Quarterly Report • Jul 27, 2022
Quarterly Report
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Rapport financier semestriel
ATTESTATION DES RESPONSABLES DU RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL ERAMET AU 30 JUIN 2022 01
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RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITÉ AU 30 JUIN 2022 02
| AU 30 JUIN 2022 | 11 |
|---|---|
| Compte de résultat | 11 |
| État du résultat global | 12 |
| Tableau des flux de trésorerie | 13 |
| Bilan | 14 |
| Variation des capitaux propres | 16 |
| Notes annexes | 17 |
4SOMMAIRE
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR L'INFORMATION FINANCIÈRE SEMESTRIELLE 36
Nous attestons qu'à notre connaissance les comptes semestriels consolidés condensés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité ci-joint présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice et de leur incidence sur les comptes semestriels consolidés condensés, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principales incertitudes et des principaux risques pour les six mois restants de l'exercice.
DIRECTEUR FINANCIER EN CHARGE DES SYSTÈMES D'INFORMATION ET DES ACHATS GROUPE
NICOLAS CARRÉ CHRISTEL BORIES PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL
Les lecteurs sont invités à lire les informations qui suivent, relatives à la situation financière et au résultat opérationnel de la Société avec les comptes semestriels consolidés condensés de la Société, les notes annexées aux comptes semestriels consolidés condensés pour la période close le 30 juin 2022 et toute autre information financière figurant dans le Document d'enregistrement universel 2021 déposé auprès de l'AMF le 4 avril 2022. Les comptes semestriels
consolidés condensés de la Société ont été préparés conformément à la norme IAS 34 « Information financière intermédiaire ». Les informations qui suivent contiennent également des éléments prévisionnels reposant sur des estimations concernant l'activité future d'Eramet dont la réalisation pourrait se révéler significativement différente des résultats réels.
Eramet, groupe minier et métallurgique mondial, est un acteur clé de l'extraction et de la valorisation de métaux (manganèse, nickel, sables minéralisés) et de l'élaboration et la transformation d'alliages à forte valeur ajoutée (aciers rapides, aciers à hautes performances, superalliages, alliages d'aluminium ou de titane). Le Groupe accompagne la transition énergétique en développant des activités à fort potentiel de croissance, telles que l'extraction et le raffinage du lithium, et le recyclage. Eramet se positionne comme le partenaire privilégié de ses clients des secteurs
de la sidérurgie, l'aciérie inox, l'aéronautique, l'industrie des pigments, l'énergie, et les nouvelles générations de batteries. En s'appuyant sur l'excellence opérationnelle, la qualité de ses investissements et le savoir-faire de ses collaborateurs, le Groupe déploie un modèle industriel, managérial et sociétal vertueux et créateur de valeur. Entreprise citoyenne et contributive, Eramet œuvre pour une industrie durable et responsable. Eramet compte près de 13 500 collaborateurs dans une vingtaine de pays (dont 4 500 se rattachent à des activités en cours de cession).
Le chiffre d'affaires du Groupe s'élève à 2 635 millions d'euros au S1 2022, en très forte hausse de 79 % (dont + 67 % à périmètre et change constants, et + 12 % d'effet change). Cette croissance a été tirée par un environnement de prix particulièrement favorable (notamment pour l'activité alliages de manganèse) ainsi que par la croissance des volumes vendus (en particulier pour l'activité minerai de manganèse et les exports de minerai de nickel de Nouvelle-Calédonie).
L'EBITDA du Groupe s'élève à 982 millions d'euros, en très forte progression (multiplié par plus de 3), dans un contexte de ralentissement de l'activité en Chine, principalement lié aux confinements.
Cette progression reflète notamment un impact net positif des facteurs externes (729 millions d'euros) :
• compensés en partie par une forte hausse des coûts des intrants (- 201 millions d'euros), principalement l'énergie, les agents réducteurs et le fret.
Les coûts de l'énergie (notamment l'électricité et le fioul) ont continué à augmenter au S1, dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les prix du fret maritime, qui avaient atteint des niveaux historiquement hauts en 2021 dans un contexte de congestion logistique post-covid, se sont quant à eux infléchis sur la période par rapport au S2 2021. Ils restent cependant à des niveaux historiquement hauts (prix spot x 4 pour les containeurs et x 2,5 pour le vrac par rapport à la moyenne des dernières années).
La performance intrinsèque bénéficie d'un effet volume favorable. En revanche, afin d'accompagner la croissance et compte tenu de l'inflation, le Groupe a vu ses coûts opérationnels augmenter. Au global, la performance intrinsèque est légèrement négative à 37 millions d'euros.
Le Résultat opérationnel courant affiche 853 millions d'euros, après prise en compte d'une charge d'amortissement des immobilisations de - 130 millions d'euros.
La perte nette des activités en cours de cession s'élève à - 13 millions d'euros.
Le résultat net part du Groupe s'établit ainsi à 677 millions d'euros au S1 2022, y compris la quote-part de résultat de Weda Bay (+ 147 millions d'euros).
Le free cash-flow (« FCF ») s'élève à 429 millions d'euros au nouveau périmètre du Groupe. Il inclut 121 millions d'euros de contribution de Weda Bay ainsi que le produit net de cession de l'usine de Sandouville (86 millions d'euros). L'augmentation des prix et de l'activité a entrainé une augmentation du BFR de 324 millions d'euros sur la période.
Les investissements décaissés représentent 250 millions d'euros, hors activités en cours de cession (21 millions d'euros au S1 2022). Ils comprennent 118 millions d'euros d'investissements de croissance, notamment au Gabon pour accompagner la croissance organique de la production minière et des capacités de transport ferroviaire (101 millions d'euros), ainsi que 33 millions d'euros d'investissements liés au projet lithium, intégralement financés par Tsingshan via une augmentation de capital de la filiale Argentine. Les investissements courants sont en hausse et s'élèvent à 100 millions d'euros au S1 2022.
La dette nette s'établit à 748 millions d'euros au 30 juin 2022, en réduction de près de 190 millions d'euros du fait de la forte génération de trésorerie du Groupe, et compte tenu d'un FCF négatif de - 136 millions d'euros des activités en cours de cession (A&D et Erasteel), fortement affectées par la hausse des prix de l'énergie et des matières premières. La variation de l'endettement net comprend également le versement de dividendes au titre de l'exercice 2021 aux actionnaires d'Eramet (- 72 millions d'euros) et aux actionnaires minoritaires de Comilog (- 32 millions d'euros).
Le ratio de levier est de 0,4x, plus bas niveau atteint sur les 5 dernières années par le Groupe.
La liquidité du Groupe augmente, à 2,2 milliards d'euros au 30 juin 2022. En juin, Eramet a procédé au refinancement du crédit syndiqué (« RCF »). La maturité est de cinq ans avec 2 options d'extension successives d'1 an up-front (juin 2023 et juin 2024), conduisant potentiellement à juin 2029. L'accord intègre également un mécanisme incitatif d'atteinte de deux des principaux indicateurs RSE du Groupe.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2 635 | 1 471 | 3 668 |
| EBITDA | 982 | 301 | 1 051 |
| Résultat opérationnel courant | 853 | 175 | 784 |
| Résultat opérationnel | 850 | 174 | 879 |
| Résultat net des activités poursuivies | 783 | 123 | 791 |
| Résultat net des activités en cours de cession | (13) | (53) | (426) |
| Résultat net de la période | 770 | 70 | 365 |
| Résultat net – part du Groupe | 677 | 53 | 298 |
| Résultat de base par action (en euros) | 23,54 | 1,98 | 10,42 |
Au S1 2022, au Gabon, Moanda confirme son statut de 1re mine de manganèse à haute teneur au monde avec un positionnement sur le 1er quartile de la courbe des coûts. Les volumes produits augmentent de 17 % à 3,6 Mt.
La BU Manganèse affiche un chiffre d'affaires en forte croissance à 1,6 milliard d'euros (+ 86 %) et un EBITDA qui a presque triplé, à plus de 800 millions d'euros.
L'EBITDA des alliages de manganèse est en très forte hausse à 488 millions d'euros (x 4 environ) tiré par la forte progression des prix de vente, et ce malgré une légère baisse des volumes vendus (- 4 %) et un mix produit moins favorable.
L'EBITDA de l'activité minerai de manganèse est également en hausse à 343 millions d'euros (x 2), reflétant la croissance des volumes de minerai vendus à l'externe (+ 17 %) dans un environnement de prix favorable.
La production mondiale d'acier au carbone, principal débouché du manganèse, a atteint 967 Mt au S1 2022, en baisse de près de 5 %. Cette baisse reflète principalement le recul de la production en Chine (54 % du total mondial) de 6,2 %. Le recul dans le reste du monde est moins marqué (- 2,5 %) : la production en Amérique du Nord et en Europe recule respectivement de 2,0 % et de 4,1 %. Seule la production en Inde est en hausse, de 8,5 %.
Dans ce contexte, la consommation de minerai de manganèse diminue de plus de 3 % à 10,7 Mt, alors que l'offre mondiale de minerai reste quasi stable (- 0,1 %) pour s'établir à 10,3 Mt. La hausse de la production au Gabon et en Afrique du Sud a contrebalancé le recul, en raison de difficultés opérationnelles, de la production dans le reste du monde, en particulier en Australie et au Brésil (deux des principaux pays producteurs de minerai à haute teneur). Le bilan offre/demande reste déficitaire au S1 2022 et les stocks de minerai aux ports chinois s'établissent à 5,2 Mt, en léger recul par rapport à fin 2021, représentant environ 9 semaines de consommation.
L'indice de prix moyen du minerai de manganèse CIF Chine 44 % s'élève à 6,8 \$/dmtu au S1 2022, en hausse de + 34 % par rapport au S1 2021 (5,1 \$/dmtu). Il a atteint un plus haut à 8 \$/dmtu en avril. Dans un contexte de hausse des coûts de l'énergie et d'une relative pénurie de l'offre, l'écart de prix entre le minerai de haute teneur (44 %), recherché pour ses meilleures performances énergétiques, et le minerai sud-africain de moindre teneur (37 %) a ainsi fortement augmenté sur la période. Ces niveaux de prix sont cependant en grande partie la conséquence des coûts élevés du fret sur le semestre.
Les prix des alliages de manganèse sont restés à des niveaux élevés sur la période. L'indice de prix (CRU) des alliages affinés en Europe (MC Ferromanganèse) s'est ainsi établi à 3 254 €/t au S1 2022 (+ 73 %) et celui des alliages standards (silico-manganèse) à 1 739 €/t (+ 46 %). Ces indices du semestre ne reflètent cependant pas la baisse des prix initiés sur le T2 et qui seront facturés au T3. En effet, face à l'incertitude pesant sur la demande future, les aciéristes ont entamé un processus de déstockage fin T2 et réduit leurs engagements contractuels à des niveaux de volumes plancher, afin d'augmenter leur flexibilité d'achat aux prix spots. En conséquence, les prix facturés en moyenne au T3 devraient être largement décorrélés des niveaux des indices de prix moyen du T2 en affichant de fortes décotes, en particulier pour les alliages affinés (principalement destinés aux aciers pour l'industrie automobile).
Au Gabon, grâce au programme d'expansion de la mine conjugué à de constants progrès opérationnels, la production de minerai de manganèse est en forte hausse à près de 3,6 Mt au S1 2022 (+ 17 %). L'amélioration de la performance logistique de Setrag a permis de transporter près de 3,4 Mt de minerai (+ 16 %) par rapport à un S1 2021 impacté par des incidents sur la voie. Les volumes de ventes externes s'établissent à 2,9 Mt (+ 17 %).
Le cash cost FOB de l'activité minerai de manganèse s'établit à 2,22 \$/dmtu, en légère baisse par rapport au S1 2021. Les effets favorables liés à la croissance des volumes et au change ont été partiellement compensés par une augmentation des redevances sur le chiffre d'affaires ainsi que des frais fixes destinés à accompagner la montée en puissance de la production.
Une solution de transport du minerai de manganèse par navire de plus grande capacité a été mise en place en début d'année, avec le chargement de 6 Capesize sur le S1. Cette solution, qui a engendré des coûts de mise en place au S1, doit contribuer à réduire significativement les coûts de transport maritime du minerai de manganèse sur l'année.
La production d'alliages de manganèse a atteint 381 kt au S1 2022 (+ 4 %). Les ventes sont en baisse de 4 % à 342 kt, traduisant le déstockage des clients dans un contexte de recul de la demande et de prix élevés. Le mix, favorable aux produits affinés au T1 2022, s'est inversé au T2 2022 compte tenu du déficit d'offre d'alliages standards en Europe liée à la guerre en Ukraine et d'une moindre demande pour les affinés.
La marge des alliages de manganèse s'améliore au S1 2022. Elle a cependant commencé à reculer au T2 par rapport au T1, sous l'effet de la stabilité des prix de vente, conjuguée à une poursuite de l'augmentation du coût des intrants, notamment le coke métallurgique (dont le prix spot est en hausse en moyenne de près de 80 % par rapport au S1 2021 et de 40 % par rapport à 2021) et à un mix moins favorable (plus d'alliages standard).
La production mondiale d'acier carbone devrait légèrement baisser en 2022, se normalisant après une année 2021 exceptionnelle, notamment du fait du recul de la production en Chine, en raison du ralentissement économique, et des incertitudes macroéconomiques dans le reste du monde. Seuls l'Inde et le Vietnam devraient afficher une croissance.
La demande pour les alliages de manganèse devrait s'inscrire en baisse, notamment en Europe, alors que les incertitudes sur le marché automobile devraient continuer de peser sur la demande pour les alliages de manganèse affinés. Le marché des alliages devrait ainsi basculer en surplus au H2, poussant les prix à la baisse. Des ajustements de l'offre sont à anticiper sur les mois à venir.
Compte tenu de l'inflexion attendue sur les prix et de la poursuite de la hausse du coût des intrants et du minerai de manganèse consommé, la marge des alliages de manganèse devrait se détériorer significativement au S2 par rapport au S1. La production d'alliages de manganèse pourrait ainsi être ajustée en baisse au S2, avec un mix moins favorable.
Le marché du minerai de manganèse devrait lui aussi basculer en léger surplus avec la baisse anticipée de la demande. Les prix devraient connaitre un léger ajustement sur les prochains mois. L'objectif de production de minerai est maintenu à 7,5 Mt en 2022, en hausse de 7 % par rapport à 2021.
Le chiffre d'affaires de la BU Nickel progresse pour atteindre 762 millions d'euros au S1 2022, dont 604 millions d'euros pour la SLN et 158 millions d'euros liés à l'activité de négoce du ferroalliage de nickel produit à Weda Bay (contrat d'off-take).
L'EBITDA de la BU est en très forte progression à 118 millions d'euros (x 5 par rapport au S1 2021), reflétant principalement l'augmentation des prix sur la période, conjuguée à un effet change €/\$ favorable, toutefois compensée en partie par la forte hausse des coûts de l'énergie et du fret.
La contribution de l'activité de Weda Bay au FCF du Groupe est très significative au S1 2022, à hauteur de 121 millions d'euros. La co-entreprise a réalisé une très bonne performance opérationnelle reflétant notamment la croissance des volumes de minerai vendus, dans un environnement de prix favorable, partiellement compensée par la hausse du coût des intrants (en particulier l'énergie).
La production mondiale d'acier inoxydable, principal débouché du nickel, est en recul de plus de 3,5 % à 28,2 Mt au S1 2022. Ce ralentissement est attribuable à la baisse de la production en Chine (- 6,8 %). Le reste de la production mondiale reste toutefois en hausse (+ 0,9 %), notamment sous l'impulsion de l'Indonésie (+ 5,6 %).
La demande mondiale de nickel primaire a également progressé de plus de 3 % à 1,4 Mt, tirée par la forte croissance du secteur des batteries (+ 29,4 %), alors que la demande de nickel primaire dans l'acier inox est en légère baisse (- 0,8 %).
En parallèle, la production mondiale de nickel primaire a progressé de plus de 14,5 % pour atteindre 1,5 Mt. Le recul des volumes de NPI chinois (- 10,5 %) a ainsi été plus que compensé par la progression de l'offre de NPI en Indonésie (+ 25,5 %), ainsi que par la progression des volumes issus des producteurs traditionnels (+ 4,4 %).
Le bilan offre/demande du nickel (classe I et II) affiche ainsi un léger excédent au S1 2022 (+ 79 kt). En revanche, les stocks de nickel au LME et SHFE (classe I uniquement), ont très fortement diminué par rapport à fin 2021, en raison de la demande soutenue pour les batteries. A fin juin, ces stocks s'élèvent à 69 kt et ne représentent plus qu'environ 3 semaines de consommation (vs. 4 semaines à fin 2021).
Au S1 2022, la moyenne des cours au LME, qui représente la cotation du nickel métal pur (nickel de classe I), s'est établie à 27 575 \$/t, en très forte hausse par rapport au S1 2021 (+ 58 %) et par rapport au S2 2022 (+ 42 %). Mi-juillet, les prix sont redescendus en dessous de 20 000 \$/t, plus en ligne avec les fondamentaux du marché.
Le prix spot du ferronickel tel que vendu par la SLN (nickel de classe II) a quant à lui augmenté de 47 % par rapport au S1 2021, montrant ainsi une décote par rapport au LME. Compte tenu du ralentissement des marchés de l'inox, le prix du ferronickel sur le reste de l'année devrait se situer à un niveau très sensiblement en dessous du LME et se rapprocher du prix du NPI (nickel de classe II également). Celui-ci s'élève à date à environ 17 000 \$/t.
Les prix du minerai de nickel 1,8 % CIF Chine ont continué d'évoluer à des niveaux élevés et progressent en moyenne de + 31 % à 125 \$/th au S1 2022, avec toutefois une décote pour les minerais à moindre teneur. Le marché du minerai de nickel est resté tendu sur la période, du fait de l'offre de minerai réduite, notamment en provenance de Nouvelle-Calédonie et des Philippines, en raison d'intempéries et de saisons des pluies plus longues qu'à l'accoutumée. La hausse des prix a cependant continué à être absorbée en grande partie par les niveaux élevés des coûts du fret.
En Indonésie, l'indice officiel pour les prix domestiques du minerai de nickel (« HPM Nickel ») s'est établi en moyenne à environ 56 \$/th au S1 2022, pour un minerai à 1,8 % de contenu nickel et 35 % de taux d'humidité. Les prix indonésiens sont définis en fonction des conditions du marché domestique, mais avec un prix plancher mensuel basé sur le LME, conformément à une réglementation gouvernementale publiée en avril 2020.
En Indonésie, l'exploitation de la mine a permis de produire près de 8,1 Mth de minerai de nickel commercialisable au S1 2022, une progression de plus de 33 %. Les volumes de ventes externes de minerai se sont élevés à plus de 7,5 Mth, en progression de 79 % par rapport au S1 2021.
En parallèle, l'usine de ferroalliages de nickel, alimentée par la mine, a produit 19,6 kt-Ni sur le semestre. Les volumes vendus par Eramet dans le cadre du contrat d'off-take ont représenté 8,5 kt-Ni.
La contribution de Weda Bay au FCF du Groupe sur la période s'élève à 121 millions d'euros, y compris 107 millions d'euros liés au versement de dividendes et au remboursement de prêt d'actionnaire.
En Nouvelle-Calédonie, la production minière de la SLN s'est élevée à 2,4 Mth, en progression de 6 % par rapport au S1 2021, malgré de très fortes intempéries (avec un volume de précipitation supérieur de près de 50 % par rapport à la moyenne des 6 dernières années et un nombre de jours de pluies en hausse de 13 % par rapport au S1 2021) et des difficultés d'opérer sur certaines mines. Les exports de minerai de nickel à faible teneur ont progressé de 31 % à près de 1,5 Mth. La production de ferronickel est en hausse (de + 10 % à 20,4 kt-Ni), de même que les volumes vendus (+ 6 % à 20 kt-Ni). Le fonctionnement de l'usine de Doniambo a été cependant fortement perturbé par des difficultés d'alimentation électrique qui persistent.
Le cash cost s'est élevé à 8,06 \$/lb en moyenne au S1 2022, reflétant l'augmentation du coût des intrants, principalement l'énergie, le charbon (dont le prix a plus que triplé) et le fret (augmentation d'environ 43 % pour le minerai de nickel), tout en étant partiellement compensée par des impacts change et prix du minerai favorables.
L'endettement de la SLN s'élève à 427 millions d'euros au 30 juin, avec un free cash-flow à l'équilibre au S1.
Au T3 2022, la demande de nickel pour le secteur de l'acier inoxydable devrait continuer à être ralentie par la hausse du prix de matières premières ainsi que par les incertitudes macro-économiques à l'échelle mondiale.
Au S2 2022, la production mondiale de nickel primaire devrait continuer de croitre, toujours largement supportée par le développement de la production Indonésienne (NPI, matte et HPAL).
A Weda Bay en Indonésie, la production de ferroalliages de nickel est confirmée à près de 40 kt‑Ni sur l'année. L'objectif de production commercialisable de la mine reste d'environ 15 Mth en 2022.
En Nouvelle-Calédonie, suite notamment aux difficultés d'alimentation du réseau électrique calédonien qui persistent et ne seront pas résolues avant l'arrivée de la CAT (« Centrale Accostée Temporaire ») prévue début septembre, les objectifs sont révisés à la baisse à plus de 40 kt-Ni pour la production de ferronickel de l'usine de Doniambo en 2022 et à plus de 3,5 Mth pour l'exportation de minerai de nickel.
Dans le cadre de la feuille de route stratégique du Groupe, qui vise notamment à développer la production de métaux critiques pour la transition énergétique et à se positionner comme un acteur européen clé de la chaîne de valeur des batteries pour les véhicules électriques, Eramet poursuit, en partenariat avec BASF, les études relatives au projet hydro métallurgique de production de nickel-cobalt de qualité batterie à partir de minerai latéritique extrait de la mine de Weda Bay en Indonésie.
Le complexe hydro métallurgique, situé à proximité de la mine, comprendrait une unité de lixiviation par acide à haute pression (« HPAL»). La production envisagée serait d'environ 67 kt-Ni et de 7 kt-Co par an (en contenu MHP), en hausse par rapport aux estimations initiales.
Le projet considéré serait détenu à 51 % par Eramet et 49 % par BASF.
Une décision d'investissement est potentiellement attendue fin 2022 ou début 2023. Dans ce cas, le projet pourrait entrer en production début 2026.
La BU Sables Minéralisés affiche un chiffre d'affaires en hausse à 224 millions d'euros. L'EBITDA a plus que doublé, à 97 millions d'euros, reflétant une très bonne performance opérationnelle ainsi qu'un environnement de prix favorable, partiellement compensés par l'augmentation du coût de l'énergie et des agents réducteurs.
La demande mondiale de zircon est restée soutenue tout au long du S1 2022 tirée par le secteur de la céramique (environ 50 % des débouchés du zircon). En parallèle, la production de zircon a aussi légèrement progressé, sans pour autant pouvoir répondre à la demande.
Le prix de marché du zircon s'est ainsi établi à 2 085 \$/t FOB au S1 2022, en progression de + 56 %, dans un contexte de fortes tensions au niveau de l'offre.
La demande mondiale de pigments TiO2, principal débouché des produits titanifères, affiche une hausse plus faible qu'anticipée sur la période en raison de la guerre en Ukraine et de la situation sanitaire en Chine. L'offre a continué de progresser, sans pour autant pouvoir couvrir totalement la demande de pigments TiO2 .
Le prix de vente du laitier de titane de qualité CP (« CP slag ») tel que produit par TiZir en Norvège et établi sur la base de contrats trimestriels conclus fin mars 2022 reste à des niveaux très élevés. Il a ainsi augmenté de 13 % à environ 850 \$/t au S1 2022.
Au Sénégal, la production de sables minéralisés a continué à progresser au S1 2022 pour atteindre 386 kt (+ 7 %), grâce à une teneur moyenne plus importante sur la zone d'exploitation par rapport au S1 2021.
La production de zircon a augmenté de 7 % à 30 kt, tandis que les volumes de vente sont en hausse de 3 % à 31 kt.
En Norvège, la production de laitier de titane s'élève à 100 kt au S1 2022, en baisse de 3 %, en raison d'opérations de maintenance en mai. Les volumes de vente sont en recul de 19 % à 92 kt, du fait d'un niveau de stocks extrêmement bas fin 2021.
Au cours du semestre, le coût des intrants de l'usine de TTI a poursuivi sa forte progression (notamment le coût du charbon thermique, dont le prix spot a plus que triplé en moyenne sur la période par rapport au S1 2021 et plus que doublé par rapport à 2021) mais devrait être intégralement compensé par la hausse des prix de vente au S2.
La consommation de zircon pourrait ralentir au S2, mais la demande devrait rester en légère croissance sur l'ensemble de l'année. Le marché devrait rester en déficit d'offre, ce qui devrait permettre de maintenir les prix à des niveaux élevés.
La demande pour le marché des pigments en Chine pourrait également ralentir au S2, mais la demande de produits titanifères devrait rester en hausse sur l'ensemble de l'année. L'offre ukrainienne étant fortement réduite, le marché devrait se maintenir en déficit en 2022, permettant de soutenir les prix.
En 2022, le volume annuel de production de sables minéralisés devrait être supérieur à 750 kt compte tenu de la baisse attendue de la teneur moyenne de la zone exploitée du gisement amorcée en mai et qui devrait se poursuivre au S2.
Par ailleurs, suite à l'obtention du permis environnemental d'expansion auprès des autorités sénégalaises début juillet, le programme de croissance organique des sables minéralisés par traitement à sec devrait démarrer début du T4. Il vise une augmentation d'environ 10 % de la capacité d'extraction minière d'ici fin 2024 avec un investissement limité de l'ordre de 30 millions d'euros.
Les prix du carbonate de lithium ont continué de fortement augmenter au S1 2022, dans un contexte de croissance très significative de la demande de ce métal critique pour la transition énergétique. Ils s'élèvent aujourd'hui à plus de 70 000 \$/t.
La construction de l'usine de lithium a démarré en Argentine au T2. Le montant des investissements réalisés sur la période s'est élevé à 33 millions d'euros, intégralement financés par augmentation de capital par Tsingshan.
Compte tenu de la poursuite de la hausse des prix des matières et du fret, le montant global de Capex du projet a été réévalué de 150 millions d'euros. Conformément à l'accord signé en novembre, ces capex supplémentaires seront supportés à 50,1 % par Eramet et 49,9 % par Tsingshan. Compte tenu de l'évolution des prix long terme, le TRI très élevé du projet est confirmé.
En application de la norme IFRS 5 – « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les entités Aubert & Duval, Erasteel et Sandouville sont présentées dans les états financiers consolidés du Groupe comme des activités en cours de cession pour les exercices 2021 et 2022 :
Après une baisse historique du trafic sur les deux dernières années, le secteur aéronautique mondial, qui représente environ 60 % du chiffre d'affaires d'A&D, confirme la reprise progressive engagée depuis mi-2021, essentiellement portée par les vols régionaux et moyencourriers. En conséquence, les commandes de pièces pour monocouloirs, marché sur lequel A&D est moins exposé, sont reparties à la hausse depuis le début d'année, en lien avec l'accélération des cadences prévue par les avionneurs. Le marché doit cependant faire face à l'accroissement des tensions dans la chaîne d'approvisionnement (matières premières et composants électroniques) dans un contexte de forte inflation, de flambée du coût de l'énergie et de pénurie de main d'œuvre.
Le chiffre d'affaires d'A&D s'est établi à 278 millions d'euros au S1 2022, en hausse de 14 %, dont une progression de 21 % des ventes du secteur aéronautique qui affichent 174 millions d'euros. Les ventes des secteurs Energie & Défense sont en léger recul (- 9 %) à 66 millions d'euros.
A noter toutefois que les livraisons restent perturbées sur le S1 2022 par des goulots d'étranglements en fin de flux et au stade des contrôles, notamment du fait d'un
Le résultat net part du Groupe s'établit à 677 millions d'euros au premier semestre 2022 (dont 690 millions d'euros sur les activités poursuivies), en hausse de 624 millions d'euros par rapport au bénéfice de 53 millions d'euros pour la même période en 2021 (dont 105 millions d'euros sur les activités poursuivies), principalement du fait de la très bonne performance de la division Mines et Métaux incluant la quote-part de résultat de Weda Bay Nickel.
Il inclut les éléments suivants :
• le résultat financier, à - 56 millions d'euros au premier semestre 2022, en amélioration par rapport à la même période en 2021 (- 71 millions d'euros) ;
manque de main d'œuvre. Un plan d'actions spécifique a été mis en place.
L'activité est fortement affectée par les très fortes hausses de l'électricité (dont le coût a triplé en moyenne sur le S1) et des matières premières avec un impact à la fois sur l'EBITDA et le FCF, en l'absence de répercussion automatique dans les contrats commerciaux.
La perte d'EBITDA s'élève ainsi à - 30 millions d'euros, malgré l'accroissement des volumes.
Sur le semestre, la consommation de cash de la filiale s'est élevée à 107 millions d'euros, compte tenu notamment du niveau élevé des achats de matières premières constitués afin de répondre à la hausse du carnet de commandes, du prix de l'énergie et du prix des matières premières (impact net de 37 millions d'euros au S1). Elle comprend également 38 millions d'euros de décaissements liés à l'apurement des dossiers Qualité et au plan de restructuration dans le cadre du contrat de cession de la filiale.
L'inflation des coûts et le manque de main d'œuvre devraient continuer de peser sur l'activité au S2 2022.
Le chiffre d'affaires d'Erasteel a progressé de + 61 % par rapport au S1 2021 et s'élève à 138 millions d'euros au S1 2022.
Cette croissance reflète la stratégie de conquêtes de parts de marchés sur de nouvelles géographies et de nouvelles applications, ainsi que la très forte dynamique commerciale au T1, tirée par l'augmentation du nombre de nouvelles plateformes dans l'automobile (EV notamment), et la forte accélération de ses autres marchés sous-jacents (aéronautique, électronique).
Les ventes ont également été tirées par l'impact positif de la refacturation aux clients de la hausse des prix des matières premières et de l'énergie. L'activité de recyclage poursuit sa montée en puissance (+ 30 % à 12 millions d'euros).
L'EBITDA a ainsi quadruplé par rapport au S1 2021 et s'est établi à 12 millions d'euros.
L'augmentation du BFR, induite par la très forte croissance des prix des matières, est à l'origine de la consommation de cash de 20 millions d'euros sur la période. Cette tendance devrait s'inverser au S2.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité | Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Flux net de trésorerie généré par l'activité | 489 | 194 | 713 |
| Investissements industriels | (240) | (93) | (312) |
| Autres flux d'investissement | 180 | 65 | 125 |
| Dividendes et autres flux de financement | (55) | (8) | 21 |
| Incidence des variations de cours des devises | (10) | (9) | (25) |
| Acquisition de droits d'utilisation IFRS 16 | (14) | (5) | (10) |
| (Augmentation)/Diminution de l'endettement financier net avant prise en compte des flux avec les activités cédées/en cours de cession |
350 | 143 | 512 |
| Flux réalisés avec les activités cédées/en cours de cession | (161) | (58) | (114) |
| (AUGMENTATION)/DIMINUTION DE L'ENDETTEMENT FINANCIER NET DES ACTIVITÉS POURSUIVIES |
189 | 85 | 398 |
| Endettement financier net des activités détenues en vue de la vente avant prise en compte des flux avec les activités poursuivies (1) |
(138) | (57) | (125) |
| Flux réalisés avec les activités poursuivies | 161 | 58 | 114 |
| (Augmentation)/Diminution de l'endettement financier net des activités cédées ou en cours de cession |
23 | 1 | (11) |
| (Endettement financier net) d'ouverture des activités poursuivies |
(936) | (1 378) | (1 378) |
| (Endettement financier net) de clôture des activités continuées |
(748) | (1 289) | (936) |
| (Endettement financier net) de clôture des activités en cours de cession |
(30) | - | (54) |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
L'endettement financier net au 30 juin 2022 s'élève à 748 millions d'euros contre 936 millions d'euros au 31 décembre 2021.
Le flux net de trésorerie généré par l'activité s'élève à 489 millions d'euros sur le premier semestre 2022, en augmentation de 294 millions d'euros par rapport au premier semestre 2021, du fait de l'évolution de la marge brute d'autofinancement pour + 569 millions d'euros (avec une amélioration de l'EBITDA de + 682 millions d'euros) et d'une variation de BFR pour - 273 millions d'euros entre les deux périodes, essentiellement du fait de l'augmentation du niveau d'activité.
Les investissements industriels s'élèvent à 240 millions d'euros sur le premier semestre 2022 contre 93 millions d'euros sur le premier semestre 2021.
Le gearing selon les covenants bancaires, correspondant au rapport entre l'endettement financier net selon les covenants bancaires et les capitaux propres du Groupe s'établit à 22 % au 30 juin 2022 contre 51 % au 31 décembre 2021. L'endettement financier net selon les covenants bancaires correspond à l'endettement financier net diminué de la dette IFRS 16 « Location simple » et de la dette de la SLN envers l'État français.
Les capitaux propres part du Groupe s'élèvent à 1 729 millions d'euros à fin juin 2022 contre 1 012 millions d'euros à fin décembre 2021.
Cette augmentation s'explique notamment par le bénéfice réalisé par le Groupe au cours du premier semestre 2022 (bénéfice part du Groupe de 677 millions d'euros).
Le ROCE du Groupe au 30 juin 2022 s'établit à 55 % contre 30 % au 31 décembre 2021.
Le ROCE correspond au rapport entre le ROC sur 12 mois glissants et les capitaux employés du Groupe de l'année N-1. Les capitaux employés correspondent à la somme des
Le Groupe utilise des instruments financiers dérivés pour maîtriser son exposition aux risques. La gestion des principaux risques est effectuée, après délégation du Comité Exécutif, de façon centralisée au niveau de la Direction Financière d'Eramet. Cette gestion est effectuée directement au niveau d'Eramet ou au travers de sociétés ad hoc comme Metal Currencies créée spécifiquement pour gérer les risques de change du Groupe.
La présentation de ces risques et leur appréhension par le Groupe sont détaillées dans le Document d'enregistrement universel 2021 au niveau de la note 8 « Instruments financiers et gestion des risques » de l'annexe aux comptes consolidés et du chapitre 5 « Facteurs de risques et environnement de contrôle ».
capitaux propres du Groupe, de l'endettement financier net, des provisions pour remises en état des sites, des provisions pour restructurations et risque sociaux, diminué des immobilisations financières, hors capitaux employés Weda Bay Nickel.
Les excédents de trésorerie des filiales sont centralisés au niveau du Groupe à travers une filiale détenue à 100 % (Metal Securities). Au premier semestre 2022, Eramet obtient un rendement annualisé de 0,55% (soit EONIA +1%). La trésorerie est gérée en 2022, comme les années précédentes, de façon prudente.
Le Groupe n'a pas identifié d'autres facteurs de risques au cours du premier semestre 2022, comme pour le deuxième semestre à venir.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 | Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 644 | 465 | 1 070 |
| Résultat d'exploitation | (47) | (37) | (51) |
| Résultat financier | 138 | 186 | 382 |
| Résultat exceptionnel | - | (19) | (73) |
| Résultat net | 149 | 131 | 331 |
Le chiffre d'affaires du premier semestre 2022 s'élève à 644 millions d'euros, en hausse de 179 millions d'euros (soit 38 %) par rapport au premier semestre 2021. Cette augmentation s'explique principalement par la hausse du prix moyen du nickel constatée sur le semestre, dont l'impact s'élève à 226 millions d'euros (LME en moyenne à 12,51 USD/livre au premier semestre 2022 contre 7,93 USD/livre au premier semestre 2021). L'arrêt de la commercialisation des produits d'Eramet Sandouville, dont la cession a eu lieu en début d'année, a quant à elle un impact de - 67 millions d'euros par rapport au chiffre d'affaires du premier semestre 2021.
Le résultat d'exploitation s'établit à - 47 millions d'euros au premier semestre 2022 contre - 37 millions d'euros au premier semestre 2021.
Le résultat financier du premier semestre 2022 s'établit à 138 millions d'euros. Il est essentiellement constitué des dotations et reprises de provision pour dépréciation sur les prêts octroyés à ses filiales, pour un montant net de 80 millions d'euros ainsi que de dividendes perçus pour un montant de 43 millions d'euros.
Le résultat net ressort à 149 millions d'euros au premier semestre 2022 contre 131 millions d'euros au premier semestre 2021, en raison notamment d'un produit d'impôts liés à l'intégration fiscale d'un montant de 59 millions d'euros.
Dans un climat d'incertitudes géopolitiques et macroéconomiques, des signes de ralentissement s'observent sur tous les marchés du Groupe : craintes d'une récession en Europe et aux États-Unis, inflation élevée, et reprise lente en Chine suite à la levée des restrictions liées au Covid.
En conséquence, un fléchissement de la demande est attendu, plus ou moins fort selon les marchés et les zones géographiques, de même que la poursuite de l'ajustement des prix déjà entamé au second semestre pour certaines commodités. Le niveau d'incertitude augmente aussi sur la capacité de l'offre à poursuivre sa croissance ou à résister à la forte hausse des coûts énergétiques.
Dans un contexte inflationniste et qui reste incertain, et sur la base des consensus de prix mentionnés ci-dessus, la prévision d'EBITDA est revue à la hausse autour de 1,6 milliard d'euros en 2022.
| (en millions d'euros) | Notes | 1er semestre 2022 |
1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 3 | 2 635 | 1 471 | 3 668 |
| Autres revenus | (8) | (5) | 42 | |
| Matières premières et achats consommés | (640) | (427) | (962) | |
| Charges externes | (679) | (465) | (1 149) | |
| Coût du personnel | (308) | (264) | (536) | |
| Impôt et taxes | (7) | (6) | (11) | |
| Dotation aux amortissements d'exploitation | (130) | (123) | (259) | |
| Variation nette des provisions et dépréciations d'exploitation | (10) | (6) | (9) | |
| Résultat opérationnel courant | 3 | 853 | 175 | 784 |
| Autres éléments du résultat opérationnel | 4 | (3) | (1) | 95 |
| Résultat opérationnel | 850 | 174 | 879 | |
| Coût de l'endettement net | (72) | (59) | (116) | |
| Autres charges et produits financiers | 16 | (12) | 5 | |
| Résultat financier | (56) | (71) | (111) | |
| Quote-part dans les résultats des co-entreprises et entreprises associées |
147 | 77 | 121 | |
| Impôts sur les résultats | (158) | (57) | (98) | |
| Résultat net des activités poursuivies | 783 | 123 | 791 | |
| Résultat net des activités cédées ou en cours de cession (1) | 2 | (13) | (53) | (426) |
| Résultat net de la période | 770 | 70 | 365 | |
| Part des participations ne donnant pas le contrôle | 4 | 93 | 17 | 67 |
| • dont part des participations ne donnant pas le contrôle des activités poursuivies |
93 | 18 | 67 | |
| • dont part des participations ne donnant pas le contrôle des activités en cours de cession |
(0) | (0) | 0 | |
| PART DES PROPRIÉTAIRES DE LA SOCIÉTÉ MÈRE | 677 | 53 | 298 | |
| • dont part des propriétaires de la société mère des activités poursuivies |
690 | 105 | 724 | |
| • dont part des propriétaires de la société mère des activités en cours de cession |
(13) | (52) | (426) | |
| Résultat de base par action des activités poursuivies (en euros) | 25,18 | 4,83 | 25,35 | |
| Résultat de base par action des activités en cours de cession (en euros) |
(1,64) | (2,85) | (14,90) | |
| Résultat de base par action (en euros) | 23,54 | 1,98 | 10,42 | |
| Résultat dilué par action des activités poursuivies (en euros) | 24,90 | 4,48 | 25,24 | |
| Résultat dilué par action des activités en cours de cession (en euros) |
(1,64) | (2,85) | (14,90) | |
| Résultat dilué par action (en euros) (2) | 23,28 | 1,84 | 10,37 |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession. Voir note 2.
(2) Lorsque le résultat de base par action est négatif, le résultat dilué par action est réputé égal à ce dernier, les instruments étant alors considérés comme anti-dilutifs.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Résultat net de la période | 770 | 70 | 365 |
| Écarts de conversion des états financiers des filiales en monnaie étrangère |
(38) | (9) | (14) |
| Variation de la réserve de la juste valeur des actifs financiers évalués en juste valeur par capitaux propres |
- | (2) | (4) |
| Variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers de couverture |
46 | (4) | (19) |
| Impôts sur les résultats | - | - | 4 |
| Éléments recyclables au compte de résultat | 8 | (15) | (33) |
| Réévaluation des engagements nets sur les régimes à prestations définies (1) |
22 | - | (1) |
| Impôts sur les résultats | - | - | (1) |
| Éléments non recyclables au compte de résultat | 22 | - | (2) |
| Autres éléments du résultat global | 30 | (15) | (35) |
| • Part des participations ne donnant pas le contrôle |
(4) | 1 | 0 |
| • Part des propriétaires de la société mère |
34 | (16) | (35) |
| RÉSULTAT GLOBAL TOTAL | 800 | 55 | 330 |
| • Part des participations ne donnant pas le contrôle |
90 | 18 | 67 |
| • Part des propriétaires de la société mère |
711 | 37 | 263 |
(1) Liée à l'évolution des taux entre le 31/12/2021 et le 30/06/2022
| (en millions d'euros) | Notes | 1er semestre 2022 |
1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | ||||
| Résultat net de la période | 770 | 70 | 365 | |
| Réintégration du résultat net des activités en cours de cession | 13 | 53 | 426 | |
| Charges et produits sans incidence sur la trésorerie | (22) | 70 | 2 | |
| Marge brute d'autofinancement | 761 | 193 | 793 | |
| Variation nette du besoin en fonds de roulement (BFR) | 6 | (273) | 1 | (80) |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles poursuivies (1) | 488 | 194 | 713 | |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles cédées ou en cours de cession (3) |
2 | (98) | (39) | (70) |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles (1) | 390 | 155 | 643 | |
| OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENT | ||||
| Acquisition d'immobilisations (2) | 7 | (251) | (97) | (312) |
| Variation nette des autres actifs financiers non courants | 79 | (6) | (12) | |
| Cession d'immobilisations | 0 | 5 | 2 | |
| Variation nette des actifs financiers courants | 5 | 20 | (181) | (37) |
| Augmentation de capital des co-entreprises | - | 0 | - | |
| Dividendes reçus des sociétés mises en équivalence | 25 | 57 | 130 | |
| Incidence des variations de périmètre (5) | 78 | 6 | 6 | |
| Flux de trésorerie nets d'investissement liés aux activités poursuivies | (49) | (216) | (223) | |
| Flux de trésorerie nets d'investissement liés aux activités cédées ou en cours de cession (3) | 2 | (35) | (16) | (55) |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations d'investissement | (84) | (232) | (278) | |
| OPÉRATIONS DE FINANCEMENT | ||||
| Augmentation de capital souscrite par des minoritaires | 48 | - | 31 | |
| Dividendes versés aux minoritaires | (32) | (7) | (7) | |
| Paiement des dividendes et ODIRNAN | (72) | (2) | (4) | |
| Rachat d'actions propres | - | - | (8) | |
| Émission de nouveaux emprunts | 5 | 113 | 44 | 120 |
| Remboursements d'emprunts | 5 | (209) | (54) | (1 185) |
| Remboursement des dettes sur obligations locatives (2) | 5 | (7) | (6) | (17) |
| Variation des découverts bancaires | (17) | 21 | 57 | |
| Autres variations | (8) | (18) | (28) | |
| Flux de trésorerie nets de financement liés aux activités poursuivies | (185) | (22) | (1 041) | |
| Flux de trésorerie nets de financement liés aux activités cédées ou en cours de cession (3) | 2 | (5) | 9 | 14 |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations de financement | (190) | (13) | (1 027) | |
| Incidence des variations de cours des devises des activités poursuivies | (10) | (2) | 3 | |
| Incidence des variations de cours des devises des activités cédées ou en cours de cession (3) | 2 | 0 | 0 | 0 |
| Flux de trésorerie net des activités poursuivies réalisés avec les activités cédées ou en cours de cession (4) |
(161) | (58) | (114) | |
| Flux de trésorerie net des activités cédées ou en cours de cession réalisés avec les activités poursuivies (4) |
161 | 58 | 114 | |
| AUGMENTATION (DIMINUTION) DE LA TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE DES ACTIVITÉS POURSUIVIES |
83 | (104) | (662) | |
| Augmentation (Diminution) de la trésorerie et équivalents de trésorerie des activités cédées ou en cours de cession |
23 | 11 | 3 | |
| AUGMENTATION (DIMINUTION) DE LA TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS | ||||
| DE TRÉSORERIE | 106 | (92) | (659) | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture | 789 | 1 461 | 1 461 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture | 873 | 1 369 | 789 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie des actifs détenus en vue de la vente (3) (1) Dont, inclus dans les activités opérationnelles : |
2 | 36 | - | 13 |
| Produits d'intérêts reçus Charges d'intérêts payées (y compris charge IFRS 16) Impôts payés |
5 (49) (107) |
0 (63) (68) |
9 (114) (117) |
(2) Les biens en crédit-bail sont traités comme des achats en substances et donc comme des acquisitions d'immobilisations à la différence des autres contrats de location.
(3) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités cédées ou en cours de cession, l'UGT Sandouville ayant été cédée en février 2022. Ces montants se retrouvent sur la ligne « Actifs détenus en vus de la vente » dans le bilan consolidé. Voir note 2.
(4) Les montants se rattachent essentiellement à des flux de financement des activités cédées/en cours de cession par les activités poursuivies. (5) Les incidences de variations de périmètre se rattachent aux impacts liés aux cessions de la période.
| (en millions d'euros) | Notes | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|
| Immobilisations incorporelles et goodwill | 7 | 499 | 477 |
| Immobilisations corporelles | 7 | 2 391 | 2 253 |
| Droits d'utilisation relatifs aux contrats de location | 7 | 74 | 68 |
| Participations dans les co-entreprises et entreprises associées | 7 | 234 | 97 |
| Autres actifs financiers non courants | 115 | 188 | |
| Impôts différés actifs | 42 | 41 | |
| Autres actifs non courants | 0 | 3 | |
| Actifs non courants | 3 355 | 3 127 | |
| Stocks | 6 | 723 | 577 |
| Clients | 6 | 605 | 375 |
| Autres actifs courants | 339 | 286 | |
| Créances d'impôt exigible | 13 | 13 | |
| Instruments financiers dérivés actifs | 78 | 38 | |
| Actifs financiers courants | 5 | 367 | 387 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 5 | 873 | 789 |
| Actifs détenus en vue de la vente (1) | 2 | 671 | 651 |
| Actifs courants | 3 669 | 3 116 | |
| TOTAL ACTIF | 7 024 | 6 243 |
| (en millions d'euros) | Notes | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|
| Capital | 88 | 88 | |
| Primes | 466 | 466 | |
| Réserve de rééval. des actifs financiers évalués en juste valeur par capitaux propres |
7 | 7 | |
| Réserve de réévaluation des instruments de couverture | 35 | (11) | |
| Réserve de réévaluation des engagements sur les régimes à prestations définies |
(70) | (92) | |
| Écarts de conversion | (175) | (141) | |
| Autres réserves | 1 378 | 695 | |
| Part des propriétaires de la société mère | 1 729 | 1 012 | |
| Part des participations ne donnant pas le contrôle | 4 | 426 | 323 |
| Capitaux propres | 2 155 | 1 335 | |
| Engagements liés au personnel | 86 | 103 | |
| Provisions – part à plus d'un an | 9 | 779 | 786 |
| Impôts différés passifs | 241 | 225 | |
| Emprunts – part à plus d'un an | 5 | 1 570 | 1 578 |
| Obligations locatives à plus d'un an | 5 | 74 | 66 |
| Autres passifs non courants | 2 | 1 | |
| Passifs non courants | 2 752 | 2 759 | |
| Provisions – part à moins d'un an | 9 | 34 | 10 |
| Emprunts – part à moins d'un an | 5 | 329 | 455 |
| Obligations locatives à moins d'un an | 5 | 15 | 13 |
| Fournisseurs | 6 | 456 | 403 |
| Autres passifs courants | 426 | 399 | |
| Dettes d'impôt exigible | 161 | 110 | |
| Instruments financiers dérivés passifs | 75 | 74 | |
| Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente (1) | 2 | 621 | 685 |
| Passifs courants | 2 117 | 2 149 | |
| TOTAL PASSIF | 7 024 | 6 243 |
(1) Conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et les passifs des UGT Aubert & Duval, Erasteel et Eramet Sandouville sont présentés dans le bilan consolidé comme des « actifs détenus en vue de la vente ». Voir note 2.
| (en millions d'euros) | Nombre d'actions Capital Primes |
Réserve de rééval. des actifs financiers évalués en juste valeur par capitaux propres |
Réserve de rééval. des instruments de couverture |
Réserve de rééval. des engagements sur les régimes à prestations définies |
Écarts de conversion |
Autres réserves |
Part des propriétaires de la société mère |
Part des participations ne donnant pas le contrôle |
Capitaux propres |
||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capitaux propres retraités au 1er janvier 2021 (1) |
26 636 005 | 81 | 377 | 11 | 5 | (90) | (128) | 469 | 725 | 233 | 958 |
| Résultat net du premier | |||||||||||
| semestre 2021 Autres éléments du résultat global |
(2) | (5) | - | (9) | 53 - |
53 (16) |
17 1 |
70 (15) |
|||
| Résultat global total | - | - | - | (2) | (5) | - | (9) | 53 | 37 | 18 | 55 |
| Augmentation de capital | 105 371 | 1 | 5 | (6) | - | - | - | ||||
| Distribution de dividendes | - | - | (7) | (7) | |||||||
| Intérêts sur instruments de capitaux propres (ODIRNAN) |
(2) | (2) | (2) | ||||||||
| Paiements en actions | 3 | 3 | 3 | ||||||||
| Rachat d'actions propres | - | - | - | ||||||||
| Augmentation de capital Setrag | - | - | |||||||||
| Autres mouvements (2) | 14 | 14 | (1) | 13 | |||||||
| Total des transactions avec les actionnaires |
105 371 | 1 | 5 | - | - | - | - | 11 | 16 | (9) | 7 |
| Capitaux propres retraités au 30 juin 2021 (1) |
26 741 376 | 82 | 382 | 9 | - | (90) | (137) | 531 | 777 | 243 | 1 020 |
| Résultat net du second semestre 2021 |
- | - | - | - | - | - | - | 245 | 245 | 50 | 294 |
| Autres éléments | |||||||||||
| du résultat global | - | - | - | (2) | (11) | (2) | (4) | - | (19) | (1) | (20) |
| Résultat global total Augmentation de capital |
- 2 013 671 |
- 6 |
- 84 |
(2) - |
(11) - |
(2) - |
(4) - |
245 (90) |
225 1 |
49 0 |
274 1 |
| Distribution de dividendes | 0 | 0 | - | 0 | |||||||
| Intérêts sur instruments de | |||||||||||
| capitaux propres (ODIRNAN) | (2) | (2) | - | (2) | |||||||
| Paiements en actions | 3 | 3 | - | 3 | |||||||
| Rachat d'actions propres | (8) | (8) | - | (8) | |||||||
| Augmentation de capital Setrag | (1) | (1) | 32 | 31 | |||||||
| Autres mouvements (2) | 17 | 17 | (1) | 15 | |||||||
| Total des transactions avec les actionnaires Capitaux propres |
2 013 671 | 6 | 84 | - | - | - | - | (82) | 9 | 32 | 41 |
| au 31 décembre 2021 | 28 755 047 | 88 | 466 | 7 | (11) | (92) | (141) | 695 | 1 012 | 323 | 1 335 |
| Résultat net du premier semestre 2022 |
677 | 677 | 93 | 770 | |||||||
| Autres éléments du résultat global |
- | 46 | 22 | (34) | - | 34 | (4) | 30 | |||
| Résultat global total | - | - | - | 46 | 22 | (34) | 677 | 711 | 90 | 800 | |
| Augmentation de capital | - | - | - | - | - | - | |||||
| Distribution de dividendes | (72) | (72) | (32) | (104) | |||||||
| Intérêts sur instruments de capitaux propres (ODIRNAN) |
- | - | - | ||||||||
| Paiements en actions | 4 | 4 | - | 4 | |||||||
| Rachat d'actions propres | - | - | |||||||||
| Cession Titres SETRAG à un Minoritaire |
- | - | 7 | 7 | |||||||
| Augmentation % détention UKAD/ECOTI en MEQ |
(10) | (10) | - | (10) | |||||||
| Augmentation de capital Eramine Sudamerica par un minoritaire |
20 | 20 | 28 | 48 | |||||||
| Autres mouvements (2) | 63 | 63 | 11 | 74 | |||||||
| Total des transactions | |||||||||||
| avec les actionnaires | - | - | - | - | - | - | - | 6 | 6 | 14 | 20 |
| CAPITAUX PROPRES AU 30 JUIN 2022 |
28 755 047 | 88 | 466 | 7 | 35 | (70) | (175) | 1 378 | 1 729 | 426 | 2 155 |
(1) Voir note 2 « Retraitement de l'information comparative ».
(2) Les autres mouvements sont essentiellement constitués des effets de l'hyperinflation en Argentine.
| Note 1 | Faits marquants du premier semestre 2022 17 | |
|---|---|---|
| Note 2 | Impacts des normes IFRS 5 et IAS 8 sur les données de l'exercice et les données comparatives |
19 |
| Note 3 | Performance opérationnelle des Divisions/BU et du Groupe – Information sectorielle |
22 |
| Note 4 | Autres éléments du résultat opérationnel et intérêts minoritaires |
27 |
| Note 5 | Endettement financier net et capitaux propres |
28 |
| Note 6 | Besoin en fonds de roulement | 29 |
|---|---|---|
| Note 7 | Investissements | 29 |
| Note 8 | Impôts | 31 |
| Note 9 | Provisions | 32 |
| Note 10 | Engagements hors bilan, autres engagements, passifs éventuels et autres informations |
33 |
| Note 11 | Événements postérieurs à la clôture | 34 |
| Note 12 | Base de préparation des comptes semestriels consolidés condensés |
34 |
Eramet est une société anonyme de droit français, à Conseil d'administration, régie par les dispositions des articles L. 225-17 et R. 225-1 et suivants du Code de commerce, ainsi que par les dispositions de ses statuts. Conformément à la loi, le contrôle légal de la Société est assuré par deux Commissaires aux comptes titulaires, et deux Commissaires aux comptes suppléants.
Le groupe Eramet est présent au travers de ses filiales et participations sur les marchés d'extraction minière et de production autour du nickel et du manganèse et sur les marchés de production d'alliages sur lesquels il occupe des positions leader.
Les comptes semestriels consolidés condensés du groupe Eramet du premier semestre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'administration d'Eramet en date du 27 juillet 2022.
Le groupe Eramet a annoncé dans sa feuille de route stratégique viser à devenir un acteur exclusivement dédié à ses activités Mines et Métaux. Dans ce cadre, le Groupe a décidé de lancer un processus de cession de certains actifs. La cession d'Eramet Sandouville dans le Business Unit Nickel a été finalisée le 4 février 2022 et Eramet a annoncé l'entrée en discussions exclusives et la signature d'un protocole d'accord en vue de la cession éventuelle d'Aubert & Duval le 22 février 2022. Par ailleurs, le processus cession d'Erasteel, filiale spécialisée dans les aciers rapides, est également engagé. Dans ces conditions, les actifs Erasteel et Aubert & Duval restent classés selon la norme IFRS 5 en actifs non courants détenus en vue de la vente, l'actif Sandouville ayant été cédé au cours de la période.
En juillet 2021, Eramet a finalisé la cession une promesse unilatérale d'achat de la part de Sibanye-Stillwater concernant 100 % des titres de sa filiale Eramet Sandouville, usine hydrométallurgique localisée en France, Eramet a annoncé en novembre avoir levé son option de vente des titres de sa filiale. Le Groupe a ainsi procédé à la signature du contrat de cession avec Sibanye-Stillwater. L'opération a été finalisée le 4 février 2022.
Dans le cadre du processus de certains actifs de la division Alliages Haute Performance, Eramet a signé le 22 février un protocole d'accord en vue de la cession d'Aubert & Duval à un consortium composé d'Airbus, Safran et Tikehau Ace Capital. Cette opération s'effectuerait sur la base d'une valeur d'entreprise de 95 millions d'euros sous réserve des ajustements de prix et serait assortie d'un ensemble de garanties spécifiques en complément des garanties usuelles. L'impact comptable de la transaction, estimé à environ - 340 millions d'euros, a été comptabilisé au 31 décembre 2021 dans le résultat net des activités en cours de cession et intègre des dépréciations de valeurs d'actifs ainsi que l'ensemble des coûts de sorties et garanties spécifiques issues de ce protocole.
Après consultation des instances représentatives du personnel, Eramet a annoncé le 20 juin 2022 avoir procédé à la signature du contrat de cession avec le consortium. L'opération devrait être finalisée d'ici la fin d'année, sous réserve de la levée de conditions suspensives, dont l'obtention d'autorisations réglementaires.
Suite aux différentes étapes de préparation, il est prévu de lancer un processus d'enchère d'ici la fin du mois d'août 2022, visant à trouver un acquéreur dans les mois à venir. Au 30 juin 2022, la juste valeur d'Erasteel a fait l'objet d'une revue et une dépréciation de 30 millions d'euros a été comptabilisée.
En Nouvelle-Calédonie, la production minière de la SLN a atteint 2,4 Mth en progression de 6 % par rapport au premier semestre 2021. Les exportations de minerai de nickel ont progressé de 31 % à 3 Mth. La production de ferronickel est en hausse de plus de 10 % à 20,4 kt‑Ni de même que les tonnages vendus + 6 % à 20 kt‑Ni malgré de très fortes intempéries. Le cash cost s'est dégradé et s'est élevé à 8,06 USD/lb par rapport à 7 USD/lb en moyenne en 2021 reflétant l'augmentation des coûts des entrants, charbon et frets. Ces éléments n'ont pas permis de bénéficier pleinement de la forte hausse des prix du nickel et d'une parité des changes favorable.
Pour rappel, le plan de sauvetage de la SLN repose sur trois axes : la mise en place effective d'un modèle économique qui s'appuie sur la production de ferronickel de l'usine et les exports de minerais à faible teneur, l'amélioration de la productivité et la réduction du prix de l'énergie. Dans ce contexte, la SLN avait sollicité une nouvelle procédure de conciliation auprès du président du Tribunal de commerce mixte de Nouméa. L'objectif de cette procédure est de réunir au plus vite l'engagement de l'ensemble des parties prenantes concernées afin de permettre la bonne exécution du plan de sauvetage. Début 2022, un premier jalon a été franchi avec l'autorisation supplémentaire d'exporter 2 Mth afin d'atteindre 6 Mth. D'autre part les conditions nécessaires à la mise en place d'une centrale électrique temporaire ont été réunies. Cette centrale est en cours d'acheminement en Nouvelle-Calédonie et devrait être opérationnelle au cours du premier semestre 2023. Dans ces conditions la procédure ad hoc a pris fin en juin 2022.
À fin juin 2022, il reste 37 millions d'euros non tirés (73 millions d'euros au 31 décembre 2021) sur les 525 millions d'euros de prêts consentis par Eramet et l'État français en décembre 2015. Dans ces conditions de marché actuel porté par un prix du nickel et sous réserve de l'amélioration de la situation opérationnelle locale, les financements mis en place par Eramet et l'État français permettront à SLN de faire face à ses engagements pour les douze prochains mois.
Comilog, filiale du groupe Eramet, a signé avec Meridiam (investisseur privé, spécialisé dans la gestion à long terme d'infrastructures publiques durables) une lettre d'intention portant sur l'entrée de ce dernier au capital de sa filiale Setrag en janvier 2021. Les principaux termes d'un accord avec l'État pour son entrée au capital de la Setrag ont été actés dans un term sheet « Principes directeurs d'un projet de cession d'une participation au capital de Setrag par Comilog à l'État gabonais » signé le 25 juin 2021 entre les deux parties permettant à l'État gabonais de prendre une participation de 9 %. Le 8 septembre 2021, l'avenant n° 3 à la concession du chemin de fer, qui prévoit la prolongation de la concession jusqu'en 2045, a été signé entre la société Setrag et l'État gabonais. La signature de cet accord a permis de finaliser l'entrée de Meridiam au capital de Setrag en novembre 2021, au travers d'une augmentation de capital d'un montant de 31 millions d'euros, Meridiam devenant ainsi actionnaire minoritaire de la Setrag à hauteur de 40 %.
En janvier 2022, l'État Gabonais est entré au capital de Setrag à hauteur de 9 %. À cette date Comilog est actionnaire à 51 % de la Setrag.
Eramet a redémarré au premier trimestre 2022 la construction de l'usine de lithium en Argentine suivant le calendrier prévu pour une entrée en production début 2024. Eramet contrôlera le projet, avec une participation de 50,1 %, et assumera la responsabilité de la gestion opérationnelle. Son partenaire Tsingshan financera la construction de l'usine et entrera dans le projet à hauteur in fine de 49,9 %. La production sera commercialisée par chacun des deux actionnaires à hauteur de leur quote-part de capital.
En mai 2022, une première étape a été franchie avec l'entrée au capital du Partenaire dans la société Eramine Sudamerica à hauteur de 50 millions d'USD pour une prise de participation de 12,5 % au 30 juin 2022.
Le projet de recyclage des batteries lithium-ion du Groupe a franchi une nouvelle étape clé vers son industrialisation en France alors que le projet a démontré avec succès sa capacité à recycler en boucle fermée l'ensemble des métaux de valeur contenus dans les batteries lithium-ion avec de très hauts rendements, adaptés aux exigences de la future réglementation européenne. Le Groupe a décidé de lancer début 2022 les études d'industrialisation d'une solution intégrée de recyclage, depuis le démantèlement des batteries jusqu'à la production de sels de nickel, de cobalt et de lithium adaptés à la fabrication de nouvelles batteries. Sur les premières étapes du recyclage, Eramet et SUEZ ont décidé de renforcer leur coopération en signant en février dernier un nouvel accord de partenariat permettant de lancer la phase préindustrielle de valorisation des batteries lithium-ion des véhicules électriques. Selon les conclusions de cette phase préindustrielle, Eramet et Suez envisagent de construire en France, à horizon 2024, une usine de recyclage de batteries lithium-ion pour la production de black mass, un concentré de métaux (nickel, cobalt, manganèse, lithium, graphite) adapté aux étapes de raffinage par voie hydrométallurgique. Pour l'étape de raffinage, Eramet engage la construction d'un démonstrateur préindustriel au sein de son centre de recherche et innovation.
En juillet et décembre 2021, la ligne de crédit tirée du RCF avait été remboursée pour un montant de 900 millions d'euros.
Le solde de 81 millions d'euros a été remboursé en janvier 2022.
En juin 2022, le Groupe a procédé au refinancement du crédit syndiqué à hauteur de 935 millions d'euros avec une maturité de cinq ans accompagné de deux options d'extension successives d'un an up-front (juin 2023 et juin 2024) conduisant potentiellement à une maturité à juin 2029. Deux des principaux indicateurs RSE du groupe ont été intégrés au contrat.
Le climat d'incertitudes géopolitiques et macroéconomiques notamment dues à la guerre en Ukraine a impacté la volatilité des prix des matières produites par le Groupe ainsi que l'évolution des prix de l'énergie et des produits carbonés et frets. Le Groupe a constaté une provision sur une créance due à l'impossibilité de paiement pour un montant de 3 millions d'USD au premier semestre. À ce stade, le Groupe n'a pas rencontré de difficultés significatives d'approvisionnement et/ou a mis en place des solutions alternatives.
3
Un actif non courant, ou un groupe d'actifs et de passifs, est détenu en vue de la vente quand sa valeur comptable sera recouvrée principalement par le biais d'une vente et non d'une utilisation continue. Pour que tel soit le cas, l'actif doit être disponible en vue de sa vente immédiate et sa vente doit être hautement probable. Les actifs et passifs concernés sont reclassés en actifs détenus en vue de la vente et en passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente sans possibilité de compensation. Les actifs ainsi reclassés sont comptabilisés à la valeur la plus faible entre la juste valeur nette des coûts de cession et leur valeur nette comptable, soit leur coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur, et ne sont plus amortis.
Une activité est considérée comme cédée ou en cours de cession quand elle représente une activité distincte et significative pour le Groupe, et que les critères de classification comme actif détenu en vue de la vente ont été satisfaits ou lorsque Eramet a cédé l'activité. Les activités cédées ou en cours de cession sont présentées sur une seule ligne du compte de résultat des périodes présentées comprenant le résultat net après impôt des activités cédées ou en cours de cession jusqu'à la date de cession et le profit ou la perte après impôt résultant de la cession ou de l'évaluation à la juste valeur diminuée des coûts de la vente des actifs et passifs constituant les activités cédées ou en cours de cession. De même, les flux de trésorerie générés par les activités cédées ou en cours de cession sont présentés sur des lignes distinctes du tableau des flux de trésorerie consolidés des périodes présentées.
En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Aubert & Duval, Erasteel et Sandouville sont présentées dans les états financiers consolidés d'Eramet comme des activités cédées ou en cours de cession depuis le 31 décembre 2021 selon les modalités suivantes :
À des fins de comparaison, les données publiées au 30 juin 2021 concernant le compte de résultat et le tableau des flux de trésorerie ont été retraitées pour tenir compte des impacts de la mise en œuvre de cette norme.
Les tableaux ci-dessous présentent l'impact des flux liés aux activités cédées ou en cours de cession sur ces données.
| (en millions d'euros) | UGT Aubert & Duval |
UGT Erasteel |
UGT Sandouville |
Retraitements et éliminations |
Total Activités cédées/ en cours de cession |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 244 | 86 | 77 | 407 | |
| Résultat opérationnel courant | (21) | 2 | (14) | 18 | (15) |
| Résultat opérationnel | (50) | 6 | (14) | 18 | (40) |
| Résultat net des activités cédées ou en cours de cession |
(62) | 5 | (19) | 23 | (53) |
| (en millions d'euros) | UGT Aubert & Duval |
UGT Erasteel |
UGT Sandouville |
Retraitements et éliminations |
Total Activités cédées/en cours de cession |
|---|---|---|---|---|---|
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles cédées/ en cours de cession |
(33) | (12) | (13) | 19 | (39) |
| Flux de trésorerie nets d'investissement liés aux activités en cours de cession |
(18) | 3 | (1) | - | (16) |
| Flux de trésorerie nets de financement liés aux activités en cours de cession |
54 | 18 | 14 | (77) | 9 |
| Incidence des variations de cours des devises des activités cédées ou en cours de cession |
- | - | - | - | - |
| Flux de trésorerie net des activités cédées ou en cours de cession réalisés avec les activités poursuivies (1) |
43 | 7 | 8 | - | 58 |
(1) Les montants se rattachent essentiellement à des flux de financement des activités cédées/en cours de cession par les activités poursuivies.
Les tableaux ci-dessous présentent la contribution de chacune des activités cédées ou en cours de cession au compte de résultat, au tableau des flux de trésorerie et au bilan au 30 juin 2022.
| (en millions d'euros) | UGT Aubert & Duval |
UGT Erasteel |
UGT Sandouville |
Retraitements et éliminations |
Total Activités cédées/ en cours de cession |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 278 | 138 | 11 | 427 | |
| Résultat opérationnel courant | (36) | 11 | (2) | 17 | (10) |
| Résultat opérationnel | (14) | (21) | 13 | 18 | (4) |
| Résultat net des activités cédées/ en cours de cession |
(18) | (27) | 13 | 19 | (13) |
| (en millions d'euros) | UGT Aubert & Duval |
UGT Erasteel |
UGT Sandouville |
Retraitements et éliminations |
Total Activités cédées/en cours de cession |
|---|---|---|---|---|---|
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles des activités cédées/en cours de cession |
(73) | (18) | 5 | (12) | (98) |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations d'investissement des activités cédées/en cours de cession |
(33) | (2) | 79 | (79) | (35) |
| Flux de trésorerie nets liés aux activités de financement des activités cédées/en cours de cession |
114 | 29 | 1 | (149) | (5) |
| Incidence des variations de cours des devises des activités cédées ou en cours de cession |
- | - | - | - | - |
| Flux de trésorerie net des activités cédées ou en cours de cession réalisés avec les activités poursuivies (1) |
124 | 24 | 13 | - | 161 |
(1) Les montants se rattachent essentiellement à des flux de financement des activités cédées/en cours de cession par les activités poursuivies.
| (en millions d'euros) | UGT Aubert & Duval |
UGT Erasteel |
UGT Sandouville |
Retraitements et éliminations |
Total Activités cédées/en cours de cession |
|---|---|---|---|---|---|
| Actifs non courants | 16 | 12 | - | - | 28 |
| Actifs courants | 480 | 162 | - | - | 643 |
| Actifs détenus en vue de la vente | 496 | 175 | - | - | 671 |
| Passifs non courants | 220 | 85 | (152) | 152 | |
| Passifs courants | 401 | 76 | (8) | 468 | |
| Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente |
621 | 161 | (161) | 621 |
Le 21 décembre 2021, Eramet a annoncé avoir identifié au sein de sa gestion de trésorerie une fraude financière au siège du Groupe. Les irrégularités, antérieures à l'exercice 2020, s'élèvent à un montant cumulé de 45 millions d'euros.
Eramet a retraité ses comptes consolidés conformément à la norme IAS 8 « Méthodes comptables, changements d'estimations et erreurs ». Les retraitements ont été effectués au 1er janvier 2020 et ont modifié les capitaux propres d'ouverture d'un montant de - 39 millions d'euros, les actifs financiers courants de - 45 millions d'euros et les impôts différés actifs de + 6 millions, comme indiqué dans le tableau ci-dessous.
Ce retraitement impacte le bilan publié au 30 juin 2021 :
| (en millions d'euros) | 30/06/2021 publié |
30/06/2021 retraité |
Correction IAS 8 |
|---|---|---|---|
| Impôts différés actifs | 4 | 10 | 6 |
| Actifs non courants | 3 003 | 3 009 | 6 |
| Actifs financiers courants | 575 | 530 | (45) |
| Actifs courants | 3 587 | 3 542 | (45) |
| TOTAL ACTIF | 6 590 | 6 551 | (39) |
| (en millions d'euros) | 30/06/2021 publié |
30/06/2021 retraité |
Correction IAS 8 |
|---|---|---|---|
| Autres réserves | 570 | 531 | (39) |
| Part des propriétaires de la société mère | 816 | 777 | (39) |
| Part des participations ne donnant pas le contrôle | 243 | 243 | - |
| Capitaux propres | 1 059 | 1 020 | (39) |
| TOTAL PASSIF | 6 590 | 6 551 | (39) |
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 publié |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2 635 | 1 471 | 3 668 |
| Autres revenus | (8) | (5) | 42 |
| Matières premières et achats consommés | (640) | (427) | (962) |
| Charges externes | (679) | (465) | (1 149) |
| Coût du personnel | (308) | (264) | (536) |
| Impôt et taxes | (7) | (6) | (11) |
| Variation nette des dépréciations sur actif circulant | (11) | (3) | (1) |
| EBITDA | 982 | 301 | 1 051 |
| Dotations aux amortissements d'exploitation | (130) | (123) | (259) |
| Variation nette des provisions et dépréciations d'exploitation (hors actif circulant) |
1 | (3) | (8) |
| Résultat opérationnel courant | 853 | 175 | 784 |
| Autres éléments du résultat opérationnel | (3) | (1) | 95 |
| Résultat opérationnel | 850 | 174 | 879 |
| Coût de l'endettement financier | (72) | (59) | (116) |
| Autres charges et produits financiers | 16 | (12) | 5 |
| Résultat financier | (56) | (71) | (111) |
| Quote-part dans les résultats des co-entreprises et entreprises associées |
147 | 77 | 121 |
| Impôts sur les résultats | (158) | (57) | (98) |
| Résultat net des activités poursuivies | 783 | 123 | 791 |
| Résultat net des activités en cours de cession (1) | (13) | (53) | (426) |
| Résultat net de la période | 770 | 70 | 365 |
| Part des minoritaires | 93 | 17 | 67 |
| PART DU GROUPE | 677 | 53 | 298 |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
| Mines et métaux | Holding, éliminations, |
Total des activités |
||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | Manganèse Nickel | Sables Minéralisés Lithium |
retraitements et autres entités |
Total des activités poursuivies |
Erasteel et Aubert |
& Duval Sandouville | Éliminations et retraitement |
poursuivies et en cours de cession |
||
| 1er SEMESTRE 2022 | ||||||||||
| Chiffre d'affaires | 1 647 | 762 | 224 | - | 2 | 2 635 | 416 | 11 | 3 063 | |
| EBITDA | 831 | 118 | 97 | (8) | (55) | 982 | (18) | (2) | 17 | 979 |
| Résultat opérationnel courant | 765 | 78 | 76 | (8) | (58) | 853 | (25) | (2) | 17 | 843 |
| Flux net de trésorerie généré par l'activité |
548 | 26 | 30 | (31) | (85) | 488 | (92) | 5 | (11) | 390 |
| Investissements industriels (incorporels et corporels) |
144 | 37 | 26 | 28 | 5 | 240 | 22 | 0 | - | 262 |
| 1er SEMESTRE 2021 RETRAITÉ | ||||||||||
| Chiffre d'affaires | 887 | 438 | 138 | - | 7 | 1 471 | 330 | 77 | 1 878 | |
| EBITDA | 280 | 24 | 47 | (2) | (47) | 301 | (12) | (14) | 18 | 293 |
| Résultat opérationnel courant | 219 | (16) | 25 | (2) | (52) | 175 | (18) | (14) | 18 | 159 |
| Flux net de trésorerie généré par l'activité |
222 | (17) | 59 | (11) | (59) | 194 | (45) | (13) | 20 | 155 |
| Investissements industriels (incorporels et corporels) |
72 | 9 | 8 | 0 | 4 | 93 | 15 | 2 | - | 110 |
| EXERCICE 2021 | ||||||||||
| Chiffre d'affaires | 2 267 | 1 046 | 349 | - | 6 | 3 668 | 677 | 154 | - | 4 499 |
| EBITDA | 910 | 113 | 137 | (5) | (103) | 1051 | (32) | (27) | 38 | 1 031 |
| Résultat opérationnel courant | 769 | 37 | 94 | (5) | (112) | 784 | (45) | (27) | 38 | 751 |
| Flux net de trésorerie généré par l'activité |
728 | 39 | 129 | (20) | (164) | 713 | (84) | (42) | 58 | 644 |
| Investissements industriels (incorporels et corporels) |
244 | 35 | 21 | 5 | 7 | 312 | 46 | 6 | - | 364 |
| (en millions d'euros) | France | Europe | Amérique du Nord |
Chine | Autres Asie |
Océanie | Afrique | Amérique du Sud |
Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| CHIFFRE D'AFFAIRES (DESTINATION DES VENTES) | ||||||||||
| 1er semestre 2022 | 168 | 718 | 138 | 453 | 331 | 372 | 89 | 366 | 2 635 | |
| 1er semestre 2021 retraité | 50 | 400 | 318 | 230 | 391 | 13 | 55 | 14 | 1 471 | |
| Exercice 2021 | 253 | 966 | 657 | 604 | 985 | 57 | 115 | 31 | 3 668 | |
| INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS (INCORPORELS ET CORPORELS) | ||||||||||
| 1er semestre 2022 | 6 | 15 | 4 | - | - | 37 | 150 | 28 | 240 | |
| 1er semestre 2021 retraité | 3 | 18 | 1 | - | - | 9 | 61 | 0 | 93 | |
| Exercice 2021 | 9 | 42 | 2 | - | - | 35 | 219 | 5 | 312 | |
| ACTIFS NON COURANTS (HORS IMPÔTS DIFFÉRÉS) | ||||||||||
| 30 juin 2022 | 145 | 459 | 320 | 2 | 234 | 563 | 1 589 | - | 3 313 | |
| Exercice 2021 | 217 | 458 | 245 | 2 | 97 | 562 | 1 506 | - | 3 087 |
Les informations sectorielles sont complétées par les principaux indicateurs de performance consolidés suivis par le Comex. Ces indicateurs sont issus du reporting du Groupe et utilisés pour la communication financière des résultats et de la performance du Groupe.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2 635 | 1 471 | 3 668 |
| EBITDA | 982 | 301 | 1 051 |
| Amortissement sur actif immobilisé | (130) | (123) | (259) |
| Provisions pour risques et charges | 1 | (3) | (8) |
| Résultat opérationnel courant | 853 | 175 | 784 |
| Dépréciations d'actifs | (2) | (0) | 117 |
| Autres produits et charges opérationnels | (1) | (1) | (22) |
| Résultat opérationnel | 850 | 174 | 879 |
| Résultat financier | (56) | (71) | (111) |
| Quote-part dans les résultats des entreprises associées | 147 | 77 | 121 |
| Impôts sur les résultats | (158) | (57) | (98) |
| Résultat net des activités poursuivies | 783 | 123 | 791 |
| Résultat net des activités en cours de cession (1) | (13) | (53) | (426) |
| Résultat net de la période | 770 | 70 | 365 |
| Part des minoritaires | 93 | 17 | 67 |
| PART DU GROUPE | 677 | 53 | 298 |
| Résultat de base par action (en euros) | 23,54 | 1,98 | 10,42 |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | |||
| EBITDA | 982 | 300 | 1 051 |
| Impact trésorerie des éléments sous l'EBITDA | (220) | (107) | (258) |
| Marge brute d'autofinancement | 762 | 193 | 793 |
| Variation de BFR | (273) | 1 | (80) |
| Flux net de trésorerie générée par l'activité poursuivie (A) | 489 | 194 | 713 |
| OPÉRATIONS D'INVESTISSEMENT | |||
| Investissements industriels | (240) | (93) | (312) |
| Autres flux d'investissements | 180 | 65 | 125 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement de l'activité poursuivie (B) |
(60) | (28) | (187) |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations sur fonds propres de l'activité poursuivie |
(55) | (8) | 21 |
| Incidence des variations de cours des devises et autres | (10) | (9) | (25) |
| Acquisition de droits d'utilisation IFRS 16 | (14) | (5) | (10) |
| Variation de l'endettement financier net des activités poursuivies avant prise en compte des flux avec les activités cédées/en cours de cession |
350 | 144 | 512 |
| Flux de trésorerie net des activités poursuivies réalisés avec les activités cédées ou en cours de cession (1) |
(161) | (58) | (114) |
| VARIATION DE L'ENDETTEMENT FINANCIER NET DES ACTIVITÉS POURSUIVIES |
189 | 86 | 398 |
| Variation de l'endettement financier net des activités cédées/ en cours de cession avant prise en compte des flux avec les activités poursuivies |
(138) | (57) | (125) |
| Flux de trésorerie net des activités cédées ou en cours de cession réalisés avec les activités poursuivies (2) |
161 | 58 | 114 |
| Variation de l'endettement financier net des activités cédées ou en cours de cession |
23 | 1 | (11) |
| (AUGMENTATION)/DIMINUTION DE L'ENDETTEMENT FINANCIER NET |
212 | 87 | 387 |
| (Endettement financier net) d'ouverture des activités poursuivies |
(936) | (1 378) | (1 378) |
| (Endettement financier net) d'ouverture des activités cédées ou en cours de cession |
(54) | N/A | N/A |
| (Endettement financier net) de clôture des activités poursuivies | (748) | (1 289) | (936) |
| (Endettement financier net) des activités cédées ou en cours decession |
(30) | N/A | (54) |
| Free cash flow (A) + (B) | 429 | 166 | 526 |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
(2) Les montants se rattachent essentiellement à des flux de financement des activités cédées/en cours de cession par les activités poursuivies.
La réconciliation de la trésorerie et équivalents de trésorerie du tableau de flux de trésorerie, avec l'endettement financier net du reporting du groupe Eramet se présente comme suit :
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 30/06/2021 | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 873 | 1 369 | 789 |
| Actifs financiers courants | 367 | 530 | 387 |
| Emprunts | (1 899) | (3 100) | (2 033) |
| Dettes d'obligations locatives (IFRS 16) | (89) | (88) | (79) |
| ENDETTEMENT FINANCIER NET – REPORTING | (748) | (1 289) | (936) |
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|
| Actif immobilisé | 3 313 | 3 083 |
| Stocks | 723 | 577 |
| Clients | 605 | 375 |
| Fournisseurs | (456) | (403) |
| BFR simplifié | 872 | 549 |
| Autres éléments de BFR | (275) | (233) |
| BFR total | 597 | 316 |
| Instruments financiers dérivés | 43 | - |
| Actifs détenus en vue de la vente (1) | 671 | 651 |
| TOTAL ACTIF | 4 624 | 4 050 |
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|
| Capitaux propres – part du Groupe | 1 729 | 1 012 |
| Minoritaires | 426 | 323 |
| Capitaux propres | 2 155 | 1 335 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie et autres actifs financiers courants | (1 239) | (1 176) |
| Emprunts | 1 987 | 2 112 |
| Endettement financier net | 748 | 936 |
| Provisions et engagements liés au personnel | 900 | 899 |
| Impôts différés nets | 200 | 184 |
| Instruments financiers dérivés | - | 11 |
| Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente (1) | 621 | 685 |
| TOTAL PASSIF | 4 624 | 4 050 |
(1) Conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et les passifs des UGT Aubert & Duval, Erasteel et Eramet Sandouville sont présentés dans le bilan consolidé au 31 décembre 2021 comme des « actifs détenus en vue de la vente ».
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Dépréciations d'actifs et pertes de valeur | (2) | (0) | 117 |
| Autres produits et charges opérationnels hors dépréciations | (1) | (1) | (22) |
| AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT OPÉRATIONNEL | (3) | (1) | 95 |
Aucune dépréciation d'actifs n'a été constatée au cours du premier semestre 2022 sur les activités poursuivies. Au 31 décembre 2021, la reprise de dépréciation était relative à la relance du projet d'extraction de lithium en Argentine.
| Quote-part résultats |
Quote-part capitaux propres |
Quote-part résultats |
Quote-part capitaux propres |
Quote-part résultats |
||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | % des minoritaires |
1er semestre 2022 | 30/06/2022 | Exercice 2021 | 31/12/2021 | 1er semestre 2021 |
| À la clôture | 93 | 426 | 67 | 323 | 17 | |
| Setrag | 49,00 % | (6) | 8 | - | - | - |
| Société Le Nickel-SLN | 44,00 % | 17 | (136) | (14) | (154) | (21) |
| Comilog SA | 36,29 % | 77 | 517 | 76 | 478 | 37 |
| Eramine Sudamerica | 12,50 % | (0) | 33 | - | - | - |
| Grande Côte Opérations | 10,00 % | 5 | 5 | 7 | (1) | 2 |
| Interforge | 4,30 % | (0) | (1) | (2) | 0 | (0) |
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|
| Emprunts | (1 899) | (2 033) |
| • Emprunts auprès des marchés financiers |
(884) | (905) |
| • Emprunts auprès des établissements de crédit |
(687) | (770) |
| • Découverts bancaires et banques créditrices |
(84) | (101) |
| • Dettes financières de crédit-bail |
(16) | (5) |
| • Autres emprunts et dettes financières |
(228) | (253) |
| Dettes d'obligations locatives | (89) | (79) |
| Autres actifs financiers courants | 367 | 387 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 873 | 789 |
| • Équivalents de trésorerie |
322 | 212 |
| • Trésorerie |
551 | 577 |
| ENDETTEMENT FINANCIER NET | (748) | (936) |
| Endettement financier net – part à plus d'un an | (1 644) | (1 644) |
| Endettement financier net – part à moins d'un an | 896 | 708 |
Certains emprunts sont soumis au niveau du Groupe ou localement à des ratios ou covenants financiers. Au 30 juin 2022, les covenants sont respectés.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 | Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| À l'ouverture | 2 033 | 3 098 | 3 098 |
| Nouveaux emprunts (1) | 113 | 48 | 120 |
| Remboursements d'emprunts (2) | (209) | (56) | (1 185) |
| Variation des découverts bancaires (3) | (17) | 32 | 57 |
| Variation des intérêts courus non échus | (23) | (5) | (16) |
| Variations de périmètre | 0 | (8) | (7) |
| Reclassement en IFRS 5 | - | (56) | |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 2 | (9) | 7 |
| À LA CLÔTURE – EMPRUNTS | 1 899 | 3 100 | 2 033 |
| (1) Dont variation liée aux activités poursuivies (2) Dont variation liée aux activités poursuivies (3) Dont variation liée aux activités poursuivies |
113 (209) (17) |
44 (54) 21 |
120 (1 185) 57 |
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 | Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| À l'ouverture | 79 | 91 | 91 |
| Variations des dettes d'obligations locatives (IFRS 16) | 6 | (3) | (2) |
| Variations de périmètre | - | (1) | (1) |
| Reclassement en IFRS 5 | - | - | (12) |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 4 | 1 | 3 |
| À LA CLÔTURE – OBLIGATIONS LOCATIVES | 89 | 88 | 79 |
Le capital social d'un montant de 87 702 893,35 euros est composé de 28 755 047 actions ordinaires entièrement libérées dont la valeur nominale est de 3,05 euros.
| (en millions d'euros) | 31/12/2021 | Variation BFR Tableau de flux |
Variation dettes fournisseurs immobilisations |
Reclassement en IFRS 5 |
Écarts de conversion et autres mouvements |
30/06/2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Stocks | 577 | 144 | - | 2 | 723 | |
| Clients | 375 | 230 | - | (0) | 605 | |
| Fournisseurs | (403) | (13) | - | (40) | (456) | |
| BFR simplifié | 549 | 361 | - | - | (38) | 872 |
| Autres éléments de BFR (1) | (232) | (88) | 11 | 34 | (275) | |
| BFR TOTAL | 317 | 273 | 11 | - | (4) | 597 |
(1) Comprend les dettes et créances fiscales et sociales, les autres actifs et passifs, les dettes et créances d'impôt exigibles et les créances et dettes sur immobilisations.
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Investissements corporels de la période (1) | 221 | 68 | 269 |
| Investissements incorporels de la période | 19 | 25 | 43 |
| Total investissements industriels | 240 | 93 | 312 |
| Variation des dettes sur acquisition d'immobilisations (1) | 11 | 4 | - |
| TOTAL ACQUISITION D'IMMOBILISATIONS – ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE |
251 | 97 | 312 |
(1) Dont investissements liés à des biens en location financement (IFRS 16) au premier semestre 2022 : 14 millions d'euros.
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 30/06/2021 | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|
| À l'ouverture | 2 254 | 2 128 | 2 127 |
| Investissements de la période (1) | 207 | 85 | 269 |
| Cessions de la période (2) | (1) | (3) | (3) |
| Amortissements de la période (3) | (110) | (112) | (221) |
| Dépréciations de la période (4) | (0) | (32) | (0) |
| Reprise de dépréciations de la période (5) | 2 | 32 | 117 |
| Variation valeur brute des actifs de démantèlement | - | - | - |
| Variation des immobilisations en location financement (IFRS 16) | 14 | (4) | 2 |
| Variations de périmètre | 0 | (8) | (12) |
| Reclassement en IFRS 5 | - | - | (58) |
| Hyperinflation | 66 | 4 | 25 |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (41) | 17 | 27 |
| À LA CLÔTURE | 2 391 | 2 107 | 2 254 |
| • Valeurs brutes |
5 783 | 6 956 | 5 535 |
| • Amortissements |
(3 291) | (4 199) | (3 178) |
| • Dépréciations pour pertes de valeur |
(101) | (650) | (104) |
| (1) Dont variation liée aux activités poursuivies (2) Dont variation liée aux activités poursuivies (3) Dont variation liée aux activités poursuivies (4) Dont variation liée aux activités poursuivies (5) Dont variation liée aux activités poursuivies |
207 (1) (110) (0) 2 |
68 - (108) (4) 4 |
269 (3) (221) (0) 117 |
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 30/06/2021 | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|
| À l'ouverture | 69 | 80 | 80 |
| Variation des droits d'utilisation | 16 | 3 | 13 |
| Amortissements de la période | (8) | (8) | (17) |
| Dépréciations de la période | (0) | - | (2) |
| Reclassement en IFRS 5 | - | - | (6) |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (3) | - | 1 |
| À LA CLÔTURE | 74 | 75 | 69 |
| • Valeurs brutes |
121 | 117 | 107 |
| • Amortissements |
(47) | (38) | (38) |
| • Dépréciations pour pertes de valeur |
0 | (4) | - |
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 30/06/2021 | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|
| À l'ouverture | 477 | 480 | 480 |
| Investissements de la période (1) | 19 | 25 | 46 |
| Cessions de la période | 0 | - | 1 |
| Amortissements de la période (2) | (11) | (10) | (27) |
| Dépréciations de la période | (0) | - | (1) |
| Variations de périmètre | - | - | - |
| Reclassement en IFRS 5 | - | - | (6) |
| Hyperinflation | 2 | 1 | 2 |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 12 | (17) | (18) |
| À LA CLÔTURE | 499 | 479 | 477 |
| • Valeurs brutes |
755 | 786 | 723 |
| • Amortissements |
(234) | (272) | (224) |
| • Dépréciations pour pertes de valeur |
(22) | (35) | (22) |
| (1) Dont variation liée aux activités poursuivies (2) Dont variation liée aux activités poursuivies |
19 (11) |
25 (9) |
44 (24) |
| Quote-part Résultats |
Quote-part Capitaux propres |
Quote-part Résultats |
Quote-part Capitaux propres |
Quote-part Résultats |
|||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Sociétés | Pays | % détention |
1er semestre 2022 |
30/06/2022 | Exercice 2021 |
31/12/2021 | 1er semestre 2021 |
| Strand Minerals – Weda Bay | Indonésie | 43 % | 147 | 234 | 121 | 97 | 77 |
| TOTAL PARTICIPATIONS DANS LES CO-ENTREPRISES ET LES ENTREPRISES ASSOCIÉES |
147 | 234 | 121 | 97 | 77 |
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Impôts courants | (157) | (58) | (123) |
| Impôts différés | (1) | 1 | 25 |
| PRODUIT (CHARGE) D'IMPÔT SUR LES RÉSULTATS | (158) | (57) | (98) |
| (en millions d'euros) | 1er semestre 2022 | 1er semestre 2021 retraité |
Exercice 2021 |
|---|---|---|---|
| Résultat opérationnel | 850 | 174 | 879 |
| Résultat financier | (56) | (71) | (111) |
| Résultat net avant impôts des sociétés intégrées | 794 | 103 | 768 |
| Taux courant d'imposition en France (en pourcentage) | 25,83 % | 28,41 % | 28,41 % |
| Produit (Charge) d'impôt théorique | (205) | (30) | (218) |
| Effets sur l'impôt théorique : | |||
| • des différences permanentes entre le résultat comptable et le résultat taxable |
35 | 25 | 39 |
| • impôts sur distribution de dividendes (retenue à la source) |
(10) | (10) | (3) |
| • du différentiel de taux courant des pays étrangers |
(19) | 8 | 8 |
| • des évolutions de taux d'impôts |
1 | (1) | 1 |
| • de crédits d'impôts |
- | - | 2 |
| • des actifs d'impôts différés non reconnus ou limités |
(1) | (24) | (8) |
| • d'utilisation ou l'activation d'actifs d'impôts différés antérieurement non reconnus |
60 | - | 75 |
| • d'utilisation de pertes fiscales classée en résultat des activités en-cours de cession |
9 | - | 13 |
| • des éléments divers |
(28) | (25) | (7) |
| PRODUIT (CHARGE) D'IMPÔT RÉEL | (158) | (57) | (98) |
| TAUX D'IMPÔT | 20 % | - 13 % | 13 % |
Le taux d'impôt à 20 % s'explique principalement par l'utilisation, de déficits reportables sur la période notamment au sein de l'Intégration fiscale en France et de la SLN venant limiter l'effet impôt sur le résultat net de
la période. En complément, des impôts différés actifs sur déficits fiscaux ont été reconnus à hauteur de 50 millions d'euros pour l'Intégration Fiscale France (32 millions au 31 décembre 2021).
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|
| À l'ouverture | 796 | 736 |
| Dotations (reprises) de la période | 10 | 160 |
| • dotations de la période |
19 | 228 |
| • (reprises) utilisées de la période |
(9) | (62) |
| • (reprises) non utilisées de la période |
- | (6) |
| Charges de désactualisation | 5 | 9 |
| Actifs de démantèlement | - | 7 |
| Variations de périmètre | - | (1) |
| Reclassement en IFRS 5 | - | (119) |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 2 | 4 |
| À LA CLÔTURE | 813 | 796 |
| • Part à plus d'un an |
779 | 786 |
| • Part à moins d'un an |
34 | 10 |
| Remise en état des sites et risques environnementaux | 627 | 623 |
| Personnel | 12 | 8 |
| Autres risques et charges | 174 | 166 |
| (en millions d'euros) | 30/06/2022 | 31/12/2021 |
|---|---|---|
| Engagements donnés | 109 | 118 |
| • Activités opérationnelles |
75 | 82 |
| • Activités de financement |
34 | 36 |
| Engagements reçus | 46 | 44 |
| • Activités opérationnelles |
46 | 44 |
| • Activités de financement |
- | - |
Les autres engagements, passifs éventuels et autres informations présentés dans le Document d'enregistrement universel 2021 au niveau de la note 15 « Engagements hors bilan, autres engagements, passifs éventuels et autres informations » de l'annexe aux comptes consolidés ont évolué comme suit :
Une provision de 31 millions d'euros est maintenue afin de prendre en compte l'estimation à date du coût de traitement résiduel de la revue approfondie des processus qualité (51 millions d'euros au 31 décembre 2021).
Au cours de la finalisation de cette revue et en fonction d'éventuelles demandes de certains clients, des coûts supplémentaires pourraient être engagés dont il n'est pas possible à ce stade d'évaluer le montant.
La division Alliages Haute Performance élabore des aciers spéciaux et super alliages, notamment à destination de l'industrie aéronautique, intervenant dans le processus de construction d'avions, hélicoptères et autres matériels issus de la production de ses clients du secteur. À ce titre, la responsabilité du Groupe peut par exemple être engagée indirectement ou directement en cas de sinistre, perte ou accident, de décès de passagers ou de pertes d'exploitation intervenus sur un matériel contenant des pièces de fabrication de cette Division.
Dans le cadre de sa politique de gestion par les risques, la Division conduit des actions pour maîtriser ces risques. L'efficacité de ces actions se traduit par l'obtention et le renouvellement des accréditations ou certifications relatives à ce type d'industrie et le traitement et la validation si nécessaire du process de validation par les clients des pièces fabriquées.
Par ailleurs, le Groupe a mis en place des assurances pour couvrir les risques résiduels.
Pour ce qui est de la centrale électrique de Doniambo (Centrale B), l'arrêté du Président de l'Assemblée de la Province Sud de la Nouvelle-Calédonie en date du 12 novembre 2009 fixait de nouvelles prescriptions techniques plus exigeantes en matière de rejets atmosphériques auxquelles la nouvelle centrale électrique (Centrale C) devait se conformer au plus tard le 1er septembre 2013.
En l'absence de nouvelle centrale, ce délai a été repoussé à plusieurs reprises par différents arrêtés complémentaires comprenant des prescriptions favorisant notamment la réduction des émissions atmosphériques de la Centrale B.
Un arrêté de la Province Sud du 13 janvier 2021, modificatif de l'arrêté de 2019, autorise l'exploitation de la Centrale B jusqu'au 12 juin 2025.
Comme indiqué dans la note 1 une nouvelle centrale électrique temporaire est en cours d'acheminement en Nouvelle-Calédonie et devrait remplacer progressivement la Centrale B au cours du premier semestre 2023.
La Société Le Nickel-SLN dispose d'un financement disponible de 10 millions d'euros de la part de l'État sur un total de 200 millions d'euros à échéance au 30 juin 2024.
Le montant tiré à fin juin 2022 est de 190 millions d'euros, contre 180 millions au 31 décembre 2021.
À la demande de la conciliation engagée au niveau de la SLN en Nouvelle-Calédonie, Eramet a accepté de prolonger certaines garanties environnementales jusqu'au 31 juillet 2023 à hauteur de 71 millions d'euros.
Les autres passifs éventuels n'ont pas connu d'évolution majeure.
À la connaissance de la Société, il n'existe pas d'événement postérieur à la date de clôture.
En application du règlement européen n° 1606/2002 du 19 juillet 2002, les comptes semestriels consolidés condensés du premier semestre 2022 sont établis en millions d'euros conformément aux dispositions de la norme IAS 34 « Information financière intermédiaire », et établis conformément au référentiel IFRS tel que publié par l'IASB (International Accounting Standards Board), et aux IFRS adoptées par l'Union européenne au 30 juin 2022. S'agissant de comptes semestriels consolidés condensés, ils n'intègrent pas toutes les informations et notes annexes requises pour les comptes consolidés annuels, à ce titre ils doivent être lus en association avec les comptes consolidés annuels du groupe Eramet au 31 décembre 2021. Ils comprennent toutefois une sélection de notes expliquant les événements et opérations significatifs en vue d'appréhender les modifications intervenues dans la situation financière et la performance du Groupe depuis les derniers états financiers annuels.
Les principes et méthodes comptables appliqués pour les comptes semestriels consolidés condensés au 30 juin 2022 sont identiques à ceux utilisés dans les comptes consolidés au 31 décembre 2021, à l'exception des normes, amendements et interprétations IFRS tels qu'adoptés par l'Union européenne et l'IASB, d'application obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022 (et qui n'avaient pas été appliqués par anticipation par le Groupe).
Ainsi le Groupe applique les normes et les amendements aux normes suivantes depuis le 1er janvier 2022, qui sont sans impact significatif sur les états financiers consolidés condensés intermédiaires :
• Amendements à IAS 16 « Immobilisations corporelles – Produit antérieur à l'utilisation prévue », Amendements à IAS 37 « Contrats déficitaires – Coûts d'exécution du contrat » et Amendement à IFRS 3 « Référence du cadre conceptuel ».
Les normes, interprétations et amendements publiés respectivement par l'IASB et l'IFRS IC (IFRS Interpretations Committee), et d'application non obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022 n'ont pas été appliqués par le Groupe.
Les différentes activités du Groupe ne sont pas soumises à des fluctuations saisonnières significatives.
Les jugements et estimations susceptibles d'entraîner un ajustement significatif de la valeur comptable des actifs et passifs au 30 juin 2022 sont identiques à ceux de l'exercice annuel précédent exposés dans les comptes consolidés de l'exercice 2021 présents dans le Document d'enregistrement universel 2021.
La société Eramet Sandouville a été cédée le 7 février 2022.
Aubert & Duval a fait l'acquisition des 50 % des titres de sa filiale UKAD détenus par son partenaire. La participation d'Aubert & Duval dans UKAD est maintenant portée à 100 %. Cette acquisition entraîne également une augmentation de la participation du Groupe dans l'entité EcoTitanium, filiale à 44,80 % de la société UKAD.
L'État Gabonais a pris une participation dans la société Setrag à hauteur de 9 % en janvier 2022. Cette opération porte le pourcentage de détention de Setrag, par Comilog, à 51 %.
Tsingshan, partenaire chinois sur l'activité Lithium a participé à une augmentation de capital de la société Eramine Sudamerica à hauteur de 12,5 % en mai 2022. Eramet Lithium détient désormais 87,50 % de sa filiale Eramine Sudamerica.
L'Argentine est considérée comme un pays en hyperinflation selon IAS 29 depuis le 1er juillet 2018. Le Groupe applique IAS 29 au titre de son activité en Argentine au travers de sa filiale Eramine. Compte tenu du démarrage de l'activité Lithium en Argentine, l'exposition du Groupe est traduite dans les comptes pour un montant de - 2 millions d'euros en résultat financier.
La charge du semestre relative aux avantages postérieurs à l'emploi correspond à la moitié de la charge nette estimée pour l'exercice 2022, sur la base des données et des hypothèses actuarielles utilisées au 31 décembre 2021 et ajustée le cas échéant des événements non récurrents (modifications de régimes, réductions, liquidations). Au 30 juin, les écarts actuariels estimés sur la base d'une analyse de sensibilité sur les taux d'actualisation sont comptabilisés et imputés en capitaux propres (régimes à prestations définies) ou au compte de résultat (autres avantages à long terme), dès lors qu'ils sont considérés comme significatifs.
La charge d'impôt (exigible et différée) de la période est déterminée à partir du taux effectif d'impôt estimé pour l'ensemble de l'exercice en cours au niveau du Groupe. Elle est ajustée des opérations propres au premier semestre.
Les tests de dépréciation pour les écarts d'acquisition et les actifs incorporels à durée de vie infinie sont réalisés de manière systématique au deuxième semestre. En conséquence, lors de l'arrêté semestriel, des tests de dépréciations pour les actifs n'ont été réalisés qu'en cas d'identification d'indice de pertes de valeur.
Mesdames, Messieurs les Actionnaires,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée générale et en application de l'article L.451-1-2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :
Ces comptes semestriels consolidés condensés ont été établis sous la responsabilité de votre Conseil d'Administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.
Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France.
Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.
Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés condensés avec la norme IAS 34 – norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note 1 « Faits marquants du premier semestre 2022 » de l'annexe, paragraphe « Poursuite du plan de sauvetage et nouveau modèle économique de la société Le Nickel-SLN (la SLN) », qui expose la poursuite de ce plan, ainsi que le cadre dans lequel s'apprécie le principe de continuité d'exploitation de la société.
Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés condensés sur lesquels a porté notre examen limité.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés condensés.
À Paris La Défense et Neuilly-sur-Seine, le 27 juillet 2022
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