD, qui inclut notamment le contrôle et le suivi de la préparation de l’information en matière de durabilité.
En outre, les membres du Conseil d’Administration se réunissent deux fois par an hors la présence des dirigeants mandataires sociaux exécutifs à l’occasion de sessions exécutives ; une réunion des Administrateurs indépendants est également organisée chaque année par l’Administrateur Référent Indépendant (sur ces réunions, voir paragraphe 4.4.2.1. ci-dessus).
Décisions réservées au Conseil d’Administration
Le Conseil d’Administration s’attache à promouvoir la création de valeur par l’entreprise à long terme en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de ses activités. Il détermine les orientations de l’activité de la Société et veille à leur mise en œuvre. Il détermine des orientations stratégiques pluriannuelles en matière de responsabilité sociale et environnementale.
Le Règlement Intérieur prévoit qu’outre les cas prévus par la loi, certaines décisions nécessitent une approbation préalable du Conseil. Ces décisions concernent notamment les opérations et projets suivants :
- toute fusion, acquisition, cession et autres projets industriels ou de financement dont la valeur unitaire est supérieure à 50 millions d’euros (valeur d’entreprise pour les fusions, acquisitions ou cessions) ;
- ouverture du capital d’une filiale (joint-venture ou mise en Bourse), où le montant obtenu de la mise en Bourse, ou lors de l’entrée du tiers, excède 25 millions d’euros ;
- toute opération ou projet représentant une diversification en dehors des métiers du Groupe, sans condition de montant.
Le Conseil examine par ailleurs, dans leur principe, les projets de restructuration interne significatifs au niveau du Groupe, sous réserve des éventuelles procédures de consultation requises par la loi et sans préjudice des décisions relevant des entités potentiellement concernées.
Rôle et pouvoirs du Président du Conseil d’Administration
Le Règlement Intérieur précise le rôle et les pouvoirs du Président du Conseil d’Administration. Celui-ci représente le Conseil et, sauf circonstance exceptionnelle, est seul habilité à agir et à s’exprimer en son nom.
Le Président organise et dirige les travaux du Conseil d’Administration et veille à un fonctionnement efficace des organes sociaux dans le respect des principes de bonne gouvernance. Il coordonne les travaux du Conseil d’Administration avec ceux des Comités.
Le Président s’assure que les Administrateurs sont en mesure de remplir leur mission et veille notamment à ce qu’ils disposent de toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de cette mission.
Le Président est tenu régulièrement informé par le Directeur Général des événements et situations significatifs relatifs à la vie du Groupe, notamment en ce qui concerne la stratégie, l’organisation, les grands projets d’investissements et de désinvestissements et les grandes opérations financières. Il peut demander au Directeur Général toute information propre à éclairer le Conseil d’Administration et ses Comités dans l’accomplissement de leur mission.
Le Président peut entendre les Commissaires aux comptes en vue de la préparation des travaux du Conseil d’Administration. Il veille, en liaison avec le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, à l’efficacité du système d’audit interne, à l’accès aux travaux de l’audit interne et peut, au nom du Conseil d’Administration et après en avoir informé la Direction Générale et le Président du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, solliciter de l’audit interne des études spécifiques, à charge d’en rendre compte au Comité. Il veille également, en liaison avec le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, aux flux de financement du Groupe et aux processus de gestion des risques. Il veille avec le Comité Stratégique et de Développement Durable au bon déroulement du processus annuel de mise à jour et de l’exécution des plans stratégiques et de la prise en compte des objectifs à court, moyen et long termes des différentes parties prenantes.
Le Président participe également à certains travaux du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise, notamment aux évaluations du fonctionnement du Conseil d’Administration, aux travaux sur la composition du Conseil et de ses Comités, et à la procédure de sélection et d’étude préalable à la nomination de nouveaux Administrateurs.
Le Président peut assister avec voix consultative à toutes les séances des Comités du Conseil dont il n’est pas membre et peut les consulter sur toute question relevant de leur compétence, notamment pour les sujets de gouvernance au Comité des Nominations, des Rémunérations et du Gouvernement d’Entreprise et pour les questions liées à l’audit interne et au contrôle interne au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques.
Modalités d’exercice de la Direction Générale
Le Directeur Général assume sous sa responsabilité la Direction Générale de la Société. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société sous réserve des pouvoirs que la loi attribue au Conseil d’Administration et à l’Assemblée Générale des actionnaires, ainsi que des règles de gouvernance d’entreprise propres à la Société.
Il représente la Société et peut l’engager dans ses rapports avec les tiers.
Il est responsable de l’information financière diffusée par la Société et présente à intervalles réguliers les résultats et les perspectives du Groupe aux actionnaires et à la communauté financière.
Il rend compte au Conseil d’Administration et en particulier à son Président des faits marquants de la vie du Groupe.
Rôle et pouvoirs de l’Administrateur Référent Indépendant
Le Conseil d’Administration peut nommer, sur proposition du Comité des Nominations, des Rémunérations et du Gouvernement d’Entreprise, un « Administrateur Référent Indépendant », choisi parmi les Administrateurs qualifiés d’indépendants.
L’Administrateur Référent Indépendant est nommé pour la durée de son mandat d’Administrateur. Le Conseil d’Administration peut mettre fin à tout moment à cette mission.
Les missions de l’Administrateur Référent Indépendant sont les suivantes :
Rôle et missions de l’Administrateur Référent Indépendant
Il peut conduire des réunions d’Administrateurs indépendants, et informe le Président du Conseil d’Administration du résultat lorsque celui-ci n’est pas indépendant ; il constitue le point de contact des Administrateurs indépendants ; avec le Président, il examine l’ordre du jour des réunions du Conseil et propose le cas échéant l’ajout de points supplémentaires ; il peut demander à tout moment au Président la convocation d’une réunion du Conseil sur un ordre du jour prédéterminé et présider les réunions du Conseil en son absence ; il assure toute autre mission que le Conseil d’Administration pourrait lui confier ; il rend compte de son activité et de son action à l’Assemblée Générale des actionnaires.
L’Administrateur Référent Indépendant peut utiliser les services du Secrétaire du Conseil pour exécuter ses missions.
En 2024, l’Administrateur Référent Indépendant a conduit six réunions des Administrateurs indépendants sur le fonctionnement du Conseil d’Administration et des opportunités de développement de la gouvernance de Nexans. Il a également présidé trois sessions exécutives auxquelles ont participé l’ensemble des membres du Conseil d’Administration, hors la présence du Directeur Général et des membres de la direction. L’objectif de ces sessions a été de permettre un échange libre entre les Administrateurs, d’améliorer le fonctionnement du Conseil d’Administration notamment en analysant les résultats de l'évaluation annuelle du Conseil et des Comités, d’examiner le plan de succession du Directeur Général et de soutenir la direction sur les questions clés.
L’Administrateur Référent Indépendant a mené des entretiens individuels avec plusieurs Administrateurs. Il a également participé à un roadshow gouvernance virtuel organisé entre mars et avril 2024, avec le Président du Conseil d’Administration.
Rôle et missions de l’Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales
Le 20 janvier 2022, le Conseil d’Administration a décidé de nommer un Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales (« Administrateur Climat »).
L’Administrateur Climat assiste le Comité Stratégique et de Développement Durable et le Conseil d’Administration dans la promotion, la facilitation et la prise en compte des questions climatiques et environnementales dans la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise.
Dans l’exercice de ses fonctions, l’Administrateur Climat promeut, facilite et accompagne :
- la prise en compte par le Conseil d’Administration des implications climatiques et environnementales dans son processus de décision ;
- la feuille de route et le plan d’action climat et environnement tels que définis par la direction du Groupe ;
- la stratégie de communication de la Société sur les sujets liés au climat et à l’environnement ;
- l’engagement avec les parties prenantes de la Société sur les sujets liés au climat et à l’environnement.
L’Administrateur Climat peut :
- proposer au Président du Conseil d’Administration des points supplémentaires liés au climat afin qu’ils soient inscrits à l’ordre du jour des réunions du Conseil d’Administration ;
- se voir confier des missions supplémentaires liées au climat et à l’environnement, sur décision du Conseil d’Administration le cas échéant ;
- dans l’exercice de ses fonctions, bénéficier des services du Secrétaire du Conseil d’Administration, et, après en avoir informé le Directeur Général, contacter les responsables concernés de la Société sur des sujets liés au climat et à l’environnement.
L’Administrateur Climat rend compte au Comité Stratégique et de Développement Durable, au Conseil d’Administration et à l’Assemblée Générale des actionnaires de ses activités et de ses actions.
L’Administrateur Climat est nommé pour la durée de son mandat d’Administrateur. Le Conseil d’Administration peut mettre fin à cette mission à tout moment.
En 2024, l’Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales a participé à une dizaine de réunions avec la direction de Nexans. Il a présenté les avancées de la stratégie climatique du Groupe lors de l’Assemblée.
Générale des actionnaires du 16 mai 2024
abordé les questions liées au climat et à l’environnement avec les investisseurs et participé au Climate Day organisé par Nexans à Rabat le 26 septembre 2024. Au cours du deuxième semestre, il a examiné de manière critique le processus de réflexion sur les prochaines étapes de la feuille de route climatique dans le cadre de la préparation du Capital Markets Day 2025-2028. Il a poursuivi avec la Présidente du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques la tenue des sessions conjointes du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques et du Comité Stratégique et de Développement Durable (au nombre de 2) sur les travaux de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) ; il a suivi les évolutions des travaux sur la Taxonomie et les études réalisées sur la TCFD et la biodiversité. Il a examiné l'impact de la croissance externe dans le cadre d'une due diligence M&A sur la feuille de route climatique de Nexans, notamment sur la trajectoire de décarbonation. Enfin il a rendu compte de ses activités au Comité Stratégique et de Développement Durable et au Conseil d’Administration.
Autres dispositions du Règlement Intérieur et Charte déontologique
Le Règlement Intérieur du Conseil porte également sur :
- l’information des Administrateurs ;
- le Règlement Intérieur des Comités constitués par le Conseil d’Administration ;
- un processus de sélection des nouveaux Administrateurs et une procédure de désignation du représentant permanent d’un Administrateur personne morale ;
- la Charte déontologique de l’Administrateur, incluant une procédure de gestion des conflits d’intérêts.
L’Administrateur doit faire part au Conseil de tout conflit d’intérêts dans lequel il pourrait être, directement ou indirectement, impliqué en relation avec les sujets présentés pour délibération. Il s’abstient d’assister au débat et de participer au vote de toute délibération pour laquelle il serait dans une situation de conflit d’intérêts.
Le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise instruit toute question soulevée en relation avec l’application de la Charte de l’Administrateur et en particulier les situations de potentiel conflit d’intérêts d’un Administrateur, sauf si l’Administrateur concerné est un des membres du Comité, auquel cas le sujet est instruit par le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques.
Le Groupe dispose également d’une procédure Groupe relative à la prévention des opérations d’initiés en application de laquelle les dirigeants et les personnes disposant d’informations privilégiées sont notamment tenus de s’abstenir de réaliser, directement ou indirectement, une quelconque transaction sur le titre Nexans. Cette procédure comporte, outre le rappel des périodes d’abstention légales (fenêtres négatives), un calendrier simplifié des périodes d’abstention additionnelles récurrentes d’opérations sur le titre Nexans.
4.4.2.4 Formation des Administrateurs
Lors de son entrée en fonction, l’Administrateur reçoit toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de sa mission et peut se faire communiquer tous les documents qu’il estime utiles. Il participe à un programme d’intégration, adapté à ses compétences individuelles, à son expérience et à son expertise. Dans ce cadre il rencontre les principaux représentants de directions fonctionnelles et de Business Groups et peut visiter des sites industriels du Groupe.
En 2024, Tamara de Gruyter s’est notamment entretenue avec plusieurs membres du Comité Exécutif et a visité plusieurs sites industriels du Groupe. À l’occasion des dernières évaluations annuelles du Conseil, les Administrateurs ont indiqué que le programme d’intégration était très satisfaisant.
Le Règlement Intérieur du Conseil précise que chaque Administrateur peut bénéficier, s’il l’estime nécessaire, d’une formation complémentaire sur les spécificités de l’entreprise, ses métiers et son secteur d’activité. Les membres du Conseil se sont vus proposer des modules de formation en ligne sur la plateforme de formation du Groupe sur la conformité (code d’éthique et de conduite des affaires, anti-corruption, anti-concurrence, cybersécurité, droits humains, procédure d’alerte…).
Depuis 2019, un Guide de l’Administrateur est mis à la disposition des membres du Conseil d’Administration. Il contient des documents et informations indispensables à l’exercice de la mission d’Administrateur, parmi lesquels la stratégie du Groupe, les statuts de la Société, le Règlement Intérieur du Conseil, le Code AFEP-MEDEF, plusieurs procédures internes, ainsi que les résultats de la dernière évaluation du Conseil. Ce Guide est mis à jour régulièrement.
De plus, à l’occasion des réunions du Conseil, des points d’information continue sont proposés aux Administrateurs par le Secrétaire du Conseil sur l’actualité jurisprudentielle, juridique et réglementaire applicable à la Société. À titre d’exemples, en 2024, les Administrateurs ont notamment bénéficié d’informations sur le rapport annuel du Haut Comité de Gouvernement d’Entreprise, le rapport de l’AMF sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants, le Listing Act, la directive CSRD sur le reporting de durabilité des entreprises, les nominations de membres AI au sein de conseils d’administration ou encore la transposition de la directive « Women on Boards ». Entre les séances du Conseil, ils reçoivent des informations sur l’actualité du Groupe, l’évolution des projets stratégiques et de cessions et d’acquisitions.
4.4.2.5 Évaluation du Conseil d’Administration
La procédure d’évaluation annuelle du Conseil d’Administration concerne ses modalités de fonctionnement, de composition et d’organisation, mesure la contribution et l’implication des Administrateurs et permet de vérifier que les questions importantes sont convenablement préparées, traitées et débattues au cours des réunions.
L’évaluation du Conseil est réalisée annuellement, soit sur la base d’un questionnaire détaillé adressé à chaque Administrateur, dont les réponses anonymes font l’objet d’une synthèse instruite par le Comité des Nominations, et du Gouvernement d’Entreprise et discutée lors d’une séance du Conseil d’Administration, et accompagné par des entretiens individuels réalisés par le Président du Conseil et l’Administrateur Référent Indépendant pour apprécier la contribution effective individuelle de chacun des membres du Conseil, soit sur la base d’un processus externalisé consistant en des entretiens individuels menés par un cabinet de consultants spécialisés indépendant de la Société et de ses dirigeants, hors la présence de représentants de la Société.
Les recommandations d’amélioration qui ressortent de ces évaluations sont débattues par le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise, et le Conseil d’Administration, et celles qui ont été retenues sont mises en œuvre et suivies tout au long de l’année suivante, au moyen d’un plan d’action.
L’évaluation réalisée fin 2023, sur la base d’un questionnaire en ligne adressé à chaque Administrateur, et d’entretiens individuels réalisés par l’Administrateur Référent Indépendant et le Président du Conseil, a couvert la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil et des Comités, ainsi que la structure de gouvernance et les relations avec le Directeur Général, les rôles de Président du Conseil, d’Administrateur Référent Indépendant, et d’Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales, ainsi que l’intégration et la formation des membres du Conseil au cours de l’exercice 2023. Elle a permis de faire ressortir plusieurs pistes d’amélioration, qui ont notamment été adressées de la manière suivante au cours de l’année 2024 :
- accroître à moyen terme l’expertise et les profils des Administrateurs dans les domaines de l’ESG, de la stratégie digitale et de l’industrie 4.0 ;
- mise en place d’un reporting plus fréquent de l’Administrateur en charge du suivi des questions climatiques et environnementales : l’Administrateur en charge du suivi des questions climatiques et environnementales a participé à une dizaine de réunions avec la direction de Nexans en 2024, et a notamment présenté la stratégie climatique du Groupe lors de l’Assemblée Générale des actionnaires du 16 mai 2024. Il a également rendu compte de l’ensemble de ses activités au Comité Stratégique et de Développement Durable et au Conseil d’Administration ;
- dédier plus de temps au suivi de la gestion des talents, y compris au cours du séminaire stratégique de septembre 2024 ;
- dédier plus de temps à la mise en œuvre de la stratégie climatique et environnementale : le Règlement Intérieur du Conseil d’Administration a été modifié en juillet 2024 afin d’inclure dans les missions du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques le contrôle et la supervision de la préparation du Rapport de Durabilité. Deux sessions conjointes du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques et du Comité Stratégique et de Développement Durable ont été organisées au cours l’année 2024 pour discuter de la mise en oeuvre de la directive CSRD ;
- les membres du Conseil ont également souhaité réfléchir aux considérations liées au taux d’indépendance du Comité Stratégique et de Développement Durable.
Fin 2024, une évaluation a été réalisée avec l’assistance d’un consultant externe indépendant sur la base d’un questionnaire en ligne adressé à chaque Administrateur, ainsi que des entretiens réalisés par le consultant avec chacun des Administrateurs ainsi que le Directeur Général.
Parmi les points forts qui ressortent des résultats de cette évaluation, les membres du Conseil d’Administration ont mis l’accent sur des améliorations constantes et visibles au cours des dernières années. Le niveau de transparence a augmenté, notamment en termes d'informations stratégiques et financières, les ordres du jour ont évolué, plusieurs plans d'action.
d'amélioration ont été mis en place et ont donné des résultats positifs significatifs. Les présentations de la direction se sont également améliorées. Le travail des comités, les sessions exécutives, les réunions d’administrateurs indépendants, le séminaire stratégique, ainsi que les fonctions d’Administrateur Référent Indépendant et d’Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales ont contribué au fonctionnement d'un Conseil d'Administration efficace. La composition du Conseil d'Administration est adéquate en ce qu’elle comprend une variété de membres en termes de compétences, d’expertises, de cultures, de nationalités, de diversité de genre, et d'ancienneté qui permettent des perspectives différentes dans les débats. Les Comités bénéficient également de cette diversité. Les membres du Conseil d'Administration sont engagés et viennent préparés aux réunions. Les ordres du jour des réunions sont appropriés, le séminaire stratégique permet d'explorer les sujets à moyen et long terme. Le Conseil d'Administration est efficace dans la gestion des sujets réglementaires lui permettant de garder suffisamment de temps à consacrer notamment à la stratégie, aux fusions et acquisitions, aux transformations et aux risques.
Parmi les pistes d’amélioration évoquées figurent notamment, à court terme, la réévaluation du nombre de représentants des actionnaires de référence représentés au sein du Conseil d’Administration compte tenu de la réduction de leur participation au cours de l’année 2024 ; à moyen ou long terme, l’accroissement de l’expertise et des profils des Administrateurs dans les domaines du digital et de l’intelligence artificielle, la création de plus d’espace pour la construction des relations interpersonnelles au sein du Conseil à travers des évènements ou des repas plus réguliers et l’organisation d’entretiens individuels afin d’obtenir et de donner davantage de feedback, ainsi que plus de temps dédié à la Durabilité, à l’Innovation, à la stratégie long terme au-delà de 2030, aux analyses post-mortems et aux risques. Les membres du Conseil ont également souhaité réfléchir aux considérations liées à la composition du Comité Stratégique et de Développement Durable.
Dans un esprit d’amélioration continue, et comme les années précédentes, l’Administrateur Référent Indépendant et le Président du Conseil ont également procédé à un exercice d’évaluation de la contribution effective de chaque Administrateur sur la base d’entretiens individuels de restitution avec chacun des membres du Conseil.
4.4.3 Informations complémentaires
À la connaissance de la Société, il n’existe aucun lien familial entre les mandataires sociaux ni aucun contrat de service liant un membre du Conseil d’Administration à la Société ou à l’une quelconque de ses filiales, à l’exception des contrats de travail de l’Administrateur représentant les salariés actionnaires et des Administrateurs représentant les salariés.
En outre, à la connaissance de la Société, au cours des cinq dernières années :
- aucun mandataire social n’a fait l’objet d’une condamnation pour fraude ;
- aucun mandataire social n’a été associé à une faillite, mise sous séquestre ou liquidation ;
- aucun mandataire social n’a fait l’objet d’une sanction publique officielle prononcée par des autorités statutaires ou réglementaires ;
- aucun mandataire social n’a été empêché par un tribunal d’agir en qualité de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance d’un émetteur ou d’intervenir dans la gestion ou la conduite des affaires d’un émetteur.
Par ailleurs, certains Administrateurs ou dirigeants mandataires sociaux de Nexans ont des fonctions de mandataires sociaux et/ou de dirigeants au sein de groupes susceptibles de contracter avec des sociétés du groupe Nexans dans le cadre d’opérations commerciales (par exemple, clients).
De tels contrats font l’objet de négociations et sont conclus à des conditions normales.
Le 19 février 2020, le Conseil d’Administration a adopté une procédure interne d’évaluation des conventions portant sur des opérations courantes conclues à des conditions normales et l’analyse de leur qualification. Il s’agit d’une procédure d’évaluation régulière par la Direction de la Comptabilité des conditions de conclusion des conventions courantes conclues par la Société, les personnes directement ou indirectement intéressées à l’une de ces conventions ne participant pas à son évaluation.
Il n’existe, à la connaissance de la Société, aucun conflit d’intérêts potentiel entre les devoirs, à l’égard de Nexans, des mandataires sociaux et leurs intérêts privés et/ou autres devoirs.
Mis à part ces éléments et indépendamment des conventions et engagements réglementés ayant fait l’objet d’une autorisation préalable du Conseil d’Administration, y compris la pratique du Conseil de proposer à l’Assemblée Générale des actionnaires des Administrateurs proposés par les deux actionnaires principaux, il n’existe pas d’arrangement ou d’accord conclu avec les principaux actionnaires, clients, fournisseurs ou autres, en vertu duquel un mandataire social a été sélectionné.
4.4.3.1 Dispositions particulières des statuts de la Société
Forme et inscription des actions – Identification des détenteurs et franchissements des seuils statutaires (article 7 des statuts)
Les actions sont nominatives jusqu’à leur entière libération. Les actions entièrement libérées sont nominatives ou au porteur au choix de l’actionnaire.
Outre l’obligation légale d’informer la Société de la détention de certaines fractions du capital, toute personne physique ou morale et/ou tout actionnaire qui vient à posséder un nombre d’actions de la Société égal ou supérieur à 2 % du capital doit, dans un délai de quinze jours à compter du franchissement de ce seuil de participation, informer la Société du nombre total des actions qu’il possède, par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette déclaration doit être renouvelée dans les mêmes conditions chaque fois qu’un multiple de 2 % est atteint. Pour la détermination des seuils prévus, il sera tenu compte également des actions détenues indirectement et des actions assimilées aux actions possédées telles que définies par les dispositions des articles L.233-7 et suivants du Code de commerce.
Dans chaque déclaration visée ci-dessus, le déclarant devra certifier que la déclaration faite comprend bien tous les titres détenus ou possédés au sens de l’alinéa qui précède. Il devra indiquer également la ou les dates d’acquisition. En cas d’inobservation des dispositions prévues ci-dessus, l’actionnaire sera, dans les conditions et limites définies par la loi, privé du droit de vote afférent aux actions dépassant les seuils qui auraient dû être déclarés. Tout actionnaire dont la participation au capital devient inférieure à l’un des seuils prévus ci-dessus est également tenu d’en informer la Société dans le même délai de quinze jours et selon les mêmes modalités.
Les actions sont représentées par des inscriptions en compte au nom de leur propriétaire sur les livres de la société émettrice ou auprès d’un intermédiaire habilité. Les titres inscrits en compte se transmettront par virement de compte à compte. Les inscriptions en compte, virements et cessions s’opéreront dans les conditions prévues par la loi et les règlements en vigueur. Dans le cas où les parties ne sont pas dispensées de ces formalités par la législation en vigueur, la Société peut exiger que la signature des déclarations ou ordres de mouvement ou virements soit certifiée dans les conditions prévues par les lois et règlements en vigueur.
La Société pourra, dans les conditions prévues par les dispositions légales ou réglementaires en vigueur, demander communication à tout organisme ou intermédiaire habilité de tout renseignement relatif à ses actionnaires ou détenteurs de titres conférant immédiatement ou à terme le droit de vote, leur identité, le nombre de titres qu’ils détiennent et l’indication, le cas échéant, des restrictions dont les titres peuvent être frappés.
Assemblées d’actionnaires (article 20 des statuts)
Les Assemblées d’actionnaires sont convoquées et délibèrent dans les conditions prévues par la loi et les statuts. L’Assemblée Générale, régulièrement constituée, représente l’universalité des actionnaires. Ses décisions sont obligatoires pour tous, même pour les absents ou dissidents. Le Conseil d’Administration peut décider que les actionnaires peuvent participer et voter à toute Assemblée par visioconférence ou par tout moyen de télécommunication permettant leur identification dans les conditions légales fixées par la réglementation en vigueur.
Le droit de participer, de voter à distance ou de se faire représenter aux Assemblées est subordonné :
- pour les titulaires d’actions nominatives, à l’inscription conformément à la loi de leurs actions à leur nom sur les comptes tenus par la Société ou le mandataire de celle-ci ;
- pour les titulaires d’actions au porteur, par la délivrance d’une attestation de participation conformément à la loi. Les formulaires de vote par correspondance et les procurations données pour se faire représenter à une Assemblée pourront comporter une signature électronique de l’actionnaire ou de son représentant légal ou judiciaire prenant la forme d’un procédé conforme aux exigences de l’article 1367 du Code civil, c’est-à-dire d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache.
Pour être pris en compte, les formulaires de vote par correspondance des actionnaires doivent être reçus par la Société au moins un jour ouvré (au plus tard à 15 heures, heure de Paris) avant la date de réunion de l’Assemblée, sauf délai plus court prévu par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Droits de vote (article 21 des statuts)
Sous réserve des dispositions de la loi et des statuts, chaque membre de l’Assemblée a droit à autant de voix qu’il possède ou représente d’actions. Par dérogation au dernier alinéa de l’article L.22-10-46 du Code de commerce, les statuts n’attribuent pas de droit de vote double aux actions de la Société. Le droit de vote appartient à l’usufruitier dans toutes les Assemblées Générales Ordinaires, Extraordinaires ou Spéciales.
Limitations des droits de vote (article 21 des statuts)
Quel que soit le nombre d’actions possédées par lui directement et/ou indirectement, un actionnaire ne pourra exprimer, au titre des votes qu’il émet tant en son nom personnel que comme mandataire, plus de 20 % des voix attachées aux actions présentes ou représentées lors du vote des résolutions suivantes par toute Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires :
- Toutes résolutions relatives à toute opération de réorganisation à laquelle la Société est partie et qui a un impact sur le capital social et/ou les capitaux propres de l’une des entités participant à ou résultant de ladite opération, en ce compris notamment les opérations d’apport partiel d’actif, d’apport partiel d’actif soumis au régime des scissions, d’apport en nature, de fusion, de fusion-absorption, de scission, de scission partielle, de reverse merger ou toute autre opération de réorganisation similaire ;
- Toutes résolutions relatives à une offre publique d’achat, d’échange, alternative ou mixte, initiée par ou visant la Société, y compris les résolutions relatives aux moyens de défense en cas d’une telle offre publique ;
- Toutes résolutions autres que celles liées aux opérations visées aux (i) et (ii) ci-dessus, relatives à l’augmentation de capital de la Société par émission d’actions ordinaires de la Société représentant plus de 10 % des actions ordinaires de la Société au jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires concernée, et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société au sens des articles L.228-91 et suivants du Code de commerce pouvant conduire à une augmentation de capital de la Société représentant plus de 10 % des actions ordinaires de la Société au jour de l’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires concernée ;
- Toutes résolutions relatives à une distribution en nature égalitaire entre actionnaires ;
- Toutes résolutions relatives aux droits de vote à l’exception des résolutions relatives à (a) la création de droits de vote double, (b) l’abaissement du plafonnement des droits de vote en deçà du plafond de 20 % ou (c) l’extension de la liste des résolutions soumises au plafonnement des droits de vote à hauteur de 20 % ; et
- Toutes résolutions relatives à toute délégation de pouvoirs ou de compétence au Conseil d’Administration concernant les opérations visées aux paragraphes (i) à (v) ci-dessus.
Pour l’application de cette limitation, il sera tenu compte des actions détenues indirectement et des actions assimilées aux actions possédées telles que définies par les dispositions des articles L.233-7 et suivants du Code de commerce. Cette limitation devient caduque de plein droit dès lors qu’une personne physique ou morale, seule ou de concert avec une ou plusieurs personnes physiques ou morales, vient à détenir au moins 66,66 % du nombre total des actions de la Société, à la suite d’une offre publique d’achat ou d’échange visant la totalité des actions de la Société.
Affectation du résultat (article 23 des statuts)
La différence entre les produits et les charges de l’exercice, après provisions, constitue le bénéfice ou la perte de l’exercice, tel qu’il résulte du compte de résultat. Sur le bénéfice diminué, le cas échéant, des pertes antérieures, il est prélevé 5 % pour constituer la réserve légale. Ce prélèvement cesse d’être obligatoire lorsque la réserve légale a atteint le dixième du capital social. Il reprend son cours lorsque, pour une cause quelconque, la réserve est descendue au-dessous de cette fraction.
Le bénéfice distribuable, constitué par le bénéfice de l’exercice, diminué des pertes antérieures et du prélèvement ci-dessus et augmenté des reports bénéficiaires, est à la disposition de l’Assemblée Générale qui, sur proposition du Conseil d’Administration, peut, en tout ou partie, le reporter à nouveau, l’affecter à des fonds de réserve généraux ou spéciaux ou le distribuer aux actionnaires à titre de dividende. En outre, l’Assemblée peut décider la mise en distribution de sommes prélevées sur les réserves facultatives, soit pour fournir ou compléter un dividende, soit à titre de distribution exceptionnelle. En ce cas, la décision indique expressément les postes de réserves sur lesquels les prélèvements sont effectués. Toutefois, les dividendes sont prélevés par priorité sur le bénéfice distribuable de l’exercice.
L’Assemblée Générale Ordinaire a la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende mis en distribution ou des acomptes sur dividende, une option entre le paiement du dividende ou des acomptes sur dividende en numéraire ou en actions.
L’Assemblée Générale ou le Conseil d’Administration, en cas d’acompte sur dividende, détermine la date à compter de laquelle le dividende est mis en paiement.
4.5 Opérations des mandataires sociaux et principaux dirigeants
Conformément à l’article 223-26 du Règlement Général de l’Autorité des marchés financiers, les opérations réalisées et déclarées à l’AMF par les dirigeants mentionnés à l’article L.621-18-2 du Code monétaire et financier sur les titres de la Société au cours de l’exercice 2024 sont récapitulées dans le tableau ci-après.
| Date de l’opération | Nature de l’opération | Instrument financier | Nombre (de parts de FCPE ou d’actions) | Montant total brut (en euros) |
|---|---|---|---|---|
| 22/02/2024 | Cession | Actions | 2 500 | 237 127,50 € |
| 13/03/2024 | Cession | Actions | 2 500 | 237 531,25 € |
Juillard Jean-Christophe
Directeur Général Adjoint et Directeur Financier
14/03/2024
Cession
| Actions | 500 | 47 525,00 € | Dessale Vincent | Chief Operating Officer et Senior Executive VP |
|---|---|---|---|---|
17/03/2024
Acquisition
| Actions | 4 700 | 0,00 € (a) | Juillard Jean-Christophe | Directeur Général Adjoint et Directeur Financier |
|---|---|---|---|---|
| Actions | 6 580 | 0,00 € (a) | Guérin Christopher | Directeur Général |
| Actions | 18 800 | 0,00 € (a) | Guérin Christopher | Directeur Général |
21/03/2024
Cession
| Actions | ||||
|---|---|---|---|---|
| 5 000 | 501 500,00 € | Juillard Jean-Christophe | Directeur Général Adjoint et Directeur Financier | 05/09/2024 | Cession | Actions |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 580 | 193 779,89 € | Guérin Christopher | Directeur Général | 05/09/2024 | Cession | Actions |
| 15 405 | 1 831 375,47 € | De Gruyter Tamara | Administrateur | 11/10/2024 | Acquisition | Actions |
| 35 | 4 700,50 € | Mouton Jean | Président du Conseil d’Administration | 15/11/2024 | Donation | Actions |
| 2 720 | 318 784,00 € | Bpifrance Participations |
15/11/2024
Cession
| Actions | 1 090 000 | 125 731 500 € |
|---|---|---|
| Mouton Jean | Président du Conseil d’Administration |
28/11/2024
Donation
| Actions | 752 | 80 764,80 € |
|---|---|---|
Actions acquises dans le cadre du plan de rémunération n° 20 du 17 mars 2020 avec une valeur sous-jacente des actions : 92,65 € (voir section 4.6 ci-dessous pour plus d’informations sur les conditions de ce plan).
En application de l’article 11 des statuts de la Société, tout Administrateur doit être propriétaire de 10 actions – à l’exception des Administrateurs représentant les salariés qui en ont été dispensés. Cette règle est respectée par l’ensemble des membres du Conseil d’Administration. En outre, la Charte de l’Administrateur annexée au Règlement Intérieur du Conseil prévoit qu’il est souhaitable que chaque Administrateur détienne au moins 500 actions.
4.6 Rémunérations et avantages
4.6.1 Politique de rémunération des mandataires sociaux pour 2025
La politique de rémunération des mandataires sociaux pour l’exercice 2025 a été établie par le Conseil d’Administration du 18 février 2025, sur proposition du Comité des Rémunérations. Conformément à l’article L.22-10-8 du Code de commerce, la politique présentée dans la présente section sera soumise à l’approbation de l’Assemblée Générale des actionnaires 2025.
4.6.1.1 Politique de rémunération des membres du Conseil d’Administration
Au 31 décembre 2024, la Société compte 14 Administrateurs. Le montant annuel de la rémunération allouée aux Administrateurs a été fixé à 820 000 euros par l’Assemblée Générale des actionnaires du 16 mai 2024, avec effet à compter de l’exercice ouvert le 1er janvier 2024.
Les modalités de fixation et de répartition de la rémunération des Administrateurs sont décidées par le Conseil d’Administration et revues seulement en cas de modification dans l’organisation des travaux du Conseil et des Comités. Elles comportent, sauf exception, une part fixe et une part variable prépondérante, qui est fonction de l’assiduité des Administrateurs aux réunions du Conseil et leur participation aux Comités.
Les règles de répartition de la rémunération des Administrateurs restent inchangées pour 2025 et seront les suivantes à compter du 1er janvier 2025. Chacun des Administrateurs recevra :
- 13 000 euros d’allocation fixe par an ;
- 3 500 euros pour chaque séance du Conseil, plafonné à 26 000 euros par an ;
- 3 500 euros par réunion de Comité pour les membres de Comité, plafonné à 21 000 euros par an ;
9 000 euros par réunion de Comité pour le Président du Comité d’Audit, des Comptes et des Risques, plafonné à 36 000 euros par an ;
6 000 euros par réunion de Comité pour les Présidents des autres Comités, plafonné à 36 000 euros par an.
Lorsque le Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise et le Comité des Rémunérations se tiennent le même jour, les membres du Comité des Rémunérations ne reçoivent pas de rémunération en plus du montant reçu pour la réunion du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise. Si la réunion du Comité des Rémunérations se tient un autre jour que celle du Comité des Nominations et du Gouvernement d’entreprise, les membres du Comité des Rémunérations sont rémunérés conformément aux dispositions du présent paragraphe.
L’Administrateur Référent Indépendant et l’Administrateur chargé du suivi des questions climatiques et environnementales recevront une rémunération supplémentaire de 35 000 euros par an chacun. L’Administrateur représentant les salariés actionnaires et les Administrateurs représentant les salariés ne perçoivent pas de rémunération au titre de leur mandat d’Administrateur ou de membre de Comité.
Le Président du Conseil d’Administration ne perçoit pas de rémunération au titre de son mandat d’Administrateur. Sa rémunération en tant que Président du Conseil est détaillée au paragraphe 4.6.2. ci-dessous.
Les mandataires sociaux non dirigeants ne reçoivent de la Société ou de ses filiales aucune autre rémunération que celles énumérées ci-dessus, à l’exception des Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires, qui reçoivent une rémunération de la filiale qui les emploie.
Enfin, les membres du Conseil d’Administration peuvent se faire rembourser par la Société les frais de voyage occasionnés dans l’exercice de leurs fonctions, sous réserve de la production de tous les justificatifs nécessaires, dans les conditions fixées par la politique de remboursement des frais de voyage des membres du Conseil de la Société. Les frais de voyage pouvant être remboursés comprennent les billets d’avion pour les transports aériens nationaux et internationaux, les billets de train, les transports publics, les taxis et VTC, ainsi que les frais d’hébergement et de repas.
4.6.1.2 Politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux
Principes applicables à l’ensemble des dirigeants mandataires sociaux
Les travaux du Comité des Rémunérations sont structurés autour de trois à quatre séances de réflexion réparties dans l’année, et de travaux préparatoires intermédiaires menés par la Présidente du Comité. La politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux de Nexans pour l’exercice 2025 a ainsi été examinée par le Comité des Rémunérations au cours de trois réunions entre octobre 2024 et février 2025, avant d’être proposée au Conseil d’Administration et arrêtée par lui.
Le Conseil veille en permanence à ce que les différents éléments qui composent la rémunération des dirigeants mandataires sociaux mènent à une rémunération compétitive, équitable, intelligible, cohérente et visant à récompenser la performance.
Les éléments constitutifs de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux, acquis ou attribués, sont rendus publics après la décision du Conseil d’Administration les ayant arrêtés.
Conformément à l’article L.22-10-8 III du Code de commerce, dans des circonstances exceptionnelles, le Conseil d’Administration pourra, sur recommandation du Comité des Rémunérations, adapter certaines dispositions de la politique de rémunération en cohérence avec les grands principes de la politique de rémunération, dès lors que cette dérogation est temporaire, conforme à l’intérêt social et nécessaire pour garantir la pérennité ou la viabilité de la Société.
Rémunération des dirigeants mandataires sociaux non exécutifs
Le Comité des Rémunérations s’appuie, pour proposer la structure de la rémunération du Président du Conseil d’Administration, sur des études de consultants extérieurs indiquant les pratiques du marché pour des sociétés comparables. Il tient compte également des missions spécifiques confiées au Président du Conseil telles qu’elles sont détaillées dans le Règlement Intérieur, disponible sur le site Internet www.nexans.com.
Le Président du Conseil perçoit une rémunération annuelle fixe. Il ne bénéficie pas de rémunération variable. Il ne perçoit pas de rémunération allouée à raison de son mandat d’Administrateur.
Rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs
Le Comité des Rémunérations propose au Conseil d’Administration les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux exécutifs en veillant à la cohérence des règles de détermination de ces rémunérations avec les performances de l’entreprise.
Il prend en compte l’ensemble des enjeux de l’entreprise (stratégiques, financiers, sociaux, sociétaux et environnementaux), l’intérêt des actionnaires et des autres parties prenantes, ainsi que les évolutions du Code AFEP-MEDEF.
Le Comité s’est appuyé sur l’examen du positionnement de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs en les comparant à la médiane d’un panel de 15 sociétés françaises et internationales qui ont été définies selon quatre critères principaux : des sociétés industrielles centrées sur des projets, de taille comparables et attractives. Ce panel a été mis à jour en 2023 pour renforcer sa pertinence au regard des activités d’électrification et projets du Groupe.
| Industries | Taille | Process |
|---|---|---|
| Cable & Electrification | Projets | Taille |
| Capitalisation boursière | ||
| Alstom SA | ● | ● |
| Arkema SA | ● | ● |
| BIC SA | ● |
- Bureau Veritas
- Imerys SA
- ISS A/S
- Legrand SA
- Plastic Omnium SE
Companies
- Prysmian SpA
- Rexel SA
- SEB SA
- SPIE SA
- Technip FMC
Valeo SE
Vallourec SA
Figure 1: Panel de référence
Le Comité veille à ce qu’aucun des éléments composant la rémunération ne soit disproportionné et analyse la rémunération dans sa globalité en prenant en compte l’ensemble de ses composants : rémunération fixe, rémunération variable annuelle, rémunération long terme en titres, régime de retraite supplémentaire et avantages de toute nature. Les éléments variables représentent une part prépondérante de la structure de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs.
Rémunération fixe
La rémunération fixe des dirigeants mandataires sociaux exécutifs est déterminée en prenant en compte le niveau et la difficulté des responsabilités, l’expérience dans la fonction, et les pratiques relevées dans les groupes ou dans les entreprises comparables. Elle n’est revue qu’à intervalle de trois ans. Toutefois, une révision anticipée pourrait intervenir en cas d’évolution significative du périmètre de responsabilités ou de fort décalage de son positionnement par rapport au panel de référence.
Rémunération variable annuelle
Les dirigeants mandataires sociaux exécutifs bénéficient d’une rémunération variable annuelle pour laquelle, le Conseil d’Administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations, définit chaque année des critères de performance diversifiés et exigeants, précis et préétablis, permettant une analyse complète de la performance, alignée avec les enjeux et la stratégie de l’entreprise et les intérêts des actionnaires. L’évaluation de la performance des dirigeants repose sur un équilibre entre des critères collectifs prépondérants, et des critères individuels, à la fois opérationnels et managériaux.
Le Conseil d’Administration définit annuellement les taux cibles et maximum de rémunération variable annuelle en pourcentage de la rémunération fixe annuelle. Il détermine la proportion d’objectifs collectifs et individuels ainsi que l’ensemble des critères correspondants.
Le versement de la rémunération variable annuelle due aux dirigeants mandataires sociaux exécutifs est conditionnée à l'approbation de l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle des actionnaires.
Rémunération long terme en titres
Politique de Rémunération Long Terme
La politique de rémunération long-terme du Groupe s'inscrit dans le cadre d'une stratégie globale de fidélisation, de motivation et d’engagement sur le long terme de ses dirigeants et de ses employés. Elle est compétitive au regard des pratiques de marché, alignée avec l’intérêt social de l’entreprise et des actionnaires. Chaque plan de rémunération long terme, prenant la forme d’attribution d’actions de performance, est soumis à l’autorisation préalable de l’Assemblée Générale Annuelle des actionnaires.
Les actions de performance attribuées à chaque dirigeant mandataire social exécutif, valorisées en IFRS2, à la date à laquelle le Conseil d'Administration a approuvé l'attribution, ne doivent pas représenter un pourcentage disproportionné de l’ensemble des rémunérations et actions attribuées.
Le Conseil procède aux attributions chaque année, dans les mêmes périodes calendaires, sauf décision motivée et circonstances exceptionnelles.
Les dirigeants mandataires sociaux s’engagent formellement à ne pas recourir à des instruments de couverture pendant la durée de la période d’acquisition. Par extension, les salariés bénéficiaires d’actions de performance n’ont pas la possibilité de recourir à des instruments de couverture pendant la durée d’acquisition.
La cession des actions définitivement acquises par les dirigeants mandataires sociaux exécutifs n’est pas possible pendant les périodes d’abstention, conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables et à la procédure Groupe « Délit d’initié ».
En cas de révocation du mandat social, le droit à recevoir les actions non encore acquises par le dirigeant mandataire social exécutif est caduc au jour de la révocation du mandat social. En cas de départ en retraite, ses droits sont maintenus au prorata temporis sauf décision contraire et motivée pour des raisons sérieuses du Conseil d’Administration. Dans les autres cas de départ, ses droits sont maintenus sous réserve d’une décision du Conseil d’Administration sur recommandation du Comité des Rémunérations.
Obligation de Détention d’Actions
Les dirigeants mandataires sociaux exécutifs sont, conformément à la loi et selon les modalités adoptées périodiquement par le Conseil d’Administration, soumis à une obligation de conservation d'un nombre croissant d’actions.
Les dirigeants mandataires sociaux exécutifs doivent ainsi conserver au nominatif jusqu’à la cessation de leurs fonctions 25 % des actions de performance définitivement acquises, sous réserve d’une décision contraire et motivée du Conseil au regard de leur situation et en particulier au vu de l’objectif de conservation d’un nombre croissant de titres ainsi acquis.
Rémunération Exceptionnelle
Des circonstances très particulières (par exemple en raison de leur importance pour la Société, de l’implication qu’elles exigent et des difficultés qu’elles présentent) pourraient donner lieu à une rémunération exceptionnelle attribuée aux dirigeants mandataires sociaux exécutifs. L’attribution d’une rémunération exceptionnelle serait exceptionnelle, motivée et explicitée par le Conseil.
Son versement serait conditionné à l’approbation par l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle des actionnaires. Elle serait plafonnée à un montant maximum de 100 % de la rémunération fixe.
Indemnité de Prise de Fonctions
Une indemnité de prise de fonctions pourrait être accordée à un nouveau dirigeant mandataire social exécutif venant d’une société extérieure au Groupe. Le versement de cette indemnité serait destiné à compenser la perte des avantages dont bénéficiait le dirigeant avant de rejoindre le Groupe.
Ce versement serait alors explicité et son montant serait rendu public au moment de sa fixation. Elle ne pourrait excéder le montant des avantages perdus par le nouveau dirigeant mandataire social exécutif en quittant ses précédentes fonctions.
Engagements Prisés au Bénéfice des Dirigeants Mandataires Sociaux Exécutifs
L’ensemble des engagements pris au bénéfice des dirigeants mandataires sociaux exécutifs sont autorisés par le Conseil d’Administration et soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle des actionnaires. Ils sont détaillés au paragraphe 4.6.4.4 du présent document.
Indemnité de départ et indemnité de non-concurrence
Conformément aux recommandations du Code AFEP-MEDEF, l’ensemble des indemnités de départ et de non-concurrence ne pourrait pas excéder deux (2) ans de rémunération effective (fixe et variable).
Indemnité de départ
Le versement d’une indemnité de départ à un dirigeant mandataire social exécutif serait soumis à la constatation par le Conseil de la satisfaction des conditions de performance fixées par le Conseil et ne pourrait intervenir qu’en cas de départ contraint et lié à un changement de contrôle ou à un changement de stratégie (cette dernière condition étant présumée sauf décision contraire du Conseil d’Administration, notamment en cas de faute grave).
L’indemnité de fin de mandat ne pourrait excéder deux ans de rémunération effective (fixe et variable) (Voir paragraphe 4.6.4.4 « Indemnité de départ »).
Indemnité de non-concurrence
En contrepartie de l’engagement de ne pas exercer, pendant une période de deux ans à compter de la fin de son mandat, quelle que soit la cause de la cessation de ses fonctions, directement ou indirectement, une activité concurrente de celle de la Société, le Directeur Général percevra une indemnité maximale égale à un an de rémunération totale (parts fixe et variable nominale), versée sous la forme de 24 mensualités égales et successives. Le Conseil pourrait décider d’imposer au Directeur Général une obligation de non-concurrence pour une période plus courte que deux ans. Dans une telle hypothèse, l’indemnité de non-concurrence serait réduite au prorata temporis (Voir paragraphe 4.6.4.4 « Indemnité de non-concurrence »).
Régime de retraite supplémentaire
Les Dirigeants mandataires sociaux bénéficient d’un régime de retraite supplémentaire « Article 82 » mis en place le 1er septembre 2018. La cotisation annuelle versée par la Société correspond à 20 % de la rémunération annuelle totale des bénéficiaires. (Voir paragraphe 4.6.4.4 « Régime de retraite »).
Régime de prévoyance et couverture contre le risque de perte d’emploi
Les Dirigeants mandataires sociaux bénéficient du régime collectif de prévoyance (décès, incapacité, invalidité et frais médicaux) mis en place en faveur des salariés de la Société. Il bénéficie également d’une couverture contre le risque de perte d’emploi. (Voir paragraphe 4.6.4.4 « Régime de prévoyance et couverture contre le risque de perte d’emploi »).
Avantages en nature
Les dirigeants mandataires sociaux exécutifs bénéficient de la mise à disposition d’un véhicule de fonction.
Autres éléments de rémunération
Les dirigeants mandataires sociaux exécutifs ne bénéficient pas de rémunération variable pluriannuelle ou différée avec un versement en numéraire. Le Conseil d’Administration a en effet préféré privilégier un instrument en actions renforçant l’alignement des intérêts des dirigeants mandataires sociaux exécutifs avec ceux des actionnaires. Ils ne perçoivent pas non plus de rémunération au titre du mandat d’Administrateur.
Non-cumul entre contrat de travail et mandat social
Lorsqu’un dirigeant du Groupe devient Directeur Général, Directeur Général Délégué ou Président-Directeur Général de la Société, il est mis fin au contrat de travail qui le lie à la Société, soit par rupture conventionnelle, soit par démission, sauf décision contraire et motivée du Conseil d’Administration.
Les résultats des votes relatifs aux politiques de rémunérations soumises à l’Assemblée Générale du 16 mai 2024 sont présentés ci-dessous :
| Résolution | Politique à voter | % de votes pour |
|---|---|---|
| 9 | Approbation des informations relatives aux éléments de rémunération versés aux mandataires sociaux au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 | 97,47 % |
| 10 | Approbation des éléments de rémunération versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à Jean Mouton, Président du Conseil d’Administration | 98,88 % |
| 11 | Approbation des éléments de rémunération versés au cours ou attribués au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2023 à Christopher Guérin, Directeur Général | 94,89 % |
| 12 | Approbation de la politique de rémunération des membres du Conseil d’Administration pour l’exercice 2024 | 99,07 % |
| 13 | Approbation de la politique de rémunération du Président du Conseil d’Administration pour l’exercice 2024 | 98,85 % |
| 14 | Approbation de la politique de rémunération du Directeur Général pour l’exercice 2024 | 96,23 % |
4.6.1.3 Annexe à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux : éléments fixés pour 2025
Rémunération du Président du Conseil d’Administration
La rémunération annuelle fixe de Jean Mouton en tant que Président du Conseil d’Administration pour 2025 a été fixée à 320 000 euros par décision du Conseil d’Administration du 18 février 2025. Cette rémunération est restée inchangée depuis le 1er janvier 2022.
Rémunération du Directeur Général
La rémunération de Christopher Guérin en qualité de Directeur Général a été revue le 14 février 2024 et approuvée par l’Assemblée Générale du 16 mai 2024. Conformément à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux, la rémunération de Christopher Guérin était restée inchangée pendant une période de trois ans, de 2021 à 2023.
La politique de rémunération pour l’exercice 2025 a été examinée par le Comité des Rémunérations au cours de trois réunions entre octobre 2024 et février 2025, avant d’être proposée au Conseil d’Administration et approuvée.
Politique de Rémunération 2025
Le Conseil d’Administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations, lors de sa réunion du 18 février 2025, a fixé la nouvelle politique de rémunération 2025 de Christopher Guérin en cohérence avec la politique de rémunération approuvée en 2024 et avec le plan stratégique « Sparking Electrification » annoncé le 13 novembre 2024 à l’occasion du Capital Markets Day.
Structure de la rémunération 2025 du Directeur Général
Sur recommandation du Comité des Rémunérations, le Conseil d'Administration a décidé de maintenir la structure de rémunération approuvée par l’Assemblée Générale du 16 mai 2024 assurant l’équilibre des rémunérations variables court-terme et long-terme. La part des composantes fixes, variables court-terme et long-terme à leur maximum (hors rémunération exceptionnelle) dans la rémunération totale du Directeur Général est la suivante :
Figure 2 : Structure de rémunération 2025
Rémunération fixe
Le Conseil d’Administration, lors de sa réunion du 18 février 2025, a déterminé la rémunération fixe 2025 de Christopher Guérin à 950 000 euros. Cette rémunération, revue le 14 février 2024 et approuvée par l’Assemblée Générale des actionnaires du 16 mai 2024, reste inchangée en 2025. Conformément à la politique de rémunération, elle n’est revue qu’à intervalle de trois ans.
Rémunération variable
Lors de sa réunion du 18 février 2025, le Conseil d'Administration a fixé la structure et les objectifs de la rémunération variable annuelle de Christopher Guérin pour 2025. Le taux cible de la rémunération variable annuelle reste inchangé et représente 100 % de la rémunération fixe annuelle. La rémunération variable annuelle peut varier de 0 % à 150 % de la rémunération fixe en fonction de la réalisation d’objectifs exigeants fixés par le Conseil d'Administration. Celle-ci est composée d’objectifs collectifs à hauteur de 65 % de la rémunération variable cible et d’objectifs individuels à hauteur de 35 %.
Les montants cibles des objectifs sont ceux du budget 2025 approuvé par le Conseil d’Administration. Tous les objectifs sont fixés en respectant un seuil minimum et maximum afin de garantir une rémunération de la performance appropriée (cf. Figure 3).
Structure de la rémunération variable et objectifs
Le Conseil d’Administration a décidé, sur recommandation du Comité des Rémunérations, de revoir les indicateurs de la part collective ainsi que leur répartition afin d’assurer l’alignement de la rémunération variable annuelle du Directeur Général aux ambitions 2028 de Nexans communiquées le 13 novembre 2024 à travers, « Sparking Electrification », la troisième séquence de sa stratégie long terme pour bâtir le Pure Player mondial de l’électrification.
Sur recommandation du Comité des Rémunérations, le Conseil d’Administration a donc décidé d’intégrer le critère de Croissance Organique, exprimée en pourcentage de croissance, à la rémunération variable annuelle.
En 2025, la part collective de la rémunération variable annuelle est constituée de cinq indicateurs : la Croissance Organique exprimée en pourcentage de croissance, le ROCE, l’EBITDA, le Free Cash-Flow et le Résultat net exprimés en Euros.
Les objectifs minimums et maximums sont définis par le Conseil d’Administration en valeur absolue dans le cadre des tranches préalablement établies pour chaque indicateur, et sont alignés avec le budget annuel approuvé par le Conseil d’Administration. Les objectifs financiers sont communiqués dans le cadre de la politique de rémunération ex-post pour des raisons de confidentialité.
Seuil de déclenchement du paiement bonus
Le seuil de déclenchement du paiement bonus ne pourra pas être inférieur à 50 % de l’objectif de croissance organique, à 90 % des objectifs de ROCE, d’EBITDA et de Résultat net ; et à 80 % de l’objectif de Free Cash Flow. Le seuil limite de paiement de bonus, en cas de surperformance, ne pourra pas être supérieur à 150 % de l’objectif de croissance organique, à 110 % des objectifs de ROCE, d’EBITDA et du Résultat net ; et à 120 % de l’objectif de FCF.
En dessous du seuil déclenchement, aucun bonus n’est versé, puis le bonus suit une interpolation linéaire de 0 % à 150 % du salaire de base entre les seuils minimums et maximums respectifs.
Objectifs collectifs et individuels pour 2025
| Critères | Pondérations | Minimum | Cible | Maximum |
|---|---|---|---|---|
| Objectifs collectifs | 65 % | 0 % de la rémunération cible | 100 % de la rémunération cible | 150 % de la rémunération cible |
| Croissance organique (en %) | 10 % | 50 % | Budget | 150 % |
| ROCE (en %) | 20 % | 90 % | Budget | 110 % |
| EBITDA (en M€) | 30 % | 90 % |
Budget
Résultat Net (en M€)
110 %10 %90 %
Free Cash Flow (en M€)
110 %30 %80 %
Objectifs individuels
120 %35 %80 % de la rémunération cible100 % de la rémunération cible150 % de la rémunération cible
Déploiement de la stratégie
30 %Objectifs quantitatifs et qualitatifs définis par le Conseil d'administration
Efficacité opérationnelle
40 %Objectifs quantitatifs et qualitatifs définis par le Conseil d'administration
Culture, engagement et déploiement de la politique ESG
30 %Objectifs quantitatifs et qualitatifs définis par le Conseil d'administration
Figure 3 : Structure de rémunération variable
En cas de changement de périmètre significatif, le Conseil pourrait décider de retraiter ces critères afin d’en tenir compte.
Les objectifs individuels pour 2025 et leur poids respectif sont les suivants :
30 % – Déploiement de la stratégie :
Organique : déploiement du CMD 2025-2028 à travers le lancement de nouvelles offres et une croissance supérieure à 3 %.
Inorganique
cession des business non-electrification sur approbation du Conseil d’Administration : réaliser 1 ou 2 cessions avant la fin de l’exercice 2025,
Réaliser l’analyse post-mortem nécessaire pour assurer la création de valeur ;
40 % – Efficacité opérationnelle :
- Succès de la nouvelle organisation à travers la nouvelle équipe PWR-Transmission, les synergies entre les market divisions et les régions,
- Déploiement de la stratégie industrielle Groupe avec le renforcement de l’industrie 4.0. Atteindre 85 % des sites industriels,
- Exécution et qualité de PWR-Transmission. Assurer un carnet de commande supérieur à 6 milliards d’euros.
- Mise en place des actions nécessaires pour atteindre 90 % du budget en cas de retard de projets,
- Intégration des acquisitions : réaliser 20 M€ de synergies avec LTC ;
30 % – Culture, engagement et déploiement de la politique ESG :
Culture et engagement
- Mise en place d’un plan de succession des rôles clés et critiques pour le Groupe,
- Déploiement et adoption de la nouvelle culture (modèle de leadership et attitudes associés),
- Déploiement du programme de développement du leadership E3 ;
Déploiement de la politique ESG
- Sécurité : taux de fréquence (FR1 : 0,9 à périmètre constant et en tenant compte des impacts des nouvelles acquisitions),
- Leadership E3 : 20 % des sites qualifiés E3. Mise en place d’une nouvelle formation E3. Alignement des objectifs avec la stratégie climatique,
- Diversité : atteindre 22 % de femmes dans les fonctions de direction et 18 % pour l’ensemble des salariés du Groupe (hors harnais).
Ces objectifs ont été établis en fonction de la stratégie du Groupe, et arrêtés sur la base du budget prévisionnel tel qu’examiné par le Conseil d’Administration le 14 janvier 2025. Les objectifs collectifs et individuels ont été fixés par le Conseil d’Administration du 18 février 2025.
La rémunération variable annuelle ne sera versée que sous réserve de l’approbation en 2026 par l’Assemblée Générale de la résolution portant sur la rémunération totale et les avantages de toutes natures versés au cours de l’exercice 2026 attribués au titre de l’exercice 2025 au Directeur Général conformément à l’article L.225-100 du Code de commerce.
La rémunération long terme en titres
Le montant maximum de la rémunération long terme, exprimé sous la forme de valorisation des attributions d’actions, reste inchangée à 150 % de la rémunération fixe annuelle.
Le Conseil d’Administration, lors de sa réunion du 18 février 2025, a fixé les conditions de performance du plan long terme en titres.
40 % des actions de performance attribuées en 2025 au Directeur Général seront soumises à une condition de performance boursière consistant à mesurer la performance relative du TSR (Total Shareholder Return) de Nexans.
Sur recommandation du Comité des Rémunérations, le Conseil d’Administration a décidé de faire évoluer la mesure du critère de performance boursière du plan de rémunération long terme en titres. Il a ainsi été décidé d’évoluer vers une évaluation de la performance TSR combinée, comparée à un panel de 9 sociétés d’une part (unique mesure de la performance boursière sur les plans antérieurs) et à l’Eurostoxx 600 industrial Goods & Services d’autre part.
Cette décision d’évoluer vers un TSR combiné traduit la volonté du Conseil d’Administration de structurer, pour le CEO et les principaux managers du Groupe, une politique de rémunération plus équilibrée entre la reconnaissance de la performance économique du Groupe et celle de la performance boursière tout en restant exigeante.
Les évolutions du paysage économique et des opérations capitalistiques limitent la possibilité de mesurer la performance relative du TSR de manière stable et fiable, et incitent à élargir la base de comparaison de la performance boursière.
Une analyse détaillée du benchmark sur les sociétés du SBF120 montrent qu’une partie importante et la majorité des sociétés mesurent la performance externe par rapport à un Indice. Il est néanmoins important pour Nexans de conserver une base de comparaison sectorielle avec un une comparaison à un panel sélectif et à un indice sectoriel tel que l’Eurostoxx 600 industriel Goods & Services.
Avec un taux de 40 % d’actions attribuées dans le cadre de la rémunération long terme en titres reposant sur la performance relative du TSR, Nexans maintient un haut degré d’exigence reposant sur la rémunération long terme. Pour une politique de rémunération équilibrée, le Conseil d’Administration a décidé répartir la performance TSR avec 30 % de la performance mesurée par rapport au panel (TSR-Panel) et 70 % de la performance mesurée par rapport à un indice (TSR-Indice). Aucune action ne pourra être attribuées pour une performance TSR inférieure à la médiane du panel et inférieure à la performance de l’indice.
Pour la période considérée, le TSR correspond à la croissance du cours de l’action augmentée du dividende par action. La croissance du cours de l’action est appréciée en considérant la moyenne des cours d’ouverture et des valeurs de l’indice des 3 mois précédant l’attribution et la moyenne des TSR des 3 mois précédant la fin de la période d’appréciation de la performance.
40 % des actions de performance attribuées en 2025 seront soumises à une condition de performance économique consistant à mesurer à fin 2027, l’EBITDA mesuré au 31 décembre 2027 avec un taux de conversion minimum en Free Cash Flow. En cas de changement de périmètre significatif, le Conseil pourrait décider de retraiter la marge opérationnelle et les capitaux employés afin de tenir compte de l’impact de ce changement ; 20 % des actions de performance attribuées en 2025 seront soumises à une condition de performance relative aux ambitions RSE du Groupe mesurée au 31 décembre 2027 conformément à la feuille de route 2025-2028.
Pour 2025, les attributions destinées au Directeur Général sont plafonnées par la résolution adoptée par l’Assemblée Générale des actionnaires du 16 mai 2024 au maximum à 12 % de l’enveloppe d’attribution totale du plan d’actions de performance, soit 39 600 actions, correspondant à environ 0,09 % du capital social au 31 décembre 2024 (composé de 43 753 380 actions).
Conformément à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs, Christopher Guérin, en qualité de Directeur Général, doit conserver au nominatif jusqu’à la fin de ses fonctions, 25 % des actions de performance définitivement acquises avec un minimum de 15 000 actions tel que fixé par le Conseil d’Administration.
Dispositif de rémunération long terme en lien avec le plan stratégique « Sparking Electrification »
Le 13 novembre 2024, lors de son Capital Market Day 2024, Nexans a présenté son plan stratégique et les ambitions du Groupe pour la période 2025-2028. Cette nouvelle feuille de route stratégique du Groupe est axée sur le renforcement de sa position dans les marchés de l'électrification, grâce à de nouvelles solutions technologiques et de nouveaux segments de marché.
Ce plan stratégique intègre un objectif d'accroissement de la performance financière du Groupe dont, notamment, un objectif d'EBITDA ajusté pour 2028 de 1 150 millions d'euros soit une progression de plus de 40 % par rapport à 2024. Considérant que l'atteinte de ces objectifs ambitieux nécessitera une mobilisation particulière du Comité Exécutif et d'autres managers clés au sein du Groupe, le Conseil d’Administration souhaite mettre en place un plan spécifique d'intéressement à long terme, reposant sur l'attribution d'actions de performance, comme cela avait été le cas en 2021 en lien avec le plan stratégique « Winds of change ».
Ce dispositif, le "Plan Stratégique de Rémunération Long-Terme", concernera environ 50 bénéficiaires, dont le Directeur Général et l'ensemble du Comité Exécutif.
Les actions de performance du Plan Stratégique de Rémunération Long-Terme sont attribuées en application de la 21e résolution adoptée par l'Assemblée Générale du 16 mai 2024 qui a autorisé le Conseil d’Administration a procédé à l'attribution d'actions de performance, dans la limite de 130 000 actions, dans le cadre d'un dispositif spécial d'intéressement à long terme.
Le Conseil d'administration, lors de sa séance du 21 mars 2025, a fixé les conditions de performance du Plan Stratégique de Rémunération Long Terme à réaliser fin 2028 dans l'objectif d'un alignement prononcé avec les intérêts des actionnaires en lien avec le plan stratégique.
10 % des actions de performance seront soumises à un objectif de ROCE aligné avec l’ambition 2028 traduisant l’efficacité opérationnelle du Groupe. L’acquisition de 100 % des actions de performance soumises à cette condition requiert l’atteinte d’un ROCE de 20 % au 31 décembre 2028.
20 % des actions de performance seront soumises à une condition de performance économique liée à des objectifs de croissance organique des activités électrification du Groupe (hors métallurgie). L’acquisition de 100 % des actions de performance...
performance soumises à cette condition requiert un taux de croissance annuel moyen des activités électrification de 4 % des exercices 2025 à 2028.
20 % des actions de performance seront soumises à une condition de performance économique liée à un objectif d'EBITDA ajusté. L'acquisition de 100 % des actions de performances soumises à cette condition requiert l'atteinte d'un EBITDA ajusté de 1 150 millions d'euros à fin 2028.
20 % des actions de performance seront soumises à une condition de performance économique consistant à mesurer à fin 2028 le taux de conversion en Free Cash-Flow. L’acquisition de 100 % des actions de performance soumises à cette condition requiert la réalisation d’un taux de conversion cash de 45 %.
30 % des actions de performance seront soumises à une condition de performance boursière combinée consistant à mesurer le Total Shareholder Retrun (TSR) de Nexans et à le comparer à celui d’un panel de Société comparables à hauteur de 30 % et à l’indice Eurostoxx 600 Industriel de biens et services à hauteur de 70 % sur la période de mesure de la performance. Aucune action ne pourra être acquise pour une performance du TSR de Nexans inférieure à la médiane du panel ou inférieure à la performance de l’indice.
Le nombre d'actions de performance qui sera acquis au terme de la période de performance du Plan Stratégique de Rémunération Long-Terme ne pourra excéder 100 % du nombre d'actions de performance attribué par le Conseil d'administration en 2025.
L'acquisition des actions de performance du Plan Stratégique de Rémunération Long-Terme sera conditionnée à la présence du bénéficiaire au sein du Groupe jusque fin mars 2029, sans exception (sauf décès ou invalidité). Cette condition de présence s'inscrit dans l'objectif de rétention des bénéficiaires.
Le Conseil d’Administration pourra ajuster les objectifs de performance du Plan Stratégique de Rémunération Long-Terme ou la mesure de la performance au terme de la période d'acquisition en cas de survenance, pendant cette période, d'évènements, y compris des changements significatifs imprévisibles du contexte économique ou de la dynamique de marché, ayant un impact sur les paramètres considérés pour mesurer la performance dans l'objectif exclusif de neutraliser l'impact des dits événements.
L’attribution d’actions au Directeur Général, au titre du Plan Stratégique de Rémunération Long Terme, est conditionnée au vote de la politique de rémunération 2025 pour le Directeur Général par l’Assemblée Générale des actionnaires du 15 mai 2025. Sur recommandation du Comité des Rémunérations. Le Conseil d’Administration a décidé d’attribuer au Directeur Général 26 000 actions correspondant au maximum d’actions fixé par la 21e résolution votée par l’Assemblée Générale du 16 mai 2024.
Conformément à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs, Christopher Guerin, en qualité de Directeur Général, doit conserver au nominatif jusqu'à la fin de ses fonctions, 25 % des actions de performance définitivement acquises avec un minimum de 15 000 actions tel que fixé par le Conseil d'administration.
4.6.2 Rémunération 2024 des membres du Conseil d’Administration
Le montant total de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés au cours de l’exercice 2024 ou attribués au titre de l’exercice 2024 aux membres du Conseil d’Administration a été de 779 560 euros, répartis de la manière suivante pour chacun des Administrateurs en comparaison avec 2023 :
| Membres du Conseil | Rémunération attribuée au titre de 2023 et versée en 2023 (en euros) | Rémunération attribuée au titre de 2024 et versée en 2024 (en euros) |
|---|---|---|
| Jean Mouton | - | - |
| Angéline Afanoukoé (a) |
Current Page
| Selma Alami (b) | ||
|---|---|---|
| Jane Basson | 77 500 | 77 500 |
| Laura Bernardelli | 67 000 | 75 000 |
| Bpifrance Participations (Karine Lenglart) | 80 394 | 77 500 |
| Marc Grynberg | 102 000 | 109 000 |
| Oscar Hasbún Martinez | 75 000 | 75 000 |
| Sylvie Jéhanno (c) | 74 000 | 36 366 |
| Tamara de Gruyter (d) | 50 194 | |
| Anne Lebel | 110 000 | 104 000 |
| Andrónico Luksic Craig | 23 500 |
4.6.3 Rémunération 2024 de Jean Mouton, Président du Conseil d’Administration
Lors de sa réunion du 14 février 2024, le Conseil d’Administration a décidé que le Président du Conseil d’Administration percevrait une rémunération annuelle fixe de 320 000 euros. Cette rémunération est restée inchangée depuis le 1er janvier 2022.
Le Président du Conseil ne perçoit pas de rémunération supplémentaire au titre de ses fonctions d’Administrateur. Il ne bénéficie ni d’une rémunération variable annuelle ni d’une rémunération long terme. Il ne bénéficie d’aucun autre avantage.
| Bjorn Erik Nyborg | 27 000 |
|---|---|
| Elisabetta laconantonio | - |
| Francisco Pérez Mackenna | 91 500 |
| Hubert Porte | 67 000 |
| Total | 767 894 |
Administrateur représentant les salariés.
Administrateur représentant les actionnaires salariés.
Administrateur dont le mandat est arrivé à échéance le 16 mai 2024.
Censeur du 20 mars 2024 au 16 mai 2024 et Administrateur depuis le 16 mai 2024.
Administrateur représentant les salariés dont le mandat est arrivé à échéance le 16 mai 2024.
Administrateur représentant les salariés depuis le 16 mai 2024.
En 2024, les mandataires sociaux non dirigeants ont reçu de la Société ou de ses filiales aucune autre rémunération que celles énumérées ci-dessus, à l’exception des Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires, qui reçoivent une rémunération de la filiale qui les emploie.
Rémunérations dues au titre de l’exercice en tant que Président du Conseil d’Administration
| 2023 | 2024 | |||
|---|---|---|---|---|
| Rémunération fixe | 320 000 € | 320 000 € | 320 000 € | 320 000 € |
| Rémunération variable | - | - | - | - |
| Rémunération exceptionnelle | - | - | - | - |
| Rémunération en tant qu’Administrateur | - | - | - | - |
| Avantages en nature | - | - | - | - |
| Total | 320 000 € | 320 000 € | 320 000 € | 320 000 € |
4.6.4 Rémunération 2024 de Christopher Guérin, Directeur Général
La rémunération versée ou attribuée au titre de l’exercice 2024 au Directeur Général est conforme à la politique de rémunération approuvée lors de l’Assemblée Générale du 16 mai 2024 en application de l’article L.22-10-8 du Code du commerce et présenté dans la section 4.6.1.3 du Document d’Enregistrement Universel.
La rémunération versée comporte une part fixe et une part variable liée à la performance annuelle du Groupe à court et une part variable long terme correspondant à l’attribution d’actions de performance. La rémunération versée prend notamment en compte l’existence d’un régime de retraite supplémentaire, et plus globalement de l’ensemble des avantages.
Synthèse des rémunérations de Christopher Guérin en tant que Directeur Général (Tableau 1 – Nomenclature AFEP-MEDEF)
| 2023 | 2024 |
|---|---|
Rémunérations attribuées au titre de l’exercice en tant que Directeur Général
| 1 794 145 € | 2 238 008 € | |
|---|---|---|
| Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice en tant que Directeur Général | - | - |
| Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice en tant que Directeur Général (a) | 566 944 € | 1 373 412 € |
| Valorisation des autres plans de rémunération long terme | - | |
| Total | 2 361 089 € | 3 611 420 € |
Valorisation faite lors de l’exercice d’attribution selon la méthode de Monte-Carlo.
Récapitulatif des rémunérations de Christopher Guérin en tant que Directeur Général (Tableau 2 – Nomenclature AFEP-MEDEF)
| 2023 | 2023 | 2024 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| Montants attribués au titre de 2023 | Montants versés en 2023 | Montants attribués au titre de 2024 | Montants versés en 2024 | |
| Rémunération fixe | 750 000 € | 750 000 € |
Structure de la rémunération réelle 2024 du Directeur Général
| Rémunération variable | 950 000 € | 1 036 500 € | 1 080 900 € | 1 280 363 € | 1 036 500 € |
|---|---|---|---|---|---|
| Rémunération exceptionnelle | - | - | |||
| Rémunération allouée à raison du mandat d’Administrateur (a) | - | - | |||
| Avantages en nature (b) | 7 645 € | 7 645 € | 7 645 € | 7 645 € | |
| Total | 1 794 145 € | 1 838 545 € | 2 238 008 € | 1 994 145 € |
Christopher Guérin n’est pas Administrateur de Nexans.
Mise à disposition d’une voiture de fonction.
Figure 4 : Structure de rémunération 2024
4.6.4.1 Rémunération fixe du Directeur Général
En 2024, Le Conseil d'Administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations, avait décidé d’établir la rémunération fixe de Christopher Guérin à 950 000 euros. Cette décision a été prise au regard de la performance du Groupe et de la compétitivité globale de la rémunération du Directeur Général à des fins de rétention.
Fort de 20 ans d’expérience à des postes opérationnels et managériaux au sein de Nexans, Christopher Guérin a été nommé Directeur Général du Groupe en 2018. Sa rémunération avait été établie à 600 000 euros, soit inférieure de 15 % par rapport à son prédécesseur, dont la rémunération fixe avait été établie à 700 000 euros en 2014. La rémunération fixe de Christopher Guérin était alors inférieure de 22 % à la médiane du panel de référence.
Lors de sa réunion du 16 février 2021, compte tenu de l'excellente performance du Groupe, sous la direction de Christopher Guérin, le Conseil d'Administration avait décidé de réduire cet écart et d’établir, pour une période de 3 ans, la rémunération fixe à 750 000 euros afin de la rapprocher du niveau approprié. Cependant, sa rémunération fixe restait encore inférieure de 7 % à la médiane du panel de référence.
Sous la direction de Christopher Guérin, le Groupe a poursuivi sa simplification de 2020 à 2023, soutenue par une stratégie d’acquisition pertinente, pour amplifier son impact et favoriser une croissance en valeur.
En décidant d'aligner la rémunération fixe 2024 à la médiane du panel de référence tel que défini dans la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux, le Conseil d'Administration a reconnu la surperformance continue du Groupe et de Christopher Guérin depuis sa nomination en 2018, et a réaffirmé sa confiance dans son leadership pour mener à bien la troisième séquence de la stratégie long-terme du Groupe : « Sparking Electrification » à travers son modèle de performance unique : E3. Celui-ci vise à associer la performance économique aux résultats positifs de l’environnement et de l’engagement des personnes.
4.6.4.2 Rémunération variable du Directeur Général
Lors de sa réunion du 14 février 2024, le Conseil d'Administration a fixé la structure et les objectifs de la rémunération variable de Christopher Guérin pour 2024. Le taux cible de la rémunération variable annuelle est resté inchangé, aligné à la médiane du panel de référence. Il représentait 100 % de la rémunération fixe annuelle et pouvait varier de 0 % à 150 % de sa rémunération fixe en fonction de la réalisation des objectifs fixés par le Conseil d'Administration.
Pour l’année 2024, le montant cible de la rémunération variable de Christopher Guérin s’élevait ainsi à 950 000 euros.
Le Conseil d'Administration du 14 février 2024 a décidé de transférer l'objectif de Résultat net de la part individuelle à la part collective de la rémunération variable annuelle, modifiant mécaniquement la part des objectifs collectifs à 65 % et la part des objectifs individuels à 35 %, contre respectivement 60 % et 40 %. L'atteinte des objectifs collectifs et individuels a été évaluée au regard d’objectifs annuels préétablis, exigeants et conformes à la stratégie du Groupe.
Les montants cibles des objectifs correspondaient au budget 2024. Les objectifs minimums et maximums ont été définis par le Conseil d’Administration en valeur absolue dans le cadre des tranches préalablement établies pour chaque indicateur.
Conformément à la politique de rémunération 2024, le seuil de déclenchement du paiement bonus ne pouvait pas être inférieur à 90 % des objectifs de ROCE, d’EBITDA et de Résultat net ; et à 80 % du NFCF. Le seuil limite de paiement de bonus, en cas de surperformance, ne pouvait pas être supérieur à 110 % des objectifs de ROCE, d’EBITDA et du Résultat net ; et à 120 % du NFCF.
Pour l’année 2024, le Conseil d’Administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations a fixé les objectifs minimums et maximums de chaque indicateur :
Critères
| Pondérations | Minimum | Cible | Maximum | |
|---|---|---|---|---|
| Objectifs collectifs | 65 % | 0 % de la rémunération cible | 100 % de la rémunération cible | 150 % de la rémunération cible |
| ROCE (en %) | 25 % | 93 % | Budget | 107 % |
| EBITDA (en M€) | 40 % | 96 % | Budget | 104 % |
| Résultat Net (en M€) | 10 % | 90 % | Budget | 108 % |
| NFCF (a) (en M€) | 25 % | 80 % | Budget |
Objectifs individuels
| 107 % | 35 % | 80 % de la rémunération cible | 100 % de la rémunération cible | 150 % de la rémunération cible |
|---|---|---|---|---|
| Déploiement de la stratégie | 30 % | Objectifs quantitatifs et qualitatifs définis par le Conseil d'administration | ||
| Efficacité opérationnelle | 30 % | Objectifs quantitatifs et qualitatifs définis par le Conseil d'administration | ||
| Culture, engagement et déploiement de la politique ESG | 40 % | Objectifs quantitatifs et qualitatifs définis par le Conseil d'administration |
Figure 3 : Structure de rémunération variable
Free Cash Flow Normalisé qui correspond au Free Cash Flow publié, retraité des dépenses d’investissement stratégiques, des produits de cession d’actifs corporels, de l’impact des fermetures d’activités significatives et d’un décaissement d’impôt calculé, pour les projets Haute Tension, sur la base d’une méthode d’avancement et non d’achèvement.
La rémunération variable annuelle 2024 de Christopher Guérin pouvait varier de 0 % à 150 % de la rémunération fixe annuelle correspondant à un montant maximum de 1 425 000 euros.
Les objectifs collectifs et individuels 2024 ont été précisément définis par le Conseil d’Administration lors de sa réunion du 14 février 2024.
Sur recommandation du Comité des Rémunérations, le Conseil, lors de sa réunion du 18 février 2025 a statué sur la rémunération variable 2024 de Christopher Guérin. Celle-ci s’élève à 1 280 363 euros soit un taux d’atteinte de 89,9 % de la rémunération variable annuelle maximum.
Le Conseil d’Administration a constaté que la part collective de la rémunération variable s’élevait à 926 500 euros (pour un maximum potentiel de 926 500 euros soit un taux de réalisation de 100 % du maximum).
Le Groupe a réalisé :
- un ROCE de 24,2 % au 31 décembre 2024, à taux de change et périmètre constant, pour un objectif maximum de 22,5 %. Le taux d’atteinte de l’objectif de ROCE est égal à 100 % du maximum, cet indicateur ayant été dépassé par rapport au budget ;
- un EBITDA de 777 millions d’euros, à taux de change et périmètre constant, pour un objectif maximum de 730 millions d’euros. Le taux d’atteinte de cet objectif est égal à 100 % du maximum, cet indicateur ayant été dépassé.
par rapport au budget ; un NFCF de 387 millions d’euros, à taux de change et périmètre constant, pour un objectif maximum de 300 millions d’euros. Le taux d’atteinte de cet objectif est égal à 100 % du maximum, et indicateur ayant également été dépassé par rapport au budget ; un Résultat net de 272 millions d’euros, à taux de change et périmètre constant, pour un objectif maximum de 235 millions d’euros. Le taux d’atteinte de cet objectif est égal à 100 % du maximum, cet indicateur ayant également été dépassé par rapport au budget.
Le Conseil d’Administration a constaté que la part individuelle s’élevait à 354 113 euros (pour un montant maximum potentiel de 498 750 euros, soit 71,0 % de ce montant). Après en avoir examiné le degré de réalisation des objectifs individuels, le Conseil d’Administration les a appréciés comme suit :
- Le taux de réalisation de l’objectif lié au « Déploiement de la stratégie » s’élève à 83,3 % du montant maximum ;
- Le Captal Markets Day associé au lancement de Lynxeo et à la cession d'Amercable a été reçu positivement. La cession d'Amercable a été réalisée et clôturée à 285 millions de dollars. La mise en autonomie de Lynxeo a été réalisée en décembre 2024 conformément au calendrier. Les activités non Electrification entrent dans la seconde phase du processus de cession.
- Le taux de réalisation de l’objectif « Efficacité opérationnelle » s’élève à 77,8 % du montant maximum ;
- L’Industrie 4.0 associée aux Automatismes a été déployée avec Schneider Electric dans 65 % des usines du périmètre Electrification. Les difficultés rencontrées sur deux projets de l’activité Generation & Transmission ont été résolues en 2024. Les systèmes de contrôle de la qualité deviennent très robustes et apporteront de la stabilité en 2025. De plus, l’intégration de Reka a été réussie et l'intégration de La Triveneta Cavi se déroule conformément aux objectifs et au calendrier.
- Le taux de réalisation de l’objectif de « Culture et Engagement » et « Déploiement de la politique ESG » s’élève à 56,7 % du montant maximum ;
Culture et Engagement
Suite au Capital Markets Day, la nouvelle organisation a été lancée avec la création des segments de marché et le renforcement des régions clés avec leur présence au Comité Exécutif. Pour la première fois dans l’histoire de Nexans, le Comité Exécutif a renforcé sa diversité internationale avec 8 nationalités présentes dans 6 pays. Nexans a pris du retard dans le déploiement de la nouvelle culture. Néanmoins, le travail réalisé avec une équipe de sociologues s’est poursuivi tout au long de l’année. Le taux d’engagement en France a progressé de 10 points. Chaque site a créé son film retraçant son histoire permettant d’ancrer son ADN et lancera des ateliers avec les opérateurs pour réfléchir aux investissements futurs. Nexans continue également d’entretenir un dialogue social solide et constructif avec les partenaires sociaux.
Déploiement de la politique ESG
Le taux de LTI se situe au même niveau qu’en 2023. Les sociétés nouvellement intégrées (La Triveneta Cavi, Reka) contribuent à une augmentation du ratio de LTI malgré une amélioration globale des sites historiques du Groupe. En 2024, Nexans comptait 18 sites qualifiés E3. En termes de diversité, la proportion de femmes au sein du Groupe a augmenté de 0,4 points pour atteindre 16,8 % malgré une baisse de la proportion de femmes au sein des équipes dirigeantes. Celui-ci s’est élevé à 16,4 % en 2024.
Le montant total de la part variable telle que déterminée par le Conseil au titre de 2024 s’élève donc à 1 280 363 euros, soit 89,9 % du montant maximum. Le versement de la part variable de la rémunération du Directeur Général est conditionné à l'approbation de l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle des actionnaires 2025.
4.6.4.3 Options de souscription d’actions et actions de performance attribuées à Christopher Guérin
Options de souscription ou d’achat d’actions attribuées au titre de l’exercice 2024 au Directeur Général. Conformément à la politique de rémunération long terme du Groupe, en 2024, le Directeur Général n’a reçu aucune option de souscription ou d’achat d’actions. Depuis 2010, la Société n’attribue plus d’options de souscription ou d’achat d’actions.
Actions attribuées à Christopher Guérin au titre de l’exercice 2024
Conformément à la politique de rémunération long terme du Groupe et à la décision de l’Assemblée Générale Annuelle du 11 mai 2023 (27e et 28e résolutions), le Conseil d’Administration du 20 mars 2024, sur proposition du Comité des Rémunérations, a adopté un plan de rémunération long terme n° 24 sous la forme d’un plan d’attribution d’actions de performance et d’actions gratuites destinées aux principaux cadres managers du Groupe, dont le Directeur Général.
Le Conseil d’Administration a attribué 20 000 actions de performance à Christopher Guérin le 20 mars 2024.
Actions de performance attribuées durant l’exercice au Directeur Général (Tableau n° 6 du Code AFEP-MEDEF)
| N° et date du plan | Nombre d’actions attribuées durant l’exercice | Valorisation des actions selon la méthode retenue pour les comptes consolidés | Date d’acquisition | Date de disponibilité | Conditions de performance |
|---|---|---|---|---|---|
| Plan n° 24 du 20/03/2024 | 20 000 | 1 373 412 € | 20/03/2028 | 20/03/2028 | Conditions détaillées ci-dessous |
Le nombre total d’actions de performance attribuées en 2024 au Directeur Général tel que décrit ci-dessus, et non radiées à la date du présent Document d’Enregistrement Universel représenteraient, si elles étaient définitivement acquises, 0,05 % du capital social au 31 décembre 2024.
L’acquisition définitive le 20 mars 2028 des actions de performance attribuées est conditionnée par l’atteinte d’une condition de présence et de trois conditions de performance communes à tous les bénéficiaires d’actions de performance :
- 40 % des actions attribuées reposent sur une condition de performance boursière consistant à mesurer la performance relative du TSR (Total Shareholder Return) de Nexans comparée aux Sociétés d’un panel de référence intégrant les 9 sociétés suivantes : Belden, Encore Wire, Legrand, NKT Cables, Orsted, Prysmian, Rexel, Signify, et ZTT ;
- Le Conseil d’Administration pourra revoir ce panel en cours de période, dans le cas exceptionnel de disparition de certaines de ces sociétés ou de consolidation entre sociétés.
- Pour la période considérée, le TSR correspond à la croissance du cours de l’action augmentée du dividende par action. La croissance du cours de l’action est appréciée en considérant la moyenne des cours d’ouverture des 3 mois précédant l’attribution et la moyenne des 3 mois précédant la fin de la période d’appréciation de la performance.
- De plus, le dividende par action est la somme des dividendes versés sur une action (Nexans ou du panel) pendant la période de 3 ans d’appréciation de la performance.
- Le TSR ainsi obtenu sera comparé à celui du panel évalué sur la même période. Un classement entre Nexans et les Sociétés du panel sera réalisé.
Pallier atteint par Nexans par rapport au TSR du panel
| % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition | |
|---|---|
| 1er ou 2e rang | 100 % |
| 3e rang | 90 % |
Pallier atteint par Nexans par rapport au TSR du
| % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition | |||
|---|---|---|---|
| 4e rang | 80 % | ||
| 5e rang | 60 % | ||
| En dessous du 5e rang | 0 % |
40 % des actions attribuées reposent sur une condition de performance économique consistant à mesurer d’une part le niveau de marge d’EBITDA consolidé au 31 décembre 2026 (exprimé en pourcentage des ventes à prix métal standard) et d’autre part le NCCR (Normalized Cash Conversion ratio) défini comme le quotient du Free Cash Flow normalisé par l’EBITDA :
Paliers de marge d’EBITDA pour l’exercice 2026 si le NCCR est supérieur à 40 %
| ≥ 12 % | 100 % |
|---|---|
| ≥ 11,6 % et < 12 % | 90 % |
| ≥ 11,2 % et < 11,6 % | 80 % |
| ≥ 10,8 % et < 11,2 % | 70 % |
| ≥ 10,4 % et < 10,8 % | 60 % |
| ≥ 10,0 % et < 10,4 % | 50 % |
| < 10 % | 0 % |
20 % des actions attribuées reposent sur une condition de performance RSE consistant à mesurer la réalisation de 9 objectifs au 31 décembre 2026.
Objectifs RSE 2026
Objectifs 2026
ENGAGEMENT
| Sécurité au travail | Taux de fréquence des accidents déclarés (LTI/MTI) (a) | 6.5 |
|---|---|---|
| Engagement des salariés | Proportion de femmes cadres (b) | 30 % |
| Taux d’engagement des salariés (c) | 78 % |
ENVIRONNEMENT
Décarbonation
| Réduction des émissions de gaz à effets de serre scopes "1 & 2" (d) | 37 % |
|---|---|
| Réduction des émissions de gaz à effets de serre (scope "3 (e)" global) | 29,2 % |
Économie circulaire
| Contenu de cuivre recyclé (f) | 20 % |
|---|---|
Transition énergétique
| % des ventes couvertes par un PEP (Profil Environnemental Produit) (g) | 49 % |
|---|---|
ÉCOSYSTÈMES
Éthique des affaires
| Proportion d’employés ayant suivi le programme de formation à la conformité (h) | 100 % |
|---|---|
Risque CSR sur la chaine de valeyr
| Risque ESG net fournisseurs (I) | 1.3 |
|---|---|
Le Taux de fréquence des accidents déclarés est calculé à partir du nombre total d'incidents déclarés selon la formule FR2 appliquée par Nexans et basé sur le périmètre électrification. En cas d’évènement significatif tel qu’une acquisition ou une cession, cet objectif pourrait être retraité afin de refléter la performance réelle du Groupe sur un périmètre constant.
Parité Femmes / Hommes sur des postes Cadre. Nombre de femmes salariées sur des postes cadre par rapport au nombre total de salariés cadres. En cas d’évènement significatif tel qu’une acquisition ou une cession, cet objectif pourrait être retraité afin de refléter la performance réelle du Groupe sur un périmètre constant.
Score d’engagement issu de l’enquête Nexans d’engagement des salariés (Nexans Living Voices). L’indice d’engagement est un indice composite constitué d’une combinaison de questions définies annuellement et provenant de l’enquête annuelle NLV, permettant de refléter et prédire le niveau d’engagement. En cas d’évènement significatif tel qu’une acquisition ou une cession, cet objectif pourrait être retraité afin de refléter la performance réelle du Groupe sur un périmètre constant.
Emissions de gaz à effets de serre pour les scopes 1 et 2, tels que définies par le « GHG protocol » – ghgprotocol.org. Les objectifs sont basés sur la réduction des émissions par rapport à 2019, année de référence, et conformément aux engagements SBTi. En application des règles SBTi, les objectifs pourront être retraités tous les 5 ans ou en cas de changement de périmètre significatif tel qu’une acquisition ou une cession ayant un impact de +/-5% sur l’évolution de la trajectoire des émissions de gaz à effets de serre du Groupe.
Emissions de gaz à effets de serre pour le scope 3 lié au périmètre SBTi, tels que définis par le GHG protocol – ghgprotocol.org. Les objectifs sont basés sur la réduction des émissions par rapport à 2019, année de référence et conformément aux engagements SBTi. En application des règles SBTi les objectifs pourront être retraités tous les 5 ans ou en cas de changement de périmètre significatif tel qu’une acquisition ou une cession ayant un impact de +/-5% sur l’évolution de la trajectoire des émissions de gaz à effets de serre du Groupe.
Pourcentage du tonnage de cuivre recyclé utilisé dans la production métallurgique par rapport au tonnage total de cuivre dans la production métallurgique. Les tonnages sont ceux entrant dans l’unité de coulée, y compris la production en sous-traitance. Le cuivre recyclé est égal au tonnage de déchets de cuivre plus le contenu recyclé des cathodes. Le contenu recyclé des cathodes repose sur l’auto-déclaration écrite des fournisseurs.
Pourcentage de ventes D&U couvertes par un PEP certifié par une tierce partie. En cas d’évènement significatif tel qu’une acquisition ou une cession, cet objectif pourrait être retraité afin de refléter la performance réelle du Groupe sur un périmètre constant.
Taux de réalisation de formations de la population identifiée, telle que définie annuellement dans la stratégie de formation à la conformité Groupe, ayant suivi les formations en ligne sur les sujets tels que la lutte contre la corruption, les conflits d’intérêts, le droit de la concurrence, le harcèlement et la discrimination ou les procédures internes d’alerte.
Évaluation du risque environnemental, social et gouvernance fournisseurs de Nexans
basé sur le risque catégorie / pays et niveau de vulnérabilité, appliqué aux catégories à risque et pondéré par dépenses à cours LME constant. En cas d’évènement significatif tel qu’une acquisition ou cession, cet objectif pourrait être retraité afin de refléter la performance réelle du Groupe sur un périmètre constant.
Le nombre d’actions de performance définitivement acquises au titre de la condition de performance RSE dépendra du niveau d’atteinte des objectifs RSE au 31 décembre 2026.
| Niveau d’atteinte des objectifs | % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition |
|---|---|
| ≥ 100 % | 100 % |
| ≥ 70 % - < 100 % | ≥ 70 % - < 100 % |
| < 70 % | 0 % |
En fonction des niveaux de performance qui seront constatés à l’issue de la période d’acquisition expirant le 20 mars 2028, le nombre d’actions qui sera définitivement acquis par le Directeur Général pourra varier entre 0 et au plus 20 000 actions, en application des conditions de performance décrites ci-dessus.
Actions devenues acquises en 2024
Actions de performance devenues disponibles durant l’exercice 2024 pour le Directeur Général (Tableau n° 7 du Code AFEP-MEDEF)
| N° et date du plan | Nombre d’actions devenues disponibles durant l’exercice |
|---|---|
| Christopher Guérin Plan n° 20 du 17/03/2020 | 18 800 |
Le niveau d’atteinte des conditions de performance du plan n° 20 du 17 mars 2020 a été constaté par le Conseil d’Administration le 14 février 2024.
40 % du nombre total des actions attribuées étaient soumis à une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR de Nexans sur une période de 3 ans et à le comparer au TSR d’un panel de sociétés de référence. Le nombre d’actions définitivement acquises a été déterminé au vu de l’échelle suivante :
| Rang atteint par le TSR de Nexans par comparaison avec le TSR du panel | % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition |
|---|---|
| 1er ou 2e rang | 100 % |
| 3e rang | 90 % |
Rang atteint par le TSR de Nexans par comparaison avec % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition
| 4e rang | 80 % |
|---|---|
| 5e rang | 60 % |
| 6e rang | 40 % |
| En dessous | 0 % |
La performance du TSR de Nexans a été classée 2e. Le niveau d’atteinte est tel que le nombre d’actions définitivement acquises au titre de cette condition est 100 %.
40 % du nombre total des actions attribuées étaient soumis à une condition de performance économique consistant à mesurer l’atteinte du niveau de Free Cash Flow pour l’exercice 2022 du Groupe Nexans. Le nombre d’actions définitivement acquises a été déterminé au vu de l’échelle suivante :
| Paliers du Free Cash Flow pour l’exercice 2022 | % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition |
|---|---|
| ≥ 215 M€ | 100 % |
| ≥ 205 M€ et < 215 M€ | 90 % |
| ≥ 195 M€ et < 205 M€ | 80 % |
| ≥ 185 M€ et < 195 M€ | 70 % |
| ≥ 175 M€ et < 185 M€ | 60 % |
| ≥ 165 M€ et < 175 M€ | 50 % |
| < 165 M€ | 0 % |
Le niveau de Free cash Flow atteint au 31 décembre 2022 s’est élevé à 393 millions d’euros. Le nombre d’actions définitivement acquises au titre de cette condition est de 100 %.
20 % du nombre total des actions attribuées étaient soumis à une condition de performance RSE consistant à mesurer l’atteinte de dix objectifs RSE du groupe Nexans au 31 décembre 2022. Le nombre d’actions définitivement acquises
Niveau d’atteinte
| % d’actions attribuées définitivement acquises au titre de cette condition | Supérieur ou égal à 90 % | ≥ 70 % et < 90 % | < 90 % |
|---|---|---|---|
| 100 % | 70 % | 0 % |
Objectifs RSE
| Objectifs 2022 | Réalisation au 31 décembre 2022 | ||
|---|---|---|---|
| Taux de fréquence des accidents (FR1) | < 1 | 2,1 | |
| Taux de cadres avec un plan individuel de développement | 100 % | 100 % | |
| Taux de femmes cadres | 25 % | 26.9 % | |
| Part de sites industriels certifiées EHP et/ou ISO 14001 | 97 % | 90 % | |
| Intensité énergétique (268 en 2018) | - 3 % | - 20 % | |
| Réduction des émissions de gaz à effet de serre (vs n-1) | - 5 % | - 12 % | |
| Taux de déchets recyclés | > 50 % | 75 % | |
| Cadres ayant signé le certificat de conformité | 100 % | 100 % | |
| OTIF-1C | 94 % | 87 % | |
| Taux d’engagement des salariés | + 3 pts | + 3 pts |
Sept des dix objectifs ont été atteints au 31 décembre 2022. Le nombre d’actions définitivement acquises au titre de cette condition est de 70 %.
Suite à la constatation par le Comité des Rémunérations de l’atteinte totale des conditions de performance, Christopher Guérin a définitivement acquis 94 % des actions attribuées au titre du plan° 20 du 17 mars 2020, soit 18 800 actions.
4.6.4.4 Engagements pris à l’égard du Directeur Général
Date de début du mandat en tant que Directeur Général : 4 juillet 2018
| Contrat de travail | Régime de retraite supplémentaire | Indemnités ou avantages liés à la cessation ou changement de fonctions | Indemnité relative à une clause de non-concurrence |
|---|---|---|---|
| Non | Oui | Oui | Oui |
Conformément aux recommandations du Code AFEP-MEDEF, le contrat de travail de Christopher Guérin a été rompu avec effet à son entrée en fonction en tant que Directeur Général de la Société le 4 juillet 2018.
Indemnités de départ
Christopher Guérin bénéficie en tant que Directeur Général des engagements suivants de la Société autorisés par le Conseil du 3 juillet 2018 et ratifiés par l’Assemblée Générale du 15 mai 2019.
Conformément à l’article 25.6 du Code AFEP-MEDEF, l’ensemble des indemnités de départ et de non-concurrence ne pourra excéder 2 ans de rémunération effective (fixe et variable).
Indemnité de fin de mandat
Christopher Guérin bénéficie en tant que Directeur Général d’une indemnité de fin de mandat. Le versement de l’indemnité de départ ne pourra intervenir (1) qu’en cas de départ contraint et lié à un changement de contrôle ou à un changement de stratégie (cette condition étant présumée satisfaite sauf décision contraire du Conseil d’Administration ou en cas de faute grave); et (2) avant que le Conseil ne constate, conformément aux dispositions de l’article L.225-42-1 du Code de commerce, lors ou après la cessation ou le changement effectif des fonctions du Directeur Général, le respect des conditions de performance prévues ci-avant.
Le versement de l’indemnité sera conditionné à l’atteinte d’un taux de réalisation global des objectifs de la rémunération variable annuelle cible d’au moins 80 % en moyenne sur les trois exercices précédant la date du départ contraint. Le niveau d’atteinte des conditions de performance sera constaté par le Comité des Rémunérations, pour décision par le Conseil.
L’indemnité sera égale à 2 ans de rémunération globale (parts fixe et variable), soit 24 fois le montant de la dernière rémunération mensuelle de base (part fixe) due au titre du mois précédant celui au cours duquel le départ intervient, plus un montant égal au produit du dernier taux de bonus nominal appliqué à la dernière rémunération mensuelle de base (part fixe).
La somme payable au titre de l’indemnité de départ sera versée en une seule fois dans le délai maximum d’un mois suivant le constat par le Conseil d’Administration du respect des critères d’attribution de l’indemnité de départ.
Conformément à la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs présentée au paragraphe 4.6.2. ci-dessus, l’indemnité de fin de mandat ne pourrait excéder deux ans de rémunération effective (fixe et variable).
Indemnité de non-concurrence
Christopher Guérin s’engage à ne pas exercer, pendant une période de deux ans à compter de la cessation de son mandat social de Directeur Général, quelle qu’en soit la cause, directement ou indirectement, une activité concurrente de celle de la Société.
En contrepartie de cet engagement de non-concurrence, Christopher Guérin percevra une indemnité égale à un an de rémunération globale (parts fixe et variable), soit douze fois le montant de la dernière rémunération mensuelle (part fixe) due au titre du mois précédant celui au cours duquel le départ intervient plus un montant égal au produit du dernier taux de bonus nominal appliqué à la dernière rémunération mensuelle (part fixe), versée sous la forme de 24 mensualités égales et successives due au titre du mois précédant celui au cours duquel le départ intervient. Le Conseil pourrait décider d’imposer à Christopher Guérin en tant que Directeur Général une obligation de non-concurrence pour une période plus courte que deux ans. Dans une telle hypothèse, l’indemnité de non-concurrence serait réduite au prorata temporis.
Conformément aux dispositions de l’article 25.3 du Code AFEP-MEDEF, le Conseil se prononcera en cas de départ de Christopher Guérin sur l’application ou non de l’accord de non-concurrence et pourra y renoncer (auquel cas l’indemnité ne sera pas due).
De plus, conformément aux dispositions de l’article 25.4 du Code AFEP-MEDEF, le versement de l’indemnité de non-concurrence sera exclu dès lors que Christopher Guérin fera valoir ses droits à la retraite.
Régime de retraite
Le Conseil d’Administration du 3 juillet 2018 a confirmé le bénéfice par Christopher Guérin, dans le cadre de son mandat de Directeur Général, du régime de retraite à cotisations définies en faveur de certains salariés et mandataires sociaux qui a été mis en place à compter du 1er septembre 2018. Le montant de la cotisation annuelle servant au financement de ce régime de retraite à cotisations définies est exclusivement pris en charge par la Société et est égal à 20 % de la rémunération de référence définie comme les parts fixe et variable de la rémunération annuelle du Directeur Général. Pour l’année 2024, le montant des cotisations s'est élevé à 380 000 euros.
Régime de prévoyance et couverture contre le risque de perte d’emploi
Christopher Guérin bénéficie du régime collectif de prévoyance (décès, incapacité, invalidité et frais médicaux) mis en place en faveur des salariés de la Société. Il bénéficie également d’une couverture contre le risque de perte d’emploi, souscrite auprès d’un organisme d’assurance, lui garantissant en cas de perte involontaire d’activité professionnelle des indemnités journalières à hauteur de 55 % de la 365e partie des tranches A, B et C de son revenu professionnel pour l’exercice précédant son départ, et ce pendant une durée de douze mois après la perte d’emploi. Le montant annuel des cotisations 2024 de la couverture contre le risque de perte d’emploi s’élève à 11 261 euros.
Ratios d’équité
Les ratios d’équité permettant de mesurer les écarts entre la rémunération des dirigeants mandataires sociaux et celle des salariés de la Société sont publiés conformément à l’article L.22-10-9 du Code de commerce et en se référant aux lignes directrices de l’AFEP-MEDEF.
Ratio d’équité entre le niveau de rémunération des dirigeants mandataires sociaux et la rémunération moyenne et médiane des salariés
Le périmètre retenu pour l’application de l’article L.22-10-9 du Code de commerce est celui de la Société Nexans S.A. et de ses filiales françaises à l'exception des Sociétés Eurocable, Nexans Solar Technologies et Nexans Continuous Copper Casting and Refining. Cela représente 96 % des effectifs France. Ce périmètre a été induit par une volonté d’avoir des ratios intelligibles, matériels et d’exclure les problématiques de taux de change, d’inflation et de régimes salariaux d’autres pays dans lesquels les sociétés du groupe Nexans emploient des salariés. Les salariés pris en compte pour le calcul de ce ratio sont les salariés en contrat à durée déterminée et indéterminée qui ont été présents et actifs pendant toute l’année concernée.
Les éléments compris dans le calcul des ratios d’équité concernent l’ensemble des éléments de rémunération, hors charges sociales, versés ou attribués dans l’année aux dirigeants mandataires sociaux (numérateur) et aux salariés (dénominateur). Le calcul comprend les rémunérations fixes annuelles sur une base temps plein, les rémunérations variables et
Figure 5 : Ratio d'équité
| en euros | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Directeur Général | Rémunération | 1 657 018 | 3 455 504 | 2 660 257 | 2 405 489 | 3 367 561 |
| Évolution (en %) de la rémunération du Directeur Général | -1 % | 109 % | -23 % | -10 % | 40 % | |
| Moyenne | 29 | 57 | 44 | 36 | 47 | |
| Médiane | 42 | 92 | 68 | 55 | 71 | |
| Président | Rémunération | 250 000 | 250 000 | 320 000 | 320 000 | 320 000 |
| Évolution (en %) de la rémunération du Président | 0 % | 0 % | 28 % | 0 % | 0 % | |
| Moyenne | 4 | 4 | 5 | 5 | 4 | |
| Médiane | 6 | 7 | 8 | 7 | 7 | |
| Employés | Moyenne | 57 577 | 60 232 | 60 035 | 65 955 | 72 025 |
| Évolution (en %) de la rémunération moyenne | 11 % | 5 % | 0 % | 10 % | 9 % | |
| Médiane | 39 655 | 37 656 | 39 214 | 43 766 | 47 472 |
Ratio d’équité entre le niveau de rémunération des dirigeants mandataires sociaux et la performance du Groupe
Figure 6 : Ratio de performance
| Ratio en % | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 0,03 | 0,05 | 0,03 | 0,03 | 0,04 |
| EBITDA | 0,49 | 0,76 | 0,44 | 0,36 | 0,41 |
4.6.6 Options de souscription d’actions et actions de performance
4.6.6.1 Politique de rémunération long terme du Groupe
La politique de rémunération long-terme du Groupe s'inscrit dans le cadre d'une stratégie globale de fidélisation de motivation et d’engagement sur le long terme de ses dirigeants et de ses employés. Elle est compétitive au regard des pratiques de marché, alignée avec l’intérêt social de l’entreprise et des actionnaires. Chaque plan de rémunération long terme est soumis au vote de l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle des actionnaires.
La politique de rémunération long terme du Groupe est adaptée en fonction de la population concernée. Elle est basée sur l’attribution d’actions gratuites assorties ou non de conditions de performance :
- des actions de performance sont attribuées chaque année au Directeur Général, membres du Comité Exécutif et à un nombre limité de salariés clés. Les conditions de performance se décomposent en une condition de performance économique indexée sur des indicateurs financiers du Groupe, une condition de performance RSE, et une condition de performance boursière relative assise sur l’évaluation du TSR (Total Shareholder Return) de Nexans. Ces conditions s’appliquent de la même manière aux dirigeants et à tous les bénéficiaires ;
- des actions gratuites, sans condition de performance sont attribuées chaque année à un nombre limité de salariés clés en raison de leur expertise, de leur performance et de leur potentiel.
Les plans d’actions gratuites et d’actions de performance ont une durée de 4 ans, à compter de la date d’émission du plan. Les conditions de performance sont fixées sur 3 ans.
L’acquisition définitive des actions gratuites attribuées est soumise à l’approbation du Conseil, sur recommandation du Comité des Rémunérations après constatation de la satisfaction totale ou partielle des conditions de performance et de présence fixées au moment de l’attribution.
Le Conseil procède aux attributions chaque année, dans les mêmes périodes calendaires, sauf décision motivée et circonstances exceptionnelles.
Les bénéficiaires d'actions de performance s'engagent formellement à ne pas recourir à des instruments de couverture pendant la durée de la période d’acquisition.
La cession des actions définitivement acquises n’est pas possible pendant les périodes d’abstention, conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables et à la procédure Groupe « Délit d’initié ».
4.6.6.2 Options de souscription d’actions
Historique des attributions d’options de souscription d’actions
Depuis 2010, la Société n’attribue plus d’options de souscription ou d’achat d’actions.
Au 31 décembre 2024, il n’y a plus aucun plan d’options de souscriptions d’actions en cours.
Actions souscrites au cours de l’exercice 2023 suite à la levée d’options de souscription d’actions par les 10 salariés non-mandataires sociaux dont le nombre d’options ainsi souscrites est le plus élevé
Néant.
4.6.6.3 Actions de performance et actions gratuites
Historique des plans d’attribution d’actions de performance et actions gratuites
Le Conseil d’Administration du 14 février 2024 a constaté la réalisation de l’ensemble des conditions de performance du plan n° 20 du 17 mars 2020. En conséquence 224 049 actions ont été définitivement acquises au titre du plan d’actions de performance n° 20.
Pour plus de détails sur la réalisation des conditions de performance, voir section « Gouvernement d’Entreprise – Rémunération des dirigeants mandataires sociaux » du site Internet www.nexans.com.
Historique des plans d’attribution d’actions de performance et actions gratuites (Tableau 9 – Nomenclature AFEP-MEDEF)
| Plan n° 20 | Plan n° 21 | Plan n° 21A | Plan n° 21B | Plan n° 22 | Plan n° 22A | Plan n° 23 | Plan n° 23A | Plan n° 24 | Plan n° 24A |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Date de l’Assemblée | 15/05/2019 | 13/05/2020 | 12/05/2021 | 13/05/2020 | 12/05/2021 |
Conseil d’Administration
| Date du Conseil d’Administration | Actions de performance attribuées (performance maximale) | Dont dirigeant-mandataire social (à performance maximale) |
|---|---|---|
| 17/03/2020 | 291 350 | 20 000 |
| 18/03/2021 | 283 665 | 20 000 |
| 30/09/2021 | 100 000 | 11 000 |
| 08/11/2021 | 2 750 | |
| 17/03/2022 | 299 465 | |
| 25/10/2022 | 10 100 | |
| 16/03/2023 | 297 850 | |
| 24/10/2023 | 6 000 | |
| 20/03/2024 | 281 100 | |
| 29/10/2024 | 3 500 |
Actions gratuites attribuées
| Dont 10 premiers salariés attributaires (a) | 14 000 |
|---|---|
| 13 600 | |
| 20 000 | |
| 50 000 | |
| 50 000 | |
| 51 000 | |
| 2 750 | |
| 50 500 | |
| 10 100 | |
| 61 000 | |
| 6 000 | |
| 58 000 | |
| 3 500 | |
| 49 300 | |
| 49 480 | |
| 49 300 | |
| 48 880 | |
| 45 600 |
Date d’acquisition: 17/03/2024
Disponibilité et Bénéficiaires
| Date de disponibilité | Nombre total de bénéficiaires |
|---|---|
| 17/03/2024 | 545 |
| 18/03/2025 | 506 |
| 17/03/2025 | 43 |
| 08/11/2025 | 2 |
| 17/03/2026 | 547 |
| 17/03/2026 | 5 |
| 16/03/2027 | 513 |
| 16/03/2027 | 1 |
| 20/03/2028 | 533 |
| 20/03/2028 | 2 |
Nombre d’actions acquises au 31/12/2024
261 099
Nombre d’actions annulées ou caduques
| 79 551 | 73 040 | 17 300 | - | 55 385 | 1 500 | 23 260 | - | 5 000 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actions attribuées restantes au 31/12/2024
| - | 260 105 | 82 700 | 2 750 | 293 380 | 8 600 | 323 470 | 6 000 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Conditions de performance (b)
- une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence,
- une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau de Free Cash Flow, qui est défini comme le flux de Trésorerie total avant dividendes et fusions/acquisitions, tel qu’indiqué dans les états financiers de fin 2022 et enfin
- une condition globale de performance RSE, basée sur 10 critères à atteindre fin 2022.
une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence,
une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau de Free Cash Flow, qui est défini comme le flux de Trésorerie total avant dividendes et fusions/acquisitions, tel qu’indiqué dans les états financiers de fin 2023 et enfin
une condition de performance RSE, consistant à mesurer la réalisation des ambitions RSE du Groupe tels que définies dans la feuille de route 2021-2023 à fin 2023.
une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence,
une condition de taux d’Électrification mesurée en pourcentage du chiffre d’affaires consolidé du groupe Nexans et enfin
une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau d’atteinte à fin 2024 de trois indicateurs : l’EBITDA consolidé du Groupe, l’EBITDA de l’activité « Électrification » et le NCCR (Normalized Cash Conversion Ratio).
une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence,
une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau de Free Cash Flow, qui est défini comme le flux de Trésorerie total avant dividendes et fusions/acquisitions, tel qu’indiqué dans les états financiers de fin 2023 et enfin
une condition de performance RSE, consistant à mesurer la réalisation des ambitions RSE du Groupe tels que définies dans la feuille de route 2021-2023 à fin 2023.
une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence,
une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau de Free Cash Flow, qui est défini comme le flux de Trésorerie total avant dividendes et fusions/acquisitions, tel qu’indiqué dans les états financiers de fin 2024 et enfin
une condition de performance RSE, consistant à mesurer la réalisation des ambitions RSE du Groupe tels que définies dans la feuille de route 2022-2024 à fin 2024.
une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence,
une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau de marge d’EBITDA consolidé et le NCCR qui est défini comme le quotient du Free Cash Flow normalisé par l’EBITDA, tels qu’indiqués dans les états financiers de fin 2025 et enfin
une condition de performance RSE, consistant à mesurer la réalisation des ambitions RSE du Groupe à fin 2025.
qu’indiqués dans les états financiers de fin 2026 et enfin (3) une condition de performance RSE, consistant à mesurer la réalisation des ambitions RSE du Groupe à fin 2026.
(1) une condition de performance boursière consistant à mesurer le TSR (Total Shareholder Return) de Nexans et à le comparer au TSR d’un panel de référence, (2) une condition de performance économique consistant à mesurer le niveau de marge d’EBITDA consolidé et le NCCR qui est défini comme le quotient du Free Cash Flow normalisé par l’EBITDA, tels qu’indiqués dans les états financiers de fin 2026 et enfin (3) une condition de performance RSE, consistant à mesurer la réalisation des ambitions RSE du Groupe à fin 2026.
Hors dirigeants mandataires sociaux.
Toutes ces conditions de performance sont détaillées dans la rubrique gouvernement d’entreprise du site Internet de Nexans, dans la section dédiée aux décisions du Conseil d’Administration sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux.
L’impact des plans d’attribution d’actions de performance et d’actions gratuites n° 24 et 24A en termes de dilution potentielle est d’environ 0,75 % du capital à fin 2024 (composé de 43 753 380 actions).
Le nombre d’actions de performance et actions gratuites en cours d’acquisition s’élevait au 31 décembre 2024 à 1 302 205.
Si la totalité de ces droits était acquise, ils représenteraient 2,98 % du capital social.
Attributions gratuites d’actions au cours de l’exercice 2024
La présente section rend compte, conformément à l’article L.225-197-4 du Code de commerce, des attributions d’actions réalisées en vertu des articles L.225-197-1 à L.225-197-3 du Code de commerce durant l’exercice 2024.
Au 31 décembre 2024, Nexans, société holding, compte un Président du Conseil d’Administration, Jean Mouton, et un Directeur Général, Christopher Guérin, ainsi que cinq salariés.
Le Conseil d’Administration, faisant usage des autorisations conférées par les Assemblées Générales Mixte des actionnaires du 11 mai 2023, a adopté deux plans de rémunération long terme en 2024 dont les principales caractéristiques sont les suivantes :
| Plan n° 24 | Plan n° 24A | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Date de l’Assemblée | Date d’attribution | Actions de performance attribuées | Actions gratuites attribuées | Dont Directeur Général | Dont 10 premiers salariés attributaires | Date d’acquisition | Date de disponibilité | ||||||
| 11/05/2023 | 11/05/2023 | 20/03/2024 | 29/10/2024 | 281 100 | 3 500 | 45 600 | - | 20 000 | - | 58 000 | 3 500 | 20/03/2028 | 20/03/2028 |
Plan n° 24
Plan n° 24A
| Nombre total de bénéficiaires | 533 | 2 |
|---|---|---|
| Nombre d’actions acquises | - | - |
| Nombre d’actions annulées | 5000 | - |
L’acquisition définitive des actions de performance des plans n° 24 et 24A est soumise à une condition de présence ainsi qu’à des conditions de performance, mesurées sur une période respectivement de 4 ans et de 3 ans et 5 mois.
Nombre et valeur des actions qui, durant l’année et à raison des mandats et fonctions exercées dans la Société, ont été attribuées gratuitement à chacun des mandataires sociaux par la Société et par celles qui lui sont liées dans les conditions prévues à l’article L.225-197-2 du Code de commerce
| N° et date du plan | Bénéficiaire (a) | Nombre d’actions attribuées en 2024 | Valorisation des actions (b) | Date d’acquisition | Date de disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Plan n° 24 | Directeur Général | 20 000 | 1 373 412 € | 20/03/2028 | 20/03/2028 |
Fonction occupée à la date de l’attribution.
Méthode retenue pour les comptes consolidés.
Nombre et valeur des actions qui ont été attribuées gratuitement durant l’année à chacun des mandataires sociaux à raison des mandats et fonctions qu’ils exercent par les sociétés contrôlées au sens de l’article L.233-16 du Code de commerce
Néant.
Nombre et valeur des actions attribuées gratuitement à chacun des salariés de la Société non-mandataires sociaux dont le nombre d’actions attribuées gratuitement a été le plus élevé
| Bénéficiaires salariés de Nexans S.A. (a) | Nombre d’actions de performance attribuées | Valeur des actions attribuées (b) |
|---|---|---|
| Membre du Comité Exécutif | 10 500 | 721 041 € |
| Membre du Comité Exécutif | 7 000 | 480 694 € |
| Membre du Comité Exécutif | 7 000 | 480 694 € |
| Membre du Comité Exécutif | 4 000 | 274 682 € |
| Membre du Comité Exécutif | 4 000 | 274 682 € |
Fonction occupée à la date de l’attribution.
Méthode retenue pour les comptes consolidés.
Nombre et valeur des actions attribuées gratuitement à l’ensemble des salariés bénéficiaires ainsi que le nombre de ceux-ci et la répartition des actions attribuées entre les catégories de ces bénéficiaires
Actions de performance du plan n°24
| Catégorie de bénéficiaire | Nombre de bénéficiaires | Nombre d’actions de performance attribuées | Valeur des actions attribuées (b) |
|---|---|---|---|
Directeur Général (a)
| 1 | 20 000 | 1 373 412 € |
|---|---|---|
Membres du Comité Exécutif
| 9 | 55 500 | 3 811 217 € |
|---|---|---|
Autres salariés
| 335 | 205 600 | 14 118 672 € |
|---|---|---|
Total
| 345 | 281 100 | 19 303 301 € |
|---|---|---|
Fonction occupée à la date de l’attribution.
Valorisation faite au moment de l’attribution selon la méthode retenue pour les comptes consolidés.
Actions de performance du plan n°24 A
Catégorie de bénéficiaire
| Salariés non-membres du Comité Exécutif (a) | 2 | 3 500 | 391 875 € |
|---|---|---|---|
Total
2
3 500
391 875 €
Valorisation faite au moment de l’attribution selon la méthode retenue pour les comptes consolidés.
Actions gratuites non soumises à conditions de performance
| Nombre de bénéficiaires | Nombre d’actions gratuites attribuées | Valeur des actions attribuées (b) | |
|---|---|---|---|
| Salariés non-membres du Comité Exécutif (a) | 188 | 45 600 | 3 688 495 € |
| Total | 188 | 45 600 | 3 688 495 € |
Fonctions occupées à la date de l’attribution.
Valorisation faite au moment de l’attribution selon la méthode retenue pour les comptes consolidés.
Caractéristiques des allocations d’options et d’actions de performance aux dirigeants mandataires sociaux
Depuis l’adoption du Code AFEP-MEDEF, les caractéristiques des allocations d’options ou d’actions de performance aux dirigeants mandataires sociaux exécutifs sont conformes aux recommandations prévues dans ledit Code et aux caractéristiques décrites dans la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs détaillée à la section 4.6.1.2 ci-dessus, en particulier :
Conditions de performance
L’acquisition définitive des actions de performance est soumise à la constatation par le Comité des Rémunérations de la satisfaction des conditions de performance.
Obligation de conservation
Le Directeur Général doit conserver au nominatif jusqu’à la cessation de ses fonctions 25 % des actions de performance acquises de manière définitive, sous réserve d’une décision contraire du
Conseil au regard de sa situation et en particulier au vu de l’objectif de conservation d’un nombre croissant de titres ainsi acquis.
Prohibition des instruments de couverture
Le Directeur Général a pris l’engagement de ne pas recourir à des instruments de couverture jusqu’à la fin de la période d’acquisition des actions.
Périodes recommandées d’abstention
Procédure Groupe « Délit d’initié ».
4.7 Liste des conventions et engagements réglementés
4.7.1 Convention et engagement poursuivis au cours de l’exercice 2024
Le Conseil d’Administration du 18 février 2025 a examiné les conventions et engagements autorisés et conclus au cours d’exercices antérieurs dont l’exécution a été poursuivie au cours de l’exercice 2024, conformément à l’article L.225-40-1 du Code de commerce.
Engagement et convention conclus avec un actionnaire détenant plus de 10 % du capital social et des droits de vote et mandataires sociaux concernés : Francisco Pérez Mackenna (Administrateur de Nexans et Président du Conseil d‘Administration d’Invexans SA), Oscar Hasbún Martinez (Administrateur de Nexans et d’Invexans SA), et Andrónico Luksic Craig (Administrateur de Nexans et actionnaire détenant indirectement plus de 10 % du capital social et des droits de vote d’Invexans Limited)
Lettre d’engagement d’Invexans Limited (groupe Quiñenco) du 25 octobre 2022
Le Conseil d’Administration du 25 octobre 2022 a accepté l’engagement de longue durée pris par Invexans Limited, aux termes duquel Invexans Limited ne demandera pas de représentation au sein du Conseil d’Administration supérieure à trois membres non indépendants dans un Conseil composé de quatorze Administrateurs ou, si le Conseil venait à être élargi, une représentation supérieure à un nombre d’Administrateurs proportionnel à sa participation.
Le principe, le contenu et les modalités de l’engagement d’Invexans Limited ont été examinés par le Conseil d’Administration du 25 octobre 2022 hors la présence d’Andrónico Luksic, de Francisco Pérez et d’Oscar Hasbún, Administrateurs de Nexans et d’Invexans.
Le Conseil a constaté l’intérêt pour Nexans d’accepter cet engagement compte tenu de l’engagement préexistant conclu en 2014, dans le contexte de la résiliation du pacte d’actionnaires.
Cet engagement est entré en vigueur le 25 octobre 2022 et prendra fin le 22 novembre 2030 ou avant cette date en cas de survenance de l’un des événements suivants :
- le dépôt d’une offre publique visant la totalité des actions et droits de vote de Nexans (y compris, pour lever toute ambiguïté, par Invexans) ;
- un tiers n’agissant pas de concert (au sens de l’article L.233-10 du Code de commerce français) avec Invexans vient à détenir une participation supérieure au plus bas des seuils suivants : (i) 15 % du capital social ou des droits de vote ou (ii) le pourcentage du capital social ou des droits de vote alors détenu par Invexans ;
- le pourcentage de capital social détenu par Invexans dans Nexans tombe en dessous de 10 % ;
- Invexans vient à détenir 30 % ou plus du capital social ou des droits de vote de Nexans à la suite d’une transaction approuvée par les actionnaires de Nexans et a obtenu de l’AMF une dérogation à l’obligation de déposer un projet d’offre publique.
Convention fiscale du 20 septembre 2022
Le Conseil d’Administration du 26 juillet 2022 a autorisé la conclusion d’une convention fiscale avec Invexans SA s’inscrivant dans le cadre de l’accord de Ratification of the Supervening Tax Credit Allocation Agreement. Conformément au contrat d’acquisition conclu en 2008 pour la cession par Invexans à Nexans de son activité câbles en Amérique latine, la société Invexans SA a le droit de percevoir 90 % du remboursement d’impôt couvrant la période de 2002 à 2008 (net de toutes taxes liées au remboursement d’impôt) qui pourraient être payées par les autorités brésiliennes à la filiale brésilienne de Nexans, Nexans Brazil.
Invexans SA détient indirectement 14,19 % du capital et des droits de vote de Nexans par l’intermédiaire de sa filiale Invexans Limited. Nexans Brazil est détenue indirectement à 100 % par Nexans par l’intermédiaire de sa filiale Nexans Participations. En conséquence, conformément aux articles L.225-38 et suivants du Code de commerce, cette opération est soumise à l’autorisation préalable du Conseil d’Administration.
Le principe, le contenu et les modalités de l’accord proposé ont été examinés par le Conseil d’Administration hors la présence d’Andrónico Luksic, de Francisco Pérez et d’Oscar Hasbún, Administrateurs de Nexans et d’Invexans. Le Conseil a constaté l’intérêt pour la Société de conclure cet accord compte tenu des engagements préexistants pris en 2008 vis-à-vis d’Invexans SA dans le cadre de l’acquisition de Nexans Brazil.
Conformément aux dispositions de l’article L.225-40 du Code de commerce, Andrónico Luksic, Francisco Pérez et Oscar Hasbún n’ont pas pris part aux délibérations ni à la décision du Conseil d’Administration.
Au cours de l’exercice 2024, la convention n’a donné lieu à aucun versement, en l’absence de décision de l’administration fiscale brésilienne.
4.7.2 Conventions conclues au cours de l’exercice 2024
Mandataire social concerné : Bpifrance Participations représenté par Karine Lenglart
CONVENTION DE FINANCEMENT du 18 DECEMBRE 2024 conclue avec bpifrance
Le Conseil d’Administration du 29 octobre 2024 a autorisé la signature par la société Nexans Continuous Copper Casting and Refining, société détenue indirectement à 70 % par la Société, par l’intermédiaire de sa filiale Nexans France, d’une convention de financement avec Bpifrance. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du plan d’investissement France 2030, visant à développer la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir, pour un projet d'investissement dans une ligne de production de fil machine de cuivre recyclé. La convention a pour objectif de permettre à Nexans de bénéficier d’un financement d’un montant total d’environ 15 millions d’euros sous forme de subventions à hauteur de 60 % et d’avance remboursable sur sept ans à hauteur de 40 %.
Bpifrance est la société-mère de Bpifrance Participations qui détient 5,19 % du capital et des droits de vote de Nexans et est membre du Conseil d’Administration de la Société. En conséquence, conformément aux articles L.225-38 et suivants du Code de commerce, cette opération est soumise à l’autorisation préalable du Conseil d’Administration.
Le principe, le contenu et les modalités de cette transaction ont été examinés par le Conseil d’Administration, hors la présence de Karine Lenglart, représentant permanent de Bpifrance Participations au Conseil d’Administration. Le Conseil a constaté l’intérêt pour la Société de conclure cette convention de financement avec Bpifrance, avant d’autoriser sa conclusion.
Au cours de l’exercice 2024, cette convention n’a donné lieu à aucun versement au profit de la société Nexans Continuous Copper Casting and Refining.
4.7.3 Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
Assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024
À l’assemblée générale de la société Nexans
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.225-31 du Code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R.225-31 du Code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
Conventions soumises à l’approbation de l’Assemblée Générale
En application de l’article L.225-40 du Code de commerce, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l’exercice écoulé qui ont fait l’objet de l’autorisation préalable de votre conseil d’administration.
Convention de financement
conclue le 18 décembre 2024 entre les sociétés Nexans Continuous Copper Casting and Refining et Bpifrance (conseil d’administration du 29 octobre 2024)
Personnes intéressées : Karine Lenglart (Administratrice de Nexans SA, détenant indirectement à 70 % la société Nexans Continuous Copper Casting and Refining), représentante de Bpifrance Participations (détenue par Bpifrance, détenant 5,19 % du capital et des droits de vote de Nexans SA).
Nature et objet de la convention : Convention de financement avec Bpifrance.
Modalités : La convention a pour objectif de permettre à Nexans de bénéficier d’un financement d’un montant total d’environ 15 millions d’euros sous forme de subventions à hauteur de 60 % et d’avance remboursable sur sept ans à hauteur de 40 %.
Motifs justifiant de l’intérêt de la convention pour la société : La convention s’inscrit le cadre du plan d’investissement France 2030, visant à développer la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir, pour un projet de d’investissement dans une ligne de production de fil machine de cuivre recyclé.
Au cours de l’exercice 2024, la convention n’a donné lieu à aucun versement au profit de la société Nexans Continuous Copper Casting and Refining.
Conventions déjà approuvées par l’Assemblée Générale
Conventions approuvées au cours d'exercices antérieurs dont l'exécution s'est poursuivie au cours de l'exercice écoulé
En application de l’article R.225-30 du Code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
Lettre d’engagement d’Invexans Limited
(groupe Quiñenco) du 25 octobre 2022 (conseil d’administration du 25 octobre 2022)
Personnes intéressées : Andrónico Luksic Craig (Administrateur de Nexans et représentant d’Invexans), Francisco Pérez Mackenna (Administrateur de Nexans, Président du Conseil d’Administration d’Invexans Limited et Directeur Général de Quiñenco SA) et Oscar Hasbún Martínez (Administrateur de Nexans et d’Invexans SA) ; la société Invexans Limited détenant plus de 10 % du capital social et des droits de vote de Nexans SA.
Nature et objet de la convention
Le 25 octobre 2022, Invexans Limited et Nexans SA ont signé une lettre d’engagement au titre de laquelle Invexans Limited renouvelle son engagement de ne pas demander une représentation au Conseil d’Administration de Nexans SA supérieure à trois membres non indépendants dans un Conseil composé de quatorze Administrateurs ou, si le Conseil devait être élargi, une représentation supérieure à un nombre d’Administrateurs proportionnel à sa participation au capital.
Modalités
Cet engagement est entré en vigueur le 25 octobre 2022 et prendra fin le 22 novembre 2030 ou avant cette date en cas de survenance de l’un des événements suivants :
- le dépôt d’une offre publique visant la totalité des actions et droits de vote de Nexans (y compris, pour lever toute ambiguïté, par Invexans) ;
- un tiers n’agissant pas de concert (au sens de l’article L.233-10 du Code de commerce français) avec Invexans vient à détenir une participation supérieure au plus bas des seuils suivants : (i) 15 % du capital social ou des droits de vote ou (ii) le pourcentage du capital social ou des droits de vote alors détenu par Invexans ;
- le pourcentage de capital social détenu par Invexans dans Nexans tombe en dessous de 10 % ;
- Invexans vient à détenir 30 % ou plus du capital social ou des droits de vote de Nexans à la suite d’une transaction approuvée par les actionnaires de Nexans et a obtenu de l’AMF une dérogation à l’obligation de déposer un projet d’offre publique.
Motifs justifiant de l’intérêt de la convention pour la société
Le Conseil a constaté l’intérêt pour Nexans d’accepter cet engagement compte tenu de l’engagement préexistant conclu en 2014, dans le contexte de la résiliation du pacte d’actionnaires.
Conventions sans exécution au cours de l’exercice écoulé
Par ailleurs, nous avons été informés de la poursuite des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, qui n’ont pas donné lieu à exécution au cours de l’exercice écoulé.
Convention fiscale du 20 septembre 2022
conclue entre Nexans Brazil et Invexans SA (Groupe Quiñenco) (conseil d’administration du 26 juillet 2022)
Personnes intéressées
Andrónico Luksic Craig (Administrateur de Nexans et représentant d’Invexans), Francisco Pérez Mackenna (Administrateur de Nexans et Président du Conseil d’Administration d’Invexans SA) et Oscar Hasbún Martínez (Administrateur de Nexans et d’Invexans SA) ; la société Invexans SA détenant indirectement plus de 10 % du capital social et des droits de vote de Nexans SA par l’intermédiaire de sa filiale Invexans Limited et Nexans Brazil étant détenue indirectement à 100 % par Nexans par l’intermédiaire de sa filiale Nexans Participations.
Nature et objet de la convention
La conclusion de la convention fiscale avec Invexans SA s’inscrit dans le cadre de l’accord de Ratification of the Supervening Tax Credit Allocation Agreement, relative à un remboursement d’impôt par les autorités fiscales brésiliennes.
Modalités
Conformément au contrat d’acquisition conclu en 2008 pour la cession par Invexans à Nexans de son activité câbles en Amérique latine, la société Invexans SA a le droit de percevoir 90 % du remboursement d’impôt couvrant la période de 2002 à 2008 (net de toutes taxes liées au remboursement d’impôt) qui pourraient être payées par les autorités brésiliennes à la filiale brésilienne de Nexans, Nexans Brazil.
Motifs justifiant de l’intérêt de la convention pour la société
Le Conseil a constaté l’intérêt pour la Société de conclure cet accord compte tenu des engagements préexistants pris en 2008 vis-à-vis d’Invexans SA dans le cadre de l’acquisition de Nexans Brazil.
Au cours de l’exercice 2024, la convention n’a donné lieu à aucun versement, en l’absence de décision de l’administration fiscale brésilienne.
Les Commissaires aux comptes, le 25 mars 2025
Forvis Mazars SA
Paris La Défense
Juliette Decoux-Guillemot
Associée
PricewaterhouseCoopers
Neuilly-sur-Seine
Édouard Demarcq
Associé
(1) Taux d’indépendance calculé sans comptabiliser les Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires, conformément à la recommandation 10.3 du Code AFEP-MEDEF.
(2) Taux d’indépendance calculé sans comptabiliser les Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires, conformément à la recommandation 10.3 du Code AFEP-MEDEF.
5. États financiers Nexans 2024
5.1 Comptes consolidés
5.1.1 Compte de résultat consolidé
5.1.2 État du résultat global consolidé
5.1.3 Bilan consolidé
5.1.4 Variation des capitaux propres consolidés
5.1.5 Tableau des flux de trésorerie consolidés
5.1.6 Notes annexes
5.1.7 Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
5.2 Comptes sociaux
5.2.1 Compte de résultat
5.2.2 Bilan
5.2.3 Notes annexes
5.2.4 Résultats financiers de la Société au cours des cinq derniers exercices
5.2.5 Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels
5.3 Contrôle des comptes
5.1 Comptes consolidés
5.1.1 Compte de résultat consolidé
En millions d’euros
Notes
2024
2023
CHIFFRE D’AFFAIRES NET (a)
1. E.A, 4 et 5
| 8 546 | 7 790 | ||
|---|---|---|---|
| Coût des ventes | (7 373) | (6 795) | |
| MARGE BRUTE | 1 173 | 995 | |
| Charges administratives et commerciales | (518) | (474) | |
| Frais de R\&D | (89) | (89) | |
| MARGE OPÉRATIONNELLE (b) | 1.E.B et 4 | 566 | 432 |
| Effet Stock Outil (c) | 1.E.C | 44 | (12) |
| Coûts de réorganisation | 25 | (62) | (49) |
Autres produits et charges opérationnels
7, 8 et 9
| (34) | 1 | Quote-part dans les résultats nets des entreprises associées | - | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | RÉSULTAT OPÉRATIONNEL | 1.E.D | 513 | 374 |
| Coût de l’endettement financier (net) | 1.E.E | (55) | (59) | |
| Autres produits et charges financiers (d) | 1.E.E et 10 | (61) | (24) | |
| RÉSULTAT AVANT IMPÔTS | 398 | 292 | ||
| Impôts sur les bénéfices | 1.E.F Et 11 | (115) | (68) | |
| RÉSULTAT NET DES ACTIVITÉS POURSUIVIES | 283 |
Résultat net des activités abandonnées
RÉSULTAT NET CONSOLIDÉ
| 223 | ||
|---|---|---|
| dont part du Groupe | 279 | |
| dont part des intérêts ne donnant pas le contrôle | 3 | 2 |
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE PAR ACTION (en euros)
| résultat de base par action | 6,39 |
|---|---|
| résultat dilué par action | 6,20 |
(a) En plus du chiffre d’affaires net, le Groupe utilise comme indicateur le chiffre d’affaires à prix métaux constants, calculé avec des cours de référence. Il est présenté dans l’information sectorielle en Note 4 et est utilisé dans le rapport d’activité Partie 2. Ce chiffre d’affaires calculé à cours du cuivre et de l’aluminium constants est utilisé dans le suivi de la performance.
opérationnelle pour neutraliser l’effet des variations des cours des métaux non ferreux et mesurer ainsi l’évolution effective de son activité (le coût des ventes étant retraité de la même manière).
(b) La marge opérationnelle est un des indicateurs de gestion de l’activité retenus pour mesurer la performance opérationnelle du Groupe.
(c) Effet lié à la revalorisation du Stock Outil à son coût unitaire moyen pondéré.
(d) Les autres produits et charges financiers intègrent l’ajustement de la position monétaire sur la Turquie et le Ghana en lien avec l’application de la norme IAS 29 « Hyperinflation » cf. Note 1 et Note 10.
5.1.2 État du résultat global consolidé
| En millions d’euros | Notes | |||
|---|---|---|---|---|
| 2024 | 2023 | |||
| Résultat net consolidé | 283 | 223 | ||
| Éléments recyclables | (44) | (91) | ||
| dont différences de conversion | 12 | (59) | ||
| dont couverture des flux de trésorerie | 28 | (57) | ||
| Impôts sur éléments recyclables | 11.C | 12 | 4 | |
| Éléments non recyclables | 26 | (9) | ||
| dont gains et pertes actuariels sur avantages postérieurs à l’emploi | 24.B | 26 | (9) | |
| dont actifs financiers à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global | - | - | ||
| Impôts sur éléments non recyclables | 11.C | (7) | 2 | |
| TOTAL DES AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL | (13) | (94) | ||
| TOTAL DU RÉSULTAT GLOBAL | 269 | 129 | ||
| dont part Groupe | 265 | 127 | ||
| dont part des Intérêts ne donnant pas le contrôle | 4 | 2 |
5.1.3 Bilan consolidé
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Notes | 2024 | 2023 | |
|---|---|---|---|
| ACTIF | |||
| Goodwill | 8 et 14 | 470 | 293 |
| Immobilisations incorporelles | 15 | 320 | 210 |
| Immobilisations corporelles | 16 | 2 196 | 1 854 |
| Participations dans les entreprises associées | 17 | 18 | 19 |
| Impôts différés actifs | 11.D | 117 | 129 |
| Autres actifs non courants | 18 | 225 | 234 |
| ACTIFS NON COURANTS | 3 345 | 2 740 | |
| Stocks et en-cours | 19 | 1 279 | 1 319 |
| Actifs sur contrats | 5.B | 194 | 187 |
| Clients et comptes rattachés | 20 | 1 197 | 856 |
| Instruments dérivés (courant) | 28 | 61 | 67 |
| Autres actifs courants | 21 | 211 | 235 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 26.A | 1 254 | 1 131 |
| Actifs et groupes d’actifs détenus en vue de la vente | 13 | 131 | - |
| ACTIFS COURANTS | 4 327 | 3 796 | |
| TOTAL DES ACTIFS | 7 673 | 6 536 |
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Notes | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Passif et capitaux propres | ||
| Capital, primes, résultat et réserves | 1 945 | 1 793 |
| Autres composantes des capitaux propres | (131) | (98) |
| Capitaux propres – part du Groupe | 1 813 | 1 695 |
| Intérêts ne donnant pas le contrôle | 19 | 16 |
| CAPITAUX PROPRES | 1 833 | 1 711 |
| Provisions pour retraite et engagements assimilés | 213 | 237 |
| Provisions (non courant) | 95 | 82 |
| Dettes financières (non courant) | 1 706 | 747 |
| Instruments dérivés (non courant) | 60 | 33 |
| Impôts différés passifs | 151 | 129 |
| PASSIFS NON COURANTS | 2 224 | 1 227 |
| Provisions (courant) | 113 | 117 |
| Dettes financières (courant) | 228 | 598 |
| Passifs sur contrats | 1 004 | 738 |
| Instruments dérivés (courant) | 112 | 61 |
| Fournisseurs et comptes rattachés | 1 622 | 1 601 |
| Autres passifs courants | 508 | 482 |
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Notes | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Dettes liées aux groupes d’actifs détenus en vue de la vente | 13 | 29 |
| - | ||
| PASSIFS COURANTS | 3 615 | 3 597 |
| TOTAL DES PASSIFS ET CAPITAUX PROPRES | 7 673 | 6 536 |
5.1.4 Variation des capitaux propres consolidés
En millions d’euros
| Nombre d’actions en circulation | Capital émis | Primes | Actions propres | Résultat et Réserves consolidés | Variations de juste valeur et autres | Différences de conversion | Capitaux propres (part du Groupe) | Intérêts ne donnant pas le contrôle | Capitaux propres | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 31 décembre 2022 | 43 460 978 | 44 | 1 604 | (26) | 46 | (29) | 13 | 1 652 | 15 | 1 667 |
Résultat net
| 221 | 221 | 2 | 223 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Autres éléments du résultat global
| (8) | (27) | (60) | (94) | (94) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
TOTAL DU RÉSULTAT GLOBAL
| 214 | (27) | (60) | 127 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
2
Distribution de dividendes
| (92) | - | - | - |
|---|---|---|---|
| (92) | (1) | (94) | - |
Variations de capital
| - | - | - | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Mouvements sur actions propres (a)
| 172 544 | - | - | 16 | (23) | - |
|---|---|---|---|---|---|
Plans d’actions réservés au personnel :
Valeur des services rendus par le personnel
13
Sommes reçues de l’émission d’actions
13
Transactions entre actionnaires sans perte ou prise de contrôle
| Autres | 1 | 1 | 1 |
|---|---|---|---|
| 31 décembre 2023 | 43 633 522 |
1
| Résultat net | - | - | - | 279 | - | - | 279 | 3 | 283 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Autres éléments du résultat global | - | - | - | 19 | (43) | 10 | (14) | 1 | (13) |
| TOTAL DU RÉSULTAT GLOBAL |
Distribution de dividendes
| 298 | (43) | 10 | 265 | 4 | 269 |
|---|---|---|---|---|---|
Variations de capital
| (101) | - | - | (101) | (1) | (102) |
|---|---|---|---|---|---|
Mouvements sur actions propres
| (a) | (63 901) |
|---|---|
| (11) | (22) |
| (33) | (33) |
Plans d’actions réservés au personnel :
Valeur des services rendus par le personnel
19
19
Sommes reçues de l’émission d’actions
| Transactions entre actionnaires sans perte ou prise de contrôle | (32) | (32) | (32) |
|---|---|---|---|
| Autres |
31 décembre 2024
| Actions en circulation | 43 569 621 |
|---|---|
| 44 | 1 604 |
| (21) | 321 |
| (99) | (36) |
| 1 813 | 19 |
| 1 833 |
Le nombre d’actions en circulation correspond aux actions émises diminuées des actions propres détenues ; les acquisitions et cessions d’actions propres ainsi que les actions en circulations sont détaillées en Note 23.
5.1.5 Tableau des flux de trésorerie consolidés
En millions d’euros
| Notes | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Résultat net | 283 | 223 |
| Amortissements et dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles (y compris goodwill) | 217 |
156
Coût de l’endettement financier (brut)
| 81 | 80 | |||
|---|---|---|---|---|
| Effet Stock Outil (a) | (44) | 12 | ||
| Charge/(produit) d’impôts exigible et différés | 11 | 115 | 68 | |
| Plus ou moins-value de cessions d’actifs | 9 | 4 | 9 | |
| Variation nette des provisions et des passifs non courants | (11) | (9) | ||
| Variations de juste valeur des dérivés à caractère opérationnel | 46 | (37) | ||
| Charges liées à des paiements en instruments de capitaux propres | 19 | 13 | ||
| Autres retraitements |
CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT AVANT COÛT DE L’ENDETTEMENT FINANCIER BRUT ET IMPÔTS
| 19 | 4 | |||
|---|---|---|---|---|
| 729 | 520 | |||
| Diminution (augmentation) du besoin en fonds de roulement | 22 | 176 | 262 | |
| Dépréciations d’actifs courants et provisions sur affaires | 2 | 24 | ||
| Impôts versés | (132) | (107) | ||
| VARIATION NETTE DES ACTIFS ET PASSIFS COURANTS | 46 | 180 | ||
| FLUX DE TRÉSORERIE PROVENANT DE L’EXPLOITATION | 775 | 700 | ||
| Encaissements sur cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles | 2 | 6 | ||
| Décaissements sur investissements corporels et incorporels |
Diminution (augmentation) des prêts accordés et des actifs financiers court terme
| Décaissements sur acquisitions de titres consolidés, nets de la trésorerie acquise | (528) |
|---|---|
| Encaissements sur cessions de titres consolidés, nets de la trésorerie cédée | (60) |
FLUX DE TRÉSORERIE D’INVESTISSEMENT
| (903) | (440) |
|---|---|
VARIATION NETTE DE LA TRÉSORERIE APRÈS INVESTISSEMENT
| (127) | 260 |
|---|---|
Émissions (remboursements) d’emprunts
| 26 | 475 | (58) |
|---|---|---|
| dont la souscription de l’obligation 2024-2030 |
Tableau des opérations financières
| Opérations | Montant |
|---|---|
| dont la souscription de l’obligation 2024-2029 | |
| dont le remboursement de l’obligation 2017-2024 | (200) |
| dont le remboursement de l’obligation 2018-2023 | (325) |
| dont la souscription de l’obligation 2023-2028 | 398 |
| Augmentations (réductions) de capital en espèces (c) | 23 |
| (33) | |
| (6) | |
| Intérêts financiers versés | (63) |
| (59) | |
| Transactions entre actionnaires sans perte ou prise de contrôle | |
| Dividendes payés | (102) |
FLUX DE TRÉSORERIE DE FINANCEMENT
| (215) | Impact de l’hyperinflation (d) | |||
|---|---|---|---|---|
| (2) | Incidence des variations des taux de change | |||
| (12) | (62) | AUGMENTATION (DIMINUTION) NETTE DE LA TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE | ||
| (15) | TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE AU DÉBUT DE LA PÉRIODE | 26.A | 1 114 | 1 129 |
| TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE À LA FIN DE LA PÉRIODE | 26.A | 1 251 | 1 114 | |
| dont Trésorerie et équivalents de trésorerie – Actif | 1 254 | 1 131 | ||
| dont Concours bancaires courants – Passif |
5.1.6 Notes annexes
- Note 1. Principes comptables
- Note 2. Enjeux climatiques
- Note 3. Principaux événements
- Note 4. Segments opérationnels
- Note 5. Revenu sur contrats conclus avec les clients
- Note 6. Frais de personnel et effectifs
- Note 7. Autres produits et charges opérationnel
- Note 8. Dépréciations d’actifs nets
- Note 9. Plus et moins-values de cessions d’actifs
- Note 10. Autres produits et charges financiers
- Note 11. Impôts sur les bénéfices
- Note 12. Résultat par action
- Note 13. Actifs détenus en vue de la vente et activités abandonnées
- Note 14. Goodwill
- Note 15. Immobilisations incorporelles
- Note 16. Immobilisations corporelles
- Note 17. Participations dans les entreprises associées – Informations financières résumées
- Note 18. Autres actifs non courants
- Note 19. Stocks et en-cours de production industrielle
- Note 20. Clients et comptes rattachés
- Note 21. Autres actifs courants
- Note 22. Variation du besoin en fonds de roulement
- Note 23. Capitaux propres
- Note 24. Retraites, indemnités de fin de carrière et autres avantages à long terme
- Note 25. Provisions
- Note 26. Endettement net
- Note 27. Dettes fournisseurs et autres passifs courants
- Note 28. Instruments dérivés
- Note 29. Risques financiers
- Note 30. Informations complémentaires sur les instruments financiers
- Note 31. Transactions avec les parties liées
- Note 32. Passifs éventuels, litiges
- Note 33. Engagements hors bilan
- Note 34. Liste des principales sociétés consolidées
- Note 35. Honoraires des Commissaires aux comptes
- Note 36. Événements postérieurs à la clôture
A. Principes généraux
Nexans (la Société) est une société anonyme de droit français, soumise à l’ensemble des textes régissant les sociétés commerciales en France et en particulier aux dispositions du Code de commerce. Nexans a été constituée le 7 janvier 1994 (sous la dénomination sociale Atalec) et a son siège en France.
Ses actions sont admises aux négociations sur le compartiment A du marché réglementé d’Euronext Paris, au sein de l’indice SBF 120.
Le groupe Nexans produit des câbles électriques et fournit à ses clients des solutions et des services innovants autour du transport de l’énergie.
Les états financiers consolidés sont présentés en euros arrondis au million le plus proche. Le jeu des arrondis peut dans certains cas conduire à un écart non significatif au niveau des différents totaux ou variations. Ils ont été arrêtés par le Conseil d’Administration du 18 février 2025 et ne seront définitifs qu’après leur approbation par l’Assemblée Générale des actionnaires qui se tiendra en première convocation le 15 mai 2025.
Les informations significatives sur les méthodes comptables appliquées lors de la préparation des états financiers consolidés sont décrites ci-après. Sauf indication contraire, ces méthodes ont été appliquées de façon permanente à l’ensemble des exercices présentés.
Bases de préparation des comptes consolidés
Les états financiers consolidés du groupe Nexans ont été préparés conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté par l’Union européenne au 31 décembre 2024.
Le Groupe a appliqué l’ensemble des normes, amendements et interprétations d’application obligatoire aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2024 :
- amendements à IFRS 16 « Passif de loyers dans le cas d’une cession-bail » ;
- amendements à IAS 1 « Classement des passifs en courant ou non-courants » ;
- amendements IAS 7 et IFRS 7 concernant l’affacturage inversé.
Ces publications n’ont pas eu d’incidence significative sur les comptes consolidés du Groupe.
Par ailleurs, faisant suite à la recommandation du « Pilier 2 » de l’OCDE conduisant à la création d’un régime d’impôt minimum pour les grandes organisations internationales, l’Union européenne a adopté le 14 décembre 2022 une directive rendant ce régime effectif le 1er janvier 2024, transposée par la France dans le cadre du projet de loi de finances 2024. Les règles du « Pilier 2 » sont donc applicables à toutes les entités effectivement contrôlées par la société Nexans, consolidées ou non.
Le Groupe est soumis aux règles du « Pilier 2 » à partir du 1er janvier 2024. Les conséquences de l’application de la norme sont décrites dans la Note 11 « Impôts sur les bénéfices ».
Nouvelles normes publiées et non encore applicables
L’IASB a publié l’amendement suivant adopté par l’Union européenne et applicable à compter du 1er janvier 2025 :
- amendement à IAS 21 « Absence de convertibilité ».
Le Groupe n’anticipe pas d’impacts significatifs dans les états financiers à l’application de cet élément.
L’IASB n’a pas publié de normes, amendements et interprétations non encore adoptés par l’Union européenne et potentiellement applicables au Groupe.
Estimations et jugements
La préparation des états financiers consolidés nécessite de la part de la Direction l’exercice de jugements ainsi que la prise en compte d’estimations et d’hypothèses susceptibles d’avoir un impact significatif tant sur les montants des actifs et des passifs que sur ceux des produits et des charges.
Ces appréciations sont effectuées de manière régulière par la Direction afin de prendre en compte l’expérience passée et les autres facteurs jugés pertinents au regard des conditions économiques. Il est notamment tenu compte des réglementations applicables dans les années à venir et des conséquences prévisibles des engagements pris en faveur d'atteindre zéro émission nette, des prévisions d’évolutions technologiques et de marché (coûts des matières premières, évolutions des attentes des clients etc.) et de toute autre évolution pouvant avoir un impact significatif sur les comptes consolidés en application des règles édictées selon les normes IFRS.
Les principales sources d’incertitudes relatives aux estimations font l’objet de développements dans les notes spécifiques à ces postes lorsque nécessaire et portent sur les éléments suivants :
- valeur recouvrable de certaines immobilisations corporelles, incorporelles ou goodwill et détermination des groupes d’Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) au niveau desquels les goodwill sont testés (voir Note 1.F.A, Note 1.F.B, Note 1.F.C et Note 8). Le Groupe a inclus dans sa revue de la valeur recouvrable des hypothèses en lien avec les conséquences du changement climatique ;
- reconnaissance et recouvrabilité des actifs d’impôts différés relatifs à des déficits fiscaux reportables non utilisés (voir Note 1.E.F et Note 11.E) ;
- marges à terminaison et pourcentage d’avancement sur les contrats à long terme (voir Note 1.E.A) ;
- évaluation des engagements de retraite et autres avantages accordés au personnel (voir Note 1.F.J et Note 24) ;
- provisions et passifs éventuels (voir Note 1.F.K, Note 25 et Note 32) ;
- valorisation des instruments dérivés et qualification en couverture de flux futurs de trésorerie (voir Note 1.F.N et Note 28) ;
- durées de location en ce qui concerne les périodes optionnelles des contrats immobiliers (voir Note 1.F.M).
Les estimations et les hypothèses sous-jacentes sont réalisées à partir de l’expérience passée et d’autres facteurs considérés comme raisonnables au vu des circonstances. Elles sont réexaminées de façon continue. Elles servent ainsi de base à la détermination des valeurs comptables d’actifs et de passifs, qui ne peuvent être obtenues directement à partir d’autres sources. En raison des incertitudes inhérentes à tout processus d’évaluation, il est possible que les montants définitifs, qui figureront dans les futurs états financiers du groupe Nexans, soient différents des valeurs actuellement estimées. L’impact des changements d’estimation comptable est pris en compte au cours de la période du changement s’il n’affecte que cette période ou au cours de la période du changement et des périodes ultérieures si celles-ci sont également affectées par le changement.
B. Méthodes de consolidation
Les états financiers consolidés incluent les états financiers de la société Nexans, des filiales contrôlées et des sociétés mises en équivalence, établis à chaque clôture.
Les états financiers des filiales et sociétés mises en équivalence sont préparés pour le même exercice que la société mère. Des ajustements sont apportés pour harmoniser les différences de méthodes qui peuvent exister.
Les filiales (sociétés contrôlées par Nexans) sont consolidées par intégration globale à partir du moment où le Groupe en prend le contrôle et jusqu’à la date à laquelle le contrôle est transféré à l’extérieur du Groupe. Le contrôle est le pouvoir, direct ou indirect, de diriger les politiques financières et opérationnelles d’une entreprise afin de tirer avantage de ses activités.
La mise en équivalence s’applique à toute entreprise associée dans laquelle le Groupe exerce une influence notable. Elle est présumée lorsque la participation directe ou indirecte du Groupe est supérieure à 20 %.
L’évaluation du type de contrôle est réalisée au cas par cas, après prise en compte des situations de présomption précisées dans les normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28 révisée. La liste des principales sociétés consolidées par intégration globale ou mises en équivalence est présentée dans la Note 34.
Tous les soldes et transactions intra-groupe, y compris les résultats internes correspondants, sont éliminés en consolidation.
C. Méthodes de conversion
La monnaie de présentation des états financiers du Groupe est l’euro. En conséquence :
- les bilans des activités du Groupe situées à l’étranger, dont la monnaie fonctionnelle n’est pas l’euro, sont convertis en euros au taux de change à la date de clôture ;
- le compte de résultat de ces activités à l’étranger est converti au taux de change moyen de l’exercice. Ce taux de change moyen est considéré comme une valeur approchée du cours applicable aux transactions sous-jacentes.
La différence de conversion qui en résulte est inscrite parmi les autres éléments du résultat global au poste « Différences de conversion ». La monnaie fonctionnelle d’une entité est la monnaie de l’environnement économique dans lequel cette entité opère principalement. Dans la majorité des cas, la monnaie fonctionnelle correspond à la monnaie locale.
Le tableau des flux de trésorerie est converti au taux de change moyen de l’exercice.
Le Groupe applique la norme IAS 29 à la Turquie depuis le 1er janvier 2022 et au Ghana depuis le 1er janvier 2023. Cette norme IAS 29 requiert de retraiter les éléments non monétaires des actifs et passifs du pays en hyperinflation ainsi que son compte de résultat pour refléter l’évolution du pouvoir d’achat général de sa monnaie fonctionnelle, entraînant un profit ou une perte sur la position monétaire nette qui est enregistrée en résultat net. De plus, les états financiers de ce pays sont convertis au taux de clôture de la période considérée.
Les conséquences de l’application de la norme IAS 29 sont décrites dans la Note 10 « Autres produits et charges financiers ».
Aucune autre des filiales du Groupe n’a fait l’objet d’un traitement spécifique pour hyperinflation au sens de la norme IAS 29.
Depuis 2021, l’économie du Liban est considérée comme hyperinflationniste au sens de la norme IAS 29. Néanmoins, la devise fonctionnelle de l’entité du Groupe située au Liban est le dollar américain, les activités dans ce pays étant essentiellement réalisées dans cette devise. De ce fait, aucun retraitement n’est effectué dans les comptes du Groupe.
Les transactions libellées en devises sont converties au taux de change en vigueur au moment de la transaction. Lorsque les transactions libellées en devises sont couvertes et que cette couverture est documentée d’un point de vue comptable, le gain ou la perte sur la part spot du dérivé correspondant affecte directement l’élément couvert de façon à ce que la transaction ressorte, dans son ensemble, au taux de couverture dans le compte de résultat.
Conformément à la norme IAS 21 « Effet des variations des cours des monnaies étrangères », les éléments monétaires du bilan sont convertis au cours de clôture, à chaque arrêté comptable. Les écarts de conversion correspondants sont inscrits en résultat financier sauf s’ils font partie de l’investissement net dans une activité étrangère au sens de la norme IAS 21 auquel cas les écarts de conversion sont directement inscrits parmi les autres éléments du résultat global au sein des « Différences de conversion ».
Les instruments dérivés sur devises sont évalués et comptabilisés conformément aux principes décrits en Note 1.F.N.
D. Regroupements d’entreprises
Les actifs, passifs et passifs éventuels acquis dans le cadre de regroupements d’entreprise sont enregistrés et évalués à la juste valeur selon la méthode de l’acquisition.
Pour chaque regroupement d’entreprises, l’acquéreur doit sauf exception évaluer toute part d’intérêts ne donnant pas le contrôle soit à sa juste valeur (méthode du goodwill complet), soit sur la base de la quote-part dans l’actif net identifiable de
l’entité acquise évaluée à la juste valeur à la date de l’acquisition. Dans ce dernier cas, il n’y a pas de comptabilisation d’un goodwill au titre des intérêts ne donnant pas le contrôle (méthode du goodwill partiel).
Le goodwill déterminé à date de prise de contrôle correspond donc sur ces bases à la différence entre :
- le prix d’acquisition, évalué généralement à sa juste valeur à la date d’acquisition, augmenté du montant des intérêts ne donnant pas le contrôle dans l’entreprise acquise, évalués selon les modalités décrites ci-dessus, ainsi que, pour un regroupement d’entreprises réalisé par étapes, de la juste valeur à la date d’acquisition de la participation précédemment détenue par l’acquéreur dans l’entreprise acquise ;
- le solde net des montants des actifs acquis et des passifs repris identifiables évalués conformément à IFRS 3 à la date d’acquisition.
Le Groupe dispose d’un délai de 12 mois à compter de la date d’acquisition pour finaliser la comptabilisation d’un regroupement d’entreprises en intégrant les éventuels « ajustements de période d’évaluation ». Ces derniers sont notamment liés à des informations complémentaires que l’acquéreur a obtenues après la date d’acquisition à propos de faits et circonstances qui existaient à cette date.
La contrepartie transférée à l’occasion d’un regroupement d’entreprises doit être évaluée à la juste valeur à date d’acquisition calculée comme étant la somme des justes valeurs des actifs transférés et des dettes contractées par l’acquéreur à l’égard des détenteurs antérieurs de l’entreprise acquise et des parts de capitaux propres émises par l’acquéreur. Les compléments de prix éventuels à la date d’acquisition sont pris en compte de façon systématique dans cette évaluation initiale de la contrepartie transférée, sur la base d’un scénario probabilisé.
Les éventuelles variations de juste valeur de la contrepartie transférée que l’acquéreur comptabiliserait après la date d’acquisition et qui ne correspondraient pas aux ajustements de période d’évaluation évoqués ci-dessus, tels que la réalisation d’un objectif de résultat différent des anticipations initiales, sont principalement comptabilisées comme suit :
- la variation de juste valeur correspondant à la part de la contrepartie transférée, qui est classée en instrument de capitaux propres, ne doit pas être réévaluée et son règlement ultérieur doit être comptabilisé en capitaux propres lorsqu’il intervient ;
- la variation de juste valeur correspondant à la part de la contrepartie transférée, qui est classée comme un actif ou un passif répondant à la définition d’un instrument financier dans le champ d’application d’IFRS 9, doit être comptabilisée en résultat (notamment l’impact de la désactualisation), ou en autres éléments du résultat global, selon le cas.
Le Groupe comptabilise les frais connexes à l’acquisition d’une filiale en charges sur les périodes au cours desquelles les coûts sont engagés et les services reçus. Dans le cas d’émission d’instruments de capitaux propres ou de transactions liées aux dettes financières relatives à l’acquisition d’une filiale, les coûts annexes sont affectés respectivement aux capitaux propres ou aux dettes financières conformément à IFRS 9 et IAS 32.
E. Éléments du compte de résultat
1. Chiffre d’affaires
Chiffre d’affaires net
Le chiffre d’affaires net représente les ventes de marchandises et les ventes de biens et services produits dans le cadre des activités principales du Groupe au titre des contreparties promises dans les contrats conclus avec des clients. Il correspond au chiffre d’affaires net à prix métal courant dans la Note 4 sur les segments opérationnels.
Les activités principales du Groupe comprennent la vente de câbles produits dans les usines du Groupe ainsi que des prestations d’installation de ces câbles. Les câbles sont vendus soit séparément via des contrats dédiés avec les clients (ci-après « ventes de marchandises ou biens »), soit ensemble avec des prestations d’installation dans des contrats regroupant à la fois la vente de câbles et de services d’installation (ci-après « contrats de biens et services »).
Conformément à la norme IFRS 15, un produit est comptabilisé en chiffre d’affaires, lorsque le contrôle des marchandises, biens ou services est transféré au client, et ce pour un montant qui reflète le paiement que l’entité s’attend à recevoir en
contrepartie de ces biens ou services. Quelle que soit l’activité, le montant des ventes comptabilisé en chiffre d’affaires correspond au montant évalué selon les conditions de chaque contrat et selon les pratiques commerciales habituelles. Le cas échéant, les pénalités viennent en réduction du chiffre d’affaires du contrat dès lors qu’un risque est estimé et qu’il est probable de devoir payer. Le chiffre d’affaires comprend par ailleurs certaines contreparties variables, notamment liées aux remises, rabais et ristournes, qui sont évaluées selon la méthode de la valeur attendue ou la méthode du montant le plus probable en fonction des spécificités des contrats concernés.
Ventes de marchandises ou biens
Les contrats clients portant sur les ventes de marchandises ou biens incluent une seule obligation de performance pour chaque livraison. Ces ventes sont comptabilisées à un moment précis lorsque le contrôle de l’actif est transféré au client, généralement au moment de la livraison du bien ou de la marchandise. Par ailleurs, la livraison du bien ou de la marchandise correspondant également au moment où le Groupe obtient un droit inconditionnel au paiement, la contrepartie des ventes comptabilisées est présentée en « Clients et comptes rattachés » à l’actif du bilan consolidé.
Contrats de biens et services
Les contrats portant à la fois sur des ventes de biens et sur des prestations de services liés à l’installation des câbles recouvrent pour l’essentiel les activités de câbles haute tension du Groupe. Ce sont des contrats spécifiquement négociés pour la construction et l’installation d’un actif ou d’un ensemble d’actifs qui sont étroitement liés ou interdépendants en termes de conception, de technologie et de fonction ou de finalité. Lorsque le client ne peut tirer parti de l’actif ou de l’ensemble d’actifs en cours de production ou d’installation du fait des spécificités de conception et d’interdépendance dans le cadre du contrat, une seule obligation de performance est identifiée par contrat.
Par ailleurs, cette ou ces obligations de performance identifiées pour chaque contrat de biens et services sont considérées comme étant satisfaites en continu lorsque (i) l’actif ou l’ensemble d’actifs créé dans le cadre d’un contrat de biens et services est spécifique aux besoins de chaque client et ne peut être utilisé autrement, et que (ii) Nexans a un droit exécutoire à un paiement au titre de la prestation effectuée jusqu’à la date considérée. La reconnaissance du chiffre d’affaires s’effectue au fur et à mesure de la satisfaction de l’obligation de performance, dont la mesure de la progression est basée sur les intrants, en fonction de l’avancement par les coûts, exclusion faite des inefficiences qui n’ont pas été anticipées et qui ne peuvent ainsi donner lieu à comptabilisation de chiffre d’affaires.
Pour chaque contrat de biens et services, le montant cumulé du chiffre d’affaires comptabilisé au titre de l’ensemble des obligations de prestation du contrat, diminué des paiements reçus et des créances clients qui sont comptabilisées séparément, est présenté au bilan au sein des rubriques « Actifs sur contrat », ou « Passifs sur contrat » dans le bilan consolidé. Toute perte à terminaison probable est immédiatement comptabilisée en coût des ventes, et présentée en « Provisions (courant) » ou « Provisions (non courant) » dans le bilan consolidé.
Avances reçues des clients
Le Groupe peut être amené à percevoir des paiements partiels de la part de ses clients avant que les travaux correspondants n’aient été exécutés, autrement dit recevoir des avances de la part des clients. Conformément à IFRS 15, ces avances sont comptabilisées en « Passifs sur contrats » ou en « Actifs sur contrats » en fonction de la position au bilan du contrat de biens et services auquel elles se rattachent. Comme pour la comptabilisation des contreparties promises par le client, le Groupe tient compte des impacts financiers des différés de paiement lorsqu’ils sont significatifs et sur une période supérieure à un an.
Chiffre d’affaires à prix métal constant
Il est rappelé que sur un plan opérationnel, les effets de la variation des cours des métaux sont répercutés dans le prix de vente facturé aux clients.
Pour neutraliser l’effet des variations des cours des métaux non ferreux et mesurer ainsi l’évolution effective de son activité, le Groupe présente également un chiffre d’affaires calculé à cours du cuivre et de l’aluminium constants. Ces cours de référence sont fixés à 5 000 euros par tonne pour le cuivre et 1 200 euros par tonne pour l’aluminium. Ils sont déclinés ensuite dans les devises de chaque unité, intégrant de fait les conditions économiques propres à l’environnement de ces unités. Ce chiffre d’affaires à prix métal constant est présenté en Note 4.
2. Marge opérationnelle
La marge opérationnelle est un indicateur-clé de la mesure de performance opérationnelle du Groupe et inclut la marge brute (qui intègre les charges indirectes de production), les charges administratives et commerciales et les frais de recherche et développement (voir Note 1.F.A).
Les paiements en actions (voir Note 1.F.I), les coûts opérationnels des pensions et retraites (voir Note 1.F.J) et la participation ou intéressement des salariés font partie des coûts de chacune des fonctions, et sont alloués sur cette base sur les lignes appropriées du compte de résultat consolidé par destination.
La marge opérationnelle s’apprécie avant effet : (i) de la revalorisation du Stock Outil (voir Note 1.E.C) ; (ii) des dépréciations d’immobilisations corporelles, incorporelles ou de goodwill résultant de tests de perte de valeur ; (iii) de la variation de juste valeur des instruments financiers sur métaux non ferreux ; (iv) des plus et moins-values sur cessions d’actifs ; (v) des frais connexes sur acquisitions pour les acquisitions abouties et les frais et honoraires liés aux acquisitions envisagées ; (vi) des frais et provisions sur enquêtes de concurrence ; (vii) des coûts de réorganisations ; (viii) de la quote-part dans les résultats des entreprises associées ; (ix) du résultat financier ; (x) des impôts ; et (xi) du résultat net des activités abandonnées.
Le Groupe utilise également l’EBITDA ajusté et le ROCE comme indicateurs de mesure de la performance opérationnelle. L’EBITDA ajusté est défini comme la marge opérationnelle avant (i) amortissements et dépréciations, (ii) dépenses fondées sur des actions et (iii) certains éléments opérationnels spécifiques qui ne sont pas représentatifs de la performance de l’entreprise (se référer à la Note 4 pour plus de détail). Le ROCE correspond au rendement des capitaux employés. Il se calcule en divisant la marge opérationnelle par les capitaux employés.
3. Effet Stock Outil
Cette ligne du compte de résultat consolidé intègre deux composantes complémentaires (cf. également la Note 29.C) :
- un effet « prix » : la valorisation des stocks au prix unitaire moyen pondéré dans les états financiers IFRS du Groupe conduit en effet à constater un décalage temporaire entre la valeur comptable du cuivre consommé et la valeur du cuivre réellement affecté à la commande par le biais des couvertures. Ce décalage est accentué par l’existence permanente d’un stock de métal minimum non couvert (appelé Stock Outil). L’impact comptable lié à ce décalage est exclu de la marge opérationnelle et comptabilisé sur la ligne « Effet Stock Outil » du compte de résultat. Au sein de la marge opérationnelle, indicateur de performance clé pour Nexans, les consommations de stocks sont valorisées sur la base de la valeur métal propre à chaque commande, conformément aux principes de gestion du Groupe qui couvre le prix du métal contenu dans le câble vendu au client ;
- un effet « volume » : le Stock Outil est conservé à un cours historique au sein de la marge opérationnelle (indicateur de gestion) alors qu’il est valorisé au coût unitaire moyen pondéré (CUMP voir Note 1.F.E) dans le résultat opérationnel, conformément aux principes IFRS. L’impact d’une variation du niveau de Stock Outil au cours de la période est également comptabilisé sur la ligne « Effet Stock Outil » du compte de résultat. Ce deuxième effet est en général limité, les tonnes de Stock Outil étant globalement stables d’une période à l’autre, si ce n’est en cas d’évolution structurelle du tonnage lors de réorganisations structurantes pour le Groupe ou de variation très sensible et durable du niveau d’activité dans certains métiers, conformément aux principes de gestion décrits en Note 29.C.
4. Résultat opérationnel
Le résultat opérationnel inclut la marge opérationnelle (voir Note 1.E.B), l’effet Stock Outil (voir Note 1.E.C), les coûts de réorganisation (voir Note 1.F.K), la quote-part dans les résultats nets des entreprises associées et les autres produits et charges opérationnels. Ces derniers sont détaillés dans la Note 7 et comprennent notamment les dépréciations d’immobilisations corporelles, incorporelles ou de goodwill résultant de tests de perte de valeur (voir Note 1.F.C), les plus ou moins-values sur cessions d’actifs et les frais et provisions sur enquêtes de concurrence.
5. Résultat financier
Le résultat financier se compose des éléments suivants :
- le coût de l’endettement financier net des produits financiers reçus en rémunération de la trésorerie et équivalents de trésorerie ;
- les autres produits et charges financiers qui comprennent notamment les profits et pertes de change résultant d’opérations en devises non qualifiées de couverture de flux de trésorerie, les provisions ou reprises de provisions pour dépréciation d’investissements financiers, les charges nettes d’intérêts sur engagements sociaux et les dividendes reçus des sociétés non consolidées.
La plupart de ces éléments sont détaillés dans les Notes 10 et 26.
6. Impôts sur les bénéfices
L’impôt sur les bénéfices comprend l’impôt exigible et l’impôt différé.
Le Groupe comptabilise des impôts différés sur les différences temporelles existantes entre la valeur comptable et la valeur fiscale des actifs et des passifs, ainsi que sur les déficits reportables. Selon les dispositions d’IAS 12, aucun impôt différé n’est comptabilisé pour les différences temporelles générées par un goodwill dont la dépréciation n’est pas déductible ou par la comptabilisation initiale d’un actif ou d’un passif dans une transaction qui :
- n’est pas un regroupement d’entreprises ;
- n’affecte ni le bénéfice comptable ni le bénéfice imposable à la date de transaction (exception faite des contrats de location financière le cas échéant et des écarts actuariels sur engagement de pension) ;
- ne donne pas lieu, au moment de la transaction, à une différence temporelle imposable et à une différence temporelle déductible d’un montant égal.
Au-delà des passifs d’impôts différés sur un horizon comparable, les actifs nets d’impôts différés ne sont reconnus que dans la mesure où les prévisions de résultat à moyen terme (en général sur un horizon de cinq ans) confèrent à la société concernée une assurance raisonnable de récupération. Le Groupe veille à assurer l’homogénéité entre les prévisions utilisées dans le cadre de cet exercice et celles retenues pour le calcul des dépréciations (voir Note 1.F.C).
Les impôts différés sont évalués sur la base des taux d’impôt dont l’application est attendue sur la période au cours de laquelle l’actif sera réalisé ou le passif réglé. Le taux utilisé reflète les intentions du management quant à la façon de réaliser l’actif sous-jacent. Les effets des modifications des taux d’imposition sont inscrits dans les capitaux propres ou le résultat de l’exercice au cours duquel le changement de taux est adopté ou quasi adopté, suivant le mode de comptabilisation initial des impôts différés correspondants.
Un passif d’impôts différés est comptabilisé pour toutes les différences temporelles imposables liées à des participations dans les filiales, entreprises associées, co-entreprises et investissements dans les succursales sauf si le Groupe est en mesure de contrôler la date à laquelle la différence temporelle s’inversera et s’il est probable qu’elle ne s’inversera pas dans un avenir prévisible.
Les actifs et passifs d’impôts différés sont compensés si l’entité possède un droit légal de compenser les impôts courants actifs et passifs et si les actifs et passifs d’impôts différés relèvent d’impôts levés par la même autorité de taxation.
F. Postes de la situation financière consolidée
1. Immobilisations incorporelles
Le goodwill est traité en Note 1.D et Note 1.F.C.
Les immobilisations incorporelles sont comptabilisées à leur coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur le cas échéant. Lorsqu’elles sont acquises par regroupement d’entreprises, leur coût s’identifie à leur juste valeur.
La valeur comptable des immobilisations incorporelles ne fait l’objet d’aucune réévaluation, le Groupe n’ayant pas choisi la méthode alternative permettant de réévaluer de façon régulière une ou plusieurs catégories d’immobilisations. Les subventions pour investissements sont portées en déduction de la valeur brute des immobilisations au titre desquelles elles ont été reçues.
Les immobilisations incorporelles correspondent pour l’essentiel :
- aux marques, relations clientèles ou à certains contrats d’approvisionnement acquis dans le cadre de regroupements d’entreprises. Sauf cas particulier, les marques sont considérées comme bénéficiant d’une durée de vie indéterminée.
- Les relations clientèles sont amorties linéairement sur la durée estimée des avantages économiques qu’elles procurent (entre 5 et 25 ans).
- Les contrats d’approvisionnement peuvent bénéficier d’une durée de vie indéterminée dès lors qu’ils se renouvellent par tacite reconduction et qu’il existe des éléments probants, basés notamment sur l’expérience passée, indiquant que ces droits contractuels seront renouvelés ; dans le cas contraire, la durée de vie des contrats d’approvisionnement est en général alignée sur la durée contractuelle.
- aux coûts des logiciels informatiques acquis ou créés, le plus souvent à usage interne, ainsi qu’aux frais de développement, dès lors que leur coût peut être mesuré de manière fiable et qu’il est probable qu’ils généreront des avantages économiques futurs. Ces immobilisations sont amorties linéairement sur leur durée d’utilisation estimée (entre trois et cinq ans).
- aux frais de développement qui remplissent les critères d’activation d’IAS 38. Ces frais sont amortis sur la durée de vie estimée des projets concernés, et ce à compter de la date de mise à disposition du produit lié. Les frais de recherches et les frais de développement ne répondant pas aux critères d’activation d’IAS 38 sont comptabilisés immédiatement en charges. Par ailleurs les frais de recherche et développement refacturables, engagés dans le cadre de contrats de construction signés avec la clientèle, sont inclus dans les « Actifs sur contrats » et « Passifs sur contrats ».
Une immobilisation incorporelle est décomptabilisée lorsque les risques et les avantages inhérents à la propriété de l’immobilisation ont été transférés.
2. Immobilisations corporelles
Les immobilisations corporelles sont comptabilisées à leur coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur le cas échéant. Lorsqu’elles sont acquises par regroupement d’entreprises, leur coût s’identifie à leur juste valeur. Conformément à la norme IAS 23 les coûts d’emprunts directement attribuables sont intégrés dans la valeur des actifs éligibles.
La valeur comptable des immobilisations corporelles ne fait l’objet d’aucune réévaluation, le Groupe n’ayant pas choisi la méthode alternative permettant de réévaluer de façon régulière une ou plusieurs catégories d’immobilisations corporelles. Les subventions pour investissements sont portées en déduction de la valeur brute des immobilisations au titre desquelles elles ont été reçues.
Amortissements des immobilisations corporelles
Les amortissements des immobilisations corporelles sont pratiqués de manière linéaire en fonction des durées d’utilisation attendues suivantes :
| Constructions et matériels industriels | |
|---|---|
| Bâtiments industriels | 20 ans |
| Ouvrages d’infrastructure | 10-20 ans |
| Installations techniques et matériels industriels | |
| Composants de mécanique lourde | 30 ans |
| Composants de mécanique moyenne | 20 ans |
| Composants de mécanique légère | 10 ans |
| Composants électriques et électroniques | 10 ans |
| Petit outillage | 3 ans |
| Bâtiments administratifs et commerciaux | 20-40 ans |
Les durées et modes d’amortissement sont, si nécessaire, révisés annuellement à chaque clôture. Il est tenu compte de la valeur résiduelle des immobilisations dans le montant amortissable lorsque celle-ci est jugée significative. Les dépenses de remplacement sont capitalisées dans la mesure où elles répondent aux critères prévus par la norme IAS 16.
Une immobilisation corporelle est décomptabilisée lorsque les risques et les avantages inhérents à la propriété de l’immobilisation ont été transférés.
Les immobilisations corporelles comprennent également des droits d’utilisation liés aux contrats de location (cf. Note 1.F.M).
3. Tests de dépréciation des actifs
Le Groupe apprécie à chaque arrêté s’il existe, pour un actif, un indice quelconque de perte de valeur. Lorsque des événements ou modifications d’environnement de marché indiquent un risque de perte de valeur d’immobilisations incorporelles (y compris goodwill) ou corporelles, celles-ci font l’objet d’une évaluation et d’une dépréciation éventuelle, de manière à ce que leur valeur comptable ne soit pas supérieure au plus haut de leur juste valeur (nette des coûts de la vente) ou de leur valeur d’utilité. Dans le cas des immobilisations incorporelles à durée de vie indéterminée et des goodwill, les tests de perte de valeur sont réalisés au minimum sur une base annuelle.
En ce qui concerne les activités opérationnelles pour lesquelles le Groupe s’inscrit dans une logique d’utilisation au sein du cycle d’exploitation et de détention durable, la valeur recouvrable d’une Unité Génératrice de Trésorerie (UGT) correspond à la valeur d’utilité ou à la juste valeur diminuée des coûts de la vente lorsque celle-ci est déterminable et plus élevée. En ce qui concerne les activités opérationnelles pour lesquelles une décision de cession est prise par le Groupe, la valeur comptable des actifs concernés est comparée à leur juste valeur diminuée des coûts de la vente. Dans le cas où des négociations sont en cours, cette juste valeur est déterminée par référence à la meilleure estimation de leur issue pouvant être faite à date de la clôture considérée.
Les flux de trésorerie opérationnels futurs utilisés pour déterminer la valeur d’utilité sont ceux définis dans le cadre du processus budgétaire et du Plan Stratégique du Groupe, représentant la meilleure estimation par la Direction de l’ensemble des conditions économiques qui existeront pendant la durée d’utilité restant à courir de l’actif. Les hypothèses retenues sont déterminées sur la base de l’expérience passée et de sources externes (taux d’actualisation, taux de croissance à l’infini, etc.).
Lorsque l’analyse du contexte met en évidence un risque de perte de valeur pour une UGT donnée, une immobilisation incorporelle, une immobilisation corporelle en service ou prête à être mise en service, un test de valorisation de l’actif concerné est mis en œuvre conformément aux dispositions de la norme IAS 36, selon les modalités suivantes :
- UGT : groupe d’actifs homogènes générant des flux de trésorerie entrants sur une base indépendante. La valeur recouvrable d’un goodwill est testée au niveau de l’UGT ou d’un groupe d’UGT. Le maillage des UGT est défini en accord avec l’organisation opérationnelle du Groupe, et repose à la fois sur la vision des segments de marché et sur une dimension géographique ;
- autres actifs incorporels ou corporels : groupes d’actifs ayant une durée de vie finie pouvant faire l’objet d’un test de dépréciation de valeur en cas d’indicateurs de pertes de valeur dédiées tels que précisés par la norme IAS 36.12. La dégradation notable de la rentabilité économique, un décalage significatif par rapport aux business plans d’origine, des pertes significatives de clients, de parts de marché ou d’homologations constituent des exemples d’indices de pertes de valeur ;
- taux d’actualisation correspondant au taux de rendement attendu du marché pour un placement équivalent, spécifique à chaque zone géographique, indépendamment des sources de financement. Ces taux d’actualisation sont des taux après impôts appliqués à des flux de trésorerie après impôts. Leur utilisation aboutit à la détermination de valeurs recouvrables identiques à celles obtenues en utilisant des taux avant impôts appliqués à des flux de trésorerie non fiscalisés ;
- business plans à 5 ans comprenant le Budget et le Plan Stratégique et une extrapolation partagée avec le management local, pour les derniers exercices le cas échéant ;
- l’extrapolation des flux d’exploitation est réalisée sur la base d’un taux de croissance spécifique à chaque zone géographique.
Les pertes de valeur (nettes de reprises) sont enregistrées au compte de résultat dans la ligne « Autres produits et charges opérationnels » sauf lorsqu’elles sont directement liées à une réorganisation (cf. Note 1.F.K).
4. Actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat ou par le biais des autres éléments du résultat global
Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat ou par le biais des autres éléments du résultat global concernent les titres de participation dans les sociétés non consolidées. Ils sont initialement comptabilisés à leur juste valeur. Pour chaque titre, le choix est fait de comptabiliser les variations ultérieures de juste valeur soit en compte de résultat, soit en autres éléments du résultat global sans possibilité de recyclage par résultat. Ce choix s’effectue à la date de comptabilisation initiale et est irrévocable.
5. Stocks et en-cours de production industrielle
Les stocks et en-cours de production industrielle sont évalués au plus faible de leur coût et de leur valeur nette de réalisation. Les coûts encourus pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état dans lequel ils se trouvent sont comptabilisés de la manière suivante :
- matières premières : coûts d’achat selon la méthode du coût unitaire moyen pondéré (CUMP) ;
- produits finis et produits en-cours : coûts de la matière et de la main d’œuvre directe et quote-part de frais indirects de production, selon la méthode du coût unitaire moyen pondéré (CUMP).
Conformément à la norme IAS 23, les stocks qui sont éligibles à l’application de cette norme intègrent les coûts d’emprunts qui leur sont directement attribuables.
Les stocks comprennent le Stock Outil :
- concernant les coulées continues, le Stock Outil correspond au stock minimum de métaux non ferreux nécessaire pour établir et assurer un fonctionnement continu ;
- concernant les câbles, le Stock Outil représente la quantité de métaux non ferreux requise pour le bon fonctionnement des usines de câbles du Groupe.
Bien que son volume soit généralement stable et constamment réapprovisionné, le niveau du Stock Outil peut néanmoins devoir être adapté notamment en cas de contraction ou d’expansion très marquée et durable de l’activité, ou revu lors de la mise en œuvre de réorganisations structurantes pour le Groupe.
L’impact sur le compte de résultat de la variation de cette partie est présenté sur une ligne spécifique et figure en tant que composante de la capacité d’autofinancement sur le tableau des flux de trésorerie.
La valeur nette de réalisation des stocks est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et des coûts nécessaires pour réaliser la vente. Si la valeur comptable des stocks de métaux non ferreux est supérieure à leur valeur de marché à la date d’arrêté des comptes, ces derniers ne sont dépréciés que si la marge industrielle (indicateur de marge sur coûts de production) des produits auxquels ils se rattachent est négative. D’autres éléments additionnels peuvent être pris en compte dans la détermination de la dépréciation des stocks, tels que l’obsolescence, les dommages physiques, les défauts ou tout autre indicateur d’un risque de dépréciation (longueurs courtes etc.). Conformément à ce qui est précisé en Note 1.E.C, la dépréciation attachée au Stock Outil est comptabilisée sur la ligne « Effet Stock Outil » du compte de résultat. La dépréciation éventuelle attachée à d’autres catégories de stock est comptabilisée dans la marge opérationnelle.
6. Créances clients et autres débiteurs
Les créances clients sont initialement comptabilisées au prix de transaction déterminé selon IFRS 15. Les créances d’exploitation à court terme sans intérêt sont comptabilisées sur la base de leur valeur nominale car l’effet de l’actualisation n’est pas significatif.
La dépréciation des créances clients est fondée sur deux méthodes :
- une méthode collective à fondement statistique afin de refléter les pertes de crédit attendues sur la durée de vie des créances, y compris les créances non échues, conformément à la norme IFRS 9.
- Le Groupe a établi une matrice de taux de provisionnement tenant compte des risques pays, des probabilités de défaut constatées historiquement ainsi que du niveau de perte attendue en cas de défaut. La base de calcul de la provision
7. Trésorerie et équivalents de trésorerie
Le poste « Trésorerie et équivalents de trésorerie » dont la variation est expliquée dans le tableau des flux de trésorerie consolidés, comprend :
- la trésorerie et équivalents de trésorerie à l’actif : les liquidités, les dépôts bancaires à vue, les autres placements à court terme très liquides, facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et soumis à un risque négligeable de changement de valeur ;
- les découverts bancaires remboursables à vue qui font partie intégrante de la gestion de la trésorerie de l’entité. Ces derniers restent néanmoins présentés dans le bilan consolidé en tant que passifs financiers courants.
8. Actifs détenus en vue de la vente
Présentation dans le bilan consolidé
Les actifs non courants, ou groupes d’actifs, détenus en vue de la vente comme définis par la norme IFRS 5, sont présentés sur une ligne distincte de l’actif. De façon similaire, les passifs liés aux groupes d’actifs détenus en vue de la vente sont présentés sur une ligne distincte du passif sauf ceux qui, en vertu des modalités de la vente, resteront à la charge du Groupe.
Les immobilisations classées en actifs à céder cessent d’être amorties à partir de la date à laquelle elles remplissent les conditions pour être classées en tant qu’actifs à céder.
Conformément à la norme IFRS 5, les actifs ou groupe d’actifs détenus en vue de la vente sont évalués à la valeur la plus basse entre leur valeur comptable et la valeur de cession diminuée des coûts de cession. Cette moins-value potentielle est enregistrée au compte de résultat au sein des « Autres produits et charges opérationnels », en « Dépréciation d’actifs nets ».
Présentation au compte de résultat
Un groupe d’actifs cédé, destiné à être cédé ou abandonné est considéré comme une composante majeure du Groupe s’il :
- représente une ligne d’activité ou une région géographique majeure et distincte ;
- fait partie d’un plan unique et coordonné pour se séparer d’une ligne d’activité ou d’une région géographique majeure et distincte ; ou
- est une filiale acquise exclusivement en vue de la revente.
Lorsqu’un groupe d’actifs cédé, destiné à être cédé ou abandonné est une composante majeure du Groupe, il est qualifié d’activité abandonnée et ses charges et ses produits sont présentés sur la ligne séparée au compte de résultat « Résultat net ».
des activités abandonnées », et ce au titre également de la période antérieure présentée comprenant le total :
- du profit ou de la perte après impôts des activités abandonnées ; et
- du profit ou de la perte après impôts résultant de l’évaluation à la juste valeur diminuée des coûts de vente, ou de la cession, des actifs ou des groupes d’actifs destinés à être cédés constituant l’activité abandonnée.
Lorsqu’un groupe d’actifs, antérieurement présenté comme « destiné à être cédé », cesse de remplir les critères requis par la norme IFRS 5, chaque élément d’actifs et de passifs et le cas échéant du compte de résultat y afférent, est reclassé dans les postes appropriés des états financiers consolidés.
9. Paiements en actions
Des options d’achat et de souscription d’actions ainsi que des actions gratuites ou assujetties à des conditions de performance sont accordées aux dirigeants et à certains salariés du Groupe. Ces plans sont des transactions réglées en actions et sont basés sur l’émission d’actions nouvelles de la Société tête du groupe Nexans.
Conformément à la norme IFRS 2 « Paiement fondé sur des actions », les options et actions gratuites ou de performance sont évaluées à leur juste valeur à la date d’attribution correspondant à la date d’annonce des plans jusqu’à la fin de la période de souscription. À la fin de la période de souscription, la valeur est figée. Le Groupe utilise différents modèles pour les valoriser, notamment les modèles mathématiques de Black & Scholes ou de Monte-Carlo.
La juste valeur des options et actions gratuites ou de performances acquises par les bénéficiaires est enregistrée en charges de personnel linéairement entre la date d’attribution et la fin de la période d’acquisition des droits, avec une contrepartie directe en capitaux propres au sein des « Résultat et réserves consolidés ».
En cas de conditions de performance interne, le nombre d’options et actions gratuites est réestimé à la date de clôture. Pour les plans basés sur des conditions de performance de marché, les évolutions de juste valeur postérieures à la date d’annonce n’ont pas d’incidence sur les montants comptabilisés.
10. Pensions, indemnités de fin de carrière et autres avantages accordés au personnel
En accord avec les lois et pratiques de chaque pays dans lequel il est implanté, le Groupe participe à des régimes de retraite, de préretraite et d’indemnités de départ.
Pour les régimes de base type sécurité sociale et autres régimes à cotisations définies, les charges correspondent aux cotisations versées. Aucune provision n’est comptabilisée, le Groupe n’étant pas engagé au-delà des cotisations à verser au titre de chaque période comptable.
Pour les régimes de retraite et assimilés à prestations définies, les provisions sont déterminées de la façon suivante et comptabilisées sur la ligne « Provisions pour retraite et engagements assimilés » du bilan (sauf pour les régimes de préretraite considérés comme partie intégrante d’un plan de réorganisation, voir Note 1.F.K) :
- la méthode actuarielle utilisée est la méthode des unités de crédit projetés (projected unit credit method), selon laquelle chaque période de service donne lieu à constatation d’une unité de droit à prestations, chacune de ces unités étant évaluée séparément pour obtenir l’obligation finale ; ces calculs intègrent des hypothèses de mortalité, de rotation du personnel, d’actualisation, de projection des salaires futurs et de rendement des actifs de couverture ;
- les actifs dédiés à la couverture des engagements et qualifiés d’actifs de régime sont évalués à la juste valeur à la clôture de l’exercice et présentés en déduction des obligations ;
- les écarts actuariels, relatifs aux ajustements liés à l’expérience et aux effets des changements d’hypothèses actuarielles sont comptabilisés en « Autres éléments du résultat global » non recyclables, au sein des « Variations de juste valeur et autres » des capitaux propres du Groupe, conformément à la norme IAS 19 révisée ;
- le Groupe analyse par ailleurs les circonstances dans lesquelles des obligations de financement minimum, correspondant à des services déjà rendus, peuvent donner lieu à comptabilisation d’un passif à la clôture de l’exercice.
Lorsque les calculs de l’obligation nette conduisent à un actif pour le Groupe, le montant comptabilisé au titre de cet actif (dans ce cas sur la ligne « Autres actifs non courants » du bilan consolidé) ne peut pas excéder la valeur actualisée de tout remboursement futur du régime ou de diminutions des cotisations futures du régime, réduite le cas échéant de la valeur actualisée des obligations de financement minimum.
Les provisions au titre des médailles du travail et autres avantages à long terme payés pendant la période d’activité des salariés sont évaluées sur la base de calculs actuariels comparables à ceux effectués pour les engagements de retraite, et sont comptabilisées au poste « Provisions pour retraite et engagements assimilés » du bilan consolidé. Les écarts actuariels des provisions pour médailles du travail sont enregistrés au compte de résultat.
Lorsque des plans de régime de retraite à prestations définies font l’objet de réduction, de liquidation ou de modification, les obligations sont réévaluées à la date de ces modifications, et l’impact est présenté en marge opérationnelle. Lorsque des plans de régime de retraite à prestations définies font l’objet de réduction de liquidité ou de modification dans le cadre de plans de réorganisation, l’impact est présenté dans la ligne « Coûts de réorganisation » du compte de résultat.
La composante financière de la charge annuelle de retraite ou des autres avantages accordés au personnel (charge d’intérêt sur l’obligation, nette le cas échéant du rendement des actifs de couverture déterminé sur la base du taux d’actualisation des engagements) est présentée dans le résultat financier (voir Note 10).
11. Provisions
Les provisions sont comptabilisées lorsque le Groupe a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement passé, qu’il est probable qu’une sortie de ressources représentative d’avantages économiques serait nécessaire pour éteindre l’obligation et que le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
Si l’effet de l’actualisation est significatif, les provisions sont déterminées en actualisant les flux futurs de trésorerie attendus à un taux d’actualisation avant impôts qui reflète les appréciations actuelles par le marché de la valeur temps de l’argent et des risques spécifiques aux passifs. L’impact de la désactualisation est enregistré en résultat financier et les effets des changements de taux sont enregistrés dans le même compte que celui où la provision a été dotée.
Le coût des actions de réorganisation est intégralement provisionné dans l’exercice lorsqu’il résulte d’une obligation du Groupe vis-à-vis de tiers ayant pour origine la décision prise par l’organe compétent, supportée par un plan détaillé et matérialisé avant la date de clôture, par l’annonce de ce plan détaillé aux tiers concernés. Ce coût correspond essentiellement aux indemnités de licenciement, aux préretraites (sauf si qualifiées d’avantages au personnel, voir Note 1.F.J), aux coûts des préavis non effectués et de formation des personnes devant partir et à d’autres coûts directement liés aux fermetures de sites.
Les mises au rebut d’immobilisations, dépréciations de stocks ou autres actifs et autres sorties de trésorerie directement liées à des mesures de réorganisation mais ne remplissant pas les critères pour la constatation d’une provision, sont également comptabilisées au compte de résultat dans les coûts de réorganisation. Dans le bilan consolidé, ces dépréciations sont présentées en réduction des actifs non courants ou courants qu’elles concernent. En outre, les coûts de réorganisation incluent les coûts directement liés à des programmes structurants s’inscrivant dans la stratégie de transformation du Groupe.
12. Dettes financières
Lors de l’inscription initiale au passif, la dette est comptabilisée à la juste valeur qui correspond à son prix d’émission diminué du montant des coûts d’émission. Par la suite, la différence entre la valeur initiale de la dette et sa valeur de remboursement est amortie sur une base actuarielle selon la méthode du coût amorti au taux d’intérêt effectif. Le taux d’intérêt effectif est le taux qui permet d’égaliser la trésorerie reçue avec l’ensemble des flux de trésorerie engendrés par le service de l’emprunt.
Emprunts obligataires convertibles et autres emprunts
Conformément à la norme IAS 32 « Instruments financiers : présentation », si un instrument financier comporte différents composants ayant pour certains des caractéristiques de dettes et pour d’autres des caractéristiques de capitaux propres, l’émetteur doit classer comptablement ces différents composants séparément en fonction de leur nature.
Ce traitement s’applique le cas échéant aux emprunts obligataires à option de conversion et/ou d’échange en actions nouvelles ou existantes (OCEANE), l’option de conversion répondant à la définition d’un instrument de capitaux propres.
La composante classée en dettes financières est évaluée, en date d’émission, sur la base des flux de trésorerie futurs contractuels actualisés au taux de marché (tenant compte du risque de crédit de l’émetteur) d’une dette ayant des caractéristiques similaires mais ne comportant pas d’option de conversion ou de remboursement en actions.
La valeur de l’option de conversion est calculée par différence entre le prix d’émission de l’obligation et la valeur de la composante dette. Ce montant est enregistré dans les « Réserves consolidées » au sein des capitaux propres.
Après cette évaluation initiale de la partie dette et capitaux propres, la composante dette est valorisée au coût amorti. La charge d’intérêt sur la dette est calculée selon le taux d’intérêt effectif.
13. Engagements d’achat de titres donnés aux actionnaires minoritaires
Les engagements d’achat de titres (put) donnés aux actionnaires minoritaires des filiales sont comptabilisés en dettes financières pour leur valeur actualisée. La variation du prix d’exercice des options est comptabilisée au sein des capitaux propres.
14. Contrats de location
Les contrats de location sont comptabilisés au bilan dès l’origine du contrat de location pour la valeur actualisée des paiements futurs. Les taux d’actualisation utilisés sont basés sur le taux d’emprunt marginal du Groupe auquel est ajouté un spread pour tenir compte des environnements économiques spécifiques à chaque pays.
Ces contrats de location sont enregistrés en « Dettes sur loyers futurs » au passif avec inscription à l’actif en « Droits d’utilisation ». Ils sont amortis sur la durée du contrat qui correspond en général à la durée non résiliable du contrat corrigée des intervalles visés par toute option de prolongation que le preneur a la certitude raisonnable d’exercer et toute option de résiliation que le preneur a la certitude raisonnable de ne pas exercer.
Au compte de résultat, et du fait de la comptabilisation bilantielle évoquée ci-avant, les contrats de location sont comptabilisés pour partie en charges d’amortissement dans la marge opérationnelle et pour partie sous la forme de charges d’intérêts dans le résultat financier. L’impact fiscal de ce retraitement de consolidation est pris en compte via la comptabilisation d’impôts différés.
Dans le tableau des flux de trésorerie, le paiement des loyers est présenté dans les « Flux de trésorerie de financement » en « Émissions (remboursements) d’emprunts » pour le montant affecté au remboursement des « Dettes sur loyers futurs », et en « Intérêts financiers versés » pour le montant affecté au paiement des intérêts des « Dettes sur loyers futurs ».
Les contrats de location correspondant à des actifs de faible valeur unitaire ou de courte durée sont comptabilisés directement en charges.
14. Instruments dérivés
Seuls les instruments dérivés négociés avec des contreparties externes au Groupe sont considérés comme éligibles à la comptabilité de couverture.
Couverture du risque de change
Instruments financiers dérivés
Le Groupe utilise des instruments financiers dérivés (très majoritairement sous la forme de contrats d’achats et de ventes à terme de devises) pour se couvrir contre les risques associés à la fluctuation des cours des monnaies étrangères. Ces instruments financiers dérivés sont évalués à la juste valeur, calculée par référence aux cours de change à terme constatés à la date de clôture, pour des contrats ayant des profils d’échéance similaires.
Couverture des flux de trésorerie sur le risque de change
Lorsque ces opérations couvrent des transactions futures hautement probables (flux budgétés ou commandes fermes) mais non encore facturées et dans la mesure où elles remplissent les conditions pour l’application de la comptabilité spécifique de couverture de flux de trésorerie (ou Cash-Flow Hedge), la variation de la juste valeur de l’instrument dérivé se décompose en deux éléments :
- la part dite « efficace » de la perte ou du gain (latent ou réalisé) de l’instrument de couverture est comptabilisée directement en capitaux propres au sein des « Variations de juste-valeur et autres ». Les profits ou pertes préalablement comptabilisés en capitaux propres sont rapportés au compte de résultat de la période au cours de laquelle l’élément couvert affecte le résultat (par exemple, lorsque la vente prévue est réalisée). Ces profits ou pertes sont rapportés au niveau de la marge opérationnelle dès lors qu’ils portent sur des transactions commerciales ;
- la part dite « inefficace » de la perte ou du gain (latent ou réalisé) est directement comptabilisée en résultat financier.
Instruments dérivés non qualifiés de couverture sur le risque de change
Les variations de juste valeur des dérivés qui ne sont pas éligibles à la comptabilité de couverture, sont enregistrées directement dans le résultat financier de l’exercice. Il s’agit notamment des instruments financiers dérivés correspondant à des couvertures économiques mais qui n’ont pas été, ou ne sont plus, documentés dans des relations de couverture comptables.
Couverture des risques liés à la variation des cours des métaux non ferreux
Les contrats d’achats de métaux non ferreux donnant lieu à livraison physique des métaux utilisés dans le cadre du cycle d’exploitation du Groupe sont exclus du champ d’application de la norme IFRS 9. La comptabilisation de ces achats a lieu lors de la livraison.
Le Groupe utilise par ailleurs des contrats d’achats et ventes à terme conclus pour l’essentiel sur la Bourse des Métaux de Londres (LME) pour réduire son exposition au risque de fluctuation des cours des métaux non ferreux (cuivre et dans une moindre mesure aluminium et plomb). Ces contrats donnent lieu à un règlement en liquidités et constituent des instruments dérivés entrant dans le champ d’application de la norme IFRS 9.
Couverture des flux de trésorerie sur les risques liés à la variation des cours des métaux non ferreux
La volatilité accrue des cours des métaux non ferreux au cours des dernières années a conduit le Groupe à se doter des moyens permettant de qualifier de couverture de flux de trésorerie, au sens de la norme IFRS 9, une part importante de ces instruments financiers dérivés. Ainsi, lorsque ces instruments couvrent des transactions futures hautement probables (achats de cathodes ou de fils de cuivre pour l’essentiel), mais non encore facturées et dans la mesure où ils remplissent les conditions pour l’application de la comptabilité spécifique de couverture de flux de trésorerie, le Groupe applique les dispositions d’IFRS 9 de la manière suivante :
- la part dite « efficace » de la perte ou du gain latent de l’instrument de couverture est comptabilisée directement en capitaux propres au sein des réserves de « Variations de juste valeur et autres ». La perte ou le gain réalisés correspondants sont comptabilisés au sein de la marge opérationnelle ;
- la part dite « inefficace » latente est pour sa part comptabilisée sur la ligne « Autres produits et charges opérationnels » au compte de résultat. La perte ou le gain réalisés correspondants sont enregistrés dans la marge opérationnelle, cette dernière devant refléter, selon le modèle de gestion du Groupe, l’ensemble des impacts réalisés sur métaux non ferreux.
Le périmètre des entités éligibles à la comptabilité de couverture couvre l’essentiel des dérivés métaux du Groupe.
Instruments dérivés non qualifiés de couverture sur les risques liés à la variation des cours des métaux non ferreux
Les variations de juste valeur des dérivés qui ne sont pas éligibles à la comptabilité de couverture sont enregistrées directement dans le résultat opérationnel de l’exercice sur la ligne « Variation de juste valeur des instruments financiers sur métaux non ferreux ». Les pertes ou gains réalisés sont comptabilisés dans la marge opérationnelle à échéance du dérivé. Il s’agit notamment des instruments financiers dérivés correspondant à des couvertures économiques mais qui n’ont pas été, ou ne sont plus, documentés dans des relations de couverture comptables.
Note 2. Enjeux climatiques
Nexans suit de près les enjeux et conséquences potentiels du changement climatique sur son activité, sa stratégie et ses investissements.
Comme détaillé dans le chapitre 3 « Rapport de Durabilité » partie 3.1, Le Groupe a ainsi intégré l’Environnement dans son modèle de performance E3. Il conçoit, développe et commercialise des solutions bas carbones et a pris des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2030 et 2050 fixés sur la base des Accords de Paris.
Conformément aux règles du Science Based Targets initiatives (SBTi), Nexans s’est engagé :
- à atteindre le « Net-Zéro » émission d’ici à 2050 ; et
- à réduire respectivement de 46 % et 30 % nos émissions de GES absolues pour les Scopes 1 & 2 et le pour le Scope 3, avec comme année de référence 2019 ;
Ces engagements passent par une démarche ambitieuse de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de - 4,2 % par an.
A cet effet, Nexans a mis en place des actions concrètes comme le développement de l’économie circulaire dès 2008 au travers de Recycable (Joint Venture avec Suez) ou bien via l’utilisation par exemple d’un nouveau matériau à base d’aluminium recyclé, ou encore en proposant le lancement en 2023 d’une offre bas carbone de câbles de réseau de distribution par exemple.
Le Groupe a par ailleurs pris le parti d’investir de manière ciblée dans la rénovation ou l’achat d’équipements industriels, les investissements incrémentaux par rapport aux investissements récurrents de maintenance et d’optimisation étant ainsi limités. Ces investissements comprennent par exemple l’installation de panneaux photovoltaïques pour améliorer la part d’énergie renouvelable et décarbonée tout en sécurisant son approvisionnement, ou bien encore le remplacement lorsque nécessaire de ligne de production par des éléments moins énergivores et dotés d’une efficacité industrielle supérieures.
Côté financement, dans le cadre du Sustainable Financing Framework, le Groupe a réalisé sa première émission obligataire liée au développement durable d’un montant de 400 millions d’euros. Cette émission à taux fixe et à échéance 5 avril 2028 est corrélée aux objectifs climatiques que Nexans s’est fixé pour le 31 décembre 2026 en ce qui concerne la réduction de ses émissions de GES Scope 1 et 2, ainsi que pour la part Cradle-to-Shelf des émissions du Scope 3. Le non-respect de l’une ou l’autre de ces obligations entraînerait une augmentation du taux de coupon de la dernière année (voir Note 26).
Les conséquences en termes d’investissements, de coûts et d’autres impacts sur les flux de trésorerie sont prises en compte lors de la préparation des estimations comptables. En particulier, les tests de dépréciation réalisés comprennent les éléments suivants :
- les investissements incrémentaux en lien avec les engagements pris pour atteindre zéro émission nette sont non significatifs et n’ont pas de conséquences sur la revue de la valorisation des actifs du Groupe ;
- les prévisions de tensions sur le marché du cuivre ont amené le Groupe à inclure dans ses tests de sensibilité les conséquences d’une éventuelle réduction de volume de cuivre.
Il est également possible qu’à l’avenir, la valeur comptable des actifs ou des passifs comptabilisés dans les états financiers du Groupe soit soumise à des impacts différents à mesure que la stratégie de gestion du changement climatique évolue, ou en fonction de la matérialisation de conséquences du changement climatique, telle que la montée du niveau de la mer ou des épisodes plus fréquents et plus importants de sécheresse.
Nexans mène dans ce dernier cadre un travail d’identification des risques sur ces actifs, via notamment la réalisation en 2023 d’une étude en collaboration avec Axa Climate sur les enjeux des risques physiques liés au changement climatique pour les actifs du Groupe. En lien avec les actions et protections déjà en place, cette étude nous permet de déterminer notre exposition et les plans d’actions futurs à mettre en place. La revue des conclusions de cette étude et de la mise à jour au cours de l’exercice 2024, n’a pas entraîné de conséquence sur la valorisation des actifs dans les états financiers. Les éventuels plans d’actions futurs seront intégrés aux hypothèses des tests de dépréciation au fur et à mesure de leur concrétisation. Pour plus de détail sur les tests de dépréciation, se référer à la Note 8.
Note 3. Principaux événements
A. Variation de périmètre
Acquisition du groupe La Triveneta Cavi
Début 2024, Nexans a conclu un accord pour l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi, l’un des leaders dans le secteur des câbles moyenne et basse tension. Fondée en Italie en 1965, et présente aujourd’hui dans trente pays, La Triveneta Cavi produit principalement des câbles basse tension destinés aux secteurs du bâtiment, des infrastructures, des systèmes de câbles à retardateur de flamme et des applications pour les énergies renouvelables. L’entreprise exploite un parc industriel de premier ordre, verticalement intégré, composé notamment de trois sites de fabrication de câbles dotés de robustes capacités logistiques et d’une tréfilerie de cuivre interne, largement reconnue. Elle emploie près de 700 salariés hautement qualifiés, et affiche un chiffre d’affaires net de plus de 800 millions d’euros sur les douze derniers mois.
Nexans a finalisé avec succès l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi après avoir obtenu l’autorisation de l’autorité de la concurrence italienne fin mai 2024. Les détails et conditions de cette opération ainsi que le goodwill provisoire sont présentés en Note 14. Les entités du groupe La Triveneta Cavi sont consolidées selon la méthode de l’intégration globale depuis le 1er juin 2024 et leurs activités ont contribué aux comptes consolidés du Groupe sur 2024 pour un chiffre d’affaires à prix métal courant de 429 millions d’euros et à une Marge Opérationnelle de 24 millions d’euros. Sur une base douze mois, considérant par exemple une acquisition au 1er janvier 2024, la contribution au chiffre d’affaires courant et à la Marge Opérationnelle peut être estimée à respectivement 736 millions d’euros et 41 millions d’euros.
B. Actifs détenus en vue de la vente
Au 31 décembre 2024, un programme de cession est en cours pour l’entité Amercable, basée aux Etats-Unis et dont l’activité concerne les câbles dits ressources (pétrole et gaz, mines). La cession a été finalisée le 2 janvier 2025, se référer aux événements post-clôture en Note 36. En conséquence, ces éléments sont présentés en « Actifs et groupe d’actifs détenus en vue de la vente » au 31 décembre 2024 en application de la norme IFRS 5 cf. Note 13. Le détail de la contribution aux comptes du Groupe est également détaillé dans cette note.
C. Financement
Nexans a réalisé deux émissions obligataires sur le premier semestre 2024 :
une première émission, le 11 mars 2024, pour un montant de 350 millions d’euros, sur une échéance de six ans à un taux d’intérêt annuel de 4,25 % ;
une deuxième émission, le 29 mai 2024, pour un montant de 575 millions d’euros, sur une échéance de cinq ans à un taux d’intérêt annuel de 4,125 %. Cet emprunt obligataire a financé en partie l’acquisition du groupe la Triveneta Cavi.
Nexans a remboursé l’émission obligataire de 200 millions d’euros à sa date d’échéance le 5 avril 2024.
Note 4. Segments opérationnels
Le Groupe a annoncé début 2025 un changement d’organisation et de dénomination de ses activités, sans que cela ne modifie la segmentation IFRS 8. Le Groupe retient ainsi les segments suivants en tant que segments à présenter au regard de la norme IFRS 8 (après prise en compte des regroupements autorisés par cette norme). Ces segments reflètent l’organisation managériale du groupe et sont définis sur la base de produits et d’applications spécifiques à différents marchés, toutes zones géographiques confondues :
- PWR-Grid & Connect (auparavant « Bâtiments et Territoires ») : ce segment fournit des systèmes de câblage fiables et des solutions énergétiques plus intelligentes pour aider les bâtiments et les territoires à être plus efficaces, plus vivables et plus durables. Il couvre les marchés suivants : bâtiment, villes/réseaux intelligents, e-mobilité, infrastructures locales, systèmes d’énergie décentralisés, électrification rurale. Il comprend deux composantes :
- PWR-Grid (ex-Distribution) qui couvre les câbles destinés aux réseaux de distribution d’énergie gérés par les fournisseurs d’électricité au sein des « Territoires »,
- PWR-Connect (ex-Usages), correspondant à l’ensemble des câbles d’équipement des différents « Bâtiment » ;
- PWR-Transmission (ex-Production d’énergie & Transmission) : ce segment accompagne les clients du début (conception, ingénierie, financement, gestion d’actifs) à la fin du cycle (gestion du système) pour les aider à trouver la solution de câblage la mieux adaptée à leurs enjeux d’efficacité et de fiabilité. Il comprend les marchés suivants : fermes éoliennes offshore, interconnexions sous-marines, haute tension terrestre, transmissions sous-marines de données (étroitement liées aux projets de haute tension sous-marine), ainsi que la finalisation des projets en cours pour les solutions intelligentes pour le secteur pétrolier et gazier ;
- Industrie & Solutions : ce segment accompagne les équipementiers et les chefs de projets d’infrastructure industrielle dans la personnalisation de leurs solutions de câblage et de connectique pour leur permettre de répondre à leurs enjeux d’électrification, de numérisation et d’automatisation. Il englobe les marchés suivants : transports (aéronautique, ferroviaire, construction navale, automobile), automatismes, énergies renouvelables (solaire, éolien), ressources (pétrole et gaz, mines) et autres (nucléaire, médical, manutention).
La rubrique « Autres » inclut – en sus de certaines activités spécifiques ou centralisées pour tout le Groupe donnant lieu à des dépenses et des charges non réparties entre les segments – l’activité « Fils conducteurs » comprenant les fils machine, les fils conducteurs.
Ainsi, parmi les éléments qui contribuent à la rubrique « Autres », il convient de mentionner les faits suivants :
- au 31 décembre 2024, le chiffre d’affaires à prix métal constant de ce segment est constitué à hauteur de 85 % par le chiffre d’affaires dégagé par les activités « Fils conducteurs » du Groupe (76 % en 2023), le reste étant généré en quasi-totalité par l’activité « Télécommunications & Données » ;
- la marge opérationnelle de ce segment est négative de 61 millions d’euros au 31 décembre 2024. Elle inclut les profits liés aux ventes de fils de cuivre d’une part, et certaines charges centralisées pour le Groupe et non réparties entre les segments (frais de holding) d’autre part.
D’une manière générale, les prix de transfert entre les segments opérationnels sont identiques à ceux prévalant pour des transactions avec des tiers externes au Groupe.
Les segments présentés dans l’information sectorielle correspondent par ailleurs à des familles de produits similaires en termes de nature, de typologie de clients, de méthodes de distribution et de procédés de fabrication.
L’EBITDA ajusté est défini comme la marge opérationnelle avant (i) amortissements et dépréciations, (ii) dépenses fondées sur des actions et (iii) certains autres éléments opérationnels spécifiques qui ne sont pas représentatifs de la performance de
l’entreprise.
Les chiffres d’affaires à prix métaux constants des années 2024 et 2023 sont calculés avec les cours de référence de 5 000 euros par tonne pour le cuivre et 1 200 euros par tonne pour l’aluminium. Ils sont déclinés ensuite dans les devises de chaque unité, intégrant de fait les conditions économiques propres à l’environnement de ces unités.
A. Informations par segment opérationnel
| 2024 (en millions d’euros) | PWR Grid & Connect | PWR Transmission | Industrie & Solutions | Autres | Total Groupe | PWR Connect (ex-Usages) | PWR Grid (ex-Distribution) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires net à prix métal courant | 2 746 | 1 457 | 1 315 | 1 853 | 1 174 | 8 546 | |
| Chiffre d’affaires net à prix métal constant | 2 073 | 1 243 | 1 287 | 1 701 | 774 | 7 078 | |
| EBITDA ajusté | 283 | 170 |
Éléments opérationnels spécifiques (a)
| 207 | 2 | 804 |
|---|---|---|
| - | - | (3) |
| - | (19) | (22) |
| Dotation aux amortissements | (39) | (27) |
| (66) | (41) | (44) |
| (217) | Marge opérationnelle | 245 |
| 142 | 73 | 166 |
| (61) | 566 | Dotation aux dépréciations/reprise de pertes de valeur sur actifs immobilisés (y.c. goodwill) (voir Note 8) |
| - | - | (1) |
| - | 0 |
Les éléments opérationnels spécifiques comprennent principalement 19 millions d'euros liés aux paiements fondés sur des actions en "Autres", et 3 millions d'euros en "PWR-Transmission" en relation avec des coûts supplémentaires sur des projets à long terme affectés par des réorganisations antérieures. Ces surcoûts ont conduit à des pertes à terminaison non représentatives de la performance réelle de l’activité et initialement comptabilisées en 2023.
2023 (en millions d’euros)
| PWR Grid & Connect | PWR Transmission | Industrie & Solutions | Autres | Total Groupe | PWR Connect (ex-Usages) | PWR Grid (ex-Distribution) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires net à prix métal courant | 2 214 | 1 366 | 896 | 1 886 | 1 428 | 7 790 | |
| Chiffre d’affaires net à prix métal constant | 1 679 | 1 186 | 870 | 1 750 | 1 026 | 6 512 | |
| Chiffre d’affaires net à prix métal et périmètre constants, et cours de change 2024 (a) | 1 733 | 1 185 | 856 |
1
| EBITDA ajusté | 229 | 156 | 83 | 185 | 13 | 665 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Éléments opérationnels spécifiques (a) | - | - | (40) | - | (13) | (53) |
| Dotation aux amortissements | (24) | (25) | (52) | (38) | (40) | (179) |
| Marge opérationnelle | 205 | 131 | (9) | 147 | (41) | 432 |
Dotation aux dépréciations/reprise de pertes de valeur sur actifs immobilisés (y.c. goodwill) (voir Note 8)
(0)
En 2023, les éléments opérationnels spécifiques comprenaient 13 millions d'euros liés aux paiements fondés sur des actions en "Autres", et 40 millions d'euros en "PWR-Transmission" en relation avec des coûts supplémentaires sur des projets à long terme affectés par des réorganisations antérieures. Ces surcoûts ont conduit à des pertes à terminaison qui ne sont pas représentatives de la performance réelle de l’activité.
Les segments présentés dans l’information sectorielle correspondent par ailleurs à des familles de produits similaires en termes de nature, de typologie de clients, de méthodes de distribution et de procédés de fabrication.
B. Informations pour les pays principaux
| 2024 (en millions d’euros) | Canada | Allemagne | France | Norvège | Autres (b) | Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires net à prix métal courant (a) | 1 113 | 950 | 1 002 | 1 281 | 4 200 | 8 546 |
| Chiffre d’affaires net à prix métal constant | 783 | 936 |
Actifs non courants IFRS 8 (au 31 décembre) (a)
| Canada | 1 182 |
|---|---|
| Allemagne | 1 000 |
| France | 987 |
| Norvège | 899 |
| Autres (b) | 3 721 |
| Total Groupe | 7 790 |
Chiffre d’affaires net à prix métal courant (a)
| Chiffre d’affaires net à prix métal constant | 864 |
|---|---|
| 981 |
Par zone d’implantation des filiales du Groupe.
Pays ne représentant pas individuellement plus de 10 % du chiffre d’affaires à prix métal constant du Groupe.
2023 (en millions d’euros)
803
866
2 998
6 512
Chiffre d’affaires net à prix métal et périmètre constants, et cours de change 2024 (a)
851
973
768
850
2 968
6 411
Actifs non courants IFRS 8 (au 31 décembre) (a)
37
188
189
651
1 312
2 377
Par zone d’implantation des filiales du Groupe.
Pays ne représentant pas individuellement plus de 10 % du chiffre d’affaires à prix métal constant du Groupe.
C. Informations pour les clients principaux
Le Groupe n’avait pas de clients qui représentaient individuellement plus de 10 % de son chiffre d’affaires en 2024 ou 2023.
Note 5. Revenu sur contrats conclus avec les clients
A. Désagrégation du chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires net se décompose comme suit :
| 2024 (Chiffre d’affaires, en millions d’euros) | PWR Grid & Connect | PWR Transmission |
|---|---|---|
Industrie & Solutions
Autres
Total Groupe
| PWR Connect (ex-Usages) | PWR Grid (ex-Distribution) | Obligations de performance remplies à un moment précis | Obligations de performance remplies progressivement |
|---|---|---|---|
| 2 746 | 1 457 | 183 | 1 853 |
| 1 174 | 7 414 | - | - |
| 1 132 | - | - | 1 132 |
CHIFFRE D’AFFAIRES NET
| PWR Grid & Connect | PWR Transmission |
|---|---|
| 2 746 | 1 457 |
| 1 315 | 1 853 |
| 1 174 | 8 546 |
2023 (Chiffre d’affaires, en millions d’euros)
Industrie & Solutions
Autres
Total Groupe
| PWR Connect (ex-Usages) | PWR Grid (ex-Distribution) | Obligations de performance remplies à un moment précis | Obligations de performance remplies progressivement |
|---|---|---|---|
| 2 214 | 1 366 | 110 | 2 214 |
| 1 886 | 1 428 | 7 005 | - |
| - | - | 786 | - |
| - | - | 786 | - |
CHIFFRE D’AFFAIRES NET
| PWR Connect (ex-Usages) | PWR Grid (ex-Distribution) | Obligations de performance remplies à un moment précis | Obligations de performance remplies progressivement |
|---|---|---|---|
| 2 214 | 1 366 | 896 | 1 886 |
| 1 428 | 7 790 | - | - |
B.Soldes bilantiels des contrats
Les soldes des actifs et passifs sur contrats se décomposent comme suit :
En millions d’euros
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Ventes de marchandises ou biens
Contrats de biens et services
| Ventes de marchandises ou biens | Contrats de biens et services | |||
|---|---|---|---|---|
| Actifs sur contrats | - 194 | - 187 | ||
| Passifs sur contrats | (193) | (810) | (130) | (608) |
| TOTAL | (193) | (616) | (130) | (421) |
Ventes de marchandises ou biens
Les passifs sur contrats correspondent aux avances reçues des clients. La satisfaction de la performance rattachée survient dans les deux années qui suivent la réception de l’avance. La majorité des montants indiqués au 31 décembre 2023 ont été reconnus en chiffre d’affaires sur l’exercice 2024.
Contrats de biens et services
Au sein des actifs et passifs sur les contrats de biens et services, les montants actifs comprennent principalement les produits comptabilisés du fait des prestations réalisées, mais non encore facturées à la date de clôture considérée. Les actifs sont transférés en créances clients lorsque le droit au paiement au titre de la prestation effectuée devient exécutoire.
Les passifs correspondent à des avances reçues des clients qui restent à reconnaître en chiffre d’affaires en fonction de la satisfaction de la performance.
La variation nette des actifs et passifs sur contrats pour - 195 millions d’euros s’explique principalement par :
-
235 millions d’euros liés aux passifs sur contrats en solde au 31 décembre 2023 reconnus en chiffre d’affaires en 2024 ;
-
320 millions d’euros de décalage entre la facturation effectuée en 2024 et le chiffre d’affaires reconnu à l’avancement ;
-
60 millions d’euros d’actifs sur contrats existant au 31 décembre 2023 facturés en 2024 ;
-
70 millions d’euros d’augmentation nette des avances reçues ;
-
20 millions d’euros liés à l’effet change entre 2023 et 2024.
C. Obligations de performance restant à satisfaire
Ventes de marchandises ou biens
Du fait de la nature de l’activité, les ventes de marchandises ou biens ont un horizon de temps court. Par conséquent, le montant des prestations correspondant à des obligations de performance restant à satisfaire n’est pas détaillé.
Contrats de biens et services
Les contrats de biens et services comprennent essentiellement les contrats de câbles haute tension et de câbles ombilicaux. Le montant des prestations correspondant à des obligations de performance restant à satisfaire pour ces activités s’élève à 5 853 millions d’euros, et devrait se réaliser en quasi-totalité d’ici à 2029.
Note 6. Frais de personnel et effectifs
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Frais de personnel (charges sociales incluses) en millions d’euros | 1 221 | 1 171 |
| Effectifs moyens des sociétés intégrées en nombre de salariés | 28 498 | 28 541 |
Les rémunérations versées sous forme d’avantages en actions au sens de la norme IFRS 2 sont incluses dans les frais de personnel présentés ci-dessus. Ces dernières s’élèvent à 22 millions d’euros en 2024 (charges sociales incluses). Se référer également à la Note 23.
Les rémunérations versées à des salariés couverts par des plans de réorganisation en cours ne sont pas reprises dans les données ci-dessus.
Note 7. Autres produits et charges opérationnel
| En millions d’euros | Notes | 2024 | 2023 | |
|---|---|---|---|---|
| Dépréciations d’actifs nets | 8 | (0) | 23 |
En millions d’euros
| Notes | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Variation de la juste valeur des instruments financiers sur métaux non ferreux | (2) | (1) |
| Plus et moins-value de cessions d’actifs | 9 | (4) |
| Frais connexes sur acquisitions et projets d’acquisition | (22) | (10) |
| Frais et provisions sur enquêtes de concurrence | (6) | (2) |
| AUTRES PRODUITS ET CHARGES OPÉRATIONNELS | (34) | 1 |
Les frais connexes sur acquisitions et projets d’acquisitions concernent essentiellement l’acquisition en 2024 des entités du groupe La Triveneta en Italie cf. Note 14.
Note 8. Dépréciations d’actifs nets
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Pertes de valeur sur immobilisations | (0) | - |
| Reprises de pertes de valeur sur immobilisations | - | 23 |
| Pertes de valeur sur goodwill | - | - |
| Pertes de valeurs sur actifs détenus en vue de la vente | - | - |
| DÉPRÉCIATIONS D’ACTIFS NETS | (0) | 23 |
Le Groupe revoit la valorisation de ses goodwill et des immobilisations incorporelles à durée de vie indéterminée au moins une fois par exercice, et celle de ses actifs corporels et incorporels en cas d’indice de perte de valeur (se référer à la Note 1.F.C.).
La valorisation des goodwill du Groupe est réalisée au niveau des Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) auxquelles ils sont affectés. En cas de décalage défavorable entre la valeur comptable et la valeur recouvrable, une dépréciation est comptabilisée.
Le Groupe a pris en compte les paramètres climatiques au moment de la réalisation des tests de dépréciations et cela n’a pas généré des impacts significatifs sur les résultats des tests.
Depuis 2022, le Groupe intègre les enjeux associés aux conséquences du changement climatique et aux objectifs pris pour atteindre zéro émission nette dans son approche de la revue de la valorisation de ses actifs, notamment via les éléments suivants :
- les investissements incrémentaux en lien avec les engagements pris pour atteindre zéro émission nette sont non significatifs et n’ont pas de conséquences sur la revue de la valorisation des actifs du Groupe ;
- les prévisions de tensions sur le marché du cuivre ont amené le Groupe à inclure dans ses tests de sensibilité les conséquences d’une éventuelle réduction de volume de 10 % sur l’activité PWR-Connect du segment PWR-Grid & Connect à compter de l’année 2027. Les autres activités n’ont pas fait l’objet de test de sensibilité sur ce point : elles ne sont pas concernées par une telle pénurie, soit parce que considérées comme stratégiques, soit parce que faiblement exposées à une potentielle réduction de la disponibilité du cuivre.
En 2023, le Groupe a par ailleurs fait réaliser une étude par Axa Climate sur les enjeux des risques physiques liés au changement climatique pour les actifs du Groupe. Cette étude a permis d’identifier six sites avec des risques ISO élevés concernant le changement climatique. Suite à cela, des actions ont étés mises en place pour diminuer les risques identifiés.
Fin 2024, comme en 2023, le Groupe n’a pas identifié d’élément en lien avec ces travaux pouvant conduire à la comptabilisation d’une perte de valeur sur un de ses actifs. Les éventuels plans d’actions futurs seront intégrés aux hypothèses des tests de dépréciation au fur et à mesure de leur concrétisation.
Par ailleurs, le Groupe a également associé les enjeux du changement climatique à sa dernière émission obligataire, liée au développement durable, cf. Note 26.
A. Résultats des tests de l’année
Comme précisé dans la Note 1 et conformément aux dispositions de la norme IAS 36, des tests de dépréciation ont d’abord été menés sur des actifs individuels lorsqu’un indice de perte de valeur a été identifié.
Dans le cadre de l’arrêté des comptes au 31 décembre 2024, le Groupe a procédé à une revue des principaux enjeux de dépréciation pour identifier les éventuels indices de perte de valeur apparus sur la période, tant sur les actifs individuels que sur les Unités Génératrices de Trésorerie (UGT).
A la suite de l’identification d’indices liés au ralentissement de la branche « electromibility » au sein de l’activité des harnais automobiles, et à la situation économique et géopolitique au Liban et en Ukraine, le Groupe a procédé à des tests de dépréciation qui n’ont pas mis en évidence de perte de valeur à comptabiliser.
En 2023, l’amélioration des performances de l’UGT Amérique du Nord Industrie & Solutions ainsi que l’amélioration de l’UGT Asie-Pacifique PWR-Grid & Connect (ex-Bâtiments et Territoires) avaient conduit le Groupe à comptabiliser des reprises de dépréciation de respectivement 7 millions d’euros et 17 millions d’euros sur des actifs incorporels (relations clients, marques).
La revue des valorisations au niveau des UGT n’a conduit à comptabiliser aucune perte ou reprise de valeur sur les UGT en 2024 ni aucune autre en 2023 que celles mentionnées ci-avant.
B. Répartition des goodwill
La répartition des goodwill par UGT et leur évolution sont les suivantes :
| En millions d’euros | UGT Amérique du Sud PWR-Grid & Connect (a) | UGT Asie-Pacifique PWR-Grid & Connect (a) | UGT Europe PWR-Grid & Connect (a) |
|---|---|---|---|
UGT Europe
Industrie & Solutions
Autres UGT
Total
31 DÉCEMBRE 2023
| 104 | 66 | 41 | 31 | 51 | 293 |
|---|---|---|---|---|---|
Regroupement d’entreprises
| - | - | 201 | - | - | 201 |
|---|---|---|---|---|---|
Cessions/acquisitions
| - | - | - |
|---|---|---|
Pertes de valeur
| - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|
Différences de conversion et autres
| (1) | (0) | (0) | (28) | (25) | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 31 DÉCEMBRE 2024 | 108 | 64 | 243 | 31 | 24 | 470 |
« PwR-Grid & Connect » est la nouvelle dénomination du segment « Bâtiments et Territoires » cf. Note 4.
Les goodwill de l’UGT Europe PWR-Grid & Connect (ex-Bâtiments et Territoires) ont augmenté de 201 millions d’euros du fait de l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi cf. Note 14.
Les goodwill des autres UGT ont diminué de 28 millions d’euros du fait, principalement, du reclassement en actifs destinés à la vente de Amercable cf. Note 13.
Le Groupe n’a comptabilisé de perte de valeur du goodwill ni en 2024, ni en 2023.
C. Principales hypothèses
Les taux d’actualisation des principales zones monétaires et les taux de croissance à l’infini retenus pour l’établissement des business plans dans le cadre des tests de perte de valeur sont présentés ci-dessous par zone géographique :
| Taux d’actualisation (après impôts) | des flux futurs | Taux de croissance à l’infini |
|---|---|---|
| 2024 | 2023 |
2023
Europe (Zone Euro)
| 8,7 % | 9,0 % | 1,2 % | 1,2 % |
|---|---|---|---|
Chili
| 11,0 % | 11,5 % | 2,3 % | 2,4 % |
|---|---|---|---|
États-Unis
| 10,0 % | 10,3 % | 2,1 % | 2,1 % |
|---|---|---|---|
Brésil
| 13,8 % | 15,0 % | 2,5 % | 2,0 % |
|---|---|---|---|
Chine
| 10,8 % | 11,0 % | 3,3 % | 3,4 % |
|---|---|---|---|
Pérou
| 12,0 % | 12,5 % | 2,3 % | 3,0 % |
|---|---|---|---|
Norvège
| 9,6 % | 10,0 % | 1,4 % | 1,4 % |
|---|---|---|---|
Australie
| 10,2 % | 10,3 % | 2,3 % | 2,3 % |
|---|---|---|---|
Ukraine
| 35,0 % | 35,0 % | 1,2 % | 1,2 % |
|---|---|---|---|
Liban
| 35,0 % | 35,0 % | 2,7 % | 2,7 % |
|---|---|---|---|
Les flux de trésorerie retenus dans les calculs de dépréciation sont basés sur les dernières projections approuvées par le management du Groupe et intègrent donc sa vision la plus récente du niveau d’activité future du Groupe (Budget 2025 et nouveau Plan Stratégique). La projection des flux de trésorerie porte sur une période de cinq années.
D.Analyses de sensibilité
Les valorisations des UGT testées sont basées sur les principales hypothèses présentées ci-avant. Des analyses de sensibilité sont par ailleurs menées pour mesurer la sensibilité du calcul aux changements de paramètres utilisés. La méthode utilisée consiste à faire varier les paramètres comme suit :
- une augmentation du taux d’actualisation de 50 points de base par rapport aux hypothèses retenues ;
- une diminution de 50 points de base du taux de croissance à l’infini par rapport aux hypothèses retenues ;
- une diminution de 50 points de base de l’hypothèse opérationnelle qu’est le taux d’EBITDA par rapport aux hypothèses retenues ;
- une diminution de 10 % des volumes sur l’activité PWR-Connect du segment PWR-Grid & Connect pour refléter une pénurie potentielle de cuivre.
Une augmentation du taux d’actualisation de 50 points de base par rapport aux hypothèses retenues conduirait à constater une dépréciation de 5 millions d’euros sur l’activité des harnais automobiles. Les autres analyses de sensibilité réalisées n’ont pas mis en évidence de charge de dépréciation complémentaire à comptabiliser.
Note 9. Plus et moins-values de cessions d’actifs
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Plus (moins) values nettes sur cessions d’actifs immobilisés (7) | 4 | |
| Plus (moins) values nettes sur cessions de titres | 2 | (13) |
| Autres | - | - |
| PLUS ET MOINS-VALUES DE CESSIONS D’ACTIFS | (4) | (9) |
En 2024, le Groupe a comptabilisé un produit de cessions de titres essentiellement suite à un boni de liquidation sur une entité non consolidée. En 2023, le Groupe avait comptabilisé des moins-values de cessions sur titres pour 13 millions d’euros, qui comprenaient :
- la cession de l’activité Telecom Systems pour 57 millions d’euros, conduisant à une moins-value nette de cession de 8 millions d’euros. Le prix de cession de 57 millions d’euros a été versé en trésorerie pour 24 millions d’euros, le solde correspondant à des prêts sur 5 ans dont la majeure partie est assortie d’un taux d’intérêt de 15 %. Le prix de cession a fait l’objet d’un ajustement non significatif en 2024.
- Le contrat de cession intègre par ailleurs une clause d’earn-out calculée à hauteur de 20 % du gain potentiel à la revente de l’activité par l’acquéreur. Cette clause est plafonnée à 40 millions d’euros ;
- la cession de la totalité des parts détenues dans la société mise en équivalence IES Energy, soit 27,80 % du capital. Cette cession s’était traduite par une moins-value nette de cession de 6 millions d’euros.
Note 10. Autres produits et charges financiers
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Dividendes reçus des sociétés non consolidées | 3 | 2 |
| Provisions | (4) | (1) |
| Pertes et gains de change (nets) | (48) | (10) |
En millions d’euros
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Charge nette d’intérêts sur engagements sociaux | (6) | (5) |
| Hyperinflation | (2) | (3) |
| Autres | (4) | (7) |
| AUTRES PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS | (61) (24) |
En 2023, la dépréciation constatée sur les dépôts de trésorerie du Liban avait été reprise en totalité pour 4 millions d’euros suite au changement de taux de conversion utilisé pour convertir les dépôts en devises libanaises. Le solde de ces dépôts pour 3 millions d’euros est classé dans les autres créances nettes, hors de la trésorerie et équivalents de trésorerie cf. Notes 21 et 26.
Par ailleurs, les pertes et gains de change (nets) correspondent aux résultats de change réalisés ou latents sur les transactions commerciales, inscrites au bilan ou en carnet. À ce titre, ces pertes et gains de change peuvent varier significativement d’un exercice à l’autre.
Effets de l’application de la norme IAS 29 « Hyperinflation » en Turquie et au Ghana
Comme indiqué en Note 1, le Groupe applique la norme IAS 29 pour ses filiales turque et ghanéenne et a utilisé les indices publiés par le FMI afin de procéder à la réévaluation du compte de résultat, des flux de trésorerie et des actifs et passifs non monétaires :
- en Turquie, l’indice a progressé de 44 % sur l’exercice 2024 (65 % sur 2023). La parité EUR / TRY utilisée pour la conversion du compte de résultat s’élève à 36,74 au 31 décembre 2024 (32,65 au 31 décembre 2023) ;
- au Ghana, l’indice a progressé de 24 % sur l’exercice 2024 (22 % sur 2023). La parité EUR / GHC utilisée pour la conversion du compte de résultat s’élève à 15,21 au 31 décembre 2024 (13,18 au 31 décembre 2023).
Les conséquences du traitement de l’hyperinflation dans le compte de résultat de l’exercice se traduisent par :
- pour la filiale turque, une hausse du chiffre d’affaires consolidé de la période de l’ordre de 43 millions d’euros (hausse de 60 millions d’euros en 2023), une augmentation de la marge opérationnelle de l’ordre de 4 millions d’euros (augmentation de 6 million d’euros en 2023), tandis que les autres produits et charges financiers intègre une charge non significative reflétant la conséquence de l’hyperinflation sur la position monétaire nette (charge de 2 millions en 2023) ;
- pour la filiale ghanéenne, une hausse du chiffre d’affaires consolidé de la période de l’ordre de 3 millions d’euros (hausse de 2 millions d’euros en 2023), une augmentation non significative de la marge opérationnelle, tandis que les autres produits et charges financiers intègre une charge de 2 millions d’euros reflétant la conséquence de l’hyperinflation sur la position monétaire nette (charge de 1 million d’euros en 2023).
Note 11. Impôts sur les bénéfices
A. Analyse de la charge d’impôts sur les bénéfices
En millions d’euros
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Charge d’impôts exigible | (119) | (93) |
| Produit/(Charge) d’impôts différés | 4 | 24 |
| IMPÔTS SUR LES BÉNÉFICES | (115) | (68) |
En 2024, la société Nexans est la société mère d’un groupe fiscal de 14 sociétés en France. D’autres groupes fiscaux ont été constitués dans d’autres pays lorsque cela était possible (notamment en Allemagne, aux États-Unis, en Italie et en Corée du Sud).
Les impôts sur les bénéfices intègrent en 2024 une charge non significative inférieur à 1 million d’euros au titre de l’application de Pilier 2, en ligne avec les travaux préparatoires effectués.
B. Taux d’impôt effectif
Le taux d’impôt effectif s’analyse comme suit :
| Preuve d’impôt (en millions d’euros) | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Résultat avant impôts | 398 | 292 |
| dont quote-part dans les résultats nets des entreprises associées | (0) | 1 |
| RÉSULTAT AVANT IMPÔTS ET QUOTE-PART DANS LES RÉSULTATS NETS DES ENTREPRISES ASSOCIÉES | 398 | 290 |
| Taux d’imposition normal applicable en France (en %)* | 25,83 % | 25,83 % |
(CHARGES)/PRODUITS D’IMPÔTS THÉORIQUES
Incidence des :
| Différence entre les taux d’impôt étrangers et français | (2) | |
|---|---|---|
| Changement de taux d’impôt de la période | (0) | |
| Effets liés à la non-reconnaissance d’impôts différés actifs | (7) | |
| Impôts assis sur une base autre que le résultat avant impôts | (12) | |
| Autres différences permanentes | 5 | 7 |
(CHARGES)/PRODUITS D’IMPÔTS EFFECTIVEMENT CONSTATÉS
| (115) | (68) |
|---|---|
TAUX D’IMPÔT EFFECTIF (en %)
28,94 %
23,57 %
Par simplification, le Groupe a fait le choix de ne retenir que le taux d’imposition normal pour la France, donc y compris les cotisations additionnelles.
La charge d’impôts théorique est calculée en appliquant au résultat consolidé avant impôts et avant quote-part dans les résultats nets des entreprises associées le taux d’impôt applicable à l’entreprise consolidante.
C. Impôts comptabilisés directement en autres éléments du résultat global
Au 31 décembre 2024, les impôts directement comptabilisés en autres éléments du résultat global s’analysent comme suit :
| En millions d’euros | 31 décembre 2023 | Gains/Pertes générés sur la période (a) | Recyclage en résultat sur la période (a) | Total des autres éléments du résultat global | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Différences de conversion | (9) | (1) | - | (1) | (10) |
| Couverture des flux de trésorerie | 16 | (0) | 13 | 13 | 29 |
| IMPÔTS SUR LES ÉLÉMENTS RECYCLABLES (b) | 6 | (1) | 13 | 12 | 19 |
| Actifs financiers à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global | (0) | - | N/A |
Gains et pertes actuariels sur avantages postérieurs à l’emploi
IMPÔTS SUR LES ÉLÉMENTS NON RECYCLABLES
Les effets d’impôts relatifs aux couvertures de flux de trésorerie ainsi qu’aux flux de gains, pertes et recyclage générés
sur la période sont présentés au sein de la colonne « Variation de juste valeur et autres » dans la variation des capitaux
propres consolidés.
Ces impôts se reverseront en résultat au même rythme que les transactions sous-jacentes auxquelles ils se rattachent
(voir Note 1.C et Note 1.F.N).
D. Impôts différés constatés dans le bilan consolidé
Les impôts différés sont détaillés par nature dans le tableau ci-dessous.
| En millions d’euros | 31 décembre 2023 | Impact résultat | Impact capitaux propres | Variation du périmètre de consolidation | Effets de change et autres | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Immobilisations | (67) | 6 | - | (54) | 5 | (111) |
| Autres actifs | (79) | (27) | - | (1) | 4 | (104) |
| Engagements auprès du personnel | 22 | (0) | (7) | - | 0 | 15 |
| Provisions pour risques et charges | 23 | 13 | - | 4 | (2) | 38 |
| En millions d’euros | 31 décembre 2023 | Impact résultat | Impact capitaux propres | Variation du périmètre de consolidation | Effets de change et autres | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Autres dettes | 8 | 18 | - | - | 0 | 27 |
| Dérivés (métal & change) | (5) | 6 | 14 | - | 0 | 15 |
| Reports déficitaires, intérêts non déductibles et crédits d’impôts | 643 | (12) | - | - | (9) | 622 |
| IMPÔTS DIFFÉRÉS ACTIFS (BRUTS) ET PASSIFS | 545 | 4 | 7 | (52) | (1) | 503 |
| Impôts différés actifs non reconnus | (545) | 1 | (0) | - | 8 | (536) |
| IMPÔTS DIFFÉRÉS NETS | 0 | 4 | 7 | (52) | 6 | (33) |
| dont impôts différés actifs reconnus | 129 | 117 | ||||
| dont impôts différés passifs | 129 | 151 | ||||
| IMPÔTS DIFFÉRÉS NETS HORS ÉCARTS ACTUARIELS | (22) | (48) |
Les actifs d’impôts différés non comptabilisés du fait d’une récupération jugée insuffisamment probable s’élèvent à 536 millions d’euros au 31 décembre 2024 (545 millions d’euros au 31 décembre 2023). Ils comprennent majoritairement les déficits fiscaux reportables mentionnés en Note 11.E ci-après.
E. Déficits fiscaux reportables
Pour les pays présentant une situation active d’impôts différés nets, après imputation des actifs et passifs d’impôts différés sur différences temporelles, le montant des actifs d’impôts différés reconnu dans le bilan consolidé est déterminé sur base des business plans réactualisés (cf. Note 1.E.F).
La ligne « Reports déficitaires, intérêts déductibles et crédits d’impôts » (Cf. Note 11.D) se composent principalement au 31 décembre 2024 de 608 millions d’euros de report déficitaire, de 13 millions d’euros d’intérêts non déductibles et de 1 million d’euros de crédits d’impôts.
Les déficits fiscaux reportables représentent une économie potentielle d’impôt au niveau du Groupe de 608 millions d’euros au 31 décembre 2024 (633 millions d’euros au 31 décembre 2023). Les principales entités concernées sont :
- les filiales françaises à hauteur de 271 millions d’euros (264 millions d’euros au 31 décembre 2023) dont 8 millions d’euros sont reconnus en impôts différés actifs au 31 décembre 2024 (8 millions d’euros au 31 décembre 2023) ;
- les filiales allemandes à hauteur de 178 millions d’euros (180 millions d’euros au 31 décembre 2023) dont 26 millions d’euros sont reconnus en impôts différés actifs au 31 décembre 2024 (26 millions d’euros au 31 décembre 2023).
Les impôts différés reconnus en France et en Allemagne sont en ligne avec l’analyse effectuée par le Groupe en tenant compte des derniers business plans à jour d’une part, et des actions de réorganisation effectuées d’autre part.
La ventilation des économies potentielles d’impôts par date de péremption des déficits fiscaux reportables se présente de la manière suivante :
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Année N+1 | 3 | 2 |
| Années N+2 à N+4 | 7 | 11 |
| Années N+5 et suivantes (a) | 598 | 620 |
| TOTAL | 608 | 633 |
Cette ligne inclut les économies potentielles d’impôts indéfiniment reportables.
F.Différences temporelles taxables liées à des participations dans des filiales, co-entreprises et entreprises associées
Aucun impôt différé passif n’a été comptabilisé relativement aux différences temporelles pour lesquelles soit le Groupe est en mesure de contrôler la date à laquelle la différence temporelle s’inversera (et il est probable que cette différence ne s’inversera pas dans un avenir prévisible), soit cette différence temporelle ne donne lieu à aucun paiement d’impôt significatif lors de son reversement.
Note 12.Résultat par action
Le tableau ci-dessous indique le rapprochement entre le résultat net par action et le résultat net par action dilué :
2024
2023
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (a)
| 279 | 221 |
|---|---|
Nombre moyen d’actions en circulation
| 43 682 327 | 43 601 217 |
|---|---|
Nombre moyen d’instruments dilutifs (b)
| 1 336 584 | 1 358 282 |
|---|---|
Nombre moyen d’actions dilué
| 45 018 910 | 44 959 499 |
|---|---|
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE PAR ACTION
| Résultat de base par action (c) | 6,39 | 5,08 |
|---|---|---|
| Résultat dilué par action (c) | 6,20 | 4,92 |
En millions d’euros. En 2024 comme en 2023, le résultat net part du Groupe correspond au résultat net part du Groupe ajusté du résultat des activités abandonnées part du Groupe.
Les instruments dilutifs en 2024 et en 2023 correspondent aux actions gratuites et de performance.
En euros.
Note 13. Actifs détenus en vue de la vente et activités abandonnées
En novembre 2024, le Groupe a conclu un accord en vue de la cession à Mattr d’AmerCable, entité nord-américaine de câbles d’alimentation, d’instrumentation et de contrôle dans le secteur des ressources (pétrole et gaz, mines), sur la base
d’une valeur d’entreprise établie à 280 millions de dollars américains. Sa réalisation devant intervenir dans les douze prochains mois, ce programme remplit les critères des activités détenues en vue de la vente au sens de la norme IFRS 5. En conséquence, la contribution bilancielle de l’entité Amercable est présentée en « Actifs et groupe d’actifs détenus en vue de la vente » au 31 décembre 2024. Son activité est présentée dans la rubrique « Industrie & Solutions » au sein de l’information sectorielle, et contribue en 2024 pour 226 millions d’euros au chiffre d'affaires net à prix métal courant et pour 58 millions d’euros à l’EBITDA ajusté. En application de la norme IFRS 5, le Groupe a évalué ces groupes d’actifs au montant le plus bas entre leur valeur comptable et la juste valeur diminuée des coûts de la vente, sans que cela n’entraîne de comptabilisation de perte de valeur au titre de la cession en cours.
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | ||
|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes | 79 | ||
| Stocks et en-cours | 38 | ||
| Clients et comptes rattachés | 13 | ||
| Autres actifs | 1 | ||
| Total des actifs et groupes d'actifs détenus en vue de la vente | 131 | ||
| Fournisseurs et comptes rattachés | (12) | ||
| Autres passifs | (18) | ||
| Total des dettes liées aux groupes d'actifs détenus en vue de la vente | (29) |
Au 31 décembre 2024, les réserves de conversion liées à ces entités représentent une perte de 25 millions d’euros. La cession d’Amercable a été finalisée le 2 janvier 2025, cf. Note 36.
Note 14. Goodwill
L’évolution des goodwill en 2024 (470 millions d’euros au 31 décembre 2024 contre 293 millions d’euros au 31 décembre 2023) est principalement liée à l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi et, dans une moindre mesure, aux variations des taux de change sur la période dans la mesure où de nombreux goodwill du Groupe sont en effet exprimés en devises.
Goodwill associé à l’acquisition du groupe La Triveneta Cavi
L’acquisition a été rémunérée principalement par la trésorerie issue de l’émission obligataire émise fin mai 2024, pour un coût d’acquisition de titres de 577 millions d’euros.
Le montant payé net de la trésorerie acquise s’élève à 514 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Le goodwill comptabilisé à titre provisoire et avant allocation aux actifs et passifs identifiables s’élève à 334 millions d’euros à la date d’entrée dans le périmètre de consolidation.
Tableau des principaux éléments de détermination du goodwill avant allocation
| En millions d’euros | |
|---|---|
| La Triveneta Cavi Acquisition 2024 | |
| Prix d’acquisition (a) | 577 |
| Coût d’acquisition des titres (1) | 577 |
| Actif | |
| Immobilisation (y compris financières) | 72 |
| Stocks | 82 |
| Créances | 169 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 66 |
| Impôts différés actifs | - |
| Autres actifs | (4) |
Passif
| Provisions | 2 |
|---|---|
| Impôts différés passifs | - |
| Dettes financières | 3 |
| Autres passifs | 138 |
| Actif net part du Groupe acquis (2) | 243 |
| Goodwill (1)-(2) | 334 |
L’intégralité du prix d’acquisition a été payée en trésorerie et équivalents de trésorerie. Les coûts d’acquisition correspondants se sont élevés à 12 millions d’euros en 2024 et ont été comptabilisés en compte de résultat en application de la norme IFRS 3. Conformément aux principes comptables du Groupe (se référer à la Note 1.D), ils sont présentés sur la ligne spécifique « Frais connexes sur acquisitions et projets d’acquisition» au sein des « Autres produits et charges opérationnels » cf. Note 7.
En millions d’euros
Renvois La Triveneta Cavi Acquisition 2024
| Goodwill avant allocation au 31 MAI 2024 | 334 |
|---|---|
| Allocation aux immobilisations corporelles (1) | 63 |
| Allocation aux marques (2) | 33 |
| Allocation aux relations clientèles (2) | 102 |
| Allocation aux stocks (3) | 4 |
| Provisions (4) | (18) |
Renvois La Triveneta Cavi Acquisition 2024
| En millions d’euros | Impôts différés passifs nets | (5) | (52) |
|---|---|---|---|
Le Groupe a procédé durant l’exercice 2024 à une évaluation à date d’acquisition de la juste valeur de l’ensemble des actifs corporels du groupe La Triveneta Cavi : terrains, bâtiments et équipements industriels des différents pays d’implantation. Cette évaluation a notamment été réalisée avec l’assistance de cabinets de conseils spécialisés dans le domaine immobilier ;
Nexans a également procédé sur la même période à l’évaluation des actifs incorporels du groupe La Triveneta Cavi. Deux catégories significatives d’actifs incorporels ont été identifiées et valorisées avec l’assistance de cabinets de conseils spécialisés :
- les marques, qui ont été considérées comme ayant une durée de vie définie de 20 ans,
- les relations clientèles, considérées comme ayant une durée de vie définie de 14 ans ;
Évaluation des stocks à leur juste valeur à date d’acquisition ; Le Groupe a procédé à une identification de la juste valeur des passifs et passifs éventuels à date d’acquisition en prenant en compte le partage des risques entre l’acquéreur et le vendeur, en fonction notamment des clauses de garantie de passif ;
Les impôts différés comptabilisés dans le cadre de l’allocation du prix d’acquisition : ils recouvrent les impôts différés comptabilisés sur les allocations du goodwill aux actifs corporels et incorporels acquis ainsi qu’aux passifs et passifs éventuels identifiés à date d’acquisition.
À noter que ce goodwill provisoire deviendra définitif à l’issue d’une période de 12 mois, suivant l’acquisition soit le 31 mai 2025.
Note 15. Immobilisations incorporelles
| En millions d’euros | Valeur brute |
|---|---|
| Marques | 80 |
| Relations Clients | 257 |
| Logiciels | 119 |
| Immobilisations incorporelles en cours | 16 |
| Autres | |
| Total |
Amortissements et dépréciations cumulés
| 66 | 537 |
|---|---|
| (8) | (181) |
| (106) | - |
| (32) | (327) |
VALEUR NETTE AU 1er JANVIER 2024
| 71 | 76 | 13 | 16 | 34 | 210 |
|---|---|---|---|---|---|
Acquisitions et capitalisation
| - | - | 2 | 21 | 0 | 24 |
|---|---|---|---|---|---|
Cessions
| - | - | - | - | (0) | (0) |
|---|---|---|---|---|---|
Dotations aux amortissements
Dépréciations nettes des reprises (a)
| (2) | (13) | (8) | - | (4) | (26) | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Variation de périmètre | 33 | 102 | 0 | 0 | (0) | 136 |
| Écarts de conversion et autres | (21) | (4) | 6 | (5) | 1 | (23) |
| VALEUR NETTE AU 31 DÉCEMBRE 2024 | 82 | 161 | 13 |
32
31
320
| Valeur brute | 95 | 316 | 131 | 32 | 68 | 642 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Amortissements et dépréciations cumulés | (13) | (154) | (117) | - | (37) | (322) |
Se référer à la Note 7.
La ligne « Ecarts de conversion et autres » comprend notamment le reclassement en IFRS 5 des immobilisations incorporelles d’Amercable cf. Note 13.
Note 16. Immobilisations corporelles
En millions d’euros
| Terrains et Constructions | Instal. techn. | Matériel et Outillage | Droits d’utilisations | Immo. corporelles en cours | Autres | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur brute | 1 005 |
2
| Amortissements et dépréciations cumulés | (582) | (1 699) | (76) | (1) | (158) | (2 516) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| VALEUR NETTE AU 1er JANVIER 2024 | 423 | 670 | 128 | 491 | 143 | 1 854 |
| Acquisitions et capitalisation | 4 | 42 | 89 | 296 | 16 | 446 |
| Cessions | (0) | (10) | 0 | (1) |
Dotations aux amortissements
| (0) | (12) | (36) | (103) | (33) | - | (15) | (188) | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépréciations nettes des reprises (a) | - | 3 | - | - | - | 3 | ||
| Variation de périmètre | 43 | 77 | - | 10 | 5 | 135 | ||
| Écarts de conversion et autres | 14 | 54 | (16) | (108) | 12 | (44) |
VALEUR NETTE AU 31 DÉCEMBRE 2024
| Valeur brute | 1 058 | 2 515 | 252 | 690 | 332 | 4 847 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Amortissements et dépréciations cumulés | (610) | (1 783) | (83) | (1) | (172) | (2 651) |
Se référer à la Note 7.
Les droits d’utilisation concernent essentiellement des contrats immobiliers à hauteur de 150 millions d’euros à fin décembre 2024 (116 millions d’euros à fin décembre 2023).
Note 17. Participations dans les entreprises associées – Informations financières résumées
A. Valeur d’équivalence
| Au 31 décembre, en millions d’euros | % de contrôle | 2024 | 2023 |
|---|---|---|---|
| Qatar International Cable Company | 30,33 % | 14 | 12 |
Au 31 décembre, en millions d’euros
| % de contrôle | 2024 | 2023 | |
|---|---|---|---|
| Colada Continua | 41,00 % | 5 | 4 |
| RecyCâbles | 36,50 % | (0) | 4 |
| TOTAL | 19 | 19 |
B. Éléments financiers caractéristiques des entreprises associées
Les données ci-dessous sont présentées dans le référentiel comptable local de chacune des entités, les bilans et comptes de résultat complets IFRS n’étant pas disponibles à la date de publication des états financiers consolidés du Groupe.
Bilan résumé
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Immobilisations corporelles et incorporelles | 51 | 48 |
| Actifs circulants | 91 | 77 |
| TOTAL CAPITAUX EMPLOYÉS | 142 | 125 |
| Capitaux propres | 59 | 65 |
| Dettes financières nettes | (29) | (18) |
| Autres dettes | 111 | 78 |
| TOTAL FINANCEMENT | 142 | 125 |
Compte de résultat résumé
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires à cours des métaux courants | 392 | 386 |
Note 18. Autres actifs non courants
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Résultat opérationnel | (1) | 5 |
| Résultat net | (7) | 3 |
Au 31 décembre (en millions d’euros, nets des dépréciations)
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Prêts et créances à long terme | 83 | 79 |
| Titres de participation dans des entités non consolidées | 19 | 24 |
| Actifs de pension | 85 | 79 |
| Instruments dérivés | 25 | 36 |
| Autres | 13 | 17 |
| TOTAL | 225 | 234 |
L’échéancier des actifs non courants (hors titres de participation dans des entités non consolidées et hors actifs de pension)
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Valeur dans le bilan consolidé | de 1 à 5 ans | > 5 ans | |
|---|---|---|---|
| Prêts et créances à long terme | 83 | 78 | 5 |
| Instruments dérivés | 25 | 25 | - |
| Autres | 13 | 3 | 11 |
| TOTAL | 121 | 105 | 16 |
Les mouvements sur les dépréciations des autres actifs non courants évalués sur leurs valeurs nettes de réalisation sont les suivants :
| En millions d’euros | Prêts et créances à long terme | Autres |
|---|---|---|
| 31 décembre 2023 | 17 | 0 |
| Dotations | 3 | - |
| Cessions/Reprises | - | - |
| Autres (a) | - | (0) |
| 31 décembre 2024 | 20 | 0 |
La ligne « Autres » correspond à des reclassements sans impact résultat ou à des variations de périmètre.
Note 19. Stocks et en-cours de production industrielle
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Matières premières et marchandises | 579 | 653 |
| En-cours de production industrielle | 368 | 317 |
| Produits finis | 392 | 418 |
Au 31 décembre, en millions d’euros
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| VALEUR BRUTE | 1 339 | 1 387 |
| Dépréciation | (60) | (68) |
| VALEUR NETTE | 1 279 | 1 319 |
Note 20.Clients et comptes rattachés
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Valeur brute | 1 227 | 882 |
| Dépréciation | (30) | (25) |
| VALEUR NETTE | 1 197 | 856 |
Les programmes de rachats de créances sont mentionnés dans la Note 29.A.
L’évolution des dépréciations sur les comptes clients et rattachés peut être analysée comme suit (se référer à la Note 29.D pour une description de la politique de gestion du risque de crédit client) :
| En millions d’euros | Au 1 janvier | Dotation | Consommation | Reprise | Variation de périmètre | Autres (écarts de conversion…) | Au 31 décembre |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2024 | 25 | 4 | (1) | (5) | 8 | (1) | 30 |
| 2023 | 23 | 6 | (0) | (1) | (2) | (1) | 25 |
Les créances échues depuis plus de 30 jours à la date de clôture et non dépréciées sont les suivantes :
| En millions d’euros | Échues de 30 à 90 jours | Échues au-delà de 90 jours |
|---|---|---|
| 31 décembre 2024 | 9 | 7 |
Échues de 30 à 90 jours
Échues au-delà de 90 jours
| En millions d’euros | 31 décembre 2023 | |
|---|---|---|
| 10 | 9 |
À fin décembre 2024 et fin décembre 2023, les créances échues et non dépréciées résiduelles portent principalement sur des groupes industriels de premier plan, des compagnies d’électricité ou opérateurs de télécommunications majeurs, publics ou privés, ainsi que des distributeurs importants.
Note 21. Autres actifs courants
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Créances d’impôts sur les sociétés | 43 | 34 |
| Autres créances d’impôts et taxes | 91 | 84 |
| Dépôts versés | 8 | 8 |
| Charges constatées d’avance | 23 | 26 |
| Autres créances nettes | 45 | 84 |
| VALEUR NETTE | 211 | 235 |
Les appels de marge au titre des contrats à terme d’achats de cuivre sur le LME dont la valeur de marché était négative à cette date (voir Note 29.C) sont présentés sur la ligne « Dépôts versés » du tableau ci-avant pour un montant de 5 millions d’euros au 31 décembre 2024 (4 millions d’euros au 31 décembre 2023).
Depuis le 31 décembre 2020, les autres créances nettes comprennent les dépôts de l’entité du Groupe au Liban dans les banques libanaises en conséquence de la crise sévissant dans le pays cf. Note 26.
Note 22. Variation du besoin en fonds de roulement
La variation du besoin en fonds de roulement figurant au tableau de flux de trésorerie en 5.1.5 est détaillée ci-dessous :
Au 31 décembre, en millions d’euros
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Stocks et en-cours | 129 | 70 |
| Créances clients et autres débiteurs | (184) | 42 |
| Dettes fournisseurs et autres passifs | 231 | 151 |
| DIMINUTION (AUGMENTATION) DU BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT | 176 |
Note 23. Capitaux propres
A. Composition du capital social
Le capital social de Nexans S.A. est composé au 31 décembre 2024 de 43 753 380 actions entièrement libérées (43 753 380 actions au 31 décembre 2023), de 1 euro de valeur nominale et à droit de vote simple.
Nexans gère ses fonds propres dans une optique de long terme visant à assurer la liquidité du Groupe, à optimiser sa structure financière et à faire bénéficier ses actionnaires de la forte génération de cash-flow.
Les éléments de décision peuvent être des objectifs de bénéfice net par action, de prévisions de flux de trésorerie futurs ou d’équilibre de bilan afin de respecter les critères d’endettement net (leverage & gearing ratios).
B. Distribution
Lors de l’Assemblée Générale, les actionnaires seront invités à se prononcer sur la distribution d’un dividende de 2,60 euros par action, ce qui, compte tenu des 43 753 380 actions ordinaires constituant le capital de la Société au 31 décembre 2024, représente une distribution totale de 114 millions d’euros.
Au cas où, lors de la mise en paiement du dividende, la société Nexans détiendrait certaines de ses propres actions, la somme correspondant aux dividendes non versés au titre de ces actions sera affectée en report à nouveau. À l’inverse, le montant total du dividende pourrait être augmenté pour tenir compte du nombre d’actions supplémentaires susceptibles d’être créées, entre le 1er janvier 2025 et le jour où l’Assemblée Générale est appelée à se prononcer sur la distribution du dividende.
L’Assemblée Générale Mixte appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2023 a autorisé le 16 mai 2024 la distribution d’un dividende de 2,30 euro par action, ce qui, compte tenu des 43 720 721 actions ordinaires non autodétenues constituant le capital de la Société à la date de mise en paiement du 23 mai 2024, avait entraîné un décaissement d’un montant de 101 millions d’euros.
C. Actions propres
Les mouvements d’actions propres sur les exercices 2022 à 2024 se détaillent comme suit :
Notes
Nombre d’actions propres
Au 31 décembre 2022
| 292 402 | |||
|---|---|---|---|
| Programme de rachat d’actions (a) | 80 856 | ||
| Attribution aux salariés | (253 400) | ||
| Contrat de liquidité (achats)/ventes | 21.D | - |
Au 31 décembre 2023
| 119 858 | ||
|---|---|---|
| Programme de rachat d’actions (a) | 325 000 | |
| Attribution aux salariés | 21.D | (261 099) |
| Contrat de liquidité (achats)/ventes | - |
Au 31 décembre 2024
183 759
Correspond au programme de rachat d’actions approuvés par le Conseil d’Administration du 11 mai 2022, du 26 septembre 2023 et du 29 octobre 2024.
Du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2024, la Société a acheté 1 994 552 actions dont 325 000 via le programme de rachat d’actions et 1 669 552 via le contrat de liquidité pour un total de 216 millions d’euros et revendu 1 669 552 actions via le contrat de liquidité pour 183 millions d’euros, soit une diminution nette des capitaux propres de - 33 millions d’euros.
D. Actions gratuites et de performance
Le Groupe a procédé aux attributions d’actions gratuites et de performance suivantes : 330 200 actions gratuites et actions de performance en 2024 ; 352 730 actions gratuites et actions de performance en 2023.
Au 31 décembre 2024, il existe 1 302 205 actions gratuites et actions de performance en circulation donnant droit chacune à une action soit 2,98 % du capital (1 325 345 actions au 31 décembre 2023 donnant droit à 3,03 % du capital).
Les actions gratuites et de performance en circulation se répartissent comme suit au 31 décembre 2024 :
1. Caractéristiques des plans
| Date d’attribution | Nombre d’actions attribuées à l’origine | Nombre d’actions en circulation en fin de période | Fin de période d’acquisition des droits |
|---|---|---|---|
| 19 mars 2019 | 319 700 | - | 19 mars 2023 |
| 17 mars 2020 | 340 650 | - | 17 mars 2024 |
| 18 mars 2021 | 333 145 | 260 105 | 18 mars 2025 |
| 30 septembre 2021 | 100 000 | 82 700 | 17 mars 2025 |
| 8 novembre 2021 | 2 750 | 2 750 | 8 novembre 2025 |
| 17 mars 2022 | 348 765 | 293 380 | 17 mars 2026 |
| 25 octobre 2022 | 10 100 | 8 600 | 17 mars 2026 |
| 16 mars 2023 | 346 730 | 323 470 | 16 mars 2027 |
| 24 octobre 2023 | 6 000 | 6 000 | 16 mars 2027 |
1. Attribution d'actions
| Date | Nombre d’actions attribuées à l’origine | Nombre d’actions en circulation en fin de période | Fin de période d’acquisition des droits |
|---|---|---|---|
| 20 mars 2024 | 326 700 | 321 700 | 20 mars 2028 |
| 29 octobre 2024 | 3 500 | 3 500 | 20 mars 2028 |
| TOTAL | 2 138 040 | 1 302 205 |
2. Évolution du nombre d’actions gratuites et de performance en circulation
| Nombre d’actions | ||||
|---|---|---|---|---|
| ACTIONS EN CIRCULATION AU DÉBUT DE LA PÉRIODE | 1 325 345 | |||
| Actions attribuées au cours de la période | 330 200 | |||
| Actions annulées au cours de la période | (92 241) | |||
| Actions acquises au cours de la période (a) | (261 099) | |||
| ACTIONS EN CIRCULATION À LA FIN DE LA PÉRIODE | 1 302 205 | |||
| Dont 261 099 actions prélevées sur les titres autodétenus. |
3. Valorisation des actions gratuites et de performance
Les hypothèses retenues pour l’évaluation des actions ayant une incidence sur le résultat des exercices 2024 et 2023 sont les suivantes :
| Date d’attribution | |
|---|---|
| Cours de l’action lors de l’attribution (en euros) | |
| Durée d’acquisition des actions | |
| Volatilité (en %) (a) | |
| Taux d’intérêt sans risque (en %) |
Taux de dividendes (en %)
Juste valeur de l’action (en euros)
| Date | Juste valeur de l’action (en euros) | Durée | Taux de dividendes (en %) | Variation | Autre | Plage |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 19 mars 2019 | 28,22 | 4 ans | 35,00 % | - 0,22 % | 2,00 % | 10,90-26,05 |
| 17 mars 2020 | 24,77 | 4 ans | 37,63 % | - 0,32 % | 2,00 % | 7,11-22,87 |
| 18 mars 2021 | 70,85 | 4 ans | 44,03 % | - 0,55 % | 2,00 % | 42,40-65,40 |
| 30 septembre 2021 | 79,60 | 3-4 ans | 41,31 % | - 0,58 % | 2,00 % | 45,46-74,28 |
| 8 novembre 2021 |
| 87,20 | 4 ans | 41,11 % | - 0,58 % | 2,00 % | 51,70-80,50 | 17 mars 2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 84,50 | 4 ans | 40,74 % | 0,03 % | 2,00 % | 48,87-78,00 | 25 octobre 2022 |
| 98,80 | 3-4 ans | 40,74 % | 2,30 % | 2,00 % | 70,44-92,32 | 16 mars 2023 |
| 65,30 | 4 ans | 36,33 % | 3,16 % | 2,00 % | 21,03-61,50 | 24 octobre 2023 |
| 65,30 | 3-4 ans | 36,33 % |
3,16 %
2,00 %
21,03-61,50
20 mars 2024
95,00
4 ans
35,41 %
2,81 %
2,00 %
54,58-87,70
29 octobre 2024
138,80
3-4 ans
37,62 %
2,43 %
2,00 %
105,22-129,70
Uniquement pour les actions à condition de performance boursière.
La juste valeur des actions gratuites et de performance est enregistrée en charges de personnel entre la date d’octroi et la fin de la période d’acquisition des droits, avec une contrepartie directe en réserves consolidées dans les capitaux propres. Dans le compte de résultat, cette charge s’élève à 19 millions d’euros en 2024 (contre une charge de 13 millions d’euros en 2023, y compris la charge liée au plan d’actionnariat salarié).
E.Options de vente accordées à des intérêts ne donnant pas le contrôle
En septembre 2024, Nexans a pris l’engagement d’acquérir les parts des actionnaires minoritaires de Nexans Continuous Copper Casting and Refining, société dédiée à la fabrication de fil de cuivre à partir de cathodes et de cuivre recyclé. Cet engagement est considéré comme une dette financière en application de la norme IAS 32. Cette option d’achat/vente sur 30 % des actions a une échéance estimée à 2032. Elle a été constatée en dettes financières à hauteur de 30 millions d’euros, en contrepartie des réserves consolidées du Groupe.
Au 31 décembre 2024, la dette financière représente 30 millions d’euros.
Les dividendes versés portant sur des actions couvertes par cette option d’achat/vente accordées aux Intérêts ne donnant pas le contrôle sont analysés comme des compléments de prix et viennent augmenter le montant du goodwill.
Note 24. Retraites, indemnités de fin de carrière et autres avantages à long terme
Il existe dans le Groupe un nombre important de plans de retraite et assimilés :
- en France, chaque employé du Groupe bénéficie des régimes nationaux de retraite et d’une indemnité de fin de carrière versée par l’employeur. Les Vice-Présidents senior executive membres du Comité Exécutif et les dirigeants mandataires sociaux exécutifs bénéficient d’un régime de retraite supplémentaire à cotisations définies mis en place par la Société ;
- pour les autres pays, les régimes dépendent de la législation locale du pays, de l’activité et des pratiques historiques de la filiale concernée. Nexans veille à assurer un financement de ses principaux plans de retraite à prestations définies de manière à disposer d’actifs de régime proches de la valeur des engagements. Les plans à prestations définies non financés concernent majoritairement des régimes fermés.
Les provisions au titre des médailles du travail et autres avantages à long terme payés pendant la période d’activité des salariés sont évaluées sur la base de calculs actuariels comparables à ceux effectués pour les engagements de retraite, sans que leurs écarts actuariels puissent être comptabilisés en capitaux propres dans les autres éléments du résultat global mais au compte de résultat.
Par ailleurs, il existe certains plans avec garanties de rendement qui ne sont pas intégrés dans les engagements de retraite du Groupe au sens d’IAS 19 en raison de leur non-matérialité.
A. Principales hypothèses
Pour les régimes à prestations définies, donnant lieu à des calculs actuariels, les hypothèses économiques de base ont été déterminées par le Groupe en lien avec son actuaire externe. Les hypothèses démographiques et autres (taux de rotation du personnel et augmentation de salaires notamment) sont fixées société par société, en lien avec les évolutions locales du marché du travail et les prévisions propres à chaque entité.
| Zone géographique | Taux d’actualisation 2024 | Taux de progression des salaires 2024 | Taux d’actualisation 2023 | Taux de progression des salaires 2023 |
|---|---|---|---|---|
| France | 3,15 % - 3,60 % | 2,00 % - 2,50 % | 3,20 % - 3,70 % | 1,90 % - 2,60 % |
| Allemagne | 3,15 % - 3,60 % | 3,50 % | 3,20 % - 3,70 % | 3,50 % |
| Norvège | 3,80 % | N/A | 4,30 % | N/A |
| Suisse | 0,85 % | 1,10 % | 1,30 % | 1,20 % |
| Canada | 4,55 % - 4,95 % | 3,50 % | 4,60 % - 4,90 % | 3,60 % |
| États-Unis | 5,20 % - 5,50 % | N/A | 5,20 % | N/A |
Taux d’actualisation et Taux de progression
| Pays | 2024 | 2023 | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Taux d’actualisation | Taux de progression des salaires | Taux d’actualisation | Taux de progression des salaires | ||
| Corée du Sud | 4,25 % | 3,00 % | 4,85 % | 3,00 % | |
| Australie | 5,30 % | 3,00 % | 5,50 % | 3,00 % |
Les taux d’actualisation retenus sont obtenus par référence :
- au taux de rendement des obligations émises par des entreprises privées de première catégorie (AA ou supérieure) pour les pays ou zones monétaires pour lesquels les marchés sont considérés comme suffisamment liquides. Cette approche a notamment été utilisée pour la zone euro, le Canada, les États-Unis, la Suisse, le Japon ainsi que pour la Corée du Sud, la Norvège et l’Australie ;
- à défaut, pour les pays ou zones monétaires pour lesquels les marchés obligataires des entreprises privées de première catégorie ne sont pas considérés comme suffisamment liquides, y compris sur des maturités courtes, au taux des obligations émises par l’État d’échéance équivalente à la duration des régimes évalués.
B. Évolution des principaux agrégats
| Coût de retraite pris en charge sur l’exercice (en millions d’euros) | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Coûts des services rendus | (10) | (10) |
| Charge d’intérêts nette | (6) | (5) |
| (Pertes) et gains actuariels (médailles du travail) | (1) | 1 |
| Coûts des services passés | 0 | (1) |
| Effet des réductions et liquidations de régimes | 0 | 0 |
| Autres | (1) | - |
| COÛT NET SUR LA PÉRIODE | (17) | (15) |
| dont coût opérationnel | (11) | (10) |
| dont coût financier | (6) | (5) |
Évaluation des engagements (en millions d’euros)
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| VALEUR ACTUELLE DES ENGAGEMENTS AU 1ER JANVIER | 619 | 588 |
| Coûts des services rendus | 10 | 10 |
| Charge d’intérêts | 19 | 19 |
| Cotisations versées par les salariés | 2 | 2 |
| Modifications de régimes | (0) | 1 |
| Acquisitions et cessions d’activités | 2 | 11 |
| Réductions et liquidations de régimes | (33) | (0) |
| Prestations payées | (42) | (49) |
| Pertes et (gains) actuariels | (5) | 31 |
| Différences de conversion et autres | (4) | 8 |
| VALEUR ACTUELLE DES ENGAGEMENTS AU 31 DÉCEMBRE | 569 | 619 |
Couverture des engagements (en millions d’euros) (a)
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| VALEUR DE MARCHÉ DES FONDS INVESTIS AU 1ER JANVIER | 464 | 436 |
| Produit d’intérêts | 12 | 14 |
| (Pertes) et gains actuariels |
25
Contributions de l’employeur
5
Contributions des salariés
2
Acquisitions et cessions d’activités
-
Réductions et liquidations de régimes
(32)
Prestations payées
(25)
Différences de conversion et autres
(6)
VALEUR DE MARCHÉ DES FONDS INVESTIS AU 31 DÉCEMBRE
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Valeur actuelle des engagements partiellement ou totalement couverts par des actifs financiers | (391) | (423) |
| Valeur de marché des fonds investis | 445 | 465 |
| COUVERTURE FINANCIÈRE DES ENGAGEMENTS FINANCÉS | 54 | 42 |
La couverture des engagements n’inclut pas le surplus non reconnus (dus à la limitation d’actifs), présenté dans le tableau Couverture Financière ci-dessous.
Couverture financière (en millions d’euros)
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Valeur actuelle des engagements non financés | (178) | (197) |
| ENGAGEMENT NET DE COUVERTURE | (124) | (155) |
| Surplus non reconnus (dus à la limitation d’actifs) | (5) | (4) |
| (PROVISION)/ACTIF NET AU 31 DÉCEMBRE | (128) | (158) |
| dont actifs de pension | 84 | 79 |
Évolution de la provision nette (en millions d’euros)
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| PROVISION/(ACTIF NET) AU 1ER JANVIER | 158 | 160 |
| Charge/(produit) reconnu en résultat | 17 | 15 |
| Charge/(produit) comptabilisé en autres éléments du résultat global | (28) | 10 |
| Utilisation | (21) | (23) |
| Autres impacts (change, acquisitions/cessions…) | 2 | (3) |
| PROVISION/(ACTIF NET) AU 31 DÉCEMBRE | 128 | 158 |
| dont actifs de pension | 84 | 79 |
C.Faits significatifs de la période
Sur l’exercice 2024, les gains actuariels sont principalement dus à la performance des fonds investis pour un montant de 25 millions d’euros. Les pertes actuarielles liées à la baisse des taux d’actualisation ont été compensées par les gains d’expériences générés sur la période. Ces derniers s’expliquent par la non-revalorisation des rentes en Allemagne par rapport à l’hypothèse de revalorisation anticipée. En ce qui concerne les gains actuariels sur l’exercice 2023, ils étaient principalement dus à la baisse des taux d’actualisation partiellement compensée par la performance des fonds investis.
Deux opérations spécifiques ont été réalisées en 2024, au Canada et aux États-Unis :
- au Canada, une opération de rachat de rente a été réalisée pour un des principaux régimes, éliminant le risque porté pour les bénéficiaires de ce régime. Ainsi l’engagement relatif à ce régime a été transféré en quasi-totalité à une
compagnie d’assurance pour une valeur de 25 millions d’euros. Ce transfert a été intégralement financé par les actifs couvrant le régime, pour un impact net non significatif en résultat ; aux États-Unis, une partie de l’engagement a été soldé par un paiement forfaitaire proposé aux participants pour 7 millions d’euros, couvert en grande partie par les actifs couvrant le régime. L’impact résultat est non significatif.
Par ailleurs les cotisations à verser par l’employeur au titre des actifs de régimes à prestations définies sont estimées à 4 millions d’euros pour 2025.
Enfin, les autres régimes de retraite dont bénéficient les salariés du Groupe correspondent à des régimes à cotisations définies, pour lesquels le Groupe n’a pas d’engagement au-delà du versement des cotisations qui constituent des charges de la période. Le montant des cotisations versées au titre de ces plans pour l’exercice 2024 s’élève à 120 millions d’euros (105 millions au titre de 2023).
D. Analyse des écarts actuariels sur les engagements
Les écarts actuariels générés sur les engagements pendant l’exercice se décomposent de la manière suivante :
| 2024 | 2023 | |||
|---|---|---|---|---|
| en millions d’euros | Part en % | en millions d’euros | Part en % | |
| Taux d’actualisation | 11 | 2 % | 18 | 3 % |
| Hausse des salaires | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| Mortalité | (0) | 0 % |
Rotation des effectifs
| 0 | 0 % | ||
|---|---|---|---|
| Taux d’inflation | (2) | 0 % | |
| Autres changements d’hypothèses | 0 | 0 % | |
| (GAINS)/PERTES SUR MODIFICATIONS D’HYPOTHÈSES | 10 | 2 % | |
| (GAINS)/PERTES SUR MODIFICATIONS DE PLAN | - | 0 % | |
| (GAINS)/PERTES SUR EFFETS D’EXPÉRIENCE | (14) | - 3 % |
1 %
AUTRES
0 %
0 %
TOTAL (GAINS)/PERTES GÉNÉRÉS SUR L’EXERCICE
(5)
- 1 %
E.Répartition par nature des actifs de couverture
La répartition par nature des fonds investis se présente de la manière suivante :
Au 31 décembre
| 2024 | 2023 | en millions d’euros | Part en % | en millions d’euros | Part en % | |
| Actions (a) | 143 | 32 % | 153 | 33 % | ||
| Obligations et assimilées (a) | 156 | 35 % | 163 |
Immobilier
| 35 % | 104 |
|---|---|
| 23 % | 105 |
| 22 % | Liquidités |
| 7 | 2 % |
| 7 | 2 % |
| Autres | 34 |
| 8 % | 37 |
| 8 % | VALEUR DE MARCHÉ DES FONDS INVESTIS |
| 445 | 100 % |
| 465 | 100 % |
Les « Actions » et les « Obligations et assimilées » sont des actifs cotés.
F. Analyses de sensibilité
La valeur actuarielle des engagements postérieurs à l’emploi est sensible au taux d’actualisation. Le tableau ci-dessous présente l’effet d’une baisse de 50 points de base du taux d’actualisation sur la valeur présente de l’engagement :
Au 31 décembre 2024
| Valeur réelle | en millions d’euros | Valeur ajustée |
|---|---|---|
État des engagements postérieurs à l’emploi
| en millions d’euros | Écart en % | ||
|---|---|---|---|
| Europe | 429 | 452 | 5,19 % |
| Amérique du Nord | 111 | 116 | 4,70 % |
| Asie | 14 | 14 | 3,36 % |
| Autres pays | 15 | 15 | 2,59 % |
| TOTAL | 569 | 597 | 4,99 % |
La valeur actuarielle des engagements postérieurs à l’emploi est également sensible au taux d’inflation. Fonction du type de régime, ce paramètre peut avoir des incidences sur la progression du niveau des salaires d’une part, ainsi que sur le niveau des rentes d’autre part. Le tableau ci-dessous présente l’effet d’une hausse de 50 points de base du taux d’inflation sur la valeur présente de l’engagement (en considérant une stabilité du taux d’actualisation) :
Au 31 décembre 2024
| Valeur réelle | en millions d’euros |
|---|---|
| Valeur ajustée | en millions d’euros |
Écart en %
| Europe | 429 | 437 | 1,78 % |
|---|---|---|---|
| Amérique du Nord | 111 | 111 | 0,00 % |
| Asie | 14 | 14 | 0,00 % |
| Autres pays | 15 | 15 | 1,08 % |
| TOTAL | 569 | 576 | 1,37 % |
G. Caractéristiques des principaux régimes à prestations définies et leurs risques
Les engagements du Groupe se situent principalement en Suisse (39 % de l’engagement total au 31 décembre 2024) et en Allemagne (23 % de l’engagement total au 31 décembre 2024).
Suisse
Le régime de retraite de Nexans Suisse S.A. est un plan basé sur des cotisations avec, à la retraite, la garantie d’un taux de rendement minimal et d’un taux fixe de conversion. Il offre des prestations répondant à la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle obligatoire (loi « LPP/BVG »).
Le plan doit être entièrement financé selon la loi « LPP/BVG ». En cas de sous financement, des mesures de rétablissement doivent être prises, telles qu’un financement supplémentaire soit de l’employeur seul, soit de l’employeur et des employés, et/ou la réduction des prestations.
Le fonds de retraite est établi comme une entité juridique distincte. Cette fondation est responsable de la gestion du régime, et est composée d’un nombre égal de représentants de l’employeur et des employés. L’allocation stratégique des actifs doit respecter la directive de placement mise en place par la Fondation, qui a pour objectif de limiter le risque de rendement. Par ailleurs, la société Nexans Suisse S.A. est exposée à un risque viager concernant l’engagement. En effet, trois-quarts des engagements sont relatifs à des retraités. La duration du plan est de l’ordre de 10 ans.
Allemagne
Le régime le plus significatif de Nexans Deutschland GmbH est un régime à prestations définies fermé aux nouveaux entrants depuis le 1er janvier 2005. Pour les derniers salariés bénéficiaires de ce régime (ou pour les bénéficiaires de ce régime encore en activité), la prestation de retraite sera accordée sur la base des droits acquis au moment de la fermeture du régime. Ce plan n’est pas financé.
Les membres sont aussi couverts contre le risque d’invalidité. En général, la prestation d’invalidité sera versée en complément du montant des prestations de retraite futures. En sus, le régime prévoit des pensions de réversion.
Par ailleurs, la société Nexans Deutschland GmbH est exposée à un risque viager et d’indexation des pensions concernant l’engagement. En effet, plus de 90 % des engagements sont relatifs à des retraités. La duration du plan est de l’ordre de 8 ans.
Note 25. Provisions
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Risques sur affaires | 85 | 87 |
| Provisions pour restructuration | 17 | 22 |
| Autres provisions | 107 | 91 |
| TOTAL | 208 | 200 |
L’évolution de ces provisions se décompose de la façon suivante :
| En millions d’euros | TOTAL | Risques sur affaires | Provisions pour réorganisation | Autres provisions |
|---|---|---|---|---|
| AU 31 DÉCEMBRE 2022 | 177 | 70 | 25 | 82 |
| Dotations | 78 | 48 | 16 | 14 |
| En millions d’euros | TOTAL | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Risques sur affaires | Provisions pour réorganisation | Autres provisions | |||
| Reprises (provisions utilisées) | (30) | (11) | (16) | (3) | |
| Reprises (provisions devenues sans objet) | (30) | (22) | (2) | (5) | |
| Regroupement d’entreprises | - | - | - | - | |
| Écarts de conversion et autres | 6 | 3 | (0) | 3 | |
| AU 31 DÉCEMBRE 2023 | 200 | 87 | 22 | 91 | |
| Dotations | 51 | 37 | 8 | 6 | |
| Reprises (provisions utilisées) | (31) | (16) | (12) | (2) | |
| Reprises (provisions devenues sans objet) | (24) | (20) | (1) | (3) | |
| Regroupement d’entreprises | 14 | - | - | 14 | |
| Écarts de conversion et autres | (1) | (4) | 0 | 2 | |
| AU 31 DÉCEMBRE 2024 | 208 | 85 | 17 | 107 |
En raison de l’absence d’effet significatif, les provisions ci-dessus ne tiennent pas compte d’un effet d’actualisation.
Les risques sur affaires concernent essentiellement les provisions constituées par le Groupe au titre de ses responsabilités contractuelles et notamment des garanties accordées aux clients, des pertes sur contrats déficitaires et des pénalités liées aux contrats commerciaux (voir Note 32). Elles intègrent également le cas échéant les provisions sur les contrats de construction en cours, conformément à la Note 1.E.a.
Les coûts de réorganisation s’élèvent à 62 millions d’euros en 2024. Ils comprennent essentiellement des coûts sociaux et des charges externes de consultants, dont notamment 36 millions de coûts associé à la transformation des activités Electrification (23 millions en 2023), et 11 millions d’euros liés à la mise en place d’outils et process opérationnels préparant la ségrégation des activités Electrification et non-Electrification (9 millions en 2023).
En 2024, comme au cours des années précédentes, les plans s’accompagnent, dans la mesure du possible, de mesures sociales négociées avec les instances représentatives du personnel et de mesures permettant de limiter les suppressions de postes et de favoriser les reclassements.
La colonne « Autres provisions » inclut principalement les provisions pour comportement anticoncurrentiel qui représentent 65 millions d’euros au 31 décembre 2024 (65 millions d’euros au 31 décembre 2023), voir Note 32.
Les reprises de provisions devenues sans objet sont dues à des risques qui se sont éteints ou dénoués par une sortie de ressources plus faible que celle qui avait été estimée sur la base des informations disponibles à la clôture de la période précédente (dont les provisions pour garanties données aux clients, venant à expiration).
Note 26. Endettement net
Depuis le 27 février 2024, Standard & Poor’s a ajusté la perspective de la note long terme BB+ du Groupe de « positive » à « stable ».
A. Analyse par nature
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Notes | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Emprunts obligataires (a) – Non courant | 1 317 | 398 |
| Autres emprunts non courants (a) | 252 | 246 |
| TOTAL EMPRUNTS NON COURANTS (b) | 1 568 | 644 |
| Emprunts obligataires (a) – Courant | - | 199 |
| Emprunts courants et intérêts courus non échus (b) |
26.D
| Concours bancaires | 3 | 16 |
|---|---|---|
| TOTAL EMPRUNTS COURANTS (b) | 194 | 569 |
| TOTAL DETTE FINANCIÈRE BRUTE (b) | 1 762 | 1 213 |
| Trésorerie | (1 202) | (1 056) |
| Équivalents de trésorerie | (52) | (75) |
| TOTAL DETTE FINANCIÈRE (TRÉSORERIE) NETTE HORS DETTES SUR LOYERS FUTURS | 508 | 82 |
| Dettes sur loyers futurs (c) | 172 | 132 |
TOTAL DETTE FINANCIÈRE NETTE
681
214
Hors intérêts courus non échus court terme et dettes sur loyers futurs.
Hors dettes sur loyers futurs.
Les dettes sur loyers futurs comprennent 138 millions d’euros de dettes non courantes, le solde correspondant à des dettes courantes. La charge d’intérêts afférente s’élève à 6 millions d’euros sur l’exercice 2023. Ces dettes sur loyers futurs n’incluent pas la part relative à l’entité Amercable, classée en IFRS 5 cf. Note 13.
Au 31 décembre 2024, le solde net des dépôts de trésorerie situés dans les banques libanaises s’élève à 3 millions d’euros (4 millions d’euros au 31 décembre 2023).
Au 31 décembre 2024 comme au 31 décembre 2023, ils sont classés dans les autres créances nettes, hors de la trésorerie et équivalents de trésorerie.
B. Variation de l’endettement brut
| En millions d’euros | 31 décembre 2023 | Souscription/Remboursement | Variation du périmètre de consolidation | Variation des intérêts | Transfert de non courant à courant | Autres (a) | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Emprunts obligataires – Non courant | 398 | 917 | - | 1 | - | - | 1 317 |
| Autres emprunts non courants |
246
(4)
3
-
(23)
30
252
Emprunts obligataires – Courant
199
(200)
-
-
-
1
-
Autres emprunts courants
330
(206)
-
-
23
(2)
145
Dettes sur loyers futurs
132
(30)
-
0
-
71
172
Intérêts courus non échus
| N/A | - | 26 | (2) | (3) | 45 |
|---|---|---|---|---|---|
DETTE FINANCIÈRE BRUTE HORS CONCOURS BANCAIRES
| 1 328 | 476 | 3 | 28 | (2) | 98 | 1 931 |
|---|---|---|---|---|---|---|
(a) La colonne « Autres » comprend principalement la comptabilisation d’une dette sur option d’achat / vente sur la ligne « Autres emprunts non courants » (cf. Note 23.D), ainsi que l’effet des nouveaux contrats de location signés au cours de l’exercice, tous les deux sans impact sur la trésorerie du Groupe.
C. Emprunts obligataires
En millions d’euros
| Valeur comptable à la clôture 2024 | Valeur nominale à l’émission | Date d’échéance | Taux d’intérêt nominal |
|---|---|---|---|
| 415 | 400 | 5 avril 2028 |
Emprunts obligataires
| 5,50 % | Emprunt obligataire 2029 | 584 | 575 | 29 mai 2029 |
|---|---|---|---|---|
| 4,13 % | Emprunt obligataire 2030 | 360 | 350 | 11 mars 2030 |
| 4,25 % | TOTAL EMPRUNTS OBLIGATAIRES (a) | 1 359 | 1 325 |
Dont intérêts courus à court terme pour 42 millions d’euros.
Le 11 mars 2024, Nexans a réalisé une première émission obligataire pour un montant de 350 millions d’euros, sur une échéance de six ans avec un coupon annuel de 4,25 %. Le prix d’émission était à 100 % de la valeur nominale.
Le 5 avril 2024, Nexans a remboursé l’émission obligataire de 200 millions d’euros souscrite en 2017 pour une durée ferme de 7 ans.
Le 29 mai 2024, une deuxième émission obligataire a été réalisée pour un montant de 575 millions d’euros, sur une échéance de cinq ans à un coupon annuel de 4,125 %. Le prix d’émission était à 99,447 % de la valeur nominale.
Le 5 avril 2023, Nexans avait réalisé sa première émission obligataire liée au développement durable d’un montant de 400 millions d’euros. Cette émission à taux fixe d’une durée de 5 ans (à échéance 5 avril 2028) était assortie d’un coupon annuel de 5,5 %. Le prix d’émission était de 100 % de la valeur nominale de l’obligation. Ce premier emprunt obligataire lié au développement durable s’inscrit dans le cadre du Sustainable Financing Framework de Nexans. Les obligations émises sont liées aux objectifs climatiques que Nexans s’est fixé pour le 31 décembre 2026 pour la réduction de ses émissions de gaz à effets de serre Scope 1 et 2, ainsi que pour la part Cradle-to-Shelf liées à la teneur en CO2 des produits des émissions Scope 3. Le non-respect de l’une ou l’autre de ces obligations entraînerait une augmentation de 50 points de base du taux de coupon de la dernière année.
Se référer plus généralement à la Note 2 pour la prise en compte du changement climatique par le Groupe.
D. Emprunts non obligataires
Le 6 octobre 2021, la Banque européenne d’investissement (BEI) avait accordé à Nexans un financement d’un montant de 200 millions d’euros, destiné à favoriser sa participation active à la transition énergétique mondiale et son engagement de contribuer à atteindre zéro émission nette d’ici à 2050.
Le 5 avril 2022, Nexans a tiré la totalité de cette ligne de financement soit un montant de 200 millions d’euros. L’emprunt, remboursable in fine, a une maturité de cinq ans (à échéance 5 avril 2027) et est assorti d’un coupon annuel à taux fixe de 1,93 %. Les intérêts courus non échus s’élèvent à 3 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Les emprunts courants comprennent également un encours de titres de créances négociables pour 120 millions d’euros, à maturité de trois mois en moyenne.
E. Analyse par devise et taux d’intérêt de la dette financière brute
Dettes financières non courantes
Au 31 décembre, hors intérêts courus non échus court terme
| TIE moyen pondéré (a) (en %) | En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|---|
| Euro – Emprunt obligataire 2028 | 5,65 % | 398 | 398 |
| Euro – Emprunt obligataire 2029 | 4,34 % | 570 | N/A |
| Euro – Emprunt obligataire 2030 | 4,37 % | 348 | N/A |
Euro – Emprunt Banque européenne d’investissement (EIB)
| 1,93 % | 1,93 % | 200 | 200 | |
|---|---|---|---|---|
| Autres | 3,20 % | 3,49 % | 51 | 46 |
| TOTAL DETTES NON COURANTES (b) | 4,33 % | 4,34 % | 1 569 | 644 |
Taux d’intérêt effectifs.
Hors dettes sur les loyers futurs.
L’endettement à moyen et long terme du Groupe est majoritairement à taux fixe.
Les dettes financières non courantes sont principalement composées d’une dette sur option d’achat / vente de titres (cf. Note 23.D) et d’une dette en France liée à un projet de cession-bail n’ayant pas rempli les critères pour être qualifié de cession au sens d’IFRS 15. Elles comprennent par ailleurs des dettes financières en autres devises que l’euro liées à des emprunts souscrits en Chine et en Côte d’Ivoire.
Dettes financières courantes
Au 31 décembre
| TIE moyen pondéré (a) (en %) | En millions d’euros |
|---|---|
| 2024 | 2023 |
Euro – Emprunt obligataire 2024
| N/A | 2,87 % | N/A | 200 |
|---|---|---|---|
Euro – Programme de titres de créances négociables
| 4,15 % | 3,94 % | 120 | 287 |
|---|---|---|---|
Euro – Autres
| N/A | 9,41 % | N/A | 2 |
|---|---|---|---|
Dollar américain
| 5,74 % | 7,55 % | 10 | 25 |
|---|---|---|---|
Autres
| 4,52 % | 10,23 % | 18 | 31 |
|---|---|---|---|
TOTAL DETTES COURANTES HORS INTÉRÊTS COURUS (b)
| 4,31 % | 4,09 % | 148 | 545 |
|---|---|---|---|
Intérêts courus (y compris intérêts courus non échus sur dettes non courantes)
Analyse par échéances (y compris intérêts à payer)
Nexans Financial and Trading Services, filiale à 100 % de Nexans, assure la gestion de la trésorerie centrale du Groupe. La société Nexans, en tant que holding de tête, continue néanmoins de porter les financements obligataires à long terme du Groupe.
Nexans Financial and Trading Services suit sur une base hebdomadaire l’évolution des liquidités disponibles des holdings de tête du Groupe et la structure de financement du Groupe dans son ensemble (voir Note 29.A).
Compte tenu des liquidités disponibles à court terme et de la structure à long terme de l’endettement du Groupe, l’échéancier des dettes est présenté sur un horizon à moyen et long terme :
Échéancier au 31 décembre 2024
| En millions d’euros | < 1 an | 1 an – 5 ans | > 5 ans |
|---|---|---|---|
| TOTAL DETTES COURANTES (b) | 45 | 25 | |
| Taux d’intérêt effectifs | 4,31 % | 4,09 % | |
| 193 | 569 |
À fin décembre 2024, la dette court terme en devise euro se compose principalement de l’emprunt obligataire à rembourser en 2024 et de l’encours de titres de créances négociables mentionné en Note 29.A.
L’endettement en dollar américain provient principalement de la Colombie et du Brésil.
Les dettes financières libellées dans des devises autres que l’euro et le dollar américain correspondent essentiellement à des emprunts souscrits localement par certaines filiales en Asie (Chine), en Afrique et Moyen-Orient (Turquie, Maroc et Côte d’Ivoire) ainsi qu’en Amérique du Sud (Brésil, Colombie). Ces financements sont dans certains cas rendus nécessaires pour les filiales n’ayant pas accès à un financement centralisé du fait de leur situation géographique. Ils peuvent néanmoins permettre de bénéficier de taux d’emprunt particulièrement attractifs ou d’éviter un risque de change potentiellement important selon les zones géographiques considérées.
L’endettement à court terme du Groupe est majoritairement à taux fixe.
Tableau des Emprunts Obligataires
| Total | Principal | Intérêts | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Emprunt obligataire 2028 | - | 22 | 400 | 66 | - | - | 400 | 88 |
| Emprunt obligataire 2029 | - | 24 | 575 | 95 | - | - | 575 | 119 |
| Emprunt obligataire 2030 | - | 15 | - |
Emprunt Banque européenne d’investissement (BEI)
| 60 | 350 | 15 | 350 | 89 |
|---|---|---|---|---|
| 4 | 200 | 8 | - | - |
| 200 | 12 | Programme de titres de créances négociables | 120 | 3 |
| - | - | - | 120 | 3 |
| Autres emprunts et concours bancaires | 28 | 1 | 15 | 0 |
| 46 | 0 | 90 | - | - |
Dettes sur loyers futurs
| 34 | 7 | 69 | 21 | 69 | 28 | 172 | 56 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total | 183 | 75 | 1 259 | 250 | 465 | 43 | 1 907 | 367 |
Remarques relatives à la construction du tableau des échéanciers :
-
Les dérivés de change ou de taux en couverture de la dette externe du Groupe sont non significatifs à l’échelle du Groupe ;
-
La contre-valeur euro présentée dans l’échéancier pour les emprunts en devises étrangères a été calculée en utilisant les taux de change de clôture au 31 décembre 2024 ;
-
Par hypothèse, il est considéré que le nominal des emprunts courants et des concours bancaires sera intégralement remboursé de manière régulière tout au long de l’exercice 2024 ;
-
La charge d’intérêt a été calculée sur la base du taux contractuel pour les emprunts à taux fixe et sur la base du taux d’intérêt moyen pondéré constaté au 31 décembre 2024 (voir ci-dessus Note 26.D) pour les emprunts à taux variable.
Note 27.Dettes fournisseurs et autres passifs courants
Au 31 décembre, en millions d’euros
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHÉS | 1 622 | 1 601 |
| Dettes sociales | 270 | 256 |
| Dettes d’impôts courants sur les sociétés | 66 | 69 |
| Autres dettes fiscales | 39 | 30 |
| Produits constatés d’avance | 4 | 1 |
| Autres dettes | 129 | 126 |
| AUTRES PASSIFS COURANTS | 508 | 482 |
Dans le cadre de ses achats de cuivre, les pratiques de marché permettent au Groupe de prendre part à des opérations de
financement permettant le paiement à la livraison du fournisseur par un établissement bancaire puis le paiement à l’échéance
de la facture initiale de l’établissement bancaire par le Groupe. Le coût de financement de l’opération est négocié en amont
avec le fournisseur qui l’inclut dans ses factures au Groupe. Ces opérations n’entraînent aucune extension pour le Groupe du
délai de paiement octroyé initialement par le fournisseur (qui reste inchangé) et n’ont pas pour conséquence de permettre
aux fournisseurs d’être réglés avant l’échéance de leur facture puisque cette possibilité existait préalablement et
indépendamment. Le Groupe a donc jugé qu’elles ne rentraient pas dans le champ d’application de l’affacturage inversé ou
toute autre opérations de financement des dettes fournisseurs au sens de l’amendement d’IFRS 7 publié en mai 2023.
Les dettes fournisseurs relatives aux achats de cuivre présentent des échéances allant de 30 à 120 jours en fonction de la
zone géographique dans laquelle l’opération d’achat se déroule et des différents accords contractuels. Au 31 décembre 2024
les dettes fournisseurs du Groupe incluent un montant de 341 millions d’euros (253 millions d’euros au 31 décembre 2023)
relatifs à ces conditions de paiements négociées.
Les différents outils mis en place par le Groupe, détaillés en Note 29 des annexes aux comptes consolidés, permettraient de
mitiger le risque de liquidité qui pourrait être induit par l’arrêt des opérations de financement précitées.
Les dettes envers les fournisseurs d’immobilisations s’élèvent à 3 million d’euros au 31 décembre 2024 (1 million d’euros
au 31 décembre 2023).
Note 28. Instruments dérivés
En millions d’euros
31 décembre 2024
31 décembre 2023
Notionnels
| Notionnels | Valeur de marché | Notionnels | Valeur de marché | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Dérivés de change | USD | NOK | EUR | Autres | Total |
| Actif | 72 | 138 | 86 | 74 | |
| Passif | Vente à terme | 815 | 3 745 | 4 619 |
Achat à terme
| 313 | 9 492 | 6 530 |
|---|---|---|
| 871 | 5 333 | 2 876 |
| 421 | 9 501 | 6 561 |
Dérivés de change – Couverture économique
| (0) | 13 | 5 | 7 |
|---|---|---|---|
Vente à terme
375
434
714
729
2 252
1 927
Achat à terme
634
400
871
341
2 247
1 926
Dérivés de métaux
Cuivre
Aluminium
Plomb
Autres
Total
| Actif | Passif | Notionnels |
|---|---|---|
| Actif | Passif |
Dérivés de métaux – Couverture de flux de trésorerie
| 14 | 22 | 13 | 12 | |
|---|---|---|---|---|
| Vente à terme | 195 | 21 | 3 | - |
| Achat à terme | 520 | 90 | 59 | - |
| 669 | 621 |
TOTAL DÉRIVÉS DE CHANGE ET MÉTAUX
En 2024, la part inefficace sur les dérivés de change représente une perte de 29 millions d’euros. Elle est incluse dans la ligne « Autres produits et charges financiers » du compte de résultat consolidé pour la partie opérationnelle et dans la ligne « Coût de l’endettement financier (net) » pour la partie financière.
Au titre de la couverture de flux de trésorerie, 73 millions d’euros de pertes nettes ont été comptabilisées dans l’état du résultat global consolidé, tandis que le montant net recyclé par résultat est une perte de 23 million d’euros.
Dérivés de métaux
En 2024, la part inefficace des dérivés de couverture de flux de trésorerie représente un montant non significatif inclus dans la ligne « Variation de juste valeur des instruments financiers sur métaux non ferreux » du compte de résultat consolidé, au sein des « Autres produits et charges opérationnels ».
Au titre de la couverture de flux de trésorerie, 6 millions d’euros de gains ont été comptabilisés dans l’état du résultat global consolidé et 13 millions d’euros de gains ont été recyclés par résultat.
Note 29. Risques financiers
La Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » définit la politique de gestion des risques financiers, à savoir :
- la gestion des risques de liquidité, de change, de taux, de crédit et de contrepartie bancaires ;
- la gestion des risques liés à la variation des cours des métaux non ferreux, de crédit ou de contrepartie financière pour les intervenants sur ces marchés de métaux non ferreux.
Cette direction est localisée au sein de l’entité juridique Nexans Financial and Trading Services.
Les risques de change, de taux et l’accès à la liquidité sont gérés de façon centralisée pour les filiales situées dans des pays où la réglementation le permet.
Nexans Financial and Trading Services est la contrepartie de toutes les filiales ayant recours à des dérivés de matières premières, à l’exception du Brésil, de la Corée du Sud, de la Chine, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.
Les principales filiales dont l’accès à la liquidité n’est pas centralisé au 31 décembre 2024 sont situées au Maroc, en Chine, en Corée du Sud, au Pérou, au Brésil, au Chili, au Ghana, en Colombie, et dans une certaine mesure au Liban. Ces filiales, qui ont leurs propres relations bancaires, sont néanmoins soumises aux procédures du Groupe en matière de choix de leurs banques, de gestion des risques de change et de taux.
La politique de gestion du risque lié aux métaux non ferreux est aussi définie et contrôlée de manière centralisée pour l’ensemble du Groupe par la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal », qui centralise l’accès au marché, en répondant aux demandes des filiales. Seules l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Chine accèdent directement au marché au 31 décembre 2024.
A. Risque de liquidité
Financement du Groupe
Suivi et contrôle du risque de liquidité
La Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » suit sur une base hebdomadaire l’évolution de la position de trésorerie et de liquidité du Groupe (holdings et entités opérationnelles). Les filiales reportent ainsi des prévisions de trésorerie pour les quatre semaines du mois en cours ainsi que pour les deux mois suivants. Ces prévisions sont ensuite comparées aux réalisations.
Les financements bancaires souscrits par les filiales qui ne se financent pas auprès de Nexans Financial and Trading Services (filiales non centralisées) doivent être préalablement approuvés par le « Comité de Financement » et ne doivent pas, sauf dérogation expresse, avoir une durée supérieure à 12 mois.
Les principaux indicateurs de liquidité suivis sont le montant non utilisé des limites de crédits accordées au Groupe sous diverses formes ainsi que les liquidités disponibles.
Le Groupe suit par ailleurs la dette financière nette, telle que définie en Note 26, sur une base mensuelle.
Gestion des excédents de trésorerie du Groupe
La politique du Groupe pour le placement de ses excédents de liquidité est guidée par les deux principes suivants : disponibilité et sécurité. Les banques considérées par le Groupe comme des contreparties acceptables pour les placements doivent avoir des notations court terme minima de A2 chez Standard & Poor’s et P2 chez Moody’s ou être majoritairement détenues par l’État de leur pays d’origine (membre de l’Union européenne, Canada ou États-Unis).
Au 31 décembre 2024, les excédents de trésorerie du Groupe sont classés sur la ligne « Trésorerie et équivalents de trésorerie » du bilan consolidé et peuvent être placés :
- dans des comptes courants ouverts auprès de banques considérées par le Groupe comme des contreparties acceptables ;
- dans des OPCVM monétaires sans sensibilité aux variations de taux d’intérêt et dont le sous-jacent est constitué d’émissions d’entreprises et d’institutions financières notées investment grade ; ou
- dans des dépôts à terme, des certificats de dépôt émis par des banques d’une durée initiale inférieure à douze mois.
En exception aux éléments cités ci-dessus et du fait de la crise existant au Liban, les dépôts bancaires dans les banques libanaises ont été exclus de la trésorerie et des équivalents de trésorerie cf. Note 26.
Principales sources de financement
Le Groupe a poursuivi au cours de ces dernières années une politique de diversification de ses sources de financement :
- émissions obligataires 2028, 2029 et 2030 (voir Note 26) ;
1. Informations financières
une ligne de crédit syndiqué à moyen terme renouvelée le 25 octobre 2022 pour un montant de 800 millions d’euros et pour une durée initiale de cinq ans, prolongée de deux ans jusqu’à 2029 ;
une ligne de financement accordée par la Banque européenne d’investissement (BEI) pour un montant de 200 millions d’euros, tirée entièrement en avril 2022 ;
un programme de titres de créances négociables signé le 21 décembre 2018 pour un montant maximum de 400 millions d’euros, porté à 600 millions d’euros en 2021. L’encours est de 120 millions d’euros au 31 décembre 2024 (287 millions d’euros au 31 décembre 2023) ;
au 31 décembre 2024, Nexans France SAS a cédé 25 millions d’euros de créances dans le cadre d’un programme mis en place sur le second semestre 2021 (47 millions d’euros au 31 décembre 2023) ;
les autres principales opérations de titrisation et d’affacturage de créances commerciales concernent la Norvège et la Suède en 2024 :
- en Norvège, le montant de créances cédées dans le cadre du programme d’affacturage est de 38 millions d’euros au 31 décembre 2024 (31 millions d’euros au 31 décembre 2023),
- en Suède, le montant de créances cédées dans le cadre du programme d’affacturage est de 27 millions d’euros au 31 décembre 2024 (29 millions d’euros au 31 décembre 2023),
l’analyse des caractéristiques de ces contrats et programmes ayant mis en évidence que les droits aux flux de trésorerie des créances et la quasi-intégralité des risques et avantages liés aux créances étaient transférés au factor, les cessions opérées dans ce cadre ont été considérées comme déconsolidantes en IFRS ;
des lignes de crédit locales.
2. Covenants et clauses d’exigibilité anticipée
Le 25 octobre 2022, le Groupe a signé un nouveau contrat de crédit syndiqué pour un montant de 800 millions d’euros, remplaçant le contrat de crédit syndiqué signé en 2018. Son échéance a été portée au 25 octobre 2029 suite à l’exercice de la seconde option d’extension d’un an par le Groupe (la première option d’extension ayant été exercée en octobre 2023).
Le 6 octobre 2021, la Banque européenne d’investissement (BEI) avait accordé à Nexans un financement d’un montant de 200 millions d’euros, destiné à favoriser sa participation active à la transition énergétique mondiale et son engagement dans le cadre de l’initiative Science Based Targets (SBTi), à atteindre le « Net-Zero » émission d’ici à 2050.
En avril 2022, le Groupe a procédé au tirage de ce financement pour un montant de 200 millions d’euros. Le remboursement se fera in fine en avril 2027.
Le crédit syndiqué renouvelé et que le financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) comportent une obligation de respect de deux ratios financiers :
- un ratio d’endettement financier net consolidé par rapport aux capitaux propres consolidés incluant les intérêts ne donnant pas le contrôle qui ne doit pas excéder 1,20 ; et
- un ratio d’endettement maximum exprimé en multiple d’EBITDA consolidé tel que défini en Note 1.E.B qui ne doit pas excéder 3,2.
Au 31 décembre 2024, comme à la date d’arrêté des comptes par le Conseil d’Administration, ces ratios sont très largement respectés.
Le non-respect des engagements pris au titre du crédit syndiqué, de la ligne de financement confirmée ou du financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) entraînerait selon leur nature soit immédiatement, soit après une période définie dans le contrat, l’indisponibilité des lignes non tirées et la déchéance du terme sur les tirages en cours.
Le Groupe n’est pas soumis à d’autres contraintes en termes de ratios financiers.
Il existe pour le contrat de crédit syndiqué ainsi que pour le financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) des engagements classiques pouvant conduire à une exigibilité anticipée (sûreté négative, défaut croisé, pari-passu, changement de contrôle).
3. B. Risque de taux
Le Groupe structure son financement de telle sorte qu’il ne soit pas exposé à un risque de hausse des taux d’intérêt :
- l’endettement à moyen et long terme du Groupe est très majoritairement à taux fixe et est constitué essentiellement au 31 décembre 2024 des emprunts obligataires 2028, 2029 et 2030, ainsi que de l’emprunt réalisé auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI) ;
- l’endettement à court terme du Groupe comprend les titres de créances négociables émis à taux fixe dont la maturité est inférieure à douze mois. Le reste de l’endettement à court terme du Groupe est à taux variable basé sur des indices monétaires en fonction de la devise sous-jacente (ESTER, EURIBOR, SOFR, SONIA… ou tout autre taux équivalent) ;
- les dettes financières à taux fixe souscrites à l’origine sur des échéances inférieures à un an sont par ailleurs assimilées à de la dette financière à taux variable. La trésorerie court terme est investie dans des instruments à moins d’un an donc à taux révisable (taux fixe renégocié au renouvellement) ou à taux variable (ESTER, EURIBOR, SOFR, SONIA… ou tout autre taux équivalent). De ce fait, l’exposition nette courante du Groupe aux fluctuations de taux est limitée puisqu’il s’agit d’une exposition nette active, de respectivement 1 106 millions d’euros et 775 millions d’euros au 31 décembre 2024 et au 31 décembre 2023.
En 2024, comme en 2023, le Groupe n’a pas utilisé d’instruments de couverture de risque de taux.
L’endettement net du Groupe se répartit comme suit entre taux variables et taux fixes :
Au 31 décembre, en millions d’euros
| 2024 | 2023 | |||||
| Courant | Non Courant | Total | Courant | Non Courant | Total | |
| TAUX VARIABLES | 149 | 0 | 149 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie
| 346 | 9 | 355 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (1 254) | - | (1 254) | |||||
| (1 131) | - | (1 131) | |||||
| POSITION NETTE À TAUX VARIABLES | (1 106) | - | (1 106) | ||||
| (785) | 9 | (775) | |||||
| TAUX FIXES | Dette financière (a) | 80 | 1 706 | 1 785 | 252 | 737 | 989 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie
POSITION NETTE À TAUX FIXES
| 80 | 1 706 | 1 785 | 252 | 737 | 989 |
|---|---|---|---|---|---|
DETTES FINANCIÈRES NETTES
| (1 026) | 1 706 | 681 | (532) | 746 | 214 |
|---|---|---|---|---|---|
Inclut la part court terme des intérêts courus non échus sur la dette long terme.
C. Risques sur les cours de change et de métaux
L’exposition au risque de change est essentiellement liée aux transactions opérationnelles (achats et ventes).
En raison de sa présence internationale, le Groupe est par ailleurs exposé à un risque de conversion sur l’actif net des filiales ayant une monnaie fonctionnelle autre que l’euro. Le Groupe a pour politique de ne pas couvrir ce risque.
La sensibilité du Groupe au risque de change sur ses flux d’exploitation est considérée comme limitée en raison de la structure même de son activité. En effet, mis à part l’activité Haute Tension, la plupart des filiales opérationnelles ont une très forte dimension locale.
Le Groupe a pour politique de couvrir les risques sur les cours des métaux non ferreux et de change liés à ses flux commerciaux significatifs contractuels prévisibles et à certains flux budgétés. L’activité résultant de ces couvertures peut avoir pour conséquence de maintenir certaines positions ouvertes. Dans ce cas, les positions sont limitées dans leur montant et leur durée, et contrôlées par la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal ».
Gestion du risque sur les métaux non ferreux
La politique de gestion du risque sur les métaux non ferreux est définie par la Direction financière. Elle est mise en œuvre par les filiales qui achètent du cuivre, de l’aluminium et dans une moindre mesure du plomb. La principale exposition du Groupe porte sur le cuivre.
Modalités de suivi et de couverture de l’exposition change
Le contrôle de l’application des procédures en matière de risque de change s’exerce par l’envoi trimestriel à la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » par toutes les filiales exposées à ce type de risque, qu’elles soient ou non dans le système centralisé de mise en commun des liquidités, d’un rapport détaillant leurs flux futurs en devises et les couvertures qui y sont affectées ainsi qu’une réconciliation entre leurs prévisions précédentes et leur réalisation.
La Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » a développé des outils de formation à l’attention des équipes opérationnelles, et réalise des missions de contrôle ad hoc pour s’assurer de la bonne compréhension des procédures et de leur application. Enfin, le département « Audit Interne » examine régulièrement l’application des procédures d’identification et de couverture des risques de change lors de ses propres missions d’audit dans les filiales du Groupe.
Certaines offres sont par ailleurs remises dans une devise différente de celle dans laquelle l’unité opère. Le risque de change lié à ces offres n’est pas systématiquement couvert, ce qui peut générer un gain ou une perte pour le Groupe dans le cas d’une forte variation du cours de change entre la remise de l’offre et son acceptation par le client. Toutefois, dans ce cas, le Groupe s’emploie à réduire son risque potentiel en limitant dans le temps la validité de ses offres et en tenant compte de ce risque au travers du prix proposé.
Le risque de change est identifié au niveau des filiales du Groupe. Les trésoriers des filiales couvrent de façon centralisée ou localement le risque en réalisant des opérations de change à terme, soit avec la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » pour les filiales sous le système centralisé de mise en commun des liquidités, soit avec leurs banques locales pour les autres filiales. L’objectif est de ramener les flux dans la devise fonctionnelle de la filiale et/ou d’éviter des positions ouvertes sur une devise donnée pour une maturité donnée.
Modalités de suivi et de couverture de l’exposition métal
Le Groupe a mis en place une centralisation du risque de couverture des risques liés à la variation des cours des métaux non ferreux pour un certain nombre de filiales. Chaque société du Groupe communique ses expositions à la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal ».
Le contrôle de la bonne application des procédures en termes de gestion et de couverture du risque métal se fait via une remontée mensuelle par chaque filiale opérationnelle de son exposition au risque cuivre, aluminium et plomb (exposition en tonnes et en valeur). Ces rapports sont analysés et consolidés au niveau Groupe par la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal ».
Par ailleurs, la Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » assure des missions de formation selon les besoins, afin de s’assurer de la bonne compréhension des procédures et de leur application. Elle a de plus développé des modules de formation sur l’intranet du Groupe à l’attention des équipes opérationnelles : personnel de vente, acheteurs, financiers et « opérateurs de couverture », ces derniers étant en charge au quotidien des couvertures de risques sur métaux.
Enfin, le département « Audit Interne » examine l’application des procédures d’identification et de couverture des risques métaux lors de ses propres missions d’audit dans les filiales opérationnelles du Groupe.
Pour faire face aux conséquences de la volatilité des prix des métaux non ferreux (cuivre et dans une moindre mesure aluminium et plomb), Nexans a pour politique de répercuter dans ses tarifs les prix des métaux et de couvrir son risque soit par le biais d’une couverture physique, soit par le biais de contrats de futures sur les bourses des métaux de Londres, de New York et dans une moindre mesure de Shanghai. Au titre de ces règles de gestion, Nexans ne dégage pas de résultat de nature spéculative sur les métaux.
Pour que les unités puissent assurer leur cycle normal d’exploitation, elles doivent néanmoins disposer en permanence d’un stock minimum de métal, appelé « Stock Outil ». Ce Stock Outil correspond aux quantités minimales nécessaires au bon fonctionnement des unités de production. En conséquence, les quantités de métal correspondant au Stock Outil ne sont pas couvertes et restent valorisées à leur coût d’achat initial au sein de la marge opérationnelle. Comme précisé dans la Note 1.E.C, le Stock Outil est en revanche valorisé au coût unitaire moyen pondéré (CUMP) dans le résultat opérationnel, l’écart.
entre la valorisation historique et la valorisation au CUMP étant comptabilisé sur la ligne « Effet Stock Outil » du compte de résultat.
La réduction via cession du volume de Stock Outil, sous l’effet d’une évolution structurelle des tonnages nécessaires au fonctionnement d’une entité du fait de réorganisations structurantes pour le Groupe ou d’une variation très sensible et durable du niveau d’activité dans certains métiers, peut se traduire par un impact sur la marge opérationnelle du Groupe.
La marge opérationnelle du Groupe reste par ailleurs partiellement exposée aux fluctuations du prix des métaux non ferreux pour certaines lignes de produits telles que les câbles en cuivre de l’activité système de câblage et les produits du secteur du bâtiment. Pour ces marchés, il y a habituellement une répercussion des variations des prix des métaux non ferreux sur le prix de vente mais avec un décalage dans le temps qui peut induire un impact sur les marges. La vive concurrence sur ces marchés a aussi une influence sur les délais de répercussion des variations de prix.
Conformément à la politique de gestion décrite plus haut, le Groupe ne s’engage sur des flux physiques (commandes de clients ou de fournisseurs pour leur composante cuivre) que pour servir son exploitation et sur des flux futurs (contrats sur le LME, COMEX ou SHFE, voir Note 29.D partie « Instruments dérivés sur les métaux ») que dans une logique de couverture.
Les principales filiales de Nexans documentent cette couverture conformément aux dispositions de la norme IFRS 9 (couverture de flux de trésorerie).
D.Risque de crédit et de contrepartie
Outre l’exposition commerciale, le risque financier de contrepartie provient principalement des opérations sur dérivés pour couvrir les risques de change et sur les métaux non ferreux ainsi que des placements et dépôts du Groupe auprès d’établissements bancaires.
Risque de crédit client
La diversité des métiers, des bases de clients et l’implantation géographique internationale du Groupe sont des facteurs naturels d’atténuation du risque de crédit client. Dans aucun pays, aucun client ne représente en effet à la clôture de l’exercice 2024 un encours supérieur à 5% des créances totales du Groupe, à l’exception de Svenska Kraftnat avec un encours de 8 %.
Le Groupe pratique par ailleurs une politique active de gestion et de réduction de son risque de crédit client via une politique de credit management commune au Groupe qui est déployée aux filiales à l’international. Une partie des créances clients n’est pas couverte par ce programme d’assurance Groupe et des études au cas par cas sont faites pour trouver des solutions.
Les crises économiques et politiques récentes dans le monde ont rendu difficile l’environnement de marché. Un focus particulier est mené par le Groupe pour optimiser les paiements par nos clients afin de contenir tout retard ou contestation.
De ce fait, et au vu de l’état actuel de notre police, assez favorable, l’assureur crédit nous confirme son soutien et sa volonté de nous accompagner dans notre stratégie de développement dans le futur.
Dérivés de change
Afin de limiter le risque de contrepartie, la politique du Groupe n’autorise, pour les entités ayant des engagements commerciaux à moyen ou long terme, la prise de dérivés de change à plus d’un an qu’avec des contreparties bancaires dont la notation à moyen et long terme est supérieure ou égale à A- chez Standard & Poor’s ou A3 chez Moody’s. Pour les opérations d’une durée inférieure à un an, les contreparties bancaires autorisées ont des notations à court terme supérieures ou égales à A2 chez Standard & Poor’s et P2 chez Moody’s.
Lorsque ces notations ne peuvent être respectées en raison des conditions bancaires existant dans certains pays, les entités concernées maintiennent une exposition minimum, répartie sur au moins deux banques pour limiter le risque de contrepartie.
Pour les filiales qui ne sont pas sous le système centralisé de mise en commun des liquidités, le même critère s’applique mais peut souffrir certaines exceptions en particulier pour les filiales situées dans des pays dont la notation souveraine est inférieure aux critères retenus. Dans ce cas, il est demandé aux filiales de traiter leurs opérations à terme impliquant un risque de contrepartie, avec des agences ou filiales de groupes bancaires dont la maison mère répond aux critères de risque définis ci-dessus.
La répartition des montants notionnels
(somme des valeurs absolues des notionnels acheteurs et vendeurs) par échéance au 31 décembre 2024 présente par ailleurs une forte exposition à des maturités courtes (filiales placées ou non sous le système centralisé de mise en commun des liquidités) :
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Échéance | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Montants notionnels Acheteurs | À moins d’un an 5 872 Entre 1 an et 2 ans 1 215 Entre 2 ans et 3 ans 2 252 Entre 3 ans et 4 ans 1 314 Au-delà de 4 ans |
| À moins d’un an | 5 117 |
|---|---|
| Entre 1 an et 2 ans | 1 327 |
| Entre 2 ans et 3 ans | 765 |
| Entre 3 ans et 4 ans | 1 278 |
| Au-delà de 4 ans |
Montants notionnels Vendeurs
| À moins d’un an | 5 913 |
|---|---|
| Entre 1 an et 2 ans | 1 221 |
| Entre 2 ans et 3 ans | 2 236 |
| Entre 3 ans et 4 ans | 1 295 |
| Au-delà de 4 ans |
| À moins d’un an | 5 109 |
|---|---|
| Entre 1 an et 2 ans | 1 332 |
| Entre 2 ans et 3 ans | 760 |
| Entre 3 ans et 4 ans | 1 256 |
| Au-delà de 4 ans |
Instruments dérivés sur les métaux
Le groupe Nexans intervient sur trois marchés organisés pour couvrir ses risques sur le cuivre, l’aluminium et dans une moindre mesure le plomb : le LME à Londres, le COMEX à New York et marginalement le SHFE à Shanghai. La quasi-totalité des opérations faites sont des opérations de marché simples d’achat et de vente. En règle générale, le Groupe n’a pas recours au marché des options.
La Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » traite les opérations pour le compte de la quasi-totalité des filiales, à l’exception à fin décembre 2024 des filiales australienne, néo-zélandaise et chinoises. Les opérations de couverture des métaux non ferreux conclues sur les bourses de matières premières donnent lieu à un risque de contrepartie, susceptible de se matérialiser de deux manières :
- soit par le risque de non-recouvrement des éventuels dépôts de liquidités (« appels de marge ») ;
- soit par le risque de remplacement des contrats objets du défaut (exposition de « mise au marché », c’est-à-dire par le risque que les termes du contrat de remplacement soient différents des termes initiaux).
La Direction de la « Trésorerie, des Financements et du Métal » gère le risque de contrepartie de ses instruments dérivés via l’application d’une procédure fixant des limites par contrepartie et par nature de transaction. Le niveau de ces limites dépend en particulier de la notation de ces contreparties. Par ailleurs, les transactions effectuées sont régies par des contrats cadres qui permettent de compenser soldes créditeurs et soldes débiteurs sur chaque contrat (contrats des principales associations internationales de futures et d’options).
Le Groupe choisit le plus souvent ses contreparties parmi ses partenaires financiers, à condition que leur notation long terme soit égale ou supérieure à A-/A3. Les contreparties pour lesquelles la notation est entre BBB-/Baa3 et BBB+/Baa1 peuvent être acceptées, mais à condition que l’exposition cumulée du Groupe sur ces contreparties ne dépasse pas 20 millions de dollars américains pour les contreparties notées BBB+, BBB ou BBB-.
En Australie et en Nouvelle-Zélande, pour des raisons de contrainte horaire, les entités du Groupe traitent avec un courtier australien lequel ne fait pas l’objet d’une notation mais vis-à-vis duquel le montant d’exposition est limité. En Chine, les filiales couvrent leur risque métal sur la bourse des métaux de Shanghai (SHFE) à laquelle n’ont accès que des courtiers locaux.
Par ailleurs, les transactions effectuées sont régies pour la plupart par des contrats cadres (contrats des principales associations internationales de futures et d’options), lesquels permettent, en cas de défaut, d’effectuer une compensation des actifs et des passifs d’une filiale du Groupe envers la contrepartie faisant défaut.
Le risque de contrepartie théorique maximal du Groupe sur ses activités de dérivés métaux peut être mesuré comme la somme des soldes créditeurs (incluant les mises au marché positives) et dépôts de liquidités, une fois ces compensations contractuelles effectuées. Au 31 décembre 2024, ce risque maximum théorique se limite à 6 millions d’euros. Il était de 9 millions d’euros au 31 décembre 2023.
La répartition des montants notionnels des instruments dérivés sur les métaux
(somme des valeurs absolues des notionnels acheteurs et vendeurs) par échéance au 31 décembre 2024 est la suivante :
Au 31 décembre, en millions d’euros
| Échéance | Montants notionnels Acheteurs | Montants notionnels Vendeurs | Montants notionnels Acheteurs (2023) | Montants notionnels Vendeurs (2023) |
|---|---|---|---|---|
| À moins d’un an | 507 | 219 | 531 | 289 |
| Entre 1 an et 2 ans | 79 | - | 74 | 8 |
| Entre 2 an et 3 ans | 41 | 0 | 16 | - |
| Entre 3 ans et 4 ans | 40 | - | - | - |
| Au-delà de 4 ans |
1
TOTAL
| 669 | 219 | 621 | 297 |
|---|---|---|---|
Les appels de marge au titre des contrats à terme d’achats de cuivre dont la valeur de marché était négative à cette date (voir Note 21) représentent un montant de 5 millions d’euros au 31 décembre 2024 (4 millions d’euros au 31 décembre 2023).
En conclusion, l’exposition du Groupe au risque de crédit est limitée. Le Groupe considère que sa gestion du risque de contrepartie est conforme à la pratique du marché mais qu’elle ne peut prémunir les états financiers du Groupe contre un impact important en cas de réalisation de risque systémique.
Risque sur les dépôts et placements
Les dépôts et placements auprès des établissements bancaires des excédents de trésorerie de Nexans Financial Trading Services et Nexans Canada au 31 décembre 2024 sont des disponibilités s’élevant au total à 824 millions d’euros et représentant environ 66 % du total Groupe. La totalité de ces dépôts et placements ont des contreparties avec une notation entre A- et AA- selon Standard & Poor’s.
Nexans Financial Trading Services n’a pas de placements « SICAV » au 31 décembre 2024.
Pour les autres filiales du Groupe, le risque de contrepartie sur les dépôts et placements est géré selon les principes et procédures décrits en Note 29.A.
E. Analyses de sensibilité aux risques de marché
Les paragraphes ci-dessous présentent la sensibilité du résultat et des capitaux propres du Groupe à une variation des principaux risques de marché précédemment identifiés.
Sensibilité aux cours du cuivre
Une fluctuation des cours du cuivre est susceptible d’avoir un impact sur les états financiers tant en termes de résultat ou fonds propres que de besoins de financement du Groupe. Les calculs de sensibilité sont réalisés sur la base d’une hypothèse de hausse des prix du cuivre. Dans le cas d’une baisse des cours du cuivre, les effets seraient de sens opposé.
Une hausse des prix du cuivre aurait pour effet :
- une majoration de la valeur de marché du portefeuille d’engagements papiers cuivre (le Groupe est acheteur net sur les marchés) ;
- une revalorisation à la hausse du Stock Outil du Groupe ;
- une hausse limitée du besoin en fonds de roulement du Groupe, et donc une hausse limitée de ses besoins de financement (l’éventuel effet positif à court terme des appels de marge n’est pas pris en compte dans la simulation).
Au niveau du Groupe, l’impact sur le besoin en fonds de roulement est limité et résulte principalement du débouclage des dérivés. Des variations significatives peuvent se produire au niveau des entités locales en lien avec les conditions de prix. La majoration de la valeur de marché des engagements papiers affecterait positivement soit le résultat opérationnel soit les capitaux propres du Groupe en fonction du traitement comptable retenu pour ces instruments dérivés (les dérivés des principales filiales étant documentés comme de la couverture de flux de trésorerie au sens d’IFRS 9).
La simulation qui suit a été réalisée sur la base des hypothèses suivantes (toute autre hypothèse étant supposée constante et notamment le cours des devises) :
- hausse de 10 % des cours du cuivre constatés au 31 décembre 2024 et 2023, avec translation à l’identique de cet impact sur l’ensemble de la courbe (pas de déformation du spread des points de terme) ;
- toutes les composantes du besoin en fonds de roulement (stocks, clients et fournisseurs pour leur composante cuivre) seraient affectées par la hausse des prix du cuivre ;
- tonnes de cuivre présentes dans le besoin en fonds de roulement au 31 décembre 2023 et 31 décembre 2022 de respectivement 53 000 et 46 000 tonnes ;
- taux d’intérêt court terme (EURIBOR 3 mois) de + 2,71 % en 2024 et + 3,91 % en 2023. La simulation mesure l’impact du cas le plus défavorable, dans lequel la hausse du besoin en fonds de roulement serait constante sur l’année, entraînant ainsi une charge financière induite mesurée sur un an (pas de prise en compte de l’effet temporairement positif des appels de marge, ni d’évolution liée au taux de change) ;
- nombre de tonnes de cuivre en Stock Outil de 43 350 au 31 décembre 2024 et 43 500 au 31 décembre 2023 ;
- taux d’impôt théorique de 25,83 % en 2024 comme en 2023.
L’impact éventuel de l’évolution des cours du cuivre sur le niveau des dépréciations d’actifs immobilisés (IAS 36) du Groupe ainsi que sur la provision pour dépréciation des stocks n’a pas été considéré dans le cadre de cette simulation, aucun impact mécanique ne pouvant en être déduit.
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Impact sur le résultat opérationnel | 36 | 33 |
| Impact sur le résultat financier | (1) | (1) |
| IMPACT NET SUR LE RÉSULTAT (APRÈS IMPÔTS) | 26 | 23 |
| IMPACT SUR LES CAPITAUX PROPRES (a) (APRÈS IMPÔTS) | 24 | 20 |
Sensibilité au dollar américain (USD) et à la couronne norvégienne (NOK)
Les principaux impacts sur les états financiers du Groupe proviennent de la revalorisation du portefeuille d’instruments dérivés du Groupe en distinguant d’une part les impacts capitaux propres liés à la documentation d’une couverture de flux de trésorerie et, d’autre part, les impacts résultat. Ces derniers impacts résultat sont compensés par la revalorisation des positions sous-jacentes en dollar comprises dans les portefeuilles clients et fournisseurs ainsi que la dette nette.
Les autres actifs et passifs financiers du Groupe ne sont que de manière exceptionnelle sujets à risque de change. Ils n’ont pas été pris en compte dans la présente simulation.
Le dollar américain est la principale devise d’exposition du Groupe. La simulation est réalisée en considérant une dépréciation de 10 % des cours spot du dollar contre toutes devises par rapport aux cours de clôture du 31 décembre 2024 et 2023 (soit à titre d’illustration, un cours USD/EUR de respectivement 1,14 et 1,22 sans modification de la courbe des points de terme).
Le NOK est une devise de contrepartie essentielle dans les contrats de l’activité de haute tension sous-marine. La simulation est réalisée en retenant des hypothèses similaires à celles utilisées pour le dollar américain soit une dépréciation de 10 % du cours spot du NOK contre toute devise par rapport aux cours de clôture du 31 décembre 2024 et 2023 (soit à titre d’illustration, un cours NOK/EUR de respectivement 13,0 et 12,4) sans modification de la courbe des points de terme.
Les effets de conversion ne sont pas pris en compte dans le tableau qui suit :
| En millions d’euros | 2024 | 2023 | ||
|---|---|---|---|---|
| Impact net sur le résultat (après impôts) (a) | Impact sur les capitaux propres (après impôts) (b) | Impact net sur le résultat (après impôts) (a) | Impact sur les capitaux propres (après impôts) (b) | |
| POSITION NETTE SOUS-JACENTS (c) | (14) | - | (10) | - |
| POSITION NETTE DÉRIVÉS | (7) |
USD – IMPACT NET SUR LE GROUPE
| POSITION NETTE SOUS-JACENTS (d) | 32 | - | 7 | - |
|---|---|---|---|---|
| POSITION NETTE DÉRIVÉS | (0) | (117) | (0) | (75) |
NOK – IMPACT NET SUR LE GROUPE
| 32 | (117) | 7 | (75) |
|---|---|---|---|
Taux d’impôt théorique de 25,83 % en 2024 et en 2023.
Hors résultat net de la période, taux d’impôt théorique de 25,83 % en 2024 et en 2023.
Impact principalement dû à des positions nettes ouvertes dans des pays dont la monnaie est très fortement corrélée au dollar américain.
Impact principalement dû à des positions nettes ouvertes dans des pays dont la monnaie est très fortement corrélée à la couronne norvégienne.
Note 30. Informations complémentaires sur les instruments financiers
Les principales natures d’actifs et de passifs financiers sont réparties dans les catégories suivantes :
Au 31 décembre, en millions d’euros
Catégories IFRS 9
Catégorie juste valeur
| 2024 | 2023 | |||
|---|---|---|---|---|
| Valeur Comptable | Juste valeur | Valeur Comptable | Juste valeur | |
| Actifs | ||||
| Titres de participation dans les sociétés non consolidées | 16 | 16 | 21 | 21 |
| Actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat | 3 | 3 | 3 | 3 |
| Autres actifs financiers non courants | ||||
| Prêts & Créances |
Créances commerciales
| Actifs sur contrats | Prêts & Créances |
|---|---|
| 194 | 194 |
| 187 | 187 |
| Créances clients & comptes rattachés | Prêts & Créances |
| 1 197 | 1 197 |
| 856 | 856 |
| Dérivés (a) | Actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat |
| Change : 2 | 72 |
| 91 |
91
Métal : 1
| Autres actifs financiers courants | Prêts & Créances | Trésorerie & Équivalents de trésorerie | Actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat | |
|---|---|---|---|---|
| Dépôts à terme : 2 | 52 | 1 254 | 75 | 1 131 |
| Autres : 1 | 1 202 | 1 056 |
Passifs
Dette financière Brute
| Emprunts obligataires (b) | Passifs financiers au coût amorti | 1 359 |
|---|---|---|
| 1 044 | ||
| 618 | ||
| 642 | ||
| Emprunt Banque européenne d’investissement (b) | Passifs financiers au coût amorti | 200 |
| 200 | ||
| 200 | ||
| 200 | ||
| Autres dettes financières | Passifs financiers au coût amorti | 203 |
| 203 | ||
| 395 | ||
| 395 | ||
| Dettes commerciales |
Passifs sur contrats
Passifs financiers au coût amorti
| 1 004 | 1 004 |
|---|---|
| 738 | 738 |
Fournisseurs & comptes rattachés
Passifs financiers au coût amorti
| 1 622 | 1 622 |
|---|---|
| 1 601 | 1 601 |
Dérivés (a)
Passifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat
| Change : 2 | 151 | 151 |
|---|---|---|
| Métal : 1 | 21 | 21 |
| 12 |
12 Autres passifs financiers courants
Passifs financiers au coût amorti
| 432 | 432 | 412 | 412 |
|---|---|---|---|
Pour les dérivés documentés comme couverture de flux de trésorerie, le traitement comptable est « Juste valeur par capitaux propres ». Les profits ou pertes préalablement comptabilisés en capitaux propres sont rapportés au compte de résultat de la période au cours de laquelle l’élément couvert affecte le résultat.
Dont intérêts courus court terme cf. Note 26.C.
L’endettement à taux fixe du Groupe est essentiellement constitué des emprunts obligataires 2028, 2029 et 2030, ainsi que de l’emprunt souscrit auprès de la Banque européenne d’investissement. Leur juste valeur peut différer de la valeur comptable compte tenu de l’utilisation de la méthode du coût amorti.
La juste valeur des obligations 2028, 2029 et 2030 a été établie sur base de la cotation d’une banque au 31 décembre 2024 et inclut les coupons courus à date de clôture. La même méthode avait été appliquée au 31 décembre 2023.
Note 31. Transactions avec les parties liées
Les transactions avec les parties liées concernent essentiellement les opérations de nature commerciale ou financière enregistrées avec le groupe Quiñenco, actionnaire de référence de Nexans, avec les sociétés associées, avec les sociétés non consolidées et avec les dirigeants (dont la rémunération totale est présentée dans un tableau spécifique, voir Note 31.C).
A. Relations avec les sociétés associées et non consolidées
Compte de résultat
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| REVENUS | ||
| Sociétés non consolidées | 37 | 30 |
| Sociétés associées | 0 | 1 |
| COÛTS DES VENTES |
Bilan
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Sociétés non consolidées (10) | (12) | |
| Sociétés associées | (2) | (2) |
Les principaux postes concernés sont les suivants :
| Au 31 décembre, en millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| ACTIFS | ||
| Sociétés non consolidées | 3 | 3 |
| Sociétés associées | 0 | 0 |
| DETTE/(CRÉANCES) FINANCIÈRES | ||
| Sociétés non consolidées | (17) | (14) |
| Sociétés associées | - | - |
| AUTRES PASSIFS | ||
| Sociétés non consolidées | 1 | 1 |
| Sociétés associées | 1 | 0 |
B. Relations avec le groupe Quiñenco
Au 31 décembre 2024, le groupe Quiñenco détient environ 14% du capital de la Société via ses sociétés Invexans Limited (UK) et Tech Pack (Chili). Le groupe Quiñenco a pris l’engagement à long terme de ne pas demander de représentation au sein du Conseil d’Administration supérieure à trois membres non indépendants dans un Conseil composé de quatorze administrateurs ou, si le Conseil venait à être élargi, une représentation supérieure à un nombre d’administrateurs proportionnel à sa participation.
Les relations contractuelles entre Nexans et le groupe Quiñenco au 31 décembre 2024 sont essentiellement liées au contrat d’acquisition des activités Câbles du groupe Quiñenco en date du 21 février 2008, tel que modifié par un avenant en date du 30 septembre 2008.
Les flux et positions dans le bilan correspondent aux contrats commerciaux avec le groupe Quiñenco et sont retranscrits dans les tableaux présentés ci-avant en Note 31.A au sein des lignes « Sociétés associées ».
C.Rémunération des principaux dirigeants
En 2024 comme en 2023, les Principaux Dirigeants sont les mandataires sociaux et les membres du Comité Exécutif.
Rémunérations totales
Les rémunérations totales pour les Principaux Dirigeants du Groupe sont présentées dans le tableau ci-dessous :
| En millions d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Rémunération au titre du mandat social (a) | 3,2 | 2,7 |
| Rémunération au titre du contrat de travail et avantages en nature (a) | 10,5 | 8,3 |
| Actions de performance (b) | 5,1 | 4,1 |
| Indemnités de départ (a) | - | - |
| Plan d’Intéressement Long Terme (b) | 0,2 | 0,2 |
| Charges sur engagements de retraite (c) | 1,1 | 1,1 |
RÉMUNÉRATIONS TOTALES
20,2
16,4
Montants versés pendant l’exercice, charges sociales patronales incluses.
Charges comptabilisées durant l’exercice.
Versements liés aux régimes de retraite supplémentaires à contributions définies.
Engagements pris à l’égard du Directeur Général
LL’ensemble des engagements pris envers Christopher Guérin en tant que Directeur Général est décrit en détail chaque année dans le Document d’Enregistrement Universel, partie « Engagements pris à l’égard du Directeur Général ».
Christopher Guérin bénéficie en tant que Directeur Général des engagements suivants de la Société, décidés par le Conseil d’Administration et approuvés chaque année par l’Assemblée Générale des actionnaires :
- en cas de révocation de son mandat de Directeur Général, Christopher Guérin bénéficie d’une indemnité égale à deux ans de rémunération globale (fixe et variable) dont le versement est conditionné à l’atteinte d’un taux de réalisation global des objectifs de la rémunération variable annuelle cible d’au moins 80 % en moyenne sur les trois exercices précédant la date du départ contraint. Le versement de cette indemnité ne pourra intervenir qu’en cas de départ contraint et lié à un changement de contrôle ou de stratégie, cette condition étant présumée satisfaite sauf décision contraire du Conseil d’Administration, ou en cas de faute grave ;
- en contrepartie de l’engagement de ne pas exercer, pendant deux ans à compter de l’expiration de son mandat social de Directeur Général, quelle que soit la cause de la cessation de ses fonctions, directement ou indirectement, une activité concurrente de celle de la Société, Christopher Guérin percevra une indemnité égale à un an de rémunération globale, soit douze fois le montant de la dernière rémunération mensuelle (part fixe) plus un montant égal au produit du taux de bonus nominal appliqué à la dernière rémunération mensuelle (part fixe), versée sous la forme de 24 mensualités égales et successives. Le Conseil pourrait décider d’imposer au Directeur Général une obligation de non concurrence pour une période plus courte que deux ans. Dans une telle hypothèse, l’indemnité de non concurrence serait réduite au prorata temporis.
Conformément aux dispositions de l’article 25.3 du Code AFEP-MEDEF dans sa version de décembre 2022, le Conseil se prononcera en cas de départ de Christopher Guérin sur l’application ou non de l’accord de non-concurrence et pourra y renoncer (auquel cas l’indemnité ne sera pas due).
De plus, conformément aux dispositions de l’article 25.4 du Code AFEP-MEDEF, le versement de l’indemnité de non concurrence sera exclu dès lors que Christopher Guérin fera valoir ses droits à la retraite. En tout état de cause, aucune indemnité ne pourra être versée au-delà de 65 ans.
Enfin, conformément à la politique de rémunération des mandataires sociaux décrite à la section 4 du présent Document, l’ensemble des indemnités de départ (indemnités de fin de mandat et de non-concurrence) ne pourra excéder deux ans de rémunération effective (fixe et variable).
En cas de départ à la retraite, Christopher Guérin bénéficierait des droits acquis au titre du régime de retraite supplémentaire à cotisations définies mis en place par le Groupe en 2019, en faveur de certains salariés et mandataires sociaux. La cotisation annuelle versée par la Société correspond à 20 % de la rémunération annuelle totale (rémunérations fixe et variable) réellement perçue par le Directeur Général, soit 380 000 euros en 2024.
Note 32. Passifs éventuels, litiges
A. Enquêtes de concurrence
En janvier 2009, des enquêtes antitrust ont été lancées dans plusieurs pays contre divers fabricants de câbles, y compris des sociétés du Groupe, en lien avec des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des câbles électriques haute tension sous-
marins et souterrains.
Le 7 avril 2014, Nexans France SAS et la Société ont été notifiées de la décision de la Commission européenne (Décision de la CE), qui a conclu que Nexans France SAS a participé directement à une entente anticoncurrentielle dans le secteur des câbles électriques haute tension sous-marins et souterrains. La Société a été tenue conjointement et solidairement responsable du paiement d’une partie de l’amende infligée à Nexans France SAS par la Commission européenne.
Début juillet 2014, Nexans France SAS a réglé l’amende de 70,6 millions d’euros imposée par la Commission européenne. Par la suite, certaines entités du Groupe ont été notifiées de plaintes en dommages et intérêts introduites devant les tribunaux du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d’Italie, contre Nexans et d’autres défendeurs concernant la Décision de la CE.
Au Royaume-Uni, National Grid, Scottish Power et Vattenfall ont intenté une action en justice à l’encontre de Prysmian. Des recours en contribution ont été introduits par Prysmian à l’encontre de la Société dans ces affaires. Prysmian a conclu un accord avec chacune des sociétés ayant intenté des actions en justice contre Prysmian. Les recours en contribution au titre de ces requêtes sont toujours en instance mais ne sont actuellement pas poursuivis.
En mai 2022, une demande de certification d’un recours collectif a été déposée devant le Competition Appeal Tribunal (CAT) par Madame Clare Spottiswoode, Commandeur de l’ordre de l’Empire britannique, sollicitant l’autorisation de poursuivre les groupes Nexans, Prysmian et NKT en dommages et intérêts au bénéfice de plaignants britanniques sur la base de la Décision de la CE. Cette demande de Madame Spottiswoode a été certifiée en mai 2024 par le CAT (sous réserve de diverses conditions) sur la base d’un opt-out. Elle a sécurisé un financement auprès d’un bailleur de fonds spécialisé dans le financement de litiges. Dans le cadre de son évaluation, le CAT examinera l’accord de financement afin de déterminer, inter alia, si les frais des proposés par les plaignants sont suffisamment couverts dans le cas où le demandeur n’obtiendrait pas gain de cause. La Société continue à se défendre et une audience sur l’un des aspects de la réclamation doit avoir lieu en avril 2025.
En juillet 2022, London Array Limited et consorts ont initié une action devant le CAT contre Nexans France SAS et la Société, sur la base de la Décision de la CE. Nexans France SAS et la Société travaillent leurs arguments en défense, une première audience est prévue en avril/ mai 2025.
En avril 2019, Terna S.p.A a intenté une action en dommages et intérêts pour infraction aux règles de concurrence à l’encontre de Nexans Italia devant le tribunal de Milan sur la base de la Décision de la CE. Nexans Italia a soumis ses arguments en défense en octobre 2019, opposant notamment l’irrecevabilité de la demande formée contre la mauvaise personne morale. Nexans poursuit sa défense dans ce dossier ; dont l’issue n’est pas attendue avant l’année 2025 ou 2026.
En avril 2019, une plainte aux Pays-Bas a été déposée conjointement par l’Autorité de l’électricité et de l’Eau du Bahreïn, le Gulf Cooperation Council Interconnection Authority, le ministère koweïtien de l’électricité et de l’eau et Oman Electricity Transmission Company, à l’encontre de certaines sociétés du groupe Prysmian et de ses anciens actionnaires, ainsi que du groupe Nexans et du Groupe ABB. Cette action a été introduite devant le tribunal d’Amsterdam.
En décembre 2019, Nexans et les autres défendeurs ont déposé une requête contestant la compétence de la juridiction saisie et les défendeurs ont obtenu gain de cause. Le tribunal a rendu son jugement en novembre 2020, se déclarant incompétent à l’égard des réclamations contre les défendeurs non néerlandais, y compris les filiales non néerlandaises de la Société. Le tribunal a également ordonné aux plaignants de payer les frais de procédure. Les plaignants ont fait appel de cette décision et l’affaire a depuis été renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour qu’elle statue. Une audience s’est tenue devant la CJUE en janvier 2025. L’arrêt est en attente.
En novembre 2017 en Espagne, Nexans Iberia et la Société (en sa qualité de société mère de Nexans Iberia) ont été notifiées d’une décision de l’autorité de la concurrence espagnole (« CNMC »), constatant que Nexans Iberia avait directement participé à des pratiques contraires au droit de la concurrence espagnol dans les secteurs des câbles basse et moyenne tension. La Société a été tenue conjointement et solidairement responsable du paiement d’une partie de l’amende imposée à Nexans Iberia par la CNMC. En janvier 2018, Nexans Iberia a réglé l’amende de 1,3 million d’euros imposée par la CNMC. Nexans Iberia et la Société ont fait appel de la décision de la CNMC.
En juillet 2020, une plainte a été déposée par Iberdrola, suivie par quatre autres plaignants espagnols en 2022. Toutes les plaintes à l’encontre de Nexans Iberia étant basées sur la décision de la CNMC dans le dossier de la faible/moyenne tension. Nexans assure la défense dans ces litiges.
En janvier et mai 2022, l’Autorité allemande de la concurrence (« FCO ») a mené des perquisitions sur trois sites du Groupe en Allemagne. Ces inspections s’inscrivent dans le cadre d’une enquête menée auprès de fabricants de câbles au sujet d’une prétendue entente autour des surcoûts standard du métal au sein de l’industrie en Allemagne. La FCO a également mené des inspections dans les locaux d’autres sociétés en Allemagne. Nexans a contesté avec succès la validité de ces inspections. Néanmoins, l’enquête se poursuit et, en février et juillet 2024, la FCO a conduit des opérations de visite et de saisie inopinées sur un autre site en Allemagne ainsi qu’en France.
En octobre 2023, Saudi Electricity Company (SEC) a intenté une action en justice en Allemagne à l’encontre de Nexans SA et d’autres sociétés, dont NKT et Prysmian, sur la base de la Décision de la CE. Nexans n’a pas fourni de câbles d’énergie à SEC et se défend dans ce dossier, et en juin 2024, Nexans a demandé au tribunal d’exiger que la SEC fournisse une garantie substantielle si elle souhaitait poursuivre la procédure.
L’enquête menée au Brésil par le « General Superintendence » de l’autorité de concurrence «CADE» dans le secteur des câbles électriques haute tension a été clôturée en février 2019. En avril 2020, le tribunal administratif de CADE a condamné la Société, ainsi que d’autres fabricants de câbles. Nexans a payé l’amende d’environ un million d’euros (correspondant à la conversion du montant en BRL) et a fait appel de la décision. La procédure est en cours.
En janvier 2024, l’Autorité française de la Concurrence a procédé à des perquisitions sur trois sites de Nexans France, dans le cadre d’une enquête dans le secteur de la distribution de câbles d’énergie sur le territoire DROM-COM. L’enquête est en cours.
En décembre 2024, l’Autorité italienne de la concurrence (Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato) a procédé à des perquisitions dans les locaux de la filiale italienne La Triveneta Cavi à Brendola en Italie. Ces perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête relative à un prétendu accord anticoncurrentiel entre des fabricants de câbles en cuivre sur le marché italien des câbles en cuivre basse tension. Les accords conclus en 2024 dans le cadre de l’acquisition de La Triveneta Cavi prévoient certaines dispositions contractuelles en vertu desquelles le Groupe serait indemnisé en cas de pertes éventuelles découlant de l’enquête susmentionnée.
Au 31 décembre 2024, le Groupe maintient une provision pour risques de 64,8 millions d’euros destinée à couvrir l’ensemble des procédures susvisées ainsi que les conséquences directes et indirectes des décisions relatives qui ont été ou seront rendues et en particulier les actions en dommages-intérêts initiées par les clients. Le montant de la provision est basé sur les estimations du management fondées sur les jurisprudences comparables et sur la base des informations disponibles à ce jour. Une grande incertitude demeure quant à l’ampleur des risques liés à d’éventuelles réclamations et/ou amendes. Les coûts définitifs liés à ces risques pourraient donc sensiblement s’écarter du montant de la provision comptabilisée.
Les dispositifs de prévention des risques et de conformité du Groupe ont été renforcés de manière régulière et significative au cours des dernières années. Cependant, le Groupe ne peut garantir que tous les risques liés à des pratiques non conformes aux règles d’éthique et de conduite des affaires applicables seront entièrement éliminés. Le programme de conformité inclut des mesures de détection susceptibles de générer des enquêtes internes, voire externes.
En ligne avec ses communications antérieures, la Société rappelle qu’une issue défavorable dans le cadre de procédures et enquêtes en droit de la concurrence, ainsi que les conséquences liées, sont susceptibles d’avoir un effet défavorable significatif sur les résultats et donc la situation financière du Groupe.
B. Autres litiges et procédures ayant donné lieu à constitution de provisions
Pour les cas où les critères de constitution des provisions sont réunis, le Groupe estime que les provisions constituées à ce jour dans les comptes sont suffisantes pour que la résolution de ces litiges et procédures n’engendre pas d’impact significatif sur ses résultats. Cette estimation du risque potentiel tient compte, selon les cas, des assurances dont le Groupe dispose, des garanties de tiers et le cas échéant de l’évaluation de la probabilité de condamnation faite par nos conseils externes.
Les risques liés à des contentieux, réclamations de tiers ou autres différends existants ou probables ayant donné lieu à provision au 31 décembre 2024 n’ont pas, individuellement, selon l’estimation du Groupe, un impact potentiel sur les comptes suffisamment matériel pour justifier une information spécifique dans les comptes consolidés.
C. Passifs éventuels liés aux litiges, procédures et enquêtes administratives
Au 31 décembre 2024, certains contrats conclus par le Groupe sont susceptibles de donner lieu à des difficultés dans l’exécution sans que le Groupe considère que ces difficultés soient de nature à justifier la constitution de provisions dans les comptes ou de les mentionner en tant que passifs éventuels.
Note 33. Engagements hors bilan
Les engagements hors bilan jugés significatifs pour le Groupe aux 31 décembre 2024 et 2023 sont repris ci-après.
A. Engagements liés au périmètre du Groupe consolidé
Risques liés aux opérations de fusions, cessions et acquisitions
Les sociétés du Groupe peuvent accorder des garanties de passifs aux acquéreurs des activités cédées, normalement sans mise en place de garanties bancaires ou cautions. Lorsque des événements rendent probable ou potentielle la réalisation d’un risque au titre des garanties données, celui-ci est soit provisionné (s’il est estimable), soit mentionné en tant que passif éventuel s’il est suffisamment significatif. Se reporter à la Note 26 et à la Note 32.
Inversement, les sociétés du Groupe bénéficient dans certaines opérations d’acquisitions de garanties de la part des vendeurs.
Dans le cadre des acquisitions, les passifs et passifs éventuels font l’objet d’une provision dans le cadre de l’exercice d’allocation du coût d’acquisition, conformément aux dispositions de la norme IFRS 3.
En 2020, le Groupe a cédé l’entité Berk-Tek située aux Etats-Unis. Dans le cadre du contrat de cession, le Groupe a accordé via deux filiales, l’une américaine, l’autre canadienne, une garantie de passifs dont le montant maximum est de 20 millions de dollars américains, et ce pour une durée de six ans jusqu’en septembre 2026.
En octobre 2023, dans le cadre de la cession de l'activité Télécommunications & Données, Nexans S.A. et certaines de ses filiales européennes ont également consenti des engagements de garantie de responsabilité. Ces garanties ont un montant général maximum fixé à 5 millions d'euros, pour une durée allant de 18 mois à 5 ans maximum. Par exception, la garantie sur le passif environnemental est étendue à 7 ans. Les litiges déclarés ou risques de litiges en cours sont soumis à un plafond spécifique de 4 millions d'euros.
Acquisition des activités Câbles du groupe Quiñenco
Dans le cadre de l’acquisition des activités Câbles du groupe chilien Quiñenco réalisée le 30 septembre 2008, le Groupe a repris certains litiges en cours ou latents, dont les plus significatifs sont couverts, au-delà d’un mécanisme de franchise, par la garantie de passif consentie par l’entité juridique Invexans SA (anciennement Madeco, Chili) au titre du contrat d’acquisition. Les passifs et passifs éventuels liés à cette acquisition ont par ailleurs fait l’objet d’une provision dans le cadre de l’exercice d’allocation du coût d’acquisition, conformément aux dispositions de la norme IFRS 3.
Un accord transactionnel a été conclu le 26 novembre 2012 entre la Société, Nexans Brasil et le groupe Quiñenco en relation avec les montants dus par le groupe Quiñenco à Nexans Brasil à l’issue de procédures civiles, sociales et fiscales au Brésil. Aux termes de l’accord transactionnel, il a principalement été convenu que le groupe Quiñenco verse à Nexans Brasil un montant forfaitaire d’environ 23,6 millions de reales (soit l’équivalent d’environ 9,4 millions d’euros). Parallèlement, le groupe Quiñenco est libéré de toute obligation d’indemnisation pour les procédures civiles et sociales encore en cours identifiées dans l’accord transactionnel, sauf si le montant total du préjudice subi par la Société excède une certaine franchise.
Un certain nombre de litiges fiscaux au Brésil relatifs à la période précédant l’acquisition ou en cours au moment de l’acquisition et encore ouverts à la date de conclusion de l’accord transactionnel restent régis par les termes des accords antérieurs conclus par les parties. Une partie de ces litiges a été soldée suite à des accords transactionnels conclus entre 2014 et 2017 dans le cadre d’un programme d’amnistie fiscale au Brésil.
Acquisition de Centelsa
Dans le cadre de l’acquisition du fabricant de câbles Centelsa réalisée le 1er avril 2022, le Groupe a repris certains litiges en cours ou latents.
Les passifs et passifs éventuels liés à cette acquisition ont par ailleurs fait l’objet d’une provision dans le cadre de l’exercice d’allocation du coût d’acquisition, conformément aux dispositions de la norme IFRS 3.
Il est à noter que le Groupe a la possibilité, dans le cas où certaines conditions sont réunies et au-delà d’un montant de franchise, d’actionner un mécanisme de garantie de passif consenti par le Groupe Xignux au titre du contrat d’acquisition.
La garantie de passif a une durée pouvant aller de 24 mois à 5 ans (exemple sur les questions environnementales) selon la nature des réclamations que le Groupe pourrait éventuellement être amené à notifier au Groupe Xignux.
Pour certaines réclamations, la durée sera celle prévue par la loi locale (exemple dans le cas où la réclamation porterait sur des questions fiscales ou de fraude). La durée de la garantie de passif court à compter du closing de l’acquisition (soit à compter du 1er avril 2022).
S’agissant du cap de responsabilité, la garantie de passif est plafonnée entre 15 % et 100 % du prix d’achat de Centelsa. Le plafond de 100 % du prix d’achat de Centelsa s’appliquant en particulier aux garanties fondamentales.
Acquisition de REKA Cables
Le 30 avril 2023, Nexans a acquis la totalité du capital social de Reka Cables Ltd dans le cadre d'un contrat de vente et d'achat daté du 10 novembre 2022.
Le contrat de vente et d'achat comprend certaines déclarations, garanties et engagements habituels de la part des deux parties liées à la transaction et à l'entreprise cible. De plus, Nexans a sécurisé une assurance dite W&I pour la transaction, offrant une couverture pour les dommages résultant de violations des garanties données dans le contrat de vente et d'achat par le vendeur.
Acquisition de Gruppo LTC Spa
Le 6 juin 2024, Nexans Italia a conclu un accord pour l’acquisition de la holding Gruppo LTC, détenant la totalité du capital des entités La Triveneta Cavi et Veneta Trafilil.
Dans le cadre de l’acquisition, les principales protections contractuelles définies en faveur de Nexans Italia sont les suivantes :
- une police d’assurance de garantie et d’indemnisation dite « W&I » souscrite auprès de AIG Europe dans le cadre de la transaction pour couvrir les obligations d’indemnisation des vendeurs liées aux déclarations et garanties des vendeurs. La police court sur trois ans à compter de la date de finalisation de l’acquisition avec une limite de responsabilité de 30 millions d’euros ;
- la responsabilité des vendeurs concernant la violation des déclarations et garanties en cas de « violation frauduleuse », sans limite quantitative contractuelle de responsabilité ; et
- un accord en vertu duquel les vendeurs ont déposé sous séquestre un montant en garantie de l’exécution par eux de toutes leurs obligations – y compris les obligations d’indemnisation – énoncées dans le contrat d’acquisition.
Le 11 décembre 2024, l'Autorité italienne de la concurrence (« AGCM ») a perquisitionné les locaux de La Triveneta Cavi, dans le cadre d’une enquête relative à un accord anticoncurrentiel présumé visant à coordonner les prix et les conditions de vente commerciales dans le secteur italien des câbles en cuivre basse tension cf. Note 32. Les conséquences éventuelles de cette enquête seraient couvertes par les différentes garanties mentionnées ci-avant.
B. Engagements liés au financement du Groupe
Les principaux engagements hors bilan liés au financement du Groupe sont résumés ci-dessous :
Au 31 décembre, en millions d’euros
Notes
| 2024 | 2023 | |||
|---|---|---|---|---|
| ENGAGEMENTS DONNÉS | Crédit syndiqué (a) | 880 | 880 | |
| ENGAGEMENTS REÇUS | Crédit syndiqué – Ligne non utilisée à échéance le 25 octobre 2029 | 800 | 800 | |
| Ligne de financement sécurisé – Ligne non utilisée à échéance le 5 avril 2024 | - | 200 |
Dans le cadre du crédit syndiqué, Nexans s’est engagé à garantir les obligations souscrites par Nexans Financial & Trading Services en faveur des banques parties au contrat.
C. Engagements liés aux activités opérationnelles du Groupe
Les principaux engagements hors bilan liés aux activités opérationnelles sont résumés ci-dessous :
Au 31 décembre, en millions d’euros
Notes
2024
2023
ENGAGEMENTS DONNÉS
| Instruments dérivés d’achat de devises (a) | 29 | 11 748 | 8 487 |
|---|---|---|---|
| Instruments dérivés d’achat de métal | 29 | 669 | 621 |
| Engagements fermes sur achats d’immobilisations corporelles | 140 | 286 | |
| Engagements d’indemnisation de tiers | Voir (1) | 7 686 | 7 370 |
| Contrats Take-or-pay sur achat de cuivre (en tonnes) | Voir (2) | 141 976 | 129 866 |
| Autres engagements donnés | - | - |
ENGAGEMENTS REÇUS
| Instruments dérivés de vente de devises (a) | 29 | 11 744 | 8 457 |
|---|---|---|---|
| Instruments dérivés de vente de métal | 29 | 219 | 297 |
| Engagements de vente de cuivre à prix fixé (en tonnes) | Voir (2) | 123 930 | 112 772 |
| Autres engagements reçus | 520 | 414 |
Y compris les dérivés couvrant la dette nette du Groupe.
Engagements d’indemnisation de tiers
De manière générale, les sociétés du Groupe donnent aux clients des garanties sur la qualité des produits vendus sans mise en place de garanties bancaires ou cautions. Elles ont néanmoins également pris des engagements d’indemnisation auprès de banques ou d’autres tiers, notamment des institutions financières, qui ont émis des garanties ou cautions de bon fonctionnement en faveur de clients et des garanties données en couverture des avances reçues des clients (respectivement 1 851 millions d’euros au 31 décembre 2024 et 1 329 millions d’euros au 31 décembre 2023).
Lorsque des événements, tels que des retards de livraison ou des litiges sur l’exécution du contrat, rendent probable ou potentielle la réalisation d’un risque au titre des garanties données, celui-ci est soit provisionné (s’il est estimable), soit mentionné en tant que passif éventuel s’il est suffisamment significatif. Se reporter à la Note 25 et à la Note 32.
Le Groupe a par ailleurs consenti des garanties de maison mère pour un montant de 5 835 millions d’euros au 31 décembre 2024 (6 041 millions d’euros au 31 décembre 2023). Ces dernières comprennent principalement des garanties de performance consenties à des clients.
Contrats Take-or-pay et engagements de vente de cuivre (flux physiques)
Les volumes reportés dans le tableau reprennent les quantités négociées dans le cadre de contrats Take-or-Pay de cuivre ou d’engagements de vente de cuivre dont le prix est fixé à date de clôture de l’exercice, y compris les quantités présentes en stocks. Se référer également à la Note 29.D.
D’une façon plus générale, le Groupe prend des engagements fermes vis-à-vis de certains clients ou fournisseurs au titre de contrats Take-or-pay dont les plus significatifs portent sur les approvisionnements en cuivre.
Note 34. Liste des principales sociétés consolidées
Le tableau ci-dessous reprend les principales entités du périmètre de consolidation du Groupe au 31 décembre 2024.
Sociétés par zone géographique
| Pourcentage de contrôle | Pourcentage d’intérêt | Méthode de(a) consolidation | ||
| FRANCE | Nexans S.A.(b) | 100,00 % | 100,00 % | Consolidante |
| Nexans Participations | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Lixis | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Nexans France | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Nexans Continuous Copper Casting and Refining | 70,00 % | 70,00 % | ||
| Nexans Wires | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Tréfileries and Laminoirs Méditerranée S.A. | 100,00 % | 100,00 % | ||
| RecyCâbles | 36,50 % | 36,50 % | Mise en équivalence | |
| Nexans Power Accessories France | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Nexans Industrial Solutions | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Nexans Aerospace France | 100,00 % | 100,00 % | ||
| Nexans Financial & Trading Services (c) | 100,00 % | 100,00 % |
EUROPE DU NORD
Sociétés par zone géographique
| Pourcentage de contrôle | Pourcentage d’intérêt | Méthode de(a) |
|---|---|---|
| Nexans Benelux S.A. | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Network Solutions NV | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Services | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Deutschland GmbH | 100,00 % | 100,00 % |
| Metrofunkkabel Union GmbH | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Auto Electric GmbH (d) | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Power Accessories Deutschland GmbH | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Industrial Solutions GmbH | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Nederland BV | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Norway A/S | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Subsea Operations | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Skagerrak | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Marine Operations | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Vessel Management | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Suisse S.A. | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Re (e) | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Logistics Ltd | 100,00 % | 100,00 % |
Sociétés par zone géographique
| Pourcentage de contrôle | Pourcentage d’intérêt | Méthode de(a) |
|---|---|---|
| Nexans UK Ltd | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Sweden AB | 100,00 % | 100,00 % |
| REKA Cables | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Finland Holding | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Industry Solutions (f) | 100,00 % | 100,00 % |
EUROPE DU SUD ET DE L’EST
| Nexans Iberia SL | 100,00 % | 100,00 % |
|---|---|---|
| Nexans Industrial Solutions Iberia | 100,00 % | 100,00 % |
| Takami | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Italia SpA | 100,00 % | 100,00 % |
| Gruppo LTC S.p.A. | 100,00 % | 100,00 % |
| La Triveneta Cavi S.p.A. | 100,00 % | 100,00 % |
| Veneta Trafili S.p.A. | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Partecipazioni Italia Srl | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Intercablo SpA | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Hellas S.A. | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Power Accessories Czech Republic | 100,00 % | 100,00 % |
| Nexans Turkiye Endustri Ve Ticaret AS | 100,00 % | 100,00 % |
Sociétés par zone géographique
| Zone Géographique | Pourcentage de contrôle | Pourcentage d’intérêt | Méthode de(a) |
|---|---|---|---|
| AMÉRIQUE DU NORD | |||
| Nexans Canada Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans USA Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| AmerCable Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans Magnet Wire USA Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans Specialty Holdings USA Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans Industrial Solutions Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans High Voltage USA Inc. | 100,00 % | 100,00 % | |
| AMÉRIQUE DU SUD | |||
| Invercable | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans Chile S.A. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Colada Continua S.A. | 41,00 % | 41,00 % | Mise en équivalence |
| Nexans Colombie | 100,00 % | 100,00 % | |
| Indeco Peru (b) | 96,73 % | 96,73 % | |
| Cobrecon | 100,00 % | 98,37 % | |
| Nexans Brasil S.A. | 100,00 % | 100,00 % | |
| Alcatek | 100,00 % | 100,00 % | |
| Centelsa | 100,00 % | 100,00 % |
Sociétés par zone géographique
| Sociétés | Pourcentage de contrôle | Pourcentage d’intérêt | Méthode de consolidation (a) |
|---|---|---|---|
| Cobres de Columbia | 100,00 % | 100,00 % | |
| Cedetec | 100,00 % | 100,00 % | |
| AFRIQUE ET MOYEN-ORIENT | |||
| Liban Câbles s.a.l | 91,15 % | 91,15 % | |
| Nexans Maroc (g) | 97,56 % | 97,56 % | |
| Nexans Aerospace Maroc | 100,00 % | 97,61 % | |
| Qatar International Cable Company | 30,33 % | 30,33 % | Mise en équivalence |
| Nexans Kabelmetal Ghana Ltd | 59,13 % | 59,13 % | |
| Nexans Côte d’Ivoire | 60,00 % | 59,00 % | |
| ASIE-PACIFIQUE | |||
| Nexans Hong Kong Ltd | 100,00 % | 100,00 % | |
| Nexans Singapore | 100,00 % |
Company Performance
| Company Name | Performance (%) |
|---|---|
| Nexans China Wire & Cables Co. Ltd | 100,00 % |
| Nexans (Yanggu) New Rihui Cables Co. Ltd | 100,00 % |
| Nexans (Suzhou) Cables Solutions Co., Ltd | 100,00 % |
| Nexans Korea Ltd | 99,51 % |
| Nexans Korea Cables Co. Ltd | 99,51 % |
| Kukdong Electric Wire Co. Ltd | 97,90 % |
| Nippon High Voltage Cable Corporation | 100,00 % |
| OLEX Australia Pty Ltd |
OLEX New Zealand Ltd
Les sociétés sont consolidées selon la méthode de l’intégration globale sauf indication différente.
Sociétés cotées sur une bourse de valeurs.
Entité assurant la gestion de la trésorerie du groupe Nexans.
Nexans Auto Electric GmbH, entité basée en Allemagne, consolide elle-même différentes sous-filiales notamment aux États-Unis, en Allemagne, en Roumanie, en Ukraine, en République Tchèque, en Slovaquie, en Tunisie, en Chine, en Bulgarie et au Mexique.
Nexans Re est la captive de réassurance du Groupe.
Nexans Industry Solutions consolide elle-même différentes sous-filiales notamment en Chine et en Pologne.
Nexans Maroc consolide elle-même une filiale au Maroc.
Note 35. Honoraires des Commissaires aux comptes
Le montant total des honoraires des Commissaires aux comptes figurant au compte de résultat consolidé 2024, pour chaque Commissaire aux Comptes et pour l’ensemble des entités contrôlées en France, s’établit comme suit :
| En milliers d’euros | Certification des comptes consolidés | Certification des comptes sociaux | Certification du rapport de durabilité | Autres (a) | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Forvis Mazars | 312 | 250 | 241 | 17 | 820 |
| PwC | 307 |
5.1.7 Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés (Exercice clos le 31 décembre 2024)
À l’Assemblée Générale,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société NEXANS relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques.
Fondement de l’opinion
| 350 | 611 | 908 | 2 176 | TOTAL |
|---|---|---|---|---|
| 619 | 600 | 852 | 925 | 2 995 |
Les autres services correspondent notamment aux honoraires concernant les diligences dans le cadre d’acquisitions.
Note 36. Événements postérieurs à la clôture
Le 2 janvier 2025, Nexans a conclu la cession d’AmerCable à Mattr, pour une valeur d’entreprise établie à 280 millions de dollars américains. Le prix de cession devrait être finalisé au courant du premier semestre 2025 avec l’établissement des comptes d’Amercable au 31 décembre 2024.
Aucun autre événement important nécessitant d’être mentionné n’est survenu depuis le 31 décembre 2024.
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2024 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Justification des appréciations – Points clés de l’audit
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
Comptabilisation des contrats de biens et services
Risque identifié
Le chiffre d’affaires des contrats de biens et services, comptabilisé selon la méthode du pourcentage d’avancement telle que décrite dans les notes 1.E.a et 5 de l’annexe aux comptes consolidés, s’établit à 1 132 millions d’euros au 31 décembre 2024. Ces contrats recouvrent pour l’essentiel l’activité « Production d’énergie & transmission ».
Le chiffre d’affaires et les résultats sur ces contrats de biens et services lors d’un arrêté comptable dépendent principalement :
- des estimations de chiffre d’affaires et de marge à terminaison ;
- d’un pourcentage d’avancement déterminé sur la base des intrants en fonction de l’avancement par les coûts.
Les estimations des données à terminaison, ainsi que la mesure du pourcentage d’avancement s’appuient, pour chaque contrat, sur les systèmes et procédures internes du Groupe.
Nous avons considéré que la comptabilisation des contrats de biens et services est un point clé de l’audit en raison (i) de l’impact significatif de ces contrats sur les comptes consolidés du groupe et (ii) du niveau de jugement requis de la Direction pour la détermination des résultats à l’achèvement.
Notre réponse
Dans le cadre de notre audit des comptes consolidés, nos travaux ont notamment consisté à :
- prendre connaissance des systèmes et procédures internes du Groupe relatifs aux estimations de chiffre d’affaires et de coûts à terminaison et à la mesure de l’avancement et tester les contrôles clés mis en place par la Direction ;
- rapprocher les données de gestion des contrats de construction avec les données comptables ;
- séléctionner des contrats en raison de leur impact financier et de leur profil de risques et nous entretenir avec les contrôleurs de gestion des affaires, les Business Lines et la Direction Financière au sujet de l’avancement de ces contrats et de leur appréciation des risques pour :
corroborer les principales hypothèses de chiffre d’affaires et de coûts à terminaison par rapport aux coûts encourus à date, aux données contractuelles et aux correspondances avec le client ou ses représentants le cas échéant. Ces travaux s’appuient notamment sur l’expérience acquise au cours des exercices précédents sur ces contrats ou des contrats comparables, corroborer le pourcentage d’avancement du chiffre d’affaires et en apprécier la correcte traduction comptable ; apprécier le caractère approprié des informations associées telles qu’exposées dans les notes 1.E.a et 5 de l’annexe aux comptes consolidés.
Litiges et enquêtes de concurrence
Risque identifié
Compte tenu de la diversité de ses implantations géographiques, le Groupe est tenu au respect de nombreuses législations et réglementations nationales et régionales, notamment commerciales, douanières et fiscales, auxquelles est soumis tout acteur industriel. En particulier, le Groupe est engagé dans des litiges ou des enquêtes de concurrence, décrits dans la note 32 de l’annexe aux comptes consolidés, notamment le paragraphe A. « Enquêtes de concurrence » de cette note qui fait état des enquêtes de concurrence engagées à l’encontre de votre société.
Comme indiqué dans la note 1.F.k de l’annexe aux comptes consolidés, les provisions sont comptabilisées lorsque le Groupe a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement passé, qu’il est probable qu’une sortie de ressources représentative d’avantages économiques serait nécessaire pour éteindre l’obligation et que le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé de l’audit compte tenu de l’importance significative des litiges et enquêtes de concurrence et du jugement requis par la Direction pour la détermination de ces provisions dans des contextes réglementaires multiples et en constante évolution.
Notre réponse
Dans le cadre de notre audit des comptes consolidés, nos travaux ont notamment consisté à :
- examiner les procédures mises en œuvre par le Groupe afin d’identifier et recenser l’ensemble des litiges et enquêtes de concurrence ;
- mener des entretiens auprès de la Direction juridique du Groupe afin d’obtenir une compréhension des risques ainsi que l’état d’avancement des procédures et enquêtes de concurrence ;
- apprécier les éléments sur la base desquels le Groupe a estimé les risques et les provisions ;
- comptabilisées à la clôture pour couvrir les conséquences financières (directes et indirectes) de ces litiges, notamment en prenant connaissance des avis des conseils juridiques de la société ;
- vérifier que les risques et les litiges significatifs identifiés à l’occasion de la mise en œuvre de ces procédures sont décrits de façon appropriée dans la note 32 de l’annexe aux comptes consolidés.
Évaluation des goodwill et des immobilisations corporelles et incorporelles
Risque identifié
Au 31 décembre 2024, les valeurs nettes comptables des goodwill, des immobilisations corporelles et des immobilisations incorporelles du Groupe s’élèvent respectivement à 470 millions d’euros, 2 196 millions d’euros et 320 millions d’euros. Les goodwill sont décrits dans le paragraphe D « Regroupements d’entreprises » de la Note 1 « Principes comptables » et la répartition par unités génératrices de trésorerie (« UGT ») est présentée dans la note 8 de l’annexe aux comptes consolidés.
Votre Groupe revoit la valorisation des goodwill à chaque arrêté et celle des immobilisations corporelles et incorporelles en cas d’indice de perte de valeur, selon les modalités décrites dans le paragraphe F.c. « Tests de dépréciation des actifs » de la Note 1 « Principes comptables » de l’annexe aux comptes consolidés.
Nous considérons que l’évaluation des goodwill et des immobilisations corporelles et incorporelles constitue un point clé de notre audit compte tenu de l’importance significative de ces actifs dans les comptes du Groupe et du niveau de jugement de
la Direction notamment pour la détermination de la valeur recouvrable de ces actifs, le plus souvent basée sur des prévisions de flux de trésorerie opérationnels futurs actualisés nécessitant l’utilisation d’hypothèses et d’estimations.
Notre réponse
Nous avons effectué une revue critique des modalités mises en œuvre par la Direction pour déterminer la valeur recouvrable des goodwill et des immobilisations corporelles et incorporelles. Nous avons obtenu les derniers budgets et plans stratégiques ainsi que les tests de perte de valeur des UGT et immobilisations corporelles et incorporelles. Sur la base de ces informations, et dans ce contexte particulier, nos travaux ont essentiellement consisté à :
- analyser les tests de dépréciation effectués par le Groupe ;
- apprécier le caractère raisonnable des hypothèses clés retenues par la Direction notamment pour la détermination des flux de trésorerie en lien avec les données opérationnelles sous-jacentes, le taux de croissance à long terme de ces flux et la prise en compte des enjeux climatiques ;
- apprécier, avec l’appui de nos experts en évaluation, la pertinence des taux d’actualisation retenus dans leurs différentes composantes ;
- confirmer que l’allocation des UGT reflète correctement l’organisation réelle du Groupe ;
- faire nos propres calculs de sensibilité, pour identifier si une variation raisonnable des hypothèses de taux de croissance à long terme, de taux d’actualisation, de taux d’EBITDA et de volumes sur l’activité Usages du segment Bâtiment et territoires pour refléter une pénurie potentielle de cuivre pourrait amener à devoir comptabiliser une dépréciation significative des actifs sous-jacents ;
- vérifier le caractère approprié des informations présentées dans les notes 1D,1Fc, 2 et 8 de l’annexe aux comptes consolidés.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d’administration.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires
Format de présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Directeur Général. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société NEXANS par votre assemblée générale du 15 mai 2006 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 5 mai 2015 pour le cabinet Forvis Mazars SA.
Au 31 décembre 2024, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la 19e année de sa mission sans interruption et le cabinet Forvis Mazars SA dans la 10e année.
Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes consolidés
Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d’administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés
Objectif et démarche d’audit
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre :
- il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
- il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
- il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés ;
- il apprécie le caractère approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
il apprécie la présentation d’ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ; concernant l’information financière des personnes ou entités comprises dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Il est responsable de la direction, de la supervision et de la réalisation de l’audit des comptes consolidés ainsi que de l’opinion exprimée sur ces comptes.
Rapport au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques
Nous remettons au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d’Audit, des Comptes et des Risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d’Audit, des Comptes et des Risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-Sur-Seine et Paris-La Défense, le 28 février 2025
Les commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Edouard Demarcq
Forvis Mazars SA
Juliette Decoux-Guillemot
5.2 Comptes sociaux
5.2.1 Compte de résultat
| En milliers d’euros | Notes | 2024 | 2023 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 4.A | 55 404 | 41 094 |
| Autres produits d’exploitation | 4 613 | 2 598 |
| En milliers d’euros | Notes | 2024 | 2023 | |
|---|---|---|---|---|
| Total des produits d’exploitation | 60 017 | 43 692 | ||
| Autres achats et charges externes | (64 215) | (40 377) | ||
| Impôts, taxes, versements assimilés | (920) | (850) | ||
| Charges de personnel | 4.B | (14 329) | (14 936) | |
| Dotations d’exploitation | (1 480) | (1 135) | ||
| Autres charges | (780) | (768) | ||
| Total des charges d’exploitation | (81 724) | (58 066) | ||
| Résultat d’exploitation | 4 | (21 707) | (14 374) | |
| Produits financiers de participations | 229 732 | 169 365 | ||
| Intérêts et assimilés (net) | (37 609) | (33 046) | ||
| (Dotations)/ Reprises nettes aux amortissements et provisions | (334) | (616) | ||
| Différence de change | (121) | (110) | ||
| Résultat financier | 5 | 191 668 | 135 593 | |
| Résultat courant avant impôts | 169 961 | 121 219 | ||
| Résultat exceptionnel | 6 | (15 364) | (17 065) | |
| Intéressement et participation des salariés aux résultats de l’entreprise | (199) | (217) | ||
| Impôts sur les bénéfices | 7 | 607 | 906 | |
| Résultat de l’exercice | 155 006 | 104 843 |
5.2.2 Bilan
| En milliers d’euros | Notes | Montants bruts | Amortissements et dépréciations | Net au 31 décembre 2024 | Net au 31 décembre 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
| Actif | |||||
| Immobilisations incorporelles | 4 583 | - | 4 583 | 4 583 | |
| Immobilisations financières | 8 | 3 428 714 | - | 3 428 714 | 2 838 112 |
| Total actif immobilisé | 3 433 297 | - | 3 433 297 | 2 842 694 | |
| Avances et acomptes versés sur commandes | 40 | - | 40 | 44 | |
| Clients et comptes rattachés | 9 | 24 755 | (319) | 24 436 | 25 782 |
| Autres créances | 9 | 344 074 | - | 344 074 | 297 383 |
| Disponibilités et Instruments de Trésorerie | 10 | 17 389 | - | 17 389 | 6 967 |
| Total actif circulant | 386 258 | (319) | 385 939 | 330 177 | |
| Charges constatées d’avance | 679 | - | 679 | 2 371 | |
| Autres actifs | 11 | 9 493 | - | 9 493 | 3 556 |
| Total actif | 3 829 727 | (319) | 3 829 408 | 3 178 798 |
Passif
| En milliers d’euros | Notes | 31 décembre 2024 | 31 décembre 2023 |
|---|---|---|---|
| Capital social | 43 753 | 43 753 |
En milliers d’euros
| Notes | 31 décembre 2024 | 31 décembre 2023 | ||
|---|---|---|---|---|
| Primes d’émission | 1 681 486 | 1 681 486 | ||
| Réserve légale | 4 411 | 4 411 | ||
| Réserves réglementées | 0 | 0 | ||
| Report à nouveau | 71 983 | 67 698 | ||
| Résultat de l’exercice | 155 006 | 104 843 | ||
| Provisions réglementées | 5 953 | 5 953 | ||
| Total capitaux propres | 1 962 592 | 1 908 144 | ||
| Provisions pour risques et charges | 21 598 | 23 204 | ||
| Autres emprunts obligataires | 1 367 438 | 620 342 | ||
| Autres emprunts et dettes financières diverses | 322 895 | 489 995 | ||
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 28 007 | 19 775 | ||
| Autres dettes | 126 877 | 117 337 | ||
| Total dettes | 1 845 218 | 1 247 450 | ||
| Total passif | 3 829 408 | 3 178 798 |
5.2.3 Notes annexes
Sommaire détaillé des notes
- Note 1. Activité de la Société
- Note 2. Événements significatifs
- Note 3. Principes, règles et méthodes comptables
- Note 4. Résultat d’exploitation
- Note 5. Résultat financier
Note 6. Résultat exceptionnel
Note 7. Impôts sur les bénéfices
Note 8. Immobilisations financières
Note 9. État des créances
Note 10. Valeurs mobilières de placement
Note 11. Autres actifs
Note 12. Capitaux propres
Note 13. Provisions pour risques et charges
Note 14. Dettes financières
Note 15. État des dettes
Note 16. Renseignements complémentaires
Les notes reprises ci-après constituent l’Annexe au bilan, présenté avant répartition, de l’exercice clos le 31 décembre 2024, dont le total s’établit à 3 829 408 milliers d’euros et au compte de résultat de l’exercice présenté sous forme de liste. L’exercice d’une durée de 12 mois recouvrant la période du 1er janvier au 31 décembre 2024, dégage un bénéfice de 155 006 milliers d’euros. Les tableaux présentés ci-après sont édités avec des chiffres arrondis au millier d’euros le plus proche.
Note 1. Activité de la Société
La société Nexans exerce une activité de holding. Elle gère en conséquence les participations qu’elle détient au capital d’autres sociétés. Par ailleurs, la société Nexans est société consolidante, mère du groupe Nexans.
Note 2. Événements significatifs
L’exercice 2024 a été marqué par les événements suivants :
- la Société a remboursé l’emprunt obligataire 2017-2024 d’un montant de 200 millions d’euros à sa date d’échéance le 5 avril 2024 ;
- au cours du premier semestre 2024, Nexans a réalisé l’émission de deux emprunts obligataires :
- un premier emprunt obligataire, d’un montant de 350 millions d’euros, émis le 11 mars 2024. Cette émission à taux fixe d’une durée de 6 ans est assortie d’un coupon annuel de 4,25 %. Le prix d’émission est de 100 % du pair. Du fait de la réalisation de cette émission obligataire, la ligne de crédit confirmée signée le 7 février 2023 est annulée (Note 14.A),
- un deuxième emprunt obligataire d’un montant de 575 millions d’euros émis le 29 mai 2024, destiné en partie à financer l’acquisition du groupe la Triveneta Cavi. Cet emprunt portant intérêt à taux fixe de 4,125 % et émis à 99,447 % du pair est remboursable le 29 mai 2029. Corrélativement, le 29 mai 2024, la Société a conclu avec Nexans Financial & Trading Services un contrat de prêt d’une durée de cinq ans pour un montant nominal de 575 millions d’euros portant intérêt à 4,125 % ;
- l’échéance du crédit syndiqué de 800 millions d’euros initialement prévue le 25 octobre 2027, avait été prolongée d’un an en 2023, suite à l’exercice par Nexans, de la première option d’extension. En octobre 2024, Nexans a exercé l’option supplémentaire qui lui était offerte, portant au 25 octobre 2029 l’échéance finale de sa ligne de crédit ;
- sur l’exercice Nexans a acquis 325 000 de ses propres actions dans le cadre des programmes de rachat mis en œuvre par le Conseil d’Administration afin de satisfaire aux obligations découlant des plans d’actions gratuites et de performances (Note 12.C) ;
- le 17 mars 2024, 261 099 actions gratuites et de performance ont été attribuées définitivement à l’expiration des périodes d’acquisition pour le plan 20 (Note 12.C).
Note 3. Principes, règles et méthodes comptables
A. Principes généraux
Les comptes annuels sont élaborés conformément aux règles comptables prévues par le Plan Comptable Général et par le règlement ANC n°2014-03 du 5 juin 2014, à jour des différents règlements complémentaires à la date de l’établissement des dits comptes annuels.
Le bilan et le compte de résultat au 31 décembre 2024 ont été établis conformément aux principes comptables généralement admis en France (principe de prudence, hypothèses de continuité d’exploitation, de permanence de méthode et d’indépendance des exercices).
La méthode de base retenue pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques.
Les méthodes retenues pour l’évaluation des postes du bilan et du compte de résultat sont les suivantes :
B. Immobilisations incorporelles
Ce poste comprend les marques acquises.
Leur durée d’amortissement correspond à celle de leur protection juridique.
Les marques faisant l’objet d’une protection juridique non limitée dans le temps ne sont pas amorties.
C. Immobilisations financières
Titres de Participation
La valeur brute des titres inscrits à l’actif avant le 31 décembre 2006 est constituée par leur coût d’achat, hors frais accessoires, ou leur valeur d’apport reçu.
Les titres acquis à compter du 1er janvier 2007 sont comptabilisés à leur valeur d’achat, augmentée des frais accessoires externes, directement liés à leur acquisition, conformément à la possibilité offerte par le règlement CRC 2004-06.
Une dépréciation est constatée lorsque la valeur d’inventaire d’un titre de participation s’avère inférieure à sa valeur nette comptable. La valeur d’inventaire est appréciée d’après la valeur d’utilité, cette dernière représentant ce que la Société accepterait de décaisser pour obtenir cette participation si elle avait à l’acquérir. Les éléments suivants peuvent être pris en considération pour estimer la valeur d’utilité : rentabilité et perspectives de rentabilité, capitaux propres, perspectives de réalisation, conjoncture économique, cours moyens de bourse du dernier mois…
Traitements des frais d’acquisition
Les frais liés à l’acquisition de titres de participation, engagés au cours des exercices clos depuis le 31 décembre 2006 et intégrés au coût de revient des titres, sont fiscalement déduits par voie d’amortissements dérogatoires sur une période de cinq ans (CGI art. 209-VII).
D. Créances clients
Les créances clients sont enregistrées pour leur valeur nominale. Une dépréciation est pratiquée lorsque le recouvrement d’une créance est compromis.
E. Créances, dettes et trésorerie en monnaies étrangères
Les créances et dettes en monnaies étrangères sont revalorisées au cours de clôture à la date d’arrêté :
- les créances et dettes couvertes ne génèrent aucun impact en résultat compte tenu de la revalorisation symétrique des couvertures de change (voir ci-dessous).
- Conformément au principe de prudence les pertes latentes en devises non couvertes font l’objet d’une provision pour risque. Les produits latents restent sans influence sur le résultat ;
Les différences résultant de la conversion des dettes et des créances en devises sont portées au bilan en écart de conversion.
Les comptes de trésorerie et les comptes courants de la centrale de trésorerie en monnaies étrangères sont revalorisés par résultat au cours de clôture.
F. Actions propres
Nexans opère sur ses propres actions dans le cadre des autorisations conférées par l’Assemblée Générale au Conseil d’Administration. Celles-ci sont comptabilisées et évaluées à chaque clôture en fonction de leur affectation :
- Les actions propres non affectées sont inscrites en « autres immobilisations financières » à leur coût d’acquisition. À la clôture, une dépréciation est le cas échéant constituée si leur valeur comptable est devenue supérieure à leur valorisation au cours moyen de bourse du mois de décembre ;
- Les actions affectées à des opérations d’attribution en faveur de certains membres du personnel, dirigeants ou mandataires sociaux du Groupe, sont classées en valeurs mobilières de placement :
- Les actions propres disponibles pour être attribuées aux employés, non affectées à un plan déterminé d’attribution d’actions gratuites, sont inscrites à l’actif du bilan à leur coût d’acquisition. À la clôture, une dépréciation est le cas échéant constituée si la valeur comptable est devenue supérieure à leur valorisation au cours moyen de bourse du mois de décembre,
- Les actions propres affectées à un plan déterminé d’attribution d’actions gratuites sont inscrites en valeurs mobilières de placement, soit à leur coût d’acquisition si les actions ont été affectées dès l’origine au plan, soit à leur valeur nette comptable à la date de leur reclassement si elles ont été affectées au plan postérieurement à leur acquisition. Conformément au Règlement n° 2014-03 du CRC en date du 5 juin 2014, en raison de l’engagement d’attribution aux salariés, ces actions font l’objet d’une provision pour charges constatée au passif.
G. Instruments financiers
Nexans gère les risques de marché, essentiellement liés aux variations des cours de change, en utilisant des instruments financiers dérivés et notamment des swaps de devises. Ces instruments sont uniquement utilisés à des fins de couverture. Les résultats dégagés sur ces instruments financiers de couverture sont comptabilisés au compte de résultat de manière symétrique à ceux dégagés sur les éléments couverts sous-jacents. Les gains latents à la date de clôture sont comptabilisés en autres créances et les pertes latentes en autres dettes.
H. Prime d’émission
Les charges externes liées aux augmentations de capital sont imputées sur la prime d’émission. Si la prime afférente à une augmentation de capital s’avère insuffisante pour permettre l’imputation de la totalité des frais, l’excédent de frais est porté au résultat.
I. Provisions pour risques et charges
Les provisions sont comptabilisées lorsque Nexans a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement passé, qu’il est probable qu’une sortie de ressources représentative d’avantages économiques sera nécessaire pour éteindre l’obligation et que le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
J. Frais d’émission d’emprunt
Les frais engagés lors de l’émission d’un emprunt sont comptabilisés en charges à répartir sur plusieurs exercices à l’actif du bilan et amortis linéairement sur la durée de l’emprunt.
K. Emprunts obligataires assortis d’une prime
Les emprunts obligataires assortis d’une prime d’émission ou remboursement sont inscrits au passif du bilan pour leur valeur brute, prime incluse. En contrepartie la prime est constatée à l’actif du bilan. Elle est amortie au prorata de la durée de l’emprunt.
Note 4. Résultat d’exploitation
Après refacturation des prestations aux filiales, les principales charges constituant le résultat d’exploitation qui représente une perte de 21 707 milliers d’euros, sont constituées de frais de siège, commissions et courtages, dotations aux amortissements et divers frais d’études.
A. Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaires réalisé en 2024 par la société Nexans s’élève à 55 404 milliers d’euros et consiste essentiellement à la facturation de prestations rendues aux sociétés du Groupe.
B. Charges de personnel
Les charges de personnel comprennent les salaires bruts, les charges patronales et le cas échéant la valeur nette comptable des actions attribuées au personnel de la Société dans le cadre des plans d’attribution d’actions gratuites.
Effectifs
Au 31 décembre 2024 l’effectif moyen de la Société est constitué de 6,81 personnes (incluant les deux mandataires sociaux).
Rémunération des dirigeants
En 2024, les rémunérations versées (avantages en nature inclus) au Président du Conseil et au Directeur Général sont de 2 694 milliers d’euros. Par ailleurs, dans le cadre des plans de rémunération, la Société a procédé à l’attribution définitive de 18 800 actions gratuites au bénéfice de Christopher Guérin. Leur coût définitif a été évalué à 1 993 milliers d’euros (cotisations sociales incluses).
Au titre de l’exercice 2024 les administrateurs et censeurs ont reçu en rémunération de leur présence et de leur activité au sein du Conseil d’Administration la somme de 780 milliers d’euros (montants bruts avant prélèvements sociaux et retenues à la source). La charge afférente est inscrite au poste « Autres charges » du compte de résultat.
Engagements pris à l’égard du personnel
La Société accorde à ses salariés des plans de retraites et autres avantages postérieurs à l’emploi. Au 31 décembre 2024, l’engagement non comptabilisé, net des actifs financiers venant en couverture, s’élève à 1 510 milliers d’euros.
En contrepartie de l’engagement de ne pas exercer, pendant deux ans à compter de l’expiration de son mandat social de Directeur Général, quelle que soit la cause de la cessation de ses fonctions, directement ou indirectement, une activité concurrente de celle de la Société, Christopher Guérin percevra une indemnité égale à un an de rémunération globale, soit douze fois le montant de la dernière rémunération mensuelle (part fixe) plus un montant égal au produit du taux de bonus nominal appliqué à la dernière rémunération mensuelle (part fixe), versée sous la forme de 24 mensualités égales et successives. Le Conseil pourrait décider d’imposer au Directeur Général une obligation de non concurrence pour une période plus courte que deux ans. Dans une telle hypothèse, l’indemnité de non concurrence serait réduite au prorata temporis.
Il bénéficierait aussi d’une compensation en cas de départ contraint, consistant en une indemnité égale à deux ans de rémunération globale (fixe et variable) dont le versement est conditionné à l’atteinte d’un taux de réalisation global.
des objectifs de la rémunération variable annuelle
cible d’au moins 80 % en moyenne sur les trois exercices précédant la date du départ contraint.
C. Autres produits d’exploitation
Les autres produits d’exploitation consistent principalement au transfert de charges liées aux frais d’émission des emprunts émis sur l’exercice (4 613 milliers d’euros) en vue de leur étalement sur la durée de l’emprunt.
Note 5. Résultat financier
Le produit financier net de l’exercice s’élève à 191 668 milliers d’euros et s’explique principalement par :
- les dividendes reçus des filiales pour un montant total de 229 732 milliers d’euros ;
- le produit de la rémunération des avances consenties à Nexans Financial & Trading services pour 26 795 milliers d’euros ;
- les charges d’intérêts des emprunts obligataires pour 49 596 milliers d’euros (voir Note 14.A) ;
- les charges d’intérêts de l’emprunt auprès de la Banque européenne d’investissement pour 3 860 milliers d’euros ;
- les charges d’intérêts sur les émissions de titres négociables (NEU CP) pour 11 191 milliers d’euros.
Note 6. Résultat exceptionnel
Au 31 décembre 2024, le résultat exceptionnel s’explique principalement par :
- une charge nette liée aux opérations sur plans d’attributions d’actions gratuites pour 18 435 milliers d’euros ;
- une reprise de provisions non utilisées dotées en 2023 pour couvrir des charges liées à des contentieux ou réclamations de tiers pour 2 000 milliers d’euros ;
- le gain net des opérations sur le contrat de liquidité pour 1 021 milliers d’euros (voir Note 8.C).
Note 7. Impôts sur les bénéfices
| En milliers d’euros | Résultat courant | Résultat exceptionnel, intéressement et participation des salariés | Autres effets d’impôts | Total |
|---|---|---|---|---|
| Résultat comptable avant impôts | 169 961 | (15 563) | - | 154 398 |
| Impôts sur les bénéfices au taux courant | - | - | 818 | 818 |
| gain/(perte) d’intégration fiscale | - | - | (211) | (211) |
| Impôts sur les bénéfices | - | - | 607 | 607 |
| Résultat comptable net | 169 961 | (15 563) | 607 | 155 006 |
A. Commentaires
Au 31 décembre 2024, Nexans a constaté une charge d’impôts comprenant principalement une charge nette d’intégration fiscale de 211 milliers d’euros.
Les « Autres effets d’impôts » au taux courant, soit 818 milliers d’euros, correspondent au crédit d’impôt recherche.
B. Intégration fiscale
La société Nexans a conclu une convention d’intégration fiscale avec ses filiales françaises détenues directement ou indirectement à plus de 95 %. Cette convention, entrée en vigueur pour la première fois le 1er janvier 2002, a été signée dans le cadre de l’option prise par Nexans pour le régime de groupe tel que défini aux articles 223-A et suivants du Code Général des Impôts.
L’option est renouvelable par tacite reconduction par période de 5 ans, la période en cours expirant le 31 décembre 2026. La contribution de chaque filiale à la dette d’impôt sur les sociétés calculée sur le résultat d’ensemble est égale, au titre de chaque période d’imposition, à la cotisation d’impôt sur les sociétés et de contributions complémentaires dont elle aurait été redevable si elle avait fait l’objet d’une imposition séparée.
En application de la convention d’intégration fiscale, les économies d’impôts réalisées du fait des déficits des filiales qui pourraient leur être restituées sont constatées au passif en « Autres dettes » (voir Note 15).
Dans le cadre de l’intégration fiscale pour laquelle la société Nexans est redevable de l’impôt pour le résultat d’ensemble, un déficit fiscal a été constaté à la clôture de l’exercice. Au 31 décembre 2024, les reports déficitaires du groupe intégré représentent un actif d’impôt de 271 104 milliers d’euros.
Aucune dépense et charge non déductible du résultat fiscal de Nexans, telle que visée à l’article 39-4 du CGI, n’a été engagée au titre de l’exercice 2024.
C. Créances et dettes futures d’impôts
La fiscalité latente et différée de la Société n’est pas traduite dans les comptes individuels. Les créances futures d’impôts traduisent des charges qui seront fiscalement déductibles ultérieurement ou des reports déficitaires qui entraîneront une diminution d’assiette fiscale. Les dettes futures d’impôts traduisent soit des anticipations de déductions fiscales, soit des produits qui seront ultérieurement taxables et qui augmenteront la base fiscale future.
En ne considérant que la seule entité fiscale, les différences temporaires ayant généré des créances futures d’impôts sont essentiellement les reports déficitaires qui s’élèvent à 740 161 milliers d’euros au 31 décembre 2024 soit une économie d’impôt future estimé à 191 183 milliers d’euros au taux de 25,83 % (taux retenu pour les impôts différés).
Les principaux allègements de la dette future d’impôt hors déficits reportables exprimés au taux de 25,83 % représentent 10 917 milliers au 31 décembre 2024 et sont liés au report illimité des charges financières non déductibles (article 212 bis du CGI).
Note 8. Immobilisations financières
| En milliers d’euros | Valeurs brutes | Valeurs nettes |
|---|---|---|
| 31 décembre 2023 | ||
| Augmentation | ||
| Diminution |
31 décembre 2024
31 décembre 2023
31 décembre 2024
| Titres de Participations | 2 829 833 | - | - | 2 829 833 | 2 829 833 | 2 829 833 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Prêts | 1 616 | 589 539 | - | 591 155 | 1 616 | 591 155 | |
| Autres Immobilisations financières | Actions Propres | 2 174 | 183 206 | (182 476) | 2 905 | 2 132 | 2 905 |
Autres créances immobilisées
| 4 531 | 183 496 | (183 206) | 4 821 | 4 531 | 4 821 |
|---|---|---|---|---|---|
Dépôts et cautionnements
| - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|
Total immobilisations financières
| 2 838 154 | 956 242 | (365 682) | 3 428 714 | 2 838 112 | 3 428 714 |
|---|---|---|---|---|---|
A. Titres de participation
La composition du poste « Titres de Participations » est détaillée dans le tableau des filiales et participations en Note 16.G.
Les méthodes de dépréciation des titres sont décrites en Note 3.
Mouvements de la période
Au cours de l’exercice, la Société n’ a constaté aucune opération significative sur titres de participations.
Test de dépréciation
Des tests de dépréciations ont été réalisés sur les titres de participations des filiales. Ces tests n’ont conduit à comptabiliser aucune nouvelle dépréciation.
B. Prêts
Le 29 mai 2024, la société Nexans a conclu avec Nexans Financial & Trading Services un contrat de prêt d’une durée de cinq ans pour un montant nominal de 575 millions d’euros portant intérêt à 4,125 %. Au 31 décembre 2024, les intérêts courus sur ce prêt sont de 14 297 milliers d’euros.
Dans le cadre de la cession par le Groupe de son activité Télécom System, Nexans a accordé à l’acquéreur, en octobre 2023, un prêt de nominal 1 575 milliers d’euros d’une durée de 5 ans. Au 31 décembre 2024, les intérêts courus sur ce prêt sont de 282 milliers d’euros.
C. Autres immobilisations financières
La Société a mis en place en avril 2021, un contrat de liquidité déléguant à ODDO BHF SCA, prestataire de service d’investissement, un rôle d’intervention quotidienne sur le marché, à l’achat et à la vente des actions Nexans, dans le but de favoriser la liquidité de ses titres et la régularité de leurs cotations ou éviter des décalages de cours non justifiés par la tendance du marché.
Les opérations réalisées par l'intermédiaire financier pour le compte de la Société sont inscrites en « Autres immobilisations Financières » :
- les actions détenues sont comptabilisées en « Actions propres » à leur coût d’acquisition ; elles sont dépréciées lorsque le cours moyen du mois de clôture est inférieur à leur valeur comptable ;
- le solde du compte espèces est reporté en « Autres créances immobilisées ».
Les ressources allouées à la mise en œuvre du contrat s’élèvent à 6 000 milliers d’euros.
Au cours de l’exercice 2024, les mouvements réalisés dans le cadre de ce contrat de liquidité ont consisté en des acquisitions cumulées de 1 669 552 actions et des cessions cumulées de même niveau, soit 1 669 552 actions, ayant généré un boni net sur actions propres de 1 021 milliers d’euros.
Au 31 décembre 2024, Nexans détient dans le cadre du contrat de liquidité 27 951 actions propres valorisées à leur cours d’acquisition à 2 905 milliers d’euros.
Le cours moyen de l’action Nexans au mois de décembre 2024 s’élève à 106,64 euros. Par conséquent aucune dépréciation n’a été constatée à la clôture de l’exercice.
Au 31 décembre le montant de la trésorerie immobilisée sur le compte ODDO BHF SCA est de 4 821 milliers d’euros.
Note 9. État des créances
| Au 31 décembre, en milliers d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Montants bruts | ||
| Dont produits à recevoir | ||
| Échéances à moins d’un an | ||
| Échéances à plus d’un an | ||
| Montants bruts |
PRÊTS & Créances de l’actif immobilisé
| 595 976 | 14 343 | 19 118 | 576 858 | 6 147 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Avances et acomptes versés | 40 | - | 40 | - | 44 |
| Créances clients et comptes rattachés | 24 755 | 12 099 | 24 755 | - | 26 101 |
| Autres créances | 344 074 | 2 123 | 330 403 | 13 671 | 297 383 |
| Personnel et organismes sociaux | - | - | - | - | - |
| État : impôt sur les sociétés |
État : taxe sur la valeur ajoutée
| 18 627 | - | 4 956 | 13 671 | 18 685 | |
|---|---|---|---|---|---|
| 6 746 | - | 6 746 | - | 5 123 | |
| Groupe et associés : intégration fiscale | 4 504 | - | 4 504 | - | 1 089 |
| Groupe et associés : c/c de Trésorerie Centrale (a) | 314 100 | 2 123 | 314 100 | - | 272 389 |
| Autres débiteurs | 97 | - | 97 | - | 97 |
Les conventions de comptes courants de trésorerie centrale sont conclues pour une durée indéterminée.
Le détail des « Prêts » et « Autres créances de l’Actif immobilisé » est présenté en Note 8 ci-dessus.
Aux 31 décembre 2024 et 2023, le poste « Créances Clients » est intégralement composé de créances intragroupe. Au 31 décembre 2024, le montant des dépréciations des créances clients est de 319 milliers d’euros portant leur valeur nette à 24 436 milliers d’euros. A la clôture de l’exercice précédent, la valeur nette des comptes clients était de 25 782 milliers d’euros.
Les « Autres Créances » à plus d’un an sont composées de crédits d’impôts (essentiellement CIR) du Groupe fiscal dont la Société est mère (voir Note 7). La probabilité de leur imputation sur l’impôt du Groupe fiscal de l’exercice suivant est faible et l’obtention de leur remboursement interviendra dans un délai supérieur à un an.
Note 10. Valeurs mobilières de placement
Aux 31 décembre 2024 et 2023, les valeurs mobilières de placement correspondent aux actions propres acquises dans le cadre des programmes de rachat d’actions autorisés par l’Assemblée Générale des Actionnaires (voir Note 12.C).
Note 11. Autres actifs
| Montants | En milliers d’euros nets au 1er janvier 2024 | Augmentations l'exercice | Dotations de l'exercice | Montants nets au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|
| Frais d’émission d’emprunts | 3 556 | 4 613 | (1 480) | 6 689 |
| Primes d'émission des obligations | - | 3 180 | (376) | 2 803 |
| Total | 3 556 | 7 792 | (1 856) | 9 493 |
Les frais d’émission d’emprunts sont étalés par fractions égales sur la durée de l’emprunt qui les ont générés. Les frais inscrits sur l’exercice sont principalement liés à l’émission de l’emprunt obligataire 2024-2029 (2 326 milliers d’euros) et de l’emprunt obligataire 2024-2030 (2 086 milliers d’euros).
L’emprunt obligataire 2024-2029, émis le 29 mai 2024 pour un nominal de 575 millions d’euros est assorti d’une prime d’émission de 3 180 milliers d’euros, amortie sur la durée de l’emprunt ; la charge de l’exercice s’élève à 376 milliers d’euros.
Note 12. Capitaux propres
A. Composition du capital
Au 31 décembre 2024, le capital de Nexans est composé de 43 753 380 actions de 1 (un) euro chacune de valeur nominale. Ces actions sont toutes de même nature, entièrement libérées et bénéficient des mêmes droits. Il n’existe ni part de fondateur, ni part bénéficiaire.
B. Variation des capitaux propres
Situation financière
| En milliers d’euros | Capital | Primes d’émission | Réserve légale | Report à nouveau | Résultat de l’exercice | Provisions réglementées | Total capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Situation au 31 décembre 2023 avant affectation du résultat | 43 753 | 1 681 486 | 4 411 | 67 698 | 104 843 | 5 953 | 1 908 144 |
| Affectation du résultat 2023 | - | - | - | 104 843 | (104 843) | - | - |
| Dividendes versés | - | - | - | (100 558) | - | - | (100 558) |
| Résultat de l’exercice 2024 | - | - | - | - | 155 006 | - | 155 006 |
| Situation au 31 décembre 2024 avant affectation du résultat | 43 753 | 1 681 486 | 4 411 | 71 983 | 155 006 | 5 953 | 1 962 592 |
Les provisions réglementées sont constituées de l’amortissement dérogatoire des frais d’acquisition des titres incorporés au coût des investissements.
C. Actions propres
Au 31 décembre 2024, la Société détient 183 759 actions propres (0,42 % du capital), dont 27 951 dans le cadre du contrat de liquidité. Par conséquent le nombre de titres en circulation est de 43 569 621 actions à la date de clôture.
Contrat de liquidité
Au 31 décembre 2024, Nexans détient dans le cadre du contrat de liquidité 27 951 actions propres inscrites en « Autres immobilisations financières », valorisées à 2 905 milliers d’euros (voir Note 8).
Depuis le 3 mai 2021, la Société a confié à ODDO BHF SCA l’animation de son titre dans le cadre d’un contrat de liquidité et de surveillance de marché. Cette mise en œuvre est conforme à la réglementation de l’Autorité des marchés financiers, en particulier la décision AMF n° 2021-01 du 22 juin 2021. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, dans le cadre de ce contrat de liquidité, la Société a réalisé :
- 14 224 transactions d’achat, totalisant 1 669 552 titres à un cours moyen de 109,73 euros soit un montant global de 183 206 milliers d’euros ; et
- 11 004 transactions de vente, totalisant 1 669 552 titres à un cours moyen de 109,91 euros soit un montant global de 183 496 milliers d’euros.
Plan d’actions gratuites
Au 31 décembre 2024, la Société détient 155 808 de ses propres actions, destinées à servir les plans de rémunérations long terme arrivant à échéance en 2025. Elles sont inscrites en « valeurs mobilières de placement » à leur valeur comptable au jour de leur affectation au plan n° 21 : 17 389 milliers d’euros. Au 31 décembre 2023, au titre des plans d’attribution d’actions gratuites et de performance, la Société détenait 91 907 de ses propres actions. Elles étaient inscrites en « valeurs mobilières de placement » à leur coût d’acquisition : 6 967 milliers d’euros.
Après avoir constaté l’expiration de la période d’acquisition des actions gratuites et de performance pour les bénéficiaires du plan n° 20 et procédé à leur profit à l’attribution définitive de 261 099 actions gratuites, le 17 mars 2024, le Conseil d’Administration a confirmé sa décision de servir ce plan par des actions auto-détenues. La valeur nette comptable des actions ainsi affectées à ce plan a été évaluée à 22 842 milliers d’euros. Au 31 décembre 2023, le coût associé à ce plan avait été estimé à 20 623 milliers d’euros.
L’acquisition définitive des actions gratuites et de performance par les bénéficiaires du plan n° 21 interviendra en mars et novembre 2025. Une provision pour charge associée au coût de ce plan est constatée dans les comptes au 31 décembre 2024 pour 21 517 milliers d’euros.
programmes de rachat d'actions
Le Conseil d’Administration du 29 octobre 2024, a décidé de mettre en œuvre un nouveau programme de rachat d’actions autorisé par l’Assemblée Générale des actionnaires du 16 mai 2024 avec les principales caractéristiques suivantes : i) faculté d’acquérir jusqu’à 360 000 actions à un prix d’achat maximum de 150 euros ; ii) l’objectif du programme de rachat d’actions est de répondre aux obligations découlant des plans d'actions gratuites et d'actions de performance destinés aux salariés et aux mandataires sociaux.
En vertu de cette décision, au cours du quatrième trimestre 2024, Nexans a acquis 150 000 actions pour un coût total de 16 832 milliers d’euros.
Le Conseil d’Administration du 11 mai 2023 avait décidé de mettre en œuvre un programme de rachat des actions de la Société pour répondre aux obligations découlant des plans d’actions gratuites et d’actions de performance destinés aux salariés et aux mandataires sociaux. Dans ce cadre, 45 000 actions ont été rachetées sur l’exercice 2023 pour une valeur de 3 382 milliers d’euros.
Nexans a poursuivi au cours du premier trimestre 2024, ce programme et a acquis 175 000 de ses propres actions pour un montant total de 16 431 milliers d’euros.
D.Distribution
Il sera proposé à l’Assemblée Générale de décider la distribution d’un dividende de 2,60 euros par action. Le montant global du dividende proposé s’élèverait à 113 759 milliers d’euros sur la base des 43 753 380 actions constituant le capital social au 31 décembre 2024.
Au cas où lors de la mise en paiement du dividende, la société Nexans détiendrait certaines de ses propres actions, la somme correspondant aux dividendes non versés au titre de ces actions sera affectée en report à nouveau.
L’Assemblée Générale Mixte appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2023 a autorisé le 16 mai 2024 la distribution d’un dividende de 2,30 euros par action, mise en paiement le 23 mai 2024, pour un montant total de 100 558 milliers d’euros.
Note 13.Provisions pour risques et charges
Au 31 décembre 2024, ce poste comprend principalement une provision destinée à couvrir le coût des plans de rémunérations long terme venant à échéance en 2025. Cette charge est évaluée à 21 517 milliers d’euros (20 623 milliers d’euros au 31 décembre 2023).
Note 14.Dettes financières
A.Emprunts obligataires
Les dettes financières de la Société comprennent les emprunts obligataires dont les caractéristiques sont les suivantes :
Obligations et Emprunts
| Date d’émission | Date d’échéance | Nominal (a) | Taux d’intérêt | Intérêts courus au 31 décembre 2024 (a) | Total de la dette inscrite au bilan (a) au 31 décembre 2024 | Charges d’intérêts de l’exercice 2024 (a) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Obligations convertibles | N/A | N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
| Autres emprunts obligataires | N/A | N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
Obligations 2024
| 5-avr.-17 | 5-avr.-24 | 200 000 | 2,75 % | - | - | 1 432 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Obligations 2028
| 5-avr.-23 | 5-avr.-28 | 400 000 | 5,50 % | 16 274 | 416 274 | 22 000 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Obligations 2029
29-mai-24
29-mai-29
| 575 000 | 4,125 % | 14 101 | 589 101 | 14 101 |
|---|---|---|---|---|
| Obligations 2030 | 11-mar-24 | 11-mar-30 | 350 000 | 4,25 % |
| 12 063 | 362 063 | 12 063 | ||
| Total des autres emprunts obligataires | 42 438 | 1 367 438 | 49 596 |
Montants exprimés en milliers d’euros.
Tous les emprunts décrits ci-dessus sont remboursables « in fine » au pair.
Au 31 décembre 2024, les emprunts obligataires s’élèvent à 1 367 438 milliers d’euros, coupons courus inclus (620 342 milliers d’euros au 31 décembre 2022).
La Société a procédé sur l’exercice :
- au remboursement le 5 avril 2024 de l’emprunt obligataire 2017-2024 de nominal 200 millions d’euros ;
- à l’émission le 29 mai 2024 d’un emprunt obligataire de 575 millions d’euros assorti d’un coupon annuel à 4,125 %. Cet emprunt émis à 99,447 % du pair et remboursable le 29 mai 2029 ;
- à l’émission le 11 mars 2024 d’un nouvel emprunt obligataire de 350 millions d’euros assorti d’un coupon annuel à 4,25 %. Cet emprunt émis au pair est remboursable le 5 avril 2030. Du fait de la réalisation de cette émission obligataire, la ligne de crédit confirmée signée le 7 février 2023 pour 325 millions d'euros est annulée. Cette ligne, réduite à 200 millions d'euros en avril 2023, avait pour objectif de couvrir le refinancement des émissions obligataires arrivant à maturité en 2023 et 2024. Son échéance maximale avait été fixée au 7 août 2025.
B. Autres emprunts et dettes financières
Les autres emprunts et dettes financières comprennent :
Le 6 octobre 2021, la Banque européenne d'investissement (BEI) avait accordé à Nexans un financement d'un montant de 200 millions d'euros, destiné à favoriser sa participation active à la transition énergétique mondiale et son engagement de contribuer à atteindre zéro émission nette d'ici à 2050. Le 5 avril 2022, Nexans a tiré la totalité de cette ligne de financement soit un montant de 200 millions d'euros. L'emprunt, remboursable in fine, a une maturité de cinq ans et est assorti d'un coupon annuel à taux fixe de 1,93 %. Les intérêts courus non échus s’élèvent à 2 895 milliers d’euros au 31 décembre 2024.
Negociable European Commercial Paper : la Société dispose d’un programme d’émission de titres négociables à court terme (NEU CP), pour un plafond de 600 millions d’euros, dont l’encours au 31 décembre 2024 est de 120 000 milliers d’euros (287 100 milliers d’euros au 31 décembre 2023).
C. Covenants
Au 31 décembre 2024, Nexans et ses filiales disposent également d’une ligne de crédit confirmée à moyen terme non utilisée d’un montant de 800 millions. L’échéance initialement prévue le 25 octobre 2027 avait été prolongée d’un an jusqu’au 25 octobre 2028.
Nexans a utilisé l’option d’extension pour une année supplémentaire, portant la maturité finale du crédit syndiqué au 25 octobre 2029.
Dans le cadre de ces lignes de financement et de l’emprunt envers la BEI, Nexans s’engage à respecter un ratio d’endettement financier sur capitaux propres (< 1,20) et un ratio d’endettement financier maximum sur EBITDA (< 3,2). Ces ratios sont calculés sur les données consolidées.
Le non-respect des engagements pris au titre du crédit syndiqué ou du financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) entraînerait selon leur nature soit immédiatement, soit après une période définie dans le contrat, l’indisponibilité des lignes non tirées et la déchéance du terme sur les tirages en cours.
Il existe pour le contrat de crédit syndiqué ainsi que pour le financement de la Banque européenne d’investissement (BEI) des engagements classiques pouvant conduire à une exigibilité anticipée (sûreté négative, défaut croisé, pari-passu, changement de contrôle).
Au 31 décembre 2024, comme à la date d’arrêté des comptes par le Conseil d’Administration, ces ratios sont respectés.
Note 15. État des dettes
| Au 31 décembre, en milliers d’euros | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
| Montants | 1 367 438 | |
| Dont charges à payer | 42 438 | |
| Échéances < à 1 an | 42 438 | |
| Échéances > à 1 an et < à 5 ans | 975 000 | |
| Échéances > à 5 ans | 350 000 | |
| Montants | 620 342 | |
| Autres emprunts obligataires | 1 367 438 | |
| Autres emprunts et dettes financières diverses | 322 895 | |
| 2 895 |
Dettes Fournisseurs et comptes rattachés
| 122 895 | 200 000 | - | 489 995 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 28 007 | 24 108 | 28 007 | - | - | 19 775 | |
| Autres dettes (a) | 126 877 | 4 387 | 117 202 | 9 676 | - | 117 337 |
| Personnel et organismes sociaux | 4 778 | 4 052 | 4 778 | - | - | 6 980 |
| État : taxe sur la valeur ajoutée | 1 327 | - | 1 327 | - | - |
1 769
État : autres dettes
| 533 | 151 | 533 | - | - | 401 |
|---|---|---|---|---|---|
| Compte d’attente d’intégration fiscale (b) | 106 938 | - | 106 938 | - | - |
| 92 744 | Groupe et associés : intégration fiscale | 13 113 | - | 3 437- | 9 676 |
| - | 13 584 | Autres Créditeurs divers | 188 | 184 | 188 |
| - | - | 1 859 | - | - | - |
Les autres dettes à plus d’un an sont composées de dettes vis-à-vis des filiales intégrées fiscalement en raison des crédits d’impôts (notamment CIR) dont la probabilité d’imputation sur leur impôt au cours de l’exercice 2024 est faible.
Déficits des filiales comprises dans le périmètre de l’intégration fiscale qui pourraient leur être restitués.
Note 16. Renseignements complémentaires
A. Attribution d’actions gratuites et de performance
Au 31 décembre 2024, 1 302 205 actions gratuites et actions de performance attribuées sont en circulation, soit 2,98 % du capital, donnant droit chacune à une action (1 325 345 actions au 31 décembre 2023, donnant droit à 3,03 % du capital).
Sur l’exercice, 330 200 actions gratuites et actions de performance ont été attribuées et 261 099 actions gratuites ou de performance ont été acquises définitivement par les bénéficiaires à l’expiration des périodes d’acquisition pour le plans 20 (voir Note 12.C).
Les actions gratuites et de performance attribuées en circulation se répartissent comme suit au 31 décembre 2024 :
| Date d’attribution | Nombre d’actions attribuées à l’origine | Nombre d’actions en circulation | Fin de période d’acquisition des droits |
|---|---|---|---|
| 17-mars-20 | 340 650 | - | 17-mars-24 |
| 18-mars-21 | 333 145 | 260 105 | 18-mars-25 |
| 30-sept.-21 | 100 000 | 82 700 | 17-mars-25 |
| 08-nov.-21 | 2 750 | 2 750 | 08-nov.-25 |
| 17-mars-22 | 348 765 | 293 380 | 17-mars-26 |
| 25-oct.-22 | 10 100 | 8 600 | 17-mars-26 |
| 16-mars-23 | 346 730 | 323 470 | 16-mars-27 |
| 24-oct.-23 | 6 000 | 6 000 | 16-mars-27 |
| 20-mars-24 | 326 700 | 321 700 | 20-mars-28 |
| 29-oct.-24 | 3 500 | 3 500 | 20-mars-28 |
| Total actions en circulation | 1 302 205 |
Évolution du nombre d’actions gratuites et de performance attribuées
Actions gratuites en cours d’acquisition ou en période de conservation
| Actions gratuites en cours d’acquisition ou en période de conservation en début d’exercice | 1 325 345 |
|---|---|
| Actions attribuées au cours de la période (a) | 330 200 |
| Actions acquises au cours de la période | (261 099) |
| Actions annulées au cours de la période | (92 241) |
| Actions gratuites en cours d’acquisition ou en période de conservation en fin d’exercice | 1 302 205 |
Attribution d’actions gratuites et actions de performance
(ici à hypothèse d’atteinte de la performance cible).
Les actions de performance sont soumises à des conditions de performance boursière et économique.
B. Parties liées – entreprises liées
Les transactions avec les entreprises liées concernent les opérations enregistrées avec les filiales et sociétés associées. Elles sont conclues à des conditions normales et courantes.
Les principales informations concernant les sociétés liées sont reportées dans le tableau des filiales et participations (voir Note 16.G).
Au cours de l’exercice, il n’a été conclu aucune convention nouvelle avec les parties liées au sens de l’article R.123-199-1 du Code de commerce, d’un montant significatif et à des conditions qui n’auraient pas été des conditions normales de marché.
C. Engagements hors bilan
Engagements réciproques
Néant.
Engagements donnés
La Société a consenti des garanties de société mère couvrant les obligations contractuelles de certaines filiales, dont l’encours au 31 décembre 2023 s’élève à 3 550 millions d’euros (hors engagements liés crédits syndiqués ci-dessous).
Dans le cadre du crédit syndiqué, Nexans s’est engagé à garantir les obligations souscrites par Nexans Financial and Trading Services en faveur des banques parties au contrat. Cette garantie est donnée pour un montant maximum de 880 millions d’euros.
En octobre 2023, dans le cadre de la cession de l'activité « Télécom System », la société Nexans et certaines de ses filiales européennes ont consenti des engagements de garantie de responsabilité. Ces garanties ont un montant général maximum fixé à 5 millions d'euros, pour une durée allant de dix-huit mois à cinq ans maximum. Par exception, la garantie sur le passif environnemental est étendue à sept ans. Les litiges déclarés ou risques de litiges en cours sont soumis à un plafond spécifique de 4 millions d'euros.
Engagements reçus
Ligne de crédit syndiquée non utilisée, à échéance du 25 octobre 2029 : 800 millions d’euros.
D. Rémunérations des commissaires aux comptes
Le montant total des honoraires des Commissaires aux Comptes figurant au compte de résultat de l’exercice 2024, pour chaque Commissaire aux Comptes, s’établit comme suit :
| En milliers d’euros | Certification des comptes sociaux | Certification des comptes consolidés | Services autres que la (a) | Certification des Comptes | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Forvis | |||||
| Mazars |
61, rue Henri Regnault
92075 Paris La Défense
| 16 | 312 | 318 | 646 | |
|---|---|---|---|---|
| PricewaterhouseCoopers Audit | 63, rue de Villiers | 92208 Neuilly sur Seine | ||
| 16 | 307 | 1 579 | 1 902 | |
| Total | 32 | 619 | 1 897 | 2 548 |
(a) Services principalement liés à des vérifications qu’un éventuel acquéreur ou investisseur réalise avant une transaction.
E. Événements postérieurs à la clôture
Aucun événement important n’est intervenu depuis le 31 décembre 2024.
F. Autres informations
En janvier 2009, des enquêtes antitrust ont été lancées dans plusieurs pays contre divers fabricants de câbles, y compris des sociétés du Groupe, en lien avec des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des câbles électriques haute tension sous-marins et souterrains.
Le 7 avril 2014, Nexans France SAS et la Société ont été notifiées de la décision de la Commission européenne (Décision de la CE), qui a conclu que Nexans France SAS a participé directement à une entente anticoncurrentielle dans le secteur des câbles électriques haute tension sous-marins et souterrains. La Société a été tenue conjointement et solidairement responsable du paiement d’une partie de l’amende infligée à Nexans France SAS par la Commission européenne.
Début juillet 2014, Nexans France SAS a réglé l’amende de 70,6 millions d’euros imposée par la Commission européenne. Par la suite, certaines entités du Groupe ont été notifiées de plaintes en dommages et intérêts introduites devant les tribunaux du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d’Italie, contre Nexans et d’autres défendeurs concernant la Décision de la CE.
Au Royaume-Uni, National Grid, Scottish Power et Vattenfall ont intenté une action en justice à l’encontre de Prysmian. Des recours en contribution ont été introduits par Prysmian à l’encontre de la Société dans ces affaires. Prysmian a conclu un
accord avec chacune des sociétés ayant intenté des actions en justice contre Prysmian. Les recours en contribution au titre de ces requêtes sont toujours en instance mais ne sont actuellement pas poursuivis.
1. Demande de certification d’un recours collectif
En mai 2022, une demande de certification d’un recours collectif a été déposée devant le Competition Appeal Tribunal (CAT) par Madame Clare Spottiswoode, Commandeur de l’ordre de l’Empire britannique, sollicitant l’autorisation de poursuivre les groupes Nexans, Prysmian et NKT en dommages et intérêts au bénéfice de plaignants britanniques sur la base de la Décision de la CE. Cette demande de Madame Spottiswoode a été certifiée en mai 2024 par le CAT (sous réserve de diverses conditions) sur la base d’un opt-out. Elle a sécurisé un financement auprès d’un bailleur de fonds spécialisé dans le financement de litiges. Dans le cadre de son évaluation, le CAT examinera l’accord de financement afin de déterminer, inter alia, si les frais des proposés par les plaignants sont suffisamment couverts dans le cas où le demandeur n’obtiendrait pas gain de cause. La Société continue à se défendre et une audience sur l’un des aspects de la réclamation doit avoir lieu en avril 2025.
2. Action de London Array Limited
En juillet 2022, London Array Limited et consorts ont initié une action devant le CAT contre Nexans France SAS et la Société, sur la base de la Décision de la CE. Nexans France SAS et la Société travaillent leurs arguments en défense, une première audience est prévue en avril/ mai 2025.
3. Action de Terna S.p.A
En avril 2019, Terna S.p.A a intenté une action en dommages et intérêts pour infraction aux règles de concurrence à l’encontre de Nexans Italia devant le tribunal de Milan sur la base de la Décision de la CE. Nexans Italia a soumis ses arguments en défense en octobre 2019, opposant notamment l’irrecevabilité de la demande formée contre la mauvaise personne morale. Nexans poursuit sa défense dans ce dossier ; dont l’issue n’est pas attendue avant l’année 2025 ou 2026.
4. Plainte aux Pays-Bas
En avril 2019, une plainte aux Pays-Bas a été déposée conjointement par l’Autorité de l’électricité et de l’Eau du Bahreïn, le Gulf Cooperation Council Interconnection Authority, le ministère koweïtien de l’électricité et de l’eau et Oman Electricity Transmission Company, à l’encontre de certaines sociétés du groupe Prysmian et de ses anciens actionnaires, ainsi que du groupe Nexans et du Groupe ABB. Cette action a été introduite devant le tribunal d’Amsterdam. En décembre 2019, Nexans et les autres défendeurs ont déposé une requête contestant la compétence de la juridiction saisie et les défendeurs ont obtenu gain de cause. Le tribunal a rendu son jugement en novembre 2020, se déclarant incompétent à l’égard des réclamations contre les défendeurs non néerlandais, y compris les filiales non néerlandaises de la Société. Le tribunal a également ordonné aux plaignants de payer les frais de procédure. Les plaignants ont fait appel de cette décision et l’affaire a depuis été renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour qu’elle statue. Une audience s’est tenue devant la CJUE en janvier 2025. L’arrêt est en attente.
5. Décision de l’autorité de la concurrence espagnole
En novembre 2017 en Espagne, Nexans Iberia et la Société (en sa qualité de société mère de Nexans Iberia) ont été notifiées d’une décision de l’autorité de la concurrence espagnole (« CNMC »), constatant que Nexans Iberia avait directement participé à des pratiques contraires au droit de la concurrence espagnol dans les secteurs des câbles basse et moyenne tension. La Société a été tenue conjointement et solidairement responsable du paiement d’une partie de l’amende imposée à Nexans Iberia par la CNMC. En janvier 2018, Nexans Iberia a réglé l’amende de 1,3 million d’euros imposée par la CNMC. Nexans Iberia et la Société ont fait appel de la décision de la CNMC.
6. Plainte d'Iberdrola
En juillet 2020, une plainte a été déposée par Iberdrola, suivie par quatre autres plaignants espagnols en 2022. Toutes les plaintes à l’encontre de Nexans Iberia étant basées sur la décision de la CNMC dans le dossier de la faible/moyenne tension. Nexans assure la défense dans ces litiges.
7. Enquête de l’Autorité allemande de la concurrence
En janvier et mai 2022, l’Autorité allemande de la concurrence (« FCO ») a mené des perquisitions sur trois sites du Groupe en Allemagne. Ces inspections s’inscrivent dans le cadre d’une enquête menée auprès de fabricants de câbles au sujet d’une prétendue entente autour des surcoûts standard du métal au sein de l’industrie en Allemagne. La FCO a également mené des inspections dans les locaux d’autres sociétés en Allemagne. Nexans a contesté avec succès la validité de ces inspections. Néanmoins, l’enquête se poursuit et, en février et juillet 2024, la FCO a conduit des opérations de visite et de saisie inopinées sur un autre site en Allemagne ainsi qu’en France.
8. Action de Saudi Electricity Company
En octobre 2023, Saudi Electricity Company (SEC) a intenté une action en justice en Allemagne à l’encontre de Nexans SA et d’autres sociétés, dont NKT et Prysmian, sur la base de la Décision de la CE. Nexans n’a pas fourni de câbles d’énergie à SEC et se défend dans ce dossier, et en juin 2024, Nexans a demandé au tribunal d’exiger que la SEC fournisse une garantie substantielle si elle souhaitait poursuivre la procédure.
L’enquête menée au Brésil par le « General Superintendence » de l’autorité de concurrence «CADE» dans le secteur des câbles électriques haute tension a été clôturée en février 2019. En avril 2020, le tribunal administratif de CADE a condamné la Société, ainsi que d’autres fabricants de câbles. Nexans a payé l’amende d’environ un million d’euros (correspondant à la conversion du montant en BRL) et a fait appel de la décision. La procédure est en cours.
En janvier 2024, l’Autorité française de la Concurrence a procédé à des perquisitions sur trois sites de Nexans France, dans le cadre d’une enquête dans le secteur de la distribution de câbles d’énergie sur le territoire DROM-COM. L’enquête est en cours.
En décembre 2024, l’Autorité italienne de la concurrence (Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato) a procédé à des perquisitions dans les locaux de la filiale italienne La Triveneta Cavi à Brendola en Italie. Ces perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête relative à un prétendu accord anticoncurrentiel entre des fabricants de câbles en cuivre sur le marché italien des câbles en cuivre basse tension. Les accords conclus en 2024 dans le cadre de l’acquisition de La Triveneta Cavi prévoient certaines dispositions contractuelles en vertu desquelles le Groupe serait indemnisé en cas de pertes éventuelles découlant de l’enquête susmentionnée.
En ligne avec ses communications antérieures, la Société rappelle qu’une issue défavorable dans le cadre de procédures et/ou enquêtes en droit de la concurrence, ainsi que les conséquences liées, sont susceptibles d’avoir un effet défavorable significatif sur les résultats et donc la situation financière du Groupe.
G. Liste des filiales et participations
Au 31 décembre 2024
| Dénomination | Capital social (en milliers de devises) | Capitaux Propres (hors capital) (c) (en milliers de devises) | QP du capital détenu (%) | Dividendes reçus (en milliers d’euros) | Valeur brute Titres (en milliers d’euros) | Valeur nette Titres (en milliers d’euros) | Chiffre d’affaires (c) (en milliers de devises) | Résultat Net (c) (en milliers de devises) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
A- Renseignements détaillés concernant les filiales et participations dont la valeur brute excède 1 % du capital de la Société
1) Filiales
(détention à plus de 50 %)
| NEXANS France | Paris – France | (SIREN : 428 593 230) | 130 000 | (67 779) | 100 | - | 567 400 | 567 400 | 1 779 928 | (9 210) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| NEXANS PARTICIPATIONS | Paris – France | (SIREN : 314 613 431) | 418 110 | 1 698 755 | 100 | 209 055 | 2 048 264 | 2 048 264 | 5 600 |
213 652
INVERCABLE S.A. (a)
Santiago – Chili
| 82 400 | 148 728 | 100 | 19 505 | 194 948 | 194 948 | - | 23 881 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
2) Participations (détention 10 à 50 %)
NEXANS KOREA (b)
Chungcheongbuk – Corée
| 4 611 735 | 12 842 391 | 35,53 | - | 3 727 | 3 727 | 28 925 066 | (128 606) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
LYNXO KOREA (b)
Chungcheongbuk – Corée
| 17 125 879 | 56 212 524 | 35,53 |
|---|---|---|
| - | 13 213 | 13 213 |
| 234 513 408 | 2 165 596 |
A- Renseignements globaux sur les autres titres
| Ensemble des filiales françaises (> 50 %) | - |
|---|---|
| Ensemble des filiales étrangères (> 50 %) | - |
| Ensemble des Participations françaises (10 à 50 %) | - |
Ensemble des participations étrangères (10 à 50 %)
| Autres titres | 1 172 | 2 281 | 2 281 |
|---|---|---|---|
Montant exprimé en milliers d’USD (US dollar) : 1 USD = 0,962557 EUR au 31/12/2024.
Montant exprimé en milliers de KRW (won coréen) : 1000 KRW = 0,653 EUR au 31/12/2024.
Données provisoires, les comptes statutaires n’ayant pas encore été formellement arrêtés.
Les cautions et avals sur les filiales sont mentionnés dans la note sur les engagements hors bilan.
5.2.4 Résultats financiers de la Société au cours des cinq derniers exercices
2024
2023
2022
2021
2020
I – Capital en fin d’exercice
a) Capital social (en milliers d’euros)
| 43 753 | 43 753 | 43 753 | 43 756 |
|---|---|---|---|
| 43 756 |
b) Nombre d’actions émises
| 43 753 380 | 43 753 380 | 43 753 380 | 43 755 627 |
|---|---|---|---|
| 43 755 627 |
II – Opérations et résultats de l’exercice (en milliers d’euros)
a) Chiffre d’affaires hors taxes
| 55 404 | 41 094 |
|---|---|
Résultat avant impôts, amortissements, provisions intéressement et participation des salariés
| 39 | 869 |
|---|---|
| 28 | 637 |
| 25 | 296 |
c) Impôts sur les bénéfices : (charges)/produits
| 607 | 906 |
|---|---|
| 861 | 21 764 |
| 462 |
d) Intéressement et participation des salariés dus au titre de l’exercice
| (199) | (217) |
|---|---|
| (243) | (81) |
| (161) |
e) Résultat après impôts, amortissements et provisions, intéressement et participation des salariés
| 155 006 | 104 843 |
|---|---|
| 73 068 | 51 030 |
| 14 070 |
f) Résultat distribué
| 113 759(a) | 100 558 |
|---|---|
| 91 681 |
III – Résultats par action (en euros)
| a) Résultat après impôts, mais avant amortissements et provisions | 3,44 | 2,42 | 2,25 | 1,19 | 0,37 |
|---|---|---|---|---|---|
| b) Résultat après impôts, intéressement et participation des salariés, dotations aux amortissements et provisions | 3,54 | 2,40 | 1,67 | 1,17 | 0,32 |
| c) Dividende attribué à chaque action | 2,60 | 2,30 | 2,10 | 1,20 | 0,70 |
IV – Personnel
a) Effectif moyen des salariés employés pendant l’exercice (en nombre de salariés)
4,815.67667
b) Montant de la masse salariale de l’exercice (en milliers d’euros)
4 5124 0714 2955 3646 868
c) Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux de l’exercice (en milliers d’euros)
1 9721 6291 7182 1462 289
5.2.5 Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels
Exercice clos le 31 décembre 2024
À l’assemblée générale de la société Nexans SA,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Nexans SA relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d’audit, des comptes et des risques.
Fondement de l’opinion
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes, sur la période du 1er janvier 2024 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Justification des appréciations – Points clés de l’audit
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
Évaluation des titres de participation
Risque identifié
Au 31 décembre 2024, la valeur nette comptable des titres de participation s’élève à 2 830 millions d’euros.
La valeur d’utilité des participations est appréciée par la direction de la société sur la base de différents critères qui peuvent correspondre, selon le cas, à des éléments historiques ou à des éléments prévisionnels. Comme indiqué dans les notes 3.C et 8 de l’annexe aux comptes annuels, une dépréciation est constatée lorsque la valeur d’inventaire d’un titre de participation appréciée d’après sa valeur d’utilité est inférieure à sa valeur nette comptable. Des tests de dépréciations ont été réalisés sur les titres de participations des filiales. Ces tests n’ont conduit à comptabiliser aucune nouvelle dépréciation.
Nous avons considéré que l’évaluation des titres de participation est un point clé de l’audit en raison de leur importance significative dans les comptes de la société et du jugement exercé par la Direction pour la détermination et l’appréciation de la valeur d’utilité de chaque titre de participation.
Notre réponse
Dans le cadre de notre audit des comptes annuels, nos travaux ont notamment consisté à :
- prendre connaissance de l’évaluation effectuée par la société, des méthodes retenues et des hypothèses sous-jacentes ;
- apprécier la cohérence de la valeur d’inventaire sur la base des éléments pris en considération pour estimer la valeur d’utilité : rentabilité et perspectives de rentabilité, capitaux propres, perspectives de réalisation, conjoncture économique et cours moyens de bourse du dernier mois ;
- vérifier le caractère approprié des informations présentées dans les notes 3.C, 8 et 16.G de l’annexe aux comptes annuels.
Litiges et enquête de concurrence
Risque identifié
Compte tenu de la diversité de ses implantations géographiques de ses filiales, la société est tenue au respect de nombreuses législations et réglementations nationales et régionales, notamment commerciales, douanières et fiscales, auxquelles est soumis tout acteur industriel. En particulier, la société est engagée dans des litiges ou des enquêtes de concurrence, décrits dans la note 16.F de l’annexe aux comptes annuels, qui fait notamment état des enquêtes de concurrence engagées à l’encontre de la société.
Comme indiqué dans la note 3.I de l’annexe aux comptes annuels, les provisions sont comptabilisées lorsque Nexans a une obligation actuelle (juridique ou implicite) résultant d’un événement passé, qu’il est probable qu’une sortie de ressources représentative d’avantages économiques sera nécessaire pour éteindre l’obligation et que le montant de l’obligation peut être estimé de manière fiable.
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé de l’audit compte tenu de l’importance significative des litiges et enquêtes de concurrence et du jugement requis par la Direction pour la détermination de ces provisions dans des contextes réglementaires multiples et en constante évolution.
Notre réponse
Dans le cadre de notre audit des comptes annuels, nos travaux ont notamment consisté à :
- examiner les procédures mises en œuvre par la société afin d’identifier et recenser l’ensemble des litiges et enquêtes de concurrence ;
- mener des entretiens auprès de la Direction juridique de la société afin d’obtenir une compréhension des risques ainsi que l’état d’avancement des procédures et enquêtes de concurrence ;
- apprécier les éléments sur la base desquels la société a estimé les risques et les provisions comptabilisées à la clôture pour couvrir les conséquences financières (directes et indirectes) de ces litiges, notamment en prenant connaissance des avis des conseils juridiques de la société ;
- vérifier que les risques et les litiges significatifs identifiés à l’occasion de la mise en œuvre de ces procédures sont décrits de façon appropriée dans la note 16.F de l’annexe aux comptes annuels.
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Informations données dans le rapport de gestion et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d’administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.
Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D.441-6 du code de commerce.
Rapport sur le gouvernement d’entreprise
Nous attestons de l’existence, dans le rapport du conseil d’administration sur le gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L.225-37-4, L.22-10-10 et L.22-10-9 du code de commerce.
Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-9 du code de commerce sur les rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont.
comprises dans le périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations.
Concernant les informations relatives aux éléments que votre société a considéré susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange, fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-11 du code de commerce, nous avons vérifié leur conformité avec les documents dont elles sont issues et qui nous ont été communiqués. Sur la base de ces travaux, nous n’avons pas d’observation à formuler sur ces informations.
Autres informations
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives à l’identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires
Format de présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Directeur Général.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société Nexans par votre assemblée générale du 15 mai 2006 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 5 mai 2015 pour le cabinet Forvis Mazars.
Au 31 décembre 2024, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la 19ème année de sa mission et sans interruption et le cabinet Forvis Mazars dans sa 10ème année.
Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes annuels
Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d’audit, des comptes et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d’administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels
Objectif et démarche d’audit
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre :
- il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion.
- Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
- il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
- il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
- il apprécie le caractère approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
- il apprécie la présentation d’ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle.
Rapport au comité d’audit, des comptes et des risques
Nous remettons au comité d’audit, des comptes et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit, des comptes et des risques figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d’audit, des comptes et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537/2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d’audit, des comptes et des risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Les Commissaires aux comptes, le 25 mars 2025
5.3 Contrôle des comptes
COMMISSAIRES AUX COMPTES TITULAIRES
| Forvis Mazars | (Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Paris) | Tour Exaltis, 61, rue Henri Régnault, | 92075 Paris-La Défense Cedex | Représenté par Juliette Decoux-Guillemot |
|---|---|---|---|---|
| Date de nomination : | 12 mai 2021 | Échéance du mandat : | AG 2027 |
| PricewaterhouseCoopers Audit | (Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Versailles) | 63, rue de Villiers, | 92208 Neuilly-sur-Seine Cedex | Représenté par Édouard Demarcq |
|---|---|---|---|---|
| Date de nomination : | 16 mai 2024 | Échéance du mandat : | AG 2030 |
COMMISSAIRES AUX COMPTES SUPPLÉANTS
| Cabinet CBA | Tour Exaltis, 61, rue Henri Regnault | 92075 Paris-La Défense Cedex | Date de nomination : | 12 mai 2021 |
|---|---|---|---|---|
Échéance du mandat : AG 2027
HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES AU 31 DÉCEMBRE 2024
En milliers d’euros
| Forvis Mazars | PricewaterhouseCoopers Audit | |||
|---|---|---|---|---|
| Montant (HT) | Pourcentage | Montant (HT) | Pourcentage | |
| 2024 | 2023 | 2024 | 2023 | |
| Audit – Commissariat aux Comptes, certification examen des comptes individuels et consolidés | Société mère | 328 | 320 |
Rapport de durabilité
| Filiales intégrées globalement | 1 757 | 1 560 | 73 % | 77 % |
|---|---|---|---|---|
| 1 984 | 1 767 | 50 % | 74 % | |
| SOUS-TOTAL | 2 085 | 1 880 | 86 % | 93 % |
| 2 307 | 2 082 | 58 % | 87 % |
Société mère
| 241 | 10 % |
|---|---|
| 361 | 9 % |
Filiales intégrées globalement
| 0 % | |
|---|---|
SOUS-TOTAL
| 241 | 10 % |
|---|---|
| 361 | 9 % |
Autres
Société mère
| 77 | 129 | 3 % | 6 % | 1 218 | 106 | 31 % | 5 % | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Filiales intégrées globalement | 14 | 11 | 1 % | 1 % | 92 | 200 | 2 % | 8 % |
| SOUS-TOTAL | 91 | 139 | 4 % | 7 % | 1 310 |
Informations sur le capital et l'actionnariat
6.1 Données boursières
L’action Nexans est cotée sur le marché réglementé d’Euronext Paris compartiment A.
Service à Règlement Différé
6.2 Capital social
6.2.1 Répartition estimée du capital et des droits de vote au 31 décembre 2024
6.2.2 Répartition estimée de l'actionnariat par zone géographique
6.2.3 Déclarations de franchissements de seuils légaux durant l'année 2024
6.2.4 Évolution de l'actionnariat au cours des trois dernières années
6.3 État de la participation des salariés au capital
6.4 Assemblées Générales
6.4.1 Assemblées
6.4.2 Assemblées Générales 2025
6.5 Tableau récapitulatif des délégations en cours en matière d'augmentation de capital et utilisation faite de ces délégations au cours de l'exercice 2024
6.6 Rachats d'actions et contrat de liquidité
6.6.1 Rachats d'actions réalisés en 2024 hors contrat de liquidité
6.6.2 Opérations réalisées en 2024 dans le cadre du contrat de liquidité
6.6.3 Descriptif du programme de rachat d’actions en application des articles 241-1 et suivants du règlement général de l’Autorité des marchés financiers (AMF)
6.7 Éléments susceptibles d'avoir une influence en cas d'offre publique
6.8 Relations avec la communauté financière
6.8.1 Investisseurs institutionnels
6.8.2 Actionnaires individuels
6.8.3 Contacts
| 305 | 33 % |
|---|---|
| 13 % | TOTAL |
| 2 417 | 2 019 |
| 100 % | 100 % |
| 3 978 | 2 387 |
| 100 % | 100 % |
Code ISIN FR0000044448
Valeur nominale : 1 euro
Indices : SBF 120, CAC NEXT 20, CAC MID & SMALL, CAC MID 60, CAC INDUSTRIALS, CAC SBT 1.5°
ÉVOLUTION DU COURS DE L’ACTION
(en base 100 du 2 janvier 2024 au 31 décembre 2024)
DONNÉES PAR ACTION
En euros (sauf ratios)
| 2024 | 2023 | 2022 | |
|---|---|---|---|
| Actif net (a) | 41,89 | 39,11 | 37,76 |
| Résultat net (b) | 6,39 | 5,08 | 5,64 |
| Résultat net dilué (c) | 6,20 | 4,92 | 5,47 |
| PER (d) | 6,56 | 7,70 | 6,69 |
Dividende net (e)
| 2024 | 2,60 |
|---|---|
| 2023 | 2,30 |
| 2022 | 2,10 |
Rendement du dividende (d)
| 2024 | 2,50 % |
|---|---|
| 2023 | 2,90 % |
| 2022 | 2,49 % |
Capitaux propres part du Groupe divisés par le nombre d’actions en circulation au 31 décembre.
Calculé sur le nombre moyen pondéré d’actions en circulation.
Résultat par action en cas d’exercice de tous les titres donnant accès à des actions ordinaires de la Société, augmentant ainsi le nombre total d’actions en circulation.
Sur la base du cours au 31 décembre.
Il sera proposé à l’Assemblée Générale annuelle des actionnaires du 15 mai 2025 de distribuer un dividende de 2,60 euros par action au titre de l’exercice 2024.
Données boursières
Cours de l’action en euros (sauf ratios)
| Année | Plus haut | Plus bas | Dernier cours de l’année |
|---|---|---|---|
| 2024 | 147,00 | 72,10 | 104,20 |
| 2023 | 102,90 | 62,50 | 79,25 |
| 2022 | 101,70 | 69,15 | 84,45 |
Évolution sur l’année
Évolution du SBF 120 sur l’année
| 31,48 % | - 6,16 % | - 1,63 % |
|---|---|---|
| - 2,45 % | 15,26 % | - 10,32 % |
Évolution du CAC 40 sur l’année
| - 2,15 % | 16,52 % | - 9,60 % |
|---|---|---|
CAPITALISATION BOURSIÈRE AU 31/12 (en millions d'euros)
| 4 559 | 3 467 | 3 695 |
|---|---|---|
Moyenne des échanges quotidiens (nombre de titres)
| 120 203 | 91 290 | 79 805 |
|---|---|---|
Nombre de titres composant le capital au 31/12
| 43 753 380 | 43 753 380 | 43 753 380 |
|---|---|---|
Taux de rotation des actions (a)
| 0,27 % | 0,21 % | 0,18 % |
|---|---|---|
Capital social
Au 31 décembre 2024, le capital social de la Société est fixé à 43 753 380 euros, divisé en 43 753 380 actions de un (1) euro chacune, entièrement libérées.
Chaque action donne droit à un droit de vote.
6.2.1 Répartition estimée du capital et des droits de vote au 31 décembre 2024
6.2.1.1 Tableau de l’évolution du capital de la Société au cours des cinq dernières années
| Date | Opération | Nombre d’actions émises/annulées | Montant nominal de l’opération (en euros) | Montant cumulé du capital et du nombre d’actions |
|---|---|---|---|---|
| 13 novembre 2020 | Augmentation de capital réservée aux salariés | 499 621 | 499 621 | 44 105 941 |
| 17 décembre 2020 | Réduction de capital par annulation d’actions | 350 314 | 350 314 | 43 755 627 |
| 26 juillet 2022 | Augmentation de capital réservée aux salariés | 497 753 | 497 753 | 44 253 380 |
| 26 juillet 2022 | Réduction de capital par annulation d’actions | 500 000 | 500 000 | 43 753 380 |
6.2.1.2 Capital social potentiel au 31 décembre 2024
Les titres donnant accès à des actions de la Société à la date du 31 décembre 2024 étaient :
- les 1 129 635 actions gratuites soumises à conditions de performance (à performance maximale) attribuées au profit des membres du personnel salarié et des mandataires sociaux ou de certains d’entre eux, et non encore définitivement acquises, représentant environ 2,57 % du capital social au 31 décembre 2024 ;
- les 172 570 actions gratuites (non soumises à condition de performance) attribuées au profit des membres du personnel salarié et des mandataires sociaux et non encore définitivement acquises, représentant environ 0,40 % du capital social au 31 décembre 2024.
Il n’existait, au 31 décembre 2024, aucun autre titre ou droit donnant accès directement ou indirectement au capital social.
Le capital potentiel (capital existant auquel sont ajoutés les titres susceptibles de donner accès à des actions de la Société) représentait environ 102,97 % du capital social au 31 décembre 2024.
6.2.1.3 Répartition estimée du capital et des droits de vote(1) au 31 décembre 2024
L’actionnariat de la Société étant soumis à des variations fréquentes, le graphique de répartition du capital ci-dessus peut ne pas être représentatif de l’actionnariat de Nexans à la date du présent Document d’Enregistrement Universel.
Au 31 décembre 2024, les mandataires sociaux détiennent environ 5,4 %(2) du capital de la Société.
À la connaissance de la Société, au 31 décembre 2024, il n’existe aucun actionnaire détenant plus de 5 % du capital social qui ne soit pas mentionné ci-dessus.
À la connaissance de la Société, il n’y a pas de personne physique ou morale qui, directement ou indirectement, isolément ou de concert, exerce un contrôle sur le capital de Nexans et il n’existe aucun accord dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, entraîner un changement de son contrôle.
6.2.2 Répartition estimée de l'actionnariat par zone géographique
Au 31 décembre 2024, la répartition estimée de l’actionnariat, par zone géographique, était la suivante :
6.2.3 Déclarations de franchissements de seuils légaux durant l'année 2024
Le 22 novembre 2024, Invexans Limited a déclaré à l’Autorité des marchés financiers avoir franchi à la baisse le seuil de 15 % du capital et de droits de vote de la Société. À cette date, Invexans Limited a déclaré détenir 6 207 276 actions de la Société représentant autant de droits de vote, soit 14,19 % du capital social.
6.2.4 Évolution de l'actionnariat au cours des trois dernières années
| Actionnariat | Situation estimée au 31/12/2022 | Situation estimée au 31/12/2023 | Situation estimée au 31/12/2024 |
|---|---|---|---|
| Nombre de titres | 40 435 460 | ||
| % du capital | |||
| % des droits de vote |
Actionnaires
| Type d'actionnaires | Nombre d'actions | Pourcentage |
|---|---|---|
| Actionnaires salariés | 1 762 286 | 4,03 |
| 1 583 664 | 3,62 | |
| 1 418 466 | 3,24 | |
| Actionnaires individuels | 1 211 894 | 2,74 |
| 2 588 279 | 5,92 | |
| 2 769 302 | 6,33 |
6.3 État de la participation des salariés au capital
La participation des salariés et anciens salariés au capital calculée conformément aux dispositions de l’article L.225-102 du Code de commerce représente 3,24 % du capital social au 31 décembre 2024, soit 1 418 466 actions, contre 3,62 % au 31 décembre 2023.
La participation des salariés au capital est importante, Nexans comptant 16,4 % de salariés actionnaires en 2024. Ce niveau élevé de participation reflète l’engagement continu des collaborateurs dans la croissance à long terme et la création de valeur de la Société.
6.4 Assemblées Générales
| Autodétention (a) | 292 402 | 0,67 | 0,67 |
|---|---|---|---|
| 91 907 | 0,21 | 0,21 | |
| 155 808 | 0,35 | 0,35 | |
| Autres | 51 338 | 0,15 | 0,15 |
| 718 714 | 1,64 | 1,64 | |
| 3 236 731 | 7,40 | 7,40 |
Hors contrat de liquidité.
6.4.1 Assemblées
Les Assemblées d’actionnaires de Nexans sont convoquées et délibèrent dans les conditions prévues par la loi et dans les statuts.
Les dispositions statutaires de Nexans relatives aux Assemblées Générales et aux modalités d’exercice des droits de vote en Assemblée Générale sont prévues aux articles 20 (Assemblées d’actionnaires) et 21 (Droit de vote) des statuts de Nexans, lesquels sont mis en ligne sur le site Nexans (www.nexans.com, rubrique Gouvernement d’Entreprise) et rappelées à la section 4.4.3.1 du présent Document.
L’Assemblée Générale Mixte des actionnaires du 10 novembre 2011 a adopté le principe « une action, une voix » en supprimant le droit de vote double attaché aux actions détenues par un même titulaire depuis plus de deux ans.
La même Assemblée a supprimé la limitation à 8 % des voix pouvant être exprimées par un actionnaire en assemblée, en la remplaçant par une limitation à 20 % applicable uniquement aux décisions d’Assemblées Générales Extraordinaires relatives à des opérations structurantes. Une telle limitation a pour effet d’empêcher tout droit de veto d’un actionnaire significatif pour des décisions stratégiques et est donc dans l’intérêt de l’ensemble des actionnaires. L’Assemblée Générale Mixte du 15 mai 2014 a modifié l’article 21 des statuts pour prévoir que les droits de vote double automatiques prévus par la loi visant à reconquérir l’économie réelle, promulguée le 29 mars 2014, ne soient pas applicables à Nexans.
6.4.2 Assemblées Générales 2025
L’Assemblée Générale Annuelle 2025 de Nexans se tiendra le 15 mai 2025. L’avis de convocation comportant en particulier l’ordre du jour, les modalités de participation à cette Assemblée, le texte des résolutions qui seront présentées aux actionnaires et le rapport du Conseil sur le projet de résolutions seront publiés sur le site Internet de la Société www.nexans.com, rubrique Finance/Espace Actionnaires/Assemblées/Assemblée Générale 2025.
6.5 Tableau récapitulatif des délégations en cours en matière d'augmentation de capital et utilisation faite de ces délégations au cours de l'exercice 2024
Résolutions votées par les Assemblées Générales du 11 mai 2023 et du 16 mai 2024
| Plafonds par résolution (a) | Sous-plafonds communs à plusieurs résolutions (a) | Plafonds communs à plusieurs résolutions (a) | Utilisation au cours de l’exercice 2024 |
|---|---|---|---|
| Augmentations de capital avec et sans droit préférentiel de souscription | Émission d’actions ordinaires ou de valeurs mobilières (ORA, OBSA, OCEANE, ABSA, ABSO, ABSAR) avec maintien du droit préférentiel de souscription (R19 de l’AG 2023) avec éventuelle option de sur-allocation (R23 de l’AG 2023) | 14 000 000 €, soit 14 000 000 actions (< 32 % du capital au 31/12/2023) | Titres de créances = 350 000 000 € |
| 14 000 000 €, soit 14 000 000 actions | Valeurs mobilières représentatives de créances donnant accès au capital = 350 000 000 € |
Émission d’actions ordinaires par incorporation de primes, réserves ou bénéfices ou autre somme dont la capitalisation serait admise (R20 de l’AG 2023)
14 000 000 €, soit 14 000 000 actions (< 32 % du capital au 31/12/2023)
Émission d’actions ordinaires ou de valeurs mobilières (ORA, OBSA, OCEANE, etc.) sans droit préférentiel de souscription par offre au public à l’exclusion des offres visées au 1° de l’article L.411-2 du Code monétaire et financier (R21 de l’AG 2023)
avec éventuelle option de sur-allocation (R23 de l’AG 2023) ou d’actions ordinaires ou de valeurs mobilières représentant des créances donnant accès au capital (ORA, OBSA, OCEANE…) par offre au public visée au 1° de l’article L.411-2 du Code monétaire et financier (placement privé) (R22 de l’AG 2023) avec éventuelle option de sur-allocation en cas de succès (R23 de l’AG 2023)
4 375 330 €, soit 4 375 330 actions (< 10 % du capital)
Titres de créances = 350 000 000 €
4 375 330 €, soit 4 375 330 actions (< 10 % du capital)
Émission d’actions ordinaires et de valeurs mobilières donnant accès au capital rémunérant des apports de titres : en tant que modalité de paiement des acquisitions (R24 de l’AG 2023)
4 375 330 €, soit 4 375 330 actions (< 10 % du capital)
Systèmes d’intéressement des salariés
Émission d’actions ou de valeurs mobilières donnant accès au capital réservées aux salariés adhérents de plans d’épargne d’entreprise (R17 de l’AG 2024)
600 000 € soit 600 000 actions
En cas d’utilisation de la délégation ci-dessus, émission d’actions ordinaires ou de valeurs mobilières donnant accès au capital au profit d’un établissement de crédit pour la mise en place au bénéfice de certains salariés étrangers (États-Unis, Italie, Chili, Chine, Corée du Sud, Grèce, Suède) d’une formule alternative type SAR (stock appreciation right) (R18 de l’AG 2024)
150 000 € soit 150 000 actions
Attribution d’actions de performance en 2025 (R19 et R21 de l’AG 2024)
| 330 000 € | soit 330 000 actions |
|---|---|
| 130 000 € | soit 130 000 actions |
Attribution d’actions gratuites en 2025 (R20 de l’AG 2024)
| 50 000 € | soit 50 000 actions |
|---|---|
Attribution d’actions de performance en 2024 (R27 de l’AG 2023)
| 300 000 € | soit 300 000 actions |
|---|---|
| Attribution de 281 100 actions de performance le 20/03/2024 | |
| Attribution de 3 500 actions de performance le 29/10/2024 |
Attribution d’actions gratuites en 2024 (R28 de l’AG 2023)
| 50 000 € | soit 50 000 actions | ||
|---|---|---|---|
| Attribution de 45 600 actions gratuites le 20/03/2024 |
Le montant nominal maximal des augmentations de capital susceptibles d’être réalisées correspond au nombre maximal d’actions susceptibles d’être émises dans la mesure où la valeur nominale d’une action de la Société est égale à un euro.
Dans le tableau ci-dessus, l’abréviation « R… de l’AG 2023 » indique le numéro de la résolution soumise à l’Assemblée Générale Annuelle du 11 mai 2023.
Dans le tableau ci-dessus, l’abréviation « R… de l’AG 2024 » indique le numéro de la résolution soumise à l’Assemblée Générale Annuelle du 16 mai 2024.
6.6 Rachats d'actions et contrat de liquidité
6.6.1 Rachats d'actions réalisés en 2024 hors contrat de liquidité
Les programmes de rachat d’actions en cours de validité en 2024 ont été autorisés successivement par les Assemblées Générales du 11 mai 2023 et du 16 mai 2024.
Au 31 décembre 2024, la Société détenait 183 759 actions propres (0,42 % du capital), dont 27 951 dans le cadre du contrat de liquidité.
Conformément aux articles L.22-10-62 et suivants du Code de commerce, l’Assemblée Générale du 11 mai 2023 a autorisé la Société à racheter ses propres actions pour une durée de 18 mois sous réserve qu’aucune offre publique ne soit en cours sur la Société, aux fins et selon les modalités précisées dans le descriptif du programme de rachat publié sur le site Internet de la Société. Le prix de rachat était plafonné à 140 euros par action (ou la contre-valeur à la date de l’opération en devises étrangères) et le nombre d’actions pouvant être rachetées à tout moment dans le cadre du programme était plafonné à 10 % du capital social de la Société.
Le Conseil d’Administration du 26 septembre 2023 a décidé de mettre en œuvre un programme de rachat des actions de la Société dans les conditions de l’article 5 du règlement européen n° 2014/596 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (MAR) pour un nombre maximal de 275 000 actions.
L'objectif du programme de rachat d’actions est de répondre aux obligations découlant des plans d’actions gratuites et d’actions de performance destinés aux salariés et aux mandataires sociaux pour lesquels le nombre maximum d’actions pouvant être achetées ne peut dépasser 275 000.
Le montant maximum des fonds destinés à la réalisation de ce programme est de 38,5 millions d’euros.
En 2023, la Société a racheté 45 000 actions au cours moyen pondéré de 75,162 euros par actions, soit un coût total de 3,4 millions d’euros affectées à la satisfaction des obligations découlant des plans d’actions gratuites et de performance au bénéfice des salariés et dirigeants mandataires sociaux.
La Société a poursuivi ce programme en 2024 et a procédé au rachat de 175 000 actions pour un coût total de 16,4 millions d’euros.
Conformément aux articles L.22-10-62 et suivants du Code de commerce, l’Assemblée Générale du 16 mai 2024 a autorisé la Société à racheter ses propres actions pour une durée de 18 mois sous réserve qu’aucune offre publique ne soit en cours sur la Société, aux fins et selon les modalités précisées dans le descriptif du programme de rachat publié sur le site Internet de la Société. Le prix de rachat était plafonné à 150 euros par action (ou la contre-valeur à la date de l’opération en devises étrangères) et le nombre d’actions pouvant être rachetées à tout moment dans le cadre du programme était plafonné à 10 % du capital social de la Société.
Le Conseil d’Administration du 29 octobre 2024 a décidé de mettre en œuvre un programme de rachat des actions de la Société dans les conditions de l’article 5 du règlement européen n° 2014/596 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (MAR) pour un nombre maximal de 360 000 actions.
L'objectif du programme de rachat d’actions est de répondre aux obligations découlant des plans d’actions gratuites et d’actions de performance destinés aux salariés et aux mandataires sociaux pour lesquels le nombre maximum d’actions pouvant être achetées ne peut dépasser 360 000.
Le montant maximum des fonds destinés à la réalisation de ce programme est de 54 millions d’euros.
La Société a racheté 150 000 actions au cours moyen pondéré de 112,21 euros par action, soit un coût total de 16,83 millions d’euros, affectées à la satisfaction des obligations découlant des plans d’actions gratuites et de performance au bénéfice des salariés et dirigeants mandataires sociaux.
6.6.2 Opérations réalisées en 2024 dans le cadre du contrat de liquidité
Depuis le 3 mai 2021, la Société a confié à ODDO BHF SCA l’animation de son titre dans le cadre d’un contrat de liquidité et de surveillance de marché. Cette mise en œuvre est conforme à la réglementation de l’Autorité des marchés financiers, en particulier la décision AMF n° 2021-01 du 22 juin 2021.
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, dans le cadre de ce contrat de liquidité, la Société a réalisé :
- 14 224 transactions d’achat, totalisant 1 669 552 titres à un cours moyen de 109,7338 euros soit un montant global de 183 206 387,60 euros ; et
- 11 004 transactions de vente, totalisant 1 669 552 titres à un cours moyen de 109,9075 euros soit un montant global de 183 496 331,10 euros.
SYNTHÈSE DES OPÉRATIONS RÉALISÉES DANS LE CADRE DU CONTRAT DE LIQUIDITÉ CONFIÉ PAR NEXANS À ODDO BHF SCA ET NATIXIS
| Montant espèces sur compte titre | Nombre de titres | Nombre de transactions sur la période | Montant moyen action/ transaction | Volume échangé (titres) | Total volume échangé (en euros) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Début de période | Fin de période | Début de période | Fin de période | Début de période | Fin de période | |||||
| Achat | Vente | Achat | Vente | Achat | Vente |
Achat
Vente
| 01/01/2024 | 30/06/2024 | 4,53 M€ | 4,17 M€ | 27 951 | 33 504 | 6 151 | 3 953 | 96,99 € | 97,27 € | 671 240 | 665 687 | 65,10 M€ | 64,75 M€ |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 01/07/2024 | 31/12/2024 | 4,17 M€ | 4,82 M€ | 33 504 | 27 951 | 8 073 | 7 051 | 118,29 € | 118,28 € | 998 312 | 1 003 865 | 118,09 M€ | 118,73 M€ |
Total 2024
6.6.3 Descriptif du programme de rachat d’actions en application des articles 241-1 et suivants du règlement général de l’Autorité des marchés financiers (AMF)
En application de l’article 241-2 du Règlement général de l’AMF, le présent paragraphe constitue le descriptif de programme de rachat qui sera soumis à l’autorisation de l’Assemblée Générale du 16 mai 2024.
Nombre de titres et part du capital détenus par la Société
Au 31 décembre 2024, la Société détenait 183 759 actions propres (0,42 % du capital), dont 27 951 dans le cadre du contrat de liquidité.
Répartition par objectif des titres de capital détenus au 31 décembre 2024
155 808 actions autodétenues par la Société sont affectées à l’attribution gratuite d’actions aux salariés et mandataires sociaux éligibles, notamment dans le cadre des dispositions des articles L.22-10-59 et suivants du Code de commerce.
Au cours de l’exercice 2024 :
- 261 099 actions de la Société ont été transférées aux bénéficiaires d’actions gratuites et d’actions de performance par décisions du Directeur Général du 17 mars 2024 sous le plan de rémunération long terme n° 20 du 17 mars 2020.
La Société n’a pas eu recours à des produits dérivés et n’a pas de positions ouvertes.
Objectifs du programme de rachat d’actions
Sous réserve de l’approbation de l’autorisation par l’Assemblée Générale du 15 mai 2025, les rachats seront effectués en vue :
- de l’attribution gratuite d’actions aux salariés et mandataires sociaux éligibles, notamment dans le cadre des dispositions des article L.22-10-59 et suivants du Code de commerce ; ou
de la mise en œuvre de tout plan d’options d’achat d’actions de la Société, notamment dans le cadre des dispositions des articles L.22-10-56 et suivants du Code de commerce ou de tout plan similaire ; ou de l’attribution ou de la cession d’actions aux salariés au titre de leur participation aux fruits de l’expansion de l’entreprise, ou de la mise en œuvre de tout plan d’épargne d’entreprise ; ou de l'attribution ou de la cession d'actions aux salariés au titre du plan d’intéressement ou de tout plan d’épargne d’entreprise dans les conditions prévues par la loi, notamment les articles L.3332-1 et suivants du Code du travail ou de tout autre plan d’actionnariat salarié régi notamment par des lois étrangères, et de la réalisation de toute opération de couverture liée aux plans d’actions gratuites, d’options de souscription ou d’achat d’actions et d’actionnariat salarié ci-dessus ; ou de manière générale, d’honorer des obligations liées à des programmes d’options sur actions ou autres allocations d’actions aux salariés ou mandataires sociaux de la Société ou d’une entreprise associée ; ou de l’annulation de tout ou partie des titres ainsi rachetés ; ou de l’animation du marché secondaire de l’action Nexans par un prestataire de services d’investissement dans le cadre d’un contrat de liquidité conforme à la Charte de Déontologie reconnue par l’Autorité des marchés financiers ; ou de la remise d’actions lors de l’exercice de droits attachés à des valeurs mobilières donnant accès au capital par remboursement, conversion, échange, présentation d’un bon ou de toute autre manière ; ou de la remise d’actions (à titre d’échange, de paiement ou autre) dans le cadre d’opérations de croissance externe, de fusion, de scission ou d’apport dans la limite de 5 % du capital.
Toutefois, en cas de dépôt par un tiers d’une offre publique visant les titres de la Société, le Conseil d’Administration ne pourra pendant la période d’offre, décider de mettre en œuvre le programme sauf autorisation préalable par l’Assemblée Générale.
Part maximale du capital, nombre maximal et caractéristiques des titres que Nexans se propose d’acquérir et prix maximum d’achat
Sous réserve de l’approbation de l’autorisation par l’Assemblée Générale du 15 mai 2025, la Société aura la faculté d’acquérir des actions Nexans (code ISIN FR0000044448) cotées sur le marché réglementé d’Euronext Paris (compartiment A) à un prix maximum de 150 euros et pour un montant total maximum de 400 millions d’euros. La part maximale du capital dont le rachat serait autorisé est de 10 % du nombre total des actions composant le capital social de la Société au moment du rachat. L’acquisition, la cession, l’échange ou le transfert des actions pourront être réalisés à tout moment dans les limites autorisées par les dispositions légales et réglementaires en vigueur et par tous moyens, sur les marchés réglementés ou non, les systèmes multilatéraux de négociations, auprès d’internalisateurs systématiques ou conclus de gré à gré, y compris par acquisition ou cession de blocs (sans limiter la part du programme de rachat pouvant être réalisée par ce moyen), par offre publique d’achat, ou d’échange.
6.7 Éléments susceptibles d'avoir une influence en cas d'offre publique
Outre les engagements pris au bénéfice de Christopher Guérin en tant que Directeur Général décrits au chapitre 4.6 « Rémunérations et avantages au bénéfice des dirigeants mandataires sociaux » ci-avant, certains membres salariés du Comité Exécutif de la Société auraient droit, en cas de licenciement (pour un motif autre que la faute lourde ou grave) au versement d’une indemnité contractuelle égale à un an de leur rémunération brute totale.
Les engagements suivants comportent des dispositions relatives au changement de contrôle de la Société :
- le contrat de crédit syndiqué conclu le 25 octobre 2022 (Multicurrency Revolving Facility Agreement), d’un montant de 800 millions d’euros, comporte une clause d’exigibilité anticipée notamment en cas de changement de contrôle de la Société ;
- l’accord de prêt conclu avec la Banque européenne d’investissement (BEI) le 6 octobre 2021, destiné à favoriser sa participation active à la transition énergétique mondiale et son engagement à contribuer à atteindre zéro émission nette d'ici à 2050, en phase avec l'initiative Science Based Targets (SBTi), pour un montant de 200 millions d’euros ;
- le prospectus d’émission des obligations 5,50 % liées à la durabilité et remboursables en 2028, qui offre aux obligataires une option de remboursement anticipé en cas de changement de contrôle de la Société entraînant une baisse de sa notation ;
- le prospectus d’émission de l’emprunt obligataire 4,25 % 2030 prévoit que les obligataires disposent d’une option de remboursement anticipé en cas de changement de contrôle de la Société accompagné d’une dégradation de sa notation ;
le prospectus d’émission de l’emprunt obligataire 4,125 % 2029 prévoit que les obligataires disposent d’une option de remboursement anticipé en cas de changement de contrôle de la Société accompagné d’une dégradation de sa notation.
6.8 Relations avec la communauté financière
La Direction des Relations Investisseurs assure l’interface entre le Groupe et la communauté financière internationale composée des investisseurs institutionnels, dont les investisseurs socialement responsables ESG (Environnement, Social et Gouvernance), des analystes financiers ainsi que des actionnaires individuels. Elle fournit en temps réel, une information claire, rigoureuse et transparente, visant à les tenir informés de la stratégie du Groupe, de son positionnement, de ses résultats et objectifs financiers et extra-financiers à court et moyen terme.
Nexans met à disposition de la communauté financière et de ses actionnaires plusieurs documents d’information sur son site Internet www.nexans.com au sein d’une rubrique spécifique « Investisseurs ». On y trouve notamment :
- le Document d’Enregistrement Universel incluant le rapport intégré et le rapport sur le gouvernement d’entreprise et le Développement durable, ainsi que le rapport financier semestriel ;
- les présentations et les communiqués de presse de résultats financiers et extra-financiers ;
- l’information destinée aux actionnaires individuels ;
- l’information relative à l’Assemblée Générale.
6.8.1 Investisseurs institutionnels
La Direction des Relations Investisseurs dialogue de façon étroite et permanente avec la communauté financière. Elle s’attache à rencontrer, tout au long de l’année, les investisseurs et analystes financiers et extra-financiers, lors de visites de sites du Groupe, de roadshows organisés en Europe et Amérique du Nord ou de conférences organisées par les 15 analystes qui couvrent la société. Au total, plus de 500 investisseurs ou analystes ont été rencontrés en 2024, dont un grand nombre par la Direction du Groupe.
En mars 2024, un Roadshow gouvernance a été organisé en amont de l’Assemblée Générale, réunissant le Président du Conseil d’Administration, des membres indépendants du Conseil d’Administration et des membres du Comité Exécutif. Cet événement leur a permis d'échanger avec des investisseurs institutionnels qui représentent collectivement environ 19,71 % du capital de la Société. Les thèmes abordés lors de cette rencontre, qui ont ensuite été intégrés aux réflexions de la Société, sont notamment les suivants :
- la mise en œuvre de la Directive sur le Reporting de Durabilité des entreprises (CSRD) ;
- la diversité au sein du Comité Exécutif et du Groupe ;
- l'assiduité des Administrateurs aux réunions du Conseil d'Administration et des Comités ;
- l'augmentation de la proportion d’Administrateurs indépendants au sein des Comités ;
- les compétences des membres du Conseil d'Administration en matière de climat et d'environnement, y compris l'amélioration de la matrice des compétences ;
- le processus d’évaluation du Conseil d'Administration et le plan d’actions y associé ;
- la durée du mandat des Auditeurs de durabilité ;
- la transparence de la politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux ;
- l'examen de l’évaluation comparative et de la composition du panel en matière de politique de rémunération des dirigeants mandataires sociaux.
6.8.2 Actionnaires individuels
Nexans maintient un dialogue permanent avec les actionnaires individuels qui détiennent environ 5,5 % de son capital. À ce titre, un espace « Actionnaires individuels » est mis à disposition sur le site Internet du Groupe. La Lettre aux actionnaires offre aux actionnaires une information qui leur est spécifique et permet de partager les moments clés de la vie du Groupe : résultats financiers, succès commerciaux, lancement de produits ou encore présenter des innovations au service des clients.
Par ailleurs, la direction et les experts du Groupe ont rencontré à plusieurs reprises les actionnaires individuels notamment lors de l’Assemblée Générale et de visites de site.
L’inscription des titres Nexans au nominatif pur dispense l’actionnaire des droits de garde et lui permet de bénéficier d’une diffusion personnalisée de l’information du Groupe notamment l’avis de convocation à l’Assemblée Générale. Pour inscrire ses titres au nominatif pur, il convient de contacter Société Générale Securities Services qui assure le service des titres de Nexans au +33 (0)2 51 85 67 89, puis *122.
Le service dédié aux actionnaires individuels est disponible par courriel à l’adresse [email protected] et s’attache à apporter une réponse rapide à toute demande d’information.
6.8.3 Contacts
Nexans
Le Vinci, 4 allée de l’arche
92070 Paris La Défense Cedex, France
Investisseurs institutionnels et analystes financiers
Pour toute demande de rendez-vous, e-mail : [email protected]
Actionnaires individuels
Pour toute question relative à la détention au nominatif : Société Générale Securities Services assure le service des titres de Nexans (+33 (0)2 51 85 67 89, puis *122).
Société Générale Service des Titres
32, rue du Champ de Tir – BP 81236 44312 Nantes Cedex 3
(1) Les droits de vote d’un actionnaire sont limités à 20 % des voix attachées aux actions présentes ou représentées lors du vote de certaines résolutions d’une Assemblée Générale Extraordinaire portant sur des opérations structurantes (telles que des fusions ou des augmentations de capital significatives) (article 21 des statuts).
(2) Inclut les titres détenus par Bpifrance Participations.
7. Attestation du responsable
7.1 Attestation du responsable du Document d’Enregistrement Universel contenant un rapport financier annuel
Paris, le 27 mars 2025
J’atteste que les informations contenues dans le présent Document d’Enregistrement Universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste que, à ma connaissance, (i) les comptes annuels et les comptes consolidés, sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle et honnête du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que (ii) le Rapport de gestion présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées et qu’il a été établi conformément aux normes d’information en matière de durabilité applicables.
Christopher Guérin,
Directeur Général
8. Tables de concordance
8.1 Table de concordance du Document d'Enregistrement Universel
8.2 Table de concordance du rapport financier annuel
8.3 Table de concordance du rapport de gestion
8.4 Table de concordance du rapport sur le gouvernement d’entreprise
8.5 Tables de concordance de l’État de Durabilité
8.6 Glossaire
8.1 Table de concordance du Document d'Enregistrement Universel
Afin de faciliter la lecture du présent document, les tables de concordance ci-après permettent d’identifier :
- les principales rubriques prévues par les Annexes 1 et 2 du règlement délégué (UE) 2019/980 du 14 mars 2019 ayant complété les dispositions du règlement (UE) 2017/1129 du 14 juin 2017 ;
- les informations qui constituent le rapport financier annuel prévu par les articles L.451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du Règlement général de l’AMF ;
- les informations qui constituent le rapport de gestion du Conseil d’Administration prévu par le Code de commerce ;
- les informations qui constituent la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) prévue par le Code de commerce.
En application de l’article 19 du règlement (UE) 2017/1129 du 14 juin 2017, les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent Document d’Enregistrement Universel :
- pour l’exercice clos le 31 décembre 2023 : les états financiers consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2023 et le rapport des Commissaires aux comptes correspondant, les comptes sociaux, le rapport des Commissaires aux comptes correspondant ainsi que les informations financières contenues dans le Rapport de gestion figurant dans le Document d’Enregistrement Universel déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 25 mars 2024 sous le n° D.24-0162 ;
- pour l’exercice clos le 31 décembre 2022 : les états financiers consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2022 et le rapport des Commissaires aux comptes correspondant, les comptes sociaux, le rapport des Commissaires aux comptes correspondant ainsi que les informations financières contenues dans le Rapport de gestion figurant dans le Document d’Enregistrement Universel déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers le 17 mars 2023 sous le n° D.23-0106.
Les parties non incluses du Document d’Enregistrement Universel 2022 et du Document d’Enregistrement Universel 2023 sont, soit sans objet pour l’investisseur, soit couvertes dans une autre partie du Document d’Enregistrement Universel 2024.
Dans le tableau, ci-dessous, les pages mentionnées font référence au présent Document d’Enregistrement Universel.
TABLE DE CONCORDANCE DU DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL
Rubriques des Annexes 1 et 2 du règlement délégué (UE) 2019/980 du 14/03/2019 complétant le règlement (UE) 2017/1129
Pages du 14/06/2017
- PERSONNES RESPONSABLES, INFORMATIONS PROVENANT DE TIERS, RAPPORTS D’EXPERTS ET APPROBATION DE L’AUTORITÉ COMPÉTENTE 7.1
- CONTRÔLEURS LEGAUX DES COMPTES Note 35., D., 5.3
- FACTEURS DE RISQUE 2.
- INFORMATIONS CONCERNANT NEXANS 6, 1.1, 1.8.1
- PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS
- Principales activités 4-5, 7, 1.4, 1.6.1
- Principaux marchés 4-5, 7, 1.4, 1.6.1
- Événements importants dans le développement des activités 1.7, Note 3., Note 36., Note 2.
- Stratégie et objectifs 2-3, 1.2
- Dépendance à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication 1.5
- Position concurrentielle 49, 50-51
- Investissements 1.7.1
- STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
- Description sommaire du Groupe 1‐7, 1.1 - 1.4, 1.8, Note 34., G.
- Liste des filiales importantes 1.8.2, Note 34., G.
- EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DU RÉSULTAT
Rubriques des Annexes 1 et 2 du règlement délégué (UE) 2019/980 du 14/03/2019 complétant le règlement (UE) 2017/1129
7.1 Situation financière
1.6, 5.1 - Note 36., 5.2 - 5.2.4
7.2 Résultats d’exploitation
1.6, 5.1 - Note 36., 5.2.1 - 5.2.4
8. TRÉSORERIE ET CAPITAUX
8.1 Informations sur les capitaux
1.6.2.6, 1.6.4, Note 23., Note 12.
8.2 Source et montant des flux de trésorerie
1.6.2.6, 1.6.3.8, 5.1.5
8.3 Informations sur les besoins de financement et structure de financement
1.6.2.7 - 1.6.2.8, Note 26. - Note 28., Note 33.
8.4 Restrictions à l’utilisation des capitaux ayant influé sensiblement ou pouvant influer sensiblement sur les opérations de l'émetteur
2.1.4, Note 29.
8.5 Sources de financement attendues
Note 26.
9. ENVIRONNEMENT RÉGLEMENTAIRE
1.8.1, 2.1.3
10. INFORMATIONS SUR LES TENDANCES
2‐3, 8, 9‐13, 1.2
11. PRÉVISIONS OU ESTIMATIONS DU BÉNÉFICE
1.3
12. ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE ET DIRECTION GÉNÉRALE
12.1 Organes d’administration et de direction
4.3.1 - 4.3.2, 4.4.1.2
12.2 Conflits d’intérêts au niveau des organes d’administration et de direction
Autres dispositions du Règlement Intérieur et Charte déontologique, 4.4.3
13. RÉMUNÉRATIONS ET AVANTAGES
13.1 Montant de la rémunération versée et avantages en nature
4.6.2 - 4.6.4.3
Rubriques des Annexes 1 et 2 du règlement délégué (UE) 2019/980 du 14/03/2019 complétant le règlement (UE) 2017/1129
Pages du 14/06/2017
13.2 Montant total des sommes provisionnées ou constatées aux fins du versement de pensions, de retraites ou d’autres avantages
4.6.4.4, Note 24., Engagements pris à l’égard du Directeur Général
14. PRATIQUES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
14.1 Date d’expiration des mandats actuels
Tableau synthétique de la composition du Conseil d’Administration et des Comités, 4.4.1.2
14.2 Contrats de service liant les membres des organes d’administration
N/A
14.3 Informations sur le Comité d’Audit et le Comité des Rémunérations
4.4.2.2
14.4 Gouvernement d’entreprise en vigueur dans le pays d’origine de l’émetteur
4.1
15. EMPLOYÉS
15.1 Effectifs
6, 141-144, 189
15.2 Participation et stock-options des membres des organes d’administration et de direction
4.3.1, 4.4.1.1 - 4.4.1.3, Rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs, 4.6.4.3, 4.6.6.3, D.
15.3 Accord prévoyant une participation des salariés au capital de l’émetteur
157-159
16. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES
16.1 Actionnaires détenant plus de 5 % du capital social ou des droits de vote
6.2.1.3
16.2 Existence de droits de vote différents
N/A
16.3 Contrôle de l’émetteur
N/A
Rubriques des Annexes 1 et 2 du règlement délégué (UE) 2019/980 du 14/03/2019 complétant le règlement (UE) 2017/1129
Pages
| 16.4 | Accord connu de l’émetteur dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, entraîner un changement de son contrôle | N/A |
|---|---|---|
| 17. | TRANSACTIONS AVEC LES PARTIES LIÉES | 4.7.1 - 4.7.2, Note 31., B. |
| 18. | INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT L’ACTIF ET LE PASSIF, LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR | |
| 18.1 | Informations financières historiques | 252 et seq. de l’URD 2022 et 256 et seq. de l'URD 2023 |
| 18.2 | Informations financières intermédiaires et autres | N/A |
| 18.3 | Vérification des informations financières historiques annuelles | 5.1.7, 5.2.5 |
| 18.4 | Informations financières pro forma | N/A |
| 18.5 | Politique de distribution du dividende | 1.3, 1.6.4.2, Affectation du résultat (article 23 des statuts), 5.1.4, B. |
| 18.6 | Procédures judiciaires et d’arbitrage | 1.7.3, 2.1.3.1, Note 32. |
| 18.7 | Changement significatif de la situation financière ou commerciale | 7‐11, 1.2 |
| 19. | INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES | |
| 19.1 | Capital social | 6.2 - 6.4 |
| 19.2 | Acte constitutif et statuts | 1.8.1, 4.4.3.1 |
| 20. | CONTRATS IMPORTANTS | 1.7.3 |
| 21. | DOCUMENTS DISPONIBLES | 1.8.1.3, 7.1 |
8.2 Table de concordance du rapport financier annuel
Document d’Enregistrement Universel
Le présent Document d’Enregistrement Universel comprend tous les éléments du rapport financier annuel tels que mentionnés aux articles L.451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du Règlement général de l’AMF.
Informations du rapport financier annuel
| Comptes annuels de la société Nexans | 5.2 - 5.2.4 |
|---|---|
| Comptes consolidés du groupe Nexans | 5.1 - Note 36. |
| Rapport de gestion | 1-3, 6-11, 1.1, 1.2 - 1.7.5, 2.1 - 2.2, 2.3, 74‐182, 188‐200, Note 32., Note 34., G. - 5.2.4, 6.6 - 6.8.3 |
| Rapport du Conseil d’Administration sur le gouvernement d’entreprise | 4.1 - 4.7.2 |
| Attestation du responsable du rapport financier annuel | 7.1 |
| Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels | 5.2.5 |
| Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés | 5.1.7 |
| Honoraires des Commissaires aux comptes | Note 35., D., 5.3 |
Table de concordance du rapport de gestion
Table de concordance du rapport de gestion prévue par les articles L.22-10-34, L.232-1, II et R.225-102 et suivants du Code de commerce.
Informations du rapport de gestion
| COMPTE RENDU D’ACTIVITÉ | Pages |
|---|---|
| 1. Situation et activité de la Société au cours de l’exercice écoulé | 1.6 |
| 2. Résultats de l’activité de la Société, de ses filiales et des sociétés qu’elle contrôle | 1.6 |
Informations du rapport de gestion
| 3. | Indicateurs clés de performance de nature financière | 1, 1.6 | |
|---|---|---|---|
| 4. | Analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats de la situation financière, notamment de sa situation d’endettement, au regard du volume et de la complexité des affaires | 1.6 | |
| 5. | Événements postérieurs à la clôture | 1.7.5 | |
| 6. | Évolution et perspectives d’avenir | 3, 6-11, 1.2 | |
| 7. | Activités en matière de recherche et développement | 1.5 | |
| 8. | Délais de paiement des dettes fournisseurs et des créances clients | Délais de paiement des dettes fournisseurs | |
| 9. | Description des principaux risques et incertitudes | 2.1 - 2.2 | |
| 10. | Risques financiers liés au changement climatique et stratégie bas carbone | 2.1.2.2 | |
| 11. | Procédures de contrôle interne et de gestion des risques | 2.3 | |
| 12. | Indications sur l’utilisation des instruments financiers | N/A | |
| 13. | Investissements au cours des deux derniers exercices | 1.7.1 | |
| 14. | Prises de participation significatives dans des sociétés dont le siège social est basé en France | N/A | |
| ETAT DE DURABILITE (CSRD) | 15. | Etat de durabilité (CSRD) | 74-182 |
| 16. | Indicateurs de performance extra-financière | 1, 112-114, 143-144, 188-189 | |
| 17. | Rapport de certification de l’Etat de durabilité | 183‐187 |
Informations du rapport de gestion
Pages
ACTIONNARIAT ET CAPITAL
- Composition de l’actionnariat et modifications intervenues au cours de l’exercice 6.2 - 6.5
- État de la participation des salariés au capital 157-159, 6.3, 6.6.1
- Rachat et revente par la Société de ses propres actions 6.6
- Descriptif du programme de rachat d’actions 6.6.3
- Nom des sociétés contrôlées et part du capital de la Société détenue 1.8.2, Note 34., G.
- Aliénations d’actions en vue de régulariser les participations croisées N/A
- Montant des dividendes et des autres revenus distribués mis en paiement au cours des trois exercices précédents 1.6.4.2, 5.2.4
- Dépenses somptuaires B.
- Tableau des résultats des cinq derniers exercices 5.2.4
- Injonctions ou sanctions pécuniaires pour des pratiques anticoncurrentielles 2.1.3, Note 32., F.
Table de concordance du rapport sur le gouvernement d’entreprise
Table de concordance du rapport sur le gouvernement d’entreprise prévu par les articles L.22-10-10 et L.225-37 et suivants du Code de commerce.
Dans le tableau, ci-dessous, les pages mentionnées font référence au présent Document d’Enregistrement Universel.
Informations du rapport de gouvernement d‘entreprise
Pages
GOUVERNANCE
1. Organe choisi pour exercer la Direction Générale de la Société – politique de mixité au sein des organes de direction 4.3.1 - 4.3.2
Informations du rapport de gouvernement d‘entreprise
- Composition, conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil d’Administration 4.4
- Composition et politique de diversité du Conseil d’Administration 4.3.3 - 4.4.1.1
- Application du principe de représentation équilibrée des hommes et des femmes 4.3.3 - 4.4.1.1
- Liste de l’ensemble des mandats et fonctions exercés dans toute société par chacun de ces mandataires sociaux durant l’exercice écoulé 4.3.1, 4.4.1.2
- Limitations apportées aux pouvoirs du Directeur Général 4.4.2.3
- Opérations réalisées par les dirigeants et les personnes ayant des liens étroits avec ces derniers, sur les titres de la Société 4.5
- Conventions conclues entre un mandataire social ou un actionnaire détenant plus de 10 % des droits de vote et une filiale 4.7.1 - 4.7.2
- Tableau récapitulatif des délégations en cours de validité en matière d’augmentation de capital et utilisation faite de ces délégations au cours de l’exercice 6.5
- Référence au Code de gouvernement d’entreprise appliqué par la Société 4.1
- Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique 6.7
- Participation des actionnaires aux Assemblées d’actionnaires (article 20 des statuts) 6.4
RÉMUNÉRATION
Informations du rapport de gouvernement d‘entreprise
13. Principes et critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments composant la rémunération totale et les avantages de toutes natures des dirigeants mandataires sociaux de Nexans
14. Éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération et les avantages de toutes natures versés ou attribués au titre de l’exercice antérieur
15. Engagements de toutes natures pris au bénéfice des dirigeants
Engagements pris à l’égard du Directeur Général, Plan d’actions gratuites Rémunération long terme en titres, Nombre et valeur des actions qui, durant l’année et à raison des mandats et fonctions exercées dans la Société, ont été attribuées gratuitement à chacun des mandataires sociaux par la Société et par celles qui lui sont liées dans les conditions prévues à l’article L.225-197-2 du Code de commerce
16. Conditions relatives à la cession des actions attribuées gratuitement aux dirigeants pendant l’exercice de leurs fonctions
17. Informations sur les plans d’options de souscription d’actions consenties aux mandataires sociaux et aux salariés
18. Informations sur les attributions gratuites d’actions aux mandataires sociaux et aux salariés
8.5 Tables de concordance de l’État de Durabilité
TABLE DE CONCORDANCE AVEC LES PRINCIPES DU PACTE MONDIAL
Les informations retenues dans le présent Document d’Enregistrement Universel s’inscrivent dans le cadre des dix principes du Pacte Mondial, présentés ci-après :
| Principes du Pacte Mondial | Pages du Document d’Enregistrement Universel |
|---|---|
| DROITS HUMAINS | 162-169 |
| 1. Promouvoir et respecter la protection du droit international relatif aux Droits humains dans leur sphère d’influence |
Principes du Pacte Mondial
Pages du Document d’Enregistrement Universel
- Veiller à ne pas se rendre complice de violations des Droits humains 162-169
- NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL
-
- Respecter la liberté d’association et reconnaître le droit de négociation collective 158-159
- Contribuer à l’élimination de toutes les formes de travail forcé ou obligatoire 158-159 ; 162-169
- Contribuer à l’abolition effective du travail des enfants 158-159 ; 162-169
- Contribuer à l’élimination de toute discrimination en matière d’emploi 140 ; 149-151 ; 156-157 ; 168-169
L’ENVIRONNEMENT
4. 1. Appliquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant l’environnement 14 ; 97-128
2. Prendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement 14 ; 97-128
3. Favoriser la mise au point de technologies respectueuses de l’environnement 34 ; 97-128
LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
TABLE DE CONCORDANCE AVEC LES RECOMMANDATIONS DE LA TCFD
La table de correspondance ci-après sert de référence à l’égard des recommandations de la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures). La TCFD est un groupe de travail centré sur les informations financières liées au climat, créée dans le cadre du Conseil de stabilité financière du G20 à l’occasion de la COP21. Ce groupe de travail a structuré ses recommandations autour de quatre thèmes, représentant les aspects essentiels du fonctionnement des entreprises : la gouvernance, la stratégie, la gestion des risques, ainsi que les mesures et objectifs.
Pages du Document
GOUVERNANCE
Décrire la gouvernance de l’organisation concernant les risques et opportunités relatifs au climat
Décrire la supervision des risques et opportunités relatifs au climat par le Conseil d’Administration
Décrire le rôle du management dans l’évaluation et la gestion des risques et opportunités relatifs au climat
Références: 76-81 ; 100
STRATÉGIE
Décrire les risques et opportunités relatifs au climat que l’organisation a identifiés pour le court, moyen et long terme
Décrire les impacts existants et potentiels des risques et opportunités relatifs au climat sur les activités de l’organisation, sa stratégie et sa planification financière, dans la mesure où l’information est pertinente
Décrire les impacts des risques et opportunités relatifs au climat sur les activités de l’organisation, sa stratégie et sa planification financière
Références: 85-93; 114-116
Décrire la résilience de la stratégie de l’organisation, en prenant en considération différents scénarios relatifs au climat, y compris un scénario à 2 °C ou moins
MANAGEMENT DES RISQUES
Décrire les processus de l’organisation pour identifier et évaluer les risques relatifs au climat
Décrire comment l’organisation identifie, évalue et gère les risques relatifs au climat
Décrire les processus de l’organisation pour gérer les risques relatifs au climat
Références: 98-114
Décrire comment les processus pour identifier, évaluer et gérer les risques relatifs au climat sont intégrés dans le management des risques de l’organisation
INDICATEURS ET OBJECTIFS
Décrire les indicateurs et objectifs utilisés pour évaluer et gérer les risques et opportunités relatifs au climat, dans la mesure où l’information est pertinente
Décrire les indicateurs utilisés par l’organisation pour évaluer les risques et opportunités relatifs au climat, en liaison avec sa stratégie et son processus de management des risques
Publier les émissions de gaz à effet de serre (GES) de Scope 1, Scope 2 et, si
Références: 98-101 ; 103-110 ; 112-114
Pages du Document
Thématique
Recommandations de la TCFD d’Enregistrement Universel
c’est pertinent, Scope 3, et les risques correspondants
Décrire les objectifs utilisés par l’organisation pour gérer les risques et opportunités relatifs au climat, et sa performance par rapport aux objectifs
8.6 Glossaire
| Termes | Gouvernance | Définitions |
|---|---|---|
| Carnet de commandes | PWR-Transmission | Voir définition section 1.6.3.6 p. 1.6.3.6. |
| Code AFEP-MEDEF | Ensemble de recommandations regroupées en un Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées élaboré par l’Association française des entreprises privées (AFEP) et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), après concertation avec les différents acteurs de la place. Il peut être désigné par les émetteurs comme étant leur code de référence en application de l’article L.22-10-10, 4° du Code de commerce. Le Code AFEP-MEDEF fait l’objet de révisions et d’actualisations régulières. Sa dernière version date de décembre 2022. | |
| AMF | Autorité des marchés financiers – Autorité publique indépendante qui a pour mission de veiller à la protection de l’épargne investie en produits financiers, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés. | |
| Carnet de commandes | Voir définition section 1.6.3.5 p. 1.6.3.5. | |
| Gouvernement d’entreprise | Désigne l’ensemble des lois, réglementations, bonnes pratiques, institutions et processus destinés à encadrer la manière dont la Société est dirigée, administrée et contrôlée. | |
| Dividende | Le dividende est la part du bénéfice net ou des réserves qui est susceptible d’être distribuée aux actionnaires. Son montant est proposé par le Conseil d’Administration puis voté par l’Assemblée Générale annuelle des actionnaires, après l’approbation des comptes de l’exercice écoulé. | |
| EBITDA ajusté | Voir définition section 1.6.3.4 p. 1.6.3.4. | |
| Électrification | L’électrification d’une zone est le raccordement de cet endroit à une source d’électricité. Pour Nexans, la chaîne de valeur de l’électrification couvre la connexion entre la production d’énergie, la distribution d’énergie, la transmission d’énergie et l’utilisation d’énergie. |
Termes Gouvernance
Définitions
| Un projet EPCI (Engineering, Procurement, Construction, and Installation) couvre la portée des travaux d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation à fournir par un entrepreneur. | |||
|---|---|---|---|
| Flux de trésorerie disponible (Free Cash Flow) | Voir définition section 1.6.3.8 p. 1.6.3.8. | ||
| Attribution d’actions gratuites | Opération par laquelle la Société attribue gratuitement, sans conditions de performance, des actions à certains salariés. Ces actions sont soumises à une condition de présence. | ||
| Ratio de levier (leverage ratio) | Moyenne des deux derniers ratios publiés de la dette nette sur l’EBITDA sur les douze derniers mois. | ||
| Dettes financières nettes | Voir définition section 1.6.3.10 p. 1.6.3.10. | ||
| Ratio de Conversion de la Trésorerie Normalisée (NCRR) | Voir définition section 1.6.3.9 p. 1.6.3.9. | ||
| Flux de trésorerie disponible normalisé (NFCF) | Voir définition section 1.6.3.8 p. 1.6.3.8. | ||
| Marge opérationnelle | Voir définition section 1.6.3.3 p. 1.6.3.3. | ||
| Besoin en fonds de roulement opérationnel | Voir définition section 1.6.3.7 p. 1.6.3.7. | ||
| Croissance organique | Voir définition section 1.6.3.2 p. 1.6.3.2. | ||
| Attribution d’actions de performance | Opération par laquelle la Société attribue gratuitement, sous conditions de présence et de performance fixées par le Conseil d’Administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations, des actions à certains salariés et dirigeants mandataires sociaux. | ||
| Flux de trésorerie pré-M\&A | Avant les opérations de fusions et d’acquisitions ainsi que les opérations de mise en équivalence telles que publiées dans les états financiers. |
Termes Gouvernance
Définitions
Rendement des capitaux employés
Voir définition section 1.6.3.11 p. 1.6.3.11.
Rendement des capitaux employés de l’électrification
Voir définition section 1.6.3.11 p. 1.6.3.11.
Cours des métaux constants/standard
Ce chiffre d’affaires calculé à cours du cuivre et de l’aluminium constants est utilisé par le Groupe dans son suivi de la performance opérationnelle pour neutraliser l’effet des variations des cours des métaux non ferreux et mesurer ainsi l’évolution effective de son activité (le coût des ventes étant retraité de la même manière).
Gravité (d’un impact)
La gravité d’un impact négatif réel ou potentiel est déterminée par son échelle (c’est-à-dire à quel point de gravité de l’impact), sa portée (c’est-à-dire l’étendue de l’impact) et son caractère irrémédiable (la difficulté de contrer ou de réparer le dommage qui en résulte).
Source : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Lignes directrices de l’OCDE en matière de diligence raisonnable pour un comportement responsable des entreprises, 2018 ; modifié Nations unies (ONU), The Corporate Responsibility to Respect Human Rights: An Interpretive Guide, 2012.
Programme de rachat d’actions
Programme réalisé par la Société, sur décision du Conseil d’Administration, en vue de racheter ses propres actions, portant sur un nombre maximal d’actions, n’excédant pas 10 % du nombre total des actions composant le capital de la Société à la date du lancement du programme. Les conditions du programme sont fixées par l’Assemblée Générale des actionnaires.
Capital social
Montant total des biens ou valeurs apportés à la Société par les actionnaires. Au 31/12/2024, le capital social de la Société est fixé à 43 753 380 euros, divisé en 43 753 380 actions d’un (1) euro chacune, entièrement libérées.
SHIFT performance
La méthode SHIFT Performance est une méthode de gestion analytique conçue par Nexans pour améliorer l’adéquation produit-client et le profil de marge de l’entreprise.
Partie prenante
Individu ou groupe d’individus qui a un intérêt qui est affecté ou pourrait être affecté par les activités de l’organisation.
Source : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Lignes directrices de l’OCDE sur le devoir de diligence pour un comportement responsable des entreprises, 2018 ; exemples modifiés : partenaires commerciaux, organisations de la société civile, consommateurs, clients, employés et autres travailleurs, gouvernements, communautés locales, organisations non gouvernementales, actionnaires et autres investisseurs, fournisseurs, syndicats, groupes vulnérables.
Chiffre d'affaires standard
Voir définition section 1.6.3.1 p. 1.6.3.1.
Termes Gouvernance
Définitions
Développement qui répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.
Source : Commission mondiale sur l’environnement et le développement, Notre avenir à tous, 1987, Rapport Brundtland.
Taux de fréquence des accidents
Nombre total d’accidents du travail avec arrêt de travail supérieur à 24 h/nombre total d’heures travaillées x 1 000 000. Ce taux inclut les internes et les intérimaires.
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