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Lhyfe Annual Report 2025

Apr 30, 2026

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1. Rapport de gestion

1.1. Présentation du Groupe et de ses activités
1.2. Situation du groupe durant l'exercice écoulé
1.3. Risques et incertitudes
1.4. Actionnariat
1.5. Responsabilité environnementale, sociale et sociétale
1.6. Informations financières

2. Rapport sur le gouvernement d'entreprise

2.1. Principes généraux de gouvernement d’entreprise
2.2. Conseil d’administration et comités
2.3. Direction générale
2.4. Rémunération et avantages des mandataires sociaux
2.5. Conventions réglementées et assimilées
2.6. Autres informations

3. États financiers

3.1. Comptes consolidés
3.2. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
3.3. Comptes sociaux
3.4. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux
3.5. Evénements intervenus au cours de l'exercice 2025

4. Personnes responsables

4.1. Responsable du Rapport Financier Annuel et déclaration
4.2. Responsables du contrôle des comptes

5. Glossaire

6. Tables de concordance

producteur et fournisseur d’hydrogène vert & renouvelable pour la mobilité et l’industrie
RAPPORT FINANCIER ANNUEL 2025
2025 RAPPORT FINANCIER ANNUEL 2025

Le présent rapport financier annuel est établi conformément aux dispositions des articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et déposé le 29 avril 2026 auprès de l’Autorité des marchés financiers selon les modalités prévues par le Règlement Général. Un glossaire de termes financiers et techniques est consultable à la fin du document.

SOMMAIRE GÉNÉRAL

Section
Rapport de gestion 1
1.1. Présentation du Groupe et de ses activités
1.2. Situation du groupe durant l'exercice écoulé
1.3. Risques et incertitudes
1.4. Actionnariat
1.5. Responsabilité environnementale, sociale et sociétale
1.6. Informations financières
Rapport sur le gouvernement d'entreprise 2
2.1. Principes généraux de gouvernement d’entreprise
2.2. Conseil d’administration et comités
2.3. Direction générale
2.4. Rémunération et avantages des mandataires sociaux
2.5. Conventions réglementées et assimilées
2.6. Autres informations
Etats financiers 3
3.1. Comptes consolidés
3.2. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés
3.3. Comptes sociaux
3.4. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux
3.5. Evénements intervenus au cours de l'exercice 2025
Personnes responsables 4
Glossaire 5
Tables de concordance 6

Le mot du Président-Directeur général

“2025, une année marquée par l'essor commercial et le développement industriel”

Dans un contexte où les tensions géopolitiques ont mis en pleine lumière la dépendance structurelle de l'Europe aux importations d'énergies fossiles et fait de la souveraineté énergétique une priorité industrielle et politique majeure, Lhyfe a franchi en 2025 une nouvelle étape de son développement, avec un chiffre d'affaires qui a doublé et une activité en forte accélération à travers l'Europe.

Notre croissance confirme la pertinence de notre modèle : produire localement un hydrogène vert souverain, certifié RFNBO, et déjà disponible à l'échelle industrielle. Notre métier de développeur crée une valeur essentielle : nous sommes capables d'identifier, structurer et mener des projets de grande qualité, d'en orchestrer le financement, et d'accompagner nos partenaires jusqu'à leur mise en service et à leur exploitation. Cette expertise unique nous permet aujourd'hui d'être l'un des premiers développeurs d'hydrogène vert en Europe et de sécuriser des projets alignés avec les besoins réels du marché. En parallèle, nous renforçons notre organisation pour gagner en efficacité, concentrer nos efforts sur les projets les plus matures et accompagner la montée en puissance du marché européen. Alors que la demande réglementaire et industrielle pour l'hydrogène vert s'intensifie, Lhyfe se positionne comme un acteur indépendant de référence, capable d'accompagner durablement la transition énergétique et la souveraineté industrielle européenne.

Matthieu Guesné
Fondateur & Président-Directeur général de Lhyfe

Rapport de gestion

1.1. Présentation du Groupe et de ses activités

1.1.1. Présentation générale du Groupe
1.1.2. Description du marché de l’hydrogène vert
1.1.3. Stratégie du Groupe : un déploiement rapide des sites de production d’hydrogène vert
1.1.4. Développement, construction et exploitation des projets
1.1.5. Production d’hydrogène vert en mer : un levier stratégique de long terme
1.1.6. Atouts de Lhyfe
1.1.7. Actifs en exploitation et actifs en construction
1.1.8. Objectifs
1.1.9. Evénements importants depuis la création de la Société
1.1.10. Environnement règlementaire du Groupe
1.1.11. Propriété intellectuelle

1.2. Situation du groupe durant l'exercice écoulé

1.2.1. Faits marquants
1.2.2. Analyse de l’activité
1.2.3. Evénements importants depuis la date de clôture
1.2.4. Filiales, participations et succursales

1.3. Risques et incertitudes

1.3.1. Facteurs de risques
1.3.2. Assurances et gestion des risques

1.4. Actionnariat

1.4.1. Répartition du capital et des droits de vote
1.4.2. Instruments donnant accès au capital
1.4.3. Participation des mandataires sociaux
1.4.4. Actionnariat salarié
1.4.5. Tableau des délégations et autorisations en cours de validité accordées par l’assemblée générale dans le domaine des augmentations de capital
1.4.6. Programmes de rachat d’actions et de liquidité
1.4.7. Franchissements de seuils

1.5. Responsabilité environnementale, sociale et sociétale

1.5.1. Politique générale du Groupe en matière de RSE
1.5.2. Informations environnementales
1.5.3. Informations sociales
1.5.4. Informations sociétales

1.6. Informations financières

1.6.1. Tableau des résultats de la Société au cours des cinq derniers exercices
1.6.2. Informations sur les délais de paiement des fournisseurs et des clients de la Société
1.6.3. Dividendes versés au cours des trois derniers exercices
1.6.4. Dépenses non-déductibles
1.6.5. Frais généraux ayant donné lieu à réintégration dans le bénéfice imposable

1.1.Présentation du Groupe et de ses activités

1.1.1.Présentation générale du Groupe

Né d’un projet initié en 2017 par Matthieu Guesné, alors encore directeur du CEA Tech Pays de la Loire et Bretagne, et qui a pris forme avec la création de la Société en avril 2019, Lhyfe est un producteur d’hydrogène vert, premier acteur au monde à disposer d’une expérience "terrain" combinée de la production d’hydrogène vert à terre et en mer. Lhyfe a mis en service son premier site industriel à Bouin (Vendée) au cours du deuxième semestre 2021. Unique au monde car directement connecté à une ferme éolienne, conçu en moins de deux ans, ce site a une capacité de production actuelle allant jusqu’à 300 kg/jour d’hydrogène vert qui pourrait être portée à 1 tonne/jour en fonction de la demande.

L’hydrogène vert, fondé sur le procédé d’électrolyse de l’eau à partir d’électricité issue d’une source d’énergie renouvelable, est considéré comme l’un des piliers de la transition écologique car son process de production1 n'engendre pas d'émission de gaz à effet de serre et permet de remplacer les énergies fossiles et donc de décarboner des secteurs comme l’industrie lourde ou les transports. L’hydrogène carboné, produit à partir d’énergies fossiles (hydrogène essentiellement de type "gris") et largement utilisé dans des processus industriels, représente encore 98% de l’hydrogène consommé à ce jour.Le Groupe a déjà installé quatre sites de production en France et en Allemagne et plusieurs autres sites sont actuellement en construction ou en développement en France et à l’international. Afin de permettre une production d’hydrogène vert en masse et à faible coût, indispensable pour répondre aux besoins actuels et futurs significatifs de décarbonation, Lhyfe s’est orientée dès l’origine vers la production massive d’hydrogène vert en mer (offshore), le facteur de charge de l'éolien offshore y étant particulièrement attractif. Lhyfe a donc lancé et opéré avec succès son premier pilote industriel offshore (première plateforme pilote de production d’hydrogène en mer au monde), Sealhyfe, entre septembre 2022 et novembre 2023, au large du Croisic, en France. Une multitude d’enseignements a pu en être tirée et bénéficie déjà aux projets terrestres et offshore de Lhyfe.

1.1.1.1. Décarboner les usages les plus polluants

Lhyfe entend être un acteur clef de la décarbonation. Le Groupe s’adresse à deux marchés prioritaires qui comptent parmi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre : le secteur de la mobilité lourde (camions, bus, trains et, à terme, transports maritime et aérien) et le secteur de l’industrie au sein duquel la chimie (production d’ammoniac, de méthanol, etc.) et les activités de raffinage sont des cibles prioritaires.

Lhyfe est en phase de déploiement de plusieurs sites de 5 à 10 MW dédiés à la production d’hydrogène livré en vrac par conteneurs (projets bulk). L’objectif visé est de développer un maillage du territoire, prioritairement en France et en Allemagne, avec des sites de production décentralisés ayant vocation à alimenter un bassin d’usages dans un rayon d'environ 200 km autour de chaque site. Ces sites desservent des clients industriels et de mobilité consommateurs de quantités allant de quelques kilos à une tonne d'hydrogène vert par jour.

En parallèle, le Groupe développe avec des clients industriels des unités de production de plus grande envergure, directement sur le site de chaque industriel concerné (projets on-site). L’acteur industriel sera le principal client du site, mais le Groupe pourrait surdimensionner les équipements afin d’alimenter des usages de mobilité à proximité.

Enfin, le Groupe projette également de positionner certaines unités à des localisations choisies pour leur proximité au futur réseau de transport d’hydrogène européen (projets backbone), lui permettant ainsi d’adresser les besoins d'une multiplicité de clients variés, livrés au travers de ces infrastructures une fois déployées. Cette ambition de déploiement repose à la fois sur l’expertise acquise dans la conception et l’exploitation d’unités de production onshore et offshore ainsi que sur un pipeline recentré sur les projets européens les plus matures du Groupe en Europe : mobilité lourde, industrie au Royaume-Uni et raffineries en Europe (plus d’informations à la Section 1.1.7.3 du Rapport Financier Annuel).

1.1.1.2. Un modèle hybride, à la fois intégré et tourné vers les investisseurs

Le Groupe est un acteur central dans la chaine de valeur de l’hydrogène vert : en tant que producteur indépendant d’hydrogène vert, il rapproche, à l’aide des technologies d’électrolyse mises au point par les équipementiers, les énergies renouvelables des usages à décarboner dans les secteurs de la mobilité et de l’industrie.

En amont de la chaine de valeur, le Groupe se fournit auprès :
* de producteurs d’énergie renouvelable (ENR), principalement d’origine éolienne et solaire, pour l’électricité destinée à produire l’hydrogène vert du Groupe par électrolyse de l’eau ; et
* d’équipementiers en électrolyseurs, compresseurs ou conteneurs qui bénéficient du retour d’expérience du Groupe, qui est l’un des pionniers de la production d’hydrogène vert, dans un secteur technologique en plein développement.

Le Groupe opère pour ses sites bulk existants un modèle intégré develop, build, own and operate. A ce titre il prend en charge en interne toutes les étapes de la production de l’hydrogène vert : obtention des permis et autorisations, ingénierie et conception (front-end engineering and design ou FEED), construction (engineering, procurement and construction ou EPC), financement, exploitation et vente et livraison de l’hydrogène vert. Le Groupe assure ainsi une maîtrise totale de chacune de ces étapes, allant de la prospection à la distribution d’hydrogène vert aux clients finaux. Selon les projets, le Groupe envisage de détenir une participation majoritaire ou minoritaire dans ses sites de production.

Pour ses prochains projets industriels, le Groupe a annoncé en décembre 2025 l’externalisation de la construction tout en en conservant la gestion, compte tenu de la maturité désormais atteinte par les fournisseurs du secteur et l’expérience de pilotage de Lhyfe qui a déjà installé 6 sites de production, et bientôt 8. Cette évolution permettra à Lhyfe de repositionner ses activités d’ingénierie sur ses métiers cœurs tout en préservant son expertise de pointe au sein de l’entreprise.

Le Groupe a l'intention de déployer également un modèle de co-développement avec des investisseurs partenaires, dans lequel il prendra en charge toutes les étapes hormis le financement, réalisé principalement par les investisseurs. Ces derniers rémunèreront le Groupe au titre de sa prestation de développeur de projet et de gestionnaire du site dont ils détiendraient alors une part majoritaire. Ce double positionnement devrait permettre au Groupe de développer un modèle économique résilient à forte visibilité, fondé sur :
* la vente d’hydrogène vert à travers (i) un portefeuille de clients diversifiés pour chacun des sites de production d’hydrogène vert bulk, pour lesquels les contrats seront conclus sur une durée variant en principe de 1 à 5 ans (comme c’est déjà le cas sur ses sites existants), avec un renouvellement de ces contrats qui est attendu de façon échelonnée dans le temps, (ii) un client industriel principal pour les projets on-site, qui s’engagera contractuellement en principe sur une durée de 15 ans et (iii) pour les projets backbone, une multiplicité de clients industriels qui seront livrés par pipelines, une fois ces infrastructures déployées ;
* des revenus issus de l'activité de co-développement avec des investisseurs et reposant notamment sur (i) les revenus liés au développement enregistrés au début de la vie des projets concernés et (ii) des revenus liés aux services vendus aux projets (dont le management de l’EPC, l’exploitation et la maintenance, le transport) et à la gestion de ces actifs.

1.1.1.3. Une demande d'hydrogène vert en plein essor

Fort d’un savoir-faire démontré à terre et d’une courbe d’expérience unique en matière de production offshore, le Groupe est idéalement positionné pour tirer le meilleur parti d’une demande d’hydrogène vert en plein essor et qui devrait s’accélérer très fortement dans les prochaines décennies. Selon les scénarios de neutralité carbone à l’horizon 2050, la demande mondiale d’hydrogène bas carbone et renouvelable pourrait atteindre environ 430 millions de tonnes par an, soit un niveau près de 4,5 fois supérieur à la demande totale d’hydrogène observée en 2024. Ces anticipations de croissance sont confortées par plusieurs facteurs convergents :
* un objectif de production, en 2030 et sur le sol européen, de 10 millions de tonnes d’hydrogène renouvelable (RFNBO - carburants renouvelables d'origine non biologique) ;
* un objectif complémentaire d’importation en Europe de 10 millions de tonnes d’hydrogène renouvelable (RFNBO) en 2030 ;
* un objectif d’utilisation d'hydrogène renouvelable (RFNBO) égal à 42% de l’ensemble de l'hydrogène utilisé dans l’industrie en 2030 ;
* un objectif de 42,5% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique de l’Union européenne à l’horizon 2030, tel que prévu par la révision de la directive sur les énergies renouvelables (RED III) ;
* le déploiement de mécanismes de subventions et de soutien à l’investissement et à la production d’hydrogène vert, au niveau européen et national ;
* la forte croissance attendue de la demande d’énergies non fossiles, qui se traduit par des plans de décarbonation de plus en plus ambitieux chez les grands émetteurs industriels et dans la mobilité lourde ;
* un soutien public renforcé grâce à de nombreux programmes d'investissement dans des projets "zéro carbone" et dans les infrastructures associées (transport, stockage) ;
* la volonté croissante des territoires de renforcer leur autonomie énergétique et leur résilience face aux chocs sur les prix de l’énergie ;
* la poursuite de la baisse des coûts de l’électricité renouvelable et des électrolyseurs, soutenue par des effets d’échelle et des progrès technologiques ;
* la multiplication de projets de très grande envergure en termes de capacité d'électrolyse ; et
* plus globalement, un intérêt de plus en plus marqué des investisseurs, des industriels et des pouvoirs publics pour les projets ayant un impact positif sur l’environnement et contribuant aux objectifs climatiques.

1.1.1.4. Un pipeline de projets centré sur les marchés européens existants les plus matures

Les compétences techniques et commerciales du Groupe lui ont permis de prendre une place importante dans le secteur en seulement un peu plus de 5 ans d’existence. Le Groupe continue à investir dans les projets où son modèle industriel et son savoir-faire génèrent le plus fort impact pour ses clients et permettent la souveraineté énergétique des territoires ainsi que la décarbonation des usages industriels et de la mobilité. Suite au recentrage de ses priorités stratégiques annoncé en décembre 2025, le Groupe priorise, au sein de son portefeuille de projets, les projets européens les plus matures et les mieux alignés avec les besoins actuels du marché et la réglementation, soit : la mobilité, l’industrie au Royaume-Uni et les raffineries en Europe.En outre, dans le cadre d'une gestion agile et dynamique de son portefeuille de projets, le Groupe assure une allocation optimale de ses ressources, en tenant compte de l'état d'avancement et de la maturité des projets. Ainsi, le pipeline du Groupe (détaillé à la Section 1.1.7.3 du Rapport Financier Annuel) représente une capacité totale de production installée de 1,4 GW au 31 décembre 2025. Sur la base de ce pipeline de projets, le Groupe vise à devenir l’un des leaders de la production d'hydrogène vert en Europe, en y opérant un déploiement rapide de sites de production d’hydrogène vert. Lhyfe vise notamment de devenir un acteur majeur dans la mobilité en France et en Allemagne où les ambitions nationales de déploiement des infrastructures et usages se précisent et s’accélèrent.

1.1.1.5. Points différenciants et atouts

En vue d’atteindre ses objectifs, le Groupe a investi depuis sa création dans le développement d’actifs clés pour s’imposer parmi les acteurs majeurs du secteur. Il dispose de nombreux atouts :

  • un track record industriel unique en Europe dans le développement, la construction et la gestion de plusieurs sites de production d’hydrogène vert onshore et offshore ;
  • le statut de premier et unique producteur certifié RFNBO en France, conférant au Groupe un avantage concurrentiel direct dans le contexte de l'entrée en vigueur des obligations RED III ;
  • une expertise reconnue dans l'intégration et l'exploitation de plusieurs technologies d'électrolyse (PEM et alcaline), permettant une sélection technologique adaptée à chaque projet ;
  • une approche modulaire et réplicable de ses sites de production, permettant d'adapter la capacité installée à la demande locale et de réduire progressivement les coûts de construction et d'exploitation ;
  • une infrastructure logistique pleinement opérationnelle comptant plus de 80 conteneurs de dernière génération déployés dans neuf pays européens, ayant permis plus de 850 livraisons en 2025 et constituant une barrière à l'entrée significative pour de nouveaux compétiteurs ;
  • un modèle de financement de projet validé, illustré par la signature en 2025 d'un financement en dette de 53 M€ sur un portefeuille de quatre sites et par l'obtention d'une subvention de 149 M€ de l'État français pour le projet Green Horizon, démontrant la bancabilité du modèle industriel du Groupe auprès d'investisseurs institutionnels et de financeurs publics ;
  • une solution logicielle propriétaire intégrant la gestion de données et l'intelligence artificielle, déployée dans la supervision et l'optimisation des sites de production.

1.1.1.6. Objectifs

En 2026, le Groupe continuera de déployer sa feuille de route de consolidation de sa position de producteur d’hydrogène vert, avec une forte priorisation de ses efforts et ressources vers :

  • la montée en puissance opérationnelle et commerciale de ses sites nouvellement installés en France et en Allemagne,
  • la poursuite de la construction, avant leur mise en service, de ses deux prochains sites français à Croixrault (5 MW) et Le Cheylas (10 MW),
  • la préparation des prochaines décisions finales d’investissement dont celle de Green Horizon attendue début 2027.

Pour 2026, le Groupe anticipe une hausse significative de son chiffre d’affaires de vente d’hydrogène RFNBO, attendu à +50% par rapport à 2025, alimenté par la forte croissance de ses ventes directes. En 2026, le Groupe continuera de déployer l’activité de développement et d'ingénierie pour le compte de ses sociétés de projets, en construction et en développement, ainsi que l’exploitation et la commercialisation de ses sites en opération.

1.1.2. Description du marché de l’hydrogène vert

1.1.2.1. L’hydrogène vert : un pilier de la décarbonation

Les gaz à effet de serre sont des gaz naturels présents dans l’atmosphère terrestre emprisonnant les rayons du soleil et stabilisant ainsi la température à la surface de la planète à un niveau raisonnable. Depuis le XIXème siècle, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est en constante progression, causée en grande partie par les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ou de méthane. L’accumulation des gaz à effet de serre, qui proviennent majoritairement des activités humaines, entraîne un changement climatique se manifestant par une intensification des phénomènes climatiques extrêmes : fortes sécheresses accompagnées d'incendies, cyclones, montée du niveau des mers, chute des rendements agricoles, extinction d’espèces, etc.

i. La place centrale de l’hydrogène dans la transition énergétique

En 2018, les émissions de CO2 au niveau mondial et par secteur se décomposaient comme suit : Pourcentage des émissions de CO2 dans le monde par secteur en 2018 5

L’hydrogène vert va jouer un rôle central dans la transition énergétique en intervenant dans deux des secteurs les plus émissifs de CO2 après la production d’énergie elle-même, l’industrie (23% des émissions) et le transport (23% des émissions également) :

  • dans l’industrie, l’hydrogène est directement utilisé pour ses caractéristiques chimiques dans la production d’hydrocarbures, d’ammoniac, de produits chimiques et de méthanol. Il est aussi utilisé comme combustible pour la production d’acier, de verre et de composants électroniques. L’enjeu ici est de remplacer l’hydrogène produit selon les méthodes traditionnelles, qui émettent beaucoup de CO2, par de l’hydrogène produit à partir de ressources renouvelables – essentiellement de l’électricité ;
  • dans les transports, il s’agit d’utiliser l’hydrogène directement dans une pile à combustible, pour alimenter un moteur électrique, sur un camion, un train, un navire, une voiture, etc., en remplacement des carburants issus d'énergies fossiles (essence, gasoil, etc.).

ii. Propriétés de l’hydrogène

L’hydrogène ou dihydrogène (H2) se présente comme un gaz invisible et inodore. De tous les éléments chimiques, c’est le plus léger et le plus abondant dans l’univers. Sur Terre, l’hydrogène est rarement présent à l’état pur, mais il entre dans la composition de l’eau et des hydrocarbures. Son utilisation n’émet pas de CO2 – juste de l’eau et de l’oxygène, et porte donc une empreinte carbone nulle. L’hydrogène a une densité massique d’énergie deux à trois fois supérieure au pétrole. Autrement dit, 1 kg d’hydrogène contient autant d’énergie qu’environ 3 kg de pétrole.

L’hydrogène a pour caractéristique une très faible densité volumique à pression atmosphérique. Même avec un stockage sous pression de 350 bars, la molécule d’hydrogène reste sous forme gazeuse et par conséquent son encombrement est encore 13 fois plus grand que celui de l’essence6. L’hydrogène, après avoir été produit, requiert donc d’être transformé pour pouvoir être stocké dans un volume raisonnable :

  • soit en le comprimant à 700 bars : 7 litres d’hydrogène peuvent alors contenir autant d’énergie qu’1 litre d’essence ;
  • soit en le liquéfiant à une température de – 253°C pour le comprimer davantage : 4 litres d’hydrogène liquide équivalent alors à 1 litre d’essence1; ce processus de liquéfaction étant plus énergivore que la compression avec une consommation comprise entre 8 et 12 kWh par kg d’hydrogène.

iii. Production de l’hydrogène

Les modes de production de l’hydrogène diffèrent et induisent une dénomination différente du produit :

Type d’hydrogène Méthode de production Estimation des émissions de CO2 pour la production de 1 kg d’hydrogène
Hydrogène dit "gris" A partir d’énergies fossiles, par vaporeformage de gaz naturel, par gazéification du charbon ou coproduit à partir d’hydrocarbures 9,2 à 11,1 kg
Hydrogène dit "bleu" A partir d’énergies fossiles, par vaporeformage de gaz naturel mais dont le CO2 émis lors de sa production est capté, puis réutilisé ou stocké 1,2 à 3,9 kg
Hydrogène dit "vert" Par électrolyse de l’eau 0,3 à 1,0 kg

L’hydrogène dit "vert" présente donc comme double avantage d’émettre une quantité négligeable de CO2 lors de sa production et lors de son utilisation, ce qui en fait un élément incontournable des politiques de décarbonation. D’ici 2050, l’hydrogène vert pourrait ainsi permettre d’éviter 80 gigatonnes (Gt) d’émissions cumulées de CO2.

iv. Les engagements internationaux en matière de réduction des gaz à effet de serre

Face aux effets des gaz à effet de serre sur le climat, la réduction des émissions des gaz à effet de serre s’est imposée comme une nécessité incontournable. La COP21 organisée en 2015 a fixé le seuil maximum de réchauffement climatique à +2°C à horizon 2100 par rapport à l’ère préindustrielle afin de limiter le changement climatique. Cet objectif a été réaffirmé lors de la dernière COP30, avant laquelle tous les pays devaient présenter un plan climatique nouveau ou actualisé montrant comment ils contribueraient à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C d’ici 2100 et à poursuivre les efforts pour le maintenir à 1,5 °C. Pour ce faire, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) souligne la nécessité de baisser les émissions de CO2 mondiales de 25% d’ici 2030 et de les rendre nulles à horizon 2070.

À ce jour, l’élan vers la neutralité climatique continue de s’amplifier : 137 pays sur 198 disposent désormais d’un objectif de neutralité carbone à divers stades d’avancement (lois, stratégies, engagements publics). En parallèle, les politiques de tarification carbone se renforcent : 38 systèmes d’échange de quotas d’émission sont aujourd’hui opérationnels dans le monde, avec 20 autres en développement ou en discussion, reflétant une diffusion croissante de ces instruments de marché. Au niveau de l’Union européenne, les Etats membres ont adopté en 2023 et 2024 les Directives et Règlements du paquet climat avec l'objectif de transformer l'ambition de neutralité carbone en action politique concrète et visant à réduire les émissions de CO2 de l’Union européenne d’au moins 55% d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.L’ensemble des mesures adoptées dans ce cadre puis dans le cadre de la Directive Hydrogène et Gaz décarboné en 2024 ont un rôle à jouer pour créer les conditions de marché favorable à l’émergence d’une économie de l’hydrogène propre en Europe. En France, la loi de 2015 sur la transition énergétique a instauré la Stratégie Nationale Bas‑Carbone (SNBC) visant la neutralité carbone en 2050. La troisième SNBC (SNBC 3) publiée en février 2026 renforce l’objectif à –50 % d’émissions brutes d’ici 2030 et introduit des budgets carbone sectoriels ambitieux, notamment pour l’industrie, l’énergie et le bâtiment. Parallèlement, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3), également publiée en février 2026, trace la trajectoire énergétique jusqu’en 2035 : relance massive du nucléaire, électrification accrue et recentrage sur les renouvelables en mer, avec l’objectif de ramener la part des énergies fossiles à 40 % en 2030. Ces outils structurants complètent l’ambition française de réduire de 55 % les émissions industrielles d’ici 2030, soutenue par les investissements de France 2030 pour la décarbonation des filières industrielles clés.

v. Une forte augmentation attendue de la demande et de la production d’hydrogène vert

La demande mondiale d'hydrogène était de 100 mégatonnes (Mt) en 202415, soit une croissance de 50% depuis le début du millénaire. La quasi-totalité de cette demande provient du raffinage et des utilisations industrielles16 et a été presque entièrement satisfaite par de l'hydrogène issu de combustibles fossiles. Pour atteindre l’objectif "zéro émission" d'ici à 2050, le recours à l’hydrogène devrait se développer fortement dans les usages existants, mais également dans de nouveaux usages dans l'industrie lourde, le transport routier lourd, la navigation et l'aviation. Ainsi, dans un scénario "zéro émission", la demande d'hydrogène vert serait multipliée par près de 4,5 par rapport à 2024 pour atteindre 430 Mt d'ici à 2050.

Accroissement attendu de la demande mondiale d’hydrogène (en millions de tonnes, par an)17

Cette forte augmentation de l’utilisation de l’électrolyse est notamment rendue possible grâce aux évolutions technologiques et aux obligations réglementaires dans certains pays. La directive européenne RED III et les règlements ReFuelEU Aviation et FuelEU Maritime constituent ainsi des leviers réglementaires fondamentaux pour l'accroissement de la demande d'hydrogène vert en Europe ; à fin mars 2026, 8 États membres sur 27 l'avaient transposée, totalement ou partiellement. Avec la finalisation de la transposition de ces directives ainsi que des incitations et pénalités associées, la demande réglementaire d’hydrogène RFNBO dans l’Union européenne pourrait atteindre 2,8 Mt d’ici à 203018, ce qui nécessiterait environ 26 GW de capacité d’électrolyse, contre seulement 0,6 GW installés à date, soit une multiplication par 45.

La demande d’hydrogène devrait ainsi croître structurellement. Les options technologiques pour produire de l'hydrogène à faible teneur en carbone ne représentent aujourd’hui qu'une très faible part de la production mondiale d'hydrogène, avec moins de 1 Mt en 202219, soit 0,8% du total. En 2025, l’électrolyse de l’eau ne représentait encore que moins d’1% de la production d’hydrogène dans le monde, avec des capacités de production situées pour plus de 80% en Chine (plus grande part de la production électrolytique), en Europe et aux Etats-Unis20. En Europe, l’électrolyse de l’eau représentait entre 0,5 et 1% de la capacité de production d’hydrogène en 202421.

Dans le scénario "zéro émission", la hiérarchie des options technologiques devrait s’inverser : l’essentiel de la production d’hydrogène à faible teneur en carbone devrait être "vert", c’est-à-dire issu de l’électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable, pour représenter 80% de la production totale d’hydrogène à faible teneur en carbone (avec 3 300 GW de capacité installée) contre 20% pour les combustibles fossiles (avec capture de carbone) en 205022.

Accroissement attendu de la production mondiale d’hydrogène vert (en millions de tonnes, par an)23

Les principales technologies utilisées aujourd’hui sont l’électrolyse alcaline, l’électrolyse alcaline pressurisée, l’électrolyse PEM, pour "proton exchange membrane", l’électrolyse SOEC pour "solid oxide electrolysis cells" et l’électrolyse AEM pour "anions exchange membranes". L’électrolyse alcaline, qui est la technologie traditionnelle, domine, avec 60% des capacités estimées en 2025, suivie de l’électrolyse PEM, avec environ 20%24. En matière de technologies d’électrolyseurs, Lhyfe est agnostique et utilise la technologie la plus adaptée à chaque projet25.

1.1.2.2. L’hydrogène vert au cœur des stratégies européenne et nationales de décarbonation

Un nombre croissant de pays établissent des plans pour exploiter le potentiel de décarbonation de l’hydrogène. Plus de 60 pays dans le monde se sont dotés de stratégies nationales pour le développement de l’économie de l’hydrogène propre26 et ont – pour beaucoup d’entre eux - mis en place depuis 2020 des programmes de soutien financier associés.

i. Au niveau de l'Union européenne

L’Union européenne s’est dotée d’une stratégie pour l’hydrogène annoncée en juillet 202127, qui vise à concrétiser le potentiel de l’hydrogène au moyen de l'investissement, de la réglementation, de la création de marchés ainsi que de la recherche et de l'innovation. La priorité de l’Union européenne est de développer l'hydrogène renouvelable produit principalement à partir des énergies éolienne et solaire ainsi que ses dérivés (ammoniac, méthanol, e-SAF.) définis en tant que RFNBO (carburants renouvelables d’origine non-biologique) mais elle soutient également le développement de l’hydrogène bas-carbone et de ses dérivés définis en tant que LCF – Low carbon Fuels (carburants bas carbone). Elle fixe divers objectifs, dont celui d’atteindre d’ici 2030 une capacité d'au moins 40 GW d'électrolyseurs pour la production d'hydrogène renouvelable.

Dans le contexte de crises énergétiques de plus en plus fréquentes dans un contexte géopolitique instable, l’Union européenne réaffirme régulièrement sa volonté de réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles importés (Green Deal, RePower EU, Net Zero Industrial Act, Clean Industrial Deal, Industrial Accelerator Act) en réalisant des économies d'énergie, en diversifiant ses sources d'approvisionnement, en favorisant les industries européennes et en accélérant la transition vers une énergie propre, notamment au travers de la réaffirmation de ses initiatives en faveur du développement d’un nouveau marché de l’hydrogène propre et d’une infrastructure dédiée28. La mise en œuvre de cette stratégie s’est traduite en 2023 et 2024 par :

  • l’adoption et l’entrée en vigueur des versions finales de l’ensemble des réglementations contenues dans le Green Deal européen, dont un certain nombre impactent positivement le développement de la filière hydrogène renouvelable et bas-carbone en Europe (RED3, ReFuelEU, FuelEU, ETS2, CBAM, ETD, AFIR), avec notamment la mise en place de cibles ambitieuses pour le développement des énergies renouvelables, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que le déploiement d’une infrastructure de distribution d’hydrogène pour la mobilité (AFIR, le règlement sur le déploiement d'une infrastructure pour carburants alternatifs impose par exemple l’installation de stations hydrogène d’une capacité de distribution de 1 tonne par jour tous les 200 km sur les principaux axes routiers (réseau TEN-T) et dans chaque nœud urbain majeur).
  • Le paquet "Hydrogène et gaz décarbonés" a également été adopté ainsi qu’une révision de la réglementation des infrastructures énergétiques européennes ("TEN-E regulation")29. Un nouvel opérateur dédié à l’infrastructure hydrogène en Europe (ENNOH - European Network of Network Operators for Hydrogen30) a été créé, un pilote pour soutenir le développement du marché de l’hydrogène a été lancé31 et les premières listes d’infrastructures hydrogène prioritaires (Projets d’Intérêt Commun et Projets d’Intérêt Mutuel) ont été publiées et soutenues au travers du programme CEF-Energy (Connecting European Facilities)32.
  • Quatre "projets important d’intérêt européen commun" (PIIEC) sur l'hydrogène ont été lancés.
  • Le Clean Hydrogen Partnership a apporté son soutien au développement de 22 Vallées hydrogène dans 20 pays.
  • Enfin, les budgets de subventions dédiés à l’hydrogène dans le cadre de l’Innovation Fund ou de programmes nationaux ont permis les premières contractualisations de compléments de rémunération sur des périodes de 10 à 15 ans. Une grande partie de ces soutiens est financée par une partie des revenus du SEQE-EU estimés entre 240 et 300 milliards d’euros d’ici à 2030 selon les niveaux actuels de prix du carbone et les volumes d’enchères projetés33.

ii. Au niveau des Etats membres de l’Union européenne et autres pays dans lesquels Lhyfe développe des projets

L’ensemble des pays européens ont annoncé des stratégies nationales hydrogène au début des années 2020, pour la plupart associées à des plans d’investissements publics s’élevant à plusieurs milliards d’euros d’ici à 2030, visant à soutenir le démarrage d’une nouvelle filière industrielle et d’un nouveau marché de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone. L’adoption du Paquet Hydrogène et gaz décarboné, la création du nouveau réseau européen d'opérateurs de réseaux hydrogène et le lancement de la vague PIEEC Hydrogène dédiée aux infrastructures hydrogène (Hy2Infra) en 2024 a permis de débloquer les premières décisions d’investissement, avec le soutien des gouvernements.Au sein des pays membres de l’Union européenne, les plans nationaux ont été révisés ou sont en train de l’être, au regard des dispositions réglementaires qui ont été adoptées à l’échelle européenne en 2023 et 2024 dans le cadre du Green Deal et de celles qui sont annoncées dans le cadre du Clean Industrial Deal présenté par la Commission européenne le 26 février 2025 et le Industrial Accelerator Act présenté en mars 2026. Les ambitions de déploiement de capacité d’électrolyse ont été revues et plusieurs mécanismes nationaux de soutien à la production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone ont été lancé34.

En France, le gouvernement a présenté en septembre 2020 une stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné constituant un véritable changement d’échelle de soutiens publics en faveur de l’hydrogène vert. Cette stratégie nationale a été révisée en avril 2025. Le soutien public de 9 milliards d’euros prévu jusqu’en 2030 a été confirmé. Il vise à soutenir la réalisation d’un objectif de 4,5 GW de capacité d’électrolyse installée35, à travers (i) le financement d'appels à projets lancés par l’ADEME, (ii) le financement de projets dans le cadre du projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) sur l’hydrogène, visant à soutenir la R&D et l’industrialisation d’électrolyseurs pour produire de l’hydrogène décarboné et déployer ces solutions dans l’industrie et (iii) un nouveau mécanisme de soutien à la production d’hydrogène décarboné à hauteur de 4 milliards dédiés pour lequel un premier appel à candidatures a été lancé fin 2024. Certaines mesures de transposition des règles européennes pour soutenir le développement du marché de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone et de ses dérivés ont également commencé à être mises en œuvre. La TIRUERT36 considère désormais l’hydrogène renouvelable et bas-carbone comme éligible. Pour favoriser un usage direct de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone dans les transports et pour remplacer l'hydrogène gris dans le raffinage, l'IRICC37 devrait dès 2027 imposer aux distributeurs de carburants fossiles une cible contraignante de 1,5% d’hydrogène renouvelable et bas-carbone dans les carburants transport d'ici à 2030, avec une valeur de certificat estimée entre 5 et 10 €/kg. Ce mécanisme permet aux producteurs d'hydrogène renouvelable de bénéficier d’un levier additionnel valorisant les preuves de durabilité de leur production sous forme de certificats. La valeur effective de ces certificats dépendra des objectifs annuels d'intégration, des volumes disponibles et des niveaux de pénalités appliqués.

En Allemagne, l’objectif de 5 GW installé à l’horizon 2030 a été doublé à 10 GW et de nouveaux mécanismes de soutien pour favoriser le déploiement de l’hydrogène dans les usages liés à l’industrie et aux infrastructures ont également été lancés pour (i) mettre en œuvre la réglementation AFIR avec des soutiens au déploiement de stations de distribution d’hydrogène et à l'achat de véhicules utilitaires lourds à hydrogène, (ii) planifier et commencer à déployer le réseau national de transport d’hydrogène d'ici à 2032 (9.700 kilomètres pour transporter l'hydrogène à travers l’Allemagne et vers ses pays voisins), (iii) soutenir des projets de décarbonation d’ampleur via l’utilisation de l’hydrogène propre dans l’industrie, notamment dans le secteur de l’acier. Les quotas THG38 allemands fonctionnent sur un principe similaire à la TIRUERT et à l’IRICC en France en accélérant le déploiement de l’hydrogène vert pour un usage direct dans les transports et pour remplacer l'hydrogène gris dans le raffinage. La valeur de ce certificat est estimée entre 8 et 9 €/kg dans les années à venir. Ici aussi, la valeur effective de ces certificats dépendra des objectifs annuels d'intégration, des volumes disponibles et des niveaux de pénalités appliqués.

De manière similaire, aux Pays-Bas, l’objectif national de capacité installée de 4 GW à 2030 a été doublé à 8 GW en 2032. Le développement du marché et de l’infrastructure de l’hydrogène propre y est considéré comme une des pièces maitresses de la transition énergétique et de l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de CO2, avec une prise en compte de l’intégralité de la chaîne de valeur et de son intégration dans le système énergétique. Le plan national de déploiement du réseau national de transport et de stockage d’hydrogène qui est partie prenante de la stratégie nationale a été mis à jour fin 202439. Le mécanisme de soutien à la production d’hydrogène renouvelable (OWE), articulé avec la stratégie de développement des capacités de production d’électricité renouvelable, notamment offshore, a été doté pour sa première édition d’un budget de 800 millions d'euros et de près d'un milliard d'euros pour sa seconde édition en 2024.

Au Royaume-Uni, l’objectif initial de 5 GW de capacité installée a été également doublé à 10 GW, avec la mise en place d’un mécanisme de subvention de type "Complément de rémunération" très avantageux de soutien à la production (Hydrogen Allocation Rounds). Ce dispositif gouvernemental attribue aux lauréats des contrats de différence (CfD) sur 15 ans vs le prix du gaz naturel, garantissant un prix fixe de l'hydrogène produit, indépendamment des fluctuations de marché, offrant ainsi une viabilité industrielle et économique pour les producteurs et leurs clients. Ce mécanisme a fait l’objet d’un premier appel en 2023 et d'une seconde édition en 2024.

En Suède, la stratégie nationale en faveur de l’hydrogène n’est pas encore officiellement adoptée mais le mix électrique très fortement décarboné. Les faibles coûts de l’électricité ainsi que les programmes mis en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et combattre le changement climatique au niveau national (Klimatklivet et Industriklivet) ont permis le lancement de nombreux projets dans le secteur.

1.1.2.3. Décarboner l’industrie

Depuis longtemps, l’industrie chimique utilise l’hydrogène pour, notamment, la production d’ammoniac et de méthanol. L'hydrogène est aussi un composant essentiel du processus de raffinage du pétrole, notamment pour la désulfurisation des carburants. Plus récemment, l’hydrogène vert constitue l'une des pistes privilégiées pour remplacer les énergies fossiles et donc décarboner certains secteurs de l’industrie lourde où l’électrification directe n’est pas possible ou pas suffisante (production d’acier, ciment, verre). L’hydrogène vert constitue également un vecteur d’énergie.

En 2024, la consommation mondiale d’hydrogène dans l’industrie a été de 100 Mt soit une augmentation de plus de 2% par rapport à 202340. La Chine - plus grand consommateur, avec plus d’un quart de la demande totale (plus de 29 Mt) - a connu une croissance modeste (2%), l’Amérique du Nord une croissance très faible (0,5%), tandis que la demande européenne est restée pratiquement inchangée par rapport à 2023. Le Moyen-Orient et l’Inde ont connu des hausses plus marquées, de près de 6 % et de plus de 4 % respectivement. 98% de cet hydrogène est gris. Les 2% restants correspondent, pour 1,7%, à de l’hydrogène bleu et pour 0,3% à de l’hydrogène vert.

Répartition et évolution des usages de l’hydrogène dans le monde (IEA)

En 2024, selon l’IEA, 96% des usages de l’hydrogène se répartissaient entre :

  • le raffinage du pétrole (45%), où l’hydrogène est surtout utilisé pour la désulfuration des carburants ;
  • la production de l’ammoniac (NH3) et de ses dérivés (35%), principalement utilisés comme fertilisants, mais aussi comme additifs pour le bon fonctionnement des filtres à particules des véhicules au diesel équipés d’un système de traitement des oxydes d’azote (NOx) ;
  • la production de méthanol, et d’autres produits chimiques (16%) dont la synthèse nécessite la molécule d’hydrogène comme intrant. Le méthanol est largement utilisé dans l’industrie chimique comme une matière première pour la synthèse d'autres produits, notamment le formaldéhyde (servant à la fabrication de peintures et d’explosifs, mais aussi pour de nombreuses résines, dont certaines servent dans la fabrication du contreplaqué).

Bien qu’en 2023 la Directive RED III ait été adoptée par l’Union européenne, qui impose aux états membres un taux d’utilisation de RFNBO égal à 42% de l’ensemble de l'hydrogène utilisé dans l’industrie en 2030, et à 60% d'ici 2035, un nombre limité de pays (les pays nordiques, les Pays-Bas, l’Espagne) l'ont appliquée stricto sensu à date. Suite à la redéfinition des priorités stratégiques telle qu’annoncée fin 2025, les principales cibles du Groupe dans les applications industrielles de l’hydrogène sont : le raffinage dans toute l’Europe et les besoins industriels au Royaume-Uni, où le programme "Hydrogen Allocation Round" se veut un soutien au remplacement du gaz naturel par l’hydrogène RFNBO pour les besoins en chauffe et en combustion dans l’industrie en général. A l’exception des carburants de synthèse pour l’aérien et le maritime, l’industrie chimique ne fait pas l’objet de règlementations suffisamment contraignantes pour inciter les industriels à la conversion, elle n’est désormais plus une priorité pour Lhyfe. Il en va de même pour la sidérurgie primaire.

i. Raffinage

L’usage de l’hydrogène dans les raffineries de pétrole représentait, en 2024, 45% des usages de ce gaz dans l’industrie. L’hydrotraitement consiste principalement à éliminer le soufre (S) des produits pétroliers raffinés, au moyen d'un procédé chimique catalytique (CoMo) qui consomme de l'hydrogène. Il s'agit de l'hydrodésulfuration, généralement appelée "HDS". Il existe de nombreuses unités d’hydrotraitement dans une raffinerie. L'autre procédé utilisant de gros volumes d’hydrogène en raffinerie est l’hydrocraquage, qui valorise les huiles résiduelles lourdes issues de l'unité de distillation sous vide en les craquant thermiquement pour obtenir des produits plus légers, de plus grande valeur et à viscosité réduite, destinés à la fabrication d'essence et de diesel.À l'heure actuelle, seul un tiers des raffineries dans le monde sont équipées d'un hydrocraqueur. Dans l’UE, la transposition de RED III appliquée au secteur des raffineries, se fait pays par pays. Concernant l’hydrogène, elle revient à imposer un pourcentage d’incorporation d’hydrogène RFNBO dans le "mix" de carburants (pourcentage croissant au fil des années), avec une pénalité à payer par les raffineurs qui ne remplissent pas ce quota. C’est ce que prévoient l’IRICC en France, ou la THG-Quote en Allemagne.

ii. Besoins en chauffe et en combustion

Seul le Royaume-Uni a lancé un programme national de subventions appelé "Hydrogen Allocation Round" (HAR), qui est un outil public de soutien financier de type "CFD" (Contract for Difference) conçu pour combler la totalité de l’écart de coût entre l’hydrogène RFNBO et les alternatives fossiles (gaz naturel, charbon, etc.). Ainsi les industriels gros consommateurs de gaz naturel peuvent-ils, en candidatant à ce programme avec des producteurs comme Lhyfe, viser une décarbonation de leurs sites de production. Ainsi Lhyfe est en attente de sa qualification définitive pour la vague "HAR2" de ce programme pour ses deux projets de sites au Royaume-Uni.

Sont visés les besoins en chauffe et en combustion dans toute l’industrie, et plus particulièrement dans les secteurs industriels où l’hydrogène vert trouvera naturellement une place importante, là où l’électrification directe ne sera pas possible et où le biogaz ne sera pas (ou trop peu) disponible, plus particulièrement dans le domaine de la combustion à haute température. Dans ce contexte, les secteurs du verre et de la métallurgie représentent un marché potentiel très important pour l’hydrogène vert, bien davantage que, par exemple, des applications de chauffage comme les chaudières industrielles, où l’électrification directe ou le biogaz lorsqu’il est accessible sont des solutions moins onéreuses, plus simples et efficaces. En Europe continentale, ces secteurs ne prennent pas pour l’instant d’engagement sur des volumes d’hydrogène RFNBO car les contraintes règlementaires (principalement dans le cadre de l’ETS) et les incitatifs actuels ne suffisent pas à convaincre les industriels de passer à l’hydrogène vert.

iii. Industrie chimique et carburants synthétiques

L’hydrogène gris est déjà bien présent dans l’industrie chimique qui représentait, en 2024, 51% des usages de ce gaz dans l’industrie. Au-delà du remplacement des consommations d’hydrogène gris ans les applications existantes de la chimie (ammoniac pour les engrais azotés, méthanol comme produit intermédiaire dans la chimie, industrie du nylon, peroxyde d’hydrogène, applications diverses d’hydrogénation, etc.) pour lesquels les contraintes règlementaires et les incitatifs actuels ne suffisent pas encore à convaincre les industriels, de nouveaux usages apparaissent, car l’ammoniac propre, le méthanol propre et plus généralement les carburants propres de synthèse devraient être utilisés à grande échelle dans :

a) les carburants aériens durables synthétiques ("e-SAF")

Depuis octobre 2023, l’Union européenne a introduit le règlement "ReFuelEU Aviation", comme une composante clé du paquet de mesures de l’UE "Ajustement à l’objectif 55" conçu pour concrétiser le pacte vert pour l’Europe. Contrairement à RED III, ce règlement ne nécessite pas de transposition dans la législation nationale. A ce titre, les fournisseurs de carburants d’aviation doivent s’assurer que les mélanges de carburant d’aviation mis à la disposition des exploitants d’aéronefs dans les aéroports de l’UE contiennent une part minimale de "SAF" (carburants d’aviation durable) à partir de 2025 et une part minimale de carburants "e-SAF" à compter de 2030. Les deux parts augmenteront progressivement jusqu’en 2050. La part minimale de SAF en 2025 sera de 2 %, passant en 2050 à 70 %. La part minimale de e-SAF, qui contribue également à atteindre la part minimale de SAF, commence à 0,7 % en 2030, passant à 35 % en 2050.

b) les carburants propres pour le transport maritime

Le règlement "FuelEU Maritime" est entré en vigueur le 1er janvier 2025. Il prévoit une réduction graduelle de l’intensité carbone des carburants maritimes (vaisseaux > 5 000 t) : -2% en 2025, -14,5% en 2035, -80% en 2050 (comparés au niveau de 2020). Même si l'ammoniac propre et l'e-méthanol sont tous deux considérés comme des solutions d’avenir pour décarboner le fret maritime, (qui représente 3% des émissions mondiales de CO2), leur apparition dans ce cadre tarde encore à se manifester. En effet, la décarbonation du transport maritime se fait actuellement bien davantage avec le GNL (gaz naturel liquéfié) et le biogaz liquéfié (bio GNL). Cela est notamment dû au fait que ces solutions sont aujourd’hui plus aisées à mettre en œuvre et moins coûteuses, également au fait que, contrairement aux carburants d’aviation synthétiques ("e-SAF"), l’Union européenne et les autres grands pays n’ont pas encore introduit de réglementation imposant l’incorporation de pourcentages minimaux d’e-méthanol ou d’ammoniac propre dans les carburants pour le transport maritime. Néanmoins les carburants synthétiques ont un pouvoir de décarbonation que les solutions actuelles ne peuvent pas atteindre, donc elles représenteront une solution pour le transport maritime à moyen / long terme (2040-2050).

c) les vecteurs de transport longue distance de l’hydrogène

Plusieurs pays d'Europe du Nord qui n’ont pas assez de capacité de production d’hydrogène décarboné devraient l’importer de pays non européens ou d'Europe du Sud. L'e-méthanol et l’ammoniac propre (produits à partir notamment d’hydrogène vert) seront préférés à l’hydrogène liquide, car ils sont moins complexes à stocker sur de gros navires.

iv. Secteur de l’acier

Le secteur de l’acier primaire, dont les acteurs exploitent des aciéries intégrées qui comprennent notamment des hauts-fourneaux, particulièrement émetteurs en CO2, est responsable d’environ 8% des émissions de CO2 dans le monde. Ces acteurs devraient remplacer les hauts-fourneaux ainsi que les convertisseurs basiques à l'oxygène par des unités de réduction directe du minerai de fer et des fours à arc électrique. Les unités de réduction directe sont alimentées en matière première par des "pellets", qui sont produits dans des usines qui conditionnent du minerai de fer en le mélangeant avec de la chaux et des produits liants. Pour le remplacement du charbon (coke) pour la réduction du minerai, l’hydrogène commence à être utilisé, mais pour le moment que très partiellement, car le gaz naturel est également un agent réducteur important et représente pour les aciéristes une alternative moins coûteuse qui permet néanmoins d’atteindre un niveau important de décarbonation. En plus de l’unique projet "greenfield" de nouvelle aciérie fonctionnant à l’hydrogène ayant passé la FID (Stegra en Suède), le nombre d’exemples d’aciéries primaires existantes qui se sont lancées dans la production à base d’hydrogène est limité : Saarstahl (6000 t/an d’H2 sous contrat depuis 2025), Salzgitter dont la FID est décalée à 2028-2029.

v. Autres usages

D’autres usages apparaissent depuis quelques années, à l’instar de la consommation d’hydrogène pour les bancs d’essais des usines fabriquant des piles à combustible, avec toutefois des volumes encore modestes. Ces usages constitueraient néanmoins un débouché significatif pour l’hydrogène vert à l’avenir, de même que les bancs d’essai des moteurs thermiques à hydrogène. Enfin, de nombreux usages existants ou nouveaux de l’hydrogène dans l’industrie ne seront pas, en général, des priorités pour Lhyfe, bien qu’ils puissent le devenir dans des cas exceptionnels, à l'instar de la méthanation (synthèse de méthane à base d’hydrogène vert et de CO2 biogénique), de l’injection d’hydrogène dans le réseau de gaz naturel, de la production d’électricité (par exemple par injection d’hydrogène dans des turbines à gaz) ou encore de l’industrie du ciment.

1.1.2.4. Décarboner la mobilité

L’hydrogène constitue également une solution d’avenir pour permettre la transition vers la mobilité zéro émission en contribuant à la décarbonation du secteur du transport, et ce de manière complémentaire aux véhicules électriques à batterie. Avec une technologie d’électrification indirecte permettant de gommer les limites d’autonomie et de temps de recharge imposées par les véhicules à batteries, l’hydrogène adresse les cas d’usages les plus difficiles à décarboner, et sera privilégié pour répondre aux besoins suivants :

  • ○ forte disponibilité du véhicule ;
  • ○ besoin de rechargement ou pleins rapides ;
  • ○ besoin de grande autonomie ;
  • ○ transport de poids élevés ;
  • ○ besoin d’énergie additionnelle pour un équipement spécifique (grue, benne, groupe froid, etc.) ;
  • ○ exposition aux températures très froides ;
  • ○ limites du réseau électrique provoquant un manque de bornes de recharges électriques de grande capacité.

Les cas d’application sont multiples et incluent notamment les transports routiers (camions, cars, bus, utilitaires, voitures, etc.), ferroviaire (trains pour lesquels il n’est pas viable d’électrifier directement les voies), maritime et fluvial (embarcations légères, ferries, bateaux de type CTV - Crew Transfer Vessel), aérien (avions) ou encore la mobilité offroad (engins de chantiers, engins de manutention dans le secteur de la logistique ou dans les hubs portuaires ou aéroportuaires, véhicules de course, etc.).

i. Des obligations de décarboner la mobilité

Le développement des marchés de la mobilité hydrogène est le reflet des grandes directives européennes concernant les Etats, les constructeurs de véhicules, les réseaux de distribution, ainsi que des politiques publiques nationales. Ces politiques ont d’abord été prévues pour la mobilité routière, mais des applications spécifiques sont également soutenues selon les pays (trains, bateaux, zones portuaires, etc.).En Europe, les pays les plus avancés sont historiquement la France, l’Allemagne et les Pays-Bas la plupart des Etats membres ainsi que le Royaume-Uni disposant désormais également de leurs stratégies nationales. En plus du paquet "Fit for 55", plusieurs facteurs placent l’hydrogène comme une solution évidente pour certaines applications de la mobilité :

○ l’Union européenne impose des objectifs importants aux Etats membres, avec notamment, dans la Directive REDIII, un objectif d’utilisation de carburants alternatifs de 5,5% en 2030 dont 1% de RFNBO. L’atteinte de ces objectifs devrait être permise par la transposition de ces obligations dans les lois des états membres, ainsi que des mesures incitatives permettant d’atteindre ces objectifs, comme c'est le cas par exemple en Allemagne avec les quota "THG" ou en France avec la TIRUERT qui sera remplacée en 2027 par l’IRICC.

○ les constructeurs de véhicules (OEM ou Original equipment manufacturers) ont des objectifs contraignants de réduction d’émissions de CO2 qui les mènent à introduire et à vendre des véhicules zéro émission comme les véhicules électriques à batterie ou hydrogène. Ces objectifs sont actuellement les suivants : les OEM devront atteindre des réductions sur les émissions CO2 de 55% pour les voitures, 50% pour les camionnettes et 45% pour les poids lourds en 2030 par rapport à 2021, sur les émissions à l'échappement des véhicules neufs immatriculés. Pour les exercices 2025 à 2027, les OEM devront respecter une réduction moyenne de 15% (lissage sur 3 ans).

ii. La mobilité lourde : vers un usage significatif d’hydrogène vert

Pour la mobilité, le potentiel devrait résider d’abord dans la mobilité routière lourde et intensive qui sera structurante en Europe. Néanmoins, d’autres applications devraient émerger rapidement pour le maritime, le fluvial et l’aérien qu’il convient d’adresser au cas par cas. D’après la taille des parcs circulants et les différents usages, la majorité des volumes d’hydrogène devrait, à terme, être consommée par les poids-lourds, pour lesquels l’utilisation de l’hydrogène est la plus évidente sur les trajets longue distance les plus difficiles à décarboner, d’autant plus dans les pays les plus contraints par l’expansion de leur réseau électrique.

Il s’agit d’un marché particulièrement important, avec environ 6,5 millions de camions moyens et lourds circulant en Europe, lesquels effectuent en moyenne, comparativement aux autres véhicules, un plus grand nombre de kilomètres. Le marché du véhicule utilitaire léger représente également une opportunité importante avec plus de 30 millions de véhicules en circulation en Europe et des usages intensifs particulièrement adaptés à l’hydrogène.

Actuellement, le marché de la mobilité est principalement le fait de flottes captives, généralement dans le secteur du transport de passagers (bus, taxi) ou de la propreté (bennes à ordures ménagères), opérées autour des premiers écosystèmes hydrogène. Dans les prochaines années, en phase avec le développement de l’offre de ces véhicules par les constructeurs, l’accélération des besoins sera dominée par le renforcement des flottes de bus urbains, des déploiements des premiers camions lourds et cars fonctionnant à l’hydrogène, en Europe.

Les premières solutions d’interopérabilité vont se déployer, permettant aux véhicules lourds à hydrogène d’effectuer des trajets longue distance et des missions longues auxquels ils sont destinés. Notons en ce sens la création de l’H2IA (Hydrogen Infrastructure Alliance) regroupant l’offre de ravitaillement hydrogène de 6 des plus grands acteurs européens (Hydri, TEAL Mobility, Fountain Fuel, H2 MOBILITY, Virya Energy, et HYmpulsion) qui offrent un maillage solide aux opérateurs de transport.

Dans ce contexte, Lhyfe constate que les stratégies des réseaux de distribution s’orientant très nettement vers une offre destinée aux poids lourds (par exemple TEAL, qui annonce un réseau de 100 stations destinées aux poids lourds d’ici 2034 notamment en France, Benelux, Allemagne, ou H2 Mobility, premier réseau de stations hydrogène en Allemagne qui opère actuellement un recalibrage de son activité sur le véhicule lourd, à travers l’adaptation des capacités et du nombre de ses stations).

Enfin, après le lancement des premières flottes pionnières avec des véhicules Hyundai ou Hyliko, plusieurs constructeurs majeurs confirment l’intégration de l’hydrogène dans leur stratégie de décarbonation de leur offre de véhicules poids-lourds. Volvo Group et Daimler Trucks ont notamment créé une filiale commune destinée à la fabrication de piles à combustibles dont la production pilote a démarré en 2024 à Esslingen (Allemagne), en vue d'une industrialisation à grande échelle d'ici la fin de la décennie. Daimler Trucks a rappelé que l’atteinte de ses objectifs de décarbonation repose sur les véhicules à batterie, dans un premier temps, mais aussi sur des véhicules à hydrogène, les seuls lui permettant de disposer d’une offre pour les clients réalisant les missions les plus intenses. De son côté, Man Trucks a annoncé le lancement en Europe d’une flotte pilote de 200 véhicules disposant d’une motorisation à combustion interne d’hydrogène, tout comme Scania avec une flotte pilote lancée en 2O25.

Pour atteindre l’objectif de réduction de 45% des émissions de CO2 d’ici 2030 tel qu’adopté par la Commission européenne, l’ACEA (European Automobile Manufacturers’ Association) estime que la mise en place d’un parc circulant de 70.000 à 85.000 camions fonctionnant à l’hydrogène à l’horizon 2030 serait nécessaire, pour autant que les infrastructures appropriées (points de chargement, stations-services offrant de l’hydrogène) soient installées41. Ces chiffres illustrent le potentiel d’usage de l’hydrogène dans les transports lourds. Toutefois, il convient de noter que les ralentissements des plans de subventions observés pendant les années 2024 et 2025 ont causé un "stop and go" non sans impact sur la vitesse de déploiement attendue. Néanmoins, la croissance des besoins restera exponentielle jusqu’en 2050, et les récents plans de soutien allemands (220 M€ pour des 400 poids lourds et 40 stations de distribution hydrogène) ou néerlandais (45 M€ pour des poids-lourds hydrogène et un déploiement de stations) redonnent de la confiance au secteur et inspirent les autres pays européens à adopter des plans similaires.

S’agissant du marché de la voiture particulière, alors que le déploiement rapide des voitures électriques à batteries peut être observé du fait d’une infrastructure et d’une offre constructeurs déjà existante sur le marché, pour les voitures à hydrogène il demeure difficile de prévoir leur taux de pénétration, même si la technologie est prête et fait sens dans certains cas (gros rouleurs, manque d’infrastructure électrique selon la localisation).

iii. Un déploiement significatif attendu des stations de distribution en Europe

En tant que producteur et fournisseur d’hydrogène vert et renouvelable, Lhyfe adresse son offre aux distributeurs de carburants, à destination des stations de distribution ouvertes au public, et des stations dédiées à des flottes de véhicules captives. Le réseau de stations hydrogène se développe autour des besoins en mobilité lourde car c’est le marché le plus structurant du fait de la capacité requise et du niveau de disponibilité attendu. Il permettra d’aller vers des standards techniques et industriels qui permettront de réduire les coûts pour l’ensemble de la filière. Une fois ce réseau en place, il permettra d’adresser d’autres usages.

En ce sens, l’AFIR impose que les stations aient une capacité de débit d’au moins 1 t/j, mais aussi une offre "dual-pressure" avec de l’hydrogène à 350 bars et 700 bars pour tous les types de véhicules hydrogène en circulation. Fin 2024 le nombre de stations hydrogène était d’environ 290 en Europe42, de différentes tailles et capacités. Encore aujourd’hui majoritairement alimentées en hydrogène gris, leur conversion à l’approvisionnement en hydrogène vert est lancée. L’application de la règlementation européenne AFIR pourrait conduire au déploiement de plusieurs centaines de stations supplémentaires en Europe. De son côté, l’ACEA considère qu’un réseau d'au moins 700 stations (compatibles camions) d'ici 2030 est nécessaire pour répondre aux attentes des opérateurs de véhicules lourds43.

1.1.2.5. Les schémas de soutien à l’hydrogène vert

L'émergence de la filière hydrogène vert est massivement soutenue pour compenser les surcoûts de production par rapport à l’hydrogène gris par différents mécanismes de soutien qui s'articulent autour de programmes de subventions, notamment dans le cadre du projet important d’intérêt européen commun (PIIEC) dédié à l’hydrogène et du Fonds pour l’Innovation, des systèmes de taxation du carbone mis en place dans le cadre du SEQE (système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne) ainsi que des nouvelles mesures adoptées dans le cadre du Green Deal (CBAM, FuelEU Maritime, ETD notamment) et des mandats obligatoires d’intégration de renouvelables dans certains secteurs (RED3 avec des cibles générales pour l’industrie et les transports, ReFuelEU Aviation).

Dans le cadre de la transposition des mesures du Green Deal et du Clean Industrial Deal, d’autres mécanismes de soutien se développent également progressivement sous forme notamment de garanties et de quotas obligatoires sur des segments de marché spécifiques (cibles d’intégration d’acier vert dans l’industrie automobile par exemple).

i. Subventions et avances remboursables

En France, l’ADEME finance les projets relatifs à l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone par le biais de subventions et d’avances remboursables dans le cadre d’appels à projets. Opérateur du plan France 2030, l’ADEME est au cœur du dispositif français de soutien à la filière de l’hydrogène.L’ADEME a piloté deux appels d’offres s’inscrivant dans le cadre de la stratégie nationale d’accélération de l’hydrogène décarboné44 jusqu'en 2024. En Allemagne, de multiples soutiens ont été mis en place pour soutenir l’émergence d’une économie de l’hydrogène à grande échelle : (i) budget fédéral dédié à l’application de la réglementation AFIR et programmes régionaux de subvention pour le développement du réseau de stations de distribution d’hydrogène et pour la mise sur le marché des premiers véhicules utilitaires lourds à hydrogène, (ii) contribution d’environ 4 milliards d'euros au plan d’investissement estimé à 20 milliards d'euros dans le réseau d'hydrogène d'ici à 2032 (9.700 kilomètres) et (iii) soutien aux projets de décarbonation de l’industrie, notamment via l’hydrogène vert, avec un budget de plus de 4 milliards d’euros également via différents instruments dont un mécanisme fondé sur le principe des contrats pour la différence (Klimaschutzverträge).

En 2024, de nombreux pays européens ont lancé – dans le cadre de la réglementation des aides d’Etat défini au niveau européen – des programmes de soutien massif à la production d’hydrogène renouvelable via des subventions CAPEX et/ou OPEX sur 10 voire 15 ans, dans le même esprit que la Banque Européenne de l’Hydrogène, mais sans toutefois les y intégrer comme la Commission les y avait encouragé, notamment pour garder une plus grande maitrise des termes et conditions et de la sélection des projets : PtX Auctions au Danemark en 2022, OWE aux Pays-Bas doté pour sa première édition d’un budget de 800 millions d'euros en 2023 et de près de 1 milliard d'euros pour sa seconde édition en 2024, Valles del Hidrogeno en Espagne en 2024 avec un budget de plus de 1,2 milliard d’euros pour cette première édition ou encore Hydrogen Allocation Rounds au Royaume-Uni avec déjà deux sessions menées en 2023-2024.

Au niveau européen, différents programmes de subventions sont mis en place pour soutenir l’émergence des premiers projets ouvrant la voie à la création d’une nouvelle économie de l’hydrogène propre, comme :

  • le partenariat public-privé Clean Hydrogen Partnership (CHP) qui lance des appels à projets annuels visant à soutenir des projets de recherche et d’innovation sur toute la chaîne de valeur de l’hydrogène propre ;
  • l’Innovation Fund (dont le budget repose sur les revenus du Système d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne) qui soutient l’émergence des nouvelles technologies propres pour décarboner l'économie via des appels à projets compétitifs annuels. Ce programme soutient les projets hydrogène innovants dans le cadre de ses appels habituels mais dispose désormais d’un budget de plus d’un milliard d’euros par an pour la Banque Européenne de l’Hydrogène, intégralement dédiée au financement de projets de production d’hydrogène renouvelable (RFNBO) via un soutien OPEX sur 10 ans maximum ;
  • le programme CEF-Transport-AFIF (Connecting European Facilities – Alternative Fuels Infrastructures Facilities) dédié au déploiement des infrastructures de distribution des carburants alternatifs dont l’hydrogène.

ii. Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC)

La Commission européenne a également encouragé les États membres à mener des projets dans le secteur de l’hydrogène, pouvant prétendre à la qualification de "projet important d’intérêt européen commun" (PIIEC), un mécanisme européen visant à promouvoir l’innovation dans des domaines industriels stratégiques et d’avenir au travers de projets européens transnationaux45. Ce mécanisme a autorisé les pouvoirs publics des Etats membres à financer des initiatives au-delà des limites habituellement fixées par la réglementation européenne en matière d’aides d’Etat.

iii. Mécanismes de taxation du carbone

Les marchés carbone, également nommés systèmes d’échange de quotas d’émissions ou système de permis d’émissions négociables (Emissions Trading Schemes ou ETS), sont des outils réglementaires dont l’objectif est de faciliter l’atteinte de tout ou partie des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre déterminés politiquement46. L’Union européenne a mis en place en 2005 un marché du carbone : le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (SEQE ou EU-ETS en anglais). Chaque année, les États européens déterminent le nombre de quotas auxquels ont droit les entreprises concernées. Une fois les quotas alloués aux installations, deux cas de figure se présentent :

  • les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise sont inférieures au quota alloué, l’entreprise peut revendre ses quotas sur le marché du carbone ou décider de les garder pour plus tard ; ou
  • les émissions de gaz à effet de serre de l’entreprise sont supérieures au quota alloué : l’entreprise achète, à ce moment-là, des quotas supplémentaires sur le marché du carbone, les entreprises pouvant également avoir recours à l’emprunt de quotas.

Les exploitants ont donc intérêt à réduire la part de ces émissions dont le coût de réduction est inférieur au prix du quota sur le marché. En réduisant leurs émissions, les exploitants peuvent donc revendre le quota d’émissions et bénéficier de la différence.

La réforme du marché européen du carbone adoptée en 2023 a étendu le marché actuel (ETS 1) au secteur maritime et a acté une accélération de la réduction des quotas gratuits (entamée en 2013) avec un objectif de les faire progressivement disparaitre jusque 2034, en parallèle à la mise en place d’un nouveau Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) dont l’objectif est d’éviter les "fuites carbone" (délocalisation d’activités industrielles hors d’Europe pour échapper aux règles environnementales plus strictes). Cette réforme a également créé un second marché (ETS 2) dont la mise en œuvre opérationnelle est en cours pour un démarrage officiel en 2027 dans les secteurs du transport routier, du chauffage des bâtiments et de secteurs additionnels47.

Le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen a connu une forte hausse sur 2021 avec un pic à 100 euros atteint en février 2023, avant de baisser et d’atteindre un niveau moyen autour de 70 euros début 202548. Les modifications apportées au système d'échange de quotas d'émissions de l’Union européenne devraient faire augmenter le prix du carbone au-delà de 100 euros par tonne métrique de CO2 en 2030 et à 150 euros en 205049. L’évolution à la hausse du prix de la tonne de CO2 est essentielle pour inciter les pays à atteindre leurs objectifs de réduction nette des émissions, d’une part, et pour rendre les énergies alternatives, dont l'hydrogène vert, compétitives par rapport aux énergies fossiles traditionnelles dans les secteurs difficiles à décarboner et à l’hydrogène gris produit à partir de ces énergies fossiles, d’autre part.

1.1.2.6. Environnement concurrentiel

En pleine transformation et devant connaître une forte croissance dans les années à venir, le marché de l’hydrogène attire une grande variété d’acteurs, de petite ou de grande taille, déjà présents sur le marché de l’hydrogène gris ou vert (producteurs, équipementiers, ingénieristes, etc.) ou nouveaux entrants (start-ups, utilities et producteurs d’électricité renouvelable). Comme le marché, le paysage concurrentiel, et au-delà tout l’écosystème, est en mouvement et loin d’être stabilisé.

Les modèles économiques de ces acteurs sont variés et, par rapport à celui du Groupe, ils peuvent intervenir sur une partie, ou la totalité, de son domaine d’activité. Ainsi, selon les utilisations de l’hydrogène vert produit par le Groupe (applications industrielles ou mobilité) et les zones géographiques où le Groupe est ou sera présent, ses concurrents sont et seront différents, et pourraient par ailleurs être des fournisseurs, partenaires ou clients. Toute typologie des concurrents du Groupe est donc une description à un moment donné, qui va nécessairement évoluer.

En retenant un horizon moyen terme (2026-2028), et sur la base des activités et des projets annoncés des principaux acteurs en Europe, les sociétés que le Groupe identifie aujourd’hui comme des concurrents actuels ou potentiels sont, à la date du Rapport Financier Annuel, les suivantes : Air Liquide, Engie, Everfuel, Hynamics (EDF), HY2GEN, H2V, Iberdrola, Linde, Orsted, Qair, Vattenfall, RWE.

1.1.3. Stratégie du Groupe : un déploiement rapide des sites de production d’hydrogène vert

Le business model de Lhyfe est d’être présent dans toute la chaîne de valeur des projets – de l’identification des opportunités jusqu’à l’exploitation des unités de production et la commercialisation directe de l’hydrogène vert produit. Lhyfe a en effet développé une expertise unique en matière de développement de projets et de construction et d’exploitation d’usines.

Ce positionnement vertical permet d’assurer au Groupe (i) une grande maîtrise des coûts et de la qualité du process, (ii) une maîtrise de compétences rares et (iii) une maîtrise des facteurs clés de succès à ce stade du développement de l’industrie de l’hydrogène vert.

Lhyfe estime que cette approche combinant des activités de développeur et de producteur indépendant d’hydrogène vert lui confère une capacité unique à déployer des projets générant des rendements importants lorsqu’ils sont achevés, notamment par la gestion des risques, la création de relations de confiance à long terme avec les parties prenantes, la maîtrise des coûts des projets et l’optimisation de leurs conditions de financement.

Lhyfe est propriétaire en totalité ou en majorité des sites de production qu’elle a développés et construits, ainsi que ceux pour lesquels elle finalise la phase de construction. Elle est également le seul opérateur de ses sites de production, lui permettant d’assurer une présence totalement intégrée sur la chaine de valeur, du développement du site à la commercialisation et distribution de l’hydrogène vert à ses clients.Dans le cadre du déploiement de ses nouveaux sites de production, Lhyfe est détenteur majoritaire du capital des sociétés de projets, pouvant accueillir des partenaires financiers ou industriels dès la phase de développement, lui permettant également d’assurer des services de développement, de gestion de la construction, ainsi que d’exploitation et de gestion aux sites en opération. Le Groupe considère que ce modèle hybride, à la fois intégré et tourné vers des partenaires investisseurs, lui permet de déployer des actifs de qualité, durables et rentables à long terme. Il lui permettra en outre de bénéficier :

○ dans le cas des actifs détenus en propre : d'une récurrence et d'une résilience de ses revenus sur le long terme, sur la base de contrats de vente d’hydrogène vert ;
○ dans le cas des actifs développés avec des partenaires investisseurs et détenus majoritairement par ces derniers : de revenus perçus dès le début du projet au titre des frais de développement, reflétant ainsi l’expertise et le savoir-faire unique des équipes de Lhyfe, et de revenus long terme récurrents au titre de la gestion du site par Lhyfe.

Les différents types de projets du Groupe (bulk, on-site et backbone) peuvent avoir vocation à être portés via l'une ou l'autre branche du modèle d'affaires, quelle que soit leur taille. Dans le cadre du modèle de co-développement, le Groupe a annoncé avoir signé en janvier 2025 un protocole d’accord avec Masdar, le leader des énergies propres aux Émirats arabes unis, afin d’explorer les opportunités de co-développement dans des projets de production d'hydrogène vert à grande échelle en Europe. Ce modèle renforcé, axé sur l'accélération de la rentabilité du Groupe, permettrait à Lhyfe de générer des revenus sur le long terme et d'améliorer le rendement de ses capitaux propres.

Afin de s’affirmer comme un acteur majeur de la décarbonation des secteurs de la mobilité lourde et de l’industrie et de devenir un leader européen indépendant sur le marché de l’hydrogène vert, le Groupe développe une stratégie fondée sur deux axes afin de capter au mieux les opportunités de marché, en apportant une réponse adaptée aux attentes des donneurs d’ordres.

1.1.3.1. Déployer des sites de production d’hydrogène vert onshore à travers l’Europe, dont les capacités installées sont appelées à croître

L’atteinte d’un leadership européen devra passer par une montée en puissance de la capacité des sites. A cette fin, le Groupe s’est engagé dans une démarche structurée et graduelle pour développer des unités pouvant atteindre plusieurs centaines de mégawatts, seul ou en co-développement. Le degré de maturité de l’industrie et notamment de ses équipementiers (fabricants d’électrolyseurs, de compresseurs, etc.) impose la mise en œuvre d’une telle démarche. Après avoir relevé différents enjeux réglementaires et techniques (software, sourcing et maîtrise des équipements, connexion à une source d’énergie renouvelable et gestion de l'intermittence, étape de purification de l’eau de mer, etc.) pour concevoir la première unité d’une capacité de 750 kW puis des unités d'une capacité de 5 MW et 10 MW, le Groupe considère être en mesure d’assurer la montée en puissance de ses installations.

Le Groupe envisage ainsi sa stratégie industrielle en trois étapes successives basées sur la réplication à plus grande échelle de ses premières unités ("scalabilité"), répondant ainsi à la fois aux enjeux techniques nés de l’accroissement de la taille des unités et au calendrier d’investissement de ses futurs clients :

○ 2022/2024 : déploiement de sites de 5 à 10 MW basés sur plusieurs électrolyseurs ;
○ 2025/2026 : déploiement de sites de 10 à 20 MW basés sur plusieurs électrolyseurs ;
○ au-delà de 2026 : déploiement de sites de plusieurs dizaines voire centaines de mégawatts.

Le Groupe mise sur l’enrichissement permanent de son outil logiciel de production, nourri des données issues des sites de production du Groupe, afin de poursuivre l’optimisation des rendements des sites.

1.1.3.2. Déployer des sites offshore nécessaires à une production massive d’hydrogène vert

La production massive d'hydrogène vert requiert des volumes d'électricité renouvelable que seul l'éolien offshore peut fournir à l'échelle mondiale — le potentiel de la mer du Nord représente à lui seul onze fois la consommation électrique européenne. Au-delà de la ressource énergétique, la production offshore d’hydrogène vert présente des avantages structurels : coût de transport de l'hydrogène par pipeline environ trois fois inférieur au raccordement électrique, valorisation de zones offshore aujourd'hui sous-exploitées, soulagement des réseaux terrestres saturés, et opportunité de reconversion des plateformes pétrolières et gazières en fin de vie.

Lhyfe est l’un des premiers acteurs mondiaux à disposer d'un retour d'expérience combiné onshore et offshore, acquis de manière incrémentale : exploitation du site de Bouin à terre, puis conception et opération réussie de Sealhyfe, premier électrolyseur flottant au monde, déployé en mer de mai à novembre 2023. Ces acquis sont intégrés dans le projet HOPE (10 MW, jusqu'à 4 t/jour), prochaine étape vers la commercialisation d'hydrogène vert produit en mer et exporté par pipeline. Cette avance technologique constitue un atout concurrentiel direct pour les futurs appels d'offres offshore en France, en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas. Le Groupe vise une capacité installée offshore additionnelle de 3 GW à horizon 2030–2035.

1.1.4. Développement, construction et exploitation des projets

Les différentes phases du cycle de vie d’un projet depuis son développement jusqu’à son exploitation sont détaillées ci-dessous. La durée des différentes phases peut être variable compte tenu de la taille et de la nature de chaque projet.

1.1.4.1. Le développement des projets

i. Une expertise reconnue dans le développement de projets

Face à un marché de l’hydrogène en forte croissance en général et dans l’Union européenne en particulier, et une multiplication des projets, Lhyfe a développé une équipe de business development, dédiée au développement commercial, à la recherche de sites, à l’obtention de subventions et à la sécurisation de l’électricité renouvelable.

Prospection commerciale
L’équipe dédiée à la prospection commerciale a pour rôle d’identifier les potentiels clients du Groupe dans tous les pays dans lesquels il est implanté, aussi bien dans le domaine de la mobilité que de l’industrie :

○ Dans le domaine de la mobilité, l’équipe commerciale cible tous les acteurs de mobilité, publics comme privés : collectivités locales désireuses de développer la mobilité à hydrogène sur leur territoire, opérateurs de stations-service à hydrogène, transporteurs, gestionnaires de sites logistiques, gestionnaires de flottes de véhicules lourds, etc.
○ Dans le domaine de l’industrie, l’équipe commerciale peut ainsi cibler des industriels cherchant à remplacer l’hydrogène gris par de l’hydrogène vert, ou à introduire l’hydrogène dans leur processus de production.

Développement des sites
L’équipe de développeurs est en charge d’identifier des sites susceptibles d’accueillir les unités de production du Groupe, en s’assurant de la disponibilité du foncier, en sécurisant les autorisations nécessaires à la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau, en sécurisant les raccordements au réseau électrique et l’accès à la ressource en eau, en tenant compte des contraintes géographiques ou encore de la proximité d’infrastructures comme le futur réseau de transport d’hydrogène européen (European Hydrogen Backbone) et en adéquation avec les besoins de l’équipe de prospection commerciale.

Les projets font l’objet d’une revue continue, permettant d’évaluer leur avancement et leur viabilité. Dans ce cadre, le Groupe peut être amené à suspendre, temporairement ou non, un projet, afin d’allouer son capital et ses ressources à un projet plus rémunérateur ou dont l’occurrence de réalisation serait devenue plus forte. L’équipe est également responsable de l’obtention des permis et autorisations, notamment les procédures liées aux réglementations environnementales et aux "Installations Classées Protection de l’Environnement" (ICPE) (chacun des pays de l’Union européenne a une règlementation équivalente). Ces réglementations sont détaillées au paragraphe 1.1.10.2 du Rapport Financier Annuel. Les projets significatifs, nécessitant d’importants travaux, ou ayant un impact esthétique ou architectural prononcé, peuvent parfois faire l’objet de contestations formulées par certaines parties prenantes dans le cadre de recours administratifs. À cet égard, le Groupe adopte une position proactive afin de répondre aux oppositions et de travailler avec les parties prenantes locales dès le début du développement du projet, et ainsi limiter le risque de recours.

Recherche de subventions
Une partie de l’équipe est dédiée à la recherche et sécurisation des subventions pour tous les projets développés par Lhyfe.

Electricité renouvelable
Une partie de l’équipe est dédiée à la négociation des contrats d’achat d’électricité. La stratégie d’approvisionnement de l’énergie électrique ainsi que toute action complémentaire (effacement de consommation ou services réseau par exemple) servant à réduire le coût total du kWh est une composante clé du savoir-faire du Groupe pour optimiser le coût final de l’hydrogène vert. Elle est fondée sur trois aspects :

○ un approvisionnement de l’électricité renouvelable via des accords avec producteurs et agrégateurs garantissant à tout moment la meilleure offre d’électricité renouvelable. Le Groupe a fait le choix d’avoir un grand nombre de fournisseurs ;
○ une stratégie de fourniture de services complémentaires.Le dimensionnement (capacité de production) et la stratégie de pilotage de l’unité de production permet au Groupe d’optimiser la charge de la production sur des périodes pertinentes du marché de l’électricité et de participer aux services réseaux comme les services systèmes ; et
○ un design optimisé d’unité de production, incluant les meilleurs composants (efficacité, fiabilité) pour garantir une production la plus fiable et pilotable possible.

Le Groupe s’appuie sur des contrats d’achat d’électricité (power purchase agreement ou PPA) avec des producteurs possédant des actifs dans l’éolien onshore et offshore, le solaire, l’hydraulique, pour adresser la majorité des besoins en énergie estimés pour les sites de production d’hydrogène. La gestion de l’énergie est réalisée pour l’ensemble du Groupe et non à la maille de chaque projet. Le Groupe collabore avec de nombreux producteurs et a signé plusieurs PPA long terme en France et en Allemagne.

ii. Des partenariats stratégiques pour le développement de projets

Le Groupe s’est associé avec plusieurs partenaires stratégiques afin de multiplier ses opportunités de développement de projets, notamment :

Alliance stratégique avec Mitsui & Co., Ltd. ("Mitsui")

Le Groupe et Mitsui ont conclu en mars 2022 une alliance stratégique, qui s’est accompagnée d’un investissement d’environ 10 millions d’euros par Mitsui, et a pour but de permettre au Groupe (i) d’étudier et de promouvoir des opportunités commerciales en identifiant des acheteurs potentiels d’hydrogène vert, (ii) de renforcer sa compétitivité du Groupe en lui offrant un accès privilégié à des services et équipements de premier plan, (iii) d’accélérer la demande d’hydrogène vert en développant la chaîne de valeur du Groupe, l’énergie renouvelable, les stations de ravitaillement et les applications automobiles, (iv) d’accompagner le Groupe dans son développement international sur de nouveaux marchés stratégiques et (v) d’identifier et promouvoir les opportunités de collaboration entre les deux groupes pour contribuer à la croissance future du Groupe. Mitsui dispose également d’un censeur au Conseil d’administration (voir Section 2.2 du Rapport Financier Annuel).

Accord de collaboration avec EDP Renewables Europe, S.L.U.

Le Groupe a conclu en mai 2022 un accord de collaboration avec EDP Renováveis, S.A. au travers de la filiale à 100% EDP Renewables Europe, S.L.U. ("EDPR"), qui s’est accompagné d’un investissement de 25 millions d’euros d’EDPR. EDPR est une entreprise portugaise spécialisée dans les énergies renouvelables, détenue à 75% par EDP Group, historiquement le producteur, transporteur et distributeur d’électricité national portugais, désormais coté sur Euronext Lisbon. En plus d'être un leader dans les énergies renouvelables, EDPR a l’ambition de déployer 1,5 GW de capacité de production en hydrogène vert à horizon 2030.

Cet accord établit les bases de la collaboration entre les deux parties en vue d’identifier, développer, construire et gérer ensemble des projets de production d’hydrogène vert. Lhyfe pourra ainsi offrir l’opportunité à EDPR de co-investir dans ses projets de production d’hydrogène vert (quand ils ne sont pas détenus à 100% et à la condition que le Groupe conserve plus de 50% du capital et des droits de vote de la société portant le projet) et/ou de fournir l’électricité renouvelable devant les alimenter. EDPR considérera également la participation de Lhyfe à ses propres projets situés dans les pays dans lesquels le Groupe est actuellement présent. Les parties collaboreront aussi pour identifier de nouveaux projets dans lesquelles elles pourraient investir ensemble, et en matière de recherche & développement et de fourniture d’équipements.

L’accord prévoit en outre que, si EDPR devait détenir à terme 20% ou plus du capital de la Société, il serait proposé aux actionnaires d’élire un représentant d’EDPR au Conseil d’administration, représentant qui serait également membre du Comité d’audit et du Comité des nominations et des rémunérations. La participation d’EDPR s’élevait à 5,94% du capital au 31 décembre 2025.

Accord de co-développement avec Masdar

En janvier 2025, le Groupe a signé un protocole d’accord avec Abou Dhabi Future Energy Company PJSC - Masdar, le leader des énergies propres aux Émirats arabes unis, afin d’explorer les opportunités de co-développement dans des projets de production d'hydrogène vert à grande échelle en Europe. Le protocole d'accord a été signé à l'occasion de la Semaine du développement durable d'Abou Dhabi 2025 et s'inscrit dans le cadre de la stratégie annoncée en 2024 par Lhyfe, qui consiste à co-développer des projets en collaboration avec des investisseurs financiers ou industriels et des partenaires expérimentés souhaitant investir dans des projets de production d'hydrogène vert. L’expérience de Lhyfe en tant que l'un des plus grands développeurs et exploitants de projets d'hydrogène vert commercialement actifs en Europe a été déterminante dans la décision de Masdar de conclure ce protocole d'accord. Masdar entend devenir un producteur de premier plan d'hydrogène vert d’ici la fin de la décennie, avec l’objectif d’atteindre une production annuelle d’un million de tonnes d'hydrogène vert ou de ses dérivés aux Émirats arabes unis et dans le monde entier d'ici dix ans.

1.1.4.2. La construction des actifs de production

Pour ces sites bulk déjà installés ou en cours de construction, le Groupe s’est appuyé sur une équipe propre dédiée à la conception et aux aspects "engineering, procurement and construction" (EPC) des unités de production. Le Groupe a ainsi assuré lui-même le design technologique ("front end engineering design" ou FEED) de ses sites désormais installés, notamment le choix de la technologie d’électrolyse employée, la sélection des fournisseurs d’équipements et de service. Il a été à la fois maître d’ouvrage et maître d’œuvre. Il a également coordonné la phase de construction, notamment le génie civil, le design du process, la tuyauterie, l’électricité, l’automatisation, les approvisionnements des équipements, la sélection des sous-traitants, ainsi que la construction du bâtiment et l’installation.

Ces déploiements ont permis au Groupe de développer une connaissance et expertise uniques dans l’industrie de l’électrolyse de l’eau, lui permettant de bénéficier également d’un fort retour d’expérience, qui peuvent être pleinement intégrés dans le développement et la conception de ses nouveaux projets.

Compte tenu de la maturité désormais atteinte par les fournisseurs du secteur et l’expérience de pilotage de Lhyfe qui a déjà installé 6 sites de production, et bientôt 8 sites, le Groupe a décidé fin 2025 d'externaliser l’EPC pour ses prochains projets industriels pour des lots de construction globaux (bâtiments, installation générale et sous-station). Cette évolution permet à Lhyfe de concentrer ses efforts sur son cœur de métier industriel et commercial, tout en préservant son expertise de pointe au sein de l’entreprise. Ainsi, le Groupe continuera :

○ de superviser la mise en œuvre appropriée de la conception technique du projet qu’il a élaborée et contractualisée avec les prestataires concernés ;
○ d’assurer la liaison avec les autorités locales et les propriétaires fonciers ;
○ d’assurer la liaison avec le vendeur d’électricité sur le plan technique – notamment la mise en place de la connexion directe s’il y en a une ;
○ d’assurer la liaison avec le réseau, notamment si l’électricité renouvelable est partiellement soutirée de ce dernier ;
○ de réaliser une gestion continue des risques ;
○ de gérer le contrôle de la qualité des travaux, le montage et l’installation, ainsi que la phase de mise en service du projet et les tests de performance.

Ces différents services seront fournis par le Groupe aux sociétés de projet via un contrat d’EPCM.

1.1.4.3. L’exploitation des actifs de production

Une fois la construction terminée, l’équipe en charge des aspects "operation and maintenance" (O&M) réceptionne l’unité de production auprès de l’équipe EPC ou du prestataire EPC, qui reste en support pendant la première année d’exploitation. Qu’il détienne ou non le contrôle intégral de l’unité de production durant toute sa durée de vie, le Groupe en est l’exploitant et, dans ce cadre, met en place une organisation à deux échelons permettant une gestion optimisée des aspects O&M de ses unités de production :

○ sur les sites de production, une équipe O&M a la charge de l’exploitation de l’unité de production ainsi que de la maintenance préventive et curative des installations (avec les partenaires locaux du Groupe) ; et
○ au niveau du Groupe, les équipes O&M interviennent aux côtés de l’équipe EPC ou du prestataire EPC pour la définition des besoins de maintenance et de supervision des sites ainsi que pour la réception des unités de production (commissionning) ; les équipes O&M interviennent aussi en support des équipes site sur des opérations complexes, des analyses, la synchronisation des plannings et le pilotage de l’équipe de maintenance mobile.

Ces différents services sont fournis par le Groupe aux sociétés de projet via des contrats de services dédiés.

i. Maintenance

Le Groupe a mis en place la stratégie de maintenance suivante pour ses unités de production :

○ une garantie minimale d’un an ainsi qu’une formation des équipes O&M est systématiquement incluse dans le cadre du premier achat sur les équipements principaux dans la phase de construction. De la même façon l’équipe EPC ou le prestataire EPC assure un support aux équipes O&M dans la première année suivant la réception afin de garantir le bon fonctionnement de l’installation ;
○ une fois les équipements pris en main auprès des fournisseurs, le Groupe entend intégrer au maximum les opérations de maintenance de ses usines. Néanmoins une étude coût/risque sera systématiquement réalisée et le Groupe pourra sous-traiter certaines opérations à ses partenaires locaux ou à ses fournisseurs.Cette stratégie est amenée à évoluer au fur et à mesure que le Groupe développe ses compétences internes, notamment en matière de maintenance des équipements, lui permettant de limiter le recours à ses fournisseurs. Le Groupe a par ailleurs une politique de gestion des pièces détachées lui permettant d’anticiper ses besoins et de réagir rapidement en cas de nécessité.

ii. Supervision de l’exploitation

La gestion et l’exploitation des actifs après l’achèvement du projet sont assurées par le suivi, la supervision et l’analyse en continu par le personnel sur site mais également depuis un Remote Opération Center (ROC) centralisé. A ce titre, Les techniciens du ROC s’appuient sur différents outils dont un système informatique élaboré (appelé SCADA) permettant la gestion à distance de l’ensemble des actifs de production du Groupe. Un système d’astreintes permet d’assurer la sécurité des unités de production 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

En mettant en place un système de suivi performant, le Groupe entend être en mesure de détecter les anomalies et de déclencher si nécessaire des interventions dans les plus brefs délais. Dans ce cadre le Groupe a également mis en place un outil centralisé de maintenance permettant d’optimiser et de piloter les interventions sur les différents équipements de tous ses sites en Europe. Le Groupe a de plus développé un système algorithmique appelé "HMS" (Hydrogen Management System) lui permettant d’optimiser automatiquement ses coûts de production et livraison, notamment en assurant une consommation d'énergie minimisée. Cet algorithme est entièrement intégré aux outils logiciels déployés par ailleurs (SCADA, Harmony) afin d’assurer une optimisation globale en fonction des besoins clients.

iii. Logistique

Les unités de production on-site du Groupe seront reliées à leurs clients industriels via une canalisation permettant la livraison directe au site industriel de l’hydrogène vert produit, tandis que l’hydrogène bulk, à destination d’une clientèle diversifiée – par exemple pour des usages liés à la mobilité – est livré en vrac chez les clients via un système de conteneurs transportés par camion. Le Groupe est ainsi propriétaire et en charge de la gestion des conteneurs, avec une flotte constituée de plus de 80 conteneurs hydrogène de type 4, l'une des plus grandes flottes modernes de transport d'hydrogène bulk dans l'Union européenne. Le Groupe s’appuie par ailleurs sur une quinzaine de sites de stockage en Europe et sur des partenariats avec quatre sociétés de transport de premier plan à qui il sous-traite l'acheminement des conteneurs.

La logistique étant un important centre de dépenses, notamment en raison du coût des conteneurs et de leur transport jusqu’aux clients, le Groupe a cherché à optimiser au maximum la gestion des aspects logistiques de son activité. Il a ainsi développé en interne l’outil Harmony lui permettant d’anticiper la consommation d’hydrogène vert de ses clients, sur la base de leur consommation théorique ajustée de leur consommation réelle, et d’assurer ainsi en temps réel la gestion optimale de la production d’hydrogène vert, la planification de l’emplissage des conteneurs et leur transport jusqu’aux sites clients Lhyfe assure aussi la fiabilisation de son activité logistique à travers des partenariats avec des transporteurs clés et des contrats cadres avec ses fournisseurs de conteneurs. Grâce à cette expertise et ces outils développés en interne, Lhyfe a pu assurer plus de 850 livraisons en 2025. L’expérience du client étant essentielle, Lhyfe développe des outils complémentaires d’interface simple entre les clients et la logistique.

iv. Sécurité et gestion des risques

Pour assurer la sécurité de ses installations, de ses collaborateurs et de ses partenaires, le Groupe a mis en place une politique globale se déclinant en différentes strates :

  • Au niveau du Groupe
    • Politique HSE générale s’appliquant à l’ensemble du Groupe
    • Standards techniques de sécurité à la conception des sites s’appliquant à l’ensemble du Groupe
    • Documentations techniques et formations spécifiques pour chaque équipe fonctionnelle
  • Au niveau de chaque site
    • Procédures techniques et opérationnelles spécifiques à chaque site de production, prenant en compte la réglementation locale, ainsi que les exigences des permis d’exploitation

Le Groupe a également mis en place des procédures adéquates et effectives détaillant (i) les règles de sécurité liées aux opérations et activités du Groupe, (ii) les parcours de formation et habilitations obligatoires de sécurité et (iii) les équipements de protection individuels et collectifs à utiliser. Des procédures de gestion d’urgences sont également en place.

1.1.4.4. L’excellence opérationnelle et l’innovation au sein du Groupe

Le Groupe a dans son organisation des collaborateurs travaillant à l'amélioration des outils et des technologies et à l'excellence opérationnelle, avec la mise en œuvre de standards issus du Lean Management. Il s'agit d’accompagner la croissance du Groupe et la montée en puissance de ses unités de production, en optimisant les process, la qualité, l’organisation, les technologies, et en réduisant ainsi le coût de production de l’hydrogène vert. L’objectif est double :

  • Capitaliser sur l’expérience acquise depuis la création du Groupe ainsi que sur l’ensemble des données récoltées des sites en opération pour améliorer et optimiser les activités opérationnelles, notamment en matière de développement de projets, d’achat d’énergie, de design et d'exploitation des sites de production d’hydrogène et de livraison d’hydrogène ; et
  • Porter le développement des activités stratégiques sur le long terme pour Lhyfe afin de réduire de manière importante les coûts de production d’hydrogène et accélérer les déploiements, notamment en matière de design des grands sites de production d’hydrogène, d'outils logiciels et de data management50, d’offshore51 et de réoxygénation des océans52.

1.1.5. Production d’hydrogène vert en mer : un levier stratégique de long terme

Pour atteindre son objectif de décarbonation de la mobilité lourde et de l’industrie via une production d’hydrogène vert à grande échelle, Lhyfe complète son expertise onshore par une expertise offshore, visant à devenir pionnier mondial et à répondre aux appels d’offres dédiés lancés mondialement. A cette fin, un programme de R&D dédié comportant plusieurs étapes complémentaires a été engagé depuis fin 2019.

1.1.5.1. La nécessité de déploiement de sites de production offshore

Le développement de la production d’hydrogène en mer constitue, pour le Groupe, un relais de croissance de long terme complémentaire à ses activités à terre. Couplée à l’éolien offshore, cette production permet de valoriser une ressource renouvelable abondante, compétitive et bénéficiant de facteurs de charge élevés. Elle offre également une réponse à plusieurs limites structurelles des systèmes électriques actuels : coûts croissants de raccordement des parcs éloignés des côtes, saturation et sous‑dimensionnement de certaines infrastructures de réseau, effacements de production imposés aux exploitants. La conversion directe en mer d’une partie de l’électricité éolienne en hydrogène permet, d’une part, de lisser l’intermittence en stockant l’énergie sous forme moléculaire, et, d’autre part, de limiter les besoins de nouveaux raccordements électriques, le transport par pipeline d’hydrogène pouvant s’avérer significativement moins coûteux que le transport d’électricité.

À plus long terme, la reconversion d’infrastructures offshore existantes (plateformes et canalisations pétrolières et gazières) pourrait faciliter et accélérer le déploiement de capacités hydrogène en mer, dans un contexte de déclin progressif de la production d’hydrocarbures en Europe. Dans ce contexte, plusieurs États européens (notamment l’Allemagne, les Pays‑Bas et le Danemark) et de grands acteurs de l’offshore (énergéticiens, opérateurs d’infrastructures, équipementiers) ont déjà annoncé des projets ou des études de production d’hydrogène en mer, confirmant l’émergence d’une future filière industrielle.

1.1.5.2. Une expérience pionnière dans l’hydrogène offshore : le projet Sealhyfe

Pour se positionner dès à présent sur cette filière en construction, Lhyfe a engagé un programme de R&D incrémental visant à adapter et éprouver son modèle industriel en conditions marines. Ce programme s’appuie notamment sur l’expérience acquise sur son site de Bouin, directement connecté à une source d’énergie renouvelable, pompant et traitant de l’eau de mer pour alimenter l’électrolyseur.

Dans ce cadre, le Groupe a déployé Sealhyfe, présenté comme le premier démonstrateur mondial de production d’hydrogène vert offshore. Installé sur une barge flottante et raccordé au site d’essais en mer SEM‑REV, au large du Croisic, le projet a embarqué un électrolyseur de 1 MW alimenté par une éolienne flottante de 2 MW. Après environ 14 mois d’expérimentation, Sealhyfe a permis de valider :

  • La capacité du système à fonctionner de manière flexible et réactive, en suivant la variabilité de la ressource éolienne ;
  • La robustesse des équipements en environnement marin (mouvements de la plateforme, conditions météo et corrosion) ;
  • L’optimisation de multiples briques technologiques (sécurité, architecture électrique, automatismes, gestion des fluides et des stocks) au bénéfice de l’ensemble du portefeuille de projets du Groupe ;
  • La possibilité d’un pilotage à distance depuis le centre de contrôle de Lhyfe, avec un nombre d’interventions de maintenance limité en mer.

Cette première référence opérationnelle en offshore confère à Lhyfe une expérience différenciante pour répondre aux futurs appels d’offres dédiés à l’hydrogène en mer, en France comme à l’international, tout en restant cohérente avec la priorité stratégique donnée à la montée en puissance de ses sites onshore.### 1.1.5.3. HOPE, premier site offshore commercial en cours de développement

Les fruits de cette expérimentation sont intégrés dans le cadre du projet HOPE, qui constitue la deuxième étape des ambitions offshore de Lhyfe. Ce projet, développé avec un consortium de 9 partenaires, est soutenu dans le cadre du partenariat européen pour l’hydrogène propre “Clean Hydrogen Partnership”. Avec HOPE, Lhyfe et ses partenaires changent d’échelle et visent la commercialisation de l’hydrogène vert produit en mer : ce projet d’une envergure inédite (10 MW) prévoit en effet de produire jusqu’à 4 tonnes / jour d’hydrogène vert. Cet hydrogène sera exporté à terre par pipeline, compressé et distribué aux clients.

1.1.6. Atouts de Lhyfe

En vue d’atteindre ses objectifs, le Groupe a investi depuis sa création dans le développement d’actifs clés pour s’imposer parmi les acteurs majeurs du secteur et détient de nombreux atouts :

  • un track record industriel unique en Europe dans le développement, la construction et la gestion de plusieurs sites de production d’hydrogène vert onshore et offshore ;
  • le statut de premier et unique producteur certifié RFNBO en France, conférant au Groupe un avantage concurrentiel direct dans le contexte de l'entrée en vigueur des obligations RED III ;
  • une expertise reconnue dans l'intégration et l'exploitation de plusieurs technologies d'électrolyse (PEM et alcaline), permettant une sélection technologique adaptée à chaque projet ;
  • une approche modulaire et réplicable de ses sites de production, permettant d'adapter la capacité installée à la demande locale et de réduire progressivement les coûts de construction et d'exploitation ;
  • une infrastructure logistique pleinement opérationnelle comptant plus de 80 conteneurs de dernière génération déployés dans neuf pays européens, ayant permis plus de 850 livraisons en 2025 et constituant une barrière à l'entrée significative pour de nouveaux compétiteurs ;
  • un modèle de financement de projet validé, illustré par la signature en 2025 d'un financement en dette de 53 M€ sur un portefeuille de quatre sites et par l'obtention d'une subvention de 149 M€ de l'État français pour le projet Green Horizon, démontrant la bancabilité du modèle industriel du Groupe auprès d'investisseurs institutionnels et de financeurs publics ;
  • une solution logicielle propriétaire intégrant la gestion de données et l'intelligence artificielle, déployée dans la supervision et l'optimisation des sites de production.

1.1.6.1. Un savoir-faire industriel démontré dans la production industrielle d’hydrogène vert sur terre et en mer

Fort du succès de ses premiers sites de production onshore installés à Bouin (Vendée), à Buléon (Morbihan), à Bessières (Occitanie) et à Schwäbisch Gmünd (Allemagne), et de celui de l’expérimentation offshore de la plateforme Sealhyfe, le Groupe dispose désormais d’un savoir-faire démontré dans la production d’hydrogène vert sur terre et en mer, bénéficiant déjà aux projets terrestres et offshore de Lhyfe. Il dispose ainsi du plus grand nombre de sites de production d’hydrogène RFNBO en Europe. La construction puis l’exploitation de ces unités ont permis au Groupe de valider son approche et ses choix technologiques. Le Groupe maîtrise en effet la totalité du processus de développement de ses projets : conception/design, construction et exploitation. Le premier site de Bouin a également permis au Groupe de développer un savoir-faire dans toutes les composantes de la production d’hydrogène vert : fluides, thermodynamique, compression, technologie d’électrolyse, etc, et son exploitation a permis au Groupe de développer une expertise conséquente en matière de pilotage logiciel de ses outils de production, lui permettant d’optimiser son processus de production, notamment via la gestion de l’intermittence et l’accroissement des rendements.

1.1.6.2. Une approche agnostique aux technologies de production d’hydrogène vert

Le Groupe est agnostique en matière de technologies d’électrolyseurs : il maîtrise les trois technologies majeures sur le marché (électrolyseurs alcalins, électrolyseurs à membrane échangeuse de protons (PEM) et électrolyseurs alcalins pressurisés), ce qui lui permet, lors de la conception d’un projet, de choisir la technologie la plus adéquate, et lui donne un avantage compétitif par rapport à des concurrents intégrant une seule des technologies d’électrolyseurs. Enfin, le Groupe a pour politique de sécuriser son approvisionnement en équipements clés.

1.1.6.3. Une approche modulaire permettant un "scale-up" des premiers projets

D’une part, le Groupe développe des sites dont la structure modulaire facilite leur "scale-up" au fur et à mesure de la demande. Un premier niveau de capacité est installé mais le site peut ensuite héberger des électrolyseurs additionnels contribuant à augmenter la puissance installée sur le site de départ et à améliorer la rentabilité du projet.

D’autre part, la solution de production d’hydrogène développée par le Groupe sur ses sites de Buléon, Bessières et Schwäbisch Gmünd, approche dite "containeurisée", et mise en œuvre pour les sites en construction de Le Cheylas et de Croixrault, est réplicable à une échelle supérieure sur ses futurs sites de production. Grâce à cette approche, le Groupe peut d’ores et déjà proposer de passer à une production massive d’hydrogène 100% RFNBO.

A Buléon comme sur les sites de Bessières et de Schwäbisch Gmünd (Allemagne), l’unité de production adopte désormais un nouveau format “conteneurisé”, qui présente le double avantage de réduire l’emprise au sol de ses sites et de favoriser leur évolutivité afin d’accompagner le développement des usages dans les régions. Ainsi, sur un terrain d’environ 6.800 m2, le site de Buléon est donc composé d’une série de bâtiments conteneurisés destinés à différentes fonctions (accueil des chauffeurs, salle de pilotage, conversion électrique, électrolyse de l’eau, compression, contrôle qualité, etc.), d’un espace de circulation pour les camions, et de loges de chargement des camions qui transportent l’hydrogène vers les stations de distribution et les différents clients.

  • Site de Buléon, Morbihan, France
  • Site de Bessières, Occitanie, France
  • Site de Buléon, Morbihan, France

1.1.6.4. Les outils logiciels et le data management au cœur du processus industriel

Dès la conception de son premier projet sur le site de Bouin, le Groupe a fait le choix de mettre les outils logiciels et le data management au cœur de son processus industriel. Convaincus que les outils logiciels seraient un élément clé de son développement et de l’optimisation de la production de son hydrogène vert, le Groupe et ses équipes ont mis au point une suite logicielle couvrant tous les aspects de modèle intégré du Groupe, du développement initial des projets à la vente de l’hydrogène. Le Groupe a ainsi une équipe experte en logiciels, analyse de données et développement qui s’est consacrée au déploiement des suites logicielles suivantes :

  • Harmony : ce logiciel permet la mise en œuvre de la planification de la production d’hydrogène ainsi que le management des conteneurs hydrogène livrés chez les clients. Le développement de ce logiciel s’est appuyé sur l’excellence opératoire acquise grâce à l’exploitation du premier site de production d’hydrogène de Bouin et l’apprentissage sur les données acquises. Il intègre également les derniers algorithmes développés par l’équipe permettant l’optimisation du coût de production d’hydrogène en fonction des contraintes de livraisons, de la disponibilité et du coût de l’électricité renouvelable.
  • Qualifhy : qualification et dimensionnement des sites de production d’hydrogène en fonction des contraintes inhérentes au site de production (disponibilité énergie renouvelable, profil de consommation des clients, taille du site, etc.).
  • un logiciel SCADA permettant la supervision centralisée de l’ensemble des sites de production d’hydrogène déployés par le Groupe.
  • MonHytor : ce logiciel permet le suivi des différents paramètres des sites de production, des données brutes aux modèles de détection d'anomalies et de vieillissement, ainsi que les indicateurs macroscopiques d'efficacité, charge, disponibilités, maintenances, etc.

Associée à ces outils et aux autres logiciels internes, une plateforme centralisée de gestion de données est développée et maintenue par cette équipe d'experts. Cette plateforme organise le stockage des historiques des données usines, transport et marché, et porte également l’ensemble des processus de transformation de ces données permettant de créer la valeur associée aux indicateurs de haut niveau.

1.1.7. Actifs en exploitation et actifs en construction

Le Groupe se distingue par son expertise industrielle unique dans l’industrie de l’hydrogène vert : il exploite quatre sites de production d’hydrogène vert par électrolyse de l’eau en France et en Allemagne et dispose de 2 projets en construction en France.

1.1.7.1. Sites en phase Operations

Sur le Port-du-Bec, à Bouin en Vendée (France), à quelques mètres de l’océan, le Groupe a inauguré en septembre 2021 son premier site de production destiné aux usages de la mobilité. Il y produit en quantités industrielles le premier hydrogène RFNBO au monde fabriqué par un électrolyseur alimenté directement par des éoliennes exploitées par Vendée Energie, situées à proximité et reliées à l’usine par une connexion directe. Equipé d’un électrolyseur d’une puissance totale de 0,75 MW, ce site produit jusqu’à 300 kg d’hydrogène vert par jour. L’électricité provenant du parc éolien de Bouin est achetée via un contrat conclu en décembre 2021 avec Vendée Energie (actionnaire de Vendée Hydrogène, elle-même actionnaire de la Société). L’eau utilisée sur ce site en bord de mer pour les besoins de l’électrolyse provient de l’eau salée présente dans le sol, permettant de préserver les ressources en eau douce.La construction du site de Bouin et son exploitation ont permis au Groupe de valider ses choix technologiques, mais également d’accélérer le développement de ses outils logiciels de pilotage, de contrôle, et d’analyse et d’exploitation des données de production. L’utilisation des outils logiciels dans les processus de production du Groupe est détaillée au paragraphe 1.1.6.4 ci-dessus. Le lancement de l’exploitation du site de Bouin a permis de valider la proposition commerciale et la compétitivité du Groupe. L’hydrogène RFNBO produit à Bouin alimente aujourd’hui notamment les stations-service de La Roche-sur-Yon, des Sables d’Olonne et de Saint Gilles Croix de Vie du Syndicat départemental d’énergie et d’équipement de la Vendée (SYDEV, indirectement actionnaire de Vendée Hydrogène, elle-même actionnaire de la Société), permettant à une cinquantaine de véhicules lourds, bus ou bennes à ordures ménagères de rouler à l’hydrogène RFNBO.

Site de production de Bouin en Vendée (France)

L’hydrogène RFNBO alimente également une station de ravitaillement de la plateforme logistique d’environ 50 000 m² de Lidl à Carquefou, permettant à une centaine d'engins de manutention utilisés sur le site d’effectuer le plein en 2 à 3 minutes (contre plusieurs heures pour la recharge d’une batterie plomb-acide utilisée jusqu’à présent) et ainsi d’être disponibles 98% du temps (contre 50% avec la technologie plomb-acide). Suite à l’élargissement de son portefeuille de clients, ce site fonctionne désormais à plein régime. La capacité de production du site de Bouin pourrait être augmentée pour passer de 0,75 MW à 2,5 MW (soit jusqu’à 1 tonne d’hydrogène vert produit par jour), en fonction de la demande. La capacité de stockage sur site a été portée en 2024 à 5 tonnes (contre 700 kg auparavant).

Cette unité, installée à Buléon, dans le Morbihan en Bretagne, permet de produire jusqu’à 2 tonnes d'hydrogène vert par jour (soit une capacité installée d’électrolyse de 5 MW). Elle constitue le second site de production d'hydrogène du Groupe et le premier au nouveau format “conteneurisé". Installée et inaugurée en décembre 2023, cette unité a réalisé ses premières livraisons au second semestre 2024. Sa montée en puissance commerciale a commencé en 2025 et se poursuivra en 2026. Le site fournit notamment en hydrogène vert deux stations d’avitaillement de l’agglomération de Lorient, pour qui le Groupe assurera la fourniture de l’hydrogène vert pour une durée de 10 ans.

Lhyfe Buléon, Morbihan, France

Le Groupe a installé une unité de production permettant de produire jusqu’à 2 tonnes d'hydrogène vert par jour (soit une capacité installée d’électrolyse de 5 MW) à Bessières, en Haute-Garonne. Ce site se base sur le même design et conception que celui du Morbihan, pour une optimisation des couts d’investissements et exploitation. La montée en puissance commerciale a commencé en 2025 et se poursuivra en 2026.

Lhyfe Bessières, Occitanie, France

À Schwäbisch Gmünd, en Allemagne, le Groupe a installé un site de production (jusqu’à 4 tonnes d’hydrogène vert par jour, soit une capacité installée d’électrolyse de 10 MW). Ce site capitalise sur le design des sites de Lhyfe installés en France, de l’expérience commerciale acquise et d’une base de clients déjà constituée. La montée en puissance commerciale débutera en 2026.

Schwäbisch Gmünd, site bulk de 10 MW, Bade-Wurtemberg, Allemagne

Sites partenaires

L’outil logistique de Lhyfe lui permet déjà de livrer un grand nombre de clients à travers l’Europe. Lhyfe couvre également des zones où il ne dispose pas encore de capacités locales de production, en s’appuyant sur des partenariats établis avec des producteurs d’hydrogène locaux, et peut ainsi livrer de l’hydrogène vert dans toute l’Europe avec une logistique optimisée.

1.1.7.2. Projets en phase Construction

Au Cheylas, entre Grenoble et Chambéry, la grande majorité des équipements est installée. Les travaux de de raccordements électriques et de tuyauterie sont en cours. Les prochaines étapes incluent le démarrage des tests de l’ensemble des équipements, avant la mise en service. Cette unité de 10 MW (jusqu’à 4 tonnes d’hydrogène vert par jour) fournira notamment le client Hympulsion pour répondre aux besoins de 7 de ses stations d'avitaillement en hydrogène situées sur l’arc alpin. Elle approvisionnera également des industriels régionaux cherchant à substituer de l’hydrogène gris ou du gaz naturel par de l’hydrogène vert.

Site de 10 MW au Cheylas, Isère, France

À Croixrault, proche d’Amiens dans les Hauts-de-France, la grande majorité des équipements est installée. Le raccordement électrique, la mise sous tension électrique et les travaux de tuyauterie ont été achevés. Ce site de production de 5 MW (jusqu’à 2 tonnes d’hydrogène vert par jour) alimentera les usages locaux en matière de mobilité et d’industrie. Cette unité de production, première de la région Hauts-de-France à mettre de l'hydrogène renouvelable à la disposition d'un large marché, est située sur la zone industrielle de la Mine d'Or, le long de l'autoroute A29. Pour ce site, Lhyfe a signé en mai 2025 une convention de subvention à hauteur de 2,5 M€ avec la Région Hauts de France.

Site de 5 MW à Croixrault, Hauts-de-France, France

1.1.7.3. Portefeuille de projets

Le Groupe a défini les différentes phases d'un projet et les jalons qui les séparent en fonction de plusieurs critères qui reflètent :

  • les processus d’appels d’offres chez les clients, notamment industriels ;
  • les processus de soumissionnement pour obtenir des subventions, liées à un projet spécifique ou non ;
  • les processus de sécurisation de financements auprès de banques ou d’investisseurs privés ;
  • les étapes intrinsèques de maturation du développement d’une unité de production, pour des applications industrielles et/ou mobilité (notamment, sécurisation des raccordements, sécurisation des permis et autorisations administratives, études d’ingénieries, qualification et sécurisation des fournisseurs de technologies, sécurisation des sources d’électricité et d’eau, sécurisation des accords liés au foncier) ;
  • les ressources que le Groupe doit engager pour que le projet franchisse chacun de ces jalons et passe d’une phase à une autre.

Dans le cadre d'une gestion agile de son portefeuille de projets, le Groupe évalue régulièrement le rapport risque/rendement de chacun de ses projets en développement. Il procède en conséquence à un certain nombre d'arbitrages afin de gérer de manière optimale l'allocation de ses ressources, en tenant compte de l'état d'avancement et de la maturité des projets. En décembre 2025, face à l’évolution certaine mais sélective et ralentie du marché de l’hydrogène vert en Europe, le Groupe a annoncé une priorisation de ses investissements. Dans le respect d’une forte sélectivité dans ses projets, le Groupe va désormais privilégier ses projets européens les plus matures et les mieux alignés avec les besoins actuels du marché et la réglementation.

Parmi ses 55 projets en Europe, Lhyfe a ainsi identifié ses priorités : la mobilité, l’industrie au Royaume-Uni et les raffineries en Europe. Par ailleurs, Lhyfe a décidé de suspendre ou clôturer certains de ses projets dont notamment les projets de Brake et Duisburg en Allemagne, le projet de Vallmoll en Espagne, les projets de Sorigny, des Fonderies du Poitou en France, et le projet de Torpshammar en Suède.

i. Les projets suivants font partie des projets prioritaires de Lhyfe :

Le projet Green Horizon prévoit la construction d’une usine de production d'hydrogène vert d'une capacité d’électrolyse installée de 100 MW en Normandie, capable de produire jusqu’à 34 tonnes d’hydrogène vert par jour, à proximité du Grand Canal du Havre, l'une des plus grandes zones industrialo-portuaires d'Europe et le deuxième plus grand pôle chimique du pays, avec deux raffineries (Total et Exxon) et plusieurs acteurs majeurs : Yara, Chevron Oronite, Lubrizol, etc. Le site de production serait localisé sur un terrain de 2,8 hectares à Gonfreville-l'Orcher, près de l’usine Yara du Havre, dont la feuille de route de décarbonation intègre l'utilisation d'hydrogène vert.

Ce projet a été validé par la Commission européenne dans le cadre de la troisième vague de PIIEC sur l'hydrogène. Le 16 avril 2025, le Premier Ministre français a confirmé l’octroi de la subvention de 149 M€ pour le projet Green Horizon de Lhyfe, dans le cadre de la présentation de la Stratégie nationale hydrogène 2030. Cette confirmation concrétise l’engagement de l’Etat français déjà pris en mars 2024. La décision finale d'investissement est attendue en 2027, et le site de production devrait voir le jour en 2030. A date, Lhyfe a d’ores et déjà finalisé les études FEED (Front End Engineering Design), obtenu le permis de construire, déposé la demande d’autorisation environnementale. Le raccordement au réseau électrique et la mise à disposition de la puissance nécessaire ont été sécurisés. Lhyfe a perçu en juin 2025 une première avance de 18 M€. Une seconde tranche d’avance sera débloquée conformément au calendrier de développement et les paiements ultérieurs prendront la forme de remboursements des dépenses acquittées et dument justifiées par la mise en œuvre réussie d’étapes annuelles prédéfinies, sur une durée de 4 ans.

Insertion paysagère du site Green Horizon à Gonfreville-l'Orcher

Lhyfe développe sa première unité de production au Royaume-Uni, située sur la friche industrielle historique de la centrale électrique de Neptune Bank à Wallsend, d'une capacité d'électrolyse installée pouvant aller jusqu'à 20 MW (soit jusqu'à 8 tonnes d'hydrogène vert par jour). En avril 2025, ce projet a été présélectionné dans le cadre de l’Hydrogen Allocation Round 2 (HAR2) du gouvernement britannique, un système d’enchères publiques visant à soutenir la production d’hydrogène bas-carbone ou renouvelable. Au 2nd semestre 2025, ce projet a obtenu son permis de construire. Lhyfe développe un second site au Royaume-Uni, dans le Kent.Ce site de production on-site (jusqu'à 80 MW de capacité d'électrolyse installée) est stratégiquement positionné au nord de Kemsley. Il vise une production de jusqu’à 32 tonnes d’hydrogène vert par jour, à destination principale d’un acteur industriel de la région. En avril 2025, ce projet a été présélectionné dans le cadre de l’Hydrogen Allocation Round 2 (HAR2) du gouvernement britannique, un système d’enchères publiques visant à soutenir la production d’hydrogène bas-carbone ou renouvelable. Le permis de construire a été déposé au 2nd semestre 2025.

A Jordberga, dans la municipalité de Trelleborg, la ville la plus méridionale de Suède, Lhyfe a annoncé le projet de construction d'une usine de production d'hydrogène d'une capacité d'électrolyse installée de 10 MW (jusqu'à 4 tonnes d'hydrogène vert par jour) pour alimenter les sociétés de transport et de logistique de la région. La région de Trelleborg est en effet une plaque tournante du transport, avec le plus grand port roulier de Scandinavie où transitent chaque année 10% des exportations et des importations suédoises. Pour ce projet, Lhyfe a obtenu une subvention d'environ 11 M€ de la part de l'organisme Klimatklivet.

Lhyfe a pour projet d'installer une unité de production d'hydrogène de 10 MW (jusqu'à 4,4 tonnes d'hydrogène vert par jour) à Vaggeryd, dans le comté de Jönköping, au sud de la Suède. Ce site est stratégiquement situé entre Stockholm, Göteborg et Malmö, à proximité de grands axes de transport, tels que l'autoroute E4 et la route nationale 40, et de plusieurs centres logistiques. Il alimentera les acteurs de la mobilité et de l'industrie. Pour ce projet, Lhyfe a obtenu une subvention d'environ 11 M€ de la part de l'organisme Klimatklivet.

Au 2nd semestre 2025, pour ce projet et pour celui de 10 MW situé à Jordberga, Lhyfe a annoncé sa collaboration avec Euromekanik, intégrateur suédois de premier plan dans les systèmes hydrogène, et avec Hystar, fabricant norvégien d’électrolyseurs PEM, afin de mener à bien la phase décisive de FEED (Front-End Engineering Design, phase d’ingénierie et conception menant à la décision finale d’investissement - FID).

Aux Pays-Bas, le Groupe ambitionne de construire une usine de production d'hydrogène vert renouvelable à grande échelle dans le cluster de la chimie de Delfzijl, situé dans la province de Groningue, dans le nord du pays. Cette usine pourrait atteindre une capacité de production d’environ 31 tonnes d’hydrogène vert par jour (soit une capacité installée d’électrolyse de 120 MW). La réalisation du projet est soumise à l'obtention des licences d'exploitation et des permis de construire requis, ainsi qu'à la décision d'investissement financier.

En 2022, la Société et Skyborn renewables, l'un des plus grands développeurs mondiaux d'énergie éolienne terrestre et en mer, ont conclu un protocole d'accord pour le projet SoutH2Port, qui vise à installer et connecter directement un site de production d'hydrogène vert à Storgrundet, le parc éolien offshore prévu par Skyborn à Söderhamn en Suède. Le site proposé devrait être construit en plusieurs phases et devrait être pleinement opérationnel au moment de la mise en service du parc éolien de Storgrundet. La Société assurera la conception, la construction et l'exploitation du site de production d’hydrogène, en collaboration avec Skyborn. La puissance installée prévue pour le parc éolien offshore de Storgrundet est de 1 GW et la capacité de production d'hydrogène vert prévue est de 600 MW pour une production pouvant aller jusqu'à 240 tonnes d’hydrogène par jour environ.

En 2023, ABB a rejoint Lhyfe et Skyborn pour mener l'intégration, à grande échelle, de la production d’hydrogène renouvelable issu d’énergie éolienne offshore dans le système Power-to-X du projet SoutH2Port.

Lhyfe a été désigné lauréat de l’appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé fin 2022 par Nantes Saint-Nazaire Port pour l'implantation d'une unité de production industrielle et de distribution d'hydrogène vert sur le site de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Cette unité industrielle d’une capacité de production de 85 tonnes par jour (capacité installée d’électrolyse de 210 MW) serait installée au nord du terminal multivrac.

Lhyfe ambitionne de produire jusqu'à 330 tonnes d'hydrogène vert par jour (soit une capacité installée d'électrolyse de 800 MW) sur l’un des plus grands sites de production à voir le jour dans la région Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, en Allemagne. Dans le cadre de la stratégie de développement backbone de Lhyfe, cette usine alimentera le réseau central allemand de gazoducs dédiés, pour lequel le gouvernement allemand a récemment dévoilé un plan de financement de 20 milliards d'euros. Lhyfe détient une participation minoritaire et co-développe ce projet aux côtés de KGAL et PtX.

ii. Portefeuille

Au 31 décembre 2025, après rationalisation et arbitrages du portefeuille de projets évoquée ci-dessus, le Groupe dispose d’un pipeline d’une quinzaine de projets répartis dans 7 pays représentant une capacité installée totale de 1,4 GW (vs. 9,1 GW au 31 décembre 2024).

1.1.8. Objectifs

Les objectifs et les tendances présentés ci-dessous ne constituent pas des données prévisionnelles ou des estimations de bénéfices du Groupe mais résultent de ses orientations stratégiques. Ils sont fondés sur des données, des hypothèses et des estimations, considérées comme raisonnables par le Groupe à la date du Rapport Financier Annuel. Les chiffres, données, hypothèses, estimations et objectifs présentés ci-dessous sont susceptibles d’évoluer ou d’être modifiés, en fonction, entres autres, de l’évolution de l’environnement réglementaire, économique, financier, concurrentiel, légal, comptable et fiscal ou en fonction d’autres facteurs dont le Groupe n’aurait pas connaissance à la date du Rapport Financier Annuel. En outre, la matérialisation de certains risques décrits à la Section 1.3 du Rapport Financier Annuel pourrait avoir un impact négatif sur les activités, la situation financière, la situation de marché, les résultats ou les perspectives du Groupe et donc remettre en cause sa capacité à réaliser les objectifs présentés dans le présent paragraphe. La réalisation de ces objectifs suppose le succès de la stratégie du Groupe et de sa mise en œuvre.

Le Groupe a décidé début 2024 de faire évoluer sa stratégie afin de compléter son modèle historique de développement, construction et exploitation de ses projets en propre par un modèle basé sur le co-développement d’unités de production d'hydrogène vert à grande échelle en collaboration avec des investisseurs financiers ou industriels, pouvant ainsi détenir partiellement, en majorité ou en minorité, les projets qu’elle développe. Cette stratégie s’appuie sur l’expertise de développeur de projets du Groupe qui lui a permis d’être aujourd’hui le premier développeur de sites de production d’hydrogène vert en Europe en nombre de sites installés.

En tant que producteur et distributeur d’hydrogène renouvelable, le Groupe a vu ses revenus issus de la vente d’hydrogène augmenter fortement, passant de 5,1 millions d'euros en 2024 à 9,8 millions d'euros en 2025, soit une multiplication par deux.

Par ailleurs, Lhyfe SA enregistre dans ses comptes sociaux, depuis 2021, les revenus correspondant aux services qu'elle fournit aux sociétés porteuses de projets qu'elle détient majoritairement et contrôle. Ces services couvrent l'ensemble du cycle de vie des sites : développement, construction, puis opération et maintenance, logistique et management une fois les sites en activité. Sur le périmètre des 4 sites refinancés en 2025 (Buléon, Schwäbisch Gmünd, Croixrault et Le Cheylas), Lhyfe SA a ainsi comptabilisé respectivement 38,3 M€ et 31,6 M€ dans ses comptes sociaux au titre des exercices 2024 et 2025. Ces revenus, éliminés en consolidation en tant qu'opérations intragroupe, reflètent la valeur créée à partir de ses activités de services. Ils pourront s’observer dans les comptes consolidés du Groupe dès lors que celui-ci deviendra minoritaire au capital de la société porteuse de projet — que ce soit au stade du projet (avant ou après la décision finale d'investissement, FID) ou au stade de l'exploitation (après la mise en service du site de production).

Perspectives 2026

En 2026, le Groupe continuera de déployer sa feuille de route de consolidation de sa position de producteur d’hydrogène vert, avec une forte priorisation de ses efforts et ressources vers :
* ○ la montée en puissance opérationnelle et commerciale de ses sites nouvellement installés en France et en Allemagne,
* ○ la poursuite de la construction, avant leur mise en service, de ses deux prochains sites français à Croixrault (5 MW) et Le Cheylas (10 MW),
* ○ la préparation des prochaines décisions finales d’investissement dont celle de Green Horizon attendue début 2027.

Pour 2026, le Groupe anticipe une hausse significative de son chiffre d’affaires de vente d’hydrogène RFNBO, attendu à +50% par rapport à 2025, alimenté par la forte croissance de ses ventes directes. En 2026, le Groupe continuera de déployer l’activité de développement et d'ingénierie pour le compte de ses sociétés de projets, en construction et en développement, ainsi que l’exploitation et la commercialisation de ses sites en opération.# 1.1.9. Evénements importants depuis la création de la Société

L’historique du Groupe depuis sa création peut être découpé en quatre périodes :

Création

  • 2013 : Matthieu Guesné rejoint le CEA (premier déposant de brevets sur l’hydrogène en France)
  • 2017 : Naissance du projet Lhyfe

Développement (2018-2019)

  • 2018 : Premier site identifié à Bouin (France)
  • 2019 :
    • Octobre : première levée de fonds
    • 4ème trimestre : démarrage de plusieurs projets de R&D dont celui relatif à la production d’hydrogène vert en mer

Industrialisation (2020-2021)

  • 2020 :
    • Juin : création de la filiale allemande
    • 2nd semestre : premiers accords de collaboration de R&D liés à la production d’hydrogène vert en mer
  • 2021 :
    • 2nd semestre : deuxième levée de fonds
    • 2nd semestre : création de filiales au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède
    • 2nd semestre : première production industrielle sur le site de Bouin

Expansion (2022-2025)

  • 2022 :
    • Février : création de la filiale espagnole
    • Mars : levée de fonds Mitsui
    • Mai : introduction en bourse sur Euronext Paris
    • Septembre : création de la filiale du Royaume-Uni
  • 2023 :
    • Février : lancement de la construction du 2nd site de production en Bretagne, à Buléon
    • Mars : lancement de la construction du 3ème site de production en Occitanie, à Bessières
    • Mars : prise de participation de 49% au capital du développeur de projets finlandais Flexens
    • Septembre : lancement de la construction des sites de production de Schwäbisch Gmünd et de Brake en Allemagne
    • Décembre : obtention d’un premier crédit syndiqué et inauguration des sites de production de Buléon et Bessières
  • 2024 :
    • Janvier : lancement de la construction du site de production de 5 MW à Croixrault dans les Hauts-de-France
    • Mars : obtention d’une subvention de l'État français de 149 M€ pour une usine de production de 100 MW près du Havre en Normandie
    • Juillet : signature d’un contrat de fourniture d'hydrogène vert d’une durée de cinq ans avec H2 Mobility Deutschland
    • Octobre : lancement de la construction du site de production de 10 MW au Cheylas en Isère
  • 2025 :
    • Janvier : signature d’un protocole d’accord avec Masdar pour co-développer des projets de production d'hydrogène vert à grande échelle en Europe
  • Avril : conclusion du financement d’un portefeuille de projets de production d’hydrogène vert pour 53 M€ et pré-sélection par le gouvernement britannique des deux projets britanniques de Lhyfe dans le cadre du programme de soutien HAR2
  • Septembre : certification RFNBO - Renewable Fuel of Non-Biological Origin – des 4 premiers sites installés de Lhyfe (21 MW), faisant de Lhyfe le 1er producteur d’hydrogène bulk RFNBO d’Europe par électrolyse de l’eau
    • Octobre : inauguration du site de production de Schwäbisch Gmünd
  • Décembre : annonce du recentrage des priorités autour de la production et commercialisation de ses sites bulk, du développement prioritaire dans certaines régions et de la concentration de ses ressources d'ingénierie dans les savoir-faire de pointe de l'industrie.

1.1.10. Environnement règlementaire du Groupe

Les activités de production, de transport et de commercialisation de l’hydrogène du Groupe sont soumises à des cadres réglementaires complexes et évolutifs dans l’ensemble des pays où Lhyfe opère, couvrant notamment l’accès à l’électricité, aux infrastructures, aux aides publiques et aux marchés de débouchés.

1.1.10.1. Enjeux de l’ensemble réglementaire propre au marché de l’hydrogène

Un cadre réglementaire spécifique à l’hydrogène renouvelable et bas-carbone est en cours de consolidation dans les juridictions les plus avancées (Union européenne, Royaume-Uni, Amérique du Nord)53, avec pour objectif de soutenir le développement de cette filière dans le cadre des trajectoires de neutralité carbone. Bien que les approches nationales demeurent hétérogènes, des efforts de convergence sont engagés depuis 2023, en particulier sur les normes, méthodologies de calcul et dispositifs de certification. La norme ISO 19870-1:2026 Technologies de l'hydrogène — Méthodologie pour déterminer les émissions de gaz à effet de serre associées à la chaîne d'approvisionnement en hydrogène a été publiée début 202654. Elle constitue un point de référence mondial utile pour comparer et évaluer les différentes méthodologies nationales/régionales/indépendantes qui se mettent progressivement en place.

i. Structuration du marché de l’hydrogène

La réglementation du marché de l’hydrogène porte principalement sur :
* la classification de l’hydrogène selon son intensité carbone, permettant de sortir des catégories par "couleurs", au profit de critères mesurables et certifiables (intensité carbonique, caractère renouvelable ou pas des intrants, etc.) ;
* les schémas de certification : notamment RFNBO (Renewable Fuels of Non-Biological Origin) au sens de l’acte délégué à la directive RED III55 et LCF (Low Carbon Fuel) au sens de l’Acte Délégué à la Directive Hydrogène et gaz décarboné permettant de prouver le caractère renouvelable ou bas-carbone de l’hydrogène ;
* l’accès aux dispositifs de soutien public (aides à l’investissement et au fonctionnement, incitations fiscales ou tarifaires) selon la catégorie d’hydrogène ;
* l’accès à l’électricité renouvelable ou bas-carbone et aux infrastructures de transport et de distribution ;
* les règles d’organisation du marché (séparation des activités, appels d’offres, conditions contractuelles pour les utilisateurs finaux).

ii. Définition et certification de l’hydrogène

La définition de l’hydrogène selon son mode de production et son intensité carbone est structurante, car elle conditionne l’accès aux aides, aux infrastructures et aux marchés.

a) Dans l’Union européenne :
* l’hydrogène durable est défini par la taxonomie verte (seuil ≤ 3 tCO₂e/tH₂)56 ;
* l’hydrogène renouvelable et ses dérivés (RFNBO) ont été précisés en février 2023 via les actes délégués à la directive RED III (2023/118457 et 2023/118558);
* l’hydrogène bas-carbone a été juridiquement défini par la directive (UE) 2024/1788 du Paquet Gaz59, avec un acte délégué adopté en 202560.

Des standards comparables existent au Royaume-Uni61, en Amérique du Nord, et la norme ISO 19870-1:2026 constitue désormais une référence internationale pour l’évaluation des émissions associées à l’hydrogène. Ces cadres favorisent l’émergence de marchés internationaux de l’hydrogène durable fondés sur des règles harmonisées et transparentes.

b) Cadre français
En France, l’article L.811-1 du Code de l’énergie distingue l’hydrogène renouvelable, l’hydrogène bas-carbone et l’hydrogène carboné, sur la base d’un seuil d’émissions de 3,38 kgCO₂e/kgH₂, fixé par arrêté du 1er juillet 202462, et d’une méthodologie associée. Lhyfe produisant de l’hydrogène par électrolyse de l’eau à partir d’électricité renouvelable, ses activités s’inscrivent dans cette définition. Le contenu carbone dépend toutefois des modalités d’approvisionnement électrique (connexion directe ou soutirage réseau), ce qui justifie l’importance croissante des exigences liées à l’additionnalité dans la réglementation européenne.

c) Soutiens publics et traçabilité
L’ordonnance française du 17 février 2021 relative à l’hydrogène prévu des mécanismes de traçabilité (garantie d’origine et garantie de traçabilité qui restent à mettre en œuvre en France) et mis en place un soutien à la production d’hydrogène renouvelable et bas-carbone par électrolyse, attribué par appels d’offres, pour des durées pouvant aller jusqu’à 10 ans. Le Mécanisme de soutien à la production d’hydrogène décarboné (MSP) a ainsi fait l’objet d’un premier appel d’offre en 2025 et est réservé à la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau avec de l’électricité renouvelable ou bas-carbone. De la même façon, les soutiens de la Banque européenne de l’hydrogène ont été réservés à l’hydrogène renouvelable (RFNBO) pour les 2 premières séries d’enchères et sont ouvert depuis 2026 à l’hydrogène électrolytique bas-carbone (LCF). C’est également le cas de la plupart des mécanismes de soutien mis en place en Europe. Ces dispositifs s’inscrivent dans les politiques européennes du Green Deal et du paquet Fit for 55, visant à réduire l’écart de compétitivité entre l’hydrogène propre et les alternatives fossiles, dans un contexte de soutien public massif au niveau international.

1.1.10.2. Les réglementations relatives aux installations exploitées par le Groupe

Comme tout autre gaz ou liquide inflammable, l’hydrogène présente des risques liés à ses propriétés physico-chimiques. L’hydrogène peut notamment s’enflammer ou exploser en cas de fuite. Les installations de production et les moyens de transport de l’hydrogène par électrolyse de Lhyfe comprennent notamment un électrolyseur, une unité de compression et des conteneurs dans lesquels est stocké et transporté l’hydrogène produit. Ces installations sont notamment concernées par les réglementations environnementales relatives aux Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) et aux Installations, Ouvrages, Travaux et Activités (IOTA), ainsi que par la règlementation sociale relative aux "atmosphères explosives" (ATEX). Les deux premières réglementations imposent des procédures préalables à la construction et à l’exploitation d’installations puis des suivis au cours de leur exploitation. La troisième est relative aux mesures à mettre en œuvre pour éviter la formation d’atmosphères explosives et pour protéger les salariés concernés.

i. Réglementation ICPE

Toute exploitation susceptible de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains est potentiellement une ICPE en vertu des articles L. 511-1 et suivants du Code de l’environnement. Les activités et types d’installations qui relèvent de la législation des installations classées sont soumises à un régime juridique d’autorisation, d’enregistrement, de déclaration avec contrôle périodique ou de déclaration en fonction de l’importance des risques et des inconvénients engendrés pour la santé et l’environnement.A la date du Rapport Financier Annuel, l’usine de Bouin relève du régime de l’autorisation ICPE, les usines de Bessières et Buléon du régime de Déclaration (avec un passage prochain sous régime d’autorisation également). Suivant les capacités de production et de stockage des installations, les unités de production de Lhyfe pourraient au cas par cas être soumises à un régime déclaratif, d’enregistrement ou d’autorisation, et même au-delà de certaines capacités de stockage, être soumis aux obligations réglementaires de la directive européenne SEVESO.

La production d'hydrogène "en quantité industrielle" est soumise à autorisation environnementale, au titre de la rubrique 3420‐a de la réglementation sur les installations classées (ICPE), en application de la directive européenne sur les émissions industrielles (appelée aussi directive "IED"). Le stockage est quant à lui également encadré par la nomenclature ICPE ‐ actuellement les installations du Groupe sont soumises à déclaration ou à autorisation environnementale en fonction de la quantité susceptible d'être présente dans l'installation : si celle-ci est supérieure ou égale à 1 tonne, le régime de l’usine est celui de la déclaration si ladite quantité est supérieure ou égale à 100 kg mais inférieure à 1 tonne.

Des évolutions réglementaires sont en cours. Il est attendu que les seuils et statuts changent pour la rubrique 4715. En dessous d’une capacité de 1 tonne de stockage d’hydrogène, un site serait soumis à déclaration, entre 1 tonne et jusqu’à un stockage inférieur à 5 tonnes, un site serait soumis à enregistrement, et à partir de 5 tonnes, un site serait soumis à autorisation. L'activité de stockage sera soumise au régime dit "Seveso" seuil haut si la quantité est supérieure à 50 tonnes, et au régime "Seveso" seuil bas si la quantité est inférieure à 5 tonnes.

Ainsi, une installation qui franchit à la hausse ou à la baisse certains seuils ne sera pas soumise au même régime réglementaire et devra nécessairement faire toutes les démarches requises pour satisfaire aux conditions du nouveau régime applicable. Ces démarches réglementaires et procédurales peuvent être plus ou moins contraignantes, coûteuses et longues selon le niveau de classement : dossier de demande d'autorisation avec étude d'impact, enquête publique, étude de dangers, garanties financières, etc. Un arrêté d’exploitation est alors fourni par la préfecture du département territorialement concerné.

ii. Réglementation IOTA

S’agissant de la réglementation sur les IOTA, les installations et ouvrages visés sont ceux "réalisés à des fins non-domestiques par toute personne physique ou morale, publique ou privée, et entraînant des prélèvements sur les eaux superficielles ou souterraines". La réglementation IOTA s’applique donc aux projets nécessitant de réaliser des prélèvements ou des rejets dans le milieu aquatique qu’il s’agisse d’un cours d’eau, d’une nappe, de la mer ou de l’océan. La règlementation IOTA dépend de la quantité d’eau utilisée. Les unités de production du Groupe pourront y être soumises selon le mode de prélèvement en eau et le processus de rejets aqueux appliqués pour chaque site.

iii. Réglementation ATEX

S’agissant de la réglementation ATEX, celle-ci contient des dispositions relatives à la protection des explosions visant à empêcher le risque de formation d'atmosphères explosives et, à défaut, à limiter le risque et à protéger les travailleurs. Une atmosphère explosive est définie comme étant un mélange d'air et de substances inflammables sous forme de gaz, vapeurs, brouillards ou poussières, dans lequel, après inflammation, la combustion se propage à l'ensemble du mélange non brûlé. Une telle situation peut ainsi se présenter en cas de fuite ou d’un autre dysfonctionnement dans les installations du Groupe (ou chez ses clients).

Afin d'assurer la prévention des explosions, l'employeur prend les mesures appropriées, techniques et organisationnelles, dans l'ordre de priorité suivant :
* ○ empêcher la formation d'atmosphères explosives ; et
* ○ si la nature de l'activité ne permet pas d'empêcher la formation d'atmosphères explosives, éviter leur inflammation et atténuer les effets nuisibles d'une explosion pour la santé et la sécurité des travailleurs.

Ces mesures peuvent être complétées avec des mesures destinées à prévenir la propagation des explosions et font l'objet d'un réexamen périodique et à chaque changement important dans les conditions d'exécution du travail. Ces mesures sont définies en fonction d'une évaluation obligatoire des risques créés ou susceptibles d'être créés par des atmosphères explosives. Cette évaluation doit être réalisée en respectant des critères précis définis par le Code du travail.

Lorsque des atmosphères explosives peuvent se former et présenter un risque pour la santé et la sécurité des travailleurs, l'employeur prend les mesures nécessaires pour que :
* ○ le milieu de travail permette un travail en toute sécurité ;
* ○ une surveillance adéquate soit assurée et des moyens techniques appropriés utilisés ;
* ○ une formation des travailleurs en matière de protection contre les explosions soit délivrée ;
* ○ les travailleurs soient équipés, autant que nécessaire, de vêtements de travail adaptés contre les risques d'inflammation.

L'employeur établit et met à jour un document relatif à la protection contre les explosions, intégré au document unique d'évaluation des risques. Les mises à jour sont obligatoires en cas de modifications, d'extensions ou de transformations notables apportées aux lieux, équipements et organisation du travail. Ce document précise également les mesures de coordination lorsque plusieurs entreprises sont susceptibles d'être présentes sur le même lieu de travail.

1.1.10.3. Les réglementations relatives aux contrats d’achat d’électricité par le Groupe

Le Règlement (UE) n°1227/2011 du Parlement européen et du Conseil concernant l'intégrité et la transparence du marché de gros de l'énergie (REMIT) est entré en vigueur en 2011 pour soutenir une concurrence ouverte et équitable sur les marchés de gros de l'énergie en Europe. En interdisant toute transaction fondée sur des informations privilégiées et toute manipulation du marché, REMIT jette les bases d'une transparence et d'une intégrité accrues du marché, et protège en fin de compte les intérêts des entreprises et des consommateurs. REMIT dissuade également les acteurs du marché de manipuler le marché, tout en garantissant la confiance dans le fonctionnement de ces marchés et en favorisant leur intégration. Ce faisant, il protège également les intérêts des entreprises et des consommateurs. Les obligations de déclaration REMIT s’appliquent au Groupe dans la mesure où celui-ci achète des volumes d'électricité importants dans le cadre de contrats d'achat d'électricité.

1.1.10.4. La réglementation relative au transport de marchandises dangereuses

L’hydrogène est classé parmi les marchandises dangereuses, son transport par route est donc soumis à l’Accord relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR – traité des Nations Unies). L’ADR est consolidé par l’arrêté du 29 mai 2009 (modifié) relatif au transport de matières dangereuses par voie terrestre, dit "arrêté TMD", applicable aux transports effectués sur le territoire national.

Chaque marchandise dangereuse au transport, comme l’hydrogène, est codifiée avec des caractéristiques très précises (numéro ONU, classe de danger, code de classification, groupe d’emballage, dispositions spéciales, code de restriction en tunnel). Un marquage spécifique obligatoire permet d’identifier la conformité aux prescriptions de l’ADR des emballages homologués pour contenir des marchandises dangereuses. Chaque marchandise dangereuse doit être conditionnée dans un emballage approprié et homologué. En fonction de la classification de la marchandise (notamment le groupe d’emballage), différents types de conditionnement sont proposés dans les "instructions d’emballage". Ces instructions sont à respecter pour conditionner les marchandises devant être remises au transport routier.

Les véhicules et matériels de transports font l'objet de prescriptions techniques précises. Afin de s’assurer de la bonne application desdites normes, des procédures d'homologation par voie d'agrément, et de visites techniques sont prévues par les accords internationaux, avec une déclinaison dans les textes nationaux. Tout transport de marchandises, réglementé par l'ADR, doit être accompagné d’un document de transport communément appelé "Déclaration de matières dangereuses". Des mentions obligatoires permettent d’identifier qualitativement et quantitativement le chargement. Il appartient au responsable de tout établissement où s'effectue le chargement ou le remplissage de s'assurer que les dispositions applicables au transport de marchandises dangereuses sont respectées. Il doit plus particulièrement s'assurer que :
* ○ le document de transport et la consigne écrite de sécurité pour le conducteur figurent dans les documents de bord ;
* ○ le conducteur est titulaire d'une attestation de formation en cours de validité et adaptée au transport à entreprendre ;
* ○ l'unité de transport est munie de son (ou ses) certificat(s) d'agrément en cours de validité et adapté(s) au transport à entreprendre ; et
* ○ l'unité de transport est correctement signalisée et placardée à la sortie de l'établissement.

Pour le transport de colis, il doit en outre veiller à ce que :
* ○ les interdictions de chargement en commun soient respectées ; et
* ○ les colis chargés soient correctement calés et arrimés.

À défaut de veiller à cet ensemble, le transport ne peut pas être réalisé. La sûreté, au sens du transport de marchandises dangereuses, se définit comme l’ensemble de "mesures à prendre pour minimiser le vol ou l’utilisation impropre de marchandises dangereuses pouvant mettre en danger des personnes, des biens ou l’environnement".À ce titre, tout transport de marchandises dangereuses répond à quelques obligations dont :
* les marchandises ne sont remises qu’à des transporteurs dûment identifiés ;
* chaque membre d’équipage doit être en possession d’un document d’identification ;
* portant sa photographie ;
* les zones de séjour temporaire (terminaux, dépôts de véhicules, etc.) sont sécurisées, bien éclairées et non accessibles au public ; et
* tous les participants à un transport doivent avoir été formés à la sûreté.

De plus, les différents intervenants de la chaîne doivent élaborer un plan de sûreté pour le transport des marchandises dangereuses identifiées réglementairement comme à "haut risque" (chapitre 1.10 de l’ADR). Le plan de sûreté permet de minimiser et maîtriser en particulier les risques :
* d’agression des conducteurs ;
* de tentative de vol des marchandises dangereuses ; et
* de détournement des marchandises dangereuses.

Au-delà des contrôles pouvant être réalisés par les autorités compétentes, un "conseiller à la sécurité" doit être désigné dans toutes les entreprises dont l'activité comporte le transport de marchandises dangereuses par route, ou les opérations d'emballage, de chargement, de remplissage ou de déchargement liées à ces transports. Ce conseiller à la sécurité a pour mission d'apporter une aide à la prévention des risques pour les personnes, les biens ou l'environnement. Le conseiller doit notamment examiner le respect des règles de l’ADR et guider l’entreprise dans les opérations liées au transport de matières dangereuses. Il a aussi une mission de surveillance des tâches liées au transport et aux opérations qui y sont liées. Ses tâches sont les suivantes :
* examiner le respect des prescriptions relatives au transport de marchandises dangereuses ;
* conseiller l'entreprise dans les opérations concernant le transport de marchandises dangereuses ;
* assurer la rédaction d'un rapport annuel destiné à la direction de l'entreprise, ou, le cas échéant, à une autorité publique locale, sur les activités de cette entreprise relatives au transport de marchandises dangereuses. Ce rapport doit être conservé 5 ans par l'entreprise et remis à toute réquisition de l'autorité compétente pour constater des infractions à la législation sur le transport de marchandises dangereuses ; et
* assurer la rédaction d'un rapport en cas d'accident ("rapport d'accident") analysant les causes de l'accident avec des recommandations écrites pour éviter le renouvellement de l'accident. Ce rapport doit être transmis au chef d'entreprise dans un délai de 4 mois au plus tard après l'accident, et il est conservé par l'entreprise, à disposition de l'administration, pendant 5 ans.

Sur le plan de la responsabilité civile, la nature dangereuse de la matière transportée ne modifie pas le régime juridique de la responsabilité en droit des transports. La réglementation du transport de marchandises dangereuses permet de sérier les engagements contractuels des acteurs à l'opération de transport, et donc de déterminer tout manquement essentiel. Sur le plan pénal, des sanctions sont prévues par le Code des transports.

1.1.11. Propriété intellectuelle

Les droits de propriété intellectuelle du Groupe se composent principalement des droits sur des signes distinctifs tels que des marques et des noms de domaine. Ces droits de propriété intellectuelle détenus par le Groupe sont enregistrés ou en cours d’enregistrement dans les pays où le Groupe exerce son activité, de façon à les protéger de manière adaptée. Le Groupe a également mis en place des mesures de protection du savoir-faire qu’il a développé.

1.1.11.1. Protection du savoir-faire

La stratégie de protection de la propriété intellectuelle mise en place vise à assurer :
* le secret sur les inventions et savoir-faire de la société grâce à une politique de confidentialité stricte ;
* l'antériorité des inventions et savoir-faire par le dépôt d'enveloppes Soleau et dépôt de scellés sous constat d'huissier ;
* la liberté d'exploitation à l'aide d'une veille brevet active et ciblée ; et
* l'identification d'inventions et savoir-faire pour évaluation de la protection adéquate à réaliser.

Plutôt que de déposer des brevets, le Groupe protège principalement son savoir-faire de manière préventive et défensive. Les mesures préventives en cours de déploiement ou déjà déployées comprennent une politique interne en matière de secrets commerciaux, de stockage sécurisé des informations confidentielles, l’examen régulier des éléments qui sont confidentiels et de ceux qui ne le sont pas, ainsi que l’inclusion de clauses de non-divulgation dans les accords signés par le Groupe, lorsque l’échange d'informations confidentielles est très probable et/ou nécessaire.

Des mesures défensives ont été mises en place par le dépôt de scellés sous constat d’huissier qui assure la preuve d’antériorité opposable en France et à l’international et permettant de dater certains concepts et de prouver l'antériorité de l'innovation du Groupe face à un concurrent. Comparé au dépôt de brevets, le dépôt de scellés n’est pas public et permet de dater l’origine de la création. L’intégralité des savoir-faire et innovations de Lhyfe sont protégés par ces dépôts de scellés, sécurisant pour l’entreprise la preuve d’antériorité et la liberté d’exploitation. Par ailleurs, en 2026, Lhyfe a déposé son premier brevet à portée France.

1.1.11.2. Marques

La Société a déposé les marques suivantes :

Marque Zone géographique Numéro Date Classes protégées
Lhyfe France 4377042 Déposée le 18 juillet 2017 et enregistrée le 24 novembre 2017 1 ; 4 ; 9 ; 11 ; 35 ; 37 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42
Lhyfe Union européenne 1539672 Enregistrée le 23 mars 2020 1 ; 9 ; 35 ; 37 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42
Lhyfe Box France 4732375 Déposée le 12 février 2021 et enregistrée le 18 juin 2021 7 ; 9 ; 35 ; 40
Lhyfe Box Union européenne 018531261 Déposée le 18 août 2021 et enregistrée le 3 janvier 2022 7 ; 9 ; 35 ; 40
Lhyfe Heroes France 4907372 Déposée le 21 octobre 2022 et enregistrée le 24 mars 2023 1 ; 4 ; 7 ; 9 ; 35 ; 36 ; 37 ; 38 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42
Lhyfe Heroes Union européenne 018779775 Déposée le 21 octobre 2022 et enregistrée le 11 mai 2023 1 ; 4 ; 7 ; 9 ; 35 ; 36 ; 37 ; 38 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42
Heroes of Lhyfe France 4907940 Déposée le 24 octobre 2022 et enregistrée le 10 février 2023 1 ; 4 ; 7 ; 9 ; 35 ; 36 ; 37 ; 38 ; 39 ; 40 ; 41 ; 42

1.1.11.3. Noms de domaine

La Société a déposé plusieurs noms de domaine, principalement autour de sa dénomination "Lhyfe", dont le nom de domaine "lhyfe.com", utilisé par le site Internet du Groupe.

1.2. Situation du groupe durant l'exercice écoulé

1.2.1. Faits marquants

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, Lhyfe a quasi-doublé son chiffre d'affaires consolidé, celui-ci s’établissant à 9,8 M€ (contre 5,1 M€ pour l’exercice 2024). Cette performance reflète principalement le développement du volume d'activité, l'élargissement du portefeuille de clients avec la signature de nouveaux contrats de vente d'hydrogène vert ainsi que la contribution progressive des volumes produits sur les sites de Buléon (Bretagne) et de Bessières (Occitanie).

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le Groupe a continué de sécuriser son niveau de trésorerie et le financement de ses projets au travers de différentes sources de financement. Le Groupe a ainsi sécurisé le financement de 53 M€ portant sur un portefeuille d'usines de production d'hydrogène vert, dont deux sites déjà installés (Buléon en France et Schwäbisch Gmünd en Allemagne) et deux sites en cours de construction (Le Cheylas et Croixrault, en France). Cette opération est constituée d’un mix d’obligations et d’emprunts senior non subordonnés, de maturité 2034, complété d’un financement relais (subventions et TVA). A fin 2025, le montant de dettes reconnu dans les comptes consolidés au titre de ce nouveau financement ressort à 34 M€ dont 26 M€ au titre du financement des investissements des sites et 7,5 M€ liés au financement relais.

Au cours du premier semestre 2025, Lhyfe a ouvert la voie au financement citoyen dans le secteur de l'hydrogène vert, qui a permis de récolter un montant total de 2,5 M€ sous forme d’obligations.

Au cours de la période, le Groupe a encaissé plusieurs subventions significatives, dont la plus importante concerne le projet Green Horizon contractualisé pour un montant total de 149 M€, dont 18,6 M€ encaissés en mai 2025. Les filiales à l'international ont quant à elles bénéficié de financements à hauteur de 5,8 M€ pour Lhyfe Schwäbisch Gmünd, en Allemagne, et de 9 M€ pour Lhyfe Vaggeryd, en Suède.

Dans le cadre de la décision prise fin 2025 de recentrage de ses priorités de déploiement, le Groupe a lancé une réorganisation de ses activités et de sa structure opérationnelle avec un plan de réduction des coûts en adéquation avec une priorisation des investissements axée sur les projets européens les plus matures (mobilité, industrie au Royaume-Uni, raffineries en Europe). Ainsi, dès 2026, le Groupe vise de réduire ses coûts d’environ 30% et a adapté un processus de développement de projet plus lean. Ces mesures devraient permettre au Groupe d’accélérer l’atteinte de l’équilibre prévu et la profitabilité de l’entreprise.

Les impacts de cette décision ont ainsi été pris en compte dans l’arrêté des comptes consolidés du Groupe dès 2025 à deux titres. D’une part, il a été constaté une provision au titre des coûts de départ des salariés du Groupe pour un montant total de 3,4 M€. D’autre part, le Groupe a tiré les conséquences de l’adaptation du processus de développement et pris la décision d’arrêter certains projets, conduisant à une dépréciation de 4,8 M€.

Dans le cadre du déménagement du siège social du Groupe à l'été 2025, il a été conclu un contrat de bail pour les nouveaux locaux pour une durée de 9 ans. Cela représente un droit d'utilisation net la créance de sous location valorisé à 10,3 M€ au bilan.# 1.2.2. Analyse de l’activité

Le lecteur est invité à lire les informations qui suivent, relatives à la situation financière et aux résultats du Groupe, conjointement avec l’ensemble du Rapport Financier Annuel et notamment les Comptes Consolidés tels qu’ils figurent à la Section 3.1 du Rapport Financier Annuel. Ces Comptes Consolidés ont été établis en conformité avec les normes comptables internationales IFRS (International Financing Reporting Standards), telles qu’adoptées par l’Union européenne au 31 décembre 2025. Ils ont été arrêtés par le Conseil d’administration de la Société le 29 avril 2026 et ont fait l’objet d’un rapport d’audit des commissaires aux comptes présenté à la Section 3.2 du Rapport Financier Annuel. Les commentaires sur les comptes ci-dessous sont établis sur la seule base de ces états financiers consolidés.

1.2.2.1. Situation financière

i. Information sectorielle

Conformément à la norme comptable IFRS 8, le Groupe n’a identifié qu’un seul secteur opérationnel correspondant à la vente d’hydrogène vert. En termes de répartition géographique, l’essentiel de l’activité du Groupe a été réalisée en France au cours des périodes présentées. A l’avenir, et en fonction de sa stratégie de croissance à l’international, le Groupe pourrait présenter une segmentation géographique de son activité.

ii. Principales sources de revenus

La principale source de revenus du Groupe est la vente d’hydrogène vert issu des sites de production du Groupe auprès d’une clientèle Business-to-Business (B-to-B). Ces ventes sont reconnues en chiffre d’affaires au moment de la livraison. De manière plus marginale, des prestations de services d’ingénierie peuvent également être réalisées et reconnues en chiffre d’affaires à compter de leur réalisation effective. Par exception, et dans des cas particuliers en nombre très limité, le Groupe est amené à mettre temporairement en location des systèmes mobiles de production d’hydrogène afin de répondre à la demande de certains clients qui souhaitent s’assurer de la pertinence de l’hydrogène vert dans leur processus de production.

iii. Indicateurs de performance suivis par le management

Les indicateurs de performance suivis par le management sont à la fois de nature financière et extra-financière.

a) Indicateurs de performance financière

Au-delà du chiffre d’affaires, les trois indicateurs de performance financière suivis par le management sont :
* l’EBITDA ajusté qui correspond au résultat opérationnel courant consolidé avant amortissements et provisions, avant charges liées aux rémunérations fondées sur des actions, et avant ajustement de juste valeur sur les instruments financiers dérivés ;
* la marge d’EBITDA ajusté, qui se définit comme le quotient "EBITDA ajusté / Chiffre d’affaires" ; et
* l’endettement financier net, qui correspond aux emprunts et dettes financières diminués du montant de la trésorerie et des équivalents de trésorerie.

Le tableau ci-dessous présente l’évolution de ces indicateurs sur l’exercice 2025 :

En milliers d'euros Exercice 2025 Exercice 2024
Chiffre d'affaires 9 770 5 099
EBITDA ajusté -27 363 -25 666
Marge d'EBITDA ajusté N/A(1) N/A(1)
Endettement financier net 46 260 8 050

(1) L'indication N/A est justifiée par le fait que l'EBITDA ajusté est négatif sur l'exercice considéré.

b) Indicateurs de performance extra‑financière

Le pipeline est l’indicateur de performance extra-financière suivi par le Groupe pour analyser et évaluer le développement de ses activités et leurs tendances, mesurer leur performance et procéder à des décisions stratégiques.

iv. Recherche et développement (R&D) liés aux technologies et coûts de développement activés

Le traitement comptable des dépenses de R&D liées aux technologies est le suivant :
* les dépenses engagées pendant la phase de recherche sont comptabilisées en charges ;
* les dépenses engagées pendant la phase de développement sont comptabilisées en tant qu’immobilisations incorporelles, dès lors qu’elles satisfont l’ensemble des critères suivants, conformément à la norme IAS 38 :
* les dépenses peuvent être mesurées de façon fiable et la Société peut démontrer la faisabilité technique et commerciale du produit ou du procédé,
* l’existence d’avantages économiques futurs probables,
* l'intention ainsi que la disponibilité de ressources suffisantes pour achever le développement et utiliser ou vendre l’actif,
* la capacité à suivre les coûts affectés au projet ;
* dans le cas contraire, elles sont comptabilisées en charges lorsqu’elles sont encourues.

Les coûts liés au développement des futurs sites de production d’hydrogène vert onshore sont activés lorsque l’ensemble des critères décrits ci-dessus sont réunis. Le Groupe considère le plus souvent que ces critères sont remplis au moment où un projet rentre dans la phase Tender Ready au sein du portefeuille de projets. Ces critères diffèrent selon qu’il s’agit d’un projet en lien avec une application industrielle (demande de la part du client potentiel de la remise d’une offre "engageante" ou bien la remise de celle-ci est nécessaire pour le processus d’obtention de subventions) ou dédié à une application bulk (décision stratégique d’investissement après analyses de la demande sur une zone géographique, de la capacité à servir la demande et des subventions possibles).

Les coûts au titre des développements des futurs sites de production d’hydrogène onshore intègrent principalement des coûts internes (valorisés sur la base des temps de travail imputés sur ces projets) et des coûts externes (engagements pris envers des fournisseurs ou prestataires extérieurs, etc.). L'amortissement des immobilisations incorporelles est calculé de manière à répartir intégralement le coût de l’immobilisation incorporelle, après déduction de sa valeur résiduelle, selon un mode linéaire sur la durée d'utilisation estimée, à compter de l’instant où l’actif est utilisable.

v. Fournisseurs et prestataires

Pour mener à bien son activité, le Groupe a recours à divers fournisseurs et prestataires en fonction du stade d’avancement des sites de production. Durant la phase de construction des sites, les principaux fournisseurs sont les fabricants d’électrolyseurs, de compresseurs et de conteneurs de stockage d’hydrogène, ainsi que les prestataires assurant la construction des bâtiments et l’installation des équipements sur les sites. Une fois les sites devenus opérationnels, les principaux fournisseurs sont :
* des producteurs d’énergies renouvelables auprès desquels le Groupe s’approvisionne en électricité. Il s’agit principalement d’acteurs disposant de leurs propres champs d’éoliennes, voire de panneaux photovoltaïques. Toutefois, le Groupe peut être amené à devoir s’approvisionner via le réseau de transport d’électricité (RTE pour la France) (complété par des achats de garanties d’origine) en cas d’insuffisance de la production d’énergies renouvelables, intermittentes par nature, afin de ne pas limiter la quantité d’hydrogène produit ;
* les transporteurs qui assureront les livraisons jusqu’aux sites des clients en utilisant les conteneurs de stockage appartenant au Groupe ;
* les assureurs ; et
* des prestataires assurant une partie des opérations de maintenance.

vi. Saisonnalité

Le Groupe considère qu’il ne devrait pas être confronté à une saisonnalité structurelle.

vii. Principaux facteurs ayant une incidence sur les résultats

Certains facteurs clés ainsi que certains évènements passés et opérations ont eu, et pourraient continuer à avoir, une incidence sur les activités et les résultats du Groupe présentés dans le présent Rapport Financier Annuel. Cette Section doit être lue conjointement avec la Section 1.3 du Rapport Financier Annuel où sont décrits les facteurs de risques susceptibles d’avoir une incidence sur l’activité et les perspectives du Groupe. Les principaux facteurs ayant une incidence sur les résultats du Groupe comprennent :
* la politique d’approvisionnement en matière d’achat d’électricité (coût d’achat et de couverture), ainsi que le coût de transport de l’hydrogène produit jusqu’aux sites de livraison des clients relevant du secteur bulk ;
* le délai d’approvisionnement, le coût d’achat des électrolyseurs ainsi que des compresseurs et des conteneurs nécessaires à la production et la distribution d’hydrogène vert à destination des usages liés à la mobilité, intégrés sur chaque site de production d’hydrogène dans un contexte de forte demande, ainsi que le rendement effectif des électrolyseurs ;
* le délai d’installation et de mise en opération des nouveaux sites de production d’hydrogène vert ;
* la capacité de production des sites installés et leur rendement en cas notamment d’interruption plus ou moins prolongée ;
* la capacité à obtenir les financements nécessaires à la construction des nouveaux sites de production d’hydrogène vert et à disposer des garanties à produire en matière d’énergie, ainsi que leurs conditions, notamment financières ;
* la capacité à gérer le risque de change généré par le développement attendu des activités à l’international ;
* toute évolution contraignante des règlementations applicables à l’activité de production et au transport d’hydrogène, qui pourrait nécessiter des coûts opérationnels supplémentaires ; et
* la perte du bénéfice de certains dispositifs fiscaux avantageux comme le Crédit Impôt Recherche (CIR).# 1.2.2.2. Analyse de l’activité et des résultats consolidés

Compte de résultat

(En milliers d'euros)

31/12/2025 (12 mois) 31/12/2024 (12 mois)
Chiffre d'affaires 9 770 5 099
Produits des activités ordinaires 9 770 5 099
Achats consommés -2 222 -891
Charges externes -16 001 -12 482
Charges de personnel -19 398 -16 944
Impôts, taxes et versements assimilés -433 -230
Autres produits et charges opérationnels courants -3 910 585
Dotations aux amortissements sur immobilisations -7 362 -3 533
Dotations aux provisions pour risques et charges 158 -337
Résultat opérationnel courant -39 397 -28 733
Autres produits et charges opérationnels non courants -8 199 -271
Résultat opérationnel non courant -8 199 -271
Résultat opérationnel -47 596 -29 004
Coût de l'endettement financier -3 682 -1 411
Autres produits et charges financiers 980 2 619
Résultat financier -2 703 1 208
Résultat avant impôts -50 299 -27 796
Impôts sur les résultats 0 0
Quote-part dans le résultat des sociétés mises en équivalence -659 -1 389
Résultat net de l'ensemble consolidé -50 957 -29 185
Intérêts minoritaires -88 -94
Résultat net (part du Groupe) -50 869 -29 091
Résultat par action de base et dilué (en euro) -1,06 -0,61

i. Chiffre d’affaires

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le chiffre d'affaires du Groupe a quasiment doublé passant ainsi de 5.099 K€ à 9.770 K€. Cette forte croissance de l'activité est la résultante de l'élargissement du portefeuille clients du Groupe en France grâce à la mise en services de sites en 2024 et 2025 à Buléon et Bessières. Le Groupe a également développé ses ventes en 2025 à l'international, notamment en Allemagne et en Suède.

ii. EBITDA ajusté

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Produits des activités ordinaires 9 770 5 099
Achats consommés -2 222 -891
Charges externes -16 001 -12 482
Charges de personnel -19 398 -16 944
Charges liées aux rémunérations fondées sur des actions (élimination) 510 -1 373
Impôts, taxes et versements assimilés -433 -230
Autres produits et charges opérationnels courants -3 909 585
Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés (élimination) 4 321 571
EBITDA ajusté -27 363 -25 666

L'EBlTDA ajusté ressort à (27.363) K€ pour l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre (25.666) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. La marge brute dégagée sur la période connaît une hausse importante de 3,4 M€ sous l'effet de la hausse de l'activité et du chiffre d'affaires généré sur la période. Cette nette amélioration est cependant compensée par l'augmentation des charges externes, dont les coûts de transport pour acheminer l'hydrogène vers les clients (+ 1,3 M€) et le personnel détaché (+0,7 M€) en lien avec la montée en puissance des capacités de production du Groupe. L'EBITDA est également impacté négativement par les engagements préalablement pris par le Groupe pour ses achats d'électricité.

Les principaux postes de charges pris en compte dans le calcul de l’EBITDA ajusté ont évolué comme suit :

a) Achats consommés
Les achats consommés se sont élevés à 2.222 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre 891 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Les achats consommés concernent principalement les coûts d’achat d’électricité et d’eau nécessaires à la production d’hydrogène, ainsi que les que l'achat d'hydrogène auprès de sources alternatives. Leur hausse est à mettre en lien avec la progression de l’activité sur l’année.

b) Charges externes
Les charges externes connaissent une hausse de 3,5 M€ pour atteindre 16.001 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre 12.482 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024, notamment sous l'effet de la hausse de l'activité. En parallèle, le Groupe a continué ses efforts de rationalisation de dépenses d'honoraires et de frais de déplacement. Les charges externes se détaillent comme suit :

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Locations et charges locatives 1 998 1 594
Entretien et réparations 1 064 928
Primes d'assurances 600 314
Autres services extérieurs 490 256
Personnel détaché 2 220 1 512
Honoraires 3 658 2 872
Publicité, publications, relations publiques 412 669
Transport 3 117 1 857
Déplacements, missions et réceptions 1 590 1 864
Frais postaux et frais de télécommunications 204 174
Frais bancaires 556 297
Autres charges externes 92 145
Charges externes 16 001 12 482

Les principaux postes ont évolué comme suit :
* Personnel détaché : le Groupe a davantage eu recours à du personnel extérieur en 2025 qu'en 2024 (+ 0,7 M€) dans le cadre de la mise en service de ses sites de production et des prestations rendues au client pour l'acheminement de l'hydrogène.
* Honoraires : la hausse de ce poste de dépenses (+0,8 M€) est à mettre en lien avec le développement des projets du Groupe. En effet, au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le Groupe a dédié des ressources externes significatives à certains projets dont certains n'ont pas abouti. Les études ainsi menées ont cependant permis d'acquérir une connaissance et une expérience indispensables pour le développement de futurs projets. A ces dépenses liées à des développements de projets, s'ajoutent des dépenses externes en lien avec le développement de l'activité et notamment la gestion de l'électricité. Parallèlement, le Groupe a continué de rationaliser ses dépenses externes courantes.
* Transports : les charges de transport connaissent une hausse importante en 2025 (+ 1,3 M€). Cette évolution est à mettre en corrélation directe avec les ventes d'hydrogène. En effet, la croissance de l'activité du Groupe a nécessité d'engager des charges au titre de la livraison d'hydrogène chez les clients.

c) Charges de personnel
Ce poste constitue, au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, comme les années passées, le principal poste de dépenses. Il inclut les salaires et charges sociales, mais ne tient pas compte de la masse salariale relative aux temps passés par les équipes d’ingénieurs dédiés à des projets de R&D et aux projets en cours de développement qui ont fait l’objet d’une activation au bilan, ni des charges liées aux rémunérations fondées en actions, qui sont retraitées de l'EBITDA ajusté. Le montant de la masse salariale immobilisée s’est élevé à 3.557 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre 4.574 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. La masse salariale ainsi retraitée et avant prise en compte des impacts des paiements fondés en actions, se détaille comme suit :

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Salaires et traitements 13 595 13 204
Charges sociales 5 293 5 113
Charges de personnel 18 888 18 317

Les charges de personnel sont stables d'une période à l'autre. En effet, l'effectif moyen du Groupe a connu une légère diminution passant de 199 temps plein en 2024 à 192 temps plein en 2025. Cet effet est compensé par la baisse de la masse salariale capitalisée, le Groupe ayant davantage dédié ses ressources internes à ses projets en opération.

d) Impôts, taxes et versements assimilés
L'augmentation des impôts, taxes et versements assimilés s'explique par des effets de seuil concernant les taxes assises sur les salaires. Ce poste est également impacté à la hausse par les taxes foncières liées au nouveau siège social.

e) Autres produits et charges opérationnels courantes
Le montant des autres produits et charges opérationnels courants s’est établi à (3.909) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, contre 585 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Ce poste comprend des produits de subventions destinés à compenser des charges courantes, principalement des dépenses de recherche. Les subventions d'exploitation connaissent une hausse de 0,9 M€ sur l'exercice clos le 31 décembre 2025 essentiellement en lien avec le projet Hope et les aides compensations carbone dont bénéficie le Groupe. Les autres charges sont principalement liées aux impacts financiers sur l'exercice clos le 31 décembre 2025 des engagements préalablement pris par le Groupe pour ses achats d'électricité. Ce poste est également impacté défavorablement à hauteur de 4.321 K€ par les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés de la période suite à la comptabilisation des instruments financiers dérivés à l'actif et au passif du bilan.

iii. Charges liées aux rémunérations fondées sur des actions

Ce poste de charge constituait un produit au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2024 en lien avec la reprise de charges antérieurement constatées. En effet, à la suite du changement de stratégie annoncé par le Groupe en mars 2024 et de l’ajustement de certains objectifs à moyen terme, certaines conditions de performance liées à l'un de ces plans ne seraient plus remplies. En 2025, ce poste constitue une charge au titre des plans toujours en cours.

iv. Dotations aux amortissements sur immobilisations et dotations aux provisions pour risques et charges

Le montant des dotations aux amortissements sur immobilisations s’élève à 7.204 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, contre 3.870 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Cette évolution s’explique par :
* une hausse des dotations aux amortissements d’immobilisations corporelles de 1,4 M€, en lien avec la mise en service du site de production d'hydrogène de Bessières en 2025 et l'impact en année pleine de l'amortissement de l'actif de production de Buléon, mis en service courant 2024, et
* une augmentation des dotations aux amortissements des droits d'utilisation de 2,4 M€, en lien avec les opérations de refinancement des actifs de transport et de stockage d'hydrogène menées en 2024 et 2025, ainsi que par la prise à bail du nouveau siège social du Groupe en juillet 2025.

Les dotations aux provisions pour risques et charges enregistrent une reprise de 158 K€ en 2025 contre une charge de 337 K€ en 2024 suite à la modification de la méthode de comptabilisation des provisions pour contrôle périodique des actifs de stockage d'hydrogène.v. Résultat opérationnel courant

En conséquence des éléments décrits ci-dessus, le résultat opérationnel courant s'établit à (39.397) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, contre (28.733) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024, en grande partie du fait de la hausse des dotations aux amortissements et provisions à hauteur de 3,6 M€, de la variation de juste valeur des instruments dérivés (- 3,8 M€) et de l'impact favorable et non récurrent en 2024 des rémunérations fondées sur des actions (2,3 M€).

vi. Résultat opérationnel

Le résultat opérationnel ressort à (47.596) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre (29.004) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Au-delà des facteurs décrits ci-dessus, le résultat opérationnel est impacté par la restructuration décidée par le Groupe fin 2025. Les autres produits et charges opérationnels non courants ressortent ainsi à 8,2 M€ au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2025. Cette charge se compose d'une part de la provision constatée au titre des coûts de départ des salariés du Groupe pour un montant total de 3,4 M€ qui fait suite au Plan de Sauvegarde de l’Emploi mené par le Groupe en France, couplé à des suppressions d’emplois au sein de ses filiales à l’international. D’autre part, le Groupe a tiré les conséquences de l’adaptation du processus de développement et pris la décision d’arrêter certains projets, conduisant à une dépréciation de 4,8 M€.

vii. Coût de l’endettement financier

Le coût de l’endettement financier s’est établi à (3.682) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre (1.411) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024. L'augmentation des charges financières ainsi observée est à mettre en lien avec les intérêts de dettes locatives qui connaissent une hausse de 1,8 M€, du fait de la conclusion de nouveaux contrats de location sur la période, dont le bail signé pour le nouveau siège social, et de l'impact en année pleine des opérations de refinancement des actifs de production d'hydrogène conclus courant 2024.

viii. Autres produits et charges financiers

Les autres produits et charges financiers ressortent à 980 K€ au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2025 contre 2 619 K€ au titre de l'exercice passé. Cette diminution s'explique par l'effet conjugué de la baisse des taux de rémunération des placements financiers et une baisse de l'encours moyen.

ix. Résultat financier

Du fait essentiellement de la baisse des produits de placement de trésorerie et de la hausse des intérêts des dettes locatives sur la période, le résultat financier connaît une baisse et s’établit ainsi à (2.703) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre 1.208 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024.

x. Résultat avant impôts

Après prise en compte du résultat opérationnel et du résultat financier, le résultat avant impôts s’établit à (50.299) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre (27.796) K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024.

xi. Impôt sur les résultats

Aucun impôt différé actif n’a été reconnu au-delà des impôts différés passifs dans les comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2025, tout comme au 31 décembre 2024. La perte de l’exercice clos le 31 décembre 2025 a généré un déficit reportable complémentaire à hauteur de 46.280 K€. Le Groupe dispose ainsi d'une base imposable de déficits fiscaux reportables indéfiniment à hauteur d’un total de 139.146 K€, se décomposant comme suit :

En milliers d'euros Déficit reportable 2025 Déficits reportables antérieurs Déficits reportables cumulés
Déficits fiscaux activés (base imposable) 0 0 0
Déficits fiscaux non activés (base imposable) 46 280 93 136 139 416
Total des déficits fiscaux reportables 46 280 93 136 139 416

xii. Résultat net

La perte nette consolidée dégagée par le Groupe, après prise en compte des quote-parts de résultat dans les sociétés mise en équivalence, s’est élevée à 50.869 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 contre 29.091 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024.

1.2.2.3. Trésorerie, capitaux et financement

La présente Section est consacrée à la présentation des informations concernant les capitaux propres, les liquidités et les sources de financement du Groupe. Les commentaires sur les capitaux propres, les liquidités, les sources de financement et les flux de trésorerie présentés à la présente Section du Rapport Financier Annuel sont formulés sur la base des informations financières du Groupe et doivent être lus conjointement avec les Comptes Consolidés présentés à la Section 3.1 du Rapport Financier Annuel.

i. Informations sur les capitaux propres, liquidités et l’endettement financier net

a) Informations sur les capitaux propres et les liquidités

Au 31 décembre 2025, les capitaux propres consolidés s’élèvent à 21.467 K€ contre 71.675 K€ au 31 décembre 2024. La variation des capitaux propres sur la période s'explique essentiellement par la perte constatée au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, soit (50.869) K€.

Au 31 décembre 2025, le montant de la trésorerie nette disponible s’élève à 74.698 K€ contre 72.124 K€ au 31 décembre 2024. Au 31 décembre 2025, l’endettement financier net consolidé ressort à 46.260 K€ contre un montant de 8.050 K€ au 31 décembre 2024. Il est cependant à noter qu'une grande part des dettes financières prises en compte dans cet agrégat ont une maturité longue, le capital de la dette syndiquée contractée (25,3 M€ à fin décembre 2025) étant remboursable en totalité fin 2028. Par ailleurs, les dettes contractées en 2025 pour financer le portefeuille d'usines de production d'hydrogène vert pour un montant de 26 M€ ne seront remboursables qu'à compter de juin 2027. Le détail de ce poste est le suivant :

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Emprunts bancaires 45 049 33 042
Emprunts obligataires 25 989 8 251
Dettes locatives 37 917 27 633
Avances conditionnées 3 092 2 114
Dettes financières non courantes 112 047 71 040
Emprunts bancaires 987 3 245
Emprunts obligataires 2 085 1 664
Dettes locatives 4 590 2 905
Avances conditionnées 454 610
Intérêts courus non échus 795 710
Dettes financières courantes 8 911 9 134
Dettes financières 120 958 80 174
Trésorerie 74 698 72 124
Endettement financier net 46 260 8 050

Les dettes nouvellement contractées en 2025 pour financer les sites de production d'hydrogène vert ne seront remboursables qu'à compter de juin 2027. Ainsi l’endettement financier net retraité des dettes non courantes (i.e. des montants dus à plus d'un an) ressort à (65.787) K€. La hausse de trésorerie nette constatée au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 résulte en partie de la trésorerie consommée par le Groupe, à la fois pour ses activités opérationnelles (21,9 M€) et pour ses investissements (25,1 M€), dont une très grande partie a été consacrée à la construction de ses futurs sites de production d'hydrogène. En parallèle, le Groupe a refinancé une partie des investissements au titre des sites de production d'hydrogène dans le cadre du nouveau financement bancaire et de la campagne de financement citoyen pour un montant total de 36 M€ ainsi que par le biais de subventions pour un montant total de 34 M€.

b) Informations sur les sources de financement du Groupe

Le Groupe est encore en phase de déploiement de son activité et n’a jamais dégagé de flux de trésorerie d’exploitation positifs. Depuis sa création, le Groupe a donc couvert ses besoins par diverses sources de financements externes, à savoir :
* des augmentations de capital ;
* des emprunts obligataires convertibles en actions ;
* des emprunts bancaires ;
* des contrats de location-financements ;
* des financements publics de types subventions et avances conditionnées.

L’évolution de chacune de ces sources de financement au cours des exercices présentés est détaillée ci-après.

Financement par le capital

La Société a procédé à plusieurs augmentations de capital depuis sa création en avril 2019 pour un produit brut total de 164.300 K€. Préalablement aux opérations sur le capital opérées au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2022, la Société avait effectué deux augmentations de capital en juillet et octobre 2019 pour respectivement 750 K€ et 3.250 K€. Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, le capital social de la Société a été impacté comme suit :

Nombre d'actions Valeur nominale (€) En milliers d'euros (Capital) Primes Total
Au 31 décembre 2024 47 970 348 0,01 480 163 850 164 330
Augmentation de capital - 20 septembre 2025* 112 248 0,01 1 34 35
Augmentation de capital - 2 décembre 2025* 10 416 0,01 - - -
Augmentation de capital - 31 décembre 2025* 20 832 0,01 - - -
Au 31 décembre 2025 48 113 844 0,01 481 163 883 164 364
  • Date de constatation de l'augmentation de capital

Le capital social de la Société n'a connu que peu de variations au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, en lien avec l'exercice d'instruments d'intéressement au capital par des salariés.

Financement par emprunts obligataires convertibles en actions

En juillet 2021, le Groupe a émis deux emprunts obligataires souscrits par la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts et Consignations) et Swen Impact Fund for Transition, dits "OCA LB2", d’un montant de 10.250 K€. Par la suite, en décembre 2021, le Groupe a émis un nouvel emprunt obligataire dit "OCA LB2 Bis" pour un montant de 2.000 K€, souscrit par Les Saules.Le détail du montant de la dette obligataire convertible en actions au 31 décembre 2025 se présente comme suit :

Intitulé de l'OCA Montant nominal émis (en milliers d'euros) Montant nominal souscrit au 31 décembre 2022 (en milliers d'euros) Solde à rembourser au 31 décembre 2025 (en milliers d'euros) Montant comptabilisé au 31 décembre 2025 (en milliers d'euros) Taux d'intérêt Modalités de remboursement
OCA LB2 10 250 10 250 6 940 6 930 Entre 8,8% et 9,2% (1) 78 mensualités après un différé de 18 mois, soit depuis janvier 2023
OCA LB2 Bis 2 000 2 000 1 626 1 617 Entre 8,8% et 9,2% (1) 78 mensualités après un différé de 18 mois, soit depuis juin 2023
Total 12 250 12 250 8 566 8 547

(1) Les OCA LB2 et LB2 Bis portent intérêt à un taux variable compris entre 8,8% et 9,2% l’an, en fonction de l’atteinte ou non d’un nombre de tonnes de CO2 évitées au titre de l'exercice précédent.

Le montant de la dette obligataire au 31 décembre 2025 s’établit à 8.547 K€ (nette de frais d’émission) à comparer à une dette de 9.915 K€ à fin 2024, la diminution étant liée aux remboursements effectués sur la période. Les emprunts obligataires convertibles OCA LB2 et OCA LB2 Bis ne comportent pas de covenant financier mais sont soumis à deux autres natures d’engagements décrits ci-dessous :

  • des engagements de faire/ne pas faire usuels tels que :
    • maintenir l’activité et les autorisations nécessaires à l’activité,
    • interdiction de cession d’une partie substantielle des actifs,
    • obligation d’information,
    • absence de paiement de dividendes,
    • ne pas accorder de garanties autres que celles nécessaires pour les besoins des SPV ;
  • un engagement de limitation de l’endettement additionnel : ainsi, à la date du Rapport Financier Annuel et étant entendu que la Société a obtenu de ses prêteurs les waivers nécessaires afin de souscrire le crédit vert syndiqué de 25,2 M€, cet engagement respecté par la Société la conduit à ne pas pouvoir souscrire d’autres endettements additionnels que :
  • de l’endettement dit "senior" (hors subventions, avances remboursables, prêts R&D, affacturage, financement du besoin en fonds de roulement, crédit-bail, qui sont autorisés) dans la limite d’un montant maximum de 5 M€,
    • des dettes subordonnées complémentaires (notamment avances en compte-courant d'associés, émission de titres de créance).

Financement par dettes bancaires

Au 31 décembre 2025, le Groupe bénéficie de quatorze emprunts bancaires pour un capital restant dû de 69.106 K€, hors frais d’émission, répartis comme suit :

Emprunts en milliers d'euros Montant nominal TEG Date Durée (et différé d'amortissement) Date d'échéance Garanties Solde dû au 31 décembre 2025 Objet
Prêt Région Pays de la Loire 650 2,03% Août 2019 Remboursable sur 4 ans après un différé de remboursement de 4 ans, soit à compter d'octobre 2023 Décembre 2026 Néant 162,5 Amorçage du projet
Crédit Agricole Vendée 1 000 2,90% Avril 2021 Remboursable par mensualités sur 7 ans après un différé de 6 mois, soit à compter de novembre 2021 Avril 2028 Nantissement du fonds de commerce Garantie BPI accordée à l'établissement prêteur à hauteur de 50% du prêt 374 Financement du besoin en fonds de roulement
Banque Populaire Grand Ouest 600 1,43% Août 2021 Remboursable par mensualités sur 5 ans après un différé de 2 ans, soit à compter d'août 2023 Août 2028 Garantie à hauteur de 420 K€ par le Fond Européen de Garantie au profit de l'établissement prêteur 323 Contribution au projet Sealhyfe 1
Crédit Mutuel Océan 1 000 1,94% Décembre 2021 Remboursable par mensualités sur 7 ans Décembre 2028 Nantissement de matériel (électrolyseur et compresseur) Garantie BPI accordée à l'établissement prêteur à hauteur de 500 K€ 437 Financement d'investissements sur le site de Bouin
Prêt Région Pays de la Loire 90 0,00% Août 2022 Remboursable sur 3 ans après un différé de remboursement de 2 ans, soit à compter d'août 2025 Août 2027 Néant 60 Contribution au projet Sealhyfe 1
Banque Populaire Grand Ouest 900 3,39% Décembre 2022 Remboursable par mensualités sur 5 ans après un différé de 2 ans, soit à compter de janvier 2025 Décembre 2029 Garantie à hauteur de 630 K€ par le Fond Européen de Garantie au profit de l'établissement prêteur 732 Contribution au projet Sealhyfe 2
Bpifrance 800 8,35% Octobre 2023 Remboursable par trimestres sur 6 ans après un différé de 32 mois, soit à compter de juin 2026 Mars 2031 800
Bpifrance 5 000 4,61% Décembre 2023 Remboursable par trimestres sur 12 ans après un différé de 3 ans, soit à compter de mars 2027 Décembre 2038 5 000
Crédit Syndiqué 25 200 Euribor 6M + 3,75% Décembre 2023 Remboursable in fine Décembre 2028 25 200 Financement portefeuille projets d'hydrogène vert
32 670 7,35% Avril 2025 Remboursable par semestres sur 7 ans après un différé de 3 ans, soit à compter de juin 2027 Juin 2034 19 949 Financement portefeuille projets d'hydrogène vert
10 000 7,35% Avril 2025 Remboursable par semestres sur 7 ans après un différé de 3 ans, soit à compter de juin 2027 Juin 2034 6 106 Crédit relais subventions portefeuille projets d'hydrogène vert
8 042 Euribor 3M + 1,15% Avril 2025 Remboursable à réception des fonds par les organismes financeurs Décembre 2027 7 472 Crédit relais TVA portefeuille projets d'hydrogène vert
1 925 Euribor 3M + 1,15% Avril 2025 Remboursable à réception des remboursements de TVA par l'Etat Juin 2027 35 Financement citoyen portefeuille projets d'hydrogène vert
2 455 8,50% Juillet 2025 Remboursable in fine en juillet 2030 Juillet 2030 2 455
Solde dû au 31 décembre 2025 69 106

Les emprunts présents au 31 décembre 2024 ont été remboursés conformément aux échéanciers. Sur l'exercice clos le 31 décembre 2025, le Groupe a contracté des dettes au titre du financement de quatre de ses sites de production d'hydrogène vert situés en France et en Allemagne. Les sites incluent deux sites déjà installés (Buléon en France et Schwäbisch Gmünd en Allemagne) et deux sites en cours de construction (Le Cheylas et Croixrault, en France). D'une part, le groupe a contracté une dette d'un montant total de 53 M€, constituée d’un mix d’obligations et d’emprunts senior non subordonnés, de maturité 2034, souscrits par Edmond de Rothschild Asset Management, la Banque Triodos et Sienna Investment Managers. Ce financement inclut également un financement relais (subventions et TVA) obtenu auprès du Groupe BPCE, par l'intermédiaire de BPCE Energeco et de l'un de ses partenaires historiques BPGO. A fin 2025, le montant de dettes reconnu (avant prise en compte des frais d'émission) dans les comptes consolidés au titre de ce nouveau financement ressort à 34 M€ dont 26 M€ au titre du financement des investissements des sites et 7,5 M€ liés au financement relais.

D'autre part, Lhyfe a contracté un financement citoyen ouvert au grand public portant sur le même périmètre. Cette campagne de financement a ainsi permis de récolter un montant total de 2,5 M€ sous forme d’obligations simple.

Le contrat de crédit syndiqué conclu fin 2024 comporte des clauses de défaut ("covenants"). Ces covenants concernent des tests sur le niveau de liquidité historique et à venir, le ratio d'endettement ramené aux fonds propres ainsi que des capacités installées en MW. Au 31 décembre 2025, ces covenants sont respectés. Le nouveau financement portant sur le portefeuille de sites de production d'hydrogène comporte lui aussi des covenants. La documentation financière prévoit ainsi des tests fondés sur des ratios de couverture de la dette afin de vérifier que les projets disposent d’une capacité de génération de trésorerie compatible avec le service de la dette.

Contrats de location-financement

Conformément à la norme IFRS 16, la Société a reconnu des droits d’utilisation avec pour contrepartie une dette financière (dettes de passifs locatifs). Le montant des dettes locatives s’établit à 42.508 K€ au 31 décembre 2025 contre 30.537 K€ au 31 décembre 2024. Les nouvelles dettes locatives reconnues au 31 décembre 2025 concernent essentiellement la prise à bail du nouveau siège social du Groupe pour une durée de 9 ans et qui représente une dette de l'ordre de 11 M€.

Financement par subventions et avances remboursables

Depuis sa création, le Groupe a bénéficié de plusieurs subventions et avances remboursables relatives à certains projets de recherche et développement. Ces financements sont détaillés dans les tableaux ci-dessous qui en précisent le montant obtenu et celui déjà encaissé aux 31 décembre 2025 et 31 décembre 2024.

Détail des subventions obtenues

Projet Montant accordé Montants déjà encaissés Reste à percevoir au 31/12/2025 (en K€)
2025 2024 Préalablement à 2024
Lorient - Buléon 3 067 569 1 138 613 747
Bessières 1 893 738 587 568 0
Sorigny - Ademe 1 561 0 0 0 1 561
Hope - Commission européenne 9 820 743 417 3 437 5 222
TH2nicio - Commission européenne 4 400 101 690 1 282 2 327
Advanced H2 Valley 1 628 32 1 302 294 0
ImagHyne 1 500 364 0 0 1 136
GreenH2forAll 2 139 0 0 0 2 139
Schwäbisch Gmünd 6 477 5 829 0 0 648
FTJ Le Cheylas 5 505 1 101 0 0 4 404
FTJ 2 Le Cheylas 2 770 0 0 0 2 770
Hy'Touraine - ERDF 2 000 600 0 0 1 400
Jordberga 10 961 5 480 0 0 5 480
Vallmoll 14 105 0 0 0 14 105
Green Horizon 149 142 18 643 130 499
Croixrault 2 500 0 0 0 2 500
Vaggeryd 11 017 8 864 2 154 0 0
Autres 793 105 70 92 526
TOTAL 231 276 34 885 10 599 7 314 178 478

Pour mémoire, au 31 décembre 2024, les principales subventions obtenues et encore en cours concernaient les projets suivants :

  • "Buléon" : cette subvention accordée par l’ADEME dans le cadre du projet VHyGo 2, concerne le financement des équipements de production d’hydrogène situés à Buléon, dans le Morbihan.
  • "Bessières" : cette subvention accordée par la Région Occitanie a pour objet le financement de la construction du site de production d’hydrogène situé à Bessières, en Occitanie. Cette convention de financement prévoit également le soutien à ce projet par le biais d’une avance remboursable d’un montant global de 4.103 K€ (cf. ci‑dessous).○ Convention de financement Clean Hydrogen Partnership – Hope : cette subvention, d'un montant de 9.820 K€ a été accordée par la Commission européenne. Elle a pour objet de refinancer le projet relatif au développement et à la construction d’un site de production d’hydrogène vert en mer, d’une capacité de 10 MW.
    ○ Convention de financement - Schwäbisch Gmünd : le Groupe a sécurisé courant 2023 l'obtention d'une subvention à hauteur de 6,5 M€. Ces fonds sont destinés à financer le projet du même nom en Allemagne.
    ○ Convention de financement - Fonds de Transition Juste - Le Cheylas : le Groupe avait contractualisé une première subvention en 2024 d'un montant de 5,5 M€ destinée à financer le site de production d'hydrogène vert du Cheylas, dans la Région Auvergne Rhône-Alpes, d'une capacité installée de 10 MW. Au cours de l'année 2025, le Groupe a signé une seconde convention d'un montant de 2,8 M€ avec ce même organisme financeur qui vient compléter le financement préalablement signé.
    ○ Convention de financement Clean Hydrogen Partnership – TH2nicio : cette subvention d'un montant de 4,4 M€ a été contractualisée avec la Commission européenne. Cette aide est destinée à financer la construction d'un site de production d'hydrogène onshore à Milan, en Italie.
    ○ Convention de financement - Klimatklivet - Jordberga : cette première subvention obtenue par le Groupe en Suède ressort à 11 M€. Elle concerne le financement du premier site de production d'hydrogène vert du Groupe en Suède, d'une capacité installée de 10 MW.
    ○ Convention de financement - H2 Pioneros - Vallmoll : cette subvention d'un montant de 14 M€ avait été contractualisée tout début 2024 et était destinée à financer la construction d'un site de production d'hydrogène à Vallmoll, dans la province de Tarragone, d'une capacité installée de 15 MW. Dans le cadre de la restructuration décidée par le Groupe fin 2025, le projet sous-jacent a été abandonné tout début 2026. Cette décision est sans impact sur les montants de subventions reconnus dans les comptes ni sur la position de trésorerie du Groupe à venir.

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le Groupe a contractualisé de nouvelles subventions dont les principales se détaillent comme suit :
○ Convention de financement – Green Horizon : en avril 2025, Lhyfe a confirmé l’octroi d’une subvention totale de 149 M€ pour son projet Green Horizon, qui prévoit la construction, près du Havre, d’un site de production d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse installée de 100 MW. En mai 2025, le Groupe a perçu une première avance de 18,6 M€, destinée à couvrir les investissements engagés depuis 2022 et à poursuivre le développement du projet.
○ Convention Klimatklivet - Vaggeryd : début 2025, Lhyfe a contractualisé un second financement sous forme de subvention avec l'organisme Suédois Klimatklivet pour un montant d’environ 11 M€. Cette subvention vise à financer la construction du second site de production d’hydrogène vert du Groupe situé à Vaggeryd, dans le sud de la Suède. Ce site disposera également d’une capacité d’électrolyse installée de 10 MW.

Le Groupe avait sécurisé fin 2021, une subvention d’un montant total de 11.852 K€ accordée par la Commission européenne dans le cadre du projet GreenHyScale, mené par un consortium européen "GreenLab". Début 2025, le consortium a engagé une procédure de résiliation du contrat de subvention auprès de la Commission européenne. Les avances reçues au titre de ce projet ont, à ce titre, été classées en passifs courants.

Courant 2025, l'Etat belge a mis fin à la convention de financement concernant le projet Hope. Le Groupe a procédé au remboursement d'une part des sommes préalablement encaissées à hauteur de 422 K€.

Avances conditionnées

Le Groupe bénéficie de quatre aides sous forme d’avances remboursables comptabilisées en dettes financières compte tenu de la probabilité de remboursement au regard des conditions de remboursement. Elles concernent :
○ le projet "Deep Tech" : cette avance conditionnée fait partie du financement public obtenu au titre du projet détaillé précédemment. Le remboursement de cette aide s’effectue par paiement trimestriel sur 4 ans depuis fin 2024.
○ Assurances Prospection Internationale - Allemagne et Canada : la Société a obtenu deux avances accordées par Bpifrance Assurance Export visant à garantir le Groupe contre l’échec total ou partiel de ses démarches de prospection en Allemagne et au Canada. L'avance liée à la prospection en Allemagne est remboursée trimestriellement à compter de 2025 tandis que l'avancée liée au développement au Canada sera remboursée à compter de 2028.
○ le projet Sealhyfe : parallèlement à la subvention accordée par l’ADEME d’un montant de 729 K€, le Groupe bénéficie également d’une avance remboursable d’un montant de 243 K€ dans le cadre du financement du projet Sealhyfe, site pilote de production d’hydrogène renouvelable en mer. Cette avance est remboursée à l’ADEME par deux paiements annuels en 2025 et 2026.
○ Bessières : dans le cadre de la convention de financement conclue avec la Région Occitanie, le Groupe bénéficie d’une avance destinée au financement des équipements du site de production d’hydrogène situé à Bessières pour un montant total de 4.103 K€. Cette avance sera remboursée à la Région Occitanie par paiements mensuels sur une durée de 7 ans après avoir bénéficié d’un différé de deux ans à l’issue de la réalisation de l’opération.

Projet Montant accordé Montants déjà encaissés Reste à percevoir au 31/12/2025
(en K€) 2025 2024
Deep Tech 1 244 622 622
Bessières 4 103 1 599 1 273
Sealhyfe 2 243 73 170
Assurance Prospection Internationale - Canada 93 49 44
Total 5 683 1 648 695

La dette au bilan s’établit à 3.546 K€ au 31 décembre 2025 contre 2.724 K€ au 31 décembre 2024. Ces montants correspondent aux avances reçues minorées du retraitement IFRS lié à la désactualisation de ces dettes octroyées sans intérêt.

ii. Flux de trésorerie

La trésorerie du Groupe s’est améliorée de 2.574 K€ au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, tandis que la variation au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2024 ressortait à - 42.128 K€. Le tableau ci-après présente la décomposition des différents flux de trésorerie générés au titre des deux exercices présentés.

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (en milliers d'euros)

2025 2024
Flux net de trésorerie liés aux activités opérationnelles -21 882 -26 971
Flux net de trésorerie liés aux activités d'investissement -25 087 -34 626
Flux net de trésorerie liés aux activités de financement 49 080 19 478
Incidence des variations du cours des devises 463 -9
Variation de trésorerie 2 574 -42 128

a) Flux de trésorerie généré par les activités opérationnelles

La Société ayant été créée en avril 2019, les activités opérationnelles génèrent une consommation nette de trésorerie du fait de la phase de développement du Groupe.

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (en milliers d'euros)

2025 2024
Résultat net consolidé -50 957 -29 185
Quote-part de résultats des sociétés mises en équivalence 659 1 389
Eliminations : 0 0
○ Des amortissements et provisions 8 523 4 706
○ Du résultat financier net 3 205 1 136
○ Des charges calculées liées aux paiements en actions 510 -1 373
○ Variation de juste valeur des instruments financiers 4 798 846
○ Autres variations 6 932 -566
Charge d’impôts de la période 0 -
Incidence de la variation du BFR : 0 0
○ Variation des stocks -3 -71
○ Variation des créances clients -1 111 -1 444
○ Variation des autres créances courantes 5 489 -8 274
○ Variation des dettes fournisseurs 2 768 693
○ Variation des autres dettes courantes -2 694 5 172
Flux net de trésorerie liés aux activités opérationnelles -21 882 -26 971

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, le flux net de trésorerie générée par les activités opérationnelles s’est amélioré et s’établit au 31 décembre 2025 à (21.882) K€ à comparer à une consommation de trésorerie de (26.971) K€ en 2023. Cette variation est essentiellement liée à des effets de besoins en fonds de roulement. A fin 2024, les flux de trésorerie liés à l'exploitation avaient été impactés significativement à la baisse par des créances de TVA non récurrentes à fin 2025. Ainsi, à fin 2025, la trésorerie nette du Groupe bénéficie d'une amélioration du besoin en fonds de roulement à hauteur de 4.449 K€, en lien notamment avec le recouvrement des créances de TVA sur la période.

b) Flux de trésorerie liés aux activités d’investissement

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (en milliers d'euros)

2025 2024
Acquisitions d'immobilisations incorporelles -7 084 -7 991
Acquisitions d'immobilisations corporelles -18 154 -27 081
Cessions d’immobilisations corporelles 8 5
Acquisitions d'actifs financiers 143 441
Incidence des variations de périmètre - -
Flux net de trésorerie liés aux activités d'investissement -25 087 -34 626

L’exercice clos le 31 décembre 2025 se traduit par un flux net de trésorerie significatif liée aux activités d’investissement de (25.087) K€, reflétant la poursuite des investissements du Groupe dans le déploiement de ses projets de sites de production d'hydrogène et la poursuite de ses activités de recherche et développement. Ainsi, le Groupe a dédié un montant total de 7.084 K€ à la fois en dépenses internes liées à l’ingénierie et en dépenses externes engagées pour les études nécessaires préalables au développement des sites ainsi qu'à la poursuite de ses activités de recherche et développement, essentiellement à la conception des outils logiciels propriétaires. Le Groupe a également très fortement investi dans les acquisitions d'équipements dédiés aux sites de production d'hydrogène en cours de construction. La majeure partie de ces investissements a concerné l'acquisition d'équipements à la fois pour le site de Schwäbisch Gmünd et pour les sites en construction, Le Cheylas et Croixrault.c) Flux de trésorerie liés aux activités de financement

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE

(en milliers d'euros) 2025 2024
Augmentations de capital, nettes des frais 35 27
Emissions de nouveaux emprunts, nettes des frais 32 234 15 736
Dépôts en lien avec les financements -4 102
Encaissements d'avances remboursables 1 599 695
Encaissements de subventions 33 837 12 156
Remboursements d'emprunts et de compte courant -4 696 -2 268
Remboursements d'avances remboursables -433 -78
Remboursements au titre des dettes locatives -2 941 -2 019
Cessions / (Acquisitions) d'actions propres 246 -164
Intérêts financiers versés -6 699 -4 607
Flux net de trésorerie liés aux activités de financement 49 080 19 478

L’exercice clos le 31 décembre 2025 s’est soldé par un flux net de trésorerie lié aux activités de financement significatif de 49.080 K€ résultant à la fois de l'émission de nouveaux emprunts pour 32 M€ et de l'encaissement de subventions dédiées aux sites de production d'hydrogène pour 34 M€.

Ces nouveaux financements sous formes de dettes se décomposent comme suit :
○ dans le cadre du contrat de financement des sites de production d'hydrogène vert pour un montant total de 53 M€ signé en 2025, le Groupe a procédé à des tirages de cette dette pour un montant total de 33,5 M€ (avant prise en compte des frais d'émission d'emprunt), dont 26 M€ au titre du financement de la construction des sites et 7,5 M€ au titre des financements relais TVA et subvention ;
○ la campagne de financement citoyen finalisée à l'été 2025 a permis au Groupe d'encaisser un montant total de 2,5 M€.

Par ailleurs, le Groupe a encaissé des subventions significatives pour un montant total de 33,8 M€, dont les plus significatives sont :
○ le versement par Bpifrance, à la suite de la contractualisation en avril 2025, de la subvention liée au projet Green Horizon d'un montant de 18,6 M€ en mai 2025, dont une part vient financer des dépenses portées depuis le lancement de ce projet en 2022 ;
○ l'encaissement par la filiale allemande du Groupe, Lhyfe Schwäbisch Gmünd, de deux milestones de paiement dans le cadre de la subvention dédiée au refinancement de ses équipements de production, pour un montant total de 5,8 M€ ;
○ le préfinancement versé par Klimatklivet, organisme de subvention suédois, à Lhyfe Vaggeryd, filiale du Groupe, pour un montant de 9 M€, à la suite de la contractualisation de la subvention destinée à financer les investissements de ce futur site de production.

Parallèlement, le Groupe a procédé au remboursement de ses emprunts préalablement contractés et au paiement des loyers dûs au titre des dettes locatives conformément aux échéanciers. L'augmentation des remboursements au titre des dettes locatives et des intérêts financiers entre 2024 et 2025 est à mettre en lien avec les financements opérés en 2024, que sont le refinancement d'une partie du parc d'actifs de stockage et de transport d'hydrogène et la contractualisation du financement du portefeuille de sites de production d'hydrogène.

iii. Besoins de financement et structure de financement

Les principaux besoins de financement du Groupe incluent :
○ son besoin en fonds de roulement d’exploitation ;
○ sa politique d’investissement dans le développement de nouveaux sites de production d’hydrogène vert en France et à l’international ; et
○ le remboursement de ses emprunts obligataires et bancaires, des dettes de location (incluant le paiement des intérêts) et des avances conditionnées détaillées au paragraphe 1.2.2.3 du Rapport Financier Annuel.

A l’avenir, le Groupe sera également confronté à de nouveaux besoins liés à la nécessité de produire les garanties financières suffisantes nécessaires aux engagements en matière d’achats d’énergie (électricité et, le cas échéant, éolien).

iv. Restriction à l’utilisation des capitaux

Le contrat de crédit syndiqué conclu fin 2023, ainsi que le financement du portefeuille de sites de production d'hydrogène conclu en 2025, comportent des clauses de défaut ("covenants"). Ces covenants concernent des tests sur le niveau de liquidité historique et à venir, le niveau de dettes ramené aux fonds propres ainsi que des capacités installées en MW pour le premier. Le second financement prévoit des tests fondés sur des ratios de couverture de la dette, destinés à s’assurer que les projets génèrent durablement des flux de trésorerie suffisants pour honorer leurs engagements financiers. Au 31 décembre 2025, ces covenants sont respectés.

Par ailleurs, il existe d’autres engagements attachés aux OCA LB2 et OCA LB2 Bis décrits au paragraphe 1.2.2.3 du Rapport Financier Annuel.

v. Sources de financement nécessaires à l’avenir pour honorer les engagements pris en termes d’investissement

Depuis sa création, le Groupe a financé sa croissance par un renforcement de ses fonds propres par voie d’augmentations de capital successives, de financement de certains investissements par crédit-bail, d’obtention de subventions et d'aides publiques à l’innovation, ainsi que par recours à l’endettement bancaire moyen terme et l’émission d’obligations convertibles en actions.

Au 31 décembre 2025, la trésorerie et les équivalents de trésorerie du Groupe s’élevaient à 74.698 K€ et les financements externes dont dispose le Groupe sont détaillés en note 3.9 "Emprunts et dettes financières" aux Comptes Consolidés insérés en Section 3.1 du Rapport Financier Annuel.

Le Groupe va continuer à avoir des besoins de financement importants pour le développement de ses activités. Sa capacité à générer dans le futur des cash-flows équivalents à ses besoins n’est pas certaine (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.5(i) du Rapport Financier Annuel, "Risque lié à l'obtention de financements futurs"). Il se pourrait que le Groupe ne parvienne pas à se procurer des capitaux supplémentaires quand il en aura besoin, ou que ces capitaux ne soient pas disponibles à des conditions financières acceptables pour le Groupe. Si les fonds nécessaires n’étaient pas disponibles, le Groupe pourrait devoir notamment ralentir tant ses efforts de développement que commerciaux (se référer au facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.5(vii) du Rapport Financier Annuel, "Risque de liquidité").

vi. Nouveaux financements obtenus depuis la fin de l’exercice clos le 31 décembre 2025

Aucun nouveau financement n'a été obtenu au niveau de la Société ou du Groupe depuis la fin de l'exercice clos le 31 décembre 2025.

1.2.2.4. Investissements

i. Investissements réalisés au cours de l’exercice

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, les investissements du Groupe se sont concentrés sur les sites de production d’hydrogène vert en cours de développement. Parallèlement, le Groupe a poursuivi ses investissements consacrés aux différents programmes de recherche et développement. Le tableau ci-dessous présente les investissements réalisés par le Groupe sur l’exercice clos le 31 décembre 2025.

En milliers d’euros Exercice 2025 Exercice 2024
Investissements incorporels 7 084 7 991
Investissements corporels 22 384 32 249
Droits d'utilisation/location 15 074 24 538
Total 44 542 64 778

Investissements incorporels
Au cours de l’exercice 2025, le Groupe a consacré une part significative de ses investissements en immobilisations incorporelles à la construction de ses futurs sites de production d’hydrogène. Hors capitalisation des frais d'emprunts, le Groupe a ainsi investi 7 M€ de ses ressources internes, qui se détaillent principalement comme suit :
○ le Groupe a consacré 4,1 M€ de ses ressources internes aux divers projets en phase de construction ;
○ le Groupe a par ailleurs dédié 2,7 M€ à ses projets en phase de développement (phases post Tender Ready) ;
○ le solde des investissements incorporels a porté sur le développement des logiciels internes et à la conception de solutions génériques pour les futurs sites de production d'hydrogène de taille plus importante.

Investissements corporels
Le Groupe a investi des montants significatifs au titre des équipements industriels dans l’optique de la construction de ses sites de production d’hydrogène onshore au cours de l’exercice 2025 pour un montant total de 22,4 M€ (hors capitalisation de frais d'emprunts). Par ailleurs, le Groupe a procédé aux aménagements du nouveau siège social.

Droits d’utilisation au titre de contrats de location (IFRS 16)
Les droits d’utilisation reconnus à l’actif sur l’année 2025 concernent principalement le nouveau siège social du Groupe pour un montant reconnu à l'actif de 10,3 M€ net de la créance de sous location. Le Groupe a par ailleurs continué d'investir sous forme de contrats de crédit-bail dans des actifs de transport et de stockage d'hydrogène pour 3,2 M€.

ii. Investissements en cours

A fin décembre 2025, les principaux investissements du Groupe en cours de réalisation concernent les sites de production d’hydrogène renouvelable en cours de développement et construction ainsi que l’acquisition des conteneurs dédiés à l’acheminement de l’hydrogène. Le montant total des engagements fermes pris à ce titre au 31 décembre 2025 ressortent à 84 M€, dont une majeure partie a d’ores et déjà été constatée dans les immobilisations en cours au 31 décembre 2025. Celles-ci ressortent à 58.580 K€ au 31 décembre 2025 contre 53.667 K€ au 31 décembre 2024 (se reporter à la note 3.1.2 "Immobilisations corporelles" aux Comptes Consolidés présentés à la Section 3.1 du Rapport Financier Annuel). La répartition géographique de ces investissements correspondra à la répartition géographique des projets les plus avancés du Groupe, notamment en France et Allemagne. Ces investissements sont financés par la trésorerie du Groupe.

iii. Investissements futurs

Le Groupe entend poursuivre ses investissements dans le cadre du déploiement de nombreux sites de production d’hydrogène en France et dans de nombreux pays européens.

1.2.3. Evénements importants depuis la date de clôture

Néant.# 1.2.4. Filiales, participations et succursales

1.2.4.1. Liste des filiales et participations

Les filiales de la Société sont listées à la note 8 "Liste des filiales et participations" aux Comptes Annuels insérés en Section 3.3 du Rapport Financier Annuel.

1.2.4.2. Prises de participations significatives

Aucune prise de participation significative n'est intervenue au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025.

1.2.4.3. Aliénation de participations croisées

Il n'existe pas de participations croisées au sein du Groupe.

1.2.4.4. Liste des succursales existantes

La Société dispose d'une succursale (établissement secondaire) située 2 port du Bec, 85230 Bouin, France.

1.3. Risques et incertitudes

Les investisseurs sont invités à prendre en considération l’ensemble des informations figurant dans le Rapport Financier Annuel, y compris les facteurs de risque décrits dans la présente Section avant de décider de souscrire des titres émis par la Société.

Dans le cadre de la préparation du Rapport Financier Annuel, la Société a procédé à une revue des risques et les risques présents dans la présente Section sont ceux, à la date du Rapport Financier Annuel, dont elle estime, compte tenu de son stade actuel de développement, que la réalisation éventuelle est susceptible d’avoir un effet défavorable significatif sur la Société, son activité, sa situation financière, ses résultats, son développement ou ses perspectives et qui sont importants pour la prise de décision d’investissement.

La Société attire toutefois l’attention des investisseurs sur le fait que seuls les risques qui sont spécifiques à la Société et qui sont les plus significatifs sont cités. La liste présentée dans cette Section n’est donc pas exhaustive et d’autres risques, propres au secteur économique dans lequel la Société opère, à toute société cotée, ou à toute société ou actuellement inconnus ou encore jugés peu susceptibles, à la date du Rapport Financier Annuel, d’avoir un effet défavorable significatif sur la Société, son activité, ses perspectives, sa situation financière, ses résultats et son développement, peuvent exister ou pourraient subvenir.

Le tableau ci-après présente les principaux risques identifiés par la Société, répartis en cinq catégories. Au sein de chaque catégorie (et sans ordre particulier d'importance entre les catégories), les facteurs de risque les plus importants sont énumérés d'une manière cohérente avec l'évaluation de leur importance en fonction de la probabilité de leur survenance et de l’ampleur estimée de leur impact négatif sur le Groupe, en tenant compte des actions et mesures de maîtrise mises en place par la Société. La probabilité de survenance est évaluée sur trois niveaux ("faible", "modérée" et "élevée") et l’ampleur estimée de leur impact négatif sur quatre niveaux ("faible", "modéré", "élevé" et "critique").

Réf. Facteurs de risque Probabilité Impact négatif
1.3.1.1 Risques liés au marché de l'hydrogène
(i) Risque lié à la réglementation et à son évolution Elevée Critique
(ii) Risque lié au caractère émergent du marché de l'hydrogène vert et au développement de son écosystème Elevée Elevé
(iii) Risque lié au développement des différents usages de l'hydrogène et à la concurrence d’autres énergies Modérée Elevé
(iv) Risque de concurrence d’autres producteurs d’hydrogène Modérée Modéré
(v) Risque d'accident industriel impliquant l'hydrogène Faible Elevé
1.3.1.2 Risques liés au business model du Groupe
(i) Risque lié à la disponibilité d’équipements stratégiques Elevée Critique
(ii) Risque lié à la maturité de la Société Modérée Critique
(iii) Risque lié à la nouveauté des solutions technologiques de production d’hydrogène en mer Elevée Modéré
(iv) Risque lié à la capacité du Groupe à mener à bien sa stratégie de croissance Modérée Elevé
(v) Risque lié à la présence de co-actionnaires dans certains projets Elevée Modéré
1.3.1.3 Risques liés aux projets
(i) Risque lié au développement de projets longs et complexes Elevée Elevé
(ii) Risque lié à l’importance de l'effet de levier en cas de défaut sur les financements des projets du Groupe Elevée Elevé
(iii) Risque lié à la capacité du Groupe à s’approvisionner en électricité renouvelable Faible Elevé
(iv) Risque lié à la sécurisation de contrats de vente d’hydrogène Modérée Modéré
(v) Risque lié à l’obtention et au maintien des permis nécessaires aux projets du Groupe Faible Modéré
(vi) Risque lié au recours à des prestataires lors de la construction des projets Modérée Faible
1.3.1.4 Risques opérationnels
(i) Risque lié à l’infrastructure informatique Modérée Critique
(ii) Risque lié à la difficulté de s’assurer pour certains risques Modérée Critique
(iii) Risque de divergence entre le coût d’approvisionnement en l’électricité renouvelable et les ventes d’hydrogène Elevée Elevé
(iv) Risque lié aux problèmes de fonctionnement des installations de production du Groupe Modérée Elevé
(v) Risque lié à la responsabilité du Groupe en cas d'accident Faible Critique
(vi) Risque personne-clé Faible Elevé
(vii) Risque de contrepartie Modérée Modéré
(viii) Risque lié à la propriété intellectuelle Modérée Modéré
(ix) Risque lié au changement climatique et aux épisodes météorologiques extrêmes Faible Modéré
1.3.1.5 Risques financiers
(i) Risque lié à l’obtention de financements futurs Elevée Critique
(ii) Risque lié à la capacité du Groupe à faire émettre des garanties bancaires Elevée Critique
(iii) Risque lié à l’accès aux subventions et à l’évolution des politiques publiques Modérée Critique
(iv) Risque lié aux covenants et engagements inclus dans les financements du Groupe Modérée Elevé
(v) Risque de taux sur les financements du Groupe Faible Modéré
(vi) Risque de prix de transfert entre les différentes entités du Groupe Faible Modéré
(vii) Risque de liquidité Faible Faible

1.3.1. Facteurs de risques

1.3.1.1. Risques liés au marché de l'hydrogène

i. Risque lié à la réglementation et à son évolution

Les activités de production, de transport et de vente d’hydrogène du Groupe, y compris l’achat de l’électricité nécessaire à la production, sont soumises à de nombreuses règlementations dans l’ensemble des pays dans lesquels le Groupe mène ses activités. Les réglementations relatives à la construction et à l’exploitation des unités de production d’hydrogène, en tant que gaz inflammable et potentiellement explosif, sont relativement bien établies. Il en est de même pour les réglementations relatives au transport de l’hydrogène par canalisations privées sur de courtes distances ainsi que par camion, modes de transport principaux actuellement utilisés par le Groupe pour acheminer l’hydrogène depuis ses unités de production vers ses clients finaux (stations de distribution d’hydrogène publiques ou privées, sites industriels, etc.). Toutefois, le Groupe reste toujours exposé, et ce malgré les mesures de veille de conformité mises en place, à des risques de violation, y compris par des tiers sous-traitants (comme des transporteurs par exemple) qui pourraient résulter en des amendes, des interdictions temporaires ou définitives ou la remise en cause de permis et d’autorisations. Par ailleurs ces règlementations peuvent évoluer et devenir plus exigeantes.

Concernant la réglementation spécifique relative au marché naissant de la production, du transport, de la distribution et de la vente d’hydrogène et à l’accès aux sources d’énergie renouvelables – principalement l’électricité – permettant de produire cet hydrogène, la situation est différente. En effet, le risque principal est lié au caractère évolutif de cette règlementation (même si les risques liés à son respect, comme mentionné dans le paragraphe ci-dessus, restent d’actualité). Les directives, règlements, lois et autres actes réglementaires qui forment cet ensemble ont récemment été adoptés (2023 – 2025) ou restent pour certains encore en cours d’élaboration au niveau de l’Union européenne. Les autres pays les plus avancés pour la mise en œuvre de leur stratégie hydrogène développent également leur cadre règlementaire avec pour même objectif annoncé de faciliter le développement de ce marché dans le cadre de la transition énergétique (Net Zero Scenarios). Chacune des autorités susceptibles de participer à cette élaboration avance à son rythme et d’une manière qui n’est pas nécessairement coordonnée avec les autres et, même au sein de l’Union européenne, la transposition des textes adoptés au niveau communautaire est assez lente et fait l’objet de disparités assez importantes d’un pays à l’autre.

Le cadre réglementaire relatif au marché de l’hydrogène traite de nombreux sujets listés ci-dessous :

  • La définition juridique des différentes catégories d’hydrogène en fonction de leur caractère renouvelable ou non et de leur intensité carbonique sur l’ensemble de leur cycle de vie a été posée de manière générale dans la Taxonomie verte européenne publiée en 2020 (Article 3.10), dans laquelle le caractère durable ou non de l’hydrogène a été défini en fonction d’un seuil maximal d’intensité carbonique sur son cycle de vie (équivalent à 3 tCO2eq/ tH2) et du respect des autres critères des principes DNSH (Do Not Significantly Harm). La quasi-totalité des formes actuelles d’hydrogène produit sur une base fossile (charbon ou gaz naturel) dépasse ce seuil d’émissions et n’entrent donc pas dans la définition de l’hydrogène durable.Des actes délégués à des directives européennes majeures sont venus préciser en 2023 puis en 2025 les définitions juridiques et les méthodologies de calcul des émissions de CO2 évitées :

  • l’hydrogène renouvelable et ses dérivés en tant que "carburants renouvelables d'origine non-biologique" (Renewable Fuels of Non Biological Origin ou RFNBO) définis dans les actes délégués 2023/1184 et 2023/1185 à la Directive (UE) 2018/2021 sur les Energies Renouvelables,

  • l’hydrogène bas-carbone et ses dérivés en tant que "carburant bas-carbone" (Low-carbon Fuels ou LCF) défini dans l’acte délégué 2025/2359 à la Directive 2024/1788 sur les règles communes pour les marchés intérieurs du gaz renouvelable, du gaz naturel et de l’hydrogène.

Ce cadre juridique européen s’inscrit dans un effort mondial de définition de l’hydrogène durable par rapport à ces mêmes critères de durabilité dans le cadre des Nations Unies et de l’International Standardisation Organisation (ISO) avec 4 nouvelles normes internationales annoncées pour 2026 (ISO/FDIS 19870 Hydrogen technologies — Methodology for determining the greenhouse gas emissions associated with the hydrogen supply chain – Part 1, 2, 3 & 4).

  • La détermination des schémas de certification qui permettent de prouver la nature de cet hydrogène, via des schémas de certification volontaires approuvés par la Commission européenne pour l’hydrogène renouvelable RFNBO et d’autres schémas de certification volontaires à venir pour l’hydrogène bas-carbone qui certifieront le contenu carbone de l’hydrogène et son pouvoir de décarbonation en fonction du comparateur fossile théorique de 94g CO2eq/MJ défini dans la Taxonomie verte européenne.
  • La nature et l’accès aux différents leviers financiers (y compris les subventions, les mesures fiscales et/ou tarifaires) et garanties accordées par l’Union européenne, les Etats membres et leurs collectivités locales à tout acteur du marché de l’hydrogène – du producteur au distributeur ou à l’utilisateur final, pour faciliter le développement de conditions de marché favorables.
  • L’accès aux sources d’énergies renouvelables, principalement l’électricité, ainsi que les conditions physiques, juridiques et financières, de la connexion directe aux sites de production d’électricité renouvelable.
  • Le mécanisme de garanties d’origine pour l’électricité achetée à des producteurs d’électricité renouvelable et/ou transitant via le réseau.
  • L’accès et l’utilisation des infrastructures de transport (réseau de gazoducs), de stockage à grande échelle et de distribution ainsi que le degré de séparation, obligatoire ou non, des activités de production, transport, distribution et vente de l’hydrogène (comme pour l’électricité et le gaz). Au sein de l’Union européenne, les principales règles ont été posées dans le Paquet Gaz adopté mi-2024 et sont progressivement transposées.
  • Le cadre réglementaire applicable aux appels d’offres pour la construction et l’exploitation d’unités de production, par les acteurs publics, mais également privés.
  • Pour les utilisateurs, la possibilité de changer facilement de fournisseur, de bénéficier de tarifs régulés préférentiels, de contrats longs ou de toutes autres incitations (y compris via des pénalités en cas d’utilisation d’hydrogène carboné) à l’utilisation de l’hydrogène vert.

L’un des enjeux clés est la définition et le mode de certification de la nature de l’hydrogène – "renouvelable", "bas-carbone" ou "carboné" (pour utiliser les termes employés actuellement dans la règlementation française), car il peut conditionner très largement l’accès aux autres mesures facilitant le développement du marché. Selon les pays dans lesquels le Groupe développe ses activités et selon la nature des projets qu’il développe, l’hydrogène produit par le Groupe pourra être qualifié de "renouvelable" (RFNBO) ou parfois seulement "bas-carbone". Les conséquences de cette qualification sur le plan réglementaire sont évoquées ci-dessus.

ii. Risque lié au caractère émergent du marché de l'hydrogène vert et au développement de son écosystème

Le Groupe est un producteur et fournisseur d’hydrogène produit principalement à partir d’électricité renouvelable destiné aux usages de l’industrie et de la mobilité terrestre, maritime et fluviale. De nombreux gouvernements, organisations internationales (dont l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)) et autres acteurs publics et privés s’accordent sur la capacité de l’hydrogène vert à contribuer de manière très significative à la lutte contre le réchauffement climatique, en complément du développement massif des capacités de production d’électricité renouvelable, d'électrification directe lorsque celle-ci est possible et pertinente et de la mise en œuvre de politiques de sobriété énergétique64.

Le marché de l’hydrogène, et plus particulièrement celui de l’hydrogène vert sur lequel le Groupe se positionne, est un marché émergent, dont les volumes demeurent à ce jour limités. Sa croissance peut être ralentie par de nombreux facteurs et notamment, comme cela a été observé au cours des années passées :

  • l’inflation, qui a durement impacté les modèles économiques des projets et retardé les décisions finales d’investissement ;
  • le manque de clarté, de visibilité à moyen et long terme et de coordination entre les mécanismes de soutien financier, les incitations et les régulations mis en place par les Etats pour favoriser l’émergence de conditions de marché favorables pour l’hydrogène durable (ex. difficulté à mettre en place des outils paneuropéens harmonisés, désaccords entre Etats et donc retards et incertitudes sur les définitions de l’hydrogène durable, transpositions retardées et partielles des mandats d’intégration obligatoires de RFNBO dans l’industrie et les transports inscrits dans la RED3, etc.) ;
  • l'incapacité à réformer rapidement les réglementations relatives aux permis et autorisations pour accélérer la mise en œuvre des projets ;
  • le manque de maturité de certaines technologies disponibles sur le marché et relatives au processus de production d’hydrogène par électrolyse de l’eau ; ou
  • la hausse des coûts d’approvisionnement en électricité et les incertitudes sur les régimes fiscaux et règlementaires encadrant les approvisionnements d’énergie des industriels électro-intensifs.

L'une des étapes clés du développement de ce marché est la poursuite de la baisse du coût de revient de l’hydrogène vert, afin que celui-ci devienne équivalent ou moins élevé que celui de l’hydrogène produit sur base fossile et des autres ressources fossiles auxquelles il pourrait se substituer. Un des facteurs clés de la réduction de ce coût est, pour l’hydrogène produit par électrolyse de l’eau, la diminution du coût des électrolyseurs. Le coût devrait diminuer avec la croissance de la production du nombre d’électrolyseurs, grâce à des économies d’échelle et aux progrès techniques, répliquant en cela le phénomène constaté sur les turbines, les pales des éoliennes et les panneaux solaires.

Toutefois, un obstacle à cette évolution favorable est qu’elle nécessite la mise en place d’un cercle vertueux : augmentation de la demande d’électrolyseurs entraînant une augmentation de la production, entraînant une diminution du coût, entraînant une augmentation de la demande, etc. Or rien ne garantit que ce cercle vertueux puisse facilement être amorcé et, plus spécifiquement, que les politiques publiques le permettant seront mises en place ou auront le succès qu’elles ont eu pour l’éolien et le solaire. Quand bien même ce serait le cas, rien ne garantit que cela puisse se produire sur les marchés géographiques sur lesquels le Groupe est ou sera présent et dans un calendrier compatible avec ses moyens de financements. Par ailleurs, rien ne garantit que les économies d’échelle et les progrès techniques escomptés se concrétisent, ou à tout le moins se concrétisent dans un délai raisonnable.

Un autre facteur clé pour les producteurs d’hydrogène par électrolyse de l’eau, tel que le Groupe, est le développement et l’accès à l’électricité renouvelable et bas-carbone. Si le nombre de parcs éoliens et solaires a rapidement augmenté ces dernières années et que les objectifs de développement des capacités de production ont été revus à la hausse (notamment en Europe avec l’adoption de la Directive RED révisée en 2023), il est généralement considéré que ce rythme de croissance va devoir augmenter substantiellement pour atteindre les objectifs de réduction d’émissions de CO2 puis de neutralité carbone des Etats. Ainsi, le Groupe se trouve en concurrence, pour la production de son hydrogène, avec d’autres demandeurs d’électricité renouvelable qui cherchent aussi à remplacer des sources d’énergies émettrices de CO2, alors que la croissance de l’offre d’électricité renouvelable et bas-carbone pourrait ne pas suffire à contenter la demande. Un développement insuffisant ou trop lent des sources d’électricité renouvelable, ou une augmentation de leurs coûts de production d’électricité, pourraient freiner le développement du Groupe.

Le développement du marché de l’hydrogène passe également par la mise en place de tout un écosystème, complexe, à ce jour en grande partie inexistant, et dont les principaux éléments sont :

  • les sources de financement nécessaires à la construction des outils de production, de transport, de distribution et de livraison. Ces sources peuvent être publiques (subventions, avances remboursables, tarifs régulés ou autres arrangements contractuels favorables à l’instar des mécanismes de compléments de rémunération ou des contrats pour différence), ou privées (venture capital, private equity, marchés financiers).Les acteurs du marché de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone pourraient être en concurrence avec d’autres acteurs de l’énergie renouvelable et, plus généralement, de la lutte contre le réchauffement climatique pour l’accès à ces financements ;

○ une règlementation et, plus généralement, des politiques publiques favorables. L’Union européenne et la plupart de ses Etats membres ont annoncé leur intention, et commencé à déployer les mesures nécessaires, pour soutenir le développement du marché de l’hydrogène de cette manière. Toutefois, cela peut prendre du temps, ou ne pas donner les résultats escomptés ou favoriser d’autres acteurs de l’écosystème que le Groupe ; et

○ la mise en place et l’accès à des infrastructures de stockage, de transport, de distribution et de livraison de l’hydrogène. La planification du réseau de transport d’hydrogène à large échelle est désormais bien avancée et la construction des premières sections s’est accélérée ces dernières années, notamment avec les premières décisions finales d’investissement prises pour des projets en Allemagne, en Belgique et au Pays Bas. Certains clusters industriels déjà très consommateurs d’hydrogène développent des projets de réseau de distribution locale et les premières sections de transport d’hydrogène à grande échelle ont commencé à être inaugurées dès 2025 en Allemagne (55 km par Nowega, 400 km par Gascade, 110 km par OGE & Fluxys) et aux Pays-Bas (32 km par Gasunie/ HyNetWork). Pour les applications de mobilité, qui est l’un des domaines d’activités du Groupe, le développement du réseau de stations de ravitaillement en hydrogène a débuté ainsi que leur alimentation en hydrogène, pour partie déjà décarboné. La construction de ces infrastructures représente des investissements significatifs, sans que ceux qui seront appelés à les financer n’aient de certitude quant à l’utilisation de ces infrastructures ou au délai de retour sur leur investissement, le marché de l’hydrogène étant encore en développement. Le développement du Groupe ne repose pas directement sur celui des capacités de stockage, de transport par gazoduc et de distribution – mais le secteur de l’hydrogène pris dans son ensemble en dépend, et un retard de développement pourrait donc avoir un impact indirect sur le Groupe. S’agissant des stations de ravitaillement, l’impact concerne en revanche les projets bulk et il ne peut donc être garanti que ces stations soient déployées dans des délais compatibles avec les ambitions du Groupe ou dans les zones géographiques dans lesquelles le Groupe sera implanté. Ainsi, quand bien même il existe un fort consensus au sein des gouvernements pour mettre en œuvre les mesures nécessaires pour développer cet écosystème, l’intérêt des acteurs privés et des marchés financiers pour le financer demeure à confirmer et les mesures et actions entreprises par tous ces différents acteurs n’ont pas encore démontré toute leur efficacité sans cadre réglementaire contraignant. Si le prix de production de l’hydrogène ne diminuait pas ou pas assez rapidement, si le Groupe ne pouvait pas accéder à l’électricité renouvelable et bas-carbone à des prix compétitifs, ou si l’une des composantes de cet écosystème ne se développait pas suffisamment rapidement ou pas du tout, les perspectives de développement de toute la filière de l’hydrogène, et donc celles du Groupe, s’en trouveraient significativement impactées.

iii. Risque lié au développement des différents usages de l'hydrogène et à la concurrence d’autres énergies

Les usages de l’hydrogène dans les domaines de l’industrie et de la mobilité, visés par le Groupe, pourraient se développer moins rapidement ou différemment que ne le prévoit actuellement le Groupe.

Pour le segment de l’industrie, les principaux débouchés de l’hydrogène produit par le Groupe se situent dans l’industrie lourde utilisant l’hydrogène (i) pour ses propriétés chimiques comme matière première dans leur cycle de production, notamment dans les secteurs de la production d’ammoniac ou d'engrais, du raffinage pétrolier (où l'hydrogène est utilisé pour le traitement et la désulfuration des carburants) ou pour certains autres usages en chimie et (ii) comme combustible en remplacement d’énergies fossiles pour la production d’acier, de verre ou de composants électroniques. Si, dans certains secteurs industriels, l’hydrogène est déjà utilisé (par exemple la chimie), l’usage de l’hydrogène dans d’autres secteurs industriels (par exemple l’acier ou le verre) est conditionné à l’adaptation de procédés industriels lourds à cette énergie et à la mise au point des technologies qui y sont liées. Les barrières techniques à l’usage de l’hydrogène dans ces secteurs et surtout à la compétitivité du prix de l’hydrogène durable par rapport aux solutions fossiles actuellement utilisées pourraient se révéler impossibles à lever, ce qui serait de nature à réduire fortement la demande en hydrogène pour ce segment de marché.

Pour le segment de la mobilité, l’hydrogène produit par le Groupe a vocation à approvisionner des stations de ravitaillement de véhicules afin de permettre de recharger principalement les véhicules lourds ou les flottes captives, généralement dans le secteur du transport de passagers (bus, cars, taxi), de marchandise (camions) ou de la propreté (bennes à ordures ménagères) pour les cas les plus complexes à électrifier, du fait de l’intensité d’usage ou des limites du réseau électrique. Concernant la mobilité légère et les véhicules de particuliers, l’important développement actuel de capacités industrielles, d’un parc de véhicules électriques (en 2025, près d’une voiture neuve sur cinq vendue en France était électrique65) et de stations de rechargement (plus de 185.000 points de charges de véhicules électriques en France fin 202566) limite la perspective d'une demande significative en voitures particulières à hydrogène. Par ailleurs, les coûts d’installation d’une station de ravitaillement à hydrogène sont plus élevés que ceux liés à l’installation d’une station essence et impliquent donc une massification des usages dès sa construction. Ces coûts pourraient être un frein à l’installation de stations de ravitaillement à hydrogène, empêchant ainsi le développement du marché de la mobilité hydrogène et réduisant donc l’attractivité des véhicules à hydrogène.

D’une manière plus générale, malgré la forte pression pour réduire l’utilisation des énergies fossiles génératrices de CO2, celles-ci restent encore moins chères que l’hydrogène durable tant que le coût réel du carbone qu’elles émettent n’est pas réellement intégré à leur prix et continuent de représenter une concurrence forte. L’intégration du transport routier dans le SEQE-UE 2 (ETS2), adoptée en 2023 et dont l’entrée en vigueur est prévue en 2027, avec une première restitution de quotas en 2028, devrait néanmoins permettre de réduire les écarts de prix entre les solutions fossiles fortement émettrices de GES et les solutions faiblement carbonées.

La croissance de l’usage de l’hydrogène, et donc des volumes d’hydrogène produits, est l’une des composantes clés de l’amélioration de la structure de coûts de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.1(ii), "Risques liés au caractère émergent du marché de l'hydrogène et au développement de son écosystème" ci-dessus). Si cette croissance était plus faible qu’attendue, ou ne se réalisait pas, la compétitivité de l’hydrogène face aux autres sources d’énergie, et donc les perspectives de croissance du Groupe, s’en trouveraient fortement impactées.

iv. Risque de concurrence d’autres producteurs d’hydrogène

Le Groupe estime disposer d’une avance technologique en matière de production d’hydrogène vert à terre ("onshore") et en mer ("offshore"). Pour autant, en dépit de cette avance technologique, le Groupe pourrait, sur certains marchés, être exposé à une concurrence de la part :

○ d’autres producteurs d’hydrogène déjà présents sur ce marché ou désireux de s’y implanter, qui pourraient parvenir à développer des technologies plus efficaces et/ou moins onéreuses, et plus rapidement ;

○ de producteurs d'énergies qui disposent de ressources commerciales, financières, techniques ou humaines plus importantes que celles du Groupe et, s’agissant de producteurs d’électricité renouvelable et bas-carbone, d’un accès direct à cette ressource ;

○ de producteurs d’électrolyseurs souhaitant développer la chaine de valeur en aval en construisant et opérant eux-mêmes des unités de production et en vendant l’hydrogène vert ainsi produit ;

○ de producteurs de gaz déjà implantés sur le marché de l’hydrogène carboné ; et

○ d’imports d’hydrogène renouvelable et bas carbone et de leurs dérivés, produits à des prix plus compétitifs depuis des géographies hors-Europe où le Groupe n’est pas présent.

La pression imposée par cette concurrence pourrait contraindre le Groupe à limiter ses prix de vente et réduire ses marges, à réduire son plan de développement, remettant ainsi en cause sa capacité à générer la rentabilité escomptée dans les délais envisagés. Le succès futur du Groupe dépendra ainsi de sa capacité à (i) améliorer la performance, l’efficacité et la fiabilité de la technologie déployée et de ses installations industrielles, (ii) maintenir son avance technologique, (iii) s’adapter rapidement au contexte concurrentiel (notamment en termes de compétitivité des coûts) et (iv) adapter son plan de développement industriel et commercial à la façon dont les marchés pour l’hydrogène renouvelable et bas-carbone se développent, notamment en fonction des mesures de conception de marché (market design) mises en œuvre dans le cadre des politiques publiques de décarbonation mises en œuvre en Europe.

v. Risque d'accident industriel impliquant l'hydrogène

Le Groupe évolue dans un secteur d’activité comportant des risques industriels liés aux sites de production et de stockage de l’hydrogène, ainsi qu’au transport de cette énergie.Comme tout combustible, l’hydrogène peut s’enflammer et/ou exploser en cas de fuite. Les équipements utilisés par le Groupe doivent donc être conçus avec des éléments de sécurité qui limitent tout risque d’accident industriel pouvant causer des blessures graves voire mortelles. Même si, à la date du Rapport Financier Annuel, le Groupe n’a pas subi de tel accident, sa survenance pourrait se traduire par une interruption prolongée du fonctionnement des équipements de production ou de service, voire la destruction partielle ou totale de l’installation et entrainer des conséquences graves pour des tiers et leurs biens et le personnel et les biens de la Société.

Par ailleurs, la survenance de l’un de ces risques pourrait déclencher l’ouverture d’une enquête à l’encontre du Groupe et ses dirigeants personnes-clés, pouvant entrainer la nécessité d’adopter des mesures correctives, des sanctions administratives ou pénales et le paiement de dommages-intérêts significatifs, y compris pour des dommages corporels (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.4(v), "Risque lié à la responsabilité du Groupe en cas d'accident"). Par ailleurs, le Groupe pourrait ne pas être assuré pour ces coûts (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.4(ii), "Risque lié à la difficulté de s'assurer pour certains risques"). Un tel accident impacterait enfin l’image et la réputation du Groupe.

De manière plus générale, tout accident de ce type survenant sur une installation relative à l’hydrogène, qu’elle appartienne au Groupe ou à un tiers, pourrait entrainer une dégradation de l’image du secteur de l’hydrogène, ce qui pourrait entraver son développement, ainsi qu’un renforcement des contraintes légales ou réglementaires. Ceci pourrait notamment se traduire en une augmentation des garanties financières à constituer, une augmentation significative des primes d’assurance, une augmentation des prescriptions à respecter, des difficultés à obtenir ou maintenir les autorisations d’installation classée pour la protection de l’environnement ou d’autres autorisations administratives, ou encore des difficultés à obtenir des terrains.

1.3.1.2. Risques liés au business model du Groupe

i. Risque lié à la disponibilité d’équipements stratégiques

Les installations de production d’hydrogène du Groupe utilisent des équipements stratégiques pour lesquels il peut n’exister qu’un nombre limité de fournisseurs au monde, qui eux-mêmes utilisent des procédés de fabrication très pointus et des outillages spécifiques, ce qui peut limiter la disponibilité de ces équipements. A titre d’exemple, les électrolyseurs, les compresseurs et les conteneurs que le Groupe utilise ne sont distribués que par un nombre limité de fournisseurs dans le monde et dans des délais qui, à ce jour, peuvent être encore conséquents.

Le Groupe cherche à anticiper la fourniture de ces équipements stratégiques auprès de certains de ses fournisseurs et à négocier des partenariats lui permettant de sécuriser un certain volume d’approvisionnement auprès de ses principaux fournisseurs. Toutefois, il pourrait ne pas y parvenir en fonction de l’environnement de marché et des conditions concurrentielles. Il pourrait donc être exposé à des pénuries, des dérives de procédés, des ruptures de chaînes de production, des défauts de conception de certains équipements indispensables à l’activité du Groupe, des interdictions d’exportation de la part de ses fournisseurs, des refus ou retard de certification de certains équipements, des refus de fourniture de certains fournisseurs ou bien devoir s’approvisionner à des prix supérieurs au marché dans un contexte oligopolistique ou à des prix croissants dans le contexte inflationniste actuel.

A la date du Rapport Financier Annuel, les délais d’approvisionnement de certains équipements stratégiques comme les électrolyseurs, compresseurs et conteneurs sont particulièrement longs, obligeant le Groupe à anticiper ses achats et impactant ainsi son besoin en fonds de roulement. Le Groupe pourrait également être amené à remplacer l’un de ses fournisseurs stratégiques en cas de manquement du fournisseur concerné à ses obligations de fournir des équipements en temps voulu et répondant aux conditions de qualité, de quantité ou de coûts du Groupe ou en cas de difficultés financières du fournisseur concerné. Dans cette situation, il disposerait alors d’un nombre limité d’autres solutions et cela pourrait nécessiter des adaptations des produits et occasionner des perturbations et retards dans la construction des sites de production d’hydrogène vert du Groupe.

Par ailleurs, le développement des usages de l’hydrogène conduisant à une multiplication de la demande, les fournisseurs pourraient ne pas être en mesure de faire face à cette demande, ce qui serait susceptible de conduire à une augmentation des tarifs et délais d’approvisionnement de certains équipements stratégiques. Cette incertitude quant aux tarifs et délais d’approvisionnement est susceptible de freiner le développement ou la rentabilité des projets du Groupe. Ainsi, l’évolution des prix d’achat de certains équipements stratégiques nécessaires à la conception et la construction des sites de production d’hydrogène du Groupe pourrait entrainer des variations significatives du coût des projets et ne pas être intégralement compensée par une augmentation corrélative du prix de vente de l’hydrogène produit par le Groupe.

Pour limiter ce risque, le Groupe a pu mettre en place, dans le passé, des accords de collaboration avec certains fournisseurs et pourrait mettre en place de nouveaux accords qui lui permettraient de bénéficier, sous certaines conditions, d’un accès privilégié à ces équipements. Par ailleurs, sur certains marchés internationaux dans lesquels le Groupe entend exercer ses activités, le coût d’approvisionnement élevé de certains produits, notamment en raison des droits de douane, des frais d’importation ou des coûts de transport, pourrait conduire à une variation significative des prix de revient de l'hydrogène produit venant limiter les possibilités de développement du Groupe.

Les difficultés d’approvisionnement en équipements stratégiques décrites ci-dessus sont de nature à créer un risque sur le développement des projets du Groupe et pourraient ainsi affecter significativement ses perspectives de développement.

ii. Risque lié à la maturité de la Société

La Société a été créée en avril 2019 et n’a donc qu’environ sept ans d’existence à la date du Rapport Financier Annuel. Elle mène une activité industrielle et de développement de projets, mais possède un track record encore limité en termes de construction et d’exploitation de sites de moyenne ou grande taille au regard de ses ambitions en France et à l’étranger. Ainsi, il n’y a aucune garantie que le Groupe saura déployer les compétences qu’il a ainsi acquises dans le déploiement de ses projets de 1 à 10 MW dans des projets plus importants (> 100 MW) et hors de sa zone historique d’activité (France et Allemagne). Ce risque de manque de recul est d’autant plus important que le Groupe se repose principalement sur sa capacité à pouvoir employer et reproduire, dans des projets de taille plus élevée, l’expérience et les succès acquis sur ses premiers projets, de taille plus modeste.

Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 9.770 K€ pour un résultat net négatif de (50.299) K€ avant prise en compte des résultats des sociétés mises en équivalence.

iii. Risque lié à la nouveauté des solutions technologiques de production d’hydrogène en mer

Le Groupe estime posséder une réelle avance technologique sur le marché de la production d’hydrogène vert en mer par rapport à d’éventuels concurrents, avec une première installation expérimentale dont l’inauguration a eu lieu en septembre 2022. Cependant, le développement de projets de production d’hydrogène vert en mer, pour lesquels les mécanismes de soutien public sont encore très limités s’avère plus compliqué qu’anticipé. La difficulté à mettre en œuvre les premiers pilotes ainsi qu’à lancer les premiers appels d’offre pour des démonstrateurs à plus grande échelle dans des pays pourtant pionniers comme l’Allemagne ou les Pays-Bas montrent que le déploiement à grande échelle de la production d’hydrogène en mer se fera plus tard que ce qui était prévu (plutôt autour de 2040 que de 2030) et certainement à des coûts plus élevés que prévu. Si le Groupe devait in fine abandonner le développement de projets de production d’hydrogène en mer, cela pourrait impacter ses perspectives de développement à long terme.

iv. Risque lié à la capacité du Groupe à mener à bien sa stratégie de croissance

Le Groupe anticipe une forte croissance de son activité qui devrait se traduire par un accroissement du portefeuille de clients, le déploiement de nouveaux sites de production d’hydrogène et une forte augmentation de son chiffre d’affaires. L’absorption de cette croissance dépendra en partie de sa capacité à l’anticiper et à la gérer de manière efficace, notamment par la fidélisation et le développement de ses talents ainsi que par la réalisation des investissements technologiques nécessaires. À cet effet, le Groupe doit notamment :

  • continuer à adapter et à mettre en œuvre son programme de développement industriel et commercial, tant en France qu’à l’étranger ;
  • anticiper la demande pour l’hydrogène produit et les revenus qu’il est susceptible de gérer ;
  • anticiper les dépenses liées à cette croissance ainsi que les besoins de financement associés ;
  • recruter et former les collaborateurs nécessaires pour accompagner sa croissance ; et
  • augmenter ses capacités opérationnelles et notamment les capacités de ses systèmes informatiques, financiers, administratifs et, plus généralement de gestion et en particulier ses procédures et contrôles administratifs et opérationnels.Compte tenu de son degré de maturité, il est possible que le Groupe rencontre des difficultés dans le recrutement et l’intégration de nouveaux profils. En effet, le Groupe pourrait ne pas être en mesure de mobiliser les ressources internes nécessaires à cette intégration et à la transmission à ces nouveaux profils du savoir-faire et de la culture d’entreprise du Groupe, tout en assurant une qualité de développement et de suivi de ses projets. Dans une telle hypothèse, la fiabilité des données issues du contrôle de gestion pourrait être impactée. En outre, un développement retardé ou anormalement lent des moyens industriels, commerciaux, technologiques ou d’installation des équipements du Groupe par rapport au développement attendu de l’usage de l’hydrogène pourrait réduire sa capacité à répondre à la demande future, et ainsi encourager ses potentiels clients à se tourner vers d’autres producteurs d’hydrogène.

v.Risque lié à la présence de co‑actionnaires dans certains projets

Dans le cadre de sa stratégie de développement, le Groupe est amené à s’associer avec des partenaires et partager l’actionnariat de certaines sociétés de projets, entrainant la détention d’une participation majoritaire, voire dans certains cas, une participation minoritaire, en particulier pour les projets portés via le modèle de co-développement en partenariat. Le succès d’une telle société de projet dépend essentiellement de sa capacité à générer des dividendes ou des bénéfices et de la capacité des parties à conserver de bonnes relations. Un désaccord entre les partenaires, susceptible d’entraîner un blocage ou des difficultés importantes dans la gestion de la société de projet, pourrait générer une perte financière pour le Groupe ou retarder le développement du projet pour lequel la société de projet concernée a été constituée. Par ailleurs, dans les cas où le Groupe ne disposerait que d’une participation minoritaire, en particulier s'agissant des projets portés via le modèle de co-développement en partenariat, il verrait sa capacité à orienter le développement et/ou l'opération de ces structures conformément à ses objectifs restreinte, ce qui serait de nature à affecter son investissement. Des difficultés avec les co-actionnaires du Groupe dans les sociétés de projet pourraient retarder ou compromettre le développement des projets concernés voire affecter la pérennité de l’implantation du Groupe dans le pays ou la région en question et freiner la mise en œuvre de sa stratégie.

1.3.1.3. Risques liés aux projets

i. Risque lié au développement de projets longs et complexes

Le pipeline du Groupe est constitué de projets pour lesquels de nombreuses étapes devront encore être franchies au cours des prochains mois/années avant que les installations de production ne soient effectivement construites et ne deviennent opérationnelles. Le Groupe consacre un temps important au développement de ses projets, notamment pour (a) la prospection initiale et l’identification des sites, (b) l’obtention de permis et autorisations administratives et la réalisation d’études environnementales (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.3(v), "Risque lié à l’obtention et au maintien des permis nécessaires aux projets du Groupe"), (c) la sécurisation de l’approvisionnement en électricité renouvelable, par le biais d’une connexion directe à un site de production ou de l’achat de certificats d’origine (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.3(iii), "Risque lié à la capacité du Groupe à s'approvisionner en électricité renouvelable"), et (d) la sécurisation de contrats de vente de l’hydrogène produit (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.3(iv), "Risques liés à la sécurisation de contrats de vente d’hydrogène").

Le Groupe alloue également des ressources financières à ces activités, qui augmentent au fur et à mesure que les projets avancent dans leurs étapes de développement. Certains de ces projets pourraient ne pas aboutir. En effet, les difficultés rencontrées par le Groupe au cours des phases de développement des projets (obtention des permis et autorisations, ingénierie du site, construction, phases de test et mise en service) sont susceptibles d’engendrer des retards ou des coûts supplémentaires qui pourraient rendre les projets moins compétitifs qu’initialement prévu. Dans certains cas, cela pourrait aboutir au report ou à l’abandon du projet et entraîner la perte des frais de développement engagés.

Par ailleurs, la réalisation d’un projet nécessite généralement d’obtenir des financements. Le Groupe pourrait rencontrer des difficultés pour obtenir les conditions souhaitées dans ses financements avec pour conséquence une rentabilité insuffisante ou l’impossibilité de générer les retours sur investissements attendus, ce qui pourrait remettre en cause la viabilité d’un projet et mener à son abandon (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.5(i), "Risque lié à l'obtention de financements futurs"). Selon les pays, le Groupe bénéficie de subventions de la part de personnes publiques dans le cadre de politiques publiques de soutien. Les demandes sont étudiées au cas par cas par les organismes afin de déterminer la faisabilité du projet et le respect des critères fixés pour bénéficier de ces subventions. Les procédures d’attribution des aides et subventions peuvent s’étendre sur une période plus longue qu’anticipé par le Groupe. Si le Groupe devait essuyer un refus ou un décalage trop important dans l’attribution d’une aide, cela pourrait également remettre en cause la viabilité d’un projet et mener à son abandon.

Une fois attribuées, les aides ou subventions font l’objet d’un contrat entre le Groupe et la personne publique et sont systématiquement conditionnées à des critères objectifs tels que la réalisation effective du projet selon les termes définis dans le contrat conclu. Si le Groupe ne respectait pas ses engagements, les aides pourraient être remises en cause ou celles déjà versées devoir faire l’objet d’un remboursement. Les risques liés à l’obtention d’aides et de subventions par le Groupe sont détaillés au paragraphe 1.3.1.5(iii), "Risque lié à l’accès aux subventions et à l’évolution des politiques publiques".

Enfin, les projets auxquels le Groupe entend participer font presque toujours l’objet d’appels d’offres, auxquels répondent plusieurs concurrents. Ceux-ci peuvent bénéficier d’une taille et de ressources plus importantes que celles du Groupe, d’un meilleur historique ou d’une implantation locale qui pourraient les favoriser (voir le facteur de risque décrit au paragraphe 1.3.1.1(iv), "Risque de concurrence d’autres producteurs d’hydrogène"). Dans ce cas, les chances de succès du Groupe se trouvent diminuées. Par ailleurs, le Groupe répond à certains appels d’offres via des consortiums, au sein desquels les partenaires du Groupe pourraient ne pas remplir leurs obligations, ce qui pourrait remettre en cause la viabilité d’un projet et mener à son abandon.

ii. Risque lié à l’importance de l'effet de levier en cas de défaut sur les financements des projets du Groupe

Dans le cadre du financement de ses projets, le Groupe peut utiliser un effet de levier important lui permettant de limiter son apport en fonds propres. Le financement des projets qui pourrait être mis en œuvre par le Groupe pourrait impliquer un recours important à l’endettement au niveau des sociétés de projet (SPV) ou des holdings de participation et/ou de financement (HoldCo/FinCo). Si une société de projet, ou sa holding de participation et/ou de financement, devait manquer à ses obligations de paiement au titre de ses contrats de financement (par exemple, en raison d’un événement imprévu ou d’une détérioration de sa situation financière) ou ne pas respecter certains ratios minimums de couverture du service de la dette (minimum debt service coverage ratio), cette défaillance pourrait rendre la dette du projet immédiatement exigible.

En l’absence d’une renonciation (waiver) ou d’un accord de restructuration de la part des prêteurs, ces derniers pourraient être en droit de saisir les actifs ou les titres remis en garantie (notamment la participation du Groupe dans la filiale qui détient l’installation, voire dans la holding de participation et/ou de financement). En outre, la défaillance d’une société de projet ou d’une holding de participation et/ou de financement dans le remboursement de son endettement pourrait affecter sa capacité à verser des dividendes au Groupe, à payer les frais et intérêts et rembourser les prêts intragroupes et à procéder à toute autre distribution de liquidités, l’entité défaillante ayant généralement interdiction de distribuer des liquidités. Il en résulterait probablement une perte de confiance des clients, des prêteurs ou des cocontractants du Groupe, ce qui affecterait de manière défavorable l’accès du Groupe à d’autres sources de financements pour ses projets.

Enfin, en cas d’insolvabilité, de liquidation ou de réorganisation de l’une des sociétés de projet, les créanciers (y compris les fournisseurs, les créanciers judiciaires et les autorités fiscales) pourraient avoir droit au paiement intégral de leurs créances à partir des revenus produits par les installations, avant que le Groupe ne soit autorisé à recevoir une quelconque distribution provenant de ce projet. Lorsqu’il existe un endettement pour un projet donné, les prêteurs pourraient demander la déchéance du terme de la dette et saisir tout actif remis en garantie ; le Groupe pourrait alors perdre sa participation dans les sociétés de projet concernées.

iii. Risque lié à la capacité du Groupe à s’approvisionner en électricité renouvelable

Le Groupe produit son hydrogène vert à partir d’électricité renouvelable et bas-carbone pour laquelle il s’approvisionne soit via le réseau électrique et l’achat de garanties d’origine, soit via une connexion directe à un site de production d’électricité renouvelable.La disponibilité de l’électricité renouvelable et bas-carbone pourrait être impactée par le manque de parcs éoliens ou solaires, par les délais nécessaires au développement de nouveaux parcs éoliens ou solaires ou par la concurrence d’autres utilisateurs d’électricité renouvelable. En particulier, s’agissant des sites de production qui seront certifiés RFNBO entrant en service à partir de 2028, le principe d’additionnalité prévu par la réglementation européenne imposera que la mise en service des sites de génération d’électricité renouvelable alimentant les sites de production d’hydrogène renouvelable du Groupe intervienne concomitamment à la mise en service de ces sites. Si le Groupe ne pouvait se fournir en électricité renouvelable et bas-carbone en quantité suffisante, ou si cela s’avérait trop coûteux, il serait contraint de réduire ses marges et/ou sa production d’hydrogène qualifié de renouvelable et bas-carbone, ce qui réduirait ce qu’il estime être un avantage compétitif par rapport aux autres producteurs d’hydrogène et pourrait impacter sa capacité à accéder à certains financements publics ou mécanismes réglementaires favorables.

iv. Risque lié à la sécurisation de contrats de vente d’hydrogène

La valeur et la viabilité des projets du Groupe dépendent de sa capacité à vendre l’hydrogène produit par les projets concernés au titre de contrats conclus avec des contreparties solvables et à des prix adéquats. Si le Groupe ne parvenait pas à sécuriser l’obtention de contrats de vente d’hydrogène à des conditions suffisamment favorables, il pourrait ne pas réussir à assurer le financement de ces projets ou ne pourrait obtenir des financements qu’à des conditions désavantageuses. Par ailleurs, le Groupe pourrait ne pas être en mesure de renouveler ou de négocier de nouveaux contrats de vente d’hydrogène après expiration des contrats initiaux ou ne pas être en mesure de négocier des prix de vente au titre de contrats ultérieurs à des conditions au moins équivalentes à celles des contrats initiaux.

v. Risque lié à l’obtention et au maintien des permis nécessaires aux projets du Groupe

La réglementation actuelle en France impose l’obtention d’une autorisation au titre d’une installation classée pour la protection de l’environnement ("ICPE") pour tout système de fabrication d’hydrogène, dès lors que la quantité d’hydrogène susceptible d’être présente sur site est supérieure à 1.000 kg. Cette autorisation est contraignante et nécessite le respect des conditions prescrites par arrêté préfectoral par l’établissement accueillant la station de production d’hydrogène. La durée d’obtention d’une telle autorisation varie de manière générale entre 9 et 12 mois. Pour les installations qui sont plus petites, et pour lesquelles la quantité d’hydrogène susceptible d’être présente sur site est supérieure à 100 kg mais inférieure à 1.000 kg, seul un régime de déclaration est applicable. Dans ce cadre, l’établissement accueillant les installations de production d’hydrogène doit alors se conformer aux prescriptions générales correspondant à la rubrique ICPE dont ses installations relèvent, définies par arrêté.

Le Groupe est donc soumis à des prescriptions strictes concernant notamment l’exploitation de l’ICPE, l’intégration de l’ICPE dans le paysage, la prévention de la pollution atmosphérique, la protection des ressources en eaux et des milieux aquatiques, les déchets, la prévention des nuisances sonores et des vibrations, la prévention des risques technologiques, la surveillance des émissions de rejets aqueux et leurs effets. En cas de non-respect des obligations résultant du maintien d’une autorisation au titre de l’ICPE, la responsabilité de la Société ou d'une société du Groupe pourrait être engagée et des pénalités pourraient être dues par la Société ou par la société du Groupe concernée. Ladite autorisation pourrait également être révoquée, ce qui stopperait la construction ou l’exploitation du projet par le Groupe. Le respect des prescriptions applicables et, plus généralement, les responsabilités du Groupe imposent des dépenses de fonctionnement régulières de la part du Groupe.

L’augmentation des capacités de production des sites du Groupe nécessitera l’obtention d’autorisations pour les quantités produites, stockées ou utilisées. A titre d’exemple, les démarches pour obtenir l’autorisation relative au site de Bouin, qui était depuis sa mise en service sous le régime de la déclaration a été obtenue en 2023. De même tout transfert sur un autre emplacement de l’ICPE pourrait nécessiter une demande d’autorisation. Des permis et autorisations complémentaires, tels que des permis de construire, des autorisations de défrichement, des autorisations environnementales ou des dérogations à l’interdiction de destruction d’espèces protégées et de leurs habitats, peuvent également être nécessaires, selon la configuration de chaque installation. Des règlementations et obligations similaires sont applicables aux projets du Groupe à l’étranger.

Par conséquent, si le Groupe n’obtient pas les permis, autorisations ou licences nécessaires à la construction et/ou à l’exploitation de ses installations, il pourrait être contraint de retarder voire d’annuler le déploiement de certains projets. De plus, s’il ne parvient pas à se conformer, ou à assurer la conformité de ses installations, aux dispositions légales et réglementaires applicables, il pourrait être sanctionné par les autorités et faire face à des sanctions administratives (mise en demeure, consignation de sommes d’argent, suspension d’activité, amende administrative, le cas échéant sous astreinte) ou pénales. Le Groupe pourrait également être impacté par l’augmentation des coûts résultant de la mise en conformité de ses sites et/ou de la mise en place de mesures afin d’amortir les sanctions financières subies.

Les permis, autorisations ou licences obtenus et nécessaires à la construction et/ou à l’exploitation des installations du Groupe peuvent également faire l’objet de recours contentieux, en particulier introduits par les riverains, des concurrents du Groupe ou des associations pouvant notamment arguer devant les tribunaux la dégradation des paysages, des désagréments ou nuisances sonores, ou des atteintes à l'environnement, notamment si ces installations sont développées en lien avec des parcs éoliens, qui font habituellement l’objet de nombreux recours. Bien que les projets du Groupe n’aient pas fait l’objet de tels recours à la date du Rapport Financier Annuel, leur survenance pourrait causer l’allongement des délais liés aux projets déployés par le Groupe ou leur annulation.

vi. Risque lié au recours à des prestataires lors de la construction des projets

Le Groupe fait appel à divers prestataires pour la construction de ses projets, dont, outre les fournisseurs des équipements stratégiques, les sous-traitants intervenant sur les chantiers. Si les prestataires du Groupe (ou leurs sous-traitants) ne remplissent pas leurs obligations, fournissent des prestations qui ne respectent pas les standards de qualité du Groupe, rencontrent des difficultés financières ou ne se conforment pas aux lois et règlements en vigueur (notamment en matière de respect des règles liées à la santé, la sécurité et l'environnement), le Groupe pourrait subir des atteintes à sa réputation, en plus d’être exposé à des risques de sanctions pénales ou de responsabilité civile significatives.

La capacité du Groupe à obtenir des indemnités de ses sous-traitants peut être limitée par leur solvabilité financière ou des limitations contractuelles de responsabilité et les garanties consenties par ces sous-traitants ou leurs sociétés affiliées peuvent ne pas couvrir intégralement les pertes subies par le Groupe. En particulier, des retards de mise en service pourraient significativement impacter les résultats du Groupe, et, au-delà d’une certaine date, les contrats de vente d’hydrogène pourraient être résiliés en raison du non-respect de leurs dates limites pour la mise en service des installations. Par ailleurs, les contractants du Groupe peuvent être amenés à formuler des demandes de couverture de surcoûts de construction, susceptibles de renchérir l’investissement prévu initialement et ainsi affecter les hypothèses de rentabilité prévues lors de l’investissement initial.

En cas de désaccord quant aux responsabilités inhérentes à la prise en charge de ces surcoûts de construction, au regard des stipulations contractuelles, le Groupe pourrait être amené à faire face à des procédures de résolution amiable ou de résolution par un groupe d’expert, à des procédures d’arbitrage, ou encore à des contentieux judiciaires, susceptibles de déboucher sur des jugements entraînant la prise en charge par les filiales du Groupe de coûts de construction complémentaires dépassant le budget contractuellement prévu, de nature à affecter le montant des investissements et le retour sur investissement du projet concerné. Enfin, l'évolution du marché de l’hydrogène, la concurrence intense et les exigences contractuelles strictes du Groupe peuvent limiter la disponibilité d’un nombre suffisant de prestataires afin d’assurer des réponses à des appels d’offres à des prix et conditions conformes aux attentes du Groupe.

1.3.1.4. Risques opérationnels

i. Risque lié à l’infrastructure informatique

L’activité du Groupe repose sur la qualité et la fiabilité de son infrastructure informatique, qui intègre des systèmes d’information, de télécommunication et de pilotage à distance, des automates industriels, des algorithmes propriétaires ainsi que des systèmes de traitement de données complexes.Le Groupe pourrait connaître des défaillances, interruptions et autres perturbations de ses systèmes d’information et de ses réseaux causées par des sources très diverses, notamment des fraudes internes, des cyberattaques, virus, malwares et ransomware, des vols de données ou d’algorithmes, ou encore des défaillances de ses infrastructures électriques ou de télécommunications, ou des événements ou perturbations similaires.

Les perturbations des systèmes informatiques du Groupe, ainsi que, dans une moindre mesure, celles des prestataires auxquels le Groupe fait appel, pourraient gravement perturber les activités commerciales et opérationnelles ainsi que la gestion administrative du Groupe. Une telle situation pourrait également entraîner des pertes de service pour les clients et créer des contraintes et dépenses importantes afin de corriger les failles de sécurité ou les dommages au système, notamment si le Groupe n’est pas en mesure d’avoir connaissance de ces dysfonctionnements dès leur origine.

En particulier, une défaillance dans le système de surveillance et de pilotage des opérations à distance (axé sur la disponibilité, l’activité et l’efficacité de l’installation, son pilotage, la surveillance opérationnelle, la santé et la sécurité et le respect des lois et des règlements en matière d’environnement) pourrait affecter l’image et la réputation du Groupe, entraîner une perte de revenus, le non-respect des obligations contractuelles et donner lieu à des pénalités ou dommages et intérêts à verser par le Groupe.

Par ailleurs, une violation des protocoles de sécurité informatique du Groupe ou des cyberattaques (tentative de phishing, intrusion dans les systèmes d’information, etc.) pourraient conduire à une violation de données à caractère personnel au sens de la réglementation applicable ou pourraient conduire au vol de données sensibles, exposant le Groupe au risque de sanctions administratives, pénales ou financières, et à une perte de confiance importante dans la sécurité de ses systèmes d’information de la part des clients mais également de la part des fournisseurs et sous-traitants.

ii. Risque lié à la difficulté de s’assurer pour certains risques

Dans l’exercice de ses activités de développement et d’exploitation de projets d’installations de production d’hydrogène, le Groupe cherche à se protéger, par le recours à des polices d’assurance, contre les dommages et incidents qui pourraient survenir et affecter une installation. Le Groupe pourrait rencontrer des difficultés à assurer ses actifs dans des conditions acceptables et cohérentes avec sa politique de gestion des risques. S'agissant en particulier des projets destinés aux usages industriels, qui seront installés à proximité de sites industriels, le Groupe pourrait ne pas être assuré contre tous les risques potentiels et, dans l’hypothèse d’un accident industriel majeur, sa responsabilité pourrait excéder la couverture maximale proposée par son assurance au titre de la responsabilité civile.

iii. Risque de divergence entre le coût d’approvisionnement en électricité renouvelable et les ventes d’hydrogène

La rentabilité d’un projet du Groupe est directement liée à la capacité du Groupe à s’approvisionner en électricité renouvelable et bas-carbone à un coût acceptable et à vendre l’hydrogène que chaque site produit à un prix et en des volumes suffisants pour garantir cette rentabilité. Le coût d’approvisionnement de l’électricité renouvelable peut en outre être impacté par (i) les niveaux de prix de marché de l’électricité dans les géographies où le Groupe opère, (ii) un potentiel décalage dans le calendrier de construction des sites de production d’hydrogène renouvelable du Groupe, (iii) un écart sur les quantités d’électricité renouvelable effectivement livrées au Groupe et (iv) un écart sur les quantités d’hydrogène renouvelable effectivement livrées aux clients.

Le Groupe cherche à diminuer ces risques via :

  • la mise en place d’une politique interne d’évaluation et de suivi des risques cités plus haut permettant un contrôle de l’exposition du Groupe. Cette politique de suivi détermine l’activation de solutions de couverture des risques (notamment vis-à-vis des marchés de l’énergie) ;
  • la mise en place de contrats d’accès aux marchés de l’énergie avec des fournisseurs/agrégateurs permettant de rééquilibrer le portefeuille de contrats d’approvisionnement en continu et de couvrir, via des produits liquides, les risques identifiés dans le cadre de la politique de suivi des risques mentionnée ci-dessus ;
  • sur les projets bulk, la mise en place d’un portefeuille de clients diversifiés pour chacun des sites de production pour lesquels les contrats seront conclus sur une durée variant en principe de 1 à 5 ans, avec un renouvellement de ces contrats qui est attendu de façon échelonnée dans le temps. Le Groupe s'efforce d'obtenir des conditions contractuelles de vente d’hydrogène tenant compte et permettant une redistribution des risques au portefeuille de client ;
  • sur les projets on-site, l’adossement au site d’un client industriel principal qui s'engage contractuellement en principe sur une durée de 15 ans. Le Groupe s'efforce d'obtenir des conditions contractuelles de vente d’hydrogène tenant compte et permettant une redistribution des risques au portefeuille de clients ;
  • la diversification des sources d’approvisionnement en électricité (type d’énergies renouvelables et bas-carbone, conditions contractuelles, diversification des fournisseurs) permettant un foisonnement des profils de génération et une stabilisation des quantités d’énergies renouvelables livrées au Groupe ;
  • le développement d’outils de prévision de la demande des clients consommateurs d’hydrogène vert, permettant un ajustement continu des conditions d’approvisionnement en électricité selon les besoins anticipés des clients du Groupe.

Grâce à ce positionnement, le Groupe espère développer un modèle économique résilient à forte visibilité, mais il n’est pas garanti qu’il puisse y arriver pleinement pour chaque projet et qu’il ne se retrouve donc pas exposé aux divergences entre le prix d’achat de l’électricité renouvelable et le prix de vente de l’hydrogène, ce qui impacterait négativement la rentabilité des projets concernés.

iv. Risque lié aux problèmes de fonctionnement des installations de production du Groupe

La performance économique du Groupe est directement liée à la performance de ses installations. Afin de maîtriser la performance de ses installations sans dépendre de tiers, le Groupe gère toutes les dimensions de leur exploitation (maintenance préventive et curative, exploitation quotidienne, gestion du stock de pièces, etc.). Cette approche permet également de maitriser la formation et les compétences des intervenants et de contribuer à la protection du savoir-faire du Groupe. A ce titre, le Groupe s’appuie sur certains de ses fournisseurs pour réaliser une partie de la maintenance de ses installations, notamment pendant les premières années d’exploitation.

Si le Groupe s’assure généralement de la formation et de la compétence des techniciens et conçoit ses usines d’hydrogène pour limiter au maximum tout incident technique, il demeure exposé aux risques inhérents à une activité industrielle. L’exploitation de ces installations, même lorsqu’elle est contrôlée à distance, requiert des interventions humaines. Leur fonctionnement peut être affecté par des pannes ou par la défaillance de certains composants ou équipements, avec pour conséquence une diminution des performances, notamment de disponibilité. Ces pannes et défaillances peuvent avoir pour cause l’usure d’un composant ou d’un équipement ou la négligence d’un salarié, d’un sous-traitant ou l’irruption d’un tiers malveillant (erreur humaine, défaut d’entretien, voire vol ou sabotage délibéré).

Ce type d’incident ou d’erreur humaine pourrait entraîner l’indisponibilité d’une installation pendant une période plus ou moins longue (jusqu’à plusieurs mois dans des cas graves), ainsi que des pénalités au titre des contrats de vente d’hydrogène. Par ailleurs tout aléa dans la performance d’une usine du Groupe, en termes de quantité d’hydrogène produit ou de qualité de l’hydrogène produit (c’est-à-dire de pureté), constitue un risque pour le Groupe susceptible d’engendrer des coûts supplémentaires (hausse des coûts d’exploitation, dépenses d’investissement non prévues), et l’incapacité à honorer des livraisons, avec pour conséquence une réduction du chiffre d’affaires du Groupe généré par la vente de quantités réduites d’hydrogène.

En particulier, toute défaillance prolongée imprévue pourrait entraîner une diminution de la rentabilité des projets. Une interruption de la production pourrait également entraîner le paiement de pénalités, voire la résiliation d’un contrat, et pourrait provoquer l’exigibilité anticipée du financement du projet correspondant. Le risque est aujourd’hui concentré sur le site de Bouin, qui produit déjà à sa capacité maximale, et sur les sites de Buléon, Bessières et Schwäbisch Gmünd, pour lesquels la production n’est pas encore à capacité maximale ou est en démarrage à la date du Rapport Financier Annuel. Toute interruption prolongée de la production d’un de ces sites aurait donc des conséquences d’autant plus graves.

v. Risque lié à la responsabilité du Groupe en cas d'accident

Les installations du Groupe pourraient être la cause d’accidents potentiellement significatifs. En cas de dysfonctionnement d’une unité de production notamment intégrée dans un ensemble industriel plus large et complexe ou sur un site ou une zone sensible, ou bien à la suite d’un défaut ou d’une erreur humaine, la responsabilité du Groupe et ses dirigeants personnes-clés pourrait être engagée du fait de préjudices corporels, matériels ou immatériels qui en résulteraient.Par ailleurs, l’implication de plusieurs sociétés (par exemple, de sous-traitants pour la construction ou de fournisseurs d’électrolyseurs ou des solutions de compression) sur un même chantier ou site de production expose le Groupe aux agissements de tiers qui pourraient donner lieu à des incidents d’exploitation ou accidents en raison, par exemple, de la maladresse d’un ouvrier sur le chantier, ou encore la pénétration au sein du chantier d’un tiers malintentionné étranger à celui-ci. En effet, en dépit de la mise en place des procédures permettant d’assurer la sécurité de ses installations et des mécanismes de prévention des risques mis en place par le Groupe, la survenance d’un incident d’exploitation pourrait avoir de graves impacts sur la sécurité des personnes et l’activité du Groupe et du client du Groupe sur le site duquel l’installation concernée est construite. Un tel risque pourrait également se traduire par une interruption prolongée du fonctionnement des équipements de production, voire la destruction partielle ou totale de l’installation du Groupe ou du client et entraîner des conséquences graves pour le personnel et les biens du Groupe et son client. Si les unités de production du Groupe venaient à être installées dans ou à proximité de sites industriels eux-mêmes fortement régulés (sites de type "Seveso"), le Groupe se trouvera alors non seulement exposé aux risques propres aux sites, mais tout incident sur l’installation du Groupe qui aurait un impact sur de tels sites pourrait avoir des conséquences encore plus graves.

La variété des secteurs d’activité, des zones géographiques et des environnements de travail dans lesquels le Groupe pourra évoluer nécessitera une vigilance permanente en matière de santé et de sécurité au travail. En particulier, les activités relatives à la construction, à l’installation, à l’exploitation et à la maintenance des installations du Groupe sont exposées, pendant les phases de travaux et de mise en place des installations, ainsi que pendant la phase d’exploitation, à des risques de mauvaises manœuvres ou manipulations susceptibles de causer des blessures graves voire mortelles, la destruction de biens, d’installations et d’équipements, ainsi qu’une interruption d’exploitation. Par ailleurs, la survenance de l’un de ces risques pourrait déclencher l’ouverture d’une enquête à l’encontre du Groupe et ses dirigeants personnes-clés, pouvant entrainer la nécessité d’adopter des mesures correctives, des sanctions administratives ou pénales et le paiement de dommages-intérêts significatifs, y compris pour des dommages corporels.

vi. Risque personne-clé

Le succès du Groupe repose en grande partie sur la qualité et l’implication de son équipe de direction, et en particulier de son fondateur et actuel Président-Directeur général, Matthieu Guesné. En cas d’accident ou de départ de ce dernier ou d’un membre de son équipe de direction, la Société pourrait ne pas être en mesure de le remplacer rapidement ou trouver un remplaçant adéquat, ce qui pourrait affecter sa performance opérationnelle et sa capacité à élaborer et à mettre en œuvre sa stratégie.

vii. Risque de contrepartie

Le risque de contrepartie correspond au risque qu’une partie à un contrat conclu avec le Groupe manque à ses obligations contractuelles, entrainant une perte financière pour le Groupe. Pour ses sites de production, le Groupe se fournit en équipements (le risque spécifique à l’approvisionnement en équipements stratégiques est précisé au paragraphe 1.3.1.2(i), "Risque lié à la disponibilité d’équipements stratégiques"), électricité renouvelable et services dans le cadre de contrats généralement conclus avec des contreparties privées. S’agissant de la production d’hydrogène actuelle et future du Groupe, elle sera vendue dans le cadre de contrats de vente d’hydrogène conclus avec des contreparties publiques (Etats, collectivités territoriales, ou entreprises contrôlées par les Etats), des entreprises de distribution d’hydrogène ou des industriels ou autres acheteurs privés. La performance financière des installations du Groupe dépend de l’exécution régulière par les contreparties du Groupe de leurs obligations contractuelles, notamment au titre des contrats d’approvisionnement en électricité renouvelable ou de vente d’hydrogène. Le Groupe est ainsi exposé au risque d’inexécution par ses contreparties de leurs obligations au titre des contrats d’approvisionnement en électricité renouvelable ou de vente d’hydrogène et/ou le retard de paiement par lesdites contreparties.

viii. Risque lié à la propriété intellectuelle

Le Groupe a choisi de protéger sa propriété intellectuelle via des mesures préventives pour éviter la fuite ou le vol de ses secrets commerciaux, inventions, savoir-faire, solutions logicielles et algorithmes et via le dépôt d’enveloppes Soleau permettant de dater certains concepts et de prouver l'antériorité de l'innovation du Groupe face à un concurrent qui chercherait à les utiliser. Ce mode de protection, moins coûteux que le dépôt de brevets, n’offre pas le même degré de protection contre des fuites ou des vols ou, surtout, contre le développement en parallèle et de manière légitime d’éléments de propriété intellectuelle concurrents par des tiers. Ainsi, les enveloppes Soleau ne permettent pas d’agir en contrefaçon ou de faire annuler le brevet d’un tiers. Par ailleurs, le mécanisme des enveloppes Soleau ne fonctionne que pour la France et le Groupe est donc sans protection à l’étranger. Ainsi, le Groupe pourrait non seulement perdre ce qu’il estime être l’avantage que représente sa propriété intellectuelle, mais des tiers pourraient soutenir, avec succès, que la propriété intellectuelle du Groupe empiète sur la leur et donc en interdire ou en limiter l’utilisation par le Groupe.

ix. Risque lié au changement climatique et aux épisodes météorologiques extrêmes

Les risques liés au changement climatique ou aux épisodes météorologiques extrêmes pourraient affecter les installations et les activités du Groupe. Dans la mesure où le changement climatique provoque des variations de température, des ressources en vent et des conditions météorologiques ou encore accentue l’intensité ou la fréquence des épisodes météorologiques extrêmes, il est possible qu’il ait une incidence défavorable sur les installations et les activités du Groupe. Par ailleurs, les épisodes météorologiques extrêmes sont susceptibles d’endommager les installations du Groupe ou d’entraîner une augmentation des périodes d’arrêt ou un accroissement des coûts d’opération et de maintenance.

1.3.1.5. Risques financiers

i. Risque lié à l'obtention de financements futurs

Le Groupe exerce une activité qui se trouve être consommatrice de capitaux et qui nécessite des financements et refinancements significatifs par recours aux fonds propres et par de l’endettement externe. Les besoins de trésorerie annuels du Groupe ont été jusqu’à présent assurés grâce à des outils tels que l’emprunt bancaire, l'augmentation de capital, des émissions d’emprunts obligataires convertibles ou non en actions, des opérations de financement de projet combinant plusieurs de ces modalités, des opérations de crédit-bail et les subventions et avances conditionnées. La majorité des financements du Groupe se déploient et vont se déployer au niveau des sociétés de projet ou des holdings de participation et/ou de financement (HoldCo/FinCo). La Société elle-même doit également trouver des sources de financement importantes, notamment pour financer ses activités de développement en amont des projets et les fonds propres qu’elle doit apporter aux projets. Par ailleurs, ces projets nécessitent un temps important de développement, et impliquent une phase d’investissement sur plusieurs années durant lesquels les revenus ne permettent pas de couvrir les coûts, notamment de financement.

Au 31 décembre 2025, l’endettement financier net du Groupe s’élevait à 46,3 millions d’euros, dont 28,1 millions d’euros d’emprunts obligataires, 45,2 millions d’euros de dettes bancaires et 42,5 millions d'euros de dettes locatives. A cette même date, la part à moins d’un an des dettes financières était de 8,9 millions d’euros et la part à un an ou plus de 112 millions d’euros (se référer à la Note 3.9 aux Comptes Consolidés relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2025 présentés en Section 3.1 du Rapport Financier Annuel).

Le Groupe pourrait rencontrer des difficultés à trouver les financements nécessaires au développement de ses projets en raison de facteurs inhérents au Groupe tel que le risque perçu sur le Groupe mais également des facteurs externes tels que l’absence de recul sur le secteur de l’hydrogène vert, de nouvelles réglementations bancaires ou une réduction drastique de l’offre de crédit, notamment en raison des conditions financières, économiques et conjoncturelles. A ce titre, bien que le Groupe n’ait pas expérimenté de refus de financement par des financeurs externes à date, il pourrait faire face à des délais plus ou moins longs pour obtenir les financements nécessaires à son développement. De même, le Groupe pourrait voir varier à la baisse sa capacité à obtenir un financement pour ses projets à moyen et long terme si les investisseurs ayant assuré le financement des projets par le passé ne lui assurent pas des conditions similaires – notamment en matière de levier, maturité ou encore de coût du crédit – à celles observées pour des projets précédents. Le Groupe pourrait donc devoir faire face à une augmentation de son coût de financement à moyen et long terme. Par ailleurs, si les fonds nécessaires n'étaient pas disponibles à des conditions acceptables, le Groupe pourrait devoir limiter ou reporter le déploiement de ses capacités de production, impactant ainsi défavorablement ses perspectives de développement, sa situation financière et ses résultats.Enfin, si un projet ne génère pas suffisamment de revenus pour rembourser les différents financements obtenus, cela pourrait entraîner la survenance d’un cas de défaut ou l’activation de sûretés par les contreparties financières. Par ailleurs, dans la mesure où la Société lèverait des capitaux par émission d’actions nouvelles ou d’autres instruments financiers pouvant donner accès à terme au capital de la Société, ses actionnaires pourraient être dilués.

A la date du Rapport Financier Annuel :
* la Société a émis les emprunts obligataires convertibles en actions "OCA LB2" et "OCA LB2 Bis", décrits au paragraphe 1.4.2.4 du Rapport Financier Annuel, et dont l’impact dilutif de la conversion intégrale ne peut être calculé à la date du Rapport Financier Annuel dans la mesure où il dépendra de la valeur respective de marché des OCA LB2 et des OCA LB2 Bis au moment de leur conversion, étant toutefois rappelé que ces deux emprunts obligataires n’ont pas vocation à être convertis en actions sauf en cas de défaut ; et
* les assemblées générales des 23 mai 2023 et 23 mai 2025 ont donné au Conseil d’administration plusieurs délégations en matière d’augmentation de capital décrites au paragraphe 1.4.5 du Rapport Financier Annuel.

ii. Risque lié à la capacité du Groupe à faire émettre des garanties bancaires

Dans le cadre du développement de ses projets, le Groupe est amené à solliciter l’émission de garanties bancaires pouvant notamment être requises dans les appels d’offres auxquels le Groupe répond ou par ses contreparties, par exemple dans le cadre des contrats d’achat d’électricité ou d’équipements ou de prestations de service, des contrats de vente d’hydrogène ou de contrats de subventions.

Le Groupe peut rencontrer des difficultés à obtenir ces garanties bancaires, notamment en raison de son stade de développement et des incertitudes liées à la nouveauté du secteur de l’hydrogène. Si le Groupe n’était pas en mesure d’obtenir l’émission des garanties bancaires qu’il sollicite, il pourrait ne pas être en capacité de contractualiser certaines subventions ou de répondre à certains appels d’offres, ce qui impacterait défavorablement les perspectives de développement du Groupe, ou ne pas pouvoir finaliser la conclusion de contrats d’achat d’électricité et d’équipements ni de contrats de vente d’hydrogène, ce qui impacterait la situation financière du Groupe et ses résultats. Il pourrait également être amené à constituer un collatéral via la mise sous séquestre de tout ou partie du montant de la garantie, limitant ainsi sa trésorerie disponible pour assurer le développement des projets.

iii. Risque lié à l’accès aux subventions et à l’évolution des politiques publiques

Le secteur de l’hydrogène renouvelable et bas-carbone bénéficie actuellement des politiques publiques de soutien aux énergies décarbonées. A ce titre, l’Union européenne évaluait en 2020 des investissements allant de 180 à 470 milliards d’euros jusqu’en 2050 pour le déploiement d’une nouvelle économie de l’hydrogène propre en Europe. 65 pays dans le monde se sont dotés de stratégies nationales pour le développement de l’économie de l’hydrogène propre et ont – pour beaucoup d’entre eux - mis en place depuis 2020 des programmes de soutien financier associés.

En Europe, ces plans ont été révisés ou sont en train de l’être, au regard des dispositions réglementaires qui ont été adoptées à l’échelle européenne ces dernières années, notamment dans le cadre du paquet législatif du Pacte Vert, du plan stratégique RePowerEU, du Paquet Hydrogène et Gaz Décarboné (Directive et Règlement établissant des règles communes pour les marchés intérieurs des gaz naturel et renouvelable et de l'hydrogène) ainsi que du Clean Industrial Deal présenté par la Commission européenne le 26 février 2025.

Ces évolutions des stratégies nationales sont très encourageantes mais, malgré les efforts de l’Union européenne pour coordonner ces soutiens au sein de la Banque européenne de l’Hydrogène (dans le cadre de la proposition Auction as a Service) et pour avancer sur les questions réglementaires liées à la standardisation et la certification de l’hydrogène propre en fonction de ses modes de production et de son intensité carbonique, le manque de clarté et de visibilité induit par des positions divergentes des Etats membres a contribué à retarder le développement des projets et les décisions finales d’investissement en Europe.

En effet, même si la Banque européenne de l’Hydrogène a été lancée en 2023 dans le cadre du Fond européen d’Innovation (avec une première enchère pilote lancée fin 2023 et disposant d’un budget limité de 800 millions d’euros, une seconde enchère lancée début 2025 avec un budget de 1,2 milliard d’euros et une troisième enchère lancée fin 2025 avec un budget de 1,3 milliard d’euros), l’option Auction as a Service n’a été choisie que par 3 Etats membres en 2024 (Espagne, Lituanie et Autriche). Les autres Etats, ainsi que le Royaume-Uni, ont travaillé à des mécanismes de soutien avec des critères d’éligibilité et d’évaluation assez divers. Ainsi, le Royaume-Uni (deux Hydrogen Allocation Rounds lancés en 2023 et 2025), le Danemark (PtX Auctions en 2023) et les Pays-Bas (OWE en 2023) ont obtenu des résultats très contrastés. Ils ont été rejoints par l’Espagne en 2024 (avec son appel Valles del Hidrogeno) et la France a lancé une "Procédure de mise en concurrence avec dialogue concurrentiel sur le soutien à la production électrolytique d’hydrogène renouvelable ou bas-carbone" en décembre 2024.

Au 31 décembre 2025, le Groupe a contractualisé un total de 231 millions d'euros de subventions et 5,7 millions d'euros d’avances remboursables sur lesquelles un total respectif de 53 millions et de 4,5 millions d'euros ont déjà été encaissés à cette date (se référer au paragraphe 1.2.2.3 du Rapport Financier Annuel synthétisant les avances remboursables et subventions obtenues). Toutefois, les politiques publiques existantes pourraient être modifiées, en raison d’un texte législatif, réglementaire ou administratif souhaitant privilégier certaines sources d’énergies traditionnelles ou des sources d’énergie renouvelables alternatives ou encore en raison de contraintes budgétaires entraînant une réduction des fonds publics disponibles pour la mise en œuvre de telles politiques de soutien aux solutions décarbonées dont l’hydrogène renouvelable ou bas-carbone. Chaque pays dispose d’une politique de soutien différente liée à l’hydrogène, laquelle peut varier en fonction de l’évolution du paysage et/ou du contexte politique national. L’absence de subvention ou l’évolution de leur volume dans les pays dans lesquels le Groupe entend exercer ses activités pourraient dans certains cas freiner ou réduire l’intérêt d’un développement de ses activités à l’international.

iv. Risque lié aux covenants et engagements inclus dans les financements du Groupe

Le Groupe a conclu plusieurs contrats de financement à travers la Société ou ses filiales, qui incluent des covenants financiers et/ou opérationnels à respecter ou d’autres engagements, tels que des limitations ou des interdictions sur la distribution de dividendes. Si un cas de non-respect de covenants ou d’engagements venait à survenir, le Groupe pourrait notamment s’exposer à l’exigibilité anticipée de la dette en question avec une incidence défavorable sur la position de trésorerie du Groupe, sa capacité à obtenir de nouveaux financements et sur le coût de ses financements futurs.

Par ailleurs, le fait pour la Société ou l’une de ses filiales de rencontrer des difficultés financières importantes pourrait causer l’activation des clauses de défauts croisés présentes dans certains contrats de financement et entraîner ainsi des défauts simultanés à différents niveaux du Groupe. Si la Société n’obtient pas la renonciation (waiver) des prêteurs ou un accord de restructuration de leur part, ces derniers peuvent être en droit de saisir les actifs liés à ces projets ou les titres ou autres actifs remis en garantie (notamment la participation du Groupe dans la filiale qui détient les actifs).

Au 31 décembre 2025, l’ensemble des covenants financiers et opérationnels inclus dans les contrats de financement du Groupe étaient respectés (voir paragraphe 1.2.2.3 du Rapport Financier Annuel). A la date du Rapport Financier Annuel, le Groupe n’anticipe pas de difficultés particulières quant au respect des covenants dans les prochains mois. Néanmoins si la Société venait à ne pas respecter ses covenants, il pourrait en résulter un effet défavorable significatif sur les activités, la situation financière, la réputation, les résultats et les perspectives du Groupe.

v. Risque de taux sur les financements du Groupe

Le Groupe a contracté divers emprunts afin de financer ses activités et le développement de ses projets. Le Groupe poursuivant une stratégie de croissance, de nouveaux financements ont donc vocation à être mis en place. L’endettement de la Société et des sociétés de projet du Groupe est comptabilisé dans les états financiers consolidés de la Société dont les résultats peuvent, à l’avenir, être affectés par les variations positives ou négatives de taux d’intérêt. En effet, lorsque le Groupe contracte des financements à taux variable, sans couverture dédiée transformant les dettes à taux variable en taux fixe, ou si cette couverture n’était pas efficace, une hausse de taux d’intérêt pourrait entrainer une augmentation des coûts de financement du Groupe. Pour rappel, la part variable des financements du Groupe ne représente qu'une part limitée de l'endettement global.

vi. Risque de prix de transfert entre les différentes entités du Groupe

A la date du Rapport Financier Annuel, le Groupe est exposé à de potentielles modifications de la règlementation fiscale dans l’ensemble des pays dans lesquels il opère.En particulier, le Groupe travaille à la mise en place d’une politique de prix de transfert liée aux différentes filiales à l’international, entre les sociétés de développement, les holdings de participation et/ou de financement, les sociétés de projet et la Société. Cette politique exige une transparence envers les autorités fiscales quant à la refacturation des coûts encourus ainsi que les marges appliquées. Si le Groupe devait subir un contrôle fiscal débouchant sur une interprétation différente des autorités fiscales ou la mise en place de procédures de redressement fiscal en cas de manquement avéré au titre des mesures intra-groupe en place en matière de prix de transfert, cela pourrait générer non seulement des charges associées au contentieux fiscal, ou aux éventuelles amendes administratives mais également un risque de réputation dans la juridiction donnée. L’impact de ces risques pourrait augmenter la pression fiscale à laquelle le Groupe est soumis et ainsi avoir un effet défavorable sur le taux effectif d’imposition du Groupe.

vii. Risque de liquidité

Le risque de liquidité correspond au risque que la Société ne soit pas en mesure de faire face à ses besoins de trésorerie en fonction de ses ressources disponibles. Le développement du Groupe repose sur l’obtention de financements permettant de mener à bien ses différents projets de construction. A la date du Rapport Financier Annuel, la Société a apprécié son risque de liquidité sur la base des éléments suivants :

  • la trésorerie et les équivalents de trésorerie du Groupe au 31 décembre 2025, s’élevant à 74,7 millions d’euros ;
  • l’échéancier de remboursement de son endettement financier, qui s’élevait au total à 121 millions d’euros, dont 42 millions d'euros à plus de 5 ans, au 31 décembre 2025 (la part liée aux dettes locatives s’élevant à 42,5 millions d’euros au total) ;
  • ses engagements fermes en termes d’investissements à hauteur d’un total de 59 millions d’euros (voir paragraphe 1.2.2.4 du Rapport Financier Annuel) ; et
  • le plan de trésorerie sur les 12 prochains mois, qui repose notamment sur la trésorerie actuelle, les financements de projets d’ores et déjà contractualisés et sur l’hypothèse d’obtention de financements complémentaires. Ces derniers sont en cours de négociation et la direction estime qu’il est très probable que ces financements soient contractualisés prochainement.

Toutefois, le Groupe a établi un scénario alternatif, au cas où ces financements complémentaires ne seraient pas obtenus, ou partiellement obtenus, conduisant à réduire les frais de développement engagés dans ses projets à un stade moins mature ou non prioritaires. Dans ce contexte, le Groupe considère être en mesure de faire face à ses obligations au cours des 12 prochains mois. Ainsi, la Société serait en mesure de tenir ses engagements en termes de besoins de trésorerie. Les comptes 2025 ont été arrêtés en application du principe de continuité d’exploitation. Au-delà de l’horizon de liquidité, la Société va continuer à avoir des besoins de financement importants pour le développement de ses activités. Sa capacité à générer dans le futur des cash-flows équivalents à ses besoins n’est pas certaine.

1.3.2. Assurances et gestion des risques

1.3.2.1. Assurances

Dans l’exercice de ses activités de développement et d’exploitation d’installations de production d’hydrogène vert, le Groupe cherche à optimiser la couverture de ses risques métiers et financiers à travers l’assurance. Rattachée à la Direction Juridique du Groupe, la Direction des assurances intervient de manière transverse, en étroite collaboration avec les autres équipes, sur l’ensemble des risques et participe à leur bonne gestion. Le Groupe fait appel à des acteurs du marché de l’assurance de premier rang avec une solidité financière reconnue. Le Groupe a choisi de couvrir l’ensemble de ses risques via la France, à l’exception des pays ne le permettant pas. Le Groupe a souscrit les principales assurances suivantes, avec des niveaux de couverture (et plafonds d’indemnisation) qu’il estime appropriés :

  • Couverture du personnel : l’ensemble du personnel salarié dans les pays dans lesquels le Groupe est implanté bénéficie de couvertures en adéquation avec chaque règlementation locale, à la fois pour les frais de santé, la prévoyance et les différents déplacements professionnels.
  • Responsabilité civile et risques annexes : un programme a été mis en place permettant de couvrir la responsabilité civile du Groupe au niveau le plus haut de l’organigramme, englobant ainsi l’ensemble des salariés et les filiales, ainsi que les engagements commerciaux du Groupe dans l’ensemble du monde. Un programme couvrant également les risques de pollution accidentelle a été souscrit dans la même perspective, afin notamment de protéger l’environnement des conséquences de tout sinistre ainsi que les tiers. Les mandataires sociaux voient également leur responsabilité dans le cadre de leur activité au sein du Groupe couverte via un contrat d’assurance "Responsabilité civile des mandataires sociaux". Des polices locales peuvent également être souscrites afin de répondre en tous points aux dispositions réglementaires de chaque zone.
  • Dommages aux installations et équipements : l’ensemble des actifs du Groupe, principalement les installations de production d’hydrogène vert, sont couverts via un programme d’assurance "Dommages aux biens" souscrit également au niveau du Groupe. Ce programme couvre notamment les risques incendie, foudre, explosion, vol, évènements naturels, dans la limite de la capacité disponible sur le marché de l’assurance. Avant l’application de la couverture "Dommages aux biens", les projets du Groupe sont protégés via la mise en place d’une police Groupe "Tous risques chantiers", permettant de se prémunir de tout aléa lors de la construction des installations de production d’hydrogène vert.

1.3.2.2. Procédures de contrôle interne et de gestion des risques

Le dispositif de contrôle interne s’appuie sur les principaux acteurs suivants :

  • la Direction générale : le Président-Directeur général est responsable à tous niveaux de la gestion du système de contrôle interne. Il est également en charge du développement, du fonctionnement et du pilotage des systèmes de contrôle interne, et doit être le garant de la mise en place de ces différentes étapes;
  • le Comité d’audit est responsable de l’examen et de l’évaluation, si nécessaire, des procédures de contrôle interne, notamment celles concernant les informations financières, contribuant ainsi à la préparation des comptes consolidés du Groupe ;
  • la Direction Administrative et Financière définit les règles et méthodes comptables du Groupe, les principaux processus financiers, ainsi que les outils de reporting, pour exercer un contrôle sur les activités au quotidien ; et
  • la Direction Juridique est le garant de la conformité du Groupe et pilote la gestion des risques.

Du fait de la taille du Groupe et de la proximité du management avec les opérationnels, l’implication de la Direction générale et des directeurs opérationnels est forte et s’articule autour des points clés suivants :

  • domaines de responsabilités clairement établis ;
  • principe de délégation et supervision ;
  • séparation des tâches entre les fonctions d’autorisation, de contrôle, d’enregistrement et de paiement ;
  • distinction entre les opérateurs qui engagent les opérations et ceux chargés de leur validation, leur suivi ou leur règlement ;
  • contrôles de détection à tous les niveaux, qu’ils soient d’ordre purement financier ou plus technique (intrusions, sécurité informatique, fraude, etc.).

Dans une perspective d’amélioration continue, le dispositif de contrôle interne s’enrichit continuellement grâce à des évolutions organisationnelles et à la mise en place ou la mise à jour de politiques et de procédures internes. Depuis sa création, la Direction Administrative et Financière a ainsi établi et mis en place diverses procédures relatives notamment :

  • au processus d’achats, incluant l’ensemble des opérations de l’émission du besoin au décaissement lié ;
  • au processus de facturation clients ;
  • à la gestion des notes de frais ; et
  • au processus budgétaire.

L’ensemble de ces procédures sont disponibles et accessibles à l’ensemble du personnel de la Société et les nouveaux salariés sont sensibilisés à l’existence et l’importance de celles-ci. Par ailleurs, l’équipe est assistée par des experts spécialisés dans leur domaine :

  • des cabinets d’expertise comptable reconnus dans chaque pays où le Groupe est présent, assurent la production des états financiers des sociétés du Groupe selon les normes comptables locales et l’établissement des déclarations fiscales ;
  • un cabinet d’expertise comptable qui assure la production des comptes consolidés établis selon les normes IFRS.

1.4. Actionnariat

1.4.1. Répartition du capital et des droits de vote

Au 31 décembre 2025, le capital social de la Société s'élevait à 481.138,44 euros divisé en 48.113.844 actions ordinaires de 0,01 euro de valeur nominale chacune, entièrement libérées et toutes de même catégorie. La répartition du capital et des droits de vote de la Société à cette date (sur une base non diluée et sur la base des informations dont la Société dispose) est présentée dans le tableau ci-dessous :

Actionnaires Nombre d’actions % du capital Nombre de droits de vote % des droits de vote
Fresh Future(1) 8.950.000 18,60% 17.900.000 22,09%
Matthieu Guesné 1.403 0,00% 2.806 0,00%
Total Matthieu Guesné 8.951.403 18,60% 17.902.806 22,09%
Noria 7.002.800 14,55% 14.005.600 17,28%
Noria Invest SRL 537.811 1,12% 1.075.622 1,33%
Total Noria 7.540.611 15,67% 15.081.222 18,61%
Vendée Hydrogène 4.668.400 9,70% 9.336.800 11,52%
Les Saules 3.793.305 7,88% 7.563.610 9,33%
EDP Renewables Europe, S.L.U.
:--- :--- :--- :--- :---
Ouest Croissance 2.535.880 5,27% 5.071.760 6,26%
Flottant 17.767.103 36,93% 23.214.179 28,65%
dont auto-détention 26.500 0,06% 0(2) 0%(2)
Total 48.113.844 100,00% 81.027.519 100,00%

(1) Société détenue à 100% par Monsieur Matthieu Guesné.
(2) Les actions auto-détenues par la Société sont privées de droits de vote.

Variations sur le capital au cours de l'exercice

Le capital social de la Société a été augmenté d'un montant nominal total de 1.434,96 euros au cours de l'exercice 2025, par l'émission de 143.496 actions ordinaires nouvelles, du fait de l'exercice de bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise et de l'attribution définitive d'actions gratuites. Aucune autre variation sur le capital social de la Société n'a été enregistrée au cours de l'exercice.

Modifications de la détention des actionnaires significatifs au cours de l'exercice

Aucune modification significative n'est intervenue au cours de l'exercice 2025.

Droits attachés aux actions

Chaque action donne droit à un droit de vote. Un droit de vote double de celui conféré aux autres actions, eu égard à la quotité de capital qu’elles représentent, est attribué à toutes les actions entièrement libérées pour lesquelles il est justifié d’une inscription nominative depuis deux ans au moins, au nom du même actionnaire. Sous réserve de l'existence des droits de vote doubles, les principaux actionnaires ne détiennent pas de droits de vote différents des autres actionnaires de la Société.

Informations boursières

A la date du Rapport Financier Annuel, les actions de la Société sont cotées sur Euronext Paris (Compartiment B ; ISIN : FR0014009YQ1 ; mnémo : LHYFE). Les actions Lhyfe font partie de l'indice CAC Small, CAC Mid & Small, CAC All Shares, Euronext Tech Leaders, Euronext Tech Croissance et Euronext PEA-PME 150.

1.4.2. Instruments donnant accès au capital

1.4.2.1. Bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise et options de souscription d'actions

La Société a attribué des bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise (BSPCE) et des options de souscription d'actions, dont le détail figure en Note 3.8.2 aux Comptes Consolidés. Les tableaux ci-dessous présentent les informations mentionnées à l'article L. 225-184, alinéa 4 du Code de commerce, non mentionnées ailleurs dans le Rapport Financier Annuel, étant précisé (i) qu'aucune option de souscription ou d'achat ni bon de souscription de parts de créateurs d'entreprise n'a été attribué au cours de l'exercice 2025 aux mandataires sociaux (à raison de leurs mandats et fonctions) par la Société, ses sociétés liées au sens de l'article L. 225-180 du Code de commerce ou ses sociétés contrôlées au sens de l'article L. 233-16 du même Code, (ii) qu'aucune action n'a été souscrite ou achetée au cours de l'exercice 2025 par des mandataires sociaux en levant une ou plusieurs des options ou bons détenus sur ces sociétés et (iii) qu'aucune option de souscription ou d'achat ni bon de souscription de parts de créateurs d'entreprise n'a été attribué au cours de l'exercice 2025 aux salariés, non mandataires sociaux, par la Société ou ses sociétés liées au sens de l'article L. 225-180 du Code de commerce.

Options de souscription ou d'achat consenties aux dix premiers salariés non mandataires sociaux attributaires et options levées par ces derniers Nombre total Prix moyen pondéré
Options détenues sur le Groupe et levées, durant l'exercice 2025, par les dix salariés du Groupe, non mandataires sociaux, dont le nombre d'options ainsi achetées ou souscrites est le plus élevé (nombre global) 810(1) 34.700 euros

(1) 810 BSPCE Salariés donnant droit à un total de 81.000 actions ordinaires de la Société.

1.4.2.2. Bons de souscription d’actions (BSA)

La Société a attribué des bons de souscription d'actions au profit d’un consultant, dont le détail figure en Note 3.8.2 aux Comptes Consolidés.

1.4.2.3. Attributions gratuites d’actions (AGA)

La Société a attribué des actions gratuites, dont le détail figure en Note 3.8.3 aux Comptes Consolidés. Les tableaux ci-dessous présentent les informations mentionnées à l'article L. 225-197-4, alinéas 3 et 4 du Code de commerce, non mentionnées ailleurs dans le Rapport Financier Annuel, étant précisé qu'aucune action n'a été attribuée gratuitement au cours de l'exercice 2025 aux mandataires sociaux (à raison de leurs mandats et fonctions) par la Société, ses sociétés liées au sens de l'article L. 225-197-2 du Code de commerce ou ses sociétés contrôlées au sens de l'article L. 233-16 du même Code.

Nombre total Valeur des actions (en euros) Date de la décision d’attribution
Actions gratuites attribuées, durant l'exercice 2025, par la Société et par les sociétés ou groupements qui lui sont liés dans les conditions prévues à l'article L. 225-197-2, à chacun des dix salariés de la Société non-mandataires sociaux dont le nombre d'actions attribuées gratuitement est le plus élevé 40.000 130.000 23/05/2025
Nombre d'actions gratuites attribuées Nombre des salariés bénéficiaires Répartition des actions attribuées entre les catégories de ces bénéficiaires Valeur des actions (en euros) Date de la décision d’attribution
Actions gratuites attribuées, durant l'exercice 2025, par la Société et par les sociétés ou groupements qui lui sont liés dans les conditions prévues à l'article L. 225-197-2, à l'ensemble des salariés bénéficiaires, ainsi que le nombre de ceux-ci et la répartition des actions attribuées entre les catégories de ces bénéficiaires 40.000 1 Cadre : 40.000 130.000 23/05/2025

1.4.2.4. Obligations convertibles

La Société a procédé à l’émission de deux emprunts obligataires convertibles en actions faisant l’objet d’un remboursement linéaire n’ayant pas vocation à être convertis, et dont les caractéristiques sont décrites ci-dessous.

i. Obligations convertibles dites "OCA LB2"

Le 13 juillet 2021, la Société a émis un emprunt obligataire convertible en actions de la Société dont les principales caractéristiques sont les suivantes :
Montant nominal : 10.250.000 euros, représenté par 10.250.000 OCA LB2 d’une valeur nominale unitaire de 1 euro.

Identité des souscripteurs : Souscripteurs Nombre d'OCA LB2 Montant des souscriptions Montant restant à rembourser au 31 décembre 2025
Swen Impact Fund for Transition 6.250.000 6.250.000 € 4.231.627 €
CDC (Banque des Territoires) 4.000.000 4.000.000 € 2.708.241 €
Total 10.250.000 10.250.000 € 6.939.868 €

Taux d’intérêt : taux variable compris entre 8,8% et 9,2% l’an, en fonction de l’atteinte ou non d’un nombre de tonnes de CO2 évitées au titre de l'exercice précédent. Les intérêts sont payables annuellement à la date anniversaire, en numéraire.
Date d’échéance : à l’expiration d’un délai de 8 ans à compter de leur date de souscription, soit le 13 juillet 2029.
Remboursement :
* Remboursement annuel jusqu’à la date d’échéance : remboursement annuel linéaire en principal sur 78 mois, à compter du 13 janvier 2023).
* Remboursement anticipé volontaire au gré de la Société : remboursement à l'initiative de la Société, en tout ou en partie, le cas échéant avec paiement d’une "Pénalité de Remboursement Anticipé".
* Remboursement anticipé obligatoire au gré des souscripteurs d’OCA LB2 : à tout moment, remboursement anticipé, total ou partiel, à première demande d’un souscripteur, dans certains cas liés au contrôle et à la direction de la Société ou dans certains cas de défauts usuels, notamment non-paiement de toute somme due au titre des OCA LB2, manquement à l’une ou l’autre des stipulations du contrat d’émission ou procédure collective.

Les modalités des OCA LB2 contiennent des covenants décrits au paragraphe 1.2.2.3 du Rapport Financier Annuel.

Conversion : (i) à la demande des porteurs d’OCA LB2, à défaut du remboursement total des OCA LB2 en principal et intérêts à la date d’échéance, et sans que la Société ne puisse s’opposer à une telle demande, ou en cas de survenance d’une procédure collective, ou (ii) à tout moment d’un commun accord entre la Société et les porteurs d’OCA LB2.
Chaque OCA LB2 convertie donne droit, sous réserve d’ajustements relatifs à la protection des porteurs d’OCA LB2, à un nombre d’actions ordinaires nouvelles "N" déterminé par application de la formule suivante : N = VNOC / VR
Où :
* "VNOC" est le montant nominal en principal (hors intérêts courus et non versés) des OCA LB2, à proportion du montant en principal restant dû ;
* "VR" est la valeur de référence unitaire d’une action ordinaire composant le capital social de la Société égale à la valeur de marché déterminée, à défaut d’accord entre la Société et le représentant de la masse des porteurs d’OCA LB2, à dire d’expert, après imputation d’une décote de 15%.

ii. Obligations convertibles "OCA LB2 Bis"

Le 14 décembre 2021, la Société a émis un emprunt obligataire convertible en actions de la Société dont les modalités sont similaires à celles de l’emprunt OCA LB2, à l’exception de la date de souscription et de la date d’échéance.
Montant nominal : 2.000.000 d'euros, représenté par 2.000.000 d'OCA LB2 Bis d’une valeur nominale unitaire de 1 euro.

Identité du souscripteur : Souscripteur Nombre d'OCA LB2 Bis Montant des souscriptions Montant restant à rembourser au 31 décembre 2025
Les Saules 2.000.000 2.000.000 € 1.626.000 €
Total 2.000.000 2.000.000 € 1.626.000 €

Remboursement : identique aux "OCA LB2", avec toutefois un remboursement annuel depuis le 14 juin 2023. Les modalités des OCA LB2 Bis contiennent des covenants décrits au paragraphe 1.2.2.3 du Rapport Financier Annuel.
Date d’échéance : à l’expiration d’un délai de 8 ans à compter de leur date de souscription, soit le 14 décembre 2029.

1.4.2.5. Ajustements

Aucun ajustement n'a été réalisé sur les instruments donnant accès au capital de la Société au cours de l'exercice écoulé à raison d'opérations de rachat d'actions ou d'autres opérations financières visées par le Code de commerce.### 1.4.2.6. Synthèse des instruments dilutifs

Sous réserve que leurs conditions d’exercice ou d’acquisition définitive soient satisfaites, la dilution potentielle maximale susceptible de résulter de l’exercice intégral des BSPCE, Stock options et BSA et de l’acquisition définitive des AGA se résume comme indiqué dans le tableau ci-dessous, étant précisé que l’impact dilutif des OCA LB2 et OCA LB2 Bis ne peut être calculé.

Synthèse de la dilution Nombre d'actions
Nombre d'actions composant le capital au 31/12/2025 48.113.844
Nombre d'actions maximal à provenir de l'exercice de BSPCE 2.644.684
Nombre d'actions maximal à provenir de l'exercice de Stock options 41.200
Nombre d'actions maximal à provenir de l'exercice des BSA 170.000
Nombre d'actions maximal à provenir de l’acquisition définitive des AGA 1.753.750
Nombre d'actions maximal à provenir de la conversion des OCA LB2 et LB2 bis Voir (1)
Nombre d'actions composant le capital dilué (hors impact de la conversion des OCA LB2 et OCA LB2 Bis) 52.723.478
% dilution potentielle(2) 9,58%

(1) Le nombre d’actions ordinaires nouvelles résultant de la conversion intégrale des OCA LB2 et des OCA LB2 Bis est basé sur la valeur de marché de l’action de la Société au moment de la conversion et ne peut donc être calculée.
(2) La dilution potentielle indiquée ne résulte que de l’exercice des BSPCE, Stock options, BSA et AGA, le nombre d’actions ordinaires nouvelles résultant de la conversion intégrale des OCA LB2 et des OCA LB2 Bis ne pouvant être calculée.

1.4.3. Participation des mandataires sociaux

1.4.3.1. Synthèse

Le tableau ci-dessous présente la participation dans le capital social de la Société ainsi que les instruments donnant accès au capital de la Société détenus par le Président-Directeur général et les autres membres du Conseil d’administration au 31 décembre 2025.

Personne Actions détenues directement Actions détenues par des entités liées Total actions détenues directement et indirectement Nombre d’actions à résulter de l’exercice de BSPCE Actions gratuites Pourcentage du capital dilué(1)
Matthieu Guesné, Président-Directeur général 1.403 8.950.000(2) 8.951.403 1.170.000(3) 954.500(4) 21,01%
Amaury Bierent, administrateur - 3.793.305(5) 3.793.305 - - 7,19%
Alena Fargere, administratrice indépendante 1.500 - 1.500 - - 0,00%
Jana Kley, administratrice indépendante - - - - - 0,00%
Bruno Le Jossec, administrateur indépendant 2.050 - 2.050 - - 0,00%
Maria Pardo Saleme, administratrice 11.066 - 11.066 22.700(6) 287.100(7) 0,61%
Christopher Sorensen, administrateur indépendant - - - - - 0,00%
Noria, censeur 7.002.800 537.811 7.540.611 - - 14,30%
Mitsui & Co., Ltd, censeur 1.269.842 - 1.269.842 - - 2,41%

(1) Les OCA LB2 et OCA LB2 Bis, qui n’ont pas vocation à être converties, ne sont pas prises en compte dans le calcul de dilution.
(2) Par l'intermédiaire de la société Fresh Future.
(3) Attribués dans le cadre des plans BSPCE Premium et BSPCE 2024 D.
(4) Attribuées dans le cadre du plan AGA 2022 MG.
(5) Par l'intermédiaire de la société Les Saules.
(6) Attribués dans le cadre des plans BSPCE 2023 et BSPCE 2024.
(7) Attribuées dans le cadre des plans AGA NE, AGA 2023, AGA 2024, AGA 2024 PC et AGA 2025 PC.

1.4.3.2. Transactions réalisées par les dirigeants et personnes étroitement liées

Sur la base des informations dont la Société dispose, une opération, réalisée par un dirigeant sur les titres de la Société et rentrant dans le champ d'application de l'article L. 621-18-2 du Code monétaire et financier, a fait l’objet d’une déclaration au cours de l’exercice 2025 :

Personne concernée Date Type d'opération Nombre d'actions concernées
Amaury Bierent, administrateur 10 février 2025 Acquisition 6.000

1.4.4. Actionnariat salarié

Au 31 décembre 2025, il n’existe pas de plan d'épargne d'entreprise, de fonds commun de placement d'entreprise ou d'accord d'intéressement ou de participation au sein de la Société ou du Groupe. Toutefois, certains salariés détiennent des bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise (BSPCE) et se sont vu attribuer des options de souscription d'actions (Stock options) et des actions gratuites (AGA) dont le détail figure en Note 3.8 aux Comptes Consolidés. Au 31 décembre 2025, au sens de l'article L. 225-102 du Code de commerce, les salariés de la Société ou des sociétés qui lui sont liées au sens de l'article L. 225-180 du Code de commerce détenaient 41.664 actions de la Société, issues de l'acquisition définitive d'actions gratuites (AGA), représentant 0,09% du capital social.

1.4.5. Tableau des délégations et autorisations en cours de validité accordées par l’assemblée générale dans le domaine des augmentations de capital

Les délégations financières approuvées par les actionnaires de la Société lors des assemblées générales des 23 mai 2023 et 23 mai 2025, encore en vigueur, sont synthétisées ci-dessous :

Autorisations et délégations accordées par l’assemblée générale Durée de la délégation Modalités de la délégation Utilisation au cours de l'exercice 2025
Emissions avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires
Emission d’actions et/ou de titres de capital donnant accès à d’autres titres de capital et/ou donnant droit à l’attribution de titres de créance et/ou de valeurs mobilières donnant accès à des titres de capital à émettre, avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (Assemblée générale du 23 mai 2025, 22ème résolution) 26 mois (jusqu’au 23 juillet 2027) Montant maximal : 479.703,48 euros de valeur nominale(1) Montant maximal (titres de créance) : 500.000.000 euros N/A
Emissions avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires
Emission d’actions et/ou de titres de capital donnant accès à d'autres titres de capital et/ou donnant droit à l'attribution de titres de créance et/ou de valeurs mobilières donnant accès à des titres de capital à émettre, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, dans le cadre d'offres au public autres que celles visées au 1° de l’article L. 411-2 du Code monétaire et financier (Assemblée générale du 23 mai 2025, 23ème résolution) 26 mois (jusqu’au 23 juillet 2027) Montant maximal : 239.851,74 euros de valeur nominale(1) Montant maximal (titres de créance) : 500.000.000 euros Prix d’émission des actions : au moins égal à la moyenne pondérée par les volumes des cours de l’action au cours des 10 dernières séances de bourse précédant la fixation du prix d’émission, éventuellement diminuée d’une décote maximum de 10% Prix d'émission des valeurs mobilières donnant accès au capital : tel que la somme perçue immédiatement, majorée le cas échéant de la somme susceptible d’être perçue ultérieurement, soit, pour chaque action émise en conséquence de l’émission concernée, au moins égale au montant visé ci-dessus N/A
Emission d’actions et/ou de titres de capital donnant accès à d’autres titres de capital et/ou donnant droit à l’attribution de titres de créance et/ou de valeurs mobilières donnant accès à des titres de capital à émettre, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, dans le cadre d'offres au public visées au 1° de l’article L. 411-2 du Code monétaire et financier (Assemblée générale du 23 mai 2025, 24ème résolution) 26 mois (jusqu’au 23 juillet 2027) Montant maximal : 191.881,39 euros de valeur nominale(1) / 30% du capital social sur une période de 12 mois Montant maximal (titres de créance) : 500.000.000 euros Prix d’émission : règles identiques à celles présentées ci-dessus concernant la 23ème résolution N/A
Emission d’actions et/ou de titres de capital donnant accès à d’autres titres de capital et/ou donnant droit à l’attribution de titres de créance et/ou de valeurs mobilières donnant accès à des titres de capital à émettre, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, au profit de catégories de bénéficiaires déterminés investissant dans le secteur de l'énergie ou de l'hydrogène (Assemblée générale du 23 mai 2025, 25ème résolution) 18 mois (jusqu’au 23 novembre 2026) Montant maximal : 191.881,39 euros de valeur nominale(1) Montant maximal (titres de créance) : 500.000.000 euros Prix d’émission : règles identiques à celles présentées ci-dessus concernant la 23ème résolution N/A
Emission d’actions et/ou de titres de capital donnant accès à d’autres titres de capital et/ou donnant droit à l’attribution de titres de créance et/ou de valeurs mobilières donnant accès à des titres de capital à émettre, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, en faveur d'une ou plusieurs personnes nommément désignées par le Conseil d'administration (Assemblée générale du 23 mai 2025, 26ème résolution) 18 mois (jusqu’au 23 novembre 2026) Montant maximal : 191.881,39 euros de valeur nominale(1) / 30% du capital social sur une période de 12 mois Montant maximal (titres de créance) : 500.000.000 euros Prix d’émission : règles identiques à celles présentées ci-dessus concernant la 23ème résolution N/A
Emission d’actions et/ou de toutes autres valeurs mobilières donnant accès immédiatement ou à terme au capital de la Société, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, en vue de rémunérer des apports en nature consentis à la Société et constitués de titres de capital ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de sociétés tierces, en dehors d’une offre publique d’échange (Assemblée générale du 23 mai 2025, 28ème résolution) 26 mois (jusqu’au 23 juillet 2027) Montant maximal : 191.881,39 euros de valeur nominale(1) / 20% du capital social Montant maximal (titres de créance) : 500.000.000 euros N/A
Emission d’actions et/ou de valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société, avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires, en rémunération de titres apportés à une offre publique d'échange initiée par la Société (Assemblée générale du 23 mai 2025, 29ème résolution) 26 mois (jusqu’au 23 juillet 2027) N/A

(1)Le montant des augmentations de capital susceptibles d'être réalisées immédiatement ou à terme en vertu de ces résolutions ne pourra être supérieur à 479.703,48 euros de valeur nominale, sous réserve d'ajustement légal ou contractuel (Assemblée générale du 23 mai 2025, 30ème résolution).
(2)Le montant des augmentations de capital susceptibles d'être réalisées immédiatement ou à terme en vertu de ces résolutions, ainsi que des 27ème et 28ème résolutions de l'Assemblée générale du 23 mai 2023, caduques, ne pourra être supérieur à 12.600 euros de valeur nominale, sous réserve d'ajustement légal ou contractuel (Assemblée générale du 23 mai 2023, 29ème résolution).

1.4.6.Programmes de rachat d’actions et de liquidité

L’assemblée générale des actionnaires de la Société du 23 mai 2025 a autorisé le Conseil d’administration à mettre en œuvre, pour une durée de dix-huit (18) mois à compter de l’assemblée, un programme de rachat des actions de la Société dans le cadre des dispositions de l’article L. 22-10-62 du Code de commerce et des pratiques de marché admises par l’Autorité des marchés financiers. Les principaux termes de cette autorisation sont les suivants :

Nombre maximum d’actions pouvant être achetées : 10% du nombre total d’actions composant le capital social de la Société et, pour ce qui concerne les acquisitions réalisées en vue de leur conservation et de leur remise ultérieure en paiement ou en échange dans le cadre d’une opération de fusion, de scission ou d’apport, 5% du nombre total d’actions composant le capital social de la Société, étant précisé que (i) ces limites s’appliquent à un montant du capital social de la Société qui sera, le cas échéant, ajusté pour prendre en compte les opérations affectant le capital social postérieurement à l'assemblée générale et (ii) lorsque les actions sont rachetées pour favoriser la liquidité dans les conditions définies par le règlement général de l’Autorité des marchés financiers, le nombre d’actions pris en compte pour le calcul de la limite de 10% susvisée correspond au nombre d’actions achetées, déduction faite du nombre d’actions revendues pendant la durée de l’autorisation.

Objectifs des rachats d’actions :
* conserver les actions de la Société qui auront été achetées et les remettre ultérieurement à l’échange ou en paiement dans le cadre d’opérations éventuelles de croissance externe, de fusion, de scission ou d’apport dans le respect, notamment, de la réglementation boursière ;
* remettre des actions lors de l’exercice de droits attachés à des valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société ;
* allouer des actions aux salariés ou aux mandataires sociaux de la Société et de ses filiales dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi, notamment au titre de l’attribution d’actions gratuites, de la participation aux fruits de l’expansion de la Société, du régime des options d’achat d’actions ou par le biais d’un plan d’épargne d’entreprise ;
* assurer la liquidité et animer le marché secondaire des titres de la Société, cette animation étant réalisée par un prestataire de services d’investissement agissant dans le cadre d’un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie reconnue par l’Autorité des marchés financiers ;
* annuler tout ou partie des titres rachetés ; et
* réaliser toute autre finalité autorisée ou qui viendrait à être autorisée par la loi ou reconnue ou qui viendrait à être reconnue comme pratique de marché par l'Autorité des marchés financiers, étant entendu que dans une telle hypothèse, la Société informerait ses actionnaires par voie de communiqué.

Prix d’achat maximum (hors frais et commission) : 300% du prix des actions de la Société fixé dans le cadre de leur admission aux négociations sur le marché réglementé d’Euronext Paris (8,75 euros), soit 26,25 euros.

Montant maximum des fonds pouvant être consacrés au rachat d’actions : 30 millions d’euros. Les actions ainsi rachetées pourront être annulées.

Renouvellement du programme de rachat d’actions proposé à l’assemblée générale 2026 : il sera proposé aux actionnaires, lors de l’assemblée générale annuelle du 22 mai 2026, de renouveler le programme de rachat d’actions de la Société décrit ci-dessus, et ce dans des termes identiques.

Bilan du programme de rachat d’actions

En nombre d’actions auto-détenues Contrat de liquidité Total
Situation au 31 décembre 2024 96.888 96.888
Achats 328.730 328.730
Ventes 399.118 399.118
Situation au 31 décembre 2025 26.500 26.500

Au 31 décembre 2025, la Société détenait 26.500 de ses actions dans le cadre du contrat de liquidité, représentant une valeur nominale de 265 euros (soit 0,06% du capital social) et une valeur comptable de 76.887 euros, dépourvues de droit de vote. Au cours de l'exercice 2025, les 328.730 actions achetées dans le cadre de ce contrat de liquidité l'ont été à un cours moyen de 3,19 euros, tandis que les 399.118 actions vendues l'ont été à un cours moyen de 3,24 euros.

1.4.7.Franchissements de seuils

Outre les franchissement de seuils expressément prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur, toute personne physique ou morale qui vient à détenir, directement ou indirectement par l’intermédiaire de sociétés ou de toutes autres entités qu’elle contrôle au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce, agissant seule ou de concert au sens de l’article L. 233-10 du Code de commerce, une fraction du capital social ou des droits de vote, calculée conformément aux dispositions des articles L. 233-7 et L. 233-9 du Code de commerce et aux dispositions du règlement général de l’Autorité des marchés financiers, égale ou supérieure à 2% du capital social ou des droits de vote, ou à tout multiple de ce pourcentage, y compris au-delà des seuils de déclaration prévus par les dispositions légales, doit informer la Société du nombre total d’actions et de droits de vote qu’elle possède, ainsi que des titres donnant accès à terme au capital social de la Société qu’elle possède et des droits de vote qui y sont potentiellement attachés, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception adressée au siège social, dans le délai de quatre jours de négociation à compter de la date du franchissement de seuil concerné.

L’obligation d’informer Ia Société s’applique également, dans les mêmes délais et selon les mêmes conditions, lorsque la participation de l’actionnaire, en capital social ou en droits de vote, devient inférieure à l’un des seuils mentionnés au paragraphe ci-avant.

Les sanctions prévues par la loi en cas d’inobservation de l’obligation de déclaration de franchissement des seuils légaux s’appliquent également en cas de non-déclaration du franchissement à la hausse des seuils prévus par les statuts, à la demande, consignée dans le procès-verbal de l’assemblée générale, d’un ou plusieurs actionnaires détenant au moins 5% du capital social ou des droits de vote de la Société.

La Société se réserve la faculté de porter à la connaissance du public et des actionnaires soit les informations qui lui auront été notifiées, soit le non-respect de l’obligation susvisée par la personne concernée.

A la connaissance de la Société, aucun franchissement de seuil légal n'est intervenu au cours de l'exercice 2025.

1.5.Responsabilité environnementale, sociale et sociétale

Face aux conséquences observées du changement climatique, et aux conséquences actuelles et futures de celui-ci sur notre mode de vie, Lhyfe s’est inscrit dès sa création comme un acteur de la décarbonation, avec l’ambition de contribuer à offrir un monde plus respirable aux générations futures. La Société entend ainsi, par la production d’hydrogène vert, participer à l’effort de décarbonation de la mobilité et de l’industrie.Cette ambition de décarbonation ne peut se concrétiser qu’en mettant en place une stratégie claire, et s’accompagne nécessairement d’une prise de conscience de l’importance des sujets environnementaux, sociaux et sociétaux, tant par l’équipe dirigeante et les collaborateurs du Groupe que par l'ensemble de ses parties prenantes. Les valeurs de Lhyfe, fondées sur le respect de la nature comme de l’humain, reflètent son engagement profond envers les enjeux environnementaux et sociaux. Cette double exigence guide l’ensemble de ses activités et structure sa démarche sociétale : le Groupe s’attache à prévenir et réduire ses impacts potentiels tout en développant des actions créatrices de valeur durable pour les territoires, les écosystèmes et les communautés avec lesquelles il interagit.

Le présent chapitre détaille l’ambition de Lhyfe en matière de responsabilité environnementale, sociale et sociétale (RSE). La Société n’étant pas soumise à l’obligation de publier une déclaration de performance extra‑financière ou une déclaration de durabilité au titre des réglementations en vigueur, les informations présentées le sont sur une base volontaire. Elles n'ont, à ce stade, pas fait l'objet d'une vérification ou d’une assurance par un tiers indépendant.

1.5.1. Politique générale du Groupe en matière de RSE

Par nature, les enjeux de responsabilité environnementale, sociale et sociétale sont au cœur des préoccupations du Groupe et de sa mission de décarbonation. L’hydrogène vert, c’est-à-dire produit à partir d’électricité renouvelable (notamment éolienne ou solaire) ou à faible intensité carbone, a pour avantage d’émettre très peu de CO2 lors de sa production et de ne pas en émettre lors de son utilisation, ce qui en fait un élément incontournable des politiques de décarbonation.

Le marché de l’hydrogène vert est aujourd’hui en pleine expansion, avec une demande accrue de la part d’acteurs de la mobilité et de l’industrie, pour un nombre d’applications et d’usages croissants. L'augmentation de la demande et de la production du Groupe en hydrogène vert engendre mécaniquement des bénéfices environnementaux conséquents. L'émergence du marché de l'hydrogène vert doit aussi permettre la création de nouveaux emplois, notamment dans les zones géographiques dans lesquelles le Groupe est implanté, et contribuer à la transformation de la filière industrielle qui repose encore, aujourd'hui, sur les énergies fossiles. Enfin, tout en développant son activité, le Groupe a à cœur le respect des droits humains sur l’ensemble de sa chaîne de valeur et s’attache à développer des relations de qualité et de confiance avec ses parties prenantes.

Gouvernance en matière de RSE

Conformément à son règlement intérieur, le Conseil d’administration a mis en place un Comité sur la responsabilité sociale et environnementale, dont la mission est d’examiner la stratégie, les ambitions, les politiques et les engagements du Groupe en matière de RSE, d’assurer le suivi des actions du Groupe dans ce domaine et leur déploiement, d’examiner les risques en matière environnementale et sociale en lien avec le Comité d’audit et l’impact des questions environnementales et sociétales en termes d’investissement, de performance et d’image et, enfin, de procéder à un examen annuel d’une synthèse des notations extra-financières réalisées par le Groupe. La composition, les attributions et le fonctionnement du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale sont détaillés au paragraphe 2.2.2.2 du Rapport Financier Annuel.

Les enjeux RSE sont coordonnés par Nolwenn Belléguic, Directrice Ressources Humaines, Communication et ESG. Le recrutement d’un chef de projet RSE à temps plein a été effectué, afin de développer la stratégie extra-financière du groupe et d'assurer une gestion au quotidien de ces sujets.

Impliquer les collaborateurs du Groupe de manière proactive dans la construction de sa démarche RSE

Lhyfe considère que la RSE ne se limite pas à la conformité réglementaire, mais qu’elle doit être une démarche proactive, intégrée à la culture et à la stratégie d’entreprise. Cela signifie anticiper les enjeux environnementaux et sociaux, innover pour aller au-delà des obligations légales et, surtout, impliquer proactivement les collaborateurs du Groupe dans cette dynamique. Le Groupe favorise ainsi un engagement durable et une co-construction des initiatives ayant un impact positif. Cette approche lui permet d’améliorer continuellement ses performances en matière de RSE et de renforcer le bien-être et les relations humaines au sein de l’entreprise. Grâce à des actions concrètes et à des échanges réguliers, Lhyfe aligne son développement économique avec sa responsabilité environnementale et sociale, en faisant une entreprise engagée et durable.

Plan d'actions et analyse d’impact de ses enjeux avec le principe de double-matérialité

Le Groupe a établi un plan d'actions détaillant ses orientations stratégiques en matière de RSE, lequel a été examiné par le Comité sur la responsabilité sociale et environnementale et approuvé par le Conseil d’administration. Ce plan est suivi et réexaminé tous les ans en fonction des différents enjeux d’impacts et financiers qui peuvent évoluer avec le temps et est complété par des indicateurs de suivi régulièrement consultés.

En 2025, Lhyfe a poursuivi la structuration de sa démarche d’analyse de double matérialité, avec pour objectif de mieux objectiver ses principaux enjeux d’impacts et financiers et de préparer un déploiement progressif auprès de ses parties prenantes dans les années à venir. Cette démarche vise à consolider le lien entre les attentes de ses parties prenantes, internes et externes, et les priorités exprimées par le management, afin de renforcer la cohérence entre stratégie, gestion des risques et reporting RSE. Lhyfe a positionné les enjeux en fonction de leur importance en termes d’impacts sur l’environnement, la société et l’économie, et de leur influence sur la performance et la création de valeur pour le Groupe. Les enjeux sont ainsi classés sur une échelle allant des enjeux fondamentaux – constituant le socle incontournable pour un exercice responsable de ses activités – aux enjeux décisifs, qui contribuent de manière déterminante à la résilience du modèle d’affaires, à l’accès au financement durable et à la compétitivité de Lhyfe.

Ce premier exercice s’appuie sur plusieurs travaux existants et structurant la RSE chez Lhyfe (notation extra-financière EthiFinance, consultation du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale, plan d’actions RSE annuel, études d’impacts du marché et secteur de l’hydrogène) et sur une grille d’évaluation croisant matérialité d’impact et matérialité financière, sans impliquer à ce stade l’ensemble des parties prenantes sur toute la chaîne de valeur. Il permet déjà d’identifier un noyau d’enjeux dits "matériels". Les sujets liés au changement climatique, à la gestion de l’énergie, des ressources et de l’eau, aux conditions de travail, à l’acceptation par les communautés locales et à la gouvernance éthique présentent une importance élevée dans les deux dimensions, compte tenu de leur influence majeure sur les écosystèmes, l’acceptabilité des projets, la conformité réglementaire et la compétitivité de Lhyfe.

Le Groupe prévoit de renforcer progressivement cette analyse dans les prochaines années, en formalisant davantage son seuil de matérialité, en documentant les hypothèses de classement des enjeux et en élargissant la consultation des parties prenantes afin de se rapprocher des meilleures pratiques attendues en ESG et des standards internationaux. Cette trajectoire doit permettre d’améliorer en continu la qualité, la pertinence et la comparabilité des informations RSE publiées par Lhyfe, tout en maintenant une charge de reporting adaptée à sa taille et à son positionnement réglementaire.

Eléments chiffrés sur le plan d’actions

Le plan d’actions prévoit de nombreuses actions suivies tout au long de l’année et révisées chaque année. Le tableau ci-dessous détaille les actions mises en place, ou en cours de mise en place, et leur statut à la date du Rapport Financier Annuel :

Action identifiée Statut
Actions en matière environnementale
Obtention de la certification RFNBO – plus haute exigence écologique de la filière – pour l’ensemble des sites de production installés du Groupe Action réalisée en 2025 : les quatre premiers sites installés de Lhyfe (21 MW) sont désormais certifiés RFNBO (Renewable Fuel of Non-Biological Origin ou Carburants Renouvelables d’Origine Non Biologique), la plus haute exigence écologique de la filière, ce qui fait de la Société le premier producteur d’hydrogène RFNBO d’Europe par électrolyse de l’eau. La certification RFNBO constitue le standard le plus exigeant de l’Union européenne en matière d’hydrogène vert dans le cadre de la Directive européenne sur les énergies renouvelables (RED III). Elle atteste que la production de Lhyfe sur les sites de Bouin, Buléon, Bessières et Schwäbisch Gmünd est 100% renouvelable et conforme aux critères environnementaux et de traçabilité requis par la Taxonomie verte européenne pour contribuer aux objectifs d’intégration d’énergie renouvelable et de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne
Étude environnementale des impacts et bénéfices de l’hydrogène renouvelable sur l’ensemble de son cycle de vie Action poursuivie en 2025 avec :
○ la réalisation d’Analyses de Cycle de Vie (ACV) complètes pour les sites de production de Buléon et Bessières (5 MW de capacité installée chacun). Ces ACV permettent d’évaluer les impacts environnementaux de l’hydrogène renouvelable sur l’ensemble de leur cycle de vie, de la construction des installations jusqu’à la livraison ;
○ la poursuite du travail d’analyse environnementale initié en 2024, incluant notamment l’évaluation des impacts sur la biodiversité, de la consommation d’eau et d’énergie du Groupe.

Démarche d’obtention de la certification ISO 50001 (management de l’énergie et de la performance énergétique)

Action en cours de réalisation : sur le site de production de Schwäbisch Gmünd (Allemagne), Lhyfe travaille activement à l’obtention de la certification ISO 50001. Cette certification, axée sur l'amélioration continue de l'efficacité énergétique, est un levier stratégique pour optimiser les performances environnementales. Une fois obtenue, cette certification servira de modèle et d'inspiration pour d'autres sites, en favorisant l'adoption de bonnes pratiques énergétiques et en renforçant l'intégration des enjeux énergétiques au cœur de la stratégie RSE du Groupe.

Initiatives de sensibilisation environnementale pour les collaborateurs

Action réalisée de manière continue en 2025 avec une sensibilisation accrue des collaborateurs à la démarche de bilan carbone et aux émissions évitées. Des initiatives concrètes ont été déployées, telles que des opérations de ramassage de déchets et la mise en place d’actions de reboisement.

Actions en matière sociale

Renforcement de la politique de santé et sécurité au travail

Lhyfe a renforcé sa politique de santé et sécurité au travail à travers un ensemble d’actions destinées à protéger les équipes et à structurer durablement la culture HSE. La démarche qualité, certifiée ISO 9001, soutient la fiabilité des opérations et contribue à la conformité RFNBO.

Renforcement de la politique Formation

Lhyfe structure sa démarche de développement des compétences autour d’une politique "Learning & Development" qui garantit un cadre clair et équitable pour l’ensemble des collaborateurs. Cette politique, intégrée au processus RH et référencée dans la base documentaire interne du Groupe (DMS) assure à chacun un accès régulier à la formation — au moins une fois tous les trois ans — tout en veillant à l’adéquation entre les compétences des équipes et les besoins présents et futurs de l’entreprise. Elle s’appuie sur l’identification des compétences clés, l’évaluation régulière des collaborateurs et la mise en œuvre de plans de formation ciblés.

Formalisation de la politique sur la qualité de vie au travail, la diversité et l'inclusion

Action en cours de réalisation : Lhyfe a formalisé ses engagements en matière de qualité de vie au travail, de diversité et d’inclusion, notamment sur le handicap, via la mise en place de politiques. En 2025, la Société a également lancé "Beyond Together", un rendez-vous interne consacré à la diversité et à l’inclusion, destiné à sensibiliser les équipes et à partager des bonnes pratiques sur l’égalité professionnelle, la lutte contre les discriminations, le handicap et le sexisme au travail.

Calcul de l’index de l’égalité professionnelle, analyse et prise en compte des résultats dans la politique sociale et salariale du Groupe

Action réalisée annuellement depuis 2024 : se référer au paragraphe 1.5.3.6 du Rapport Financier Annuel - les actions et formations autour de l’égalité professionnelle ont permis à Lhyfe d'obtenir une note de 74/100.

Engagement continu en faveur du bien-être des collaborateurs

Actions réalisées en permanence : le Groupe favorise un environnement de travail sain et inclusif grâce à des initiatives variées (flexibilité du travail grâce au télétravail et des horaires adaptés, activités et challenges sportifs, séminaires permettant de renforcer l'esprit d'équipe) et des espaces de travail conviviaux. Lhyfe encourage également le développement personnel et professionnel via des formations et un management participatif. Enfin, l'engagement du Groupe en faveur d’un impact positif se reflète dans sa culture d’entreprise, qui valorise l’entraide, l’écoute et l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Actions en matière sociétale

Développement de relations de confiance avec des associations et structures d’insertion

Actions réalisées en permanence avec des partenariats avec l’Ecole de la Deuxième Chance, La Cravate Solidaire et Avançons Ensemble (se référer au paragraphe 1.5.4.1 du Rapport Financier Annuel).

Développement de relations de confiance avec les populations locales, par la mise en place de réunions d’information, de journées "portes ouvertes" ou de visites de nos sites de productions

Action réalisée en permanence et s’inscrivant dans une démarche de transparence du Groupe vis-à-vis des populations locales et devant intervenir pour chaque site de production, actuel ou futur, du Groupe.

Gouvernance et organisation du Groupe

Obtention de certifications en matière de qualité (notamment certification ISO 9001)

Action réalisée en 2025, avec l’obtention de la certification ISO 9001:2015 actuellement en phase de renouvellement. Cette certification, valable pour le siège social situé à Nantes et les sites de production de Bouin, Buléon et Bessières, garantit que Lhyfe a mis en place un management de qualité lui permettant de fournir ses produits et services de manière conforme aux exigences des clients et aux exigences légales et règlementaires applicables.

Priorisation des impacts extra-financiers significatifs des activités du Groupe et réflexions autour de la mise en place de politiques d'atténuation

Action en cours de réalisation : des réflexions ont été menées et des groupes de travail mis en place afin d'évaluer et diminuer l'impact des activités de Lhyfe sur divers enjeux matériels, via l'établissement d'une matrice de double matérialité (matérialité financière et d’impact). Les résultats sont publiés et des ateliers et consultations avec les parties prenantes seront mis en place progressivement.

Mise en place d’une organisation et d’une architecture interne dédiées au traitement des sujets de RSE

Action réalisée : les sujets de RSE sont coordonnés par Nolwenn Belléguic, Directrice Ressources Humaines, Communication et ESG, et portés et déclinés par des référents internes au niveau de chaque business unit. Un recrutement dédié à la gestion de ces sujets a été réalisé en 2024.

Revue du plan de succession

Action réalisée : le plan de succession fait l’objet d’une revue régulière conformément à la Recommandation n°17 du Code Middlenext.

Notation extra-financière du Groupe par EthiFinance

Depuis 2022, année de son introduction en Bourse, les performances RSE de Lhyfe sont analysées annuellement par EthiFinance, agence de notation indépendante et européenne spécialisée dans l'évaluation des entreprises cotées sur les marchés européens, au service de la finance durable. Cette évaluation repose sur un référentiel de 140 critères répartis sur quatre piliers : environnement, social, gouvernance et parties prenantes externes, garantissant une analyse complète et rigoureuse de l'impact de Lhyfe.

En 2025, Lhyfe a encore amélioré son rating ESG, basé sur les données extra-financières pour l'exercice 2024, en obtenant une notation de 88/100. Cela représentante une progression de +3 points par rapport à la notation 2024 sur l'exercice 2023 (85/100) et de +18 points par rapport à la notation 2023 sur l'exercice 2022 (70/100). EthiFinance estime que Lhyfe contribue aux Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU à hauteur de 100% via ses produits et services.

Le travail lié à cette certification a permis d’améliorer plusieurs aspects des processus chez Lhyfe, notamment la mise en place de la double matérialité, la formalisation accrue de la documentation ESG et de sa portée d’application, ainsi que la mise en place des processus liés à la certification RFNBO sur tous les sites en opération. Cette performance reflète l’engagement et les efforts continus de la direction et de l’ensemble des équipes pour développer le projet d’entreprise de Lhyfe et participer ainsi à la décarbonation de l’industrie et de la mobilité, tout en garantissant la satisfaction de l’ensemble des parties prenantes.

Lhyfe rejoint l’Impact 120, l’indice des entreprises à impact, une reconnaissance pour l’hydrogène vert et son modèle industriel

Lhyfe a été sélectionnée pour la première fois dans l’Impact 120 2026, l’indice des 120 entreprises à impact les plus prometteuses de France, reconnu par le Mouvement Impact France. Cette distinction souligne notamment son rôle dans la décarbonation de l’industrie et de la mobilité, ainsi que sa capacité d’innovation, avec plus de 4 millions de kg de CO₂ évités depuis 2021. L’ImpactScore de Lhyfe atteint 67,2/100, plaçant l’entreprise parmi les 26 % les mieux notées.

1.5.2. Informations environnementales

Selon la méthodologie d’Analyse de Cycle de Vie (ACV), conforme aux normes ISO 14040 et ISO 14001 (dite "du berceau jusqu’à la tombe"), la production d’un kilogramme d’hydrogène vert par Lhyfe sur le site de Bouin génère environ 1 kg de CO2 (contre 11,1 kg de CO2 émis pour 1 kg d'hydrogène "gris" ou "carboné"). En intégrant les étapes de transport et de distribution jusqu’au site de consommation, les émissions s’élèvent à environ 1,32 kg de CO₂ par kilogramme d’hydrogène, selon les conditions logistiques.

Selon la méthodologie réglementaire RFNBO, l’hydrogène vert produit par Lhyfe présente une empreinte carbone particulièrement faible, avec des émissions de seulement 0,015 kg de CO₂ par kilogramme d’hydrogène en sortie d’usine. Ce niveau correspond à une réduction supérieure à 99,5 % par rapport au seuil théorique des combustibles fossiles établi par la Taxonomie verte européenne, qui encadre la définition de l’hydrogène durable. À ce jour, le marché de l’hydrogène durable demeure encore émergent, représentant moins de 1 % de la consommation totale d’hydrogène en Europe. Par ailleurs, les infrastructures de transport et de distribution, telles que les stations de ravitaillement et les réseaux de pipelines, restent insuffisamment développées.Dans ce contexte, l’accessibilité de l’hydrogène durable et le soutien à ses usages — notamment dans les secteurs de la mobilité lourde et des PME — nécessitent fréquemment un acheminement par voie routière, via des semi-remorques, jusqu’aux sites de consommation. Ce mode de transport engendre des émissions additionnelles. Lhyfe veille toutefois à ce que ces émissions restent inférieures aux seuils réglementaires européens. À ce titre, il répond aux exigences de la Taxonomie verte européenne, de la Directive sur les énergies renouvelables, ainsi que de la Directive relative à l’hydrogène et aux gaz décarbonés, en cours de transposition dans les États membres.

1.5.2.1. Politique du Groupe en matière environnementale

La vocation même de Lhyfe, offrir un monde plus respirable grâce à la production d’hydrogène vert pour la mobilité et l’industrie, est par nature dédiée à l’environnement. L’hydrogène vert produit par le Groupe remplace ainsi les énergies fossiles utilisées aujourd’hui dans la mobilité et l’industrie. Afin de mesurer concrètement cet impact, Lhyfe évalue les émissions de CO₂ évitées tout au long du cycle de vie grâce à l'utilisation de l'hydrogène vert qu'elle produit. Cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence et de responsabilité sociétale, permettant de quantifier la contribution de Lhyfe à la lutte contre le changement climatique. Au-delà de son activité de production d’hydrogène vert, le Groupe porte une politique ambitieuse sur le plan environnemental, s’efforçant d’actionner tous les leviers à sa disposition.

Evaluation relative à la taxonomie européenne

Le Groupe a réalisé en 2023 et 2024, sur une base volontaire, l’évaluation de ses activités au regard de la taxonomie européenne conformément au Règlement (UE) 2020/852 et au Règlement Délégué (UE) 2021/2139, qui définissent les critères permettant d’identifier les activités contribuant de manière "substantielle" à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique (la "Taxonomie Européenne").

Le Groupe n’a pas réalisé d’analyse d’alignement à la Taxonomie Européenne au titre de l’exercice 2025. Ce choix s’explique par l’absence de modification substantielle des activités du Groupe par rapport à l’exercice précédent. Ces activités demeurent principalement en phase de développement et de déploiement, sans évolution significative dans leur nature ou dans leur périmètre susceptible d’affecter leur éligibilité ou leur alignement au regard de la Taxonomie Européenne. Dans ce contexte, le Groupe a considéré qu’une mise à jour de cette analyse n’était pas nécessaire au titre de l’exercice 2025.

Pour rappel, en 2024, le chiffre d’affaires réalisé correspondait à plusieurs activités listées parmi celles contribuant à l’objectif "Atténuation du changement climatique", notamment la fabrication, le stockage et le transport d’hydrogène. EthiFinance a estimé qu'au titre de l’exercice 2024 :

  • 100% du chiffre d’affaires du Groupe était éligible à la Taxonomie Européenne, en raison de la nature de ses activités ;
  • et que 51% du chiffre d'affaires était aligné avec la Taxonomie Européenne.

Alors que les critères techniques définis dans la Taxonomie Européenne et qui permettent de qualifier le caractère durable des activités du Groupe (Substantial Contribution Criteria) sont satisfaits à hauteur de 70%, les 5 principes "Do No Significant Harm" ou DNSH ne sont satisfaits qu'à hauteur de 51%. Ces 5 principes sont (i) l'adaptation au changement climatique, (ii) l'utilisation durable et la protection des ressources hydrologiques et marines, (iii) la transition vers une économie circulaire, (iv) la prévention et le contrôle de la pollution et (v) la protection et le rétablissement de la biodiversité et des écosystèmes.

1.5.2.2. Adaptation au changement climatique

Les émissions de gaz à effet de serre (GES), en particulier le CO2, entraînent un changement climatique qui se manifeste par une intensification des phénomènes climatiques extrêmes. L’hydrogène vert va jouer un rôle central dans la transition énergétique en intervenant dans deux des secteurs les plus émissifs de CO2 après la production d’énergie elle-même, l’industrie et la mobilité. L’hydrogène vert produit par le Groupe contribue donc à réduire les émissions de CO2. Afin de mesurer précisément son impact en la matière, le Groupe a mis en place un suivi des émissions de CO2 suivant deux axes :

  • un bilan annuel des émissions de GES générées par ses activités ;
  • le suivi du cycle de vie carbone de l’hydrogène produit.

i. Bilan annuel des émissions de gaz à effet de serre

Le Groupe réalise annuellement, sur une base volontaire, un diagnostic permettant d’analyser les émissions directes et indirectes de GES générées par l’ensemble de ses activités (au niveau du périmètre consolidé), selon la méthodologie du GHG Protocol (méthodologie retenue par la Directive (UE) 2022/2464, dite "CSRD" pour Corporate Sustainability Reporting Directive), avec les scopes suivants :

  • le scope 1 correspond aux émissions de gaz à effet de serre directes provenant de sources détenues ou contrôlées par le Groupe ;
  • le scope 2 est relatif aux émissions indirectes résultant de la production d’électricité, de vapeur, de chaleur ou de froid achetés ou acquis, consommés par le Groupe ;
  • le scope 3 correspond aux autres émissions indirectes (non incluses dans les émissions de GES du scope 2) produites dans la chaîne de valeur du Groupe, ce qui comprend les émissions produites en amont et en aval.
Emissions de CO2 (en tCO2) 2025 2024 2023 2022 2021
Scope 1 0,1 3 29 70 0
Scope 2 391 244 64 54 7
Scope 3 5.151 3.348 2.631 1.463 836
Total 5.542 3.595 2.724 1.587 843

Analyse de l'évolution

Scope 1
Les émissions pour le scope 1 correspondent aux émissions directes liées aux activités détenues ou contrôlées par l’entreprise. Dans le cas de Lhyfe, la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau ne génère pas d’émissions directes de CO₂, car elle n’entraine pas la combustion d’un combustible fossile : cela explique un scope 1 structurellement très faible. Au cours de l'exercice 2025, la baisse du scope 1 s’explique principalement par la réduction significative des déplacements professionnels en véhicules thermiques dont le Groupe est propriétaire.

Scope 2
Les émissions du scope 2 correspondent à celles associées à l’électricité consommée pour produire l’hydrogène. Elles évoluent donc directement en fonction des volumes d’hydrogène vert produits : plus la production augmente, plus la consommation électrique – et donc les émissions du scope 2 – progresse mécaniquement. L’évolution constante du scope 2 reflète ainsi l’augmentation de la production d’hydrogène vert. L’utilisation d’électricité entièrement issue d’énergies renouvelables permet néanmoins de maintenir un niveau d’émissions très faible pour ce scope, en limitant fortement l’intensité carbone de chaque kilogramme d’hydrogène produit.

Scope 3
Les émissions pour le scope 3 sont principalement liées à la construction des sites, aux déplacements professionnels, ainsi qu’aux biens et services utilisés au niveau corporate. Au cours de l'exercice 2025, la construction de nouvelles usines de production (15 MW) ainsi que l’augmentation du transport d’hydrogène ont mécaniquement fait augmenter les émissions du scope 3.

Malgré un doublement du chiffre d'affaires consolidé au cours de l'exercice 2025, les émissions de CO2 du Groupe sur cette même période n'ont connu qu'une augmentation modérée, témoignant d’une amélioration progressive de l’intensité carbone de ses activités. Le Groupe n’a pas encore défini de cible validée par le Science Based Target initiative (SBTi). En croissance rapide, le Groupe construit de nouveaux sites de production afin de décarboner la mobilité et l'industrie, ce qui induit mécaniquement, en valeur absolue, une croissance de ses émissions liées notamment aux scopes 2 et 3.

Alors que les scopes 1, 2 et 3 se concentrent sur les émissions de gaz à effet de serre produites directement et indirectement par les opérations de l'entreprise, les émissions de scope 4 font référence à la réduction des émissions obtenue grâce à l'utilisation des produits ou services de l'entreprise. Les émissions de scope 4 offrent ainsi une vue plus complète de l'impact d'une entreprise sur l'environnement, en mettant en évidence les externalités positives de ses produits ou services. Cet aspect de la comptabilité carbone est crucial pour comprendre le spectre complet de l'empreinte carbone d'une entreprise et ses contributions vers une économie à zéro net. Le développement et l'adoption d'une norme complète pour les émissions du scope 4 nécessiteront du temps, un effort concerté et une collaboration entre les industries et les organismes de réglementation. Dans ce cadre, le Groupe a formalisé l’élaboration d’une méthodologie permettant de calculer la consommation de GES évitée grâce à la production et à l’usage de l’hydrogène vert. En parallèle, Lhyfe continue de maîtriser ses émissions de CO2 dans tous les pans de son activité (voir ci-après).

ii. Analyse des émissions de CO2 liées au cycle de vie de l’hydrogène renouvelable produit

En 2025, Lhyfe a choisi de faire certifier l’ensemble de ses sites de production RFNBO (carburant renouvelable d’origine non biologique, reconnu par la réglementation européenne comme hydrogène renouvelable lorsqu’il respecte des critères stricts d’intensité carbone et d’usage d’électricité renouvelable). Cette certification constitue le standard le plus exigeant de l’Union européenne en matière d’hydrogène vert dans le cadre de la Directive européenne sur les énergies renouvelables (RED III). Elle atteste que la production d’hydrogène de Lhyfe sur les sites de Bouin, Buléon, Bessières et Schwäbisch Gmünd est 100% renouvelable et conforme aux critères environnementaux et de traçabilité requis par la Taxonomie verte européenne pour contribuer aux objectifs d’intégration d’énergie renouvelable et de réduction des émissions de GES de l’Union européenne.Lhyfe respecte également l’Acte délégué bas‑carbone (Low Carbon Hydrogen Delegated Act). Le Groupe s’appuie également sur les bonnes pratiques issues des méthodologies suivantes :

  • la norme ISO 14083:2023 - Gaz à effet de serre — Quantification et déclaration des émissions de GES résultant des opérations des chaînes de transport ;
  • la norme ISO/TS 19870:2023 – Technologies de l’hydrogène.

Lhyfe a également procédé à une analyse de cycle de vie complète (ACV) de son hydrogène pour le site de Bouin. Ces données ont été élaborées avec l’aide d’un organisme tiers et ont été certifiées par Bureau Veritas.

Sous-système Emission de CO2 (en kgCO2 / kg d’hydrogène vert produit)
Cradle to Gate – Production d’hydrogène à 30 bars, opération et maintenance 0,992
Gate to Customer – Compression et stockage d’hydrogène à 350 bars, distribution 0,330
Total 1,322

Le CO2 émis par Lhyfe pour la production d’un kilogramme d’hydrogène vert ressort donc à 0,992 kgCO2, soit un niveau d’émission onze fois moindre que celui de l’hydrogène produit par vaporeformage de gaz naturel (hydrogène dit "gris" ou "carboné") qui ressort à 11,1 kgCO2/kgH2. Le Groupe a également réalisé des analyses de cycle de vie (ACV) pour ses sites de Buléon et de Bessières, selon une méthodologie comparable à celle mise en œuvre pour le site de Bouin.

iii. Mesures prises pour maîtriser les émissions de CO2

Au-delà de la production d’hydrogène vert, le Groupe cherche à réduire ses émissions CO2 dans tous les pans de son activité :

  • Conception des unités de production : les bâtiments des sites de production sont éco-conçus.
  • Construction des unités de production : pour la construction de ses sites de production, le Groupe privilégie des prestataires et fabricants d’équipements locaux, afin de limiter les émissions de CO2 générées par leurs déplacements et acheminements.
  • Livraison : la livraison de l’hydrogène vert est assurée à l’aide de camions à émissions réduites.
  • Siège social : en 2025, dans la continuité du développement du Groupe, Lhyfe a déménagé son siège social au sein d’un nouveau bâtiment à Nantes. Ce bâtiment, qui a atteint le label Breeam "Very Good", s’inscrit pleinement dans la démarche environnementale du Groupe. Il met en œuvre une efficacité énergétique renforcée, en recourant à des énergies renouvelables pour couvrir les besoins énergétiques. L’architecture de ce bâtiment repose sur une haute performance énergétique avec une structure en bois, des matériaux biosourcés et recyclés, ainsi que des tuiles en terre cuite favorisant le confort thermique. L'absence de climatisation permet un meilleur bilan écologique, compensé par un système de ventilation limitant la température intérieure. De plus, des dispositifs de récupération des eaux de pluie ont été installés pour optimiser l’usage des ressources naturelles.
  • Autres déplacements : le Groupe effectue un suivi des émissions de CO2 générées par les déplacements de ses collaborateurs. Un véhicule à hydrogène et un véhicule électrique ont été acquis et l'utilisation du vélo est fortement encouragée. Le Groupe a ainsi mis en place un plan vélo dont bénéficient les collaborateurs rattachés au siège situé à Nantes et comprenant la mise en place d’ateliers d’entretien et de réparation des vélos, la mise à disposition de kits de visibilité, une infrastructure adaptée dans les locaux (parking sécurisé, vestiaire et douches, portants pour casques et vêtements) ou encore une formation dédiée à la sécurité à vélo. Fin 2025, le vélo était le principal mode de déplacement des collaborateurs basés à Nantes avec une part modale de 70%. Les efforts du Groupe ont été récompensés par une médaille d’or "Employeur Pro-Vélo", décernée en 2023 par Qualianor Certification, mandatée par la Fédération des usagers de la bicyclette.

1.5.2.3. Gestion de l'énergie

L'électricité utilisée par le Groupe pour la production d’hydrogène est exclusivement d’origine renouvelable. L’approvisionnement repose sur des sources éoliennes et solaires, idéalement raccordées directement aux sites de production afin de limiter les pertes et de garantir une traçabilité maximale de l’énergie utilisée. Lorsque ce raccordement direct n’est pas possible, l’entreprise sécurise un volume d’électricité renouvelable équivalent au moyen de contrats d’achat d’électricité à long terme (Power Purchase Agreements – PPA) conclus avec des producteurs d’énergie renouvelable dédiés.

Par ailleurs, Lhyfe s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue de sa performance énergétique et vise l’obtention de la certification ISO 50001, norme internationale de référence en matière de management de l’énergie. Cette démarche constitue un levier structurant pour optimiser l’efficacité énergétique des installations, améliorer la performance environnementale des activités et maîtriser les coûts d’exploitation.

1.5.2.4. Gestion de l'eau

i. Gestion de l'accès à l'eau

En tant que producteur d’hydrogène renouvelable via l’électrolyse de l’eau, la question de l'accès à cette ressource a été considérée dès la création de Lhyfe. L’électrolyse de l’eau, qui décompose l’eau en hydrogène et oxygène à l’aide d’électricité, nécessite une quantité d’eau limitée. Sur le site de Bouin, Lhyfe utilise de l’eau de mer, purifiée à 99,9% afin d’optimiser l’efficacité du processus. Afin de purifier cette eau de mer, Lhyfe utilise le procédé d’osmose inverse. Ainsi, pour chaque kilogramme d’hydrogène vert produit, environ 71 litres d’eau de mer sont prélevés. Sur ces 71 litres, seulement 18 litres sont utilisés au cours du processus d'électrolyse. Les 53 litres restants, sous forme d’eaux saumâtres, sont rejetés de manière contrôlée dans l’embouchure du Dain, sans impact significatif sur l’écosystème, selon des études précises de la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement.

Pour les autres sites, l’eau de process est fournie par les réseaux d’eau de ville. Chaque site, peu importe son statut, réalise une autosurveillance hebdomadaire de sa consommation. Une adaptation des consommations est observée en cas de besoin, en période de sécheresse.

ii. Gestion des rejets des eaux

Toutes les sites suivent un programme de surveillance des rejets d’eaux pluviales, eaux de process et eaux usées afin de ne pas perturber les milieux récepteurs, situés en aval des sites de production. Des études d’impacts sont menées avant la mise en production des sites. Des analyses d’eau, réalisées par un tiers indépendant, sont régulièrement pratiquées au regard de la réglementation en vigueur et selon les arrêtés d’exploitation.

1.5.2.5. Protection de la biodiversité

i. Prise en compte de l’environnement dans la conception des sites du Groupe

Pour les besoins de son activité, le Groupe recherche des terrains à même d’accueillir ses unités de production d’hydrogène vert. Lors du développement de ses projets, puis de la construction et de l’exploitation de ses sites de production, le Groupe s’assure que son activité est adaptée au potentiel des sites et aux enjeux du territoire. Lors de la phase de développement, une étude d’impact est réalisée afin d’évaluer les effets potentiels de l’activité du Groupe et les mesures à prendre en compte afin de concevoir un projet qui s’inscrit au mieux dans son environnement. Cette étude d'impact est soumise à la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement pour garantir que toutes les exigences environnementales sont respectées.

Les sites de production du Groupe, souvent situés à proximité d’infrastructures d’énergies renouvelables, intègrent des mesures de gestion raisonnée des sols, de protection de la faune et de suivi écologique. Pour les projets offshores, une attention particulière est portée à la préservation des écosystèmes marins, en collaboration avec des experts en biodiversité. Cet engagement s’inscrit dans la démarche globale du Groupe visant à allier performance industrielle et respect de l’environnement.

La conception d’une usine de production d’hydrogène suit les principes de la démarche hiérarchisée "éviter, réduire, compenser" (ERC), signifiant que la priorité est donnée à l’évitement des enjeux environnementaux au sens large (écologique, air, bruit, eau, sol, santé, etc.) puis, si certains enjeux ne peuvent être évités, la mise en œuvre de moyens de réduction des effets résiduels. Enfin, si des effets négatifs subsistent malgré les mesures de réduction, le Groupe doit les compenser par des mesures adaptées, telle que la création (ou la recréation) de zones propices à la biodiversité.

Lors de la phase de construction et d’exploitation des sites de production, des mesures préventives et des standards sont mis en place pour limiter au maximum les impacts sur les différentes composantes de l’environnement, tels que l’adaptation du calendrier du chantier en fonction des espèces présentes sur le site, des dispositifs préventifs de lutte contre la pollution avec la mise à disposition de kits anti-pollution sur site ou, si nécessaire, l’installation d’abris pour la faune. En tout état de cause, le Groupe se conforme à la réglementation applicable en matière environnementale, notamment au titre des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).

ii. Réoxygénation des océans : une initiative prometteuse pour la biodiversité

Lhyfe participe au projet BalticSeaH2, une initiative innovante qui explore une approche inédite de restauration des écosystèmes marins. Au cœur de ce projet : une étude par modélisation numérique de l'impact combiné d'un parc éolien offshore, de la production d'hydrogène vert et de l'injection d'oxygène dans le nord de la mer Baltique.Ces simulations, menées par l'équipe d'Ute Daewel au sein du département d'Analyse et de Modélisation des Systèmes Côtiers du Helmholtz-Zentrum Hereon (Geesthacht, Allemagne), cherchent à répondre à une question clé : et si la production d'hydrogène offshore pouvait, en parallèle, contribuer à régénérer des écosystèmes marins fragilisés par le changement climatique ? L'étude évalue dans un premier temps l'influence d'un parc éolien offshore sur l'écosystème marin, avant d'analyser les effets potentiels d'un apport artificiel d'oxygène sur ce même environnement. L'objectif : mieux comprendre le potentiel de restauration et de résilience climatique qu'une telle injection pourrait offrir au nord de la mer Baltique.

1.5.2.6. Pollution

Processus de production

Le processus de production d'hydrogène vert par électrolyse de l’eau n’émet, en plus de l’hydrogène, que de l’oxygène et ne produit aucun déchet. Sur le site de Bouin, l’eau utilisée dans le processus de production est principalement issue d’une nappe d’eau salée souterraine provenant de la mer. L’ensemble des saumures (eaux concentrées en sels), sans aucun additif, est renvoyé dans l’embouchure du canal du Dain, à proximité du site de production. L'eau résiduelle récupérée post compression est également filtrée puis renvoyée dans le canal afin de minimiser l'impact du site sur le milieu naturel. Des solutions acides et basiques sont utilisées pour régénérer les systèmes de purification d’eau et sont collectées et retraitées. De l'hydroxyde de potassium est utilisé pour activer la réaction d'électrolyse mais reste en circuit fermé. Le résidu huileux issu de la compression de l’hydrogène est également collecté et retraité.

Sur le site de Bessières, la gestion de l’eau repose sur un dispositif conforme aux réglementations relatives à l'eau et ICPE, combinant un prélèvement maîtrisé dans la nappe phréatique pour l’alimentation du process et un système complet de traitement et de gestion des eaux usées et pluviales. Les eaux pluviales sont entièrement gérées sur site via un bassin de rétention‑infiltration de 188 m³, permettant un rejet régulé et un abattement des pollutions particulaires pouvant atteindre 85 %. Les eaux usées sanitaires sont traitées par une installation d’assainissement autonome agréée. L’ensemble des dispositifs, dimensionnés selon le SDAGE Adour‑Garonne et les prescriptions locales, garantit une limitation des impacts sur les milieux aquatiques et une gestion responsable de la ressource.

1.5.2.7. Economie circulaire

i. Equipements reconditionnés

La préservation de l’environnement passe notamment par la limitation des déchets et l’utilisation raisonnable et responsable des matières premières. Si Lhyfe mène une politique active en matière de recyclage, son action se traduit également par la réutilisation et la valorisation des ressources. Ainsi, et à titre d’illustration, le Groupe s’efforce de sélectionner, dans son fonctionnement interne, du mobilier ou des équipements informatiques reconditionnés, comme c’est le cas pour tous les smartphones des collaborateurs, fournis par son partenaire Largo, spécialiste du reconditionnement basé à Nantes ou encore l’aménagement de ses nouveaux locaux.

ii. Déchets

Le Groupe souhaite s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue de son impact environnemental concernant les déchets produits. Les déchets générés par Lhyfe dans ses activités sont essentiellement constitués d’ordures ménagères, de déchets issus de la collecte sélective, d’apport en déchetterie et de reprises de produits chimiques dangereux. L’intégralité des déchets générés par Lhyfe sont collectés et revalorisés. Les cartons, plastiques et métaux ferreux suivent des filières de valorisation matière. Au cours de l’exercice 2025 :

  • la quantité de déchets générés par le Groupe pour l’ensemble de ses sites en phase de construction et en phase d'exploitation s'est élevée à 210 tonnes, dont une partie significative a été recyclée. Une grande part de ces déchets sont des déchets de construction qui sont désormais mieux suivis via le calcul du bilan carbone ;
  • la quantité de déchets qualifiés de dangereux s’est élevée à environ 2%.

iii. Achats

Acteur intégré, le Groupe s’efforce de participer activement à l’écosystème local en faisant appel, pour les besoins de son activité de production d’hydrogène renouvelable et son fonctionnement en tant que société, à des fournisseurs et des producteurs locaux.

1.5.3. Informations sociales

Indicateur Valeur
Effectifs moyen du Groupe en 2025 192
Taux de fréquence des accidents avec arrêt de travail en 2025 0,0%
Heures de formation sur 2025 (au niveau du Groupe) 3 040
Index de l’égalité professionnelle 74/100

1.5.3.1. Emploi

Au 31 décembre 2025, l'effectif du Groupe est de 188 collaborateurs. Sur l'année 2025, l’effectif moyen du Groupe (Equivalent Temps Plein) est de 192 personnes, réparti de la manière suivante :

Pays Effectif moyen en 2025
France 151
Allemagne 23
Suède 6
Espagne 6
Royaume-Uni 2
Pays-Bas 1
Danemark 2
Belgique 1
Total 192

En 2025, 21,35% de l'effectif du Groupe était basé à l’international et la répartition de l’effectif par fonction était la suivante :

Fonction Effectif moyen en 2025 Répartition en %
Développement commercial et ventes 42 22%
Industrie 54 28%
Innovation et R&D 17 9%
Exploitation et maintenance 31 16%
Fonctions centrales 48 25%
Total 192 100%

En 2025, l'effectif moyen du Groupe s’établit ainsi à 192 collaborateurs, contre 199 collaborateurs en 2024, dont 28% dédiés à l’industrie, afin de poursuivre le développement des solutions et le déploiement des sites de production, 22% dédiés au développement commercial et aux ventes dans l’ensemble des géographies ciblées par le Groupe, et 16% dédiés à l'exploitation et à la maintenance.

L'effectif moyen est majoritairement composé de contrats de travail à durée indéterminée (pour 91% des effectifs). Une grande part d'alternants et contrats professionnels représente le reste des effectifs, reflétant l'engagement de Lhyfe en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes, de la diversité des profils et de la transmission des compétences, et renforçant ainsi sa responsabilité sociale et son rôle dans la formation des talents de demain. En décembre 2025, la moyenne d’âge de l'effectif est de 39 ans, avec la répartition suivante :

Tranche d’âge Effectif moyen 2025 Répartition en %
Moins de 30 ans 25 13%
De 30 à 39 ans 87 45%
De 40 à 49 ans 53 28%
50 ans et plus 27 14%
Total 192 100%

En 2025, le taux de départ du Groupe se monte à 14,05%. Le taux de départ à l’initiative des collaborateurs se monte quant à lui à 8,33%. Au cours de l’exercice 2025, le taux d’absentéisme s’est élevé à 0,80%.

1.5.3.2. Organisation du travail

Culture d’entreprise, avantages sociaux et qualité de vie au travail

Le Groupe organise son activité autour de trois valeurs fondamentales : courage, optimisme, solidarité. Ces valeurs se retrouvent dans la culture managériale, qui vise à l’équilibre entre exigence et bienveillance. A ce titre, le Groupe accompagne les responsables d’équipes, au-delà de la fonction HRBP (Human Resources Business Partner), par des programmes de formation dédiés.

Le Groupe organise également l'équilibre vie professionnelle – vie personnelle avec, au sein du Groupe, une politique de télétravail flexible et, particulièrement pour la France, un régime de temps de travail favorable et la mise à disposition d’un compte épargne-temps (CET).

La politique de rémunération est organisée en fonction du développement du Groupe. Des dispositifs d’intéressement à long terme (Long-term Incentive Plan) ont été mis en place en 2023 et 2024, matérialisés par des plans d’attributions d’actions gratuites, d’options de souscription ou d’achat d’actions ou de bons de souscription de parts de créateur d’entreprise, permettant le partage de la valeur avec l’ensemble des collaborateurs.

Le Groupe prend par ailleurs intégralement à sa charge la couverture mutuelle ainsi que la cotisation prévoyance des salariés en France. La prise en charge des couvertures sociales dans les autres pays s’effectue en fonction du développement et de la réglementation de chacun.

Les salariés de Lhyfe en Allemagne bénéficient de tickets sports, un dispositif visant à encourager l’activité physique et le bien-être. Ces tickets permettent l’accès à des infrastructures sportives et à diverses activités, contribuant à un équilibre entre vie professionnelle et personnelle, tout en promouvant un mode de vie sain.

La Société a enfin été labellisée "Employeur Pro-Vélo" niveau Or en fin d’année 2023, démontrant son action pour le développement de la mobilité douce des collaborateurs. Lhyfe accompagne ses salariés sur le sujet à travers la mise en place d’ateliers d’entretien et de réparation des vélos au sein de ses locaux, la distribution de kits de visibilité (gilets jaunes, bandes réfléchissantes, etc.), une infrastructure adaptée dans les locaux (parking sécurisé, vestiaire et douches, portants pour casques et vêtements) et une formation dédiée à la sécurité à vélo.

1.5.3.3. Santé et sécurité

i. Accidents du travail

Le taux de fréquence des accidents avec arrêt de travail (LTIFR, ou lost time injury frequency rate) pour 2025 est de 0,0%.

ii. Politique HSE

Le Groupe déploie une politique HSE dont l'objectif est de garantir la santé et la sécurité des collaborateurs du Groupe, des sous-traitants et des clients, de préserver l'intégrité des actifs du Groupe et d'assurer la protection de l'environnement. Afin d'assurer une gestion opérationnelle rigoureuse des risques, le Groupe s'appuie sur un réseau de superviseurs HSE déployés sur l'ensemble de ses sites, qu'ils soient en phase de construction ou en exploitation. Actif en France et en Allemagne, ce réseau de préventeurs intervient au quotidien dans la surveillance, le conseil, la formation et la prévention des risques professionnels, industriels et environnementaux.Au-delà des audits de certification ISO, chaque site fait l'objet d'un audit Qualité annuel ainsi que d'audits HSE mensuels, garantissant un suivi continu et structuré de la performance en matière de sécurité et de conformité. Le Groupe dispose par ailleurs d'un pôle dédié à la sûreté des procédés (Safety Process), chargé de définir et de maintenir des standards élevés de surveillance des installations. Ce pôle travaille en étroite collaboration avec la Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement afin d'assurer la fiabilité et la conformité réglementaire des procédés mis en œuvre. Enfin, chaque site est équipé de dispositifs adaptés de prévention des risques de malveillance, contribuant à la sécurisation globale des actifs du Groupe.

iii. Charge de travail

Le Groupe est par ailleurs particulièrement attentif à la prévention des risques psychosociaux. Des mesures de prévention ont été détaillées dans un document mis à disposition de tous les collaborateurs. Un travail de définition des fonctions via l’établissement de job descriptions, en vue de prévenir d’éventuels risques organisationnels, a également été effectué. Le Groupe mesure déjà aujourd’hui plusieurs indicateurs permettant de suivre le climat social (taux de sortie à l’initiative des collaborateurs, taux d'absentéisme) et organise deux fois par an un "moodometer", c’est-à-dire un sondage auprès de l’ensemble des collaborateurs. Ces sondages permettent aux collaborateurs de s’exprimer de manière anonyme sur, notamment, leurs conditions et charge de travail ou leur équilibre vie professionnelle-vie personnelle. Les questions de la charge de travail et de l’équilibre vie professionnelle–vie personnelle sont par ailleurs des points à part entière de la campagne d’entretiens annuels, qui permettent le cas échéant d’ouvrir une discussion avec le management et, en cas de besoin, de mettre en place un plan d’action avec le support du HRBP.

iv. Référent harcèlement

Une démarche de prévention du harcèlement sexuel et des agissements sexistes a été présentée au Comité social et économique (CSE) incluant la désignation d’un référent ad hoc spécialement formé sur ces aspects. Une procédure interne de signalements pouvant s’apparenter à du harcèlement a, en France, été formellement annexée au règlement intérieur, disponible pour l'ensemble des collaborateurs.

1.5.3.4. Relations sociales

En France, un nouveau CSE a été élu en février 2025. Lors des réunions ordinaires (au rythme de 6 par an), le CSE est informé de la marche générale de l’entreprise et remonte les questions des collaborateurs. Il est également particulièrement informé des questions de sécurité. En marge de son fonctionnement et des consultations / informations ordinaires, le CSE a été consulté dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) afin de rendre un avis motivé sur le projet de licenciement, le contenu du PSE (raisons économiques, nombre de suppressions de postes, catégories de salariés concernés, calendrier, etc.). Un certain nombre de données entrant dans le champ de la RSE ont été présentées au CSE dans le cadre de la consultation sur la politique sociale de la Société (mesures mises en place par la Société en faveur de l’expression de ses collaborateurs, informations mensuelles sur l’évolution des effectifs par sexe et par tranche d’âge, bilan de la formation et, notamment, moyens alloués et nombre de salariés formés, données sur les écarts de salaires par sexe et par tranche d’âge, bilan des mesures mises en place par la Société en matière de parentalité, etc.).

1.5.3.5. Formation

Le Groupe organise son budget formation autour de cinq grands piliers : les formations définies comme stratégiques, les formations axées autour des aspects "sécurité" (safety), les formations techniques nécessaires à la conduite de ses activités, les formations relatives à la gestion des carrières (mobilités internes) et les formations en ligne (e-learnings). Au cours de l’année 2025, le Groupe a organisé 3.040 heures de formation (dont 2.131 en France), soit 15 heures de formation en moyenne par collaborateur ayant suivi au moins une formation. Une part significative de l’investissement formation a été consacrée aux formations santé/sécurité/sûreté, pour un total de 784 heures (dont 520 en France). Le Groupe a également organisé des formations management (pour plus de 59,5 heures et 16 collaborateurs), et a inclus des formations liées à la cybersécurité et à l'utilisation de l'intelligence artificielle. Le Groupe a par ailleurs initié une démarche de création de partenariats avec des organismes de formation et des écoles, qu’il a commencé à mettre en place et qu’il continuera à développer dans les prochains mois. Une attention particulière est dédiée à la qualité des formations proposées. Des audits réguliers des divers organismes et formations passées sont effectués dans une démarche d’amélioration continue permanente.

1.5.3.6. Politique de diversité

L’effectif moyen est composé à 36% de femmes (70 collaboratrices) et 64% d’hommes (122 collaborateurs). La répartition femmes‑hommes des effectifs moyens du Groupe par pays et par fonction en 2025 est la suivante :

i. Répartition femmes/hommes par pays

Pays Femmes Hommes Nombre total de collaborateurs
France 39% 61% 151
Allemagne 26% 74% 23
Suède 50% 50% 6
Espagne 33% 67% 6
Danemark 0% 100% 2
Royaume-Uni 0% 100% 2
Pays-Bas 0% 100% 1
Belgique 0% 100% 1
Total 36% 64% 192

ii. Répartition femmes/hommes par fonction

Fonction Femmes Hommes Nombre total de collaborateurs
Développement commercial et ventes 31% 69% 42
Industrie 19% 82% 54
Innovation et R&D 12% 88% 17
Exploitation et maintenance 32% 68% 31
Fonctions centrales 73% 27% 48
Total 36% 64% 192

La répartition de l'effectif montre, assez classiquement, une prédominance des hommes dans les fonctions techniques, technico-commerciales et industrielles, et une prédominance des femmes dans les fonctions centrales (ressources humaines, finance, marketing, etc.). Le Groupe a placé l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au cœur de ses priorités. Ainsi, à titre d’exemple :

  • le Comité exécutif présente, au 31 décembre 2025, une représentation de 4 femmes et 4 hommes, traduisant une parité entre les femmes et les hommes ;
  • le Groupe est membre du réseau Women in Green Hydrogen, dont la mission est de promouvoir la place des femmes dans l'industrie de l'hydrogène ;
  • la parentalité étant un sujet relevant à part entière de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, le Groupe a mis en place un accompagnement des femmes enceintes avant et après leur congé maternité, et un maintien de salaire total pour les collaborateurs en paternité après un an d’ancienneté. Ces dispositifs d’accompagnement sont déclinés au niveau de l’ensemble des sociétés du Groupe, y compris à l’international, en tenant compte des réglementations localement applicables. Le Groupe s'est également attaché, au cours de l'exercice 2025, à communiquer auprès de ses collaborateurs sur ses politiques en matière de congés maternité et paternité ;
  • l’index de l’égalité professionnelle illustre, pour la France, la politique de l’entreprise en la matière, avec un score de 74 sur 100 (données sur 2025) ;
  • enfin, Lhyfe a lancé en 2025 l’initiative "Beyond Together", un rendez-vous interne dédié à la diversité et à l’inclusion (D&I), visant à sensibiliser les collaborateurs et à partager des bonnes pratiques sur des thématiques telles que l’égalité professionnelle, la lutte contre les discriminations, le handicap ou encore le sexisme au travail. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement du Groupe en faveur d’un environnement de travail inclusif, respectueux et équitable, fondé sur ses valeurs de solidarité, d’optimisme et de courage. Elle repose sur une approche adaptée aux contextes culturels locaux, afin de garantir des contenus à la fois cohérents avec les valeurs du Groupe et pertinents pour l’ensemble des collaborateurs. Dans ce cadre, Lhyfe encourage également l’engagement continu et volontaire des collaborateurs afin de contribuer activement aux actions en faveur de la diversité et de l’inclusion au sein du Groupe.

1.5.4. Informations sociétales

1.5.4.1. Engagements sociétaux

Les engagements sociétaux de Lhyfe s’inscrivent dans la continuité de sa raison d’être : se battre chaque jour pour offrir un monde plus respirable aux générations futures. Au-delà de cette mission de décarbonation, le Groupe veille à générer un impact positif sur la société à travers ses actions et partenariats. Ces engagements sont structurés, pilotés et suivis dans le cadre d'une stratégie RSE, portée par une gouvernance dédiée, afin de garantir qu’ils irriguent les décisions du Groupe, ses projets et les relations avec l’ensemble de ses parties prenantes.

i. École de la Deuxième Chance

L’Ecole de la Deuxième Chance offre une chance à des jeunes adultes de se former et de découvrir des métiers porteurs. Le système de marrainage, avec un accompagnement renforcé, leur permet de se construire un réseau et d’être guidés dans leurs projets professionnels. Dans ce cadre, le Groupe organise des journées portes ouvertes au sein de ses locaux et usines, des stages d'observations et des simulations de métiers, afin de permettre aux bénéficiaires, en reconversion ou en recherche de sens professionnel, de découvrir des métiers variés.

ii. Cravate Solidaire

Lhyfe soutient La Cravate Solidaire, une association engagée pour l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi. À travers son action, l’association accompagne les personnes en recherche d’opportunités professionnelles en leur proposant des ateliers de valorisation de l’image, du coaching aux entretiens et la mise à disposition de tenues professionnelles.

iii. Avançons Ensemble

Lhyfe apporte également son soutien à Avançons Ensemble, une structure locale œuvrant pour l’insertion des personnes en situation de handicap.A l'occasion d'un événement d'entreprise, les collaborateurs de Lhyfe ont été sensibilisés à la thématique de l’inclusion des personnes présentant une invalidité, à travers des activités sportives et ludiques.

iv. Clean walks
Lhyfe a pris part à plusieurs clean walks durant l’année 2025. Lors de ces événements, les collaborateurs de la Société se sont réunis pour ramasser les déchets présents autour des locaux, contribuant ainsi activement à la propreté et à l’entretien de l’environnement immédiat. Ces clean walks sont des initiatives participatives et écologiques qui encouragent les individus à sortir de leurs espaces de travail pour collecter des déchets dans les espaces publics. Elles ont pour but de sensibiliser les participants à l'impact environnemental des déchets, tout en créant un esprit de solidarité au sein des équipes. Ces actions ne se limitent pas à la simple collecte, et permettent aussi de renforcer l’engagement communautaire, de promouvoir un mode de vie plus responsable et de sensibiliser à la gestion des déchets.

1.5.4.2. Sous-traitance et fournisseurs

Lhyfe est profondément attachée au maintien d’une relation durable avec ses fournisseurs et sous-traitants stratégiques, lesquels jouent un rôle essentiel dans la capacité du Groupe à opérer et à fournir ses produits et services à ses clients. Afin d’encadrer ces relations, le Groupe a mis en place une politique d’achats permettant une création de valeur à long terme pour l’ensemble de ses parties prenantes. Cette politique est appliquée à tous les achats effectués par le Groupe, quelle que soit la nature ou le montant du contrat. Cette politique est consultable depuis le portail LHYnks mise en place par Lhyfe et accessible aux fournisseurs et potentiels fournisseurs du Groupe.

Consciente que les actions et pratiques de ses fournisseurs et sous-traitants se répercutent sur l’ensemble du Groupe, la politique d'achat de Lhyfe prévoit une sélection sur la base du mérite et après avoir analysé un certain nombre de variables RSE. Lhyfe attend également de ses fournisseurs et sous-traitants qu’ils se conforment aux exigences légales et réglementaires applicables et qu’ils agissent conformément aux valeurs du Groupe et en cohérence avec les principes énoncés dans sa politique d’achats. Lhyfe développe et met également en place un système de gestion de la chaîne d'approvisionnement qui complète cette politique et permet de garantir une application correcte de ses principes.

La politique d’achats du Groupe est basée sur les principes de la Charte internationale des droits de l'homme des Nations unies, la Déclaration de l'Organisation internationale du travail (OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail, les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme et les Principes directeurs de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l'intention des entreprises multinationales. Cette politique intègre notamment les éléments suivants :
* respect des droits de l’homme et du droit du travail : dignité, égalité, interdiction de toutes formes de harcèlement ou discrimination, prohibition de l’esclavage et du travail forcé ou infantile, santé et sécurité au travail ;
* transparence et conduite des affaires : lutte contre la corruption, promotion des principes de concurrence loyale, prévention des conflits d’intérêts et protection des données personnelles ;
* environnement : prise en compte des aspects climatiques, de la faune et de la biodiversité, interdiction quant à l’utilisation de ressources provenant de zone de conflits ; et
* respect des droits de propriété intellectuelle et protection des biens et ressources du Groupe.

1.5.4.3. Prévention de la corruption

La lutte contre toute forme de corruption s’inscrit dans le cadre d’une démarche éthique à laquelle le Groupe est profondément attaché. Lhyfe a formalisé un code de déontologie, affirmant ses principes de transparence, d’intégrité et de responsabilité dans l’ensemble de ses activités. Parallèlement, une politique anti-corruption s’applique à l’ensemble des salariés, en complément de la politique d’achats applicable aux fournisseurs et sous-traitants. Cette politique précise les comportements à adopter afin de prévenir tout risque de corruption et met en œuvre un mécanisme de lanceur d’alerte, permettant à tout collaborateur de signaler au Groupe une situation, potentielle ou avérée, susceptible de constituer une pratique contraire à l’éthique.

1.5.4.4. Droits de l'homme

Lhyfe est profondément attachée à l’humain et s’engage à promouvoir et à respecter, dans l’ensemble des pays où le Groupe exerce ses activités, les droits humains et les libertés fondamentales internationalement ou localement reconnus, tels que, notamment, les principes de non-discrimination, de non-harcèlement ou de travail des enfants ou forcé. Conformément à la politique d’achats du Groupe, Lhyfe est également attachée au respect par ses fournisseurs et sous-traitants de la règlementation en matière de droits de l’homme et de droit du travail. A ce titre, Lhyfe sélectionne avec soin ses fournisseurs et sous-traitants et, par conséquent, les matières premières qu’elle utilise pour ses activités. En particulier, le Groupe s’interdit d’utiliser des matières premières issues de zones de conflits, susceptibles d’affecter la faune ou la biodiversité ou extraites ou produites par l’esclavage.

1.6. Informations financières

1.6.1. Tableau des résultats de la Société au cours des cinq derniers exercices

En € 31/12/2025 31/12/2024 31/12/2023 31/12/2022 31/12/2021
I. Situation financière en fin d’exercice
a) Capital social 481 138 479 703 479 081 479 004 1 934
b) Nombre d’actions composant le capital social 48 113 844 47 970 348 47 908 148 47 900 448 193 369
c) Nombre d’obligations convertibles en actions(1) 8 565 868 9 958 099 11 609 375 12 250 000 13 132 381
II. Résultat global des opérations effectives
a) Chiffre d’affaires hors taxe 39 584 850 45 757 097 17 625 640 807 828 128 181
b) Bénéfices avant impôt, amortissements et provisions -24 646 252 -15 404 104 -19 559 478 -17 101 243 -5 751 449
c) Impôts sur les bénéfices(2) -211 546 -157 626 -1 271 130 -636 255 -550 903
d) Bénéfices après impôts, amortissements et provisions -34 519 110 -19 957 101 -20 879 547 -17 393 002 -5 447 065
e) Montant des bénéfices distribués 0 0 0 0 0
III. Résultat des opérations réduit à une seule action
a) Bénéfice après impôt, mais avant amortissements et provisions -0,51 -0,32 -0,38 -0,34 -26,89
b) Bénéfice après impôt, amortissements et provisions -0,72 -0,42 -0,44 -0,36 -28,17
c) Dividende versé à chaque action 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
IV. Personnel
a) Nombre de salariés 150 152 146 83 35
b) Montant de la masse salariale 11 916 341 12 272 510 11 368 117 7 077 868 2 311 258
c) Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux 5 031 330 5 218 061 4 640 635 2 801 582 748 424

(1) Avant division par 100 de la valeur nominale des actions décidée par l’assemblée générale du 3 mars 2022.
(2) Uniquement constitué du crédit impôt recherche.

1.6.2. Informations sur les délais de paiement des fournisseurs et des clients de la Société

(A) Tranches de retard de paiement 0 jour (indicatif) 1 à 30 jours 31 à 60 jours 61 à 90 jours 91 jours et plus Total (1 jour et plus)
Factures reçues non réglées
Nombre cumulé de factures concernées 342 52 25 9 - 86
Montant total des factures concernées h.t. 4 510 800 € 280 276 € 0 € 0 € 10 131 € 290 407 €
Pourcentage du montant total des achats h.t. 9% 2% 0% 0% 0% -
Factures émises non réglées
Nombre cumulé de factures concernées - - - - - -
Montant total des factures concernées h.t. 1 249 669 € 8 934 € 56 720 € - - 65 654 €
Pourcentage du chiffre d’affaires h.t. 3% 0% 0% 0% 0% 0%

(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées
* Nombre des factures exclues : 1
* Montant total des factures exclues : 200 000 €

(C) Délais de paiement de référence utilisés
* Délais contractuels à préciser : 30 jours
* Délai légal à préciser : -

1.6.3. Dividendes versés au cours des trois derniers exercices

Au titre des trois derniers exercices clos, la Société n’a pas procédé à des distributions de dividendes.

1.6.4. Dépenses non-déductibles

La Société n'a pas engagé de dépenses à caractère somptuaire au sens de l’article 39 alinéa 4 du Code général des impôts au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025.

1.6.5. Frais généraux ayant donné lieu à réintégration dans le bénéfice imposable

La Société n’a pas engagé de frais généraux excessifs ni de frais généraux ne figurant pas sur le relevé spécial ayant donné lieu à réintégration visés par l’article 39 alinéa 5 du Code général des impôts au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025.

Rapport sur le gouvernement d'entreprise

2.1. Principes généraux de gouvernement d’entreprise
2.1.1. Référence au Code Middlenext
2.1.2. Application des recommandations du Code Middlenext
2.1.3. Modalité d’exercice de la Direction générale
2.2. Conseil d’administration et comités
2.2.1. Composition du Conseil d’administration
2.2.2. Organisation et fonctionnement du Conseil d’administration et des comités
2.3. Direction générale
2.3.1. Président-Directeur général
2.3.2. Directeurs généraux délégués
2.4. Rémunération et avantages des mandataires sociaux
2.4.1. Politique de rémunération des mandataires sociaux pour l’exercice 2026
2.4.2. Eléments de rémunération et avantages de toutes natures versés ou attribués aux mandataires sociaux au titre de l’exercice 2025
2.4.3. Tableaux standardisés
2.5. Conventions réglementées et assimilées
2.5.1. Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
2.5.2.Procédure d’évaluation des conventions courantes 2.5.3. Conventions conclues par des dirigeants ou des actionnaires et des sociétés contrôlées par la Société 2.6. Autres informations 2.6.1. Modalités de participations aux assemblées générales 2.6.2. Eléments susceptibles d’avoir une influence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange Le présent chapitre constitue le rapport sur le gouvernement d'entreprise visé par l'article L. 225-37 du Code de commerce. Il a été élaboré par un groupe de travail constitué, notamment, de la Direction Juridique, de la Direction Financière et de la Direction des Ressources Humaines, puis examiné par le Comité des nominations et des rémunérations et approuvé par le Conseil d'administration de la Société. Il sera présenté aux actionnaires lors de l'assemblée générale annuelle de la Société du 22 mai 2026.

2.1. Principes généraux de gouvernement d’entreprise

2.1.1. Référence au Code Middlenext

En application de l’article L. 22-10-10 du Code de commerce, la Société se réfère au code de gouvernement d’entreprise pour les valeurs moyennes et petites tel qu’il a été publié en septembre 2021 par Middlenext (accessible sur le site www.middlenext.com), dans la mesure où les principes qu’il contient sont compatibles avec l’organisation, la taille, les moyens et la structure actionnariale de la Société.

2.1.2. Application des recommandations du Code Middlenext

Le tableau ci-dessous présente la position de la Société par rapport à l’ensemble des recommandations édictées par le Code Middlenext à la date du Rapport Financier Annuel.

Recommandations du Code Middlenext Appliquée Non appliquée Sera appliquée Observations
Le pouvoir de "surveillance"
R 1 : Déontologie des membres du Conseil -
R 2 : Conflits d’intérêts -
R 3 : Composition du Conseil — Présence de membres indépendants Voir le paragraphe 2.2.1.4 pour l’analyse de l’indépendance de chaque administrateur, notamment s’agissant de la décision du Conseil d’administration de ne pas appliquer à Christopher Sorensen l’un des critères permettant de présumer de l’indépendance des administrateurs.
R 4 : Information des membres du Conseil -
R 5 : Formation des membres du Conseil -
R 6 : Organisation des réunions du Conseil et des comités -
R 7 : Mise en place des comités -
R 8 : Mise en place d’un comité spécialisé sur la Responsabilité sociale/sociétale et environnementale des entreprises (RSE) -
R 9 : Mise en place d’un règlement intérieur du Conseil -
R 10 : Choix de chaque membre du Conseil -
R 11 : Durée des mandats des membres du Conseil Le renouvellement des mandats n’est pas échelonné. Ce choix s’explique par la courte durée des mandats (trois ans), qui permet de renouveler régulièrement les membres du Conseil d’administration et, de l’avis de la Société, d’arriver aux mêmes fins.
R 12 : Rémunération de membre du Conseil au titre de son mandat -
R 13 : Mise en place d’une évaluation des travaux du Conseil -
R 14 : Relation avec les actionnaires -
Le pouvoir exécutif
R 15 : Politique de diversité et d’équité au sein de l’entreprise -
R 16 : Définition et transparence de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux -
R 17 : Préparation de la succession des dirigeants -
R 18 : Cumul contrat de travail et mandat social -
R 19 : Indemnités de départ -
R 20 : Régimes de retraite supplémentaires -
R 21 : Stock-options et attributions gratuites d’actions -
R 22 : Revue des points de vigilance -

2.1.3. Modalité d’exercice de la Direction générale

La Société est administrée par un Conseil d'administration, dont la composition et le fonctionnement sont decrits à la Section 2.2 du Rapport Financier Annuel. Le 11 mars 2022, le Conseil d'administration a décidé de ne pas dissocier les fonctions de Président du Conseil d'administration et de Directeur général de la Société et a nommé Matthieu Guesné en qualité de Président-Directeur général. Son mandat a été renouvelé le 23 mai 2025, pour la durée de son mandat d'administrateur, soit pour une durée de trois ans.

Le Conseil d’administration peut, à tout moment et en tout état de cause à chaque expiration du mandat de Directeur général ou de Président, décider de changer le mode de gouvernance actuel et opter pour une dissociation des fonctions de Président et de Directeur général. Cette décision est prise la majorité simple des administrateurs présents ou représentés et fait l'objet d'une information des actionnaires et des tiers dans les conditions réglementaires en vigueur, sans que cela n'entraine de modification des statuts de la Société.

2.2. Conseil d’administration et comités

2.2.1. Composition du Conseil d’administration

Le Conseil d'administration est composé de trois administrateurs au moins et de 18 administrateurs au plus, sous réserve de l’exception prévue par la loi en cas de fusion. Les administrateurs sont nommés et renouvelés par l’assemblée générale ordinaire. Le règlement intérieur du Conseil d’administration prévoit également la possibilité de nommer un nombre maximum de trois censeurs. Les censeurs sont nommés et renouvelés par le Conseil d'administration. A la date du Rapport Financier Annuel, le Conseil d'administration est composé de sept administrateurs et de deux censeurs.

2.2.1.1. Tableau synthétique de composition du Conseil d'administration

Le tableau ci-dessous synthétise la composition du Conseil d’administration à la date du Rapport Financier Annuel :

Nom et prénom Genre Âge Nationalité Indépendance Comités
Président du Conseil d'administration - Directeur général
Matthieu Guesné Homme 44 ans Française
Administrateurs
Amaury Bierent Homme 58 ans Française Membre du Comité d'audit
Alena Fargere Femme 37 ans Française Présidente du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale, Membre du Comité d'audit
Jana Kley Femme 56 ans Allemande Membre du Comité des nominations et des rémunérations, Membre du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale
Bruno Le Jossec Homme 61 ans Française Président du Comité d'audit, Membre du Comité des nominations et des rémunérations
Maria Pardo Saleme Femme 45 ans Espagnole
Christopher Sorensen Homme 65 ans Américaine Président du Comité des nominations et des rémunérations
Censeurs
Noria, représentée par Christophe Guillaume Homme 59 ans Française
Mitsui & Co., Ltd, représentée par Makoto Kan Homme 50 ans Japonaise
  • 43% de femmes administratrices
  • 100% des administrateurs indépendants membres d'au moins un Comité
  • 96% Taux d'assiduité moyen des administrateurs aux réunions du Conseil d'administration en 2025
  • 57% d'hommes administrateurs
  • 57% d'administrateurs indépendants
  • 52 ans Age moyen des administrateurs

2.2.1.2. Biographies des administrateurs

Matthieu Guesné
Président du Conseil d'administration - Directeur général
Âge : 44 ans
Nationalité : française
Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 8.951.403(1)
Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Matthieu Guesné est ingénieur en électronique et informatique. Père de deux enfants, il a acquis une forte culture internationale, business et scientifique au cours de sa carrière. Il a été directeur du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) Tech Pays de la Loire et Bretagne dédié aux énergies marines renouvelables et à leur stockage. Ce centre de recherche s’est spécialisé dans le stockage par d’énergie par batterie et hydrogène, la robotique et les matériaux. Le CEA est un organisme de recherche public français à l’origine de 40% des brevets français sur la technologie de l’hydrogène. Matthieu Guesné y avait notamment la charge d'un plan d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros. Il a également géré la constitution de l’équipe, ainsi que la contractualisation de partenariats de R&D avec des industriels et l’exécution des travaux de recherche dans un cadre public/privé. Avant de travailler dans cet organisme de recherche public, Matthieu Guesné a toujours été responsable de fonctions business et commerciales. Il a son actif la signature de plusieurs dizaines de millions d’euros de contrats partout dans le monde avec des industriels majeurs du spatial, de l’aéronautique, de la défense, de l’automobile et des télécommunications. Matthieu Guesné était le directeur commercial international d’une PME spécialisée dans l'électronique hyperfréquence et gérait des partenaires dans plus de 30 pays, lui permettant de voyager dans le monde entier et d'acquérir une forte culture internationale. Enfin, il a travaillé en tant que directeur des grands comptes chez Hewlett-Packard dans la division des tests et mesures (Keysight aujourd’hui).

Mandats en cours : Gérant de Fresh Future
Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années : Néant
(1) Directement et indirectement via Fresh Future.

Amaury Bierent
Administrateur
Membre du Comité d'audit
Âge : 58 ans
Nationalité : française
Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 3.793.305(1)
Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Diplômé ingénieur HEI (Lille) en 1990 et EDC Mc Gill University en 1993, Amaury Bierent est également un ancien élève de la Faculté Agronomique des Sciences de Gembloux (Université de Liège, 2001).Après dix années en tant qu’ingénieur puis chef de projet infrastructures chez EGIS, groupe Caisse des Dépôts, Amaury Bierent a créé plusieurs sociétés, notamment Ovive en 1999 (société indépendante de traitement des eaux industrielles), Mobipur en 2004 (société indépendante de location de matériels pour l'environnement), Lhotellier Eau en 2004 (société indépendante de traitement des eaux urbaines) et Mobipur GmbH (Allemagne). Amaury Bierent est actuellement co-gérant de Les Saules, gérant de Mobipur GmbH, président de Optyma et président de Sofiwaga.

Mandats en cours
* Administrateur de Lixo
* Administrateur de Tryon Environnement
* Administrateur de Adionics
* Administrateur de Hesus
* Co-gérant de Les Saules
* Gérant de Mobipur GmbH
* Président de Optyma
* Président de Sofiwaga

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
* Directeur général d'Ovive (1)Via la société Les Saules.


Alena Fargere

Administratrice indépendante
Présidente du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale
Membre du Comité d'audit

  • Âge : 37 ans
  • Nationalité : française
  • Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
  • Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
  • Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 1.500
  • Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Passionnée par les enjeux de la transition énergétique et l’atténuation des effets du dérèglement climatique, Alena Fargere est investisseuse dans les gaz renouvelables et experte internationale sur le sujet de l’hydrogène. Elle fit partie de l’équipe fondatrice du SWEN Impact Fund for Transition, le premier fonds Européen dédié au financement d'infrastructures de gaz renouvelables, biogaz et hydrogène. Forte de son expérience industrielle chez Air Liquide, elle conseille également les organisations internationales, y compris l’Organisation des Nations Unies, sur les stratégies durables de l’énergie, du gaz et de la mobilité. Alena Fargere est diplômée d’un doctorat en économie de l’Ecole Polytechnique.

Mandats en cours
* Présidente d'AKKA Equity

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
* Néant


Jana Kley

Administratrice indépendante
Membre du Comité des nominations et des rémunérations
Membre du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale

  • Âge : 56 ans
  • Nationalité : allemande
  • Année de première nomination : 2025
  • Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
  • Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 0
  • Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Jana Kley a obtenu une maîtrise en administration des affaires à l'Université Libre de Berlin (Freie Universität Berlin) en 1995, avec une spécialisation en ressources humaines, en marketing et en psychologie organisationnelle. Elle est cadre supérieur international (Allemagne, France) en ressources humaines et possède 27 ans d'expérience dans des entreprises industrielles et de services d'envergure mondiale. Jana est une spécialiste des ressources humaines avec une forte orientation business et une vision claire de la contribution de la fonction RH au niveau stratégique et opérationnel. Les postes de cadre RH qu'elle a occupés chez United Technologies Corporation, OP Mobility et Saur lui ont permis d'acquérir une expérience significative dans tous les domaines des ressources humaines, en France, en Allemagne et à l'international, en particulier en lien avec les projets de transformation et d'évolution culturelle, les projets de restructuration, les cessions et autres opérations de fusions-acquisitions, l'évolution organisationnelle, la fidélisation et l'engagement des salariés. Jana est actuellement vice-présidente exécutive des ressources humaines pour le groupe Saur.

Mandats en cours
* Présidente de WR.HR (prestataire de Services Ressources Humaines)
* Administratrice de Nijhuis Saur Industries

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
* Néant


Bruno Le Jossec

Administrateur indépendant
Président du Comité d'audit
Membre du Comité des nominations et des rémunérations

  • Âge : 61 ans
  • Nationalité : française
  • Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
  • Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
  • Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 2.050
  • Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Bruno Le Jossec est titulaire d’un diplôme de l’Institut Commercial Supérieur (I.C.S.) – Paris 3ème en 1988, de diplômes d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS / Master 2) en Droit et en Finance "Ingénierie Financière" de la Faculté de Droit de Caen associée au Centre de Formation aux Professions Bancaires (C.F.P.B.) en 1990, d’un Executive MBA de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), d’un diplôme universitaire (DU) Fiscalité d’Entreprises de l’ISFEC : Ordre des Experts Comptables et l’UBS – Université de Bretagne Sud en 2007, d’un diplôme universitaire (DU) Gestion de Patrimoine de l’ISFEC : Ordre des Experts Comptables et l’IGR Rennes ainsi que des formations à l’Institut des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ) du Ministère de l’Intérieur en cybersécurité et de l’Institut des Hautes Etudes de Défense (IHEDN), cession Souveraineté Numérique. Bruno Le Jossec a commencé sa carrière comme Trésorier (Franc et devises) et gestion de dette de la Société de Protéines Industrielles (SPI), Division DIANA du Groupe Guyomarc’h, puis a été Attaché de Direction au service Ingénierie Financière et Capital Investissement de la société Ouest Croissance (Filiale Banques Populaires du grand ouest) et enfin Directeur Exécutif de la Société Financière Lorient Développement (SFLD) à partir de 1994. Depuis 2011, il est Directeur Exécutif de la SEM XSEA. Il est membre de la Réserve Opérationnelle Marine (CF) et de la Réserve Opérationnelle RAID et DGPN (C).

Mandats en cours
* Censeur de Kerlink (ALKLK)83
* Président de SCAAL
* Président de Cadusun
* Gérant de Naxos
* Gérant de Mellinet
* Gérant de Mermoz

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
* Directeur général non exécutif de Urosfin


Maria Pardo Saleme

Administratrice et Directrice Financière

  • Âge : 45 ans
  • Nationalité : espagnole
  • Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
  • Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
  • Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 11.066
  • Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Maria Pardo Saleme a près de vingt ans d’expérience dans la banque d’investissement, où elle a mené plusieurs missions dans la modélisation de risques et de dérivés, se spécialisant par la suite dans le conseil en haut de bilan des sociétés publiques et privées chez BNP Paribas. A partir de 2015, elle a dirigé les équipes equity capital markets pour la région ibérique avec laquelle elle a mené de nombreux projets stratégiques (introductions en bourse, augmentations de capital, financements haut de bilan, cessions de titres), puis contribué à partir de 2020 à la création et au lancement de l’activité EMEA de BNP Paribas de conseil en levées de fonds privés dédiée aux sociétés innovantes. Maria parle couramment cinq langues, est ingénieur diplômée de l’ENSTA Paris, membre de l’Institut Polytechnique de Paris, et également titulaire d’un master Modélisations et Méthodes Mathématiques en Economie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Mandats en cours
* Présidente de Athena
* Gérante de LKF Lecourbe

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
* Néant


Christopher Sorensen

Administrateur indépendant
Président du Comité des nominations et des rémunérations

  • Âge : 65 ans
  • Nationalité : américaine
  • Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
  • Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
  • Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 0
  • Adresse professionnelle : 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France

Christopher Sorensen, originaire de New-York, a travaillé pendant plus de 30 ans, sur trois continents, au cœur de l’innovation technologique et commerciale. Après avoir débuté sa carrière en tant que gestionnaire de grands projets chez Accenture à New-York et Paris, il a consacré ces 20 dernières années à créer un impact social positif en appliquant l’innovation technologique et commerciale à grande échelle. Plus récemment, il a soutenu le développement d’un nouveau pôle mondial de technologies propres à Masdar City, comprenant notamment le Masdar Institute et le Masdar Clean Energy à Abu Dhabi. Il a ensuite mis son expérience au service de la création de la plateforme industrielle d’énergies vertes GreenLab au Danemark. Christopher Sorensen a également été membre du CEO Council for the EU Clean Hydrogen Alliance, du Danish Government Advisory for Industrial Climate Partnership, du Technical University of Denmark Energy Advisory Board (DTU) et du Danish Energy PtX Partnership. Il est actuellement consultant indépendant dans le domaine du développement international.Mandats en cours ○Fondateur, Greener World ApS ○Conseiller du Directeur général, International Solar Alliance (NGO) Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années ○Chief executive officer, GreenLab Skive AS

2.2.1.3. Biographies des censeurs

Noria, représentée par Christophe Guillaume
Censeur
Âge : 59 ans
Nationalité : française
Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 7.540.611(1)
Adresse professionnelle : Noria, Monsieur Christophe Guillaume, 67 place Rihour, 59800 Lille, France

Christophe Guillaume est ingénieur en Agriculture UniLaSalle (1990). Il débute son parcours dans l’agro-alimentaire au sein du groupe Vivescia qui lui confie la direction d’une PME industrielle en difficulté dans la production d’ingrédients céréaliers, Westhove. Il en assure son redressement, son développement, la reprend en LBO en 1999 puis la cède à Limagrain entre 2004 et 2006. Il initie en 2004 une activité d’investisseur dans le secteur des énergies décarbonées en développant un parc éolien et quelques investissements en tant que Business Angel – en parallèle de la direction d’une structure de formation en alternance, Campus Pro, entre 2007 et 2015.

Depuis 2016, il dirige Noria, une structure familiale d’investissement engagée au service d’une écologie intégrale. Investisseur de long terme, Noria participe au capital et à la gouvernance d’une quinzaine de développeurs et opérateurs de systèmes énergétiques décarbonés parmi lesquels Elements, Ciel & Terre International, NewHeat, Lhyfe, BW Ideol, Jimmy Energy, TLS Geothermics, Geosophy, Dualsun, BeeBryte, Elax Energy et Cascadya. Au sein du groupe, il a créé et préside depuis 2020 une société de gestion agréée AMF, Noria Gestion.

Mandats en cours
○ Président de la société Noria Gestion SAS
○ Président de la société Noria SAS
○ Gérant de la société CKM SARL
○ Gérant de la société Campus Pro Emploi SARL
○ Gérant de la société Eoliennes des 4 Chemins SARL
○ Président de la société Passo SAS
○ Représentant permanent de la société Passo SAS, Présidente de la société Campus Pro SAS
○ Administrateur de la société Noria Invest SRL - Belgique
○ Administrateur de la société Orlandia SA - Belgique
○ Administrateur de la société Cimalp SA – Luxembourg
○ Gérant de la société Larochette Invest SARL – Luxembourg
○ Censeur de la société Forsee Power SA(2)
○ Président de la société Cascadya SAS

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
○ Représentant permanent de la société Noria Invest SRL, Présidente de la société Passo SAS
○ Représentant de Noria Invest SRL, administrateur de Waga Energy
○ Gérant de la Société Eolienne de Nozet SARL

(1) Nombre d'actions détenues par Noria, directement et indirectement (via Noria Invest SRL). En outre, Christophe Guillaume détient à titre personnel 30.000 actions Lhyfe à travers un contrat d'assurance-vie.
(2) Société cotée.

Mitsui & Co Ltd. représentée par Makoto Kan
Censeur
Âge : 50 ans
Nationalité : japonaise
Année de première nomination : 2022 (renouvellement en 2025)
Date d'échéance du mandat : assemblée générale annuelle appelée à statuer sur les comptes 2027 devant se tenir en 2028
Nombre d'actions détenues au 31 décembre 2025 : 1.269.842
Adresse professionnelle : Mitsui & Co. Ltd, 2-1, Otemachi 1-chome, Chiyoda-ku Tokyo 100-8631, Japon

Makoto Kan est diplômé en droit de la Keio University au Japon (1998) et a obtenu un MBA de l’Université du Michigan (2015). Avant de rejoindre Mitsui & Co. Ltd. en 2015, Makoto Kan a exercé au sein de Toray Industries, Inc. entre 1998 et 2007 et Sumitomo Chemical Co., Ltd. entre 2008 et 2013. Entre 2019 et 2021, il a été détaché par Mitsui & Co. Ltd. auprès de Toyota Motor Corp.

Mandats en cours
○ General Manager, Mitsui & Co., Ltd

Mandats ou fonctions exercés en dehors de la Société au cours des 5 dernières années
○ Project Manager, Toyota Motor Corporation (jusqu’à mars 2022)

2.2.1.4. Principes généraux de composition du Conseil d’administration

i. Principes de nomination

Nomination et mandat des administrateurs
Les administrateurs, nommés et renouvelées par l'assemblée générale ordinaire, peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales, le cas échéant choisis en dehors des actionnaires. Les administrateurs personnes morales doivent, lors de leur nomination, désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes responsabilités que s’il était administrateur en son nom propre. Lorsque la personne morale administratrice met fin au mandat de son représentant permanent, elle doit notifier sans délai à la Société, par lettre recommandée, sa décision ainsi que l’identité de son nouveau représentant permanent. II en est de même en cas de décès ou de démission du représentant permanent.

La durée des fonctions des administrateurs est de trois années. Leurs fonctions prennent fin à l’issue de la réunion de l’assemblée générale ordinaire annuelle, tenue dans l’année au cours de laquelle expire leur mandat et qui statue sur les comptes de l’exercice écoulé. Tout administrateur placé sous tutelle est réputé démissionnaire d’office. Le nombre d’administrateurs qui sont âgés de plus de 70 ans ne peut excéder le tiers des administrateurs en fonction. Lorsque cette limite vient à être dépassée en cours de mandat, l’administrateur le plus âgé est d’office réputé démissionnaire à l’issue de l’assemblée générale la plus proche.

Les administrateurs sont rééligibles. Ils peuvent être révoqués à tout moment par l’assemblée générale ordinaire. En cas de vacance par décès ou démission d’un ou plusieurs sièges d’administrateurs, le Conseil d’administration peut, entre deux assemblées générales, procéder à des nominations à titre provisoire en vue de compléter l’effectif du Conseil d’administration. Ces nominations doivent intervenir obligatoirement dans les trois mois de la vacance, lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur au minimum statutaire. L’administrateur ainsi coopté exerce ses fonctions pendant la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur. Les nominations provisoires ainsi effectuées par le Conseil d’administration sont soumises à ratification de la prochaine assemblée générale ordinaire. A défaut de ratification, les délibérations prises et les actes accomplis restent cependant valables. Lorsque le nombre d’administrateurs devient inférieur au minimum légal, les administrateurs restant en fonctions doivent convoquer immédiatement une assemblée générale ordinaire en vue de compléter l’effectif du Conseil d’administration.

Nomination et mandat des censeurs
Les censeurs, nommés et renouvelés par le Conseil d'administration, peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Les censeurs personnes morales doivent désigner un représentant permanent. La durée du mandat des censeurs est fixée par le Conseil d’administration dans la décision de nomination. Les censeurs sont rééligibles, mais la durée cumulée de leurs mandats ne peut dépasser neuf ans. Ils peuvent être révoqués à tout moment par décision du Conseil d’administration. La limite d’âge pour exercer les fonctions de censeur est fixée à 70 ans. Tout censeur qui atteint cet âge est réputé démissionnaire d’office à l’issue de l'assemblée générale ordinaire annuelle qui suit la date de son soixante-dixième anniversaire.

Les censeurs sont appelés à assister comme observateurs aux réunions du Conseil d’administration et peuvent être consultés par celui-ci. Ils doivent être convoqués à chaque réunion du Conseil d’administration dans les mêmes conditions que les administrateurs. Les censeurs peuvent assister le Conseil d’administration dans ses travaux, lui apporter les informations nécessaires, fournir leur expertise et leurs connaissances. En toute hypothèse, les censeurs ne disposent pas du droit de vote et, à ce titre, ne participent pas au vote des décisions du Conseil d’administration. Les censeurs sont soumis aux mêmes dispositions du règlement intérieur que les administrateurs en matière de déontologie, notamment en ce qui concerne les mesures de prévention des conflits d’intérêts et les obligations de loyauté et de confidentialité. Ils sont également, comme les administrateurs, régulièrement sensibilisés à la réglementation relative aux abus de marché.

ii. Indépendance des administrateurs

Au regard des critères d'indépendance définis par le Code Middlenext de septembre 2021, auquel la Société se réfère, le Conseil d'administration estime que quatre administrateurs en fonction sont qualifiés d'indépendants (sur sept administrateurs en fonction au total, soit une proportion de 57%), à savoir Alena Fargere, Jana Kley, Bruno Le Jossec et Christopher Sorensen (la situation de ce dernier étant plus amplement décrite ci-dessous). L’analyse de l’indépendance par la Société de chaque administrateur en fonction au regard des critères édictés par le Code Middlenext est la suivante :

Critères d’indépendance Matthieu Guesné Amaury Bierent Alena Fargere Jana Kley Bruno Le Jossec Maria Pardo Saleme Christopher Sorensen
Ne pas avoir été, au cours des cinq dernières années, et ne pas être salarié ni dirigeant mandataire social de la Société ou d’une société du Groupe
Ne pas avoir été, au cours des deux dernières années, et ne pas être en relation d’affaires significative avec la Société ou le Groupe (client, fournisseur, concurrent, prestataire, créancier, banquier, etc.) ✘ (2)
Ne pas être actionnaire de référence de la Société ou détenir un pourcentage de droit de vote significatif (1)
Ne pas avoir de relation de proximité ou de lien familial proche avec un mandataire social ou un actionnaire de référence
Ne pas avoir été, au cours des six dernières années, commissaire aux

(1) Bruno Le Jossec dispose d’un pouvoir exécutif au sein de la Société Financière Lorient Développement, qui détient une participation non-significative dans le capital de la Société.

(2) Christopher Sorensen était, jusqu’au 14 septembre 2024, Directeur général de GreenLab Skive AS, partenaire industriel de Lhyfe, et donc en relation d’affaires significatives avec la Société.

Situation de Christopher Sorensen

Le Conseil d’administration a, lors de ses réunions des 25 et 26 mars 2025 et 30 mars 2026, considéré la situation de Christopher Sorensen, administrateur depuis le 24 mai 2022. En effet, Christopher Sorensen ne pouvait être qualifié d’indépendant lors de sa nomination en raison de ses fonctions dirigeantes au sein de GreenLab Skive AS, partenaire industriel de Lhyfe dans le cadre du projet GreenHyScale.

Les fonctions dirigeantes de Christopher Sorensen ayant pris fin le 14 septembre 2024, le Conseil d’administration a décidé de réévaluer son indépendance, en l’absence de tout autre lien économique et juridique entre Christopher Sorensen et GreenLab Skive AS. Le Conseil d’administration a ainsi estimé que Christopher Sorensen n’avait aucune relation avec la Société ou le Groupe susceptible d’altérer l’indépendance de son jugement.

Dans ces conditions, le Conseil d’administration, faisant usage de la possibilité offerte par la Recommandation n°3 du Code Middlenext de déroger à l’un des critères permettant de présumer de l’indépendance d’un administrateur, a décidé de ne pas appliquer le deuxième critère qui exige le respect d’un délai de deux années entre la fin de la relation d’affaires significative avec la Société ou le Groupe et la qualification d’administrateur indépendant. Il a également considéré que les missions exceptionnelles qu’il a confiées à Christopher Sorensen les 22 décembre 2024 et 4 juillet 2025, et les contrats correspondants (plus amplement décrits au paragraphe 2.4.2.3 du Rapport Financier Annuel), n’étaient pas de nature à remettre en cause son indépendance.

Il est précisé que, si le Conseil d’administration devait être amené à prendre des décisions concernant GreenLab Skive AS ou le projet GreenHyScale, le Conseil d’administration sera particulièrement vigilant concernant l’application des dispositions du règlement intérieur en matière de gestion des conflits d’intérêts des membres du Conseil d’administration, dont les principales mesures dont détaillées ci-dessous.

iii. Déontologie

Conflits d'intérêts
A la connaissance de la Société, il n’existe pas de conflits d’intérêts potentiels entre les devoirs des membres du Conseil d’administration et du Président-Directeur général à l’égard de la Société et leurs intérêts privés et/ou d’autres devoirs. L’article 3.2 du règlement intérieur du Conseil d’administration détaille les mesures applicables en matière de gestion des conflits d’intérêts des membres du Conseil d’administration. Il prévoit notamment que chaque membre du Conseil d’administration :
* s’efforce d’éviter tout conflit pouvant exister entre ses intérêts moraux et matériels et ceux de la Société ;
* informe le Conseil d’administration de tout conflit d’intérêts dans lequel il pourrait être impliqué, notamment du fait de l’appartenance à des organes de direction de sociétés du même secteur d’activité ; et
* dans les cas où il ne peut éviter de se trouver en conflit d’intérêts, s’abstienne de participer aux débats ainsi qu’à toute décision sur les sujets concernés.

Contrats de services
Deux contrats de mission exceptionnelle ont été conclus entre la Société et Christopher Sorensen, administrateur indépendant, les 22 décembre 2024 et 4 juillet 2025. Ces contrats sont plus amplement décrits au paragraphe 2.4.2.3 du Rapport Financier Annuel. A la connaissance de la Société, il n’existe pas, à la date du Rapport Financier Annuel, d'autres contrats de services liant les membres du Conseil d’administration et le Président-Directeur général à la Société, ou à l’une quelconque de ses filiales, et prévoyant l’octroi d’avantages.

iv. Politique de diversité

Conformément aux articles L. 225-18-1 et L. 22-10-3 du Code de commerce, lorsque le Conseil d’administration d'une société dont les actions sont admises aux négociations sur un marché réglementé est composé de huit membres ou moins, l'écart entre le nombre des administrateurs de chaque sexe ne peut être supérieur à deux. À la date du Rapport Financier Annuel, le Conseil d’administration, tel que décrit ci-dessus et sans tenir compte des censeurs, comprend quatre hommes et trois femmes, et est donc en conformité avec les prescriptions légales. La moyenne d'âge des administrateurs est de 52 ans.

v. Formation des membres du Conseil d’administration

Un plan de formation des membres du Conseil a été établi pour la durée de leur mandat en cours, soit trois ans. Ce plan de formation comprend notamment une sensibilisation à la réglementation relative aux abus de marché, une présentation des délégations relatives aux augmentations de capital, des sessions dédiées à certaines thématiques IFRS ou la gestion de l'approvisionnement en électricité.

2.2.2. Organisation et fonctionnement du Conseil d’administration et des comités

2.2.2.1. Organisation et fonctionnement du Conseil d’administration

i. Réunions et présidence

Délibérations du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration se réunit aussi souvent que l’intérêt de la Société l’exige, sur convocation du Président. Le Directeur général, lorsqu'il n'exerce pas les fonctions de Président du Conseil d'administration, ou deux administrateurs au moins, peuvent demander au Président de convoquer le Conseil d’administration sur un ordre du jour déterminé. Le Président est lié par les demandes qui lui ont été adressées au titre du paragraphe précédent.

La réunion du Conseil d’administration a lieu au siège social ou en tout autre lieu indiqué dans la convocation. Les convocations sont faites par tous moyens écrits (en ce compris par email), au moins cinq jours avant la date de réunion. Elle peut aussi intervenir verbalement et sans délai si tous les administrateurs sont d’accords et sont tous présents, réputés présents ou représentés ou en cas d’urgence dûment motivée par des circonstances exceptionnelles. La convocation est accompagnée de tous documents nécessaires aux administrateurs pour l’accomplissement de leur mission et une prise de décision éclairée.

Le Conseil d’administration ne délibère valablement que si la moitié au moins des administrateurs sont présents (ou réputés tels). Les décisions du Conseil d’administration sont prises à la majorité simple des administrateurs présents (ou réputés tels) ou représentés. La voix du Président, ou celle du président de séance en son absence, est prépondérante.

Le Conseil d’administration nomme un secrétaire qui peut être choisi, soit parmi les administrateurs, soit en dehors d’eux. II est remplacé par simple décision du Conseil d’administration. Le Conseil d’administration adopte un règlement intérieur.

Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les administrateurs qui participent à la réunion du Conseil d’administration par un moyen de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective, dans les conditions fixées par les règles légales et réglementaires en vigueur. Le règlement intérieur du Conseil d’administration peut le cas échéant prévoir que certaines décisions ne peuvent être prises lors d’une réunion du Conseil d’administration tenue dans ces conditions.

Les délibérations du Conseil d’administration sont constatées par des procès-verbaux établis conformément aux dispositions légales en vigueur. Les procès-verbaux sont signés par le président de séance et par un administrateur. En cas d’empêchement du président de séance, les procès-verbaux sont signés par au moins deux administrateurs. Les délibérations du Conseil d'administration peuvent, le cas échéant, être prises par voie de consultation écrite ou de vote par correspondance, dans les conditions prévues par les statuts et le règlement intérieur du Conseil d'administration.

Président du Conseil d’administration
Le Conseil d’administration élit le Président parmi les administrateurs, lequel doit être une personne physique. Il fixe la durée des fonctions du Président qui ne peut excéder celle de son mandat d’administrateur. Le Conseil d’administration peut le révoquer à tout moment. Nul ne peut être nommé Président s’il est âgé de plus de soixante-dix ans. Si le Président en fonction vient à dépasser cet âge, il est réputé démissionnaire d’office.

Le Président représente le Conseil d’administration. Il organise et dirige les travaux de celui-ci, dont il rend compte à l’assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la Société et s’assure que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission. La rémunération du Président est fixée par le Conseil d’administration. En cas d’absence ou d’empêchement du Président, le Conseil d’administration désigne le président de séance. Lorsque la direction générale de la Société est assumée par le Président, les dispositions précisées au paragraphe 2.3.1 du Rapport Financier Annuel lui sont applicables.

ii. Missions du Conseil d’administration

Le Conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la Société et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux assemblées générales et dans la limite de l’objet social, il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la Société et règle par ses délibérations les affaires qui la concernent.

Les cautions, avals et garanties donnés par la Société en faveur de tiers doivent être autorisés par le Conseil d’administration conformément aux dispositions de l’article L. 225-35 alinéa 4 du Code de commerce. Le Conseil d’administration procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.Le Président ou le Directeur général de la Société est tenu de communiquer à chaque administrateur tous les documents et informations nécessaires à l’accomplissement de sa mission. Le Conseil d’administration peut conférer à un ou plusieurs de ses membres ou à des tiers, actionnaires ou non, tous mandats spéciaux pour un ou plusieurs objets déterminés. Le Conseil d’administration peut décider la création de comités chargés d’étudier les questions que lui-même ou son Président soumet, pour avis, à leur examen. Il fixe la composition et les attributions des comités qui exercent leur activité sous sa responsabilité. Le Conseil d’administration apporte les modifications nécessaires aux statuts pour les mettre en conformité avec les dispositions législatives et réglementaires, sous réserve de ratification de ces modifications par la prochaine assemblée générale extraordinaire.

2.2.2.2. Composition, attributions et fonctionnement des Comités

Le tableau et les paragraphes ci-dessous présentent, à la date du Rapport Financier Annuel, les Comités du Conseil d’administration mis en place en application du règlement intérieur du Conseil d’administration.

Composition des Comités du Conseil d'administration

Alena Fargere(1) Bruno Le Jossec(1) Amaury Bierent Jana Kley(1) Christopher Sorensen(1) Proportion d'administrateurs indépendants
Comité d'audit Membre Président Membre - - 2/3 (67%)
Comité des nominations et des rémunérations - Membre(3) - Membre(3) Président(2) 3/3 (100%)
Comité sur la responsabilité sociale et environnementale Présidente - - Membre(4) - 2/2 (100%)

(1) Administrateur indépendant.
(2) Christopher Sorensen a remplacé Bruno Le Jossec en qualité de Président du Comité des nominations et des rémunérations par décision du Conseil d'administration en date du 23 mai 2025
(3) Jana Kley a remplacé Alena Fargere en qualité de membre du Comité des nominations et des rémunérations par décision du Conseil d'administration en date du 23 mai 2025
(4) Jana Kley a remplacé Maria Pardo Saleme en qualité de membre du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale par décision du Conseil d'administration en date du 23 mai 2025

i. Comité d’audit

Composition
Le Comité d'audit est composé de trois à cinq membres dont au moins deux tiers sont désignés parmi les administrateurs indépendants. Au moins un des membres indépendants du Comité d’audit doit disposer de compétences particulières en matière financière, comptable ou de contrôle légal des comptes. Le Président du Comité d'audit est désigné, après avoir fait l’objet d’un examen particulier, par le Conseil d’administration sur proposition du Comité des nominations et des rémunérations, parmi les membres indépendants. A la date du Rapport Financier Annuel, le Comité d’audit est composé de Bruno Le Jossec (administrateur indépendant et Président du Comité), Alena Fargere (administratrice indépendante) et Amaury Bierent.

Attributions
La mission du Comité d’audit est d’assurer le suivi des questions relatives à l’élaboration et au contrôle des informations comptables et financières et de s’assurer de l’efficacité du dispositif de suivi des risques et de contrôle interne opérationnel, afin de faciliter l’exercice par le Conseil d’administration de ses missions de contrôle et de vérification en la matière. Dans ce cadre, le Comité d’audit exerce notamment les missions suivantes :
* suivi du processus d’élaboration de l’information financière ;
* suivi de l’efficacité des systèmes de contrôle interne, d’audit interne et de gestion des risques relatifs à l’information financière et comptable ;
* suivi du contrôle légal des comptes sociaux et consolidés par les Commissaires aux comptes de la Société ; et
* suivi des Commissaires aux comptes : procédure de sélection et de renouvellement et indépendance.

Modalités de fonctionnement
Le Comité d'audit se réunit autant que de besoin et, en tout état de cause, au moins deux fois par an à l’occasion de la préparation des comptes annuels et des comptes semestriels. Les réunions se tiennent avant la réunion du Conseil d’administration et, dans la mesure du possible, au moins deux jours avant cette réunion lorsque l’ordre du jour du Comité d’audit porte sur l’examen des comptes semestriels et annuels préalablement à leur examen par le Conseil d’administration.

ii. Comité des nominations et des rémunérations

Composition
Le Comité des nominations et des rémunérations est composé de trois à cinq membres dont la majorité sont des administrateurs indépendants. Ils sont désignés par le Conseil d’administration parmi ses membres en considération notamment de leur indépendance et de leur compétence en matière de sélection ou de rémunération des dirigeants mandataires sociaux de sociétés cotées. Le Comité des nominations et des rémunérations ne peut comprendre aucun dirigeant mandataire social. La composition du Comité des nominations et des rémunérations peut être modifiée par le Conseil d’administration agissant à la demande du Président, et est, en tout état de cause, obligatoirement modifiée en cas de changement de la composition générale du Conseil d’administration. Le Président du Comité des nominations et des rémunérations est désigné parmi les membres indépendants par le Conseil d’administration. A la date du Rapport Financier Annuel, le Comité des nominations et des rémunérations est composé de Christopher Sorensen (administrateur indépendant et Président du Comité), Jana Kley (administratrice indépendante) et Bruno Le Jossec (administrateur indépendant).

Attributions
La mission principale du Comité des nominations et des rémunérations est d’assister le Conseil d'administration dans la composition des instances dirigeantes de la Société et du Groupe et dans la détermination et l’appréciation régulière de l’ensemble des rémunérations et avantages des dirigeants mandataires sociaux et/ou cadres dirigeants du Groupe, en ce compris tous avantages différés et/ou indemnités de départ volontaire ou forcé du Groupe. Dans ce cadre, il exerce notamment les missions suivantes :
* propositions de nomination des membres du Conseil d’administration, des dirigeants et des membres des Comités du Conseil d’administration ;
* évaluation annuelle de l’indépendance des administrateurs ; et
* examen et proposition au Conseil d’administration concernant l’ensemble des éléments et conditions de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux du Groupe.

Modalités de fonctionnement
Le Comité des nominations et des rémunérations se réunit autant que de besoin et, en tout état de cause préalablement à toute réunion du Conseil d’administration se prononçant sur la fixation de la rémunération des dirigeants et la nomination des membres du Conseil d’administration ou sur la répartition de l’enveloppe globale annuelle allouée au Conseil d’administration.

iii. Comité sur la responsabilité sociale et environnementale

Composition
Le Comité sur la responsabilité sociale et environnementale est composé de deux à cinq membres dont au moins un administrateur indépendant. Ils sont désignés par le Conseil d’administration parmi ses membres en considération notamment de leur indépendance et de leur compétence en matière de responsabilité sociale et environnementale des entreprises. La composition du Comité peut être modifiée par le Conseil d’administration agissant à la demande de son Président. Le Président du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale est désigné parmi les membres indépendants par le Conseil d’administration. A la date du Rapport Financier Annuel, le Comité sur la responsabilité sociale et environnementale est composé d'Alena Fargere (administratrice indépendante et Présidente du Comité) et Jana Kley (administratrice indépendante).

Attributions
Les missions du Comité sur la responsabilité sociale et environnementale sont les suivantes :
* examiner la stratégie, les ambitions, les politiques et les engagements du Groupe en matière de responsabilité sociale et environnementale, et notamment dans les domaines de l'environnement et du développement durable, de l'éthique et de la conformité, des droits humains, de l'hygiène, santé et sécurité des personnes, et formuler des recommandations à cet égard ;
* assurer le suivi des actions du Groupe en matière de responsabilité sociale et environnementale et de leur déploiement ;
* examiner les risques en matière environnementale et sociétale en lien avec le Comité d’audit, et l’impact des questions environnementales et sociétales en termes d’investissement, de performance et d’image ; et
* procéder à un examen annuel d’une synthèse des notations extra-financières réalisées sur le Groupe.

Modalités de fonctionnement
Le Comité sur la responsabilité sociale et environnementale se réunit autant que de besoin et, en tout état de cause, préalablement à l’établissement du rapport sur le gouvernement d’entreprise de la Société.

2.2.2.3. Evaluation et séances du Conseil d’administration et des Comités

i. Evaluation du fonctionnement du Conseil d’administration et des Comités

Le Conseil d'administration doit, une fois par an, consacrer un point de son ordre du jour à l’évaluation de ses modalités de fonctionnement. Une évaluation formalisée du Conseil d’administration et des Comités doit également être réalisée tous les trois ans au moins, éventuellement sous la direction d’un administrateur indépendant et, le cas échéant, avec l’aide d’un consultant extérieur.Il est notamment tenu compte des points suivants :
* l’adéquation, à l’exercice des missions du Conseil d'administration, de la fréquence et de la durée de ses réunions ainsi que l’information dont lui-même et chacun de ses membres disposent pour délibérer utilement ;
* la qualité des travaux préparatoires des Comités et leur composition, qui doit être de nature à garantir l’objectivité de l’instruction des affaires qu’ils examinent ;
* l’opportunité de réserver au Conseil d’administration certaines catégories de décisions ; et
* les manquements éventuels des membres du Conseil d’administration à leurs devoirs.

Lors de la réunion du 30 mars 2026, les membres du Conseil d’administration ont ainsi échangé, à l’invitation du Président-Directeur général, sur le fonctionnement du Conseil d’administration, des Comités, ainsi que sur la préparation des travaux du Conseil d’administration.

ii. Séances du Conseil d’administration et des Comités sur l’exercice 2025

Le tableau ci-dessous présente le nombre de réunions du Conseil d’administration et de ses Comités, ainsi que le taux de participation de ses membres au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025 :

Conseil d’administration Comité d’audit Comité des nominations et des rémunérations Comité sur la responsabilité sociale et environnementale
Nombre de réunions 8 2 1 1
Membre du Conseil d’administration Nombre de participations Taux de participation Nombre de participations Taux de participation Nombre de participations Taux de participation Nombre de participations Taux de participation
Matthieu Guesné 8 100% - - - - - -
Amaury Bierent 6 75% 2 100% - - - -
Alena Fargere 8 100% 2 100% 1 100% 1 100%
Jana Kley 5(1) 100%(1) - - - - - -
Bruno Le Jossec 8 100% 2 100% 1 100% - -
Maria Pardo Saleme 8 100% - - 1 100% - -
Christopher Sorensen 8 100% - - 1 100% - -
Noria, représentée par Christophe Guillaume(2) 8 100% - - - - - -
Mitsui & Co. Ltd., représentée par Makoto Kan(2) 7 88% - - - - - -
Taux d'assiduité moyen(3) - 96% - 100% - 100% - 100%

(1) Jana Kley ayant été nommée administratrice à l'occasion de l'assemblée générale du 23 mai 2025, elle n'a participé qu'aux réunions du Conseil d'administration tenues après cette date.
(2) Censeurs du Conseil d'administration.
(3) Taux d'assiduité ne tenant pas compte de la présence des censeurs.

Conformément à la recommandation n°14 du Code Middlenext, auquel la Société se réfère, le Conseil d'administration a, postérieurement à la tenue de l'assemblée générale du 23 mai 2025, analysé le sens du vote des actionnaires minoritaires.

2.3. Direction générale

2.3.1. Président-Directeur général

En fonction de la modalité d’exercice retenue par le Conseil d’administration, le Président ou le Directeur général assure sous sa responsabilité la direction générale de la Société. Le Directeur général est nommé par le Conseil d’administration qui fixe la durée de son mandat sans pouvoir excéder, le cas échéant, celle de son mandat d’administrateur. Le Conseil d’administration détermine sa rémunération.

Pour l’exercice de ses fonctions, le Directeur général doit être âgé de moins de soixante-dix ans. Lorsqu’en cours de mandat, cette limite d’âge est atteinte, le Directeur général est réputé démissionnaire d’office et il est procédé à la désignation d’un nouveau Directeur général. Le Directeur général placé sous tutelle est réputé démissionnaire d’office.

Le Directeur général est révocable à tout moment par le Conseil d’administration. La révocation du Directeur général peut donner lieu à des dommages-intérêts si elle est décidée sans juste motif.

2.3.1.1. Nomination et biographie

La direction générale de la Société est assurée par Matthieu Guesné. Les fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général ne sont pas dissociées. Matthieu Guesné a été nommé par le Conseil d’administration le 11 mars 2022, et son mandat a été renouvelé par le Conseil d’administration le 23 mai 2025 pour la durée de son mandat d'administrateur, soit pour une durée de trois ans. La biographie de Matthieu Guesné figure au paragraphe 2.2.1.2 du Rapport Financier Annuel. Le Directeur général a pour adresse professionnelle le siège social de la Société, situé 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France.

2.3.1.2. Pouvoirs

Le Directeur général est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société. Il exerce ces pouvoirs dans les limites de l’objet social et sous réserve de ceux que la loi attribue expressément aux assemblées générales et au Conseil d’administration. II représente la Société dans ses rapports avec les tiers.

La Société est engagée même par les actes du Directeur général qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte en cause dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant précisé que la seule publication des statuts de la Société ne peut suffire à constituer cette preuve.

Conformément aux dispositions des articles L. 225-149 et L. 232-20 du Code de commerce, le Directeur général est habilité à mettre à jour les statuts de la Société, sur délégation du Conseil d’administration, à la suite d’une augmentation de capital consécutive à l’émission de valeurs mobilières ou à un paiement du dividende en actions.

Le Directeur général peut être autorisé par le Conseil d’administration, si celui-ci le juge opportun, à donner globalement et sans limite de montant, des cautionnements, des avals et des garanties pour garantir les engagements pris par les sociétés sous contrôle exclusif de la Société. Il peut également être autorisé à le faire sans limite de montant et sans limite de temps, mais iI doit alors rendre compte au Conseil d’administration de l’utilisation de cette autorisation, au moins une fois par an.

Limitations que le Conseil d’administration apporte aux pouvoirs du Directeur général et, le cas échéant, des Directeurs généraux délégués

Conformément à l’article 4.2 du règlement intérieur du Conseil d’administration, les décisions suivantes relatives à la Société que le Directeur général et, le cas échéant, les Directeurs généraux délégués souhaiteraient prendre sont soumises à l’accord préalable du Conseil d’administration :

  • l’approbation du budget annuel de la Société et tout engagement hors budget supérieur à 30% du budget ;
  • l’approbation de la fixation ou de la modification de la rémunération des dirigeants de la Société ;
  • toute émission et attribution par la Société d’actions ou autres valeurs mobilières donnant droit, immédiatement ou à terme, par conversion, échange, remboursement, présentation ou exercice d’un bon ou de toute autre manière, à l’attribution de titres représentatifs d’une quotité du capital ou de droits de vote de la Société ;
  • la mise en place de tout plan d’intéressement ou d’attribution d’options, d’actions gratuites ou de valeurs mobilières donnant accès, immédiatement ou à terme, au capital de la Société au profit des dirigeants et/ou salariés de la Société et de ses filiales ;
  • toute acquisition ou cession (notamment par voie de vente, fusion, scission ou apport partiel d’actif) par la Société ou par l’une de ses filiales d’une participation supérieure à 100.000.000 euros (à l’exception des éventuelles opérations à réaliser par la Société ou l’une de ses filiales sur les titres des filiales détenues, dans chaque cas, directement ou indirectement, à 100% par la Société) ;
  • tout transfert ou cession de la totalité ou quasi-totalité des actifs de la Société ou toute fusion, scission, dissolution, liquidation de la Société (à l’exception des éventuelles opérations avec une de ses filiales qui ne sont que des opérations de réorganisation interne sans incidence sur les droits et obligations des actionnaires) ;
  • tout investissement par la Société ou l’une de ses filiales, immédiatement ou à terme, en fonds propres ou dépense relatif à un projet non prévu au budget d’un montant unitaire supérieur à 50.000.000 euros ;
  • tout investissement ou dépense réalisé par la Société ou l’une de ses filiales relatif à un projet prévu au budget ou autorisé par le Conseil d’administration, pour un montant qui entraîne un accroissement de plus de 15% des fonds propres prévus au budget ou autorisé par le Conseil d’administration, pour ledit projet ;
  • tout emprunt ou financement corporate auprès d’une personne autre qu’une filiale ou un de ses actionnaires et toute garantie, tout cautionnement ou tout autre engagement de payer similaire de la Société ayant pour effet d’augmenter l’endettement global de la Société de plus de 150.000.000 euros ;
  • toute modification de forme sociale ou de l’objet social de la Société ;
  • toute décision de transférer le siège social hors de France (ou de déplacer les principaux centres de décision hors de France) ;
  • l’arrêté des comptes annuels et semestriels de la Société et des comptes consolidés annuels et semestriels ;
  • toute distribution de dividendes par la Société ;
  • l’autorisation préalable de toute convention réglementée au sens de l’article L. 225-38 du Code de commerce, conformément aux dispositions de cet article ; et
  • la décision de (a) changer la place de cotation de la Société, (b) réaliser l’introduction en bourse de la Société sur un autre marché réglementé ou système multilatéral de négociations et (c) réaliser l’introduction en bourse sur un marché réglementé ou régulé d’une filiale de la Société.

2.3.2. Directeurs généraux délégués

Sur la proposition du Directeur général (que cette fonction soit assumée par le Président ou par une autre personne), le Conseil d’administration peut, pour l’assister, nommer un maximum de trois Directeurs généraux délégués. Le Directeur général délégué doit toujours être une personne physique. Il est choisi parmi les administrateurs ou en dehors d’eux. En cas de cessation des fonctions du Directeur général, le Directeur général délégué, sauf décision contraire prise par le Conseil d’administration, restera en fonction jusqu’à la nomination du nouveau Directeur général.Le Directeur général délégué est révocable, sur proposition du Directeur général, à tout moment. La révocation du Directeur général délégué peut donner lieu à des dommages-intérêts si elle est décidée sans juste motif.

2.3.2.1. Nomination et biographies

Il n'existe pas, à la date du Rapport Financier Annuel, de Directeur général délégué en fonction au sein de la Société.

2.3.2.2. Pouvoirs

En accord avec le Directeur général, le Conseil d’administration détermine l’étendue et la durée des pouvoirs des Directeurs généraux délégués, qui ne peuvent excéder les pouvoirs du Directeur général ainsi que la durée des fonctions du Directeur général. Le Conseil d’administration détermine la rémunération des Directeurs généraux délégués.

A l’égard des tiers, les Directeurs généraux délégués disposent des mêmes pouvoirs que le Directeur général. En particulier, les limitations que le Conseil d’administration apporte aux pouvoirs du Directeur général, telles que détaillées au paragraphe 2.3.1.2, sont applicables aux Directeurs généraux délégués.

Conformément aux dispositions des articles L. 225-149 et L. 232-20 du Code de commerce, les Directeurs généraux délégués sont habilités à mettre à jour les statuts de la Société, sur délégation du Conseil d’administration, à la suite d’une augmentation de capital consécutive à l’émission de valeurs mobilières ou à un paiement du dividende en actions.

2.4. Rémunération et avantages des mandataires sociaux

Dans la présente Section, la référence aux mandataires sociaux s'entend du Président-Directeur général (dirigeant mandataire social), d'une part, et des administrateurs (mandataires sociaux non dirigeants), d'autre part.

L’assemblée générale du 22 mai 2026 (l’"Assemblée Générale") sera appelée à délibérer :
* ○ "ex ante" sur la rémunération des mandataires sociaux au titre de l’exercice 2026, et
* ○ "ex post" sur la rémunération des mandataires sociaux au titre de l’exercice 2025.

La présente Section décrit la politique de rémunération des mandataires sociaux de la Société conformément aux articles L. 22-10-8, L. 22-10-9 et L. 22-10-34 du Code de commerce et aux recommandations du Code Middlenext. Cette Section reprend les dispositions des articles L. 22-10-8, L. 22-10-9 et L. 22-10-34 du Code de commerce (et sa partie règlementaire correspondante). Ces principes ont été arrêtés par le Conseil d’administration lors de sa réunion du 30 mars 2026, sur proposition du Comité des nominations et des rémunérations.

Sont présentés dans cette Section :
* ○ la politique de rémunération des mandataires sociaux de la Société pour l’exercice 2026 ("ex ante") ; et
* ○ les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés au cours de l’exercice 2025 ou attribués au titre de ce même exercice aux mandataires sociaux ("ex post").

2.4.1. Politique de rémunération des mandataires sociaux pour l’exercice 2026

2.4.1.1. Description générale

Cette Section contient les informations spécifiées aux articles L. 22-10-8 et R. 22-10-14 du Code de commerce, ainsi que des informations complémentaires que le Conseil d’administration estime utiles afin d'avoir une vision globale des rémunérations des mandataires sociaux.

La mise en œuvre de la politique de rémunération des mandataires sociaux pour 2026 décrite ci-dessous est conditionnée à l'adoption par l'Assemblée Générale des résolutions concernant la politique globale de rémunération. Le Conseil d’administration se réfère notamment aux recommandations du Code Middlenext pour la détermination de la politique de rémunération des mandataires sociaux.

Les informations relatives à la politique de rémunération appliquée à l’ensemble des mandataires sociaux sont résumées dans le tableau ci-dessous :

Critères définis à l’article R. 22-10-14 I. du Code de commerce Description
Respect de l’intérêt social, contribution à la stratégie commerciale et à la pérennité de la Société La politique de rémunération des mandataires sociaux respecte l’intérêt social et contribue à la stratégie commerciale et la pérennité de la Société en prévoyant des révisions périodiques en fonction des retours d’expérience et de l’observation des pratiques d’autres entreprises comparables.
Processus de décision pour sa détermination, sa révision et sa mise en œuvre La politique de rémunération est fixée par le Conseil d’administration conformément aux dispositions légales et règlementaires applicables après avoir obtenu des propositions du Comité des nominations et des rémunérations.
Prise en considération des conditions de rémunération et d’emploi des salariés de la Société La Société publie des ratios d’équité permettant d’établir le niveau de rémunération du Président-Directeur général et des Directeurs généraux délégués au regard de la rémunération moyenne et médiane sur une base équivalent temps plein des salariés de la Société, autres que les mandataires sociaux (voir Section 2.4.2.1 ci-dessous).
Méthodes d’évaluation – satisfaction des critères de performance prévus pour la rémunération variable et la rémunération en actions La bonne réalisation des critères de performance est examinée par le Comité des nominations et des rémunérations qui fait part au Conseil d’administration de ses éventuelles observations avant que ce dernier ne se prononce sur le niveau de réalisation des critères de performance.
Changement de gouvernance En cas d’évolution de la gouvernance, la politique de rémunération sera appliquée aux nouveaux mandataires sociaux de la Société, le cas échéant avec les adaptations nécessaires.
Dérogations à l’application de la politique de rémunération Conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables, le Conseil d’administration se réserve le droit de déroger temporairement à cette politique dans des circonstances exceptionnelles, mais uniquement après une détermination par une majorité des administrateurs, à laquelle participe une majorité des administrateurs indépendants, dès lors que cette dérogation à la politique de rémunération est nécessaire pour servir les intérêts et la pérennité à long terme de la Société dans son ensemble ou pour garantir sa viabilité.

À noter que la politique de rémunération des mandataires sociaux pour 2026 décrite ci-dessous fait l’objet d’un vote global, qui ne préjuge pas du résultat des votes individuels sur la rémunération du Président-Directeur général et des administrateurs pour l’exercice 2026.

2.4.1.2. Politique de rémunération du Président-Directeur général

Le Conseil d’administration a arrêté comme suit les principes généraux sur le fondement desquels seraient déterminés les rémunérations et avantages du Président-Directeur général :

  • Rémunération fixe
    Le montant de la rémunération fixe est déterminé par le Conseil d’administration de la Société sur recommandation du Comité des nominations et des rémunérations, en prenant en compte les pratiques de place et les rémunérations observées pour des fonctions de même nature dans les sociétés cotées françaises du secteur et de taille comparable. Le Comité des nominations et des rémunérations analyse la situation de la rémunération du Président-Directeur général une fois par an, sans que cet examen ne donne nécessairement lieu à une révision de la rémunération.

  • Rémunération variable
    Le Président-Directeur général bénéficie d’une rémunération variable au titre de son mandat social égale à 50% du montant de sa rémunération fixe, sur la base de critères quantitatifs et qualitatifs. Pour chaque critère, l’évaluation de la performance du Président-Directeur général résulte de la comparaison entre la cible définie et le résultat obtenu. Le versement des éléments de rémunération variables attribués au titre de l’exercice écoulé est conditionné à l’approbation par l’assemblée générale ordinaire des éléments composant la rémunération et les avantages de toute nature du Président-Directeur général versés au cours de l’exercice écoulé ou attribués au titre dudit exercice (vote ex post individuel).

  • Rémunération long terme
    La Société a inscrit sa politique de rémunération long terme dans une stratégie d’association du Président-Directeur général au capital de la Société compétitive au regard des pratiques de marché, en conformité avec les objectifs de la politique de rémunération établie par le Conseil d’administration, à savoir le respect de l’intérêt social, la contribution à la stratégie et au développement pérenne du Groupe. Les attributions gratuites d’actions ou d’autres instruments donnant accès au capital de la Société (BSPCE ou options d’achat ou de souscription) sont décidées par le Conseil d’administration dans les conditions de l’autorisation qui lui a été consentie par l’assemblée générale des actionnaires.

  • Autres éléments de rémunération
    Le Président-Directeur général ne bénéficie pas d’un contrat de travail conclu avec la Société. Par ailleurs, il ne perçoit aucun autre élément de rémunération au titre de son mandat tel que : rémunération variable pluriannuelle, rémunération exceptionnelle, régime de retraite supplémentaire ou indemnités de cessation de fonctions. Il bénéficie de certains avantages en nature décrits ci-dessous.

Les éléments composant la rémunération totale et les avantages de toute nature qui peuvent être accordés au Président-Directeur général en raison du mandat concerné pour l’exercice 2026 sont les suivants (8ème résolution de l'Assemblée Générale) :

Rémunération fixe
Le Président-Directeur général bénéficie d’une rémunération fixe annuelle d’un montant brut de 250.000 euros, versée mensuellement, soit 20.833 euros bruts par mois.Rémunération variable
Le Président-Directeur général bénéficie d’une rémunération variable annuelle d’un montant brut maximum correspondant à 50% de sa rémunération fixe annuelle, soit 125.000 euros, sur la base des critères suivants :
○ pour 1/3, sur la base d’un critère quantifiable d'objectif de chiffre d'affaires consolidé et d'autres produits financiers pour l'exercice 2026 ;
○ pour 1/3, sur la base d’un critère quantifiable d'objectif de taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt au cours de l'exercice 2026 ; et
○ pour 1/3, sur la base d’un critère quantifiable lié aux moyens financiers nécessaires à la Société pour assurer ses activités au cours d'une période déterminée, la part de rémunération variable attribuée au titre de chacun de ces critères (à l'exception du dernier) étant proportionnelle au degré de réalisation de l’objectif y afférent, étant précisé qu’aucune rémunération variable au titre d'un critère ne sera attribuée si la réalisation de l’objectif y afférent est inférieure à 70%.

Les critères quantifiables susmentionnés ont été préétablis et définis de manière précise par le Conseil d’administration sur recommandation du Comité des nominations et des rémunérations mais ne sont pas rendus publics pour des raisons de confidentialité.

Rémunération long terme
Le Président-Directeur général ne bénéficiera pas d’une rémunération long terme au titre de l’exercice 2026.

Indemnité de non-concurrence
En cas de départ non-volontaire uniquement, une indemnité forfaitaire mensuelle égale à 12 mois de rémunération mensuelle fixe applicable au titre de l’exercice au cours duquel interviendrait la notification de son départ non-volontaire.

Avantages en nature
Le Président-Directeur général bénéficie de droits et avantages collectifs dont bénéficient les salariés de la Société (complémentaire santé, moyens de communication, frais professionnels et frais de déplacement), bien qu'il n'ait pas de contrat de travail avec la Société. Le Président-Directeur général bénéficie également d’une couverture prévoyance (décès, invalidité et/ou longue maladie) et d’une assurance responsabilité civile des dirigeants.

2.4.1.3. Politique de rémunération des membres du Conseil d’administration

L’assemblée générale du 23 mai 2025 avait décidé de fixer, pour l'exercice 2025, l’enveloppe globale de la rémunération allouée aux membres du Conseil d’administration à 200.000 euros. Pour l’exercice 2026, le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée Générale de diminuer cette enveloppe et de la ramener à 150.000 euros (9ème résolution de l'Assemblée Générale).

Le Conseil d’administration respecte les recommandations du Code Middlenext en définissant un mode de répartition de la rémunération des administrateurs, laquelle bénéficie aux administrateurs indépendants uniquement, en tenant compte des fonctions effectivement remplies par chacun (membre d’un comité du Conseil d’administration ou non) et de leur assiduité.

Le tableau ci-dessous présente la grille de répartition des rémunérations par administrateur applicable pour l’exercice 2026, inchangée par rapport à la politique de rémunération pour l'exercice 2025 :

Réunions du Conseil d’administration Rémunération
Rémunération fixe 10.000 euros par exercice
Participation physique à une réunion du Conseil d’administration 3.000 euros par réunion
Participation à distance à une réunion du Conseil d’administration 1.500 euros par réunion
Réunions des comités Rémunération
Rémunération fixe du Président du comité 5.000 euros par exercice
Participation physique à une réunion du comité 2.500 euros par réunion
Participation à distance à une réunion du comité 1.500 euros par réunion

Les censeurs et les administrateurs autres que les administrateurs indépendants ne perçoivent pas de rémunération. Tous les administrateurs, ainsi que les censeurs, pourront percevoir, sur justification, le remboursement des frais raisonnablement exposés dans le cadre de leur mission.

Missions spéciales confiées à des membres du Conseil d’administration dans le cadre de l’article L. 225-46 du Code de commerce
Le Conseil d’administration pourra confier des missions spéciales, rémunérées, aux membres du Conseil d'administration, conformément aux dispositions de l’article L. 225-46 du Code de commerce. Les conventions correspondantes seront soumises aux dispositions des articles L. 225-38 et suivants du Code de commerce.

2.4.1.4. Informations sur les contrats de travail passés avec la Société

A l’exception de Maria Pardo Saleme (Directrice Financière), les mandataires sociaux de la Société ne bénéficient pas d’un contrat de travail conclu avec la Société.

2.4.2. Eléments de rémunération et avantages de toutes natures versés ou attribués aux mandataires sociaux au titre de l’exercice 2025

Cette Section contient les informations spécifiées à l’article L. 22-10-9 du Code de commerce ainsi que des informations complémentaires que le Conseil d’administration estime utiles afin d'avoir une vision globale des rémunérations des mandataires sociaux.

2.4.2.1. Ratios de rémunération

Les tableaux qui suivent présentent, en application du I.6° et 7° de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce, la rémunération moyenne et médiane versée sur une base équivalent temps plein des salariés de la Société autres que les mandataires sociaux (le référentiel), ainsi que les ratios dits "d’équité" entre ces référentiels et le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) annuel, d'une part, et la rémunération versée au Président-Directeur général (seul dirigeant mandataire social), d'autre part.

Résumé des rémunérations brutes permettant le calcul des ratios d’équité

Exercice 2025 2024 2023 2022
Rémunération du Président-Directeur général, Matthieu Guesné 374.042 € 619.096 €(1) 333.333 € 7.976.900 €(1)
Rémunération moyenne des salariés 79.453 €(2) 90.315 €(2) 79.215 €(2) 94.142 €(2)
Rémunération médiane des salariés 70.242 €(2) 70.473 €(2) 66.697 €(2) 66.550 €(2)
Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) moyen brut 21.622 € 21.272 € 20.815 € 19.744 €

(1) Y compris les attributions d'actions gratuites ou de BSPCE survenues au cours de l’exercice, tel que détaillé dans la méthodologie ci-dessous.
(2) Incluant la rémunération fixe, variable et exceptionnelle, les actions gratuites ou BSPCE attribués au cours de l'exercice et les avantages en nature.

Méthodologie du calcul des ratios
La méthodologie appliquée par la Société repose sur les lignes directrices actualisées par l’AFEP en février 2021. Les collaborateurs pris en compte dans le calcul du ratio sont les salariés de la Société en France qui ont été présents pendant toute la durée de l’année 2025, à l’exclusion des stagiaires, alternants et des personnes en absence longue durée. La rémunération fixe et variable annuelle est déterminée sur une base temps plein. Au numérateur, il convient de faire figurer les rémunérations et avantages de toute nature de chaque dirigeant mandataire social dus ou attribués au cours de l’exercice. Au dénominateur, il convient de faire figurer la rémunération versée ou attribuée aux salariés au cours de l’exercice :
○ Calcul du numérateur – Prise en compte des éléments attribués au cours de l’exercice 2025 : part fixe, part variable annuelle, rémunération exceptionnelle, rémunérations liées à la fonction d’administrateur, instruments de rémunération de long terme et avantages en nature ;
○ Calcul du dénominateur – Prise en compte des éléments attribués au cours de l’exercice 2025 : part fixe, part variable annuelle, rémunération exceptionnelle, instruments de rémunération de long terme, épargne salariale et avantages en nature.

Les actions de la Société ne sont admises aux négociations sur le marché réglementé d’Euronext à Paris que depuis le 23 mai 2022. Avant la transformation de la Société en société anonyme par décision de l’assemblée générale en date du 3 mars 2022 et ayant pris effet le 11 mars 2022, la Société avait la forme d’une société par actions simplifiée dont le seul mandataire social était son Président, la société Fresh Future. Dans ces conditions, les éléments d’information ci-dessous ne sont présentés que pour les exercices 2022, 2023, 2024 et 2025.

Président-Directeur général – Matthieu Guesné

Exercice 2025 2024 2023 2022
Evolution (en %) de la rémunération du Président-Directeur général, Matthieu Guesné -40%(1) 86%(2) -96%(3) N/A
Informations sur le périmètre de la Société
Evolution (en %) de la rémunération moyenne des salariés -12% 14% -16% N/A
Ratio par rapport à la rémunération moyenne des salariés 4,71 6,85 4,21 84,73
Evolution du ratio (en %) par rapport à l’exercice précédent -31% 63% -95% N/A
Ratio par rapport à la rémunération médiane des salariés 5,33 8,78 5,00 119,86
Performance de la Société
Chiffre d’affaires consolidé (en milliers d’euros) 9.770 5.099 1.317 570
Evolution (en %) par rapport à l’exercice précédent 92% 287% 131% N/A
Référence indépendante
Ratio par rapport au Smic 17,30 29,10 16,01 404,02

(1) Cette diminution est justifiée par l'absence de rémunération long terme au cours de l'exercice 2025.
(2) Cette augmentation est justifiée par l'octroi d'une rémunération long terme au cours de l'exercice 2024.
(3) Cette diminution est justifiée par l'absence de rémunération long terme au cours de l'exercice 2023.### 2.4.2.2. Eléments de rémunération et avantages de toutes natures versés ou attribués au Président-Directeur général (Matthieu Guesné) au titre de l’exercice 2025

Eléments de rémunération versés au cours de l’exercice 2025 ou attribués au titre du même exercice à Matthieu Guesné, Président-Directeur général, au titre de son mandat social (6ème résolution de l’Assemblée Générale)

Eléments de rémunération Montants attribués(1) Montants versés
Rémunération fixe 250.000 € 250.000 €
Rémunération variable (voir detail dans le tableau ci-dessous) 124.042 € 71.096 €
Rémunération long-terme - -
Total 374.042 € 321.096 €

(1) Ces éléments respectent la politique de rémunération votée par l'assemblée générale du 23 mai 2025 (10ème résolution).

Sur recommandation du Comité des nominations et des rémunérations, le Conseil d'administration a, lors de sa réunion du 30 mars 2026, constaté l'atteinte des critères de rémunération variable tel que détaillé ci-dessous, étant rappelé qu’aucune rémunération variable au titre d'un critère n'est attribuée si la réalisation de l’objectif y afférent est inférieure à 70% :

Critères Pondération Pourcentage d'atteinte(1) Montant correspondant
Critère quantifiable d'objectif de chiffre d'affaires consolidé et d'autres produits financiers pour l'exercice 2025 1/3 97,7% 40.708 €
Critère quantifiable d'objectif de taux de fréquence des accidents du travail avec arrêt au cours de l'exercice 2025 1/3 100% 41.667 €
Critère quantifiable lié aux moyens financiers nécessaires à la Société pour assurer ses activités au cours d'une période déterminée 1/3 100% 41.667 €
Total - - 124.042 €

(1) Aucune rémunération variable au titre d'un critère n'est attribuée si la réalisation de l’objectif y afférent est inférieure à 70%.

2.4.2.3. Eléments de rémunération versés ou attribués aux membres du Conseil d’administration au titre de l’exercice 2025

Il a été décidé par l’assemblée générale du 23 mai 2025, de fixer l’enveloppe globale de la rémunération allouée au Conseil d’administration à 200.000 euros pour l’exercice 2025. Le tableau qui suit présente le montant total de rémunération attribuée à chaque administrateur indépendant au titre de l’exercice 2025, sur la base de la grille de répartition adoptée pour cet exercice. Les censeurs et les administrateurs autres que les administrateurs indépendants ne perçoivent pas de rémunération au titre de leur mandat.

Mandataires sociaux non dirigeants Exercice 2025(1)(2) Montants attribués Exercice 2025 Montants versés Exercice 2024 Montants attribués Exercice 2024 Montants versés
Alena Fargere
Rémunération d'administrateur 45.000 € 38.000 € 38.000 € 27.788 €
Autres rémunérations N/A N/A N/A N/A
Jana Kley
Rémunération d'administrateur 21.110 € N/A N/A N/A
Autres rémunérations N/A N/A N/A N/A
Bruno Le Jossec
Rémunération d'administrateur 45.445 € 45.417 € 45.417 € 44.521 €
Autres rémunérations N/A N/A N/A N/A
Christopher Sorensen
Rémunération d'administrateur 22.753 € N/A N/A N/A
Autres rémunérations(3) 23.303 € 23.303 € 697 € 697 €
Total 157.611 € 121.970 € 99.364 € 109.006 €

(1) Elements de rémunération soumis au vote ex post au titre de la 5ème résolution de l'Assemblée Générale.
(2) Ces éléments respectent la politique de rémunération votée par l'assemblée générale du 23 mai 2025 (11ème résolution).
(3) Christopher Sorensen a bénéficié d'une rémunération exceptionnelle, telle que détaillée ci-dessous.

Rémunération exceptionnelle de Christopher Sorensen

Comme indiqué au paragraphe 2.4.1.3 du Rapport Financier Annuel, le Conseil d’administration peut confier des missions spéciales, rémunérées, aux membres du Conseil d'administration, conformément aux dispositions de l’article L. 225-46 du Code de commerce. A ce titre, le Conseil d'administration a, lors de ses réunions du 12 décembre 2024 et 1er juillet 2025, décidé de confier à Christopher Sorensen une mission spéciale de conseil et d’assistance en matière de développement international et de mise en place de partenariats stratégiques.

Les conventions de prestations de services correspondantes ont été approuvées conformément à la procédure des conventions réglementées et sont présentées :
○ s'agissant de la convention autorisée le 12 décembre 2024 et signée le 22 décembre 2024, dans le rapport des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées présenté à l'assemblée générale du 23 mai 2025, et
○ s'agissant de la convention autorisée le 1er juillet 2025 et signée le 4 juillet 2025, dans le rapport des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées présenté à l'Assemblée Générale et figurant au paragraphe 2.5.1 du Rapport Financier Annuel.

La première convention, d'une durée de 5 mois à compter du 22 décembre 2024, a été rémunérée à hauteur de 12.000 euros, dont 11.303 euros sur l'exercice 2025. La seconde convention, conclue jusqu'au 31 décembre 2025, a été rémunérée à hauteur de 12.000 euros sur l'exercice. Cette rémunération constituait une dérogation temporaire à la politique de rémunération pour l'exercice 2025, telle que cette politique le permettait, en conformité avec les dispositions légales et réglementaires applicables.

2.4.3. Tableaux standardisés

Cette Section contient les tableaux des rémunérations dont le Code Middlenext recommande la publication.

Tableau 1 : tableau récapitulatif des rémunérations versées à chaque dirigeant mandataire social (montants en euros)

Exercice 2025 Montants attribués Exercice 2025 Montants versés Exercice 2024 Montants attribués Exercice 2024 Montants versés
Matthieu Guesné, Président-Directeur général
Rémunération fixe 250.000 € 250.000 € 250.000 € 250.000 €
Rémunération variable annuelle 124.042 € 71.096 € 71.096 € 83.333 €
Rémunération variable pluriannuelle - - - -
Rémunération exceptionnelle - - - -
Rémunération allouée à raison du mandat d’administrateur - - - -
Avantages en nature - - - -
BSPCE ou options de souscription ou d'achat d'actions consentis pendant l'exercice - - 298.000 €(1) -
Attributions d'actions gratuites pendant l'exercice - - - -
Total 374.042 € 321.096 € 619.096 € 333.333 €

(1) 1.000.000 de BSPCE 2024 D attribués à Matthieu Guesné, valorisés au 31 décembre 2024, année de leur attribution par le Conseil d'administration. Pour davantage de détails sur ce plan, se référer au paragraphe 3.4.2.2 du document d'enregistrement universel 2024 de la Société déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 29 avril 2025 sous le numéro D. 25-0338.

Tableau 2 : tableau sur les rémunérations perçues par les mandataires sociaux non dirigeants au titre du mandat d'administrateur
Se référer au tableau figurant à la Section 2.4.2.3 du Rapport Financier Annuel.

Tableau 3 : tableau récapitulatif des indemnités ou des avantages au profit des dirigeants mandataires sociaux

Dirigeants mandataires sociaux Contrat de travail Régime de retraite supplémentaire Indemnités ou avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la cessation ou du changement de fonctions Indemnités relatives à une clause de non-concurrence
Oui / Non Oui / Non Oui / Non Oui / Non
Matthieu Guesné, Président Directeur général

2.5. Conventions réglementées et assimilées

2.5.1. Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées

A l’assemblée générale de la société Lhyfe

En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées. Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la Société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d’autres conventions.

Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 225-31 du Code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation. Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R. 225-31 du Code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale. Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.

Conventions soumises à l’approbation de l’assemblée générale

En application de l'article L. 225-40 du Code de commerce, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l’exercice écoulé qui ont fait l'objet de l'autorisation préalable de votre conseil d’administration.

Adhésion au pacte d’actionnaires en date du 22 mai 2025
* Personne concernée : Madame Maria Pardo Saleme, administratrice.
* Date de la convention : 4 juin 2025.
* Nature et objet : pacte d’actionnaires encadrant les conditions de vente par certains salariés de Lhyfe actionnaires et/ou détenteurs d’instruments donnant accès au capital social de la Société, tel que décrit dans la publication n°22500898 disponible sur le site de l’Autorité des marchés financiers. Cette convention a été autorisée par votre Conseil d’administration du 23 mai 2025.
* Modalités : convention en vigueur jusqu’au 31 mars 2030, hors cas d’extension temporaire lié à un évènement liquidité en cours.
* Charge au titre de l’exercice : N/A.

Convention relative à une mission exceptionnelle
* Personne concernée : Monsieur Christopher Sorensen, administrateur.
* Date de la convention : 4 juillet 2025.Nature et objet : convention relative à une mission exceptionnelle portant sur des services de conseil et d’assistance en matière de développement international et de mise en place de partenariats stratégiques, confiée par le Conseil d’administration à Monsieur Christopher Sorensen, administrateur, conformément à l’article L. 225-46 du Code de commerce. Cette convention a été autorisée par votre Conseil d’administration du 1er juillet 2025. Modalités : convention en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025, moyennant une rémunération de 2.400 euros par mois, soit 12.000 euros au total. Votre société a supporté une charge de 12.000 euros HT au titre de cette convention au cours de l’exercice 2025.

Conventions déjà approuvées par l’assemblée générale

En application de l’article R.225-30 du code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.

Mission exceptionnelle de conseil de d’assistance

Le Conseil d'administration de votre Société a, lors de sa délibération du 12 décembre 2024, autorisé une convention entre Lhyfe SA et Monsieur Christopher Sorensen, administrateur de la Société, dont les caractéristiques sont les suivantes :

Date de la convention : 22 décembre 2024.

Nature et objet : convention relative à une mission exceptionnelle portant sur des services de conseil et d’assistance en matière de développement international et de mise en place de partenariats stratégiques, confiée par le Conseil d’administration à Monsieur Christopher Sorensen, administrateur de votre société.

Modalités : convention d’une durée de 5 mois à compter de sa date de signature, moyennant une rémunération de 2.400 euros par mois, soit 12.000 euros au total. Votre société a supporté une charge de 11.303,23 euros HT au titre de cette convention au cours de l’exercice 2025.

La Roche sur Yon et Nantes, le 29 avril 2026

Les commissaires aux comptes
Accior Audit
Deloitte & Associés
Sébastien Caillaud
Guillaume Radigue

2.5.2. Procédure d’évaluation des conventions courantes

Conformément à l’article L. 22-10-12 du Code de commerce, le Conseil d’administration a adopté lors de sa réunion du 14 décembre 2022 une procédure permettant d’évaluer si les conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales remplissent bien ces conditions.

Cette procédure vise à identifier et qualifier, au moyen de critères, les conventions courantes conclues à des conditions normales auxquelles la Société est partie. Elle s’applique préalablement à la conclusion, modification, reconduction ou résiliation d’une convention. Le Conseil d’administration est informé annuellement de la mise en œuvre de la procédure d’évaluation.

2.5.3. Conventions conclues par des dirigeants ou des actionnaires et des sociétés contrôlées par la Société

En application de l’article L. 225-37-4 du Code de commerce, le rapport sur le gouvernement d’entreprise doit mentionner, sauf lorsqu’elles sont des conventions portant sur des opérations courantes et conclues à des conditions normales, les conventions conclues, directement ou par personne interposée entre, d’une part, le directeur général, un administrateur, ou un actionnaire disposant de plus de 10 % des droits de vote de la Société et, d’autre part, une autre société contrôlée par la Société au sens de l’article L. 233-3 du Code de commerce. La Société n’a pas connaissance de l’existence de telles conventions.

2.6. Autres informations

2.6.1. Modalités de participations aux assemblées générales

Convocation
Les assemblées d’actionnaires sont convoquées et délibèrent dans les conditions fixées par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur et les statuts de la Société.

Lieu de réunion
Les assemblées d’actionnaires peuvent se tenir au siège social de la Société ou en tout autre lieu en France métropolitaine indiqué dans l’avis de convocation.

Ordre du jour
L’ordre du jour d’une assemblée d’actionnaires est arrêté, en principe, par l’auteur de la convocation.

Participation
Tout actionnaire possédant des actions de la Société a le droit de participer aux assemblées générales et d’exprimer son vote dans les conditions et selon les modalités prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Tout actionnaire a le droit de participer, personnellement ou par mandataire, aux assemblées d’actionnaires, sur justification de son identité et de la propriété de ses actions dans les conditions fixées par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Tout actionnaire peut voter par correspondance dans les conditions et selon les modalités fixées par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Les actionnaires peuvent sur décision du Président du Conseil d’administration dans l’avis de réunion et/ou de convocation, participer et voter à une assemblée d’actionnaires par un moyen de télécommunication permettant leur identification dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur au moment de son utilisation. Tout actionnaire participant à une assemblée d’actionnaires par ce moyen est réputé présent pour le calcul du quorum et de la majorité.

Tenue des assemblées
Les assemblées d’actionnaires sont présidées par le Président. A défaut, l’assemblée élit elle-même son président de séance. Les fonctions de scrutateurs sont remplies par les deux (2) membres de l’assemblée présents, et acceptant ces fonctions, qui disposent du plus grand nombre de voix. Le bureau de l'assemblée désigne le secrétaire, lequel peut être choisi en dehors des actionnaires.

Il est tenu une feuille de présence dûment émargée par les participants et certifiée exacte par le bureau de l’assemblée. Les délibérations des assemblées d’actionnaires sont constatées dans les conditions prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Les procès-verbaux des assemblées sont signés par les membres du bureau de l’assemblée compétente. Les copies ou extraits de ces procès-verbaux sont valablement certifiés par le Président, par un administrateur ou par le secrétaire de l’assemblée.

Droits de vote
Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel à la quotité du capital social qu’elles représentent et chaque action donne droit à une seule voix au sein des assemblées d’actionnaires quels que soient la durée et le mode de détention de cette action. Par exception, il sera conféré un droit de vote double aux actions entièrement libérées et pour lesquelles il sera justifié d’une inscription nominative depuis deux ans au moins au nom du même actionnaire.

Assemblée générale ordinaire
L’assemblée générale ordinaire réunie sur première convocation ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le cinquième (1/5) des actions ayant droit de vote. L’assemblée générale ordinaire réunie sur deuxième convocation délibère valablement quel que soit le nombre d’actions détenues par les actionnaires présents ou représentés.

Les délibérations de l’assemblée générale ordinaire sont prises à la majorité des voix dont disposent les actionnaires présents ou représentés. L’assemblée générale ordinaire délibère sur toutes propositions qui ne sont pas de la compétence exclusive de l’assemblée générale extraordinaire. Elle est réunie au moins une fois par an, dans les six (6) mois de la clôture de chaque exercice social, pour statuer sur les comptes de cet exercice et, le cas échéant, sur les comptes consolidés.

Assemblée générale extraordinaire
L'assemblée générale extraordinaire réunie sur première convocation ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le quart (1/4) des actions ayant droit de vote. L’assemblée générale extraordinaire, réunie sur deuxième convocation, ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le cinquième (1/5) des actions ayant le droit de vote.

Les délibérations de l’assemblée générale extraordinaire sont prises à la majorité des deux tiers (2/3) des voix dont disposent les actionnaires présents ou représentés. L’assemblée générale extraordinaire est seule habilitée à modifier les statuts dans toutes leurs dispositions. L’assemblée générale extraordinaire ne peut en aucun cas, si ce n’est à l’unanimité des actionnaires, augmenter les engagements de ceux-ci, ni porter atteinte à l’égalité de leurs droits.

2.6.2. Eléments susceptibles d’avoir une influence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange

En application de l'article L. 22-10-11 du Code de commerce, la Société doit exposer et, le cas échéant, expliquer les éléments susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre publique d'achat ou d'échange.

Structure du capital de la Société et participations directes ou indirectes dans le capital de la Société
La structure du capital social de la Société, ainsi que les participations directes ou indirectes dont la Société a connaissance, sont décrites au paragraphe 1.4.1 du Rapport Financier Annuel.

Restrictions statutaires à l'exercice des droits de vote et aux transferts d'actions
Il n'existe pas de restrictions statutaires à l'exercice des droits de vote et aux transferts d'actions susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre publique d'achat ou d'échange, à l'exception de la sanction prévue par l'article L. 233-14 du Code de commerce, applicable sur renvoi de l'article 11 des statuts de la Société, en cas d'inobservation de l'obligation de déclarer à la Société tout franchissement à la hausse des seuils prévus par les statuts (2% du capital social ou des droits de vote ou tout multiple de ce pourcentage).Cette sanction se traduit, pour l'actionnaire concerné, par la privation des droits de vote attachés aux actions excédant la fraction non régulièrement déclarée, à la demande, consignée dans le procès-verbal de l’assemblée générale, d’un ou plusieurs actionnaires détenant au moins 5% du capital social ou des droits de vote de la Société. Les règles de franchissements de seuils légaux ou statutaires sont décrites au paragraphe 1.4.7 du Rapport Financier Annuel.

Conventions portées à la connaissance de la société en application de l'article L. 233-11 du Code de commerce

Il a été porté à la connaissance de la Société une convention conclue entre actionnaires contenant des clauses visées au 2° de l'article L. 22-10-11 du Code de commerce (avis de l'Autorité des marchés financiers en date du 3 juin 2025, n°225C0898). Aux termes de cette convention :

○ à l’exception de transferts dans le cadre d’une offre publique d’achat ou d’échange ou d’un retrait obligatoire, ou de transferts réalisés hors-marchés avec engagement du cessionnaire de reprendre les engagements au titre de la convention ou de transferts réalisés conformément aux stipulations de la convention, les actions de la Société détenues par les parties à la convention sont soumises à une période d’inaliénabilité courant jusqu’au 31 mars 2030, hors cas d’extension temporaire lié à un évènement de liquidité en cours. Les parties sont toutefois autorisés à vendre des actions de la Société dans la limite d’un plafond quotidien déterminé par la Société, par périodes de 6 mois, sur la base de la liquidité passée ;
○ dans le cas où il serait envisagé par la Société de réaliser une augmentation de capital à laquelle pourrait être adossée une cession secondaire, ou si la Société était approchée par un tiers souhaitant réaliser un achat de bloc d’actions de la Société, la Société s’engage à notifier cet événement de liquidité aux parties à la convention. Ceux-ci pourront indiquer à la Société leur souhait de vendre tout ou partie de leurs actions dans le cadre de l’événement considéré et la Société s’engage à faire ses meilleurs efforts pour que cette cession ait lieu ;
○ dans le cas où la Société aurait mis en place un programme de rachat d’actions, et si la Société décide de procéder à des rachats pour servir les objectifs dudit programme, elle s’engage à proposer aux parties à la convention le rachat de leurs actions de la Société avant de les racheter sur le marché. Ces rachats seront effectués au prix moyen pondéré par les volumes du jour du rachat, étant entendu que ce prix ne pourra pas être supérieur à la limite de prix fixée par le Règlement délégué (UE) 2016/1052 du 8 mars 2016.

Liste des détenteurs de tout titre comportant des droits de contrôle spéciaux et description de ceux-ci
L’article 18.6 des statuts de la Société prévoit un droit de vote double aux actions entièrement libérées et pour lesquelles il sera justifié d’une inscription nominative depuis deux ans au moins au nom du même actionnaire. Sous cette réserve, il n’existe pas de titres comportant des droits de contrôle spéciaux.

Mécanismes de contrôle prévus dans un éventuel système d'actionnariat du personnel, quand les droits de contrôle ne sont pas exercés par ce dernier
La Société n'a, à la date du Rapport Financier Annuel, pas mis en place de système d'actionnariat salarié autre que des attributions gratuites d'actions et des attributions de BSPCE et options d'achat ou de souscription d'actions.

Accords entre actionnaires pouvant entraîner des restrictions au transfert d'actions et à l'exercice des droits de vote
A l'exception de la convention présentée ci-dessus (Conventions portées à la connaissance de la société en application de l'article L. 233-11), il n'existe pas, à la connaissance de la Société, d'accords entre actionnaires pouvant entraîner des restrictions au transfert d'actions et à l'exercice de droits de vote.

Règles applicables à la nomination et au remplacement des membres du Conseil d'administration et à la modification des statuts de la Société
Les règles applicables à la nomination et au remplacement des membres du Conseil d'administration sont les règles légales et statutaires, décrites au paragraphe 2.2.1.4 ci-dessus. De même, la modification des statuts de la Société se fait conformément aux dispositions légales et réglementaires, décrites dans leurs principales composantes aux paragraphes 2.3.1.2, 2.3.2.2 et 2.6.1 du Rapport Financier Annuel.

Pouvoirs du Conseil d'administration
Les pouvoirs du Conseil d’administration en matière d'émission ou de rachat d'actions, conformément aux délégations consenties par l'assemblée générale des actionnaires, sont décrits au paragraphe 1.4.5 du Rapport Financier Annuel.

Accords conclus par la Société pouvant être modifiés ou prendre fin en cas de changement de contrôle de la Société
Il existe des clauses de changement de contrôle dans les contrats de financement et le contrat de crédit syndiqué.

Accords prévoyant des indemnités pour les membres du Conseil d'administration ou les salariés
Il n'existe pas d'accords prévoyant des indemnités pour les membres du Conseil d'administration ou les salariés dans le cas où ils démissionneraient ou seraient licenciés sans cause réelle et sérieuse ou si leur emploi prenait fin en raison d'une offre publique d'achat ou d'échange.

3 États financiers

3.1. Comptes consolidés

3.2. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés

3.3. Comptes sociaux

3.4. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux

3.5. Evénements intervenus au cours de l'exercice 2025

3.1. Comptes consolidés

3.1.1. Compte de résultat consolidé

En milliers d'euros Notes 31/12/2025 (12 mois) 31/12/2024 (12 mois)
Chiffre d'affaires 2.1.2 9 770 5 099
Produits des activités ordinaires 9 770 5 099
Achats consommés 2.1.4 -2 222 -891
Charges externes 2.1.5 -16 001 -12 482
Charges de personnel 2.1.6 -19 398 -16 944
Impôts, taxes et versements assimilés 2.1.7 -433 -230
Autres produits et charges opérationnels courants 2.1.8 -3 910 585
Dotations aux amortissements sur immobilisations 2.1.9 -7 362 -3 533
Dotations aux provisions pour risques et charges 2.1.9 158 -337
Résultat opérationnel courant -39 397 -28 733
Autres produits et charges opérationnels non courants 2.1.10 -8 199 -271
Résultat opérationnel non courant -8 199 -271
Résultat opérationnel -47 596 -29 004
Coût de l'endettement financier 2.2 -3 682 -1 411
Autres produits et charges financiers 2.2 980 2 619
Résultat financier -2 703 1 208
Résultat avant impôts -50 299 -27 796
Impôts sur les résultats 2.3 - -
Quote-part dans le résultat des sociétés mises en équivalence 3.2 -659 -1 389
Résultat net de l'ensemble consolidé -50 957 -29 185
Intérêts minoritaires -88 -94
Résultat net (part du Groupe) -50 869 -29 091
Résultat par action (en euros) 2.4 -1,06 -0,61

3.1.2. Etat consolidé du résultat global

En milliers d'euros Notes 31/12/2025 (12 mois) 31/12/2024 (12 mois)
Résultat net de la période -50 957 -29 185
Variation de juste valeur des instruments financiers de couverture - -
Écarts de conversion -42 -48
Variation de juste valeur des titres de dettes - -
Gains et pertes comptabilisés en capitaux propres recyclables en résultat -42 -48
Écarts actuariels sur avantages du personnel - -
Effet d'impôt - -
Gains et pertes comptabilisés en capitaux propres non recyclables en résultat - -
Résultat global -50 999 -29 233

3.1.3. Etat consolidé de la situation financière

ACTIF (En milliers d'euros) Notes 31/12/2025 31/12/2024
Immobilisations incorporelles 3.1.1 21 910 18 254
Immobilisations corporelles 3.1.2 87 880 74 571
Droits d'utilisation 3.1.3 40 171 30 530
Participations dans des entreprises mises en équivalence 3.2 362 965
Instruments financiers dérivés non courants 3.9 - -
Autres actifs non courants 3.5 6 933 2 288
Impôts différés actifs 3.14 - -
Actifs non courants 157 256 126 608
Stocks 3.3 236 248
Clients et comptes rattachés 3.4 3 161 2 048
Instruments financiers dérivés courants 3.9 - 430
Autres actifs courants 3.5 18 534 20 994
Trésorerie et équivalents de trésorerie 3.6 74 698 72 124
Actifs courants 96 628 95 844
Actifs détenus en vue de leur cession 3.7 3 967 -
Actif 257 851 222 452
PASSIF (En milliers d'euros) Notes 31/12/2025 31/12/2024
Capital 3.8.1 481 480
Primes 3.8.1 163 883 163 850
Réserves 3.8.1 -91 778 -63 401
Résultat net -50 869 -29 091
Capitaux propres - part du Groupe 21 718 71 838
Intérêts ne conférant pas le contrôle -251 -163
Capitaux propres 21 467 71 675
Provisions non courantes 3.14 357 3 528
Emprunts et dettes financières non courants 3.9 112 047 71 040
Instruments financiers dérivés non courants 3.10 2 221 599
Impôts différés passifs 3.15 - -
Autres passifs non courants 3.12 60 332 24 189
Passifs non courants 174 957 99 356
Provisions courantes 3.14 3 359 20
Emprunts et dettes financières courants 3.9 8 912 9 134
Instruments financiers dérivés courants 3.10 2 671 402
Fournisseurs et comptes rattachés 3.11 28 027 21 195
Autres passifs courants 3.12 18 459 20 670
Passifs courants 61 428 51 421
Passif 257 851 222 452

3.1.4. Tableau de variation des capitaux propres consolidés

CAPITAUX PROPRES (En milliers d'euros) Notes Capital social Réserves liées au capital Actions propres Réserves et résultats consolidés Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres Capitaux propres - Part du groupe Capitaux propres - Part des Minoritaires Total Capitaux propres
Capitaux propres au 31 décembre 2023 3.8.1 479 163 824 -409 -61 407 - 102 487 -69 102 418
Augmentations de capital 1 26 - - 27 - 27 - 27
Paiement en actions - - - -1 373 - -1 373 - -1 373
Ecart de conversion - - - -48 - -48 - -48
Variation des actions propres - - -163 - - -163 - -163
Résultat net - - - -29 091 - -29 091 -94 -29 185
Capitaux propres au 31 décembre 2024 3.8.1 480 163 850 -572 -91 920 - 71 838 -163 71 675
Augmentations de capital 1 33 - - 35 - 35 - 35
Paiement en actions - - - 510 - 510 - 510
Ecart de conversion - - - -42 - -42 - -42
Variation des actions propres - - 246 - - 246 - 246

3.1.5. Tableau des flux de trésorerie

En milliers d’euros Notes 31/12/2025 (12 mois) 31/12/2024 (12 mois)
Résultat net consolidé -50 957 -29 185
Quote-part de résultats des sociétés mises en équivalence 659 1 389
Eliminations :
○ Des amortissements et provisions 2.1.9 8 523 4 706
○ Du résultat financier net 2.2 3 205 1 136
○ Des charges calculées liées aux paiements en actions 2.1.6 510 -1 373
○ Variation de juste valeur des instruments financiers 4 798 846
○ Autres variations 6 932 -566
Charge d’impôts de la période - -
Incidence de la variation du BFR :
○ Variation des stocks 3.3 -3 -71
○ Variation des créances clients 3.4 -1 111 -1 444
○ Variation des autres créances courantes 3.5 5 489 -8 274
○ Variation des dettes fournisseurs 3.11 2 768 693
○ Variation des autres dettes courantes 3.12 -2 694 5 172
Flux net de trésorerie liés aux activités opérationnelles -21 882 -26 971
Acquisitions d'immobilisations incorporelles 3.1.1 -7 084 -7 991
Acquisitions d'immobilisations corporelles 3.1.2 -18 154 -27 081
Cessions d’immobilisations corporelles 3.1.2 8 5
Acquisitions d'actifs financiers 3.5 143 441
Incidence des variations de périmètre 3.2 - -
Flux net de trésorerie liés aux activités d'investissement -25 087 -34 626
Augmentations de capital, nettes des frais 3.8.1 35 27
Emissions de nouveaux emprunts, nettes des frais 3.9 32 234 15 736
Dépôts en lien avec les financements 3.5 -4 102 -
Encaissements d'avances remboursables 3.9 1 599 695
Encaissements de subventions 3.12 33 837 12 156
Remboursements d'emprunts et de compte courant 3.9 -4 696 -2 268
Remboursements d'avances remboursables 3.9 -433 -78
Remboursements au titre des dettes locatives -2 941 -2 019
Cessions / (Acquisitions) d'actions propres 246 -164
Intérêts financiers versés 3.9 -6 699 -4 607
Flux net de trésorerie liés aux activités de financement 49 080 19 478
Incidence des variations du cours des devises 463 -9
Variation de trésorerie 2 574 -42 128
Trésorerie à l'ouverture 3.6 72 124 114 252
Trésorerie à la clôture 74 698 72 124

3.1.6. Annexes aux comptes consolidés

  • Note 1 Notes générales
  • Note 1.1 Informations générales
  • Note 1.2 Description de l’activité du Groupe
  • Note 1.3 Faits marquants de l’exercice
  • Note 1.4 Evènements postérieurs à la clôture
  • Note 1.5 Principes comptables généraux
  • Note 1.6 Périmètre et modalités de consolidation
  • Note 1.7 Méthodes comptables et règles d’évaluation utilisées
  • Note 2 Compte de résultat
  • Note 2.1 Eléments courants de l’activité opérationnelle
  • Note 2.2 Résultat financier
  • Note 2.3 Impôts sur le résultat
  • Note 2.4 Résultat par action
  • Note 3 Bilan
  • Note 3.1 Immobilisations corporelles et incorporelles
  • Note 3.2 Participations dans des entreprises mises en équivalence
  • Note 3.3 Stocks
  • Note 3.4 Créances clients et assimilés
  • Note 3.5 Autres actifs courants et non courants
  • Note 3.6 Trésorerie et équivalents de trésorerie
  • Note 3.7 Actifs détenus en vue de leur cession
  • Note 3.8 Capitaux propres
  • Note 3.9 Emprunts et dettes financières
  • Note 3.10 Instruments financiers dérivés
  • Note 3.11 Dettes fournisseurs et assimilés
  • Note 3.12 Autres passifs courants et non courants
  • Note 3.13 Instruments financiers inscrits au bilan
  • Note 3.14 Provisions
  • Note 3.15 Actifs et passifs d’impôts différés
  • Note 4 Autres informations
  • Note 4.1 Gestion des risques financiers
  • Note 4.2 Transactions avec les parties liées
  • Note 4.3 Honoraires des commissaires aux comptes et membres de leurs réseaux
  • Note 4.4 Engagements hors bilan

Note 1 Notes générales

Note 1.1. Informations générales

Lhyfe est une société anonyme de droit français immatriculée au RCS de Nantes sous le numéro 850 415 290 (et désignée comme la "Société"). Son siège social est situé en France, 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes. Les comptes consolidés de la société Lhyfe comprennent la Société et ses filiales (l’ensemble est désigné comme le "Groupe"). Les actions de Lhyfe sont négociables sur le marché réglementé d'Euronext Paris.

La présente annexe fait partie intégrante des comptes consolidés IFRS du Groupe au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025. Tous les montants sont exprimés en milliers d’euros, sauf indication contraire. Pour faciliter la présentation, les nombres ont été arrondis. Les calculs, cependant, sont basés sur des chiffres exacts. Par conséquent, la somme des nombres dans une colonne d'un tableau peut ne pas être conforme au chiffre total affiché dans la colonne. Les états financiers consolidés du Groupe ont été arrêtés par le Conseil d’administration de la Société en date du 29 avril 2026.

Note 1.2. Description de l’activité du Groupe

Créée en 2017 à Nantes, Lhyfe est producteur et fournisseur d’hydrogène vert renouvelable pour la mobilité et l’industrie. Ses sites de production et son pipeline de projets devraient permettre d’accéder à l’hydrogène vert renouvelable en quantités industrielles, et d’entrer dans un modèle énergétique vertueux orienté vers un bénéfice environnemental. Lhyfe a inauguré son premier site industriel de production d’hydrogène vert en septembre 2021. Situé en Vendée à Bouin, il dispose d’une capacité d'électrolyse de 1 MW. En 2024 et 2025, le Groupe a également mis en service deux nouveaux sites de production d'hydrogène à Buléon, dans le Morbihan et à Bessières en Haute-Garonne, d'une capacité de 5 MW chacun. Lhyfe compte par ailleurs plusieurs sites en développement, construction ou extension à travers l'Europe, avec des capacités de 5 MW à 100 MW.

Note 1.3. Faits marquants de l’exercice

Note 1.3.1. Financements

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le Groupe a continué de sécuriser son niveau de trésorerie et le financement de ses projets au travers de différentes sources de financement.

○ Financements bancaires
Conclusion d'un financement de 53 M€ pour un portefeuille d'usines de production d'hydrogène vert, une première en Europe
Lhyfe a annoncé avoir conclu avec succès, auprès de trois partenaires financiers, le refinancement de la construction de quatre sites de production d’hydrogène vert situés en France et en Allemagne, pour un montant de 53 M€. Les sites incluent deux sites déjà construits (Buléon en France et Schwäbisch Gmünd en Allemagne) et deux sites en cours de construction (Le Cheylas et Croixrault, en France). Cette opération, qui porte sur (i) le refinancement d’une partie des capex déjà investis par Lhyfe dans ces sites et (ii) le financement des investissements restants, est constituée d’un mix d’obligations et d’emprunts senior non subordonnés, de maturité 2034, souscrits par Edmond de Rothschild Asset Management, la Banque Triodos et Sienna Investment Managers, complété d’un financement relais (subventions et TVA) obtenu auprès du Groupe BPCE, par l'intermédiaire de BPCE Energeco et de l'un de ses partenaires historiques BPGO. Cette opération de financement par dette vient renforcer le bilan et la trésorerie du Groupe, et valide une stratégie de financement solide et réplicable, combinant dette, subventions et fonds propres pour financer les sites. A fin 2025, le montant de dettes reconnu dans les comptes consolidés au titre de ce nouveau financement ressort à 34 M€ dont 26 M€ au titre du financement des investissements des sites et 7,5 M€ liés au financement relais.

Campagne de financement citoyen
Au cours du premier semestre 2025, Lhyfe a ouvert la voie au financement citoyen dans le secteur de l'hydrogène vert en proposant au grand public de l'accompagner dans la construction d'unités de production. Cette campagne de financement a ainsi permis de récolter un montant total de 2,5 M€ sous forme d’obligations.

○ Subventions
Au cours de la période, le Groupe a encaissé plusieurs subventions significatives. Suite à la contractualisation en avril 2025 de la subvention liée au projet Green Horizon d'un montant total de 149 M€, le Groupe a encaissé 18,6 M€ en mai 2025, dont une part vient financer des dépenses portées depuis le lancement de ce projet en 2022. La filiale allemande du Groupe, Lhyfe Schwäbisch Gmünd, a encaissé deux milestones de paiement dans le cadre de la subvention dédiée au financement de ses équipements de production pour un montant total de 5,8 M€ en 2025. Enfin, Lhyfe Vaggeryd, filiale suédoise du Groupe, a encaissé le préfinancement lié à la subvention destinée à financer les investissements de ce site de production pour un montant de 9 M€.

○ Financements par crédit-bail
Le Groupe a contractualisé en 2025 de nouveaux financements sous forme de crédit-bail et de location simple concernant ses actifs de transport et de stockage d’hydrogène. Ces financements, qui font l’objet de retraitements dans les comptes au titre de la norme IFRS 16 ressortent à un montant total de 3,2 M€.

Note 1.3.2. Restructuration

Dans le cadre de la décision prise fin 2025 de recentrage de ses priorités de déploiement, le Groupe a lancé :
○ une réorganisation de ses activités et de sa structure opérationnelle, afin de renforcer ses activités commerciales et opérationnelles tout en recentrant l’ingénierie sur ses métiers cœur ;
○ un plan de réduction des coûts afin de mettre en adéquation les ressources de l’entreprise avec son niveau d’activité et ses perspectives de marché ;
○ une politique de priorisation des investissements axée sur les projets européens les plus matures (mobilité, industrie au Royaume-Uni, raffineries en Europe)

Ainsi dès 2026, le Groupe vise de réduire ses coûts d’environ 30% et a adapté un processus de développement de projet plus lean, s’appuyant sur une allocation plus sélective des ressources, une simplification des organisations et une discipline renforcée en matière de dépenses opérationnelles et d’investissements. Ces mesures devraient permettre au Groupe d’accélérer l’atteinte de l’équilibre prévu et la profitabilité de l’entreprise. Les impacts de cette décision ont ainsi été pris en compte dans l’arrêté des comptes consolidés du Groupe dès 2025 à deux titres.D’une part, il a été constaté une provision au titre des coûts de départ des salariés du Groupe pour un montant total de 3,4 M€ qui fait suite au Plan de Sauvegarde de l’Emploi mené par le Groupe en France, couplé à des suppressions d’emplois au sein de ses filiales à l’international. La mise en œuvre de cette réorganisation des effectifs pourrait entraîner la suppression nette d’environ 60 postes. En France, ce projet a fait l’objet d’une procédure d’information-consultation des instances représentatives du personnel. Dans ce cadre, un projet de plan de sauvegarde de l’emploi a été présenté aux organisations syndicales représentatives et homologuée par la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) le 2 mars 2026. D’autre part, le Groupe a tiré les conséquences de l’adaptation du processus de développement et pris la décision d’arrêter certains projets, conduisant à une dépréciation de 4,8 M€. Les coûts et dépréciations correspondants ont été constatés en résultat non courant. Dans le cadre de cette restructuration, le Groupe a également décidé de mettre en vente certains des terrains initialement destinés à porter des projets désormais abandonnés. La valeur de ces terrains a donc fait l’objet d‘un reclassement en "actifs destinés à la vente" pour un montant total de 4 M€.

Note 1.3.3. Déploiement des unités de production d'hydrogène renouvelable

Au cours de la période, le Groupe a continué à fortement investir dans la construction et le développement de ses futurs sites de production d’hydrogène onshore. Ce fort investissement s’est traduit par des acquisitions d’immobilisations corporelles à hauteur de 22 M€, essentiellement dédiées aux achats d’équipements de production. Par ailleurs, le Groupe a également dédié 7,5 M€ de ses ressources internes et externes au développement de ses sites.

Note 1.3.4. Changement de siège social

Dans le cadre du déménagement du siège social du Groupe à l'été 2025, il a été conclu un contrat de bail pour les nouveaux locaux pour une durée de 9 ans. Cela représente un droit d'utilisation brut valorisé à 11,3 M€ au bilan.

Note 1.4. Evènements postérieurs à la clôture

Néant.

Note 1.5. Principes comptables généraux

Note 1.5.1. Référentiel comptable

Les états financiers consolidés du Groupe sont établis conformément aux normes IFRS (International Financial Reporting Standards) telles que publiées par l’IASB (International Accounting Standards Board). Les actions de la Société étant cotées sur Euronext Paris, en vertu du Règlement (CE) n° 1606/2002 du Parlement européen et du Conseil du 19 juillet 2002, les états financiers consolidés du Groupe pour l'exercice clos le 31 décembre 2025 ont été préparés conformément aux IFRS tels qu'adoptés par l'Union européenne à leur date de préparation, intégrant les normes comptables internationales (IAS et IFRS), les interprétations du comité permanent d’interprétation (Standing Interpretations Committee – SIC) et du comité d’interprétation des normes d’informations financières internationales (International Financial Interpretations Committee – IFRIC).

Les normes appliquées sont disponibles sur le site de la Commission européenne (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A02002R1606-20080410). Les méthodes comptables et les modalités d'application utilisées pour la préparation des comptes consolidés sont identiques à celles utilisées dans les comptes consolidés annuels les plus récents.

Les normes, amendements et interprétations suivants, d’application obligatoire aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, n’ont pas eu d’impact significatif dans les comptes :
* Amendement à IAS 21 - Absence de convertibilité.

Le Groupe n'a anticipé aucune des nouvelles normes, amendements et interprétations mentionnés ci-après qui pourraient le concerner et dont l'application n'est pas obligatoire au 1er janvier 2025 :
* Amendement à IFRS 9 et IFRS 7 - Classification et évaluation des instruments financiers ;
* Amendement à IFRS 9 et IFRS 7 - Contrats d'achat d'énergie renouvelable ;
* Amendement à IAS 21 - Conversion dans une devise de présentation hyperinflationniste ;
* Améliorations annuelles relatives à IFRS 1, IFRS 7, IFRS 9, IFRS 10 et IAS 7 ;
* IFRS 18 - Présentation et informations à fournir dans les états financiers ;
* IFRS 19 - Informations à fournir par les filiales sans obligation d'information publique.

Le Groupe n’anticipe pas d’incidence significative de l’application des modifications décrites ci-dessus sur ses états financiers des exercices futurs, à l’exception de celles induites par la norme IFRS 18 – Etats financiers. IFRS 18 introduit de nouvelles dispositions visant à :
* Présenter, dans l’état du résultat net, les catégories spécifiées et les sous-totaux définis ;
* Fournir des informations sur les mesures de la performance définies par la direction dans les notes des états financiers ;
* Améliorer le regroupement et la ventilation des informations.

Le Groupe est tenu d’appliquer la norme IFRS 18 à l’exercice ouvert à compter du 1er janvier 2027. Une application anticipée est permise. Les modifications d’IAS 7 et d’IAS 33, ainsi que les versions révisées d’IAS 8 et d’IFRS 7, entreront en vigueur lorsque le Groupe appliquera la norme IFRS 18. Cette dernière doit être appliquée de façon rétrospective, et des dispositions transitoires sont prévues. Le Groupe poursuit ses travaux d'analyse des impacts de la norme, liés notamment à la modification de la présentation du compte de résultat consolidé, aux informations sur les mesures de la performance définies par la direction dans les notes des états financiers ainsi qu’à l’amélioration sur le regroupement et la ventilation des informations.

Note 1.5.2. Estimations et jugements comptables significatifs

La préparation des comptes consolidés requiert, de la part de la Direction, l’utilisation d’estimations et d’hypothèses jugées raisonnables, susceptibles d’avoir un impact sur les montants d’actifs, passifs, capitaux propres, produits et charges figurant dans les comptes, ainsi que sur les informations figurant en annexe. Ces estimations partent d’une hypothèse de continuité d’exploitation et sont établies en fonction des informations disponibles lors de leur établissement.

Au 31 décembre 2025, le Groupe disposait d'une trésorerie de 74,7 millions d'euros. La Direction a élaboré des projections d'activité et de trésorerie couvrant une période d'au moins douze mois à compter de la date d'arrêté des comptes. Ces projections ont été partagées avec le Conseil d'administration lors de sa séance du 30 mars 2026, qui a pu en apprécier les principales hypothèses. Ces projections reposent notamment sur les financements déjà obtenus et sur l'hypothèse d'obtention de financements complémentaires à accompagner le plan de développement du Groupe. A la date d'arrêté des comptes, des discussions sont en cours avec des investisseurs potentiels en vue de la mise en place de ces financements complémentaires. Compte tenu de l'état des discussions, la Direction n'a pas de raisons de penser que les financements ne seront pas obtenus conformément au plan.

Néanmoins, la Direction a établi un scénario alternatif dans lequel ces financements complémentaires ne seraient pas obtenus, ne le seraient que partiellement ou interviendraient avec retard. Ce scénario prévoit notamment un report des dépenses de développement et des investissements sur un projet à un stade moins mature et considéré comme non prioritaire, ainsi qu'un ajustement de certains coûts opérationnels. Sur cette base, la Direction estime que le Groupe sera en mesure de faire face ses obligations de paiement et de poursuivre son exploitation sur un horizon de douze mois. Au-delà de cet horizon, et conformément à son modèle économique de société en phase de développement, le Groupe devra mettre en place de nouvelles sources de financement afin de poursuivre la mise en oeuvre de son plan de croissance et d'être en mesure de continuer à honorer ses engagements. C'est dans ce contexte que les comptes consolidés au 31 décembre 2025 ont été établis en application du principe de continuité d'exploitation.

Les principaux jugements auxquels la Direction du Groupe procède pour l’élaboration des comptes consolidés portent sur :
* l’atteinte des critères d’activation des différents projets de recherche et développement en cours au regard de la norme IAS 38 et les hypothèses retenues pour la réalisation des tests de dépréciation (voir Notes 1.7.1 et 3.1.1) ;
* l’évaluation à la juste valeur des paiements fondés sur des actions (BSPCE, BSA, SO et AGA) accordés aux fondateurs dirigeants, salariés et prestataires externes. L’évaluation de cette juste valeur résulte de modèles nécessitant l’utilisation d’hypothèses de calcul (volatilité, turnover, durée d’exerçabilité, etc.) (voir Notes 1.7.16 et 3.8.2 et 3.8.3) ;
* les modalités d’application de la norme IFRS 16 dont, notamment, la détermination des taux d’actualisation et de la durée de location à retenir pour l’évaluation du passif de loyer de contrats disposant d’options de renouvellement ou de résiliation, la détermination des composants liés aux entretiens périodiques des actifs logistiques (voir Notes 1.7.4 et 3.1.3) ;
* l'évaluation des instruments financiers dérivés liés aux contrats à terme de vente relatifs à l'approvisionnement et à la vente d'électricité (voir Note 1.7.14) ;
* l'évaluation des provisions pour risques et charges en particulier celle liée à la restructuration engagée fin 2025 (voir Note 1.7.13 et 3.14) ;
* l’activation d’éventuels impôts différés au titre des déficits reportables (voir Note 3.15).

Des précisions sont apportées dans la note sur les principes comptables significatifs. En fonction de l’évolution de ces hypothèses ou de conditions économiques différentes, les montants définitifs pourraient être différents de ces estimations.Ces estimations peuvent être révisées si les circonstances sur lesquelles elles étaient fondées évoluent ou par suite de nouvelles informations.

Note 1.5.3. Information sectorielle

La norme IFRS 8 exige d’identifier des secteurs opérationnels sur la base du reporting interne utilisé par le principal décideur opérationnel en vue de prendre des décisions en matière d’allocation de ressources et d’évaluation de la performance du Groupe. Lhyfe est organisée en interne pour rendre compte à son Conseil d’administration, principal décideur opérationnel, sur la base d’une information consolidée au niveau du Groupe. Les décisions stratégiques et les mesures de la performance de l’activité sont réalisées trimestriellement par le Conseil d’administration en référence aux données consolidées au niveau du Groupe. En conséquence, l’ensemble de l’activité de Lhyfe constitue un segment opérationnel unique au regard de la norme IFRS 8. Pour plus d’informations sur les indicateurs de performances financiers, se référer à la note 1.7.23.

Note 1.6. Périmètre et modalités de consolidation

Note 1.6.1. Périmètre de consolidation

Au cours de l’exercice 2025, le Groupe a continué à se déployer en procédant à la création d'une filiale en Suède qui est intégrée dans le périmètre de consolidation selon la méthode de l’intégration globale (IG). A noter également la déconsolidation de la participation dans la société finlandaise Flexens, ainsi que l'absorption de 7 sociétés françaises par Lhyfe SA. Le Groupe est constitué de 38 sociétés au 31 décembre 2025.

Société Localisation 31 décembre 2025 % de contrôle 31 décembre 2025 % d'intérêt 31 décembre 2025 Méthode de consolidation 31 décembre 2024 % de contrôle 31 décembre 2024 % d'intérêt 31 décembre 2024 Méthode de consolidation
Lhyfe SA France Mère Mère IG Mère Mère IG
Lhyfe Bouin SAS France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Sombrero SAS France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Territoires x Lhyfe SAS France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Buléon SAS France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Bessières SAS France 80% 80% IG 80% 80% IG
Lhyfe Sorigny France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Production 2 France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Lhyfe Le Cheylas France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Bussy-Saint-Georges SAS France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Lhyfe Production 5 France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Lhyfe Production 6 France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Production 7 France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Production 8 France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Lhyfe Production 9 France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Lhyfe Production 10 France 0% 0% Absorbée par Lhyfe SA 100% 100% IG
Lhyfe Croixrault France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Ingrandes SAS France 100% 100% IG 100% 100% IG
Ingrandes PS SAS France 50% 50% MEE 50% 50% MEE
Lhyfe Gonfreville-l'Orcher France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Green Power Traceability France 100% 100% IG 100% 100% IG
HoldCo Sparkle France 100% 100% IG 100% 100% IG
FinCo Sparkle France 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Germany GmbH Allemagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Schwäbisch Gmünd GmbH Allemagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Niedersachsen GmbH Allemagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Wasserstoff GmbH Allemagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Hydrogen Bay GmbH Allemagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Duisburg Hydrogen GmbH Allemagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Oostende BV Belgique 0% 0% Sortie 100% 100% IG
Hydrogène Lhyfe Canada Canada 100% 100% IG 100% 100% IG
Hydrogène Lhyfe Montréal-Est Canada 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Denmark ApS Danemark 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Lakrids ApS Danemark 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Skive ApS Danemark 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Hidrogeno SL Espagne 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Finland Finlande 100% 100% IG 100% 100% IG
Flexens Finlande 0% 0% Sortie 49% 49% MEE
Lhyfe Netherlands BV Pays-Bas 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Delfzijl BV Pays-Bas 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe UK Ltd Royaume-Uni 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Wallsend Royaume-Uni 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Kemsley Royaume-Uni 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Sweden AB Suède 100% 100% IG 100% 100% IG
Lhyfe Trelleborg AB Suède 100% 100% IG 100% 100% IG
Botnia Hydrogen Suède 33% 39% MEE 32,5% 39,2% MEE
Lhyfe Vaggeryd Suède 100% 100% IG - - -

Note 1.6.2. Date de clôture des entreprises consolidés

Les états financiers consolidés couvrent une période de 12 mois et sont clôturés au 31 décembre de chaque année.

Note 1.6.3. Méthodes de consolidation

Note 1.6.3.1. Filiales

Les filiales sont consolidées à compter de la date de prise de contrôle. Les transactions ainsi que les actifs et passifs réciproques entre les entreprises consolidées sont éliminés. Les résultats sur les opérations internes avec les sociétés contrôlées sont intégralement éliminés. Les filiales sont toutes les entités sur lesquelles le Groupe exerce un contrôle. Le contrôle se définit selon trois critères qui sont : le pouvoir exercé sur l’entité, l’exposition aux rendements variables de l’entité et la capacité d’influer sur les rendements de l’entité. Cette définition du contrôle implique que le pouvoir détenu sur une entité peut se faire de plusieurs manières et non pas seulement à travers la détention des droits de vote. L’existence et l’effet des droits de vote potentiels sont pris en compte dans l’appréciation du contrôle s’ils sont substantifs. Le contrôle s’accompagne généralement de la détention, directe ou indirecte, de plus de la moitié des droits de vote mais peut également exister avec une détention inférieure.

Note 1.6.3.2. Entreprises associées

Les entreprises associées sont constituées de toutes les entités sur lesquelles le Groupe exerce une influence notable sur la gestion et la politique financière, sans avoir le contrôle ni le contrôle conjoint, et qui s’accompagne généralement de la détention de 20 à 50% des droits de vote. Les entreprises associées sont comptabilisées par la méthode de mise en équivalence. Elles sont initialement évaluées au coût d’acquisition, sauf dans les cas où le Groupe en détenait préalablement le contrôle. Les titres sont alors évalués à la juste valeur à la date de perte de contrôle par le compte de résultat. Par la suite, la quote-part du Groupe dans les profits ou pertes de l’entreprise associée est comptabilisée en résultat, sur la ligne "Quote-part de résultat des sociétés mises en équivalence". La quote-part des autres éléments du résultat global provenant des entreprises associées est comptabilisée sur une ligne distincte de l’état du résultat global. Si la quote-part du Groupe dans les pertes d’une entreprise associée est égale ou supérieure à sa participation dans celle-ci, le Groupe cesse de comptabiliser sa quote-part de pertes, à moins d’avoir une obligation légale ou implicite ou d'avoir effectué des paiements au nom de l’entreprise associée. L’écart d’acquisition lié à une entreprise associée est inclus dans la valeur comptable de la participation, présentée sur une ligne unique du bilan "Participations dans les entreprises mises en équivalence". Les résultats sur les opérations internes avec les entreprises associées mises en équivalence sont éliminés dans la limite du pourcentage de participation du Groupe dans ces sociétés.

Note 1.6.4. Conversion des comptes établis en devises étrangères

Note 1.6.4.1. Monnaie fonctionnelle et monnaie de présentation

Les états financiers sont présentés en milliers d'euros ("KEuros"), la devise fonctionnelle de la société mère Lhyfe S.A. Aux fins de la présentation de ces états financiers consolidés, les actifs et passifs des filiales étrangères dont la devise fonctionnelle est différente de l’euro sont convertis en euros en utilisant les taux de change en vigueur à la fin de chaque exercice. Les produits et les charges sont convertis au taux de change moyen de l’exercice. Les différences de change résultant, le cas échéant, sont comptabilisées dans les fonds propres au poste "Réserves de conversion" dans l'État des variations des capitaux propres consolidés.

Note 1.6.4.2. Transactions et comptes libellés en devises

L’activité des filiales étrangères comprises dans le périmètre de consolidation est considérée comme un prolongement de celle de la maison mère. A cet effet, les comptes des filiales sont convertis en utilisant la méthode du cours historique. L’application de cette méthode aboutit à un effet comparable à celui qui aurait été constaté sur la situation financière et le résultat si la société consolidante avait exercé en propre l’activité à l’étranger. A la date de clôture, les actifs et les passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis dans la monnaie fonctionnelle au cours de la devise étrangère à la date de clôture. Les éléments non monétaires sont convertis au cours historique. Tous les écarts de conversion sont enregistrés en compte de résultat.

Note 1.7. Méthodes comptables et règles d’évaluation utilisées

Note 1.7.1. Coûts de développement

Note 1.7.1.1. Frais de développement liés aux technologies

Conformément à IAS 38 Immobilisations incorporelles, les frais de recherche sont comptabilisés en charges dans l’exercice au cours duquel ils sont encourus. Les dépenses liées au développement des technologies réalisées en interne par le Groupe sont comptabilisées en immobilisations incorporelles uniquement si les six critères suivants sont cumulativement remplis :
a) Faisabilité technique nécessaire à l’achèvement de l’immobilisation incorporelle en vue de sa mise en service ou de sa vente,
b) Intention du Groupe d’achever l’immobilisation incorporelle et de l’utiliser ou de la vendre,
c) Capacité de celui-ci à utiliser ou à vendre cet actif incorporel,
d) Démonstration de la probabilité d’avantages économiques futurs attachés à l’actif.L’entité doit démontrer, entre autres choses, l’existence d’un marché pour la production issue de l’immobilisation incorporelle ou pour l’immobilisation incorporelle elle-même ou, si celle-ci doit être utilisée en interne, son utilité, e) Disponibilité de ressources techniques, financières et autres appropriées afin d’achever le développement et utiliser ou vendre l’immobilisation incorporelle, et f) Capacité d’évaluation de façon fiable des dépenses attribuables à l’immobilisation incorporelle au cours de son développement.

Les coûts de développement activés intègrent les coûts externes (engagements pris envers des fournisseurs ou prestataires extérieurs - factures, factures à recevoir, etc.) et internes (valorisés sur la base des temps de travail imputés sur ces projets). L'amortissement des immobilisations incorporelles est calculé de manière à répartir intégralement le coût de l’immobilisation incorporelle, selon un mode linéaire sur la durée d'utilité estimée (3 ans), à compter de l’instant où l’actif est utilisable et est comptabilisé en "Dotations aux amortissements sur immobilisations".

Le Groupe procède à l’évaluation de la recouvrabilité des actifs incorporels dès lors qu’il existe un indice de perte de valeur. Pour les actifs incorporels non amortis, un test de dépréciation est effectué au minimum une fois par an, ainsi que chaque fois qu’il y a un indice de perte de valeur (voir note 1.7.5. Dépréciation des actifs immobilisés).

Note 1.7.1.2. Coûts activés sur les projets en cours de développement

Les dépenses liées au développement des futurs sites de production d’hydrogène renouvelable font l’objet d’une activation lorsque l’ensemble des critères d’IAS 38 repris ci-dessus est cumulativement réuni. Les coûts de développement directs, externes (engagements pris envers des fournisseurs ou prestataires extérieurs – factures, factures à recevoir, relevés de situation, etc.) et internes (valorisés sur la base des temps de travail imputés sur ces projets), sont immobilisés à partir du moment où le succès des projets correspondant est probable.

Le Groupe considère le plus souvent que les critères d’IAS 38 sont remplis au moment où un projet rentre dans la phase Tender Ready au sein du portefeuille de projets c’est-à-dire lorsque les conditions définies par le Groupe telles que décrites ci-dessous sont remplies. Ces critères diffèrent selon qu’il s’agit d’un projet :

  • en lien avec une application industrielle : demande de la part du client potentiel de la remise d’une offre "engageante" ou bien la remise de celle-ci est nécessaire pour le processus d’obtention de subventions,
  • dédié à une application mobilité : décision stratégique d’investissement après analyses de la demande sur une zone géographique, de la capacité à servir la demande et des subventions possibles.

Tous les projets font l’objet d’une revue à chaque arrêté. Lorsque les conditions pour la comptabilisation d’une immobilisation générée en interne ne sont pas remplies, les dépenses liées au développement de projets sont comptabilisées en charges durant l’exercice au cours duquel elles sont encourues. Les dépenses rattachées à ces projets cessent d’être capitalisées à la mise en service des sites de production d’hydrogène. A partir de la mise en service du projet, l’amortissement est calculé selon le mode linéaire sur la durée d’utilité de l’actif sous-jacent estimée.

Dès lors que le Groupe estime que la probabilité de succès s’amoindrit à la suite de facteurs externes à caractère inhabituel, les dépenses liées au développement sont dépréciées et comptabilisées en "Dépréciation d’actifs non courants". Lors de l’abandon d’un projet, les dépenses de développement liées à ce projet sont enregistrées en charges au sein des "Autres produits et charges opérationnels non courants" dès lors que les impacts liés à ces abandons sont significatifs.

Note 1.7.2. Autres immobilisations incorporelles

Les autres immobilisations incorporelles sont comptabilisées initialement à leur coût d’acquisition. Elles comprennent essentiellement les logiciels et droits d’utilisations de licences ainsi que les frais de recherche et développement onshore activés sur les sites bulk (sites dédiés à la production d'hydrogène vert livré en vrac par conteneurs).

Les autres immobilisations incorporelles acquises figurent au bilan pour leur coût d’acquisition diminué le cas échéant des amortissements et des pertes de valeur cumulés. Les durées d’utilité estimées pour la période en cours sont de 36 mois pour les concessions, logiciels et brevets. Les frais de recherche et développement onshore sont amortis sur une durée de 36 mois. Les modes d’amortissement, les durées d’utilité et les valeurs résiduelles sont revus à chaque date de clôture et ajustés si nécessaire.

Note 1.7.3. Immobilisations corporelles

Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d’acquisition (prix d’achat et frais accessoires) diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur éventuelles. Les dépenses ultérieures sont incluses dans la valeur comptable de l’actif ou, le cas échéant, comptabilisées comme un actif séparé s’il est probable que les avantages économiques futurs associés à l’actif iront au Groupe et que le coût de l’actif peut être mesuré de façon fiable. Tous les frais de réparation et de maintenance sont comptabilisés en charges. Elles ne font l’objet d’aucune réévaluation.

Les amortissements sont calculés suivant le mode linéaire en fonction de la durée d’utilité estimée. Les valeurs résiduelles ne sont pas prises en compte, leur impact étant non significatif. Les durées d’amortissement les plus généralement retenues sont les suivantes :

  • Installations techniques, matériel et outillage : de 1 à 20 ans,
  • Installations générales, agencements, aménagements divers : de 3 à 9 ans,
  • Matériel de transport : de 4 à 5 ans,
  • Matériel de bureau et informatique : de 3 à 10 ans.

Note 1.7.4. Contrats de location

Au regard de la norme IFRS 16, lorsque le Groupe est preneur, il comptabilise un droit d’utilisation à l’actif à compter de l’instant où il dispose du droit d’utiliser l’actif sous-jacent, et une dette liée à l’obligation locative, présentée parmi les "Emprunts et dettes financières" courantes et non courantes.

Lors de la comptabilisation initiale d’un contrat, le droit d’usage et la dette de location sont évalués par actualisation des loyers futurs, sur la durée du contrat de location, en prenant en compte les hypothèses de renouvellement des baux ou de résiliation anticipée si ces options sont raisonnablement certaines d’être exercées. Les loyers considérés ne retiennent que la partie fixe des contrats. L’éventuelle composante variable est traitée comme une dépense opérationnelle de la période (le Groupe ne compte pas de contrat de ce type au 31 décembre 2025).

Le Groupe a utilisé les exemptions optionnelles prévues pour les contrats de courte durée (durée de la location telle que définie par la norme inférieure à un an) et celles portant sur des éléments de faible valeur (valeur de l’actif sous-jacent inférieure à 5 milliers de dollars). Par conséquent, les loyers afférents à ces contrats sont enregistrés au compte de résultat de manière linéaire sur la durée de la location. Se référer à la Note 2.1.5 relative aux charges externes.

La durée de location a été déterminée en prenant compte à la fois les conditions contractuelles et l’environnement économique dans lequel le contrat s’inscrit (notamment lorsqu’il est lié à un projet). La durée des contrats de location détenus par le Groupe correspond à la durée non résiliable. Les durées ont été définies individuellement par contrat, sur la base de la durée du contrat et en fonction de la typologie de l‘actif :

  • De 3 à 9 ans pour les baux commerciaux des bureaux ;
  • De 7 à 20 ans pour les actifs de transport et de stockage ;
  • De 2 à 20 ans pour les terrains.

Le taux d'actualisation utilisé pour calculer la dette de loyer est le taux implicite du contrat lorsque sa détermination est possible. Dans le cas contraire, le taux marginal d'endettement à la date de commencement du contrat est utilisé. Ce taux correspond au taux d'intérêt qu'obtiendrait le preneur, au commencement du contrat de location, pour emprunter sur une durée, une garantie et un environnement économique similaires, les fonds nécessaires à l'acquisition de l'actif.

Concernant les contrats de sous-location, ils sont analysés par le Groupe en sa qualité de bailleur intermédiaire. À la date de début de la sous-location, le Groupe classe le contrat comme une sous-location financière ou opérationnelle par référence au droit d’utilisation issu du contrat de location principal, et non par référence à l’actif sous-jacent. La sous-location est qualifiée de financière lorsqu’elle transfère substantiellement au sous-locataire la quasi-totalité des risques et avantages inhérents au droit d’utilisation. Dans ce cas, le droit d’utilisation correspondant est décomptabilisé et remplacé par une créance de location pour un montant égal à l’investissement net dans la sous-location, les produits financiers étant reconnus selon la méthode du taux d’intérêt effectif.

Lorsque la sous-location est classée comme opérationnelle, le droit d’utilisation est maintenu à l’actif et amorti sur sa durée d’utilité, les loyers perçus étant comptabilisés en produits de manière linéaire sur la durée de la sous-location, sauf si une autre base systématique est plus représentative du rythme de consommation des avantages économiques. Les jugements exercés pour apprécier le transfert substantiel des risques et avantages tiennent notamment compte de la durée relative de la sous-location par rapport à la durée résiduelle du contrat principal et de la valeur actualisée des paiements de sous-location par rapport à la valeur comptable du droit d’utilisation.À compter de la clôture au 31 décembre 2025, le Groupe a procédé à l’identification et à la comptabilisation de composants distincts au sein de certains droits d’utilisation relatifs aux actifs logistiques. Ces composants correspondent aux coûts des grandes révisions nécessaires au maintien en condition opérationnelle de ces actifs.

Conformément à l’approche par composants, ces éléments sont comptabilisés séparément du droit d’utilisation principal lorsqu’ils présentent des durées d’utilité différentes et font l’objet d’un amortissement sur leur durée d’utilisation propre, correspondant à la période séparant deux grandes révisions. Les impacts liés à l’application de la norme IFRS 16 sont présentés en Note 3.1.3.

Note 1.7.5. Dépréciation des actifs immobilisés

Le Groupe procède, conformément à la norme IAS 36, à l’évaluation de la recouvrabilité de ses actifs long-terme selon le processus suivant :

  • Pour les actifs corporels et incorporels amortis, le Groupe évalue à chaque clôture s’il existe un indice de perte de valeur sur ces immobilisations. Ces indices sont identifiés par rapport à des critères externes ou internes, tel que par exemple un changement de technologie ou un arrêt d’activité.
  • Pour les actifs incorporels non amortis (projets en développement et en construction), un test de dépréciation est effectué au minimum une fois par an, ainsi que chaque fois qu’il y a un indice de perte de valeur.

Le Groupe identifie le cas échéant l’unité génératrice de trésorerie (UGT) à laquelle l’actif appartient s’il n’est pas possible d’estimer la valeur recouvrable de l’actif pris individuellement. Une UGT est le plus petit groupe d’actifs qui inclut l’actif à tester dont l’utilisation continue génère des entrées de trésorerie largement indépendantes des entrées de trésorerie générées par d’autres groupes d’actifs. Le Groupe a reconnu comme UGT chaque projet.

La valeur d’utilité d’une UGT est déterminée par référence à la valeur de flux de trésorerie futurs actualisés attendus de ces actifs, dans le cadre des hypothèses économiques et des conditions d’exploitation prévues par la Direction de la Société. Le cas échéant, un test de dépréciation est réalisé en comparant la valeur nette comptable de l’UGT à la valeur recouvrable qui correspond à la plus élevée des deux valeurs suivantes : la juste valeur diminuée du coût de cession, ou la valeur d’utilité. Si la valeur recouvrable de l’UGT excède sa valeur comptable, l’UGT et l’écart d’acquisition qui lui est affecté doivent être considérés comme ne s’étant pas dépréciés. Si la valeur comptable de l’UGT excède sa valeur recouvrable, une perte de valeur est comptabilisée.

Dans la pratique, les tests de dépréciation sont effectués par rapport à la valeur d’utilité correspondant à la valeur actualisée des flux de trésorerie estimés provenant de l’utilisation de cette UGT. Les flux futurs de trésorerie sont issus du plan d’affaires à quinze ans établi et validé par la Direction. Les prévisions de flux sont prises en compte sans tenir compte des restructurations non engagées, et des investissements de croissance, ni de la structure financière, conformément à la norme. Les flux sont actualisés en tenant compte d’un taux d’actualisation correspondant en pratique au coût moyen pondéré du capital déterminé par l’entreprise après impôt.

Les dépréciations sont reprises en résultat, lorsque la mise à jour des tests conduit à une valeur recouvrable supérieure à leur valeur nette comptable. Les hypothèses clés utilisées pour déterminer la valeur recouvrable des différentes UGT, y compris une analyse de sensibilité, sont présentées et expliquées plus en détail dans la Note 3.1.1.

Note 1.7.6. Stocks

Les stocks sont évalués au plus bas du prix de revient et de la valeur nette de réalisation. Le prix de revient est calculé selon la méthode du prix unitaire moyen pondéré. La valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et des coûts estimés pour réaliser la vente.

Note 1.7.7. Subventions

Conformément à IAS 20, les subventions publiques sont comptabilisées lorsqu'il existe une assurance raisonnable que la subvention sera reçue et que toutes les conditions qui y sont liées seront respectées.

Note 1.7.7.1. Subventions

Le Groupe perçoit des subventions publiques dans le cadre de ses projets innovants ou des futurs sites de production d’hydrogène renouvelable. Celles-ci sont comptabilisées dès lors que le Groupe a une assurance raisonnable que les conditions attachées aux subventions pourront être remplies et que la subvention sera reçue.

La subvention est comptabilisée au passif (en "Autres passifs non courants"), en attendant que les coûts liés soient (i) constatés au compte de résultat lorsque les subventions sont liées à des projets non capitalisés (charges externes et charges de personnel), ou (ii) que l’actif auquel elle se rattache soit mis en service (auquel cas la subvention sera reconnue sur une base systématique sur la durée d’utilité de l’actif, soit au rythme de son amortissement). La reconnaissance de ces subventions au compte de résultat est comptabilisée en "Autres produits opérationnels courants". Les subventions à recevoir sont comptabilisées au sein des postes "Autres actifs courants" et "Autres actifs non courants" en fonction de leur échéancier de recouvrement.

Note 1.7.7.2. Avances conditionnées

Le Groupe reçoit également des aides financières sous la forme d’avances conditionnées, qui peuvent être des avances remboursables en totalité ou en partie sur la base de la reconnaissance par le pourvoyeur de fonds d’un succès technique ou commercial du projet connexe par l’entité de financement. Le montant résultant de l’avantage réputé du fait de la nature sans intérêt est considéré comme une subvention à des fins comptables. Cet avantage réputé est déterminé en appliquant un taux d’actualisation égal au taux d’intérêt effectif au cours de la période de remboursement des avances.

Lors de la comptabilisation initiale des avances conditionnées, la différence entre leur juste valeur (valeur des flux de trésorerie futurs actualisés à un taux de marché) et le montant de la trésorerie reçue est comptabilisée comme une subvention publique constatée en "Autres Produits" au fur et à mesure de la comptabilisation des dépenses financées par ces avances, conformément à la norme IAS 20. Dans le cas d’un changement de calendrier de paiement des remboursements stipulés des avances conditionnées, le Groupe effectue un nouveau calcul de la valeur nette comptable de la dette résultant de l’actualisation des nouveaux flux de trésorerie futurs attendus. L’ajustement qui en résulte est comptabilisé dans le compte de résultat de l’exercice au cours duquel la modification est constatée, en résultat financier. En cas de constat d’échec prononcé, l’abandon de créance consenti est enregistré dans les autres produits de l’activité.

Note 1.7.7.3. Crédit Impôt Recherche

Le Crédit Impôt Recherche (CIR) est un crédit d’impôt utilisable pour le paiement de l’impôt sur les sociétés octroyé aux entreprises par l’administration fiscale afin de les inciter à réaliser des recherches d’ordre technique et scientifique. Les caractéristiques du CIR sont telles qu’il est toujours remboursé par l'Etat à l'entreprise, soit par compensation avec l'impôt sur les bénéfices à payer, soit directement si celle-ci a un résultat fiscal nul ou déficitaire. Le CIR entre donc dans le champ d’application IAS 20 et est assimilé à une subvention.

La part de CIR relative à des dépenses de recherche ne remplissant pas les conditions d’activation est comptabilisée en "Autres produits courants". La part de CIR qui se rattache à des dépenses de développement faisant l’objet d’une activation est dans un premier temps, comptabilisée en "Autres passifs non courants", puis constatée en produit au même rythme que les amortissements des coûts activés auxquels elle se rapporte. Les détails concernant les subventions et avances conditionnées sont présentés en Notes 3.9.4 et 3.12.

Note 1.7.8. Coûts d'emprunt

Conformément à IAS 23, les coûts d'emprunt généraux et spécifiques directement attribuables à l'acquisition, la construction ou la production d'actifs qualifiés sont comptabilisés comme une partie du coût de ces actifs lorsqu'il est probable qu'ils généreront des avantages économiques futurs et que les coûts peuvent être évalués de façon fiable. Les actifs dit "qualifiés" sont des actifs qui exigent une longue période de préparation pour être achevés pour leur utilisation prévue. La capitalisation cessera lorsque toutes les activités nécessaires à l'achèvement de l'actif seront, dans tous leurs aspects significatifs, achevées. Tous les autres coûts d'emprunt sont comptabilisés en charges. Les impacts liés aux coûts d’emprunt des contrats sont donnés en Note 2.2.

Note 1.7.9. Actifs financiers

En application d’IFRS 9 – Instruments financiers, les principaux actifs financiers sont classés dans l’une des trois catégories suivantes :

  • Les actifs financiers évalués au coût amorti ;
  • Les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global (JVOCI) ;
  • Les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais du résultat net (JVPL).

Le classement retenu conditionne le traitement comptable de ces actifs. Il est déterminé par le Groupe à la date de comptabilisation initiale, en fonction des caractéristiques contractuelles des flux de trésorerie de ces actifs et de l’objectif suivant lequel ils ont été acquis (modèle économique de gestion). Les achats et les ventes d’actifs financiers sont comptabilisés à la date de transaction.

Note 1.7.9.1. Actifs au coût amorti

Il s’agit d’actifs financiers détenus en vue de collecter des flux de trésorerie contractuels qui se composent exclusivement d’intérêts et de remboursement du capital à des dates déterminées.Ces actifs sont comptabilisés initialement à leur juste valeur, puis au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Cette catégorie comprend principalement les disponibilités, les créances commerciales et les dépôts et cautionnements (essentiellement constitués de dépôts de garantie et cautions consenties dans le cadre de baux commerciaux). Leur valeur recouvrable est examinée dès lors qu’il existe une quelconque indication que l’actif pourrait avoir subi une perte de valeur, et au moins à chaque clôture. Si la valeur recouvrable est inférieure à la valeur comptable, une perte de valeur est immédiatement reconnue dans l’état consolidé du résultat net.

Note 1.7.9.2. Actifs à la juste valeur par résultat

Un actif financier est classé en tant qu’actif financier à la juste valeur par le biais du compte de résultat s’il est classé comme détenu à des fins de transactions ou désigné comme tel lors de sa comptabilisation initiale ou si les flux de trésorerie contractuels ne se composent pas exclusivement d’intérêts et de remboursement du capital à des dates déterminées (par exemple les instruments dérivés). Les actifs financiers sont désignés comme étant à la juste valeur par le biais du compte de résultat si le Groupe gère de tels placements et prend les décisions d’achat et de vente sur la base de leur juste valeur en accord avec la politique de gestion du risque ou la stratégie de placement du Groupe.

Les coûts de transaction directement attribuables sont comptabilisés en résultat en date de première comptabilisation de ces actifs. Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat sont évalués à la juste valeur, et toute variation en résultant, qui prend en compte les produits des dividendes, est comptabilisée en résultat. Néanmoins, les instruments dérivés documentés dans une relation de couverture en flux de trésorerie futurs sont également classés dans cette catégorie. Au 31 décembre 2025, les contrats à terme relatifs à l'approvisionnement et à la vente d'électricité sont classés comme actifs à la juste valeur par résultat.

Note 1.7.9.3. Dépréciation

Le Groupe applique aux actifs financiers comptabilisés au coût amorti le modèle de pertes attendues. Les créances commerciales sont évaluées sur la base du modèle simplifié d’IFRS 9 - Instruments financiers. Les dépréciations sont calculées à l’aide du taux de perte historique observé, et ajusté d’évènements prospectifs tenant compte à la fois des risques de crédit individualisés et des perspectives économiques sur le marché considéré.

Note 1.7.10. Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie comprennent les liquidités, les placements à court terme très liquides qui sont facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur, et les découverts bancaires. Les découverts bancaires figurent au passif courant des états de la situation financière, dans les emprunts et dettes financières à court terme. Les placements dont l’échéance initiale est à plus de trois mois à partir de la date d’acquisition sans possibilité de sortie anticipée sont exclus de la trésorerie et des équivalents de trésorerie.

Note 1.7.11. Actifs détenus en vue de leur cession

En application d'IFRS 5, un actif non courant (ou groupe d’actifs) est classé en "actifs détenus en vue de leur cession" lorsque sa valeur comptable sera recouvrée principalement par le biais d’une transaction de vente plutôt que par son utilisation continue. Ce classement est retenu lorsque l’actif est disponible en vue de sa vente immédiate dans son état actuel, sous réserve de conditions usuelles et habituelles pour ce type de cession, et que la vente est hautement probable, c’est-à-dire notamment qu’un plan de cession a été engagé par un niveau approprié de direction, qu’un programme actif de recherche d’un acquéreur est en cours et que la cession devrait intervenir dans un délai de douze mois. Les actifs destinés à être cédés sont présentés séparément au bilan et évalués au plus faible de leur valeur comptable et de leur juste valeur diminuée des coûts de la vente. À compter de leur classement, ces actifs ne font plus l’objet d’amortissement et toute perte de valeur résultant de l’évaluation est comptabilisée immédiatement en résultat.

Note 1.7.12. Capital et frais d’émission de capital

Les instruments de capitaux propres sont enregistrés lors de leur émission à leur prix de transaction, déduction faite des coûts de transaction. Les instruments de capitaux propres ne donnent pas lieu à réévaluation. Si l’instrument de capitaux propres est annulé ou racheté, la contrepartie versée est directement déduite des capitaux propres et aucun profit ou perte n’est enregistré en résultat. Les frais directement attribuables aux augmentations de capital sont comptabilisés en déduction de la prime d’émission, c’est-à-dire en déduction des capitaux propres conformément à IAS 32.

Note 1.7.13. Provisions

En conformité avec IAS 37, le Groupe comptabilise des provisions dès lors qu’il existe des obligations actuelles, juridiques ou implicites, résultant d’événements antérieurs, qu’il est probable que des sorties de ressources représentatives d’avantages économiques seront nécessaires pour éteindre les obligations résultant d’évènements survenus ou en cours, et que le montant de ces sorties de ressources peut être estimé de manière fiable. Le montant comptabilisé en provision est l’estimation de la dépense nécessaire à l’extinction de l’obligation, actualisée si nécessaire à la date de clôture. Les provisions pour risques comprennent des provisions relatives à des litiges en cours. Le montant des provisions correspond à l’estimation la plus probable du risque. Le Groupe évalue les provisions sur la base des faits et des circonstances relatifs aux obligations actuelles à la date de clôture, en fonction de son expérience en la matière et au mieux de ses connaissances, après consultation éventuelle des avocats et conseillers juridiques du Groupe à la date d’arrêté. Les passifs éventuels ne sont pas comptabilisés mais font l’objet d’une information dans les notes annexes, sauf si la probabilité d’une sortie de ressources est très faible et que l’impact est non significatif.

Note 1.7.14. Passifs financiers

Note 1.7.14.1. Passifs au coût amorti

Conformément à IFRS 9, ils sont comptabilisés initialement à la juste valeur de la contrepartie transférée, puis au coût amorti, en utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif. Les frais de transaction et primes directement attribuables à l’émission d’un passif financier viennent en diminution de sa juste valeur initiale. Ils sont ensuite amortis actuariellement sur la durée de vie du passif, via le taux d’intérêt effectif. Cette catégorie comprend principalement les emprunts obligataires (composantes dettes), les emprunts bancaires et découverts bancaires, les dettes fournisseurs et avances conditionnées et remboursables.

Note 1.7.14.2. Dérivés

Cette catégorie comprend essentiellement les instruments dérivés documentés dans une relation de couverture de juste valeur ainsi que les autres instruments dérivés non éligibles à la comptabilité de couverture. La partie efficace des variations de juste valeur des instruments dérivés documentés dans une relation de couverture de flux de trésorerie futurs est enregistrée en autres éléments du résultat global (avec recyclage ultérieur). Les autres variations de juste valeur (part non efficace) sont enregistrées en résultat. Au cours de l'exercice, le Groupe a comptabilisé pour la première fois les variations de juste valeur des contrats à terme relatifs à l'approvisionnement et à la vente d'électricité contractés pour ses besoins de production, et répondant aux critères de qualification de la norme IFRS 9 "Instruments financiers". La variation de juste valeur se traduit par la comptabilisation d'un instrument financier dérivé à l'actif lorsque la variation de juste valeur est positive, ou au passif lorsque la variation de juste valeur est négative (voir Note 3.13.). La contrepartie est enregistrée dans le compte de résultat de la période parmi les Autres produits et charges opérationnels courants (voir Note 2.1.8.).

Note 1.7.15. Emprunts obligataires convertibles en actions

Les emprunts obligataires émis par le Groupe ont été comptabilisés conformément à la norme IAS 32 - Instruments financiers : présentation. Les obligations convertibles peuvent donner lieu, selon les caractéristiques de l'option de conversion incorporée, à la comptabilisation :

  • soit d'une composante dette et d'une composante capitaux propres (lorsqu'il est prévu que la conversion se fasse par la remise d'un nombre fixe d'instruments de capitaux propres contre un montant fixe de trésorerie) ;
  • soit d'une composante dette et d'un dérivé passif (dans tous les autres cas).

Au 31 décembre 2025, le Groupe ne compte que des emprunts obligataires convertibles dont l’option de conversion est comptabilisée en instrument financier dérivé passif. L’option de conversion des emprunts convertibles a été séparée, comptabilisée en dérivé passif en raison d’une parité de conversion variable et évaluée à la juste valeur avec enregistrement des variations de cette juste valeur en résultat conformément à IFRS 9. Les instruments financiers dérivés sont comptabilisés à leur juste valeur. Les gains ou les pertes résultant de la réévaluation à la juste valeur sont comptabilisés immédiatement dans l’état consolidé des résultats au fur et à mesure qu’ils sont réalisés.### Note 1.7.16. Paiements fondés sur des actions

Depuis sa création, le Groupe a mis en place plusieurs plans de rémunération dénoués en instruments de capitaux propres sous la forme de "bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise" (BSPCE), de "bons de souscriptions d’actions" (BSA), d’"attribution gratuite d’actions" (AGA), ou de "stocks options" (SO) attribués à des salariés, des consultants et/ou dirigeants. En application de la norme IFRS 2, le coût des transactions réglées en instruments de capitaux propres est comptabilisé en charges en contrepartie d’une augmentation des capitaux propres sur la période au cours de laquelle les droits à bénéficier des instruments de capitaux propres sont acquis.

Le Groupe a appliqué la norme IFRS 2 à l’ensemble des instruments de capitaux propres octroyés aux dirigeants mandataires sociaux, prestataires externes et salariés. Le montant comptabilisé en charges est ajusté pour refléter le nombre des droits pour lesquels il est estimé que les conditions de service et de performance hors marché seront remplies, de telle sorte que le montant comptabilisé in fine est basé sur le nombre réel de droits qui remplissent les conditions de service et les conditions de performance hors marché à la date d’acquisition. Pour les droits à paiement fondé sur des actions assortis d’autres conditions, l’évaluation de la juste valeur à la date d’attribution reflète ces conditions et les écarts entre l’estimation et la réalisation ne donnent lieu à aucun ajustement ultérieur. Les caractéristiques des instruments et les impacts de la norme IFRS 2 sont présentées en Notes 2.1.6, 3.8.2 et 3.8.3.

Note 1.7.17. Engagement de retraite et autres avantages postérieurs à l’emploi

Le Groupe est exposé à la constatation d’engagements de retraite au titre des indemnités de fin de carrières françaises. Le Groupe dans ce cadre comptabilise ses engagements de retraite selon la méthode des unités de crédits projetées telle que requise par la norme IAS 19 – Avantages du personnel. Cette évaluation intègre des hypothèses de taux de mortalité, de rotation du personnel et de projection de salaires futurs.

La dette reconnue au bilan à chaque date de clôture est la valeur actualisée de l’obligation au titre des prestations définies : la valeur actuelle désigne la valeur actualisée des paiements futurs attendus pour éteindre l’obligation résultant des services rendus au cours de l’exercice et des exercices antérieurs moins la juste valeur des actifs de couverture. Les écarts actuariels sont comptabilisés en autres éléments du résultat global. Le coût des services rendus au cours de la période est comptabilisé en dotations aux provisions pour risques et charges et le coût financier en autres produits et charges financiers. Ils sont constitués des engagements d’indemnités de départs en retraite dus au titre de la convention Syntec en France. L’acquisition des droits en fonction de l’ancienneté donne droit à une indemnité de fin de carrière.

Note 1.7.18. Chiffre d’affaires

Les produits des activités ordinaires du Groupe résultent de la vente de biens ou de services et reflètent la juste valeur de la contrepartie à laquelle le Groupe s'attend à avoir droit. La norme IFRS 15 exige du Groupe d'évaluer la comptabilisation des produits sur la base d'un modèle en cinq étapes. Ainsi, pour ses contrats avec les clients, le Groupe identifie les obligations de performance distinctes (biens ou services), détermine le prix de la transaction, alloue le prix de la transaction du contrat aux obligations de performance, et comptabilise les produits lorsque (ou au fur et à mesure que) les obligations de performance sont satisfaites.

Une obligation de performance est considérée satisfaite lorsque le client obtient le contrôle de l’actif vendu. Le contrôle est défini comme la capacité actuelle et présente de décider de l'utilisation de l'actif et d'en obtenir la quasi-totalité des avantages économiques résiduels. Le rythme de reconnaissance du chiffre d’affaires est déterminé contrat par contrat en examinant les termes et les obligations de performance donnés dans chaque contrat spécifique. Sur la base de chaque contrat spécifique et de leurs obligations, le produit des activités ordinaires selon l'IFRS 15 est soit reconnu à un moment donné, soit au fil du temps. Les produits sont comptabilisés au fil du temps selon la méthode qui décrit le mieux le schéma du transfert de contrôle dans le temps. La méthode appliquée est celle du coût d'entrée, ajustée au fur et à mesure que le temps et les biens sont livrés au client. Le prix des transactions ne comprend pas de composante de financement significatif dans la mesure où les délais de paiement sont raisonnablement courts. Il n’inclut pas non plus de contrepartie variable significative. Par ailleurs, les coûts des contrats sont comptabilisés en charges lorsqu'ils sont encourus.

Le chiffre d’affaires est constitué des produits issus de la fourniture et livraison d’hydrogène, ainsi que des produits de la mise à disposition du matériel de stockage de l’hydrogène aux clients. Les clients du Groupe reçoivent et consomment simultanément les avantages procurés par la prestation de fourniture d’hydrogène ou de sa disponibilité. En conséquence, la reconnaissance du chiffre d’affaires liée à ces contrats est faite au fur et à mesure de la fourniture du gaz ou de la mise à disposition de la capacité réservée. Lhyfe fournit l’hydrogène avec ses propres équipements (conteneurs). Les clients ne détiennent aucun droit de contrôle des actifs identifiés au sens de la norme IFRS 16 "Contrats de location". En conséquence, les contrats de fourniture d’hydrogène ne contiennent pas de contrat de location et la reconnaissance du chiffre d’affaires est réalisée comme suit :
* ○ Fourniture d’hydrogène : la reconnaissance du chiffre d’affaires liée à ces contrats est faite au fur et à mesure de la fourniture du gaz ou de la mise à disposition de la capacité réservée ;
* ○ Prestations de services (mise à disposition des conteneurs) : la reconnaissance du chiffre d’affaires est faite au fur et à mesure de la réalisation des prestations.

Les équipes du Groupe possédant une expertise clé dans la production d'hydrogène vert, le chiffre d’affaires comprend également des prestations de conseil en ingénierie dont le chiffre d’affaires est reconnu au fur et à mesure de la réalisation des prestations.

Note 1.7.19. Impôts sur les résultats

L’impôt sur le résultat comprend l’impôt exigible et l’impôt différé. Il est comptabilisé en résultat net. Un groupe d'intégration fiscale a été constitué en 2025 dont la société Lhyfe SA est la société-mère. La grande majorité des filiales françaises détenues à 100 % par Lhyfe SA sont inclues dans ce périmètre d'intégration fiscale.

Note 1.7.19.1. Impôts exigibles

L’impôt exigible comprend le montant estimé de l’impôt dû (ou à recevoir) au titre du bénéfice (ou de la perte) imposable d’une période et tout ajustement du montant de l’impôt exigible au titre des périodes précédentes. Le montant de l'impôt exigible dû (ou à recevoir) est déterminé sur la base de la meilleure estimation du montant d'impôt que le Groupe s’attend à payer (ou à recevoir) reflétant, le cas échéant, les incertitudes qui s’y rattachent. Il est calculé sur la base des taux d’impôts qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture. L’impôt exigible inclut également tout impôt qui provient de la déclaration de dividendes. La CVAE est considérée comme de l’impôt sur le résultat. Se référer à la Note 2.3 pour plus d’informations sur les impôts sur les résultats.

Note 1.7.19.2. Impôts différés

L’impôt différé est comptabilisé sur la base des différences temporelles entre la valeur comptable des actifs et passifs et leurs bases fiscales. Les actifs d’impôt différé et crédits d’impôts non utilisés sont comptabilisés lorsqu’il est probable que le Groupe disposera de bénéfices futurs imposables sur lesquels ceux-ci pourront être imputés. Les actifs et passifs d’impôt différé sont évalués aux taux d’impôt dont l’application est attendue sur la période au cours de laquelle l’actif sera réalisé et le passif réglé, sur la base des taux d’impôts qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture. L’évaluation de l’impôt différé doit refléter les conséquences fiscales qui résulteraient de la façon dont le Groupe s’attend, à la date de clôture, à recouvrer ou régler la valeur comptable de ses actifs et passifs. Les impôts différés actifs et impôts différés passifs sont présentés en position nette (impôts différés nets) pour chaque entité fiscale.

Note 1.7.20. Résultat par action

Le résultat dilué par action est calculé en divisant le bénéfice net revenant aux actionnaires du Groupe par le nombre moyen pondéré d’actions en circulation au cours de l’exercice, ajustés de l’impact maximal de la conversion des instruments dilutifs en actions ordinaires selon la méthode dite du rachat d’actions. Les actions propres ne sont pas prises en compte dans ce calcul. La dilution se définit comme une réduction du résultat par action, ou une augmentation des pertes par action. En conséquence, lorsque le résultat net consolidé attribuable aux actionnaires du Groupe est une perte, étant donné que l’exercice de toute option de souscription, BSA, BSPCE, SO, AGA en circulation ou encore la conversion de tout autre instrument convertible aurait pour conséquence de réduire la perte par action, ces instruments sont alors considérés comme anti-dilutifs et exclus du calcul de la perte par action (voir Note 2.4).

Note 1.7.21. Parties liées

Les parties liées présentées dans les états financiers consolidés sont définies comme étant :
* ○ les parties contrôlées par le Groupe, ou sur qui le Groupe exerce une influence notable ;
* ○ les parties contrôlant le Groupe telles que les personnes morales actionnaires ;
* ○ les personnes physiques membre du personnel de direction du Groupe ou des parties contrôlant le Groupe, ou qui l’influence notablement.Les actifs et passifs financiers relatifs aux parties liées sont présentées en actifs ou passifs financiers non courants si ceux-ci sont réglés ou rendus exigibles dans les 12 mois suivant la date de clôture de la période présentée, à défaut ces éléments sont présentés en actifs et passifs financiers courants. Les actifs et passifs relatifs aux parties liées sont actualisés pour leur part non courante si l’effet de la valeur temps est significatif. Les informations relatives aux parties liées sont présentées en Note 4.2 conformément à la norme IAS 24.

Note 1.7.22. Tableau de flux de trésorerie

Le tableau de flux de trésorerie est établi en utilisant la méthode indirecte et présente de manière distincte les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles, d’investissement et de financement. Les activités opérationnelles correspondent aux principales activités génératrices de produits de l’entité et toutes les autres activités qui ne remplissent pas les critères d’investissement ou de financement. Les flux de trésorerie liés aux activités opérationnelles sont calculés en ajustant le résultat net des variations de besoin en fonds de roulement, des éléments sans effets de trésorerie (amortissements, dépréciations, etc.), des gains sur cession, des autres produits et charges calculés.

Les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement correspondent aux flux de trésorerie liés aux acquisitions et productions d’immobilisations, aux cessions d’immobilisations et autres placements. Les activités de financement sont les opérations qui résultent des changements dans l’importance et la composition du capital apporté et des emprunts de l’entité. Les augmentations de capital, obtention ou remboursement des emprunts obligataires convertibles et bancaires sont classés dans cette catégorie. Le Groupe a choisi de classer dans cette catégorie les intérêts financiers, ainsi que les avances remboursables et les subventions.

Note 1.7.23. Indicateurs alternatifs de performance

En complément du chiffre d’affaires, les deux indicateurs de performance financiers définis par le Groupe sont :

  • l’EBITDA ajusté ("Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization") désigne le résultat opérationnel courant consolidé avant amortissements et provisions, avant charge liées aux rémunérations fondées sur des actions, et avant ajustement de juste valeur sur les instruments financiers dérivés ;
  • l’endettement financier net qui correspond aux Emprunts et dettes financières diminués de la Trésorerie et équivalents de trésorerie (voir Note 3.9).

Ces indicateurs de performance ne se substituent pas aux indicateurs IFRS et ne doivent pas être perçus comme tels. Ils sont utilisés en complément des indicateurs IFRS. Même s’ils sont utilisés par le Conseil d’Administration comme facteur important de détermination des objectifs et de mesure de la performance du Groupe, ces indicateurs ne sont ni requis, ni définis par les normes IFRS. En tant que mesure interne de performance du Groupe, ces indicateurs opérationnels présentent des limites et la gestion de la performance du Groupe n’est pas restreinte à ces seuls indicateurs.

Note 2 Compte de résultat

Note 2.1. Eléments courants de l’activité opérationnelle

Note 2.1.1. Information sectorielle

Le Groupe ne fait état que d’un secteur opérationnel sur la base des reportings qu’il examine régulièrement en vue de prendre des décisions en matière d’allocation de ressources au segment et d’évaluation de sa performance. Au 31 décembre 2025, un seul client représente individuellement plus de 10% du chiffre d’affaires.

Note 2.1.2. Chiffres d’affaires

Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe s’élève à 9 770 K€ en 2025, contre 5 099 K€ en 2024. La hausse des revenus s’explique en grande partie par l'élargissement du portefeuille de clients avec la signature de nouveaux contrats de vente d'hydrogène vert ainsi que la contribution progressive des volumes produits sur les sites de Buléon (Bretagne) et de Bessières (Occitanie). Par ailleurs, le Groupe a continué de développer son activité à l'international, notamment en Allemagne et en Suède.

Note 2.1.3. EBITDA ajusté Indicateur de performance

L’indicateur de performance financier principal suivi par le Groupe est l’EBITDA ajusté, défini dans la Note 1.7.23. Le Groupe n’ayant identifié qu’un seul secteur opérationnel au titre des deux exercices présentés, cet indicateur est suivi globalement.

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Produits des activités ordinaires 9 770 5 099
Achats consommés -2 222 -891
Charges externes -16 001 -12 482
Charges de personnel -19 398 -16 944
Charges liées aux rémunérations fondées sur des actions (élimination) 510 -1 373
Impôts, taxes et versements assimilés -433 -230
Autres produits et charges opérationnels courants -3 909 585
Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés (élimination) 4 321 571
EBITDA ajusté -27 363 -25 666

Note 2.1.4. Achats consommés

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Achats de matières et fournitures non stockées -2 225 -962
Variation de stocks 3 71
Achats consommés -2 222 -891

Les achats consommés comprennent notamment les coûts d’achat de l’électricité et de l’eau nécessaires à la production de l’hydrogène, ainsi que l'achat d'hydrogène auprès de sources alternatives. Leur hausse est expliquée par l’accroissement de l’activité du Groupe.

Note 2.1.5. Charges externes

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Locations et charges locatives 1 998 1 594
Entretien et réparations 1 064 928
Primes d'assurances 600 314
Autres services extérieurs 490 256
Personnel détaché 2 220 1 512
Honoraires 3 658 2 872
Publicité, publications, relations publiques 412 669
Transport 3 117 1 857
Déplacements, missions et réceptions 1 590 1 864
Frais postaux et frais de télécommunications 204 174
Frais bancaires 556 297
Autres charges externes 92 145
Charges externes 16 001 12 482

Les autres achats et charges externes affichent une hausse de 3 519 K€ entre 2024 et 2025 sous l'effet de la croissance de l'activité du Groupe et de la mise en opération des sites de production d'hydrogène. Les charges de transport, en lien avec les ventes d'hydrogène, ont ainsi connu une augmentation de 1 260 K€. La hausse de 708 K€ des charges liées au personnel détaché est à mettre en lien avec la montée en puissance des capacités de production du Groupe nécessitant un recours à des ressources complémentaires. Les charges d'assurance augmentent elles aussi de 286 K€ sous l'effet de l'accroissement de l'activité et du parc d'actif de stockage et de transport d'hydrogène. Enfin, les charges d'honoraires connaissent une progression de 608 K€, s'expliquant notamment par des dépenses engagées par le Groupe sur des projets en phase de développement. Ces hausses sont partiellement compensées par des économies opérées par le Groupe sur ses dépenses externes.

Note 2.1.6. Charges de personnel et effectifs

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Salaires et traitements 13 595 13 204
Charges sociales 5 293 5 113
Charges liées aux rémunérations fondées sur des actions 510 -1 373
Charges de personnel 19 398 16 944

Les charges de personnel affectées aux projets en développement activés s’élèvent à 3 557 K€ en 2025 contre 3 814 K€ en 2024. Pour plus d’informations relatives aux frais de développement, se référer à la Note 3.1.1. La hausse des charges de personnel s'explique principalement par l'effet de la reprise des charges constatées sur les exercices précédents au titre de plans de rémunération en actions au cours du premier semestre 2024, tandis qu'une charge de 510 K€ a été constatée sur la période. Par ailleurs, la charge nette est également impactée par le moindre montant capitalisé en 2025 qu'en 2024 au titre des projets activés.

Les effectifs du Groupe sont présentés en Equivalent Temps Plein ci-dessous :

En nombre d’effectifs 31/12/2025 31/12/2024
Ingénierie 71 77
Développement commercial 42 48
Opérations 31 28
Support 48 46
Effectif - Équivalent temps pleins (ETP) 192 199
31/12/2025 31/12/2024
Effectif - ETP 192 199
Effectif de clôture 188 199

Charges liées aux rémunérations fondées sur des actions
Au 31 décembre 2025, les accords de paiements fondés sur des actions sont composés de Bons de Souscriptions d’Actions (BSA), de Stock Options (SO) et de plans d’attribution d’actions gratuites (AGA).

Charges enregistrées au titre d’IFRS 2
La charge totale du plan à enregistrer correspond à la juste valeur du plan. Elle est étalée sur la durée de la condition de présence pour l'acquisition des actions.

Note 2.1.7. Impôts et taxes

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Taxes sur les salaires 226 175
Autres impôts et taxes 207 55
Impôts, taxes et versements assimilés 433 230

L'augmentation des impôts et taxes est liée à des effets de seuil concernant les taxes assises sur les rémunérations et à la hausse des taxes foncières notamment sous l'effet du nouveau siège social.

Note 2.1.8. Autres produits et charges opérationnels courants

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Produits de subventions 1 763 869
Autres charges -1 991 -738
Autres produits 640 1 025
Variation de la juste valeur des instruments financiers dérivés -4 321 -571
Autres produits et charges opérationnels courants -3 910 585

Les autres produits et charges opérationnels courants s’élèvent à (-3 910) K€ en 2025 contre 585 K€ en 2024. Ce poste comprend principalement des produits de subventions ainsi que les gains et pertes constatés au titre des contrats d'achat et de revente d'électricité.Les subventions constatées en 2025 se rapportent majoritairement :
○au CIR pour 115 K€, compte tenu du montant de 97 K€ correspondant à la part de CIR relative aux dépenses de développement activées et comptabilisées en "Autres passifs non courants" ;
○aux aides compensations carbone pour 445 K€ ;
○à la partie relative aux dépenses d'exploitation de la subvention suédoise Klimatklivet pour 219 K€, et des subventions relatives au projet offshore HOPE pour 421 K€ ;
○à l'abandon de l'avance remboursable BPI pour la prospection internationale pour un montant de 182 K€.

Pour plus d’informations sur les passifs liés aux subventions, se référer à la Note 3.12.
Les autres charges sont principalement liées aux impacts financiers sur l'exercice clos le 31 décembre 2025 des engagements préalablement pris par le Groupe pour ses achats d'électricité.
Les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés de la période s'expliquent par la comptabilisation des instruments financiers dérivés à l'actif et au passif du bilan présentés en Note 3.13 sur l'exercice. La variation de juste valeur de ces contrats est comptabilisée en résultat opérationnel courant dans les états financiers du Groupe. La dégradation de leur juste valeur de 4,3 M€ sur la période s'explique par un effet périmètre avec le déclassement du PPA de Brachy en instrument financier dérivé, ainsi qu'un effet prix avec la baisse globale des cours de l'électricité sur les marchés à terme.

Note 2.1.9. Amortissements et provisions opérationnels courants

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Dotations aux amortissements sur immobilisations corporelles 2 365 916
Dotations aux amortissements sur immobilisations incorporelles 1 380 1 175
Dotations aux amortissements des droits d'utilisation 4 260 1 814
Dotations aux provisions pour risques et charges -158 337
Quote-part des subventions virée au résultat de l'exercice -643 -372
Dotations aux amortissements et provisions opérationnels courants 7 203 3 870

○Amortissements des actifs corporels : les amortissements des actifs corporels correspondent principalement aux équipements installés sur les sites de production d’hydrogène (voir Note 3.1.2). La hausse observée sur la période s'explique principalement par la mise en service du site de Bessières en 2025 et l'impact en année pleine de la mise en service du site de Buléon.
○Amortissement des actifs incorporels : les amortissements des actifs incorporels sont essentiellement liés aux logiciels développés en interne et aux frais de recherche et développement (voir Note 3.1.1).
○Amortissement des droits d'utilisation : les amortissements des droits d'utilisation connaissent une hausse importante en lien avec les opérations de refinancement menées en 2024 et 2025 ainsi que par le bail conclu en 2025 suite au déménagement du siège social du Groupe.
○Dotation aux provisions pour risques et charges : les dotations constatées les années passées concernaient les provisions pour contrôle périodique du parc d'actifs de stockage et de transport d'hydrogène, ces inspections réglementaires sont désormais considérées comme un composant non-physique amorti sur la durée de validité de l'agrément, au sein des droits d'utilisation relatifs à ces actifs.

Note 2.1.10. Autres produits et charges opérationnels non courants

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Résultat de cession sur immobilisations et mises au rebut -4 768 -29
Produits et charges liés aux restructurations -3 431 -
Autres produits et charges opérationnelles non courantes - -242
Autres produits et charges opérationnels non courants -8 199 -271

Les autres charges opérationnelles non courantes de l’exercice 2025 sont majoritairement liées à des projets abandonnés, ainsi qu'aux provisions relatives à la restructuration du groupe initiée fin 2025.

Note 2.2. Résultat financier

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Intérêts des emprunts -345 -59
Intérêts des dettes locatives -2 860 -1 077
Variation de juste valeur des dettes financières -477 -275
Couts de l'endettement financier -3 683 -1 411
Produits d'intérêts 1 047 2 620
Autres produits et charges financiers -67 -1
Autres produits et charges financiers 980 2 619
Résultat financier -2 703 1 208

Le résultat financier est majoritairement composé du coût d’endettement financier du Groupe : intérêts payés, intérêts courus, intérêts des dettes locatives, la charge d'amortissement des frais d'émission d'emprunts et la charge de désactualisation des avances remboursables. Les autres produits et charges financiers comprennent les produits d’intérêts ainsi que les produits ou pertes de changes sur opérations financières. L'augmentation significative des charges d'intérêts liées aux dettes locatives sur l'exercice 2025 s'explique par les nouveaux contrats de location souscrits sur la période, notamment le nouveau siège social (voir note 3.1.3) et à l'impact en année pleine des contrats conclus en 2024. En application d’IAS 23 (voir note 1.7.8), les coûts d’emprunts relatifs à des immobilisations dont la production s’étale sur une longue période sont activés. Ils s’élèvent à 3 582 K€ en 2025 et à 3 446 K€ en 2024.

Note 2.3. Impôts sur le résultat

La réconciliation entre la charge d’impôt théorique et la charge d’impôt réelle est présentée ci-dessous :

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Résultat net avant impôt -50 299 -27 796
Résultat théorique avant impôt -50 299 -27 796
Taux théorique d'impôt 25% 25%
(Charge) Produit d'impôt théorique 12 575 6 949
Déficit de l'exercice non activé -12 247 -5 877
Crédit d'impôts recherche 72 78
Paiements fondés sur des actions (IFRS 2) -127 343
Autres impôts non reconnus sur différences temporaires 405 -876
Effets des écarts de taux d’imposition -291 -385
Autres différences -387 -232
Impôt reconnu au compte de résultat - -

Note 2.4. Résultat par action

31/12/2025 31/12/2024
Résultat net attribuable aux actionnaires (en euros) - 50 957 010 -29 184 996
Nombre moyen pondéré d'actions en circulation 47 946 037 47 859 489
Résultat de base par action (en euro) -1,06 -0,61
Résultat dilué par action (en euro) -1,06 -0,61

Note 3 Bilan

Note 3.1. Immobilisations corporelles et incorporelles

Note 3.1.1. Immobilisations incorporelles

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, les immobilisations incorporelles ont évolué de la manière suivante :

Valeurs brutes

En milliers d'euros Frais de développement en cours Frais de développement Concessions, brevets et licences Autres immobilisations incorporelles Total
Valeurs brutes au 31/12/2024 13 646 5 685 104 60 19 495
Acquisitions 7 066 - 18 - 7 084
Capitalisation des coûts d'emprunt 693 - - - 693
Cessions -1 895 - - - -1 895
Autres mouvements -4 694 4 023 - - -671
Valeurs brutes au 31/12/2025 14 815 9 708 122 60 24 705

Amortissements

En milliers d'euros Frais de développement en cours Frais de développement Concessions, brevets et licences Autres immobilisations incorporelles Total
Amort. et dépr. au 31/12/2024 - 1 133 53 55 1 241
Amortissements - 1 353 21 5 1 379
Reprises - - - - -
Autres mouvements - 175 - - 175
Amort. et dépr. au 31/12/2025 - 2 661 74 60 2 795

Valeurs nettes

En milliers d'euros Frais de développement en cours Frais de développement Concessions, brevets et licences Autres immobilisations incorporelles Total
Valeurs nettes au 31/12/2024 13 646 4 553 51 5 18 255
Acquisitions 7 067 - 17 - 7 084
Capitalisation des coûts d'emprunt 693 - - - 693
Dotations aux amort. et aux prov. - -1 354 -21 -5 -1 380
Cessions / reprises -1 895 - - - -1 895
Autres mouvements -4 695 3 849 - - -846
Valeurs nettes au 31/12/2025 14 815 7 048 47 - 21 910

Les immobilisations incorporelles sont principalement constituées des coûts de développement du Groupe répondant aux critères d’activation définis par la norme IAS 38 (voir Note 1.7.1). Les immobilisations incorporelles ressortent à 21,9 M€ au 31 décembre 2025. Les acquisitions de la période, hors capitalisation des coûts d'emprunt, pour un montant total de 7,1 M€ correspondent essentiellement aux ressources internes et externes dédiées par le Groupe au développement de ses sites en construction (4,1 M€) et en développement (3 M€).

Les projets de production d'hydrogène
Les principaux coûts de développement liés aux projets de production d'hydrogène représentent 14,8 M€ au 31 décembre 2025 en comprenant la capitalisation des coûts d'emprunt contre 12,1 M€ au 31 décembre 2024. Les autres coûts activés sur la période sont en lien avec des projets post Tender Ready mais pour lesquels le Groupe n'a pas encore lancé la construction.

Les projets de R&D
La recherche et développement du Groupe se concentre sur les deux projets suivants :
○Conception d’un site standard de production d’hydrogène à terre (onshore)
Sur la base des premiers sites de production onshore de 5 MW, les équipes d’ingénieurs de Lhyfe ont continué à travailler à une nouvelle version de la conception des sites standards de production d’hydrogène de 5 MW et sur des sites de plus grande ampleur. Le Groupe estime que les frais liés au projet remplissent les critères de comptabilisation à l’actif du fait des perspectives d’activité et de rentabilité attendues pour les sites bulk.
○Développement d’outils logiciels propriétaires
Le Groupe a lancé divers projets concernant le développement d'outils logiciels dédiés à l'amélioration de la productivité des sites en exploitation et en cours de construction ou développement. Le Groupe estime que les frais liés au développement d'outils logiciels propriétaires remplissent les critères de comptabilisation à l’actif dans la mesure où ils sont destinés à optimiser le processus de production et de livraison d’hydrogène.

Test de dépréciation
Les immobilisations incorporelles en cours ont fait l’objet de tests de dépréciation.Les hypothèses opérationnelles (chiffre d’affaires, marge, prévisions de trésorerie) prises en compte pour l’élaboration du test de dépréciation correspondent aux données préparées dans le cadre des business plans par projet établis et validés par la Direction. Les valeurs d’utilité ont été estimées selon la méthodologie suivante :
○les flux de trésorerie futurs sont issus de l’activité prise en compte dans les business plan à 15 ans (durée d’exploitation des sites de production onshore) ;
○le taux d’actualisation utilisé est de 11,7% ou de 9,7% en fonction du niveau de sécurisation attendu des contrats de vente d'hydrogène selon la typologie du site.

Les analyses réalisées par le management sur les projets activés n’ont pas conduit au 31 décembre 2025 à la reconnaissance de pertes de valeur.

Sensibilité

La sensibilité de la valorisation des UGT (unités génératrices de trésorerie) est présentée lorsqu’un changement raisonnablement possible d’une hypothèse clé pourrait conduire à ce que la valeur comptable de l’UGT excède sa valeur recouvrable. L’analyse de sensibilité réalisée, ayant porté sur les principales hypothèses clés que sont le revenu et son impact direct sur la rentabilité, et le taux d'actualisation (+ 100 pb) n’a pas fait apparaître de risque de dépréciation.

Note 3.1.2. Immobilisations corporelles

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, les immobilisations corporelles ont évolué de la manière suivante :

Valeurs brutes

En milliers d'euros En cours de construction Terrains Installations techniques, matériels et outillage Autres immobilisations corporelles Total
Valeurs brutes au 31/12/2024 53 667 8 767 12 273 1 867 76 574
Acquisitions 21 710 69 287 318 22 384
Capitalisation des coûts d'emprunt 2 320 - - - 2 320
Provision pour remise en état - - - - -
Cessions -2 596 -2 755 -51 -4 -5 406
Cession-bail - - - - -
Autres mouvements -16 521 -4 270 15 207 1 954 -3 630
Valeurs brutes au 31/12/2025 58 580 1 811 27 716 4 135 92 242

Amortissements

En milliers d'euros En cours de construction Terrains Installations techniques, matériels et outillage Autres immobilisations corporelles Total
Amort. et dépr. au 31/12/2024 - - 886 1 119 2 005
Amortissements - - 2 001 409 2 410
Reprises - - -47 -6 -53
Cession-bail - - - - -
Autres mouvements - - - - -
Amort. et dépr. au 31/12/2025 - - 2 840 1 522 4 362

Valeurs nettes

En milliers d'euros En cours de construction Terrains Installations techniques, matériels et outillage Autres immobilisations corporelles Total
Valeurs nettes au 31/12/2024 53 667 8 767 11 388 748 74 570
Acquisitions 21 710 69 287 318 22 384
Capitalisation des coûts d'emprunt 2 320 - - - 2 320
Provision pour remise en état - - - - -
Dotations aux amort. et aux provisions - - -2 002 -408 -2 410
Cessions / reprises -2 596 -2 756 -3 2 -5 -3 535
Cession-bail - - - - -
Autres mouvements -16 521 -4 270 15 206 1 954 -3 631
Valeurs nettes au 31/12/2025 58 580 1 810 24 876 2 613 87 880

Les immobilisations corporelles en cours de construction sont principalement constituées des équipements acquis dans le cadre de la construction des sites de production d'hydrogène onshore. Sur l'exercice, ce poste a enregistré des reprises pour 2,6 M€ suite aux décisions d'abandonner des projets dans le cadre de la restructuration menée par le Groupe.

Deux terrains possédés par le Groupe ont été reclassés en actifs destinés à la vente pour 4 M€ suite à la décision de restructuration prise fin 2025. En parallèle, les provisions pour dépollution liées à ces terrains ont été reprises à hauteur de 2,7 M€, le Groupe ne comptant pas mener à bien les projets de construction d'usine initialement prévus sur ces terrains.

Les installations techniques, matériels et outillages correspondent essentiellement aux équipements des sites de production d'hydrogène mis en service. Les autres mouvements correspondent essentiellement à la mise en service des immobilisations en cours du site de Bessières. Les dotations aux amortissements de la période de 2 M€ des installations techniques sont à mettre en lien avec les projets mis en service les années passées et la mise en service du site de Bessières.

Indice de perte de valeur

Il n’a pas été identifié d’indice de perte de valeur sur les immobilisations corporelles.

Note 3.1.3. Contrats de location

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, les droits d'utilisation relatifs aux contrats de location, qui portent sur des baux immobiliers et des actifs de transport et de stockage d'hydrogène, ont évolué de la manière suivante :

En milliers d'euros Droit d'utilisation - Location Immobilier Autres
Valeurs nettes au 31/12/2024 30 530 4 410 26 120
Nouveaux contrats de location 15 074 11 853 3 221
Cession-bail -1 016 -1 016 -
Réévaluations 451 451 -
Fin et résiliations anticipées des contrats -608 -608 -
Amortissements -4 260 -2 275 -1 984
Valeurs nettes au 31/12/2025 40 171 12 815 27 356

Sur 2025, le principal mouvement de la période porte sur la prise à bail du nouveau siège social du Groupe pour 11 342 K€ (voir Note 1.3 Faits marquants de l'exercice), ainsi que par l'entrée de nouveaux contrats portant sur les actifs de transport et de stockage d'hydrogène pour 3 221 K€.

Note 3.2. Participations dans des entreprises mises en équivalence

Au 31 décembre 2025, le Groupe détient une participation de 39,20% dans la société Botnia Hydrogen. Cette entité est consolidée selon la méthode de la mise en équivalence.

En milliers d'euros Participation dans des entreprises mises en équivalence
Valeurs nettes au 31/12/2024 965
Acquisitions -
Résultat de la période -57
Dépréciations de la période -602
Ecarts de conversion 56
Valeurs nettes au 31/12/2025 362

Note 3.3. Stocks

Les stocks s’élèvent à 236 K€ au 31 décembre 2025, à comparer à 248 K€ au 31 décembre 2024, et sont constitués principalement de pièces de maintenance relatives aux sites d'exploitation. Aucune dépréciation de stocks n’a été comptabilisée sur l’exercice.

Note 3.4. Créances clients et assimilés

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Créances clients 2 078 2 014
Factures à établir 1 083 34
Valeur brute - Fin de période 3 161 2 048
Dépréciations - -
Valeur nette - Fin de période 3 161 2 048

Les créances clients brutes s’élèvent à 3 161 K€ au 31 décembre 2025 et 2 048 K€ au 31 décembre 2024, la hausse de ce poste s'expliquant en grande partie par la hausse de l'activité du Groupe. Au 31 décembre de chacun des exercices présentés, aucun risque de crédit n’a été identifié. Par conséquent, le Groupe n’a pas comptabilisé de dépréciation.

Note 3.5. Autres actifs courants et non courants

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Autres actifs financiers 6 058 1 733
Autres actifs non courants divers 23 -
Subventions publiques à recevoir 853 555
Autres actifs non courants 6 933 2 288
Subventions publiques à recevoir 7 236 4 486
Créances de TVA 8 589 13 134
Autres créances fiscales et sociales 2 3
Avances et acomptes versés 1 475 472
Avoirs et produits à recevoir - 1 510
Charges constatées d'avance 513 1 384
Autres actifs courants 718 5
Autres actifs courants 18 534 20 994
Autres actifs 25 467 23 282

Les autres actifs sont majoritairement constitués de dépôts, de créances de TVA ainsi que de subventions à recevoir, pour lesquelles le Groupe a reçu un engagement du tiers ou estime qu’il remplira les conditions d’obtention de cette dernière. Les autres actifs financiers sont majoritairement constitués de dépôts et cautionnements accordés. La hausse affichée s'explique principalement par la constitution à hauteur de 3,5 M€ de dépôts au titre du financement du portefeuille de projets pour un montant total de 53 M€.

Les subventions publiques à recevoir s’élèvent à 7 566 K€ au 31 décembre 2025 contre 5 041 K€ au 31 décembre 2024. Au 31 décembre 2025, la part non courante, s’élevant à 853 K€, correspond aux retenues de garantie sur les subventions reçues. La part courante se rapporte aux subventions à recevoir en 2026 ainsi qu’au Crédit d’Impôt Recherche ("CIR") à recevoir. Le Groupe bénéficie du CIR en France. Il est encaissé au cours de l’exercice suivant son attribution dans la mesure où le Groupe remplit les critères d’exonération du délai de carence de 3 ans. Une créance de CIR est constatée au bilan pour des montants respectifs de 212 K€ et 158 K€ aux 31 décembre 2025 et 2024.

La baisse des créances de TVA est expliquée par l'impact de refacturations internes au Groupe fin 2024 générant des créances de TVA non récurrentes au sein de la société mère. Les charges constatées d’avance concernent essentiellement des charges de location, et de services annualisés. La baisse observée s'explique par des charges constatées d'avance non récurrentes au 31 décembre 2024 liées à des opérations de financement, mises en œuvre en 2025.

Note 3.6. Trésorerie et équivalents de trésorerie

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Disponibilités 32 826 36 865
Equivalents de trésorerie 41 872 35 259
Trésorerie et équivalents de trésorerie 74 698 72 124

Les comptes à terme et les placements d’excédents de trésorerie sont assimilés à des équivalents de trésorerie dans la mesure où ils constituent des placements monétaires à court terme, mobilisables à très brève échéance, présentant un risque négligeable de variation de valeur et pouvant être convertis en trésorerie pour un coût non significatif.

Note 3.7. Actifs détenus en vue de leur cession

Dans le cadre de la restructuration engagée fin 2025, le Groupe a décidé de rationaliser son portefeuille de projets. Pour certains de ces projets, le Groupe avait fait l'acquisition de terrains par le passé. Ces terrains sont désormais mis en vente et font donc fait l'objet d'un reclassement en actifs détenus en vue de leur cession pour leur valeur nette des coûts de dépollution. Le Groupe n'a pas constaté d'indices de perte de valeur sur ces actifs.

Note 3.8. Capitaux propres

Les mouvements affectant les capitaux propres du Groupe au cours de l’exercice 2025 sont détaillés dans le tableau de variation des capitaux propres.# Note 3.8.1. Capital social, réserves et primes

Le tableau ci-après détaille les mouvements survenus sur le capital du Groupe au cours des exercices présentés :

Nombre d'actions Valeur nominale (€) Capital (En milliers d'euros) Primes (En milliers d'euros) Total (En milliers d'euros)
Au 31 décembre 2024 47 970 348 0,01 480 163 850 164 330
Augmentation de capital - 20 septembre 2025* 112 248 0,01 1 34 35
Augmentation de capital - 2 décembre 2025* 10 416 0,01 - - -
Augmentation de capital - 31 décembre 2025* 20 832 0,01 - - -
Au 31 décembre 2025 48 113 844 0,01 481 163 883 164 364
  • Date de constatation de l'augmentation de capital

Suite à l'exercice de BSPCE et à l'attribution d'actions gratuites, des augmentations de capital ont été réalisées pour un montant total de 1 434.96 €, soit 143 296 actions assorties d'une prime d'émission concernant les BSPCE à hauteur de 33 890.40 €.

Note 3.8.2. Bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) et Stock Options (SO) accordés aux salariés et à un dirigeant et Bons de Souscription d’Actions (BSA) accordé à un consultant

Suivi du nombre de BSPCE, SO et BSA en circulation

Le tableau ci-après synthétise le nombre de BSPCE, SO et BSA en circulation et leurs mouvements, au cours de la période.

En nombre BSPCE Salariés 2021 * BSPCE Premium 2021 * BSA 2021 * BSPCE 2023(1) SO 2023(2) BSPCE Dirigeant 2024 BSPCE 2024 SO 2024 Total
Au 31 décembre 2024 7 515 6 800 1 700 201 000 15 000 1 000 000 206 984 26 200 1 465 199
Attribués au cours de la période - - - - - - - - -
Exercés au cours de la période -810 - - - - - - - -810
Devenus caducs -155 - - - - - -49 000 -49 300 -98 455
Au 31 décembre 2025 6 550 6 800 1 700 152 000 15 000 1 000 000 157 684 26 200 1 365 934

(1) Donnant droit à l’attribution du nombre d’actions, après division du nominal par 100
(1) Le plan de BSPCE 2023 se décompose en deux tranches, la première attribuant 82 000 actions, et la seconde 123 000 actions.
(2) Le plan de SO 2023 se décompose en deux tranches, la première attribuant 11 200 actions, et la seconde 16 800 actions

Evaluation de la juste valeur des BSPCE, SO et BSA

Le tableau suivant récapitule les plans autorisés en cours d’acquisition au 31 décembre 2025 ainsi que les modalités d’évaluation de la juste valeur des options associées :

BSPCE Salariés 2021 (1) BSPCE Premium 2021 (1) BSA 2021 (1) BSPCE 2023 (2) SO 2023 (3) BSPCE Dirigeant 2024 BSPCE 2024 SO 2024
Date d'autorisation par l'AG 16/10/2019 16/10/2019 16/10/2019 23/05/2023 23/05/2023 23/05/2024 23/05/2023 23/05/2023
Date d'attribution 12/04/2021 12/04/2021 08/04/2021 23/05/2023 23/05/2023 17/06/2024 23/09/2024 23/09/2024
Nombre d'instruments attribués 8 500 6 800 1 700 205 000 39 000 1 000 000 206 984 26 200
Période d'acquisition Par tranche 4 ans 3,7 ans 4 ans 3 et 4 ans 3 et 4 ans 3 ans 4 ans 4 ans
Conditions d'acquisition Présence Performance Performance Performance Performance Performance Performance Performance
Période d'exercice 10 ans 10 ans 10 ans 9 ans 9 ans 8 ans 10 ans 10 ans
Méthode d'évaluation utilisées Black and Scholes Black and Scholes Black and Scholes Black and Scholes Black and Scholes Black and Scholes Black and Scholes Black and Scholes
Cours du sous-jacent* 42,84 € 42,84 € 42,84 € 7,00 € 7,00 € 3,49 € 3,39 € 3,39 €
Prix d'exercice 42,84 € 42,84 € 42,84 € 8,75 € 8,75 € 2,00 € 8,75 € 8,75 €
Volatilité attendue** 30,00% 30,00% 30,00% 34,70% 34,70% 38,11% 37,60% 37,60%
Taux sans risque*** -0,31% à -0,44% -0,31% -0,35% 2,96% et 2,97% 2,96% et 2,97% 2,98% 2,83% 2,83%
Juste valeur de l'option 12,16 € 12,76 € 12,86 € 2,20 € et 2,33 € 2,20 € et 2,33 € 0,30 € 0,60 € 0,60 €
  • Prix de l'action à la date d'attribution
    ** Basé sur la volatilité habituellement observée pour des instruments de même type
    *** Obligation sans risque (Emprunt d'Etat) OAT France 5 et 7 ans

(1) A la suite de la division de la valeur nominale par 100 et création de 100 actions nouvelles pour une action ancienne intervenue le 11 mars 2023, chaque BSA et BSPCE donne le droit de souscrire à 100 actions pour un prix global de 42,84 euros.
(2) Le plan de BSPCE 2023 se décompose en deux tranches, la première attribuant 82 000 actions, sur une période d'acquisition de 3 ans pour une juste valeur de l'option de 2,20 €, et la seconde 123 000 actions sur une période d'acquisition de 4 ans pour une juste valeur de l'option de 2,33 €.
(3) Le plan de SO 2023 se décompose en deux tranches, la première attribuant 11 200 actions, sur une période d'acquisition de 3 ans pour une juste valeur de l'option de 2,20 €, et la seconde 16 800 actions sur une période d'acquisition de 4 ans pour une juste valeur de l'option de 2,33 €.

Note 3.8.3. Plans d’attribution d’actions gratuites

Le Conseil d’Administration mis en œuvre le plan d‘AGA suivant :
○ Emission de 40 000 AGA PC 2025 donnant droit à des actions ordinaires de la Société, par utilisation de la délégation votée par l'assemblée générale du 14 avril 2022, telle que modifiée par l'assemblée générale du 23 mai 2024. Leur période d’exercice est d’une durée de 5 ans. Celles-ci ont été attribuées à un salarié de la Société.

En nombre AGA Dirigeant 2022 AGA Cadres DGD 2022 AGA Cadres 2022 AGA NE1 2022 AGA PC 2022 AGA 2023 (1) AGA PC 2024 AGA 2024 AGA 2025 PC Total
Au 31 décembre 2024 954 500 25 000 50 000 85 000 20 600 181 700 300 000 246 190 - 1 862 990
Attribués au cours de l'exercice - - - - - - - - 40 000 40 000
Acquises au cours de l'exercice - -20 832 -41 664 - - - - - - -62 496
Devenus caducs - -4 168 -8 336 - - -33 800 - -40 440 - -86 744
Au 31 décembre 2025 954 500 - - 85 000 20 600 147 900 300 000 205 750 40 000 1 753 750

(1) Le plan d'AGA 2023 se décompose en deux tranches, la première ayant attribué 78 480 actions, et la seconde 117 720 actions.

Valorisation des plans d'attribution d'actions gratuites

Le tableau suivant récapitule les caractéristiques des plans d'actions gratuites et les éléments de valorisation de ces plans.

Caractéristiques des plans AGA Dirigeant 2022 AGA Cadres DGD 2022 AGA Cadres 2022 AGA NE1 2022 AGA PC 2022 AGA 2023 (1) AGA PC 2024 AGA 2024 AGA 2025 PC
Date d'attribution 20/09/2022 20/09/2022 20/09/2022 20/09/2022 20/09/2022 03/07/2023 23/09/2024 22/11/2024 23/05/2025
Date d'acquisition 31/12/2027 31/12/2025 19/09/2025 19/09/2027 19/09/2026 03/07/2026 - 03/07/2027 23/09/2029 22/11/2028 23/05/2030
Nombre d'actions attribuées 954 500 25 000 62 500 85 000 33 000 209 300 300 000 247 190 40 000
Période d'acquisition 5 ans 3 ans 3 ans 5 ans 4 ans 3 et 4 ans 5 ans 4 ans 5 ans
Condition de présence 31/12/2026 31/12/2024 31/12/2024 31/12/2026 31/12/2025 03/07/2026 - 03/07/2027 23/09/2029 22/11/2028 23/05/2030
Cours de l'action retenu* 8,20 € 8,20 € 8,20 € 8,20 € 8,20 € 7,00 € 3,61 € 3,36 € 3,26 €
Dividende attendu** 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Juste valeur du plan en K€*** 7 827 € 205 € 513 € 697 € 271 € 1 465 € 1 083 € 835 € 130 €
  • Cours d'ouverture de l'action à la date d’attribution des plans.
    ** Basé sur l'historique des dividendes versés.
    *** La juste valeur du plan correspond ainsi au produit du nombre d'actions attribuées par le cours de l'action.

(1) Le plan d'AGA 2023 se décompose en deux tranches, la première attribuant 83 720 actions, sur une période d'acquisition de 3 ans pour une juste valeur de 586 K€, et la seconde 125 580 actions sur une période d'acquisition de 4 ans pour une juste valeur de 879 K€.

Note 3.9. Emprunts et dettes financières

L’endettement financier net du Groupe est le suivant :

En milliers d’euros 31/12/2025 31/12/2024
Emprunts bancaires 45 230 35 522
Emprunts obligataires 28 075 9 916
Autres emprunts 723 765
Dettes locatives 42 508 30 537
Avances conditionnées 3 544 2 723
Autres dettes financières 82 -
Intérêts courus non échus 796 711
Dettes financières (B) 120 958 80 174
Trésorerie et équivalents de trésorerie (A) 74 698 72 124
Endettement financier net (B – A) 46 260 8 050

Le tableau suivant présente les variations des dettes financières non courantes et courantes :

En milliers d’euros 31/12/2024 Emissions Nouveaux contrats - Cession-bail Nouveaux contrats - Locations simples Réévaluation des contrats de location Fin et résiliations anticipées des contrats Remboursements Reclassements Autres var. 31/12/2025
Emprunts bancaires 32 320 12 684 - - - -944 - 227 44 287
Emprunts obligataires 8 251 19 403 - - - -1 814 - 149 25 989
Autres emprunts 722 - - - - -43 - 679 -
Dettes locatives 27 633 - 15 073 451 -612 -4 628 - 37 917 -
Avances conditionnées 2 114 1 664 - - - -332 - -354 3 092
Autres dettes financières - - - - - 83 - 83 -
Dettes financières non courantes 71 040 33 834 15 073 451 -612 -43 -7 718 22 112 047
Emprunts bancaires 3 202 - - - - - -3 202 944 944
Emprunts obligataires 1 664 - - - - - -1 393 1 814 2 085
Autres emprunts 43 - - - - - - 43 43
Dettes locatives 2 905 - - - - - -2 942 4 627 4 590
Avances conditionnées 610 - - - - - -492 336 454
Intérêts courus non échus 710 - - - - 423 -336 - 2 795
Dettes financières courantes 9 134 - - - - 423 -8 365 7 718 8 911
Dettes financières 80 174 34 257 15 073 451 -612 -8 408 - 22 120 958
Trésorerie 72 124 - - - - - - - 74 698
Trésorerie nette -8 050 - - - - - - - -46 260

Les émissions de dettes financières se composent :
○ des tirages de l'enveloppe de financement de 53 M€ pour le portefeuille d'usines de production à hauteur de 29,8 M€ après retraitement des frais d'emprunts. Ce montant de décompose entre les emprunts bancaires pour 12,7 M€ et les emprunts obligataires pour 17 M€ ;
○ du financement citoyen du portefeuille de quatre sites de production d'hydrogène pour un montant de 2,4 M€ après retraitement des frais d'emprunts ;
○ du versement d'une part de l'avance remboursable liée au financement du site de production de Bessières pour 1,6 M€.

Les remboursements de dettes financières se composent :
○ au remboursement de deux lignes de financement court terme contractées fin 2024 pour un montant total de 2,4 M€ ;
○ au remboursement des obligations convertibles LB2 pour 1,4 M€ ;
○ au remboursement des dettes de locations relatives aux baux immobiliers et aux contrats de location des actifs de transport et de stockage principalement, pour un montant total de 2,9 M€.Par ailleurs, la hausse des dettes locatives concerne principalement la prise à bail du nouveau siège social du Groupe pour 11,3 M€. Les autres variations sont relatives à la prise en compte du TIE (taux d'intérêt effectif) des emprunts obligataires, emprunts bancaires et avances remboursables.

Note 3.9.1. Échéancier des dettes

La maturité des dettes financières est résumée dans le tableau ci-dessous :

En milliers d'euros Courant (A moins d'un an) Non-courant (Entre un et cinq ans) Non-courant (A plus de cinq ans) Total
Emprunts bancaires 944 37 279 7 007 45 230
Emprunts obligataires 2 086 15 105 10 885 28 075
Autres emprunts 43 170 510 723
Dettes locatives 4 591 17 507 20 410 42 508
Avances conditionnées 453 2 009 1 082 3 544
Autres dettes financières - 82 - 82
Intérêts courus non échus 796 - - 796
Dettes financières au 31 décembre 2025 8 912 69 967 42 079 120 958

(Note : La valeur 112 047 citée dans le texte source original semble être une erreur de typographie ou un cumul partiel, le total des lignes additionnées est 120 958).

Les échéances contractuelles sont présentées dans le tableau ci-dessous :

En milliers d'euros Inférieure à 1 an Entre 1 et 2 ans Entre 2 et 3 ans Entre 3 et 4 ans Entre 4 et 5 ans Supérieure à 5 ans Total
Emprunts bancaires 943 8 958 26 757 1 496 1 302 7 247 46 703
Emprunts obligataires 2 086 2 860 3 824 4 723 4 824 12 653 30 970
Autres emprunts 43 43 42 42 43 510 723
Avances conditionnées 453 738 664 435 435 1 259 3 984
Au 31 décembre 2025 3 525 12 599 31 287 6 696 6 604 21 669 82 380

Note 3.9.2. Emprunts obligataires convertibles en actions

Pour financer son développement, le Groupe a émis par le passé plusieurs emprunts obligataires convertibles en actions. Au 31 décembre 2025, les dettes financières au titre des OCA s’élèvent à 8 566 K€ et correspondent uniquement aux obligations convertibles OCA LB2 et OCA LB2 Bis. Ces obligations portent toutes deux un taux d’intérêt variable, calculé en fonction d’atteinte de critères ESG (tonnes de CO2 évitées au titre de l’exercice précédent) compris entre 8,8% et 9,2%. Ces OCA "LB2" et "LB2 Bis" ont été qualifiées d’instruments hybrides dans la mesure où l’option de conversion, en raison d’une parité variable, ne répond pas la définition d’un instrument de capitaux propres. Elles ont donc été comptabilisées en dettes financières dans leur intégralité et au coût amorti.

Note 3.9.3. Emprunts bancaires et prêts

Les prêts accordés au Groupe, nets des frais d’émission, s’élèvent à 45 953 K€ au 31 décembre 2025, contre 36 288 K€ au 31 décembre 2024. Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, le Groupe a contracté les nouveaux financements suivants :
* Le financement, auprès de trois partenaires financiers, de la construction de quatre sites de production d'hydrogène vert situés en France et en Allemagne, pour un montant total de 53 M€. Au 31 décembre 2025, le montant de dettes reconnu ressort à 34 M€ dont 26 M€ au titre du financement des investissements des sites portant un taux hors commissions bancaires de 7,34% et 7,5 M€ liés aux financements relais de créances de TVA et de subventions à recevoir portant un taux variable ;
* Une campagne de financement citoyen pour un montant total investi de 2,5 M€. Cette campagne a permis au grand public d’investir dans quatre de ses sites en France et en Allemagne. Ce financement prend la forme d'obligations remboursables in fine en juillet 2030 et portant un intérêt de 8,5% payable annuellement.

Le contrat de crédit syndiqué conclu fin 2023 comporte des clauses de défaut ("covenants"). Ces covenants concernent des tests sur le niveau de liquidité historique et à venir, le ratio de fonds d'endettement ramené aux fonds propres ainsi que des capacités installées en MW. Au 31 décembre 2025, ces covenants sont respectés.

Note 3.9.4. Avances conditionnées

Le Groupe bénéficie de plusieurs aides sous forme d’avances. Elles ont été comptabilisées en dettes financières puisque le Groupe estime raisonnablement devoir les rembourser en totalité, au regard des conditions de remboursement. Les avances conditionnées s’élèvent à 3 546 K€ au 31 décembre 2025, contre 2 724 K€ au 31 décembre 2024. La principale variation observée sur la période correspond à l'encaissement d'une part de l'avance remboursable reçue de la Région Occitanie dans le cadre du financement du site de Bessières, à hauteur de 1 599 K€. Cette avance est actualisée au taux de 3,39% dans le cadre de l'application de la norme IAS 20. Cette avance sera remboursée à la Région Occitanie par paiements mensuels sur une durée de 7 ans à partir de 2027.

Note 3.9.5. Dettes locatives – IFRS 16

La dette locative est initialement évaluée à la valeur actuelle des paiements de location qui ne sont pas payés à la date d’entrée en vigueur, actualisée au taux marginal d'emprunt du preneur puis remboursée et désactualisée suivant le rythme des paiements des loyers. Les biens concernés sont ceux présentés dans la Note 3.1.3, soit des baux immobiliers et des actifs de transport et de stockage d'hydrogène.

Note 3.10. Instruments financiers dérivés

Les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés du Groupe ont été enregistrées au bilan dans les passifs financiers pour 4,9 M€ (dont 2,7 M€ en courant). Il s'agit de contrats à terme relatifs à l'énergie pour les besoins d'approvisionnement en électricité du Groupe, et valorisés conformément à la norme IFRS 9.

Note 3.11. Dettes fournisseurs et assimilés

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Dettes fournisseurs 9 943 6 154
Dettes fournisseurs d'immobilisations 18 084 15 041
Fournisseurs et comptes rattachés 28 028 21 195

Les dettes fournisseurs correspondent à des dettes à court terme envers les fournisseurs du Groupe, à régler à une échéance inférieure à un an. La hausse de ce poste est à mettre notamment en lien avec la croissance de l'activité. Les dettes sur immobilisations sont également en hausse sous l'effet des investissements significatifs du Groupe, notamment sur les projets en développement.

Note 3.12. Autres passifs courants et non courants

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Subventions (non-courant) 60 332 24 189
Autres passifs non-courants 60 332 24 189
Subventions (courant) 6 500 6 436
Dettes sociales 4 127 4 259
Dettes fiscales 5 956 8 409
Autres dettes 1 876 1 566
Autres passifs courants 18 459 20 670
Autres passifs (Total) 78 791 44 859

Les autres passifs sont principalement constitués des subventions publiques comptabilisées comme des avances sur subventions obtenues. Le Groupe comptabilise, séparément des dépenses et des immobilisations financées, les subventions obtenues. Le Groupe classe les subventions en fonction de la nature des dépenses de l’assiette subventionnée, définie dans le contrat. Le suivi des dépenses engagées par projet permet d’estimer la quote-part de subvention à comptabiliser au résultat, en "Autres produits opérationnels courants". La nette hausse de ce poste est à mettre en lien avec l'encaissement du premier acompte au titre de la subvention Green Horizon pour 18,6 M€. Parallèlement, les dettes de TVA connaissent une baisse importante, en lien avec des facturations internes au Groupe significatives à fin 2024 et non récurrentes au 31 décembre 2025.

Les principales subventions reçues par le Groupe sont les suivantes :
* Convention de financement – Green Horizon : en avril 2025, Lhyfe a confirmé l’octroi d’une subvention totale de 149 M€ pour son projet Green Horizon, qui prévoit la construction, près du Le Havre, d’un site de production d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse installée de 100 MW. En mai 2025, le Groupe a perçu une première avance de 18,6 M€, destinée à couvrir les investissements engagés depuis 2022 et à poursuivre le développement du projet.
* Convention de financement - Schwäbisch Gmünd : Le site de production d'hydrogène en Allemagne a bénéficié d’un soutien public total de 6,4 M€, dont 2,1 M€ accordés par le Land de Bade-Wurtemberg et 4,3 M€ octroyés par l’Union européenne via le Fonds européen de développement régional (FEDER). Au titre de l’exercice 2025, le Groupe a encaissé 5,8 M€ en lien avec l’avancement du projet.
* Convention - Klimatklivet - Vaggeryd et Jordberga : fin 2024 et début 2025, Lhyfe a contractualisé deux financements d’environ 11 M€ chacun dans le cadre du programme Klimatklivet, soutenu par l’Agence suédoise de protection de l’environnement. Ces subventions visent à financer la construction de deux sites de production d’hydrogène vert à Vaggeryd, dans le sud de la Suède et à Jordberga. Ces sites disposeront chacun d’une capacité d’électrolyse installée de 10 MW. En 2025, le Groupe a encaissé une avance de 8,9 M€ au titre du second projet après avoir encaissé 5,5 M€ au titre du premier projet fin 2024.
* Convention de financement Clean Hydrogen Partnership – Hope : cette subvention d’un montant total de 9,8 M€ accordée par la Commission européenne concerne un projet qui porte sur le développement et la construction d’un site offshore de production d’hydrogène vert d’une capacité de 10 MW. Au cours de l’exercice, le Groupe a encaissé un montant complémentaire de 0,7 M€, portant à 5,6 M€ le total perçu au titre de cette subvention.
* Conventions de financement FTJ et ImagHyne – Le Cheylas : le site de production d'hydrogène situé au Cheylas, en Région Rhône Alpes, bénéficie de plusieurs subventions pour un montant total de 9,8 M€ dont 8,3 M€ accordés par le Fonds de Transition Juste et 1,5 M€ par le Clean Hydrogen Partnership. La société avait encaissé 1,5 M€ au titre de ces subventions à fin 2024, les prochains versements étant prévus pour 2026.
* Convention de financement – VYhGO 2 Lorient : cette subvention d’un montant total de 3,1 M€ vise le financement par l’ADEME des équipements du site de production situé à Buléon, dans le Morbihan. En 2025, en lien avec l’avancement du projet, le Groupe a encaissé 0,6 M€, portant à 2,3 M€ le montant total perçu au titre de cette subvention.
* Crédit d’Impôt Recherche : le CIR reçu est traité comme une subvention publique. Il se rattache aux dépenses de recherche et développement engagées par le Groupe, et s’élève à 210 K€ en 2025 contre 158 K€ en 2024.Il est alloué aux projets en fonction des dépenses sous-jacentes. Le Groupe a comptabilisé en autres passifs les montants de subvention pour lesquels il estime remplir les conditions d’obtention et d’appel.

Note 3.13. Instruments financiers inscrits au bilan

Conformément à l’amendement d’IFRS 7, les niveaux dans la hiérarchie des justes valeurs sont les suivants :
* Niveau 1 : juste valeur fondée sur des prix côtés de l’instrument sur un marché actif ;
* Niveau 2 : juste valeur évaluée grâce à des données de marché observables (autres que les prix côtés de l’instrument inclus dans le niveau 1) ;
* Niveau 3 : juste valeur déterminée selon des techniques de valorisation s’appuyant sur des données de marché non observables.

Les instruments financiers comptabilisés au bilan se détaillent de la façon suivante sur les exercices présentés :

Au 31 décembre 2025 (En milliers d'euros)

Niveau Valeur nette comptable Juste valeur au résultat (1) Dette au coût amorti (2) Juste valeur
ACTIF financier
Créances clients nettes 2 3 161 - 3 161 3 161
Autres actifs financiers 2 23 992 - 23 992 23 992
Instruments financiers dérivés 2 - - - -
Fournisseurs débiteurs 2 1 475 - 1 475 1 475
Trésorerie et équivalents de trésorerie 2 74 698 74 698 - 74 698
Total actif financier 103 326 74 698 28 628 103 326
PASSIF financier
Emprunts et dettes financières à LT 2 112 047 - 112 047 112 047
Emprunts et dettes financières à CT 2 8 912 - 8 912 8 912
Instruments financiers dérivés 2 4 892 4 892 - 4 892
Fournisseurs et autres passifs 2 28 027 - 28 027 28 027
Autres passifs financiers 2 76 915 - 76 915 76 915
Autres créditeurs 2 1 876 - 1 876 1 876
Total passif financier 232 669 4 892 227 777 232 669

(1) Juste valeur au résultat : la juste valeur des actifs financiers détenus à la vente correspond à la valeur de marché des actifs.
(2) Dette au coût amorti : La valeur nette comptable des actifs et passifs financiers courants est jugée correspondre à une approximation de leur juste valeur. La juste valeur des emprunts et dettes financières a été estimée selon la méthode des flux de trésorerie futurs actualisés à un taux de marché.

Note 3.14. Provisions

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Provisions courantes 3 359 20
Provisions non courantes 357 3 528
Provisions 3 716 3 548

Les provisions courantes constituées au 31 décembre 2025 concernent la restructuration engagée par le groupe. Les coûts pris en compte ici correspondent aux coûts de départ des salariés du Groupe pour un montant total de 3,4 M€ suite au Plan de Sauvegarde de l’Emploi mené par le Groupe en France et aux suppressions d’emplois prévues au sein de ses filiales à l’international.

Les provisions non courantes correspondent principalement aux obligations de remise en état des terrains de futurs sites de production, dont une majeure partie a été reprise en 2025 suite à la décision prise par le Groupe de céder les actifs sous-jacents. Ces provisions intègrent aussi la provision pour indemnités de départ à la retraite des salariés français, pour un montant de 83 K€. Les provisions liées aux contrôles périodiques des conteneurs représentaient 307 K€ à fin 2024. A compter de cette clôture 2025, le groupe retraite ces coûts de grandes révisions conformément à IAS16 en identifiant un composant non-physique à part entière au sein des immobilisations.

Note 3.15. Actifs et passifs d’impôts différés

Aucun impôt différé actif n’a été reconnu au-delà des impôts différés passifs dans les comptes consolidés du Groupe aux 31 décembre 2025 et 2024. Les déficits reportables sont présentés dans le tableau ci-dessous. Ils proviennent principalement des sociétés françaises et sont reportables indéfiniment.

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Déficits fiscaux activés (base imposable) - -
Déficits fiscaux non activés (base imposable) 139 416 93 136
Total des déficits fiscaux reportables 139 416 93 136

Note 4. Autres informations

Note 4.1. Gestion des risques financiers

Les principaux instruments financiers du Groupe sont constitués des actifs financiers non courants, des créances clients, des dettes financières, des dettes fournisseurs et de la trésorerie. L’objectif de la gestion de ces instruments est de permettre le financement des activités du Groupe. La politique du Groupe est de ne pas souscrire d’instruments financiers à des fins de spéculation. Les risques principaux auxquels le Groupe est exposé sont le risque de liquidité, le risque de taux d’intérêt, le risque de change et le risque de crédit.

Risque de liquidité

Le risque de liquidité correspond au risque que la Société ne soit pas en mesure de faire face à ses besoins de trésorerie en fonction de ses ressources disponibles. Le développement du Groupe repose sur l’obtention de financements permettant de mener à bien ses différents projets de construction. A la date du Rapport Financier Annuel, la Société a apprécié son risque de liquidité sur la base des éléments suivants :
* la trésorerie et les équivalents de trésorerie du Groupe au 31 décembre 2025, s’élevant à 74,7 millions d’euros ;
* l’échéancier de remboursement de son endettement financier, qui s’élevait au total à 121 millions d’euros, dont 42 millions d'euros à plus de 5 ans, au 31 décembre 2025 (la part liée aux dettes locatives s’élevant à 42,5 millions d’euros au total) ;
* ses engagements fermes en termes d’investissements à hauteur d’un total de 59 millions d’euros (voir paragraphe 1.2.2.4 du Rapport Financier Annuel) ; et
* le plan de trésorerie sur les 12 prochains mois, qui repose notamment sur la trésorerie actuelle, les financements de projets d’ores et déjà contractualisés et sur l’hypothèse d’obtention de financements complémentaires.

Ces derniers sont en cours de négociation et la direction estime qu’il est très probable que ces financements soient contractualisés prochainement. Toutefois, le Groupe a établi un scénario alternatif, au cas où ces financements complémentaires ne seraient pas obtenus, ou partiellement obtenus, conduisant à réduire les frais de développement engagés dans ses projets à un stade moins mature ou non prioritaires. Dans ce contexte, le Groupe considère être en mesure de faire face à ses obligations au cours des 12 prochains mois. Ainsi, la Société serait en mesure de tenir ses engagements en termes de besoins de trésorerie. Les comptes 2025 ont été arrêtés en application du principe de continuité d’exploitation. Au-delà de l’horizon de liquidité, la Société va continuer à avoir des besoins de financement importants pour le développement de ses activités. Sa capacité à générer dans le futur des cash-flows équivalents à ses besoins n’est pas certaine.

Risque de taux d’intérêt

Le risque de taux d’intérêt provient des dettes à taux variable et des comptes et dépôts à terme. Au 31 décembre 2025, parmi les financements externes dont dispose le Groupe et détaillés en Note 3.9, figure un crédit bancaire syndiqué d'un montant de 25,2 M€, indexé sur le taux interbancaire offert européen "Euribor", augmenté d'une marge. En ce qui concerne les comptes et dépôts à terme, compte tenu du faible niveau de rémunération actuel de ce type de placement, le Groupe considère que toute évolution de +/- 1% du taux aurait un impact non significatif sur son résultat net au regard des pertes générées par son activité opérationnelle.

Risque de change

Les filiales implantées en dehors de la zone euro (Danemark, Suède, Royaume-Uni et Canada) ne génèrent pas de risque de conversion significatif à l’échelle du Groupe du fait d’une activité limitée à ce stade. Le risque de change sur les transactions opérationnelles reste limité. L’intégralité du chiffre d’affaires et des produits de l’activité sont en euros sur l’ensemble des exercices, et les charges en devises sont non significatives. Le Groupe n’a pas pris de disposition de couverture afin de protéger son activité contre les fluctuations des taux de change au regard du caractère peu significatif des transactions effectuées en devises. En fonction du développement de son activité, le Groupe ne peut exclure une plus grande exposition au risque de change. Le Groupe envisagera alors de recourir à une politique adaptée de couverture de ces risques. S'il ne devait pas parvenir à prendre des dispositions en matière de couverture de fluctuation des taux de change efficaces à l’avenir, ses résultats pourraient en être altérés.

Risque de crédit

Le risque de crédit provient de la trésorerie et des équivalents de trésorerie, des instruments financiers dérivés et des dépôts auprès des banques et des institutions financières, ainsi que des expositions liées aux crédits clients, notamment les créances non réglées et les transactions engagées. Le risque de crédit lié à la trésorerie, aux équivalents de trésorerie et aux dépôts auprès des banques et des institutions financières n’est pas jugé significatif, le Groupe n’ayant des liquidités et des placements qu’avec des banques de premier rang. Le risque de crédit lié aux crédits clients est jugé maîtrisé par le Groupe, le portefeuille clients étant essentiellement composé de grands acteurs industriels ou publics.

Note 4.2. Transactions avec les parties liées

Les parties liées avec lesquelles des transactions sont effectuées incluent les entreprises associées et coentreprises détenues directement ou indirectement par la Société, et les entités qui détiennent directement ou indirectement une participation dans le Groupe. Il n'y a eu aucune transaction de ce type en 2025.

Rémunération des dirigeants

Au 31 décembre 2025, les principaux dirigeants sont le salarié membre du Conseil d’Administration et le Président Directeur Général.

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Rémunération fixe 452 524
Rémunération variable 260 270
Avantages postérieurs à l'emploi - -
Paiements fondés sur des actions 428 331
Avantages en nature - -
Rémunération des dirigeants 1 141 1 125

Il n’existe pas d’avantages postérieurs à l’emploi, d’autres avantages à long terme ou d’indemnité de fin de contrats de travail.### Note 4.3. Honoraires des commissaires aux comptes et membres de leurs réseaux

Le tableau ci-dessous présente les honoraires au titre des travaux menés par les Commissaires aux comptes au cours des deux exercices présentés :

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Accior - A.R.C. / Deloitte / Baker Tilly Strego Deloitte
Audit légal 40 117
Services Autres que la Certification des Comptes (1) 3 13
Honoraires des commissaires aux comptes 43 130

(1) Les SACC portent sur des honoraires relatifs à l'attestation covenant et à la revue des règles comptables applicables aux contrats de PPA.

Note 4.4. Engagements hors bilan

Les engagements mentionnés dans cette note comprennent tous les engagements hors bilan identifiés par le Groupe comme significatifs et pris envers les tiers. Ils sont les suivants :
* Sûretés personnelles (garanties) ;
* Sûretés réelles (hypothèques, nantissements).

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Nantissements 17 649 2 791
Garanties données 67 201 24 931
Total engagements donnés 84 850 27 722
Garanties reçues 33 083 31 295
Total engagements reçus 33 083 31 295
Engagements nets 51 767 -3 573

Engagements donnés
Sur l'année 2025, le Groupe a principalement octroyé 57 M€ de garanties en lien avec le financement de 53 M€ pour un portefeuille d'usines de production d'hydrogène vert. Ces garanties comprennent 15 M€ de nantissements et 42 M€ de gages et cessions divers.

Engagements reçus
Sur l'année 2025, le Groupe s'est vu octroyer une garantie maison mère de 1,8 M€ d'un fournisseur d'énergie.

Contrat d'achat d'électricité renouvelable de moyen à long terme
Pour garantir son coût de production contre la variation des prix spots de l'électricité et assurer la traçabilité de son approvisionnement, Lhyfe a signé cinq contrats d'achat d'électricité renouvelable de moyen à long terme avec des contreparties commerciales, dits "Corporate Power Purchase Agreements - CPPA". En 2025, le contrat du Parc éolien de Brachy ne répond plus à la définition de contrat d'achat à usage propre. Suivant désormais un traitement comptable de dérivé sous la norme IFRS 9, la juste valeur de ce contrat au 31 décembre 2025 a été comptabilisée en autres charges opérationnelles courantes.

Site de production Pays Type Date de début Date de fin Estimation de la puissance délivrée (MWh/an) Traitement comptable
Eoliennes de Buléon France Eolien 01/01/2024 31/12/2039 31 700 IFRS 9 (dérivé)
Meuselwitz Allemagne Solaire 01/01/2026 31/12/2040 57 921 Contrat d'achat à usage propre
Parc éolien de Bouin France Eolien 01/01/2022 31/12/2026 4 800 Contrat d'achat à usage propre
Parc éolien de Brachy France Eolien 01/09/2024 31/08/2039 46 127 IFRS 9 (dérivé)
Quadra (divers actifs) Allemagne Eolien 01/01/2025 31/12/2025 200 000 IFRS 9 (dérivé)

3.2. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés

A l'assemblée générale de la société Lhyfe

Opinion

En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société Lhyfe relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.

Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.

L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d'audit.

Fondement de l'opinion

Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés" du présent rapport.

Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du Règlement (UE) n°537/2014.

Justification des appréciations - Points clés de l’audit

En application des dispositions des articles L. 821-53 et R. 821-180 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l'audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.

Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble, et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.

Evaluation des actifs liés aux usines d’hydrogène vert en cours de construction

Risque identifié
Les immobilisations incorporelles et corporelles comprennent les frais de développement et autres coûts liés aux différents projets des futurs sites de production d’hydrogène renouvelable. Ceux-ci figurent à l’actif du bilan pour 73,4 m€ au 31/12/2025 (dont 14,8 m€ au titre des immobilisations incorporelles et 58,6 m€ au titre des immobilisations corporelles en cours). Ces coûts de développement sont portés à l’actif lorsque les six critères d’IAS 38 sont cumulativement réunis. Pour les frais de développement des futurs projets de construction de sites de production d’hydrogène vert en cours, le Groupe considère le plus souvent que ces critères sont remplis au moment où un projet rentre dans la phase "Tender Ready". A partir de la mise en service du projet, l’amortissement est calculé selon le mode linéaire sur la durée d’utilité estimée de l’actif sous-jacent. De plus, lorsque le Groupe estime que la probabilité de succès s’amoindrit, les frais de développement sont dépréciés. Lors de l’abandon d’un projet, les coûts de développement liés à ce projet passent en charges au niveau des "Autres produits et charges opérationnelles non courants". Les frais de développement non amortis sont dépréciés sur la base de leur valeur recouvrable et font l’objet d’un test de dépréciation annuel sur la base des flux futurs de trésorerie issus du plan d’affaires à horizon quinze ans établi et validé par la Direction. Nous avons considéré la comptabilisation et l’évaluation des immobilisations incorporelles et corporelles liées aux projets en cours de développement comme un point clé de l’audit en raison du niveau de jugement de la Direction requis pour l’appréciation du respect des critères d’activation des coûts correspondants et de la sensibilité aux estimations et hypothèses utilisées par la Direction pour en déterminer la valeur recouvrable.

Réponses apportées lors de notre audit
Nos travaux ont notamment consisté à :
* prendre connaissance des procédures de contrôle interne mises en place pour identifier les coûts de développement respectant les critères d’immobilisation ;
* apprécier, au regard des normes comptables en vigueur et des règles d’activation définies par le groupe, les modalités d’examen des critères d’activation sur la base d’un échantillon de projets testés ;
* tester par sondage la concordance des montants inscrits à l’actif avec le fichier de suivi des projets établis par la Direction du groupe et la cohérence de ces fichiers avec les coûts internes et externes engagés sur ces projets enregistrés en comptabilité ;
* examiner la conformité de la méthodologie appliquée par le Groupe pour la détermination de la valeur recouvrable des actifs liés aux projets aux normes comptables en vigueur ;
* revoir la cohérence de la méthodologie de construction des tests de dépréciation réalisés sur les principaux projets de construction de sites de production d’hydrogène vert en cours et examiner de manière critique les principales hypothèses retenues pour les projets testés ;
* enfin nous avons vérifié le caractère approprié des informations fournies dans les notes 1.7.1, 3.1.1 et 3.1.2 de l’annexe aux comptes consolidés.

Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d'administration. Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.

Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires

Format de présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le Règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du président-directeur général. S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen. Par ailleurs, il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.

Désignation des commissaires aux comptes

Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société Lhyfe par l'assemblée générale du 21 décembre 2021 pour Deloitte & Associés et par l'assemblée générale du 23 mai 2025 pour Accior Audit. Au 31 décembre 2025, Deloitte & Associés était dans la 5ème année de sa mission sans interruption et Accior Audit dans la 1ère année dont respectivement 4 et 1 années depuis que les titres de la société ont été admis aux négociations sur un marché réglementé.

Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes consolidés

Il appartient à la direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.

Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.

Il incombe au comité d'audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.

Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d'administration.

Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés

Objectif et démarche d’audit

Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.

Comme précisé par l’article L. 821-55 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.

Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :

  • il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
  • il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
  • il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés ;
  • il apprécie le caractère approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
  • il apprécie la présentation d’ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ;
  • concernant l’information financière des personnes ou entités comprises dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Il est responsable de la direction, de la supervision et de la réalisation de l’audit des comptes consolidés ainsi que de l’opinion exprimée sur ces comptes.

Rapport au comité d'audit

Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.

Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit, figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu'il nous appartient de décrire dans le présent rapport.

Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue par l’article 6 du Règlement (UE) n°537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L. 821-27 à L. 821-34 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.

La Roche sur Yon et Nantes le 29 avril 2026

Les commissaires aux comptes
Accior Audit
Deloitte & Associés
Sébastien Caillaud
Guillaume Radigue

3.3. Comptes sociaux

3.3.1. Bilan (actif)

En milliers d'euros

Libellé Brut Amort. Dép. (à déduire) Net (31/12/2025) Net (31/12/2024)
Capital souscrit non appelé (I)
Frais d'établissement (II)
Actif Immobilisé
Immobilisations incorporelles
Frais de développement 4 887 1 932 2 955 1 945
Concessions, brevets et droits similaires 174 129 45 52
Fonds commercial 9 9
Immo. incorp. en cours, avances et acomptes 52 52 1 498
Immobilisations corporelles
Terrains 714 714 2 920
Constructions
Installations techniques, matériels et outillages industriels 4 764 514 4 250 466
Autres immobilisations corporelles 3 865 1 397 2 468 577
Immo. corp. en cours, avances et acomptes 1 972 1 972 1 435
Immobilisations financières (1)
Participations 5 427 2 743 2 684 1 331
Créances rattachées à des participations 18 594 3 402 15 192 14 223
Titres immobilisés de l'activité de portefeuille
Autres titres immobilisés 76 76 268
Prêts
Autres immobilisations financières 511 511 366
TOTAL DE L'ACTIF IMMOBILISE ( III ) 41 045 10 117 30 928 25 080
Actif circulant
Stocks et en-cours
Matières premières, autres approvisionnements 236 236
En-cours de production 9 289 9 289 17 357
Produits finis
Marchandises
Avances et acomptes versés sur commandes 77 77 11
Créances (2)
Créances clients et comptes rattachés 17 310 17 310 47 224
Autres créances 63 488 3 282 60 206 52 300
Charges constatées d'avance 507 507 1 343
Capital souscrit et appelé, non versé
Valeurs mobilières de placement
Actions propres
Autres titres
Instruments financiers à terme et jetons détenus
Disponibilités 38 486 38 486 59 304
TOTAL DE L'ACTIF CIRCULANT ( IV ) 129 393 3 282 126 111 177 539
Frais d'émission des emprunts ( V ) 594 594 750
Primes de remboursement des emprunts (VI)
Ecarts de conversion et diff.

3.3.2. Bilan (passif)

En milliers d'euros Du 01/01/2025 au 31/12/2025 Du 01/01/2024 au 31/12/2024
Capital (dont versé : 481k€) 481 480
Prime d'émission, de fusion, d'apport 163 951 163 917
Ecart de réévaluation
Ecart d'équivalence
Réserves : Réserve légale
Réserves statutaires ou contractuelles
Réserves réglementées
Autres réserves
Report à nouveau - 65 665 - 45 708
Résultat de l'exercice (bénéfice ou perte) - 34 519 - 19 957
Subventions d'investissement 2 508 2 824
Provisions réglementées
TOTAL DES CAPITAUX PROPRES ( I ) 66 756 101 556
Autres fonds propres
Produits des émissions de titres participatifs 68 216
Avances conditionnées 978 1 409
Autres
TOTAL DES AUTRES FONDS PROPRES ( I bis ) 1 046 1 625
Provisions pour risques et charges
Provisions pour risques 2 596 137
Provisions pour charges 1 195 2 911
TOTAL DES PROVISIONS ( II ) 3 791 3 048
Emprunts et dettes (1)
Emprunts obligataires convertibles 8 872 10 325
Autres Emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit 32 717 35 898
Emprunts et dettes financières diverses (2) 131 278
Instruments financiers à terme
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 23 891 19 205
Dettes fiscales et sociales 6 496 12 658
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
Autres dettes 3 091 2 484
Produits constatés d'avance 10 841 16 290
TOTAL DES EMPRUNTS ET DETTES ( III ) 86 039 97 140
Ecarts de conversion et différences d'évaluation - Passif ( IV )
TOTAL GENERAL DU PASSIF ( I à IV ) 157 632 203 369

(1) dont à moins d'un an (hors avances et acomptes reçus sur commandes en-cours) 41 839 3 640
(2) dont emprunts participatifs

3.3.3. Compte de résultat

En milliers d'euros Du 01/01/2025 au 31/12/2025 Du 01/01/2024 au 31/12/2024
Produits d'exploitation
Ventes de marchandises
Production vendue 39 585 45 757
Montant net du chiffre d'affaires 39 585 45 757
Production stockée - 4 089 - 5 644
Production immobilisée 3 677 1 301
Subventions 1 178 1 216
Reprises sur amortissements, dépréciations et provisions 2 214 1 201
Produits des cessions d'immobilisations incorporelles et corporelles 3 225
Autres produits 3 0
TOTAL DES PRODUITS D'EXPLOITATION ( I ) 45 793 43 832
Charges d'exploitation
Achats de marchandises
Variation de stocks (marchandises)
Achats de matières premières et autres approvisionnements 1 991 530
Variation de stocks (matières premières et autres approvisionnements) - 236
Autres achats et charges externes (1) 41 015 41 595
Impôts, taxes et versements assimilés 388 241
Salaires 11 916 12 273
Cotisations sociales 5 031 5 218
Dotations aux amortissements et aux dépréciations
Sur immobilisations : dotations aux amortissements 1 910 1 325
Sur immobilisations : dotations aux dépréciations
Sur actif circulant : dotations aux dépréciations
Dotations aux provisions 572 410
Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédées 5 430
Autres charges 198 122
TOTAL DES CHARGES D'EXPLOITATION ( II ) 68 215 61 714
RESULTAT D'EXPLOITATION ( I - II ) - 22 422 - 17 882
Quote-part de résultat sur opérations faites en commun
Bénéfice attribué ou perte transférée ( III )
Perte supportée ou bénéfice transféré (IV)
Produits financiers
Produits financiers de participation (2)
Produits des autres valeurs mobilières et créances actif immobilisé (2)
Autres intérêts et produits assimilés (2) 4 505 3 901
Reprises sur dépréciations et provisions 43
Différences positives de change
Produits des cessions d'immobilisations financières 85
Produits nets sur cessions de VNP et d'instruments de trésorerie
TOTAL DES PRODUITS FINANCIERS ( V ) 4 633 3 901
Charges financières
Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions 7 474 2 193
Intérêts et charges assimilées (3) 2 952 3 370
Différences négatives de change
Valeurs comptables des immobilisations financières cédées 85
Charges nettes sur cessions de VMP et d'instruments de trésorerie
TOTAL DES CHARGES FINANCIERES ( VI ) 10 511 5 563
RESULTAT FINANCIER ( V - VI ) - 5 878 - 1 661
RESULTAT COURANT AVANT IMPOTS ( I-II+III-IV+V-VI ) - 28 300 - 19 543
Produits Exceptionnels (VII) 14 979
Charges Exceptionnelles (VIII) 6 431 15 551
RESULTAT EXCEPTIONNEL ( VII - VIII ) - 6 431 - 572
Participations des salariés aux résultats ( IX )
Impôts sur les bénéfices ( X ) - 212 - 158
TOTAL DES PRODUITS ( I + III + V + VII ) 50 426 62 712
TOTAL DES CHARGES ( II + IV + VI + VIII + IX + X ) 84 945 82 670
BENEFICE OU PERTE ( total des produits - total des charges) - 34 519 - 19 957

(1) Y compris : - Redevances de crédit-bail mobilier 10 11 - Redevances de crédit-bail immobilier 4 128 1 665
(2) Dont produits concernant les entités liées 3 713 1 322
(3) Dont intérêts concernant les entités liées 3 3

3.3.4. Annexes

Note 1 Faits caractéristiques
Note 1.1 Financement
Note 1.2 Développement de l'activité
Note 1.3 Suivi des participations et sociétés de projets
Note 1.4 Recherche et développement
Note 1.5 Restructuration
Note 1.6 Changement de siège social
Note 2 Evènements postérieurs à la clôture
Note 3 Règles et méthodes comptables
Note 3.1 Informations relatives aux opérations inscrites au bilan et compte de résultat
Note 3.2 Changement de méthode
Note 3.3 Immobilisations incorporelles - Frais de développement liés aux technologies
Note 3.4 Autres immobilisations incorporelles
Note 3.5 Immobilisations corporelles
Note 3.6 Amortissements
Note 3.7 Immobilisations financières
Note 3.8 Stock et en-cours de production
Note 3.9 Créances
Note 3.10 Engagements de départ à la retraite
Note 3.11 Produits constatés d'avance et produits à recevoir
Note 3.12 Subventions
Note 3.13 Notion de résultat courant et exceptionnel
Note 3.14 Opérations en devises
Note 3.15 Provisions
Note 3.16 Charges à repartir
Note 3.17 Reconnaissance du chiffre d'affaires - Opérations à long terme
Note 3.18 Effectif moyen
Note 3.19 Composition du capital social
Note 4 Notes relatives à certains postes du bilan
Note 4.1 Immobilisations financières
Note 4.2 Capital social, réserves et primes
Note 4.3 Bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) accordés aux salariés et à un dirigeant et Bons de Souscription d’Actions (BSA) accordés à un consultant
Note 4.4 Plans d’attribution d’actions gratuites
Note 4.5 Avances conditionnées
Note 5 Notes relatives à certains postes du compte de résultat
Note 5.1 Informations requises par l’article R. 123-198 - 9° du code de commerce
Note 5.2 Subventions d’exploitation
Note 5.3 Résultat financier
Note 5.4 Crédit impôt recherche
Note 6 Autres informations
Note 6.1 Comptes consolidés
Note 6.2 Rémunération des organes de direction
Note 6.3 Liste des transactions effectuées avec des parties liées
Note 7 Engagements financiers
Note 7.1 Engagements donnés
Note 7.2 Engagements reçus
Note 7.3 Crédits-baux
Note 8 Liste des filiales et participations
Note 9 Etat des immobilisations
Note 10 Etat des amortissements
Note 11 Charges à répartir
Note 12 Etat des créances
Note 13 Etat des dettes
Note 14 Variation des capitaux propres
Note 15 Charges à payer et produits à recevoir
Note 16 Produits et charges constatés d’avance
Note 17 Etat des provisions et dépréciations
Note 18 Détail du résultat exceptionnel

Note 1 Faits caractéristiques

Note 1.1. Financement

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025, la Société a continué de sécuriser son niveau de trésorerie et le financement de ses projets au travers de différentes sources de financement.

Financements bancaires
Au cours de l'exercice 2025, la Société n'a pas sollicité de financement complémentaire individuel. Des compléments d'avances conditionnées (Prospection à l'international et Ademe) ont été souscrits pour 51 K€.

Financements par crédit-bail
La Société a contractualisé en 2025 de nouveaux financements sous forme de crédit-bail et de location simple concernant ses actifs de transport et de stockage d’hydrogène. Ces financements ressortent à un montant total de 3,2 M€. La Société a pu financer sa flotte de containers à hauteur de 3,2 M€ par le biais d'une l'opération de location simple.

Note 1.2. Développement de l'activité

Reconnaissance du chiffre d'affaires à l'avancement
En 2025, la Société a poursuivi l'exécution des contrats d'EPC (Engineering, Procurement et Construction) avec ses filiales en cours à fin 2024, ont ainsi permis de générer un chiffre d’affaires de 17 M€ sur la période. En parallèle, la Société a accru son activité de services rendus à ses filiales principalement dans le cadre de contrats de maintenance et de management services, générant un chiffre d’affaires de 2,7 M€ sur la période. Par ailleurs, le chiffre d'affaires généré par la société au titre de ses activités de développement pour le compte de ses filiales s'est fortement accru en 2025 et s'établit ainsi à 10,2 M€.

Note 1.3. Suivi des participations et sociétés de projets

Participations
Au cours de l'exercice 2025, plusieurs participations détenues par la société ont été dépréciées pour un montant cumulé de 0,6 M€. Cette dépréciation vient en complément de celle constatée à hauteur de 2,2 M€ en 2024 concernant la société Flexens. En parallèle, le groupe a déprécié une partie des créances rattachées aux titres de participations pour un montant de 3,4 M€ ainsi que des comptes courants liés pour un total de 3,3 M€. Ces dépréciations sont directement liées avec la réorganisation engagée par la société fin 2025.

Note 1.4. Recherche et développement

Au titre de ses activités de recherche et développement, la Société a bénéficié d’un crédit d’impôt recherche de 212 K€. Les projets de recherche et développement engagés les années précédentes ont été poursuivis sur l’exercice 2025.### Intelligence artificielle et software

Les programmes de recherche et développement liés à l’intelligence artificielle et de façon plus générale, aux logiciels crées par Lhyfe ont continué à être menés au cours de l’exercice 2025. La Société a ainsi dédié un peu plus de 0,6 M€ de ses ressources internes et externes à ces projets, dont le développement d’applications.

Note 1.5. Restructuration

Dans le cadre de la décision prise fin 2025 de recentrage de ses priorités de déploiement, le Groupe a lancé :
- une réorganisation de ses activités et de sa structure opérationnelle, afin de renforcer ses activités commerciales et opérationnelles tout en recentrant l'ingénierie sur ses métiers coeur ;
- un plan de réduction des coûts afin de mettre en adéquation les ressources de l'entreprise avec son niveau d'activité et ses perspectives de marché ;
- une politique de priorisation des investissements axée sur les projets européens les plus matures (mobilité, industrie au Royaume-Uni, raffineries en Europe)

Ainsi, dès 2026, le Groupe vise à réduire ses coûts d'environ 30% et a adapté un processus de développement de projet plus lean, s'appuyant sur une allocation plus sélective des ressources, une simplification des organisations et une discipline renforcée en matière de dépenses opérationnelles et d'investissements. Ces mesures devraient permettre au Groupe d'accélérer l'atteinte de l'équilibre prévu et la profitabilité de l'entreprise.

Les impacts de cette décision ont ainsi été pris en compte dans l'arrêté des comptes de la société dès 2025 à deux titres.

D'une part, il a été constaté une provision au titre des coûts de départ des salariés du Groupe pour un montant total de 2,4 M€ qui fait suite au Plan de Sauvegarde de l'Emploi mené par la société en France. Ce projet a fait l'objet d'une procédure d'information-consultation des instances représentatives du personnel. Dans ce cadre, un plan de sauvegarde de l'emploi a été présenté aux organisations syndicales représentatives et homologuée par la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi , du travail, et des solidarités) en date du 2 mars 2026.

D'autre part, le Groupe a tiré les conséquences de l'adaptation du processus de développement a pris la décision d'arrêter certains projets, conduisant à une charge de 4,0M€ sur l'exercice. Le Groupe a également procéder à la dépréciation de titres, de créances rattachées à des participations et de comptes courants d'associés pour un montant total 7,3M€. Les coûts et dépréciations correspondants ont été constatés en résultat exceptionnel.

Dans le cadre de cette restructuration, le Groupe a également décidé de mettre en vente certains des terrains initialement destinés à porter des projets désormais abandonnés.

Note 1.6. Changement de siège social

Dans le cadre du déménagement du siège social du Groupe à l'été 2025, il a été conclu un contrat de bail pour les nouveaux locaux pour une durée de 9 ans.

Note 2. Evènements postérieurs à la clôture

Néant

Note 3. Règles et méthodes comptables (Articles R. 123-195 et R. 123-198 du Code de commerce)

Annexe au bilan et au compte de résultat de l'exercice clos le 31 décembre 2025 dont le total du bilan avant répartition est de 158 M€ et au compte de résultat de l'exercice, présenté sous forme de liste et dégageant une perte de 35 M€. L'exercice a une durée de 12 mois, recouvrant la période du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2025. Les notes ou tableaux ci-après font partie intégrante des comptes annuels.

Les comptes annuels ont été établis conformément aux dispositions du Code de commerce, du plan comptable général (PCG) et du règlement ANC n°2020-11 à jour des différents règlements complémentaires à la date d'établissement des dits comptes annuels, actualisé du règlement 2022-06.

Les conventions générales comptables ont été appliquées, dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base :
○ continuité de l'exploitation,
○ permanence des méthodes comptables d'un exercice à l'autre,
○ indépendance des exercices, et conformément aux règles générales d'établissement et de présentation des comptes annuels.

La méthode de base retenue pour l'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques.

Au 31 décembre 2025, la société Lhyfe SA disposait d'une trésorerie de 38,5 millions d'euros. La Direction a élaboré des projections d'activité et de trésorerie au niveau du Groupe couvrant une période d'au moins douze mois à compter de la date d'arrêté des comptes. Ces projections ont été partagées avec le Conseil d'administration lors de sa séance du 30 mars 2026, qui a pu en apprécier les principales hypothèses. Ces projections reposent notamment sur les financements déjà obtenus et sur l'hypothèse d'obtention de financements complémentaires à accompagner le plan de développement du Groupe.

A la date d'arrêté des comptes, des discussions sont en cours avec des investisseurs potentiels en vue de la mise en place de ces financements complémentaires. Compte tenu de l'état des discussions, la Direction n'a pas de raisons de penser que les financements ne seront pas obtenus conformément au plan. Néanmoins, la Direction a établi un scénario alternatif dans lequel ces financements complémentaires ne seraient pas obtenus, ne le seraient que partiellement ou interviendraient avec retard. Ce scénario prévoit notamment un report des dépenses de développement et des investissements sur un projet à un stade moins mature et considéré comme non prioritaire, ainsi qu'un ajustement de certains coûts opérationnels.

Sur cette base, la Direction estime que le Groupe sera en mesure de faire face ses obligations de paiement et de poursuivre son exploitation sur un horizon de douze mois. Au-delà de cet horizon, et conformément à son modèle économique de société en phase de développement, le Groupe devra mettre en place de nouvelles sources de financement afin de poursuivre la mise en oeuvre de son plan de croissance et d'être en mesure de continuer à honorer ses engagements. C'est dans ce contexte que les comptes sociaux au 31 décembre 2025 ont été établis en application du principe de continuité d'exploitation.

Note 3.1. Informations relatives aux opérations inscrites au bilan et compte de résultat

Ne sont mentionnées dans l'annexe que les informations à caractère significatif.

Note 3.2. Changement de méthode

L’entreprise a fait première application du règlement ANC 2022-06 à compter du 1er janvier 2025. Le bilan et le compte de résultat de l'exercice précédent, tels qu'arrêtés et publiés en application du référentiel précédent ANC 2014-03, sont présentés aux paragraphes 1.1.4 à 1.1.6. Les impacts sur les comptes sont les suivants :

  • Cessions d’immobilisations : Au titre de l’exercice 2025, les cessions d’immobilisations corporelles ont généré un produit de cession de 3 225 144,73 € et une valeur nette comptable des actifs cédés de 5 430 102,22€, comptabilisés en résultat d’exploitation, alors qu’ils étaient présentés sur les exercices antérieurs en résultat exceptionnel. Au titre de l’exercice 2025, les cessions d’immobilisations financières ont généré un produit de cession de 85 000 € et une valeur nette comptable des actifs cédés de 85 000€, comptabilisés en résultat financier, alors qu’ils étaient présentés sur les exercices antérieurs en résultat exceptionnel.
  • Subventions d'investissement : La quote‑part de subventions d’investissement virée au résultat au titre de l’exercice 2025 s'élève à 258 029,69 € et est désormais présentée en résultat d'exploitation, alors qu'elle était comptabilisée sur les exercices antérieurs en résultat exceptionnel.
  • Refacturations et transferts de charges : Les refacturations de charges d'exploitation comptabilisées en 2025 s'élèvent à 464 634,90€ et sont présentées en chiffres d'affaires, alors qu'elles étaient enregistrées sur les exercices antérieurs en transferts de charges.
  • Amendes et pénalités : Les amendes et pénalités comptabilisées au cours de l'exercice 2025 s'élèvent à 1 861,65 € et sont présentées en charges d'exploitation, alors qu'elles étaient comptabilisées sur les exercices antérieurs en résultat exceptionnel.

Note 3.3. Immobilisations incorporelles - Frais de développement liés aux technologies

Les frais de recherche sont comptabilisés en charges dans l'exercice au cours duquel ils sont encourus. Les dépenses liées au développement des technologies réalisées en interne par la Société sont comptabilisées en immobilisations incorporelles uniquement si les six critères suivants sont cumulativement remplis :

a) Faisabilité technique nécessaire à l'achèvement de l'immobilisation incorporelle en vue de sa mise en service ou de sa vente,
b) Intention de la Société d'achever l'immobilisation incorporelle et de l'utiliser ou de la vendre,
c) Capacité de celle-ci à utiliser ou à vendre cet actif incorporel,
d) Démonstration de la probabilité d'avantages économiques futurs attachés à l'actif. L'entité doit démontrer, entre autres choses, l'existence d'un marché pour la production issue de l'immobilisation incorporelle ou pour l'immobilisation incorporelle elle-même ou, si celle-ci doit être utilisée en interne, son utilité,
e) Disponibilité de ressources techniques, financières et autres appropriées afin d'achever le développement et utiliser ou vendre l'immobilisation incorporelle, et
f) Capacité d'évaluation de façon fiable des dépenses attribuables à l'immobilisation incorporelle au cours de son développement.

Les coûts de développement activés intègrent les coûts externes (engagements pris envers des fournisseurs ou prestataires extérieurs - factures, factures à recevoir, etc.) et internes (valorisés sur la base des temps de travail imputés sur ces projets).L'amortissement des immobilisations incorporelles est calculé de manière à répartir intégralement le coût de l'immobilisation incorporelle, selon un mode linéaire sur la durée d'utilité estimée (3 à 5 ans), à compter de l'instant où l'actif est utilisable et est comptabilisé en "Dotations aux amortissements sur immobilisations". La Société procède à l'évaluation de la recouvrabilité des actifs incorporels dès lors qu'il existe un indice de perte de valeur. Pour les actifs incorporels non amortis (principalement projets non encore prêts à être mis en service), un test de dépréciation est effectué au minimum une fois par an, ainsi que chaque fois qu'il y a un indice de perte de valeur.

Note 3.4. Autres immobilisations incorporelles

Les autres immobilisations incorporelles sont comptabilisées initialement à leur coût d'acquisition. Elles comprennent essentiellement les logiciels développés en interne, les droits d'utilisations de licences ainsi que les frais de recherche et développement liés à la conception des sites de production d'hydrogène onshore. Les autres immobilisations incorporelles acquises figurent au bilan pour leur coût d'acquisition diminué le cas échéant des amortissements et des pertes de valeur cumulés. Les modes d'amortissement, les durées d'utilité et les valeurs résiduelles sont revus à chaque date de clôture et ajustés si nécessaire.

Note 3.5. Immobilisations corporelles

Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais accessoires) diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur éventuelles. Les dépenses ultérieures sont incluses dans la valeur comptable de l'actif ou le cas échéant, comptabilisées comme un actif séparé s'il est probable que les avantages économiques futurs associés à l'actif iront à la Société et que le coût de l'actif peut être mesuré de façon fiable. Tous les frais de réparation et de maintenance sont comptabilisés en charges. Elles ne font l'objet d'aucune réévaluation.

Note 3.6. Amortissements

Les amortissements sont calculés suivant le mode linéaire en fonction de la durée d'utilité estimée. Les valeurs résiduelles ne sont pas prises en compte, leur impact étant non significatif. Les durées d'amortissement les plus généralement retenues sont les suivantes :

Nature Durée
Frais de recherche et développement 3 à 5 ans
Concessions, brevets, licences 3 ans
Installations techniques et industrielles 2 à 20 ans
Agencements et aménagements des constructions 2 à 9 ans
Matériel de transport 4 à 20 ans
Matériel de bureau et informatique 3 ans
Mobilier de bureau 1 à 10 ans

Note 3.7. Immobilisations financières

Titres de participation
Le poste "titres de participation" enregistre la valeur d'acquisition des titres détenus par la Société dans les sociétés dont elle assure le contrôle ou dans lesquelles elle exerce une influence, directement ou indirectement. La valeur brute des titres de participation est leur coût d'acquisition ou d'apport à leur date d'entrée dans le patrimoine de la Société. À la clôture des comptes de chaque exercice, les titres de participation sont évalués à leur valeur d'utilité pour la Société. La valeur d'utilité est appréciée par la direction du groupe sur la base des capitaux propres à la clôture de l'exercice des entités concernées, corrigés en tenant compte des prévisions de résultats, par recours préférentiel à la méthode des flux de trésorerie futurs actualisés, complétée en cas de besoin par l'approche de valeur de marché. Dans le cas où leur valeur nette comptable est supérieure à leur valeur d'inventaire, une dépréciation est constituée pour la différence.

Actions propres et contrat de liquidité
Les opérations relatives au contrat de liquidité que la Société a conclu avec un intermédiaire financier sont comptabilisées en conformité avec l'Avis CU CNC n° 98-D et avec le Bulletin CNCC n° 137 - mars 2005, à savoir :
* Les actions propres détenues sont comptabilisées au compte 277 "Actions propres". Une dépréciation est enregistrée par référence au cours moyen de bourse du dernier mois de l'exercice si celui-ci est inférieur au coût d'achat. Pour la détermination du résultat de cession, la méthode "premier entré - premier sorti" est appliquée.
* Les espèces versées à l'intermédiaire et non encore utilisées sont inscrites au compte 276 "Autres créances immobilisées".

Autres immobilisations financières
Les prêts, dépôts et autres immobilisations financières sont évalués à leur valeur nominale. Ils sont dépréciés lorsque leur valeur actuelle est inférieure à leur valeur comptable.

Créances rattachées à des participations
Les créances rattachées à des participations sont évaluées à leur valeur nominale. Les créances rattachées aux titres de participation peuvent également faire l'objet d'une dépréciation si, sur la base des analyses menées (flux de trésorerie attendus), leur caractère recouvrable était remis en cause.

Note 3.8. Stock et en-cours de production

Les dépenses liées au développement des futurs sites de production d'hydrogène renouvelable font l'objet d'un suivi et sont destinées à être revendues dans le cadre de contrats futurs. Les coûts de développement directs, externes (engagements pris envers des fournisseurs ou prestataires extérieurs - factures, factures à recevoir, relevés de situation, etc.) et internes (valorisés sur la base des temps de travail imputés sur ces projets) sont constitutifs de travaux en cours à partir du moment où le succès des projets correspondant est probable. La Société considère le plus souvent que les critères sont remplis au moment où un projet rentre dans la phase Tender Ready au sein du portefeuille de projets. Ces critères diffèrent selon qu'il s'agit d'un projet :
* en lien avec une application industrielle : demande de la part du client potentiel de la remise d'une offre "engageante" ou bien la remise de celle-ci est nécessaire pour le processus d'obtention de subventions,
* dédié à une application mobilité : décision stratégique d'investissement après analyses de la demande sur une zone géographique, de la capacité à servir la demande et des subventions possibles.

Tous les projets font l'objet d'une revue à chaque arrêté. En l'absence d'indice de perte de valeur, les en-cours ne font l'objet d'aucune provision pour dépréciation à la clôture.

Note 3.9. Créances

Les créances sont valorisées à leur valeur nominale. Une dépréciation est pratiquée lorsque la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur comptable. Les comptes courants d'associés peuvent également faire l'objet d'une dépréciation si, sur la base des analyses menées (flux de trésorerie attendus), leur caractère recouvrable était remis en cause.

Note 3.10. Engagements de départ à la retraite

Les engagements de la Société en matière d'indemnités de départ à la retraite de ses salariés sont mentionnés en engagements financiers donnés, à l'exclusion d'une constatation par voie comptable. L'estimation des engagements de départ à la retraite s'effectue de façon rétrospective prorata temporis (droits individuels acquis au jour du départ à la retraite, proratisés à la date du calcul) sur la base d'une hypothèse de départ à l'initiative du salarié à l'âge de 65 ans en tenant compte des éléments suivants :
* Paramètres propres à chacun des salariés de la Société (âge à la clôture, ancienneté, statut, taux de mortalité et salaire brut annuel),
* Données spécifiques à la Société (convention collective, hypothèse de progression de la masse salariale, taux de rotation prévisionnel du personnel et taux de charges sociales),
* Taux d'actualisation retenu à 4,15%.

Les montants éventuellement couverts par une assurance spécifique sont mentionnés en engagements reçus. Les comptes au 31 décembre 2025 intègrent aussi, conformément aux recommandations 2003-R01 du CNC et 2013-02 de l'ANC, le montant de la provision pour un montant de 83 K€.

Note 3.11. Produits constatés d'avance et produits à recevoir

Au 31 décembre 2025, la Société a constaté un produit constaté d'avance de 10 841 K€ et un produit à recevoir de 13 K€ au titre de l'avancement des dépenses engagées, liés aux différents contrats de subventions signés.

Note 3.12. Subventions

L'exercice 2025 a vu un montant global net versé de subventions de 837 K€, hors retenue de garantie prévue selon certains contrats. Les subventions ont été constatées sous forme de produits constatés d'avance ou produit à recevoir en fonction du calendrier d'attribution et des dépenses engagées à la date de clôture. Par ailleurs, les subventions sont reconnues en subvention d'exploitation ou d'investissement en fonction de la nature des dépenses qu'elles financent.

Note 3.13. Notion de résultat courant et exceptionnel

Les éléments des activités ordinaires, même exceptionnels par leur fréquence ou leur montant, sont compris dans le résultat courant. Seuls les éléments ne se rapportant pas aux activités ordinaires de l'entreprise ont été comptabilisés dans le résultat exceptionnel.

Note 3.14. Opérations en devises

Les charges et produits en devises sont enregistrés pour leur contrevaleur à la date de l'opération. Les dettes, créances, disponibilités en devises figurent au bilan pour leur contrevaleur au cours de fin d'exercice. La différence résultant de l'actualisation des dettes et créances en devises à ce dernier cours est portée au bilan en "Ecart de conversion". Les pertes latentes de change non compensées font l'objet d'une provision pour risques, en totalité ou partiellement.

Note 3.15. Provisions

Des provisions sont constituées lorsque, à la clôture de l'exercice, il existe une obligation de la Société à l'égard d'un tiers dont il est probable ou certain qu'elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci. Cette obligation peut être d'ordre légal, réglementaire, contractuel ou découler des pratiques de la Société.L'estimation du montant des provisions correspond à la sortie de ressources qu'il est probable que la Société devra supporter pour éteindre son obligation.

Note 3.16. Charges à repartir

Frais d'émission d'emprunts
La Société a opté pour l'étalement de ses frais d'émission d'emprunt. Le montant total des frais étalés ressort à 997,8 K€, répartis ainsi de manière linéaire sur les durées des emprunts concernés :
* 34,8 K€ sur 7 ans ;
* 15,1 K€ sur 7 ans ;
* 34,4 K€ sur 7 ans ;
* 10 K€ sur 15 ans ;
* 783 K€ sur 5 ans ;
* 120,5 K€ sur 4,5 ans.

Le montant de la dotation aux amortissements comptabilisée en charges est de 196,2 K€ au 31 décembre 2025. Le montant net restant à étaler est de 594 K€ comptabilisé en compte 481000 - Frais d'émission d'emprunts.

Note 3.17. Reconnaissance du chiffre d'affaires - Opérations à long terme

Lhyfe a contracté avec certaines de ses filiales sociétés de projets des contrats destinés à assurer les approvisionnements d’équipements, l’ingénierie et la construction pour les besoins de leurs futurs sites de production (contrats EPC). La durée d’exécution de ces contrats s‘étale sur plusieurs exercices. A ce titre, il est reconnu dans les comptes sociaux de Lhyfe du chiffre d’affaires lié à ces contrats.

Ces contrats sont qualifiés de contrat à long terme, et la marge qu'ils génèrent est reconnue conformément à la méthode dite de l’avancement décrite à l’article 622-2, alinéa 3 du PCG. Cette méthode consiste à constater un résultat en appliquant au résultat à terminaison le pourcentage d’avancement (art. 622-3 du PCG). Ce pourcentage d’avancement est déterminé en utilisant les modalités qui permettent de mesurer de façon fiable, selon leur nature, les travaux ou services exécutés et acceptés. Pour cela, Lhyfe établit un rapport entre le coût des travaux et services exécutés à la date de clôture et le total prévisionnel des coûts d’exécution du contrat. Le cas échéant, une provision pour factures à établir ou un produit constaté d’avance est constaté. Lorsque le résultat estimé à terminaison est négatif, une provision pour risques et charges est comptabilisée afin de constater immédiatement ladite perte à terminaison.

Note 3.18. Effectif moyen

31/12/2025 31/12/2024
Cadres 142 152
Agents de maîtrise - -
Employés - -
Ouvriers - -
Apprentis sous contrat 8 3
TOTAL 150 156

Note 3.19. Composition du capital social

POSTES CONCERNES Nombre Valeur Nominale Montant en Euros
1-Actions ou parts sociales composant le capital social au début de l'exercice 47 970 348 0,01 479 703
2-Actions ou parts sociales émises pendant l'exercice 143 496 0,01 1 435
3-Actions ou parts sociales remboursées pendant l'exercice 0,01
4-Actions ou parts sociales composant le capital social à la fin de l'exercice (1+2-3) 48 113 844 0,01 481 138

Note 4. Notes relatives à certains postes du bilan

Note 4.1. Immobilisations financières

Les immobilisations financières sont constituées de titres de participation pour 5 427 K€, de créances bloquées liées à ces participations pour 18 594 K€, de dépôts et cautionnements et créances immobilisées diverses pour 103 K€ et d’un contrat de liquidité pour 484 K€. Compte tenu des perspectives de développement de la Société et ses filiales, les titres de participation ont fait l'objet de provision pour dépréciation des titres à la clôture à hauteur de 2 742 K€. Les créances bloquées ont été dépréciées à hauteur de 3 402 K€.

Contrat de liquidité et actions propres
Au 31 décembre 2025, le contrat se répartit ainsi :
* Liquidités : 409 K€
* Actions propres : 76 K€

Variation des actions propres :
* Détenues au 01/01/2025 : 96 888
* Acquises au cours de la période : 328 730
* Vendues au cours de la période : 399 118
* Détenues au 31/12/2025 : 26 500

Les actions propres n'ont pas fait l'objet de provision pour dépréciation à la clôture. La provision de l'exercice précédent a été reprise pour 43 K€.

Nom de l'intermédiaire Nombre de titres Prix de revient Valorisation historique Cours moyen 12/2025 Valorisation à la clôture PV latente
ODDO BHF SCA 26 500 2,86 € 75 660 2,90 € 76 887 1 227

Note 4.2. Capital social, réserves et primes

Le tableau ci-après détaille les mouvements survenus sur le capital de la Société au cours des exercices présentés :

Nombre d'actions Valeur nominale (€) Capital Primes Total
Au 31 décembre 2024 47 970 348 0,01 479,7 163 910,1 164 389,9
Augmentation de capital - 20/09/2025 112 248 0,01 1,1 33,5 34,6
Augmentation de capital - 02/12/2025 10 416 0,01 0,1 - 0,1
Augmentation de capital - 31/12/2025 20 832 0,01 0,2 - 0,2
Au 31 décembre 2025 48 113 844 0,01 481,1 163 943,3 164 424,5

Note 4.3. Bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) accordés aux salariés et à un dirigeant et Bons de Souscription d’Actions (BSA) accordés à un consultant

Suivi du nombre de BSPCE, SO et BSA en circulation
Le tableau ci-après synthétise le nombre de BSPCE, SO et BSA en circulation et leurs mouvements au cours de la période.

En nombre BSPCE Salariés 2021 * BSPCE Premium 2021 * BSA Consultants * BSPCE 2023 SO 2023 BSPCE Dirigeant 2024 BSPCE 2024 SO 2024 TOTAL
Au 31 décembre 2024 7 515 6 800 1 700 201 000 15 000 1 000 000 206 984 26 200 1 465 199
Attribués au cours de la période
Exercés au cours de la période -810 -810
Devenus caducs -155 -49 000 -49 300 -98 455
Au 31 décembre 2025 6 550 6 800 1 700 152 000 15 000 1 000 000 157 684 26 200 1 365 934

*Donnant droit à l’attribution du nombre d’actions, après division du nominal par 100

Le tableau suivant récapitule les plans autorisés en cours d’acquisition au 31 décembre 2025 :

BSPCE Salariés 2021 BSPCE Premium 2021 BSA 2021 BSPCE 2023 SO 2023 BSPCE Dirigeant 2024 BSPCE 2024 SO 2024
Date d'autorisation par l'AG 16/10/2019 16/10/2019 16/10/2019 23/05/2023 23/05/2023 23/05/2024 23/05/2023 23/05/2023
Date d'attribution 12/04/2021 12/04/2021 08/04/2021 23/05/2023 23/05/2023 17/06/2024 23/09/2024 23/09/2024
Nombre d'instruments attribués 8 500 6 800 1 700 205 000 39 000 1 000 000 206 984 26 200
Période d'acquisition 4 ans 3,7 ans 4 ans 3 et 4 ans 3 et 4 ans 3 ans 4 ans 4 ans
Conditions d'acquisition Présence Performance Performance Performance Performance Performance Performance Performance
Période d'exercice 10 ans 10 ans 10 ans 9 ans 9 ans 8 ans 10 ans 10 ans

Note 4.4. Plans d’attribution d’actions gratuites

Le Conseil d’administration a mis en oeuvre le plan d'AGA suivant :
* Emission de 40 000 AGA PC 2025 donnant droit à des actions ordinaires de la Société, par utilisation de la délégation votée par l'assemblée générale du 14 avril 2022, telle que modifiée par l'assemblée générale du 23 mai 2024. Leur période d'exercice est d'une durée de 5 ans. Celles ont été attribués à un salarié de la Société.

Suivi du nombre d'actions gratuites en circulation
Le tableau ci-après synthétise le nombre d'AGA en circulation et leurs mouvements au cours de la période.

En nombre AGA Dirigeant 2022 AGA Cadres DGD 2022 AGA Cadres 2022 AGA NE1 2022 AGA PC 2022 AGA 2023 AGA PC 2024 AGA 2024 AGA 2025 PC TOTAL
Au 31 décembre 2024 954 500 25 000 50 000 85 000 20 600 181 700 300 000 246 190 1 862 990
Attribués au cours de la période 40 000 40 000
Acquises au cours de l'exercice -20 832 -41 664
Devenus caducs -4 168 -8 336 -33 800 -40 440 -86 744
Au 31 décembre 2025 954 500 85 000 20 600 147 900 300 000 205 750 40 000 1 753 750

Le tableau suivant récapitule les caractéristiques des plans d'actions gratuites autorisés au 31 décembre 2025 :

Caractéristiques des plans AGA Dirigeant 2022 AGA Cadres DGD 2022 AGA Cadres 2022 AGA NE1 2022 AGA PC 2022 AGA 2023 AGA PC 2024 AGA 2024 AGA 2025 PC
Date d'attribution 20/09/2022 20/09/2022 20/09/2022 20/09/2022 20/09/2022 03/07/2023 23/09/2024 22/11/2024 23/05/2025
Date d'acquisition 31/12/2027 31/12/2025 19/09/2025 19/09/2027 19/09/2026 03/07/2026 03/07/2027 23/09/2029 22/11/2028
Nombre d'actions attribuées 954 500 25 000 62 500 85 000 33 000 209 300 300 000 247 190 40 000
Période d'acquisition 5 ans 3 ans 3 ans 5 ans 4 ans 3 et 4 ans 5 ans 4 ans 5 ans
Condition de présence 31/12/2026 31/12/2024 31/12/2024 31/12/2026 31/12/2025 03/07/2026 03/07/2027 23/09/2029 22/11/2028

Note 4.5. Avances conditionnées

La Société bénéficie de plusieurs aides sous forme d’avances. Les avances conditionnées s’élèvent à 1 046 K€ au 31 décembre 2025, versus 1 625 K€ au 31 décembre 2024. La Société a bénéficié d'aides sous forme d'avances en 2025, dans le cadre de l'assurance prospection - Canada, un complément de 34 K€ a été perçu à ce titre en mai 2025.

Les avances comptabilisées au 31 décembre 2025 sont les suivantes :

Deep Tech :
* Avance accordée par Bpifrance Financement en 2020 finançant les projets de recherche et développement liés à la conception d’un site standard de production d’hydrogène à terre, à des études préliminaires liées à la production d’hydrogène en mer et aux travaux liés à l’intelligence artificielle d'un montant total de 1 244 K€, somme encaissée en totalité à fin 2024 ;
* Cette avance est remboursée à la BPI par paiement trimestriel sur 4 ans depuis 31 décembre 2024, suite à l'avenant signé en 2023. A fin 2025, cette avance est remboursée à hauteur de 389 K€.

Assurance prospection internationale - Allemagne :
* Avance accordée par Bpifrance Assurance Export en 2020 visant à garantir la Société contre l’échec total ou partiel de sa démarche de prospection en Allemagne sur la période du 1er juillet 2020 au 30 juin 2023 ;
* Cette avance a fait l'objet d'un abandon de créance à hauteur de 182 K€ sur l'année.

Assurance prospection internationale - Canada :
* Avance accordée par Bpifrance Assurance Export le 24 mai 2023 visant à garantir la Société contre l’échec total ou partiel de sa démarche de prospection au Canada sur la période du 1er mars 2023 au 28 février 2026. Un complément d'avance a été perçu en mai 2025 pour 34 K€.○Cette avance sera remboursée à la BPI par paiements trimestriels durant 4 ans à compter du 1er mars 2028, dans l’hypothèse du succès commercial dans le pays concerné. Financement du projet Sealhyfe par l’ADEME : ○Avance accordée par l’ADEME en août 2022 pour un montant total de 246 K€ dans le cadre du financement du projet Sealhyfe, site pilote de production d’hydrogène renouvelable en mer; ○Cette avance a fait l'objet d'un premier remboursement annuel en octobre 2025 pour 123 K€.

Note 5 Notes relatives à certains postes du compte de résultat

Note 5.1. Informations requises par l’article R. 123-198 - 9° du code de commerce

Le montant total des honoraires du commissaire aux comptes figurant au compte de résultat de l’exercice s’élève à 157 K€ au titre du contrôle légal des comptes et des conseils et prestations de services entrant dans les diligences directement liées à la mission du contrôle des comptes. Le tableau ci-dessous présente les honoraires au titre des travaux menés par les Commissaires aux comptes au cours des deux exercices présentés :

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Accior - A.R.C. Deloitte Baker Tilly Strego Deloitte
Audit légal 40 117 33 85
Services Autres que la Certification des Comptes (1) 3 13 3 14
Honoraires des commissaires aux comptes 43 130 35 98

(1) Les SACC portent sur des honoraires relatifs à l'attestation covenant et à la revue des règles comptables applicables aux contrats de PPA.

Note 5.2. Subventions d’exploitation

Les subventions d’exploitation diminuent de 297 K€ au cours de l’exercice 2025. Les principales subventions, qui peuvent être traitées par le biais de subventions d’exploitation ou de subventions d’investissements et reçues par la Société sont les suivantes :

○ Convention de financement Clean Hydrogen Partnership – Hope : cette subvention d’un montant total de 9 820 K€ accordée par la Commission européenne concerne un projet relatif au développement et à la construction d’un site de production d’hydrogène vert en mer au large d'Oostende, en Belgique, d’une capacité de 10 MW. Au cours de l'exercice, le Groupe a encaissé une somme complémentaire d'un montant de 743 K€.

○ Convention de financement – Hope - Etat belge : la Société avait également contractualisé une subvention avec l'Etat belge concernant le projet Hope pour un montant pouvant aller jusqu'à 13 053 K€. Au 31 décembre 2024, la Société avait encaissé un acompte de 1 139 K€ au titre de cette subvention. Courant 2025, l'Etat belge a mis fin à la convention de financement concernant ce projet. Le Groupe a procédé au remboursement d'une part des sommes préalablement encaissées à hauteur de 422 K€.

○ Convention de financement Clean Hydrogen Partnership – TH2nicio : cette subvention d'un montant de 4 400 K€ a été contractualisée avec la Commission européenne. Cette aide est destinée à financer la construction d'un site de production d'hydrogène onshore à Milan, en Italie. La Société avait encaissé un montant total de 1 972 K€ à fin 2024, un complément de 101 K€ a été reçu au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2025.

○ Convention de financement Ecosystème H2 – Hy'Touraine : la Société a contractualisé début 2023 avec l'ADEME une subvention d'un montant total de 1 560 K€, destinée à financer la construction d'un site de production d'hydrogène à Sorigny, en Touraine. Le projet étant abandonné, aucun produit à recevoir n'a été constaté fin 2025.

○ Convention de financement Clean Hydrogen Partnership – AdvancedH2Valley : ce contrat de subvention a été signé fin 2023 avec la Commission européenne pour un montant total de 234 K€. Ces fonds sont destinés à financer des coûts de coordination portés par Lhyfe dans le cadre de la construction du site Hy'Touraine, près de Sorigny, et la montée en puissance du site de Bouin. A fin 2025, la Société a encaissé 219 K€ au titre de cette aide.

La Société a comptabilisé en produits à recevoir les montants de subvention pour lesquels elle estime remplir les conditions d’obtention et d’appel.

Note 5.3. Résultat financier

Le résultat financier ressort à -5,9 M€ sous l'effet de la dépréciation des titres de participation, créances bloquées (cf. note 4.1) sur participations liées, et avances en compte courant pour un total de 7,3 M€ et des charges financières de la période liées aux nouveaux financements contractualisés fin 2023. Ces charges sont partiellement compensées par une meilleure rémunération des placements de trésorerie et les intérêts d'avances en compte courants faites aux filiales.

Note 5.4. Crédit impôt recherche

Dans le cadre de son activité de recherche, la Société a engagé des dépenses éligibles au crédit d’impôt recherche et qui fait l’objet d’une demande auprès de l’administration fiscale pour un montant de 212 K€ comptabilisés à la clôture.

Note 6 Autres informations

Note 6.1. Comptes consolidés

En application de l’article L. 233-1 6 du Code de commerce la Société établit des comptes consolidés, en incluant les comptes de ses filiales suivant la méthode de l’intégration globale, à l’exception des filiales Botnia Hydrogen, Ingrandes PS qui suivent la méthode de la mise en équivalence. A noter la déconsolidation de la participation Flexens et Oostende BV ainsi que l'absorption de 7 sociétés françaises par Lhyfe SA. Le groupe est constitué de 38 sociétés au 31 décembre 2025. Ces comptes consolidés sont établis en conformité avec les normes comptables internationales IFRS. Une copie des états financiers consolidés peut être obtenue au siège social de la société Lhyfe.

Note 6.2. Rémunération des organes de direction

Au 31 décembre 2025, les principaux dirigeants sont le salarié membre du Conseil d’administration et le Président Directeur général.

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Rémunération fixe 452 524
Rémunération variable 260 270
Avantages postérieurs à l'emploi - -
Avantages en nature - -
Rémunération des dirigeants 712 694

Note 6.3. Liste des transactions effectuées avec des parties liées

Aucune information n’est à fournir car les transactions entre parties liées visées à l’article R. 123-198 du Code de commerce ont été conclues à des conditions normales de marché ou effectuées avec des sociétés détenues en totalité directement ou indirectement.

Note 7 Engagements financiers

En milliers d'euros 31/12/2025 31/12/2024
Nantissements 960 373
Garanties données 25 183 25 208
Total engagements donnés 26 143 25 581
Garanties reçues 31 083 31 295
Total engagements reçus 31 083 31 295
Engagements nets -4 940 -5 714

Note 7.1. Engagements donnés

Sur l'année 2025, Lhyfe SA a renouvelé le nantissement d'un dépôt à terme en lien avec le bail des nouveaux locaux pour un montant diminué à 0,6 M€.

Covenants
○ Le contrat de crédit syndiqué conclu fin 2023 comporte des clauses de défaut ("covenants"). Ces covenants concernent des tests sur les liquidités passées et à venir, le ratio de fonds d'endettement ramené aux fonds propres ainsi que des capacités installées en MW. Au 31 décembre 2025, ces covenants sont respectés.

Note 7.2. Engagements reçus

Sur l'année 2025, Lhyfe SA s'est vu octroyer une garantie maison mère de 1,8 M€ d'un fournisseur d'énergie.

Note 7.3. Crédits-baux

Engagements de crédit-bail Redevances payées de l'exercice Redevances restant à payer Prix d'achat résiduel
cumulées jusqu'à 1 an de 1 an à 5 ans à plus de 5 ans
Terrains
Constructions
Inst. tech., matériel et outillage 3 933 5 959 4 329 17 273 13 719
Autres immobilisations corporelles
Immobilisations en crédit-bail Coût d'entrée Dotations aux amortissements théoriques cumulées Valeurs nettes de l'exercice
Terrains
Constructions
Inst. tech., matériel et outillage 29 783 1 537 2 315
Autres immobilisations corporelles

Note 8 Liste des filiales et participations

Filiales Capital Q.P. détenue Val. Brute titres Prêts avances Chiffre d'affaires Capitaux propres Divid. Encaiss. Val. Nette titres Cautions Résultat
Lhyfe Bouin SAS 2 001 000 100 2 001 000 2 758 977 1 966 550 ------- ------- ------- 331 447 2 001 000
Lhyfe Germany GmbH 25 000 100 25 000 11 402 154 2 742 495 ------- ------- ------- ------- -299 068
Territoires x Lhyfe SAS 51 000 100 51 000 3 006 ------- ------- ------- ------- ------- 45 802
Lhyfe Denmark ApS 5 378 100 5 396 1 464 003 0 ------- ------- ------- ------- -1 455 759
Lhyfe Lakrids ApS 5 378 100 5 396 19 241 0 ------- ------- ------- ------- -20 878
Lhyfe Sweden AB 2 467 100 2 465 4 211 321 2 089 275 ------- ------- ------- ------- 199 133
Lhyfe Netherlands B.V. 1 000 100 1 000 833 104 107 245 ------- ------- ------- ------- -586 655
Lhyfe Bessières SAS 1 000 80 800 7 813 945 1 779 683 ------- ------- ------- ------- 777 757
Hydrogène Lhyfe Canada Inc. 14 100 14 28 246 0 ------- ------- ------- ------- ------- -26 384
Lhyfe Skive ApS 5 378 100 5 401 1 021 0 ------- ------- ------- ------- -5 438
Lhyfe Sorigny SAS 1 000 100 1 000 622 117 ------- ------- ------- ------- ------- -143 311
Nom Capitaux propres Divid. Encaiss. Val. Nette titres Cautions Résultat
Lhyfe Niedersachsen GmbH 25 000 100 25 000 1 148 705 167 732 205 253
Lhyfe Hidrogeno, S.L 3 000 100 3 000 2 782 945 452 095 16 163
Lhyfe Trelleborg AB 2 290 100 2 273 21 130 0 2 310
Lhyfe UK Ltd. 1 100 1 3 047 907 127 145 -2 946
Lhyfe Production 6 SAS 1 000 100 1 000 1 023 0 -
Lhyfe Production 7 SAS 1 000 100 1 000 1 023 0 -611
Lhyfe Ingrandes SAS 1 000 100 1 000 3 883 996 0 -
Lhyfe Gonfreville-L'Orcher SAS 1 000 100 1 000 - 0 3 293 740
Aspen Wasserstoff GmbH 25 000 100 25 000 1 053 0 4 405
Hydrogen Bay GmbH 12 500 100 12 500 324 182 18 044 60 659
Duisburg Hydrogen GmbH 12 500 100 12 500 1 266 0 7 160
Lhyfe Delfzijl BV 1 000 100 1 000 2 760 975 42 500 -122 870
Lhyfe Finland 1 000 100 1 000 11 476 0 -10 941
Lhyfe Kemsley 1 100 1 501 640 0 -
Lhyfe Wallsend 1 100 1 508 096 0 -
HoldCo Sparkle 28 001 100 28 001 31 471 143 0 -382 599
Lhyfe Green Power Traceability France 1 000 100 1 000 1 189 024 747 783 -
Hydrogène Lhyfe Montréal-Est Inc. 7 100 7 - - -
Lhyfe Vaggeryd 2 285 2 285 112 839 0 - 2 310

Participation Capital Q.P. détenue

Nom Val. Brute titres Prêts avances Chiffre d'affaires Capitaux propres Divid. Encaiss. Val. Nette titres Cautions Résultat
Botnia Hydrogen AB 78 938 39,2 1 059 929 - 3 297 -2 085 686 559 929 -101 926
Ingrandes PS SAS 1 000 50 500 10 367 - -2 232 500 - -1 966

Note 9 Etat des immobilisations

Immobilisations Montant brut à l'ouverture Augmentations Montant brut à la clôture Diminutions
Incorporelles
Frais de développement 2 806 2 081 4 887 -
Concessions, brevets... 156 17 173 -
Fonds commercial - - - -
Autres immo. incorp. 9 - 9 -
Immo. en cours... 1 498 636 2 082 52
TOTAL INCORP. 4 460 2 743 5 121 2 082
Corporelles
Terrains 2 920 - 2 206 714
Constructions - - - -
Inst. techniques, matériel... 539 7 452 3 226 4 765
Autres immo. corp. 1 603 2 262 3 865 -
Immo. en cours... 1 435 6 838 6 301 1 972
TOTAL CORP. 6 497 16 552 11 316 11 733
Financières
Participations 3 481 2 030 85 5 427
Créances rattachées... 14 223 4 371 18 593 -
Titres immobilisés... - - - -
Autres titres immo. 310 1 048 1 282 76
Prêts - - - -
Autres immo. fin. 366 1 306 1 161 511
TOTAL FINANCIERES 18 380 8 756 24 607 2 529
TOTAL GENERAL 29 337 28 051 41 044 16 344

Ventilation des augmentations

Total Virements Entrées
Immobilisations incorporelles 2 743 2 082 661
Immobilisations corporelles 16 552 - 16 552
Immobilisations financières 8 756 - 8 756
TOTAL GENERAL 28 051 2 082 25 969

Ventilation des diminutions

Total Virements Sorties
Immobilisations incorporelles 2 082 - 2 082
Immobilisations corporelles 11 733 6 239 5 494
Immobilisations financières 2 529 - 2 529
TOTAL GENERAL 16 344 8 321 8 023

Note 10 Etat des amortissements

Cumul ouverture Augmentations (Dotations) Diminutions Cumul clôture
Frais d'étab. et dév. 861 1 071 - 1 932
Concessions, brevets... 104 25 - 129
Total incorporelles 965 1 096 - 2 061
Inst. techniques, matériel... 73 443 2 514 -
Autres immo. corporelles 1 026 371 - 1 397
Total corporelles 1 099 814 2 1 911
TOTAL 2 064 1 910 2 3 972

Note 11 Charges à répartir

Montant net début Augment. Dotations exercice Montant net fin
Frais d'émission d'emprunts 750 40 196 594

Note 12 Etat des créances

Montant brut Échéance < 1 an Échéance > 1 an
Créances rattachées à des participations 18 594 18 594 -
Autres immo. financières 511 511 -
Autres créances clients 17 310 17 310 -
Impôts sur les bénéfices 212 212 -
Taxe sur la valeur ajoutée 2 472 2 472 -
Groupe et associés 58 488 58 488 -
Débiteurs divers 2 314 1 510 804
Charges constatées d'avance 507 507 -
TOTAL 100 410 22 013 78 397

Note 13 Etat des dettes

Dettes Montant brut < 1 an > 1 an > 5 ans
Emprunts obligataires convertibles 8 872 2 392 6 480 -

(1) Emprunts souscrits en cours d'exercice 52
(1) Emprunts remboursés en cours d'exercice 4 982
(2) Emprunts et dettes contractés auprès des associés personnes physiques

Note 14 Variation des capitaux propres

Rubriques Montant en K€
Capitaux propres à l'ouverture de l'exercice 101 556
Variations du capital social 1
Variation des primes d'émission, de fusion, d'apport... 33
Variation des subventions d'investissement et provisions règlementées -316
Capitaux propres à la clôture de l'exercice avant résultat 101 275
Résultat de l'exercice -34 519
Capitaux propres à la clôture de l'exercice après résultat et avant assemblée annuelle 66 755

Note 15 Charges à payer et produits à recevoir

CHARGES A PAYER INCLUSES DANS LES POSTES SUIVANTS DU BILAN

Exercice clos le 31/12/2025 Exercice clos le 31/12/2024
Produits des émissions de titres participatifs
Avances conditionnées
Emprunts obligataires convertibles 306 367
Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit 62 185
Emprunts et dettes financières diverses
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 18 720 14 054
Dettes fiscales et sociales 2 687 2 806
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
Autres dettes 1 268 359
TOTAL 23 043 17 771

PRODUITS À RECEVOIR INCLUS DANS LES POSTES SUIVANTS DU BILAN

Exercice clos le 31/12/2025 Exercice clos le 31/12/2024
Créances rattachées à des participations
Autres titres immobilisés
Prêts
Autres immobilisations financières
Créances clients et comptes rattachés 15 982 12 025
Autres créances 806 1 238
Valeurs mobilières de placement
Disponibilités
TOTAL 16 815 13 373

Note 16 Produits et charges constatés d’avance

PRODUITS CONSTATES D'AVANCE

Exercice clos le 31/12/2025 Exercice clos le 31/12/2024
Produits d'exploitation 10 841 16 290
Produits financiers - -
Produits exceptionnels - -
TOTAL 10 841 16 290

CHARGES CONSTATEES D'AVANCE

Exercice clos le 31/12/2025 Exercice clos le 31/12/2024
Charges d'exploitation 507 1 343
Charges financières - -
Charges exceptionnelles - -
TOTAL 507 1 343

Note 17 Etat des provisions et dépréciations

NATURE DES PROVISIONS

NATURE DES PROVISIONS Montant au début de l'exercice Augm. des dotations de l'exercice Dim. reprises à la fin de l'exercice Montant à la fin de l'exercice
Provisions réglementées
Provisions réglementées pour hausse des prix
Amortissements dérogatoires
Autres provisions réglementées
TOTAL DES PROVISIONS REGLEMENTEES
Provisions pour risques
Provisions pour : - Litiges 20 20
- Garanties données aux clients
- Amendes et pénalités
- Pertes de change
- Pertes sur contrats
Autres provisions sur risques 117 2 460 2 577
TOTAL DES PROVISIONS POUR RISQUES 137 2 460 2 597
Provisions pour charges
Provisions pour - Pensions & obligations similaires 91 8 83
- Restructurations
- Impôts
- Renouvellement des immobilisations - entreprises concessionnaires
- Gros entretiens ou grandes révisions 307 498 805
- Remise en état 2 513 2 206 307
TOTAL DES PROVISIONS POUR CHARGES 2 911 498 2 206 1 195
TOTAL DES PROVISIONS 3 048 2 958 2 206 3 791

Les reprises de provisions de la période sont des reprises non utilisées.

NATURE DES DEPRECIATIONS

NATURE DES DEPRECIATIONS Montant au début de l'exercice Augm. des dotations de l'exercice Dim. reprises à la fin de l'exercice Montant à la fin de l'exercice
Immobilisations incorporelles
Frais de développement
Concessions, brevets, droits et valeurs similaires
Fonds commercial
Autres immobilisations incorporelles
Immobilisations incorporelles en cours, avances et acomptes
TOTAL DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Immobilisations corporelles
Terrains
Constructions
Installations techniques, matériel et outillages industriels
Autres immobilisations corporelles
Immobilisations corporelles en cours, avances et acomptes
TOTAL DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Immobilisations financières
Participations 2 150 593 2 743
Créances rattachées à des participations 3 402 3 402
Titres immobilisés de l'activité de portefeuille
Autres titres immobilisés 43 43
Prêts
Autres immobilisations financières
TOTAL DES IMMOBILISATIONS FINANCIERES 2 193 3 995 43 6 145
Actif circulant
Stocks et en-cours
Créances clients
Autres dépréciations 3 282 3 282
TOTAL DE L'ACTIF CIRCULANT 3 282 3 282
TOTAL GENERAL 2 193 7 277 43 9 427

Note 18 Détail du résultat exceptionnel

Détail du résultat exceptionnel Charges Produits
Dotations aux provisions charges exceptionnelles 2 386
Autres charges exceptionnelles 4 045
TOTAL 6 431 -

3.4. Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux

À l'assemblée générale de la société Lhyfe

Opinion

En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Lhyfe relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d'audit.

Fondement de l’opinion

Référentiel d’audit

Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie "Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels" du présent rapport.

Indépendance

Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance, prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.

Observation

Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur le changement de méthode comptable relatif à la première application du règlement ANC 2022-06 à compter du 1er janvier 2025 décrit dans la note 3.2 de l’annexe des comptes annuels.

Justification des appréciations - Points clés de l’audit

En application des dispositions des articles L. 821-53 et R. 821-180 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.

Stocks et en cours de production

Risque identifié
Comme indiqué dans la note "3.8. Stock et en-cours de production" de l’annexe, les dépenses liées au développement des futurs sites de production d’hydrogène vert renouvelable, destinés à être revendus dans le cadre de contrats futurs, figurent en stocks d’en-cours pour 9,3 M€ au 31 décembre 2025. Ces dépenses sont constitutives de travaux en cours à partir du moment où le succès des projets correspondant est probable. La société considère le plus souvent que ces critères sont remplis au moment où un projet rentre dans la phase "Tender Ready". Ces critères diffèrent selon qu'il s'agit d'un projet en lien :
* avec une application industrielle : demande de la part du client potentiel de la remise d'une offre "engageante" ou bien la remise de celle-ci est nécessaire pour le processus d'obtention de subventions,
* avec une application mobilité : décision stratégique d'investissement après analyses de la demande sur une zone géographique, de la capacité à servir la demande et des subventions possibles.
Nous avons considéré la comptabilisation et l’évaluation des en-cours de production comme un point clé de l’audit en raison du niveau de jugement de la Direction requis pour l’appréciation du respect des critères d’activation des coûts correspondants.

Réponses apportées lors de notre audit
Nos travaux ont notamment consisté à :
* prendre connaissance des procédures de contrôle interne mises en place pour identifier les coûts de développement respectant les critères de comptabilisation en stocks d’en-cours ;
* apprécier, au regard des normes comptables en vigueur et des règles d’activation définies par le groupe, les modalités d’examen des critères d’activation sur la base d’un échantillon de projets testés ;
* tester par sondage la concordance des montants inscrits à l’actif avec le fichier de suivi des projets établis par la direction du groupe et la cohérence de ces fichiers avec les coûts internes et externes engagés sur ces projets enregistrés en comptabilité ;
* enfin nous avons vérifié le caractère approprié des informations fournies dans l’annexe des comptes sociaux.# Evaluation des titres de participations, créances rattachées et comptes-courants

Risque identifié

Les titres de participation, créances rattachées et comptes courants figurent à l’actif du bilan pour une valeur nette comptable de respectivement 2,7 M€, 15,2 M€ et 55,2 M€ au 31 décembre 2025.

Comme indiqué dans la note 3.7. de l’annexe, la valeur brute comptable des titres de participations est appréciée comparativement à leur valeur d’utilité. La valeur d’utilité est appréciée par la direction du groupe sur la base des capitaux propres à la clôture de l’exercice des entités concernées, corrigés en tenant compte des prévisions de résultats, par recours préférentiel à la méthode des flux de trésorerie futurs actualisés, complétée en cas de besoin par l’approche de valeur de marché.

Par ailleurs, les créances rattachées aux titres de participation peuvent également faire l’objet d’une dépréciation si, sur la base de ces analyses, leur caractère recouvrable était remis en cause.

Nous avons considéré que l’évaluation des titres de participations, des autres immobilisations financières qui y sont affectées et des créances rattachées comme un point clé de l’audit en raison :
* de leur importance dans les comptes de votre société ;
* des jugements et hypothèses nécessaires pour la détermination de leur valeur, fondée notamment sur des perspectives de rentabilité dont la réalisation est par nature incertaine.

Réponses apportées lors de notre audit

Nos travaux d’audit ont consisté à :
* prendre connaissance des méthodes mises en place par la Direction pour déterminer la valeur d’utilité des titres de participation et créances rattachées ;
* apprécier la cohérence et le caractère raisonnable des flux futurs de trésorerie, incluant les business plans établis par la Direction, au regard des données budgétaires, des résultats historiques ainsi que du contexte économique et financier dans lequel s’inscrit le Groupe ;
* revoir la cohérence de la méthodologie de construction des tests de dépréciation réalisés sur les principaux projets de construction de sites de production d’hydrogène vert en cours et examiner de manière critique les principales hypothèses retenues pour les projets testés.

Au‑delà de l’appréciation des valeurs d’utilité des titres de participation, nos travaux ont consisté également à apprécier le caractère recouvrable des créances rattachées au regard des analyses effectuées sur les titres de participation.

Enfin, nous avons vérifié que la note 3.7. de l’annexe aux comptes annuels fournit une information appropriée.

Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et règlementaires.

Informations données dans le rapport de gestion et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d'administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.

Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D. 441-6 du Code de commerce.

Rapport sur le gouvernement d’entreprise

Nous attestons de l’existence, dans le rapport du conseil d'administration sur le gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L. 225-37-4 et L. 22-10-10 du Code de commerce.

Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L. 22-10-9 du code de commerce sur les rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont comprises dans le périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations.

Concernant les informations relatives aux éléments que votre société a considéré susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange, fournies en application des dispositions de l’article L. 22-10-11 du Code de commerce, nous avons vérifié leur conformité avec les documents dont elles sont issues et qui nous ont été communiqués. Sur la base de ces travaux, nous n'avons pas d'observation à formuler sur ces informations.

Autres informations

En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives aux prises de participation et de contrôle, à l’identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.

Autres vérifications ou informations prévues par les textes légaux et réglementaires

Format de présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel

Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le Règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l'article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du président-directeur général.

Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d'information électronique unique européen.

Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.

Désignation des commissaires aux comptes

Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société Lhyfe par l'assemblée générale du 21 décembre 2021 pour Deloitte & Associés et par l'assemblée générale du 23 mai 2025 pour Accior Audit.

Au 31 décembre 2025, Deloitte & Associés était dans la 5ème année de sa mission sans interruption et Accior Audit dans la 1ère année dont respectivement 4 et 1 années depuis que les titres de la société ont été admis aux négociations sur un marché réglementé.

Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d’entreprise relatives aux comptes annuels

Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.

Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.

Il incombe au comité d’audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.

Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d’administration.

Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels

Objectif et démarche d’audit

Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives.

L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.

Comme précisé par l’article L. 821-55 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.

Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
* il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion.Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;

  • il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
  • il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
  • il apprécie le caractère approprié de l’application par la direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
  • il apprécie la présentation d’ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle.

Rapport au comité d'audit

Nous remettons au comité d'audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.

Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d'audit, figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.

Nous fournissons également au comité d'audit la déclaration prévue par l’article 6 du Règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L. 821-27 à L. 821-34 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.

La Roche sur Yon et Saint-Herblain, le 29 avril 2026
Les commissaires aux comptes
Accior Audit
Deloitte & Associés
Sébastien Caillaud
Guillaume Radigue

3.5. Evénements intervenus au cours de l'exercice 2025

Au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025, la Société a continué de sécuriser son niveau de trésorerie à travers le financement de ses actifs de transport et de stockage d'hydrogène pour un montant total de 3,2 M€.

La Société a également étendu ses activités auprès de ses filiales, en développement notamment ses activités de développement qui ont permis de générer un revenu de 10,2 M€. Elle a par ailleurs poursuivi ses activités d'ingénierie pour le compte de ses filiales, sociétés de projet, générant ainsi un revenu de 17 M€ sur l'exercice.

Enfin, la Société a accru son chiffre d'affaires lié aux services rendus aux filiales post mise en opération des sites (contrats d’opération et de maintenance, prestations de services de transport de l’hydrogène, location des actifs de stockage, management, etc.). Celui-ci est ainsi passé de 2,4 M€ en 2024 à 4,5 M€ en 2025, sous l'effet de la mise en service des sites et de la montée en puissance des ventes d'hydrogène au sein du Groupe.

Enfin, la Société a développé son chiffre d'affaires de vente d'hydrogène à des clients externes au Groupe, qui s'établit désormais à 3,1 M€ en 2025.

Le résultat financier connaît une baisse importante sous l'effet des dépréciations des titres et comptes courants des filiales et participations suite à la décision de restructuration prise par le Groupe fin 2025.

Enfin, le résultat exceptionnel est impacté à hauteur de 6,4 M€ par cette même décision de restructuration. D'une part, il a été constaté une provision au titre des coûts de départ des salariés de la Société pour un montant total de 2,4 M€, faisant suite au Plan de Sauvegarde de l'Emploi mené par la Société en France. D'autre part, le Groupe a tiré les conséquences de l'adaptation du processus de développement de ses projets et a ainsi pris la décision d'arrêter certains d'entre eux, conduisant à une charge de 4 M€ sur l'exercice.

Les charges de personnel ont connu une légère baisse de 2 % en lien avec la diminution des effectifs de la période.

Personnes responsables

4.1. Responsable du Rapport Financier Annuel et déclaration

4.1.1. Personne responsable

Monsieur Matthieu Guesné, Président-Directeur général de la Société.

4.1.2. Déclaration de la personne responsable

"J'atteste, à ma connaissance, que les comptes annuels et les comptes consolidés sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d'actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion figurant au Chapitre 1 du rapport financier annuel présente un tableau fidèle de l'évolution et des résultats de la Société et de la situation de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées."

Fait à Nantes, le 29 avril 2026
Monsieur Matthieu Guesné, Président-Directeur général de la Société

4.2. Responsables du contrôle des comptes

Accior Audit
Représentée par Sébastien Caillaud
53 rue Benjamin Franklin, 85000 La Roche-sur-Yon, France
Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Ouest-Atlantique
Nommée par l’assemblée générale du 23 mai 2025 pour une durée de six exercices, soit jusqu’à l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2030.

Deloitte & Associés
Représentée par Guillaume Radigue
6 place de la Pyramide, 92908 Paris La Défense Cedex, France
Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes de Versailles et du Centre
Nommée par l’assemblée générale du 21 décembre 2021 pour une durée de six exercices, soit jusqu’à l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2026.

Glossaire

  • "Actifs sous gestion" désigne les sites de production d'hydrogène vert gérés par le Groupe en application d'un contrat de gestion d'actifs
  • "Backbone" désigne le projet de réseau européen de transport d'hydrogène par gazoduc
  • "Capacité installée totale" désigne la capacité maximale cumulée des unités de production du Groupe en exploitation (phase Operations)
  • "Compresseur" désigne un appareil qui augmente la pression de l'hydrogène en réduisant son volume, tel que requis pour la livraison de l'hydrogène vert par conteneurs
  • "Comptes Annuels" désigne les états financiers annuels établis par la Société pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, établis conformément aux normes comptables françaises
  • "Comptes Consolidés" désigne les états financiers consolidés annuels établis par la Société pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, établis conformément aux normes comptables IFRS, telles qu’adoptées par l’Union européenne
  • "Contrat d'achat d'électricité" ou "power purchase agreement" ou "PPA" désigne un contrat par lequel un producteur d’électricité vend, pour un prix déterminé, tout ou partie de sa production à un acheteur d’électricité
  • "EBITDA ajusté Groupe" désigne le résultat opérationnel courant consolidé avant amortissements et provisions, avant charge liées aux rémunérations fondées sur des actions, et avant ajustement de juste valeur sur les instruments financiers dérivés
  • "Electrolyseur" système composé d’un récipient d’eau (H2O) contenant un électrolyte et de deux électrodes et dans lequel une réaction chimique se produit des deux côtés de l’électrolyte en dirigeant un courant électrique vers les deux électrodes, permettant ainsi de séparer l'hydrogène (H2) de l'oxygène (O)
  • "Hydrogène bas-carbone" désigne généralement l'hydrogène dont le processus de production engendre moins d'émissions de CO2 que l'hydrogène gris, sans toutefois remplir les critères de qualification de l'hydrogène renouvelable
  • "Hydrogène bleu" hydrogène produit à partir d’énergies fossiles, par vaporeformage de gaz naturel mais dont le CO2 émis lors de sa production est capté, puis réutilisé ou stocké
  • "Hydrogène gris" hydrogène produit à partir d’énergies fossiles, par vaporeformage de gaz naturel, par gazéification du charbon ou coproduit à partir d’hydrocarbures
  • "Hydrogène renouvelable" désigne l'hydrogène répondant aux critères définis dans l’acte délégué à la Directive (UE) 2018/2021 du Parlement européen et du Conseil sur les Energies Renouvelables définissant les carburants liquides et gazeux renouvelables d'origine non biologique (dont l'hydrogène renouvelable - Renewable Fuels of Non Biological Origin - "RFNBO" en anglais) certifié selon les schémas de certification volontaires approuvés par la Commission européenne (3 schémas approuvés à ce jour : CertifHy, RedCertet ISCC) "Hydrogène vert" hydrogène produit par électrolyse de l’eau à partir de l'électricité renouvelable ou bas carbone "Lhyfe" ou "Groupe" désignent le groupe composé de la Société et ses filiales consolidées "Marge d’EBITDA ajusté Groupe" désigne le quotient "EBITDA ajusté Groupe / Chiffre d’affaires" "Part nette des actifs détenue par Lhyfe" désigne le rapport entre la capacité installée des actifs sous gestion et le pourcentage de détention (directe ou indirecte) du capital des sociétés de projet par Lhyfe "Projet backbone" désigne un projet de site de production dont l'hydrogène vert produit est principalement destiné à être injecté et acheminé aux clients finaux via le projet de réseau de gazoduc européen ou un réseau de gazoduc secondaire "Projet bulk" désigne un projet de site de production d'hydrogène vert dont l'hydrogène vert produit est principalement destiné à être livré à une clientèle diversifiée via des conteneurs) "Projet offshore" désigne un projet de site de production d'hydrogène vert installé en mer "Projet onshore" désigne un projet de site de production d'hydrogène vert installé à terre "Projet on-site" désigne un projet de site de production d'hydrogène vert dont l'hydrogène vert produit est principalement destiné à être livré à un client principal via une liaison directe (précédemment désignés comme projets Industrie) "Rapport Financier Annuel" désigne le présent rapport financier annuel déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers "Société" désigne la société Lhyfe, société anonyme dont le siège social est situé 66 boulevard de Berlin, 44000 Nantes, France, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Nantes sous le numéro 850 415 290 "Société de projet" ou "SPV" désigne une société portant un projet de site de production d'hydrogène vert ou un site de production en exploitation "Tender Ready" désigne, pour un projet donné, la phase dont l'objectif est de porter ledit projet du stade “faisable” au stade “finançable”, avec notamment la sécurisation de l'ensemble des composantes via la signature de contrats long terme engageants. Cette phase vise à sécuriser la mise en œuvre du projet et son exploitation sur la durée de vie de l’usine projetée et travaillée dans le business model. Les principaux termes de l’ensemble des contrats sont signés, avec des engagements associés permettant de sécuriser l’investissement du Groupe dans le projet.

Tables de concordance

Rapport financier annuel

Afin de faciliter la lecture du Rapport Financier Annuel, la table de concordance ci-dessous permet d’identifier les informations, prévues à l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier.

Eléments requis Rapport Financier Annuel
Comptes consolidés du Groupe (IFRS) 3.1
Comptes annuels de la Société (normes françaises) 3.3
Rapport de gestion Voir table dédiée ci-dessous
Rapport sur le gouvernement d’entreprise Voir table dédiée ci-dessous
Déclaration de la personne responsable 4.1.1.2
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés 3.2
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels de la Société 3.4
Honoraires des commissaires aux comptes 6.1, Note 4.3
Rapport de durabilité N/A

Rapport de gestion

Le Rapport Financier Annuel comprend les éléments du rapport de gestion prévus par, notamment, l'article L. 232-1 du Code de commerce. Afin de faciliter la lecture du Rapport Financier Annuel, la table de concordance ci-dessous permet d’identifier les principales informations du rapport de gestion prévues par les dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Eléments requis Rapport Financier Annuel
Situation et activité Situation de la Société durant l’exercice écoulé et analyse objective et exhaustive de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière du Groupe, notamment de sa situation d’endettement au regard du volume et de la complexité des affaires 1.2
Activité et résultats de l’ensemble de la Société, des filiales de la Société et des sociétés qu’elle contrôle par branche d’activité 1.2.2
Indicateurs clés de performance de nature financière et, le cas échéant, de nature non financière ayant trait à l’activité spécifique du Groupe, notamment informations relatives aux questions d’environnement et de personnel 1.2.2
Principaux risques et incertitudes auxquels le Groupe est confronté 1.3
Incidences des activités de la société quant à la lutte contre l'évasion fiscale N/A
Informations sur les actions visant à promouvoir le lien entre la Nation et ses forces armées et à soutenir l'engagement dans les réserves de la garde nationale N/A
Informations sur les actions visant à promouvoir l'engagement des citoyens dans la démocratie locale N/A
Objectifs et politique de couverture et exposition du Groupe aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie (incluant l’utilisation par le Groupe des instruments financiers) 1.3.1.5
Réintégration des frais généraux et des charges somptuaires 1.6.3 et 1.6.4
Activités en matière de recherche et de développement 1.2.2.1.iv. et 1.2.2.4
Évènements importants survenus depuis la fin de l’exercice 1.2.3
Évolution prévisible de la situation de la Société et du Groupe et perspectives 1.1.8
Prises de participation ou de contrôle significatives dans des sociétés ayant leur siège en France 1.2.4.2
Activités des filiales de la Société 1.2
Tableau des résultats de la Société au cours des cinq dernières exercices 1.6.1
Information sur les délais de paiement des fournisseurs et des clients de la Société 1.6.5
Informations et montants relatifs aux prêts inter-entreprises et déclaration des Commissaires aux comptes N/A
Informations juridiques et liées à l’actionnariat Participation des salariés au capital social au dernier jour de l’exercice 1.4.4
Identité des actionnaires détenant plus de 5 % du capital social ou des droits de vote et indications des modifications intervenues au cours de l’exercice 1.4.1
Dénomination des sociétés contrôlées directement ou indirectement par la Société et la part du capital de la Société que celles-ci détiennent (actions d’autocontrôle) N/A
Aliénation de participations croisées 1.2.4.3
Informations sur les rachats d’actions 1.4.6
Montant des dividendes distribués au titre des trois derniers exercices et montant des revenus distribués au titre de ces mêmes exercices 1.6.2
État récapitulatif des opérations réalisées par les dirigeants et leurs personnes liées sur les titres de la Société 1.4.3.2
Succursales existantes 1.2.4.4
Mention des ajustements éventuels pour les titres donnant accès au capital en cas de rachat d’actions ou d’opérations financières N/A

Rapport sur le gouvernement d’entreprise

Le Rapport Financier Annuel comprend les éléments du rapport sur le gouvernement d’entreprise mentionné par l’article L. 225-37, alinéa 6, du Code de commerce. Afin de faciliter la lecture du Rapport Financier Annuel, la table de concordance ci-dessous permet d’identifier les principales informations du rapport sur le gouvernement d'entreprise prévues par les dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Eléments requis Rapport Financier Annuel
Missions, composition, conditions de préparation et d’organisation du Conseil d’administration 2.2.1 et 2.2.2
Liste de l’ensemble des mandats et fonctions exercés dans toute société par chacun des mandataires durant l’exercice 2.2.1.2 et 2.2.1.3
Modalités d’exercice de la Direction générale 2.1.3
Limitations que le Conseil d’administration apporte aux pouvoirs du Président-Directeur général 2.3.1.2
Référence au Code Middlenext et application du principe comply or explain 2.1.1 et 2.1.2
Description et mise en œuvre de la procédure d’évaluation des conventions courantes 2.5.2
Examen de l’indépendance des membres et des éventuels conflits d’intérêt 2.2.1.4
Conventions conclues entre un dirigeant ou un actionnaire significatif de la Société et une filiale 2.5.3
Politique de rémunération des mandataires sociaux 2.4
Rémunérations et avantages de toutes natures versées aux mandataires sociaux 2.4
Proportion relative de la rémunération fixe et variable 2.4.1.2 et 2.4.2.2
Utilisation de la possibilité de demander la restitution d’une rémunération variable N/A
Rémunération versée ou attribuée par une entreprise comprise dans le périmètre de consolidation au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce N/A
Ratios entre le niveau de rémunération de chaque dirigeant mandataire social et les rémunérations moyenne et médiane des salariés de la Société 2.4.2.1
Évolution annuelle de la rémunération, des performances de la société, de la rémunération moyenne des salariés de la Société et des ratios susvisés au cours des cinq exercices les plus récents 2.4.2.1
Explication de la manière dont la rémunération totale respecte la politique de rémunération adoptée, y compris dont elle contribue aux performances à long terme de la Société et de la manière dont les critères de performance ont été appliqués 2.4.1 et 2.4.2
Manière dont a été pris en compte le vote de la dernière assemblée générale ordinaire 2.4.2
Écart par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération et toute dérogation 2.4.2.3
Application des dispositions du 2nd alinéa de l’article L. 225-45 du Code de commerce (suspension du versement de la rémunération des administrateurs en cas de non-respect de la mixité du Conseil d’administration) N/A
Attribution et conservation d’options par les mandataires sociaux 1.4.3, 1.4.4 et 6.1, Notes 3.8.2 et 3.8.3
Attribution et conservation d’actions gratuites par les dirigeants mandataires sociaux 1.4.3, 1.4.4 et 6.1, Notes 3.8.2 et 3.8.3
Modalités particulières relatives à la participation des actionnaires à l’assemblée générale 2.6.1
Éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange visés par l’article L.

2.6.2 Tableau récapitulatif de l’état des délégations de compétence et de pouvoirs en cours de validité consenties par l’assemblée générale des actionnaires au Conseil d’administration en matière d’augmentation du capital social et de l’utilisation faite de ces délégations au cours de l’exercice écoulé

1.4.5 Procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place par la Société au niveau du Groupe et relatives à l’élaboration et traitement de l’information financière

1.3.2.2 Rapport des commissaires aux comptes sur le rapport sur le gouvernement d'entreprise

3.4

Le Rapport Financier Annuel est établi conformément aux articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du Règlement général de l'Autorité des marchés financiers. Il comprend les éléments du rapport de gestion et du rapport sur le gouvernement d'entreprise, dans la mesure applicables à la Société et au Groupe, prévus par les dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Informations prospectives

Le Rapport Financier Annuel contient des indications sur les perspectives et la stratégie de développement de la Société. Ces indications sont parfois identifiées par l’utilisation du futur, du conditionnel ou de termes à caractère prospectif tels que "considérer", "envisager", "penser", "avoir pour objectif", "s’attendre à", "entendre", "devoir", "ambitionner", "estimer", "croire", "souhaiter", "pouvoir", ou, le cas échéant, la forme négative de ces mêmes termes, ou toute autre variante ou expression similaire. Ces informations ne sont pas des données historiques et ne doivent pas être interprétées comme des garanties que les faits et données énoncés se produiront.

Ces informations sont fondées sur des données, des hypothèses et des estimations considérées comme raisonnables par la Société. Elles sont susceptibles d’évoluer ou d’être modifiées en raison des incertitudes liées notamment à l’environnement technologique, économique, financier, concurrentiel et réglementaire. Ces informations sont mentionnées dans différentes Sections et paragraphes du Rapport Financier Annuel et contiennent des données relatives aux intentions, aux estimations et aux objectifs de la Société concernant, notamment, les marchés, les produits, la stratégie, le déploiement commercial, la croissance, les résultats, la situation financière et la trésorerie de la Société.

Les informations prospectives mentionnées dans le Rapport Financier Annuel sont données, sauf mention contraire, uniquement à la date de dépôt du Rapport Financier Annuel. Sauf obligation légale ou réglementaire qui s’appliquerait (notamment le Règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché), la Société ne prend aucun engagement de publier des mises à jour des informations prospectives contenues dans le Rapport Financier Annuel afin de refléter tout changement affectant ses objectifs ou les événements, conditions ou circonstances sur lesquels sont fondées les informations prospectives contenues dans le Rapport Financier Annuel.

La Société opère dans un environnement caractérisé par une concurrence forte et en permanente évolution. Elle peut donc ne pas être en mesure d’anticiper tous les risques, incertitudes ou autres facteurs susceptibles d’affecter son activité, leur impact potentiel sur son activité ou encore dans quelle mesure la matérialisation d’un risque ou d’une combinaison de risques pourrait avoir des résultats significativement différents de ceux mentionnés dans toute information prospective, étant rappelé qu’aucune de ces informations prospectives ne constitue une garantie de résultats réels.

Informations sur le marché

Le Rapport Financier Annuel contient, notamment au Chapitre 1, des informations relatives à l’activité menée par la Société. Certaines informations contenues dans le Rapport Financier Annuel sont des informations publiquement disponibles que la Société considère comme fiables mais qui n’ont pas été vérifiées par un expert indépendant. La Société ne peut garantir qu’un tiers utilisant des méthodes différentes pour réunir, analyser ou calculer des données sur les segments d’activités obtiendrait les mêmes résultats. Compte tenu d’un environnement technologique et concurrentiel particulièrement actif, il est possible que ces informations s’avèrent erronées ou ne soient plus à jour. L’activité de la Société pourrait en conséquence évoluer de manière différente de celle décrite dans le Rapport Financier Annuel. La Société ne prend aucun engagement de publier des mises à jour de ces informations, excepté dans le cadre de toute obligation législative ou réglementaire qui lui serait applicable, et notamment le Règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché.

Facteurs de risque

Les investisseurs sont invités à lire attentivement les facteurs de risque décrits à la Section 1.3 du Rapport Financier Annuel avant de prendre toute décision d’investissement. La réalisation de tout ou partie de ces risques est susceptible d’avoir un effet défavorable sur les activités, les résultats, la situation financière ou les perspectives de la Société. En outre, d’autres risques, non encore identifiés ou considérés comme non significatifs par la Société à la date du Rapport Financier Annuel, pourraient également avoir un effet défavorable.

Arrondis

Certaines données chiffrées (y compris les données exprimées en milliers ou en millions) et pourcentages présentés dans le Rapport Financier Annuel ont fait l’objet d’arrondis. Le cas échéant, les totaux présentés dans le Rapport Financier Annuel peuvent légèrement différer de ceux qui auraient été obtenus en additionnant les valeurs exactes (non arrondies) de ces données chiffrées.

producteur et fournisseur d’hydrogène vert & renouvelable www.lhyfe.com

1 Une description détaillée du savoir-faire du Groupe dans le procédé de l’électrolyse de l’eau figure à la Section 1.1.6 du Rapport Financier Annuel
2 Net Zero Roadmap – A Global Pathway to Keep the 1.5 °C Goal in Reach – Update 2023 - International Energy Agency
3 Communication from the Commission to the European Parliament, the Council, the European Economic and Social Committee and the Committee of the Regions, REPowerEU: Joint European Action for more affordable, secure and sustainable energy, 8 mars 2022
4 EU rules for renewable hydrogen - Briefing Towards climate neutrality - European Parliament - European Parliamentary Research Service - Avril 2023
5 International Energy Agency, The role of CCUS in low-carbon power systems, juillet 2020
6 Union Française de l’Electricité, La France à l’avant-poste de la lutte contre le réchauffement climatique grâce à son hydrogène décarboné, novembre 2021
7 Estimations à l’horizon 2030. Il est à noter que les technologies de capture du CO2 pour la production de l’hydrogène "bleu" sont encore en cours de développement
8 Hydrogen Council, Hydrogen decarbonization pathways – Potential Supply Scenarios, janvier 2021
9 Processus électrochimique qui utilise de l’électricité pour séparer l’hydrogène de l’oxygène dans la molécule d’eau (H2O)
10 Hydrogen Council, McKinsey Company, Hydrogen for Net-Zero A critical cost-competitive energy vector, novembre 2021
11 Conférence internationale sur le climat qui a réuni à Paris en 2015 les États engagés depuis 1992 par la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
12 Conférence internationale sur le climat réunie à Belem, Brésil en 2025
13 Rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels et les trajectoires associées d’émissions mondiales de gaz à effet de serre, dans le contexte du renforcement de la parade mondiale au changement climatique, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, 2019
14 Net Zero Stocktake 2025, Net Zero Tracker, septembre 2025
15 International Energy Agency, Global Hydrogen Review 2025
16 International Energy Agency, Net Zero Roadmap – A Global Pathway to Keep the 1.5 °C Goal in Reach – Update 2023
17 International Energy Agency, Global Hydrogen Review 2025 et International Energy Agency, Net Zero Roadmap – A Global Pathway to Keep the 1.5 °C Goal in Reach – Update 2023
18 Source: Clean Hydrogen Monitor 2025, Hydrogen Europe
19 International Energy Agency, Global Hydrogen Review 2025
20 International Energy Agency, Global Hydrogen Review 2025
21 Clean Hydrogen Monitor 2025
22 International Energy Agency, Net Zero Roadmap – A Global Pathway to Keep the 1.5 °C Goal in Reach – Update 2023
23 International Energy Agency, Net Zero Roadmap – A Global Pathway to Keep the 1.5 °C Goal in Reach – Update 2023
24 International Energy Agency, Global Hydrogen Review 2025
25 Voir le paragraphe 1.1.6.2 du Rapport Financier Annuel
26 National Hydrogen Strategies and Roadmap Tracker, Center on Global Energy Policy de Colombia University, Juillet 2025
27 Communication from the Commission to the European Parliament, the Council, the European Economic and Social Committee and the Committee of the Regions, A hydrogen strategy for a climate-neutral Europe, 8 juillet 2021
28 Communication from the Commission to the European Parliament, the Council, the European Economic and Social Committee and the Committee of the Regions, REPowerEU: Joint European Action for more affordable, secure and sustainable energy, 8 mars 2022
29 Règlement (UE) 2022/869 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2022 concernant des orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes, modifiant les règlements (CE) no 715/2009, (UE) 2019/942 et (UE) 2019/943 et les directives 2009/73/CE et (UE) 2019/944, et abrogeant le règlement (UE) no 347/2013
30 https://ennoh.eu/
31 https://energy.ec.europa.eu/topics/eus-energy-system/hydrogen/european-hydrogen-bank/pilot-mechanism-support-market-development-hydrogen_en
32 https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_377
33 EU ETS II Pricing34 Voir le paragraphe 1.1.2.5 dédié à la présentation des schémas de soutien à l’hydrogène renouvelable et bas-carbone
35 Stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné en France, Dossier de presse, 15 avril 2025
36 Taxe incitative relative à l’utilisation de l’énergie renouvelable dans les transports - https://www.douane.gouv.fr/professionnels/energie/tiruert-taxe-incitative-relative-lutilisation-de-lenergie-renouvelable-dans
37 Incitation à la Réduction de l’Intensité Carbone des Carburants. Consultation publique menée en 2025. Examen en cours par le Parlement pour une adoption courant 2026 et une mise en application au 01/01/2027
38 Treibhausgasminderungsquote
39 https://www.gasunie.nl/en/news/national-hydrogen-network-roll-out-plan-updated
40 International Energy Agency, Global Hydrogen Review 2025
41 ACEA, Fact sheet: CO2 standards for heavy-duty vehicles, février 2023
42 Source : H2Stations.org
43 ACEA, Trucks and buses: EU agrees on most ambitious CO2-reduction targets globally, 18 janvier 2024
44 Gouvernement, Stratégie nationale pour l’hydrogène décarboné : lancement de deux appels à projets pour constituer des écosystèmes territoriaux autour de l’hydrogène et développer les briques technologiques et démonstrateurs pour la production, le transport de l’usage de l’hydrogène, Communiqué de presse N°327 du 26 octobre 2020
45 Commission européenne, Aides d’État : la Commission adopte des règles révisées en matière d'aides d'État en faveur des projets importants d'intérêt européen commun, Communiqué de presse du 25 novembre 2021
46 Ministère de la Transition Ecologique (https://www.ecologie.gouv.fr/marches-du-carbone)
47 Directive (UE) 2023/959 du Parlement Européen et du Conseil du 10 mai 2023 modifiant la directive 2003/87/CE établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans l’Union et la décision (UE) 2015/1814 concernant la création et le fonctionnement d’une réserve de stabilité du marché pour le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre de l’Union https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32023L0959
48 https://sandbag.be/carbon-price-viewer/
49 https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/marches-du-carbone-seqe-ue
50 Voir le paragraphe 1.1.6.4 du Rapport Financier Annuel
51 Voir la Section 1.1.5 du Rapport Financier Annuel
52 Voir le paragraphe 1.5.2.5 du Rapport Financier Annuel
53 https://www.iphe.net/resources/certification-mechanisms-report-iphe
54 https://www.iso.org/fr/standard/19870-1
55 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202302413
56 Règlement (UE) 2020/852 du 18 juin 2020 sur l’établissement d’un cadre visant à favoriser les investissements durables et modifiant le règlement (UE) 2019/2088 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32020R0852&from=F
57 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32023R1184
58 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32023R1185
59 Directive qui détermine les règles communes pour les marchés intérieurs du gaz renouvelable, du gaz naturel et de l’hydrogène. Voir Article 2 – Définition §11. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32024L1788
60 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=OJ%3AL_202502359
61 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049870616
62 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049870616
63 Puis cédée à la Société le 20 décembre 2019
64 IPCC Working Group III report, Climate Change 2022: Mitigation of climate change, 4 avril 2022
65 PFA, Décembre 2024
66 Baromètre Avere-France, 8 janvier 2025
67 Les Echos, Le plan de Bruxelles pour faire "décoller" l'hydrogène en Europe, 8 juillet 2020
68 Base de données des stratégies nationales hydrogène National Hydrogen Strategies and Roadmap Tracker du Center on Global Energy Policy de Colombia University https://www.energypolicy.columbia.edu/publications/national-hydrogen-strategies-and-roadmap-tracker/
69 Tout remboursement anticipé des OCA LB2 (ou des OCA LB2 bis) réalisé, à l’initiative de la Société ou d’un porteur d’OCA LB2 (ou d'OCA LB2 bis), dans un délai de 4 ans à compter de l’émission de l’emprunt (soit avant le 13 juillet 2025 s'agissant des OCA LB2, ou avant le 14 décembre 2025 s'agissant des OCA LB2 bis) donnera lieu au paiement d’une "Pénalité de Remboursement Anticipé" égale à la somme des intérêts non payés qui auraient été dus jusqu’à l’issue de la période de 4 ans à compter de l’émission des OCA
70 Ces notes de 85/100 pour l'exercice 2023 et de 70/100 pour l'exercice 2022 diffèrent de celles indiquées dans le document d'enregistrement universel 2024 (86/100 pour l'exercice 2023 et 78/100 pour l'exercice 2022) en raison d'un ajustement méthodologique appliqué par EthiFinance dans sa dernière campagne d'évaluation
71 Détails présentés au paragraphe 1.5.2.2(ii), "Analyse des émissions de CO2 liées au cycle de vie de l’hydrogène renouvelable produit"
72 Au niveau du périmètre consolidé
73 Base empreinte Ademe - https://base-empreinte.ademe.fr (transport de l'hydrogène vers le lieu de distribution exclu)
74 BRE Environmental Assessment Method
75 LTIFR, ou lost time injury frequency rate
76 Soit, en moyenne, 15 heures de formation par salarié ayant suivi au moins une formation
77 Données sur 2025
78 Ensemble des départs / effectif moyen sur l’année
79 Démissions et ruptures de périodes d’essai à l’initiative des collaborateurs / effectif moyen sur l’année
80 Nombre de jours d’absence pour arrêt maladie, arrêt pour accident de travail / de trajet / de maladie professionnelle et absences injustifiées / nombre de jours théoriquement travaillés
81 Les plans d’attribution d’actions gratuites, d’options de souscription ou d’achat d’actions ou de bons de souscription de parts de créateur d’entreprise sont détaillés aux Notes 3.8.2 et 3.8.3 aux Comptes Consolidés
82 Indépendance au sens des critères du Code Middlenext, auquel la Société se réfère
83 Société cotée.