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Greenyard NV Annual Report 2010

Apr 27, 2011

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Annual Report

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R A P P O R T A N N U E L 2 0 1 0

the Art of Frozen

r app o rt an n u el 201 0

Soumis à l'Assemblée Générale des actionnaires du 20 mai 2011

Avant-propos04
Perspectives pour 2011 08
Développements opérationnels10
Portefeuille de produits de PinguinLutosa 20
CECAB24
Durabilité28
Ressources humaines 32
Déclaration de gouvernance d'entreprise1
34
Information aux actionnaires46
Rapport annuel consolidé du Conseil d'Administration50
Revue financière 2010 62
Déclaration des personnes responsables144
Rapport du commissaire sur
les comptes annuels consolidés146
Comptes annuels statutaires condensés PinguinLutosa SA,

avant-propos

2010 s'annonçait comme une année difficile. Et elle l'a été. Ainsi, la division des pommes de terre a particulièrement souffert de la hausse du prix des matières premières qui étaient en décembre trois fois plus chères que l'année précédente. Mais la division des légumes surgelés n'a pas été épargnée non plus dans la mesure où elle n'a pas pu profiter ou très peu de la baisse des coûts de ses matières premières pour améliorer ses marges nettes. PinguinLutosa a réussi néanmoins à limiter l'impact de ces évolutions défavorables en prenant des mesures appropriées de manière anticipée.

Le flux de trésorerie des activités opérationnelles (EBITDA) s'est élevé à 25,9 millions d'euros et le bénéfice d'exploitation (EBIT) à 7,3 millions d'euros. L'exercice 2010 s'est clôturé avec un résultat net de 2,8 millions d'euros.

La demande tant pour les légumes que pour les pommes de terre surgelés a été très bonne, conformément aux prévisions. Après la conclusion de contrats de vente au printemps 2009 pour une durée d'un an (jusqu'à la fin de l'été 2010), il est apparu clairement que les prix réalisés étaient trop bas et que, par conséquent, les marges seraient également trop limitées jusqu'à la fin du mois de septembre 2010. Tous les espoirs étaient donc tournés vers une hausse des prix et des marges au 4e trimestre de 2010.

Le segment des pommes de terre a été confronté à un triple problème. En mai et en juin, le résultat du premier semestre a été affecté par une hausse du prix des matières premières de 15%. En juillet et en août, le prix des pommes de terre a doublé par rapport à 2009 en raison de la faiblesse des récoltes consécutive à la vague de chaleur. Au 4e trimestre, le prix des pommes de terre a continué de progresser en raison cette fois de pluies trop abondantes suivies par des gelées précoces. Tous ces facteurs ont conduit, à la fin de l'exercice, à un triplement du prix des pommes de terre par rapport à la fin 2009.

Les nouveaux contrats de vente ont été négociés avec la prudence et l'anticipation nécessaires. Nous avons opté pour des contrats de plus courte durée (jusqu'à la fin du mois de janvier 2011). Le prix des matières premières a cependant augmenté plus rapidement que prévu. L'EBITDA du segment des pommes de terre s'est établi dès lors à 10,6 millions d'euros.

La division des légumes surgelés réalise toujours la majeure partie de son résultat annuel au second semestre. Comme prévu, le premier semestre a été moins bon en raison des bas prix de vente contractuels et des prix élevés des stocks de 2009, mais tous les espoirs étaient permis pour une hausse des marges résultant de la baisse des prix des matières premières de la récolte 2010. Malheureusement, le secteur n'a pas réussi à maintenir les prix de vente et a dû consentir, dans les nouveaux contrats de vente, à une diminution de prix supérieure à la diminution des prix des matières premières. PinguinLutosa est parvenu à limiter la réduction de la marge en procédant à une sélection et à une optimisation de son portefeuille de produits. De ce fait, et grâce également au résultat exceptionnel enregistré lors de la restructuration industrielle au Royaume-Uni, la société a enregistré un excellent EBITDA de 16,5 millions d'euros.

Le management veille toujours à réduire la dette financière nette. Avec une dette financière nette de 66,8 millions d'euros, ceci marque une baisse de plus de 27%. Ceci n'a pu être réalisé que par un contrôle strict et permanent du fonds de roulement. La baisse de la production et la hausse des ventes ont permis par ailleurs de réduire considérablement le niveau des stocks.

Le résultat financier a été influencé favorablement, tout comme en 2009, par la faiblesse des taux du marché et par la relative stabilité de la livre sterling britannique.

2010 a quand même aussi connu quelques développements positifs mémorables. Ainsi, les négociations de rachat réussies des activités de légumes surgelés du groupe CECAB (d'Aucy) et l'important partenariat stratégique conclu avec le groupe CECAB – via une augmentation de capital de 10 millions d'euros chez PinguinLutosa – sont à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire du secteur. La participation du groupe CECAB confirme que PinguinLutosa est sur la bonne voie. En 2010, le management a été renforcé pour mener à bien l'intégration des nouvelles activités en 2011.

2010 a cependant aussi connu une évolution fondamentale du marché des matières premières. Depuis le mois de juillet 2010, les matières premières sont entrées dans une spirale à la hausse. Les prix des céréales et du pétrole ont commencé à augmenter chaque mois pour atteindre fin décembre des niveaux historiquement élevés. On prévoit cependant une stabilisation en 2011 et en 2012. En 2011, le marché sera sans conteste favorable à l'offre.

Au cours de l'exercice écoulé, nous avons encore accentué nos efforts au niveau des marges et de la marque comme vecteurs de notre nouvelle politique de vente.

En 2010, nous avons redéfini les piliers stratégiques de notre développement pour assurer la réalisation de notre objectif qui consiste à dégager un résultat durable à travers la consolidation et le leadership sur le marché européen. Qualité, durabilité et efficience opérationnelle sont les trois piliers de la politique stratégique. Le leadership exige d'aller plus loin sur la voie de l'internationalisation et de l'innovation. La consolidation passe, pour sa part, par une structure financière et des résultats solides. Nous y avons travaillé ardemment en 2010. Nous devrions en cueillir les fruits à l'avenir. Le temps des semailles précède toujours celui des récoltes. PinguinLutosa en prévoit de bonnes en 2011 !

perspectives 2011

Le contexte économique général

En 2009, le monde a traversé une grave crise financière qui a provoqué notamment une baisse du prix des matières premières. À la mi-2010, la tendance s'est inversée: l'économie a repris le chemin de la croissance et les prix des matières premières se sont redressés.

Tant et si bien qu'à la fin de l'année 2010, les prix des céréales et de l'énergie étaient revenus à leur sommet historique d'avant la crise ! Le dollar est resté faible par rapport à l'euro, ce qui a compliqué les exportations… Ce qui n'a pas empêché l'économie de poursuivre sa croissance même si ce sont surtout les pays hors de l'Europe et de l'Amérique du Nord qui alimentent aujourd'hui la croissance mondiale.

Aussi bien dans les secteurs « Food Retail », « Food service » et « Food Industry », les acheteurs restent surtout attentifs aux coûts et pas encore suffisamment à la qualité et aux innovations. En 2010, la marge des producteurs s'est donc encore contractée, ce qui ne manque pas d'hypothéquer l'avenir. De nombreuses entreprises du secteur alimentaire sont sorties affaiblies de l'exercice 2010. PinguinLutosa a également subi cette situation macroéconomique, mais s'est préparée entre-temps de manière approfondie à la reprise du marché en 2011, notamment en saisissant les opportunités de rachat qui se sont présentées.

Le marché des légumes surgelés

Après les bonnes récoltes de 2008 et de 2009, l'exercice 2010 s'est révélé moins favorable et même faible pour les légumes. Évolution plus importante encore à noter: la réduction de la superficie semée pour éviter que les stocks ne continuent de croître. De nombreuses entreprises du secteur ont été confrontées à des difficultés au niveau de leur fonds de roulement ce qui les a contraintes à vendre leurs stocks plus rapidement. Ce sont surtout ces problèmes de financement des stocks qui ont pesé sur les négociations des nouveaux contrats de vente 2010-2011, entraînant une baisse des prix et une pression sur les marges.

En 2011, les hausses de prix des légumes frais sont d'ores et déjà certaines, ce qui devra se répercuter sur le marché. Des volumes déficitaires s'annoncent déjà avant la nouvelle saison. Des renégociations semblent inévitables. La superficie semée va s'étendre globalement, ce qui est nécessaire pour en revenir à des niveaux de stock normaux, garanties d'une bonne qualité de service.

Le développement des activités de « Pinguin convenience cuisine » dans la division des légumes surgelés a été positif. Au 4e trimestre de 2010, la division à Langemark a fonctionné à pleine capacité. Ici aussi, le management va s'attacher en 2011 à améliorer les marges.

Le marché des pommes de terre

L'année 2009 avait été marquée par la faiblesse des coûts des matières premières et des faibles prix de vente. Le « mildiou » faisait cependant peser un risque sur la qualité des matières premières. Les répercussions au niveau du prix sont restées limitées jusqu'en avril 2010. Par la suite, en mai et en juin 2010, les prix ont augmenté. La vague de chaleur de la fin juin 2010 a provoqué une flambée des prix des pommes de terre hâtives. Par après, les prix sont restés soutenus du fait de la pluviométrie excessive et ensuite des gelées précoces. Ils ont atteint un sommet historique en décembre 2010.

L'année 2011 a donc commencé avec un niveau de prix des matières premières très élevé. PinguinLutosa y était très attentive et a pu limiter, dans une large mesure, les périodes de vente contractuelles jusqu'à la fin du mois de janvier 2011. Cela nous a permis de tirer parti plus rapidement des tendances observées sur le marché.

La récolte en 2010 a surtout produit de petites pommes de terre. Résultat: jusqu'à la fin du mois de juin 2011, le rendement de la production sera inférieur à la normale. Les coûts de l'huile de friture ont bondi de 40 % et les prix des matériaux d'emballage ont suivi partiellement cette évolution. Les prix des pommes de terre pour la nouvelle récolte, à partir du mois de juillet, seront sensiblement supérieurs à ceux de l'année dernière. Les contrats relatifs aux matières premières livrées en automne ont donc d'ores et déjà été fixés à un niveau plus élevé.

Les prix de vente des produits de pommes de terre resteront donc en 2011 à des niveaux historiquement élevés. PinguinLutosa met l'accent sur l'accroissement des marges et sur la marque en « Food Service ».

Intégration des activités de légumes surgelés de CECA B

Le 1er mai 2011, les activités des légumes surgelés du groupe CECAB, mieux connues sous le nom de « d'Aucy Frozen Foods », seront rachetées et consolidées. Ce qui a motivé une adaptation de la structure de management de PinguinLutosa pour assurer une bonne intégration de ces activités. Les programmes de production ont déjà été établis pour profiter dès 2011 de plusieurs avantages découlant des synergies.

développements opérationnels

Activités des légumes surgelés et activités convenience en Belgique

Les récoltes et la production

Les conditions atmosphériques en 2010 ont contraint Pinguin-Lutosa à faire appel à sa connaissance et expérience pour garantir la qualité des produits: un temps très sec en mai et en juin suivi par un second semestre très humide, et finalement un tapis de neige fin novembre.

Cette météo extrême a dès lors conduit, pour certains légumes, à des récoltes inférieures aux volumes budgétés. D'autres pays, comme la Pologne et la Hongrie ont également connu des conditions climatiques très rudes, ce qui a provoqué certains déficits structurels et une pression accrue sur les marchés en Europe.

La production s'est limitée à 75.905 tonnes, un niveau légèrement inférieur au budget. En raison de la pluie, de la neige et du gel, PinguinLutosa a enregistré une production moindre à partir du mois de novembre: moins de jeunes carottes, moins de poireaux et moins de choux de Bruxelles.

Le déménagement de la ligne d'épluchage de Langemark à Westrozebeke s'est bien déroulé. Ce transfert permet à Pinguin-Lutosa de contrôler encore mieux la qualité des produits et de soulager les opérations d'épuration de l'eau à Langemark.

En 2011, un budget de production sera établi en commun avec le site de CECAB à Comines (France), dont les activités seront intégralement reprises à partir du 1er mai 2011. C'est la première étape de l'intégration de ce site dans le partenariat. Cela permettra à PinguinLutosa d'optimiser les lignes des 3 sites (Westrozebeke, Langemark, Comines) en spécialisant chaque site dans certains produits. Ainsi, il est prévu en 2011 une augmentation des volumes produits dans chaque site, ce qui nécessitera la réalisation d'investissements.

2010 fut un tournant décisif pour « Convenience Cuisine », l'appellation couvrant l'ensemble de nos activités « convenience »: soupes et sauces, préparations et repas prêts à l'emploi. Après des débuts quelque peu laborieux, cette division a atteint sa vitesse de croisière à partir du 4e trimestre de l'exercice écoulé avec le lancement de différents projets.

Ce qui a amené une évolution aussi soudaine que rapide de l'utilisation quasi-totale de notre capacité de production. Ce taux d'utilisation élevé devrait se maintenir tout au long de l'exercice 2011.

Chaîne logistique

En 2010, des mesures importantes ont été prises pour optimiser la chaîne logistique interne. Une nouvelle organisation menée par plusieurs collaborateurs dévoués et les avantages apportés par un système de transport interne automatisé devraient avoir des répercussions positives sur notre structure de coûts et notre niveau de service. En raison de la hausse du volume, la division belge des légumes surgelés connaîtra davantage de mouvements à un coût logistique total plus faible. L'objectif est d'améliorer l'efficience de 12%.

Activités d'emballage

En 2010, nous avons fait de la poursuite de l'optimisation des départements d'emballage une priorité. Les efforts fournis ont permis une amélioration de l'efficience de près de 14% et une augmentation substantielle des activités d'emballage de 21%. Pour réaliser ce volume, notre programme prévoit encore d'autres optimisations des lignes actuelles ainsi que la mise en place de certaines équipes de nuit.

À la fin de 2010, l'atelier « Convenience Cuisine » a pu acquérir une ligne complète d'emballage, élargissant ainsi sensiblement la capacité nécessaire au conditionnement en sachet. Cette ligne d'emballage peut conditionner aussi bien des sachets plats ordinaires que des sachets droits (les « doypacks ») dont la demande augmente rapidement.

En 2011, il est clair qu'un nombre croissant de clients en Europe (mais également, par exemple, aux États-Unis) utilisera ce type d'emballage pour la vente de repas complets. Les « doypacks » offrent au consommateur de nombreux avantages en termes de facilité d'utilisation, à un prix intéressant.

Organisation et intégration

En Belgique aussi, nous avons déployé beaucoup d'énergie dans la poursuite de l'intégration des activités commerciales de « Pinguin » et « Lutosa ». Les réunions avec les équipes de vente des diverses filiales du groupe se déroulent désormais systématiquement avec les coordinateurs des ventes des deux divisions, ce qui favorise fortement la compréhension mutuelle des problématiques respectives.

Les collaborateurs du département interne des ventes des deux divisions travaillent dorénavant quotidiennement en étroite collaboration.

Les deux divisions collaborent aussi étroitement tant au niveau du transport routier que du transport maritime. S'agissant des livraisons groupées, des tarifs communs ont été établis pour un certain nombre de pays. Le transfert des marchandises des sites de production d'une division vers les entrepôts de l'autre est organisé à présent de manière structurée selon des procédures bien précises.

En 2011, le passage de Lutosa vers SAP fait que Pinguin et Lutosa travaillent désormais avec une seule plateforme informatique commune, ce qui facilite grandement les échanges d'informations et accroît l'efficience des opérations.

Activités des légumes surgelés au Royaume-Uni

Les récoltes et la production

En 2010, le volume contractuel des petits pois a été réduit en raison de la bonne récolte de 2009, ce qui cadrait dans la stratégie visant à continuer d'optimiser les besoins en fonds de roulement. Le stock de petits pois est cependant passé d'un niveau confortable à un seuil critique. La baisse des volumes des petits pois a bien eu un impact négatif sur la rentabilité et l'efficience des sites de production.

Le stock des autres légumes a été largement suffisant pour la nouvelle récolte de 2010. Le gel et la neige précoces ont affecté les cultures de choux et plantes-racines. Ces déficits ont eu un impact sur la chaîne d'arrivage. La récolte du printemps 2011 peut contribuer à atteindre les volumes nécessaires, mais celle-ci est plus incertaine et plus onéreuse.

L'inflation des prix des matières premières et de l'énergie met la rentabilité sous pression. Résultat: les prix des produits finis devront être augmentés en 2011 pour pouvoir maintenir la marge totale.

En 2010, PinguinLutosa Foods UK a continué à consolider les 3 sites au Royaume-Uni en se focalisant sur l'efficience. En avril, PinguinLutosa Foods UK a déménagé dans de nouveaux bureaux à King's Lynn, où est établi à présent le nouveau siège des activités au Royaume-Uni.

L'inauguration du nouveau centre de développement de nouveaux produits et du centre de garantie de la qualité à King's Lynn est prévue au second semestre de 2011.

Chaîne logistique

Le mois d'avril 2010 a marqué le lancement de la joint venture avec Partner Logistics à Wisbech. L'entrepôt entièrement automatisé combine le stockage et la distribution du stock emballé de PinguinLutosa Foods UK. Ce concept, qui est appliqué de manière similaire en Belgique, a déjà suffisamment prouvé son efficacité. En 2011, le management au Royaume-Uni continuera à se focaliser sur l'amélioration de l'efficience opérationnelle.

Activités de conditionnement

En août 2010, nous avons considérablement amélioré la grande salle d'emballage. L'acheminement des produits vers la salle d'emballage est à présent entièrement automatisé, de nouvelles lignes ont été installées et le reste du matériel a été réexaminé de manière approfondie.

Le 11 octobre 2010, Sainsbury a finalement reçu le feu vert pour développer un nouveau supermarché et une station-service. La libération de la partie avant du site King's Lynn est prévue en avril 2011. En attendant, Factory 1 a été fermée et sera intégrée dans sa totalité dans Factory 2.

Les bâtiments seront agrandis et, en plus de la nouvelle ligne des haricots et des carottes mise en place en 2009, nous installerons une nouvelle ligne de 16 tonnes/heure pour les petits pois, haricots et plantes-racines ainsi que le riz. Elle sera prête pour le début de la nouvelle saison des petits pois en 2011.

Factory 2 sera le site de production le plus grand et le plus moderne de transformation de différents légumes au Royaume-Uni.

Organisation et intégration

Les trois usines (Boston, Bourne et King's Lynn) se consacrent entièrement à la production de légumes surgelés et de produits convenience. Au Royaume-Uni, PinguinLutosa ne dispose pas d'un site de production en propre pour les pommes de terre, mais le Royaume-Uni constitue un marché très important tant pour la division des légumes surgelés que pour la division des pommes de terre.

Les équipes de vente des deux divisions au Royaume-Uni travaillent sur le même site même si la division britannique des pommes de terre a maintenu provisoirement son bureau de vente à St-Ives. La plus grande partie du département des ventes interne et des activités administratives est également centralisée et intégrée à partir de King's Lynn. Cette proximité favorise fortement l'intégration et mène à la réalisation de succès commerciaux. Les clients sont approchés globalement, ce qui permet à nos spécialistes d'adopter une démarche moins axée sur des produits spécifiques, et d'opter plutôt pour une approche d'un segment ou d'un client. PinguinLutosa peut donc s'enorgueillir du fait que l'intégration commerciale est ici pleinement mise en œuvre.

Cours de change

La faiblesse de la livre sterling par rapport à l'euro est favorable à la position concurrentielle de la division des légumes surgelés au Royaume-Uni, mais défavorable à l'importation, en provenance du continent, des pommes de terre et des repas prêts à l'emploi. La dépréciation de l'euro au milieu de l'année 2010 a mis la pression sur les prix de vente des légumes surgelés au Royaume-Uni. Le maintien d'un rapport euro fort/livre sterling faible (affectée par le plan d'assainissement budgétaire du gouvernement au Royaume-Uni) devrait placer l'offre de légumes surgelés produits au Royaume-Uni dans une position concurrentielle par rapport aux importations originaires du continent.

Activités des pommes de terre

Les récoltes et la production

Une saison de pommes de terre s'étale, tout comme une saison de légumes, toujours sur deux exercices comptables. La saison commence en juillet avec la récolte des pommes de terre hâtives qui sont transformées immédiatement, suit alors la récolte des pommes de terre de conservation en septembre. Une partie de la récolte des pommes de terre de conservation va immédiatement en production, tandis que le solde est stocké dans des silos pour assurer la production jusqu'en juin de l'année civile suivante.

Les pommes de terre transformées au cours des six premiers mois de 2010 proviennent donc de la récolte de 2009 qui avait été marquée par une longue période de grande sécheresse. La récolte totale en 2009 a produit un volume suffisant et des tubercules présentant un pourcentage élevé en matière sèche. Ce dernier a permis, d'une part, d'atteindre un meilleur rendement en transformation, mais a résulté, d'autre part, en de nombreux défauts qualitatifs durant la transformation en raison du mildiou et des points noirs. Le rendement des pommes de terre transformées s'est donc situé, au cours des six premiers mois de l'année de 2010, en-dessous de la moyenne annuelle.

La saison des pommes de terre 2010, récoltées en septembre, s'est caractérisée par un temps chaud et sec au cours des mois de juin et de juillet 2010. Les tubercules en ont été affectés et leur taille était inférieure à la moyenne annuelle. En raison de ces deux facteurs, la récolte a conduit à la production de frites plus petites.

En 2010, la récolte totale a finalement été légèrement supérieure à celle de 2009. Année après année, les récoltes augmentent en Belgique. Mais les chutes de pluie exceptionnelles des mois de septembre et d'octobre ont perturbé les récoltes. Les pommes de terre ont dû être stockées à l'état humide ce qui peut provoquer des problèmes de stockage dans les silos de conservation. Par crainte de tels problèmes, de nombreux clients de la division pommes de terre ont mis un terme anticipativement à des contrats, même encore avant la fin de l'année de 2010.

Le prix des pommes de terre sur le marché libre est resté, au cours des six premiers mois de 2010, sous la barre de 100€/tonne. Avec l'arrivée des pommes de terre hâtives en juillet et en août, le prix sur le marché libre n'a pas cessé d'augmenter tout au long de l'automne pour atteindre, à la fin de 2010, un niveau trois fois supérieur à l'année précédente. Pour l'entreprise PinguinLutosa, c'est un réel défi de répercuter cette flambée des cours dans ses prix de vente. Cette hausse des prix des pommes de terre est due principalement à une demande élevée des exportations vers la Russie. La canicule qui y a sévi l'été dernier a provoqué une chute de la production de 4 millions de tonnes, ce qui représente plus du volume total des pommes de terre transformées en Belgique.

La hausse observée en 2010 se poursuivra au premier trimestre de 2011 avec des prix sur le marché libre situés entre 250 et 300 euros la tonne. Pour de nombreux transformateurs de pommes de terre, ces prix sont largement supérieurs aux prévisions. De nombreux contrats de vente conclus en septembre 2010 n'ont pas tenu suffisamment compte de tels prix, exceptionnellement élevés. Au premier semestre de 2011, l'humeur des transformateurs de pommes de terre est donc maussade. L'évolution des prix au deuxième trimestre est importante: un printemps précoce peut réduire considérablement le prix.

Sur le marché international, les prix de l'huile de palme et de l'huile de tournesol ont également fortement augmenté, la progression étant comparable à celle de 2008, soit plus de 60% entre le début et la fin de l'année 2010. Cette hausse n'a pu être que partiellement absorbée via nos contrats à long terme pour les deux types d'huile.

2010 a été une nouvelle année de production record pour la division pommes de terre. Nous avons fortement dopé le programme de production pour répondre à la forte demande mondiale et compenser la pression sur les prix. À l'exception des lignes de spécialités, la capacité de production s'est située au niveau maximal pendant pratiquement toute l'année.

La vague de chaleur du mois de juin a quelque peu perturbé le lancement de la saison des pommes de terre hâtives et les périodes pluvieuses pendant la récolte des mois de septembre et d'octobre ont créé de nombreuses difficultés au niveau des lignes de tri et de lavage. Malgré cela, le volume de production a été supérieur de plus de 7% à celui de 2009.

Impact de la récolte sur les marges

Dans la mesure où les contrats de vente ont été conclus en septembre 2010 sous l'influence d'une forte pression concurrentielle, les marges ont été comprimées jusqu'au troisième trimestre de 2010, aussi bien dans le secteur que chez PinguinLutosa. Le volume des ventes a progressé de 14%, sous l'influence principalement des marchés situés en dehors de l'Europe.

Compte tenu des hausses attendues des prix des matières premières, la division des pommes de terre a tenté dès le début de la période contractuelle de 2010 (en septembre) de placer les prix de vente le plus haut possible. Le marché n'a cependant pas toujours suivi PinguinLutosa dans cette voie. Mesure complémentaire: la division des pommes de terre a choisi, d'une part, une période contractuelle plus courte au lieu de travailler avec les contrats annuels traditionnels et, d'autre part, de relever le volume aux prix du jour. Ces actions ont permis d'obtenir, à la fin de 2010, des prix de vente bruts moyens nettement supérieurs à ceux de l'année précédente.

Organisation interne & intégration

La division des pommes de terre a également été placée en 2010 sous le signe de la poursuite de la professionnalisation de l'organisation. Outre la mise en place d'une structure de management claire, plusieurs instruments de gestion améliorés ont vu le jour. Ils seront intégrés de manière plus approfondie dans l'organisation en 2011.

Pour encore améliorer la gestion, et recevoir encore plus d'informations de gestion, nous avons commencé à remplacer la suite logicielle existante ERP par SAP. Ainsi, la division des pommes de terre dispose à présent du même programme que la division des légumes surgelés. Le passage complet à SAP sera terminé au premier trimestre de 2011, ce qui permettra de nouvelles optimisations et intégrations.

Chaîne logistique

Pour répondre à la demande croissante des marchés d'outre-mer, nous sommes passés, en novembre 2010, à une équipe de nuit dans le département chargement du site de Leuze-en-Hainaut.

En 2011, de nouvelles optimisations au niveau des chargements et du trafic de conteneurs sont inscrites au programme. Elles sont nécessaires pour continuer à faire face à la hausse des ventes outre-mer. Donnée supplémentaire à ne pas négliger: la gestion du flux de documents qui accompagnent ces expéditions outremer. Là aussi, nous prévoyons des mesures en 2011 pour gérer ce flux de manière plus rapide et plus efficiente.

Par ailleurs, la division des pommes de terre a franchi en 2009 une première étape vers une approche intégrée de la problématique du stockage. Ainsi, en 2010, des mesures ont été prises pour assurer une meilleure coordination des besoins de stockage des divisions des légumes surgelés et des pommes de terre qui prévoit en premier lieu une utilisation maximale de nos propres entrepôts avant de recourir à des capacités de stockage externes.

Organisation et intégration

Nous veillons chaque jour à améliorer l'intégration et la collaboration au sein du groupe. Ainsi, les activités de marketing pour l'ensemble du groupe sont dirigées par le département marketing établi à Leuze-en-Hainaut. Les départements financiers des différents sites belges, tant de la division des légumes surgelés que de la division des pommes de terre sont centralisés sur le site de Sint-Eloois-Vijve.

L'implémentation du système SAP dans la division des pommes de terre a été rendu possible par l'implication des « key users » de la division des légumes surgelés qui ont participé à la formation de leurs collègues et les ont aidés où nécessaire. Cette plateforme commune accroît la visibilité.

D'autres projets importants d'intégration ont été lancés dans différents domaines, comme le transport, la stratégie commerciale et l'approche du marché. Ils ont tous pour but d'améliorer encore les services offerts aux clients communs et cela de la manière la plus efficace et efficiente possible.

Réseau de ventes

Poursuite de l'intégration de Pinguin & Lutosa

En 2010, l'intégration des équipes de vente de Pinguin et Lutosa s'est poursuivie. Aujourd'hui, elles sont complètement intégrées. PinguinLutosa est désormais active dans 105 pays, répartis dans 18 zones. Dans chaque zone, nous vendons aussi bien des produits de pommes de terre que des légumes surgelés.

L'exercice 2010 était ainsi placé sous le signe de la poursuite de l'optimisation de ces structures commerciales: l'approfondissement de la connaissance des produits des équipes de vente et le développement sélectif du réseau de clients. Par ailleurs, le groupe a également veillé à uniformiser les procédures et à rationaliser les processus.

Poursuite de la croissance en dépit de la crise

Alors que les conséquences de la crise se faisaient encore fortement sentir en Europe vu les faibles taux de croissance -, certaines zones dans l'hémisphère sud connaissaient une expansion remarquable: l'Amérique latine, l'Afrique, l'Australie, le Japon et le Sud-Est asiatique. Le renforcement des relations avec les clients opérant dans ces régions constitue donc un point d'action important en 2011.

Pinguin & Lutosa: de nombreux atouts commerciaux !

La présence locale de PinguinLutosa reste l'un des axes majeurs de sa politique d'expansion. Cette présence non seulement assure une meilleure connaissance des marchés locaux mais contribue également à une meilleure rentabilité. L'accompagnement des équipes de vente, des chaînes de distribution et des distributeurs « Food Service » locaux, une politique de marques ciblée de Pinguin et Lutosa ainsi que l'offre de produits répondant aux préférences gustatives locales en constituent les principaux atouts.

Dans un nombre important de pays, pouvoir fournir ensemble des produits à base de légumes surgelés et de pommes de terre est une valeur ajoutée appréciable pour les clients qui y voit la manière idéale d'étendre leur palette de produits à un coût favorable.

Réduction des coûts logistiques & augmentation de l'efficience.

Du fait du poids relatif important des coûts logistiques dans notre industrie à gros volumes et à valeur ajoutée relativement basse, l'optimisation des processus logistiques est en tête des priorités. En 2010, nous avons franchi des étapes importantes sur ce plan. Concrètement, ils ont conduit aux améliorations suivantes:

  • inventaire et poursuite de l'optimisation des flux de marchandises;
  • amélioration des transports maritimes sur plusieurs aspects, compte tenu de l'importance croissante des ventes outre-mer;
  • optimisation et uniformisation des livraisons groupées en Europe;
  • optimisation des chargements mixtes (produits à base de légumes surgelés et de pommes de terre);
  • simplification des procédures administratives en général.

Enfin, nous avons également consacré beaucoup d'attention en 2010 à l'amélioration des performances du service des ventes de PinguinLutosa en mettant l'accent sur l'uniformisation, la formalisation et le reporting. Cela restera un point important de notre action en 2011.

Le passage à SAP® dans la division des pommes de terre, qui a été préparé de manière intensive en 2010 et qui est devenu opérationnel au début de 2011 doit encore améliorer nos performances étant donné que toutes les entreprises de PinguinLutosa en Belgique opèreront à partir d'une seule et même plateforme informatique.

Marchés

Europe

L'Europe occidentale a enregistré l'an dernier une croissance très faible. Le produit intérieur brut de certains pays n'est toujours pas revenu au niveau d'avant la crise financière.

Au sein de l'Europe, la Belgique reste un marché important pour PinguinLutosa avec 11% du volume total. Le marché belge est animé par une dynamique particulière qui lui permet d'afficher un taux de croissance supérieur à la moyenne européenne. La bonne notoriété des marques « Pinguin » et « Lutosa » ainsi que la forte présence dans le secteur « Food Service » expliquent les bons chiffres réalisés par le groupe sur ce marché.

Dans les pays limitrophes à la Belgique, PinguinLutosa enregistre également des résultats solides. Les entreprises de production de PinguinLutosa se situent à quelques centaines de kilomètres à peine d'importantes concentrations de population. Aux Pays-Bas, nous avons connu un développement favorable. En Allemagne et au Royaume-Uni, le marché a bien résisté. En Irlande, en revanche, l'année a été plombée par la crise qui frappe le pays. En France, la grande concentration des centrales d'achat dans le « Food Retail » et le « Food Service », qui se concurrencent férocement, a accentué encore la pression sur les prix et a pesé sur les ventes de spécialités et de produits à haute valeur ajoutée. Même l'Europe du Sud n'a pas été épargnée. Ainsi, la péninsule ibérique et plus particulièrement le Portugal, a souffert de la crise des finances publiques. Ici, la réduction du nombre de touristes étrangers a été compensée en grande partie par les vacanciers locaux, ce qui n'a pas été le cas d'autres destinations touristiques traditionnelles comme Chypre, Malte et la Grèce où la chute de la fréquentation touristique étrangère (en particulier anglaise) n'a pas été sans influence sur les ventes. En revanche, le marché italien a bien résisté.

La Scandinavie est traditionnellement un petit marché pour PinguinLutosa. Une croissance y a cependant été enregistrée tant dans le segment des légumes surgelés, des produits à base de pommes de terre que dans celui des produits « convenience ».

L'Europe centrale et orientale a connu à nouveau un beau développement. Dans cette zone, les conséquences de la crise ont été beaucoup moins sensibles et les ventes ont connu de belles progressions. La présence de la filiale de PinguinLutosa à Vienne depuis 2009 a également renforcé notre couverture dans cette région et nous a permis de gagner plusieurs nouveaux clients importants.

Amérique

PinguinLutosa est active en Amérique du Nord par le biais de plusieurs produits de niche et spécialités. Les produits « convenience » y réussissent particulièrement bien.

En 2010, le Brésil a affiché une belle croissance. PinguinLutosa y est active depuis plusieurs années avec la division des pommes de terre. Le groupe y a donc développé une forte présence dans tout le pays. Ici aussi, les ventes ont profité de la possibilité de fournir également, à côté des produits de pommes de terre, des légumes surgelés. L'année 2010 a donc été une année placée par excellence sous le signe de l'approfondissement des relations commerciales.

Mais dans le reste de l'Amérique latine, le groupe a également enregistré de belles progressions des ventes, portées par la forte croissance économique de plusieurs marchés émergents.

Afrique

En Afrique, PinguinLutosa s'est à présent implantée solidement en mettant en œuvre sa politique d'offre combinée de légumes surgelés et de produits à base de pommes de terre.

Après le lancement réussi des ventes dans plusieurs pays en 2009, d'autres pays ont suivi en 2010. Aujourd'hui, PinguinLutosa est donc active dans plus de 20 pays, non seulement dans le secteur « Food Retail » mais également dans le « Food Service ».

Le groupe a pu approfondir et renforcer les relations avec plusieurs grands clients en exploitant de manière ciblée les besoins spécifiques de marketing et en fournissant des solutions de « chaîne logistique » très spécifiques. En Afrique du Sud, le groupe a enregistré une belle croissance dans la période précédant la Coupe du Monde de football. Ces volumes des ventes ont pu être maintenus même après la Coupe du Monde et ils constituent donc à présent une base stable.

Asie & Australie

Au fil des ans, le Japon est devenu un marché important pour PinguinLutosa. Ici, la politique de qualité très exigeante de PinguinLutosa porte ses fruits: elle a non seulement permis au groupe de se constituer une position enviable au Japon – PinguinLutosa y est à présent le principal exportateur européen de produits à base de pommes de terre – mais les exigences de qualité de ce marché constituent aussi un défi permanent de continuer à perfectionner les systèmes de contrôle de qualité du groupe.

La présence en Chine, au travers d'une filiale à Shanghai, doit être vue principalement comme un comptoir d'achat local. Une équipe locale y achète surtout des variétés locales surgelées. Cela n'a pas empêché la division des pommes de terre d'enregistrer également en 2010 une croissance appréciable des ventes des produits de pommes de terre de la marque « Lutosa » en Chine. L'an dernier, Lutosa a été choisie comme marque A par l'un des principaux distributeurs en Chine.

Dans le reste de l'Extrême-Orient, PinguinLutosa bénéficie désormais aussi d'un vaste réseau dans des pays comme la Thaïlande, Taiwan et les Philippines.

Enfin, l'Australie a continué en 2010 à se développer en tant que marché régulier pour toute la gamme de produits de Pinguin-Lutosa. Ici aussi, la présence locale a contribué sensiblement à l'expansion stable du réseau de clients.

Clients

Traditionnellement, le groupe PinguinLutosa est actif dans 3 segments de marché: « Food Retail », « Food Service » et « Food Industry ».

Là où la division des légumes surgelés était davantage orientée vers les marques de distributeur dans le segment « Food Retail », vers la marque « Pinguin » dans le « Food Service » et une grande partie comme fournisseur spécialisé en « Food industry », le profil de la division des pommes de terre était quelque peu différent avec une part beaucoup plus importante dans le « Food Service », sous la marque « Lutosa » et, dans une proportion moins importante, en « Food Industry ».

Food Retail

La poursuite de la concentration croissante a accru la pression sur les prix. Les techniques d'achat telles que les appels d'offres internationaux et les enchères inversées (reverse auctions) ont encore renforcé cette tendance en 2010, exacerbée par la concurrence acharnée à laquelle se livrent les grands distributeurs.

Grâce à son organisation, sa connaissance du marché, son image, sa conscience des coûts et ses relations commerciales, Pinguin-Lutosa reste un acteur important sur le plan européen et s'en défend. Compte tenu de la position non négligeable de Lutosa dans le secteur « Food Retail » en Belgique, le groupe a continué à investir dans des actions promotionnelles et la publicité radio. Avec son slogan « Schatjes van Patatjes », Lutosa est une marque très bien ancrée dans toute la Flandre.

Dans un certain nombre de « marchés émergents » en dehors de l'Europe, PinguinLutosa développe cependant de manière sélective les marques « Pinguin » et « Lutosa », souvent en combinant ses actions avec une collaboration avec les distributeurs locaux en « Food Service » qui livrent également à des supermarchés indépendants plus petits.

Food Service

Dans ce segment, aussi bien la division des légumes surgelés que la division des pommes de terre sont fortement présentes et elles ont continué à unir leurs forces en 2010. Les deux équipes de vente de « Food Service » ont été intégrées dans une seule équipe qui couvre l'ensemble de la gamme de produits. L'encadrement a été renforcé, ce qui permet à PinguinLutosa de disposer à présent de catalogues « Food Service » spécifiques à chaque pays et d'autres matériels de communication au service de ses clients. Le groupe a également fourni beaucoup d'efforts à l'approfondissement de la connaissance des produits via des formations et du matériel de formation.

Jusqu'en 2010, les supermarchés ont constitué la clientèle typique des produits de « Pinguin Convenience Cuisine». En 2010, plusieurs nouveaux produits et conditionnements ont été développés afin de pouvoir également être vendus dans le « Food Service ». En guise de test, plusieurs clients ont été associés à la nouvelle stratégie et des workshops intensifs ont été organisés avec divers consommateurs finaux. Le succès de ces workshops et l'enthousiasme manifesté par les clients finaux ont conduit à la conclusion de plusieurs nouveaux contrats relatifs à de grands conditionnements.

Food Industry

Ici aussi, l'année 2010 a été placée sous le signe de la poursuite de l'intégration de nos deux divisions. Pour un acheteur industriel, PinguinLutosa constitue en effet un partenaire intéressant compte tenu de l'étendue de sa gamme, des compétences techniques des équipes de vente et des possibilités d'optimisation de la « chaîne logistique » comme la livraison groupée de légumes surgelés et de pommes de terre, l'optimisation des modalités de transport, la livraison de produits répondant aux exigences très spécifiques de certaines usines, etc.

Dans certains pays où les ventes « Food Industry » étaient moins développées, le groupe a mis l'accent en 2010 sur l'exploration du marché et la prospection sélective. En 2011, l'effort portera davantage sur la formation technique de l'équipe de vente et la poursuite des optimisations au niveau de la production afin de satisfaire plusieurs exigences spécifiques de clients industriels.

Produits

Division des légumes surgelés

Les produits de base purs ont clairement ressenti le déficit de production: au début de la saison, la division des légumes surgelés a d'abord connu la sécheresse, ensuite de fortes pluies qui ont perturbé les récoltes et affecté la qualité des légumes, suivies par un hiver précoce et, enfin, des problèmes de récolte des légumes racines, comme les poireaux. Dans ces circonstances difficiles, il était primordial de pouvoir garantir l'approvisionnement des clients existants.

Une des nouvelles tendances les plus frappantes, tant dans le « Food Retail » que dans le « Food Service » est ce que l'on appelle les « Family Packs ». Il s'agit de produits prêts à l'emploi conditionnés dans des grands paquets de 1,2 à 1,6 kg, vendus comme format familial. Ces « Family Packs » connaissent un grand succès particulièrement au Royaume-Uni, mais cette tendance se développe également dans les autres supermarchés en Europe. Sur ce plan, « Pinguin Convenience Cuisine » présente un avantage concurrentiel évident.

Division des pommes de terre

Les conditions climatiques difficiles ont également provoqué des problèmes du côté des produits à base de pommes de terre: faible qualité des pommes de terre, petits calibres, forte hausse des prix en raison notamment d'une demande accrue de certains pays comme la Russie. Ici aussi, la priorité était de continuer à livrer les clients existants. Le taux d'utilisation élevé de l'outil de production a fait qu'il restait peu d'espace pour étendre la gamme. Il faut néanmoins signaler le lancement de la gamme Pom'Tapas Dip & Eat dans la gamme des spécialités.

La demande de flocons de qualité supérieure constante de la part des opérateurs industriels reste également élevée au niveau international.

Marketing

Sur le plan marketing, l'année 2010 a été marquée par de nouvelles étapes importantes. Au cours des années écoulées, le groupe a consacré beaucoup d'énergie au développement d'une « identité corporate » (identité d'entreprise) pour le groupe, en traçant les lignes de développement futures. Nous avions surtout constitué les bases du développement des marques « Pinguin » et « Lutosa ».

En 2010, nous avons donc pu accorder plus d'attention à la concrétisation de ces lignes stratégiques. Ce qui s'est traduit notamment par ces actions:

  • renforcement de la notoriété des marques « Pinguin » et « Lutosa » dans le « Food Service », mais également dans le « Food Retail », par de la publicité à la radio en Belgique et le développement de plusieurs nouvelles gammes de produits sous la marque « Pinguin » en « Food Retail » en Afrique, en Amérique du Sud et à Chypre;
  • rationalisation des participations aux divers salons et foires: à présent, un stand intégré PinguinLutosa dégage un rayonnement uniforme partout dans le monde;
  • développement d'une politique commune pour la composition des catalogues des marques « Pinguin » et « Lutosa » et conception de catalogues PinguinLutosa par pays tenant compte des conditions de marché locales;
  • réalisation de matériel de communication de support des ventes pour les distributeurs qui présente une mise en page uniformisée dans le monde entier;
  • uniformisation et centralisation de tous les gadgets utilisés dans le groupe. Il en a résulté d'importantes synergies et réductions des coûts.

Toutes ces réalisations sont l'œuvre de l'agence de marketing centralisée du groupe.

portefeuille de produits de PinguinLutosa

Actuellement, PinguinLutosa offre une gamme de produits très étendue:

Légumes et mélanges de légumes

De délicieux légumes riches en vitamines, savoureux, faciles à préparer et disponibles toute l'année. En utilisant les mélanges de légumes de PinguinLutosa, vous obtenez en quelques minutes seulement des créations exquises et colorées. La gamme comprend des légumes et mélanges traditionnels comme les petits pois, haricots verts, choux-fleurs, légumes pour potages, mix de brocolis, mais aussi des variétés plus exotiques et parfois méconnues comme les racines de lotus, la salade de colza, les mini épis de maïs, le mélange king hua, etc. La plupart des légumes sont disponibles en différentes dimensions et coupes (dés, tranches, bâtonnets, etc.), en fonction de leur application. En ce qui concerne la préparation des légumes surgelés, différentes méthodes de cuisson s'offrent à vous: légumes à l'étuvée, mijotés, sautés, etc.

Thierry Magré, La vraie croix (région Vannes, France)

Herbes aromatiques

Les herbes surgelées IQF (individually quick frozen – surgélation rapide individuelle) rehaussent tous vos plats. Les herbes à feuilles tendres s'ajoutent à la dernière minute aux préparations chaudes, tandis que celles à feuilles plus croquantes assaisonnent parfaitement les potées et autres recettes du même type. Dans le cas de repas froids, les herbes sont ajoutées pendant la préparation même, pour laisser aux arômes le temps de se mélanger au reste des ingrédients. Parmi la gamme: persil, ciboulette, ail, échalottes, basilic, etc.

Légumes et mélanges de légumes bio

Pour satisfaire à la demande de légumes issus de cultures biologiques et respectueuses de l'environnement, PinguinLutosa propose une large gamme de légumes bio. Ceux-ci sont essentiellement destinés à l'industrie, qui en assure le traitement ultérieur (aliments pour bébés, par exemple).

Fruits

PinguinLutosa ne transforme aucun fruit dans ses propres installations, mais collabore avec des partenaires rigoureusement choisis. Les meilleures variétés sont sélectionnées et récoltées quand les fruits sont le plus doux. Des fruits du monde entier conservés avec soin pour votre plus grand plaisir. Parmi la gamme: fraises, framboises, airelles, groseilles noires et rouges, mélanges de fruits des bois, salades de fruits exotiques, etc.

Pâtes et riz

Les pâtes IQF al dente n'ont plus qu'à être dégelées ou régénérées. Idéales en combinaison avec les mélanges de légumes PinguinLutosa ou préparées avec nos sauces proposées en miniportions. Parmi la gamme: spaghetti, penne, farfalle, fusilli, etc.

Les riz blanc et jaune, prêts à l'emploi en quelques secondes seulement, font partie de notre gamme standard.

Convenience Cuisine

La gamme Convenience comporte un large éventail de recettes et d'applications variées à base de légumes: sélection de légumes al dente, légumes préfrits et grillés, légumes épicés ou en sauce. Elle inclut également des potages, des sauces et des légumes préparés en mini-portions (chou rouge aux pommes ou épinards à la crème, par exemple), des plats préparés en barquettes et des mélanges de légumes en sachet vapeur (pour le micro-ondes). Il existe également de nombreuses préparations « sur mesure » qui sont développées par notre équipe R&D, en étroite collaboration avec le client, selon ses goûts et ses préférences.

Frites surgelées

Frites préfrites de différentes longueurs et coupes, avec ou sans peau, avec possibilité de coating. Elles sont vendues au « Food Retail » - la grande et moyenne distribution - (par exemple, les « Frites Belges », Patat'Kids Crinkle Cut...), au réseau professionnel « Food Service » et à l'industrie du fast food.

Les diverses méthodes de production - utilisant diverses sortes d'huile: huile végétale pour les classiques, huile de tournesol pour les produits au four - permettent de varier les modes de préparation: traditionnellement à la friteuse, au four ou sous le grill pour une préparation saine et croustillante, ou encore, au four à micro-ondes.

Spécialités de pommes de terre

La division « pommes de terre » propose une large gamme de spécialités à base de pommes de terre coupées ou râpées, ou de purée.

  • Spécialités précuites à base de pommes de terre coupées (avec ou sans peau): dés, tranches, quartiers, parisiennes, roast potatoes, etc.
  • Spécialités précuites à base de pommes de terre coupées, enrobées d'épices (spicy et garden wedges)
  • Purées de pommes de terre: nature ou assaisonnée, au beurre et aux légumes variés. Idéales pour le retail, la restauration et la fabrication de plats préparés
  • Spécialités à base de purée de pommes de terre: croquettes, Duchesse, Pom'Pin, noisettes, etc. On pense aussi aux enfants avec des formes amusantes (lettres de l'alphabet, animaux, etc.) et des gaufrettes en pommes de terre
  • Spécialités précuites à base de pommes de terre râpées, comme les Röstis (aux oignons, aux lardons, aux légumes ou au fromage…)
  • Gratins de pommes de terre, rondelles de pommes de terre enrobées de sauce crémeuse (gratin dauphinois ou Tartiflette).

Frites fraîches réfrigérées

Tout comme les frites surgelées, la gamme des frites préfrites fraîches réfrigérées connaît un succès croissant. Elles sont aussi disponibles sous diverses longueurs et coupes.

Flocons

Lutosa produit des flocons de pommes de terre essentiellement destinés à l'industrie alimentaire et à la restauration (food service). Les flocons sont utilisés dans la fabrication de purées instantanées, de gnocchis, comme stabilisant ou comme ingrédient pour la fabrication de biscuits.

Produits à base de pommes de terre bio

Egalement en pommes de terre, Lutosa dispose d'un assortiment de frites et de spécialités bio surgelées (quartiers de pommes de terre et purée nature). Mais aussi des flocons de pommes de terre destinés principalement à l'industrie.

CECAB

Présentation du groupe

Dans le courant de 2010, a été mise en œuvre la collaboration entre PinguinLutosa Food Group d'une part et le groupe français CECAB d'autre part avec, pour objectif, le rachat au 1er mai 2011 des activités de légumes surgelés de CECAB.

En 2010, ces activités représentaient quelque 150.000 tonnes, ce qui permet d'accroître d'environ 25% le volume total annuel du Groupe à 750.000 tonnes, dont quelque 420.000 tonnes dans les produits de légumes surgelés et 330.000 tonnes de produits à base de pommes de terre.

L'un des principaux mérites de cette collaboration est la grande complémentarité des activités: le groupe CECAB est surtout présent dans des zones géographiques où PinguinLutosa n'était pas encore fortement implanté: la France, l'Europe centrale et orientale et une partie de l'Italie.

Le rachat englobe au total 7 usines dont:

  • 2 en France
  • 4 en Pologne
  • 1 en Hongrie

En termes de rang, PinguinLutosa arrive en France à un niveau de 130.000 tonnes, ce qui place le groupe à une position comparable à celle occupée au Royaume-Uni. Par cette acquisition, le groupe a renforcé sa position sur le marché dans les trois segments, « Food Retail », « Food Service » et « Food Industry ».

Le groupe CECAB continuera à se charger de la commercialisation des produits de la marque « d'Aucy » qui seront produits et distribués par PinguinLutosa.

Avec l'acquisition des 4 usines en Pologne, PinguinLutosa a surtout réussi à se rendre moins dépendant sur le plan de l'approvisionnement dans la mesure où plusieurs produits comme les brocolis et les oignons sont traités ici. Notons également que grâce au deal avec CECAB, PinguinLutosa devient à présent également un important producteur de fruits.

Les activités en Pologne représentent également, sur le plan commercial, une excellente plateforme d'abord et avant tout pour le marché domestique – très important avec ses 38 millions d'habitants de plus en plus friands de produits surgelés – mais aussi pour les pays scandinaves, facilement accessibles de la Pologne, ainsi que pour la Russie et les États baltes (en particulier à partir de l'usine à Elk, située à proximité de la frontière lithuanienne), sans oublier le marché allemand.

L'acquisition de l'usine en Hongrie nous ouvre surtout des perspectives commerciales vers les pays d'Europe centrale, mais aussi la Roumanie, la Bulgarie et les pays de l'ancienne Yougoslavie.

En Italie également, le groupe CECAB avait déjà développé une présence solide qui complète à nouveau très bien celle de PinguinLutosa: CECAB est surtout actif dans le « Food Retail » alors que PinguinLutosa est un acteur important dans le « Food Service » et le « Food Industry ». Avec cette acquisition, l'Italie fait définitivement partie des pays fondamentaux du Groupe, avec un volume de ventes de plus de 40.000 tonnes.

Enfin, CECAB disposait également d'une position significative au Brésil, en particulier au niveau des marques dans le secteur « Food Retail » dans l'état de Sao Paolo. Le scénario est similaire à celui de l'Italie – PinguinLutosa est surtout fort dans le « Food Service » et le « Food Industry » – ce qui offre une belle complémentarité entre les deux groupes et signifie, sur le plan des ventes, le dépassement du cap des 30.000 tonnes. Le développement au Brésil est donc fortement orienté vers la mise en valeur des marques « Pinguin », « Lutosa » et « d'Aucy ».

Cette plus grande présence internationale fait de PinguinLutosa un partenaire attractif par excellence pour les grands groupes opérant à l'échelle mondiale dans les secteurs « Food Retail », « Food Service » et « Food industry » dans la mesure où leurs filiales peuvent être desservies par nos usines à proximité, ce qui réduit les coûts de logistique.

Par ailleurs, l'apport des diverses usines de CECAB accroît significativement notre capacité de production ce qui est la condition indispensable à la poursuite de la croissance du groupe dans les meilleures conditions.

Collaboration future avec PinguinLutosa

En 2010, le rachat des activités de produits surgelés de d'Aucy a déjà permis d'étudier leur future intégration dans les activités existantes de PinguinLutosa: l'intégration des activités des deux parties et l'étude des synergies potentielles, ainsi que l'élaboration des modalités de la collaboration dans tous ses aspects (organisation, finances, informatique, juridique, etc.).

En 2011, nous passerons à la phase de la concrétisation de la collaboration dans tous ses aspects en veillant à ce que le déroulement des opérations soit le plus fluide possible:

  • reprise des entreprises de production et de la direction opérationnelle;
  • reprise de l'organisation agricole locale;
  • mise en place de structures pour la gestion intragroupe des matières premières;
  • intégration des équipes de vente de PinguinLutosa et de d'Aucy;
  • développement de l'intégration logistique tant sur le plan des matières premières que dans le domaine des produits finis;
  • poursuite de la mise en œuvre de structures organisationnelles efficientes.

Le groupe PinguinLutosa est organisé en deux divisions: la division des légumes surgelés et la division des pommes de terre.

Le fonctionnement de la division des légumes surgelés repose sur 5 clusters nationaux:

  • la Belgique, avec des unités à Westrozebeke, Langemark et Comines (France);
  • la France, avec des unités à Moréac et Ychoux;
  • le Royaume-Uni, avec des unités à King's Lynn, Boston et Bourne;
  • la Pologne, avec des unités à Dąbrowa, Lipno, Adamow et Ełk
  • la Hongrie, avec l'unité à Baja.

Chacun de ces clusters fonctionne de la même manière, en assumant la responsabilité de l'approvisionnement local en matières premières, de son planning de production, de son service interne de vente, de son organisation logistique, de l'établissement de son budget et de ses résultats, du reporting, des relations avec les autorités locales, etc.

Par ailleurs, plusieurs principes de fonctionnement s'appliquent à la collaboration efficace entre ces clusters nationaux.

Toutes les activités marketing du groupe restent centralisées à Leuze-en-Hainaut.

durabilité

Le dév elo ppem ent du r ab le co nsiste à satisf ai r e les b es o i ns d'auj o u rd' h u i sans m et tr e en dang er l a satisf ac ti o n des b es o i ns des gé n ér ati o ns futu r es . » «

(Brundtland)

La durabilité et la responsabilité sociétale et environnementale sont, à côté de l'efficience et du souci absolu de la qualité, les principaux axes de la stratégie de développement de Pinguin-Lutosa. En entreprenant les actions appropriées dans le cadre des 3 P (People, Planet, Profit), il nous incombe de contribuer à créer un environnement social qui offrira également aux générations suivantes les chances et les possibilités nécessaires à leur épanouissement.

En 2010, des démarches concrètes ont été menées dans ce sens. Ainsi, les unités de production situées en Flandre occidentale ont participé à la charte relative au développement durable (Charter Duurzaam Ondernemen), une initiative du gouvernement flamand, de la Voka et de la société provinciale de développement. En qualité d'entreprise participante, notre plan d'action interne en matière de durabilité et de responsabilité sociétale et environnementale est audité chaque année par un organisme extérieur.

En 2011, nous veillerons à poursuivre, au niveau du groupe, l'élaboration et la mise en œuvre de notre plan d'action interne dans le cadre des 10 thèmes sur lequel est articulée la charte relative au développement durable.

Nous vous décrivons ci-dessous quelques points d'action concrets actuels:

Agriculture durable

Pour PinguinLutosa, tout commence par l'agriculture. Elle constitue donc un axe principal de notre politique en matière de durabilité. Une culture durable met en œuvre des pratiques qui sont économiques, efficientes, écologiques et acceptables socialement. Nos agronomes approfondissent cette voie par le biais de projets auxquels sont associés les fournisseurs et les clients. En mettant leurs connaissances à la disposition des agriculteurs, ils les soutiennent et les motivent à intégrer la durabilité dans toutes les facettes de leurs activités. Plus particulièrement en limitant les retombées néfastes sur l'environnement – comme les résidus de nutriments et de pesticides –, en préservant la biodiversité et en ayant une consommation durable d'eau et d'énergie.

Eau

Vu la consommation extrêmement intensive d'eau dans nos processus de production, toutes les unités sont équipées depuis le début d'une station d'épuration des eaux de capacité maximale et l'eau de récupération épurée est réutilisée dans les limites des règles de sécurité et de qualité alimentaire. Pour réduire au maximum la pression par les unités de production sur les nappes d'eau souterraines, une grande partie des sites est déjà passée à la fourniture d'eau potable via le réseau (en collaboration avec la Vlaamse Maatschappij voor Watervoorziening). Cette mesure a conduit également, au début de l'année 2011, au lancement, sur une des unités de production, d'une étude pratique des possibilités de réutilisation maximale de l'effluent de l'épuration des eaux en eau potable.

Energie

Compte tenu de la nature même des processus de fabrication de nos produits, tous les sites de production sont de grands consommateurs d'énergie. Les économies d'énergie sont donc un must autant, sinon plus, au niveau économique que sur le plan écologique. Outre les investissements engagés au cours des dernières années dans l'achat d'électricité verte à 100 % et dans l'optimisation des moteurs fonctionnant au biogaz (avec l'installation de cogénération afférente), plusieurs actions concrètes ont été entreprises en 2010. Ainsi, nous avons mené dans différents sites de production des études de faisabilité du placement de panneaux solaires qui ont conduit à l'installation de 4.521 panneaux au siège de Westrozebeke. La puissance totale installée s'élève à 1.031,75 kW. Chaque année, elle produira en moyenne 890.000 kWh, ce qui représente la consommation d'énergie moyenne d'environ 255 familles ! En 2011, nous mènerons de nouvelles études de faisabilité dans plusieurs sites afin d'exploiter au maximum le potentiel des panneaux solaires.

Matériaux d'emballage

En étroite collaboration avec nos fournisseurs de matériaux d'emballage, nous examinons en permanence et avec succès les possibilités de réduire la quantité des matériaux d'emballage tout en veillant à garantir une qualité optimale. En 2010, Pinguin-Lutosa a également participé à un projet de recherche IWT visant à étudier l'applicabilité des plastiques bio à plusieurs références de produits du groupe.

Empreinte carbone

En étudiant les mouvements de marchandises et la coopération avec d'autres entreprises actives dans la logistique des produits surgelés, PinguinLutosa recherche des solutions permettant d'éviter les transports inutiles. L'extension de notre partenariat avec Partner Logistics Europe au Royaume-Uni est susceptible de réduire de manière significative les émissions de CO2 dans le circuit de distribution.

La transformation des légumes de saison en plein air ou de pleine terre récoltés sur place contribue dans une grande mesure à la réduction du CO2 par le biais de notre chaîne alimentaire. Ces légumes sont cultivés en plein air (pas de serres), dans les terres les plus fertiles et dans un climat naturellement doux et pluvieux.

Le développement de notre politique de mobilité durable passe également chaque année par la participation à des initiatives comme « Ik Kyoto » qui promeuvent les déplacements domicile-travail durables et encouragent les travailleurs à utiliser des moyens de transport respectueux de l'environnement.

Stratégie de l'entreprise en matière d'utilisation d'huile de palme

En 2011, nous réaliserons de grandes avancées en matière d'utilisation d'huile de palme dans la division des pommes de terre. Actuellement, l'huile de palme est et reste l'huile végétale la plus utilisée dans la division des pommes de terre. Cette dernière a suivi de près tous les efforts de la « Round Table of Sustainable Palm Oil » pour mettre au point un « système de certification de la chaîne logistique ». Jusqu'à présent, nous avons proposé aux clients la possibilité d'obtenir la garantie, via les certificats Greenpalm, que leur produit est bien produit avec de l'huile de palme durable. Nous veillons également à disposer d'huile de palme 100% RSPO pour nos applications, en concertation étroite avec les fournisseurs.

Valorisation des sous-produits

Une équipe d'experts environnementaux étudie quotidiennement les possibilités de traitement, d'une manière responsable aussi bien d'un point de vue écologique qu'économique, des fractions de déchets et des sous-produits des divers processus de production. Ainsi, nous recherchons en permanence de nouvelles méthodes de récupération et de nouveaux débouchés. En séparant le plus finement possible les divers sous-produits, les déchets résiduels sont réduits le plus possible et le flux destiné au recyclage et à la réutilisation s'accroît. Le bois, le carton, les métaux, les plastiques, les légumes, le verre, etc. sont collectés séparément par notre personnel.

Les pommes de terre sont une source d'amidon. Lors de la transformation de pommes de terre fraîches en produits surgelés ou réfrigérés, une grande quantité d'amidon se libère dans l'eau de traitement, surtout dans la phase de découpe. Au lieu de laisser cet amidon passer par tout le processus d'épuration des eaux jusqu'à sa transformation en biogaz, il est apparu plus rentable sur le plan énergétique de récupérer le maximum de cet amidon dans l'eau de traitement. À cet effet, la division des pommes de terre a investi dans de nouvelles techniques qui optimisent la récupération sélective et la valorisation de l'amidon brut retiré de l'eau de traitement. Retombée directe importante: l'épuration de l'eau est moins chargée, ce qui réduit considérablement la consommation d'énergie. L'amidon brut récupéré est utilisé notamment dans l'industrie textile.

ressources humaines

Nos collaborateurs constituent notre principal investissement. PinguinLutosa est en ce sens convaincu qu'il est important d'accorder toute l'attention nécessaire à la politique de ressources humaines en l'alignant à 100% sur les axes stratégiques majeurs de PinguinLutosa.

Souci de la qualité

Le souci de la qualité est ancré dans notre culture. Il est essentiel d'y veiller chaque jour, de se soucier des détails qui déterminent en définitive la culture de l'entreprise.

Le souci de la qualité concerne également la politique menée à l'égard des collaborateurs. Dès le recrutement, les candidats doivent sentir que la passion de la qualité n'est pas un vain mot au sein de notre groupe et que PinguinLutosa attend de ses collaborateurs qu'ils partagent cette préoccupation pendant toute leur carrière.

Une politique du personnel orientée vers la qualité passe également par la création d'un environnement qui permet à chaque collaborateur de développer ses compétences et qualités. Une politique du personnel orientée vers la qualité comprend aussi une stratégie d'évaluation adéquate, permettant de coacher et de corriger si nécessaire l'ensemble des collaborateurs à intervalles réguliers.

Innovation

L'innovation peut aussi naître d'idées venant des collaborateurs. Ces idées prennent très souvent forme sur le lieu de travail, qu'il s'agisse de développement de produit ou d'améliorations opérationnelles/techniques. PinguinLutosa doit créer un cadre dans lequel chaque membre du personnel est incité à proposer des améliorations. Il incombe à chaque dirigeant d'écouter constamment ses collaborateurs et de leur poser des questions. Avant que PinguinLutosa n'instaure de nouveaux processus, le groupe les teste d'abord avec les « utilisateurs ». L'histoire récente a appris à PinguinLutosa que toutes les innovations qu'il a lancées ont été initiées par son propre personnel. PinguinLutosa en est très fier.

Internationalisation

La croissance rapide de PinguinLutosa Food Group a également des répercussions sur sa politique HR. À côté de la poursuite de l'intégration des divers départements, PinguinLutosa va encourager le partage et l'introduction des « best practices ». Ses contacts internationaux lui permettent en effet de puiser dans un grand groupe de personnes d'horizons très diversifiés et donc de générer des idées.

Excellence opérationnelle

Dans un monde évoluant rapidement, PinguinLutosa forme ses collaborateurs aux nouveaux processus et à la manière dont ils doivent en assurer le suivi. En 2011, PinguinLutosa lancera dans certaines divisions un programme de formation sur le « leadership » ayant pour objectif d'aider ses collaborateurs à mettre la barre plus haut. PinguinLutosa entend à cet égard préserver l'équilibre entre l'efficience des processus et les forces individuelles de chaque collaborateur. Pour ce faire, toutes les descriptions de fonction seront réécrites en détail avec notamment la définition d'indicateurs de performance individuelle.

Durabilité

PinguinLutosa sensibilise énormément ses collaborateurs au thème de la durabilité pour la simple raison que le groupe est convaincu que cette approche touche au cœur de l'entreprise.

Pour PinguinLutosa, la durabilité ne peut vraiment faire partie de sa culture que si elle est enracinée dans tous les rouages de son fonctionnement. Ces détails ne se retrouvent pas dans les organigrammes, mais bien dans le comportement quotidien de ses collaborateurs et dans les activités de PinguinLutosa dans son ensemble.

déclaration de gouvernance d'entreprise

Les dispositions et principes généraux concernant le rôle et les responsabilités du Conseil d'Administration, son organisation et les procédures de nomination de ses membres sont décrits dans la Charte de Gouvernance d'entreprise du Groupe PinguinLutosa. PinguinLutosa utilise le Code de Gouvernance d'entreprise belge de 2009 comme référence. Cette charte peut être consultée sur le site web (www.pinguinlutosa.com).

Le Groupe suit de près les évolutions et corrige si nécessaire sa structure de gouvernance d'entreprise. Le Conseil d'Administration procède régulièrement à une révision de cette charte et la modifie en cas de besoin. En 2009 la charte a ainsi été revue suite aux changements dans le Code de Gouvernance d'entreprise. En 2010, la charte a également été revue, mais aucun ajustement n'a été jugée nécessaire.

Conformément au Code de Gouvernance d'entreprise, ce chapitre mentionne les événements pertinents du dernier exercice. Toute dérogation au Code de Gouvernance d'entreprise fait l'objet d'un commentaire.

Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration définit la stratégie du Groupe et contrôle la gestion journalière par l'intermédiaire de ses membres qui font également partie du Comité de direction. Le Conseil d'Administration se réunit au moins six fois par an. Les décisions se prennent en principe à la majorité simple des voix exprimées. La société est représentée dans les actes et en justice par un administrateur délégué, agissant conjointement avec un administrateur indépendant.

Aux côtés de l'administrateur délégué, qui assume la gestion journalière, la société compte au moins trois administrateurs indépendants, dont le président, ce qui garantit un bon équilibre au sein du Conseil.

Le Chief Financial Officer (SPRL The New Mile représentée par Steven D'haene) est invité aux réunions du Conseil d'Administration en qualité de secrétaire.

Composition

Au 31 décembre 2010 le Conseil d'Administration se composait de 7 membres non exécutifs et d'un membre exécutif. Trois administrateurs sont indépendants au sens de l'article 526ter du Code des Sociétés.

Nom de l'administrateur Date de
nomination
Fin du
mandat
Exécutif /
non exécutif
Indépendant /
non indépendant
SA Vijverbos • rp Herwig Dejonghe 12/01/2000 AG 2011 Exécutif Non indépendant
SPRL
Management Deprez • rp Veerle Deprez
09/11/2005 AG 2011 Non exécutif Non indépendant
Jo Breesch 14/11/2005 01/09/2010 Non exécutif Non indépendant
Gert Van Huffel 12/10/2010 AG 2011 Non exécutif Non indépendant
SA Deprez Invest • rp Hein Deprez 01/01/2010 AG 2011 Non exécutif Non indépendant
SPRL
The Marble • rp Luc Van Nevel
01/07/2004 AG 2011 Non exécutif Indépendant
SPRL
Marc Ooms • rp Marc Ooms
09/11/2007 AG 2011 Non exécutif Non indépendant
Luc Vandewalle 09/11/2007 AG 2011 Non exécutif Indépendant
Patrick Moermans 09/05/2003 AG 2011 Non exécutif Indépendant

M. Jo Breesch a mis son mandat à disposition à partir du 1er septembre 2010 et a été remplacé par M. Gert Van Huffel. Par son expérience et son implication dans l'entreprise, il a contribué positivement au bon fonctionnement du Conseil d'Administration et au développement de la société.

Plusieurs membres du Conseil d'Administration exercent leur mandat par l'entremise d'une société:

  • SPRL The Marble, dont le représentant permanent est M. Luc Van Nevel;
  • SA Vijverbos, dont le représentant permanent est M. Herwig Dejonghe;
  • SPRL Management Deprez, dont la représentante permanente est Mme Veerle Deprez;
  • SPRL Marc Ooms, dont le représentant permanent est M. Marc Ooms;
  • SA Deprez Invest , dont le représentant permanent est M. Hein Deprez.

Pendant l'année écoulée, le Conseil d'Administration a traité les sujets suivants:

  • Compte de résultats annuel, comptes annuels, rapport de gestion annuel;
  • Convocation et ordre du jour de l'Assemblée Générale Ordinaire;

  • Approbation des budgets et des projets d'investissement;

  • Évaluation régulière des activités;
  • Approbation des communiqués de presse;
  • Rapports des présidents des comités;
  • Questions juridiques et litiges;
  • Stratégie de la société;
  • Financement et optimisation de la structure financière et du 'club deal';
  • Organisation opérationelle et transfert pricing;
  • Réorganisations et modifications de la structure du Groupe et de l'organigramme;
  • Augmentation de capital;
  • Fusions et reprises.

Les mandats de tous les membres du Conseil d'Administration expirent après l'Assemblée Générale du 20 mai 2011.

Évaluation

Sous la direction de son Président, le Conseil d'Administration évalue tous les deux ans son envergure, sa composition et son fonctionnement, ainsi que ceux des Comités et l'interaction avec la direction. Cette auto-évaluation est préparée par le Comité de Nomination et de Rémunération.

Comité d'Audit

Le Comité d'Audit a été institué pour assister le Conseil d'Administration dans la mission de vérification des comptes financiers de l'entreprise. Il soutient par ailleurs le Conseil d'Administration dans ses tâches de contrôle du respect de la réglementation légale et juridique ainsi que dans l'évaluation de l'aptitude et de l'indépendance du commissaire.

Le Comité d'Audit compte 5 membres:

  • M. Patrick Moermans;
  • M. Gert Van Huffe;
  • M. Luc Vandewalle;
  • SPRL The Marble, dont le représentant permanent est M. Luc Van Nevel;
  • SPRL Management Deprez, dont la représentante permanente est Mme Veerle Deprez.

Le Groupe déclare que le président du Comité d'Audit, M. Patrick Moermans, répond aux critères d'indépendance tels que définis par l'article 526bis du Code des Sociétés. Il dispose de la compétence adéquate en matière de comptabilité et d'audit.

L'administrateur délégué et le Chief Financial Officer sont invités aux réunions.

En 2010 le Comité d'Audit a traité les sujets suivants:

  • Résultats semestriels et annuels, contrôle de l'application cohérente et modification éventuelle des règles d'évaluation et des normes comptables;
  • Le déroulement et l'évaluation de l'audit externe;
  • Évaluation et contrôle des règles 'one-to-one';
  • Création d'une fonction d'audit interne dans le Groupe;
  • Le contrôle interne;
  • Divers points requérant une attention particulière.

Après chaque réunion le président du Comité d'Audit établit un rapport sur ces points au Conseil d'Administration et conseille ce dernier sur les sujets traités.

Par dérogation à la Charte de Gouvernance d'entreprise et à la disposition 5.2./28 du Code de Gouvernance d'entreprise belge, le Comité d'Audit s'est réuni à trois reprises au cours de l'exercice écoulé. La quatrième réunion du Comité d'Audit s'est tenue le 17 mars 2011 mais avait trait à l'exercice 2010. PinguinLutosa est d'avis que cela n'a eu aucun impact sur le fonctionnement du Comité d'Audit. Le commissaire était invité à ces réunions et a assisté à deux réunions.

Comité de Nomination et de Rémunération

Un Comité de Nomination et de Rémunération a également été constitué dans le giron du Conseil d'Administration. Le Comité de Nomination et de Rémunération assiste le Conseil d'Administration dans l'accomplissement de ses tâches en vue de la (re)nomination des administrateurs et de la nomination des membres du Comité de Direction, ainsi que dans l'accomplissement de ses tâches relatives à la politique de rémunération et aux rémunérations individuelles des administrateurs et des membres du Comité de Direction.

Le Comité de Nomination et de Rémunération compte 3 membres:

  • M. Luc Vandewalle;
  • SPRL The Marble, dont le représentant permanent est M. Luc Van Nevel;
  • SPRL Management Deprez, dont la représentante permanente est Mme Veerle Deprez.

Le Chief Financial Officer et M. Gert Van Huffel sont invités également à ces réunions.

Le Comité de Nomination et de Rémunération s'est réuni le 17 mars 2010 et le 22 novembre 2010 et a notamment débattu sur les sujets suivants:

  • Fixation de la rémunération variable des administrateurs exécutifs;
  • Rémunération des membres de la direction et des autres cadres supérieurs.

Taux de présence

2010

Nombre total d'Administration
Conseil
Comité d'Audit de rémunération
nomination et
Comité de
SPRL
The Marble
5 3 2
SA Vijverbos 7
Patrick Moermans 6 2
Jo Breesch 5 3
Gert Van Huffel 2
Luc Vandewalle 7 2 2
SPRL
Marc Ooms
6
SA Deprez Invest 7
SPRL
Management Deprez
7 3 2

Comité de direction

Le Groupe investit non seulement en machines, mais aussi et surtout en ressources humaines. La poursuite des efforts d'extension, d'automatisation et d'optimisation exige une équipe de personnes motivées et compétentes. L'homme est au coeur de l'entreprise. Un solide esprit d'équipe se nourrit du dynamisme du comité de direction. Expériences et idées neuves doivent aller de pair.

Au 31 décembre 2010, le Comité de direction est composé de:

  • Herwig Dejonghe, administrateur délégué PinguinLutosa (CEO ) et General Manager de la division 'légumes surgelés';
  • Steven D'haene, directeur financier PinguinLutosa (CFO);
  • Erwin Wuyts, General Manager de la division 'pommes de terre'.

Les membres du Comité de direction exercent cette fonction par le biais d'une société:

  • SA Vijverbos, dont le représentant permanent est M. Herwig Dejonghe;
  • SPRL Dynobryon, dont le représentant permanent est M. Erwin Wuyts;
  • SPRL The New Mile, dont le représentant permanent est M. Steven D'haene.

Le Conseil d'Administration confère au Comité de direction le pouvoir d'accomplir tous les actes de gestion journalière. Compte tenu des valeurs de la société, de son sens du risque et des éléments clés de sa gestion, le Comité de direction dispose d'une marge de manoeuvre suffisante pour proposer et mettre en oeuvre la stratégie de la société.

Commissaire

La mission de contrôle des comptes annuels de la société a été confiée au cabinet Deloitte Réviseurs d'Entreprises, représentée par M. Kurt Dehoorne.

Elle comporte la vérification des comptes annuels statutaires de PinguinLutosa SA, Pinguin Langemark SA, Pinguin Salads SPRL, PinguinLutosa Foods SA, Vanelo SA, G&L Van Den Broeke-Olsene SA, PinguinLutosa Foods UK Ltd. et des comptes annuels consolidés de PinguinLutosa SA. Dans le cadre de la consolidation, une vérification limitée a été effectuée pour les filiales étrangères Pinguin Aquitaine SAS, PinguinLutosa Deutschland Gmbh, M.A.C. Sarl, Pinguin Hong Kong Ltd., Lutosa France Sarl, Lutosa UK Ltd., Lutosa España SA, Lutosa América Latina Ltda, Pinguin-Lutosa Japan K.K., PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd., Pinguin-Lutosa Italia Srl. et PinguinLutosa CEE Gmbh.

Rapport de Rémunération

Procédure relative au développement d'une politique de rémunération et à la fixation du niveau de rémunération pour les administrateurs non exécutifs et pour les membres de la direction

La rémunération des administrateurs indépendants et des autres administrateurs non exécutifs est constituée d'une rémunération fixe et de jetons de présence pour la participation aux réunions du Conseil et des Comités dans le giron du Conseil (y compris la présence via vidéo ou téléconférence), payables sur base semestrielle. Cette rémunération tient compte du rôle spécifique du président du Conseil d'Administration, du président ou du membre d'un comité ainsi que des responsabilités et de l'investissement en temps qui en découlent.

Sur proposition du Comité de Nomination et de Rémunération, l'Assemblée Générale peut également décider d'attribuer une rémunération fixe à un ou plusieurs administrateur(s) indépendant(s) ou non exécutif(s).

La rémunération du CEO et des membres du Comité de direction est fixée par le Conseil d'Administration sur recommandation du Comité de Nomination et de Rémunération. La rémunération vise à attirer, à motiver et à conserver des managers talentueux, prometteurs et très qualifiés, ainsi qu'à aligner les intérêts des managers sur ceux de l'ensemble des 'stakeholders' de PinguinLutosa. La hauteur et la structure de la rémunération sont analysées chaque année.

La Société n'a pas décidé d'apporter des modifications majeures à sa politique de rémunération au cours des deux prochains exercices.

Rémunération des administrateurs non exécutifs

Le président du Conseil d'Administration perçoit une rémunération fixe de 90.000 euros par an. Il ne reçoit aucune autre rémunération, tels que jetons de présence aux réunions du Conseil d'Administration et des comités où il siège.

La rémunération des administrateurs non exécutifs indépendants dépend de leur présence aux réunions du Conseil d'Administration et des comités. Elle est de 1.500 euros par séance. Les administrateurs non exécutifs reçoivent en outre une rémunération fixe annuelle de 15.000 euros.

Aucune rémunération variable n'est accordée aux administrateurs en vertu de leur mandat pour les prestations accomplies en 2010. Au total, les rémunérations de ces administrateurs s'élèvent à 261.000 euros.

Rémunération des administrateurs exécutifs

Au cours de l'exercice 2010, le CEO était le seul administrateur exécutif. Sa rémunération au titre de 2010 fait l'objet d'une explication ci-dessous.

Au cours de l'exercice 2009 les rémunérations des 2 administrateurs exécutifs s'élevaient à 510.000 euros. Elles comprenaient une rémunération variable de 6.000 euros relative à 2008.

Les administrateurs exécutifs reçoivent en tant qu'indépendants une rétribution fixe incluant toutes les charges sociales, impôts et assurance groupe. La rémunération allouée comprend le remboursement de certains frais exposés sur l'ordre et pour le compte du Groupe.

Rémunération du CEO

La rémunération du CEO (administrateur délégué) s'élève à 300.000 euros pour l'exercice 2010. Elle comprend une rémunération variable de 16.000 euros relative à 2009. La rémunération variable était liée à la réalisation de critères à la fois qualitatifs, tenant compte des performances individuelles, et quantitatifs, tenant compte des résultats de l'ensemble du Groupe PinguinLutosa. Aucune autre rémunération complémentaire n'a été payée dans le cadre d'un règlement de pension.

Pour l'exercice 2009 la rémunération du CEO (administrateur délégué) était de 290.000 euros. Elle comprenait une rémunération variable de 29.000 euros relative à 2008.

Le CEO a un contrat d'indépendant qui lui assure une rémunération fixe englobant toutes les charges sociales, impôts, épargnepension et véhicule de société.

Rémunération des membres du Comité de direction

Certains membres du Comité de direction reçoivent, en tant qu'indépendants, une rémunération fixe incluant toutes les charges sociales, impôts, épargne-pension et véhicule de société.

Le total des rétributions allouées en 2010 aux membres du Comité de direction (hormis CEO) se chiffrent à 329.000 euros. Ce montant comprenait une rémunération variable de 16.000 euros. La rémunération variable était liée à la réalisation de critères à la fois qualitatifs, tenant compte des performances individuelles, et quantitatifs, tenant compte des résultats de l'ensemble du Groupe PinguinLutosa. Aucune autre rémunération complémentaire n'a été payée dans le cadre d'un règlement de pension.

Le total des rémunérations octroyées en 2009 aux membres du Comité de direction (hormis CEO) s'élevait à 536.000 euros. Ce montant comprenait une rémunération variable de 34.000 euros.

La diminution en 2010 par rapport à 2009 s'explique par le fait que le Comité compte désormais 2 membres (en plus d'1 administrateur exécutif) qui sont inclus pour une année complète, contre 8 l'année précédente, même si un certain nombre n'était inclus q'une partie de l'année dans le Comité.

Aucun avantage extra-légal n'a été attribué, que ce soit en espèces ou sous forme d'options sur actions ou de warrants. La rémunération octroyée comprend le remboursement de certains frais exposés sur l'ordre et pour le compte du Groupe. Ils se montent à 25.000 euros.

Transactions avec parties liées

En vue de respecter le Code de Corporate Governance, le Conseil d'Administration a élaboré une politique visant les transactions avec les parties liées qui ne tombent pas dans le champ d'application des règles relatives aux conflits d'intérêts. Ainsi, tous les administrateurs, leurs représentants permanents respectifs et tous les membres du Management Comité doivent communiquer au préalable au Conseil d'Administration toutes les transactions projetées entre eux et PinguinLutosa ou l'une de ses filiales. Le Conseil d'Administration est le seul organe habilité à décider de la conclusion d'une telle transaction par PinguinLutosa ou la filiale concernée. Le Conseil d'Administration motive sa décision dans le procès-verbal de ses réunions et veille en particulier à ce que la transaction s'effectue aux conditions du marché. À titre exceptionnel, cette approbation préalable du Conseil d'Administration n'est pas requise si la transaction s'inscrit dans le cadre des activités opérationnelles courantes de PinguinLutosa ou de sa filiale. En pareil cas, le Conseil d'Administration doit approuver chaque année l'ensemble des transactions.

Application Art. 523 du Code des Sociétés

En Juin 2010, Mme Veerle Deprez et Vijverbos SA ont mis à la disposition de PinguinLutosa SA des ressources supplémentaires temporaires pour une courte période. Plus précisément, il s'agissait d'un montant de 2,1 millions d'euros mis à disposition par Mme Veerle Deprez et de 0,3 million d'euros par Vijverbos SA. Les intérêts de cette mise à disposition ont été inclus dans les chiffres semestriels au 30 juin 2010.

Compte tenu du fait que cette mise à disposition a été faite aux conditions du marché et de façon temporaire par PinguinLutosa SA dans le cadre des activités normales et dans le cadre de l'optimisation de la structure de financement, c'était dans l'intérêt de la société.

Pour ces raisons, ce financement a été confirmé par le Conseil d'Administration et les résultats semestriels ont été approuvés.

Des informations plus détaillées au sujet des transactions avec les parties liées sont données dans la section « 7.4. Parties Liées » des annexes du Rapport Financier.

Structure du capital

Au 31 décembre 2010, le capital est représenté par 11.570.631 actions, qui ont les mêmes droits.

Structure de l'actionnariat

Le tableau suivant donne un aperçu de l'actionnariat sur la base des dernières déclarations de transparence reçues le 28 octobre 2010 par PinguinLutosa SA.

Structure de l'actionnariat
31/12/2010
Nombre
d'actions
%
STA K Pinguin 5.351.554 46,25%
Food Invest International SA (FII ) 604.077 5,22%
Famille Dejonghe 60.167 0,52%
Total STAK, FII & Fam. Dejonghe 6.015.798 51,99%
Publique * 2.410.467 20,83%
Union Fermière Morbihannaise SCA 856.898 7,41%
KBC Private Equity SA 1.057.983 9,14%
Lur Berri SCA 934.264 8,07%
Tosalu SA 110.062 0,95%
SILL
SA
90.197 0,78%
Koramic Finance Company SA 52.068 0,45%
Volys Star SA 42.894 0,37%

Total 11.570.631 100,00% * actions chez Primco, Degroof Corporate Finance et personnel comprises

Évolutions importantes de l'actionnariat

Le 28 octobre 2010, l'Union Fermière Morbihannaise SCA (groupe CECAB) a acquis une participation dans le capital du Groupe pour un montant de 10 millions d'euros. En 2010 il n'y a pas d'autre évolution importante de l'actionnariat.

Éléments qui peuvent avoir un impact en cas de reprise publ ique

En application de l'article 34 de l'A.R. du 14 novembre 2007 relatif aux obligations des émetteurs d'instruments financiers admis à la négociation sur un marché réglementé, est repris ci-dessous un aperçu des éléments susceptibles d'avoir un effet en cas d'offre publique d'achat sur les actions de PinguinLutosa.

Restriction statutaire relative à l'exercice du droit de vote

L'article 8 des statuts de PinguinLutosa détermine que, si un actionnaire n'a pas effectué le versement demandé sur ses actions par le Conseil d'Administration dans le délai imparti par ce dernier, l'exercice des droits de vote liés aux actions concernées est suspendu de plein droit tant que le versement n'est pas effectué. Le 31 décembre 2010, le capital avait cependant été entièrement versé.

Accords entre actionnaires qui sont connus de l'émetteur et qui peuvent entraîner des restrictions au transfert de titres et/ou à l'exercice du droit de vote

PinguinLutosa a connaissance d'un certain nombre d'accords entre actionnaires conclus entre STA K Pinguin et d'autres actionnaires:

1. Accord du 1er septembre 2003 entre respectivement STAK Pinguin et Volys Star SA, et la Société industrielle laitière du Leon SA (SILL)

Ces accords ne prévoient pas de droits de contrôle particuliers pour les parties. Les parties n'ont pas conclu d'accord en matière de vote.

Les accords entre actionnaires visent à la fois un droit de préemption au bénéfice de STA K Pinguin et un droit de suite au bénéfice respectivement de Volys Star NV et de SILL. Les restrictions susmentionnées relatives au transfert de titres s'appliquent à toutes les cessions d'actions:

  • (a) sur la base du droit de préemption, respectivement Volys Star SA et SILL s'engagent à offrir leurs actions dans PinguinLutosa d'abord à la STA K Pinguin, s'ils souhaitent céder tout ou une partie de leurs actions dans Pinguin-Lutosa. La validité du droit de préemption arrive à échéance le 31 décembre 2013. Le prix auquel le droit de préemption peut être exercé est égal au prix offert par le candidatacheteur au candidat-vendeur.
  • (b) sur la base du droit de suite, respectivement Volys Star SA et SILL ont le droit de vendre leurs actions dans Pinguin-Lutosa au tiers qui acquiert toutes ou la majorité des actions détenues par la STA K Pinguin dans PinguinLutosa. Le droit de suite peut être exercé aux mêmes prix, conditions et modalités que ceux offerts par le tiers. La validité du droit de suite arrive à échéance le 31 décembre 2013.

2. Accord du 17 septembre 2003 entre STAK Pinguin et Lur Berri SCA

STA K Pinguin et Lur Berri SCA ont conclu un accord entre actionnaires. Cet accord ne prévoit pas de droits de contrôle particuliers pour les parties. Les parties n'ont pas conclu d'accord en matière de vote.

L'accord entre actionnaires vise à la fois un droit de préemption et un droit de suite. Les restrictions susmentionnées relatives au transfert de titres s'appliquent à toutes les cessions d'actions:

  • (a) Sur la base du droit de préemption, chaque actionnaire (STA K Pinguin comme Lur Berri SCA) s'engage à offrir ses actions dans PinguinLutosa d'abord à l'autre actionnaire (Lur Berri SCA comme STA K Pinguin), s'il souhaite céder toutes ses actions dans PinguinLutosa. La validité du droit de préemption arrive à échéance le 31 décembre 2013. Le prix auquel le droit de préemption peut être exercé est égal au prix offert par le candidat-acheteur au candidat-vendeur.
  • (b) Sur la base du droit de suite, Lur Berri SCA a le droit, pour autant qu'il n'exerce pas son droit de préemption, de vendre ses actions dans PinguinLutosa au tiers qui acquiert toutes ou la majorité des actions détenues par la STA K Pinguin dans PinguinLutosa. Le droit de suite peut être exercé aux mêmes prix, conditions et modalités que ceux offerts par le tiers. La validité du droit de suite arrive à échéance le 31 décembre 2013.

L'accord entre actionnaires impliquant Lur Berri SCA comprend une clause 'anti-dilution'. Dans la mesure où Lur Berri SCA n'exercerait pas, en cas d'augmentation de capital, ses droits de préférence pour maintenir à niveau sa participation, il est prévu un réaménagement de l'actionnariat ou, à défaut de ce dernier, un transfert des droits de préférence à Lur Berri SCA de la part de la STA K Pinguin ou une émission complémentaire d'actions au bénéfice de Lur Berri SCA.

3. Accord du 17 septembre 2004 entre STAK Pinguin et KBC Private EquitySA

STA K Pinguin a également conclu un accord entre actionnaires avec KBC Private Equity SA. Cet accord comprend un certain nombre de dispositions relatives à la composition et au fonctionnement du Conseil d'Administration:

  • (a) Composition du Conseil d'Administration: STA K Pinguin a le droit de présenter une liste de candidats pour la nomination de quatre administrateurs. KBC Private Equity SA a le droit de présenter une liste de candidats pour la no-mination d'un administrateur, et cela tant que KBC Private Equity SA détient 5% des actions de PinguinLutosa (sur une base 'fully diluted'). Par ailleurs, STA K Pinguin et KBC Private Equity SA ont conclu un accord en matière de vote selon lequel trois administrateurs au moins doivent être indépendants.
  • (b) Ils s'engagent mutuellement à ce que le Président du Conseil d'Administration soit choisi parmi les administrateurs indépendants.
  • (c) Un engagement analogue prévoit que le Conseil d'Administration de PinguinLutosa mette en place un Comité d'Audit ainsi qu'un Comité de Nomination et de Rémunération. Le Comité de Nomination et de Rémunération sera uniquement composé d'administrateurs indépendants.

En outre, cet accord entre actionnaires comprend à la fois des droits de préemption et des droits de suite applicables à tous les transferts d'actions PinguinLutosa effectués respectivement par STA K Pinguin et KBC Private Equity SA:

  • (a) Sur la base du droit de préemption, STA K Pinguin et KBC Private Equity SA s'engagent l'un envers l'autre à offrir leurs actions dans PinguinLutosa d'abord à l'autre actionnaire dans le cas où ils souhaitent céder toutes leurs actions dans PinguinLutosa. Le prix auquel le droit de préemption peut être exercé est égal au prix offert par le candidat-acheteur au candidat-vendeur.
  • (b) Sur la base d'un premier droit de suite, KBC Private Equity SA a le droit, pour autant que celle-ci n'exerce pas son droit de préemption, de vendre ses actions dans PinguinLutosa au tiers qui acquiert 15% ou plus des actions détenues par la STA K Pinguin dans PinguinLutosa. Le droit de suite peut être exercé aux mêmes prix, conditions et modalités que ceux offerts par le tiers.
  • (c) Sur la base d'un second droit de suite, STA K Pinguin a le droit, pour autant que celle-ci n'exerce pas son droit de préemption, de vendre ses actions dans PinguinLutosa si KBC Private Equity SA souhaite céder ses actions à un partenaire industriel. Le droit de suite peut être exercé aux mêmes prix, conditions et modalités que ceux offerts par le tiers.

Accords importants qui prennent effet, sont modifiés ou prennent fin en cas de changement de contrôle de la société

Dans le cadre du club deal, une clause de « Change of Control » a été intégrée dans le « EUR 140,000,000 Senior Multicurrency Term and Revolving Facilities Agreement » du 8 janvier 2008 conclu entre le Groupe PinguinLutosa et le consortium bancaire (avec comme Lead Arranger ING Belgium SA), par laquelle les banques ont l'occasion d'exiger le remboursement du crédit en cas de changement de contrôle du capital de PinguinLutosa.

Contrôle interne et gestion des risques

Le Conseil d'Administration de PinguinLutosa est responsable de l'évaluation des risques qui sont propres à la Société ainsi que de l'évaluation de l'efficacité du contrôle interne.

PinguinLutosa dispose d'un système de contrôle interne basé sur le modèle COSO, dont les quatre piliers sont: 'l'environnement du contrôle', 'les systèmes de gestion de risques et contrôle'interne, 'communication et reporting financier' et, enfin, 'la surveillance et le monitoring'.

La direction a mis en place divers contrôles pour maîtriser les risques susceptibles d'entraver la réalisation des objectifs et des axes stratégiques.

Environnement du contrôle

Général

PinguinLutosa veille à appliquer une gestion des risques appropriée en mettant en œuvre un système de contrôle interne solide, renforcé par une culture d'entreprise qui encourage, par des actions de sensibilisation, tous ses collaborateurs à exercer leurs fonctions et leurs responsabilités conformément aux normes les plus strictes en matière d'intégrité et de professionnalisme.

Le système de contrôle interne de PinguinLutosa a été élaboré en vue de réaliser les objectifs stratégiques en termes d'efficience opérationnelle, de garantie de qualité et de développement durable, mais aussi au niveau des axes fondamentaux de ses activités (satisfaction des clients, du personnel et des fournisseurs; innovation; internationalisation; croissance et notoriété).

Comité d'Audit

Le Comité d'Audit examine les systèmes de contrôle interne et de gestion des risques mis en œuvre par la direction de Pinguin-Lutosa afin de s'assurer que les principaux risques (y compris ceux ayant trait au respect de la réglementation et de la législation) sont identifiés, gérés et communiqués avec toute la rigueur qui s'impose, conformément au cadre approuvé par le Conseil d'Administration.

Le Comité d'Audit examine les règlements spécifiques pour lesquels des membres du personnel de PinguinLutosa peuvent exprimer, en toute confiance, leur préoccupation quant à d'éventuelles irrégularités sur le plan du reporting financier ou d'autres dispositions. Si cela s'avère nécessaire, les règlements en question font l'objet d'une enquête indépendante et d'un suivi approprié, en proportion de la gravité prétendue des irrégularités. S'agissant de ces règlements, les membres du personnel peuvent informer directement le président du Comité d'Audit.

Au moins deux fois par an, le Comité d'Audit rencontre le commissaire en l'absence du Comité de direction afin de discuter avec lui des matières qui relèvent de sa compétence et de tous les points qui découlent du processus d'audit.

Par ailleurs, la direction fait le point régulièrement sur les litiges pendants en procédant chaque fois à une estimation quantifiée des risques et à une classification.

Audit interne

La mission de l'audit interne est de se forger, à côté de l'auditeur externe, une opinion indépendante et objective au sujet des risques et du système de contrôle interne du Groupe. L'auditeur interne adresse des recommandations à la direction visant à améliorer les contrôles internes sur le plan à la fois de l'efficience et de l'efficacité. L'auditeur interne rapporte de manière fonctionnelle au Comité d'Audit. Le Président du Conseil d'Administration intervient cependant également comme interlocuteur direct de l'auditeur interne. La société met tout en œuvre pour garantir l'indépendance de l'auditeur interne.

Si nécessaire, l'auditeur interne se fait assister dans ses activités par un bureau de conseil externe spécialisé. Cet appel à des services extérieurs permet de fixer des exigences plus élevées et, en même temps, de rester informé en permanence des pratiques en vigueur dans le domaine de l'audit interne.

Systèmes de gestion de risques et contrôle interne

Les principales caractéristiques du processus de gestion de risques et du contrôle interne peuvent être résumées comme suit:

  • l'exposition de l'entreprise aux risques, leur impact financier éventuel ainsi que les mesures prises pour y faire face sont régulièrement évalués par la direction et par le Conseil d'Administration, conseillé par le Comité d'Audit;
  • lors de la discussion de la stratégie et des projets d'investissement au sein du Conseil d'Administration, l'on évalue également les risques qui y sont associés et l'on prend les mesures appropriées là où cela s'avère nécessaire;

  • chaque trimestre, le Comité d'Audit traite des litiges juridiques susceptibles d'avoir un impact financier significatif sur la société;

  • les rapports d'audit interne sont toujours discutés avec le management local. Et chaque semestre, une synthèse est examinée avec le Comité d'Audit.

Les principaux risques de l'entreprise ainsi que les activités de contrôle afférentes sont expliqués au point « 6.20. Gestion des risques » du Rapport financier.

Communication et reporting financier

Le processus relatif à la communication et au reporting financier de PinguinLutosa peut être résumé comme suit:

Un planning de clôture des comptes, s'accompagnant d'une check-list, est établi en énumérant les tâches à accomplir pour la clôture trimestrielle, semestrielle et annuelle de PinguinLutosa et de ses filiales. Le département financier fournit les données comptables sous la supervision du chief accountant. Les contrôleurs vérifient la validité des données chiffrées et les rapportent après avoir effectué aussi bien des tests de cohérence (en procédant à des comparaisons avec les données historiques ou budgétaires) que des contrôles des opérations par sondage.

Le Comité d'Audit assiste le Conseil d'Administration sur le plan du contrôle de l'intégrité des informations financières fournies par PinguinLutosa. Il contrôle en particulier la pertinence et l'application conséquente des normes comptables au sein du Groupe PinguinLutosa et, entre autres, le respect des critères de consolidation des comptes des sociétés du Groupe Pinguin-Lutosa. Ce contrôle, qui vise les informations périodiques avant leur publication, est basé sur le programme d'audit appliqué par le Comité d'Audit. La direction informe le Comité d'Audit des méthodes utilisées pour la comptabilisation des opérations significatives et inhabituelles dont le traitement comptable peut suivre diverses approches. Le Comité d'Audit discute des méthodes de reporting financier à la fois avec le Comité de direction et le commissaire.

Contrôle et surveillance

La surveillance du contrôle interne est exercée par le Conseil d'Administration qui se fait assister par le Comité d'Audit chargé d'accomplir certaines activités dans le cadre de cette supervision.

Le commissaire évalue chaque année le contrôle interne des risques liés aux états financiers de PinguinLutosa. Dans le cadre de son évaluation, le commissaire de PinguinLutosa a formulé, dans une lettre adressée à la direction et discutée avec elle, un certain nombre de recommandations au sujet du contrôle interne et des systèmes de gestion des risques. La direction a mis en œuvre des points d'action pour suivre les conclusions de ces discussions et, ce faisant, améliorer encore la structure de contrôle. Ces points font l'objet d'un suivi aussi bien par la direction que par l'audit interne et externe.

Pour assurer le suivi de l'efficacité et l'efficience du contrôle interne, il a été défini au niveau du groupe un centre des risques et un plan d'audit qui ont été validés par le Comité d'Audit. À l'aide du plan d'audit, l'auditeur interne évalue l'efficacité et l'efficience de la structure du contrôle interne et rapporte ses conclusions au Comité d'Audit. En 2010, le contrôle interne de la division belge 'légumes surgelés' a été évalué. Ces évaluations n'ont fait ressortir aucun manquement significatif. En 2011, l'auditeur interne étendra ses activités à la division anglaise 'légumes surgelés'.

information aux actionnaires

Actions

L'action PinguinLutosa est côtée sur Euronext Bruxelles (code action: PIN) depuis le 1er mars 2005. Elle a été introduite à la Bourse de Bruxelles en juin 1999. PinguinLutosa a conclu un accord de liquidité avec la Banque Degroof et avec Petercam.

Le capital est représenté par 11.570.631 actions, qui ont les mêmes droits, au 31 décembre 2010. Toutes ces actions sont cotées sur le marché continu d'Euronext Brussels et plus spécifiquement sur le segment C (small caps) de ce marché.

La capitalisation boursière s'élève à 111,9 millions d'euros au 31 décembre 2010.

Évolution boursière

Le tableau ci-dessous reproduit les chiffres-clés de l'action PinguinLutosa:

Exercice 2010 Date Exercice 2009 Date
Cours le plus haut 10,70 € 28/05/2010 11,38 € 09/02/2009
Cours le plus bas 8,54 € 29/01/2010 8,47 € 30/07/2009
Cours d'ouverture 8,99 € 04/01/2010 10,99 € 02/01/2009
Cours de clôture 9,67 € 31/12/2010 8,99 € 31/12/2009
Nombre moyen d'actions traitées par jour 2.474 1.419
Nombre total d'actions 11.570.631 10.713.733
Capitalisation boursière 111.888.002 € 96.316.460 €

Le graphique ci-dessous montre l'évolution du cours boursier de l'action pendant l'exercice 2010:

Cours de clôture PinguinLutosa

Nombre d'actions traitées

04/01/10 18/01/10 01/02/10 15/02/10 01/03/10 15/03/10 29/03/10 12/04/10 26/04/10 10/05/10 24/05/10 07/06/10
Nomb re d'actions traitées
Le tableau ci-dessous montre le nombre mensuel d'actions
'PinguinLutosa' traitées:
Nombre d'actions traitées
2010 2009
Janvier 14.532 20.522
Février 40.982 17.683
Mars 61.644 22.630
Avril 73.423 24.829
Mai 139.454 31.069
Juin 59.049 24.386
Juillet 20.440 51.097
Août 34.946 61.991
Septembre 41.719 48.903
Octobre 58.902 33.083
Novembre 43.715 12.826
Décembre 49.377 12.952

La moyenne journalière d'actions traitées est de 2.474 pour l'exercice 2010, contre 1.419 l'année précédente.

Notifications de transparence

Tout actionnaire détenant au moins 5% des droits de vote doit se conformer à la loi du 2 mai 2007 relative à la publicité des participations importantes (l'A.R. du 14 février 2008 et au Code des Sociétés).

Les seuils légaux par tranche de 5% sont d'application. Les actionnaires concernés doivent envoyer une déclaration à ce sujet à la Commission bancaire, financière et des assurances ainsi qu'à la société.

Le 28 octobre 2010 PinguinLutosa a reçu une notification de participation de l'Union Fermière Morbihannaise Société Coopérative Agricole et des notifications de participations collectives actualisées de la part de M. Hein Deprez, Food Invest International NV, Stichting Administratiekantoor Pinguin et respectivement de la Société Industrielle Laitière du Leon SA, Volys Star SA, Lur Berri SCA et KBC Private Equity SA.

Un aperçu de toutes les notifications en vigueur que Pinguin-Lutosa a reçu, ainsi que la structure d'actionnariat qui en résulte, se trouve sur notre site web www.pinguinlutosa.com, sous la rubrique « Infos financières > Informations pour les actionnaires > Structure des actionnaires et transparence ». La dernière notification de transparence est publiée dans le rapport annuel de la société et sur le site web.

Communicaton en vertu de l'article 74, §7, loi du 1 avril 2007 relative aux offres publ iques d'acquisition

Suite à la communication du 30 août 2010, reçue en vertu de l'article 74, §7, de la loi mentionnée ci-dessus, il s'avère que M. Hein Deprez avait indirectement par les sociétés qu'il contrôle (Deprez Invest SA, Deprez Holding SA, Food Invest International SA et 2D SA) et par la fondation qu'il contrôle (Fondation Office Administration Pinguin (STA K)) le 1er septembre 2010, le pouvoir sur plus de 30% des titres conférant le droit de vote de PinguinLutosa SA. M. Hein Deprez apparaît directement ou indirectement en accord mutuel avec d'autres personnes notifiantes précitées. La SA PinguinLutosa a publié la communication intégrale sur son site web www.pinguinlutosa.com, sous la rubrique « Infos financières > Informations pour les actionnaires > Loi OBA ».

Contacts

Pour toutes questions relatives aux activités du Groupe et à l'action, ou pour toutes demandes d'informations (rapport annuel, comptes détaillés de PinguinLutosa SA), l'équipe 'investors relations' se tient à la disposition des actionnaires et des investisseurs:

A l'attention de M. Steven D'haene PinguinLutosa SA Romenstraat 3 B-8840 Westrozebeke (Staden) Ou par e-mail: [email protected]

Agenda de l'actionnaire

Trading update
premier trimestre 2011: 27 avril 2011 (17h45)
Assemblée Générale: 20 mai 2011 à 14h00
à Langemark, Poelkapellestraat 71
Publication des résultats semestriels
du Groupe PinguinLutosa: 18 août 2011 (17h45)
Trading update
troisième trimestre 2011: 27 octobre 2011 (17h45)

rapport annuel du Conseil d'Administration

Mesdames, Messieurs les actionnaires,

Le présent rapport annuel doit être lu en même temps que les comptes annuels consolidés de PinguinLutosa SA et les commentaires y afférents. Ces comptes annuels consolidés ont été approuvés pour publication par le Conseil d'Administration du 17 mars 2011.

Faits opérationnels marquants de 2010

Entrée du groupe CECAB

Le 28 octobre 2010, l'Union Fermière Morbihannaise SCA est entrée dans l'actionnariat de PinguinLutosa via un placement privé d'un montant de 10 millions d'euros, au cours de 11,67 euros par action.

Cette entrée permet de renforcer à nouveau notre structure de capital et de bénéficier de l'apport d'un groupe international important, qui s'appuie à la fois sur une organisation très professionnelle et sur des relations très étroites avec les agriculteurs.

Grâce à cette combinaison, nous pourrons à l'avenir encore mieux servir nos clients et poursuivre notre croissance dans les meilleures conditions.

Percée internationale des activités « Convenience »

L'année 2010 fut un tournant décisif pour 'Pinguin Convenience Cuisine', l'appellation couvrant l'ensemble de nos activités « convenience »: soupes et sauces, préparations et repas prêts à l'emploi. Cette division a atteint sa vitesse de croisière à partir du 4e trimestre de l'exercice écoulé, lors du lancement de divers grands projets.

Ce qui a amené une évolution aussi soudaine que rapide de l'utilisation quasi-totale de notre capacité de production. Ce taux d'utilisation plus élevé devrait se maintenir tout au long de l'exercice 2011.

Récoltes

Après les bonnes récoltes de 2008 et de 2009, l'exercice 2010 s'est révélé moins favorable et même faible pour les légumes. Évolution plus importante encore à noter: la réduction de la superficie semée pour éviter que les stocks ne continuent de croître. Ce qui annonce déjà des volumes déficitaires avant la nouvelle saison. Des renégociations sont donc inévitables.

Du côté des pommes de terre, le rendement de la production est inférieur au niveau normal jusqu'à fin juin 2011. Ce qui est dû principalement à la vague de chaleur intervenue fin juin 2010, aux pluies abondantes durant l'arrière-saison et aux gelées précoces. La récolte 2010 a donc surtout été constituée de petites pommes de terre.

Production et conditions de marché

Le volume produit dans la division 'légumes surgelés', soit 186.100 tonnes, est notablement inférieur (- 15,2%) au volume de production enregistré en 2009. Au Royaume-Uni, après la production record de 2008 et 2009, le volume traité est revenu à un niveau normal en raison principalement de la bonne récolte de petits pois en 2009. En 2010, on en a moins semé et des rendements normaux ont été enregistrés.

Sur nos sites de légumes surgelés en Belgique et en France, la production a baissé respectivement de 11,0% et 29,6% par rapport à 2009. Dans le cadre de son plan de restructuration, notre filiale française a décidé de diminuer de moitié sa production en réduisant la gamme. Grâce à un excellent rendement et une qualité élevée, Pinguin Aquitaine a réussi toutefois à réaliser une production plus élevée que l'objectif initial du plan. La production belge a été revue à la baisse, ce qui s'inscrit dans la volonté du groupe de poursuivre sa spécialisation et d'optimiser son fonds de roulement. La production fixée en définitive a pu être réalisée en grande partie en Belgique.

La division 'pommes de terre' a enregistré une croissance significative de sa production (+8,0%). Il fallait en effet exploiter au maximum la capacité pour répondre à la baisse des prix et à la forte augmentation des volumes de vente (+13,7%). Cette production record a pu être réalisée en grande partie grâce à nos moyens de production actuels. Au niveau des ventes, les perspectives d'avenir restent excellentes, ce qui nous amène à envisager des investissements d'extension.

Dans les deux divisions, les conditions de marché ont été encourageantes. Dans la division 'légumes surgelés', le volume des ventes a progressé de plus de 10,8%. La division 'pommes de terre' a connu, quant à elle, une croissance du volume des ventes encore plus élevée (+13,8%).

Dans le cadre de l'optimisation de ses besoins en fonds de roulement, le secteur des légumes surgelés a tenté de réduire les niveaux actuels des stocks surgelés. Cette politique est passée notamment par une diminution des contrats conclus avec les agriculteurs s'agissant des récoltes 2010. Cette mesure, s'accompagnant d'un niveau de récolte normal en Europe de l'Ouest, a permis de supprimer les stocks de légumes excédentaires sur le marché. En Europe de l'Est de fortes pluies en juin ont provoqué des mauvaises conditions de croissance. Et il apparaît à présent, compte tenu de la mauvaise récolte en Europe de l'Est et de la demande qui reste soutenue, que l'on se dirige vers un déficit pour certains légumes en 2011. PinguinLutosa estime que cette évolution mettra fin à la pression négative sur les prix. L'on devrait donc observer une hausse des niveaux de prix actuels lors des négociations de nouveaux contrats de vente en été 2011.

Dans la division 'pommes de terre', la demande a continué à progresser fortement. Les problèmes de récolte et l'augmentation considérable de la demande en provenance de la Russie modifient, ici aussi, les conditions de marché. Pour contrecarrer l'important renchérissement du cours des matières premières dans notre division 'pommes de terre', l'entreprise a décidé d'être la première dans le secteur à augmenter ses prix de vente. Pinguin-Lutosa joue ici clairement un rôle précurseur. Cela conduira à une réduction des volumes chez certains clients ou marchés, mais cela nous permettra par ailleurs d'exploiter nos moyens de production à un taux d'utilisation plus normal. Nous avons également cessé de conclure des contrats de vente traditionnels sur 12 mois pour adopter des durées contractuelles plus courtes, afin que PinguinLutosa et ses clients puissent encore mieux réagir à l'évolution des conditions du marché. Dans la division 'pommes de terre', nous souhaitons continuer à promouvoir la marque Lutosa pour réduire la dépendance de l'entreprise aux négociations de prix unilatérales.

Les mesures prises sont mises en œuvre de manière responsable par notre division commerciale sur le marché.

Cycle Économique

Achat et transformation des légumes

Compte tenu de la saisonnalité climatologique, la saison de traitement commence en mai/juin pour se terminer en décembre. Les légumes traités en 2010 l'ont été entièrement sur la base d'achats contractuels, vu l'impossibilité de procéder à des achats sur le marché spot. Les légumes ne présentent, en effet, pas les qualités de conservation des pommes de terre. Les livraisons et la transformation des légumes pendant la période mai/juin 2010 – décembre 2010 se sont effectués sur la base des négociations intervenues pendant la période décembre 2009 – février 2010. Ces négociations ont conduit à une baisse des prix d'achat de la plupart des légumes.

Les conditions du marché agricole ont changé radicalement à la suite de la hausse des prix des céréales observée depuis le mois de juillet 2010. Les négociations relatives aux livraisons qui seront effectuées à partir du mois de juin 2011 ont été clôturées avec succès en février 2011. Avec une hausse de 5 à 15%, elles ont permis en effet de mettre fin à la baisse des prix des matières premières.

Achat et transformation des pommes de terre

L'achat et la transformation des pommes de terre au cours des 5 premiers mois de 2010 se sont effectués sur base des négociations de 2009. Pour les quantités achetées contractuellement qui seront livrées et transformées à partir du mois de juin 2010, les négociations ont été clôturées en janvier 2010. Leur résultat: une stabilité du prix contractuel pour les achats de pommes de terre en 2010.

Ces achats contractuels constituent environ 50% de nos besoins. Les besoins restants ont été satisfaits par des achats libres. Les prix des pommes de terre libres se sont inscrits dans une évolution haussière en trois phases à partir du mois de mai. Après une progression limitée en mai, la vague de chaleur de la fin juin a provoqué une flambée historique des prix en été suivie, après un recul en septembre, par un triplement des prix libres en décembre par rapport à l'année précédente en raison de l'automne froid et trop humide. Les négociations relatives à la récolte 2011 se sont clôturées en février 2011 par une hausse des prix de plus de 10%.

Les pommes de terre sont transformées quasiment toute l'année.

Cycle de vente des légumes

Les ventes effectuées jusqu'en septembre 2010 sont basées sur des négociations de vente de la période juillet - septembre 2009. Cette période s'est caractérisée par une forte pression à la baisse sur les prix de vente.

Les ventes et les prix de vente durant la période septembre 2010 – décembre 2010 ont donc été négociés en juillet-août 2010, ce qui s'est accompagné de prix de vente stables, voire légèrement en hausse.

Cycle de vente des pommes de terre

Les ventes de la période janvier – septembre 2010 ont été basées sur les négociations de vente de la période septembre – octobre 2009. Cette période a été caractérisée par une forte pression à la baisse sur les prix de vente.

S'agissant des ventes à partir du mois d'octobre 2010, les négociations ont été clôturées avec succès en octobre 2010. Compte tenu des problèmes d'arrivage, de la forte augmentation des coûts et de la demande très importante, nous avons choisi de nous écarter de la pratique habituelle des contrats de vente annuels pour adopter des durées contractuelles plus courtes jusqu'en février 2011. Cela nous permettra, en procédant à des hausses de prix ciblées, de mieux tirer parti des conditions de marché qui évoluent très rapidement.

Position de la société – risques et incertitudes

Les principaux risques de marché du Groupe sont liés à la disponibilité des matières premières, aux fluctuations des prix de ces dernières, aux taux d'intérêt et aux taux de change. Les risques du marché sont déterminés par les fluctuations des prix de vente et les conditions climatiques. Les prix de vente sont fonction des variations de l'offre et de la demande. La demande est principalement influencée par les effets climatologiques, l'internationalisation continue du marché et les campagnes de marketing. L'offre est surtout influencée par la disponibilité des matières premières.

Disponibilité des matières premières

En raison des conditions climatologiques de 2010, allant de pair avec une réduction des superficies semées, PinguinLutosa prévoit dans le courant de 2011 certains problèmes de qualité et d'arrivage au niveau des légumes. S'agissant des pommes de terre, les conditions atmosphériques de 2010 se sont fortement dégradées par rapport à 2009. L'accroissement de la superficie des cultures n'a pas vraiment permis de compenser cette détérioration des conditions de production. Il reste cependant à constater que la demande très importante a entraîné un problème d'arrivage au niveau des grosses pommes de terre. Concrètement, le client final préfère clairement les frites de plus gros calibre. Comme il n'est possible de fabriquer de grosses frites qu'avec de grosses pommes de terre, l'arrivage normal des petites pommes de terre a permis de ne les remplacer que partiellement, et cela au détriment des rendements de production. Combinées aux autres facteurs, comme la fatigue du sol des champs de certaines cultures, les conditions atmosphériques contraignent les divisions 'légumes surgelés' et 'pommes de terre' à réduire le plus possible leur dépendance à la récolte dans une certaine région. Ce qui passe par une extension de la zone d'approvisionnement et par la conclusion d'accords de collaboration avec des entreprises de légumes surgelés dans des régions alternatives.

Prix des matières premières

La division 'légumes surgelés' travaille en principe avec des contrats annuels qui fixent le prix de tous les légumes pour toute la saison avant qu'ils ne soient semés ou plantés. Pour pallier aux pénuries éventuelles, nous pouvons procéder à des achats de produits surgelés sur le marché libre.

La division 'pommes de terre' travaille partiellement avec des contrats annuels dont le prix est fixé à l'avance et, en dehors de ces contrats, elle achète ses pommes de terre sur le marché libre (soit environ 50% de ses besoins). Le prix des pommes de terre sur le marché libre peut varier sensiblement à la suite des fluctuations de l'offre (principalement influencée par les conditions climatiques, ainsi que par la qualité et la durée de conservation des pommes terre) ou de la spéculation. Contrairement aux légumes frais, les pommes de terre peuvent être conservées, de sorte que la capacité de stockage et la spéculation peuvent en déterminer le prix.

Malgré le grand soin apporté à ces aspects, la production de ces deux divisions reste tributaire de phénomènes atmosphériques temporaires et les conditions climatiques peuvent influencer les approvisionnements et les prix des matières premières. Les rendements des récoltes peuvent varier notablement en fonction de ces conditions climatiques. Il peut en résulter des excédents ou des déficits de production, avec de fortes pressions sur les prix de vente ou des pertes de productivité.

Risque du taux de change

Le Groupe est sensible aux fluctuations des cours de change qui peuvent générer un bénéfice ou une perte dans les opérations de change. Il réalise une part importante de son chiffre d'affaires hors de la zone euro, principalement au Royaume-Uni. 24% du chiffre d'affaires du Groupe est réalisé par notre filiale britannique PinguinLutosa Foods UK Ltd. dont les activités sont libellées en livre sterling.

Afin de limiter le risque de change inhérent à ces ventes en livres sterling, le Groupe dispose en majorité d'une couverture naturelle pour les achats qu'il effectue au Royaume-Uni. Dans certaines situations, le Groupe conclut des contrats à terme ou des contrats portant sur des instruments de couverture (options) afin de couvrir une partie des revenus contre un fléchissement ultérieur de la livre britannique.

À la fin de 2010, aucun contrat de couverture des risques du taux de change n'a été conclu.

Risque du taux d'intérêt

Par sa structure de financement basée sur les crédits à court terme à taux d'intérêt variable (straight loans), le Groupe entend se prémunir contre les hausses des taux d'intérêt flottants. A cet effet, le Groupe a conclu une série de IRS (swaps d'intérêts). La valeur réelle totale ('Marked to market value') de ces derniers s'élevait à -0,6 million d'euros le 31 décembre 2010.

La période de couverture maximale de ces instruments court jusqu'en octobre 2013.

Risque de liquidité

Le risque de liquidité relatif aux clients est limité en raison de l'application de procédures strictes. Par ailleurs, une assurancecrédit a été conclue.

Recherche et développement, innovation

Innovation, recherche et développement

Le souci de la qualité est plus que jamais au centre de l'ensemble des activités de PinguinLutosa. Tous les collaborateurs sont associés aux efforts constamment déployés pour relever la qualité des produits et des procédés. Dans un marché de légumes surgelés qui connaît une croissance naturelle dopée par une demande accrue d'aliments sains, naturels et équilibrés, le Groupe se positionne dans les segments en plus forte expansion.

Le Groupe investit en permanence dans des machines et installations performantes et innovantes. Le Groupe développe des produits à un rythme soutenu et répond ainsi aux tendances du marché. Dans le développement de produits il est toujours tenu des besoins sans cesse changeants des consommateurs et d'autres éléments comme la mondialisation, l'aspiration à une alimentation saine, une plus grande facilité d'emploi, etc. Dans le secteur 'légumes surgelés' et 'pommes de terre' comme dans celui des repas prêts à consommer, le Groupe fait autorité en matière d'innovation de produits. En 2010, de nombreux nouveaux produits, variétés, modes de préparation et conditionnements ont été développés et commercialisés.

A cette fin, un groupe international comme PinguinLutosa travaille aussi en étroite collaboration avec des spécialistes belges et étrangers. Pour produire un produit fini justifié écologique, sain et rentable, le Groupe dispose de sa propre équipe R&D. Cette équipe se compose de 5 collaborateurs permanents pour la division 'légumes surgelés' et de 3 autres pour la division 'pommes de terre'. Dans tout le processus, la qualité du développement et le transfert de connaissances à travers l'organisation sont surveillés par le département R&D.

Environnement

Le développement durable et la responsabilité sociale de l'entreprises constituent, à côté de l'efficience opérationnelle et de la passion pour la qualité, d'importants piliers de la stratégie de PinguinLutosa. En menant des actions appropriées dans le cadre des 3 P (People, Planet, Profit), le Groupe vise à contribuer à l'émergence d'un environnement durable offrant aux prochaines générations suffisamment d'opportunités et de possibilités.

En 2010, plusieurs groupes RSE ont été mis sur pied et lancés pour traiter des sujets fondamentaux tels que l'agriculture durable et l'énergie renouvelable, l'optimisation et la réduction de la consommation d'eau ainsi que l'utilisation de matériaux d'emballage respectueux de l'environnement et la valorisation des flux connexes.

Périmètre de consolidation et période

Au cours de l'exercice 2010, le périmètre de consolidation a subi les modifications suivantes concernant les changements des noms de quelques filiales: 'Lutosa Italia Srl' a changé en 'Pinguin-Lutosa Italia Srl', 'Lutosa Shanghai Ltd' a changé en 'Pinguin-Lutosa Foods Shanghai Ltd' et 'Pinguin Foods UK Ltd.' a changé en 'PinguinLutosa Foods UK Ltd.'

Pendant l'exercice écoulé, le Groupe n'a pas procédé à des rachats, de sorte que le périmètre de consolidation n'a pas subi de modification. L'exercice clôturé le 31 décembre 2010 comprend 12 mois comme l'exercice précédent.

Analyse des comptes annuels consolidés

Les états financiers consolidés sont établis conformément aux normes internationales de reporting financier (International Financial Reporting Standards - IFRS) édictées par l'International Accounting Standards Board (IASB) et aux interprétations émanant de l'International Financial Reporting Interpretation Committee (IFRIC, anciennement SIC) de l'IASB, qui ont été approuvées par la Commission européenne.

Les comptes annuels consolidés donnent une vue d'ensemble des activités du Groupe et des résultats obtenus. Ils donnent une image fidèle de la position financière, des résultats et des flux de trésorerie de l'entité, et sont établis dans l'hypothèse de la continuité d'exploitation.

Le Conseil d'Administration estime justifiée l'application des règles d'évaluation dans l'hypothèse susdite. Il se fonde en cela sur les chiffres positifs que les deux divisions peuvent produire, ainsi que sur les bonnes perspectives qu'elles recèlent.

Le Conseil d'Administration est en outre convaincu que les capitaux propres sont suffisamment élevés et que, suite à l'accroissement prévu des activités et aux acquisitions réalisées, la rentabilité continuera d'évoluer favorablement.

Chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe s'est élevé en 2010 à 483,6 millions d'euros, ce qui marque une augmentation de 10,7%.

Le chiffre d'affaires de la division 'pommes de terre' se chiffre à 238,4 millions d'euros en 2010, soit une part de 49,3% du chiffre d'affaires total. Le chiffre d'affaires de la division 'pommes de terre' a augmenté de 12,2% par rapport à 2009 principalement en raison d'une augmentation des volumes de ventes en 2010 (+13,8%).

Le chiffre d'affaires de la division 'légumes surgelés' s'élevait à 245,2 millions d'euros en 2010 soit une part de 50,7% du chiffre d'affaires total. Cette progression du chiffre d'affaires pour cette division par rapport à l'exercice précédent est principalement due à la croissance interne que PinguinLutosa a connue en 2010. Les volumes vendus au sein de la division 'légumes surgelés' ont progressé de 10,8% au cours de l'exercice écoulé.

Le Groupe vend ses produits dans plus de 105 pays dans le monde. La part des ventes britanniques représente 15,3% dans la division 'pommes de terre' alors qu'elle s'élève à 44,2% dans la division 'légumes surgelés'.

Résultats

Le résultat d'exploitation provenant des activités poursuivies s'élève à 7,3 millions d'euros au 31 décembre 2010 contre 15,0 millions d'euros au 31 décembre 2009. La marge EBIT (par rapport aux produits d'exploitation) s'élève ainsi à 1,5% par rapport à 3,4% en décembre 2009.

Même si la demande tant au niveau des pommes de terre que des légumes surgelés était favorable, nous avions prévu que l'exercice 2010 serait difficile et ce fut le cas. La division 'pommes de terre' a particulièrement souffert des prix des matières premières, trois fois supérieurs à ceux de l'année précédente. Après la conclusion de contrats de vente à l'automne 2009 (valables un an jusqu'à la fin de l'été 2010), il était clair que des prix de vente trop bas avaient été réalisés, ce qui réduisait les marges jusqu'à fin septembre 2010. Les marges n'ont donc commencé à se rétablir qu'au 4e trimestre 2010.

Les nouveaux contrats de vente ont été négociés avec toute la prudence et l'anticipation nécessaire. Ainsi, nous avons opté pour des contrats de plus courte durée, jusqu'à fin janvier 2011. Entretemps, les coûts des matières premières ont progressé encore plus rapidement que prévu.

Dans ces conditions, l'EBITDA du segment 'pommes de terre' s'est élevé à 10,6 millions d'euros.

Comme on s'y attendait, les résultats au premier semestre dans la division légumes surgelés se sont détériorés en raison, d'une part, de la faiblesse des prix de vente contractuels et, d'autre part, de l'importance des prix des stocks de 2009. Les prix des matières premières ont reculé mais, en raison de la baisse programmée de la production, cet avantage ainsi que l'amélioration de la marge n'ont pas pu être maintenus.

PinguinLutosa a réussi cependant, en sélectionnant et en optimisant son portefeuille de produits, à limiter la contraction de ses marges. L'EBITDA de la division 'légumes surgelés' s'est élevé à 16,5 millions d'euros.

Les chiffres EBIT sont influencés par un certain nombre d'éléments exceptionnels au Royaume-Uni et chez Pinguin Aquitaine SAS. Ils représentent une charge de 1,9 million d'euros.

Au niveau de PinguinLutosa Foods UK Ltd., des charges additionelles ont été constituées à la suite d'une demande d'indemnisation (claim) relative à des frais de nettoyage et de réparation effectués lors du départ du site loué à Easton pour un montant de 0,2 million d'euros. Le résultat comprend aussi des charges de 0,4 million d'euros liées au déménagement d'une partie du site de King's Lynn. Par ailleurs, dans la division belge 'légumes surgelés', le résultat d'exploitation inclut les frais d'acquisition de 0,4 million d'euros liés à D'aucy Frozen Foods (transaction CE-CAB). Au niveau de Pinguin Aquitaine SAS, une provisions additionelle de 0,3 million d'euros a été constituée en rapport avec les litiges locaux en cours relatifs à l'assainissement d'un bassin d'orage.

Ensuite, un certain nombre de produits non récurrents ont été enregistrés en Belgique et au Royaume-Uni dans le résultat d'exploitation au 31 décembre 2010 pour un montant de 2,8 millions d'euros. Dans la division belge 'légumes surgelés', le résultat d'exploitation inclut un 'signing fee' relatif au projet d'énergie verte d'un montant de 0,2 million d'euros et au Royaume-Uni, une indemnisation a été reçue pour l'évacuation partielle du site de King's Lynn d'un montant de 2,6 millions d'euros.

Au cours de l'exercice 2009, le résultat d'exploitation avait intégré une charge exceptionnelle nette de 1,1 million d'euros due principalement au Royaume-Uni et à Pinguin Aquitaine SAS. En 2010, comme dit précédemment, ce résultat d'exploitation comprend un profit exceptionnel net de 0,9 million d'euros.

Le REBIT s'élevait à 6,4 millions d'euros au 31 décembre 2010, contre 16,1 millions d'euros fin décembre 2009. En pourcentage des produits d'exploitation, le REBIT représente 1,3% au 31 décembre 2010 contre 3,6% au 31 décembre 2009.

Le résultat financier s'est considérablement amélioré et s'est élevé à -4,7 millions d'euros au 31 décembre 2010 par rapport à -8,0 millions d'euros au 31 décembre 2009. Ce qui marque une amélioration de 3,3 millions d'euros. Cette évolution s'explique par différents facteurs. En 2010, PinguinLutosa a enregistré un profit net de taux de change d'un montant de 1,5 millions d'euros (au 31 décembre 2009: 2,8 millions d'euros). Ce mouvement négatif a été compensé par un changement de valeur positif des instruments financiers de couverture du risque du taux d'intérêt d'un montant de 1,1 million d'euros, tandis qu'en 2009 un changement de valeur négatif des instruments financiers a été enregistré d'un montant de -3,2 millions d'euros.

La valorisation MTM ('marked to market value') des instruments de couverture des taux d'intérêt est également intégrée aux autres produits et charges financiers. Elle représente une valeur négative de -0,6 million d'euros au 31 décembre 2010.

Malgré le résultat négatif du premier semestre, résultant de la faiblesse des prix de vente et de la pression sur les marges, les mesures adoptées au cours de l'exercice écoulé et les efforts de nos collaborateurs ont apporté une contribution positive au résultat avant impôts, qui s'établit à 2,6 millions d'euros contre 7,0 millions d'euros au 31 décembre 2009.

Les impôts exprimés ont pour origine, d'une part, les résultats de l'exercice et, d'autre part, les différences entre les résultats des règles d'évaluation appliquées au niveau local et des règles d'évaluation IFRS qui donnent lieu à des impôts différés.

Le résultat après impôts enregistré en 2010 s'élève à 2,8 millions d'euros contre 10,3 millions d'euros en 2009. Le bénéfice par action (part du Groupe) s'établit dès lors à 0,26 euro (contre 0,93 euro en 2009.

État de la situation financière

Les immobilisations incorporelles concernent principalement la valorisation de la marque et la clientèle reprise de la division 'pommes de terre' ('Groupe Lutosa'), ainsi que les licences de logiciels. La baisse s'explique par les amortissements de l'exercice, qui n'ont été compensés que partiellement par les investissements de 0,7 million d'euros en logiciels.

Le goodwill exprimé comprend le goodwill relatif à l'acquisition de Christian Salvesen, à concurrence de 1,2 million d'euros, et le goodwill résultant du rachat de la division 'pommes de terre' ('Groupe Lutosa'), d'un montant de 51,6 millions d'euros.

Les immobilisations corporelles reculent légèrement, passant de 134,7 millions d'euros au 31 décembre 2009 à 131,1 millions d'euros au 31 décembre 2010, ce qui est une diminution de 3,5 millions d'euros. Compte tenu de l'évolution de la livre sterling, les actifs situés au Royaume-Uni sont enregistrés à un cours de 1,1675, alors que le cours de clôture de l'année précédente se fixait à 1,1113.

Sur base de la valeur des immobilisations corporelles de Pinguin-Lutosa Foods UK Ltd., l'impact de l'évolution des taux de change représente 0,6 million d'euros. Les amortissements pratiqués dans les différentes entités, les acquisitions de l'exercice et l'évolution des cours de change se soldent par une diminution nette de 3,5 million d'euros par rapport au 31 décembre 2009.

Le fonds de roulement ainsi que la maîtrise de son financement étaient depuis longtemps l'une des principales préoccupations du Groupe et du secteur.

De nombreuses entreprises de notre secteur sont confrontées à des difficultés de financement de leurs besoins en fonds de roulement. De ce fait, elles sont contraintes de vendre plus rapidement leurs stocks. Ces problèmes de financement des stocks sont en grande partie à l'origine de la réduction des prix et de la pression sur les marges observées lors des négociations des nouveaux contrats de vente 2010-2011.

Au terme de l'exercice écoulé, les stocks ont diminué de 9,5 millions d'euros. La forte augmentation des ventes a conduit à une hausse des créances commerciales (+16,0 millions d'euros), qui a cependant été entièrement compensée par une hausse des dettes commerciales. De ce fait, le besoin en fonds de roulement (hors trésorerie) a diminué de 10,6 millions d'euros.

La position de trésorerie s'est élevée, à la fin de l'exercice, à 54,9 millions d'euros (contre 37,9 millions d'euros un an auparavant).

En 2011, le Groupe cherchera à nouveau à optimiser son fonds de roulement et les besoins de financement qui y sont liés. Cela sera mené en fonction des prévisions de vente et devra nous permettre d'exploiter de manière plus souple certaines conditions du marché.

Les fonds propres ont été influencés positivement par l'augmentation de capital privée et par la mise en réserve des résultats de l'exercice, soit 2,8 millions d'euros. Ils s'élevaient ainsi à 138,7 millions d'euros au 31 décembre 2010. Le 28 octobre 2010, une augmentation de capital privée dans le cadre du capital autorisé d'un montant de 10,0 millions d'euros a été approuvée et constatée par le Conseil d'Administration.

En outre, la valorisation de la livre sterling a eu un impact positif sur les fonds propres consolidés via les écarts de conversion relatifs aux participations dans PinguinLutosa Foods Ltd. et au goodwill de Salvesen. L'impact des écarts de conversion (y compris les écarts de conversion relatifs aux bureaux de vente) s'est élevé à +0,9 million d'euros au 31 décembre 2010. Globalement, les capitaux propres augmentent de 13,6 millions d'euros. Au 31 décembre 2010, ils totalisent (en incluant les intérêts minoritaires) 138,7 millions d'euros contre 125,1 millions d'euros au 31 décembre 2009.

Les capitaux propres représentent 33,0% du total de l'état de la position financière.

La dette financière nette a diminué à 66,8 millions d'euros au 31 décembre 2010, contre 92,2 millions d'euros au 31 décembre 2009, ce qui représente une baisse de 25,4 millions d'euros par rapport au 31 décembre 2009.

Flux de trésorerie

Le REBITDA s'est établi à 25,9 millions d'euros au 31 décembre 2010, enregistrant un recul de 10,2 millions d'euros par rapport au REBITDA de l'exercice 2009 (36,1 millions). Les éléments non récurrents n'ont eu aucun impact sur le flux de trésorerie des activités opérationnelles en 2010. Le REBITDA récurrent s'élève à 5,5% des produits d'exploitation à la fin de 2010, par rapport à 8,1% l'exercice précédent.

Dividendes

Le Conseil d'Administration propose à l'Assemblée Générale des actionnaires de ne pas distribuer de dividende. Les résultats sont certes en nette amélioration, mais la décision de verser un dividende à terme dépendra des résultats nets non consolidés de PinguinLutosa SA, de la situation financière de la société, des réserves légales constituées et d'autres facteurs réputés importants par le Conseil d'Administration ou l'Assemblée annuelle des actionnaires.

Investissements et désinvestissements

Les investissements en immobilisations corporelles s'élèvent à 14,5 millions d'euros au 31 décembre 2010 et se répartissent dans les rubriques 'terrains et constructions' (0,5 millions d'euros), 'installations, machines et outillage' (13,2 million d'euros), 'mobilier et matériel roulant' (0,8 million d'euros).

Les investissements dans la rubrique 'installations, machines et outillage' intéressent principalement la division 'légumes surgelés' en Belgique (4,0 millions d'euros), PinguinLutosa Foods UK Ltd (5,1 millions d'euros) et la division 'pommes de terre' (4,0 millions d'euros).

Les principaux investissements dans la rubrique 'installations, machines et outillage' de la division 'légumes surgelés' au 31 décembre 2010 se composent des éléments suivants:

  • Investissements dans un système de transport automatique;
  • Investissements d'optimisation en logistique et énergie;
  • Investissements d'optimisation dans les lignes de production;
  • Lignes de conditionnement et caisses supplémentaires;
  • Automatisation de la ligne de ravitaillement au Royaume-Uni;
  • Investissements d'optimisation dans les salles de conditionnement et les quais de chargement au Royaume-Uni.

En 2010, la division 'pommes de terre' a procédé à des investissements sur le site de Leuze-en-Hainaut, principalement dans une ligne de spécialités, un éplucheur à vapeur, des trieurs optiques, des investissements d'optimisation dans l'épuration des eaux et l'installation de vapeur. En outre, la division 'pommes de terre' a procédé à des investissements sur le site de Sint-Eloois-Vijve, principalement dans un trieur optique, une installation de pesage et des compresseurs.

Les investissements en immobilisations incorporelles se sont élevés à 0,7 million d'euros au 31 décembre 2010 et concernent principalement des logiciels informatiques.

Conventions bancaires

Début janvier 2008, PinguinLutosa avait conclu un accord avec un consortium de banques belges et internationales en vue de refinancer les crédits existants et d'obtenir une facilité de crédit supplémentaire destinée à financer le fonds de roulement et des investissements sur une période de 5 ans. Au total, cet accord portait sur un montant de 140 millions d'euros. Dans le courant de 2009, cet accord a été renégocié à la demande de Pinguin-Lutosa. Un certain nombre de conventions ont été adaptées afin qu'elles s'accordent mieux à la nature de notre entreprise et de ses activités. Au 31 décembre 2010, PinguinLutosa satisfaisait à toutes les dispositions des conventions.

Opérations de couverture et utilisation d'instruments financiers

Le Groupe a recours à des instruments financiers dérivés pour couvrir certains risques de fluctuations défavorables des taux de change et des taux d'intérêt. Aucun instrument dérivé n'a été souscrit à des fins de négoce. Les instruments dérivés sont valorisés initialement à leur prix d'achat et ensuite à leur valeur réelle. Les contrats en cours ne satisfont pas aux conditions de la comptabilité de couverture, dite « hedge accounting » (cf. IAS 39). Les variations de la valeur réelle sont intégrées dans les résultats réalisés.

À la fin de l'exercice 2010, l'état de la position financière comprenait quelques instruments dérivés couvrant le risque d'intérêt mais aucun dérivé relatif aux devises. Le délai maximum de couverture de ces instruments court encore jusqu'en octobre 2013.

Émission d'instruments financiers

Le Groupe n'a pas émis de titres assortis de droits et devoirs différents par rapport aux autres actions. Il n'y a pas non plus de plans d'action pour les membres du personnel. Toutes les actions disposent des mêmes droits.

Il n'y a aucune limitation légale ou statutaire pour le transfert des effets.

Les procédures de nomination et de remplacement des membres de l'organe d'administration sont décrites dans le Code de Gouvernance d'entreprise publié sur le site web.

Le Conseil d'Administration a reçu l'autorisation de procéder, en vertu des statuts, à l'émission d'actions dans le cadre du capital autorisé, qui a été porté à 60 millions d'euros. Le Conseil d'Administration a la qualité pour décider de procéder au rachat d'actions propres.

Le Groupe n'a pas conclu de conventions particulières avec ses administrateurs ou ses salariés prévoyant une indemnisation lorsque, à l'occasion d'une offre publique d'acquisition, les administrateurs donnent leur démission ou doivent quitter l'entreprise sans motif valable, ou qu'il est mis fin au contrat d'emploi des salariés.

Personnel

Au 31 décembre 2010 le Groupe occupait 1.696 personnes. Par rapport à l'exercice précédent cela représente une diminution de 25 équivalents temps plein.

Le tableau ci-dessous indique l'effectif moyen de l'année en équivalents temps plein. Le nombre de salariés peut cependant varier sensiblement d'un jour à l'autre en fonction des saisons et des approvisionnements.

L'augmentation du nombre d'intérimaires est principalement attribuable à la division 'légumes surgelés' au Royaume-Uni et dans la division 'pommes de terre'.

Effectif moyen en équivalents

temps plein 31/12/2010 31/12/2009
PinguinLutosa SA 245 242
Pinguin Langemark SA 89 113
PinguinLutosa Foods UK Ltd. 259 293
Pinguin Aquitaine SAS 39 42
PinguinLutosa Deutschland Gmbh 6 6
MAC Sarl 0 1
Groupe Lutosa
(sites de production)
628 633
Groupe Lutosa bureaux de vente 25 28
Saisonniers et intérimaires 405 363
Total 1.696 1.721

Événements importants survenus après la fin de l'exercice

Le 14 mars 2011, PinguinLutosa a annoncé que la société a signé un accord de principe avec la GIMV concernant l'acquisition totale de Scana Noliko.

PinguinLutosa débourse 115 millions d'euros pour la totalité des actions des sociétés opérationnelles (y compris la société immobilière). Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale de financer cette transaction comme suit:

  • Partiellement grâce à une augmentation de capital de 44 millions d'euros;
  • Partiellement grâce à un prêt subordonné avec des warrants pour un montant de 36 millions d'euros;
  • En attendant la réalisation de l'immobilier, un financement provisoire de 30 millions d'euros est prévu par Food Invest International SA;
  • Le solde sera fourni par la réalisation d'une partie de la créance commerciale.

Le Conseil d'Administration a décidé par ailleurs de nommer M. Hein Deprez comme Administrateur Délégué de Pinguin-Lutosa SA à partir du 14 mars 2011.

Gouvernance d'entreprise

En ce qui concerne les informations requises légalement relatives à la Gouvernance d'entreprise au sens de l'article 119, §2, 7° du Code des Sociétés, nous renvoyons au paragraphe 'contrôle interne et gestion des risques' de la section "Gouvernance d'Entreprise" dans le rapport annuel de PinguinLutosa.

revue financière 2010

1. Informations générales73
2. Méthodes comptables 73
2.1. Déclaration de conformité 73
2.2. Nouvelles normes et interprétations publiées mais non
encore applicables 73
2.3. Règles d'évaluation75
(a) Principes de consolidation75
(b) Devises étrangères77
(c) Information sectorielle78
(d) Actifs non courants détenus en vue de la vente
et activités abandonnées78
(e) Immobilisations incorporelles79
(f) Goodwill80
(g) Immobilisations corporelles80
(h) Contrats de location81
(i) Réduction de valeur spéciale des immobilisations
corporelles et incorporelles81
(j) Stocks82
(k) Actifs financiers82
(l) Créances commerciales et autres créances83
(m) Trésorerie et équivalents de trésorerie83
(n) Instruments de capitaux propres et passifs portant
intérêt: distinction83
(o) Instruments de capitaux propres83
(p) Provisions84
(q) Avantages du personnel84
(r) Autres obligations financières: emprunts bancaires84
(s) Autres obligations financières: emprunts obligataires
subordonnés 84
(t) Autres obligations financières: dettes commerciales
et autres dettes84
(u) Actifs et passifs financiers: produits dérivés85
(v) Impôts sur le résultat85
(y) Charges et produits non récurrent(e)s 87
(z) Evénements survenus après la date de clôture du bilan87
2.4. Modifications dans le périmètre de consolidation87
2.4.1. Modifications dans le périmètre de consolidation:
exercice 201087
2.4.2. Modifications dans le périmètre de consolidation:
exercice 200987
3. Recours aux estimations88
4. Information sectorielle88
5. Analyse du compte de résultats consolidé 94
5.1. Chiffre d'affaires 94
5.2. Autres produits d'exploitation 94
5.3. Charges d'exploitation 95
5.4. Résultat d'exploitation (EBIT) 96
5.5. Produits et charges financiers 98
5.6. I mpôts sur le résultat 99
5.7. Bénéfice par action 100
6. Analyse de l'état de la position financière consolidée 101
6.1. I mmobilisations incorporelles 101
6.2. Goodwill 103
6.3. I mmobilisations corporelles 105
6.4. Autres investissements financiers 108
6.5. Stocks 108
6.6. Créances à plus d'un an 109
6.7. Actifs non courants destinés à la vente 109
6.8. Actifs et passifs d'impôts différés 110
6.9. Créances commerciales et autres créances111
6.10. Valeurs disponibles et équivalents de trésorerie113
6.11. Capital souscrit 114
6.12. Actions propres 115
6.13. Dividendes 115
6.14. Plans d'options et de warrants 115
6.15. Intérêts minoritaires 115
6.16. Provisions 116
6.17. Obligations de pension 116
6.18. Passifs portant intérêt 117
6.19. Dettes commerciales à court terme et autres dettes 119
6.20. Gestion des risques 120
1. Risque de marché 121
1.a.1. Risque de change 121
1.a.2. Sensibilité aux taux des devises 123
1.b.1. Risque de taux d'intérêt 124
1.b.2. Risque de taux d'intérêt: sensibilité
aux taux d'intérêt 124
1.b.3. Risque de taux d'intérêt: durée résiduelle
des instruments financiers 125
1.c. Risque de change et risque de taux d'intérêt:
produits dérivés 127
1.d. Autres risques de marché 129
2. Risque de crédit 129
2.a.1. Exposition au risque de crédit 130
2.a.2. Réductions de valeur spéciales 131
3. Risque afferent au taux de l'action 131
4. Risque de liquidité 131
5. Commentaire des instruments financiers
par classe et catégorie 133
6. Structure patrimoniale 136
7. Éléments divers 136
7.1. Filiales 136
7.2. Obligations en cours 138
7.3. Engagements 139
7.4. Parties liées 141
7.5. Événements survenus après la date de clôture du bilan 143
7.6. Missions hors audit du commissaire + parties auxiliaires143

CO M PTES AN N U ELS CO N SO LIDÉS

Les comptes annuels consolidés sont approuvés pour publication par le Conseil d'Administration lors de la réunion du 17 mars 2011.

COMPTE DE RÉSULTATS CONSOLIDÉ(1)

Compte de résultats consolidé
(en milliers d'euros)
Annexe (*) 31/12/2010 31/12/2009
Chiffre d'affaires 5.1. 483.564 436.838
Variation des stocks -15.214 6.133
Autres produits opérationnels 5.2. 6.557 3.826
Approvisionnements et marchandises 5.3. -264.797 -236.440
Services et biens divers 5.3. -121.811 -113.276
Frais de personnel 5.3. -58.253 -57.804
Amortissements 5.3. -18.912 -19.432
Réductions de valeur spéciales sur actifs 5.3. -382
Réductions de valeur 5.3. -554 -578
Provisions 5.3. 65 -1.050
Autres charges opérationnelles 5.3. -2.940 -3.177
Résultat opérationnel (EBIT) 5.4. 7.323 15.041
Produits non récurrents 5.4. 2.774
Charges non récurrentes 5.4. -1.887 -1.054
Résultat opérationnel avant éléments non récurrents (REBIT) 5.4. 6.436 16.095
Produits financiers 5.5. 2.708 3.437
Charges financières 5.5. -7.388 -11.452
Résultat opérationnel après charges financières nettes 2.643 7.026
Impôts 5.6. 112 3.304
Bénéfice (perte) de la période 2.755 10.330
Attribuable:
- Aux porteurs des capitaux propres de PinguinLutosa
(au 'Groupe')
2.813 10.012
- Aux intérêts minoritaires -58 318
Bénéfice (perte) par action
(en euro par action)
Annexe (*) 31/12/2010 31/12/2009
Base 5.7. 0,26 0,93
Après dilution 0,26 0,93

(1) Conformément aux normes IFRS, les coûts de transport imputés en 2010 sont présentés sous la rubrique « chiffre d'affaires » et les données chiffrées de la période comparable ont également été adaptées (voir annexe "2.3. Règles d'évalutation"). (*) Les annexes ci-jointes font partie intégrante du compte de résultats.

ÉTAT CONSOLIDÉ DU RÉSULTAT GLOBAL

État consolidé du résultat global
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Bénéfice (perte) de la période 2.755 10.330
Autres éléments du résultat global
Différences de change des activités étrangères 878 1.158
Autres éléments
Impôts liés aux autres éléments du résultat global
Autres éléments du résultat global, net d'impôts 878 1.158
Résultat global de la période 3.633 11.488
Attribuable:
- Aux porteurs des capitaux propres de PinguinLutosa (au 'Groupe') 3.691 11.170
- Aux intérêts minoritaires -58 318

ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE

Actif
(en milliers d'euros)
Annexe (*) 31/12/2010 31/12/2009
Actifs non courants 188.301 192.034
Immobilisations incorporelles 6.1. 4.206 4.483
Goodwill 6.2. 52.832 52.773
Immobilisations corporelles 6.3. 131.120 134.660
- Terrains et constructions 6.3. 28.789 30.014
- Installations, machines et outillage 6.3. 98.572 100.872
- Mobilier et matériel roulant 6.3. 2.706 2.663
- Autres immobilisations corporelles 6.3. 1.053 1.111
- Immobilisation en cours et acomptes versés 6.3.
Immobilisations financières 6.4.
- Autres immobilisations financières 6.4.
Actifs d'impôts différés 6.8.
Créances à plus d'un an 6.6. 143 118
- Autres créances 6.6. 143 118
Actifs courants 231.936 208.447
Actifs détenus en vue de la vente 6.7.
Stocks 6.5. 112.566 122.152
- Approvisionnements 6.5. 15.648 11.886
- En-cours de fabrication et produits finis 6.5. 96.918 110.266
Créances 6.9. 64.380 48.307
- Créances commerciales 6.9. 51.182 38.643
- Autres créances 6.9. 13.198 9.664
Actifs financiers 6.20.
- Produits dérivés 6.20.
- Placements de trésorerie 6.20.
Valeurs disponibles et équivalents de trésorerie 6.10. 54.990 37.988
Total de l'actif 420.237 400.481

(*) Les annexes ci-jointes font partie intégrante de cet état de la situation financière.

ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE (SUITE)

Passif
(en milliers d'euros)
Annexe (*) 31/12/2010 31/12/2009
Capitaux propres 138.714 125.148
Capital 6.11. 111.013 101.028
- Capital souscrit 6.11. 111.013 101.028
Primes d'émission 11.376 11.376
Réserves consolidées 17.759 14.997
Écarts de conversion cumulés -3.394 -4.272
Intérêts minoritaires 6.15. 1.960 2.019
Dettes à plus d'un an 84.743 99.632
Provisions pour pensions et droits similaires 6.16./6.17. 26 57
Autres provisions 6.16. 1.257 1.252
Dettes financières aux établissements de crédit 6.18. 56.031 68.917
- Contrats de location-financement 6.18. 476 1.076
- Emprunts bancaires 6.18. 53.055 65.105
- Emprunts obligataires 6.18.
- Autres dettes financières 6.18. 2.500 2.736
Autres dettes 6.18.
Passifs d'impôts différés 6.8. 27.429 29.406
Dettes à un an au plus 196.780 175.701
Dettes financières aux établissements de crédit 6.18. 65.755 61.266
- Contrats de location-financement 6.18. 629 1.186
- Emprunts bancaires: dettes à plus d'un an échéant dans l'année 6.18. 12.781 10.196
- Emprunts bancaires 6.18. 51.516 48.009
- Produits dérivés 6.20. 594 1.648
- Autres dettes financières 6.18. 235 227
Dettes commerciales 6.19. 116.679 99.429
Acomptes reçus 6.19. 61 169
Dettes fiscales 6.19. 6.763 6.446
Rémunérations et charges sociales 6.19. 6.876 7.664
Autres dettes 6.19. 646 727
Total du passif 420.237 400.481

(*) Les annexes ci-jointes font partie intégrante de cet état de la situation financière.

ÉTAT CONSOLIDÉ DES VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES

Le tableau ci-dessous résume les variations survenues dans les capitaux propres au cours de l'exercice 2010 et 2009:

État consolidé des variations des capitaux propres

(en milliers d'euros)

Capital Primes d'émission Actions propres
Bilan au 1er janvier 2010 101.028 11.376 0
Bénéfice (perte) de la période
Autres éléments du résultat global
Total du résultat global de la période 0 0 0
Dividende
Augmentation de capital 9.985
Réduction de capital
Modifications dans le périmètre de consolidation
Autres
Bilan au 31 décembre 2010 111.013 11.376 0

État consolidé des variations des capitaux propres

(en milliers d'euros)

Bilan au 1er janvier 2009 101.028 11.376 0 -5.430 7.460
Bénéfice (perte) de la période
Autres éléments du résultat global 1.158
Total du résultat global de la période 0 0 0 1.158 0
Dividende
Augmentation de capital
Réduction de capital
Modifications dans le périmètre de consolidation
Autres
Bilan au 31 décembre 2009 101.028 11.376 0 -4.272 7.460
Total des
capitaux propres
Intérêts
minoritaires
Attribuable aux actionnaires d'instruments
de fonds propres de PinguinLutosa
Total part
du Groupe
Résultats non
distribués
Autres
réserves
Écarts de
Conversion
cumulés
125.148 2.019 123.129 7.537 7.460 -4.272
2.755 -58 2.813 2.813
878 878 878
3.633 -58 3.691 2.813 0 878
9.985 9.985
-52 -1 -51 -51
138.714 1.960 136.754 10.299 7.460 -3.394
-2.574
111.860
1.696
7.460 -5.430
10.012
10.012
318
1.158 1.158
10.012
11.170
318
0 1.158
99
99
5
7.537
123.129
2.019
7.460 -4.272

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉ

Tableau des flux de trésorerie consolidé
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENT
S DE TRÉSORERIE, SOLDE D'OUVERTURE
37.988 20.409
Flux de trésorerie des activités opérationnelles (a) 34.106 42.040
Résultat opérationnel (EBIT) 7.323 15.041
Impôts sur le résultat -1.915 -7.419
Ajustements pour éléments sans effet de trésorerie 20.002 21.203
Amortissements d'immobilisations corporelles 18.091 18.201
Amortissements d'immobilisations incorporelles 1.001 1.369
Charges/reprise (-) de réductions de valeur spéciales sur actifs 936 578
Augmentation/diminution (-) des provisions -26 1.055
Augmentation/diminution (-) du fonds de roulement 8.696 13.215
Augmentation (-)/diminution des stocks 9.194 -7.864
Augmentation (-)/diminution des créances commerciales et autres
débiteurs
-16.073 14.334
Augmentation/diminution (-) des dettes commerciales et autres
créditeurs
14.055 3.955
Effet des taux de change sur le fonds de roulement 1.520 2.790
Flux de trésorerie des activités d'investissement (b) -12.290 -12.198
Acquisitions (-) -12.714 -12.395
Acquisition d'immobilisations incorporelles -523 -150
Acquisition d'immobilisations corporelles -12.191 -12.245
Ventes 424 197
Ventes d'immobilisations corporelles 424 197
Flux de trésorerie des activités de financement (c) -4.633 -12.170
Augmentation de capital 9.985
Inclusion d'instruments de dettes 7.226 8.475
Remboursement (-) d'instruments de dettes -14.571 -13.014
Charges d'intérêts nettes -5.750 -6.100
Autres charges financières -1.523 -1.531
Augmentation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie
(a+b+c)
17.183 17.672
Effet de la variation des taux de change -182 -93
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENT
S DE TRÉSORERIE, SOLDE DE CLÔTURE
54.989 37.988

AN N E XES AUX CO M PTES AN N U ELS CO N SO LIDÉS

1. INFORMATIONS GÉNÉRALES

PinguinLutosa SA est une société établie en Belgique, dont l'adresse statutaire est: Romenstraat 3, 8840 Westrozebeke. Les comptes annuels consolidés de l'exercice de 12 mois se terminant le 31 décembre 2010 englobent PinguinLutosa SA et ses filiales (nommé ensemble 'le Groupe') et l'intérêt de PinguinLutosa SA dans les entreprises associées et les entités sur lesquelles un contrôle conjoint est exercé.

L'activité principale du Groupe se situe dans deux secteurs (légumes surgelés et pommes de terre). Dans le secteur des légumes surgelés, la production de préparations et de plats cuisinés à base de légumes surgelés ('convenience') constitue un élargissement de l'activité de base.

Les comptes annuels consolidés donnent une vue d'ensemble des activités du Groupe et des résultats obtenus. Ils donnent une image fidèle de la position financière, des résultats et des flux de trésorerie de l'entité, et sont établis dans l'hypothèse que la continuité d'exploitation est garantie.

Les comptes annuels consolidés ont été approuvés pour publication par le Conseil d'Administration lors de la réunion du 17 mars 2011.

2. MÉTHODES COMPTABLES

2.1 DÉCLARATION DE CONFORMITÉ

Ces comptes annuels consolidés sont établis en conformité avec les normes internationales d'information financière (International Financial Reporting Standards - IFRS) édictées par l'International Accounting Standards Board (IASB), et avec les interprétations émanant de l'International Financial Reporting Interpretations Committee (IFRIC), telles qu'elles ont été adoptées par l'Union européenne.

2.2 NOUVELLES NORMES ET INTERPRÉTATIONS PUBLIÉES MAIS NON ENCORE APPLICABLES

L'application à partir du 1er janvier 2010 des nouvelles Normes et Interprétations présentées ci-dessous présente les conséquences suivantes sur les états financiers consolidés du Groupe:

• IAS 27 (revue en 2008) « Les comptes annuels consolidés et les comptes annuels » (date d'entrée en vigueur le 1er janvier 2010);

La norme revue exige que les conséquences du traitement des intérêts minoritaires soient directement comptabilisées dans les fonds propres si aucune modification n'est intervenue au niveau du contrôle. De tels traitements ne donneront donc pas lieu à un goodwill ou à un(e) quelconque produit ou charge comptabilisé(e) en bénéfice ou en perte. La norme règle également le traitement administratif lorsqu'on perd le contrôle. Dans ce cas, l'intérêt résiduel éventuel est réévalué à sa valeur réelle et un produit ou une charge est comptabilisé(e) en bénéfice ou en perte (voir aussi annexe "2.3. règles d'évaluation a)").

• IFRS 3 "Regroupements d'entreprises" (revue en 2008) (date d'entrée en vigueur, le 1er janvier 2010);

La norme revue comprend quelques adaptations importantes. Le coût d'un regroupement d'entreprises, y compris les éléments conditionnels, doit être évalué à sa valeur réelle à la date du rachat, tandis que les adaptations ultérieures des éléments conditionnels découlant d'événements postérieurs à la date de rachat, doivent être comptabilisées en perte ou en profit. L'option 'full goodwill', par laquelle on peut choisir au cas par cas, permet au repreneur d'évaluer l'intérêt résiduel dépourvu de contrôle dans l'entité rachetée soit à sa valeur réelle, soit conformément à la part dans l'actif net racheté. Tous les coûts liés au rachat, tels que les honoraires des conseillers, sont mis à charge du résultat (voir aussi "2.3. règles d'évaluation a) et f)"). Etant donné

que ceci peut influencer le traitement des acquisitions futures, il n'est dès lors pas possible d'en évaluer l'impact à ce stade.

• Améliorations à IFRS (2009)

Ces corrections comprennent 15 adaptations de 12 Normes et Interprétations différentes qui expliquent en grande partie le traitement comptable et se sont traduites par plusieurs modifications dans les détails des règles d'évaluation du Groupe. L'application de ces « Améliorations aux IFRS (2009) » n'a pas d'impact significatif sur les résultats rapportés ou sur la situation financière du Groupe.

D'après le Groupe, les (autres) nouvelles Normes ou Interprétations qui sont en application depuis le 1er janvier 2010 n'ont aucun impact ou un impact limité sur les états financiers consolidés du Groupe:

  • Amendements à IAS 27 "Etats financiers consolidés et individuels" (révisée en 2008) (applicables pour les exercices comptables à dater du 1er juillet 2009). Cette Norme est un amendement à IAS 27 "Etats financiers consolidés et individuels" (révisée en 2003);
  • IFRS 3 "Regroupements d'entreprises" (applicable aux regroupements d'entreprises pour lesquels la date de l'acquisition est au début ou après le début du premier exercice comptable à dater du 1er juillet 2009). Cette norme remplace IFRS 3 "Regroupements d'entreprises" comme publié en 2004;
  • Améliorations aux IFRS (2008-2009) (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2010);
  • Amendements à IFRS 1 "Première adoption des IFRS Exemptions additionnelles" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2010);
  • Amendements à IFRS 2 "Paiement fondé sur des actions" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2010);
  • Amendements à IAS 39 "Instruments financiers: Comptabilisation et évaluation – Eléments de couverture éligibles" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er juillet 2009);
  • IFRIC 17 "Distributions d'actifs autres que de la trésorerie aux propriétaires" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er novembre 2009).

Les nouvelles Normes et Interprétations suivantes, qui étaient publiées mais n'étaient pas encore entrées en vigueur à la date d'approbation de ces comptes annuels, n'ont pas été appliquées anticipativement par le Groupe pour l'exercice 2010:

  • IFRS 9 "Instruments financiers" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2013);
  • Amendements à IAS 24 "Informations relatives aux parties liées" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2011). Cette norme remplace IAS 24 "Informations relative aux parties liées" publié en 2003;
  • Amendements à IAS 32 "Instruments financiers: Présentation – Classifications des droits émis" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er février 2010);
  • IFRIC 19 "Extinction de passifs financiers avec des instruments de capitaux propres" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er juillet 2010);
  • Amendements à IFRIC 14/IAS 19 "Le plafonnement de l'actif au titre des régimes à prestations définies, les exigences de financement minimal et leur interaction – Avances d'une obligation de financement minimum" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2011);
  • Améliorations aux IFRS (2009-2010) (normalement applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2011);
  • Amendements à IFRS 1 "Première adoption des IFRS Exemptions liées à IFRS 7" (normalement applicable prospectivement pour les exercices comptables à dater du 1er juillet 2010);
  • Amendements à IFRS 7 "Instruments financiers: Informations à fournir relatives aux transferts des actifs financiers" (normalement applicable prospectivement pour les exercices comptables à dater du 1er juillet 2011).

Pour l'instant le Groupe ne prévoit pas que la première application de ces normes et interprétations aura un effet significatif sur les comptes annuels du Groupe, sauf en ce qui concerne:

  • la norme IFRS 9 "Instruments financiers" (applicable pour les exercices comptables à dater du 1er janvier 2013) dont l'application peut avoir un impact important sur la classification et la valorisation des actifs financiers;
  • la norme IAS 24 "Informations relative aux parties liées" dont l'application peut avoir un impact important sur les informations relatives aux parties liées dans les années comptables futures car un certain nombre d'entités ne répondaient auparavant pas à la définition de partie liée alors qu'elles pourraient l'être à l'avenir en vertu de la norme révisée.

2.3 RÈGLES D'ÉVALUATION

En 2010, les règles d'évaluation n'ont pas subi de modification de principe par rapport à l'exercice précédent, excepté l'amendement des normes révisées IFRS 3 "Regroupements d'entreprises" et IAS 27 "Etats financiers consolidés et individuels" et la présentation modifiée des frais de transport imputés. Conformément aux normes IFRS, les coûts de transport imputés en 2010 (impact: 7,9 millions d'euros) et 2009 (impact: 5,5 millions d'euros) ne sont plus présentés sous la rubrique 'autres produits d'exploitation', mais sont inclues dans la rubrique 'chiffre d'affaires'.

(a) Principes de consolidation

Les comptes annuels consolidés reprennent les données financières de PinguinLutosa SA et des entreprises qu'elle contrôle ou, en d'autres termes, de ses filiales, après élimination de toutes les transactions matérielles au sein du Groupe.

Filiales

Les filiales sont les entreprises sur lesquelles la société mère exerce un contrôle, c'est-à-dire que celle-ci a le pouvoir d'en diriger la politique financière et opérationnelle afin d'obtenir des avantages de leurs activités. Pour déterminer si ce contrôle existe ou non, il est tenu compte des droits de vote potentiels exerçables ou convertibles à ce moment précis. Ce sont en l'occurrence les entreprises dans lesquelles PinguinLutosa SA détient, directement ou indirectement, plus de 50% des droits de vote ou dans lesquelles PinguinLutosa SA peut exercer, directement ou indirectement, une influence décisive sur la politique.

Les filiales sont consolidées selon la méthode de consolidation intégrale. Les comptes annuels des filiales sont inclus dans les états financiers consolidés depuis la date à laquelle la société mère en acquière le contrôle jusqu'à la date à laquelle elle cesse d'exercer ce contrôle. La part des fonds propres attribuable aux actionnaires minoritaires, est mentionnée séparément, respectivement dans le bilan et le compte de résultats.

Les comptes annuels des filiales et des coentreprises sont établis pour le même exercice comptable que celui de la maison mère et sur la base de principes de reporting uniformes pour des transactions comparables et d'autres événements survenant dans des circonstances analogues.

Intérêts minoritaires

Les intérêts minoritaires représentent la part de(s) l'/actionnaire(s) minoritaire(s) dans les fonds propres des entreprises filiales non détenues à 100% par le Groupe.

Les intérêts minoritaires dans l'actif net des filiales consolidées sont identifiés et présentés sur une ligne distincte dans les capitaux propres du Groupe. La valeur comptable des intérêts minoritaires repris dans l'actif net comprend:

  • d'une part, le montant des intérêts minoritaires à la date du regroupement d'entreprises d'origine, calculés conformément à la norme IFRS 3 « Regroupements d'entreprise (2008) ». Dans ce cas, la norme IFRS 3 révisée prévoit un choix possible: soit comptabiliser la valeur initiale à la valeur réelle ('fair value'), soit comptabiliser la valeur initiale à la valeur réelle de l'actif net repris à la date de l'acquisition en proportion de la participation minoritaire (voir plus loin, dans ces commentaires, sous « Regroupements d'entreprises »). Le choix (l'option 'full goodwill') peut être opéré séparément pour chaque combinaison d'entreprises.
  • d'autre part, la part des intérêts minoritaires dans les mutations de patrimoine depuis la date d'acquisition.

Les pertes imputables aux intérêts minoritaires dans une filiale consolidée peuvent être supérieures aux intérêts minoritaires dans les capitaux propres de la filiale. Dans ce cas, le surplus ainsi que les pertes ultérieures dans le chef de la minorité, seront déduits des intérêts minoritaires afin que ceux-ci puissent présenter également, sous la norme révisée, un solde négatif.

Regroupements d'entreprises

A partir du 1er janvier 2010 les regroupements d'entreprises sont traités selon la méthode d'acquisition conforme à la norme révisée IFRS 3 "Regroupements d'entreprises (2008)".

Pour chaque rachat, la contrepartie transférée comprend, en échange du contrôle sur la partie transférée, la somme des valeurs réelles, à la date d'acquisition, de l'actif transféré, des obligations assumées et des instruments de fonds propres émis par le Groupe qui sont donnés. La contrepartie transférée comprend la valeur réelle, à la date d'acquisition, des actifs ou des passifs qui découlent de passifs éventuels. Les coûts engagés par l'acquéreur pour créer un regroupement d'entreprises sont inscrits dans les charges du compte de résultats de la période au cours de laquelle les coûts sont encourus et les services reçus, à l'exception des coûts d'émission de'obligations ou d'actions et des titres comparables qui doivent être comptabilisés selon IAS 32 et IAS 39.

Les actifs acquis, les passifs repris et les engagements conditionnels identifiables qui font partie d'un regroupement d'entreprises sont initialement évalués à leur valeur réelle à la date du rachat, à l'exception des actifs non courants détenus en vue de la vente conformément à la norme IFRS 5 "Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées", qui sont évalués à leur valeur réelle diminuée des frais de cession, et ce indépendamment de l'existence d'un quelconque intérêt minoritaire.

Si le traitement comptable initial d'un regroupement d'entreprise n'est pas complètement terminé au cours de la période de reporting pendant laquelle le regroupement d'entreprises a lieu, le Groupe rapporte des montants provisoires pour les éléments ayant trait au traitement comptable non terminé. Ces montants provisoires sont adaptés pendant la période de valorisation. La période de valorisation est la période allant de la date d'acquisition à la date à laquelle le Groupe obtient des informations complètes au sujet des faits et circonstances qui existaient déjà à la date d'acquisition, cette période ne pouvant excéder 1 an. Les adaptations ultérieures des éléments conditionnels, qui découlent des informations complémentaires obtenues par l'acquéreur après la date d'acquisition au sujet des faits et circonstances qui existaient déjà à la date d'acquisition, sont effectuées par rapport au prix d'acquisition pendant la période d'évaluation. Toutes les autres adaptations ultérieures des éléments conditionnels, qui découlent d'événements intervenus après la date d'acquisition, sont comptabilisées conformément aux normes IFRS pertinentes (dans les fonds propres ou le compte de résultats).

L'option 'full goodwill', par laquelle on peut choisir au cas par cas, permet au repreneur d'évaluer l'intérêt résiduel dépourvu de contrôle dans l'entité rachetée soit à sa valeur réelle, soit conformément à la part dans l'actif net racheté.

Conformément à IFRS 3, les opérations relatives aux intérêts minoritaires intervenant après l'acquisition du contrôle, donc les opérations n'entraînant pas de perte de contrôle, ne sont pas traitées comme un regroupement d'entreprises. Mais un traitement comptable adapté n'est pas prévu dans la norme actuelle. C'est pourquoi le Groupe a décidé à cet égard d'appliquer les dispositions énoncées dans la norme IAS 27 "Les états financiers consolidés et individuels" (révisée en janvier 2008). Par conséquent, les opérations ayant trait aux intérêts minoritaires intervenant après l'acquisition du contrôle, et qui n'entraînent pas de perte de contrôle, sont traitées comme une opération entre parties en leur qualité d'actionnaire. L'achat ou la vente de participations minoritaires sans perte de contrôle ne peut pas, en soi, donner lieu à un goodwill ou à un(e) produit/charge dans le compte de résultats. Toute différence entre la valeur (réelle) de la participation minoritaire acquise ou cédée et la valeur réelle de la contrepartie transférée est immédiatement comptabilisée dans les fonds propres. Les adaptations des intérêts minoritaires sont basées sur la part relative de l'entreprise filiale dans l'actif net.

En cas de perte du contrôle d'une entreprise filiale, les actifs et passifs de cette dernière, ainsi que les éventuels intérêts minoritaires et autres composants des fonds propres de la filiale ne sont plus comptabilisés. Le bénéfice ou la perte découlant de la perte de contrôle est calculé comme étant la différence entre (i) la somme de la valeur réelle de la contrepartie reçue et la valeur réelle de tout intérêt subsistant dans cette entreprise et (ii) la valeur nette comptable de l'actif (y compris le goodwill), les passifs et les éventuels intérêts minoritaires dans cette entreprise. Les montants qui étaient comptabilisés auparavant dans les résultats non réalisés sont comptabilisés de la même manière (intégrés dans le compte de résultats ou transférés directement dans les fonds propres) comme on devrait le faire si les actifs ou passifs pertinents étaient cédés. En cas de perte du contrôle d'une entreprise filiale avec maintien d'une participation dans cette entreprise qui découle de la cession d'une entreprise associée ou d'une joint-venture, cette participation est valorisée à sa valeur réelle à la date de la perte du contrôle. Ensuite, cette participation sera valorisée sur la base de la méthode de mise en équivalence ou si un actif financier est disponible à la vente, en fonction du niveau d'influence qui est conservé.

Investissements dans des coentreprises et des entreprises associées

Les entreprises associées sont des entreprises dans lesquelles le Groupe exerce, directement ou indirectement, une influence notable sans toutefois pouvoir en diriger la politique financière et opérationnelle et des entreprises qui ne sont pas des filiales ou coentreprises. C'est supposé être le cas lorsqu'une entreprise détient au moins 20% ou plus des droits de vote de l'entreprise.

Les comptes annuels consolidés comprennent la part du Groupe dans le résultat des joint-ventures et les entreprises liées conformément à la méthode de mise en équivalence à partir de la date à laquelle la société-mère acquiert pour la première fois une influence significative dans le contrôle conjoint jusqu'à la date à laquelle il y est mis fin, sauf lorsque l'investissement est classé comme détenu en vue de la vente et doit par conséquent être traité conformément à la norme IFRS 5 "Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées".

Les informations mentionnées relatives à ces entreprises ont été rédigées conformément aux principes de la communication financière du Groupe. Dans la méthode de mise en équivalence les investissements dans des entreprises associées et des coentreprises sont d'abord comptabilisés au prix de revient et ensuite ajustés pour tenir compte de la modification de la quote-part du Groupe dans l'actif net de la participation après l'acquisition, diminuée le cas échéant des réductions de valeur des investissements individuels. Les pertes d'une entreprise liée qui excèdent les intérêts du Groupe dans cette entreprise (compte tenu également de tous les intérêts à long terme qui, par essence, font partie des investissements nets du Groupe dans l'entreprise associée) ne sont pas comptabilisées, sauf si le Groupe a contracté des obligations supplémentaires au nom de cette entreprise associée.

La valeur comptable nette des participations dans les joint-ventures et les entreprises liées sera à nouveau évaluée en cas d'indications d'une éventuelle réduction de valeur notable ou de la disparition des raisons ayant motivé antérieurement des réductions de valeur.

Nous parlons de goodwill sur l'acquisition d'une entreprise liée lorsque le prix de revient d'un regroupement d'entreprises dépasse, à la date d'acquisition, l'intérêt du Groupe dans la valeur nette réelle des actifs et passifs identifiables et des passifs éventuels de l'entité acquise. Les participations dans les joint-ventures et les entreprises liées dans le bilan comprennent également la valeur comptable du goodwill afférent qui est évalué, en tant que partie de cet investissement, comme pouvant donner lieu à d'éventuelles réductions de valeur.

Dans le cas où l'intérêt du Groupe dans la valeur nette réelle des actifs et passifs identifiables et des passifs éventuels de l'entité acquise dépasse, à la date d'acquisition, le prix de revient d'un regroupement d'entreprises, le surplus subsistant après réévaluation est comptabilisé immédiatement dans le compte de résultats ('badwill').

Au 31 décembre 2009 et au 31 décembre 2010 le Groupe ne comptait pas d'entreprises associées et n'avait pas d'intérêts dans des coentreprises.

Élimination lors de la consolidation

Tous les soldes et les transactions intragroupe avec des filiales, y compris les bénéfices non réalisés sur les transactions intragroupe, sont éliminés lors de l'établissement des comptes annuels consolidés. Les pertes non réalisées sur les transactions intra-groupe sont également éliminées sauf s'il s'agit de réductions de valeur permanentes.

Les bénéfices non réalisés lors des transactions avec des entreprises associées et des coentreprises sont éliminés à concurrence de l'intérêt du Groupe dans l'entité. Les mêmes règles d'élimination pour les bénéfices non réalisés s'appliquent aux pertes non réalisées, à cette différence près qu'elles ne sont éliminées que dans la mesure où il n'existe pas d'indice de réduction de valeur spéciale.

En conclusion, nous renvoyons au périmètre de consolidation (annexe "7.1. Filiales").

(b) Devises étrangères

Les comptes annuels individuels de chaque membre du Groupe sont présentés dans l'unité monétaire de l'environnement économique primaire dans lequel l'entité opère (sa devise fonctionnelle). Pour l'établissement des comptes annuels consolidés, les résultats et la position financière de chaque entité sont exprimés en euro, à savoir la devise fonctionnelle de la maison mère et la monnaie de présentation des états financiers consolidés.

Transactions en devises étrangères

Les transactions en devises étrangères sont enregistrées, lors de leur première comptabilisation, dans la devise fonctionnelle, en appliquant au montant en monnaie étrangère le taux de change au comptant fixé à la date de la transaction entre la devise fonctionnelle et la monnaie étrangère. A chaque date de clôture du bilan les éléments monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis sur la base du taux de clôture. Les actifs et passifs non monétaires sont convertis au taux de change du jour de la transaction. Les différences de change résultant du règlement ou de la conversion d'éléments monétaires à un taux différent de celui auquel ils ont été convertis lors de la première comptabilisation, sont inscrites au compte de résultats comme bénéfices ou pertes de change réalisés ou non réalisés , pendant la période où elles surviennent. Les résultats de change réalisés ou non réalisés sont inclus dans le résultat financier.

Pour se couvrir contre l'exposition à certains risques de change, le Groupe conclut des contrats à terme. Nous renvoyons à cet égard au point "(u) produits dérivés" concernant les règles d'évaluation de ce type d'instruments financiers et à l'annexe "6.20. Politique en matière de gestion des risques", où ces instruments sont analysés plus en détail.

Comptes annuels des entités étrangères

Les actifs monétaires, les actifs et passifs non monétaires des entités étrangères ayant une devise fonctionnelle autre que l'euro sont convertis au taux appliqué à la date de clôture des comptes. Les produits et charges de chaque compte de résultats (y compris les chiffres comparatifs) sont convertis au taux de change moyen. Toutes les différences de change qui en résultent sont comptabilisées en tant que composante distincte des capitaux propres, plus spécifiquement sous la rubrique 'écarts de conversion cumulés'. Toutefois, si l'entité étrangère n'appartient pas intégralement au Groupe, la part proportionnelle pertinente des écarts de conversion est attribuée aux actionnaires minoritaires.

Les taux suivants ont été appliqués pour l'établissement des comptes annuels consolidés:

31 décembre 2010 31 décembre 2009 Évolution en %
5% 1,11130 € 1,16750 € 1 GBP =
8% 0,69770 € 0,75460 € 1 USD =
13% 0,40230 € 0,45300 € 1 BRL =
22% 0,00757 € 0,00926 € 1 JPY =
12% 0,10230 € 0,11450 € 1 CNY =

Taux de clôture

Taux moyen

31 décembre 2010 31 décembre 2009 Évolution en %
--------------------------------------------------
1 GBP = 1,16605 € 1,12297 € 4%
1 USD = 0,75488 € 0,71916 € 5%
1 BRL = 0,43072 € 0,36353 € 18%
1 JPY = 0,00861 € 0,00769 € 12%
1 CNY = 0,11166 € 0,10543 € 6%

Le taux moyen est calculé sur les douze derniers mois.

En cas de vente d'une entité étrangère, qui entraîne la perte du contrôle, d'une influence significative ou du contrôle conjoint, les écarts de conversion pertinents cumulés relatifs à cette entité étrangère sont comptabilisés dans le compte de résultats comme part de la plus-value ou de la moins-value réalisée sur la vente. Les écarts de conversion cumulés qui étaient attribués auparavant aux actionnaires minoritaires sont supprimés sans être pour autant reclassés dans le compte de résultats.

Si le Groupe procède à une vente partielle de sa participation dans une entité étrangère, qui n'implique pas la perte de contrôle, la part pertinente des écarts de conversion cumulés est réallouée aux actionnaires minoritaires. Si le Groupe procède à une vente partielle de sa participation dans une entreprise liée ou une jointventure, la part pertinente des écarts de conversion cumulés est reclassée dans le compte de résultats.

Le goodwill et les adaptations de la valeur réelle découlant de l'acquisition d'une entité étrangère sont considérés comme des actifs et des passifs de l'entité acquise et sont convertis au cours de clôture.

(c) Information sectorielle

IFRS 8 "secteurs opérationnels" requiert une analyse des informations relatives aux secteurs opérationnels et exige une approche au niveau du management, de sorte que l'information sectorielle soit présentée sur la même base qu'aux fins de l'établissement des rapports internes. D'autres précisions sur chacun des secteurs opérationnels figurent à l'annexe "4. Information sectorielle"

(d) Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées

Une activité abandonnée est une composante du Groupe qui a été cédée ou classée comme détenue en vue de la vente, qui représente une activité majeure et distincte ou domaine d'entreprise géographique et qui fait partie d'un plan coordonné de cession d'une activité majeure et distincte et qui peut être distingué du reste de l'entité aussi bien au niveau opérationnel que pour le reporting financier.

Le Groupe classe un actif non courant (ou un groupe d'actifs cédés) comme détenu en vue de la vente lorsque sa valeur comptable est principalement réalisée dans une opération de vente et non par son utilisation poursuivie. Cette condition n'est remplie que dans la mesure où la vente est hautement probable et où l'actif (ou le groupe d'actifs cédés) est immédiatement disponible à la vente dans son état actuel.

La direction doit s'être engagée dans un projet de vente de l'actif (ou du groupe d'actifs cédée), laquelle vente entrera selon toute probabilité en considération pour être comptabilisée en tant que vente parfaite dans un délai d'un an à compter de la date de la classification et si un plan opérationnel est lancé visant à trouver un acquéreur et à mener à bien le plan. En outre, la vente de l'actif (ou le groupe d'actifs qui est cédé) est promue à un prix raisonnable par rapport à sa valeur réelle actuelle.

Immédiatement avant que l'actif soit classé pour la première fois comme détenu en vue de la vente, le Groupe évalue la valeur comptable de l'actif (ou de l'ensemble des actifs et passifs du Groupe) conformément aux normes IFRS applicables. Lors de la classification initiale, les actifs non courants et les groupes d'actifs cédés sont évalués au montant le plus faible entre leur valeur

comptable et leur valeur réelle moins les frais de cession. Les réductions de valeur sont comptabilisées pour chaque premier amortissement ou chaque amortissement ultérieur d'un actif (ou d'un groupe d'actifs cédés) jusqu'à concurrence de la valeur réelle moins les frais de cession. Dès que les actifs non courants sont classés comme étant destinés à la vente, ils ne sont plus amortis. Les données bilantaires comparatives relatives aux périodes précédentes ne sont pas retravaillées pour refléter la nouvelle classification dans le bilan.

(e) Immobilisations incorporelles

Les immobilisations incorporelles comprennent les titres, marques, portefeuilles clients, logiciels, concessions, droits de propriété et droits similaires acquis de tiers ou par apport, ainsi que les logiciels générés en interne. Les immobilisations corporelles acquises dans un regroupement d'entreprises sont évaluées initialement à leur valeur réelle qui est considérée dès ce moment-là comme leur prix d'achat, alors que les immobilisations incorporelles acquises séparément sont évaluées initialement à leur prix d'achat.

Immobilisations incorporelles à durée d'utilisation illimitée

Les immobilisations incorporelles ayant une durée d'utilisation illimitée sont comptabilisées à leur coût historique. Ces immobilisations ne sont pas amorties mais font l'objet d'une évaluation annuelle afin de déterminer s'il y a réduction de valeur. Si leur valeur recouvrable est inférieure à la valeur comptable, une réduction de valeur est imputée à charge du résultat. A la date de clôture des comptes, aucune immobilisation incorporelle à durée d'utilisation illimitée n'était identifiée.

Immobilisations incorporelles à durée d'utilisation limitée

Les immobilisations incorporelles ayant une durée d'utilisation limitée sont comptabilisées à leur prix de revient diminué, le cas échéant, des amortissements accumulés et des réductions de valeur accumulées. Ces immobilisations incorporelles sont amorties selon la méthode linéaire à partir de la date de disponibilité de l'actif, et ce sur la durée d'utilisation déterminée. La durée d'utilisation résiduelle et la méthode d'amortissement sont évaluées chaque année à la clôture de l'exercice. Une modification de la durée d'utilisation d'une immobilisation incorporelle est traitée de manière prospective comme un changement d'estimation comptable.

Les durées d'utilisation suivantes sont appliquées par le Groupe:

Logiciels 5 ans
Frais de développement 5 ans
Concessions et droits de propriété 5 ans
Marque Lutosa 10 ans
Portefeuille clients (distribution) 10 ans
Portefeuille clients (restauration hors domicile) 7 ans
Portefeuille clients (marque distributeur) 2 ans

Si la valeur réelle est durablement inférieure à la valeur comptable ainsi calculée, des réductions de valeur spéciales sont imputées au compte de résultats.

Recherche et développement

Les dépenses affectées à la recherche, dans le but d'acquérir de nouvelles connaissances et idées scientifiques ou techniques, sont comptabilisées en charges dans les comptes annuels au moment où elles sont engagées.

Les dépenses touchant à l'activité de développement, où les résultats de la recherche sont appliqués dans un plan ou un projet visant la production de produits ou procédés nouveaux ou sensiblement améliorés avant la production commerciale ou l'utilisation, ne sont portées au bilan que si toutes les conditions mentionnées ci-dessous sont remplies:

  • le produit ou le procédé est réalisable du point de vue technique ou commercial;
  • le Groupe a l'intention d'achever et d'utiliser ou de vendre l'immobilisation incorporelle;
  • le produit ou le procédé peut être utilisé ou vendu;
  • il peut être démontré que l'actif générera des avantages économiques futurs probables;
  • le Groupe dispose des ressources adéquates techniques, financières et autres pour achever le développement et utiliser ou vendre l'immobilisation incorporelle;
  • le Groupe peut évaluer de manière fiable les dépenses attribuables à l'immobilisation incorporelle au cours de son développement.

Le montant activé comprend tous les coûts directement attribuables à la réalisation, à la production et aux préparatifs de l'actif, de sorte que celui-ci puisse fonctionner de la manière prévue par la direction. Un projet de recherche et développement en cours acquis dans un regroupement d'entreprise est présenté hors goodwill si sa valeur réelle peut être mesurée de manière fiable.

Les frais de développement activés font l'objet d'un amortissement linéaire sur la durée d'utilisation attendue des avantages générés à partir du moment où le produit ou le procédé est prêt à être utilisé.

(f) Goodwill

Le goodwill qui découle d'un regroupement d'entreprises est comptabilisé initialement comme un actif à la date de l'acquisition du contrôle ('la date d'acquisition').

Nous parlons de goodwill lorsque la somme de i)+ii)+iii) – où i) est la contrepartie transférée pour obtenir le contrôle; ii) est le montant de toute participation minoritaire dans l'entité acquise et iii) est la valeur réelle de la participation détenue précédemment par le Groupe dans l'entité acquise (le cas échéant) – dépasse, à la date d'acquisition, la valeur nette réelle des actifs et passifs identifiables acquis de l'entité acquise. Le goodwill est initialement comptabilisé comme actif au prix coûtant et est ensuite évalué au prix coûtant diminué le cas échéant des réductions de valeur spéciales accumulées.

Au cas où la part du Groupe dans la valeur réelle de l'actif net identifiable dépasse la somme i)+ii)+iii) susmentionnée, le surplus subsistant après réévaluation est immédiatement comptabilisé dans le compte de résultats ('badwill').

L'unité génératrice de flux de trésorerie à laquelle le goodwill est attribué est soumise chaque année à un test de dépréciation, et à chaque fois qu'il y a une indication que l'unité a pu subir une réduction de valeur spéciale en comparant la valeur comptable de celle-ci avec sa valeur recouvrable. La valeur recouvrable est le montant le plus élevé soit de la valeur d'utilité ou soit de la valeur réelle moins les frais de cession.

Si la valeur recouvrable de l'unité est inférieure à la valeur comptable, la réduction de valeur spéciale sera d'abord imputée à la valeur comptable du goodwill de l'unité et ensuite aux autres actifs de l'unité au prorata de la valeur comptable de chaque actif dans l'unité. Une réduction de valeur spéciale comptabilisée en goodwill ne peut pas être reversée ultérieurement.

Lors de la vente d'une filiale, d'une coentreprise ou d'une entreprise associée, le goodwill attribué est pris en compte lors de la détermination du bénéfice ou de la perte sur la vente.

La politique du Groupe relative à la détermination du goodwill lors de l'acquisition d'une entreprise associée est expliquée cidessus à la rubrique "a) principes de consolidation".

(g) Immobilisations corporelles

Immobilisations corporelles en propriété

Le Groupe a choisi le modèle du coût historique et non pas le modèle de réévaluation. Les immobilisations corporelles acquises séparément sont valorisées initialement à leur prix coûtant. Les immobilisations corporelles acquises dans un regroupement d'entreprises sont valorisées initialement à leur valeur réelle, qui dès ce moment-là équivaut à leur prix coûtant. Après leur comptabilisation initiale, les immobilisations corporelles sont évaluées à leur prix coûtant diminué des amortissements accumulés éventuels et des éventuelles réductions de valeur spéciales accumulées.

Le prix coûtant comprend le prix d'achat initial majoré de tous les frais directement imputables engagés pour permettre à l'actif de fonctionner selon le mode prévu (tels que impôts non récupérables, transport…). Le coût d'un actif produit par l'entité pour elle-même inclut le prix de revient des matériaux, les coûts salariaux directs et une quote-part proportionnelle des frais fixes de production.

Frais de financement

Les frais de financement directement imputables à l'acquisition, la construction ou la production d'un actif qualifié sont incorporés dans le coût de l'actif. Un actif qualifié est un actif qui nécessite une longue période de préparation avant de pouvoir être utilisé ou vendu.

Dépenses ultérieures

Les dépenses ultérieures sont reprises dans la valeur comptable de l'actif ou sont comptabilisées en tant qu'actif distinct, mais seulement s'il est probable que des avantages économiques futurs attribuables à l'actif iront au Groupe et si le coût de cet actif peut être déterminé de façon fiable. Tous les frais de réparation et d'entretien sont imputés au compte de résultats au moment où ils sont exposés.

Amortissements

Les amortissements sont répartis selon la méthode linéaire sur la durée d'utilisation attendue de l'actif. L'amortissement d'un actif commence dès qu'il est prêt pour l'usage qui lui est destiné. Le montant amorti est porté au compte de résultats. Les terrains et les bâtiments en voie de construction ne sont pas amortis.

La durée résiduelle et la durée d'utilisation d'un actif sont revues au moins à la fin de chaque exercice, et si les prévisions diffèrent des estimations précédentes, le(s) changement(s) est (sont) traité(s) sur le plan administratif comme un changement d'estimation conformément à la norme IAS 8 "Méthodes comptables, changements d'estimations et erreurs".

Les durées d'utilisation moyennes attendues initialement appliquées sont les suivantes:

Constructions 18 ans
Installations, machines et outillage
- Production 13 - 16 ans
- Conditionnement 12 - 16 ans
- Energie 13 - 20 ans
- Autres 12 - 15 ans
Mobilier et matériel roulant 6 ans
Autre matériel 5 ans

Si la valeur comptable d'un actif est supérieure à la valeur réalisable estimée, elle est immédiatement amortie jusqu'à la valeur réalisable (voir annexe "i) Dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles"). Les plus-values et moins-values de réalisation d'actifs non courants, à savoir la différence entre le prix de vente et la valeur comptable de l'actif réalisé, sont enregistrées dans le résultat d'exploitation.

Subventions d'investissement

Les subventions d'investissement relatives aux achats d'immobilisations corporelles sont portées en déduction de la valeur comptable des actifs concernés. Le montant attendu est comptabilisé au bilan au moment de l'approbation initiale et est corrigé ensuite, si nécessaire, lors de l'octroi définitif. Le subside est amorti sur la même période que l'immobilisation corporelle pour laquelle le subside a été accordé.

(h) Contrats de location

Un contrat de location est considéré comme un contrat de location-financement s'il implique le transfert au locataire de la quasi-totalité des risques et avantages attachés à la propriété. Toutes les autres formes de contrats de location sont considérées comme des contrats de location opérationnels.

Contrats de location-financement

Au début de la période de location, les contrats de location-financement sont portés à l'actif et au passif du bilan pour des montants égaux à la valeur réelle de l'actif loué ou, si ces montants sont inférieurs, à la valeur actuelle des paiements minimaux au titre de la location. L'engagement correspondant vis-à-vis du bailleur est repris au bilan comme engagement de location-financement. Le taux d'actualisation utilisé pour le calcul de la valeur actuelle des paiements de location-financement minimums est le taux d'intérêt implicite du contrat de location-financement si l'on peut le retrouver, sinon le taux d'intérêt marginal de l'entreprise est appliqué.

Les paiements minimaux au titre de la location sont comptabilisés en partie comme frais de financement et en partie comme remboursement de l'encours de l'engagement. Pendant la période de location, les frais de financement sont imputés à chaque période de manière à obtenir un taux d'intérêt périodique constant sur le solde restant dû de l'engagement. Les paiements conditionnels au titre de la location sont traités comme charges dans les périodes au cours desquelles ils ont été effectués.

Le montant amortissable d'un actif loué est attribué systématiquement à chaque exercice comptable de la période d'utilisation attendue, sur une base compatible avec les méthodes d'amortissement que le locataire applique aux actifs amortissables dont il est propriétaire. S'il est raisonnablement certain que le locataire acquerra la propriété de l'actif loué à la fin de la période de location, la période d'utilisation attendue sera la durée d'utilisation de l'actif. Dans le cas contraire, l'actif sera amorti sur la période de location ou sur la durée d'utilisation si cette dernière est plus courte.

Contrats de location opérationnels

Les paiements au titre de contrats de location opérationnels doivent être comptabilisés en charges, proportionnellement à la durée, sur la période de location, à moins qu'un autre mode systématique d'imputation soit plus représentatif de l'échelonnement dans le temps des avantages dont bénéficie l'utilisateur. Les avantages reçus (à recevoir) comme incitant à la conclusion d'un contrat de location opérationnel sont également répartis proportionnellement à la durée sur la période de location.

Les coûts d'aménagement des bâtiments loués sont mis à l'actif et amortis sur leur durée d'utilisation estimée ou, si la période est plus courte, sur la période de location-financement pertinente.

(i) Réduction de valeur spéciale des immobilisations corporelles et incorporelles

Quant aux immobilisations corporelles et incorporelles du Groupe, on évalue à chaque date de clôture des comptes, conformément à la norme IAS 36, s'il existe des indices de réductions de valeur spéciales pour un actif. En cas de survenance de tels indices, il convient de procéder à une estimation de la valeur recouvrable de l'actif. La valeur recouvrable d'un actif ou d'une unité génératrice de flux de trésorerie est le montant le plus élevé entre sa valeur d'utilité et sa valeur réelle, moins les frais de cession. Pour déterminer la valeur d'utilité, les flux de trésorerie futurs estimés sont ramenés à leur valeur actuelle à l'aide d'un taux d'actualisation avant impôts reflétant les appréciations actuelles du marché de la valeur temporelle de l'argent et les risques spécifiques inhérents à l'actif.

Une réduction de valeur spéciale est comptabilisée lorsque la valeur comptable d'un actif ou de l'unité génératrice de flux de trésorerie à laquelle appartient l'actif, est supérieure à la valeur recouvrable. Les réductions de valeur spéciales sont directement imputées au compte de résultats.

Les réductions de valeur comptabilisées aux exercices antérieurs sont reprises via le compte de résultats lorsqu'il apparaît que celles-ci n'ont plus lieu d'être ou se sont réduites. Lorsqu'une réduction de valeur spéciale fait ultérieurement l'objet d'un reversement, la valeur comptable de l'actif est augmentée pour atteindre le montant de l'estimation révisée de sa valeur recouvrable, mais de telle manière que la valeur comptable majorée ne soit pas supérieure à la valeur comptable qui aurait été déterminée si aucune réduction de valeur spéciale n'avait été comptabilisée pour cet actif au cours des années antérieures.

(j) Stocks

Les stocks sont évalués à leur prix coûtant (coûts d'acquisition ou de conversion) selon la méthode FIFO ('first-in, first-out') ou à leur valeur de réalisation si celle-ci est inférieure. Les coûts de conversion incluent tous les frais directs et indirects nécessaires pour amener les stocks dans le lieu et l'état actuels. La valeur de réalisation est égale au prix de vente estimé dans le cadre de l'exploitation courante, diminué des coûts d'achèvement estimés et des coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente. Le stock est déprécié chaque mois sur base de la valeur vénale. Pour plus de détails sur l'évaluation des stocks, nous renvoyons à l'annexe « 6.5. Stocks ».

Les propres cultures sur des terrains loués sont, conformément à IAS 41 "Agriculture", évaluées à la valeur réelle diminuée des coûts de vente, à partir de leur première comptabilisation jusqu'au moment de la récolte.

(k) Actifs financiers

Le Groupe classe ses actifs financiers dans les catégories suivantes: 'évalués à leur valeur réelle via le compte de résultats' (FaAFTPL/FaHT), 'disponibles à la vente' (FaAFS), 'détenus jusqu'à l'échéance' (Htm) et 'prêts et créances' (L&R). La classification des actifs financiers dépend de la finalité pour laquelle ils ont été acquis et est déterminée lors de leur comptabilisation initiale.

Critères d'entrée et de sortie de consolidation des actifs financiers

Les achats et les ventes d'actifs financiers sont comptabilisés à la date de règlement. Cela signifie qu'un actif entre dans la consolidation le jour où le Groupe le reçoit et qu'il en sort à la date de son aliénation par le Groupe.

Critères d'évaluation des actifs financiers

Les actifs financiers sont initialement évalués au prix coûtant, qui correspond à la valeur réelle du prix d'achat, frais de transaction inclus. Pour les produits dérivés, les frais de transaction doivent être immédiatement comptabilisés en charge. Les actifs financiers, sauf ceux comptabilisés à leur valeur réelle via le compte de résultats, sont soumis à un test de réduction de valeur spéciale lorsque des indices objectifs vont dans ce sens. Une fois constatée, la réduction de valeur spéciale d'actif est prise directement en charge du résultat.

• Actifs financiers évalués à leur valeur réelle via le compte de résultats (FaFVTPL/FaHT)

Ceux-ci comprennent:

  • (a) les actifs financiers qui, lors de leur première comptabilisation, ont été considérés comme devant être évalués à la valeur réelle, les variations de celle-ci étant portées au compte de résultats;
  • (b) les actifs financiers détenus à des fins commerciales. Un actif financier est classé dans cette catégorie lorsqu'il a été acquis principalement pour être revendu à court terme. Entrent également dans cette catégorie les produits dérivés qui ne sont pas qualifiés comme instruments de couverture dans une couverture effective.

Après comptabilisation, ces deux catégories sont évaluées en valeur réelle, et les variations de celle-ci sont portées au compte de résultats.

• Actifs financiers disponibles à la vente (FaAFS)

Les immobilisations financières disponibles à la vente comprennent des participations dans des entités qui n'ont été ni acquises principalement pour être revendues à court terme, ni consolidées ou comptabilisées selon la méthode de mise en équivalence. Les actifs financiers disponibles à la vente sont classés sous la rubrique "participations" dans les immobilisations financières sous la rubrique 'Autres immobilisations financières'. Après leur première comptabilisation, les actifs disponibles à la vente sont évalués à leur valeur réelle au bilan. Les placements en actions classés comme actifs financiers disponibles à la vente, qui ne sont pas cotés sur un marché actif et dont la valeur réelle ne peut être déterminée de manière fiable, sont comptabilisés à leur coût historique diminué des réductions de valeur spéciales éventuelles. Les bénéfices et les pertes découlant de la variation de la valeur réelle d'un actif disponible à la vente sont directement incorporés aux capitaux propres. Lorsque la participation est vendue, reçue ou aliénée ou lorsque la valeur comptable de la participation est annulée à la suite d'une réduction de valeur spéciale, le bénéfice (la perte) cumulé(e) qui était inclus(e) dans les capitaux propres est à ce moment transféré(e) vers le compte de résultats.

  • Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance (Htm) Les actifs détenus jusqu'à l'échéance sont évalués à leur coût amorti selon la 'méthode du taux d'intérêt effectif', diminué des réductions de valeur spéciales éventuelles.
  • Prêts et créances (L&R)

Les prêts et créances sont évalués à leur coût amorti diminué des réductions de valeur spéciales éventuelles. Selon une vérification de tous les encours à la date de clôture des comptes, il est procédé à une estimation de tous les prêts et créances dont le recouvrement est douteux. Une réduction de valeur spéciale est imputée au compte de résultats pour la différence entre la valeur comptable des créances et la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs estimés. Par prêts et créances, il faut considérer les créances commerciales et autres créances, les actifs financiers à court terme, la trésorerie et les équivalents de trésorerie.

(l) Créances commerciales et autres créances

Les créances commerciales à court terme et autres créances sont initialement évaluées à la valeur réelle. Au terme de l'exercice il est procédé à une estimation des créances douteuses sur base d'une évaluation de tous les encours. Les réductions de valeur sont reprises dans le compte de résultats lorsqu'il existe une preuve objective de dépréciation de l'actif. La réduction de valeur est définie comme étant la différence entre la valeur comptable de l'actif et la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs estimés, prises en considération au taux d'intérêt effectif d'origine lors de la première comptabilisation.

Aucune réduction de valeur n'est comptabilisée par le Groupe pour des montants échus si leur encaissement est toujours jugé probable, par exemple parce que les encours peuvent être récupérés auprès des autorités fiscales ou que le Groupe dispose de sécurités suffisantes.

(m) Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie et les équivalents de trésorerie comprennent les dépôts d'espèces et à vue, les placements à court terme (moins de 3 mois), les chèques bancaires et les placements à court terme liquides, qui peuvent être instantanément convertis en liquidités, dont le montant est connu et qui ne comportent pas de risque matériel de dépréciation.

(n) Instruments de capitaux propres et passifs portant intérêt: distinction

Les instruments de capitaux propres et les passifs portant intérêt émis par le Groupe sont classés sur base de la réalité économique des accords contractuels et de la définition du passif portant intérêt et de l'instrument de capitaux propres.

Instruments de capitaux propres

Tout contrat comprenant l'intérêt restant dans les actifs du Groupe, déduction faite de toutes les obligations, est un instrument de capitaux propres. Un tel instrument émis par le Groupe est incorporé aux capitaux propres sur la base des produits obtenus, diminués des frais de transaction directs.

Passifs portant intérêt

Les passifs portant intérêt sont initialement évalués en valeur réelle diminués des frais de transaction déterminés. Après l'évaluation initiale, ils sont ensuite comptabilisés en coût amorti. La différence entre le montant initial et la valeur de remboursement est alors incluse au prorata temporis dans le compte de résultats selon 'la méthode du taux d'intérêt effectif'.

(o) Instruments de capitaux propres

Les instruments de capitaux propres du Groupe ne sont pas réévalués.

Actions propres

Les actions propres sont portées en déduction des capitaux propres et sont mentionnées au tableau des mutations des capitaux propres. Aucun bénéfice ou perte n'est comptabilisé sur le rachat, la vente, l'émission ou la suppression d'actions propres. Les frais de transaction qui sont directement imputables à l'acquisition d'actions propres (déduction faite d'impôts quelconques) sont également déduits des capitaux propres susceptibles d'être attribués aux actionnaires de la société. En cas d'annulation ou de vente d'actions propres, le produit perçu est comptabilisé comme un renforcement des capitaux propres et le résultat de l'opération est enregistré dans les résultats reportés.

Dividendes

Les dividendes sont comptabilisés en tant que dette de la période au cours de laquelle ils sont formellement attribués, donc après l'approbation de l'Assemblée Générale des actionnaires. Jusqu'à cette approbation formelle, les dividendes proposés sont repris dans les capitaux propres consolidés du Groupe.

(p) Provisions

Les provisions sont constituées dans l'état de la situation financière lorsque le Groupe a une obligation existante (de fait ou de droit) à la suite d'un événement survenu dans le passé et qu'il est probable qu'un ensemble de moyens comportant des avantages économiques devra être affecté à la liquidation de cette obligation, et que le montant de celle-ci peut être estimée de façon fiable. Le montant repris comme provision est la meilleure estimation, à la date de clôture des comptes, de la dépense nécessaire pour satisfaire à cette obligation existante, éventuellement prise en compte si le facteur temps a un impact significatif sur celui-ci.

Réorganisation ou restructuration

Une provision pour restructuration est constituée si le Groupe a approuvé un plan de restructuration détaillé et formel et si le commencement d'exécution de ce plan et la communication de ses caractéristiques principales aux personnes intéressées avant la clôture des comptes ont suscité chez celles-ci une attente fondée que la restructuration sera réalisée. Une provision pour restructuration ne comprend que les dépenses découlant directement de la restructuration et qui ne sont pas liées à la poursuite des activités de l'entité.

Provisions environnementales

Des provisions environnementales sont constituées conformément d'une part aux obligations légales en vigueur et d'autre part à la politique environnementale du Groupe.

(q) Avantages du personnel

Obligations de pension

En Belgique, les plans de pension du Groupe pour le personnel ont le caractère de 'régime à prestations définies' vu que l'exigence légale de garantie de la rentabilité est suffisamment couverte par la compagnie d'assurances. Dans ces régimes le risque actuariel et le risque d'investissement sont entièrement supportés par le travailleur. Les obligations relatives à ces plans sont directement imputées au compte de résultats au moment de leur survenance.

Obligations résultant de régimes de pension à prestations définies

Le Groupe n'a pas d'obligation dans le cadre d'un régime de pension à prestations définies.

Paiements en actions

Les programmes d'options sur actions et les plans de warrants permettent aux travailleurs et aux membres de la direction senior d'acquérir des actions de l'entreprise. La valeur réelle des services fournis par les travailleurs est comptabilisée en charge. Le montant total qui doit être comptabilisé en charge durant la période d'attente est déterminé sur base de la valeur réelle des options sur actions attribuées, sans tenir compte de l'impact des conditions non liées aux prix du marché. Il est tenu compte de ces conditions dans les hypothèses relatives au nombre escompté d'options sur actions qui devient inconditionnel. A chaque date de clôture du bilan, le Groupe procède à une révision de ses estimations du nombre escompté d'options d'actions qui devient inconditionnel. S'il y a lieu, l'impact de la révision des estimations initiales est porté au compte de résultats avec une augmentation des capitaux propres correspondante pendant la période d'attente restant à courir. Si les options sont exercées, les capitaux propres sont augmentés à concurrence des sommes reçues.

Autres avantages à long terme accordés au personnel

Ils consistent en rémunérations futures auxquelles les travailleurs ont droit sur base des prestations effectuées pendant la période actuelle ou les périodes antérieures. Ces avantages sont traités de la même manière que les obligations résultant de régimes de pension à prestations définies, si ce n'est que tous les bénéfices ou pertes actuariels sont directement comptabilisés, qu'aucune limite n'est appliquée et que toutes les charges des années de service passées sont immédiatement comptabilisées.

Le Groupe n'a pas d'autres avantages à long terme pour le personnel.

(r) Autres obligations financières: emprunts bancaires

Les emprunts bancaires productifs d'intérêts et les dépassements de crédit sont initialement évalués à la valeur réelle sous déduction des frais de transaction et sont ensuite évalués en coût amorti d'après 'la méthode du taux d'intérêt effectif'.

(s) Autres obligations financières: emprunts obligataires subordonnés

Lors de leur premier traitement dans les comptes annuels les emprunts sont comptabilisés à la valeur réelle après imputation des frais de transaction et ensuite en coût amorti. La différence entre les produits (sous déduction des frais de transaction) et la valeur de remboursement est portée au compte de résultats pendant la durée de l'emprunt selon 'la méthode du taux d'intérêt effectif'.

(t) Autres obligations financières: dettes commerciales et autres dettes

Les dettes commerciales et les autres dettes sont évaluées en coût amorti.

(u) Actifs et passifs financiers: produits dérivés

Facteurs de risque financier

Le Groupe recourt aux produits dérivés dans le but de limiter les risques relatifs aux fluctuations défavorables des cours de change et des taux d'intérêt, découlant des opérations d'exploitation, des activités de financement et d'investissement. Le Groupe n'a pas pour politique d'utiliser les produits dérivés à des fins spéculatives. Il utilise des options d'achat et de vente sur devises étrangères, des swaps d'intérêts et d'autres instruments dérivés pour maîtriser l'impact des fluctuations des taux de change et des taux d'intérêt.

Instruments de couverture

Le Groupe a choisi de ne pas appliquer la comptabilité de couverture. S'il devait toutefois décider d'appliquer cette comptabilité, un système de documentation formelle serait mis en place pour identifier le plus vite possible l'opération sous-jacente lors de la conclusion de nouveaux contrats, cela afin de pouvoir déterminer si l'instrument de couverture s'inscrit dans le cadre de la politique de gestion des risques du Groupe et de tester en permanence l'efficacité de l'instrument de couverture.

Valorisation

Les dérivés qui constituent des couvertures économiques mais qui ne satisfont pas aux critères stricts de la comptabilité de couverture au sens de la norme IAS 39 "Instruments financiers: comptabilisation et évaluation", sont traités au point de vue comptable comme des actifs ou passifs financiers évalués en valeur réelle (FaFVPL/FlFVPL), les variations de valeur étant portées au compte de résultats. La valeur réelle des dérivés négociés est leur valeur de marché. Si aucune valeur de marché n'est disponible, la valeur réelle est calculée à l'aide de modèles d'évaluation financière, basés sur les prix du marché pertinents à la date de clôture du bilan. En cas de dérivés portant intérêt, la valeur réelle correspond à leur prix pur, hors intérêts courus.

(v) Impôts sur le résultat

Les impôts sur le résultat comprennent les impôts actuels et les impôts différés.

La dette fiscale actuelle est basée sur le bénéfice fiscal de l'année. L'impôt actuel est le montant de l'impôt dû sur le bénéfice fiscal de l'exercice, auquel s'ajoutent les ajustements éventuels portant sur des exercices antérieurs. Il est calculé au moyen de tarifs d'imposition locaux (ou tarifs d'imposition dont le processus législatif est arrivé à son terme) à la date de clôture du bilan. Les impôts actuels de l'exercice en cours et des exercices antérieurs sont, dans la mesure où ils n'ont pas encore été payés, comptabilisés en tant que passif. Si le montant déjà payé au titre de l'exercice en cours et des exercices précédents excède le montant dû, l'excédent est comptabilisé en tant qu'actif.

Les impôts différés sont comptabilisés d'après la méthode dite du 'report variable' ou méthode du bilan pour toutes les différences temporelles entre la valeur comptable des actifs et des passifs dans les comptes annuels et la valeur fiscale correspondante qui est utilisée pour le calcul du bénéfice fiscal. En règle générale, des passifs d'impôts différés sont comptabilisés pour toutes les différences temporelles imposables et des actifs d'impôts différés sont comptabilisés dans la mesure où des bénéfices imposables sont disponibles pour compenser des différences temporelles déductibles. De tels actifs et passifs ne sont pas comptabilisés lorsque les différences temporelles résultent de la comptabilisation initiale du goodwill ou de la première comptabilisation (autre que dans un regroupement d'entreprises) d'autres actifs ou passifs dans le cadre d'une transaction qui n'a aucun effet sur le bénéfice avant impôts ou sur le bénéfice fiscal. Les principales différences temporelles concernent les amortissements d'immobilisations corporelles, l'effet des modifications d'amortissements sur l'évaluation des stocks, l'effet de la différence de méthode d'évaluation des stocks (de 'direct cost' à 'full cost') au sein de la division 'pommes de terre', la prise en résultat des subsides et l'impact des acquisitions.

Des passifs d'impôts différés sont comptabilisés pour toutes les différences temporelles imposables en rapport avec des investissements dans des filiales, des succursales, des entreprises associées et des intérêts dans des coentreprises, sauf si le Groupe peut déterminer le moment du paiement de la différence temporelle et s'il est probable que la différence temporelle ne soit pas réglée dans un futur proche.

La valeur comptable d'un actif d'impôts différés doit être évaluée à chaque date de clôture du bilan. Le Groupe réduit la valeur comptable d'un actif d'impôts différés dans la mesure où il n'est plus probable qu'un bénéfice imposable suffisant soit disponible pour permettre d'utiliser l'avantage de tout ou partie de cet actif d'impôts différés.

Les actifs et passifs d'impôts différés sont évalués sur la base des taux d'imposition qui seront selon toute vraisemblance d'application pour la période au cours de laquelle l'actif est réalisé ou le passif est réglé. Les impôts différés doivent être comptabilisés en tant que produit ou charge dans le compte de résultats de la période, sauf s'ils portent sur des éléments qui sont incorporés directement aux capitaux propres, auquel cas les impôts différés doivent également être comptabilisés directement dans les capitaux propres.

Les actifs et passifs d'impôts actuels sont compensés si, et seulement si, l'entité a un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés et a l'intention soit de régler le montant net, soit de réaliser l'actif et de régler le passif simultanément.

(w) ConstatAtion des produits

Les produits de la vente de biens

Les produits de la vente de biens sont comptabilisés lorsque:

  • (a) les risques et les avantages inhérents à la propriété sont cédés;
  • (b) le Groupe ne conserve aucun contrôle ni aucune implication de fait revenant normalement au propriétaire;
  • (c) le montant du produit peut être déterminé de façon fiable;
  • (d) selon toute probabilité, les avantages économiques inhérents à l'opération iront au Groupe;
  • (e) les frais déjà exposés ou encore à exposer pour l'opération peuvent être évalués de manière fiable.

Les produits sont évalués à la valeur réelle du paiement qui a été reçu ou sur lequel un droit a été obtenu, et représentent les montants exigibles pour les biens et services fournis dans le cadre de la gestion courante, compte tenu le cas échéant du montant de quelconques ristournes commerciales, financières ou de remises pour achats en grandes quantités consenties par le Groupe.

Subventions publiques

Les subventions publiques sont comptabilisées au moment où il est raisonnablement certain que le Groupe remplira les conditions liées aux subventions et que celles-ci seront reçues. Ces subventions sont systématiquement comptabilisées en produits sur les périodes nécessaires pour les imputer aux coûts corrélatifs qu'elles visent à compenser. Une subvention publique, reçue en compensation de charges ou de pertes déjà encourues ou en vue de l'octroi au Groupe d'une aide financière immédiate sans coûts corrélatifs futurs, est comptabilisée en tant que produit de la période au cours de laquelle elle est censée avoir été reçue.

Subventions d'exploitation

Les subventions d'exploitation sont présentées comme autres produits d'exploitation.

(x) Produits et charges financiers Produits financiers

Les produits financiers ont trait aux intérêts sur les capitaux investis, aux dividendes, aux bénéfices sur la vente d'actifs financiers disponibles à la vente, aux ajustements de valeur positifs d'actifs financiers à leur valeur réelle via le compte de résultats et aux bénéfices sur la revalorisation à la valeur réelle de tout intérêt détenu précédemment dans une société reprise. Les intérêts sont comptabilisés selon la "méthode du taux d'intérêt effectif" conformément à la norme IAS 39 "Instruments financiers: comptabilisation et évaluation". Les revenus de dividendes provenant d'investissements sont comptabilisés lorsque les droits des actionnaires à en recevoir le paiement, ont été obtenus.

Charges financières

Les charges financières ont trait aux intérêts sur les emprunts et les intérêts sur les remboursements de location-financement, à l'impact de l'escompte des provisions et de la contrepartie conditionnelle, aux pertes sur la vente d'actifs financiers disponibles à la vente, aux réductions de valeur d'actifs financiers à leur valeur réelle via le compte de résultats ainsi qu'aux pertes et réductions de valeur spéciales sur les actifs financiers (autres que les créances commerciales). Toutes les charges financières sont comptabilisées à la date à laquelle elles sont encourues. Les frais de financement qui ne sont pas directement imputables à l'acquisition, la construction ou la production d'un actif qualifié (voir annexe "g) Immobilisations corporelles") sont pris en résultat sur la durée du financement selon la 'méthode du taux d'intérêt effectif'.

Les résultats de change et les écarts de conversion

Les bénéfices et pertes qui découlent de la conversion de devises étrangères sont présentés en base nette, soit comme produits financiers, soit comme charges financières, selon que les mouvements des devises étrangères présentent un gain net ou une perte nette.

(y) Charges et produits non récurrent(e)s

Les produits et charges d'exploitation liés aux restructurations, dépréciations exceptionnelles, provisions pour charges environnementales et autres opérations et événements clairement distincts des activités normales du Groupe sont présentés dans le compte de résultats comme produits et charges exceptionnels.

(Z) Événements survenus après la date de clôture du bilan

Les événements postérieurs à la date de clôture du bilan se rapportent à la période comprise entre cette date et la date à laquelle les comptes annuels sont approuvés pour publication.

Les événements survenus après la date de clôture du bilan se rapportant à des circonstances qui existaient à cette date sont mentionnés dans les comptes annuels. Les événements survenus après la date de clôture du bilan se rapportant à des circonstances postérieures à cette date ne sont mentionnés que dans les annexes, et pour autant qu'ils aient pu avoir un impact significatif.

2.4 MODIFICATIONS DANS LE PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

2.4.1 Modifications dans le périmètre de consolidation: exercice 2010

Au cours de l'exercice 2010, le périmètre de consolidation a subi les modifications suivantes:

Autres modifications

En 2010 les noms de quelques filiales ont changé: 'Lutosa Italia Srl' a changé en 'PinguinLutosa Italia Srl' , 'Lutosa Shanghai Ltd' a changé en 'PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd' et 'Pinguin Foods UK Ltd.' a changé en 'PinguinLutosa Foods UK Ltd.'

2.4.2 Modifications dans le périmètre de consolidation: exercice 2009

Au cours de l'exercice 2009, le périmètre de consolidation a subi les modifications suivantes:

Fusions

Il a été procédé le 1er janvier 2009 à la fusion tacite de Moerbos SA, Lutosa Trading Company SA et Lutosa-Express SA en la société Vanelo SA. Le 1er janvier 2009 il a été procédé également à la fusion par absorption de Primeur SA par Vanelo SA. Ces fusions s'inscrivent dans le cadre du projet de simplification de la structure du Groupe.

Nouvel établissement

Le 7 août 2009 a été créé le bureau de vente PinguinLutosa CEE Gmbh, dans lequel le Groupe détient une participation de 100%. Au 31 décembre 2009 cette entreprise était consolidée par intégration globale pour 5 mois. Le chiffre d'affaires, le résultat d'exploitation et le résultat net des activités de Pinguin-Lutosa CEE Gmbh depuis la date de constitution atteignaient respectivement 305.000 euros, 2.000 euros et 2.000 euros au 31 décembre 2009.

Autres modifications

Depuis le 1er janvier 2009 la dénomination de 'Pinguin SA' a été changée en 'PinguinLutosa SA' et celle de 'Van den Broeke-Lutosa SA' en 'PinguinLutosa Foods SA'.

En 2009 les noms de quelques bureaux de vente ont également changé: 'Lutosa Japan K.K.' a changé en 'PinguinLutosa Japan K.K.' et 'Pinguin Deutschland Gmbh' a changé en 'PinguinLutosa Deutschland Gmbh'.

3. RECOURS AUX ESTIMATIONS

L'établissement des comptes annuels en conformité avec les normes IFRS exige que la direction formule des appréciations, des estimations et des hypothèses qui peuvent avoir un impact sur les montants portés à l'actif et au passif du bilan, sur les actifs et passifs conditionnels, sur les produits et les charges et sur les éléments y afférents mentionnés dans l'annexe.

Les estimations faites à la date de clôture des comptes reflètent les conditions existantes à cette date. Les estimations, les appréciations et les hypothèses sous-jacentes les plus importantes portent principalement sur la détermination des réductions de valeur spéciales sur le goodwill, les immobilisations incorporelles et corporelles, les actifs d'impôts différés et les provisions:

  • Réductions de valeur spéciales sur goodwill:
  • Le Groupe effectue chaque année des tests portant sur le risque de réductions de valeur sur le goodwill et les unités génératrices de flux de trésorerie lorsqu'un indice de réduction de valeur apparaîtrait. Cette analyse se fonde sur des hypothèses telles que l'évolution du marché, de la part de marché, des marges, du % EBITDA par rapport au chiffre d'affaires, des taux d'escompte et du % du fonds de roulement par rapport au chiffre d'affaires;
  • Réductions de valeur spéciales (ou reprise de réduction de valeur spéciale) sur immobilisations (in)corporelles:
  • Le Groupe vérifie à chaque date de clôture s'il existe des indices de réduction de valeur spéciale sur les immobilisations (in)corporelles;
  • Le Groupe vérifie à chaque date de clôture s'il existe des indices selon lesquels une réduction de valeur spéciale comptabilisée sur un actif au cours d'exercices précédents n'existe plus ou a diminué;
  • Comptabilisation et calcul de provisions pour risques fiscaux et environnementaux ainsi que pour restructurations.
  • Actifs d'impôts différés:

Les actifs d'impôts différés se rapportant à des pertes fiscales reportées ne sont comptabilisés que dans la mesure où il est probable que le bénéfice futur sera suffisant pour récupérer les pertes fiscales reportées. Dans son estimation, le Groupe prend en considération des éléments tels que budgets, stratégies à long terme et opportunités de planning fiscal;

• Provisions:

Au terme de chaque exercice, le Groupe procède à une estimation des risques et charges futurs des litiges en cours et recourt surtout aux avis d'experts externes en la matière.

Les estimations, appréciations et hypothèses sous-jacentes telles que décrites ci-dessus sont basées sur les expériences du passé et sur divers autres facteurs jugés raisonnables au vu des circonstances. Les résultats réels peuvent toutefois s'en écarter. Les estimations et les hypothèses sous-jacentes sont revues en permanence.

La direction considère que les estimations et les hypothèses reposent sur une base raisonnable et qu'elles reflètent autant que possible les perspectives du Groupe.

4. INFORMATION SECTORIELLE

Les informations qui, chez PinguinLutosa, ont été rapportées aux 'chief operating decision makers' du Groupe, en vue de l'appréciation des résultats et de l'attribution des moyens, sont basées sur deux secteurs d'activité qui sont ensuite scindés d'après leur situation géographique. C'est sur cette base de segmentation que des moyens sont octroyés aux différents secteurs et que leurs performances sont évaluées. Le comité de direction juge le résultat des secteurs sur base du résultat net. Les actifs et passifs des secteurs englobent les éléments d'actif et de passif qui lui appartiennent directement, ainsi que les éléments qui peuvent être raisonnablement attribués à ce secteur (les actifs et passifs d'impôts font partie des actifs et passifs sectoriels).

Pour les 'rapports internes du management', le Groupe est donc divisé en deux secteurs, selon que les produits appartiennent au secteur des légumes surgelés ou au secteur des pommes de terre, avec comme base de segmentation supplémentaire la situation géographique par secteur opérationnel.

Les différentes sociétés du Groupe sont intégrées dans les secteurs suivants:

• Légumes surgelés:

sociétés PinguinLutosa SA, Pinguin Langemark SA, Pinguin Aquitaine SAS, PinguinLutosa Foods UK Ltd. et les bureaux de vente MAC Sarl, PinguinLutosa Deutschland GmbH, Pinguin Hong Kong Ltd et PinguinLutosa CEE Gmbh.

• Pommes de terre:

sociétés PinguinLutosa Foods SA, G&L Van den Broeke-Olsene SA, Vanelo SA et les bureaux de vente Lutosa France Sarl, Lutosa UK Ltd., Lutosa España SA, Lutosa América Latina Ltda, PinguinLutosa Japan K.K., PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd et PinguinLutosa Italia Srl.

La répartition du chiffre d'affaires a été attribuée aux différents pays sur base du lieu de vente. La colonne 'Autres' comprend les bureaux de vente de la division 'légumes surgelés' et de la division 'pommes de terre'.

Dans cette information sectorielle les règles d'évaluation utilisées sont les mêmes que dans les comptes annuels consolidés.

Le résultat d'un secteur comprend les produits et charges qu'il génère directement, y compris la quotité des produits et charges à allouer qui peut être raisonnablement attribués à ce secteur.

Les actifs et passifs d'un secteur englobent les éléments d'actif et de passif qui lui appartiennent directement. Comme l'information sectorielle primaire est organisée en fonction de la nature des produits, les postes du bilan pouvaient facilement être attribués aux secteurs correspondants. Les actifs et les dettes par secteur sont présentés avant élimination des positions intersecteurs. Les conditions du marché sont prises comme base pour la détermination des prix de cession entre secteurs.

Informations relatives aux clients importants

Le chiffre d'affaires du Groupe provenant des transactions effectuées avec des clients externes ne comprend aucun client individuel représentant à lui seul au moins 10% du chiffre d'affaires du Groupe.1 Et cela aussi bien pour l'exercice sous revue que pour l'exercice précédent.

Le Groupe vend ses produits dans plus de 105 pays. Le tableau ci-dessous donne un aperçu du chiffre d'affaires ventilé d'après la localisation géographique du client.

Chiffre d'affaires

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Belgique 54.277 11,22% 50.426 11,54%
Royaume-Uni 144.782 29,94% 139.480 31,93%
France 73.847 15,27% 72.210 16,53%
Allemagne 50.276 10,40% 42.370 9,70%
Autres pays de l'UE 99.644 20,61% 91.642 20,98%
Autres 60.738 12,56% 40.710 9,32%
Chiffre d'affaires
total
483.564 100% 436.838 100%

La quote-part du marché britannique atteint 15,3% dans la division 'pommes de terre' et grimpe à 44,2% dans la division 'légumes surgelés' (2009: 48,3%). Ce recul en pourcentage (-4,1%) est dû au fait que l'augmentation du chiffre d'affaires dans la division belge 'légumes surgelés' est plus forte que celle dans la division britannique.

Durant l'exercice, les cinq plus gros clients représentaient 18,1% du chiffre d'affaires consolidé (exercice 2009: 20,5%).

Les tableaux ci-dessous donnent un résumé des performances de chaque secteur d'activité, pour la période de douze mois se terminant le 31 décembre 2010 et 31 décembre 2009, y inclus le retraitement de l'information de la période comparable.

Pour des informations plus détaillées sur l'information sectorielle, nous renvoyons au rapport du Conseil d'Administration..

1 Conformément aux normes IFRS, les coûts de transport imputés en 2010 sont présentés sous la rubrique 'chiffre d'affaires' et les données chiffrées de la période comparable ont également été adaptées (voir annexe "2.3. Règles d'évalutation").

L'information sectorielle est reproduite dans le tableau ci-dessous:

31/12/2010
------------ --
(en milliers d'euros) Légumes surgelés
(sous-consolidation)
Belgique
Royaume-Uni France Autres Éliminations Sous-consolidation
RÉSULTATS
Chiffre d'affaires 140.916 125.424 10.045 1.688 -32.665 245.408
- chiffre d'affaires clients externes 126.745 116.785 66 1.550 245.146
- chiffre d'affaires interdivisions 14.171 8.639 9.979 138 -32.665 262
Total des produits d'exploitation 132.825 128.803 10.532 2.513 -34.501 240.172
Résultat d'exploitation (EBIT) -871 6.875 264 98 6.366
Amortissements et reprise de réductions de valeur
spéciales sur actifs
6.376 2.404 900 19 9.699
Réductions de valeur imputées au compte de résultats 220 248 468
Provisions -33 -332 300 -65
Flux de trésorerie des activités opérationnelles (EBITDA) 5.692 9.195 1.464 117 16.468
Produits financiers 1.759 282 90 -481 1.650
Charges financières -4.570 -1.634 -240 -8 481 -5.971
Résultat avant impôts -3.682 5.524 114 90 2.045
Impôts 223 -1.529 -234 -31 -1.571
Résultat net -3.459 3.995 -120 59 474
Produits non récurrents 150 2.624 2.774
Charges non récurrentes -402 -1.185 -300 -1.887
Résultat d'exploitation avant charges &
produits non récurrents (REBIT)
-619 5.436 564 98 5.479
ACTIFS ET PASSIFS
Actifs sectoriels 212.983 91.364 12.432 876 -46.932 270.723
Engagements sectoriels 144.854 70.065 8.382 602 -19.371 204.532
Actifs sectoriels non courants 131.158 16.100 8.673 97 -27.561 128.467
AUTRES INFORMATIONS
Nombre de travailleurs intérimaires au terme de l'exercice* 159 11 170
Nombre de travailleurs au terme de l'exercice * 330 261 39 7 637

31/12/2010

(en milliers d'euros) Pommes de terre

(sous-consolidation)
Belgique
Autres Éliminations Sous-consolidation Éliminations Consolidé
RÉSULTATS
Chiffre d'affaires 239.285 3.330 -2.597 240.018 -1.862 483.564
- chiffre d'affaires clients externes 237.607 811 238.418 483.564
- chiffre d'affaires interdivisions 1.678 2.519 -2.597 1.600 -1.862 0
Total des produits d'exploitation 237.726 3.748 -2.795 238.679 -3.944 474.907
Résultat d'exploitation (EBIT) 729 228 957 7.323
Amortissements et reprise de réductions de valeur
spéciales sur actifs
9.540 55 9.595 19.294
Réductions de valeur imputées au compte de résultats 86 86 554
Provisions 0 -65
Flux de trésorerie des activités opérationnelles (EBITDA) 10.355 283 10.638 27.106
Produits financiers 1.066 6 1.072 -14 2.708
Charges financières -1.422 -9 -1.431 14 -7.388
Résultat avant impôts 371 226 598 2.643
Impôts 1.750 -67 1.683 112
Résultat net 2.121 159 2.281 2.755
Produits non récurrents 0 2.774
Charges non récurrentes 0 -1.887
Résultat d'exploitation avant charges &
produits non récurrents (REBIT)
729 228 957 6.436
ACTIFS ET PASSIFS
Actifs sectoriels 158.739 1.590 -1.112 159.217 -9.703 420.237
Engagements sectoriels 86.243 701 -250 86.694 -9.703 281.523
Actifs sectoriels non courants 113.245 174 -386 113.033 -53.199 188.301
AUTRES INFORMATIONS
Nombre de travailleurs intérimaires au terme de l'exercice* 77 77 247
Nombre de travailleurs au terme de l'exercice * 621 25 646 1.283

L'information sectorielle est reproduite dans le tableau ci-dessous:

31/12/2009
(en milliers d'euros)
Légumes surgelés
(sous-consolidation)
Belgique
Royaume-Uni France Autres Éliminations Sous-consolidation
RÉSULTATS
Chiffre d'affaires 126.896 118.761 18.823 586 -40.672 224.394
- chiffre d'affaires clients externes 109.644 110.850 3.470 369 224.333
- chiffre d'affaires interdivisions 17.252 7.911 15.353 217 -40.672 61
Total des produits d'exploitation 135.591 127.803 19.308 1.283 -42.303 241.682
Résultat d'exploitation (EBIT) 839 5.158 1.093 135 7.225
Amortissements et reprise de réductions de valeur
spéciales sur actifs
6.357 2.448 866 19 9.690
Réductions de valeur imputées au compte de résultats 59 504 -13 550
Provisions 704 344 2 1.050
Flux de trésorerie des activités opérationnelles (EBITDA) 7.255 8.814 2.303 143 18.515
Produits financiers 2.507 29 104 -107 2.533
Charges financières -8.606 -1.308 -278 -6 107 -10.091
Résultat avant impôts -5.260 3.879 919 129 -333
Impôts 1.180 -2.069 -262 -35 -1.186
Résultat net -4.080 1.810 657 94 -1.519
Produits non récurrents 0
Charges non récurrentes -704 -350 -1.054
Résultat d'exploitation avant charges &
produits non récurrents (REBIT)
839 5.862 1.443 135 8.279
ACTIFS ET PASSIFS
Actifs sectoriels 219.958 78.650 16.841 1.464 -38.738 278.175
Engagements sectoriels 144.304 62.187 12.671 1.251 -11.175 209.238
Actifs sectoriels non courants 132.733 13.093 9.470 112 -27.561 127.847
AUTRES INFORMATIONS
Nombre de travailleurs intérimaires au terme de l'exercice* 76 13 89
Nombre de travailleurs au terme de l'exercice * 353 279 42 8 682

31/12/2009

(en milliers d'euros) Pommes de terre

(sous-consolidation)
Belgique
Autres Éliminations Sous-consolidation Éliminations Consolidé
RÉSULTATS
Chiffre d'affaires 212.666 2.810 -1.990 213.486 -1.042 436.838
- chiffre d'affaires clients externes 211.685 820 212.505 436.838
- chiffre d'affaires interdivisions 981 1.990 -1.990 981 -1.042 0
Total des produits d'exploitation 208.509 2.883 -2.186 209.206 -4.090 446.798
Résultat d'exploitation (EBIT) 7.738 78 7.816 15.041
Amortissements et reprise de réductions de valeur
spéciales sur actifs
9.692 50 9.742 19.432
Réductions de valeur imputées au compte de résultats 28 28 578
Provisions 0 1.050
Flux de trésorerie des activités opérationnelles (EBITDA) 17.458 128 17.586 36.101
Produits financiers 955 1 956 -52 3.437
Charges financières -1.398 -15 -1.413 52 -11.452
Résultat avant impôts 7.295 64 7.359 7.026
Impôts 4.534 -44 4.490 3.304
Résultat net 11.829 20 11.849 10.330
Produits non récurrents 0 0
Charges non récurrentes 0 -1.054
Résultat d'exploitation avant charges &
produits non récurrents (REBIT)
7.738 78 7.816 16.095
ACTIFS ET PASSIFS
Actifs sectoriels 150.447 1.286 -690 151.043 -28.737 400.481
Engagements sectoriels 94.398 582 -148 94.832 -28.737 275.333
Actifs sectoriels non courants 64.412 161 -386 64.187 192.034
AUTRES INFORMATIONS
Nombre de travailleurs intérimaires au terme de l'exercice* 48 48 137
Nombre de travailleurs au terme de l'exercice * 631 28 659 1.341

5. ANALYSE DU COMPTE DE RÉSULTATS CONSOLIDÉ

5.1 CHIFFRE D'AFFAIRES

Le chiffre d'affaires du Groupe est principalement réalisé par la vente de légumes et de produits de pommes de terre fraîchement surgelés. Par l'intermédiaire de PinguinLutosa Foods SA et Vanelo SA, le Groupe vend également des produits de pommes de terre réfrigérés (10,0% du chiffre d'affaires total).

Chiffre d'affaires
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Vente "produits surgelés" 435.429 390.779
Vente "produits réfrigérés" 48.135 46.059
Chiffre d'affaires total 483.564 436.838

Conformément aux normes IFRS, les coûts de transport imputés en 2010 sont présentés sous la rubrique 'chiffre d'affaires' et les données chiffrées de la période comparable ont également été adaptées. Sur le total des frais de transport imputés en 2010 (7.867.000 euros), un montant de 7.296.000 euros peut être attribué à la division 'pommes de terre' tandis que sur le total des frais de transport imputés en 2009 (5.484.000 euros), un montant de 5.019.000 euros peut être attribué à la division 'pommes de terre'.

Le chiffre d'affaires consolidé augmente de 10,7% par rapport à l'exercice antérieur. En 2010, le chiffre d'affaires de la division 'pommes de terre' s'élève à 238.417.000 euros (49,3% du chiffre d'affaires total), dont 48.135.000 euros dans le segment des produits frais réfrigérés (principalement frites et flocons de pommes de terre). Au cours de l'exercice précédent, la quote-part de la division 'pommes de terre' était de 48,6% (212.040.000 euros), dont 46.059.000 euros dans le segment des produits frais. Le chiffre d'affaires de la division 'pommes de terre' a augmenté de 12,4% en raison de la hausse des volumes de ventes en 2010 (+13,8%).

La quote-part de la division 'légumes surgelés' dans le chiffre d'affaires consolidé du Groupe est égale à 50,7% du chiffre d'affaires total (31 décembre 2009: 51,5%). L'augmentation du chiffre d'affaires dans ce secteur d'activité (+9,1%) par rapport à l'année calendrier passée est aussi due à la croissance organique de PinguinLutosa en 2010. Les volumes vendus au sein de la division 'légumes surgelés' ont progressé de 10,8 % au cours de l'exercice écoulé.

5.2 AUTRES PRODUITS D'EXPLOITATION

Autres produits d'exploitation

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Subventions d'exploitation 22 30
Location 478 1.244
Indemnisation relative à l'évacuation
partielle du site à King's Lynn
(Construction d'un entrepôt)
2.624
Signing fee: projet énergie verte 150
Indemnités d'assurances reçues 158 152
Plus-value réalisée 16 180
Frais répercutés dans le cadre de la
fourniture d'énergie verte
355 453
Autres produits d'exploitation 2.754 1.767
Total 6.557 3.826

Les revenus locatifs proviennent, comme l'année précédente, de la location de chambres de surgélation sur le site de King's Lynn (Royaume-Uni). Le contrat de location a pris fin au milieu de l'année 2010, ce qui explique la réduction sensible des revenus par rapport à l'exercice précédent.

En 2010, les autres produits d'exploitation incluaient une indemnisation pour un montant de 2.624.000 euros que le Groupe reçoit pour l'évacuation partielle du site de King's Lynn pour la construction d'un entrepôt (voir annexe "5.4. Résultat d'exploitation (EBIT)").

Les autres produits d'exploitation consistent principalement en matériaux d'emballages facturés (principalement des palettes), la vente de graisses de cuisson usées et la refacturation de frais divers.

5.3 CHARGES D'EXPLOITATION

Les charges d'exploitation du Groupe se ventilent comme suit:

Charges d'exploitation
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Approvisionnements et marchandises 264.797 236.440
Achats de légumes frais et de pommes de terre fraîches 128.053 116.554
Achats de surgelés 62.158 46.977
Achats de matériaux d'emballages 35.642 31.433
Achat de graisses de cuisson 11.301 10.387
Stockage et travaux effectués par des tiers 11.584 9.985
Frais de transport liés à l'achat 3.712 4.657
Achats d'ingrédients 9.215 7.426
Achats de semences 1.135 1.331
Autres 1.997 7.690
Services et biens divers 121.811 113.276
Transport 32.295 25.656
Énergie 31.919 34.293
Frais d'entretien + informatique 16.264 16.248
Location (chariots élévateurs, matériel informatique, constructions,…) 10.185 10.169
Personnel intérimaire 12.755 8.887
Assurances 2.474 2.116
Conseils externes 2.036 2.098
Frais relatifs à la vente/administration 7.562 5.020
Frais liés aux eaux usées de PinguinLutosa Foods UK Ltd. 1.313 1.050
Autres 5.008 7.739
Frais de personnel 58.253 57.804
Amortissements et reprise de réductions de valeur spéciales sur actifs 19.294 19.432
Amortissements 18.912 19.432
Réductions de valeur spéciales sur actifs 382
Réductions de valeur et provisions 489 1.628
Réductions de valeur sur stocks 354 478
Réductions de valeur sur créances commerciales 200 100
Provisions -65 1.050
Autres charges d'exploitation 2.940 3.177
Total 467.584 431.757

Au cours de l'exercice 2010, les achats en légumes frais se sont élevés à 42.969.000 euros (2009: 56.517.000 euros) et à 85.085.000 euros pour les pommes de terre fraîches (2009: 60.037.000 euros). La forte augmentation dans la division 'pommes de terre' est partiellement compensée par la baisse dans la division 'légumes surgelés'. Cette forte augmentation dans la division 'pommes de terre' s'explique par la hausse des prix des matières premières et de l'augmentation des volumes produits et vendus en 2010.

Les frais d'énergie représentent 26,2% de la rubrique des coûts 'services et biens divers' et diminuent de 2.374.000 euro par rapport à l'exercice précédent, ce qui est principalement dû à une diminution des prix. Le montant total de 31.919.000 euros peut se ventiler en 12.758.000 euros pour le traitement des légumes surgelés et 19.161.000 euros pour le traitement des produits de pommes de terre.

Les frais de transport totalisent 32.295.000 euros, dont 13.414.000 euros sont imputables à la division 'légumes surgelés' et 18.881.000 euros à la division 'pommes de terre'. La forte augmentation des coûts de transport à la vente est due, d'une part, à la hausse des volumes vendus (division 'légumes surgelés': +10,8% / division 'pommes de terre': + 13,8%) et, d'autre part, à un prix à l'unité plus élevé.

En 2010, les frais de personnel intérimaire ont augmenté de 3.868.000 euros par rapport à l'année passée, dont 2.107.000 euros sont imputables à la division 'légumes surgelés' (principalement au Royaume-Uni) et 1.761.000 euros à la division 'pommes de terre'.

La rubrique 'réductions de valeur et provisions' regroupe aussi bien en 2010 qu'en 2009 un certain nombre d'événements à caractères non récurrents. Pour une information plus complète, nous renvoyons au point "5.4. Résultat d'exploitation" de l'annexe.

5.4 RÉSULTAT D'EXPLOITATION (EBIT)

Le résultat d'exploitation des activités poursuivies s'élève à 7.323.000 euros au 31 décembre 2010, contre 15.041.000 euros au 31 décembre 2009. Pour plus de précisions à ce sujet, nous renvoyons au rapport annuel consolidé du Conseil d'Administration.

Résultat d'exploitation, y compris l'effet d'événements non récurrents

Résultat d'exploitation

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Résultat d'exploitation (EBIT) 7.323 15.041

L'effet d'événements non récurrents

Éléments non récurrents
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Résultat d'exploitation avant éléments non récurrents (REBIT) 6.436 16.095
Charges non récurrentes -1.887 -1.054
Frais de restructuration: indemnités de licenciement -320
Charges suite à la fermeture du site d'Easton -211
Charges suite à la reprise de D'Aucy Frozen Foods -402
Provision pour une indemnisation relative aux travaux de nettoyage et de réparation
effectués sur les terrains et l'installation d'épuration des eaux des tiers à Ychoux
-300 -250
Provision relative à une réclamation portant sur un dossier de subventions à Pinguin
Aquitaine SAS
-100
Provision relative à une réclamation portant sur des frais de clearing et de réparation
lors de l'abandon du site loué à Easton
-337
Charges liées au déménagement sur le site de King's Lynn (inclus une réduction de valeur
spéciale sur immobilisations corporelles)
-732
Autres -241 -48
Produits non récurrents 2.774 0
Signing fee relatif au projet d'énergie verte en Belgique 150
Indemnisation relative à l'évacuation partielle du site de King's Lynn 2.624
Éléments non récurrents 887 -1.054
Résultat d'exploitation (EBIT) 7.323 15.041

Les charges non récurrrentes enregistrées dans le résultat d'exploitation au 31 décembre 2010 se rapportent d'une part à l'enregistrement de frais additionnels pour un montant de 211.000 euros lors de l'abandon du site loué d'Easton (Royaume-Uni). En outre, au Royaume-Uni un certain nombre de travaux ont été effectués afin de rendre possible le déménagement d'une partie du site de King's Lynn (351.000 euros). Suite à ce déménagement, une réduction de valeur spéciale a été comptabilisée sur immobilisations corporelles pour un montant de 382.000 euros. Au niveau de Pinguin Aquitaine SAS, une provision supplémentaire a été constituée à la suite d'une demande d'indemnisation (réclamation) relative à des travaux de réparation et de nettoyage de terrains et à l'installation d'une station d'épuration des eaux de tiers. Dans la division belge des légumes surgelés, le résultat d'exploitation a été négativement influencé, à une seule reprise, par les frais d'acquisition liés à D'aucy Frozen Foods qui fera partie du Groupe à partir du 1er mai 2011. La rubrique 'autres' comprend les coûts liés principalement à un incendie survenu sur le site de King's Lynn et à l'évacuation de plusieurs entrepôts frigorifiques sur ce même site en raison d'un risque d'effondrement.

Les produits non récurrents enregistrés dans le résultat d'exploitation au 31 décembre 2010 se rapportent d'une part à une indemnisation que le Groupe reçoit pour l'évacuation partielle du site de King's Lynn pour la construction d'un entrepôt et d'autre part un signing fee relatif au projet d'énergie verte en Belgique.

Les charges non récurrentes, inclues dans le résultat au 31 décembre 2009 concernent d'une part la filiale britannique PinguinLutosa Foods UK Ltd. et d'autre part Pinguin Aquitaine SAS. Au niveau de PinguinLutosa Foods UK Ltd., une provision a été constituée à la suite d'une demande d'indemnisation de 337.000 euros relative à des frais de nettoyage et de réparation effectués lors du départ de cette filiale du site loué à Easton. Par ailleurs, le résultat comprend des charges de 320.000 d'euros liées aux licenciements effectués dans notre site de Boston. Au niveau de Pinguin Aquitaine SAS, deux provisions d'un montant total de 350.000 avaient été constituées. Pour une information plus complète, nous renvoyons au point "7.2. Obligations en cours" de l'annexe.

Il n'y a pas de produits non récurrents inclus dans le résultat au 31 décembre 2009.

Dans le résultat d'exploitation de l'exercice précédent était inclue une charge non-récurrente nette de 1.054.000 euros. En 2010, il s'agit d'un produit non-récurrent net qui s'élève à 887.000 euros (différence: 1.941.000 euros).

5.5 PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS

Le résultat financier du Groupe peut se ventiler comme suit:

Produits et frais financiers

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Produits financiers 2.708 3.437
Produits financiers opérationnels
- Produits d'intérêt sur prêts accordés 27 44
- Autres produits financiers
opérationnels
35 60
Produits financiers non opérationnels
- Ajustements de valeur des produits
dérivés
1.073
- Résultats de change (non) réalisés et
écarts de conversion
1.573 3.333
Charges financières -7.388 -11.452
Charges financières opérationnelles
- Charges d'intérêt sur passifs portant
intérêt
-5.675 -5.997
- Charges d'intérêt sur
location-financement
-103 -147
Charges financières non
opérationnelles
- Résultats de change (non) réalisés et
écarts de conversion
-52 -543
- Ajustements de valeur des produits
dérivés
-3.174
- Autres -1.558 -1.591
Résultat financier total -4.680 -8.015

Le résultat financier de l'exercice écoulé accuse une augmentation considérable par rapport à l'exercice précédent. Cette augmentation de 3.335.000 euros est due à l'effet conjugué d'une légère diminution des charges d'intérêt et d'un changement positif de la valeur réelle des instruments financiers (IRS).

Le résultat financier de 2010 a enregistré un profit net de taux de change d'un montant de 1.521.000 euros (au 31 décembre 2009: 2.790.000 euros) et un changement de valeur positif des instruments financiers de couverture du risque du taux d'intérêt d'un montant de 1.073.000 euros, tandis qu'au 31 décembre 2009 un changement de valeur négatif des instruments financiers a été enregistré) à concurrence de -3.174.000 euros.

Les autres charges financières d'un montant de 1.558.000 euros englobent d'une part les frais bancaires et les frais de fonctionnement en rapport avec la facilité 'invoice-discounting' et, d'autre part, les frais du club deal qui sont pris en résultat sur la durée du financement (639.000 euros au 31 décembre 2010).

5.6 IMPÔTS SUR LE RÉSULTAT

Impôts inscrits au compte de résultats

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Impots totaux en compte de résultats 112 3.304
- I
mpôts différés
2.027 10.781
-
justements d'impôts actuels liés à des exercices précédents
-227 251
- I
mpôts sur le résultat
-1.688 -7.728
Relation entre les charges d'impôts et le bénéfice comptable
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Résultat comptable avant impôts 2.643 7.026
Taux d'imposition théorique 33,99% 33,99%
Impôts au taux d'imposition belge -898 -2.388
Taux d'imposition différents des entreprises étrangères 403 243
Charges d'impôts théoriques -495 -2.145
Taux d'imposition théorique moyen 18,74% 30,53%
Impact fiscal de(s):
- Dépenses non déductibles fiscalement -337 -385
- Déduction des intérêts notionnels 1.135 332
- Ajustements d'impôts actuels liés à des exercices précédents -227 251
- Fluctuation des réserves taxées 81 -58
- Actifs d'impôts différés non repris sur pertes fiscales -27 -607
- Utilisation d'actifs d'impôts différés non comptabilisés précédemment 162 7.229
- Reprise d'actifs d'impôts différés reconnus antérieurement -979
- Autres effets -180 -334
Charges d'impôts réelles 112 3.304
Taux d'imposition effectif -4,23% -47,02%

Pour la période comptable qui se termine au 31 décembre 2009, le taux d'imposition s'élevait à 28,0% au Royaume-Uni. Pour la période comptable qui se termine au 31 décembre 2010, un autre taux d'imposition a été utilisé à partir d'avril 2010, soit 27,0%. Ce changement a eu un impact positif de 0,1 million d'euros sur le calcul des passifs d'impôts différés pour PinguinLutosa Foods UK Ltd.

Pour une information plus complète, nous renvoyons à l'annexe « 6.8. Actifs et passifs d'impôts différés ».

5.7 BÉNÉFICE PAR ACTION

Le bénéfice par action est calculé en divisant la part du Groupe dans le résultat net par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation durant l'exercice (nombre total d'actions – actions propres).

Bénéfice par action

(en euro par action) 31/12/2010 31/12/2009
Calcul de
base
Calcul de
base
Nombre moyen pondéré d'actions
ordinaires (en nombres)
10.863.984 10.713.733
Bénéfice (perte) net attribuable aux
actionnaires ordinaires
(en milliers d'euros)
2.813 10.012
- Bénéfice (perte) net des activités
poursuivies
2.813 10.012
Bénéfice (perte) par action
(en euro par action)
0,26 0,93
- Bénéfice (perte) par action des
activités poursuivies
0,26 0,93

A défaut des plans d'options ou de warrants en 2009 et 2010, il n'y a pas d'effet de dilution en ce qui concerne le calcul du bénéfice par action.

6. ANALYSE DE L'ÉTAT DE LA POSITION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE

6.1 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

Logiciels, marque & clientèle

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2010 31/12/2010 31/12/2010
Logiciels Marque Clientèle TOTAL
Clientèle Lutosa
VALEUR D'ACQUISITION
Solde au terme de l'exercice précédent 2.963 654 4.497 8.114
Investissements 723 723
Acquisitions via regroupements d'entreprises
Changements dans le périmètre de consolidation
Cessions et désaffectations
Transferts
Écarts de conversion 1 1
Autres ajustements
Solde à la fin de l'exercice 3.687 654 4.497 8.838
AMORTISSEMENTS ET RÉDUCTIONS
DE VALEUR SPÉCIALES
Solde au terme de l'exercice précédent 1.472 147 2.012 3.631
Acquisitions 416 65 520 1.001
Réductions de valeur spéciales
Reprises
Exclusion du bilan suite à une cession
Transferts
Écarts de conversion
Autres ajustements
Solde à la fin de l'exercice 1.888 212 2.532 4.632
VALEUR COMPTABLE NETTE AVANT SUBVENTIONS
EN CAPITAL
1.799 442 1.965 4.206
Subventions en capital nettes
VALEUR COMPTABLE NETTE À LA FIN DE L'EXERCICE 1.799 442 1.965 4.206

Les investissements en immobilisations incorporelles s'élèvent à 0,7 million d'euros et portent sur l'acquisition de logiciels. Ces investissements en logiciels visent principalement des licences pour SAP (0,6 million d'euros).

Logiciels, marque & clientèle

(en milliers d'euros) 31/12/2009 31/12/2009 31/12/2009 31/12/2009
Logiciels Marque Clientèle TOTAL
Lutosa Lutosa
VALEUR D'ACQUISITION
Solde au terme de l'exercice précédent 2.667 654 4.497 7.818
Investissements 150 150
Acquisitions via regroupements d'entreprises
Changements dans le périmètre de consolidation
Cessions et désaffectations
Transferts 146 146
Écarts de conversion
Autres ajustements
Solde à la fin de l'exercice 2.963 654 4.497 8.114
AMORTISSEMENTS ET RÉDUCTIONS
DE VALEUR SPÉCIALES
Solde au terme de l'exercice précédent 1.004 82 1.176 2.262
Acquisitions 468 65 836 1.369
Réductions de valeur spéciales
Reprises
Exclusion du bilan suite à une cession
Transferts
Écarts de conversion
Autres ajustements
Solde à la fin de l'exercice 1.472 147 2.012 3.631
VALEUR COMPTABLE NETTE AVANT SUBVENTIONS
EN CAPITAL
1.491 507 2.485 4.483
Subventions en capital nettes
VALEUR COMPTABLE NETTE À LA FIN DE L'EXERCICE 1.491 507 2.485 4.483

6.2 GOODWILL

Cette annexe concerne le goodwill sur la consolidation des filiales. Le tableau suivant représente les changements principaux dans la rubrique goodwill:

Goodwill

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
VALEUR D'ACQUISITION
Solde au terme de l'exercice précédent 52.773 52.687
Acquisitions
Repris de la consolidation
Écarts de conversion 59 86
Transferts
Élimination de goodwill sur l'acquisition d'intérêts minoritaires
Retraitements
Solde à la fin de la période 52.832 52.773
RÉDUCTIONS DE VALEUR SPÉCIALES
Solde au terme de l'exercice précédent 0 0
Réductions de valeur spéciales: dotation
Transferts et cessions
Écarts de conversion
Solde à la fin de la période 0 0
VALEUR COMPTABLE NETTE AU TERME DE L'EXERCICE PRÉCÉDENT 52.773 52.687
VALEUR COMPTABLE NETTE À LA FIN DE L'EXERCICE 52.832 52.773

Conformément à la norme IAS 36, la valeur comptable du goodwill acquis à l'occasion d'un regroupement d'entreprises doit être attribué de façon raisonnable et cohérente à chaque unité génératrice de flux de trésorerie ou au plus petit groupe d'unités génératrices de flux de trésorerie. Le goodwill relatif à une telle unité, acquis au cours de l'exercice, fait l'objet d'un test de valeur au moment de l'acquisition.

Le Groupe teste chaque année le goodwill sur les réductions de valeur spéciales, ou entre-temps lors de la survenance d'indications que le goodwill ait pu diminuer en valeur.

Hypothèses relatives aux tests pour sur réductions de valeur spéciales au 31 décembre 2010

Le goodwill relatif à l'acquisition de la division 'pommes de terre' ('Groupe Lutosa') en 2007 s'élève à 51,6 millions d'euros et est entièrement attribué à la division 'pommes de terre'. La valeur réalisable de l'unité génératrice de flux de trésorerie est déterminée à l'aide de la valeur d'utilité. Les prévisions de flux de trésorerie sur une période de 20 années sont basées sur le budget financier de 2011 qui a été approuvé par la direction et le Conseil d'Administration. Les 19 années suivantes ont été extrapolées sur base de ce budget 2011. La valeur d'utilité est basée sur une perpétuité de flux de trésorerie sur 20 ans, sur base d'un budget de 2011 à un taux de croissance moyen de 1,2% pour les 19 années suivantes. La marge EBITDA utilisée est égale à celle prévue pour 2011. Les flux de trésorerie sont actualisés à un taux d'actualisation après impôts de 7,85%. Les résultats de ce test ont montré que la valeur d'utilité dépasse la valeur comptable de l'unité génératrice de flux de trésorerie (le 'headroom') de 45,4 millions d'euros. Pour l'application du test sur les réductions de valeur spéciales, les éléments les plus sensibles sont la marge EBITDA et le taux d'actualisation. Le 'headroom' serait égal à zéro si la marge EBITDA utilisée pour calculer la valeur d'utilité diminuait de 193 points de base ou si le taux d'actualisation utilisé après impôts augmentait de 205 points de base. Le Groupe a décidé que, sur base des hypothèses susmentionnées, aucune réduction de valeur spéciale sur le goodwill de la division 'pommes de terre' ne doit être comptabilisée au 31 décembre 2010.

Le goodwill relatif à l'acquisition de Christian Salvesen Foods en 2007 atteint 1,2 million d'euros et est entièrement attribué à la division 'légumes surgelés'. Les prévisions de flux de trésorerie sur une période de 20 années sont basées sur le budget financier de 2011 qui a été approuvé par la direction et le Conseil d'Administration. Les 19 années suivantes ont été extrapolées sur base de ce budget 2011. La valeur d'utilité est basée sur une perpétuité de flux de trésorerie sur 20 ans, sur base du budget de 2011 à un taux de croissance moyen de 1,5% pour les 19 années suivantes. La marge EBITDA est égale à celle prévue pour 2011. Les flux de trésorerie sont actualisés à un taux d'actualisation après impôts de 7,85%. Les résultats de ce test ont montré que la valeur d'utilité dépasse la valeur comptable de l'unité génératrice de flux de trésorerie (le 'headroom') de 19,1 millions de livre sterling. Pour l'application du test sur des réductions de valeur spéciales, les éléments les plus sensibles sont la marge EBITDA et le taux d'actualisation. Le 'headroom' serait égal à zéro si la marge EBITDA utilisée pour calculer la valeur d'utilité diminuait de 392 points de base ou si le taux d'actualisation après impôts utilisé augmentait de 1.315 points de base. Le Groupe a décidé que, sur la base des hypothèses susmentionnées, aucune réduction de valeur spéciale sur le goodwill de Christian Salvesen Foods ne doit être comptabilisée au 31 décembre 2010.

Hypothèses relatives aux tests sur des réductions de valeur spéciales au 31 décembre 2009

Le goodwill relatif à l'acquisition de la division 'pommes de terre' ('Groupe Lutosa') en 2007 s'élève à 51,6 millions d'euros et est entièrement attribué à la division 'pommes de terre'. La valeur réalisable de l'unité génératrice de flux de trésorerie est déterminée à l'aide de la valeur d'utilité. Les prévisions de flux de trésorerie sur une période de 20 années sont basées sur le budget financier de 2010 qui a été approuvé par la direction et le Conseil d'Administration. Les 19 années suivantes ont été extrapolées sur base du budget 2010. La valeur d'utilité est basée sur une perpétuité de flux de trésorerie sur 20 ans, sur base du budget de 2010 à un taux de croissance de 3% pour l'année 2 à 5 (y compris) et un taux de croissance de 1,5% pour les 15 années suivantes. La marge EBITDA utilisée est égale à celle prévue pour 2010. Les flux de trésorerie sont actualisés à un taux d'actualisation après impôts de 7,78%. Les résultats de ce test ont montré que la valeur d'utilité dépasse la valeur comptable de l'unité génératrice de flux de trésorerie (le 'headroom') de 11,5 millions d'euros. Pour l'application du test sur des réductions de valeur spéciales, les éléments les plus sensibles sont la marge EBITDA et le taux d'actualisation. Le 'headroom' serait égal à zéro si la marge EBITDA utilisée pour calculer la valeur d'utilité diminuait de 54 points de base ou si le taux d'actualisation utilisé après impôts augmentait de 54 points de base. Le Groupe a décidé que, sur base des hypothèses susmentionnées, aucune réduction de valeur spéciale sur le goodwill de la division 'pommes de terre' ne doit être comptabilisée au 31 décembre 2009.

Le goodwill relatif à l'acquisition de Christian Salvesen Foods en 2007 atteint 1,2 million d'euros et est entièrement attribué à la division 'légumes surgelés'. Les prévisions de flux de trésorerie sur une période de 20 années sont basées sur le budget financier de 2010 qui a été approuvé par la direction et le Conseil d'Administration. Les 19 années suivantes ont été extrapolées sur base de ce budget 2010. La valeur d'utilité est basée sur une perpétuité de flux de trésorerie sur 20 ans, sur base du budget de 2010 à un taux de croissance de 3% pour l'année 2 à 5 (y compris) et un taux de croissance de 1,5% pour les 15 années suivantes. La marge EBITDA utilisée est égale à celle prévue pour 2010. Les flux de trésorerie sont actualisés à un taux d'actualisation après impôts de 7,78%. Les résultats de ce test ont montré que la valeur d'utilité dépasse la valeur comptable de l'unité génératrice de flux de trésorerie (le 'headroom') de 8,9 millions de livre sterling. Pour l'application du test sur des réductions de valeur spéciales, les éléments les plus sensibles sont la marge EBITDA et le taux d'actualisation. Le 'headroom' serait égal à zéro si la marge EBITDA utilisée pour calculer la valeur d'utilité diminuait de 424 points de base ou si le taux d'actualisation utilisé après impôts augmentait de 424 points de base. Le Groupe a décidé que, sur la base des hypothèses susmentionnées, aucune réduction de valeur spéciale sur le goodwill de Christian Salvesen Foods ne doit être comptabilisée au 31 décembre 2009.

La valeur comptable nette du goodwill et les réductions de valeur spéciales liées sont accordées comme suit:

Goodwill par unité génératrice de flux de trésorerie

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Valeur
comptable
nette
Valeur
comptable
nette
Division 'pommes de terre' 51.622 51.622
Division 'légumes surgelés'
(ex-Christian Salvesen Foods)
1.210 1.151
Valeur comptable nette à la fin
de l'exercice
52.832 52.773

6.3 IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Les investissements en immobilisations corporelles s'élèvent à 14,5 millions d'euros au 31 décembre 2010 et comprennent principalement des investissements dans les rubriques 'terrains et constructions' (0,5 million d'euros), 'installations, machines et outillage' (13,2 millions d'euros) et 'mobilier et matériel roulant' (0,8 million d'euros).

Les investissements dans la rubrique 'installations, machines et outillage' intéressent principalement la division 'légumes surgelés' en Belgique (4,0 millions d'euros), PinguinLutosa Foods UK Ltd (5,1 millions d'euros) et la division 'pommes de terre' (4,0 millions d'euros):

  • Les principaux investissements dans la rubrique 'installations, machines et outillage' de PinguinLutosa SA au 31 décembre 2010 se composent des éléments suivants: investissements dans un système de transport automatique (0,9 million d'euros), des investissements d'optimisation dans les systèmes frigorifiques (0,7 million d'euros) et des investissements d'optimisation dans les lignes de production (0,5 million d'euros). Au cours de l'exercice 2010, Pinguin Langemark SA a investi au titre de cette rubrique 1,1 million d'euros, principalement pour une nouvelle ligne de petits conditionnements (0,4 million d'euros) et des investissements d'optimisation dans la ligne de poireaux (0,2 million d'euros) et des investissements d'optimisation dans les systèmes frigorifiques (0,1 million d'euros).
  • Les principaux investissements de PinguinLutosa Foods UK Ltd au 31 décembre 2010 portent sur des investissements d'optimisation dans une ligne d'alimentation (1,4 million d'euros), l'achat de caisses en bois (0,2 million d'euros), des investissements d'optimisation dans les salles de conditionnement et les quais de chargement (0,8 million d'euros)

et une installation de rayonnages (0,3 million d'euros) sur le site de King's Lynn, un condenseur (0,1 million d'euros) sur le site de Bourne et des investissements d'optimisation (0,6 million d'euros) sur le site de Boston.

• Au cours de l'exercice 2010 la division 'pommes de terre' a investi dans la rubrique 'installations, machines et outillage' sur le site de Leuze-en-Hainaut (2,9 millions d'euros), principalement dans une ligne de spécialités (0,6 million d'euros), un éplucheur à vapeur (0,2 million d'euros), des trieurs optiques (0,6 million d'euros), des investissements d'optimisation dans l'épuration des eaux (0,3 million d'euros) et l'installation de vapeur (0,3 million d'euros). La division 'pommes de terre' a investi aussi sur le site de Sint-Eloois-Vijve dans la rubrique 'installations, machines et outillage' (1,1 million d'euros), principalement dans un trieur optique (0,5 million d'euros), une installation de pesage (0,2 million d'euros) et des compresseurs (0,1 million d'euros).

En 2010, aucun frais de financement directement imputable à l'acquisition, la construction ou la production d'un actif qualifié n'a dû être incorporé dans le coût de cet actif conformément à la norme IAS 23.

Immobilisations corporelles
au 31 décembre 2010
(en milliers d'euros)
Terrains et constructions Installations, machines
et outillage
Mobilier et matériel
roulant
Location-financement Immobilisations
en cours
Autres 31/12/2010
VALEUR D'ACQUISITION
Solde au terme de l'exercice précédent 35.607 142.735 3.862 2.793 250 1.201 186.448
Acquisitions 530 13.191 785 21 14.527
Acquisitions via regroupements
d'entreprises
Cessions et désaffectations -481 -56 -43 -580
Reclassification en actifs détenus en vue de
la vente
Transferts 250 -250
Écarts de conversion 1.371 11 8 1 1.391
Autres ajustements -17 17
Solde à la fin de l'exercice 36.137 157.049 4.602 2.775 0 1.223 201.786
AMORTISSEMENTS ET
RÉDUCTIONS DE VALEUR SPÉCIALES
Solde au terme de
L'exercice précédent
7.786 43.074 1.406 -1.769 0 90 50.587
Amortissements et reprises
d'amortissements (-)
1.706 15.114 665 526 80 18.091
Réductions de valeur spéciales 382 382
Exclusion du bilan suite à une cession -73 -52 -28 -153
Reclassification en actifs détenus en vue de
la vente
Transferts
Écarts de conversion 777 4 3 784
Autres ajustements -4 4 0
Solde à la fin de l'exercice 9.492 59.270 2.023 -1.264 0 170 69.691
VALEUR COMPTABLE NETTE
AVANT SUBVENTIONS EN CAPITAL
ET RECLASSEMENT LOCATION
FINANCEMENT
26.645 97.779 2.579 4.039 0 1.053 132.095
Subventions en capital (nettes) -386 -586 -3 -975
Reclassement location-financement 2.530 1.379 130 -4.039 0
VALEUR COMPTABLE NETTE
AU TERME DE L'EXERCICE
(31 DÉCEMBRE 2010)
28.789 98.572 2.706 0 0 1.053 131.120
Immobilisations corporelles
au 31 décembre 2009
(en milliers d'euros)
Terrains et constructions Installations, machines
et outillage
Mobilier et matériel
roulant
Location-financement Immobilisations
en cours
Autres 31/12/2009
VALEUR D'ACQUISITION
Solde au terme de l'exercice précédent 35.146 130.241 3.277 3.418 0 632 172.714
Acquisitions
Acquisitions via regroupements
467 10.327 454 37 391 569 12.245
d'entreprises
Cessions et désaffectations -6 -147 -141 -49 -343
Reclassification en actifs détenus en vue de
la vente
Transferts 412 259 -676 -141 -146
Écarts de conversion 1.791 13 63 1.867
Autres ajustements 111 111
Solde à la fin de l'exercice 35.607 142.735 3.862 2.793 250 1.201 186.448
AMORTISSEMENTS ET
RÉDUCTIONS DE VALEUR SPÉCIALES
Solde au terme de
L'exercice précédent
6.100 26.711 736 -2.065 0 21 31.503
Amortissements et reprises
d'amortissements (-)
1.688 15.221 687 536 69 18.201
Réductions de valeur spéciales
Exclusion du bilan suite à une cession -2 -62 -46 -36 -146
Reclassification en actifs détenus en vue de
la vente
Transferts 197 24 -221 0
Écarts de conversion 969 5 17 991
Autres ajustements 38 38
Solde à la fin de l'exercice 7.786 43.074 1.406 -1.769 0 90 50.587
VALEUR COMPTABLE NETTE
AVANT SUBVENTIONS EN CAPITAL
ET RECLASSEMENT LOCATION
FINANCEMENT
27.821 99.661 2.456 4.562 250 1.111 135.861
Subventions en capital (nettes) -432 -707 -4 -57 -1.201
Reclassement location-financement 2.626 1.918 211 -4.505 -250 0
VALEUR COMPTABLE NETTE
AU TERME DE L'EXERCICE
(31 DÉCEMBRE 2009)
30.014 100.872 2.663 0 0 1.111 134.660

Conformément à la norme IAS 16, les estimations en matière de valeur résiduelle, de durée d'utilisation et de méthodes d'amortissement sont revues chaque année et les changements d'estimations significatifs doivent être mentionnés. Dans ce contexte, le Groupe a testé la durée d'utilisation des immobilisations corporelles pour en établir la sous-évaluation ou surévaluation. La révision n'a donné lieu à aucun ajustement de la durée d'utilisation pour la période actuelle, mais cette durée sera revue et actualisée chaque année.

Au 31 décembre 2010, les actifs immobilisés du Groupe sont grevés de la manière suivante:

  • Inscriptions sur hypothèques: 1.000.000 euros (31 décembre 2009: 1.000.000 euros)
  • Mandats hypothécaires: 9.000.000 euros (par 31 décembre 2009: 9.000.000 euros)

6.4 AUTRES INVESTISSEMENTS FINANCIERS

Autres investissements financiers
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
VALEUR D'ACQUISITION
Solde au terme de l'exercice précédent 380 380
Acquisitions 35
Acquisitions via regroupements
d'entreprises
Cessions et désaffectations
Écarts de conversion
Transferts
Changements dans la méthode
de consolidation
-35
Solde à la fin de la période 380 380
RÉDUCTIONS DE VALEUR SPECIALES
Solde au terme de l'exercice précédent -380 -380
Réductions de valeur spéciales: dotation
Réductions de valeur spéciales: reprise
Écarts de conversion
Transferts
Changements dans la méthode
de consolidation
Solde à la fin de la période -380 -380
VALEUR COMPTABLE NETTE AU
TERME DE L'EXERCISE PRéCéDENT
0 0
VALEUR COMPTABLE NETTE
A LA FIN DE L'EXERCISE
0 0

Cette rubrique comprend tous les investissements non consolidés. Il s'agit en outre d'investissements dans des entités non côtées en bourse et ces investissements ne sont pas corporels dans le cadre du Groupe consolidé. Etant donné qu'aucune évaluation fiable de la valeur réelle des autres participations ne peut être faite, les actifs financiers, pour lesquels il n'existe pas de marché actif, sont évalués à leur prix de revient, diminué des pertes de réductions de valeur spéciales éventuelles.

6.5 STO CKS

Stocks
(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Approvisionnements
(secteur des légumes surgelés)
5.810 4.536
Approvisionnements
(secteur des pommes de terre)
9.838 7.350
Produits finis
(secteur des légumes surgelés)
79.455 88.565
Produits finis
(secteur des pommes de terre)
17.462 21.701
Total 112.566 122.152

Stock de produits de légumes surgelés

Les stocks sont soumis au principe 'Net Realizable Value' (NRVtest) qui consiste à comparer le prix de stock moyen de chaque sous-groupe de légumes avec le prix contractuel moyen de ce même sous-groupe. La valeur brute totale du stock pris en compte pour la réduction de valeur 'NRV' atteint 16.857.000 euros au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 25.687.000 euros). La provision NRV s'élève à 2.205.000 euros au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 3.133.000 euros).

Une réduction de valeur est également comptabilisée pour les stocks obsolètes et donc à faible rotation. Elle se chiffre à 1.649.000 euros à la fin de l'exercice (31 décembre 2009: 1.192.000 euros).

La réduction de valeur résultant du test NRV est traitée comme variation des stocks dans le compte de résultats. La réduction de valeur pour les stocks à faible rotation est comptabilisée en tant que réduction de valeur dans le compte de résultats et est par conséquent inclue dans le calcul de l'EBITDA.

La diminution de la valeur des stocks s'explique totalement par la baisse des volumes de production, tant en Belgique qu'au Royaume-Uni. Dans la filiale britannique, le volume des stocks s'élève à 77.406 tonnes au 31 décembre 2010, soit 3.209 tonnes de moins qu'au 31 décembre 2009. En Belgique, le volume des stocks descend à 59.861 tonnes au 31 décembre 2010, ce qui représente une diminution de 23.449 tonnes par rapport à l'exercice précédent (31 décembre 2009: 83.310 tonnes).

Stock de produits de pommes de terre

Contrairement au secteur 'légumes surgelés', dans le secteur 'pommes de terre', un stock de matières premières fraîches est tenu. Au 31 décembre 2010, la division 'pommes de terre' avait pour 5.667.000 euros de pommes de terre fraîches, additifs et graisses de cuisson en stock (31 décembre 2009: 3.455.000 euros). L'augmentation de la valeur des stocks est à attribuer, d'une part, à l'augmentation du volume du stock de pommes de terre fraîches (+43%) et, d'autre part, à l'augmentation du prix moyen du stock des pommes de terre (+24%).

Le stock d'approvisionnements se compose surtout de films et cartons et représente une valeur de 4.171.000 euros (31 décembre 2009: 3.895.000 euros). Les produits finis sont évalués à 'full cost' conformément à la norme IFRS, ce qui donne une valeur de stock de 17.462.000 euros (31 décembre 2009: 21.701.000 euros). La diminution de la valeur des stocks de produits finis surgelés de pommes de terre s'explique par le volume plus bas au 31 décembre 2010 (29.235 tonnes contre 43.242 tonnes au terme de l'exercice précédent).

En 2010, une réduction de valeur de 236.000 euros a été comptabilisée pour les stocks à faible rotation (31 décembre 2009: 300.000 euros), et la provision constituée à la suite du test NRV était de 112.000 euros (31 décembre 2009: 123.000 euros). La valeur brute totale qui est prise en compte pour la dépréciation NRV s'élève à 1.449.000 euros au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 1.823.000 euros).

Au 31 décembre 2010 et 31 décembre 2009 il n'y a pas de cautionnement sur stocks.

6.6 CRÉANCES À PLUS D'UN AN

Créances > 1 an

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Créances commerciales 0 0
Créances commerciales 99 99
Réductions de valeur sur créances
commerciales
-99 -99
Autres créances 143 118
Autres créances 186 161
Réductions de valeur sur autres
créances
-43 -43
Total 143 118

Les créances à plus d'un an se composent principalement de garanties et cautions payées en numéraire. Cette rubrique augmente légèrement par rapport à l'exercice précédent et se compose d'un acompte versé à SOB (51.000 euros), des garanties et cautions en numéraire (92.000 euros) et une créance de 43.000 euros sur Tomates d'Aquitaine SAS, totalement réduite de valeur en 2008.

Réductions de valeur sur créances > 1 an

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
commerciales > 1 an
Créances
Autres créances > 1 an commerciales > 1 an
Créances
Autres créances > 1 an
Solde au terme de
l'exercice précédent
-99 -43 -99 -43
Dotation
Montants
non-récupérables
Utilisation
Écarts de conversion
Changements dans le
périmètre de consolidation
Solde à la fin de l'exercice -99 -43 -99 -43

6.7 ACTIFS NON COURANTS DESTINÉS À LA VENTE

Actifs non courants destinés

31/12/2010 31/12/2009
0 102
-111
9
0 0

Selon les normes IFRS, un transfert vers cette rubrique est requis lorsqu'une décision de vente d'actifs a été prise par le Conseil d'Administration et qu'il est en outre suffisamment certain que les actifs en question seront effectivement aliénés dans un avenir prévisible (normalement 1 an).

6.8 ACTIFS ET PASSIFS D'IMPÔTS DIFFÉRÉS

Impôts différés (valeur comptable nette)

(en milliers d'euros)
31/12/2010
31/12/2009
Actifs d'impôts
différés
Passifs d'impôts
différés
Actifs d'impôts
différés
Passifs d'impôts
différés
Solde au terme de l'exercice précédent 0 29.406 997 41.287
Augmentation/diminution (-) par le compte de résultats -1.063 -3.100 9.757 -1.024
Augmentation/diminution (-) par les capitaux propres 12.234 12.234 1.388 1.388
Première consolidation
Retrait de la consolidation
Écarts de conversion -5 55 92 -11
Compensation d'actifs et passifs d'impôts -11.166 -11.166 -12.234 -12.234
Solde à la fin de l'exercice 0 27.429 0 29.406

Impôts différés (allocation)

(en milliers d'euros)
31/12/2010
31/12/2009
Actifs d'impôts
différés
Passifs d'impôts
différés
Actifs d'impôts
différés
Passifs d'impôts
différés
Immobilisations corporelles et incorporelles 9.361 35.767 10.332 39.223
Immobilisations financières (produits dérivés) 202 560
Emprunt obligataire
Stocks 162 1.762 2.417
Créances commerciales et autres créances 709
Provisions 100
Autres dettes financières 357
Pertes fiscales 1.388 1.388
Total impôts différés sur différences temporaires 11.213 38.595 12.280 41.640
Actifs d'impôts différés non reconnus
sur différences temporaires déductibles
-47 -46
Compensation d'actifs et passifs d'impôts -11.166 -11.166 -12.234 -12.234
Actifs et passifs d'impôts différés nets 0 27.429 0 29.409

Les changements intervenus au niveau des passifs d'impôts différés (-1.976.000 euros) proviennent principalement de la diminution des passifs d'impôts différés relatives aux immobilisations corporelles et incorporelles (-2.485.000 euros) résultant de la différence de traitement entre les règles comptables locales et les normes IFRS. Cette réduction est partiellement compensée par la comptabilisation d'un passif d'impôts différés d'un montant total de 709.000 euros au Royaume-Uni résultant de la différence de traitement entre les règles comptables locales et les normes IFRS relatives à la compensation pour le déménagement partiel sur le site de King's Lynn.

Au 31 décembre 2010, le Groupe n'a pas reconnu d'autres créances fiscales différées sur différences temporaires déductibles en fonction des budgets prévus.

De plus, aucun actif d'impôts différés n'a été comptabilisé sur les pertes fiscales reportées mentionnées ci-dessous. Dans le tableau suivant sont repris les éléments déductibles sur lesquels aucun impôt différé n'a été calculé, mais sur lesquels des bénéfices fiscaux futurs pourront être imputés. Les montants indiqués sont bruts.

Actifs d'impôts non reconnus

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Différences temporaires déductibles 140 137
Pertes fiscales et crédits d'impôts
reportés
10.631 10.121
Total 10.771 10.258

Il n'y a pas de limitation dans le temps pour les actifs d'impôts non comptabilisés figurant ci-dessus.

6.9 CRÉANCES COMMERCIALES ET AUTRES CRÉANCES

Créances commerciales et

autres créances
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Créances commerciales 51.182 38.643
Créances commerciales 51.384 38.641
Créances douteuses 894 929
Réductions de valeur sur créances
commerciales
-1.096 -927
Autres créances 13.198 9.664
Autres créances 9.286 6.612
Réductions de valeur sur autres
créances
Charges à reporter et produits acquis 3.912 3.052
Total 64.380 48.307

Au total, les créances commerciales et autres créances à court terme augmentent de 16.073.000 euros. Cette augmentation est due principalement à la croissance des ventes et l'augmentation de la rubrique 'autres créances', plus spécifiquement l'augmentation de TVA à récupérer de 2.828.000 euros.

Les charges à reporter se composent surtout de primes d'assurances, de frais relatifs aux contrats d'entretien, de charges locatives, de frais IT payés par anticipation et de frais de clichés pour emballages.

Le tableau ci-dessous analyse l'ancienneté des ventes facturées et des prêts consentis aux clients, ainsi que les réductions de valeur actées sur les montants concernés.

Bilan des échéances des

créances commerciales

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Brut Réductions
de valeur
Net Brut Réductions
de valeur
Net
Non échus 39.825 39.825 30.664 30.665
Échus moins de 30 jours 7.787 7.787 6.097 6.097
Échus entre 30 et 60 jours 2.020 -4 2.016 1.204 1.204
Échus plus de 60 jours 2.646 -1.092 1.554 1.605 -927 678
Valeur comptable nette des créances
commerciales
52.278 -1.096 51.182 39.569 -927 38.643

Au 31 décembre 2010, les réductions de valeur sur créances commerciales et autres créances s'élèvent à 1.096.000 euros (31 décembre 2009: 927.000 euros). Le Groupe ne comptabilise pas de réduction de valeur pour les sommes échues dont l'encaissement est toujours jugé probable, par exemple lorsque les encours peuvent être récupérés auprès des autorités fiscales ou que le Groupe dispose de garanties suffisantes. Le tableau ci-dessous indique les mouvements de réductions de valeur sur créances commerciales et autres créances.

Réductions de valeur

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Créances
commerciales < 1 an
Autres
créances < 1 an
Créances
commerciales < 1 an
Autres
créances < 1 an
Solde au terme de l'exercice précédent -927 0 -903 0
Dotation -276 -100
Montants non-récupérables 30 76
Utilisation 77
Écarts de conversion
Changements dans le périmètre de
consolidation
Solde à la fin de l'exercice -1.096 0 -927 0

La direction estime que la valeur réelle ne diffère pas de manière significative de la valeur comptable.

Factoring

Le factoring n'est utilisé que chez les clients qui entrent en ligne de compte pour une couverture de crédit par le factor, à l'exclusion des créances interentreprises au sein du Groupe.

Le Groupe applique le factoring chez les sociétés belges du Groupe depuis novembre 2007 et à partir de 2009, le factoring pour la filiale britannique PinguinLutosa Foods UK Ltd est transféré partiellement hors bilan.

Le Groupe réalise immédiatement et définitivement 90% de la valeur des créances vendues. Lors du paiement du client à l'organisme financier, le Groupe reçoit le solde. Il s'agit en l'occurrence d'un 'off-balance-sheet transfer' partiel des créances des sociétés belges et britanniques du Groupe. La vente par le Groupe se fait avec recours partiel et il ne subsiste donc chez ce dernier, hormis le risque de crédit sur 10% de la valeur des créances vendues, aucun autre risque de crédit pour les créances vendues au sein du Groupe.

L'organisme financier qui achète la créance impute un intérêt pour la période comprise entre la vente des créances et le paiement final par le client. Cette marge est nettement plus mince que la marge usuelle appliquée par les établissements financiers sur les lignes de crédit pour le financement du fonds de roulement. Le risque de retard de paiement assumé par le Groupe est limité dans le temps. L'implication permanente du Groupe dans les créances transférées se limite donc à 10% de la valeur des créances et au montant maximal du risque de retard de paiement.

La partie des créances vendues (89.319.000 euros au 31 décembre 2010 -72.633.000 euros au 31 décembre 2009) qui a été maintenue au bilan atteint 43.502.000 euros au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 31.383.000 euros) et comprend au 31 décembre 2010 un montant de 606.000 euros pour le risque maximal de retard de paiement (31 décembre 2009: 394.000 euros). L'engagement financier correspondant est de 606.000 euros (31 décembre 2009: 394.000 euros).

L'exposition du Groupe aux risques de crédit, de change et de taux d'intérêt est plus amplement décrit à l'annexe «6.20. gestion des risques».

Pour le factoring, aucun mandat de nantissement n'est en cours.

6.10 VALEURS DISPONIBLES ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

La trésorerie et les équivalents de trésorerie comprennent les liquidités détenues par le Groupe et les comptes à court terme d'une durée originelle de trois mois au plus. La valeur comptable de ces actifs correspond à peu près à leur valeur réelle.

Valeurs disponibles et équivalents de trésorerie

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Comptes à vue 44.990 37.988
Dépôts à terme 10.000
Total 54.990 37.988

6.11 CAPITAL SOUSCRIT

La direction s'assigne pour but d'édifier une base solide de capital, gage d'une grande confiance des investisseurs, des fournisseurs et du marché et fondement du développement futur du Groupe. L'objectif poursuivi est la stabilité financière, tant à court qu'à long terme. Cette politique forte assure au Groupe une solide position financière et d'excellents ratios financiers, conduisant à une maximisation de la valeur actionnariale. Durant l'exercice écoulé la politique relative au capital n'a pas subi de changement. Le Groupe n'est pas exposé à des exigences externes sur ce plan.

Évolution du capital
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Solde au terme de l'exercice précédent 101.028 101.028
Augmentation de capital du 28 octobre 2010: privé 10.000
Frais relatifs à l'augmentation de capital (IAS 32) -15
Solde à la fin de l'exercice 111.013 101.028
Actions ordinaires, émises et entièrement libérées
(nombre)
31/12/2010 31/12/2009
Solde au terme de l'exercice précédent 10.713.733 10.713.733
Augmentation de capital du 28 octobre 2010: privé 856.898
Solde à la fin de l'exercice 11.570.631 10.713.733
Évolution du capital autorisé
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Solde au terme de l'exercice précédent 60.000 60.000
Modifications
Solde à la fin de l'exercice 60.000 60.000

Le Conseil d'Administration est compétent pour, pendant une période de 5 ans à compter de la publication de l'acte aux annexes du Moniteur belge (7 décembre 2007), augmenter en une ou plusieurs fois le capital social à concurrence d'un montant maximal ou égal à 60 millions d'euros.

Exercice 1er janvier 2010 – 31 décembre 2010

Le 12 octobre 2010, le Conseil d'Administration de PinguinLutosa a décidé de procéder à une augmentation de capital dans le cadre du capital autorisé, avec retrait du droit de souscription préférentielle au profit de la société Union Fermière Morbihannaise SCA (UFM). L'augmentation de capital de 10,0 millions d'euros a eu lieu sous la condition suspensive de souscription et d'entière libération, dont la réalisation a été fixée au 28 octobre 2010.

Avant la décision de l'augmentation de capital susmentionnée, le capital s'élevait à 101.028.000 euros. Cette augmentation de capital l'a porté à 111.013.00 euros. Au 31 décembre 2010 le capital du Groupe est représenté par 11.570.631 actions sans mention de valeur nominale. A la même date les frais relatifs à l'augmentation de capital (15.000 euros) ont été portés en déduction du capital suivant les normes IFRS.

La rubrique 'capital souscrit' n'a pas subi d'autres modifications pendant l'exercice 2010.

Exercice 1er janvier 2009 – 31 décembre 2009

La rubrique 'capital souscrit' n'a pas subi de modifications pendant l'exercice 2009.

6.12 ACTIONS PROPRES

Nombre d'actions
ordinaires
Nombre d'actions
émises (a)
Nombre d'actions propres (b) Nombre d'actions en
circulation (a) - (b)
Détenues
par la société
Détenues
par les filiales
Au 1er janvier 2010 10.713.733 10.713.733 0 0 10.713.733
Augmentation de capital 856.898 856.898 856.898
Rachat/vente (-) des actions propres
Au 31 décembre 2010 11.570.631 11.570.631 0 0 11.570.631

Exercice 1er janvier 2010 – 31 décembre 2010

La société n'a pas négocié d'actions propres au cours de l'exercice clôturé le 31 décembre 2010. Aucune action propre n'est détenue par le Groupe à cette date.

6.13 DIVIDENDES

Aucun dividende n'a été attribué au cours des 3 derniers exercices. Les administrateurs proposent de ne pas distribuer de dividende pour l'exercice présent.

6.14 PLANS D'OPTIONS ET DE WARRANTS

Plans d'options

Il n'y a actuellement pas de plan d'options en vigueur pour les membres de la direction ou les cadres supérieurs.

Plans de warrants

A l'heure actuelle il n'y a pas de plan d'options sur actions ou de warrants pour le personnel, les cadres ou la direction au sein du Groupe.

Exercice 1er janvier 2009 – 31 décembre 2009

La société n'a pas négocié d'actions propres au cours de l'exercice clôturé le 31 décembre 2009. Aucune action propre n'est détenue par le Groupe à cette date.

6.15 INTÉRÊTS MINORITAIRES

Intérêts minoritaires

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Solde au terme de l'exercice pré
cédent
2.019 1.696
Augmentation/diminution (-) de la
participation
Part dans le résultat net des filiales -58 318
Dividendes distribués
Augmentations de capital
Changements dans le périmètre de
consolidation
Écarts de conversion
Autres -1 5
Solde à la fin de l'exercice 1.960 2.019

Le Groupe détient, comme au cours de l'exercice précédent, une participation de 99,99% dans Pinguin Langemark SA, une participation de 98,12% dans Lutosa América Latina Ltda, une participation de 99,90% dans PinguinLutosa Deutschland Gmbh, une participation de 99,80% dans M.A.C. Sarl, une participation de 90,00% dans Lutosa España SA et une participation de 52,00% dans Pinguin Aquitaine SAS. Le résultat net de Pinguin Aquitaine SAS s'élevait à -120.000 euros au 31 décembre 2010. Une fraction de 48% de ce résultat est donc portée sous la rubrique 'intérêts minoritaires'.

6.16 PROVISIONS

Provisions
(en milliers d'euros)
Provisions pour
pensions et obligations
similaires
Provisions pour autres
risques et charges
Total
Solde à la fin de l'exercice précédent 55 199 254
Écarts de conversion 13 13
Dotation 16 1.049 1.065
Reprise pour provisions non utilisées
Provisions utilisées au cours de l'exercice -14 -9 -23
Augmentation résultant de l'écoulement du temps et
la modification du facteur d'escompte
Solde à la fin de l'exercice 57 1.252 1.309
Solde à la fin de l'exercice précédent 57 1.252 1.309
Écarts de conversion 44 44
Dotation 300 300
Reprise pour provisions non utilisées
Provisions utilisées au cours de l'exercice -31 -339 -370
Augmentation résultant de l'écoulement du temps et
la modification du facteur d'escompte
Solde à la fin de l'exercice 26 1.257 1.283

Au 31 décembre 2010, les provisions diminuent de 26.000 euros par rapport au 31 décembre 2009.

Au 31 décembre 2010, la 'provison pour pensions et droits similaires' concerne un régime de pension à prestations définies pour un montant de 26.000 euros (31 décembre 2009: 57.000 euros).

Les 'provisions pour autres risques et charges' se montent à 1.257.000 euros (31 décembre 2009: 1.252.000 euros) et restent stables par rapport à l'année précédente. En 2010, d'une part une provision déjà enregistrée pour des licenciements a été utilisée au niveau de PinguinLutosa Foods UK Ltd. pour un montant de 332.000 euros et d'autre part, au niveau de Pinguin Aquitaine SAS, une provision supplémentaire de 300.000 euros a été constituée visant le litige en cours relatif à des travaux de réparation et de nettoyage d'un terrain et à une installation d'épuration des eaux (provision totale de 550.000 euros). En plus, les 'provisions pour autres risques et charges' incluent, comme l'année précédente, au niveau de Pinguin Aquitaine SAS, une provision pour assainissement du sol (32.000 euros), une provision de 100.000 euros en rapport avec un dossier de subside, une provision à la suite d'une demande d'indemnisation (claim) de 350.000 euros relative à des frais de nettoyage et de réparation effectués lors du départ du site loué à Easton et une provision pour un litige avec un travailleur au Royaume-Uni (225.000 euros).

Pour plus d'informations concernant les obligations en cours, nous renvoyons à l'annexe "7.2. Obligations en cours".

6.17 OBLIGATIONS DE PENSION

Régimes de pension à cotisations définies

Les régimes de pension du Groupe prévoient le paiement de cotisations déterminées à une société d'assurances. Ces cotisations sont prises en charge par le résultat de l'année à laquelle elles sont afférentes. Depuis le 1er janvier 2004 la législation belge impose de garantir un rendement minimum sur les cotisations versées dans le cadre d'un régime de pension à cotisations définies. Comme ce rendement minimum est garanti en substance par l'organisme assureur, les charges de pension sont assimilées aux cotisations patronales dues.

Les paiements que le Groupe a effectués au cours de l'exercice 2010 dans le cadre des régimes de pension à cotisations définies totalisent 340.000 euros (exercice 2009: 364.000 euros).

Régimes de pension à prestations définies

Il n'y a pas de régimes de pension à prestations définies au sein du Groupe.

6.18 PASSIFS PORTANT INTÉRÊT

Cette annexe contient des informations sur les conditions contractuelles des passifs portant intérêt du Groupe et inclut les dettes financières (les passifs non courants comme les passifs échéant dans l'année). Cette annexe donne un aperçu des passifs non courants et des passifs échéant dans l'année. Les valeurs MTM ('marked to market') des instruments financiers en sont exclues.

Les dettes financières à plus d'un an reculent de 68,9 millions d'euros au 31 décembre 2009 à 56,0 millions d'euros au 31 décembre 2010, tandis que les dettes financières à moins d'un an augmentent de 59,6 millions d'euros au 31 décembre 2009 à 65,2 millions d'euros au 31 décembre 2010. Ces mouvements sont la conséquence de remboursements contractuels de crédits d'investissement du 'club deal' et d'une légère augmentation du financement du fonds de roulement à court terme. Aucun nouveau emprunt ou contrat de location-financement important n'a été conclu.

Les engagements financiers porteurs d'intérêt (à court et long terme) ont donc diminué, passant de 128,5 millions d'euros au 31 décembre 2009 à 121,2 millions d'euros au 31 décembre 2010.

Les passifs portant intérêt de l'exercice se terminant le 31 décembre 2010 peuvent se ventiler comme suit:

Passifs portant intérêt au
31 décembre 2010
(en milliers d'euros)
Échéant dans
l'année
Échéant entre un
et cinq ans
Échéant après
cinq ans
Total
Passifs portant intérêt à plus d'un an 54.326 1.705 56.031
-
Emprunt obligataire subordonné
-
Dettes de location-financement
476 476
-
Emprunts bancaires
53.055 53.055
-
Autres dettes financières
795 1.705 2.500
Passifs portant intérêt à moins d'un an 65.161 65.161
- Emprunt obligataire subordonné
- Dettes de location-financement 629 629
- Emprunts bancaires (EC): dettes à plus
d'un an échéant dans l'année
12.781 12.781
- Emprunts bancaires (EC) à court terme 51.516 51.516
- Autres dettes financières 235 235
Total 65.161 54.326 1.705 121.192
Passifs portant intérêt
(en milliers d'euros)
Fixe Variable Total
Total 6.004 115.188 121.192

Passifs portant intérêt

Total 119.297 1.895 121.192
(en milliers d'euros) Garanti Non garanti Total

Les passifs portant intérêt de l'exercice se terminant le 31 décembre 2009 se ventilaient comme suit:

Passifs portant intérêt au

31 décembre 2009
(en milliers d'euros)
Échéant dans
l'année
Échéant entre
un et cinq ans
Échéant après
cinq ans
Total
Passifs portant intérêt à plus d'un an 67.014 1.903 68.917
-
Emprunt obligataire subordonné
-
Dettes de location-financement
1.076 1.076
-
Emprunts bancaires
65.105 65.105
-
Autres dettes financières
833 1.903 2.736
Passifs portant intérêt à moins d'un an 59.618 59.618
- Emprunt obligataire subordonné
- Dettes de location-financement 1.186 1.186
- Emprunts bancaires (EC): dettes à plus
d'un an échéant dans l'année
10.196 10.196
- Emprunts bancaires (EC) à court terme 48.009 48.009
- Autres dettes financières 227 227
Total 59.618 67.014 1.903 128.535
Passifs portant intérêt
(en milliers d'euros)
Fixe Variable Total
Total 7.530 121.005 128.535
Passifs portant intérêt
(en milliers d'euros)
Garanti Non garanti Total
Total 126.652 1.883 128.535

Emprunts bancaires

Les passifs courants portant intérêt sont surtout repris par le Groupe sous forme d'avances à terme fixe assorties d'un taux d'intérêt flottant (Euribor) et de marges fixes. Les emprunts bancaires à court terme auprès des établissements de crédit augmentent de 58,2 millions d'euros à 64,3 millions d'euros au 31 décembre 2010.

L'évolution des emprunts bancaires à court terme auprès des établissements de crédit est un instantané et varie en fonction des stocks, des créances via une facilité 'invoice discounting' et des ressources disponibles. Ensuite, nous avons dû procéder à des remboursements de capital relatifs à des crédits d'investissement de 2008, 2009 et 2010 (ligne capex du club deal), ce qui a entraîné une hausse de la rubrique 'emprunts bancaires (EC): dettes à plus d'un an échéant dans l'année'.

Tous les passifs portant intérêt sont exprimés en euro ou en livre britannique. Les passifs portant intérêt en livre sterling totalisent 13,1 millions de GBP au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 19,8 millions de GBP). Cette baisse s'explique par le remboursement normal des crédits du 'club deal' et des leasings financiers.

Tous les passifs portant intérêt sont conclus à des conditions conformes au mécanisme de marché. Le taux d'intérêt moyen de l'encours des dettes auprès des établissements financiers est de 4,1 % au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 4,1 %).

Pour les emprunts contractés comptabilisés au 31 décembre 2009 et au 31 décembre 2010, aucune faute ou violation n'a été constatée durant cette période au titre des dispositions relatives au remboursement et des dispositions concernant le principal et les intérêts. Le montant total de ces emprunts comportant des anomalies est nul au 31 décembre 2009 et au 31 décembre 2010. En conséquence, il n'a fallu procéder à la régularisation d'aucune faute avant la date de publication des comptes annuels approuvés. Pour plus d'informations sur les conventions bancaires et les infractions éventuelles sur les conventions et sur les droits et engagements hors bilan, nous renvoyons à l'annexe "7.3. Engagements".

Location-financement

Location-financement
(en milliers d'euros)
Paiements
minimaux
Valeur actuelle des
paiements minimaux
relatifs à la location
31/12/2010 31/12/2009 31/12/2010 31/12/2009
1 an au plus 608 1.245 629 1.186
1 à 5 ans 638 1.109 476 1.076
Plus de 5 ans
Total 1.246 2.354 1.105 2.262

Les principaux passifs portant intérêt concernent les contrats de location-financement des constructions, installations, machines et outillage chez Pinguin Aquitaine SAS et d'installations, machines et outillage chez PinguinLutosa Foods UK Ltd..

La durée moyenne de remboursement chez Pinguin Aquitaine SAS est de 17 mois. Le taux d'intérêt effectif moyen était de 4,2% au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 4,3%). L'encours total des dettes y atteignait 562.000 euros au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 1.368.000 euros).

La durée moyenne de remboursement chez PinguinLutosa Foods UK Ltd. est de 23 mois. Le taux d'intérêt effectif moyen était de 5,8% au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 6,0%). L'encours total des dettes chez PinguinLutosa Foods UK Ltd. se montait à 447.000 euros au 31 décembre 2010 (31 décembre 2009: 696.000 euros).

Autres dettes financières

Les autres dettes financières se composent d'un emprunt contracté à l'égard de l'Agence d'Eau chez Pinguin Aquitaine SAS, d'un montant de 150.000 euros au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: 229.000 euros), et d'un paiement différé à la suite de l'opération 'sale and rent back' relative aux biens immobiliers de la division 'pommes de terre' (Groupe Lutosa), d'un montant de 2.585.000 euros au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: 2.733.000 euros). La baisse des autres dettes financières s'explique principalement par les remboursements contractuels normaux et le paiement différé susdit.

6.19 DETTES COMMERCIALES À COURT TERME ET AUTRES DETTES

Dettes commerciales courantes et

autres dettes courantes
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Dettes commerciales et charges à
imputer
116.679 99.429
Dettes fiscales 6.763 6.446
Rémunérations et charges sociales 6.876 7.664
Acomptes reçus 61 169
Autres dettes 505 350
Produits à reporter 141 377
Total 116.679 114.435

Au total, les dettes commerciales et autres dettes augmentent au 31 décembre 2010 de 2.244.000 euros par rapport à l'exercice précédent.

L'augmentation des dettes commerciales (17.250.000 euros) est due en grande partie à la division 'pommes de terre' qui a connu une forte augmentation des prix des pommes de terre et aux divisions 'pommes de terre' et 'légumes surgelés' belge où un l'allongement des délais de paiement est convenu avec plusieurs fournisseurs.

La diminution des dettes salariales et sociales (-788.000 euros) est provoquée par une diminution des cotisations de sécurité sociale à verser (-492.000 euros).

Les autres dettes et les dettes fiscales sont presque restés stables par rapport à l'exercice précédent.

6.20 GESTION DES RISQUES

Dans le cadre de ses activités, le Groupe est exposé aux risques de marché (risque de change, de taux d'intérêt et autres risques), aux risques de crédit et de liquidité. Les produits dérivés sont utilisés pour réduire les risques liés aux fluctuations des taux de change et des taux d'intérêt. Les produits dérivés utilisés sont principalement des instruments financiers 'over the counter', à savoir des contrats d'options et IRS qui sont conclus avec des banques réputées très solvables. Les produits dérivés ne sont donc pas cotés sur un marché actif et sont par conséquent évalués sur la base d'un modèle de valorisation. La politique du Groupe exclut les transactions à caractère spéculatif. Un système de 'hedge accounting' sous les strictes conditions d'application des normes IFRS n'est pas appliqué en ce moment.

Cette annexe permet aux utilisateurs des comptes annuels du Groupe de juger de la nature et de l'importance des risques susdits, qui résultent des instruments financiers et auxquels le Groupe est sujet à la date de clôture des comptes. Y sont également exposés les objectifs, les principes et les procédures de gestion des risques du Groupe, ainsi que les méthodes de mesure des risques qu'il applique. Des données quantitatives plus détaillées sont fournies à ce sujet tout au long de cette brochure.

• Risque de marché: risque de change

Le Groupe conclut des contrats à terme qui lui donnent le droit d'acheter (achat à terme) ou de vendre (vente à terme) une quantité fixe de devises. Il conclut aussi des contrats qui lui donnent le droit mais pas l'obligation de vendre (option put) une quantité fixe de devises (GBP) à un prix convenu pendant une période ou à une date déterminée. Le détenteur de l'option paie au vendeur une prime en rémunération du risque qu'il court pendant la durée du contrat. Des combinaisons d'options call et put sont utilisées pour maintenir la couverture à un niveau aussi bas que possible. Ces contrats sont conclus pour réduire au maximum le risque de change du Groupe, principalement pour une part importante des transactions réalisées avec des pays qui n'appartiennent pas à la zone euro (Royaume-Uni).

• Risque de marché: risque de taux d'intérêt

Pour la gestion du risque de taux d'intérêt, le Groupe fait un usage limité d'instruments financiers en vue de réduire l'impact de hausses éventuelles du loyer de l'argent. Ces instruments s'inscrivent dans le cadre du financement des besoins de crédit sur le court terme. Un IRS est une opération par laquelle deux parties s'échangent des paiements d'intérêts pendant la durée ou une partie de la durée de l'instrument. Un cap d'intérêts couvre le détenteur de cet instrument contre la hausse des taux d'intérêt au-delà d'une valeur déterminée, tandis qu'un floor d'intérêts couvre son détenteur contre la baisse des taux en deçà d'une valeur déterminée.

• Risque de crédit

Le risque de crédit est le risque que la contrepartie ou la banque de la contrepartie ne puisse tenir ses engagements contractuels. Le Groupe réduit ce risque par une gestion débitrice active, comme la formulation de conditions de paiement et de procédures d'encaissement, l'assurancecrédit et la fixation de limites de crédit internes. Nous renvoyons également à l'annexe "6.9. Créances commerciales et autres créances" pour des informations plus détaillées sur les contrats de factoring.

• Risque de liquidité

Le risque de liquidité est le risque de ne pas disposer de moyens suffisants pour faire face à ses obligations directes exprimées en cash ou dans d'autres actifs financiers. Sur ce plan, le Groupe veille, dans la mesure du possible, à ce que des liquidités suffisantes soient à tout moment disponibles pour faire face aux dettes échues, et ce aussi bien dans des circonstances normales que forcées sans s'exposer à des pertes inacceptables ou porter atteinte à la réputation du Groupe. Nous renvoyons également à l'annexe "7.3. Engagements" en ce qui concerne les conventions bancaires.

Au sein du Groupe, c'est le Conseil d'administration qui assume la pleine responsabilité de la supervision de la gestion des risques. La direction financière décrit et définit les risques et répond de l'évolution et du contrôle de la politique de gestion des risques du Groupe. La direction financière fait régulièrement rapport au Conseil d'Administration à ce sujet.

La politique menée en matière de gestion des risques a comme premier but d'identifier les risques auxquels le Groupe est exposé. Par ailleurs, l'analyse des risques conduit à une structure appropriée de limitation et de contrôle des risques. Cette politique et les systèmes de contrôle sont revus régulièrement pour pouvoir y intégrer les modifications des conditions de marché et des activités du Groupe. Le Groupe souhaite également créer un environnement discipliné, constructif et contrôlé, et cela par le biais de formations, de normes et de procédures permettant à chaque travailleur de connaître parfaitement son rôle, ses obligations et ses reponsabilités.

Le Conseil d'Administration évalue l'application de cette politique et des procédures prescrites et revoit le système de contrôle des risques pour s'assurer qu'il est encore adapté aux risques auxquels le Groupe est soumis.

Certains risques sont gérés à l'aide de produits dérivés. Le Groupe se limite en cela à des contrats à terme et à des swaps d'intérêts ('IRS').

1. Risque de marché

Le risque de marché est le risque que les variations des prix du marché, tels que taux de change et taux d'intérêt, influencent le revenu du Groupe ou la valeur des instruments financiers. L'objectif est de contrôler et de maîtriser ce risque dans les limites de paramètres acceptables, tandis que le 'return on risk' est optimisé.

Le Groupe achète et vend des produits dérivés au taux normal des affaires et prévoit aussi des instruments financiers pour gérer le risque de marché. Toutes ces transactions sont réalisées conformément aux directives arrêtées par le Comité d'Audit. Le Groupe n'applique pas le système 'hedge accounting'.

Lors de l'application de la norme IAS 39 "Instruments financiers", le Groupe a qualifié les instruments financiers servant à couvrir le risque de taux d'intérêt comme couvertures économiques qui ne répondent pas aux conditions du système 'hedge accounting'. Ils sont par conséquent évalués en valeur réelle, et les variations de cette valeur par l'effet du différentiel d'intérêt sont incluses dans le compte de résultats.

1.a.1. Risque de change

Le risque de change résulte des variations possibles de la valeur des instruments financiers à la suite des fluctuations des taux de change. Le Groupe est exposé au risque de change parce qu'une portion importante de ses activités (achat et vente) est réalisée en dehors de la zone euro, principalement en livre britannique et en dollar américain. Les produits dérivés ont comme but de couvrir l'exposition du Groupe aux risques de change liés à ces deux monnaies (voir annexe "1.c. Risque de change et risque de taux d'intérêt: produits dérivés").

Les encours de créances et dettes en devises étrangères du Groupe à la date de clôture du bilan se composent comme suit:

Encours en devises étrangères exposés au risque de change

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Créances
GBP (en équivalent EUR) 20.390 6.737
USD (en équivalent EUR) 1.318 1.464
Dettes
GBP (en équivalent EUR) 2.991 933
USD (en équivalent EUR) 490 203

Ces montants concernent aussi bien des créances que des dettes envers des tiers ou des engagements sur lesquels pèsent un risque de change. En d'autres termes, ces montants comprennent les créances et dettes en monnaies étrangères à la date de clôture des comptes, uniquement pour les monnaies qui diffèrent de l'unité monétaire fonctionnelle de l'entité qui détient la créance ou la dette.

Les créances en livre britannique augmentent par suite de l'accroissement de la position ouverte de PinguinLutosa SA avec PinguinLutosa Foods UK Ltd.

Le Groupe réalise une partie importante de son chiffre d'affaires hors de la zone euro, principalement au Royaume-Uni.

Division 'légumes surgelés'

Le chiffre d'affaires de la division 'légumes surgelés' est essentiellement orienté vers la zone euro (environ 51% en 2010; environ 48% en 2009). Environ 44% de ce chiffre d'affaires est réalisé au Royaume-Uni et 5% dans le reste du monde.

Une portion du besoin en fonds de roulement de PinguinLutosa Foods UK Ltd. est financée en livre britannique par les membres du club deal ou par PinguinLutosa Foods UK Ltd lui-même. Le reste est financé par la société mère. Dans le passé, celle-ci en assurait le financement intégral.

Comme une partie des légumes traités chez PinguinLutosa Foods UK Ltd. pour le marché britannique est livrée au départ de la Belgique, la facturation chez PinguinLutosa SA se fait en livre sterling. Les créances en cette monnaie sont converties en euro. Sur les créances qui prennent ainsi naissance il faut appliquer une moins-value comptable en cas de dépréciation de la livre sterling.

Division 'pommes de terre'

Le chiffre d'affaires de la division 'pommes de terre' est essentiellement orienté vers la zone euro (environ 64% en 2010; environ 70% en 2009). Environ 15% de ce chiffre d'affaires est réalisé au Royaume-Uni et 21% dans le reste du monde. Comme la formation des prix au Royaume-Uni se fait en livre sterling, une dépréciation de cette monnaie se traduit par un impact négatif sur le résultat. Les flux de trésorerie découlant des ventes courantes destinées au Royaume-Uni en livre sterling sont partiellement couverts au moyen de contrats à terme. La monnaie britannique n'est cependant pas couverte systématiquement mais plutôt sur une base ad hoc en fonction de la dimension du contrat et des conditions du marché. Les ventes en dehors de l'Europe (environ 21%) sont surtout facturées en dollar américain et en yen japonais. Ces monnaies ne sont pas systématiquement couvertes mais plutôt sur une base ad hoc en fonction de la dimension du contrat et des conditions du marché. Dans l'avenir, comme une hausse des ventes hors zone euro est attendue, les ventes hors zone euro devraient augmenter globalement.

L'impact de la monnaie britannique sur les résultats du Groupe se situe à deux niveaux, à savoir: le risque transactionnel et le risque translationnel. A cela s'ajoute l'impact des bureaux de vente qui établissent leurs rapports financiers en monnaies étrangères (Pinguin Hong Kong Ltd, Lutosa UK Ltd., Lutosa América Latina Ltda, PinguinLutosa Japan K.K. et PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd.). Cet impact se situe au niveau du risque translationnel.

a) Risque transactionnel relatif aux créances et dettes ouvertes

Les créances et dettes en livre sterling peuvent, en cas de paiement en euro, donner lieu à une moins-value ou une plus-value réalisée selon que le taux du jour de réception du paiement diffère du cours comptabilisé précédemment, au moment de l'enregistrement de la créance ou de la dette.

A noter que sur les créances et dettes ouvertes en dollar américain pèse également un risque transactionnel.

b) Risque translationnel relatif au compte de résultats

Ce risque translationnel se rapporte principalement à l'incorporation des chiffres de PinguinLutosa Foods UK Ltd. mais s'applique également aux bureaux de vente qui établissent leurs rapports financiers en monnaies étrangères (Pinguin Hong Kong Ltd., Lutosa UK Ltd., Lutosa América Latina Ltda, PinguinLutosa Japan K.K. et PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd.) (voir point "7.1. Filiales" de l'annexe).

L'élément le plus important est l'intégration des chiffres de PinguinLutosa Foods UK Ltd. L'impact du taux de change de la livre sterling joue surtout pour l'incorporation de l'état de la situation financière et du compte de résultats de PinguinLutosa Foods UK Ltd. La monnaie fonctionnelle de ce dernier est la livre sterling. Cela implique par exemple que pour un résultat de 1.000 GBP (sur une période donnée) et une hausse moyenne de 10% de cette monnaie (sur la même période), le résultat en euro augmente également de 10%, et inversement en cas de baisse de la livre sterling face à l'euro.

c) Risque translationnel relatif aux fonds propres

Le taux de change a aussi une incidence sur les réserves et sur la valeur des participations que PinguinLutosa SA détient dans le capital de PinguinLutosa Foods UK Ltd. et les bureaux de vente Pinguin Hong Kong Ltd., Lutosa UK Ltd., Lutosa América Latina Ltda, PinguinLutosa Japan K.K. et PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd. Conformément aux règles de consolidation, le capital et les réserves sont convertis au taux de change historique. Lorsque le taux varie, la différence entre le taux de clôture à une date déterminée et le taux historique est comptabilisée en tant qu'écart de conversion relevant de la rubrique "Capitaux propres".

1.a.2. Sensibilité aux taux des devises

Comme l'année passée, un taux de sensibilité de 10% est pris pour déterminer le risque de change. En réalité les fluctuations peuvent, comme en 2010, dépasser les 10%, de sorte que la sensibilité peut aussi varier proportionnellement.

Sensibilité aux taux des devises: 2010
Taux de clôture
31 décembre 2010
Taux moyen 2010 Taux de clôture
possible
31 décembre 2010
Taux moyen
possible 2010
Volatilité possible
des taux en %
1 euro =
Livre sterling 0,86 0,86 0,77 - 0,94 0,77 - 0,94 10%
Dollar américain 1,33 1,32 1,19 - 1,46 1,19 - 1,46 10%
Sensibilité aux taux des devises: 2009
Taux de clôture
31 décembre 2009
Taux moyen 2009 Taux de clôture
possible
31 décembre 2009
Taux moyen
possible 2009
Volatilité possible
des taux en %
1 euro =
Livre sterling 0,90 0,89 0,81 - 0,99 0,80 - 0,98 10%
Dollar américain 1,43 1,39 1,29 - 1,58 1,25 - 1,53 10%

L'analyse de sensibilité n'est appliquée qu'aux opérations monétaires ouvertes en monnaies étrangères. Il s'agit aussi bien d'emprunts externes que de dettes et créances internes en devises, ainsi que de créances et dettes commerciales, pour autant que l'unité monétaire étrangère soit différente de l'unité monétaire fonctionnelle de l'entité qui détient la créance ou la dette.

a) Risque transactionnel relatif aux dettes et créances ouvertes

Sur la base de la volatilité moyenne de la livre sterling et du dollar américain face à l'euro pendant l'exercice écoulé, nous avons procédé à une évaluation raisonnable d'une variance possible du taux de la livre britannique et du dollar américain vis-à-vis de l'euro:

  • Si l'euro avait accusé une hausse/baisse de 10% vis-à-vis de la livre sterling et que toutes les autres variables étaient restées à un niveau constant, le résultat sur la position ouverte aurait été inférieur/supérieur de 1,7 million d'euros, vu la créance nette en livre sterling au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: inférieur/supérieur de 0,6 million d'euros vu la créance nette).
  • Si l'euro avait accusé une hausse/baisse de 10% vis-à-vis du dollar US et que toutes les autres variables étaient restées à un niveau constant, le résultat sur la position ouverte aurait été inférieur/supérieur de 0,1 million d'euros, vu la créance nette en dollar US au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: inférieur/supérieur de 0,1 million d'euros vu la créance nette).

b) Risque translationnel relatif au compte de résultats

24% du chiffre d'affaires du Groupe est réalisé par PinguinLutosa Foods UK Ltd. (au 31 décembre 2009: 25%) dont les résultats sont libellés en livre sterling. Ces résultats sont convertis dans la monnaie fonctionnelle du Groupe, l'euro. Sur la base de l'analyse de l'évolution des taux de change au taux du dernier exercice, nous avons fait une évaluation raisonnable d'une variance possible du taux de la livre sterling par rapport à l'euro:

• Si l'euro avait accusé une hausse/baisse de 10% vis-à-vis du sterling et que toutes les autres variables étaient restées à un niveau constant, le résultat aurait été inférieur/supérieur de 0,4 million d'euros (au 31 décembre 2009: inférieur/supérieur de 0,2 million d'euros).

L'impact de la variance dans l'évolution des cours de change des bureaux de vente qui établissent leurs rapports financiers en monnaies étrangères (Pinguin Hong Kong Ltd, Lutosa UK Ltd, Lutosa América Latina Ltda, PinguinLutosa Japan K.K. et PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd.) sur le résultat du Groupe au 31 décembre 2010 est nul (au 31 décembre 2009: nul).

c) Risque translationnel relatif aux fonds propres

Si l'euro avait accusé une hausse/baisse de 10% vis-à-vis de la livre sterling et que toutes les autres variables étaient restées à un niveau constant, les écarts de conversion dans les capitaux propres auraient été inférieurs/supérieurs de 1,7 million d'euros au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: 1,4 million d'euros inférieur/supérieur).

L'impact de la variance dans l'évolution des cours de change des bureaux de vente qui établissent leurs rapports financiers en monnaies étrangères (Pinguin Hong Kong Ltd, Lutosa UK Ltd, Lutosa América Latina Ltda, PinguinLutosa Japan K.K. et PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd.) sur les capitaux propres du Groupe au 31 décembre 2010 est de l'ordre de 0,03 million d'euros (au 31 décembre 2009: 0,03 million d'euros).

1.b.1 Risque de taux d'intérêt

Le Groupe a prélevé des crédits en livre sterling et en euro. La répartition par monnaie est indiquée ci-dessous.

Dettes financières 31/12/2010 31/12/2009
En milliers d'euros Taux d'intérêt En milliers d'euros Taux d'intérêt
Taux d'intérêt variable
EUR 100.888 3,08% 101.448 2,34%
GBP (en équivalent EUR) 14.894 2,54% 21.205 2,50%
Taux d'intérêt fixe
EUR 5.557 4,64% 6.833 4,97%
GBP (en équivalent EUR) 447 5,77% 697 5,95%
Total 121.786 130.183

Au 31 décembre 2010, 95,1% de l'encours des dettes financières avait un taux d'intérêt variable (au 31 décembre 2009: 94,22 %). Dans le cadre du club deal, le choix s'est porté sur un financement principalement axé sur un taux d'intérêt flottant ('straight loans'). Pour se couvrir contre l'évolution des taux d'intérêt, à partir de 2008 il a été procédé à la conclusion d'une série de contrats IRS couvrant 67% du financement des opérations de rachat.

1.b.2 Risque de taux d'intérêt: sensibilité aux taux d'intérêt

Si les taux d'intérêt accusaient une hausse/baisse de 50 points de base en livre sterling (Libor), tous les autres paramètres restant inchangés, cela aurait pour les crédits à taux flottant un impact négatif/positif de 0,1 million d'euros sur les résultats financiers au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: 0,1 million d'euros).

Si les taux d'intérêt accusaient une hausse/baisse de 50 points de base en euro (Euribor), tous les autres paramètres restant inchangés, cela aurait pour les crédits en euro un impact négatif/ positif de 0,5 million d'euros sur les résultats financiers au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: 0,5 million d'euros).

En dépit de l'intention, manifestée par le Groupe, de réduire l'endettement et, partant, la sensibilité du résultat net aux fluctuations des taux d'intérêt, et malgré la stratégie de couverture par dérivés bancaires, il est probable que le résultat net du Groupe soit soumis dans le futur aux fluctuations des taux d'intérêt.

1.b.3 Risque de taux d'intérêt: durée résiduelle des instruments financiers

Le tableau ci-dessous indique pour les divers types d'instruments financiers les taux d'intérêt effectifs moyens et la durée résiduelle à la date de clôture des comptes:

Durée résiduelle des instruments financiers

(en milliers d'euros) 31/12/2010

Catégorie d'instruments Intérêt effectif moyen % Valeur comptable totale < 1 an 1- 5 ans > 5 ans Instruments avec des taux d'intérêt fixes 60.995 55.307 3.983 1.705 Autres actifs financiers FaAFS Les placements détenus jusqu'à leur échéance Htm Trésorerie et équivalents de trésorerie L&R 54.990 54.990 Emprunts garantis des établissements de crédit FLmaAC 5,35% 3.460 100 3.360 Dettes de location-financement n.a. 6,03% 1.105 629 476 Facilités des établissements de crédit non garanties FLmaAC Dettes aux établissements de crédit FLmaAC Autres dettes financières garanties FLmaAC 0,00% 150 79 71 Autres dettes financières non garanties FLmaAC 3,02% 1.289 -492 76 1.705

Instruments avec des taux d'intérêt variables 115.188 64.845 50.343 0
Emprunts garantis GBP des établissements de crédit FLmaAC 4,59% 14.556 7.598 6.958
Emprunts garantis EUR des établissements de crédit FLmaAC 4,00% 100.026 56.641 43.385
Autres emprunts garantis FLmaAC
Autres emprunts non garantis FLmaAC 0,98% 606 606
Catégories d'instruments:
L&R Les prêts et créances
FaHT Les actifs financiers à la valeur réelle par le biais du compte de résultats étant détenus à des fins commerciales de transaction
FaAFS Les actifs financiers disponibles à la vente
Htm Les placements détenus jusqu'à leur échéance
FLmaAC Les passifs financiers évalués au coût amortis
FlHT Les passifs financiers à la valeur réelle par le biais du compte de résultats étant détenus à des fins commerciales de transaction

Durée résiduelle des instruments financiers

(en milliers d'euros) 31/12/2009

Catégorie
d'instruments
Intérêt ef
fectif
moyen %
Valeur
comptable
totale
< 1 an 1- 5 ans > 5 ans
Instruments avec des taux d'intérêt fixes 45.519 39.079 4.537 1.903
Autres actifs financiers FaAFS
Les placements détenus jusqu'à leur échéance Htm
Trésorerie et équivalents de trésorerie L&R 37.988 37.988
Emprunts garantis des établissements de crédit FLmaAC 5,71% 3.548 92 3.456
Dettes de location-financement n.a. 5,83% 2.262 1.186 1.076
Facilités des établissements de crédit non garanties FLmaAC
Dettes aux établissements de crédit FLmaAC
Autres dettes financières garanties FLmaAC 0,00% 230 80 150
Autres dettes financières non garanties FLmaAC 3,02% 1.491 -267 -145 1.903
Instruments avec des taux d'intérêt variables 121.004 58.527 62.477 0
Emprunts garantis GBP des établissements de crédit FLmaAC 3,88% 20.643 10.974 9.669
Emprunts garantis EUR des établissements de crédit FLmaAC 3,16% 99.969 47.161 52.808
Autres emprunts garantis FLmaAC
Autres emprunts non garantis FLmaAC 1,28% 392 392

Catégories d'instruments:

L&R Les prêts et créances
FaHT Les actifs financiers à la valeur réelle par le biais du compte de résultats étant détenus à des fins commerciales de transaction
FaAFS Les actifs financiers disponibles à la vente
Htm Les placements détenus jusqu'à leur échéance
FLmaAC Les passifs financiers évalués au coût amortis
FlHT Les passifs financiers à la valeur réelle par le biais du compte de résultats étant détenus à des fins commerciales de transaction

1.c Risque de change et risque de taux d'intérêt: produits dérivés

Lors de l'application de la norme IAS 39 "Instruments financiers", le Groupe a qualifié les instruments financiers servant à couvrir le risque de taux d'intérêt et des taux des devises comme couvertures économiques qui ne répondent pas aux conditions du système 'hedge accounting'. Ils sont par conséquent évalués en valeur réelle, et les variations de cette valeur par l'effet du différentiel d'intérêt sont incluses dans le compte de résultats.

Risque de change

Pour la couverture de ces risques, le Groupe recourt à des contrats à terme et vise à couvrir de 50% jusqu'à 75% des revenus mensuels en livre sterling. Il n'est pas certain que la stratégie de couverture du Groupe puisse protéger suffisamment ses résultats opérationnels contre les conséquences des fluctuations de change.

Au cours du dernier exercice l'entreprise n'a pas conclu de nouveaux contrats de couverture de la livre britannique.

Risque de taux d'intérêt

Le Groupe a utilisé des instruments financiers pour couvrir les risques liés aux variations défavorables de taux d'intérêt. Il entend maintenir les charges d'intérêts nettes à un niveau aussi bas que possible et souhaite, en outre, ne pas être confronté à des fluctuations incontrôlables de ces taux. Le danger inhérent aux crédits à taux d'intérêt variables est qu'une hausse des taux modifie sensiblement les flux de trésorerie.

C'est pourquoi un certain nombre de swaps d'intérêts ('IRS') et de caps d'intérêts assortis de 'knock outs' ont été conclus avec plusieurs banques belges. Dans un contrat de swap d'intérêts le Groupe s'engage à payer ou à recevoir la différence entre le montant des intérêts calculés à un taux fixe et flottant sur un montant nominal. Ce type de contrat permet au Groupe de parer aux fluctuations résultant des variations de la valeur de marché de la dette à taux fixe. Afin de limiter le coût de ces instruments, une série de contrats floor assortis de 'knock ins' ont été conclus simultanément.

En ce qui concerne le risque de taux d'intérêt, le Groupe est couvert au 31 décembre 2010 par différents instruments pour un montant notionnel de 34.889.000 euros (31 décembre 2009: 40.407.000 euros).

Montants nominaux par échéance

Le tableau ci-dessous donne un aperçu de l'encours des dérivés sur la base des montants nominaux, par échéance.

Produits dérivés:
encours sur base des
montants nominaux
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
À moins
d'un an
1 & 5 ans
Entre
Après
5 ans
À moins
d'un an
1 & 5 ans
Entre
Après
5 ans
Risque de
change
Options
Risque de taux
d'intérêt
IRS 23.243 11.646 40.407
Caps
Total 23.243 11.646 0 0 40.407 0

La période de couverture maximale de ces instruments court jusqu'en 2013.

La diminution des montant notionnels de couverture et du nombre d'instruments s'explique par le schéma de repaiement du club deal à partir de janvier 2008. A fin 2010, la durée restante s'élève alors à une période de 1 à 3 ans.

Valeur réelle par type de produit dérivé

La valeur réelle des produits dérivés est basée sur le prix (disponible) du marché. Cette information est mise à disposition par les organismes financiers du Groupe auprès desquels ces instruments sont conclus. Si le prix du marché n'est pas disponible, la valeur réelle est estimée. La valeur intrinsèque ou réelle d'une option se compose de la valeur intrinsèque à laquelle s'ajoute la valeur temps. La valeur réelle d'un IRS (swap d'intérêt) est déterminée en actualisant les flux de trésorerie futurs attendus en utilisant les taux d'intérêt de marché et la courbe des taux en cours sur la durée restante de l'instrument.

Les 9 instruments ouverts à la date de clôture du bilan ont une valeur réelle ('marked to market value') de -594.000 euros au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: -1.648.000 euros). Le résultat net sur les actifs financiers évalués en valeur réelle est de 1.073.000 euros pour l'exercice clôturé le 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: -3.174.000 euros).

Décomposition de la valeur réelle par type

de produit dérivé
(en milliers d'euros)
Actifs Passifs Position nette Inclus dans le compte
de résultats
31/12/2010 31/12/2009 31/12/2010 31/12/2009 31/12/2010 31/12/2009 31/12/2010 31/12/2009
Risque de change
Options -2.703
Risque de taux
d'intérêt
IRS 594 1.648 -594 -1.648 1.073 -471
Caps d'intérêt
Actifs/passifs nets 594 1.648 -594 -1.648 1.073 -3.174

Hiérarchie des niveaux de valeur réelle tels que repris dans le bilan

Le tableau ci-dessous dresse la liste des instruments financiers du Groupe, valorisés à leur valeur réelle (après avoir été comptabilisés initialement à leur valeur d'achat) et classés selon la méthode de valorisation. Les différents niveaux sont définis comme suit:

• niveau 1: valorisation sur base de cotations (inadaptées) sur des marchés actifs relatifs à des actifs et passifs identiques ;

• niveau 2: valorisation sur base d'autres inputs que les cotations (niveau 1); valorisation sur base de données de marché observables pour l'élément actif ou passif, à la fois sur base de données directes (à savoir les prix) et indirectes (à savoir des données dérivées des prix) ;

• niveau 3: valorisation sur base d'inputs non fondés sur des données de marché observables (inputs inobservables).

Actifs et passifs évalués en valeur réelle

(en milliers d'euros) 31/12/2010
Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Total
Actifs financiers évalués en valeur réelle (via compte de résultats):
- produits dérivés
Total actifs évalués en valeur réelle
Passifs financiers évalués en valeur réelle (via compte de résultats):
- produits dérivés 594 594
Total passifs évalués en valeur réelle 594 594

Actifs et passifs évalués en valeur réelle

31/12/2009
Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Total
1.648 1.648
1.648 1.648

Au cours de l'exercice écoulé, aucun transfert d'actifs ou de passifs financiers n'a eu lieu entre le niveau 1 et le niveau 2.

Autres risques de marché

Les autres risques de marché qui ne sont pas liés à des risques relatifs aux instruments financiers sont déterminés par les variations des prix de vente et des conditions climatiques.

Les prix de vente dépendent des fluctuations de l'offre et de la demande. La demande est principalement influencée par les effets climatologiques, l'internationalisation continue du marché et les campagnes de marketing. L'offre est surtout influencée par la disponibilité de matières premières.

Les changements climatiques ont une incidence extrêmement importante sur les approvisionnements en légumes et pommes de terre. Conjointement avec d'autres éléments tels que l'épuisement des sols pour certains légumes, les conditions atmosphériques obligent le Groupe PinguinLutosa à réduire leur dépendance à l'égard d'une région déterminée.

La division 'légumes surgelés' travaille en principe avec des contrats annuels fixes, permettant de pallier les pénuries éventuelles du marché par des achats de produits surgelés au marché libre. Les fluctuations des prix de ces dernières années s'expliquent surtout par les variations des prix des légumes frais. La division 'légumes surgelés' a su, au cours des dernières années, étendre sa zone d'approvisionnement en légumes de la région limitée autour de la maison mère en Flandre occidentale à une région plus vaste autour des filiales rachetées dans le sud de la France et au Royaume-Uni (Norfolk et Lincolnshire). Et cette zone d'approvisionnement a encore été élargie grâce à des accords de coopération conclus avec plusieurs groupes étrangers oeuvrant dans le domaine des produits surgelés en Espagne, Allemagne, Italie, Hongrie, Pologne, Turquie et dans d'autres pays.

La rentabilité de la division 'pommes de terre' est également déterminée par les prix de vente qu'elle peut obtenir pour ses produits sur le marché. En particulier, la rentabilité est déterminée par la différence entre le prix auquel la division 'pommes de terre' peut négocier ses produits finis avec ses clients, et le prix auquel elle conclut ses contrats d'achat de pommes de terres et le prix auquel elle rachète ses pommes de terre hors contrat (environ 50%) sur le marché libre.

Le prix des pommes de terre sur le marché libre peut varier sensiblement à la suite des fluctuations de l'offre (principalement influencée par les conditions climatiques, ainsi que par la qualité et la durée de conservation des pommes terre) ou de manoeuvres spéculatives. L'impact négatif du prix des pommes de terre sur la rentabilité de la division 'pommes de terre' est partiellement compensé par une focalisation sur les marques, sur la clientèle moins sensible au facteur prix et sur les produits de pommes de terre à plus grande valeur ajoutée ou à caractère plus innovant. L'importante capacité de stockage, tant de matières premières que de produits finis, et l'établissement de relations à long terme avec les agriculteurs et les négociants gomment également les conséquences des variations des prix des pommes de terre.

La division 'pommes de terre' s'est efforcée de limiter les risques inhérents à la disponibilité de pommes de terre par:

  • une importante capacité de stockage (100.000 tonnes) sur ses sites de production; cette capacité de stockage doit permettre de combler les déficits d'approvisionnement et d'optimiser la durée de conservation des pommes de terre, vu que la division 'pommes de terre' a accumulé un savoir-faire important dans ce domaine. La capacité de stockage est considérée comme un avantage compétitif par la direction;
  • de bons contacts avec les cultivateurs d'autres pays (Pays-Bas, France et Allemagne) pour obtenir certaines autres variétés et s'assurer des possibilités d'achat supplémentaires à l'étranger au cas où l'offre en Belgique serait insuffisante ou trop chère.

Par ailleurs, la division 'pommes de terre' peut élargir sa zone d'approvisionnement par une large gamme de variétés de pommes de terre ayant chacune sa région spécifique.

Malgré le grand soin apporté à ces aspects, la production reste tributaire de phénomènes atmosphériques temporaires et les conditions climatiques peuvent influencer les approvisionnements et le prix des matières premières. Les rendements des récoltes peuvent varier notablement en fonction de ces conditions. Il peut en résulter des excédents ou des déficits de production, avec pour conséquence de fortes pressions sur les prix de vente ou des pertes de productivité.

2. Risque de crédit

Le risque de crédit est le risque encouru sur une perte financière du Groupe, par le fait que le client ou la contrepartie d'un instrument financier n'est pas en mesure d'exécuter ses obligations contractuelles, et naît dans la plupart des cas des créances du Groupe sur clients et investissements.

L'exposition du Groupe au risque de crédit est principalement influencée par les traits de caractère propres à chaque client. Le Groupe dispose d'un portefeuille de clients diversifiés. Afin de se protéger contre les défauts de paiement ou les faillites de ses clients, le Groupe fait appel à une compagnie internationale d'assurance-crédit et applique en interne des limites au niveau des clients. La direction a défini une politique de crédit et l'exposition au risque de crédit est suivie en permanence. Chaque client dont le crédit excède un montant déterminé est soumis à une enquête de solvabilité. Après enquête, ces clients sont subdivisés en catégories. Les clients qui présentent un facteur risque élevé sont traités suivant la politique de crédit arrêtée par le Groupe. Le risque de crédit porte uniquement sur la catégorie d'instruments des prêts et créances (L&R).

Pour limiter davantage le risque de manquement des obligations de paiement, le Groupe recourt depuis longtemps déjà à une assurance-crédit auprès d'une compagnie d'assurances internationale pour l'ensemble des clients. Le Groupe a une facilité 'invoice-discounting', par laquelle il vend une partie de ses créances à un établissement financier et peut ainsi réaliser plus rapidement ces créances. Pour plus d'informations sur cette facilité, nous renvoyons à l'annexe « 6.9. Créances commerciales et autres créances ».

Un risque de crédit limité ou nul est attaché aux autres classes d'instruments, puisque les contreparties sont des banques affichant un haut degré de solvabilité.

2.a.1 Exposition au risque de crédit

La valeur comptable des actifs financiers présente l'exposition maximale du Groupe au risque de crédit. La valeur comptable est enregistrée en incluant les réductions de valeur spéciales. L'exposition maximale au risque de crédit à la date de clôture du bilan est indiquée dans les tableaux ci-dessous:

Valeur comptable nette des

actifs financiers 31/12/2010
(en milliers d'euros)
Catégorie
conformément à IAS 39
Valeur brute Réductions
de valeur spéciales
Valeur comptable nette
31/12/2010 31/12/2010 31/12/2010
Créances (à plus d'un an) L&R 285 -142 143
Créances commerciales L&R 52.278 -1.096 51.182
Autres créances L&R 13.198 13.198
Produits dérivés FaHT
Placements de trésorerie L&R
Trésorerie et équivalents
de trésorerie
L&R 54.990 54.990
Total 120.751 -1.238 119.513

Valeur comptable nette des

Total 87.481 -1.069 86.412
Trésorerie et équivalents
de trésorerie
L&R 37.988 37.988
Placements de trésorerie L&R
Produits dérivés FaHT
Autres créances L&R 9.664 9.664
Créances commerciales L&R 39.569 -927 38.643
Créances (à plus d'un an) L&R 260 -142 118
31/12/2009 31/12/2009 31/12/2009
actifs financiers 31/12/2009
(en milliers d'euros)
Catégorie
conformément à IAS 39
Valeur brute Réductions
de valeur spéciales
Valeur comptable nette

À la date de clôture du bilan, il n'y avait pas de concentration notable de risque de crédit: nous renvoyons à l'annexe « 6.9. Créances commerciales et autres créances ».

2.a.2 Réductions de valeur spéciales

La contribution des réductions de valeur spéciales enregistrées pendant l'exercice a été présentée par classe d'actifs financiers sous les rubriques spécifiques de l'état de la situation financière.

Le montant total des intérêts sur actifs financiers ayant fait l'objet d'une réduction de valeur spéciale est nul au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: nul). Le résultat net sur les prêts et créances (à plus d'un an) est nul au 31 décembre 2010 (au 31 décembre 2009: nul).

3. Risque afférent au taux de l'action

Durant l'exercice, le Groupe n'a pas détenu de placements en actions classés comme disponibles à la vente. Le Groupe n'était exposé à aucun risque important lié au taux de l'action. Le résultat net sur actifs financiers disponibles à la vente est nul.

4. Risque de liquidité

Le risque de liquidité est le risque de ne pas disposer de ressources suffisantes pour remplir les obligations directes exprimées en cash ou dans d'autres actifs financiers. Sur ce plan, le Groupe veille, dans la mesure du possible, à ce que des liquidités suffisantes soient à tout moment disponibles pour faire face aux dettes échues, et ce aussi bien dans des circonstances normales que forcées sans s'exposer à des pertes inacceptables ou porter atteinte à la réputation du Groupe.

Le Groupe utilise le modèle de coût 'Activity Based Costing (ABC)' pour estimer le prix de revient de ses produits, ce qui aide à mieux maîtriser les exigences de flux de trésorerie. Le Groupe assure qu'il dispose de liquidités en quantité suffisante pour couvrir les charges opérationnelles attendues sur une période de 60 jours, y compris la provision pour obligations financières. Cela exclut l'impact potentiel de circonstances extrêmes, non prévisibles, telle qu'une catastrophe naturelle.

À l'échéance du 31 décembre 2010, le Groupe disposait encore de 0,5 million d'euros de lignes non utilisées (au 31 décembre 2009: 9,4 millions d'euros).

Compte tenu du climat économique et bancaire actuel, l'entreprise exerce une stricte surveillance sur la structure de financement et analyse en permanence les formes et modalités de financement existantes et celles dont elle aurait besoin.

Pour une analyse des lignes existantes et de leurs modalités, nous renvoyons aux commentaires concernant les risques de taux d'intérêt (annexe « 6.20.1.b. Risque de taux d'intérêt ») et les passifs portant intérêt (annexe « 6.18. Passifs portant intérêt »).

Le tableau suivant affiche les flux de trésorerie non escomptés qui sont convenus contractuellement et relatifs aux obligations financières. Seuls les paiements d'intérêts nets et les remboursements de capital y sont inclus. La durée contractuelle se base sur la date la plus proche à laquelle le Groupe est supposé payer.

Durée résiduelle des dettes financières

31/12/2010

(en milliers d'euros) Flux de trésorerie contractuels non escomptés
Catégorie
d'instruments
Échéant
< 6 mois
Échéant > 6
mois et < 1 an
Échéant > 1
an et < 5 ans
Échéant
> 5 ans
Total
Dettes de location-financement n.a. 355 285 511 0 1.151
Facilités des établissements de crédit
non garanties
FLmaAC
Dettes aux établissements de crédit FLmaAC
Autres dettes financières garanties FLmaAC 8 71 71 150
Autres dettes financières non garanties FLmaAC 78 234 634 2.746 3.692
Emprunts garantis GBP des établissements
de crédit
FLmaAC 1.560 9.547 4.450 15.557
Emprunts garantis EUR des établissements
de crédit
FLmaAC 9.311 51.675 49.049 110.035
Autres emprunts garantis FLmaAC
Autres emprunts non garantis FLmaAC
Dettes commerciales FLmaAC 116.679 116.679
Autres dettes FLmaAC 505 505
Dettes financières: produits non-dérivés 128.496 61.812 54.715 2.746 247.769
IRS FlHT 482 219 461 0 1.162
Options FlHT
Dettes financières: produits dérivés 482 219 461 0 1.162
Total flux de trésorerie non escomptés 128.978 62.031 55.176 2.746 248.931

Durée résiduelle des dettes financières

31/12/2009

(en milliers d'euros)
Flux de trésorerie contractuels non escomptés
Catégorie
d'instruments
Échéant
< 6 mois
Échéant > 6
mois et < 1 an
Échéant > 1
an et < 5 ans
Échéant
> 5 ans
Total
Dettes de location-financement n.a. 628 617 1.109 2.354
Facilités des établissements de crédit
non garanties
FLmaAC
Dettes aux établissements de crédit FLmaAC
Autres dettes financières garanties FLmaAC 8 72 149 229
Autres dettes financières non garanties FLmaAC 156 156 1.248 2.444 4.004
Emprunts garantis GBP des établissements
de crédit
FLmaAC 1.642 10.521 10.472 22.635
Emprunts garantis EUR des établissements
de crédit
FLmaAC 6.766 44.684 61.310 112.760
Autres emprunts garantis FLmaAC
Autres emprunts non garantis FLmaAC
Dettes commerciales FLmaAC 99.429 99.429
Autres dettes FLmaAC 350 350
Dettes financières: produits non-dérivés 108.979 56.050 74.288 2.444 241.761
IRS FlHT 699 649 1.180 2.528
Options FlHT
Dettes financières: produits dérivés 699 649 1.180 2.528
Total flux de trésorerie non escomptés 109.678 56.699 75.468 2.444 244.289

Y sont intégrés tous les instruments engagés à la date du bilan et pour lesquels les paiements ont déjà été fixés contractuellement. Les données prévisionnelles relatives à de nouvelles obligations futures n'y sont pas intégrées. Les montants en devises étrangères ont été convertis au taux de clôture de la devise à la date du bilan. Les paiements d'intérêts variables relatifs à des instruments financiers ont été calculés sur base des taux d'intérêt à terme en vigueur.

5. Commentaire des instruments financiers par classe et catégorie

Le tableau ci-dessous dresse l'inventaire des différentes classes d'actifs et de passifs financiers avec leur valeur nette correspondante dans le bilan et leur valeur réelle respective, répartis selon leur catégorie de valorisation selon la norme IAS 39 « Instruments financiers: enregistrement et valorisation » ou IAS 17 « Contrats de leasing ».

La trésorerie et les équivalents de trésorerie, les autres investissements financiers, les placements à court terme, les créances commerciales et autres créances ont le plus souvent une échéance courte. C'est pourquoi la valeur comptable nette à la date de clôture correspond pratiquement à la valeur réelle. La plupart des dettes commerciales sont elles aussi assorties d'échéances courtes, aussi la valeur comptable nette à l'échéance s'approche de leur valeur réelle. La valeur réelle des dettes portant intérêt est calculée comme la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs. La valeur réelle des instruments financiers dérivés est calculée sur base des modèles de valorisation financière standards utilisant les données du marché.

31/12/2010
(en milliers d'euros)
Montants comptabilisés au
bilan conformément à IAS 39
Catégorie conformé
S 39
AI
ment à
Valeur comptable
nette 31/12/2010
Coût amorti comptabilisée
Valeur réelle
en capitaux
propres
comptabilisée
Valeur réelle
en résultat
sés au bilan conformé
Montants comptabili
S 17
AI
ment à
Valuer réelle
31/12/2010
ACTIF
Actifs non courants
Autres immobilisations financières FaAFS n.a.*
Autres créances (à plus d'un an) L&R 143 143 143
Actifs courants
Créances commerciales L&R 51.182 51.182 51.182
Autres créances L&R 13.198 13.198 13.198
Produits dérivés FaHT
Placements de trésorerie L&R
Trésorerie et équivalents de trésorerie L&R 54.990 54.990 54.990
PASSIF
Dettes à plus d'un an
Contrats de location-financement n.a. 476 476 476
Emprunts bancaires FLmaAC 53.055 53.055 53.044
Emprunts obligataires FLmaAC
Autres dettes financières FLmaAC 2.500 2.500 3.018
Autres dettes FLmaAC
Dettes à un an au plus
Contrats de location-financement n.a. 629 629 629
Emprunts bancaires (EC): dettes à plus
d'un an échéant dans l'année
FLmaAC 12.781 12.781 15.802
Emprunts bancaires FLmaAC 51.516 51.516 51.620
Produits dérivés FlHT 594 594 594
Autres dettes financières FLmaAC 235 235 218
Dettes commerciales FLmaAC 116.679 116.679 116.679
Autres dettes FLmaAC 646 646 646
Total par catégorie d'instruments selon IAS 39
Prêts et créances L&R 119.513 119.513 119.513
Actifs financiers à la valeur réelle par le biais
du compte de résultats étant détenus à des fins
commerciales de transaction
FaHT
Passifs financiers à la valeur réelle par le biais
du compte de résultats étant détenus à des fins
commerciales de transaction
FlHT 594 594 594
Actifs financiers disponibles à la vente FaAFS n.a.*
Placements détenus jusqu'à leur échéance Htm
Passifs financiers évalués au coût amorti FLmaAC 237.412 237.412 241.026

* Etant donné qu'une évaluation fiable ne peut être faite, les actifs financiers pour lesquels il n'existe pas de marché actif sont évalués à leur coût historique, diminué des réductions de valeur spéciales éventuelles.

31/12/2009
(en milliers d'euros)
Montants comptabilisés au
bilan conformément à IAS 39
Catégorie conformé
S 39
AI
ment à
Valeur comptable
nette 31/12/2009
Coût amorti comptabilisée
Valeur réelle
en capitaux
propres
comptabilisée
Valeur réelle
en résultat
sés au bilan conformé
Montants comptabili
S 17
AI
ment à
Valuer réelle
31/12/2009
ACTIF
Actifs non courants
Autres immobilisations financières FaAFS n.a.*
Autres créances (à plus d'un an) L&R 118 118 118
Actifs courants
Créances commerciales L&R 38.643 38.643 38.643
Autres créances L&R 9.664 9.664 9.664
Produits dérivés FaHT
Placements de trésorerie L&R
Trésorerie et équivalents de trésorerie L&R 37.988 37.988 37.988
PASSIF
Dettes à plus d'un an
Contrats de location-financement n.a. 1.076 1.076 1.076
Emprunts bancaires FLmaAC 65.105 65.105 66.880
Emprunts obligataires FLmaAC
Autres dettes financières FLmaAC 2.736 2.736 3.023
Autres dettes FLmaAC
Dettes à un an au plus
Contrats de location-financement n.a. 1.186 1.186 1.186
Emprunts bancaires (EC): dettes à plus
d'un an échéant dans l'année
FLmaAC 10.196 10.196 13.832
Emprunts bancaires FLmaAC 48.009 48.009 47.887
Produits dérivés FlHT 1.648 1.648 1.648
Autres dettes financières FLmaAC 227 227 365
Dettes commerciales FLmaAC 99.429 99.429 99.429
Autres dettes FLmaAC 727 727 727
Total par catégorie d'instruments selon IAS 39
Prêts et créances L&R 86.413 86.413 86.413
Actifs financiers à la valeur réelle par le biais
du compte de résultats étant détenus à des fins
commerciales de transaction
FaHT
Passifs financiers à la valeur réelle par le biais
du compte de résultats étant détenus à des fins
commerciales de transaction
FlHT 1.648 1.648 1.648
Actifs financiers disponibles à la vente FaAFS n.a.*
Placements détenus jusqu'à leur échéance Htm
Passifs financiers évalués au coût amorti FLmaAC 226.430 226.430 232.143

* Etant donné qu'une évaluation fiable ne peut être faite, les actifs financiers pour lesquels il n'existe pas de marché actif sont évalués à leur coût historique, diminué des réductions de valeur spéciales éventuelles.

Au cours de cet exercice le Groupe n'a pas utilisé d'actifs financiers pour sûreté de passifs ou d'engagements conditionnels et ne doit donc pas satisfaire à des obligations contractuelles à ce sujet. Dans le cadre du financement prévu par le club deal, les actions des filiales ont été affectées en gage à titre de garantie.

6. Structure patrimoniale

Le Groupe cherche constamment à optimiser sa structure patrimoniale (équilibre entre dettes et capitaux propres) en vue de maximiser la valeur actionnariale. Il s'efforce de mettre en place une structure flexible, tant sur le plan de la périodicité que d'après le type de crédit, permettant de saisir les opportunités qui peuvent se présenter. Les différentes composantes du patrimoine sont analysées dans l'annexe concernant les capitaux propres et dans l'annexe « 6.18. passifs portant intérêt ».

Il n'y a pas de ratios 'target' fixes pour la solvabilité, ni pour le "gearing" (endettement à long terme). Le Groupe s'attache à suivre les normes courantes du marché et du secteur. A intervalles réguliers la structure patrimoniale est examinée et son évolution commentée à l'intention du Comité d'Audit et du Conseil d'Administration.

7. ÉLÉMENTS DIVERS

7.1 FILIALES

La société mère du Groupe est PinguinLutosa SA, située à Westrozebeke (Belgique). Au 31 décembre 2010, 19 filiales étaient incluses dans les comptes annuels consolidés selon la méthode d'intégration globale.

Nom, adresse complète du siège et, s'il s'agit d'une
entreprise de droit belge, numéro de TVA ou numéro
national d'identification
Part du capital détenue
(en %)
Modification du pourcentage
de détention de capital
(par rapport à l'exercice
précédent)
Droits de vote (%)
PinguinLutosa SA
Romenstraat 3
8840 Westrozebeke (Staden)
BE 0402.777.157
100,00% 0,00% 100,00%
Pinguin Langemark SA
Poelkapellestraat 71
8920 Langemark
BE 0427.768.317
99,99% 0,00% 99,99%
Pinguin Salads SPRL
Sneppestraat 11 A
8860 Lendelede
BE 0437.557.793
100,00% 0,00% 100,00%
M.A.C. SARL
Rue Jean Goujon 8
75008 Paris
France
99,80% 0,00% 99,80%
PinguinLutosa Deutschland GMBH
Oststraße 122b
22844 Norderstedt
Allemagne
99,90% 0,00% 99,90%
Pinguin Aquitaine SAS
Avenue Bremontier
40160 Ychoux
France
52,00% 0,00% 52,00%
PinguinLutosa Foods UK Ltd
Scania Way
King's Lynn
GB-PE30 4LR Norfolk
Royaume-Uni
100,00% 0,00% 100,00%
PinguinLutosa Foods SA
Zone industrielle du Vieux-Pont 5
7900 Leuze-en-Hainaut
BE 0418.162.347 100,00% 0,00% 100,00%
G&L Van den Broeke - Olsene SA
Schoendalestraat 221
8793 St.-Eloois-Vijve (Waregem)
BE 0420.902.202
100,00% 0,00% 100,00%
Vanelo SA
Moerbosstraat 50
8793 St.-Eloois-Vijve (Waregem)
BE 0458.234.829
100,00% 0,00% 100,00%
Lutosa UK Ltd
PO BOX 83 St Ives
Cambridgeshire PE27 5PD
Royaume-Uni
100,00% 0,00% 100,00%
Lutosa España SA
C/ Diego Ayllon, 8 - 3°B
28043 Madrid
Espagne
90,00% 0,00% 90,00%
Lutosa América Latina Ltda
Av. das Americas, 500 - bl. 4 - Cob 317
CEP22640-100 Rio de Janeiro / RJ
Brésil
98,12% 0,00% 98,12%
PinguinLutosa Japan K.K.
208 Palais Royal Rokubancho
6-1 Rokubancho Chiyoda ku
Tokyo 102-0085
Japon
100,00% 0,00% 100,00%
PinguinLutosa Foods Shanghai Ltd
7-B, Orient International Science & Technology Palace
No.58 XiangCheng Road
200122 Shanghai
Chine
100,00% 0,00% 100,00%
Lutosa France SARL
Rue du Président Roosevelt 26
59150 Wattrelos
France
100,00% 0,00% 100,00%
PinguinLutosa Italia SRL
via dell'Arrigoni, 220 – interno 5
47023 Cesena (FC)
Italie
100,00% 0,00% 100,00%
Pinguin Hong Kong Ltd
25/F One Capital Place
18 Luard Road
Wanchai
Hong Kong
100,00% 0,00% 100,00%
PinguinLutosa CEE GMBH
Franzosengraben 20
1030 Wien
Autriche
100,00% 0,00% 100,00%

Modifications du périmètre de consolidation

Nous renvoyons au point « 2.4 Modifications du périmètre de consolidation » pour l'analyse:

  • des modifications du périmètre de consolidation pour l'exercice se terminant le 31 décembre 2010;
  • des modifications du périmètre de consolidation pour l'exercice se terminant le 31 décembre 2009;

Sociétés autres que filiales ou entreprises associées

La société Tomates d'Aquitaine SAS n'est pas comprise dans le périmètre de consolidation parce que le Groupe n'a ni le pouvoir de diriger la gestion financière et opérationnelle de cette entreprise en vue d'en retirer des avantages, ni une influence directe ou indirecte notable sur elle.

Nom, adresse complète du siège et, s'il s'agit Données extraites des derniers comptes annuels disponibles
30-06-2010
d'une entreprise de droit belge, numéro de
TVA ou numéro national d'identification
Part du capital
détenue (en %)
Devise Capitaux propres Résultat
Tomates d' Aquitaine SAS
35, rue Pierre Pinson
24100 Bergerac
France 14,28% EUR 678.780 13.710

7.2 OBLIGATIONS EN COURS

Litiges en cours au 31 décembre 2010

Litige Maxwell Chase Technologies

Certaines sociétés du Groupe ont été citées à comparaître devant le Tribunal de commerce de Courtrai sur requête de la société américaine Maxwell Chase Technologies LLC. Celle-ci réclame environ 16 millions de dollars US de dommages-intérêts pour la résiliation d'un contrat de distribution conclu entre Maxwell Chase Technologies et Techno-Food SA. Cette dernière société est l'ancienne filiale de VDI (dénomination changée plus tard en Pinguin Salads SPRL), vendue par le Groupe en 2002. Les faits dont il est question sont postérieurs à la date de cession de Techno-Food SA par le Groupe. La direction pense qu'il est peu probable, au vu des documents dont elle dispose actuellement, que le Groupe soit condamné au paiement de dommages-intérêts à Maxwell Chase Technologies LLC. Aucune provision n'a été constituée. En date du 24 décembre 2008 le Tribunal de première instance de Gand a rendu dans cette affaire un jugement interlocutoire par lequel il se déclarait d'une part compétent et estimait d'autre part que le droit de l'Etat américain de Géorgia était applicable au contrat de distribution résilié. Les codéfendeurs ont été en appel le 26 mai 2009 contre le jugement interlocutoire. Actuellement, l'affaire est en attente devant le tribunal de la Cour d'Appel de Gand. La cause sera plaidée à l'audience du 4 avril 2011.

Litige Giblet

Cela concerne un litige avec un agriculteur local dont les terrains avaient été irrigués jadis avec de l'eau résiduaire de l'usine. Un assainissement historique est réclamé en dépit du fait que l'agriculteur utilisait depuis des années les sols et les bassins sans avoir recours à l'eau résiduaire de l'usine. En première instance, Pinguin Aquitaine SAS a été condamnée à payer 438.000 euros le 18 mars 2009. Sur la base de nouveaux éléments, Pinguin Aquitaine SAS a porté l'affaire devant la Cour d'Appel. En 2009 un montant de 250.000 euros a été provisionné. Le jugement de la Cour d'appel a débouté Pinguin Aquitaine SAS et a confirmé le jugement da la première instance, c'est à dire que Pinguin Aquitaine SAS doit procéder à l'assainissement de ce terrain. Pinguin Aquitaine SAS a deux moins pour envisager une demande de pourvoi en cassation. De ce fait, une provision supplémentaire de 300.000 euros a été enregistrée en 2010.

Litige Pinguin Salads SPRL

Dans le cadre d'un accident du travail d'une ouvrière intérimaire, Pinguin Salads SPRL a été citée en justice par la victime en vue de l'obtention d'une indemnisation pour les dommages non couverts par l'assureur en accident du travail. En première instance, Pinguin Salads SPRL a été condamné avec Quality Invest SPRL et M. Francis Demeestere solidairement responsables. Entre-temps Axa Belgium SA, Quality Invest SPRL et M. Francis Demeestere ont fait appel de cette décision. Axa Belgium SA, en qualité d'assureur pour la responsabilité civile de Pinguin Salads Sprl, a été aussi condamné à accorder sa garantie de paiement.

Litige Pinguin Aquitaine SAS

Après une enquête menée par le ministère français de l'Économie, ce dernier a constaté que certaines conditions attachées à l'octroi de subventions agricoles au cours de la période 2000- 2002 n'avaient pas été respectées. Le ministère réclame le remboursement intégral des montants perçus. Ceux-ci s'élèvent à 150.000 euros. Par prudence, un montant de 100.000 euros a été provisionné.

Litige PinguinLutosa Foods Uk Ltd. (Easton)

Il y a un litige avec les propriétaires du site loué à Easton (Royaume-Uni) relatif à la remise du site à l'état initial. La réclamation maximale s'élève à 1 million de livre sterling. PinguinLutosa considère ce montant comme exagéré et conteste par conséquent la somme demandée par les propriétaires. Par précaution, une provision partielle a été établie pour un montant de 0,3 million de livre sterling, sans reconnaissance de dette. La provision est expliquée plus en détail dans l'annexe concernant les événements non-récurrents (voir annexe « 5.4. Résultat d'exploitation (EBIT) »).

7.3 ENGAGEMENTS

Engagements relatifs aux investissements en immobilisations corporelles

Au 31 décembre 2010 le Groupe avait pour 3.012.000 euros d'engagements ayant trait à l'acquisition d'immobilisations corporelles (au 31 décembre 2009: 1.250.000 euros). Cela concerne une machine de triage et des chariots élévateurs dans la division 'pommes de terre' d'un montant de 560.000 euros et un surgélateur et des compresseurs au Royaume-Uni pour un montant de 2.452.000 euros.

Engagements relatifs aux achats de légumes frais et de pommes de terre

La division 'légumes surgelés' a conclu avec un groupe d'agriculteurs des contrats d'ensemencement et d'achat de légumes frais pour les récoltes de l'exercice 2011. Au 31 décembre 2010, les contrats afférents à ces achats de légumes frais totalisaient 21.719.000 euros, contre 30.246.000 euros au 31 décembre 2009. Ce montant peut varier en fonction des conditions climatiques et de l'évolution des prix des légumes frais.

La division 'pommes de terre' a passé avec un certain nombre d'agriculteurs et de marchands des contrats de livraison de pommes de terre des récoltes 2011 et 2012. Il est difficile d'en calculer la valeur totale, car les valeurs des contrats peuvent fluctuer en fonction de la qualté et des prix du jour.

Engagements relatifs au leasing opérationnel et location

Le Groupe a conclu des contrats de location et de leasing portant principalement sur des immeubles et des moyens de transport. Le tableau ci-dessous donne une indication de la valeur actuelle de ces contrats par échéance:

Location et locationfinancement: paiements

dans le futur
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Échéant dans l'année 12.911 9.424
Échéant entre un
et cinq ans
38.503 30.023
Échéant après 5 ans 57.116 44.694
Total 108.530 84.142

Le Groupe pense qu'en principe les contrats arrivant à leur terme seront reconduits ou remplacés.

La hausse au 31 décembre 2010 s'explique par la conclusion de nouveaux contrats au Royaume-Uni, principalement pour la location d'espace de stockage externe à Wisbech représentant une charge annuelle nominale de 2,4 millions d'euros sur une période de 12 ans.

Le montant des dettes de location et de leasing contient également l'opération "sale and lease back" relative aux biens immobiliers de la division 'pommes de terre'. En 2007 un contrat de location a en effet été conclu sur une période de 15 ans et pour un coût nominal annuel de 4,2 millions d'euros.

Les charges incluses dans le résultat global sont reprises dans le tableau suivant:

Location et location-

financement: charges
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Charges incluses dans le
résultat global (chariots
élévateurs, matériel informa
tique, constructions, …)
10.185 10.169
Total 10.185 10.169

Options

Le Groupe possède une option d'achat, dans un délai de 3 ans, sur les terrains et constructions de l'ex-Padley Vegetables Ltd (à présent intégrée dans PinguinLutosa Foods UK Ltd.) pour une somme de 6.000.000 de GBP et une option d'achat, dans un délai d'un an, sur les terrains et constructions de King's Lynn (PinguinLutosa Foods UK Ltd.) pour une somme de 15.000.000 de GBP.

Garanties bancaires

Une garantie bancaire de 163.000 euros a été émise jusqu'en 2013 au profit de l'OVAM ('Openbare Vlaamse Afvalstoffenmaatschappij') à titre de caution pour l'assainissement d'un terrain pollué, ainsi qu'une garantie bancaire de 149.000 euros pour le service 'Douanes et Accises' de Roulers.

Conventions bancaires & obligations

Dans le cadre du club deal du 8 janvier 2008 (dans lequel une facilité de crédit de 140 millions d'euros a été négociée) et après la renégociation du paquet de conventions en 2009, un nombre de conventions changées a été souscrite à partir du troisième trimestre de 2009:

  • (i) rapport dette financière nette/REBITDA (≤ 3,52 au 31 décembre 2010)
  • (ii) rapport EBITDA/paiements d'intérêts (≥ 3,6 au 31 décembre 2010)
  • (iii) rapport flux de trésorerie/remboursements de capital et d'intérêts (≥ 1)
  • (iv) le volume des investissements (pour l'année 2010 fixé à maximum 15,0 millions d'euros)
  • (v) l'étendue de la facilité « invoice-discounting » (pour l'année 2010 fixé à 50 millions d'euros)

La marge appliquée sur les crédits dépend de ces conventions. Pour le calcul des ratios (i), (ii) et (iii), une période de 12 mois précédent la date du contrôle est prise en compte. Chaque trimestre, le respect des convenants bancaires est contrôlé et un rapport doit être adressé aux bailleurs de fonds. Dans les différents trimestres de 2010 ces conventions ont été réalisées.

Le rapport 'dette financière nette/REBITDA' s'élevait au 31 décembre 2010 à 2,58 par rapport à une valeur de convention fixée à un maximum de 3,52 au 31 décembre 2010.

Le ratio 'interest cover' ou le rapport 'EBITDA/paiements d'intérêts' s'élevait au 31 décembre 2010 à 4,49 par rapport à une valeur de convention fixée à un minimum de 3,6 au 31 décembre 2010.

Le ratio 'cash flow cover' ou le rapport 'rapport flux de trésorerie/ remboursements de capital et d'intérêts' s'élevait au 31 décembre 2010 à 1,14 par rapport à une valeur de convention fixé à un minimum de 1,0 au décembre 2010.

Le volume des investissements s'élevait à 14,8 millions d'euros au 31 décembre 2010 par rapport à une valeur de convention fixée à un maximum de 15,0 millions d'euros pour l'année 2010.

L'étendue de la facilité « invoice-discounting » s'élevait à 46,4 millions d'euros (off-balance) au 31 décembre 2010 par rapport à une valeur de convention fixée à un maximum de 50,0 millions d'euros pour l'année 2010.

Restrictions sur le dividende

Dans le cadre du 'club deal' qui a été conclu, un certain nombre de limitations ont été imposées en ce qui concerne la politique de dividende à adopter. Plus précisément, il sera tenu compte, en cas de distribution de dividende, de la dette financière active à la suite du 'club deal', et une partie sera réservée pour la réduction de l'endettement.

Droits et engagements hors bilan

Droits et engagements hors bilan:

garanties
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Inscription fonds de commerce 5.000 5.000
Mandat fonds de commerce 88.418 85.297
Mandat hypothécaire 9.000 9.000
Inscription hypothécaire 1.000 1.000
Cautionnement solidaire 2.671 3.604

Total 106.089 103.901

7.4 PARTIES LIÉES

Les transactions entre PinguinLutosa SA et ses filiales, qui sont des parties liées, ont été exclues de la consolidation et ne sont donc pas reprises dans cette annexe. Le Groupe n'a pas de participation dans des coentreprises, ni dans des entreprises associées, et ces entreprises ne sont dès lors pas considérées comme parties liées. Le Groupe détient par contre une participation dans Tomates d'Aquitaine SAS qui, conformément à la norme IAS 24, répond à la définition de parties liées mais n'est pas reprise dans cette annexe parce que, en dehors de la participation, il n'y a pas d'autre transaction.

Rémunération des administrateurs

Rémunération des
administrateurs
31/12/2010
(en milliers d'euros)
Rémunéra
tion fixe
nération
variable
Rému
Total
The Marble SPRL 90 90
Vijverbos SA
Patrick Moermans 15 12 27
Jo Breesch 15 12 27
Gert Vanhuffel 3 3
Management Deprez SPRL 15 18 33
Deprez Invest SA 15 11 26
Marc Ooms SPRL 15 8 23
Luc Vandewalle 15 17 32
Total 180 81 261

Il n'y a pas de plans de pension pour les administrateurs, et aucune rémunération à long terme, indemnité de préavis ou rétribution en actions ne leur a été allouée au cours de l'exercice.

Rémunération du CEO

Rémunération du CEO

31/12/2010
(en milliers d'euros)
Rémunération fixe Rémunération
variable
engagements
contractuels
Autres
Total
Vijverbos SA 300 16 7 323

La rémunération fixe du CEO a été modifiée. L'augmentation, par rapport à l'exercice précédent, est justifiée par les données de marché pour des fonctions similaires. Cette année, le Groupe a versé un bonus lié aux résultats de 2009 d'un montant de 16.000 euros.

Administrateurs exécutifs (hormis le CEO )

Administrateurs exécutifs

(hormis le CEO)
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Nombre de personnes
à la date de clôture du bilan
0 2
-
Rémunération de base
496
-
Rémunération variable
6
-
Rémunération en tant
qu'administrateur de filiales
-
Encours des dettes
- I
ndemnités de préavis
-
Autres indemnités
8
Total 0 510

Il n'y a pas d'administrateurs exécutifs hormis le CEO.

Direction du Groupe

Direction du Groupe (en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009 Nombre de personnes à la date de clôture du bilan 3 3 - Rémunération de base 329 469 - Rémunération variable 16 34 - Rémunération en tant qu'administrateur de filiales - Encours des dettes - Indemnités de préavis - Autres indemnités 25 33 Total 370 536

Les autres rémunérations comprennent principalement le remboursement des frais exposés par les membres de la direction au service du Groupe: notes de frais, frais de location refacturés et intérêts. Du fait que les membres de la direction opérent sous statut d'indépendant, leurs prestations sont facturées à Pinguin-Lutosa SA. Les montants repris ci-dessus s'entendent dès lors hors TVA.

Union Fermière Morbihannaise SCA

Union Fermière Morbihannaise SCA est une coopérative agricole française d'origine bretonne. Elle est active à la fois dans l'élevage de bétail, les cultures céréalières, les cultures de légumes ainsi que dans un certain nombre de sous-secteurs de transformation et de commercialisation de produits agricoles. UFM SCA est propriétaire de Cecab. Les activités de produits surgelés de Cecab seront intégrées, à partir du 1er mai 2011, à PinguinLutosa. Par le biais d'une augmentation de capital privée sans droit de préférence, UFM SCA est entrée dans l'actionnariat et a constitué, via l'augmentation de capital de 10 millions d'euros, une participation de 7,4% dans le Groupe.

Les Prés Salés SA

Les Prés Salés SA est une société immobilière qui est intervenue dans l'opération 'sale and lease back' relative aux biens immobiliers du Groupe Lutosa. Ses actionnaires sont Food Invest International SA et Deprez Holding SA. Il n'y a pas d'autres actionnaires.

Vijverbos SA

Vijverbos SA est une société de management dont M. Herwig Dejonghe est actionnaire. En 2010, aucune autre opération ou prestation de service n'a été effectuée, à l'exception des conseils de management du CEO. Nous renvoyons à cet égard à l'aperçu des rémunérations du CEO.

La société disposait d'un terrain qui était utilisé par Pinguin-Lutosa SA et que celle-ci louait. L'acte de vente a été pas-sé le 5 janvier 2009, par Vijverbos SA, des bâtiments érigés sur ce terrain à des sociétés du Groupe PinguinLutosa. Cette opération s'est effectuée à des conditions conformes au mécanisme du marché. Pour l'achat des terrains, un acompte de 550k euros avait déjà été versé en 2008 et le solde (76.000 euros) a été payé en 2009. L'acquisition des bâtiments érigés sur ces terrains a fait, quant à elle, l'objet d'un paiement de 394.000 euros en 2009.

Hot Cuisine SA

Hot Cuisine SA est une société appartenant au Groupe Univeg et donc contrôlée partiellement, directement ou indirectement, par M. Hein Deprez. Hot Cuisine SA est active dans le développement, la préparation et la commercialisation de repas prêts à l'emploi. Elle dispose de sites en Belgique et aux États-Unis. PinguinLutosa fournit des légumes et des préparations à base de pommes de terre à Hot Cuisine SA et achète certains plats (lasagnes) de Hot Cuisine SA.

European Food Transport (EFT) SA

EFT SA est une société appartenant au Groupe Univeg et donc contrôlée partiellement, directement ou indirectement, par M. Hein Deprez. EFT SA est spécialisée dans le transport national et international ainsi que la distribution de denrées alimentaires. De ce fait, PinguinLutosa fait parfois appel aux services d'EFT SA.

Shipex SA

Shipex SA est une société partiellement contrôlée par Mme Veerle Deprez. Shipex SA est un important 'Freight Forwarder' (fret maritime et aérien; conteneurs). De ce fait, PinguinLutosa fait parfois appel aux services de Shipex SA.

Autres

Cette rubrique contient les membres de famillle des administrateurs exécutifs de PinguinLutosa SA qui rendent des biens et services au Groupe PinguinLutosa.

Parties liées
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Opérations
et
rubriques
ouvertes
avec
des
parties
liées
:
Union Fermière Morbihannaise SCA
-
Achats de produits, services et biens divers
468
-
Ventes de produits, services et biens divers
8.489
-
Encours des créances
481
-
Encours des dettes
145
Univeg et entreprises associées
-
Achats de produits, services et biens divers
390 225
-
Ventes de produits, services et biens divers
1.436 1.644
-
Encours des créances
224 337
-
Encours des dettes
79 18
Shipex SA
-
Achats de services et biens divers
389 87
-
Encours des dettes
321 8
Les Prés Salés SA
-
Achats de biens et services (loyer)
5.933 4.777
-
Paiement anticipé de biens et services (loyer)
401 395
Vijverbos SA
-
Achat de terrain et bâtiments
470
-
Encours des dettes
Autres
-
Services et biens divers
-
Services offerts
447

7.5 Événements survenus après la date de clôture du bilan

Le 14 mars 2011 PinguinLutosa a communiqué l'acquisition de Scana Noliko. L'acquisition porte sur la totalité des actions de sociétés (y compris la société immobilière). La valeur d'acquisition est de 155 millions d'euros. La transaction devrait conclue pour le 30 juin 2011. Dans le communiqué de presse du 14 mars 2011, plus de détails concernant cette transaction sont expliqués.

Aucun autre événement, développement ou circonstance survenu après la clôture du bilan n'a un impact significatif pour l'avenir de l'entreprise.

7.6 Missions hors audit du commissaire + parties auxiliaires

Durant l'exercice du 1 janvier 2010 au 31 décembre 2010 le commissaire et les personnes qui l'assistent sur le plan professionnel ont accompli des missions spéciales pour un montant de 244.000 euros. Il s'agissait de services d'audit supplémentaires, de conseils fiscaux et juridiques.

Les 'audit fees' du Groupe pour l'exercice clôturé le 31 décembre 2010 s'élèvent à 249.000 euros.

Des activités additionnelles portant sur les services de conseils fiscaux et juridiques ont été soumises préalablement à l'approbation du Comité d'Audit. Celui-ci a donné son assentiment à cette extension.

déclaration des personnes responsables

Déclaration par rapport à l'information donnée dans ce rapport de gestion pour les 12 mois qui se terminent au 31 décembre 2010.

Les soussignés, déclarent, au nom et pour le compte de la SA PinguinLutosa, qu'à leur connaissance:

  • Les comptes annuels, établis conformément aux normes comptables applicables, donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de la SA PinguinLutosa, et des filiales comprises dans la consolidation;
  • Le rapport annuel pour les douze mois au 31 décembre 2010 contient un exposé fidèle sur l'évolution des affaires, des résultats et de la position de la SA PinguinLutosa et des filiales comprises dans la consolidation, ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes auxquels est confronté le Groupe.

SA Vijverbos, représentée par M. Herwig Dejonghe, CEO SPRL The New Mile, représentée par M. Steven D'haene, CFO SPRL The Marble, représentée par M. Luc Van Nevel, président du Conseil d'Administration.

rapport du commissaire sur les comptes annuels consolidés

Pingu inLutosa SA

Rapport du commissaire sur les comptes consolidés sur l'exercice clôturé le 31 décembre 2010 présenté à l'Assemblée Générale des actionnaires

Aux actionnaires

Conformément aux dispositions légales et statutaires, nous vous faisons rapport dans le cadre du mandat de commissaire qui nous a été confié. Ce rapport inclut notre opinion sur les comptes consolidés ainsi que la mention complémentaire requise.

Attestation sans réserve des comptes consolidés

Nous avons procédé au contrôle des comptes consolidés de PinguinLutosa SA (la « société ») et de ses filiales (conjointement le « groupe »), établis en conformité avec le référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union Européenne et avec les dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique. Ces comptes consolidés comprennent le bilan consolidé clôturé le 31 décembre 2010, le compte de résultats consolidé, l'état du résultat global consolidé, l'état consolidé des variations des capitaux propres et le tableau consolidé des flux de trésorerie pour l'exercice clôturé à cette date, ainsi que le résumé des principales méthodes comptables et les autres notes explicatives. Le bilan consolidé s'élève à 420.237.000 EUR et le bénéfice consolidé (part du groupe) de l'exercice s'élève à 2.813.000 EUR.

L'établissement des comptes consolidés relève de la responsabilité du conseil d'administration. Cette responsabilité comprend entre autres: la conception, la mise en place et le suivi d'un contrôle interne relatif à l'établissement et la présentation sincère de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs, le choix et l'application de méthodes comptables appropriées ainsi que la détermination d'estimations comptables raisonnables au regard des circonstances.

Notre responsabilité est d'exprimer une opinion sur ces comptes consolidés sur base de notre contrôle. Nous avons effectué notre contrôle conformément aux dispositions légales et selon les normes de révision applicables en Belgique, telles qu'édictées par l'Institut des Réviseurs d'Entreprises. Ces normes de révision requièrent que notre contrôle soit organisé et exécuté de manière à obtenir une assurance raisonnable que les comptes consolidés ne comportent pas d'anomalies significatives.

Conformément aux normes de révision précitées, nous avons mis en œuvre des procédures de contrôle en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informations fournis dans les comptes consolidés. Le choix de ces procédures relève de notre jugement, y compris l'évaluation du risque que les comptes consolidés contiennent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d'erreurs. Dans le cadre de cette évaluation de risque, nous avons tenu compte du contrôle interne en vigueur dans le groupe pour l'établissement et la présentation sincère des comptes consolidés afin de définir les procédures de contrôle appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne du groupe. Nous avons également évalué le bien-fondé des méthodes comptables, le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la société, ainsi que la présentation des comptes consolidés dans leur ensemble. Enfin, nous avons obtenu du conseil d'administration et des préposés de la société les explications et informations requises pour notre contrôle. Nous estimons que les éléments probants recueillis fournissent une base raisonnable à l'expression de notre opinion.

A notre avis, les comptes consolidés donnent une image fidèle de la situation financière du groupe au 31 décembre 2010, et de ses résultats et flux de trésorerie pour l'année clôturée à cette date, conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union Européenne et aux dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique.

Mention complémentaire

L'établissement et le contenu du rapport de gestion sur les comptes consolidés relèvent de la responsabilité du conseil d'administration.

Notre responsabilité est d'inclure dans notre rapport la mention complémentaire suivante qui n'est pas de nature à modifier la portée de l'attestation des comptes consolidés:

• Le rapport de gestion sur les comptes consolidés traite des informations requises par la loi et concorde avec les comptes consolidés. Toutefois, nous ne sommes pas en mesure de nous prononcer sur la description des principaux risques et incertitudes auxquels le groupe est confronté, ainsi que de sa situation, de son évolution prévisible ou de l'influence notable de certains faits sur son développement futur. Nous pouvons néanmoins confirmer que les renseignements fournis ne présentent pas d'incohérences manifestes avec les informations dont nous avons connaissance dans le cadre de notre mandat.

Courtrai, le 18 mars 2011 Le commissaire

DELOITTE Reviseurs d'Entreprises SC s.f.d. SCRL Représentée par Kurt Dehoorne

comptes annuels statutaires condensés de PinguinLutosa SA, établis selon les normes comptables belges

Comptes annuels statutaires

Les comptes annuels statutaires de la société-mère PinguinLutosa SA sont présentés ci-après en version abrégée. Le commissaire a approuvé sans réserve les comptes annuels statuaires de PinguinLutosa NV. Conformément au droit belge des sociétés, le rapport annuel et les comptes annuels de PinguinLutosa SA, ainsi que le rapport du commissaire, sont déposés à la Banque nationale de Belgique.

Ces rapports sont disponibles sur notre site web www.pinguinlutosa.com et, gratuitement sur demande, à l'adresse suivante: PinguinLutosa SA Romenstraat 3 BE - 8840 Westrozebeke (Staden) Belgique www.pinguinlutosa.com

Comptes annuels statutaires condensés de PinguinLutosa SA

actIF

ACTIF
(en milliers d'euros)
Codes 31/12/2010 31/12/2009
ACTIFS IMMOBILISÉS 20/28 214.849 215.952
I. Frais d'établissement 20 1.795 2.021
II. Immobilisations incorporelles 21 514 816
III. Immobilisations corporelles 22/27 23.392 23.967
A. Terrains et constructions 22 5.275 5.562
B. Installations, machines et outillage 23 17.334 17.651
C. Mobilier et matériel roulant 24 237 232
D. Location-financement et droits similaires 25 7
E. Autres immobilisations corporelles 26
F. Immobilisations en cours et acomptes versés 27 546 515
IV. Immobilisations financières 28 189.148 189.148
A. Entreprises liées 280/1 189.130 189.130
1. Participations 280 186.651 186.651
2. Créances 281 2.479 2.479
B. Autres entreprises avec lesquelles il existe un lien de participation 282/3
1. Participations 282
2. Créances 283
C. Autres immobilisations financières 284/8 18 18
1. Actions et parts 284
2. Créances et cautionnements en numéraire 285/8 18 18
ACTIFS CIRCULANTS 29/58 74.020 87.187
V. Créances à plus d'un an 29
A. Créances commerciales 290
B. Autres créances 291
ACTIF (suite)
(en milliers d'euros)
Codes 31/12/2010 31/12/2009
VI. Stocks et commandes en cours d'exécution 3 34.546 44.858
A. Stocks 30/36 34.546 44.858
1. Approvisionnements 30/31 2.297 1.531
2. En-cours de fabrication 32
3. Produits finis 33 32.249 43.327
4. Marchandises 34
5. Immeubles destinés à la vente 35
6. Acomptes versés 36
B. Commandes en cours d'exécution 37
VII. Créances à un an au plus 40/41 17.426 39.156
A. Créances commerciales 40 9.718 15.894
B. Autres créances 41 7.708 23.262
VIII. Placements de trésorerie 50/53 10.000 0
A. Actions propres 50
B. Autres placements 51/53 10.000
IX. Valeurs disponibles 54/58 11.984 2.926
X. Comptes de régularisation 490/1 64 247
TOTAL DE L'ACTIF 20/58 288.869 303.139

PA S SIF

PASSIF
(en milliers d'euros)
Codes 31/12/2010 31/12/2009
CAPITAUX PROPRES 10/15 129.532 119.325
I. Capital 10 113.052 103.052
A. Capital souscrit 100 113.052 103.052
B. Capital non appelé 101
II. Primes d'émission 11 11.376 11.376
III. Plus-values de réévaluation 12
IV. Réserves 13 7.461 7.461
A. Réserve légale 130 285 285
B. Réserve indisponibles 131 25 25
1. Pour actions propres 1310
2. Autres 1311 25 25
C. Réserves immunisées 132 1.477 1.477
D. Réserves disponibles 133 5.674 5.674
V. Bénéfice reporté 140
Perte reportée (-) 141 -2.422 -2.663
VI. Subsides en capital 15 65 99
PROVISIONS ET IMPÔTS DIFFÉRÉS 16 91 138
VII. Provisions et impôts différés 16 91 138
A. Provisions pour risques et charges 160/5 57 87
1. Pensions et obligations similaires 160 25 53
2. Charges fiscales 161
3. Grosses réparations et gros entretien 162
4. Autres risques et charges 163/5 32 34
B. Impôts différés 168 34 51
DETTES 17/49 159.246 183.676
PASSIF (suite)
(en milliers d'euros)
Codes 31/12/2010 31/12/2009
VIII. Dettes à plus d'un an 17 45.814 55.394
A. Dettes financières 170/4 45.814 55.394
1. Emprunts subordonnés 170
2. Emprunts obligataires non subordonnés 171
3. Dettes de location-financement et assimilées 172
4. Établissements de crédit 173 43.385 52.808
5. Autres emprunts 174 2.429 2.586
B. Dettes commerciales 175
1. Fournisseurs 1750
2. Effets à payer 1751
C. Acomptes reçus sur commandes 176
D. Autres dettes 178/9
IX. Dettes à un an au plus 42/48 113.106 127.453
A. Dettes à plus d'un an échéant dans l'année 42 10.976 8.499
B. Dettes financières 43 18.633 37.303
1. Établissements de crédit 430/8 16.655 37.156
2. Autres emprunts 439 1.978 147
C. Dettes commerciales 44 32.463 33.855
1. Fournisseurs 440/4 32.463 33.855
2. Effets à payer 441
D. Acomptes reçus sur commandes 46 60 168
E. Dettes fiscales, salariales et sociales 45 1.759 1.858
1. Impôts 450/3 231 259
2. Rémunérations et charges sociales 454/9 1.528 1.599
F. Autres dettes 47/48 49.215 45.770
X. Comptes de régularisation 492/3 326 829
TOTAL DU PASSIF 10/49 288.869 303.139

CO M PTE D E R ÉSU LTATS

COMPTE DE RÉSULTATS

(en milliers d'euros) Codes 31/12/2010 31/12/2009
I. Ventes et prestations 70/74 120.445 135.587
A. Chiffre d'affaires 70 127.307 126.894
B. Variation des en-cours de fabrication, des produits finis
et des commandes en cours d'exécution
71 -10.913 4.656
C. Production immobilisée 72
D. Autres produits d'exploitation 74 4.051 4.037
II. Coût des ventes et des prestations (-) 60/64 -114.708 -132.703
A. Approvisionnements et marchandises 60 84.611 94.303
1. Achats 600/8 85.377 94.411
2. Variation des stocks (augmentation -, réduction +) 609 -766 -108
B. Services et biens divers 61 13.277 22.408
C. Rémunérations, charges sociales et pensions 62 10.261 10.029
D. Amortissements et réductions de valeur sur frais
d'établissement, sur immobilisations incorporelles
et corporelles
630 4.410 5.393
E. Réductions de valeur sur stocks, sur commandes en
cours d'exécution et sur créances commerciales
(dotations +, reprises -)
631/4 195 59
F. Provisions pour risques et charges
(dotations +, utilisations et reprises -)
635/7 -30 2
G. Autres charges d'exploitation 640/8 1.984 509
H. Charges d'exploitation portées à l'actif
au titre de frais de restructuration (-)
649
III. Bénéfice d'exploitation (+) 70/64 5.737 2.884
Perte d'exploitation (-) 64/70
IV. Produits financiers 75 506 2.754
A. Produits des immobilisations financières 750
B. Produits des actifs circulants 751 294 227
C. Autres produits financiers 752/9 212 2.527
V. Charges financières (-) 65 -6.023 -7.419
A. Charges des dettes 650 4.869 5.742
B. Réductions de valeur sur actifs circulants autres
que ceux visés sub. II. E.
651 40 34
C. Autres charges financières 652/9 1.114 1.643
VI. Bénéfice courant avant impôts (+) 70/65 220
Perte courante avant impôts (-) 65/70 -1.781

COMPTE DE RÉSULTATS (suite)

(en milliers d'euros) Codes 31/12/2010 31/12/2009
VII. Produits exceptionnels 76 29 21.288
A. Reprises d'amortissements et de réductions de valeur
sur immobilisations incorporelles et corporelles
760
B. Reprises de réductions de valeur sur immobilisations financières 761
C. Reprises de provisions pour risques et charges exceptionnelles 762
D. Plus-values sur réalisation d'actifs immobilisés 763 29 14
E. Autres produits exceptionnels 764/9 21.274
VIII. Charges exceptionnelles (-) 66 -33 -24
A. Amortissements et réductions de valeur exceptionnels
sur frais d'établissement, sur immobilisations
incorporelles et corporelles
660
B. Réductions de valeur sur immobilisations financières 661
C. Provision pour risques et charges exceptionnels
(dotations +, utilisations -)
662
D. Moins-values sur réalisation d'actifs immobilisés 663 1
E. Autres charges exceptionnelles 664/8 33 23
F. Charges exceptionnelles portées à l'actif au titre
de frais de restructuration (-)
669
IX. Bénéfice de l'exercice avant impôts (+) 70/66 216 19.483
Perte de l'exercice avant impôts (-) 66/70
IX bis. A. Prélèvements sur les impôts différés (+) 780 17 34
B. Transfert aux impôts différés (-) 680
X. Impôts sur le résultat (-)/(+) 67/77 8 1
A. Impôts 670/3 2
B. Régularisations d'impôts et reprises de provisions fiscales 77 8 3
XI. Bénéfice de l'exercice (+) 70/67 241 19.518
Perte de l'exercice (-) 67/70
XII. Prélèvements sur les réserves immunisées (+) 789
Transfert aux réserves immunisées (-) 689
XIII. Bénéfice de l'exercixe à affecter (+) 70/68 241 19.518
Perte de l'exercice à affecter (-) 68/70

AFFEC TATI O N S E T PR ÉLÈ VEM ENTS

AFFECTATIONS ET PRÉLÈVEMENTS
(en milliers d'euros)
Codes 31/12/2010 31/12/2009
A. Bénéfice à affecter 70/69
Perte à affecter (-) 69/70 -2.422 -2.663
1. Bénéfice de l'exercice à affecter 70/68 241 19.518
Perte de l'exercice à affecter (-) 68/70
2. Bénéfice reporté de l'exercice précédent 790
Perte reportée de l'exercice précédent (-) 690 -2.663 -22.181
B. Prélèvements sur les capitaux propres 791/2 0 0
1. Sur le capital et les primes d'émission 791
2. Sur les réserves 792
C. Dotations aux capitaux propres (-) 691/2 0 0
1. Au capital et aux primes d'émission 691
2. À la réserve légale 6920
3. Aux autres réserves 6921
D. Résultat à reporter 14 -2.422 -2.663
1. Bénéfice à reporter 693
2. Perte à reporter (-) 793 -2.422 -2.663
E. Intervention d'associés dans la perte 794 0 0
F. Bénéfice à distribuer (-) 694/6 0 0
1. Rémunération du capital 694
2. Administrateurs ou gérants 694
3. Autres allocataires 696

C H I FFR ES - C LÉS CO N SO LI D ÉS

Chiffres-clés consolidés : compte de résultats IFRS

(en milliers d'euros) 31/12/2010 31/12/2009
Chiffre d'affaires 483.564 436.838
Produits d'exploitation 474.907 446.798
Flux de trésorerie des activités opérationnelles (EBITDA) 27.106 36.101
Bénéfice d'exploitation (EBIT) 7.323 15.041
EBITDA récurrent (REBITDA) 25.924 36.101
EBIT récurrent (REBIT) 6.436 16.095
Produits financiers 2.708 3.437
Charges financières -7.388 -11.452
Résultat net 2.755 10.330
Bénéfice (perte) par action : part du Groupe (en euro) 0,26 0,93
Ratios
EBITDA / Produits d'exploitation 5,7% 8,1%
EBIT / Produits d'exploitation 1,5% 3,4%
Chiffres-clés consolidés : état de la situation financière IFRS
(en milliers d'euros)
31/12/2010 31/12/2009
Actifs non courants 188.301 192.034
Actifs courants 231.936 208.447
Total de l'état de la situation financière 420.237 400.481
Capitaux propres (incl. intérêts minoritaires) 138.714 125.148
Intérêts minoritaires 1.960 2.019
Engagements 281.523 275.333
Total de l'état de la situation financière 420.237 400.481
Fonds de roulement 100.053 94.169
Dette financière nette 66.796 92.195
Ratios
ROE (1) 2,0% 8,3%
Liquidité (2) 117,9% 118,6%
Solvabilité (3) 33,0% 31,2%
Gearing (4) 48,2% 73,9%

(1) ROE = rendement sur capitaux propres (part du Groupe + intérêts minoritaires).

= résultat net (part du Groupe) / capitaux propres (part du Groupe + intérêts minoritaires).

(2) Liquidité = actifs courants / passifs courants.

(3) Solvabilité = capitaux propres (part du Groupe + intérêts minoritaires) / total de la situation financière.

(4) Gearing = dette financière nette / capitaux propres (part du groupe + intérêts minoritaires).

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