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KBC Groupe NV — Earnings Release 2021
Aug 5, 2021
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Earnings Release
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Bruxelles, 5 août 2021 (07.00 heures CEST)
KBC Groupe : Bénéfice de 793 millions d'euros au deuxième trimestre
| Aperçu Groupe KBC (consolidé, IFRS) | 2TR2021 | 1TR2021 | 2TR2020 | 1S2021 | 1S2020 |
|---|---|---|---|---|---|
| Résultat net (en millions EUR) | 793 | 557 | 210 | 1 350 | 205 |
| Bénéfice de base par action (EUR) | 1.87 | 1.31 | 0.47 | 3.18 | 0.43 |
| Ventilation du résultat net, par division (en millions EUR) | |||||
| Belgique | 528 | 380 | 204 | 908 | 119 |
| République tchèque | 168 | 123 | 77 | 291 | 165 |
| Marchés internationaux | 140 | 88 | -45 | 228 | -11 |
| Centre de groupe | -42 | -35 | -26 | -76 | -68 |
| Capitaux propres des actionnaires de la société mère par action (en EUR, fin de période) |
51.8 | 49.8 | 44.6 | 51.8 | 44.6 |
Dans de nombreux pays, les campagnes de vaccination à grande échelle, qui ont débuté au premier trimestre 2021, se déploient désormais à plein régime. Si la prudence reste de mise, le sentiment général est celui d'une attente de la reprise tant espérée des activités sociales et d'un optimisme quant au redémarrage économique mondial. Dès les prémices de cette crise, il y a près d'un an et demi, nous avons assumé notre responsabilité en matière de protection de la santé de notre personnel et de nos clients, tout en veillant au maintien de nos prestations de services. Nous avons par ailleurs étroitement collaboré avec les agences gouvernementales pour accompagner l'ensemble de nos clients affectés par le coronavirus en instaurant diverses mesures de soutien, parmi lesquelles le report des échéances de crédit. Au-delà des perturbations causées par la crise du coronavirus, diverses régions d'Europe ont récemment été soumises à des conditions météorologiques extrêmes. Certaines régions de la République tchèque ont été frappées par une tornade en juin, tandis qu'un certain nombre de provinces belges ont récemment subi les conséquences dévastatrices de graves inondations. Nos pensées vont aux milliers de personnes qui ont été victimes de ces catastrophes.
Plus que jamais, nous sommes convaincus qu'au sortir de ces crises, le monde devra s'inscrire dans une tendance plus durable. Nous travaillons sans relâche à la réalisation de ce scénario et nous sommes pleinement engagés à placer le changement climatique en tête de nos priorités. À cet égard, dans le sillage de la réduction progressive de notre exposition directe au secteur du charbon thermique depuis 2016, nous avons totalement éliminé notre exposition directe restante au charbon en juin 2021, avec six bons mois d'avance sur notre propre calendrier. Dans le même temps, nous poursuivons nos efforts pour encourager l'investissement dans les infrastructures d'énergie verte. Ainsi, nous avons signé au cours du trimestre écoulé une importante nouvelle transaction de financement de projet pour le premier parc éolien belge exempt de subventions à Gand. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de notre objectif global consistant à porter la part des énergies renouvelables à 65% de notre portefeuille de crédits énergétiques d'ici à 2030.
S'agissant de la performance financière réalisée sur le trimestre écoulé, nous avons dégagé un excellent résultat net de 793 millions d'euros. Le total des revenus s'est quelque peu comprimé en rythme trimestriel, essentiellement sous l'effet de la baisse des revenus de trading et à la juste valeur. Les revenus nets d'intérêts et les revenus nets de commissions ont toutefois progressé en rythme trimestriel, tout comme les primes acquises dans nos activités d'assurance non-vie et les ventes de produits d'assurance vie. Les coûts ont sensiblement diminué, l'essentiel des taxes bancaires pour l'année entière ayant été comptabilisé au trimestre précédent. Pour finir, nous avons été en mesure d'effacer une part importante des réductions de valeur sur crédits précédemment imputées. Nous conservons une excellente solvabilité, avec un ratio common equity de 17,5% à pleine charge. Le Conseil a l'intention de distribuer en novembre 2021 un dividende brut supplémentaire de 2 euros par action au titre de l'exercice 2020 et, conformément à notre politique générale en matière de dividendes, verser un dividende intérimaire équivalant à 1 euro par action en tant qu'acompte sur le dividende total au titre de l'exercice 2021.
Pour conclure, j'aimerais profiter de cette occasion pour remercier l'ensemble des parties prenantes qui ont continué de nous faire confiance. Je souhaite plus particulièrement exprimer ma plus vive reconnaissance à l'ensemble de nos collaborateurs, qui ont fait en sorte que notre groupe puisse fonctionner avec fiabilité et efficacité en ces temps difficiles tout en continuant à proposer des services de qualité supérieure à nos clients. En témoignage de notre gratitude, nous offrirons une prime Covid exceptionnelle à tous nos collaborateurs, en reconnaissance de leurs efforts incessants pour que notre groupe reste la référence en matière de bancassurance sur tous nos marchés domestiques.
Johan Thijs Chief Executive Officer
Principales données financières du deuxième trimestre 2021
- Les franchises de bancassurance commerciale ont réalisé un très beau parcours sur nos marchés clés au cours du trimestre considéré.
- Les revenus nets d'intérêts ont respectivement progressé de 2% et de 1% par rapport au trimestre précédent et par rapport au deuxième trimestre 2020. La marge nette d'intérêts s'est établie à 1,79% pour le trimestre sous revue, en hausse de 1 point de base par rapport au trimestre précédent et en baisse de 3 points de base par rapport au même trimestre un an plus tôt. Les volumes ont poursuivi leur progression, avec des dépôts (certificats de dette inclus) en hausse de 4% en glissement trimestriel et de 14% en rythme annuel, tandis que les crédits ont affiché une croissance de 2% en rythme trimestriel et de 3% en rythme annuel. Ces chiffres ont été calculés sur une base organique (hors acquisition d'OTP Banka Slovensko et effets de change).
- Le volume des crédits pour lesquels une suspension de paiement a été accordée dans le cadre des divers régimes de soutien s'est établi à 12,7 milliards d'euros (y compris les moratoires conformes à l'ABE et le régime qui n'est plus conforme à l'ABE en Hongrie). Une grande partie des moratoires conformes à l'ABE ayant désormais expiré, les crédits relevant encore de ces régimes avaient diminué de 95% à fin juin 2021. Les paiements ont repris pour 97% des crédits dont le moratoire conforme à l'ABE a expiré entre-temps.
- Les revenus techniques issus de nos activités d'assurance non-vie (primes moins charges, plus résultat de la réassurance cédée) ont fléchi de 6% et de 14% par rapport au niveau enregistré respectivement au trimestre précédent et au deuxième trimestre 2020, essentiellement en raison de l'augmentation des charges techniques. Le ratio combiné ressort pour les six premiers mois de 2021 à un excellent 82%. Les ventes de nos produits d'assurance-vie ont augmenté de 5% par rapport au trimestre précédent, mais chutent de 12% par rapport au niveau élevé enregistré au même trimestre de 2020.
- Les revenus nets de commissions ont augmenté de 2% par rapport au trimestre précédent et gagnent 16% par rapport au même trimestre un an plus tôt. Dans les deux cas, cela s'explique par une augmentation des commissions pour nos activités de gestion d'actifs et nos services bancaires.
- Le résultat de trading et à la juste valeur s'est comprimé de 77% par rapport au trimestre précédent et de 89% par rapport au même trimestre 2020.
- Tous les autres éléments de revenus combinés ont chuté de respectivement 11% et 24% par rapport au trimestre précédent et au deuxième trimestre 2020. Il convient de rappeler que le deuxième trimestre comprend généralement l'essentiel des revenus de dividendes reçus au titre de l'année concernée.
- Hors taxes bancaires (qui sont pour l'essentiel comptabilisées au premier trimestre et déforment par conséquent la comparaison en rythme trimestriel), les coûts ont augmenté de 5% par rapport au trimestre précédent et de 7% en rythme annuel. La comparaison est également altérée par un certain nombre d'éléments, notamment la comptabilisation d'une prime Covid exceptionnelle pour les collaborateurs au cours du trimestre sous revue, les effets de change et, pour la comparaison d'une année sur l'autre, par l'impact de la consolidation d'OTP Banka Slovensko. Le ratio charges/produits s'établit ainsi à 54% pour le premier semestre 2021. Certains éléments hors exploitation sont exclus du calcul et les taxes bancaires ont été réparties de façon homogène sur l'année entière. Abstraction faite de l'intégralité des taxes bancaires, le ratio charges/produits s'est élevé à 49% pour le premier semestre 2021.
- Les chiffres du trimestre sous revue incluent une reprise nette des réductions de valeur sur crédits à hauteur de 130 millions d'euros, après une reprise nette de 76 millions d'euros au trimestre précédent et une charge nette de 845 millions d'euros au deuxième trimestre 2020 (liée en grande partie aux provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus). Par conséquent, le ratio de coût du crédit s'est inscrit à -0,22% pour le premier semestre 2021, contre 0,60% pour l'ensemble de l'exercice 2020 (un chiffre négatif indique un impact positif sur les résultats).
- Notre liquidité est restée solide, avec un ratio LCR de 166% et un ratio NSFR de 152%. Notre base de capital demeure tout aussi robuste, avec un ratio common equity à pleine charge de 17,5% (conformément aux règles de la BCE, cela n'inclut pas le bénéfice intérimaire des deux premiers trimestres).
Les piliers de notre stratégie
Notre stratégie repose sur les grands principes suivants:
- Nous plaçons le client au centre de nos préoccupations • Nous cherchons à proposer à nos clients une expérience
- unique dans le domaine de la bancassurance • Nous développons notre groupe dans une optique de long terme et avons pour objectif de générer une croissance durable et rentable
- Nous assumons nos responsabilités à l'égard de la société et des économies locales
- Nous nous appuyons sur les valeurs PEARL et mettons l'accent sur le développement conjoint de solutions, d'initiatives et d'idées au sein du groupe
Aperçu des résultats et du bilan
| Compte de résultat consolidé, IFRS Groupe KBC (en millions EUR) |
2TR2021 | 1TR2021 | 4TR2020 | 3TR2020 | 2TR2020 | 1S2021 | 1S2020 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Revenus nets d'intérêts | 1 094 | 1 068 | 1 067 | 1 122 | 1 083 | 2 162 | 2 278 |
| Assurance non-vie (avant réassurance) | 213 | 238 | 192 | 233 | 255 | 451 | 440 |
| Primes acquises | 463 | 453 | 450 | 448 | 435 | 916 | 879 |
| Charges techniques | -250 | -215 | -258 | -215 | -180 | -464 | -439 |
| Assurance-vie (avant réassurance) | 10 | 12 | 4 | 1 | 6 | 22 | 6 |
| Primes acquises | 272 | 292 | 382 | 267 | 276 | 564 | 574 |
| Charges techniques | -262 | -280 | -378 | -266 | -271 | -542 | -568 |
| Résultat de la réassurance cédée | 1 | -13 | 10 | -9 | -13 | -12 | -21 |
| Revenus de dividendes | 18 | 7 | 11 | 12 | 17 | 25 | 30 |
| Résultat net des instruments financiers évalués à la juste valeur par le biais du compte de résultat1 |
29 | 127 | 80 | 85 | 253 | 156 | -132 |
| Résultat net réalisé sur titres de créance évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global |
-1 | 2 | -1 | 1 | 2 | 1 | 3 |
| Revenus nets de commissions | 450 | 441 | 403 | 390 | 388 | 890 | 816 |
| Autres revenus nets | 38 | 53 | 37 | 37 | 53 | 91 | 102 |
| Total des revenus | 1 853 | 1 933 | 1 802 | 1 872 | 2 043 | 3 786 | 3 522 |
| Charges d'exploitation | -972 | -1 320 | -988 | -926 | -904 | -2 293 | -2 242 |
| Réductions de valeur | 123 | 77 | -122 | -63 | -857 | 200 | -997 |
| Dont: sur actifs financiers évalués au coût amorti et à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global2 |
130 | 76 | -57 | -52 | -845 | 206 | -966 |
| Quote-part dans le résultat des entreprises associées et joint-ventures |
1 | -2 | -2 | -2 | -3 | -1 | -7 |
| Résultat avant impôts | 1 005 | 688 | 690 | 881 | 279 | 1 693 | 276 |
| Impôts | -211 | -131 | -152 | -184 | -69 | -342 | -71 |
| Résultat après impôts | 793 | 557 | 538 | 697 | 210 | 1 350 | 205 |
| attribuable à des participations minoritaires | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| attribuable aux actionnaires de la société mère |
793 | 557 | 538 | 697 | 210 | 1 350 | 205 |
| Bénéfice de base par action (EUR) | 1.87 | 1.31 | 1.26 | 1.64 | 0.47 | 3.18 | 0.43 |
| Bénéfice dilué par action (EUR) | 1.87 | 1.31 | 1.26 | 1.64 | 0.47 | 3.18 | 0.43 |
| Chiffres clés du bilan consolidé Groupe KBC (en millions EUR) |
30-06-2021 | 31-03-2021 | 31-12-2020 | 30-09-2020 | 30-06-2020 | ||
| Total des actifs | 368 596 | 351 818 | 320 743 | 321 053 | 317 246 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Prêts et avances à la clientèle, hors prises en pension | 164 344 | 160 960 | 159 621 | 157 773 | 157 563 | |
| Titres (actions et titres de créance) | 71 098 | 71 981 | 71 784 | 71 310 | 72 131 | |
| Dépôts de la clientèle et titres de créance, hors mises en pension |
243 304 | 231 838 | 215 430 | 211 672 | 210 811 | |
| Provisions techniques avant réassurance | 18 976 | 18 939 | 18 718 | 18 613 | 18 775 | |
| Dettes de contrats d'investissement, assurance | 13 128 | 12 922 | 12 724 | 12 482 | 12 505 | |
| Capitaux propres de la société mère | 21 600 | 20 768 | 20 030 | 19 244 | 18 570 |
| Ratios sélectionnés | Exercice | ||
|---|---|---|---|
| Groupe KBC (consolidé) | 1S2021 | complet 2020 | |
| Rendement sur capitaux propres3 | 14% | 8% | |
| Ratio charges/produits, groupe [après exclusion de divers éléments hors exploitation et répartition homogène des taxes bancaires sur l'année] |
61% [54%] | 58% [57%] | |
| Ratio combiné, assurance non-vie | 82% | 85% | |
| Ratio common equity selon Bâle III compromis danois, à pleine charge [transitoire] |
17.5% [18.0%] | 17.6% [18.1%] | |
| Ratio common equity selon FICOD à pleine charge [transitoire] |
16.6% [17.1%] | 16.4% [16.9%] | |
| Ratio de coût du crédit4 | -0.22% | 0.60% | |
| Ratio de crédits impaired | 3.2% | 3.3% | |
| pour les crédits en souffrance depuis plus de 90 jours | 1.7% | 1.8% | |
| Ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) | 152% | 146% | |
| Ratio de couverture des liquidités (LCR) | 166% | 147% |
1 Ou 'revenus à la juste valeur et liés au trading'.
2 Ou 'réductions de valeur sur crédits'.
3 15% lorsque les taxes bancaires sont réparties de façon homogène sur l'ensemble de l'année.
4 Un chiffre négatif indique une libération nette de réductions de valeur (impact positif sur les résultats).
Pour les données complètes du compte de résultat et du bilan consolidés selon les normes IFRS, nous vous renvoyons au chapitre «Consolidated financial statements» du rapport trimestriel (uniquement en anglais), qui reprend également un résumé du résultat global, des variations des capitaux propres des actionnaires, ainsi que plusieurs annexes relatives aux comptes. En ce qui concerne (les modifications apportées à) la définition des ratios, veuillez vous reporter à la section «Details of ratios and terms» du rapport trimestriel.
Analyse du trimestre (2TR2021)
| Total des revenus | • Les revenus totaux ont fléchi de 4% en glissement trimestriel. • Les revenus nets d'intérêts, les revenus nets de commissions et les revenus de |
|---|---|
| 1 | dividendes ont tous progressé, tandis que les revenus de trading et à la juste valeur |
| 853 | et, dans une moindre mesure, les revenus techniques issus des activités |
| millions d'euros | d'assurance et les autres revenus nets ont diminué en rythme trimestriel. |
Les revenus nets d'intérêts se sont inscrits à 1 094 millions d'euros au cours du trimestre sous revue, un niveau supérieur de 2% à celui du trimestre précédent et en hausse de 1% en glissement annuel.
Comparés au trimestre précédent, les revenus nets d'intérêts ont bénéficié de la croissance continue des volumes de crédits (voir ci-dessous), de l'application plus généralisée de taux d'intérêt négatifs sur certains comptes courants détenus par des entreprises et des PME, de la baisse des coûts de financement, d'un nombre de jours plus élevé au cours de la période considérée, de l'augmentation des revenus d'intérêts provenant du portefeuille obligataire de l'assureur (obligations indexées sur l'inflation) et de l'incidence positive du change. Ces effets ont été partiellement compensés par un certain nombre de facteurs, et notamment l'impact négatif de la baisse des revenus de réinvestissement, la pression sur les marges du portefeuille de crédits hypothécaires (en particulier en République tchèque et en Hongrie) et la légère atténuation de l'impact positif des swaps de change ALM sur une base nette. Comparée au premier trimestre 2020, la hausse des revenus nets d'intérêts résulte de plusieurs éléments, parmi lesquels l'augmentation du portefeuille de crédits, la baisse du coût de financement (y compris l'impact positif du programme TLTRO III), l'amplification de l'impact positif des swaps de change ALM sur une base nette, la consolidation d'OTP Banka Slovensko (incluse dans le résultat du groupe à partir de 2021), l'application plus généralisée de taux d'intérêt négatifs sur certains comptes courants détenus par des entreprises et des PME, et un effet de change favorable, partiellement compensé par l'impact négatif des baisses de taux antérieures de la CNB en République tchèque et la baisse des revenus de réinvestissement en général. La marge nette d'intérêts s'est établie à 1,79% pour le trimestre sous revue, en hausse de 1 point de base par rapport au trimestre précédent et en baisse de 3 points de base par rapport au même trimestre un an plus tôt. Pour une indication des revenus nets d'intérêts attendus pour l'ensemble de l'année 2021, veuillez vous reporter à la section 'Prévisions' en page 10 de la présente publication.
Les dépôts de la clientèle, certificats de dette inclus (243 milliards d'euros), ont augmenté de 4% en glissement trimestriel et de 14% en rythme annuel en termes organiques (hors effet de change et impacts de la modification du périmètre de consolidation). Le volume total des crédits à la clientèle (164 milliards d'euros) a crû de 2% en glissement trimestriel et de 3% en rythme annuel en termes organiques. Le volume des crédits pour lesquels une suspension de paiement a été accordée dans le cadre des divers régimes de soutien s'est établi à 12,7 milliards d'euros (y compris les moratoires conformes à l'ABE et le régime qui n'est plus conforme à l'ABE en Hongrie). Une grande partie des moratoires conformes à l'ABE ayant désormais expiré, les crédits relevant encore de ces régimes avaient diminué de 95% à fin juin 2021. Les paiements ont pleinement repris pour 97% des crédits dont le moratoire conforme à l'ABE a expiré entre-temps. Nous avons en sus accordé quelque 0,9 milliard d'euros de crédits dans le cadre des divers systèmes de garantie liés au coronavirus mis en place par les gouvernements de nos marchés domestiques.
Les revenus techniques issus de nos activités d'assurance non-vie (primes acquises moins charges techniques, plus résultat de la réassurance cédée) ont contribué à hauteur de 213 millions d'euros aux revenus totaux, soit une baisse de 6% en glissement trimestriel et de 14% par rapport au deuxième trimestre 2020. Dans les deux cas, l'augmentation des primes acquises (+2% en rythme trimestriel et +6% en rythme annuel) et l'amélioration du résultat de réassurance ont été plus que compensées par une hausse des charges techniques, dans la mesure où le trimestre sous revue a subi – entre autres – l'impact négatif des sinistres liés aux conditions météorologiques extrêmes (tempêtes/tornade) en République tchèque et où les sinistres avaient été assez réduits au deuxième trimestre 2020 en raison des mesures de confinement strictes en vigueur à ce moment-là. Dans l'ensemble, le ratio combiné pour les six premiers mois de 2021 s'établit à un excellent 82%, contre 85% pour l'ensemble de l'exercice 2020. Il convient de noter que l'impact des récentes inondations en Belgique ne transparaitra dans les résultats qu'à partir du troisième trimestre. Nous avons fourni une estimation de cet impact à la section 'Prévisions', en page 10 de la présente publication.
Les revenus techniques issus de nos activités d'assurance-vie (primes acquises moins charges techniques, plus résultat de la réassurance cédée) se sont élevés à 10 millions d'euros, contre 11 millions d'euros au trimestre précédent et 1 million d'euros au deuxième trimestre 2020. Les ventes de produits d'assurance-vie au cours du trimestre sous revue (494 millions d'euros) ont augmenté de 5% par rapport au niveau enregistré lors du trimestre précédent, la baisse des ventes de produits à taux d'intérêt garanti ayant été plus que compensée par une hausse des ventes de produits de la branche 23. Les ventes ont fléchi de 12% par rapport au niveau relativement élevé atteint au deuxième trimestre 2020, essentiellement du fait de ventes moins importantes de produits de la branche 23. La part des produits de la branche 23 dans notre total des ventes de produits d'assurance-vie est globalement ressortie à 55% au cours du trimestre sous revue, les produits à taux d'intérêt garanti représentant les 45% restants.
Les revenus nets de commissions se sont inscrits à 450 millions d'euros pour le trimestre sous revue, en hausse de 2% par rapport au trimestre précédent. Cette hausse résulte de commissions plus élevées tant dans notre activité de gestion d'actifs (notamment les commissions de gestion) que dans nos services bancaires (l'augmentation des commissions pour les services de paiement a plus que compensé la baisse des commissions liées aux titres). Les revenus nets de commissions ont augmenté de 16% par rapport au deuxième trimestre 2020 à la faveur d'une augmentation significative des commissions, tant dans nos services de gestion d'actifs (+20%) que dans nos services bancaires (+9%, en raison principalement de la hausse des commissions relatives aux services de paiement), qui n'a été que très légèrement compensée par la progression des commissions de distribution versées. Fin juin 2021, les avoirs en gestion totaux s'élevaient à 228 milliards d'euros, ce qui correspond à une hausse de 3% en rythme trimestriel et de 13% sur un an. Dans les deux cas, la progression résulte principalement d'un raffermissement supplémentaire des prix des actifs, conjugué à des entrées nettes limitées.
Le résultat net des instruments financiers à la juste valeur (revenus de trading et à la juste valeur) s'est inscrit à 29 millions d'euros, soit une baisse de 77% par rapport au trimestre précédent et de 89% par rapport au même trimestre 2020. Dans les deux cas, la baisse est imputable à la faiblesse des revenus générés par la salle des marchés, à la valeur de marché diminuée des produits dérivés utilisés à des fins d'Asset-Liability Management, à la contraction du résultat réalisé sur les actions dans le portefeuille de l'assureur et à de moindres ajustements positifs de la valeur de marché.
Les autres éléments de revenus incluent 18 millions d'euros de revenus de dividendes (un chiffre conforme à celui du deuxième trimestre 2020 et en hausse par rapport au trimestre précédent, le deuxième trimestre de l'année comprenant généralement l'essentiel des dividendes reçus) et 38 millions d'euros d'autres revenus nets (un niveau légèrement inférieur à la normale pour cet élément, en partie à cause de certains éléments non récurrents négatifs).
| Charges d'exploitation |
• Les charges d'exploitation hors taxes bancaires ont respectivement progressé de 5% et de 7% en rythme trimestriel et annuel, en partie du fait de la comptabilisation d'une prime Covid exceptionnelle pour les collaborateurs, de l'existence d'effets de change et, pour la comparaison d'une année sur l'autre, de l'impact de la consolidation d'OTP Banka Slovensko. |
|---|---|
| 972 millions d'euros |
• Le ratio charges/produits du groupe ressort pour le premier semestre 2021 à 54% (après exclusion de certains éléments hors exploitation et répartition des taxes bancaires de façon homogène sur l'année entière) ou à 49% (abstraction faite de la totalité des taxes bancaires). |
Les charges d'exploitation se sont inscrites à 972 millions d'euros au deuxième trimestre 2021. La comparaison en glissement trimestriel est déformée par la comptabilisation anticipée au premier trimestre de l'essentiel des taxes bancaires pour l'exercice complet (424 millions d'euros au premier trimestre 2021, contre seulement 30 millions d'euros au deuxième trimestre 2021).
Abstraction faite de ces taxes, les charges ont augmenté de 5% par rapport à leur niveau du trimestre précédent en raison d'un certain nombre de facteurs, notamment la comptabilisation d'une prime Covid exceptionnelle pour les collaborateurs, l'inflation des salaires, l'augmentation des frais ICT et des dépenses liées aux équipements, aux campagnes de marketing et aux frais professionnels (effet en partie saisonnier), ainsi qu'un effet de change défavorable. En rythme annuel, les charges hors taxes bancaires ont augmenté de 7%, principalement du fait de la prime Covid pour le personnel, de la consolidation d'OTP Banka Slovensko, de la diminution des provisions pour rémunération variable au cours de la période de référence, de l'inflation des salaires, de l'augmentation des frais ICT, de la hausse des frais de marketing et d'un effet de change défavorable.
Le ratio charges/produits du groupe s'établit à 61% pour les six premiers mois de 2021. En répartissant les taxes bancaires de façon homogène sur l'année et en excluant certains éléments hors exploitation, le ratio ressort à 54%, contre 57% au titre de l'exercice complet 2020. Abstraction faite de l'intégralité des taxes bancaires, le ratio charges/produits tombe à 49% pour le premier semestre de l'année.
Pour une indication de la hausse attendue des coûts pour l'ensemble de l'année 2021, veuillez vous reporter à la section 'Prévisions' en page 10 de la présente publication.
| Réductions de valeur sur crédits |
• Importante reprise nette de réductions de valeur sur crédits durant le trimestre sous revue. |
|---|---|
| Reprise nette de 130 millions d'euros |
• Ratio de coût du crédit à -0,22% pour les six premiers mois de 2021. |
Au deuxième trimestre 2021, nous avons enregistré une reprise nette de réductions de valeur sur crédits de 130 millions d'euros, contre une reprise nette de 76 millions d'euros au trimestre précédent et une charge nette de 845 millions d'euros au deuxième trimestre 2020 (dont près de 90% de ces 845 millions d'euros sont liés aux provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus). La reprise nette comptabilisée durant le trimestre sous revue comprend la reprise de 129 millions d'euros de provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus. En conséquence, les provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus comptabilisées à fin juin 2021 s'élèvent à 628 millions d'euros (contre 757 millions d'euros trois mois plus tôt). Sur ce montant, 592 millions d'euros reposent sur un 'management overlay' et 36 millions d'euros ont été capturés par les modèles ECL via l'actualisation des variables macroéconomiques. Le détail de ce calcul et des informations de fond concernant les provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus figurent à la Note 1.4 de la section 'Consolidated financial statements' du rapport trimestriel.
En termes de pays, les reprises nettes de réductions de valeur sur crédits ont atteint 56 millions d'euros en Belgique, 53 millions d'euros en République tchèque, 6 millions d'euros en Slovaquie, 19 millions d'euros en Hongrie, 1 million d'euros en Bulgarie et 0 million d'euros en Irlande, et seul le Centre de groupe a enregistré une légère hausse des réductions de valeur sur crédits (6 millions d'euros).
Pour l'ensemble du groupe, le ratio de coût du crédit est ressorti à -0,22% pour le premier semestre 2021 (-0,06% si l'on exclut le montant lié à la crise du coronavirus), contre 0,60% pour l'exercice complet 2020 (0,16% si l'on exclut le montant lié à la crise du coronavirus). Un chiffre négatif implique un impact positif sur les résultats. À fin juin 2021, notre portefeuille de crédits total comportait quelque 3,2% de crédits impaired (niveau 3), contre 3,3% fin 2020. Les crédits impaired en souffrance depuis plus de 90 jours représentent 1,7% du portefeuille de crédits, contre 1,8% à fin 2020. Pour une indication de l'impact anticipé des réductions de valeur sur crédits pour l'ensemble de l'année 2021, veuillez vous reporter à la section 'Prévisions' en page 10 de la présente publication.
Les réductions de valeur sur actifs autres que des crédits sont ressorties à une charge nette de 6 millions d'euros, contre une reprise nette de 1 million d'euros au trimestre précédent et une charge nette de 12 millions d'euros au deuxième trimestre 2020. Ce chiffre de 2020 était principalement lié au traitement comptable (perte d'ajustement) des moratoires de paiement dans nos pays domestiques.
| Résultat net | Belgique | République tchèque |
Marchés internationaux |
Centre de groupe |
|---|---|---|---|---|
| par division | 528 millions d'euros |
168 millions d'euros |
140 millions d'euros |
-42 millions d'euros |
Belgique: le résultat net (528 millions d'euros) progresse de 39% d'un trimestre à l'autre. Si l'on exclut les taxes bancaires (dont la majeure partie est enregistrée au premier trimestre, ce qui déforme ainsi la comparaison d'un trimestre à l'autre), le résultat a chuté de 13% sous les effets combinés de la légère contraction du total des revenus (la hausse des revenus nets d'intérêts et des revenus de dividendes a été plus qu'effacée par un recul sensible des revenus de trading et à la juste valeur et par une diminution moindre des revenus nets de commissions et autres revenus nets), de la progression des coûts (en partie liée à la prime Covid exceptionnelle en faveur des collaborateurs) et de reprises de réductions de valeur sur crédits légèrement moins importantes qu'au trimestre précédent.
République tchèque: le résultat net (168 millions d'euros) a progressé de 34% par rapport à son niveau du trimestre précédent, hors effets de change. Abstraction faite des taxes bancaires également, le résultat net est pratiquement le même qu'au trimestre précédent. Cela s'explique par les effets combinés de la contraction du total des revenus (la hausse des revenus nets d'intérêts et des revenus nets de commissions a été plus qu'effacée par un recul sensible des revenus de trading et à la juste valeur et une diminution des revenus issus des activités d'assurance non-vie (du fait de l'impact des conditions météorologiques extrêmes)) et de la progression des coûts (en partie liée à la prime Covid exceptionnelle en
faveur des collaborateurs), compensées par des reprises de réductions de valeur sur crédits plus importantes qu'au trimestre précédent.
Marchés internationaux: le résultat net de 140 millions d'euros se répartit comme suit: 22 millions d'euros pour la Slovaquie, 75 millions d'euros pour la Hongrie, 30 millions d'euros pour la Bulgarie et 13 millions d'euros pour l'Irlande. Pour la division dans son ensemble, le résultat net s'inscrit en hausse de 58% en glissement trimestriel, ou de 11% si les taxes bancaires sont exclues. Cette dernière augmentation s'explique principalement par le niveau légèrement plus élevé du total des revenus (grâce à l'augmentation des revenus nets d'intérêts et des revenus nets de commissions) ainsi que par une reprise nette des réductions de valeur sur crédits (contrairement au trimestre précédent, marqué par une absence d'impact de réduction de valeur), quelque peu compensée par une augmentation des coûts (en partie liée à la prime Covid exceptionnelle en faveur des collaborateurs).
Centre de groupe: le résultat net (-42 millions d'euros) est inférieur de 7 millions d'euros à celui enregistré au trimestre précédent, en partie du fait de la hausse des réductions de valeur sur crédits et de la légère diminution du total des revenus (principalement imputable à la baisse des revenus techniques issus des activités d'assurance non-vie) durant le trimestre sous revue, partiellement compensées par la baisse des coûts.
| Belgique | République tchèque | Marchés internationaux | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ratios par division sélectionnés | 1S2021 | Exercice complet 2020 |
1S2021 | Exercice complet 2020 |
1S2021 | Exercice complet 2020 |
| Ratio charges/produits, groupe (après exclusion de divers éléments hors exploitation et répartition homogène des taxes bancaires sur l'année) |
50% | 54% | 55% | 52% | 63% | 64% |
| Ratio combiné, assurance non-vie | 81% | 84% | 85% | 87% | 80% | 84% |
| Ratio de coût du crédit* | -0.20% | 0.57% | -0.41% | 0.67% | -0.18% | 0.78% |
| Ratio de crédits impaired | 2.5% | 2.3% | 2.1% | 2.3% | 6.3% | 6.9% |
* Un chiffre négatif indique une libération nette de réductions de valeur (impact positif sur les résultats). Veuillez vous reporter à la section 'Details of ratios and terms' du rapport trimestriel.
Un tableau reprenant les résultats complets est fourni à la section 'Additional information' du rapport trimestriel. Une courte analyse des résultats par division est fournie dans la présentation destinée aux analystes (disponible sur www.kbc.com).
| Capitaux propres, solvabilité et liquidité |
Total des capitaux propres |
Ratio common equity (à pleine charge) |
Ratio de couverture des liquidités |
Ratio structurel de liquidité à long terme |
|---|---|---|---|---|
| 23.1 milliards d'euros | 17.5% | 166% | 152% |
À fin juin 2021, le total de nos capitaux propres s'élevait à 23,1 milliards d'euros (21,6 milliards d'euros de capitaux propres de la société mère et 1,5 milliard d'euros d'instruments additionnels Tier-1), soit 1,6 milliard d'euros de plus qu'à fin 2020. Cette progression résulte de l'effet combiné d'un certain nombre d'éléments, dont le bénéfice sur le premier semestre 2021 (+1,4 milliard d'euros), le paiement d'un dividende aux actionnaires en mai 2021 (-0,2 milliard d'euros), l'augmentation des réserves de réévaluation (+0,4 milliard d'euros) et divers éléments mineurs. Les détails de ces variations sont fournis à la rubrique 'Consolidated statement of changes in equity' de la section 'Consolidated financial statements' du rapport trimestriel.
Pour en savoir plus sur les paiements de dividendes à venir, veuillez vous reporter à la section 'Prévisions' en page 10 de la présente publication.
Au 30 juin 2021, notre ratio common equity à pleine charge (Bâle III, selon le compromis danois) s'établissait à 17,5%, contre 17,6% fin 2020 (ceci s'explique totalement par une augmentation des actifs pondérés par le risque). Le ratio de levier financier à pleine charge ('leverage ratio', Bâle III) s'est inscrit à 5,5%. À fin juin 2021, KBC Assurances affichait un ratio de solvabilité de 221% en vertu du cadre réglementaire Solvabilité II, contre 222% fin 2020. De plus amples détails et des informations supplémentaires sur la solvabilité ont été fournis dans la section 'Additional information' du rapport trimestriel, sous la rubrique 'Solvency'.
Notre liquidité s'est également maintenue à un excellent niveau, avec un ratio LCR de 166% et un ratio NSFR de 152% (contre 147% et 146% respectivement à fin 2020).
Analyse de la période sous revue year-to-date (1S2021)
| Bénéfice net | • | Le bénéfice net a sensiblement progressé, gagnant 1 145 millions d'euros en rythme annuel, à 1 350 millions d'euros. |
|---|---|---|
| 1 350 millions d'euros |
• | La période de référence 2020 incluait d'importantes charges de provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus (789 millions d'euros, contre une reprise nette de 155 millions d'euros durant la présente période). |
| • | En outre, les revenus nets de commissions, le résultat de l'assurance technique et les revenus à la juste valeur et liés au trading ont tous augmenté. Les revenus nets d'intérêts, les revenus de dividendes et les autres revenus nets ont diminué. Les coûts ont augmenté en rythme annuel. |
Faits marquants (par rapport au premier semestre 2020):
- Baisse des revenus nets d'intérêts (qui perdent 5% à 2 162 millions d'euros), en partie imputable à l'incidence négative des baisses de taux passées en République tchèque et du recul des revenus de réinvestissement. Ces éléments ont été en partie compensés par l'impact positif du programme TLTRO III et du 'tiering' de la BCE, de l'expansion du portefeuille de crédits (voir ci-après), de l'impact d'OTP Banka Slovensko (inclus dans le résultat du groupe à partir de 2021), de l'application plus généralisée de taux d'intérêt négatifs sur certains comptes courants détenus par des entreprises et des PME et de l'amplification de l'incidence positive des swaps de change ALM sur une base nette. En termes organiques (hors effets liés à une modification du périmètre de consolidation et effets de change), le volume des dépôts et certificats de dette a augmenté de 14% et les volumes des crédits à la clientèle de 3%. La marge nette d'intérêts pour le premier semestre 2021 s'élève à 1,79%, soit une baisse de 10 points de base en glissement annuel.
- Augmentation de la contribution du résultat technique des activités d'assurance aux bénéfices (+8%, à 461 millions d'euros). Le résultat technique des activités d'assurance non-vie a progressé de 5% par rapport à celui enregistré pour la même période un an plus tôt, du fait de l'augmentation des recettes de primes et du résultat de la réassurance cédée, ce qui a plus que compensé la hausse des charges techniques. Dans le non-vie, le ratio combiné atteint un excellent niveau de 82% year-to-date, contre 85% pour l'exercice complet 2020. Les ventes de l'assurance-vie (965 millions d'euros) ont légèrement fléchi (2%), avec un ralentissement des ventes de produits à taux garanti et de la branche 23.
- Augmentation des revenus nets de commissions (+9%, à 890 millions d'euros), attribuable avant tout à une progression des commissions liées aux services de gestion d'actifs (commissions de gestion), et, dans une moindre mesure, à des commissions plus importantes pour certains services bancaires. À fin juin 2021, les avoirs en gestion totaux s'élevaient à 228 milliards d'euros, soit une hausse de 13% par rapport au niveau enregistré un an plus tôt (augmentation des cours de 12%, pour des entrées de capitaux nettes de 1%).
- Forte hausse des revenus de trading et à la juste valeur (qui passent de -132 millions d'euros à 156 millions d'euros). Le chiffre pour la période de référence inclut la performance fortement négative du premier trimestre (-385 millions d'euros), l'apparition de la crise du coronavirus durant ce trimestre ayant dans un premier temps provoqué un effondrement des marchés boursiers, un creusement des spreads de crédit et une chute des taux d'intérêt à long terme.
- Baisse de tous les autres éléments de revenus combinés (-13%, à 117 millions d'euros), sous l'effet de la chute des revenus de dividendes et des autres revenus nets.
-
Augmentation des charges d'exploitation (+2%, à 2 293 millions d'euros). Hors taxes bancaires, les charges d'exploitation ont également progressé de 2%, en raison d'éléments tels que la prime Covid exceptionnelle pour le personnel, la consolidation d'OTP Banka Slovensko, la diminution des provisions pour rémunération variable au cours de la période de référence, l'inflation des salaires, en partie compensées par le recul des frais ICT, d'équipement et professionnels et des charges de réduction de valeur. Il convient de noter qu'abstraction faite de l'impact d'OTP Banka Slovensko, de la prime Covid exceptionnelle, des effets de change et des taxes bancaires, les coûts sont restés stables par rapport à la période de référence. Le ratio charges/produits s'établit à 61% year-todate, ou 54% sur une base ajustée si l'on répartit les taxes bancaires de façon homogène sur l'ensemble de l'année et que l'on exclut certains éléments hors exploitation (contre 57% pour l'exercice complet 2020). Abstraction faite de l'intégralité des taxes bancaires, le ratio charges/produits tombe à 49% pour le trimestre sous revue.
-
Baisse significative de la réduction de valeur sur crédits (reprise nette de 206 millions d'euros, contre une charge nette de 966 millions d'euros au cours de la période de référence). Il convient de noter que la période de référence incluait 789 millions d'euros de provisions collectives constituées au titre de la crise du coronavirus, contre une reprise nette de 155 millions d'euros pour la période actuelle. Par conséquent, le ratio de coût du crédit s'est inscrit à -0,22% pour l'ensemble du groupe, contre 0,60% pour l'exercice 2020 complet (un chiffre négatif indique un impact positif sur le résultat).
- Le résultat net de 1 350 millions d'euros pour le premier semestre 2021 se répartit comme suit: 908 millions d'euros pour la division Belgique (+789 millions d'euros par rapport à l'année précédente), 291 millions d'euros pour la division République tchèque (+125 millions d'euros), 228 millions d'euros pour la division Marchés internationaux (+239 millions d'euros) et -76 millions d'euros pour le Centre de groupe (-8 millions d'euros). Le résultat du premier semestre 2021 pour la division Marchés internationaux se divise comme suit: 38 millions d'euros pour la Slovaquie, 118 millions d'euros pour la Hongrie, 52 millions d'euros pour la Bulgarie et 21 millions d'euros pour l'Irlande.
Déclaration relative aux risques, opinions et prévisions économiques
Déclaration relative aux risques
Nos activités étant principalement axées sur la banque, l'assurance et la gestion d'actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s'y limiter, les risques de défaut de crédit, les risques de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d'intérêt, les risques de change, les risques de marché, les risques de liquidité et de financement, les risques d'assurance, l'évolution de la réglementation, les risques opérationnels, les litiges avec les clients, la concurrence d'autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.
À l'heure actuelle, nous estimons qu'un certain nombre d'éléments constituent le principal défi pour le secteur financier. Ceux-ci proviennent essentiellement de l'impact de la crise du coronavirus sur l'économie mondiale et plus particulièrement sur le secteur financier. Ces risques s'ajoutent aux risques en lien avec les évolutions macroéconomiques et politiques qui affectent l'économie mondiale et européenne, y compris les marchés domestiques de KBC. Le risque réglementaire et de compliance (lutte contre le blanchiment de capitaux et RGPD notamment) reste un thème dominant dans le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat revêtent par ailleurs une importance croissante. Enfin, les cyber-risques sont devenus l'une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l'ensemble de l'économie.
Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.
Notre opinion sur la croissance économique
Les progrès des campagnes de vaccination ont été le principal moteur de la croissance économique mondiale au deuxième trimestre, entraînant une croissance en rythme trimestriel positive dans la zone euro et sur les marchés domestiques de KBC qui ont déjà publié une croissance au deuxième trimestre (Belgique et République tchèque). Nous nous attendons à ce que les autres marchés domestiques publient eux aussi une croissance trimestrielle positive. Malgré l'apparition de nouveaux variants du virus, des données récentes suggèrent un découplage entre le taux de contamination et les taux d'hospitalisation et d'occupation des unités de soins intensifs, grâce aux vaccins. Nous prévoyons par conséquent qu'au second semestre 2021, les économies européennes poursuivront leur réouverture en levant progressivement les dernières restrictions liées à la pandémie. Dans ce contexte, la croissance économique européenne devrait s'accélérer au second semestre 2021. L'activité économique européenne devrait retrouver son niveau d'avant la pandémie au début de l'année 2022.
Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change
Les politiques de relance monétaire et budgétaire coordonnées continuent de soutenir les économies des États-Unis et de la zone euro. Même si la Réserve fédérale (Fed) pourrait commencer à réduire progressivement ses achats d'actifs en 2021-2022, nous nous attendons à ce que la Fed et la BCE laissent leurs taux directeurs inchangés pour la période 20212022. L'évaluation stratégique et la première réunion de politique générale de la BCE laissent penser que ces taux pourraient être maintenus à leurs bas niveaux actuels (ou en dessous) plus durablement que ce qui avait été prévu jusqu'à présent.
Aux États-Unis, les rendements des obligations d'État à dix ans ont nettement diminué au deuxième trimestre 2021 et continuaient à reculer au début du troisième trimestre. Ce recul s'explique en partie par la baisse des anticipations d'inflation et les inquiétudes du marché quant aux perspectives de croissance au-delà du rebond post-pandémie immédiat. Nous tablons toutefois sur une nouvelle hausse modérée des rendements américains au troisième trimestre, sous l'effet de la reprise économique en cours et de la faiblesse intenable des rendements réels. Cela se traduira également par une pression à la hausse modérée sur les rendements allemands. L'inflation à moyen terme sous-jacente dans la zone euro devrait augmenter progressivement, grâce à l'inclusion progressive annoncée des coûts du logement des propriétaires occupants dans la définition de l'indice des prix à la consommation harmonisé. Sous l'effet des injections de liquidités généreuses que la BCE continue de prodiguer et de taux directeurs peu élevés, nous nous attendons également à ce que les spreads souverains intra-UEM se maintiennent globalement autour de leurs niveaux comprimés actuels.
En ce qui concerne les taux de change, le forint hongrois devrait quelque peu se raffermir au troisième trimestre. Une telle évolution sera en phase avec le cycle de resserrement entamé par la Banque centrale hongroise, qui a été confirmé lors de sa dernière réunion de politique générale du 27 juillet. À partir du quatrième trimestre cependant, le forint devrait selon nous renouer avec sa tendance fondamentale, à savoir une dépréciation progressive par rapport à l'euro. Un raffermissement de la couronne tchèque est attendu également vis-à-vis de l'euro. Contrairement au forint hongrois, cette appréciation devrait être plus durable. Nous nous attendons à ce que la Banque nationale tchèque relève à nouveau ses taux directeurs de 50 points de base d'ici fin 2021, puis de 75 points de base en 2022, essentiellement en raison des perspectives d'inflation du pays. S'agissant du dollar américain, nous prévoyons une dépréciation modérée vis-à-vis de la monnaie unique, sous l'effet de l'amélioration continue des perspectives de croissance et d'inflation mondiales, des déficits budgétaires et courants importants affichés par les États-Unis et de la progression du différentiel d'inflation entre les États-Unis et la zone euro.
| Prévisions | Prévisions pour l'exercice complet 2021 |
|---|---|
| ▪ Revenus nets d'intérêts: nous augmentons nos prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2021 de 4,3 milliards d'euros à environ 4,4 milliards d'euros. ▪ Charges d'exploitation hors taxes bancaires: nos prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2021 restent inchangées à +2% en glissement annuel et like-for-like, malgré un effet de change défavorable. Il faut toutefois noter que s'ajoutent, en plus, non seulement l'impact de l'acquisition d'OTP Banka Slovensko à partir de 2021, mais aussi la prime Covid exceptionnelle de -18 millions d'euros. ▪ Ratio de coût du crédit (CCR): le CCR pour l'ensemble de l'année 2021 devrait être d'environ 0 point de base (en excluant de nouvelles reprises ECL potentielles liées à la crise du coronavirus au second semestre 2021), au lieu de la fourchette basse de notre ratio moyen du CCR sur l'ensemble du cycle (de 30-40 points de base). Ce niveau ne tient pas compte de l'impact potentiel de la signature des deux transactions de vente de crédits en cours (portefeuilles de crédits performants et non performants) chez KBC Bank Ireland. ▪ À partir de mi-juillet, la Belgique (et particulièrement la partie est du pays) a été gravement frappée par plusieurs inondations. Ces événements auront un impact négatif sur KBC au troisième trimestre 2021, au niveau du résultat technique non-vie. L'ampleur réelle des pertes humaines et des dégâts matériels causés par ces conditions météorologiques extrêmes sera connue dans les semaines à venir. Néanmoins, la première estimation de l'impact après réassurance (avant impôts) se situe autour de -41 millions d'euros (sous la législation actuelle). |
|
| Dividendes | |
| ▪ Le Conseil d'administration a l'intention de procéder en novembre 2021 à la distribution: |
|
| d'un dividende brut supplémentaire de 2 euros par action au titre de 2020, et • |
|
| conformément à notre politique générale en matière de dividendes, d'un dividende • intérimaire équivalant à 1 euro par action en tant qu'acompte sur le dividende total au titre de l'exercice 2021. |
| Prochains événements |
Résultats du 3TR2021: 12 novembre 2021 |
|---|---|
| Informations complémentaires sur le 2TR2021 |
Rapport trimestriel: www.kbc.com / Investor Relations / Rapports Présentation de l'entreprise: www.kbc.com / Investor Relations / Présentations |
| Impact détaillé de la crise du coronavirus |
Rapport trimestriel, Note 1.4 des 'Consolidated financial statements according to IFRS' Présentation de l'entreprise, section 2 sur le 'Covid-19' |
| Définitions des ratios |
'Details of ratios and terms at KBC Group level' à la dernière section du rapport trimestriel. |
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Viviane Huybrecht, Directeur Communication Corporate / Porte-parole KBC Groupe Tel +32 2 429 85 45 - E-Mail: [email protected]
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