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Manitou Group — Annual Report (ESEF) 2024
Apr 22, 2025
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DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 20241
MANITOU GROUP
2024
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL DÉPOSÉ AUPRÈS DE L’AMF
Ce document d’enregistrement universel a été déposé le 22 avril 2025 auprès de l’AMF, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement.
Le document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d'une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s'il est complété par une note d’opération et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 20243
MANITOU GROUP
TABLE DES MATIÈRES
| 1. | MANITOU GROUP | 6 |
|---|---|---|
| 1.1. | PROFIL DU GROUPE | 8 |
| 1.2. | HISTORIQUE ET FAITS MARQUANTS | 10 |
| 1.3. | LA GOUVERNANCE DU GROUPE | 12 |
| 1.4. | PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS ET DES MARCHÉS | 13 |
| 1.5. | STRATÉGIE ET MODÈLE D’AFFAIRES | 21 |
| 1.6. | ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ | 24 |
| 2. | ACTIVITÉ, RÉSULTATS FINANCIERS 2024 | 26 |
| 2.1. | CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 2024 | 28 |
| 2.2. | FAITS MARQUANTS | 28 |
| 2.3. | ACTIVITÉ | 29 |
| 2.4. | RÉSULTAT | 31 |
| 2.5. | PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE PAR DIVISION | 32 |
| 2.6. | FLUX DE TRÉSORERIE ET STRUCTURE FINANCIÈRE | 33 |
| 2.7. | ÉVÉNEMENTS POST-CLÔTURE | 35 |
| 2.8. | PERSPECTIVES | 35 |
| 3. | ÉTAT DE DURABILITÉ | 36 |
| 3.1. | PRÉAMBULE | 38 |
| 3.2. | INFORMATIONS GÉNÉRALES | 39 |
| 3.3. | RESPONSABILITÉ ENVIRONNEMENTALE | 60 |
| 3.4. | RESPONSABILITÉ SOCIALE | 99 |
| 3.5. | CONDUITE DES AFFAIRES | 112 |
| 3.6. | ANNEXE DE L’ÉTAT DE DURABILITÉ | 116 |
| 3.7. | RAPPORT DE CERTIFICATION DES INFORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ ET DE TAXONOMIE | 120 |
| 4. | RISQUES ET CONTRÔLES | 124 |
| 4.1. | CADRE GÉNÉRAL DE LA GESTION DES RISQUES | 126 |
| 4.2. | CARTOGRAPHIE DES RISQUES | 126 |
| 4.3. | FACTEURS DE RISQUES | 127 |
| 4.4. | ENVIRONNEMENT DE CONTRÔLE | 136 |
| 4.5. | ASSURANCES | 138 |
| 5. | RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE | 140 |
| 5.1. | LA GOUVERNANCE | 142 |
| 5.2. | INFORMATIONS LIÉES AUX RÉMUNÉRATIONS | 165 |
| 5.3. | MODALITÉS PARTICULIÈRES DE PARTICIPATION DES ACTIONNAIRES À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE | 178 |
| 6. | ACTIONNARIAT ET CAPITAL SOCIAL | 180 |
| 6.1. | INFORMATIONS CONCERNANT LE CAPITAL SOCIAL | 182 |
| 6.2. | ACTIONNARIAT | 182 |
| 6.3. | AUTRES INFORMATIONS SUR LE CAPITAL | 185 |
6.4. INFORMATIONS BOURSIÈRES – L’ACTION MANITOU
7. INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7.1. COMPTES CONSOLIDÉS
7.2. RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS
2024
7.3. COMPTES SOCIAUX
7.4. RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
2024
7.5. RAPPORT DE GESTION DES COMPTES ANNUELS DE LA SOCIÉTÉ MBF
8. INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8.1. PRINCIPALES DISPOSITIONS STATUTAIRES ET RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
8.2. RESPONSABLE DES INFORMATIONS
8.3. DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC
8.4. RESPONSABLES DU CONTRÔLE DES COMPTES
8.5. GLOSSAIRE
8.6. ACRONYMES
8.7. TABLES DE CONCORDANCE
ÉDITO
MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
1945 - 2025, 80 ans d’histoire
C’est en 1945 que Madame Andrée Braud présentait à la foire de Paris les premiers matériels, produits par l’entreprise Braud Mécanique Générale, qui devaient servir à la reconstruction de la France (bétonnières, grues, presses à béton). Que de chemin parcouru depuis cette date. Le chariot élévateur tout-terrain, créé par Marcel Braud en 1958 a révolutionné le travail de nombreux ouvriers du bâtiment, du monde agricole et de la manutention. Notre groupe est devenu une ETI cotée en bourse, distribuant ses matériels sur cinq continents. Nous pouvons être fiers de ce parcours.
L’exercice 2024 se révèle en ligne avec nos prévisions après un exercice exceptionnel en 2023. Je tiens à remercier le Directeur général, le Comité exécutif et les 6 000 femmes et hommes du groupe qui ont su s’adapter au contexte concurrentiel, économique et géopolitique du second semestre, marqué par une baisse d’activité.
Marquant la confiance de notre Conseil d’administration, le niveau d'investissements a été maintenu afin d’accompagner les projets de croissance du groupe. Après l’extension du site de Madison (Dakota du Sud) aux États-Unis en 2023, nous avons poursuivi avec l’agrandissement du site de Yankton (Dakota du Sud), nous rendant pleinement opérationnels pour répondre aux besoins nord-américains. En France, nous avons continué la modernisation de notre site industriel d’Ancenis, démarré la construction d’une nouvelle usine de mécano-soudure pour nos nacelles à Candé, ainsi que celle d’un nouvel atelier de mécano-soudure sur le site de Laillé. Nous avons par ailleurs investi dans des projets digitaux structurants.
Notre Conseil a également approuvé les acquisitions avec cette année le rachat des actifs de l’un de nos distributeurs en Afrique du sud et la finalisation de la prise de participation majoritaire de deux sociétés italiennes, partenaires historiques, permettant d’intégrer la production de composants stratégiques.
Nous continuons à suivre de près le déploiement de notre feuille de route RSE, notamment avec le Comité RSE du Conseil, afin de tendre vers encore plus de responsabilité et d’éthique.
Nous entrons dans une période de profonde transformation pour préparer le groupe aux exigences et aux défis des années à venir. Cependant, malgré les enjeux environnementaux, sociétaux, humains et digitaux, l’ADN familial de notre société nous permet de prendre des décisions qui assurent une pérennité sur le long terme. Nous nous projetons et nous nous donnons tous les moyens nécessaires pour développer des réponses adaptées. C’est en continuant à adopter cette vision stratégique que nous pourrons anticiper les obligations et les défis futurs tout en consolidant les bases d'une croissance durable.
Enfin, je tiens à remercier tous les membres du Conseil d'administration pour leur engagement, tant au Conseil que dans les différents comités, ainsi que nos actionnaires pour leur confiance et je les assure de tout mon dévouement.
Jacqueline Himsworth
Présidente du Conseil d’administration
1 Entreprise de taille intermédiaire
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MANITOU GROUP
MESSAGE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Agilité et résilience
L'année 2024 nous a mis au défi de l’agilité et de la résilience. Nous avons constaté une contraction des marchés sur le second semestre. Dans ce cadre, notre dynamisme et la performance de nos équipes — en Europe du Sud notamment — et la poursuite du développement de nos activités Services & Solutions ont entraîné une baisse limitée à 7,5 % de notre chiffre d'affaires consolidé. La zone APAM a également contribué positivement, représentant désormais 10 % du chiffre d’affaires.
du groupe. Notre carnet de commandes, après deux années de niveaux records, s'est stabilisé reflétant une normalisation de la demande avec des délais de livraison revenus à leur niveau pré-COVID.
Afin de répondre aux enjeux actuels et nous structurer pour l’avenir, Manitou Group a fait évoluer sa gouvernance avec la création de deux nouveaux rôles au Comité exécutif : un Chief Transformation & Governance Officer, pour accélérer la transformation et assurer la durabilité et le développement du groupe, et un Chief Financial Officer, afin de renforcer le pilotage de la finance au cœur de la stratégie de l'entreprise.
Nous avons maintenu notre cap sur nos objectifs à long terme et nous avons poursuivi nos investissements en 2024 avec :
- la finalisation de l’acquisition de COME S.R.L, spécialisée dans la production de pièces mécano-soudées, et de Metal Work S.R.L, experte en découpe laser afin d’intégrer deux étapes amont de l'assemblage des machines produites dans notre usine de Castelfranco (Italie) ;
- l’extension de 7 000 m² à Yankton (Dakota du sud, États-Unis) sur notre site dédié à la production de de chariots télescopiques et de chargeuses articulées ;
- le rachat des actifs de notre distributeur sud-africain Dezzo Equipment, spécialisé dans la vente de matériels et de services Manitou en Afrique du Sud, afin de pérenniser les activités du groupe et de renforcer le service auprès de nos clients dans la région.
De nouvelles solutions pour nos clients
Notre développement produits et services a été important avec notamment les lancements de :
- une nouvelle gamme de nacelles ciseaux ;
- un nouveau chariot télescopique compact dédié au marché nord-américain ;
- une nouvelle gamme de chargeuses compactes sur chenilles et sur pneus ;
- une nouvelle gamme de chariots élévateurs à batterie lithium-ion ;
Ainsi que :
- l’évolution de la gamme agricole NewAg ;
- la présentation et les tests en conditions réelles du premier chariot télescopique électrique “rétrofit” dans le cadre de notre projet structurant d’économie circulaire.
Des engagements RSE importants
Nous continuons d'avancer sur notre trajectoire bas-carbone, validée par la Science-Based Targets initiative, notamment en étoffant nos gammes à faible émission. Nous avons également signé une lettre d’intention pour des livraisons d’acier décarboné afin d'accélérer notre engagement à développer des solutions plus responsables et nous avons adhéré à la Communauté des Acteurs du Matériel Durable (CAMD) pour accélérer la transition écologique de la filière des matériels de construction. Enfin, la diffusion de notre quatrième édition de notre émission "On the way up", dédiée aux enjeux de durabilité du groupe et de ses parties prenantes, a symbolisé notre volonté de transparence quant à l'état d'avancement de notre feuille de route RSE.
2025, une année de consolidation
Pour 2025, nous anticipons un chiffre d'affaires stable par rapport à celui de 2024. Nous restons concentrés sur l'amélioration de notre performance opérationnelle, l'innovation et le développement de solutions durables pour nos clients.
Michel Denis
Directeur général
1. MANITOU GROUP
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MANITOU GROUP
1
1.1. PROFIL DU GROUPE
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MANITOU GROUP
1
1.2. HISTORIQUE ET FAITS MARQUANTS
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
MANITOU GROUP
1.3. LA GOUVERNANCE DU GROUPE
Le groupe s’appuie sur une structure de gouvernement d’entreprise solide, assurée par le Conseil d’administration, composé de 12 membres, dont six issus des familles fondatrices, quatre indépendants et deux représentants des salariés, ainsi que par le Comité exécutif, composé de sept membres dont le Directeur général.
Cette gouvernance a pour mission première de définir et mettre en œuvre la stratégie du groupe, tout en validant les investissements liés à son développement.
Pour plus d’informations, voir chapitre 2.2 « Faits marquants » et chapitre 5 « Gouvernement d’entreprise ».
COMPOSITION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
- Jacqueline Himsworth – Présidente du Conseil d’administration
- Sébastien Braud – Administrateur
- Dominique Himsworth – Administrateur
- Michel Trotter – Administrateur salarié
- Émilie Braud – Administratrice
- Pierre-Henri Ricaud – Administrateur indépendant
- Christopher Himsworth – Administrateur
- Marcel-Claude Braud – Administrateur
- Alexandra Matzneff – Administratrice indépendante
- Cécile Helme-Guizon – Administratrice indépendante
- Dominique Bamas – Administrateur indépendant
- Mickaël Neveu – Administrateur salarié
COMPOSITION DU COMITÉ EXÉCUTIF
- Michel Denis – Directeur général
- Élisabeth Ausimour – Présidente, division Produits
- Céline Brard – Chief financial officer
- Maxime Deroch – Président, division Services & Solutions
- Christine Prat – Directrice des ressources humaines groupe
- Hervé Rochet – Chief transformation & governance officer
À noter qu’à la date de publication du présent document d’enregistrement universel, le Comité exécutif est composé de six membres uniquement, compte tenu de la vacance du poste de Directeur des ventes et marketing groupe.
1.4. PRÉSENTATION DES ACTIVITÉS ET DES MARCHÉS
1.4.1. LES ACTIVITÉS DU GROUPE
Référence mondiale de la manutention, de l’élévation de personnes et du terrassement, Manitou Group a pour mission d’améliorer les conditions de travail, de sécurité et la performance partout dans le monde, en préservant l’Homme et son environnement.
Au travers de ses marques emblématiques – Manitou et Gehl – le groupe conçoit, produit, distribue des matériels et des services à destination de la construction, de l’agriculture et des industries.
L’organisation du groupe repose sur deux divisions autour desquelles s’articulent les activités opérationnelles : la division Produits et la division Services & Solutions (S&S).
La distribution des produits et des services du groupe est animée par l’organisation commerciale et marketing qui, d’une part, développe le réseau de 800 concessionnaires et, d’autre part, assure une approche directe auprès de grands comptes (groupes internationaux et loueurs). Le groupe est actif dans 140 pays.
RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PAR DIVISION AU 31 DÉCEMBRE 2024
DIVISION PRODUITS
La division Produits conçoit, assemble et distribue des matériels de manutention, d’élévation de personnes et de terrassement pour les marchés de la construction, de l’agriculture et des industries (environnement, défense, portuaire, mines et carrières, etc.). Elle contribue au développement du groupe par la qualité, l’attractivité et la compétitivité de ses produits.
Les gammes de produits couvrent des télescopiques tout-terrain fixes, rotatifs et de fort tonnage, des chariots élévateurs tout-terrain, semi-industriels et industriels, des chargeuses compactes sur pneus ou sur chenilles, des chargeuses articulées, des tractopelles, des nacelles élévatrices de personnes, des chariots embarqués, mais aussi des équipements de magasinage et des accessoires. Dès 2019, Manitou Group a lancé le label Oxygen dédié aux produits à faibles émissions polluantes. Les premières machines de ce label, les nacelles électriques tout-terrain de 16, 18 et 20 mètres de hauteur, sont aujourd'hui complétées par des chariots télescopiques fixes compacts électriques, ainsi que des chariots télescopiques rotatifs électriques.
MANITOU GROUP
CHARGEUSES COMPACTES SUR PNEUS OU « SKIDSTEERS »
Les mini-chargeuses sont des machines compactes de manutention à la fois très agiles et polyvalentes pouvant tourner à 360 degrés. Leur petite taille les rend utilisables dans des environnements encombrés. Simples et robustes, elles peuvent s’équiper de multiples accessoires pour répondre à de très nombreuses applications. Les mini-chargeuses sont principalement destinées à la construction et l’agriculture, et plus rarement à l’industrie.
CHARGEUSES ARTICULÉES
Les chargeuses articulées sont des machines compactes et polyvalentes de petite, moyenne ou forte capacité vouées à réaliser des opérations de manutention dans des espaces exigus.
CHARGEUSES COMPACTES SUR CHENILLES OU « TRACK LOADERS »
Les track loaders sont conçus avec des chenilles offrant une agilité toute particulière sur les sols meubles. Ce type de matériel est principalement utilisé dans la construction et l’agriculture.
CHARIOTS TÉLESCOPIQUES FIXES
D’une portée de 4 à 18 mètres avec une capacité de levage pouvant aller jusqu’à 6 tonnes, les chariots télescopiques fixes s’utilisent aussi bien dans le domaine de la construction que dans l’agriculture, le taux d’utilisation du chariot pouvant aller jusqu’à 1 500 heures par an. De très nombreux accessoires (godet, grappin, fourche à balle, potence, pinces…) rendent l’utilisation des chariots télescopiques très polyvalente.
CHARIOTS TÉLESCOPIQUES ROTATIFS
Les chariots rotatifs permettent en toute simplicité l’élévation de charges ou de personnes sur des hauteurs variant de 16 à 35 mètres avec une capacité de charge allant jusqu’à 7 tonnes. Ces caractéristiques font d’eux les chariots à la plus grande capacité de levage au monde. La très large gamme d’accessoires disponibles (treuil, nacelle, potence…) et la rotation à 360 degrés rendent ces machines très polyvalentes pour tout chantier de construction, y compris la réalisation d’ouvrages d’art.
CHARIOTS TÉLESCOPIQUES À FORT TONNAGE
Les matériels tout-terrain à fort tonnage offrent des solutions de manutention spécialisées dans le secteur de l’environnement, des mines, des industries, ou à des clients institutionnels comme les armées et les organisations de type ONU, sécurité civile, etc. Ces machines équipées d’accessoires comme les pinces à pneus ou les pinces à vérins assurent la maintenance d’équipements lourds et volumineux. Les matériels les plus performants peuvent élever une charge de plus de 33 tonnes jusqu’à 12 mètres de hauteur.
NACELLES ÉLÉVATRICES DE PERSONNES
Les nacelles conçues et commercialisées par le groupe sont à bras articulé, à bras télescopique, à ciseaux ou à mât vertical. Elles sont adaptées à une hauteur de travail entre 8 et 28 mètres selon les modèles. Les motorisations des nacelles sont majoritairement thermiques pour des utilisations tout-terrain en extérieur ou électriques pour des applications industrielles en intérieur. Les nacelles sont principalement commercialisées au travers de sociétés de location indépendantes régionales, nationales ou internationales, ce qui rend cette activité cyclique.
CHARIOTS ÉLÉVATEURS TOUT-TERRAIN
Robustes et simples d’utilisation, les chariots élévateurs tout-terrain sont idéaux pour les applications en extérieur où stabilité et maniabilité sont indispensables. D’une capacité de charge allant de 1,8 à 7 tonnes, ils transportent des charges lourdes et volumineuses et sont conçus pour travailler sur tous les terrains, même les plus accidentés.
CHARIOTS ÉLÉVATEURS INDUSTRIELS ET SEMI-INDUSTRIELS
Les chariots élévateurs sont destinés à la manutention industrielle. Plusieurs gammes sont proposées pour répondre aux divers besoins des utilisateurs : des chariots élévateurs semi-industriels, des chariots industriels thermiques et des chariots industriels électriques.
CHARIOTS EMBARQUÉS
Les chariots embarqués sont des chariots compacts, à flèche télescopique ou à mât, destinés à répondre au besoin de manutention des transporteurs. Plus besoin d’attendre qu’un chariot se libère pour décharger la marchandise, le chariot, directement embarqué sur le camion, offre une autonomie totale et assure une prestation de manutention complète.
MATÉRIELS DE MAGASINAGE
Les matériels de magasinage, distribués sous les marques Loc et Manitou, sont destinés à la manutention en entrepôt. De nombreuses différenciations permettent d’adapter le matériel à des usages spécifiques, notamment via des solutions autonomes et robotisées sur-mesure (AMR, gerbeurs robotisés…).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
MANITOU GROUP
La gamme de tractopelles
La gamme de tractopelles est issue du site de production situé en Inde. Cette gamme est dédiée aux usages du secteur de la construction, principalement sur les marchés asiatiques et sud-américains.
DIVISION SERVICES & SOLUTIONS
La division Services & Solutions (S&S) a pour vocation de développer des offres en adéquation avec les attentes des utilisateurs. Au-delà des produits et de leur performance, Manitou Group accompagne ses clients avec une gamme de services à valeur ajoutée : machine connectée, extension de garantie, support après-vente, financement, contrats de location, matériels d'occasion, formations technique et commerciale. Développées en partenariat avec ses concessionnaires et grands comptes, ces prestations de service accompagnent les clients tout au long du cycle de vie de la machine en favorisant la proximité, la collaboration et la fidélisation dans la durée.
PIÈCES DE RECHANGE
Toutes les pièces de rechange neuves destinées à l’entretien et la réparation des machines sont disponibles à la commande à travers des outils digitaux. Manitou Group se positionne également comme un acteur engagé de l’économie circulaire et commercialise une offre alternative de pièces de rechange.
Cinq plateformes principales de stockage et d’expédition sont situées en France, aux États-Unis, en Italie, en Inde et à Singapour pour assurer l’acheminement des pièces dans les meilleurs délais vers ses clients. Pour les zones les plus éloignées, certaines filiales de distribution du groupe sont aussi dotées de plateformes logistiques afin d’accroître leur réactivité.
ACCESSOIRES
Une large gamme d’accessoires, traditionnels ou sur mesure, est proposée pour développer la polyvalence des machines, ce qui représente un atout essentiel pour les clients. Le groupe propose ainsi des solutions lors de l’achat de la machine ou pendant son cycle de vie à travers la division Services & Solutions dans le cadre de la vente de pièces de rechange.
Afin de mieux servir les clients et renforcer l’expertise acquise sur les accessoires, le groupe a créé en 2021 une marque unique « Manitou Group Attachments » pour équiper toutes les machines du groupe.
SOLUTIONS DE FINANCEMENT
Une gamme de solutions de financement incluant des services (extensions de garantie/maintenance/services connectés) est proposée pour les clients finaux, et des solutions de financement des stocks pour le réseau de concessionnaires sont également disponibles dans certains pays. En 2024, Manitou Group a investi 25 millions d’euros dans son parc locatif (soit quelque 1 000 machines). Via le rent to rent, les loueurs, concessionnaires et le réseau de Manitou Centers ont ainsi accès aux machines sans avoir à investir.
GESTION DE FLOTTES
Soucieuse de répondre aux besoins opérationnels de ses clients grands comptes, la division S&S gère en direct un parc de matériels de manutention proposé en location (contrat de location « full service », courte ou longue durée). Grâce à une offre clé en main, les clients peuvent se concentrer sur leur cœur de métier et confier à Manitou Group la gestion de leur parc de matériels de manutention.
EXTENSIONS DE GARANTIE/CONTRATS DE MAINTENANCE
Pour permettre à ses clients de se concentrer sur leur cœur de métier sans se soucier des coûts indirects liés à l'entretien, des contrats de maintenance et d’extension de garantie sont proposés jusqu'à 6 ans/6 000 heures.
MACHINES CONNECTÉES
La majorité des équipements sont connectés en standard pour améliorer le service rendu et fournir au client final des informations sur ses machines en temps réel. Développer des outils collaboratifs pour simplifier les opérations au quotidien, limiter les temps d'arrêt et réduire les risques d'accident sont des axes de développement prioritaires pour améliorer l'expérience client, tout au long du cycle de vie.
FORMATION
Un éventail de formations pour les concessionnaires, les techniciens de maintenance et les clients finaux est disponible dans le but d’assurer une expertise et un accompagnement de qualité homogène partout dans le monde. Ces formations - techniques, commerciales, de management, à l’éco-conduite… - sont dispensées au sein des centres de formation des entités de production du groupe en France, aux États-Unis, en Italie et en Inde, mais aussi localement dans certaines filiales pour former rapidement aux évolutions des solutions de manutention. Des formations en salle virtuelle et des tutoriels sont également mis à disposition pour des formations à distance.
MATÉRIEL D’OCCASION
Des solutions d'occasion révisées, réparées ou reconditionnées par notre réseau de professionnels sont proposées via une place de marché, support de cette activité : used.manitou.com.
1.4.2. LES RÉGIONS DE VENTE ET MARCHÉS
LES RÉGIONS DE VENTE
L’ensemble de la distribution des produits et des services du groupe est animé par l’organisation commerciale et marketing (S&M), qui d’une part développe le réseau des partenaires commerciaux (concessionnaires) et, d’autre part, assure une approche directe auprès de grands comptes (groupes internationaux et loueurs) et notre réseau de Manitou Centers. Le groupe est actif dans 140 pays.
Ces équipes commerciales et marketing se répartissent dans quatre zones géographiques :
- la région Europe du Nord représente 34 % du chiffre d’affaires du groupe en 2024. Les principaux pays de la zone sont le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Belgique ;
- la région Europe du Sud représente 35 % du chiffre d’affaires du groupe en 2024. La France, l’Italie et l’Espagne sont les principaux pays de la zone ;
- la région Amériques représente 21 % du chiffre d’affaires du groupe en 2024. Les États-Unis sont le principal contributeur ;
- la région APAM (Asie, Pacifique, Afrique, Moyen-Orient), où les pays significatifs sont l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Inde, représente 10 % du chiffre d’affaires du groupe en 2024.
RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE
LES MARCHÉS
En réponse aux besoins des utilisateurs, Manitou Group a développé une gamme de solutions en phase avec les exigences de marchés aussi divers que l’agriculture, la construction ou les industries. Des enquêtes de satisfaction sont régulièrement menées par le groupe auprès de ses clients, sur l’ensemble des zones géographiques, pour apporter un service optimal adapté à chaque typologie d’utilisateur.
RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PAR MARCHÉ
1.4.3. MARCHÉS ADRESSABLES ET POSITION CONCURRENTIELLE
LES MARCHÉS ADRESSABLES EN 2024
Les informations sur les marchés adressables du groupe et sur sa position concurrentielle sont élaborées en interne sur la base de données professionnelles externes (AEM : Association of Equipment Manufacturers - WITS : World Industrial Trucks Statistics).
Les marchés sur lesquels les machines du groupe pourraient potentiellement être vendues sont estimés à 62 milliards d’euros. La répartition par zone géographique et gamme produits est la suivante :
MARCHÉ ADRESSABLE PAR RÉGION POUR LA MANUTENTION TOUT-TERRAIN
MARCHÉ ADRESSABLE PAR RÉGION POUR LA MANUTENTION INDUSTRIELLE
MARCHÉ ADRESSABLE DE LA MANUTENTION TOUT-TERRAIN PAR GAMME DE PRODUITS
| Produits | Md€ | % |
|---|---|---|
| Nacelles élévatrices | 7,5 | 29,2 |
| Chariots télescopiques | 6,5 | 25,3 |
| Chargeuses compactes sur chenilles | 5,2 | 20,2 |
| Tractopelles | 2,5 | 9,7 |
| Chargeuses compactes sur pneus | 1,9 | 7,4 |
| Chargeuses compactes | 1,5 | 5,8 |
| Chariots embarqués | 0,4 | 1,6 |
| Chariots élévateurs tout-terrain | 0,2 | 0,8 |
| TOTAL | 25,7 | 100 |
MARCHÉ ADRESSABLE DE LA MANUTENTION INDUSTRIELLE PAR GAMME DE PRODUITS
| Produits | Md€ | % |
|---|---|---|
| Chariots élévateurs thermiques | 15 | 43 |
| Chariots de magasinage électriques | 10,2 | 30 |
| Chariots élévateurs électriques | 9,3 | 27 |
| TOTAL | 34,5 | 100 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
POSITION DU GROUPE MANITOU EN 2024
POSITION CONCURRENTIELLE DU GROUPE
Pour la division Produits, les principaux concurrents sont les suivants :
MARCHÉS DE LA CONSTRUCTION ET DE L’AGRICULTURE
| Dénomination | Nationalité | Coté/non coté |
|---|---|---|
| Ausa | Espagne | Non coté |
| Bobcat (groupe Develon) | Corée du Sud | Coté |
| Caterpillar | États-Unis | Coté |
| Claas | Allemagne | Non coté |
| CNH Industrial | États-Unis | Coté |
| Dieci | Italie | Non coté |
| Dingli | Chine | Coté |
| Genie (groupe Terex) | États-Unis | Coté |
| Haulotte | France | Coté |
| JCB | Grande-Bretagne | Non coté |
| JLG (groupe Oshkosh) | États-Unis | Coté |
| John Deere | États-Unis | Coté |
| Kramer (groupe Wacker Neuson) | Allemagne | Coté |
| LGMG | Chine | Coté |
| Magni | Italie | Non coté |
| Merlo | Italie | Non coté |
| Sany | Chine | Coté |
| XCMG | Chine | Coté |
| Zoomlion | Chine | Coté |
MARCHÉ INDUSTRIEL
| Dénomination | Nationalité | Coté/non coté |
|---|---|---|
| Jungheinrich | Allemagne | Coté |
| Kion | Allemagne | Coté |
| Nacco | États-Unis | Coté |
| Toyota | Japon | Coté |
1.4.4. LES RÉSEAUX DE DISTRIBUTION
L’ORGANISATION GÉNÉRALE DES VENTES
Le réseau de distribution est constitué de plus de 800 concessionnaires dans 140 pays. Ils assurent la vente, la location, la maintenance et la réparation des solutions - incluant les machines, les accessoires et les services associés – auprès des clients finaux.
Les ventes s'effectuent également de manière directe aux clients grands comptes et loueurs. Ces clients sont typiquement des grandes entreprises (secteurs ferroviaire, BTP, assainissement, etc.), des loueurs ou encore des institutions (collectivités, ministères, associations, ONG...) d'envergure nationale ou internationale.
Le groupe dispose aussi de trente concessions en propre, les Manitou Centers, afin d'apporter une offre complète de services et de solutions aux clients dans les zones non couvertes par le réseau historique.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202421
MANITOU GROUP
1.5. STRATÉGIE ET MODÈLE D’AFFAIRES
1.5.1. VISION ET PRIORITÉS STRATÉGIQUES (NEW HORIZONS 2025)
VISION
Manitou Group considère la vie humaine et l’environnement comme un capital à préserver et développer. Il y contribue à travers des marques fortes, qui visent à améliorer la sécurité et la qualité de vie au travail des utilisateurs. Des marques engagées à limiter leur impact environnemental tout en concevant des solutions sûres et performantes.
MISSION
La mission de Manitou Group est d’améliorer les conditions de travail, de sécurité et la performance partout dans le monde, en préservant l’Homme et son environnement.
ACTIONS
À travers ses deux marques emblématiques – Manitou et Gehl – Manitou Group conçoit, produit, distribue des matériels et des services pour les métiers de la manutention, de l’élévation de personnes et du terrassement. À travers l’innovation, le groupe veille constamment à apporter de la valeur à ses parties prenantes. Manitou Group s’engage à animer et entretenir la passion des femmes et des hommes du groupe et met tout en œuvre pour « élever » ses talents, pour favoriser leur développement personnel et professionnel.
ENJEUX
Manitou Group construit sa stratégie en se basant sur des objectifs RSE très forts et alignés sur les recommandations des Nations Unies. Initiée depuis plus de 10 ans, cette démarche vise à construire une industrie responsable et durable avec l'ensemble de ses parties prenantes, tout en mettant en place une trajectoire bas-carbone ambitieuse et réaliste. (La démarche RSE détaillée de Manitou Group est présentée au chapitre 3 – État de durabilité)
PRIORITÉS STRATÉGIQUES
Les priorités stratégiques du plan 2025 s’articulent autour de quatre axes :
-
DÉPASSER LES ATTENTES CLIENTS AVEC DES SERVICES À VALEUR AJOUTÉE
-
Évoluer de la « vente de machines » vers une « proximité clients ».
- Accompagner le client avec une offre de services, pièces et accessoires tout au long de la/des vie(s) de la machine.
- Proposer des offres attractives aux clients du monde entier.
- Garantir la sécurité et offrir une expérience client unique.
-
PILOTER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE VERS UN MODÈLE ÉCONOMIQUE DURABLE
-
Innover avec des produits et services à faible émission de carbone.
- Mesurer et réduire nos émissions directes et indirectes.
- Fournir des produits durables avec le meilleur TCO4 de leur catégorie.
- Engager nos équipes et nos parties prenantes dans une voie durable partagée.
-
AMÉLIORER NOTRE PERFORMANCE EN RATIONALISANT NOS ACTIVITÉS
-
Développer la modularité des gammes de produits et la standardisation des composants.
- Améliorer les performances opérationnelles.
- Renforcer l’agilité industrielle au sein du groupe.
-
FONDER NOTRE SUCCÈS SUR UNE ÉQUIPE UNIE
-
Partager la même mission et les mêmes valeurs : engagement, fiabilité, passion.
- Favoriser l’autonomie et l’agilité.
- Améliorer la sécurité et les conditions de travail.
- Développer les talents dans la diversité et avec égalité de chances.
4Coût total de possession de la machine
1.5.2.MODÈLE D’AFFAIRES
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202423
MANITOU GROUP
1.6.ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ
L’organigramme simplifié ci-après présente la structure de l’organisation juridique générale de Manitou Group et les chiffres clés de ses principales filiales. La société Manitou BF détient directement ou indirectement les sociétés composant le groupe et en coordonne les principales fonctions et activités. Elle conçoit et assemble des matériels pour la division Produits et dispose d’un centre de logistique pour les activités Services & Solutions. Elle distribue l’ensemble des produits et services du groupe pour la France et les zones non couvertes par les autres filiales du groupe.
La liste détaillée des filiales est disponible dans la note 18 de l’annexe des comptes consolidés.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202425
MANITOU GROUP
2.ACTIVITÉ, RÉSULTATS FINANCIERS 2024
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202427
ACTIVITÉ, RÉSULTATS FINANCIERS 2024
2.1.CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 202428
2.2.FAITS MARQUANTS28
2.3.ACTIVITÉ29
2.4.RÉSULTAT31
2.5.PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE PAR DIVISION32
2.6. FLUX DE TRÉSORERIE ET STRUCTURE FINANCIÈRE
2.7. ÉVÉNEMENTS POST-CLÔTURE
2.8. PERSPECTIVES
Les états financiers consolidés du groupe sont établis conformément au référentiel IFRS publié par l’International Accounting Standards Board (IASB) et tel qu’approuvé par l’Union européenne. Les principes comptables sont exposés en détail dans les notes annexes aux états financiers consolidés.
Les informations sectorielles sont communiquées sur la base de l’organisation opérationnelle du groupe, soit avec deux divisions :
- la division Produits
- la division Services & Solutions (S&S).
Les comptes consolidés de l’exercice 2024 ont été arrêtés par le Conseil d’administration réuni le 5 mars 2025. Ils ont été audités et certifiés par les Commissaires aux comptes.
2.1. CHIFFRES CLÉS DE L’ANNÉE 2024
2.2. FAITS MARQUANTS
ÉVOLUTION DE LA GOUVERNANCE
Manitou Group a adapté l’organisation de son Comité exécutif avec la création de deux fonctions en janvier 2024 : un Chief Transformation & Governance Officer et un Chief Financial Officer. Ces postes sont respectivement occupés par Hervé Rochet et Céline Brard. Cette évolution vise à renforcer le pilotage stratégique et financier afin de structurer et d’accompagner de façon efficiente la croissance de Manitou BF et de ses filiales. D’autre part, elle vise à accélérer sa transformation, relever les défis digitaux, humains et réputationnels tout en assurant l’intégrité de son cadre de gouvernance.
SIGNATURE D’UNE LIGNE DE CRÉDIT SUPPLÉMENTAIRE DE 160 MILLIONS D’EUROS
En janvier 2024, le groupe a signé un avenant au contrat de crédit de juillet 2022 pour la mise en place d’une ligne RCF (Revolving Credit Facility) supplémentaire d’un montant de 160 millions d’euros et une maturité de 5 ans avec possibilité de prolongation d’une année.
Cette ligne additionnelle de financement vient renforcer la structure financière du groupe pour lui permettre de poursuivre son développement et financer ses projets d’investissement.
PRISE DE PARTICIPATION MAJORITAIRE DANS LES SOCIÉTÉS ITALIENNES COME ET METAL WORK
Le groupe a finalisé en janvier 2024 une prise de participation de 75 % dans le capital des sociétés COME S.R.L et Metal Work S.R.L, basées en Émilie-Romagne (Italie).
L’acquisition de ces deux partenaires historiques va permettre d’accompagner la croissance de Manitou Group en intégrant la production de composants stratégiques. COME et Metal Work continueront, par ailleurs, à développer l’activité auprès de l’ensemble de leurs clients.
La société COME S.R.L est spécialisée dans la production de pièces mécano-soudées. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros en 2023, principalement avec la société Manitou Italia S.R.L, et emploie 238 collaborateurs.
La société Metal Work S.R.L est spécialisée dans la découpe laser et le pliage. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 29 millions d’euros en 2023, principalement avec la société COME S.R.L, et emploie 66 collaborateurs.
RACHAT DES ACTIFS DE LA SOCIÉTÉ DEZZO EQUIPMENT
En octobre 2024, le groupe a finalisé le rachat des actifs de son distributeur sud-africain Dezzo Equipment, spécialisée dans la vente de matériel et de services Manitou depuis 2008.
Elle compte 28 salariés et a enregistré un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2023. Cet investissement va permettre au groupe de pérenniser ses activités et de renforcer le service auprès de ses clients dans la région.
POURSUITE DU PLAN D’INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS
En septembre 2024, le groupe a inauguré l’extension d’un site de production nord-américain à Yankton (USA). Cette extension vient notamment soutenir la production de la nouvelle gamme de chariots télescopiques dédiée au marché nord-américain. Avec 7 000 m² qui viennent s’ajouter aux 20 000 m² déjà existants, cet investissement permet au site de Yankton de se doter de moyens industriels innovants tels que des machines de découpe laser et une ligne de production totalement automatisée pour accompagner le développement du groupe aux États-Unis.
Le groupe a également débuté la construction d’une nouvelle usine de mécano-soudure. Cet investissement permettra au groupe d'internaliser une étape importante de la fabrication de nacelles élévatrices de personnes et de renforcer sa position d'acteur majeur sur ce marché. Situé à proximité des deux sites d’assemblage de nacelles de Candé (France), le chantier va s’étendre sur 74 000 m² pour 20 000 m² de bâtis industriels. Les travaux s’étaleront jusqu’à fin 2025 pour un démarrage de la production au début de l’année 2027. L’ouvrage bénéficiera de 6 000 m² de toiture en panneaux solaires, et d’un pilotage spécifique des énergies pour une optimisation de sa consommation. Parmi les équipements industriels figureront des postes de montage évolutifs qui amélioreront l’ergonomie et la sécurité des opérateurs.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
ACTIVITÉ, RÉSULTATS FINANCIERS 2024
2.3.ACTIVITÉ
PRISES DE COMMANDES DE LA DIVISION PRODUITS (EN M€)
Au 31 décembre 2024, le carnet de commandes ressort à 1 084,4 millions d’euros au 31 décembre 2024, en baisse de 52,3% par rapport à l’année précédente.
Ainsi, le niveau du carnet de commande se normalise et assure une visibilité d’environ six mois d’activité à la division Produits.
La baisse du carnet de commandes s’explique par :
- la fluidification de la chaîne opérationnelle avec une réduction des délais de livraison ;
- mais également par la baisse de 13,9% des prises de commandes qui s’élèvent à 1 055,9 millions d’euros contre 1 226,7 millions d’euros en 2023 dans un contexte économique et géopolitique qui s’est dégradé.
Néanmoins, les prises de commandes ont connu une progression au cours des deux derniers trimestres de 2024 et atteignent, au 4e trimestre 2024, un niveau que le groupe n’avait pas connu depuis le 3ème trimestre de 2022.
Cette dynamique confirme le retour progressif des marchés à des modes de fonctionnement plus fluides. En Europe du Nord, le niveau de stocks des concessionnaires reste cependant encore un peu élevé dans certains pays.
CHIFFRE D’AFFAIRES EN M€
En 2024, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 2 655,9 millions d’euros en 2024, en baisse de 7,5% à données réelles et de 8,0 % à données comparables par rapport à 2023, qui avait été une année record.
L’activité du groupe a été impactée par une détérioration du contexte économique et géopolitique, en particulier sur le second semestre 2024, malgré un rebond sur le marché américain, qui est la région la plus dynamique en fin d’année.
L’impact de change sur l’année est positif de 3 millions d’euros (0,1 point).
Le chiffre d’affaires de la division Produits est en baisse de 9,1 % (-9,7 % à taux de change et périmètre constants). La division Produits est la division plus impactée par le ralentissement de la demande. Dans ce contexte, elle a ajusté de façon très dynamique ses moyens de production pour répondre à la baisse des volumes.
La division S&S connaît une croissance de 2,6 % en 2024 sur l’ensemble de ses activités (+2,4 % à taux de change et périmètre constants). La division est portée par ses activités de revente de matériels d’occasions, de locations et de services et confirme sa résilience dans un contexte de baisse des activités.
Le chiffre d’affaires du groupe est en baisse dans toutes les zones géographiques, hors APAM, et plus particulièrement en Europe du Nord, notamment en Allemagne et dans les pays nordiques.
ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ PAR DIVISION (% DE VARIATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES)
ÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ PAR ZONE (% DE VARIATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES)
2.4.RÉSULTAT
2.4.1.RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT
Au cours de l’exercice 2024, bien que le taux de marge opérationnel soit en légère progression de 0,1 points avec un niveau record à 7,5% du chiffre d’affaires, le résultat opérationnel courant du groupe ressort à 199,0 millions d’euros (7,5% du chiffre d’affaires), en baisse par rapport à l’année 2023 (211,6 millions d’euros, soit 7,4% du chiffre d’affaires).
La dynamique et le niveau de marge constaté en début d’année a été impactée par la baisse de l’activité au second semestre dans un contexte économique dégradé.
Ainsi, le recul du résultat opérationnel courant résulte principalement de :
- la baisse du chiffre d’affaires sur le second semestre ;
- Le chiffre d’affaires est en recul sur la totalité de ses marchés et sur l’ensemble des zones géographiques, malgré un rebond sur le marché américain ;
- un taux de marge sur coût des ventes en hausse de 1,8 points. Bien qu’impacté par la hausse des charges d’amortissements liés aux programmes d’investissements, il a bénéficié en début d’année de la politique tarifaire mise en place les années précédentes et d’une bonne maîtrise du prix des achats de matière ;
- une hausse des frais de R&D (+7,9 %, soit 3,2 millions d’euros) avec une accélération des programmes d’innovation visant à lancer de nouveaux modèles, notamment des machines électriques afin d’atteindre les objectifs de la trajectoire carbone du groupe ;
- et une augmentation des frais de structure sur la période (+10,8 %, soit 25,4 M€) impacté par un renforcement des moyens pour soutenir l’activité commerciale dans un environnement concurrentiel, par la volonté du groupe de poursuivre sa structuration et d’accompagner ses projets et par l’intégration des sociétés Come et Metal Work.
2.4.2. RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
Le résultat opérationnel s’élève à 195,0 millions d’euros, soit 7,3% du chiffre d’affaires, en baisse de 12,7 millions d’euros par rapport à 2023 (207,6 millions d’euros, soit 7,2% du chiffre d’affaires).
En 2024, ce résultat comprend des charges opérationnelles non courantes nettes à hauteur de 4,1 millions d’euros (3,9 millions d’euros en 2023), dont des frais pour litiges et des frais de restructuration de 3,2 millions d’euros et des coûts de 0,9 million d’euros liés à la croissance externe.
En 2023, les charges nettes de 3,9 millions d’euros, étaient relatives à des frais de litiges pour 5,1 millions d’euros, des coûts liés à la croissance externes pour 1,7 million d’euros et un produit lié à l’externalisation d’un plan de pension de 3,5 M€.
2.4.3. RÉSULTAT NET
RÉSULTAT DES SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE
Le résultat des sociétés mises en équivalence s’établit à 2,8 millions d’euros, en hausse de 0,3 million d’euros par rapport à 2023.
Ce résultat provient des sociétés Manitou Group Finance et Manitou Finance LTD, détenues à 49 % par le groupe et à 51 % par BNP Paribas Leasing Solutions. Elles offrent des solutions de financement, de leasing et de location longue durée aux utilisateurs finaux des produits du groupe, notamment en France, au Royaume-Uni et en Italie, ainsi que des solutions de financement des stocks des concessionnaires.
RÉSULTAT FINANCIER
Le résultat financier ressort à -25,1 millions d’euros, contre -16,1 millions d’euros en 2023. La variation de la charge s’explique par la hausse de la dette du groupe et des taux d’intérêt, et des effets de change défavorables.
TAUX D’IMPOSITION
Le taux d’impôt sur le résultat net courant s’établit à 29,9 % contre 26,4 % en 2023. Voir note 11.3 de l’annexe des comptes consolidés au 31 décembre 2024.
Les impôts sur les résultats s’inscrivent à -50,8 millions d’euros, contre -50,6 millions d’euros en 2023.
RÉSULTAT NET
Le résultat net du groupe ressort à 121,9 millions d’euros, soit 4,6 % du chiffre d’affaires, en baisse de 21,6 millions d’euros par rapport à 2023.
2.5. PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE PAR DIVISION
2.5.1. DIVISION PRODUITS
La division Produits a réalisé un chiffre d’affaires de 2 247 millions d’euros, en baisse de 9,1 % par rapport à 2023 (-9,7 % à taux de change et périmètre constants) qui avait été une année record. Elle a été impactée par le ralentissement de la demande dans un contexte politique et géopolitique dégradé au second semestre 2024.
Le chiffre d’affaires de la division est en recul sur la totalité de ses marchés et sur l’ensemble des zones géographiques, malgré un rebond sur le marché américain en fin d’année.
La division a ajusté de façon très dynamique son organisation au contexte actuel tout en maintenant son travail de fond pour accompagner la croissance long terme du groupe (inauguration de l’extension de l’usine de Yankton aux Etats-Unis, et lancement de la construction en France d’une nouvelle usine de mécano-soudure pour les nacelles).
La marge sur coût des ventes de la division ressort à 393,8 millions d’euros, en hausse de 4,2 % par rapport à l’année 2023. Cette variation s’explique, malgré le recul de l’activité, par un taux de marge en amélioration de 2,2 points. Le redressement de la marge s’explique par la politique tarifaire, une hausse des prix des matières limitées et à l’amélioration de l’efficacité industrielle grâce aux programmes d’investissements.
Les frais de R&D sont en progression de 3,2 millions d’euros reflétant l’augmentation des ressources afin de poursuivre des programmes d’innovation de manière à atteindre notamment les objectifs du groupe en matière de trajectoire carbone.
Les frais de structure sont également en hausse de 12,1 % (+18,5 millions d’euros). Cette hausse s’explique par l’augmentation des prix, un renforcement des moyens pour soutenir l’activité commerciale dans un environnement économique dégradé et du besoin de ressources pour accompagner la division dans ses enjeux.
Ainsi, le résultat opérationnel courant de la division Produits est en baisse de 2,5 millions d’euros (- 1,3 %) pour atteindre 181,1 millions d’euros (8,1 % du chiffre d’affaires) contre 183,6 millions d’euros en 2023 (7,4 % du chiffre d’affaires).
2.5.2. DIVISION S&S
Avec 409 millions d’euros, le chiffre d’affaires de la division S&S enregistre une progression de 2,6 % du chiffre d’affaires sur l’année (+2% à taux de change et périmètre constants). La division est portée par ses activités machines d’occasion, location et services et confirme sa résilience dans un contexte de baisse des activités.
L’activité a progressé principalement sur les zones Europe du Sud et APAM (Asie, Pacifique, Afrique, Moyen-Orient). L’activité est en léger recul sur la zone Amériques.
La marge sur coût des ventes est en baisse de 3,6 million d’euros (-3,3 %) par rapport à l’année 2023, et s’établit à 106,3 millions d’euros. Cette variation s’explique principalement par un taux de marge en baisse sur la période de 1,6 point, impacté par une pression sur les prix de ventes des.
2.6. FLUX DE TRÉSORERIE ET STRUCTURE FINANCIÈRE
2.6.1. ÉVOLUTION DES CAPITAUX PROPRES
Au 31 décembre 2024, les capitaux propres consolidés s’établissent à 976 millions d’euros contre 895 millions d’euros au 31 décembre 2023. Cette augmentation nette de 81 millions d’euros s’explique essentiellement par :
- le résultat consolidé de l’exercice de 122 millions d’euros ;
- le versement de dividendes aux actionnaires du groupe à hauteur de -52 millions d’euros ;
- la variation des écarts de conversion pour +15 millions d’euros ;
- et par les pertes actuarielles nettes d’impôts différés de -5 millions d’euros relatifs aux engagements de retraite et aux instruments financiers.
2.6.2. FLUX DE TRÉSORERIE ET ENDETTEMENT
La capacité d’autofinancement du groupe a légèrement diminué de 1 million d’euros à 256 millions d’euros contre 257 millions d’euros en 2023. La baisse du résultat net a été compensée par l’augmentation des charges d’amortissements et de dépréciations et la charge d’impôts est restée stable.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) baisse de 85 millions d’euros contre une hausse de 237 millions d’euros en 2023. En 2024, la variation du BFR s’explique principalement par :
- une baisse des stocks, notamment des en-cours de production ;
- la baisse des dettes fournisseurs, des autres créances et des créances clients, impactés par le ralentissement de l’activité en fin d’année. La baisse des créances client s’explique également par la mise en place d’un contrat d’affacturage et d’une politique de préfinancement sur les contrats de wholesale.
Ainsi, la trésorerie d’exploitation générée au cours de la période ressort à 250 millions d’euros (-53 millions d’euros en 2023).
Les flux d’investissements nets (hors flotte locative) sont en hausse par rapport à l’exercice antérieur et s’établissent à 136 millions d’euros. La hausse des investissements de la période est la conséquence de la poursuite du déploiement des plans d’investissements et comprend 24 millions d’euros pour l’acquisition des titres des sociétés COME et Metal Work et la reprise des activités de la société Dezzo (voir note 3 de l’annexe des comptes consolidés au 31 décembre 2024).
Le groupe a par ailleurs procédé à la distribution de dividendes pour 52 millions d’euros contre 24 millions d’euros en 2023. Ainsi, au 31 décembre 2024, la trésorerie ressort à 38 millions d’euros pour -11 millions d’euros en trésorerie d’ouverture.
L’endettement financier net (retraité d’IFRS 16) ressort à 370 millions d’euros au 31 décembre 2024, en diminution de 19 millions d’euros par rapport à fin décembre 2023. Le ratio de l’endettement financier net (retraité d’IFRS 16) rapporté à l’EBITDA est de 1,4 (leverage ratio) contre 1,5 au 31 décembre 2023. Le ratio d’endettement financier net (retraité d’IFRS 16) sur les capitaux propres (gearing) est de 38,0% contre 43,5% au 31 décembre 2023.
| 2023 | 2024 | |
|---|---|---|
| Dette nette retraitée d'IFRS 16 / Capitaux propres (Gearing) | 43,5% | 38,0% |
| Dette nette / Capitaux propres (Gearing) | 46,1% | 40,8% |
| Dette nette retraitée d'IFRS 16 / EBITDA retraité d'IFRS 16 | 1,5 | 1,4 |
| Dette nette / EBITDA | 1,5 | 1,5 |
2.6.3. INVESTISSEMENTS
En 2024, les investissements du groupe sont à un niveau record et s’élèvent à 142 millions d’euros contre 126 millions d’euros en 2023. Cette hausse s’explique principalement par la reprise des investissements en flottes de matériel destinées aux activités de location et par la poursuite du déploiement des plans d’investissements capacitaires annoncés en France et aux États-Unis. Ces investissements visent à accélérer la transition énergétique, la digitalisation et le déploiement des activités de service. Ils s’inscrivent dans le plan stratégique New Horizons 2025.
Aux États-Unis, les investissements ont été réalisés sur le site de production nord-américain de Yankton, basé au Dakota du Sud. Ils portent sur une extension de 7 000 m² qui viennent notamment soutenir la production de la nouvelle gamme de chariots télescopiques dédiée au marché nord-américain. Cet investissement permet au site de Yankton de se doter de moyens industriels innovants tels que des machines de découpe laser et une ligne de production totalement automatisée pour accompagner le développement du groupe aux États-Unis.
En France, les investissements industriels sont alloués au réaménagement et à l’extension des sites de production, notamment au site de Candé avec le début de la construction d’une nouvelle usine de mécano-soudure. Cet investissement permettra au groupe d'internaliser une étape importante de la fabrication de nacelles élévatrices de personnes et de renforcer sa position d'acteur majeur sur ce marché.
Les investissements incorporels représentent 22% des investissements, soit 32 millions d’euros. Ils correspondent essentiellement à des frais de développement de nouveaux produits ou technologies (22 millions d’euros), notamment liés à des machines électriques, à des investissements informatiques (10 millions d’euros) et à des brevets et autres incorporels (1 millions d’euros).
Les investissements corporels représentent 78% des investissements du groupe dont 33 % en bâtiments, 42 % en équipements industriels et 26% en flottes de matériels. Ces investissements intègrent également l’acquisition d’équipements de matériels (6,8 millions d’euros) et de frais de R&D (6,9 millions d’euros) pour le développement et la fabrication de machines électriques et à hydrogènes ainsi que de batteries.
2.6.4. INVESTISSEMENT EN RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
La recherche et développement est au cœur de la stratégie et de l’ambition du groupe. Elle vise à différencier son offre et à créer de la valeur pour le client, que ce soit via les machines, les accessoires mais aussi les services et solutions associés. La R&D travaille également à la réduction du coût de possession total des machines, tout en améliorant leur performance et leur impact environnemental.
L’activité est conduite à partir :
- d’études d’évolution d’usage ou de marché de ses clients ;
- d’études pour mieux comprendre et maîtriser les évolutions technologiques qui touchent les métiers ;
- d’une veille permanente sur les évolutions technologiques réalisées dans des secteurs d’activité périphériques (automobile, etc.) ;
- de collaborations établies avec des fournisseurs ou des institutions publiques et privées qui développent des solutions technologiques innovantes.
Elle s’attache par ailleurs à répondre aux besoins des trois types de clients à qui s’adresse une machine :
- le propriétaire, qui en attend de la performance et un retour sur investissement ;
- l’utilisateur, le conducteur, qui en attend de la sécurité, de l’ergonomie et une facilité d’utilisation ;
- la personne chargée de son entretien, qui en attend de la fiabilité et un niveau de service associé élevé.
La recherche et développement du groupe est composée d’une direction centrale de l'innovation et de sept bureaux d'études et de R&D décentralisés, chacun étant dirigé par la ligne produits pour laquelle il travaille. Les équipes de recherche représentent 7, 5% des effectifs du groupe.
En 2024, Manitou Group a déployé sa nouvelle solution globale de gestion du cycle de vie de ses produits sur le territoire américain, moins de deux ans après le lancement du projet. S’inscrivant dans la transformation digitale du groupe, la mise en place de cet outil a pour but d’uniformiser ses processus de conception, de méthodes industrielles, de fabrication et des services pré ou post ventes tels que les instructions de kittings, les nomenclatures de pièces de rechange ou les informations relatives à la formation de personnel après-vente.
Dédié notamment à la gestion de la base de données machines, aux éléments liés aux différents composants et à leur nomenclature, cet outil sera implémenté pour rationaliser et simplifier la conception des produits dans l’ensemble des 10 sites de production du groupe répartis aux États-Unis, en Inde, en Italie et en France. À cet outil innovant s’ajoute le choix d’un logiciel pour l’ingénierie des produits en tant qu’outil CAD (Computer Aided Design) voué à la conception assistée par ordinateur. Ce projet significatif s’inscrit pleinement dans la volonté du groupe de faire de sa transformation digitale l’un des piliers de sa feuille de route stratégique.
CHIFFRES CLÉS
En 2024, le groupe a poursuivi ses programmes de recherche et développement avec des dépenses et investissements en hausse de 6,2 millions d’euros (+11 %) comparées à l’année 2023.
| en millions d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Frais capitalisés | 16,5 | 19,5 |
| % du CA | 0,6% | 0,7% |
| Frais non capitalisés et dotations aux amortissements | 40,4 | 43,5 |
| % du CA | 1,4% | 1,6% |
| TOTAL | 56,9 | 63,1 |
| % du CA | 2,0% | 2,4% |
Le groupe détient un ensemble de brevets protégeant les innovations développées dans ses différents bureaux d’études. Le nombre total de brevets actifs à la fin de l’exercice 2024 dépasse les 200. Par ailleurs, 23 demandes de brevet ont été déposées en 2024, dont 5 dans le domaine de la transition énergétique.
DÉVELOPPEMENT D’INNOVATIONS ET LANCEMENT DE NOUVEAUX PRODUITS
L’année 2024 a vu l’identification ou la confirmation des axes technologiques stratégique clés que sont :
- les énergies, avec des développements de machines à alimentation électrique, à l’hydrogène ou par l’hybridation de celles-ci ;
- les applications robotiques, sur toute la chaîne de valeur, et pour une transition vers la collaboration homme-machine ;
- la connectivité de ses machines et l’exploitation de ses données afin d’offrir de la valeur à ses différents types de clients (opérateur, chef de chantier, grand compte) ;
- une expérience utilisateur améliorée, harmonisée et adaptable pour toutes les gammes de ses produits ;
- des premiers travaux dans le cadre de l’intégration future d’intelligence artificielle au sein de ses produits.
A cet effet, dans le cadre du programme France 2030, visant à accélérer la transformation des secteurs clés de l’économie par l’innovation, Manitou Group a vu son projet PROTECH approuvé. Ce dernier consiste en un développement de solutions intelligentes de sécurité sur les engins de manutention. Il répond au plan de “maturation technologique et démonstration de solutions d’intelligence artificielle embarquée” du programme France 2030 et a pour objectif de soutenir les innovations matérielles et logicielles liées à l'IA embarquée.
Manitou Group ambitionne ainsi de réaliser et de mettre au point un système de capteurs supervisé par Intelligence Artificielle (IA), afin de détecter et prévenir les situations à risque liées à l’utilisation des engins de manutention conçus et distribués par le groupe.
Ce projet témoigne de l’importance stratégique pour Manitou Group d’améliorer la sécurité des utilisateurs et de l’usage des engins de manutention dans les situations de coactivité, présentes notamment dans les secteurs de la construction, de l'agriculture, et des industries dans leur ensemble.
Dans le cadre de sa transition énergétique, le groupe a :
- lancé une gamme de nacelles ciseaux 100% électriques dont la conception et production sont dorénavant complètement intégrées.
- lancé une nouvelle gamme de chariots industriels électriques ME Lift avec technologie de batteries Lithium Ion ;
- étendu, avec une version 12m la gamme de nacelles articulées 120 AETJ ;
- présenté en avant-première le premier chariot télescopique électrifié sur une base de modèle d’occasion à propulsion thermique. Initié début 2023, et après un an d’études sur la faisabilité technique de ce projet, les équipes R&D ont proposé un kit d’électrification répondant au cahier des charges partagé par le client. Tous les critères en matière de sécurité sont respectés, avec performance équivalente à sa version thermique. Le rétrofit constitue une solution de transition à la fois durable et circulaire avec une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à une machine thermique.
Manitou Group a également intégré une démarche d’écoconception en mettant à contribution toutes les équipes (marketing, R&D, achats...) sur des solutions durables. Le règlement sur l’écoconception pour les produits durables étant axé sur la transparence et la durabilité afin de maîtriser les matériaux critiques, l’opportunité d’aller plus loin dans l’optimisation du cycle de vie de nos produits va ainsi de pair.
L’un des objectifs est de suivre les matériaux depuis leur extraction jusqu’à leur fin de vie/recyclage.
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ACTIVITÉ, RÉSULTATS FINANCIERS 2024
Par exemple, le produit de passeport numérique (DPP), comme une carte d’identité, sera un outil pour cette réalisation circulaire. L’objectif est de renforcer le réemploi des matériaux et des pièces dans les produits de seconde vie afin de réduire l’empreinte environnementale du groupe et de gérer la raréfaction des matières premières.
L’objectif à long terme est de suivre les composants stratégiques et les machines de seconde main pour déployer une économie circulaire au sein du groupe.
Le groupe poursuit également le lancement de nouveaux produits et le renouvellement de ses gammes de produits afin d’y intégrer les évolutions normatives requises ainsi que des améliorations substantielles pour ses utilisateurs.
En 2024, l’année a été marquée par le lancement :
- d’une nouvelle gamme de chariots télescopiques compacts MTA 519 et TH 5-19 à destination du marché américain ;
- de 14 modèles dans le cadre de l’évolution de la gamme MLT NewAG avec notamment un système de pesée intelligent, un nouveau modèle de 9 m, et le déploiement sur l’ensemble de la gamme des automatismes tels que le levage rapide de la flèche, le retour en position et le secouage du godet ;
- du lancement sur les marchés nord et sud américains du chariot télescopique MLT/MLT-X 850, conçu pour répondre parfaitement aux besoins des grandes exploitations agricoles, des ETA, des coopératives, de l'agro-industrie mais aussi du secteur du recyclage et de l'environnement ;
- du chariot télescopique MT-X 735/1135 en motorisation Stage 3A ;
- des chargeuses compactes 1950RT.
2.7. ÉVÉNEMENTS POST-CLÔTURE
À la connaissance du groupe, il n’existe pas d’événement postérieur à la clôture significatif à la date d’arrêté des comptes consolidés clos le 31 décembre 2024 par le Conseil d’administration du 6 mars 2025.
2.8.PERSPECTIVES
2.8.1.HYPOTHÈSES
Les perspectives pour l’exercice comptable clos les 31 décembre 2025 présentés ci-dessous sont basées sur des données, hypothèses et estimations considérées comme raisonnables par le groupe à la date de publication de ce document. Ces perspectives résultent du processus budgétaire et du carnet de commandes du groupe au 31 décembre 2024. Elles ont été établies sur une base comparable aux informations financières historiques et conformément aux méthodes comptables appliquées aux états financiers consolidés du Groupe pour l’exercice clos le 31 décembre 2024 décrites dans les états financiers consolidés.
Les données et hypothèses peuvent évoluer ou être modifiées en raison d’incertitudes liées à l’environnement financier, comptable, concurrentiel, réglementaire et fiscal ou d’autres facteurs dont le Groupe n’a pas connaissance à la date d’enregistrement de ce document. Par ailleurs, ces perspectives n’incluent pas d’éventuelles nouvelles acquisitions.
2.8.2.PERSPECTIVES POUR L’EXERCICE 2025
Au vu de la pression concurrentielle et du dynamisme des marchés, le groupe anticipe pour 2025 un chiffre d'affaires stable et un taux de résultat opérationnel courant de l’ordre de 5,5 % du chiffre d'affaires. Cette perspective s'inscrit dans la continuité de l’activité moins soutenue observée au second semestre 2024 et pourrait évoluer, notamment en raison des incertitudes liées à l’actualité géopolitique et l’évolution des droits de douanes.
3.ÉTAT DE DURABILITÉ
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.1.PRÉAMBULE
Conformément à la directive européenne 2013/34/UE relative aux normes d'information en matière de durabilité, telle que modifiée par la directive (UE) 2022/2464 (Corporate Sustainability Reporting Directive, dite CSRD) du Parlement européen et du Conseil, Manitou Group publie son premier état de durabilité au titre de l'année 2024.
Ce rapport, qui remplace la déclaration de performance extra-financière, est élaboré selon les normes européennes de reporting en matière de durabilité (European Sustainability Reporting Standards ou ESRS). Ces normes fournissent un cadre complet pour la publication des informations extra-financières, traitant des questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
À travers ce rapport, Manitou Group souhaite partager son analyse des enjeux de durabilité de son modèle d’affaires et la manière dont il intègre la durabilité dans ses valeurs et son modèle d’affaires, dans ses processus industriels et dans ses relations avec toutes ses parties prenantes dans le cadre d’une trajectoire de transformation progressive de toute la chaîne de valeur. En particulier, le groupe souhaite mettre en lumière son engagement à offrir des solutions innovantes qui répondent aux besoins de ses clients tout en respectant les principes de développement durable sur des marchés en profonde mutation.
Le groupe est convaincu que son approche responsable est essentielle pour assurer la pérennité de ses activités et pour contribuer positivement aux objectifs environnementaux et sociétaux.
Pour cette première publication, le groupe s’est attaché à appliquer les exigences normatives fixées par les normes ESRS, telles qu’applicables à la date d’établissement de l’état de durabilité, sur la base des informations disponibles au moment de l’établissement de l’état de durabilité.
Certaines données feront l’objet d’une application progressive telle que le permettent les normes ESRS « phase-in », soit parce que l’information n’est pas pertinente sur l’exercice, soit parce qu’elle n’est pas encore disponible dans un format compatible avec les exigences ESRS. À ce titre, certains points de données absents sur l’exercice 2024 pourront donc être publiés dans les états de durabilité ultérieurs. Un travail est engagé dès à présent afin de pouvoir collecter ces données et des informations qualitatives ont été fournies, à chaque fois qu’elles pouvaient éclairer le lecteur sur les enjeux de durabilité concernés.
Par ailleurs, ce premier état de durabilité du groupe est caractérisé par des spécificités contextuelles et des incertitudes liées à la première année d’application des exigences CSRD :
▪ l’absence de pratiques établies notamment pour approfondir l’analyse des impacts, risques et opportunités sur la chaîne de valeur ;
▪ le recours à des exclusions de périmètre opérées au cas par cas sur certaines données telles que précisées à la section 3.2.1.1.1. « Périmètre du rapport de durabilité » du présent chapitre ;
▪ certains points de données obligatoires dès 2024 ne sont pas disponibles ou insuffisamment fiables pour répondre aux exigences de la CSRD à la clôture au 31 décembre 2024 en raison de contraintes de délais nécessaires pour leur mise en place, notamment les informations relatives à des politiques, actions et cibles. Ils seront publiés progressivement dans les rapports de durabilité ultérieurs.
Dans ce contexte, basé sur les pratiques et recommandations de place ainsi que sur une meilleure connaissance de ces nouvelles dispositions réglementaires et normatives, le groupe pourra être amené à revoir certaines pratiques de reporting et de communication dans les prochaines versions de son état de durabilité. Ces évolutions, si elles étaient amenées à se présenter, seront explicitées et justifiées en toute transparence dans les prochains états de durabilité.
Le groupe s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue dans cet exercice de transparence en matière de reporting et de communication.
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ÉTAT DE DURABILITÉ
3
3.2 INFORMATIONS GÉNÉRALES
3.2.1 BASE D’ÉTABLISSEMENT DES DÉCLARATIONS
3.2.1.1 BASE GÉNÉRALE D’ÉTABLISSEMENT DES DÉCLARATIONS RELATIVES À LA DURABILITÉ (BP-1)
Le rapport de durabilité de Manitou Group repose sur une approche de double matérialité des enjeux de durabilité, prenant en compte à la fois l’impact du groupe sur l’environnement et sur la société civile, l’influence des questions environnementales, sociales et sociétales sur les activités et performances du groupe. Cette analyse étendue à la chaîne de valeur amont/aval met en évidence les Impacts, Risques et Opportunités (IRO) découlant des enjeux matériels du groupe en matière de durabilité. Pour préparer ce rapport, Manitou Group a recueilli et consolidé des données provenant de l’ensemble de ses activités et de sa chaîne de valeur qui a été consultée dans une précédente analyse de matérialité faite en 2020 et complétée lors de la réalisation de l’analyse de double matérialité validée en 2024. Le présent état de durabilité fait l’objet d’un rapport d’assurance limitée, comme l’exige la réglementation.
3.2.1.1.1 PÉRIMÈTRE DU RAPPORT DE DURABILITÉ
PÉRIMÈTRE DE REPORTING AU SEIN DE MANITOU GROUP
Le rapport de durabilité a été préparé sur une base consolidée et intègre l’ensemble des filiales incluses dans le périmètre de consolidation financière sauf mention contraire explicitement précisée. La liste des sociétés incluses dans le périmètre de consolidation est présentée dans le chapitre 7, à la note 18 « Liste des filiales et participations » du présent Document d'enregistrement universel.
Les règles détaillées de périmètre par type de reporting sont présentées dans les paragraphes suivants. Les exclusions du périmètre de reporting sont mentionnées dans la description de chaque reporting ou en notes de bas de page le cas échéant.
Les sociétés acquises dans l’année sont incluses dans les différents reporting sauf mention contraire.
PÉRIMÈTRE DE REPORTING DE L’EMPREINTE CARBONE DU GROUPE (VOIR NORME E1 – CHANGEMENT CLIMATIQUE, SECTION 3.3.1.)
Conformément aux normes de reporting des gaz à effet de serre (GES), Manitou Group déclare ses émissions de GES au-delà du périmètre de ses activités directes sur l’ensemble de sa chaîne de valeur sauf exclusions explicitement précisées. La méthode employée pour quantifier les émissions carbone du groupe est conforme aux lignes directrices du GHG5 Protocol6.
Le périmètre du reporting de l’empreinte carbone du groupe est identique au périmètre de la consolidation financière. Il inclut l’ensemble des sites de production, de logistique et de distribution des filiales du groupe. Les sociétés qui ont été acquises au cours de l’année du reporting sont également incluses dans ce périmètre.
Les données rapportées concernent :
- le scope 1 : les émissions directes de GES provenant de sources d’énergie détenues ou contrôlées par Manitou Group ;
- le scope 2 : les émissions indirectes résultant de la production d’électricité, de vapeur, de chaleur ou de froid achetés ou acquis, consommés par le groupe et ;
- le scope 3 : les émissions indirectes de GES (non incluses dans les émissions de GES du scope 2) produites dans la chaîne de valeur amont/aval du groupe.
PÉRIMÈTRE DU REPORTING ENVIRONNEMENTAL (HORS EMPREINTE CARBONE DU GROUPE) (NORMES ESRS E2 - POLLUTION, SECTION 3.3.2. ET E5 – UTILISATION DES RESSOURCES ET ÉCONOMIE CIRCULAIRE, SECTION 3.3.3.)
Le reporting des enjeux pollution (E2) et économie circulaire (E5) couvre l’ensemble des filiales incluses dans le périmètre de consolidation financière sauf exclusion explicitement mentionnées pour les indicateurs concernés. Les
3.2.1.2. PÉRIODE DE REPORTING ET ANNÉE DE RÉFÉRENCE
Les données environnementales, sociales et sociétales sont reportées au 31 décembre de l’année de reporting échue, sur le périmètre d’une année civile. Lors de la soumission de la trajectoire de décarbonation de Manitou Group à l'organisme Science Based Targets Initiatie (SBTi), l’année 2019 a été utilisée comme année de référence pour les objectifs liés à la décarbonation.
A noter enfin que des informations issues d'autres législations ou normes et cadres internationaux sont incluses dans ce rapport de durabilité.
6 Protocole international proposant un cadre pour mesurer et gérer les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du secteur privé et public.
3.2.1.3. PUBLICATION D’INFORMATIONS RELATIVES À DES CIRCONSTANCES PARTICULIÈRES (BP-2)
3.2.1.3.1. HORIZONS TEMPORELS
Dans le cadre de la réalisation de son rapport de durabilité, Manitou Group a utilisé les trois horizons temporels tels que préconisés dans le règlement délégué dans la norme ESRS 1, section 6.4. « Déclaration du court, du moyen et du long terme à des fins de publication d’information ». Ainsi pour l’horizon temporel à court terme le groupe s’est aligné sur la période de référence de ses états financiers, c’est-à-dire une année. L’horizon temporel à moyen terme couvre les périodes d’un à cinq ans. L’horizon temporel à long terme couvre la période au-delà de cinq ans.
3.2.1.3.2. ESTIMATIONS CONCERNANT LA CHAÎNE DE VALEUR
Les métriques du bilan carbone de Manitou Group incluent des données provenant de sources indirectes pour estimer les émissions générées dans la chaîne de valeur. Ainsi, les émissions liées aux achats de matières premières pour la production des machines sont évaluées à partir des facteurs d’émission génériques. Les facteurs d’émissions par matière première sont basés sur des données disponibles publiquement.
Concernant les émissions liées aux achats pour la production des machines, un facteur d’émissions a été calculé pour onze machines de référence à partir de chaque composant. Ensuite chaque machine produite a été associée à une machine de référence. Ainsi chaque machine produite s’est-elle vue attribuer un facteur d’émission.
Afin d'améliorer la précision des émissions liées aux achats des machines produites dans les années à venir, plusieurs actions sont prévues. Manitou Group calculera un facteur d’émission pour chaque modèle de machine produite. Par ailleurs, Manitou Group pourra affiner la composition par matière première de ses machines produites grâce à la mise en place de nouvelles technologies de modélisation tel qu’un outil d’éco-conception et par le déploiement de programmes de formation interne organisés pour sensibiliser les équipes sur les meilleures pratiques de collecte et d'analyse des données.
3.2.1.3.3. SOURCES D’INCERTITUDE ASSOCIÉES AUX ESTIMATIONS ET AUX RÉSULTATS
Certaines métriques de Manitou Group sont soumises à un niveau d’incertitude en raison de la difficulté à obtenir des données précises. Par exemple, pour certains sites, il n’a pas été possible d’obtenir les consommations réelles sur les consommations d’énergie. Celles-ci ont dû être estimées sur la base des consommations des années précédentes pour le même site ou sur la base des consommations d’énergie de sites du groupe de taille et d’activités similaires. De même, pour certains véhicules dont les distances parcourues et/ou les consommations de carburant de l’année n’ont pas pu être collectées, des estimations ont été utilisées sur la base de véhicules et des pratiques de conduite du chauffeur similaires.
Par ailleurs, la qualité des données fournisseurs peut varier sensiblement en fonction des informations disponibles et de leur transparence, créant une incertitude dans les calculs des émissions. En outre, les modèles d’émission utilisés pour estimer les impacts environnementaux sont parfois génériques, ce qui ne reflète pas toujours précisément les spécificités des pratiques industrielles locales. L’incertitude est également présente dans l’estimation des émissions de transport, car la variabilité des types de transport et des distances réelles parcourues n'est pas toujours bien documentée.
Pour plus de détails concernant les estimations pratiquées, voir la norme ESRS E1 – Changement climatique, section 3.3.1.
3.2.1.3.4. PUBLICATION D’INFORMATIONS ISSUES D’AUTRES ACTES LÉGISLATIFS
Manitou Group n’apporte aucun complément aux obligations ESRS et ne s’appuie sur aucun autre standard européen validés par l’European standardisation system.
3.2.2. GOUVERNANCE DE LA DURABILITÉ
3.2.2.1. LE RÔLE DES ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET/OU DE SURVEILLANCE (GOV-1)
Manitou Group s’appuie sur une structure de gouvernance décrite en détail dans le chapitre 5 du présent document « Rapport sur le gouvernement d’entreprise » à la section 5.1. « La gouvernance ».
Pour mener à bien ses ambitions en matière de durabilité, Manitou Group s’est doté d’une gouvernance de la durabilité structurée autour d’instances opérationnelles et d'un suivi par le Conseil d’administration. Les missions de chaque organe sont détaillées ci-après :
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ÉTAT DE DURABILITÉ
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION
Pour plus d’informations sur la composition du Conseil d'administration et de ses comités spécialisés, veuillez consulter la section 5.1.3. « Informations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs du Conseil d’administration ».
Conscient de l'importance croissante des enjeux de durabilité pour les activités du groupe, le Conseil d’administration s'engage à garantir la prise en compte des considérations environnementales et sociétales dans ses délibérations stratégiques et leur intégration dans la vision à long terme de l'entreprise.
À ce titre, il valide les orientations stratégiques proposées par la Direction Générale.
Il est informé de l’avancement de la feuille de route RSE dans le cadre du plan « Elevation » présenté ci-après, et revoit les politiques et programmes de la feuille de route. Il s’informe des obligations règlementaires en matière de durabilité, des évolutions et bonnes pratiques ainsi que des points de vue et attentes des parties prenantes.
Enfin, une revue des éléments de gouvernance (politique, organisation, formation, outils) et une revue des benchmarks sectoriels sont également réalisées.
La trajectoire carbone de Manitou Group, co-construite entre le Comité exécutif et le Comité de pilotage RSE est validée par le Conseil d’administration.
Le Conseil d’administration s’appuie pour ses prises de décisions en matière de durabilité sur ses quatre comités spécialisés :
- le Comité RSE ;
- le Comité d’audit ;
- le Comité des rémunérations ;
- le Comité stratégique.
Les travaux des Comités RSE, d’audit, des rémunérations et stratégique font l'objet d’une restitution écrite et orale systématique au Conseil d’administration.
CARTOGRAPHIE DES COMPÉTENCES ET FORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN 2024
Certains des membres du Conseil d’administration disposent de compétences, d'expertise et d'expérience dans le domaine de la durabilité, permettant le suivi des impacts, risques et opportunités identifiés chez Manitou Group, que ce soit dans les domaines de la transition écologique, des enjeux sociaux ou des questions de gouvernance et de conduite des affaires.
Pour appréhender les défis auxquels l'entreprise est confrontée en matière de responsabilité sociale et environnementale, les membres du Conseil d’administration ont suivi une formation collective d’une journée en 2024, sur le contexte international et ses évolutions, les enjeux de durabilité et le plan d’actions RSE de Manitou Group. Cette formation a été assurée par les membres de la Direction RSE.
LE COMITÉ RSE
Le Comité RSE examine la stratégie, les ambitions et les engagements du groupe en matière de responsabilité environnementale et sociétale, en s’assurant de leur cohérence avec la stratégie globale du groupe.
Il revoit la matrice de double matérialité et supervise le suivi des impacts, des risques et des opportunités en lien avec les politiques et orientations stratégiques associées.
Le comité prend connaissance du rapport de durabilité et de la cohérence globale avec la cartographie des risques, revoit les notations ESG et les benchmarks sectoriels et assure ainsi une surveillance et une évaluation rigoureuses des pratiques RSE de l'entreprise.
Il se concentre sur les enjeux majeurs tels que le changement climatique, l’économie circulaire, la sécurité des utilisateurs, l’intégration des enjeux liés à la RSE dans la chaîne de valeur et la conduite des affaires.
LE COMITÉ D’AUDIT
Le Comité d’audit revoit l'analyse de double matérialité des enjeux (incluant les impacts, risques et opportunités) et la cartographie des risques du groupe. Il veille à l’exactitude et la sincérité des informations extra-financières incluses dans le rapport de durabilité annuel (CSRD). Il examine les questions de conformité liées à la RSE, telles que la lutte contre la corruption, les mécanismes d’alerte, la protection des données, la qualité des données extra-financières. Il est également informé du suivi des indicateurs de la feuille de route RSE.
LE COMITÉ DES RÉMUNÉRATIONS
Le Comité des rémunérations examine les politiques relatives à l'emploi et aux conditions de travail au sein de l'entreprise. En se concentrant sur des domaines cruciaux tels que la santé et la sécurité des employés, la gestion des talents et le développement des emplois, le comité assure une revue des impacts sociaux des principaux projets de restructuration et de réorganisation de l'entreprise. Le Comité des rémunérations apporte ses recommandations au Conseil d’administration sur la prise en compte des enjeux ESG dans les politiques de rémunérations.
LE COMITÉ STRATÉGIQUE
Dans le cadre de l'élaboration de la stratégie, le Comité stratégique peut être amené à instruire et émettre des recommandations au Conseil d’administration sur des sujets en lien avec des enjeux de durabilité. Ceci peut être le cas, par exemple, dans les travaux effectués dans le cadre de la feuille de route RSE du groupe ou lors de la revue d'opportunités d'acquisitions.
LES INSTANCES RSE OPÉRATIONNELLES
LE COMITÉ EXÉCUTIF
En qualité d'organe de direction, le Comité exécutif propose au Conseil d’administration et met en œuvre la feuille de route RSE en garantissant les moyens mis à disposition pour atteindre les objectifs en matière de durabilité. Il valide les orientations stratégiques, les programmes d’acculturation interne et externe sur les enjeux de durabilité, et suit les projets majeurs liés par exemple à la mise en œuvre de la directive européenne CSRD. En matière climatique, le Comité exécutif est informé par la Direction RSE régulièrement du niveau d’atteinte des objectifs définis dans la trajectoire carbone à 2030. En 2024, le groupe a renforcé l’organisation de son Comité exécutif en créant la fonction de Chief Transformation & Governance Officer, à laquelle est rattachée la Direction RSE du groupe. Elle vise à anticiper et accompagner les défis de transformation sociétaux, environnementaux et digitaux.
Le déploiement opérationnel est relayé par cinq structures complémentaires :
- la Direction RSE ;
- le Comité de pilotage RSE ;
- le Comité d’éthique ;
- les leaders RSE ;
- l'équipe projet CSRD.
CARTOGRAPHIE DES COMPÉTENCES ET FORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ DU COMITÉ EXÉCUTIF EN 2024
Les membres du Comité Exécutif disposent de compétences, d'expertise et d'expérience dans le domaine de la durabilité, permettant le suivi des impacts, risques et opportunités identifiés chez Manitou Group. En 2024, ses membres ont suivi une formation d’une demi-journée afin de comprendre et prévenir le harcèlement et les comportements sexistes. En 2023, le Chief Transformation and Gouvernance Officer a suivi le parcours de la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC Ouest). Ce parcours apprenant-agissant de 10 mois est constitué de points de vue d’experts, d’apports pédagogiques et méthodologiques utilisant l’intelligence collective ainsi que des éclairages et inspirations de précurseur. En 2023 également, le GAC - Group Acceleration Committee (Comité Exécutif + 14 personnes) a eu l’opportunité pendant plus de 2 jours de préparer la réflexion autour des enjeux de durabilité dans le cadre de la préparation du prochain business plan.
LA DIRECTION RSE
Composée d’une directrice RSE, de cinq chefs de projets (dont trois arrivées courant 2024) et d’un poste Project Management Officer (également ouvert en 2024) dédié au projet CSRD, la Direction RSE a pour mission de :
- proposer une feuille de route RSE éclairant les orientations stratégiques de l’entreprise ;
- accompagner les différentes organisations de l'entreprise coordonnant ainsi des plans d'action spécifiques.
Le renforcement des équipes en 2024 confirme l’engagement de l’entreprise sur les enjeux RSE et l’ambition de porter le sujet de durabilité au cœur de la stratégie de Manitou Group et auprès de ses parties prenantes.
LE COMITÉ DE PILOTAGE RSE
Sponsorisé par le Directeur général et animé par la Directrice RSE, il est composé de 14 membres permanents, qui se réunissent tous les deux mois pour piloter l'avancement du plan d'actions RSE, en partager les difficultés et les succès et arbitrer les enjeux prioritaires de la feuille de route. Fixant des objectifs RSE à cinq ans, le comité s’assure avec un pilotage trimestriel que les plans d’actions annuels permettent au groupe de se mettre dans la bonne trajectoire pour atteindre les ambitions fixées.
Il a également pour mission de proposer les actions d’acculturation, de partager les enjeux réglementaires et de proposer des projections sur le plus long terme grâce au partage de benchmarks et de signaux émergents.
LE COMITÉ D’ÉTHIQUE
Le Comité d’éthique évalue la bonne mise en application des principes fondamentaux du groupe, déclinés dans le Code d’éthique et le référentiel de l’entreprise auxquels l’ensemble des collaborateurs adhère.
Les membres du Comité éthique sont nommés par le Directeur général et le Président du Comité d’audit.
LES LEADERS RSE
Nommés par le Comité de pilotage RSE, les 25 Leaders RSE de l’entreprise jouent un rôle essentiel d’ambassadeurs dans la mise en place, la promotion et la communication du plan d'actions RSE au sein de leurs équipes.
Ils se réunissent tous les semestres pour évaluer l’état d’avancement des projets dans leur périmètre et mettre en place les actions pour faciliter leur mise en œuvre. Ils contribuent activement au reporting de durabilité du groupe.
L'ÉQUIPE PROJET CSRD
En 2023, Manitou Group a mis en place une équipe projet en co-responsabilité entre la Direction RSE et la Direction financière afin d'accélérer le déploiement de la CSRD et la transformation. En 2024, cette organisation s’est élargie à d’autres directions opérationnelles. Aujourd’hui, elle est basée sur :
- 12 leaders métiers qui sont des experts métiers en charge d’animer chaque enjeu matériel au niveau mondial (RH, QHSE, Finance, Achats, R&D, Marketing…) ;
- une équipe projet, qui assure la coordination et le pilotage du déploiement ;
- des facilitateurs, qui fournissent le support nécessaire (outils, ressources, processus, transformation) ;
- des sponsors, membres du Comité exécutif, qui accompagnent le projet et les équipes, portent les enjeux et valident la feuille de route, les politiques et les KPI (Key Performance Indicators).
3.2.2.2. LE RÔLE DES ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE DANS LA CONDUITE DES AFFAIRES (NORME ESRS G1 LIÉE À LA NORME ESRS 2 GOV-1)
Pour plus d’informations, veuillez consulter la section 3.2.2.1. « Le rôle des organes d’administration, de direction et/ou de surveillance (GOV-1)» dans le présent chapitre ainsi que la section 5.1.3. « Informations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs du Conseil d’administration » dans le chapitre 5 « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
3.2.2.3. INFORMATIONS TRANSMISES AUX ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE DE L’ENTREPRISE ET QUESTIONS DE DURABILITÉ TRAITÉES PAR CES ORGANES (GOV-2)
ACTIVITÉS DU CONSEIL D'ADMINISTRATION EN MATIÈRE DE DURABILITÉ
Le développement durable est partie intégrante des réunions du Conseil d’administration. La Direction RSE analyse et consolide les contributions de chaque Direction dans le suivi du plan d’actions « Elevation » : les niveaux d’atteinte sont présentés au Comité RSE, qui en rend compte ensuite au Conseil d’administration.
Pour plus de détails sur le plan d’actions « Elevation », voir la section 3.2.3.1. « Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur (SBM-1) ».
Pour plus d’informations sur les sujets de durabilité abordés par le Conseil d’administration en 2024, voir la section 5.1.3. « Informations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs du Conseil d’administration » dans le chapitre 5 « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
ACTIVITÉS DU COMITÉ RSE
Pour plus d’informations sur les sujets de durabilité abordés par le Comité RSE en 2024, voir la section 5.1.3. « Informations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs du Conseil d’administration » dans le chapitre 5 « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
ACTIVITÉS DU COMITE D’AUDIT EN MATIÈRE DE DURABILITÉ
Pour plus d’informations sur les sujets de durabilité abordés par le Comité d’audit en 2024, voir la section 5.1.3. « Informations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs du Conseil d’administration » dans le chapitre 5 « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
ACTIVITÉS DU COMITE DES RÉMUNÉRATIONS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN MATIÈRE DE DURABILITÉ
Pour plus d’informations sur les sujets de durabilité abordés par le Comité des rémunérations en 2024, voir la section 5.1.3. « Informations relatives à la composition, au fonctionnement et aux pouvoirs du Conseil d’administration » dans le chapitre 5 « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
3.2.2.4. INTÉGRATION DES RÉSULTATS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ DANS LES SYSTÈMES D’INCITATION (GOV-3)
Dans le cadre de la politique de rémunération de l'entreprise, Manitou Group a adopté un système de rémunération variable, liant performance économique et performance en matière de durabilité.
RÉMUNÉRATION VARIABLE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Au titre de 2024, la rémunération variable annuelle cible du Directeur général (hors complément de rémunération variable et programme de phantom shares) est basée, notamment, sur des critères environnementaux et sociaux. Au titre de 2024, ces critères représentent 32,71 % de cette rémunération variable. Voir également chapitre 5, section 5.2.3 de l’URD 2024.
RÉMUNÉRATION VARIABLE DU TOP MANAGEMENT
Les membres du top 100 des managers se sont vu également assigner, au cours des deux dernières années, des objectifs spécifiques en matière de RSE, sélectionnés en fonction de la feuille de route RSE du groupe et de ses quatre piliers clés.
RÉMUNÉRATION VARIABLE DE L’ENSEMBLE DES MANAGERS
Depuis deux ans, les salariés qui bénéficient du plan de bonus groupe ont des objectifs basés sur des critères spécifiques environnementaux et sociaux, sélectionnés en fonction de la feuille de route RSE du groupe et de ses quatre piliers clés. Ces critères représentent au minimum 5 % de la rémunération variable cible.
Pour les membres du Comité exécutif, qui bénéficient de plans de bonus additionnels, l’un de ces plans intègre des critères environnementaux et sociaux qui représentent 19,8 % de cette rémunération variable cible.
3.2.2.5. INTÉGRATION DES PERFORMANCES EN MATIÈRE DE DURABILITÉ CLIMATIQUE DANS LES MÉCANISMES INCITATIFS (E1 LIÉ À ESRS 2 GOV-3)
La rémunération variable du Directeur général intègre des critères basés sur la performance en matière de durabilité climatique (nombres de batteries produites et plan de data pour la mesure des émissions de carbone des machines connectées). Ces objectifs représentent 40 % des objectifs basés sur des critères environnementaux et sociaux. Voir également chapitre 5, section 5.2.3 de l’URD 2024.
3.2.2.6. DÉCLARATION SUR LA DILIGENCE RAISONNABLE (GOV-4)
Manitou Group n’est pas soumis à la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre et ne publie donc pas de plan de vigilance.
| Éléments essentiels de la diligence raisonnable | Sections dans la déclaration relative à la durabilité |
|---|---|
| a) Intégrer la diligence raisonnable dans la gouvernance, la stratégie et le modèle économique | 3.2.3.1. « Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur (SBM-1) » / 3.2.3.2. « Prise en compte des intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2) » / 3.2.3.3. « Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3) » / norme G1 « Conduite des affaires » |
| b) Collaborer avec les parties intéressées concernées à toutes les étapes de la diligence raisonnable | 3.2.3.2 « Prise en compte des intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2) » |
| c) Identifier et évaluer les impacts négatifs | 3.2.3.3. « Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3) » |
| d) Prendre des mesures pour remédier à ces impacts négatifs | Actions en vue de manager les impacts, risques et opportunités présentes dans chaque norme thématique |
| e) Suivre l’efficacité de ces efforts et communiquer | Cibles et métriques pour suivre l’efficacité des réponses apportées face aux impacts, risques et opportunités dans chaque norme thématique |
3.2.2.7. GESTION DES RISQUES ET CONTRÔLES INTERNES DE L’INFORMATION EN MATIÈRE DE DURABILITÉ (GOV-5)
Les risques de durabilité sont intégrés au processus de cartographie et de gestion globale des risques piloté par la Direction de l’audit, des risques et compliance (ARC) (voir chapitre 4. Risques et contrôles). Les politiques et plans d’action associés, détaillés dans le rapport de durabilité, reflètent les efforts continus du groupe pour atténuer ces risques. Ils incluent les mises à jour pertinentes et les indicateurs de performance clés qui font l’objet d’un suivi. Manitou Group a également initié en 2024 la mise en place d’un processus de contrôle interne dédié au reporting de durabilité. Pour 2024, ce dispositif s’est focalisé sur le bilan carbone, qui a été identifié comme le poste le plus significatif. Dans les années à venir, le groupe a prévu d’étendre progressivement ces procédures de contrôle interne à l’ensemble des éléments matériels du rapport de durabilité.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202445
ÉTAT DE DURABILITÉ
Les risques climatiques, qu’ils soient physiques ou de transition, constituent une composante majeure des analyses de durabilité de Manitou Group.
Chaque risque identifié est assorti d’un plan d’action spécifique suivi de manière continue.
Le dispositif de contrôle interne du groupe, incluant le reporting de durabilité, est en cours de déploiement. Ce cadre est soutenu par une gouvernance structurée et des protocoles de reporting standardisés, qui définissent les méthodologies pour calculer les indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.
La campagne annuelle de reporting assure la sensibilisation des contributeurs et des validateurs, renforçant ainsi la rigueur et la transparence du processus. Des guides utilisateurs détaillés accompagnent les équipes dans leur rôle, favorisant une gestion cohérente des données extra-financières à travers le groupe.
Manitou Group réalise un reporting annuel structuré pour partager les conclusions issues des évaluations des risques et des contrôles internes. Ce processus repose sur une révision régulière des paramètres de l’outil de reporting, prenant en compte les évolutions des indicateurs clés de performance (KPI) et des responsabilités des acteurs.
Les contributeurs sont responsables de la saisie des données liées à leur domaine, tandis que les validateurs s’assurent de leur exactitude et de leur exhaustivité. Ces données sont consolidées afin de produire une vision globale des performances en matière de durabilité.
Les rapports générés permettent aux organes de gestion et de supervision d’obtenir une vue claire et détaillée des progrès réalisés, des risques identifiés et des actions correctives nécessaires. Ce dispositif renforce l’engagement du groupe en faveur d’une gestion transparente, conforme aux meilleures pratiques et aux exigences réglementaires.
3.2.3. STRATÉGIE DE DURABILITÉ
3.2.3.1. STRATÉGIE, MODÈLE ÉCONOMIQUE ET CHAÎNE DE VALEUR (SBM-1)
3.2.3.1.1. STRATÉGIE
Manitou Group est un groupe français, référence mondiale dans la conception, la production et la distribution de solutions de manutention, d’élévation de personnes et de terrassement, à destination des marchés exigeants et en forte mutation, de la construction, de l’agriculture et des industries. Le groupe est engagé depuis 2011 sur les enjeux de durabilité.
LES ACTIVITÉS DU GROUPE
Les activités s’articulent autour de deux grands pôles opérationnels :
- la division Produits : Références du matériel de manutention tout-terrain, les produits Manitou Group regroupent des nacelles élévatrices mobiles, de l’équipement compact, des chariots industriels et de magasinage. Manitou Group conçoit des solutions fiables, robustes, performantes et durables, visant à améliorer la productivité et la sécurité de ses clients, tout en réduisant l’impact environnemental de leurs activités et en répondant aux attentes croissantes en matière de durabilité. Elle regroupe l’ensemble des dix sites de production français, italien, américains et indien. Depuis 2018, année de la présentation du premier prototype de chariot télescopique électrique au monde, le groupe travaille à déployer une gamme électrique et hybride de matériels tout-terrain, sous le label Oxygen, dédiée aux produits à faibles émissions polluantes et intègre dans la stratégie les enjeux de transition énergétique.
- la division Services & Solutions (S&S) développe des offres innovantes destinées à répondre toujours mieux aux attentes des utilisateurs en matière de sécurité, performance et durée de vie. En proposant un accompagnement clients personnalisé avec un accès à des services à valeur ajoutée, le groupe favorise la proximité, la collaboration et la fidélisation de ses clients.
En 2024, le chiffre d’affaires du groupe s’élève à 2 656 M€.
UNE PRÉSENCE INTERNATIONALE
Historiquement implanté en France, où se situe son siège social, Manitou Group est présent dans 140 pays, notamment au travers de son large réseau de distribution. L’activité commerciale et marketing (S&M) est répartie dans quatre zones géographiques :
- Europe du Nord : les principaux marchés de la zone sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, et la Belgique ;
- Europe du Sud : avec pour principaux marchés la France, l’Italie et l’Espagne ;
- Amériques : où les États-Unis sont le principal contributeur ;
- APAM (Asie, Pacifique, Afrique, Moyen-Orient) : où les marchés significatifs sont l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Inde.
Pour plus de détails sur les produits de Manitou Group, la répartition géographique de ses activités et ses marchés, se référer au chapitre 1 « Manitou Group ».
RÉPARTITION DES EFFECTIFS DU GROUPE
Au 31 décembre 2024, Manitou Group employait un total de 5 960 collaborateurs. La répartition géographique des effectifs met en évidence une dimension internationale, avec 53 % des collaborateurs en France, 17 % dans le reste de l'Europe et 30 % dans les autres régions du monde, principalement en Amérique du Nord (16 %) et en APAM (14%). Plus de détails sont disponibles à la section 3.4.1. « Effectifs de l’entreprise (ESRS S1) ».
LES TENDANCES QUI INFLUENT SUR LA STRATÉGIE DE MANITOU GROUP
Leader historique sur ses marchés, le groupe fait face à quatre défis majeurs qui sont aussi sources d’opportunités dans le cadre de la transition écologique et sociétale :
RÉPONDRE AUX ENJEUX DE TRANSFORMATION DES SECTEURS DE LA CONSTRUCTION, DE L’INDUSTRIE ET DE L’AGRICULTURE
Dans le secteur de la construction, l'intensification des règlementations environnementales et des demandes pour des « chantiers propres » poussent à l’utilisation de machines à émissions faibles. La demande pour des équipements plus compacts, légers et capables d'opérer dans des zones urbaines contraignantes, comme les centres-villes soumis à des restrictions de bruit et d'émissions, représente un enjeu croissant.
Le groupe a également identifié un enjeu lié à la demande de transformation de matériels thermiques en électrique ou de matériels reconditionnés. L’utilisation de la connectivité des machines pour optimiser les usages sur les chantiers fait également partie des attentes du marché.
Concernant le secteur agricole, la transition vers une agriculture responsable s’accompagne d’une demande croissante de machines à émissions faibles adaptées aux contraintes des exploitations en pleine nature. De plus, l'automatisation et la digitalisation des équipements agricoles permettent d'optimiser les rendements tout en minimisant les impacts environnementaux.
En 2025, dans le cadre de son plan stratégique New Horizons 2025, l'entreprise continuera à déployer ses actions en faveur de la décarbonation de ses activités, la consommation responsable de ressources matières et la conception d’offres répondant aux évolutions de marché et attentes de ses parties prenantes.
À moyen terme, les impacts anticipés de ces évolutions renforceront l’attractivité et la position concurrentielle du groupe sur ses marchés vis-à-vis de toutes ses parties prenantes. La stratégie de Manitou Group intègre des objectifs ambitieux de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, validés par la Science-Based Targets initiative (SBTi) en 2022, de 46,2 % pour les scopes 1 et 2 et de 33,7 % sur le scope 3 par heure d'utilisation des machines vendues (par rapport à 2019) d’ici 2030.
Se référer à la section 3.3.4. « Taxonomie durable européenne » pour plus d'informations sur la progression des activités durables du Groupe.
UN ENGAGEMENT HISTORIQUE, REFLET DE LA VOLONTÉ DU GROUPE
Afin d’anticiper les défis futurs de son secteur, Manitou Group intègre depuis 2011 les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux au cœur de son modèle d’affaires.
ÉTAT DE DURABILITÉ
UNE PERFORMANCE RSE RECONNUE PAR LES PAIRS ET LES INSTANCES
L’ensemble des engagements, des actions et des réalisations de Manitou Group est reconnu par ses pairs et l’ensemble de son écosystème, l’encourageant à poursuivre ses efforts pour aller toujours plus loin dans sa recherche d’un développement des activités éthique, respectueux des hommes et de notre environnement.
UNE STRATÉGIE RSE ANCRÉE DANS LE PLAN STRATÉGIQUE
Le plan stratégique New Horizons 2025 établi en 2021 fixe les grandes orientations stratégiques ESG qui guident la transformation de Manitou Group (voir la section 1.4.1. « Vision et priorités stratégiques » du chapitre 1 « Manitou Group »). Il est complété par le volet opérationnel « plan Elevation » mis en place pour la période 2021-2025 qui s’est fixé un ensemble d’objectifs autour de quatre priorités majeures :
- le renforcement d'une culture d'entreprise humaine et éthique ;
- le focus sur la sécurité et l'amélioration des conditions de travail ;
- la transition vers une trajectoire bas-carbone ;
- le développement d'une économie circulaire.
Cette feuille de route pilotée trimestriellement a permis à Manitou Group d'atteindre un avancement moyen 2024 de 96% de l'ensemble des plans d'actions de l'année.
QUATRE PILIERS AU CŒUR DE LA STRATEGIE RSE DU GROUPE
3.2.3.1.2.MODÈLE ÉCONOMIQUE
Guidé par l’innovation, la qualité et la proximité avec ses parties prenantes, le groupe maintient ses exigences en s’appuyant sur des ressources humaines, matérielles et financières solides ainsi que sur un réseau mondial de partenaires.
Les activités de Manitou Group sont structurées autour de la conception, de la production, de la distribution et du service après-vente de solutions de manutention, d'élévation de personnes et de terrassement. Cette chaîne de valeur intégrée repose sur une grande diversité de métiers et sur un réseau mondial de partenaires impliqués dans une démarche de durabilité globale.
En amont, le groupe collabore avec des fournisseurs internationaux pour l’approvisionnement en matières premières métalliques et minerais principalement, et en composants technologiques essentiels. Ces partenariats s'inscrivent dans une charte d’achats responsables et une démarche d'amélioration continue en termes de qualité, d'innovation et de durabilité de leurs pratiques.
Les produits de la marque Manitou sont assemblés dans les usines du groupe. Ces sites industriels s'efforcent de répondre à des normes environnementales progressives et intègrent des pratiques durables, telles que l’éco-conception, l’efficacité énergétique et l’optimisation des processus industriels, afin de limiter leur empreinte carbone.
Sur sa chaîne de valeur aval et fort d’un réseau de 800 concessionnaires opérant dans 140 pays, tous encouragés à adopter des pratiques durables, Manitou Group assure la distribution de ses produits par la vente directe et des services de location et d’occasion. Cette organisation est complétée par des relations directes avec des grands comptes, garantissant une compréhension des marchés, une forte proximité avec les clients, et une réponse adaptée à leurs besoins spécifiques.
Pour plus de détails sur le modèle d’affaires, voir la représentation dans la section 1.4.2. « Modèles d’affaires » dans le chapitre 1 « Manitou Group ».
3.2.3.1.3. CHAÎNE DE VALEUR
Manitou Group s'inscrit dans une chaîne de valeur regroupant diverses activités et parties prenantes, tant en amont qu'en aval.
L’ADHÉSION VOLONTAIRE AUX DIFFÉRENTS STANDARDS INTERNATIONAUX
La forte internationalisation du groupe implique des contextes réglementaires variés, notamment en termes de durabilité. Manitou Group adhère ainsi volontairement à des référentiels internationaux stricts en matière de durabilité pour contribuer efficacement aux objectifs de développement durable 2030 de l’ONU tels que la lutte contre le changement climatique, la protection des droits de l'homme et la promotion de pratiques commerciales éthiques tout au long de sa chaîne de valeur.
Le groupe adhère ou se réfère notamment aux organismes suivants :
Conscient de son rayonnement international, le groupe s'efforce d'améliorer en permanence ses pratiques en s'appuyant sur un ensemble de standards et de référentiels clés, notamment les normes ISO 9001 (qualité), ISO 14001 (environnement), ISO 45001 (sécurité), ISO 50001 (énergie) et ISO 37001 (anti-corruption). À titre d’exemple, le site de production indien a été nouvellement certifié ISO 45001 fin 2024.
3.2.3.2. PRISE EN COMPTE DES INTÉRÊTS ET POINTS DE VUE DES PARTIES PRENANTES (SBM-2)
Grâce à un dialogue proactif avec ses parties prenantes, Manitou Group déploie depuis plusieurs années une stratégie et un modèle économique prenant en considération leurs attentes. Cette année, l’événement digital annuel 100% RSE « On the way up » qui, depuis 2020, invite toutes les parties prenantes internes et externes du groupe, a réuni plus de 800 personnes et 20 médias. Le tableau ci-dessous présente les principales parties prenantes de Manitou Group, et résume leurs attentes, ainsi que les modalités d’échanges avec elles :
ÉTAT DE DURABILITÉ
Le dialogue est adapté et mené selon les réglementations de chaque pays où Manitou Group est implanté. Le groupe organise ainsi régulièrement des sessions de dialogue structuré, sous forme d’ateliers collaboratifs, réunions, enquêtes de satisfaction, consultations en ligne, plateformes numériques et retour d’expérience, renforçant ses relations avec ses parties prenantes principales.
En adaptant ses modalités de dialogue régulier avec chacune des parties prenantes, le groupe a pu identifier des enjeux clés, notamment améliorer les conditions de travail pour les collaborateurs, développer des solutions durables pour les clients, accompagner les fournisseurs vers des pratiques plus responsables, et réduire les impacts environnementaux des sites.
UNE CONVERGENCE DES POINTS DE VUE
L'intérêt des parties prenantes principales du groupe semble converger vers des pratiques plus durables et la décarbonation de la chaîne de valeur, reflétant une préoccupation commune et croissante. Cet alignement illustre l'importance accordée par l'ensemble des acteurs, notamment les investisseurs, à la transition énergétique et à la réduction de l'empreinte carbone.
En témoignent le développement de la gamme d'équipements à faible impact environnemental et les collaborations phares axées sur la durabilité, qui reflètent la transformation des activités de l’entreprise :
▪partenariat Retrofit : ce projet de retrofit vise à électrifier des chariots télescopiques thermiques d'occasion. Manitou Group et un client loueur ont présenté les résultats à la Communauté des Acteurs du Matériel Durable (CAMD), et mis en évidence l'impact concret de l'électrification sur la décarbonation des équipements ;
▪partenariat acier : un partenariat stratégique avec un aciériste a été établi pour l'utilisation d'acier décarboné dans ses équipements à partir de 2026, permettant au groupe de réduire ses émissions de carbone.
La bonne communication des points de vue et intérêts des parties prenantes aux organes de gouvernance, joue un rôle central dans les décisions stratégiques du groupe à long terme. Grâce à une coordination étroite et structurée, le Conseil d'administration et le Comité exécutif (Comex) sont informés régulièrement des résultats de ces consultations. Le Comité RSE (émanation du Conseil d’administration) et le Comité de pilotage RSE (niveau opérationnel) jouent notamment un rôle clé en coordonnant les efforts autour des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. Ils centralisent les retours des parties prenantes, analysent les priorités, et formulent des propositions concrètes alignées sur la feuille de route ESG.
3.2.3.3. IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS ET LEUR LIEN AVEC LA STRATÉGIE ET LE MODÈLE ÉCONOMIQUE (SBM-3)
Manitou Group s’inscrit dans une démarche active et collaborative pour identifier les impacts, risques et opportunités (IRO) matériels afin de les intégrer à sa stratégie de durabilité. Cette vision, ancrée dans les principes de la double matérialité, repose sur son engagement à répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques de manière cohérente et durable.
À l’issue du processus décrit ci-après en section 3.2.4.1. « Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (IRO-1) », Manitou Group a identifié 43 impacts, risques et opportunités matériels, (IRO significatifs), reflétant 11 enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance matériels hiérarchisés sur la matrice de double matérialité ci-dessous:
Ces enjeux ont été classés selon leur degré d'importance en « matérialité élevée » ou « matérialité très élevée ». Parmi eux, huit enjeux ont été évalués comme présentant une matérialité très élevée tant en termes d’impacts (positifs ou négatifs) que de risques en raison de leur influence directe sur la stratégie et le modèle économique du groupe.
Les 43 IROS identifiés, regroupés en 11 enjeux matériels, se répartissent de la façon suivante :
- ▪8 opportunités alignées sur la demande croissante pour des solutions durables, comme le renforcement de la compétitivité et des gains de parts de marché, notamment grâce au développement de produits à faible émission de GES, à l’expansion des activités de machines d'occasion et à l’allongement de la durée de vie des produits mais également la création d'une marque employeur forte favorisant la rétention et l’attractivité des talents ;
- ▪14 risques ont été identifiés dont les principaux risques résident dans l'impact potentiel de la hausse des coûts de production, la baisse potentielle de l'attractivité des produits face à une concurrence accrue, et les risques liés à la réglementation et à la transition qui nécessitent une adaptation continue pour maintenir la compétitivité ;
- ▪5 impacts positifs principalement d’ordre social, comprenant l'amélioration de la sécurité et du confort des utilisateurs, l'amélioration des pratiques des fournisseurs grâce à des politiques d'achat responsables, la politique éthique étendue sur toute la chaîne de valeur ;
- ▪16 impacts négatifs du groupe recouvrent des préoccupations sociales liées à la santé et à la sécurité ; et environnementales résultant de ses processus opérationnels et de sa chaîne d'approvisionnement, notamment les émissions de gaz à effet de serre et l'épuisement des ressources.
SYNTHÈSE DE L’ANALYSE DE DOUBLE MATÉRIALITÉ
Légende :
- IRO Horizon temps Chaîne de valeur
- I.P : Impact positif CT : Court terme AM : Amont
- I.N : Impact négatif MT : Moyen terme AP : Activités propres
- R : Risque LT : Long terme AV : Aval
- R.T : Risque de transition
- R.P : Risque physique
- O : Opportunité
IRO ENVIRONNEMENTAUX
Enjeu Description de l’enjeu IRO Description IRO Horizon temps Chaîne de valeur
E1 – Changement climatique
A: Réduction des émissions de GES
Réduire les émissions de GES sur l'ensemble de la chaîne de valeur : conception, production, distribution, utilisation, fin de vie
I.N
Émissions de GES dues aux activités émissives au sein de la chaîne de valeur
CT
AM / AP / AV
O
Prise de parts de marché dans le développement d'une gamme de produits à faible émission et d'avantages concurrentiels avec un positionnement de leader dans l'offre de solutions bas carbone
LT
AP
Renforcement du positionnement de la marque sur l'innovation durable et anticipation des évolutions de marché liés au développement de nouveaux brevets produits basses émissions
MT
AP
R.T
Impacts sur les prix du fait de l'augmentation des exigences en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la chaîne de valeur (quotas, MACF ou nouvelles sanctions)
MT
AM / AP / AV
Risque de perte d'attractivité des produits Manitou Group face aux produits concurrents ayant potentiellement une meilleure performance environnementale ou plus innovants
MT
AP
Adéquation entre l'offre et les évolutions des besoins du marché, soit du fait de l'acceptabilité du marché encore non mature, ou de la non synchronisation entre la demande du marché et l'opérabilité effective des technologies bas carbone
MT
AP
B: Adaptation au changement climatique
Identifier et s'adapter aux risques liés aux effets du changement climatique afin de développer la résilience du groupe
I.N
Indisponibilité des produits et services Manitou Group liée à des perturbations et retards dans le processus de production
CT
AM / AP / AV
Mise en danger des collaborateurs de l'ensemble de la chaîne de valeur du fait de la croissante intensité et fréquence des risques climatiques (vague de chaleur, inondation, stress hydrique)
CT
AM / AP / AV
52
Enjeu
Description de l’enjeu IRO Description IRO Horizon temps Chaîne de valeur
B: Adaptation au changement climatique
Identifier et s'adapter aux risques liés aux effets du changement climatique afin de développer la résilience du groupe
I.N
Impact lié à l'insuffisance potentielle de la réalisation du plan d'adaptation du fait d'évènements exogènes (exemple : manque de mobilisation à l’échelle locale des acteurs territoriaux, acceptabilité des mesures par les parties prenantes, manque d'outils communs...)
CT
AM / AP / AV
O
Gains de parts de marché liés à des produits capables de résister aux aléas climatiques extrêmes
MT
AP
R.T
Pertes de marché du fait de la mutation de la demande ou de la localisation des clients se détournant des produits Manitou Group (ex: délocalisation des activités agricoles dans des lieux où le groupe est plus faiblement implanté)
MT
AP
R.P
Diminution de la capacité de production en raison des dommages et pertes d’équipements et de bâtiments
MT
AP
E2 – Pollution
D: Rejets et pollution
Identifier, prévenir et maîtriser tous types de pollutions que Manitou Group peut engendrer lors de ses opérations ou dans le cadre de l'utilisation des produits mis sur le marché
I.N
Effets sanitaires et impacts santé des émissions générées par l'utilisation des produits Manitou Group sur les collaborateurs, utilisateurs et populations locales (exemple : les NOx)
LT
AP / AV
Non maîtrise potentielle des pratiques de rejets des eaux dus à l'entreprise dans certains pays ou sur certains sites de Manitou Group, pouvant entraîner la contamination des nappes phréatiques et ressources marines et l'émergence de risques sanitaires pour les populations locales et collaborateurs
CT
AP / AV
Utilisation de substances polluantes lors des processus de production pouvant impacter la qualité de l’air, les environnements naturels et la santé des employés et des populations locales à proximité des sites de production
LT
AM / AP / AV
Utilisation de substances considérées comme potentiellement préoccupantes pour la santé des travailleurs et/ou des utilisateurs sur la chaîne de valeur dans le processus de production
LT
AM / AP / AV
E5 - Ressources
ÉTAT DE DURABILITÉ
et économie circulaire E: Utilisation raisonnée des ressources Assurer un approvisionnement raisonnable et durable en matières premières nécessaires à la production des machines, sur l'ensemble de la chaîne de valeur amont (fournisseurs) I.N
| Extraction des matières premières appauvrissant les stocks naturels et contribuant à la raréfaction des ressources | MT AM / AP |
|---|---|
| Opportunités business et réputationnelles liées à un positionnement fort sur le développement des matières recyclées en anticipation des futures tensions sur l'approvisionnement en ressources (limitation de hausse des coûts, prévention d'arrêt de l'activité) | CT AP |
| Augmentation des coûts de production du fait de la hausse des prix des matières premières (acier, polymères, etc.) | CT AM / AP / AV |
| Risque de rupture de la chaîne d’approvisionnement pouvant générer une augmentation des coûts de production (immobilisation de l’appareil de production, pénalités de retards clients) | CT AM / AP / AV |
| Durabilité et gestion de la fin de vie des produits Limiter l'impact de fin de vie en développant les possibilités de valorisation des déchets | I.P |
| Démocratisation de l'accès aux machines Manitou Group (plus de bénéficiaires, et notamment aux finances limitées) du fait de l'activité de location et de seconde main | CT AV |
| Développement commercial avec le renforcement d'un réseau de distribution de machines de seconde main | MT AP / AV |
| Gain de parts de marché avec l'allongement de la durée de vie des matériels et composants et leur réutilisation: optimisation du parc actuel via un renforcement de la circularité des machines, composants, pièces et matières | MT AP |
Actuellement, la transition énergétique constitue un enjeu central, impactant à la fois les processus industriels et l'offre commerciale. La réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'optimisation de l’utilisation des ressources figurent au centre des priorités stratégiques. Pour répondre aux exigences croissantes en matière de décarbonation, Manitou Group a renforcé ses investissements dans l'électrification de ses produits (gamme de produits électriques et hybrides sous le label Oxygen et le retrofit qui transforme les machines thermiques en modèles électriques). L'acquisition de 82% d'easyLi, fabricant de batteries lithium-ion, a marqué une étape stratégique majeure, permettant de renforcer ses capacités internes en R&D et d'optimiser la gamme de machines électriques.
Manitou Group vise à ce que 43 % des machines vendues soient à faible émission d'ici 2030. L’innovation durable répond également aux impératifs d'anticipation permanente des besoins des clients, d'efficacité opérationnelle, de sécurité des utilisateurs, et aux défis liés à la pénurie de talents et de ressources.
Par ailleurs, les enjeux liés à la pollution, notamment les émissions de Composés Organiques Volatils (COV), la gestion des déchets industriels et l'utilisation de substances préoccupantes dans les produits et procédés, nécessitent une gestion proactive et rigoureuse. Manitou Group s'appuie sur des outils tels qu'un logiciel spécialisé dans l'évaluation des risques chimiques en France, ainsi que sur des solutions adaptées aux spécificités locales sur ses sites internationaux, pour évaluer et maîtriser les risques chimiques. En parallèle, le groupe se conforme aux réglementations européennes REACH7 et américaines TSCA8, tout en œuvrant à réduire progressivement l'utilisation des substances préoccupantes. Cette approche globale garantit une réduction des impacts environnementaux et une sécurité accrue pour les collaborateurs et les parties impliquées.
Sur la chaîne de valeur, la transformation des activités du groupe s’observe également dans les relations avec les fournisseurs, notamment par la mise en place de partenariats stratégiques axés sur des pratiques responsables et la valorisation des déchets. Un travail en continu est également mis en œuvre avec les fournisseurs d’acier pour un approvisionnement en acier recyclé en augmentation progressive. En aval, Manitou Group développe un réseau de distribution pour la vente et la location de machines d'occasion, favorisant une économie circulaire et répondant aux nouvelles attentes des clients pour des solutions plus durables.
IRO SOCIAUX
Enjeu
Description de l’enjeu IRO
Description IRO
Horizon temps
Chaîne de valeur
| S1 - Personnel de l’entreprise | H: Santé et sécurité sur les sites de Manitou | Assurer la santé et la sécurité de toutes les personnes travaillant sur les sites Manitou Group | I.N |
|---|---|---|---|
| Mise en danger de l'intégrité morale et psychologique des collaborateurs (charge de travail, stress, risques psychosociaux, burnout, témoins d'accidents) | CT AP | ||
| Mise en danger de l'intégrité physique des collaborateurs (ou assimilés) de Manitou Group (incendies et explosion, douleurs liées à l'ergonomie des postes, etc), y compris ceux travaillant sur les sites de production (chutes, heurt, blessures, bruits et vibrations) | CT AP | ||
| Perte de confiance des employés, des futurs collaborateurs (marque employeur), des partenaires commerciaux et des clients (perte d’activité) | MT AP | ||
| Remise en question de la crédibilité de Manitou Group du fait de ses engagements publics sur le sujet (mission de l’entreprise) | MT AP | ||
| J: Conditions de travail internes | Offrir un environnement de travail permettant le bien-être physique et psychologique des collaborateurs, favorisant la rétention et l'attraction des talents | O | |
| Création d'une marque employeur forte générant une attractivité locale, nationale, voire internationale, et de la compétitivité par des pratiques sociales innovantes permettant de créer de bonnes conditions de travail (exemples : respect de l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle, dialogue social…) | MT AP | ||
| S2 - Travailleurs dans la chaîne de valeur | K : Santé, sécurité et conditions de travail sur la chaîne de |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
ÉTAT DE DURABILITÉ
Enjeu
Assurer des conditions de travail satisfaisantes et le respect des obligations de santé et de sécurité sur l'ensemble de la chaîne de valeur
I.N Mise en danger potentielle de l'intégrité physique des collaborateurs de la chaîne de valeur (incendies et explosion, douleurs liées à l'ergonomie des postes, etc.), y compris ceux travaillant sur les sites de production (chutes, heurt, blessures, bruits et vibrations)
CT AM / AV
I.P Influence positive des exigences d'une politique d'achats responsables en matière de santé et bien-être des collaborateurs de la chaîne de valeur (bien-être économique, amélioration de la santé des collaborateurs ...)
CT AM / AV
R Perte de confiance en la marque Manitou Group des employés, des futurs collaborateurs (marque employeur), des partenaires commerciaux et des clients (perte d’activité)
MT AP
7REACH : Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals
8TSCA : Toxic Substances Control Act
Enjeu
Description de l’enjeu IRO Description IRO Horizon temps Chaîne de valeur
L: Respect des droits de l'homme et libertés fondamentales Assurer le respect des droits de l'homme sur l'ensemble de la chaîne de valeur
I.N Mise en danger potentielle de l'intégrité physique ou morale de travailleurs de la chaîne de valeur (y compris les plus vulnérables) du fait de non-respect des libertés fondamentales, de discrimination, travail forcé, etc.
CT AM / AV
I.P Amélioration des pratiques fournisseurs qui permettent la résilience de la chaîne d'approvisionnement
LT AM
S4 - Consommateurs et utilisateurs finaux
N: Sécurité des utilisateurs finaux Assurer la sécurité des produits pour les clients et les consommateurs finaux
I.P Amélioration du confort au travail des utilisateurs et réduction des accidents du fait de l’utilisation des machines de Manitou Group
CT AV
O Gain de part de marché et renforcement de la marque en matière de sécurité des produits et des usages ou de conformité aux exigences (actuelles ou à venir) en matière de sécurité, liés à un positionnement et un savoir-faire reconnu
CT AP
Sur le plan social, Manitou Group accorde une importance majeure à la santé physique et psychologique et à la sécurité de ses équipes. En 2024, les actions de prévention, de formation, et des campagnes de communication ont été déployées pour renforcer la sécurité et améliorer les conditions de travail au sein de toutes les équipes. Ces initiatives reposent sur la norme santé sécurité ISO 45001.
Ces engagements traduisent la volonté du groupe d’offrir des conditions de travail positives et attractives, contribuant ainsi à renforcer son positionnement en tant que marque employeur et à attirer des talents clés, essentiels à la croissance et à l'innovation.
En tant que producteur et distributeur de produits et de solutions, le groupe s’appuie sur un vaste réseau de fournisseurs et de distributeurs. Même si la majorité de ses fournisseurs sont situés à proximité de ses usines de fabrication, certains autres fournisseurs sont basés dans des pays où la protection juridique et le droit des travailleurs peuvent être différents. La santé, la sécurité, les conditions de travail, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales de tous les travailleurs de sa chaîne de valeur sont des enjeux stratégiques de Manitou Group et font partie de son ADN historique. Pour cela, le groupe s’est doté depuis plusieurs années d’un Code éthique, d’une charte d’Achats responsables et adhère à différents standards internationaux sociaux, preuves de son engagement volontariste sur ces sujets.
Fort de plus de 500 000 clients et utilisateurs finaux divers à travers le monde, Manitou Group contribue positivement à la santé et sécurité de ses clients finaux en améliorant jour après jour le confort au travail des utilisateurs et en œuvrant pour réduire les accidents liés à l'utilisation de ses machines.
IRO DE GOUVERNANCE
Enjeu
Description de l’enjeu IRO Description IRO Horizon temps Chaîne de valeur
G1 - Conduite des affaires O: Ethique des affaires Assurer une conduite éthique des affaires favorable aux comportements vertueux, à la lutte contre la corruption, à l'efficacité du système d'alerte éthique et permettant un traitement équitable des partenaires commerciaux (fournisseurs et revendeurs)
I.N Détérioration de l’environnement de travail et perte d’engagement des collaborateurs en cas de non adhésion et manquements répétés ou graves au code de conduite
CT AP
Mise en danger du lanceur d’alerte en cas de dénonciation de pratiques non éthiques si Manitou Group ne met pas en place des mesures de protection du lanceur d'alerte en amont, pendant et en aval du déclenchement de l'alerte
CT AM / AP / AV
Préjudices financiers, moraux et physiques aux personnes subissant le détournement de biens/services
CT AM / AP / AV
I.P Effet vertueux sur la chaîne de valeur du fait de la reconnaissance de l'éthique du groupe en amont ou en aval (effet d'entraînement et confiance des parties prenantes)
MT AM / AV
R Risque juridique lié à l'engagement de la responsabilité civile et/ou pénale, en cas de non-respect des pratiques d’éthique des affaires ou de lutte contre la corruption du fait d’un dirigeant, collaborateur ou partenaire commercial
CT AP
Perte de confiance des parties prenantes (clients, investisseurs, fournisseurs, employés, prospects)
CT AP
Description de l’enjeu IRO
Description IRO
| Horizon temps | Chaîne de valeur |
|---|---|
| O: | Ethique des affaires Assurer une conduite éthique des affaires favorable aux comportements vertueux, à la lutte contre la corruption, à l'efficacité du système d'alerte éthique et permettant un traitement équitable des partenaires commerciaux (fournisseurs et revendeurs) |
| R | Risque d'activisme impactant l'image de Manitou Group en cas avérés de pots de vin, de blanchiment d'argent ou de détournement de fonds et ce afin de protester contre ce genre de pratiques |
| CT AP | Sanctions en cas de non-conformité des politiques de Manitou Group en matière d’éthique des affaires ou lutte contre la corruption (jusqu’à arrêt de certaines activités) |
Les enjeux éthiques et de gouvernance, tels que la lutte contre la corruption et la protection des lanceurs d’alerte, sont intégrés dans les politiques stratégiques du groupe. Ces engagements s'appuient sur des référentiels internationaux, notamment les conventions fondamentales de l'OIT9, les principes directeurs de l'OCDE10 et le Pacte Mondial des Nations Unies, et sont détaillés dans les politiques RSE et le Code d'éthique du groupe (voir norme ESRS G1 - Conduite des affaires, section 3.5. du présent chapitre).
Afin de réduire les risques et impacts négatifs dans sa chaîne de valeur, Manitou Group conduit des audits auprès de ses fournisseurs et partenaires pour vérifier leur conformité à ses exigences. Le groupe fait également de la formation de ses collaborateurs un vecteur fort de sa culture d’entreprise.
Aucun IRO spécifique à une zone géographique ou à une activité n'a été identifié.
Concernant les effets financiers actuels des risques et opportunités matériels de l’entreprise sur sa position financière, ses performances financières et ses flux de trésorerie, se référer à la section 3.3.4. « Taxonomie durable européenne ».
Au 31/12/2024, il n'y a pas d'incidences sur la valorisation des actifs et passifs du Group.
3.2.4.GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.2.4.1.DESCRIPTION DES PROCESSUS D’IDENTIFICATION ET D’ÉVALUATION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS (IRO -1)
L’analyse de double matérialité des enjeux de durabilité a été effectuée d’avril 2023 à septembre 2024 au moyen d’un processus défini par la Direction RSE et la Direction financière. Un organisme externe a accompagné le groupe dans cette démarche en identifiant les impacts des activités de Manitou Group et de sa chaîne de valeur sur l’environnement et la société civile (matérialité d’impact) mais également sous le prisme de l’impact de l’environnement et des évolutions sociétales sur l’entreprise (matérialité financière).
ÉTAPES DE L’ANALYSE DE MATÉRIALITÉ
Voici en synthèse le processus de définition des enjeux matériels :
L’analyse de matérialité a été menée selon une démarche en quatre étapes :
- Analyse contextuelle de Manitou Group : elle repose sur les précédentes analyses de matérialité, menées régulièrement, dont celle réalisée en 2020. Elle a été complétée par des recherches documentaires aussi bien dans les réseaux professionnels, le suivi des actualités thématiques, les analyses sectorielles, les référentiels internationaux ou les retours des parties prenantes, mais également avec des benchmarks de concurrents (que le groupe réalise de façon régulière);
- Identification d’une liste des impacts, risques et opportunités (IRO) potentiellement matériels dans toute la chaîne de valeur : elle s’est faite à travers l’expertise des Directions opérationnelles (Direction achats, Direction qualité, hygiène, sécurité, environnement énergie, Direction recherche et innovation, Direction vente et marketing, Direction services et solutions) et des Directions support (Direction RH, Direction audit, risques, conformité, Direction RSE et Direction financière), qui se sont également appuyées sur les éléments de l’étape A. Un cabinet de conseil externe a également enrichi cette analyse de sa connaissance et de son expérience du secteur. Pour structurer son approche, Manitou Group s’est appuyé sur la liste des thèmes de durabilité couverts par les ESRS (European Sustainability Reporting Standards). À l’issue de cet exercice, une liste d’IRO a été établie;
- Cotation de la matérialité des IRO : chaque IRO a été évalué par les participants mentionnés dans l’étape 2, à la fois d’un point de vue de la matérialité d’impact et d’un point de vue de la matérialité financière. La méthode d’évaluation est développée ci-après. Les impacts, risques et opportunités ont été étudiés et reportés comme « bruts ». 43 IRO matériels retenus sont détaillés dans la section 3.2.3.3. « Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3) ». Le schéma ci-dessous indique les thèmes, sous thèmes et sous-sous thèmes couverts par ces impacts, risques et opportunités identifiés comme étant matériels;
- Détermination et validation des enjeux matériels découlant de l’étape 3 : les 43 IRO matériels ont été regroupés en 11 enjeux matériels (matérialité très élevée et élevée) tels que mentionnés dans la matrice de double matérialité dans la section 3.2.3.3. « Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3) ». Pour cela, la méthodologie choisie a consisté à considérer que l'enjeu était matériel à partir du moment où un impact, un risque ou une opportunité au sein de cet enjeu avait été considéré comme matériel. La liste des IRO et tout le processus méthodologique ont été validés par le Comité exécutif et revus par le Comité d’audit et le Comité RSE.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202457
ÉTAT DE DURABILITÉ
LA MATÉRIALITÉ FINANCIÈRE
À l’issue de cette analyse de matérialité, trois normes ont été jugées non matérielles :
- ESRS E3 : Ressources hydriques et marines ;
- ESRS E4 : Biodiversité et écosystèmes ;
- ESRS S3 : Communautés affectées.
Dans le cadre de la revue annuelle de la cartographie des risques du groupe présentée dans le chapitre 4 « Risques et contrôles », l'analyse de double matérialité sera mise à jour, le cas échéant.
En 2025, et afin d'enrichir l’analyse de double matérialité réalisée en 2024, Manitou Group envisage la réalisation d’une consultation ciblée auprès de ses parties prenantes.
MÉTHODOLOGIE DE COTATION
Manitou Group a utilisé un système de cotation s’appuyant sur des grilles avec des critères différents pour coter la matérialité financière des risques et opportunités et la matérialité d’impact des impacts positifs et négatifs.
LA MATÉRIALITÉ FINANCIÈRE
Elle a été déterminée selon deux critères :
- l’ampleur financière, en s’appuyant sur les seuils de risques du Groupe ainsi que leur classification (impacts financiers, légaux et réputationnels) ;
- la probabilité d'occurrence.
L’évaluation de l’ampleur financière s’est basée sur les quatre niveaux de notation suivants avec, pour chaque niveau, une déclinaison par angle de risques ou d’opportunités (financier, légal ou réputationnel) :
| Note | Ampleur financière |
|---|---|
| 1 | Faible |
| 2 | Modéré |
| 3 | Elevé |
| 4 | Critique |
L’évaluation de la probabilité d'occurrence s’est basée sur les quatre niveaux de notation suivants :
| Note | Probabilité | Description |
|---|---|---|
| 1 | Faible | Evénements risquant de survenir uniquement dans des cas exceptionnels |
| 2 | Modérée | Evénements risquant de se produire à un moment donné |
| 3 | Elevée | Evénements devant se produire à un moment donné |
| 4 | Très élevée | Evénements attendus dans la plupart des cas |
LA MATÉRIALITÉ D’IMPACT
Elle a été déterminée selon deux critères :
- la sévérité, cotée sous l’angle de trois dimensions :
-
- l’ampleur de l’impact pour la population et l'environnement,
- l’étendue indiquant à quel point l’impact négatif ou positif est répandu (exemple : géographique / nombre de personnes concernées),
- la remédiabilité (pour la cotation des impacts négatifs uniquement) avec le caractère remédiable ou non et si oui dans quelles mesures les impacts négatifs peuvent être réparés,
À noter : les seuils des trois dimensions de la sévérité ont été fixés en fonction de deux catégories d’impacts : ceux concernant les personnes (santé et sécurité des personnes / droits humains) et ceux concernant l'environnement ;
- la probabilité d'occurrence.
La sévérité s’est basée, pour chaque dimension, sur une évaluation sur quatre niveaux de notation :
| Sévérité | Note | Ampleur | Etendue | Remédiabilité |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Minime | Limitée | Très facile à corriger | |
| 2 | Modérée | Moyenne | Relativement facile à corriger | |
| 3 | Elevée | Très répandue | Très difficile à corriger ou à long terme | |
| 4 | Critique | Globale | Non remédiable / irréversible |
L’évaluation de la probabilité d'occurrence s’est faite sur les mêmes bases que la matérialité financière, mentionnées ci-dessus.
Lors de l’exercice de cotation, les critères attendus par la réglementation comme l’horizon temps (court, moyen et long termes) ou le périmètre de l'IRO ont également été pris en compte.
A l’issue de la cotation :
▪21 IRO sont apparus comme étant matériels d’un point de vue de la matérialité d’impact :
- odont 5 impacts positifs et 16 impacts négatifs,
- odont 13 en matérialité élevée et 8 en matérialité très élevée ;
▪22 IRO sont apparus comme étant matériels d’un point de vue de la matérialité financière :
- odont 8 opportunités et 14 risques,
- odont 18 en matérialité élevée et 4 en matérialité très élevée.
La liste des IRO matériels est présentée la section 3.2.3.3. « Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3) ».
Ainsi, cet exercice de cotation a également permis d’identifier les enjeux ayant une matérialité d’impact et/ou financière très élevée (huit enjeux recensés) et ceux ayant une matérialité élevée (trois enjeux recensés). Cette information permet à Manitou Group de prioriser ses actions, tout en gardant à l’esprit une volonté d’action holistique autour de tous ces enjeux, essentiels à la robustesse de son modèle d’affaires.
ESRS E1 – CHANGEMENT CLIMATIQUE : DESCRIPTION DES PROCÉDURES D’IDENTIFICATION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS LIÉS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (ESRS E1 LIÉ À ESRS 2 IRO-1)
Les enjeux d’atténuation et d'adaptation au changement climatique ont été considérés comme matériels d’un point de vue de la matérialité d’impact mais également d’un point de vue de la matérialité financière.
L’identification des risques liés au changement climatique s’est appuyée sur la méthodologie d’évaluation et de management des risques, telle que présentée dans le chapitre 4 « Risques et contrôles ». Dans le cadre de la taxonomie, Manitou Group étudie également les impacts du changement climatique sur son outil industriel. Pour plus d'informations, se référer à la section 3.3.1.2.3. « Politiques d’atténuation du changement climatique et d’adaptation (E1-2) » dans la norme ESRS E1 « Changement climatique ».
L'identification des impacts s’est appuyée sur la connaissance historique de Manitou Group de ses émissions de gaz à effet de serre avec notamment l’établissement du premier bilan carbone en 2011 sur les scopes 1, 2 et 3 et la validation en 2022 de sa trajectoire de décarbonation par l'organisation indépendante et reconnue mondialement SBTi (Science Based Targets Initiative11) mais également avec l’appui de benchmarks sectoriels. Des analyses de cycle de vie (ACV) sont également réalisées dans le but d’évaluer les émissions de CO₂ sur toute la durée de vie d’une sélection de produits du groupe.
Lors des travaux autour de la matrice de matérialité en 2020, le changement climatique avait été identifié comme un des macro-enjeux (produits et services à faible émission ou données environnementales des produits).
ESRS E2 – POLLUTION : DESCRIPTION DES PROCÉDURES D’IDENTIFICATION ET D’ÉVALUATION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS EN MATIÈRE DE POLLUTION (E2 LIÉ À ESRS 2 IRO-1)
L’enjeu pollution a été considéré comme matériel d’un point de vue de la matérialité d’impact.
Manitou Group est attentif aux réglementations en vigueur concernant les risques de pollution et met en œuvre un suivi permanent pour réduire et limiter son impact.
L’identification et l’évaluation des potentiels impacts liés à la pollution ont été réalisées avec l'appui de nos experts internes. Ces derniers s'appuient notamment sur les documents et analyses de risques faites dans le cadre des certifications ISO 14001 (environnement) et de la taxonomie (voir section 3.3.4. « Taxonomie Durable européenne » pour plus de détails).
ESRS E5 – UTILISATION DES RESSOURCES ET ÉCONOMIE CIRCULAIRE : DESCRIPTION DES PROCÉDURES D'IDENTIFICATION ET D’ÉVALUATION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS LIÉS A L’UTILISATION DES RESSOURCES ET À L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE (E5 LIÉ À ESRS 2 IRO-1)
Les enjeux « d’utilisation raisonnée des ressources » et de « durabilité et gestion de fin de vie des produits » au sein de Manitou Group, ont été considérés comme matériels d’un point de vue de la matérialité d’impact mais également d’un point de vue de la matérialité financière.
Cette étape, notamment l’identification des impacts, a été réalisée avec l'analyse contextuelle d'experts internes et leur connaissance, notamment en matière d’Analyse du Cycle de Vie. L’identification des risques liés à l’économie circulaire s’est également appuyée sur l’évaluation et le management des risques, tels que présentés dans le chapitre 4 « Risques et contrôles ».
ESRS G1 – CONDUITE DES AFFAIRES : DESCRIPTION DES PROCÉDURES D’IDENTIFICATION ET D’ÉVALUATION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS LIÉS À LA CONDUITE DES AFFAIRES (G1 LIÉ À ESRS 2 IRO-1)
L'enjeu « Conduite des affaires », a été considéré comme matériel d’un point de vue de la matérialité d’impact mais également d’un point de vue de la matérialité financière.
Lors des travaux autour de la matrice de matérialité RSE en 2020, l’éthique des affaires et la lutte contre la corruption ont déjà été identifiées comme un des macro-enjeux RSE. L’identification des potentiels impacts liés à la conduite des affaires a été réalisée avec nos experts internes mais également en s’appuyant sur des benchmarks et analyses en lien avec ce sujet.
3.2.4.2.EXIGENCES DE PUBLICATION AU TITRE DES ESRS COUVERTES PAR LA DÉCLARATION RELATIVE À LA DURABILITÉ DE L’ENTREPRISE (ESRS 2 - IRO-2)
À l’issue de l’analyse de double matérialité des impacts, risques et opportunités matériels, les équipes Finance et RSE ont travaillé sur la définition du champ de publication et sur le recensement des points de données pertinents (Disclosure Requirements – DR) à intégrer dans le rapport de durabilité 2024, en s’appuyant sur les thèmes de durabilité couverts par les thématiques des normes ESRS.
Les tableaux par thématique indiqués dans la section 3.2.3.3. « Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique (SBM-3) » permettent de visualiser la concordance entre les ESRS, les enjeux et les IRO matériels issus de la double matérialité.
Le tableau de raccordement des disclosure requirement (DR) avec leur emplacement dans la déclaration de durabilité est disponible en annexe à ce présent chapitre.
11 Référentiel international qui encourage une action climatique ambitieuse dans le secteur privé en permettant aux organisations de fixer des objectifs de réduction des émissions fondés sur des données scientifiques. Elle a pour but d'aider les entreprises à contribuer au respect de l’Accord de Paris visant à limiter une hausse de température planétaire de +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle d’ici 2100. Cf 6ème rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202459
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.2.4.3. POLITIQUES ADOPTÉES POUR GÉRER LES QUESTIONS DE DURABILITÉ IMPORTANTES (MDR-P)
Intégrées dans les chapitres relatifs aux normes thématiques.
3.2.4.4. ACTIONS ET RESSOURCES RELATIVES AUX QUESTIONS DE DURABILITÉ IMPORTANTES (MDR-A)
Intégrées dans les chapitres relatifs aux normes thématiques.
3.2.5. CIBLES ET MESURES DE LA PERFORMANCE
3.2.5.1. MÉTRIQUES RELATIVES AUX QUESTIONS DE DURABILITÉ IMPORTANTES (MDR-M)
Intégrées dans les chapitres relatifs aux normes thématiques.
3.2.5.2. SUIVI DE L’EFFICACITÉ DES POLITIQUES ET DES ACTIONS AU MOYEN DE CIBLES (MDR-T)
Intégré dans les chapitres relatifs aux normes thématiques.
3.3. RESPONSABILITÉ ENVIRONNEMENTALE
3.3.1. CHANGEMENT CLIMATIQUE (ESRS E1)
Chez Manitou Group, la transition climatique est au cœur de la stratégie d'entreprise. Le groupe a mis en place des processus pour identifier, évaluer et prioriser les impacts, risques et opportunités matériels liés au changement climatique, en intégrant à la fois les implications de ses activités sur le changement climatique et les risques liés au climat pesant sur son modèle économique.
En cherchant à minimiser les émissions de gaz à effet de serre tout en renforçant la résilience de ses activités face aux aléas climatiques et aux risques de transition, le groupe affiche sa volonté de contribuer à la transition vers une économie durable dans le cadre de l'accord de Paris.
3.3.1.1. STRATÉGIE
3.3.1.1.1. IMPACTS, RISQUES, OPPORTUNITÉS MATÉRIELS ET INTERACTION AVEC LA STRATÉGIE ET LE MODÈLE ÉCONOMIQUE (LIÉE À ESRS 2 SBM-3)
La description synthétique des enjeux matériels en matière de changement climatique ainsi que leurs effets actuels et potentiels sur le modèle d’affaires et la stratégie de l’entreprise sont présentés dans la section 3.2. « Informations générales ».
3.3.1.1.2. PLAN DE TRANSITION POUR L’ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE (E1-1)
Début 2021, le groupe a entamé une réflexion approfondie sur son plan de transition pour l’atténuation du changement climatique. Ce plan vise à permettre une compréhension des efforts d’atténuation passés, actuels et futurs du groupe afin de garantir la compatibilité de sa stratégie et de son modèle économique avec la transition vers une économie durable.
La première étape de ce plan a consisté à mesurer les émissions de CO₂ sur les trois scopes du Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre présenté dans les données chiffrées de la section 3.3.1.4. « Cibles et mesures de performance » suivant la méthodologie internationale de comptabilité carbone GHG Protocol12. Les trois scopes représentent :
- les émissions directes : émissions directes des sources fixes de combustion et des sources mobiles à moteur thermique, émissions directes fugitives (scope 1) ;
- les émissions indirectes : émissions liées à la consommation d’électricité (Scope 2) ;
- les émissions indirectes : émissions résultant de la chaîne de valeur amont et aval et incluant les émissions liées aux biens et services achetés, au transport amont/aval et à l'utilisation des produits vendus (scope 3). Seules les émissions matérielles ont été prises en compte dans le bilan. (voir section 3.3.1.4.3 « Emissions brutes de GES des périmètres 1,2,3 et émissions totales de GES (E1-6) »).
L’analyse de ce bilan a permis d’identifier les leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de définir une trajectoire de
décarbonation ambitieuse pour 2030
Manitou Group s'est ainsi engagé à réduire les émissions absolues de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 de 46,2 % d'ici 2030 par rapport à l'année de référence 2019. S’agissant du scope 3, l'engagement consiste en une réduction de 33,7 % (année de référence 2019) des émissions par heure d'utilisation des équipements vendus sur la même période.
En juillet 2022, les objectifs de la trajectoire bas-carbone du groupe ont été validés par l’organisation indépendante et mondialement reconnue SBTi sur les trois scopes. Ces objectifs, ainsi que les données correspondantes, sont publiquement accessibles sur le site internet de SBTi.
L'engagement de réduction des émissions des scopes 1 et 2, s’inscrit dans une méthodologie de réduction en absolu compatible avec l’accord de Paris. Concernant l’objectif du scope 3, il vise à réduire l'intensité des émissions de 33,7 % par heure d’utilisation d'ici à 2030 par rapport à l'année de référence 2019. Cet objectif sur le scope 3 validé par SBTi en 2022 n’est toutefois pas compatible avec l’accord de Paris.
Conformément aux exigences de SBTi, Manitou Group devra revoir et mettre à jour sa trajectoire bas-carbone en 2026 (période de 5 ans). En 2024, des travaux d’analyse ont ainsi démarré sur des éléments méthodologiques. Des ateliers de travail avec les métiers sont également planifiés en 2025 afin d’aller plus loin dans l’opérationnalisation de la feuille de route actuelle et l’étude de nouvelles ambitions.
Cette trajectoire bas-carbone constitue un pilier stratégique fondamental pour les organes de gouvernance du groupe. Elle est pilotée trimestriellement par la Direction de la RSE de concert avec la Direction financière.
Les objectifs de la trajectoire bas-carbone ont été définis et validés par le Comité exécutif comme expliqué dans la section 3.2.1.1. « Le rôle des organes d’administration, de direction et/ou de surveillance (GOV-1)» et intégrés dans le plan « Elevation ».
La trajectoire bas-carbone est composée de trois axes d'atténuation du changement climatique :
- Innover avec des produits à faibles émissions ;
- Développer des services pour réduire les émissions carbone lors de l’utilisation ;
- Réduire les émissions propres de gaz à effet de serre.
Des objectifs annuels ont été définis afin de suivre l’avancement du plan de transition et sont suivis trimestriellement en Comité de pilotage RSE.
GHG Protocol : le Greenhouse Protocol fournit des normes et des outils qui aident les pays et les villes à suivre les progrès vers les objectifs climatiques.
https://sciencebasedtargets.org/
ÉTAT DE DURABILITÉ
3 LEVIERS DÉTAILLÉS ET AVANCEMENT DES SCOPES 1 & 2
Pour atteindre l’objectif de 46,2 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur les scopes 1 et 2, un groupe de travail a été créé en 2024. Ce groupe de travail pilote et analyse les différents leviers d’actions définis lors de la construction de la trajectoire et s’assure de l’avancement du plan d’actions.
Manitou Group a identifié trois leviers majeurs d'atténuation pour la réduction des émissions des scopes 1 & 2 :
L’APPROVISIONNEMENT EN ÉNERGIE
La mise en place d’énergies renouvelables et l'autoproduction d'énergie permettent de maîtriser les coûts tout en consommant des énergies renouvelables produites localement. Dans ce but, Manitou Group poursuit notamment le déploiement d’installations de panneaux solaires sur ses sites français appartenant à Manitou BF. Le site de Manitou Italie est le plus avancé, avec des installations couvrant environ 13,5 % de ses besoins en électricité.
Manitou Group s'engage également dans la décarbonation de ses approvisionnements énergétiques en recourant à des certificats d'énergie renouvelable délivrés par un organisme indépendant. Ces certificats garantissent que, sur la même période, des sources de production d’énergie renouvelable ont injectées sur le réseau l’équivalent d’une partie de l’électricité consommée par le groupe.
Le résultat du market-based, méthode permettant de calculer l'impact des achats des EAC sur les émissions, représente la réduction des émissions de gaz à effet de serre grâce aux achats d’EAC.
L'achat de ces certificats constituera progressivement un levier secondaire de réduction des émissions de carbone pour le groupe. Actuellement, Manitou Group n'achète pas de certificats d'énergie renouvelable directement auprès des producteurs d'électricité. À ce stade, le groupe n’a donc pas d’attributs groupés (“Bundle Energy”), mais opte pour des certificats non groupés (« Unbundle Energy »), acquis auprès de tiers indépendants. Cette approche permet néanmoins de soutenir la production d'énergie renouvelable. Manitou Group a acquis en 2024 des certificats d’origine de type GO (Garanties d'Origine) pour les filiales européennes, de type RECs (Certificats d’Énergie Renouvelable) pour les filiales américaines et de type GO et IRECs (Certificats d'Énergie Renouvelable Internationaux) pour les filiales indiennes. En 2024, le pourcentage de ces instruments contractuels couvre 71% de la consommation d’électricité liée aux émissions de scope 2.
AMÉLIORATION DE L'EFFICACITE ÉNERGÉTIQUE
L’énergie représente environ 87 % des émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 & 2 de l’activité de Manitou Group. Afin d’atteindre les objectifs de décarbonation 2030, un premier système de management de l’énergie certifié ISO 50001 en novembre 2023 a été mis en œuvre sur les sites français appartenant à Manitou BF. Il permettra à Manitou Group de structurer ses plans d’action d’économies d’énergie et de transformer le plan de sobriété initié en 2022 en un plan de management de l'énergie sur la base de cette norme. Pour les sites à l’international, le groupe évalue les évolutions de la consommation d’énergie annuellement et valide un objectif de réduction.
Le plan de management de l’énergie a identifié des actions permettant de réduire la consommation des sites français appartenant à Manitou BF de l’ordre de 1 GWh entre 2023 et 2024. Fin 2024, ces plans d’action ont été efficaces et ont permis la réduction de consommation de 5% par rapport à 2023 au niveau de ces sites.
DÉCARBONATION DE LA FLOTTE DE VÉHICULES
La réduction des émissions des véhicules de service et de fonction fait également partie des objectifs 2030 de décarbonation du groupe. En 2024, le choix élargi de véhicules hybrides et électriques dans les catalogues s’est substitué aux véhicules diesel de la flotte actuelle.
ATTERRISSAGE DE LA TRAJECTOIRE SBTI SCOPE 1 ET 2 EN 2024
La décarbonation des scopes 1 et 2 est réalisée en termes d'émissions absolues, avec un objectif de réduction fixé à 15 047 tCO₂e d'ici 2030. Pour l'année 2024, l'objectif validé par SBTi était de limiter les émissions à 22 096 tCO₂e. Les émissions réelles pour 2024 s'élèvent à 22 496 tCO₂e.
Le graphique montre une réduction significative des émissions du scope 1 & 2 par rapport à l’année de référence 2019. Les actions significatives ayant permis cette réduction sont :
- la mise en place des panneaux solaires en France, Italie, Afrique du Sud, Australie, Belgique, Portugal et Pologne ;
- la mise en œuvre de systèmes de gestion des bâtiments en France ;
- le déploiement des éclairages LED sur les sites de production et filiales ;
- la mise en place du système de management de l’énergie en France ;
- l’achat de garantie d’origine d’électricité couvrant une part de la consommation du groupe.
La mise en place des actions décrites ci-dessus n’ont pas été suffisantes pour atteindre l’objectif en 2024. L’augmentation de la consommation de gaz aux Etats-Unis due à l’agrandissement du site, l’augmentation de la consommation de gaz en Inde due à l’utilisation de la nouvelle cabine de peinture au gaz et l’acquisition d’un nouveau site de mécano-soudure ont eu un impact sur le résultat.
LEVIERS DÉTAILLÉS ET AVANCEMENT DU SCOPE 3
L’analyse du Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) a mis en valeur la part prédominante que représente le scope 3 dans l’empreinte carbone annuelle du groupe. Manitou Group a identifié plusieurs leviers majeurs d'atténuation pour la réduction des émissions du scope 3.
Pour plus de détails sur le format de communication des données de GES, voir la section 3.2.1.1. « Base générale d’établissement des déclarations relatives à la durabilité (BP-1) ».
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202463
ÉTAT DE DURABILITÉ
LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE DES PRODUITS VERS DES MACHINES À FAIBLES ÉMISSIONS
L’utilisation des produits par l’utilisateur final constitue une part importante du bilan GES du groupe. Manitou Group a mis en place un plan d’actions visant à piloter la baisse des consommations d’énergie de ses produits afin d'atténuer ce poste d’émissions significatif en développant de nouveaux produits dans les gammes du portefeuille afin de proposer des alternatives. L'objectif en 2030 est d'atteindre 43% de vente d’engins à faible émission (en nombre de machines vendues) :
- Manitou Group a livré de nouveaux modèles électriques dans ses familles de nacelles, de ciseaux, de chariots à mât, de chariots télescopiques ou encore de chariots télescopiques rotatifs et prépare les électrifications de modèles complémentaires ;
- le groupe a également fait l’acquisition du fabricant de batteries easyLi (2023) afin d'internaliser la compétence « batterie » et ouvert en 2024 une usine de batterie Lithium-ion sur son site de production de Castelfranco en Italie.
AMÉLIORATION DE L'ÉFFICACITE ÉNERGÉTIQUE DES PRODUITS
Le groupe structure les pratiques d’éco-conception dans les bureaux d’études du groupe en priorisant les projets justifiant de performances environnementales. Il a pour but d’optimiser l'efficacité énergétique des nouveaux produits ainsi que de ceux déjà disponibles à la vente :
par la mise en place de procédures de mesure efficaces des consommations. En l’absence de norme, le groupe a lancé dès 2013 un protocole interne validé par l’UTAC. Cette procédure a conduit à la création d’un standard de référence pour la mesure de la consommation des chariots télescopiques. Cette norme interne a servi de base pour la rédaction de la norme.
DÉVELOPPEMENT DES DISPOSITIFS ET SERVICES POUR AMÉLIORER LA CONSOMMATION DE MACHINES
Manitou Group propose des dispositifs et de l'accompagnement pour réduire la consommation des matériels :
- par le développement d’options moteurs et de modes de conduites sobres en énergie comme le « Stop & Start », « l’Ecostop » ou « l’Ecomode ». Ces dispositifs permettent de réduire les consommations lors de l’usage en limitant certaines capacités de la machine ou en arrêtant la motorisation au ralenti. Le groupe a pour objectif de développer ces options et de généraliser leur vente pour atteindre 57% d'équipement des modèles vendus éligibles en 2030 ;
- par la mise en place du programme d’accompagnement des clients à la baisse de leur consommation appelé : « REDUCE FUEL ». Depuis 2013, Manitou Group mesure et compare en toute transparence les consommations de carburant et les émissions de CO₂ des machines. Les données par gamme sont régulièrement mises à jour sur le site web dédié www.reduce-program.com/fuel. Ces éléments sont actuellement transférés sur le portail principal des produits du groupe. L’objectif est d’accompagner les clients dans la réduction de leur empreinte environnementale et la sélection du matériel le plus adapté à leurs besoins et de réduire l’impact des produits sur le changement climatique ;
- par l’utilisation de la data pour une assistance à la conduite permettant la décarbonation des pratiques des conducteurs d’engins ;
- Le groupe accompagne également la transition grâce à des services complémentaires pour la chaîne de valeur, permettant la réduction des émissions de GES :
DÉVELOPPEMENT DES PRODUITS À ÉNERGIE ALTERNATIVE
Le groupe développe des produits et prototypes exploitant des sources d'énergie alternatives et en développant les compétences clés, nécessaires à l’utilisation de ces nouvelles énergies :
- deux prototypes hydrogènes ont été réalisés depuis 2022 ;
- une station de recharge à hydrogène bas-carbone a été installée par un prestataire spécialisé sur le plus gros site de production français, qui accueille l’équipe R&D.
Manitou Group a également permis l’utilisation de biocarburant type HVHTG (Huiles Végétales HydroTraitées Gazole, connues sous le nom de HVO en anglais), pour l’ensemble des machines compatibles. Les HVHTG sont issus du traitement des huiles végétales ou de graisses animales et constituent une source de décarbonation du carburant.
UTILISATION DE MATIÈRE RECYCLÉE DANS LA FABRICATION DES PRODUITS
L’optimisation des ressources nécessaires à la production des produits du groupe doit permettre de réduire l’empreinte carbone associée à cette étape du cycle de vie. La cartographie des besoins en matières premières montre l’enjeu de décarboner les matières ferreuses utilisées par le groupe. L’objectif est d’augmenter progressivement l’approvisionnement issu de sources recyclées, afin de contribuer à la décarbonation mais également à la circularité des ressources. Le groupe a notamment pris des engagements pour l’achat à l’un de ses fournisseurs historiques d’acier bas-carbone produit à base d’hydrogène bas-carbone. Pour plus d’informations, se référer à la section 3.3.3. « Utilisation des ressources et économie circulaire (ESRS E5) ».
DÉVELOPPEMENT DE L’OFFRE DES PIÈCES DE RECHANGE REMANUFACTURÉES
Dans le cadre du programme « ReMAN by Manitou », les pièces de rechange remanufacturées contribuent en premier lieu à une optimisation de la gestion du cycle de vie des produits et donc aux enjeux de l’économie circulaire. En outre, la réduction de la dépendance à la production de pièces neuves pour des composants de seconde main permet d’en réduire l’empreinte carbone de la maintenance des matériels. Pour plus d’informations, se référer à la section 3.3.3. « Utilisation des ressources et économie circulaire (ESRS E5) ».
AUGMENTATION DES MATÉRIAUX RECYCLÉS DANS LES EMBALLAGES POUR LES PIÈCES DE RECHANGE
Le groupe expédie des milliers de commandes de pièces détachées chaque année. Aussi, le volume et la diversité d’emballages nécessaires à leur approvisionnement et envoi a permis de développer un programme d’optimisation réduisant et transformant les pratiques d’emballage.
UN FRET MOINS CARBONÉ
Malgré la faible contribution des émissions liées au fret dans le scope 3, Manitou Group a défini des objectifs ambitieux pour réduire son empreinte carbone et embarquer ses partenaires dans cette démarche. En 2023, une gouvernance spécifique a été mise en place, structurée autour d'un Comité projet et d'un Comité de pilotage, afin de superviser le plan d'actions de réduction de carbone lié au fret et trouver de nouveaux leviers de décarbonation.
L'une des priorités a d’abord été de réduire le recours au fret aérien, notamment en sensibilisant les concessionnaires à limiter les commandes urgentes, en optimisant la gestion des stocks et en mutualisant les flux pour minimiser les envois fragmentés.
En parallèle, le fret routier a fait l'objet d'une transition vers des solutions plus respectueuses de l'environnement, avec l'introduction de biocarburants comme le HVO et le B10015 en collaboration avec des transporteurs, ainsi qu’avec le développement du rapport multimodal vers des alternatives moins émettrices pour le transport des machines, des composants et des pièces de rechange.
Dans le domaine du transport maritime, Manitou Group se tourne vers le fret maritime à la voile. Il soutient, depuis 2019, le projet NEOLINE, un cargo à propulsion vélique, et s'engage à long terme sur un volume de fret transporté via ce mode innovant. La première traversée transatlantique, prévue pour l'été 2025, devrait permettre une réduction d'environ 80 % des émissions de CO₂ par rapport aux solutions traditionnelles.
Avec la mise en place de la gouvernance du fret bas carbone, d’autres actions ont été déjà identifiées, ce qui va permettre de venir compléter les 3 leviers précédemment expliqués.
Ces initiatives incluent l'engagement volontaire au programme FRET 21, l'intégration d'un critère « effort carbone » dans les appels d'offres, l'optimisation de l'outil de gestion des transports, ainsi que la mobilisation proactive des prestataires logistiques. Ces efforts illustrent l'engagement de Manitou Group à embarquer l'ensemble de sa chaîne de valeur dans la réduction des émissions liées au transport.
EVOLUTION DE L’INDICATEUR EN INTENSITÉ DU SCOPE 3 DEPUIS 2019
Le graphique présenté ci-dessous illustre l’évolution générale de l’indicateur et la variation des 6 composantes qui l’influencent dans le temps. Pour faciliter la compréhension de l’évolution de l’indicateur entre l’année de référence et l’année de reporting 2024, l’écart a été décomposé en 6 facteurs complémentaires.
- évolution du transport des machines et des pièces de rechange : le transport des machines et des pièces de rechange illustre l’évolution du volume et du mode de transport utilisé pour les différents flux amont et aval du groupe ;
- évolution des biens et des services achetés (composants) : les achats reflètent la variation des masses de composants achetées pour la production des machines et leurs niveaux de décarbonation. Depuis 2021, des actions sont menées pour décarboner les approvisionnements (acier, éco-conception...). Cependant, en 2024, l’augmentation des capacités de production et la mise en stock de certaines machines et composants ont fait conjoncturellement évoluer cet indicateur à la hausse ;
- évolution de la consommation des machines vendues : la consommation d’énergie d’une même machine peut avoir évolué depuis l’année de référence. Des améliorations techniques ont été déployées afin d’optimiser la consommation de certains modèles. L’engagement de Manitou Group pour l’amélioration du « coût total de possession » a conduit à la réduction significative des consommations des produits historiques ;
- évolution du mix produit vendu : la répartition des modèles vendus illustre l’influence du mix de modèles de machines vendues sur le bilan des émissions. La vente de modèles plus efficients et de nouveaux produits à plus faibles émissions explique la baisse de l’indicateur grâce à l’innovation vers des matériels à faibles émissions ;
- évolution du mix géographique : Le mix géographique des ventes influence les émissions liées à la consommation énergétique des machines électriques, en fonction de l’empreinte carbone du mix électrique local ;
- évolution des machines mises en location : Les matériels neufs, produits dans l’année et intégrant la flotte de machines louées par Manitou Group, sont comptabilisés séparément des machines vendues. La prédominance de machines électriques dans les pratiques de location influence à la baisse l’indicateur scope 3 (la flotte de machines louées ne fait pas partie du périmètre de la trajectoire SBTi).
15Le B100 est un biocarburant d’origine végétale compatible avec les motorisations diesel de la norme EN14214, destiné aux flottes captives de poids lourds de plus de 3,5 tonnes.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202465
ÉTAT DE DURABILITÉ
PRÉSENTATION DE L’ÉVOLUTION DES RÉSULTATS
Le ratio en intensité des émissions du scope 3 liés au prêt SSL (Sustainability Linked Loan) se calcule de la manière suivante : (émissions liées au fret + émissions liées à l’utilisation des machines vendues + émissions liées à l’utilisation des
machines louées + émissions liées aux achats) / nombre d’heures d’utilisation des machines vendues et louées.
Le ratio en intensité des émissions du scope 3 liés aux engagements SBTi se calcule de la manière suivante : (émissions liées au fret + émissions liées à l’utilisation des machines vendues + émissions liées aux achats) / nombre d’heures d’utilisation des machines vendues.
ATTERRISSAGE DE LA TRAJECTOIRE SBTI SCOPE 3 EN 2024
La décarbonation du scope 3 est mesurée en intensité carbone, exprimée en kgCO₂e par heure d'utilisation des machines vendues (nommée ci-après « kgCO₂e/h ») durant l’année de reporting, conformément à la méthodologie validée par SBTi en 2022. L'objectif fixé pour 2030 est de réduire cette intensité à 13,7 kgCO₂e/h). Pour 2024, l'objectif intermédiaire est de 17,1 kgCO₂e/h, tandis que le résultat réel pour 2024 s'élève à 20,08 kg CO₂e/h.
L'écart observé entre les résultats et les objectifs s'explique par plusieurs facteurs interdépendants :
- 61% de l'effort de décarbonation de la trajectoire bas-carbone du scope 3 repose sur l’électrification de certains matériels, et certaines disponibilités ont été temporairement limitées en 2024 ;
- le groupe enregistre une demande soutenue pour les équipements thermiques sur ses marchés historiques, ce qui influence les résultats ;
- les équipements à émissions faibles rencontrent des résistances sur certains marchés. Manitou Group poursuit ses efforts pour démontrer les bénéfices économiques et environnementaux de ses solutions, notamment par l'optimisation du coût total de possession (TCO) ;
- certaines actions s’inscrivent dans un temps long, avant d’aboutir à une décarbonation réelle :
L'embarquement de certains partenaires importants de la chaîne de valeur, tels que les aciéristes, permet d’envisager l’intégration de 64 % d'acier recyclé contribuant à la décarbonation des approvisionnements d'ici 2030.
Chaque année, une convention en ligne dédiée à la RSE, invite et engage les fournisseurs à améliorer leurs pratiques, en proposant des échanges individualisés pour aligner leurs efforts sur les ambitions du groupe.
Le réseau de distribution est activement impliqué via le « Dealers Elevation Plan » (DEP) et des initiatives telles que la réunion biannuelle « Dealer Partner Event » et le « Dealer Innovation Council », qui réunissent une sélection de concessionnaires innovants pour construire, ensemble, des solutions bas-carbone et circulaires.
En parallèle, Manitou Group accompagne ses clients dans l'évaluation de leur bilan carbone, en fournissant des données clés sur la fabrication, l'utilisation et le fret des produits. Ces efforts s'inscrivent également dans une dynamique d'économie circulaire avec des projets comme le retrofit des machines thermiques vers des modèles électriques et une thèse sur le démantèlement et la réutilisation des composants basée sur des échanges constants avec le réseau de concessionnaires, des acteurs de la construction et des clients pour améliorer les boucles de circularité et réduire l’utilisation de matières neuves.
Par ailleurs, Manitou Group contribue activement au groupe de travail « développement durable » de l'European Rental Association (ERA), notamment à la réalisation de guides pour la comptabilité carbone et à la promotion de solutions bas-carbone. La table ronde annuelle « On The Way Up » et son engagement au sein de la Communauté Du Matériel Durable témoignent de sa volonté de partager ses avancées, de fédérer et inspirer ses partenaires et de piloter des actions concrètes pour accélérer sa transition vers une économie durable.
3.3.1.2.GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.3.1.2.1.DESCRIPTION DES PROCESSUS PERMETTANT D’IDENTIFIER ET D’ÉVALUER LES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS LIÉS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (ESRS E1 LIÉE À ESRS 2 IRO-1)
Le processus d'identification et d'évaluation des impacts, risques et opportunités matériels liés au changement climatique est détaillé dans la section 3.2.4.1. « Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (IRO-1) ».
3.3.1.2.2.IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS IDENTIFIÉS (E1)
Le processus d'identification et d'évaluation des impacts, risques et opportunités matériels liés au changement climatique est détaillé dans la section 3.2.4.1. « Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (IRO-1) ».
Ces enjeux et leurs implications sont présentés ci-après :
| Enjeux pour Manitou Group | Impacts négatifs pour les parties prenantes | Opportunités matérielles | Risques matériels |
|---|---|---|---|
| Réduction des | Émissions de GES dues aux | Prise de parts de marché dans le | Impacts sur les prix du fait de |
| activités émissives au sein de | développement d'une gamme de | l'augmentation des exigences en matière | |
| la chaîne de valeur. | produits à faible émission et | de réduction des émissions de gaz à effet |
ÉTAT DE DURABILITÉ
3 Enjeux pour Manitou Group
émissions de GES dans la chaîne de valeur (quotas, MACF16 ou nouvelles sanctions). Risque de perte d'attractivité des produits Manitou Group face aux produits concurrents ayant potentiellement une meilleure performance environnementale ou plus innovants. Adéquation entre l'offre et les évolutions des besoins du marché, soit du fait de l'acceptabilité du marché encore non mature, ou de la non synchronisation entre la demande du marché et l'opérabilité effective des technologies bas-carbone.
Mise en danger des collaborateurs de l'ensemble de la chaîne de valeur du fait de la croissante intensité et fréquence des risques climatiques (vague de chaleur, inondation, stress hydrique). Impact lié à l'insuffisance potentielle de la réalisation du plan d'adaptation du fait d'événements exogènes (exemple : manque de mobilisation à l’échelle locale des acteurs territoriaux, acceptabilité des mesures par les parties prenantes, manque d'outils communs...).
Indisponibilité des produits et services Manitou liée à des perturbations et retards dans le processus de production.
3.3.1.2.3. POLITIQUES D’ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET D’ADAPTATION (E1-2)
Le plan « Elevation », mis en place pour la période 2021-2025 (présenté en section 3.2.3.1 « Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur (SBM-1) »), s’est fixé un ensemble d’objectifs autour de quatre priorités majeures dont la trajectoire bas-carbone. Celle-ci est basée sur trois objectifs :
- l’innovation avec des produits à faibles émissions ;
- le développement de services pour réduire les émissions lors des utilisations ;
- la réduction des émissions des activités propres.
Dans ce cadre, Manitou Group a établi un plan de transition, présenté en section 3.3.1.1.2. « Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique (E1-1) ». Ce plan détaille les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les scopes 1, 2 et 3.
Bien que ce plan ne soit pas structuré sous la forme d'une politique formalisée, il constitue une feuille de route opérationnelle stratégique pour le groupe. La trajectoire bas-carbone, qui constitue un élément central de ce plan, fait actuellement l'objet d’une mise à jour avec l'accompagnement d'un cabinet externe.
Sur le volet adaptation du plan de transition, le groupe prévoit de poursuivre et d'approfondir ses premiers travaux, afin de renforcer la capacité de Manitou Group à anticiper la vulnérabilité aux risques climatiques et à saisir les opportunités associées, à compter de fin 2025.
Les travaux relatifs au plan de transition concernant l'atténuation et l'adaptation au changement climatique devraient être présentés dans le rapport de durabilité 2026 qui sera publié en 2027, avec la déclinaison du plan d'actions associé. Des experts internes ont déjà été identifiés pour travailler sur cette thématique. (Pour plus d’informations, se référer à la section 3.3.4. « Taxonomie durable européenne »).
3.3.1.3. ACTIONS ET RESSOURCES EN RAPPORT AVEC LES POLITIQUES EN MATIÈRE DE CHANGEMENT CLIMATIQUE (E1-3)
À date, les risques de transition identifiés, liés à l'évolution des marchés, aux besoins des clients, et à l'adaptation des produits aux nouvelles exigences réglementaires et technologiques, n'ont pas encore fait l'objet d'une évaluation basée sur l’analyse de scénarios climatiques. Les informations sur les ressources financières actuelles et futures mobilisées pourront être communiquées à l'issue de cette évaluation.
Les actions et les ressources relatives au changement climatique sur les scopes 1 et 2 sont énumérées dans le tableau ci-dessous :
| Leviers | Périmètre | Objectif | Année cible pour atteinte objectif | Actions clés 2024 | Périmètre action clé 2024 | Résultats 2024 | Ressources allouées |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Installation d'ombrières sur le parking du site de Beaupréau. | France | 3300 m² | 2030 | Approvisionnement de l'énergie | Groupe | Décarboner approvisionnement énergétique en consommant des énergies renouvelables et en recourant à des certificats d'énergie renouvelable. | Achat de consommation d'électricité du groupe en certificats d'origine électricité. |
| France, Inde, Italie, États-Unis | 71% de la consommation groupe | Un groupe de travail scope 1 et 2 a été défini en 2024 afin de piloter la mise en place du plan d'action. Ce groupe est constitué par les équipes HSE, Performance Industrielle, Achats, Finance et RSE. | Continuité de la mise en place d'un système de management de l’énergie. | France, Inde, Italie, États-Unis | Baisse de 7 % de la consommation par rapport à 2023 au niveau des sites de production. | 2030 | Nomination et description des missions des référents énergie. |
| France | 7 employés formés pour chaque site en France. | Un groupe de travail scope 1 et 2 a été défini en 2024 afin de piloter la mise en place du plan d'action. Ce groupe est constitué par les équipes HSE, Performance Industrielle, Achats, Finance et RSE. | Amélioration de l'efficacité énergétique | Groupe | -10 % de réduction d'émissions | -Réalisation d'un audit des installations de climatisation de l'entité administrative. | États-Unis |
| Identification de gains de consommation électrique. | Décarbonation de la flotte de véhicules | Groupe | 100% de voitures à faible émission | 2030 | Diversification du catalogue avec des véhicules à faible émission. | France | 24,6 % de véhicules à faible émission en France au 31/12/2024. |
Les actions et les ressources relatives au changement climatique sur le scope 3 sont énumérées dans le tableau ci-dessous :
| Leviers | Périmètre | Objectif | Année cible pour atteinte objectif | Actions clés 2024 | Périmètre action clé 2024 | Résultats 2024 | Ressources allouées |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Transition énergétique des produits vers des machines à faible émission | Groupe | 43% de machines vendues à faibles émissions. | 2030 | Lancement d'une gamme de ciseaux électriques et conception de machines complémentaires en cours. | Monde | 13,58 % de machines électriques vendues. | Équipes Manitou Group : marketing, R\&D, innovation, bureaux d'études, achats, Services & solutions, production, etc. |
| Équipes d’easyLi : développement des nouvelles solutions de batteries. | Partenariat avec des clients, fournisseurs et prestataires spécialisés dans l'électrification des machines, les motorisations, les analyses de cycle de vie, la fourniture d'hydrogène décarboné, etc. | Développement des produits à énergie alternative | Groupe | Développement de prototypes pour tester des sources d'énergies alternatives. | 2030 | Tests in situ des deux chariots prototypes fonctionnant à l’hydrogène. | - Tests des chariots prototypes fonctionnant à l'hydrogène vert en vue de leur industrialisation |
| Compatibilité des machines avec les carburants alternatifs (type HVO). | Groupe | 2030 | Établissement de la compatibilité machine, en partenariat avec les motoristes partenaires. | - Bilan non estimé | Amélioration de l'efficacité énergétique des produits | Groupe | -7 % de la consommation des machines thermiques. |
| 2030 | Cartographie des émissions et développement d'une stratégie de réduction sur les modèles cibles. | Monde | Bilan non estimé | Mobilisation des équipes commerciales et du réseau de concessionnaires. | Équipes dédiées aux tests machines sur chaque site producteur. | Équipes du pôle Service & Solution sur le « coût total de possession » influencé par la baisse de consommation et d’émissions. | Équipes R\&D, innovations et recherche avancées mobilisées sur l'efficacité énergétique de tous les produits. |
| Expertise de ses fournisseurs historiques pour amélioration des composants (motorisation, hydraulique, train roulant, etc.). |
17 Voir section « Les indicateurs clés de performance (« KPIs ») du groupe », tableau concernant les CapEx, activité 3.2 CCM Fabrication d’équipements pour la production et l’utilisation d’hydrogène.
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.3.1.4. CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.3.1.4.1. CIBLES LIÉES À L’ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE ET D’ADAPTATION (E1-4)
CIBLES LIÉES À L’ATTÉNUATION ET À L’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
| Variation entre 2019 et 2024 | Valeur absolue des variations des émissions de GES du scope 1 (tCO2eq) | + 1 282 |
|---|---|---|
| Pourcentage de variation des émissions de GES du scope 1 | + 7,3 % | |
| Valeur d'intensité de la variation des émissions de GES du scope 1 (tCO2eq)/ M€) | - 0,48 | |
| Valeur absolue des variations des émissions de GES du scope 2 basée sur la localisation (tCO2eq) | + 387 | |
| Pourcentage de variation des émissions de GES du scope 2 basée sur la localisation | + 3,7% | |
| Valeur d'intensité de la variation des émissions de GES du scope 2 basée sur la localisation (tCO2eq/ M€) | - 0,15 | |
| Valeur absolue des variations des émissions de GES du scope 2 basée sur le marché (tCO2eq) | - 6 754 | |
| Pourcentage de variation des émissions de GES du scope 2 basée sur le marché | - 64,3% | |
| Valeur d'intensité de la variation des émissions de GES basée sur le marché (tCO2eq/ M€) | -2,54 | |
| Valeur absolue des variations des émissions de GES du scope 3 (tCO2eq) | -692 317 | |
| Pourcentage de variations des émissions de GES du scope 3 | -10,2% | |
| Valeur d'intensité de la variation des émissions de GES basée sur le marché (tCO2eq/ M€) | 288,88 | |
| Valeur absolue des variations des émissions totales de GES basée sur la localisation (tCO2eq) | -690 317 | |
| Pourcentage de variations des émissions totales de GES basée sur la localisation | 10,1% | |
| Valeur d'intensité de la variation des émissions de GES basée sur la localisation (tCO2eq/ M€) | 260,04 | |
| Valeur absolue des variations des émissions totales de GES basée sur le marché (tCO2eq) | -697 507 | |
| Pourcentage de variations des émissions totales de GES basée sur le marché | -10,2% | |
| Valeur d'intensité de la variation des émissions de GES basée sur le marché (tCO2eq/ M€) | -262,62 |
Les données chiffrées liées aux leviers de décarbonation des scopes 1 et 2 et du scope 3 exigées au titre de ce paragraphe sont disponibles en section 3.3.1.1.2. « Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique (E1-1) ».
3.3.1.4.2. CONSOMMATION D’ÉNERGIE ET MIX ÉNERGÉTIQUE (E1-5)
CONSOMMATION D’ÉNERGIE ET MIX ÉNERGÉTIQUE
| 2023 | 2024 | |
|---|---|---|
| Consommation de combustible provenant du charbon et des produits à base de charbon (en MWh) | NA | |
| Consommation de combustible provenant du pétrole brut et de produits pétroliers (en MWh) | NA | 17 286 |
| Consommation de combustible provenant du gaz naturel (en MWh) | NA | 55 489 |
| Consommation de combustible provenant d’autres sources fossiles (en MWh) | NA | - |
| Consommation d’électricité, de chaleur, de vapeur et de froid achetés ou acquis à partir de sources fossiles (en MWh) | NA | 16 677 |
| Consommation totale d’énergie fossile (en MWh) | NA | 89 452 |
| Part des sources fossiles dans la consommation totale d’énergie (en %) | NA | 79,6% |
| Consommation provenant de sources nucléaires (en MWh) | NA | 12 912 |
| Part de la consommation provenant de sources nucléaires dans la consommation totale d’énergie (en %) | NA | 11,5% |
| Consommation de combustible provenant de sources renouvelables, y compris de la biomasse (en MWh) | NA | - |
| Consommation d’électricité, de chaleur, de vapeur et de froid achetés ou acquis à partir de sources renouvelables (en MWh) | NA | 9 803 |
| Consommation d’énergie renouvelable non combustible autoproduite (en MWh) | NA | 174 |
| Consommation totale d’énergie renouvelable (en MWh) | NA | 9 977 |
| Part des sources renouvelables dans la consommation totale d’énergie (en %) | NA | 8,9% |
| Consommation total d'énergie provenant d'activités dans les secteurs à fort impact climatique (MWh) | NA | 112 341 |
| Consommation totale d’énergie (en MWh) | NA | 112 341 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202473
ÉTAT DE DURABILITÉ
3
PRODUCTION D'ÉNERGIE
| 2023 | 2024 | Variation (en %) | |
|---|---|---|---|
| Production d’énergie non renouvelable (en MWh) | NA | - | - |
| Production d’énergie renouvelable (en MWh) | NA | 1 504 | - |
| Production d'énergie totale (en MWh) | NA | 1 504 | - |
INTENSITÉ ÉNERGÉTIQUE PAR PRODUIT NET
| 2023 | 2024 | |
|---|---|---|
| Consommation totale d'énergie provenant d'activités dans des secteurs à forts impact climatique par produit net provenant d'activités dans des secteurs à fort impact climatique (en MWH/ M€) | NA | 33,7% |
Plus de détails concernant le chiffre d’affaires sont disponibles au chapitre 7, note « 4.2.1 Chiffre d’affaires ».
3.3.1.4.3. ÉMISSIONS BRUTES DE GES DES PÉRIMÈTRES 1, 2, 3 ET ÉMISSIONS TOTALES DE GES (E1-6)
Pour plus de détails sur le format de communication des données de GES, voir la section 3.2.1.1. « Base générale d’établissement des déclarations relatives à la durabilité ».
Le bilan gaz à effet de serre est calculé pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024.
En utilisant la méthodologie du Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol), Manitou Group mesure les émissions relatives aux postes suivants :
- le scope 1 comprend les émissions directes liées à la consommation de gaz naturel, de gasoil non routier, de gasoil arctique, fioul domestique, ainsi que l'utilisation des véhicules de service et de fonction. La part de véhicule à faible émissions est calculée selon et le seuil fixé par la taxonomie européenne ≤ 50gCO₂ / km ;
▪le scope 2 couvre les émissions indirectes provenant de la consommation d'électricité achetée et consommée sur les sites. Afin d'assurer une précision, une homogénéité dans les calculs, et une traçabilité des données, les émissions liées aux véhicules de service et de fonction sont déterminées à l'aide de l'outil financier du groupe ;
▪le scope 3 de Manitou Group ne couvre pas l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre liées à la chaîne de valeur mais uniquement celles qui sont matérielles, dont :
omachines produites :
Les émissions liées à la production des composants des machines vendues sont calculées grâce à des facteurs d’émissions massiques établis pour certaines machines de référence, représentatives de la gamme de produits de Manitou Group. Les facteurs d'émissions des machines de référence sont calculés à partir des pièces de leur nomenclature, en choisissant une matière principale pour tout composant du dernier niveau, même en présence de pièces hybrides ou multi-matériaux. Si un facteur d’émissions d’un composant d’une machine de référence n’est pas disponible ou connu, un facteur d’émissions moyen lui est appliqué. Ce facteur moyen est calculé sur la base de l’ensemble des composants connus de la nomenclature. Ces composants indéterminés représentent en moyenne moins de 3 % de la masse de la machine. Chaque machine produite est associée à son poids catalogue et au facteur d’émissions de sa machine de référence ; ces deux paramètres permettent de calculer les émissions liées à la fabrication de ses composants.
omachines vendues :
Les émissions liées à l’utilisation des machines par le client sont calculées grâce à deux paramètres : la durée de vie commerciale (heures d’utilisation) de chaque modèle de machine, issue des cahiers des charges de conception, et sa consommation moyenne issue de tests in situ réalisés selon une méthodologie interne fixe. Pour les machines électriques, le calcul prend également en compte le pays de vente de la machine. A noter qu’il n’existe pas de normes sectorielles avec des règles de calcul harmonisées pour le scope 3 notamment sur les durées de vie des produits et la mesure des consommations d’énergie des machines. Les données du scope 3 ne sont donc pas comparables avec les résultats pouvant être communiqués par d’autres groupes ou sociétés.
omachines louées :
Les émissions incluses dans ce périmètre correspondent aux machines neuves, mises en service dans l’année, et louées dans les filiales commerciales de Manitou Group dans le monde entier. La méthode de calcul des émissions est identique à celle appliquée aux machines neuves vendues. Certaines machines de la liste des matériels loués ne sont pas identifiables par leur code unique interne et ne peuvent pas être associées à une consommation horaire (5,25 % des nouvelles machines entrées dans la flotte de location en 2024). Les émissions sont extrapolées sur la base du reste des machines louées. La consommation variant fortement en fonction de la taille et donc du prix de la machine, l’extrapolation est appliquée par gamme de prix des machines de la flotte de location. La moyenne des émissions de chaque gamme est calculée sur la partie de l’échantillon identifiée par son code unique. Cette moyenne est ensuite appliquée au prorata du nombre de machines inconnues dans chaque gamme de prix.
opièces de rechange :
Les émissions de GES liées à la production des pièces sont calculées pour l’année complète et couvrent le périmètre mondial. Le calcul se base sur l’extraction du système de gestion des commandes. La méthodologie utilise le nom, la famille, le volume et le poids de chaque lot de pièces identiques commandées. Par mesure de simplification, une matière principale (exceptionnellement, une matière secondaire) et son ratio massique sont associés à chaque famille de pièces. Si la famille de composants ne permet pas d’établir une matière principale, le facteur d’émissions moyen des pièces de rechange est appliqué.
ofret amont et fret aval machines :
L’unité utilisée pour la mesure des émissions carbone du fret est la tonne/km. Déployé sur un périmètre monde hors Inde, un outil interne de gestion des transports permet d’extraire les données nécessaires à l’analyse : les kilomètres parcourus et les poids transportés. Pour l’Inde, la collecte de données se fait à partir d'un suivi interne [hors Transport Management System (TMS)].
ofret amont et aval pièces de rechange :
L’unité utilisée pour la mesure des émissions carbone du fret de pièces de rechange est la tonne/km quand l’information provient de l'outil de gestion interne des transports. Quand l’information provient directement des transporteurs, l'unité utilisée est la tonne CO₂ équivalente. L’objectif de réduction de 33.7% des kg CO₂ e par heure d’utilisation à 2030 par rapport à l’année de référence 2019 est modélisé avec la méthodologie SBTI d’intensité physique de 2 %. Il se traduit par une réduction de 2 % « en intensité » par an.
FACTEURS D’ÉMISSION
Les facteurs d'émissions utilisés pour le calcul du bilan gaz à effet de serre sont issus des bases de données suivantes :
- scope 1 (hors flotte de véhicules) : DEFRA (Département de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales) ;
- scope 2 : IEA (Agence internationale de l’énergie) ;
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202475
ÉTAT DE DURABILITÉ
3 ÉMISSIONS TOTALES DE GES VENTILÉES PAR SCOPE (EN TCO₂EQ)
| Données rétrospectives | Jalons et années cibles | 2019 | 2023 | 2024 | % 2023 / 2024 | 2025 | 2030 | 2050 | Cible annuelle en % |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Année N-1 | Émissions de GES de Scope 1 | 17 460 | 19 904 | 18 742 | -6% | ||||
| Pourcentage d’émissions de GES de périmètre 1 résultant des systèmes d’échange de quotas d’émission réglementés (en %) | - | - | - | ||||||
| Émissions de GES de Scope 2 | Émissions brutes de GES du scope 2 fondées sur la localisation (teqCO2) | 10 509 | 10 210 | 10 896 | 7% | ||||
| Émissions brutes de GES du scope 2 fondées sur le marché (teqCO2) | 10 509 | 4 663 | 3 755 | -19% | |||||
| Emissions significatives de GES de scope 3 | Émissions totales brutes indirectes de GES (périmètre 3) (teqCO2) | 6 802 059 | NC* | 6 110 025 | NC | ||||
| 1. Biens et services achetés | 613 171 | NC | 558 200 | NC | |||||
| 2. Biens d'investissement | |||||||||
| 3. Activités relevant des secteurs des combustibles et de l’énergie (non incluses dans les scopes 1 et 2) | 6 193 | NC | 4 703 | NC | |||||
| 4. Transport et distribution en amont | 47 155 | NC | 51 729 | NC | |||||
| 5. Déchets produits lors de l'exploitation | |||||||||
| 6. Voyages d'affaires | |||||||||
| 7. Déplacements domiciles-travail des salariés | |||||||||
| 8. Actifs loués en amont | |||||||||
| 9. Transport et distribution en aval | |||||||||
| 10. Transformation des produits vendus | |||||||||
| 11. Utilisation des machines vendues et louées | 6 135 539 | NC | 5 495 393 | NC | |||||
| 12. Traitement en fin de vie des produits vendus | |||||||||
| 13. Actifs loués en aval | |||||||||
| 14. Franchises | |||||||||
| 15 Investissements | |||||||||
| Emissions totales de GES | Émissions totales de GES (fondées sur la localisation) (teqCO2) | 6 830 028 | NC | 6 139 662 | NC | ||||
| Émissions totales de GES (fondées sur le marché) (teqCO2) | 6 830 028 | NC | 6 132 521 | NC |
*Non communiqué
La méthodologie de calcul est disponible au paragraphe 3.3.1.4 « Emissions de GES des périmètres 1, 2 et 3 et émissions totales des GES (E1-6) ». A noter qu’il n’existe pas de normes sectorielles avec des règles de calcul harmonisées pour le scope 3 notamment sur les durées de vie des produits et la mesure des consommations d’énergie des machines. Ces données ne sont donc pas comparables avec les résultats pouvant être communiqués par d’autres groupes ou sociétés.
ÉMISSIONS TOTALES DE GES VENTILÉES PAR ZONES GÉOGRAPHIQUES
| Zones géographiques | Scope 1 (tCO2eq) | Scope 2 Location-based (tCO2eq) | Scope 2 Market-based (tCO2eq) | Scope 3 (tCO2eq) | Total basée sur la localisation (tCO2eq) | Total basée sur le marché (tCO2eq) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Europe du Sud | 10 163 | 2 455 | 566 | 2 206 575 | 2 219 193 | 2 217 304 |
| Europe du Nord | 771 | 163 | 94 | 1 709 414 | 1 710 349 | 1 710 279 |
| Amérique | 6 472 | 4 816 | 840 | 1 525 841 | 1 537 129 | 1 533 154 |
| APAC | 1 335 | 3 461 | 2 254 | 668 195 | 672 991 | 671 784 |
INTENSITÉ DE GES PAR CHIFFRE D’AFFAIRES
| 2023 | 2024 | Variation (en %) | |
|---|---|---|---|
| Émissions totales de GES (fondées sur la localisation) par produit net (en tCO2eq/M€) | NC* | 2 312 | NC |
| Émissions totales de GES (fondées sur le marché) par produit net (en tCO2eq/M€) | NC | 2 309 | NC |
*Non communiqué
POURCENTAGE DES GES DU SCOPE 3 CALCULÉ À L'AIDE DE DONNÉES PRIMAIRES
| Scope 3 | Données primaires | Données secondaires |
|---|---|---|
| Postes inclus dans le scope 3 | ||
| Émissions des machines vendues | 100% | |
| Émissions des machines louées | 98% | 2% |
| Émissions du fret | 100% |
3.3.1.4.4. PROJETS D'ABSORPTION DE GES ET D'ATTENUATION DES GES FINANCÉS AU MOYEN DE CRÉDITS CARBONE (E1-7)
Manitou Group n'a pas recours à des crédits carbone.
3.3.1.4.5. TARIFICATION INTERNE DU CARBONE (E1-8)
Manitou Group n'a pas encore instauré de prix interne du carbone. Le groupe a initié ses travaux en 2024, qui se poursuivront en 2025.
3.3.1.4.6. INCIDENCES FINANCIÈRES ESCOMPTÉES DES RISQUES PHYSIQUES ET DE TRANSITION IMPORTANTS ET OPPORTUNITÉS POTENTIELLES LIÉES AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (E1-9)
Cette partie fait l’objet d’un phase-in de trois ans autorisé par la réglementation européenne à compter de la première année de publication. Le groupe n’a pas anticipé la communication d’autres informations supplémentaires.
3.3.2. POLLUTION (ESRS E2)
3.3.2.1. GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
Manitou Group met en œuvre un ensemble d’actions concrètes pour prévenir, réduire et gérer les impacts négatifs de ses activités sur l’air, l’eau, les sols, les personnes et les écosystèmes. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de sa politique Qualité, Hygiène, Santé, Environnement (QHSE) et des normes internationales, comme l’ISO 14001.
3.3.2.1.1. DESCRIPTION DES PROCESSUS PERMETTANT D’IDENTIFIER ET D’ÉVALUER LES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS LIÉS A LA POLLUTION (LIÉE À ESRS 2 – IRO 1)
L’information relative à la description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités liés à la pollution est exposée dans la section 3.2 « Informations générales (ESRS 2) ». Les impacts, risques et opportunités matériels liés à la pollution ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité.
3.3.2.1.2. IMPACTS, RISQUES, OPPORTUNITÉS MATÉRIELS ET INTERACTION AVEC LA STRATÉGIE ET LE MODÈLE ÉCONOMIQUE (E2 LIÉE À ESRS 2 SBM -3)
Enjeu pour Manitou Group
Impacts négatifs pour les parties prenantes Rejets et pollution Effets sanitaires et impacts santé des émissions générées par l'utilisation des produits Manitou Group sur les collaborateurs, utilisateurs et populations locales (exemple : les NOx).
Non-maîtrise potentielle des pratiques de rejets des eaux dus à l'entreprise dans certains pays ou sur certains sites de Manitou Group, pouvant entraîner la contamination des nappes phréatiques et ressources marines et l'émergence de risques sanitaires pour les populations locales et collaborateurs. Utilisation de substances polluantes lors des processus de production pouvant impacter la qualité de l’air, les environnements naturels et la santé des employés et des populations locales à proximité des sites de production. Utilisation de substances considérées comme potentiellement préoccupantes pour la santé des travailleurs et/ou des utilisateurs sur la chaîne de valeur dans le processus de production.
Manitou Group a identifié quatre impacts environnementaux de haute matérialité liés à ses activités industrielles et à ses produits :
- Lors du démarrage des matériels qui a lieu en fin de chaîne de production et lors de leur utilisation : la combustion du diesel émet de l’oxyde d'azote (NOx). Ces gaz représentent un risque majeur pour la qualité de l'air et la santé des collaborateurs, des utilisateurs finaux et des populations environnantes ;
- Les processus industriels tels que la peinture, la découpe et le soudage génèrent des Composés Organiques Volatiles (COV), principalement des solvants, et des particules métalliques fines, qui peuvent nuire à la qualité de l'air ainsi qu’à la santé des collaborateurs et des populations locales ;
- Les produits chimiques utilisés dans les traitements de surface, les peintures, le graissage ainsi que les substances préoccupantes pouvant être présentes dans les composants des matériels (revêtement de surface, éléments d’étanchéité, composants électroniques, plastiques, etc.), présentent des risques potentiels pour la santé des intervenants sur toute la chaîne de valeur ;
- La majorité de la consommation d’eau des sites est sanitaire et liée au nettoyage des machines. Cependant, certains sites de production utilisent de l'eau pour collecter les résidus de produits de peinture. Ces rejets d’eaux usées, s'ils ne sont pas maîtrisés, peuvent potentiellement impacter les nappes phréatiques et les ressources marines.
Conformément à la norme ISO 14001, ces impacts majeurs sont analysés et évalués sur les sites de Manitou Group en France, en Italie et en Inde, et font l'objet d'actions correctives, si nécessaire. De plus, l'entreprise vise à formaliser des processus de conformité harmonisés à l'échelle du groupe, afin de garantir une gestion rigoureuse des impacts environnementaux et le respect des réglementations en vigueur sur tous ses sites.
3.3.2.1.3. POLITIQUES EN MATIÈRE DE POLLUTION (E2-1)
Bien que Manitou Group n’ait pas encore formalisé une politique globale dédiée spécifiquement à la pollution, il poursuit sa stratégie pour réduire les impacts environnementaux liés à ses activités. Pour ce faire, il s'appuie sur des outils spécifiques et déploie une politique Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement (QHSE) sur l’ensemble de ses sites de production et entrepôts de pièces de rechange, qui appliquent d’ores et déjà les principes suivants :
- prévenir les incidents et les situations d’urgence, et mettre en place des protocoles pour limiter les impacts sur les personnes et les écosystèmes (mesures et surveillance des substances préoccupantes chez les fournisseurs, évaluation des produits chimiques sur les sites et substitutions, contrôle continu des émissions, formation et sensibilisation des collaborateurs aux règles de sécurité, sites certifiés ISO 45001 ;
- remplacer et réduire au minimum les substances préoccupantes ; éliminer progressivement les substances extrêmement préoccupantes ;
- atténuer les impacts négatifs liés à la pollution de l’air, de l’eau et des sols, y compris par la prévention et la lutte contre cette pollution.
Manitou Group intègre une approche globale et préventive pour gérer les enjeux de pollution liés à ses activités industrielles. Les principaux domaines d'intervention comprennent les émissions atmosphériques (NOx et COV), la gestion des eaux usées et des produits chimiques. En s'appuyant sur un cadre structuré aligné avec la norme ISO 14001, et en appliquant la réglementation française des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), le groupe met en place des dispositifs visant à prévenir, réduire et contrôler les impacts environnementaux.
Des équipes ont été identifiées pour pouvoir mieux appréhender les impacts, risques et opportunités liés à la pollution. Ces équipes ont commencé le travail d'inventaire des impacts sur l'ensemble des sites au niveau mondial afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
ÉMISSIONS ATMOSPHÉRIQUES : NOX ET COV
Concernant les NOX, tous les sites de production de Manitou Group sont équipés de systèmes de collecte à la source et d'extraction des gaz d'échappement. Le groupe adopte une approche préventive en intégrant des normes anti-pollution strictes telles que le Stage V en Europe pour les motorisations diesel, les normes américaines (Tier IV final) et les normes indiennes (Bharat Stage V) et poursuit sa transition vers des technologies à faibles émissions.
Concernant les COV, Manitou Group ambitionne de limiter ses émissions, notamment dans ses processus de peinture, voire les supprimer en favorisant des installations de peinture sans COV. La stratégie du groupe s’appuie sur :
- l'intégration de principes d'éco-conception dans ses centres de R&D, permettant de réduire ou d'éliminer l'utilisation de solvants et autres substances émettrices de COV dès la conception des produits et procédés ;
- l’utilisation de produits de peintures contenant moins de COV ;
- Le remplacement progressif des installations de peinture utilisant des produits liquides vers des procédés utilisant des peintures poudre.
GESTION DES PRODUITS CHIMIQUES
Sur ses sites français, le groupe utilise un logiciel, développé par l'INRS, pour évaluer et prévenir les risques chimiques auxquels sont exposés ses propres salariés. Dans ses autres sites, Manitou Group a recours à des outils de cotation ou des logiciels adaptés aux exigences locales pour assurer une évaluation rigoureuse des substances préoccupantes.
GESTION DES EAUX USÉES
Certains sites utilisent de l'eau pour nettoyer et collecter les résidus de peinture, pouvant impacter les nappes phréatiques et les ressources marines. Pour garantir la conformité des rejets de ces eaux, le groupe suit et évalue systématiquement l’impact de ses installations de production sur l’eau. En France, des conventions de rejet sont signées avec les autorités locales, comprenant des mesures régulières de la qualité de l’eau et des polluants pour certains sites de production.
Ces engagements sont également déployés à l'international, aux États-Unis et en Inde, où chaque filiale assure un contrôle rigoureux des eaux usées et applique des pratiques adaptées pour garantir leur conformité aux réglementations locales et prévenir tout dépassement des seuils autorisés.
3.3.2.1.4. ACTIONS ET RESSOURCES RELATIVES À LA POLLUTION (E2-2)
En 2024, Manitou Group a renforcé ses efforts pour prévenir, réduire et gérer les impacts environnementaux liés aux émissions de NOx, de COV, aux eaux usées et aux substances préoccupantes, en s’appuyant sur un outil de reporting environnemental centralisé. Cet outil permet de collecter, d'analyser et de suivre les données environnementales sur l'ensemble de ses sites, garantissant ainsi une vision globale et cohérente des actions.
Ce dispositif est complété par des audits réguliers et des programmes de formation destinés aux collaborateurs et partenaires, mis en place afin de les sensibiliser aux meilleures pratiques et de s’assurer de la conformité des opérations.
RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE NOX
En France, des dispositifs de captation des NOx sont installés sur les sites de production pour limiter les émissions à la source. Ces dispositifs sont complétés par des dosimètres permettant de mesurer l'exposition des collaborateurs aux
GESTION DES ÉMISSIONS DE COV ET DES PARTICULES FINES
Manitou Group suit attentivement les émissions de COV et de particules fines générées par ses procédés industriels, notamment la peinture, la découpe et le soudage. En France, les quantités de peinture utilisées sont converties en émissions de COV, permettant d'identifier les sources d'émission et de proposer des actions adaptées. Ces efforts ont conduit à des initiatives concrètes, telles que le remplacement des peintures liquides par des peintures en poudre dans l'usine principale en France permettant une suppression des COV et l'installation d'une nouvelle ligne de peinture en Inde.
GESTION DES EAUX USÉES
Manitou Group met en œuvre des actions concrètes pour gérer la pollution de l'eau et contrôler la qualité des rejets de ses sites industriels. En France, des mesures régulières des concentrations en polluants dans les eaux rejetées sont effectuées pour garantir le respect des seuils établis dans les conventions de rejet. En cas de dépassement des seuils, des actions correctives sont menées.
À l'international, la filiale applique un contrôle rigoureux des eaux usées. En Inde, le site contrôle ses eaux usées issues des cabines de peinture industrielles. En effet, ces cabines utilisent des systèmes de circulation d'eau pour capter les particules de peinture et nettoyer les surfaces. Les eaux industrielles liées à ces processus sont traitées pour éliminer les polluants avant leur rejet.
RÉDUCTION DES SUBSTANCES PRÉOCCUPANTES
Les centres de R&D intègrent des processus d’éco-conception permettant à Manitou Group de :
- limiter l'utilisation de substances préoccupantes par nos fournisseurs dans les composants livrés en intégrant le respect des réglementations relatives à ces substances dans les cahiers des charges ;
- améliorer la recyclabilité des produits en fin de vie.
En favorisant l'éco-conception et l'économie circulaire, Manitou Group facilite le recyclage de ses déchets industriels et réduit les impacts associés à l'enfouissement et au traitement des déchets en fin de vie. Voir norme ESRS E5 – « Utilisation des ressources et économie circulaire » dans la section 3.3.3.
Ces actions sont complétées par des initiatives ciblées sur le plastique. La réduction des emballages plastiques des pièces de rechange contribue également à limiter la génération de microplastiques issus de leur dégradation, participant directement à la prévention de la pollution de l’air, de l’eau et du sol.
Les sites de production sont également acteurs concernant la diminution des plastiques en travaillant étroitement avec les fournisseurs de pièces et sous-ensemble. Le site de Candé (France) a par exemple déployé des emballages et calages en papier en remplacement du plastique existant. Cette bonne pratique est en cours de déploiement sur les autres sites.
APPROCHE GLOBALE ET INTÉGRÉE
En intégrant des mesures préventives et correctives sur l'ensemble de sa chaîne de valeur, Manitou Group s'engage à respecter les critères Do No Significant Harm (DNSH) exigés par la réglementation européenne. En Europe, chaque site de production fait l'objet d'évaluations d'impact environnemental conformément à la directive 2011/92/UE. Hors Europe, les sites sont également soumis à des évaluations d'impact environnemental adaptées aux lois et réglementations locales.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202479
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.3.2.2.CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.3.2.2.1.CIBLES LIÉES À LA POLLUTION (E2-3)
Actuellement, Manitou Group ne dispose pas de cibles spécifiques en matière de pollution outre l'objectif général de conformité avec les réglementations en vigueur. Le groupe s'engage à respecter les législations environnementales applicables dans l'ensemble de ses zones d'opérations et maintient une veille rigoureuse des évolutions réglementaires.
Dans cette optique, le groupe a renforcé sa gestion environnementale en augmentant le nombre de sites couverts par un système de management de l’environnement conforme à la norme ISO 14001. La cible actuelle est de maintenir la certification des sites déjà certifiés, garantissant ainsi une gestion continue des impacts environnementaux.
3.3.2.2.2.POLLUTION DE L’AIR, DE L’EAU ET DES SOLS (E2-4)
Compte tenu de la complexité de la thématique et des délais de mise en place de la remontée d'informations, notamment sur un périmètre international, aucune information n'a été mise à disposition dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
3.3.2.2.3.SUBSTANCES PRÉOCCUPANTES ET SUBSTANCES EXTRÊMEMENT PRÉOCCUPANTES (E2-5)
Compte tenu de la complexité de la thématique et des délais de mise en place de la remontée d'informations, notamment sur un périmètre international, aucune information n'a été mise à disposition dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
3.3.3. UTILISATION DES RESSOURCES ET ÉCONOMIE CIRCULAIRE (E5)
3.3.3.1. GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.3.3.1.1. DESCRIPTION DES PROCESSUS PERMETTANT D’IDENTIFIER ET D’ÉVALUER LES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS LIÉS À L'UTILISATION DES RESSOURCES ET À L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE (LIÉE À ESRS 2-IRO 1)
L’information relative à la description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités liés à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire est exposée dans la section 3.2 « Informations générales (ESRS 2) ».
3.3.3.1.2. IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS IDENTIFIÉS (E5)
Les impacts, risques et opportunités matériels liés à l’utilisation des ressources et économie circulaire ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité. Le processus d’identification et d’évaluation des enjeux matériels est décrit en section 3.2.4.1. « Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (IRO-1) ».
| Enjeu pour Manitou Group | Impacts pour les parties prenantes | Opportunités matérielles | Risques matériels |
|---|---|---|---|
| Utilisation raisonnée des ressources | Extraction des matières premières appauvrissant les stocks naturels et contribuant à la raréfaction des ressources. | Opportunités business et réputationnelles du fait de la hausse des prix des matières premières (acier, polymères, etc.). | Augmentation des coûts de production |
| Démocratisation de l'accès aux machines Manitou (plus de bénéficiaires, et notamment aux finances limitées) du fait de l'activité de location et de seconde main. | Développement commercial avec le renforcement d'un réseau de distribution de machines de seconde main. | Risque de rupture de la chaîne d’approvisionnement pouvant générer une augmentation des coûts de production (immobilisation de l’appareil de production, pénalités de retards clients). |
3.3.3.1.3. POLITIQUES EN MATIÈRE D’UTILISATION DES RESSOURCES ET D’ÉCONOMIE CIRCULAIRE (E5-1)
Les activités liées à l’économie circulaire de Manitou Group sont le résultat des plans stratégiques passés et actuels, notamment la feuille de route RSE « Elevation » 2021-2025. Le détail de ces initiatives est présenté dans la section 3.3.1.3 « Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique (E1-3) ».
L’utilisation raisonnée des ressources repose sur le principe d’un approvisionnement raisonné et durable des matières premières nécessaire à la production des machines, tout au long de la chaîne de valeur amont.
L’enjeu d'assurer la durabilité et gestion de fin de vie des produits passe par la prolongation de la durée de vie des matériels et la limitation de l'impact de fin de vie en développant les possibilités de réutilisation des composants et de revalorisation des déchets.
Bien que le groupe n'ait pas encore formalisé une politique unique et consolidée sur ces sujets, l’évaluation des opportunités complémentaires est en cours. Il s'est fixé comme ambition de développer cette politique dans les deux prochaines années. Des équipes internes sont déjà mobilisées pour travailler sur cette thématique.
3.3.3.1.4. ACTIONS ET RESSOURCES RELATIVES À L’UTILISATION DES RESSOURCES ET À L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE (E5-2)
Manitou Group contribue à ces enjeux en proposant des équipements historiquement robustes et des services permettant l’allongement de leur cycle de vie.
Cette démarche structurée s'articule autour de deux axes spécifiques :
- l’innovation vers de nouveaux modèles économiques ;
- l’optimisation des ressources et l’allongement de la durée de vie des produits.
En 2023, Manitou Group a déployé une série d'initiatives poursuivies en 2024 pour maintenir la valeur des matériels et des composants tout au long de leur cycle de vie. En privilégiant l'entretien, le reconditionnement, la remise en état complète des matériels (remanufacturage), la collecte des composants, leur mise à niveau et une logistique de recyclage, le groupe s'engage à prolonger l'utilisation de ses équipements. Le groupe s’appuie sur son réseau de distribution pour la remise en état des équipements mis sur le marché. Il permet aux concessionnaires de réaliser ces remises en état grâce à la fourniture de pièces de rechange neuves ou remanufacturées, en s'engageant sur la disponibilité de ces pièces pour une période supérieure à dix ans.
Grâce à des systèmes en boucle fermée et au commerce de biens d'occasion, cette démarche constitue une transition progressive vers des modèles plus responsables.
L’ÉCO-CONCEPTION : UN LEVIER CLÉ POUR OPTIMISER LES RESSOURCES ET LA DURABILITÉ DES PRODUITS
Manitou Group s’engage activement dans l’intégration de l’éco-conception pour optimiser l’impact environnemental des produits sur leur cycle de vie et inclut l’amélioration de l’utilisation des ressources dans ses produits. Cette démarche s’appuie sur des actions concrètes, des études de cas ou des tests visant à améliorer le réemploi, la réparabilité, le reconditionnement, la remise en état, la réaffectation et le recyclage des matériels, composants et matières.
Dès 2023, Manitou Group a déployé un nouveau logiciel dédié, intégré aux outils et processus des bureaux d’étude du groupe. Cet outil intervient dès la phase amont de développement des projets en permettant aux équipes de mieux anticiper et identifier les leviers d’optimisation d’utilisation des ressources et de réduction d‘émissions liées aux matières premières et aux processus de fabrication. Il offre à l’ensemble des équipes projet une visibilité accrue sur les impacts environnementaux des solutions techniques envisagées et aide ainsi à orienter les choix vers une conception plus durable. Le déploiement sera finalisé en 2025.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202481
ÉTAT DE DURABILITÉ
Une attention particulière est portée à la formation et à la sensibilisation des chefs de projet et des équipes, avec un effort significatif pour ancrer ces pratiques dans les processus quotidiens de développement.
Le déploiement de cette solution d'éco-conception s’est accompagné d’une modification des processus de conception des produits afin d’accompagner l’usage de ces nouvelles pratiques. Le processus intègre depuis 2024 un objectif de gestion des indicateurs du cycle de vie.
En 2024, l’équipe R&D éco-conception a également inauguré un site Intranet dédié à l’éco-conception. Cette plateforme a pour objectif de donner plus de visibilité aux projets en cours, d’expliquer les objectifs poursuivis et de renforcer la diffusion des pratiques d’éco-conception auprès des équipes internes.
Manitou Group réalise des mesures systématiques de l’empreinte carbone (sur les scopes 1, 2 et les contributeurs majeurs du scope 3) sur les nouveaux projets.
De plus, tous les nouveaux projets initiés par le département Recherche et Développement de Manitou Group sont évalués. Un score permet de mesurer leur contribution à la stratégie globale de l’entreprise. Les ressources humaines et financières sont ainsi priorisées en fonction de ce système de notation basé sur quatre axes : marketing, R&D, financier et RSE. Le volet RSE de cette évaluation intègre trois thématiques stratégiques de la feuille de route Elevation :
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre ;
- la durabilité des matériels ;
- et la sécurité des utilisateurs.
Le score RSE attribué à chaque projet repose sur les niveaux de contributions attendues à ces objectifs, contribuant ainsi à un alignement des initiatives avec les priorités environnementales et sociétales du groupe.
UN APPROVISIONNEMENT DURABLE ET RESPONSABLE DE MATIÈRES PREMIÈRES SECONDAIRES (MATIÈRES RECYCLÉES)
Dans le cadre des objectifs définis par le plan Elevation, une attention particulière est portée à l'augmentation de l'approvisionnement en matières ferreuses recyclées. Cela concerne principalement l’acier et la fonte utilisés dans la fabrication des équipements du groupe. L’objectif de la feuille de route RSE « Plan Elevation » est d’atteindre une part significative de matières ferreuses d’origine recyclée : 22% en 2025 puis 64% en 2030.
L’établissement d’une cartographie des achats de matières premières ferreuses utilisées dans la confection des produits de Manitou Group, commencée en 2022, permet aujourd’hui de travailler avec les aciéristes afin d’augmenter le taux d’acier recyclé utilisé dans les processus de production. Les actions ont initialement porté sur les approvisionnements directs du groupe en acier.
VERS UNE ÉCONOMIE DE LA FONCTIONNALITÉ : LES OFFRES DE SERVICES ET DE LOCATION LONGUE DURÉE
L'économie de la fonctionnalité occupe une place importante dans l’écosystème de Manitou Group, qui positionne progressivement l'usage des machines au cœur des modèles économiques. Ce concept se concentre davantage sur l’utilisation et la réutilisation d’un bien en mettant l’accent sur les avantages procurés par les produits et leur utilisation.
Ainsi, un réseau de 900 concessionnaires et 2 000 techniciens experts ouvrent la voie vers l’économie d’usage en développant une offre complète de services visant à maximiser la valeur d'usage des équipements grâce à des solutions d'entretien, d'extensions de garantie, de maintenance connectée et de suivi opérationnel. Ces services optimisent la durée d'utilisation des machines tout en répondant aux besoins spécifiques des utilisateurs.
Ils sont complétés par une offre de location longue durée. Cette offre est essentiellement proposée par le réseau de concessionnaires, à travers notamment des solutions de financement des ventes définies par Manitou Group mais est également proposée par le groupe dans ses concessions « Manitou Centers » dont la flotte locative croît régulièrement. L’offre de location du groupe est soutenue par une équipe dédiée qui propose des packs complets de financement, services et gestion des machines en fin de contrat. Le développement de cette offre de location longue durée permet un allongement de la durée de vie des machines qui bénéficient d’un entretien optimisé.
L’OFFRE DE SECONDE MAIN
En parallèle, le groupe a consolidé son offre de machines d'occasion, facilitée par la plateforme en ligne used.manitou.com qui centralise et commercialise les matériels révisés, réparés ou reconditionnés par les concessionnaires de Manitou Group et dans les concessions du groupe « Manitou Center ».
Manitou Group a un double objectif structurant sur ces matériels de seconde main. Le premier vise à augmenter significativement le chiffre d'affaires associé à cette activité. Le second objectif est de développer ces activités de rachat de flotte d’équipements de seconde main à ses clients grands comptes, ce qui améliore le retour en activité des engins. Les machines de ces flottes peuvent être revendues en l’état, ou après une intervention de remise à niveau, avec le même objectif d’optimiser les usages des machines tout au long de leur cycle de vie.
L’OFFRE « REMAN BY MANITOU »
L’offre de pièces de rechange reconditionnées poursuit son expansion en développant la gamme de pièces disponibles, sous la marque « ReMAN by Manitou », notamment avec le lancement de la gamme de calculateurs moteur. Des études internes et avec les fournisseurs du groupe sont en cours pour élargir régulièrement cette offre à de nouvelles familles de composants, comme les distributeurs hydrauliques, les compresseurs de climatisation et les vérins hydrauliques.
GESTION DU CYCLE DE VIE ET DU DÉMANTÈLEMENT DANS L’ÉCOSYSTÈME DU GROUPE
Manitou Group poursuit ses travaux de recherche dans le cadre de son partenariat avec la chaire CircularIT de l’Université Centrale Supélec. Cette initiative qui prend la forme d’un doctorat en génie industriel vise à promouvoir l’économie circulaire dans le secteur des engins lourds. La thèse porte notamment sur les stratégies de démantèlement, de retrofit électrique et sur l’identification des enjeux spécifiques au secteur en s’appuyant sur des entretiens de parties prenantes internes et externes. Les résultats, publiés en 2024, ont obtenu une visibilité renforcée lors de l'événement « On the Way Up », qui a souligné l'engagement du groupe à innover pour une économie plus circulaire et durable, ainsi que lors de deux conférences scientifiques.
Parallèlement, en 2024, le groupe a marqué une avancée dans ses recherches liées à la prolongation de la durée de vie des équipements et à la décarbonation, en livrant un projet prototype ambitieux de retrofit de machine en collaboration avec un client loueur. Cette opération a consisté à convertir un chariot télescopique de construction, initialement équipée d'un moteur thermique, en une version entièrement électrique tout en conservant ses performances d'origine et en prolongeant la durée de vie théorique de l’équipement. Ce projet illustre la capacité de Manitou Group à innover pour la prolongation de la durée de vie de ses matériels tout en décarbonant les usages. Une analyse de cycle de vie (ACV) a été réalisée pour chiffrer précisément les bénéfices environnementaux de cette transformation.
LA MINIMISATION DE LA PRODUCTION DE DÉCHETS DANS LA CHAÎNE DE VALEUR EN AMONT OU AVAL
L’éco-conception, mentionnée précédemment, est un levier clé pour minimiser la production de déchets sur toutes les étapes du cycle de vie des produits. La collaboration avec les acteurs de la chaîne de valeur permet également d’adapter les méthodes de production et d’en réduire les chutes et les déchets.
Manitou Group poursuit également ses efforts pour réduire l’utilisation de plastique à usage unique, notamment dans les emballages pour les pièces de rechange, avec pour objectif ambitieux de réduire de 64 % l’utilisation du plastique pour l’emballage des pièces de rechange d’ici 2030.
Le principal site de gestion des pièces de rechange du groupe a hébergé trois années de tests sur de multiples solutions d’emballage.
L’optimisation du packaging a également pris une nouvelle ampleur en s’étendant à l'ensemble du périmètre de l’activité, embarquant progressivement les opérations en Inde et aux États-Unis où des analyses ont été menées afin d'identifier les leviers d'amélioration spécifiques à ces deux nouvelles régions.
Enfin, le programme Reviv’Oil destiné à optimiser les consommations des fluides (huiles et liquides) a permis de lancer en 2022 la machine de dépollution des huiles hydrauliques « Oil in 1 ». Le procédé est rendu disponible aux concessionnaires afin qu’ils puissent optimiser l’utilisation des consommables liés à la maintenance. Le gain à la fois environnemental avec la maximisation du recyclage des huiles usagées, et économique avec la baisse des frais de maintenance (espacement des vidanges, diminution de la consommation).
LE SUIVI DE LA PRODUCTION DE DÉCHETS ET LES ACTIONS EN FIN DE VIE (RECYCLAGE, REP19)
Chez Manitou Group, les quantités de déchets sont suivies mensuellement grâce à un système de traçabilité basé sur les bons de pesée et les factures, assurant un contrôle précis des volumes et types de déchets produits dans les sites de production. En s’appuyant sur l’analyse des données 2023, la majorité des déchets générés proviennent des métaux, principalement liés aux chutes de production, traduisant l'importance d’optimiser les processus industriels pour limiter ces pertes. Les déchets d'emballage, constitués de cartons, palettes, bois divers et déchets en mélange, représentent également une part significative du volume total. Ils sont suivis de près afin d'identifier des opportunités d'amélioration et de substitution par des solutions plus durables. Un gisement spécifique demande un traitement particulier. Il s'agit des déchets souillés (emballages, équipements de protection, chiffons, boues et eaux) provenant des processus industriels de peinture. Plus d’informations sont disponibles sur la composition de nos déchets dans la section 3.3.3.2.3 « Flux de ressources entrantes (E5-5) ».
En 2024, Manitou Group a poursuivi des initiatives en matière d'optimisation de la gestion des déchets en fin de vie, mettant l'accent sur le recyclage et les responsabilités élargies des producteurs (REP). Des filières spécialisées de recyclage ont été mises en place pour maximiser la valorisation des déchets. Par exemple, l'acier est recyclé directement en aciéries, contribuant à une boucle circulaire efficace. De même, les cartons sont dirigés vers des papeteries pour être réutilisés ; les palettes usagées sont réparées et réutilisées autant que possible ; le bois est recyclé pour des usages dans la construction et l'aménagement, et les déchets en mélange servent à la production énergétique. Ces initiatives participent ainsi à une gestion durable et innovante des matériaux en fin de vie et illustrent l'engagement continu de Manitou Group en faveur de l'économie circulaire. En s'appuyant sur des partenariats industriels solides et en développant des solutions technologiques adaptées, le groupe démontre une approche proactive pour minimiser son empreinte environnementale et répondre aux défis liés à la fin de vie des produits.
3.3.3.2.CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.3.3.2.1.CIBLES RELATIVES À L’UTILISATION DES RESSOURCES ET À L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE (E5-3)
Le « plan Elevation » a fixé une série d'objectifs ambitieux en matière de durabilité pour la période 2021-2025, dont deux majeurs spécifiques au pilier de l'économie circulaire. Le Comité de pilotage RSE assure un suivi trimestriel de ces objectifs et les progrès sont mesurés depuis 2021 pour atteindre l’objectif fixé en 2025.
Le chiffre d’affaires relatif à l’économie circulaire permet de suivre l'augmentation du poids des activités favorisant le développement de l'économie circulaire chez Manitou Group au travers de la réutilisation de ses produits et composants, leur réparabilité, leur durabilité et la gestion de leur fin de vie. Cet objectif inclut, à date, les ventes de pièces de rechange remanufacturées (réparées à neuf) qui remplacent l'utilisation de pièces de rechange neuves. Il a été mis en place en collaboration avec les équipes Services and Solutions et validé par le Comité exécutif. De plus et afin d'optimiser l'emploi des ressources et d'augmenter la part de matières recyclées dans les processus de production, le groupe s'est fixé l'objectif d'augmenter la part d'acier recyclé dans ses approvisionnements. Cet objectif qui a été validé par le Comité exécutif est un double levier pour l'économie circulaire et la décarbonation.
| Cible | Période de la cible | Cible 2024 | Résultats 2024 | Cible 2025 | Cible 2030 |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires Économie Circulaire (€) | 2021-2030 (Trajectoire Carbone) | 1 300 000 | 1 500 000 | 1 800 000 | 5 000 000 |
| % d’acier recyclé dans les approvisionnements | 2021-2030 (Trajectoire Carbone) | 17% | 20% | 22% | 64% |
19REP : Responsabilité Elargie du Producteur
3.3.3.2.2.FLUX DE RESSOURCES ENTRANTES (E5-4)
L’acier représente en moyenne près de 90% du poids d’une machine produite par Manitou Group. Ainsi l’acier peut-il être considéré comme la ressource entrante principale dans la composition des machines. En 2024, et comme mentionné précédemment, 20% de l’acier utilisé dans la fabrication des machines provient d’acier recyclé, ce qui représente 56,2k tonnes d’acier.
3.3.3.2.3.FLUX DE RESSOURCES SORTANTES (E5-5)
En 2024, les déchets produits par Manitou Group se répartissent de la manière suivante :
| Unité | Déchets dangereux | Déchets non dangereux | Total | Déchets non éliminés | Préparation en vue du réemploi |
|---|---|---|---|---|---|
| t | 0 | 105 | 105 | ||
| Recyclage | t 64 | 14 411 | 14 475 | ||
| Autres opérations de valorisation | t 0 | 0 | 0 | ||
| Total | t 64 | 14 515 | 14 580 | Déchets éliminés | |
| Incinération avec récupération d'énergie | t 128 | 1 230 | 1 357 | ||
| Mise en décharge | t 136 | 957 | 1 093 | ||
| Autres opérations |
3.3.3.2.4. INCIDENCES FINANCIÈRES ESCOMPTÉES DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS LIÉS À L’UTILISATION DES RESSOURCES ET À L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE (E5-6)
Conformément à la possibilité autorisée par la Directive, ce point de donnée sera publié ultérieurement, conformément à l’option de « phase-in » prévue dans la directive CSRD.
3.3.4. TAXONOMIE DURABLE EUROPÉENNE
3.3.4.1. PRÉSENTATION DE LA TAXONOMIE DURABLE EUROPÉENNE
Les règlements20 sur la taxonomie durable européenne sont des éléments clés du plan d’action de la Commission européenne sur la finance durable qui vise à réorienter les flux de capitaux vers une économie plus durable. La taxonomie est un système de classification des activités économiques « durables » sur le plan environnemental.
En tant que groupe soumis à l’obligation de publier des informations non financières conformément à l’article 29a de la directive 2013/34/UE, Manitou Group entre dans le champ d’application de l’article 8 du règlement sur la taxonomie de l’Union européenne (UE) et doit ainsi communiquer dans quelle mesure ses activités sont associées à des activités économiques classées comme durables.
Les six objectifs environnementaux définis dans le règlement de l’UE sur la taxonomie sont les suivants :
20 Règlement (UE) 2020/852 - règlement taxonomie, Règlement (UE) 2021/2139 - règlement délégué climat, Règlement (UE) 2022/1214 – règlement délégué complémentaire sur le gaz et le nucléaire, Règlement (UE) 2021/2178 - règlement délégué article 8, Règlement (UE) 2023/2485 - modifiant le règlement délégué climat, Règlement (UE) 2023/2486 - règlement délégué environnement
La taxonomie est un processus en cinq étapes qui peut être résumé de la manière suivante.
3.3.4.2. LES ACTIVITÉS DU GROUPE
Manitou Group a examiné toutes les activités économiques éligibles à la taxonomie énumérées dans les actes délégués. Après un examen approfondi impliquant toutes les fonctions pertinentes de l’entreprise, le groupe a identifié 14 activités éligibles à la taxonomie pour lesquelles le groupe a mené une analyse d’éligibilité et d’alignement au 31 décembre 2024. Lesdites activités sont décrites dans le tableau ci-dessous :
| Objectifs | Numéro d’activité | Code NACE | Nom de l’activité selon l’Annexe 1 de l’acte délégué de l’UE | Description de l’activité au sein de Manitou Group | Indicateurs rapportés | Chiffres d’affaires | CapEx | OpEx | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3.2 | CCM21 | C28 | Fabrication d’équipements pour la production et l’utilisation d’hydrogène | Fabrication de matériel de manutention, d’élévation de personnes et de terrassement utilisant comme source d’énergie l’hydrogène | ✔ | ||||||
| 3.4 | CCM | C27.2 | Fabrication de piles | Fabrication de batteries Lithium durables à destination de la mobilité électrique et du stockage stationnaire | ✔ | ✔ | ✔ | ||||
| 3.6 | CCM | C28 | Autres technologies de fabrication à faible intensité de carbone | Fabrication de matériel de manutention, d’élévation de personnes et de terrassement permettant une réduction substantielle des émissions de gaz à effet de serre | ✔ | ✔ | ✔ | ||||
| 5.2 | CE | G46 | Vente de pièces détachées | Vente et distribution de pièces de rechange neuves | ✔ | ✔ | ✔ | ||||
| 5.3 | CE | G46 | Préparation en vue de la réutilisation de produits et de composants de produits en fin de vie | Vente et distribution de pièces de rechange remanufacturées avec des composants d’origine | ✔ | ||||||
| 5.4 | CE | G46 | Vente de biens d’occasion | Vente de machines de seconde main en marque propre ou d’autres marques | ✔ | ||||||
| 5.5 | CE | N77.11 | Produits en tant que services et autres modèles de services circulaires axés sur l’utilisation et les résultats | Location de machines en marque propre ou d’autres marques | ✔ | ✔ | |||||
| 6.5 | CCM | N77 | Transport par motos, voitures particulières et véhicules utilitaires légers | Flotte de véhicules du groupe (toutes motorisations confondues conformément à l’acte délégué) | ✔ | ✔ | |||||
| 7.2 | CCM | F41 | Rénovation de bâtiments existants | Rénovation de bâtiments existants sur le site de MBF | ✔ | ||||||
| 7.3 | CCM | F43 | Installation, maintenance et réparation d’équipements favorisant l’efficacité énergétique | Installation, maintenance et réparation d’équipements favorisant l’efficacité énergétique (ex. : remplacement des systèmes d’éclairage par des systèmes moins énergivores) | ✔ | ✔ | |||||
| 7.4 | CCM | F43 | Installation, maintenance et réparation de stations de recharge pour véhicules électriques à l’intérieur de bâtiments (et dans des parcs de stationnement) |
CapEx liés à l’installation et la maintenance de bornes de recharge pour véhicules électriques
notamment sur les sites de MBF ✔
7.5 CCM F43
Installation, maintenance et réparation d’instruments et de dispositifs de mesure, de régulation et de contrôle de la performance énergétique des bâtiments
CapEx liés à l’installation, l’entretien et la réparation de compteurs intelligents pour l’électricité comme sur les sites de MBF ✔
7.6 CCM F43
Installation, maintenance et réparation de technologies liées aux énergies renouvelables
Solution de stockage d’énergie solaire Installation de panneaux photovoltaïques dans les filiales en Italie, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni et en France ✔
Circular Economy : économie circulaire
Objectifs
| Numéro d’activité | Code NACE | Nom de l’activité selon l’Annexe 1 de l’acte délégué de l’UE | Description de l’activité au sein de Manitou Group | Indicateurs rapportés | Chiffres d’affaires | CapEx | OpEx |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 7.7 | CCM L68 | Acquisition et propriété de bâtiments | CapEx et OpEx liés à l’acquisition de bâtiments (propriété juridique ou propriété économique en tant que locataire avec droit d’usage) | ✔ | ✔ |
Manitou Group a examiné toutes les activités économiques éligibles à la taxonomie énumérées dans les actes délégués. Après un examen approfondi impliquant toutes les fonctions pertinentes de l’entreprise, le groupe a identifié 14 activités éligibles à la taxonomie.
La description de l’activité CCM 3.6 de l’annexe I de l’acte délégué sur le climat ne contient pas de définition claire de l’expression « technologie de fabrication à faible intensité de carbone » et est donc ouverte à l’interprétation. En l’absence d’une définition et dans l’esprit de la taxonomie de l’UE, Manitou Group a défini cette expression en faisant référence à la fabrication de machines électriques comme étant éligibles à la taxonomie pour l’activité 3.6 de l’annexe I de l’art. 8 de l’acte délégué.
En 2024, le chiffre d’affaires aligné au titre de l’activité CCM 3.6 est de 3,8 % du chiffre d’affaires total, soit 99,9 millions d’euros.
Par ailleurs, les dépenses d’investissement et les dépenses opérationnelles associées aux activités CCM 3.2, CCM 3.4, CCM 3.6, CE 5.3, CE 5.4 et CE 5.5 sont de fait alignées. En 2024, Il n’y a pas eu de dépenses d’investissement et opérationnelles liées aux activités CE 5.3 et CE 5.4.
Dépenses d’investissement (CapEx) et d’exploitation (OpEx)
Les dépenses d’investissement (CapEx) et d’exploitation (OpEx) liées aux activités économiques alignées à la taxonomie durable européenne en 2024 comprennent les éléments suivants :
- des dépenses d’investissement liées à des bâtiments et matériels industriels dédiés au développement des gammes électriques :
-
- 4,9 millions d’euros pour l’achat de matériels industriels partiellement destinés à la fabrication de machines électriques,
- 5,7 millions d’euros pour la construction de bâtiments partiellement destinés à la fabrication de machines électriques,
- 1,8 millions d’euros pour l’achat de matériels industriels entièrement destinés à la production de batteries ;
des dépenses d’investissement (6,2 millions d’euros) liées aux projets de recherche et développement (R&D) consacrés à la réduction, à l’évitement ou à l’élimination des émissions de gaz à effet de serre. Le groupe, grâce à l’acquisition d’EasyLi, investit également dans des projets liés à la production de batteries, soit 0,7 million d’euros en 2024. Ces projets s’inscrivent dans la stratégie de Manitou Group qui vise à concentrer les efforts de développement sur des machines à faibles émissions carbone dans le cadre de son engagement d’atteindre 43 % de produits bas-carbone vendus à échéance 2030.
La trajectoire bas-carbone de Manitou Group est présentée en partie 3.3.1 de ce chapitre.
3.3.4.3. ÉVALUATION DE L’ALIGNEMENT À LA TAXONOMIE
L’analyse d’alignement qui suit prend en considération pour la première fois les six objectifs de la taxonomie. Seuls les objectifs atténuation du changement climatique et économie circulaire sont concernés au sein de Manitou Group.
CONTRIBUTION SUBSTANTIELLE
Afin de déterminer si une activité économique est alignée au sens de la taxonomie, elle doit contribuer substantiellement à au moins un des six objectifs environnementaux. Pour contribuer à un objectif environnemental, une activité doit répondre à des critères techniques spécifiques définis pour cette activité dans l’appendice pertinent de l’acte délégué sur le climat. Ces critères et la façon dont ils ont été évalués sont présentés ci-dessous.
L’ensemble des activités éligibles chez Manitou Group contribuent en totalité ou partiellement à l’objectif d’atténuation du changement climatique pour les raisons suivantes :
- activité CCM 3.2 : par le seul fait d’être une activité de fabrication d’engins utilisant comme source d’énergie l’hydrogène, l’activité remplit le critère technique ;
- activité CCM 3.4 : le critère est validé lorsqu’il est possible de démontrer que les technologies de fabrication des batteries présentent des réductions substantielles des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs des transports et du stockage stationnaire et hors réseau de l’énergie et dans d’autres applications industrielles ;
- activité CCM 3.6 : le critère est validé lorsqu’il est possible de démontrer que les technologies de fabrication présentent des réductions substantielles des émissions de carbone au cours de leur cycle de vie par rapport aux technologies/produits/solutions alternatifs les plus performants sur le marché.
ÉTAT DE DURABILITÉ
œuvre des procédures d’analyse de cycle de vie (ACV) dans le but d’évaluer les émissions de CO2 d’une sélection de produits électriques en comparaison à leur équivalent thermique. Les analyses menées par Manitou Group ont fait l’objet d’une vérification par un tiers externe. À date, l’ensemble des évaluations menées a pu confirmer une contribution jugée substantielle des produits électriques fabriqués par Manitou Group, à l’exception des machines de magasinage produites par LMH ;
- activité CCM 6.5 : l’utilisation de voitures particulières ou de véhicules utilitaires légers remplit le critère de contribution substantielle dès que ces véhicules ne dépassent pas le seuil d’émission de 50 g de CO2/km fixé par le règlement délégué. Cela englobe notamment une partie de la flotte de véhicules électriques et hybrides opérés par Manitou Group qui s’est rapproché du prestataire de location de véhicules pour justifier du respect de ce seuil ;
- activité CCM 7.2 : l’activité a abouti à la rénovation de plus de 25% de l’enveloppe externe du bâtiment telle qu’exigée par la directive 2010/31/EU. Cette rénovation a permis la réduction de la consommation d’énergie de plus de 30% du bâtiment concerné par la rénovation ;
- activité CCM 7.3 : un système de collecte des classes énergétiques des équipements changés a été mis en place au niveau de Manitou Group. Cela permet de valider le critère pour l’ensemble des frais d’installation qui démontrent l’atteinte des classes énergétiques les plus élevées pour l’installation favorisant l’efficacité énergétique ;
- activité CCM 7.4 : par le seul fait d’être une activité d’installation, d’entretien ou de réparation de bornes de recharge pour véhicules électriques dans les immeubles, l’activité remplit le critère ;
- activité CCM 7.5 : par le seul fait de comporter l’installation d’un thermostat zoné ou intelligent, un système de détection, un système de gestion de l’énergie des bâtiments ou de contrôle de l’éclairage, un compteur intelligent de gaz, de chaleur, de froid et d’électricité ; ou bien une intégration d’éléments de protection solaire de façade, l’activité remplit le critère ;
- activité CCM 7.6 : l’ensemble des travaux d’installation d’énergies renouvelables permet de remplir le critère de cette activité ;
- activité CCM 7.7 : pour les bâtiments acquis ou loués au cours de l’année, Manitou Group a effectué une analyse des performances énergétiques au regard du top 15 % du stock des régions via les chiffres de l’Observatoire de l’immobilier durable. Pour les pays n’étant pas présents dans l’analyse, il a été considéré un pays comparable en termes de température moyenne. Les projets de construction de bâtiments neufs de Manitou Group seront également alignés sur ce critère de contribution substantielle si un diagnostic de performance énergétique est produit et permet de justifier une performance de 10 % inférieure au seuil Nearly Zero Energy Building (NZEB) du projet.
Certaines activités éligibles chez Manitou Group contribuent en totalité ou partiellement à l’objectif d’économie circulaire pour les raisons suivantes :
- activité CE 5.2 : Manitou Group a mené une analyse des critères de contribution substantielle de cette activité. Aujourd’hui, les caractéristiques des emballages utilisés dans le cadre de la vente et la distribution de pièces de rechange ne permettent pas d’atteindre les critères mentionnés dans l’acte délégué en matière de pourcentage de matériaux recyclés présents dans les emballages ;
- activité CE 5.3 : la vente de produits remanufacturés vise le réemploi de produits en fin de vie après que Manitou Group s’est assuré, via différentes procédures, de la non-dangerosité de ceux-ci. Un plan de gestion des déchets rendu public a été mis en place pour les produits qui ne peuvent être remanufacturés. Un système de déclaration permet de suivre la manière dont ils sont valorisés. Manitou Group est accrédité pour effectuer ces types d’opération ;
- activité CE 5.4 : lorsque Manitou Group vend des pièces ou machines de seconde main après nettoyage, réparation, remise en état, et/ou remanufacturage, les biens vendus sont conformes à l’utilisation prévue initialement et sont couverts par un contrat de vente. Un plan de gestion des déchets a également été mis en place pour garantir la destination des matériaux qui ne seraient pas utilisés dans le produit final, qu’ils soient réutilisés ailleurs, recyclés ou éliminés. Les produits de seconde main de Manitou Group ne sont pas concernés par l’impératif de l’emballage puisqu’aucun de ceux-ci ne possède d’emballage ;
- activité CE 5.5 : Les machines produites par Manitou Group et louées conduisent à une prolongation de leur durée de vie et/ou à une augmentation de leur intensité d’utilisation. Tout comme l’activité CE 5.4, ces machines ne sont pas concernées par les impératifs liés à l’emballage puisque dépourvues.
Pour en savoir plus sur la façon dont les KPIs ont été déterminés, veuillez-vous reporter au paragraphe « Précisions méthodologiques – Taxonomie » dans la partie 3.3.4.6.
NE PAS CAUSER DE PRÉJUDICES IMPORTANTS
Pour toutes les activités économiques où Manitou Group est en mesure de démontrer une contribution substantielle à l’atténuation du changement climatique ou à l’économie circulaire, une analyse plus en détail des critères des différents DNSH24 a été effectuée. Cette évaluation commence généralement par les sites pertinents où les activités économiques sont exercées.
ATTÉNUATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Pour les activités CE 5.3, 5.4 et 5.5, lorsque l’activité implique la production sur site de chaleur/froid ou la cogénération, y compris d’électricité, les émissions directes de GES de l’activité sont inférieures à 270 gCO₂eq/kWh, sauf pour les entités suivantes : Manitou Polska, Manitou Southern Africa, Manitou Australia, Manitou Asia, Manitou China, Manitou South Asia, Manitou Middle East, Manitou Malaysia, Manitou Equipment India, LiftRite Hire & Sales, Manitou Center Singapore, Manitou Centers SA et le site de Friedrichsdorf de Manitou Deutschland.
Pour les activités CE 5.4 et 5.5, la mise en place d’une stratégie de réduction des émissions sur la chaîne de valeur en lien avec les activités susmentionnées. Ces émissions sont également reportées dans le bilan carbone.
La prise en compte de ces considérations et mesures répond à toutes les exigences pour se conformer à ces critères DNSH sauf pour les entités mentionnées ci-dessus qui sont par conséquent non alignées.
ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Pour toutes les activités contribuant à l’atténuation au changement climatique et à l’économie circulaire, une évaluation du risque climatique physique est nécessaire conformément à l’annexe A de l’acte délégué sur le climat.
Pour chacun des sites, un examen préliminaire des risques liés au climat, tels que cartographiés à l’annexe A de l’acte délégué sur le climat, a été effectué. Dix-neuf risques jugés pertinents et/ou matériels ont été analysés plus en détail. Le niveau d’analyse et la liste des aléas retenus seront affinés dans les années à venir pour atteindre à terme une analyse au plus proche des exigences de la Commission européenne, incluant des aléas jugés peu matériels aujourd’hui.
Étant donné que la durée de vie prévue de toutes les activités pertinentes est supérieure à 10 ans, l’évaluation des risques climatiques a été réalisée en tenant compte à la fois d’un scénario optimiste et d’un scénario pessimiste, par rapport au risque actuel.
Les scénarios SSP1-2.6 et SSP5-8.5 (Shared Socio-economic Pathways) du GIEC ont été retenus car ils représentent respectivement le résultat optimiste d’une augmentation de température d’environ 2°C et pessimiste d’une augmentation d’environ 4,3˚C d’ici 2100.
Les outils Aqueduct (WRI), Géorisques, Cotton 2040, Think Hazard et Google maps ont été utilisés et complétés par des données climatiques disponibles sur IPCC Atlas et Worldbank. Les risques sont évalués sur la base d’un score de risque défini comme la moyenne pondérée de la probabilité qu’un aléa se produise sur un site, du niveau d’exposition de l’activité sur ce site et de la vulnérabilité de l’activité en fonction de la sensibilité de l’activité à l’aléa identifié à l’endroit donné. Ce premier niveau de risque est pondéré d’une note relative au plan d’adaptation éventuellement prévu spécifiquement pour chaque aléa et sur chaque site.
Le résultat de l’évaluation des risques climatiques est calculé pour chaque aléa identifié et pour chaque scénario, et donne lieu à un score qui indique la matérialité de chaque risque physique. À la suite de la consultation des responsables des sites éligibles et de leurs équipes par questionnaire et entretien, il est considéré que l’exposition aux risques climatiques des activités est limitée aujourd’hui. Les sites éligibles n’ont donc pas développé de plan d’adaptation particulier à court terme (hors plan d’adaptation aux canicules).
La gestion des risques climatiques physiques est jugée satisfaisante au regard des exigences de la taxonomie.
UTILISATION DURABLE ET PROTECTION DES RESSOURCES HYDRIQUES ET MARINES
L’utilisation de la ressource en eau est limitée dans le cadre des activités principales de Manitou Group. La transformation de matières premières est limitée et ne nécessite pas de consommation significative d’eau. Les activités ayant un impact sur la consommation en eau sont la peinture et le nettoyage des machines. Cette consommation est jugée peu matérielle au regard de l’ampleur de l’activité économique des sites.
Les analyses approfondies menées par Manitou Group démontrent que les principaux sites de production ne sont pas implantés dans des zones soumises à un niveau élevé de stress hydrique.
Pour les activités CCM 3.2, CCM 3.4 et CCM 3.6 de fabrication de machines, les installations de production situées dans l’UE ont toutes fait l’objet d’une évaluation de leur impact sur l’environnement, y compris sur l’eau, et l’ont passé avec succès. Dans certains cas, des mesures spécifiques ont été mises en place pour répondre aux exigences imposées par les autorités pour assurer un bon état des eaux et un bon potentiel écologique.
Pour les installations en dehors de l’UE, Manitou Group a des permis d’exploitation valides conformément aux lois et réglementations locales ainsi qu’une certification ISO 14001 justifiant de l’absence d’impact significatif de l’activité sur l’eau. Manitou Group suit sur chacun des sites de production la consommation en eau afin de la piloter et de la limiter au maximum. Ces éléments permettent de valider le DNSH.
L’activité CCM 7.2 n’a pas nécessité de rénovation liée à l’usage de l’eau. Ce DNSH ne s’applique donc pas. Les autres activités ne sont pas concernées par ce DNSH.
La gestion de la ressource en eau et son suivi sont jugés satisfaisants au regard des exigences de la taxonomie.
TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE
Pour les activités CCM 3.2, CCM 3.4 et CCM 3.6 de fabrication de machines et de batteries, les plans de gestion des déchets, de développement de la filière de réemploi et de méthodes d’éco-conception mis en place par Manitou Group permettent de répondre au DNSH lié à l’objectif d’économie circulaire. En complément, pour l’activité CCM 3.4 uniquement, les directives européennes relatives au recyclage des métaux et produits chimiques contenus dans les batteries doivent être respectées.
Pour en savoir plus sur la politique de gestion des déchets, de développement de la filière de réemploi et de développement des méthodes d’éco-conception au sein de Manitou Group, veuillez-vous reporter au chapitre « 3.3.2 Pollution, utilisation des ressources et économie circulaire ».
Pour l’activité CCM 6.5 de transport par motos, voitures particulières et véhicules utilitaires légers, Manitou Group s’est appuyé sur la réglementation locale. En Europe, seule zone ayant des véhicules remplissant le critère technique, la directive européenne sur la fin de vie des véhicules permet automatiquement de répondre au DNSH.
Pour l’activité CCM 7.2 au moins 70% (en poids) des déchets de construction et de démolition non dangereux produits par le chantier ont fait l’objet d’une valorisation matière.
Les autres activités ne sont pas concernées par ce DNSH. La prise en compte de ces considérations et mesures répond à toutes les exigences pour se conformer à ces critères DNSH.
PRÉVENTION ET CONTRÔLE DE LA POLLUTION
Manitou Group est attentif aux réglementations en vigueur concernant les risques de pollution et met en œuvre un suivi permanent pour réduire et limiter son impact.
Le DNSH générique relatif à la pollution exige que l'activité ne conduise pas à la fabrication, à la mise sur le marché ou à l'utilisation de substances spécifiées par l'annexe C. Manitou Group a mis en place un processus de suivi des substances sur la base de ses propres procédés de fabrication et/ou des informations communiquées par ses fournisseurs. Grâce à ce processus, le groupe tient à jour un inventaire des substances soumises aux diverses réglementations de l'UE visées à l'annexe C. Les processus du groupe couvrent également les substances qui ne sont pas encore soumises aux réglementations de l'UE.
Cependant, il subsiste des incertitudes sur l’interprétation des textes tant sur les critères a) à f), l’alinéa complémentaire de ce DNSH, que sur l'étendue des substances à analyser, ainsi que des limitations dans la capacité de Manitou Group à collecter l'ensemble des données requises.
Pour l’exercice 2024, le groupe a poursuivi le déploiement de ses processus pour mener l’analyse avec les informations dont il dispose à la date de l’établissement de ce reporting taxonomie et qui amène le groupe à considérer que ses activités sont alignées au regard de ce DNSH.
A date, Manitou Group a identifié être concerné au niveau groupe par les substances couvertes dans les critères, a), b), c), e) et f) citées dans le DNSH Pollution. Le groupe a travaillé en amont avec ses fournisseurs pour obtenir la liste de ces substances présentes dans leurs approvisionnements. S'agissant des substances identifiées comme étant couvertes par les critères a), b) et c), compte tenu d'une part, que ces substances font l'objet de dérogations et d'autre part, de l'ampleur des débats quant à l'articulation entre ces dérogation et le DNSH Pollution générique, Manitou a considéré que les critères d'alignement étaient respectés. Le groupe continue de faire progresser son processus d'analyse et de suivi de ces substances afin de garantir que toutes les substances potentiellement concernées soient couvertes dans les meilleurs délais.
Activités CCM 3.2, 3.4 et CCM 3.6 : les critères DNSH pour l’objectif de prévention et de dépollution exigent que l’activité ne conduise pas à la fabrication, à la mise sur le marché ou à l’utilisation de substances spécifiques telles que précisées par l’annexe C de l’acte délégué climat. Manitou Group a mis en place une charte Achats responsables et un processus spécifique de validation des fournisseurs et des achats prenant en compte la réglementation REACH28. Ce processus permet d’informer les fournisseurs de la réglementation applicable en matière de gestion des matières dangereuses et d’obtenir leur engagement de supprimer l’usage des substances les plus sensibles. Le groupe a également mis en place un processus de suivi des substances potentiellement préoccupantes sur la base de ses propres tests et des informations communiquées par ses fournisseurs. Les produits Manitou Group prennent en considération les réglementations et sont exemptés de la directive ROHS29 en tant qu’engins mobiles non routiers mis à disposition pour usage professionnel. Manitou Group est en train d’adapter son processus d’analyse afin de couvrir toutes les substances visées dans la réponse à la FAQ 178, ce qui permettra à terme d’assurer le respect de l’intégralité des critères visés.
Pour l’activité CCM 3.4, les batteries sont conformes aux règles de durabilité applicables en matière de mise sur le marché de piles dans l’Union Européenne, y compris les restrictions à l’utilisation de substances dangereuses dans les piles, dont le règlement (CE) n° 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/66/CE.
Aussi, Manitou Group a élaboré un suivi des substances intégrées au processus de production pour se conformer à la réglementation et également un suivi des substances présentes dans les composants via la contractualisation avec ses fournisseurs, un référencement des substances candidates REACH et la structuration de l’ERP interne pour une meilleure gestion des données liées aux substances.
27 Environnement, Hygiène et Sécurité
28 Registration, evaluation, authorisation and restriction of chemicals
29 Restriction of Hazardous Substances
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202489
ÉTAT DE DURABILITÉ
3
La prise en compte de ces considérations et mesures répond à toutes les exigences pour se conformer à ces critères DNSH.
Manitou Group poursuit ses meilleurs efforts dans le suivi des substances préoccupantes et très préoccupantes avec une veille réglementaire accrue, la participation à des groupes de réflexions et une sélection rigoureuse de ses fournisseurs.
Activité CCM 6.5
Les critères DNSH de lutte et de prévention des pollutions pour l’activité CCM 6.5 imposent aux motos, voitures particulières et véhicules utilitaires légers de se conformer à des exigences spécifiques définies dans la réglementation européenne. Tous les véhicules utilisés sont conformes à la dernière étape applicable de la réception par type Euro 6 pour les émissions des véhicules légers et avec les exigences de l’UE sur le niveau sonore des véhicules à moteur.
Les seuils d’émission pour les véhicules légers propres définis conformément au règlement (CE) n° 715/2007 sont respectés par tous les véhicules électriques avec batterie, mais seulement par une partie des véhicules hybrides rechargeables. Enfin, Manitou Group a évalué les exigences de bruit de roulement externe et le coefficient de résistance au roulement des pneumatiques utilisés pour ses véhicules. Cependant, il n’a pas été en mesure d’obtenir des informations détaillées sur les pneus utilisés auprès de ses prestataires de location. Manitou Group estime, toutefois, que ses véhicules répondant au critère technique sont alignés dans la mesure où le groupe met actuellement en place une politique d’achat qui exige que tous les pneus montés sur ses véhicules appartiennent à la classe la plus élevée ou aux deux classes les plus élevées selon le registre européen des produits pour l’étiquetage énergétique (EPREL). Actuellement cette politique couvre le périmètre France uniquement.
Activité CCM 7.2
La rénovation du bâtiment est conforme aux exigences du DNSH.
Activité CCM 7.3
Les critères DNSH à l’objectif de prévention et de dépollution exigent que l’activité ne conduise pas à la fabrication, à la mise sur le marché ou à l’utilisation de substances spécifiques telles que précisées par l’annexe C de l’acte délégué climat. Aussi, les composants et matériaux de construction respectent les critères établis à l’appendice C de la présente annexe. Manitou Group a mis en place une charte Achats responsables et un processus spécifique de validation des fournisseurs et des achats prenant en compte la réglementation REACH. Ce processus permet d’informer les fournisseurs de la réglementation applicable en matière de gestion des matières dangereuses et d’obtenir leur engagement pour le respect de ces règles dans le cadre d’une transaction avec Manitou Group.
En cas d’ajout d’isolation thermique à l’enveloppe existante d’un bâtiment, un diagnostic immobilier est réalisé conformément à la législation nationale par un spécialiste compétent formé à la détection de l’amiante. Tout enlèvement d’un isolant calorifuge qui contient ou est susceptible de contenir de l’amiante, la rupture ou le forage mécanique ou le vissage ou l’enlèvement de panneaux isolants, de tuiles et d’autres matériaux contenant de l’amiante sont réalisés par du personnel dûment formé soumis à un contrôle sanitaire avant, pendant et après les travaux, conformément à la législation nationale.
Activités CE 5.3, 5.4, 5.5
Manitou Group respecte les exigences relatives à l’objectif de ne pas causer de dommages préjudiciables à la prévention et au contrôle de la pollution. En effet, les biens fournis découlant des trois activités susmentionnées ne contiennent pas de mercure ni de composé de mercure, ni de substances appauvrissant la couche d’ozone. De manière plus générale, Manitou Group n’a pas recours à des substances spécifiques telles que précisées par l’annexe C de l’acte délégué économie circulaire. Manitou Group a mis en place une charte Achats responsables et un processus spécifique de validation des fournisseurs et des achats prenant en compte la réglementation REACH. Ce processus permet d’informer les fournisseurs de la réglementation applicable en matière de gestion des matières dangereuses et d’obtenir leur engagement de supprimer l’usage des substances les plus sensibles. Le groupe a également mis en place un processus de suivi des substances potentiellement préoccupantes sur la base de ses propres tests et des informations communiquées par ses fournisseurs. Les produits Manitou Group prennent en considération les réglementations et sont exemptés de la directive ROHS en tant qu’engins mobiles non routiers mis à disposition pour usage professionnel. Enfin aucun produit généré par les trois activités mentionnées ci-dessus n’a en leur sein une concentration de matière dangereuse de plus de 0,1% de leur masse.
Les autres activités ne sont pas concernées par ce DNSH.
La prise en compte de ces considérations et mesures répond à toutes les exigences pour se conformer à ces critères DNSH.
PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES
Activités CCM 3.2, 3.4, CCM 3.6 et CCM 4.12
L’annexe D exige qu’une étude d’impact sur l’environnement ou un examen préalable soient réalisés conformément à la directive 2011/92/UE. Dès lors que la législation l’exigeait, les installations de production situées dans l’UE ont fait l’objet d’une évaluation de leur impact sur l’environnement ayant abouti à leur autorisation d’exploiter.
Les sites de production Manitou Group sont implantés dans des zones industrielles planifiées et l’anthropisation des zones occupées est programmée en accord avec les autorités locales, en considérant la compatibilité de l’activité avec les enjeux écologiques environnants.
Manitou Group s’assure en retour du respect de la réglementation sur la biodiversité, et assure un suivi sur les sujets identifiés lors des dépôts de permis de construire des installations, en particulier pour les espèces invasives.
En dehors de l’anthropisation des sols mentionnés, les activités de Manitou Group ne présentent pas d’impact direct significatif sur la biodiversité environnante. Aussi, les sites étant situés en dehors de zones protégées et les activités ayant un faible impact sur son environnement proche, le risque n’est pas jugé matériel au regard des enjeux de protection de la biodiversité.
Des rapports réguliers concernant l’impact de Manitou Group sur la biodiversité sont réalisés, notamment à la suite de l’artificialisation d’une surface supplémentaire. Les rapports réalisés ont reçu des conclusions positives.
Les autres activités ne sont pas concernées par ce DNSH.
La prise en compte de ces considérations et mesures répond à toutes les exigences pour se conformer à ces critères DNSH.
GARANTIES MINIMALES
La dernière étape de l’alignement sur la taxonomie est la conformité aux garanties minimales. Les garanties minimales comprennent toutes les procédures mises en œuvre pour garantir que les activités économiques soient menées conformément :
- aux principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales ;
- aux principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme (UNGP), y compris les principes et droits énoncés dans les huit conventions fondamentales identifiées dans la déclaration de l’Organisation internationale du travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail ;
- à la Charte internationale des droits de l’Homme.
Manitou Group a basé son évaluation sur le « rapport final sur les garanties minimales » publié par la plateforme européenne sur la finance durable en octobre 2022.
Le périmètre des garanties minimales couvre les quatre thèmes suivants :
- droits de l’homme (y compris les droits du travail et des consommateurs) ;
- lutte contre la corruption ;
- fiscalité ;
- concurrence loyale.
Manitou Group suit une approche d’évaluation bidimensionnelle pour évaluer la conformité aux garanties minimales. D’une part, des processus adéquats ont été mis en place pour prévenir les impacts négatifs (dimension procédurale). D’autre part, les résultats sont surveillés pour vérifier si les processus sont efficaces (dimension résultat).
Manitou Group comprend que le comportement de tous les employés et autres acteurs de sa chaîne de valeur joue un rôle central dans la conformité aux garanties minimales. Manitou Group est signataire du Pacte Mondial des Nations Unies depuis 2015 et s’engage à intégrer les dix principes de conduite éthique des affaires dans sa stratégie et ses opérations commerciales. Le groupe, à travers diverses directions (risques et compliance, juridique, ressources humaines, finance et RSE), s’assure du respect des obligations légales en matière de garanties minimales et du Code de conduite anticorruption (voir chapitre 4 « Risques et contrôles »).
Un dispositif de formation obligatoire conforme aux recommandations de l’AFA (Agence française anticorruption) dans le cadre du déploiement de la loi Sapin II est déployé depuis 2019. En ce qui concerne ses chaînes d’approvisionnement et ses relations commerciales, Manitou Group dispose d’une charte Achats responsables afin de s’assurer que les parties prenantes ne vont pas à l’encontre des valeurs humaines et des principes éthiques du groupe. Par conséquent, les exigences des garanties minimales font partie intégrante des contrats commerciaux et de la charte Achats responsables. Cette dernière vise à promouvoir et à faire respecter les pratiques relatives aux droits de l’Homme, à l’éthique, à la protection de l’environnement et à la sécurité. Manitou Group attend de chacun de ses fournisseurs qu’il respecte les principes éthiques du groupe et qu’il veille à ce que la charte soit respectée par l’ensemble de ses collaborateurs et sous-traitants. De plus, ses processus de sélection et d’évaluation des fournisseurs incluent la diligence raisonnable en matière de lutte contre la corruption.
En plus de ces mesures préventives, Manitou Group a mis en place un système d’alerte externalisé accessible aux collaborateurs et acteurs externes. Ce système permet de signaler, dans la limite de ce qui est autorisé par la loi, toute violation sur des sujets éthiques pouvant faire l’objet d’un signalement dont :
- les pratiques anticoncurrentielles ;
- les conflits d’intérêts ;
- la discrimination ;
- le harcèlement moral et/ou sexuel ;
- l’atteinte à la santé ou à la sécurité au travail des collaborateurs et l’atteinte à l’environnement ;
- l’atteinte à la sûreté des collaborateurs ou du lieu de travail ;
- la corruption active ou passive et trafic d’influence ;
- les délit d’initiés ;
- la falsification, destruction des documents comptables et financiers ;
- la fraude informatique ;
ÉTAT DE DURABILITÉ
1. FRAUDE ET DÉTOURNEMENT D'USAGE
- la fraude et détournement d’usage ;
- la violation des droits de l’Homme ;
- la violation des règles de gouvernance de Manitou Group.
Ce système, qui rend possible la confidentialité et l’anonymat (lorsqu’il est autorisé par la loi), est accessible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 et 365 jours par an.
Les alertes sont traitées de manière confidentielle par le Comité d’éthique, conformément à la procédure qui régit son fonctionnement. Elles sont analysées régulièrement et peuvent aboutir à des actions de médiation, à des sanctions disciplinaires et/ou à des mises à jour des procédures internes. Un bilan régulier est fait au Comité d’audit.
En 2021, le Comité exécutif a décidé que la journée du 9 décembre serait la journée de la compliance au sein du groupe, créant ainsi une occasion de communiquer et sensibiliser les collaborateurs sur le bilan du dispositif déployé sur l’ensemble du périmètre de Manitou Group.
2. DROITS DE L’HOMME (Y COMPRIS LES DROITS DU TRAVAIL ET DES CONSOMMATEURS)
Manitou Group respecte scrupuleusement les droits humains fondamentaux exposés dans les traités suivants :
- Charte des Droits de l’Homme des Nations Unies ;
- Conventions fondamentales de l’OIT n°29 (travail forcé), n°105 (abolition du travail forcé), n°138 (âge minimum) et n°182 (pires formes de travail des enfants) ;
- principes 1, 2, 4 et 5 du Pacte Mondial de l’ONU ;
- principe 5 des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des multinationales et en particulier ceux relatifs au travail, dans toutes les zones géographiques où ses collaborateurs interviennent.
Manitou Group a les mêmes exigences envers ses parties prenantes.
Les processus mis en œuvre au sein de Manitou Group garantissent que des mesures correctives sont prises rapidement en cas de violation grave des droits de l’Homme et, si nécessaire, une indemnisation est fournie aux personnes concernées. L’efficacité de ces processus est contrôlée régulièrement par des revues internes. Toute personne qui estime que ses droits humains ont été violés par les activités de Manitou Group ou d’un acteur de sa chaîne de valeur peut contacter Manitou Group via son système d’alerte.
Manitou Group a publié un Code d’éthique en onze langues en novembre 2022, il a été distribué à l’ensemble des collaborateurs de Manitou Group. Un module de formation au Code d’éthique a été mis en ligne en septembre 2023 et suivi par 73% des collaborateurs disposant d’un compte de formation digital.
Au cours de l’exercice 2024, aucune condamnation significative au regard des droits de l’homme n’a été prononcée à l’encontre de Manitou Group.
3. LUTTE CONTRE LA CORRUPTION
Manitou Group porte une attention particulière au respect des législations en vigueur et aux actions à mener pour se conformer et adapter ses activités aux nouvelles réglementations, normes nationales et internationales. Ainsi, Manitou Group s’est organisé pour adapter ses pratiques et ses procédures afin de répondre à la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (article 17 de la loi 2016-1601 dite « loi Sapin II ») du 9 décembre 2016.
Manitou Group, en complément de sa Direction de l’audit interne, s’est doté d’une Direction des risques et de la conformité. Un groupe de travail, placé sous la responsabilité du Directeur de la conformité, a été constitué pour la mise en œuvre de la loi dans le respect des recommandations de l’AFA publiées le 21 janvier 2021. Le dispositif a été audité en décembre 2022.
En complément, la filiale sud-africaine du groupe a obtenu la certification ISO 37001 en 2021, renouvelée cette année. Le Manitou Center en Afrique du Sud a été accrédité pour la première fois en 2024. Les filiales belges ont intégré le programme de certification ISO 37001 et devraient être certifiées en 2025.
Au cours de l’exercice 2024, aucune condamnation pour fait de corruption n’a été prononcée à l’encontre de Manitou Group.
4. FISCALITÉ
La gouvernance fiscale et la conformité fiscale sont des éléments importants de surveillance et le groupe s’engage à respecter toutes les lois et réglementations fiscales pertinentes. Ainsi, Manitou Group s’engage à gérer sa politique fiscale d’une façon responsable et transparente. Il veille à ce que Manitou BF et ses filiales respectent l’ensemble des règles et lois fiscales applicables dans tous les pays où le groupe exerce son activité.
Cela implique que toutes les déclarations fiscales requises par la loi ou les règlements soient déposées dans les délais légaux, et que toutes les taxes et prélèvements soient payés en conséquence. Concernant les transactions transfrontalières, Manitou Group se conforme aux règles de l’OCDE et veille à ce que les politiques de prix de transfert mises en œuvre au sein du groupe respectent le principe « de pleine concurrence ».
De plus, Manitou Group ne met pas en place de stratégies fiscales agressives déconnectées de la réalité opérationnelle ou de montages fiscaux artificiels. Le groupe n’est pas établi dans des pays considérés comme des paradis fiscaux.
gouvernance fiscale basé sur les risques est géré par une équipe d’experts fiscaux qualifiés et dédiés, qui travaillent en étroite collaboration avec la Direction de Manitou Group.
Au cours de l’exercice 2024, Manitou Group n’a pas été condamné par un tribunal pour une violation des lois fiscales.
CONCURRENCE LOYALE
Manitou Group mène ses activités d’une manière conforme à toutes les lois et réglementations applicables en matière de concurrence, en tenant compte des lois sur la concurrence de toutes les juridictions dans lesquelles ses activités peuvent avoir des effets anticoncurrentiels. Avec la directive pour une concurrence loyale et une conduite éthique des affaires, le groupe poursuit l’objectif d’atteindre et de maintenir une concurrence vive dans un environnement de marché libre pour l’ensemble de Manitou Group en établissant une culture d’entreprise correspondante. La ligne directrice du groupe accompagne ses collaborateurs dans la prévention, la détection et la réparation d’éventuelles infractions à la concurrence. Un module de formation dédié à la prévention des pratiques anticoncurrentielles est déployé depuis 2022.
Pour en savoir plus sur la gestion des risques liés aux pratiques anticoncurrentielles, veuillez-vous reporter au chapitre 4.3 « Facteurs de risques ».
Au cours de l’exercice 2024, Manitou Group n’a pas été condamné par un tribunal pour violation des lois sur la concurrence.
3.3.4.4. LES INDICATEURS CLÉS DE PERFORMANCE (« KPIS ») DU GROUPE
Les KPIs comprennent le KPI du chiffre d’affaires, le KPI CapEx et le KPI OpEx pour l’année 2024. Ils sont relatifs aux activités économiques éligibles à la taxonomie et aux activités non éligibles à la taxonomie [art. 10(2) de l’article 8 de l’acte délégué].
| 2024 | TotalM€ | Part des activités alignées à la taxonomie (en %) | Part des activités éligibles et non alignées à la taxonomie (en %) | Part des activités non éligibles à la taxonomie (en %) |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 2 656 | 4,9 % | 9,6 % | 85,5 % |
| CapEx | 199 | 31,0 % | 15,6 % | 53,3 % |
| OpEx | 62 | 2,1 % | 12,6 % | 85,2 % |
La part des activités économiques alignées étant liées à la fabrication des machines électriques dans le chiffre d’affaires de Manitou Group au 31 décembre 2024 s’élève à 4,9 %. La part des activités économiques éligibles et non alignées est de 9,6 % du chiffre d’affaires. La production de machines de magasinage produites par LMH représente 0,3 % du chiffre d’affaires de Manitou Group. Bien que ces matériels soient totalement électriques, la réduction substantielle de leurs émissions de CO2 n’a pas pu être démontrée car les machines sont déjà ce qu’il y a de plus performant sur le marché en termes d’émissions de CO2.
Ce KPI a été déterminé en retenant uniquement les activités de fabrication du groupe au sein de la division Produits. Il n’intègre pas la part de chiffre d’affaires de négoce (achat pour revente) sur les machines électriques, soit 25,9 millions d’euros (0,98 % du chiffre d’affaires du groupe), celle-ci ne remplissant pas le critère de « fabrication » cité à l’article 3.6 de l’annexe I de l’acte délégué sur le climat. En tenant compte uniquement du chiffre d’affaires de la division Produits au dénominateur, la part de chiffre d’affaires aligné s’élèverait à 4,5 %.
La part des activités non éligibles représente 85,5% du chiffre d’affaires et comprennent majoritairement la vente de machines thermiques.
La part des dépenses d’investissement alignées est de 27,2 % en 2024. La part des dépenses opérationnelles alignées est de 2,1 %. (voir les sections CapEx / OpEx des tableaux ci-dessous et « Informations contextuelles des KPIs alignés » partie 3.3.4.5).
2023
| 2023 | TotalM€ | Part des activités alignées à la taxonomie (en %) | Part des activités éligibles et non alignées à la taxonomie (en %) | Part des activités non éligibles à la taxonomie (en %) |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 2 871 | 2,7 % | 11,4 % | 86,0 % |
| CapEx | 139 | 17,3 % | 32,9 % | 49,8 % |
| OpEx | 58 | 3,0 % | 15,6 % | 81,5 % |
Les KPIs sont présentés ci-après sous le format exigé par l’annexe II de l’acte délégué relatif aux informations à fournir. Manitou Group ne réalise aucune activité liée au gaz naturel et à l’énergie nucléaire (activités 4.26-4.31).
Activités liées à l’énergie nucléaire
- L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de recherche, de développement, de démonstration et de déploiement d’installations innovantes de production d’électricité à partir de processus nucléaires avec un minimum de déchets issus du cycle du combustible. Non
- L’entreprise exerce, finance ou est
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202493
ÉTAT DE DURABILITÉ
3
exposée à des activités de construction et d’exploitation sûre de nouvelles installations nucléaires de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la production d’hydrogène, y compris leurs mises à niveau de sûreté, utilisant les meilleures technologies disponibles. Non
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités d’exploitation sur des installations nucléaires existantes de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tel que la production d’hydrogène, à partir d’énergie nucléaire, y compris leur mise à niveau de sûreté. Non
Activités liées au gaz fossile
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction ou d’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux. Non
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état et d’exploitation d’installations de production combinée de chaleur/ froid et d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux. Non
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état ou d’exploitation d’installations de production de chaleur qui produisent de la chaleur/du froid à partir de combustibles fossiles gazeux. Non
ÉTAT DE DURABILITÉ
3
Le chiffre d’affaires est uniquement mono-objectif. Ainsi Manitou Group est-il exempté de présenter le tableau d’analyse des activités par objectifs.
L'analyse des activités par objectifs est présentée dans ce tableau. La première colonne présente les activités éligibles et alignées tandis que la seconde représente les activités éligibles.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202495
ÉTAT DE DURABILITÉ
3
L'analyse des activités par objectifs est présentée dans ce tableau. La première colonne présente les activités éligibles et alignées tandis que la seconde représente les activités éligibles.
3.3.4.5. INFORMATIONS CONTEXTUELLES DES KPIS ALIGNÉS
CHIFFRE D’AFFAIRES ALIGNÉ
Le tableau ci-dessous présente la ventilation du chiffre d’affaires aligné provenant de contrats de vente avec des clients et d’autres entreprises, des revenus de location et d’autres sources de revenus.
| en milliers d’euros | Total | Contrats de vente avec les clients | Location | Autres contrats |
|---|---|---|---|---|
| 120 869 | 10 129 | - | 130 999 |
Certaines activités alignées sur la taxonomie sont réalisées pour notre propre consommation. Par exemple, chez Manitou Italia, la production de l’électricité au moyen de panneaux solaires photovoltaïques (activité CCM 7.6) soutient principalement notre activité de fabrication (activité CCM 3.6).
Une partie non significative des machines est immobilisée afin d’être utilisée sur les lignes de production.
DÉPENSES D’INVESTISSEMENT ALIGNÉES
en milliers d’euros
| Actifs corporels | Actifs incorporels générés en interne ou achetés | Droit d’utilisation | Total | Dont issus d’acquisitions d’entreprises | Dont issu d’un plan CapEx |
|---|---|---|---|---|---|
| ACTIVITÉS PRINCIPALES | CCM 3.2 Fabrication d’équipements pour la production et l’utilisation d’hydrogène | 169 | 169 | ||
| CCM 3.4 Fabrication de batteries | 1 966 | 736 | 2 703 | ||
| CCM 3.6. Autres technologies de fabrication à faible intensité de carbone | 13 793 | 6 040 | 19 833 | ||
| CE 5.5. Produits en tant que services et autres modèles de services circulaires axés sur l’utilisation et les résultats | 16 390 | 16 390 | |||
| ACTIVITÉS INDIVIDUELLEMENT ALIGNÉES | CCM 6.5. Transport par motos, voitures particulières et véhicules utilitaires légers | 158 | 1 216 | 1 374 | |
| CCM 7.2. Rénovation de bâtiments existants | 1 465 | 1 465 | |||
| CCM 7.3. Installation, maintenance et réparation d’équipements favorisant l’efficacité énergétique | 30 | 30 | |||
| CCM 7.4. Installation, maintenance et réparation de stations de recharge pour véhicules électriques à l’intérieur de bâtiments (et dans des parcs de stationnement annexés à des bâtiments) | 91 | 91 | |||
| CCM 7.5. Installation, maintenance et réparation d’instruments et de dispositifs de mesure, de régulation et de contrôle de la performance énergétique des bâtiments | 127 | 4 | 132 | ||
| CCM 7.6. Installation, maintenance et réparation de technologies liées aux énergies renouvelables | 3 208 | 3 208 | 679 | ||
| CCM 7.7. Acquisition et propriété de bâtiments | 15 971 | 312 | 16 283 | ||
| Total | 44 918 | 6 950 | 1 528 | 61 677 | 679 |
Dans le cadre de son engagement d’atteindre 43 % de produits bas-carbone vendus à échéance 2030, Manitou Group prévoit de continuer d’étendre ses capacités de production, notamment par des investissements concernant le matériel industriel dédié à la production de ces produits, comme en France ou en Inde. Manitou Group a aussi décidé d’internaliser une partie de la production de batteries (activité 3.4) nécessaire pour ses machines électriques avec l’acquisition début 2023 d’EasyLi, une entreprise française, ainsi qu'une unité d'assemblage de batteries au sein de sa filiale italienne.
Début 2023, Manitou Group a signé un partenariat avec un loueur pour une durée de 12 mois afin de proposer des kits d’électrification pour des chariots télescopiques thermiques Manitou d’occasion. Ce procédé de retrofit permettra de prolonger la vie des machines tout en réduisant leurs impacts environnementaux, et notamment leurs émissions de CO2.
DÉPENSES OPÉRATIONNELLES ALIGNÉES
| en milliers d’euros | Total |
|---|---|
| Frais de recherche et développement | 638 |
| Dépenses en rénovation de bâtiments | 166 |
| Contrats de location court terme | 39 |
| Dépenses de maintenance et de réparation | 483 |
| Total | 1 325 |
Les dépenses de maintenance et de réparation représentent l’ensemble des dépensés liées à la maintenance et la réparation de l’outil industriel dédié à la production de machines à faible intensité de carbone et à la production de batteries. Une partie des frais de recherche et de développement est liée au développement de batteries (activité 3.4).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 202497
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.3.4.6.PRÉCISION MÉTHODOLOGIQUE – TAXONOMIE
ACTIVITÉ ÉLIGIBLE
Le groupe a défini :
- par « activité économique éligible à la taxonomie », toute activité économique décrite dans les actes délégués relatifs aux six objectifs de la taxonomie, que cette activité réponde ou non à l’ensemble des critères d’analyse technique définis dans ces actes délégués ;
- par « activité économique alignée à la taxonomie », toute activité éligible répondant à l’ensemble des critères techniques :
-
- l'activité économique contribue de manière substantielle à un ou plusieurs des objectifs environnementaux,
- elle nuit pas de manière significative à l'un des objectifs environnementaux,
- elle est exercée dans le respect des garanties minimales et de l'environnement ;
par « activité économique non éligible à la taxonomie », toute activité économique qui n’est pas décrite dans les actes délégués.
3.3.4.6.1.KPI CHIFFRE D’AFFAIRES
DÉFINITION
La proportion d'activités économiques alignées à la taxonomie dans le chiffre d'affaires total du groupe a été calculée comme suit :
- la part du chiffre d'affaires net provenant des produits et services associés aux activités économiques alignées à la taxonomie (numérateur) divisée par le chiffre d'affaires net (dénominateur) de l’année. Le dénominateur du KPI relatif au chiffre d'affaires est basé sur le chiffre d'affaires net consolidé conformément à l’IAS 1.82(a). Pour plus de détails sur les méthodes comptables concernant le chiffre d'affaires net consolidé, voir note 4.2.1 de l’annexe des comptes consolidés 2023.
RÉCONCILIATION
Le chiffre d'affaires net consolidé peut être réconcilié avec les états financiers (voir note 4.2.1 de l’annexe des comptes consolidés 2024).
ÉVOLUTION ENTRE 2023 ET 2024
Pour la première fois, une analyse d’alignement a été menée sur les activités liées à l’objectif d’économie circulaire.
3.3.4.6.2.KPI CAPEX
DÉFINITION
Le KPI CapEx est défini comme le CapEx aligné à la taxonomie (numérateur) divisé par le CapEx total (dénominateur). Le CapEx total est constitué des acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles au cours de l'exercice, avant dépréciation, amortissement et toute réévaluation, y compris celles résultant de réévaluations et de dépréciations, ainsi qu'à l'exclusion des variations de la juste valeur. Il comprend les acquisitions d'immobilisations (IAS 16), les immobilisations incorporelles (IAS 38) et les actifs liés aux droits d'utilisation (IFRS 16). Les acquisitions résultant de regroupements d'entreprises sont également incluses. Le goodwill n'est pas inclus dans le CapEx car il n'est pas défini comme un actif incorporel conformément à l'IAS 38. En 2024, le numérateur se compose exclusivement de CapEx liés aux actifs ou aux processus associés aux activités économiques alignées sur la taxonomie. Pour plus de détails sur les méthodes comptables concernant les CapEx, voir notes 6 et 7 de
l’annexe des comptes consolidés 2024.
RÉCONCILIATION
Le total des dépenses d'investissement peut être rapproché des états financiers, cf. notes « 6.1. Tableau des écarts d'acquisition et des immobilisations incorporelles sur les variations de la valeur comptable nette », « 6.2 Tableau des immobilisations corporelles sur les variations de la valeur comptable nette » et « 7.1 Droit d’utilisation des actifs loués» du Document d’enregistrement universel. Ils correspondent au total des natures de mouvement « Acquisitions » et « Variation de périmètre » hors goodwill.
CLÉ D’ALLOCATION
Pour les dépenses d’investissement relatives à des sites hébergeant à la fois des activités économiques alignées à la taxonomie et non alignées (sites mixtes), la partie alignée à la taxonomie des dépenses d'investissement est déterminée sur la base de la superficie dédiée aux machines alignées ou sur la base du nombre de machines alignées produites rapportée au temps passé dans l’outil industriel, afin de refléter de manière appropriée le processus de production.
ÉVOLUTION ENTRE 2023 ET 2024
En 2024, aucun CapEx n’a été enregistré concernant l’activité CCM 4.12 Stockage d’hydrogène.
En 2024, l’activité CCM 7.2 Rénovation de bâtiments existants est une nouvelle activité alignée.
Pour la première fois, une analyse d’alignement a été menée sur les activités liées à l’objectif d’économie circulaire.
3.3.4.6.3.KPI OPEX
DÉFINITION
Le KPI OpEx est défini comme les OpEx alignés à la taxonomie (numérateur) divisés par les OpEx totaux (dénominateur).
Les dépenses opérationnelles totales comprennent les coûts directs non capitalisés liés à la recherche et au développement, aux mesures de rénovation des bâtiments, aux locations à court terme, à l'entretien et aux réparations, ainsi que toute autre dépense directe liée à l'entretien quotidien des actifs corporels.
Les dépenses de recherche et développement sont comptabilisées comme une charge de développement hors amortissements au cours de la période. Les dépenses d'entretien et de réparation et les autres dépenses directes liées à l'entretien quotidien des immobilisations corporelles ont été déterminées sur la base des coûts d'entretien et de réparation affectés aux centres de coûts internes. Les éléments de coût correspondants se retrouvent dans différents postes des états financiers, notamment les coûts de production (maintenance des opérations), les coûts de vente et de distribution (maintenance de la logistique) et les coûts d'administration (tels que la maintenance des systèmes informatiques). Le KPI OpEx n'inclut pas les dépenses liées au fonctionnement quotidien des immobilisations corporelles telles que : les matières premières, le coût des employés travaillant sur la ligne de production, l'électricité ou les fluides nécessaires au fonctionnement des immobilisations corporelles.
RÉCONCILIATION
Concernant les clés d’allocation, veuillez-vous reporter aux clés d’allocation relatives aux CapEx.
ÉVOLUTION ENTRE 2023 ET 2024
Pour la première fois, une analyse d’alignement a été menée sur les activités liées à l’objectif d’économie circulaire.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.4.RESPONSABILITÉ SOCIALE
3.4.1.EFFECTIFS DE L’ENTREPRISE (S1)
3.4.1.1.STRATÉGIE
3.4.1.1.1.INFORMATIONS GÉNÉRALES LIÉES À ESRS 2
L'intégration des attentes, des points de vue et des droits des collaborateurs constitue un pilier fondamental en matière de gouvernance au sein du groupe.
Cet engagement s'ancre dans une approche globale visant à améliorer continuellement la santé, la sécurité et les conditions de travail tout en favorisant une culture de dialogue.
En s'appuyant sur la politique QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement) et des démarches QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail), Manitou Group développe des processus participatifs et des actions concrètes pour garantir un environnement de travail sûr et épanouissant.
La vision stratégique du groupe repose sur une collaboration active entre la direction, les instances représentatives du personnel et syndicales, lorsqu’elles existent, les managers et les collaborateurs. Ce dialogue, facilité par des échanges réguliers avec les instances représentatives du personnel au sein d’une gouvernance spécifique ou par des enquêtes de satisfaction des employés permet d'identifier les priorités tout en intégrant les attentes exprimées par les collaborateurs et les parties prenantes.
Par ailleurs, le groupe s'engage à instaurer un cadre de confiance et de transparence, soutenu par des accords collectifs, des plateformes d'écoute et des outils de suivi de mise en œuvre des plans d’actions définis suite aux remontées des
collaborateurs.
Dans un contexte de marchés exigeants et en forte mutation, d’évolution permanente du marché de l'emploi et des attentes des collaborateurs, le groupe veille à anticiper les impacts sociaux de ses orientations stratégiques, tout en préservant le bien-être des collaborateurs. L'adoption de certifications internationales comme l'ISO 45001 illustre également cet engagement à maintenir des normes élevées de sécurité et de qualité de vie au travail.
3.4.1.2. GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.4.1.2.1. IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS IDENTIFIÉS (S1)
Les impacts, risques et opportunités matériels liés à la responsabilité sociale ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité. L’évaluation de matérialité est décrite dans la section 3.2 « Informations générales (ESRS 2) ».
Enjeux pour Manitou Group
| Impacts négatifs pour les parties prenantes | Opportunités matérielles | Risques matériels |
|---|---|---|
| Santé et sécurité sur les sites de Manitou Group | Création d'une marque employeur forte générant une attractivité locale, nationale, voire internationale, et de la compétitivité par des pratiques sociales innovantes permettant de créer de bonnes conditions de travail (exemples : respect de l'équilibre vie professionnelle / vie personnelle, dialogue social…). | Mise en danger de l'intégrité morale et psychologique des collaborateurs de Manitou Group (charge de travail, stress, risques psychosociaux, burn-out, témoins d'accidents). |
| Perte de confiance des employés, des futurs collaborateurs (marque employeur), des partenaires commerciaux et des clients (perte d’activité). | Mise en danger de l'intégrité physique des collaborateurs (ou assimilés) de Manitou Group (incendies et explosion, douleurs liées à l'ergonomie des postes, etc), y compris ceux travaillant sur les sites de production (chutes, heurt, blessures, bruits et vibrations). | |
| Remise en question de la crédibilité de Manitou Group du fait de ses engagements publics sur le sujet (mission de l’entreprise). |
3.4.1.2.2. POLITIQUES LIÉES AUX EFFECTIFS DE L’ENTREPRISE (S1-1)
Préserver la santé et la sécurité des collaborateurs est inscrit dans l’ADN de Manitou Group. Sa mission est d’améliorer les conditions de travail, de sécurité et la performance partout dans le monde, en préservant l’homme et son environnement.
Avec plus de 2 600 collaborateurs travaillant directement à la production des machines, les enjeux de sécurité sont particulièrement importants. Pour viser le zéro accident, Manitou Group a fait de « la sécurité et l’amélioration des conditions de travail » l’un des quatre piliers d’un plan nommé « Elevation ».
Convaincu que le bien-être de ses collaborateurs représente une richesse et un levier essentiel d'engagement, de motivation, de fidélisation et d'attractivité, Manitou Group structure ses engagements sociaux autour d'un plan d'actions sociales, soutenant à la fois les objectifs de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) et de Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement (QHSE), afin de garantir un environnement de travail sûr, sain et agréable.
CULTURE SANTÉ, SÉCURITÉ AU TRAVAIL ET PRÉVENTION DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX (RPS)
La politique QHSE constitue un pilier central de la stratégie sociale du groupe. Elle est communiquée à l'ensemble des collaborateurs au travers de plusieurs communications internes : vidéos du Directeur général, communications écrites dans le journal interne et sur l’intranet du groupe. Les efforts du groupe, soutenus par la certification ISO 45001 en France et en Inde, témoignent de son ambition de maintenir des normes élevées, en particulier sur les sites de production. Cette certification, qui repose sur des normes internationales rigoureuses, fait l'objet d'un déploiement progressif en Italie et aux États-Unis.
En France, le plan QVCT, renforcé par un accord signé en 2024 avec les organisations syndicales, témoigne de la volonté du groupe de co-construire une politique ambitieuse avec ses partenaires sociaux, en plaçant les attentes des collaborateurs au cœur de ses priorités. Il s’articule autour de quatre axes majeurs :
- les conditions de travail ;
- la santé physique et mentale ;
- la transition écologique ;
- le maintien dans l’emploi et l’accompagnement du vieillissement de la population.
Cette approche globale culture santé-sécurité, partagée à tous les niveaux de l'organisation, intègre la sécurité physique mais également le bien-être mental des collaborateurs, avec une attention particulière portée à la prévention des risques psychosociaux (RPS). En 2024, Manitou Group a initié une analyse des risques psychosociaux au travers de la roue des RPS définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour évaluer l’ensemble des facteurs pouvant avoir un impact sur les RPS. L’intégration et la mise en œuvre d’actions spécifiques de prévention de RPS dans les principes de QVCT jouent un rôle central dans cette stratégie. Elle s’appuie sur une mobilisation des ressources internes et financières, le déploiement de processus et méthodologies solides et une sensibilisation renforcée des équipes. Cette démarche mature en France, a continué à se développer dans les autres filiales.
3.4.1.2.3. PROCESSUS D’INTERACTION AU SUJET DES IMPACTS AVEC LES EFFECTIFS DE L’ENTREPRISE ET LEURS REPRÉSENTANTS (S1-2)
Au quotidien, les équipes RH et les managers de Manitou Group jouent un rôle clé pour renforcer le bien-être et la performance des collaborateurs. Les RH structurent les actions autour d'une feuille de route intégrée QVT-QHSE, visant à détecter et prévenir les risques.
psychosociaux, tout en promouvant un cadre de travail sain et sécurisé. Les managers, formés régulièrement, sont responsables d’identifier les signaux de stress ou de mal-être, et de faciliter les remontées auprès des comités sociaux et des RH. En France, cette dynamique est renforcée par des outils collaboratifs et des processus participatifs, témoignant de la volonté du groupe de construire une organisation basée sur l’écoute, la transparence et l’amélioration continue des conditions de travail.
En septembre 2024, une procédure mondiale a été mise en place pour accompagner les intégrations des nouveaux collaborateurs et comprendre les raisons des départs. Chaque nouvel arrivant ou collaborateur sur le départ bénéficie d’un échange avec les ressources humaines afin de comprendre les raisons des départs et d’identifier des axes d’amélioration. Cette démarche a reçu des retours très positifs, notamment sur le processus d’onboarding, qui satisfait plus de 80 % des nouveaux entrants interrogés depuis six mois.
De plus, Manitou Group entretient un dialogue social dynamique géré au niveau de chaque pays et conforme aux règles et pratiques locales. L'entreprise s'appuie sur des instances représentatives du personnel et syndicales, notamment en France, en Inde et en Italie, pour aborder des sujets clés tels que la sécurité, les conditions de travail ou le bien-être des salariés. Aux États-Unis, où les instances syndicales ne sont pas présentes, le dialogue est maintenu par une gouvernance adaptée aux spécificités locales.
La gouvernance en matière sociale favorise un travail collaboratif étroit et une relation de confiance, en particulier en France et en Italie, où les syndicats jouent un rôle central. Ce dialogue régulier encadré par des commissions sociales mensuelles à trimestrielles, permet d’identifier et de développer des initiatives bénéfiques pour les salariés.
Les sujets relatifs à ces thèmes sont présentés de manière adhoc au Comité exécutif et au Comité des rémunérations par la Direction des ressources humaines (DRH) et la Direction QHSE afin de garantir une supervision renforcée et transversale.
Un reporting identique entre le groupe et les filiales est également mis en place, avec le suivi de 10 indicateurs clés (KPI) tels que l’absentéisme et le taux de turn-over. Ces données sont collectées chaque mois dans tous les pays et intégrées dans un tableau de bord consolidé au niveau du groupe. Lors de réunions mensuelles, les DRH des différents pays présentent leurs analyses des résultats à la DRH du groupe. Ce système rigoureux permet de déceler rapidement les tendances positives ou les dérives potentielles afin de déployer des actions correctives de manière proactive.
Le groupe améliore également la qualité de son dialogue social et la satisfaction des collaborateurs grâce à des Enquêtes d'Opinion Salariée (EOS) menées tous les deux ans au niveau mondial. Ces enquêtes offrent aux collaborateurs l'opportunité de s'exprimer sur leurs attentes et leur vécu concernant la qualité de vie et leurs conditions de travail. Les résultats sont scrupuleusement analysés par la Direction des ressources humaines (DRH) et le management pour identifier des axes d'amélioration et implémenter des plans d'actions pour l'année suivante. La prochaine enquête est prévue pour 2026.
3.4.1.2.4. PROCÉDURES DE RÉPARATION DES IMPACTS NÉGATIFS ET CANAUX PERMETTANT AUX TRAVAILLEURS DE L’ENTREPRISE DE FAIRE PART DE LEURS PRÉOCCUPATIONS (S1-3)
Pour prévenir et gérer les impacts négatifs sur la santé des collaborateurs, Manitou Group a instauré des procédures de détection et de réparation, ainsi que des canaux d’écoute accessibles.
En France, les managers reçoivent une formation spécifique pour identifier les signes précurseurs tels que le stress, le mal-être ou une augmentation inhabituelle des absences et arrêts maladie. Lorsqu’un signal d’alerte est détecté, les managers transmettent ces informations aux ressources humaines. Une commission dédiée, incluant des élus, permet de remonter les sujets prioritaires et d’apporter des solutions adaptées pour préserver la santé et le bien-être des équipes.
Depuis 2024, le groupe s’appuie également sur des cabinets extérieurs spécialisés pour réaliser des études sur les risques psychosociaux (RPS). Les résultats de ces études sont analysés et remontés aux niveaux de management concernés, voire jusqu’à la Direction générale selon la gravité des situations. En complément, dans chaque pays, des prestataires externes, psychologues du travail, assurent des consultations individuelles ou collectives pour accompagner les collaborateurs et gérer les situations exceptionnelles. La médecine du travail de plusieurs sites joue aussi un rôle en tant que canal d’alerte et acteur de prévention, contribuant à l’amélioration continue des conditions de travail et à la réduction des risques psychosociaux.
Plus spécifiquement, sur le sujet de la santé et la sécurité au travail, les collaborateurs et leurs représentants ont la possibilité d’interagir, de faire part de leurs préoccupations ou de s’informer au travers de plusieurs dispositifs, notamment :
- le numéro Risk pour signaler des situations à risque / les alertes terrain pouvant conduire à un accident (ex. : possibilité de prendre une photo). Ce dispositif fait partie des nouvelles « Règles d’or de la sécurité » groupe (disponibles dans cinq langues) et plus particulièrement dans la règle n°1 « Je signale, J'arrête, J'alerte » ;
- le système d’alerte, externalisé et déployé mondialement, qui permet aux collaborateurs et acteurs externes de signaler la mise en danger de la santé ou de la sécurité au travail des collaborateurs, les atteintes à l’environnement, à la sûreté des collaborateurs ou du lieu de travail. Les signalements sont confidentiels et anonymes (lorsque la loi l’autorise). Ce système est accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 ;
▪le réseau « Référents HSE » qui comprend plus de 130 référents HSE en France. Ces opérateurs volontaires ont été formés pour réaliser chaque mois un audit spécifique HSE sur leur périmètre. Ils sont un élément majeur de l’ancrage d’une culture sécurité du groupe. Ce dispositif efficace et pragmatique est en cours de déploiement en Italie, aux États-Unis et en Inde ;
▪les commissions santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) en France, qui ont lieu chaque mois au niveau local et tous les trois mois au niveau central groupe ;
▪la médecine du travail ainsi que les assistantes sociales ;
▪les « Safety Days » qui adressent des messages sécurité aux personnels des ateliers et aux fonctions support, ainsi que la semaine de la QVT ;
▪un réseau d'audits et d'analyses de risques HSE (visites comportementales de sécurité, Gemba walk, audit d'aménagement de postes, etc.) qui vient en permanence alimenter les actions d'améliorations.
Pour plus d'information sur la gestion des risques de représailles, voir la section 3.5.1.3. « Culture d’entreprise et politiques en matière de conduite des affaires (G1-1) » dans la norme ESRS G1 - Conduite des affaires.
3.4.1.2.5. ACTIONS CONCERNANT LES IMPACTS MATÉRIELS, APPROCHES VISANT À ATTÉNUER LES RISQUES MATÉRIELS ET À SAISIR LES OPPORTUNITÉS MATÉRIELLES CONCERNANT LES EFFECTIFS DE L’ENTREPRISE, ET ÉVALUATION DE L’EFFICACITÉ DE CES ACTIONS ET APPROCHES (S1-4)
À tous les niveaux de l’entreprise, l’attention est portée sur la prévention, l’analyse et la réduction des risques auxquels les collaborateurs peuvent être exposés, tant sur le plan physique que psychique.
Plusieurs actions sont ainsi déployées :
UNE ORGANISATION QHSE SOLIDE ET DES ÉQUIPES RENFORCÉES
La Direction QHSE contribue à la standardisation des processus et à l’homogénéisation des pratiques. Elle assure également le pilotage de la culture sécurité des différents sites de production et logistique du groupe, ainsi que la montée en compétence des équipes HSE locales, via l’animation de la corporation HSE France et le suivi renforcé des équipes HSE monde. Son périmètre s’étend aux sites de production internationaux depuis 2020. Le suivi des indicateurs liés à l’accidentologie des salariés et des intérimaires couvre l’ensemble du groupe.
Sur les deux dernières années, la Direction QHSE s’est renforcée en accueillant un Responsable hygiène et sécurité et un Responsable formation QHSE chargé du développement des formations internes. Le groupe s’est également doté, en 2022, d’un ergonome, renforçant la culture sécurité et l’intégration au quotidien de l’approche globale des postures et gestes dans un environnement de travail.
Cette organisation est complétée par les référents HSE.
LE SUIVI SANTÉ DES COLLABORATEURS
Manitou Group suit de manière régulière les indicateurs liés à la santé et à la sécurité. Ils sont à l’ordre du jour de chaque Comité de direction des sites.
En France, le Pôle santé assure le suivi de la santé des collaborateurs sur l’ensemble des sites. Il est composé de deux médecins du travail à temps plein et de quatre infirmiers du travail. Une assistante sociale et une psychologue du travail, présentes régulièrement, proposent également un accompagnement aux collaborateurs.
Le Pôle santé a pour missions de :
- proposer et déployer des actions visant à préserver la santé physique et psychologique des salariés tout au long de leur carrière professionnelle ;
- conseiller le groupe sur les dispositions et mesures nécessaires afin d'éviter ou diminuer les risques professionnels ;
- améliorer la QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail), en tenant compte de l'impact du télétravail sur la santé et l'organisation du travail ;
- participer à la traçabilité des expositions professionnelles ;
- promouvoir la santé sur le lieu de travail par des campagnes de vaccination et de dépistage, des actions de sensibilisation aux bénéfices de la pratique sportive et des actions d'information et de sensibilisation aux situations de handicap au travail ;
- prévenir la désinsertion professionnelle et contribuer au maintien dans l'emploi des salariés de l'entreprise.
Ce pôle permet aux médecins du travail de participer activement aux Commissions Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT), de mener des études approfondies sur les conditions de travail et l’ergonomie des postes, tout en assurant un suivi régulier des visites médicales des collaborateurs.
En Italie, un médecin du travail est disponible sur appel et effectue des examens médicaux réguliers, l’examen obligatoire lors de l’embauche par exemple. De plus, il est consulté à la demande de l’entreprise ou des salariés afin de garantir que les conditions de travail respectent les exigences de santé du personnel.
Aux États-Unis, le groupe met à disposition des collaborateurs une ligne d'assistance téléphonique gratuite et confidentielle. Gérée par une société extérieure, elle propose aux salariés de l'aide ou des conseils sur de nombreux sujets (alcoolisme, divorce, conseils juridiques, aide pour trouver une garderie ou un thérapeute, assistance psychologique).
En Inde, un centre de soins permanent a été inauguré à l’automne 2021 sur le site industriel afin de faciliter l’accès des collaborateurs aux soins.
AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL & ÉQUILIBRE ENTRE VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PERSONNELLE
En France, le plan QVCT vise également à améliorer continuellement la qualité de vie au travail en proposant des solutions adaptées aux besoins des collaborateurs, favorisant ainsi un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Cette approche contribue à ancrer l'engagement, la confiance et le bien-être des équipes, soutenues par un dialogue social renforcé.
Dans ce sens, des accords de télétravail ont été déployés dans de nombreux pays, permettant jusqu'à deux jours de travail à distance par semaine. Ce cadre flexible est adapté à la législation locale et aux besoins des équipes, tout en tenant compte des spécificités de la main-d'œuvre directe à laquelle il ne s'applique pas. Cette approche souple et réactive permet au groupe de maintenir un équilibre entre exigences professionnelles et besoins individuels.
En France, l’entreprise complète ce dispositif par des ajustements spécifiques pour les futurs parents, détaillés dans le Guide de la parentalité. Ils prévoient notamment des aménagements des horaires et du temps de travail, des temps de pause supplémentaires pendant la grossesse, des dispositions spécifiques pour les congés parentaux, des aides à la garde d'enfants, le maintien de la rémunération à 100 % pendant les congés maternité et paternité, et des autorisations d'absence pour les démarches liées à la parentalité, y compris l'assistance médicale à la procréation.
UN PROGRAMME GLOBAL POUR LA SANTÉ MENTALE, LE BIEN-ÊTRE ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL
En février 2024, un nouveau programme mondial dédié à l’identification et à la prévention des situations de mal-être ou d’abus au travail a été mis en place. Ce programme vise à renforcer le sentiment de sécurité des employés, un pilier fondamental et absolument incontournable pour permettre le bien-être des collaborateurs. Ce programme est unique chez Manitou Group et sera dispensé en présentiel pour 100% des salariés. Il est déployé par équipe et adapté aux profils des collaborateurs. Il a débuté auprès du Comité exécutif, avant d’être étendu aux managers, aux opérateurs, aux représentants du personnel et aux équipes RH. À ce jour, 50 % des salariés du groupe ont déjà bénéficié de cette formation. L’objectif est de doter les managers et les RH d’outils nécessaires pour détecter en amont les signaux de détresse et intervenir efficacement. En parallèle, en France, un comité comprenant des élus joue un rôle d’alerte, ce qui permet d’identifier les priorités et d’ajuster les actions en conséquence.
Le groupe a poursuivi sa stratégie de formation et de développement de la culture sécurité groupe, avec par exemple :
- l’élaboration d’un guide ergonomie, spécifique à Manitou Group ;
- la mise en place des « Safety Days » ;
- la continuité du déploiement de la formation des managers à un module « Leadership Sécurité » ;
- la généralisation d'un e-learning sécurité, notamment aux agents de production.
FOCUS SUR LA CERTIFICATION ISO 45001
Les sites français ont obtenu le renouvellement en 2023 de la certification ISO 45001, référente en la matière. Des actions de prévention, de formation, et des campagnes de communication sont régulièrement menées afin de renforcer la culture sécurité au sein de toutes les équipes. Le site indien a également obtenu la certification ISO 45001 en 2024. Cette certification est en cours de déploiement sur les sites américains et italiens.
L’IDENTIFICATION, L'ANALYSE ET LA MAÎTRISE DES RISQUES OPÉRATIONNELS
La maîtrise des risques opérationnels liés à la sécurité repose sur plusieurs actions concrètes et un suivi régulier des résultats visant à garantir des conditions de travail sûres et adaptées.
Chaque site industriel procède à une analyse annuelle de ses risques et opportunités en matière de sécurité. Pour améliorer cette analyse, les sites français et américains se sont dotés d’un outil d’évaluation des risques communs, devenu le référentiel de base pour la gestion quotidienne de la sécurité. Cet outil sera déployé sur l’ensemble des sites du groupe au cours des prochaines années.
Les principaux risques sécurité liés à l’activité de Manitou Group sont les suivants :
- chute d’objets, chute de hauteur, chute de plain-pied ;
- heurt entre un chariot et un piéton ou un autre véhicule ;
- blessure due à la manutention manuelle ou mécanique ;
- blessure due à l’utilisation d’appareils de soudage ou de meulage ;
- bruit et vibrations ;
- incendie et explosion ;
- douleurs aiguës ou chroniques dues à l’ergonomie des postes de travail.
Sur chaque site, une instance de décision pilote, chaque trimestre, les actions sécurité majeures définies pour l’année en fonction des risques cités dans le document unique. Cet organe a permis de supprimer de nombreux risques sur l’ensemble des sites de production par l’attribution de moyens humains, financiers et matériels.
Grâce à l’ensemble de ces mesures, le taux de fréquence des accidents avec et sans arrêt de travail (dit « TF2 ») au sein du groupe a diminué de plus de cinq points en trois ans. Pour plus d’informations sur les métriques relatives à l’accidentologie, voir la section 3.4.1.3.6. « Métriques de santé et de sécurité (S1-14) ».
À noter : En France, l’intéressement des collaborateurs est indexé sur le TF231 depuis 2022. Et depuis 2019, le groupe a intégré le taux de fréquence d’accidents du travail des salariés intérimaires à l’intéressement des collaborateurs. Des comités santé-sécurité se réunissent une fois par mois sur chaque site pour piloter et suivre les risques majeurs. Parallèlement, l’entreprise développe des communications périodiques en matière d’hygiène, de sécurité et d’environnement, à travers des réunions, des consignes de sécurité et environnement, des articles intranet et des affichages. De nouveaux moyens de communication sont également mis à disposition des managers, comme des sites web internes, qui centralisent l’ensemble des actions HSE (hygiène, sécurité, environnement) nécessaires au quotidien. Ces actions structurées permettent d’assurer un suivi rigoureux des risques, tout en sensibilisant activement les équipes à l’importance de la sécurité et de l’environnement dans leurs pratiques professionnelles.
31 Taux de fréquence 2 = nombre d’accidents avec arrêt et sans arrêt x 1 000 000 / heures travaillées
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024103
ÉTAT DE DURABILITÉ
3 ESPACES DE TRAVAIL : UNE SYNERGIE ENTRE BIEN-ÊTRE ET PERFORMANCE
Par ailleurs, des investissements ont été réalisés sur tous les sites dans le monde pour améliorer les conditions de travail. Cela inclut l’aménagement des bureaux, la modernisation des cantines, la création de salles de sport, de vestiaires et de services de restauration sur place, dans une démarche visant à offrir un environnement de travail agréable et attractif. En 2024, un projet ambitieux de réaménagement des bureaux a été lancé pour repenser les espaces de travail selon les usages liés au métier et aux besoins des salariés. Cette approche permet aux collaborateurs de disposer d’espaces adaptés à leurs activités, comme des espaces pour travailler en mode collaboratif, des espaces de réflexion, des espaces d’innovation, et d'avoir une réelle mobilité tout au long de la journée en fonction des besoins de sa fonction, de son métier pour développer les approches collaboratives. Cette transformation repose sur une méthodologie collaborative, impliquant les salariés et les différents services.
CONDITIONS DE TRAVAIL
Manitou Group veille à offrir à ses collaborateurs un environnement professionnel stable et pérenne. L’approche du groupe en matière de gestion des effectifs s'inscrit dans une stratégie visant à attirer et fidéliser les talents, tout en développant les dynamiques d’équipe. Les efforts du groupe pour fidéliser de nouveaux collaborateurs s'accompagnent de parcours et journées d’intégration permettant de faciliter leur arrivée et leur adaptation au sein de l'entreprise. Ces initiatives, associées à des mesures telles que la mobilité des salariés et l’aménagement des fins de carrière (notamment par un dispositif de retraite progressive), renforcent l’engagement et le sentiment de sécurité des collaborateurs.
LIBERTÉ D’ASSOCIATION, DROITS DES TRAVAILLEURS À L’INFORMATION, LA CONSULTATION ET À LA PARTICIPATION ET NÉGOCIATION COLLECTIVE
Le groupe reconnaît et respecte la liberté d'association ainsi que le droit des travailleurs à se regrouper et à être représentés par des instances dédiées. Ces dernières jouent un rôle essentiel dans les échanges réguliers avec la direction, en assurant une information transparente et une participation active des salariés sur des thématiques clés telles que les conditions de travail, la sécurité, et la qualité de vie au travail. En France, ces échanges s’appuient notamment sur des instances représentatives du personnel et syndicales, qui agissent comme interlocuteurs privilégiés dans la mise en œuvre des politiques sociales et organisationnelles du groupe. Sur le plan international, Manitou Group adapte ses pratiques aux législations locales, tout en garantissant que les droits fondamentaux des travailleurs soient respectés. En matière de négociation collective, l'ensemble des collaborateurs est couvert par des conventions collectives adaptées aux spécificités locales. En France, les accords collectifs sont régulièrement négociés avec les organisations syndicales représentatives, permettant d’adapter les politiques internes aux besoins des collaborateurs.
3.4.1.3.CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.4.1.3.1.CIBLES LIÉES À LA GESTION DES IMPACTS NÉGATIFS MATÉRIELS, À LA PROMOTION DES IMPACTS POSITIFS ET À LA GESTION DES RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS (S1-5)
Le plan « Elevation » a fixé une série d'objectifs ambitieux en matière de durabilité pour la période 2021-2025, dont un majeur spécifique au pilier « Sécurité et amélioration des conditions de travail ». Le Comité de pilotage RSE assure un suivi trimestriel de ces objectifs et les progrès sont mesurés depuis 2021 pour atteindre l’objectif fixé en 2025. Le taux de fréquence 2 permet de suivre et d’améliorer la sécurité et les conditions de travail des salariés ainsi que les intérimaires travaillant sur les différents sites du groupe. La méthode de calcul est détaillée à la section 3.4.1.3.6. « Métriques de santé et sécurité (S1-14) ». Le TF2 a été mis en place en collaboration avec les équipes QHSE et validé par le Comité exécutif.
| Cible | Période de la cible | Cible 2024 | Résultats 2024 | Cible 2025 |
|---|---|---|---|---|
| Taux de fréquence 2 (TF2) | 2021-2025 | 17 | 14,61 | 15 |
3.4.1.3.2.CARACTÉRISTIQUES DES SALARIÉS DE L’ENTREPRISE (S1-6)
RÉPARTITION DES EFFECTIFS PAR SEXE
Sexe
| Nombre de salariés (effectifs) | Nombre moyen de salariés (effectifs) | |
|---|---|---|
| Masculin | 4 767 | 4 558 |
| Féminin | 1 193 | 1 155 |
| Autres* | - | - |
| Non déclaré | - | - |
| Total Salariés | 5 960 | 5 712 |
*Sexe tel que spécifié par les salariés eux-mêmes
NOMBRE DE SALARIÉS DANS LES PAYS OU MANITOU GROUP COMPTE AU MOINS 50 SALARIÉS REPRÉSENTANT AU MOINS 10 % DE SON NOMBRE TOTAL DE SALARIÉS
| Pays | Nombre de salariés (effectifs) | Nombre moyen de salariés (effectifs) |
|---|---|---|
| France | 3 148 | 3 100 |
| Etats-Unis | 925 | 903 |
| Italie | 686 | 541 |
MOUVEMENTS DES SALARIÉS DU GROUPE AU 31 DECEMBRE 2024
| 2024 | |
|---|---|
| Nombre de salariés ayant quitté l'entreprise (effectif) | 561 |
| Taux de rotation du personnel (%) | 9,4% |
INFORMATIONS SUR LES SALARIÉS PAR TYPE DE CONTRAT, VENTILÉES PAR SEXE (EFFECTIFS)
| Femme | Homme | Autres (*) | Non déclaré | Total | |
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de salariés (effectif) | 1 193 | 4 767 | 5 960 | ||
| Nombre de salariés permanents (effectif) | 1 129 | 4 624 | 5 753 | ||
| Nombre de salariés temporaires (effectif) | 64 | 143 | 207 | ||
| Nombre de salariés à temps plein (effectif) | 1 098 | 4 718 | 5 816 | ||
| Nombre de salariés à temps partiel (effectif) | 95 | 49 | 144 |
*Sexe tel que spécifié par les salariés eux-mêmes
3.4.1.3.3.CARACTÉRISTIQUES DES TRAVAILLEURS NON SALARIÉS DE L’ENTREPRISE (S1-7)
Compte tenu de la complexité de la thématique et de son champ géographique, aucune information n'est disponible dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
3.4.1.3.4.COUVERTURE DES NÉGOCIATIONS COLLECTIVES ET DIALOGUE SOCIAL (S1-8)
Compte tenu de la complexité de la thématique et de son champ géographique, aucune information n'est disponible dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
3.4.1.3.5.PROTECTION SOCIALE (S1-11)
Compte tenu de la complexité de la thématique et de son champ géographique, aucune information n'est disponible dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
3.4.1.3.6.MÉTRIQUES DE SANTÉ ET DE SÉCURITÉ (S1-14)
COUVERTURE DU SYSTÈME DE GESTION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ, INCIDENTS LIÉS AUX ACCIDENTS DU TRAVAIL ET PROBLÈMES DE SANTÉ DU PERSONNEL
| 2023 | 2024 | Variation (en %) | |
|---|---|---|---|
| Part des effectifs couverts par le système de gestion de la santé et de la sécurité (en %) | NA | 100% | - |
| Nombre de décès dus à des accidents ou maladies professionnels (salariés) | NA | 0 | - |
| Nombre de décès dus à des accidents (non-salariés)* | NA | 0 | - |
| Nombre d’accidents du travail (Salariés) | NA | 112 | - |
| Taux d’accidents du travail comptabilisables (Salariés) | NA | 0,12% | - |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024105
ÉTAT DE DURABILITÉ
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Compte tenu de la complexité de la thématique et de son champ géographique, les données relatives aux maladies professionnelles et au nombre de jours perdus ne sont disponibles dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
Le TF2 est l’un des trois critères liés au prêt SSL du groupe. Le TF2 est calculé de la manière suivante : nombre d’accidents avec arrêt et sans arrêt x 1 000 000 / heures travaillées. Le calcul doit inclure l’ensemble des entités du groupe et doit prendre en compte tous les employés, ce qui inclut l’ensemble des salariés du groupe ainsi que les intérimaires. Le TF2 pour 2024 est de 14,61.
3.4.1.3.7.MÉTRIQUES D’ÉQUILIBRE ENTRE VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PRIVÉE (S1-15)
DROITS ET UTILISATION DES CONGÉS FAMILIAUX
Compte tenu de la complexité de la thématique et de son champ géographique, aucune information n'est disponible dans le présent rapport de durabilité 2024. Des experts internes ont été identifiés pour travailler sur l'inventaire des impacts, risques et opportunités afin de formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années.
3.4.2.TRAVAILLEURS DE LA CHAÎNE DE VALEUR (ESRS S2)
3.4.2.1.STRATÉGIE
En tant qu'acteur mondial des solutions de manutention, d'élévation et de terrassement, Manitou Group opère au sein d'une chaîne de valeur multiple impliquant une diversité de parties prenantes.
En tant qu'assembleur et intégrateur, les travailleurs de la chaîne de valeur ont une place centrale : fournisseurs, distributeurs et prestataires contribuent directement ou indirectement au succès de la stratégie de Manitou Group. Cette interdépendance induit l'importance fondamentale du respect des droits humains, de la garantie de conditions de travail dignes et de la santé et sécurité de ces travailleurs. Des principes qui sont au cœur de la mission du groupe : « améliorer les conditions de travail, de sécurité et la performance partout dans le monde, tout en préservant l'homme et son environnement ».
Les travailleurs de la chaîne de valeur englobent :
- les fournisseurs directs et indirects, basés en France et en Europe, mais aussi en Asie et aux États-Unis (chaîne amont) ;
- les distributeurs des produits et services Manitou et les grands comptes opérant sur les marchés locaux et globaux, comprenant plus de 800 concessionnaires actifs répartis dans 140 pays (chaîne aval);
- les prestataires de services externes, tels que ceux assurant le transport, la maintenance ou d'autres services critiques intervenant sur ou hors des sites du groupe.
Ces fonctions variées couvrent les différentes activités de Manitou Group, de la phase d'extraction des matières premières à la gestion de la fin de vie des équipements. Pour plus de détails sur la chaîne de valeur de Manitou et les parties impliquées, voir la section 3.2.3.1 « Stratégie, modèles d’affaires et chaîne de valeur (SBM-1)» et la section 3.2.3.2. « Prise en compte des intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2) ».
Dans son engagement à assurer des conditions de travail satisfaisantes et le respect des droits humains sur l’ensemble de sa chaîne de valeur, le groupe s'appuie sur des processus de gestion de ses relations avec ses fournisseurs et ses concessionnaires, détaillés dans la section 3.5.1.4. « Gestion des relations avec les fournisseurs (G1-2) » de la norme G1 « Conduite des affaires ». Ils illustrent la façon dont le groupe structure ses interactions pour promouvoir des pratiques responsables et conformes aux normes internationales.
Cette mission est soutenue par des documents de référence, tels que le Code d’éthique, le Code de conduite anticorruption et la charte Achats responsables, qui unifient les engagements du groupe et harmonisent les pratiques sur tous ses sites. Ce cadre affirme la volonté de Manitou Group de construire une industrie responsable, durable et respectueuse de l'ensemble des parties prenantes, tout en assurant des pratiques conformes et harmonisées sur tous les marchés où le groupe opère.
3.4.2.2.GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.4.2.2.1.IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS IDENTIFIÉS
Les impacts, risques et opportunités matériels liés aux travailleurs de la chaîne de valeur ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité. Cette démarche a permis d’identifier deux enjeux principaux : d'une part, les conditions de travail, incluant la santé et la sécurité des travailleurs de la chaîne de valeur, et d'autre part, le respect des droits humains et des libertés fondamentales. Le processus complet d'identification et d'évaluation de ces enjeux est détaillé en section 3.2 « Informations générales (ESRS 2) ».
| Enjeux pour Manitou Group | Impacts positifs pour les parties prenantes | Impacts négatifs pour les parties prenantes | Risques matériels |
|---|---|---|---|
3.4.2.2.2. POLITIQUES RELATIVES AUX TRAVAILLEURS DE LA CHAÎNE DE VALEUR (S2-1)
Manitou Group n’a pas formalisé dans un document unique une politique globale pour gérer les impacts matériels de ses activités sur les travailleurs de la chaîne de valeur ainsi que les risques et opportunités matériels qui y sont associés. Les politiques existantes sont construites pour chaque typologie d’acteurs de la chaîne de valeur (charte achat responsable par exemple).
À date, les politiques couvrent une partie des travailleurs de la chaîne de valeur (amont, avec la charte Achats responsables par exemple). Le groupe travaille sur la gouvernance et l'articulation de ces politiques pour renforcer la gestion des impacts matériels de ses activités sur les travailleurs de la chaîne de valeur ainsi que les risques et opportunités matériels qui y sont associés. Des experts internes ont été identifiés pour formaliser une politique opérationnelle groupe dans les prochaines années. Néanmoins, l’entreprise a mis en place des actions clés sur ce sujet, détaillées dans la section 3.4.2.2.5. « Actions concernant les impacts matériels sur les travailleurs de la chaîne de valeur, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les travailleurs de la chaîne de valeur, et efficacité de ces actions (S2-4) ».
Sur toute la chaîne de valeur transverse, le groupe s'engage à respecter les droits humains fondamentaux et base sa démarche sur les principes internationaux.
Manitou Group :
- participe au Pacte Mondial des Nations Unies depuis 2015. À travers cette initiative, il intègre à sa stratégie et à ses activités, dix principes universellement reconnus relatifs aux droits humains (traités dans les principes 1, 2, 4 et 5), aux conditions de travail, à l'environnement et à la lutte contre la corruption ;
- adhère à la Charte des Droits de l'homme des Nations Unies ;
- s’appuie sur la Déclaration universelle des Droits de l'homme (DUDH), qui garantit les droits fondamentaux des individus dans toutes les régions où Manitou Group est présent ;
- adhère aux conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail (OIT), notamment les conventions n°29 (abolition du travail forcé), n°105 (interdiction des formes modernes d'esclavage), n°138 (âge minimum pour travailler) et n°182 (interdiction des pires formes de travail des enfants) ;
- soutient les principes directeurs de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), notamment au principe 5, qui met l'accent sur la responsabilité des entreprises multinationales à promouvoir des conditions de travail équitables et respectueuses des droits humains dans toutes les zones où elles opèrent ;
- s'appuie sur la charte achats responsables, adoptée en 2014 et détaillée dans la norme ESRS G1 – Conduite des affaires. Cette charte est signée par l'ensemble des nouveaux fournisseurs, précise les exigences du groupe en matière d'éthique, de respect des droits humains, de conditions de travail, de santé et de sécurité, ainsi que de préservation de l'environnement. Elle sert également de référence essentielle pour les audits RSE. Une mise à jour est prévue en 2025 afin d'intégrer les évolutions réglementaires et renforcer son alignement avec les priorités ESG.
Les actions de Manitou Group concernant les risques matériels liés aux travailleurs de la chaîne de valeur, notamment des dispositions
spécifiques concernant le respect des droits humains fondamentaux et les conditions de travail, sont encadrées par son Code d'éthique, détaillé dans la section 3.5.1.3 « Culture d’entreprise et politiques en matière de conduite des affaires (G1-1) » dans la norme ESRS G1 « Conduite des affaires ». Ce document, traduit en plusieurs langues, définit les principes, mécanismes et processus visant à garantir des pratiques responsables et conformes à l'ensemble de la chaîne de valeur. Il a été distribué à l’ensemble des collaborateurs de Manitou Group et est accessible en ligne (Manitou Code d'éthique 2024)32, permettant une large accessibilité et une adoption cohérente à travers toutes les régions où Manitou opère. Ces efforts reflètent la volonté du groupe de promouvoir une culture d’entreprise respectueuse des droits humains et des principes éthiques tout au long de sa chaîne de valeur.
Ensemble, ces références offrent un cadre de conformité solide et universel, assurant que les activités de Manitou Group respectent les normes internationales les plus strictes en matière de droits humains et de conditions de travail.
3.4.2.2.3. PROCESSUS D’INTERACTION AU SUJET DES IMPACTS AVEC LES TRAVAILLEURS DE LA CHAÎNE DE VALEUR (S2-2)
Manitou Group a mis en œuvre des processus d'interaction avec les travailleurs de sa chaîne de valeur afin de gérer les incidences réelles et potentielles pouvant les affecter. Ces mécanismes incluent des audits réguliers, des outils d'alerte, ainsi que des formations ciblées, et visent à identifier, prévenir et limiter les impacts.
Les audits RSE réalisés auprès des fournisseurs stratégiques permettent d'évaluer le respect des normes internationales en matière de droits fondamentaux du travail, telles que la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants, ainsi que le respect des conditions de santé et de sécurité au travail. Ces audits, couplés à des plans d'action correctifs en cas d’insuffisance, garantissent une continuité des pratiques tout au long de la chaîne de valeur.
Manitou Group a également mis en place un système d'alerte éthique, accessible à tous les collaborateurs internes et externes, permettant de signaler anonymement des violations ou des risques susceptibles d'affecter les travailleurs, notamment en matière de discriminations, de harcèlement ou de conditions de travail dangereuses. Chaque signalement fait l'objet d'une analyse, d’une enquête approfondie par le Comité d’éthique le cas échéant et, si nécessaire, de mesures correctives. Les processus détaillés relatifs à ce canal d'alerte sont décrits dans la section 3.5.1.3 « Culture d’entreprise et politiques en matière de conduite des affaires (G1-1) » dans la norme ESRS G1 « Conduite des affaires ».
En parallèle, les équipes achats reçoivent des formations spécifiques sur la conduite d’audits RSE et les pratiques d’achats responsables leur permettant d’acquérir les outils nécessaires pour identifier les risques liés aux droits humains et pour accompagner les fournisseurs dans la mise en œuvre de plans d’amélioration.
Par ailleurs, les audits réalisés auprès des concessionnaires et leurs retours terrain, recueillis lors de l’audit annuel de chaque dealer dans le cadre du « Dealer Elevation Plan » et des « Dealer meetings » annuels par exemple, sont aussi l'opportunité d'interagir sur les impacts avec les travailleurs de la chaîne de valeur.
32https://www.manitou-group.com/wp-content/uploads/2024/12/20241209_CodeEthique_ManitouGroup_2024_FR.pdf
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024107
ÉTAT DE DURABILITÉ
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Enfin, Manitou Group sensibilise l’ensemble de ses collaborateurs et partenaires aux standards internationaux par le biais de documents de référence tels que le Code d’éthique et le Code de conduite anticorruption, qui servent de guides opérationnels pour garantir une conformité aux engagements éthiques du groupe.
3.4.2.2.4. PROCÉDURES VISANT À REMÉDIER AUX IMPACTS NÉGATIFS ET CANAUX PERMETTANT AUX TRAVAILLEURS DE LA CHAÎNE DE VALEUR DE FAIRE PART DE LEURS PRÉOCCUPATIONS (S2-3)
Le dispositif d'éthique de Manitou Group, est décrit dans la section 3.5.1.3 « Culture d’entreprise et politiques en matière de conduite des affaires (G1-1) » dans la norme ESRS G1 « Conduite des affaires ».
Les signalements, remontés via le système d'alerte, sont centralisés par le Comité d’Éthique, qui initie des enquêtes pour examiner les cas soulevés. Les résultats des enquêtes sont transmis au Comité d'arbitrage, qui décide des mesures correctives ou des sanctions disciplinaires à appliquer. Ce dispositif est conçu pour garantir une gestion équitable et transparente des signaux, tout en assurant la protection des personnes qui les effectuent.
Les remontées sur d'éventuels impacts négatifs sur les travailleurs de la chaîne de valeur permettent d'identifier les axes d'amélioration et d'ajuster les plans d'actions.
L'ensemble des mesures prises est conforme aux principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme, ainsi que sur les conventions fondamentales de l’OIT. En intégrant les parties dans ses processus, Manitou Group s'assure que ses systèmes d'alerte et de remédiation répondent efficacement aux préoccupations des travailleurs, contribuant ainsi à une chaîne de valeur éthique et durable.
3.4.2.2.5. ACTIONS CONCERNANT LES IMPACTS MATÉRIELS SUR LES TRAVAILLEURS DE LA CHAÎNE DE VALEUR, APPROCHES VISANT À GÉRER LES RISQUES MATÉRIELS ET À SAISIR LES OPPORTUNITÉS MATÉRIELLES CONCERNANT LES TRAVAILLEURS DE LA CHAÎNE DE VALEUR, ET EFFICACITÉ DE CES ACTIONS (S2-4)
Manitou Group est engagé à respecter les droits humains et à garantir des conditions de travail dignes et sécurisées tout au long de sa chaîne de valeur, tant en amont qu'en aval. Cet engagement se concrétise par la mise en œuvre de mesures rigoureuses visant à faire respecter les droits humains, notamment la lutte contre le travail des enfants, le travail forcé ou l'esclavage moderne. Le groupe s'assure également de défendre des pratiques équitables, telles que des durées de travail raisonnables, des salaires décents, une rémunération juste, ainsi que la liberté d'association et le droit de négociation collective. Ces efforts déployés à l'échelle mondiale couvrent tous les acteurs impliqués dans la chaîne de valeur de Manitou Group, notamment les fournisseurs, distributeurs, concessionnaires et prestataires de services, afin de garantir des conditions de travail respectueuses et conformes aux normes internationales, partout où Manitou Group est présent.
Pour garantir l’efficacité de ces actions, Manitou Group adopte une approche d'amélioration continue, combinant audits réguliers, plans d’action ciblés et échanges constructifs avec ses parties prenantes. La stratégie New Horizons 2025 incarne cette ambition, en intégrant des initiatives concrètes pour renforcer les pratiques responsables sur l’ensemble des marchés où le groupe est présent.
ACTIONS POUR GÉRER LES IMPACTS MATÉRIELS ET LES RISQUES RSE DANS LA CHAÎNE AMONT
Depuis 2016, Manitou Group évalue les performances RSE de ses fournisseurs pour identifier d'éventuelles dérives par rapport à sa politique d’achats responsables. Certains sont accompagnés pour atteindre le niveau requis ou pour identifier, en amont, les risques majeurs.
Depuis 2022, Manitou Group a déployé un outil tiers, spécialisé dans l’évaluation des pratiques de durabilité des entreprises. Cet outil tiers analyse les fournisseurs selon des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) et fournit une notation globale permettant de comparer leur performance.
Les critères évalués incluent des thématiques essentielles des ressources humaines (la santé et la sécurité des employés, les conditions de travail, le dialogue social, la gestion des carrières et des formations) et des droits humains (le travail des enfants, le travail forcé, le trafic d’êtres humains, la diversité, l’équité, l’inclusion et les droits humains des parties externes). Cet outil participe à la stratégie d’évaluation de Manitou Group, notamment grâce à sa capacité à cartographier les risques RSE et à établir des plans d’amélioration pour ses fournisseurs.
Les informations détaillées concernant les campagnes d'évaluation des fournisseurs, les audits RSE menés sur site pour évaluer le niveau de performance de ses fournisseurs, les processus de qualification des fournisseurs, ainsi que les statistiques et objectifs spécifiques sont abordées dans la section 3.5.1.4. « Gestion des relations avec les fournisseurs (G1-2) ».
En combinant l’expertise de ce prestataire tiers et les audits RSE réguliers réalisés en interne, Manitou Group démontre son engagement à promouvoir une chaîne de valeur durable et conforme aux standards internationaux en matière de droits humains et de conditions de travail. Cette approche renforce la résilience de ses fournisseurs et permet au groupe d’intégrer les principes éthiques dans ses décisions d’approvisionnement.
ACTIONS POUR GÉRER LES IMPACTS MATÉRIELS ET LES RISQUES RSE DANS LA CHAÎNE AVAL
Manitou Group a mis en place des outils spécifiques pour évaluer et améliorer la performance RSE de ses partenaires dans la chaîne aval, notamment son réseau de concessionnaires. Ce processus s'appuie principalement sur le programme « Dealer Elevation Plan » (DEP), conçu pour évaluer les concessionnaires et piloter leur activité selon des critères communs à l'ensemble des métiers. Il s'appuie sur des critères quantitatifs, permettant de mesurer la performance et les évolutions, et qualitatifs, identifiés par chaque responsable de zone lors d'audits. Ces audits ont révélé un dialogue constructif avec les concessionnaires pour échanger sur les attentes mutuelles et identifier les axes d'amélioration.
Le score obtenu au DEP permet de classer les concessionnaires en trois niveaux. À chaque niveau correspond un ensemble de services et d'avantages, encourageant une dynamique d'amélioration continue.
Le « Dealer Elevation Plan » est également un outil permettant de faire évoluer le réseau des concessionnaires vers des pratiques plus responsables, notamment au travers d’objectifs d’amélioration et le partage de bonnes pratiques.
Depuis 2024, le programme « Dealer Elevation Plan » comprend 39 questions liées à la RSE, dont 15 spécifiquement dédiées aux thématiques d'éthique, de gouvernance et de sécurité (incluant la prévention des risques, l'intégrité des pratiques commerciales et les mesures pour assurer la santé et la sécurité des employés). Cette évolution reflète un renforcement significatif par rapport à la version initiale du plan, où seulement six des 63 critères étaient consacrés aux sujets RSE.
3.4.2.3.CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.4.2.3.1.CIBLES LIÉES À LA GESTION DES IMPACTS NÉGATIFS MATÉRIELS, À LA PROMOTION DES IMPACTS NÉGATIFS ET À LA GESTION DES RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS (S2-5)
Le « plan Elevation » a permis l'adoption de plusieurs objectifs en matière de durabilité pour la période 2021-2025, dont deux en lien avec l’humain et l'éthique, embarquant ainsi les sujets de santé, sécurité, conditions de travail et le respect des droits humains et des libertés fondamentales décrits ci-dessous. Leur pilotage est assuré trimestriellement par le Comité de pilotage RSE et les progrès sont mesurés depuis 2021.
Ces deux cibles permettent de prévenir les impacts négatifs sur les sujets éthique et santé sécurité des travailleurs de la chaîne de valeur amont (fournisseurs) et aval (concessionnaires). Elles ont été validées par le Comité exécutif.
Le périmètre de référence pour la cible relative aux concessionnaires est celui des concessionnaires actifs, présents dans le panel sur toute l’année concernée, évalués dans le cadre du programme « Dealer Elevation Plan » (DEP) détaillé précédemment. Elle a été mise en place avec l'équipe Sales & Marketing qui est chargée de la performance des concessionnaires.
Le périmètre de référence pour la cible des fournisseurs qualifiés est celui des fournisseurs stratégiques identifiés en N-1 selon la définition de la gouvernance Achats. Un fournisseur est comptabilisé comme qualifié s'il a été audité avec un scoring >=60 points. Le % est un cumul des audits réalisés depuis 2019. Cette cible a été mise en place en collaboration avec la Direction Achats.
3.4.3. CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX (ESRS S4)
3.4.3.1. STRATÉGIE
Aujourd'hui, plus de 500 000 clients et utilisateurs finaux divers à travers le monde ont recours aux machines et accessoires Manitou pour un temps d’utilisation allant de 500 à 3 000 heures par an. La sécurité des clients et utilisateurs finaux est au cœur de la mission du groupe : « améliorer les conditions de travail, de sécurité et la performance partout dans le monde, en préservant l'homme et son environnement ».
3.4.3.1.1. IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS LIÉS AUX CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX (S4 LIÉ À ESRS 2 SBM-3)
Le groupe étant positionné sur des marchés aussi divers que l’agriculture, la construction ou les industries, les machines Manitou sont utilisées aussi bien dans des exploitations agricoles, que dans des entrepôts de stockage par des agents logisticiens en passant par des utilisateurs sur des chantiers de construction.
La majorité des ventes de machines et de services se fait par l’intermédiaire des concessionnaires présents partout dans le monde comprenant les Manitou Centers, réseau de distribution en propre. Pour autant, le groupe s’attache à protéger toujours davantage ses utilisateurs finaux, dans une démarche d’amélioration continue.
La compréhension fine des intérêts et attentes des différents types d’utilisateurs, notamment en matière de sécurité et l’accessibilité des produits, d’ergonomie des produits, de qualité de l’information sur les produits, constitue une priorité pour le groupe. Elle est inscrite dans le plan stratégique « New Horizons » 2025 au sein du pilier « Dépasser les attentes clients avec des services à valeur ajoutée » en garantissant la sécurité et le fait d’offrir une expérience client.
Cette dimension figure également au cœur du plan « Elevation » qui met en œuvre la démarche RSE du groupe dans une feuille de route à cinq ans, avec l’objectif d’accompagner les clients vers le zéro accident.
Pour plus de détails, se référer au plan « Elevation » en section 3.2.3.1 « Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur (SBM-1) ».
3.4.3.2. GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.4.3.2.1. IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS IDENTIFIÉS (S4)
Les impacts, risques et opportunités matériels liés aux utilisateurs finaux ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité et sont présentés dans le tableau ci-dessous. L’évaluation de matérialité est décrite en section 3.2 « Informations générales (ESRS 2) ». L'enjeu « Sécurité des utilisateurs finaux », adressé dans l’ESRS S4 « Consommateurs et utilisateurs finaux » a été considéré comme matériel d’un point de vue de la matérialité d’impact mais également d’un point de vue de la matérialité financière. L’identification des potentiels impacts, des risques et opportunités liés à la sécurité des utilisateurs finaux a été réalisée avec nos experts internes et enrichie des benchmarks et analyses en lien avec ce sujet.
| Cible | Période de la cible | Cible 2024 | Résultats 2024 | Cible 2025 |
|---|---|---|---|---|
| % de concessionnaires évalués et avec des objectifs fixés dans le cadre du DEP (parmi les concessionnaires actifs) | 2021-2025 (Plan Elevation) | 85% | 85.3% | 100% |
| % de fournisseurs qualifiés (> 60) après audit (en termes de nombre de fournisseurs notés) | 2021-2025 (Plan Elevation) | 65% | 70,45% | 75% |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024109
ÉTAT DE DURABILITÉ
Enjeu pour Manitou Group
Sécurité des utilisateurs finaux
Amélioration du confort au travail des utilisateurs et réduction des accidents du fait de l’utilisation des machines de Manitou Group.
Opportunités matérielles
Gain de part de marché et renforcement de la marque en matière de sécurité des produits et des usages ou de conformité aux exigences (actuelles ou à venir) en matière de sécurité, liés à un positionnement et un savoir-faire reconnu.
En améliorant le confort au travail des utilisateurs et en œuvrant pour réduire les accidents liés à l'utilisation de ses machines, Manitou Group contribue positivement à la santé et la sécurité de ses clients finaux.
La recherche et développement en matière de sécurité des produits et usages associés au savoir-faire reconnu de Manitou Group permet en ce sens de renforcer la marque et son positionnement marché.
3.4.3.2.2. POLITIQUES RELATIVES AUX CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX (S4-1)
Le groupe applique les standards les plus élevés en matière de sécurité, au-delà du strict respect des normes et réglementations relatives à la qualité et à la sécurité des produits pour les utilisateurs finaux. Manitou Group a régulièrement recours à des certifications en matière de qualité-sécurité produits auprès des organismes compétents.
Des experts internes ont été identifiés afin de mieux appréhender les impacts, risques et opportunités liés aux consommateurs et utilisateurs finaux. Ces équipes ont commencé leurs travaux afin de formaliser une politique opérationnelle groupe qui sera formalisée dans les prochaines années.
En parallèle, l’entreprise a mis en place un nombre d’actions clés sur ce sujet, détaillées dans la section 3.4.3.2.5 « Actions concernant les impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les consommateurs et utilisateurs finaux, et efficacité de ces actions (S4-4) ».
3.4.3.2.3. PROCESSUS D’INTERACTION AU SUJET DES IMPACTS AVEC LES CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX (S4-2)
Le réseau de concessionnaires présents partout dans le monde (comprenant les Manitou Centers, réseau de distribution en propre) joue un rôle clé dans l’interaction avec les consommateurs et utilisateurs finaux.
Pour Manitou Group, l’évaluation de la satisfaction et de la confiance de ses utilisateurs finaux dans les produits et services est notamment un réel moteur de progrès. Le groupe s’attache à un modèle de gouvernance lui permettant de répondre rapidement et de façon structurée aux incidents clients majeurs ou considérés comme à risque, notamment sur les aspects sécurité.
Ainsi, le groupe s’est doté d’un dispositif d’écoute clients au niveau mondial, en particulier sur les enjeux de sécurité autour des machines, qui s’appuie sur :
- un outil centralisé de remontée des préoccupations des clients, servant de canal de communication également sur les sujets santé et sécurité des clients finaux : ce canal remontant, mondial, est alimenté par les équipes après-vente (les concessionnaires, les responsables grands comptes, les collaborateurs de Manitou Group en contact avec les clients ou les responsables de zone service après-vente (SAV). Il est également enrichi par le biais de la hotline mise à disposition des clients (par voie numérique ou via une ligne téléphonique) ;
- le recueil des retours terrain faits par les concessionnaires, lors de visites et entretiens avec les responsables de zones SAV ou les événements type « Train the trainers » (formation des concessionnaires), le « Dealer meeting » annuel ou encore lors de tables rondes techniques avec des clients clés ;
- des enquêtes de satisfaction directes auprès des clients : des enquêtes sont régulièrement menées par le groupe auprès de ses clients, sur l’ensemble des zones géographiques, pour apporter un service optimal adapté à chaque typologie d’utilisateur ;
- le dispositif d’alerte : en cas d’éventuels manquements importants en matière de sécurité constatés par un client, Manitou Group a mis en place un système d’alerte externalisé accessible aux collaborateurs et acteurs externes. Pour plus d'informations sur ce dispositif d’alerte, voir la norme G1 « Conduite des affaires » à la section 3.5.
3.4.3.2.4. PROCÉDURES VISANT À REMÉDIER AUX IMPACTS NÉGATIFS ET CANAUX PERMETTANT AUX CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX DE FAIRE PART DE LEURS PRÉOCCUPATIONS (S4-3)
Manitou Group n’a à ce jour pas identifié d’impacts négatifs réels ou potentiels matériels dans le cadre de son analyse de double matérialité.
Néanmoins, le groupe a mis en place un comité pluridisciplinaire CSC (Customer Satisfaction Committee), directement alimenté par l’outil, décrit dans le paragraphe précédent, qui se réunit mensuellement et qui a pour mission d'adresser les problématiques techniques sur le terrain et de les suivre jusqu’à leur clôture.
À ce titre, il s’appuie sur une procédure permettant de gérer et analyser une réclamation client, de suivre la résolution du problème et de mettre en œuvre les actions correctives nécessaires.
3.4.3.2.5. ACTIONS CONCERNANT LES IMPACTS MATÉRIELS SUR LES CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX, APPROCHES VISANT À GÉRER LES RISQUES MATÉRIELS ET À SAISIR LES OPPORTUNITÉS MATÉRIELLES CONCERNANT LES CONSOMMATEURS ET UTILISATEURS FINAUX, ET EFFICACITÉ DE CES ACTIONS (S4-4)
Dans le cadre du renforcement permanent de la sécurité des produits et des usages, Manitou Group a établi le programme de formation, « Reduce Risks » destiné à réduire les risques pour les utilisateurs. 70 % des accidents peuvent en effet être évités avec une formation et des mesures de sécurité adéquates (source : OSHA33).
Ce programme vise à accompagner le choix d’un matériel adapté et à donner aux conducteurs des machines les connaissances et savoir-faire nécessaires à la conduite en sécurité.
Il s’appuie sur quatre leviers principaux :
- la sécurité des personnes ;
33 OSHA : Occupational Safety and Health Administration
La sécurité des biens (des machines)
- les processus ;
- les campagnes de prévention.
La plateforme web – https://www.reduce-program.com/risks – regroupe de multiples ressources liées à la sécurité, comme des fiches pratiques en ligne et plus de 300 vidéos tutorielles de prise en main pour une conduite en toute sécurité. Une bibliothèque multimédia est disponible pour conseiller et guider les utilisateurs finaux pour une bonne utilisation de leurs machines (vidéos, notices d'instruction, posters de prévention, fiches simplifiées d'utilisation…).
De plus, dans le cadre de l’amélioration du confort au travail des utilisateurs et réduction des accidents, le groupe a mené un travail important visant à améliorer l’ergonomie, les vibrations et le confort acoustique des matériels avec des solutions concrètes concernant par exemple :
- l’accès au poste de conduite pour une montée facilitée et une réduction des risques de chute ;
- un siège permettant de suivre les mouvements de la charge pour réduire les vibrations que subit l’utilisateur ;
- la maintenance facilitée pour les techniciens avec une grande ouverture du capot moteur et un accès aisé aux différents filtres, à la jauge d'huile moteur, etc. ;
- un travail sur l’isolation et la vitesse de ventilation afin d’optimiser l’insonorisation des cabines.
Au-delà des normes, les équipes travaillent depuis toujours à proposer des solutions plus innovantes aux clients et utilisateurs pour mieux les protéger lors de l’utilisation des machines, comme :
- l’amélioration de la sécurité liée à l’accès cabine et la visibilité des nouveaux chariots télescopiques construction ;
- l’étude de systèmes permettant de faciliter la prise en main des machines par des opérateurs débutant et proposer des messages d’alerte automatiques au tableau de bord ;
- l’étude de solutions innovantes actives de protection des opérateurs « DETECT, ALERT, PROTECT » et de systèmes actifs sur les machines permettant d’éviter les situations d’instabilité ou de collision. Ces études ont donné lieu à la création du pack optionnel « Operation Safety System » (OSS) co-développé en partenariat avec un client sur le marché de la location et testé par un acteur majeur du bâtiment et des travaux publics ;
- l’amélioration de la sécurité et de l’ergonomie sur toute la gamme rotative MRT avec, en option :
FOCUS SUR LES SOLUTIONS DIGITALES AU SERVICE DE LA SÉCURITÉ
Afin de faciliter l’accès à ces informations pour l’utilisateur final, Manitou Group a également pour objectif d’implémenter des solutions digitales comme les QR codes. Ces QR codes facilitent l’accès à l'information liée aux machines pour ses utilisateurs et renvoient vers des vidéos de prise en main, des documentations techniques, ou encore des notices de maintenance. Les utilisateurs à travers le monde peuvent également accéder simplement à l’ensemble de ces documents digitaux de sécurité via l’application MyManitou depuis fin 2024.
En 2024, dans le cadre du programme France 2030, Manitou Group s’est vu approuver son projet PROTECH. Celui-ci consiste en un développement de solutions intelligentes de sécurité sur les engins de manutention. Manitou Group ambitionne ainsi de mettre au point une démonstration d'un système de capteurs supervisé par Intelligence Artificielle (IA), afin de détecter et prévenir les situations à risque liées à ses engins de manutention.
Toujours dans cette démarche d’amélioration de la gestion des risques, Manitou Group développe en collaboration avec des acteurs majeurs de la location et de la construction des solutions de sécurité sur les machines. L'exemple le plus récent est l’Operation Safety System (OSS) qui permet de prévenir et d’accompagner l’opérateur dans la conduite, avertir les équipes sur le chantier, identifier les causes des comportements dangereux et leur répétitivité (fréquence et seuil) à l’aide d’accessoires, de capteurs et de notifications accessibles sur chantier et à distance. L’objectif de Manitou Group est de généraliser la disponibilité de ces packs d’options sur les gammes où les utilisateurs sont les plus exposés aux risques ciblés par l’OSS : les plateformes de travail élévatrices et les chariots télescopiques du domaine de la construction.
CERTIFICATION ISO 9001
La certification ISO 9001 au sein de Manitou Group facilite et accélère également l’atteinte des ambitions de qualité et de sécurité du groupe. Cette norme, qui repose sur un certain nombre de principes de management de la qualité, notamment une forte orientation client, l’approche processus et l’amélioration continue, permet de s’assurer de la mise à disposition de produits et services uniformes et de bonne qualité.
LA CHARTE ACHATS RESPONSABLES
La charte des Achats responsables de Manitou Group, signée par tout nouveau fournisseur rentrant dans le panel, intègre un paragraphe relatif au respect des normes et réglementations en matière de protection de la santé et de la sécurité des clients utilisateurs. Elle exige notamment le respect de la législation du pays de vente du produit en matière de santé et de sécurité et le signalement de toute anomalie constatée a posteriori pouvant impacter la santé et la sécurité des utilisateurs.
exigence permet au groupe de veiller à la mise en place de mesures appropriées conformément aux réglementations applicables. Pour plus de détails sur la charte Achats responsables de Manitou Group, se référer à la norme G1 « Conduite des affaires » à la section 3.5.1.4. « Gestion des relations avec les fournisseurs (G1-2) ».
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024111
ÉTAT DE DURABILITÉ
3.4.3.3.CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.4.3.3.1.CIBLES LIÉES À LA GESTION DES IMPACTS NÉGATIFS MATÉRIELS, À LA PROMOTION DES IMPACTS POSITIFS ET À LA GESTION DES RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS (S4-5)
Le « plan Elevation » a permis l'adoption d'un ensemble d’objectifs en matière de durabilité pour la période 2021-2025, dont un majeur identifié sur le pilier « Sécurité et amélioration des conditions de travail des utilisateurs », qui est le suivi des machines équipées d’un système digital, mentionné précédemment.
Cette cible est mesurée depuis 2021 et son pilotage est assuré trimestriellement par le Comité de pilotage RSE. Elle a été mise en place en collaboration avec les équipes QHSE et Marketing digital et validée par le Comité exécutif. Elle s’applique sur le nombre de machines produites sur l'année de référence.
| Cible | Période de la cible | Cible 2024 | Résultats 2024 | Cible 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 100% des nouvelles machines équipées d’un système digital | 2021-2025 (période Plan Elevation) | 75% | 75% | 100% |
3.5.CONDUITE DES AFFAIRES
Manitou Group s’attache à promouvoir des pratiques commerciales éthiques et responsables reposant sur des valeurs fondamentales d’intégrité, de transparence et de respect, qui guident ses interactions avec ses clients, fournisseurs, partenaires et collaborateurs. Cela inclut la lutte contre la corruption, le respect des droits de l’homme, et la promotion de pratiques équitables tout au long de sa chaîne de valeur.
3.5.1.GESTION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
3.5.1.1.IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS MATÉRIELS IDENTIFIÉS (G1)
Les impacts, risques et opportunités matériels liés à la conduite des affaires ont été identifiés dans le cadre de l’analyse de double matérialité. L’évaluation de matérialité est décrite dans la section 3.2.4.1. « Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (IRO-1) » dans la norme ESRS 2 « Informations générales ».
| Enjeu | Impacts positifs pour Manitou Group | Impacts négatifs pour les parties prenantes | Risques matériels |
|---|---|---|---|
| Éthique des affaires | Effet vertueux sur la chaîne de valeur du fait de la reconnaissance de l'éthique du groupe en amont ou en aval (effet d'entraînement et confiance des parties prenantes). | Détérioration de l’environnement de travail et perte d’engagement des collaborateurs en cas de non-adhésion et manquements répétés ou graves au Code de conduite. Mise en danger du lanceur d’alerte en cas de dénonciation de pratiques non éthiques si Manitou Group ne met pas en place des mesures de protection du lanceur d'alerte en amont, pendant et en aval du déclenchement de l'alerte. | Risque juridique lié à l'engagement de la responsabilité civile et/ou pénale, en cas de non-respect des pratiques d’éthique des affaires ou de lutte contre la corruption du fait d’un dirigeant, collaborateur ou partenaire commercial. Perte de confiance des parties prenantes (clients, investisseurs, fournisseurs, employés, prospects). Risque d'activisme impactant l'image de Manitou Group en cas avérés de pots-de-vin, de blanchiment d'argent ou de détournement de fonds et ce afin de protester contre ce genre de pratiques. Sanctions en cas de non-conformité des politiques de Manitou Group en matière d’éthique des affaires ou lutte contre la corruption (jusqu’à arrêt de certaines activités). |
3.5.1.2.INFORMATIONS GÉNÉRALES LIÉES À ESRS 2
L’information relative au rôle et expertise des organes de gouvernance en matière de conduite des affaires ainsi que l’information relative à la description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités liés à ces enjeux, sont exposées dans la section 3.2.2.1. « Le rôle des organes d’administration, de direction et/ou de surveillance (GOV-1) » et la section 3.2.4.1. « Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (IRO-1) » de la norme ESRS 2 « Informations générales ».
3.5.1.3.CULTURE D’ENTREPRISE ET POLITIQUES EN MATIÈRE DE CONDUITE DES AFFAIRES (G1-1)
Manitou Group bénéficie d’une forte culture d’entreprise en tant qu'entreprise familiale de plus de 70 ans d'existence.
En 2010, l’entreprise a adopté une charte éthique, devenue code d’éthique en 2022. Il couvre l’ensemble du périmètre du groupe et s’applique à tous ses salariés. Il est disponible en 11 langues. Ses principes complètent, sans les remplacer, les lois, les réglementations et les textes fondamentaux des pays dans lesquels Manitou Group exerce une activité.
Pour permettre aux collaborateurs de maîtriser ces principes éthiques, Manitou Group a lancé en septembre 2023, un module de formation e-learning obligatoire. Au 31 décembre 2024, 92,5 % des collaborateurs ont suivi cet e-learning, incluant les membres du Conseil d’administration.
Manitou Group a, par ailleurs, mis en place un dispositif de lutte contre la corruption cf. section 3.5.1.5. « Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin (G1-3) ».
Ce dispositif intègre un dispositif d’alerte déployé dans l’ensemble des entités du groupe et ouvert à toutes les parties prenantes. Il permet de recueillir les signalements relatifs à l’existence de comportements ou de situations en contravention avec le Code d’éthique détaillé en 13 catégories. En 2024, il a été porté à la connaissance du Comité d'éthique une moyenne de deux cas par mois.
Les enquêtes internes initiées par le Comité d’éthique sont menées à charge et à décharge par une équipe d’investigateurs internes certifiés et/ou avec le support de cabinets spécialisés sous l’autorité du département audit, risques et compliance. Les résultats sont soumis au Comité d’arbitrage qui décide des mesures et/ou sanctions disciplinaires à prendre.
ÉTAT DE DURABILITÉ
Manitou Group interdit strictement toute forme de représailles à l'encontre d'un employé qui, de bonne foi, dépose une alerte, soulève une préoccupation, fournit des informations ou participe à une enquête ou une procédure concernant une conduite qu'il croit raisonnablement être une violation du Code d’éthique, Code de conduite anticorruption, des règles et politiques applicables ou des lois, règles ou règlements en vigueur.
Manitou Group sera très attentif au cas d'un employé qui prétendrait subir des représailles suite à une alerte faite de bonne foi ou à sa participation à une enquête. Chaque alerte sera étudiée rapidement et, le cas échéant, fera l'objet d'une enquête. Des mesures disciplinaires seront prises contre l’auteur des représailles si les allégations étaient avérées.
Manitou Group interdit les représailles à l'encontre du lanceur d'alerte, même si la notification est infondée à la suite d'une enquête. Un salarié qui, de mauvaise foi, fait une fausse allégation ou fourni délibérément de fausses informations ou un faux témoignage au cours d'une enquête s'expose à des sanctions disciplinaires et des poursuites judiciaires.
3.5.1.4. GESTION DES RELATIONS AVEC LES FOURNISSEURS (G1-2)
Les relations avec les fournisseurs et l’implication de tous les partenaires de la chaîne de valeur sont un axe primordial de la démarche RSE de Manitou Group. La pérennité du groupe repose, en partie, sur la résilience de ses partenaires commerciaux.
En matière de délais de paiement, Manitou Group applique la réglementation locale en vigueur dans chaque pays où il opère.
Depuis 2012, Manitou Group déploie une politique d’achats responsables afin de créer avec ses fournisseurs une relation de confiance, équilibrée et créatrice de valeur. Elle fait partie intégrante du plan « Elevation » dans lequel Manitou Group s’engage à appliquer, à promouvoir et à soutenir dans ses activités les principes fondamentaux de la RSE. Elle permet de partager ses attentes en matière de responsabilité environnementale, sociale, éthique et économique et de détailler les engagements attendus des fournisseurs et sous-traitants en retour.
La politique achats responsables est portée par l’ensemble des collaborateurs de la Direction achats qui pilotent les évaluations et le suivi des éventuelles actions correctives, ainsi que par toutes les Directions impliquées dans la collaboration avec les fournisseurs. Depuis 2022, un Chef de projets Achats durables coordonne au niveau groupe la prise en compte des objectifs RSE en matière d’achats.
L'évolution des résultats de la politique achats responsables est suivie grâce à des indicateurs de performance et un reporting dédié. Par ailleurs, l'ensemble des collaborateurs Achats ont une partie de leur part variable adossée aux objectifs de cette politique.
La politique achats responsables s’appuie sur trois documents structurants :
- la gouvernance et politique achats, actualisée en 2022, qui définit les règles applicables aux activités achats (production et hors production) et à toutes les activités concernant les relations avec les fournisseurs du groupe. Ce document décrit les processus et les principes qui régissent la relation fournisseur basée sur le respect des normes applicables, éthiques et réglementaires, notamment concernant les processus de sélection, qualification, évaluation et gestion des fournisseurs du panel ;
- la charte Achats responsables qui doit être signée par tout nouveau fournisseur rentrant dans le panel et qui sert d’outil de discussion important dans le cadre des audits RSE. Elle est disponible sur le site institutionnel du groupe et applicable à l’ensemble des fournisseurs. Afin de tenir compte des évolutions réglementaires ainsi que l'accroissement des enjeux éthiques, sociaux et environnementaux, elle fera l’objet d’une mise à jour en 2025 ;
le code éthique qui comprend un focus particulier sur la relation fournisseur, les impératifs éthiques et les engagements à respecter.
Depuis 2016, Manitou Group conduit des audits sur site pour évaluer le niveau de performance RSE de ses fournisseurs. Ces audits sont réalisés directement par les acheteurs, avec si besoin l’appui du chef de projet achats durables, et se concentrent sur cinq thématiques:
- offre responsable ;
- santé et sécurité ;
- approvisionnement et fournisseurs ;
- environnement ;
- développement RH & politiques sociales.
Pour être considéré comme qualifié, un fournisseur doit atteindre un score minimal total de 60/100 points.
En 2024, le taux de qualification RSE des fournisseurs a atteint 70,45% (205 fournisseurs sur les 291 audités) contre 63,5% en 2023.
En complément des audits RSE, la Direction achats a cartographié l’ensemble des fournisseurs du point de vue des risques RSE pour développer l’évaluation extra-financière.
Cette approche s’est déroulée en deux temps :
- une première phase pour identifier les fournisseurs exposés à des risques potentiels en matière de RSE, en tenant compte des spécificités industrie et pays ;
- une deuxième phase pour approfondir et mettre sous plan d’actions correctives les fournisseurs avec un niveau de risque RSE potentiel élevé. Cette phase est mise à jour annuellement dans une logique d'amélioration continue.
À la suite de l’identification de ses fournisseurs à risque théorique prioritaire fin 2022, le groupe a lancé une première campagne d’évaluation pour confirmer, infirmer ou mettre sous vigilance les fournisseurs identifiés en 2023, puis 2024.
Cette campagne est réitérée tous les ans en tenant compte à la fois de la mise à jour du risque RSE en fonction du double critère industrie/pays et en fonction de l’évaluation du panel fournisseur. Le périmètre de référence et l’évaluation du risque théorique est remis à jour chaque année avec l’objectif d’avoir 100% de nos fournisseurs identifiés « à risque » sous vigilance d’ici fin 2025.
À fin 2024, la Direction achats a déjà accompagné 64% des fournisseurs identifiés à risque théorique élevé, vers une diminution du risque réel. Ces fournisseurs évalués sont tous passés sous un niveau de risque RSE moyen, et sont donc considérés comme « sous vigilance ». La communauté Achats travaille à mettre sous vigilance l’ensemble des fournisseurs à risque « élevé » restants d’ici fin 2025.
La valeur de ce critère extra-financier est intégrée dans la définition du statut fournisseur, qui impacte la stratégie d’achats et les décisions de sourcing. Ainsi, depuis fin 2024, tout nouveau fournisseur prospect enregistré dans le portail fournisseur du groupe Manitou doit faire l'objet d'une évaluation avant consultation via l'outil d'e-RFQ ("Request For Quote") et d'affectation de nouveaux contrats. Cette évaluation porte sur son niveau de risque RSE, apprécié sur la base de critères relatifs aux thèmes suivants : environnement, social et droits de l'homme, éthique et achats durables, ainsi que sur sa santé financière. Elle débouche sur l'attribution d'un statut pouvant bloquer l'envoi de RFQ ou l'affectation de nouveaux contrats dans l'outil. Les fournisseurs prospects identifiés à risque RSE élevé ou très élevé ne pourront pas se voir assigner de nouveaux contrats sans plan d'actions et suivi de leur niveau réel de performance RSE.
3.5.1.5. PRÉVENTION ET DÉTECTION DE LA CORRUPTION ET DES POTS-DE-VIN (G1-3)
Selon l’Indice de Perception de la Corruption (CPI) 2024 de Transparency International, la part de l’effectif de Manitou Group opérant dans les pays sensibles en matière de corruption est de 12% au 31 décembre 2024.
Depuis 2019, plusieurs dispositifs structurants sont en place :
- une plateforme digitale de recueil des signalements effectués par les lanceurs d’alerte, ouverte à l’ensemble des parties prenantes de Manitou Group. La gestion des alertes est définie dans une procédure dédiée ;
- un Comité d’éthique, indépendant et régi par une charte, a été créé afin d’animer la gouvernance en matière d’éthique d’entreprise et veiller au traitement impartial des signalements qu’il reçoit ;
- une cartographie des risques de corruption et trafic d’influence est mise à jour périodiquement (2017, 2021, 2024-25) ;
- un Code de Conduite anticorruption illustrant concrètement les risques auxquels Manitou Group et ses collaborateurs peuvent être exposés et les comportements à adopter pour se protéger ;
Le Code de conduite anticorruption est mis à disposition :
- des partenaires internes via :
Chaque mise à jour majeure du Code de conduite anticorruption du groupe est communiquée à tous les collaborateurs.
FORMATION À LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LES POTS-DE-VIN
des parties prenantes externes :
- sur la page extranet corporate du groupe ;
- sur la page extranet du dispositif d’alerte professionnelle ;
- dans la charte d’Achats responsables (pour les fournisseurs éligibles) ;
- lors du processus de due diligence (pour les fournisseurs et clients éligibles) ;
- dans les contrats de distribution (pour les concessionnaires) ;
- un processus d’évaluation des tierces parties comprenant plusieurs niveaux d’évaluation, proportionnels aux risques potentiels identifiés dans la cartographie des risques de corruption. Depuis 2019, plus de 1 600 tiers ont fait l’objet d’une évaluation ;
un programme de formation a été conçu par le département compliance. Il repose sur deux axes : la formation en ligne et la formation en présentiel.
La formation en ligne est obligatoire pour l’ensemble des collaborateurs salariés, dont les membres du Comité exécutif, disposant d’un accès au campus digital. La formation présentielle concerne uniquement les titulaires d’une fonction à risque telle qu’identifiée dans la cartographie des risques de corruption.
À date, il existe deux modules de formation en ligne dédiés à la prévention de la corruption.
Au 31 décembre 2024, 95,5 % des collaborateurs avaient suivi le premier module e-learning de formation à la compliance, visant à sensibiliser aux risques de corruption active et passive (91 % en 2023).
Les membres du Conseil d’administration de Manitou Group sont invités à suivre les mêmes modules de e-learning que l’ensemble des collaborateurs. Une formation en présentiel spécifique sur l'anti-corruption est en cours de conception et sera dispensée au Conseil d’administration et au Comité exécutif courant 2025.
Manitou Group a identifié les fonctions les plus exposées au sein de l’entreprise, au risque de corruption sur la base des résultats de la cartographie des risques de corruption du groupe. Ces fonctions sont liées aux familles de métiers suivantes :
- ventes,
- administration des ventes,
- environnement hygiène et sécurité (EHS),
- sourcing,
- qualité,
- recherche et développement (R&D),
- après-vente,
- développement de services,
- marketing,
- logistique,
- chefs d’équipes de production,
- maintenance & travaux,
- financement des ventes,
- ressources humaines,
- juridique,
- communication,
- finance,
- informatique,
- transformation et gouvernance,
- direction générale,
- projets groupe.
Le pourcentage de fonctions à risques couvertes par des programmes de formation est de 98,3 %.
3.5.2.CIBLES ET MESURES DE PERFORMANCE
3.5.2.1.CAS AVÉRÉS DE CORRUPTION OU VERSEMENTS AVÉRÉS DE POTS-DE-VIN (G1-4)
Aucun cas avéré de corruption ni aucun versement avéré de pots-de-vin n’a été constaté en 2024.
3.6.ANNEXE DE L’ÉTAT DE DURABILITÉ
| Tableau de raccordement des disclosure requirement (DR) avec leur emplacement dans la déclaration de durabilité cf section 3.2.4.2. « Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par la déclaration relative à la durabilité de l’entreprise (ESRS2- IRO-2) ». | |
|---|---|
| Pilier | ESRS Domaine de reporting Code Exigence de publication Page |
| Informations générales | ESRS 2 informations générales BP-1 Base générale d’établissement des déclarations relatives à la durabilité 39 |
| BP-2 Publication d’informations relatives à des circonstances particulières 40 | |
| GOV-1 Le rôle des organes d’administration, de direction et/ou de surveillance 40 | |
| GOV-2 Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et questions |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
ÉTAT DE DURABILITÉ
Pilier
| ESRS Domaine de reporting | Code exigence de publication | Page | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Environnement | ESRS E1 – Changement climatique | 44 | |||||
| ESRS 2 | GOV-3 Intégration des performances en matière de durabilité climatique dans les mécanismes incitatifs | 44 | |||||
| ESRS 2 | SBM-3 Impacts, risques, opportunités matériels et interaction avec la stratégie et le modèle économique | 60 | |||||
| ESRS 2 | E1-1 Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique | 60 | |||||
| ESRS 2 | IRO-1 Description des processus permettant d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités matériels liés au changement climatique | 59 | |||||
| ESRS 2 | E1-2 Politiques d’atténuation du changement climatique et d’adaptation | 67 | |||||
| ESRS 2 | E1-3 Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique | 68 | |||||
| ESRS 2 | E1-4 Cibles liées à l’atténuation du changement climatique et d’adaptation | 72 | |||||
| ESRS 2 | E1-5 Consommation d’énergie et mix énergétique | 72 | |||||
| ESRS 2 | E1-6 Émissions brutes de ges des périmètres 1, 2, 3 et émissions totales de ges | 73 | |||||
| ESRS 2 | E1-7 Projet d'absorptions de ges et d'atténuation des ges financés au moyen de crédits carbone (E1-7) | 76 | |||||
| ESRS 2 | E1-8 Tarification interne du carbone | 76 | |||||
| ESRS 2 | E1-9 Incidences financières escomptées des risques physiques et de transition importants et opportunités potentielles liées au changement climatique | 76 | |||||
| ESRS E2 - Pollution | ESRS 2 | IRO-1 Description des processus permettant d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités matériels liés a la pollution | 59 | ||||
| ESRS 2 | E2-1 Politiques en matière de pollution | 77 | |||||
| ESRS 2 | E2-2 Actions et ressources relatives à la pollution | 78 | |||||
| ESRS 2 | E2-3 Cibles liées à la pollution | 79 | |||||
| ESRS 2 | E2-4 Pollution de l’air, de l’eau et des sols | 79 | |||||
| ESRS 2 | E2-5 Substances préoccupantes et substances extrêmement préoccupantes | 79 | |||||
| ESRS E5 – Utilisation des ressources et économie circulaire | ESRS 2 | IRO-1 Description des processus permettant d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités matériels liés à l'utilisation des ressources et à l’économie circulaire | 59 | ||||
| ESRS 2 | E5-1 Politiques en matière d’utilisation des ressources et d’économie circulaire | 80 | |||||
| ESRS 2 | E5-2 Actions et ressources relatives à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire | 80 | |||||
| ESRS 2 | E5-3 Cibles relatives à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire | 82 | |||||
| ESRS 2 | E5-4 Flux de ressources entrantes | 82 | |||||
| ESRS 2 | E5-5 Flux de ressources sortantes | 83 | |||||
| ESRS 2 | E5-6 Incidences financières escomptées des impacts, risques et opportunités liés à l’utilisation des ressources et à l’économie circulaire | 83 |
Social
| ESRS Domaine de reporting | Code exigence de publication | Page | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| ESRS S1 – Effectifs de l’entreprise | ESRS 2 | SBM-2 Intérêts et points de vue des parties intéressées | 99 | |||
| ESRS 2 | S1-1 Politiques liées aux effectifs de l’entreprise | 100 | ||||
| ESRS 2 | S1-2 Processus d’interaction au sujet des impacts avec les effectifs de l’entreprise et leurs représentants | 100 | ||||
| ESRS 2 | S1-3 Procédures de réparation des impacts négatifs et canaux permettant aux travailleurs de l’entreprise de faire part de leurs préoccupations | 100 | ||||
| ESRS 2 | S1-4 Actions concernant les impacts matériels, approches visant à atténuer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les effectifs de l’entreprise, et évaluation de l’efficacité de ces actions et approches | 101 | ||||
| ESRS 2 | S1-5 Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels | 103 | ||||
| ESRS 2 | S1-6 Caractéristiques des salariés de l’entreprise | 103 | ||||
| ESRS 2 | S1-7 Caractéristiques des travailleurs non salariés de l’entreprise | 104 | ||||
| ESRS 2 | S1-8 Couverture des négociations collectives et dialogue social | 104 | ||||
| ESRS 2 | S1-11 Protection sociale | 104 | ||||
| ESRS 2 | S1-14 Métriques de santé et de sécurité | 104 | ||||
| ESRS 2 | S1-15 Métriques d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée | 105 | ||||
| ESRS S2 – Travailleurs de la chaîne de valeur | ESRS 2 | SBM-2 Intérêts et points de vue des parties intéressées | 105 | |||
| ESRS 2 | S2-1 Politiques relatives aux travailleurs de la chaîne de valeur | 106 | ||||
| ESRS 2 | S2-2 Processus d’interaction au sujet des impacts avec les travailleurs de la chaîne de valeur | 106 | ||||
| ESRS 2 | S2-3 Procédures visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux travailleurs de la chaîne de valeur de faire part de leurs préoccupations | 107 | ||||
| ESRS 2 | S2-4 Actions concernant les impacts matériels sur les travailleurs de la chaîne de valeur, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les travailleurs de la chaîne de valeur, et efficacité de ces actions | 107 | ||||
| ESRS 2 | S2-5 Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts négatifs et à la gestion des risques et opportunités matériels | 108 |
3.7. RAPPORT DE CERTIFICATION DES INFORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ ET DE TAXONOMIE
À l’assemblée générale de la société,
Le présent rapport est émis en notre qualité de commissaire aux comptes de Manitou BF S.A.. Il porte sur les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l'article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2024 et incluses dans la section 3. Etat de durabilité du rapport sur la gestion du groupe.
En application de l’article L. 233-28-4 du code de commerce, Manitou BF S.A. est tenue d’inclure les informations précitées au sein d’une section distincte de son rapport sur la gestion du groupe. Ces informations ont été établies dans un contexte de première application des articles précités caractérisé par des incertitudes sur l’interprétation des textes, le recours à des estimations significatives, l’absence de pratiques et de cadre établis notamment pour l’analyse de double matérialité ainsi que par un dispositif de contrôle interne évolutif. Elles permettent de comprendre les impacts de l'activité du groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux influent sur l'évolution des affaires du groupe, de ses résultats et de sa situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernement d'entreprise.
En application du II de l’article L. 821-54 du code précité notre mission consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l’émission d’un avis, exprimant une assurance limitée, portant sur :
- la conformité aux normes d'information en matière de durabilité adoptées en vertu de l'article 29 ter de la directive (UE) 2013/34 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 (ci-après ESRS pour European Sustainability Reporting Standards) du processus mis en œuvre par Manitou BF S.A. pour déterminer les informations publiées, et le respect de l'obligation de consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l'article L. 2312-17 du code du travail ;
- la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans la section 3. Etat de durabilité du rapport sur la gestion du groupe avec les exigences de l’article L. 233-28-4 du code de commerce, y compris avec les ESRS ;
- le respect des exigences de publication des informations prévues à l'article 8 du règlement (UE) 2020/852.
L’exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déontologiques, y compris d’indépendance, et les règles de qualité prescrites par le code de commerce.
Il est également régi par les lignes directrices de la Haute Autorité de l’Audit « Mission de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 ».
Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons, pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l’appui de ces conclusions, les éléments qui ont fait l’objet, de notre part, d’une attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous n’exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu’il convient de considérer que les diligences explicitées s’inscrivent dans le contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des trois axes de notre mission.
Enfin, lorsqu’il nous semble nécessaire d’attirer votre attention sur une ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par Manitou BF S.A. dans son rapport sur la gestion du groupe, nous formulons un paragraphe d’observations.
LIMITES DE NOTRE MISSION
Notre mission ayant pour objectif d’exprimer une assurance limitée, la nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (amplitude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l’obtention d’une assurance raisonnable.
En outre, cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de Manitou BF S.A., notamment à porter une appréciation, qui dépasserait la conformité aux prescriptions d’information des ESRS sur la pertinence des choix opérés par Manitou BF S.A. en termes de plans d’action, de cibles, de politiques, d’analyses de scénarios et de plans de transition.
Elle permet cependant d’exprimer des conclusions concernant le processus de détermination des informations en matière de durabilité publiées, les informations elles-mêmes, et les informations publiées en application de l'article 8 du règlement (UE).
CONFORMITÉ AUX ESRS DU PROCESSUS MIS EN ŒUVRE PAR MANITOU BF S.A. POUR DÉTERMINER LES INFORMATIONS PUBLIÉES, ET RESPECT DE L’OBLIGATION DE CONSULTATION DU COMITÉ SOCIAL ET ÉCONOMIQUE PRÉVUE AU SIXIÈME ALINÉA DE L’ARTICLE L. 2312-17 DU CODE DU TRAVAIL
NATURE DES VÉRIFICATIONS OPÉRÉES
Nos travaux ont consisté à vérifier que :
- le processus défini et mis en œuvre par Manitou BF S.A. lui a permis, conformément aux ESRS, d’identifier et d’évaluer ses impacts, risques et opportunités liés aux enjeux de durabilité, et d’identifier ceux de ces impacts, risques et opportunités matériels qui ont conduit à la publication des informations en matière de durabilité dans la section « 3. Etat de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe ;
- les informations fournies sur ce processus sont également conformes aux ESRS.
En outre, nous avons contrôlé le respect de l’obligation de consultation du comité social et économique.
CONCLUSION DES VÉRIFICATIONS OPÉRÉES
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions ou incohérences importantes concernant la conformité du processus mis en œuvre par Manitou BF S.A. avec les ESRS.
Concernant la consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l'article L. 2312-17 du code du travail, nous vous informons qu’à la date du présent rapport, celle-ci n’a pas encore eu lieu.
ÉLÉMENTS QUI ONT FAIT L’OBJET D’UNE ATTENTION PARTICULIÈRE
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS du processus mis en œuvre par Manitou BF S.A. pour déterminer les informations publiées.
CONCERNANT L’IDENTIFICATION DES PARTIES PRENANTES
Les informations relatives à l’identification des parties prenantes sont mentionnées dans la section « 3.2.3.2 Prise en compte des intérêts et points de vue des parties prenantes (SBM-2) » et celles relatives à leur implication dans le processus sont mentionnées dans la section « 3.2.4.1 Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (ESRS 2 – IRO 1) » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe.
Nous nous sommes entretenus avec la direction et les personnes que nous avons jugé appropriées et avons inspecté la documentation disponible. Nos diligences ont notamment consisté à apprécier, en exerçant notre esprit critique, la cohérence des principales parties prenantes identifiées par le Groupe avec la nature de ses activités et son implantation géographique, en tenant compte de ses relations d’affaires et de sa chaîne de valeur.
CONCERNANT L’IDENTIFICATION DES IMPACTS, RISQUES ET OPPORTUNITÉS
Les informations relatives à l’identification des impacts, risques et opportunités sont mentionnées dans la section « 3.2.3.3 Impacts, Risques, Opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe.
Nous avons pris connaissance du processus mis en œuvre par le Groupe concernant l’identification des impacts (négatifs ou positifs), risques et opportunités (« IRO »), réels ou potentiels, en lien avec les enjeux de durabilité mentionnés dans le paragraphe AR 16 des « Exigences d’application » de la norme ESRS 1 et le cas échéant, ceux qui sont spécifiques au Groupe, tel que présenté dans la section « 3.2.3.3 Impacts, Risques, Opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique » de l’Etat de Durabilité.
En particulier, nous avons apprécié la démarche mise en place par le Groupe pour déterminer ses impacts et ses dépendances, qui peuvent être source de risques ou d’opportunités.
Nous avons également apprécié l’exhaustivité des activités comprises dans le périmètre retenu pour l’identification des IRO en tenant compte des sociétés acquises en Italie au cours de l’exercice.
Nous avons pris connaissance de la cartographie réalisée par le Groupe des IRO identifiés, incluant notamment la description de leur répartition dans les activités propres et la chaîne de valeur, ainsi que de leur horizon temporel (court, moyen ou long terme), et apprécié la cohérence de cette cartographie avec notre connaissance du Groupe et avec les analyses de risques menées par le Groupe.
Nous avons apprécié :
- la manière dont l'entité a considéré la liste des sujets de durabilité énumérés par la norme ESRS 1 (AR 16) dans son analyse ;
- la cohérence des impacts, risques et opportunités actuels et potentiels identifiés par l’entité ;
- comment l’entité a pris en considération les différents horizons temporels notamment s’agissant des enjeux climatiques ;
▪ si l’entité a pris en compte les risques et opportunités pouvant découler d’événements à la fois passés et futurs du fait de ses activités propres ou de ses relations d’affaires, y compris les actions entreprises pour gérer certains impacts ou risques ;
▪ si l’entité a tenu compte de ses dépendances aux ressources naturelles, humaines et/ou sociales dans l’identification des risques et opportunités.
CONCERNANT L’ÉVALUATION DE LA MATÉRIALITÉ D’IMPACT ET DE LA MATÉRIALITÉ FINANCIÈRE
Les informations relatives à l’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière sont mentionnées dans la section « 3.2.4.1 Processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités (ESRS 2 -IRO 1) » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe.
Nous avons pris connaissance, par entretien avec la direction et inspection de la documentation disponible, du processus d’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière mis en œuvre par l’entité, et apprécié sa conformité au regard des critères définis par ESRS 1.
Nous avons notamment apprécié la façon dont l’entité a établi et appliqué les critères de matérialité de l’information définis par la norme ESRS 1, y compris relatifs à la fixation de seuils, pour déterminer les informations matérielles publiées :
▪ Au titre des indicateurs relatifs aux IRO matériels identifiés conformément aux normes ESRS thématiques concernées ;
▪ Au titre des informations spécifiques à l’entité.
CONFORMITÉ DES INFORMATIONS EN MATIÈRE DE DURABILITÉ INCLUSES DANS LA SECTION 3. ÉTAT DE DURABILITÉ DU RAPPORT SUR LA GESTION DU GROUPE AVEC LES EXIGENCES DE L’ARTICLE L. 233-28-4 DU CODE DU COMMERCE, Y COMPRIS AVEC LES ESRS.
NATURE DES VÉRIFICATIONS OPÉRÉES
Nos travaux ont consisté à vérifier que, conformément aux prescriptions légales et règlementaires, y compris aux ESRS :
▪ les renseignements fournis permettent de comprendre les modalités de préparation et de gouvernance des informations en matière de durabilité incluses dans la section « 3. Etat de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe, y compris les modalités de détermination des informations relatives à la chaîne de valeur et les exemptions de divulgation retenues ;
▪ la présentation de ces informations en garantit la lisibilité et la compréhensibilité ;
▪ le périmètre retenu par Manitou BF S.A. relativement à ces informations est approprié ;
▪ sur la base d’une sélection, fondée sur notre analyse des risques de non-conformité des informations fournies et des attentes de leurs utilisateurs, que ces informations ne présentent pas d’erreurs, omissions, incohérences importantes, c’est-à-dire susceptibles d’influencer le jugement ou les décisions des utilisateurs de ces informations.
CONCLUSION DES VÉRIFICATIONS OPÉRÉES
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans la section « 3. Etat de durabilité » du rapport sur la gestion du groupe, avec les exigences de l’article L. 233-28-4 du code de commerce, y compris avec les ESRS.
OBSERVATION
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les informations figurant dans la section « 3.1 Préambule » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe. Cette section décrit les spécificités contextuelles et les incertitudes inhérentes liées à la première année d’application de l’article L.233-28-4 du code de commerce.
ÉLÉMENTS QUI ONT FAIT L’OBJET D’UNE ATTENTION PARTICULIÈRE
INFORMATIONS FOURNIES EN APPLICATION DES NORMES ENVIRONNEMENTALES (ESRS E1)
Les informations publiées au titre du changement climatique (ESRS E1) sont mentionnées dans la section « 3.3.1 Changement climatique (ESRS E1) » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS de ces informations.
Nos diligences ont notamment consisté à :
▪ sur la base des entretiens menés avec la direction ou les personnes concernées, en particulier la direction « RSE », nous avons apprécié si la description des politiques, actions et cibles mises en place par l’entité couvre les domaines suivants : atténuation du changement climatique, adaptation au changement climatique et efficacité énergétique ;
▪ apprécier le caractère approprié de l'information présentée dans la note « 3.3.1 Changement climatique (ESRS E1) » de la section environnementale des informations en matière de durabilité incluses dans le rapport sur la gestion du groupe et sa cohérence d’ensemble avec notre connaissance de l’entité.
En ce qui concerne les informations publiées au titre du bilan d’émission de gaz à effet de serre :
▪ Nous avons pris connaissance des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place par l’entité visant à la conformité des informations publiées ;
▪ Nous avons pris connaissance, par entretien, du protocole d’établissement de l’inventaire des émissions de gaz à effet de serre utilisé par l’entité pour établir le bilan d’émissions de gaz à effet de serre et apprécié ses modalités d’application, sur une sélection de catégories d’émissions et de sites, sur le scope 1 et le scope 2 ;
Concernant les émissions relatives au scope 3, nous avons apprécié :
- La justification des inclusions et exclusions des différentes catégories et la transparence des informations données à ce titre;
- Le processus de collecte d’informations.
Nous avons apprécié le caractère approprié des facteurs d’émission utilisés et le calcul des conversions afférentes ainsi que les hypothèses de calcul et d’extrapolation, compte tenu de l'incertitude inhérente à l’état des connaissances scientifiques ou économiques et à la qualité des données externes utilisées;
Nous nous sommes entretenus avec les principaux contributeurs pour comprendre les principaux changements dans les activités, intervenus dans l’exercice, et susceptibles d’avoir une incidence sur le bilan d’émissions de gaz à effet de serre;
Pour les données physiques (telles que la consommation d’énergie), nous avons rapproché, sur la base de sondages, les données sous-jacentes servant à l’élaboration du bilan d’émissions de gaz à effet de serre avec les pièces justificatives;
Nous avons mis en œuvre des procédures analytiques;
En ce qui concerne les estimations que nous avons jugé structurantes auxquelles l’entité a eu recours, pour l’élaboration de son bilan d’émission de gaz à effet de serre :
- Par entretien, nous avons pris connaissance de la méthodologie de calcul des données estimées et des sources d’informations sur lesquelles reposent ces estimations;
- Nous avons apprécié si les méthodes ont été appliquées de manière cohérente ou s'il y a eu des changements depuis la période précédente, et si ces changements sont appropriés.
Nous avons vérifié l’exactitude arithmétique des calculs servant à établir ces informations.
En ce qui concerne les vérifications au titre du plan de transition pour l’atténuation du changement climatique, nos travaux ont principalement consisté à apprécier si les informations publiées au titre du plan de transition répondent aux prescriptions d’ESRS E1, décrivent de manière appropriée les hypothèses structurantes sous-tendant ce plan, étant précisé que nous n’avons pas à nous prononcer sur le caractère approprié ou le niveau d’ambition des objectifs de ce plan de transition.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024123
ÉTAT DE DURABILITÉ
RESPECT DES EXIGENCES DE PUBLICATION DES INFORMATIONS PRÉVUES À L’ARTICLE 8 DU RÈGLEMENT (UE) 2020/852
NATURE DES VÉRIFICATIONS OPÉRÉES
Nos travaux ont consisté à vérifier le processus mis en œuvre par Manitou BF pour déterminer le caractère éligible et aligné de ses activités.
Ils ont également consisté à vérifier les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, ce qui implique la vérification :
- de la conformité aux règles de présentation de ces informations qui en garantissent la lisibilité et la compréhensibilité;
- sur la base d’une sélection, de l’absence d’erreurs, omissions, incohérences importantes dans les informations fournies, c’est-à-dire susceptibles d’influencer le jugement ou les décisions des utilisateurs de ces informations.
CONCLUSION DES VÉRIFICATIONS OPÉRÉES
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant le respect des exigences de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
OBSERVATION
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les informations figurant au « 3.5.1 Evaluation de l’alignement à la taxonomie – Ne pas causer de préjudices importants – Prévention et contrôle de la pollution » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe en lien avec le DNSH Pollution qui font état de la complexité des réglementations européennes en matière de substances polluantes, de l’ampleur des débats relatifs à l’articulation entre le DNHS Pollution générique (annexe C) et les dérogations existantes par ailleurs et dans ce contexte, de la prise en compte, dans l’appréciation du respect du DNSH Pollution, des dérogations dont l’entité bénéficie pour l’utilisation de certaines de ces substances ainsi que des limitations dans la capacité de l’entreprise à collecter l'ensemble des données requises.
ÉLÉMENTS QUI ONT FAIT L’OBJET D’UNE ATTENTION PARTICULIÈRE CONCERNANT LE CARACTÈRE ALIGNÉ DES ACTIVITÉS ÉLIGIBLES
Une information concernant l’alignement des activités figure dans la section « 3.5.1 Evaluation de l’alignement à la taxonomie » de l’Etat de durabilité compris dans le rapport sur la gestion du groupe.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant le caractère aligné des activités éligibles.
Dans le cadre de nos vérifications, nous avons notamment :
- apprécié les choix opérés par l’entité quant à la prise en compte, ou non, des communications de la Commission européenne sur l’interprétation et la mise en œuvre de certaines dispositions du Référentiel Taxonomie;
Nantes, le 15 avril 2025
KPMG S.A
Gwenaël Chedaleux
Associé
4. RISQUES ET CONTRÔLES
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
4.1. CADRE GÉNÉRAL DE LA GESTION DES RISQUES
Les activités multiples et complémentaires de Manitou Group, ses implantations géographiques transcontinentales, son développement et la diversité de son offre favorisent sa forte croissance, mais l’exposent également à différentes catégories de risques qui pourraient avoir des conséquences négatives sur ses activités. Elles peuvent être financières ou extra financières : une atteinte à l’image et la réputation peut avoir un impact négatif sur le groupe et ses activités.
Les différents risques exposés dans ce chapitre ne constituent pas une liste exhaustive. Les risques dont Manitou Group n’a pas connaissance ou considérés comme non spécifiques ou non significatifs ne sont pas mentionnés. Les éléments présentés correspondent au risque net, c’est-à-dire après prise en compte des mesures compensatoires.
L’évaluation et le management des risques font partie intégrante de la gestion opérationnelle et stratégique du groupe. La gestion des risques consiste à identifier, évaluer et atténuer les risques susceptibles d’affecter le bon fonctionnement de l’entreprise. Elle contribue également à orienter la stratégie du groupe dans son développement et à optimiser le pilotage de ses ressources pour assurer l’atteinte de ses objectifs.
Parallèlement, le département du contrôle interne a défini la matrice de délégation d’autorité qui est validée par le comité exécutif et a déployé un dispositif de gestion par les risques basé sur le COSO (référentiel de contrôle interne défini par le Committee Of Sponsoring Organizations of the Treadway Commission). Il anime la campagne d’autoévaluation réalisée par les filiales du périmètre consolidé. Les réponses au questionnaire d’autoévaluation sont mises en perspective avec les conclusions des audits internes.
Manitou Group a examiné, sur l’ensemble de son périmètre consolidé, les risques (événements néfastes dont la réalisation est incertaine) qui pourraient avoir un impact financier, extra-financier et/ou réputationnel négatif.
En application du règlement (UE) 2017/1129 (règlement prospectus) entré en vigueur le 21 juillet 2019, la présentation des facteurs de risques consiste en une sélection restreinte de risques nets spécifiques et significatifs, après gestion et couverture. Ils sont regroupés dans six catégories et présentés au sein de chacune d’elles par ordre d’importance.
Le document présente les 14 facteurs de risques les plus significatifs et spécifiques pouvant peser sur son activité. Manitou Group rappelle qu’il est confronté à des risques génériques bien identifiés dans la cartographie, comme l’ensemble des groupes industriels de sa taille, gérés par le Comité exécutif, supervisés par le Comité d’audit et partagés avec le Conseil d’administration.
4.2. CARTOGRAPHIE DES RISQUES
Elle permet d’appréhender l’évolution des risques existants et d’anticiper les risques émergents sur l’ensemble des activités de Manitou Group qui devront être maîtrisés par ses différentes divisions et fonctions transverses. Le processus de cartographie des risques a été révisé intégralement en 2022.
Les risques sont évalués à la fois sur leurs impacts financiers, légaux et réputationnels. Ils sont présentés en net dans ce document.
Le Comité exécutif définit la priorisation des ressources sur les plans d’action.
La direction Audit, Risques et Conformité présente périodiquement les avancées des plans d’action au Comité d’audit, qui s’assure que les moyens nécessaires sont bien mis en œuvre. Les risques auxquels le groupe estime être exposé sont regroupés dans six catégories. Les facteurs de risques nets sont présentés dans chaque catégorie par ordre d’importance.
Le tableau ci-après intègre les risques mentionnés dans le chapitre 3 portant sur la responsabilité sociétale et environnementale de l’entreprise ainsi que dans l’annexe des comptes consolidés.
RISQUES ET CONTRÔLES
4.3. FACTEURS DE RISQUES
Dans un monde en pleine mutation, Manitou Group doit faire preuve de résilience et adapter constamment son modèle. Pour définir sa stratégie, le groupe prend en considération deux types de risques :
- Les risques pris volontairement par Manitou Group du fait de ses choix stratégiques.
- Les risques conjoncturels spécifiques encourus par Manitou Group.
1. LES RISQUES LIÉS AUX CHOIX STRATEGIQUES DE MANITOU GROUP
a) La transition écologique des produits.
En décidant d’intégrer les technologies électrique et hydrogène, le groupe impacte sa gamme de produits et prend un risque dans ses choix technologiques. Ces risques sont liés à la fois à la maîtrise du savoir-faire technologique au sein du groupe et par ses tiers, mais également à la disponibilité à court et moyen termes des matières premières concernées et la réponse client sur le marché. Le groupe doit également adapter l’ensemble de ses organisations et celles de ses distributeurs à la commercialisation et à la maintenance de ces nouveaux produits dans les cadres de réglementation et de sécurité requis.
b) Un schéma d’affaires qui évolue en intégrant davantage la donnée.
En accélérant sa numérisation, Manitou Group est confronté à plusieurs enjeux liés à sa capacité à rapidement structurer, harmoniser et qualifier les données à travers différents produits, systèmes et organisations. Les risques identifiés portent essentiellement sur sa capacité à gérer simultanément plusieurs projets lourds et coûteux, à assurer la gestion globale de la propriété des données et de leur confidentialité tout en assurant l’efficience de ses dispositifs déployés pour protéger et sécuriser les données contre les fuites et les cyberattaques.
c) La présence du groupe sur de nombreux marchés internationaux.
La richesse de son offre l'amène parfois à se heurter à des compétiteurs largement subventionnés directement ou indirectement, ce qui crée des distorsions des règles de la concurrence.
2. LES RISQUES CONJONCTURELS SPÉCIFIQUES ENCOURUS PAR MANITOU GROUP
a) Implantation internationale.
Manitou est implanté dans plus de 20 pays et réalise 74,5 % de son chiffre d'affaires dans le cadre d'exportations. La complexité et la multiplication des relations internationales génèrent des risques impactant tant les activités du groupe que celles de ses tiers.
b) Changement climatique.
Le changement climatique génère trois catégories de risques :
- Les risques physiques concernant les activités du groupe. Certains événements climatiques extrêmes peuvent perturber ou interrompre certaines des activités de production et de logistique du groupe.
- Les risques de transition vers une économie à faibles émissions de carbone.
- Le risque réglementaire est lié à l'augmentation des restrictions d'usage et sanctions conjointement à l'évolution rapide et constante des exigences réglementaires.
c) Risque réputationnel.
Face à la montée des différentes formes d’activisme, le risque réputationnel peut porter atteinte à l'image du groupe. Dans cette hypothèse, son image employeur et son image de marque pourraient être impactées.
Les risques mentionnés sont présentés par leur numéro de catégorie (1 à 6) suivi de leur libellé et par ordre d’importance dans leur catégorie respective.
CATÉGORIE 1 : LES RISQUES LIÉS AU PERSONNEL
CATÉGORIE 2 : LES RISQUES FINANCIERS
CATÉGORIE 3 : LES RISQUES LIÉS AUX SYSTÈMES D’INFORMATION
CATÉGORIE 4 : LES RISQUES EXTERNES
CATÉGORIE 5 : LES RISQUES LIÉS À L’ACTIVITÉ
CATÉGORIE 6 : LES RISQUES LIÉS À L’ÉVOLUTION DES MARCHÉS
Si la politique d’assurance permet de réduire l’impact des risques assurables, les autres actions déployées pour minimiser les risques ont essentiellement un effet réducteur sur la probabilité d'occurrence, l’impact n’évoluant alors que peu.
CATÉGORIE 1 : LES RISQUES LIÉS AU PERSONNEL
GESTION DES COMPÉTENCES
| IDENTIFICATION DU RISQUE | GESTION DU RISQUE |
|---|---|
| L’évolution constante des marchés sur lesquels le Groupe est présent, des technologies et la forte croissance du groupe rendent indispensables l’adaptation et l’actualisation des compétences. La transformation des métiers dans le cadre du plan à 5 ans nécessite un effort significatif pour accompagner le personnel dans l’acquisition de nouvelles compétences (exemples : transformation digitale et énergétique). La rareté de certaines compétences sur le marché représente un enjeu pour la croissance future. Probabilité : très élevée / Impact : moyen | Le groupe a développé différents processus de revue périodique de l’organisation, d’évaluation individuelle de la performance et des compétences. Il s'appuie également sur un dispositif de formation digitale pour assurer la formation continue et sur une école de formation interne. Un plan de recrutement ambitieux visant à cibler de futurs talents a également été mis en place pour faciliter l’atteinte des objectifs et préparer l’avenir. Le groupe a augmenté les moyens destinés à la formation de ses personnels. |
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 « ÉTAT DE DURABILITÉ »
LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES COLLABORATEURS
IDENTIFICATION DU RISQUE
Manitou Group est un groupe industriel international comprenant 12 sites de production, 7 centres logistiques et 25 Manitou Centres où sont réalisées des opérations automatisées et manuelles de fabrication, mécano-soudure, d’assemblage, d’essais, de finition et de réparation. Le personnel effectuant les tâches les plus pénibles peut être exposé à des maladies professionnelles. Le non-respect des règles de sécurité au travail peut également entraîner des accidents. Les accidents de travail potentiels qui découlent de ces opérations peuvent, au-delà de l’impact humain, ralentir les opérations de production et perturber l’activité du groupe. De plus, un taux de fréquence d’accidents élevé nuirait à la bonne image de marque employeur du groupe. Probabilité : élevée / Impact : moyen
GESTION DU RISQUE
Au-delà de l’analyse des risques régulière de ses moyens de production et leur amélioration continue, les protections individuelles et collectives des opérateurs et les règles de sécurité internes obligatoires, Manitou Group s’est engagé dans un programme mondial de certification ISO 45001 pour ses sites de production et plateformes logistiques. L’ensemble des sites français, certifiés, passeront un audit de renouvellement en 2025. Le site en Inde a obtenu sa certification en 2024. Un déploiement progressif du programme de certification ISO 45001 sur les autres sites internationaux est en cours. Un réseau de plus de 130 référents santé-sécurité-environnement (EHS) a été déployé afin d’auditer en continu les postes de travail. Ce réseau s’étendra progressivement en France, en Italie, aux États-Unis puis en Inde. Le système harmonisé d’identification et d’évaluation des risques, ainsi que le reporting mensuel consolidé favorisent la réactivité et la mise en place de plans de remédiation, avec une attention particulière portée sur les risques graves ou fréquents. L'objectif 2024 du taux de fréquence d’accident absolu (TF2 - rapporte le nombre d'accidents du travail avec arrêt, d'accidents du travail sans arrêt, au nombre d'heures travaillées) a été atteint puisqu’il affiche une fréquence inférieure à 15 (13,66).
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 « ÉTAT DE DURABILITÉ »
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
RISQUES ET CONTRÔLES
RECRUTEMENT ET MAINTIEN DE L’EFFECTIF
IDENTIFICATION DU RISQUE
Le groupe évolue dans un environnement compétitif en constante évolution, et dans un contexte de croissance. Cela nécessite un renforcement des ressources humaines et une diversification des compétences à recruter. Ce renforcement est indispensable pour s'adapter aux changements, et gérer la transformation du Groupe Manitou. Les investissements actuels et futurs de Manitou Group dans des projets d'innovation et de développement ainsi que l’internationalisation du groupe rendent nécessaire le recrutement d'un nombre croissant d'ingénieurs et de cadres. Dans un contexte compétitif de “guerre des talents”, le groupe peut être confronté à des difficultés pour attirer, intégrer et retenir des talents et de nouvelles compétences. Il existe une forte hétérogénéité des taux de rotation des effectifs en fonction des zones d’implantation du groupe. La zone Amérique du Nord est plus touchée par la difficulté à attirer et retenir nos collaborateurs. Probabilité : élevée / Impact : moyen
GESTION DU RISQUE
Afin d’assurer la croissance du niveau de production et pallier le manque de ressources locales, le groupe a recours à du personnel intérimaire. Manitou Group s’implique fortement dans la formation professionnelle, plus particulièrement sur les métiers clés du processus de production, comme la soudure. Le groupe veille à s’assurer que la politique « rémunération et avantages » soit compétitive par rapport au marché. Il facilite également la mobilité interne et améliore sa politique d’intégration des nouveaux arrivants. Il propose une politique de formation professionnelle continue qui fait l’objet d’investissements significatifs afin de pouvoir faire évoluer la compétence et soutenir la transformation du groupe. En moyenne, près de 18 h de formation sont dispensées annuellement par employé. Un suivi automatique des causes de départ des salariés a été mis en place en 2024 afin d’identifier les actions nécessaires pour maintenir le bon niveau d’engagement des équipes. Manitou Group travaille également sur sa marque employeur à travers des actions de communication, des partenariats universitaires, des initiatives avec les représentants des collectivités locales pour augmenter l'attractivité du lieu de travail.
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 « ÉTAT DE DURABILITÉ »
CATÉGORIE 2 : LES RISQUES FINANCIERS
RISQUE DE CHANGE
Voir note 12.2.2 de l’annexe des comptes consolidés.
CATÉGORIE 3 : LES RISQUES LIÉS AUX SYSTÈMES D’INFORMATION
CYBER SÉCURITÉ
| IDENTIFICATION DU RISQUE | GESTION DU RISQUE |
|---|---|
| L’activité de Manitou Group repose sur le bon fonctionnement de ses infrastructures informatiques, la disponibilité, l'intégrité et la confidentialité de ses systèmes IT, OT et IoT. La digitalisation du groupe en interne (outils de gestion, de production et de distribution) et en externe (maintenance, logiciels embarqués) l’expose à des obligations règlementaires fortes ainsi qu’à des menaces internes et externes. Le dysfonctionnement, l’arrêt, la paralysie des systèmes informatiques et/ou le vol, l’altération ou la destruction des données auraient un impact significatif sur l’activité du groupe. A titre d'exemple une attaque d'importance, comme un ransomware aurait des conséquences potentielles fortes : fuite d’informations confidentielles, altération des résultats du groupe, perte de confiance des clients. Compte tenu de l’évolution des moyens techniques des attaquants et de l’industrialisation des attaques, le risque est en constante évolution et impose une mobilisation de moyens et ressources conséquents afin d'agir en prévention, détection et réaction. Probabilité : très élevée / Impact : significatif | Le groupe a pris des mesures organisationnelles et techniques fortes et constantes afin d’améliorer la réactivité opérationnelle. Depuis 2019, le groupe s’est doté de ressources sécurité dédiées et continue d’investir pour structurer encore plus l'activité au niveau groupe. Une évolution de la politique de sécurité informatique définie à l'échelle groupe, basée sur les travaux du National Institute of Standards and Technology (NIST) et l'ISO 27001, a été réalisée en 2024 pour un déploiement sur l'année 2025 avec la mise en place de contrôles pour suivre l'efficacité du dispositif. Un programme de sensibilisation régulier est opéré au niveau groupe. En complément des actions réalisées en 2024 un programme de tests d'intrusion et un audit de sécurité étendu à l’ensemble du périmètre contrôlé sont planifiés en 2025. Un contrôle périodique de détection des vulnérabilités complète le dispositif d’audit. Le groupe consolide sa stratégie SIEM (System Incident Event Management) et SOC (System Operational Control) et renforce les moyens nécessaires à leur fonctionnement. Manitou Group a complété sa roadmap cyber pour renforcer et surveiller davantage les accès à son système d’information (surveillance de la surface d'attaque externe, contrôles internes et revues de configurations). Le groupe poursuit ses investissements dans de nouveaux moyens de surveillance et de remédiation qui couvrent l’ensemble de son périmètre en 24/7/365. |
CATÉGORIE 4 : LES RISQUES EXTERNES
CHANGEMENT CLIMATIQUE
| IDENTIFICATION DU RISQUE | GESTION DU RISQUE |
|---|---|
| Les risques liés au changement climatique ont été analysés selon deux catégories : les risques de transition liés à l’évolution vers une économie bas-carbone, et les risques physiques. Risque physique du changement climatique : Certains événements climatiques extrêmes peuvent perturber ou même, dans les cas les plus graves, interrompre temporairement les activités de certains sites de production et de logistique du groupe. Plus particulièrement, la couverture du risque viendrait augmenter les coûts et les sinistres créeraient une interruption locale de la production. Ces évènements peuvent également exposer le groupe à des fragilités dans sa chaîne d’approvisionnement. Risques de transition liés à une économie bas-carbone : ▪ Le risque technologique caractérisé principalement par la non-synchronisation entre la demande du marché et l’opérabilité effective des technologies électriques et hydrogène non matures à date ; ▪ Le risque politique : la fin de l’incitation fiscale pour le renouvellement écologique des flottes des matériels diesel (par des primes ou durées d’amortissement allongées) est susceptible d’impacter la demande pour des gammes à faibles émissions ; ▪ Le risque financier : lié à des taxations sur l’empreinte carbone des produits, telle que la taxe carbone aux frontières de l’Europe entrée en vigueur en octobre 2023 ; ▪ Le risque réglementaire lié conjointement à la montée en puissance des restrictions d’usage accompagnées de leur arsenal de sanctions financières, pénales, civiles et commerciales et également. | Sur les risques physiques : Le groupe travaille à la sécurisation de ses outils de production dans les sites les plus exposés. En 2024, il a ainsi réaménagé le site de Madison afin de réduire son exposition au risque d’inondation. Sur les risques de transition liés à une économie bas-carbone : En définissant un plan d’atténuation, le groupe s’est engagé sur une feuille de route structurante et transformante, dont les objectifs de réduction ont été validés par l’initiative internationale Science Based Targets. Cette stratégie bas-carbone s’appuie notamment sur un plan produits à 2030 et est suivie au plus haut niveau de l’entreprise. Pour atteindre ses objectifs, le groupe mobilise des investissements importants en R\&D pour le développement de gammes tout-terrain 100% électriques et hydrogène, avec l’objectif d’atteindre d’ici 2030 une part significative de machines vendues à faibles émissions. Le groupe poursuit le travail de fond engagé depuis des années pour optimiser les consommations d’énergie des engins thermiques avec des objectifs de réduction exigeants. Les axes de travail en matière d’économie circulaire pour innover vers un modèle d’affaires durable permettent au groupe d’expérimenter de nouvelles. |
l’évolution rapide et constante des exigences réglementaires dont la fréquence expose à une mauvaise interprétation des règles nouvelles l’adaptation de son offre, le groupe travaille également à réduire son impact sur toute la chaîne de valeur et s’est fixé des objectifs quantitatifs concernant : ses achats de pièces et composants, le transport amont et la distribution, la fabrication, et l’utilisation des produits. En 2024, Manitou Group a livré un premier prototype de retrofit d’un matériel de construction thermique en modèle électrique, en partenariat avec un acteur de la chaîne aval. Le groupe a également lancé une gamme de produits ciseaux et poursuivi ses tests sur des chariots prototypes fonctionnant à l'hydrogène en vue de leur industrialisation.
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 « ÉTAT DE DURABILITÉ »
132 CORRUPTION, PRATIQUES ANTICONCURRENTIELLES ET CONTRÔLE DES EXPORTATIONS
IDENTIFICATION DU RISQUE
La présence internationale de Manitou Group le soumet à un grand nombre de lois et réglementations en constante évolution. Le groupe a identifié ses principaux risques de corruption en instaurant un exercice de cartographie triennal. Le groupe a réalisé un audit sur le contrôle des exportations afin d’identifier les risques liés au non-respect des règles d’exportation et des régimes de sanctions. Certains pays font l’objet de contrôles particuliers concernant les flux d’exportations, d’embargos partiels ou totaux ; certaines entreprises sont détenues par des personnalités sous sanctions. Le risque réside en la capacité du groupe à s’assurer dans des délais courts de la qualité du tiers et de la destination des machines et des pièces détachées, ainsi que de leur parcours de fret sous peine de violer les règles imposées par l’Union européenne et/ou les États-Unis d’Amérique et/ou autres. Le non-respect des lois et règlements en matière d'anti corruption ou du contrôle des exportations pourrait avoir de graves conséquences juridiques et financières pour le groupe et nuire gravement à sa réputation.
Probabilité : élevée / Impact : majeur
GESTION DU RISQUE
Le groupe est fermement engagé contre la corruption et les pratiques anticoncurrentielles. Il bénéficie d’un fort engagement de son Directeur général et d’un suivi régulier par le Comité d’audit. En 2023, le groupe a mis à jour son Code de Conduite anticorruption. Le département Compliance a développé un programme de formation destiné à sensibiliser les personnels concernés au contrôle des exportations à travers un module e-learning qui a déjà été suivi par 80 % des populations cibles, selon un tableau de suivi mis à jour régulièrement par le service Formation. Une campagne de communication dédiée a été diffusée le 9 décembre 2024 à l’occasion de la journée mondiale contre la corruption.
80 % des non-conformités identifiées lors de l’audit externe d’évaluation du dispositif Sapin 2 fin 2022 ont été résolues au 31 décembre 2024, soit 24 actions sur 30. La filiale sud-africaine commerciale du groupe a passé avec succès son audit de confirmation de la certification ISO 37001. La filiale Sud-Africaine regroupant nos centres de services a été certifiée à titre initial en 2024. Les plans d’action définis dans le cadre de l’audit interne sur le contrôle des exportations font l’objet d’une gestion en mode projet compte tenu de leur transversalité. Depuis le mois de mai 2024, le poste d’Export Control Officer a été pourvu. Ce dernier assure la mise en place de cette fonction nouvelle et la coordination des opérations de contrôle des exportations sur l'ensemble du périmètre de Manitou Group.
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 « ÉTAT DE DURABILITÉ »
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
RISQUES ET CONTRÔLES
4 GEOPOLITIQUE
IDENTIFICATION DU RISQUE
La complexification et la multiplication des relations internationales génèrent des risques qui peuvent impacter à la fois les activités du groupe et/ou celles de ses parties tierces. Ainsi, le conflit entre la Russie et l’Ukraine a perturbé certains acteurs, de même que la dégradation des relations entre la Chine et les États-Unis pourrait compromettre la fluidité des chaînes d’approvisionnement, et la distribution des produits du groupe. Les nombreuses élections programmées sur 2024/2025 dans de nombreux pays génèrent une instabilité économique susceptible de ralentir l’économie. La fragilisation des économies pourrait également inciter les États à renforcer.
leur politique protectionniste. L’extension des régimes de sanctions et antidumping sur les importations de embargos, représente une menace sur la pérennité de nos opérations commerciales internationales sur certaines zones ou avec certaines parties prenantes. Ces sanctions peuvent également complexifier les flux physiques (frêt). Ce risque représente une forte volatilité et pourrait avoir des impacts significatifs à court terme, compte tenu de la localisation des sites de production industriels. Probabilité : élevée / Impact : majeur
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 « ÉTAT DE DURABILITÉ »
ÉTHIQUE DES AFFAIRES
▪Pour plus de détails sur les politiques, actions et métriques mises en œuvre pour le suivi de ce risque, veuillez vous référer au chapitre 3 "RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE ET ENVIRONNEMENTALE DE L’ENTREPRISE"
IDENTIFICATION DU RISQUE
GESTION DU RISQUE
Le risque de manquement à l’éthique fait l’objet d’une attention particulière de la part du groupe. Depuis plusieurs années, il a mis en place un Comité d'éthique, indépendant et régi par un code d’éthique, ainsi qu’un système d’alerte accessible aux collaborateurs ainsi qu’à ses parties prenantes. Un module de formation reprenant les fondamentaux du code d'éthique publié en 2022 en ligne obligatoire a été déployé fin 2023 et a été suivi par 93 % des effectifs (hors opérateurs) au 31 décembre 2024, au regard du tableau de suivi mis en place par le service Formation. En 2023, le groupe a mis à jour son Code de Conduite anti-corruption. Le groupe poursuit, depuis 2014, une démarche volontariste d’achats responsables avec ses fournisseurs. Compte tenu de l’évolution des normes et des exigences, la politique d’Achats responsables a été renforcée en 2021. Parmi les évolutions de la politique partagée avec les fournisseurs, un chapitre sur l’approvisionnement responsable en minerais a été ajouté afin de réduire les risques liés à ce type de matières premières provenant de zones de conflit (cobalt, étain, tantale, tungstène). L’ensemble du service Achat a été formé à cette nouvelle charte Achats responsables. En complément des audits RSE pratiqués depuis 2016, la Direction des achats s’est dotée d’une solution externe pour cartographier l’ensemble des fournisseurs du point de vue du risque RSE et développer l’évaluation extra-financière.
CATÉGORIE 5 : LES RISQUES LIÉS À L’ACTIVITÉ
ACHATS ET APPROVISIONNEMENTS
IDENTIFICATION DU RISQUE
GESTION DU RISQUE
En tant qu’intégrateur, Manitou Group a un volume d’achats qui représente 71% de son chiffre d’affaires. Une rupture d’approvisionnement en composants de quelques semaines à plusieurs mois entraîne de fortes perturbations de la chaîne de production. Une telle situation crée des retards de livraison des machines et peut être la cause d’annulations de commandes préjudiciables. Les causes principales qui exposent le groupe à ce risque sont: ▪Lorsque la volatilité de ses marchés est supérieure à la capacité d’adaptation du système industriel, cela crée un risque de rupture d’approvisionnements lié aux limites capacitaire du système ▪Compte tenu de la composition du panel fournisseurs en Europe, l’augmentation significative des défaillances d’entreprises sur la zone Europe impacte les relations commerciales avec ses fournisseurs, qui est de plus de 58% de l’activité à fin 2024. Manitou Group surveille la fiabilité de sa base fournisseurs à travers des évaluations semestrielles du.
RISQUES ET CONTRÔLES
OUTIL INDUSTRIEL
IDENTIFICATION DU RISQUE
Le risque d’observer un décalage structurel entre la demande mondiale et l’activité du groupe est notamment lié aux évolutions des capacités industrielles et des chaînes d’approvisionnement et à l’anticipation des besoins du marché. Le manque de personnel qualifié, localisé sur certaines régions peut être un obstacle à l’atteinte des objectifs de production. L’obsolescence du parc industriel, combinée à la forte croissance des activités constatée ces dernières années, crée un risque capacitaire et peut nous amener à avoir un recours significatif à la sous-traitance. Les réformes économiques et sociales annoncées par la nouvelle administration des États Unis d’Amérique, peuvent créer des obstacles à l’importation de machines et de composants aux Etats-Unis ainsi que des difficultés à pourvoir des postes ouverts dans certaines régions de plein emploi ou sont implantés nos sites de production. La forte dépendance à certains fournisseurs et la volatilité des marchés ont un impact à moyen terme sur la performance de l’entreprise. In fine, l’ensemble des risques liés à l’outil industriel aboutit à une insatisfaction du client et dégrade la bonne réputation du groupe.
Afin de répondre à des marchés cycliques dont les fréquences haussière et baissière sont de plus en plus courtes, le groupe mène une politique rationnelle de transformation et d’adaptation de son outil industriel en investissant à la fois dans la modernisation des outils de production de ses sites historiques, en construisant de nouvelles usines, en agrandissant celles existantes et en relocalisant certaines activités.
En 2024, Manitou Group, a réalisé l’acquisition de deux fournisseurs Italiens, Côme et Metalwork. L’extension du site de Yankton (USA) a été inaugurée en Septembre. La construction d’un nouveau site de mécano-soudure dédié au site de Candé a été initiée. Ce projet représente un investissement de 60 millions d’euros et sa mise en service est prévue courant 2026. Pour optimiser ses capacités de production, le groupe a lancé dès 2020 une stratégie de conception modulaire des produits pour réduire la diversité interne et maximiser l’efficience industrielle.
En complément chaque site a engagé un travail sur sa flexibilité et déployé des organisations agiles permettant de réagir à la hausse/à la baisse aux variations de commandes. La division Produits s’est également engagée à définir le lieu de production le plus adapté en fonction des zones de vente et de la volumétrie de production associée.
Probabilité : très élevée / Impact : significatif
CONDITIONS GÉNÉRALES CONTRACTUELLES
IDENTIFICATION DU RISQUE
Si les conditions générales de ventes ne prévoient pas la flexibilité sur le prix pour absorber l'impact de l'inflation, le groupe est exposé à une perte de marge. La volatilité du prix de vente constitue un risque d’annulation de commande. Les conditions générales d’achat applicables à tous les fournisseurs n'autorisent pas Manitou Group et ses filiales à refuser des commandes.
GESTION DU RISQUE
Les conditions générales de ventes ont été modifiées le 1er juillet 2024 pour prévoir un prix ferme non modifiable entre la prise de commande et la livraison. Une réflexion est en cours pour ajouter une clause autorisant Manitou à modifier le prix de vente jusqu’à la livraison sur la base d’un indice de production, afin de protéger le groupe des effets négatifs d’une nouvelle crise inflationniste. Les conditions générales d'achat ont été revues intégralement en...
CATÉGORIE 6 : LES RISQUES LIÉS À L’ÉVOLUTION DES MARCHÉS
ADAPTATION À L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ
| IDENTIFICATION DU RISQUE | GESTION DU RISQUE |
|---|---|
| Manitou Group opère sur des marchés concurrentiels et cycliques où les principaux acteurs sont agressifs tant au niveau des prix que des conditions contractuelles. Les concurrents chinois ont énormément progressé, particulièrement sur les gammes de nacelles et de chariots télescopiques, y compris rotatifs. Cette tendance est accélérée par un marché chinois de la construction ralentit et l’appel d’air engendré par la fermeture du marché russe aux constructeurs occidentaux. De nombreux modèles ont été présentés lors du salon de la BAUMA China 2024. Concernée également par la transition énergétique, la Chine est bien positionnée sur la production de matériel électrique grâce à son expertise et sa capacité de production de batteries. L’orientation bas-carbone de l'économie et la crise de l’énergie vont pousser le marché vers l'électrique mais celui-ci reste très dépendant des subventions locales. | Pour faire face à la cyclicité de ses marchés, le groupe inscrit dans sa stratégie de développement commercial une diversification géographique et une diversification sectorielle dans la construction, de l'agriculture et de l’industrie. Le groupe inscrit dans sa stratégie le renforcement des activités de service. Celles-ci sont à la fois source de satisfaction et fidélisation des clients et également par nature plus résilientes que la vente de machines. La performance commerciale de la division S\&S en 2024 conforte cette stratégie. Manitou Group sécurise son réseau de distributeurs et multiplie la mise sur le marché de nouvelles machines électriques. Le groupe renforce en permanence ses outils, processus et systèmes d’intelligence économique pour améliorer sa réactivité face aux évolutions du marché. |
Probabilité : élevée / Impact : majeur
PRIX DE VENTE
| IDENTIFICATION DU RISQUE | GESTION DU RISQUE |
|---|---|
| Les tensions de marché et les stocks des concurrents peuvent entraîner un ajustement des prix de marché auquel Manitou doit s'adapter. Les barrières douanières évoluent rapidement et devraient avoir des effets sur les prix de vente. | Le département pricing et les équipes commerciales ajustent leurs prix en tenant compte du marché. Le suivi des prix de marché et des niveaux de stock a été renforcé. Une attention forte a été portée sur le support au déstockage des concessionnaires. La Commission européenne a mis en place des barrières douanières sur les pratiques anticoncurrentielles sur les nacelles produites en Chine. Les possibles barrières douanières américaines sont en cours d'étude. |
Probabilité : moyen / Impact : significatif
4.4. ENVIRONNEMENT DE CONTRÔLE
La gestion des risques est organisée autour des trois lignes de maîtrise présentées ci-dessous.
MODÈLE DES TROIS LIGNES DE MAÎTRISE DES RISQUES DE MANITOU GROUP
Déclinaison du modèle de gestion des 3 lignes de défense de l’IIA.
4.4.1. LA PREMIÈRE LIGNE DE MAÎTRISE DES RISQUES
La première ligne de maîtrise est confiée au management opérationnel qui s’assure de la mise en œuvre effective des procédures de contrôle interne définies par le groupe dans le périmètre dont les membres du management opérationnel ont la charge. Ils ont également la responsabilité de mettre en place les mesures compensatoires sur les risques identifiés. Les directions générales de chaque entité juridique du groupe sont responsables de maintenir le dispositif de contrôle interne permanent au sein de leur périmètre. Pour ce faire, chaque entité du groupe renseigne et met à jour, sur la base de l’auto-évaluation, le questionnaire de contrôle interne défini par le département de contrôle interne rattaché à la Direction financière du groupe.
Le département de Contrôle interne définit le questionnaire et anime la campagne annuelle d'autoévaluation. Il participe au processus de validation des procédures internes et participe à leur diffusion. Le département de Contrôle interne assure le suivi des plans d’action définis à l’issue des missions réalisées par le département d’Audit interne et en rend compte auprès du Comité d’Audit. Comme tout système de contrôle, ce dispositif ne peut garantir à lui seul l’efficacité totale des opérations. Son objectif principal est d'identifier les risques stratégiques et opérationnels et de veiller au déploiement du plan d’action ad hoc pour en assurer la maîtrise.
4.4.2. LA DEUXIÈME LIGNE DE MAÎTRISE DES RISQUES
PROCESSUS INTERNES CLÉS DE CONTRÔLE
Le Directeur général réunit chaque semaine le Comité exécutif, dont la composition est détaillée dans le rapport de gestion. Chaque membre du Comité exécutif est secondé par un Comité de direction regroupant les fonctions de son périmètre de.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024137
RISQUES ET CONTRÔLES
Les activités et la réalisation des objectifs de chaque division et de chaque région de vente sont revues de façon trimestrielle.
Le groupe s’appuie sur un manuel de délégation de décisions et de responsabilités aligné sur l’organisation du groupe, applicable à l’ensemble des sociétés contrôlées par Manitou Group et portant sur les domaines suivants : obligations légales et réglementaires, opérations financières, processus budgétaire, opérations commerciales, achats, gestion des immobilisations, ressources humaines.
ÉLABORATION DE L’INFORMATION FINANCIÈRE
La responsabilité de l’établissement des comptes sociaux et consolidés du groupe est assurée par la Direction financière. La procédure budgétaire et de reporting mensuel est un outil essentiel pour Manitou Group dans le pilotage de ses opérations. Il s’agit d’un processus structuré et structurant permettant d’organiser un partage d’informations et d’objectifs stratégiques au sein du groupe. La diffusion en interne et en externe d’informations pertinentes, fiables et diffusées en temps opportun permet à chacun d’exercer sa responsabilité. Pour la clôture annuelle et pour les arrêtés intermédiaires, les liasses de consolidation sont établies par les filiales conformément au manuel financier du groupe et transmises au service Consolidation de la société mère. La Direction financière est responsable des procédures de contrôle interne liées à l’élaboration et au traitement de l’information financière.
ÉTABLISSEMENT DES COMPTES
Les états financiers consolidés du groupe sont préparés en conformité avec le référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards) publié par l’IASB (International Accounting Standards Board) et adopté par l’Union européenne à la date d’arrêté des comptes. Les états financiers de la société Manitou BF sont établis conformément aux règles françaises.
CONTRÔLES DES COMPTES
Pour l'exercice clos le 31 décembre 2024, les comptes de la société mère et du groupe sont établis par la Direction comptable. Ils sont validés par le Directeur financier groupe, le Directeur de la gouvernance et de la transformation et le Directeur général puis arrêtés par le Conseil d’administration après révision par le Comité d’audit.
Les comptes consolidés du groupe sont établis par la Direction comptable. Cette direction est chargée, en outre, de la mise à jour des procédures de consolidation, de la formation et de l’intégration des filiales dans le périmètre de consolidation, du traitement de l’information, de l’exploitation, de la maintenance et des développements de l’outil de consolidation et du système d’information financière.
Chaque filiale communique ses comptes à la Direction comptable selon un calendrier fixé par le groupe. La Direction comptable revoit dans sa globalité les comptes du groupe et procède aux ajustements nécessaires à l’établissement des comptes consolidés. Ces comptes sont diffusés tous les mois à la Direction générale. Un manuel définit les normes groupe applicables et leur présentation. Ce manuel, enrichi chaque année, est mis à disposition de toutes les entités du groupe. Des instructions de clôture sont également communiquées mensuellement à toutes les filiales.
Manitou Group élabore ses comptes consolidés à partir d’un outil de consolidation unique, structuré selon un plan de compte unique pour toutes les sociétés du groupe.
DIRECTION FINANCIÈRE
La fonction financière contrôle les activités, opérations et projets, afin d’optimiser la profitabilité et la trésorerie du groupe, tout en fournissant une information fiable aux parties prenantes internes et externes. La fonction finance définit les principes et la politique financière du groupe en matière de contrôle des offres et des projets, du financement, de la trésorerie, du contrôle interne, de la comptabilité, de la fiscalité et du contrôle de gestion.
DIRECTION RISQUES ET COMPLIANCE
Les fonctions des risques et de la compliance sont sous la responsabilité du Vice-président de l’Audit, Risques et Compliance.
La fonction compliance organise et déploie les processus, la sensibilisation et les formations relatives aux sujets de compliance. Sa démarche repose sur une cartographie spécifique aux risques de corruption (renouvelée en 2021), sur le code de conduite anticorruption du groupe, sur le Pacte des Nations Unies ainsi que sur les piliers de la loi Sapin II. Manitou Group est également attentif au respect des lois et règlements anticorruption partout où il opère.
Au-delà des obligations relatives à la loi Sapin II, le groupe a initié une campagne pluriannuelle de certification ISO 37001 (Anti-bribery management systems) de certaines filiales et a obtenu en 2021 et renouvelé chaque année depuis, la certification de sa filiale sud-africaine, Manitou Southern-Africa (MSA) ; les filiales italienne et belge ont été intégrées dans ce processus de certification fin 2022 ; la certification de la filiale belge est prévue en 2025.
Un audit externe du dispositif Sapin a été réalisé fin 2022 et a révélé une non-conformité majeure. Le plan d’action découlant de cet audit présente un taux d’avancement de 80% à fin 2024. Les 20% restants seront achevés en 2025.
DIRECTION JURIDIQUE
La Direction juridique est une fonction qui a pour mission de défendre les intérêts du groupe et d’anticiper et gérer les risques juridiques liés aux activités et projets de Manitou Group. Elle a également pour rôle d’assurer la bonne gouvernance du groupe. Elle définit la stratégie juridique du groupe, elle assure notamment le conseil juridique aux opérationnels avec une dimension transversale, le traitement des différends majeurs avec des parties tierces et supervise la politique d’assurance.
DIRECTION DE LA QUALITÉ, SÉCURITÉ ET ENVIRONNEMENT
La fonction qualité, sécurité et environnement a pour mission de superviser et réduire :
- Les risques relatifs à la qualité des produits, pièces et composants, tant dans leur phase de conception ou qualification, de production, que dans l’analyse des dysfonctionnements une fois commercialisés. La Direction de la qualité travaille en étroite collaboration avec les départements des services après-vente, de production et de développement. Elle interagit avec les achats afin d’assurer la prise en compte des exigences qualité dans le processus de sélection des fournisseurs et pour gérer la résolution des anomalies relatives à des pièces ou composants achetés ;
- Les risques relatifs à la sécurité des salariés et des personnes intervenant sur les sites du groupe. Elle supervise et déploie des programmes d’audit des risques ainsi que les plans d’action nécessaires à leur suppression ou réduction. Des actions renforcées ont été engagées depuis 2019 pour accroître la sécurité sur l’ensemble des sites du groupe : action sur les formations et l’intégration des intérimaires, optimisation du pilotage et de l’amélioration continue par la certification ISO 45001 sur le périmètre France et Indien, digitalisation du document unique pour une meilleure efficacité. Les services de sécurité veillent également à la protection des biens et équipements du groupe ;
- Les risques relatifs à l’environnement en définissant les plans d’action destinés à respecter les obligations environnementales, prévenir les risques environnementaux tels que les risques de pollution, à gérer les déchets et à réduire l’impact environnemental des activités du groupe.
4.4.3. LA TROISIÈME LIGNE DE MAÎTRISE DES RISQUES
DIRECTION DE L’AUDIT INTERNE
L’audit interne renforce la capacité de Manitou Group à créer de la valeur et à œuvrer pour sa protection et sa pérennité, en fournissant au Conseil, à la direction générale et aux directions une assurance, un conseil, un éclairage et une prospective indépendants, objectifs et fondés sur les risques.
Le mode de fonctionnement du département de l’Audit interne est défini par la Charte de l’Audit interne qui est signée par le Directeur général, le Chief Transformation & Governance Officer, le Président du Comité d’audit et le Vice-Président Audit Risques & Compliance.
- Le Vice-président de l’Audit, Risques et Compliance est rattaché hiérarchiquement à la fois au Chief Transformation & Governance Officer de Manitou Group et au Président du Comité d’audit (administrateur indépendant) afin de garantir son indépendance.
- Le Vice-président de l’Audit, Risques et Compliance est également membre intuitu personae du Comité d’éthique.
Le département d’audit interne a pour rôle de proposer le plan annuel d’audit interne à la direction générale et au Comité d’audit qui a ensuite la responsabilité de le valider.
Chaque mission d’audit interne fait l’objet d’un rapport détaillé incluant les constatations et les actions de remédiation retenues par les audités. Ce rapport détaillé est diffusé aux audités et leur ligne managériale jusqu’au niveau du Comité exécutif. Un rapport de synthèse est diffusé pour chaque mission au Directeur général, à la Présidente du Conseil d’administration, au Président du Comité d’audit et à ses membres. Ces rapports constituent la base de la revue, par le Comité d’audit, de l’efficacité des travaux de l’Audit interne.
Le département d’Audit Interne partage également ses rapports de mission avec les Commissaires aux comptes.
Le plan annuel d’Audit interne comprend une quote-part d’audits rotationnels de site, de missions transverses basées sur l'exposition aux risques reportés dans la cartographie générale de risques et de mission de suivi pour les points critiques relevés sur des missions antérieures. Les audits spécialisés (comme ceux relevant de la sécurité des systèmes d’information) sont sous traités afin de garantir une expertise métier non maîtrisée par le service d’audit interne.
Les autres missions de l’Audit interne sont dédiées aux investigations des cas reportés dans le système d’alerte. Les collaborateurs intervenant sur les fraudes sont certifiés CFE (Certified Fraud Examiners).
4.5. ASSURANCES
POLITIQUE GÉNÉRALE D’ASSURANCE DU GROUPE
Manitou Group dispose d’un programme d’assurance groupe auquel s'adossent les polices souscrites localement lorsque cela est nécessaire. Cela permet à la société mère de coordonner la gestion de ses polices d’assurance afin d’optimiser les primes totales et d’améliorer la couverture.
Les polices d’assurance groupe couvrent notamment les risques suivants :
- Responsabilité civile ;
- Responsabilité civile des mandataires sociaux ;
- Responsabilité civile atteinte à l’environnement ;
- Dommages aux biens et pertes d’exploitation ;
- Dommages cyber ;
- Transports et flottes automobiles.
S’agissant de la police d’assurance internationale de responsabilité civile (exploitation et produits), elle est souscrite auprès de compagnies d’assurances de premier rang, partenaires depuis longtemps. Dans le cadre de ce programme d’assurance, certaines filiales du groupe souscrivent une police locale dite « intégrée », réassurée par une police « master ».
La police d’assurance responsabilité civile « master » couvre toutes ses filiales (sauf exception du fait de contraintes réglementaires inhérentes au pays, de conditions plus intéressantes offertes par le marché local ou d'activités spécifiques). En cas d’absence de police locale ou de police locale non intégrée, la garantie intervient en DIC et/ou DIL (« Difference In Conditions » / « Difference In Limit »).
Pour assurer la gestion de son programme d’assurance groupe, un Comité d’assurance réunissant plusieurs fonctions de l’entreprise permet aux parties prenantes de Manitou Group de connaître les conditions d’assurance, suivre les sinistres couverts et définir une stratégie d’assurance long terme. Ce Comité se réunit pour mesurer les risques, leur occurrence, la sinistralité du groupe et la couverture dont le groupe bénéficie dans le cadre de son programme d’assurance.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024139
RISQUES ET CONTRÔLES
5. RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024141
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5
5.1. LA GOUVERNANCE
5.2. INFORMATIONS LIÉES AUX RÉMUNÉRATIONS
5.3. MODALITÉS PARTICULIÈRES DE PARTICIPATION DES ACTIONNAIRES À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Le présent chapitre constitue l’essentiel du rapport sur le gouvernement d’entreprise du Conseil d’administration visé à l’article L. 225-37 du Code de commerce. Le présent chapitre rend compte du fonctionnement et de la composition du Conseil d’administration, de ses comités et des organes de direction, de la rémunération des organes d’administration et de direction, ainsi que des modalités particulières de participation des actionnaires à l’Assemblée générale. Les informations relatives aux principales caractéristiques des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques de l’entreprise dans le cadre du processus d’établissement de l’information financière sont présentées au chapitre 4.6 du présent document d’enregistrement universel. Les informations relatives aux éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique sont présentées au chapitre 6.3. du présent document d’enregistrement universel.
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-37 du Code de commerce, le Conseil d’administration a établi le présent rapport sur le gouvernement d’entreprise joint au rapport de gestion. Le rapport sur le gouvernement d’entreprise a été préparé par le Comité des rémunérations pour la partie « Rémunérations » et revu par le Comité d’audit. Il a été soumis aux Commissaires aux comptes et a été approuvé par le Conseil d’administration du 5 mars 2025.
5.1.1. RÉFÉRENCE À UN CODE DE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
La société se réfère au Code de gouvernement d’entreprise pour les valeurs moyennes « MiddleNext ». Ce Code peut être consulté sur le site internet www.middlenext.com.
Par ailleurs, le Conseil d’administration revoit régulièrement les éléments présentés dans la rubrique « Points de vigilance » qui sont des dispositions essentielles du Code.
Conformément à l'article L. 22-10-10, 4° du Code de commerce et au Code MiddleNext, le tableau ci-dessous présente les recommandations du Code MiddleNext qui ont été écartées par la société ainsi que les explications à ces dérogations.
5.1.2. CHOIX DU MODE DE GOUVERNANCE ET ÉVOLUTIONS DE LA GOUVERNANCE
5.1.2.1. CHOIX DU MODE DE GOUVERNANCE
Le mode de gouvernance de la société est organisé avec une dissociation des fonctions entre un Président du Conseil d’administration non exécutif et un Directeur général, seul mandataire social exécutif.
Le rôle de la Présidente du Conseil est d’organiser et diriger les travaux du Conseil, dont elle rend compte à l'Assemblée générale. Elle s'assure du bon fonctionnement des organes sociaux qu'elle préside, et notamment que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission. Elle est tenue régulièrement informée par le Directeur général des événements significatifs de la vie du groupe, et peut lui demander tout document et toute information propres à éclairer le Conseil et ses comités. Elle est responsable, avec le support éventuel du Comité des rémunérations, de conduire le processus de recrutement du Directeur général. Elle peut entendre les Commissaires aux comptes en vue de la préparation des travaux du Conseil d’administration et du Comité d’audit.
Elle est responsable de la prévention et de la gestion des conflits d’intérêts (si de tels conflits existent, la Présidente du Conseil devra notamment s’assurer que les personnes concernées soit se sont abstenues, soit ont quitté la salle afin d’éviter toute influence sur la prise de décision).
Le Directeur général dirige quant à lui la société et la représente auprès des tiers. Il est chargé de mettre en œuvre la stratégie du groupe, dont les orientations à moyen terme sont définies dans un plan stratégique validé par le Conseil. Le Directeur général propose un budget annuel, déclinaison du plan stratégique pour l’exercice à venir.
5.1.2.2. ÉVOLUTIONS DE LA GOUVERNANCE
Au cours de l’exercice écoulé, aucun changement n’est intervenu dans la composition des organes d’administration et de direction et ou de leurs comités.
Par ailleurs, les changements suivants sont intervenus au cours de l’exercice précédent dans la composition du Comité exécutif : Céline Brard occupe depuis le 29 janvier 2024 le rôle de Chief Financial Officer et Hervé Rochet, anciennement Secrétaire général, occupe depuis le 29 janvier 2024 le rôle de Chief Transformation & Governance Officer. De plus, après la clôture de l’exercice écoulé, les changements suivants sont intervenus dans la composition du Comité exécutif : départ de Laurent Bonnaure en qualité de Directeur des ventes et marketing groupe et membre du Comité exécutif, à effet du 4 avril 2025.
| Numéro | Recommandation du Code | Explications |
|---|---|---|
| R7 | Indépendance du Président du Comité de développement | Le groupe Manitou est un groupe familial, contrôlé par les familles Braud et Himsworth. Le comité de développement est une instance composée des administrateurs familiaux dont la mission principale est d’avoir une réflexion et d’analyser les projets qui peuvent avoir un impact significatif sur l’actionnariat du groupe. La présidence du Comité de développement a été confiée à Jacqueline Himsworth, qui est Présidente du Conseil d’administration et membre d’une des deux familles actionnaires. |
| Indépendance du Président du Comité Stratégique | Les administrateurs familiaux, dont les mandats s’inscrivent dans le cadre d’une vision à long terme, souhaitent garantir une continuité dans l'orientation stratégique de l’entreprise. La présidence de ce comité par la Présidente du conseil, qui n'est pas indépendante, permet de maintenir une stabilité et une cohérence de la stratégie à long terme. | |
| R11 | Echelonnement des mandats des membres du Conseil | Dans une volonté de stabilité de la gouvernance du groupe Manitou, sur proposition du Conseil d’administration, l’Assemblée générale du 25 mai 2023 a décidé de renouveler pour une durée de quatre ans l'ensemble des mandats des administrateurs, afin de poursuivre une politique de long terme et d’accompagner le groupe Manitou, avec les expertises acquises par les membres du Conseil d’administration. |
5.1.3. INFORMATIONS RELATIVES À LA COMPOSITION, AU FONCTIONNEMENT ET AUX POUVOIRS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
5.1.3.1. FONCTIONNEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET ORGANISATION DES RÉUNIONS DU CONSEIL ET DE SES COMITÉS SPÉCIALISÉS
LE CONSEIL D'ADMINISTRATION
Un règlement intérieur définit les modalités de l’organisation et du fonctionnement du Conseil d’administration. Il précise notamment la mission et le fonctionnement du Conseil d’administration et de ses comités spécialisés, fixés en conformité avec les dispositions légales et statutaires et les recommandations du Code MiddleNext. À ce titre, il inclut une charte de l’administrateur détaillant les droits et les obligations auxquels sont tenus les administrateurs de la société, dans un souci de bonne gouvernance de l’entreprise. Ces principes s’articulent autour des devoirs de diligence, d’indépendance, de transparence et de confidentialité.
Durant l’année 2024, les membres du Conseil d’administration se sont réunis 7 fois. Le Conseil d'administration s'est également réuni lors d’une journée de séminaire, une journée et demie de travail, une journée et demie de formation en
collectif, ainsi qu’un voyage de 4 jours pour visiter les opérations nord américaines du groupe Manitou.
1. Ordre du jour du Conseil d'administration en 2024
témoigne d'une approche structurée et englobante de la gouvernance d'entreprise, abordant des sujets allant de la performance financière, aux obligations réglementaires, à la responsabilité sociétale et environnementale de la société et aux initiatives stratégiques et opérationnelles.
Les mises à jour régulières de la Présidente du Conseil d’administration et les rapports d'activité du Directeur général tiennent le Conseil d’administration informé des développements importants. L'examen des communiqués de presse permet de suivre la communication externe du groupe Manitou et de s'assurer de la conformité des informations communiquées.
Les rapports des comités, commentés et débattus en séances, apportent des analyses approfondies sur des thèmes abordés avec une expertise approfondie dans leurs domaines respectifs.
2. Questions stratégiques et opérationnelles
Les questions stratégiques et opérationnelles sont essentielles à la croissance et à la pérennité du groupe Manitou. Les réunions du Conseil d’administration sur la préparation du prochain plan stratégique ont été un élément important de ses réunions. Par ailleurs, le Conseil a procédé à l'examen de schémas industriels spécifiques et des mises à jour sur la rentabilité de certaines filiales clés, notamment en Inde et pour la société EasyLi.
D'autres sujets importants comprennent la feuille de route informatique et digitale, dont le programme de nouvelles plateformes digitales, le développement du "Dealer Elevation Plan", visant à renforcer le positionnement et l'efficacité des réseaux de distributeurs. Le Conseil statue également sur des opportunités d'acquisition. En 2024, il a validé l'offre de reprise des activités de la société Dezzo en Afrique du Sud.
3. Performance financière et planification
La performance financière et la planification ont occupé une place importante dans la vie du Conseil. L'analyse des chiffres d'affaires trimestriels et annuels permet d'évaluer l'activité et la performance commerciale de la société. Le Conseil a également arrêté les comptes annuels (sociaux et consolidés) de l'exercice 2023, déterminé le montant des dividendes à proposer à l'Assemblée générale, arrêté les comptes semestriels et le suivi des atterrissages 2024, l'approbation du budget 2025.
Le Conseil a également revu les sujets relatifs à la première mise en place de la CSRD, notamment l'analyse de double matérialité, à partir de laquelle s'articule l'ensemble des analyses et plans d'actions qui y sont relatifs.
4. Gouvernance d'entreprise et conformité
La gouvernance d'entreprise et la conformité ont été traitées à travers une revue des points de vigilance et des recommandations de Middlenext, qui couvrent un large éventail de thématiques des administrateurs, tels les procédures de prévention et de gestion des conflits d'intérêts, la composition des comités et l'indépendance des administrateurs, la formation du Conseil, l'organisation d'une réunion du Conseil hors présence du Directeur général, la politique de diversité pour les membres du conseil, ainsi qu’une revue des opérations du plan de rachat d'actions, des discussions sur l'examen et la validation des conventions réglementées, ainsi que l'adoption du rapport sur le gouvernement d'entreprise.
L'examen des votes négatifs de la dernière Assemblée générale permet d'identifier les préoccupations des actionnaires et d'identifier des réponses possibles.
5. Autorisations et gestion des risques
Le Conseil accorde des autorisations au Directeur général pour lui permettre de consentir des garanties. Il délègue également ses pouvoirs pour répondre aux questions écrites des actionnaires lors de l'Assemblée générale.
En matière de risques, le Conseil a été informé et a suivi le traitement d'une crise cyber et des actions correctives mises en œuvre.
L'auto-évaluation du conseil permet d'identifier les axes d'amélioration.
6. Gestion des filiales
La gestion des filiales est un aspect important de la gouvernance. Le conseil examine la gouvernance des filiales ainsi que l'évolution de leurs financements.
En 2024, le Conseil a finalisé son plan de formation triennal à travers une formation d’une journée sur la RSE et une formation d'une demi-journée sur la gestion de crise. Un nouveau plan triennal a été validé en début d’année 2025, portant sur la lutte anti corruption, l'IA, l'innovation, les transformations numériques et la RSE.
7. Activités spécifiques du conseil
Enfin, le conseil organise des activités spécifiques telles que des sessions de formation axées sur la gestion des risques et la RSE, ainsi qu'un séminaire pour discuter de divers sujets stratégiques. Des visites de sites, comme celle de l'usine d'Ancenis, permettent aux membres du Conseil de mieux comprendre les opérations de la société.
Les réunions du Conseil se sont tenues, sur convocation de la Présidente du Conseil, au siège social ou, de manière exceptionnelle et pour une partie des membres, via une liaison téléphonique ou visioconférence sécurisée.
Chaque membre du Conseil d’administration, ainsi que le membre du CSE convoqué, a reçu préalablement à la tenue des réunions l’ensemble des documents et des informations prescrits par la loi et nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
Un procès-verbal de réunion du Conseil est systématiquement établi et remis à chaque membre pour approbation.
Les Commissaires aux comptes ont été convoqués aux réunions du Conseil portant sur l'arrêté des comptes semestriels et annuels, conformément à l’article L. 821-65 du Code de commerce.
Le taux de présence aux réunions du Conseil d’administration est de 95,24 % pour l’année 2024.
Les administrateurs perçoivent une rémunération conformément à la politique de rémunération approuvée par l’Assemblée générale, dont le détail est mentionné dans les sections 5.2.1.3. « Politique de rémunération des membres du Conseil » et 5.2.2. « Rémunérations et avantages attribués aux mandataires sociaux pour 2024 (vote ex post global) » du présent chapitre.
8. Secrétaire du Conseil
La fonction de Secrétaire du Conseil a été assurée par Hervé Rochet, Chief Transformation & Governance Officer.
9. Les comités spécialisés
Le Conseil d’administration
Le Conseil d’administration est doté de cinq comités spécialisés, chargés d’instruire les affaires entrant dans leurs attributions, et de soumettre au Conseil leurs avis et recommandations. Les présidences des Comités RSE, des rémunérations et d’audit ont été confiées à des administrateurs indépendants, conformément à la recommandation R7 du Code MiddleNext.
Les travaux des Comités RSE, stratégique, d’audit et des rémunérations font l’objet d’une restitution écrite et orale systématique au Conseil d’administration.
LE COMITÉ RSE
Les principales attributions du Comité RSE sont les suivantes :
- examen de la stratégie RSE, des ambitions et des engagements du groupe en matière de responsabilité environnementale et sociétale, au regard des enjeux propres à son activité et à ses objectifs ;
- appréciation des risques et opportunités en matière de performance environnementale et sociétale, en prenant en compte leur impact en termes de performance et résilience ;
- revue annuelle de la cartographie des risques RSE associés et de leur évolution ;
- revue des enjeux environnementaux et sociétaux lors des prises de décisions stratégiques sur demande ad hoc du Conseil ;
- revue des politiques, référentiels et chartes du groupe qui doivent inspirer le comportement des dirigeants et collaborateurs du groupe en matière de responsabilité environnementale et sociétale. Suivi de leur mise en œuvre ;
- revue des politiques RSE relatives aux relations avec les différentes parties prenantes (clients, concessionnaires, fournisseurs...) ;
- examen des éventuelles notations extra-financières réalisées sur le groupe par les agences de notation et par les analystes extra-financiers.
Le Comité RSE s’est réuni 4 fois en 2024 avec, lors de chaque réunion, un avancement du plan de marche RSE et des faits marquants. Le taux de présence aux réunions du Comité RSE est de 100 % pour l’année 2024.
Le Comité RSE s'est penché, dans une session conjointe avec le Comité d'audit, sur l'appréciation des impacts, risques et opportunités en matière de performance environnementale et sociétale (analyse de double matérialité de la CSRD).
A chaque réunion, le Comité RSE examine également la stratégie RSE: ambitions, engagements, politiques, plan d'actions sur les enjeux majeurs et résultats. Les 4 sessions ont ainsi porté sur les grands axes de la stratégie RSE du groupe à savoir: l'avancement global de la trajectoire carbone (2 sessions), la stratégie business économie circulaire et la sécurité des utilisateurs. Les autres sujets de la feuille de route RSE du groupe sont respectivement adressés par le Comité des rémunérations (sécurité des employés) et le Comité d'audit (éthique des affaires).
Le Comité examine également le rapport de durabilité (DPEF), procède au suivi du système de reporting et d'information extra-financière et à l’examen des notations extra-financières.
Des analyses prospectives et des regards externes ont également été réalisées, avec des retours d'expérience, le témoignage d'une société tierce, une analyse des recommandations des proxys et un benchmark CSRD.
Enfin, le Comité RSE propose au Comité des rémunérations une liste d'objectifs RSE pour le Directeur général. Les objectifs retenus pour la partie RSE de la rémunération variable du Directeur général sont issus d'une sélection de ces objectifs.
LE COMITÉ STRATÉGIQUE
Ses principales attributions sont d’assister le Conseil dans l’élaboration de la stratégie et de vérifier que l’action du Directeur général s’inscrit dans celle-ci : en appréciant l’environnement de la société ainsi que son positionnement, en analysant les opportunités de développement à moyen et long terme, et en évaluant les propositions de plan stratégique formulées par le Directeur général. À ce titre, il prépare les travaux du Conseil sur des sujets tels que le plan stratégique, toute opération majeure d'investissement (notamment pour la croissance externe) ou de désinvestissement (notamment pour la cessation d’activité), tout projet de diversification ou entraînant une évolution du portefeuille d’activités, tout projet d’accord stratégique, d’alliance, de coopération technologique ou de partenariat industriel.
Les principaux travaux du Comité stratégique au cours de l’exercice 2024 ont consisté à examiner les sujets suivants :
- Planification stratégique et vision: le Comité a revu l'avancement du plan stratégique "New Horizon 2025" et travaillé sur la préparation du plan stratégique pour 2030, en coordination avec une société de conseil en stratégie. Une présentation a été faite sur le retour de participation de la société à la Convention des Entreprises pour le Climat Ouest prônant l'évolution des modèles d'affaires.
- Analyse du marché et stratégie produit: le Comité a analysé les volumes et les marges par gamme de produits et par zone géographique, et a revu le positionnement de gammes de produits ainsi qu'un benchmark concurrentiel.
- Relation clients: le Comité a examiné une enquête de satisfaction des concessionnaires et le NPS (Net Promoter Score) auprès des clients. Il a également abordé les développements en matière de stratégie digitale.
- Gestion des risques et facteurs externes: le Comité a examiné les risques géopolitiques, notamment en ce qui concerne les conséquences des élections américaines. Il a examiné l'état des barrières douanières européennes pour les nacelles européennes élévatrices importées de Chine.
- Fusions et acquisitions: le Comité a examiné des opportunités d'acquisition et de partenariats stratégiques.
LE COMITÉ D’AUDIT
Les principales attributions du Comité d’audit sont de veiller à l'exactitude et à la sincérité des comptes et de l'information financière et extra-financière, à la qualité des procédures de contrôle interne et de maîtrise des risques, à l'indépendance des Commissaires aux comptes, au respect des obligations de conformité par le groupe.
À ce titre, ses missions sont notamment de :
- suivre le processus d’élaboration de l’information financière et, le cas échéant, de formuler des recommandations pour en garantir l’intégrité ;
- examiner les projets de comptes sociaux et consolidés, annuels et intermédiaires avant que le Conseil en soit saisi, ainsi que le rapport de gestion annuel ;
- vérifier la méthode et le périmètre de consolidation, notamment en cas d’évolution de ce dernier ;
- veiller à la pertinence et la permanence des principes et règles comptables ;
- s’informer des commentaires des Commissaires aux comptes, ainsi que des principaux ajustements proposés suite à leurs travaux ;
- examiner les éventuels désaccords entre le Directeur général et les Commissaires aux comptes, et émettre auprès du Conseil des propositions d’arbitrage ;
- prendre régulièrement connaissance de la situation financière du groupe, de sa trésorerie, et de ses engagements significatifs (notamment hors bilan) ;
- s’informer de la stratégie financière et des conditions des principales opérations financières du groupe ;
- suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que, le cas échéant, de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière, sans qu’il soit porté atteinte à l’indépendance de l’audit interne ;
- revoir l’ensemble des cartographies des risques du groupe afin d’en garantir une consolidation cohérente et exhaustive et suivre les aspects réglementaires ;
- confier à l’audit interne toute mission jugée nécessaire ;
- examiner avec le Directeur général et le Directeur de l'audit interne les méthodes et les modalités de fonctionnement de l'audit interne du groupe. Le Comité d’audit s'assure qu'il n'existe aucune restriction au champ d'intervention de l’audit interne. Il est également informé des décisions de nomination ou de remplacement du Directeur de l’audit interne. Il s'assure de l'adéquation qualitative et quantitative des ressources allouées pour son fonctionnement et de l’indépendance de l’audit interne ;
- revoir les politiques, référentiels et chartes du groupe en matière d’éthique. Suivre leur mise en œuvre ;
- avoir des contacts réguliers avec le Directeur de l’audit interne du groupe ;
- examiner les chapitres du rapport de gestion sur l’exposition du groupe aux risques, et les moyens de contrôle associés (procédures, outils de couverture dans le cas de risques financiers, etc.) ;
- être informé par le Directeur général de toute réclamation ou information révélant des critiques sur les documents comptables ou les procédures de contrôle interne, et des actions mises en place pour y remédier ;
- être saisi par le Président du Conseil ou par les Commissaires aux comptes de tout événement exposant le groupe à un risque significatif ;
- examiner avec le Responsable de l'audit interne l'identification des risques, leur analyse et leur évolution dans le temps ainsi que les actions menées. Approuver le plan d'audit annuel. Prendre connaissance des principales conclusions et recommandations de chaque mission et de la mise en œuvre des plans d'action ;
- émettre une recommandation sur les Commissaires aux comptes dont la nomination ou le renouvellement est proposé à l’Assemblée générale ;
- piloter la procédure de sélection des Commissaires aux comptes pour la société, et examiner toute question relative à leur nomination, révocation ou renouvellement ;
- suivre la réalisation par les Commissaires aux comptes de leur mission ;
- s’assurer du respect par les Commissaires aux comptes des conditions d’indépendance dans les conditions et selon les modalités prévues par la réglementation ;
- piloter la procédure de sélection des auditeurs de durabilité ;
- préapprouver la fourniture des services autres que la certification des comptes dans le respect de la réglementation applicable ;
- examiner chaque année avec les Commissaires aux comptes leurs plans d’intervention, leurs conclusions et les recommandations résultant de ces travaux ;
LE COMITÉ D’AUDIT
orevoir annuellement les honoraires versés aux Commissaires aux comptes de la société et de ses filiales, et s’assurer que ces montants ne sont pas de nature à entraver leur devoir d’indépendance ;
opré-approuver toute mission qui leur serait confiée hors missions de contrôle légal (SACC – services autres que le commissariat aux comptes) ;
orendre compte régulièrement au Conseil de l’exercice de ses missions. Il rend également compte des résultats de la mission de certification des comptes, de la manière dont cette mission a contribué à l’intégrité de l’information financière et du rôle qu’il a joué dans ce processus. Il l’informe sans délai de toute difficulté rencontrée.
Le Comité d’audit s’est réuni 10 fois en 2024. Le taux de présence aux réunions du Comité d’audit est de 100 % pour l’année 2024.
En 2024, le Comité d’audit s’est réuni en présence des Commissaires aux comptes avant l’arrêté des comptes annuels et semestriels, pour la présentation de l’approche de l’audit de durabilité, ainsi que pour la revue de contrôle interne. Le Comité d’audit se réunit hors de la présence du Directeur général et de la direction financière lors de la réunion qui précède l’arrêté des comptes annuels.
Il a vérifié que les Commissaires aux comptes avaient bien soumis leur rapport au Comité d’audit avant l’émission de leur rapport définitif.
Le Comité d’audit a reçu la confirmation que les Commissaires aux comptes, leurs directions, ainsi que leurs associés, senior managers et managers intervenant sur l’audit, respectaient les règles d’indépendance.
Il a également obtenu confirmation de la Direction financière que cette dernière lui avait bien soumis toutes les demandes pour des SACC.
Le Comité d’audit a interrogé les Commissaires aux comptes sur une éventuelle inspection de la H2A et a pris connaissance des conclusions émises par le régulateur à la suite du contrôle.
En matière de contrôle interne et de maîtrise des risques, le Comité d’audit a pris connaissance avec les Commissaires aux comptes des points clés de l’audit et en particulier des pistes d’amélioration du dispositif de contrôle interne. Il a également pris connaissance de l’ensemble des synthèses des rapports d’audit interne, des outils et procédures de contrôle interne mis en place, présentés par le Vice-Président audit, risques et conformité. Il a validé le plan d’audit interne pour l’année suivante.
Au cours de ses réunions, le Comité d’audit a régulièrement rencontré le Chief Transformation and Governance Officer, le Chief Financial Officer, le Directeur des comptabilités groupe, la Directrice juridique, la Directrice RSE, le Vice-Président audit risques et conformité, la Directrice financement et trésorerie, le Responsable sécurité systèmes d’information (CISO) ainsi que le Vice-Président corporate development strategy mergers & acquisitions.
Axes majeurs de l'activité du Comité d’audit en 2024
- Sur le plan financier et comptable, il a réalisé un examen approfondi des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2023, analysé les provisions pour garanties, suivi la trajectoire d'endettement, examiné les options comptables pour la clôture semestrielle et annuelle de l’exercice clos le 31 décembre 2024, suivi les évolutions des normes IFRS et fiscales (Pilar2).
- En matière de gestion des risques et de contrôle interne, le Comité d’audit a suivi les effets d'une crise cyber et son impact, la pyramide d'ancienneté des systèmes informatiques et la feuille de route cyber. Le Comité d’audit a également revu les risques réputationnels et le contrôle.
- Le Comité d'audit a suivi les activités d'audit et de conformité, notamment par l'évaluation et le suivi du renouvellement des Commissaires aux Comptes, le suivi de l’avancement de la préparation du rapport de durabilité (CSRD) et a rencontré à ce titre les auditeurs de durabilité pour revoir l’approche d’audit, la sélection de l’auditeur de durabilité pour l’exercice 2024, le suivi de l'appel d'offre pour l’auditeur de durabilité qui sera sélectionné au cours de l’exercice 2025, le bilan des formations compliance réalisées au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2023, le suivi du devoir de vigilance CS3D et le retour d'audits divers.
- Les affaires juridiques et les litiges ont également constitué un volet important, ainsi que l'évaluation annuelle des conventions courantes et réglementées, et la revue des remarques de l’AMF.
- Enfin, le comité a suivi les opérations et acquisitions, avec un retour d'expérience sur les acquisitions de Gi.Erre et easyLi, le suivi des projets de fusion-acquisition. D'autres points importants incluent le retour d'information sur le financement, la discussion autour de la délégation d'autorité, la présentation de l'approche de la cartographie des risques réputationnels, le bilan du système d'alerte, l'avancement du projet relatif au contrôle des exportations, les conséquences de l'IA Act, l'analyse de l'historique de la R&D, la synthèse des pays à risque pour Pilar 2, la simplification du reporting des petites filiales, et le niveau de prise de commande.
LE COMITÉ DES RÉMUNÉRATIONS
Les principales attributions du Comité des rémunérations sont de présenter des propositions ou des recommandations au Conseil, relatives à la nomination des membres du Comité exécutif et, sur demande de la Présidente, de l’assister dans le processus de recrutement du Directeur général.
Il prépare également les travaux du Conseil relatifs à la rémunération :
- odes administrateurs, en formulant ses propositions sur la répartition de la somme globale allouée aux membres du Conseil en rémunération de leur mandat selon les critères du règlement intérieur, au titre de la participation aux instances de
gouvernance
réunions du Conseil, des Comités et séminaires, et des interventions spéciales et participation à des événements de la société. Il émet des recommandations sur la rémunération éventuellement allouée à des administrateurs ayant reçu certaines missions ad hoc (conformément à l'article L. 225-46 du Code de commerce). L’attribution de telles rémunérations exceptionnelles constitue une convention entre la société et l’un des administrateurs, elle doit donc faire l’objet de la procédure applicable aux conventions réglementées ;
odu Directeur général, en présentant des propositions ou des recommandations au Conseil pour que celui-ci fixe les éléments de sa rémunération et notamment l’attribution d’éventuelles actions gratuites, stock-options ou autres instruments financiers donnant accès au capital, en fonction de critères quantitatifs et qualitatifs présentés aux actionnaires dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise.
Plus largement, le Comité est informé sur une base annuelle et délibère sur les politiques de la société relatives à l’emploi et aux conditions de travail dans les domaines suivants : santé et sécurité des salariés, rémunération en vigueur au sein du groupe pour les différentes populations de salariés, égalité professionnelle et non-discrimination, égalité des chances et inclusion, gestion des talents et évolution des emplois, formation continue, procédure de revue du personnel. Il est informé et formule un avis sur le plan de succession relatif aux dirigeants mandataires sociaux et aux postes clés du groupe.
Au cours de l’année 2024, le Comité des rémunérations a notamment traité les éléments relatifs :
- aux rémunérations : rémunération de la Présidence, des administrateurs et du Directeur général, convention règlementée concernant le Directeur général, bilan en matière d'égalité professionnelle et salariale ;
- au fonctionnement du Comité des rémunérations : plan de travail annuel du Comité des rémunérations, périmètre du Comité des rémunérations ;
- aux questions de ressources humaines : bilan 2023 sur la qualité de vie au travail et perspectives 2024, bilan 2023 sur le développement des compétences et priorités 2024, politique de diversité au sein du Conseil d'administration, mixité au sein du Comité exécutif, revue des talents et des organisations, revue de la feuille de route sécurité du groupe, revue de la feuille de route CSR sur la partie sociétale.
Le Comité des rémunérations s’est réuni 5 fois au cours de l’année 2024. Le taux de présence aux réunions du Comité des rémunérations est de 100 % pour l’année 2024.
LE COMITÉ DE DÉVELOPPEMENT
La mission principale du Comité de développement est d’avoir une réflexion et d’analyser les projets qui peuvent avoir un impact significatif sur l’actionnariat du groupe.
Le Comité de développement est composé des administrateurs membres des familles actionnaires. Il se réunit quand nécessaire et peut, s’il le souhaite, inviter le Directeur général et des membres internes ou externes à la société.
Le Comité de développement s’est réuni 3 fois au cours de l’année 2024. Le taux de présence aux réunions du Comité de développement est de 100 % pour l’année 2024. Il est à noter que la participation aux réunions de ce Comité ne donne pas droit à l’attribution de rémunération.
PARTICIPATION AUX TRAVAUX ET RÉUNIONS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DES COMITÉS SPÉCIALISÉS
Le Conseil s'est réuni hors de la présence du dirigeant dans le cadre des délibérations et votes relatifs à sa rémunération. Le Comité de développement se tient hors de la présence du Directeur général. Le Comité d'audit se tient généralement hors de la présence du Directeur général. Le Comité stratégique se tient en présence du Directeur général. Les Comités RSE et des rémunérations se tiennent généralement en présence du Directeur général.
La participation effective des administrateurs aux travaux et réunions du Conseil d’administration et aux comités spécialisés au cours de l’exercice écoulé est la suivante :
| Administrateurs | Participation effective aux travaux et réunions du Conseil | Participation effective aux travaux et réunions des comités spécialisés |
|---|---|---|
| Jacqueline Himsworth | 100 % | 100 % |
| Dominique Bamas | 100 % | 100 % |
| Émilie Braud | 100 % | 100 % |
| Marcel-Claude Braud | 100 % | 100 % |
| Sébastien Braud | 100 % | 100 % |
| Cécile Helme-Guizon | 81.8 % | 100 % |
| Christopher Himsworth | 100 % | 100 % |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024147
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5
5.1.3.2. COMPOSITION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET DES COMITÉS SPÉCIALISÉS
COMPOSITION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
La société est administrée par un Conseil d’administration composé de 12 membres (dont deux administrateurs représentant les salariés).
Le Conseil d’administration désigne parmi ses membres un Président du Conseil d’administration qui doit être une personne physique. Jacqueline Himsworth a été renouvelée dans ses fonctions de Présidente du Conseil d’administration à la suite de l’Assemblée générale du 25 mai 2023 pour la durée de son mandat d’administrateur.
INDÉPENDANCE DES ADMINISTRATEURS
L’indépendance des administrateurs est appréciée conformément aux critères du Code de gouvernance MiddleNext.
L’indépendance des administrateurs a été évaluée sur la base de la recommandation R3 de ce Code qui se caractérise principalement par l’absence de relation financière, contractuelle, familiale ou de proximité significative susceptible d’altérer l’indépendance du jugement.
Les critères permettant de présumer l’indépendance des membres du Conseil d’administration sont les suivants :
- ne pas avoir été, au cours des cinq dernières années, et ne pas être salarié ni mandataire social dirigeant de la société ou d’une société de son groupe (critère n°1 dans le tableau ci-après) ;
- ne pas avoir été, au cours des deux dernières années, et ne pas être en relation d’affaires significative avec la société ou son groupe (client, fournisseur, concurrent, prestataire, créancier, banquier, etc.) (critère n°2 dans le tableau ci-après) ;
- ne pas être actionnaire de référence de la société ou détenir un pourcentage de droit de vote significatif (critère n° 3 dans le tableau ci-après) ;
- ne pas avoir de relation de proximité ou de lien familial proche avec un mandataire social ou un actionnaire de référence (critère n°4 dans le tableau ci-après) ;
- ne pas avoir été, au cours des six dernières années, Commissaire aux comptes de l’entreprise (critère n°5 dans le tableau ci-après).
À la date d’établissement du présent document, quatre membres du Conseil d’administration sont indépendants conformément à l’évaluation faite par le Conseil en date du 29 janvier 2025. Les autres membres du Conseil d’administration n’ont pas la qualité d’indépendant.
| Membres/critères | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Conclusions |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dominique Bamas | X | X | X | X | X | Indépendant |
| Emilie Braud | X | X | X | Non indépendante | ||
| Marcel-Claude Braud | X | X | X | Non indépendant | ||
| Sébastien Braud | X | X | Non indépendant | |||
| Cécile Helme-Guizon | X | X | X | X | X | Indépendante |
| Christopher Himsworth | X | X | Non indépendant | |||
| Dominique Himsworth | X | X | X | Non indépendant | ||
| Jacqueline Himsworth | X | X | X | Non indépendante | ||
| Alexandra Matzneff | X | X | X | X | X | Indépendante |
| Pierre-Henri Ricaud | X | X | X | X | X | Indépendant |
| Mickaël Neveu | X | X | X | X | Non indépendant | |
| Michel Trotter | X | X | X | X | Non indépendant |
TABLEAU DE SYNTHÈSE
À la date d’établissement du présent document, la composition du Conseil d’administration est la suivante :
| Administrateurs | Année de 1re nomination | Date du dernier renouv. | Durée du mandat | Échéance du mandat | Âge (1) | Indépendance selon le Code MiddleNext | Sexe | Appartenance à un comité |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
COMPOSITION DES COMITÉS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
| Nom | Année d'entrée | Date de mise à jour | Durée du mandat | AG | Âge | Indépendant | Genre | Fonctions |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Jacqueline Himsworth | 1970 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 81 | Non | F | Présidente du Comité stratégique, Présidente du Comité de développement, Président du Comité des rémunérations, Membre du Comité RSE |
| Dominique Bamas | 2009 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 65 | Oui | H | Membre du Comité stratégique, Suppléant du Comité RSE (2), Membre du Comité de développement |
| Émilie Braud | 2017 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 44 | Non | F | Membre du Comité de développement, Membre du Comité RSE, Suppléante du Comité stratégique (2) |
| Marcel-Claude Braud | 2013 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 71 | Non | H | Membre du Comité de développement, Membre du Comité RSE, Membre du Comité d’audit, Suppléant du Comité des rémunérations (2), Membre du Comité des rémunérations |
| Sébastien Braud | 2009 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 56 | Non | H | Membre du Comité stratégique, Membre du Comité de développement |
| Cécile Helme-Guizon | 2017 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 59 | Oui | F | Présidente du Comité RSE, Membre du Comité d’audit, Membre du Comité des rémunérations |
| Christopher Himsworth | 2009 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 53 | Non | H | Membre du Comité stratégique, Membre du Comité de développement, Membre du Comité d’audit |
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
(1) Il est tenu compte de la date d’établissement du présent rapport sur le gouvernement d’entreprise pour déterminer l’âge.
(2) Le suppléant désigné pour les comités remplace, aux réunions desdits comités, le membre ne pouvant y participer.
COMITÉ DES RÉMUNÉRATIONS
Membres : Dominique Bamas, Président1, Sébastien Braud, Christopher Himsworth, Alexandra Matzneff
Suppléants : Marcel-Claude Braud, Pierre-Henri Ricaud
COMITÉ DE DÉVELOPPEMENT
Membres : Jacqueline Himsworth, Présidente, Émilie Braud, Marcel-Claude Braud, Sébastien Braud, Christopher Himsworth, Dominique Himsworth
COMITÉ RSE
Membres : Cécile Helme-Guizon, Présidente1, Émilie Braud, Marcel-Claude Braud, Dominique Himsworth
Suppléants : Dominique Bamas
COMITÉ STRATÉGIQUE
Membres : Jacqueline Himsworth, Présidente, Sébastien Braud, Marcel-Claude Braud, Christopher Himsworth, Dominique Himsworth, Dominique Bamas
Suppléants : Émilie Braud, Pierre-Henri Ricaud
COMITÉ D’AUDIT
Membres : Pierre-Henri Ricaud, Président1,2, Marcel-Claude Braud, Cécile Helme-Guizon, Christopher Himsworth
Suppléants : Alexandra Matzneff, Dominique Himsworth
1 Conformément à la recommandation R7 du Code MiddleNext, le Président de ce Comité est un membre indépendant.
Conformément à la réglementation (article L. 821-67 du Code de commerce), ce membre :
(i) présente des compétences particulières en matière financière, comptable ou de contrôle légal des comptes. Ces compétences s’apprécient au regard de sa formation et de son expérience professionnelle. Elles sont, pour chacun des membres du Comité d’audit, reportées dans les fiches individuelles présentées à la suite du présent tableau ; (ii) il remplit par ailleurs les critères d’indépendance énoncés à la section « Indépendance des administrateurs » de la présente section.
| Administrateurs | Année de 1re nomination | Date du dernier renouv. | Durée du mandat | Échéance du mandat | Âge | Indépendance selon le Code MiddleNext | Sexe | Appartenance à un comité |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dominique Himsworth | 2021 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 58 | Non | H | Comité du développement, Membre du Comité RSE, Suppléant du Comité d’audit (2) |
| Alexandra Matzneff | 2020(cooptation) | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 42 | Oui | F | rémunérations, Suppléante du Comité d’audit (2) |
| Mickaël Neveu | administrateur | 2023 | 3 ans | 25/08/2026 | 49 | Non | H | |
| Pierre-Henri Ricaud | 2009 | 25/05/2023 | 4 ans | AG 2027 | 69 | Oui | H | Comité des rémunérations (2), Suppléant du Comité stratégique (2) |
| Michel Trotter | administrateur | 2020 | 25/08/2023 | 3 ans | 25/08/2026 | 53 | Non | H |
PRÉSENTATION DES ADMINISTRATEURS
À la connaissance de la société, les informations relatives aux membres du Conseil d’administration dont le mandat est en cours à la date d’établissement du présent document d’enregistrement universel sont les suivantes.
JACQUELINE HIMSWORTH
PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DEPUIS LE 8 JUIN 2017, MANDAT RENOUVELÉ LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DEPUIS 1970, MANDAT RENOUVELÉ LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Nationalité : française
Née le : 27 mai 1943
Adresse professionnelle : Manitou BF - 430 rue de l’Aubinière - 44150 Ancenis Cedex
Expérience et expertise professionnelles :
Diplômée de l’ESSCA à Angers en 1964, Jacqueline Himsworth a travaillé un an en Grande-Bretagne comme assistante commerciale. Elle a par la suite occupé divers postes au sein des Ets. Marcel Braud, Alimentation Animale, avant d'être nommée administratrice puis Présidente du Conseil d’administration de 1986 jusqu’en 2000. Jacqueline Himsworth a été directrice générale puis PDG de la S.A. SFERT Société Holding, de 1984 jusqu’en 2011. Elle a également exercé pendant quelques années, en parallèle, la présidence du Conseil des sociétés SODEM et SOME et de la société LUCAS, ainsi que la gérance de la société civile ANCEMAT et de TAMECNA Sprl, société de droit belge. Jacqueline Himsworth a suivi une formation d’administrateur à l'Institut Français des Administrateurs.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Présidente du Comité stratégique et du Comité de développement de Manitou BF
- Gérante de la société civile Ancemat depuis le 21 mai 2008 (société non cotée)
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Gérante de TAMECNA depuis 2011 (société belge non cotée) jusqu’au 12 octobre 2022
DOMINIQUE BAMAS
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR INDÉPENDANT DEPUIS JUIN 2009 (AVEC UNE INTERRUPTION EN 2013) RENOUVELÉ LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Nationalité : française
Né le : 15 septembre 1959
Adresse professionnelle : Manitou BF - 430 rue de l’Aubinière - 44150 Ancenis Cedex
Expérience et expertise professionnelles : Expérience et expertise en matière de finance,
comptabilité, management et gouvernance
Dominique Bamas est diplômé d’Audencia (GE 1982) et récompensé par le Prix du Meilleur mémoire d’expertise comptable (1991) publié aux Éditions Comptables Malesherbes. Démarrant sa carrière chez le représentant de PriceWaterhouse en France, il devient associé du cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes Secovec Blin et Associés. Il rejoint ensuite le groupe Roullier, pendant 16 ans, où il occupe successivement les responsabilités de Directeur administratif et financier, membre du Comité exécutif, Directeur général d’une filiale en Espagne puis Président de la division Agrochimie. Ensuite, il occupe la fonction de Directeur général du groupe Axereal pendant trois ans jusqu’en 2011. De 2011 à fin 2022, il a dirigé Upsides Dirigeant Conseil, société d’expertise comptable, de commissariat aux comptes, de conseil et de médiation corporate. Spécialiste en gouvernance, il a collaboré avec Bpifrance (Banque publique d’investissement) et est membre de l’IFA (Institut Français des Administrateurs).
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Président du Comité des rémunérations, membre du Comité stratégique et suppléant du Comité RSE de Manitou BF
- Membre du Conseil de gouvernance et d’animation Gentem SAS France (société non cotée) depuis le 18 juin 2020
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Président de Upsides Dirigeant Conseil SAS (société non cotée d’expertise comptable et de commissariat aux comptes) du 19 décembre 2011 au 30 novembre 2022
ÉMILIE BRAUD
Membre du Conseil d’administration depuis le 8 juin 2017, renouvelée le 25 mai 2023 pour une durée de 4 ans.
Expérience et expertise professionnelles : Diplômée de l’ESSEC, filière audit et contrôle de gestion, titulaire du DECF ainsi que du certificat « Objectif Administratrice » labellisé par l’EM Lyon, Émilie Braud a débuté sa carrière en 2006 comme Contrôleur de gestion au sein de la société Cartier à Paris, filiale du groupe suisse Richemont, spécialisée dans la joaillerie et l’horlogerie de luxe. Fin 2007, Émilie Braud rejoint HRA Pharma, société pharmaceutique spécialisée dans le développement et la mise sur le marché de traitements dans les domaines de la santé féminine et de l’endocrinologie où elle assure la fonction de Contrôleur financier senior. Émilie Braud est membre du Club ESSEC Alumni Industrie depuis 2024, dont l’objectif est de promouvoir l’industrie comme levier d’attractivité et de souveraineté.
Nationalité : française
Née le : 20 février 1981
Adresse professionnelle : Manitou BF - 430 rue de l’Aubinière - 44150 Ancenis Cedex
MARCEL-CLAUDE BRAUD
Membre du Conseil d’administration depuis juin 2013, renouvelé le 25 mai 2023 pour une durée de 4 ans.
Nationalité : française
Né le : 6 avril 1952
Adresse professionnelle : Manitou BF - 430 rue de l’Aubinière - 44150 Ancenis Cedex
Expérience et expertise professionnelles : Diplômé de l'E.S.L.S.C.A Paris (1975), a effectué un programme de formation des cadres à Atlanta et Chicago, USA (Management Training International Harvester) de 1977 à 1978. Directeur administratif et financier de SM Termit France, filiale de Manitou BF de 1979 à 1981, CFO de KD Manitou (filiale Manitou BF, Texas) de 1981 à 1985, Directeur marketing produits (groupe Manitou) de 1986 à 1997 et Vice-Président et administrateur de Manitou BF de 1986 à 1998, Président du Directoire de Manitou BF de 1998 à juin 2009 (mandats détenus dans des filiales et sociétés apparentées au groupe), Directeur de Ligerien Yachting de 2009 à 2015 puis administrateur de Manitou BF depuis 2013.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Membre du Comité stratégique, du Comité de développement, du Comité RSE, du Comité d’audit et membre suppléant du Comité des rémunérations de Manitou BF
- Associé gérant de HB Holding Braud (France) depuis 1997 (société non cotée)
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
SÉBASTIEN BRAUD
Membre du Conseil d’administration depuis juin 2009, renouvelé le 25 mai 2023 pour une durée de 4 ans.
Nationalité : française
Né le : 16 janvier 1969
Adresse professionnelle : Actiman – 34, avenue de Larrieu – Centre de Gros 2 – 31094 Toulouse Cedex
Expérience et expertise professionnelles : Président de Socoma Service SASU (concessionnaire Manitou), Président de Actiman Équipements et Services SASU (concessionnaire Manitou), Président de Actiman Location SAS depuis 2005 (devenu loueur spécialisé de matériels de manutention et d’élévation de personnes), Responsable produits Manitou pendant 10 ans.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Membre du Comité stratégique, du Comité des rémunérations et du Comité de développement, du Comité d’audit jusqu’au 25 mai 2023 et membre suppléant du Comité RSE jusqu’au 25 mai 2023 de Manitou BF
- Président de la société Actiman Équipements et Services SASU depuis
décembre 2015
(société non cotée)
- Président de la société Actiman Location SASU depuis mars 2005 (société non cotée)
- Président de la société Socoma Service depuis octobre 2022 (société non cotée)
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
152
CÉCILE HELME-GUIZON
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN QUALITÉ D’ADMINISTRATRICE INDÉPENDANTE DEPUIS LE 8 JUIN 2017 RENOUVELÉE LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Nationalité : française
Née le : 12 juin 1965
Adresse professionnelle : Manitou BF - 430 rue de l’Aubinière - 44150 Ancenis Cedex
Expérience et expertise professionnelles :
Cécile Helme-Guizon a commencé sa carrière en 1987 chez PWC dans les activités Audit puis Corporate Finance, avant de rejoindre Kingfisher plc en 1998 comme Directrice des Fusions-Acquisitions. Elle rejoint ensuite Darty plc en 2003 comme Directrice de la Transformation, puis Directrice générale des activités Abonnements et Services, et Directrice de la Stratégie. Cécile Helme-Guizon devient ensuite Déléguée générale de l’Institut Français des Administrateurs de 2018 à 2019. Depuis 2017, Cécile Helme-Guizon occupe des fonctions d’administrateur indépendant, à ce jour au sein de la société cotée française Elis et du groupe familial irlandais Glen Dimplex.
Cécile Helme-Guizon est diplômée de l’EM Lyon et Expert-Comptable.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Présidente du Comité RSE et membre du Comité d’audit de Manitou BF
- Gérante de CHG Consulting depuis le 11 octobre 2019 (société non cotée)
- Administratrice, présidente du Comité développement durable et membre du Comité d’audit et risques de Glen Dimplex depuis le 1er octobre 2020
- Administratrice et membre du Comité d’audit d’Elis depuis le 14 décembre 2023
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Administrateur, membre du Comité d’audit, du Comité nominations & rémunérations et du Comité ad hoc d’Antalis (société cotée) du 6 juin 2017 au 21 juillet 2020
- Administratrice, membre du Comité stratégique et du Comité des comptes de Sequana du 12 mai 2016 au 31 janvier 2020 (société cotée)
CHRISTOPHER HIMSWORTH
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DEPUIS DÉCEMBRE 2009 RENOUVELÉ LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Nationalité : française
Né le : 7 juin 1971
Adresse professionnelle : Avenue de Floréal 156, 1180 Uccle - Belgique
Expérience et expertise professionnelles :
Christopher Himsworth est titulaire d’un diplôme de marketing de l’Institut polytechnique de Newcastle upon Tyne (UK - 1990), d’un certificat d’enseignement européen en management - ECE - de l’École de commerce européenne de Bordeaux (1993) et d’un diplôme d’études approfondies en commerce international (Advanced Studies in international Business) de l’université de Salford (UK - 1994).
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Membre du Comité des rémunérations, du Comité stratégique, du Comité de développement, et du Comité d’audit de Manitou BF
- Gérant de Trinity Group Sprl depuis le 13 octobre 2011 (société non cotée)
- Administrateur délégué de Choose and Work entre 2016 et le 4 janvier 2024 (société non cotée)
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
DOMINIQUE HIMSWORTH
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DEPUIS LE 17 JUIN 2021 RENOUVELÉ LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Nationalité : française
Né le : 11 octobre 1966
Adresse professionnelle : Manitou BF - 430 rue de l’Aubinière - 44150 Ancenis Cedex
Expérience et expertise professionnelles :
Titulaire d’un BTS Commerce International et diplômé de l’ESSCA à Angers, Dominique HIMSWORTH obtient l’International MBA d’Audencia en 2006. Après un début de carrière dans le nautisme en qualité de Responsable commercial, il devient Responsable produits au sein de la société Manitou de 1996 à 2005, puis Vice President Sales, Marketing et After Sales de Manitou North America de 2006 à 2009. Depuis 2011, Dominique HIMSWORTH est gérant de la Srl Wecanrent, société de droit belge spécialisée dans la promotion et la location de matériels de manutention et d’élévation de personnes. Il a notamment assuré la promotion de la marque et des matériels de la société Magni jusqu’en juillet 2020. Il apporte au Conseil ses compétences dans le domaine de la.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l'exercice écoulé :
- Membre du Comité stratégique, du Comité RSE, du Comité de développement et membre suppléant du Comité d’audit de Manitou BF
- Gérant de la société belge Srl Wecanrent (société non cotée) depuis décembre 2011
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe MANITOU au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
ALEXANDRA MATZNEFF
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN QUALITÉ D’ADMINISTRATRICE INDÉPENDANTE NOMMÉE PAR COOPTATION LE 9 NOVEMBRE 2020 RENOUVELÉE LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Expérience et expertise professionnelles :
Titulaire d’un magistère Banque Finance et Assurance de l’Université Paris Dauphine et d’un master en quantitative finance & risk management de l’Université Bocconi (Milan), Alexandra Matzneff a débuté sa carrière en 2006 en fusion-acquisition au sein de Crédit Agricole Corporate & Investment Bank, la banque de financement et d’investissement du groupe Crédit Agricole. En 2011, Alexandra Matzneff rejoint le groupe Rothschild & Co au Global Financial Advisory, où elle assure notamment la fonction de Directrice. En 2018, elle fonde la société Leuwen avec trois anciens collègues de Rothschild & Co, société spécialisée dans le conseil stratégique et financier pour les entreprises en croissance, notamment dans le numérique.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Membre du Comité des rémunérations et membre suppléant du Comité d’audit de Manitou BF
- Directrice générale de Leuwen SAS (société non cotée) depuis novembre 2019
- Gérante de la société Overthink SARL (société non cotée) depuis juillet 2019
- Présidente de l’Association loi 1901 Le Grenier de Babouchka depuis le 5 janvier 2024
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Directrice générale de Leuwen SAS (société non cotée)
MICKAËL NEVEU
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR SALARIÉ DEPUIS LE 25 AOÛT 2023 POUR UNE DURÉE DE 3 ANS
Expérience et expertise professionnelles :
Né d'un DUT en Génie mécanique et productique, Mickaël Neveu a rejoint le groupe en 1998 comme Dessinateur-projeteur à la R&D. En 2007, il rejoint l'équipe projet qui a déployé l'ERP M3 en France. De retour à la R&D de 2009 à 2016 en tant que Responsable de planification et Animateur des outils R&D, il déploie depuis 2016 l'ERP en tant qu’expert métier & solution Déploiement ERP.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Expert métier & solution – déploiement ERP M3 chez Manitou BF (société cotée)
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
PIERRE-HENRI RICAUD
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR INDÉPENDANT DEPUIS DÉCEMBRE 2009 RENOUVELÉ LE 25 MAI 2023 POUR UNE DURÉE DE 4 ANS
Expérience et expertise professionnelles :
Diplômé de l’École Polytechnique Paris (promotion 1974), Ingénieur du Corps des Mines (1980), Directeur de programme Matra Espace (1984-1988), Directeur de programme Matra Défense (1988-1992), Directeur stratégie Lagardère Groupe (1992-1996), Directeur stratégie MBDA (1996-1999), Secrétaire général EADS (2000-2003), Directeur fusions-acquisitions EADS (2003-2006), Fondateur, Gérant puis Président de la société de conseil Pragma (depuis 2007). Dans ce cursus, les compétences suivantes ont été développées et mises en œuvre : financières, juridiques (contrats et gouvernance), techniques, management de projet et industrielles.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Président du Comité d’audit, et suppléant du Comité des rémunérations et du Comité stratégique de Manitou BF
- Président du cabinet de conseil financier et stratégique Pragma (EURL devenue SAS en 2013, société non cotée) depuis décembre 2006
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
MICHEL TROTTER
MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR SALARIÉ DEPUIS SEPTEMBRE 2020 RENOUVELÉ LE 25 AOÛT 2023 POUR UNE DURÉE DE 3 ANS
Expérience et expertise professionnelles :
Titulaire d’un BEP ouvrage métallique et d’un CAP métallier avec mention complémentaire menuisier aluminium, Michel Trotter a rejoint le groupe en 1997 comme Technicien de production puis Chef d’équipe depuis 2000.
Autres mandats ou fonctions en cours exercés dans toute société durant l’exercice écoulé :
- Chef d’équipe au contrôle final chez Manitou BF depuis 2018 (société cotée)
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Néant
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024155
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
PRESENTATION DES COMPETENCES DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
| Direction générale | Stratégie, fusions et acquisitions | Domaines sectoriels du groupe | Finance, contrôle des comptes | Ressources humaines | IT, digital, cyber-sécurité | Enjeux environnementaux et sociétaux | Gouvernance |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Dominique Bamas | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | |
| Emilie Braud | ✓ | ✓ | |||||
| Marcel-Claude Braud | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | |
| Sébastien Braud | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ||
| Cécile Helme-Guizon | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | |
| Christopher Himsworth | ✓ | ✓ | ✓ | ||||
| Dominique Himsworth | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | |||
| Jacqueline Himsworth | ✓ | ✓ | ✓ |
5.1.3.3. PLAN DE FORMATION DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Le Conseil d’administration du 29 janvier 2025 a également fait le point sur l’avancement du plan de formation triennal 2022-2024. En 2024 le Conseil a finalisé son plan de formation triennal à travers une formation de 1 journée sur la RSE et une formation d'une demi journée sur la gestion de crise. Le conseil d’administration a ainsi pu constater que ce plan avait été réalisé, à l’exception de la formation portant sur la protection de la réputation de l’entreprise, qui a été remplacée en 2024 par deux demi-journées de formation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
Le plan de formation triennal des membres du Conseil d’administration pour les années 2025-2027 a également été approuvé par le Conseil le 29 janvier 2025. Ce plan porte sur la lutte anti corruption, l'IA, l'innovation, les transformations numériques et la RSE.
5.1.3.4. PARITÉ AU SEIN DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Le conseil d’administration comporte parmi les administrateurs nommés par l’Assemblée générale 6 hommes (soit 60%) et 4 femmes (soit 40%) en conformité avec les règles légales de parité applicables.
5.1.3.5. POLITIQUE DE DIVERSITÉ APPLIQUÉE AUX MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Conformément au règlement intérieur, les administrateurs nommés par l’Assemblée générale sont choisis en raison de leurs compétences, de la diversité de leur expérience, de leur volonté d’être associés à la stratégie de la société, et de la contribution qu’ils peuvent apporter aux travaux du Conseil. Ainsi, le Conseil s’attache à définir et appliquer une politique de diversité au regard des compétences et de l’expérience apportées par chacun des administrateurs en recherchant une complémentarité des profils, tant en termes de genre que d’expérience.
La politique de diversité appliquée aux membres du Conseil d’administration a été revue le 5 mars 2025 par le Conseil d’administration. En application de l’article L. 22-10-10 du Code de commerce, les critères de cette politique, les objectifs fixés par le Conseil d’administration, les modalités de mise en œuvre et les résultats obtenus au cours de l’exercice 2024 sont ci-après présentés.
| Critères | Objectifs | Modalités | Résultat |
|---|---|---|---|
| Représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du Conseil | Au moins égale à 40 % de chaque sexe en application des dispositions de l’article L. 225-18-1 du Code de commerce | Proposition à l’Assemblée générale des administrateurs à nommer ou renouveler | Objectif atteint : Le Conseil nommé par l’Assemblée générale comporte 40 % de femmes et 60 % d’hommes (hors administrateurs représentants les salariés) |
Qualifications et expérience professionnelle
Complémentarité des profils, en termes d’expérience et de compétences, adaptée aux besoins de la société
Proposition à l’Assemblée générale des administrateurs à nommer ou renouveler
Objectif atteint : Le Conseil comprend plusieurs membres du Conseil ayant une expérience internationale ainsi que des formations ou une expérience professionnelle diversifiées notamment dans les domaines industriel, financier, économique et de direction d’entreprise.
L’objectif est de combiner des membres ayant de l’expérience et une très bonne connaissance de la société avec des membres plus jeunes susceptibles d'apporter un œil neuf et des pratiques plus modernes.
Diversité des âges
Objectif atteint : À la date d’arrêté des comptes 2024 par le Conseil, 20 % des administrateurs avaient moins de 55 ans, 50 % entre 55 et 65 ans et 30 % plus de 65 ans.
Indépendance des administrateurs
Proposition à l’Assemblée générale de renouveler les mandats des membres indépendants en fonction et que le Conseil propose leur renouvellement, sous réserve qu’ils satisfassent toujours aux critères d’indépendance, ou de nommer de nouveaux membres indépendants en remplacement de membres non indépendants.
Objectif atteint : Le Conseil comprend quatre administrateurs indépendants (deux hommes et deux femmes) nommés chacun pour une durée de quatre ans.
5.1.3.6. PROCÉDURE D’ÉVALUATION DES TRAVAUX DU CONSEIL ET DES COMITÉS
Le Conseil d'Administration a mené une auto-évaluation au cours de l'exercice 2024, axée sur quatre volets principaux : le fonctionnement du Conseil, la valeur ajoutée du Conseil, la place de l'administrateur, et le respect des obligations du Conseil.
L’évaluation a été réalisée auprès de l’ensemble des administrateurs, avec l’appui du Directeur général et du Secrétaire du Conseil.
Une restitution et un partage de cette évaluation ont été réalisés lors du Conseil d’administration du 5 mars 2025.
A cet égard, il a notamment été relevé, au regard du fonctionnement du Conseil, que les agendas étaient clairs et que les réunions permettaient à chacun de s'exprimer librement, mais qu'un renforcement de la communication des sujets RSE dans un cadre collégial constituait un axe d'amélioration.
Au regard de la place de l'administrateur, il a été retenu que les administrateurs consacraient beaucoup de temps à la formation, au-delà des sessions formelles.
Et enfin, au regard du respect des obligations du Conseil, le bon respect des règles a été souligné, avec comme axe d'amélioration : d’une part l'intégration du non-financier dans les comptes prévisionnels et d’autre part, le renforcement de l'analyse et des actions relatives aux attentes des proxys.
En résumé, l'auto-évaluation a mis en lumière des points forts, des axes d'amélioration et des attentes pour le Conseil d'administration. Les efforts se concentreront sur l'amélioration de la communication, de la collégialité, de la prise en compte des enjeux RSE et de la stratégie, tout en assurant le respect des obligations et la valeur ajoutée du Conseil.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024157
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5.1.3.7. TABLEAU DES DÉLÉGATIONS ET AUTORISATIONS EN COURS DE VALIDITÉ ACCORDÉES PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DANS LE DOMAINE DES AUGMENTATIONS DE CAPITAL
| Date de la délégation ou de l’autorisation | Date d’échéance | Nature de la délégation ou de l’autorisation | Montant autorisé | Utilisation | Montant résiduel au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| 13/06/2024 | 12/08/2026 | Délégation pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital (de la société ou d’une société du groupe) et/ou à des titres de créance avec maintien du DPS (résolution 15) | 8 millions d’euros | Néant | 8 millions d’euros |
| 13/06/2024 | 12/08/2026 | Délégation pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs | 8 millions d’euros | Néant | 8 millions d’euros |
mobilières donnant accès au capital
(de la société ou d’une société du groupe) et/ou à des titres de créance avec suppression du DPS par offre au public et/ou en rémunération de titres dans le cadre d’une offre publique d’échange
| Délégation pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital | 8 millions d’euros1 | (de la société ou d’une société du groupe) | 13/06/2024 | avec une limitation à | 8 millions d’euros |
|---|---|---|---|---|---|
| 12/08/2026 | 20 % du capital par an | Néant | |||
| Autorisation en cas d’émission avec suppression du DPS de fixer le prix d’émission pour les délégations | 13/06/2024 | Limitation à 10 % du capital par an | Néant | ||
| Délégation pour émettre des actions ordinaires et/ou des valeurs mobilières donnant accès au capital | 8 millions d’euros1 | (de la société ou d’une société du groupe) | 13/06/2024 | ||
| 12/12/2025 | avec suppression du DPS au profit de catégories de personnes répondant à des caractéristiques déterminées | Néant | |||
| Autorisation d’augmenter le montant des émissions | 13/06/2024 | plafond de la délégation utilisée et de 15 % du montant de l’émission initiale | |||
| Délégation en vue d’augmenter le capital par incorporation de réserves, bénéfices et/ou primes | 8 millions d’euros | 13/06/2024 | |||
| 12/08/2026 | 10 % du capital au jour de l’Assemblée générale1 | Néant | |||
| Autorisation d’attribuer des actions gratuites existantes ou à émettre au profit des membres du personnel salarié et/ou de certains mandataires sociaux | 13/06/2024 | 2 % du capital au jour du Conseil d’administration | Néant | ||
| 18/08/2027 |
5.1.3.8. DÉCLARATION SUR LA SITUATION DES MEMBRES DU CONSEIL
À la connaissance de la société et au jour de l’établissement du présent document, aucune personne membre d’un organe d’administration (*), de direction ou de surveillance, au cours des cinq dernières années :
on’a fait l’objet de condamnation pour fraude ;
on’a été concernée par une faillite, mise sous séquestre, liquidation ou placement d’entreprises sous administration judiciaire en ayant occupé des fonctions de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance (*) ;
on’a été déchue par un tribunal du droit d’exercer la fonction de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance ou d’intervenir dans la gestion ou la conduite des affaires d’un émetteur ;
on’a fait l’objet d’une mise en cause et/ou de sanction publique officielle prononcée par une autorité statutaire ou réglementaire (y compris des organismes professionnels désignés).
(*) A l’exception de Mme Cécile Helme-Guizon (entre le 12 mai 2006 et le 31 janvier 2020) de la société Sequana, placée en liquidation juridiciaire depuis le 15 mai 2019.
À la connaissance de la société et au jour de l’établissement du présent document, chaque administrateur nommé par l’Assemblée générale détient au moins 100 actions de la société, conformément à l’article 13 des statuts de la société.
5.1.3.9. CONTRATS DE SERVICE ET OCTROI D’AVANTAGES
Au jour de l’établissement du présent document et à la connaissance de la société, il n’existe aucun contrat de service liant les membres des organes d’administration ou de direction à l’émetteur ou à l’une quelconque de ses filiales et prévoyant l’octroi d’avantages d’un tel contrat.
Il est précisé que Sébastien Braud exerce la présidence de la société Actiman Équipements et Services et de la société Socoma Service SASU, bénéficiant toutes deux d’un contrat de concession avec la société.
5.1.3.10. CONFLITS D’INTÉRÊTS
PROCÉDURE ANNUELLE DE RÉVÉLATION ET DE SUIVI DES CONFLITS D'INTÉRÊTS
Conformément au règlement intérieur du Conseil, les administrateurs doivent aviser le Conseil de tout conflit d’intérêts les concernant, avec la société ou une de ses filiales, et s’abstenir, alors, de participer aux délibérations associées.
Dans une situation laissant apparaître ou pouvant laisser apparaître un conflit entre l’intérêt social et son intérêt personnel direct ou indirect ou l’intérêt de l’actionnaire ou du groupe d’actionnaires qu’il représente, l’administrateur concerné doit :
- oen informer dès qu’il en a connaissance le Conseil, en délivrant un exposé clair des motifs,
- oet en tirer toute conséquence quant à l’exercice de son mandat. Ainsi, selon le cas, il devra :
Une mise à jour annuelle des déclarations est demandée aux mandataires sociaux.
Au cours du Conseil d’administration du 29 janvier 2025, le Conseil a passé en revue les différents conflits d’intérêts connus après avoir demandé à chaque administrateur de révéler et de mettre à jour les éventuels conflits d’intérêts qu’il identifie.
À la connaissance de la société, au jour de l’établissement du présent document et à l'exception des informations ci-après, aucun conflit d’intérêts potentiel n’est identifié entre les devoirs de l’une quelconque des personnes membres d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance à l’égard de l’émetteur et ses intérêts privés et/ou autres devoirs.
Il n’existe :
- oaucun arrangement ou accord conclu avec les principaux actionnaires ou avec des clients, fournisseurs ou autres, aux termes desquels l’une quelconque des personnes membres d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance a été sélectionnée en tant que membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance ou en tant que membre de la Direction générale ;
- oaucune autre restriction acceptée par les personnes membres d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance concernant la cession dans un certain laps de temps des titres de l’émetteur qu’elles détiennent, sous réserve des engagements collectifs mentionnés à la section 6.2 du chapitre 6 du présent documentet et de l’obligation pour les administrateurs de détenir au moins 100 actions de la Société pendant la durée de leur mandat prévue à l’article 13 des statuts.
Certains membres du Conseil d’administration non indépendants ont exercé des fonctions de chef d’entreprise ou de cadre supérieur au sein de la société ainsi qu’au sein d’autres structures.
LIENS FAMILIAUX
Il est précisé que :
- oMarcel-Claude Braud, Sébastien Braud, Émilie Braud sont frères et sœur. Marcel-Claude Braud, Sébastien Braud, Émilie Braud sont également les neveux et nièces de Jacqueline Himsworth ;
- oChristopher Himsworth et Dominique Himsworth sont frères. Christopher Himsworth et Dominique Himsworth sont également les fils de Jacqueline Himsworth.
Au jour de l’établissement du présent document et à la connaissance de la société, il n’existe pas d’autre lien entre les membres des organes d’administration ou de direction de la société.
SACC
Conformément à la recommandation R2 du Code MiddleNext et depuis sa parution, aucun service autre que la certification des comptes (SACC) n’a été confié à l’un des Commissaires aux comptes de la société.
CONVENTIONS RÉGLEMENTÉES
L’ensemble des conventions réglementées font l’objet d’un rapport spécial des Commissaires aux comptes qui figure en section 7.4.2. du présent document d’enregistrement universel.
La convention conclue par Manitou BF avec sont Directeur général et autorisée par le Conseil du 12 décembre 2014 est motivée par des raisons d’optimisation des coûts pour Manitou BF et d’attribution de véhicules dont le coût global pour la société est inférieur à celui de la grille d’attribution d’un seul véhicule de fonction sans impacter la cohérence interne.
PROCÉDURE D'ÉVALUATION DES CONVENTIONS COURANTES AINSI QUE SA MISE EN ŒUVRE
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-12 du Code de commerce, le Conseil d'administration du 3 mars 2020 a procédé à l’adoption d’une procédure permettant d’évaluer régulièrement si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.
Elle vise, d’une part, à apporter des précisions quant aux critères retenus par la société pour identifier et qualifier les conventions courantes conclues à des conditions normales, et, d’autre part, à formaliser une procédure permettant d’évaluer régulièrement si ces conventions continuent de remplir ces conditions.
Critères d'identification des conventions courantes
Les critères d'identification des conventions courantes conclues à des conditions normales sont les suivants.
Par « opérations courantes », il faut entendre celles que la société réalise habituellement et qui sont conclues dans le cadre de son activité ordinaire, notamment au regard de son objet social. Pour apprécier le caractère courant d’une opération, sont notamment pris en considération les éléments suivants : l’habitude et la répétition, la nature de l’opération et sa durée, les circonstances qui entourent la conclusion de la convention, l’importance juridique ou les conséquences économiques de l’opération et les pratiques usuelles des sociétés placées dans une situation similaire.
Les opérations conclues à des « conditions normales » sont celles qui sont effectuées par la société aux mêmes conditions que celles qu’elle pratique habituellement dans ses rapports avec les tiers, de telle sorte qu’elles ne permettent pas au cocontractant de retirer un avantage que n’aurait pas eu un tiers. Pour déterminer si ces conditions accordées sont « normales », il est également tenu compte des conditions dans lesquelles les conventions concernées sont habituellement conclues par d’autres sociétés dans le même secteur d’activité.
Au titre de cette procédure, il est prévu une information préalable de la Direction financière et de la Direction juridique de toute convention susceptible d'être réglementée par les dispositions de l'article L. 225-38 du Code de commerce, aux fins d'évaluation, après avis des Commissaires aux comptes, le cas échéant, des critères d'identification des conventions courantes conclues à des conditions normales ci-avant exposées. Les conclusions de l'évaluation sont consignées dans un écrit. L’appréciation des critères est réexaminée à l’occasion de toute modification, renouvellement, reconduction ou résiliation d’une convention précédemment conclue.
Chaque année, avant l’arrêté des comptes de l’exercice écoulé, la Direction juridique informe le Comité d'audit de la liste des conventions courantes conclues à des conditions normales entre la société et les filiales non détenues à 100 %, accompagnée des éléments de jugement ayant conduit à les qualifier comme telles.
Si, à l’occasion de l’examen annuel, le Comité d'audit estime qu'une convention précédemment considérée comme courante et conclue à des conditions normales ne satisfait plus les critères précités, il saisit le Conseil d’administration. Celui-ci qualifie, le cas échéant, la convention en convention réglementée, la ratifie et la soumet à la ratification de la prochaine Assemblée générale, sur rapport spécial des Commissaires aux comptes, conformément aux dispositions de l’article L. 225-42 du Code de commerce.
L’examen annuel a été réalisé par le Comité d’audit le 23 janvier 2025. À la date d’établissement du présent document, la mise en œuvre de cette procédure d’évaluation fait ressortir qu’à l’exception des conventions réglementées décrites à la section « Conventions réglementées», l’ensemble des conventions susceptibles d'être réglementées suivant les dispositions de l'article L. 225-38 du Code de commerce sont des conventions libres, c’est-à-dire soit des conventions conclues avec des filiales à 100 %, soit des conventions qui remplissent les critères des conventions courantes conclues à des conditions normales.
5.1.4 INFORMATIONS RELATIVES À LA DIRECTION GÉNÉRALE ET SON COMITÉ EXÉCUTIF
5.1.4.1 DIRECTION GÉNÉRALE
Le pouvoir exécutif de la société est assuré par le Directeur général, fonction définie dans les statuts de la société et dont les pouvoirs sont précisés dans le règlement intérieur du Conseil.
Ainsi, le règlement intérieur du Conseil prévoit que le Directeur général est chargé de mettre en œuvre la stratégie du groupe, dont les orientations à moyen terme sont définies dans un plan stratégique validé par le Conseil. Le Directeur général propose un budget annuel, déclinaison du plan stratégique pour l’exercice à venir, examiné par le Comité d’audit et validé par le Conseil d’administration.
Par ailleurs, le règlement intérieur liste un certain nombre d’opérations pour lesquelles le Directeur général doit obtenir une autorisation préalable du Conseil, notamment pour mener les opérations suivantes, pour la société ou ses filiales,
susceptibles d’en impacter significativement la structure financière et/ou juridique et/ou sociale, le périmètre d’activité, la stratégie, et plus généralement l’avenir : la création, l’acquisition, la fusion et la vente de filiales, l’achat et la vente de participations ou d’actions d’autres entreprises et les mouvements sur les actions de la société hors contrats de liquidité, la conclusion ou la résiliation par la société ou ses filiales de contrats de licence et de know-how, ainsi que des contrats de coopération, la création d’activités nouvelles, l’introduction ou l’abandon de lignes de produits ou de secteurs d’activité existants, les opérations ou négociations exceptionnelles qui ont ou auront un impact significatif sur la rentabilité et la liquidité de la société ou du groupe, l’octroi d’avals, cautions ou garanties excédant le plafond annuel autorisé par le Conseil, la constitution de sûretés garantissant les engagements de la société au-delà du plafond annuel accordé par le Conseil, les abandons de créances pouvant être consentis à des filiales et participations, les acquisitions et cessions de biens immobiliers au-delà d’un certain seuil, la réalisation de tout investissement et toute cession d’actifs non prévus au budget et supérieurs à un certain seuil, les investissements ou désinvestissements prévus au budget et supérieurs à un certain seuil, la souscription par la société ou les filiales d’emprunts ou crédits-bails au-delà d’un certain seuil, la nomination des mandataires sociaux et des administrateurs des filiales de la société.
Le Directeur général ne cumule pas de contrat de travail avec un mandat social et l’ensemble des éléments de sa rémunération fixe et variable, y compris indemnités de départ, régime de retraite et attribution de stock-options, est décrit dans la section 5.2 du présent chapitre. L’ensemble de ces éléments s’inscrit dans une démarche de bonne gouvernance conformément aux recommandations R16 à R21 du Code MiddleNext.
MICHEL DENIS
DIRECTEUR GÉNÉRAL DEPUIS LE 13 JANVIER 2014
Expérience et expertise en matière de gestion
- Administrateur de MEDEF 44 du 28 avril 2016 au 16 mai 2025
- Membre du Conseil d’administration d'Evolis (anciennement Cisma) du 27 juin 2019 au 27 juin 2025 (société non cotée)
- Gérant de GLGM Conseil EURL depuis 2013 (société non cotée)
- Gérant de Gamagule SARL depuis 2016 (société non cotée)
- Conseiller consultatif de la Banque de France du 9 mars 2016 jusqu’au 31 décembre 2025 (société non cotée)
- Président du Conseil d’administration d’Audencia depuis le 26 juin 2024
Autres mandats ayant été exercés en dehors du groupe Manitou au cours des cinq dernières années, mais ayant pris fin :
- Membre du Conseil d’administration de Cisma (aujourd’hui Evolis) jusqu’au 27 juin 2019
- Président du Conseil d’administration de Manitou Italia Srl (Italie)
- Président de Cobra MS (France)
- Administrateur de Manitou Brasil Importaçao e Comercio de Maquinas de Elevaçao (Brésil)
- Directeur de Manitou Equipment India Private Ltd. (Inde)
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024161
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5.1.4.2. COMITÉ EXÉCUTIF (À LA DATE DE PUBLICATION DU PRÉSENT DOCUMENT)
Le Directeur général est assisté par un Comité exécutif dont le Directeur général définit la composition. Le Comité exécutif est en principe composé de sept membres, et est présidé par Michel Denis. Toutefois, à la date de publication du présent document d’enregistrement universel, le comité exécutif est composé de 6 membres, compte tenu de la vacance du poste de Directeur des ventes et marketing groupe.
ÉLISABETH AUSIMOUR
PRÉSIDENTE DE LA DIVISION PRODUITS
Expérience et expertise professionnelles : Diplômée de l’EPF École d’ingénieurs de Sceaux (92), Élisabeth Ausimour a débuté sa carrière dans les achats aux Chantiers de l’Atlantique. En 2005, elle rejoint Manitou Group au service Achats, puis à la Qualité clients. En 2011, elle prend la direction de l’usine de Candé, jusqu’en 2016 où elle devient Directrice du projet ERP et refonte de processus. Elle occupait la fonction de Présidente de la division MHA depuis janvier 2020 avant de devenir Présidente de la division Produits en juillet 2020.
CÉLINE BRARD
CHIEF FINANCIAL OFFICER
Expérience et expertise professionnelles
Diplômée de l’IGR (Institut de Gestion de Rennes), et expert comptable diplômée, Céline Brard a débuté sa carrière chez KPMG avant de rejoindre en 1999 le Groupe Valeo, occupant différentes fonctions financières en France, Afrique du Nord et Japon. À partir de 2008, elle prend la direction financière de plusieurs business units multisites. Céline Brard a rejoint Manitou Group en janvier 2024 en tant que Chief Financial Officer.
MAXIME DEROCH
PRÉSIDENT DE LA DIVISION SERVICES & SOLUTIONS (S&S)
Expérience et expertise professionnelles : Diplômé de l’École Centrale de Lyon en 1994, Maxime Deroch rejoint la branche chimie du groupe Elf (désormais TotalEnergies), occupant différentes fonctions en recherche et développement, marketing puis audit interne en France et aux États-Unis. Il intègre Manitou Group en tant que Responsable audit et contrôle interne et évolue vers des postes de Chef de projet ERP et VP marketing. Il occupe la fonction de Président de la division Services & Solutions depuis juillet 2014.
CHRISTINE PRAT
DIRECTRICE DES RESSOURCES HUMAINES GROUPE
Expérience et expertise professionnelles : Diplômée de l’EISTI, Christine Prat a occupé des fonctions de Direction supply chain & customer service avant d’exercer des responsabilités de Direction des ressources humaines dans l’industrie agroalimentaire chez Danone et la high tech au sein de Diebold Nixdorf et Salesforce. Christine Prat a rejoint le groupe en juillet 2022 comme Executive Vice President des ressources humaines du groupe.
HERVÉ ROCHET
CHIEF TRANSFORMATION & GOVERNANCE OFFICER
Expérience et expertise professionnelles : Diplômé de l’IEP de Lyon et titulaire d’un DECF, Hervé Rochet a débuté sa carrière dans l’audit avant de rejoindre les équipes financières du groupe Huntsman Chemical, puis du groupe Trelleborg AB. En 2005, il rejoint Manitou Group en tant que Directeur financier groupe puis, en 2014, devient Secrétaire général – CFO. En 2024, il est nommé Chief Transformation & Governance Officer.
Le Comité exécutif se réunit habituellement sur une base hebdomadaire, ainsi qu’au cours de journées de travail sur des sujets spécifiques.
5.1.5. POLITIQUE DE DIVERSITÉ ET D’ÉQUITÉ AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ
Le Conseil délibère annuellement sur la politique de la société en matière d’égalité professionnelle et salariale. La politique de diversité et d’équité au sein de la société engagée par la société et les résultats obtenus sont détaillés ci-dessous.
5.1.5.1. DEVENIR CHAMPION DE L’ÉGALITÉ DES CHANCES ET DE L’INCLUSION
ÉGALITE DES CHANCES
Avec une présence aux quatre coins du monde, Manitou Group considère la diversité de ses équipes comme une véritable richesse. Assurer l’équité de traitement et l’égalité des chances à tous ses collaborateurs dans le cadre de leur recrutement, de leur rémunération et de leur évolution professionnelle est une priorité. Il s'engage à maintenir un environnement de travail où les valeurs et pratiques de management sont basées sur le respect des personnes, l’intégration de leurs différences et de leur diversité. Pour piloter cet objectif, le groupe a déployé depuis 2023 un indice international qui mesure sa performance dans les domaines de l'égalité salariale, du développement professionnel et de la diversité femmes-hommes (voir le paragraphe « Manitou Group Gender Index »).
ÉQUITÉ FEMMES-HOMMES
En France, le score de l’index égalité femmes-hommes de Manitou Group atteint 93/100 pour la troisième année consécutive. Un plan d'action en matière d’égalité professionnelle femmes-hommes, de qualité de vie et de conditions de travail est établi annuellement, prévoyant notamment les engagements suivants.
- La rémunération : l’entreprise s’engage à réajuster la politique salariale afin de supprimer les inégalités salariales partout dans le groupe.
- Les conditions de travail et la prévention des risques santé : il s’agit de faciliter l’exercice des métiers par tous et notamment par les femmes afin de développer l’attractivité des métiers. La Direction s'engage également à mettre en œuvre des actions de prévention relatives au harcèlement moral et sexuel ainsi qu’aux agissements sexistes.
- L’embauche : l’objectif est de tendre à un équilibre femmes-hommes au sein de l'entreprise, dans un secteur moins attractif pour les femmes.
- L’articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle et familiale est facilitée par la mise en place de jours de télétravail, par l’accompagnement des collaborateurs proches aidants, des collaborateurs en parcours de PMA ou d’adoption à travers la mise à disposition de jours de congé supplémentaires.
La promotion professionnelle est favorisée par la poursuite par l’incitation des femmes à la mobilité professionnelle, et la convergence du nombre de promotions managériales (évolutions hiérarchiques) des femmes et des hommes, à tous les niveaux.
RÉPARTITION DE L'EFFECTIF FÉMININ DANS LE GROUPE AU 31 DÉCEMBRE 2024
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| Global Leadership Team | 17,1 | 18,6 | 16,7 | 20,9 |
| Cadres Leadership Team | 23,8 | 22,9 | 24,0 | 23,7 |
| Agents de maîtrise | 5,4 | 6,3 | 4,9 | 7,3 |
| ETD | 29,4 | 30,8 | 30,2 | 30,0 |
| Ouvriers | 11,1 | 12,3 | 12,8 | 12,0 |
| TOTAL | 19,5 | 20,4 | 20,4 | 20,0 |
La proportion de femmes dans le Groupe se stabilise autour de 20% depuis 3 ans. En 2024, la proportion de femmes a augmenté dans les catégories Global Leadership Team (+ 4,2 points) et Agents de maîtrise (+ 2,4 points), ce qui traduit les efforts faits sur la mobilité professionnelle.
MANITOU GROUP GENDER INDEX
Afin d’étendre l’application de l'index de l'égalité femmes-hommes utilisé en France, le groupe s’est fixé pour objectif de définir son propre indicateur de parité international. Cet outil permet de mesurer chaque année ses progrès en termes d'égalité professionnelle, à travers un indice de parité : le Manitou Group Gender Index.
Les grands thèmes retenus dans cet indice sont la rémunération, la mixité et le développement professionnel. Chaque thème est évalué grâce à trois ou quatre critères. Cet index couvre un large périmètre incluant les effectifs en France, Italie, États-Unis et Inde. Des axes de progression à horizon 2025 ont été définis pour chacun de ces pays et vont donner lieu à la déclinaison de plans d'action.
EMPLOI ET INCLUSION DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
Le groupe est convaincu que l’inclusion de salariés en situation de handicap contribue à améliorer l’engagement, la solidarité et la performance des équipes. En 2024, la France et l’Italie comptaient ainsi 111 collaborateurs en situation de handicap, emplois directs et indirects confondus, représentant 2,90 % des employés.
PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP EN FRANCE ET ITALIE AU 31 DÉCEMBRE 2024
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| Personnes reconnues en situation de handicap Nb | 96 | 93 | 94 | 111 |
| % | 3,50 | 3,03 | 2,76 | 2,90 |
Le groupe travaille sur trois axes afin de mener à bien sa politique en faveur des personnes en situation de handicap :
- sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’entreprise ;
- maintenir en poste les collaborateurs en situation de handicap ;
- poursuivre le recrutement de salariés en situation de handicap.
La mission handicap organise régulièrement des événements de sensibilisation, élément majeur pour l’intégration des personnes en situation de handicap au sein du groupe. Ainsi, en France, la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées a été l'occasion de proposer plusieurs ateliers de sensibilisation aux troubles dyslexiques, dysorthographiques et troubles de l'attention, ainsi que des ateliers de massage effectués par des masseurs malvoyants ou non-voyants.
Deux conférences, suivies par plus de 100 collaborateurs, ont été animées par une conférencière spécialiste des handicaps invisibles et par un collaborateur de l'entreprise afin de parler de son handicap et de l'acceptation de celui-ci dans l'entreprise.
Les collaborateurs ont également accueilli, à l’occasion des DuoDays, une dizaine de duos sur les sites de production et au sein des fonctions supports.
Au cours de l’année 2024, de nombreux aménagements de poste ont été réalisés en France en faveur des salariés en situation de handicap avec, notamment, la poursuite de l’attribution de matériels de bureau adaptés afin qu’ils puissent bénéficier du même environnement en télétravail au sein du groupe et d’un ergonome, fonction nouvellement créée au sein de l’entreprise.
La mission handicap poursuit également les visites de l’entreprise par des jeunes en situation de handicap organisées à l’aide de salariés volontaires. Ces jeunes sont issus d'une école œuvrant pour l'insertion de jeunes en situation de décrochage scolaire ou encore d’IME locaux.
De leur côté, les équipes françaises s’engagent à rester proactives pour atteindre l’objectif de la politique handicap : dépasser les 6 % d’employés en situation de handicap.
5.1.5.2. SOUTENIR LA GESTION DES TALENTS ET L’ÉVOLUTION DES EMPLOIS
INTÉGRATION DES NOUVEAUX COLLABORATEURS
L’intégration au sein du groupe est une étape essentielle pour engager et fidéliser les nouveaux collaborateurs. À leur embauche, les nouveaux collaborateurs du groupe (y compris les stagiaires et les alternants) suivent un parcours de formation spécifique comprenant :
- une session de formation hygiène, sécurité et environnement obligatoire ;
- une formation en ligne présentant le groupe, ses engagements et sa vision.
En fonction des profils et des pays, des parcours d’accueil personnalisés sont organisés par les équipes des ressources humaines locales. En France, tout salarié en contrat de plus de trois mois suit une journée d’intégration, les « Up Days », et les nouveaux embauchés cadres bénéficient d’une semaine d’immersion en production à la découverte des métiers, savoir-faire, produits et services du groupe.
DÉVELOPPEMENT DES TALENTS
Le développement individuel des collaborateurs fait partie intégrante des pratiques managériales régulièrement encouragées pour renforcer le leadership du groupe. Chaque collaborateur a des objectifs professionnels qui lui permettent de déterminer quelles expériences, compétences et quels comportements lui permettront de les atteindre.
Le plan de développement des compétences a été axé autour de cinq piliers.
- La santé, la sécurité et l’environnement : comme priorité numéro 1 du groupe, afin d’assurer la santé, la sécurité et la prévention des risques auprès de l’ensemble des collaborateurs.
- L’intégration et le management : intégrer et accompagner l'ensemble des nouveaux collaborateurs et, en parallèle, continuer à promouvoir le développement individuel et de l’équipe au travers de formations managériales.
- L’expertise métier : développer les compétences des collaborateurs en lien avec l’évolution de l’entreprise. Dans le contexte du vaste plan de croissance du Groupe l'offre de formation évolue fortement vers les nouvelles technologies, les nouveaux savoirs tels que l'électrification ou bien les nouveaux langages informatiques.
- La RSE : soutenir la transformation du groupe vers un modèle durable. À horizon 2025, 100 % des fonctions clefs auront bénéficié d'une formation au développement durable en lien avec leur métier. Cette année, le focus a été mis sur des actions en lien avec l'éco-conception, le management de l’énergie, et le changement climatique.
- Le digital : améliorer l’expérience utilisateur tout en proposant une offre e-learning toujours plus riche. Dans ce contexte de transformation digitale, le groupe continue également d’investir dans sa plateforme de formation e-learning Digital Campus. L’ambition est d’accroître l’offre digitale et d’améliorer l’expérience utilisateur. En complément d’une expertise externe importante via différents partenaires e-learning, de plus en plus de contenus sont réalisés en interne, couvrant ainsi les besoins plus spécifiques du groupe tels que la stratégie RSE, la compliance, la cybersécurité ou la technique produits Manitou.
L'année 2024 a été marquée par un engagement accru du groupe en matière de développement des compétences de ses collaborateurs, avec une augmentation significative de 14 heures à 18 heures par salariés de formation.
En effet, le Groupe a initié en 2024 deux programmes mondiaux sur des sujets prioritaires pour le Groupe. Un programme, un autour de l’intelligence artificielle (IA) et l’autre autour de toute forme de discrimination : comment le détecter, comment le gérer. Chez Manitou Group, nous considérons la vie humaine et l’environnement comme des biens précieux qu’il faut protéger. Toutes les personnes qui travaillent pour le groupe Manitou doivent se sentir incluses et respectées pour leur unicité. Pour cette raison, nous adoptons une approche de tolérance zéro à l’égard de toute forme de discrimination et de harcèlement avec un programme mondial, dispensé en présentiel pour l’ensemble des salariés du Groupe.
Grâce au déploiement efficace des modules e-learning accessibles, le taux d'accès à la formation des salariés atteint 94 %, comparé à 77 % en 2022. En investissant dans le développement professionnel de son personnel, Manitou Group renforce sa capacité à innover, à évoluer et à maintenir son avantage concurrentiel sur le marché.
INDICATEURS LIÉS À LA FORMATION AU 31 DÉCEMBRE 2024
Périmètre : France (hors EasyLi, CFM), Italie CastelFranco, USA et Inde Greater Noida
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| Dépenses de formation | k€ 1 768 | k€ 2 200 | k€ 2 535 | k€ 3 341 |
| Masse salariale totale | k€ 159 456 | k€ 191 642 | k€ 217 039 | k€ 245 274 |
| Masse salariale dévolue à la formation | % 1,11 | % 1,15 | % 1,17 | % 1,36 |
| Salariés ayant reçu au moins une formation | Nb 2 652 | Nb 3 088 | Nb 4 056 | Nb 4 919 |
Taux d'accès à la formation des salariés
| % | 73,97 | 77,86 | 90,82 | 94,57 |
|---|---|---|---|---|
Nombre total d'heures de formation
| Nb | 38 545 | 49 914 | 59 041 | 83 512 |
|---|---|---|---|---|
Nombre moyen d'heures de formation par salarié formé
| Nb | 14,53 | 16,00 | 14,56 | 17,84 |
|---|---|---|---|---|
Taux d'accès à la formation des intérimaires*
| % | 60,1 | 60,3 | 52,1 | 45,1 |
|---|---|---|---|---|
- France et Italie.
ACCOMPAGNEMENT DE LA TRANSFORMATION DU GROUPE VERS UN MODÈLE DURABLE
Puisque la vision de Manitou est de “Rendre la Vie Sure et Facile”, et que nous considérons la vie humaine et l’environnement comme des biens précieux à protéger et entretenir, Manitou Group a défini une feuille de route stratégique RSE. Les objectifs RSE ont été définis avec un caractère stratégique, innovant et transformant. Pour les atteindre et être à la hauteur de ses ambitions stratégiques, reflétées au travers des plans Horizons 2025 et Élévation 25, le groupe accentue la sensibilisation des collaborateurs aux enjeux du développement durable par des formations. Voir chapitre 3.1.5.5 Acculturation aux enjeux RSE.
MODE COLLABORATIF ET AGILE
Le travail collaboratif et le déploiement de l’agilité sont des éléments qui accompagnent en profondeur la transformation du groupe. À ce titre, le programme Let’s Go s’est poursuivi en 2024 dans l’ensemble des filiales du groupe. Il avait pour objectif d’optimiser les outils utilisés au sein du groupe en les faisant évoluer vers de nouveaux outils plus collaboratifs.
Pour progresser encore dans cette organisation de travail, un accompagnement ambitieux et une communication poussée sont déployés à destination de l'ensemble des collaborateurs : des formations, des conférences et témoignages, un forum ouvert à tous sur le réseau social de l’entreprise et la création d’une communauté d’ambassadeurs de proximité.
Le déploiement progressif de l’agilité, notamment via la formation de nombreux managers ou des équipes, simplifie progressivement les processus et méthodologies utilisés dans l’entreprise, ainsi que les projets au quotidien. Par ailleurs, une communauté de facilitateurs intervient régulièrement en animation ponctuelle dans des groupes projets ou lors de séminaires d’équipe.
En Inde, en Italie et aux États-Unis, dans le cadre du déploiement du core model de l’ERP, un projet de conduite du changement a été lancé avec l’ensemble des collaborateurs. Des acteurs du changement ont été identifiés auprès des équipes projets et RH.
Afin de déployer au niveau du Groupe une culture collaborative en mode agile, une équipe de PMOs a été recrutée pour permettre d'accompagner les équipes sur des projets stratégiques.
POLITIQUE DE RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES SOCIAUX
Manitou Group attire, motive et retient les talents en offrant des structures de rémunération globale compétitives, équitables et stimulantes. Il encourage et reconnaît la contribution de chaque collaborateur à la réussite de l’entreprise et à la satisfaction de ses clients.
Ainsi différents critères interviennent dans la rémunération des salariés:
- l'équité interne à compétence et performance égales
- la performance individuelle et collective sur son poste
- le positionnement par rapport au marché
- le potentiel, à savoir la manière dont les résultats sont réalisés, la capacité à aborder le changement de manière constructive ainsi que le développement personnel pour faire évoluer son poste.
En France, la politique de rémunération s’inscrit dans le cadre d’un dialogue social mené chaque année. Les NAO (négociations annuelles obligatoires) sont l’occasion d’évoquer avec les partenaires sociaux les perspectives et enjeux de l’entreprise pour l’année à venir et de trouver un accord portant, entre autres, sur les augmentations salariales et les avantages accordés aux salariés. À l’étranger, des plans d'intéressement collectifs contribuent également, dans plusieurs pays, à l’engagement et l’alignement des équipes sur l’amélioration de la performance du groupe.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024165
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5.2.INFORMATIONS LIÉES AUX RÉMUNÉRATIONS
5.2.1.POLITIQUE DE RÉMUNÉRATION DES MANDATAIRES SOCIAUX (VOTE EX ANTE)
Sur recommandation du Comité des rémunérations et en tenant compte des recommandations du Code MiddleNext, le Conseil d’administration a établi une politique de rémunération pour chacun des mandataires sociaux de la société, conforme à son intérêt social, contribuant à sa pérennité et s’inscrivant dans sa stratégie commerciale telle que décrite au chapitre 1.5. du présent document. Pour ce faire, le Conseil fixe la politique de rémunération du Directeur général en lien avec ces éléments, en particulier en fixant les critères de sa rémunération variable liés à la mise en œuvre de cette stratégie commerciale dans le respect de l’intérêt social.
Aucun élément de rémunération, de quelque nature que ce soit, ne pourra être déterminé, attribué ou versé par la société, ni aucun engagement pris par la société s’il n’est pas conforme à la politique de rémunération approuvée ou, en son absence, aux rémunérations ou aux pratiques existant au sein de la société. Toutefois, en cas de circonstances exceptionnelles, le Conseil d’administration pourra déroger à l’application de la politique de rémunération si cette dérogation est temporaire, conforme à l’intérêt social et nécessaire pour garantir la pérennité ou la viabilité de la société.
La détermination, la révision et la mise en œuvre de la politique de rémunération de chacun des mandataires sociaux sont réalisées par le Conseil d’administration sur recommandation du Comité des rémunérations. Il est précisé que le Président du Conseil d'administration et le Directeur général ne peuvent prendre part ni aux délibérations ni au vote du Conseil les concernant sur les points relatifs à leur rémunération conformément à cette politique.
Dans le cadre du processus de décision suivi pour la détermination et la révision de la politique de rémunération des mandataires sociaux, les conditions de rémunération et d’emploi des salariés de la société ont été prises en compte par le Conseil de la manière suivante : des échanges se sont tenus en amont entre le Comité des rémunérations et le Directeur des ressources humaines du groupe afin de garantir une cohérence entre les éléments de la politique de rémunération du Directeur général et la politique de ressources humaines en matière de rémunération des cadres dirigeants de la société.
Par rapport à celle approuvée par l’Assemblée générale ordinaire du 13 juin 2024 dans sa 11e résolution, la terminologie de la rémunération variable complémentaire (désormais appelée «Surperformance de Rémunération Variable») est clarifiée, le quantum de la rémunération variable annuelle complémentaire (« Complément de Rémunération Variable ») due au titre de l’exercice écoulé est modifié et, la nature de rémunération variable liée au Programme d’incitation «Phantom Shares» du Directeur Général est clarifiée dans le cadre de la présente politique de rémunération. Pour élaborer cette politique modifiée, le Comité des rémunérations et le Conseil ont examiné les résultats de votes de la dernière assemblée sur ladite politique de rémunération (84.12% de votes favorables) et sur le Say on Pay Ext post global (92.55% des votes favorables).
En cas d’évolution de la gouvernance, la politique de rémunération sera appliquée aux nouveaux mandataires sociaux de la société, le cas échéant avec les adaptations nécessaires.
La politique de rémunération des mandataires sociaux sera conforme à la politique actuelle, jusqu’au vote, le cas échéant, d’une nouvelle politique.
Sous réserve de respecter les conditions ci-après définies, le Conseil pourra déroger de façon temporaire à l’application de la politique de rémunération du Directeur général conformément au deuxième alinéa du III de l’article L. 22-10-8 du Code de commerce concernant l’ensemble des éléments de rémunération variable (en ce inclus ceux du programme d’incitation des « Phantom Shares »). Le Conseil statuera sur recommandation du Comité des rémunérations et vérifiera si cette dérogation est conforme à l’intérêt social et nécessaire pour garantir la pérennité ou la viabilité de la société. Ces justifications seront portées à la connaissance des actionnaires dans le prochain rapport sur le gouvernement d’entreprise. Il est précisé que le Président du Conseil d'administration et le Directeur général ne participent pas aux délibérations ou au vote du Conseil sur ces questions.
5.2.1.1. POLITIQUE DE RÉMUNÉRATION DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
La politique de rémunération fixée par le Conseil sur recommandation du Comité des rémunérations est la suivante pour 2025.
Les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature qui peuvent être accordés au Directeur général en raison de son mandat, ainsi que leur importance respective, sont les suivants :
RÉMUNÉRATION FIXE
Le Directeur général perçoit au titre de ses fonctions une rémunération fixe, déterminée sur recommandation du Comité des rémunérations, en tenant compte des forts niveaux d’inflation, de l’évolution des salaires des employés du groupe et notamment des pratiques de marché observées sur un panel de sociétés comparables. Elle a été fixée à 856 000 euros pour 2025. Le Conseil se réserve la possibilité d’en revoir le montant, sur recommandation du Comité des rémunérations.
RÉMUNÉRATION VARIABLE ANNUELLE
Le Directeur général pourra percevoir au titre de ses fonctions :
- une rémunération variable de base dont les critères reposent sur des éléments relatifs à la performance financière, commerciale, environnementale et sociétale du groupe (« Rémunération Variable »), telle que ci-après décrite ;
- une « Surperformance de Rémunération Variable », telle que ci-après décrite.
RÉMUNÉRATION VARIABLE
Le Directeur général pourra percevoir au titre de ses fonctions une rémunération variable annuelle de base dont les critères reposent sur des éléments relatifs à la performance financière, commerciale, environnementale et sociétale du groupe (« Rémunération Variable »), telle que ci-après décrite ; le montant maximum global de la Rémunération Variable pouvant être versée au Directeur général (« Rémunération Variable Cible ») est déterminé sur recommandation du Comité des rémunérations, en tenant compte notamment des pratiques de marché observées sur un panel de sociétés comparables.
Elle a été fixée à 454 750 euros pour 2025, soit 53.13% de la rémunération fixe.
Les critères de la Rémunération Variable sont basés sur : (i) les parts de marché, (ii) le résultat opérationnel courant (ROC) en pourcentage, (iii) la politique Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE) de la société et (iv) le besoin en fond de roulement (BFR) de la société.
1. Critères de la Rémunération Variable
Le tableau ci-dessous présente de manière synthétique les critères retenus, leur nature et leur corrélation avec la stratégie commerciale, le pourcentage de la Rémunération Variable auquel chacun des critères pris individuellement donne droit (sur la base d’une atteinte de 100 % de la cible du critère) :
| Critères | % de la Rémunération Variable Cible | Nature du critère | Stratégie commerciale | Financier | Extra-financier | Quantitatif | Qualitatif |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| N° 1 parts de marché | 23,37 % | X | X | Renforcer ou défendre les parts de marché du groupe | |||
| N° 2 ROC en % de CA | 37,38 % | X | X | Établir un développement commercial rentable | |||
| N° 3 RSE | 32,71 % | X | X | X | Piloter la transition écologique vers un modèle économique durable | ||
| N° 4 BFR | 6,54% | X | X | Piloter l’équilibre bilanciel du Groupe |
Pour déterminer dans quelle mesure il a été satisfait aux critères de performance prévus pour la Rémunération variable, le Conseil a fixé les méthodes d’évaluation suivantes :
- les parts de marché : ce critère est évalué au regard des statistiques fournies par des associations professionnelles internationales. Ce critère se décompose en cinq sous-critères maximum. Les objectifs de parts de marché sont définis par type de machines/gamme de produits, par segment de marché et zone géographique ;
- le résultat opérationnel courant (ROC) consolidé en pourcentage : le ROC est constitué par le chiffre d’affaires, le coût des ventes, les frais de recherche et développement, les frais commerciaux et marketing, les frais administratifs, les autres produits et charges d’exploitation et les charges et produits sur éléments courants. Le ROC en pourcentage désigne le résultat opérationnel courant en pourcentage du chiffre d’affaires en divisant le ROC de l’exercice par le chiffre d’affaires de l’exercice ;
- la responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE) est décomposée en six sous-critères maximum, alignés sur les principaux objectifs RSE de la société. Ces sous-critères sont définis chaque année par le Conseil d’administration sur proposition du Comité des rémunérations. Pour 2025, ces sous-critères sont la réduction des émissions de CO2 (scope 1 et 2), le nombre de batteries vendues, le taux de fréquence des accidents du travail, les actions RSE des concessionnaires et le pourcentage d’acier recyclé ;
- le besoin en fond de roulement (BFR) : ce critère est évalué en fonction de la position en fin d’exercice des postes de stocks, de comptes clients et fournisseurs, en pourcentage du chiffre d’affaires du Groupe de l’année.
Les objectifs des critères (ou sous-critères) ci-dessus mentionnés, pour l’exercice concerné et les niveaux de réalisation attendus, ont été préétablis et définis par le Conseil d’administration de manière précise sur proposition du Comité des rémunérations, mais ne sont pas rendus publics pour des raisons de confidentialité.
La rémunération variable annuelle contribue aux objectifs de la politique de rémunération de la façon suivante : elle permet d'être cohérente et alignée avec les pratiques de marché, d'instaurer des mécanismes de sous-performance et de surperformance et de fixer des objectifs cibles qui soient atteignables.
2. SURPERFORMANCE DE LA RÉMUNÉRATION VARIABLE
En cas de surperformance, basée sur l’atteinte ou non de deux niveaux d’“Earning Per Share” (“EPS”) fixés par le Conseil d’administration sur proposition du Comité des rémunérations, une surperformance de la Rémunération variable de 20% ou de 40% sera attribuée (“Superformance de Rémunération Variable”). L’EPS correspond au bénéfice par action déterminé en divisant le résultat net part du Groupe au titre de l’exercice par le nombre d’actions émises par la société au 31 décembre de chaque année.
3. RÉMUNÉRATION VARIABLE PLURIANNUELLE- PROGRAMME D’INCITATION « PHANTOM SHARES »
Le Conseil d’administration, sur proposition du Comité des rémunérations, met en place au bénéfice du Directeur général un plan pluriannuel sur quatre ans de « Phantom Shares » indexant ainsi cette rémunération variable à la valeur de l’action Manitou. Ce mécanisme permet au Directeur général, sous réserve du niveau d’atteinte des conditions, d’acquérir un certain nombre d’actions fantômes à la clôture des exercices fiscaux concernés et de percevoir une somme en numéraire correspondant à la valeur des actions fantômes acquises pour chaque exercice du plan. Les conditions d’attribution des actions fantômes sont définies par le Conseil d’administration (critères financier et de présence), étant précisé que le nombre d’actions fantômes définitivement acquises par le Directeur général sera déterminé selon un critère relatif au bénéfice par action (« Earning Per Share » « EPS ») et selon les seuils de performance fixés par le Conseil d’administration pour les quatre années du plan. Le nombre d’actions fantômes pouvant être acquises par le Directeur général pour chaque exercice du plan varie de 0 à 17 500, 17 500 étant le nombre maximum et 14 500 le nombre cible.
La somme en numéraire perçue par le Directeur général correspondra au nombre d’actions fantômes attribuées au cours de l’exercice fiscal considéré multiplié par la valeur de l’action fantôme attribuées.
La valeur d’une action fantôme attribuée par le Directeur général au titre d’un exercice correspondra à la moyenne simple des cours de Bourse de l’action Manitou constatés à la clôture des 20 derniers jours précédant la date de la réunion du Conseil d’administration arrêtant les comptes de l’exercice concerné et les 20 jours suivant cette date.
Les objectifs de performance de ce critère pour l’exercice concerné ont été préétablis et définis par le Conseil d’administration sur proposition du Comité des rémunérations pour chaque exercice considéré du Business Plan New Horizons 2025, mais ne sont pas rendus publics pour des raisons de confidentialité.
RÉMUNÉRATIONS EXCEPTIONNELLES
Le Conseil peut décider, sur proposition du Comité des rémunérations, d’octroyer une rémunération exceptionnelle au Directeur général au regard de circonstances très particulières telles que notamment la réalisation d’une opération majeure pour la société ou le groupe.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024167
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
SYNTHÈSE DE LA POLITIQUE DE RÉMUNÉRATION 2025
ENGAGEMENTS
Le Directeur général bénéficie des engagements suivants :
| Engagements pris par la société ou par une société contrôlée ou contrôlante | Critères conditionnant l’attribution | Caractéristiques principales | Conditions de résiliation |
|---|---|---|---|
| Une indemnité de rupture est susceptible d’être versée au Directeur général en cas de révocation avant le terme du mandat ou de non-renouvellement du mandat. Le montant de l’indemnité de rupture correspondrait à 200 % de la Rémunération Fixe et de la Rémunération Variable Annuelle (hors plan de Phantom Shares) dues au titre de l'exercice précédant celui au cours duquel la révocation ou le non-renouvellement est intervenu, sous réserve que les critères déclenchant le versement de cette indemnité soient remplis. | Les critères permettant le déclenchement du versement de l’Indemnité de Rupture (« Critères IR ») seront appréciés au regard des performances du Directeur général, qui sont mesurées par application des mêmes critères quantitatifs et qualitatifs que ceux retenus pour le calcul de sa Rémunération Variable Annuelle. | L’indemnité ne sera pas due en cas :- de faute lourde du Directeur général ; | |
| - de démission du Directeur général en cours de mandat social ; | |||
| - de non-renouvellement du mandat social alors que le Conseil d’administration aurait formulé par écrit une offre pour un nouveau mandat dans des termes et conditions équivalentes à l’ensemble des conditions du présent mandat et que le Directeur général la refuserait. | |||
| Indemnité de non-concurrence | Le Directeur général sera tenu de respecter l’obligation de non-concurrence pendant une période de douze mois suivant la fin de son mandat, en contrepartie de laquelle il percevra une indemnité mensuelle pendant une période d’un an après la cessation effective de son mandat, égale à la moitié de sa rémunération fixe mensuelle perçue au cours du dernier mois précédant la cessation de son mandat. | Le versement de cette indemnité est exclu dès lors que son bénéficiaire fait valoir ses droits à la retraite. |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024169
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5 AVANTAGES DE TOUTE NATURE
Le Directeur général bénéficie des avantages de toute nature suivants :
- la prise en charge des frais de transport et de stationnement entre Angers/Nantes et son domicile ;
- la société souscrit au bénéfice du Directeur général une convention d’assurance auprès de l’Association pour la Garantie Sociale des Chefs et dirigeants d’entreprise (GSC) ;
- retraite : le Directeur général bénéficie du régime de retraite et prévoyance dont bénéficient les cadres de la société ;
- voiture : le Directeur général bénéficie de la prise en charge des frais d’un véhicule ;
- assurance responsabilité civile des mandataires sociaux dont bénéficient l’ensemble des personnes concernées du groupe.
TOUT AUTRE ÉLÉMENT DE RÉMUNÉRATION ATTRIBUABLE EN RAISON DU MANDAT
Néant.
Il est rappelé que le versement des éléments de rémunération variable et, le cas échéant, exceptionnelle attribués au titre de l’exercice écoulé est conditionné par l’approbation par l’Assemblée générale ordinaire des éléments composant la rémunération et les avantages de toute nature du Directeur général versés au cours de l’exercice écoulé ou attribués au titre dudit exercice (vote ex post individuel).
5.2.1.2.POLITIQUE DE RÉMUNÉRATION DU PRÉSIDENT DU CONSEIL
La politique de rémunération fixée par le Conseil sur recommandation du Comité des rémunérations est la suivante.
Les éléments composant la rémunération totale et les avantages de toute nature qui peuvent être accordés au Président du Conseil en raison du mandat concerné sont les suivants :
- rémunération fixe annuelle : le Président perçoit au titre de ses fonctions une rémunération fixe annuelle, déterminée par le Conseil d’administration sur recommandation du Comité des rémunérations et en tenant compte notamment des pratiques de marché ;
- rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil ;
- avantages de toute nature : un véhicule de fonction.
5.2.1.3.POLITIQUE DE RÉMUNÉRATION DES MEMBRES DU CONSEIL
L’Assemblée générale du 13 juin 2024 a fixé dans sa 6e résolution à caractère ordinaire la rémunération des membres du Conseil à la somme globale fixe annuelle de 800 000 euros à compter de l’exercice en cours et jusqu’à nouvelle décision.
Les règles de répartition de la somme fixe annuelle allouée par l’Assemblée générale aux membres du Conseil ont été fixées par le Conseil sur proposition du Comité des rémunérations et en tenant compte des règles prévues par le règlement intérieur du Conseil. Ces règles sont les suivantes :
- les administrateurs nommés par l’Assemblée ne perçoivent pas de part fixe mais uniquement une part variable attribuée en fonction de la présence et des travaux réalisés ;
- pour les administrateurs nommés par l’Assemblée générale, cette part variable tient compte de la participation effective aux travaux et réunions (i) du Conseil d’administration, (ii) des comités spécialisés (hors Comité de développement) ainsi (iii) que dans le cadre d’interventions spéciales décidées préalablement par le Conseil d’administration ;
- les administrateurs représentant les salariés peuvent se voir attribuer un montant fixe annuel.
Le Conseil pourra fixer également la rémunération des administrateurs auxquels des missions spécifiques seraient confiées par le Conseil dans les conditions fixées par la réglementation (article L. 225-46 du Code de commerce).
Les membres du Conseil peuvent bénéficier d’une assurance responsabilité civile des mandataires sociaux.
5.2.1.4. INFORMATIONS SUR LES MANDATS ET CONTRATS DE TRAVAIL ET/OU DE PRESTATIONS DE SERVICES DES MANDATAIRES SOCIAUX PASSÉS AVEC LA SOCIÉTÉ
Le tableau ci-dessous indique la durée du ou des mandats des mandataires sociaux de la société et, le cas échéant, des contrats de travail ou de prestations de services passés avec la société, les périodes de préavis et les conditions de révocation ou de résiliation qui leurs sont applicables.
| Mandataires de la société | Mandat(s) exercé(s) | Durée de ou des mandats | Contrats de travail conclus avec la société (préciser leur durée) | Contrats de prestations de services passés avec la société (préciser leur durée) | Périodes de préavis | Conditions de révocation ou de résiliation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Michel Denis | Directeur général | À l’issue de l’AG tenue en 2026 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025 | Non | Non | N/A | Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence |
| Jacqueline Himsworth | Présidente Membre du Conseil | À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026 | Non | Non | N/A | Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence |
| Dominique Bamas | Membre du Conseil | À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026 | Non | Non | N/A | Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence |
| Émilie Braud | Membre du Conseil | À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026 | Non | Non | N/A | Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence |
| Marcel-Claude Braud | Membre du Conseil | À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026 | Non | Non | N/A | Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence |
| Sébastien Braud | Membre du Conseil | À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026 | Non | Non | N/A | Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence |
Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence
Cécile Helme-Guizon
Membre du Conseil
À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026
| Non | Non | N/A |
|---|---|---|
Christopher Himsworth
Membre du Conseil
À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026
| Non | Non | N/A |
|---|---|---|
Dominique Himsworth
Membre du Conseil
À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026
| Non | Non | N/A |
|---|---|---|
Alexandra Matzneff
Membre du Conseil
À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026
| Non | Non | N/A |
|---|---|---|
Mickaël Neveu
Membre du Conseil (administrateur salarié)
3 ans après son élection du 25 août 2023, soit jusqu’au 25 août 2026
| Oui | Non | Préavis de 2 mois pour les fonctions salariées |
|---|---|---|
Pierre-Henri Ricaud
Membre du Conseil
À l’issue de l’AG tenue en 2027 statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026
| Non | Non | N/A |
|---|---|---|
Michel Trotter
Membre du Conseil (administrateur salarié)
3 ans après son élection du 25 août 2023, soit jusqu’au 25 août 2026
| Oui | Non | |
|---|---|---|
Préavis de 2 mois pour les fonctions salariées
Révocation du mandat conformément à la loi et à la jurisprudence
5.2.2. RÉMUNÉRATIONS ET AVANTAGES ATTRIBUÉS AUX MANDATAIRES SOCIAUX POUR 2024 (VOTE EX POST GLOBAL)
En application des dispositions prévues par l’article L. 22-10-9 du Code de commerce, le montant total des rémunérations et des avantages sociaux versés à chaque mandataire social durant l’exercice est détaillé ci-dessous.
Conformément au Code MiddleNext, le niveau de rémunération des dirigeants se fonde sur les sept principes suivants : exhaustivité, équilibre, benchmark, cohérence, lisibilité, mesure et transparence.
Il est précisé que la rémunération totale de chaque mandataire social respecte la politique de rémunération approuvée par l’Assemblée générale du 13 juin 2024 dans ses 10e (Président du Conseil d'administration), 11e (Directeur général) et 12e (administrateurs) résolutions.
RÉMUNÉRATION DE JACQUELINE HIMSWORTH, PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
SYNTHÈSE DES RÉMUNÉRATIONS ET DES OPTIONS ETACTIONS ATTRIBUÉES À JACQUELINE HIMSWORTH (TABLEAU 1 NOMENCLATURE AMF)
| En euros | Exercice 2023 | Exercice 2024 |
|---|---|---|
| Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (détaillées au tableau 2) | 218 861 | 246 362 |
| Valorisation des options attribuées au cours de l'exercice (détaillées au tableau 4) | ||
| Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l'exercice (détaillées au tableau 6) | ||
| Valorisation des autres plans de rémunération de long terme | ||
| TOTAL | 218 861 | 246 362 |
RÉCAPITULATIF DES RÉMUNÉRATIONS ATTRIBUÉES À JACQUELINE HIMSWORTH (TABLEAU 2 NOMENCLATURE AMF)
| Exercice 2023 | Exercice 2024 | En euros | Montants attribués | Montants versés | Montants attribués | Montants versés |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rémunération fixe | 170 000 | 160 000 | 180 000 | 190 000 | ||
| Rémunération variable annuelle | ||||||
| Rémunération pluriannuelle | ||||||
| Rémunération exceptionnelle | ||||||
| Rémunération allouée en qualité de membre du Conseil | 45 500 | 45 000 | 63 000 | 49 500 | ||
| Avantages en nature | 3 361 | 3 361 | 3 362 | 3 362 | ||
| TOTAL | 218 861 | 208 361 | 246 362 | 242 862 |
La rémunération de la Présidente du Conseil d’administration est composée que d’une partie fixe et ne comporte pas de partie variable, hors rémunération allouée en qualité de membre du Conseil.
OPTIONS DE SOUSCRIPTION OU D’ACHAT D’ACTIONS ATTRIBUÉES DURANT L’EXERCICE À JACQUELINE HIMSWORTH (TABLEAU 4 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a eu aucun plan de stock-options et d'actions gratuites attribué au cours de l’exercice.
OPTIONS DE SOUSCRIPTION OU D’ACHAT D’ACTIONS LEVÉES DURANT L’EXERCICE PAR JACQUELINE HIMSWORTH (TABLEAU 5 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a aucun plan de stock-options et d'actions gratuites en cours.
ACTIONS DE PERFORMANCE ATTRIBUÉES DURANT L’EXERCICE À JACQUELINE HIMSWORTH (TABLEAU 5 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a eu aucun plan d’actions de performance attribué au cours de l’exercice.
ACTIONS DE PERFORMANCE DEVENUES DISPONIBLES DURANT L’EXERCICE POUR JACQUELINE HIMSWORTH (TABLEAU 7 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a aucun plan d’actions de performance en cours.
CONTRAT DE TRAVAIL / MANDAT SOCIAL (TABLEAU 11 NOMENCLATURE AMF)
| Contrat de travail | Régime de retraite supplémentaire | Indemnités ou avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la cessation ou du changement de fonctions | Indemnités relatives à une clause de non-concurrence |
|---|---|---|---|
| Oui | Non | Oui | Non |
| Jacqueline Himsworth | X | X | X |
| Présidente du Conseil d’administration | Date de début de mandat : 8 juin 2017 | Date du dernier renouvellement : le 25 mai 2023 | Date de fin de mandat : Assemblée générale 2027 statuant sur les résultats arrêtés au 31 décembre 2026 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5
RÉMUNÉRATION DE MICHEL DENIS, DIRECTEUR GÉNÉRAL
Montant attribué au titre de l’exercice 2023 et versé en 2024
Le versement a déjà été approuvé lors de l’Assemblée générale du 13 juin 2024.
Montant attribué au titre de l’exercice 2024 et payable en 2025, sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale
Valorisation comptable
La Rémunération Variable Cible avait été fixée à 454 750 euros pour l’année 2024. La condition pour l’obtention du Complément de rémunération variable (surperformance), soit un EPS de 3,41 € n’a pas été atteinte au titre de 2024.
TABLEAU DE SYNTHÈSE DES RÉMUNÉRATIONS ET DES OPTIONS ETACTIONS ATTRIBUÉES À MICHEL DENIS (TABLEAU 1 NOMENCLATURE AMF)
| En euros | Exercice 2023 | Exercice 2024 |
|---|---|---|
| Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (détaillées au tableau 2) | 1 737 994 | 1 574 903 |
| Valorisation des options attribuées au cours de l'exercice (détaillées au tableau 4) | ||
| Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l'exercice (détaillées au tableau 6) | ||
| Valorisation des autres plans de rémunération de long terme | ||
| TOTAL | 1 737 994 | 1 574 903 |
TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉMUNÉRATIONS ATTRIBUÉES À MICHEL DENIS (TABLEAU 2 NOMENCLATURE AMF)
| Exercice 2023 | Exercice 2024 | En euros | Montants attribués | Montants versés | Montants attribués | Montants versés |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rémunération fixe | 800 000 | 800 000 | 856 000 | 856 000 | ||
| Rémunération variable annuelle(1)(2) | 902 941 | 377 688 | 681 957 | 902 941 | ||
| Rémunération variable pluriannuelle | ||||||
| Rémunération exceptionnelle | ||||||
| Rémunération allouée en qualité de membre du Conseil | ||||||
| Avantages en nature | 335 053 | 35 053 | 36 946 | 36 946 | ||
| TOTAL | 1 737 994 | 1 212 741 | 1 574 903 | 1 795 887 |
(1)
Au titre de l'exercice 2024, la rémunération variable attribuée représente 80 % de la rémunération fixe (113 % en 2023).
(2)
La rémunération variable annuelle attribuée au titre de l’exercice 2024, se décompose de la manière suivante :
- rémunération variable annuelle : 356 150 € (les critères d’attribution sont basés, pour la: sur la part de marché, le résultat opérationnel courant en pourcentage, la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise et le besoin en fonds de roulement en pourcentage du chiffre d’affaires, voir section 5.2.2 du présent chapitre);
- rémunération variable pluriannuelle - programme d’incitation « Phantom Shares » : 325 807 € (déterminée selon un critère relatif au bénéfice par action. Voir section 5.2.1.1. du présent chapitre et la note 5.4 de l’annexe aux comptes consolidés).
Les conditions d’atteinte du critère relatif au bénéfice par actions n’étant pas respectées, aucune provision n'a été comptabilisée au titre de la Superformance de la rémunération variable.
(3)
Le Directeur général bénéficie d’une couverture assurance chômage et d’une surcomplémentaire santé.
OPTIONS DE SOUSCRIPTION OU D’ACHAT D’ACTIONS ATTRIBUÉES DURANT L’EXERCICE À MICHEL DENIS (TABLEAU 4 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a eu aucun plan de stock-options et d'actions gratuites attribué au cours de l’exercice.
OPTIONS DE SOUSCRIPTION OU D’ACHAT D’ACTIONS LEVÉES DURANT L’EXERCICE PAR MICHEL DENIS (TABLEAU 5 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a aucun plan de stock-options et d'actions gratuites en cours.
ACTIONS DE PERFORMANCE ATTRIBUÉES À MICHEL DENIS (TABLEAU 5 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a eu aucun plan d’actions de performance attribué au cours de l’exercice.
ACTIONS DE PERFORMANCE DEVENUES DISPONIBLES POUR MICHEL DENIS (TABLEAU 7 NOMENCLATURE AMF)
Il n’y a aucun plan d’actions de performance en cours.
CONTRAT DE TRAVAIL/MANDAT SOCIAL (TABLEAU 11 NOMENCLATURE AMF)
(1)
Une indemnité de rupture est susceptible d’être versée au Directeur général en cas de révocation avant le terme du mandat ou de non-renouvellement du mandat, sauf si la révocation ou le non-renouvellement sont motivés par une faute lourde, en cas de démission en cours de mandat ou en cas de non-renouvellement alors que le Conseil aurait formulé par écrit une offre pour un nouveau mandat dans des termes et conditions équivalents à l’ensemble des conditions du mandat actuel et que le Directeur général l’aurait refusé. Pour le montant de l’indemnité de rupture, voir section 5.2.1.1. du présent chapitre.
(2)
Le Directeur général sera tenu de respecter l’obligation de non-concurrence pendant une période de 12 mois suivant la fin de son mandat, voir section 5.2.1.1. du présent chapitre.
Contrat de travail
Régime de retraite supplémentaire
Indemnités ou avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la cessation ou du changement de fonctions
| Indemnités relatives à une clause de non-concurrence | Oui | Non | Oui | Non | Oui | Non | Oui | Non |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Michel Denis | Directeur général | Date de début de mandat : | 13 janvier 2014 | Date du dernier renouvellement : | le 21 décembre 2021 | Date fin de mandat : | Assemblée générale 2026 statuant sur les résultats arrêtés au 31 décembre 2025 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5 RÉMUNÉRATION DES ADMINISTRATEURS
TABLEAU DES RÉMUNÉRATIONS PERÇUES PAR LES MANDATAIRES SOCIAUX (TABLEAU 3 NOMENCLATURE AMF)
Nom
| Exercice 2023 | Exercice 2024 | Montants attribués | Montants versés | ||||
| Jacqueline Himsworth | Rémunération allouée au titre de Président du Conseil d’administration Manitou BF | 173 361 | 163 361 | 183 362 | 193 362 | ||
| Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 45 500 | 45 000 | 63 000 | 49 500 | |||
| Dominique Bamas | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 65 000 | 60 000 | 77 000 | 69 000 | ||
| Émilie Braud | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 52 000 | 60 000 | 56 000 | 56 000 | ||
| Marcel-Claude Braud | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 81 250 | 54 000 | 98 000 | 85 250 | ||
| Sébastien Braud | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 65 000 | 57 000 | 73 500 | 69 000 | ||
| Cécile Helme-Guizon | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 81 250 | 66 000 | 77 000 | 85 250 | ||
| Christopher Himsworth | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 91 000 | 84 000 | 108 500 | 95 000 | ||
| Dominique Himsworth | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 55 250 | 54 000 | 73 500 | 59 250 | ||
| Alexandra Matzneff | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 58 500 | 48 000 | 56 000 | 62 500 | ||
| Pierre-Henri Ricaud | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 81 250 | 57 000 | 98 000 | 85 250 | ||
| Michel Trotter (administrateur représentant les salariés depuis le 10 septembre 2020) | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Mickaël Neveu (administrateur représentant les salariés depuis le 25 août 2023) | Rémunération allouée au titre du mandat de membre du Conseil d’administration Manitou BF | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| TOTAL | 849 361 | 748 361 | 963 862 | 909 362 | |||
| Dont rémunération allouée au titre de la présidence du Conseil d’administration Manitou BF | 173 361 | 163 361 | 183 362 | 193 362 | |||
| Dont rémunération allouée au titre des mandats des membres du Conseil d’administration Manitou BF | 676 000 | 585 000 | 780 500 | 716 000 |
*Le salaire versé aux administrateurs représentant les salariés n’est pas communiqué.
RATIOS D’ÉQUITÉ
Conformément aux 6° et 7° du I. de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce, le tableau ci-dessous présente :
les ratios entre le niveau de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux et, d’une part, la rémunération moyenne sur une base équivalent temps plein des salariés autres que les mandataires sociaux, et d’autre part, la rémunération médiane sur une base équivalent temps plein des salariés autres que les mandataires sociaux ;
L’évolution annuelle de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux, des performances de la Société, de la rémunération moyenne sur une base équivalent temps plein des salariés, autres que les dirigeants et des ratios susmentionnés, au cours des cinq exercices les plus récents.
Les ratios ci-dessous ont été calculés :
- pour les dirigeants mandataires sociaux, sur la base des rémunérations fixes et variables attribuées au cours des exercices 2020 à 2024 ainsi que des avantages en nature ;
- pour les salariés (équivalent temps plein), sur la base des rémunérations fixes et variables court terme attribuées au cours des exercices 2020 à 2024, de la participation et de l’intéressement le cas échéant, ainsi que de tous les éléments qui composent la rémunération brute globale.
Le périmètre retenu est celui de 100 % des salariés la société Manitou BF.
| Rémunération en euros | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Rémunération du Directeur général | 1 230 078 | 1 520 596 | 1 210 465 | 1 737 994 | 1 574 903 |
| Evolution / n-1 | 13% | 24% | -20% | 44% | -9% |
| Rémunération de la Présidente du Conseil d’administration | 206 352 | 197 352 | 208 360 | 218 861 | 246 362 |
| Evolution / n-1 | 11% | -4% | 6% | 5% | 13% |
Rémunération moyenne des salariés hors mandataires sociaux
| 44 997 | 46 765 | 49 961 | 50 388 | 56 019 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | -4% | 4% | 7% | 1% | 11% |
Rémunération médiane des salariés hors mandataires sociaux
| 39 014 | 41 177 | 43 882 | 45 134 | 48 660 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | -6% | 6% | 7% | 3% | 8% |
Valeur du SMIC annuel
| 20 321 | 20 521 | 21 719 | 22 208 | 23 400 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | 1% | 1% | 6% | 2% | 5% |
Ratio sur rémunération moyenne
| Directeur général | 27,3 | 32,5 | 24,2 | 34,5 | 28,1 |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | 18% | 19% | -25% | 42% | -18% |
| Présidente du conseil d'administration | 4,6 | 4,2 | 4,2 | 4,3 | 4,4 |
| Evolution / n-1 | 16% | -8% | -1% | 4% | 1% |
Ratio avec rémunération médiane des salariés
| Directeur général | 31,5 | 36,9 | 27,6 | 38,5 | 32,4 |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | 21% | 17% | -25% | 40% | -16% |
| Présidente du conseil d'administration | 5,3 | 4,8 | 4,7 | 4,8 | 5,1 |
| Evolution / n-1 | 18% | -9% | -1% | 2% | 4% |
Ratio avec valeur du SMIC annuel
| Directeur général | 60,5 | 74,1 | 55,7 | 78,3 | 67,4 |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | 12% | 22% | -25% | 40% | -14% |
| Présidente du conseil d'administration | 10,2 | 9,6 | 9,6 | 9,9 | 10,5 |
| Evolution / n-1 | 10% | -5% | 0% | 3% | 7% |
Performance du groupe
| Résultat opérationnel courant (M€) | 85,3 | 123,7 | 84,6 | 211,6 | 199,0 |
|---|---|---|---|---|---|
| Evolution / n-1 | -43 % | 45 % | -32 % | 150 % | - 6 % |
| Dividendes versés au titre de N (M€) | 23,8 | 31,7 | 25,0 | 53,6 | 49,6(1) |
| Evolution / n-1 | 20 % | 33 % | -21 % | -114 % | -7 % |
(1) Sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale approuvant les comptes 2024
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024177
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
5
5.2.3. ÉLÉMENTS FIXES, VARIABLES ET EXCEPTIONNELS COMPOSANT LA RÉMUNÉRATION TOTALE ET LES AVANTAGES DE TOUTE NATURE VERSÉS AU COURS DE L’EXERCICE ÉCOULÉ OU ATTRIBUÉS AU TITRE DE L’EXERCICE ÉCOULÉ AU PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ET AU DIRECTEUR GÉNÉRAL (VOTE EX POST INDIVIDUEL)
ÉLÉMENTS DE RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES DE TOUTE NATURE VERSÉS AU COURS OU ATTRIBUÉS AU TITRE DE L’EXERCICE 2024 AU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Les éléments fixes, variables ou exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice 2024 à Michel Denis, Directeur général, seront soumis au vote de l’Assemblée générale devant approuver les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2024. Ils ont été déterminés conformément à la politique de rémunération 2024, qui a été approuvée par l’Assemblée générale du 13 juin 2024.
| Éléments de rémunération | Montants versés | Montants attribués au titre de l’exercice écoulé | Présentation |
|---|---|---|---|
| Rémunération fixe | 856 000 € | 856 000 € | Voir note 5.2.1.1. sur la politique de rémunération |
| Rémunération variable | 383 647 €* | 356 150 €** | Voir les tableaux « Taux d’atteinte de la réménuration variable » et « Critères ESG dans la rémunération » à la note 5.2.2 |
| Superformance de la rémunération variable | 115 044 €* | 0 € | La condition d’obtention, soit un EPS de 3,41 €, n’a pas été atteinte au titre de 2024 |
Rémunération variable
| Bonus basé sur le résultat par action du groupe, supérieur au seuil de performance cible fixé à 3,0 euros pour 2024 | 404 250 €* | 325 807 €** |
|---|---|---|
| Rémunération exceptionnelle | Néant | Néant |
| Options d’actions, actions de performance ou tout autre avantage de long terme (BSA…) | Néant | Néant |
| Rémunération à raison du mandat d’administrateur | Néant | Néant |
| Avantages de toute nature | 36 946 €*** | 36 946 €*** |
| Indemnité de départ | Néant | Néant |
| Retraite supplémentaire | Néant | Néant |
- Montant attribué au titre de l’exercice 2023 et versé en 2024. Le versement a déjà été approuvé lors de l’Assemblée générale du 13 juin 2024.
** Montant attribué au titre de l’exercice 2024 et payable en 2025, sous réserve de l'approbation de l'Assemblée générale.
*** Valorisation comptable.
ÉLÉMENTS DE RÉMUNÉRATION ET AVANTAGES DE TOUTE NATURE VERSÉS AU COURS OU ATTRIBUÉS AU TITRE DE L’EXERCICE 2024 AU PRÉSIDENT
Les éléments fixes, variables ou exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours ou attribués au titre de l’exercice 2024 à Jacqueline Himsworth, Présidente du Conseil d'administration, seront soumis au vote de l’Assemblée générale devant approuver les comptes de l’exercice clos au 31 décembre 2024.
| Éléments de rémunération soumis au vote | Montants versés au cours de l’exercice écoulé | Montants attribués au titre de l’exercice écoulé ou valorisation comptable | Présentation |
|---|---|---|---|
| Rémunération fixe | 190 000 € | 180 000 € | Voir note 5.2.1.2. sur la politique de rémunération |
| Rémunération variable annuelle | Néant | Néant | Néant |
| Rémunération variable pluriannuelle | Néant | Néant | Néant |
| Rémunération exceptionnelle | Néant | Néant | Néant |
| Options d’actions, actions de performance ou tout autre avantage de long terme (BSA…) | Néant | Néant | Néant |
| Rémunération à raison du mandat d’administrateur | 49 500 € | 63 000 € | Voir note 5.2.1.2. sur la politique de rémunération |
| Avantages de toute nature | 3 362 €* | 3 362 €* | Voiture |
| Indemnité de départ | Néant | Néant | Néant |
| Retraite supplémentaire | Néant | Néant | Néant |
- Valorisation comptable.
5.3.MODALITÉS PARTICULIÈRES DE PARTICIPATION DES ACTIONNAIRES À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Ces éléments sont définis à l’article 19 des statuts de la société. Aux termes des statuts : tout actionnaire a le droit de participer aux Assemblées générales dans les conditions fixées par la loi.
Un actionnaire peut se faire représenter par toute personne physique ou morale de son choix. La notification de la désignation et de la révocation peut être faite par voie électronique.
Les actionnaires peuvent, dans les conditions fixées par la loi et les règlements, adresser leur formulaire de procuration et de vote par correspondance concernant toute Assemblée générale, soit sous forme papier, soit par voie électronique.
Deux membres du Comité social et économique, désignés par ce Comité et appartenant l’un à la catégorie des cadres techniques et agents de maîtrise, l’autre à la catégorie des employés et ouvriers, ou, le cas échéant, les personnes mentionnées aux articles L. 2312-74 et L. 2312-75 du Code du travail, peuvent assister aux Assemblées générales.
Les actionnaires sont informés des modalités de tenue de l’Assemblée ainsi que des modalités de vote dans le cadre de l’avis de réunion qui sera publié dans les délais réglementaires.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024179
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
6.ACTIONNARIAT ET CAPITAL SOCIAL
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024181
ACTIONNARIAT ET CAPITAL SOCIAL
6.1.INFORMATIONS CONCERNANT LE CAPITAL SOCIAL
CAPITAL SOCIAL ET DROITS DE VOTE
Au 31 décembre 2024, le capital social de Manitou BF s’élève à 39 668 399 euros, divisé en 39 668 399 actions de nominal 1 euro, entièrement libérées et toutes de même catégorie. Les actions sont nominatives ou au porteur suivant le choix de l’actionnaire.
En l’absence de droits de vote double, ce nombre d’actions correspond au nombre de droits de vote théoriques. La différence entre le nombre de droits de vote théoriques et réels correspond au nombre d’actions autodétenues.
Conformément à l’article 223-11 du règlement général de l’AMF, les droits de vote sont présentés selon leur calcul « théorique », sur la base de l’ensemble des actions auxquelles est attaché un droit de vote, y compris les actions privées de droit de vote (autodétention). Ces droits de vote théoriques sont retenus pour le calcul des franchissements de seuil de participation.
HISTORIQUE DU CAPITAL SOCIAL
| en euros | 2024 | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
| Capital en début d’exercice | 39 668 399 | 39 668 399 | 39 668 399 |
| Levée d’option de souscription d’actions réservées aux salariés | Néant | Néant | Néant |
| CAPITAL EN FIN D’EXERCICE | 39 668 399 | 39 668 399 | 39 668 399 |
TITRES NON REPRÉSENTATIFS DU CAPITAL SOCIAL
Il n’existe pas de titres non représentatifs du capital social.
MODIFICATION DU CAPITAL SOCIAL
Les statuts ne prévoient pas de conditions statutaires spécifiques concernant les modifications du capital et des droits sociaux.
STOCKS-OPTIONS ET ACTIONS GRATUITES
Il n’existe aucun plan de stock-options ou d’actions gratuites en cours.
6.2.ACTIONNARIAT
PRINCIPAUX ACTIONNAIRES
Le tableau ci-dessous présente, à la connaissance de la société, l’évolution de la répartition du capital et des droits de vote de la société à la clôture des trois derniers exercices.
| % du capital et des droits de vote théoriques | % des droits de vote réels | 2022 | 2023 | 2024 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Familles Braud et Himsworth | 64,5 % | 64,5 % | 64,5 % | 66,9 % | 66,9 % | 66,9 % | ||
| Branche familiale Braud (1) | 32,1 % | 32,1 % | 32,1 % | 33,2 % | 33,3 % | 33,3 % | ||
| HB Holding Braud | 22,0 % | 22,0 % | 22,0 % | 22,8 % | 22,8 % | 22,8 % | ||
| Autres | 10,0 % | 10,1 % | 10,1 % | 10,4 % | 10,4 % | 10,4 % | ||
| Branche familiale Himsworth (2) | 32,4 % | 32,4 % | 32,4 % | 33,6 % | 33,6 % | 33,6 % | ||
| Ancemat (3) | 6,5 % | 6,5 % | 6,5 % | 6,8 % | 6,8 % | 6,8 % | ||
| Wecanrent (3) | 5,2 % | 5,2 % | 5,2 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | ||
| Coliphin Invest (3) | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,6 % | 5,6 % | 5,6 % | ||
| Trinity Group (3) | 5,2 % | 5,2 % | 5,2 % | 5,4 % | 5,4 % | 5,4 % | ||
| Sonafina (3) | 5,3 % | 5,3 % | 5,3 % | 5,5 % | 5,5 % | 5,5 % | ||
| Autres | 4,8 % | 4,8 % | 4,8 % | 5,0 % | 5,0 % | 5,0 % | ||
| Yanmar | 6,2 % | 6,2 % | 6,2 % | 6,5 % | 6,5 % | 6,5 % | ||
| Autodétention | 3,5 % | 3,5 % | 3,5 % | |||||
| Actionnariat salarié | 0,7 % | 0,6 % | 0,7 % | 0,7 % | 0,6 % | 0,7 % | ||
| Flottant | 25,1 % | 25,1 % | 25,0 % | 26,0 % | 26,0 % | 26,0 % | ||
| TOTAL | 100,0 % | 100,0 % | 100,0 % | 100 % | 100,0 % | 100,0 % |
(1) La branche familiale Braud est composée de : Marcel Braud, Lilianne Braud-Orhon, Marcel-Claude Braud, Sébastien Braud, Émilie Braud, Valérie Braud-Walsh et la société HB Holding Braud.
(2) La branche familiale Himsworth est composée de : Jacqueline Himsworth, Gordon Himsworth, Dominique Himsworth, Virginie Himsworth, Christopher Himsworth, David Himsworth et la société Ancemat.
(3) Sociétés détenues par des membres de la famille Himsworth.
À la connaissance de la société, aucun actionnaire autre que ceux mentionnés dans le tableau ci-dessus ne détient directement ou indirectement plus de 5 % du capital ou des droits de vote de Manitou BF.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024183
ACTIONNARIAT ET CAPITAL SOCIAL
6 CONTRÔLE DE LA SOCIÉTÉ
Le groupe Manitou est contrôlé par les familles Braud et Himsworth, qui détiennent 64,5 % du capital, dont 59,3 % de concert. À la date d’établissement du présent document, le Conseil d’administration de Manitou comprend quatre administrateurs indépendants au sens du Code de gouvernement d’entreprise MiddleNext auquel la Société se réfère sur un total de douze administrateurs (y compris les deux administrateurs représentant les salariés) et la fonction de Directeur général est dissociée de la fonction de Président du Conseil d’administration et est exercée par Michel Denis depuis le 13 janvier 2014 (qui a été renouvelé le 21 décembre 2021 dans ses fonctions de Directeur général), indépendant des familles Braud et Himsworth.
Le graphique ci-après présente la structure de l’actionnariat de la société Manitou BF au 31 décembre 2023 par grandes catégories d’actionnaires.
Les mesures prises en vue d’éviter que le contrôle de la société par les familles Braud et Himsworth ne soit exercé de manière abusive sont décrites au paragraphe « Conflits d’intérêts » du rapport sur le gouvernement d’entreprise inséré au chapitre 5.1 (« Gouvernance ») du présent document d’enregistrement universel. En outre, il est rappelé la présence d’administrateurs indépendants au sein du Conseil d’administration et des comités spécialisés, ainsi que la dissociation des fonctions de Président et de Directeur Général.
FRANCHISSEMENTS DE SEUIL
Au cours de l’exercice 2024, aucun franchissement de seuil tel que prévu à l’article L. 233-7 du Code de commerce n’a été déclaré, en capital ou en droits de vote.
DROITS DE VOTE DIFFÉRENTS
Les actions de la société ne bénéficient pas de droits de vote double.
OPÉRATIONS SUR TITRE DES DIRIGEANTS
Au cours de l’exercice 2024, aucune opération sur titre n’a été déclarée par des personnes exerçant des responsabilités dirigeantes ou des personnes étroitement liées.
ENGAGEMENTS COLLECTIFS
| Régime | Date de signature | Durée de l’Engagement de Conservation (EC) | Noms des signataires ayant la qualité de dirigeants mandataires et/ou administrateurs et/ou associés | Nombre total de titres soumis à EC | % de droits financiers | % de droits de vote |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Art. 787 B du Code général des impôts | 23 mars 2023 | 2 ans à compter de la date de signature | Jacqueline Himsworth | 1 699 096 | 4,28 | 4,44 |
| Gordon Himsworth | 17 440 | 0,04 | 0,05 | |||
| ANCEMAT | 2 590 000 | 6,53 | 6,77 | |||
| WECANRENT | 923 365 | 2,33 | 2,41 | |||
| COLIPHIN INVEST | 923 365 | 2,33 | 2,41 | |||
| TRINITY GROUP | 923 365 | 2,33 | 2,41 | |||
| SONAFINA | 923 365 | 2,33 | 2,41 | |||
| Michel Paul Denis | 1 | 0,00 | 0,00 | |||
| 7 999 997 | 20,17 | 20,90 |
- Dont 15 000 titres en indivision entre Monsieur Marcel Braud et Mme Liliane Braud-Orhon
Régime
| Date de signature | Durée de l’Engagement de Conservation (EC) | Noms des signataires ayant la qualité de dirigeants mandataires et/ou administrateurs et/ou associés | Nombre de titres détenus en pleine propriété | Nombre de titres détenus en usufruit | Nombre de titres détenus en nue-propriété | % de droits financiers | % de droits de vote | Nombre total de titres soumis à EC |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Art. 787 B du Code général des impôts | 16 décembre 2022 | 2 ans et un jour renouvelable tacitement pour des périodes successives de 3 mois | Marcel Braud | 3 773 464* | 5 670 103 | 23,806 | 9,513 | 9 443 567 |
| HB Holding Braud | 473 531 | 5 670 103 | 1,194 | 15,487 | 473 531 | |||
| Michel Paul Denis | 1 | 0,000 | 0,000 | 1 | 4 246 996 | |||
| 5 670 103 | 5 670 103 | 25,00 | 25,00 | 9 917 099 |
Art. 787 B du Code général des impôts 16 décembre 2022 2 ans et un jour renouvelable tacitement pour des périodes successives de 3 mois
| Marcel Braud | 3 773 464 | 5 608 263 | 23,650 | 9,513 | 9 381 727 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| HB Holding Braud | 473 531 | 5 608 263 | 1,194 | 15,332 | 473 531 | |
| Marcel Claude Braud | 61 840 | 0,156 | 0,156 | 61 840 | ||
| Michel Paul Denis | 1 | 0,000 | 0,000 | 1 | 4 308 836 | |
| 5 608 263 | 5 608 263 | 25,00 | 25,00 | 9 917 099 |
Art. 787 B du Code général des impôts 16 décembre 2022 2 ans et un jour renouvelable tacitement pour des périodes successives de 3 mois
| Marcel Braud | 3 773 464* | 5 369 503 | 23,730 | 9,510 | 9 412 967 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| HB Holding Braud | 473 531 | 5 639 503 | 1,190 | 15,410 | 473 531 | |
| Valérie Braud | 30 600 | 0,077 | 0,080 | 30 600 | ||
| Michel Paul Denis | 1 | 0,000 | 0,000 | 1 | 4 277 596 | |
| 5 639 503 | 5 639 503 | 25,00 | 25,00 | 9 917 099 |
Art. 787 B du Code général des impôts 16 décembre 2022 2 ans et un jour renouvelable tacitement pour des périodes successives de 3 mois
| Marcel Braud | 3 773 464* | 5 641 503 | 23,730 | 9,510 | 9 414 967 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| HB Holding Braud | 473 531 | 5 641 503 | 1,190 | 15,410 | 473 531 | ||
| Sébastien Braud | 28 600 | 0,072 | 0,070 | 28 600 | |||
| Michel Paul Denis | 1 | 0,000 | 0,000 | 1 | 4 275 596 | ||
| 5 641 503 | 5 641 503 | 25,00 | 25,00 | 9 917 099 |
Art. 787 B du Code général des impôts 16 décembre 2022 2 ans et un jour renouvelable tacitement pour des périodes successives de 3 mois
| Marcel Braud | 3 773 464* | 5 585 103 | 23,590 | 9,510 | 9 358 567 |
|---|---|---|---|---|---|
| HB Holding Braud | 473 531 | 5 585 103 | 1,190 | 15,270 | 473 531 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024185
ACTIONNARIAT ET CAPITAL SOCIAL
6.3. AUTRES INFORMATIONS SUR LE CAPITAL
EXISTENCE D’ACCORDS DONT LA MISE EN ŒUVRE POURRAIT IMPACTER UN CHANGEMENT DE CONTRÔLE
À la date du présent document et à la connaissance de la société, il n’existe aucun pacte d’actionnaires ni aucun accord dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, avoir pour effet de retarder, de différer ou d’empêcher un changement de son contrôle, sous réserve des engagements collectifs de conservation mentionnés à la section 6.2 du chapitre 6 du présent document.
ÉLÉMENTS SUSCEPTIBLES D’AVOIR UNE INCIDENCE EN CAS D’OFFRE PUBLIQUE
La structure du capital de la société est indiquée au présent chapitre 6.
Il n’y a pas de restriction statutaire à l’exercice des droits de vote et au transfert d’actions à l’exception des dispositions statutaires relatives aux déclarations de franchissement de seuil. À la date d’établissement du présent document, aucune clause de convention n’a été portée à la connaissance de la société en application de l’article L. 233-11 du Code de commerce.
Les participations directes ou indirectes dans le capital de la société dont elle a connaissance en vertu des articles L. 233-7 et L. 233-12 sont indiquées au présent chapitre 6 (franchissement de seuil).
À la date d’établissement du présent document et à la connaissance de la société, il n’existe aucun détenteur de titres de la société comportant des droits de contrôle spéciaux.
À la date d’établissement du présent document et à la connaissance de la société, il n’existe pas de système d’actionnariat du personnel dont les droits de contrôle ne seraient pas exercés par ce dernier.
À la date d’établissement du présent document et à la connaissance de la société, il n’existe pas d’accord entre actionnaires pouvant entraîner des restrictions au transfert d’actions et à l’exercice des droits, sous réserve des engagements collectifs de conservation mentionnés à la section 6.2 du chapitre 6 du présent document.
NOMINATION ET REMPLACEMENT DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Les règles applicables à la nomination et au remplacement des membres du Conseil d’administration ainsi qu’à la modification des statuts de la société (qui figurent sur le site internet de la société) sont prévues principalement dans les statuts de la société ainsi que dans le règlement intérieur du Conseil d’administration.
POUVOIRS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Les pouvoirs du Conseil d’administration en ce qui concerne l’émission d’actions sont précisés au chapitre 5.1.3 (Tableau des délégations et autorisations en cours de validité accordées par l’Assemblée générale dans le domaine des augmentations de capital). Par ailleurs, le Conseil bénéficie d’une autorisation à l’effet d’acheter ou de faire acheter des actions de la société dans la limite de 10 % des actions composant le capital de la société à quelque moment que ce soit, conférée par l’Assemblée générale en date du 13 juin 2024 (13e résolution). Le prix maximum d’achat des actions dans ce cadre est de 60 euros par action et le montant global affecté au programme de rachat d’actions ne pourra pas être supérieur à 100 millions d’euros.
ACCORDS CONCLUS PAR LA SOCIÉTÉ
Les accords conclus par la société, qui sont modifiés ou prennent fin en cas de changement de contrôle de la société, correspondent principalement aux contrats de financement. Ces contrats de financement sont décrits au chapitre 7.1 (note 12 de l’annexe des comptes consolidés) du présent document et se composent d’une convention de crédit (pour un montant maximum de 375 millions d’euros jusqu’au 26 juillet 2029 et 160 millions d'euros jusqu'au 10/01/2030) et de trois emprunts obligataires (conclus en 2019, respectivement pour une période de 6 ans et d’un montant de 10 millions d’euros, pour une période de 7 ans et d’un montant de 25 millions d’euros et pour une période de 8 ans et d’un montant de 70 millions d’euros) ainsi que de 11 crédits bancaires (conclus entre 2014 et 2023 pour 53 millions d’euros et dont le capital restant dû fin 2024 est de 41,8 millions d’euros).
INDemnités POUR LES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Les accords prévoyant des indemnités pour les membres du Conseil d’administration ou les salariés, s’ils démissionnent ou sont licenciés sans cause réelle et sérieuse ou si leur emploi prend fin en raison d’une offre publique d’achat ou d’échange, sont principalement ceux adoptés à l’égard du dirigeant et prévus au chapitre 5.2.1.1 (indemnité de rupture).
SEUILS DE PARTICIPATION
L’article 9 des statuts de la société prévoit que toute personne, physique ou morale, qui vient à détenir, directement ou indirectement, seule ou de concert, un nombre d'actions représentant plus de 1 % du capital ou des droits de vote de la société a l’obligation d'en informer la société par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, dans un délai de 15 jours à compter du franchissement dudit seuil de 1 %, en lui précisant son identité ainsi que celle des personnes agissant de concert avec elle. Cette obligation d'information porte également sur la détention de chaque fraction additionnelle de 1 % du capital ou des droits de vote. Cette même obligation d'information s'applique en cas de franchissement à la baisse du seuil de 1 % ou d'un multiple de celui-ci. Cette obligation s’applique également au détenteur d’actions conformément au huitième alinéa de l’article L. 228-1 du Code de commerce, pour l’ensemble des actions au titre desquelles il est inscrit en compte.
Pour la détermination des pourcentages de détention, il sera tenu compte, le cas échéant, des actions possédées par les sociétés contrôlées, telles que définies par l’article L.233-3 du Code de commerce.
Pour la détermination des seuils, il sera tenu compte des droits de vote attachés aux actions assimilées aux actions possédées telles que définies par les dispositions de l’article L.233-9 du Code de commerce.
En cas de non-respect de l’obligation de déclaration des franchissements de seuil statutaires, les sanctions prévues à l’article L. 233-14 du Code de commerce s’appliquent, sous réserve qu’une demande à cet effet, présentée par un ou plusieurs actionnaires détenant 3 % au moins du capital ou des droits de vote, soit consignée dans le procès-verbal de l’Assemblée générale.
6.4. INFORMATIONS BOURSIÈRES – L’ACTION MANITOU BF
L’action Manitou BF est cotée sur le compartiment B du marché Euronext Paris et est éligible au Service de Règlement Différé « long seulement » (SRD).
FICHE SIGNALÉTIQUE DE L’ACTION MANITOU BF
| Code valeur ISIN | MN0 | MTU |
|---|---|---|
| Code Reuters | MANP PA | |
| Code Bloomberg | MTU FP | |
| Présence dans les principaux indices | CAC ALL SHARES, CAC ALL-TRADABLE, CAC INDUSTRIALS, CAC MID\&SMALL, CAC PME, CAC SMALL, EN FAMILY BUSINESS, ENT PEA-PME 150 | |
| Valeur nominale | 1 euro | |
| Nombre d’actions en circulation au 31 décembre 2024 | 39 668 399 | |
| Cours au 31 décembre 2024 | 16.78 € | |
| Capitalisation boursière au 31 décembre 2024 | 666 M€ |
COURS DE L’ACTION MANITOU BF ET NOMBRE D’ACTIONS ÉCHANGÉES
ÉVOLUTION DU COURS DE L’ACTION MANITOU BF (EN EUROS)
NOMBRE D’ACTIONS ÉCHANGÉES (EN NOMBRE DE TITRES) À FIN 2024
INFORMATION BOURSIÈRE DÉTAILLÉE
POLITIQUE DE DIVIDENDE
Au jour de l’établissement du présent document, le Conseil d’administration n’a pas défini de politique de dividende. Le Conseil d’administration détermine le montant des dividendes en fonction des performances et perspectives de la société.
Montant des dividendes distribués au titre des trois derniers exercices :
Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée générale arrêtant les comptes de l’exercice 2024 de distribuer un dividende de 1,25 euro par action.
| Cours de l'action (en €) | Nombre de titres échangés par mois | Capitalisation boursière en M€ fin de mois | Plus haut | Plus bas | Fin de mois |
|---|---|---|---|---|---|
| 2023 | Janvier | 28,10 | 24,20 | 27,00 | 594 |
| Février | 27,85 | 26,10 | 26,75 | 199 | |
| Mars | 27,05 | 20,65 | 21,50 | 399 | |
| Avril | 22,70 | 20,45 | 22,40 | 268 | |
| Mai | 23,65 | 21,30 | 21,35 | 184 | |
| Juin | 24,80 | 21,20 | 24,50 | 261 | |
| Juillet | 26,25 | 23,35 | 26,25 | 160 | |
| Août | 26,40 | 22,50 | 24,20 | 148 | |
| Septembre | 25,45 | 21,95 | 22,70 | 146 | |
| Octobre | 22,90 | 19,20 | 19,94 | 179 | |
| Novembre | 22,00 | 19,76 | 21,20 | 137 | |
| Décembre | 23,75 | 20,90 | 23,20 | 176 | |
| Total | 2 856 634 | ||||
| 2024 | Janvier | 23,35 | 19,78 | 20,75 | 265 |
| Février | 22,60 | 19,88 | 22,10 | 278 | |
| Mars | 25,40 | 22,00 | 25,35 | 350 | |
| Avril | 26,75 | 22,45 | 23,05 | 313 | |
| Mai | 28,00 | 22,70 | 27,70 | 303 | |
| Juin | 29,00 | 20,60 | 20,80 | 301 | |
| Juillet | 25,35 | 21,30 | 21,40 | 271 | |
| Août | 21,55 | 18,20 | 18,94 | 351 | |
| Septembre | 19,04 | 16,32 | 18,62 | 487 | |
| Octobre | 18,88 | 16,40 | 17,34 | 779 | |
| Novembre | 18,12 | 15,50 | 15,70 | 361 | |
| Décembre | 17,70 | 15,12 | 16,78 | 404 | |
| Total | 4 468 979 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
ACTIONNARIAT ET CAPITAL SOCIAL
7. INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024189
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7
7.1.COMPTES CONSOLIDÉS
7.1.1.ÉTATS DU RÉSULTAT GLOBAL
COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | Note 4.2.1 | 2 871 312 | 2 655 946 |
| Coût des biens et services vendus | Note 4.2.2 | -2 383 | -2 155 |
| 640 | 833 | ||
| Frais de recherche & développement | Note 4.2.3 | -40 365 | -43 536 |
| Frais commerciaux, marketing & service | Note 4.2.4 | -153 012 | -169 118 |
| Frais administratifs | Note 4.2.4 | -81 557 | -90 835 |
| Autres produits et charges d'exploitation | Note 4.2.5 | -1 187 | 2 405 |
| Résultat opérationnel courant | 211 552 | 199 029 | |
| Produits et charges opérationnels non courants | Note 4.2.6 | -3 902 | -4 061 |
| Résultat opérationnel | 207 650 | 194 969 | |
| Quote-part dans le résultat des entreprises associées | 2 535 | 2 823 | |
| Résultat opérationnel après quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence | 210 185 | 197 792 | |
| Produits financiers | 55 113 | 65 317 | |
| Charges financières | -71 193 | -90 369 | |
| Résultat financier | Note 12.2.1 | -16 080 | -25 052 |
| Résultat avant impôts | 194 105 | 172 740 | |
| Impôts | Note 11 | -50 600 | -50 818 |
| Résultat net | 143 505 | 121 922 | |
| Part du groupe | 143 391 | 121 877 | |
| Part revenant aux participations ne donnant pas le contrôle | 114 | 45 |
RÉSULTAT PAR ACTION (EN EUROS)
| 2023 | 2024 | ||
|---|---|---|---|
| Résultat net part du groupe par action | Note 9.2 | 3,75 | 3,18 |
| Résultat net dilué par action | Note 9.2 | 3,75 | 3,18 |
AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL ET RÉSULTAT GLOBAL
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Résultat de la période | 143 505 | 121 922 |
| Éléments recyclables du résultat global | ||
| Réévaluation des actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 38 | 31 |
| Écarts de change résultant des activités à l'étranger | -12 692 | 15 272 |
| Instruments de couverture de taux d'intérêt et de change | -102 | -8 537 |
| Effet d'impôts | 17 | 2 194 |
| Éléments non recyclables du résultat global | ||
| Gains (pertes) actuariels sur engagements de retraite et assimilés | -1 721 | 2 093 |
| Effet d'impôts | 449 | -541 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024191
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7.1.2.SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE
ACTIF
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Montant net au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Goodwill | 5 880 | 10 341 |
| Immobilisations incorporelles | 88 509 | 104 123 |
| Immobilisations corporelles | 302 230 | 374 651 |
| Droit d’utilisation des actifs loués | 21 665 | 35 140 |
| Titres mis en équivalence | 20 718 | 23 938 |
| Créances de financement des ventes | 577 | 1 617 |
| Autres actifs non courants | 11 889 | 10 960 |
| Impôts différés actifs | 17 846 | 27 432 |
| Actifs non courants | 469 313 | 588 203 |
| Stocks et en-cours | 881 570 | 871 582 |
| Créances clients nettes | 644 892 | 492 977 |
| Impôts sur les résultats | 12 834 | 12 645 |
| Autres actifs courants | 102 510 | 86 940 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 54 165 | 42 600 |
| Actifs détenus en vue de la vente | 0 | 0 |
| Actifs courants | 1 695 971 | 1 506 745 |
| Total actif | 2 165 284 | 2 094 948 |
PASSIF
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Montant net au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Capital social | 39 668 | 39 668 |
| Primes | 46 098 | 46 098 |
| Actions propres | -23 884 | -23 804 |
| Réserves et résultats nets - part du groupe | 832 872 | 913 677 |
| Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la société | 894 755 | 975 639 |
| Participations ne donnant pas le contrôle | 427 | 132 |
| Capitaux propres | 895 182 | 975 771 |
| Provisions non courantes | 39 865 | 47 277 |
| Dettes financières non courantes | 150 875 | 145 346 |
| Dettes locatives non courantes | 16 404 | 18 713 |
| Autres passifs non courants | 15 028 | 16 764 |
| Impôts différés passifs | 4 856 | 6 593 |
| Passifs non courants | 227 027 | 234 693 |
| Provisions courantes | 27 819 | 29 161 |
| Dettes financières courantes | 300 708 | 273 406 |
| Dettes locatives courantes | 6 959 | 9 373 |
| Fournisseurs et comptes rattachés | 467 633 | 318 860 |
| Impôts sur les résultats | 8 742 | 6 100 |
Total des gains et pertes comptabilisés directement en autres éléments du résultat global
-14 010
Résultat global de la période
129 495
Dont part revenant au groupe
129 364
Dont part revenant aux participations ne donnant pas le contrôle
130
7.1.3. CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS
VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS
| en milliers d'euros | Capital | Primes | Écarts de conversion | Actions propres | Réserves | Attribuables aux actionnaires de la société | Participations ne donnant pas le contrôle | Total des capitaux propres | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2022 | 39 668 | 46 098 | 13 821 | -23 820 | 715 054 | 790 820 | 759 | 791 579 | |
| Gains et pertes enregistrés en capitaux propres | - | - | -12 707 | - | -1 320 | -14 026 | 16 | -14 010 | |
| Résultat net | - | - | - | - | 143 391 | 143 391 | 114 | 143 505 | |
| Résultat global | - | - | -12 707 | - | 142 071 | 129 364 | 130 | 129 495 | |
| Charges liées aux plans d'options | - | - | - | - | - | - | - | - | |
| Dividendes distribués | - | - | - | - | -24 126 | -24 126 | -244 | -24 371 | |
| Actions propres | - | - | - | -64 | - | -64 | - | -64 | |
| Augmentation de capital | - | - | - | - | - | - | - | - | |
| Prises et pertes de contrôle dans les entités consolidées | - | - | - | - | - | - | - | - | |
| Acquisitions et cessions de parts d’intérêts minoritaires | - | - | -2 | - | -148 | -150 | -218 | -368 | |
| Engagements d'achat de titres de minoritaires | - | - | - | - | -728 | -728 | - | -728 | |
| Autres | - | - | - | - | -364 | -364 | - | -364 | |
| Au 31 décembre 2023 | 39 668 | 46 098 | 1 113 | -23 884 | 831 759 | 894 755 | 427 | 895 182 | |
| Gains et pertes enregistrés en capitaux propres | - | - | 15 255 | - | -4 760 | 10 495 | 17 | 10 512 | |
| Résultat net | - | - | - | - | 121 877 | 121 877 | 45 | 121 922 | |
| Résultat global | 0 | 0 | 15 255 | 0 | 117 117 | 132 373 | 62 | 132 434 | |
| Charges liées aux plans d'options | - | - | - | - | - | - | - | - | |
| Dividendes distribués | - | - | - | - | -51 725 | -51 725 | -53 | -51 779 | |
| Actions propres | - | - | - | 79 | -86 | -6 | - | -6 | |
| Augmentation de capital | - | - | - | - | - | - | - | - | |
| Prises et pertes de contrôle dans les entités consolidées | - | - | - | - | - | - | - | - | |
| Acquisitions et cessions de parts d’intérêts minoritaires | - | - | 9 | - | -441 | -432 | -304 | -736 | |
| Engagements d'achat de titres de minoritaires | - | - | - | - | 680 | 680 | - | 680 | |
| Autres | - | - | -65 | - | 60 | -5 | - | -5 | |
| Au 31 décembre 2024 | 39 668 | 46 098 | 16 312 | -23 804 | 897 365 | 975 639 | 132 | 975 771 |
7.1.4. TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | |
|---|---|---|---|
| Résultat de l'exercice | 143 505 | 121 922 | |
| Résultat des sociétés mises en équivalence net des dividendes | -1 408 | -2 823 | |
| Dotations aux amortissements des actifs corporels et incorporels | 60 735 | 79 132 | |
| Dotations (reprises) des provisions et pertes de valeur | 4 597 | 7 109 | |
| Charges d'impôts (exigibles et différés) | 50 600 | 50 818 | |
| Autres charges (produits) sans effet sur la trésorerie | -536 | 150 | |
| Capacité d'autofinancement | 257 493 | 256 308 | |
| Impôts versés | -52 903 | -63 009 | |
| Variation du besoin en fonds de roulement Note 8 | -236 736 | 85 057 | |
| Variation des actifs et passifs liés aux machines données en location | -20 480 | -28 351 | |
| Flux nets de trésorerie des activités opérationnelles | -52 626 | 250 005 | |
| Acquisitions d'immobilisations incorporelles | -32 427 | -31 985 | |
| Acquisitions d'immobilisations corporelles | -72 609 | -80 962 | |
| Variation des fournisseurs d'immobilisations | 11 523 | -1 207 | |
| Cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles | 928 | 665 | |
| Acquisitions de participation avec prise de contrôle, nettes de la trésorerie acquise | -2 706 | -23 521 | |
| Cessions de participation avec perte de contrôle, nettes de la trésorerie cédée | 0 | 0 | |
| Autres | 386 | 800 | |
| Flux nets de trésorerie sur opérations d'investissement | -94 905 | -136 208 | |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | |
| Dividendes versés aux actionnaires de la société | -24 371 | -51 779 | |
| Acquisitions (cessions) d'actions propres | -64 | 79 | |
| Rachat d'intérêts ne conférant pas le contrôle | -366 | -736 | |
| Variation des autres actifs et passifs financiers Note 12.1.3 | 154 574 | 1 631 | |
| Remboursement des dettes locatives Note 12.1.3 | -7 707 | -10 633 | |
| Autres Note 12.1.3 | -1 760 | 3 754 | |
| Flux nets de trésorerie sur opérations de financement | 120 307 | -57 684 | |
| Variation de la trésorerie nette | -27 224 | 56 113 | |
| Trésorerie, équivalents de trésorerie et découverts bancaires à l'ouverture | 15 996 | -10 810 | |
| Effet de la variation des cours de change sur la trésorerie | 418 | -6 884 | |
| Trésorerie, équivalents de trésorerie et découverts bancaires à la clôture | -10 810 | 38 418 |
7.1.5.ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
Les états financiers consolidés reflètent la situation comptable de la société Manitou BF SA et de ses filiales (l’ensemble constituant Manitou Group), ainsi que les intérêts du groupe dans les entreprises associées et coentreprises. Ils sont exprimés en euros.
Les comptes consolidés de Manitou Group ont été arrêtés par le Conseil d’administration le 5 mars 2025.
Les règles et principes comptables sont identifiés par un cadre d’une couleur spécifique.
NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES
NOTE 1.1 RÉFÉRENTIEL COMPTABLE DU GROUPE
Les états financiers du groupe Manitou au 31 décembre 2024 ont été préparés conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne à la date de clôture des comptes. Ces normes internationales comprennent les normes IAS (International Accounting Standards), IFRS (International Financial Reporting Standards) et les interprétations (SIC et IFRIC).
NOTE 1.1.1 NORMES, INTERPRÉTATIONS ET AMENDEMENTS À DES NORMES EXISTANTES D’APPLICATION OBLIGATOIRE AUX EXERCICES OUVERTS À COMPTER DU 1ER JANVIER 2024
Les méthodes comptables et les règles d’évaluation appliquées par le groupe dans les états financiers consolidés au 31 décembre 2024 sont identiques à celles utilisées dans les états financiers au 31 décembre 2023.
Les autres normes, interprétations et amendements des normes existantes et applicables, qui sont d’application obligatoire à compter de l’exercice 2024, n’ont pas eu d’incidence significative sur les comptes du groupe, notamment :
- amendements à IAS 1 : classement des passifs en tant que passifs courants ou non courants ;
- amendements à IFRS 16 : passif de location relatif à une cession-bail ;
- amendements à IAS 7 et IFRS 7 : accord de financement des dettes fournisseurs.
NOTE 1.1.2 NORMES, INTERPRÉTATIONS ET AMENDEMENTS À DES NORMES EXISTANTES APPLICABLES PAR ANTICIPATION AUX EXERCICES OUVERTS À COMPTER DU 1ER JANVIER 2024
Les nouvelles normes, interprétations et amendements des normes existantes et applicables par anticipation aux périodes comptables ouvertes à compter du 1er janvier 2024 n’ont pas été adoptées par le groupe :
- amendement à IAS 21 : absence de convertibilité.
NOTE 1.2 ESTIMATIONS ET HYPOTHÈSES
Les états financiers consolidés ont été établis selon la convention du coût historique, à l’exception de certaines catégories d’actifs et de passifs évaluées à la juste valeur conformément aux règles édictées par les IFRS. Les catégories d’actifs et de passifs concernées sont précisées dans les notes ci-après.
La préparation des états financiers conformément aux IFRS nécessite de procéder à des estimations et de faire des hypothèses qui affectent la valeur comptable de certains éléments d’actif et de passif, de produits et de charges, ainsi que certaines informations données dans les notes annexes. Le groupe revoit régulièrement les estimations et les hypothèses retenues afin de prendre en compte l’expérience passée et les autres facteurs pouvant influer sur les montants retenus dans les états financiers. Le Comité d’audit a été également amené à exercer son jugement lors de l’application des méthodes comptables du groupe.
Ces estimations peuvent évoluer en fonction d’évènements ou d’informations pouvant remettre en cause les circonstances dans lesquelles elles ont été élaborées et le cas échéant, une analyse de sensibilité peut être mise en œuvre si elle présente un caractère significatif. Les résultats réels peuvent donc être différents de ces estimations.
Le dénouement des opérations sous-jacentes à ces estimations et hypothèses pourrait éventuellement résulter, en raison de l’incertitude attachée à ces dernières, en un ajustement significatif des montants comptabilisés au cours d’une période subséquente.
Les principaux postes des états financiers dépendant d’estimations et de jugements sont les suivants :
- valeur recouvrable des actifs incorporels (dont les écarts d’acquisition) et corporels ainsi que leur durée d’utilité (cf. note 6) ;
- provisions, notamment provisions pour garanties et provisions pour litiges (cf. note 10) ;
- avantages du personnel (cf. note 5) ;
- valorisation des instruments financiers (cf. note 12.2.2) ;
- actifs d’impôts différés (cf. note 11) ;
- valorisation des droits d’utilisation des actifs loués et passifs de loyers (cf. note 7).
NOTE 2 FAITS MARQUANTS
| Acquisition de Come SRL et Metal Work SRL | Note 3.2 |
|---|---|
| Acquisition de DEZZO | Note 3.2 |
| Signature d’une ligne de crédit supplémentaire de 160 millions d’euros | Note 12.1 |
NOTE 3 PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION
PRINCIPES COMPTABLES
MÉTHODES DE CONSOLIDATION
Manitou BF et les sociétés dans lesquelles il exerce directement ou indirectement un contrôle (les filiales) sont intégrés globalement. Il y a contrôle lorsque le groupe :
- détient le pouvoir sur la société ;
- est exposé ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens avec la société ;
- a la capacité d’exercer son pouvoir sur les activités jugées pertinentes de la société de manière à influer sur le montant des rendements qu’il obtient.
Les sociétés dans lesquelles Manitou BF exerce directement ou indirectement une influence notable (sociétés associées) sont mises en équivalence. Le groupe exerce une influence notable lorsqu’il détient plus de 20 % des droits de vote dans la société.
Le groupe Manitou consolide également par la mise en équivalence des sociétés sous contrôle conjoint (coentreprises). Le contrôle conjoint est un partenariat qui prévoit le contrôle commun du groupe avec au moins un autre partenaire sur la société.
À l’exception de Manitou Group Finance et de Manitou Finance Ltd. mises en équivalence, l’ensemble des sociétés a été consolidé selon la méthode de l’intégration globale.
La mise en équivalence consiste à enregistrer, dans l’état de la situation financière consolidée du groupe, sa participation dans les sociétés.
Les comptes de toutes les sociétés ont été intégrés sur la base de comptes arrêtés au 31 décembre 2024.
Le groupe Manitou ne dispose d’aucune entité ad hoc. Par ailleurs, aucun montage déconsolidant n’a été mis en place sur l’exercice, ni sur les exercices antérieurs.
Toutes les transactions entre les filiales consolidées et les résultats internes au groupe sont éliminés (plus-values, profits ou pertes sur stocks, dividendes).
Les résultats des filiales acquises sont consolidés au moment où le contrôle est exercé.
VARIATION DE PÉRIMÈTRE
Les regroupements d’entreprises intervenus après le 1er janvier 2010 sont comptabilisés suivant la méthode de l’acquisition, conformément à IFRS 3 révisée « Regroupements d’entreprises ».
Les actifs identifiables, actifs et passifs éventuels de l’acquisition sont comptabilisés à leur juste valeur en date d’acquisition dès lors qu’ils respectent les critères de comptabilisation d’IFRS 3 révisée. Les écarts d’acquisition résiduels représentent les flux de trésorerie attendus des synergies post-acquisition au-delà des actifs et des passifs reconnus lors de la première intégration. Les frais de transaction sont comptabilisés immédiatement en charges lorsqu’ils sont encourus. En cas d’ajustement de prix dans les 12 mois suivant la date d’acquisition, l’évaluation initiale provisoire est ajustée en contrepartie du goodwill. Tout ajustement ultérieur est comptabilisé en dette ou en créance en contrepartie du résultat du groupe.
En cas d’acquisition d’une participation complémentaire dans une filiale consolidée, la différence entre le prix d’acquisition et la valeur comptable des participations ne donnant pas le contrôle est comptabilisée en variation des capitaux propres attribuables aux actionnaires.
Toute différence négative entre le coût d’acquisition et la juste valeur des actifs nets identifiables est reconnue en résultat au cours de l’exercice d’acquisition.
Conformément aux dispositions de la norme IAS 36 « Dépréciation des actifs », les écarts d’acquisition ne sont pas amortis, mais sont sujets à un test de dépréciation dès l’apparition d’indices de perte de valeur et au minimum une fois par an.
ACTIFS NON COURANTS DESTINÉS À LA VENTE
Les actifs non courants, ou groupe d’actifs et de passifs directement liés, sont considérés comme détenus en vue de la vente s’il est hautement probable que leur valeur comptable sera recouvrée principalement par le biais d’une vente plutôt que par une utilisation continue. En application d’IFRS 5, ces actifs sont alors évalués et comptabilisés au montant le plus faible entre leur valeur nette comptable et leur juste valeur diminuée des frais de cession. Ils cessent d’être amortis à compter de leur qualification en actifs destinés à la vente. Dans le cas de titres mis en équivalence, la mise en équivalence s’arrête dès lors que l’actif remplit les conditions d’application d’IFRS 5.
Selon la norme IFRS 5, une activité abandonnée est une composante dont l’entité s’est séparée ou qui est classée comme détenue en vue de la vente, et :
- représente une ligne d’activité ou une région géographique principale et distincte ;
- fait partie d’un plan unique et coordonné pour se séparer d’une ligne d’activité ou d’une région géographique principale et distincte, ou
- est une filiale acquise exclusivement en vue de la revente et la sortie implique la perte du contrôle.
Les actifs non courants destinés à la vente sont présentés sur une ligne séparée au bilan du groupe, sans retraitement des périodes antérieures.
MÉTHODES DE CONVERSION DES OPÉRATIONS ET TRANSACTIONS EN MONNAIE ÉTRANGÈRE
CONVERSION DES ÉTATS FINANCIERS LIBELLÉS EN DEVISES
Les comptes consolidés du groupe sont présentés en euros.
Les états financiers des sociétés du groupe dont la monnaie fonctionnelle (monnaie de l’environnement économique principal qui est généralement la monnaie locale) est différente de la monnaie de présentation des comptes consolidés (l’euro) sont convertis selon les modalités suivantes :
- actifs et passifs : au cours de clôture de change en vigueur à la date de clôture de chaque bilan (aussi appelé cours de clôture) ;
- produits et charges du compte de résultat : au cours moyen de l’exercice. Toutes les différences de conversion en résultant sont comptabilisées en tant que composantes distinctes des capitaux propres.
Lors de la consolidation, les écarts de change découlant d’investissements nets dans des activités à l’étranger sont imputés aux capitaux propres. Lorsqu’une entité étrangère est cédée, ces différences de conversion sont comptabilisées au compte de résultat dans les pertes et profits de cession.
Le goodwill et les ajustements de juste valeur découlant de l’acquisition d’une activité à l’étranger sont traités comme des actifs et passifs de l’activité à l’étranger et convertis au cours de clôture. Aucune société du groupe Manitou n’exerce ses activités dans une économie hyperinflationniste.
CONVERSION DES TRANSACTIONS EN MONNAIE ÉTRANGÈRE
Les transactions libellées dans une monnaie différente de la monnaie fonctionnelle sont initialement converties en utilisant le cours en vigueur à la date de l’opération.
Les montants constatés en compte de résultat sont enregistrés :
- en résultat financier pour les différences de conversion relatives aux opérations financières ;
- en coûts des biens et des services vendus dans le résultat opérationnel pour les autres différences de conversion.
GAINS ET PERTES DE CHANGE
Les gains et les pertes de change constatés sur les produits d’exploitation en devises résultant de l’écart entre la valorisation au cours du jour de la transaction et le cours du jour du règlement, après prise en compte des dérivés de couverture, sont affectés en « Coût des biens et services vendus ».
NOTE 3.1 ÉVOLUTION DE PÉRIMÈTRE
EXERCICE 2024
| Société | Pays | Date d’opération | % d’intérêt | Au 31 décembre 2023 | Au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| ACQUISITION COME SRL | Italie | Jan. 2024 | - | 100,0% | |
| Metal Work SRL | Italie | Jan. 2024 | - | 100,0% | |
| PARTICIPATION COMPLÉMENTAIRE Manitou PS | Royaume-Uni | Jan. 2024 | 90,0% | 100,0% |
Le groupe a finalisé en janvier 2024 une prise de participation de 75 % dans le capital des sociétés COME et Metal Work, basées en Émilie-Romagne (Italie). Des options croisées d’achat et de vente ont été contractées avec les minoritaires sur 25 % du capital. Le groupe prend en compte ces options dans le calcul du pourcentage d’intérêt qui est de 100 % au 31 décembre 2024. Une dette actualisée pour l’investissement de 6,5 millions d’euros a été constatée à ce titre.
L’acquisition de ces deux partenaires historiques va permettre d’accompagner la croissance de Manitou Group en intégrant la production de composants stratégiques. COME et Metal Work continueront, par ailleurs, à développer l’activité auprès de l’ensemble de leurs clients.
La société COME est spécialisée dans la production de pièces mécano-soudées. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros en 2023, principalement avec la société Manitou Italia S.R.L, et emploie 238 collaborateurs.
La société Metal Work est spécialisée dans la découpe laser et le pliage. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 29 millions d’euros en 2023, principalement avec la société COME S.R.L, et emploie 66 collaborateurs.
DEZZO
En octobre 2024, le groupe a finalisé le rachat des actifs de son distributeur sud-africain Dezzo Equipment, spécialisé dans la vente de matériel et de services Manitou depuis 2008. Elle compte 28 salariés et a enregistré un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros en 2023. Cet investissement va permettre au groupe de pérenniser ses activités et de renforcer le service auprès de ses clients dans la région.
Manitou PS
Suite au rachat du solde des intérêts minoritaires en janvier 2024, le groupe Manitou détient désormais 100 % du capital social de la société Manitou PS (Royaume-Uni), elle-même détentrice de 100 % du capital social de la société Mawsley Machinery. L’impact de cette opération n’est pas significatif sur les états financiers du groupe.
Aucune cession n’a eu lieu au cours de la période.
Depuis avril 2024, la société Manitou Manutencion Espana SL, créée en 2023 sous le nom de Manitou Group NewCo Spain, exploite les activités Manitou Center en Espagne.
EXERCICE 2023
Le groupe avait fait l’acquisition des entités easyLi et GI.ERRE SRL, respectivement en janvier et mars 2023, consolidées en intégration globale.
Il avait également pris une participation complémentaire sur la société Manitou PS (Royaume-Uni), elle-même détentrice à 100 % du capital social de la société Mawsley Machinery, et détenait à cette date 90 % du capital de la société. L’impact de cette opération n’était pas significatif sur les états financiers du groupe.
Aucune cession n’avait eu lieu au cours de la période.
COMPOSITION ET ÉVOLUTION DU GROUPE
| 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| INTÉGRATION GLOBALE | Sociétés productrices | 6 | 8 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024197
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 3.2 INCIDENCE DES ACQUISITIONS
▪ COME, Metal Work et DEZZO
| en milliers d'euros | Come | Metal Work | DEZZO | Total |
|---|---|---|---|---|
| Coût des acquisitions | -17 157 | -7 125 | -1 402 | -25 683 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie des filiales acquises | 2 844 | -734 | 2 110 | |
| Acquisitions de filiales nettes de la trésorerie acquise | -14 312 | -7 859 | -1 402 | -23 573 |
| Cessions de filiales nettes de la trésorerie cédée | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Incidence des acquisitions et cessions sur la trésorerie du groupe | -14 312 | -7 859 | -1 402 | -23 573 |
| en milliers d'euros | Come | Metal Work | DEZZO | Total |
|---|---|---|---|---|
| Trésorerie nette des sociétés acquises | 2 844 | -734 | 2 110 | |
| Immobilisations | 14 332 | 2 541 | 151 | 17 025 |
| Droit d'utilisation des actifs loués | 12 276 | 6 226 | 18 502 | |
| Actifs financiers courants | 49 | 140 | 189 | |
| BFR | 4 828 | 5 597 | 172 | 10 597 |
| Provisions courantes et non courantes | -2 137 | -243 | -2 380 | |
| Dettes financières | -6 904 | -2 997 | -9 901 | |
| Passifs de loyers | -5 648 | -2 947 | -8 594 | |
| Juste valeur des actifs nets des participations complémentaires | 19 640 | 7 584 | 323 | 27 547 |
L’affectation du prix d’acquisition au 31 décembre 2024 est présentée dans le tableau ci-après :
| en milliers d'euros | Come | Metal Work | DEZZO | Total |
|---|---|---|---|---|
| Coût des acquisitions (en numéraire) | 17 157 | 7 125 | 1 402 | 25 683 |
| Variation de la dette sur acquisition de titres | 3 743 | 2 728 | 6 471 | |
| Juste valeur des actifs nets des participations acquises | 19 640 | 7 584 | 323 | 27 547 |
| Écart d'acquisition | 1 259 | 2 270 | 1 078 | 4 607 |
L’allocation du prix d’acquisition de COME et Metal Work aux actifs et passifs conformément à IFRS 3 a été effectué sur une base définitive au 31 décembre 2024. Le montant du goodwill définitif résultant de cette acquisition s’établit à 3,5 millions d’euros. 0,6 million d’euros du prix d’acquisition a été affecté à la marque Metal Work suite à une évaluation externe.
La détermination du goodwill de Dezzo Equipment est provisoire au 31 décembre 2024. L’estimation de la juste valeur de la contrepartie transférée et son affectation sont en cours d’analyse à la date de clôture.
▪ Autres acquisitions
Pour la société GI.ERRE acquise en 2023, la finalisation de l’exercice de l’allocation du prix d’acquisition aux actifs et passifs au cours du premier semestre 2024 a donné lieu à la reconnaissance d’une marque pour 0,2 million d’euros. La reconnaissance de cette marque résulte d’une évaluation externe. Le goodwill définitif ressort ainsi à 1,2 million d’euros.
Pour la société easyLi, acquise en 2023, la finalisation de l’exercice d’allocation du prix d’acquisition aux actifs et passifs au cours du premier semestre 2024 n’a pas donné lieu à un ajustement de la valeur. Le goodwill est de 2,3 millions d’euros.
La contribution aux principaux agrégats du compte de résultat consolidé de l’acquisition est la suivante :
| en milliers d'euros | 2024 | 2024 | Périmètre constant* | Écart |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2 655 946 | 2 643 986 | 11 960 | |
| Résultat opérationnel courant | 199 029 | 199 813 | -784 | |
| % CA | 7,5% | 7,6% | -6,6% |
L’impact des variations de périmètre sur l’année 2024 est de 11,9 millions d’euros et de -0,8 million d’euros, respectivement sur le chiffre d’affaires et le résultat opérationnel courant consolidés.
Le périmètre constant se caractérise par les éléments suivants :
- pour les sociétés acquises en N-1, déduction de leur contribution, du 1er janvier de l’exercice en cours, au mois anniversaire de leur acquisition ;
- pour les sociétés acquises en N, déduction de leur contribution, du mois anniversaire de leur acquisition, au 31 décembre de l’exercice en cours.
NOTE 4 DONNÉES OPÉRATIONNELLES
NOTE 4.1 INFORMATIONS SECTORIELLES
NOTE 4.1.1 RÉSULTAT PAR DIVISION
PRINCIPES COMPTABLES
Conformément à la norme IFRS 8, les informations par secteur opérationnel sont établies sur la base des reportings opérationnels transmis au management du groupe. Ces informations sont établies selon le référentiel IFRS applicable aux comptes consolidés. Elles intègrent les éléments suivants :
- chiffre d’affaires ;
- résultat opérationnel ;
- résultat opérationnel après quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence, qui sont les indicateurs de performance des divisions.
Les informations sectorielles sont communiquées sur la base de l’organisation opérationnelle du groupe, soit avec deux divisions :
- la division Produits regroupe l’ensemble des sites de production français, italiens, américains et indien dédiés en particulier aux chariots télescopiques, aux chariots à mât industriels et tout-terrain, aux chariots embarqués, aux nacelles élévatrices, aux chargeuses compactes sur roues, sur chenilles et articulées, aux tractopelles et aux télescopiques. Elle a pour mission d’optimiser le développement et la production de ces matériels de marques Manitou, Gehl, Mustang by Manitou ;
- la division S&S (Services & Solutions) regroupe l’ensemble des activités de services à la vente (approches financement, contrats de garantie, contrats de maintenance, full service, gestion de flotte, etc.), de service après-vente (pièces de rechange, formations techniques, gestion des garanties, gestion de l’occasion, etc.) et de services aux utilisateurs finaux (géolocalisation, formations utilisateurs, conseils, etc.). Cette division a pour objectif de bâtir les offres de services permettant de répondre aux attentes de chacun des clients du groupe dans sa chaîne de valeur et d’accroître le chiffre d’affaires résilient.
Ces deux divisions conçoivent et assemblent les produits et les services qui sont distribués par l’organisation commerciale et marketing aux concessionnaires et grands comptes du groupe répartis dans 140 pays.
en milliers d'euros
| Division Produits | Division S\&S | TOTAL | |||||
| 2023 | 2024 | 2023 | 2024 | 2023 | 2024 | ||
| Chiffre d'affaires | 2 472 435 | 2 246 830 | 398 878 | 409 116 | 2 871 312 | 2 655 946 | |
| Coût des biens et services vendus | -2 094 671 | -1 853 043 | -288 970 | -302 790 | -2 383 640 | -2 155 833 | |
| Marge sur coût des ventes | 377 764 | 393 787 | 109 908 | 106 326 | 487 672 | 500 113 | |
| En % | 15,3% | 17,5% | 27,6% | 26,0% | 17,0% | 18,8% | |
| Frais de recherche et développement | -40 068 | -43 274 | -297 | -262 | -40 365 | -43 536 | |
| Frais commerciaux, marketing et service | -85 716 | -95 500 | -67 296 | -73 617 | -153 012 | -169 118 | |
| Frais administratifs | -66 875 | -75 571 | -14 681 | -15 264 | -81 557 | -90 835 | |
| Autres produits et charges d'exploitation | -1 505 | 1 694 | 318 | 711 | -1 187 | 2 405 | |
| Résultat opérationnel courant | 183 600 | 181 135 | 27 952 | 17 894 | 211 552 | 199 029 | |
| En % | 7,4% | 8,1% | 7,0% | 4,4% | 7,4% | 7,5% | |
| Produits et charges opérationnels non courants | -4 070 | -3 702 | 167 | -359 | -3 902 | -4 061 | |
| Résultat opérationnel | 179 531 | 177 433 | 28 119 | 17 536 | 207 650 | 194 969 | |
| En % | 7,3% | 7,9% | 7,0% | 4,3% | 7,2% | 7,3% | |
| Quote-part dans le résultat des entreprises associées | 0 | 0 | 2 535 | 2 823 | 2 535 | 2 823 | |
| Résultat opérationnel après quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence | 179 531 | 177 433 | 30 654 | 20 358 | 210 185 | 197 792 |
L’activité de distribution de pièces de rechange et d’accessoires, intégrée dans la division Services & Solutions, bénéficie de services portés par la division Produits (R&D, qualification des pièces, qualification des fournisseurs), de la base installée de machines vendues, ainsi que de la notoriété des marques développées par ces mêmes divisions.
Afin de rémunérer l’ensemble de ces bénéfices, le reporting par division suivi par le groupe intègre une redevance de la division Services & Solutions à la division Produits. Cette redevance est calculée sur la base de comparables externes de distributeurs de pièces indépendants dont le résultat opérationnel médian sur une période de cinq ans ressort à 3,90 % en Europe et aux États-Unis, principales zones sur lesquelles la division S&S opère. Cette redevance est intégrée dans chaque division sur la ligne « Coût des biens et services vendus », qui correspond donc aux charges de biens et services vendus nettes des charges ou des produits de redevance.
Les actifs et flux de trésorerie, de même que les dettes, ne sont pas alloués aux différentes divisions. Les informations par secteur opérationnel utilisées par le management du groupe n’intègrent pas ces différents éléments.
NOTE 4.1.2 CHIFFRE D’AFFAIRES PAR DIVISION ET ZONE GÉOGRAPHIQUE
Chiffre d'affaires 2023
| Chiffre d'affaires 2024 | EUROPE DU SUD | EUROPE DU NORD | AMÉRIQUES | APAM* | TOTAL en M€ et % du total | |
| 826 | 914 | 531 | 202 | 2 472 | 789 |
759
| 498 | 201 | 2 | 247 | 29% | 32% | 18% | 7% | 86% | 30% | 29% | 19% | 8% | 85% |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 145 | 134 | 68 | 52 | 399 | Division S\&S | 152 | 136 | 67 | 55 | 409 | |||
| 5% | 5% | 2% | 2% | 14% | 6% | 5% | 3% | 2% | 15% | ||||
| 971 | 1 048 | 599 | 254 | 2 871 | TOTAL | 941 | 894 | 565 | 256 | 2 656 | |||
| 34% | 37% | 21% | 9% | 100% | 35% | 34% | 21% | 10% | 100% |
- Asie, Pacifique, Afrique, Moyen-Orient
LES PRINCIPAUX PAYS EN % DE CHIFFRE D’AFFAIRES
| en % | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| France | 18% | 18% |
| États-Unis | 15% | 15% |
| Italie | 7% | 8% |
| Royaume-Uni | 9% | 7% |
| Allemagne | 6% | 5% |
| Belgique | 4% | 5% |
| Espagne | 4% | 4% |
| Australie | 3% | 4% |
| Pologne | 3% | 3% |
| Pays-Bas | 3% | 3% |
NOTE 4.2 RÉSULTAT OPÉRATIONNEL
PRINCIPES COMPTABLES
Le résultat opérationnel intègre l’ensemble des éléments courants et non courants, décrits ci-dessous, avant prise en compte du résultat financier, des impôts sur les résultats et de la quote-part du groupe des résultats nets des sociétés mises en équivalence. Il comprend :
- le chiffre d’affaires (note 4.2.1) ;
- le coût des biens et services vendus (note 4.2.2) ;
- les frais de recherche et développement (note 4.2.3) ;
- les frais commerciaux, marketing et service et les frais administratifs (note 4.2.4) ;
- les autres produits et charges d’exploitation (note 4.2.5) ;
- les produits et charges opérationnels non courants (note 4.2.6).
Le groupe utilise le résultat opérationnel comme principal indicateur de performance.
NOTE 4.2.1 CHIFFRE D’AFFAIRES
PRINCIPES COMPTABLES
Le chiffre d’affaires est égal à l’ensemble des produits résultant de la vente des produits du groupe, des différents produits de négoce et des prestations de services associées à ces ventes. Il est principalement constitué de :
- ventes de matériels neufs de manutention assemblés au sein du groupe ou acquis auprès de tiers ;
- de pièces de rechange et d’accessoires ;
- de location de matériels ;
- de prestations de gestion de parc de matériels ;
- de prestations diverses (extensions de garantie).
Il figure net :
- de la taxe sur la valeur ajoutée ;
- des retours de marchandises ;
- des rabais et des remises ;
- des ventes intragroupe.
Conformément à la norme IFRS 15, les ventes de produits sont comptabilisées lorsque le groupe a honoré son engagement de prestation envers l’acquéreur, et que le contrôle lié aux produits lui a été transféré. En général, cela correspond au moment où ceux-ci sont mis à la disposition du réseau de distribution (s’il s’agit de concessionnaires indépendants) ou lors de leur livraison au client final (s’il s’agit des ventes directes). Dans le cas des prestations de services, le produit est reconnu lorsque la prestation est réalisée. Ainsi, pour les extensions de garantie, le revenu est reconnu au fur et à mesure de la réalisation de la prestation.
CHIFFRE D’AFFAIRES PAR NATURE ET ZONE GÉOGRAPHIQUE
en millions d'euros
| Ventes de biens | Ventes de services | TOTAL | |||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2023 en % | 2024 en % | 2023 en % | 2024 en % | ||||||||||
| Europe du Sud | 951 | 34% | 917 | 35% | 20 | 37% | 24 | 39% | 971 | 34% | 941 | 35% | |
| Europe du Nord | 1 034 | 37% | 879 | 34% | 14 | 27% | 15 | 25% | 1 048 | 37% | 894 | 34% | |
| Amériques | 597 | 21% | 562 | 22% | 2 | 3% | 2 | 4% | 599 | 21% | 565 | 21% | |
| APAM | 236 | 8% | 236 | 9% | 17 | 32% | 20 | 32% | 254 | 9% | 256 | 10% | |
| TOTAL | 2 818 | 100% | 2 595 | 100% | 53 | 100% | 61 | 100% | 2 871 | 100% | 2 656 | 100% |
RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PAR MARCHÉ
La vente de services est exclusivement réalisée par la division S&S (Services & Solutions). Le montant du chiffre d’affaires des ventes de services est donc attribuable seulement à cette division.
La base clients du groupe est très fractionnée, le client le plus important ne représentant pas plus de 6 % du chiffre d’affaires total.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024201
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 4.2.2 COÛT DES BIENS ET SERVICES VENDUS
PRINCIPES COMPTABLES
COÛT DES BIENS ET SERVICES VENDUS Le coût des ventes est constitué du coût des biens et des services vendus qui comprennent le coût des matières et des composants, de la main-d’œuvre directement affectable au bien ou au service, de l’ensemble des frais de fonctionnement des activités de production et de logistique. Sont également inclus dans le coût des ventes les amortissements des incorporels, les équipements et les matériels affectés aux activités de production, les coûts de garantie contractuelle, les provisions de dépréciation des stocks et les gains et pertes de change constatés sur les produits d’exploitation en devises résultant de l’écart entre la valorisation au cours du jour de la transaction et le cours du jour du règlement.
| 2023 | 2024 | |
|---|---|---|
| Achats matières | -1 880 248 | -1 609 787 |
| Main-d'œuvre directe et indirecte | -269 715 | -289 043 |
| Dotations aux amortissements* | -47 229 | -63 337 |
| Autres | -186 449 | -193 665 |
| Coût des biens et services vendus | -2 383 640 | -2 155 833 |
- Dont 8,2 millions d’euros d’impacts IFRS 16 en 2024 (4,6 millions d’euros en 2023).
NOTE 4.2.3 FRAIS DE RECHERCHE ET DE DÉVELOPPEMENT
PRINCIPES COMPTABLES
FRAIS DE RECHERCHE ET DE DÉVELOPPEMENT Les frais de recherche et de développement sont constitués des frais de personnels affectés à l’innovation, au développement, au design, à la réalisation de prototypes et à l’amélioration des produits. Les activités ont fréquemment recours à des services et à des prestations extérieures et à l’utilisation d’équipements et de matériels dédiés dont les amortissements affecteront la fonction.
Les activités de développement qui respectent les critères de la norme IAS 38 peuvent être activées en immobilisations incorporelles et ultérieurement amorties en coût des ventes (note 6.1). Les charges de l’exercice intègrent les frais de recherche, les frais d’étude et de développement non activés en application des critères cités en note 6.1, ainsi que la dotation aux amortissements des frais de développement activés.
Le crédit d’impôt recherche en France, dont le calcul est basé sur certaines dépenses de recherche relatives à des projets jugés « éligibles », est payé par l’État. Si la société bénéficiaire du crédit d’impôt recherche est redevable de l’impôt sur les sociétés, ce crédit sera imputé sur l’impôt à payer ; à défaut, il sera remboursé par l’État dans un délai de trois ans. Le crédit d’impôt recherche n’entre donc pas dans le champ d’application de la norme IAS 12 « Impôts sur le résultat » et est comptabilisé en diminution des frais de recherche et de développement dans la marge opérationnelle du groupe au rythme où les coûts financés sont reconnus au compte de résultat.
| 2023 | 2024 | |
|---|---|---|
| Total des dépenses engagées | 56 890 | 63 071 |
| Frais de développement capitalisés | -16 525 | -19 535 |
| Total frais de recherche et développement | 40 365 | 43 536 |
NOTE 4.2.4 FRAIS COMMERCIAUX, MARKETING ET SERVICE ET FRAIS ADMINISTRATIFS
PRINCIPES COMPTABLES
FRAIS COMMERCIAUX ET MARKETING Les frais commerciaux sont principalement constitués de frais de personnel et de coûts associés affectés aux missions de développement des ventes, d’animation des réseaux de concessionnaires, de marketing et de service technique. Sont également intégrés sur cette ligne les commissions sur ventes, frais de promotion, de salon, charges d’assurance-crédit, coûts des garanties commerciales, frais de déplacement et amortissements des infrastructures associées.
FRAIS ADMINISTRATIFS Les frais administratifs sont principalement constitués des frais de personnel et coûts associés des fonctions supports (ressources humaines, finance, secrétariat général, etc.). Sont également intégrés les amortissements des infrastructures associées à ces fonctions.
Charges externes
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Charges externes | -70 688 | -80 893 |
| Frais de personnel | -132 516 | -137 659 |
| Dotations nettes aux amortissements (hors production)* | -9 478 | -10 871 |
| Autres** | -21 887 | -30 530 |
| Frais commerciaux, marketing et service et frais administratifs | -234 568 | -259 953 |
- Dont 3,3 millions d’euros d’impacts IFRS 16 en 2024 (2,8 millions d’euros en 2023).
** Concerne essentiellement des commissions.
NOTE 4.2.5 AUTRES PRODUITS ET CHARGES D’EXPLOITATION
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Cession d'actifs | 178 | 68 |
| Autres produits | 1 887 | 2 375 |
| Autres charges | -2 391 | 404 |
| Dotations nettes aux provisions | -862 | -443 |
| Total autres produits et charges d'exploitation | -1 187 | 2 405 |
NOTE 4.2.6 PRODUITS ET CHARGES OPÉRATIONNELS NON COURANTS
PRINCIPES COMPTABLES
CHARGES ET PRODUITS NON COURANTS
Les autres produits et charges opérationnels non courants, exclus du résultat opérationnel courant, comprennent :
- les pertes de valeur (impairment);
- les résultats de cessions;
- les résultats de cessions des titres consolidés;
- les coûts de restructuration;
- les éléments inhabituels correspondant à des produits et des charges non usuels par leur fréquence, leur nature et leur montant.
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Coûts de personnel liés aux réorganisations | -360 | -7 |
| I impairment d'actifs financiers | ||
| Dotations nettes aux provisions pour risques et charges | 2 302 | -2 477 |
| Autres produits et charges non récurrents | -5 844 | -1 577 |
| Total autres produits et charges d'exploitation | -3 902 | -4 061 |
En 2024, ce résultat comprend des charges opérationnelles non courantes nettes à hauteur de 4,1 millions d’euros (3,9 millions d’euros en 2023), dont des frais pour litiges et des frais de restructuration de 3,2 millions d’euros et des coûts de 0,9 million d’euros liés à la croissance externe.
En 2023, les autres produits et charges non récurrents comprenaient des charges opérationnelles non courantes nettes à hauteur de 3,9 millions d’euros, dont 5,1 millions d’euros de frais de litige, 1,7 million d’euros de coûts liés à la croissance externe et un produit de 3,5 millions d’euros lié à l’externalisation d’un plan de pension.
NOTE 4.2.7 EBITDA
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Résultat opérationnel | 207 650 | 194 969 |
| Amortissements | 60 744 | 79 147 |
| EBITDA | 268 394 | 274 116 |
| Charge des loyers de contrats qualifiés précédemment de location simple | -8 661 | -12 108 |
| EBITDA retraité d'IFRS16 | 259 733 | 262 007 |
NOTE 5 LES AVANTAGES AU PERSONNEL
NOTE 5.1 EFFECTIFS
| 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | |
|---|---|---|
| Cadres | 1 537 | 1 647 |
| Agents de maîtrise | 81 | 96 |
| ETD | 1 489 | 1 616 |
NOTE 5.2 DÉTAIL DES CHARGES DE PERSONNEL PAR NATURE
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Salaires, primes et indemnités* | -271 357 | -291 899 |
| Intéressement et participation | -21 027 | -23 886 |
| Avantages au personnel | -8 317 | -9 230 |
| Charges sociales et taxes sur salaires | -82 274 | -96 021 |
| Charges de personnel hors intérim et refacturations | -382 975 | -421 036 |
| Intérim et autres | -54 757 | -42 292 |
| Total charges de personnel | -437 732 | -463 328 |
- Avant capitalisation des coûts de R&D.
NOTE 5.3 LES AVANTAGES AU PERSONNEL
PRINCIPES COMPTABLES
Le groupe met en œuvre un certain nombre de régimes d’avantages au personnel, régimes à cotisations définies ou régimes à prestations définies. Les régimes à cotisations définies désignent des régimes d’avantages postérieurs à l’emploi en vertu desquels Manitou Group verse des cotisations à une entité indépendante. Dans ce cas, le groupe n’est tenu par aucune obligation légale ou implicite le contraignant à verser des cotisations supplémentaires dans l’hypothèse où les actifs ne suffiraient pas à payer les prestations dues au titre des services rendus. Les cotisations sont comptabilisées en charges de personnel lorsqu’elles sont exigibles. Les engagements résultant de régimes à prestations définies, ainsi que leurs coûts, sont évalués selon la norme IAS 19 révisée en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Les engagements sont ramenés à leur valeur actuelle en utilisant un taux d’actualisation basé sur les taux d’intérêt des obligations de première catégorie. Les catégories de plans à prestations définies existant au sein de Manitou Group ainsi que les principales hypothèses utilisées sont détaillées ci-après. Les écarts actuariels générés par la révision des hypothèses sont enregistrés en réserves. La charge nette de l’exercice correspond à la somme du coût des services rendus, du coût lié à la désactualisation, du rendement attendu des actifs du régime et si applicable, des coûts de gestion des actifs.
NOTE 5.3.1 DÉFINITION
Les régimes à prestations définies qui donnent lieu à l’enregistrement d’une provision concernent :
- des indemnités de départ à la retraite ou de fin de contrat ;
- d’autres avantages à long terme de type médailles du travail ;
- des régimes de pension et autres prestations de retraite pour certains employés ;
- un régime de retraite chapeau pour certains membres du management aux États-Unis ;
- un régime d’assistance médicale et d’assurance-vie postérieur à l’emploi.
Ces régimes à prestations définies sont le plus souvent couverts par des fonds versés à des compagnies d’assurances, qui sont évalués à leur juste valeur à la clôture de l’exercice. La valeur de ces fonds est déduite de l’engagement évalué conformément aux dispositions de la norme IAS 19 révisée. Les caractéristiques des principaux régimes sont les suivantes.
| États-Unis | Royaume-Uni | France | Italie | |
|---|---|---|---|---|
| Description | SERP | Pension | Indemnité de fin de carrière | Traitement de fin de rapport |
| Plan « non qualifié » d’avantages postérieurs à l’emploi regroupant un nombre limité de bénéficiaires désignés sur la base d’accords individuels. Un salarié actif est actuellement dans le plan, tous les autres bénéficiaires étant d’anciens salariés. Les avantages accordés par ce plan sont calculés sur la base d’un pourcentage de la rémunération finale moyenne. | Plan basé sur le salaire de fin de carrière, gelé à l’acquisition de nouveaux droits. | Montant payé lors du départ à la retraite calculé sur la base des années de service et du salaire de fin de carrière. Ce plan correspond aux obligations légales (convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie). | Montant payé lors du départ de la société, calculé sur la base des années de service et du salaire à la date de départ. Ce plan correspond aux obligations légales et est gelé depuis 2007. | |
| Risques du plan | Risque de taux d’intérêt et risque lié à l’espérance de vie. | Voir ci-dessous | Volatilité du niveau de décaissement des | Volatilité du niveau de décaissement des |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 5.3.2 ÉVOLUTION PRINCIPALES HYPOTHÈSES ACTUARIELLES RETENUES
| France | Royaume-Uni | Italie | États-Unis | Inde | 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Évolution des salaires | 4,30% | 4,20% | n/a | n/a | n/a | 3,00% | n/a | n/a | 9,00% | 9,50% | |
| Évolution des retraites | n/a | n/a | 5,00% | 5,00% | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | n/a | |
| Taux d'actualisation financière | 3,15% | 3,45% | 4,50% | 5,00% | 3,15% | 3,45% | 5,00% | 5,35% | 7,00% | 6,80% |
Impact d'une évolution de -0,5 % du taux d’actualisation sur la dette actuarielle (DBO) et le coût d’une année supplémentaire (SC)
| Europe (inc. France) | États-Unis | Inde | TOTAL | |
|---|---|---|---|---|
| Impact sur la dette actuarielle (DBO) | 2 023 | 136 | 79 | 2 238 |
| Impact sur le coût d'une année supplémentaire (SC) | 203 | 6 | 19 | 228 |
Composition des actifs de couverture (en %)
| 31.12.2023 | 31.12.2024 | France | Royaume-Uni | États-Unis | France | Royaume-Uni* | États-Unis* | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actions | 12,90% | 14,00% | ||||||
| Obligations | 72,10% | 100,00% | 74,70% | |||||
| Autres actifs de couverture | 15,00% | 100,00% | 11,30% | |||||
| TOTAL | 100,00% | 100,00% | 100,00% | 100,00% |
* L’absence de données s’explique par l’externalisation de la gestion des actifs de couverture liés au Pension plan UK et au Pension plan B US.
La provision se décompose par pays de la façon suivante :
| 31.12.2024 | en milliers d'euros | France IFC | France autres | Royaume-Uni* | États-Unis | Autres | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur actuelle de l'obligation | 26 036 | 1 424 | 0 | 4 031 | 6 672 | 38 163 | ||
| Juste valeur des actifs financiers | 3 210 | 0 | 0 | 0 | 1 698 | 4 908 | ||
| (Provisions) actifs nets reconnus au bilan | -22 826 | -1 424 | 0 | -4 031 | -4 974 | -33 255 | ||
| Dont : | Provision | -33 294 | ||||||
| Actif | 38 |
31.12.2023
| 31.12.2023 | en milliers d'euros | France IFC | France autres | Royaume-Uni | États-Unis | Autres | Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur actuelle de l'obligation | 24 862 | 1 447 | 9 974 | 4 295 | 3 929 | 44 507 | ||
| Juste valeur des actifs financiers | 3 212 | 0 | 10 680 | 953 | 1 494 | 16 339 | ||
| (Provisions) actifs nets reconnus au bilan | -21 650 | -1 447 | 706 | -3 342 | -2 435 | -28 168 | ||
| Dont : | Provision | -29 884 | ||||||
| Actif | 1 713 |
- Cf paragraphe « Définitions » ci-avant.
ÉVOLUTION DES ENGAGEMENTS ET DES ACTIFS DE COUVERTURE SUR L’EXERCICE
| France | Royaume-Uni | États-Unis | Autres | Total | en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Engagement Début de période | 21 873 | 26 309 | 9 677 | 9 975 | 40 517 | 4 295 | 3 378 | 3 931 | 75 445 | 44 509 |
| Coût des services | 1 823 | 2 262 | 0 | 67 | 77 | 395 | 749 | 2 285 | 3 088 | |
| Coût de l'actualisation | 872 | 895 | 458 | 295 | 542 | 212 | 207 | 279 | 2 079 | 1 681 |
| Prestations payées | -511 | -246 | -807 | -860 | -7 807 | -413 | -200 | -583 | -9 325 | -2 102 |
| Liquidation / réduction et autres | 0 | -9 097 | -29 932 | 0 | 0 | -29 932 | -9 097 | |||
| Coût des services passés | -206 | -206 | 0 | |||||||
| Entrée de périmètre | 41 | 172 | 2 343 | 213 | 2 343 | |||||
| Pertes (gains) actuariels - expérience et hyp. démographiques | 398 | -403 | -60 | -84 | 1 341 | -288 | -127 | -99 | 1 552 | -874 |
| Pertes (gains) actuariels - hypothèses financières | 2 019 | -1 357 | 381 | -703 | 122 | -102 | 170 | -88 | 2 692 | -2 250 |
| Autres coûts | 0 | 128 | 209 | 106 | 0 | -2 | 81 | 232 | 290 | |
| Correction taux de change | 0 | 198 | 265 | -661 | 250 | -60 | 60 | -523 | 575 | |
| Fin de période | 26 309 | 27 460 | 9 975 | 0 | 4 295 | 4 031 | 3 931 | 6 672 | 44 509 | 38 162 |
Actifs de couverture
| France | Royaume-Uni | États-Unis | Autres | Total | en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Début de période | 3 119 | 3 212 | 10 194 | 10 680 | 37 109 | 953 | 1 372 | 1 498 | 51 794 | 16 343 | ||||
| Cotisations de l'employeur | 0 | 0 | -517 | 0 | 0 | 152 | 170 | -347 | ||||||
| Prestations payées | -405 | -231 | -807 | -860 | -7 301 | 0 | -27 | -39 | -8 540 | -1 130 | ||||
| Rendement attendu des actifs | 115 | 101 | 479 | 324 | 331 | 0 | 57 | 47 | 982 | 472 | ||||
| Écart rendement attendu / rendement réel du fonds | 383 | 128 | 605 | -814 | 1 550 | 0 | -78 | 2 | 2 460 | -684 | ||||
| Entrée de périmètre | 0 | 0 | ||||||||||||
| Liquidation | 0 | 0 | -9 096 | -30 210 | -953 | 0 | 0 | -30 210 | -10 049 | |||||
| Autres | 0 | 0 | 0 | 0 | 22 | 20 | 22 | 20 | ||||||
| Correction taux de change | 0 | 209 | 283 | -526 | 0 | 0 | -317 | 283 | ||||||
| Fin de période | 3 212 | 3 210 | 10 680 | 0 | 953 | 0 | 1 498 | 1 698 | 16 343 | 4 908 |
Réconciliation de la provision
| France | Royaume-Uni | États-Unis | Autres | Total | en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Début de période | -18 754 | -23 097 | 518 | 706 | -3 408 | -3 342 | -2 006 | -2 433 | -23 648 | -28 166 | ||
| Charge de l'année | -2 403 | -2 841 | -107 | -180 | -662 | -289 | -578 | -911 | -3 750 | -4 221 | ||
| Cotisations employeur | 0 | 0 | 0 | -517 | 0 | 0 | 152 | 170 | 152 | -347 | ||
| Prestations payées | 106 | 15 | 0 | 0 | 506 | -540 | 173 | 544 | 785 | 19 | ||
| SORIE | -2 005 | 1 673 | 284 | -27 | 87 | 390 | -85 | 59 | -1 719 | 2 095 | ||
| Entrée de périmètre | -41 | 0 | -172 | -2 343 | -213 | -2 343 | ||||||
| Autres | 22 | 22 | 0 | |||||||||
| Correction taux de change | 11 | 18 | 135 | -250 | 60 | -60 | 206 | -292 | ||||
| Fin de période | -23 097 | -24 250 | 706 | 0 | -3 342 | -4 031 | -2 433 | -4 974 | -28 165 | -33 255 | ||
| Dont : | Provisions | -29 884 | ||||||||||
| Actif | 1 713 | 38 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
VENTILATION DE LA CHARGE DE LA PÉRIODE
| France | Royaume-Uni | États-Unis | Autres | Total | en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Coût des services | 1 617 | 2 262 | 0 | 0 | 67 | 77 | 395 | 749 | 2 079 | 3 088 | |
| Coûts de l'actualisation | 872 | 895 | 458 | 295 | 542 | 212 | 207 | 279 | 2 079 | 1 681 | |
| Rendement attendu des actifs | -115 | -101 | -479 | -324 | -331 | 0 | -57 | -47 | -982 | -472 | |
| Reconnaissance des pertes/gains | 29 | -215 | 36 | -130 | 65 | -345 | |||||
| Frais d'administration | 0 | 128 | 209 | 384 | 0 | -2 | 60 | 510 | 269 | ||
| Charge nette | 2 403 | 2 841 | 107 | 180 | 662 | 289 | 578 | 910 | 3 750 | 4 220 |
NOTE 5.4 RÉMUNÉRATIONS FONDÉES SUR DES ACTIONS
En contrepartie des services rendus, le groupe est susceptible d’octroyer à certains membres du personnel des plans fondés sur des actions réglées en actions ou en trésorerie. Le groupe comptabilise alors son engagement au fur et à mesure des services rendus par les bénéficiaires, de la date d’attribution jusqu’à la date d’acquisition des droits.
NOTE 5.4.1 PLAN D’OPTIONS DE SOUSCRIPTION
Un plan de 700 BSPCE*, avec option de rachat des actions par Manitou BF, a été mis en place lors de l’acquisition d’easyLi. Les avantages accordés au titre de ce plan, évalué à la juste valeur au moment de l’attribution, constituent un complément de rémunération. Il est comptabilisé en charges de personnel, étalé par tranches, sur la durée d’acquisition des droits de.
l’avantage consenti (janvier 2023 – juin 2027) en contrepartie d’une dette sociale. Le groupe réexamine à chaque clôture conjointement la juste valeur et le nombre d’instruments exerçables en prenant en compte les nouvelles perspectives de performances, d’attributions et d’éventuels départs. Compte tenu de la non atteinte des critères, aucune charge de personnel chez Manitou BF au titre d’IFRS 2 a été comptabilisée au 31 décembre 2024 et la dette comptabilisée en 2023 a été reprise générant un produit de 0,1 million d’euros.
Définition des BSPCE dans la partie 8.5 de l’URD 2024.
NOTE 5.4.2 ATTRIBUTION DE PHANTOM SHARES
Le Directeur général bénéficie d’un plan de Phantom Shares par lequel ce dernier pourra percevoir une prime annuelle dont le montant sera basé sur la valeur de l’action. Cette prime est soumise à des conditions de performance et de présence. Un plan similaire a été mis en place pour les membres de l’Excom.
Au titre de l’exercice 2024, il a été attribué 28 879 Phantom Shares valorisées à 0,6 M€ (42 500 Phantom Shares attribuées en 2023 valorisées 0,7 M€).
NOTE 5.4.3 CHARGE RELATIVE AUX RÉMUNÉRATIONS FONDÉES SUR DES ACTIONS
Dans les comptes consolidés, l’avantage consenti aux bénéficiaires au titre des plans détaillés ci-dessus est comptabilisé en charges opérationnelles.
Les montants sont présentés ci-après :
| Plan (en milliers d’euros) | Charges 2023 | Charges 2024 |
|---|---|---|
| Plan d’options de souscription | 99 | -99 |
| Phantom Shares | 982 | 603 |
| Autres | ||
| Total | 1 081 | 504 |
NOTE 5.5 RÉMUNÉRATION ET AUTRES AVANTAGES DES DIRIGEANTS
Les montants totaux de la rémunération et des avantages en nature versés aux dirigeants sont les suivants :
| Mandataires sociaux non dirigeants | Mandataires sociaux dirigeants | Membres du Comité exécutif non mandataires | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2023 | 2024 | 2023 | 2024 | 2023 | 2024 | |||
| Salaires | 163 | 193 | 2 301 | 4 083 | ||||
| Mandats | 585 | 716 | 1 213 | 1 795 | ||||
| Indemnités supplémentaires | ||||||||
| Options attribuées | 446 | 501 | 903 | 682 | ||||
| Provisions au bilan et engagements (provision pour primes ou indemnités) | 2 359 | 3 801 |
Les informations sur la politique de rémunération sont disponibles dans le chapitre 5 de l’URD 2024.
NOTE 6 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET CORPORELLES
NOTE 6.1 GOODWILL ET IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
NOTE 6.1.1 ÉVOLUTION DE LA VALEUR NETTE COMPTABLE
PRINCIPES COMPTABLES
Selon la norme IAS 38, une immobilisation incorporelle est portée à l’actif si elle est identifiable (séparable, c’est-à-dire qu’elle peut être séparée de l’entité et être vendue, transférée, concédée par licence, louée ou échangée, soit de façon individuelle, soit dans le cadre d’un contrat, avec un actif ou un passif lié ; ou résulte de droits contractuels ou d’autres droits légaux, que ces droits soient ou non cessibles ou séparables de l’entité ou d’autres droits et obligations) :
- il est probable que les avantages économiques futurs attribuables à l’actif iront à l’entité ;
- le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
GOODWILL
Les principes comptables relatifs aux écarts d’acquisition (goodwill) sont décrits en note 3, « Périmètre de consolidation ».
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Les frais de développement sont comptabilisés en tant qu’actif lorsqu’ils satisfont à l’ensemble des critères suivants :
- le produit ou le procédé est clairement identifié et les coûts attribuables à ce produit ou à ce procédé peuvent être identifiés séparément et évalués de façon fiable ;
- le produit ou le procédé constitue une nouveauté ou une amélioration substantielle d’un produit ou d’un procédé existant ;
- la faisabilité technique de fabrication du produit ou du procédé peut être démontrée ;
- l’entreprise a l’intention de produire et de commercialiser ou d’utiliser le produit ou le procédé ;
- il existe un marché pour ce produit ou ce procédé ou, en cas d’utilisation interne, son utilité pour l’entreprise peut être démontrée ;
- des ressources suffisantes existent et sont disponibles pour achever le développement puis utiliser ou vendre l’immobilisation incorporelle.
Ces frais comprennent principalement les coûts de personnels affectés aux projets, la part des coûts de structure dédiée à l’activité de développement, les coûts d’études externes et les coûts de réalisation des prototypes.
Les frais de développement engagés entre la décision d’entrer dans le développement, l’industrialisation d’un matériel nouveau et la phase de tests et de fabrication en présérie de ce même matériel sont comptabilisés en immobilisations incorporelles. L’amortissement de l’actif commence lorsque le développement est achevé et que l’actif est prêt à être mis en service.
Les frais relatifs à l’étude préalable, à la phase d’analyse fonctionnelle et à la formation des utilisateurs sont enregistrés dans les charges de la période.
Les logiciels
Les coûts encourus dans le cadre de la mise en place d’un système d’information intégré (ERP) sont comptabilisés en tant qu’actif pour la part relative à la conception détaillée du projet, à la programmation, aux tests et à la documentation, s’il est probable que les avantages économiques futurs attribuables à l’actif iront à l’entité et si le coût de cet actif peut être évalué et suivi de façon fiable.
Les logiciels acquis comme un moyen d’exploitation étant destinés à être conservés durablement par le groupe sont immobilisés.
Les coûts de configuration et de customisation liés à la mise en place d’un logiciel en mode SAAS (Software As A Service) sont immobilisés lorsqu’ils répondent à la définition d’un actif incorporel (création d’interfaces, adaptation du système d’information existant). Dans le cas contraire, ils sont comptabilisés :
- en charges opérationnelles, lorsqu'ils sont réalisés en interne ;
- en charges opérationnelles ou en charges à étaler, lorsqu'ils sont réalisés par un prestataire externe, selon la nature des services rendus.
Les marques ainsi que les relations clients acquises et autres immobilisations incorporelles sont portées à l’actif s’ils répondent aux critères d’IAS 38.
Évaluation postérieure : la norme IAS 38 donne la possibilité de réévaluer tout ou partie des immobilisations après la date de transition. Le groupe a décidé de ne pas retenir cette option.
Les amortissements sont calculés selon la durée probable d’utilisation des différentes catégories de biens et sur le mode linéaire. La base amortissable représente la différence entre le coût de l’actif et la valeur résiduelle, considérée comme nulle pour l’ensemble des biens amortissables.
Les principales durées d’amortissement sont les suivantes :
| Nature des immobilisations | Durée |
|---|---|
| Brevets | 5 ans |
| Logiciels informatiques | 3 ans |
| Systèmes d’information complexes – ERP | 7 ans |
| Frais de développement | 5 ans |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024209
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
| en milliers d'euros | Goodwill | Frais de développement | Logiciels | Marques | Relations clients et autres immobilisations incorporelles | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant brut au 31 décembre 2023 | 79 673 | 138 427 | 78 307 | 30 085 | 52 870 | 299 689 |
| Acquisitions | 0 | 20 625 | 814 | 0 | 10 546 | 31 985 |
| Cessions | 0 | -482 | -9 | 0 | 0 | -491 |
| Variation de périmètre | 4 422 | 4 | 198 | 804 | 640 | 1 646 |
| Autres | 0 | -472 | 12 106 | 0 | -12 165 | -531 |
| Écart de conversion | 4 998 | 2 641 | 935 | 1 850 | 1 946 | 7 371 |
| Montant brut au 31 décembre 2024 | 89 094 | 160 743 | 92 350 | 32 739 | 53 836 | 339 668 |
| Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre 2023 | -73 793 | -80 853 | -65 854 | -29 183 | -35 289 | -211 180 |
| Dotations | 0 | -9 460 | -6 645 | -210 | -2 185 | -18 501 |
| Reprises | 0 | 476 | 3 | 0 | 0 | 480 |
| Variation de périmètre | 0 | -4 | -175 | 0 | -575 | -754 |
| Autres | 0 | -28 | 13 | 0 | 2 | -13 |
Écart de conversion
| -4 960 | -1 448 | -448 | -1 846 | -1 835 | -5 576 |
|---|---|---|---|---|---|
Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre 2024
| -78 753 | -91 317 | -73 106 | -31 239 | -39 883 | -235 545 |
|---|---|---|---|---|---|
Montant net au 31 décembre 2023
| 5 880 | 57 574 | 12 453 | 902 | 17 580 | 88 509 |
|---|---|---|---|---|---|
Montant net au 31 décembre 2024
| 10 341 | 69 426 | 19 244 | 1 500 | 13 954 | 104 123 |
|---|---|---|---|---|---|
Les principaux investissements incorporels 2024 concernent les frais de développement pour 20,6 millions d’euros, les systèmes d’information pour 0,8 million d’euros et les autres immobilisations incorporelles pour 10,5 millions d’euros.
NOTE 6.1.2 DÉTAIL DES GOODWILL NETS À LA CLÔTURE DE L’EXERCICE
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| EasyLi | 2 283 | 2 283 |
| MN Lifttek Oy | 1 664 | 1 664 |
| Gi.Erre SRL | 1 367 | 1 221 |
| COME SRL | 0 | 1 259 |
| Metal Work SRL | 0 | 2 270 |
| Manitou Centres SA PTY LTD | 0 | 1 078 |
| Autres | 566 | 566 |
| Total | 5 880 | 10 341 |
En 2024, l’acquisition de COME SRL et de Metal Work SRL a donné lieu à la comptabilisation de goodwills définitifs, respectivement pour 1,3 million et 2,3 million d'euros. Une marque a été constatée pour Metal Work à hauteur de 0,6 million d’euros.
Le rachat d’actifs de DEZZO par Manitou Centres SA PTY LTD a également engendré la comptabilisation d’un goodwill pour 1,1 million d’euros.
Le goodwill définitif de GI.ERRE SRL est de 1,2 million d'euros. Son montant a été ajusté de -0,2 million d’euros sur l'exercice 2024, et partiellement affecté à la marque GI.ERRE SRL.
NOTE 6.2 IMMOBILISATIONS CORPORELLES
PRINCIPES COMPTABLES
Les immobilisations corporelles correspondent à un actif physique que l’entreprise continuera à utiliser après l’exercice en cours.
Elles concernent plusieurs types d’actifs : terrains, constructions, installations générales, outillage, matériel, véhicules, équipements informatiques, etc. Le groupe regroupe ses immobilisations corporelles en cinq postes :
- les terrains ;
- les constructions ;
- les installations techniques, matériel et outillage ;
- les autres immobilisations corporelles ;
- les immobilisations corporelles en cours.
Une immobilisation corporelle doit être comptabilisée à l’actif lorsque :
- il est probable que les avantages économiques futurs attribuables à l’actif iront à l’entité ;
- le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
COMPTABILISATION INITIALE
La valeur brute des immobilisations corporelles correspond au coût historique d’acquisition ou de production.
Concernant l’approche par composants, les principes actuellement appliqués sont les suivants :
- en ce qui concerne les bâtiments, la partie « construction » proprement dite (gros œuvre) et la partie « aménagements » (cloisons, électricité, installations air comprimé, etc.) font l’objet de durées d’amortissement différentes (20 à 30 ans pour les constructions et 10 ans pour les aménagements) ;
- en ce qui concerne le matériel industriel et les autres immobilisations corporelles d’une valeur unitaire significative (supérieure à 50 000 euros), en fonction de la nature des éléments constitutifs et du rythme d’usure de chacun de ces éléments, les composants dont la valeur unitaire est supérieure à 15 % de la valeur globale de l’immobilisation sont également séparés, de manière à appliquer des durées d’amortissement différentes.
LES AMORTISSEMENTS sont calculés sur la base de la durée probable d’utilisation des différentes catégories de biens et sur le mode linéaire.
base amortissable représente la différence entre le coût de l’actif et la valeur résiduelle, considérée comme nulle pour l’ensemble des biens amortissables.
Les principales durées d’utilisation estimées sont les suivantes :
| Nature des immobilisations | Durée |
|---|---|
| Construction | Entre 20 et 30 ans(1) |
| Aménagement des terrains et des constructions | 10 ans(2) |
| Marché industriel | Entre 3 et 7 ans(3) |
| Outillages industriels et moules | 3 ans |
| Matériel de transport | |
| Voitures de tourisme | 4 ans |
| Gros véhicules utilitaires | 5 ans |
| Matériel de bureau et informatique | Entre 3 et 5 ans(4) |
| Mobilier de bureau | 10 ans |
(1) Selon la qualité des bâtiments construits
(2) Excepté les agencements des biens loués qui sont amortis sur la durée de location du bien
(3) Selon le type de matériel
(4) Selon le type d’équipement
MATÉRIELS PRIS OU DONNÉS EN LOCATION
Les matériels faisant l’objet de contrats de location-financement au bénéfice des clients ne sont pas immobilisés, qu’il s’agisse de matériels préalablement immobilisés, pris en crédit-bail (leasing adossé) ou pris en location (location adossée). Ces actifs sont présentés en créances pour un montant égal à l’investissement net du contrat de location.
Les matériels faisant l’objet de contrats de location simple au bénéfice des clients sont immobilisés dans les catégories d’actifs appropriées. Ils sont amortis sur une durée de huit ans.
TRAITEMENT DES SUBVENTIONS
Les subventions publiques sont comptabilisées dès lors qu’il existe une assurance raisonnable que ces dernières seront reçues et que le groupe sera à même de se conformer aux conditions d’attribution.
Les subventions relatives à des actifs amortissables sont comptabilisées initialement au passif du bilan et rapportées au compte de résultat au rythme de l’amortissement des actifs considérés. Le crédit d’impôt recherche est comptabilisé comme une subvention en résultat de la période.
| Installations | Terrains | Bâtiments techniques, matériels et outillages | Immobilisations corporelles | Total en milliers d'euros | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Immobilisations en cours | Immobilisations corporelles | ||||||
| Montant brut au 31 décembre 2023 | 63 571 | 227 367 | 266 067 | 131 562 | 41 495 | 730 063 | |
| Acquisitions | 1 441 | 2 716 | 11 370 | 34 893 | 60 047 | 110 467 | |
| Cessions | 0 | -28 | -1 506 | -1 365 | 0 | -2 899 | |
| Variation de périmètre | 1 106 | 8 460 | 15 236 | 4 932 | 0 | 29 733 | |
| Autres | 3 011 | 28 179 | 16 214 | -18 844 | -50 298 | -21 739 | |
| Écart de conversion | 329 | 3 216 | 4 247 | 1 279 | 837 | 9 907 | |
| Montant brut au 31 décembre 2024 | 69 458 | 269 910 | 311 627 | 152 456 | 52 081 | 855 533 | |
| Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre 2023 | -15 093 | -134 409 | -207 578 | -70 754 | 0 | -427 834 | |
| Dotations | -1 855 | -9 980 | -20 849 | -16 374 | 0 | -49 057 | |
| Reprises | 0 | 28 | 1 297 | 1 229 | 0 | 2 554 | |
| Variation de périmètre | 0 | -2 987 | -7 763 | -2 674 | 0 | -13 424 | |
| Autres | 0 | -7 | 19 | 12 181 | 0 | 12 193 | |
| Écart de conversion | -141 | -1 378 | -3 167 | -628 | 0 | -5 314 | |
| Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre 2024 | -17 089 | -148 732 | -238 040 | -77 021 | 0 | -480 881 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024211
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7
| Montant net au 31 décembre 2023 | 48 478 | 92 958 | 58 490 | 60 808 | 41 495 | 302 230 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant net au 31 décembre 2024 | 52 370 | 121 178 | 73 587 | 75 436 | 52 081 | 374 651 |
Les investissements réalisés en 2024 s’élèvent à 110,5 millions d’euros contre 93,1 millions d’euros en 2023. Ils comprennent 35,9 millions d’euros de terrains et bâtiments, 28,4 millions d’euros de matériels de flotte de location et 46,2 millions d’euros de matériels industriels et autres équipements.
NOTE 6.3 DÉPRÉCIATION DES ACTIFS INCORPORELS ET CORPORELS
PRINCIPES COMPTABLES
Au niveau de Manitou Group, les principales unités génératrices de trésorerie (UGT) identifiées correspondent à la fabrication et à la commercialisation de matériel de manutention, à la fabrication de mâts, à la commercialisation de pièces de rechange et accessoires, ainsi qu’au financement des ventes de matériel de manutention auprès d’utilisateurs finaux. Les UGT s’intègrent dans les secteurs opérationnels définis par le groupe.
La valeur recouvrable d’un actif ou d’un groupe d’actifs correspond à sa juste valeur diminuée des coûts de cession ou à sa valeur d’utilité, si celle-ci est supérieure. La valeur d’utilité correspond aux flux de trésorerie actualisés attendus provenant de l’utilisation de l’unité génératrice de trésorerie considérée. Les flux de trésorerie estimés proviennent de plans sur cinq ans validés par la Direction du groupe. Les hypothèses sous-jacentes à l’établissement de ces plans comprennent notamment l’évolution des marchés dans lesquels les unités génératrices de trésorerie opèrent, les évolutions des prix de vente des produits et des prix d’achat des matières et des composants. Le taux d’actualisation correspond au coût moyen pondéré du capital établi par le groupe.
Lorsque la valeur recouvrable est inférieure à la valeur nette comptable de l’UGT considérée, une dépréciation est enregistrée en résultat opérationnel non courant en diminution de l’actif ou du groupe d’actifs concerné.
ÉCARTS D’ACQUISITION ET ACTIFS INCORPORELS À DURÉE DE VIE INDÉFINIE
Au 31 décembre 2024, le groupe dispose de goodwill pour une valeur nette comptable d’un montant de 10,3 millions d’euros, nécessitant des tests de valeur annuels. Les tests de dépréciation ont été réalisés sur la base de prévisions de ventes et de profitabilité ainsi que d’un taux d’actualisation de 10,10 % et d’un taux de croissance à l’infini de 2 %.
Une analyse de sensibilité du calcul à une variation conjointe des paramètres suivants a été menée :
- +/-1 point du taux d’actualisation ;
- +/-1 point du taux de croissance à long terme ;
- +/-1 point de taux de marge.
Il n’a pas été mis en évidence de valeur recouvrable inférieure à la valeur comptable de chacune des unités génératrices de trésorerie.
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES DE R&D
Compte tenu de l’existence d’indices de perte de valeur, les tests spécifiques relatifs à des actifs de R&D ont été réalisés sur la base de prévisions de ventes et de profitabilité. Le taux d’actualisation appliqué est de 10,10 %. Ces tests n’ont pas conduit à constater des dépréciations. Une baisse supplémentaire de 10 % du chiffre d’affaires ne générerait pas la comptabilisation d’une dépréciation.
AUTRES ACTIFS
Le groupe n’a pas réalisé de test complémentaire sur les actifs corporels, composés principalement de terrains, constructions et de matériel industriel.
NOTE 7 DROIT D’UTILISATION DES ACTIFS LOUÉS ET PASSIFS DE LOYERS
PRINCIPES COMPTABLES
Le groupe apprécie si un contrat est ou contient une location en se fondant sur la définition d’un contrat de location. Selon IFRS 16, un contrat ou une partie d’un contrat est ou contient une location s’il accorde le droit de contrôler l’utilisation d’un actif identifié pour une certaine durée, en échange d’une contrepartie. Lors de la conclusion ou de la réappréciation d’un contrat comportant une composante location, le groupe alloue la rémunération prévue au contrat à chaque composante, location et non-location, sur la base de leur prix distinct relatif.
Le groupe comptabilise un actif « droit d’utilisation » et une dette de loyers à la date de début du contrat de location. L’actif « droit d’utilisation » est initialement évalué au coût, puis ensuite au coût diminué de tout amortissement et de toute perte de valeur cumulée. Le montant pouvant être ajusté en fonction de certaines réévaluations du passif de loyers.
Les actifs pris en location sont :
- majoritairement des actifs immobiliers exploités par le groupe ;
- des contrats de location de véhicules ;
- enfin, des contrats de location d’équipements industriels.
La dette de loyers est initialement évaluée à la valeur actualisée des loyers dus non encore payés à la date de début du contrat. Le taux d’actualisation utilisé correspond au taux d’intérêt implicite du contrat ou, s’il ne peut être aisément déterminé, au taux d’emprunt marginal de chaque filiale. C’est ce dernier taux que le groupe utilise généralement en tant que taux d’actualisation.
La dette de loyers est ensuite augmentée de la charge d’intérêts et diminuée des montants de loyers payés. Elle est réévaluée en cas de modification des loyers futurs à la suite d’un changement d’indice ou de taux, à une nouvelle estimation du montant à payer attendu au titre d’une garantie de la valeur résiduelle ou, le cas échéant, d’une réévaluation de l’exercice d’une option d’achat ou de prolongation ou du non-exercice d’une option de résiliation (qui deviennent alors raisonnablement certains).
Le compte de résultat est également impacté : au lieu de la charge d’exploitation, les preneurs constatent une charge d’amortissement du droit d’utilisation et une charge d’intérêts.
Le groupe a procédé à l’étude de ses contrats de location afin de les analyser au regard des critères déterminant une location selon IFRS 16. Conformément aux exemptions prévues par la norme, le groupe a exclu les contrats de courte durée (inférieure à 12 mois) et les contrats de faible valeur de l’actif (inférieure à 5 000 euros).
La durée de contrat correspond à la période contractuelle non résiliable d’utilisation de l’actif en tenant compte, le cas échéant, des options de renouvellement dont l’exercice est raisonnablement certain.
L’option d’application d’IFRS 16 aux contrats de location d’immobilisations incorporelles n’a pas été retenue par le groupe.
NOTE 7.1 DROIT D’UTILISATION DES ACTIFS LOUÉS
| en milliers d'euros | Terrains et constructions - droit d'utilisation | Véhicules - droit d'utilisation | Équipements industriels - droit d'utilisation | Autres immobilisations corporelles - droit d'utilisation | Total des droits des actifs loués |
|---|---|---|---|---|---|
| Montant brut au 31 décembre 2023 | 35 751 | 7 060 | 1 073 | 1 078 | 44 962 |
| Acquisitions | 3 136 | 3 174 | 0 | 75 | 6 386 |
| Cessions | -1 030 | -1 671 | -54 | -489 | -3 244 |
| Variation de périmètre | 4 796 | 81 | 13 566 | 0 | 18 443 |
| Autres | 26 | 26 | |||
| Écarts de conversion | 1 021 | 69 | 5 | 39 | 1 134 |
| Montant brut au 31 décembre 2024 | 43 674 | 8 740 | 14 591 | 703 | 67 707 |
| Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre 2023 | -18 743 | -3 042 | -717 | -797 | -23 297 |
| Dotations | -5 613 | -2 524 | -3 291 | -161 | -11 589 |
| Reprises | 819 | 1 645 | 51 | 489 | 3 004 |
| Variation de périmètre | 59 | 59 | |||
| Autres | -26 | -26 | |||
| Écarts de conversion | -674 | -8 | -4 | -29 | -717 |
| Amortissements et pertes de valeur au 31 décembre 2024 | -24 211 | -3 896 | -3 961 | -499 | -32 567 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 7.2 PASSIFS DE LOYERS
| en milliers d'euros | 2024 |
|---|---|
| Moins de 1 an | 9 373 |
| Entre 1 et 5 ans | 13 598 |
| Au-delà de 5 ans | 5 115 |
| Total | 28 087 |
NOTE 8 BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT
NOTE 8.1 STOCKS
PRINCIPES COMPTABLES
VALORISATION ET DÉPRÉCIATION DES STOCKS
Les stocks ont été valorisés sur les bases suivantes :
- marchandises : valorisées au prix d’achat moyen pondéré ;
- matières premières : valorisées au prix d’achat moyen pondéré ;
- produits semi-ouvrés, en cours de fabrication et produits finis : valorisés au prix de revient de fabrication (matières premières au coût réel, machines et main-d’œuvre au coût réel).
Les produits semi-ouvrés et finis sont valorisés sur la base d’un niveau d’activité normal.
Par ailleurs, des provisions pour dépréciation des stocks ont été comptabilisées lorsque la valeur nette de réalisation des biens et marchandises est inférieure à leur prix de revient.
| en milliers d'euros | Matières premières | Encours de fabrication | Produits finis | Marchandises | Total stocks |
|---|---|---|---|---|---|
| Montant brut au 31 décembre 2023 | 290 879 | 108 080 | 391 683 | 118 241 | 908 884 |
| Variation de périmètre | 14 792 | 0 | 166 | 14 958 | |
| Reclassement | 5 722 | 713 | 3 475 | 9 910 | |
| Mouvements | -22 345 | -48 529 | 22 584 | 4 265 | -44 024 |
| Écarts de conversion | 5 590 | 465 | 6 627 | 2 386 | 15 069 |
| Montant brut au 31 décembre 2024 | 294 638 | 60 016 | 421 607 | 128 534 | 904 795 |
| Provisions au 31 décembre 2023 | -8 750 | -6 354 | -12 210 | -27 314 | |
| Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | ||
| Reclassement | 811 | 697 | -1 496 | 12 | |
| Mouvements | -1 249 | 0 | -3 085 | -984 | -5 318 |
| Écarts de conversion | -186 | -52 | -356 | -594 | |
| Provisions au 31 décembre 2024 | -9 374 | 0 | -8 794 | -15 045 | -33 213 |
| Montant net au 31 décembre 2023 | 282 129 | 108 080 | 385 329 | 106 031 | 881 570 |
| Montant net au 31 décembre 2024 | 285 264 | 60 016 | 412 813 | 113 488 | 871 582 |
Les reclassements concernent pour l’essentiel les matériels donnés en location et immobilisés qui sont transférés en stock à la fin du contrat de location pour être vendus comme matériels d’occasion.
NOTE 8.2 CRÉANCES CLIENTS
PRINCIPES COMPTABLES
Les créances clients sont des actifs financiers courants, initialement enregistrées selon les dispositions d’IFRS 15 et ultérieurement au coût amorti diminué des pertes de valeur éventuelles. La juste valeur des créances clients est assimilée à la valeur nominale compte tenu des échéances de paiement généralement inférieures à trois mois.
Les créances clients font l’objet d’une dépréciation sur la base des pertes de crédit attendues (note 12.1.2).
CRÉANCES COURANTES
| en milliers d'euros | Montant brut | Dépréciations | Montant net |
|---|---|---|---|
| 31 décembre 2023 | 649 712 | -4 820 | 644 892 |
| Variation de périmètre | 23 441 | -2 | 23 440 |
| Reclassement | -664 | 25 | -639 |
| Mouvements | -183 066 | 1 822 | -181 245 |
| Écarts de conversion | 6 607 | -78 | 6 529 |
| Total au 31 décembre 2024 | 496 030 | -3 053 | 492 977 |
CRÉANCES NON COURANTES
Les créances non courantes sont nulles sur la période. Le groupe a en général recours à une assurance-crédit pour sécuriser son en-cours clients. Dans certains cas, sur la base de la connaissance du client acquise par le groupe, l’en-cours pour un client donné peut être supérieur au montant garanti.
PROGRAMME DE WHOLESALE
Le groupe dispose d’un programme de financement des créances de ses distributeurs. Ce programme est mis en place dans un cadre strict entre plusieurs sociétés du groupe, leurs distributeurs et un organisme de financement. Il est basé sur la cession de créances non escomptées et permet au groupe de se faire payer à la date d’échéance de la facture par la banque et au distributeur de négocier avec la banque un financement. Ainsi, les créances sont maintenues en créances opérationnelles dans la rubrique « Clients » jusqu’au paiement par l’organisme financier. Le risque est transféré à l’organisme de financement sans recours possible, sauf si les créances cédées dépassent les lignes de crédit négociées. Ce programme inclut également une assurance-crédit.
Les créances cédées qui ne sont pas déconsolidées et donc inscrites en créances clients au 31 décembre 2024 s’élèvent à 22,5 millions d’euros contre 99,7 millions d’euros au 31 décembre 2023. Le total de l’en-cours auprès de l’organisme financier est de 168,2 millions d’euros contre 197,7 millions d’euros au 31 décembre 2023. Il n’existe pas de risque de recours sur les créances échues au 31 décembre 2024.
Dans le cadre de ce programme, l’organisme financier a octroyé un préfinancement de 87,0 millions d’euros en décembre 2024. L’analyse des risques et avantages telle que définie par IFRS 9 a conduit le groupe à dé-comptabiliser l’ensemble de ces préfinancements. Le coût financier sur l’année 2024 est quasi nul.
PROGRAMME D’AFFACTURAGE
En décembre 2024, un contrat d’affacturage a été mis en place. Dans le cadre de ce programme, la société MBF a cédé des créances clients et les avoirs rattachés, sans recours contre les risques de défaillance du débiteur. L’analyse des risques et avantages telle que définie par IFRS 9 a conduit le groupe à dé-comptabiliser les créances cédées visées par ce programme d’affacturage.
Le montant de créances cédées décomptabilisées au 31 décembre 2024 au titre de ce programme est de 12,7 millions d’euros.
PROGRAMME FLOOR PLANS
Sur le marché américain et conformément aux pratiques du secteur, Manitou North America a, avec ses distributeurs, des accords de financement de stock (floor plans) pour des périodes variables pouvant aller jusqu’à 24 mois. Dans le cadre de ces floor plans, les distributeurs doivent régler les machines dès qu’elles sont vendues au client final et au plus tard à l’issue de l’accord de financement de stock. Les créances échues font l’objet d’un suivi individualisé. Les critères de dépréciation sont essentiellement évalués client par client en fonction de l’ancienneté des créances. Chaque entité effectue cette analyse en fonction des spécificités de ses marchés.
Les montants enregistrés au titre de la constitution et la reprise des provisions pour dépréciation de créances clients sont enregistrés en « Frais commerciaux, marketing et service ». Les pertes sur créances clients se sont élevées à 0,8 million d’euros sur l’exercice 2024 et ont également été enregistrées sur la ligne « Frais commerciaux, marketing et service » du compte de résultat.
NOTE 8.3 AUTRES CRÉANCES
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Variation de périmètre | Mouvements | Écarts de conversion | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Créances fiscales et sociales | 61 320 | 3 160 | -24 975 | -225 | 39 279 |
| Autres créances | 6 040 | 105 | 1 165 | 44 | 7 354 |
| Avances et acomptes sur commandes | 7 888 | 604 | -3 280 | -85 | 5 127 |
NOTE 8.4 DETTES D’EXPLOITATION
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Variation de périmètre | Mouvements | Écarts de conversion | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Fournisseurs et comptes rattachés | 467 633 | 23 203 | -174 304 | 2 327 | 318 860 |
| Dettes fiscales et sociales | 139 397 | 3 726 | -3 629 | 988 | 140 483 |
| Autres dettes d'exploitation | 61 996 | 411 | 5 414 | 837 | 68 658 |
| Produits constatés d'avance | 19 758 | 2 921 | 6 050 | 851 | 29 580 |
| Autres dettes d'exploitation | 221 151 | 7 057 | 7 836 | 2 676 | 238 720 |
| Dettes fournisseurs d'immobilisations | 15 167 | -1 207 | 8 | 13 968 | |
| Autres dettes | 236 318 | 7 057 | 6 629 | 2 683 | 252 688 |
| Autres dettes non courantes | 9 923 | 0 | 1 138 | 599 | 11 660 |
| Total dettes d'exploitation | 713 875 | 30 260 | -166 536 | 5 609 | 583 208 |
NOTE 8.5 VARIATION DU BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| + Variation des stocks | 167 664 | -49 342 |
| + Variation des créances | 174 131 | -199 859 |
| dont Clients | 162 347 | -181 245 |
| dont Créances de financement des ventes | -2 971 | 489 |
| dont Autres créances | 14 755 | -19 104 |
| - Variation des autres passifs courants | 105 059 | -164 145 |
| dont Fournisseurs et comptes rattachés | 48 040 | -174 301 |
| dont Autres dettes courantes d'exploitation | 53 670 | 9 019 |
| dont Autres dettes non courantes | 3 350 | 1 138 |
| Total variation du besoin en fonds de roulement* | 236 736 | -85 057 |
- Définition du BFR dans la partie 8.5 de l’URD 2024.
NOTE 9 LES CAPITAUX PROPRES ET LE RÉSULTAT PAR ACTION
NOTE 9.1 CAPITAUX PROPRES
NOTE 9.1.1 CAPITAL SOCIAL
Le capital social se compose de 39 668 399 actions au 31 décembre 2024.
NOTE 9.1.2 GESTION DES CAPITAUX PROPRES
Le groupe attache une importance significative à la gestion de son capital, visant à assurer la stabilité financière, à soutenir ses activités opérationnelles et à fournir un rendement adéquat aux actionnaires.
Dans le cadre de sa gestion du capital, le groupe adopte une politique visant à limiter son ratio dettes/capitaux propres pour garantir une structure financière solide et à réduire le risque. L'entreprise évalue régulièrement son capital afin de déterminer s'il est adéquat pour soutenir ses opérations et sa croissance future. La politique du groupe est de conserver une combinaison appropriée de dettes et de capitaux propres pour financer ses activités.
Le groupe peut être amené à racheter ses propres actions sur le marché pour la mise en œuvre de son contrat de liquidité. Ce contrat de liquidité, conforme à la charte de déontologie AFEI (Association française des entreprises d’investissement) a été signé avec un prestataire de services d’investissement. Au 31 décembre 2024, les moyens affectés à la mise en œuvre de ce
NOTE 9.1.3 TITRES D’AUTOCONTRÔLE
PRINCIPES COMPTABLES
Les titres d’autocontrôle détenus par le groupe sont enregistrés à leur coût d’acquisition en diminution des capitaux propres, quelle que soit leur affectation future (IAS 32). Lors de la cession des titres, le prix de cession est comptabilisé directement en augmentation des capitaux propres du groupe et, dès qu’il est encaissé, en trésorerie. Aucun profit ou perte n’est donc comptabilisé dans le résultat de l’exercice.
| en nombre d'actions | Réalisation au 31 décembre 2023 | % du capital | Réalisation au 31 décembre 2024 | % du capital |
|---|---|---|---|---|
| DÉTENTION À L’OUVERTURE (PLAN D’ACTIONS) | 1 381 461 | 1 381 461 | ||
| Achats d’actions | ||||
| Ventes d’actions | ||||
| Levées d’options d’achat | ||||
| DÉTENTION À LA CLÔTURE (PLAN D’ACTIONS) | 1 381 461 | 3,48% | 1 381 461 | 3,48% |
| Couverture des options d’achats | ||||
| Contrat de liquidité | 19 973 | 20 958 | ||
| SOMME DES TITRES EN AUTOCONTRÔLE | 1 401 434 | 3,53% | 1 402 419 | 3,54% |
Le coût d’acquisition des titres achetés et le produit de la cession des titres vendus ont respectivement été inscrits en diminution et en augmentation de la situation nette. Les actions d’autocontrôle ne donnent pas droit à distribution de dividendes.
NOTE 9.1.4 DISTRIBUTION DE DIVIDENDES
L’Assemblée générale réunie le 13 juin 2024 a approuvé le montant des dividendes distribués au titre de l’exercice 2023. Il s’élève à 1,35 euro par action, soit un montant de 53 552 339 euros. Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée générale arrêtant les comptes de l’exercice 2024 de distribuer un dividende de 1,25 euro par action, soit un montant de 49 585 499 euros.
NOTE 9.2 RÉSULTAT PAR ACTION
PRINCIPES COMPTABLES
MODALITÉS DE CALCUL DU RÉSULTAT PAR ACTION
Le résultat par action de base est calculé en divisant le résultat net de l’exercice attribuable aux actionnaires ordinaires par le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période, sous déduction du nombre moyen d’actions autodétenues. Pour le calcul du résultat dilué par action, le résultat attribuable aux actionnaires ordinaires de Manitou BF et le nombre moyen pondéré d’actions en circulation sont ajustés des effets de toutes les actions ordinaires potentielles dilutives.
| 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | |
|---|---|---|
| Résultat net de l’exercice attribuable aux actionnaires ordinaires (en milliers d’euros) | 143 391 | 121 877 |
| Nombre d’actions total moyen (en milliers d’actions) | 39 668 | 39 668 |
| Nombre d’actions d’autocontrôle moyen (en milliers d’actions) | 1 400 | 1 402 |
| Nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période (en milliers d’actions) | 38 268 | 38 266 |
| RÉSULTAT NET PART DU GROUPE PAR ACTION (EN EUROS) | 3,75 | 3,18 |
| Résultat net de l'exercice attribuable aux actionnaires ordinaires (en milliers d'euros) | 143 391 | 121 877 |
| Nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période (en milliers d’actions) | 38 268 | 38 266 |
| Nombre d’actions dilutives moyen (en milliers d’actions) | 0 | 0 |
| Nombre moyen pondéré d’actions ordinaires ajusté des actions dilutives (en milliers d’euros) | 38 268 | 38 266 |
RÉSULTAT DILUÉ PAR ACTION (EN EUROS)
3,75 3,18
NOTE 10 PROVISIONS
NOTE 10.1 PROVISIONS
PRINCIPES COMPTABLES
Conformément à la norme IAS 37 « Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels », une provision est comptabilisée lorsque le groupe a une obligation actuelle à l’égard d’un tiers et qu’il est probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers.
GARANTIE
Une provision est constituée pour couvrir le coût estimé de la garantie des machines et des pièces détachées au moment de leur vente aux réseaux ou à la clientèle finale. Elle couvre la garantie contractuelle, ainsi que son éventuelle extension après étude au cas par cas. La provision est établie sur la base de projections de données statistiques historiques.
Une provision peut aussi être comptabilisée dans le cadre d’une campagne de rappel d’un matériel spécifique pour résoudre un dysfonctionnement significatif ou dangereux. Dans ce cas, la provision est évaluée en appliquant le coût unitaire de remise à niveau au parc des machines concernées.
MESURES DE RESTRUCTURATION/INDEMNITÉS DE FIN DE CONTRAT DE TRAVAIL
Le coût estimé des mesures de restructuration et des indemnités de fin de contrat de travail est pris en charge et comptabilisé en provision lorsqu’elles ont fait l’objet d’un plan détaillé et d’une annonce ou d’un début d’exécution.
| en milliers d'euros | Provisions pour garantie | Provisions pour risques divers | Provisions pour avantages au personnel | Total provisions |
|---|---|---|---|---|
| 31 décembre 2023 | 34 501 | 3 186 | 29 998 | 67 685 |
| Dont part - d'un an | 25 737 | 1 561 | 521 | 27 819 |
| Dont part + d'un an | 8 764 | 1 625 | 29 477 | 39 865 |
| Augmentation | 13 343 | 26 737 | 40 079 | |
| Reprise de provision utilisée | -10 675 | -1 409 | -12 083 | |
| Reprise de provision non utilisée | -2 288 | -22 165 | -24 453 | |
| Variation | 2 840 | 2 840 | ||
| Recyclage | -2 126 | -2 126 | ||
| Variation du périmètre | 2 380 | 2 380 | ||
| Reclassement | 1 125 | 0 | 71 | 1 196 |
| Écarts de conversion | 611 | 4 | 305 | 920 |
| Au 31 décembre 2024 | 36 616 | 6 353 | 33 469 | 76 438 |
| Dont part - d'un an | 27 148 | 1 464 | 549 | 29 161 |
| Dont part + d'un an | 9 468 | 4 889 | 32 920 | 47 277 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7 GARANTIE
Les montants enregistrés au titre de la constitution et de la reprise de provisions pour garantie sont principalement inclus dans la ligne « Coût des biens et services vendus » du compte de résultat tout comme les coûts réels de garantie. Cette ligne inclut aussi des provisions constituées au titre de campagnes de rappel de matériel à la suite des incidents de qualité fournisseur.
RISQUES DIVERS
Les risques divers concernent principalement les litiges commerciaux, sociaux ou fiscaux. Les provisions enregistrées correspondent à la meilleure estimation à la date de clôture par le groupe et ses conseils des risques encourus concernant les litiges en cours.
PASSIFS ÉVENTUELS
Le groupe a des passifs éventuels se rapportant à des actions en justice ou des procédures arbitrales et réglementaires survenant dans le cadre habituel de ses activités. Chacun des litiges connus ou procédures en cours, dans lesquels Manitou BF ou des sociétés du groupe sont impliqués, a fait l’objet d’un examen à la date d’arrêté des comptes.
NOTE 11 IMPÔTS
PRINCIPES COMPTABLES
La charge d’impôts enregistrée en compte de résultat comprend ce qui suit.
IMPÔTS SUR LES RÉSULTATS
La charge d’impôts courants correspond aux montants d’impôts sur les bénéfices dus aux différentes administrations fiscales au titre de l’exercice et est déterminée en utilisant les taux d’impôt et des règles fiscales applicables dans les pays concernés à la date de clôture, et tout ajustement du montant de l’impôt exigible au titre des périodes précédentes.
IMPÔTS DIFFÉRÉS
Conformément à la norme IAS 12 « Impôt sur le résultat », des impôts différés sont constatés sur toutes les différences temporelles entre les valeurs comptables des actifs et des passifs et leurs valeurs fiscales, selon la méthode du report variable. Les actifs et les passifs d’impôts différés sont systématiquement comptabilisés. Ils sont évalués aux taux d’impôts dont l’application est attendue sur la période au cours de laquelle l’actif sera réalisé et le passif réglé, sur la base des réglementations fiscales qui ont été adoptées ou quasi adoptées à la date de clôture.
Pour les participations dans les filiales, un impôt différé est constaté sur la différence entre la valeur en consolidation des titres et leur valeur fiscale, lorsqu’il est probable que la différence temporelle s’inversera dans un avenir prévisible.
Les impôts différés sont comptabilisés en charges ou en profits dans le compte de résultat sauf lorsqu’ils sont engendrés par des éléments imputés directement en capitaux propres ou en autres éléments du résultat global. Dans ce cas, les impôts différés sont imputés en capitaux propres ou en autres éléments du résultat global. Lors d’un changement de taux d’impôt, l’impôt qui en résulte est comptabilisé en résultat, sauf dans la mesure où il se rapporte à des éléments comptabilisés à l’origine en capitaux propres ou en autres éléments du résultat global.
Les actifs d’impôts différés ne sont comptabilisés que dans la mesure où il est probable que le groupe disposera de bénéfices futurs imposables sur lesquels la différence temporelle correspondante pourra être imputée. Les actifs d’impôts différés sont examinés à chaque date de clôture et dépréciés en cas de risque de non-utilisation.
Au sein d’une même entité fiscale, les impôts différés actifs et passifs sont présentés de manière compensée, dès lors que celle-ci a le droit de compenser ses actifs et ses passifs d’impôts exigibles.
Le groupe a, par ailleurs, considéré que la CVAE française avait des caractéristiques proches de certains autres impôts et taxes à l’étranger, par exemple l’IRAP italien, déjà analysé par les émetteurs concernés comme relevant du champ d’application de la norme IAS 12. Conformément aux dispositions d’IAS 12, le montant total de la charge courante et différée relative à la CVAE est présenté sur la ligne « Impôts » du compte de résultat.
NOTE 11.1 VARIATIONS DES POSTES DE BILAN
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Périmètre | Résultat | Paiement | Conversion | Autres* | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Impôts courants | Actifs | 12 834 | 12 645 | ||||
| Passifs | 8 742 | 6 100 | |||||
| TOTAL | 4 092 | 266 | -60 810 | 63 009 | -34 | 23 | 6 545 |
| Impôts différés | Actifs | 17 846 | 27 432 | ||||
| Passifs | 4 856 | 6 593 | |||||
| TOTAL | 12 990 | -3 674 | 9 992 | 0 | -125 | 1 657 | 20 840 |
- Les autres mouvements d’impôts courants et d’impôts différés se décomposent comme suit :
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Impôts différés enregistrés dans les réserves - OCI | 449 | -541 |
| Impôts différés enregistrés dans les réserves consolidées - Instruments de couverture de taux d'intérêt | 26 | 2 194 |
| Autres | 20 | 4 |
| TOTAL | 495 | 1 657 |
NOTE 11.2 IMPÔTS ENREGISTRÉS EN COMPTE DE RÉSULTAT
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Impôts courants | -54 407 | -60 810 |
| Impôts différés de la période | 4 107 | 12 396 |
| Changement de taux d'impôts différés | 45 | -24 |
| Utilisation de déficits non reconnus antérieurement | -345 | -2 381 |
| Total d'impôts différés | 3 807 | 9 992 |
| TOTAL | -50 600 | -50 818 |
NOTE 11.3 RÉCONCILIATION ENTRE L’IMPÔT AU TAUX LÉGAL EN FRANCE ET LE TAUX EFFECTIF D’IMPÔT DU COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
Résultat avant impôt des sociétés consolidées par intégration globale
| 2024 | 2023 | |
|---|---|---|
| Résultat avant impôt | 191 570 | 169 918 |
| Taux d'impôt légal en France | 25,83% | 25,83% |
| Charge d'impôt théorique de l'exercice | -49 482 | -43 890 |
| Autres impôts | -3 886 | -4 234 |
| Dépréciation d'actifs | 0 | 0 |
| Différences permanentes | 764 | -170 |
| Augmentation/réduction des taux d'impôts (courants et différés) | 45 | -24 |
| Utilisation de pertes non activées précédemment et pertes reportables non activées | -345 | -2 381 |
| Différences de taux (local/groupe) et autres | 2 305 | -120 |
| Total - impôt sur le résultat | -50 600 | -50 818 |
| Taux d'impôt effectif | 26,4% | 29,9% |
Le taux retenu pour élaborer la preuve d’impôt est le taux applicable à Manitou BF, soit le taux d’impôt légal en France de 25,83 %. Celui-ci intègre le taux d’impôt de droit commun de 25 % ainsi que la contribution sociale de 3,3 %.
Les principales différences de taux (local/groupe), pour les sociétés intégrées globalement, concernent les pays suivants :
| Montant (en milliers d'euros) | |
|---|---|
| Allemagne | -298 |
| Australie | -104 |
| États-Unis | -153 |
| Italie | 968 |
| Portugal | 162 |
| Royaume-Uni | 90 |
| Autres pays | 146 |
| TOTAL | 812 |
Sur la période, le taux d’impôt ressort à 29,9 % contre 26,4 % au 31 décembre 2023. Cette variation s’explique par :
- une augmentation des déficits non activés en 2024 par rapport à l’exercice 2023. Ainsi, au 31 décembre 2024, les déficits fiscaux générés par easyLi (France) et par l’Inde n’ont pas été activés pour un impôt estimé à 2,4 millions d’euros au 31 décembre 2024, contre un montant de déficits non activés de 0,8 million d'euros au 31 décembre 2023. Ces déficits n’ont pas été activés compte tenu des incertitudes sur leur recouvrabilité dans un délai proche ;
- les autres charges d’impôt pour 0,8 million d’euros en 2024, en Italie, contre un autre produit de 1,1 million d’euros en 2023.
En 2024, le groupe a activé les pertes pour ses filiales pour un montant total de 0,6 million d’euros, principalement en Afrique du Sud et en Italie. La récupération de ces déficits est fortement probable sur la base d’un budget et d’un apurement dans un délai de trois ans.
NOTE 11.4 IMPÔTS DIFFÉRÉS
Les impôts différés constatés proviennent des différences temporelles suivantes :
| Différences temporelles | Impôts différés au actif / (passif) au 31 décembre 2023 | Différences temporelles | Impôts différés au 31 décembre 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| Immobilisations incorporelles | 501 | 203 | 835 | 280 |
| Immobilisations corporelles | -20 268 | -5 249 | -26 445 | -6 794 |
| Location financement* | 2 844 | 778 | -5 185 | -1 488 |
| Engagements envers le personnel | 36 376 | 9 248 | 37 255 | 9 500 |
| Provisions | 47 133 | 11 665 | 57 567 | 14 131 |
| Stocks & créances | -19 993 | -4 091 | -5 709 | -364 |
| Divers | -4 496 | -1 457 | 16 120 | 3 614 |
| Sous-total | 42 097 | 11 098 | 74 438 | 18 880 |
| Crédit d'impôts | 575 | 0 | ||
| Déficits fiscaux reportables | 1 317 | 1 960** | ||
| Total | 12 990 | 20 840 |
- Conformément à l'amendement IAS12, la rubrique inclut des différences temporelles imposables et déductibles d'un montant identique de 1 440k€. Ces différences ont été calculées sur la base des valeurs inscrites au bilan lors des transactions initiales, et compensées dans l’état de la situation financière si les conditions de compensation étaient réunies.
** Dont 631 k€ Manitou Center South Africa, 442 k€ LiftRite, 355 k€ Manitou Americas, 206 k€ Come, 179 k€ Metal Work, 116 k€ Manitou Brazil et 31 k€ Manitou Malaysia
NOTE 11.5 IMPOSITION MINIMALE MONDIALE – PILIER 2
À compter de l’exercice ouvert le 1er janvier 2024, le groupe entre dans le champ des règles du Pilier 2 défini par l’OCDE pour une imposition minimale mondiale, tel qu’adopté en France, juridiction fiscale dans laquelle Manitou BF est la société mère ultime du groupe.
En vertu de la législation Pilier 2, le groupe peut être tenu de payer un impôt complémentaire pour la différence entre son taux d’imposition effectif GloBE par juridiction et le taux minimum de 15 %. Toutefois, la législation prévoit des mesures de protection transitoires pour la période de 2024 à 2026.
Sur la base des données au 31 décembre 2024, toutes les juridictions du groupe peuvent bénéficier des mesures de protection transitoire, permettant à Manitou BF d'être dispensé de payer un impôt complémentaire. Ainsi pour l’exercice 2024, l’application de Pilier 2 n’a aucun impact sur la détermination de la charge d’impôt.
De plus, toutes les juridictions bénéficiaires significatives ont un taux d’impôt, calculé conformément à IAS 12.86, supérieur à 15 %.
Le groupe applique l’exception à la comptabilisation et à la communication des informations relatives aux actifs et passifs d’impôts différés liés à Pilier 2, conformément aux modifications d’IAS 12 publiées en mai 2023.
NOTE 12 LE FINANCEMENT ET LES INSTRUMENTS FINANCIERS
NOTE 12.1 RÉCONCILIATION DES LIGNES DU BILAN
NOTE 12.1.1 BILAN
PRINCIPES COMPTABLES
PRINCIPES D’ÉVALUATION À LA JUSTE VALEUR
La juste valeur de tous les actifs et passifs financiers est déterminée à la clôture soit à des fins de comptabilisation soit à des fins d’informations données en annexes. La juste valeur est déterminée :
- soit en fonction de prix cotés sur un marché actif (niveau 1) ;
- soit à partir de techniques de valorisation interne faisant appel à des méthodes de calcul mathématiques usuelles intégrant des données observables sur les marchés (cours à terme, courbes de taux…) ; les valorisations issues de ces modèles sont ajustées afin de tenir compte d’une évolution raisonnable du risque du groupe ou de la contrepartie (niveau 2) ;
- soit à partir de techniques de valorisation interne intégrant des paramètres estimés par le groupe en l’absence de données observables (niveau 3).
ACTIF
| Actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global | Actifs financiers au coût amorti | Actifs financiers à la juste valeur par le résultat | Total bilan | |||||||
| 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 | |||
| Actifs financiers non courants | 3 744 | 3 723 | 0 | 0 | 2 962 | 2 087 | 6 705 | 5 810 | ||
| Actifs financiers courants | 10 171 | 7 991 | 5 570 | 8 001 | 5 741 | |||||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 54 165 | 42 600 | 54 165 | 42 600 | ||||||
| Créances de financement des ventes - part non courante | 577 | 1 617 | 577 | 1 617 | ||||||
| Autres actifs non courants | 5 184 | 5 151 | 5 184 | 5 151 | ||||||
| Clients | 644 | 892 | 492 | 977 | 644 | 892 | 492 | 977 | ||
| Créances de financement des ventes - part courante | 1 217 | 727 | 1 217 | 727 | ||||||
| Autres créances courantes | 93 | 291 | 80 | 473 | 93 | 291 | 80 | 473 | ||
| Total | 3 744 | 3 723 | 745 | 172 | 581 | 115 | 65 118 | 50 257 | 814 034 | 635 094 |
Les actifs financiers sont évalués à partir de techniques de valorisation interne (niveau 2) à l’exception de certains équivalents de trésorerie (note 12.1.2), évalués en fonction de prix cotés sur un marché actif (niveau 1).
Au 31 décembre 2024, la trésorerie et équivalents de trésorerie intègrent une provision de 2,1 millions d’euros, compte tenu d’un risque de non-recouvrement identifié sur la trésorerie de la filiale Manitou Vostok Llc.
PASSIF
| 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | |
|---|---|---|
| Passifs financiers non courants | 150 875 | 145 346 |
| Passifs de loyers non courants | 16 404 | 18 713 |
| Autres passifs non courants | 15 028 | 16 764 |
| Passifs financiers courants | 300 707 | 273 405 |
| Passifs de loyers courants | 6 959 | 9 373 |
| Fournisseurs | 467 633 | 318 860 |
| Autres dettes courantes | 231 214 | 247 584 |
| Total | 1 188 820 | 1 030 046 |
Les passifs financiers sont évalués à partir de techniques de valorisation interne (niveau 2).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 12.1.2 DÉTAIL ACTIFS
PRINCIPES COMPTABLES
ÉVALUATION ET COMPTABILISATION DES ACTIFS FINANCIERS
En application d’IFRS 9, les actifs financiers sont classés suivant l’une des trois catégories suivantes :
- actifs financiers évalués à la juste valeur par le compte de résultat ;
- actifs financiers évalués au coût amorti ;
- actifs financiers évalués à la juste valeur par les autres éléments du résultat global.
CRÉANCES DE FINANCEMENT DES VENTES
Les créances de financement des ventes sont évaluées au coût amorti en appliquant la méthode du taux d’intérêt effectif. Le montant de la perte constatée est enregistré en compte de résultat.
ACTIFS FINANCIERS ÉVALUÉS À LEUR JUSTE VALEUR PAR LES AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL
Les actifs financiers sont évalués à leur juste valeur et la variation de cette juste valeur est enregistrée dans les autres éléments du résultat global. Ils incluent notamment l’actif lié au plan SERP (Supplemental Employment Retirement Plan) de la filiale américaine.
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE
Les disponibilités et équivalents de trésorerie sont principalement constitués de comptes bancaires et de valeurs mobilières de placement qui sont cessibles à court terme, très liquides, facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et dont les sous-jacents ne présentent pas de risques significatifs de fluctuation. Les valeurs mobilières de placement sont réévaluées à leur juste valeur par le compte de résultat.
ACTIFS FINANCIERS À COURT TERME
Ce poste comprend principalement des instruments financiers dérivés dont la comptabilisation est précisée en note 12.2.2.
CRÉANCES DE FINANCEMENT DES VENTES
| en milliers d'euros | Créances de location financement | Financement des clients finaux | Total | |
|---|---|---|---|---|
| Montant brut au 31 décembre 2023 | 1 794 | 464 | 2 258 | |
| Variation de périmètre | Autres | 0 | 0 | 0 |
| Mouvements | 489 | -473 | 16 | |
| Écarts de conversion | 60 | 10 | 70 | |
| Montant brut au 31 décembre 2024 | 2 343 | 2 343 | ||
| Dépréciations au 31 décembre 2023 | -464 | -464 | ||
| Variation de périmètre | Autres | 0 | 0 | 0 |
| Mouvements | 473 | 473 | ||
| Écarts de conversion | -10 | -10 | ||
| Dépréciations au 31 décembre 2024 | ||||
| Montant net au 31 décembre 2023 | 1 794 | 0 | 1 794 | |
| Montant net au 31 décembre 2024 | 2 343 | 0 | 2 343 | |
| Dont : | part non courante | 1 617 | ||
| part courante | 727 |
Une dépréciation est calculée en fonction des données statistiques historiques pour les clients non analysés de façon unitaire.
L’échéancier des créances de financement des ventes non courantes est le suivant :
| en milliers d'euros | 31 décembre 2024 | 1 à 3 ans | 3 à 5 ans | Plus de 5 ans |
|---|---|---|---|---|
| Créances de location financement - net | 1 617 | 492 | 848 | 277 |
| Financement des clients finaux - net | ||||
| Créances de financement des ventes - part non courante | 1 617 | 492 | 848 | 277 |
RISQUE DE CRÉDIT
Le risque de crédit est le risque de défaut d’une contrepartie face à ses engagements contractuels ou à l’encaissement de créances.
Le groupe est exposé au risque de crédit dans le cadre de ses activités opérationnelles et de financement. L’exposition maximum au risque de crédit est représentée par les montants d’actifs qui sont présentés au bilan dont le détail est repris ci-
après.
| en millions d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Créances de financement des ventes | 2 | 2 |
| Clients et comptes rattachés | 645 | 493 |
| Autres créances | 98 | 86 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 54 | 43 |
| Total | 799 | 624 |
GESTION DU RISQUE DE CRÉDIT
La gestion du risque client est assurée par les Directions financières des différentes entités. Les plus importantes d’entre elles disposent d’équipes dédiées au credit management. Chaque entité met en place des procédures de gestion, des instruments de mesure et des règles de dépréciation de son en-cours clients. Les dossiers les plus sensibles sont suivis et traités en relation avec le service Credit management de la société mère.
Dans la plupart des entités, le risque de crédit est partiellement ou totalement couvert par une assurance-crédit. Les risques de crédit peuvent également être compensés ou limités par des cautions ou des garanties spécifiques.
Il est par ailleurs précisé que la base clients du groupe est très fractionnée. Ainsi, en 2024, aucun client ne représente plus de 6 % du chiffre d’affaires consolidé.
La Direction financière veille également à répartir le risque de contrepartie bancaire auprès d’établissements de premier rang.
ANALYSE DES CRÉANCES ÉCHUES ET DES DÉPRÉCIATIONS LIÉES
| en milliers d'euros | Non échu | Échu <30 j | Échu 31 - 90 j | Échu 91 - 120 j | Échu +120 j | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Créances clients | 452 944 | 18 990 | 17 689 | 2 751 | 3 655 | 496 030 |
| Dépréciation créances clients | -1 116 | -54 | -30 | -193 | -1 659 | -3 053 |
| Créances clients - net | 451 828 | 18 936 | 17 659 | 2 558 | 1 996 | 492 977 |
| Créances de financement des clients finaux | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Dépréciation créances de financement des clients finaux | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Créances de financement des clients finaux - net | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Créances de location financement | 727 | 0 | 0 | 0 | 0 | 727 |
| Dépréciation créances location financement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Créances de location financement - net | 727 | 0 | 0 | 0 | 0 | 727 |
| Total | 452 555 | 18 936 | 17 659 | 2 558 | 1 996 | 493 704 |
MOUVEMENTS DES DÉPRÉCIATIONS SUR CRÉANCES
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Reprise utilisée | Reprise non utilisée | Reclassements & autres | Écart de conversion | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dépréciation créances clients | -4 820 | -840 | 791 | 1 871 | 23 | -3 053 |
| Dépréciation créances de financement des clients finaux | -464 | 0 | 0 | 473 | 0 | 0 |
| Dont courants | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| non courants | -464 | 0 | 0 | 473 | 0 | 0 |
| Dépréciation créances location financement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
ACTIFS FINANCIERS NON COURANTS
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024223
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
ACTIFS FINANCIERS
Actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Variation | Juste valeur | Recyclage | Écarts de conversion | Var. | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global* | 3 744 | -280 | 31 | 0 | 223 | 5 | 3 723 |
| Dérivés | 386 | -320 | 0 | 0 | 0 | 0 | 66 |
| Autres actifs financiers non courants | 2 576 | -1 134 | 0 | -33 | 614 | -2 | 2 021 |
| Total | 6 705 | -1 733 | 31 | -33 | 837 | 3 | 5 810 |
ACTIFS FINANCIERS COURANTS
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Montant net au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Actifs financiers à la juste valeur par les autres éléments du résultat global | 2 | 2 |
| Dérivés | 3 786 | 2 067 |
| Actifs financiers évalués au coût amorti | 10 | 171 |
| Autres actifs financiers courants | 4 203 | 3 501 |
| Total | 8 001 | 5 741 |
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Montant net au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Disponibilités | 52 572 | 33 775 |
| Dépôts à terme et autres | 1 594 | 8 825 |
| SICAV monétaires & autres | ||
| Total | 54 165 | 42 600 |
TRÉSORERIE NETTE
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | Montant net au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Trésorerie et équivalents de trésorerie - Actif | 54 165 | 42 600 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie - Passif | 64 975 | 4 182 |
| Trésorerie, équivalents de trésorerie et découverts bancaires à la clôture | -10 810 | 38 418 |
NOTE 12.1.3 DÉTAIL PASSIFS
PRINCIPES COMPTABLES
ÉVALUATION ET COMPTABILISATION DES PASSIFS FINANCIERS
EMPRUNTS ET AUTRES PASSIFS FINANCIERS
Les emprunts sont initialement enregistrés à leur juste valeur, nette des coûts de transaction directement attribuables. À chaque clôture, ces emprunts sont évalués à leur coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Les charges financières comprennent donc les intérêts ainsi qu’un étalement des coûts encourus sur la durée de l’emprunt.
VALORISATION DES PACTES D’ACTIONNAIRES (PUTS DE MINORITAIRES)
La société Manitou BF a conclu des pactes définissant les modalités de rachat de parts détenues par des actionnaires minoritaires dans des filiales consolidées. En l’absence de norme ou d’interprétation spécifique, la juste valeur de l’engagement envers les actionnaires minoritaires est comptabilisée en passif financier par prélèvement sur les intérêts minoritaires et, pour la part excédant la valeur des intérêts minoritaires, sur les capitaux propres part du groupe. La variation du passif financier relative à l’évolution d’un exercice à l’autre de la juste valeur de l’engagement envers les actionnaires minoritaires est également comptabilisée en passif financier par prélèvement sur les intérêts minoritaires et, pour la part excédant la valeur des intérêts minoritaires, sur les capitaux propres part du groupe.
DETTE NETTE
La dette nette du groupe est la suivante :
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Total passifs financiers courants* | 300 708 | 273 406 |
| Total passifs financiers non courants* | 150 875 | 145 346 |
| TOTAL DETTE BRUTE | 451 582 | 418 752 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | -54 165 | -42 600 |
| Actifs financiers courants | -8 001 | -5 741 |
| TOTAL DETTE NETTE | 389 415 | 370 411 |
- Hors IFRS 16.
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 courant | 31 décembre 2024 courant |
|---|---|---|
| Financements à court terme et découverts bancaires | 64 855 | 4 182 |
| Emprunts bancaires | 224 726 | 237 332 |
| Emprunts sur locations financements | 664 | 401 |
| Dette financière relative aux ventes avec recours | 0 | 0 |
| Dérivés passifs - change et taux | 2 129 | 12 779 |
| Dettes financières à la juste valeur par résultat | 0 | 0 |
| Emprunts obligataires | 145 | 10 135 |
| Autres emprunts | 7 459 | 7 743 |
| Engagements de rachats de titres minoritaires* | 729 | 834 |
| PASSIFS FINANCIERS COURANTS | 300 708 | 273 406 |
| Passifs de loyers courants | 6 959 | 9 373 |
| TOTAL PASSIFS FINANCIERS COURANTS | 307 667 | 282 779 |
*Au 31 décembre 2024, le groupe a actualisé l’engagement initial de rachat de minoritaires de la société MN-Lifttek Oy, qui s’établit à 0,8 million d’euros à la clôture.
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 non courant | 31 décembre 2024 non courant | Un à cinq ans | + de cinq ans |
|---|---|---|---|---|
| Emprunts bancaires | 43 263 | 39 290 | 31 418 | 7 872 |
| Emprunts sur locations financements | 793 | 1 674 | 1 411 | 263 |
| Dette financière relative aux ventes avec recours | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Dérivés passifs - change et taux | 413 | 509 | -90 | 599 |
| Dettes financières à la juste valeur par résultat | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Emprunts obligataires | 104 487 | 94 671 | 94 671 | 0 |
| Autres emprunts | 537 | 1 820 | 1 820 | 0 |
| Engagement de rachats de titres de minoritaires** | 1 382 | 7 383 | 912 | 6 471 |
| PASSIFS FINANCIERS NON COURANTS | 150 875 | 145 346 | 130 142 | 15 205 |
| Passifs de loyers non courants | 16 404 | 18 713 | 13 598 | 5 115 |
| TOTAL PASSIFS FINANCIERS NON COURANTS | 167 279 | 164 060 | 143 740 | 20 320 |
Le groupe assure l’essentiel du financement de ses besoins par des financements bancaires (crédits moyen terme ou lignes de découvert bancaire) et obligataires (type Euro PP). Le contrat de financement bancaire de la société mère a été mis en place en juillet 2022 pour une durée de cinq ans et a été étendu de deux années, portant l’échéance de la première ligne de financement à juillet 2029 et celle de la seconde ligne de financement à janvier 2030.
**Au 31 décembre 2024, le groupe a actualisé l’engagement initial de rachat de minoritaires de la société EasyLi, qui s’établit à 0,6 million d’euros à la clôture. Par ailleurs, il a comptabilisé un engagement de rachat de minoritaires pour les 25 % restants dans le capital des sociétés COME et Metal Work, à hauteur de 6,5 millions d’euros (montant actualisé de 6,7 millions d’euros).
CARACTÉRISTIQUES DES PRINCIPAUX EMPRUNTS BANCAIRES
| Monnaie | Échéance | Taux effectif | 31 décembre 2023 Courant |
31 décembre 2023 Non courant |
31 décembre 2024 Courant |
31 décembre 2024 Non courant |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Revolving | 219 | 897 | 228 | 106 | ||
| EUR | T4/2024 | 4,41% | BPI 2 | 536 | 107 | 108 |
| EUR | T2/2026 | 2,01% | BPI 3 | 1 008 | 1 499 | 1 002 |
| EUR | T2/2029 | 2,26% | BPI 4 | 627 | 2 808 | 629 |
| EUR | T3/2031 | 1,66% | BPI 5 | 173 | 4 834 | 640 |
| EUR | T3/2031 | 1,05% | BPI 6 | 638 | 4 365 | 633 |
| EUR | T3/2032 | 2,71% | BPI 7 | 193 | 4 828 | 655 |
| EUR | T3/2029 | 2,54% | BPI 8 | 280 | 4 734 | 1 027 |
| EUR | T3/2029 | 2,54% | BPI 9 | 280 | 4 734 | 1 027 |
| EUR | T3/2030 | 4,65% | BPI 10 | 58 | 4 993 | 306 |
| EUR | T3/2030 | 4,65% | BPI 11 | 58 | 4 993 | 306 |
| EUR | T3/2033 | 4,65% | BPI 12 | 558 | 4 493 | 551 |
| Italie | 1 946 | 2 730 | ||||
| Autres | 419 | 874 | 397 | 552 | ||
| Total | 224 725 | 43 263 | 237 333 | 39 290 |
En juillet 2022, Manitou Group a mis en place un nouveau contrat de financement composé d’une ligne RCF (Revolving Credit Facility) qui s’élève à 375 millions d’euros et d’une maturité de cinq ans étendue d’une année en 2023 et d’une seconde année en 2024 portant l’échéance du financement à juillet 2029.
En janvier 2024, Manitou Group a activé dans le contrat de financement de 2022, une deuxième ligne RCF de 160 millions d’euros d’une maturité de 5 ans étendue d’une année fin 2024 portant l’échéance de cette ligne à janvier 2030.
Ce contrat inclut des clauses de ratios (covenants), de « material adverse effect » et de « cross default » pouvant limiter les possibilités d’utilisation ou affecter le terme des lignes de crédit. Il comprend des clauses de « negative pledge* » assorties de seuils et de dérogations.
| Ligne | Signataire | Principales clauses contractuelles | S2 2022 à S1 2030 |
|---|---|---|---|
| Revolving Facility | Manitou | Leverage < 3,25 sauf quelques exceptions | Limitation des acquisitions et des cessions des actifs |
| Limitation de l’endettement additionnel | Clause de changement de contrôle | ||
| Dividende inférieur à 100 % du résultat net |
- Définition au paragraphe 8.5 de l’URD 2023.
CARACTÉRISTIQUES DES EMPRUNTS OBLIGATAIRES
| Monnaie | Échéance | Taux effectif | 31 décembre 2023 Courant |
31 décembre 2023 Non courant |
31 décembre 2024 Courant |
31 décembre 2024 Non courant |
|---|---|---|---|---|---|---|
| EUR | T2/2025 | 2,58% | 12 | 9 970 | 10 | 002 |
| EUR | T2/2026 | 2,79% | 32 | 24 891 | 32 | 24 936 |
| EUR | T2/2027 | 3,12% | 101 | 69 625 | 101 | 69 735 |
| Total | 145 | 104 486 | 10 | 135 94 671 |
EN-COURS VIS-À-VIS DES ÉTABLISSEMENTS FINANCIERS
31 décembre 2023
| En-cours autorisés | En-cours utilisés | 31 décembre 2024 | En-cours autorisés | En-cours utilisés | |
| Financements à court terme et découverts bancaires | 89 607 | 64 855 | 90 329 | 4 182 | |
| Emprunts sur locations financements | 1 457 | 1 457 | 2 075 | 2 075 | |
| Autres emprunts bancaires | Emprunts à terme amortissables | 47 534 | 47 534 | ||
| 47 461 | 47 461 | Crédits renouvelables | 375 000 | 220 000 | |
| 535 000 | 230 000 |
VARIATIONS CASH/NON CASH DES ÉLÉMENTS FINANCIERS
31 décembre 2023
| Flux de trésorerie | Flux « non cash » | 31 décembre 2024 | Var. de périmètre | Écart de conversion | Juste valeur | Autres et reclass. | ||
| Emprunts bancaires - courant A | 224 726 | 4 300 | 0 | 1 | 0 | 8 305 | 237 332 | |
| Emprunts bancaires - non courant B | 43 263 | -2 821 | 7 149 | 4 | 0 | -8 305 | 39 290 | |
| Emprunts sur location financement - courant A | 664 | 0 | 0 | 0 | 0 | -263 | 401 | |
| Emprunts sur location financement - non courant B | 793 | -22 | 0 | 1 | 0 | 902 | 1 674 | |
| Emprunts obligataires - courant A | 145 325 | 0 | 0 | 0 | 9 666 | 10 135 | ||
| Emprunts obligataires - non courant B | 104 487 | -150 | 0 | 0 | 0 | -9 666 | 94 671 | |
| Variation des dettes financières | 374 079 | 1 631 | 7 149 | 6 | 0 | 638 | 383 503 | |
| Autres emprunts - courant A | 7 459 | -220 | 550 | 68 | 0 | -114 | 7 743 | |
| Autres emprunts - non courant B | 537 | -454 | 2 202 | -466 | 0 | 0 | 1 820 | |
| Dérivés passifs - change et taux - courant A | 2 129 | 4 428 | 2 | 0 | 8 497 | -2 278 | 12 779 | |
| Dérivés passifs - change et taux - non courant B | 413 | 0 | 0 | 0 | 0 | 96 | 509 | |
| Dettes financières à la juste valeur par résultat - courant A | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Dettes financières à la juste valeur par résultat - non courant B | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Dérivés actifs - change et taux - courant | -3 786 | 0 | -184 | 0 | 41 | 1 862 | -2 067 | |
| Dettes financières relatives aux ventes avec recours | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Engagements de rachat de titres de minoritaires - courant A | 729 | 0 | 0 | 19 | 71 | 15 | 834 | |
| Engagements de rachat de titres de minoritaires - non courant B | 1 382 | 0 | 6 471 | 0 | 0 | -471 | 7 383 | |
| Variation des autres éléments | 8 863 | 3 754 | 9 041 | -378 | 8 609 | -889 | 29 000 |
Réconciliation avec les passifs financiers courants et non courants (note 12.1.1)
| Financements à court terme et découverts bancaires A | Total passifs financiers - courant A | Total passifs financiers - non courant B |
|---|---|---|
| 64 855 | -62 156 | 1 220 |
| 263 | 0 | 0 |
| 4 182 | Total passifs financiers - courant A | 300 708 |
| Total passifs financiers - non courant B | 150 875 | -3 447 |
| 15 822 | -460 | 0 |
| -17 443 | 145 347 |
RISQUES DE FINANCEMENT ET DE LIQUIDITÉ
Les risques de financement et de liquidité du groupe correspondent aux risques de ne pas être en mesure :
GESTION DES RISQUES DE FINANCEMENT ET DE LIQUIDITÉ
La Direction financière a pour mission d’assurer le financement et la liquidité du groupe au meilleur coût et dans les meilleures conditions.
La gestion de la trésorerie du groupe est centralisée au sein de la société mère, dès lors que la législation locale et l’absence de contraintes opérationnelles le permettent. Les excédents de trésorerie sont ainsi placés par les filiales auprès de la société mère, où les besoins de financement du groupe sont financés. Les besoins en financement du groupe sont assurés, d’une part, au travers de financements bancaires (convention de crédit ou lignes de découvert bancaire) et, d’autre part, au travers d’émissions d’emprunts obligataires, par souci de diversification. Les moyens de financement à long terme sont principalement concentrés au sein de la société mère.
Au 31 décembre 2024, le montant des lignes de crédit bancaire autorisées s’élève à 535 millions d’euros auxquels s’ajoutent des découverts ordinaires autorisés pour 90,3 millions d’euros.
La dette nette* s’élève à 370,4 millions d’euros au 31 décembre 2024.
CONVENTION DE CRÉDIT DE JUILLET 2022
En 2022, la société Manitou BF a signé un nouveau contrat de financement pour une période de cinq ans, à laquelle s’ajoutent deux possibilités d’extension d’un an. Ce contrat inclut des clauses de ratios (covenants), de « material adverse change » et de « cross default » pouvant limiter les possibilités d’utilisation ou affecter le terme des lignes de crédit. Il comprend des clauses de « negative pledge* » assorties de seuils et de dérogations.
Au 31 décembre 2024, les covenants de l’ensemble des financements sont respectés et les lignes existantes couvrent les besoins pour les 12 prochains mois.
Un avenant a été signé en décembre 2022 pour qualifier ce financement en Sustainability Linked Loan (SLL - financement durable).
Ainsi, 3 critères RSE ont été adossés à la ligne RCF (Revolving Credit Facility) liés à la trajectoire bas-carbone scope 3, à la sécurité de ses employés et à ses achats durables. Des objectifs de réalisation annuels en lien avec la politique RSE du groupe ont été associés et donneront lieu à un mécanisme d'ajustement, positif ou négatif, sur la marge appliquée au RCF.
La convention de crédit prévoit 2 extensions d’un an. Les deux ont été activées portant l’échéance finale à juillet 2029.
En janvier 2024, Manitou Group a activé dans le contrat de financement de 2022, une deuxième ligne RCF de 160 millions d’euros d’une maturité de 5 ans étendue d’une année fin 2024 portant l’échéance de cette ligne à janvier 2030.
- Termes définis au paragraphe 8.5 de l’URD 2024.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024227
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7
LIGNES DE DÉCOUVERT BANCAIRE
Le groupe dispose de lignes de découvert bancaire qui lui permettent de garantir une liquidité adaptée à ses besoins. La société a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et considère à la date de l’enregistrement de ce document être en mesure de faire face à ses échéances à venir.
EMPRUNTS OBLIGATAIRES PRIVÉS
Le groupe a également mis en place des emprunts obligataires. Ainsi, en juin 2019, la société Manitou BF a procédé à l’émission d’un emprunt obligataire privé de 105 millions d’euros. Les obligations se décomposent en trois tranches à 6, 7 et majoritairement 8 ans. Ce placement privé, conclu à des conditions favorables pour le groupe Manitou, lui permet d’allonger la maturité de sa dette et de poursuivre la stratégie de diversification de ses sources de financement.
NOTE 12.2 GESTION FINANCIÈRE
NOTE 12.2.1 RÉSULTAT FINANCIER
PRINCIPES COMPTABLES
Le résultat financier correspond à la différence entre les produits financiers et les charges financières. Constituent des produits financiers les intérêts courus et les revenus tirés du compte en banque. Les charges financières, quant à elles, peuvent être des intérêts des emprunts, les escomptes accordés au client ou encore les pertes de change.
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Revenus de placements | 1 246 | 2 886 |
| Swaps de taux d'intérêt | 0 | 0 |
| Ajustement de juste valeur | 0 | 0 |
| Gains de change | 51 651 | 60 639 |
| Autres produits financiers | 2 216 | 1 792 |
Résultat financier
| Total produits financiers | 55 113 | 65 317 |
|---|---|---|
| Charges d'intérêts sur emprunts bancaires et lignes de financement | -15 296 | -20 120 |
| Swaps de taux d'intérêt | 0 | 0 |
| Pertes de change | -51 524 | -62 546 |
| Charges financières IFRS 16 | -1 295 | -1 670 |
| Autres charges financières | -3 079 | -6 033 |
| Total charges financières | -71 193 | -90 369 |
| Résultat financier | -16 080 | -25 052 |
Le résultat financier de la période se dégrade essentiellement du fait de la hausse des charges d’intérêts sur emprunts.
NOTE 12.2.2 DÉRIVÉS ET OPÉRATIONS DE COUVERTURE
PRINCIPES COMPTABLES
Le groupe utilise divers instruments financiers dérivés afin de réduire son exposition aux risques de taux et de change. Ces instruments dérivés sont comptabilisés au bilan et évalués à leur juste valeur à la date de conclusion du contrat. La variation de juste valeur de ces instruments dérivés est enregistrée au compte de résultat, sauf dans le cas de couverture de flux de trésorerie.
Les instruments dérivés désignés comme des instruments de couverture sont classés par catégorie de couverture en fonction de la nature des risques couverts. La comptabilité de couverture est applicable si et seulement si les conditions suivantes sont réunies : l’élément couvert et l’instrument de couverture sont éligibles, une relation de couverture est clairement identifiée, formalisée et documentée dès sa date de mise en place et il existe une relation économique entre l’élément couvert et l’instrument de couverture.
Le traitement comptable des instruments financiers qualifiés d’instruments de couverture et leur impact au compte de résultat et au bilan sont fonction du type de relation de couverture :
- couverture de flux de trésorerie : la part efficace de la variation de juste valeur de l’instrument de couverture est directement enregistrée en contrepartie des autres éléments du résultat global. Pour les instruments dérivés de change, les variations de valeur temps des options et les variations de report/déport sont également enregistrées dans les autres éléments du résultat global. Ces montants sont reclassés au compte de résultat symétriquement au mode de comptabilisation des éléments couverts, soit principalement en marge brute pour la part efficace de la couverture des opérations commerciales, et en résultat financier pour la couverture d’opérations financières ainsi que la valeur temps de la couverture des opérations commerciales ;
- couverture de juste valeur : la composante couverte de ces éléments est évaluée au bilan à sa juste valeur au titre du risque couvert. La variation de cette juste valeur est enregistrée au compte de résultat et est compensée, à l’inefficacité près, par la comptabilisation en résultat des variations symétriques de juste valeur des instruments financiers utilisés en couverture.
RISQUE DE TAUX D’INTÉRÊT
L’endettement brut correspond principalement à des ressources longues qui ont été à l’origine consenties pour partie à taux fixe, pour partie à taux révisable. Le risque porte sur l’impact de la variation des taux d’intérêt sur la charge financière du groupe.
Ainsi, le groupe dispose de dettes financières mises en œuvre pour le financement général de son exploitation. Ces engagements sont partiellement basés sur un taux d’intérêt variable. La variation des taux d’intérêt peut avoir un impact négatif sur le résultat net et la position financière du groupe.
GESTION DU RISQUE DE TAUX
La politique de gestion des taux est coordonnée et contrôlée par la Direction financière de la société mère, avec pour objectif la protection des flux de trésorerie futurs, l’optimisation et la réduction de la volatilité et de la charge financière. Le groupe utilise les divers instruments disponibles sur le marché pour couvrir le risque de variation de taux d’intérêt, notamment des contrats d’échange de taux (échange de taux d’intérêt variable par un taux fixe, échange de taux d’intérêt variable contre variable, etc.).
Afin de sécuriser un niveau maximum de frais financiers, le groupe a mis en place en lien avec le contrat de financement des swaps, des caps et des collars de taux d’intérêt. Ces dérivés sont désignés comme instruments de couverture de flux futurs de trésorerie. Au 31 décembre 2024, ils sont efficaces au titre de la comptabilité de couverture au vu des tirages sur la ligne de crédit revolving.
Caractéristiques des swaps, caps et collars au 31 décembre 2024
| SWAP | en millions d'euros | Taux moyen des swaps | Notionnel | Juste valeur au 31 décembre 2024 |
|---|---|---|---|---|
| Inférieur à un an T1 2025 | 3,27% | 55,0 | -0,01 | |
| 1 à 2 ans T1 2026 | 2,16% | 15,0 | -0,01 |
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
COUVERTURE DE TAUX ET DE SENSIBILITÉ DE LA DETTE
La sensibilité aux taux et le taux de couverture sont présentés dans le tableau suivant. Les tests de sensibilité présentent l’impact en compte de résultat avant impôt. Aucun impact en capitaux propres n’a été identifié.
Couverture de la dette bancaire confirmée à taux variable
| Taux de couverture | Impact d'une variation de +2% des taux d'intérêt** | Couverture fixe | Tunnel Cap Total* | ||
|---|---|---|---|---|---|
| 31 décembre 2025 | 13,00% | 17,00% | 13,00% | 43,00% | -2 563 |
| 31 décembre 2026 | 9,00% | 22,00% | 6,00% | 37,00% | -2 231 |
| 31 décembre 2027 | 11,00% | 11,00% | 0,00% | 22,00% | -3 600 |
| 31 décembre 2028 | 0,00% | 0,00% | 0,00% | 0,00% | -4 880 |
- Sur la base de la dette bancaire à taux variable au 31 décembre 2024.
** En milliers d’euros. Sur la base du taux Euribor 1 mois de 2,8450% appliqué au 31 décembre 2024 : impact sur le résultat avant impôt avec prise en compte de l’impact des options de couverture.
RISQUE DE TAUX DE CHANGE
Risque de change : correspond à l’impact qu’engendre la fluctuation des cours des devises sur le compte de résultat, le bilan et/ou la génération de trésorerie. Le risque de change apparaît soit lors de la réalisation de transactions soit à travers une exposition de conversion. Chaque entrepreneur principal, au sens de la directive de l’OCDE, supporte le risque de change relatif à la vente de ses produits. Eu égard à la taille respective des organisations et à la répartition géographique de la distribution des produits, Manitou BF est la société du groupe la plus sensible et la plus impactée en 2024 par les pertes de change.
Risque de change sur transactions : apparaît lorsque des achats ou des ventes sont réalisés dans une devise autre que la devise fonctionnelle de l’entité au sein de laquelle l’opération est réalisée. Le groupe s’efforce de minimiser le risque de change de chaque entité par rapport à sa monnaie fonctionnelle. Les Directions financières de la société mère ou plus rarement des filiales procèdent à des opérations de couverture de change sur les flux les plus significatifs pour le montant net de leur exposition aux devises, après prise en compte des achats opérés en monnaie étrangère.
En 2024, le groupe a facturé environ 35 % de ses ventes en devises étrangères, principalement en dollars US (18 %), en livres sterling (8 %), et en dollars australiens (4 %), les autres devises étant le rand sud-africain, le dollar Singapour, la roupie indienne, le real brésilien. En 2024, les couvertures de change ont consisté principalement en ventes à terme ou option de vente de livres sterling, de dollars australiens, de rands sud-africains, de dollars américains et en achats à terme de yuans chinois.
Une variation importante des taux de change pourrait avoir une incidence sur les résultats du groupe à travers l’impact de conversion des devises qu’elle générerait, ainsi qu’à travers la pression qu’elle pourrait engendrer sur les prix de commercialisation dans certaines zones géographiques.
L’analyse de la sensibilité a été établie sur la base de la situation des créances, des dettes, de la trésorerie nette et des actifs financiers disponibles à la vente au 31 décembre 2024 pour les principales devises utilisées par le groupe dans le cadre de son activité. La sensibilité correspond à une variation de plus 5 % des devises concernées par rapport à leur cours de clôture.
Impact par monnaie de fonctionnement d’une variation de plus 5 % du taux de change des devises
| Créances et dettes libellées en monnaie étrangère | AUD/EUR | GBP/EUR | USD/EUR | ZAR/EUR | SGD/EUR | BRL/EUR | INR/EUR | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Détail par monnaie de fonctionnement | +5% | +5% | +5% | +5% | +5% | +5% | +5% | |
| EUR | Créances (AUD, GBP, USD, ZAR, SGD, BRL, INR) | 991 | 1 210 | 2 662 | 233 | 0 | 0 | 25 |
Dettes (AUD, GBP, USD)
| -1 | -165 | -39 | 0 | 0 | 0 |
|---|---|---|---|---|---|
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (AUD, GBP, USD, SGD)
| 49 | 16 | 16 | 1 | 1 | 0 | 0 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Sous-total
| AUD | 1 039 | 1 060 | 2 639 | 233 | 1 | 0 | 25 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Créances (EUR)
-125
Dettes (EUR)
156
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (EUR)
-21
Sous-total
11
GBP
Créances (EUR)
-208
Dettes (EUR)
0
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (EUR)
-133
Sous-total
-341
USD
Créances (EUR)
-484
Dettes (EUR)
2 243
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (EUR)
0
Sous-total
1 759
ZAR
Créances (EUR)
0
Dettes (EUR)
77
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (EUR)
0
Sous-total
77
SGD
Créances (EUR)
-481
Dettes (EUR)
608
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (EUR)
-2
Sous-total
126
RUB
Créances (EUR)
Dettes (EUR)
Trésorerie nette et équivalent de trésorerie (EUR)
Sous-total
BRL
Créances (EUR)
0
Dettes (EUR)
346
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024231
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7 COUVERTURE DU RISQUE DE CHANGE
Au 31 décembre 2024, le groupe détient par ailleurs des contrats de vente de devises destinés à couvrir des flux futurs de trésorerie GBP, AUD, INR, USD et ZAR en euros pour un montant de 323,9 millions d’euros. Le groupe détient également des contrats d’achat à terme de devises destinés à couvrir des flux futurs de trésorerie CNY et PLN en euros pour un montant de 25 millions d’euros.
Ces couvertures sont considérées comme efficaces au sens des normes IFRS. La variation de juste valeur de ces instruments est en conséquence enregistrée au bilan pour -7,2 millions d’euros pour les couvertures de flux de trésorerie (cash-flow hedge) et au compte de résultat opérationnel pour -3,2 millions d’euros pour les couvertures de juste valeur (fair value hedge).
La position nette des activités opérationnelles dans les principales devises étrangères par rapport à l’euro est la suivante :
| Vs EUR | en milliers d'euros | Actifs | Passifs | Position nette avant couverture | Instruments financiers de couverture* | Position nette après couverture |
|---|---|---|---|---|---|---|
| AUD | 21 837 | -23 | 21 814 | -43 853 | -22 039 | |
| GBP | 25 742 | -3 474 | 22 268 | -115 949 | -93 681 | |
| USD | 56 236 | -811 | 55 425 | -156 929 | -101 504 | |
| ZAR | 4 903 | 0 | 4 903 | -7 085 | -2 182 | |
| CNY | 295 | -1 198 | -903 | 23 203 | 22 300 | |
| INR | 533 | 0 | 533 | -88 | 445 | |
| Autres monnaies | 25 | -16 | 9 | 1 856 | 1 865 | |
| Total | 109 | -5 522 | 104 049 | -298 845 | -194 796 |
Vs USD
| en milliers d'euros | Actifs | Passifs | Position nette avant couverture | Instruments financiers de couverture* | Position nette après couverture |
|---|---|---|---|---|---|
| EUR | 9 199 | -42 | -33 418 | -33 418 | |
| Autres monnaies | 1 037 | -19 | 1 018 | 1 018 | |
| Total | 10 236 | -42 | -32 400 | 0 | -32 400 |
Vs GBP
| en milliers d'euros | Actifs | Passifs | Position nette avant couverture | Instruments financiers de couverture* | Position nette après couverture |
|---|---|---|---|---|---|
| EUR | 6 483 | 0 | 6 483 | 6 483 |
RISQUE DE CONVERSION SUR LE COMPTE DE RÉSULTAT
Les fluctuations de change impactent les résultats consolidés à travers la conversion en euros des comptes de résultat des filiales en devises étrangères. Le groupe ne couvre pas ce type de risque. Le tableau ci-après présente la répartition du chiffre d’affaires, du résultat opérationnel et du résultat net par monnaie de fonctionnement.
Exposition aux devises
| 31 décembre 2024 | Devises (en millions d'euros) | Chiffre d'affaires | Résultat opérationnel | Résultat net |
|---|---|---|---|---|
| USD | 478 | -6 | -10 | |
| GBP | 222 | 10 | 9 | |
| AUD | 103 | 3 | 2 | |
| ZAR | 35 | 6 | 4 | |
| SGD | 27 | 0 | 0 | |
| BRL | 26 | 3 | 0 | |
| INR | 23 | -4 | -6 | |
| AUTRES | 6 | 1 | -1 | |
| Total | 920 | 12 | -3 |
RISQUE DE CONVERSION SUR LE BILAN
La sensibilité correspond à une variation de plus 5 % des devises concernées par rapport à leur cours de clôture.
Analyse de la sensibilité
| 31 décembre 2024 | Devise (en millions d'euros) | Investissement net | Couverture en % | Impact sur les capitaux propres avec fluctuation 5% de l'euro |
|---|---|---|---|---|
| USD | 467 | 0% | -23 | |
| GBP | 30 | 0% | -1 | |
| ZAR | 30 | 0% | -1 | |
| INR | 44 | 0% | -2 | |
| SGD | 14 | 0% | -1 | |
| AUD | 17 | 0% | -1 | |
| Autres | 16 | 0% | -1 | |
| Total | 618 | 0% | -30 |
NOTE 13 IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR LES ÉTATS FINANCIERS
Début 2021, le groupe a entamé une réflexion approfondie sur son plan de transition pour l’atténuation du changement climatique afin de le rendre compatible avec sa stratégie et son modèle économique.
Dans ce cadre, Manitou Group s'est engagé à réduire les émissions absolues de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 de 46,2 % d'ici 2030 par rapport à l'année de référence 2019. Pour le scope 3, qui inclut les émissions liées aux biens et services achetés, au transport amont/aval et à l'utilisation des produits vendus, l'engagement consiste en une réduction de 33,7 % des émissions par heure d'utilisation des équipements vendus sur la même période.
En juillet 2022, les objectifs de la trajectoire bas-carbone du groupe ont été validés par l’organisation indépendante SBTi sur les 3 scopes.
La trajectoire bas-carbone est composée de 3 axes d'atténuation du changement climatique :
- innover avec des produits à faibles émissions ;
- développer des services pour réduire les émissions carbone lors de l’utilisation ;
- réduire les émissions propres de gaz à effet de serre.
Cette trajectoire bas-carbone constitue un pilier stratégique fondamental.
Au 31 décembre 2024, ce plan de transition n’a pas d’impact significatif sur les jugements et les estimations en matière d'information financière, notamment dans l’évaluation des actifs à long terme du groupe au travers des tests de dépréciation.
Les moyens supplémentaires déployés par le groupe pour répondre à ses engagements climatiques sont, à ce stade, sans impact matériel sur son modèle financier. Les investissements, plus particulièrement de R&D et de production mis en place, ne remettent pas en cause les sites de production du groupe et ne nécessitent pas la mise hors service d’immobilisations.
En 2024, pour répondre aux enjeux environnementaux et pour atteindre les objectifs du groupe, des investissements et des dépenses ont été spécifiquement engagés. Ainsi, 33,6 % des frais de recherche et développement capitalisés ont été réalisés pour le développement de machines électriques, pour le développement de batteries et pour le développement de machines fonctionnant à l’hydrogène, alignés à la taxonomie durable européenne**.
11,2 % des investissements de bâtiments et de matériels ont également été réalisés pour la mise en production de machines électriques et pour la mise en production de batteries.
- Voir chapitre 3, section 3.5 de l’URD 2024.
** Voir chapitre 3, section 3.3.4 de l’URD 2024.
NOTE 14 ENGAGEMENTS HORS BILAN
NOTE 14.1 ENGAGEMENTS DONNÉS
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Avals, cautions, nantissements | 698 | 255 |
| Engagements financiers (dont couvertures de change et de taux) | 335 056 | 323 815 |
| Engagements de reprises de matériels* | 308 | 257 |
| Autres engagements donnés | 6 455 | 9 526 |
| 342 517 | 333 853 |
- Engagements de reprises de matériels évalués à partir des valeurs de rachat fixées contractuellement. Il est précisé que la valeur marchande desdits matériels est, en général, supérieure à la valeur de rachat.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 14.2 ENGAGEMENTS REÇUS
| en milliers d'euros | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 |
|---|---|---|
| Engagements financiers (dont achats à terme) | 42 064 | 25 059 |
| 42 064 | 25 059 |
NOTE 15 ENTREPRISES ASSOCIÉES ET RELATIONS AVEC LES PARTIES LIÉES
PRINCIPES COMPTABLES
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL APRÈS QUOTE-PART DE RÉSULTAT NET DES SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE
L’agrégat « Résultat opérationnel après quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence » intègre le résultat opérationnel et la quote-part de résultat des sociétés associées.
NOTE 15.1 ÉVOLUTION DES PARTICIPATIONS DANS LES ENTREPRISES ASSOCIÉES
| en milliers d'euros | Manitou Group Finance | Manitou Finance Ltd | Total |
|---|---|---|---|
| 31 décembre 2023 | 13 099 | 7 619 | 20 718 |
| Quote-part du résultat net | 1 345 | 1 478 | 2 823 |
| Dividendes | |||
| Variation | |||
| Changement de méthode | |||
| Reclassement | |||
| Écarts de conversion | 398 | 398 | |
| 31 décembre 2024 | 14 444 | 9 495 | 23 939 |
Le groupe Manitou détient des participations dans deux filiales de financement du groupe BNP Paribas. Ces filiales proposent, à travers un contrat de coopération, des solutions de financement à l'intention des clients finaux, mais aussi des concessionnaires du groupe afin de maximiser les ventes de machines, accessoires et services associés. Le groupe dispose de représentants au sein des organes de direction de ces deux sociétés dans le cadre d'un pacte d'actionnaires. Ce pacte confère à BNP Paribas, compte tenu des spécificités des activités de financement et du pourcentage de détention, le contrôle de ces entités.
NOTE 15.2 QUOTE-PART DE RÉSULTAT ET DES CAPITAUX PROPRES DES ENTREPRISES ASSOCIÉES
| en milliers d'euros | Manitou Group Finance | Manitou Finance Ltd | Total |
|---|---|---|---|
| 31.12.2023 | 1 238 | 1 297 | 2 535 |
| 31.12.2024 | 1 345 | 1 478 | 2 823 |
| Quote-part des capitaux propres* | 528 | 2 746 | 3 274 |
| 1 873 | 4 621 | 6 494 |
Contribution des entreprises associées dans les capitaux propres du groupe (quote-part des capitaux propres de la société mise en équivalence, nette de la valeur des titres).
NOTE 15.3 DÉTAIL PAR SOCIÉTÉ DES ÉLÉMENTS SIGNIFICATIFS
| en milliers d'euros | Manitou Group Finance | Manitou Finance Ltd | 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Activité | Financement | Financement | Financement | Financement | ||
| Chiffre d'affaires | 17 550 | 26 926 | 8 684 | 13 366 | ||
| Résultat net | 2 526 | 2 745 | 2 648 | 3 012 | ||
| Total bilan | 553 289 | 588 056 | 186 012 | 175 131 | ||
| Actif net | 26 734 | 29 479 | 15 550 | 19 376 | ||
| Quote-part détenue | 49% | 49% | 49% | 49% |
NOTE 15.4 OPÉRATIONS AVEC LES SOCIÉTÉS DU GROUPE CONSOLIDÉES SELON LA MÉTHODE DE MISE EN ÉQUIVALENCE
| en milliers d'euros | Manitou Group Finance | Manitou Finance Ltd | 31.12.2023 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Charges | 4 277 | 5 633 | 3 147 | 4 493 | ||
| Produits | 2 789 | 1 756 | 190 | 551 | 161 | 330 |
Les machines faisant l’objet d’un programme de financement avec Manitou Group Finance sont généralement vendues directement aux concessionnaires par le groupe. Au Royaume-Uni, en revanche, les produits correspondent à la vente de machines à l’organisme de financement, qui met ensuite en place un programme de financement avec les concessionnaires.
NOTE 15.5 OPÉRATIONS AVEC LES PERSONNES PHYSIQUES
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 | Intérêts 2023 | Solde au 31 décembre 2023 | Prix d'acquisition 2023 | Intérêts 2024 | Solde au 31 décembre 2024 | Prix d'acquisition 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Comptes courants d'associés : Monsieur Marcel Braud | 334 | 6 | 234 | 346 | 6 | 242 | ||
| Madame Jacqueline Himsworth | 16 | 298 | 17 | 310 | ||||
| Acquisition de titres de participation | Non applicable |
NOTE 16 HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
en milliers d'euros
| KPMG | RSM Ouest & membres du réseau RSM International | Autres | TOTAL | Montant % | Montant % | Montant % | Montant % | |||||||||||
| 2023 | 191 | 199 | 31% | 20% | 188 | 199 | 39% | 37% | ||||||||||
| 2024 | 379 | 398 | 33% | 24% | 745 | 1 055 | 64% | 62% | ||||||||||
| Certification des informations en matière de durabilité | Émetteur | 150 | 15% | 150 | 9% | |||||||||||||
| Services autres que la certification des comptes et la certification des informations en matière de durabilité | Émetteur | 7 | 1% | 7 | 1% | Filiales intégrées globalement | 25 | 10 | 4% | 1% | 48 | 28% | 25 | 58 | 2% | 3% | ||
| SOUS-TOTAL | 623 | 977 | 100% | 100% | 481 | 538 | 100% | 100% | 52 | 147 | 100% | 85% | 1 156 | 1 661 | 100% | 98% | ||
| Autres prestations rendues par les réseaux aux filiales intégrées globalement | 3 | 4 | 0% | 0% | 1 | 1 | 0% | 0% | 25 | 15% | 4 | 30 | 0% | 2% | ||||
| TOTAL | 625 | 981 | 100% | 100% | 482 | 539 | 100% | 100% | 52 | 172 | 100% | 100% | 1 160 | 1 691 | 100% | 100% |
NOTE 17 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’événement postérieur à la clôture significatif à la date d’arrêté des comptes consolidés clos le 31 décembre 2024 par le Conseil d’administration du 5 mars 2025.
NOTE 18 LISTE DES FILIALES ET PARTICIPATIONS
Société consolidante
| Manitou BF Ancenis, France | Sociétés intégrées | Méthode de consolidation | % d'intérêt | |
| Sociétés de production | COME S.R.L Alfonsine, Italie | IG | 100% | |
| easyLi Poitiers, France | IG | 100% | ||
| LMH Solutions Beaupréau-en-Mauges, France | IG | 100% | ||
| Manitou Equipment America LLC West Bend, Wisconsin, États-Unis | IG | 100% | ||
| Manitou Equipment India Greater Noida, Inde | IG | 100% | ||
| Manitou Italia S.R.L Castelfranco Emilia, Italie | IG | 100% | ||
| Metal Work S.R.L Forli, Italie | IG | 100% | ||
| Sociétés de distribution | Compagnie Française de Manutention Île-de-France Jouy-le-Moutier, France | IG | 100% | |
| GI.ERRE SRL Castelfranco Emilia, Italie | IG | 100% | ||
| LiftRite Hire & Sales Pty Ltd (ex. Marpoll Pty Ltd) Perth, Australie | IG | 100% | ||
| Manitou Asia Pte Ltd Singapour | IG | 100% | ||
| Manitou Australia Pty Ltd Lidcombe, Australie | IG | 100% | ||
| Manitou Brasil Ltda São Paulo, Brésil | IG | 100% | ||
| Manitou Benelux SA Perwez, Belgique | IG | 100% | ||
| Manitou Center Madrid S.L. Madrid, Espagne | IG | 100% | ||
| Manitou Center Singapore Singapour | IG | 100% | ||
| Manitou Centres SA Pty Ltd Johannesbourg, Afrique du Sud | IG | 100% | ||
| Manitou Chile Las Condes, Chili | IG | 100% | ||
| Manitou China Co Ltd Shanghai, Chine | IG | 100% | ||
| Manitou Deutschland GmbH Friedrichsdorf, Allemagne | IG | 100% | ||
| Manitou Global Services Ancenis, France | IG | 100% | ||
| Manitou Interface and Logistics Europe Perwez, Belgique | IG | 100% | ||
| Manitou Japan Co Ltd Tokyo, Japon | IG | 100% | ||
| Manitou Malaysia MH Kuala Lumpur, Malaisie | IG | 100% | ||
| Manitou Manutención España SL Madrid, Espagne | IG | 100% | ||
| Manitou Mexico Mexico DF, Mexique | IG | 100% | ||
| Manitou Middle East Fze Jebel Ali, Émirats arabes unis | IG | 100% | ||
| Manitou Nordics Sia Riga, Lettonie | IG | 100% | ||
| Manitou North America LLC West Bend, Wisconsin, États-Unis | IG | 100% | ||
| Manitou Polska Sp Z.o.o. Raszyn, Pologne | IG | 100% |
| 100% Manitou Portugal SA | Villa Franca, Portugal | IG |
|---|---|---|
| 100% Manitou South Asia Pte Ltd | Gurgaon, Inde | IG |
| 100% Manitou Southern Africa Pty Ltd | Johannesbourg, Afrique du Sud | IG |
| 100% Manitou UK Ltd | Verwood, Royaume-Uni | IG |
| 99,42% Mawsley Machinery Ltd | Northampton, Royaume-Uni | IG |
| 100% MN-Lifttek Oy | Vantaa, Finlande | IG |
| Sociétés mises en équivalence | ||
| Manitou Group Finance | Nanterre, France | MEE 49% |
| Manitou Finance Ltd | Basingstoke, Royaume-Uni | MEE 49% |
| Autres sociétés* | ||
| Cobra MS* | Ancenis, France | IG |
| Manitou America Holding Inc. | West Bend, Wisconsin, États-Unis | IG |
| Manitou Asia Pacific Holding | Singapour | IG |
| Manitou Développement | Ancenis, France | IG |
| Manitou Holding Southern Africa Pty Ltd | Johannesbourg, Afrique du Sud | IG |
| Manitou PS | Verwood, Royaume-Uni | IG |
| Manitou Vostok Llc | Moscou, Fédération Russe | IG |
IG : intégration globale.
MEE : mise en équivalence.
- Holdings et sociétés sans activité.
L’adresse du siège social de la société Manitou BF est 430, rue de l’Aubinière, 44158 Ancenis, France
7.2. RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS 2024
À l'assemblée générale de la société MANITOU BF,
OPINION
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes consolidés de la société MANITOU BF relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu'ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L'opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d'audit.
FONDEMENT DE L’OPINION
RÉFÉRENTIEL D’AUDIT
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés" du présent rapport.
INDÉPENDANCE
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2024 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par l'article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
JUSTIFICATION DES APPRÉCIATIONS - POINTS CLÉS DE L’AUDIT
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l'audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
PROVISIONS POUR GARANTIE
RISQUE IDENTIFIÉ
Comme précisé dans la note 10.1 « Provisions » de l'annexe aux comptes consolidés, le Groupe comptabilise des provisions destinées à couvrir, d'une part le coût estimé de la garantie des machines et des pièces détachées, et d'autre part les coûts de remise à niveau du matériel vendu et du parc de machines concerné dans le cas de dysfonctionnements significatifs ou dangereux. Ces provisions, d'un montant global de 36,6 millions d'euros au 31 décembre 2024, sont constituées au moment de la vente des machines aux réseaux ou à la clientèle finale pour les garanties, et au moment où un dysfonctionnement significatif ou dangereux est identifié pour les campagnes de rappels.
Le montant de la provision pour garantie couvre la garantie contractuelle ainsi que son éventuelle extension après étude au cas par cas. Ce montant est déterminé à partir de projections de données statistiques historiques. Le montant de la provision pour campagnes de rappel de matériels est déterminé sur la base du coût unitaire de remise à niveau appliqué au parc de machines concerné.
Nous avons considéré que l'évaluation de ces provisions constitue un point clé de l'audit car elle comporte un risque important d'anomalies significatives dans les comptes consolidés en raison de la multiplicité des éléments entrant dans leur.
NOTRE RÉPONSE
Nos travaux ont notamment consisté à :
- Prendre connaissance du processus de recensement de la population soumise à garantie ou devant faire l'objet d'une campagne de rappel et d'évaluation de ces provisions ;
- Tester les contrôles clés mis en place par la direction que nous avons estimés les plus pertinents pour déterminer les coûts ayant servi de base à cette évaluation, et ainsi que ceux relatifs aux différents taux utilisés dans les estimations ;
- Apprécier la pertinence de la méthodologie retenue par le Groupe ;
- Apprécier le bien-fondé des hypothèses utilisées pour la détermination des provisions pour garanties, en vérifiant l'ensemble des données et calculs sous tendant ces hypothèses ;
- Revoir sur une base de tests les calculs effectués ;
- Comparer les estimations comptables des périodes précédentes avec les réalisations correspondantes ;
- Apprécier le caractère approprié des informations données dans la note 10.1 aux comptes consolidés.
VÉRIFICATIONS SPÉCIFIQUES
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d’administration.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024237
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
AUTRES VÉRIFICATIONS OU INFORMATIONS PRÉVUES PAR LES TEXTES LÉGAUX ET RÉGLEMENTAIRES
FORMAT DE PRÉSENTATION DES COMPTES CONSOLIDÉS DESTINÉS À ÊTRE INCLUS DANS LE RAPPORT FINANCIER ANNUEL
Nous avons également procédé, conformément à la norme d'exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d'information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Directeur Général. S'agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
Par ailleurs, il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l'AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
DÉSIGNATION DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société MANITOU BF par les assemblées générales du 13 juin 2019 pour le cabinet KPMG SA et du 28 juin 1989 pour le cabinet RSM OUEST.
Au 31 décembre 2024, le cabinet KPMG SA était dans la 6ème année de sa mission sans interruption et le cabinet RSM OUEST dans la 35ème année.
RESPONSABILITÉS DE LA DIRECTION ET DES PERSONNES CONSTITUANT LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE RELATIVES AUX COMPTES CONSOLIDÉS
Il appartient à la direction d'établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d'audit de suivre le processus d'élaboration de l'information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d'administration.
RESPONSABILITÉS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES RELATIVES À L’AUDIT DES COMPTES CONSOLIDÉS
OBJECTIF ET DEMARCHE D’AUDIT
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives.
L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
- il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
- il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne ;
- il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés ;
- il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
- il apprécie la présentation d'ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ;
- concernant l'information financière des personnes ou entités comprises dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Il est responsable de la direction, de la supervision et de la réalisation de l'audit des comptes consolidés ainsi que de l'opinion exprimée sur ces comptes.
RAPPORT AU COMITE D’AUDIT
Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment l'étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit figurent les risques d'anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l'audit, qu'il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue par l'article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu'elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Les commissaires aux comptes
Nantes, le 22 avril 2025
KPMG SAS
Saint-Herblain, le 22 avril 2025
RSM OUEST
Gwenaël CHEDALEUX
Associé
Céline BRAUD
Associée
NOTE 0HGROH
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INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7
7.3. COMPTES SOCIAUX
7.3.1. COMPTE DE RÉSULTAT
TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
| en milliers d'euros | Notes | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|
| Produits d'exploitation (1) : | |||
| Ventes de marchandises | 569 288 | 456 882 | |
| Production vendue (biens) | 1 390 170 | 1 362 115 | |
| Production vendue (services) | 30 175 | 33 266 | |
| Montant net du chiffre d'affaires | Note 18 | 1 989 633 | 1 852 263 |
| Production stockée et immobilisée | 70 768 | 4 583 | |
| Reprises sur provisions et amortissements, transferts de charges | Note 19 | 26 665 | 36 328 |
| Autres produits (1) | 13 889 | 10 035 | |
| TOTAL PRODUITS D'EXPLOITATION | 2 100 956 | 1 903 209 | |
| Charges d'exploitation (2) : | |||
| Achats et variations de stock | 1 475 077 | 1 258 286 | |
| Autres achats et charges externes | 210 352 | 221 627 | |
| Impôts et taxes et assimilés | 12 471 | 12 912 | |
| Salaires et charges sociales | 218 985 | 229 858 | |
| Dotations aux amortissements et dépréciations | 34 730 | 35 732 | |
| Dotations aux provisions | 19 540 | 13 679 | |
| Autres charges (2) | 8 838 | 8 893 | |
| TOTAL CHARGES D'EXPLOITATION | 1 979 993 | 1 780 986 | |
| RÉSULTAT D'EXPLOITATION | 120 962 | 122 224 | |
| Produits financiers (3) | 86 710 | 104 740 | |
| Charges financières (4) | 73 250 | 88 584 | |
| Résultat financier | Note 20 | 13 460 | 16 157 |
| RÉSULTAT COURANT avant impôts | 134 422 | 138 380 | |
| Produits exceptionnels | 647 | 6 991 | |
| Charges exceptionnelles | 6 551 | 3 037 | |
| Résultat exceptionnel | Note 21 | -5 904 | 3 954 |
| Participation des salariés aux résultats | 6 621 | 7 596 | |
| Impôts sur les bénéfices | Note 22 | 27 515 | 29 499 |
| RÉSULTAT NET | 94 382 | 105 239 | |
| (1) Dont produits afférents aux gains de change sur opérations commerciales | 12 784 | 8 438 | |
| (2) Dont charges afférentes aux pertes de change sur opérations commerciales | 7 258 | 6 899 | |
| (3) Dont produits concernant les entreprises liées. | 35 982 | 46 307 | |
| (4) Dont charges concernant les entreprises liées. | 4 973 | 4 320 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024241
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7
7.3.3.BILAN
FLUX DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION
| +/- Variation des créances clients | -92 294 | 129 752 |
|---|---|---|
| +/- Variation des autres créances d'exploitation | -156 417 | 2 625 |
| +/- Variation des dettes fournisseurs | 73 879 | -116 484 |
| +/- Variation des autres dettes d'exploitation | 45 061 | 7 724 |
| FLUX DE TRÉSORERIE D'EXPLOITATION | -70 557 | 187 475 |
Incidence des décalages de trésorerie sur les opérations d'investissement
| + Cessions d'immobilisations incorporelles et corporelles | 111 | 68 |
|---|---|---|
| + Cessions d'immobilisations financières | 195 | 6 600 |
| - Acquisitions d'immobilisations incorporelles et corporelles | -49 944 | -73 676 |
| - Acquisitions d'immobilisations financières | -25 108 | -59 299 |
| - Subventions équipements | 0 | 0 |
| +/- Variation des dettes fournisseurs sur immobilisations | 4 500 | -377 |
| +/- Flux de trésorerie liés aux fusions | ||
| FLUX DE TRÉSORERIE D'INVESTISSEMENT | -70 246 | -126 684 |
Incidence des décalages de trésorerie sur les opérations de financement
| + Augmentation de capital | ||
|---|---|---|
| - Réduction de capital | ||
| + Cession créance Carry Back | ||
| - Distributions mises en paiement | -24 107 | -51 660 |
| + Augmentation des dettes financières | 156 643 | 10 033 |
| - Remboursement des dettes financières | -2 054 | -4 974 |
| +/- Variation du capital souscrit appelé non versé | ||
| FLUX DE TRÉSORERIE DE FINANCEMENT | 130 482 | -46 601 |
Trésorerie
| Trésorerie d'ouverture | 27 826 | 17 505 |
|---|---|---|
| Trésorerie de clôture | 17 505 | 31 695 |
| VARIATION DE LA TRÉSORERIE | -10 321 | 14 190 |
ACTIF
| en milliers d'euros | Notes | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | Montant net | Montant brut | Amortissements et dépréciations | Montant net | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actif immobilisé | Immobilisations incorporelles (1) | Note 2 | 44 835 | 168 488 | 114 361 | 54 127 | ||
| Immobilisations corporelles | Note 3 | 111 698 | 425 548 | 280 121 | 145 427 | |||
| Immobilisations financières (2) | Note 4 | 603 852 | 697 574 | 7 697 | 567 760 | 384 | 1 291 | |
| 610 394 | 489 897 | 121 | ||||||
| Actif circulant | Stocks et en-cours | Note 6 | 358 072 | 339 718 | 12 528 | 327 190 | ||
| Avances et acomptes versés sur commandes | 181 | 449 | ||||||
| Créances d'exploitation (3) | Note 7 | 858 291 | 703 588 | 46 703 | 542 | |||
| Disponibilités et valeurs mobilières de placement | Note 9 | 62 930 | 35 858 | 651 | 35 207 | |||
| Comptes de régularisation | Note 15 | 4 478 | 5 831 | 5 831 | 1 283 952 | |||
| 1 085 445 | 13 225 | 1 072 220 | ||||||
| Écarts de conversion actif | Note 16 | 19 600 | 20 407 | 20 407 | ||||
| TOTAL GÉNÉRAL | 2 063 936 | 2 397 462 | 407 714 | 1 989 748 |
PASSIF
| en milliers d'euros | Notes | 31 décembre 2023 | 31 décembre 2024 | Montant net | |
|---|---|---|---|---|---|
| Capitaux propres | Note 10 | Capital social | 39 668 | 39 668 | |
| Primes d'émission, de fusion, d'apport, etc. | 45 119 | 45 119 | |||
| Écarts de réévaluation (4) | Note 17 | 116 465 | 150 888 | ||
| Réserves et report à nouveau | 608 546 | 651 267 | |||
| Résultat de l'exercice | 94 382 | 105 239 | |||
| Subventions d'investissement | Note 6 | 578 375 | |||
| Provisions réglementées | 6 924 | 7 037 | |||
| Provisions pour risques et charges | Note 11 | 60 180 | 63 376 | ||
| Dettes (1) | Dettes financières (2)(3) | Note 12 | 568 363 | 492 706 | |
| Dettes d'exploitation | Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 369 924 | 253 368 | ||
| Dettes fiscales et sociales | 92 494 | 95 755 | |||
| Autres dettes d'exploitation | 82 | 2 630 | |||
| Dettes diverses | Note 12 | 26 289 | 28 510 | ||
| Comptes de régularisation | Note 15 | 29 145 | 38 211 | ||
| TOTAL GÉNÉRAL | 2 063 936 | 1 989 748 |
7.3.4. ANNEXES AUX COMPTES DE LA SOCIÉTÉ MANITOU BF
INFORMATION GÉNÉRALE
IDENTITÉ DE LA SOCIÉTÉ
Manitou BF est une société anonyme à Conseil d’administration de droit français au capital de 39 668 399 euros composé de 39 668 399 actions de 1 euro nominal.
Le siège social de la société, correspondant également au principal site de production, est :
430, rue de l’Aubinière - BP 10 249 - 44158 Ancenis Cedex France
La société est inscrite au Registre du commerce et des sociétés de Nantes sous le numéro : 857 802 508 RCS Nantes – SIRET : 857 802 508 00047 – Code APE : 292D – Code NAF : 2822Z.
INFORMATION FINANCIÈRE RELATIVE À L’ARRÊTÉ DES COMPTES
Les comptes de la société Manitou BF ont été arrêtés par le Conseil d’administration le 5 mars 2025.
COMMENTAIRES SUR L’ANNEXE DU BILAN
L’annexe du bilan avant répartition qui présente les caractéristiques suivantes.
Le bilan de l’exercice présente un total de 1 989 748 milliers d’euros.
Le compte de résultat affiche :
- un total de produits de 2 014 941 milliers d’euros ;
- un total de charges de 1 909 702 milliers d’euros ;
- un bénéfice de 105 239 milliers d’euros.
L’exercice considéré débute le 1er janvier 2024, finit le 31 décembre 2024 et a une durée de 12 mois.
Les notes (ou tableaux) ci-après font partie intégrante des comptes annuels.
FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE
EVOLUTION DE LA GOUVERNANCE
La société Manitou BF a adapté l’organisation de son Comité exécutif avec la création de deux fonctions en janvier 2024 : un Chief Transformation & Governance Officer et un Chief Financial Officer. Ces postes sont respectivement occupés par Hervé Rochet et Céline Brard. Cette évolution vise à renforcer le pilotage stratégique et financier afin de structurer et d’accompagner de façon efficiente la croissance de Manitou BF et de ses filiales et d’autre part à accélérer sa transformation, relever les défis digitaux, humains et réputationnels tout en assurant l’intégrité de son cadre de gouvernance.
Voir également la note 5.1.2. du chapitre 5.
SIGNATURE D’UNE LIGNE DE CRÉDIT SUPPLÉMENTAIRE DE 160 MILLIONS D’EUROS
En janvier 2024, le groupe a signé un avenant au contrat de crédit de juillet 2022 pour la mise en place d’une ligne RCF (Revolving Credit Facility) supplémentaire d’un montant de 160 millions d’euros et une maturité de 5 ans avec possibilité de prolongation d’une année.
Cette ligne additionnelle de financement vient renforcer la structure financière du groupe pour lui permettre de poursuivre son développement et financer ses projets d’investissement.
PROGRAMME DE WHOLESALE
MBF dispose d’un programme de financement des créances de ses distributeurs dans un cadre strict avec un organisme de financement. Il est basé sur la cession de créances non escomptées et permet à la société de se faire payer à la date d’échéance de la facture par la banque et au distributeur de négocier avec la banque un financement. Ainsi, les créances sont maintenues en créances opérationnelles dans la rubrique « Clients » jusqu’au paiement par l’organisme financier. Le risque est transféré à l’organisme de financement sans recours possible, sauf si les créances cédées dépassent les lignes de crédit négociées. Ce programme inclut également une assurance-crédit.
L’en-cours de MBF auprès de l’organisme financier est de 34,8 millions d’euros contre 43,7 millions d’euros au 31 décembre 2023.
Il n’existe pas de risque de recours sur les créances échues au 31 décembre 2024.
Dans le cadre de ce programme, l’organisme financier a octroyé un préfinancement de 18,8 millions en décembre 2024.
Le coût financier sur l’année 2024 est quasi nul.
PROGRAMME D’AFFACTURAGE
En décembre 2024, un contrat d’affacturage a été mis en place. Dans le cadre de ce programme, la société MBF a cédé des créances clients et les avoirs rattachés, sans recours contre les risques de défaillance du débiteur.
Le montant de créances cédées décomptabilisées au 31 décembre 2024 au titre de ce programme est de 12,7 millions d’euros.
CESSION DE FONDS DE COMMERCE A MANITOU MANUTENCION ESPANA
Dans le cadre de la restructuration de ses filiales espagnoles, Manitou BF a apporté un fonds de commerce à sa filiale Manitou Manutencion Espana pour un montant de 6 600 milliers d’euros.
NOTE 1 PRINCIPES COMPTABLES
NOTE 1.1 PRINCIPES GÉNÉRAUX
Le bilan et le compte de résultat sont établis conformément aux dispositions de la législation française et aux pratiques comptables généralement admises en France.
La méthode de base retenue pour les éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques.
Un certain nombre de chapitres pouvant avoir un caractère significatif sont développés ci-après.
NOTE 1.2 CHANGEMENT DE MÉTHODES ET RÈGLES COMPTABLES
Aucun changement de méthode comptable n’est intervenu sur l’exercice.
NOTE 1.3 ACTIF IMMOBILISÉ
NOTE 1.3.1 FRAIS DE DÉVELOPPEMENT
Conformément à l’article 212-3-2 du règlement ANC N°2014-03, les coûts de développement engagés par la société, se rapportant à des projets nettement individualisés ayant de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale, ont été immobilisés, les conditions d’activation précisées par le PCG étant remplies. S’agissant d’une méthode préférentielle, la société avait opté dès 2005 pour ce traitement comptable.
Tous les frais de recherche, ainsi que les frais d’études et développement autres que ceux décrits ci-dessus sont enregistrés en charges de l’exercice au cours duquel ils sont encourus.
NOTE 1.3.2 LOGICIELS INFORMATIQUES
Ils comprennent essentiellement les coûts encourus dans le cadre de la mise en place de différents projets pour la part relative à la conception détaillée de ces mêmes projets, à la programmation, aux tests et à la documentation.
Les frais enregistrés lors de l’étude préalable, la phase d’analyse fonctionnelle et pour la formation des utilisateurs sont enregistrés en charges.
Les coûts de configuration et de customisation des logiciels en mode Saas sont comptabilisés en actifs incorporels lorsqu’ils répondent aux critères d’immobilisation, à savoir :
- Le projet est considéré comme ayant de sérieuses chances de réussite technique
- l'entité manifeste sa volonté de produire le logiciel, indique la durée d'utilisation minimale estimée compte tenu de l'évolution prévisible des connaissances techniques en matière de conception et de production de logiciels et précise l'impact attendu sur le compte de résultat.
NOTE 1.3.3 AMORTISSEMENT DES IMMOBILISATIONS
Conformément au règlement ANC N°2014-03, les méthodes comptables relatives aux immobilisations incorporelles et corporelles (hors frais de développement) sont les suivantes :
- la base amortissable représente la différence entre le coût de l’actif et la valeur résiduelle, considérée comme nulle pour l’ensemble des biens amortissables ;
- les durées d’amortissement ont été adaptées à la durée probable d’utilisation des différentes catégories de biens et calculées sur le mode linéaire ;
Les principales durées d’amortissement sont les suivantes :
| fonds commercial | 5 ans |
|---|---|
| brevets | 5 ans |
| logiciels informatiques | 3 ans et 7 ans pour le système d’information intégré (ERP) |
| frais de développement | 5 ans |
| constructions | entre 20 ans et 30 ans selon la qualité des bâtiments construits |
| aménagements des terrains et des constructions | 10 ans |
| installations techniques | 10 ans |
| matériels industriels | entre 3 ans et 7 ans selon le type de matériel |
| outillages industriels et moules | 3 ans |
| matériels de transport | 4 ans pour les voitures de tourisme, 5 ans pour les gros véhicules utilitaires |
| matériels de bureau et informatiques | entre 3 ans et 5 ans selon le type d’équipement |
| mobilier de bureau | 10 ans |
La différence constatée entre les amortissements fiscaux calculés selon le mode dégressif et les amortissements linéaires définis sur la durée probable d’utilisation est inscrite en provisions réglementées (amortissements dérogatoires). Pour les frais de développement, des amortissements dérogatoires sont comptabilisés, comme prévu par les textes, à compter de la date d’inscription du bien à l’actif.
NOTE 1.3.4 DÉPRÉCIATION DES ACTIFS
Les immobilisations incorporelles et corporelles doivent être soumises à des tests de dépréciation dès lors qu’il existe un indice de perte de valeur.
Lorsqu’il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation est effectué. La valeur nette comptable s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité du bien pour la société. Elle résulte de la comparaison entre la valeur vénale et la valeur d’usage.
NOTE 1.4 TITRES DE PARTICIPATION
Afin de présenter des capitaux propres homogènes entre les comptes sociaux et les comptes consolidés, la société avait opté, lors de la clôture des comptes de l’exercice 1990, conformément à l’article 3 de la loi du 3 janvier 1985 et à l’article 11 du décret du 17 février 1986, pour la valorisation des titres des sociétés contrôlées de manière exclusive en fonction de la quote-part des capitaux propres déterminés d’après les règles de consolidation que ces titres représentent.
Conformément à l’article 221-4 du règlement ANC n° 2014-03, si à la clôture de l’exercice, la valeur globale des titres évalués par équivalence est inférieure au prix d’acquisition, une dépréciation globale du portefeuille est constituée. Une provision pour risque global de portefeuille est également constituée si la valeur globale d’équivalence est négative.
Les frais d’acquisition sont activés. Conformément aux textes fiscaux en vigueur, ces frais d’acquisition font l’objet d’un amortissement sur 5 ans de manière linéaire.
NOTE 1.5 ACTIONS PROPRES
Les actions propres sont inscrites en « Valeurs mobilières de placement » lorsque ces titres sont destinés à couvrir des plans d’options d’achat et d’attribution d‘actions et en « Autres immobilisations financières » dans les autres cas.
Pour les plans jugés exerçables (valeur de marché de l’action supérieure au prix d’exercice de l’option) pour lesquels une sortie de ressources est probable, les actions correspondantes sont classées dans un compte spécifique des « Valeurs mobilières de placement ».
Lorsque la valeur de marché des actions Manitou devient inférieure à leur prix d’acquisition, une dépréciation est enregistrée, du montant de la différence. Aucune dépréciation n’est enregistrée pour les actions classées en titres immobilisés destinées à être annulées ainsi que pour les actions classées au sous-compte spécifique des valeurs mobilières de placement (plans jugés exerçables). Ces dernières contribuent au calcul d’un passif déterminé comme expliqué ci-dessous.
Conformément aux articles 624-2 à 624-18 du règlement ANC N°2014-03, la charge relative aux plans d’options et d’attribution d’actions de performance portant sur des actions Manitou BF est répartie de manière linéaire sur la période d’acquisition des droits par les employés. Elle est comptabilisée au compte de résultat dans la rubrique « Salaires et charges sociales » en contrepartie d’une provision pour charges au bilan.
Cette charge correspond, pour les plans d’options d’achat, à la différence entre la valeur en portefeuille, nette de dépréciation, des actions affectées à ces plans, et le prix d’exercice correspondant s’il est inférieur et pour les plans d’actions de performance, à la valeur en portefeuille des actions affectées à ces plans.
NOTE 1.6 STOCKS
NOTE 1.6.1 ÉVALUATION
- Marchandises : valorisées au prix d’achat moyen pondéré.
- Matières premières : valorisées au prix d’achat moyen pondéré.
- Produits semi-ouvrés, en cours de fabrication et produits finis : valorisés au prix de revient de fabrication (matières premières au coût réel, machines et main-d’œuvre au coût réel).
NOTE 1.6.2 DÉPRÉCIATION
- Marchandises : comme les années précédentes, les marchandises ont fait l’objet d’une dépréciation calculée statistiquement en fonction de la rotation et de la perte probable.
- Matières premières : la méthode précédente, c’est-à-dire la dépréciation d’articles à faible rotation, a été poursuivie.
- Produits finis : les matériels ont fait l’objet d’un examen, élément par élément, les matériels concernés étant des matériels d’occasion ainsi que des matériels de démonstration, en dépôt ou à rotation lente, le taux de dépréciation étant déterminé par famille de produits.
NOTE 1.7 CRÉANCES ET DETTES
Les créances et dettes sont comptabilisées à leur valeur nominale. Une dépréciation est constatée lorsque leur valeur de recouvrement, appréciée au cas par cas, est estimée inférieure à la valeur comptabilisée.
NOTE 1.8 PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES
Des provisions pour risques et charges sont constituées lorsque la société a une obligation à l’égard d’un tiers et qu’il est probable ou certain qu’elle devra faire face à une sortie de ressources au profit de ce tiers sans contrepartie.
Ces provisions sont estimées en prenant en considération les hypothèses les plus probables à la date d’arrêté des comptes.
NOTE 1.9 ENGAGEMENTS DE RETRAITE
L’engagement est calculé conformément à la norme internationale IAS 19 révisée et autorisée par la recommandation 2013-02 de l’ANC du 7 novembre 2013. Ce calcul prend également en compte la nouvelle recommandation de l’ANC parue en 2021. La méthode retenue est la méthode des unités de crédit projetées, parfois appelée méthode de répartition des prestations au prorata des années de service.
Les engagements de retraite sont évalués en prenant en compte des hypothèses démographiques et économiques. Ils sont ramenés à leur valeur actuelle en utilisant un taux d’actualisation basé sur les taux d’intérêt des obligations de première catégorie. Les catégories de plans à prestations définies au sein de Manitou BF ainsi que les principales hypothèses utilisées sont détaillées dans la note 11 aux états financiers.
NOTE 1.10 MÉDAILLES DU TRAVAIL
L’engagement a été calculé, comme pour l’exercice précédent, conformément à la recommandation 2003-R-01 du 1er avril 2003 du CNC reprenant les dispositions de la norme internationale IAS 19.
NOTE 1.11 CONVERSION DES OPÉRATIONS EN DEVISES
Les transactions en devises sont évaluées au taux de change à la date de la transaction. À la date de la clôture de l’exercice, les créances et les dettes sont converties au taux de clôture. La différence résultant de l’actualisation des dettes et des créances en devises au cours de la clôture est portée au bilan en écart de conversion. Les pertes de change latentes non couvertes font l’objet d’une provision pour risque.
NOTE 1.12 INSTRUMENTS FINANCIERS À TERME ET OPÉRATIONS DE COUVERTURE
Conformément au règlement ANC 2015-05 sur les instruments financiers, les pertes et les gains de change liés à des opérations commerciales ont été comptabilisés en résultat d’exploitation et les instruments de couverture à la clôture ont été revalorisés.
Les effets des instruments de couverture sont reconnus dans le compte de résultat de manière symétrique à ceux de l’élément couvert. La dépréciation ou la provision pour risques portant sur un élément couvert prennent en compte l’effet de la couverture. Les variations de juste valeur des instruments ne sont pas comptabilisées au bilan, sauf si cela permet d’assurer un traitement symétrique avec le risque couvert et pour les non-dérivés de change (créances, dettes…) convertis au cours de clôture.
La société documente la relation entre l’instrument de couverture et l’instrument couvert, ainsi que sa politique de couverture.
La société s’efforce de minimiser le risque de change en procédant à des couvertures de change sur les flux les plus significatifs pour leur montant net de leur exposition aux devises, après prise en compte des achats en monnaies étrangères.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 2 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | Acquisitions | Virements de poste à poste | Sorties | Montants bruts 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Frais de recherche et développement | 62 495 | 5 225 | 67 720 | ||
| Concessions, brevets, licences | 63 409 | 419 | 6 690 | 1 | 70 518 |
| Fonds commercial | 1 708 | 1 708 | |||
| Autres immobilisations incorporelles | 0 | 0 | |||
| Immobilisations incorporelles en cours | 20 802 | 19 667 | -11 916 | 11 | 28 542 |
| Avances et acomptes | 0 | 0 | |||
| TOTAL | 148 414 | 20 086 | 0 | 12 | 168 489 |
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | Dotations | Autres diminutions | Amortissements | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Frais de recherche et développement | 47 493 | 5 509 | 53 002 | ||
| Concessions, brevets, licences | 54 522 | 5 273 | 1 | 59 795 | |
| Fonds commercial | 1 564 | 1 564 | |||
| Autres immobilisations incorporelles | 0 | 0 | |||
| Immobilisations incorporelles en cours | 0 | 0 | |||
| Avances et acomptes | 0 | 0 | |||
| TOTAL | 103 579 | 10 782 | 1 | 114 361 |
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | Montants nets | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|
| Frais de recherche et développement | 15 002 | 14 719 | |
| Concessions, brevets, licences | 8 887 | 10 723 | |
| Fonds commercial | 144 | 144 |
NOTE 2.1 FRAIS DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
Les frais de développement, engagés directement par la société et activés en 2024, s’élèvent à 14 368 milliers d’euros. Ainsi, le montant total des frais activés au 31 décembre 2024 s’élève à 92 558 milliers d’euros (contre 78 431 milliers d’euros en 2023). Ce montant se répartit en projets en cours pour 24 837 milliers d’euros (15 937 milliers d’euros en 2023) et projets terminés pour 67 720 milliers d’euros (62 495 milliers d’euros en 2023). Tous les frais de recherche, ainsi que les frais d’études et développement autres que ceux décrits ci-dessus, ont été enregistrés en charges au cours de l’exercice 2024 pour un montant de 19 163 milliers d’euros contre 19 023 milliers d’euros au cours de l’exercice 2023.
NOTE 3 IMMOBILISATIONS CORPORELLES
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | Acquisitions | Virements de poste à poste | Cessions | Montants bruts 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Terrains | 25 385 | 1 321 | 1 658 | 0 | 28 364 |
| Constructions | 71 457 | 4 996 | 76 453 | ||
| Installations, agencements et aménagements | 60 165 | 786 | 4 658 | 28 | 65 581 |
| Installations techniques, matériels industriels | 174 427 | 7 469 | 5 147 | 554 | 186 489 |
| Autres immobilisations corporelles | 27 712 | 1 982 | 173 | 794 | 29 072 |
| Immobilisations corporelles en cours | 14 192 | 42 032 | -16 631 | 2 | 39 590 |
| TOTAL | 373 337 | 53 590 | 0 | 1 378 | 425 549 |
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | Dotations | Sorties | Amortissements | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Terrains | 12 151 | 1 681 | 0 | 13 832 | |
| Constructions | 42 551 | 2 553 | 45 104 | ||
| Installations, agencements et aménagements | 43 933 | 3 146 | 28 | 47 052 | |
| Installations techniques, matériels industriels | 141 213 | 10 216 | 506 | 150 923 | |
| Autres immobilisations corporelles | 21 791 | 2 204 | 785 | 23 209 | |
| Immobilisations corporelles en cours | |||||
| TOTAL | 261 639 | 19 800 | 1 319 | 280 121 |
en milliers d'euros
| 31.12.2023 | Montants nets | 31.12.2024 | |||
| Terrains | 13 234 | 14 532 | |||
| Constructions | 28 906 | 31 349 | |||
| Installations, agencements et aménagements | 16 232 | 18 529 | |||
| Installations techniques, matériels industriels | 33 215 | 35 566 | |||
| Autres immobilisations corporelles | 5 921 | 5 863 | |||
| Immobilisations corporelles en cours | 14 192 | 39 590 | |||
| TOTAL | 111 698 | 145 429 |
Les investissements 2024 comprennent de nouveaux bâtiments industriels en cours d'achèvement pour 19 030 k€ ainsi que divers aménagements de bâtiments sur les différents sites de production pour 5 444 k€. Ils comprennent également du matériel de production pour 23 929 k€, ainsi que du matériel informatique et de bureau pour 1 929 k€.
NOTE 4 IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | Réévaluation | Acquisitions | Virements de poste à poste | Diminutions | Montants bruts 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Participations | 17 513 | 17 513 | ||||
| Créances rattachées à des participations* | 34 802 | 15 073 | 7 538 | 42 337 | ||
| Participations évaluées par équivalence** | 548 178 | 34 423 | 52 852 | 1 054 | 634 399 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024247
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7
| Prêts | 0 | 0 | 0 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Autres immobilisations financières | 3 359 | 82 | 115 | 3 326 | ||
| TOTAL | 603 853 | 34 423 | 68 006 | 0 | 8 708 | 697 574 |
- Sur l’exercice 2024, la société a octroyé un prêt à sa filiale Manitou Malaysia pour un montant de 4 325 milliers d’euros.
** Ce poste comprend les titres de participation détenus à plus de 50 % et évalués selon la méthode de la mise en équivalence, conformément aux principes comptables définis au paragraphe 1.4. La mise en équivalence des titres a donné lieu sur l’exercice 2024 à une augmentation de l’écart d’équivalence de 34 423 milliers d’euros, passant ainsi celui-ci de 115 557 milliers d’euros à 149 980 milliers d’euros. Voir détail en note 5.
Détail et variation des titres de participation à leur valeur d’acquisition :
| Sociétés | 31.12.2023 | Acquisitions 2024 | Virements de poste à poste | Cessions | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| Manitou Global Services | 1 716 | 1 716 | |||
| Manitou UK | 598 | 598 | |||
| Manitou Italia | 34 460 | 25 400 | 59 860 | ||
| Manitou Benelux | 712 | 712 | |||
| Manitou Asia | 0 | 0 | |||
| Manitou Portugal | 2 963 | 2 963 | |||
| Manitou Deutschland | 8 712 | 8 712 | |||
| Manitou Australia | 1 326 | 1 326 | |||
| Manitou China | 5 705 | 5 705 | |||
| Manitou Manutencion España | 200 | 6 600 | -68 | 6 732 | |
| Manitou Vostok | 4 815 | -1 054 | 3 761 | ||
| Manitou Polska | 53 | 53 | |||
| Manitou America Inc. | 278 973 | 278 973 | |||
| Manitou Interface and Logitsics Europe | 1 995 | 1 995 | |||
| Manitou South Asia | 636 | 636 | |||
| Manitou Brasil | 12 570 | 12 570 | |||
| Manitou Nordics | 244 | 244 | |||
| Manitou Middle East | 212 | 212 | |||
| Manitou Malaysia | 2 564 | 2 564 | |||
| Manitou Chile | 20 | 116 | 136 | ||
| LMH Solutions | 3 000 | 3 000 | |||
| Manitou Développement | 25 | 25 | |||
| Manitou Equipment India | 49 560 | 20 000 | 69 560 | ||
| Manitou Pty Ltd (LiftRite Hire & Sales) | 5 577 | 5 577 | |||
| Manitou Mexico | 221 | 221 | |||
| Manitou Japan | 103 | 103 | |||
| Manitou PS UK | 1 324 | 736 | 2 060 | ||
| Manitou Holding Southern Africa | 1 642 | 1 642 | |||
| MN Lifttek Oy | 4 494 | 4 494 | |||
| Manitou Asia-Pacific Holding Pte Ltd | 1 309 | 1 309 | |||
| Easyli | 3 132 | 3 132 | |||
| Gi.Erre S.R.L. | 3 757 | 3 757 | |||
| Manitou Center Madrid S,L, | 3 | 68 | 71 | ||
| TOTAL | 432 620 | 52 852 | 0 | -1 054 | 484 418 |
Manitou BF a souscrit à l’augmentation de capital de ses filiales Manitou Italia pour 25 400 milliers d’euros, Manitou Equipment India pour 20 000 milliers d’euros et Manitou Chile pour 116 milliers d’euros.
Manitou BF a racheté les parts d’un actionnaire minoritaire de sa filiale anglaise Manitou PS UK, portant ainsi sa participation à 100 %.
Par ailleurs, Manitou BF a apporté un fonds de commerce à sa filiale espagnole Manitou Manutencion España pour 6 600 milliers d’euros.
Enfin, la filiale russe Manitou Vostock a réduit son capital de 1 054 milliers d’euros, en lien avec sa baisse d’activité.
NOTE 5 PARTICIPATIONS ÉVALUÉES PAR ÉQUIVALENCE (EN MILLIERS D’EUROS)
| Sociétés | % détenu | Valeur comptable (coût acq. ou valeur réév. 1976) | Valeur d'équivalence (IFRS) | Écart d'équivalence (IFRS) | % détenu | Valeur comptable (coût acq. ou valeur réév. 1976) | Valeur d'équivalence (IFRS) | Écart d'équivalence (IFRS) | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Manitou Global Services | 100,00% | 1 716 | 21 355 | 19 639 | 100,00% | 1 716 | 19 511 | 17 795 | ||
| Manitou UK | 99,42% | 598 | 17 289 | 16 690 | 99,42% | 598 | 16 583 | 15 985 | ||
| Manitou Italia | 100,00% | 34 460 | 136 370 | 101 909 | 100,00% | 59 860 | 195 731 | 135 871 | ||
| Manitou Benelux | 99,99% | 713 | 9 265 | 8 552 | 99,90% | 713 | 9 008 | 8 295 | ||
| Manitou Asia-Pacific Holding Pte Ltd | 100,00% | 1 310 | 10 097 | 8 787 | 100,00% | 1 310 | 10 313 | 9 003 | ||
| Manitou Portugal | 100,00% | 2 963 | 7 756 | 4 793 | 100,00% | 2 963 | 8 432 | 5 470 | ||
| Manitou Deutschland | 100,00% | 8 712 | 7 141 | -1 571 | 100,00% | 8 712 | 6 962 | -1 750 | ||
| Manitou Holding Southern Africa | 100,00% | 1 642 | 23 961 | 22 319 | 100,00% | 1 642 | 29 255 | 27 613 | ||
| Manitou Australia | 100,00% | 1 325 | 9 246 | 7 921 | 100,00% | 1 325 | 11 549 | 10 224 | ||
| Manitou China | 100,00% | 5 705 | 3 892 | -1 813 | 100,00% | 5 705 | 4 511 | -1 194 | ||
| Manitou Manutencion España | 100,00% | 200 | 4 594 | 4 394 | 100,00% | 6 732 | 13 633 | 6 901 | ||
| Manitou Vostok | 100,00% | 4 815 | 3 179 | -1 637 | 100,00% | 3 761 | 492 | -3 270 | ||
| Manitou Polska | 100,00% | 53 | 863 | 810 | 100,00% | 53 | 1 066 | 1 014 | ||
| Manitou America Inc. | 100,00% | 278 | 973 | 222 388 | -56 585 | 100,00% | 278 | 973 | 225 879 | -53 093 |
| Manitou Interface and Logistics Europe | 99,00% | 1 995 | 4 848 | 2 853 | 99,75% | 1 995 | 4 901 | 2 906 | ||
| Manitou South Asia | 100,00% | 637 | 2 278 | 1 641 | 100,00% | 637 | 2 962 | 2 325 | ||
| Manitou Brasil | 99,83% | 12 570 | 7 285 | -5 285 | 99,99% | 12 570 | 5 939 | -6 631 | ||
| Manitou Nordics | 100,00% | 244 | 478 | 234 | 100,00% | 244 | 250 | 6 | ||
| Manitou Middle East | 100,00% | 211 | 564 | 353 | 100,00% | 211 | 654 | 443 | ||
| Manitou Malaysia | 100,00% | 2 564 | 2 514 | -50 | 100,00% | 2 564 | 2 492 | -72 | ||
| Manitou Chile | 100,00% | 20 | -5 | -25 | 100,00% | 136 | 122 | -14 | ||
| LMH Solutions | 100,00% | 3 000 | 1 877 | -1 123 | 100,00% | 3 000 | 1 820 | -1 180 | ||
| Manitou Développement | 100,00% | 25 | 25 | 0 | 100,00% | 25 | 25 | 0 | ||
| Manitou Equipment India | 100,00% | 49 560 | 28 987 | -20 573 | 100,00% | 69 560 | 42 388 | -27 172 | ||
| Manitou Pty Ltd (LiftRite Hire & Sales) | 100,00% | 5 577 | 7 684 | 2 107 | 100,00% | 5 577 | 6 672 | 1 095 | ||
| Manitou Mexico | 100,00% | 221 | 377 | 156 | 99,00% | 221 | 364 | 143 | ||
| Manitou Japan | 100,00% | 103 | 113 | 10 | 100,00% | 103 | 113 | 10 | ||
| Manitou PS UK | 90,00% | 1 324 | 2 564 | 1 240 | 100,00% | 2 060 | 1 689 | -371 | ||
| MN Lifttek Oy | 86,00% | 4 494 | 4 757 | 263 | 86,00% | 4 494 | 5 339 | 845 | ||
| Easyli | 82,00% | 3 132 | 2 613 | -519 | 81,90% | 3 132 | 964 | -2 168 | ||
| Gi.Erre | 100,00% | 3 757 | 3 821 | 64 | 100,00% | 3 757 | 3 965 | 208 | ||
| Manitou Center Madrid S.L. | 100,00% | 3 | 3 | 0 | 100,00% | 71 | 818 | 747 | ||
| TOTAL | 432 621 | 548 178 | 115 557 | 484 419 | 634 399 | 149 980 |
NOTE 6 STOCKS
| 31.12.2023 | 31.12.2024 | en milliers d'euros | Total brut | Dépréciation | Net | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Matières premières | 127 233 | 2 469 | 124 764 | 108 243 | 2 730 | 105 513 |
| En-cours de fabrication | 62 132 | 62 132 | 38 613 | 38 613 | ||
| Produits finis | 105 380 | 2 269 | 103 111 | 115 090 | 2 328 | 112 762 |
| Marchandises | 75 184 | 7 120 | 68 064 | 77 773 | 7 470 | 70 302 |
| TOTAL | 369 929 | 11 858 | 358 072 | 339 718 | 12 528 | 327 190 |
NOTE 7 CRÉANCES D’EXPLOITATION
| Montants bruts | Provisions | en milliers d'euros | 31.12.2023 | Mouvements 2024 | 31.12.2024 | 31.12.2023 | Mouvements 2024 | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Clients et comptes rattachés | 501 301 | -131 484 | 369 817 | 1 777 | -1 731 | 46 | ||
| Autres créances | 30 147 | -6 175 | 23 972 | 0 | 0 | |||
| Créances diverses | 328 621 | -18 822 | 309 799 | 0 | 0 | |||
| Capital souscrit appelé, non versé | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| TOTAL | 860 068 | -156 481 | 703 588 | 1 777 | -1 731 | 46 |
Montants nets
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
| Clients et comptes rattachés* | 499 524 | 369 771 |
| Autres créances | 30 147 | 23 972 |
| Créances diverses | 328 621 | 309 799 |
| Capital souscrit appelé, non versé | 0 | 0 |
| TOTAL | 858 291 | 703 542 |
*Dont effets de commerce 8 3
NOTE 8 VENTILATION DES CRÉANCES
| en milliers d'euros | Total brut | À moins d'un an | De 1 à 5 ans | Plus de 5 ans |
|---|---|---|---|---|
De l'actif immobilisé
| Créances rattachées à des participations* | 42 337 | 6 073 | 34 261 | 2 003 |
|---|---|---|---|---|
| Prêts | 0 | |||
| Autres immobilisations financières | 3 324 | 824 | 1 000 | 1 500 |
De l'actif circulant
| Clients douteux ou litigieux | 137 | 137 |
|---|---|---|
| Autres créances clients | 369 680 | 369 680 |
| Personnel et comptes rattachés | 25 | 25 |
| Sécurité sociale et autres organismes sociaux | 268 | 268 |
| Impôt sur les bénéfices | 9 080 | 9 080 |
| Taxe sur la valeur ajoutée | 20 173 | 20 173 |
| Divers | 0 | 0 |
| Groupe et associés | 292 821 | 292 821 |
| Débiteurs divers | 11 403 | 11 403 |
| Charges constatées d'avance | 5 831 | 5 831 |
TOTAL
| 755 080 | 716 316 | 35 261 | 3 503 |
|---|---|---|---|
*Prêts accordés aux filiales au cours de l'exercice. 15 073
*Prêts remboursés par les filiales en cours de l'exercice. 7 538
NOTE 9 DISPONIBILITÉS ET VALEURS MOBILIÈRES DE PLACEMENT
Les valeurs mobilières de placement ont été valorisées au cours du 31 décembre 2024. Les Sicav monétaires ont fait l’objet d’un « acheté-vendu » à cette date et les intérêts courus sur les autres placements ont été comptabilisés à la fin de l’exercice.
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| SICAV monétaires | ||
| Actions société cotée | 23 445 | 23 445 |
| Provision pour dépréciation actions | 0 | -651 |
| Actions propres de la société | 23 445 | 22 794 |
| Disponibilités | 39 485 | 12 413 |
| TOTAL VALEURS MOBILIÈRES DE PLACEMENT & DISPONIBILITÉS | 62 930 | 35 207 |
Au 31 décembre 2024, les actions propres détenues par la société en couverture d’options d’achat d’actions (1 381 461) sont inscrites en valeurs mobilières de placement pour le prix d’acquisition de 23 445 milliers d’euros, soit un prix moyen de 16,97 euros par action.
Au vu du cours de bourse moyen des 30 derniers jours précédant la clôture, une dépréciation a été constatée pour 651 milliers d’euros.
NOTE 10 CAPITAUX PROPRES
NOTE 10.1 VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
| en milliers d'euros | Capital | Primes | Écart de réévaluation | Réserve légale | Autres réserves | Report à nouveau | Résultat de l'exercice | Subventions et provisions réglementées | Total de capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 31.12.2023 | 39 668 | 45 119 | 116 465 | 3 967 | 295 504 | 309 075 | 94 382 | 7 502 | 911 683 |
| Augmentation de capital | 0 | ||||||||
| Résultats 2023 | 94 382 | -94 382 | 0 | ||||||
| Dividendes | -51 660 | -51 660 | |||||||
| Résultats 2024 | 105 239 | 105 239 | |||||||
| Impacts des écarts d'équivalence | 34 423 | 34 423 |
Variation
| subventions | -203 | -203 | |
|---|---|---|---|
| investissement | Variation des amortissements | 113 | 113 |
dérogatoires de l'exercice
31.12.2024 39 668 45 119 150 888 3 967 295 504 351 797 105 239 7 413 999 595
NOTE 10.2 COMPOSITION DU CAPITAL SOCIAL
| Valeur nominale | Nombre | Montant | ||
|---|---|---|---|---|
| Composition du capital au début de l'exercice | 1,00 € | 39 668 399 | 39 668 399 € | |
| Augmentation de capital | 1,00 € | |||
| Options de souscription d'actions | 1,00 € | |||
| CAPITAL AU 31.12.2024 | 1,00 € | 39 668 399 | 39 668 399 € |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 11 PROVISIONS
en milliers d'euros
| 31.12.2023 | Dotations | Reprises | Changement de méthode | 31.12.2024 | Utilisées | Non utilisées | PROVISIONS | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| RÉGLEMENTÉES | Provision pour hausse des prix | 0 | 0 | 0 | Amortissements dérogatoires | 6 924 | 113 | 7 037 | |
| Autres provisions réglementées | 0 | 0 | 0 | TOTAL | |||||
| 6 924 | 113 | 0 | 0 | 7 037 | |||||
| PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES | Litiges | 944 | 3 280 | 54 | 4 | 171 | |||
| Garanties données aux clients (1) | 18 461 | 9 743 | 8 339 | 2 228 | 17 637 | ||||
| Pertes de change | 18 353 | 18 002 | 18 353 | 18 002 | |||||
| Pensions et obligations similaires (2) | 1 394 | 185 | 205 | 1 374 | |||||
| Autres provisions pour risques & charges | 0 | 0 | |||||||
| Provisions pour engagements de retraite (3) | 21 028 | 2 762 | 1 597 | 0 | 22 193 | ||||
| TOTAL | 60 181 | 33 972 | 28 547 | 2 228 | 0 | 63 376 | |||
| PROVISIONS POUR DÉPRÉCIATIONS | Immobilisations incorporelles | 0 | 0 | ||||||
| Immobilisations corporelles | 0 | 1 | -1 | ||||||
| Titres de participation | 0 | 0 | |||||||
| Stocks et en-cours | 11 857 | 5 110 | 4 439 | 0 | 12 528 | ||||
| Comptes clients | 1 778 | 39 | 1 771 | 0 | 47 | ||||
| Autres (4) | 0 | 658 | 0 | 0 | 658 | ||||
| TOTAL | 13 635 | 5 807 | 6 210 | 1 | 13 232 | ||||
| TOTAL GÉNÉRAL | 80 740 | 39 892 | 34 757 | 2 229 | 83 645 | ||||
| Dont dotations et reprises : | Dotations | Reprises d'exploitation | 18 828 | 19 198 | financières | 18 497 | 17 787 | exceptionnelles | 2 568 |
Notes explicatives
(1) GARANTIES : une provision est constituée pour couvrir le coût estimé de la garantie des machines et des pièces détachées au moment de leur mise en service par les réseaux ou à la clientèle finale. Elle couvre la garantie contractuelle, ainsi que son éventuelle extension après étude au cas par cas ou dans le cadre de campagnes. Cette provision est calculée selon une approche statistique.
(2) PENSIONS ET OBLIGATIONS SIMILAIRES : ce poste correspond au montant de la provision pour médailles du travail.
(3) PROVISIONS POUR ENGAGEMENTS DE RETRAITE : les provisions pour engagement de retraite ont été évaluées selon les principes décrits dans la note 1.9.
(4) AUTRES : dépréciation des titres en auto-contrôle (voir note 9).
Âge de départ
| 31.12.2023 | 31.12.2024 | |
|---|---|---|
| cadres | 64/67 ans | 64/67 ans |
| non cadres | 64/67 ans | 64/67 ans |
Croissance progressive du nombre d'années de cotisation pour atteindre 43 ans
| Taux de progression annuel des salariés | 4,30% | 4,20% | |
|---|---|---|---|
| Taux d'actualisation | 3,15% | 3,45% | |
| Taux de rendement des actifs | 3,15% | 3,45% | |
| Taux de mortalité | TGH05/TGF05 | TGH05/TGF05 | |
| Taux de rotation du personnel | cadres | 2,50% | 2,50% |
| non cadres | 1,00% | 1,00% |
Les écarts actuariels ont été pris en compte en totalité dans le résultat.
La provision pour indemnité de fin de carrière a évolué comme suit :
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
| Engagement fin de période | -24 061 | -22 193 |
| Actifs de couverture fin de période | 3 033 | 3 116 |
| Situation financière | -21 028 | -19 077 |
| Coût des services passés | 0 | 0 |
| (Provision) / montant payé d'avance | -21 028 | -19 077 |
L’impact sur le résultat enregistré dans les comptes en 2021 et en 2022 se décompose comme suit :
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 | |
|---|---|---|---|
| Coût des services passés | 1 635 | 2 036 | |
| Coût d'actualisation | 792 | 821 | |
| Rendement attendu des actifs de couverture | -108 | -95 | |
| Réduction | Coût des services passés | -187 | 0 |
| SOUS-TOTAL | 2 132 | 2 762 | |
| Transfert acquisition | 0 | 0 | |
| Écart actuariel calculé | 2 017 | -1 597 | |
| TOTAL | 4 149 | 1 165 |
NOTE 12 VENTILATION DES DETTES
| en milliers d'euros | Total brut | 31.12.2024 | À moins d'un an | De 1 à 5 ans | Plus de 5 ans |
|---|---|---|---|---|---|
| Emprunts et dettes établissements de crédit* | 382 807 | 251 744 | 123 188 | 7 875 | |
| Emprunts et dettes financières diverses | 6 552 | 6 552 | |||
| Fournisseurs et comptes rattachés | 253 448 | 253 448 | |||
| Personnel et comptes rattachés | 56 226 | 56 226 | |||
| Sécurité sociale et autres organismes sociaux | 32 766 | 32 766 | |||
| Impôt sur les bénéfices | 0 | 0 | |||
| Taxe sur la valeur ajoutée | 2 221 | 2 221 | |||
| Autres impôts et taxes | 4 569 | 4 569 | |||
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 7 582 | 7 582 | |||
| Groupe et associés | 103 329 | 103 329 | |||
| Autres dettes | 23 469 | 23 469 | |||
| Produits constatés d'avance | 38 211 | 38 211 | |||
| TOTAL | 911 179 | 780 116 | 123 188 | 7 875 |
*Emprunts souscrits au cours de l'exercice. 10 000
*Emprunts remboursés au cours de l'exercice. 3 804
NOTE 13 ÉLÉMENTS CONCERNANT LES ENTREPRISES LIÉES
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
| Participations évaluées par équivalence* | 548 178 | 634 399 |
| Créances rattachées à des participations | 34 802 | 42 337 |
| Autres participations | 17 513 | 17 513 |
| Créances clients et comptes rattachés | 292 999 | 250 826 |
| Autres créances | 282 859 | 292 821 |
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 78 886 | 56 877 |
| Dettes immobilisations | ||
| Autres dettes | 149 333 | 103 329 |
| Charges financières | 4 973 | 4 320 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024253
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
NOTE 14 PRODUITS À RECEVOIR ET CHARGES À PAYER
NOTE 14.1 PRODUITS À RECEVOIR
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
| Créances rattachées à des participations | 1 156 | 1 652 |
| Autres immobilisations financières | 0 | 0 |
| Créances clients et comptes rattachés | 123 683 | 84 316 |
| Autres créances | 5 092 | 2 291 |
| Disponibilités | 67 | 86 |
NOTE 14.2 CHARGES À PAYER
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
| Emprunts et dettes établissements de crédit | 2 131 | 940 |
| Emprunts et dettes financières divers | ||
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 181 903 | 86 527 |
| Dettes fiscales et sociales | 71 607 | 73 905 |
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 7 922 | 7 544 |
| Autres dettes | 18 309 | 20 848 |
NOTE 15 PRODUITS ET CHARGES CONSTATÉS D’AVANCE
| 31.12.2024 | ||
|---|---|---|
| en milliers d'euros | Charges | Produits |
| Charges / Produits exploitation | 5 831 | 38 211 |
| Charges / Produits financiers | ||
| Charges / Produits exceptionnels | ||
| TOTAL | 5 831 | 38 211 |
NOTE 16 ÉCARTS DE CONVERSION SUR DETTES ET CRÉANCES EN MONNAIES ÉTRANGÈRES
| en milliers d'euros | 31.12.2024 | Écarts d'actif* | Écarts de passif |
|---|---|---|---|
| Emprunts et dettes financières | 17 845 | 12 666 | |
| Instruments financiers | 2 135 | 271 | |
| Clients | 361 | 2 642 | |
| Fournisseurs | 67 | 19 | |
| TOTAL | 20 407 | 15 598 |
- Couverts par une provision pour risque constituée pour 18 353 milliers d’euros.
NOTE 17 ÉCARTS DE RÉÉVALUATION
| en milliers d'euros | 31.12.2023 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
| ACTIF | ||
| Terrains | 354 | 354 |
| Participations | 554 | 554 |
| TOTAL | 908 | 908 |
| PASSIF | ||
| Réserve de réévaluation (1976) | 908 | 908 |
| Autres écarts (écarts de mise en équivalence, cf. note 5) | 115 557 | 149 980 |
| TOTAL | 116 465 | 150 888 |
NOTE 18 VENTILATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
| en milliers d'euros | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| A - RÉPARTITION PAR ACTIVITÉ | ||
| Production (société Manitou BF) | 1 415 991 | 1 312 162 |
Négoce pièces de rechange
| Négoce pièces de rechange | 222 321 | 221 512 |
|---|---|---|
| Négoce matériels | 351 321 | 318 589 |
| TOTAL | 1 989 633 | 1 852 263 |
B - RÉPARTITION PAR MARCHÉ
| France | 527 194 | 467 836 |
|---|---|---|
| Export | 1 462 439 | 1 384 427 |
| TOTAL | 1 989 633 | 1 852 263 |
NOTE 19 REPRISES DE PROVISIONS ET TRANSFERT DE CHARGES
en milliers d'euros
| 2023 | 2024 | Produits | |
|---|---|---|---|
| Reprise de provision pour risques | 11 758 | 12 988 | |
| Reprise dépréciation immobilisations corporelles | 1 | ||
| Reprise de provision dépréciation actifs circulants | 3 322 | 6 210 | |
| Transfert de charges d'exploitation* | 11 584 | 17 130 | |
| TOTAL | 26 665 | 36 328 |
- Le poste de transfert de charges comprend principalement des refacturations de services centraux aux filiales Manitou Italia et Manitou Americas pour respectivement 3 043 milliers d’euros et 1 247 milliers d’euros, ainsi que diverses refacturations de frais.
NOTE 20 RÉSULTAT FINANCIER
NOTE 20.1 PRODUITS FINANCIERS
en milliers d'euros
| 2023 | 2024 | Produits | |
|---|---|---|---|
| Revenus de titres | 20 753 | 24 903 | |
| Gains de change | 48 614 | 56 849 | |
| Reprise de provision dépréciation titres | |||
| Autres produits | 17 343 | 22 988 | |
| TOTAL | 86 710 | 104 741 |
NOTE 20.2 CHARGES FINANCIÈRES
en milliers d'euros
| 2023 | 2024 | Charges | |
|---|---|---|---|
| Intérêts sur emprunts | 11 858 | 15 853 | |
| Pertes de change | 54 049 | 65 964 | |
| Dotations dépréciation titres | 0 | 0 | |
| Autres charges | 7 342 | 6 767 | |
| TOTAL | 73 250 | 88 584 |
NOTE 21 RÉSULTAT EXCEPTIONNEL
NOTE 21.1 PRODUITS EXCEPTIONNELS
en milliers d'euros
| 2023 | 2024 | Produits | |
|---|---|---|---|
| Produits de cession immobilisations corporelles | 111 | 68 | |
| Produits de cession immobilisations financières | 0 | 6 600 | |
| Reprise amortissements dérogatoires | 114 | ||
| Reprise provision pour risque | 210 | ||
| Divers | 212 | 323 | |
| TOTAL | 647 | 6 991 |
NOTE 21.2 CHARGES EXCEPTIONNELLES
en milliers d'euros
| 2023 | 2024 | Charges | |
|---|---|---|---|
| Charges nettes s/cessions immobilisations incorporelles* | 46 | 11 | |
| Charges nettes s/cessions immobilisations corporelles | 82 | 60 | |
| Charges nettes s/cessions immobilisations financières | 0 | 0 | |
| Dotations aux amortissements dérogatoires et exceptionnels | 102 | 2 568 | |
| Divers | 6 321 | 398 | |
| TOTAL | 6 551 | 3 037 |
NOTE 22 IMPÔT
NOTE 22.1 VENTILATION DE L’IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES
en milliers d'euros
| Résultat avant impôts | Impôts | Résultat après impôts | |
|---|---|---|---|
| Résultat courant | 138 380 | 30 221 | 108 159 |
| Résultat exceptionnel | 3 954 | 1 021 | 2 933 |
| Participation | -7 596 | -7 596 | |
| Crédits d'impôts* | -1 778 | 1 778 | |
| Produits d'impôts d'intégration fiscale** | -174 | 174 | |
| Charges d'Impôts dus à l'étranger*** | 209 | -209 | |
| Résultat net comptable | 134 738 | 29 499 | 105 239 |
- Il s’agit des crédits d’impôts recherche, mécénat et famille.
** Il s’agit du produit d’impôt d’intégration fiscale de la filiale Manitou Global Services.
*** Il s’agit essentiellement de l’impôt du bureau de Manitou BF en Roumanie.
NOTE 22.2 CRÉDIT D’IMPÔT RECHERCHE
Le montant du crédit d’impôt recherche comptabilisé sur l’exercice 2024 est de 1 589 milliers d’euros.
NOTE 22.3 ACCROISSEMENTS ET ALLÈGEMENTS DE LA DETTE FUTURE D’IMPÔTS
NOTE 22.4 INCIDENCE DES ÉVALUATIONS FISCALES DÉROGATOIRES
| en milliers d'euros | 31.12.2024 |
|---|---|
| Résultat de l'exercice | 105 239 |
| Participation | 7 596 |
| Impôt sur les bénéfices | 29 499 |
| Résultat avant impôts | 142 334 |
| Variation des provisions réglementées | 113 |
| Autres évaluations dérogatoires | |
| Résultat avant impôts, hors incidences des évaluations fiscales dérogatoires | 142 448 |
NOTE 23 CRÉDIT-BAIL
Aucun contrat de crédit-bail immobilier ne subsiste au 31 décembre 2024.
NOTE 24 ENGAGEMENTS HORS BILAN
NOTE 24.1 ENGAGEMENTS DONNÉS
| en milliers d'euros | 31.12.2024 |
|---|---|
| Effets escomptés non échus | |
| Avals, cautions, nantissements | 116 |
| Hypothèques | |
| Pactes d'actionnaires | |
| Ventes de devises à terme et options de change | 323 815 |
| CAP de taux | 52 500 |
| Tunnel de taux | 55 000 |
| Swaps de taux | 70 000 |
| Engagements de reprise de matériels |
Il est précisé que la valeur marchande desdits matériels est, en général, supérieure à la valeur de rachat.
NOTE 24.2 ENGAGEMENTS REÇUS
| en milliers d'euros | 31.12.2024 |
|---|---|
| Achats de devises à terme | 25 059 |
NOTE 25 EFFECTIF MOYEN
| Personnel salarié | 2023 | 2024 |
|---|---|---|
| Cadres | 756 | 827 |
| Agents de maîtrise et techniciens | 71 | 73 |
| Employés | 652 | 686 |
| Ouvriers | 1 336 | 1 379 |
| TOTAL | 2 815 | 2 965 |
NOTE 26 INFORMATION RELATIVE À LA RÉMUNÉRATION DES DIRIGEANTS
Montant total de la rémunération et des avantages en nature versés aux mandataires sociaux durant l’exercice 2024 :
| en milliers d'euros ou nombre de titres | Salaires | Autres rémunérations | Stock-options attribuées | Stock-options levées | Autres prov. et engagements |
|---|---|---|---|---|---|
| Mandataires sociaux non dirigeants | 193 | 716 | 501 | ||
| Mandataires sociaux dirigeants | 1 796 | 682 |
NOTE 27
INFORMATION RELATIVE AUX HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
La société estime que l’information prévue par l’article 222-8 du règlement général et l’instruction n° 2006-10 de l’AMF, et donnée dans l’annexe aux comptes consolidés, est de nature à répondre aux dispositions introduites par le décret n° 2008-1487 du 30 décembre 2008.
NOTE 28
TABLEAU DES FILIALES ET PARTICIPATIONS AU 31 DÉCEMBRE 2024
Comme pour la valorisation des titres mis en équivalence, les comptes consolidés de l’exercice 2024 ayant été établis selon les normes IFRS, les valeurs retenues pour la présentation de ce tableau sont celles résultant de ces normes.
NOTE 29
INVENTAIRE DES VALEURS MOBILIÈRES
| SOCIÉTÉS | Nature et nominal | Devise | Nombre de parts ou d'actions | Valeur comptable d'origine | Valeur en équivalence en nombre de parts ou d'actions ou en milliers d'euros |
|---|---|---|---|---|---|
| MANITOU GLOBAL SERVICES | Actions de 20 EUR | EUR | 66 000 | 1 716 | 19 511 |
| MANITOU FINANCE FRANCE SAS | Actions de 1000 EUR | EUR | 12 571 | 12 571 | 12 571 |
| MANITOU UK Ltd. | Actions de 1 GBP | GBP | 228 670 | 598 | 16 583 |
| MANITOU ITALIA | Actions de 1 EUR | EUR | 5 000 000 | 59 860 | 195 731 |
| MANITOU BENELUX SA | Parts de 500 EUR | EUR | 999 | 713 | 9 008 |
| MANITOU ASIA -PACIFIC HOLDING Pte Ltd | Actions de 1 SGD | SGD | 1 927 764 | 1 310 | 10 313 |
| MANITOU Portugal | Actions de 5 EUR | EUR | 120 000 | 2 963 | 8 432 |
| MANITOU DEUTSCHLAND GmbH | Actions de 800 000 EUR | EUR | 1 | 8 712 | 6 962 |
| MANITOU HOLDING SOUTHERN AFRICA PTY Ltd. | Parts de 1 ZAR | ZAR | 27 769 | 1 642 | 29 255 |
| MANITOU FINANCE Ltd. | Parts de 1 GBP | GBP | 3 562 000 | 4 875 | 4 875 |
| MANITOU AMERICAS | Actions de 361 101 USD | USD | 1 278 | 973 | 225 879 |
| MANITOU AUSTRALIA PTY Ltd. | Actions de 1 AUD | AUD | 400 000 | 1 325 | 11 549 |
| MANITOU CHINA | 5 705 | 4 511 | |||
| MANITOU MANUTENCION ESPAÑA S.L. | Actions de 1 EUR | EUR | 200 000 | 6 732 | 13 633 |
| MANITOU VOSTOK | Actions de 1 RUB | RUB | 3 761 492 | ||
| MANITOU POLSKA | Parts de 1 PLN | PLN | 400 | 53 | 1 066 |
| MANITOU INTERFACE LOGISTICS EUROPE | Actions de 500 EUR | EUR | 3 990 | 1 995 | 4 901 |
| MANITOU SOUTH ASIA PRIVATE LTD | Actions de 10 INR | INR | 4 499 999 | 637 | 2 962 |
| MANITOU BRASIL MANIPULACAO DE CARGAS | Actions de 1 BRL | BRL | 53 628 | 770 | 12 570 |
| MANITOU NORDICS SIA | Actions de 1 EUR | EUR | 170 000 | 244 | 250 |
| MANITOU MIDDLE EAST | Actions de 1 AED | AED | 1 000 000 | 211 | 654 |
| MANITOU MALAYSIA | Actions de 1 MYR | MYR | 12 465 | 100 | 2 564 |
| MANITOU CHILE | Actions de 1 CLP | CLP | 15 000 000 | 136 | 122 |
| LMH SOLUTIONS | Actions de 10 EUR | EUR | 300 000 | 3 000 | 1 820 |
| MANITOU EQUIPMENT INDIA | Actions de 10 INR | INR | 522 802 | 875 | 69 560 |
| MARPOL LIFTRITE | Actions de 1 AUD | AUD | 100 000 | 5 577 | 6 672 |
| MANITOU MEXICO | Actions de 200 MXN | MXN | 25 493 | 221 | 364 |
| MANITOU JAPAN CO LTD | Actions de 100 JPY | JPY | 120 000 | 103 | 113 |
| MANITOU UK PS | Actions de 1 GBP | GBP | 1 000 000 | 2 060 | 1 689 |
| MN LIFTTEK OY | Actions de 1 EUR | EUR | 43 | 4 494 | 5 339 |
| COBRA MS | Actions de 400 EUR | EUR | 100 | 40 | 40 |
| MANITOU DEVELOPPEMENT | Actions de 1 EUR | EUR | 10 000 | 25 | 25 |
| EASYLI | Actions de 100 EUR | EUR | 3 099 | 3 132 | 964 |
| GI.ERRE | Actions de 1 EUR | EUR | 30 000 | 3 757 | 3 965 |
| MANITOU CENTER MADRID, S.L. | Actions de 1 EUR | EUR | 3 000 | 71 | 818 |
| TOTAL | 501 905 | 651 | 885 |
NOTE 30
ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’événement postérieur à la clôture significatif à la date d’arrêté des comptes consolidés clos le 31 décembre 2024 par le Conseil d’administration du 5 mars 2025.
7.4. RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES 2024
7.4.1. RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS
À l’Assemblée Générale de la société Manitou BF,
OPINION
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes annuels de la société MANITOU BF relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu'ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L'opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d'audit.
FONDEMENT DE L’OPINION
RÉFÉRENTIEL D’AUDIT
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes annuels" du présent rapport.
INDÉPENDANCE
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2024 à la date d'émission.
JUSTIFICATION DES APPRÉCIATIONS - POINTS CLÉS DE L’AUDIT
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous devons porter à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
PROVISIONS POUR GARANTIES
RISQUE IDENTIFIÉ
La société comptabilise des provisions pour garanties et campagnes de rappel de matériels, destinées à couvrir, d'une part le coût estimé de la garantie des machines et des pièces détachées, et d'autre part les coûts de remise à niveau du matériel vendu et du parc de machines concerné dans le cas de dysfonctionnements significatifs ou dangereux. Ces provisions, d'un montant global de 17,6 millions d'euros au 31 décembre 2024 (note 11 Provisions), sont constituées au moment de la vente des machines aux réseaux ou à la clientèle finale pour les garanties, et au moment où le dysfonctionnement est identifié pour les campagnes de rappels. Le montant de la provision pour garantie couvre la garantie contractuelle ainsi que son éventuelle extension. Ce montant est déterminé à partir de projections de données statistiques historiques. Le montant de la provision pour campagnes de rappel de matériels est déterminé sur la base du coût unitaire de remise à niveau appliqué au parc de machines concerné.
Nous avons considéré que l'évaluation de ces provisions constitue un point clé de l'audit dans les comptes annuels en raison de leur importance pour la compréhension des comptes, de la multiplicité des éléments entrant dans leur calcul (moyenne des coûts de garantie sur les cinq dernières années, dates de mise en service des machines, taux de recours fournisseurs, taux de marge sur pièces de rechange) et de leur sensibilité aux hypothèses retenues par la direction.
NOTRE RÉPONSE
Nos travaux ont notamment consisté à :
- Prendre connaissance du processus de recensement et d'évaluation de ces provisions ;
- Tester les contrôles clés mis en place par la direction que nous avons estimés les plus pertinents pour déterminer les coûts ayant servi de base à cette évaluation, et notamment ceux relatifs aux différents taux utilisés dans les estimations ;
- Évaluer la pertinence de la méthodologie retenue par la société ;
- Apprécier le bien-fondé des hypothèses utilisées pour la détermination des provisions pour garanties, en vérifiant l'ensemble des données et calculs sous tendant ces hypothèses ;
- Revoir sur une base de tests les calculs effectués ;
- Apprécier les jugements exercés par la direction et le caractère approprié des informations données dans la note 11 de l'annexe aux comptes annuels ;
- Comparer les estimations comptables des périodes précédentes avec les réalisations correspondantes.
VÉRIFICATIONS SPÉCIFIQUES
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
INFORMATIONS DONNÉES DANS LE RAPPORT DE GESTION ET DANS LES AUTRES DOCUMENTS SUR LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES COMPTES ANNUELS ADRESSÉS AUX ACTIONNAIRES
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d'administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.
Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l'article D.441-6 du code de commerce.
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Nous attestons de l'existence, dans le rapport du conseil d'administration sur le gouvernement d'entreprise, des informations requises par l'article L.225-37-4, L.22-10-10 et L.22-10-9 du code de commerce.
Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L.22-10-9 du code de commerce sur les rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui.
AUTRES INFORMATIONS
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives à l'identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
AUTRES VÉRIFICATIONS OU INFORMATIONS PRÉVUES PAR LES TEXTES LÉGAUX ET RÉGLEMENTAIRES
FORMAT DE PRÉSENTATION DES COMPTES ANNUELS DESTINÉS À ÊTRE INCLUS DANS LE RAPPORT FINANCIER ANNUEL
Nous avons également procédé, conformément à la norme d'exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d'information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du directeur général.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.
Par ailleurs, il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l'AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
DÉSIGNATION DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société MANITOU BF par les assemblées générales du 13 juin 2019 pour le cabinet KPMG SA et du 28 juin 1989 pour le cabinet RSM OUEST.
Au 31 décembre 2024, le cabinet KPMG SA était dans la 6ème année de sa mission sans interruption et le cabinet RSM OUEST dans la 35ème année.
RESPONSABILITÉS DE LA DIRECTION ET DES PERSONNES CONSTITUANT LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE RELATIVES AUX COMPTES ANNUELS
Il appartient à la direction d'établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d'audit de suivre le processus d'élaboration de l'information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d'administration.
RESPONSABILITÉS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES RELATIVES À L’AUDIT DES COMPTES ANNUELS
OBJECTIF ET DEMARCHE D’AUDIT
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
- il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
- il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne ;
- il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
▪il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
▪il apprécie la présentation d'ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle.
RAPPORT AU COMITE D’AUDIT
Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment l'étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit figurent les risques d'anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l'audit des comptes annuels de l'exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l'audit, qu'il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue par l'article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu'elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Les commissaires aux comptes
Nantes, le 22 avril 2025
KPMG SASaint-Herblain, le 22 avril 2025
RSM OUEST
Gwenaël CHEDALEUX
Associé
Céline BRAUDAssociée
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
7.4.2.RAPPORT SPÉCIAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES CONVENTIONS RÉGLEMENTÉES
A l’assemblée générale de la société MANITOU BF,
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découverts à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d’autres conventions.
Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 225-31 du code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R. 225-31 du code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimées nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission.
Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
CONVENTIONS SOUMISES À L’APPROBATION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée et conclue au cours de l’exercice écoulé à soumettre à l’approbation de l’assemblée générale en application des dispositions de l’article L. 225-38 du code de commerce.
CONVENTIONS DÉJÀ APPROUVÉES PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
En application de l’article R. 225-30 du Code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
CONVENTIONS AVEC MONSIEUR MARCEL BRAUD, PRÉSIDENT D’HONNEUR, FONDATEUR DU MANITOU
Pour rappel, Monsieur Marcel BRAUD a débuté sa carrière chez BRAUD & FAUCHEUX en 1952. Il détient aujourd’hui avec son groupe familial environ 30 % de MANITOU BF. Depuis l’assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice 2016, Monsieur Marcel BRAUD n’est plus ni administrateur, ni président de MANITOU BF, et n’assiste donc plus au conseil d’administration et aux comités. Son titre est Président d’honneur Fondateur du MANITOU. De ce fait, Monsieur Marcel BRAUD a accès aux documents préparatoires des conseils et comités ainsi qu’aux comptes-rendus. Il s’entretient ponctuellement avec le COMEX et la Direction générale et reste au contact de la Direction générale, des Sales & Marketing, de la clientèle et du réseau. Il se déplace sans limitation au sein des usines du groupe ainsi qu’aux salons et expositions où MANITOU est présent ou représenté. La durée du statut de Monsieur Marcel BRAUD est sans limitation de durée, il pourra l’interrompre en raison de son état de santé. Monsieur Marcel BRAUD ne sollicite aucune rémunération à ce titre.
Prise en charge de frais de représentation
Le Conseil d’administration du 26 avril 2017 a autorisé la mise en place d’une convention ayant pour objet la prise en charge des frais de représentation et moyens nécessaires à l’exercice de la fonction de Monsieur Marcel BRAUD. Les frais concernés pris en charge sont ses frais de déplacement et ceux liés à la conservation de son véhicule professionnel avec chauffeur, de son téléphone, de sa carte bancaire professionnelle, de sa ligne ADSL avec son adresse mail personnelle (il conserve également son adresse mail professionnelle chez MANITOU). Le montant des frais pris en charge à ce titre par votre société au 31 décembre 2024 s’élève à 60 564 euros.
Compte-courant
Le montant du compte-courant de Monsieur et Madame BRAUD s’élève au 31 décembre 2024 à 6 242 162 euros (y compris les intérêts nets des prélèvements). Ce compte-courant a été rémunéré au taux de 5,75%. Le montant des intérêts pris en charges en 2024 par votre société s’élève à ce titre à 345 945 euros.
CONVENTION PRISE AU BÉNÉFICE DE MONSIEUR MICHEL DENIS, DIRECTEUR GÉNÉRAL DEPUIS LE 13 JANVIER 2014, RENOUVELÉ PAR ANTICIPATION LE 5 DÉCEMBRE 2017
Autorisation de la poursuite du contrat de mise à disposition de deux véhicules
Lors de sa séance du 5 décembre 2017, votre Conseil d’administration a autorisé la signature d’un avenant au contrat de mise à disposition par la société GLGM Conseil, dont Monsieur Michel DENIS est le gérant, à la société MANITOU BF, dont Monsieur Michel DENIS est le Directeur Général, de deux véhicules, l’un à usage strictement professionnel et l’autre à usage professionnel et personnel, stipulant que le montant du loyer afférent à ces véhicules sera révisé annuellement selon l’indice SYNTEC en vigueur au 1er janvier de chaque année. Ce contrat avait été signé le 10 mars 2015 pour une durée initiale d’un an, ensuite automatiquement prorogé pendant toute la durée du mandat de Monsieur Michel DENIS, sous réserve de sa dénonciation par l’une ou l’autre des parties ou de la cessation des fonctions de Monsieur Michel DENIS en qualité de gérant de GLGM Conseil et/ou de Directeur Général de MANITOU BF. Le budget global affecté à la gestion des deux véhicules est de 2 150 € TTC par mois, prix révisable chaque année. Le montant des frais pris en charge à ce titre par votre société au 31 décembre 2024 s’élève à 24 085 euros.
CONVENTION AVEC MADAME JACQUELINE HIMSWORTH, PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
Compte-courant
Le montant du compte-courant de Madame Jacqueline HIMSWORTH s’élève au 31 décembre 2024 à 309 839 euros (y compris les intérêts nets des prélèvements). Ce compte-courant a été rémunéré au taux de 5,75%. Le montant des intérêts pris en charges en 2024 par votre société s’élève à ce titre à 17 172 euros.
Les commissaires aux comptes
Nantes, le 22 avril 2025 KPMG SASaint-Herblain, le 22 avril 2025 RSM Ouest Gwenaël CHEDALEUX Associé Céline BRAUD Associée
7.5. RAPPORT DE GESTION DES COMPTES ANNUELS DE LA SOCIÉTÉ MBF
FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE
EVOLUTION DE LA GOUVERNANCE
La société Manitou BF a adapté l’organisation de son Comité exécutif avec la création de deux fonctions en janvier 2024 : un Chief Transformation & Governance Officer et un Chief Financial Officer. Ces postes sont respectivement occupés par Hervé Rochet et Céline Brard. Cette évolution vise à renforcer le pilotage stratégique et financier afin de structurer et d’accompagner de façon efficiente la croissance de Manitou BF et de ses filiales et d’autre part à accélérer sa transformation, relever les défis digitaux, humains et réputationnels tout en assurant l’intégrité de son cadre de gouvernance. Voir également la note 5.1.2. du chapitre 5.
SIGNATURE D’UNE LIGNE DE CREDIT SUPPLEMENTAIRE DE 160 MILLIONS D’EUROS
En janvier 2024, le groupe a signé un avenant au contrat de crédit de juillet 2022 pour la mise en place d’une ligne RCF (Revolving Credit Facility) supplémentaire d’un montant de 160 millions d’euros et une maturité de 5 ans avec possibilité de prolongation d’une année.
Cette ligne additionnelle de financement vient renforcer la structure financière du groupe pour lui permettre de poursuivre son développement et financer ses projets d’investissement.
PROGRAMME DE WHOLESALE
MBF dispose d’un programme de financement des créances de ses distributeurs dans un cadre strict avec un organisme de financement. Il est basé sur la cession de créances non escomptées et permet à la société de se faire payer à la date d’échéance de la facture par la banque et au distributeur de négocier avec la banque un financement. Ainsi, les créances sont maintenues en créances opérationnelles dans la rubrique « Clients » jusqu’au paiement par l’organisme financier. Le risque est transféré à l’organisme de financement sans recours possible, sauf si les créances cédées dépassent les lignes de crédit négociées. Ce programme inclut également une assurance-crédit.
L’en-cours de MBF auprès de l’organisme financier est de 34,8 millions d’euros contre 43,7 millions d’euros au 31 décembre 2023.
Il n’existe pas de risque de recours sur les créances échues au 31 décembre 2024.
Dans le cadre de ce programme, l’organisme financier a octroyé un préfinancement de 18,8 millions d’euros en décembre 2024.
Le coût financier sur l’année 2024 est quasi nul.
PROGRAMME D’AFFACTURAGE
En décembre 2024, un contrat d’affacturage a été mis en place. Dans le cadre de ce programme, la société MBF a cédé des créances clients et les avoirs rattachés, sans recours contre les risques de défaillance du débiteur.
Le montant de créances cédées décomptabilisées au 31 décembre 2024 au titre de ce programme est de 12,7 millions d’euros.
CESSION DE FONDS DE COMMERCE A MANITOU MANUTENCION ESPANA
Dans le cadre de la restructuration de ses filiales espagnoles, Manitou BF a apporté un fonds de commerce à sa filiale Manitou Manutencion Espana pour un montant de 6 600 milliers d’euros.
POURSUITE DU PLAN D’INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS
Maniou BF a débuté la construction d’une nouvelle usine de mécano-soudure. Cet investissement qui permettra au groupe d'internaliser une étape importante de la fabrication de nacelles élévatrices de personnes et de renforcer sa position d'acteur majeur sur ce marché. Situé à proximité des deux sites d’assemblage de nacelles de Candé (France), le chantier va s’étendre sur 74 000 m² pour 20 000 m² de bâtis industriels. Les travaux s’étaleront jusqu’à fin 2025 pour un démarrage de la production au début de l’été 2026. L’ouvrage bénéficiera de 6 000 m² de toiture en panneaux solaires, et d’un pilotage spécifique des énergies pour une optimisation de sa consommation. Parmi les équipements industriels figureront des postes de montage évolutifs qui amélioreront l’ergonomie et la sécurité des opérateurs.
LE CHIFFRE D’AFFAIRES DE MANITOU BF
Le chiffre d’affaires de Manitou BF connaît une baisse de 6.9 % à 1 852 millions d’euros pour 1 990 millions d’euros en 2023.
Manitou BF a été impactée par le ralentissement de la demande. Dans ce contexte, elle a ajusté de façon très dynamique ses moyens de production pour répondre à la baisse des volumes.
La société voit son chiffre d’affaires reculer sur l’ensemble de ses marchés (construction, agriculture, industries) et zones géographiques, à l’exception du marché américain.
LES RÉSULTATS DE MANITOU BF
Pour 2024, le résultat d’exploitation s’établit à 122 millions d’euros, en hausse de 1 millions d’euros (+1,0 %) par rapport à l’année précédente. Il ressort à 6,6 % du chiffre d’affaires contre 6,1 % en 2023.
Cette forte progression, malgré un recul du chiffre d’affaires, s’explique par un taux de marge en augmentation. Il bénéficie de la politique tarifaire mise en place et d’une bonne maitrise du prix des achats de matière.
Les frais de structure sur la période sont impactés par une hausse des frais de R&D, par un renforcement des moyens pour soutenir l’activité commerciale dans un environnement concurrentiel et par la volonté du groupe de poursuivre sa structuration et d’accompagner ses projets.
Le résultat financier est en hausse de 2,7 millions d’euros à 16,2 millions d’euros avec une hausse des dividendes reçus de 4,1 millions d’euros (24,9 millions d’euros en 2024 contre 20,7 millions d’euros en 2023), une hausse des intérêts d’emprunts de 4,0 millions d’euros, une variation des effets de change négative de 3,7 millions d’euros et une hausse des intérêts sur comptes courants des filiales de 5,6 millions d’euros.
Le résultat exceptionnel ressort à 4,0 millions d’euros et comprend essentiellement des frais de litiges et le produit de cession d’un fonds de commerce à l’une de ses filiales.
La charge d’impôt augmente de 2,0 millions d’euros, à 29,5 millions d’euros.
Le résultat net ressort à 105,2 millions d’euros contre 94,4 millions d’euros en 2023.
ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE
À la connaissance de la société, il n’existe pas d’événement postérieur à la clôture significatif à la date d’arrêté des comptes clos le 31 décembre 2024 par le Conseil d’administration du 5 mars 2025.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024265
INFORMATIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
INFORMATIONS SUR LES DÉLAIS DE PAIEMENT FOURNISSEURS DE MANITOU BF
Conformément aux articles L. 441-6-1 et D. 441-6 du Code de commerce, nous indiquons qu’à la clôture du dernier exercice, le solde des factures reçues, échues et non réglées à l’égard des fournisseurs se décompose, par date d’échéance, comme suit :
| Tranches de retard de paiement | 0 jour | 1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours & plus | TOTAL 1 jour et plus |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de factures concernées | 2 | 529 | ||||
| Montant total des factures concernées HT (M€) | 3,2 | 0,9 | 0,5 | 1,2 | 5,8 | |
| Pourcentage du montant total des achats HT de l'exercice | 0,2% | 0,1% | 0,0% | 0,1% | 0,4% |
FACTURES EXCLUES DU (A) RELATIVES À DES DETTES ET CRÉANCES LITIGIEUSES NON COMPTABILISÉES
| Nombre de factures exclues | 655 |
|---|---|
| Montant total des factures exclues (M€) | 0,9 |
Il est basé sur les délais légaux qui peuvent être plus courts pour certains fournisseurs (45 jours fin de mois pour les marchandises hors import, 30 jours pour les transporteurs et certains prestataires, et inférieurs à 30 jours pour certains prestataires).
INFORMATIONS SUR LES DÉLAIS DE PAIEMENT CLIENTS DE MANITOU BF
Conformément aux articles L. 441-6-1 et D. 441-6 du Code de commerce, nous indiquons qu’à la clôture du dernier exercice, le solde des factures émises non réglées dont le terme est échu auprès de nos clients se décompose, par date d’échéance, comme suit :
| Tranches de retard de paiement (a) | 0 jour | 1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours & plus | TOTAL 1 jour et plus |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de factures concernées | 4 | 215 | ||||
| Montant total des factures concernées HT (M€) | 6,6 | 4,4 | 1,7 | 0,9 | 13,6 | |
| Pourcentage total du chiffre d'affaires HT de l'exercice | 0,2% | 0,1% | 0,0% | 0,0% | 0,3% |
FACTURES EXCLUES DU (A) RELATIVES À DES DETTES ET CRÉANCES LITIGIEUSES NON COMPTABILISÉES
| Nombre de factures exclues | 0 |
|---|---|
| Montant total des factures exclues | 0 |
Les délais de paiement utilisés pour ces calculs sont pour la France les délais légaux au maximum voire plus courts pour certains clients (45 jours fin de mois). Pour les exportations, les délais varient en fonction des zones géographiques.
RÉSULTATS FINANCIERS DE LA SOCIÉTÉ AU COURS DES CINQ DERNIERS EXERCICES
| en euros | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
| I - SITUATION FINANCIÈRE EN FIN D'EXERCICE | |||||
| a) Capital social | 39 668 | 39 668 | 39 668 | 39 668 | 39 668 |
| 399 | 399 | 399 | 399 | 399 | |
| b) Nombre d'actions émises | 39 668 | 39 668 | 39 668 | 39 668 | 39 668 |
| 399 | 399 | 399 | 399 | 399 | |
| c) Nombre d'obligations convertibles en actions | |||||
| II - RÉSULTAT GLOBAL DES OPÉRATIONS EFFECTIVES | |||||
| a) Chiffre d'affaires hors taxes | 1 098 335 | 1 252 655 | 1 624 634 | 1 989 633 | 1 852 262 |
| 824 | 759 | 087 | 261 | 891 | |
| b) Bénéfice avant impôts, amortissements, provisions et participation des salariés | 81 003 | 91 794 | 92 420 | 167 788 | 175 824 |
| 965 | 206 | 800 | 516 | 218 | |
| c) Impôt sur les bénéfices | 10 011 | 12 073 | 10 016 | 27 515 | 29 499 |
| 969 | 238 | 821 | 134 | 460 | |
| d) Bénéfice après impôts, amortissements, provisions et participation des salariés | 44 720 | 45 652 | 64 269 | 94 381 | 105 238 |
| 818 | 522 | 773 | 590 | 860 | |
| e) Montant des bénéfices distribués | 19 834 | 23 801 | 31 734 | 24 991 | 53 552 |
| 200 | 039 | 719 | 091 | 339 | |
| III - RÉSULTAT DES OPÉRATIONS RÉDUIT À UNE SEULE ACTION | |||||
| a) Bénéfice après impôts, mais avant amortissements, provisions et participation des salariés | 1,79 | 2,01 | 2,08 | 3,54 | 3,69 |
| b) Bénéfice après impôts, amortissements, provisions et participation des salariés | 1,13 | 1,15 | 1,62 | 2,38 | 2,65 |
| c) Dividende versé à chaque action | 0,60 | 0,80 | 0,63 | 1,35 | 1,25 |
| IV - PERSONNEL | |||||
| a) Nombre de salariés | 2 289 | 2 300 | 2 464 | 2 815 | 2 965 |
8. INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8.1. PRINCIPALES DISPOSITIONS STATUTAIRES ET RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
| NOM | Manitou BF |
|---|---|
| SIÈGE SOCIAL | 430, rue de l’Aubinière BP 10249 44158 Ancenis Cedex – France |
| Téléphone | + 33 (0)2 40 09 10 11 |
| FORME JURIDIQUE - IDENTIFIANT D’IDENTITÉ JURIDIQUE | Société anonyme de droit français à Conseil d’administration régie par les dispositions du Code de commerce. L’identifiant d’entité juridique (LEI) de l’émetteur est le FR0000038606. |
| LÉGISLATIONS RÉGISSANT SES ACTIVITÉS | Le groupe conçoit, assemble et distribue des produits à forte technologie répondant à des normes édictées par les autorités administratives et les organismes supranationaux et nationaux. La société est par ailleurs inscrite sous le numéro d’immatriculation 20006652 auprès de l’ORIAS (Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance) en qualité de mandataire non exclusif en opérations de banque et en services de paiement (MOBSP). |
| DURÉE D’EXISTENCE DE LA SOCIÉTÉ | La constitution de la société a été publiée le 5 février 1954 et la société immatriculée au Registre du commerce de Nantes le 23 septembre 1957. La durée de la société est fixée à quatre-vingt-dix-neuf années (99) à compter du 03 juin 1980. |
| OBJET SOCIAL (ART. 3 DES STATUTS DE LA SOCIÉTÉ) | La société a pour objet en France et dans tous les pays toutes opérations industrielles et commerciales se rapportant à :- l’exploitation de tous établissements industriels et commerciaux visant la représentation, la concession, la fabrication, l’achat, la vente, la location, l’importation, l’exportation de tous matériels de travaux publics et de levage, ainsi que tous matériels agricoles et industriels et les pièces détachées s’y rapportant directement ou indirectement ; |
| - la création, l’acquisition, la location, la prise à bail, l’installation, l’exploitation de tous établissements ou usines ; | |
| - la prise, l’acquisition, l’exploitation ou la cession de tous procédés et brevets concernant ces activités ; | |
| - la participation directe ou indirecte de la société dans toutes opérations commerciales, industrielles, ou de financement pouvant se rattacher à l’objet social, notamment par voie de création de sociétés nouvelles, d’apports de commandite, de fusion, d’alliance, ou d’association en participation, ou autrement ; | |
| - et généralement, toutes opérations financières, commerciales, industrielles, civiles, mobilières ou immobilières, y compris l’activité d’intermédiation d'assurance et d’intermédiation d'opération de banque et service, pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’un des objets spécifiés, ou à tout autre objet similaire ou connexe. | |
| LIEU ET NUMÉRO D’ENREGISTREMENT DE LA SOCIÉTÉ | Numéro RCS et code APE : 857 802 508 RCS Nantes – Code APE 292 D – NAF 2822Z Numéro ORIAS (registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance) : 20006652 [en qualité de mandataire non exclusif en opérations de banque et en services de paiement (MOBSP)] |
L’exercice social a une durée de douze mois ; il commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.
RÉPARTITION STATUTAIRE DES BÉNÉFICES
Les produits nets de l’exercice constatés par l’inventaire annuel, après déduction des frais généraux et des autres charges sociales, de tous amortissements de l’actif et de toutes provisions pour risques commerciaux ou industriels, constituent des bénéfices nets.
Le bénéfice distribuable est constitué par le bénéfice net de l’exercice diminué des pertes antérieures ainsi que des sommes à porter en réserve, en application de la loi ou des statuts et augmenté des reports bénéficiaires.
L’Assemblée peut décider la mise en distribution des sommes prélevées sur les réserves dont elle a la disposition ; en ce cas, la décision indique expressément les postes de réserves sur lesquels les prélèvements sont effectués.
Hors le cas de réduction de capital, aucune distribution ne peut être faite aux actionnaires lorsque l’actif net est ou deviendrait, à la suite de celle-ci, inférieur au montant du capital augmenté des réserves que la loi ou les statuts ne permettent pas de distribuer.
DROITS DE VOTE
Extrait de l’article 9 des statuts, « Droits et obligations attachés aux actions » :
« Chaque action donne droit à une voix au sein des Assemblées générales d’actionnaires. Conformément à la faculté offerte par l’alinéa 3 de l’article L. 225- 123 du Code de commerce, les actions entièrement libérées pour lesquelles il est justifié d’une inscription nominative depuis deux ans au moins au nom du même actionnaire ne bénéficient pas d’un droit de vote double ».
REGLEMENT INTERIEUR
Un règlement intérieur définit les modalités de l’organisation et du fonctionnement du Conseil d’administration. Le règlement intérieur n’est pas rendu public.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024269
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8
8.2. RESPONSABLE DES INFORMATIONS
RESPONSABLE DU DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL
Michel Denis, Directeur général de Manitou BF.
ATTESTATION DU RESPONSABLE DU DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL
J'atteste que les informations contenues dans le présent document d’enregistrement universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d'omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes annuels et les comptes consolidés, sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d’actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport sur la gestion du groupe, comme précisé dans la table de concordance à la rubrique 8.7, présente un tableau fidèle de l’évolution et des résultats de l’entreprise et de la situation financière de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels ils sont confrontés et qu’il a été établi conformément aux normes d’information en matière de durabilité applicables.
Fait à Ancenis, le 22 avril 2025
Michel Denis, Directeur général
RESPONSABLES DE L’INFORMATION FINANCIÈRE
Michel Denis, Directeur général
Hervé Rochet, Chief transformation & governance officer
Céline Brard, Chief financial officer
MANITOU BF
430, rue de l’Aubinière - BP 10249
44158 Ancenis Cedex France
Téléphone : +33 (0)2 40 09 10 11
8.3. DOCUMENTS ACCESSIBLES AU PUBLIC
Le document de référence est disponible au siège social de la société, 430, rue de l’Aubinière - BP 10249 - 44158 Ancenis Cedex – France
Téléphone +33 (0)2 40 09 10 11
Pendant la durée de validité du document d’enregistrement universel, les documents suivants peuvent être consultés au siège de Manitou et sur le site internet www.manitou-group.com/investisseurs :
- l’acte constitutif et la dernière version à jour des statuts de la société ;
- tous les rapports, courriers et autres documents.
En application de l’article 19 du règlement européen 2017/1129, les éléments suivants sont inclus par référence dans le présent document d’enregistrement universel :
▪le document de référence 2021 déposé auprès de l’AMF le 14 avril 2022 sous le numéro D. 22-0297 (https://www.manitou-group.com/fr/investisseurs/informations-reglementees/) ;
▪le document de référence 2022 déposé auprès de l’AMF le 21 avril 2023 sous le numéro D. 23-0319 (https://www.manitou-group.com/fr/investisseurs/informations-reglementees/) ;
▪le document de référence 2023 déposé auprès de l’AMF le 18 avril 2024 sous le numéro D.24-0301 (https://www.manitou-group.com/fr/investisseurs/informations-reglementees/) ;
Les parties non incluses de ce document sont soit sans objet pour l’investisseur, soit couvertes au sein dudit document.
Les informations figurant sur les sites internet mentionnés par les liens hypertextes www.reduce-program.com, www.manitou-group.com, www.cofrac.fr, www.middlenext.com du présent document d’enregistrement universel, à l’exception de celles incorporées par référence, ne font pas partie du présent document d’enregistrement universel. À ce titre, ces informations n’ont été ni examinées ni approuvées par l’AMF.
8.4. RESPONSABLES DU CONTRÔLE DES COMPTES
COMMISSAIRES AUX COMPTES
KPMG Audit, membre inscrit à la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes Ouest-Atlantique, représenté par Gwenaël Chedaleux, associé,
7, boulevard Albert Einstein BP 41125 - 44311 Nantes Cedex 3
nommé le 13 juin 2019 (en remplacement du cabinet Deloitte et Associés).
Expiration du mandat : Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024.
RSM OUEST, membre inscrit à la Compagnie régionale des Commissaires aux comptes Ouest-Atlantique, représenté par Céline Braud, associée,
18, avenue Jacques Cartier – BP 30266 – 44818 Saint-Herblain Cedex
nommé le 13 juin 2019 (renouvellement).
Expiration du mandat : Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024.
HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
Les honoraires comptabilisés en 2024 par Manitou BF et ses filiales intégrées globalement pour les missions confiées au collège des Commissaires aux comptes, à leur réseau respectif et à leurs confrères se trouvent dans la note 17 de l’annexe.
8.5. GLOSSAIRE
EXPLICATION DES LIGNES DE REPORTING
CHIFFRE D’AFFAIRES
Le chiffre d’affaires est principalement constitué de la vente de matériels neufs de manutention assemblés au sein du groupe ou acquis auprès de tiers, de pièces de rechange et d’accessoires, de location de matériels, de prestations de gestion de parcs de matériels et de prestations diverses.
COÛT DES VENTES
Le coût des ventes est constitué du coût des biens et des services vendus qui comprennent le coût des matières et des composants, de la main-d’œuvre directement affectable au bien ou au service, de l’ensemble des frais de fonctionnement des activités de production et de logistique. Sont également inclus dans le coût des ventes les amortissements des incorporels, équipements et matériels affectés aux activités de production, les coûts de garantie contractuelle, les provisions de dépréciation des stocks et les gains et pertes de change constatés sur les produits d’exploitation en devises résultant de l’écart entre la valorisation au cours du jour de la transaction et le cours du jour du règlement.
MARGE SUR COÛT DES VENTES
La marge sur coût des ventes est la différence entre le chiffre d’affaires et le coût des ventes.
FRAIS DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
Les frais de recherche et développement sont constitués des frais de personnel et des coûts de fonctionnement affectés à l’innovation, au développement, au design, à la réalisation de prototypes et à l’amélioration des produits. Les activités ont fréquemment recours à des services et des prestations extérieurs et à l’utilisation d’équipements et de matériels dédiés dont les amortissements affecteront la fonction. Les dépenses de recherche et développement qui respectent des critères de faisabilité et d’innovation peuvent être activées en immobilisations incorporelles et ultérieurement amorties en coût des ventes. Les dépenses ne respectant pas les critères d’activation sont comptabilisées directement en charges.
FRAIS COMMERCIAUX ET MARKETING
Les frais commerciaux sont principalement constitués de frais de personnel et coûts associés affectés aux missions de développement des ventes, d’animation des réseaux de concessionnaires, de marketing et de services techniques. Sont également intégrés sur cette ligne les commissions sur ventes, frais de promotion, de salon, charges d’assurance-crédit, coût des garanties commerciales, frais de déplacement et amortissements des infrastructures associées.
FRAIS ADMINISTRATIFS
Les frais administratifs sont principalement constitués des frais de personnel et coûts associés des fonctions supports (ressources humaines, finance, secrétariat général, etc.). Sont également intégrés les amortissements des infrastructures associées à ces fonctions.
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT (OU RÉCURRENT)
Le résultat opérationnel courant (ROC) intègre l’ensemble des éléments courants, décrits ci-après, avant prise en compte des éléments non courants, du résultat financier, des impôts sur les résultats et de la quote-part du groupe des résultats nets des sociétés mises en équivalence. Il comprend :
- le chiffre d’affaires ;
- le coût des biens et services vendus ;
- les frais de recherche et développement ;
- les frais commerciaux, marketing et service et les frais administratifs ;
- les autres produits et charges d’exploitation.
CHARGES ET PRODUITS NON COURANTS (OU NON RÉCURRENTS)
Les charges et les produits non courants incluent les éléments suivants :
- la constatation des pertes de valeur (impairment) ;
- les résultats de cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles importants ou inhabituels ;
- les frais d’acquisition et d’intégration ;
- les produits relatifs à des badwill ;
- les résultats de cessions de titres consolidés ;
- les coûts de restructuration ;
- les éléments inhabituels correspondant à des produits et des charges non usuels par leur fréquence, leur nature et leur montant.
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL OU MARGE OPÉRATIONNELLE
Le résultat opérationnel, aussi appelé marge opérationnelle dans le présent document, intègre l’ensemble des éléments récurrents et non récurrents décrits ci-avant.
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL APRÈS QUOTE-PART DE RÉSULTAT NET DES SOCIÉTÉS MISES EN ÉQUIVALENCE
L’agrégat « Résultat opérationnel après quote-part de résultat net des sociétés mises en équivalence » intègre le résultat opérationnel et la quote-part dans le résultat des sociétés associées.
INDICATEURS FINANCIERS, EXTRA-FINANCIERS ETAUTRES DÉFINITIONS
À TAUX DE CHANGE CONSTANT
L’effet de change se calcule en appliquant au chiffre d’affaires de la période en cours le taux de change de la période précédente, soit, pour 2024, l’application du taux de change 2023.
À PÉRIMÈTRE CONSTANT
L’effet périmètre se calcule en :
- éliminant le chiffre d’affaires, sur la période en cours, des sociétés acquises au cours de la période ;
- en éliminant le chiffre d’affaires, du 1er janvier de l’exercice en cours au mois anniversaire de leur acquisition, des sociétés acquises au cours de l’exercice précédent ;
- en éliminant le chiffre d’affaires, sur la période en cours et sur la période comparable, des sociétés cédées lors de la période en cours ou de la période comparable.
Pour 2024 :
- Entrées : easyLi & GI.ERRE SRL en 2023 et COME S.R.L & Metal Work S.R.L en 2024 ;
- Sortie en 2023 et 2024 : néant.
BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT D’EXPLOITATION
Stocks et en-cours + clients + autres débiteurs – dettes fournisseurs – autres dettes courantes.
Le besoin en fonds de roulement d’exploitation exclut les créances de financement des ventes qui n’évoluent pas de façon proportionnelle à l’activité opérationnelle.
BSPCE
Les BSPCE sont des bons de souscription de parts de créateur d’entreprise.
CARNET DE COMMANDES
Le carnet de commandes correspond aux commandes reçues et non encore livrées de machines, pour lesquelles le groupe :
- n’a pas encore fourni les machines promises aux clients ;
- n’a pas encore reçu de contrepartie et n’a pas encore droit à une contrepartie.
Ces commandes sont livrées dans un délai inférieur à un an et peuvent être annulées. Le carnet de commandes représente le chiffre d’affaires non encore reconnu sur des commandes déjà reçues.
Le carnet de commandes à la clôture d’un exercice est calculé comme suit :
- carnet de commandes à l’ouverture de l’exercice ;
- plus nouvelles commandes reçues au cours de l’exercice ;
▪moins annulations de commandes enregistrées au cours de l’exercice ;
▪moins chiffre d’affaires reconnu sur l’exercice.
Le carnet de commandes peut varier du fait des variations du périmètre de consolidation, d’ajustements et des effets de conversion de devises étrangères.
Afin de limiter les effets de l’inflation, le groupe avait intégré depuis le premier semestre 2022 des mécanismes d’ajustement de ses prix de vente lors de la livraison. Ces mécanismes étaient susceptibles d’influencer la valorisation du carnet de commandes machines reporté et valorisé au prix du jour de la commande. Ce mécanisme a été arrêté pour les nouvelles commandes prises à partir du dernier trimestre 2023.
Le groupe a par ailleurs mis en place depuis 2022 une nouvelle politique d’ouverture progressive des horizons de prise de commandes pour les concessionnaires afin de limiter les effets d’anticipation sans marché final.
CROSS DEFAULT
Clause de sauvegarde qui prévoit que, si l’entreprise fait défaut sur un crédit, l’ensemble des facilités qui intègrent la clause de cross default est considéré comme étant en défaut. Un seuil de déclenchement est généralement prévu.
CSRD
Corporate Sustainability Reporting Directive ou directive européenne 2022/2464 établissant un cadre pour la transparence des informations de durabilité. Cette directive est aujourd’hui seulement applicable aux grandes entreprises européennes cotées en bourse. Elle a pour but d'harmoniser les normes en matière de rapport de durabilité dans l'Union Européenne.
DETTE NETTE
La dette nette correspond à la différence entre, d’une part, les passifs financiers courants et non courants et, d’autre part, les actifs financiers courants et la trésorerie et les équivalents de trésorerie.
DETTE NETTE RETRAITÉE D’IFRS16
La dette nette correspond à la différence entre, d’une part, les passifs financiers courants et non courants, hors dettes des contrats de location (IFRS 16) et, d’autre part, les actifs financiers courants et la trésorerie et les équivalents de trésorerie.
EBITDA
Résultat opérationnel +/- dotations - reprises aux amortissements et pertes de valeur.
EBITDA RETRAITÉ D’IFRS 16
Résultat opérationnel +/- dotations - reprises aux amortissements et pertes de valeur - charges des loyers des contrats de location retraitées dans le cadre de l’application d’IFRS 16.
ÉLECTRICITÉ VERTE
Électricité certifiée produite à partir d’énergie renouvelable i.e. photovoltaique.
ÉMISSIONS GES
Les émissions de gaz à effet de serre de Manitou Group ont été comptabilisées suivant la méthodologie internationale de comptabilité carbone GHG Protocol2. Les trois scopes sont définis comme suit :
- Scope 1 : Émissions provenant directement des activités de l’entreprise.
- Scope 2 : Émissions indirectes associées à la consommation d’énergie. Il englobe les émissions résultant de la production d'énergie achetée et consommée par l'entreprise.
- Scope 3 : Émissions indirectes qui englobent les activités en amont et en aval de la chaîne de valeur. Ces émissions résultent des activités de l'organisation, mais se situent en dehors de son contrôle direct.
ESRS
European Sustainability Reporting Standards. Normes européènnes en matière de reporting extra-financier élaborées par l’EFRAG ou European Financial Reporting Advisory Group. Ces normes s’appliquent aux entreprises entrant dans le champ d’application de la réglementation CSRD.
2 GHG Protocol : le Greenhouse Protocol fournit des normes et des outils qui aident les pays et les villes à suivre les progrès vers les objectifs climatiques.
EVENT OF DEFAULT
Concrétisation du risque de crédit comme par exemple la faillite de l’entité de référence, le défaut de paiement et la restructuration.
GEARING
Ratio de la dette nette divisée par le montant des capitaux propres.
GAZ À EFFET DE SERRE (GES)
Gaz atmosphériques qui contribuent à l’augmentation des températures à la surface du globe en retenant l’énergie solaire sous la couche atmosphérique. Il existe plusieurs type de GES agissant différement sur notre environnement. En voici la liste : CO2 (dioxyde de carbone), N2O (oxyde d’azote), CH4 (méthane), H20 (vapeur d’eau) et gaz frigorigènes.
IRO
Ensemble des Impacts, Risques et Opportunités identifiés lors de l’analyse de double materialité. Les impacts sont relatifs aux conséquences des activités de Manitou Group sur l’environnement, le social et la manière de gouverner. Les risques et
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024273
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8
8.6.ACRONYMES
| ACV | Analyse Cycle de Vie |
|---|---|
| IREC | International Renewable Energy Certificate (en français : Certificats d'Énergie Renouvelable Internationaux) |
| BEGES | Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre |
| IRO | Impacts, Risques et Opportunités |
| CSC | Customer Satisfaction Committee |
| KPI | Key Performance Indicator |
| COV | Composés Organiques Volatiles |
| MACF | Mécanisme d'Ajustement Carbone aux Frontières |
| CSRD | Corporate Sustainability Reporting Directive |
| OCDE | Organisation de Coopération et de Développement économiques |
| CSSCT | Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail |
| OIT | Organisation Internationale du Travail |
| DEFRA | Département de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires Rurales |
| OSHA | Occupational Safety and Health Administration |
| DEP | Dealer Elevation Plan |
| OSS | Operation Safety System |
| DNSH | Do No Significant Harm |
| QHSE | Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement |
| DR | Disclosure Requirement (en français : exigence de publication) |
| DUDH | Déclaration Universelle des Droits de l'homme |
| EAC | Energy Attributes Certificates |
| REC | Certificat d'Energie Renouvelable |
| EOS | Enquête d'Opinion Salarié |
| ESG | Environnemental, Social, Gouvernance |
| ESRS | European Sustainability Reporting Standards |
| GES | Gaz à Effet de Serre |
| GHG | Greenhouse Gas |
| SBTI | Science Based Targets Initiative |
| SSL | Sustainability Linked Loan (en français : crédit bancaire durable) |
LEVERAGE
Ratio déterminé en divisant le montant de la dette nette de fin de période par l’EBITDA en 12 mois glissants. Il permet de mesurer le montant de la dette en nombre d’années d’EBITDA.
MATERIAL ADVERSE EFFECT
Tout acte, omission, événement qui, pris isolément ou dans l’ensemble, a un effet défavorable important sur les actifs, le passif, la situation financière ou le résultat d’exploitation de la société emprunteuse et de ses filiales prises dans leur ensemble ou de l’emprunteur pris individuellement.
MATRICE DE MATÉRIALITÉ
La matrice de matérialité sert à identifier et classer les enjeux extra-financiers essentiels pour la stratégie d'une entreprise. Elle permet de concentrer les efforts sur les sujets ayant un impact potentiel significatif sur le modèle économique, en les traduisant en indicateurs mesurables. La méthode employée doit être claire, répétable et transparente.
NEGATIVE PLEDGE
Disposition qui interdit à une partie au contrat de créer des sûretés sur certains biens spécifiés.
REACH
Le règlement européen REACH, adopté en 2006, encadre l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques. Géré par l'ECHA, il vise à améliorer la connaissance des risques, à substituer les substances nocives et à responsabiliser les entreprises.
RENTABILITÉ DES CAPITAUX INVESTIS (ROCE OU ROACE)
Indicateur calculé en faisant le ratio entre le résultat opérationnel courant et les capitaux employés.
SBTI
Certification décernée par la Science Based Target initiative. Basée sur la science, elle permet de valider la trajectoire carbone de Manitou Group et justifie une comptabilité avec l’ accord de Paris. Pour rappel, l’ accord de Paris vise à limiter l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe par rapport à l’ère pré-industrielle de 1,5°C sans dépasser 2°C d'ici la fin de ce siècle.
GO Garanties d'Origine
TF2 Taux de Fréquence 2
GRI Global Reporting Initiative
TMS Transport Management System
HVHTG Huiles Végétales HydroTraitées Gazole
TSCA Toxic Substances Control Act
ICPE Installations Classées pour la Protection de l'Environnement
UTAC Union Technique de l’Automobile, du motocycle et du Cycle
IEA International Energy Agency (en français : Agence internationale de l’énergie)
8.7 TABLES DE CONCORDANCE
TABLE DE CONCORDANCE AVEC LES INFORMATIONS REQUISES DANS LE DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL (URD)
Afin de faciliter la lecture du présent document d’enregistrement universel, la table de concordance présentée ci-dessous permet d’identifier les principales informations requises par les annexes 1 et 2 du règlement européen 2019/980 du 14 mars 2019.
01 PERSONNES RESPONSABLES, INFORMATIONS PROVENANT DE TIERS, RAPPORTS D’EXPERTS ET APPROBATION DE L’AUTORITÉ COMPÉTENTE
| 1.1 Responsable du document d’enregistrement universel | 269 |
|---|---|
| 1.2 Attestation du responsable du document d’enregistrement universel | 269 |
| 1.3 Déclaration d’expert | 120 à 123 |
| 1.4 Autres attestations en cas d’informations provenant de tiers | N/A |
| 1.5 Déclaration relative à l’approbation du document | 2 |
02 CONTRÔLEURS LÉGAUX DES COMPTES
| 2.1 Coordonnées | 269 |
|---|---|
| 2.2 Changements | 269 |
03 FACTEURS DE RISQUES
| 3.1 Description des risques importants | 127 à 135 |
|---|---|
04 INFORMATIONS CONCERNANT L’ÉMETTEUR
| 4.1 Raison sociale et nom commercial | 242, 268 |
|---|---|
| 4.2 Enregistrement au RCS et identifiant (LEI) | 242, 268 |
| 4.3 Date de constitution et durée | 268 |
| 4.4 Siège social - forme juridique - législation applicable - site web - autres | 242, 268 |
05 APERÇU DES ACTIVITÉS
| 5.1 Principales activités | 13 à 17 |
|---|---|
| 5.1.1 Nature des opérations et principales activités | 13 à 17 |
| 5.1.2 Nouveaux produits et/ou services | 13 à 17 |
| 5.2 Principaux marchés | 18 à 19 |
| 5.3 Événements importants | 10 à 11, 28, 194, 242, 264 |
| 5.4 Stratégie et objectifs financiers et non financiers | 21 |
| 5.5 Degré de dépendance | N/A |
| 5.6 Position concurrentielle | 18 à 19 |
| 5.7 Investissements | |
| 5.7.1 Investissements importants réalisés | 33 à 34, 210 à 212, 245 à 247 |
| 5.7.2 Investissements importants en cours ou engagements fermes | 211 |
| 5.7.3 Coentreprises et participations significatives | 31, 233 |
| 5.7.4 Impact environnemental de l’utilisation des immobilisations corporelles | 83 à 98 |
06 STRUCTURE ORGANISATIONNELLE
| 6.1 Description sommaire du groupe/organigramme | 24 |
|---|---|
| 6.2 Liste des filiales importantes | 24, 235, 247, 258 |
07 EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIÈRE ET DU RÉSULTAT
| 7.1 Situation financière | 28 à 35, 264 à 265 |
|---|---|
| 7.1.1 Exposé de l’évolution et résultat des activités | 28 à 35, 264 à 265 |
| 7.1.2 Évolutions futures et activités en matière de recherche et de développement | 33 à 34 |
| 7.2 Résultats d’exploitation | 31 à 32 |
| 7.2.1 Facteurs importants | 28, 126 à 135, 194, 268, 264 |
| 7.2.2 Changements importants du chiffre d’affaires net ou des produits nets | 29 à 30, 264 |
08 TRÉSORERIE ET CAPITAUX
| 8.1 Capitaux de l’émetteur | 33, 182, 191 à 192, 215, 241, 250, 268 |
|---|---|
8 INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
8.2 Flux de trésorerie
33, 193, 240
8.3 Besoins de financement et structure de financement
33, 213 à 215, 224 à 226
8.4 Restriction à l’utilisation des capitaux
N/A
8.5 Sources de financement attendues
N/A
9 ENVIRONNEMENT RÉGLEMENTAIRE
9.1 Description de l’environnement réglementaire et des facteurs extérieurs influents
135
10 INFORMATIONS SUR LES TENDANCES
10.1 Principales tendances récentes - Changement significatif de performance financière du groupe depuis la clôture
35, 234, 259, 264
10.2 Élément susceptible d’influer sensiblement sur les perspectives
35, 234, 259, 264
11 PRÉVISIONS OU ESTIMATIONS DU BÉNÉFICE
11.1 Prévision ou estimation du bénéfice en cours
N/A
11.2 Principales hypothèses
N/A
11.3 Attestation sur la prévision ou l’estimation du bénéfice
N/A
12 ORGANES D’ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE ET DIRECTION GÉNÉRALE
12.1 Informations concernant les membres des organes d’administration et de direction de la société
12, 150 à 154, 160 à 162
12.2 Conflits d’intérêts
158 à 159
13 RÉMUNÉRATIONS ET AVANTAGES
13.1 Rémunérations et avantages versés ou octroyés
172 à 178
13.2 Provisions pour retraite ou autres
172 à 178
14 FONCTIONNEMENT DES ORGANES D’ADMINISTRATION ET DE DIRECTION
14.1 Durée des mandats
148 à 149, 170 à 171
14.2 Contrats de service
158
14.3 Comités
143 à 147, 149
14.4 Conformité aux règles du gouvernement d’entreprise
142
14.5 Incidences significatives potentielles et modifications futures de la gouvernance
4, 35, 264
15 SALARIÉS
15.1 Répartition des salariés
203, 257
15.2 Participation et stock-options
172 à 174, 207, 257
15.3 Accord de participation des salariés au capital
155 à 157
16 PRINCIPAUX ACTIONNAIRES
16.1 Répartition du capital
182
16.2 Droits de vote différents
182
16.3 Contrôle de l’émetteur
183
16.4 Accord d’actionnaires
185
17 TRANSACTIONS AVEC DES PARTIES LIÉES
17.1 Détail des transactions
233 à 234, 263
18 INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT L’ACTIF ET LE PASSIF, LA SITUATION FINANCIÈRE
18.1 Informations financières historiques
18.1.1 Informations financières historiques auditées
190 à 193, 198, 239 à 241, 265
18.1.2 Changement de date de référence comptable
N/A
18.1.3 Normes comptables
194, 243 à 244
18.1.4 Changement de référentiel comptable
194
18.1.5 Contenu minimal des informations financières auditées
27
18.1.6 États financiers consolidés
190 à 235
18.1.7 Date des dernières informations financières
194
18.2 Informations financières intermédiaires et autres
18.2.1 Informations financières trimestrielles ou semestrielles
N/A
18.3 Audit des informations financières annuelles historiques
18.3.1 Rapport d’audit
236 à 237
18.3.2 Autres informations auditées
N/A
18.3.3 Informations financières non auditées
N/A
18.4 Informations financières pro forma
18.4.1 Modification significative des valeurs brutes
N/A
18.5 Politique en matière de dividendes
186
18.5.1 Description
185
18.5.2 Montant du dividende par action
32, 186, 215, 265
18.6 Procédures judiciaires et d’arbitrage
18.6.1 Procédures significatives
N/A
276
18.7 Changement significatif de la situation financière de l’émetteur
18.7.1 Changement significatif depuis la clôture
35, 234, 259, 264
19 INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES
19.1 Capital social
19.1.1 Montant du capital émis
186
19.1.2 Actions non représentatives du capital
N/A
19.1.3 Actions autodétenues
182, 215
19.1.4 Valeurs mobilières
N/A
19.1.5 Conditions de droit d’acquisition et/ou toute obligation attachée au capital autorisé non émis
155 à 157
19.1.6 Option ou accord
183 à 185
19.1.7 Historique du capital social
182
19.2 Acte constitutif et statuts
19.2.1 Inscription au registre et objet social
269
19.2.2 Catégories d’actions existantes
N/A
19.2.3 Disposition impactant un changement de contrôle
185
20 CONTRATS IMPORTANTS
20.1 Résumé de chaque contrat
N/A
21 DOCUMENTS DISPONIBLES
21.1 Déclaration sur les documents consultables
269
TABLE DE CONCORDANCE AVEC LES INFORMATIONS REQUISES DANS LE RAPPORT DE GESTION
| Rubriques | Informations pour | Paragraphes | Pages |
|---|---|---|---|
| L’ATTESTATION DU RESPONSABLE | RFA | 8.2 | 269 |
| COMPTES SOCIAUX | RFA | 7.3 | 239 |
| COMPTES CONSOLIDÉS | RFA | 7.1 | 190 |
| RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES SOCIAUX | RFA | 7.4 | 261 |
| RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS | RFA | 7.2 | 236 |
| RAPPORT DE GESTION | RFA | ||
| INFORMATIONS RELATIVES À L’ACTIVITÉ DE LA SOCIÉTÉ ET DU GROUPE | RFA | ||
| Situation de la société et du groupe durant l’exercice écoulé, évolution prévisible et événements importants survenus depuis la clôture | L.232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce | 27.5 | 26 à 35 |
| Activité et résultats de la société et du groupe par branche d’activité | L.233-6 Code de commerce | 2.5 | 31 |
| Analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière (notamment de la situation d’endettement) de la société et du groupe | L.232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce | 2.32.42.67.5 | 28 à 29 |
| Indicateurs clefs de performance de nature financière et, le cas échéant, de nature non financière de la société et du groupe | L.232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce | 1.11.4.22.1 | 8 à 9 |
Principaux risques et incertitudes de la société et du groupe
L..232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce
Objectif et politique de couverture des transactions pour lesquelles il est fait usage de la comptabilité de couverture de la société et du groupe
Exposition aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie de la société et du groupe
L..232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce
Utilisation d’instruments financiers de la société et du groupe
L..232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce
Informations sur les ressources incorporelles essentielles de la Société et de son groupe
La manière dont leur modèle commercial dépend fondamentalement de ces ressources et en quoi elles constituent une source de création de valeur pour eux
L.232-1 II ; L. 233-26 Code de commerce
Activité en matière de recherche et développement de la société et du groupe
L.232-1 II ; L.233-26 Code de commerce
Incidences des activités de la société et, le cas échéant, des entreprises comprises dans la consolidation quant à la lutte contre l’évasion fiscale
L..22-10-35 Code de commerce
Actions visant à promouvoir le lien entre la Nation et ses forces armées et à soutenir l'engagement dans les réserves de la garde nationale
L..22-10-35 Code de commerce
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
| Rubriques | Informations | Paragraphes | Pages | |
|---|---|---|---|---|
| Succursales | L.232-1 II + V Code de commerce | RFA | N/A | |
| INFORMATIONS JURIDIQUES, FINANCIÈRES ET FISCALES DE LA SOCIÉTÉ | RFA | |||
| Répartition et évolution de l’actionnariat | L.233-13 Code de commerce | RFA | 6.2 | 182 |
| Nom des sociétés contrôlées et la part du capital de la société qu’elles détiennent | L.233-13 Code de commerce | RFA | 7.1 Note 18 | 235 |
| Prises de participation significatives de l’exercice dans des sociétés ayant leur siège social sur le territoire français | L.233-6 Code de commerce | N/A | ||
| Participations croisées | R.233-19 Code de commerce | N/A | ||
| État de la participation des salariés au capital social | L.225-102 Code de commerce | 6.2 | 182 |
Acquisition et cession par la société de ses propres actions (rachat d’actions)
RFA 6.2 7.1 Note 182215249 à 9.1.27.3 Note 9 250
Ajustements des titres donnant accès au capital en cas d’opérations financières
RFA N/A
Ajustements des titres donnant accès au capital et des stock-options en cas de rachat d’actions
RFA N/A
Dividendes mis en distribution au titre des trois exercices précédents
RFA 6.4 186 bis CGI
Dépenses et charges non déductibles fiscalement
RFA 7.5 264 quater CGI
Injonctions ou sanctions pécuniaires pour des pratiques anticoncurrentielles
RFA N/A
Délais de paiement et décomposition du solde des dettes fournisseurs et clients
RFA 7.5 265 L.441-14 ; D.441-6 Code de commerce
Montant des prêts interentreprises
RFA 7.3 Note 3 246 L.511-6 ; R.511-2-1-3 Comofi
INFORMATIONS PORTANT SUR LES MANDATAIRES SOCIAUX
État récapitulatif des opérations sur titres des personnes exerçant des responsabilités dirigeantes et des personnes étroitement liées
RFA 6.2 183 à 184 Comofi ; 223-26 RG AMF
INFORMATIONS RSE
Informations en matière de durabilité
RFA 3 36 à 123 L. 232-6-3, R. 232-8-4, R. 233-16-3 et R. 22-10-29 Code de commerce et l’annexe 1 Règlement Délégué 2023/2772 (normes ESRS)
DOCUMENTS JOINTS AU RAPPORT DE GESTION
Tableau des résultats de la société au cours de chacun des cinq derniers exercices
RFA 7.5 265 R. 225-102 Code de commerce
Rapport sur le gouvernement d’entreprise
RFA 5 6.3 142 à 178 L. 225-37 ; L.225-37-4 ; L22-10-8; L22-10-11 Code de commerce
TABLE DE CONCORDANCE DE LA TCFD (TASK FORCE ON CLIMATE-RELATED FINANCIAL DISCLOSURES)
Ce cadre de reporting volontaire, structuré autour de 4 piliers et 11 éléments de recommandations, vise à intégrer les effets du dérèglement climatique dans les décisions stratégiques des entreprises.
PILIERS
RECOMMANDATIONS
Dans ce document, se référer à…
GOUVERNANCE
a. Description du contrôle exercé par le Conseil d’administration sur les risques et opportunités liés au climat 3.2.2 Gouvernance de la durabilité
b. Description du rôle de la Direction dans l’évaluation et la gestion des risques et opportunités liés au climat 3.2.2 Gouvernance de la durabilité
STRATÉGIE
a. Décription des risques et opportunités liés au climat à court, moyen et long termes 3.2.3 Stratégie de durabilité 3.3.1 Changement climatique 3.3.4 Taxonomie durable européenne 4.3 Facteurs de risques
b. Description de l’impact des risques et opportunités liés au climat sur la stratégie d‘investissement 3.3.4 Taxonomie durable européenne
c. Description de la résilience de la stratégie d’investissement, en considérant différents scénarios climatiques, y compris un scénario à 2°C ou inférieur 3.3.4 Taxonomie durable européenne
GESTION DES RISQUES
a. Description des processus de gestion pour identifier et évaluer les risques liés au climat 3.3.1 Changement climatique 4.3 Facteurs de risques
b. Description des processus de gestion des risques liés au climat 3.3.1 Changement climatique 4.3 Facteurs de risques
c. Description de la manière dont les risques liés au climat sont intégrés aux processus de gestion des risques 3.3.1 Changement climatique 4.3 Facteurs de risques
INDICATEURS ET OBJECTIFS
a. Présentation des informations sur les indicateurs utilisés pour évaluer les risques et opportunités liés au climat dans le cadre de la stratégie d’investissement et du processus de gestion des risques 3.3.4 Taxonomie durable européenne
b. Présentation des informations sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) et risques y afférents dans le cadre des scopes 1 et 2, et le cas échéant, du scope 3 3.3.1 Changement climatique 4.3 Facteurs de risques
c. Présentation des informations sur les objectifs fixés pour gérer les risques et opportunités liés au climat, ainsi que les résultats atteints dans la poursuite des objectifs 3.3.1 Changement climatique