Annual Report (ESEF) • Apr 4, 2022
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Message de la Présidente- Directrice Générale 4
Chiffres clés 2021 6
Nos implantations 8
Histoire du groupe Eramet 10
Organigramme des activités 11
Activités
- Activités Mines et Métaux 12
- Alliages Haute Performance 17
Innovation 18
Tendances et opportunités 20
Modèle d’affaires 22
Création de valeur 24
Stratégie 26
Engagement RSE 30
Gestion des risques 32
Gouvernance 34
Performances financières 36
Performances extra-financières 39
Perspectives 2022 41
I. Objectif et périmètre 452
II. Cartographies des risques et évaluation des filiales 452
III. Maîtrise des risques 455
IV. Gouvernance et dispositifs de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité 466
V. Identification, évaluation et maîtrise des risques chez les fournisseurs et sous-traitants 467
VI. Mécanisme d’alerte et de recueil des signalements 469
VII. Compte rendu de mise en œuvre effective du Plan de vigilance 472
Le présent Document d’Enregistrement Universel a été déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF) le 4 avril 2022, en sa qualité d’autorité compétente au titre du règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l’article 9 dudit règlement. Le présent Document d’Enregistrement Universel peut être utilisé aux fins d’une offre au public de titres financiers ou de l’admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s’il est complété par une note d’opération et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au Document d’Enregistrement Universel. L’ensemble alors formé est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.
Le rapport intégré a pour objectif de communiquer aux parties prenantes les enjeux auxquels Eramet contribue ainsi qu'à la création de valeur financière et extra-financière générée par les activités du Groupe. Il s’inspire du cadre de référence défini par l’ International Integrated Reporting Council (IIRC) et vient en complément de nos autres publications. Les données présentées ont été sélectionnées selon leur pertinence et leur matérialité. Le rapport intégré est inclus dans le Document d’enregistrement universel et est également disponible en tant que publication sur le site internet d’Eramet. L’IIRC est membre de la Value Reporting Foundation, une organisation mondiale à but non lucratif qui offre une gamme complète de ressources conçues pour aider les entreprises et les investisseurs à développer une compréhension commune de la valeur d’entreprise, comment elle est créée, préservée ou érodée.
Œuvrer à un monde plus durable : c’est l’enjeu impérieux auquel l’humanité est confrontée. Pour y répondre, et parce que les métaux sont essentiels, nos industries ont un rôle majeur à tenir, ici et maintenant, et pour les générations futures. Il s’agit de mener à bien une indispensable transition énergétique et écologique, qui implique une utilisation toujours plus responsable de nos ressources naturelles. Ce rôle, nous en avons fait une absolue priorité au service de notre raison d’être : devenir une référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre, pour le bien-vivre ensemble.# ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL
Parce que nous sommes convaincus du bien-fondé de notre démarche, nous mettons sur le même plan performances opérationnelle et financière et responsabilité sociétale. S’il est vrai que notre vision demeure inchangée - faire d’Eramet une entreprise citoyenne, engagée et contributive - notre modèle a considérablement évolué. Aujourd'hui, nous avons tout en main pour répondre aux deux défis de la nouvelle ère des métaux : produire plus et produire mieux.
« Nous sommes à l’aube d’un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe Eramet. »
En 2021, Eramet signe une année exceptionnelle. Opérations, RSE, finances : nos excellentes perfor- mances reflètent l’engagement et l’agilité de nos équipes qui ont su saisir les opportunités dans un environne- ment mouvant et incertain. Ces performances remarquables démontrent la pertinence de notre modèle opérationnel : il génère de fortes améliorations internes por- tées par la croissance de nos volumes de production et du cash-flow sur la durée. Elles sont aussi le fruit de la transformation stratégique et mana- gériale de grande ampleur que nous avons menée depuis quatre ans, qui a conduit à repositionner notre por- tefeuille vers nos activités les plus créatrices de valeur, et à rendre nos équipes plus autonomes et plus agiles.
Cette croissance se doit d’être durable et responsable. Nous avons maintenu en 2021 un haut niveau de perfor- mances RSE grâce aux engagements ambitieux pris pour la sécurité et le développement de nos collaborateurs, pour le mieux vivre des populations vivant à proximité de nos sites et pour la préservation du climat et de la bio- diversité.
En 2021, nous avons aussi accéléré notre repositionnement stratégique vers les activités minières et métallur- giques porteuses de croissance. Nous avons relancé la construction de notre usine de lithium en Argentine et signé un protocole d’accord en vue de la ces- sion d’Aubert & Duval.
Les évolutions récentes du marché – marquées par la très forte croissance de la demande des métaux indispen- sables à la transition énergétique et par le renforcement des exigences envi- ronnementales et sociétales – viennent conforter nos choix stratégiques. Plus que jamais, il nous apparaît nécessaire que l’Europe sécurise l’approvisionne- ment de ces métaux. La tragédie qui frappe l’Ukraine et le climat de grande instabilité qui gagne le continent nous rappellent douloureusement ces enjeux stratégiques.
En possédant dans son portefeuille d’actifs les métaux essentiels à notre avenir – nickel, cobalt, lithium et manganèse – Eramet se posi- tionne comme un acteur essentiel de la transition énergétique. C’est donc plus engagés que jamais que les femmes et les hommes d’Eramet, fort d’un Comité exécutif renouvelé, abordent ce nouveau chapitre de l’histoire du Groupe avec l’ambition de devenir une référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre, pour le bien-vivre ensemble.
Les performances remarquables de l’année 2021 démontrent la pertinence de notre modèle opérationnel : il génère de fortes améliorations internes portées par la croissance de nos volumes de production et du cash-flow sur la durée.
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les indicateurs de performance financière et extra-financière présentés n’incluent pas les activités en cours de cession (cf. chapitre 3, notes 2.1 et 3.2 et chapitre 6 de ce document). Hors retraitement IFRS 5, le chiffre d’affaires du Groupe s’élève à 4,499 Md€ en 2021, l’EBITDA à 1,031 M€ , le résultat opérationnel courant à 751 M€ et le FCF à 401 M€. Y compris les activités en cours de cession, le TF2 est en baisse de - 46 % et les effectifs s'élèvent à 13 373 collaborateurs à travers le monde à fin 2021.
(2) Données sur le périmètre Eramet + intérimaires + entreprises extérieures, hors les activités en cours de cession (1) .
Eramet est le premier producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur et le premier producteur mondial d’alliages affinés de manganèse.
Eramet est le quatrième producteur mondial de ferronickel.
Eramet est le quatrième producteur mondial de matières premières titanifères et quatrième producteur mondial de zircon.
Première entreprise européenne à développer une production de lithium durable à grande échelle.
| CHIFFRE D’AFFAIRES EN 2021 (1) | |
|---|---|
| 3,668 Md€ | BU MANGANÈSE 62 % |
| BU NICKEL 29 % | |
| BU SABLES MINÉRALISÉS 9 % |
Sauf mention contraire, les chiffres présentés dans ce rapport intégré excluent les activités cédées ou en cours de cession (Sandouville, Aubert & Duval et Erasteel), en application de la norme IFRS 5 (1) .
ERAMET AUJOURD'HUI, C'EST un acteur international majeur, recentré sur ses activités Mines et Métaux.
| CHIFFRES CLÉS (1) | |||
|---|---|---|---|
| 8 523 | EBITDA 2021 M€ | 1 051 | |
| COLLABORATEURS À TRAVERS LE MONDE À FIN 2021 (1) | FCF 2021 M€ | 526 | |
| RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT (1) M€ | 784 |
| RÉPARTITION DE L’EFFECTIF PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 18 % Amérique du Nord | 26 % Europe | 43 % Asie | 6 % Autres | |||
| 7 % France | 8 % France | 10 % Europe (hors France) | 3 % Amériques |
| RÉPARTITION DES VENTES PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE (1) | |||
|---|---|---|---|
| 39 % DE RÉDUCTION DE TCO 2 /T DE PRODUIT SORTANT (RÉFÉRENCE 2018) | |||
| 59 % DE RÉDUCTION DU TAUX DE FRÉQUENCE DES ACCIDENTS (TF2) (1)(2) | |||
| 26 % DE FEMMES MANAGERS |
| NOS IMPLANTATIONS | AMÉRIQUES | EUROPE | AFRIQUE | ASIE-OCÉANIE |
|---|---|---|---|---|
| PROJET | ARGENTINE Salar de Centenario-Ratones | ESPAGNE 1 site | CAMEROUN Akonolinga | CHINE 1 site |
| SITE MINIER | ÉTATS-UNIS Marietta | FRANCE 8 sites Dunkerque Sandouville (activité cédée en février 2022) | GABON Moanda | INDE 1 site |
| NORVÈGE Kvinesdal, Porsgrunn, Sauda Tyssedal | SÉNÉGAL Région de Diogo | INDONÉSIE Weda Bay Nickel | ||
| SUÈDE 3 sites | NOUVELLE-CALÉDONIE Kouaoua, Népoui, Poum, Thiébaghi, Thio Doniambo | |||
| Manganèse | X | X | ||
| Nickel | X | |||
| Sables minéralisés | X | |||
| Lithium | X | |||
| Activités en cours de cession | Erasteel Aubert & Duval | |||
| (1) Hors sites miniers et industriels des activités cédées ou en cours de cession, en application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées ». | ||||
| 17 SITES MINIERS ET INDUSTRIELS (1) |
Depuis plus d'un siècle, le groupe Eramet entreprend dans les domaines de la valorisation responsable des minerais et des métaux et s'est diversifié à la fois en termes de marchés et de géographie.
Activité historique : Manganèse, Nickel, Sables minéralisés, Lithium, Groupe Alliages
Évolutions stratégiques :
Quatre business units au sein des activités Mines et Métaux correspondant aux principaux marchés d'Eramet.
(1) Entité juridique regroupant les fonctions commerciales et support des activités Mines et Métaux, à compter du 1 er janvier 2021.
(2) SEM : Société Équatoriale des Mines (société publique – Gabon).
(3) STCPI : Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle (entité détenue par les Provinces néo-calédoniennes).
(4) PT Antam : Société publique – Indonésie.
(5) Activités en cours de cession, en application de la norme IFRS 5.
(6) Meridiam : investisseur privé, spécialisé dans la gestion à long terme d’infrastructures publiques durables.
(7) Activité en cours de cession au 31 décembre 2021 ; cédée le 4 février 2022.# ACTIVITÉS MINES ET MÉTAUX
(8) Détenue à 100 % à compter du 24 janvier 2022.
ALLIAGES HAUTE PERFORMANCE (5) (EN COURS DE CESSION)
Eramet Ideas
Eramet International
Eramet Marketing Services (1)
Erasteel (5)
100 % UKAD (8)
50 % Interforge
95,7 % Aubert & Duval (5)
100 % Pièces matricées, produits laminés et forgés, aciers rapides et recyclage, aciers spéciaux à haute performance et superalliages
BU Manganèse
BU Lithium
BU Nickel
BU Sables minéralisés
Minerai haute teneur, alliages
Comilog Dunkerque
100 % Eramet Marietta
100 % Eramet Norway
100 % Setrag (6)
Comilog
59,99 % Meridiam
40 % Comilog
63,71 % SEM (2)
28,94 % Autres
7,35 % Nisshin Steel
10 % STCPI (3)
34 % 1 action État français
Groupe Tsingshan
57 % République du Sénégal
10 % Grande Côte Opérations
90 % Dioxyde de titane et fonte de haute pureté, zircon et ilménite
Eramine Sudamerica
100 % TiZir Titanium & Iron
Minerai, ferronickel, nickel de haute pureté, chlorures de nickel et de cobalt, carbonate de nickel, ferroalliages de nickel
Société Le Nickel-SLN
56 %
100 % Eramet Sandouville (7)
PT Weda Bay Nickel
90 % PT Antam (4)
10 % Strand Minerals Pte. Ltd.
43 %
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 11
Des réserves et ressources offrant des perspectives d’opération sur plusieurs décennies, positionnées dans le premier quartile de la courbe de coûts de l’industrie minière.
Eramet prélève des minerais métallifères, les vend ou les transforme en alliages en appliquant les plus hauts standards en matière de responsabilité sociétale et environnementale. Ses clients sont des industries de base et des sociétés de haute technologie, dans le monde entier. Le Groupe dispose des compétences spécifiques de la géologie, des métiers de la mine et ceux de la transformation des minerais (pyrométallurgie et hydrométallurgie).
(1) Les réserves sont établies sur la base de plans miniers dont les durées sont présentées ci-dessus. Des sondages futurs permettront de convertir des ressources en réserves et ainsi augmenter la durée de vie des gisements.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 12
CHIFFRES CLÉS 2021
Mn 7,0 Mt DE MINERAI DE MANGANÈSE PRODUITES
Eramet est le premier producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur grâce à sa mine de Moanda, au Gabon, première mine au monde en termes de production de minerai, et le premier producteur mondial d’alliages de manganèse à plus haute valeur ajoutée, les « affinés ».
RESSOURCES ET ACTIVITÉS
MARCHÉS
Le minerai de manganèse extrait est transformé en alliages de manganèse, essentiels à la production d’acier au carbone (environ 90 % des débouchés), utilisé notamment dans les secteurs de la construction et de l’automobile.
| 2021 | 2020 | 2019 | |
|---|---|---|---|
| 7,0 Mt | 5,8 Mt | 4,8 Mt |
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 13
CHIFFRES CLÉS 2021
Ni
5,4 Mth DE MINERAI DE NICKEL PRODUITES PAR LA SLN DONT 2,9 MTh EXPORTÉES
Mth DE MINERAI DE NICKEL PRODUITES PAR WEDA BAY NICKEL
Eramet, l’un des principaux producteurs mondiaux de ferronickel, valorise le minerai des mines de nickel en Indonésie et en Nouvelle-Calédonie.
RESSOURCES ET ACTIVITÉS
MARCHÉS
Le minerai de nickel est extrait afin d’être transformé en ferroalliages de nickel, qui servent principalement à la fabrication d’acier inoxydable (70 % des débouchés) mais également en métal pur ou en sels de nickel.
Cession de Sandouville
En février 2022, Eramet a finalisé la cession de la raffinerie hydrométallurgique de Sandouville à Sibanye-Stillwater, acteur majeur des métaux précieux, pour un montant d’environ 85 M€. Cette opération avait été annoncée fin juillet 2021. Le site, qui emploie environ 190 personnes, est spécialisé dans la fabrication de sels de nickel à haute valeur ajoutée et de métal de haute pureté destinés à des applications spécifiques dans la galvanoplastie et dans la conception de superalliages, de catalyseurs et de composants électroniques.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 14
CHIFFRES CLÉS 2021
Ti 804 Kt CONCENTRÉS DE SABLES MINÉRALISÉS PRODUITES AU SÉNÉGAL
Eramet est un acteur majeur dans les sables minéralisés. Le Groupe est le quatrième producteur mondial de matières premières titanifères et le quatrième producteur mondial de zircon.
RESSOURCES ET ACTIVITÉS
MARCHÉS
Les sables minéralisés sont extraits, puis séparés, afin de produire du zircon (dont environ 50 % est utilisé dans les céramiques) ainsi que des matières premières titanifères, transformées en laitier de titane (dont près de 90 % sert à la production de pigments).
Lancement de l'étude de préfaisabilité du projet Akonolinga (Cameroun)
En novembre 2019, Eramet a été attributaire de 5 permis de recherche sur le bloc rutilifère d’Akonolinga, dans la région Centre du Cameroun, par le gouvernement camerounais. D’une durée de trois ans, ces permis ont pour objet de permettre au Groupe de réaliser les travaux de terrain et les études de faisabilité nécessaires à l’obtention d’une convention minière d’exploitation. Fin 2021, suite aux travaux menés par la cellule exploration (campagnes de sondage et étude de cadrage d’un schéma d’exploitation), Eramet a décidé de réaliser en 2022 l’étude de préfaisabilité « PFS » sur la base des premières ressources identifiées. Ce projet permettrait de diversifier l’offre produits du Groupe sur le marché du rutile, particulièrement attractif, et viendrait renforcer les activités minières de sables minéralisés actuellement opérées au Sénégal.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 15
En Argentine, le Groupe dispose de droits miniers perpétuels sur une importante concession de lithium, sous forme de saumure, située dans la province de Salta sur les hauts plateaux andins. Le lithium est un métal critique indispensable à la transition énergétique et numérique. Après avoir mis le projet sous cocon en 2020 dans un contexte de crise sanitaire, le Groupe a engagé la construction de l’usine de production de lithium en novembre 2021, en partenariat avec Tsingshan, groupe sidérurgique chinois. Eramet contrôlera le projet, avec une participation de 50,1 %, et assumera la responsabilité de la gestion opérationnelle.
RESSOURCES ET ACTIVITÉS
MARCHÉS
Le lithium possède des propriétés physico-chimiques particulières qui font de lui un métal utilisé dans diverses applications.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 15# Le marché d’application le plus dynamique est celui du stockage d’énergie sous la forme de batteries lithium-ion (plus de 75 % des débouchés). On retrouve ces batteries dans les véhicules électriques, l’électronique portable et le stockage de l’électricité haute tension.
(1) Lithium Carbonate Equivalent.
(2) EX-Works : Coûts à la sortie d’usine, hors taxes et royalties.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 16
Erasteel est un acteur mondial des aciers rapides conventionnels et le leader de la métallurgie des poudres atomisées au gaz, avec les aciers rapides par métallurgie des poudres ASP ® et les poudres métalliques PEARL ® . La société est aussi un acteur européen du recyclage de catalyseurs, d’oxydes métalliques et de batteries.
Les activités d'Aubert & Duval et d'Erasteel disposent d’un savoir-faire unique dédié aux industries stratégiques. Elles fournissent les industries de pointe de l’aéronautique, de l’énergie et de la défense en pièces, demi-produits ou poudres métalliques en superalliages, aciers haute performance, aciers rapides, alliages d’aluminium, alliages de titane.
En février 2022, Eramet a signé un protocole d’accord non engageant avec le consortium composé de Airbus, Safran et Tikehau ACE Capital en vue de la cession d'Aubert & Duval. La clôture de cette opération est attendue au second semestre 2022 (1) . La cession s’effectuerait sur la base d’une valeur d’entreprise de 95 M€ et serait assortie d’un ensemble de garanties spécifiques en complément des garanties usuelles. L’impact comptable de la transaction, estimé à - 340 M€ (2) , a été constaté dans le résultat de l’exercice 2021. Par ailleurs, Eramet a annoncé que, suite à la revue stratégique d’Erasteel, la cession de cette filiale était l’option privilégiée par le Groupe.
(1) Après consultations des instances représentatives du personnel et sous réserve des conditions suspensives habituelles, incluant l‘approbation des autorités réglementaires et de la concurrence compétentes.
(2) Sous réserve des ajustements de closing.
Aubert & Duval est un leader mondial des aciers à haute performance, des superalliages et du titane, mais également un leader mondial des pièces matricées de grande dimension et le deuxième producteur mondial de pièces matricées à forte puissance en titane, acier, superalliages et aluminium.
| CHIFFRE D’AFFAIRES 2021 | CHIFFRES CLÉS 2021 | |
|---|---|---|
| 493 M€ | • ~ 3 796 salariés | |
| • 10 sites industriels | ||
| 184 M€ | • ~ 830 salariés | |
| • 6 sites industriels |
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 17
Eramet Ideas, un centre d’innovation intégré sur toute la chaîne de valeur : exploitation minière, produits semi-finis, transformation numérique.
ERAMET EST UN LEADER TECHNOLOGIQUE DANS SES DOMAINES D’ACTIVITÉS
Eramet Ideas regroupe les équipes d'innovation et de développement du Groupe.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 18
Installation pilote dédiée au recyclage des batteries Li-ion, Eramet Ideas, Trappes, France.
| ~ 300 EXPERTS ET TECHNICIENS (R&D INTERNE) | 35 M€ |
| CONSACRÉS À L’INNOVATION, SOIT 1 % DU CHIFFRE D’AFFAIRES DU GROUPE | |
| PROJETS COLLABORATIFS | 28 |
| Projets européens collaboratifs en cours, dont le projet ReLieve et 15 projets norvégiens collaboratifs en cours | 1 MICROSCOPE EN EUROPE DOTÉ DU LOGICIEL D’ANALYSE MINÉRALOGIQUE QEMSCAN |
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 19
La création de valeur durable de nouveaux services innovants au service de la transition énergétique
UN ÉCOSYSTÈME EN PLEINE MUTATION ACCÉLÉRÉ PAR LA CRISE LIÉE À LA PANDÉMIE
Eramet engage la construction de son usine de lithium en Argentine.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 20
L’écosystème mondial est en plein bouleversement. Les entreprises sont amenées à continuellement revoir en profondeur leurs interactions avec l’ensemble de leurs parties prenantes. Les attentes de ces dernières évoluent, portées par des mégatendances démographiques, sociétales, géopolitiques, économiques, technologiques, environnementales… Les activités minières et métallurgiques du groupe Eramet se situent au cœur de ces évolutions.
Une prise de conscience accrue des enjeux environnementaux
• Pollution atmosphérique, pollution des eaux et des sols, pollution de l’espace. Ces mégatendances offrent des perspectives et des opportunités de croissance responsable pour le groupe Eramet. Valorisation responsable des métaux et minéraux industriels, recyclabilité, mine 4.0, développement des pôles urbains, mobilité électrique : c’est dans ce cadre que s’inscrit la vision d'Eramet.
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 21
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 21
Note : En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les indicateurs de performance financière et extra-financière présentés n’incluent pas les activités en cours de cession (cf. chapitre 3, Notes 2.1 et 3.2 et chapitre 6 de ce document).
(1) Capital humain
8 523 collaborateurs dans 20 pays.
26 % de femmes managers.
Capital naturel (ressources)
* 117 Mt de manganèse contenu (Gabon).
* 19,2 Mt de nickel contenu (Nouvelle-Calédonie).
* 38,4 Mt de sables minéralisés (Sénégal).
* 9,9 Mt de lithium (LCE (2) ) (Argentine).
* 10,4 Mt de nickel contenu, détenu à 43 % par Eramet (Weda Bay, Indonésie).
Capital industriel
* 17 sites industriels d’extraction et de transformation métallurgique dans le monde.
* 312 M€ d'investissements industriels.
Capital financier
* Cotée au SBF 120.
* 1 051 M€ d'EBITDA.
* 2,0 Md€ de liquidités financières.
Capital intellectuel et innovation
* 35 M€ de dépenses d’innovation.
* 300 collaborateurs (R&D interne).
Capital sociétal
Des territoires d’implantation actionnaires de nos principales filiales :
* 34 % Nouvelle-Calédonie (SLN),
* 29 % Gabon (Comilog),
* 10 % Sénégal (GCO).
Des relations de long terme avec nos clients.
Eramet est un groupe minier et métallurgique diversifié, leader dans ses domaines d’activités.
Croître dans les métaux pour le développement économique mondial
Marchés résilients :
* Minerais & alliages de manganèse
* Nickel
* Sables minéralisés
Développer les métaux critiques de la transition énergétique
Marchés en forte croissance :
* Lithium
* Sels de nickel/cobalt
* Recyclage des batteries
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 22
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 22
(1) La présentation des ressources d’Eramet est en ligne avec les recommandations de l’IIRC.
(2) LCE : Lithium Carbonate Equivalent.
(3) ROCE : résultat opérationnel courant / capitaux employés.
(4) Mise à jour annuelle publiée en juin.
(5) TF2 = nombre d’accidents avec et sans arrêt pour 1 million d’heures travaillées (salariés et sous-traitants).
Collaborateurs
* 59 % d’accidents déclarés (taux de fréquence TF2 (5) à 1,5 en 2021).
* 72 % de l’effectif a reçu une formation.
Actionnaires
* 30 % ROCE (3) (2021).
* 2,1 Md€ de capitalisation boursière en 2021.
Clients/ Fournisseurs
* 3,7 Md€ de chiffre d’affaires.
Communautés/ Territoires
* 495 M€ payés par nos filiales actives dans l’industrie extractive aux gouvernements locaux (principalement impôts et redevances en 2020 (4) ).
* 9,3 M€ d’investissements communautaires.
* 90 % d’électricité décarbonée achetée en 2021.
Partenaires R&D et Innovation
* 28 projets européens subventionnés et 15 projets norvégiens collaboratifs en cours.
« Devenir une référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre, pour le bien-vivre ensemble. »
Pure player dans le secteur des mines et métaux contribuant à un avenir durable.
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 23
23 ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL
| Achats et autres dépenses (1) | Valeur ajoutée 2021 * | |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 3,0 Md€ | 1,5 Md€ |
| Montant des achats Groupe 2021 | ||
| COLLABORATEURS (2) | 54 % | |
| ÉTATS (3) | 16 % | |
| COMMUNAUTÉS (4) | 17 % | |
| DÉTENTEURS DE DETTES (5) | 8 % | |
| ACTIONNAIRES (6) | 5 % |
Pour Eramet, être une entreprise qui crée durablement de la valeur, c’est réussir à développer une valeur partagée avec l’ensemble de ses parties prenantes. Les parties prenantes rassemblent l’ensemble des acteurs, internes comme externes, qui sont concernés, directement ou indirectement, par l’activité d’Eramet. À toutes les étapes, la mise en place d’une approche collaborative avec l’ensemble de ces protagonistes s’avère un facteur clé de la réussite des projets et de la création de valeur ajoutée.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 24
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 24
En pratique, l’efficacité et la durabilité des actions du Groupe passent par une démarche partenariale qui parvient à impliquer en particulier les parties prenantes représentées ci-après.
Rencontres régulières, relations commerciales, portail fournisseurs, salons, qualifications fournisseurs, Code de conduite, évaluations RSE/Éthique, suivi des plans d’actions pour la démarche Achats Responsables, sensibilisation.
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 25
Eramet, un acteur de référence de la mine et de la transformation responsable des métaux, avec un repositionnement attractif et des activités génératrices de cash. Lancé en 2018, le programme de profonde transformation stratégique et managériale du Groupe a permis de le repositionner de manière compétitive sur le secteur des Mines et Métaux, dans un environnement en pleine mutation, afin de créer de la valeur sur le long terme. Les actifs les moins performants ont ainsi été repositionnés :
La poursuite du développement économique mondial devrait soutenir la croissance de la demande pour les métaux liés aux infrastructures (acier carbone), à la construction (pigments, céramiques) et à la consommation (aciers inoxydables). Le premier axe consiste à développer les activités du Groupe, par croissance organique ou externe, sur ces marchés résilients sur lesquels Eramet a, ou peut avoir, un avantage compétitif. Les domaines ciblés sont notamment :
(1) En application de la norme IFRS 5, relative aux actifs non courants détenus en vue de la vente, ces actifs ont été classés en tant qu’activités en cours de cession dans les comptes du Groupe au 31 décembre 2021. Voir chapitre 3, notes 2.1 et 3.2, du Document d’enregistrement universel.
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Le deuxième axe concerne l’élargissement du portefeuille dans les métaux de la transition énergétique. Ces marchés connaissent une très forte croissance, tirés par la demande exponentielle en métaux utilisés pour l’électrification (véhicules électriques en tête) et participant donc à la décarbonation des économies mondiales. Il s’agit notamment :
Les réserves significatives de la mine de Moanda au Gabon permettent d’envisager de poursuivre son programme de croissance sur plusieurs années. Un procédé alternatif de traitement à sec d’une partie du minerai a démarré fin 2018, afin d’allonger la durée de vie du plateau de Bangombé actuellement exploité. Ce procédé permet une flexibilité dans l’exploitation de la mine, ainsi qu’une augmentation des volumes produits à court terme. En 2020, sur la base d’une approche modulaire, Eramet a augmenté la capacité de la mine de Moanda avec l’ouverture du plateau d’Okouma en fin d’année, en parallèle de celui de Bangombé. Cette croissance de la production s’est ainsi poursuivie en 2021, faisant de Moanda la première mine de manganèse au monde. L’approche modulaire développée par Comilog permet d’optimiser les investissements industriels et repose sur l’entrée en production du nouveau plateau, sur l’intensification de l’utilisation du procédé alternatif de traitement à sec pour l’ensemble de la mine, qui seront suivies par la mise en place progressive de laveries modulaires sur le plateau d’Okouma. Sur cette base, la production s’est élevée à 7,0 Mt de minerai de manganèse, les investissements de croissance à 151 M€ en 2021, y compris le plan de modernisation du Transgabonais, traduisant une avancée majeure dans la croissance organique de Comilog, fortement créatrice de valeur, avec un temps de retour sur investissement très court. La production de la mine a augmenté de plus de 60 % par rapport à 2018.
| 14 Mth | |
|---|---|
| PRODUCTION DE MINERAI DE NICKEL DE WEDA BAY NICKEL EN 2021 | ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 27 |
Depuis quelques années, Eramet renforce son portefeuille dans le secteur attractif des sables minéralisés. Le Groupe a ainsi pris le contrôle de TiZir à 100 % en 2018. La qualité de la mine du Sénégal et les capacités d’enrichissement d’une partie du minerai à l’usine en Norvège en font un acteur majeur de l’industrie des sables minéralisés. Le Groupe a lancé un programme de croissance organique à moyen terme de la production au Sénégal avec des options de dégoulottage. La première étape devrait permettre une croissance d’environ 10 % des volumes de sables minéralisés d’ici fin 2024, avec un investissement limité d’environ 30 M€. Par ailleurs, en 2019, Eramet a obtenu au Cameroun un permis de recherche minière pour le bloc rutilifère d’Akonolinga. Des premières études ont été lancées en 2020 et la phase d’études de préfaisabilité a démarré en 2021.
En Indonésie, sur l’île d’Halmahera, Weda Bay, un gisement de classe mondiale est développé en partenariat avec la société chinoise Tsingshan, premier producteur mondial d’acier inoxydable. Le démarrage de l’activité a été un succès avec une rapide montée en puissance des opérations minières et de la production de ferroalliages de nickel à basse teneur. La mine, destinée à alimenter plusieurs usines présentes sur le site industriel de l’île d’Halmahera dont l’usine du partenariat, a démarré fin 2019 et a produit 14 Mth dont près de 10 Mth commercialisables de minerai de nickel en 2021. La première coulée de métal à l’usine de production de ferroalliage de nickel de la joint-venture a eu lieu fin avril 2020. L’usine a atteint, dès le mois d’août suivant, sa capacité nominale, en avance sur le planning prévisionnel. En 2021, elle a produit 39 kt-Ni, à un coût cash de production très compétitif. Eramet, actionnaire minoritaire, est en charge du volet minier et dispose d’un droit d’ off-take de la production à hauteur de 43 % des volumes produits, correspondant au pourcentage de détention dans la holding qui contrôle cet actif à 90 %. L’excellente performance opérationnelle de Weda Bay s’est de nouveau traduite en 2021 par une contribution significative au free cash flow du Groupe.
| + 21 % | |
|---|---|
| PRODUCTION DE MINERAI DE MANGANÈSE DE COMILOG EN 2021 | ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 27 |
L’objectif 2022 est fixé à 7,5 Mt de minerai produit, soit plus de 7 % par rapport à 2021, avec un investissement d'environ 200 M€. Cette dynamique de développement est supportée par le programme de rénovation de la voie de chemin de fer, avec le doublement de la capacité de transport du Transgabonais, opéré par Setrag, filiale à 51 % de Comilog (depuis début 2022). Depuis le début du programme en 2016, la capacité de transport a augmenté de 96%, permettant de très bons progrès logistiques : le minerai transporté a ainsi atteint un niveau record.
Le minerai de manganèse est transformé en alliages de manganèse avant d’être introduit dans les aciers pour leur conférer leurs propriétés mécaniques. Eramet dispose de 6 usines qui effectuent cette opération de fusion pyrométallurgique à partir d’une partie du minerai produit au Gabon. Le setup de production est optimisé en permanence : productivité des fours de fusion, baisse des émissions de CO2, accroissement de la production d’alliages affinés (à basse teneur carbone) pour lequel Eramet est le numéro 1 mondial. Cela passe par de nombreuses actions incrémentales de terrain et 2021 a permis d’accroître la production totale à 747 kt d’alliages soit une augmentation de 7 %.# Un écosystème innovant
Le développement dans les deux axes stratégiques d’Eramet s’appuie sur une politique d’innovation forte ainsi qu’une cellule exploration, moteurs des futurs projets du Groupe, ainsi que sur la transformation numérique.
L’innovation est au cœur de la stratégie d’Eramet et s’appuie sur Eramet Ideas, le centre d’open innovation du Groupe. L’open innovation est une démarche d’ouverture vers des partenaires industriels et académiques. Cette démarche génère un formidable gisement d’opportunités, de savoir et de challenge tout en minimisant les risques de l’innovation par la mutualisation du risque d’échec avec des partenaires. Eramet Ideas participe à l’amélioration de la performance opérationnelle à court terme du Groupe, tout en développant des projets d’innovation long terme venant appuyer la feuille de route stratégique. Ainsi, Eramet Ideas a accompagné l’augmentation de capacité de Comilog et de Weda Bay et est, entre autres, à l’origine du développement du procédé optimisé de valorisation du lithium de Centenario.
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Depuis la découverte du gisement de Centenario-Ratones, les travaux de géologie ont permis de porter les quantités de ressources disponibles à environ 10 Mt de carbonate de lithium équivalent (LCE), ce qui en fait une ressource de classe mondiale. En 2020 et 2021, une usine pilote, réplique à échelle réduite d’une future installation industrielle, a démontré en conditions réelles sur le gisement l’atteinte des performances visées pour le procédé de traitement des saumures, sur la durée. En 2021, le Groupe a décidé de lancer la construction du site de production de carbonate de lithium, en partenariat avec la société Tsingshan. Eramet contrôlera le projet, avec une participation de 50,1 %, et assumera la responsabilité de la gestion opérationnelle. Son partenaire Tsingshan financera la construction de l’usine et entrera dans le projet à hauteur de 49,9 %. La production sera commercialisée par chacun des deux actionnaires à hauteur de leur quote-part de capital. La construction de l’usine, d’une production annuelle de 24 000 tonnes de lithium (LCE), devrait démarrer au 1er trimestre 2022, pour une entrée en production début 2024, avec l’atteinte de la capacité nominale prévue au 2e semestre 2025. La taille du gisement permettra d’envisager des extensions ultérieures via la construction d’autres usines similaires par les deux partenaires.
Le projet de valorisation du gisement de Weda Bay pour la production de sels de nickel et de cobalt constitue une opportunité d’élargissement du portefeuille de produits du Groupe vers les métaux critiques de la transition énergétique. À ce titre, Eramet a signé en décembre 2020 avec BASF un accord pour évaluer conjointement
| ~ 90 % NIVEAU DE RENDEMENT DU PROCÉDÉ D’EXTRACTION DIRECT DU LITHIUM DE L’USINE PILOTE |
|---|
Le Groupe a créé en 2019 une Cellule d’Exploration visant à faire émerger des options de croissance à long terme pour prendre le relais des projets actuellement développés. Ce portefeuille d’opportunités est structuré au sein d’un pipeline d’opportunités dont le temps de développement de l’exploration à la décision d’investissement est de l’ordre d’une dizaine d’années. Les décisions prises aujourd’hui sur les priorités de la cellule exploration doivent apporter nos relais de croissance à horizon 2030. Cette cellule vise en priorité les métaux du Groupe que sont le lithium, le nickel et le cobalt, les sables minéralisés et le manganèse.
Aujourd’hui, grâce à l’augmentation exponentielle des puissances de calcul, les technologies du numérique permettent de repenser les manières d’opérer tant dans les mines que dans les usines, voire de transformer les business models. La transformation numérique est un axe majeur de création de valeur pour Eramet. La mine et l’usine 4.0 deviennent des réalités : IoT couplés à des algorithmes de maintenance prédictive ou conditionnelle, drones dans les mines, intelligence artificielle en géologie ou en métallurgie sont autant de domaines où les progrès sont rapides.
Le projet, qui valoriserait le minerai de Weda Bay, vise un démarrage des installations au milieu de la décennie 2020, pour une production de 42 000 tonnes de nickel et de 5 000 tonnes de cobalt par an, provenant de mines exploitées selon des normes sociétales et environnementales reconnues au niveau international. Les études de faisabilité ont démarré début 2021 et devraient se poursuivre en 2022.
Le développement dans le recyclage de batteries Li-ion (lithium, nickel, cobalt) s’inscrit également dans cette dynamique. Dans le cadre du projet européen ReLieVe, les ultimes essais pilote de 2021 ont permis de sélectionner un procédé de traitement robuste. L’année 2022 sera consacrée à une étude de préfaisabilité (« PFS ») d’une usine de recyclage des batteries lithium localisée en Europe et au lancement d’une unité de démonstration pré-industrielle.
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11 Réduire nos émissions atmosphériques.
12 Préserver la ressource en eau et accélérer la réhabilitation de nos sites miniers en favorisant la biodiversité.
13 Réduire notre empreinte énergie et climat.
AXES THÉMATIQUES
Point de rencontre entre ses métiers, sa stratégie et les défis mondiaux auxquels Eramet fait face, la Feuille de route 2018-2023 encadre la démarche de progrès organisée, définie et mesurable, mise en place par le Groupe en termes de responsabilité sociétale.
1 Assurer la sécurité et la santé des salariés et des sous-traitants.
2 Renforcer les compétences, promouvoir les talents et le développement de carrière.
3 Renforcer l’engagement des salariés.
4 Intégrer et favoriser les richesses de la diversité.
5 Être un partenaire apprécié et contributif de nos communautés hôtes.
S’engager pour les femmes et les hommes
6 Être un des leaders des métaux de la transition énergétique.
7 Agir activement pour le développement de l'économie circulaire.
8 Être une référence en matière de respect des droits humains dans notre sphère d’activité.
9 Être un partenaire éthique de choix.
10 Être une entreprise responsable de référence dans la filière de la mine et la métallurgie.
Être au quotidien un acteur économique responsable
3 À chacun des engagements ci-dessus est associé un objectif public qu’Eramet vise d’ici 2023. L’ensemble de ces cibles et leur avancement annuel mesurent la performance RSE du Groupe. Les résultats annuels sont présentés au chapitre 6. La démarche d’Eramet pour un développement durable fait partie intégrante de sa vision stratégique. Déclinée dans chacun des cinq piliers de cette dernière, elle s’incarne tout particulièrement dans sa volonté d’être une entreprise citoyenne, engagée et contributive et la préférence des meilleurs talents.
EN SAVOIR PLUS
Retrouvez la démarche RSE d’Eramet et ses réalisations 2021 dans la DPEF du Groupe (chapitre 6).
« Créer durablement de la valeur, c’est conjuguer la performance opérationnelle de nos activités avec un impact positif sur le plan environnemental et sociétal. »
ENGAGEMENT RSE
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À travers ses activités économiques et productives, Eramet répond directement aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD) 8, 9, 12 et 13. La Feuille de route RSE d’Eramet, conçue avec ce référentiel, contribue plus particulierement aux enjeux humains, éthiques et environnementaux.
Croisant l’importance pour l’entreprise d’enjeux RSE et les attentes des parties prenantes sur ces derniers, l’analyse de matérialité contribue au pilotage d’une stratégie RSE ouverte et dynamique. L’exercice mené en 2019 montre bien la pertinence des enjeux constituant la Feuille de route RSE. Plus d’informations sur cette démarche de consultation au chapitre 6.
| IMPORTANCE POUR LES PARTIES PRENANTES EXTERNES | IMPORTANCE POUR L’ACTIVITÉ | |
|---|---|---|
| Santé sécurité des salariés et des sous-traitants | capitale | capitale |
| Gestion et utilisation des ressources | importante | capitale |
| Qualité et sécurité des produits | importante | importante |
| Consommation d'énergie et émissions de GES | importante | capitale |
| Respect des droits humains | importante | importante |
| Devoir de vigilance et responsabilité dans la chaîne d'approvisionnement | importante | capitale |
| Métaux stratégiques et transition énergétique | importante | capitale |
| Conditions de travail | importante | importante |
| Biodiversité et réhabilitation des sites miniers | importante | importante |
| Maîtrise des émissions atmosphériques | importante | importante |
| Engagement auprès des communautés | importante | importante |
| Développement des salariés et management des talents | importante | importante |
| Engagement des salariés | importante | importante |
| Engagement auprès des parties prenantes | importante | importante |
| Soutien au dialogue social | modérée | importante |
| Gestion des stériles et résidus miniers | modérée | capitale |
| Promotion de la diversité et de l'inclusion | modérée | importante |
| Promotion de la finance responsable | modérée | importante |
| Concurrence loyale | modérée | capitale |
| Pollution historique des sols des sites industriels | modérée | capitale |
| Respect de l'éthique fiscale | modérée | capitale |
| Innovation et éco-conception | modérée | importante |
| Partage de la valeur ajoutée et contribution à l'économie du pays hôte | modérée | capitale |
| Lutte contre la corruption | modérée | capitale |
| Adaptation au changement climatique | modérée | capitale |
| Gestion des déchets et économie circulaire | modérée | importante |
| Impact sur les ressources en eau | modérée | capitale |
Perception des participants de la performance du Groupe sur chaque enjeu
Capital humain
Enjeux qui correspondent aux objectifs de la Feuille de route RSE
Éthique, gouvernance, responsabilité sociétale
Responsabilité environnementale
Produits et savoir-faire
FOCUS RSE 2021
En 2021, la démarche de progrès a davantage associé les représentants de la société civile.# ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL
Eramet a renforcé ses engagements RSE avec la validation de ses objectifs CO2 par le SBTi, l’inauguration de la fondation Lékédi Biodiversité au Gabon, l’intégration dans l’initiative act4nature, les premières auto-évaluations réalisées avec le référentiel IRMA et la mise en place de nouveaux plans d’action. Le Groupe s’est aussi doté d’une nouvelle direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains créée au sein de la direction Développement Durable et Engagement d’Entreprise. Surtout, en mai 2021, Eramet a intégré sa raison d’être dans ses statuts. Eramet engagé pour les femmes et les hommes Eramet engagé pour la planète Eramet acteur économique responsable
Approche structurée et itérative de la gestion des risques (identification, plans d’atténuation, risque résiduel). L’identification des risques majeurs alimente le référentiel de contrôle interne. Les plans d’atténuation des risques sont suivis et contrôlés. Évaluation des risques et mise en place des plans de réduction de risques associés. Contrôle de l’application des standards Groupe. Définition de routines de contrôle. Revue de la gouvernance.
Revue indépendante sur la base d’un plan d’audit triennal fondé sur une analyse de risques.
Intégrité du référentiel du Groupe et assurance de son application effective au sein du Groupe. Les tableaux de bord de conformité au contrôle interne alimentent l’approche d’audit. Les conclusions des audits contribuent à l’identification de nouveaux risques et confirment que les plans d’atténuation des risques sont efficaces. La revue indépendante du niveau de contrôle interne garantit l’efficacité et l’efficience de sa gouvernance et fournit une assurance raisonnable sur la maîtrise des opérations. Les risques majeurs sont intégrés dans l’univers d’audit interne.
Pour réaliser pleinement ses objectifs stratégiques et développer ses activités, Eramet a mis en place un dispositif de gestion des risques qui repose sur une approche intégrée et une gouvernance dédiée.
Retrouvez la gestion des risques d’Eramet au chapitre 5.
L’exercice de mise à jour 2021 de la cartographie des risques du Groupe fait ressortir notamment les risques suivants :
| CATÉGORIE | FACTEURS DE RISQUE | NIVEAU D’IMPORTANCE NETTE* | TENDANCE CONSTATÉE EN 2021 |
|---|---|---|---|
| STRATÉGIQUE ET FINANCIER | Risques de non-redressement des actifs du portefeuille du Groupe pour lesquels la rentabilité est insuffisante | Élevé | Stable |
| Risques géopolitiques | Élevé | Stable | |
| Risque d'une chute significative des prix des métaux | Élevé | Stable | |
| Risque de difficultés de financement | Moyen | En baisse | |
| Risques liés à la non-exécution de la stratégie choisie de croissance des activités des business units Mines et Métaux | Moyen | En baisse | |
| OPÉRATIONNELLE | Risque d'accident ferroviaire grave sur le Transgabonais | Élevé | Stable |
| Risques de défaillance des systèmes d’information, de protection des informations et de cyber-attaque | Élevé | Stable | |
| Risque de rupture d'un ouvrage géotechnique | Moyen | Stable | |
| Risques de difficultés d'attractivité/rétention des talents | Moyen | Stable | |
| Risques inhérents à la fiabilité de la production et au développement de nouveaux produits métallurgiques | Faible | En baisse | |
| JURIDIQUE | Risque de fraude et de corruption | Moyen | Stable |
| Risque de renforcement des attentes sociétales | Moyen | En hausse | |
| Risque d’évolution législative et réglementaire en matière de développement durable | Moyen | Stable |
* Incluant les mesures de gestion de risque actuellement en place.
| Management | Actions qui visent I’atteinte des objectifs de l’organisation | Conseil d’administration, Comité d’Audit, des Risques et l’Éthique, Comité Stratégique et RSE, Comité des Rémunérations, Comité Exécutif. | Organes de gouvernance |
|---|---|---|---|
| Devoir de rendre compte envers les parties prenantes au sujet de la surveillance de l’organisation. | Prestataires externes d’assurance (CAC, autres) | Audit interne | Assurance indépendante |
| 1 re ligne de maîtrise | • Management Opérationnel • Finances • Systèmes d’Information & Transformation Numérique • Juridique • Ressources Humaines • Communication • Achats • Qualité • Excellence Opérationnelle et Commerciale • Développement Durable | ||
| 2 e ligne de maîtrise | • Contrôle de gestion • Assurances • Gestion des Risques • Contrôle interne • Éthique & Conformité • Audits Droits humains, Environnement, Sécurité, Sûreté | ||
| 3 e ligne de maîtrise | Rôles de la 3 e ligne : Donner une assurance indépendante et objective pour toute question ayant trait à la maîtrise des principaux process du Groupe. |
Rôles de la 2 e ligne : Apporter une expertise, une assistance, un suivi et des critiques constructives sur les questions ayant trait à l’atteinte des objectifs. Fonctions qui répondent plus spécifiquement à la gestion des risques.
Rôles de la 1 re ligne : Fournir des pro- duits/services aux clients ; gérer les risques. Principalement, concerne le management opérationnel et les fonctions support hors fonction de contrôle.
Devoir de rendre compte, reporting Délégation, pilotage, ressources, supervision Alignement, coordination de la communication, collaboration
Les titres Eramet sont négociés sur le marché Euronext Paris. Au 31 décembre 2021, le nombre d’actions détenues par le concert existant entre les sociétés Sorame et Ceir d’une part, et FSI Equation (détenue à 100 % par l'État) d’autre part, représentait 64,21 % du capital. Eramet se réfère aux principes de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées du code Afep-Medef, consultable sur le site internet du Medef. Le Conseil d’administration exerce les compétences qui lui sont dévolues par la loi pour agir en toutes circonstances dans l’intérêt de l’entreprise.
* Ces ratios n’intègrent pas les administrateurs représentant les salariés.
Ce Comité réunit à la fois les Directions Opérationnelles et les Directions Support. À la date du présent Document d’enregistrement universel, le Comité Exécutif comprend trois femmes.
| RÉUNIONS EN 2021 | |
|---|---|
| Conseil d'administration | 9 |
| Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique | 6 |
| Comité des Nominations | 2 |
| Comité Stratégique et de la RSE | 3 |
| Comité des Rémunérations et de la Gouvernance | 6 |
De gauche à droite : Jérôme FABRE, Directeur de la Division Alliages Haute Performance ; Virginie DE CHASSEY, Directrice du Développement Durable et Engagement d’Entreprise ; Jean DE L’HERMITE, Directeur Juridique Groupe ; Kléber SILVA, Directeur des Opérations ; Christel BORIES, Présidente-Directrice Générale ; Geoff STREETON, Directeur de la Stratégie, de l'Innovation et du Business Development ; Nicolas CARRÉ, Directeur Financier en charge des Systèmes d'Information et des Achats Groupe (à compter du 2 mai 2022) ; Anne-Marie LE MAIGNAN, Directrice des Ressources Humaines, Santé et Sûreté.
(1) Hors Aubert & Duval, Sandouville et Erasteel qui, en application de la norme IFRS 5 – « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », sont présentées comme des activités en cours de cession sur 2021 et 2020.
(2) L’opération est soumise à l’obtention de l’avis des instances représentatives du personnel et aux autorisations réglementaires nécessaires.
(3) Activités cédées ou en cours de cession incluses.
(4) Cf. Glossaire financier (chapitre 9 du document).
(5) Réduction de la dette nette de 388 M€, avant application de la norme IFRS 5.# Nouvelle étape pour le Groupe qui se recentre sur ses activités Mines et Métaux, suite à l’annonce de la signature d’un protocole d’accord en vue de la cession d’Aubert & Duval ; Confirmation du positionnement d’entreprise responsable et contributive ; Excellente performance opérationnelle dans le manganèse, le nickel et les sables minéralisés, et résilience de l’activité minière en Nouvelle-Calédonie ; Construction de l’usine de lithium en Argentine relancée pour répondre à l’accélération de la demande en métaux de la transition énergétique ; Sur les deux dernières années, la progression de 64 % de l’EBITDA du Groupe vient pour l’essentiel de gains intrinsèques de près de 450 M€ . Le chiffre d’affaires du Groupe s’élève à 3 668 M€ en 2021, en forte hausse de 31 % (+ 35 % à périmètre et change constants ). Cette croissance a été principalement tirée par l’activité alliages de manganèse (environnement de prix très favorable conjugué à une amélioration du mix produits), ainsi que par les très bonnes performances opérationnelles de l’activité minerai de manganèse (+ 21 % de volumes produits, + 9 % de volumes vendus) et de l’activité de négoce du ferroalliage de nickel produit à Weda Bay. L’EBITDA du Groupe affiche 1 051 M€, en très forte progression (x2) par rapport à 2020 reflétant notamment :
* Un impact des facteurs externes de + 437 M€, dont des effets prix positifs de + 394 M€ pour les alliages de manganèse et + 227 M€ pour le nickel, partiellement compensés par – 278 M€ de hausses de coûts, notamment liées au fret ;
* Une performance intrinsèque de + 164 M€ pour les activités du nouveau périmètre, dont + 111 M€ liés à la croissance des ventes externes de minerai de manganèse ;
* Un impact négatif de - 66 M€ lié à la SLN, dont la performance a été affectée par des perturbations externes exceptionnelles en Nouvelle-Calédonie.
Le résultat opérationnel courant affiche 784 M€, après prise en compte d’une charge d’amortissement des immobilisations de - 259 M€. La perte nette des activités en cours de cession s’élève à - 426 M€ et reflète principalement l’impact négatif de la cession annoncée d'Aubert & Duval (- 340 M€), sans impact sur l’endettement net du Groupe au 31 décembre 2021. Le résultat net part du Groupe s’établit en conséquence à 298 M€ sur l’année. Il inclut également la quote-part de résultat de Weda Bay (+ 121 M€) ainsi que les reprises d’impairment du projet lithium (+ 117 M€). Le free cash flow (« FCF ») s’élève à 526M€ au nouveau périmètre du Groupe. Les activités Mines et Métaux, hors coûts de holding, ont généré un FCF d’environ 700 M€, y compris une contribution de Weda Bay à hauteur de 146 M€, reflétant les excellentes performances opérationnelles des activités. Les investissements décaissés sont restés stables à 312 M€. Ils comprennent les investissements de croissance qui se sont élevés à 151 M€ au Gabon, y compris le plan de modernisation du Transgabonais, afin d’accompagner le développement organique de la production de minerai de manganèse, fortement créatrice de valeur avec un temps de retour très court. Les investissements courants ont été maitrisés, notamment à la SLN en attendant le déblocage des autorisations sur les exports de minerai de nickel, obtenues en février 2022. La dette nette s’établit à 936 M€ au 31 décembre 2021, en réduction de plus de 440 M€ du fait de la forte génération de trésorerie du Groupe, malgré un FCF négatif de - 125 M€ des activités cédées ou en cours de cession. La variation de l’endettement net comprend également l’apport de Meridiam suite à son entrée au capital de Setrag en novembre (+ 31 M€). Par ailleurs, il sera proposé à l’Assemblée Générale du 31 mai 2022 de verser un dividende de 2,5 € par action au titre de l’exercice 2021. Une fraude financière a été découverte en fin d’année au sein de la gestion de la trésorerie au siège du Groupe comme annoncé dans le communiqué de presse publié le 21 décembre 2021. Les conclusions des enquêtes immédiatement diligentées ont établi que cette fraude avait été initiée par un employé du Groupe. Cette fraude a visé à falsifier les véritables caractéristiques d’un placement réalisé, puis à dissimuler la perte financière subie en 2019 suite à la baisse de valeur de ce placement. L’employé a été licencié pour faute grave et des poursuites judiciaires ont été engagées. Il est confirmé que l’impact financier est circonscrit à 45 M€. Il a été comptabilisé dans les capitaux propres et la trésorerie du Groupe au bilan d’ouverture du 1 er janvier 2020. Cet impact n'intègre pas les éventuels remboursements futurs de la part des assurances, les actions légales en cours et d’éventuels recouvrements. Un plan d’action a été défini afin de renforcer les contrôles internes et les mesures de sécurité au niveau de la trésorerie du Groupe, avec en particulier une refonte de ses procédures. La liquidité du Groupe reste élevée à 2 Md€ au 31 décembre 2021. Au S2, Eramet a remboursé par anticipation la totalité des obligations émises par TiZir encore en circulation ainsi que la majeure partie de la ligne de crédit tirée du RCF (à hauteur de 901 M€). Ce dernier a été intégralement remboursé en janvier 2022.
Nota 1 : L’ensemble des chiffres de l’exercice 2021 et de l’exercice 2020 commentés correspondent aux chiffres en application de la norme IFRS 5 tel que présentés dans les états financiers consolidés du Groupe, sauf mention contraire.
Excellente année avec un EBITDA supérieur à 1 Md€ et une accélération du repositionnement vers les activités porteuses de croissance.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 36
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 36
| Résultat net part du Groupe (en millions d’euros) | Dette financière nette (en millions d’euros) | Résultat opérationnel courant (en millions d’euros) | Investissements industriels (en millions d’euros) | Chiffre d’affaires (en millions d’euros) |
|---|---|---|---|---|
| 2020 | 2021 | 2020 | 2021 | 2020 |
| - 675 | 298 | 1 378 | 936 | 257 |
1 051 M€ EBITDA DU GROUPE X 2 EN 2021 avec une contribution très significative des alliages de manganèse, dans un environnement de prix très favorable compensé en partie par la forte hausse des coûts du fret et de l’énergie.
526 M€ FREE CASH FLOW
401 M€, y compris les activités cédées ou en cours de cession.
| (1) Hors Aubert & Duval, Sandouville et Erasteel qui, en application de la norme IFRS 5 – « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », sont présentées comme des activités en cours de cession sur 2021 et 2020. | 991 M€, y compris les activités cédées ou en cours de cession. | ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 37 | ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 37 |
| 2021 (3) | 2020 retraité (3,6) | Variation (M€) | Variation (2) (%) | |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 3 668 | 2 792 | + 876 | + 31 % |
| EBITDA | 1 051 | 516 | + 535 | + 104 % |
| Résultat opérationnel courant (ROC) | 784 | 257 | + 527 | + 205 % |
| Résultat net des activités poursuivies | 791 | (160) | + 951 | n.a. |
| Résultat net des activités en cours de cession | (426) | (516) | + 90 | n.a. |
| Résultat net part du Groupe | 298 | (675) | + 972 | n.a. |
| Free Cash Flow du Groupe | 526 | 116 | + 410 | + 353 % |
| Endettement net | (936) | (1 378) | - 442 | - 32 % |
| Capitaux propres | 1 335 | 958 | + 377 | + 39 % |
| Leverage (endettement net / EBITDA) | 0,9 | 2,7 | - 1,8 pt | n.a. |
| Gearing au sens des covenants bancaires (4) | 51 % | 115 % | - 64 pts | n.a. |
| ROCE (ROC / capitaux employés (5) de l’année n-1) | 30 % | 8 % | + 22 pts | n.a. |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Activités opérationnelles | ||
| EBITDA | 1 051 | 516 |
| Impact trésorerie des éléments sous l'EBITDA | (258) | (322) |
| Marge brute d’autofinancement | 793 | 194 |
| Variation de BFR | (80) | 204 |
| Flux de trésorerie net généré par l'activité (A) | 713 | 398 |
| Opérations d'investissement | ||
| Investissements industriels | (312) | (299) |
| Autres flux d'investissements | 125 | 17 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement (B) | (187) | (282) |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations sur fonds propres | 21 | (15) |
| Incidence des variations de cours des devises et autres | ||
| Acquisition de droits d'utilisation IFRS16 | (25) | (10) |
| Variation de l’endettement financier net des activités détenues en vue de la vente (1) | (125) | (151) |
| (Augmentation) / Diminution de l'endettement financier net | 388 | (29) |
| (Endettement financier net) d'ouverture | (1 378) | (1 349) |
| (Endettement financier net) de clôture des activités continuées | (936) | (1 378) |
| (Endettement financier net) des activités en cours de cession | (54) | (1 378) |
| Free cash flow (A) + (B) | 526 | 116 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 38
Afin d'évaluer la progression globale de sa Feuille de route, Eramet mesure son indice de performance RSE sur la base des réalisations de l’année. Pour l’année 2020, cet indice atteint 104 (la valeur 100 indiquant la validation de l’ensemble des cibles). La majeure partie des cibles à atteindre pour 2023 est bien engagée. Certains objectifs ont dépassé leur jalon annuel en 2021. Les objectifs de valorisation de matériaux, à travers le plan d’action économie circulaire et la réduction de l’empreinte énergie et climat, sont ainsi en avance.
Eramet a pris des engagements RSE dans sa Feuille de route 2018-2023, liant enjeux environnementaux et sociétaux prioritaires et vision stratégique du Groupe.
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 39
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 39
Le Groupe participe activement aux évaluations réalisées par les agences de notations financières et extra-financières reconnues par ses parties prenantes, en particulier ses investisseurs, ses clients et la société civile. Eramet privilégie les agences de notation aux méthodologies précises, recourant à une analyse des enjeux matériels du secteur. Ainsi, les évaluations participent au processus d’amélioration continue des engagements de l’entreprise et de sa performance extra-financière.
L’Assemblée Générale Mixte des actionnaires d’Eramet qui s’est tenue en mai 2021, a approuvé l’inscription de la raison d’être dans les statuts de la Société : « DEVENIR UNE RÉFÉRENCE DE LA TRANSFORMATION RESPONSABLE DES RESSOURCES MINÉRALES DE LA TERRE, POUR LE BIEN-VIVRE ENSEMBLE »
La raison d’être est le projet permanent de l’entreprise. Elle donne du sens à nos décisions et actions. Elle renforce les liens avec l’ensemble des parties prenantes, au premier rang desquelles les collaborateurs, qui trouvent en elle des raisons d’agir et un but. Il s’agit de projeter l’entreprise dans le futur, de définir notre rôle dans la société. En quoi nos métiers, nos activités sont-ils essentiels ? Quelle valeur apportent-ils à la société ? Est-ce suffisant ? Notre raison d’être crédibilise notre ambition : des infrastructures et des constructions robustes et résistantes, des moyens de mobilité plus légers et plus performants, des outils de santé plus sûrs, des appareils de télécommunications plus efficaces… les métaux servent notre bien-vivre au quotidien. Mais ils sont aussi essentiels au monde de demain car l’ère des métaux s’est ouverte afin de trouver les solutions durables et responsables aux défis de la transition énergétique et écologique. Par ses actions et ses comportements, forte de son expertise et de son expérience, Eramet, entreprise citoyenne, aspire à devenir une référence dans l’exercice de ses activités. Parce que nous sommes conscients des enjeux de notre planète, nous opérons nos gisements en nous assurant que les ressources minérales sont prélevées dans le respect de l’environnement et de la biodiversité, et en optimisant leur utilisation. Pour nous, la transformation des ressources minérales de la Terre est responsable, contributive mais aussi inclusive. Nous aspirons à maximiser l’impact positif de notre activité pour les populations locales et leurs territoires. Nous poursuivons le développement d’actions en matière d’aide à l’éducation, de prévention sanitaire et de stimulation de l’entrepreunariat local dans une relation de confiance, nourrie par le dialogue et l’échange. Nos métaux apportent solidité, durabilité et esthétisme, autant de qualités et autant de fonctions essentielles qui tissent ce bien-vivre ensemble. L’intégration de notre raison d’être dans les statuts est une étape clé de notre démarche d’entreprise responsable. Un travail d’appropriation de toutes les équipes et parties prenantes externes a été engagé en 2021 pour favoriser l’appropriation. La raison d’être est d’abord une raison d’agir qui permet d’orienter les décisions dans l’entreprise.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 40
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL ERAMET 2021 40
Les coûts élevés de fret et les problématiques de logistique devraient perdurer en 2022. Le Groupe a cependant mis en œuvre au Gabon en ce début d’année une solution de transport du minerai de manganèse par navires de plus grande capacité qui devrait permettre de réduire les coûts de transport maritime. L’évolution des coûts de l’énergie, en particulier ceux du gaz et de l’électricité, reste incertaine pour 2022. Une augmentation continue des prix pourrait avoir des impacts sur les profits du Groupe. En Norvège, les usines électro-intensives du Groupe bénéficient toutefois de contrats d’approvisionnement long terme d’origine hydraulique et éolienne permettant de couvrir une partie significative de leur besoin. En parallèle, les usines du Groupe pourraient également être impactées par une augmentation des cours du coke métallurgique, compte tenu d’une tension sur ce marché.
Les marchés des activités Mines et Métaux restent dans l’ensemble bien orientés en ce début d’année 2022 et devraient continuer à croître sur l’année. Par ailleurs, les prix devraient rester à des niveaux globalement élevés.
En 2022, dans le cadre de sa nouvelle Feuille de route stratégique, Eramet devrait réaliser de nouveaux progrès intrinsèques significatifs et vise de nouveaux records de production :
Les prix de vente facturés des alliages de manganèse devraient rester en moyenne sur l’année légèrement supérieurs à 2021, notamment en Europe, tandis que le consensus de prix moyen du minerai de manganèse et de cours du nickel au LME sont à respectivement 5,2 $/dmtu à 19 800 $/t pour 2022. Sur la base des objectifs de production et des consensus de prévisions de prix mentionnés ci-dessus, l’EBITDA du Groupe serait d’environ 1,2 Md€ en 2022. Le Groupe devrait réaliser environ 550 M€ d’investissements en 2022, y compris les activités en cours de cession mais hors projet lithium financé par Tsingshan. Ces investissements comprennent d’une part, environ 300 M€ de capex courants et d’autre part, des capex de croissance organique dont environ 200 M€ destinés à accompagner et pérenniser la croissance au Gabon. Fort de son recentrage en cours sur son activité Mines et Métaux fortement génératrice de cash, Eramet accélère la mise en œuvre de sa stratégie de croissance. Le Groupe dispose d’un portefeuille d’actifs très compétitif, en exploitation et en développement, pour accompagner la croissance durable de l’économie et produire les métaux nécessaires à la transition énergétique. Ces perspectives ne tiennent pas compte de l’impact potentiel du conflit russo-ukrainien que le Groupe suit avec la plus grande attention.
(1) Base 100% ; sous réserve de l'obtention des autorisations administratives.
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 41
ERAMET 2021 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 41
→ Unité de concentration flottante de sables minéralisés, GCO, Sénégal
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 42
2.1 Activité Mines et Métaux 44
2.2 Réserves et ressources minérales 75
2.3 Activité Alliages Haute Performance (activités en cours de cession) 84
2.4 Innovation et transformation numérique 92
2.5 Holding 96
2.6 Historique de la Société 96
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 43
En application de la norme IFRS 5 – « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les entités Aubert & Duval, Erasteel et Sandouville sont présentées dans les états financiers consolidés du Groupe comme des activités en cours de cession pour les exercices 2020 et 2021 :
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 2 267 | 1 699 |
| EBITDA | 910 | 442 |
| Résultat opérationnel courant | 769 | 339 |
| Flux net de trésorerie généré par l’activité | 728 | 472 |
| Capitaux employés à l’ouverture | 1 055 | 1 258 |
| Investissements industriels (1) | 244 | 195 |
(1) Hors droits d’utilisation IFRS 16 (4 millions d’euros en 2021 contre 5 millions d’euros en 2020).
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Production de minerai et aggloméré de manganèse | 7 024 | 5 803 |
| Volumes transportés de minerais et d’agglomérés | 6 544 | 6 013 |
| Ventes externes de minerai de manganèse | 5 765 | 5 303 |
| Production d’alliages de manganèse et métal | 747 | 698 |
| Ventes d’alliages de manganèse et métal | 716 | 716 |
En 2021, Moanda devient la première mine de manganèse au monde avec une production de minerai haute teneur de 7 Mt (+ 21 %), un positionnement sur le premier quartile de la cash cost curve, et un rythme annualisé proche de 8 Mt au S2 2021. La BU Manganèse affiche un chiffre d’affaires en croissance à 2 267 millions d’euros et un EBITDA en très forte hausse à 910 millions d’euros (+ 106 %). Cette progression reflète notamment la forte augmentation des prix de ventes des alliages de manganèse conjuguée à un mix produits plus favorable. Les prix CIF du minerai de manganèse ont également progressé, mais cet impact positif a été intégralement absorbé par la très forte hausse du coût du fret.
Activités
Au Gabon, l’objectif de production de minerai de manganèse a été atteint avec 7 Mt produites en 2021 (+ 21 %), grâce au programme d’expansion de la mine conjugué à de constants progrès opérationnels. L’amélioration de la performance logistique de Setrag a permis d’atteindre l’objectif de plus de 6,5 Mt de volumes de minerai transportés et expédiés (+ 9 % vs 2020), malgré un début d’année difficile. Cela reflète la saisonnalité plus favorable au S2 (+ 24 % de volumes transportés et expédiés par rapport au S1) ainsi que les progrès réalisés sur la ligne de chemin de fer. Compte tenu de la forte consommation des usines d’alliages du Groupe au cours de l’année, les volumes de ventes externes s’établissent à 5,8 Mt en 2021 (+ 9 %).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 44
2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
Le cash cost FOB (1) de l’activité minerai de manganèse s’établit à 2,24 USD/dmtu, stable par rapport à 2020 compte tenu d’un effet change défavorable. Le coût du fret a par ailleurs augmenté très significativement sur l’année. La production d’alliages de manganèse a atteint 747 kt sur 2021 (+ 7 %). Les ventes sont restées stables à hauteur de 716 kt, avec une évolution très favorable du mix vers des produits affinés à plus forte marge. La marge des alliages de manganèse a augmenté très significativement en 2021, sous l’effet de la forte hausse des prix de vente, qui représente un impact positif d’environ 350 millions d’euros, net du coût des entrants, et de l’évolution favorable du mix. Le coût du minerai de manganèse consommé par les usines est resté stable en moyenne sur l’année, compte tenu du décalage moyen de quatre à six mois entre l’entrée du minerai en stock et la vente des alliages.
Perspectives
La production mondiale d’acier carbone devrait croître modérément en 2022, affectée par le plafonnement de production imposé par les autorités chinoises d’une part, et la pénurie de semi-conducteurs ralentissant la demande du secteur automobile d’autre part. Les prix devraient progressivement baisser, tout en restant à des niveaux élevés en début d’année, compte tenu des contraintes multiples et persistantes pesant sur l’approvisionnement de matières premières (taux de fret, prix de l’énergie, mesures sanitaires). En particulier, les prix de ventes facturés des alliages de manganèse devraient commencer à baisser à partir du T2. En moyenne sur l’année, ils devraient rester supérieurs à 2021. Les taux de fret maritime devraient rester élevés, compte tenu d’une croissance robuste de la demande et une disponibilité des navires limitée par les congestions portuaires. Dans le cadre du programme de croissance modulaire et optimisée de la mine de Moanda, l’objectif de production de minerai est fixé à 7,5 Mt en 2022, en hausse de 7 % par rapport à 2021.
Applications du manganèse
| Aciers | Chimie : batteries, engrais, alimentation animale, pigments de peinture | Autres | |
|---|---|---|---|
| 90 % | Le manganèse aide à prévenir la corrosion, rend l'acier plus dur, plus élastique et plus résistant à l'abrasion | ||
| 10 % | Autres applications métallurgiques | ||
| Source : Eramet. L’acier, principal marché d’application avec 90 % de manganèse consommé Tous les producteurs d’acier utilisent du manganèse dans leur processus de production, en moyenne, 6 à 7 kg par tonne d’acier, pour lui conférer ses propriétés d’usage. Le manganèse est consommé dans l’acier sous forme de manganèse métal (manganèse pur) et essentiellement sous forme d’alliage (ferromanganèse ou silicomanganèse) contenant en moyenne 70 % de manganèse. Pour la production d’une tonne d’alliage de manganèse, 1,8 tonne de minerai contenant environ 40 % de manganèse est nécessaire. Le manganèse sert principalement comme élément d’alliage pour améliorer la dureté, la résistance à l’abrasion, l’élasticité et l’état de surface au laminage. Il est, en tant qu’élément d’alliage, non substituable par d’autres métaux non ferreux. Il est également utilisé pour la désoxydation et la désulfuration lors de l’élaboration. |
Les utilisations finales sont majoritairement la construction et les transports/infrastructures de transport. L’acier carbone, principal débouché du manganèse, est un matériau essentiel pour la construction des bâtiments modernes. Le manganèse est par exemple utilisé pour rendre les tiges d’armature du béton armé plus rigides et plus résistantes, ou encore pour fabriquer de l’acier rapide pour les outils de coupe des industries mécaniques. Dans le domaine des transports, les aciers au manganèse sont appréciés pour leur grande résistance à l’usure et à la déformation. Ils sont ainsi utilisés pour fabriquer toute une série de pièces d’infrastructure ferroviaire car ils peuvent supporter le poids des trains et éviter la déformation des voies. Le manganèse est largement utilisé par l’industrie automobile pour les mêmes propriétés.
(1) Cf. Glossaire financier en Chapitre 9. Cash cost calculé hors coût du transport maritime et coûts marketing (280 millions d’euros en 2021 vs 151 millions d’euros en 2020, correspondant principalement au coût du transport maritime).
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 45
2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
Les utilisations principales de l’acier sont les suivantes :
| 51 % - 947 Mt | |
|---|---|
| Construction | – Bâtiments commerciaux – Ponts – Installations portuaires – Alimentation / distribution d’eau – Chemins de fer / transports en commun – Poteaux électriques – Autoroutes |
| Source : World Steel Association, Eramet, novembre 2021. | |
| 5 % - 93 Mt | Transports – Bateaux – Trains – Aéronautique – Aérospatial |
| 11 % - 206 Mt | Automobile – Châssis – Carrosserie – Groupe moto-propulseur – Direction |
| 3 % - 55 Mt | Pétrole & Gaz – Gazoducs & oléoducs – Réservoirs de carburants |
| 17 % - 323 Mt | Machines – Equipement lourd – Machines |
| 17 % - 230 Mt | Biens de consommation – Appareils ménagers – Récipients, boîtes de conserve |
| 2020 | 1 854 Mt |
| Autres applications | ● Piles et batteries : il s’agit principalement des piles alcalines. Le manganèse est également un élément clé des cathodes pour les batteries lithium-ion. ● Ferrites : utilisées dans les circuits électroniques. ● Agriculture : engrais et alimentation animale. ● Autres usages dans la chimie : pigments, chimie fine. |
La demande de manganèse dépend ainsi très largement de l’évolution de la production mondiale d’acier au carbone, et en particulier de la Chine qui est à elle seule à l’origine de plus de la moitié de la production mondiale. Ainsi le décollage économique de la Chine, qui a connu une urbanisation rapide avec des besoins en infrastructures croissants, a contribué de manière très significative à la longue période de forte croissance de la production d’acier et de la demande de manganèse au cours des deux dernières décennies. Après une année marquée par la crise sanitaire, la production mondiale d’acier, en recul de 0,41 % en 2020, a rebondi de près de 4 % en 2021. Les zones les plus touchées par la crise, à savoir l’Europe, les États-Unis, l’Inde et l’Asie développée, ont renoué avec des niveaux pré-pandémie suite à la reprise de leurs économies. La Chine en revanche a affiché un parcours contrasté. Elle a poursuivi son rythme soutenu au premier semestre grâce notamment aux secteurs de l’automobile, de la construction et des infrastructures qui ont été particulièrement dynamiques, avant de subir un net ralentissement au deuxième semestre en raison des restrictions gouvernementales, imposées sur la consommation d’énergie, et des mesures environnementales. Ainsi, la production chinoise a reculé de 16 % sur la deuxième partie de l’année par rapport à la même période en 2020, après une hausse de + 11 % au premier semestre.# 2 ACTIVITÉS
Production mondiale d’acier brut
| Volumes (en millions de tonnes) | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
| Union européenne | 163,0 | 168,6 | 162,8 | 141,1 | 160,6 |
| Autre Europe (Turquie incluse) | 49,2 | 49,2 | 45,6 | 46,8 | 52,2 |
| CIS | 101,1 | 100,9 | 100,6 | 101,8 | 105,5 |
| Amérique du Nord | 115,8 | 120,9 | 119,7 | 101,1 | 117,8 |
| Amérique du Sud | 43,7 | 45,0 | 41,7 | 38,3 | 45,4 |
| Afrique | 14,8 | 17,7 | 16,4 | 15,2 | 19,2 |
| Moyen-Orient | 32,5 | 36,0 | 40,1 | 41,0 | 41,1 |
| Chine | 870,9 | 920,0 | 996,3 | 1 063,7 | 1 031,0 |
| Inde | 101,5 | 109,3 | 111,2 | 100,3 | 117,9 |
| Autre Asie et Océanie | 235,7 | 245,4 | 241,3 | 218,5 | 244,6 |
| PAYS | 1 728,0 | 1 813,0 | 1 875,7 | 1 867,6 | 1 935,3 |
Source : World Steel Association, Eramet, février 2022.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 46
0
500
1 000
1 500
2 000
Monde hors Chine
Chine
1950
1952
1954
1956
1958
1960
1962
1964
1966
1968
1970
1972
1974
1976
1978
1980
1982
1984
1986
1988
1990
1992
1994
1996
1998
2000
2002
2004
2006
2008
2010
2012
2014
2016
2018
2020
2021
Le minerai de manganèse
L’offre de minerai de manganèse est constituée de nombreux types de minerais de qualités variées. On distingue d’une part l’offre de minerai à teneur élevée (de 30 à 48 % de manganèse contenu) qu’il est rentable de transporter et d’exporter (ces flux de minerais sont qualifiés de « seaborne »), et d’autre part, l’offre de minerai à basse teneur qui est consommée et transformée localement. Bien que ces deux types de minerai soient utilisés conjointement par les producteurs d’alliages, la valeur d’usage du minerai de haute teneur est très supérieure à celle des minerais de moindre teneur. La production mondiale de minerai en 2021 est estimée à environ 20,6 millions de tonnes de manganèse contenu. Près de 40 % de la production de minerai destiné à l’export provient d’Afrique du Sud, près de 20 % du Gabon et 15 % d’Australie. Ces trois pays totalisent les trois-quarts de la production mondiale et détiennent les gisements les plus riches en manganèse, ainsi que, dans une moindre mesure, le Brésil.
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Afrique du Sud | 6,0 | 6,7 | 7,3 | 7,5 | 8,0 |
| Gabon | 2,0 | 2,3 | 2,6 | 3,3 | 3,7 |
| Australie | 2,6 | 3,5 | 3,1 | 3,2 | 3,1 |
| Chine | 1,6 | 1,5 | 1,5 | 1,4 | 1,3 |
| Inde | 0,9 | 1,0 | 1,0 | 0,8 | 0,9 |
| Brésil | 1,1 | 1,2 | 1,7 | 1,2 | 0,7 |
| Ghana | 0,7 | 1,1 | 1,5 | 0,7 | 0,7 |
| Ukraine | 0,4 | 0,5 | 0,4 | 0,4 | 0,6 |
| Côte d’Ivoire | 0,2 | 0,4 | 0,4 | 0,6 | 0,4 |
| Myanmar | 0,1 | 0,2 | 0,3 | 0,2 | 0,2 |
| Autres | 1,1 | 1,4 | 1,3 | 1,1 | 1,1 |
| MONDE | 16,8 | 19,5 | 21,2 | 20,5 | 20,6 |
Source : Eramet, février 2022.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 47
30 % Autres
19 % South32
8 % Assmang
5 % TMI
6 % Jupiter Mines
5 % Renova
3 % AML
3 % Privat
2 % MOIL
3 % NGM
2 % Kgalagadi Manganese
14 % Eramet
Source : Eramet, Février 2022.
Eramet se situe à la deuxième place mondiale en tant que producteur de minerai de manganèse et également en tant que producteur de minerai de haute teneur.
3 % Buritirama
1 % Vale
9 % Autres
4 % TMI
7 % NGM
15 % Assmang
31 % South32
30 % Eramet
Source : Eramet, février 2022.
Les alliages de manganèse
Les alliages de manganèse sont produits par fusion du minerai de manganèse, à une température d’environ 1 600 °C. Cette opération, qualifiée de réduction métallurgique, est réalisée par ajout de coke dans des fours qui sont en grande majorité des fours électriques. Toutefois, certains producteurs, essentiellement basés en Chine, utilisent des hauts-fourneaux, mais ce procédé est de moins en moins utilisé, compte tenu du prix du coke. En dehors de la Chine, des hauts-fourneaux existent également au Japon et en Europe de l’Est.
Source : Eramet.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 48
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Chine | 9,7 | 12,3 | 14,8 | 14,5 | 13,8 |
| Inde | 2,2 | 2,4 | 2,5 | 2,4 | 3,1 |
| Ukraine | 0,9 | 1,0 | 0,9 | 0,6 | 0,8 |
| Russie | 0,5 | 0,5 | 0,6 | 0,6 | 0,6 |
| Corée du Sud | 0,6 | 0,6 | 0,6 | 0,5 | 0,6 |
| Norvège | 0,7 | 0,6 | 0,6 | 0,5 | 0,6 |
| Malaisie | 0,5 | 0,6 | 0,6 | 0,5 | 0,5 |
| Japon | 0,6 | 0,6 | 0,6 | 0,4 | 0,5 |
| Brésil | 0,3 | 0,3 | 0,3 | 0,2 | 0,4 |
| Afrique du Sud | 0,4 | 0,4 | 0,4 | 0,3 | 0,3 |
| Autres | 1,9 | 2,0 | 1,9 | 1,7 | 1,7 |
| MONDE | 18,3 | 21,4 | 23,8 | 22,3 | 22,9 |
Source : Eramet, janvier 2022.
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Silicomanganèse (dont affiné) (1) | 69 % | 72 % | 76 % | 78 % | 76 % |
| Ferromanganèse haut carbone | 23 % | 21 % | 18 % | 17 % | 18 % |
| Ferromanganèse affiné | 8% | 7% | 6% | 5% | 6% |
Source : Eramet, janvier 2022.
(1) L’état actuel de nos connaissances ne nous permet pas de distinguer les volumes de silicomanganèse affiné par rapport à celui du grade standard. Dans les alliages standards, le silicomanganèse est celui qui a connu la croissance la plus forte. La disponibilité en Chine (ainsi qu’en Inde et en Ukraine) de ressources locales de minerai à basse teneur, qui peuvent être utilisées plus facilement pour produire du silicomanganèse, a favorisé son développement. Néanmoins ces minerais à basse teneur sont toujours mélangés avec des minerais riches importés, dans une recherche permanente d’équilibre prix/performance. Le marché chinois se caractérise par un très grand nombre de producteurs d’alliages, très dépendants des minerais à haute teneur importés et qui consomment plus de 60 % des flux de minerai échangés internationalement. Du fait de la mise en place de taxes à l’exportation depuis 2008, la Chine n’est pas un acteur significatif sur le marché international des alliages, au contraire de l’Inde, exportateur de commodités (SiMn et HCFeMn). Néanmoins, cette taxe à l’export a été levée en 2012 en Chine pour le manganèse métal électrolytique, qui est un produit qui concurrence donc les alliages affinés.
Le manganèse métal
Le manganèse métal, fabriqué par procédé hydrométallurgique d’électrolyse (electrolytic manganese metal ou EMM), est un produit très pur en manganèse (plus de 99 % de Mn) généralement produit sous forme de paillettes (« flakes »). Le procédé hydrométallurgique étant adapté au traitement des minerais pauvres, la production d’EMM est concentrée en Chine, qui est le principal exportateur de métal avec une industrie jadis fragmentée mais qui s’est fortement concentrée ces cinq dernières années, avec l’émergence d’un producteur représentant à lui seul plus de 50 % de la capacité de production mondiale. Les principaux marchés d’application du manganèse métal sont l’acier carbone, l’acier inoxydable et la production d’aluminium. La production mondiale de manganèse métal varie entre 1,2 et 1,6 million de tonnes par an selon les années.
L’oxyde de manganèse
L’oxyde de manganèse est obtenu par un procédé de réduction du dioxyde de manganèse ou par un procédé de calcination du carbonate de manganèse. Il est essentiellement utilisé en tant qu’intrant pour les fertilisants, l’alimentation animale et la soudure, ou comme produit intermédiaire pour le marché des batteries. Ces marchés devraient rester relativement stables au cours des prochaines années. En revanche on peut noter la très forte croissance de d’oxyde de manganèse pour les batteries rechargeables, portées par la technologie NMC (1) . Ce secteur est attendu en forte hausse dans les années à venir.
(1) Batteries NMC (Nickel Manganese Cobalt) : batteries Li-ion contenant ces trois éléments.
(2) Incoterms ® : Terme normalisé qui définit les obligations et les responsabilités respectives du vendeur et de l’acheteur, dans le commerce international.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 49
Formation et suivi des prix du minerai de manganèse
Le prix de vente du minerai de manganèse résulte de négociations directes entre acheteurs et vendeurs. Il est classiquement exprimé en USD/dmtu (dry metric ton unit). Le prix de la dmtu est plus élevé pour les minerais riches et dépend également de la granulométrie et de la présence éventuelle d’impuretés dans le minerai. Il existe actuellement deux indices de référence pour les prix du minerai de manganèse : CRU et Fastmarkets. Ces deux sociétés indépendantes sont spécialisées dans l’analyse et la publication des prix de référence pour les marchés des produits miniers et des métaux. Les prix sont référencés pour deux grades de minerai : 44 % et 37 % de manganèse pour des Incoterms ® (2) différents. La référence FOB (Free On Board) indique que le transfert des frais et des risques du vendeur à l’acheteur intervient lorsque la marchandise est chargée à bord du navire au port d’embarquement.La référence CIF (Cost Insurance and Freight) indique que le vendeur supporte les coûts de transport jusqu’au lieu de destination indiqué par l’Incoterm ® , et a l’obligation de souscrire une assurance couvrant les risques liés au transport de la marchandise jusqu’à ce lieu. Le minerai de manganèse est transporté en vrac dans des minéraliers. Le Baltic Dry Index (BDI) sert d’indice de référence des prix pour le transport maritime de vrac sec (principalement minerais, charbon et céréales). Cet indice est publié par une organisation indépendante basée à Londres, Baltic Exchange, et est établi sur la base des indications fournies par un panel international de courtiers maritimes sur les derniers contrats conclus. Il est décliné en plusieurs autres indices en fonction de la taille des navires.
Prix mensuel du minerai de manganèse 44 % CIF Chine (en USD/dmtu)
| 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| USD/dmtu | janv-16 | fév-16 | mars-16 | avr-16 | mai-16 | juin-16 | juil-16 | août-16 | septt-16 | oct-16 |
| nov-16 | déc-16 | janv-17 | fév-17 | mars-17 | avr-17 | mai-17 | juin-17 | juil-17 | août-17 | |
| sept-17 | oct-17 | nov-17 | déc-17 | janv-18 | fév-18 | mars-18 | avr-18 | mai-18 | juin-18 | |
| juil-18 | août-18 | sept-18 | oct-18 | nov-18 | déc-18 | janv-19 | fév-19 | mars-19 | avr-19 | |
| mai-19 | juin-19 | juil-19 | août-19 | Sept-19 | oct-19 | nov-19 | déc-19 | janv-20 | fév-20 | |
| mars-20 | avr-20 | mai-20 | juin-20 | juil-20 | août-20 | sept-20 | oct-20 | nov-20 | déc-20 | |
| janv-21 | fév-21 | mars-21 | avr-21 | mai-21 | juin-21 | juil-21 | août-21 | sept-21 | oct-21 | |
| nov-21 | déc-21 |
Source : CRU, janvier 2022.
Formation et suivi du prix des alliages de manganèse
Il n’existe pas de place de marché pour les alliages de manganèse. Les prix sont négociés directement entre les producteurs et leurs clients. En ce qui concerne les ventes programmées, les prix des alliages sont souvent négociés trimestriellement. Les ventes non programmées sont négociées sur la base de prix ponctuels (« spot »). Le marché des alliages de manganèse est un marché mondial, extrêmement concurrentiel. Les flux d’alliages entre grandes zones sont relativement limités en raison du coût du transport. Il peut exister des écarts de prix entre les grandes zones géographiques (Europe, Amérique du Nord et Asie) du fait de l’évolution des parités monétaires ou du décalage des cycles économiques. Par ailleurs, il existe également des écarts de situation entre les différentes familles d’alliages liés aux écarts de valeur d’usage. Les alliages affinés notamment ont un prix de vente plus élevé que les alliages standards. Il existe plusieurs indices de référence qui permettent de suivre l’évolution des prix des alliages de manganèse par le biais d’enquêtes mensuelles sur les prix spot. Les plus utilisés par les acteurs du marché sont principalement le CRU et dans une moindre mesure Fastmarkets. D’autres indices sont également utilisés dans certaines régions comme Platts (États-Unis et Europe), Argus et Metalshub (Europe) et Tex (Asie).
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2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
Prix des alliages de manganèse en Europe (en euros/tonne)
| 0 | 400 | 800 | 1 200 | 1 600 | 2 000 | 2 400 | 2 800 | 3 200 | 3 600 | 4 000 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| EUR/t | EU SiMN | EUR/t EU MCFeMn | EUR/t EU HCFeMn | janv-16 | fév-16 | mars-16 | avr-16 | mai-16 | juin-16 | juil-16 | août-16 |
| septt-16 | oct-16 | nov-16 | déc-16 | janv-17 | fév-17 | mars-17 | avr-17 | mai-17 | juin-17 | juil-17 | |
| août-17 | sept-17 | oct-17 | nov-17 | déc-17 | janv-18 | fév-18 | mars-18 | avr-18 | mai-18 | juin-18 | |
| juil-18 | août-18 | sept-18 | oct-18 | nov-18 | déc-18 | janv-19 | fév-19 | mars-19 | avr-19 | mai-19 | |
| juin-19 | juil-19 | août-19 | Sept-19 | oct-19 | nov-19 | déc-19 | janv-20 | fév-20 | mars-20 | avr-20 | |
| mai-20 | juin-20 | juil-20 | août-20 | sept-20 | oct-20 | nov-20 | déc-20 | janv-21 | fév-21 | mars-21 | |
| avr-21 | mai-21 | juin-21 | juil-21 | août-21 | sept-21 | oct-21 | nov-21 | déc-21 |
Source : CRU, janvier 2022.
De façon générale, les variations de prix des alliages de manganèse reflètent celles du minerai et/ou de l’acier. Néanmoins, la capacité des producteurs à préserver leurs marges dépend largement des équilibres régionaux de l’offre et de la demande pour chaque type d’alliage.
2.1.1.2.5 Évolution récente et perspectives de marché
En 2021, la production mondiale de minerai de manganèse s’est établie à 20,6 millions de tonnes de manganèse contenu, soit une hausse de 0,5 % par rapport à 2020. Le Gabon (dont les deux-tiers pour Comilog) est le vecteur principal de cette croissance, suivi par l’Afrique du Sud. Celle-ci n’a cependant pas réussi à maintenir son niveau élevé d’exports pratiqué au deuxième semestre 2020 en raison de problèmes logistiques et financiers (explosion du coût du fret notamment). Le Brésil quant à lui a vu sa production se contracter de près de 40 %. Les stocks de minerai dans les ports chinois se sont stabilisés autour de 5,4 millions de tonnes fin 2021 (soit environ 10 semaines de consommation), en régression par rapport à fin 2020 grâce notamment à une meilleure allocation des volumes de minerai dans les autres zones du monde. Une demande robuste de minerai hors Chine et une offre relativement contrainte ont permis de maintenir les prix du minerai à 5,28 USD/dmtu (44 % Mn CIF Chine) en moyenne sur l’année, en progression de 15 % par rapport à 2020. L’augmentation des taux de fret a également été un facteur de support des niveaux de prix. Les alliages de manganèse ont bénéficié d’une demande robuste du marché de l’acier, d’une faible disponibilité de l’offre et des contraintes logistiques. Ainsi, les prix des alliages, dont l’évolution ces dernières années a été relativement stable, se sont envolés, dans le sillage de ceux de l’acier, notamment en Europe et aux États-Unis, principaux marchés d’Eramet pour les alliages de manganèse. En Europe, les prix du ferromanganèse haut carbone et du silicomanganèse ont progressé de plus de 50 % en moyenne par rapport à 2020. La plus forte hausse revient aux alliages affinés, le prix du ferromanganèse moyen carbone s’est apprécié de 79 % en moyenne par rapport à l’année précédente. En 2022, la production d’acier devrait croître modérément en 2022, affectée par le plafonnement de production imposé par les autorités chinoises d’une part, et la pénurie de semi-conducteurs ralentissant la demande du secteur automobile d’autre part. L’offre de minerai devrait afficher une hausse de près de 5 % par rapport à 2021 avec le Gabon représentant plus de la moitié de la croissance, suivi par l’Afrique du Sud. Les taux de fret maritime devraient rester élevés en raison de la congestion portuaire et d’une demande soutenue en transport, ce qui pourrait peser sur la disponibilité de minerai et d’alliages de manganèse.
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2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
2.1.1.3 Présentation de la BU Manganèse
2.1.1.3.1 Structure et positionnement
La BU Manganèse regroupe les activités d’extraction du minerai au Gabon, son transport par rail, y compris les autres activités de transport liées à la concession du train Transgabonais, et son chargement au port. La BU comporte aussi des activités de transformation du minerai de manganèse, essentiellement sous forme d’alliages de manganèse pour la sidérurgie. La BU comprend plusieurs sociétés : ● Comilog, société de droit gabonais détenue à 63,71 % par Eramet. Ses activités comprennent essentiellement : l’exploitation de la mine, de l’usine d’agglomération de minerai de manganèse et la production d’alliages de manganèse, à Moanda (Gabon) ; ● Setrag (filiale de Comilog), concessionnaire du chemin de fer Transgabonais ; ● Comilog Dunkerque (filiale de Comilog) qui produit en France des alliages de manganèse ; ● Eramet Norway, qui opère les trois usines d’alliages de Porsgrunn, Sauda et Kvinesdal en Norvège ; ● Eramet Marietta, qui opère une usine d’alliages de manganèse aux États-Unis. Eramet, de par son activité Manganèse est un acteur de premier plan mondial dans l’industrie du manganèse, tant pour l’extraction minière que dans la transformation du minerai : ● la mine de Moanda est la première mine de manganèse au monde, et globalement la Société est le deuxième producteur mondial de minerai de manganèse (avec 14 % de part de marché), mais le premier producteur pour le minerai à haute teneur (avec 32 % de part de marché) ; ● le premier producteur d’alliages affinés, produits à plus forte valeur ajoutée, et le deuxième producteur mondial d’alliages de manganèse. Grâce à son implantation industrielle et à sa très large gamme de produits, la BU Manganèse, qui s’appuie sur le réseau commercial du Groupe, est en mesure d’apporter une offre complète et une réponse flexible aux différents besoins de ses clients en matière de manganèse.
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2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
2.1.1.3.2 Activités et produits
Activité minière et transformation du manganèse (alliages de manganèse)
ENRICHISSEMENT ET AGGLOMÉRATION DES FINES (SINTÉRISATION) 1
BIS EXPÉDITION CHEZ DES ACTEURS DE LA CHIMIE DU MANGANÈSE 3
A TRANSPORT FERROVIAIRE ET MARITIME 2
EXPÉDITION CHEZ LES SIDÉRURGISTES 4
4 A MARCHÉS ET APPLICATIONS 5
MARCHÉS ET APPLICATIONS 3
TRAITEMENT MINERAI (Alliages/Métal) 1
EXTRACTION ET PRÉPARATION DU MINERAI
Acier Électronique Batteries Agrochimie
Illustration des étapes des procédés de transformation du minerai de manganèse chez Eramet.
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2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
PRODUCTION DE MINERAI DE MANGANÈSE (en milliers de tonnes)
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Production de minerai et aggloméré de manganèse | 7 024 | 5 803 | 4 765 | 4 330 | 4 163 |
La mine
Les gisements de Moanda sont parmi les plus riches gisements de manganèse au monde. La teneur du minerai commercial est en moyenne de l’ordre de 45 %. Les réserves et ressources minières sont présentées à la fin du présent chapitre. L’exploitation est réalisée à ciel ouvert. La couche de stériles recouvrant le minerai représente quelques mètres d’épaisseur. Le minerai extrait est traité via des cribles mobiles et une laverie, unité d’enrichissement. Le minerai enrichi sortant est expédié par convoyeur ou par camions jusqu’à la gare de Moanda.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 54
L’usine d’enrichissement et agglomération Le Complexe industriel de Moanda (CIM) valorise les sous-produits fins de la laverie, ainsi que des sédiments manganésifères extraits du lit de la rivière Moulili. Les produits fins sont enrichis de manière à augmenter leur teneur en manganèse d’environ 35 % à un peu plus de 50 %. Une partie des concentrés ainsi fabriqués est vendue directement, alors que le reste est mélangé à du coke et aggloméré dans une chaîne d’agglomération à une température de 1 300 °C pour obtenir un produit à environ 56 % de manganèse. L’usine d’agglomération a une capacité de production de 650 000 tonnes par an. L’aggloméré produit est essentiellement destiné à la fusion dans des fours (usines d’Eramet et clients externes) pour être transformé en alliages de manganèse.
La logistique Le chemin de fer Transgabonais (Setrag, filiale de Comilog à hauteur de 51 % depuis fin janvier 2022) achemine, entre Franceville et Libreville, sur une distance de plus de six cents kilomètres, outre les minerais de manganèse de Comilog, le bois et les marchandises diverses et transporte des passagers. Comilog possède et opère ses propres locomotives et ses propres wagons. Suite à l’accord signé en septembre 2021, Meridiam, un investisseur privé (1), est entré au capital de Setrag au travers d’une augmentation de capital d’environ 30 millions d’euros, lui permettant de devenir actionnaire à 40 % de la filiale (à compter de novembre 2021). Au-delà de son apport en capital, Meridiam s’est aussi engagé à contribuer de l’ordre de 40 millions d’euros au financement de Setrag et à apporter son expertise ferroviaire pour assurer le développement futur du Transgabonais. Dans le cadre de cet accord, l’État gabonais a également pris une participation de 9 % dans la filiale (à compter de janvier 2022) et un avenant au contrat de concession du train Transgabonais a été signé, prolongeant sa durée de 10 ans. La concession, obtenue en novembre 2005 pour une durée de trente ans, permet de sécuriser les liaisons et d’assurer l’expédition de quantités de minerai en forte croissance. En 2016, la Société s’est engagée dans un vaste programme de rénovation de la voie et de progrès opérationnels qui s’étale sur près de 10 ans et dont les premières étapes ont déjà permis de marquer des progrès logistiques significatifs. Comilog, via sa filiale, Port Minéralier d’Owendo, est concessionnaire de son port minéralier, le port d’Owendo, avec une capacité de stockage correspondant à environ un mois de production. Le port peut accueillir des bateaux de 55 000 tonnes et les charger en trois jours.
La production d’alliages de manganèse Eramet est le premier producteur mondial d’alliages affinés. La gamme d’alliages produits par Eramet est très large et inclut les produits standards (ferromanganèse haut carbone, silicomanganèse), mais également les produits dits affinés (ferromanganèse moyen et bas carbone, silicomanganèse bas carbone) à plus haute valeur ajoutée. Depuis 2014, le Complexe métallurgique de Moanda au Gabon (C2M) est venu compléter ce dispositif. Le C2M produit du silicomanganèse par fusion de minerai. En Europe, Eramet est un acteur majeur des alliages de manganèse, grâce à trois usines en Norvège et une en France (Dunkerque). Aux États-Unis, Eramet est aussi le principal producteur d’alliages de manganèse (site de Marietta, Ohio).
La production d’oxyde de manganèse (MnO) Le C2M dispose de quatre fours rotatifs produisant désormais du MnO pour une capacité nominale de 55 kt/an. Ils servaient à alimenter l’électrolyse de manganèse (production de manganèse métal) arrêtée en 2020. En 2021 Eramet a entrepris la commercialisation de MnO pour les marchés agricoles, alimentation animale et batteries. Les premières tonnes produites ont été vendues en fin d’année.
PRODUCTION D’ALLIAGES DE MANGANÈSE ET OXYDE DE MANGANÈSE (en milliers de tonnes)
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Ferromanganèse haut carbone | 67 | 83 | 83 | 54 | 60 |
| Silicomanganèse standard* | 276 | 251 | 229 | 281 | 265 |
| Alliages affinés et manganèse métal | 404 | 363 | 428 | 385 | 391 |
| Oxyde de manganèse (MnO) | 5 | - | - | - | - |
| TOTAL | 752 | 698 | 740 | 720 | 716 |
(1) Meridiam est un fonds d’investissement spécialisé dans la gestion à long terme d’infrastructures publiques durables.
| Sites | Pays | Capacité de production | Type de four | Produits |
|---|---|---|---|---|
| Dunkerque | France | 70 kt | Four électrique | SiMn |
| Sauda | Norvège | 220 kt | Four électrique | HC, MC, LC FeMn |
| Porsgrunn | Norvège | 170 kt | Four électrique | HC, MC, LC FeMn, SiMn |
| Kvinesdal | Norvège | 165 kt | Four électrique | SiMn, LC SiMn |
| Marietta | États-Unis | 120 kt | Four électrique | HC, MC, LC FeMn, SiMn |
| Moanda | Gabon | 65 kt | Four électrique | SiMn |
| 55 kt | Four rotatif | MnO |
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Investissements industriels mines et usines (1) | 211 | 154 | 184 | 85 | 48 |
| Programme de remise à niveau du Transgabonais | 33 | 42 | 50 | 55 | 41 |
(1) Avec la BU Sables Minéralisés intégrée à la BU Manganèse jusque 2017.
En 2021, la BU Manganèse a conduit un programme d’investissements significatifs, en forte augmentation par rapport à 2020. Ils se décomposent principalement en investissements stratégiques de croissance à temps de retour très court, en investissements de sécurité, environnementaux et liés au maintien de l’outil industriel. Les réserves de Comilog au Gabon permettent d’envisager une capacité de production annuelle de minerai de manganèse d’environ 8 Mt à moyen terme. Le total des dépenses d’investissements dédiées à la croissance organique de Comilog, très rentable avec un temps de retour très rapide, s’est élevé à 100 millions d’euros en 2021. Ces investissements s’inscrivent dans un programme modulaire qui doit permettre de porter la capacité de production de Comilog à 7,5 millions de tonnes par an dès 2022. Des investissements ont aussi été réalisés pour le renforcement de la capacité de transport (livraison de wagons, travaux de préparation des zones de stockage et chargement). Comilog a aussi réalisé des projets environnementaux et sociétaux. Eramet a engagé en 2021 un investissement de l’ordre de 17 millions d’euros pour améliorer la qualité des rejets atmosphériques du CIM (projet REACIM). La construction aura lieu en 2022 pour un démarrage en 2023. Les investissements courants de maintien des installations existantes et les études nécessaires pour les développements futurs (contrôle qualité, capacités de convoyage de minerai, laveries modulaires du programme de croissance organique) représentent le reste des investissements. Au sein des usines d’alliages de manganèse, les principaux investissements ont été consacrés au maintien des outils principaux de production. Dans le cadre de son programme pluriannuel de réfection de fours, Eramet Norway a rénové avec succès un four en 2021 pour un montant d’investissement de l’ordre de 16 millions d’euros. L’installation pilote visant la réduction de l’impact carbone et une meilleure utilisation énergétique a démarré en 2021 sur le site de Sauda et montre déjà des résultats prometteurs.
Programme de remise à niveau du Transgabonais Le Programme de remise à niveau (« PRN ») de Setrag vise à restaurer puis augmenter la capacité de transport d’origine de la voie de chemin de fer du Transgabonais. Un plan pluriannuel de remise à niveau de la voie ferrée est mis en œuvre. L’année 2021 a ainsi été marquée par la poursuite des travaux de consolidation de la plateforme ferroviaire (travaux à la charge de l’État gabonais), des travaux de renouvellement de la superstructure de voie (rails, traverses, ballast), de l’installation et mises en service des équipements nécessaires au nouveau système de signalisation ferroviaire (Train Controlling System, TCS). En particulier, la fabrication de nouvelles traverses (425 000 unités produites en 2021) et le renouvellement de la superstructure de voie (173 km renouvelés en 2021) ont atteint leur régime nominal. Un nouvel équipement de pose de traverses est attendu fin mars 2022 pour augmenter le rythme de rénovation et terminer celle-ci fin 2024. Le montant de cette opération, qui s’étale sur près de 10 ans, est d’environ 500 millions d’euros dont 150 millions d’euros à la charge de l’État gabonais. Le solde est porté par Setrag qui bénéficie de plusieurs tranches de financements internationaux par l’intermédiaire de la SFI (Banque Mondiale) et de Proparco (filiale de l’AFD – Agence française de développement), avec la Garantie de Comilog. Au-delà de la poursuite de ce projet, des investissements visant à améliorer la sécurité (en particulier clôture du domaine et construction de passerelles pour piétons au-dessus des voies), l’impact environnemental et la productivité ont été réalisés.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 55
| Exercice 2021 (2) | Exercice 2020 Retraité (2) | |
|---|---|---|
| Activités poursuivies | ||
| Chiffre d’affaires | 1 046 | 802 |
| EBITDA | 113 | 52 |
| Résultat opérationnel courant | 37 | (46) |
| Flux net de trésorerie généré par l’activité | 39 | 53 |
| Capitaux employés à l’ouverture | 636 | 664 |
| Investissements industriels (1) | 35 | 44 |
| Activités en cours de cession | ||
| Chiffre d’affaires | 154 | 103 |
| EBITDA | (27) | (31) |
| Résultat opérationnel courant | (27) | (33) |
(1) Hors droits d’utilisation IFRS 16 (5 millions d’euros en 2021 contre 2 millions d’euros en 2020).
(2) Hors Sandouville qui, en application de la norme IFRS 5 – « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », est présentée comme une activité en cours de cession sur 2021 et 2020.# INDICATEURS OPÉRATIONNELS
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | WEDA BAY NICKEL (INDONÉSIE) | |
|---|---|---|---|
| Production de minerai de nickel commercialisable (en millions de tonnes humides – 100 %) | 9,9 | ||
| Production de ferroalliages de nickel (en milliers de tonnes de nickel contenu – 100 %) | 39,0 | ||
| Ventes de minerai de nickel (en millions de tonnes humides – 100 %) | 6,6 | ||
| Ventes de ferroalliages de nickel (en milliers de tonnes de nickel contenu – off-take Eramet) | 15,7 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | SLN (NOUVELLE-CALÉDONIE) | |
|---|---|---|---|
| Production de minerai de nickel (en millions de tonnes humides) | 5,4 | ||
| Exportations de minerai de nickel (en millions de tonnes humides) | 2,9 | ||
| Production de ferronickel (en milliers de tonnes de nickel contenu) | 39,0 | ||
| Ventes de ferronickel (en milliers de tonnes de nickel contenu) | 39,2 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | SANDOUVILLE (FRANCE MÉTROPOLITAINE) – ACTIVITÉ EN COURS DE CESSION | |
|---|---|---|---|
| Production de nickel haute pureté (en milliers de tonnes de nickel contenu) | 8,9 | ||
| Ventes de nickel haute pureté (en milliers de tonnes de nickel contenu) | 8,9 |
Le chiffre d’affaires de la BU Nickel progresse pour atteindre 1 046 millions d’euros sur 2021, dont 817 millions d’euros pour la SLN (1) et 229 millions d’euros liés à l’activité de négoce du ferroalliage de nickel produit à Weda Bay (contrat d’ off-take). L’EBITDA de la BU a plus que doublé et s’élève à 113 millions d’euros. La contribution de l’activité de Weda Bay au FCF du Groupe est très significative sur 2021, à hauteur de 146 millions d’euros. La reprise des marchés de l’inox et des batteries s’est traduite par une forte augmentation des prix sur la période, compensée en partie par la hausse des coûts du fret qui a notamment pesé sur les exports de minerai de Nouvelle-Calédonie. La SLN n’en a toutefois que partiellement profité en raison de nombreuses perturbations qui ont contraint la production et les ventes de ferronickel, en fort recul sur la période, tandis que la progression des volumes d’export de minerai a été limitée à 3 Mth (2) .
(1) Société SLN, ENI et autres.
(2) Mth : millions de tonnes humides ; kth : milliers de tonnes humides.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 56
2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
Activités
En Indonésie, la mine de Weda Bay a produit 14 Mth en 2021 (vs 3,4 Mth en 2020), dont 10 Mth ont été soit transférées à l’usine de la joint-venture, soit vendues aux usines de production de ferroalliages de nickel situées sur le parc industriel près de la mine, qui connaît un fort développement. Le solde actuellement non commercialisable et non valorisé, dont la majorité sont des latérites, pourra être utilisé pour les besoins futurs. Les ventes externes de minerai, qui se sont élevées à plus de 6 Mth (vs 0,4 Mth en 2020), ont été contraintes au T4 2021, car elles étaient conditionnées par l’obtention d’autorisations administratives (relatives à l’augmentation de la capacité) dont l’instruction, ralentie par les contraintes et fermetures liées à la crise Covid, est toujours en cours. Ces autorisations devraient être finalisées dans les prochaines semaines. L’usine de ferroalliages de nickel, également alimentée par la mine, a continué d’opérer à capacité maximale, atteignant 39 kt-Ni produites sur l’année. L’activité de négoce (contrat d’ off-take) a contribué à hauteur de 229 millions d’euros au chiffre d’affaires du Groupe. L’excellente performance opérationnelle de Weda Bay s’est en conséquence traduite par une contribution significative au FCF du Groupe sur la période, à hauteur de 146 millions d’euros, dont 130 millions d’euros de dividendes reçus. En parallèle, Eramet et BASF ont poursuivi les études de faisabilité de leur projet commun hydro métallurgique de nickel-cobalt à partir de minerai extrait de la mine de Weda Bay. Une décision concernant la poursuite du projet sera prise à l’issue de la première étape d’études qui devrait s’achever courant 2022.
En Nouvelle-Calédonie, les activités ont été perturbées tout au long de l’année (blocages liés à Vale, intempéries, perte d’une tranche de la centrale électrique et forte hausse des cas de Covid-19 sur le territoire à partir de septembre). Malgré ces perturbations et du fait de la montée en puissance des mines, la production minière de la SLN est restée stable en 2021, atteignant 5,4 Mth. La progression des exports de minerai de nickel à faible teneur, a progressé de + 17 % à 3 Mth, avec un rythme annualisé d’environ 4 Mth atteint sur le T4 2021. En revanche, la production de ferronickel est en fort recul (de - 18 % à 39 kt-Ni) du fait d’une mauvaise alimentation des fours, de même que les volumes vendus (- 22 % à 39 kt-Ni). Le cash cost (1) s’est élevé à 7 USD/lb en moyenne sur 2021, reflectant principalement la contraction des volumes produits de ferronickel, mais également l’augmentation du coût de l’énergie et des intrants, ainsi qu’un impact change défavorable. Le free cash flow de la SLN en local est à l’équilibre sur 2021. En février 2022, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie et la SLN se sont engagés sur une nouvelle trajectoire pour la filiale. À ce titre, un premier jalon a été franchi avec le vote, à l’unanimité du gouvernement, de l’autorisation d’export de 2 Mth supplémentaires pour atteindre 6 Mth de minerai de nickel d’export par an. La montée en puissance s’effectuera jusqu’en 2024. Cette trajectoire repose également sur la réduction significative du coût de l’énergie de l’usine de Doniambo. La réflexion sur l’accès à une électricité compétitive ainsi que le projet de centrale électrique pour alimenter Doniambo devront être accélérés en 2022.
À Sandouville, la production de sels de nickel et de métal à haute pureté a atteint 8,9 kt en 2021, en hausse de + 22 % et les volumes de ventes progressent de + 20 % à 8,9 kt. Le chiffre d’affaires s’établit ainsi à 154 M€ sur 2021 (+ 50 % par rapport à 2020) et la perte d’EBITDA se réduit à - 27 M€ (2) .
En 2022, la consommation de nickel primaire devrait rester soutenue avec un secteur des batteries dynamique représentant la moitié de la croissance de la consommation. Le premier trimestre devrait toutefois connaître un ralentissement par rapport au quatrième trimestre 2021 avec une production d’acier inoxydable en recul du fait du Nouvel An chinois et des Jeux olympiques d’hiver à Beijing. Par ailleurs, la production de nickel primaire devrait connaître un fort développement cette année avec une croissance significative du NPI indonésien au détriment du NPI chinois, et une reprise de l’offre traditionnelle qui devrait renouer avec des niveaux pré-Covid.
À Weda Bay en Indonésie, l’objectif de production commercialisable de la mine est d’environ 15 Mth en 2022, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires pour l’augmentation de capacité qui sont en cours de finalisation. La production de ferroalliages de nickel devrait s’élever à près de 40 kt Ni.
En Nouvelle-Calédonie, sous réserve d’un fonctionnement normal des opérations, l’objectif d’exportation de minerai de nickel de la SLN est de plus de 4 Mth en 2022 et la production de ferronickel de l’usine de Doniambo devrait s’établir à plus de 45 kt Ni.
(1) Cf. Glossaire financier au chapitre 9.
(2) Hors Sandouville qui, en application de la norme IFRS 5 – “Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées”, est présentée comme une activité en cours de cession sur 2021 et 2020
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 57
2 ACTIVITÉS
Activité Mines et Métaux
Le nickel possède des propriétés physiques et chimiques qui le rendent indispensable pour la fabrication de nombreux produits. Il est ainsi souvent allié au chrome et à d’autres métaux pour composer des aciers spéciaux : l’acier inoxydable constitue de loin le premier secteur consommateur de nickel (résistance à la corrosion, ductilité, facilité de mise en forme de l’acier). Parmi les autres catégories d’aciers alliés figurent les superalliages pour l’aéronautique dont la haute teneur en nickel (supérieure à 45 %) associée à d’autres métaux comme le cobalt et le chrome leur permet de conserver leurs propriétés mécaniques aux températures de plus en plus élevées de fonctionnement des réacteurs. La galvanoplastie (1) , la catalyse, les pigments constituent d’autres débouchés pour l’utilisation du nickel, toutefois à plus petite échelle. Enfin, le nickel est utilisé dans les batteries rechargeables, en particulier pour les véhicules électriques, qui devraient connaître un véritable essor dans les années à venir. Cet élément leur confère une plus grande densité énergétique et une plus grande capacité de stockage à un coût moindre.
| Application | Pourcentage |
|---|---|
| Acier inoxydable | 69 % |
| Alliages base nickel | 6 % |
| Batteries | 12 % |
| Galvanoplastie | 5 % |
| Aciers alliés et fonderie | 5 % |
| Autres (dont catalyse, pigments) | 2 % |
Source : Eramet, février 2022.
| Application | Pourcentage |
|---|---|
| Ingénierie | 32 % |
| Produits métalliques | 22 % |
| Transport | 15 % |
| Bâtiment & construction | 16 % |
| Électronique | 10 % |
| Autres | 6 % |
Sources : Roskill, 2020.
Sources : Roskill, 2020.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
Le recyclage du nickel
Le nickel est recyclable à l’infini et sa valeur économique élevée rend généralement sa collecte et son recyclage rentables. La structure de l’industrie du recyclage du nickel est établie depuis de nombreuses années. Le nickel est le plus souvent recyclé dans la production d’acier inoxydable et la part de nickel secondaire devrait s’amplifier davantage dans les prochaines années avec le développement de cette filière en Chine.
En 2021, l’industrie de l’acier inoxydable, principal débouché du nickel, a affiché un record de production à hauteur de 57,7 millions de tonnes, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2020 (et de 13 % par rapport à 2019). La Chine et l’Indonésie ont constitué à elles seules plus de 60 % de la croissance, mais la reprise de l’industrie inox s’est fait sentir dans tous les pays. Certaines zones, alors sévèrement touchées par la crise en 2020, ont même vu leur production dépasser les niveaux pré-pandémie, comme l’Europe (+ 13 %) et la Corée (+ 11 %). La Chine a progressé de 7 % sur l’année mais a été freinée dans son élan par la mise en place des restrictions de consommation d’énergie, entraînant l’arrêt temporaire de certaines unités de production en deuxième partie d’année. Ainsi, la production s’est contractée de 8 % au deuxième semestre par rapport au premier semestre 2021, en particulier entre août et septembre (- 16 %). Au global, la consommation de nickel primaire dans l’inox s’est établie à 1,92 million de tonnes (environ + 16 % par rapport à 2020), tandis que la consommation de nickel secondaire a atteint 1,13 million de tonnes, en hausse de 20 %, la moitié de la croissance ayant été générée en Chine.
(1) Cf. Glossaire technique au chapitre 9. DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 58
Parmi les autres applications, le secteur de l’aéronautique a continué d’être impacté par le ralentissement du trafic aérien. La galvanoplastie a rebondi de 10 % grâce à la reprise du marché de l’automobile, pénalisé cependant en cours d’année par la pénurie de puces électroniques. Enfin, le secteur des batteries a vu sa consommation de nickel s’envoler (+ 64 % comparé à 2020) grâce à l’essor de ce marché en Chine, et dans une moindre mesure, en Europe. La Chine représente la moitié des véhicules électriques vendus en 2021 (environ 3,5 millions), et bien que la technologie de batteries LFP (1) se développe rapidement dans le pays, les batteries à fort contenu nickel restent prédominantes. Les applications hors acier inoxydable ont ainsi consommé 856 000 tonnes de nickel primaire (+ 21 % par rapport à 2020). Au total, la consommation mondiale de nickel primaire a rebondi de 17 % en 2021, soit une croissance de plus de 400 000 tonnes d’unités de nickel supplémentaires.
Les produits de nickel
Il existe deux catégories de nickel primaire :
Les producteurs de minerai de nickel
Le nickel est extrait de deux types de minerai :
L’extraction du minerai oxydé représente actuellement plus de 60 % de la production minière mondiale. Après avoir été devancée par les Philippines, suite à l’interdiction d’exportation de minerai de nickel pendant trois années (2014 à 2016), l’Indonésie est redevenue le premier producteur de minerai de nickel depuis 2017. Sa production est stimulée par les nombreux projets de NPI développés dans le pays. Depuis la remise en place du ban en janvier 2020, la totalité du minerai extrait est destiné au territoire domestique. Les Philippines quant à elles sont confrontées à une baisse de la teneur nickel des minerais, et à la fermeture de certains sites pour raisons environnementales.
PRODUCTION DE MINERAIS (EN MILLIERS DE TONNES DE NICKEL)
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Indonésie | 355,0 | 606,0 | 853,0 | 771,0 | 1 036,0 |
| Philippines | 339,4 | 345,0 | 323,3 | 334,0 | 391,8 |
| Russie | 221,0 | 218,0 | 223,2 | 237,3 | 196,5 |
| Nouvelle-Calédonie | 215,4 | 216,2 | 208,2 | 199,7 | 186,3 |
| Australie | 184,3 | 160,0 | 158,8 | 169,3 | 152,6 |
| Canada | 211,2 | 180,0 | 187,1 | 157,9 | 116,5 |
| Chine | 94,5 | 99,0 | 104,7 | 104,1 | 103,9 |
| Brésil | 76,8 | 73,8 | 60,4 | 73,6 | 82,9 |
| Guatemala | 53,7 | 39,2 | 36,3 | 50,3 | 61,6 |
| Cuba | 52,9 | 52,2 | 48,9 | 49,6 | 46,8 |
| Autres | 326,7 | 333,5 | 322,6 | 291,8 | 314,4 |
| MONDE | 2 130,9 | 2 322,9 | 2 526,5 | 2 438,6 | 2 689,3 |
Source : INSG, février 2022.
(1) LFP : Lithium Iron Phosphate – type de batteries ne contenant pas de nickel.
(2) LME : London Metal Exchange.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
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Les exports de minerai de nickel proviennent de quelques pays. La Nouvelle-Calédonie représente environ 13 % des exportations de minerai de nickel alors qu’elle représente seulement 7 % de la production mondiale. Même si elle se place loin derrière les Philippines en termes de volume (ce pays représentant à lui seul les trois quarts des exportations), sa part est amenée à croître dans les prochaines années. Par ailleurs, elle bénéficie d’un minerai à haute teneur et plus faible humidité que ses concurrents. La SLN représente un tiers des exportations de la Nouvelle-Calédonie et près de 5 % des exports mondiaux.
Pays exportateurs de minerai de nickel
| Pourcentage | Volume | |
|---|---|---|
| Turquie | 0,5 % | (0,3) |
| Guatemala | 9,8 % | (6) |
| Philippines | 77,2 % | (50) 65,3 Mwmt |
| Nouvelle Calédonie | 12,6 % | (8) |
Sources : INSG décembre 2021, Dimenc janvier 2022.
Les producteurs de nickel primaire
Pour la première fois depuis 2010, la Chine cède sa place de leader dans la production de nickel primaire à l’Indonésie qui a augmenté de plus de 50 % sa production en un an. Ce changement s’explique d’une part, par le recul de la production de NPI chinoise (- 75 000 tonnes comparé à 2020), et d’autre part, par la poussée fulgurante de la production locale de NPI dont la moitié est générée par Tsingshan, partenaire d’Eramet sur le site de Weda Bay. Environ 900 000 tonnes de NPI ont été produites en 2021 dans le pays et près de 1,15 million de tonnes sont attendues dès 2022. En 2021, la part de NPI dans la production mondiale de nickel primaire s’élève à 50 % (pour un total de 1,33 million) contre 24 % en 2014 lors du démarrage de la production en Indonésie. En Nouvelle-Calédonie, la production a nettement reculé en 2021 suite à diverses perturbations sociales qui ont affecté tous les opérateurs, à des conditions météorologiques difficiles, ainsi que des perturbations liées notamment à l’explosion des cas de Covid-19. Ainsi, le pays a observé une baisse annuelle de plus de 40 % de sa production de nickel primaire.
PRODUCTION DE PRODUITS FINIS (FERRONICKEL, FONTE DE NICKEL, NICKEL MÉTAL, BRIQUETTES, SELS DE NICKEL, AUTRES PRODUITS DE NICKEL PRIMAIRE) (EN MILLIERS DE TONNES DE NICKEL)
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Indonésie | 195,1 | 273,1 | 369,9 | 606,2 | 934,3 |
| Chine | 614,9 | 655,0 | 801,2 | 709,8 | 662,4 |
| Japon | 188,4 | 154,2 | 151,1 | 136,6 | 139,2 |
| Russie | 161,1 | 150,2 | 155,3 | 156,4 | 123,1 |
| Canada | 140,9 | 140,7 | 123,5 | 119,5 | 117,4 |
| Australie | 112,2 | 113,5 | 106,7 | 115,6 | 115,8 |
| Norvège | 86,5 | 90,8 | 92,1 | 91,1 | 91,2 |
| Brésil | 68,5 | 65,2 | 54,3 | 59,6 | 59,9 |
| Nouvelle-Calédonie | 105,1 | 108,5 | 94,5 | 95,8 | 55,9 |
| Finlande | 59,7 | 60,8 | 62,4 | 63,4 | 47,2 |
| Autres | 321,2 | 321,2 | 322,2 | 280,1 | 320,5 |
| MONDE | 2 053,6 | 2 133,2 | 2 333,0 | 2 434,1 | 2 666,9 |
Source : Eramet, février 2022.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 60
Le NPI représente près de 80 % du nickel Classe 2, et notre partenaire Tsingshan (1) est le premier acteur de ce marché, présent en Indonésie et en Chine avec près de 30 % de parts de marché.
39 % NPI (Chine + autres Indonésie)
2 % South32 - Cerro Matoso
3 % Americano Nickel Ltd - GSOL
3 % Posco - SMSP
2 % Anglo American
25 % Tsingshan NPI (Indonésie)
13 % Delong NPI (Indonésie)
10 % FeNi autres
1,705 kt Ni
Le nickel est coté au LME, le London Metal Exchange. Ce marché a pour caractéristique la possibilité, mais non l’obligation, de livrer ou prendre livraison du métal physique correspondant aux contrats arrivés à terme. Depuis fin mars 2015, le nickel est également coté sur la bourse chinoise SHFE (Shanghai Future Exchanges). Des primes ou décotes sont appliquées à cette base selon la qualité des produits, leur degré de transformation, leur localisation et en fonction de l’équilibre du marché physique du moment. Les cours du nickel sont présentés selon le type de contrat « cash seller and settlement ».
Après une année 2020 atone, le marché du nickel a de nouveau été déficitaire en 2021, conséquence de la forte reprise mondiale de l’industrie inox et de l’essor des batteries. Les cours du nickel se sont appréciés de 40 % au premier semestre par rapport au premier semestre 2020, s’établissant en moyenne à 17 466 USD/t (7,92 USD/lb). Même si le développement du NPI indonésien et le ralentissement du secteur inox en Chine ont suscité des craintes sur le marché, la bonne dynamique de l’industrie inox dans les autres pays ainsi que le fort enthousiasme autour des batteries pour véhicules électriques ont soutenu les prix du nickel. Les cours ont ainsi atteint en moyenne 19 466 USD/t (8,83 USD/lb) au deuxième semestre. En moyenne, les cours du nickel ont progressé de 34 % sur l’année 2021 comparé à l’année précédente pour s’établir à 18 489 USD/t (8,39 USD/lb).
| Cours (en USD par livre et USD par tonne) et stocks de nickel (en tonnes de nickel) | # DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 64
Le COW a été amendé en 2018, aligné sur les « prevailing laws and regulations » (lois applicables) sur les questions relatives aux revenus de l’État (royalties, mesures d’incitations fiscales, TVA) ainsi qu’en ce qui concerne les obligations de désinvestissement au profit d’intérêts indonésiens. Le permis d’exploitation du gisement a été obtenu pour une période de 30 ans.
La société PT Weda Bay Nickel opère une concession minière, qui s’étend sur une surface de quarante-sept mille (47 000) hectares, comprenant 15 gisements identifiés et évalués. L’exploitation minière a débuté fin 2019 et se fait à ciel ouvert. Lors de l’exploitation, sur la base du plan minier défini en accord avec les autorités de tutelle, les volumes de tout venant extraits sont séparés en fonction de leur utilisation future. Tout d’abord, la terre végétale qui est stockée séparément à proximité immédiate des fosses, afin d’être réutilisée pour réhabiliter et revégétaliser la mine après exploitation. Ensuite les stériles, sans utilisation industrielle possible, qui sont stockés dans des verses qui sont réhabilitées une fois achevées. Les minerais de nickel de haute ou moyenne teneur (> 1.3 % de nickel contenu) sont utilisés dans les usines pyrométallurgiques en exploitation. Les minerais de nickel basse teneur, les latérites ou saprolites très basses teneurs (< 1.3 % de nickel contenu) sont stockées dans des verses dédiées pour être exploitées ultérieurement dans des projets futurs, hydrométallurgiques en particulier. Le minerai commercial est ensuite transporté par camion de la mine vers les zones de stockage de l’usine métallurgique du partenariat ou celles du parc industriel de PT Indonesia Weda Bay Industrial Park (IWIP). Ces autres usines de production de ferroalliage de nickel de basse teneur, s’approvisionnent également en minerai auprès de PT Weda Bay Nickel. La gestion de la mine de PT Weda Bay Nickel applique les techniques minières d’Eramet, qui sont conçues pour préserver l’environnement et sont reconnues au niveau international : stockage des stériles en verses, contrôle de l’eau, revégétalisation…
L’usine de PT Weda Bay Nickel produit un ferroalliage de nickel de basse teneur (entre 12 % et 15 % de nickel contenu) directement commercialisable. L’usine possède quatre (4) lignes de production de type RKEF (Rotary Kiln Electrical Furnace). Le minerai est d’abord séché en utilisant la chaleur récupérée des fours en aval, avant d’être calciné dans des fours rotatifs en ligne, puis fondu dans quatre fours électriques de type EAF (Electrical Arc Furnace). La capacité annuelle de production de l’usine après ramp up est comprise entre 35 kt et 40 kt de nickel contenu sous forme de ferroalliage de nickel (selon la teneur nickel du minerai). L’usine est située au pied de la concession minière, dans le parc industriel d’IWIP, qui fait partie du Groupe Tsingshan. Le parc industriel, installé en bord de mer, héberge d’autres sociétés ayant aussi des usines métallurgiques (six à fin 2021) un producteur d’électricité (fournissant l’usine) et un port qui permet de bénéficier d’un accès direct pour les navires cargo. Eramet et Newstride (groupe Tsingshan) ont conclu un accord de commercialisation (contrat d’ off-take pour chacun des partenaires prorata de sa participation, concernant la commercialisation de 100 % de la production de l’usine) avec PT Weda Bay Nickel à conditions commerciales de marché, après déduction des frais logistiques et de commercialisation et d’une marge commerciale pour Eramet et Newstride.
| 2020 | 2021 | |
|---|---|---|
| Production de minerai commercialisable - 100 % (en milliers de tonnes humides) | 3409 | 9899 |
| Production de ferroalliages de nickel basse teneur - 100 % (en tonnes de nickel contenu) | 23.5 | 39.0 |
Les mines exploitées par SLN sont des gisements de classe mondiale, compte tenu de la teneur en nickel des minerais et de leurs réserves. SLN a introduit un nouveau business model permettant de valoriser les minerais à faible teneur, ce qui permet de s’adapter à l’évolution de la nature des gisements dont la teneur s’appauvrit. Les gisements de minerais oxydés de garniérites, ou saprolites, et de latérites sont exploités à ciel ouvert. Ils se situent en général entre 500 et 1 000 mètres d’altitude. SLN en tant qu’opérateur historique, dispose d’une grande expérience de l’exploitation minière des gisements de Nouvelle-Calédonie. Les techniques minières d’Eramet sont conçues et reconnues au niveau international pour préserver l’environnement : stockage des stériles en verses, contrôle des écoulements, revégétalisation. Le minerai calédonien était historiquement totalement dédié à l’usine de métallurgie de Doniambo à Nouméa, qui produit un alliage contenant environ 23 % de nickel, le ferronickel (FeNi). La situation difficile de SLN depuis plusieurs années a amené l’entreprise à revoir son modèle d’affaires, qui repose désormais sur deux piliers, la mine et la métallurgie, et à mettre en place un plan de sauvetage reposant sur trois axes :
La contribution fortement positive des exports de minerai en termes de performance démontrée en 2020 a cependant été limitée en 2021. La production, aussi bien sur la mine que sur l’usine, ayant été fortement contrainte, compte tenu de nombreuses perturbations qui ont frappé la Nouvelle-Calédonie en 2021 (sociales, liées aux conditions climatiques particulièrement difficiles au premier semestre mais également à la dégradation de la situation sanitaire sur le territoire au second semestre). Cela souligne à nouveau la nécessité pour SLN non seulement de pouvoir exploiter ses mines et opérer son usine dans des conditions normales, mais également d’être en capacité de mettre pleinement en œuvre l’ensemble des volets identifiés dans le plan de sauvetage qui a prouvé sa pertinence.
SLN dispose de deux unités d’enrichissement sur sa mine de Népoui depuis 1994 et sur sa mine de Tiébaghi depuis 2008. Ces deux unités utilisent des procédés de tri granulométrique, densimétrique et optique qui permettent d’exploiter des portions de gisements de faible teneur ou bien d’anciens verses à stériles.
La production minière est expédiée pour partie vers l’usine de Doniambo et pour partie vers les clients externes hors de Nouvelle-Calédonie. La première étape du transport des minerais vers des aires de stockage de bord de mer s’effectue soit par camions, soit comme à Kouaoua, par un convoyeur de plusieurs kilomètres de long. En bord de mer, le minerai est stocké et homogénéisé avant d’être chargé sur des navires. Les minerais de nickel sont vendus à des clients qui mettent en œuvre un procédé pyrométallurgique au Japon, en Corée, et en Chine.
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Minerai exporté | 2.9 | 2.5 | 1.6 | 1.2 | 0.9 |
| Minerai acheminé à l’usine de Doniambo | 2.1 | 2.9 | 3.0 | 3.0 | 3.2 |
| TOTAL | 5.0 | 5.4 | 4.6 | 4.2 | 4.1 |
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 65
L’usine de Doniambo produit un alliage de fer et de nickel (le ferronickel). Le minerai est homogénéisé, puis séché. Il est ensuite calciné dans cinq fours rotatifs. L’étape suivante est la fusion, réalisée dans trois fours électriques. Le produit résultant est purifié par affinage en poche puis grenaillé pour obtenir le ferronickel commercialisable, le SLN25 (environ 23 % de nickel dans le produit final).
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Production de ferronickel (en tonnes de nickel contenu) | 39.0 | 47.8 | 47.4 | 54.25 | 56.71 |
La totalité de la production de ferronickel est vendue à des producteurs d’aciers inoxydables. Eramet travaille généralement dans le cadre de contrats long ou moyen terme, prévoyant des engagements en volume dans le cadre de prix négociés périodiquement. Ces contrats assurent à SLN une relative régularité des livraisons.
La raffinerie du Havre-Sandouville produit des cathodes de nickel de haute pureté et des sels de nickel par traitement hydrométallurgique d’une matte de nickel. Le procédé utilisé a été développé par le centre de recherche d’Eramet. L’approvisionnement en matte de nickel est réalisé depuis mi-2017 dans le cadre d’un contrat long terme avec un métallurgiste européen. Précédemment, la matière première provenait en totalité de l’usine métallurgique de SLN à Doniambo en Nouvelle-Calédonie.
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Cathodes de nickel | 6730 | 6032 | 4946 | 1913 | 546 |
| Sels de nickel | 2125 | 1323 | 2031 | 1797 | 1385 |
| TOTAL NICKEL | 8855 | 7355 | 6977 | 3710 | 1931 |
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| SLN Mines et Usine – activité poursuivie | 35 | 39 | 30 | 49 | 50 |
| Sandouville – activité en cours de cession | 6 | 5 | 5 | 8 | 30 |
Les principaux investissements de l’année 2021 dans les sites miniers concernent la poursuite des aménagements pour l’accroissement de la capacité minière de SLN. Un ouvrage maritime important a été réalisé sur la mine de Poum pour permettre le chargement de barges de manière à sécuriser les capacités de chargement des minéraliers.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 66
Les sables minéralisés sont des matières premières minérales qui font référence à des minéraux lourds qui se sont concentrés au fil du temps en milieu alluvial (plaine fluviale, côte marine ou lacustre) ou éolien (dunes). Les gisements de sables minéralisés sont ainsi d’anciennes plages, d’anciennes dunes ou encore d’anciens lits de rivière.
Les principaux produits issus de ces sables sont les minerais titanifères – que l’on trouve principalement sous forme d’ilménite (FeTiO 3 ) mais aussi de rutile (TiO 2 ) et dans une moindre mesure le leucoxène (ilménite partiellement altérée en rutile) et le zircon (ZrSiO 4 ).
Les teneurs de ces minerais dans le sable sont souvent de l’ordre de quelques pourcents ; un des procédés d’extraction les plus économiques consiste à utiliser une drague flottante dans un bassin. Ce procédé n’est cependant possible que si les sables comportent peu de particules argileuses, ce qui est le cas à la mine de TiZir au Sénégal (Grande Côte Opérations – GCO). Dans le cas contraire, l’exploitation minière est réalisée, comme pour les minerais titanifères rocheux, de manière conventionnelle (pelles hydrauliques et tombereaux ou bulldozers).
L’ilménite est le principal minerai titanifère en tonnage mais sa teneur en dioxyde de titane (TiO 2 ) est relativement faible. Elle est donc souvent enrichie par transformation en rutile synthétique ou laitier de TiO 2 , comme à l’usine de TiZir Titanium & Iron (TTI) en Norvège, avant d’être utilisée par les producteurs de pigment principalement.
| 2021 | 2020 | |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 349 | 276 |
| EBITDA | 137 | 91 |
| Résultat opérationnel courant | 94 | 44 |
| Flux net de trésorerie généré par l’activité | 129 | 60 |
| Capitaux employés à l’ouverture | 667 | 720 |
| Investissements industriels (1) | 21 | 16 |
(1) Hors droits d’utilisation IFRS 16 (1 million d’euros en 2021 comme en 2020).
| 2021 | 2020 | |
|---|---|---|
| Production de concentré minéraux lourds (kt) | 804 | 762 |
| Production de zircon (kt) | 64 | 59 |
| Ventes de zircon (kt) | 63 | 62 |
| Production de laitier de dioxyde de titane (kt) | 209 | 199 |
| Ventes de laitier de dioxyde de titane (kt) | 220 | 195 |
La BU Sables Minéralisés affiche un chiffre d’affaires en hausse à 349 millions d’euros. L’EBITDA progresse de + 51 % à 137 millions d’euros, reflétant une très bonne performance opérationnelle ainsi qu’un environnement de prix favorable, partiellement compensés par l’augmentation du coût de l’énergie, ainsi qu’un effet devise défavorable.
Activités
Au Sénégal, la production de sables minéralisés a continué à progresser en 2021 pour atteindre un niveau record de 804 kt (+ 6 %), grâce à une bonne performance opérationnelle ainsi qu’à une teneur moyenne plus importante sur la zone d’exploitation pendant l’année. La production de zircon a augmenté de + 8 % à 64 kt, et les volumes de vente ont progressé de + 2 % pour atteindre 63 kt.
En Norvège, la production de laitier de titane s’élève à 209 kt en 2021, en hausse de + 5 %, ce qui représente la meilleure performance annuelle de production de l’usine depuis son démarrage. Les volumes de vente ont progressé de + 13 % à 220 kt, de très fortes expéditions ayant été effectuées en toute fin d’année.
Perspectives
La demande de zircon devrait rester soutenue en 2022, avec néanmoins certaines incertitudes (logistique, prix de l’énergie en Europe, marché de la construction en Chine). Le marché devrait toutefois rester en déficit, ce qui devrait permettre une bonne tenue des prix en 2022.
La demande de produits titanifères devrait continuer à progresser en 2022, en particulier pour les produits à haute teneur tels que le laitier de titane et le rutile. Le marché devrait là aussi rester en déficit en 2022, ce qui devrait permettre de soutenir les prix sur l’année.
En 2022, le volume annuel de production de sables minéralisés devrait être supérieur à 750 kt compte tenu de la baisse attendue de la teneur moyenne de la zone exploitée du gisement.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 67
Principales applications
Si le titane métal est bien connu pour des usages aéronautiques, comme c’est le cas dans l’activité Alliages Haute Performance, il ne représente que 6 % des unités TiO 2 en termes de consommation. L’industrie des pigments représente à elle seule 90 % de la demande en dioxyde de titane. Les producteurs de pigments utilisent massivement dans leurs fabrications une matière première riche en TiO 2 . Le TiO 2 confère au pigment deux propriétés exceptionnelles essentielles : opacité et pouvoir réfléchissant. Il est très largement utilisé dans les peintures, les plastiques, les papiers ou encore les textiles.
Applications des unités TiO 2
%
Source : TZMI août 2021, Eramet novembre 2021
Production de pigments de TiO 2 par acteur
Source : TZMI, décembre 2021.
Les cinq principaux producteurs de pigments à base TiO 2 représentent 53 % de la production mondiale.
Demande et production de produits titanifères
La grande majorité des pigments de TiO 2 sont produits selon deux procédés :
Depuis quelques années les principaux producteurs chinois tentent d’adopter cette technologie qui présente des avantages sur le plan environnemental. La voie chlorure nécessite des matières premières plus riches telles que l’ilménite chlorure, le laitier et le laitier enrichi, le rutile naturel ou synthétique. TiZir produit et vend essentiellement des produits à haute teneur en TiO 2 , utilisés par la voie chlorure.
À date, la demande de matières premières de qualité chlorure représente environ 46 % de la demande mondiale contre 55 % pour les matières premières de qualité sulfate. Cependant, elle devrait croître fortement dans les années à venir pour atteindre 55 % en 2025. Cette tendance est confirmée par la réduction de capacités de production de pigments TiO 2 par voie sulfate en Chine, au Japon et en Europe, ainsi que par le développement de la voie chlorure en Chine.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 68
Production de matières premières titanifères par acteur
Source : TZMI décembre 2021, Eramet, février 2021.
Les sept premiers producteurs de matières premières titanifères hors Chine représentent près de 50 % de la production mondiale d’unités TiO 2 .
Évolution récente et perspectives 2022
La demande mondiale de pigments TiO 2 , principal débouché des produits titanifères, a fortement progressé de 12 % en 2021 pour s’établir à 7,4 millions de tonnes. La demande devrait rester relativement stable en 2022.
Après n’avoir que très légèrement augmenté en 2020 dans un contexte de crise sanitaire, la reprise du secteur des pigments, a tiré la demande de matières premières titanifères à un niveau record de 8,6 millions d’unités de TiO 2 en 2021, soit une croissance de 11 % par rapport à 2020. Les restrictions de consommation énergétique en Chine ont toutefois entraîné des coupes de production chez certains producteurs de pigments.
L’offre de produits titanifères a également progressé mais à un niveau insuffisant pour répondre à la demande. En effet, plusieurs acteurs majeurs en Afrique ont été contraints de ralentir leur production en raison de problèmes opérationnels et/ou sécuritaires, mais également, en Asie, suite aux restrictions gouvernementales en matière d’énergie. Ainsi, l’offre a atteint 8,3 millions d’unités de TiO 2 , soit une hausse de 7 % par rapport à 2020.
En conséquence, un déficit d’offre marqué a entraîné une tension sur le marché, principalement sur les produits destinés à la transformation par voie chlorure tel que le laitier de titane produit par TiZir en Norvège. Le déficit devrait se réduire en 2022 grâce à une augmentation soutenue attendue au niveau de l’offre.
Prix des produits titanifères
Il n’existe pas de place de marché pour les matières premières titanifères. Les prix sont négociés directement entre les producteurs et leurs clients. Dans le cas des contrats, les prix sont négociés généralement à fréquence trimestrielle. Certaines sociétés de consulting comme TZMI ou Ferroalloynet publient des indices de référence sur la base des transactions effectuées en Chine et dans le reste du monde.# 2 ACTIVITÉS
La première application du zircon (environ 50 % de la consommation mondiale) est l’industrie de la céramique où ses propriétés de blancheur notamment sont sans égales, en particulier pour les surfaces ou dans la masse des carreaux et équipements sanitaires. Le zircon est ainsi utilisé sous forme de poudre fine ou micronisée dans les procédés de frittage, glaçage ou émaillage. La seconde propriété du zircon qui en fait un matériau de choix pour l’industrie est son caractère réfractaire (environ 30 % de la consommation). Il est ainsi utilisé dans la production de matériaux réfractaires ou comme moule pour la réalisation de pièces de fonderie de haute précision. Les dérivés chimiques du zircon (environ 20 % de la consommation) regroupent de nombreuses applications différentes, telles que les matériaux abrasifs ou résistants à l’abrasion, la joaillerie (dioxyde de zirconium), le nucléaire (zirconium métal), certains catalyseurs, les prothèses dentaires…
Applications du zircon
| Application | Pourcentage de la consommation |
|---|---|
| Céramique | 50 % |
| Réfractaires & fonderie | 30 % |
| Chimie & métal | 20 % |
Source : Eramet.
Producteurs de zircon
| Producteur | Pourcentage de la production mondiale (2021) |
|---|---|
| Iluka | 21 % |
| Tronox | 21 % |
| Kenmare Resources | 21 % |
| Rio Tinto | 9 % |
| GCO | 7 % |
| Chemours | 2 % |
| Base Resources | 2 % |
| Autres | 28 % |
Sources : TZMI décembre 2021, Eramet février 2022. Les trois premiers producteurs de zircon représentent environ 50 % de la production mondiale en 2021.
La demande de zircon a rebondi de 18 % en 2021 par rapport à 2020 grâce à la reprise de l’économie mondiale, dépassant son niveau pré-crise. Cette hausse provient principalement du secteur de la céramique en Chine et en Europe. La demande devrait rester bien orientée en 2022. En parallèle, l’offre de zircon a progressé mais à un rythme moins élevé, compte tenu des difficultés opérationnelles et logistiques rencontrées par plusieurs producteurs, notamment en Afrique du Sud. Ainsi, l’offre mondiale s’est élevée à 1,1 million de tonnes en 2021, représentant une hausse annuelle de 12 %. En conséquence, le marché est devenu déficitaire, déficit qui devrait perdurer en 2022 malgré une progression attendue au niveau de l’offre de 5 %.
De même que pour les matières premières titanifères, il n’existe pas de place de marché pour le zircon. Les prix sont négociés directement entre les producteurs et leurs clients. Les contrats sont conclus sur une base annuelle (en termes de volumes et conditions générales de ventes), mais les prix peuvent être négociés trimestriellement compte tenu de la volatilité du marché. Certaines sociétés de consulting comme TZMI ou Ferroalloynet publient des indices de référence sur la base des transactions effectuées en Chine et dans le reste du monde. La pénurie de zircon sur le marché a engendré une augmentation des prix de 12 % à hauteur de 1 496 USD/t en moyenne sur l’année 2021 par rapport à 2020.
Offre et demande de zircon (en kt)
| Année | Demande | Offre |
|---|---|---|
| 2020 | 1 020 | 1 020 |
| 2021 | 1 240 | 1 147 |
| 2022 | 1 200 | 1 203 |
Sources : TZMI décembre 2021, Eramet février 2022.
La fonte brute est une source de fer particulièrement pure. Elle permet de réduire le temps et les coûts de fusion grâce à sa capacité de fusion plus élevée. Elle est généralement utilisée comme intrant pour diluer les impuretés de la ferraille recyclée pour la fonderie ou la production d’acier carbone. En fonderie, en particulier, la qualité de la matière première est importante pour garantir de faibles niveaux en éléments traces non désirables et garantir les propriétés des pièces. La fonte brute s’obtient par deux types de procédés : 1) les hauts fourneaux, avant l’étape du convertisseur à oxygène, 2) l’enrichissement de l’ilménite qui génère une fonte bien souvent de meilleure qualité. C’est le cas de la fonte de TTI qui bénéficie d’un approvisionnement stable en ilménite du fait de l’intégration verticale avec GCO. La production d’acier représente le marché principal de la consommation de fonte brute. Cependant la fonte brute de TTI, de par sa haute pureté, convient aux utilisations spécialisées en fonderie et aux moulages ductiles pour créer des produits à haute élasticité et résistance à la traction tels que les turbines éoliennes et les pièces automobiles (bloc-moteur, pièces pour freins et boîtes de vitesses automobile). Elle est ainsi au marché européen de la fonderie.
Les marchés des sables minéralisés sont fortement corrélés au PIB mondial. En effet, l’utilisation de pigments et de céramiques est liée aux dynamiques d’urbanisation et de modernisation des économies : peintures, colorants, plastiques, revêtements, rénovation, constructions neuves, matériels électroniques, voitures (intérieur, extérieur). Par conséquent, après une année de rebond en 2021, les perspectives devraient rester favorables pour la demande de zircon et de produits titanifères en 2022 et dans les années à venir.
La société TiZir a été créée en 2011 par Eramet et la société MDL (1). Depuis le rachat de MDL en août 2018, Eramet détient l’intégralité de TiZir. TiZir, acteur majeur de l’industrie des sables minéralisés, regroupe deux sites :
| Sites | Pays | Produits |
|---|---|---|
| GCO | Sénégal | Sables minéralisés : minerais titanifères (ilménite, rutile, leucoxène) et zircon |
| TTI | Norvège | Laitier de dioxyde de titane (industrie des pigments) |
| Fonte de haute pureté (fonderie) |
TiZir est le quatrième producteur mondial de matières premières titanifères et le quatrième producteur mondial de zircon.
La mine de sables minéralisés de Grande Côte Opérations est située le long de la côte sénégalaise. La concession débute à environ 50 km au nord de Dakar et s’étend vers le nord sur plus de 100 km. Les installations industrielles comprennent :
Le site emploie environ 1 900 personnes (y compris les sous-traitants) dont 98 % sont de nationalité sénégalaise.
L’usine de TTI à Tyssedal en Norvège produit principalement du laitier de dioxyde de titane utilisé comme matière première dans la production de pigments de dioxyde de titane ou de titane métal. L’usine présente une capacité annuelle de 215 kt de laitier de dioxyde de titane. TTI produit aussi de la fonte de haute pureté (high purity pig iron) avec une capacité annuelle de 85 kt. Cette usine bénéficie d’un accès à une technologie de pointe que seules quatre sociétés dans le monde maîtrisent, ainsi que d’une trentaine d’années d’expérience opérationnelle. Le site bénéficie aussi d’un accès privilégié à l’énergie hydroélectrique et d’un quai permettant le chargement et déchargement des navires vraquiers toute l’année. Le site emploie environ 260 personnes.
(1) Mineral Deposits Limited (« MDL »), société australienne.
GCO produit trois qualités d’ilménite à 54, 56 et 58 % de TiO 2 : l’ilménite 54 produite en plus grande quantité est essentiellement destinée à TTI et l’ilménite 58 est vendue pour la production directe de pigments par voie chlorure. De plus, GCO vend en petite quantité sa production d’ilménite 56, de rutile et de leucoxène. Ces minerais titanifères sont essentiellement destinés aux producteurs de flux de soudage. GCO produit aussi deux grades de zircon (premium et standard) ainsi qu’un concentré de zircon à plus faible teneur. Le zircon de GCO est d’excellente qualité et peut être utilisé dans de nombreuses applications, notamment dans la céramique et l’industrie des réfractaires.# 2 ACTIVITÉS
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Sable extrait (Mt) | 50,4 | 49,2 | 49,4 | 47,0 | 45,1 |
| Concentré minéraux lourds (kt) | 804 | 762 | 735 | 774 | 725 |
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Ilménite (kt) | 543 | 521 | 492 | 507 | 492 |
| Zircon (kt) | 63,7 | 59,2 | 58,4 | 64,3 | 61,6 |
| Concentré de zircon (kt) | 27,0 | 25,8 | 22,3 | 29,3 | 20,2 |
| Rutile et leucoxène (kt) | 11,4 | 9,5 | 10,1 | 9,6 | 10,0 |
En Norvège, l’usine de TTI produit du laitier de dioxyde de titane dont l’essentiel est vendu à des producteurs de pigments de dioxyde de titane par voie chlorure, principalement en Europe et aux États-Unis. TTI produit aussi différentes qualités de fonte de haute pureté utilisées en fonderie, notamment pour la production d’éoliennes.
| 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Laitier de dioxyde de titane (kt) | 209 | 199 | 189 | 189 | 181 |
| Fonte haute pureté (kt) | 85 | 81 | 74 | 78 | 74 |
Répartition du chiffre d’affaires de la BU par produit, année 2021
(1) ilménite, rutile, leucoxène
Le Groupe a lancé un programme de croissance organique de la production de sables minéralisés au Sénégal. L’objectif est d’optimiser l’utilisation des capacités disponibles des unités d’enrichissement et de transport conduisant à des accroissements de production par étape entre fin 2022 et 2024. La première étape, qui représente un montant de capex limité d’environ 30 millions d’euros, a pour objectif d’augmenter la capacité de production de sables minéralisés d’environ 10 %.
Par ailleurs, Eramet a sécurisé des permis de recherche sur le bloc rutilifère d’Akonolinga au Cameroun. Ils permettent de réaliser les travaux de terrain et les études de faisabilité. Deux campagnes de sondages ont ainsi été réalisées en 2020 et 2021, une troisième est en cours. De plus, Une étude de cadrage d’un schéma d’exploitation sur une première partie de la concession a été réalisée en 2021. Les conclusions favorables de celle-ci ont conduit au lancement d’une étude d’avant-projet sommaire qui sera réalisée en 2022. Ce projet permettrait de diversifier l’offre produits du Groupe sur le marché du rutile, particulièrement attractif, et s’inscrit pleinement dans la stratégie du Groupe.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 72
| Investissements industriels | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|
| 51 | 12 | 12 | 16 | 21 |
Hors IFRS 16.
Dans le cadre du programme de croissance organique des sables minéralisés au Sénégal, des premiers investissements, peu significatifs ont été réalisés par GCO en 2021. Ceux-ci devraient s’intensifier dans les années à venir.
En 2021, TTI a procédé à des investissements limités à quelques actions d’optimisation de la production et de renouvellement de petits équipements.
Eramet a découvert en 2012 le gisement de Centenario-Ratones, situé à 3 800 mètres d’altitude dans la province de Salta, au Nord-Ouest de l’Argentine. Ce pays fait partie, avec le Chili et la Bolivie, du « Triangle du lithium », qui d’après l’USGS (Institut d’études géologiques des États-Unis) concentrerait plus de la moitié des ressources de lithium au monde. Le Groupe détient depuis avril 2014 les droits miniers de ce salar qui s’étend sur plus de 500 kilomètres carrés. Il contient des ressources drainables très significatives estimées à près de 10 millions de tonnes de carbonate de lithium équivalent (LCE).
Le projet développé par Eramet consiste à extraire les saumures du salar et à les transformer en carbonate de lithium de qualité batterie, avec pour objectif la production de 24 000 tonnes par an LCE. Ce projet repose sur un procédé d’extraction directe performant, qui utilise un solide actif développé par Eramet Ideas, centre de R&D d’Eramet, en association avec l’IFPEN (Institut français du pétrole et des énergies nouvelles).
Le procédé d’extraction directe d’Eramet présente une série d’avantages par rapport au procédé conventionnel qui met en œuvre 100 % d’évaporation naturelle, et qui est utilisé par la grande majorité des producteurs de lithium à partir de saumure :
La compétitivité du procédé développé par Eramet le positionne dans le premier quartile de la courbe de cash cost de l’industrie du lithium (cash cost de l’ordre de 3 500 USD/t LCE EXW (1) ). L’EBITDA estimé (à 100 %), après ramp-up, devrait s’élever à environ 200 M$ par an (2) sur la base du dernier consensus de prix long terme (3) . Le projet possède également de solides performances ESG, notamment compte tenu de la qualité des relations nouées avec les communautés locales pendant la phase de préparation du projet. Le procédé Eramet présente également un bénéfice en termes d’utilisation de ressources hydriques par rapport aux projets adossés à un processus d’extraction conventionnelle. L’ensemble des standards de RSE d’Eramet seront appliqués sur l’activité.
Le centre de formation, reproduction sur site de la future usine industrielle à échelle réduite, a été démarré fin 2019 et a continué à opérer, en conditions réelles, dans des conditions techniques très satisfaisantes. Le projet avait été mis sous cocon en avril 2020 dans un contexte de crise sanitaire.
Dans un contexte de très forte croissance de la demande de lithium, métal critique de la transition énergétique dont Eramet a fait son axe stratégique de développement, le Groupe a décidé en novembre 2021 d’engager la construction de l’usine de production de lithium en Argentine au travers de la signature d’un accord en partenariat avec le groupe sidérurgique chinois Tsingshan. Le Groupe a développé avec un grand succès avec Tsingshan la production de nickel à Weda Bay en Indonésie. Eramet contrôlera le projet, avec une participation de 50,1 %, et assumera la responsabilité de la gestion opérationnelle. De son côté, Tsingshan apportera jusqu’à 375 millions de dollars US au projet au travers du financement de la construction de l’usine, conduisant à une prise de participation de 49,9 % dans le projet. La production sera commercialisée par chacun des deux actionnaires à hauteur de leur quote-part de capital, sur la base d’un contrat d’ off-take (négoce) à conditions commerciales de marché. La construction de l’usine démarrera au premier trimestre 2022, pour une entrée en production début 2024.
Avec ce projet, Eramet deviendra la première entreprise européenne à développer une production de lithium durable à grande échelle, en s’appuyant sur un procédé performant développé par son propre centre de R&D. La taille du gisement permet d’envisager des extensions ultérieures via la construction d’autres usines similaires par les deux partenaires.
(1) EX-Works : coûts à la sortie d’usine, hors taxes et royalties.
(2) Y compris les royalties et coûts de logistiques
(3) Consensus de prix LT CIF de 12 900 $/t LCE
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 73
Le lithium possède des propriétés physico-chimiques particulières qui font de lui un métal utilisé dans diverses applications : stockage de l’énergie, verres et céramiques, coulée continue, alliages aluminium lithium et pharmacie. Le marché d’application le plus dynamique est celui du stockage d’énergie sous la forme de batteries lithium-ion. On retrouve ces batteries dans les véhicules électriques, l’électronique portable, et le stockage de l’électricité haute tension.
Les nombreuses études de ce marché font état de prévisions en très forte croissance pour la demande. Tirée par le marché des batteries, particulièrement pour les véhicules électriques, il est estimé que la demande de lithium à l’horizon 2030 représentera quatre fois celle de 2021 (cf. graphique ci-dessous).
Composition de la demande en lithium 2021
Source : Analyse Eramet.
Les composés de lithium, parmi lesquels le carbonate de lithium est majoritaire, sont produits principalement à partir de :
Les cinq premiers producteurs mondiaux de composés de lithium (Ganfeng, Albemarle, SQM, Tianqi et Livent) ont représenté 57 % de l’offre de lithium en 2021. L’entrée de nouveaux acteurs, nécessaire pour alimenter la demande à venir, devrait diversifier le panorama des producteurs à l’horizon 2025.
Production de composés de lithium par producteur 2021
2020 1854 Mt
Source : Analyse Eramet.
Les prix du carbonate de lithium ont fortement augmenté en 2021 et s’élèvent aujourd’hui à plus de 60 000 $/t (1) . Cette explosion des prix s’explique par une forte accélération en 2021 du développement de la voiture électrique, dont la demande en lithium ne peut pas être suffisamment alimentée par les capacités de production existantes. Ce contexte de sous-capacité de production de lithium devrait perdurer en 2022.
Évolution de la demande en lithium (en milliers de tonnes LCE)
| 2010 | 2021 estimé | 2030 estimé | |
|---|---|---|---|
| 0 | 500 | 1 000 | |
| 1 500 | 2 000 | 2 500 | |
| 2 000 | 520 | 102 |
Source : Eramet Marketing.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
La cellule exploration, créée en juillet 2019, comporte aujourd’hui une quinzaine de collaborateurs et s’appuie sur un budget de près de 10 millions d’euros. Son objectif est d’apporter de nouveaux projets miniers au portefeuille du groupe Eramet afin de pérenniser le niveau de ressources minières et donc l’activité industrielle du groupe Eramet. La cellule vient renforcer, avec le soutien des BU et des filiales, les équipes d’exploration locales dans les pays où le Groupe est implanté, notamment au Gabon et en Indonésie, respectivement pour l’exploration du manganèse et du nickel/cobalt. Ces structures seront pleinement opérationnelles dès 2022. Ces deux dernières années, la cellule exploration a participé au développement du projet Akonolinga au Cameroun en réalisant les campagnes de sondages et l’étude de cadrage basée sur la certification de ressources (cf. section Réserves et ressources de ce chapitre). La filiale camerounaise compte une vingtaine de collaborateurs. La cellule d’exploration participe également au développement de l’activité lithium en Europe (projet d’extraction de lithium à partir des saumures géothermiques) et poursuit son travail de génération de cibles en Amérique du Sud sur ce métal critique pour la Transition énergétique.
Les Résultats d’Exploration proviennent des données et des informations générées par les programmes d’exploration. Les Résultats d’Exploration sont de nature conceptuelle. Le niveau de connaissance n’est pas suffisant pour déclarer des Ressources Minérales. Les Résultats d’Exploration ne sont inclus ni dans les Ressources Minérales ni dans les Réserves de Minerai.
Une Ressource Minérale est la concentration ou l’occurrence de matières économiquement intéressantes dans ou sur la surface de la terre, en quantité et qualité telles que les perspectives d’une éventuelle exploitation économique sont raisonnables. L’emplacement, la quantité, la qualité, la continuité du gisement et les caractéristiques géologiques de ces ressources sont connus, estimés ou interprétés sur la base de preuves et de connaissances géologiques spécifiques. Les Ressources Minérales sont classées par ordre croissant de degré de confiance géologique en Ressources Minérales « Supposées », « Indiquées » et « Mesurées ».
Une Ressource Minérale Drainable est définie par la disponibilité de saumures ayant une certaine teneur en lithium dans enveloppe dont la porosité efficace est connue. Le niveau de classification est basé sur des mailles de sondages qui permettent à la fois d’évaluer la continuité latérale et verticale de la lithologie, les concentrations de la saumure en lithium et des paramètres hydrauliques.
Une Réserve de Minerai est la partie économiquement exploitable des Ressources Minérales « Mesurées » ou « Indiquées » d’un gisement. L’estimation de Réserves de Minerai est établie sur la base d’une étude de préfaisabilité ou de faisabilité (projet minier au sens large) qui intègre des contraintes techniques (dessin de fosse, dilutions et pertes minières fonction des méthodes d’exploitation retenues, rendement des installations), économiques, commerciales, légales, environnementales, sociales et gouvernementales, existantes ou prévisibles au moment de l’estimation. A minima, une étude de préfaisabilité démontre, au moment de la déclaration, que l’exploitation est justifiée. Les Réserves de Minerai sont classées par ordre croissant de degré de confiance en Réserves de Minerai « Probables » et « Prouvées ».
Au Gabon, Comilog S.A. exploite, à ciel ouvert, des gisements tabulaires de manganèse à haute teneur, situés sous faible recouvrement et formés par altération superficielle de roches volcano-sédimentaires.
En Nouvelle-Calédonie, la Société Le Nickel-SLN exploite, à ciel ouvert, des gisements de nickel oxydés, formés par altération superficielle de roches ultrabasiques. À l’heure actuelle, l’exploitation et le traitement sont principalement concentrés sur la partie saprolitique du profil d’altération.
En Indonésie sur l’île d’Halamahera, PT Weda Bay Nickel exploite, à ciel ouvert, des minerais de nickel oxydé dans un contexte d’altération latéritique.
Au Sénégal, Grande Côte Opérations (GCO) exploite un gisement de sables à minéraux lourds. Ce gisement est un placer de dunes côtières à minéraux lourds, contenant des quantités importantes de minéraux titanifères (ilménite, rutile) et de zircons.
En Argentine, Eramine S.A., a mené des travaux d’exploration sur plusieurs salars argentins avant de se concentrer sur les salars de Centenario et Ratones, situés au nord-ouest de Salta dans la région de la Puna. Ces travaux d’exploration ont permis de mettre en évidence des saumures enrichies en lithium.
Au Cameroun, Eramet Cameroun S.A. mène des travaux d’exploration dans des alluvions de rivière du bassin-versant du fleuve Nyong, dans la région d’Akonolinga, à l’Est de Yaoundé. Ces alluvions contiennent des minéraux lourds provenant des roches érodées en amont. Les travaux de prospection se focalisent sur la mise en évidence du potentiel rutilifère des permis de recherche.
Les résultats d’exploitation, les Ressources Minérales et les Réserves de Minerai sont présents sur des titres miniers pour lesquels le Groupe dispose des droits suivants :
possède cinq permis de recherche d’une superficie totale de 2 500 km 2 . Ces permis arrivent à échéance le 28 novembre 2022 et une demande d’autorisation d’exploiter sera déposée en 2022 pour obtenir une concession minière. Les valeurs comptables des Réserves de Minerai sont inscrites au coût historique pour les seuls titres achetés et les concessions accordées ne sont pas valorisées.
Références
La présentation des Résultats d’Exploration ainsi que les Ressources Minérales et des Réserves de Minerai du Groupe, a été établie selon les principes du « JORC Code » (Australian Code for Reporting of Exploration Results, Mineral Resources and Ore Reserves), édition 2012. Les Résultats d’Exploration, les Ressources Minérales et les Réserves de Minerai sont fondés sur une documentation revue et validée par des personnes qui ont une expérience suffisante et pertinente pour le type de gisements considérés. Ces personnes compétentes, certifient que les chiffres présentés sont conformes aux prescriptions du Code. Ils sont soit :
* des professionnels salariés à temps complet du Groupe, de ses filiales ou de ses participations ;
* des personnes compétentes appartenant à des cabinets externes mandatés par le Groupe, ses filiales ou ses participations.
Base des estimations
Les estimations sont basées sur des échantillonnages qui peuvent ne pas être totalement représentatifs des gisements complets. Au fur et à mesure de l’exploration et/ou de l’exploitation de ceux-ci, les estimations peuvent donc évoluer soit positivement, soit négativement, en fonction de l’amélioration de la connaissance des amas.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 76
Les Résultats d’Exploration se réfèrent à une quantité potentielle associée à une teneur. Ces éléments sont exprimés sous forme de fourchette. Les Résultats d’Exploration reflètent la situation au 1er janvier 2022.
Les chiffres des Ressources Minérales et des Réserves de Minerai reportés dans les tableaux :
* sont arrondis pour refléter la relative incertitude des estimations, ce qui peut entraîner des différences de calcul dans les totaux. Ils sont donnés pour l’ensemble du domaine minier. Les résultats peuvent aussi être comparés aux niveaux de production, ce qui donne une indication de la durée de vie résiduelle des exploitations ;
* représentent les Ressources Minérales et les Réserves de Minerai des filiales ou des participations et non la part d’Eramet dans les entités concernées ;
* sont exprimés à l’aide des abréviations suivantes :
* Mts : millions de tonnes sèches,
* Rp : rendements poids,
* Mn : manganèse,
* Mt Mn : millions de tonnes de manganèse,
* Ni : nickel,
* ktNi : milliers de tonnes de nickel,
* HM : minéraux lourds,
* Li : lithium,
* LCE : Lithium Carbonate Equivalent.
Les chiffres de Ressources Minérales et de Réserves de Minerai reflètent la situation au 1er janvier 2022. Lorsque des Réserves de Minerai sont déclarées, elles sont incluses dans les Ressources Minérales.
Le tableau ci-après présente les chiffres des Ressources Minérales des amas minéralisés de Comilog S.A., mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DE MINERAI DE MANGANÈSE DE COMILOG S.A. AU 1ER JANVIER 2022
| Ressources Minérales | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Rp | % Mn | Mt Mn | Mts | % Rp | % Mn | Mt Mn | |
| Mesurées | 125 | 64.1 | 45.2 | 36 | 98 | 64,5 | 44,7 | 28 |
| Indiquées | 236 | 64.0 | 43.2 | 65 | 222 | 64,0 | 44,3 | 63 |
| Supposées | 57 | 62.0 | 43.1 | 15 | 64 | 56,3 | 42,9 | 15 |
| TOTAL | 418 | 63.8 | 43.8 | 117 | 384 | 62,9 | 44,2 | 107 |
Notes :
1. Les tonnages de tout-venant sont donnés en place et exprimés en millions de tonnes sèches (Mts).
2. Les teneurs en manganèse (% Mn) sont équivalentes à des échantillons de minerai lavé et doivent être lues avec les rendements poids associés (% Rp).
3. Pour les gisements Bangombé, Okouma-Bafoula et Massengo, les Ressources Minérales sont définies pour une teneur de coupure en Mn de la fraction rocheuse supérieure ou égale à 30 %. Aucune teneur de coupure n’est appliquée pour le dépôt de la Moulili.
4. Les Ressources Minérales sont validées par la personne compétente ci-après :
* Mme S. Rodrigues, EurGéol et employée permanent de Eramet Marketing Services.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 77
Le tableau ci-après présente les chiffres des Réserves de Minerai de Comilog S.A. mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI DE MANGANÈSE DE COMILOG S.A. AU 1 ER JANVIER 2022
| Réserves de Minerai | 01/01/2022 | 01/01/2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Rp | % Mn | Mt Mn | Mts | % Rp | % Mn | Mt Mn | |
| Prouvées | 90 | 64.9 | 46.0 | 27 | 58 | 66,5 | 45,7 | 18 |
| Probables | 135 | 64.4 | 43.5 | 38 | 139 | 67,4 | 45,2 | 43 |
| TOTAL | 225 | 64.6 | 44.5 | 65 | 198 | 67,1 | 45,4 | 60 |
Notes :
1. Les tonnages de tout-venant sont donnés en place et correspondent au minerai alimentant les unités de production. Ils sont exprimés en millions de tonnes sèches (Mts).
2. Les teneurs en manganèse (%Mn) correspondent aux produits lavés prévus et doivent être lues avec les rendements poids (%Rp) associés.
3. Les Réserves de Minerai sont définies pour une teneur de coupure en Mn de la fraction rocheuse supérieure ou égale à 30 %.
4. Les facteurs miniers ainsi que les facteurs techniques liés au traitement du minerais sont appliqués.
5. Les chiffres de Réserves de Minerai sont définis à partir d’une séquence minière long terme élaborée sur une période de 23 ans à compter du 1er janvier 2022.
6. Les Réserves de Minerai sont validées par la personne compétente ci-après :
* M. R. Oliveira, membre de l’AusIMM et employé permanent de Eramet Marketing Services.
Les Ressources Minérales et Réserves de Minerai de la Société Le Nickel-SLN sont regroupées suivant le type de minerai considéré, c’est à dire les minerais saprolitiques destinés à alimenter l’usine pyrométallurgique de Doniambo, les minerais saprolitiques basse teneur Ni et les minerais latéritiques, ces deux derniers types alimentant un marché extérieur.
Les tableaux ci-après présentent les chiffres des Ressources Minérales de la Société Le Nickel-SLN, mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DE MINERAI SAPROLITIQUE POUR DONIAMBO DE SLN AU 1 ER JANVIER 2022
| Ressources Minérales | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| Mesurées | 57,2 | 2,41 | 1 377 | 57,8 | 2,40 | 1 388 |
| Indiquées | 62,0 | 2,38 | 1 475 | 63,6 | 2,38 | 1 514 |
| Supposées | 103,9 | 2,39 | 2 481 | 106,2 | 2,40 | 2 545 |
| TOTAL | 223,1 | 2,39 | 5 333 | 227,6 | 2,39 | 5 447 |
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DE MINERAI SAPROLITIQUE POUR EXPORT DE SLN AU 1 ER JANVIER 2022
| Ressources Minérales | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| Mesurées | 62,1 | 1,85 | 1 151 | 61,4 | 1,86 | 1 142 |
| Indiquées | 107,6 | 1,84 | 1 978 | 110,1 | 1,83 | 2 011 |
| Supposées | 454,6 | 1,78 | 8 078 | 461,9 | 1,78 | 8 199 |
| TOTAL | 624,4 | 1,79 | 11 207 | 633,4 | 1,79 | 11 352 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 78
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DE MINERAI LATÉRITIQUE POUR EXPORT DE SLN AU 1 ER JANVIER 2022
| Ressources Minérales | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| Mesurées | 19,7 | 1,43 | 282 | 19,8 | 1,43 | 282 |
| Indiquées | 28,6 | 1,46 | 417 | 29,7 | 1,46 | 433 |
| Supposées | 135,0 | 1,42 | 1 922 | 133,4 | 1,42 | 1 898 |
| TOTAL | 183,3 | 1,43 | 2 621 | 182,9 | 1,43 | 2 613 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches (Mts). Ils sont associés à la teneur en Ni et aux tonnes de Ni contenu (ktNi).
2. Conformément au système de description des données de sondages, les tonnages et teneurs donnés pour les Ressources Minérales de minerai saprolitique correspondent uniquement à la phase altérée des saprolites, porteuse de la minéralisation, et non à l’ensemble de la colonne saprolitique.
3. Les chiffres sont établis avec des teneurs de coupure appliquées sur la fraction altérée et évoluent en fonction du type de traitement minéralurgique et des conditions économiques.
4. Les Ressources Minérales sont validées par la personne compétente ci-après :
* M. G. Lorilleux, Fellow de l’AusIMM et employé permanent de la Société Le Nickel-SLN.
Les tableaux ci-après présentent les chiffres des Réserves de Minerai de la Société Le Nickel-SLN, mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI SAPROLITIQUE POUR DONIAMBO DE SLN AU 1 ER JANVIER 2022
| Réserves de Minerai | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| Prouvées | 22,4 | 2,59 | 581 | 21,7 | 2,62 | 567 |
| Probables | 49,4 | 2,45 | 1 209 | 49,4 | 2,45 | 1 210 |
| TOTAL | 71,8 | 2,49 | 1 790 | 71,1 | 2,50 | 1 777 |
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI SAPROLITIQUE POUR EXPORT DE SLN AU 1 ER JANVIER 2022
| Réserves de Minerai | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| Prouvées | 19,3 | 1,8 | 348 | 20,4 | 1,81 | 370 |
| Probables | 57,8 | 1,77 | 1 022 | 57,2 | 1,75 | 1 004 |
| TOTAL | 77,1 | 1,78 | 1 370 | 77,6 | 1,77 | 1 374 |
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI LATÉRITIQUE EXPORT DE SLN AU 1 ER JANVIER 2022
| Réserves de Minerai | 1er janvier 2022 | 1er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| Prouvées | 12,2 | 1,47 | 180 | 12.5 | 1.47 | 184 |
| Probables | 18,4 | 1,49 | 274 | 19.0 | 1,49 | 282 |
| TOTAL | 30,6 | 1,48 | 454 | 31,5 | 1,48 | 466 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches (Mts). Ils sont associés à la teneur en Ni et aux tonnes de Ni contenu (ktNi).
2. Les tonnages et teneurs donnés pour les Réserves de Minerai saprolitique correspondent uniquement à la phase altérée des saprolites, porteuse de la minéralisation, et non à l’ensemble de la colonne saprolitique.
3. Les chiffres sont établis avec des teneurs de coupure appliquées sur la fraction altérée et évoluent en fonction du type de traitement minéralurgique et des conditions économiques.
4. Les facteurs miniers ainsi que les facteurs techniques liés au traitement du minerais sont appliqués.
5.# 2 ACTIVITÉS
Le tableau ci-après présente les chiffres des Ressources Minérales de PT Weda Bay Nickel mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DE MINERAI LATÉRITIQUE ET SAPROLITIQUE DE PT WEDA BAY NICKEL AU 1 ER JANVIER 2022
| Ressources Minérales | 1 er janvier 2022 | 1 er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| LATÉRITES | ||||||
| Mesurées | 41,5 | 1,26 | 522 | 41,8 | 1,27 | 531 |
| Indiquées | 38,2 | 1,24 | 472 | 30,0 | 1,24 | 372 |
| Supposées | 88,8 | 1,23 | 1 095 | 77,3 | 1,23 | 951 |
| Total latérites | 168,5 | 1,24 | 2 089 | 149,1 | 1,24 | 1 854 |
| SAPROLITES | ||||||
| Mesurées | 144,1 | 1,65 | 2 377 | 137,4 | 1,69 | 2 322 |
| Indiquées | 122,0 | 1,52 | 1 855 | 88,6 | 1,55 | 1 374 |
| Supposées | 266,4 | 1,52 | 4 038 | 250,6 | 1,51 | 3 784 |
| Total saprolites | 532,6 | 1,55 | 8 270 | 476,7 | 1,57 | 7 480 |
| GRAND TOTAL | 701,0 | 1,48 | 10 360 | 625,7 | 1,49 | 9 334 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches (Mts). Ils sont associés à la teneur en Ni et aux tonnes de Ni contenu (ktNi).
2. Les Ressources Minérales sont estimées dans une enveloppe modélisée à la teneur de coupure de 1 % Ni, en distinguant les produits latéritiques et saprolitiques.
3. Les tonnages et teneurs donnés pour les saprolites correspondent à l’ensemble de la colonne saprolitique.
4. Les Ressources Minérales sont validées par les personnes compétentes ci-après :
* M. Ade Kadarusman, géologue indépendant, membre de l’AusIMM, ainsi que de l’ Indonesian Association of Geologists (IAGI), Indonesian Society of Economic Geologists (MGEI), et l’ Indonesian Competent Person (CPI) ;
* M.J. Michaud, EurGéol et employé permanent de Eramet Marketing Services.
Le tableau ci-après présente les chiffres des Réserves de Minerai de PT Weda Bay Nickel mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI SAPROLITIQUE ET LATÉRITIQUE DE PT WEDA BAY NICKEL AU 1 ER JANVIER 2022
| Réserves de Minerai | 1 er janvier 2022 | 1 er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mts | % Ni | ktNi | Mts | % Ni | ktNi | |
| MINERAI À DESTINATION DES USINES HYDROMÉTALLURGIQUES | ||||||
| Prouvées | 31,2 | 1,33 | 415 | - | - | - |
| Probables | 22,5 | 1,31 | 295 | - | - | - |
| Total | 53,7 | 1,32 | 709 | - | - | - |
| MINERAI À DESTINATION DES USINES PYROMÉTALLURGIQUES | ||||||
| Prouvées | 97,6 | 1,74 | 1702 | 30,7 | 1,84 | 566 |
| Probables | 66,1 | 1,67 | 1102 | 63.9 | 1,75 | 1125 |
| Total | 163,7 | 1,71 | 2804 | 94.7 | 1,78 | 1691 |
| GRAND TOTAL | 217 | 1,62 | 3513 | 94,7 | 1,78 | 1691 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches (Mts). Ils sont associés à la teneur en Ni et aux tonnes de nickel contenu (ktNi).
2. Les Réserves de Minerai sont présentées en fonction du procédé de valorisation des minerais à savoir un traitement hydrométallurgique ou pyrométallurgique.
3. Les Réserves de Minerai sont définies pour une teneur de coupure sur le nickel comprise entre 1,1 et 1,3 % pour les minerais à destination des usines pyrométallurgiques et 1 % Ni pour les minerais à destination des usines hydrométallurgiques.
4. Les chiffres de Réserves de Minerai sont définis à partir d’une séquence minière long terme élaborée sur une période de 25 ans à compter du 1er janvier 2022.
5. Les Réserves de Minerai sont validées par la personne compétente ci-après :
* M. R. Oliveira, membre de l’AusIMM et employé permanent de Eramet Marketing Services.
Le tableau ci-après présente les chiffres des Ressources Minérales de Grande Côte Opérations mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DE GRANDE CÔTE OPÉRATIONS AU 1 ER JANVIER 2022
| Ressources Minérales | 1 er janvier 2022 | 1 er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sables Mts | HM Mts | % HM | Sables Mts | HM Mts | % HM | |
| Mesurées | 2 240 | 26,7 | 1,19 | 1 861 | 22,4 | 1,20 |
| Indiquées | 1 207 | 10,8 | 0,89 | 816 | 9,0 | 1,11 |
| Supposées | 95 | 0,9 | 0,98 | 66 | 0,7 | 1,08 |
| TOTAL | 3 542 | 38,4 | 1,08 | 2 743 | 32,1 | 1,17 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches de sables minéralisés (Sables Mts) et ils sont associés à la teneur moyenne en minéraux lourds in situ des sables (% HM) et au tonnage sec de minéraux lourds (HM Mts).
2. Les Ressources Minérales sont la somme des accumulations de sables situés sous la surface topographique du sol jusqu’à 6 mètres sous le niveau de la nappe phréatique superficielle naturelle, présentant une teneur supérieure à la teneur de coupure de 0,70 % HM ainsi que des tonnages inclus dans le chemin la drague du plan minier long terme de GCO (sans teneur de coupure).
3. Les Ressources Minérales n’incluent pas les tonnages situés dans des zones d’exclusion non exploitables (emprise de villages importants, tailings et matériaux sous les tailings).
4. Les Ressources Minérales sont validées par la personne compétente ci-après :
* M. J. Michaud, EurGéol et employé permanent de Eramet Marketing Services.
Le tableau ci-après présente les chiffres des Réserves de Minerai de Grande Côte Opérations mis à jour au 1er janvier 2022.
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI DE GRANDE CÔTE OPÉRATIONS AU 1 ER JANVIER 2022
| Réserves de Minerai | 1 er janvier 2022 | 1 er janvier 2021 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sables Mts | HM Mts | % HM | Sables Mts | HM Mts | % HM | |
| Prouvées | 1 123 | 16,8 | 1,50 | 982 | 14,8 | 1,50 |
| Probables | 144 | 2,1 | 1,46 | 287 | 3,6 | 1,27 |
| TOTAL | 1 267 | 18,9 | 1,49 | 1 269 | 18,4 | 1,45 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches de sables minéralisés (Sables Mts) et ils sont associés à la teneur moyenne en minéraux lourds in situ des sables (%HM) et au tonnage sec de minéraux lourds (HM Mts).
2. Les Réserves de Minerai correspondent à la somme des tonnages de sables minéralisés exploités par la drague (mine path) et par une méthode minière conventionnelle (dry mining) dans les zones superficielles riches adjacentes au chemin de la drague.
3. À l’intérieur du chemin de la drague et des fosses de drymining, aucune teneur de coupure n’est appliquée ; tout le sable y étant valorisé.
4. Les Réserves de Minerai prennent en compte les pertes de sables et de minéraux lourds au niveau de la drague et de l’entrée de la WCP. Les taux de récupération des minéraux lourds dans les usines de traitement (WCP et MSP) ne sont pas appliqués dans le calcul des Réserves de Minerai.
5. Les chiffres de Réserves de Minerai sont définis à partir d’une séquence minière long terme élaborée sur une période de 22 ans à compter du 1er janvier 2022.
6. Les Réserves de Minerai sont validées par la personne compétente ci-après :
* M. C. Nouel, membre de l’AusIMM et employé permanent d’Eramet Marketing Services.
Le tableau ci-après regroupe les chiffres des Ressources Minérales Drainables de Eramine S.A. mis à jour au 1er janvier 2022. Les Ressources Minérales Drainables sont définies sur les salars de Centenario et de Ratones.
ÉVOLUTION DES RESSOURCES MINÉRALES DRAINABLES D’ERAMINE S.A. AU 1 ER JANVIER 2022
| Ressources Drainables | 1 er janvier 2022 | 1 er janvier 2021 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Volume de saumures (en millions de m 3 ) | Densité moyenne | Teneur Li (en mg/l) | LCE (en kilotonnes) | Volume de saumures (en millions de m 3) | Densité moyenne | Teneur Li (en mg/l) | LCE (en kilotonnes) | |
| Mesurées | 929 | 1,19 | 409 | 2 023 | 929 | 1,19 | 409 | 2 023 |
| Indiquées | 1 594 | 1,18 | 380 | 3 226 | 1 594 | 1,18 | 380 | 3 226 |
| Supposées | 2 826 | 1,15 | 312 | 4 689 | 2 826 | 1,15 | 312 | 4 689 |
| TOTAL | 5 349 | 1,17 | 350 | 9 938 | 5 349 | 1,17 | 350 | 9 938 |
Notes :
1. Les chiffres sont présentés en millions de mètres cubes de saumures. Ils sont associés à la teneur en lithium des saumures exprimée en mg/l et à la densité moyenne des saumures.
2. La date de référence de l’estimation des Ressources Minérales est le 16 août 2019.
3. Les calculs des Ressources Minérales Drainables utilisent : 1) les valeurs de porosité drainable pour les unités hydrogéologiques de l’aquifère. 2) une teneur de coupure en lithium de 200 mg/l et 3) uniquement les propriétés contrôlées par Eramine S.A. en décembre 2019.
4. Le calcul de l’équivalent en LCE (Lithium Carbonate Equivalent) ne suppose aucune perte liée au procédé. Le tonnage équivalent en LCE (Lithium Carbonate Equivalent) est calculé par la masse de lithium multipliée par un facteur issu de la masse atomique de chaque élément du carbonate de lithium, soit 5,322785.
5. La personne compétente responsable de l’estimation des ressources est M. Mike Rosko, PGeo, membre de la Society for Mining, Metallurgy, and Exploration et employé permanent de Montgomery & Associates.
Le tableau ci-après présente les Réserves de Minerai de Eramine S.A. mis à jour au 1er janvier 2022. Les Réserves de Minerai sont définies uniquement sur le salar de Ratones.
ÉVOLUTION DES RÉSERVES DE MINERAI D’ERAMINE S.A.# AU 1 ER JANVIER 2022 Réserves de Minerai
| Années | Volume de saumures pompées (en millions de m 3 ) | Teneur moyenne Li (en mg/l) | Li Métal (en tonnes) | LCE (en tonnes) |
|---|---|---|---|---|
| 1 er janvier 2022 | ||||
| Prouvées 1-3 | 30 | 460 | 12 180 | 65 000 |
| Probables 1-3 | 7 | 460 | 2 610 | 14 000 |
| Probables 4-40 | 511 | 436 | 194 010 | 1 033 000 |
| TOTAL 1-40 | 548 | 438 | 208 800 | 1 112 000 |
| 1 er janvier 2021 | ||||
| Prouvées 1-3 | 30 | 460 | 12 180 | 65 000 |
| Probables 1-3 | 7 | 460 | 2 610 | 14 000 |
| Probables 4-40 | 511 | 436 | 194 010 | 1 033 000 |
| TOTAL 1-40 | 548 | 438 | 208 800 | 1 112 000 |
Notes :
1. Les chiffres sont présentés en millions de mètres cubes de saumures. Ils sont associés à la teneur en lithium des saumures exprimée en mg/l et à la densité moyenne des saumures.
2. Les années mentionnées correspondent à des périodes de la séquence de pompage. Le scénario retenu couvre une période de 40 ans et garantit une production annuelle de 24 kt LCE.
3. Un facteur de récupération du procédé d’extraction du lithium (87 %) a été appliqué sur les Réserves de Minerai. Cette performance a été confirmée par des essais semi-industriels menés depuis le début de l’année 2020 sur le site.
4. Les teneurs moyennes en lithium sont calculées en fonction de la masse provenant de toutes les catégories de ressources, y compris la faible contribution des Ressources Minérales Supposées.
5. La part du volume de saumures issues des Ressources Minérales Supposées n’est pas prise en compte dans le volume global de saumures.
6. Le tonnage de lithium métal ne comprend que les masses issues des Ressources Minérales Mesurées et Indiquées.
7. Le tonnage de lithium métal est converti en LCE (Lithium Carbonate Equivalent) par le facteur 5.32.
8. La date d’entrée en vigueur de l’estimation est le 9 février 2021.
9. La personne compétente responsable de cette estimation de Réserves de Minerai est M. Frits Reidel, Certified Professional Geologist (#11454) auprès de l’ American Institute of Professional Geologists et employé de la société Atacama Water.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 83
Les Résultats d’Exploration de Eramet Cameroun S.A. au 1 er janvier 2022 correspondent aux tonnages potentiels d’alluvions exprimés en millions de tonnes sèches (Mts) et leur teneur moyenne en rutile sur la roche totale. Les Résultats d’Exploration sont calculés sur la base de la superficie totale des rivières prospectées, de l’épaisseur et de la teneur moyennes des alluvions traversés par les sondages. Sur les prospects reconnus au 1 er janvier 2022, soit une superficie totale de 24 km 2 , les Résultats d’Exploration sont évalués à environ 70 millions de tonnes sèches d’alluvions avec une teneur en rutile comprise entre 0,4 et 0,9 % sur la roche totale, soit un potentiel de 300 à 600 kt de rutile.
Le tableau ci-après regroupe les chiffres des Ressources Minérales de Eramet Cameroun S.A. au 1 er janvier 2022.
Ressources Minérales de Eramet Cameroun S.A. au 1 er janvier 2022
| Ressources Minérales | Alluvions Mts | Rutile kt | % Rutile |
|---|---|---|---|
| 1 er janvier 2022 | |||
| Mesurées | 0 | 0 | 0 |
| Indiquées | 0 | 0 | 0 |
| Supposées | 48 | 454 | 0,94 |
| TOTAL | 48 | 454 | 0,94 |
Notes :
1. Les chiffres sont reportés en millions de tonnes sèches d’alluvions (Alluvions Mts). Ils sont associés à leur teneur moyenne en rutile (% Rutile) in situ et au tonnage correspondant de rutile.
2. La teneur en rutile est la teneur sur roche totale des alluvions.
3. Aucune teneur de coupure n’est appliquée sur les Ressources Minérales.
4. Les Ressources Minérales sont validées par la personne compétente ci-après :
* M.J. Michaud, EurGéol et employé permanent de Eramet Marketing Services.
| Exercice 2020 retraité (2) | 2021 (2) | |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 658 | 677 |
| EBITDA | (124) | (33) |
| Résultat opérationnel courant | (155) | (45) |
| Flux net de trésorerie généré par l’activité | (123) | (84) |
| Capitaux employés à l’ouverture | 481 | 182 |
| Investissements industriels (1) | 38 | 46 |
(1) Hors droits d’utilisation IFRS 16 (2 millions d’euro en 2021 contre 4 millions d’euros en 2020).
(2) Hors Aubert & Duval et Erasteel qui, en application de la norme IFRS 5 – «Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées», sont présentées comme des activités en cours de cession sur 2021 et 2020.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 84
2 ACTIVITÉS
Activités
Le chiffre d’affaires d’Aubert & Duval (1) s’est établi à 493 millions d’euros (2) en 2021, en recul de - 6 %, avec une baisse de - 22 % pour le secteur aéronautique qui affiche 287 millions d’euros. En particulier, l’incendie de l’atelier de traitement de surface de l’usine de Pamiers en septembre, a fortement perturbé la production, et les ventes (à hauteur de - 35 millions d’euros). Des solutions de sous-traitance ont été mises en œuvre jusqu’à la reconstruction d’un nouvel atelier. En revanche, le chiffre d’affaires dans les secteurs Énergie & Défense a fortement progressé (+ 43 %) à 146 millions d’euros sur 2021, traduisant principalement la poursuite de la montée en cadence des volumes de livraisons des pièces pour turbines terrestres. Le plan d’adaptation de l’organisation et de l’emploi (3) a été clôturé fin septembre pour un coût global estimé de 27 millions d’euros et les départs s’échelonneront principalement en 2022. Ce plan a donné lieu à la constitution d’une provision de 23 millions d’euros à fin décembre. La perte d’EBITDA a été réduite de moitié à - 44 millions d’euros (2) , reflétant la réduction des coûts et l’amélioration de la productivité. L’impact de l’incendie de l’usine de Pamiers sur le free cash flow d’Aubert & Duval a été limité à 28 millions d’euros en 2021. Au total la consommation de cash de la filiale s’est élevée à 124 millions d’euros (2) sur l’année. Le chiffre d’affaires d’Erasteel a progressé de + 35 % par rapport à 2020 et s’élève à 184 M€ (2) sur 2021, avec notamment des gains de parts de marché en Asie et aux USA pour les produits issus de la métallurgie des poudres. La croissance des volumes vendus s’accompagne également de l’effet positif de la refacturation aux clients de la hausse des prix des matières premières. L’activité de recyclage poursuit sa montée en puissance (+ 71 % à 20 M€). L’EBITDA s’est établi à 13 M€ (2) , en progression de près de 50 M€ traduisant la très bonne dynamique des ventes ainsi qu’une amélioration de la productivité.
Perspectives
Le trafic passager ne devrait revenir aux niveaux de 2019 qu’en 2023, avec une reprise des vols domestiques plus rapide que celle des vols long-courriers. Après avoir fortement ralenti pendant la crise sanitaire, le trafic passagers a démontré sa résilience et devrait renouer avec une croissance annuelle de près de 4 %. Étroitement liés au trafic international, les longs courriers ne devraient pas retrouver leur niveau pré-crise avant 2027. En 2022, les prises de commandes devraient continuer à bénéficier d’une demande robuste des différents segments de l’industrie, en dépit des difficultés persistantes du secteur automobile. La pénurie de composants électroniques devrait persister jusqu’au 2 ème trimestre 2022.
Les investigations relatives à la revue des processus qualité se sont poursuivies au cours de l’année 2021, toujours en étroite collaboration avec les clients. L’analyse issue de cette revue a conduit à une transformation profonde du management de la qualité au sein d’Aubert & Duval contribuant ainsi au plan d’amélioration de sa performance.
L’activité Alliages Haute Performance développe ses activités métallurgiques en amont d’industries stratégiques, notamment l’aéronautique, l’automobile, l’énergie et la défense. Elle apporte également des solutions métallurgiques aux applications les plus exigeantes (applications aéronautiques, outils de coupe, compétition automobile, médical, outillages…). Les produits commercialisés par l’activité Alliages Haute Performance sont fabriqués à partir d’acier et d’alliages à haute technicité, représentant moins de 5 % de la demande mondiale totale en métaux.
La plupart des secteurs consommateurs d’aciers et d’alliages hautes performances ont continué à être impacté par la crise sanitaire en 2021, malgré des signes de reprise dans certains domaines.
Si le transport aérien a repris une trajectoire ascendante en 2021, le trafic mondial est encore loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant-crise. La demande (mesurée en kilomètres-passagers payants, ou RPK) représentant 40 % des niveaux de 2019 avec un nombre total de passagers de 2,3 milliards en 2021. La situation reste néanmoins très contrastée : les marchés intérieurs dans leur ensemble devraient atteindre en 2021 73 % de la demande de 2019, et 93 % en 2022. En revanche, les voyages internationaux restent fortement impactés avec une demande qui représente seulement 22 % de celle de 2019 en 2021, et 44 % en 2022, selon l’IATA.
(1) Société Aubert & Duval et autres, hors EHA.
(2) Hors Aubert & Duval, Sandouville, et Erasteel, qui, en application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », sont présentées comme des activités en cours de cession sur 2021 et 2020.
(3) Ce plan comprend également la prolongation du dispositif d’activité partielle de longue durée (« APLD ») jusqu’à fin 2022.# 2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 85
En conséquence, le marché des avions monocouloirs – A220, A320 et B737 – est le premier à se redresser, tiré par la reprise du trafic sur les grands marchés régionaux, et les commandes ainsi que les livraisons de monocouloirs d’Airbus et Boeing sont reparties à la hausse en 2021. En revanche, la pandémie a accéléré le déclin des quadriréacteurs – A380 et Boeing 747 –, et elle a également engendré le recul des commandes d’avions long-courriers. Aucune amélioration n’est encore en vue sur ce marché.
Évolution des commandes nettes et des livraisons d’avions
| 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mono-couloirs | 319 | 341 | 377 | 411 | 401 | 394 | 380 | 426 | 196 | 155 |
| Long courriers | 870 | 933 | 975 | 986 | 1 035 | 1 087 | 1 226 | 817 | 527 | 794 |
| Total Livraisons | 2 191 | |||||||||
| Total Commandes nettes | 2 646 | 3 028 | ||||||||
| 1 895 | 1 421 | |||||||||
| 2 091 | 1 640 | |||||||||
| 822 | 822 | |||||||||
| - 203 | - 203 | |||||||||
| 986 | 986 | |||||||||
| + 32 % | + 32 % |
Source : Airbus, Boeing.
Les cadences de production des monocouloirs, alignées sur les perspectives de croissance du trafic domestique, devraient retrouver leur niveau pré-Covid dès 2023, et atteindre un niveau historique en 2024.
La reprise des ventes de l’industrie automobile n’a pas atteint le niveau attendu en 2021, impactée par la pénurie de semi-conducteurs au niveau mondial. Les principaux pays ont révisé à la baisse leurs estimations par rapport aux prévisions précédentes. La Chine, les États-Unis et le Japon, ont ainsi vu leurs ventes progresser de 0,7 %, 3,3 % et 0,9 %, respectivement, en légère amélioration par rapport à l’année précédente.
Ventes annuelles mondiales des véhicules légers (estimations Eramet)
| 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Ventes annuelles de véhicules légers (en millions d'unités) | 79,7 | 83,5 | 86,6 | 88,3 | 92,2 | 94,3 | 93,7 | 89,6 | 78,0 | 79,1 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 86
Les besoins en aciers spéciaux et alliages hautes performances des marchés de la défense, de l’énergie et du nucléaire se sont maintenus grâce aux programmes d’investissement publics déployés sur ces secteurs. En particulier, dans le domaine des alliages à haute performance, le secteur de l’énergie a bien résisté aux conséquences de la pandémie.
La production mondiale d’aciers et d’alliages a enregistré une croissance d’environ 3,8 % en 2021 portée par la reprise de la demande en acier inoxydable. La production d’aciers et alliages haute performance reste impactée par la crise Covid, avec une reprise lente de la demande des secteurs principaux consommateurs, en particulier pour les alliages base nickel et base titane.
Production mondiale des principales familles d’aciers et d’alliages en volume annuel moyen (estimations Eramet)
L’activité Alliages Haute Performance fait face à un environnement concurrentiel spécifique, selon les marchés, la typologie des produits et les alliages vendus. Les principaux concurrents de l’activité Alliages Haute Performance d’Eramet sont situés en Amérique, Europe ainsi qu’en Asie, et sont les suivants :
La majorité des ventes de l’activité Alliages Haute Performance est réalisée dans le cadre de contrats commerciaux uniques à chaque client, incluant le prix de vente. En conséquence, aucun prix standard ne peut être communiqué publiquement.
La crise sanitaire a très fortement impacté les marchés aéronautique et automobile, avec un retour aux niveaux d’activité de 2019 qui n’est estimé qu’à horizon 2023 pour les livraisons d’avions. Les marchés de l’énergie et de la défense ont été moins affectés et ont repris leur croissance en 2021.
Le trafic passagers ne devrait revenir aux niveaux de 2019 qu’en 2023, même si la reprise des voyages domestiques devrait être plus rapide que celle des voyages long-courriers. Après avoir fortement ralenti pendant la crise sanitaire, le trafic passagers a démontré sa résilience et devrait renouer avec une croissance annuelle de près de 4 % par an à compter de 2023.
Scénarios sur l’évolution du trafic
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Scénario haut | ||||||||
| Scénario principal | ||||||||
| Scénario bas | ||||||||
| Scenario Pre-Covid |
Source : IATA, Airbus, Boeing, Eramet.
Du côté des avionneurs, les cadences de production ont été revues à la hausse sur les monocouloirs, en ligne avec la projection d’un retour à la normale des vols domestiques en 2022-2023. Le retour au niveau pré-crise sanitaire (2019) des cadences de production de la famille A320 et 737 MAX devrait avoir lieu en 2023 et atteindre un niveau historique en 2024.
Projection des cadences de production mensuelle, nombre d’avions – 2019-2026
| 2019 | 2021 | 2023 | 2025 | |
|---|---|---|---|---|
| Mono couloirs | 105 | 147 | 61 | 117 |
| Long courriers | 34 | 24 | 40 | 18 |
| Scénario pré-Covid | 20 | 37 |
Source : avionneurs, estimations internes.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 88
Étroitement liés au trafic international, les longs-courriers devraient connaître une crise plus profonde, sans retour au niveau pré-crise avant 2027. Cependant, les principaux avionneurs estiment toujours que les compagnies aériennes auront besoin de près de 40 000 avions neufs au cours des vingt prochaines années. Alors que la croissance du trafic aérien pourrait être moins forte que prévue, les commandes pour le renouvellement des flottes, liées notamment aux contraintes environnementales, devraient compenser celles pour leur développement.
Malgré un retour à la normale en Chine, la reprise du marché de l’automobile reste incertaine. À la suite de multiples ruptures des chaînes de production liées au défaut d’approvisionnement en composants électroniques, les prévisions de production mondiale de véhicules légers ont été revues à la baisse à 74,8 millions d’unités en 2021. La pénurie devrait persister jusqu’au deuxième trimestre 2022, décalant à 2023 la résorption du carnet de commandes.
Projection de la production de véhicules légers 2020-2028
| 2020 | 2021e | 2022e | 2023e | 2024e | 2025e | 2026e | 2027e | 2028e | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Asie | |||||||||
| Europe | |||||||||
| Amérique du Nord | |||||||||
| Reste du monde | |||||||||
| 74,6 | 74,8 | 82,7 | 91,9 | 98,1 | 99,5 | 99 | 100,3 | 101,5 |
Le secteur de la Défense devrait poursuivre sa croissance grâce aux investissements de la part des principaux États acteurs. C’est le cas de la France, qui a maintenu la Loi de programmation militaire 2019-2025, avec notamment la livraison de 50 % de nouveaux blindés, de nouveaux sous-marins Barracuda et d’avions de combat Rafale. Par ailleurs, les calendriers de développement des futurs programmes collaboratifs européens sont maintenus : SCAF (système de combat aérien du futur), Char du futur (MGCS – Main Ground Combat System). Le marché de l’énergie a été un des secteurs les moins touchés par la crise sanitaire. Les politiques gouvernementales devraient jouer un rôle essentiel dans les années à venir car, dans ce secteur, les investissements sont stimulés par le cadre réglementaire ou par des contrats publics d’achat d’électricité. L’approvisionnement énergétique devra être considérablement accru dans les années à venir, en particulier en électricité produite de manière propre.
L’activité Alliages Haute Performance déploie ses activités au sein de deux filiales principales : Aubert & Duval et Erasteel, toutes deux expertes reconnues dans la conception, l’élaboration, la transformation et la fabrication de solutions métallurgiques de pointe, en amont d’industries stratégiques. Ce positionnement repose sur :
Aubert & Duval
Aubert & Duval se positionne comme un métallurgiste spécialiste des matériaux métalliques les plus exigeants – aciers à hautes performances, superalliages, titane et aluminium – destinés à des applications industrielles de pointe, notamment dans les secteurs de l’aéronautique et du spatial, de l’énergie et de la défense.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 90
Produits longs sous forme de barres forgées ou laminées et fils en aciers à haute performance, alliages base nickel ou titane destinés aux applications les plus exigeantes.
Produits forgés pour les applications critiques de la défense et de l’énergie nucléaire, à partir d’aciers spéciaux, d’alliages base nickel ou de titane.
Pièces matricées pour les applications aéronautiques, spatiales et énergie, en aciers haute performance, alliages base nickel, titane ou aluminium.
Poudres métalliques PEARL ® Micro (superalliages, aciers spéciaux) destinées à la fabrication additive.
Erasteel
Erasteel est l’un des acteurs majeurs des aciers rapides, leader dans le haut de la gamme de ces aciers, notamment avec son offre d’aciers rapides élaborés par métallurgie des poudres (ASP ® ), utilisés pour des outils de coupe, de travail à froid et pour les composants mécaniques à hautes performances destinés aux marchés de l’automobile, de l’électronique et de l’aéronautique.
Erasteel développe également depuis 2016 une activité de recyclage de catalyseurs pétroliers pour y récupérer les éléments métalliques à forte valeur ajoutée qu’ils contiennent : molybdène, vanadium, nickel, cobalt, chrome…
Aciers rapides conventionnels et par métallurgie des poudres ASP ® vendus sous forme de barres rondes, plates et carrées, fils, tôles et feuillards.
Poudres d’aciers spéciaux PEARL ® et poudres Inox pour compaction isostatique à chaud.
Ferroalliages issus de recyclage de catalyseurs, d’oxydes métalliques et de batteries.
Élaborer
L’élaboration est l’opération de fabrication des aciers spéciaux, aciers rapides, superalliages et alliages de titane, à travers diverses techniques de fusion du métal. Pour conférer aux matériaux les caractéristiques adéquates pour les applications visées, l’élaboration peut reposer sur des procédés de fusion à l’air, sous vide ou par atomisation (poudres). L’élaboration s’étend aussi aux procédés de refusion qui peuvent compléter l’élaboration primaire, pour améliorer les propriétés mécaniques des matériaux en fonction des applications visées.
Transformer
Qu’ils aient été élaborés en interne ou par d’autres aciéristes, la transformation des aciers et alliages est au cœur de l’expertise de l’activité, par divers procédés : fabrication de pièces critiques par forgeage libre ou matriçage, fabrication de demi-produits (barres, billettes, couronnes…) par laminage ou étirage.
Recycler
Depuis 2016, deux nouvelles activités dédiées au recyclage ont été développées dans l’activité Alliages Haute Performance :
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Investissements industriels | 59 | 63 | 53 | 38 | 46 |
Hors IFRS 16. L’activité Alliages Haute Performance poursuit ses investissements industriels afin de renforcer sa position de fournisseur stratégique pour les secteurs de pointe. Les principaux projets d’investissements suivants sont à noter :
Par ailleurs, l’activité poursuit ses efforts dans le déploiement de sa politique de développement durable, afin de limiter son impact et ainsi préserver l’écosystème et la biodiversité.
Eramet Ideas est le fer de lance du Groupe en matière d’innovation, créatrice de valeur pour les sites et les projets stratégiques d’Eramet, grâce à ses équipes d’experts en recherche et développement et en industrialisation.
La vision de l’innovation « by Eramet » repose sur trois piliers :
Au total, le groupe Eramet emploie environ 300 personnes entièrement dédiées à l’innovation, qui s’appuient sur les équipes opérationnelles qui participent à des essais sur tous les sites industriels. Au sein des Business Units, ces équipes coordonnent les essais et les phases essentielles d’industrialisation des projets de recherche et Innovation du Groupe. Au total, environ 1 % du chiffre d’affaires d’Eramet est consacré à l’innovation.
Face à la crise sanitaire, les équipes d’innovation ont été restructurées pour détacher des ressources sur site sur le court terme tout en gardant une activité forte sur le portefeuille d’études moyen terme, au cœur du centre d’innovation.
Une démarche STAR (« Situation – Tâche – Action – Résultats ») a été définie afin d’encadrer l’organisation opérationnelle d’innovation. Elle comprend :
À plus long terme, le plan opérationnel de l’innovation reste structuré en quatre grands axes :
L’intégration opérationnelle de l’Innovation est un atout stratégique pour le groupe Eramet pour industrialiser des solutions créatrices de valeur à chacune des étapes de production. Cette capacité à innover sur des multi-métaux et multi-alliages, de surcroît sur toute la chaîne de valeur, contribue à donner à Eramet une position unique.
Expertise by Eramet
Les collaborateurs d’Eramet démontrent au quotidien une expertise de classe mondiale sur l’ensemble de la chaine de valeur de la mine jusqu’aux procédés de métallurgie d’extraction. L’expertise géologique et minière d’Eramet est reconnue à l’échelle mondiale. La géologie d’exploration et ensuite d’exploitation permet une compréhension et une planification optimale des gisements d’Eramet. L’expertise en exploitation minière est clé/un facteur clé de succès au vu de la diversité des gisements exploités : minerais altérés contenant du nickel, du cobalt et du manganèse, saumures contenant du lithium et sables minéralisés contenant du titane et du zircon. L’expertise géométallurgique fait le lien entre la mine et la métallurgie. La géométallurgie consiste en effet à intégrer des informations géologiques, minières, métallurgiques, environnementales et économiques pour maximiser la valeur économique d’un corps minéralisé tout en minimisant les risques techniques et opérationnels.# Innovation et transformation numérique
Les démarches géométallurgiques sont développées sur nos gisements à l’aide d’outils puissants de caractérisation jusqu’à des échelles nanométriques, couplée à des outils de traitement des données et à l’analyse chimique des matières traitées ou produites. L’expertise métallurgique du Groupe s’enracine dans les principales disciplines de la métallurgie extractive que sont la minéralurgie, l’hydrométallurgie et la pyrométallurgie. Le minerai est d’abord enrichi grâce aux procédés minéralurgiques. Ces procédés consistent en une séparation des fractions valorisables en utilisant les propriétés physiques des minéraux composant le minerai, c’est-à-dire la densité, la taille, le magnétisme, la susceptibilité électrostatique ou l’hydrophobicité. Ces procédés comparativement peu consommateurs en produits chimiques et/ou en énergie et dont les résidus sont inertes sont toujours poussés jusqu’à leur potentiel maximal. Lorsque l’enrichissement en minéralurgie n’est plus ou pas possible, le minerai peut être traité par des procédés plus complexes chimiquement ou thermiquement. L’hydrométallurgie privilégie une valorisation du minerai par traitement chimique en solution. La pyrométallurgie privilégie la valorisation du minerai par fusion et réduction à très haute température. L’expertise en métallurgie numérique permet l’utilisation de toutes les méthodes mathématiques d’interpolation, d’extrapolation, et de traitement algorithmique au service de nos opérations minières et métallurgiques. Il s’agit ici d’appliquer à l’exploitation minière et industrielle, les technologies innovantes de la transformation numérique.
L’ open innovation consiste à développer des collaborations externes avec des groupements scientifiques, des institutions académiques, des start-up ou des partenaires industriels pour accélérer le développement de nos projets de croissance. L’ open innovation by Eramet, ce sont :
L’open innovation, accélérateur d’innovation, est un formidable gisement d’opportunités, de savoir-faire et de challenges pour les équipes d’innovation Eramet et permet de maximiser la génération d’idées.
2 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 93
2 ACTIVITÉS Innovation et transformation numérique
Typologie des partenaires d’Eramet
| Ideas | Centres de recherche | Universités | Industries |
|---|---|---|---|
L’ open innovation c’est aussi un levier de performance économique de l’innovation d’Eramet. L’ouverture permet en effet d’accéder à des compétences pour faire avancer nos projets sans avoir à en porter directement l’ensemble du coût.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 94
2 ACTIVITÉS Innovation et transformation numérique
Les programmes d’innovation sont menés au sein des Business Units ou au centre Eramet Ideas. Afin de garantir la pertinence des résultats, les équipes d’innovation travaillent en étroite collaboration avec les opérationnels. Cela permet de maximiser l’efficacité des programmes de R&I, depuis la définition des programmes jusqu’à la mise en place des innovations sur les sites industriels, celles-ci pouvant concerner les produits, l’amélioration de la productivité des procédés ou la diminution de leur empreinte environnementale. Parmi les projets de l’année 2021, on peut notamment citer les sujets suivants.
Les experts de l’hydrométallurgie du nickel ont été mobilisés sur la conception et les tests nécessaires aux études préliminaires d’une usine de production de sulfate de nickel et de cobalt à Weda Bay pour alimenter le marché des batteries lithium-ion des véhicules électriques.
En 2020, les équipes d’innovation ont accompagné les équipes opérationnelles dans la conception et le début de la mise en place des équipements miniers, minéralurgiques et logistiques nécessaires à l’atteinte de l’objectif de 7 Mt de minerai de manganèse produites à Moanda, au Gabon en 2021.
Plusieurs projets convergent aujourd’hui pour développer une métallurgie ultra-performante de production de ferromanganèse et silicomanganèse en termes de durée de vie, de contrôle de procédé et d’efficacité énergétique.
Les équipes d’innovation sont complètement intégrées dans le lancement de deux projets pilotes en Norvège :
Un ambitieux programme de recherche sur le recyclage des batteries lithium a permis d’identifier des axes de compétitivité différenciant pour le Groupe, en vue de la création d’une filière européenne de recyclage en boucle courte. Dans le cadre du projet européen ReLieVe les ultimes essais pilote de 2021 ont permis de finaliser un procédé de traitement robuste. 2022 sera consacré à une étude de préfaisabilité (« PFS ») d’une usine de recyclage des batteries lithium localisée en Europe.
Des essais d’extraction du lithium en condition industrielle ainsi que le pilotage des unités de purification de la solution obtenue ont permis la production de lithium géothermal 100 % européen de qualité batterie pour la première fois. Cette réussite clôt le cycle de développement dans le cadre du projet européen EuGéli en partenariat avec électricité de Strasbourg.
Dans le contexte de mise sous cocon du projet en début d’année, les équipes se sont focalisées sur le fonctionnement de l’usine pilote à échelle réduite opéré en conditions réelles en altitude sur le salar argentin. Grâce à un fonctionnement de près de deux ans, l’usine pilote a validé les choix technologiques du projet en démontrant la robustesse du procédé direct d’extraction et son excellent rendement d’environ 90 % contre environ 50 % pour le procédé classique de la concurrence et a validé les paramètres économiques liés à la technologie développée. Suite à l’annonce du redémarrage de la construction de l’usine, les équipes d’innovation se préparent à apporter toute leur expertise pour assurer la réussite du projet.
Le numérique est au cœur de toutes les opérations du Groupe, soutenu par :
Les équipes en charge de la transformation numérique sont fortement associées à l’amélioration de la performance RSE d’Eramet : installation de cabines de télémédecine au Gabon, déploiement de pneus connectés et surveillance par drone pour améliorer la sécurité et la préservation de l’environnement sur les mines, gestion de l’eau à l’aide de capteurs connectés, optimisation des bases de données, organisation de « classes numériques » d’acculturation au Gabon, participations et partenariats avec des incubateurs de start-up, partout où Eramet opère.## 2 ACTIVITÉS
La société Eramet S.A., maison mère consolidante, regroupe de manière opérationnelle deux fonctions principales :
Les coûts de ces différents services sont refacturés aux BU par l’intermédiaire de contrats de management fees. Les autres coûts opérationnels concernant le nickel sont directement affectés à la BU Nickel.
Eramet dispose également de filiales détenues directement, intervenant pour le compte des différentes entités ou pour la maison mère. Il s’agit notamment de :
Au niveau consolidation, la Holding regroupe ainsi la fonction holding logée au sein d’Eramet et les filiales consolidées (Metal Securities, Metal Currencies, ERAS, Eramet Ideas, Eramet Services).
| Compte de résultat (en millions d’euros) | Notes | Exercice 2021 | Exercice 2020 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 5 | 3 668 | 2 792 |
| Autres revenus | 5 | 42 | 22 |
| Matières premières et achats consommés | 5 | (962) | (867) |
| Charges externes | 5 | (1 149) | (945) |
| Coût du personnel | 5 | (536) | (475) |
| Impôt et taxes | 5 | (11) | (12) |
| Dotation aux amortissements d’exploitation | 5 | (259) | (250) |
| Variation nette des provisions et dépréciations d’exploitation | 5 | (9) | (8) |
| Résultat opérationnel courant | 5 | 784 | 257 |
| Autres éléments du résultat opérationnel | 6 | 95 | (233) |
| Résultat opérationnel | 6 | 879 | 24 |
| Coût de l’endettement net | 7 | (116) | (119) |
| Autres charges et produits financiers | 7 | 5 | (33) |
| Résultat financier | 7 | (111) | (152) |
| Quote-part dans les résultats des co-entreprises et entreprises associées | 10 | 121 | 79 |
| Impôts sur les résultats | 11 | (98) | (111) |
| Résultat net des activités poursuivies | 791 | (160) | |
| Résultat net des activités en cours de cession | (1) | (426) | (516) |
| Résultat net de la période | 365 | (676) | |
| Part des participations ne donnant pas le contrôle | 6 | 67 | (1) |
| dont part des participations ne donnant pas le contrôle des activités poursuivies | 67 | (1) | |
| dont part des participations ne donnant pas le contrôle des activités en cours de cession | 0 | 0 | |
| PART DES PROPRIÉTAIRES DE LA SOCIÉTÉ MÈRE | 298 | (675) | |
| dont part des propriétaires de la société mère des activités poursuivies | 724 | (159) | |
| dont part des propriétaires de la société mère des activités en cours de cession | (426) | (516) | |
| Résultat de base par action des activités poursuivies (en euros) | 25,35 | (5,99) | |
| Résultat de base par action des activités en cours de cession (en euros) | (14,90) | (19,47) | |
| Résultat de base par action (en euros) | 10,42 | (25,46) | |
| Résultat dilué par action des activités poursuivies (en euros) | 25,24 | (5,99) | |
| Résultat dilué par action des activités en cours de cession (en euros) | (14,90) | (19,47) | |
| Résultat dilué par action (en euros) | (2) | 10,37 | (25,46) |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
(2) Lorsque le résultat de base par action est négatif, le résultat dilué par action est réputé égal à ce dernier, les instruments étant alors considérés comme anti-dilutifs.
| Notes | Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|---|
| Résultat net de la période | 365 | (676) | |
| Écarts de conversion des états financiers des filiales en monnaie étrangère | (14) | (36) | |
| Variation de la réserve de la juste valeur des obligations | 8 | (4) | 6 |
| Variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers de couverture | 8 | (19) | 19 |
| Impôts sur les résultats | 4 | - | - |
| Éléments recyclables au compte de résultat | (33) | (11) | |
| Réévaluation des engagements nets sur les régimes à prestations définies | 13 | (1) | 1 |
| Impôts sur les résultats | (1) | (3) | |
| Éléments non recyclables au compte de résultat | (2) | (2) | |
| Autres éléments du résultat global | (35) | (13) | |
| ● Part des participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 1 | |
| ● Part des propriétaires de la société mère | (35) | (14) | |
| RÉSULTAT GLOBAL TOTAL | 330 | (689) | |
| ● Part des participations ne donnant pas le contrôle | 67 | (0) | |
| ● Part des propriétaires de la société mère | 263 | (689) |
Ces éléments sont repris dans le tableau de variations des capitaux propres sur la partie relative aux « Autres éléments du résultat global » (AERG ou OCI – Other Comprehensive Income).
| Notes | Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | |||
| Résultat net de la période | 365 | (676) | |
| Réintégration du résultat net des activités en cours de cession | 426 | 516 | |
| Charges et produits sans incidence sur la trésorerie | 7 | 2 354 | 194 |
| marge brute d’autofinancement | 793 | 194 | |
| Variation nette du besoin en fonds de roulement (BFR) | 9 | (80) | 204 |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles poursuivies | (1) | 713 | 398 |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles en cours de cession | (3) | 3 | (70) |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles | (1) | 643 | 309 |
| OPÉRATIONS D’INVESTISSEMENT | |||
| Acquisition d’immobilisations | (2) | 10 | (312) |
| Variation nette des autres actifs financiers non courants | 10 | (12) | 29 |
| Cession d’immobilisations | 10 | 2 | 1 |
| Variation nette des actifs financiers courants | 7 | (37) | (30) |
| Dividendes reçus des sociétés mises en équivalence | 10 | 130 | - |
| Incidence des variations de périmètre | 7 | 6 | - |
| Flux de trésorerie nets d’investissement liés aux activités poursuivies | (223) | (313) | |
| Flux de trésorerie nets d’investissement liés aux activités en cours de cession | (3) | 3 | (55) |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations d’investissement | (278) | (375) | |
| OPÉRATIONS DE FINANCEMENT | |||
| Augmentation de capital souscrite par des minoritaires | 31 | - | |
| Dividendes versés aux minoritaires | (7) | (8) | |
| Paiement des dividendes et ODIRNAN | (4) | (4) | |
| Rachat d’actions propres | (8) | (4) | |
| Émission de nouveaux emprunts | 7 | 120 | 1 458 |
| Remboursements d’emprunts | 7 | (1 185) | (444) |
| Remboursement des dettes sur obligations locatives | (2) | 7 | (17) |
| Variation des découverts bancaires | 7 | 57 | (3) |
| Autres variations | (28) | 17 | |
| Flux de trésorerie nets de financement liés aux activités poursuivies | (1 041) | 997 | |
| Flux de trésorerie nets de financement liés aux activités en cours de cession | (3) | 3 | 14 |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations de financement | (1 027) | 969 | |
| Incidence des variations de cours des devises des activités poursuivies | 3 | 2 | |
| Incidence des variations de cours des devises des activités en cours de cession | (3) | 3 | 0 |
| AUGMENTATION (DIMINUTION) DE LA TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE | (659) | 905 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie des actifs détenus en vue de la vente | (3) | 3 | (13) |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture | 7 | 1 461 | 556 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture | 7 | 789 | 1 461 |
(1) Dont, inclus dans les activités opérationnelles :
* Produits d’intérêts reçus : 9
* Charges d’intérêts payées (y compris charge IFRS 16) : (114) (118)
* Impôts payés : (117) (72)
(2) Les biens en crédit-bail sont traités comme des achats en substances et donc comme des acquisitions d’immobilisations à la différence des autres contrats de location.
(3) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
| Notes | 31/12/2021 | 31/12/2020 retraité (2) | |
|---|---|---|---|
| Immobilisations incorporelles et goodwill | 10 | 477 | 480 |
| Immobilisations corporelles | 10 | 2 253 | 2 127 |
| Droits d’utilisation relatifs aux contrats de location | 10 | 68 | 80 |
| Participations dans les co-entreprises et entreprises associées | 10 | 97 | 99 |
| Autres actifs financiers non courants | 10 | 188 | 216 |
| Impôts différés actifs | 11 | 41 | 8 |
| Autres actifs non courants | 9 | 3 | 2 |
| Actifs non courants | 3 | 3 127 | 3 012 |
| Stocks | 9 | 577 | 906 |
| Clients | 9 | 375 | 348 |
| Autres actifs courants | 9 | 286 | 294 |
| Créances d’impôt exigible | 11 | 13 | 14 |
| Instruments financiers dérivés actifs | 8 | 38 | 58 |
| Actifs financiers courants | 7 | 387 | 350 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 7 | 789 | 1 461 |
| Actifs détenus en vue de la vente | (1) | 3 | 651 |
| Actifs courants | 3 | 3 116 | 3 431 |
| TOTAL ACTIF | 6 243 | 6 443 |
(1) Conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et les passifs des UGT Aubert & Duval, Erasteel et Eramet Sandouville sont présentés dans le bilan consolidé au 31 décembre 2021 comme des « actifs détenus en vue de la vente ».
(2) Voir Note 3.3 « Retraitement de l’information comparative ».
| Notes | 31/12/2021 | 31/12/2020 retraité (2) | |
|---|---|---|---|
| Capital | 7 | 88 | 81 |
| Primes | 7 | 466 | 377 |
| Réserve de réévaluation des actifs disponibles à la vente | 7 | 7 | 11 |
| Réserve de réévaluation des instruments de couverture | 7 | (11) | 5 |
| Réserve de réévaluation des engagements sur les régimes à prestations définies | 7 | (92) | (90) |
| Écarts de conversion | 7 | (141) | (128) |
| Autres réserves | 7 | 695 | 469 |
| Part des propriétaires de la société mère | 1 | 1 012 | 725 |
| Part des participations ne donnant pas le contrôle | 6 | 323 | 233 |
| Capitaux propres | 1 335 | 958 | |
| Engagements liés au personnel | 12 | 103 | 200 |
| Provisions – part à plus d’un an | 13 | 786 | 649 |
| Impôts différés passifs | 11 | 225 | 221 |
| Emprunts – part à plus d’un an | 7 | 1 578 | 2 830 |
| Obligations locatives à plus d’un an | 7 | 66 | 76 |
| Autres passifs non courants | 9 | 1 | - |
| Passifs non courants | 2 759 | 3 976 | |
| Provisions – part à moins d’un an | 13 | 10 | 87 |
| Emprunts – part à moins d’un an | 7 | 455 | 268 |
| Obligations locatives à moins d’un an | 7 | 13 | 15 |
| Fournisseurs | 9 | 403 | 541 |
| Autres passifs courants | 9 | 399 | 467 |
| Dettes d’impôt exigible | 11 | 110 | 92 |
| Instruments financiers dérivés passifs | 8 | 74 | 39 |
| Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente | (1) | 3 | 685 |
| Passifs courants | 2 149 | 1 509 | |
| TOTAL PASSIF | 6 243 | 6 443 |
(1) Conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et les passifs des UGT Aubert & Duval, Erasteel et Eramet Sandouville sont présentés dans le bilan consolidé au 31 décembre 2021 comme des « actifs détenus en vue de la vente ».
(2) Voir Note 3.3 « Retraitement de l’information comparative ».
| Nombre d’actions | Capital | Primes | Réserve de rééval. des actifs disponibles à la vente | Réserve de rééval. des instruments de couverture | Réserve de rééval. des engagements sur les régimes à prestations définies | Écarts de conversion | Autres réserves | Part des propriétaires de la société mère | Part des participations ne donnant pas le contrôle | Capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capitaux propres retraités au 1er janvier 2020 (1) | 26 636 000 | 81 377 | 5 | (13) | (88) | (92) | 1 089 | 1 359 | 241 | 1 600 |
| Résultat net de la période 2020 | (675) | (1) | (676) | |||||||
| Autres éléments du résultat global | 6 | 18 | (2) | (36) | - | (14) | 1 | (13) | ||
| Résultat global total | - | - | 6 | 18 | (2) | (36) | - | (675) | (689) | - |
| Augmentation de capital | 5 | 5 | ||||||||
| Distribution de dividendes | (8) | (8) | ||||||||
| Intérêts sur instruments de capitaux propres (ODIRNAN) | (4) | (4) | ||||||||
| Paiements en actions | 6 | 6 | ||||||||
| Rachat d’actions propres | (2) | (2) | ||||||||
| Autres mouvements | 55 | 55 | ||||||||
| Total des transactions avec les actionnaires | - | - | - | - | - | - | - | 55 | (8) | 47 |
| Capitaux propres retraités au 31 décembre 2020 (1) | 26 636 005 | 81 377 | 11 | 5 | (90) | (128) | 469 | 725 | 233 | 958 |
| Résultat net de la période 2021 | 298 | 67 | 365 | |||||||
| Autres éléments du résultat global | (4) | (16) | (2) | (13) | - | (35) | 0 | (35) | ||
| Résultat global total | - | - | (4) | (16) | (2) | (13) | - | 298 | 263 | 67 |
| Augmentation de capital | 105 371 | 7 | 89 | (96) | - | 0 | 0 | |||
| Distribution de dividendes | (7) | (7) | ||||||||
| Intérêts sur instruments de capitaux propres (ODIRNAN) | (4) | (4) | ||||||||
| Paiements en actions | 6 | 6 | ||||||||
| Rachat d’actions propres | (8) | (8) | ||||||||
| Augmentation de capital Setrag (1) | 32 | 31 | 32 | |||||||
| Autres mouvements | (2) | 28 | 26 | |||||||
| Total des transactions avec les actionnaires | 105 371 | 7 | 89 | - | - | - | - | (72) | 24 | 47 |
| CAPITAUX PROPRES AU 31 DÉCEMBRE 2021 | 26 741 376 | 88 466 | 7 | (11) | (92) | (141) | 695 | 1 012 | 323 | 1 335 |
(1) Voir Note 3.3 « Retraitement de l’information comparative ».
(2) Les autres mouvements sont essentiellement constitués des effets de l’hyperinflation en Argentine.
Les primes correspondent essentiellement à des primes d’émission représentant la différence entre la valeur nominale des titres émis et le montant des apports reçus lors de l’émission en numéraire ou en nature.
Les réserves de juste valeur des actifs financiers incluent les variations de juste valeur des obligations classées en autres actifs financiers courants.
Les réserves sur instruments de couverture comprennent la variation cumulée de la part efficace de juste valeur des instruments dérivés relatifs à la couverture des flux futurs de trésorerie liés à des transactions n’ayant pas encore impacté le résultat net de la période. La contrepartie figure dans la rubrique instruments financiers dérivés à l’actif ou au passif suivant qu’il s’agisse de gains ou de pertes de couverture.
Les réserves sur régimes à prestations définies comprennent les effets des changements d’hypothèses actuarielles sur les engagements, les écarts entre les rendements réels et les taux d’actualisation sur les actifs de couverture des régimes.
Les écarts de conversion correspondent aux différences de conversion provenant de la conversion en euros des états financiers des filiales étrangères.
Eramet est une société anonyme de droit français, à Conseil d’administration, régie par les dispositions des articles L. 225-17 et R. 225-1 et suivants du Code de commerce, ainsi que par les dispositions de ses statuts. Conformément à la loi, le contrôle légal de la Société est assuré par deux Commissaires aux comptes.
Les comptes consolidés du groupe Eramet au 31 décembre 2021 ont été arrêtés par le Conseil d’administration d’Eramet en date du 23 février 2022.
Les notes annexes font partie intégrante des états financiers consolidés.
Eramet est un des principaux producteurs mondiaux de manganèse et nickel, utilisés pour améliorer les propriétés des aciers, de sables minéralisés (dioxyde de titane et zircon), pièces et demi-produits en alliages et aciers spéciaux à hautes performances utilisés par des industries telles que l’aéronautique, la production d’énergie et les outillages.
Le groupe Eramet est réparti en Business Units rassemblées sous deux Divisions correspondant aux activités du Groupe.
La division Mines et Métaux rassemble :
Activités en cours de cession
Acteur mondial présent dans une vingtaine de pays, Eramet s’appuie sur des réserves minières de grande qualité, notamment au Gabon et en Nouvelle-Calédonie, une recherche et développement de classe mondiale, un outil industriel très performant et des expertises de haut niveau. Le Groupe s’emploie également à développer des projets de production de métaux stratégiques et des solutions de recyclages vertueuses afin de s’imposer sur le marché de la transition énergétique.
Le Groupe emploie 8 523 personnes en 2021 sur le périmètre poursuivi et 4 850 sur le périmètre en cours de cession.
Le groupe Eramet a annoncé dans sa feuille de route stratégique viser à devenir un acteur exclusivement dédié à ses activités Mines et Métaux. Dans ce cadre le Groupe a décidé de lancer un processus de cession de certains actifs.
La cession d’Eramet Sandouville dans le Business Unit Nickel a été finalisée le 4 février 2022 et Eramet a annoncé l’entrée en discussions exclusives et la signature d’un protocole d’accord en vue de la cession éventuelle d’Aubert & Duval le 22 février 2022. Par ailleurs le processus cession d’Erasteel, filiale spécialisée dans les aciers rapides, est également engagé.
Dans ces conditions ces trois actifs ont été classés selon la norme IFRS 5 en actifs non courants détenus en vue de la vente.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
En juillet 2021, Eramet a finalisé la cession une promesse unilatérale d’achat de la part de Sibanye-Stillwater concernant 100 % des titres de sa filiale Eramet Sandouville, usine hydrométallurgique localisée en France. Eramet a annoncé en novembre avoir levé son option de vente des titres de sa filiale. Le Groupe a ainsi procédé à la signature du contrat de cession avec Sibanye-Stillwater. L’opération a été finalisée le 4 février 2022.
Dans le cadre du processus de certains actifs de la division Alliages Haute Performance, Eramet a signé le 22 février un protocole d’accord en vue de la cession d’Aubert & Duval à un consortium composé d’Airbus, Safran et Tikehau Ace Capital. Cette opération, dont la réalisation devrait se concrétiser avant fin 2022. Selon les termes envisagés, la cession d’Aubert & Duval s’effectuerait sur la base d’une valeur d’entreprise de 95 millions d’euros sous réserve des ajustements de prix et serait assortie d’un ensemble de garanties spécifiques en complément des garanties usuelles. L’impact comptable de la transaction, estimé à environ - 340 millions d’euros a été comptabilisé dans le résultat net des activités en cours de cession et intègre des dépréciations de valeurs d’actifs ainsi que l’ensemble des coûts de sorties et garanties spécifiques issues de ce protocole.
Le 21 décembre 2021, Eramet a annoncé avoir identifié au sein de sa gestion de trésorerie une fraude financière au siège du Groupe. Cette fraude a visé à falsifier les véritables caractéristiques d’un investissement dans un placement non autorisé, puis à dissimuler la perte financière subie suite à la baisse de valeur de ce placement. Les irrégularités s’élèvent à un montant cumulé de 45 millions d’euros antérieur à l’exercice 2020. Eramet a retraité ses comptes consolidés conformément à la norme IAS 8 « Méthodes et changements d’estimations comptables et erreurs ». Les retraitements ont modifié les capitaux propres d’ouverture d’un montant de - 39 millions d’euros, la trésorerie de - 45 millions d’euros et les impôts différés actifs de + 6 millions.
En Nouvelle-Calédonie, la production minière de la SLN a été stable atteignant 5,4 Mth. Les exportations de minerai de nickel ont progressé de 17 % à 3 Mth. En revanche, la production de ferronickel a particulièrement souffert avec une diminution des volumes produits en 2021 de 18 % (39 kt). L’activité sur mine et à l’usine de Doniambo ayant été marquée par de fortes perturbations sociales, un fort impact de la saison des pluies et également de la crise sanitaire. Dans ces conditions, le cash-cost s’est dégradé et s’est élevé à 7 USD/lb par rapport à 5,35 USD/lb en moyenne en 2020. Ces éléments n’ont pas permis de bénéficier pleinement de la forte hausse des prix du nickel. Pour rappel, le plan de sauvetage de la SLN repose sur trois axes : la mise en place effective d’un modèle économique qui s’appuie sur la production de ferronickel de l’usine et les exports de minerais à faible teneur, l’amélioration de la productivité et la réduction du prix de l’énergie. Dans ce contexte, la SLN a sollicité une nouvelle procédure de conciliation auprès du président du Tribunal de commerce mixte de Nouméa. L’objectif de cette procédure est de réunir au plus vite l’engagement de l’ensemble des parties prenantes concernées afin de permettre la bonne exécution du plan de sauvetage. Cette procédure de conciliation est en cours. Début 2022, un premier jalon a été franchi début 2022 avec l’autorisation supplémentaire d’exporter 2 Mth afin d’atteindre 6 Mth. À fin décembre 2021 comme au 31 décembre 2020, il reste ainsi 73 millions d’euros non tirés sur les 525 millions d’euros de prêts consentis par Eramet et l’État français en décembre 2015. Dans ces conditions de marché actuel porté par un prix du nickel et sous réserve de l’amélioration de la situation opérationnelle locale, les financements mis en place par Eramet et l’État français permettront à SLN de faire face à ses engagements pour les douze prochains mois.
La mise en conformité des processus qualité s’est poursuivie avec l’ensemble des clients concernés. Les expertises conjointes et le travail de fond en collaboration étroite avec les clients se sont poursuivis au cours de l’exercice 2021. Des réclamations ont été reçues et ont fait l’objet majoritairement d’accords transactionnels. La provision se monte à 52 millions d’euros au 31 décembre (44 millions d’euros au 31 décembre 2020). Aubert & Duval ne fait l’objet d’aucun développement judiciaire dans le cadre de la mise en conformité des processus qualité. Aubert & Duval a signé, au cours du premier semestre 2021, avec les partenaires sociaux un plan d’adaptation du personnel « PDV – plan de départ volontaire ». La provision comptabilisée au 31 décembre 2021 est de 23 millions d’euros (sur un coût global de 27 millions d’euros) afin de couvrir les départs résiduels qui s’étaleront sur 2022 et 2023.
Comilog, filiale du groupe Eramet, a signé avec Meridiam (investisseur privé, spécialisé dans la gestion à long terme d’infrastructures publiques durables) une lettre d’intention portant sur l’entrée de ce dernier au capital de sa filiale Setrag en janvier 2021. Les principaux termes d’un accord avec l’État pour son entrée au capital de la Setrag ont été actés dans un term sheet « Principes directeurs d’un projet de cession d’une participation au capital de Setrag par Comilog à l’État gabonais » signé le 25 juin 2021 entre les deux parties permettant à l’État gabonais de prendre une participation de 9 %. Le 8 septembre 2021, l’avenant n° 3 à la concession du chemin de fer, qui prévoit la prolongation de la concession jusqu’en 2045, a été signé entre la société Setrag et l’État gabonais. La signature de cet accord a permis de finaliser l’entrée de Meridiam au capital de Setrag en novembre 2021, au travers d’une augmentation de capital d’un montant de 31 millions d’euros, Meridiam devenant ainsi actionnaire minoritaire de la Setrag à hauteur de 40 %. L’entrée de l’État au capital de la Setrag devrait quant à elle être finalisée au cours de l’année 2022.
Eramet a décidé de relancer le projet de construction de son usine de lithium en Argentine qui redémarrera au premier trimestre 2022 pour une entrée en production début 2024. Eramet contrôlera le projet, avec une participation de 50,1 %, et assumera la responsabilité de la gestion opérationnelle. Son partenaire Tsingshan financera la construction de l’usine et entrera dans le projet à hauteur de 49,9 %. La production sera commercialisée par chacun des deux actionnaires à hauteur de leur quote-part de capital.
En juillet, Eramet a remboursé par anticipation les obligations émises par TiZir, filiale du Groupe, pour un montant de 225 millions de dollars.
En juillet et décembre 2021, la ligne de crédit tirée du RCF a également été remboursée pour un montant de 900 millions d’euros. Le solde de 81 millions d’euros a été remboursé en janvier 2022.
Comme annoncé dans le communiqué de presse du 4 octobre 2021, Eramet a procédé au remboursement anticipé des ODIRNAN restant en circulation. Depuis l’émission, et à l’issue de la période d’exercice du droit de conversion fixée au 25 octobre 2021, Eramet a recueilli des demandes de conversion portant sur 2 156 142 ODIRNAN, ayant donné lieu à l’émission de 2 211 829 actions nouvelles. Le reste des ODIRNAN en circulation, soit 2 286 ODIRNAN, a été remboursé en numéraire aux porteurs pour environ 100 milliers d’euros.
En application du règlement européen 1606/2002 du 19 juillet 2002 sur les normes internationales, les comptes consolidés du groupe Eramet au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2021 sont établis en euros et sont arrondis au million d’euros le plus proche, sauf indication contraire, en conformité avec les normes IFRS (International Financial Reporting Standards) telles qu’approuvées par l’Union européenne au 31 décembre 2021. Les principes comptables retenus pour la préparation des comptes consolidés annuels sont conformes aux normes et interprétations IFRS telles qu’adoptées par l’Union européenne au 31 décembre 2021 et disponibles sur le site : http://ec.europa.eu/finance/accounting/ias/index_fr.htm. Les principes et méthodes comptables appliqués pour les comptes consolidés au 31 décembre 2021 sont identiques à ceux utilisés dans les comptes consolidés au 31 décembre 2020.
Un actif non courant, ou un groupe d’actifs et de passifs, est détenu en vue de la vente quand sa valeur comptable sera recouvrée principalement par le biais d’une vente et non d’une utilisation continue.Pour que tel soit le cas, l’actif doit être disponible en vue de sa vente immédiate et sa vente doit être hautement probable. Les actifs et passifs concernés sont reclassés en actifs détenus en vue de la vente et en passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente sans possibilité de compensation. Les actifs ainsi reclassés sont comptabilisés à la valeur la plus faible entre la juste valeur nette des coûts de cession et leur valeur nette comptable, soit leur coût diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur, et ne sont plus amortis. Une activité est considérée comme cédée ou en cours de cession quand elle représente une activité distincte et significative pour le Groupe, et que les critères de classification comme actif détenu en vue de la vente ont été satisfaits ou lorsque Eramet a cédé l’activité. Les activités cédées ou en cours de cession sont présentées sur une seule ligne du compte de résultat des périodes présentées comprenant le résultat net après impôt des activités cédées ou en cours de cession jusqu’à la date de cession et le profit ou la perte après impôt résultant de la cession ou de l’évaluation à la juste valeur diminuée des coûts de la vente des actifs et passifs constituant les activités cédées ou en cours de cession. De même, les flux de trésorerie générés par les activités cédées ou en cours de cession sont présentés sur une ligne distincte du tableau des flux de trésorerie consolidés des périodes présentées. En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGTs Aubert & Duval, Erasteel et Sandouville sont présentées dans les états financiers consolidés d’Eramet comme des activités en cours de cession depuis le 31 décembre 2021 selon les modalités suivantes :
* leur contribution, jusqu’à leur cession effective, à chaque ligne du compte de résultat consolidé de Eramet (avant intérêts minoritaires) est regroupée sur la ligne « Résultat net des activités en cours de cession » ; ces retraitements sont appliqués à l’ensemble des périodes présentées afin de rendre l’information homogène ;
* leur contribution, jusqu’à leur cession effective, à chaque ligne du tableau des flux de trésorerie consolidé de Eramet est regroupée sur les lignes « Flux de trésorerie des activités en cours de cession » pour les trois principaux agrégats du tableau de flux de financement (Activités opérationnelles, Investissements, Financements) ; ces retraitements sont appliqués à l’ensemble des périodes présentées afin de rendre l’information homogène ;
* leur contribution à chaque ligne du bilan consolidé de Eramet au 31 décembre 2021 est regroupée sur les lignes « Actifs détenus en vue de la vente » et « Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente ». Le détail des éléments classés dans les rubriques « Résultat des activités en cours de cession », « Flux de trésorerie en cours de cession », « Actifs détenus en vue de la vente » et « Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente » est présenté dans les tableaux suivants.
| 2021 avant IFRS 5 | Aubert & Duval | Erasteel | Sandouville | Intra- groupe | Total IFRS 5 2021 publié | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 4 499 | 493 | 184 | 154 | 831 | 3 668 |
| Autres revenus | 60 | 16 | 3 | (0) | 18 | 42 |
| Matières premières et achats consommés | (1 390) | (205) | (80) | (144) | (428) | (962) |
| Charges externes | (1 305) | (104) | (36) | (16) | (156) | (1 149) |
| Coût du personnel | (816) | (209) | (55) | (16) | (280) | (536) |
| Impôt et taxes | (15) | (3) | (0) | (0) | (4) | (11) |
| Dotation aux amortissements d’exploitation | (273) | (11) | (1) | (1) | (13) | (259) |
| Variation nette des provisions et dépréciations d’exploitation | (9) | 0 | (0) | 0 | 0 | (10) |
| Opérations d’exploitation intra-groupe | (0) | (33) | (3) | (4) | 40 | - |
| Résultat opérationnel courant | 751 | (57) | 12 | (27) | 40 | (32) |
| Autres éléments du résultat opérationnel | (206) | (351) | 5 | 46 | (300) | 95 |
| Autres éléments du résultat intra- groupe | 0 | 14 | (0) | - | (14) | - |
| Résultat opérationnel | 545 | (394) | 17 | 19 | 26 | (332) |
| Coût de l’endettement net | (119) | (1) | (1) | (0) | (3) | (116) |
| Autres charges et produits financiers | (43) | (47) | (1) | (0) | (48) | 5 |
| Opérations financières intra- groupe | (2) | (1) | (10) | 13 | - | - |
| Résultat financier | (162) | (50) | (4) | (10) | 13 | (50) |
| Quote-part dans les résultats des co-entreprises etentreprises associées | 121 | (0) | - | - | (0) | 121 |
| Impôts sur les résultats | (141) | (45) | 2 | 0 | (43) | (98) |
| Résultat net des activités continuées | 365 | (488) | 15 | 9 | 39 | (426) |
| Résultat net des activités en cours de cession | 426 | |||||
| RÉSULTAT NET DE LA PÉRIODE | 365 | (488) | 15 | 9 | 39 | - |
| 2020 publié | Aubert & Duval | Erasteel | Sandouville | Intra- groupe | Total IFRS 5 2020 retraité | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 3 553 | 523 | 136 | 103 | 761 | 2 792 |
| Autres revenus | 37 | 15 | 1 | 1 | 16 | 22 |
| Matières premières et achats consommés | (1 306) | (258) | (81) | (100) | (439) | (867) |
| Charges externes | (1 110) | (119) | (30) | (16) | (165) | (945) |
| Coût du personnel | (757) | (217) | (52) | (14) | (283) | (475) |
| Impôt et taxes | (19) | (6) | (0) | (1) | (8) | (12) |
| Dotation aux amortissements d’exploitation | (281) | (25) | (4) | (2) | (31) | (250) |
| Variation nette des provisions et dépréciations d’exploitation | (11) | (4) | (0) | (0) | (4) | (8) |
| Opérations d’exploitation intra- groupe | (27) | (6) | (4) | 37 | - | - |
| Résultat opérationnel courant | 106 | (119) | (36) | (33) | 37 | (152) |
| Autres éléments du résultat opérationnel | (561) | (225) | (49) | (55) | (328) | (233) |
| Résultat opérationnel | (455) | (344) | (85) | (88) | 37 | (480) |
| Coût de l’endettement net | (120) | 0 | (0) | (0) | (0) | (119) |
| Autres charges et produits financiers | (66) | (32) | (1) | (0) | (33) | (33) |
| Opérations financières intra- groupe | (11) | (7) | (8) | 26 | - | - |
| Résultat financier | (186) | (43) | (8) | (9) | 26 | (33) |
| Quote-part dans les résultats des co-entreprises et entreprises associées | 86 | 7 | - | - | 7 | 79 |
| Impôts sur les résultats | (121) | (9) | (1) | (0) | (10) | (111) |
| Résultat net des activités continuées | (676) | (389) | (93) | (97) | 63 | (516) |
| Résultat net des activités en cours de cession | 516 | |||||
| RÉSULTAT NET DE LA PÉRIODE | (676) | (389) | (93) | (97) | 63 | - |
| Aubert & Duval | Erasteel | Sandouville | Intra- groupe | Total | |
|---|---|---|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | |||||
| Résultat net de la période | (485) | 14 | 9 | 39 | (423) |
| Charges et produits sans incidence sur la trésorerie | 361 | (10) | (44) | 307 | |
| marge brute d’autofinancement | (124) | 4 | (35) | 39 | (116) |
| Variation nette du besoin en fonds de roulement (BFR) | 49 | (14) | (6) | 18 | 47 |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles | (75) | (10) | (41) | 57 | (69) |
| OPÉRATIONS D’INVESTISSEMENT | |||||
| Acquisition d’immobilisations | (37) | (8) | (6) | - | (51) |
| Variation nette des autres actifs financiers non courants | (20) | - | - | - | (20) |
| Cession d’immobilisations | 6 | 7 | - | - | 13 |
| Incidence des variations de périmètre | 3 | - | - | - | 3 |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations d’investissement | (48) | (1) | (6) | - | (55) |
| OPÉRATIONS DE FINANCEMENT | |||||
| Émission de nouveaux emprunts | 1 | - | - | - | 1 |
| Financements intra- groupe | 107 | 13 | 51 | (171) | - |
| Remboursements d’emprunts | (3) | (1) | (3) | - | (7) |
| Remboursement des dettes sur obligations locatives | (2) | - | - | - | (2) |
| Variation des découverts bancaires | 23 | (1) | - | - | 22 |
| Flux de trésorerie nets liés aux activités de financement | 126 | 11 | 48 | (171) | 14 |
| Flux de trésorerie des activités en cours de cession |
| Aubert & Duval | Erasteel | Sandouville | Intra- groupe | Total | |
|---|---|---|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | |||||
| Résultat net de la période | (389) | (93) | (97) | 63 | (516) |
| Charges et produits sans incidence sur la trésorerie | 237 | 47 | 53 | 337 | |
| marge brute d’autofinancement | (152) | (46) | (44) | 63 | (179) |
| Variation nette du besoin en fonds de roulement (BFR) | 44 | 31 | 8 | 7 | 90 |
| Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles | (108) | (15) | (36) | 70 | (89) |
| OPÉRATIONS D’INVESTISSEMENT | |||||
| Acquisition d’immobilisations | (36) | (6) | (5) | - | (47) |
| Variation nette des autres actifs financiers non courants | (15) | - | - | - | (15) |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations d’investissement | (51) | (6) | (5) | - | (62) |
| Opérations de financement | |||||
| Émission de nouveaux emprunts | 1 | - | - | - | 1 |
| FINANCEMENTS INTRA-GROUPE | 168 | 35 | 42 | (245) | - |
| Remboursements d’emprunts | (3) | (17) | (1) | - | (21) |
| Remboursement des dettes sur obligations locatives | (2) | - | - | - | (2) |
| Variation des découverts bancaires | (5) | (1) | - | - | (6) |
| Flux de trésorerie nets liés aux opérations de financement | 159 | 17 | 41 | (245) | (28) |
| Aubert & Duval | Erasteel | Sandouville | Total | |
|---|---|---|---|---|
| Immobilisations incorporelles et goodwill | - | (0) | (0) | (1) |
| Immobilisations corporelles | - | (9) | (50) | (59) |
| Droits d’utilisation relatifs aux contrats de location | 0 | (2) | (3) | (5) |
| Participations dans les co-entreprises et entreprises associées | 0 | - | - | 0 |
| Autres actifs financiers non courants | 0 | (4) | (0) | (4) |
| Impôts différés actifs | (0) | (11) | (0) | (11) |
| Autres actifs non courants | - | (0) | - | (0) |
| Actifs non courants | 0 | (26) | (53) | (80) |
| Stocks | (297) | (98) | (28) | (423) |
| Clients | (61) | (20) | (2) | (82) |
| Autres actifs courants | (30) | (10) | (4) | (44) |
| Créances d’impôt exigible | (4) | - | - | (4) |
| Instruments financiers dérivés actifs | (3) | (2) | - | (4) |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | (4) | (9) | (0) | (13) |
| Actifs courants | (398) | (139) | (34) | (571) |
| ACTIFS DÉTENUS EN VUE DE LA VENTE | 398 | 165 | 87 | 651 |
| Aubert & Duval | Erasteel | Sandouville | Total | |
|---|---|---|---|---|
| Engagements liés au personnel | (63) | (5) | (9) | (76) |
| Provisions – part à plus d’un an | (19) | (4) | (0) | (23) |
| Impôts différés passifs | (45) | (8) | (0) | (54) |
| Emprunts – part à plus d’un an | (7) | - | (0) | (8) |
| Obligations locatives à plus d’un an | (7) | (2) | (4) | (14) |
| Passifs non courants | (141) | (19) | (13) | (175) |
| Provisions – part à moins d’un an | (95) | (1) | - | (96) |
| Emprunts – part à moins d’un an | (35) | (5) | (0) | (41) |
| Obligations locatives à moins d’un an | (5) | (0) | (1) | (6) |
| Fournisseurs | (168) | (33) | (22) | (223) |
| # Comptes Consolidés et Comptes Sociaux |
Comme indiqué dans la note 2 « Faits marquants de l’exercice », le 21 décembre 2021 Eramet a annoncé avoir identifié au sein de sa gestion de trésorerie une fraude financière au siège du Groupe. Cette fraude a visé à falsifier les véritables caractéristiques d’un investissement dans un placement non autorisé, puis à dissimuler la perte financière subie suite à la baisse de valeur de ce placement. Les irrégularités, antérieures à l’exercice 2020, s’élèvent à un montant cumulé de 45 millions d’euros. Eramet a retraité ses comptes consolidés conformément à la norme IAS 8 « Méthodes comptables, changements d’estimations et erreurs ». Les retraitements ont été effectués au 1er janvier 2020 et ont modifiés les capitaux propres d’ouverture d’un montant de - 39 millions d’euros, les actifs financiers courants de - 45 millions d’euros et les impôts différés actifs de + 6 millions, comme indiqué dans le tableau ci-dessous.
| (en millions d’euros) | 31/12/2020 publié | 31/12/2020 retraité | Correction IAS 8 |
|---|---|---|---|
| Impôts différés actifs | 2 | 8 | 6 |
| Actifs non courants | 3 006 | 3 012 | 6 |
| Actifs financiers courants | 395 | 350 | (45) |
| Actifs courants | 3 476 | 3 431 | (45) |
| TOTAL ACTIF | 6 482 | 6 443 | (39) |
| (en millions d’euros) | 31/12/2020 publié | 31/12/2020 retraité | Correction IAS 8 |
|---|---|---|---|
| Autres réserves | 508 | 469 | (39) |
| Capitaux propres | 997 | 958 | (39) |
| TOTAL PASSIF | 6 482 | 6 443 | (39) |
Le groupe Eramet est composé de Divisions regroupant des Business Units (BU) visant à suivre les activités du Groupe. La division Mines et Métaux rassemble les BU Nickel, BU Manganèse, BU Sables Minéralisés et BU Lithium (depuis le 1er janvier 2019). La division Alliages Haute Performance regroupe les activités d’Aubert & Duval et d’Erasteel. Chaque BU offre des services et produits différents et exige des technologies et stratégies commerciales distinctes. Leur performance opérationnelle et financière est donc suivie séparément et leur contribution aux principaux indicateurs financiers du Groupe est présentée ci-dessous.
L’information financière sur les Divisions et Business Units est préparée selon les principes comptables adoptés pour le reporting du Groupe. Les transactions entre les Divisions et Business Units sont effectuées dans des conditions de marché. Les données financières reporting du Groupe sont suivies de la même manière que les données financières publiées (périmètre et principes).
Le Comité Exécutif (Comex), principal décideur opérationnel, évalue régulièrement les performances de chaque Division et Business Units selon les indicateurs suivants :
* chiffre d’affaires ;
* EBITDA, correspondant au Résultat opérationnel courant retraité des dotations aux amortissements et provisions mais incluant les variations nettes des dépréciations sur actif circulant (stock, créances commerciales et autres créances) ;
* résultat opérationnel courant (ROC), regroupant l’EBITDA, les amortissements et les provisions pour risques et charges. Le ROC exclut les transactions significatives jugées comme inhabituelles, notamment les évènements liés aux restructurations, les pertes de valeur et les cessions d’actifs ;
* flux de trésorerie généré par l’activité regroupant l’EBITDA, les autres flux opérationnels de trésorerie sans incidence sur l’EBITDA et la variation du besoin en fonds de roulement (BFR) ;
* investissements industriels, regroupant les acquisitions des immobilisations corporelles et incorporelles.
Le Comex suit également des indicateurs consolidés tels que :
* résultat net part du Groupe (RNPG), défini comme le résultat net après impôt attribuable aux actionnaires d’Eramet compte tenu du pourcentage d’intérêts minoritaires dans chaque filiale contrôlée ;
* endettement financier net, représentant la dette financière brute (emprunts à plus et moins d’un an) diminuée des actifs financiers courants et de la trésorerie et équivalents de trésorerie. Ces éléments incluent l’évaluation des dérivés de couverture de la dette ;
* gearing, défini comme le ratio d’endettement financier net sur capitaux propres totaux (Groupe et minoritaires).
Les structures Holding qui assurent les services centraux du Groupe (gestion de la trésorerie, des risques de change, la gestion de la réassurance Groupe) ne constituent pas une Business Unit. Leurs agrégats sont donc présentés dans une colonne avec les éliminations des opérations inter-Business Units (Holding et éliminations).
| (en millions d’euros) | Exercice 2021 | Exercice 2020 |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 3 668 | 2 792 |
| Autres revenus | 42 | 22 |
| Matières premières et achats consommés | (962) | (867) |
| Charges externes | (1 149) | (945) |
| Coût du personnel | (536) | (475) |
| Impôt et taxes | (11) | (12) |
| Variation nette des dépréciations sur actif circulant | (1) | - |
| EBITDA | 1 051 | 516 |
| Dotations aux amortissements d’exploitation | (259) | (250) |
| Variation nette des provisions et dépréciations d’exploitation (hors actif circulant) | (8) | (8) |
| Résultat opérationnel courant | 784 | 257 |
| Autres éléments du résultat opérationnel | 95 | (233) |
| Résultat opérationnel | 879 | 24 |
| Coût de l’endettement financier | (116) | (119) |
| Autres charges et produits financiers | 5 | (33) |
| Résultat financier | (111) | (153) |
| Quote-part dans les résultats des co-entreprises et entreprises associées | 121 | 79 |
| Impôts sur les résultats | (98) | (111) |
| Résultat net des activités poursuivies | 791 | (160) |
| Résultat net des activités en cours de cession (1) | (426) | (516) |
| RÉSULTAT NET DE LA PÉRIODE | 365 | (676) |
| ● Part des minoritaires | 67 | (1) |
| ● Part du Groupe | 298 | (675) |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
(en millions d’euros) | Manga
| (en millions d’euros) | Exercice 2021 | Exercice 2020 |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 3 668 | 2 792 |
| Matières premières et achats consommés | (962) | (867) |
| Charges externes | (1 149) | (945) |
| Coût du personnel | (536) | (475) |
| Impôt et taxes | (11) | (12) |
| Variation nette des dépréciations sur actif circulant | (1) | - |
| EBITDA | 1 051 | 516 |
| Dotations aux amortissements d’exploitation | (259) | (250) |
| Variation nette des provisions et dépréciations d’exploitation (hors actif circulant) | (8) | (8) |
| Résultat opérationnel courant | 784 | 257 |
| Dépréciations d’actifs | 117 | (209) |
| Autres produits et charges opérationnels | (22) | (24) |
| Résultat opérationnel | 879 | 24 |
| Résultat financier | (111) | (152) |
| Quote-part dans les résultats des entreprises associées | 121 | 79 |
| Impôts sur les résultats | (98) | (111) |
| Résultat net des activités poursuivies | 791 | (160) |
| Résultat net des activités en cours de cession (1) | (426) | (516) |
| RÉSULTAT NET DE LA PÉRIODE | 365 | (676) |
| ● Part des minoritaires | 67 | (1) |
| ● Part du Groupe | 298 | (675) |
| Résultat de base par action (en euros) | 10,42 | (25,46) |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
```# 4.4.2 Tableau de flux de l’endettement net (en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | ||
| EBITDA | 1 051 | 516 |
| Impact trésorerie des éléments sous l’EBITDA | (258) | (322) |
| Marge brute d’autofinancement | 793 | 194 |
| Variation de BFR | (80) | 204 |
| Flux de trésorerie net généré par l’activité (A) | 713 | 398 |
| OPÉRATIONS D’INVESTISSEMENT | ||
| Investissements industriels | (312) | (299) |
| Autres flux d’investissements | 125 | 17 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement (B) | (187) | (282) |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations sur fonds propres | 21 | (15) |
| Incidence des variations de cours des devises et autres | (25) | 29 |
| Acquisition de droits d’utilisation IFRS 16 | (10) | (8) |
| Variation de l’endettement financier net des activités détenues en vue de la vente | (125) | (151) |
| (AUGMENTATION)/DIMINUTION DE L’ENDETTEMENT FINANCIER NET | 388 | (29) |
| (endettement financier net) d’ouverture | (1 378) | (1 349) |
| (endettement financier net) de clôture des activités continuées | (936) | (1 378) |
| (endettement financier net) des activités en cours de cession | (54) | - |
| Free cash flow (A) + (B) | 526 | 116 |
(1) En application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les UGT Sandouville, Erasteel et Aubert & Duval sont présentées comme des activités en cours de cession.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 119
3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
La réconciliation de la trésorerie et équivalents de trésorerie du tableau des flux de trésorerie, avec l’endettement financier net du reporting du groupe Eramet se présente comme suit :
| (en millions d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 retraité |
|---|---|---|
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 789 | 1 461 |
| Autres actifs financiers courants | 387 | 350 |
| Emprunts | (2 033) | (3 098) |
| Dettes d’obligations locatives (IFRS 16) | (79) | (91) |
| ENDETTEMENT FINANCIER NET – REPORTING | (936) | (1 378) |
| (en millions d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 retraité |
|---|---|---|
| ACTIF IMMOBILISÉ | 3 083 | 3 003 |
| Stocks | 577 | 906 |
| Clients | 375 | 348 |
| Fournisseurs | (403) | (541) |
| BFR simplifié | 549 | 713 |
| Autres éléments de BFR | (233) | (238) |
| BFR total | 316 | 475 |
| Instruments financiers dérivés | - | 7 |
| Actifs détenus en vue de la vente (1) | 651 | - |
| TOTAL ACTIF | 4 050 | 3 485 |
(1) Conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et les passifs des UGT Aubert & Duval, Erasteel et Eramet Sandouville sont présentés dans le bilan consolidé au 31 décembre 2021 comme des « actifs détenus en vue de la vente ».
| (en millions d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 retraité |
|---|---|---|
| CAPITAUX PROPRES – PART DU GROUPE | 1 012 | 725 |
| Minoritaires | 323 | 233 |
| CAPITAUX PROPRES | 1 335 | 958 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie et autres actifs financiers courants | (1 176) | (1 811) |
| Emprunts | 2 112 | 3 189 |
| Endettement financier net | 936 | 1 378 |
| Ratio endettement financier net/capitaux propres (gearing) | 70 % | 144 % |
| Provisions et engagements liés au personnel | 899 | 936 |
| Impôts différés nets | 184 | 213 |
| Instruments financiers dérivés | 11 | - |
| Passifs associés aux actifs détenus en vue de la vente (1) | 685 | - |
| TOTAL PASSIF | 4 050 | 3 485 |
(1) Conformément à IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », les actifs et les passifs des UGT Aubert & Duval, Erasteel et Eramet Sandouville sont présentés dans le bilan consolidé au 31 décembre 2021 comme des « actifs détenus en vue de la vente ».
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 120
3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Le résultat opérationnel courant (ROC), reflète la performance des activités ordinaires du groupe Eramet présentée et définie dans la note 4.
Le chiffre d’affaires est essentiellement composé de ventes de minerais (nickel et manganèse) et de produits manufacturés (aciers spéciaux, alliages, superalliages, etc.) à des tiers, ainsi que des obligations de performances connexes telles que la prestation de transport ou d’assurance en fonction des incoterms contractuels ;
Le chiffre d’affaires résultant de la vente de ces produits et prestations est enregistré à partir du moment où le contrôle sur le produit vendu et la prestation rendue a été transféré au client. Le chiffre d’affaires relatif à l’obligation de performance de transport et d’assurance est déterminé en fonction du prix contractuel de ces obligations et est reconnu à l’avancement.
Le chiffre d’affaires consolidé s’élève pour l’exercice 2021 à 3 668 millions d’euros contre 2 792 millions d’euros au titre de l’exercice 2020, soit une augmentation de 31.4 % (+ 876 millions d’euros). La répartition par BU est présentée dans la note 4.
Estimations, hypothèses et jugements
Les coûts et charges mentionnées sont principalement composées des coûts supportés dans les installations industrielles, minières et métallurgiques. Les « Autres revenus » comprennent notamment des éléments rattachés au résultat opérationnel courant tels que les écarts de change sur le chiffre d’affaires et les indemnités d’assurance reçues. Les « Matières Premières et achats consommés » comprennent la consommation des matières premières, les coûts d’énergie et les coûts logistiques et de transport sur achat. Ce poste inclut également les effets de variation et de valorisation des stocks de matières premières, en-cours de production et produits finis. Les « Charges Externes » comprennent les frais de transport sur ventes, de prestations de maintenance et les autres charges externes. Ce poste inclut également les charges de location (hors IFRS 16). Les « Impôts et taxes » comprennent les impôts et taxes liées à l’activité et non considérés comme de l’impôt société.
Les transactions en devises sont comptabilisées en fonction des cours de change mensuel du mois de la date de réalisation des transactions. Les gains et pertes résultant de la conversion des créances et dettes d’exploitation en devises sont enregistrées dans le résultat opérationnel courant. Pour les transactions couvertes, les écarts de change provenant de la différence entre le cours mensuel de comptabilisation des ventes et des encaissements ou des achats et des règlements et le cours de couverture du dénouement des opérations sont également comptabilisés dans le résultat opérationnel courant. La date d’une transaction est la date à laquelle celle-ci s’est réalisée. Pour des raisons pratiques, la date de transaction en devise retenue est le mois au cours duquel la transaction est comptabilisée. Ainsi, le cours de comptabilisation des opérations en devises au cours d’un mois correspond à la moyenne journalière des cours en vigueur du mois précédent.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 121
3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Les immobilisations sont amortissables dès lors que leur usage attendu est limité dans le temps ou en fonction des unités de production. Lorsque la durée ou le rythme d’utilisation d’un actif ne peut être déterminé de façon fiable, la méthode linéaire est appliquée. La méthode d’amortissement retenue est appliquée de manière constante pour tous les actifs de même nature ayant des conditions d’utilisation identiques. L’amortissement commence à la date de mise en service du bien. Toute modification significative de l’utilisation prévue du bien, par exemple la durée ou le rythme d’utilisation, entraîne la révision de l’amortissement de l’année et des années à venir. De même, en cas de dotation ou de reprise de dépréciations résultant de la comparaison entre la valeur d’utilité d’un actif immobilisé et sa valeur comptable (note 10), la base amortissable est modifiée de manière prospective, c’est-à-dire que l’amortissement sera ajusté en fonction de la nouvelle durée ou du nouveau rythme d’utilisation pour l’exercice en cours et les exercices ultérieurs. Les amortissements de l’exercice sont comptabilisés dans une rubrique isolée, Dotation aux amortissements d’exploitation, qui se situe dans le résultat opérationnel courant. Les biens inscrits au bilan au titre des Droits d’utilisation relatifs aux contrats de location (IFRS 16) sont amortis sur la durée d’utilisation du droit identifié. Au compte de résultat, les amortissements relatifs à ces contrats sont enregistrés en résultat opérationnel courant sur la ligne « Dotations aux amortissements d’exploitation ». Les droits d’utilisation correspondant aux baux commerciaux 3-6-9 sont amortis sur la durée estimée de prise de bail de ces baux commerciaux.
Provisions pour risques et charges
Voir note 13.
Estimations, hypothèses et jugements
Le groupe Eramet utilise deux modes d’amortissement : la méthode de l’amortissement linéaire et la méthode des unités de production.
La production des domaines miniers du Groupe étant relativement stable un amortissement linéaire a été retenu. L’amortissement des immobilisations corporelles est calculé sur une base linéaire sur les durées d’utilité estimées suivantes au 31 décembre 2021 :
Les biens investis dans les concessions du Groupe (Setrag, Comilog et Grande Côte) sont amortis selon la durée d’utilité ou sur la durée résiduelle de la concession si celle-ci est inférieure. Les logiciels informatiques sont amortis sur des durées variables n’excédant pas cinq ans.# Méthode des unités de production
Les bénéfices économiques issus de l’utilisation de certains actifs industriels sont déterminés en relation avec le niveau de production, notamment dans la phase de lancement de nouvelles unités de production. Ainsi, ces actifs sont amortis selon la méthode des unités de production. Le calcul des amortissements tient compte des quantités produites au cours de l’exercice, exprimées en pourcentage des quantités totales des produits à extraire ou à produire au cours des exercices actuel et futurs. Lorsque la production n’est pas réputée fluctuer de manière significative d’une année à l’autre, de même que les actifs dont la durée de vie matérielle est inférieure à la durée de vie de l’usine ou de la mine à laquelle ils se rapportent, les biens sont alors amortis selon la méthode de l’amortissement linéaire exposée ci-dessus sur la durée de vie de l’usine ou de la mine.
Les valeurs résiduelles et les durées d’utilité des immobilisations sont revues et ajustées, le cas échéant, à chaque fin d’exercice. Les variations s’analysent comme des changements d’estimations et n’ont d’effet que sur l’exercice en cours et les exercices postérieurs. Le groupe Eramet évalue ses actifs existants et la durée d’amortissement dans le cadre de l’examen des plans de mine (BU Nickel, BU Manganèse, BU Sables Minéralisés) et d’exploitation des usines à la fin de chaque exercice. Quand il est établi que la durée de vie des actifs affectés ne reflète pas la période restante de bénéfice attendu, des modifications prospectives sont faites sur leur durée d’amortissement. Les incertitudes sont inhérentes à l’estimation des quantités de réserves et de ressources, notamment en ce qui a trait aux hypothèses concernant les prix futurs, la géologie des mines, les méthodes d’exploitation utilisées et les coûts connexes engagés pour développer et exploiter ces réserves et ressources. Des changements dans ces hypothèses pourraient entraîner des ajustements importants des estimations des réserves et ressources, ce qui pourrait être à l’origine des dépréciations ou des modifications de la charge d’amortissement dans les périodes futures.
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Immobilisations incorporelles | (24) | (16) |
| Immobilisations corporelles | (235) | (235) |
| Total | (259) | (250) |
| Dépréciations nettes sur créances commerciales | (2) | (1) |
| Dépréciations nettes sur stocks | 1 | 1 |
| Dotations nettes sur provisions risques et charges | (8) | (8) |
| TOTAL | (268) | (258) |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 122
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Le résultat net part du Groupe (RNPG), est le résultat net de l’exercice après impôts, attribuable aux actionnaires d’Eramet, compte tenu des minoritaires présents dans chacune des sociétés du Groupe. Au-delà du résultat opérationnel courant, le résultat net de l’exercice inclut les éléments suivants :
Les autres éléments du résultat opérationnel comprennent des produits et charges en nombre limité, inhabituels, anormaux ou peu fréquents et de montants particulièrement significatifs que le groupe Eramet présente de manière distincte dans son compte de résultat pour faciliter la compréhension de la performance opérationnelle courante. Ils comprennent notamment les éléments suivants :
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Dépréciations d’actifs et pertes de valeur | 117 | (209) |
| Autres produits et charges opérationnels hors dépréciations | (22) | (24) |
| AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT OPÉRATIONNEL | 95 | (233) |
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Projet Niobium | (1) | |
| Projet Lithium | (11) | (31) |
| Projet développement Weda Bay | (3) | 4 |
| Autres projets | (7) | (3) |
| Projets de développement | (21) | (31) |
| Restructurations et plans sociaux | (2) | |
| Provisions remise en état des sites – SLN | (1) | |
| Provisions environnementales – ENO | 4 | |
| Plus et moins value de cession | (1) | (4) |
| Autres éléments | (0) | 10 |
| Autres produits et charges | (1) | 7 |
| TOTAL – AUTRES PRODUITS ET CHARGES OPÉRATIONNELS HORS DÉPRÉCIATIONS | (22) | (24) |
Les dépenses engagées sur le projet Lithium en Argentine correspondent essentiellement aux dépenses engagées sur la période (voir note 2.2.).
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
123
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Pertes sur tests de dépréciation – Immobilisations corporelles | - | (209) |
| Reprise de dépréciation – Immobilisations corporelles | 117 | |
| TOTAL – DÉPRÉCIATIONS D’ACTIFS ET PERTES DE VALEUR | 117 | (209) |
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| BU Manganèse | (83) | |
| BU Lithium | 117 | (113) |
| Holding | (13) | |
| TOTAL – DÉPRÉCIATIONS D’ACTIFS ET PERTES DE VALEUR NETS DES REPRISES | 117 | (209) |
La reprise de dépréciation sur la BU Lithium est relative à la relance du projet d’extraction en Argentine (voir note 2.6 « Relance de la construction de l’usine de lithium en Argentine »). Voir note 10 « Investissements », paragraphe « Dépréciations d’actifs ».
Le résultat net par action est obtenu en divisant le résultat net part du Groupe par le nombre moyen d’actions en circulation au cours de l’exercice. Ce nombre moyen d’actions en circulation est calculé hors actions d’auto-détention. Le résultat net dilué par action est obtenu en tenant compte du résultat net part du Groupe et du nombre d’actions corrigé des effets de dilution potentiels essentiellement représentés par des plans de souscription et d’achats d’actions accordés au personnel.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Résultat net part du Groupe (en millions d’euros) | Nombre moyen d’actions | |
| Résultat par action de base des activités poursuivies | 723 | 28 571 634 |
| Résultat par action de base des activités en cours de cession | 28 571 634 | |
| Résultat par action de base | 298 | 28 571 634 |
| Résultat dilué par action des activités poursuivies (1) | 723 | 28 692 070 |
| Résultat dilué par action en cours de cession (1) | (426) | 28 692 070 |
| RÉSULTAT DILUÉ PAR ACTION (1) | 298 | 28 692 070 |
(1) Lorsque le résultat de base par action est négatif, le résultat dilué par action est réputé égal à ce dernier, les instruments étant alors considérés comme anti-dilutifs.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 124
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
| % des capitaux propres | Quote-part minoritaires résultats (en millions d’euros) | Quote-part minoritaires capitaux propres (en millions d’euros) | |
|---|---|---|---|
| Exercice 2021 | 31/12/2021 | Exercice 2020 | |
| À l’ouverture | 233 | ||
| Résultat de la période | 67 | (1) | |
| Variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers | 0 | 1 | |
| Écarts de conversion | (0) | 0 | |
| Sous-total autres éléments du résultat global | 67 | 1 | |
| Distributions de dividendes | (7) | ||
| Augmentation de capital Setrag | 32 | ||
| Autres mouvements | (2) | (8) | |
| À LA CLÔTURE | 67 | 323 | (1) |
| Société | % | Quote-part minoritaires résultats (en millions d’euros) Exercice 2021 | Quote-part minoritaires capitaux propres (en millions d’euros) 31/12/2021 | Quote-part minoritaires résultats (en millions d’euros) Exercice 2020 | Quote-part minoritaires capitaux propres (en millions d’euros) 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|
| Le Nickel-SLN | 44,00 % | (14) | (154) | (38) | (141) |
| Comilog S.A. | 36,29 % | 76 | 478 | 35 | 379 |
| Grande Côte Opérations | 10,00 % | 7 | (1) | 2 | (7) |
| Interforge | 4,30 % | (2) | 0 | (0) | |
| 1 Voir tableau « Variation des capitaux propres ». |
L’endettement financier net représente la dette financière brute (emprunts à plus et moins d’un an) diminuée des actifs financiers courants et de la trésorerie et équivalents de trésorerie. Ces éléments incluent l’évaluation des dérivés de couverture liés aux emprunts.
Les emprunts sont initialement comptabilisés sur la base du montant reçu, diminué des coûts de financement engagés. Par la suite, l’emprunt est évalué au coût amorti. Tout écart entre les montants reçus et la valeur de remboursement de l’emprunt est comptabilisé, au compte de résultat dans le résultat financier (coût de l’endettement), sur la durée de l’emprunt, selon la méthode du taux d’intérêt effectif (TIE). Lorsque la renégociation d’un emprunt ne modifie pas substantiellement la dette selon les critères IFRS 9, celle-ci est alors conservée au bilan, en étant réévaluée au taux d’intérêt effectif global sur la base des nouveaux flux contractuels. L’impact de cette réévaluation est constaté via compte de résultat. Les contrats de crédit-bail et de location financière sont considérés comme des achats en substance et sont enregistrés en dettes financières. Les autres contrats de locations éligibles à IFRS 16 sont enregistrés sur les lignes de dettes d’obligations locatives. Ces contrats sont comptabilisés au bilan dès l’origine du contrat de location pour la valeur actualisée des paiements fixes futurs. Le Groupe utilise des taux d’actualisation correspondant aux taux d’endettement marginal par devise par portefeuille de contrats de location d’actifs, regroupés en fonction notamment de la durée de la location, du sous-jacent financé (catégorie d’actif), de l’environnement économique. Ces taux sont déterminés par pays et par duration.# Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 retraité | |
|---|---|---|
| Emprunts | (2 033) | (3 098) |
| Emprunts auprès des marchés financiers | (905) | (1 127) |
| Emprunts auprès des établissements de crédit | (770) | (1 699) |
| Découverts bancaires et banques créditrices | (101) | (61) |
| Dettes financières de crédit-bail | (5) | (22) |
| Autres emprunts et dettes financières | (253) | (189) |
| Dettes d’obligations locatives | (79) | (91) |
| Autres actifs financiers courants | 387 | 350 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 789 | 1 461 |
| Équivalents de trésorerie | 212 | 823 |
| Trésorerie | 577 | 638 |
| ENDETTEMENT FINANCIER NET | (936) | (1 378) |
| Endettement financier net – part à plus d’un an | (1 644) | (2 906) |
| Endettement financier net – part à moins d’un an | 708 | 1 528 |
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Emprunts | ||
| Emprunts auprès des marchés financiers | 905 | 1 127 |
| Emprunts auprès des établissements de crédit | 770 | 1 699 |
| Découverts bancaires et banques créditrices | 101 | 61 |
| Dettes financières de crédit-bail | 5 | 22 |
| Autres emprunts et dettes financières | 253 | 189 |
| Dettes d’obligations locatives | 79 | 91 |
| TOTAL | 2 112 | 3 189 |
| ● Part à plus d’un an | 1 644 | 2 906 |
| ● Part à moins d’un an | 469 | 283 |
(en millions d’euros)
| Nominal (en millions de devises) | Taux d’intérêt | Maturité | 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Emprunt obligataire – Eramet S.A. | 525 M€ | 4,50 % | 2020 | - | - |
| Emprunt obligataire – Eramet S.A. | 500 M€ | 4,196 % | 2024 | 516 | 516 |
| Emprunt obligataire – TiZir Ltd (1) | 300 M$ | 9,500 % | 2022 | - | 223 |
| Emprunt obligataire – Eramet S.A. (2) | 300 M€ | 5,875 % | 2025 | 308 | 308 |
| Placement privé euro – Eramet S.A. (3) | 50 M€ | 5,29 % | 2026 | 29 | 29 |
| Placement privé euro – Eramet S.A. (3) | 50 M€ | 5,10 % | 2026 | 51 | 51 |
| EMPRUNTS AUPRÈS DE MARCHÉS | 905 | 1 127 | |||
| Emprunts ICBC/BNP Paribas/BGFI – Comilog S.A. | 217 M$ | Libor 6 mois + 4,3 %/+ 2,1 % | 2018/2022 | 29 | 21 |
| Borrowing Base – Eramet S.A. (4) | 65 M€ | Euribor 1 mois + 1,5 % | 2022 | 50 | 50 |
| Banque européenne d’investissement – Eramet S.A. | 80 M€ | 1,736 % | 2025 | 36 | 45 |
| Banque européenne d’investissement – Eramet S.A. | 30 M€ | 2,72 % | 2029 | 24 | 27 |
| Banque européenne d’investissement – Eramet S.A. | 60 M€ | 1,58 % | 2030 | 61 | 61 |
| Banque européenne d’investissement – Eramet S.A. | 67 M$ | 3,55 % | 2030 | 61 | 56 |
| IFC/PROPARCO – Setrag | 85 M€ | Euribor + 4 %/5 % | 2031 | 73 | 82 |
| Crédit syndiqué (5) | 981 M€ | Euribor 6 mois + 1,7 % | 2024 | 80 | 985 |
| Term Loan (Multicurrency Term Loan Facility Agreement) (6) | 350 M€ | Euribor 6 mois + 2,00 % | 2024 | 348 | 349 |
| Autres emprunts auprès des établissements de crédit | 9 | 23 | |||
| EMPRUNTS AUPRÈS DES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 770 | 1 699 |
(1) Remboursement en juillet 2021.
(2) Émission obligataire du 14 novembre 2019.
(3) Assorti de puts investisseurs exerçables à l’issue de la septième année, soit en 2021.
(4) Renouvelé en juin 2019. Maturité de trois ans.
(5) La ligne de crédit a été remboursée en 2021 pour 901 millions d’euros.
(6) La ligne de crédit a été tirée en 2020. Certains emprunts sont soumis à des ratios ou covenants financiers (note 8.4.4).
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 3 098 | 2 225 |
| Nouveaux emprunts des activités poursuivies | 120 | 1 458 |
| Nouveaux emprunts des activités en cours de cession | - | 1 |
| Remboursements d’emprunts des activités poursuivies | (1 185) | (444) |
| Remboursements d’emprunts des activités en-cours de cession | (7) | (21) |
| Variation des découverts bancaires des activités poursuivies | 57 | (3) |
| Variation des découverts bancaires des activités en-cours de cession | 22 | (6) |
| Variation des intérêts courus non échus | (16) | - |
| Variations de périmètre | (7) | - |
| Reclassement en IFRS 5 | (56) | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 7 | (15) |
| À LA CLÔTURE – EMPRUNTS | 2 033 | 3 098 |
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 91 | 97 |
| Variations des dettes d’obligations locatives (IFRS 16) | (2) | (1) |
| Variations de périmètre | (1) | - |
| Reclassement en IFRS 5 | (12) | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 3 | (5) |
| À LA CLÔTURE – OBLIGATIONS LOCATIVES | 79 | 91 |
Les nouveaux emprunts correspondent essentiellement :
* à l’opération de pensions livrées pour 65 millions d’euros (voir note 15.1 « Engagement hors bilan ») ;
* à l’emprunt de CAT Finance chez Comilog pour 33 millions d’euros ;
* aux billets de trésorerie souscrits pour 5 millions d’euros.
Les remboursements d’emprunts concernent essentiellement :
* au remboursement du RCF pour 901 millions d’euros ;
* au remboursement du Bond TiZir pour 212 millions d’euros (240 millions de dollars) ;
* au remboursement du prêt CMM pour 24 millions d’euros ;
* au remboursement partiel du prêt IFC/Proparco chez Setrag pour 8 millions d’euros ;
* au remboursement de la ligne de crédit SGBS chez Grande-Côte pour 8 millions d’euros.
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Euro | 1 957 | 2 793 |
| Dollar américain | 147 | 302 |
| Franc CFA | 0 | 84 |
| Livre sterling | 0 | 0 |
| Couronne norvégienne | 3 | 3 |
| Autres devises | 4 | 7 |
| TOTAL | 2 112 | 3 189 |
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Lignes de crédit confirmées non utilisées (1) | 901 | - |
| RCF crédit syndiqué | 901 | - |
(1) Les covenants bancaires rattachés aux lignes de crédit sont entièrement respectés. Ces covenants portent sur le ratio d’endettement financier net du Groupe ramené aux capitaux propres.
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Sans intérêt | 69 | 5 |
| Taux d’intérêts fixes | 1 736 | 1 974 |
| ● inférieurs à 5 % | 1 280 | 1 292 |
| ● entre 5 % et 10 % | 456 | 682 |
| ● supérieurs à 10 % | - | - |
| Taux d’intérêts variables | 307 | 1 210 |
| ● inférieurs à 5 % | 210 | 1 062 |
| ● entre 5 % et 10 % | 97 | 148 |
| ● supérieurs à 10 % | - | - |
| TOTAL | 2 112 | 3 189 |
Échéancier des emprunts (hors dette d’obligation locative, y compris dette de crédit-bail)
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| À moins d’un an | 456 | 268 |
| Entre un an et cinq ans | 1 473 | 2 690 |
| À plus de cinq ans | 104 | 140 |
| TOTAL | 2 033 | 3 098 |
Échéancier des dettes financières de crédit-bail et dettes d’obligations locatives
| Valeur nominale | Valeur actualisée | Valeur nominale | Valeur actualisée | |
|---|---|---|---|---|
| DETTES LIÉES AUX CONTRATS DE CRÉDIT-BAIL | ||||
| À moins d’un an | 3 | 3 | 9 | 8 |
| Entre un an et cinq ans | 2 | 2 | 15 | 13 |
| À plus de cinq ans | 1 | 1 | ||
| Total avant charges d’intérêt | 5 | 5 | 25 | 22 |
| Charges d’intérêts futures | 0 | 3 | ||
| DETTES D’OBLIGATION LOCATIVE | ||||
| À moins d’un an | 21 | 13 | 25 | 15 |
| Entre un an et cinq ans | 64 | 42 | 70 | 43 |
| À plus de cinq ans | 48 | 24 | 52 | 33 |
| Total avant charges d’intérêt | 133 | 79 | 147 | 91 |
| Charges d’intérêts futures | 54 | 56 | ||
| TOTAL | 138 | 138 | 172 | 172 |
La trésorerie comprend les fonds de caisse et les dépôts à vue à l’exclusion des découverts bancaires qui figurent dans les emprunts. Les équivalents de trésorerie qui correspondent à des valeurs mobilières de placement sont constitués de placements détenus dans le but de faire face aux engagements de trésorerie court terme. Les valeurs mobilières de placement sont inscrites au bilan à leur juste valeur. Pour qu’elles soient considérées comme un équivalent de trésorerie, elles doivent être facilement convertibles en trésorerie et soumises à un risque négligeable de changement de valeur. Les variations de juste valeur sont comptabilisées dans le résultat net de la période.
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Trésorerie | 577 | 823 |
| Équivalents de trésorerie | 212 | 638 |
| TOTAL | 789 | 1 461 |
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Euro | 437 | 1 175 |
| Dollar américain | 251 | 151 |
| Yuan Renminbi (Chine) | 1 | 1 |
| Couronne norvégienne | 24 | 106 |
| Autres devises | 76 | 28 |
| TOTAL | 789 | 1 461 |
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Sans intérêt | 577 | 823 |
| Taux d’intérêts fixes | 0 | 3 |
| Taux d’intérêts variables | 212 | 655 |
| TOTAL | 789 | 1 461 |
Les éléments qui ne sont pas sujets à intérêts correspondent essentiellement à des dépôts à vue non rémunérés. Le poste trésorerie comprend les rubriques disponibilités. Les équivalents de trésorerie sont composés principalement des placements gérés par la société Metal Securities.
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| OPCVM monétaires | 110 | 236 |
| TCN | 75 | 284 |
| Comptes bancaires rémunérés | 11 | 99 |
| Autres placements | 16 | 19 |
| Équivalents de trésorerie | 212 | 638 |
| Trésorerie | 577 | 823 |
| TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE | 789 | 1 461 |
La variation d’une période à l’autre est analysée par l’intermédiaire du tableau de flux de trésorerie établi selon la méthode indirecte.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Amortissements, dépréciations et provisions | 142 | 419 |
| Charges de désactualisation | 13 | 9 |
| Instruments financiers | (25) | (3) |
| Impôts différés | 1 | (6) |
| Résultat sur cessions d’éléments d’actif | 4 | |
| Effet des déconsolidations au compte de résultat | (12) | 2 |
| Effet des ajustements d’hyperinflation au compte de résultat | 4 | 8 |
| Écarts de change latents | 3 | 0 |
| Quote-part dans les résultats des coentreprises et entreprises associées | (121) | (79) |
| CHARGES ET PRODUITS SANS INCIDENCE SUR LA TRÉSORERIE | 5 | 354 |
Méthode comptable
Ces actifs sont principalement composés d’obligations de sociétés européennes cotées dont l’objectif est de percevoir les flux contractuels. Ces obligations sont évaluées à leur juste valeur lors de leur première comptabilisation. La juste valeur correspond à la valeur boursière pour les obligations cotées et, pour les obligations non cotées, à des estimations réalisées à partir de critères financiers spécifiques à la situation particulière de chaque obligation (transactions similaires ou valeur actualisée des flux futurs de trésorerie). La composante risque crédit, correspondant à l’estimation des pertes attendues évaluée par obligation, est évaluée en fonction de leur catégorisation en buckets, définis sur la base de rating de risque crédit mesuré sur la base du spread, et est comptabilisée au compte de résultat. Les autres placements classés en actifs financiers sont essentiellement des titres de créances négociables et valorisés à la juste valeur par résultat. Les variations de juste valeur de ces actifs sont constatées en capitaux propres recyclables dans la rubrique variation de la juste valeur des actifs financiers courants ou au compte de résultat. La variation nette des actifs financiers courants de 37 millions d’euros entre 2020 et 2021 (30 millions d’euros entre 2019 et 2020) est présentée dans les flux de trésorerie nets liés aux opérations d’investissement.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Coût de l’endettement net | (116) | (119) |
| Autres produits et charges financiers | 5 | (33) |
| RÉSULTAT FINANCIER | (111) | (152) |
Méthode comptable
Le coût de l’endettement net regroupe les charges liées à la dette brute, les charges d’intérêts liés aux « obligations locatives » (IFRS 16) et les produits financiers relatifs aux obligations et valeurs mobilières de placements. Les coûts d’emprunt sont les intérêts sur la dette et les autres coûts engagés dans le cadre d’un emprunt. Les coûts d’emprunt directement rattachés à l’acquisition, à la construction ou à la production d’un actif dont la mise en service demande plus de 12 mois sont déduits de la charge de financement à laquelle ils se rapportent. Tous les autres coûts d’emprunt sont passés en charges dans la période au cours de laquelle ils sont engagés.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Produits d’intérêts | 9 | 9 |
| Charges d’intérêts | (107) | (123) |
| Coût amorti sur emprunts | (7) | (8) |
| Produits nets de valeurs mobilières de placement | (1) | 13 |
| Variation de juste valeur des valeurs mobilière de placement | (0) | (8) |
| Différences nettes de conversion | (10) | (4) |
| COÛT DE L’ENDETTEMENT NET | (116) | (119) |
Les charges d’intérêts sont passées de 123 à 107 millions d’euros dont 10 millions d’euros de baisse liés au remboursement complets de l’obligataire TiZir en juillet 2021.
Méthode comptable
Les autres produits et charges financiers regroupent tous les éléments du résultat financier à l’exception des produits et des charges relatifs au coût de l’endettement net.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Produits des participations ou dividendes | 0 | 1 |
| Avantages du personnel – intérêts nets | ||
| Résultat de cession de titres de participation | (1) | 0 |
| Charges de désactualisation | (9) | (9) |
| Instruments financiers non qualifiés de couverture – change | (4) | 3 |
| Charges financières de titrisation | (2) | (1) |
| Dépréciation titres et comptes-courants | (5) | 4 |
| Différences nettes de conversion | 26 | (26) |
| Incidence des économies hyperinflationnistes | (1) | (4) |
| Autres | (0) | (1) |
| AUTRES PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS | 5 | (33) |
Les charges de désactualisation concernent les provisions pour remise en état des sites miniers et pour démantèlement des installations industrielles comme détaillé dans la note 13 « Provisions ». Les instruments financiers non qualifiés de couverture correspondent à la partie des instruments de couverture comptabilisés en résultat.
Le capital social d’un montant de 87 702 893 euros (81 239 815 euros au 31 décembre 2020) est composé de 28 755 047 actions entièrement libérées (26 636 005 actions au 31 décembre 2020) dont la valeur nominale est de 3,05 euros.
| Actions nominatives | 31/12/2021 | 31/12/2020 |
|---|---|---|
| Capital % nombre de titres | Droits de vote % nombre de titres | |
| Capital % nombre de titres | Droits de vote % nombre de titres | |
| Sorame et Compagnie d’Études Industrielles du Rouvray (CEIR) | 37,08 10 661 562 | 43,49 20 501 705 |
| 36,94 9 840 143 | 43,78 19 675 977 | |
| FSI Equation (filiale de Bpifrance) et État (Caisse des Dépôts et Consignations) | 27,13 7 800 993 | 30,99 14 611 510 |
| 25,57 6 810 317 | 30,31 13 620 634 | |
| S.T.C.P.I. | 4,03 1 159 994 | 4,73 2 230 581 |
| 4,02 1 070 587 | 4,76 2 141 174 | |
| Eramet S.A. | 0,64 183 413 | - |
| 0,62 165 188 | - | |
| Fonds Actions Eramet S.A. | 0,71 203 500 | 0,67 316 158 |
| 0,73 195 311 | 0,69 307 969 | |
| Autres | 30,41 8 745 585 | 20,12 9 484 524 |
| 32,12 8 554 459 | 20,46 9 195 583 | |
| NOMBRE TOTAL D’ACTIONS | 100,00 28 755 047 | 100,00 47 144 478 |
| 100,00 26 636 005 | 100,00 44 941 337 | |
| Dont actions nominatives | 72,34 20 802 646 | 83,24 39 242 236 |
| 70,68 18 825 153 | 82,74 37 186 116 | |
| Dont actions au porteur | 27,66 7 952 401 | 16,76 7 902 242 |
| 29,32 7 810 852 | 17,26 7 755 221 |
En vertu d’un Pacte d’actionnaires conclu le 16 mars 2012, entré en vigueur le 16 mai 2012 et prorogé par tacite reconduction par période de six mois à compter du 1er janvier 2021 (suivant l’avenant conclu le 30 novembre 2020 avec information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 220C5283), ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 212C0647 lors de sa conclusion et d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 216C1753 relative à l’évolution au sein du concert lors de l’acquisition par l’Agence de Participations de l’État de l’intégralité du capital de la société FSI Equation, la Société est contrôlée majoritairement par un groupe d’actionnaires ayant déclaré agir de concert, comprenant :
● un sous-concert entre les sociétés Sorame et CEIR, sociétés contrôlées par la Famille Duval, en vertu d’un pacte d’actionnaires simultané du 19 juillet 1999, entré en vigueur le 21 juillet 1999 et ayant fait l’objet d’un avenant le 13 juillet 2009 ;
● l’Agence des participations de l’État (APE), par l’intermédiaire de sa filiale FSI Equation.
Les dispositions du Pacte d’actionnaires évoqué ci-dessus ainsi que celles du sous-concert sont contenues dans les principaux extraits des textes de décision et information de l’AMF n° 220C5283, n° 216C1753, n° 212C0486 et n° 209C1013 (avenant du 13 juillet 2009).
À compter du 1er janvier 2002, les actions détenues au nominatif et remplissant les conditions nécessaires ont bénéficié d’un droit de vote double.
Un avenant au Pacte d’actionnaire conclu le 23 avril 2021, ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 221C0886, prévoit désormais que tant que les fonctions de Président et de Directeur Général d’Eramet seront exercées par une seule personne, les parties s’engagent à proposer et/ou soutenir ensemble la désignation, par le Conseil d’administration, d’un administrateur référent choisi, d’un commun accord, parmi les administrateurs indépendants proposées par Sorame et CEIR. Les parties s’engagent en outre à faire leurs meilleurs efforts pour que le candidat dont elles souhaitent la nomination en tant qu’administrateur référent soit désigné par le Conseil d’administration d’Eramet, étant précisé que ces engagements seront valables aussi longtemps que durera le présent pacte d’actionnaires et au plus tard jusqu’à l’Assemblée Générale statuant sur les comptes de l’exercice 2024 et devant se tenir en 2025.
Le groupe Eramet a réalisé en 2016 une émission d’obligations à durée indéterminée à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles (ODIRNAN). Cette opération a permis de renforcer la structure du bilan du groupe Eramet. L’ODIRNAN est un instrument perpétuel sans maturité, les détenteurs ne disposant pas d’option de remboursement de l’instrument en numéraire à leur main. L’instrument est remboursable en cas de liquidation de l’entreprise avec paiement des coupons courus et le cas échéant différés. Le paiement des coupons est laissé à la main d’Eramet et peut être différé tant qu’Eramet n’a pas décidé une distribution de dividendes depuis l’avant-dernière date de paiement des intérêts (ou depuis la date d’émission pour les deux premières dates de paiement). En cas de non-paiement des coupons, ceux-ci resteront dus et constitueront des arriérés portant intérêt au taux applicable servant à la détermination des coupons des obligations. Le coupon est fixe à un taux nominal annuel de 4 % jusqu’en octobre 2022 et variable à compter du 5 octobre 2022, au taux d’Euribor 6 mois, plus une marge de 1 000 points de base (clause de « step-up »).En cas de changement de contrôle d’Eramet, le taux d’intérêt annuel sera majoré de 500 points 3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 133 3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes consolidés de l’exercice 2021 de base sauf remboursement anticipé au gré de la Société dans les 45 jours du changement de contrôle. Les porteurs bénéficient d’un droit de conversion en actions. L’émetteur peut alors choisir de délivrer aux obligataires ayant exercé leur droit à l’attribution d’actions : ● soit uniquement du numéraire ; ● soit uniquement des actions nouvelles ; ● soit une combinaison en actions nouvelles et en numéraire. Les caractéristiques de l’ODIRNAN ont conduit le groupe Eramet à la comptabiliser en tant qu’instrument de capitaux propres car : ● il n’existe aucune obligation contractuelle de rembourser le nominal à l’exception de la liquidation de l’émetteur, le cadre normatif stipulant qu’une obligation de remboursement en cas de liquidation ne remet pas en cause la classification en instrument de capitaux propres ; ● le paiement des coupons aux porteurs des obligations est : • soit dépendant de la liquidation de l’émetteur. Comme indiqué ci-dessus, une obligation pour l’émetteur de procéder à un paiement en cas de liquidation n’établit pas l’existence d’une dette, • soit sous le contrôle de l’émetteur (paiement de dividendes, rachats d’actions propres ou équivalents, remboursement anticipé à la main de l’émetteur, décision de paiement du prochain coupon sur les obligations…). Enfin la clause de « step up » qui conduit à augmenter de manière significative le montant des coupons au-delà d’une certaine date, si l’instrument n’a pas été préalablement racheté par l’émetteur, et la clause d’intérêts de retard (capitalisés et portant au même taux que les obligations) constituent des contraintes économiques et non des obligations contractuelles. Par conséquent, au regard des caractéristiques des instruments et des éléments évoqués ci-dessus, Eramet n’a pas d’obligation contractuelle de payer une rémunération sur l’instrument de dette perpétuelle. Enfin, les différentes options évoquées ci-dessus ne remettent pas en cause la qualification d’instruments de capitaux propres. Au 31 décembre 2020, le nombre d’obligations en circulation était de 2 065 640 et la valeur nominale des obligations était de 95,7 millions d’euros. Entre janvier et septembre 2021, 993 107 obligations ont fait l’objet d’une demande de conversion en actions ayant donné lieu à l’émission de 1 019 905 actions nouvelles. Début octobre 2021, le Groupe a annoncé procéder au remboursement anticipé des ODIRNAN restant en circulation. À l’issue de la période d’exercice du droit de conversion fixée au 25 octobre 2021, le Groupe a recueilli des demandes de conversion portant sur 1 070 249 ODIRNAN, ayant donné lieu à l’émission de 1 026 606 actions nouvelles. Le reste des ODIRNAN en circulation, soit 2 286 ODIRNAN, ont été remboursées le 19 novembre 2021, donnant lieu à un versement en numéraire aux porteurs d’environ 100 milliers d’euros.
Le tableau ci-après résume les opérations réalisées sur les actions auto-détenues :
| Situation au 1er janvier 2020 | Nombre total d’actions | Animation boursière (1) | Attributions aux salariés | Total |
|---|---|---|---|---|
| 79 433 | 97 129 | 176 562 | ||
| En pourcentage du capital | 26 636 000 | 0,30 % | 0,36 % | 0,66 % |
| Mandat de rachat | 131 625 | 131 625 | ||
| Attribution définitive d’actions gratuites | (119 197) | (119 197) | ||
| Achats/Ventes | (23 802) | (23 802) | ||
| Situation au 31 décembre 2020 | 55 631 | 109 557 | 165 188 | |
| En pourcentage du capital | 26 636 005 | 0,21 % | 0,41 % | 0,62 % |
| Mandat de rachat | 113 000 | 113 000 | ||
| Attribution définitive d’actions gratuites | (89 303) | (89 303) | ||
| Achats/Ventes | (5 472) | (5 472) | ||
| SITUATION AU 31 DÉCEMBRE 2021 | 50 159 | 133 254 | 254 183 | 183 413 |
| En pourcentage du capital | 28 755 047 | 0,17 % | 0,46 % | 0,64 % |
(1) Contrat de liquidité souscrit auprès d’Exane BNP Paribas.
Les titres Eramet auto détenus sont classés dans la rubrique « Autres réserves » et valorisés à leur coût d’achat pour un montant de 18,9 millions d’euros au 31 décembre 2021 (14 millions d’euros au 31 décembre 2020). Le montant des mouvements est imputé sur les capitaux propres.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 134 3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes consolidés de l’exercice 2021
Cette note recense les instruments financiers du groupe Eramet, les risques liés, ses objectifs de gestion des risques, la sensibilité et le suivi de la stratégie de gestion des risques financiers.
Les instruments dérives actifs et passifs, les actifs financiers courants et la trésorerie et équivalents de trésorerie sont initialement comptabilisés au bilan à la juste valeur (prix de la transaction) ajusté des coûts de transaction. À chaque date de clôture, les variations de juste valeur sont constatées dans le résultat (autres produits et charges financiers) sauf lorsqu’il existe une opération de couverture de flux de trésorerie désignée et documentée. Dans ce cas, la variation est comptabilisée dans les autres éléments du résultat global et présentée dans les capitaux propres (variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers de couverture). Les variations de valeur temps sont constatées en autres éléments du résultat global.
Le groupe Eramet a recours à des instruments dérivés pour couvrir certains risques. Dans le cadre de la gestion du risque de change, le groupe Eramet utilise des contrats de change à terme, des swaps de monnaies étrangères et, dans une moindre mesure, des options de change. Les contrats de change à terme sont comptabilisés comme des couvertures dans la mesure où le groupe Eramet a défini et documenté la relation de couverture et démontré son efficacité. Le risque de taux est géré en utilisant des swaps de taux. Enfin, le groupe Eramet utilise également des collars et des swaps dans le cadre de ses couvertures d’achats ou de ventes de matières premières (nickel, fioul, aluminium, électricité). Les dérivés sont mesurés à leur juste valeur lors de leur comptabilisation initiale. Par la suite, à chaque clôture, la juste valeur des dérivés est réévaluée selon qu’une relation de couverture a été désignée et documentation en capitaux propres, ou sinon en compte de résultat lorsqu’il n’existe pas de relation de couverture. La juste valeur des contrats de change à terme est estimée à partir des conditions de marché. La juste valeur des dérivés de taux représente ce que le groupe Eramet recevrait (ou paierait) pour transférer à la date de clôture les contrats en cours. La juste valeur des dérivés de matières premières est estimée à partir des conditions de marché. Les dérivés sont présentés au bilan au sein des actifs ou passifs courants.
Les résultats dégagés sur les instruments de couverture sont comptabilisés de manière symétrique aux résultats dégagés sur les éléments couverts. Toutefois, les variations de juste valeur des couvertures, indépendamment des opérations couvertes, sont inscrites au compte de résultat de la période au sein du résultat opérationnel courant ou des autres produits et charges financiers selon la nature de la couverture. Le groupe Eramet identifie l’élément de couverture et l’élément couvert dès la mise en place de la couverture et documente formellement cette relation de couverture en identifiant la stratégie de couverture, le risque couvert et la méthode d’évaluation de l’efficacité de la couverture :
Le groupe Eramet évalue ses instruments financiers à la juste valeur à chaque clôture. La juste valeur correspond au montant pour lequel un actif pourrait être vendu, ou un passif éteint, entre parties bien informées, consentantes, et agissant dans des conditions de concurrence normale. L’évaluation d’une juste valeur suppose que la transaction pour la vente de l’actif ou le transfert du passif a lieu soit :
Les incertitudes, les estimations et le recours au jugement participent à l’évaluation des contrats à terme, à l’application de la comptabilité de couverture et la valorisation des dérivés évalués à la juste valeur. Pour continuer à appliquer la comptabilité de couverture sur les achats ou les ventes de matières premières (nickel, fioul, aluminium, électricité), le groupe Eramet établit que l’instrument de couverture est efficace de manière à compenser le risque de change sur ses achats et ventes de matières premières, et s’assure d’une documentation conforme aux exigences. Le processus visant à tester l’efficacité de la couverture nécessite le recours aux jugements et estimations.
La juste valeur représente une estimation à une date donnée et pourrait changer d’une période à une autre en raison des conditions de marché ou d’autres facteurs. Le groupe Eramet privilégie les hypothèses que des intervenants du marché utiliseraient pour fixer le prix de l’actif ou du passif, considérant que les participants du marché agissent dans leur meilleur intérêt économique. Le groupe Eramet utilise des techniques d’évaluation qui sont appropriées aux circonstances et pour lesquelles il existe des données d’entrée suffisantes pour évaluer la juste valeur, maximisant l’utilisation de données d’entrée observables qui sont pertinentes et minimisant l’utilisation de données d’entrée non observables.
Ventilation par nature d’instruments (en millions d’euros)
| Bilan | Juste valeur par résultat | Juste valeur par capitaux propres | Prêts et créances | Dettes au coût amorti | Instruments dérivés | Titres de participations non consolidées |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Autres actifs financiers non courants | 182 | 182 | ||||
| Autres actifs non courants | 3 | 3 | ||||
| Créances clients | 375 | |||||
| Autres actifs courants | 286 | 286 | ||||
| Instruments financiers dérivés | 38 | |||||
| Actifs financiers courants | 387 | 387 | ||||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 789 | 789 | ||||
| ACTIF | 2 066 | 1 182 | - | 847 | - | 38 |
| Emprunts – part à plus d’un an (yc dette obligation locative) | 1 644 | |||||
| Autres passifs non courants | 1 | |||||
| Emprunts – part à moins d’un an (yc dette obligation locative) | 469 | |||||
| Dettes fournisseurs | 403 | |||||
| Autres passifs courants | 399 | |||||
| Instruments financiers dérivés | 74 | |||||
| PASSIF | 2 990 | - | - | 803 | 2 114 | 74 |
Retraité Ventilation par nature d’instruments (en millions d’euros)
| Bilan | Juste valeur par résultat | Juste valeur par capitaux propres | Prêts et créances | Dettes au coût amorti | Instruments dérivés | Titres de participations non consolidées |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Titres de participations non consolidées | 18 | 18 | ||||
| Autres actifs financiers courants/non courants | 198 | 198 | ||||
| Autres actifs non courants | 2 | 2 | ||||
| Créances clients | 348 | |||||
| Autres actifs courants | 294 | 294 | ||||
| Instruments financiers dérivés | 58 | |||||
| Actifs financiers courants | 350 | 159 | 191 | |||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 1 461 | 1 461 | ||||
| ACTIF | 2 729 | 1 638 | 191 | 842 | - | 58 |
| Emprunts – part à plus d’un an (yc dette obligation locative) | 2 906 | |||||
| Autres passifs non courants | - | |||||
| Emprunts – part à moins d’un an (yc dette obligation locative) | 283 | |||||
| Dettes fournisseurs | 541 | |||||
| Autres passifs courants | 467 | |||||
| Instruments financiers dérivés | 39 | |||||
| PASSIF | 4 236 | - | - | 1 008 | 3 189 | 39 |
La classification des actifs et passifs financiers a été revue pour répondre aux classifications IFRS 9, tel que décrit note 2.5 « Base de préparation des comptes consolidés ». Les titres de participation et les autres actifs financiers courants sont comptabilisés au bilan à leur juste valeur. Les autres actifs financiers non courants sont évalués au coût amorti calculé à l’aide du taux d’intérêt effectif (TIE). Les emprunts sont comptabilisés au coût amorti évalué par l’intermédiaire du taux d’intérêt effectif (TIE). La juste valeur des créances clients et des dettes fournisseurs correspond à leur valeur au bilan, compte tenu de leurs échéances de paiement inférieures à un an pour l’essentiel.
(en millions d’euros)
| Nature de l’instrument de couverture | Montant notionnel des instruments de couverture | Valeur comptable de l’instrument de couverture |
|---|---|---|
| Actif | ||
| Fair Value Hedge (FVH) | ||
| Risque de taux d’intérêt | ||
| Risque de change | ||
| Couvertures bilan (clients/fournisseurs/banques 2021) | ||
| Forward et options de change | 359 | (8) |
| Risque matière première | ||
| Cash Flow Hedge (CFH) | ||
| Risque de taux d’intérêt | ||
| Trading Swap de taux | 9 | |
| Emprunt EUR Setrag | ||
| Swap de taux | 63 | (2) |
| Risque de change | ||
| Couverture change Groupe chiffre d’affaires futur | ||
| Forward et options de change | 637 | 6 |
| Risque matière première | ||
| Approvisionnement électricité | ||
| Future sur électricité | 6 |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur au bilan | Niveau 1 | Niveau 2 | Valeur au bilan | Niveau 1 | Niveau 2 | ||
| (en millions d’euros) | (en millions d’euros) | ||||||
| Actifs financiers courants | 387 | 387 | Actifs financiers courants | 350 | 350 | ||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 789 | 789 | Trésorerie et équivalents de trésorerie | 1 461 | 1 461 | ||
| Instruments financiers dérivés | 38 | 38 | Instruments financiers dérivés | 58 | 58 | ||
| ACTIF | 1 214 | 1 176 | 38 | ACTIF | 1 914 | 1 856 | 58 |
| Instruments financiers dérivés | 74 | 74 | Instruments financiers dérivés | 39 | 39 | ||
| PASSIF | 74 | - | 74 | PASSIF | 39 | - | 39 |
| Exercice 2021 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Effets en résultat | Produits et (charges) financiers | ||||
| Coût amorti | Juste valeur | Conversion monétaire | Résultat de cession | Dépréciation nette | |
| Titres de participation | (1) | ||||
| Autres actifs financiers courants/non courants | 30 | 9 | 26 | (5) | |
| Instruments financiers dérivés | (4) | (4) | |||
| (Endettement net)/trésorerie nette | (124) | (107) | (7) | (10) | |
| TOTAL | (99) | (98) | (7) | (4) | 16 |
| Exercice 2020 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Effets en résultat | Produits et (charges) financiers | ||||
| Coût amorti | Juste valeur | Conversion monétaire | Résultat de cession | Dépréciation nette | |
| Titres de participation | (3) | ||||
| Autres actifs financiers courants/non courants | (58) | (9) | (25) | (24) | |
| Instruments financiers dérivés | 1 | 2 | (1) | ||
| (Endettement net)/trésorerie nette | (120) | (101) | (8) | (8) | |
| TOTAL | (180) | (110) | (8) | (6) | (28) |
Les produits financiers rattachés aux titres de participation correspondent à des dividendes de sociétés non consolidées. Les résultats dégagés relatifs aux instruments financiers de couverture de change et de matières premières sont principalement comptabilisés en résultat opérationnel courant. La partie non qualifiée de couverture est comptabilisée en autres produits et charges financiers.
| (en millions d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 | ||
|---|---|---|---|---|
| Actif | Passif | Actif | Passif | |
| À l’ouverture | 58 | 39 | 25 | 52 |
| Variation des instruments de couverture de la période – capitaux propres | (1) | (20) | (3) | 17 |
| Variation des instruments de couverture de la période – résultat financier | (2) | (4) | 1 | 0 |
| Variation nette des instruments financiers de couverture | (3) | (11) | 21 | 16 |
| Reclassement en IFRS 5 | (4) | (7) | ||
| Autres mouvements | 19 | 23 | ||
| À LA CLÔTURE | 38 | 74 | 58 | 39 |
| Position nette des instruments financiers de couverture | (3) | 20 | 45 | 24 |
| Instruments financiers – couverture de change | 16 | 28 | 29 | 14 |
| Instruments financiers – couverture de taux | - | 1 | - | 4 |
| Instruments financiers – couverture de matières premières | 2 | - | 5 | 1 |
(1) L’impact correspond à la variation de juste valeur (part efficace) des instruments dérivés de couverture de change, de taux et de matières premières.
(2) L’impact correspond à la variation de juste valeur (part inefficace) des instruments dérivés de couverture de change, de taux et de matières premières.
(3) Les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères sont converties au taux de clôture, l’écart entre le taux de clôture et le taux de couverture est inscrit au niveau de la rubrique « Instruments financiers actifs et passifs ».
Le groupe Eramet utilise des instruments financiers dérivés pour maîtriser son exposition aux risques de change, de taux et de matières premières. La gestion des principaux risques a été déléguée par le Comité exécutif à la Direction financière du groupe Eramet. Cette gestion est effectuée directement au niveau d’Eramet ou au travers de Metal Currencies créée spécifiquement pour gérer les risques de change du groupe Eramet. La politique du groupe Eramet est de réduire son exposition aux fluctuations de taux d’intérêt et de change. Les positions sont négociées soit sur des marchés organisés, soit sur des marchés de gré à gré avec des contreparties bancaires de premier rang.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 140
Les résultats dégagés sur les instruments de couverture sont comptabilisés de manière symétrique aux résultats dégagés sur les éléments couverts. Toutefois, les effets latents résultant de couvertures économiques mais non qualifiées par les normes de couverture sont inscrits en résultat net de la période. Toutes les transactions en cours à la date de clôture sont enregistrées dans l’état de la situation financière sans aucune compensation.
Lorsque l’exposition née des financements contractés par les sociétés du groupe Eramet dans des monnaies étrangères autres que leurs monnaies fonctionnelles n’est pas compensée par des recettes dans ces monnaies étrangères, le groupe Eramet peut être amené à contracter des instruments de couverture. En outre, le groupe Eramet utilise des instruments financiers afin de limiter son exposition au risque de change sur ses ventes et certains coûts libellés en dollar. Le groupe Eramet est exposé à deux natures de risques de change, à savoir :
Le groupe Eramet centralise le risque de change des filiales. Chaque société du groupe Eramet communique, à la Trésorerie Groupe, ses expositions en devise autre que sa devise de compte. Cette gestion s’inscrit dans le cadre d’une politique pluriannuelle avec des procédures approuvées par le Comité exécutif et fait l’objet d’un reporting mensuel à destination de ses membres. Le groupe Eramet gère le risque de change bilanciel au cas par cas.
Dans le cadre de la gestion des risques transactionnels, les couvertures de change portent majoritairement sur le dollar américain mais également sur la couronne norvégienne, la livre sterling, la couronne suédoise et le yen japonais. Ces couvertures sont destinées à couvrir la position présente et future des opérations commerciales du groupe Eramet, dont plus de 50 % sont facturées en devises alors que les coûts de production sont principalement libellés en euros. Les opérations sont réalisées au travers de la société Metal Currencies. Les filiales concernées déterminent le montant de leur exposition nette à l’aide de prévisions ou de budgets pluriannuels. Les risques associés font alors l’objet d’une couverture sur un horizon maximum de trente-six mois, sauf exception. Le groupe Eramet utilise différents instruments pour couvrir son risque de change : contrats à terme et options.
Le détail du portefeuille de couverture par devises est précisé ci-après :
Au 31 décembre 2021
| Chiffre d’affaires 2021 | Chiffre d’affaires 2022 | Chiffre d’affaires 2023 et plus | |
|---|---|---|---|
| Montants Devises Cours | Montants Devises Cours | Montants Devises Cours | |
| COUVERTURES COMMERCIALES | |||
| ● EUR/USD | 367 USD 1,16 | 615 USD 1,17 | - USD |
| ● EUR/NOK | 330 NOK 10,08 | 630 NOK 10,75 | 520 NOK 11,03 |
| AUTRES COUVERTURES – MONTANT TOTAL NON DÉTAILLÉ PAR ANNÉE | |||
| ● EUR/USD | 201 USD 1,14 | ||
| ● EUR/NOK |
Au 31 décembre 2021
| Chiffre d’affaires 2020 | Chiffre d’affaires 2021 | Chiffre d’affaires 2022 et plus | |
|---|---|---|---|
| Montants Devises Cours | Montants Devises Cours | Montants Devises Cours | |
| COUVERTURES COMMERCIALES | |||
| ● EUR/USD | 235 USD 1,19 | 461 USD 1,20 | USD |
| ● EUR/NOK | 275 NOK 10,85 | 895 NOK 10,80 | 590 NOK 11,10 |
| AUTRES COUVERTURES – MONTANT TOTAL NON DÉTAILLÉ PAR ANNÉE | |||
| ● EUR/USD | 91 USD 1,17 | ||
| ● EUR/NOK |
Le groupe Eramet gère les risques de change bilanciels, essentiellement liés au dollar américain, à travers l’émission de dettes financières libellées dans la même devise que les actifs nets concernés, ou via des swaps de change. Au 31 décembre 2021, la juste valeur des couvertures de change liées aux risques transactionnels représente un passif net de - 16 millions d’euros (31 décembre 2020 : actif net de 21 millions d’euros). Pour les couvertures du chiffre d’affaires USD 2021, une variation de plus ou moins 10 % en valeur du taux de change EUR/USD aurait un impact, avant impôts, sur les instruments financiers de couverture en contrepartie des capitaux propres au 31 décembre 2021 de l’ordre de + 52 millions d’euros en cas de hausse des cours (31 décembre 2020 : + 37 millions d’euros) et d’environ - 66 millions d’euros en cas de baisse des cours (31 décembre 2020 : - 36 millions d’euros). La répartition des contrats de change (montants notionnels) est la suivante :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions de devises) | Ventes à terme | Achats à terme | Options d’achat | Options de vente | Ventes à terme | Achats à terme |
| DEVISE CONTRE EUR | ||||||
| ● USD | 942 | 125 | 370 | 550 | 475 | 29 |
| ● JPY | 46 | |||||
| ● GBP | 49 | |||||
| ● NOK | 740 | 740 | 1 | 110 | 1 055 | 705 |
| DEVISE CONTRE SEK | ||||||
| ● USD | 4 | |||||
| ● JPY | ||||||
| ● GBP | ||||||
| ● NOK | 4 |
Les impacts avant impôts sur les capitaux propres et les résultats des instruments financiers liés aux risques de change sont présentés ci-après :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| (en millions d’euros) | Risques transactionnels | Risques bilantiels |
| À l’ouverture | (7) | (128) |
| Variation de la part non échue des couvertures (1) | (1) | (1) |
| Variation de la part inefficace en résultats (2) | - | - |
| Variation de la part efficace transférée en résultats (3) | 1 | (1) |
| Reclassement en IFRS 5 | ||
| Écarts de conversion et autres mouvements | (12) | (36) |
| À LA CLÔTURE | (7) | (140) |
| Variations comptabilisées en capitaux propres : | ||
| ● réserve de couverture | - | 13 |
| ● réserve de conversion | (12) | (36) |
| Total | - | (12) |
| Variations comptabilisées en résultats : | ||
| ● résultat opérationnel courant | (1) | 1 |
| ● résultat financier | - | - |
| Total | (1) | - |
(1) L’impact correspond à la variation de juste valeur (part efficace) des instruments dérivés de couverture de change.
(2) L’impact correspond à la variation de juste valeur (part inefficace) des instruments dérivés de couverture de change.
(3) Les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères sont converties au taux de clôture, l’écart entre le taux de clôture et le taux de couverture est inscrit au niveau de la rubrique « instruments financiers actifs et passifs ».
En fonction des conditions de marché, ainsi que des prévisions d’évolution de l’endettement financier net, la Direction financière du groupe Eramet contrôle la répartition entre taux fixe et taux variable de la dette ainsi que des placements de trésorerie et décide de l’opportunité de réaliser ou non des couvertures de taux. Les instruments financiers utilisés sont des swaps de taux d’intérêt, caps ou floors. Les opérations de couvertures sont réalisées par la Trésorerie Groupe. En ce qui concerne les excédents de trésorerie gérés par la société Metal Securities, ils sont placés :
Ces derniers sont classés parmi les autres actifs financiers courants et font l’objet de couverture de taux à terme (taux fixes contre taux variables). Les autres excédents de trésorerie gérés par Metal Securities sont principalement placés sur des supports rémunérés sur la base du taux Eonia (Euro OverNight Index Average).
Le groupe Eramet est exposé à la volatilité des cours des matières premières au niveau de son chiffre d’affaires en tant que producteur de nickel et de manganèse ou au niveau de ses coûts de production en tant que consommateur d’énergie (fioul, électricité) ou de matières premières (nickel, aluminium). Le groupe Eramet détient des instruments dérivés dans le but de réduire son exposition. Pour ce faire, le groupe Eramet utilise essentiellement des ventes à terme, des tunnels symétriques et des achats d’options. Les principaux acteurs du Groupe sont :
Les expositions à la volatilité des cours du manganèse et du coke ne sont pas couvertes puisqu’il n’existe pas de marché organisé pour ces matières. Les couvertures se font à un horizon de un à quatre ans, selon les matières, sur la base du budget. Seule une partie des consommations ou productions prévisionnelles est couverte (par exemple pour le fioul : au maximum 80 % du budget est couvert). Le groupe Eramet utilise différents instruments pour couvrir et limiter son exposition : contrat à terme et options. Au 31 décembre 2021, la juste valeur des couvertures réalisées pour ces différentes matières est non significative (31 décembre 2020 : + 5,2 millions d’euro net).
Les en-cours des principaux contrats de matières sont représentés par :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en tonnes) | Swaps | Options d’achat | Options de vente | Swaps | Options d’achat | Options de vente |
| Nickel | 110 | 436 | 3 000 | |||
| Aluminium |
Une variation de plus ou moins 10 % des cours des matières premières n’aurait pas d’incidence significative sur les instruments financiers de couverture, avant impôts, en contrepartie des capitaux propres.
Le groupe Eramet doit s’assurer qu’il maintient un niveau de liquidité suffisante pour faire face à ses engagements contractuels et notamment le service de sa dette bancaire et obligataire.
Dans ce cadre, le groupe Eramet procède par anticipation au renouvellement régulier de ses financements actuels (lignes de crédit, emprunts obligataires, crédit-bail IFRS 16, …) et met en place, en fonction des opportunités, de nouveaux modes de financement (ODIRNAN en 2016). D’autre part, des financements opérationnels (investissements et créances) sont mis en place directement dans les filiales du groupe Eramet. Par ailleurs, Eramet veille à la diversification de ses sources de financements, notamment entre marché obligataire et marché bancaire. Eramet centralise la quasi-totalité des besoins et des excédents de trésorerie des sociétés contrôlées. La centralisation est assurée par la société Metal Securities en charge de la gestion du placement des excédents de trésorerie. Le groupe Eramet dispose d’une liquidité financière de 1 176 millions d’euros au 31 décembre 2021 (31 décembre 2020 : 1 811 millions d’euros (retraité)), dont 789 millions d’euros classés en trésorerie et équivalents de trésorerie (31 décembre 2020 : 1 461 millions d’euros). Ces excédents de trésorerie sont pour l’essentiel transférés à la société du Groupe en charge de la centralisation et du placement des excédents de trésorerie du groupe Eramet, Metal Securities.
Le crédit syndiqué (RCF, Revolving Credit Facility) a été étendu en février 2019 pour un montant de 981 millions d’euros et une durée de cinq ans, soit une nouvelle échéance janvier 2024. Au cours de l’exercice, la ligne a été remboursée partiellement (à hauteur de 901 millions d’euros). Le montant disponible au titre de ce crédit syndiqué est donc à 901 millions d’euros.
Le groupe Eramet est soumis au remboursement de ses emprunts financiers, essentiellement composé d’emprunts auprès des marchés financiers et d’emprunts auprès des établissements de crédit, au paiement de ses autres passifs ainsi que des instruments financiers dérivés, dont l’échéancier est présenté ci-après :
| Bilan | Échéancier des paiements futurs (en millions d’euros) | 31 décembre 2021 | À moins d’un an | Entre un an et cinq ans | À plus de cinq ans | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Emprunts auprès des marchés financiers | 905 | 108 | 800 | 908 | ||
| Emprunts auprès des établissements de crédit | 770 | 175 | 497 | 105 | 777 | |
| Découverts bancaires et banques créditrices | 101 | 101 | 101 | |||
| Dettes financières de crédit-bail | 5 | 3 | 2 | 5 | ||
| Autres emprunts et dettes financières | 253 | 74 | 178 | 252 | ||
| Dettes d’obligations locatives IFRS 16 | 79 | 13 | 42 | 24 | 79 | |
| Total emprunts | 2 112 | 474 | 1 519 | 129 | 2 122 | |
| Instruments financiers dérivés | 74 | 74 | 74 | |||
| Fournisseurs et autres passifs | 803 | 803 | 803 | |||
| Total autres passifs financiers | 875 | 877 | - | - | 877 |
| Bilan | Échéancier des encaissements futurs à la juste valeur (en millions d’euros) | 31 décembre 2021 | À moins d’un an | Entre un an et cinq ans | À plus de cinq ans | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 789 | 789 | 789 | |||
| Total trésorerie et équivalents | 789 | 789 | - | - | 789 | |
| Autres actifs financiers non courants | 188 | 188 | 188 | |||
| Actifs financiers courants | 387 | 387 | 387 | |||
| Instruments financiers dérivés | 38 | 38 | 38 | |||
| Clients et autres actifs | 665 | 661 | 3 | 665 | ||
| Total autres actifs financiers | 1 275 | 1 086 | 191 | - | 1 278 |
Les dettes financières font l’objet, le cas échéant, au niveau du Groupe ou localement, de covenants bancaires dont les principaux sont décrits ci-dessous :
| Société | Type de ligne | Ratios contractuels | Montants en nominal (en millions de devises) |
|---|---|---|---|
| Eramet S.A. | Ligne de crédit renouvelable RCF | Endettement net hors emprunt SLN auprès de l’État français et dettes obligatives IFRS 16/capitaux propres < 1 | 981 M€ |
| Bond UMR | Endettement net hors dettes obligatives IFRS 16/capitaux propres < 1 | 50 M€ | |
| Term Loan | Endettement net hors emprunt SLN auprès de l’État français et dettes obligatives IFRS 16/capitaux propres < 1 | 350 M€ | |
| Borrowing Base | Endettement net hors emprunt SLN auprès de l’État français et dettes obligatives IFRS 16/capitaux propres < 1 | 65 M€ | |
| Banque européenne d’investissement | Endettement net hors emprunt SLN auprès de l’État français et dettes obligatives IFRS 16/capitaux propres < 1 | 178 M€ | |
| Comilog S.A. | CAT Finance | Endettement net/EBITDA 12 mois glissants < 3 | 19,2 MUSD |
| Cash-flow net/service de la dette > 1,30 | 17,7 M€ | ||
| Endettement net/capitaux propres < 2 | |||
| IFC/PROPARCO | Endettement net/capitaux propres < 1,15 | 85 M€ | |
| Endettement net/EBITDA 12 mois glissants < 4 | |||
| Couverture du service de la dette > 1,3 | |||
| Aubert & Duval | SogeLease – Crédits-bails | Endettement net consolidé/capitaux propres < 1 | 9 M€ |
| CACIB – Titrisation | Dette financière nette/fonds propres < 1,1 | N/A | |
| EBITDA/intérêts financiers nets > 4,5 |
Les covenants Eramet sont déterminés sur la base des comptes consolidés publiés. Les covenants Comilog sont déterminés sur la base des comptes sociaux et consolidés de la société Comilog. Les covenants Aubert & Duval sont déterminés sur la base des comptes sociaux et du contributif consolidé de la société Aubert & Duval. Au 31 décembre 2021, les covenants ne présentent aucun cas d’exigibilité anticipée. D’autre part, aucun cas de cross-default susceptible d’impacter les financements au niveau d’Eramet n’a été constaté au 31 décembre 2021.
Le groupe Eramet peut être exposé au risque de crédit en cas de défaillance d’une contrepartie : sur ses clients et sur ses partenaires financiers en raison de ses excédents de trésorerie placés par la société dédiée du groupe Metal Securities. Pour limiter ce risque, le groupe Eramet dispose de différents outils : la collecte d’informations en amont des opérations (agences de notation, états financiers publiés…), l’assurance-crédit ou la mise en place de lettres de crédit ou crédit documentaire. Spécifiquement pour les comptes clients, un crédit-manager est dédié à chaque Division du Groupe. L’antériorité des créances clients du Groupe et des créances en souffrance de paiement s’analyse ainsi :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d’euros) | Valeurs brutes | Dépréciations | Valeurs nettes | Valeurs brutes | Dépréciations | Valeurs nettes |
| Dans les délais ou non échues | 272 | (4) | 268 | 303 | (5) | 298 |
| Retards : | ||||||
| ● inférieur à un mois | 97 | (0) | 97 | 33 | - | 33 |
| ● compris entre un et trois mois | 5 | - | 5 | 4 | - | 4 |
| ● compris entre trois et six mois | 3 | (1) | 2 | 3 | - | 3 |
| ● compris entre six et neuf mois | 2 | (1) | 1 | 9 | (1) | 8 |
| ● compris entre neuf et douze mois | 1 | (1) | 0 | 2 | - | 2 |
| ● supérieurs à un an | 5 | (3) | 3 | 5 | (5) | (0) |
| TOTAL CRÉANCES CLIENTS | 384 | (9) | 375 | 359 | (11) | 348 |
Il n’y a pas de créances impayées ou dépréciées significatives ayant fait l’objet de renégociation.
Eramet et ses filiales ne sont pas engagés dans des opérations boursières spéculatives et les participations détenues correspondent essentiellement à des sociétés contrôlées non cotées et entièrement rattachées aux activités du Groupe. Dans le respect de la politique de placements du Groupe qui définit et limite le risque de contrepartie, le groupe Eramet a acheté des obligations d’entreprises soumis au risque obligataire, comptabilisées en autres actifs financiers courants.
| (en millions d’euros) | 31/12/2020 | Variation BFR | Tableau de flux | Variation dettes fournisseurs | immobilisations | Reclassement en IFRS 5 | Écarts de conversion et autres mouvements | 31/12/2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Stocks | 906 | 124 | - | (477) | 24 | 577 | ||
| Clients | 348 | 107 | - | (82) | 2 | 375 | ||
| Fournisseurs | (541) | (71) | - | 223 | (14) | (403) | ||
| BFR simplifié | 713 | 161 | - | (283) | 12 | 549 | ||
| Autres éléments de BFR (1) | (238) | (79) | (2) | 90 | (2) | (232) | ||
| BFR TOTAL | 475 | 82 | (2) | (248) | 10 | 317 |
(1) Comprend les dettes et créances fiscales et sociales, les autres actifs et passifs, les dettes et créances d’impôt exigibles et les créances et dettes sur immobilisations.
Les stocks se composent principalement de produits des BU Nickel, Manganèse du Groupe dans les différents stades du processus de production, et sont présentés à la valeur la plus faible entre le coût et la valeur nette de réalisation.
Les stocks sont évalués suivant la méthode du C.U.M.P. (coût unitaire moyen pondéré) dans les activités industrielles de la division Alliages Haute Performance et du P.E.P.S. (premier entré premier sorti) dans les activités industrielles et minières de la BU Nickel, de la BU Manganèse et de la BU Sables Minéralisés. Les stocks sont évalués au prix de revient incorporant les seuls coûts de production sans toutefois excéder la valeur de réalisation. Les coûts de sous-activité sont éliminés de la valorisation des stocks de fin d’exercice. Les matières premières sont dépréciées lorsque la valeur nette de réalisation est inférieure au coût d’entrée en stock. Les matières consommables sont dépréciées en totalité lorsque les quantités sont en stock sur une durée plus longue que la consommation estimée. La dépréciation des pièces détachées non immobilisées est calculée en fonction de leur consommation dans l’année. Les stocks de pièces détachées excédant la consommation d’une année sont dépréciés en totalité. Pour les produits en-cours, intermédiaires et finis en stock depuis plus d’un an, application de la méthode prospective avec utilisation du carnet de commandes et validation commerciale des réalisations dans un délai d’un an ; les quantités au-delà d’un an de consommation sont dépréciées en totalité, sauf cas spécifiques. Les coûts fixes de production liés à une sous-activité constatée ou planifiée ne sont pas incorporés dans la valorisation des stocks, et constituent des charges opérationnelles courantes de la période au cours de laquelle elles sont encourues.# 3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
La sous-activité est prise en compte lorsque le volume réel de production est sensiblement inférieur au volume normal de production (ou capacité normative). La détermination de la mesure appropriée de la valeur nette réalisable requiert du jugement, lequel est également utilisé pour allouer les frais fixes et variables de production directement attribuables aux stocks.
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 906 | 1098 |
| Variation des stocks bruts | 147 | (174) |
| (Dépréciations)/reprises nettes de la période | 0 | (3) |
| Augmentation/(Diminution) des stocks nets – flux de trésorerie | 147 | (177) |
| Reclassement en IFRS 5 | (423) | |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (53) | (15) |
| À LA CLÔTURE | 577 | 906 |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Matières premières | 232 | 224 |
| Marchandises et produits finis | 206 | 185 |
| En-cours et semi-finis | 38 | 359 |
| Consommables et pièces de rechange | 102 | 132 |
| Quotas de CO2 | 0 | 6 |
DÉTAIL DES DÉPRÉCIATIONS :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | (157) | (154) |
| ● (Dépréciations)/Reprises nettes de la période des activités poursuivies | 0 | (3) |
| ● (Dépréciations)/Reprises nettes de la période des activités en cours de cession | (53) | |
| ● Reclassement en IFRS 5 | 112 | |
| ● Écarts de conversion et autres mouvements | (0) | |
| À la clôture | (99) | (157) |
Les provisions pour dépréciation concernent pour l’essentiel les matières premières, les marchandises et produits finis.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 146
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Les créances clients et autres créances représentent les montants que le groupe Eramet prévoit d’encaisser auprès des tiers.
Méthode comptable
Les créances sont valorisées pour leur première comptabilisation à leur valeur de transaction puis évaluées à chaque clôture au coût amorti. Les créances et les dettes en monnaies étrangères sont revalorisées au cours de change du dernier jour de l’exercice. Les écarts de change dégagés sont comptabilisés dans le résultat opérationnel courant ou dans le résultat financier (autres produits et charges financiers) en fonction de la nature des créances et des dettes.
Jugements et estimations
Le portefeuille de créances clients du Groupe est évalué afin de prendre en compte le taux de pertes attendues à maturité sur ce portefeuille. Ce taux est déterminé d’une part en qualifiant le portefeuille client en fonction de son exposition au risque, les créances garanties limitant le niveau de risque de perte attendue ; d’autre part en évaluant la probabilité de défaut et l’impact de la perte attendue sur le portefeuille, sur la base de l’historique des pertes sur créances, de l’antériorité et d’une estimation des risques.
Par ailleurs, une créance individuelle fait l’objet d’une dépréciation dès lors qu’il est plus que probable que son recouvrement ne sera pas effectué et qu’il est possible d’évaluer raisonnablement le montant de la dépréciation sur la base de l’historique des pertes sur créances, de l’antériorité et d’une estimation des risques. Cette dépréciation dont la contrepartie est constatée dans le résultat opérationnel courant vient en diminution de la valeur brute de la créance.
Les créances cédées dans le cadre de contrats de titrisation sont décomptabilisées du bilan lorsque le groupe Eramet a transféré les droits contractuels d’encaisser la trésorerie et que la quasi-totalité des risques et avantages attachés à ces créances a été transférée au cessionnaire. Lorsque des risques sont conservés, et qu’ils ne remettent pas en cause le retrait des créances du bilan, ils sont comptabilisés en autres créances d’exploitation ainsi que les dépôts de garantie associés (note 9). Les cessions avec recours contre le groupe Eramet en cas de défaut de paiement du client conduisent à maintenir les créances ainsi cédées au bilan.
Déterminer le niveau de perte attendue sur le recouvrement des créances requiert du jugement. Le montant de la dépréciation est calculé sur la base de l’historique des pertes sur créances, de l’antériorité et d’une estimation des risques par catégorie cohérente de créances.
(en millions d’euros)
| Valeurs brutes | Dépréciations | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|
| À l’ouverture | 830 | (186) | 644 | 621 |
| Variation en valeur brute | 120 | 120 | 49 | |
| Dépréciations de la période | - | (8) | ||
| Mouvements de besoin en fonds de roulement – flux de trésorerie | 120 | 41 | ||
| Reclassement en IFRS 5 | (85) | 2 | (82) | |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (11) | (6) | (17) | (18) |
| À LA CLÔTURE | 854 | (189) | 665 | 644 |
| Créances clients | 384 | (9) | 375 | 348 |
| Créances fiscales et sociales | 141 | (3) | 139 | 143 |
| Dépôt de garantie – contrat de titrisation | 5 | - | 5 | 15 |
| Autres créances d’exploitation | 319 | (177) | 142 | 136 |
| Autres actifs courants | 466 | (180) | 286 | 294 |
| Autres créances | 4 | (0) | 3 | 2 |
| Autres actifs non courants | 4 | (0) | 3 | 2 |
| TOTAL | 854 | (189) | 665 | 644 |
Les créances clients et les autres créances sont pour l’essentiel à échéance de moins d’un an. Les créances fiscales et sociales incluent un montant de crédit de TVA auprès de l’État gabonais de 66,6 millions d’euros au 31 décembre 2021 (61 millions d’euros au 31 décembre 2020). En application d’un protocole d’accord signé avec l’État gabonais le 5 juillet 2021, 50 millions d’euros d’impôts et taxes (impôts sur les sociétés et redevance minière proportionnelle) ont été compensés, permettant de limiter la hausse des crédits de TVA sur l’exercice.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 147
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Le groupe Eramet a recours à l’affacturage ou à la titrisation comme source de financement pour ses créances. Dans le cadre de ces programmes, certaines filiales en France et aux États-Unis se sont engagées auprès des établissements bancaires à leur céder des créances clients pour un total de 148 millions d’euros au 31 décembre 2021 (131 millions d’euros au 31 décembre 2020). L’analyse du transfert des risques et avantages a conduit à une déconsolidation totale. Un dépôt de garantie peut être requis pour couvrir les engagements des filiales cédantes vis-à-vis de la société de financement et sera restitué à la liquidation de l’opération. Il est constitué de réserves servant à couvrir les risques de crédit, de retard de paiement et de dilution. Ce dépôt s’élève à 5 millions d’euros au 31 décembre 2021 (31 décembre 2020 : 15 millions d’euros).
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Créances clients – Factures cédées | (148) | (131) |
| Créances clients – Factures non déconsolidées | - | - |
| Autres créances d’exploitation – Dépôt de garantie | 5 | 15 |
Les fournisseurs et autres débiteurs sont principalement constitués de montant dus aux fournisseurs et aux administrations fiscales qui ont été facturés ou à payer.
(en millions d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 1008 | 915 |
| Mouvements de besoin en fonds de roulement | 179 | 151 |
| Variation des dettes d’immobilisations | 7 | (36) |
| Reclassement en IFRS 5 | (137) | |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (253) | (22) |
| À LA CLÔTURE | 803 | 1008 |
| Dettes fournisseurs | 403 | 541 |
| Dettes fiscales et sociales | 250 | 336 |
| Dettes d’immobilisations | 25 | 24 |
| Produits constatés d’avance | 5 | 31 |
| Autres dettes d’exploitation | 118 | 76 |
| Autres passifs courants | 399 | 467 |
| Autres passifs non courants | 1 | |
| Autres passifs non courants | 1 | |
| TOTAL | 803 | 1008 |
Les dettes fournisseurs et les autres dettes sont pour l’essentiel à échéance de moins d’un an. Les dettes figurant en passifs non courants incluent la dette de Setrag payable à la République gabonaise sur une période de 25 ans liée à la reprise de la concession.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 148
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Le groupe Eramet regroupe ses investissements en deux catégories :
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Investissements corporels de la période | 269 | 51 |
| Investissements incorporels de la période | 43 | 248 |
| Total investissements industriels | 312 | 299 |
| Variation des dettes sur acquisition d’immobilisations | (1) | 0 |
| TOTAL ACQUISITION D’IMMOBILISATIONS – ÉTAT DES FLUX DE TRÉSORERIE | 312 | 313 |
(1) Dont variation des dettes sur acquisitions d’immobilisations (autres dettes). Dont variation des avances fournisseurs sur immobilisations (autres créances).
Méthode comptable
Les immobilisations corporelles figurent au bilan à leur valeur comptable, c’est-à-dire le coût d’acquisition ou de fabrication diminué des amortissements et des dépréciations liées à une perte de valeur constatée. Les terrains ne sont pas amortis. Les pièces de rechange à caractère d’immobilisations sont immobilisées et amorties dès leur utilisation effective. Les outillages fabriqués spécifiquement pour certains clients sont immobilisés et amortis sur leur durée probable d’utilisation. Les grosses réparations sont considérées comme un composant de l’immobilisation. Les coûts d’emprunt qui sont directement rattachés à l’acquisition ou à la production d’un actif sont incorporés au coût de cet actif. Une provision est constituée lors du démarrage de l’exploitation, le cas échéant, pour prendre en compte les obligations de remise en état des sites miniers, en contrepartie d’un actif environnemental et de démantèlement.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Les actifs de démantèlement comptabilisés en contrepartie des provisions sont amortis sur la durée d’exploitation prévue des réserves et ressources minières destinées à l’usine ou à l’export et évaluées au regard du caractère estimé pérenne des autorisations en cours. Les révisions des estimations de ces coûts de remise en état viennent corriger la valeur de cet actif et de cette provision en affectant prospectivement le résultat sur la durée d’exploitation incluant l’année en cours.
Les contrats de location portant sur des biens de nature « corporelle » éligibles à IFRS 16 sont comptabilisés au bilan dès l’origine du contrat de location pour la valeur actualisée des paiements fixes futurs (sur les lignes d’immobilisations concernée pour les contrats IFRS 16 de locations financières et/ou crédit-bail et sur une ligne « droits d’utilisation relatifs aux contrats de location » pour les contrats dits de location simple). Les contrats portant sur des actifs de faible valeur et/ou de courte durée (inférieure à douze mois) sont comptabilisés en charge de location conformément aux exemptions admises par la norme.
La comptabilisation de la concession du chemin de fer Transgabonais a été effectuée selon le schéma ci-après : les biens propres qui sont la propriété du groupe Eramet sont comptabilisés à l’actif du bilan et amortis selon la durée d’utilité ou sur la durée résiduelle de la concession si cette dernière est inférieure. Les biens de retour correspondant aux actifs apportés à la concession par la République gabonaise et qui devront être restituées à l’identique à l’expiration du contrat ne sont pas reconnus au bilan. Les actifs acquis par le groupe Eramet après la signature du contrat de concession et qui devront être remis à la République gabonaise à la fin de la concession sont comptabilisés en tant qu’immobilisations et amorties sur la durée de la concession. Une provision est constituée pour couvrir la valeur nette des immobilisations au terme de la concession en fonction des hypothèses d’investissements.
Déterminer tous les frais directement rattachés (par exemple, la main-d’œuvre, les frais généraux) à l’acquisition, à la construction, à l’amélioration ou au développement d’une immobilisation, y compris les frais engagés pour amener celle-ci à l’endroit et dans l’état où elle doit se trouver aux fins de son utilisation prévue par la Direction, fait l’objet de jugement. L’enregistrement des dépenses en immobilisations cesse quand, la construction d’une immobilisation est pratiquement terminée et qu’elle est capable de fonctionner de la manière prévue. Déterminer si ces conditions sont réunies nécessite l’examen des considérations, pratiquées dans les mêmes industries, prédéterminées par le jugement de la Direction en référence à des facteurs liés à la capacité de production attendue. Lorsqu’une immobilisation comprend des composants individuels pour lesquels des méthodes ou taux d’amortissement différents sont appropriés, le jugement est utilisé pour déterminer le niveau approprié de fractionnement de cette immobilisation. Distinguer les inspections et les révisions majeures de réparation et d’entretien, et déterminer la durée appropriée pendant laquelle ces coûts doivent être amortis, sont des questions de jugement.
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ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
| Valeurs brutes | Amortissements | Dépréciations pour pertes de valeur | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Terrains et constructions (1) | 910 | (641) | (54) | 214 | 206 |
| Installations industrielles et minières (2) | 3 159 | (1 918) | (23) | 1 219 | 1 282 |
| Autres immobilisations corporelles (3) | 929 | (619) | (9) | 301 | 289 |
| En-cours, avances et acomptes | 536 | - | (18) | 518 | 350 |
| TOTAL | 5 535 | (3 178) | (104) | 2 253 | 2 127 |
(1) Dont : actifs de crédit-bail IFRS 16: 1 (Valeurs brutes) ; (27) (Amortissements) ; - (Dépréciations pour pertes de valeur) ; 1 (Valeurs nettes 31/12/2021) ; 1 (Valeurs nettes 31/12/2020)
(2) Dont : actifs de crédit-bail IFRS 16: 27 (Valeurs brutes) ; (27) (Amortissements) ; - (Dépréciations pour pertes de valeur) ; - (Valeurs nettes 31/12/2021) ; 2 (Valeurs nettes 31/12/2020)
actifs de démantèlement – remise en état des sites: 357 (Valeurs brutes) ; (142) (Amortissements) ; - (Dépréciations pour pertes de valeur) ; 215 (Valeurs nettes 31/12/2021) ; 215 (Valeurs nettes 31/12/2020)
(3) Dont : actifs de crédit-bail IFRS 16: 56 (Valeurs brutes) ; (52) (Amortissements) ; 4 (Dépréciations pour pertes de valeur) ; - (Valeurs nettes 31/12/2021) ; 10 (Valeurs nettes 31/12/2020)
| Valeurs brutes | Amortissements | Dépréciations pour pertes de valeur | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Droits d’utilisation relatifs à des terrains et constructions | 26 | (10) | (0) | 15 | 21 |
| Droits d’utilisation relatifs à des installations industrielles et minières | 11 | (3) | - | 8 | 10 |
| Droits d’utilisation relatifs à d’autres immobilisations corporelles | 70 | (25) | (0) | 45 | 49 |
| TOTAL | 107 | (38) | (0) | 68 | 80 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 2 127 | 2 462 |
| Investissements de la période | 269 | 248 |
| Investissement de la période relatif à des actifs en cours de cession | 50 | 41 |
| Cessions de la période | (3) | (6) |
| Cessions de la période relatives à des actifs en cours de cession | (3) | - |
| Amortissements de la période | (221) | (235) |
| Amortissements de la période des actifs en cours de cession | (8) | (9) |
| Dépréciations de la période | (0) | (209) |
| Dépréciation de la période des actifs en cours de cession | (100) | (278) |
| Reprise de dépréciation de la période | 117 | - |
| Reprise de dépréciation de la période relative à des actifs en cours de cession | 42 | - |
| Variation valeur brute des actifs de démantèlement | - | 84 |
| Variation des immobilisations en crédit-bail | 2 | - |
| Variations de périmètre | (12) | - |
| Reclassement en IFRS 5 | (58) | - |
| Hyperinflation | 25 | 39 |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 27 | (10) |
| À LA CLÔTURE | 2 254 | 2 127 |
150
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
(en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 80 | 92 |
| Variation des droits d’utilisation | 13 | 12 |
| Amortissements de la période | (17) | (19) |
| Dépréciations de la période | (2) | (5) |
| Reclassement en IFRS 5 | (6) | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 1 | - |
| À LA CLÔTURE | 69 | 80 |
Les immobilisations incorporelles figurent au bilan à leur valeur comptable, c’est-à-dire le coût d’acquisition diminué des amortissements et des éventuelles dépréciations en raison de perte de valeur constatée. Les contrats de location portant sur des biens de nature « incorporelle » éligibles à IFRS 16 sont comptabilisés au bilan dès l’origine du contrat de location pour la valeur actualisée des paiements fixes futurs (sur les lignes d’immobilisations concernée pour les contrats IFRS 16 de locations financières et/ou crédit-bail et sur une ligne « droits d’utilisation relatifs aux contrats de location » pour les contrats dits de location simple). Les contrats portant sur des actifs de faible valeur et/ou de courte durée (inférieure à douze mois) sont comptabilisés en charge de location conformément aux exemptions admises par la norme.
Goodwill
Le goodwill est la différence entre le prix d’acquisition d’une entité et la part du groupe Eramet dans la juste valeur de l’actif et du passif identifiables (y compris le passif éventuel) de l’entité acquise à la date d’acquisition. Il est comptabilisé au coût, diminué des pertes de valeur cumulées. Les goodwills liés aux entreprises associées et coentreprises sont comptabilisés respectivement en participations dans les entreprises associées et dans les coentreprises (note 9).
Domaine minier
Les montants immobilisés au titre du domaine minier concernent les apports partiels d’actifs ou les acquisitions de permis réalisés depuis 1974. L’amortissement du domaine minier est, selon les spécificités de l’exploitation, fonction de la production annuelle rapportée aux réserves estimées ou de la durée de concession.
dépenses de géologie, d’exploration et de prospection
Les dépenses de géologie, d’exploration et de prospection engagées au préalable à l’exploitation, sont comptabilisées en immobilisations incorporelles ; elles sont comptabilisées conformément à la norme IFRS 6 « Prospection et évaluation de ressources minérales ». Les droits acquittés pour la prospection ou l’exploration minière sont également comptabilisés en immobilisations incorporelles. Le jugement est nécessaire pour déterminer si les dépenses effectuées sur les éléments immatériels peuvent être comptabilisées en tant qu’immobilisation incorporelle. Lorsque la durée d’utilisation est limitée dans le temps, l’immobilisation incorporelle est amortie sur une base linéaire en fonction de leur durée de vie utile estimative. Le goodwill est affecté à l’unité génératrice de trésorerie dans lequel le goodwill est né aux fins de test de dépréciation.
Au 31 décembre 2021, comme au 31 décembre 2020, aucun droit d’utilisation relatif aux contrats de location ou contrat de crédit-bail/location-financement (IFRS 16) ne porte sur un bien ayant une nature « incorporelle ».# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
| Valeurs brutes | Amortissements | Dépréciations pour pertes de valeur | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Goodwill | 209 | - | (3) | 206 | 201 |
| Domaine minier Gabon | 208 | (92) | - | 116 | 20 |
| Domaine minier Sénégal | - | - | 93 | - | 93 |
| Domaine minier Nouvelle-Calédonie | - | - | 10 | - | 10 |
| Autres dépenses de géologie, d’exploration et de prospection | 92 | (31) | - | 62 | 36 |
| Logiciels informatiques | 78 | (69) | (0) | 9 | 12 |
| Autres immobilisations incorporelles | 36 | (33) | - | 4 | 12 |
| En-cours, avances et acomptes | 99 | - | (19) | 80 | 96 |
| TOTAL | 723 | (224) | (22) | 477 | 480 |
Le goodwill de 206 millions d’euros en valeur nette au 31 décembre 2021 (201 millions d’euros au 31 décembre 2020) résulte essentiellement :
* de l’acquisition de la société norvégienne Eralloys Holding A/S en 2008 pour 150 millions d’euros (31 décembre 2020 : 150 millions d’euros), alloué à l’UGT Eramet Norway désormais rattachée à l’UGT Alliages de Manganèse ;
* de l’acquisition de Mineral Deposit Limited au 1er juillet 2018 conduisant à dégager un goodwill d’un montant de 55 millions d’euros (31 décembre 2020 : 51 millions d’euros), alloué à l’UGT Mineral Sands.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 480 | 461 |
| Investissements de la période | 46 | 53 |
| Cessions de la période | 1 | - |
| Amortissements de la période | (27) | (18) |
| Dépréciations de la période | (1) | (3) |
| Variations de périmètre | (0) | - |
| Reclassement en IFRS 5 | (6) | - |
| Hyperinflation | 2 | 1 |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (18) | (14) |
| À LA CLÔTURE | 477 | 480 |
Méthode comptable
Des tests de dépréciation sont réalisés pour les goodwills et les actifs incorporels à durée de vie indéfinie, de façon systématique au moins une fois par an lors du processus de clôture annuelle ou dès lors qu’il existe un indice de perte de valeur. Pour les immobilisations incorporelles et corporelles à durée de vie définie, des tests de dépréciation sont effectués lorsqu’il existe un indice de perte de valeur. Le test de perte de valeur consiste à comparer la valeur comptable des actifs à leur valeur recouvrable, laquelle est définie comme le montant maximum entre une valeur d’utilité (ou valeur à recouvrer par l’utilisation) et une juste valeur (ou valeur à recouvrer par la vente) diminuée des coûts de vente. Les pertes de valeurs sont constatées pour la différence entre la valeur recouvrable et la valeur nette comptable et sont comptabilisées dans le résultat de la période au sein de la rubrique autres éléments du résultat opérationnel (note 6). Les pertes de valeur comptabilisées relatives au goodwill ne sont pas reprises. Pour les autres actifs, les pertes de valeur antérieurement comptabilisées sont évaluées à chaque date de clôture, à la recherche d’indications traduisant leur diminution ou leur disparition. Une perte de valeur n’est reprise que dans la mesure où la valeur comptable de l’actif n’excède pas sa valeur nette comptable, qui aurait été déterminée si aucune perte de valeur n’avait été comptabilisée.
Estimations, hypothèses et jugements
Les unités génératrices de trésorerie (UGT) sont des ensembles homogènes d’actifs dont l’utilisation continue génère des flux de trésorerie indépendants. Le groupe Eramet a déterminé ses UGT au regard de ses différents sites de production de la BU Nickel, BU Minerai de Manganèse, BU Alliages de Manganèse, BU Sables Minéralisés et de la division Alliages Haute Performance. Les tests de dépréciation sont réalisés au niveau de chaque UGT. Tous les actifs incorporels, y compris les goodwills et les actifs corporels, ont été alloués à des UGT. Au 31 décembre 2021, le groupe Eramet est divisé comme suit :
* cinq UGT dans les activités poursuivies :
* une UGT dans la Business Unit Nickel,
* une UGT dans la Business Unit Minerai Manganèse,
* une UGT dans la Business Unit Alliages de Manganèse,
* une UGT dans la Business Unit Sables Minéralisés,
* une UGT dans la Business Unit Lithium ;
* trois UGT dans activités en cours de cession :
* deux UGT dans la division Alliages Haute Performance,
* une UGT dans la division Nickel.
Au 31 décembre 2020, le Groupe avait quatre UGT dans la BU Manganèse, cette BU a été réorganisée en deux BU distinctes Minerai de Manganèse et Alliages de Manganèse. Afin d’être cohérent avec l’organisation des Bus, les UGT Eramet Norway, Comilog Dunkerque et Marietta ont été consolidés dans une UGT Alliages de Manganèse, l’UGT Comilog Gabon est devenue l’UGT Minerai de Manganèse. La détermination de l’existence d’événements occasionnant la réalisation d’un test de perte de valeur est soumise au jugement de la Direction Générale du groupe Eramet sur la base de plusieurs critères. Les indices de perte de valeur correspondent essentiellement aux changements et variations suivants :
* cours des matières premières et prix de vente des produits finis ;
* environnement économique et réglementaire et état des marchés ;
* taux d’intérêts ;
* niveau technologique ;
* obsolescence et performance des actifs.
Un test de perte de valeur est réalisé sur les UGT concernées dès lors que ces indices ont une évolution défavorable. Pour déterminer la valeur d’utilité, le groupe Eramet utilise la méthode de l’actualisation des flux de trésorerie futurs générés par l’utilisation des actifs. Les données utilisées pour l’établissement des flux de trésorerie prévisionnels actualisés proviennent des budgets annuels et plans pluriannuels réalisés par le management des UGT concernées. Ces plans résultent de projections sur une durée de cinq ans, conforme aux cycles miniers et industriels, auxquelles s’ajoute une valeur terminale correspondant à la capitalisation à l’infini des flux de trésorerie normatifs. Les plans de certaines UGT sont réalisés sur une durée plus longue correspondant à la durée d’exploitation des sites sans utilisation d’une valeur terminale. Les taux de croissance utilisés sont ceux retenus pour les budgets et les taux de croissance à l’infini utilisés pour les valeurs terminales sont généralement compris entre 1 % et 1,5 % en fonction des UGT. Le taux d’actualisation utilisé pour déterminer la valeur d’utilité est le coût moyen pondéré du capital (CMPC), soit :
* 10,0 % pour les activités minières (hors lithium) (identique en 2020) ;
* 8,9 % pour les activités Alliages (identique en 2020) ;
* 11 % pour l’activité Lithium.
Le groupe Eramet peut être amené à apprécier la valeur recouvrable selon d’autres méthodes jugées plus pertinentes au regard du contexte sur les UGT concernées. Ces méthodes peuvent notamment être des valeurs estimées de transaction. Quelle que soit la méthode retenue, les hypothèses correspondent aux meilleures estimations de la Direction. Le groupe Eramet revoit régulièrement ses estimations et appréciations de manière à prendre en compte l’expérience passée et à intégrer les facteurs jugés pertinents au regard des conditions économiques.
| 31/12/2020 | Perte de valeur et reprise de dépréciation 2021 | Conversion et autres mouvements | 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|
| BU Nickel (Hors Sandouville) | (21) | (1) | - | (22) |
| BU Manganèse | (99) | 12 | - | (87) |
| BU Lithium | (89) | 117 | (30) | (2) |
| Holding et autres | (16) | - | - | (16) |
| Total activités poursuivies | (225) | 117 | (30) | (127) |
| Division Alliages Haute Performance | (432) | (110) | 50 | (492) |
| BU Nickel (Sandouville) | (50) | 48 | 2 | - |
| Total activités en-cours de cession | (482) | (62) | 52 | (492) |
| TOTAL | (707) | 55 | 33 | (619) |
| Goodwill | (15) | 12 | - | (3) |
| Incorporelles | (21) | 2 | - | (19) |
| Corporelles | (666) | 117 | 44 | (445) |
| Droit d’utilisation IFRS 16 | (5) | 5 | - | - |
| Actifs détenus en vue de la vente | - | (62) | (430) | (492) |
La sensibilité est déterminée au regard des variations des flux futurs de trésorerie et des taux d’actualisation. Les projections de trésorerie des activités minières et métallurgiques du groupe Eramet sont très dépendantes des hypothèses de prix de ventes, notamment des minerais (nickel, manganèse, zircon…), de la parité euro/dollar et de la demande mondiale des produits vendus par le Groupe.
UGT des activités continuées
UGT SLN – BU Nickel
La valeur d’utilité est extrêmement sensible au cours du nickel, hypothèse centrale dans le test de dépréciation de cette UGT. Cette matière première est cotée au London Metal Exchange (LME). Les cours forward directement observables ne reflètent pas les cours long terme. Les valeurs retenues sont déterminées par référence à la moyenne des consensus du secteur et sont plus conservatrices que cette moyenne. Les cours retenus sont ainsi intégrés au plan d’affaires pluriannuelles qui permet de déterminer les projections de trésorerie de l’UGT. Toutefois, il existe une forte interdépendance entre les différentes variables que sont le cours du dollar, le prix du brent et le cours du nickel qui n’impactent généralement pas le test dans le même sens. Une baisse du cours cible du nickel de 0,5 USD/lb, une augmentation de 0,5 % du taux d’actualisation ou une baisse de 0,5 % du taux de croissance à long terme dans des conditions d’exploitation identiques ne conduirait pas à comptabiliser une dépréciation, mais réduirait la marge de confort sur SLN. En revanche si les niveaux de cours long terme devait être revus durablement et sensiblement à la baisse et/ou que les conditions économiques nécessaires au plan de sauvetage (voir note 2.3) ne soient pas réunies le test pourrait conduire à une dépréciation.# 3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Avec des hypothèses de prix et de taux inchangées, une production de minerai de 10 % inférieure au plan de la BU n’entraînerait pas de dépréciation.
UGT Gabon et alliages de manganèse – BU Manganèse
Le minerai de manganèse n’est pas une matière première cotée. Le cours s’ajuste en fonction de l’offre et de la demande et plus particulièrement autour des prévisions de production d’alliages et de la capacité marginale du producteur sud-africain. Le groupe Eramet utilise, pour la détermination des cours prévisionnels du minerai de manganèse, un modèle interne qui prend en compte le coût marginal de production sud-africain, les moyens logistiques disponibles (trains ou camions) et la parité ZAR/USD. Les prévisions de cours ainsi déterminées sont intégrées dans les plans d’affaires des UGT Gabon et alliages de manganèse. Ces prévisions de cours peuvent également être rapprochées des études émises par le CRU (Commodities Research Unit), organisme indépendant qui réalise des études sur certains métaux, dont le manganèse. Sur l’UGT Gabon, une augmentation de 0,5 % du taux d’actualisation, une diminution de 0,5 % du taux de croissance à long terme ou une baisse de 1 % du taux de marge d’EBITDA de l’année terminale ne conduirait pas à constater une dépréciation.
UGT Sables Minéralisés
Les revenus de l’UGT viennent pour plus de moitié de la vente de matières premières titanifères, pour environ un tiers de la commercialisation du zircon, et plus marginalement de matières ferreuses. Les matières premières titanifères, sous forme de laitier de titane ou de dioxyde de titane, sont destinées au marché des pigments, tandis que le zircon s’adresse au marché de la céramique.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 154
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Aucun de ces produits n’est côté. Dans les deux cas, les prévisions de cours utilisées dans le plan d’affaires sont déterminées par référence aux analyses des spécialistes du secteur (TZMI), en retenant la fourchette basse de leur pronostic. Sur l’UGT sables minéralisés, une augmentation de 0,5 % du taux d’actualisation, une diminution de 0,5 % du taux de croissance à long terme ou une baisse de 1 % du taux de marge d’EBITDA de l’année terminale ne conduirait pas à constater une dépréciation.
UGT Lithium
Comme indiqué dans la note 2.6, Eramet a décidé de relancer la construction de son usine de lithium en Argentine avec le partenaire Tsingshan suite à un accord signé en 2021. Cet accord a permis de reprendre la dépréciation partielle sur les actifs à hauteur de 117 millions d’euros. Pour rappel ce projet avait été mis sous cocon en 2020.
UGT des activités en-cours de cession
UGT Aubert & Duval – division Alliages Haute Performance
Comme indiqué dans la note 2.1.2 Eramet a signé le 22 février un protocole d’accord en vue de la cession d’Aubert & Duval à un consortium composé d’Airbus, Safran et Tikehau Ace Capital. La réalisation de cette opération devrait se concrétiser avant fin 2022. Afin de tenir compte des conditions issues de cet accord une dépréciation de 110 millions d’euros a été constatée.
UGT Erasteel – division Alliages Haute Performance
Comme indiqué dans la note 2.1 le processus de cession d’Erasteel est engagé. Une dépréciation avait été constituée en 2020 et 2019 afin de tenir des conditions dégradées de marché, elle s’élève au 31 décembre 2021 à 49 millions d’euros. L’évolution des marchés et des résultats intrinsèques de l’UGT Erasteel sont en amélioration mais restent encore fragiles et conditionnées aux marchés de l’automobile et de l’électronique. Dans ces conditions les dépréciations constatées ont été conservées.
UGT Sandouville – BU Nickel
Comme indiqué dans la note 2.1.1 Eramet a procédé à la signature du contrat de cession à Sibanye-Stillwater de l’usine hydrométallurgique à Sandouville pour un prix de cession de 85 millions d’euros. Afin de tenir compte des conditions issues de cet accord une reprise de provision de 46 millions d’euros a été constatée au le 31 décembre 2021.
Les valeurs résiduelles des capitaux engagés se détaillent comme suit par groupe d’UGT :
| (en millions d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 |
|---|---|---|
| BU NICKEL – HORS SANDOUVILLE | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 550 | 569 |
| Besoin en fonds de roulement | 90 | 55 |
| Total | 640 | 624 |
| BU MANGANÈSE | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 1 374 | 1 257 |
| Besoin en fonds de roulement | 294 | 180 |
| Total | 1 668 | 1 437 |
| BU SABLES MINÉRALISÉS | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 642 | 660 |
| Besoin en fonds de roulement | 0 | 15 |
| Total | 642 | 675 |
| BU LITHIUM | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 188 | 50 |
| Besoin en fonds de roulement | (21) | (13) |
| Total | 167 | 37 |
| HOLDING ET AUTRES | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | (11) | 47 |
| Besoin en fonds de roulement | (198) | (11) |
| Total | (209) | 36 |
| ACTIVITÉS POURSUIVIES | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 2 754 | 2 687 |
| Besoin en fonds de roulement | 363 | 475 |
| TOTAL ACTIVITÉS POURSUIVIES | 3 117 | 2 809 |
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 155
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
| (en millions d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 |
|---|---|---|
| DIVISION ALLIAGES HAUTE PERFORMANCES | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 11 | 101 |
| Besoin en fonds de roulement | 198 | 238 |
| Total | 209 | 338 |
| BU NICKEL – SANDOUVILLE | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 54 | 3 |
| Besoin en fonds de roulement | 17 | 12 |
| Total | 71 | 15 |
| ACTIVITÉ EN COURS DE CESSION | ||
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes (1) | 65 | 104 |
| Besoin en fonds de roulement | 215 | 250 |
| TOTAL ACTIVITÉS EN COURS DE CESSION | 280 | 353 |
(1) Y compris les droits d’utilisation relatifs aux contrats de location. Les capitaux engagés se définissent comme la somme des immobilisations corporelles et incorporelles nettes et du besoin en fonds de roulement. Ils servent de base comme valeurs comptables des actifs testés pour les tests de dépréciation des actifs.
Estimations, hypothèses et jugements
Les coentreprises sont les entreprises sur lesquelles Eramet dispose d’un contrôle conjoint, c’est-à-dire le cas où les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle. Les entreprises associées sont les entreprises sur lesquelles Eramet exerce une influence notable. Les coentreprises et les entreprises associées sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence et initialement comptabilisées au coût. Leur valeur comptable inclut le goodwill arrêté lors de l’acquisition diminué des pertes de valeur cumulées. Les comptes consolidés incluent la part d’Eramet dans le résultat ainsi que les mouvements des capitaux propres des entités mises en équivalence après les ajustements pratiqués pour aligner les règles comptables de ces entreprises sur celles du groupe Eramet. Les dividendes reçus des coentreprises et entreprises associées réduisent leur valeur au bilan. Un test de perte de valeur est réalisé lorsqu’il existe des indicateurs qui entraîneraient l’évaluation de sa valeur recouvrable en dessous de sa valeur comptable (note 10). Il existe une influence notable lorsque Eramet a le pouvoir de participer aux décisions financières et opérationnelles de l’entité mais pas d’exercer un contrôle ou un contrôle conjoint sur ces politiques. Il y a influence notable présumée lorsqu’Eramet détient entre 20 % et 50 % des droits de vote d’une entreprise. La détermination de l’existence d’événements occasionnant la réalisation d’un test de perte de valeur est soumise au jugement de la Direction Générale d’Eramet dans les mêmes conditions que celles exposées dans la partie sur les dépréciations d’actifs.
| (en millions d’euros) | Sociétés | % détention | Quote-part Exercice 2021 | Quote-part 31/12/2021 | Résultats Exercice 2020 | Capitaux propres 31/12/2020 | Pays |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Strand Minerals – Weda Bay | 43 % | 121 | 97 | 79 | 99 | Indonésie | |
| Total entreprises associées | 121 | 97 | 79 | - | |||
| TOTAL PARTICIPATIONS DANS LES CO-ENTREPRISES ET LES ENTREPRISES ASSOCIÉES | 121 | 97 | 79 | 99 |
La diminution de la valeur des titres mis en équivalence de Strand Minerals – Weda Bay de 2 millions d’euros est essentiellement liée à la quote-part de résultat revenant au Groupe de 121 millions d’euros et de l’augmentation des réserves de conversion revenant au Groupe de 13 millions d’euros, diminuée des dividendes de 136 millions d’euros. Les titres mis en équivalence d’UKAD et EcoTitanium sont classés depuis le 31 décembre 2021 en actifs destinés à être cédés en tant que filiales d’Aubert & Duval.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 156
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Estimations, hypothèses et jugements
Les autres actifs financiers non courants regroupent les autres immobilisations financières et les titres de participation non consolidés. Les autres immobilisations financières correspondent aux prêts ou aux comptes courants financiers accordés à des sociétés non consolidées ou sous contrôle conjoint. Elles sont initialement enregistrées à leur juste valeur augmentée des frais d’acquisition et évaluées à chaque clôture à leur coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif (TIE), sous déduction de dépréciations pour pertes de valeur éventuellement constituées en contrepartie du résultat de la période dans le résultat financier. Les titres de participations non consolidés sont comptabilisés au bilan à leur coût d’acquisition ou à leur valeur à la date de sortie du périmètre de consolidation diminué le cas échéant de provisions pour dépréciation en contrepartie du résultat de la période dans le résultat financier, visant à refléter les variations de juste valeur de cette catégorie d’actif.# Le groupe Eramet a réparti ses titres de participations non consolidées en deux catégories :
● les sociétés contrôlées et non consolidées en raison de leur faible impact sur les comptes du groupe Eramet ;
● les sociétés non contrôlées qui correspondent aux participations dans lesquelles Eramet n’exerce ni contrôle ni influence notable.
| Valeurs brutes | Dépréciations | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Dépôts et cautionnements | 13 | (0) | 13 | 16 |
| Autres actifs financiers | 278 | (109) | 169 | 182 |
| Autres actifs financiers non courants | 291 | (109) | 182 | 198 |
| Titres de participations non consolidées | 139 | (133) | 6 | 18 |
| TOTAL AUTRES ACTIFS FINANCIERS | 430 | (242) | 188 | 216 |
Les autres actifs financiers non courants correspondent essentiellement à des prêts et des comptes courants financiers accordés à des sociétés non consolidées ou à des sociétés mises en équivalence (Weda Bay) dont l’échéance est supérieure à un an.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 219 | 257 |
| Variations nettes des actifs financiers (TFT) | 12 | (29) |
| Variations nettes des actifs financiers des activités en-cours de cession | 20 | 15 |
| Dépréciations de la période | (54) | (25) |
| Variations de périmètre | (2) | - |
| Reclassement en IFRS 5 | (4) | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (4) | 1 |
| À LA CLÔTURE | 188 | 219 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Euro | 12 | 45 |
| Dollar américain | 158 | 145 |
| Franc pacifique | 8 | 8 |
| Autres devises | 4 | 3 |
| TOTAL | 182 | 201 |
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 157
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes consolidés de l’exercice 2021
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Sans intérêts | (39) | 8 |
| Taux d’intérêts fixes | 20 | 55 |
| Taux d’intérêts variables | 200 | 138 |
| TOTAL | 182 | 201 |
Les éléments qui ne sont pas sujets à intérêts correspondent principalement aux dépôts et cautionnements et à certains prêts accordés au personnel.
| PRINCIPALES SOCIÉTÉS CONTRÔLÉES : | Sociétés | Pays | % de détention | Valeurs brutes | Dépréciations | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Eramet Alloys GmbH | Allemagne | 100 % | 3 | 3 | 3 | 3 | |
| Eramet Alloys UK Ltd | Grande-Bretagne | 100 % | 3 | (1) | 2 | 2 | |
| Sodépal | Gabon | 100 % | 13 | (13) | - | - | |
| GCM Liquidation Co. (ex-GCMC) | Gabon | 100 % | 92 | (92) | - | - | |
| Maboumine | Gabon | 76,14 % | 26 | (26) | - | - | |
| PRINCIPALES SOCIÉTÉS NON CONTRÔLÉES : | Autres sociétés | 2 | (2) | - | 7 | ||
| TOTAL | 139 | (134) | 5 | 18 |
Les sociétés contrôlées mais non consolidées sont principalement des entités commerciales dont les prestations sont entièrement rattachées au groupe Eramet, et des sociétés industrielles (prestation à façon, tréfilage et étirage de produits métallurgiques). Les titres de participations des sociétés contrôlées ne sont pas consolidés en raison de leur faible impact sur les comptes consolidés du groupe Eramet.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 158
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes consolidés de l’exercice 2021
Cette note explique la charge de l’impôt sur les bénéfices et les montants liés aux impôts qui figurent au compte de résultat et au bilan. La partie sur l’impôt différé fournit des informations sur les paiements d’impôts futurs attendus.
Les impôts sur les résultats comprennent les impôts courants et différés. La charge d’impôt est comptabilisée dans le compte de résultat, sauf dans la mesure où elle a trait à une acquisition d’entreprises ou à des éléments comptabilisés directement dans les capitaux propres ou dans les autres éléments du résultat global.
Les impôts courants sur le résultat sont les impôts que le groupe Eramet s’attend à devoir payer sur son revenu imposable de l’exercice, sur la base des taux d’imposition en vigueur ou quasi adoptés à la clôture de l’exercice, ainsi que toute régularisation de l’impôt afférent aux exercices antérieurs.
L’impôt différé est comptabilisé au titre des différences temporaires entre la valeur comptable des actifs et des passifs pour les besoins de l’information financière et la base fiscale de ces actifs et passifs évaluée en utilisant les taux d’impôt et les lois fiscales adoptés ou quasi adoptés à la clôture de l’exercice et en vigueur pour la période au cours de laquelle ces différences temporaires devraient être utilisées.
Les impôts différés actifs, y compris ceux se rapportant aux déficits reportables, déterminés par entité fiscale, sont constatés dès lors que la probabilité de leur réalisation est établie. Les actifs et passifs d’impôts différés sont classés au bilan comme des éléments non courants et sont compensés lorsque l’entité possède un droit légal de compensation comme c’est le cas du groupe d’intégration fiscale France.
Les passifs d’impôts différés relatifs aux participations dans les filiales, entreprises associées et coentreprises sont comptabilisés sauf si le groupe Eramet est en mesure de contrôler l’échéance de reversement des différences temporelles rattachées et qu’il est probable que ces différences ne s’inversent pas dans un avenir prévisible. Les impôts de distribution non récupérables, sur les dividendes prévus dans un avenir prévisible, sont provisionnés.
Le Groupe ne constate pas d’impôts différés à la première comptabilisation du droit d’utilisation et de la dette d’obligation locative, comme lors de la comptabilisation des opérations de crédit-bail sous IAS 17.
Le groupe Eramet exerce ses activités dans plusieurs pays. En conséquence, son bénéfice est assujetti à divers taux d’imposition. L’ampleur des opérations et la complexité des réglementations fiscales exigent l’évaluation des incertitudes et le recours aux jugements pour l’estimation de l’impôt que le groupe Eramet finira par payer. Le montant final des impôts payés dépend de nombreux facteurs, y compris les négociations avec les autorités fiscales et les résultats découlant des contrôles fiscaux.
Le groupe Eramet estime les impôts différés en fonction des différences temporaires entre les actifs et les passifs qui figurent dans ses comptes consolidés et les bases fiscales de ces mêmes actifs et passifs telles que déterminées en vertu des lois fiscales applicables. Le montant des actifs d’impôts différés est généralement comptabilisé dans la mesure où il est probable qu’un bénéfice imposable sera disponible dans le futur et que les différences temporelles déductibles connexes peuvent être utilisées. Par conséquent, le montant de l’actif d’impôt différé reconnu et considéré comme réalisable pourrait être réduit si le bénéfice projeté ne peut être atteint. Pour apprécier la probabilité de réalisation de ces actifs, le groupe Eramet se réfère notamment aux éléments suivants :
● prévisions de résultats futurs ;
● pertes exceptionnelles non renouvelées à l’avenir ;
● historique des résultats fiscaux antérieurs ;
● stratégies fiscales.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Impôts courants | (123) | (115) |
| Impôts différés | 25 | 4 |
| PRODUIT (CHARGE) D’IMPÔT SUR LES RÉSULTATS | (98) | (111) |
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 159
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes consolidés de l’exercice 2021
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Résultat opérationnel | 879 | 24 |
| Résultat financier | (111) | (152) |
| Résultat net avant impôts des sociétés intégrées | 768 | (128) |
| Taux courant d’imposition en France (en pourcentage) | 28,41 % | 32,02 % |
| Produit (Charge) d’impôt théorique | (218) | 41 |
| Effets sur l’impôt théorique : | ||
| ● des différences permanentes entre le résultat comptable et le résultat taxable | 39 | (34) |
| dont liées aux variations de périmètre | 5 | - |
| ● impôts sur distribution de dividendes (retenue à la source) | (3) | (1) |
| ● du différentiel de taux courant des pays étrangers | 8 | (7) |
| ● des évolutions de taux d’impôts | 1 | (30) |
| ● de crédits d’impôts | 2 | 2 |
| ● des actifs d’impôts différés non reconnus ou limités | (8) | (67) |
| ● d’utilisation ou l’activation d’actifs d’impôts différés antérieurement non reconnus | 75 | |
| ● d’utilisation de pertes fiscales classée en résultat des activités en-cours de cession | 13 | |
| ● des éléments divers | (7) | (15) |
| PRODUIT (CHARGE) D’IMPÔT RÉEL | (98) | (111) |
| TAUX D’IMPÔT | 13 % | - |
| 13 % |
Exercice 2021
Les actifs d’impôts différés non reconnus ou limités concernent principalement les pertes fiscales reportables de la Société Le Nickel-SLN, les pertes fiscales reportables en France et la limitation des impôts différés sur les dépréciations d’actifs de la période. Au 31 décembre 2021, compte tenu des résultats fiscaux prévisionnels en France, les impôts différés actifs du groupe d’intégration fiscale ont été reconnus à hauteur de 32 millions d’euros. L’impact de l’évolution de taux d’impôt s’explique essentiellement par le différentiel entre le taux courant (28,41 %) et le taux d’impôt différé (25,83 %) sur les principales bases d’impôts différés actifs en France.
Exercice 2020
Les actifs d’impôts différés non reconnus ou limités concernent principalement les pertes fiscales reportables de la Société Le Nickel-SLN, les pertes fiscales reportables en France et la limitation des impôts différés sur les dépréciations d’actifs de la période. L’impact de l’évolution de taux d’impôt s’explique essentiellement par le différentiel entre le taux courant (32,02 %) et le taux d’impôt différé (25,83 %) sur les principales bases d’impôts différés actifs en France.# 11.3 Principaux taux d’impôt courant des pays étrangers (en millions d’euros)
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Chine | 25,0 % | 25,0 % |
| États-Unis | 22,25 % | 22,25 % |
| Gabon | 35,0 % | 35,0 % |
| Norvège | 22,0 % | 22,0 % |
| Nouvelle-Calédonie | 35,0 % | 35,0 % |
| Suède | 21,4 % | 21,4 % |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 160
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | (78) | (35) |
| Impôt courant (résultat) | (123) | (119) |
| Impôt payé | 105 | 72 |
| Reclassement en IFRS | 5 | 4 |
| Variations de périmètre | - | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | (5) | 4 |
| À LA CLÔTURE | (97) | (78) |
| ● Créances d’impôt exigible | 13 | 14 |
| ● Dettes d’impôt exigible | (110) | (92) |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Retraité | ||
| Reports fiscaux déficitaires | (1) | 3 |
| Immobilisations incorporelles et corporelles | 6 | 22 |
| Valorisation des stocks | 38 | 35 |
| Instruments financiers | 9 | 8 |
| Engagements liés au personnel | 21 | 48 |
| Autres provisions pour risques et charges | 43 | 42 |
| Autres éléments | 30 | 29 |
| Impôts différés actifs avant compensation | 150 | 189 |
| Compensation impôts différés par entité fiscale | (109) | (179) |
| Impôts différés actifs | 41 | 8 |
| Provisions réglementées et amortissements dérogatoires | (223) | (294) |
| Immobilisations incorporelles et corporelles | (66) | (64) |
| Valorisation des stocks | (10) | (14) |
| Instruments financiers | - | (5) |
| Engagements liés au personnel | - | - |
| Autres provisions pour risques et charges | (8) | (12) |
| Distribution de dividendes | (4) | (3) |
| Autres éléments | (23) | (9) |
| Impôts différés passifs avant compensation | (334) | (401) |
| Compensation impôts différés par entité fiscale | 109 | 179 |
| Impôts différés passifs | (225) | (221) |
| IMPTS DIFFÉRÉS PASSIFS NETS | (184) | (213) |
(1) Actifs d’impôts différés limités sur reports déficitaires | 673 | 729
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 161
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
| Actif | Passif | Net Exercice 2021 | Net Exercice 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| À l’ouverture | 8 | (221) | (213) | (209) |
| Impôts différés en contrepartie des capitaux propres | (10) | (7) | (17) | (3) |
| Impôts différés en résultat | (13) | (15) | (28) | (2) |
| Compensation des impôts différés par entité fiscale | 76 | - | 76 | 152 |
| Autres mouvements | (10) | (2) | (12) | - |
| Reclassement IFRS | 5 | (11) | (54) | (65) |
| Écarts de conversion | 1 | (2) | (1) | 1 |
| À LA CLÔTURE | 41 | (225) | (184) | (213) |
L’effectif moyen et de clôture inclut toutes les sociétés intégrées globalement au 31 décembre de chaque année.
| Exercice 2021 – 31/12/2021 | Exercice 2020 – 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Effectif moyen | Effectif de clôture | |
| Ouvriers | 1 476 | 1 520 |
| ETAM | 551 | 563 |
| Cadres | 154 | 170 |
| BU Nickel (hors Sandouville) | 2 181 | 2 253 |
| Ouvriers | 2 232 | 2 272 |
| ETAM | 1 489 | 1 541 |
| Cadres | 639 | 660 |
| BU Manganèse | 4 360 | 4 473 |
| Ouvriers | 404 | 401 |
| ETAM | 372 | 373 |
| Cadres | 200 | 209 |
| BU Sables Minéralisés | 976 | 983 |
| Ouvriers | 0 | 0 |
| ETAM | 32 | 31 |
| Cadres | 115 | 125 |
| BU Lithium | 147 | 156 |
| Ouvriers | 0 | 0 |
| ETAM | 208 | 206 |
| Cadres | 410 | 422 |
| Holding et divers | 618 | 628 |
| Ouvriers | 4 112 | 4 193 |
| ETAM | 2 652 | 2 714 |
| Cadres | 1 518 | 1 586 |
| TOTAL ACTIVITÉS POURSUIVIES | 8 282 | 8 493 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 162
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
| Exercice 2021 – 31/12/2021 | Exercice 2020 – 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Effectif moyen | Effectif de clôture | |
| Ouvriers | 2 303 | 2 238 |
| ETAM | 1 556 | 1 551 |
| Cadres | 583 | 575 |
| Division Alliages Haute Performance | 4 442 | 4 364 |
| Ouvriers | 57 | 54 |
| ETAM | 112 | 113 |
| Cadres | 22 | 24 |
| BU Nickel (Sandouville) | 191 | 191 |
| Ouvriers | 6 472 | 6 485 |
| ETAM | 4 320 | 4 378 |
| Cadres | 2 123 | 2 185 |
| TOTAL | 12 915 | 13 048 |
L’effectif total géré au niveau du reporting RH en vigueur dans le Groupe, incluant les sociétés non consolidées et les sociétés mises en équivalence (hors Weda Bay), est de 13 373 salariés au 31 décembre 2021 (13 129 salariés au 31 décembre 2020).
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Salaires et traitements | (367) | (333) |
| Charges sociales et autres charges de personnel | (137) | (118) |
| Intéressements et participations | (10) | (3) |
| Paiement fondé sur des actions | (6) | (6) |
| Sous-total charges de personnel | (520) | (461) |
| Charges de personnel intérimaire | (16) | (14) |
| TOTAL CHARGES DE PERSONNEL Y.C. INTÉRIM | (536) | (475) |
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 163
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Charges de personnel (y.c. intérim) sur chiffre d’affaires | 15 % | 17 %
Le groupe Eramet offre à ses salariés plusieurs avantages à long terme comme les indemnités de fin de carrière, les régimes de retraite ou les régimes de couverture médicale et les médailles du travail. Les caractéristiques de ces avantages varient selon les lois et réglementations en vigueur dans chaque pays et les accords en place dans chaque société.
Estimations, hypothèses et jugements
Les engagements liés au personnel sont soit des régimes à prestations définies, soit des régimes à cotisations définies. Les régimes à prestations définies précisent le montant qu’un salarié recevra à la retraite tandis que les régimes à cotisations définies précisent le mode d’établissement des cotisations.
Pour ces régimes, le groupe Eramet effectue des versements à un organisme gestionnaire et est libéré de ses obligations pour la période en cours et les périodes antérieures. Par conséquent, ces régimes n’affichent aucun déficit ni aucun excédent et ne figurent donc pas au bilan. Les cotisations sont inscrites en charges lorsqu’elles sont versées.
Un régime à prestations définies est un régime d’avantages postérieurs à l’emploi autre qu’un régime à cotisations définies. Dans le cadre de ces régimes, le coût des avantages de retraite et des autres avantages acquis par les salariés est établi pour chaque régime de manière actuarielle à l’aide de la méthode des unités de crédit projetées. Les évaluations sont effectuées annuellement par des actuaires indépendants.
Les engagements du groupe Eramet sont comptabilisés au passif du bilan et correspondent à la différence entre la valeur actuelle des engagements au titre des prestations définies et la juste valeur des actifs des régimes à la date de clôture. Les actifs des régimes comprennent les actifs qui sont détenus par des fonds de pension ou des contrats d’assurance.
Les coûts des services rendus sont comptabilisés en résultat opérationnel courant au cours de la période où ils surviennent. Les coûts des services passés consécutifs aux modifications et réductions de régime ainsi que les gains et pertes sur liquidation de régime sont comptabilisés en autres éléments du résultat opérationnel. La charge d’intérêt des engagements nets est incluse dans les autres produits et charges financiers.
Les écarts actuariels (y compris l’incidence du change) à l’égard des actifs des régimes et des engagements au titre des prestations définies sont comptabilisés directement dans les autres éléments du résultat global de la période au cours de laquelle ils se produisent. Ils sont reconnus immédiatement en résultat pour les avantages à long terme.
Le calcul du coût des avantages au personnel et de la valeur des engagements dépend des hypothèses tels que les taux d’actualisation, la croissance des salaires, l’âge de la retraite, l’espérance de vie, l’inflation, le coût des soins de santé. Ces hypothèses sont déterminées annuellement par le management du groupe Eramet. Les taux d’actualisation retenus sont établis, pour la plupart, par zone ou par pays sur la base de l’observation des taux moyens des émetteurs privés des pays ou zones à chaque clôture. Les taux varient suivant les pays :
Les hypothèses actuarielles utilisées varient selon les conditions économiques et démographiques prévalant dans le pays dans lequel le régime est en vigueur.# 3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Une hausse (baisse) de 0,5 point de pourcentage du taux d’actualisation ou du taux d’inflation, les autres hypothèses actuarielles demeurant inchangées, aurait l’incidence suivante sur les engagements de fin de période :
| Taux d’actualisation Hausse + 0,5 % | Taux d’actualisation Baisse - 0,5 % | Taux d’inflation Hausse + 0,5 % | Taux d’inflation Baisse - 0,5 % | |
|---|---|---|---|---|
| (en millions d’euros) | (en %) | (en millions d’euros) | (en %) | (en millions d’euros) |
| France (5) | -5% | 7 | 7% | 2 |
| États-Unis (2) | -6% | 2 | 6% | - |
| Norvège (1) | - | 10% | 1 | 10% |
| Nouvelle-Calédonie (2) | -4% | 2 | 4% | - |
| Gabon (1) | -3% | 1 | 3% | - |
| Sénégal | - | 0% | - | 0% |
| Autres pays (1) | - | 15% | - | 0% |
| TOTAL (12) | -6% | 13 | 7% | 2 |
Les principaux régimes de prestations définies du groupe Eramet sont offerts en France, aux États-Unis, au Gabon, et en Nouvelle-Calédonie. Par conséquent, les principaux actifs de régime sont situés dans ces pays. Les principales caractéristiques des régimes qui suivent portent sur ces quatre pays. Les prestations de régime de départ à la retraite sont généralement fondées sur le versement d’un capital ou d’une rente en fonction de l’ancienneté à la date de départ à la retraite, du dernier salaire ou d’une rémunération finale moyenne. Sont également offerts, la préretraite et des prestations d’assurance maladie complémentaires de retraite, d’assurance-vie pour les retraités ainsi que des plans de médailles du travail qui se traduisent par le versement d’un montant forfaitaire variant selon les fourchettes d’années d’ancienneté acquises. Aux États-Unis, la plupart des régimes à prestations définies ne sont plus accessibles aux nouveaux salariés. Ces derniers participent à des régimes à cotisations définies. En Nouvelle-Calédonie, les engagements comprennent également une prime de fidélité versée après 10 années d’ancienneté puis tous les cinq ans et calculée en pourcentage du salaire de base, et l’attribution de billets d’avion dont le nombre, la valeur et la périodicité varient selon la catégorie professionnelle.
Le groupe Eramet est exposé à des risques traditionnels liés aux régimes à prestations définies tels que les hausses salariales plus élevées que prévues, hausse de l’inflation ou des taux de rendement plus bas qu’anticipés, y compris les risques actuariels, notamment le risque d’investissement, le risque de taux d’intérêt et le risque de longévité. Les régimes sont également exposés à un risque de négociation d’accord interne qui serait plus favorable et à des risques d’augmentation des taxes ou de revalorisation des rentes pour les régimes de retraite complémentaire.
En vertu des législations se rapportant aux régimes à prestations définies, il incombe au groupe Eramet de gérer les actifs des régimes et d’élaborer les politiques d’investissement qui définissent, pour chaque régime préfinancé, les objectifs de placement, la répartition cible des actifs, les stratégies d’atténuation des risques, et d’autres éléments exigés par les lois sur les régimes de retraite.
Les politiques d’investissement sont élaborées dans le but d’obtenir un rendement des investissements à long terme qui, combiné avec les cotisations, permettra aux régimes de disposer d’un actif suffisant pour pouvoir verser les prestations promises tout en maintenant un niveau de risque acceptable. La répartition cible de l’actif est déterminée en fonction de la conjoncture et des conditions de marché prévues, du profil d’échéance des passifs des régimes, du niveau de couverture des régimes respectifs et de la tolérance au risque des bénéficiaires des régimes. En France, les régimes sont financés auprès d’assureurs dans le cadre de contrats d’assurance vie collective. Les investissements sont réalisés par lesdits assureurs dans leur fonds en euros respectifs. Ces fonds, investis à plus de 80 % en produits de taux Buy and Hold, subissaient la dégradation des rendements obligataires depuis quelques années et restent soumis à ce risque de rendement dans une période prolongée de taux bas. Aux États-Unis, la gestion financière des fonds est confiée à différents Assets Managers parmi les principaux acteurs du métier, pour une grande part en gestion indicielle, le reste en gestion active. Globalement, l’allocation des actifs est faite pour 80 % en obligations d’entreprises américaines, libellées en USD, dans un objectif d’adossement du passif en duration. Les 20 % restants sont par ailleurs investis, à travers des fonds, en actions américaines, en actions monde, en actions et obligations des marchés émergents. Le risque de ces actifs financiers est donc un risque de courbe, de duration, de crédit et d’inflation pour la partie obligataire et un risque de marché et de capital sur la partie actions.
Le coût des engagements liés au personnel comptabilisé dans le compte de résultat et dans l’état du résultat global est présenté ci-après :
| Régimes de retraite | Indemnités de fin de carrière | Autres avantages | Total engagements liés au personnel | |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 2020 | 2021 | 2020 | |
| (en millions d’euros) | ||||
| Coût des services rendus | 1 | 5 | 4 | 2 |
| Coût des services passés (1) | (19) | - | - | - |
| Charge nette d’intérêt | - | 1 | 2 | 3 |
| Autres ajustements | - | - | - | (1) |
| Coût comptabilisé en résultat des activités poursuivies | (19) | 2 | 7 | 7 |
| Coût comptabilisé en résultat des activités en cours de cession | 1 | 1 | - | 3 |
| Effet de réévaluation sur l’engagement | 8 | 7 | - | (1) |
| ● expérience | 9 | 3 | 2 | - |
| ● hypothèses démographiques | - | - | - | - |
| ● hypothèses financières | (1) | 4 | (2) | (1) |
| Effet de réévaluation sur les actifs des régimes | (3) | (2) | - | - |
| Coût comptabilisé en autres éléments du résultat global des activités poursuivies | 5 | 5 | - | (1) |
| Coût comptabilisé en autres éléments du résultat global des activités en cours de cession | 1 | (4) | (2) | (4) |
| COÛT TOTAL COMPTABILISÉ DANS LE RÉSULTAT GLOBAL DES ACTIVITÉS POURSUIVIES | (14) | 7 | 7 | 6 |
| COÛT TOTAL COMPTABILISÉ DANS LE RÉSULTAT GLOBAL DES ACTIVITÉS EN COURS DE CESSION | 2 | (3) | (2) | (1) |
(1) Modifications, réductions et liquidation de régimes.
Le tableau qui suit présente les variations des engagements par type de régime, la répartition par bénéficiaires et par préfinancement ou non, ainsi que l’évolution de la juste valeur des actifs des régimes et sa différenciation par catégorie (actifs cotés et actifs non cotés).
| Régimes de retraite | Indemnités de fin de carrière | Autres avantages | Total engagements liés au personnel | |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 2020 | 2021 | 2020 | |
| (en millions d’euros) | ||||
| VARIATION DES ENGAGEMENTS | ||||
| Engagements au début de l’exercice | 176 | 183 | 117 | 117 |
| Coût comptabilisé en résultat | (17) | 4 | 7 | 10 |
| Effet de réévaluation | 9 | 2 | (2) | (5) |
| Cotisations et prestations versées | (6) | (6) | (3) | (5) |
| Variation de périmètre | (9) | - | (1) | - |
| Reclassement en IFRS | (35) | - | (39) | - |
| Écart de change et autres mouvements | 3 | (7) | (6) | - |
| Engagements à la fin de l’exercice (I) | 121 | 176 | 73 | 117 |
| Engagements attribuables aux ● bénéficiaires en activité | 15 | 43 | 73 | 117 |
| ● bénéficiaires titulaires de droits à prestations différées | 5 | 17 | - | - |
| ● retraités | 101 | 116 | - | - |
| 121 | 176 | 73 | 117 | |
| Engagements ● préfinancés | 116 | 96 % | 147 | 84 % |
| ● non financés | 5 | 4 % | 29 | 16 % |
| 121 | 176 | 73 | 117 | |
| VARIATION DES ACTIFS DES RÉGIMES | ||||
| Juste valeur des actifs de régime au début de l’exercice | 118 | 110 | 25 | 25 |
| Produit d’intérêt comptabilisé en résultat | 1 | 2 | - | - |
| Effet de réévaluation | 3 | 1 | - | - |
| Cotisations versées | - | 16 | - | - |
| Prestations versées | (5) | (5) | - | - |
| Variation de périmètre | (7) | - | - | - |
| Reclassement en IFRS | (4) | - | (10) | - |
| Écart de change et autres mouvements | 3 | (6) | - | - |
| Juste valeur des actifs des régimes à la fin de l’exercice (II) | 109 | 118 | 15 | 25 |
| Actifs des régimes ● cotés sur un marché actif | 106 | 97 % | 116 | 98 % |
| ● non cotés | 3 | 3 % | 2 | 2 % |
| 109 | 118 | 15 | 25 | |
| PASSIFS NETS AU BILAN (I) - (II) | 12 | 58 | 58 | 92 |
Le tableau suivant présente la répartition, entre les principaux pays, des obligations au titre des engagements liés au personnel, des actifs de régime, du passif net et du taux de couverture financière.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 168
| 31 décembre 2021 | 31 décembre 2020 | |
|---|---|---|
| (en millions d’euros) | ||
| Valeur actuelle des obligations (a) | 227 | 343 |
| Juste valeur des actifs de régime (b) | (124) | (143) |
| Passifs nets au bilan (a) + (b) | 103 | 200 |
| Taux de couverture financière - (b)/(a) | 54,6 % | 41,7 % |
| Pays | Valeur actuelle des obligations (a) | Juste valeur des actifs de régime (b) | Passifs nets au bilan (a) + (b) | Taux de couverture financière - (b)/(a) | Valeur actuelle des obligations (a) | Juste valeur des actifs de régime (b) | Passifs nets au bilan (a) + (b) | Taux de couverture financière - (b)/(a) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| France | 99 | (85) | 14 | 85,9 % | 210 | (97) | 113 | 46,2 % |
| États-Unis | 31 | (24) | 7 | 77,4 % | 36 | (25) | 11 | 69,4 % |
| Norvège | 10 | (3) | 7 | 30,0 % | 8 | (2) | 6 | 25,0 % |
| Nouvelle-Calédonie | 49 | (12) | 37 | 24,5 % | 45 | (12) | 33 | 26,7 % |
| Gabon | 37 | - | 37 | - | 35 | - | 35 | - |
| Sénégal | 1 | - | 1 | - | - | - | - | - |
| Autres pays | - | - | - | - | 9 | (7) | 2 | 77,8 % |
| TOTAL | 227 | (124) | 103 | 54,6 % | 343 | (143) | 200 | 41,7 % |
Le graphique ci-dessous présente la manière dont les fonds sont investis.
Répartition en % des placements de fonds par classe d’actifs
| 2021 | 2020 | |
|---|---|---|
| Autres placements | 13 % | 13 % |
| Actions | 13 % | 13 % |
| Contrats d'Assurance | 4 % | 3 % |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 11 % | 12 % |
| Obligations | 67 % | 60 % |
12.2.9 Sorties prévisionnelles de trésorerie
La duration moyenne globale est de 12 ans au 31 décembre 2021 (31 décembre 2020 : 12 ans).
Pour l’année 2021, les cotisations qui seront versées au titre des engagements liés au personnel sont estimées à 10 millions d’euros. Et les prestations futures, qu’elles soient versées par prélèvements sur les placements ou directement par le groupe Eramet, sont estimées à 16 millions d’euros.
12.3 Plan d’attribution d’actions gratuites et paiements fondés sur les actions
Méthode comptable
Des plans d’attribution d’actions, tous dénoués en actions, ont été mis en place par le groupe Eramet : des plans dits « démocratiques » ouvert à l’ensemble des salariés ne sont pas soumis à des conditions de performances et des plans dits « sélectifs » ouverts à certains salariés et mandataires sociaux sont en partie soumis à des conditions de performances.
La juste valeur des services reçus en contrepartie de l’attribution de ces options est évaluée, de manière définitive, par référence à la juste valeur desdites options à la date de leur attribution, et au nombre d’options pour lesquelles les conditions d’acquisition des droits seront satisfaites à la fin de la période d’acquisition des droits. La juste valeur totale ainsi déterminée est étalée de manière linéaire sur toute la période d’acquisition des droits des plans, le nombre d’options pour lesquelles les conditions d’acquisition des droits seront satisfaites à l’issue de la période d’acquisition des droits étant revu à chaque date de clôture. Cette juste valeur est constatée dans le résultat opérationnel courant en frais administratifs et commerciaux par la contrepartie d’une augmentation des capitaux propres.
La détermination de la juste valeur des plans d’attribution d’actions à la date d’attribution nécessite le recours au jugement. La juste valeur des plans dits « démocratiques » est estimée selon le modèle Black-Scholes-Merton. Les plans dits « sélectifs », sont pour partie soumis à deux conditions de performance ; une condition intrinsèque basée sur la performance économique du groupe Eramet et une condition externe basée sur la performance du titre Eramet. La juste valeur de ces plans est estimée selon le modèle Monte-Carlo. Les hypothèses retenues pour la valorisation des plans reposent sur :
L’attribution des actions gratuites aux bénéficiaires ayant leur résidence fiscale en France devient définitive au terme d’une période d’acquisition de deux ans pour les plans démocratiques et de trois ans pour les plans sélectifs, au-delà de laquelle les bénéficiaires doivent conserver les actions attribuées pendant une durée complémentaire de deux ans. Les actions gratuites attribuées aux bénéficiaires ayant leur résidence fiscale hors de France sont définitivement attribuées et librement cessibles à l’issue d’un délai de quatre ans.
Les paiements basés sur des actions ne concernent que des plans d’actions gratuites consentis au personnel et réglés sous forme d’actions. Ils représentent une charge de 6 millions d’euros sur l’exercice 2021 (6 millions d’euros sur l’exercice 2020).
Deux nouveaux plans d’attribution d’actions gratuites ont été octroyés en mars et mai 2021. Ces plans concernent certains salariés et mandataires sociaux, dont :
Les conditions d’attribution des actions et d’évaluation de la charge comptable sont les mêmes que celles décrites plus haut. Les caractéristiques des deux nouveaux plans d’attribution d’actions gratuites sur l’exercice 2021 se présentent comme suit :
| Plan ouvert à l’ensemble des salariés | Nombre d’actions | Prix d’exercice (en euros) | Maturité (en années) (1) | Taux sans risque | Taux de dividende moyen | Juste valeur de l’option (en euros) (2) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| France/Italie - gratuites | - | - | - | - | - | - |
| Monde - gratuites | - | - | - | - | - | - |
| Plan ouvert à certains salariés et mandataires sociaux | ||||||
| France/Italie | 146 298 | gratuites | 3 + 0 | - | 0,61 % | 0,50 % |
| France | 20 089 | gratuites | 3 + 0 | - | 0,57 % | 0,50 % |
| Monde | 50 926 | gratuites | 3 + 0 | - | 0,61 % | 0,50 % |
(1) Maturité = période d’acquisition + période d’incessibilité.
(2) Les plans d’attribution d’actions gratuites dont les actions sont soumises à deux conditions de performance ont deux justes valeurs : la première relative à la condition intrinsèque et la seconde relative à la condition externe.
Le nombre d’attribution d’actions gratuites a évolué comme suit au cours des exercices 2020 et 2021 :
| Nombre d’actions gratuites | |
|---|---|
| 31/12/2021 | |
| À l’ouverture | 412 162 |
| Nouveaux plans 2020/2021 | 217 313 |
| Attributions définitives | (89 303) |
| Actions prescrites | (8 732) |
| Actions caduques | (39 788) |
| À LA CLÔTURE | 491 652 |
RÉPARTITION PAR ANNÉE D’ATTRIBUTION DÉFINITIVE
| Année | Nombre d’actions gratuites |
|---|---|
| 2021 | 120 940 |
| 2022 | 110 850 |
| 2023 | 136 695 |
| 2024 | 244 107 |
| 2025 | 30 620 |
Note 13 Provisions
Une provision est une dette comptabilisée au bilan. En raison de l’incertitude sur le moment et le montant qui sera payé, elle est donc estimée. Les principales provisions constituées par le groupe Eramet concernent la remise en état des sites, les risques environnementaux et les risques sociaux (restructuration notamment).
Méthode comptable
Le groupe Eramet constitue une provision, dès lors que son montant peut être estimé de manière fiable, pour faire face à l’ensemble des obligations résultant d’événements passés connues à la date de clôture de l’exercice et dont le règlement devrait se traduire par une sortie de ressources pour éteindre l’obligation.
Provisions pour remise en état des sites et démantèlement, provisions pour risques environnementaux
Les provisions pour remise en état des sites miniers sont constatées lors de l’ouverture des sites miniers et au fur et à mesure de la dégradation des sites, puis réévaluées et désactualisées à chaque clôture. Lorsqu’une disposition légale ou contractuelle rend obligatoire le réaménagement des domaines miniers ou des sites industriels, une provision pour remise en état est constituée en contrepartie d’un actif environnemental et de démantèlement, évaluée par site à partir d’estimations des coûts de ces travaux. L’actif est amorti sur la durée d’exploitation du domaine minier ou du site industriel. Les coûts de remise en état sont actualisés sur la durée restant à courir jusqu’à la date prévue de fin d’exploitation de la mine ou du site et les effets imputables au passage du temps (la désactualisation) sont comptabilisés dans le résultat net de la période au niveau du résultat financier (autres produits et charges financiers, voir note 7). Tout autre risque environnemental existant est provisionné en fonction des coûts futurs estimés sans toutefois tenir compte des indemnités d’assurance à percevoir. Les sites industriels sur lesquels aucun arrêt d’activité n’est envisagé ne font l’objet d’aucune provision pour remise en état.
En fonction des législations en vigueur dans chaque pays, une caution environnementale, émise par un organisme bancaire ou financier au profit des autorités locales, peut être requise au titre des réhabilitations des sites miniers et industriels.
Restructurations et plans sociaux
Les coûts des restructurations et des plans sociaux sont provisionnés lorsque ces mesures ont fait l’objet d’un plan détaillé et d’une annonce avant la date de clôture des comptes ou d’un début d’exécution.
Estimations, hypothèses et jugements
Provisions pour remise en état des sites et pour démantèlement
Les sites industriels du Groupe suivent les réglementations environnementales en vigueur dans chaque pays où ils sont implantés. Le groupe Eramet doit répondre à des engagements réglementaires et implicites dans le cadre de la remise en état de certains sites miniers à la fin du cycle d’exploitation. Des provisions pour remise en état des sites et pour démantèlement des sites industriels sont estimées sur la base de flux de trésorerie prévisionnels positionnés par échéance et actualisés en appliquant un taux d’inflation et un taux d’actualisation déterminés à partir des paramètres économiques locaux.# 3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
Ces provisions sont constatées au regard de dégradation immédiate par contrepartie d’un actif de remise en état ou de démantèlement, et les variations d’hypothèses vont donc corriger cette valeur avec un effet prospectif. Le groupe Eramet évalue sa provision pour remise en état des sites miniers et pour démantèlement des installations à chaque date de clôture ou lorsque de nouvelles informations deviennent disponibles. Les coûts ultimes au titre des remises en état des sites et démantèlement sont par nature incertains. Ces incertitudes peuvent entraîner des dépenses réelles futures dont le montant peut différer du montant de la provision actuelle. Par conséquent, des ajustements importants pourraient être apportés aux provisions comptabilisées, ce qui aurait une incidence sur les résultats futurs. Les provisions constituées sont basées sur les bonnes pratiques techniques du secteur et calculées de la façon suivante :
* Pour les mines, calcul d’un coût à l’hectare concernant la remise en état (revégétalisation, terrassement, gestions des sols…) selon les surfaces défrichées. Les coûts sont issus de l’estimation des coûts internes ou des coûts des prestataires en fonction de la nature et de la difficulté des zones à réhabiliter.
* Pour le démantèlement des installations, estimation des coûts en fonction de devis externes ou de l’expérience issue du démantèlement/dépollution réalisés sur d’autres sites du Groupe.
* Ces coûts sont inflatés et désactualisés en fonction des durées de vie retenues. Les taux retenus, et notamment le taux d’actualisation, sont fixés selon les mêmes modalités que celles retenues pour l’évaluation des engagements liés au personnel (voir note 12). La provision pour remise en état des sites représente la meilleure estimation de la valeur actualisée des coûts futurs devant être engagés.
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Remise en état des sites (1) | 593 | 555 |
| Risques environnementaux | 30 | 60 |
| TOTAL | 623 | 615 |
| (1) Dont provisions ayant en contrepartie un actif de démantèlement | 501 | 501 |
| ● Part à plus d’un an | 623 | 609 |
| ● Part à moins d’un an | 0 | 6 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 555 | 474 |
| Dotations (reprises) de la période | (4) | (1) |
| ● dotations de la période | 2 | 6 |
| ● (reprises) utilisées de la période | - | - |
| ● (reprises) non utilisées de la période | (6) | (7) |
| Charges de désactualisation | 9 | 9 |
| Actifs de démantèlement | 7 | 80 |
| Reclassement en IFRS 5 | - | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 1 | (7) |
| À LA CLÔTURE | 568 | 555 |
| Société Le Nickel-SLN (Nouvelle-Calédonie) – BU Nickel | 465 | 445 |
| Comilog (Gabon) – BU Manganèse | 44 | 55 |
| Eramet Marietta (États-Unis) – BU Manganèse | 41 | 37 |
| Comilog France – BU Manganèse | 12 | 13 |
| Autres sociétés | 6 | 5 |
Nouvelle-Calédonie
Pour les mines, le Code minier de 2009 fixe le cadre général. Les prescriptions sont déclinées pour chacun des sites miniers dans leur arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter. Pour les exploitations industrielles relevant des ICPE, le cadre réglementaire s’appuie sur l’article 3 de la délibération du 25 septembre 2008 de la Province Sud dont la mise en œuvre passe par la déclinaison de certaines circulaires métropolitaines relatives à la mise en sécurité des installations. Les prescriptions relatives aux laveries (installations industrielles sur sites miniers) sont quant à elles déclinées dans les arrêtés préfectoraux ICPE de chacun des sites concernés.
Gabon
Les prescriptions existantes ayant servi de référence pour le Gabon sont peu étoffées (pas de circulaires d’application). Cependant les projets de réhabilitation s’appuient sur le décret fixant les conditions d’application de la loi n° 005/2000 du 12 octobre 2000 (Code minier), modifiée et complétée par une ordonnance en 2002, portant Code minier en République gabonaise. La provision constituée dans le cadre de l’article 78, a également été comptabilisée en cohérence avec l’article 21.5 de la Convention minière de Comilog.
États-Unis
Deux éléments principaux constituent la provision :
travaux prévus dans le « Voluntary Action Plan » négocié avec l’US EPA en 2010 (administration environnementale) en lien avec les « Ohio waste laws » dans le cadre de la cessation des activités du site Nord (désamiantage et démantèlement des installations correspondantes).
Sénégal
Le nouveau Code minier entré en vigueur au Sénégal le 8 novembre 2016 et qui précise les obligations de démantèlement et de remise en état n’est pas applicable à GCO. Toutefois, une provision a été constituée afin de répondre aux obligations inhérentes à la nouvelle politique de responsabilité environnementale du Groupe. Elle ne couvre que les obligations de démantèlement des installations, la réhabilitation des zones libérées des contraintes minières étant réalisée de manière progressive.
Les taux d’actualisation et d’inflation retenus pour la détermination des provisions de remise en état des sites et de démantèlement sont détaillés ci-dessous :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |||
|---|---|---|---|---|
| Taux d’actualisation | Taux d’inflation | Taux d’actualisation | Taux d’inflation | |
| États-Unis | 2,60 % | 2,25 % | 2,30 % | 2,00 % |
| Nouvelle-Calédonie | 1,70 % | 1,5 % | 1,70 % | 1,50 % |
| Gabon | 6,00 % | 3,00 % | 5,00 % | 3,00 % |
Une variation de plus ou moins 0,25 % des taux d’actualisation aurait pour incidence une variation à la hausse et à la baisse de l’ordre de 41 millions d’euros sur les provisions au 31 décembre 2021 (40 millions d’euros au 31 décembre 2020) dont l’essentiel sur la Société Le Nickel-SLN en Nouvelle-Calédonie.
Les dépenses prévisionnelles s’étalent comme suit en pourcentage :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| 2022-2026/2021-2025 | 4% | 10 % |
| 2027-2031/2026-2030 | 1% | 3% |
| 2032 et au-delà/2031 et au-delà | 95 % | 87 % |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Division Alliages Haute Performance | - | 5 |
| Restructurations et plans sociaux | - | 5 |
| Autres risques et charges sociaux | 8 | 6 |
| TOTAL | 8 | 11 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 110 | 111 |
| Dotations (reprises) de la période | 164 | (2) |
| ● dotations de la période aux activités continuées | 106 | 34 |
| ● dotations de la période relatives aux activités en cours de cession | 120 | - |
| ● (reprises) utilisées de la période | (62) | (24) |
| ● (reprises) non utilisées de la période | - | (12) |
| Charges de désactualisation | - | - |
| Actifs de démantèlement | - | - |
| Reclassement en IFRS 5 | (119) | - |
| Écarts de conversion et autres mouvements | 11 | 1 |
| À LA CLÔTURE | 166 | 110 |
| Risques fiscaux | 2 | - |
| Litiges commerciaux | (0) | 73 |
| Autres provisions pour risques et charges | 164 | 37 |
La ligne « Litiges commerciaux » inclut notamment la provision risque qualités Aubert & Duval (voir note 2). Les dotations de la période relatives aux activités en cours de cession couvrent l’ensemble des coûts de sorties et garanties spécifiques prévues dans le protocole de cession d’Aubert & Duval, elles ont été enregistrées dans le compte de résultat en résultat des activités en-cours de cession.
Les transactions avec les parties liées comprennent :
* les opérations courantes réalisées avec les sociétés non consolidées et les entreprises associées ;
* les rémunérations brutes et avantages attribués aux administrateurs et membres du Comité exécutif.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| CHIFFRE D’AFFAIRES | ||
| ● Filiales contrôlées non consolidées | 4 | 8 |
| ● Entreprises associées et co-entreprises | 3 | 4 |
| CHARGES INCLUSES DANS LE RÉSULTAT OPÉRATIONNEL COURANT | ||
| ● Filiales contrôlées non consolidées | (8) | (6) |
| ● Entreprises associées et co-entreprises | (220) | (85) |
| COÛT DE L’ENDETTEMENT NET | ||
| ● Filiales contrôlées non consolidées | - | - |
| ● Entreprises associées et co-entreprises | 1 | 1 |
Les chiffres ci-dessus intègrent les activités continuées et les activités en cours de cession. Les charges correspondent essentiellement aux achats de minerai réalisés auprès des entités du palier Weda Bay pour 211 millions d’euros (70 millions d’euros en 2020) (société mise en équivalence) et des activités réalisées par Aubert & Duval auprès de sa filiale UKAD pour 8 millions d’euros (12 millions d’euros) (société mise en équivalence).# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| CLIENTS ET AUTRES DÉBITEURS | ||
| ● Filiales contrôlées non consolidées | 4 | 3 |
| ● Entreprises associées et co-entreprises | 24 | 29 |
| FOURNISSEURS ET AUTRES CRÉDITEURS | ||
| ● Filiales contrôlées non consolidées | 5 | 4 |
| ● Entreprises associées et co-entreprises | 50 | 39 |
| ACTIFS FINANCIERS (DETTES FINANCIÈRES) NETS | ||
| ● Filiales contrôlées non consolidées | 8 | 8 |
| ● Entreprises associées et co-entreprises | 213 | 188 |
Les chiffres ci-dessus intègrent les actifs et passifs classés en actifs et passifs détenus en vue de la vente.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| AVANTAGES À COURT TERME | ||
| ● Rémunérations fixes | 4 271 | 3 449 |
| ● Rémunérations variables | 2 395 | 2 335 |
| ● Jetons de présence | 890 | 855 |
| AUTRES AVANTAGES | ||
| ● Avantages postérieurs à l’emploi | 5 850 | 1 353 |
| ● Indemnités de départ | - | - |
| ● Rémunérations payées en actions | 1 130 | 1 274 |
| TOTAL | 14 536 | 9 266 |
Le groupe Eramet a conclu des accords avec des tiers pour couvrir la bonne exécution de ses engagements. Ces engagements sont subordonnés à la survenance d’évènements ultérieurs qui peuvent conduire le groupe Eramet à effectuer ou à recevoir un paiement. Ils ne sont pas comptabilisés au bilan dès lors qu’ils ne sont pas de nature à augmenter les engagements qui figurent déjà au bilan.
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Engagements donnés | 118 | 84 |
| ● Activités opérationnelles | 82 | 78 |
| ● Activités de financement | 36 | 6 |
| Engagements reçus | 44 | 47 |
| ● Activités opérationnelles | 44 | 47 |
| ● Activités de financement | - | - |
Ces engagements portent essentiellement sur :
Dans le cadre de la convention signée avec le CIC, MSEC a réalisé une opération de mise en pensions livrées de titres obligataires. Cette opération porte sur la mise en pension de 65 millions d’euros de titres obligataires en contrepartie d’un financement de 65 millions d’euros. L’opération a été signée en décembre 2021.
Un pacte d’associés signé entre UKAD, ADEME et CACF Développement (coactionnaires de l’entité EcoTitanium) octroie à l’ADEME et CACF Développement des options de ventes (« puts ») sur l’intégralité de leur participation au profit de l’entité UKAD. Ces puts sont fonction des volumes et de l’EBITDA d’EcoTitanium et d’UKAD ou de la survenance d’évènements spécifiques. Dans ce cadre, Aubert & Duval a signé un acte de cautionnement solidaire en cas de non-financement de ces puts. Au 31 décembre 2021, comme au 31 décembre 2020, ces puts n’ont pas d’impact sur les comptes consolidés.
Les garanties opérationnelles correspondent à tout engagement, relatif aux contrats commerciaux, donné par Eramet et ses filiales en faveur de leurs clients. Ces engagements sont essentiellement constitués des cautions de restitution d’acomptes et des garanties-produit après la livraison des biens. Pour financer l’exécution du contrat, le groupe Eramet perçoit des acomptes de la part du client. Afin de garantir la restitution éventuelle en cas de non-respect de ses obligations contractuelles, le groupe Eramet peut mettre en place, à la demande du client, une caution de restitution d’acomptes. Ces cautions bancaires s’élèvent à 23,2 millions d’euros au 31 décembre 2021 (31 décembre 2020 : 25,5 millions d’euros). Les garanties-produit s’inscrivent dans le cadre de la limite de responsabilité du groupe Eramet définie contractuellement pour chaque contrat commercial. Le groupe Eramet ne comptabilise pas de provisions pour garantie du fait de l’absence d’appel en garantie de ses clients. Le groupe Eramet estime le risque financier faible sur l’ensemble de ces garanties au regard des données historiques et de l’existence de polices Responsabilité Civile (RC) qui permettraient de limiter les conséquences financières sur les comptes consolidés du Groupe.
Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté le 5 février 2019 des dispositions visant à modifier l’article LP 131-12-5 du Code minier qui impartissait aux opérateurs d’avoir reconnu, sous peine d’encourir la déchéance, l’intégralité de leur domaine minier. La SLN a procédé aux travaux de reconnaissance par géophysique de l’ensemble de son domaine, exigés par les nouvelles prescriptions du Code minier. Elle dispose désormais d’un délai qui expirera respectivement en décembre 2024 pour ses titres miniers situés en Province Sud et en avril 2025 pour ses titres miniers situés en Province Nord pour justifier, au moyen de la réalisation de travaux de recherches, de l’existence d’une ressource indispensable au process de la SLN et ainsi éviter d’encourir la déchéance des concessions minières.
La Société Le Nickel-SLN dispose d’un financement disponible de 20 millions d’euros de la part de l’État sur un total de 200 millions d’euros à échéance au 30 juin 2024. Le montant tiré à fin 2021 est de 180 millions d’euros (contre 180 millions d’euros au 31 décembre 2020).
Selon les termes de la convention de 2005, d’une durée initiale de trente ans, la société Setrag, concessionnaire, est tenue de remplir des objectifs de capacité d’exploitation (volume de marchandises et nombre de passagers). Le concessionnaire dispose de la liberté tarifaire. Son actionnaire principal, Comilog, est engagé à ce que les financements nécessaires aux investissements permettant d’atteindre les objectifs de capacité d’exploitation soient mis en place. Setrag et la République gabonaise ont signé le 16 octobre 2015 un avenant n° 1 à la convention de concession de la gestion et de l’exploitation du chemin de fer Transgabonais en vue de restaurer de manière durable la capacité technique du chemin de fer et la viabilité économique du concessionnaire. Cet avenant prévoit donc un plan d’investissements (programme de remise à niveau – PRN) estimé à 316 millions d’euros sur huit ans dont 93 millions d’euros à la charge de l’État gabonais et 223 millions d’euros à la charge de Setrag. Les financements nécessaires à la réalisation de ce plan ont été mis en place sur l’exercice 2016. Les travaux de renouvellement de la voie ont débuté en 2017, et se sont intensifiés depuis. En outre, les travaux de restauration de la plateforme ferroviaire (« zones instables »), à la charge de l’État gabonais, ont démarré en 2018 et se sont poursuivis en 2021. Le 25 juin 2021, un avenant n° 2 à la convention de concession a été signé réévaluant le montant du PRN à 509 millions d’euros dont 158 millions d’euros à la charge de l’État gabonais et 351 millions d’euros à la charge de Setrag. Le 8 septembre 2021, un troisième avenant à la concession a été signé autorisant l’entrée de Meridiam à hauteur de 40 % du capital de la Setrag et la cession de 9 % du capital à l’État. Setrag a ainsi bénéficié d’une augmentation de capital de 31 millions d’euros de la part de Meridiam le 10 novembre 2021, la cession à l’État de 9 % du capital devant se réaliser au cours du premier trimestre 2022.
Les passifs éventuels découlent :
Pour évaluer leur incidence potentielle, le groupe Eramet exerce une part importante de jugement et peut recourir à des estimations quant au résultat des évènements futurs. Les passifs éventuels ne sont pas comptabilisés dans les états financiers sauf s’ils résultent d’un regroupement d’entreprises. Les passifs éventuels significatifs sont, le cas échéant, décrits dans l’annexe.
Comme indiqué dans la note 2 « Événements majeurs de l’exercice », une provision de 52 millions d’euros est maintenue afin de prendre en compte l’estimation à date du coût de traitement résiduel de la revue approfondie des processus qualité (44 millions d’euros au 31 décembre 2020). Au cours de la finalisation de cette revue et en fonction d’éventuelles demandes de certains clients, des coûts supplémentaires pourraient être engagés dont il n’est pas possible à ce stade d’évaluer le montant.
La division Alliages Haute Performance élabore des aciers spéciaux et super alliages, notamment à destination de l’industrie aéronautique, intervenant dans le processus de construction d’avions, hélicoptères et autres matériels issus de la production de ses clients du secteur.# 3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
| Grant Thornton/ Ernst & Young (1) | KPMG | Autres | TOTAL (en milliers d’euros) | |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 2020 | 2021 | 2020 | |
| COMMISSARIAT AUX COMPTES, CERTIFICATION, EXAMEN DES COMPTES INDIVIDUELS ET CONSOLIDÉS | ||||
| Eramet S.A. | 214 | 196 | 188 | 188 |
| Filiales intégrées globalement | 792 | 903 | 940 | 694 |
| Sous-total | 1 006 | 1 099 | 1 128 | 882 |
| % | 96 % | 72 % | 99 % | 88 % |
| AUTRES DILIGENCES ET PRESTATIONS DIRECTEMENT LIÉES À LA MISSION DE COMMISSARIAT AUX COMPTES | ||||
| Eramet S.A. | 38 | 304 | - | 68 |
| Filiales intégrées globalement | 9 | 82 | 13 | 20 |
| Sous-total | 47 | 386 | 13 | 88 |
| % | 4 % | 25 % | 1 % | 9 % |
| AUTRES PRESTATIONS RENDUES PAR LES RÉSEAUX AUX FILIALES INTÉGRÉES GLOBALEMENT | ||||
| Juridique, fiscal et social | - | 39 | - | - |
| Autres | - | 9 | - | 37 |
| Sous-total | - | 48 | - | 37 |
| % | 0 % | 3 % | 0 % | 4 % |
| TOTAL | 1 053 | 1 533 | 1 141 | 1 007 |
(1) Grant Thornton en 2021 et Ernst & Young en 2020.
Comme indiqué dans la note 2 « Événements marquants de l’exercice », Eramet a finalisé la cession de l’Usine hydrométallurgique de Sandouville à Sibanye-Stiwwater le 4 février 2022 et a signé le 22 février 2022 un protocole d’accord avec le consortium Airbus, Safran et Tikehau ACE Capital en vue de la cession d’Aubert & Duval.
Les comptes consolidés du groupe Eramet comprennent les comptes d’Eramet et de ses filiales consolidées par intégration globale ou comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence. Les filiales sont consolidées par intégration globale lorsqu’Eramet détient directement ou indirectement le contrôle exclusif. Eramet détient un contrôle exclusif d’une filiale si elle est exposée à des rendements variables en raison de ses liens avec cette entité et si elle a la capacité d’influer sur ces rendements du fait du pouvoir qu’elle détient sur celle-ci. Eramet réévalue si elle contrôle ou non une filiale lorsque les faits et circonstances indiquent qu’un élément du contrôle a changé. Les filiales sont consolidées selon la méthode de la mise en équivalence lorsque Eramet exerce un contrôle conjoint ou exerce une influence notable (note 10.5). La mise en équivalence consiste à substituer la valeur comptable des titres détenus dans une coentreprise ou une entreprise associée par le coût d’acquisition de ces titres ajusté de la quote-part Eramet dans les capitaux propres à la date de clôture.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 177
3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
Les opérations en monnaies étrangères sont converties aux taux de change en vigueur au moment de la transaction. Les dettes et créances en monnaies étrangères sont valorisées aux taux de change de clôture. Les écarts de conversion issus de cette conversion sont comptabilisés dans le résultat de la période, à l’exception de ceux concernant les prêts et emprunts entre des sociétés du groupe Eramet considérés comme partie intégrante de l’investissement net dans une filiale étrangère. Ces derniers sont comptabilisés directement en capitaux propres sur la rubrique « Écarts de conversion » et rattachés à la filiale étrangère. Les comptes des entités étrangères, dont la monnaie fonctionnelle n’est pas l’euro, sont convertis pour les comptes du bilan sur la base des cours officiels de change au 31 décembre 2021, à l’exception des capitaux propres pour lesquels les cours historiques sont appliqués. Les postes du compte de résultat et du tableau de flux de trésorerie sont convertis aux cours moyens de la période. Les écarts de conversion dus aux fluctuations des taux de change utilisés pour convertir les capitaux propres ainsi que les résultats sont affectés aux réserves. Les écarts de conversion sont portés en variation des capitaux propres et répartis entre la part du Groupe et les intérêts minoritaires. Lors de la sortie du périmètre de consolidation d’une filiale étrangère, le montant cumulé des écarts de conversion est comptabilisé dans le résultat de la période. Les principales devises utilisées pour l’élaboration des comptes consolidés relatifs aux exercices 2020 et 2021 sont les suivantes (conversion en euro) :
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Devise/conversion pour 1 euro | clôture | moyen |
| Dollar US | 1,1326 | 1,18418 |
| Couronne norvégienne | 9,9888 | 10,1711 |
| Yuan Renminbi | 7,1947 | 7,64211 |
| Franc CFA (parité fixe) | 655,957 | 655,957 |
| Franc CFP (parité fixe) | 119,33174 | 119,33174 |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Sociétés intégrées globalement | 40 | 45 |
| Sociétés intégrées par mise en équivalence | 4 | 4 |
| NOMBRE DE SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES | 44 | 49 |
Exercice 2021
Au 31 décembre 2021, le périmètre de consolidation n’a pas subi de changement par rapport au 31 décembre 2020 à l’exception de :
● la société Erasteel Stubs étant considérée comme une entité dormante a été déconsolidé au cours du premier semestre 2021 ;
● les entités CFED, Comilog Asia et Weda Bay Inc. ont été liquidées au cours de l’exercice ;
● la société Brown Europe a été cédée le 30 juin 2021 ;
● transmission universelle du patrimoine (fusion) de la société Comilog International dans la société Comilog Holding.
Exercice 2020
Au 31 décembre 2020, le périmètre de consolidation n’a pas subi de changement par rapport au 31 décembre 2019 à l’exception de :
● transmission universelle du patrimoine (fusion) de la société Valdi dans la société Erasteel SAS.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 178
3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
Comptes consolidés de l’exercice 2021
| Société | Pays | Siège social | Méthode de consolidation | Pourcentages (%) contrôle | intérêts |
|---|---|---|---|---|---|
| Eramet | France | Paris | Consolidante | - | - |
| FILIALES DES ACTIVITÉS POURSUIVIES | |||||
| Nickel | |||||
| Le Nickel-SLN | Nouvelle-Calédonie | Nouméa | Intégration globale | 56 | 56 |
| Strand Minerals Pte Ltd | Singapour | Singapour | Mise en équivalence | 43 | 43 |
| PT Weda Bay Nickel Ltd | Indonésie | Jakarta | Mise en équivalence | 38,7 | 38,7 |
| Eramet Holding Nickel | France | Paris | Intégration globale | 100 | 100 |
| Manganèse | |||||
| Eramet Holding Manganèse | France | Paris | Intégration globale | 100 | 100 |
| Eramet Comilog Manganèse | France | Paris | Intégration globale | 100 | 81,86 |
| Eramet Marietta Inc. | États-Unis | Marietta | Intégration globale | 100 | 100 |
| Eramet Norway A/S | Norvège | Porsgrunn | Intégration globale | 100 | 100 |
| Comilog S.A. | Gabon | Moanda | Intégration globale | 63,71 | 63,71 |
| Setrag S.A. | Gabon | Libreville | Intégration globale | 60 | 38,23 |
| Comilog Holding | France | Paris | Intégration globale | 100 | 63,71 |
| Comilog International | France | Paris | Sortie de périmètre | N/A | N/A |
| Port Minéralier d’Owendo S.A. | Gabon | Libreville | Intégration globale | 97,24 | 61,95 |
| Comilog France | France | Paris | Intégration globale | 100 | 63,71 |
| Comilog Dunkerque | France | Paris | Intégration globale | 100 | 63,71 |
| Comilog Asia Ltd | Hong Kong | Hong Kong | Sortie de périmètre | N.A | N.A |
| Sables Minéralisés | |||||
| Eramet Mineral Sands | France | Paris | Intégration globale | 100 | 100 |
| Eralloys Holding A/S | Norvège | Baerum | Intégration globale | 100 | 100 |
| Mineral Deposit Ltd | Australie | Melbourne | Intégration globale | 100 | 100 |
| Mineral Deposit Ltd Mining | Australie | Melbourne | Intégration globale | 100 | 100 |
| TiZir Ltd | Royaume-Uni | Londres | Intégration globale | 100 | 100 |
| TiZir Titanium & Iron A/S | Norvège | Tyssedal | Intégration globale | 100 | 100 |
| TiZir Mauritius Ltd | Ile Maurice | Ile Maurice | Intégration globale | 100 | 100 |
| Grande Côte Opérations S.A. |
| Société | Pays | Siège social | Méthode de consolidation | Pourcentages (%) |
|---|---|---|---|---|
| Contrôle | ||||
| Lithium | ||||
| Eramet Lithium (ex-Eramine) | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Bolera Minera S.A. | Argentine | Buenos Aires | Intégration globale | 82,43 |
| Eramine Sudamerica S.A. | Argentine | Buenos Aires | Intégration globale | 100 |
| Holding et divers | ||||
| Eras S.A. | Luxembourg | Luxembourg | Intégration globale | 100 |
| Metal Securities | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Metal Currencies | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Eramet Services | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Eramet Ideas (ex-Eramet Research) | France | Trappes | Intégration globale | 100 |
| Eramet Marketing Services | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Eramet Holding Alliages | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| FILIALES DES ACTIVITÉS EN COURS DE CESSION | ||||
| Alliages Erasteel SAS | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Erasteel Champagnole | France | Champagnole | Intégration globale | 100 |
| Erasteel Kloster AB | Suède | Söderfors | Intégration globale | 100 |
| Erasteel Stubs Ltd | Royaume-Uni | Warrington | Sortie de périmètre | N/A |
| Erasteel Inc. | États-Unis | New Jersey | Intégration globale | 100 |
| Erasteel Innovative Materials Co. Ltd | Chine | Tianjin | Intégration globale | 100 |
| Aubert & Duval | France | Paris | Intégration globale | 100 |
| Interforge | France | Clermont- Ferrand | Intégration globale | 95,7 |
| Brown Europe | France | Laval-de-Cère | Sortie de périmètre | N/A |
| EcoTitanium | France | Paris | Mise en équivalence | 22,40 |
| UKAD | France | Paris | Mise en équivalence | 50 |
| Nickel | ||||
| Eramet Sandouville | France | Sandouville | Intégration globale | 100 |
EBITDA
Résultat avant charges et produits financiers et autres charges et produits opérationnels, impôts sur les résultats, provisions pour risques et charges et amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles.
Résultat opérationnel courant (ROC)
Regroupe l’EBITDA, tel que défini ci-dessus, les amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles et les provisions pour risques et charges. Le ROC exclut l’incidence des transactions significatives jugées inhabituelles, notamment les événements liés aux pertes de valeur et aux restructurations, présentée en autres charges et produits opérationnels.
Résultat net part du Groupe (RNPG)
Résultat net de l’exercice après impôts, attribuable aux actionnaires d’Eramet, compte tenu des minoritaires présents dans chacune des sociétés du groupe Eramet.
OCI (Other Comprehensive Income)
En français, autres éléments du résultat global (AERG), se rapporte aux opérations pour lesquelles on constate la variation de la valeur d’un actif ou d’un passif directement dans les capitaux propres sans transiter par le compte de résultat. C’est le cas, par exemple, des gains ou pertes latentes sur instruments financiers de couverture, des écarts actuariels liés aux engagements liés au personnel, de certains écarts de conversion.
Investissements industriels
Regroupent les acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles.
Reporting du Groupe
Information financière préparée à l’attention du Comité exécutif (Comex), principal décideur opérationnel. Cette information, réconciliée avec les données publiées, est utilisée pour mesurer la performance des Divisions et Business Units du groupe Eramet (information sectorielle – voir note 4). Par ailleurs, elle est utilisée pour la communication financière des résultats du groupe Eramet.
Endettement financier net
Représente la dette financière brute (emprunts à plus et moins d’un an) diminuée et de la trésorerie et équivalents de trésorerie et des actifs financiers courants. Ces éléments incluent l’évaluation des dérivés de couverture de la dette.
Gearing
Ratio de l’endettement financier net sur les capitaux propres totaux (part du Groupe et minoritaires).
Liquidité financière
Elle comprend la trésorerie et équivalents de trésorerie, les actifs financiers courants ainsi que le montant disponible des lignes de crédit mises à disposition des sociétés du groupe Eramet.
Exercice clos le 31 décembre 2021
À l’Assemblée générale de la société Eramet S.A.,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée Générale, nous avons effectué l’audit des comptes consolidés de la société Eramet S.A. relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2021, tels qu’ils sont joints au présent rapport. Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation. L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
Fondement de l’opinion
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le Code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes, sur la période du 1er janvier 2021 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Observations
Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les notes suivantes de l’annexe aux comptes consolidés :
* 2.2. « Fraude financière et application d’IAS 8 » qui relate la fraude financière identifiée au sein de la gestion de la trésorerie du groupe et qui précise les impacts des retraitements de cette correction d’erreur sur les capitaux propres d’ouverture, la trésorerie et les impôts différés ;
* 2.3. « Poursuite du plan de sauvetage et nouveau modèle économique de la Société Le Nickel-SLN (la SLN) » qui expose la poursuite de ce plan, ainsi que le cadre dans lequel s’apprécie le principe de continuité d’exploitation de la SLN.
Justification des appréciations - Points clés de l’audit
La crise mondiale liée à la pandémie de Covid-19 crée des conditions particulières pour la préparation et l’audit des comptes de cet exercice. En effet, cette crise et les mesures exceptionnelles prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire induisent de multiples conséquences pour les entreprises, particulièrement sur leur activité et leur financement, ainsi que des incertitudes accrues sur leurs perspectives d’avenir. Certaines de ces mesures, telles que les restrictions de déplacement et le travail à distance, ont également eu une incidence sur l’organisation interne des entreprises et sur les modalités de mise en œuvre des audits.
C’est dans ce contexte complexe et évolutif que, en application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques. Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
Risques identifiés
Comme mentionné dans la note 13 de l’annexe aux comptes consolidés, le Groupe comptabilise des provisions pour démantèlement et remise en état des sites pour couvrir ses obligations environnementales principalement en Nouvelle-Calédonie. Au 31 décembre 2021, ces provisions pour l’ensemble du Groupe s’élèvent à 623 M€.
Ces provisions sont estimées sur la base de flux de trésorerie prévisionnels positionnés par échéance et actualisés en appliquant un taux d’inflation et un taux d’actualisation déterminés à partir des paramètres économiques locaux. Ces provisions sont constatées au regard de dégradations immédiates par la contrepartie d’un actif de remise en état ou de démantèlement et les variations ultérieures d’hypothèses viendront ajuster le cas échéant cette valeur avec un effet prospectif. Ces provisions sont évaluées à chaque clôture ou lorsque de nouvelles informations deviennent disponibles. Les coûts ultimes au titre des remises en état des sites et démantèlement sont par nature incertains. Ces incertitudes peuvent entrainer des dépenses réelles futures dont le montant peut différer des devis actuels servant de base à l’évaluation de la provision.
Nous avons considéré ce sujet comme un point clé de notre audit compte tenu du caractère significatif des montants en jeu, des échéances parfois lointaines sous-tendant les estimations, de la sensibilité des hypothèses et du niveau de jugement de la Direction requis pour la détermination de ces provisions.
Procédures d’audit mises en œuvre face aux risques identifiés
Dans le cadre de notre audit des comptes consolidés, nos travaux relatifs à ce sujet ont consisté principalement à :
Enfin, nous avons examiné les informations fournies dans la note 13 de l’annexe aux comptes consolidés à ce sujet.
Risques identifiés
Comme indiqué dans les notes 2.1, 2.1.1, 2.1.2 et 3.2 de l’annexe aux comptes consolidés, le groupe Eramet a annoncé dans sa feuille de route stratégique viser à devenir un acteur exclusivement dédié à ses activités Mines et Métaux. Dans ce cadre le Groupe a décidé de lancer un processus de cession de certains actifs. La cession d’Eramet Sandouville a été finalisée le 4 février 2022 et Eramet a annoncé l’entrée en discussions exclusives et la signature d’un protocole d’accord en vue de la cession éventuelle d’Aubert & Duval le 22 février 2022. Par ailleurs le processus cession d’Erasteel, filiale spécialisée dans les aciers rapides, est également engagé. Dans ces conditions, ces actifs ont été classés selon la norme IFRS 5 – « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées » en actifs non courants détenus en vue de la vente. Les effets des reclassements en IFRS sont par ailleurs indiqués dans les notes aux comptes affectés par ce changement de présentation.
Nous avons considéré que la présentation et l’évaluation des actifs et activités entrant dans le cadre du plan de cession étaient un point clé de l’audit compte tenu (i) de l’importance de ces actifs dans les comptes du Groupe ; (ii) du jugement de la Direction dans l’appréciation du caractère hautement probable des cessions ; et, (iii) des hypothèses, estimations ou appréciations entrant dans la détermination de la juste valeur des actifs en cours de cession. En particulier concernant l’UGT Aubert & Duval dont l’impact comptable de la transaction, qui intègre des dépréciations de valeurs d’actifs ainsi que l’ensemble des coûts de sorties et des dépenses probables au titre des garanties spécifiques issues du protocole, a été estimé à environ -340 m€ et comptabilisé dans le résultat net des activités en cours de cession.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 184
Procédures d’audit mises en œuvre face aux risques identifiés
Nos procédures d’audit ont principalement consisté à :
Nous avons par ailleurs apprécié le caractère approprié des informations fournies dans la note 3.2 Application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées ».# Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au Groupe, données dans le rapport de gestion du Conseil d’administration. Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Nous attestons que la déclaration consolidée de performance extra-financière prévue par l’article L. 225-102-1 du Code de commerce figure dans les informations relatives au groupe données dans le rapport de gestion, étant précisé que, conformément aux dispositions de l’article L. 823-10 de ce code, les informations contenues dans cette déclaration n’ont pas fait l’objet de notre part de vérifications de sincérité ou de concordance avec les comptes consolidés et doivent faire l’objet d’un rapport par un organisme tiers indépendant.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du Commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n°2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Président Directeur-Général.
S’agissant de comptes consolidés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes consolidés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes consolidés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés Commissaires aux comptes de la société Eramet S.A. par votre Assemblée Générale mixte du 29 mai 2015 pour le cabinet KPMG Audit et par votre Assemblée Générale du 28 mai 2021 pour le cabinet Grant Thornton. Au 31 décembre 2021, le cabinet KPMG Audit était dans la septième année de sa mission sans interruption et le cabinet Grant Thornton dans la première année.
Il appartient à la Direction d’établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes consolidés ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes consolidés, il incombe à la Direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique, de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par votre Conseil d’administration.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 185
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative.
Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre Société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Il est responsable de la direction, de la supervision et de la réalisation de l’audit des comptes consolidés ainsi que de l’opinion exprimée sur ces comptes.
Nous remettons au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique, figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes consolidés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique, la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.822-10 à L.822-14 du Code de commerce et dans le Code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique, des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
À Paris La Défense et Neuilly-sur-Seine, le 24 mars 2022
Les Commissaires aux comptes,
KPMG Audit Grant Thornton
Département de KPMG S.A.# 3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
| Notes | Exercice 2021 | Exercice 2020 |
|---|---|---|
| Ventes biens et marchandises | 948 312 | 727 709 |
| Produits des activités annexes | 121 192 | 114 604 |
| Chiffre d’affaires | 5.1 1 069 505 | 842 313 |
| Production immobilisée | 0 | 810 |
| Subventions d’exploitation | 521 | 9 |
| Reprises sur provisions et amortissements, transferts de charges | 6 278 | 27 325 |
| Autres produits | 128 | 0 |
| autres produits | 6 927 | 28 144 |
| Total produits d’exploitation | 1 076 432 | 870 457 |
| Achats de marchandises | (608 085) | (521 557) |
| Variations de stocks (marchandises) | (137 064) | (68 503) |
| Achats de matières premières et autres approvisionnements | (179 888) | (102 360) |
| Achats et charges externes | (100 160) | (122 233) |
| Impôts, taxes et versements assimilés | (3 011) | (2 825) |
| Salaires et traitements | (42 423) | (39 261) |
| Charges sociales | (15 709) | (12 165) |
| Dotations aux amortissements | (8 033) | (7 300) |
| Dotations aux provisions sur actif circulant | (5) | (739) |
| Dotations aux provisions pour risques et charges | (27 127) | (11 992) |
| Autres charges | (5 827) | (4 825) |
| Total charges d’exploitation | (1 127 331) | (893 761) |
| Résultat d’exploitation | (50 900) | (23 304) |
| Résultat financier | 5.2 382 160 | (864 730) |
| Résultat courant avant impôts | 331 261 | (888 034) |
| Résultat exceptionnel | 5.3 (72 917) | (21 575) |
| Participations des salariés | (2 067) | 0 |
| Impôts sur les résultats | 74 646 | 2 253 |
| RÉSULTAT NET | 330 923 | (907 356) |
| Notes | Valeurs brutes 31/12/2021 | Amortissements et provisions 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2021 | Valeurs nettes 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|
| Brevets, licences, droits et valeurs similaires | 26 171 | 20 310 | 5 860 | 4 230 |
| Fonds commercial | 64 | 64 | 0 | 0 |
| Immobilisations en cours incorporelles | 18 555 | 18 555 | 0 | 0 |
| Immobilisations incorporelles | 44 789 | 38 865 | 5 924 | 4 293 |
| Installations techniques, matériels et outillage industriels | 496 | 496 | 0 | 0 |
| Autres immobilisations corporelles | 9 566 | 4 623 | 4 943 | 5 212 |
| Immobilisations en cours corporelles | 27 277 | 16 158 | 11 119 | 10 307 |
| Immobilisations corporelles | 37 339 | 21 277 | 16 062 | 15 519 |
| Participations | 3 188 889 | 1 605 366 | 1 583 523 | 1 184 904 |
| Créances rattachées à des participations | 4.2 1 256 187 | 193 679 | 1 062 507 | 1 466 665 |
| Autres titres immobilisés | 18 884 | 15 295 | 3 589 | 2 271 |
| Autres immobilisations financières | 4.2 12 820 | 12 820 | 26 528 | 0 |
| Immobilisations financières | 4 476 780 | 1 814 341 | 2 662 440 | 2 680 368 |
| Actif immobilisé | 4 558 908 | 1 874 482 | 2 684 426 | 2 700 180 |
| Marchandises | 23 641 | 0 | 23 641 | 7 482 |
| Stock et en-cours | 4.7 23 643 | 2 23 641 | 7 482 | 0 |
| avances et acomptes versés sur commandes | 8 283 | 8 283 | 295 | 0 |
| Créances clients | 148 944 | 5 148 939 | 108 457 | 0 |
| Autres créances | 106 353 | 67 136 | 39 217 | 29 330 |
| Créances d’exploitation | 4.2 & 4.7 255 297 | 67 142 | 188 155 | 137 787 |
| Disponibilités | 4.3 91 047 | 91 047 | 110 383 | 0 |
| Charges constatées d’avance | 3 791 | 3 791 | 3 014 | 0 |
| Frais émission d’emprunts à étaler | 6 994 | 6 994 | 9 052 | 0 |
| Primes remboursement des obligations | 979 | 979 | 1 267 | 0 |
| Comptes de régularisation | 4.4 11 764 | 11 764 | 13 334 | 0 |
| Actif circulant | 390 035 | 67 144 | 322 891 | 269 281 |
| TOTAL ACTIF | 4 948 943 | 1 941 626 | 3 007 317 | 2 969 461 |
| Notes | 31/12/2021 | 31/12/2020 |
|---|---|---|
| Capital | 87 703 | 81 240 |
| Primes d’émission, de fusion et d’apport | 466 485 | 377 353 |
| Réserve légale | 8 124 | 8 124 |
| Autres réserves | 253 839 | 253 839 |
| Report à nouveau | (614 690) | 292 591 |
| Résultat de l’exercice | 330 923 | (907 356) |
| Situation nette | 4.5 532 384 | 105 790 |
| Provisions réglementées | 4.8 7 608 | 7 608 |
| Capitaux propres | 539 992 | 113 398 |
| Produits des émissions de titres participatifs | 0 | 95 701 |
| Autres fonds propres | 4.9 0 | 95 701 |
| Provisions pour risques | 300 544 | 17 615 |
| Provisions pour charges | 2 321 | 2 151 |
| Provisions pour risques et charges | 4.8 302 865 | 19 766 |
| Emprunts obligataires | 908 432 | 908 705 |
| Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | 685 882 | 1 576 253 |
| Comptes courants passif avec le Groupe | 337 826 | 67 408 |
| Dettes financières | 4.10 1 932 141 | 2 552 366 |
| Avances et acomptes reçus sur commande en cours | 2 636 | 4 234 |
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 162 689 | 132 310 |
| Dettes fiscales et sociales | 26 345 | 24 555 |
| Dettes d’exploitation | 4.10 & 4.11 189 035 | 156 864 |
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 46 | 1 208 |
| Autres dettes | 39 704 | 25 434 |
| dettes diverses | 4.10 & 4.11 39 751 | 26 642 |
| Comptes de régularisation | 4.11 898 | 490 |
| Dettes | 2 164 460 | 2 740 596 |
| TOTAL PASSIF | 3 007 317 | 2 969 461 |
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES | ||
| Résultat net | 330 923 | (907 356) |
| Élimination des charges et produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l’activité | (168 291) | 883 130 |
| marge brute d’autofinancement | 162 632 | (24 226) |
| Variation du besoin net en fonds de roulement lié à l’activité | (30 679) | 46 646 |
| Flux net de trésorerie généré par l’activité | 131 954 | 22 420 |
| OPÉRATIONS D’INVESTISSEMENTS | ||
| Acquisition nette d’immobilisations financières | (139 557) | (434 291) |
| Acquisition d’immobilisations corporelles et incorporelles | (6 658) | (13 004) |
| Cession d’immobilisations | 0 | 60 |
| Variation des autres créances et dettes | 208 | 3 133 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement | (146 008) | (444 103) |
| OPÉRATIONS SUR FONDS PROPRES | ||
| Augmentations de capital | 95 595 | 0 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations sur fonds propres | 95 595 | 0 |
| AUGMENTATION (DIMINUTION) DE LA TRÉSORERIE NETTE | 81 542 | (421 683) |
| Trésorerie (endettement) nette d’ouverture | (666 449) | (243 356) |
| Trésorerie (endettement) nette de clôture | (584 907) | (666 449) |
Le Groupe est un des principaux producteurs mondiaux :
* de métaux d’alliages, notamment le manganèse et le nickel, utilisés pour améliorer les propriétés des aciers ;
* d’alliages et d’aciers spéciaux à haute performance utilisés par des industries telles que l’aéronautique, la production d’énergie et les outillages.
Le Groupe est réparti en Business Units rassemblées sous deux Divisions correspondant aux activités du Groupe : la division Mines et Métaux et la division Alliages Haute Performance.
La société Eramet S.A., maison mère, regroupe deux fonctions principales :
* une fonction holding pure appelée Eramet Holding regroupant les différents services support dont la Direction Administrative et Financière, la Direction des Ressources Humaines, la Direction Communication et Développement Durable, la Direction Juridique, la Direction Achats, la Direction des Systèmes d’Information et la Direction de la Stratégie, du Développement et de l’Innovation ;
* l’activité opérationnelle de la Business Unit Nickel (hors charges de personnel).
Les coûts de ces différents services sont refacturés aux Business Units au sein des deux Divisions par l’intermédiaire de contrats de management fees. Les autres coûts opérationnels concernant le nickel sont directement affectés à la Business Unit Nickel.
Eramet dispose également de filiales détenues directement, intervenant pour le compte des différentes entités ou pour la maison mère. Il s’agit notamment de :
* Eramet Marketing Services : société qui regroupe les personnels des fonctions support de la division Mines et Métaux (Direction Générale, Direction Commerciale et Direction Industrielle) ;
* Eramet Services : société qui regroupe les fonctions comptables, paie et support informatique des sociétés françaises du Groupe ;
* Eramet Ideas : Centre de Recherche d’Eramet qui regroupe les activités de Recherche et Développement et d’ingénierie de projets et technologies ;
* Eramet International : société qui regroupe le réseau commercial d’Eramet pour certaines activités des trois Divisions. Eramet International dispose de filiales ou succursales implantées à travers le monde. L’activité d’Eramet International est généralement rémunérée par des contrats de commissions d’agents ;
* Metal Securities : société de gestion de trésorerie du Groupe qui centralise les excédents de trésorerie et les besoins court terme de l’ensemble du Groupe ;
* Metal Currencies : société de gestion de change du Groupe qui réalise toutes les opérations de couverture de change pour l’ensemble du Groupe ;
* ERAS : société de réassurance ;
* Eramet Lithium : société chargée des développements dans le lithium.
Fraude financière
Le 21 décembre 2021, Eramet a annoncé avoir identifié au sein de sa gestion de trésorerie une fraude financière au siège du Groupe. Cette fraude a visé à falsifier les véritables caractéristiques d’un investissement dans un placement non autorisé, puis à dissimuler la perte financière subie suite à la baisse de valeur de ce placement. Les irrégularités s’élèvent à un montant cumulé de 45 millions d’euros, dont l’impact a été comptabilisé dans le résultat exceptionnel de l’exercice en exécution de la garantie donnée à Metal Securities.# Signature du contrat de cession de l’usine hydrométallurgique de Sandouville avec Sibanye- Stillwater
En juillet 2021, Eramet a reçu une promesse unilatérale d’achat de la part de Sibanye-Stillwater concernant 100 % des titres de sa filiale Eramet Sandouville, usine hydrométallurgique localisée en France, détenue par Eramet Holding Nickel, filiale d’Eramet. Eramet a annoncé en novembre avoir levé l’option de vente des titres de sa filiale. Eramet a ainsi procédé à la signature du contrat de cession avec Sibanye-Stillwater. L’opération a été finalisée le 4 février 2022.
Dans le cadre du processus de certains actifs de la division Alliages Haute Performance, Eramet a signé le 22 février 2022 un protocole d’accord en vue de la cession d’Aubert & Duval à un consortium composé d’Airbus, Safran et Tikehau Ace Capital. La réalisation de cette opération devrait se concrétiser avant fin 2022. Selon les termes envisagés, la cession d’Aubert & Duval s’effectuerait sur la base d’une valeur d’entreprise de 95 millions d’euros sous réserve des ajustements de prix et serait assortie d’un ensemble de garanties spécifiques en complément des garanties usuelles. Les impacts comptables de la transaction ont été comptabilisés dans le résultat d’Eramet et intègrent notamment un complément de provision pour dépréciation des titres d’Eramet Holding Alliages, filiale d’Eramet qui détient 100 % des titres d’Aubert & Duval, ainsi que la comptabilisation d’une provision afin de couvrir l’ensemble des coûts de sortie et garanties données issues de ce protocole.
Eramet a décidé de relancer la construction de son usine de lithium en Argentine qui démarrera au premier trimestre 2022 pour une entrée en production début 2024. Eramet contrôlera le projet, avec une participation de 50,1 %, et en assumera la responsabilité de la gestion opérationnelle. Son 3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 191 3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes sociaux de l’exercice 2021 partenaire Tsingshan financera la construction de l’usine et entrera dans le projet à hauteur de 49,9 %. La production sera commercialisée par chacun des deux actionnaires à hauteur de leur quote-part de capital. La signature de ce partenariat a conduit à reprendre l’intégralité de la provision sur les titres d’Eramet Lithium pour un montant de 40 millions d’euros ainsi que sur la créance rattachée pour un montant de 165 millions d’euros.
En Nouvelle-Calédonie, la production minière de la SLN a été stable atteignant 5.4 Mth. Les exportations de minerai de nickel ont progressé de 17 % à 3 Mth. En revanche la production de ferronickel a particulièrement souffert avec une diminution des volumes produits en 2021 de 18 % (39 kt). L’activité sur mine et à l’usine de Doniambo ayant été marquée par de fortes perturbations sociales, un fort impact de la saison des pluies et également de la crise sanitaire. Dans ces conditions, le cash cost s’est dégradé et s’est élevé à 7 USD/lb par rapport à 5,35 USD/lb en moyenne en 2020. Ces éléments n’ont pas permis de bénéficier pleinement de la forte hausse des prix du Nickel. Pour rappel, le plan de sauvetage de la SLN repose sur trois axes : la mise en place effective d’un modèle économique qui s’appuie sur la production de ferronickel de l’usine et les exports de minerais à faible teneur, l’amélioration de la productivité et la réduction du prix de l’énergie. Dans ce contexte, la SLN a sollicité une nouvelle procédure de conciliation auprès du président du Tribunal de commerce mixte de Nouméa. L’objectif de cette procédure est de réunir au plus vite l’engagement de l’ensemble des parties prenantes concernées afin de permettre la bonne exécution du plan de sauvetage. Cette procédure de conciliation est en cours. Début 2022 un premier jalon a été franchi avec l’autorisation supplémentaire d’exporter 2 Mth afin d’atteindre 6 Mth. À fin décembre 2021 comme au 31 décembre 2020, il reste ainsi 73 millions d’euros non tirés sur les 525 millions d’euros de prêts consentis par Eramet et l’État français en décembre 2015. Dans ces conditions de marché actuel porté par un prix du nickel et sous réserve de l’amélioration de la situation opérationnelle locale, les financements mis en place par Eramet et l’État français permettront à SLN de faire face à ses engagements pour les douze prochains mois.
La mise en conformité des processus qualité s’est poursuivie avec l’ensemble des clients concernés. Les expertises conjointes et le travail de fond en collaboration étroite avec les clients se sont poursuivis au cours de 2021. Des réclamations ont été reçues et ont fait l’objet fait l’objet majoritairement d’accords transactionnels. La provision comptabilisée dans les comptes d’Aubert & Duval s’élève à 52 millions d’euros au 31 décembre 2021 (44 millions d’euros au 31 décembre 2020). Aubert & Duval ne fait l’objet d’aucun développement judiciaire dans le cadre de la mise en conformité des processus qualité. Aubert & Duval a mis également en place un plan d’adaptation. Au cours du premier semestre 2021, un plan « PDV – plan de départ volontaire » a été signé avec les partenaires sociaux et est actuellement en cours. La provision se monte à de 23 millions d’euros au 31 décembre (sur une dotation globale de 27 millions d’euros) afin de couvrir les départs qui s’étaleront sur 2022 et 2023.
En juillet et décembre 2021, la ligne de crédit tirée du RCF a également été remboursée pour un montant de 900 millions d’euros. Le solde de 81 millions d’euros a été remboursé en janvier 2022. Comme annoncé dans le communiqué de presse du 4 octobre 2021, Eramet a procédé au remboursement anticipé des ODIRNAN restant en circulation. Depuis l’émission, et à l’issue de la période d’exercice du droit de conversion fixée au 25 octobre 2021, Eramet a recueilli des demandes de conversion portant sur 2 156 142 ODIRNAN, ayant donné lieu à l’émission de 2 211 829 actions nouvelles. Le reste des ODIRNAN en circulation, soit 2 286 ODIRNAN, a été remboursé en numéraire aux porteurs pour environ 100 milliers d’euros au cours des mois d’octobre et novembre 2021. En juillet 2021, Eramet a financé le remboursement par anticipation des obligations émises par TiZir, l’une des filiales, pour un montant de 225 millions de dollars.
Les états financiers d’Eramet S.A. au 31 décembre 2021 ont été arrêtés par le Conseil d’administration du 23 février 2022.
Les comptes annuels de l’exercice au 31 décembre 2021 ont été établis conformément au règlement de l’Autorité des normes comptables n° 2015-06 du 23 novembre 2015 et n° 2016-7 modifiant le règlement n° 2014-03 du 5 juin 2014 relatif au plan comptable. La Société applique aussi le règlement ANC n° 2015-05 relatif aux instruments financiers à terme et aux opérations de couverture. Les conventions générales comptables ont été appliquées dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base : continuité de l’exploitation, permanence des méthodes comptables, indépendance des exercices et selon les règles d’établissement et de présentation des comptes annuels. La méthode de base retenue pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques. DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 192 3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux Comptes sociaux de l’exercice 2021
Eramet a appliqué la mise à jour de la Recommandation ANC n° 2013-02 du 7 novembre 2013 modifiée le 5 novembre 2021 relative aux règles d’évaluation et de comptabilisation des engagements de retraite et avantages similaires dans les comptes annuels et qui fait suite à une position prise par le Comité d’interprétation des normes IFRS en mai 2021. Cette recommandation précise que la date à partir de laquelle chaque année de service compte pour l’acquisition des droits à prestation, correspond au début de l’obligation d’assurer des avantages postérieurs à l’emploi, du fait que les années de service antérieures n’ont pas d’incidence sur l’obligation et sa valorisation. L’application de cette nouvelle recommandation constitue un changement de méthode comptable ayant conduit à corriger les capitaux propres d’ouverture de l’exercice 2021 de 75 milliers d’euros. Il n’y a pas eu d’autre changement de méthode par rapport au 31 décembre 2020.
La valeur brute des éléments de l’actif immobilisé correspond à la valeur d’entrée des biens dans le patrimoine de la Société et tient compte des frais nécessaires à leur mise en état d’utilisation. Les immobilisations non utilisées ou dont la valeur vénale est inférieure à la valeur comptable sont, en règle générale, dépréciées par dotations exceptionnelles aux amortissements ou aux provisions. L’amortissement économiquement justifié est l’amortissement linéaire. Cet amortissement est calculé selon la durée prévisionnelle des biens. Les durées d’utilité d’amortissements des immobilisations corporelles sont, sauf cas exceptionnel, les suivantes :
L’impact de l’écart entre les amortissements linéaires et dégressifs est constaté via un amortissement dérogatoire.# 3. Accounting Policies
Since January 1, 2006, the gross value of financial fixed assets has been increased by the purchase cost excluding ancillary expenses. Loans are recorded at their nominal value. At the end of the fiscal year, securities are valued at their usage value, which takes into account both net asset value and profitability prospects. When the usage value is lower than the gross value, a depreciation provision is constituted for the difference between the two values.
Costs incurred on these projects are initially recorded either as assets or expenses. If these development projects do not meet sufficient economic criteria or are unsuccessful, these costs are recorded as expenses, or depreciated, or recorded as exceptional losses. Furthermore, during acquisitions, these costs are included in the value of the securities.
Inventories of nickel products are valued at their cost of production calculated using the "first-in, first-out" method. When the value thus obtained is higher than the net realizable value (selling price less selling expenses), a provision is made for this difference.
Receivables and payables denominated in foreign currencies are revalued at the rate on the last day of the fiscal year. The effects of hedging operations applied to foreign currency receivables and payables are recognized as foreign exchange losses or gains in the income statement. The counterparty is recorded in "Hedging Valuation Differences" accounts. Provisions for the depreciation of trade receivables are assessed on a client-by-client basis according to the estimated risk.
These are valued at their acquisition cost and are subject to depreciation provisions if their liquidation value (average stock market price for the last month) is lower. Unrealized capital gains are not recorded.
These are constituted when the risk is deemed probable and the amount can be reliably estimated, to cover all obligations arising from past events known at the closing date of the fiscal year, the settlement of which should result in an outflow of resources representing economic benefits necessary to extinguish the obligation.
Eramet offers its employees various long-term benefits such as end-of-career allowances or other complementary post-employment benefits, and long-service awards. Certain commitments are covered, in whole or in part, by contracts taken out with insurance companies. In this case, the commitments and hedging assets are valued independently. A provision is thus constituted based on the level of commitments and financial assets. Eramet's commitments are assessed by independent actuaries. The actuarial assumptions used (probability of active employees remaining with Eramet, mortality rates, retirement age, salary evolution, etc.) vary according to the demographic and economic conditions prevailing in the country. The discount rates used are based on the rate of government bonds or "Prime Quality" qualified companies with a duration equivalent to that of the commitments at the valuation date. Expected long-term asset returns have been determined taking into account the structure of the investment portfolio.
The amount of the corresponding provision has been assessed based on the value of treasury shares and the share price at December 31, 2021. The provision is spread over the vesting period (two to four years depending on the plan) for Eramet S.A. personnel. For other beneficiaries (excluding Eramet S.A.), the provision is constituted from the date of grant of the plans.
Revenue comprises:
* Sales of ferronickel (SLN product purchase/sale activity, Weda Bay sales);
* Nickel salts (Eramet Sandouville plant product purchase/sale activity);
* Provision of services and re-invoicing of shared costs.
Revenue is recognized when the company has transferred to the buyer the risks and benefits associated with ownership of the goods.
The net debt schedule presents the changes in the following balance sheet items:
* Receivables related to investments (gross value). See note 4.2;
* Cash and cash equivalents. See note 4.3;
* Other equity. See note 4.9;
* Financial liabilities. See note 4.10.
| Acquisition Cost 31/12/2020 | Acquisitions | Disposals (1) | Acquisition Cost 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|
| Concessions, patents, licenses, trademarks, processes, rights, and similar values | 21,702 | 4,477 | (9) | 26,170 |
| Goodwill | 64 | - | - | 64 |
| Intangible assets in progress | 18,555 | - | - | 18,555 |
| TOTAL | 40,321 | 4,477 | (9) | 44,789 |
(1) Sales, retirements from service, and adjustments.
The acquisitions for the year mainly include the creation of a digital Cloud platform and the transformation of the Group Datacenter, the implementation of standard practices and tools configured to securely manage Group information, the supplier relationship management tool, the new budget simulation tool, the transfer of the operation and administration of the 60 servers of the Alloys branch to GFI, and the securing of authentication (MFA, eramet.com, WAN).
| Amortization and Provisions as at 31/12/2020 | Additions | Reversals | Disposals (1) | Amortization and Provisions as at 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Concessions, patents, licenses, trademarks, processes, rights, and similar values | 17,473 | 2,838 | - | 20,310 | |
| Intangible assets in progress | 18,555 | - | - | 18,555 | |
| TOTAL | 36,027 | 2,838 | 0 | 0 | 38,865 |
(1) Sales, retirements from service, and adjustments.
Depreciation charges primarily relate to the new budget simulation tool, cybersecurity software, Eramet's overhaul, document and archive management, and email system updates; these assets were mostly acquired in 2020. In 2021, depreciation charges for the creation of the digital Cloud platform and the transformation of the Group Datacenter were added, as well as those for the implementation of standard practices and tools configured to securely manage Group information. As a reminder, the intangible assets in progress related to the development of hydrometallurgy technology were fully depreciated in 2015 for €18.5 million following the decision to suspend the hydrometallurgy process.
| Acquisition Cost 31/12/2020 | Acquisitions | Disposals (1) | Acquisition Cost 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|
| Technical installations, industrial machinery, and equipment | 496 | - | - | 496 |
| Other tangible assets | 8,196 | 1,370 | - | 9,566 |
| Tangible assets in progress | 26,465 | 811 | - | 27,277 |
| TOTAL | 35,158 | 2,182 | 0 | 37,339 |
(1) Sales, retirements from service, and adjustments.
The acquisitions for the year mainly include investments related to the fitting out of the 10 G and Trappes offices and new computers.
| Amortization and Provisions as at 31/12/2020 | Additions | Reversals | Disposals (1) | Amortization and Provisions as at 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Technical installations, industrial machinery, and equipment | 496 | - | - | 496 | |
| Others | 2,984 | 1,638 | - | 4,623 | |
| Assets in progress | 16,158 | - | - | 16,158 | |
| TOTAL | 19,638 | 1,638 | 0 | 0 | 21,277 |
(1) Sales, retirements from service, and adjustments.
The provision for depreciation of assets in progress of €16.2 million recorded in fiscal year 2020 follows the suspension of the Convergence project, a project to design and implement a new ERP within the Group.
| Acquisition Cost 31/12/2020 | Acquisitions | Disposals (1) | Acquisition Cost 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|
| Investments | 3,060,794 | 794,131 | (3,616) | 3,188,899 |
| Receivables related to investments | 1,871,235 | 438,754 | (1,053,803) | 1,256,186 |
| Other long-term securities | 13,980 | 7,880 | (2,976) | 18,884 |
| Others | 26,528 | 758 | (14,466) | 12,820 |
| TOTAL | 4,972,538 | 579,103 | (1,074,861) | 4,476,780 |
(1) Sales, retirements from service, and adjustments.
The changes in the "Investments" item are explained by the capital increase carried out with Eramet Holding Alliages in exchange for the reduction of the loan granted to its subsidiary Aubert & Duval for €131.7 million, and by the dissolution of Weda Bay Mineral Inc., which led to a decrease in investments of €3.6 million.# 3 Comptes Consolidés et Comptes Sociaux
L’augmentation des « créances rattachées à des participations » s’explique principalement par l’augmentation du prêt à TiZir pour un montant de 133 millions d’euros, afin de lui permettre de financer une partie du remboursement anticipé du bond réalisé en juillet 2021 pour un montant de 225 millions de dollars, par l’augmentation du prêt Aubert & Duval pour un montant de 132 millions d’euros, par l’augmentation du prêt Eramet Sandouville pour un montant de 53 millions d’euros, par l’augmentation du prêt Erasteel pour un montant de 23 millions d’euros, par l’augmentation du prêt Eramet Lithium pour un montant de 10 millions d’euros.
Les diminutions des « créances rattachées à des participations » s’expliquent principalement par le passage en solde créditeur compte courant MSEC en euro dont le solde s’élevait à 806 millions d’euros au 31 décembre 2021, en lien avec le remboursement du RCF pour un montant de 900 millions d’euros, par l’opération sur le capital d’Eramet Holding Alliages mentionnées précédemment pour un montant total de 132 millions d’euros, par le remboursement partiel du prêt TiZir pour un montant de 64 millions d’euros, par la comptabilisation en pertes des prêts CFED et Weda Bay Mineral Inc., intégralement provisionnés, suite à leur liquidation intervenue en 2021, pour des montants respectifs de 34 millions d’euros et de 15 millions d’euros.
La ligne « Autres titres immobilisés » concerne les actions propres. Les mouvements de ce poste résultent des rachats d’actions Eramet pour un montant de 8 millions d’euros, des sorties d’actions principalement dues à la livraison aux employés des sociétés françaises et étrangères des actions gratuites des plans d’attribution sélectifs de 2017 et 2018, et démocratiques de 2017 et 2019 pour un montant de 2,2 millions d’euros, ainsi que du solde net du contrat de liquidité. Les actions des mandats de rachat (solde de 133 254 actions au 31 décembre 2021) sont destinées à être distribuées dans le cadre des plans d’attribution d’actions gratuites.
| Amortissements et provisions au 31/12/2020 | Dotations | Reprises | Sorties (1) | Amortissements et provisions au 31/12/2021 |
|---|---|---|---|---|
| Participations 1 875 891 | 207 618 | (478 142) | 1 605 366 | |
| Créances rattachées à des participations 404 570 | 2 682 | (213 572) | 193 679 | |
| Autres titres immobilisés 11 710 | (2 073) | 5 659 | 15 295 | |
| TOTAL 2 292 170 | 210 300 | (693 787) | 5 659 | 1 814 341 |
(1) Cessions, mises hors service et régularisations.
Une provision pour dépréciation des titres de participation a été constituée au cours de l’exercice pour un montant de 208 millions d’euros sur la filiale Eramet Holding Alliages et des reprises de provisions pour dépréciation ont été constatées au cours de l’exercice pour un montant de 383 millions d’euros sur la filiale Strand (holding de Weda Bay), 40 millions d’euros sur la filiale Eramet Lithium (Eramine) et 4 millions d’euros sur la filiale Weda Bay Mineral Inc. Une provision pour dépréciations des créances rattachées à des participations a été constituée sur le prêt Eramet Cameroun pour 3 millions d’euros. Des reprises de provisions pour dépréciation ont été effectuées sur le prêt Eramet Lithium (Eramine) pour un montant de 165 millions d’euros, sur le prêt CFED pour 34 millions d’euros et sur le prêt Weda Bay Mineral Inc. pour 15 millions d’euros.
| Détail des participations | 31/12/2021 | 31/12/2020 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d’euros) | Valeur brute | Dépréciation | Valeur nette | Valeur brute | Dépréciation | Valeur nette |
| Agence Calédonienne de Transit | 151 | 151 | 151 | 151 | ||
| Comilog S.A. | 53 407 | 53 407 | 53 407 | 53 407 | ||
| Eramet Holding Alliages | 1 045 861 | (994 861) | 51 000 | 914 150 | (838 243) | 75 907 |
| Eramet Holding Manganèse | 310 156 | 310 156 | 310 156 | 310 156 | ||
| Eramet Holding Nickel | 229 652 | (20 722) | 208 930 | 229 652 | (20 722) | 208 930 |
| Eramet Mineral Sand | 50 | 50 | 50 | 50 | ||
| Enercal | 305 | (260) | 45 | 305 | (260) | 45 |
| Eralloys Holding | 419 445 | (200 638) | 218 807 | 419 445 | (200 638) | 218 807 |
| Eramet Cameroun | 15 | 15 | 15 | 15 | ||
| Eramet Ideas | 1 161 | 1 161 | 1 161 | 1 161 | ||
| Eramet International | 892 | 892 | 892 | 892 | ||
| Eramet Services | 1 540 | 1 540 | 1 540 | 1 540 | ||
| Eramet Lithium (Eramine SAS) | 40 040 | 40 040 | 40 040 | (40 040) | 0 | |
| Eras | 1 986 | 1 986 | 1 986 | 1 986 | ||
| Erasteel | 444 169 | (388 886) | 55 283 | 444 169 | (388 886) | 55 283 |
| Métal Currencies | 1 | 1 | 1 | 1 | ||
| Metal Securities | 66 | 66 | 66 | 66 | ||
| Société Le Nickel | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Strand | 421 186 | 421 186 | 421 186 | (383 486) | 37 700 | |
| TiZir | 218 807 | 218 807 | 218 807 | 218 807 | ||
| Weda Bay Mineral Inc. | - | - | - | 3 616 | (3 616) | 0 |
| TOTAL | 3 188 889 | (1 605 366) | 1 583 523 | 3 060 794 | (1 875 891) | 1 184 904 |
| Détail des créances rattachées à des participations | 31/12/2021 | 31/12/2020 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d’euros) | Valeur brute | Dépréciation | Valeur nette | Valeur brute | Dépréciation | Valeur nette |
| Strand Minerals Ltd/Weda Bay Minerals Singapore | 157 667 | 157 667 | 145 525 | 145 525 | ||
| Aubert & Duval | - | - | - | 1 | 1 | |
| Erasteel SAS | 37 414 | 37 414 | 16 023 | 16 023 | ||
| CFED | - | - | - | 34 263 | (34 263) | - |
| Eramet Lithium (Eramine SAS) | 225 166 | 225 166 | 214 684 | (164 684) | 50 000 | |
| Metal Securities | - | - | - | 806 303 | 806 303 | |
| TiZir | 254 258 | 254 258 | 120 998 | 120 998 | ||
| SLN | 273 732 | 273 732 | 273 732 | 273 732 | ||
| Sandouville | 242 185 | (189 506) | 52 679 | 189 506 | (189 506) | - |
| Eralloys Holding | 61 370 | 61 370 | 53 861 | 53 861 | ||
| Mineral Deposit Ld | 222 | 222 | 222 | 222 | ||
| Eramet Cameroun | 4 173 | (4 173) | - | 1 492 | (1 492) | - |
| Weda Bay Mineral Inc. | - | - | - | 14 625 | (14 625) | - |
| TOTAL | 1 256 187 | (193 679) | 1 062 507 | 1 871 235 | (404 570) | 1 466 665 |
| (en milliers d’euros) | Montant brut 31/12/2021 | À un an au plus | À plus d’un an | Rappel 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Créances rattachées à des participations (1) | 1 256 187 | 404 219 | 851 967 | 1 871 235 | |
| Autres immobilisations financières (2) | 12 820 | 12 820 | 26 528 | ||
| Créances clients et comptes rattachés | 148 944 | 147 904 | 1 040 | 108 457 | |
| Autres créances (3) | 106 353 | 106 353 | 92 475 | ||
| TOTAL | 1 524 304 | 671 297 | 853 007 | 2 098 695 |
(1) Créances rattachées à des participations : prêts aux sociétés du Groupe.
(2) Dont excédent de versement de cotisation au régime de retraite complémentaire à prestations définies pour 3 millions d’euros.
(3) Les autres créances comprennent entre autres une créance nette d’impôt sur les sociétés pour 14 millions d’euros dans le cadre de l’intégration fiscale et les coûts liés au projet Lithium pour 68 millions d’euros entièrement provisionnés (voir note 4.7).
Les disponibilités sont composées de comptes bancaires uniquement.
| (en milliers d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|---|
| Charges constatées d’avance (1) | 3 791 | 3 014 | |
| Frais émission d’emprunts à étaler (2) | 6 994 | 9 052 | |
| Primes remboursement des obligations (3) | 979 | 1 267 | |
| TOTAL | 11 764 | 13 334 |
(1) Les charges constatées d’avances sont relatives à des primes d’assurance payées d’avance pour un montant de 0,9 million d’euros (0,9 million d’euros au 31 décembre 2020), les loyers et charges du premier trimestre 2022 pour un montant de 1 million d’euros, des charges de maintenance de logiciels pour 0,7 million d’euros, des coûts de licences pour 0,8 million d’euros et les intérêts sur la mobilisation du CIR et CICE auprès d’établissements bancaires pour un montant de 0,2 million d’euros.
(2) Frais émission d’emprunts (crédit syndiqué, emprunts obligataires, Borrowing Base, BEI) étalés sur la durée de remboursement de l’emprunt.
(3) Prime liée à l’émission de l’emprunt obligataire de 300 millions d’euros contracté en novembre 2019.
Le capital social est réparti comme suit :
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| capital | % | nombre de titres | capital | % | nombre de titres | |
| ACTIONS NOMINATIVES | ||||||
| Sorame et compagnie d’études industrielles du rouvray (ceir) | 37,08 | 10 661 562 | 43,49 | 20 501 705 | 36,94 | 9 840 143 |
| FSI Equation (filiale de Bpifrance) et État (Caisse Des Dépôts et Consignations) | 27,13 | 7 801 093 | 30,99 | 14 611 510 | 25,57 | 6 810 317 |
| S.T.C.P.I. | 4,03 | 1 159 994 | 4,73 | 2 230 581 | 4,02 | 1 070 587 |
| Eramet S.A. | 0,64 | 183 413 | - | - | 0,62 | 165 188 |
| Fonds Actions Eramet S.A. | 0,71 | 203 500 | 0,67 | 316 158 | 0,73 | 195 311 |
| Autres | 30,41 | 8 745 485 | 20,12 | 9 484 524 | 32,12 | 8 554 459 |
| NOMBRE TOTAL D’ACTIONS | 100,00 | 28 755 047 | 100,00 | 47 144 478 | 100,00 | 26 636 005 |
| ● Dont actions nominatives | 72,34 | 20 802 646 | 83,24 | 39 242 236 | 70,68 | 18 825 153 |
| ● Dont actions au porteur | 27,66 | 7 952 401 | 16,76 | 7 902 242 | 29,32 | 7 810 852 |
En vertu d’un Pacte d’actionnaires conclu le 16 mars 2012, entré en vigueur le 16 mai 2012 et prorogé par tacite reconduction par période de six mois à compter du 1 er janvier 2021 (suivant l’avenant conclu le 30 novembre 2020 avec information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 220C5283), ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 212C0647 lors de sa conclusion et d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 216C1753 relative à l’évolution au sein du concert lors de l’acquisition par l’Agence de Participations de l’État de l’intégralité du capital de la société FSI Equation, la Société est contrôlée majoritairement par un groupe d’actionnaires ayant déclaré agir de concert, comprenant :
● un sous-concert entre les sociétés Sorame et CEIR, sociétés contrôlées par la famille Duval, en vertu d’un pacte d’actionnaires simultané du 19 juillet 1999, entré en vigueur le 21 juillet 1999 et ayant fait l’objet d’un avenant le 13 juillet 2009 ;
● l’Agence des participations de l’État (APE), par l’intermédiaire de sa# filiale FSI Equation. Les dispositions du Pacte d’actionnaires évoqué ci-dessus ainsi que celles du sous-concert sont contenues dans les principaux extraits des textes de décision et information de l’AMF n° 220C5283, n° 216C1753, n° 212C0486 et n° 209C1013 (avenant du 13 juillet 2009). À compter du 1 er janvier 2002, les actions détenues au nominatif et remplissant les conditions nécessaires ont bénéficié d’un droit de vote double. Un avenant au Pacte d’actionnaire conclu le 23 avril 2021, ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le numéro 221C0886, prévoit désormais que tant que les fonctions de Président et de Directeur Général d’Eramet seront exercées par une seule personne, les parties s’engagent à proposer et/ou soutenir ensemble la désignation, par le Conseil d’administration, d’un administrateur référent choisi, d’un commun accord, parmi les administrateurs indépendants proposés par Sorame et CEIR. Les parties s’engagent en outre à faire leurs meilleurs efforts pour que le candidat dont elles souhaitent la nomination en tant qu’administrateur référent soit désigné par le Conseil d’administration d’Eramet, étant précisé que ces engagements seront valables aussi longtemps que durera le présent pacte d’actionnaires et au plus tard jusqu’à l’Assemblée Générale statuant sur les comptes de l’exercice 2024 et devant se tenir en 2025. La situation nette est décomposée comme suit : (en milliers d’euros)
| Nombre d’actions | Capital | Primes, réserves et report à nouveau | Résultat de l’exercice | Total |
|---|---|---|---|---|
| 26 636 000 | 81 240 | 927 209 | 4 697 | 1 013 146 |
| Situation nette au 31 décembre 2019 | ||||
| Affectation du résultat 2019 | 4 697 | (4 697) | - | |
| Résultat de l’exercice 2020 | (907 356) | (907 356) | ||
| Dividende | ||||
| Primes de conversions d’obligations en actions au 31 décembre 2020 | 5 | 1 | 1 | |
| Situation nette au 31 décembre 2020 | 26 636 005 | 81 240 | 931 907 | (907 356) |
| Affectation du résultat 2020 | (907 356) | 907 356 | ||
| Résultat au 31 décembre 2021 | 330 923 | |||
| Dividende | ||||
| Impact recommandation ANC n° 2013-02 sur les règles d’évaluation et de comptabilisation des engagements de retraite | 75 | 75 | ||
| Primes de conversions d’obligations en actions au 31 décembre 2021 | 2 119 042 | 6 463 | 89 132 | |
| SITUATION NETTE AU 31 DÉCEMBRE 2021 | 28 755 047 | 87 703 | 113 758 | 330 923 |
Le capital social d’un montant de 87 702 893,35 euros (31 décembre 2020 : 81 239 815,25 euros) est composé de 28 755 047 actions entièrement libérées (31 décembre 2020 : 26 636 005 actions) dont la valeur nominale est de 3,05 euros.
Le tableau ci-après résume les opérations réalisées sur les actions auto-détenues :
| Nombre d’actions | Animation boursière (1) | Attributions aux salariés | Total | |
|---|---|---|---|---|
| Situation au 1 er janvier 2020 | 26 636 000 | 79 433 | 97 129 | 176 562 |
| En pourcentage du capital | 0,30 % | 0,36 % | 0,66 % | |
| Mandat de rachat | 131 625 | 131 625 | ||
| Attribution définitive d’actions gratuites | (119 197) | (119 197) | ||
| Achats/Ventes | (23 802) | (23 802) | ||
| Situation au 31 décembre 2020 | 26 636 005 | 55 631 | 109 557 | 165 188 |
| En pourcentage du capital | 0,21 % | 0,41 % | 0,62 % | |
| Mandat de rachat | 113 000 | 113 000 | ||
| Attribution définitive d’actions gratuites | (89 303) | (89 303) | ||
| Achats/Ventes | (5 472) | (5 472) | ||
| SITUATION AU 31 DÉCEMBRE 2021 | 28 755 047 | 50 159 | 133 254 | 183 413 |
| En pourcentage du capital | 0,17 % | 0,46 % | 0,64 % |
(1) Contrat de liquidité souscrit auprès d’Exane BNP Paribas. Le solde de 183 413 actions correspond :
* aux actions achetées dans le cadre d’un contrat d’animation boursière souscrit auprès d’Exane BNP Paribas ;
* aux actions destinées à être attribuées dans le cadre des plans d’attribution d’actions gratuites.
| 31/12/2020 | Dotations | Reprises | 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|
| Marchandises | 739 | (739) | - | - |
| Créances clients | - | 5 | 5 | - |
| Créances diverses (1) | 63 | 145 | 4 041 | (50) |
| TOTAL | 63 884 | 4 046 | (789) | 67 143 |
(1) La dotation aux provisions est principalement constatée sur les dépenses enregistrées en « Autres créances » sur le projet de recherche et d’exploitation du lithium.
| 31/12/2020 | Dotations | Reprises | Reclassement | Utilisées au cours de l’exercice | Non utilisées au cours de l’exercice | 31/12/2021 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Amortissements dérogatoires | 7 608 | 7 608 | |||||
| Total provisions réglementées | 7 608 | - | - | - | - | - | 7 608 |
| Personnel (1) | 2 151 | 179 | (9) | 2 321 | |||
| Autres provisions pour risques (2) | 6 722 | 277 000 | (3 383) | 280 340 | |||
| Autres provisions pour charges (3) | 10 893 | 17 658 | (2 687) | (5 659) | 20 204 | ||
| Total provisions pour risques et charges | 19 766 | 294 837 | (6 079) | - | - | (5 659) | 302 865 |
| PROVISIONS PASSIF | 27 374 | 294 837 | (6 079) | - | - | (5 659) | 310 473 |
(1) Eramet provisionne les engagements retraite et assimilés selon l’évaluation actuarielle effectuée par un cabinet indépendant. Des calculs détaillés ont été réalisés au 31 décembre 2021. La méthode du corridor est appliquée au calcul des engagements de retraite. Le solde au 31 décembre 2021 relatif aux engagements retraites et assimilés s’élève à 2,3 millions d’euros.
(2) La provision pour risque financier correspond à la perte potentielle sur le portefeuille obligataire de Metal Securities garantie par Eramet pour 3,3 millions d’euros. Elle inclut également les impacts relatifs à la signature du protocole de cession d’Aubert & Duval décrit en Note 2 « Événements majeurs de l’exercice ».
(3) Les autres provisions pour charges concernent principalement les plans d’attribution d’actions gratuites, ainsi qu’une provision visant à couvrir les litiges RH.
| Valeur actuarielle des obligations | Juste valeur des actifs de régime | Situation financière | Surplus /(Déficit) | |
|---|---|---|---|---|
| Indemnités de départ en retraite | 85 017 | (82 361) | 2 656 | |
| Indemnités de fin de carrière | 3 194 | (1 332) | 1 862 | |
| Médailles et gratifications | 2 323 | - | 2 323 | |
| Régimes de frais médicaux | - | - | - | |
| TOTAL | 90 534 | (83 693) | 6 841 |
| (Gains)/pertes actuarielles non reconnues | Services passés non reconnus | Provision au bilan (Actif)/Passif | |
|---|---|---|---|
| Indemnités de départ en retraite | (6 348) | 627 | (3 065) |
| Indemnités de fin de carrière | (2 306) | (68) | (512) |
| Médailles et gratifications | - | - | 2 323 |
| Régimes de frais médicaux | - | - | - |
| TOTAL | (8 654) | 559 | (1 254) |
Provisions personnel 2 323
Actifs de régime (autres immobilisations financières) (3 577)
| Contrat d’assurance | Autres placements | Total | |
|---|---|---|---|
| Montants | 83 693 | 83 693 | 83 693 |
| Pourcentage | 100 % | 100 % | 100 % |
Exercice 2021
Les hypothèses actuarielles utilisées pour les évaluations sont les suivantes :
| Hypothèses actuarielles | Exercice 2020 | Exercice 2021 |
|---|---|---|
| Taux d’actualisation | 0,80 % | 1,00 % |
| Taux d’inflation | 1,80 % | 1,80 % |
| Taux d’augmentation salariale | 2,10 % à 3,75 % | 2,10 % |
| Taux de rendement des actifs financiers de régime | 0,80 % | 1,00 % |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| ODIRNAN | - | 95 701 |
| TOTAL | - | 95 701 |
Eramet S.A. a émis une ODIRNAN (d’obligations à durée indéterminée à option de remboursement en numéraire et/ou en actions nouvelles) le 5 octobre 2016. Au 31 décembre 2021, la quasi-totalité des obligations ont fait l’objet d’une conversion en actions, seules 2 286 obligations ont fait l’objet d’un remboursement en cash. Ainsi il n’y a plus d’obligations en circulation. En effet, en octobre 2021, Eramet a annoncé aux porteurs des obligations restant en circulation qu’elle allait procéder à leur remboursement anticipé en novembre 2021.
| Montant net (en milliers d’euros) | 31/12/2021 | À un an au plus | À plus d’un an et cinq ans au plus | À plus de cinq ans | 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|
| Autres emprunts obligataires (1) | 908 432 | 108 437 | 799 995 | 908 705 | |
| Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit (2) | 685 882 | 176 834 | 458 468 | 50 581 | 1 576 253 |
| Emprunts et dettes financières divers (3) | 337 826 | 337 826 | 67 408 | ||
| Fournisseurs et comptes rattachés (4) | 162 689 | 162 689 | 132 310 | ||
| Dettes fiscales et sociales | 26 345 | 26 345 | 24 555 | ||
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 46 | 46 | 1 208 | ||
| Autres dettes diverses (5) | 39 704 | 39 704 | 25 434 | ||
| TOTAL | 2 160 926 | 851 882 | 1 258 463 | 50 581 | 2 735 872 |
(1) Ce poste comprend plusieurs emprunts obligataires :
– émission 2014 pour 77,5 millions d’euros (émission initiale de 100 millions d’euros remboursée partiellement à hauteur de 22,5 millions d’euros en juillet 2020) ;
– émission septembre 2017 pour 500 millions d’euros ;
– émission novembre 2019 pour 300 millions d’euros.
(2) Les emprunts auprès des établissements de crédit incluent le Borrowing Base pour 50 millions d’euros, le crédit syndiqué pour 80 millions d’euros, un emprunt de 350 millions d’euros et trois emprunts auprès de la Banque européenne d’investissement pour un total de 178,4 millions.
(3) Le financement d’Eramet est assuré par la société Metal Securities, filiale à 87,92 % d’Eramet. Le montant au 31 décembre 2021 est de 336,8 millions d’euros contre 65,6 millions d’euros au 31 décembre 2020.
(4) La Société présente une dette fournisseur supérieure à 60 jours en date de facture de 183 milliers d’euros.
(5) Ce poste inclut un montant une dette non opérationnelle de 14 millions d’euros envers Aubert & Duval.# 3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
| Montant brut (en milliers d’euros) | 31/12/2021 | 31/12/2020 |
|---|---|---|
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 162 689 | 132 310 |
| Dettes fiscales et sociales | 26 345 | 24 555 |
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 46 | 1 208 |
| Autres dettes diverses | 39 704 | 25 434 |
| Produits constatés d’avance | 898 | 490 |
| TOTAL | 229 684 | 183 996 |
Bilan (en milliers d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Participations | 3 207 773 | 3 074 776 |
| Créances financières | 840 089 | 1 603 221 |
| Créances clients et comptes rattachés | 74 294 | 57 159 |
| Créances diverses | 6 992 | 2 315 |
| Emprunts et dettes financières diverses | (336 850) | (65 626) |
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | (135 948) | (99 820) |
| Autres dettes | (20 485) | (11 385) |
Compte de résultat (en milliers d’euros)
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Produits d’exploitation | 350 010 | 186 236 |
| Charges d’exploitation | (1 017 729) | (708 065) |
| Produits financiers | 40 239 | 64 743 |
| Charges financières | (1 101) | (955) |
| Total | France | Étranger | |
|---|---|---|---|
| Ventes de produits et marchandises (1) | 948 312 | 6 021 | 942 291 |
| Produits des activités annexes | 121 192 | 35 611 | 85 581 |
| CHIFFRE D’AFFAIRES | 1 069 505 | 41 632 | 1 027 873 |
(1) Le chiffre d’affaires comprend une différence de change négative de 1 million d’euros qui résulte essentiellement des couvertures en USD.
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| ACCROISSEMENT DE LA BASE IMPOSABLE | ||
| ● Provisions réglementées | 7 608 | 7 608 |
| ALLÈGEMENT DE LA BASE IMPOSABLE | ||
| ● Provisions non déductibles dans l’exercice de comptabilisation | 17 517 | (6 712) |
| ● Charges à payer | (688) | (514) |
| ● Déficits reportables fiscalement | (920 032) | (1 001 378) |
| Allègement net de la base imposable | (895 595) | (1 000 996) |
| ACCROISSEMENT DE L’IMPÔT FUTUR | (254 439) | (320 519) |
| 28,41 % | 32,02 % |
Ventilation de l’impôt sur les bénéfices (en milliers d’euros)
| Montant brut 31/12/2021 | Impôt dû 31/12/2021 | Résultat net 31/12/2020 | Résultat net | Résultat courant | |
|---|---|---|---|---|---|
| Résultat courant | 331 261 | 331 261 | (888 034) | ||
| Résultat exceptionnel | (72 917) | (72 917) | (21 575) | ||
| Participation des salariés | (2 067) | (2 067) | 0 | ||
| Effets de l’intégration fiscale et crédit d’impôt recherche | 74 646 | 74 646 | 2 253 | ||
| TOTAL | 256 277 | 74 646 | 330 923 | (907 356) |
Impôts Société
La convention d’intégration fiscale signée entre Eramet et ses filiales respecte le principe de neutralité et place les filiales dans la situation qui aurait été la leur en l’absence d’intégration. Chaque filiale détermine son impôt comme si elle ne faisait pas partie du groupe fiscal intégré et verse sa contribution d’impôts sur les sociétés à Eramet en sa qualité de société tête de Groupe. Les filiales conservent leurs déficits pour déterminer le montant de la contribution d’impôts sur les sociétés qu’elles doivent verser à Eramet.
Du fait de l’intégration fiscale, le compte d’impôt sur les sociétés peut être décomposé de la manière suivante :
* - 13,5 millions d’euros de charge d’impôt du groupe intégré fiscalement (dont - 18 millions d’euros d’impôt sur les sociétés et + 4 millions de crédits d’impôt 2021, + 0,5 million d’euros de régularisation de crédits d’impôt Groupe antérieurs) ;
* 93 millions d’euros de produit d’intégration fiscale (+ 91 millions d’euros d’IS 2021 des filiales intégrées et + 2 millions d’euros de régularisation d’IS antérieurs) ;
* - 3,9 millions d’euros de charges d’intégration fiscale (dont crédits d’impôt rétrocédés aux filiales : - 3,9 millions d’euros de crédit d’impôt 2021).
Toutes les filiales françaises détenues à au moins 95 % sont intégrées fiscalement, Eramet étant la société tête de Groupe. Le périmètre d’intégration fiscale en France regroupe les sociétés suivantes :
Sociétés faisant partie de l’intégration fiscale
| Sociétés consolidées | 31/12/2021 | 31/12/2020 | 31/12/2019 | 31/12/2018 | 31/12/2017 | 31/12/2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Aubert & Duval (AD) | x | x | x | x | x | |
| Brown Europe (2) | x | x | x | x | ||
| Eramet | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Alliages | x | |||||
| Eramet Holding Alliages (ex-SIMA) | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Holding Manganèse (EHM) | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Holding Nickel (EHN) | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Ingénierie (1) | x | x | ||||
| Eramet Mineral Sands | x | x | ||||
| Eramet Marketing Services (ex-Eramet Nickel) | x | x | x | x | ||
| Eramet Ideas (1) | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Sandouville | x | x | x | x | x | |
| Eramet Services | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Lithium (ex-Eramine) | x | x | x | x | x | x |
| Erasteel | x | x | x | x | x | x |
| Erasteel Champagnole | x | x | x | x | x | x |
| Eurotungstène Poudres | x | |||||
| Metal Securities | x | x | x | x | x | x |
| Valdi | x | x | x | x |
| Sociétés non consolidées | 31/12/2021 | 31/12/2020 | 31/12/2019 | 31/12/2018 | 31/12/2017 | 31/12/2016 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| AD TAF | x | x | x | x | ||
| Brown Europe | x | |||||
| Campus Eramet | x | x | x | x | x | x |
| Eramet Ingénierie (ex-TEC) | ||||||
| Eramet International | x | x | x | x | x | |
| Eramet Sandouville | x | |||||
| Forges de Monplaisir | x | x | x | x | x | |
| Interforge | x | |||||
| Supa | x | x |
(1) Eramet Research a absorbé Eramet Ingénierie au 31 décembre 2018 et devient Eramet Ideas.
(2) Brown Europe a été cédé en 2021.
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Participations – Dividendes (1) | 242 935 | 52 662 |
| Participations – Intérêts (2) | 44 948 | 64 310 |
| Autres dividendes et intérêts | 775 | 1 350 |
| Reprises sur provisions (3) | 700 814 | 18 526 |
| Différences de change (4) | 11 501 | - |
| Produits nets sur cessions de VMP | 89 | - |
| Produits financiers | 1 001 061 | 136 848 |
| Dotations aux amortissements et provisions (5) | (487 317) | (888 571) |
| Intérêts et charges assimilées (6) | (85 358) | (95 028) |
| Différences de change (4) | - | (17 981) |
| Pertes sur créances liées à des participations | (46 225) | - |
| Charges nettes sur cessions de VMP | - | - |
| Charges financières | (618 900) | (1 001 579) |
| RÉSULTAT FINANCIER | 382 160 | (864 730) |
(1) Dividendes versés par Eramet Holding Manganèse (109 millions d’euros), par Strand (130 millions d’euros) et par Comilog S.A. (3,8 millions d’euros).
(2) Produits d’intérêts sur prêts en compte courant Groupe (44,9 millions d’euros).
(3) Reprises de dépréciation de titres constatées à hauteur de 383 millions d’euros pour les titres Strand, 40 millions d’euros pour les titres Eramet Lithium (Eramine) et 4 millions d’euros pour les titres Weda Bay Mineral Inc. Reprises de dépréciations de prêts du prêt ont été constatées à hauteur de 165 millions d’euros pour le prêt Eramet Lithium (Eramine) et 35 millions d’euros pour le prêt CFED. Reprise de provision sur compte courant Weda Bay Mineral Inc. pour 16 millions d’euros. Reprise de provision pour risque financier correspondante à la perte potentielle sur le portefeuille obligataire de Metal Securities garanti par Eramet pour 3 millions d’euros.
(4) Gain de change net de 12 millions d’euros résultant principalement de la revalorisation des prêts et emprunts Groupe en devises.
(5) Dépréciation des titres EHA à hauteur de 207,6 millions d’euros. Dépréciation du prêt à Eramet Cameroun à hauteur de 2,7 millions d’euros.
(6) Charges d’intérêts sur la dette financière (Crédit syndiqué, Metal Securities, Emprunts obligataires, BEI, ODIRNAN). Comptabilisation en perte des prêts CFED pour 30 millions et du compte courant envers Weda Bay Mineral Inc. pour 16 millions d’euros suite la liquidation des sociétés au cours de l’exercice.
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Produits sur opérations de gestion | 0 | 0 |
| Produits sur opérations en capital | 0 | 60 |
| Reprises sur provisions et transfert de charges (1) | 2 271 | 5 283 |
| Produits exceptionnels | 2 271 | 5 343 |
| Charges sur opérations de gestion | (0) | (1 000) |
| Charges sur opérations en capital (2) | (64 529) | (5 192) |
| Dotations exceptionnelles aux amortissements et provisions (3) | (10 659) | (20 725) |
| Charges exceptionnelles | (75 188) | (26 918) |
| RÉSULTAT EXCEPTIONNEL | (72 917) | (21 575) |
(1) Reprise de provision pour plan d’attribution d’actions gratuites (2 millions d’euros).
(2) Indemnité de 45 millions d’euros consentie à MSEC pour couvrir la fraude constatée sur cette entité. Indemnité de 14 millions d’euros accordée à la société Aubert & Duval à la suite de sa sortie du périmètre d’intégration fiscale. Dissolution de la société Weda Bay Mineral Inc. entraînant une perte de 4 millions d’euros. Résultat des cessions des actions gratuites dans le cadre du plan attribué en 2021 (2 millions d’euros).
(3) Dotation aux provisions sur des créances diverses du projet de recherche et d’exploitation du lithium (4 millions d’euros), provision pour retraites chapeau (6,6 millions d’euros).
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| Cadres | 166 | 166 |
| ETAM | 36 | 37 |
| EFFECTIF INSCRIT FIN DE PÉRIODE | 202 | 203 |
| EFFECTIF INSCRIT MOYEN | 201 | 204 |
| 31/12/2021 | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| ENGAGEMENTS DONNÉS : | ||
| Avals, cautions et garanties | 7 542 | 92 272 |
| Ventes à terme en USD | 15 000 | 13 978 |
| ENGAGEMENTS REÇUS : | ||
| Avals, cautions et garanties | 3 842 | - |
| Contrat de change interne USD (MCUR) | 254 109 | 193 305 |
| Prêt syndiqué multidevises | 901 000 | - |
| Lignes de crédit | 15 000 | 14 800 |
Le tableau ci-dessus ne comprend pas les commandes courantes de l’activité, ni les engagements sur les commandes d’immobilisations liées aux projets d’investissements.
Garanties opérationnelles liées à l’exécution de contrats commerciaux : Les garanties opérationnelles correspondent à tout engagement, relatif aux contrats commerciaux, donné par Eramet en faveur de ses clients.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Eramet pour le compte de certaines de ses filiales, notamment dans la division Alliages, accorde des garanties-produit s’inscrivant dans le cadre de la limite de responsabilité d’Eramet définie contractuellement pour chaque contrat commercial. Eramet ne comptabilise pas de provisions pour garantie du fait de l’absence d’appel en garantie de ses clients. Eramet estime le risque financier faible sur l’ensemble de ces garanties au regard des données historiques et de l’existence de polices Responsabilité Civile (RC) qui permettraient de limiter les conséquences financières sur les comptes d’Eramet. Eramet a par ailleurs octroyé postérieurement à la clôture des garanties financières supplémentaires pour un montant de 8,5 millions d’euros pour le compte d’Aubert & Duval en date du 13 janvier 2022 (contrat fournisseur) et de 71,8 millions d’euros pour le compte de la SLN en date du 26 janvier 2022 (garanties environnementales).
Eramet est exposée au risque de change à deux niveaux :
Eramet est exposée à la volatilité des cours de matières premières au niveau de son chiffre d’affaires. Eramet peut être amenée à mettre en place des couvertures à terme sur une partie limitée des ventes de nickel. Ces couvertures sont réalisées pour le compte de la SLN, producteur du ferronickel. Dans le cadre du contrat d’assistance technique, le résultat de ces couvertures est imputé à la facturation mensuelle à SLN. Dans une moindre mesure, des couvertures peuvent également être mises en place dans le cadre de la couverture prix fixe clients. Au 31 décembre 2021, 60 tonnes sont couvertes pour une juste valeur de - 36 milliers d’euros (31 décembre 2020 : 3 064 tonnes pour une juste valeur de + 591 milliers d’euros).
Les risques de contrepartie d’Eramet portent essentiellement sur ses opérations commerciales et par extension sur les comptes clients. Ainsi, Eramet peut être exposée au risque crédit en cas de défaillance d’une contrepartie. Pour limiter ce risque dont l’exposition maximale est égale au montant net des créances comptabilisées au bilan, Eramet a recours à différents outils : la collecte d’informations en amont des opérations financières (agences de notation, états financiers publiés…), l’assurance-crédit ou la mise en place de lettres de crédit ou crédits documentaires afin de prévenir certains risques ponctuels inhérents par exemple à la situation géographique des clients. Par ailleurs, le portefeuille de clientèle d’Eramet est surtout composé de grands groupes internationaux dans les métiers de la métallurgie dont les risques d’insolvabilité sont plus limités.
Au 31 décembre 2021 pas de couverture de taux.
Le groupe Eramet doit s’assurer qu’il maintient un niveau de liquidité suffisante pour faire face à ses engagements contractuels et notamment le service de sa dette bancaire et obligataire. Dans ce cadre, le groupe Eramet procède par anticipation au renouvellement régulier de ses financements actuels (lignes de crédit, emprunts obligataires, crédit-bail IFRS 16...) et met en place, en fonction des opportunités, de nouveaux modes de financement (ODIRNAN en 2016). D’autre part, des financements opérationnels (investissements et créances) sont mis en place directement dans les filiales du groupe Eramet. Par ailleurs, Eramet veille à la diversification de ses sources de financements, notamment entre marché obligataire et marché bancaire. Eramet centralise la quasi-totalité des besoins et des excédents de trésorerie des sociétés contrôlées. La centralisation est assurée par la société Metal Securities en charge de la gestion du placement des excédents de trésorerie. Le groupe Eramet dispose d’une liquidité financière de 2 025 millions d’euros au 31 décembre 2021 (31 décembre 2020 : 1 856 millions d’euros), dont 1 189 millions d’euros classés en trésorerie et équivalents de trésorerie (31 décembre 2020 : 1 856 millions d’euros). Ces excédents de trésorerie sont pour l’essentiel transférés à la société du Groupe en charge de la centralisation et du placement des excédents de trésorerie du groupe Eramet, Metal Securities.
Le crédit syndiqué (RCF, Revolving Credit Facility) a été étendu en février 2019 pour un montant de 981 millions d’euros et une durée de cinq ans, soit une nouvelle échéance janvier 2024. Le montant disponible au titre de ce crédit syndiqué est maintenu à 981 millions d’euros. Au 31 décembre 2021, cette ligne est tirée à hauteur de 80 millions d’euros, à la suite des remboursements de 500 millions d’euros en juillet 2021 et 401 millions d’euros en décembre 2021. Au 31 décembre 2021, la ligne d’emprunt de 120 millions d’euros auprès de la Banque européenne d’investissement pour financer la réalisation d’investissements en recherche, développement et innovation (RDI) en matière de digitalisation et de fabrication de pointe, est tirée. Enfin, le Groupe a signé, le 11 décembre 2019, un Multicurrency Term Loan Agreement pour 350 millions d’euros, afin de financer ses besoins généraux et d’investissement. La maturité de ce financement est désormais fixée à janvier 2024, à la suite de l’exercice d’une option d’extension le 11 septembre 2021. Au 31 décembre 2021, cette ligne est également tirée en totalité.
Les dettes financières font l’objet de covenants bancaires décrits ci-dessous :
| Type de ligne | Ratio | Montants |
|---|---|---|
| Revolving Credit Facility | Endettement net diminué du prêt de l’État français à la SLN et du montant de la dette IFRS 16/Capitaux propres < 1 | 981 M€ |
| Term Loan | Endettement net diminué du prêt de l’État français à la SLN et du montant de la dette IFRS 16/Capitaux propres < 1 | 350 M€ |
| Borrowing Base | Endettement net diminué du prêt de l’État français à la SLN et du montant de la dette IFRS 16/Capitaux propres < 1 | 65 M€ |
| Bond UMR | Endettement net/Capitaux propres < 1 | 50 M€ |
| Banque européenne d’investissement | Endettement net diminué du prêt de l’État français à la SLN et du montant de la dette IFRS 16/Capitaux propres < 1 | 178 M€ |
Au 31 décembre 2021, les covenants ne présentent aucun cas d’exigibilité anticipée. D’autre part, aucun cas de cross-default susceptible d’impacter les financements au niveau d’Eramet n’a été constaté au 31 décembre 2021.
La division Alliages Haute Performance élabore des aciers spéciaux et super alliages, notamment à destination de l’industrie aéronautique, intervenant dans le processus de construction d’avions, hélicoptères et autres matériels issus de la production de ses clients du secteur. À ce titre, la responsabilité d’Eramet peut par exemple être engagée indirectement ou directement en cas de sinistre, perte ou accident, de décès de passagers ou de pertes d’exploitation intervenus sur un matériel contenant des pièces de fabrication de cette Division. Dans le cadre de sa politique de gestion par les risques, la Division conduit des actions pour maîtriser ces risques. L’efficacité de ces actions se traduit par l’obtention et le renouvellement des accréditations ou certifications relatives à ce type d’industrie et le traitement et la validation si nécessaire du process de validation par les clients des pièces fabriquées. Par ailleurs, le Groupe a mis en place des assurances pour couvrir les risques résiduels.
Les honoraires des Commissaires aux comptes afférents à la certification des comptes facturés au titre de l’année 2021 ressortent à 383 milliers d’euros (dont 188 milliers d’euros pour KPMG et 195 milliers d’euros pour GT) et les honoraires afférents aux autres services s’élèvent à 41 milliers d’euros (EY).
Eramet S.A. est consolidée dans le groupe Eramet, dont elle est la société mère.
| Exercice 2021 | Exercice 2020 | |
|---|---|---|
| AVANTAGES À COURT TERME : | ||
| ● Rémunérations fixes | 4 272 | 3 449 |
| ● Rémunérations variables | 2 395 | 2 335 |
| ● Jetons de présence | 890 | 855 |
| AUTRES AVANTAGES : | ||
| ● Avantages postérieurs à l’emploi | 5 850 | 1 353 |
| TOTAL | 13 407 | 7 992 |
Deux nouveaux plans d’attributions d’actions gratuites ont été octroyés en mars et mai 2021 :
Ces plans concernent certains salariés et mandataires sociaux, dont :
Les caractéristiques des deux nouveaux plans d’attribution d’actions gratuites sur l’exercice 2021 se présentent comme suit :
| Nombre d’actions | Prix d’exercice (en euros) | Maturité (en années) | Taux sans risque | Taux de dividende moyen | Juste valeur de l’option (en euros) |
|---|---|---|---|---|---|
| Plan ouvert à l’ensemble des salariés France/Italie - gratuites | - | - | - | - | - |
| Monde - gratuites | - | - | - | - | - |
| Plan ouvert à certains salariés et mandataires sociaux | |||||
| France/Italie | 146 298 | gratuites | 3 + 0 | 0,61 % | 0,50 % |
| France | 20 089 | gratuites | 3 + 0 | 0,57 % | 0,50 % |
| Monde | 50 926 | gratuites | 3 + 0 | 0,61 % | 0,50 % |
(1) Maturité = période d’acquisition + période d’incessibilité.
(2) Les plans d’attribution d’actions gratuites dont les actions sont soumises à deux conditions de performance ont deux justes valeurs : la première relative à la condition intrinsèque et la seconde relative à la condition externe.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 209
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
Le nombre d’attributions d’actions gratuites a évolué comme suit au cours des exercices 2020 et 2021 :
| Nombre d’actions gratuites | 31/12/2021 | 31/12/2020 |
|---|---|---|
| À l’ouverture | 412 162 | 469 544 |
| Nouveaux plans 2020/2021 | 217 313 | 129 043 |
| Attributions définitives | (89 303) | (119 197) |
| Actions prescrites | (8 732) | (5 500) |
| Actions caduques | (39 788) | (61 728) |
| À LA CLÔTURE | 491 652 | 412 162 |
Répartition par année d’attribution définitive :
| 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
|---|---|---|---|---|
| 120 940 | 110 850 | 122 642 | 136 695 | |
| 137 960 | ||||
| 244 107 | ||||
| 30 620 |
Comme indiqué dans la note 2 « Événements majeurs de l’exercice », Eramet Holding Nickel, filiale détenue à 100 % par Eramet S.A., a finalisé la cession de l’Usine hydrométallurgique de Sandouville à Sibanye-Stiwwater le 4 février 2022. Le 22 février 2022 un protocole d’accord a par ailleurs été signé avec le consortium Airbus, Safran et ACE en vue de la cession d’Aubert & Duval. À la connaissance de la Société, il n’existe pas d’autres d’événements postérieurs à la date de clôture.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 210
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
| Capital | Capitaux propres autres que le capital | Quote-part de capital détenue | Valeur comptable brute des titres détenus | Valeur comptable nette des titres détenus | Prêts et avances consentis et non remboursés | Cautions et avals donnés | Dividendes encaissés au cours de l’exercice | Chiffre d’affaires du dernier exercice écoulé | Bénéfice (perte) du dernier exercice clos | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d’euros ou devises) | Devise | Devise | EUR | EUR | EUR | EUR | EUR | Devise | Devise | |
| % | ||||||||||
| I – RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS SUR CHAQUE TITRE (VALEUR BRUTE SUPÉRIEURE À 1 % DU CAPITAL DE LA SOCIÉTÉ) | ||||||||||
| Filiales (détenues à au moins 50 % du capital) | ||||||||||
| Eralloys Holding | NOK 12 800 | 1 400 | 775 | 100 % | 419 445 | 218 807 | 61 370 | 0 | 0 | (20 692) |
| Eramet Cameroun | XAF 0 | 0 | 100 % | 15 | 15 | 4 173 | 0 | 0 | 0 | |
| Eramet Holding Alliages (ex-Sima) | EUR 10 000 | 43 459 | 100 % | 1 045 860 | 51 000 | 0 | 0 | 0 | 4 422 | |
| Eramet Holding Manganèse | EUR 310 156 | 64 475 | 100 % | 310 156 | 310 156 | 0 | 0 | 109 000 | 0 | |
| Eramet Holding Nickel | EUR 227 104 | (18 262) | 100 % | 229 652 | 208 930 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Eramet Ideas (ex- Eramet Research) | EUR 1 410 | 1 552 | 100 % | 1 161 | 1 161 | 0 | 0 | 0 | 15 843 | |
| Eramet International (1) | EUR 160 | 4 569 | 100 % | 892 | 892 | 0 | 0 | 0 | 1 221 | |
| Eramet Mineral Sands | EUR 50 | (4 709) | 100 % | 50 | 50 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Eramet Services | EUR 1 540 | 282 | 100 % | 1 540 | 1 540 | 0 | 0 | 0 | 19 754 | |
| Eramet Lithium (ex-Eramine) | EUR 40 040 | (5 566) | 100 % | 40 040 | 40 040 | 225 166 | 0 | 0 | 0 | |
| Eras | EUR 2 000 | 9 | 100 % | 1 986 | 1 986 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Erasteel | EUR 60 000 | (11 616) | 100 % | 444 169 | 55 283 | 37 414 | 3 842 | 0 | 195 717 | |
| Mineral Deposits Ltd | AUD 520 900 | (168 411) | 100 % | 218 807 | 218 807 | 222 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Metal Securities | EUR 38 647 | 87,88 % | 66 | 66 | 0 | 71 | ||||
| Participations (détenues entre 10 et 50 %) | 1 108 733 | 2 713 839 | ||||||||
| Comilog | XAF 40 811 | 593 474 | 508 407 | 23 % | 53 407 | 53 407 | 0 | 0 | 3 805 583 | 0 |
| Strand Minerals Pte Ltd | USD 87 720 | 64 339 | 421 186 | 43 % | 421 186 | 157 667 | 0 | 130 029 | 0 | 12 170 |
| II – RENSEIGNEMENTS GLOBAUX SUR LES AUTRES TITRES (VALEUR BRUTE AU PLUS ÉGALE À 1 % DU CAPITAL DE LA SOCIÉTÉ) | ||||||||||
| ● Filiales françaises | EUR | 1 | 1 | 0 | ||||||
| ● Filiales étrangères | EUR | |||||||||
| ● Participations | EUR | 458 198 | 277 905 | 0 | 100 | |||||
| TOTAL | 3 188 891 | 1 583 525 | 763 917 | 3 842 | 242 934 | |||||
| (1) Chiffre d’affaires et résultat au 31 décembre 2020. |
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 211
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
| N° Siren | Adresse du siège social | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capital | Capitaux propres autres que le capital | Quote-part de capital détenue | Valeur comptable brute des titres détenus | Valeur comptable nette des titres détenus | Prêts et avances consentis et non remboursés | Cautions et avals donnés | Dividendes encaissés au cours de l’exercice | Chiffre d’affaires du dernier exercice écoulé | ||
| % | EUR | EUR | EUR | EUR | EUR | Devise | ||||
| I – RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS SUR CHAQUE TITRE (VALEUR BRUTE SUPÉRIEURE À 1 % DU CAPITAL DE LA SOCIÉTÉ) | ||||||||||
| Filiales (détenues à au moins 50 % du capital) | ||||||||||
| Eras | N/A | 6B, route de Trèves L – 2633 Senningerberg R. C. Luxembourg B 35.721 | ||||||||
| Eramet Ideas (ex-Eramet Research) | 301 608 634 | 1, avenue Albert Einstein BP 120 78193 Trappes | ||||||||
| Eramet International | 398 932 939 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Eramet Holding Nickel | 335 120 515 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Eramet Holding Manganèse | 414 947 275 | 10 , boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Eralloys Holding | N/A | Eralloys Holding AS Strandv 50 1366 Lysaker Norvège | ||||||||
| Eramet Holding Alliages (ex-Sima) | 562 013 995 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Erasteel | 352 849 137 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Mineral Deposits Ltd | N/A | Suite 402, 261 George Street, Sydney NSW 2000, Australie | ||||||||
| Eramet Services | 529 241 895 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Eramet Lithium (ex-Eramine) | 428 739 627 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Eramet Cameroun | N/A | Rue 1828 à côté de l’Ambassade du Japon, BP n° 35580 Yaoundé- Bastos Cameroun | ||||||||
| Eramet Mineral Sands | 879 061 968 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| Metal Securities | 418 457 362 | 10, boulevard de Grenelle 75015 Paris Cedex 15 France | ||||||||
| participations (détenues entre 10 et 50 %) | ||||||||||
| Comilog | N/A | Compagnie minière de l’Ogooué Z.I. de Moanda BP 27-28 Gabon | ||||||||
| Strand Minerals Pte Ltd | N/A | 8 Marina Boulevard #05-02 – Marina Bay Financial Centre – Singapore 018981 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 212
3 Comptes Consolidés et Comptes soCiaux
Exercice clos le 31 décembre 2021
A l’Assemblée Générale de la société Eramet,
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée Générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Eramet relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2021, tels qu’ils sont joints au présent rapport. Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice. L’opinion formulée cidessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique.
Fondement de l’opinion
Référentiel d’audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le Code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes sur la période du 1er janvier 2021 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Observations
Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les points suivants exposés dans les notes de l’annexe des comptes annuels, en particulier :
Justification des appréciations - Points clés de l’audit
La crise mondiale liée à la pandémie de Covid-19 crée des conditions particulières pour la préparation et l’audit des comptes de cet exercice. En effet, cette crise et les mesures exceptionnelles prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire induisent de multiples conséquences pour les entreprises, particulièrement sur leur activité et leur financement, ainsi que des incertitudes accrues sur leurs perspectives d’avenir. Certaines de ces mesures, telles que les restrictions de déplacement et le travail à distance, ont également eu une incidence sur l’organisation interne des entreprises et sur les modalités de mise en œuvre des audits. C’est dans ce contexte complexe et évolutif que, en application des dispositions des articles L. 8239 et R.# 3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
| Risques identifiés | Procédures d’audit mises en œuvre face aux risques identifiés |
|---|---|
| Les titres de participation et créances rattachées figurent au bilan au 31 décembre 2021 pour un montant net de 2 646 M€. Ils sont comptabilisés à leur date d’entrée au coût d’acquisition et dépréciés sur la base de leur valeur d’usage selon les modalités décrites dans la note 3.2 de l’annexe des comptes annuels. La valeur d’usage est généralement estimée par la direction sur la base de la valeur d’actif net et des perspectives de rentabilité. Lorsque la valeur d’usage est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence entre les deux valeurs. L’estimation de la valeur d’usage de ces titres et des créances requiert l’exercice du jugement de la direction dans son choix des éléments à considérer selon les participations ou créances rattachées concernées. Ces tests de dépréciation représentent un point clé de l’audit en raison de l’importance significative de la valeur de ces actifs immobilisés dans les comptes de la société et parce que la détermination de leur valeur recouvrable, quand elle est basée sur des prévisions de flux de trésorerie futurs actualisés nécessite l’utilisation d’hypothèses, estimations, jugements ou appréciations. | Nous avons apprécié l’existence d’indices de perte de valeur ainsi que les modalités de mise en œuvre de ces tests de dépréciation. Pour les tests de dépréciation reposant sur des éléments historiques, nos travaux ont consisté notamment à : ● rapprocher les capitaux propres retenus avec les comptes des entités qui ont fait l’objet d’un audit ou d’autres procédures le cas échéant ; ● apprécier si les ajustements éventuellement opérés, sur ces capitaux propres sont fondés sur une documentation permettant d’en justifier la raison. Pour les tests de dépréciation reposant sur des éléments prévisionnels, nos travaux ont consisté notamment à : ● obtenir les prévisions de flux de trésorerie des activités des entités concernées et apprécier leur cohérence avec les plans moyen et long terme le cas échéant revus par la direction au regard du contexte de crise ; ● apprécier la cohérence des hypothèses retenues avec notre connaissance de l’environnement économique à la date d’établissement des comptes ; ● comparer les prévisions retenues pour des périodes précédentes avec les réalisations correspondantes afin d’apprécier l’atteinte des objectifs passés. ● apprécier si les ajustements éventuellement opérés sur les prévisions de flux de trésorerie sont fondés sur une documentation permettant d’en justifier la raison. Nos travaux ont consisté également à analyser le caractère recouvrable des créances rattachées au regard des procédures d’audit mises en œuvre sur les titres de participation. |
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du Conseil d’administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires. Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D. 441-6 du Code de commerce.
Nous attestons de l’existence, dans la section du rapport de gestion du Conseil d’administration consacrée au gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L. 225-37-4, L. 22-10-10 et L. 22-10-9 du Code de commerce. Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce sur les rémunérations et avantages versés ou attribués aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements consentis en leur faveur, nous avons vérifié leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des entreprises contrôlées par elle qui sont comprises dans le périmètre de consolidation. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations.
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives à l’identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du Commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Président Directeur Général. Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen. Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par l’entité dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés Commissaires aux comptes de la société Eramet S.A. par votre Assemblée Générale mixte du 29 mai 2015 pour le cabinet KPMG Audit et par votre Assemblée Générale mixte du 28 mai 2021 pour le cabinet GRANT THORNTON. Au 31 décembre 2021, le cabinet KPMG Audit était dans la septième année de sa mission sans interruption et le cabinet GRANT THORNTON dans la première année.
Il appartient à la Direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que cellesci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs. Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la Direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité. Il incombe au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière. Les comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d’administration.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceuxci. Comme précisé par l’article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre Société. Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le Commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.# En outre :
● il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs, définit et met en œuvre des procédures d’audit face à ces risques, et recueille des éléments qu’il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative provenant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 215
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
● il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l’audit afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne ;
● il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
● il apprécie le caractère approprié de l’application par la Direction de la convention comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments collectés, l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s’appuie sur les éléments collectés jusqu’à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d’exploitation. S’il conclut à l’existence d’une incertitude significative, il attire l’attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
● il apprécie la présentation d’ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle.
Nous remettons au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière. Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport. Nous fournissons également au Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537/2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L. 822-10 à L. 822-14 du Code de commerce et dans le Code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Paris La Défense et Neuilly-sur-Seine, le 24 mars 2022
Les Commissaires aux Comptes
KPMG Audit Département de KPMG S.A. Grant Thornton membre français de Grant Thornton International
Michel Piette
Jérémie Lerondeau
Jean-François Baloteaud
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 216
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
À l’Assemblée Générale de la société Eramet,
En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées. Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 225-31 du Code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation. Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R. 225-31 du Code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale. Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimées nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
En application de l’article L. 225-40 du Code de commerce, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l’exercice écoulé qui ont fait l’objet de l’autorisation préalable de votre Conseil d’administration.
Avec la Société Le Nickel-SLN
Personne ayant des fonctions d’administrateur dans les deux sociétés : Mme Christel Bories (Président-Directeur Général de votre Société).
Nature, objet et modalités
Le nouvel avenant n° 6 au contrat de prêt intragroupe du 23 décembre 2015 conclu entre votre Société et la Société Le Nickel-SLN prolonge la période de disponibilité du prêt du 31 décembre 2021 au 31 décembre 2022.
Motifs justifiant de l’intérêt de la convention pour la société
Après avoir pris connaissance des termes et conditions du projet d’avenant n° 6 à la convention de prêt entre votre Société et la Société Le Nickel-SLN en date du 23 décembre 2015, le Conseil d’administration du 9 décembre 2021 a constaté que la conclusion et la mise en œuvre de cet avenant sont bien conformes à l’intérêt social de votre société, le calendrier d’exécution du plan de sauvetage, que ce prêt avait vocation à financer, justifiant de reporter jusqu’au 31 décembre 2022 la date limite des versements qui restent à effectuer.
En application de l’article R. 225-30 du Code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l’assemblée générale au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
Avec la Société Le Nickel-SLN
Personne ayant des fonctions d’administrateur dans les deux sociétés : Mme Christel Bories (Président-Directeur Général de votre Société).
1) Contrat d’assistance technique
**Nature et objet**
Dans le cadre du contrat d’assistance technique signé en 1999, votre Société fournit à la Société Le Nickel-SLN une assistance générale en matière stratégique, industrielle, financière, fiscale et de gestion des ressources humaines. Cette convention a été amendée avec effet rétroactif au 1er janvier 2010.
**Modalités**
Les prestations sont rémunérées sur la base des coûts réellement encourus par votre Société au titre de ces prestations, majorés d’une marge de 8 %. Le montant facturé à ce titre s’est élevé à € 6 547 149 au titre de l’exercice 2021 contre € 6 875 906 pour l’exercice 2020.
2) Convention de commercialisation
**Nature et objet**
La convention de commercialisation conclue entre votre Société et la Société Le Nickel-SLN en 1985, aux termes de laquelle votre Société assure la commercialisation des produits de la Société Le Nickel-SLN (hors minerais), a été amendée avec effet rétroactif au 1er janvier 2010.
**Modalités**
Conformément à cette convention, votre Société a acheté à la Société Le Nickel-SLN de la matte de nickel et du ferro-nickel sur la base d’un prix d’achat permettant à votre société de réaliser une marge commerciale de 3 %, majoré d’une bonification dont les modalités de calcul et le prix seuil de déclenchement ont été redéfinis. Le montant global des achats facturés par la Société Le Nickel-SLN à votre Société s’est élevé à € 546 473 032,29 en 2021 contre € 499 702 964,81 en 2020. Dans le cadre de cette même convention, votre Société, en tant qu’agent de la Société Le Nickel-SLN, a facturé à la Société Le Nickel-SLN une commission de 1,5 % du chiffre d’affaires des minerais à teneur faible ou intermédiaire ou des coproduits de laverie ou des scories Demag. Le montant facturé à ce titre s’est élevé à € 2 465 587,18 en 2021 contre € 2 547 239,15 en 2020. Par avenant entré en vigueur le 9 mai 2016, et en conformité avec les conditions de l’un des contrats de financement dit « Borrowing base » de votre Société, les conditions de paiement anticipé, partiel ou total, ont été fixées au quatrième jour ouvré du mois, moyennant une rémunération à un taux EURIBOR 1 mois majoré de 2,10 %.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 217
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Nature et objet
Contrat de prêt intragroupe octroyé par Eramet à la Société Le Nickel-SLN, conclu le 23 décembre 2015 (autorisé par le Conseil d’administration du 22 décembre 2015 et approuvé par l’Assemblée Générale du 27 mai 2016) d’un montant initial de M€ 120 modifié par les avenants suivants :
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 218
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes sociaux de l’exercice 2021
Modalités
À fin décembre 2021, M€ 271 ont été tirés sur le prêt. Les intérêts ont été calculés sur la base d’un taux de 4 %. Le taux de participation à la performance est nul pour la période. Le montant facturé des intérêts à ce titre s’est élevé à € 10 840 000 pour l’exercice 2021 contre € 10 627 068,49 pour l’exercice 2020.
Nature, objet et modalités
Adhésion de Mme Christel Bories à l’assurance complémentaire frais de santé et au régime de prévoyance complémentaire invalidité décès applicable à l’ensemble des salariés de votre Société, autorisée par le Conseil d’administration du 23 février 2017 et approuvé par l’Assemblée Générale du 24 mai 2018. Le Conseil d’administration a constaté que ces stipulations sont conformes à l’intérêt social de votre Société, en ce qu’il permet au dirigeant mandataire social de bénéficier des mêmes prestations que celles applicables aux salariés de votre Société. Cette adhésion a également été approuvée par l’Assemblée Générale du 26 mai 2020 dans sa huitième résolution relative à la politique de rémunération du Président-Directeur Général (« Say on Pay Ex Ante »), puis par l’Assemblée Générale du 28 mai 2021 dans sa onzième résolution relative à la politique de rémunération du Président-Directeur Général (« Say on Pay Ex Ante ») et dans sa treizième résolution relative aux éléments de rémunération composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés ou attribués au titre de l’exercice 2020 au Président-Directeur Général ((« Say on Pay Ex Post »).
Nature, objet et modalités
Dans le cadre de l’attribution à Mme Christel Bories d’une rémunération complémentaire, votre Société a souscrit un contrat d’assurance-vie relevant de l’article 82 du Code général des impôts auprès d’un organisme assureur habilité. Cette souscription a été autorisée par le Conseil d’administration du 26 juillet 2017 et approuvée par l’Assemblée Générale du 24 mai 2018. Le Conseil d’administration a constaté que la souscription de ce contrat d’assurance-vie est conforme à l’intérêt social de votre Société, en ce qu’elle est en ligne avec les pratiques du marché et permet de mettre en œuvre une politique de rémunération du dirigeant conforme à l’intérêt de la société. Cet engagement a également été approuvé par l’Assemblée Générale du 26 mai 2020 dans sa huitième résolution relative à la politique de rémunération du président-directeur général (« Say on Pay Ex Ante »), puis par l’Assemblée Générale du 28 mai 2021 dans sa onzième résolution relative à la politique de rémunération du Président-Directeur Général (« Say on Pay Ex Ante ») et dans sa treizième résolution relative aux éléments de rémunération composant la rémunération totale et les avantages de toute nature versés ou attribués au titre de l’exercice 2020 au Président-Directeur Général ((« Say on Pay Ex Post »).
Paris La Défense et Neuilly-sur-Seine, le 24 mars 2022
Les Commissaires aux comptes
KPMG Audit
Département de KPMG S.A.
Michel Piette
Jérémie Lerondeau
Grant Thornton
membre français de Grant Thornton International
Jean-François Baloteaud
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 219
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes sociaux de l’exercice 2021
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| CAPITAL EN FIN D’EXERCICE | |||||
| a) Capital social (en euros) | 81 232 663 | 81 239 446 | 81 239 800 | 81 239 815 | 87 702 893 |
| b) Nombre d’actions émises | 26 633 660 | 26 635 884 | 26 636 000 | 26 636 005 | 28 755 047 |
| OPÉRATIONS ET RÉSULTATS DE L’EXERCICE (EN MILLIERS D’EUROS) | |||||
| a) Chiffre d’affaires hors taxes | 634 119 | 715 464 | 731 954 | 842 313 | 1 069 505 |
| b) Résultat avant impôts, participation des salariés, amortissements et provisions | (30 193) | 212 505 | 128 866 | (26 645) | 85 048 |
| c) Impôts sur les bénéfices | 3 393 | 3 918 | 2 343 | 2 253 | 74 646 |
| d) Participation des salariés | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 067 |
| e) Résultat après impôts, participation des salariés, amortissements et provisions | (17 730) | 54 371 | 4 697 | (907 356) | 330 923 |
| f) Montant du dividende proposé | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| RÉSULTATS PAR ACTION (EN EUROS) | |||||
| a) Résultat après impôts, participation des salariés, mais avant amortissements et provisions | -1,26 | 7,83 | 4,75 | -1,08 | 0,29 |
| b) Résultat après impôts, participation des salariés, amortissements et provisions | (0,67) | 2,04 | 0,18 | (34,07) | 11,51 |
| c) Dividende proposé par action | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| PERSONNEL | |||||
| a) Nombre moyen de salariés | 149 | 144 | 181 | 204 | 201 |
| b) Montant de la masse salariale (en milliers d’euros) | 26 717 | 23 090 | 24 950 | 39 261 | 39 649 |
| c) Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux (en milliers d’euros) | 33 999 | 11 665 | 10 882 | 12 165 | 32 981 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 220
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes sociaux de l’exercice 2021
| Article D. 441-I° : Factures reçues non réglées à date de clôture de l’exercice dont le terme est échu | Article D. 441-I° : Factures émises non réglées à date de clôture de l’exercice dont le terme est échu | |
|---|---|---|
| 0 jour (indicatif) | 1 à 30 jours | |
| (A) TRANCHES DE RETARD DE PAIEMENT | ||
| Nombre de factures concernées | 199 | 1 |
| Montant total des factures concernées TTC | 2 926 | (4 507) |
| Pourcentage du montant total des achats de l’exercice TTC | 0,29 | (0,44) |
| Pourcentage du chiffre d’affaires de l’exercice TTC | ||
| (B) FACTURES EXCLUES DU (A) RELATIVES À DES DETTES ET CRÉANCES LITIGIEUSES OU NON COMPTABILISÉES | ||
| Nombre de factures exclues | 0 | 0 |
| Montant total des factures exclues TTC | 0 | 0 |
| (C) DÉLAIS DE PAIEMENT DE RÉFÉRENCE UTILISÉS (CONTRACTUEL OU DÉLAI LÉGAL – ARTICLE L. 441-6 OU ARTICLE L. 443-1 DU CODE DE COMMERCE) | ||
| Délais de paiement utilisés pour le calcul des retards de paiement | ■ Délais contractuels : (préciser) □ Délais légaux : (préciser) |
■ Délais contractuels : (préciser) □ Délais légaux : (préciser) |
Réintégration des frais généraux et des charges somptuaires
Non applicable.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 221
3 Comptes Consolidés et Comptes sociaux
Comptes sociaux de l’exercice 2021
En application de l’article 19 du Règlement (UE) 2017/1129 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2017, les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent Document d’enregistrement universel :
a) au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2019, les comptes consolidés et les comptes annuels, les rapports des Commissaires aux comptes y afférents ainsi leur rapport spécial sur les conventions et engagements réglementés et le rapport de gestion figurant respectivement au chapitre 3 « Comptes consolidés et comptes sociaux » (pages 100 à 215), au chapitre 1 présentation du Groupe (pages 9 à 21 et 34 à 37) et au chapitre 2 « Activités » (pages 48 à 49, 57 à 59, 64 à 65, 76 à 77) du Document d’enregistrement universel 2019 déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers en date du 31 mars 2020 sous le n° D. 20-0226 et disponible sur le site internet de la Société (https://www.eramet.com/sites/default/files/2020-03/eramet-document-enregistrement-universel-2019.pdf) ;
b) au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2020, les comptes consolidés et les comptes annuels, les rapports des Commissaires aux comptes y afférents ainsi leur rapport spécial sur les conventions et engagements réglementés et le rapport de gestion figurant respectivement au chapitre 3 « Comptes consolidés et comptes sociaux » (pages 102 à 217), au rapport intégré (pages 16 à 25 et 40 à 45) et au chapitre 2 « Activités » (pages 48 à 49, 59 à 60, 69 à 70, 76, 87 et 88) du Document d’enregistrement universel 2020 déposé auprès de l’Autorité des marchés financiers en date du 14 avril 2021 sous le n° D. 21-0305 et disponible sur le site internet de la Société.# 3.4 POLITIQUE DE DISTRIBUTION DES DIVIDENDES
Le paiement de dividendes se fait annuellement à l’époque et aux lieux fixés par l’Assemblée Générale, ou à défaut, par le Conseil d’administration dans le délai maximal de neuf mois à compter de la clôture de l’exercice. Les dividendes régulièrement perçus ne peuvent faire l’objet de répétition. Le paiement du dividende peut faire l’objet du versement d’un acompte, avant la date de l’Assemblée en fixant le montant, sur décision du Conseil d’administration dans les conditions fixées à l’article L. 232-12 alinéa 2 du Code de commerce. Il peut être proposé à l’actionnaire, en tout ou partie, d’opter pour le paiement en actions nouvelles de la Société, dans les conditions de l’article L. 232-18 alinéa 1 du Code de commerce. Conformément aux dispositions en vigueur en France, le délai de prescription des dividendes non réclamés est de cinq ans à compter de leur date de mise en paiement. Les sommes non réclamées sont versées à l’État français, conformément aux dispositions applicables.
« Sur les bénéfices nets, tels que définis par la loi, diminués, le cas échéant, des pertes antérieures, il est prélevé 5 % pour constituer le fonds de réserve prévu par la loi, jusqu’à ce que ce fonds ait atteint le dixième du capital social. Le bénéfice distribuable est constitué par le bénéfice net de l’exercice, diminué des pertes antérieures et du prélèvement prévu ci-dessus et augmenté des reports bénéficiaires. Sur le bénéfice distribuable, l’Assemblée Générale Ordinaire peut effectuer le prélèvement de toute somme qu’elle juge convenable de fixer, soit pour être reporté à nouveau sur l’exercice suivant, soit pour être porté à un ou plusieurs fonds de réserve, généraux ou spéciaux, dont elle détermine l’affectation ou l’emploi. Le surplus, s’il en est un, est réparti uniformément entre toutes les actions. L’Assemblée Générale a la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende mis en distribution, une option entre le paiement du dividende en actions dans les conditions légales, ou en numéraire. »
L’affectation proposée du résultat 2021 et le rappel des dividendes versés sur les trois derniers exercices figurent dans les résolutions proposées à la prochaine Assemblée au chapitre « Assemblée » du présent document.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 222
La Société ne distribuant pas usuellement d’acompte, les dividendes sont versés annuellement après la tenue de l’Assemblée appelée à statuer sur la gestion et les comptes de l’exercice écoulé. Il peut être parfois proposé, sur option de l’actionnaire, une distribution mixte, en numéraire et en actions.
La Société s’efforce de verser un dividende régulier et significatif.
Les risques étant identifiés et leurs impacts maîtrisés, le Groupe définit la stratégie d’assurance la plus pertinente pour transférer le financement de ses risques résiduels assurables dans le cadre de programmes mondiaux, souscrits auprès d’assureurs de réputation et de solidité financière internationalement reconnues. Le Groupe met ainsi en œuvre des solutions adaptées, offrant le meilleur équilibre entre le coût et l’étendue des couvertures proposées et dispose, pour couvrir les principaux risques inhérents à l’exercice de son activité, de garanties d’assurance adéquates, tant dans leur étendue qu’en termes de montants assurés ou de limites de garanties. Par ailleurs, le Groupe intervient en première ligne sur certains programmes d’assurance ce qui lui permet de définir et/ou adapter les niveaux de rétention et ainsi d’avoir une certaine maîtrise des coûts d’assurance. Les trois principales catégories d’assurance souscrites couvrent les éventuelles mises en cause de la responsabilité civile du Groupe du fait de ses activités, les dommages à ses installations et la perte d’exploitation associée ainsi que le risque d’endommagement ou de perte en cours de transport.
Le programme Responsabilité Civile Générale garantit les conséquences financières de la responsabilité du Groupe en raison de dommages corporels, matériels et immatériels causés aux tiers dans le cadre de ses activités ou du fait de ses produits. Ce programme comporte des volets responsabilité civile : exploitation/avant livraison, produits/après livraison, professionnelle ou ingénierie. Un programme Responsabilité Civile Produits Aéronautiques a été souscrit spécifiquement pour les besoins de la division Alliages Haute Performance. Le Groupe dispose également d’un programme d’assurance Responsabilité Civile Atteintes à l’Environnement et Responsabilité Environnementale.
Son objet est de garantir les conséquences dommageables d’événements pouvant survenir sur les installations tels incendie, explosion, bris de machine ou événement naturel.
Ce programme couvre toutes les filiales du Groupe, partout dans le monde, pour l’ensemble des transports de marchandises dont elles ont la charge.
3 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 223
→ Chargement du minerai de nickel, site de Népoui, SLN, Nouvelle-Calédonie
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 224
RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
4 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 225
Ce rapport, prévu par le dernier alinéa de l’article L. 225-37 du Code de commerce, porte sur les points prévus à l’article L. 22-10-10 du Code de commerce.
La Société est administrée par un Conseil d’administration composé de dix-sept membres au plus, en ce compris, le cas échéant, un représentant de l’État ainsi que des administrateurs nommés sur proposition de celui-ci en application des articles 4 et 6 de l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique. Au titre de cette ordonnance, un représentant de l’État (M. Bruno Vincent) a été désigné par arrêté du 23 mai 2019. En plus, conformément à l’article L. 22-10-7 du Code de commerce et à l’article 10.9 des statuts, deux administrateurs représentant les salariés sont désignés, l’un par le Comité Social et Économique, l’autre par le Comité d’Entreprise Européen. La durée de leur mandat est de quatre ans à compter de leur nomination. Le Pacte d’actionnaires du 16 mars 2012 existant entre les sociétés Sorame et CEIR d’une part et FSI Equation (détenue à 100 % par l’État) d’autre part, (Pacte successively modifié le 21 mars 2013, selon la décision et information de l’Autorité des marchés financiers 212C0486 lors de sa conclusion et la décision et information de l’Autorité des marchés financiers 216C1753 relative à l’évolution au sein du concert lors de l’acquisition par l’Agence de participations de l’État, pour le compte de l’État, de l’intégralité du capital de la société FSI Equation le 29 août 2016, modifié le 25 avril 2019 afin de mettre les stipulations du Pacte en conformité avec l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 mentionnée plus haut sans modifier l’équilibre des parties au Pacte, puis modifié par avenants des 30 novembre 2020 et 23 avril 2021 ainsi qu’il est détaillé au Chapitre « Eramet et ses actionnaires » du présent document), prévoit que le Conseil d’administration est composé comme suit :
Conformément aux statuts et à la Charte de l’administrateur, chaque administrateur personne physique doit devenir détenteur de cent actions dans les dix-huit mois suivant son entrée au Conseil et les conserver pour la durée de son mandat.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 226
L’échelonnement des mandats des 16 administrateurs nommés par l’Assemblée Générale est le suivant : huit mandats viennent à échéance lors de l’Assemblée statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2022, trois mandats viennent à échéance lors de l’Assemblée statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2023, quatre mandats viennent à échéance lors de l’Assemblée statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2024. Autre participant au Conseil d’administration : Mme Cécile Green (déléguée du Comité Social et Économique).
La composition détaillée et le détail des mandats des membres du Conseil d’administration à la date du présent rapport figurent ci-dessous.
ADMINISTRATEUR (E) PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL
Date de naissance : Née le 20 mai 1964 (57 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
10 599 actions Eramet détenues (10 699 droits de vote)
Date de première nomination : Administrateur et Président- Directeur Général : Assemblée Générale et Conseil du 23 mai 2017
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe
* Administrateur de Comilog S.A.
* Administrateur de la Société Le Nickel SLN
* Au sein de sociétés hors du Groupe
* Administrateur de Legrand (société cotée)
* Administrateur de l’association France Industrie
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
* Au sein de sociétés hors du Groupe
* Administrateur de Smurfit Kappa (société cotée) (jusqu’en décembre 2019)
* Au sein de sociétés du Groupe
* Président d’Aubert & Duval (de décembre 2017 à février 2018), d’EcoTitanium (de décembre 2017 à mars 2018)
Formation et parcours professionnel
Diplômée de l’École des hautes études commerciales (HEC), Christel Bories a débuté sa carrière en 1986 en tant que consultante en stratégie chez Booz-Allen & Hamilton puis chez Corporate Value Associates. Elle a ensuite exercé différentes fonctions de responsabilité au sein d’Umicore, puis au sein du groupe Pechiney. À la suite de l’intégration de Pechiney dans le groupe Alcan, Christel Bories a été nommée Présidente et Directrice Générale d’Alcan Packaging puis Présidente et Directrice Générale d’Alcan Engineered Products et enfin Directrice Générale de Constellium (ex-Alcan) qu’elle a quitté en décembre 2011. Christel Bories a été nommée Directrice Générale Déléguée d’Ipsen (société cotée) le 27 février 2013, fonction qu’elle a exercée jusqu’en mars 2016. Elle a rejoint Eramet en février 2017 et est depuis mai 2017 Présidente Directrice Générale du groupe Eramet.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblée Générale du 28 mai 2021 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2024
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR
Date de naissance : Né le 1 er janvier 1960 (61 ans)
Nationalité : Gabonaise
Adresse professionnelle : BP 20169, Libreville, Gabon
Date de première nomination : Assemblée Générale du 28 mai 2021
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe
* Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe
* Néant
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
* Néant
Formation et parcours professionnel
Alilat Antsélévé-Oyima est ingénieur des mines (Institut des mines de Moscou) et titulaire d’un MBA de l’UQAM. Il a commencé sa carrière en tant que responsable de la topographie et du suivi de l’exploitation à Comilog, avant de devenir conseiller du ministre gabonais en charge des mines et des hydrocarbures, puis de décembre 2006 à décembre 2009 Directeur Général Adjoint de Shell Gabon. Alilat Antsélévé-Oyima a ensuite été Directeur Général des Hydrocarbures jusqu’en janvier 2017 avant d’occuper, depuis 2019, ses fonctions actuelles de Conseiller spécial du Président de la République gabonaise, au pôle hydrocarbures, mines et industries.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2024
ADMINISTRATEUR (D)
Date de naissance : Né le 8 septembre 1981 (41 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
1 067 actions Eramet détenues (1 938 droits de vote)
Date de première nomination : Assemblée Générale du 23 mai 2019
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe
* Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe (sociétés non cotées)
* Président d’Endel SAS et de Technical Engineering Support SAS (filiale d’Endel)
* Gérant de SN Europipe
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
* Néant
Formation et parcours professionnel
Diplômé de l’École polytechnique et de l’ENSTA, Emeric Burin des Roziers a débuté sa carrière en 2003 en tant que consultant du Boston Consulting Group, puis a exercé les fonctions de conseil puis Directeur adjoint de cabinet au ministère de l’énergie (2006-2011). Il a ensuite été successivement au sein du groupe Eramet de 2011 à 2016 Directeur du Business Développement de la branche Manganèse, Directeur Général de l’activité Recyclage et Directeur de la Restructuration des Fonctions Centrales. Emeric Burin des Roziers est Directeur Général d’Endel (filiale d’Engie) et Directeur Général Adjoint de la BU Industrie d’Engie Solution depuis 2016.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2022
(D) Administrateur Indépendant
ADMINISTRATEUR (A) (D) (E)
Date de naissance : Née le 5 février 1964 (57 ans)
Nationalité : Française et canadienne
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Date de première nomination : Assemblée Générale du 23 mai 2017
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe
* Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe
* Gérant Associé de Coignard & Haas GmbH (Allemagne)
* Administrateur de Rigel Resource Acquisition Corporation (société cotée – États-Unis)
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
* Administrateur de Polymetal International plc (société cotée – Royaume Uni) (jusqu’en avril 2020)
Formation et parcours professionnel
Diplômée de l’EM Lyon et titulaire d’un MBA de l’École de commerce de Schulich (Canada), Christine Coignard a débuté sa carrière en 1988 à la Royal Bank of Canada (1988-1991), puis à la Société Générale (1991-1994) et à la Citibank (1994-1996), avant de rejoindre la société d’investissement Interros et de devenir Directeur des Investissements et Financement chez Norilsk Nickel (1997-2000). Madame Coignard est Gérant Associé de Coignard & Haas GmbH, société de conseil en stratégie et développement depuis 2001, où elle a exercé des fonctions de conseil en direction générale et financements pour plusieurs clients, principalement actifs dans le domaine minier.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblée Générale du 28 mai 2021 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2024
(A) Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
(D) Administrateur indépendant.
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR RÉFÉRENT (A) (D)
Date de naissance : Né le 14 septembre 1957 (64 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
1 101 actions Eramet détenues (1 101 droits de vote)
Date de première nomination : Assemblée Générale du 23 mai 2019
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe
* Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe (sociétés non cotées)
* Administrateur et Vice Président Medef International (France)
* Administrateur Medef International (États-Unis)
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
* Président de Michelin Ventures SASU (jusqu’en 2019)
* Administrateur Fondation Michelin (jusqu’en 2019)
* Administrateur Comité France/Chine (jusqu’en 2020)
Formation et parcours professionnel
Diplômé de l’École centrale de Paris, François Corbin a débuté sa carrière en 1980 au sein du groupe Pechiney où il a exercé diverses fonctions de chef de service opérationnel, puis de Directeur des Ressources Humaines et de Directeur Général de Business Units. En 2004, il rejoint le groupe Michelin où il a exercé des fonctions de Direction Générale de Business Units, puis au sein du Comité Exécutif du Groupe et enfin, de 2019 à juillet 2021, de Délégué Général auprès du Président pour les affaires internationales. François Corbin est Vice-Président de Medef International en charge de la coordination sur l’ASEAN et représentant spécial du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères pour les affaires économiques avec les pays de l’ASEAN.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2022
(A) Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
(D) Administrateur indépendant.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 231
ADMINISTRATEUR (E)
Date de naissance : Né le 30 décembre 1972 (49 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
Cousin de Cyrille Duval et Nathalie de La Fournière.
600 actions Eramet détenues (1 200 droits de vote)
Détention indirecte : actionnaire de CEIR et Sorame
Date de première nomination Assemblée Générale du 23 mai 2019
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe (sociétés non cotées) – Néant
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années – Néant
Formation et parcours professionnel
Jérôme Duval est Directeur des activités Financement Maritime et Intermodal Amériques chez Crédit Agricole CIB New York depuis 2013. Il a débuté sa carrière au Crédit Lyonnais à New York suivi d’une expérience de coverage de clientèle professionnelle au Crédit Agricole d’Île-de-France. Il a ensuite rejoint Crédit Agricole CIB ou, après avoir coordonné les activités internationales des financements maritimes, il a développé un portefeuille de comptes clefs du secteur depuis Londres. À New York il a établi la plateforme régionale de financements maritimes et procédé à la création de l’activité de financements « Intermodal » pour la banque. Il est titulaire du certificat d’administrateur de sociétés de l’IFA et d’un Master ISG.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2022
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR (A) (B) (C) (E)
REPRÉSENTÉ PAR DUVAL CYRILLE
Date de naissance : Né le 18 juillet 1948 (73 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
Oncle de Nathalie de La Fournière, cousin de Jérôme Duval
6 041 actions Eramet détenues (12 082 droits de vote)
Détention indirecte : actionnaire de CEIR et Sorame
Date de première nomination Assemblée Générale du 11 mai 2011
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Administrateur de Comilog S.A. et de Metal Securities
* Au sein de sociétés hors du Groupe (sociétés non cotées) – Président de CEIR SAS – Directeur Général de Sorame SAS – Directeur Général de Fornop SAS (depuis 2021)
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
(sociétés du Groupe)
– Président de Brown Europe (jusqu’en février 2017)
– Directeur Général Délégué d’Eramet Holding Alliages (jusqu’en octobre 2017)
(société hors du Groupe)
– Administrateur de Nexans (jusqu’en mai 2019)
Formation et parcours professionnel
Cyrille Duval a occupé les fonctions de Directeur Administratif et Financier d’Aubert & Duval, puis de Secrétaire Général de la division Alliages d’Eramet. Il est Directeur Général de Sorame et Président de CEIR.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblées Générales du 29 mai 2015 et du 23 mai 2019 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2022
(A) Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
(B) Comité des Rémunérations et de la Gouvernance.
(C) Comité des Nominations.
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR (E)
REPRÉSENTÉ PAR DE LA FOURNIÈRE NATHALIE
Date de naissance : Née le 1 er octobre 1967 (54 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
Niece de Cyrille Duval, cousine de Jérôme Duval
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Détention indirecte : actionnaire de CEIR et Sorame
Date de première nomination Assemblée Générale du 11 mai 2011 (pour CEIR), Assemblée Générale du 29 mai 2015 (pour Mme de La Fournière)
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Directrice Générale de Sorame
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années – Néant
Formation et parcours professionnel
Diplômée de l’École centrale de Paris et titulaire d’un Master en audit et contrôle de gestion de Toulouse Business School, ainsi que du certificat Administrateur de société de l’Institut français des administrateurs, Nathalie de La Fournière a débuté sa carrière en 1990 au sein de la RATP en qualité de chargée d’études puis de responsable opérationnel sur le réseau. Depuis 1999, elle a occupé des fonctions de chargée d’études et de Directrice des Études de l’Agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse Aire Métropolitaine. Nathalie de La Fournière est actuellement Directrice des Ressources Humaines, de l’Administration et des Finances de l’Agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse Aire Métropolitaine.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblées Générales du 29 mai 2015 et du 23 mai 2019 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2022
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR REPRÉSENTANT LES SALARIÉS (B)
Date de naissance : Né le 11 décembre 1974 (47 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
114 actions Eramet détenues (135 droits de vote)
Date de première nomination Désigné par le Comité d’Entreprise Européen du 24 avril 2018 conformément à l’article 10.9 des statuts
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Néant
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années – Néant
Formation et parcours professionnel
Diplômé d’un troisième cycle du CNAM en QHSE, spécialisé en chimie et toxicologie, Frédéric Gaidou a vingt ans d’expérience dans la gestion du risque industriel, notamment des sites chimiques classés Seveso et est intervenant dans des cursus de formation du CNAM (Conservatoire des arts et métiers) et de l’ATC (Association Toxicologie Chimie). M. Gaidou est coordinateur responsabilités produits au sein de la Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Date d’échéance : 11 novembre 2022
(B) Comité des Rémunérations et de la Gouvernance.
ADMINISTRATEUR (E)
Date de naissance : Né le 9 mars 1956 (65 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 82, rue de l’Université, 75007 Paris
100 actions Eramet détenues (100 droits de vote)
Date de première nomination Coopté par le Conseil du 23 septembre 2016
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Président de Gilet Trust Invest SAS – Administrateur de la Fondation Mines-Télécom (depuis 2017) – Président d’Initiative Grandes Écoles et Université (depuis 2020)
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
– Directeur Exécutif de Bpifrance (2013-2016)
– Administrateur d’Eiffage (jusqu’en mai 2017)
– Administrateur d’Orange (jusqu’en janvier 2017)
Formation et parcours professionnel
Diplômé de l’École polytechnique et de l’École supérieure nationale des mines de Paris (ENSMP), ingénieur au Corps des mines, Jean-Yves Gilet a débuté sa carrière en 1981 en tant qu’adjoint au Directeur régional de l’industrie et de la recherche de Picardie, puis a exercé diverses fonctions au sein de la Direction générale de l’industrie (DGI), et de la Datar (1981-1988), puis il devient Directeur de cabinet du ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire et des reconversions (1988-1990). À partir de 1991, il occupe ensuite diverses fonctions de direction générale au sein du groupe Usinor-Sacilor, puis d’Arcelor (2002-2005) et d’ArcelorMittal (2006-2010). De 2010 à 2013, il est Directeur Général du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), puis de 2013 à 2016, Directeur Exécutif de BPI France. M. Gilet est Président de Gilet Trust Invest SAS, société de conseil en stratégie et conseil de direction depuis 2017.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblée Générale du 23 mai 2019 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2022
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR (C) (D) (E)
Date de naissance : Née le 8 mai 1959 (62 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : TotalEnergies, 2, place Jean-Millier, La Défense 6, 92078 Paris La Défense Cedex
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Date de première nomination Assemblée Générale du 11 mai 2011
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Administrateur de plusieurs associations (la Fondation Villette-Entreprises, l’Industreet, l’Admical, le Rameau)
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années – Néant
Formation et parcours professionnel
Diplômée de l’École nationale supérieure de géologie de Nancy (ENSG) et de l’École nationale supérieure des pétroles et des moteurs (ENSPM), Manoelle Lepoutre a débuté sa carrière chez Total en 1982 au sein de la branche Exploration & Production, à différents postes dans les domaines de la R&D et de l’exploration. Elle a ensuite eu des responsabilités dans l’exploration en France, puis aux Pays-Bas.# 4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
ADMINISTRATEUR REPRÉSENTANT LES SALARIÉS (E)
Date de naissance : Né le 19 janvier 1963 (58 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
25 actions Eramet détenues (46 droits de vote)
Date de première nomination : Désigné par le Comité d’Entreprise à compter du 23 juin 2018 conformément à l’article 10.9 des statuts
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Membre du Comité d’Experts ISO 50001 et du Comité de Normalisation Energest au sein de l’Afnor – Enseignant à l’Insa Val-de-Loire
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
Néant
Formation et parcours professionnel
Diplômé de l’ENSCCF (École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand), Jean-Philippe Letellier a exercé différents postes de responsable de productions métallurgiques dans le domaine de la métallurgie spéciale puis des poudres, puis de chargé de mission R&D au sein d’Aubert & Duval puis d’Eramet. Il est Référent Énergie Climat à la Direction Énergie Climat du groupe Eramet.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Date d’échéance : 22 juin 2022
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR (A) (B) (D)
Date de naissance : Née le 8 mai 1956 (65 ans)
Nationalité : Néerlandaise
Adresse professionnelle : 80 St Pancras Way, Camden Courtyards, flat 25, Londres, NW1 9DN.
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Date de première nomination : Nommée par l’AGO du 27 mai 2016
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Administrateur d’Assystem S.A. (France) (société cotée) – Présidente du Conseil de Surveillance du Port de Rotterdam (Pays-Bas) – Administrateur d’Urenco (Angleterre) et membre du Conseil de Surveillance de Ultra Centrifuge Netherlands (Pays-Bas) – Présidente de Foresee (Royaume-Uni)
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
– Administrateur de Naturex (France) (société cotée) (jusqu’en septembre 2018) et de Vilmorin & Cie (France) (société cotée) (jusqu’en décembre 2019)
– Présidente du Conseil d’administration d’Elia Asset BV et Elia System Operator BV (Belgique) (société cotée) (jusqu’en mai 2017)
Formation et parcours professionnel
Diplômée en administration des affaires de l’École de commerce de Nijenrode, Miriam Maes a débuté sa carrière en 1977 dans le domaine du marketing, puis a exercé des fonctions de direction générale en Europe dans plusieurs groupes internationaux dans le domaine de l’agroalimentaire (Unilever, Imperial Chemical Industries). En 2002, elle rejoint le domaine de l’énergie où elle exerce des fonctions de Directeur Général notamment pour EDF Energy Development à Londres de 2003 à 2007. Depuis 2007, Mme Maes est Présidente de Foresee, société de conseil en développement durable et management énergétique des entreprises, basée à Londres.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblée Générale du 26 mai 2020 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2023
(A) Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique (Président).
(B) Comité des Rémunérations et de la Gouvernance.
(D) Administrateur indépendant.
ADMINISTRATEUR (B) (D)
Date de naissance : Née le 13 avril 1961 (60 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : INNEVA, 3, rue de Chaillot, 75116 Paris, France
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Date de première nomination : Cooptée par le Conseil du 17 février 2016
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Administrateur du groupe Colas et de la société GTT (sociétés cotées) – Administrateur de la société Paprec Holding – Président-Directeur Général du groupe Le Garrec et Cie – Présidente de la société Inneva – Vice-Présidente de l’association Armines
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
– Présidente de la société Weave Air (jusqu’en 2020)
Formation et parcours professionnel
Ancienne élève de l’École normale supérieure et docteur en physique quantique, également diplômée de l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), Catherine Ronge a débuté sa carrière en 1984 en tant qu’Ingénieur de recherche au CEA, puis a occupé diverses fonctions au sein du groupe Air Liquide (1988-1999) dans le domaine du marketing, des ventes, de la stratégie/M&A et de la R&D en tant que Vice-Présidente groupe. Au sein du groupe Suez (1999-2006), elle a été Directrice Générale Adjointe de Degrémont en charge des activités Industrie et Amérique du Nord puis Présidente-Directrice Générale de Ondeo Industrial Solutions, société réunissant l’ensemble des activités d’ingénierie et de gestion de l’eau industrielle du groupe Suez dans le monde. Elle a été Présidente fondatrice du cabinet de conseil en stratégie, innovation et développement durable Weave Air (2006-2020). Catherine Ronge est aujourd’hui Présidente-Directrice Générale du groupe Le Garrec et Cie, une entreprise de taille intermédiaire familiale aux activités diversifiées.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblée Générale du 23 mai 2017 et Assemblée Générale du 28 mai 2018 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2024
(B) Comité des Rémunérations et de la Gouvernance.
(D) Administrateur indépendant.
ADMINISTRATEUR (A) (D) (E)
Date de naissance : Née le 8 mai 1957 (64 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Date de première nomination : Nommée par l’AGO du 27 mai 2016
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Administrateur de NSC Groupe et du groupe Gascogne (sociétés cotées) (France) – Membre du Conseil stratégique du groupe Briand
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
– Administrateur d’Eolane (France) – (2009-2017)
– Administrateur de PSB (France) (2017-2021)
Formation et parcours professionnel
Diplômée de l’École normale supérieure, docteur et professeur agrégé en chimie physique, Sonia Sikorav a débuté sa carrière en 1982 au sein du groupe Rhône-Poulenc où elle a successivement exercé des fonctions dans le domaine de la R&D, puis du contrôle de gestion et de chargé de mission auprès du Directeur Général. Elle a ensuite exercé de 1991 à 2005 au sein du groupe Saint-Gobain des fonctions de Directeur de Division opérationnelle et de Directeur des Achats Groupe. De 2005 à 2007, elle a été Directeur de la Stratégie d’Alstom Transport, puis Directeur des Achats du groupe Total de 2010 à 2014. Sonia Sikorav est administrateur indépendant.
Date du dernier renouvellement, et date d’échéance du mandat
Renouvellement : Assemblée Générale du 26 mai 2020 pour une durée de quatre ans
Date d’échéance : Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes 2023
(A) Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
(D) Administrateur indépendant.
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ADMINISTRATEUR (B) (C) (D)
Date de naissance : Né le 25 juillet 1945 (76 ans)
Nationalité : Française
Adresse professionnelle : 10, boulevard de Grenelle, 75015 Paris, France
100 actions Eramet détenues (200 droits de vote)
Date de première nomination : Coopté par le Conseil du 25 mai 2012 (ratification par l’Assemblée Générale du 15 mai 2013)
Autres fonctions exercées
* Au sein de sociétés du Groupe – Néant
* Au sein de sociétés hors du Groupe – Administrateur de SCOR SE (société cotée) – Président de RVS (association) – Président de l’Institut pour l’innovation économique et sociale (2IES) – Président de la Fondation ARC contre le cancer
Mandats exercés et terminés au cours des cinq dernières années
– Administrateur de GENERALI VIE (jusqu’en 2021)
– Administrateur de Europ Assistance Holding (jusqu’en 2021)
– Membre du Comité Exécutif du Medef (jusqu’en 2021)
– Président du Conseil d’administration de GENERALI IARD (jusqu’au 30 juin 2020)
– Administrateur de GENERALI France (jusqu’en 2020)
– Président-Directeur Général de GENERALI France, GENERALI Vie, GENERALI IARD (jusqu’en octobre 2013)
– Président du Conseil d’administration de GENERALI France, GENERALI France Assurances et GENERALI Vie (jusqu’en 2016)
Formation et parcours professionnel
Diplômé de l’École des hautes études commerciales (HEC), de l’Institut# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 242
Claude Tendil
ADMINISTRATEUR
(A) (B) (C) (D)
Nombre actions Eramet détenues : 2 500 actions
Date de première nomination : 15 mai 2014
(B) Comité des Rémunérations et de la Gouvernance (Président).
(C) Comité des Nominations (Président).
(D) Administrateur indépendant.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 243
Vincent Bruno
ADMINISTRATEUR
(A) (B) (C) (E)
Nombre actions Eramet détenues : non applicable
Date de première nomination
Désigné en qualité de représentant de l’État le 23 mai 2019 conformément à l’ordonnance du 20 août 2014
(A) Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
(B) Comité des Rémunérations et de la Gouvernance.
(C) Comité des Nominations.
(E) Comité Stratégique et de la RSE.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 244
Jean-Philippe Vollmer
ADMINISTRATEUR
1 action Eramet détenue (1 droit de vote)
Date de première nomination
Coopté par le Conseil du 15 octobre 2020
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 245
Ainsi que le paragraphe 12.1 des annexes 1 et 2 du règlement délégué UE n° 2019/980 le prévoit, la Société vous informe qu’à la connaissance de la Société et à la date d’établissement du présent rapport :
Aucun administrateur n’est en conflit d’intérêts au sens du paragraphe 12.2 des annexes 1 et 2 du règlement délégué UE 2019/980 et n’a conclu un contrat de service avec Eramet.
Les règlements intérieurs précisant les règles de fonctionnement et les missions de chaque Comité sont consultables sur le site Internet de la Société.
Conformément à la décision du Conseil d’administration du 9 décembre 2008, Eramet se réfère au Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées Afep-Medef (« le Code Afep-Medef »), disponible sur le site Internet de l’Afep et du Medef. La Société estime que ses pratiques sont conformes aux recommandations du Code Afep-Medef. Certaines adaptations ont été opérées par rapport à ces recommandations pour les raisons expliquées dans le tableau figurant en annexe au présent rapport.
Politique de diversité appliquée aux membres du Conseil (hors administrateurs représentant les salariés) : description de ses objectifs, de ses modalités de mise en œuvre et des résultats obtenus au cours de l’exercice écoulé
Conformément à l’article L. 22-10-10 du Code de commerce, le Conseil d’administration s’est interrogé sur l’équilibre souhaitable de sa composition et de celles des Comités qu’il a constitués en son sein, notamment en termes de diversité (représentation des femmes et des hommes, nationalités, âge, qualifications et expériences professionnelles). D’une manière générale, le Conseil reconnaît les avantages de la diversité en son sens le plus large et considère la diversité de ses membres comme étant un élément essentiel pour mener ses discussions et prendre ses décisions, ce qui favorise un fonctionnement efficace et une bonne gouvernance. Un Conseil diversifié est un Conseil qui possède un équilibre entre compétences, expériences et expertises, ainsi qu’une diversité des points de vue qui sont pertinents aux intérêts de l’entreprise et à ses objectifs stratégiques.
Au titre de la composition du Conseil au cours de l’exercice écoulé, sont à noter les points suivants :
Compétences des administrateurs
Dans sa délibération du 12 mars 2020, le Conseil a décidé : « de structurer le processus de nomination des nouveaux administrateurs pour se rapprocher des meilleures pratiques de gouvernance : définition d’une grille de compétences validées par le Conseil sur proposition du Comité, puis revue des candidatures par un cabinet externe, présélection d’une « short-list » puis présentation au Conseil de plusieurs alternatives avec des dossiers documentés sur chaque candidat. »
La grille de compétences soumise au Conseil pour validation intègre nécessairement l’exigence de développement de la diversité dans la composition de celui-ci, simultanément à son enrichissement par l’apport de membres ayant des compétences professionnelles spécifiques. La grille de compétence retenue intègre les compétences minières, métallurgiques, financières, extra-financières (RSE, RH, autres), digitales et d’innovation, ainsi qu’une connaissance des géographies clés.
Indépendance des administrateurs
Le Code Afep-Medef considère qu’un administrateur est indépendant « lorsqu’il n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec la Société, son Groupe ou sa Direction, qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement. Ainsi, par administrateur indépendant, il faut entendre tout mandataire social non exécutif de la Société ou de son Groupe dépourvu de liens d’intérêt particulier (actionnaire significatif, salarié, autre) avec ceux-ci ».
Le Code Afep-Medef détermine également un certain nombre de critères qui doivent être examinés par le Conseil afin de déterminer si un administrateur peut être qualifié d’indépendant :
À la date du présent rapport, sur la base de l’examen annuel par le Conseil de l’ensemble des critères rappelés ci-dessus, le Conseil a considéré que le Conseil est composé de sept administrateurs indépendants sur un total de 15 membres choisis par l’Assemblée plus le représentant de l’État (les deux administrateurs représentant les salariés n’étant pas comptabilisés conformément aux dispositions du Code Afep-Medef), soit plus d’un tiers de membres indépendants conformément à la recommandation 8.3 du Code Afep-Medef pour les sociétés contrôlées.
Il est précisé qu’à l’occasion de la revue annuelle de la qualification d’indépendance des administrateurs, le Conseil a procédé à une appréciation des relations d’affaires existant entre le groupe Eramet et le groupe au sein duquel certains administrateurs indépendants concernés détiennent un mandat social ou exercent ou ont exercé leur activité depuis moins de cinq ans. L’activité d’Eramet de production et de vente de produits miniers et métallurgiques génère des courants d’affaires vers un nombre restreint de clients pour lesquels il n’existe pas de relations d’affaires avec les administrateurs d’Eramet. Pour l’exercice de son activité, Eramet a recours à un certain nombre de fournisseurs de matières premières, de biens et de services, parmi lesquels des groupes dans lesquels certains administrateurs (Mme Lepoutre pour les produits pétroliers, M. Corbin pour les pneumatiques, M. Tendil pour les assurances et M. Burin des Roziers pour la maintenance industrielle) exercent ou ont exercé leurs activités professionnelles ou détenu un mandat social. Cet exercice d’appréciation a permis de vérifier qu’il n’existe pas de relations d’affaires significatives à ce titre, tant en termes de nature des prestations que de leurs montants et des conditions de leur négociation ou de leur fourniture.
Conseil d’administration
Le Conseil s’est réuni neuf fois en 2021. Les administrateurs participent chaque année à un séminaire stratégique d’une journée afin de revoir la stratégique du Groupe.# 4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Outre l’examen des éléments récurrents liés à l’activité du Groupe et de ses Divisions, le Conseil a notamment procédé à:
● l’arrêté des comptes 2020 de la Société et du Groupe et les documents relatifs à la convocation de l’Assemblée Générale annuelle et à l’information des actionnaires, et notamment les modalités de la tenue de l’Assemblée Générale annuelle à huis clos ;
● l’examen des comptes du premier semestre 2021 ;
● la revue des résultats sécurité au travail dans le Groupe ;
● la revue de la stratégie du Groupe ;
● l’examen de la feuille de route RSE du Groupe ;
● la revue des éléments budgétaires, des KPI opérationnels et des prévisions de résultats et de trésorerie et la revue des plans de redressement et d’amélioration de la productivité des filiales du Groupe ;
● l’examen des projets d’investissements et de désinvestissements des Divisions, et plus généralement, des projets stratégiques d’expansion et des opérations significatives du Groupe ;
● l’examen des options de financement du développement du Groupe et de ses principales filiales ;
● la revue de la politique RH du Groupe ;
● l’examen de la cartographie des risques du Groupe ;
● la revue du rapport prévu par l’article L. 225-102-3 du Code de commerce sur les paiements effectués aux autorités des pays où le Groupe exerce des activités extractives.
Le tableau des participations individuelles aux réunions du Conseil d’administration et des Comités en 2021 figure ci-dessous.
| Conseil d’administration | Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique | Comité des Rémunérations et de la Gouvernance | Comité Stratégique et de la RSE | Comité des Nominations |
|---|---|---|---|---|
| Michel Antsélévé (jusqu’en mai 2021) | 100 % | - | - | - |
| Alilat Antsélévé-Oyima (à partir de mai 2021) | 100 % | - | - | - |
| Christel Bories | 100 % | - | 100 % | - |
| Émeric Burin des Roziers | 100 % | - | - | - |
| Christine Coignard | 100 % | 100 % | 100 % | - |
| François Corbin | 100 % | 100 % | - | - |
| Cyrille Duval (Sorame) | 100 % | 100 % | 100 % | 100 % |
| Jérôme Duval | 100 % | - | 100 % | - |
| Nathalie de La Fournière (CEIR) | 100 % | - | 100 % | - |
| Frédéric Gaidou | 100 % | - | 100 % | - |
| Jean-Yves Gilet | 100 % | - | 100 % | - |
| Manoelle Lepoutre | 100 % | - | 100 % | 100 % |
| Jean-Philippe Letellier | 87 % | - | 100 % | - |
| Miriam Maes | 100 % | 100 % | 83 % | - |
| Louis Mapou (jusqu’en juillet 2021) | 60 % | - | - | - |
| Catherine Ronge | 89 % | - | 100 % | - |
| Sonia Sikorav | 100 % | 100 % | - | 100 % |
| Claude Tendil | 67 % | - | 100 % | 100 % |
| Bruno Vincent représentant l’État | 100 % | 100 % | 100 % | 100 % |
| Jean-Philippe Vollmer | 78 % | - | - | - |
| TAUX DE PRÉSENCE MOYEN | 94 % | 100 % | 97 % | 100 % |
Pour l’organisation des travaux du Comité, la Société s’appuie sur le rapport du groupe de travail de l’AMF sur le Comité d’Audit (recommandation AMF du 22 juillet 2010). Lors des réunions du Comité, il entend notamment le Président-Directeur Général, le Directeur des Opérations et le Directeur de la Division Alliages Haute Performance, le Directeur Financier en charge des systèmes d’information et des achats Groupe, les Commissaires aux comptes, le Directeur des Risques, du Contrôle Interne et de l’Audit Interne du Groupe, le Directeur de la Comptabilité, de la Consolidation et de la Fiscalité Groupe, le Directeur du Plan et du Contrôle de Gestion Groupe, le Directeur du Financement et de la Trésorerie, le Directeur Éthique et Compliance et le Directeur Juridique du Groupe.
Le Comité s’est réuni six fois en 2021. Outre la présentation des comptes de l’année précédente en février et l’examen des comptes du premier semestre en juillet, le Comité revoit annuellement le bilan des audits internes de l’année ainsi que le plan d’audit interne de l’année suivante. L’examen des comptes par le Comité est accompagné d’une présentation des Commissaires aux comptes décrivant les conclusions de leurs travaux et les points essentiels sur les travaux menés.
Pour l’exercice 2021, le Comité a plus particulièrement examiné les points suivants :
● le suivi des éléments budgétaires et de l’évolution des prévisions de résultats, des prévisions de trésorerie et du besoin en fonds de roulement du Groupe et de ses principales filiales, ainsi que du programme de cash control ;
● le suivi des filiales en difficulté ;
● le suivi de l’évolution du système de management de la qualité d’AD ;
● le suivi du processus de communication financière aux marchés ;
● le suivi de l’avancement des projets du Groupe et de ses filiales ;
● le suivi des opérations de financement et de placement du Groupe ;
● le processus de suivi de la gestion des risques du Groupe, en ce compris ceux de nature sociale et environnementale ;
● le suivi de la mise en place du référentiel Eramet Management System (EMS) et des systèmes de contrôle interne du Groupe ;
● les travaux de l’audit interne pour l’année en cours et son plan de travail prévisionnel pour l’année à venir ;
● le processus de suivi de la pertinence et de la permanence des méthodes comptables, de suivi des engagements hors bilan et des enjeux fiscaux du Groupe ;
● le suivi du programme de conformité éthique du Groupe ;
● le processus de suivi du risque de cybersécurité ;
● les principales évolutions des assurances du Groupe ;
● le processus de renouvellement des mandats des Commissaires aux comptes à l’Assemblée Générale 2021. Un appel d’offres auprès de cabinets internationaux a permis au Comité de recommander au Conseil d’administration le renouvellement de l’un des mandats et le choix d’un nouveau cabinet. L’avis du Comité a été suivi par le Conseil ;
● outre les conclusions des travaux des Commissaires aux comptes, le suivi de leurs honoraires et de leur indépendance ;
● les projets de rapports aux actionnaires.
Le Comité s’est réuni six fois en 2021. Au cours de l’exercice, outre la proposition des éléments de rémunération des dirigeants mandataires sociaux exécutifs qui sont détaillés plus loin au présent chapitre, le Comité a revu les critères collectifs de bonus des cadres et a proposé au Conseil qui l’a approuvé un plan annuel d’attribution d’actions de performance destiné aux mandataires sociaux et cadres dirigeants de la Société et de ses filiales.
Le Comité a procédé à l’examen des conclusions de l’évaluation annuelle du fonctionnement du Conseil et revu les mises à jour apportées au règlement intérieur du Conseil durant l’exercice.
Le Comité s’est réuni deux fois au cours de l’année 2021 afin d’examiner les candidatures des nouveaux administrateurs proposés et pour l’examen annuel du plan de succession des principaux cadres dirigeants du Groupe, à court moyen et long terme. Le dirigeant mandataire social exécutif est associé aux travaux du Comité des Nominations.
Le Comité s’est réuni trois fois au cours de l’année 2021. Lors de ces réunions, le Comité a examiné l’évolution des marchés sur lesquels évoluent les activités du Groupe et leur compétitivité ainsi que les options stratégiques qui en résultent. Au cas par cas, il a examiné les programmes d’amélioration de la productivité menés, ainsi que certains projets d’investissement ou de désinvestissement. Le Comité est également tenu informé des principaux enjeux auxquels l’entreprise est confrontée, y compris dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale pour lequel il revoit annuellement la feuille de route RSE du Groupe.
Le Conseil prévoit la conduite annuelle de son auto-évaluation alternée de façon triennale par une évaluation du Conseil par un tiers expert. L’évaluation vise à faire le point sur les modalités de fonctionnement du Conseil, à vérifier que les questions importantes sont convenablement préparées et débattues. À cet égard, chaque administrateur répond annuellement à un questionnaire détaillé qui porte sur le fonctionnement du Conseil et de ses Comités spécialisés et qui lui permet, s’il le souhaite, d’exprimer librement son appréciation sur les contributions individuelles des administrateurs.
L’évaluation réalisée au titre de l’exercice 2021 a été réalisée par questionnaire en interne avec la possibilité de programmer des entretiens individuels avec le secrétaire du Conseil. Les résultats de l’évaluation ont été analysés par le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance et ont été débattus lors du Conseil du 10 mars 2022. Le Conseil n’a pas déterminé de mesure particulière à prendre à cet égard.
Le règlement intérieur, consultable sur le site Internet de la Société, précise la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil et de ses Comités, les rôles et pouvoirs du Président du Conseil et du Directeur Général et les droits et obligations des administrateurs. Le règlement intérieur s’impose à tous les administrateurs, ainsi qu’à toute autre personne qui serait amenée à participer aux séances du Conseil ou à celles de ses Comités à quelque titre que ce soit.
Outre ses pouvoirs généraux définis par la loi et les règlements, le Conseil examine et approuve l’ensemble des décisions relatives aux grandes orientations stratégiques du Groupe et veille à leur mise en œuvre effective par la Direction Générale. Les membres du Conseil et les membres des Comités peuvent, dans l’exercice de leurs attributions respectives et après en avoir informé le Président-Directeur Général, entendre les principaux cadres de direction du Groupe. Ils rendent compte des informations obtenues et des avis recueillis.# RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
| Recommandation Code Afep-Medef | Gouvernance Eramet |
|---|---|
| Recommandation 17.1 – Composition du Comité en charge des nominations : « il doit être composé majoritairement d’administrateurs indépendants. » | Le Comité des Nominations comprend deux administrateurs indépendants sur quatre membres, dont le Président du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance, également Président du Comité des Nominations. Cette situation tient au fait de la situation de contrôle de la Société par un groupe d’actionnaires détenant 64 % du capital et 74 % des droits de vote. Pour le Comité des nominations, le HCGE a admis que la présence de 50 % d’administrateurs indépendants (aux lieu et place d’une majorité) répond à la recommandation du Code lorsque le Président du Comité est indépendant. |
| Recommandation 17.2.1 – Attributions du Comité en charge des nominations : « s’agissant de la sélection des nouveaux administrateurs » « ce comité a la charge de faire des propositions au conseil après avoir examiné de manière circonstanciée tous les éléments à prendre en compte dans sa délibération, notamment au vu de la composition et de l’évolution de l’actionnariat de la société, pour parvenir à une composition équilibrée du conseil : représentation entre les femmes et les hommes, nationalité, expériences internationales, expertises, etc. En particulier, il organise une procédure destinée à sélectionner les futurs administrateurs indépendants et réalise ses propres études sur les candidats potentiels avant toute démarche auprès de ces derniers. » | Aux termes du Pacte d’actionnaires organisant les relations entre les principaux actionnaires de la Société, le pouvoir de proposition de nouveaux administrateurs appartient aux principaux actionnaires. Dans ce contexte, les attributions du Comité des Nominations consistent à s’assurer que les propositions faites par les principaux actionnaires ne sont pas en contradictions avec les règles légales ou statutaires, ainsi que de vérifier l’absence de conflits d’intérêt et, s’agissant des administrateurs indépendants, de prendre position sur les critères d’indépendance de ces administrateurs, mais également, en ce qui concerne le processus de nomination des futurs administrateurs, de proposer une grille de compétences pour validation par le Conseil avant la mission d’un cabinet externe, puis de participer au processus de présélection des candidatures, avant présentation au Conseil de plusieurs alternatives avec des dossiers documentés sur chaque candidat. |
| Recommandation 26.1 – Information permanente des actionnaires sur les rémunérations des mandataires sociaux : « Tous les éléments de rémunération potentiels ou acquis des dirigeants mandataires sociaux sont rendus publics immédiatement après la réunion du Conseil les ayant arrêtées. » | Pas de communication après le Conseil révisant éventuellement les rémunérations. Les éléments sont communiqués dans le document d’enregistrement universel. |
Depuis la délibération du Conseil du 26 mars 2003, le Directeur Général de la Société est également Président du Conseil d’administration, le Conseil ayant estimé que ce choix était le plus adapté à l’organisation et à la composition du capital de la Société, contrôlé à hauteur de 64 % du capital de concert par deux groupes d’actionnaires. Le dialogue régulier entre les deux principaux actionnaires parties au Pacte d’actionnaires et la Direction Générale est en effet facilité à travers un interlocuteur unique unissant les fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur Général. L’unicité des fonctions de Président et de Directeur Général s’effectue dans le cadre du respect de règles de gouvernance équilibrées reposant sur :
Conformément à l’article 16 des statuts, le Conseil peut, sur proposition de la personne assurant la Direction Générale de la Société, procéder à la nomination de cinq Directeurs Généraux Délégués au plus, aux fins de l’assister. Le Directeur Général et les Directeurs Généraux Délégués de la Société ne peuvent exercer leurs fonctions au-delà de soixante-dix ans.
Administrateur Référent
Le Conseil peut désigner parmi les administrateurs indépendants un Administrateur Référent après avis du Comité des Nominations.
Les membres des Comités ont compétence pour demander tout conseil ou avis auprès de tout consultant ou expert extérieur, s’ils l’estiment nécessaire. À cet effet, ils peuvent solliciter des études techniques externes sur des sujets relevant de la compétence du Comité après mise en concurrence, aux frais de la Société, après en avoir informé le Président-Directeur Général ou le Conseil d’administration lui-même et à charge d’en rendre compte au Conseil. Le Conseil se réunit aussi souvent que l’intérêt de la Société l’exige à des dates adaptées aux obligations légales. Les convocations sont faites par le moyen jugé le mieux adapté permettant d’assurer la traçabilité de la convocation et dans les délais permettant aux administrateurs de prendre connaissance des dossiers avec le préavis opportun. Si les convocations le prévoient, les réunions du Conseil peuvent être tenues par des moyens de visioconférence ou de télécommunication sur les sujets autorisés par les statuts de la Société ou par la loi. Le Président veille à communiquer à chaque administrateur, préalablement à la réunion, un dossier contenant tous les documents et informations nécessaires à l’examen des points de l’ordre du jour. Le procès-verbal de chaque Conseil est établi par le Secrétaire du Conseil et soumis par le Président à l’approbation des administrateurs lors du Conseil suivant, le projet étant adressé à chaque participant (administrateurs et représentant du personnel) avant la date de réunion prévue. Dans un souci de bonne gouvernance de l’entreprise, le Conseil a intégré dans son règlement intérieur la Charte de l’administrateur qui énonce les droits et obligations des administrateurs et à laquelle tout administrateur est tenu. Chaque administrateur adhère à la charte en la signant lors de sa nomination. Cette charte rappelle notamment que :
La procédure de déontologie boursière, établie en conformité avec le règlement européen « abus de marché », vise à prévenir les délits et manquements d’initié et fixe des périodes d’abstention de toute transaction sur le titre Eramet préalablement à la publication des résultats annuels et semestriels et du chiffre d’affaires trimestriel. Chaque administrateur s’engage à respecter cette procédure.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 250# RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
L’Administrateur Référent a pour mission de veiller au bon fonctionnement des organes de gouvernance de la Société et notamment de participer, en collaboration avec le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance, à l’auto-évaluation annuelle et à l’évaluation externe triennale du Conseil et d’organiser au moins une réunion annuelle des membres du Conseil n’exerçant pas de mission exécutive au sein du Groupe et des administrateurs indépendants pour faciliter l’accès des administrateurs, qu’ils soient ou non indépendants, aux informations nécessaires à l’exercice de leur mission dans les meilleures conditions possibles. La définition complète de ses missions est précisée au règlement intérieur du Conseil, mis à jour au 30 mars 2021 et disponible sur le site Internet de la Société. M. François Corbin a été désigné Administrateur Référent à compter du 30 mars 2021.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 251
Au cours de 2021, l’exercice de ces missions a donné lieu aux réalisations suivantes :
L’administrateur référent se tient à la disposition des actionnaires qui le demandent. Il prend régulièrement l’initiative de rencontrer les deux actionnaires de référence afin d’anticiper au mieux les divergences qui pourraient survenir. Ces actionnaires prennent également à intervalle régulier l’initiative de rencontrer l’administrateur référent.
En complément des missions ainsi définies par le règlement intérieur, l’administrateur référent avait rencontré au début de sa mission chaque administrateur et chaque membre du Comex. Suite à ces entretiens, il a préconisé à la Présidente quelques aménagements dans le fonctionnement du conseil, aménagements qui ont été pris en considération.
Le Comité Exécutif (Comex) est constitué du Président-Directeur Général, du Directeur des Opérations, du Directeur de la Division Alliages Haute Performance, du Directeur des Ressources Humaines, Santé & Sûreté, du Directeur Financier en charge des systèmes d’information et des achats Groupe, du Directeur du Développement Durable et Engagement d’Entreprise, du Directeur de la Stratégie, de l’Innovation et du Business Development et du Directeur Juridique Groupe.
Le fait que les Directeurs « Corporate » des fonctions supports (Direction des Ressources Humaines, Santé & Sûreté, Direction Administrative et Financière, Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise, Direction de la Stratégie, de l’Innovation et du Business Development et Direction Juridique) soient membres du Comex renforce l’efficacité et la cohérence de leur action.
Tous les membres du Comex, ainsi que le Directeur des Risques, du Contrôle Interne et de l’Audit interne, le Directeur de la Sécurité Groupe et le Directeur Éthique et Compliance rapportent directement au Président-Directeur Général. L’équipe Transformation Numérique et Performance Numérique rapporte également au Président-Directeur Général.
Le Directeur Financier en charge des systèmes d’information et des achats Groupe supervise également les relations investisseurs, les systèmes d’informations, le contrôle de gestion Groupe, les assurances, le financement et la trésorerie, la comptabilité, la consolidation, la fiscalité Groupe et les achats Groupe.
Le Conseil d’administration du 23 mai 2017 a confié à Mme Bories tous les pouvoirs dévolus par la loi au Président-Directeur Général d’une société anonyme. Le Président-Directeur Général exerce ses pouvoirs conformément à la loi et dans les limites de l’objet social et sous réserve, conformément à ce qui est indiqué à l’article 13 alinéa 2 des statuts, du principe selon lequel « aucune décision relative aux grandes orientations stratégiques, économiques, financières ou technologiques de l’entreprise ne peut intervenir sans que le Conseil en ait préalablement délibéré ».
Cependant, les opérations suivantes sont, conformément au Règlement Intérieur du Conseil, soumises à l’autorisation préalable du Conseil : tout projet d’investissement stratégique et toute opération significative, notamment d’acquisition ou de cession, supérieure à 50 millions d’euros ou susceptible d’affecter significativement le résultat du Groupe, la structure de son bilan et son profil de risques. Enfin, les projets et opérations dont le montant est compris entre 20 millions d’euros et 50 millions d’euros et qui n’ont pas de portée significative, sont soumis pour information au Conseil.
Conformément à l’article 13 alinéa 4 des statuts, « les actes concernant la Société sont signés soit par le Directeur Général, soit par le Directeur Général Délégué, soit par tout fondé de pouvoir spécial ».
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 252
La description des conventions réglementées figure dans le rapport spécial des Commissaires aux comptes, à la section Comptes sociaux. Pour ce qui concerne les conventions courantes conclues à des conditions normales, une procédure interne d’évaluation a été mise en place : celle-ci prévoit une typologie des conventions s’appuyant sur le guide CNCC de 2014, une mise en œuvre par les services internes de la Société et une revue régulière annuelle par le Comité d’Audit du type de conventions conclues durant l’exercice et des conditions qui y sont attachées. Les conclusions du Comité d’Audit sont soumises à la revue annuelle du Conseil.
Ces informations figurent à la section « Eramet et ses actionnaires » du rapport de gestion.
Les modalités de participation des actionnaires aux Assemblées Générales sont précisées aux articles 8, 20, 21 et 22 des statuts.
Ces éléments figurent à la section Déclaration de Performance Extra-Financière/Ressources Humaines du rapport de gestion.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 253
La présente politique de rémunération a été établie conformément aux dispositions de l’article L.22-10-8 du code de commerce par le Conseil d’administration en date du 10 mars 2022, sur proposition du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance. À la date du présent rapport, les mandataires sociaux de la Société sont Mme Christel Bories, Présidente-Directrice Générale, ainsi que l’ensemble des membres du Conseil d’administration.
Ainsi, conformément aux articles L. 22-10-8 et R. 22-10-14 du Code de commerce, la politique de rémunération fera l’objet d’une résolution soumise à l’approbation de l’Assemblée Générale en 2022 et sera rendue publique sur le site Internet de la Société le jour ouvré suivant celui du vote et restera gratuitement à la disposition du public au moins pendant la période où elle s’applique, accompagnée de la date et du résultat du vote de l’Assemblée Générale.
Le Conseil d’administration veille à ce que la politique de rémunération des mandataires sociaux, proposée par le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance et approuvée par le Conseil, respecte l’intérêt social, soit adaptée à la stratégie commerciale de la Société et ait pour objectif de promouvoir sa performance et sa compétitivité sur le moyen et le long terme en vue d’assurer sa pérennité.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 254
La politique de rémunération des mandataires sociaux est déterminée et révisée chaque année par le Conseil d’administration, sur les recommandations du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance. Les recommandations sont basées notamment sur une analyse des pratiques du marché et sur des enquêtes annuelles de rémunération des mandataires sociaux d’entreprises de chiffres d’affaires et de capitalisation boursière comparables au Groupe.
Dans le cadre des procédures de gestion des conflits d’intérêts, Eramet se conforme aux recommandations du Code Afep-Medef relatives à l’indépendance des administrateurs membres du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance et du Conseil d’administration. Tout administrateur est tenu par la Charte de l’administrateur annexée au Règlement intérieur d’Eramet qui énonce les obligations des administrateurs en matière de conflit d’intérêts. Ainsi, le dirigeant mandataire social exécutif (en l’espèce, la Présidente-Directrice Générale) intéressé ne participe pas aux travaux du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance le concernant. De même, le dirigeant mandataire social exécutif ne prend part ni aux délibérations, ni au vote des décisions le concernant prises par le Conseil d’administration.
En matière de rémunération, le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance se réunit autant de fois que nécessaire et notamment avant l’approbation de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale annuelle pour statuer sur la partie say on pay. Le Comité est chargé de :
Le Président du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance communique au Conseil d’administration un compte rendu des travaux, études et recommandations du Comité. Dans le cadre de ses fonctions, le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance peut solliciter des études techniques relatives à la rémunération des mandataires sociaux auprès de tout conseil, consultant ou expert extérieur.
Le Conseil d’administration détermine la politique de rémunération applicable aux mandataires sociaux et veille à sa mise en œuvre. Il fixe la rémunération de la Présidente-Directrice Générale et des administrateurs d’Eramet.
En outre, dans le cadre de ses travaux préparatoires à la révision annuelle de la rémunération des mandataires sociaux, le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance est informé sur les évolutions proposées pour les salariés du Groupe dans son ensemble, tant en matière de rémunération fixe et variable que d’attribution d’actions assorties ou non de conditions de performance. Cette information permet d’assurer l’alignement et la cohérence entre les dispositifs applicables aux mandataires sociaux et ceux applicables aux salariés du Groupe.
L’enveloppe globale allouée au Conseil d’administration a été fixée à 950 000 euros lors de l’Assemblée Générale du 23 mai 2017 (17e résolution). Il est rappelé que la Présidente-Directrice Générale ne reçoit pas de rémunération au titre de son mandat d’administratrice de la Société. Par conséquent, la rémunération est répartie entre les autres administrateurs, incluant les deux administrateurs représentant les salariés. Ces règles de répartition sont conformes au Code Afep-Medef qui recommande que la part variable de la rémunération des administrateurs soit prépondérante.
La rémunération variable annuelle est calculée et fixée par le Conseil d’administration à l’issue de la clôture de l’exercice au titre duquel elle s’applique. À cet effet, chaque année durant le premier trimestre, le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance, examine les différents objectifs, leur pondération et les niveaux de performance attendus et fixe :
Ainsi :
Les objectifs de performance économique reposant sur des indicateurs financiers sont fixés de manière précise sur la base du budget préalablement approuvé par le Conseil d’administration et sont soumis aux seuils de performance mentionnés ci-dessus. Ils sont identiques à ceux applicables aux cadres et managers clés du Groupe. Le niveau d’atteinte des objectifs est communiqué critère par critère une fois l’appréciation de la performance établie par le Conseil d’administration.
Le dispositif de rémunération en actions de la Présidente-Directrice Générale, identique à celui applicable aux cadres et managers clés du Groupe, repose à la fois sur des critères de performance intrinsèque et extrinsèque. Ces critères sont détaillés, pour 2022, en 4.2.1.2.1.b.ii. Les objectifs de performance intrinsèque reposent sur des indicateurs financiers qui sont fixés de manière précise sur la base du budget préalablement approuvé par le Conseil d’administration. À cet effet, chaque année durant le premier trimestre, le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance, examine les différents objectifs, leur pondération et les niveaux de performance attendus et fixe :
b. Nomination de nouveaux mandataires sociaux
Dans le cas où un nouveau Président-Directeur Général serait nommé, les principes, critères et éléments de rémunération prévus dans la politique de rémunération du Président-Directeur Général seraient applicables. Dans l’éventualité où un ou plusieurs Directeurs Généraux Délégués seraient nommés, les principes et critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments de rémunération prévus dans la politique de rémunération du Président-Directeur Général leur seraient applicables. Le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations, déterminerait alors, en les adaptant à la situation du ou des intéressés, les objectifs, niveaux de performance, paramètres, structures et pourcentages maximaux à prendre en considération par rapport à leur rémunération fixe, lesquels ne pourraient pas être supérieurs à ceux fixés pour le Président-Directeur Général. En cas d’exercice dissocié des fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur Général, le Président du Conseil d’administration sera rémunéré sur la base de ce qui a été arrêté pour les administrateurs et percevra une rémunération fixe dont le montant sera déterminé en fonction de la situation particulière de l’intéressé et des responsabilités qui lui sont conférées. En cas de nomination d’un Directeur Général, la politique de rémunération prévue pour le Président-Directeur Général sera, en principe, appliquée en l’adaptant à la situation de l’intéressé, aux objectifs, niveaux de performance, paramètres, structure et pourcentages maximum par rapport à la rémunération annuelle fixe qui ne pourront être supérieurs à ceux du Président-Directeur Général. Par ailleurs, conformément à l’article 25.4 du Code Afep- Medef, en cas de nomination d’un nouveau dirigeant venant d’une société extérieure au groupe Eramet, le Conseil d’administration pourrait décider de lui accorder une indemnité de prise de fonction (en numéraire et/ou en actions) visant à compenser la perte de rémunération ou d’avantages antérieurs (hors avantages liés à la retraite). Une telle rémunération ne pourra être versée ou mise en œuvre que sous réserve de l’approbation de l’Assemblée Générale des actionnaires en application de l’article L. 22-10-8 du Code de commerce. En outre, dans l’hypothèse où le Directeur Général se verrait confier un mandat d’administrateur de la Société, il ne percevrait aucune rémunération pour ce mandat. Dans le cas où un nouvel administrateur serait nommé, les principes, critères et éléments de rémunération prévus dans la politique de rémunération des administrateurs seraient applicables.
c. Modifications de la politique de rémunération 2021
Il est précisé que l’Assemblée Générale en date du 28 mai 2021 a approuvé, dans sa 11 e résolution, les critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature attribuables en 2021 à la Présidente-Directrice Générale à 99,66 % et sans débat.
4.2.1.2 Informations relatives à chaque mandataire social
4.2.1.2.1 Politique de rémunération applicable en 2022 à la Présidente-Directrice Générale
a. Mandat de la Présidente-Directrice Générale
Mme Christel Bories a été nommée Présidente-Directrice Générale à effet du 23 mai 2017 pour la durée de son mandat d’administrateur, jusqu’à l’Assemblée Générale statuant sur les comptes de l’exercice 2020. L’Assemblée Générale du 28 mai 2021 statuant sur les comptes de l’exercice 2020, dans sa neuvième résolution, renouvelle pour une durée de quatre années, soit jusqu’à l’Assemblée Générale statuant sur les comptes de l’exercice 2024, le mandat d’administrateur de Mme Christel Bories, Présidente-Directrice Générale à 99,66 %. La Présidente-Directrice Générale est révocable à tout moment par le Conseil d’administration.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 256
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
b. Rémunération totale et avantages de toute nature
i. Rémunération fixe
La rémunération fixe de la Présidente-Directrice Générale rétribue les responsabilités attachées à ce type de mandat social. Elle est déterminée en prenant notamment en compte les éléments suivants :
● niveau de responsabilité et complexité des missions attachées à cette fonction ;
● compétences, expérience professionnelle, expertises et parcours du titulaire de la fonction ;
● études de marché portant sur la rémunération de fonctions similaires dans des sociétés françaises de chiffre d’affaires et de capitalisation boursière comparables au Groupe.
L’objectif est de se situer à la médiane du marché des sociétés comparables. La rémunération fixe de la Présidente-Directrice Générale a été définie dans le cadre de son mandat de Présidente- Directrice Générale le 23 mai 2017. Elle s’élève à 800 000 euros (fixe brut annuel) et est inchangée depuis cette date. Toutefois, la rémunération fixe de la Présidente-Directrice Générale est réétudiée chaque année, et une révision de celle-ci peut être proposée en cas d’évolution significative de son périmètre de responsabilité ou de décalage par rapport à son positionnement marché, sur la base des enquêtes de rémunération réalisées chaque année.
ii. Rémunération variable annuelle
L’objectif de la rémunération variable annuelle est d’inciter la Présidente-Directrice Générale à atteindre les objectifs annuels de performance fixés par le Conseil d’administration en ligne avec la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise. La part variable annuelle sur objectifs est définie à 100 % de la rémunération fixe brute annuelle et peut varier de 0 à 150 % de la rémunération fixe brute annuelle en fonction du taux de réalisation des différents objectifs, 100 % du fixe correspondant à 100 % des objectifs atteints. Elle ne peut dépasser 150 % de la rémunération fixe brute annuelle. La part variable à objectifs atteints et la part variable maximale sont analysées chaque année par le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance au regard des pratiques du marché, dans le cadre des enquêtes de rémunération réalisées annuellement. La rémunération variable annuelle de la Présidente-Directrice Générale, identique à celle appliquée aux cadres du Comité Exécutif, est déterminée :
● pour 55 % sur la base d’objectifs quantitatifs relatifs à la performance financière du Groupe au cours de l’année écoulée. Pour 2022, l’indicateur de performance retenu est le cash-flow opérationnel du Groupe ;
● pour 20 % sur la RSE, se décomposant en 10 % sur la base d’objectifs quantitatifs relatifs à la sécurité des employés, intérimaires et sous-traitants du Groupe (taux de fréquence des accidents du travail) et 10 % sur les progrès de la feuille de route annuelle RSE ;
● pour 25 % sur la base d’objectifs annuels qualitatifs.
Comme en 2021, l’intégralité de la part variable sur les objectifs financiers portera sur le critère de cash-flow opérationnel. L’évolution des ratios financiers du Groupe a conduit le management à initier depuis 2020 un plan d’actions couvrant les éléments constitutifs de la génération de trésorerie. Les objectifs de la part variable sont donc cohérents avec cette focalisation et seront déclinés sur l’ensemble des cadres du Groupe. Les objectifs qualitatifs sont déterminés par le Conseil d’administration, sur proposition du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance et portent sur des enjeux stratégiques, business et managériaux propres à l’exercice à venir. Ils peuvent notamment porter sur la mise en œuvre d’orientations stratégiques validées par le Conseil d’administration, les développements et les programmes industriels et commerciaux importants, des actions d’organisations et de management et des réalisations s’intégrant dans la démarche de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) et de développement durable du Groupe. Ils ne relèvent pas de tâches courantes, mais d’actions spécifiques sur lesquelles le Conseil d’administration attend des performances particulières. La décomposition des objectifs pour 2022 de la Présidente- Directrice Générale est la suivante :
| Indicateur | Pondération |
|---|---|
| Objectif quantitatif financier Cash-flow opérationnel du Groupe | 55 % |
| Objectifs RSE ● Objectif sécurité lié au taux de fréquence des accidents du travail avec ou sans arrêt, incluant l’accidentologie des collaborateurs Eramet, intérimaires et sous-traitants (10 %). En cas d’accident mortel sur un site, le taux d’atteinte est divisé de moitié. Au-delà, le taux d’atteinte est considéré comme nul. ● Évolution de la feuille de route RSE déclinée en critères liés aux enjeux sociaux et environnementaux (10 %). |
| Critères extra-financiers | 45 % |
|---|---|
| Critères financiers | 55 % |
| - Cash Flow opérationnel | 20 % |
| - RSE | 25 % |
| - dont 10 % critère sécurité et 10 % progrès de la feuille de route RSE | |
| - critères qualitatifs | 20 % |
Les critères extra-financiers liés aux progrès de la feuille de route RSE retenus pour évaluer, en 2022, la performance de la Présidente-Directrice Générale, ainsi que l’ensemble des cadres du Groupe, sont détaillés au chapitre 6 du présent document. La performance repose sur 13 indicateurs généraux se décomposant en 15 objectifs précisément définis. Chaque objectif ainsi que la mesure de son avancement et le progrès associé sont définis et quantifiés au chapitre 6.1.4.1. Ils sont orientés autour des grands axes suivants :
L’ensemble des critères contribue aux objectifs de la politique de rémunération, dans la mesure où :
La rémunération variable annuelle est calculée et fixée par le Conseil d’administration à l’issue de la clôture de l’exercice au titre duquel elle s’applique. À cet effet, chaque année durant le premier trimestre, le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance, examine les différents objectifs, leur pondération et les niveaux de performance attendus et fixe :
Ainsi :
Les objectifs de performance économique reposant sur des indicateurs financiers sont fixés de manière précise sur la base du budget préalablement approuvé par le Conseil d’administration et sont soumis aux seuils de performance mentionnés ci-dessus. Le niveau d’atteinte des objectifs est communiqué critère par critère une fois l’appréciation de la performance établie par le Conseil d’administration. Il n’existe aucune possibilité pour la Société de demander la restitution de la rémunération variable annuelle. La partie variable due au titre d’un exercice donné est déterminée par le Conseil d’administration approuvant les comptes du même exercice. Ainsi, conformément à l’article L. 22-10-34 du Code de commerce, le versement de la part variable due au titre de l’année 2022 sera soumis au vote ex post par l’Assemblée Générale appelée en 2023 à statuer sur les comptes de l’exercice 2022. Elle est versée dans le mois qui suit la validation de ce versement par l’Assemblée Générale. Il n’existe aucune autre période de report éventuelle.
La rémunération à long terme de la Présidente-Directrice Générale repose exclusivement sur l’attribution d’actions soumises à conditions de performance. La rémunération en actions est conforme aux objectifs de la politique de rémunération, puisqu’elle permet de fidéliser les dirigeants et de favoriser l’alignement de leurs intérêts avec les intérêts sociaux du Groupe et l’intérêt des actionnaires. L’attribution d’actions de performance pour la Présidente- Directrice Générale correspond, depuis 2021, à 100 % de la rémunération fixe annuelle lorsque toutes les conditions de performance du plan sont atteintes. Le niveau de cette attribution fait l’objet d’une analyse reconduite a minima tous les trois ans, afin de s’assurer qu’elle correspond aux meilleures pratiques du marché et, en tout état de cause, aux recommandations de l’Afep/Medef. Une révision du niveau d’attribution peut être proposée en cas d’évolution significative du périmètre de responsabilité de la Présidente-Directrice Générale, de décalage par rapport à son positionnement marché, sur la base des enquêtes de rémunération réalisées. Les attributions ont lieu annuellement aux mêmes périodes calendaires et ne font pas l’objet de décote. S’agissant d’actions existantes, et non d’actions nouvelles, il n’y a pas de dilution en nombre d’actions. En matière de dilution des droits de vote, l’attribution de ces actions existantes n’a qu’un impact très marginal, compte tenu d’une part de la composition du capital d’Eramet et, d’autre part, de la sélectivité des critères fixés par ces plans. Les règlements de plans interdisent le recours à des opérations de couverture du risque et le dirigeant mandataire social exécutif prend un engagement formel de respect de ces dispositions. Les actions attribuées sont soumises à conditions de performance comme décrit ci-dessous ainsi qu’à une condition de présence continue à l’effectif du Groupe de trois années. Depuis les attributions de 2021, les actions acquises à l’issue de la période d’acquisition de trois ans ne font plus l’objet d’une période de conservation des titres pendant deux années supplémentaires afin de rendre le dispositif plus attractif et compétitif à l’échelle mondiale. Néanmoins, le dirigeant mandataire social exécutif a l’obligation de conserver 20 % des actions acquises dans le cadre des plans d’actions de performance attribuées, jusqu’à la fin de ses fonctions en tant que mandataire social, décision devant être réexaminée à chaque renouvellement de mandat.
Les conditions de performance de l’attribution sont calculées sur trois ans et sont identiques à celles imposées aux autres attributaires cadres du groupe Eramet. Les indicateurs de ces conditions de performance sont revus a minima tous les trois ans, après analyse des pratiques de sociétés comparables sur le marché, et afin d’assurer l’alignement et la cohérence entre la rémunération long terme et la stratégie du groupe Eramet. Les conditions de performance reposent en 2022 sur trois indicateurs :
L’évaluation des critères de performance quantitatifs de cette rémunération à long terme s’effectue par le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance sur la base des éléments chiffrés des comptes annuels validés par les Commissaires aux comptes (EBITDA). L’évaluation du critère de performance relative de l’action Eramet par rapport au panel d’entreprises de l’indice Euromoney Global Mining Index s’effectue par un cabinet extérieur, Forward Finance.# L’évaluation de l’atteinte des objectifs de la feuille de route RSE fait l’objet d’une analyse annuelle par le Comité Stratégique et de la RSE. La déclaration de performance extra-financière, détaillant la démarche d’engagement d’Eramet, fait par ailleurs l’objet d’un avis motivé de l’organisme tiers indépendant sur la conformité de cette déclaration aux dispositions prévues à l’article R. 225-105 du Code de commerce d’une part, et d’autre part, sur la sincérité des informations fournies en application du 3° du I et du II du même article, à savoir les résultats des politiques, incluant des indicateurs clés de performance, et les actions, relatifs aux principaux risques extra-financiers.
La politique de rémunération pour la Présidente-Directrice Générale vise un équilibre entre la performance à long terme et à court terme afin de promouvoir le développement du groupe Eramet pour toutes ses parties prenantes. La décomposition de la rémunération totale cible et maximum de la Présidente-Directrice Générale est la suivante :
| Rémunération | Cible | Maximum |
|---|---|---|
| Rémunération variable annuelle | 28,60 % | 33,33 % |
| Rémunération variable long terme | 42,90 % | 33,33 % |
| Rémunération fixe | 28,60 % | 33,33 % |
Le mandat social de la Présidente-Directrice Générale précise qu’en cas de révocation (sauf faute grave) ou de démission contrainte, notamment à la suite d’un changement de contrôle de la Société ou de modification majeure et imposée du périmètre de responsabilité (y compris en cas de mise en œuvre d’une dissociation des fonctions de Présidente et de Directrice Générale dans le cadre de laquelle il serait proposé à Mme Bories, avant la fin de son prochain mandat, de poursuivre l’une seulement de ces fonctions et qu’elle le refuserait), il lui est alloué une indemnité de fin de mandat égale à deux ans de rémunération fixe et variable.
En vue de se conformer aux objectifs de la politique de rémunération, le bénéfice de cette indemnité est subordonné à la condition que la somme des rémunérations variables brutes perçues au cours des trois derniers exercices pleins du mandat soit supérieure ou égale à 35 % de la somme des rémunérations fixes brutes annuelles perçues au cours des mêmes exercices.
Le calcul de cette rémunération variable repose sur des conditions de performance exigeantes déterminées par le Conseil d’administration sur proposition du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance. Ces conditions comprennent des objectifs financiers qui correspondent aux objectifs de développement du groupe Eramet, un objectif de responsabilité sociale reposant sur le taux d’accidents du travail avec arrêts, et des objectifs qualitatifs portant sur des enjeux stratégiques, business et managériaux propres à l’exercice. Ils peuvent notamment porter sur la mise en œuvre d’orientations stratégiques validées par le Conseil d’administration, les développements et les programmes industriels et commerciaux importants, des actions d’organisations et de management et des réalisations s’intégrant dans la démarche de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) et de développement durable du Groupe.
Dans le cas où le nombre d’exercices pleins serait inférieur à trois, l’appréciation de la performance se fera sur la durée effective du mandat et sera soumise à l’appréciation du Conseil d’administration sur proposition du Comité des Rémunérations et de la Gouvernance.
Le Conseil d’administration peut revenir unilatéralement, selon l’appréciation de la performance, sur cette indemnité de départ.
La Présidente-Directrice Générale bénéficie des régimes collectifs de prévoyance et de frais de santé en vigueur au sein de la Société dans les mêmes conditions que celles applicables aux autres salariés.
Le régime collectif de frais de santé, dont la cotisation est financée à 56 % par Eramet et à 44 % par les bénéficiaires, couvre les bénéficiaires et leurs ayants droit en matière d’hospitalisation, de frais médicaux, de frais dentaires et d’optique.
Le régime collectif de prévoyance, dont la cotisation est financée à 67 % par Eramet et à 33 % par les bénéficiaires, prévoit une couverture en cas d’arrêt de travail consécutif à une maladie ou un accident, une rente en cas d’invalidité, ainsi qu’un capital ou une rente proportionnels au salaire annuel brut en cas de décès.
Les contrats d’assurance afférents à ces régimes sont résiliables dans les conditions de droit commun applicables en la matière. Par ailleurs, le Conseil d’administration peut revenir unilatéralement sur l’application de ces régimes à la Présidente-Directrice Générale.
La Présidente-Directrice Générale bénéficie d’un contrat d’assurance-vie relevant de l’article 82 du Code général des impôts, dont l’objet est de compléter le niveau de ses revenus de remplacement au moment de son départ à la retraite. Le montant annuel versé au titre de ce contrat s’élève à 30,39 % de la rémunération totale annuelle brute (rémunération fixe + rémunération variable soumise à conditions de performance) versée à la Présidente-Directrice Générale au cours de l’année de référence.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 260
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
Le montant ainsi déterminé fait l’objet de deux versements :
La souscription du contrat d’assurance-vie a été autorisée par le Conseil d’administration du 26 juillet 2017 et a été approuvée par l’Assemblée Générale du 24 mai 2018 dans le cadre de la procédure des conventions réglementées (article L. 225-38 et suivants du Code de commerce).
Les contrats d’assurance afférents à ces régimes sont résiliables dans les conditions de droit commun applicables en la matière. Pour se conformer aux objectifs de la politique de rémunération, l’assiette de calcul de cette rémunération complémentaire intègre la rémunération fixe et la rémunération variable et est donc, de fait, soumise à conditions de performance, lesquelles sont décrites ci-dessus.
Il n’est pas prévu pour la Présidente-Directrice Générale d’indemnité relative à un engagement de non-concurrence à l’issue de son mandat.
La Présidente-Directrice Générale ne perçoit aucune rémunération au titre des mandats d’administrateur qu’il exerce au sein des sociétés du Groupe.
Le principe d’une rémunération exceptionnelle n’est pas prévu.
La politique de rémunération du groupe Eramet prévoit l’attribution d’un véhicule de fonction pour la Présidente- Directrice Générale, de même que pour les autres cadres dirigeants du Groupe. La Présidente-Directrice Générale a renoncé au bénéfice de ce véhicule de fonction.
La Présidente-Directrice Générale ne bénéficie pas d’un contrat de travail ou d’un contrat de prestations de services.
Le mandat des administrateurs est conclu pour une durée de quatre ans.
| Nom | Date de nomination | Date d’échéance |
|---|---|---|
| Christel Bories | 23 mai 2017 | AG sur comptes 2024 |
| Michel Antsélévé | 15 mai 2013 | AG sur comptes 2024 |
| Emeric Burin des Roziers | 23 mai 2019 | AG sur comptes 2022 |
| Christine Coignard | 23 mai 2017 | AG sur comptes 2024 |
| François Corbin | 23 mai 2019 | AG sur comptes 2022 |
| Jérôme Duval | 23 mai 2019 | AG sur comptes 2022 |
| Sorame (Cyrille Duval) | 11 mai 2011 | AG sur les comptes 2022 |
| CEIR (Nathalie de La Fournière) | 11 mai 2011 | AG sur les comptes 2022 |
| Frédéric Gaidou | 12 novembre 2018 | 11 novembre 2022 |
| Jean-Yves Gilet | 23 septembre 2016 | AG sur les comptes 2022 |
| Manoelle Lepoutre | 11 mai 2011 | AG sur les comptes 2022 |
| Jean-Philippe Letellier | 23 juin 2018 | 22 juin 2022 |
| Miriam Maes | 27 mai 2016 | AG sur les comptes 2023 |
| Catherine Ronge | 17 février 2016 | AG sur les comptes 2024 |
| Sonia Sikorav | 27 mai 2016 | AG sur les comptes 2023 |
| Claude Tendil | 25 mai 2012 | AG sur les comptes 2022 |
| Bruno Vincent | 23 mai 2019 | Pas nommé par l’AG |
| Jean-Philippe Vollmer | 15 octobre 2020 | AG sur les comptes 2023 |
L’administrateur est révocable à tout moment sur décision de l’Assemblée Générale.
4 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 261
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
L’enveloppe globale allouée au Conseil d’administration a été fixée à 950 000 euros lors de l’Assemblée Générale du 23 mai 2017 (17 e résolution). Il est rappelé que la Présidente-Directrice Générale ne reçoit pas de rémunération au titre de son mandat d’administratrice de la Société.# 4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Par conséquent, la rémunération est répartie entre les autres administrateurs, incluant les deux administrateurs représentant les salariés. Ces règles de répartition sont conformes au Code Afep-Medef qui recommande que la part variable de la rémunération des administrateurs soit prépondérante.
Les administrateurs perçoivent une indemnité forfaitaire annuelle de 10 000 euros. Les administrateurs perçoivent, selon les cas, les indemnités suivantes :
Les administrateurs qui occupent cette fonction dans des filiales d’Eramet, (M. Cyrille Duval), sont rémunérés conformément aux règles définies par chacune de ces sociétés.
Chaque administrateur résidant hors d’Europe perçoit une indemnité de déplacement de 1 525 euros pour chaque déplacement en vue de la participation à une séance du Conseil ou d’un Comité.
Les administrateurs ne perçoivent pas de rémunération variable, exceptionnelle ou de rémunération en actions. Les modalités de rémunération mentionnées ci-dessus sont applicables à l’ensemble des administrateurs d’Eramet.
Les administrateurs ne bénéficient en aucun cas d’un contrat de travail ou d’un contrat de prestations de services avec Eramet.
Au titre de l’exercice 2021, Mme Christel Bories a perçu une rémunération fixe de 800 000 euros brut.
La rémunération variable versée en 2021 au titre de l’exercice 2020 est de 874 000 euros brut. Cette rémunération a fait l’objet d’une approbation lors de l’Assemblée Générale du 28 mai 2021 (13 e résolution). La rémunération variable attribuée au titre de l’exercice 2021 est de 1 084 000 euros brut. Le montant de la rémunération variable a été déterminé selon le niveau de réalisation des objectifs décrit ci-dessous :
| Niveau de réalisation des objectifs 2021 pour rémunération variable versée en 2022 | Pondération | Taux d’atteinte | Pourcentage versé au titre de cet objectif |
|---|---|---|---|
| Cash-flow opérationnel Groupe 2021 | 60 % | 150 % | 90 % |
| Sécurité (TF2 incluant les salariés, intérimaires et sous-traitants) | 10 % | 75 % (1) | 7,5 % |
| Objectifs qualitatifs liés notamment à la mise en œuvre des grands projets du Groupe, à la poursuite du déploiement du programme de transformation et à la progression du Groupe sur les enjeux sociétaux et environnementaux | 30 % | 126,5 % | 38 % |
| POURCENTAGE GLOBAL D’ATTEINTE DES OBJECTIFS | 100 % | 135,5 % |
(1) En dépit d’un taux d’atteinte de l’objectif égal à 150 %, la survenance d’un accident mortel en 2021 conduit à réduire de 50 % le taux d’atteinte sur cet objectif. La Société n’a pas demandé la restitution d’une rémunération variable.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
262
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
Mme Christel Bories n’a bénéficié d’aucune rémunération exceptionnelle.
Le Conseil d’administration du 28 mai 2021, a attribué à Mme Christel Bories 19 480 actions de performance (soit 0,07 % du capital social), pour une valorisation de 1 051 141 euros selon la méthode retenue pour les comptes consolidés (juste valeur de l’action au jour de l’attribution par le Conseil d’administration) lorsque toutes les conditions de performance du plan sont atteintes. 20 % des actions acquises sont bloquées jusqu’à la fin du mandat social. Ces conditions de performance, très rigoureuses, sont calculées sur trois ans et sont les suivantes :
Mme Christel Bories n’a bénéficié d’aucun autre élément de rémunération de long terme durant l’exercice clos le 31 décembre 2021.
Régime de protection sociale
Mme Christel Bories bénéficie des régimes collectifs d’assurance complémentaire frais de santé et de prévoyance complémentaire invalidité décès en vigueur au sein du groupe Eramet. Au titre de 2021 :
Assurance-vie (Article 82)
Mme Christel Bories bénéfice d’un contrat d’assurance-vie relevant de l’article 82 du Code général des impôts, dont l’objet est de compléter le niveau de ses revenus de remplacement au moment de son départ à la retraite. Ce contrat garantit la constitution d’une épargne qui, à la date du départ en retraite, sera convertie en rente viagère ou versée en capital. La rémunération complémentaire donne lieu aux deux versements suivants :
Mme Christel Bories n’a perçu aucune rémunération sous les formes suivantes :
Mme Christel Bories n’a perçu aucune rémunération au titre de son mandat d’administrateur.
4 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
263
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
Mme Christel Bories n’a bénéficié d’aucune rémunération versée par une entreprise dans le périmètre de consolidation.
| Proportion relative de la rémunération fixe et variable | Montant | Part |
|---|---|---|
| Rémunération fixe | 800 000 | 42 % |
| Rémunération variable annuelle | 1 084 000 | 58 % |
Ratio d’équité entre le niveau de rémunération de la Présidente-Directrice Générale et la rémunération moyenne et médiane des salariés d’Eramet S.A. et d’Eramet Marketing Services
La présentation qui suit a été réalisée conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-9 de l’ordonnance n° 2020-1142 du 16 septembre 2020 et aux recommandations de l’Afep-Medef. Les ratios ci-dessous ont été calculés sur la base des rémunérations fixes et variables versées au cours des exercices mentionnés ainsi que des actions de performance et actions gratuites attribuées au cours des mêmes périodes et valorisées à leur juste valeur à la date d’attribution. Pour les années 2017 à 2020, le périmètre de cette information repose sur la société holding française du groupe Eramet (Eramet S.A.).# RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Dans sa treizième résolution, l’Assemblée Générale du 28 mai 2021 a approuvé le vote ex post à hauteur de 94,56 % concernant les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature, versés ou attribués au titre de l’exercice 2020 ou attribués au titre du même exercice à Mme Christel Bories.
Les éléments de la rémunération de Mme Christel Bories décrits ci-dessus sont conformes aux dispositions arrêtées par le Conseil d’administration, sur recommandation du Comité des Rémunérations. Ils sont déterminés dans le respect de l’intérêt social, adaptés à la stratégie commerciale de la Société et ils répondent à la volonté de performance et de compétitivité sur le moyen et le long terme en vue d’assurer la pérennité de la Société. Les conditions de performance financière et extra-financière sont exigeantes et évaluées annuellement. Elles correspondent aux facteurs clés de création de valeur et de croissance rentable et durable de la Société et sont alignées sur ses objectifs à court, moyen et long terme, ce qui participe à sa pérennité. Elles sont revues régulièrement en fonction des priorités stratégiques du Groupe. Les conditions de performance de l’attribution d’actions sont calculées sur trois ans et sont identiques à celles imposées aux autres attributaires cadres du groupe Eramet.
Le Conseil d’administration détermine la politique de rémunération applicable aux mandataires sociaux et veille à sa mise en œuvre. Il fixe la rémunération de la Présidente-Directrice Générale et des administrateurs d’Eramet. En outre, dans le cadre de ses travaux préparatoires à la révision annuelle de la rémunération des mandataires sociaux, le Comité des Rémunérations et de la Gouvernance est informé sur les critères d’évolution proposés pour les salariés du Groupe dans son ensemble, tant en matière de rémunération fixe et variable que d’attribution d’actions assorties ou non de conditions de performance. Cette information permet d’assurer l’alignement et la cohérence entre les dispositifs applicables aux mandataires sociaux et ceux applicables aux salariés du Groupe.
La Société n’a pas fait d’écart par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération. La Société n’a pas dérogé à la politique de rémunération.
Le Conseil d’administration étant composé conformément aux dispositions des articles L. 225-18-1 et L. 22-10-3 du Code de commerce, le versement de la rémunération prévue au premier alinéa de l’article L. 225-45 du Code précité n’a pas été suspendu.
Les éléments de rémunération des administrateurs au titre de l’exercice 2021 sont détaillés dans le tableau n° 3.
À l’exception de Cyrille Duval tel que mentionné dans le tableau n° 3, les administrateurs n’ont perçu aucune rémunération versée par une entreprise dans le périmètre de consolidation.
Les administrateurs n’ont perçu aucune rémunération variable ou exceptionnelle au titre de l’exercice 2021.
Dans sa douzième résolution, l’Assemblée Générale du 28 mai 2021 a approuvé le vote ex post à hauteur de 99,95 % concernant les informations relatives à la rémunération totale annuelle des administrateurs au titre de l’exercice 2020 figurant au Document d’enregistrement universel 2020, partie 7 « Rémunération des organes de direction et d’administration » paragraphe 7.2.2.
La politique de rémunération prévue pour les administrateurs a été approuvée pour la première fois en 2020. La Société n’a pas fait d’écart par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération. La Société n’a pas dérogé à la politique de rémunération.
Le Conseil d’administration étant composé conformément aux dispositions des articles L. 225-18-1 et L. 22-10-3 du Code de commerce, le versement de la rémunération prévue au premier alinéa de l’article L. 225-45 du Code précité n’a pas été suspendu.
| Éléments de rémunération
| Éléments de rémunération | Montants attribués au titre de 2021 ou valorisation comptable | Montants versés au titre de 2021 # DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
La part variable à objectifs atteints et la part variable maximale sont analysées chaque année par le Comité des Rémunérations au regard des pratiques du marché, dans le cadre des enquêtes de rémunération réalisées annuellement. Conformément à la politique de rémunération, il n’existe aucune possibilité pour la Société de demander la restitution de la rémunération variable annuelle.
Rémunération variable différée
N/A
Mme Christel Bories ne bénéficie d’aucune rémunération variable différée.
Rémunération variable pluriannuelle
N/A
Mme Christel Bories ne bénéficie d’aucune rémunération variable pluriannuelle.
Rémunération exceptionnelle
N/A
Mme Christel Bories ne bénéficie d’aucune rémunération exceptionnelle.
| Montants attribués au titre de 2021 ou valorisation comptable | Montants versés au titre de 2021 | Présentation |
|---|---|---|
| Actions de performance ou options d’actions ou tout autre élément de rémunération de long terme | ||
| 19 480 actions de performance = 1 051 141 euros (selon la méthode retenue pour les comptes consolidés juste valeur de l’action au jour de l’attribution par le Conseil d’administration) Options = N/A Autre élément = N/A |
Le Conseil d’administration du 28 mai 2021 a confirmé conformément à l’autorisation de l’Assemblée Générale du 28 mai 2021 (18e résolution), l’attribution à Mme Christel Bories de 19 480 actions de performance lorsque toutes les conditions de performance sont atteintes à 100 %, soit une valorisation de 1 051 141 euros (soit 0,07 % du capital social) selon la méthode retenue pour les comptes consolidés (juste valeur de l’action au jour de l’attribution par le Conseil d’administration). Ce nombre correspond au nombre d’actions qui pourrait être définitivement acquis en tout ou partie trois ans après l’attribution et si les conditions de performance sont remplies en tout ou partie. Ces actions de performance ne font pas l’objet d’une période de conservation supplémentaire. Toutefois, 20 % des actions acquises sont bloquées jusqu’à la fin du mandat social. Ces conditions de performance, très rigoureuses, sont calculées sur trois ans et sont les suivantes :
Mme Christel Bories n’a bénéficié d’aucun autre élément de rémunération de long terme durant l’exercice clos le 31 décembre 2021.
Rémunérations des mandats d’administrateur
N/A
Mme Christel Bories ne perçoit pas de rémunération au titre des mandats qu’elle exerce chez Eramet et ses filiales.
Avantages de toutes natures
N/A
Mme Christel Bories ne dispose pas d’un véhicule de fonction.
| Éléments de rémunérations | Montants attribués au titre de 2021 ou valorisation comptable | Montants versés au titre de 2021 | Présentation |
|---|---|---|---|
| Indemnité de prise ou de cessation de fonctions | Aucun versement | ||
| En cas de révocation (sauf faute grave) ou de démission contrainte, notamment à la suite d’un changement de contrôle de la Société ou de modification majeure et imposée du périmètre de responsabilité, il est alloué à Mme Christel Bories une indemnité de fin de mandat égale à deux ans de salaire fixe et rémunération variable. Le bénéfice de cette indemnité est subordonné à la condition que la somme des rémunérations variables brutes perçues au cours des trois derniers exercices pleins du mandat soit supérieure ou égale à 35 % de la somme des rémunérations fixes brutes annuelles perçues au cours des mêmes exercices. Dans le cas où le nombre d’exercices pleins serait inférieur à trois, l’appréciation de la performance se fera sur la durée effective du mandat et sera soumise à l’appréciation du Conseil d’administration sur proposition du Comité des Rémunérations. Conformément à la procédure relative aux conventions et engagements réglementés (et aux dispositions de l’article L. 225-42-1 du Code de commerce applicables à l’époque), cet engagement a été autorisé par le Conseil du 23 février 2017 et a été approuvé par l’Assemblée Générale du 24 mai 2018. | |||
| Contribution Régime de type Article 82 | 572 548 euros | 508 729 euros | |
| Mme Christel Bories bénéficie d’un contrat d’assurance-vie relevant de l’article 82 du Code général des impôts. Le Conseil d’administration du 26 juillet 2017 sur proposition du Comité des Rémunérations a autorisé la mise en place du dispositif dans les conditions suivantes : ● Le montant annuel de la rémunération complémentaire versée s’élève à 30,39 % de la rémunération totale annuelle brute (fixe + variable) versée à Mme Christel Bories au cours de l’année de référence. L’assiette de calcul de cette rémunération complémentaire intègre non seulement la rémunération fixe mais également la rémunération variable. La rémunération complémentaire déterminée en application des dispositions qui précèdent donne lieu aux deux versements suivants : ● le financement d’un contrat d’assurance-vie : La Société a organisé l’adhésion de Mme Christel Bories à un contrat d’assurance-vie souscrit par la Société auprès d’un organisme assureur habilité. Ce contrat dit « Article 82 » est un contrat d’assurance individuel en cas de vie. Le financement de ce contrat est intégralement pris en charge par la Société et représente 50 % de la rémunération complémentaire déterminée en application de ce qui précède. Il ne constitue pas un engagement de retraite ; ● un versement annuel en numéraire : La Société verse chaque année une somme en numéraire égale à 50 % de la rémunération complémentaire déterminée en application des dispositions qui précèdent, afin de prendre en charge les charges sociales et fiscales afférentes. Au titre de l’exercice 2021, l’assiette de calcul intègre la rémunération fixe et la rémunération variable et est donc soumise à conditions de performance. Compte tenu du taux d’atteinte des objectifs 2021 de la rémunération variable qui s’élève à 135,5 %, le montant de la contribution patronale s’élève à un montant de 572 548 euros réparti dans les proportions mentionnées ci-dessus. L’engagement de la Société se limite au versement de la contribution mentionnée ci-dessus et elle demeure libre de résilier à tout moment ce contrat. | |||
| Régimes collectifs de prévoyance et de frais de santé | |||
| Part patronale frais de santé : 914,76 euros Part patronale prévoyance : 7 863,5 euros | Part patronale frais de santé : 914,76 euros Part patronale prévoyance : 7 863,5 euros | Mme Christel Bories bénéficie des régimes collectifs d’assurance complémentaire frais de santé et de prévoyance complémentaire invalidité décès en vigueur au sein du groupe Eramet. Conformément à la procédure relative aux conventions et engagements réglementés, cet engagement a été autorisé par le Conseil du 23 février 2017 et a été approuvé par l’Assemblée Générale du 24 mai 2018. |
| Rémunérations attribuées au titre de l’exercice (1) | Valorisation des actions attribuées au cours de l’exercice (2) | Total | Total | |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 2020 | 2021 | 2020 | |
| Christel Bories Présidente-Directrice Générale | 2 456 548 | 2 149 396 | 1 051 141 | 299 400 |
| TOTAL MANDATAIRES SOCIAUX | 2 456 548 | 2 149 396 | 1 051 141 | 299 400 |
(1) Le mode de valorisation des actions de performance ne permet pas d’extrapoler de ces chiffres la rémunération réelle des dirigeants au cours des années considérées.
(2) Calculé selon la juste valeur de l’action au jour d’attribution par le Conseil d’administration, soit 53,96 euros au 28 mai 2021, 19,96 euros au 12 mars 2020. Il n’y a pas eu attribution d’options durant l’exercice. La valorisation 2020 correspond à l’attribution maximale de 15 000 actions ; la cible, à objectifs atteints à 100 %, étant de 10 000 actions. La valorisation 2021 correspond à l’attribution cible de 19 480 actions correspondant à l’attribution maximale pour une atteinte des critères de performance à 100 %.
Valorisation des autres plans de rémunération
Il n’existe pas de :
TABLEAU 2 – TABLEAU RÉCAPITULATIF DES RÉMUNÉRATIONS DU DIRIGEANT MANDATAIRE SOCIAL EXÉCUTIF (en euros)
| Montants au titre de l’exercice 2021 | Montants au titre de l’exercice 2020 | Attribués | Versés | Attribués | Versés |
|---|---|---|---|---|---|
| Christel Bories Présidente-Directrice Générale | |||||
| Rémunération fixe (1) | 800 000 | 800 000 | 766 667 | 766 667 | |
| Rémunération variable annuelle (2) | 1 084 000 | 874 000 | 874 000 | 736 000 | |
| Contribution régime type Article 82 | 572 548 | 508 729 | 508 729 | 466 790 | |
| Rémunération allouée à raison du mandat d’administrateur | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Avantages en nature | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total | 2 456 548 | 2 182 729 | 2 149 396 | 1 969 457 | |
| TOTAL MANDATAIRES SOCIAUX | 2 456 548 | 2 182 729 | 2 149 396 | 1 969 457 |
(1) Sur proposition de Mme Christel Bories, validée par le Conseil d’administration du 4 mai 2020, 25 % de sa rémunération fixe due au titre des mois d’avril et mai 2020 ont été reversés au fonds de solidarité mis en œuvre par Eramet pour financer des actions contre la propagation de la pandémie de Covid-19 dans les communautés autour des sites du Groupe partout dans le monde.
(2) À noter qu’en 2020, la rémunération fixe retenue pour le calcul de la rémunération variable versée en 2021 au titre de 2020 ne tient pas compte du montant reversé au titre du fonds de solidarité. Aucune rémunération variable pluriannuelle n’est due ou n’a été versée au cours de l’exercice.
Le montant global des rémunérations annuelles des cinq personnes les mieux rémunérées de la Société s’élève à douze millions cent quatorze mille cent cinquante-huit euros et cinquante et un centimes (12 114 158,51 €) pour l’exercice 2021.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 269
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
À noter que ce montant tient compte de la conversion des droits conditionnels attribués par le dispositif de retraite supplémentaire à prestations définies fermé au 31 décembre 2019 en droits acquis. Le montant de la conversion a fait l’objet d’un versement en 2021 d’une cotisation exceptionnelle de sept millions deux cent onze mille sept cent quatre-vingt-quatorze euros (7 211 794,00 €) pour les cinq personnes les mieux rémunérées. Le montant a fait l’objet d’une certification des Commissaires aux comptes.
TABLEAU 3 – TABLEAU SUR LES RÉMUNÉRATIONS PERÇUES PAR LES MANDATAIRES SOCIAUX NON EXÉCUTIFS (montants bruts en euros arrondis à l’euro le plus proche)
| Eramet | Autres sociétés | Total 2021 | Total 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Michel Antsélévé (2) | 14 055 | - | 14 055 | 30 755 |
| Alilat Antsélévé-Oyima (3) | 21 495 | - | 21 495 | - |
| Christel Bories (1) | - | - | - | - |
| Emeric Burin des Roziers | 32 500 | - | 32 500 | 30 311 |
| Christine Coignard | 58 000 | - | 58 000 | 53 751 |
| François Corbin | 61 750 | - | 61 750 | 49 710 |
| Cyrille Duval (Sorame) (10) | 78 000 | 29 000 | 107 000 | 102 959 |
| Jérôme Duval | 44 575 | - | 44 575 | 39 626 |
| Nathalie de La Fournière (CEIR) | 40 000 | - | 40 000 | 38 394 |
| Frédéric Gaidou (4) | 47 500 | - | 47 500 | 46 477 |
| Autres rémunérations hors mandat social : 95 105 € | ||||
| Jean Yves Gilet (5) | 40 000 | - | 40 000 | 38 394 |
| Philippe Gomès (6) | - | - | - | 22 666 |
| Manoelle Lepoutre | 52 500 | - | 52 500 | 50 518 |
| Jean-Philippe Letellier (4) | 37 500 | - | 37 500 | 38 394 |
| Autres rémunérations hors mandat social : 100 839 € | ||||
| Miriam Maes | 81 000 | - | 81 000 | 85 275 |
| Louis Mapou (7) | 12 678 | - | 12 678 | 10 104 |
| Catherine Ronge | 45 000 | - | 45 000 | 46 477 |
| Sonia Sikorav | 58 000 | - | 58 000 | 53 751 |
| Claude Tendil | 60 000 | - | 60 000 | 66 684 |
| Bruno Vincent (8) | 78 000 | - | 78 000 | 73 959 |
| Jean-Philippe Vollmer (9) | 27 500 | - | 27 500 | 5 742 |
| TOTAL | 890 053 | 29 000 | 919 053 | 883 945 |
(1) Autres rémunérations : voir les autres tableaux relatifs à la rémunération des dirigeants mandataires sociaux.
(2) Fin de mandat le 28 mai 2021.
(3) Nomination le 28 mai 2021.
(4) Administrateur représentant les salariés.
(5) 15 % du montant dû est versé au ministère des Finances.
(6) Fin de mandat le 26 mai 2020.
(7) Fin de mandat le 8 juillet 2021.
(8) Montant versé au ministère des Finances – Le 23 mai 2019 M. Bruno Vincent a été nommé Représentant de l’État.
(9) Nomination le 15 octobre 2020.
(10) Rémunérations perçues au titre de ses mandats d’administrateurs chez Comilog et chez Metal Securities.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 270
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
TABLEAUX 4 ET 5 – NON APPLICABLES
Il n’a pas été procédé à l’attribution d’options de souscription ou d’achat d’actions au dirigeant mandataire social durant l’exercice. Il n’a pas été procédé au cours de l’exercice à la levée d’options de souscription ou d’achat d’actions par le dirigeant mandataire social.
TABLEAU 6 – ACTIONS DE PERFORMANCE ATTRIBUÉES AU MANDATAIRE SOCIAL DURANT L’EXERCICE
| N° et Date du plan | Nombre d’actions attribuées | Valorisation des actions (1) | Date d’acquisition | Date de disponibilité | Conditions de performance performance n’étant remplies à 100 % qu’en cas de dépassement significatif de ces objectifs). Compte tenu des conditions de performance, le taux d’acquisition en pourcentage des actions attribuées est le suivant : 2015 : 49,44 % ; 2016 : 86,67 % ; 2017 : 55,64 %. Pour le plan 2018, les conditions de performance, très rigoureuses, sont calculées sur trois ans et sont les suivantes : performance relative de l’action Eramet pour un tiers de l’attribution (il s’agit de comparer sur trois ans l’évolution du taux de rentabilité de l’action (« total shareholder return ») par rapport à celui d’un panel constitué de 37 sociétés comparables de l’indice Euromoney Global Mining Index: Diversified Metals & Mining, Steel ; cette condition de performance n’étant remplie à 150 % qu’en cas d’atteinte d’un classement dans les 15 premiers pourcents du panel) et performance intrinsèque réalisée par tiers sur trois ans de certains indicateurs économiques pour deux tiers de l’attribution (à hauteur d’un tiers l’ Earning Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization (EBITDA) à conditions économiques constantes du budget et à hauteur de un tiers le Return On Capital Employed (ROCE), les objectifs annuels faisant référence aux objectifs budgétaires de la Société) ; cette condition de performance n’étant remplie à 150 % qu’en cas de dépassement significatif de ces objectifs. Compte tenu des conditions de performance, le taux d’acquisition en pourcentage des actions attribuées est le suivant : 23,6 % (/performance max) et 35,44 % (/cible). Pour le plan 2019, les conditions de performance, très rigoureuses, sont calculées sur trois ans et sont les suivantes : performance relative de l’action Eramet pour un tiers de l’attribution (il s’agit de comparer sur trois ans l’évolution du taux de rentabilité de l’action (« total shareholder return ») par rapport à celui d’un panel constitué de 38 sociétés comparables de l’indice Euromoney Global Mining Index: Diversified Metals & Mining, Steel ; cette condition de performance n’étant remplie à 150 % qu’en cas d’atteinte d’un classement dans les 15 premiers pourcents du panel) et performance intrinsèque réalisée par tiers sur trois ans de certains indicateurs économiques pour deux tiers de l’attribution (à hauteur d’un tiers l’ Earning Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization (EBITDA) à conditions économiques constantes du budget et à hauteur de un tiers le Return On Capital Employed (ROCE), les objectifs annuels faisant référence aux objectifs budgétaires de la Société) ; cette condition de performance n’étant remplie à 150 % qu’en cas de dépassement significatif de ces objectifs. Pour le plan 2020, les conditions de performance, très rigoureuses, sont calculées sur trois ans et sont les suivantes : performance relative de l’action Eramet pour 30 % de l’attribution (il s’agit de comparer sur trois ans l’évolution du taux de rentabilité de l’action (« total shareholder return ») par rapport à celui d’un panel constitué de 42 sociétés comparables de l’indice Euromoney Global Mining Index: Diversified Metals & Mining, Steel ; cette condition de performance n’étant remplie à 150 % qu’en cas d’atteinte d’un classement dans les 15 premiers pourcents du panel) ; performance intrinsèque réalisée par tiers sur trois ans de certains indicateurs économiques pour 50 % de l’attribution (à hauteur de 25 % l’ Earning Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization (EBITDA) à conditions économiques constantes du budget et à hauteur de 25 % la dette nette, les objectifs annuels faisant référence aux objectifs budgétaires de la Société) et performance intrinsèque en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour 20 % de l’attribution, cette condition de performance n’étant remplie à 150 % qu’en cas de dépassement significatif de ces objectifs. Pour le plan 2021, les conditions de performance, très rigoureuses, sont calculées sur trois ans et sont les suivantes : performance relative de l’action Eramet pour 30 % de l’attribution (il s’agit de comparer sur trois ans l’évolution du taux de rentabilité de l’action (« total shareholder return ») par rapport à celui d’un panel constitué de 27 sociétés minières comparables de l’indice Euromoney Global Mining Index ; cette condition de performance n’étant remplie à 100 % qu’en cas d’atteinte d’un classement dans les 15 premiers pourcents du panel) ; performance intrinsèque réalisée par tiers sur trois ans d’un indicateur économique pour 50 % de l’attribution (l’ Earning Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization (EBITDA) à conditions économiques constantes du budget) et performance intrinsèque en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour 20 % de l’attribution.
TABLEAU 10 – NON APPLICABLE
Il n’existe pas de rémunération pluriannuelle du dirigeant mandataire social.
4 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 273
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
TABLEAU 11 – TABLEAU RÉCAPITULATIF PAR MANDATAIRE SOCIAL
| Mandataires sociaux | Contrat de travail | Régime de retraite supplémentaire | Indemnité ou avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la cessation ou du changement de fonctions | Indemnités relatives à une clause de non-concurrence |
|---|---|---|---|---|
| Christel Bories Présidente-Directrice Générale : 23/05/2017 | Fin du mandat d’administrateur à l’AG qui statuera sur les comptes de 2024 | Non | Non, mais financement par la Société d’un contrat d’assurance-vie | Oui |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 274
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
4 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 275
4 RAPPORT SUR LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
Informations relatives à la rémunération des organes de direction et d’administration
→ Exploration de sables minéralisés, Cameroun
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 276
5.1 Principes de la gestion des risques au sein d’Eramet 278
5.2 Environnement de contrôle et de gestion des risques du Groupe 279
5.3 Une approche intégrée de la Gestion des Risques au sein d’Eramet 280
5.4 Les principaux facteurs de risque auxquels le Groupe est exposé 283
FACTEURS DE RISQUES ET ENVIRONNEMENT DE CONTRÔLE
5 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 277
Ce chapitre présente le dispositif de gestion des risques dont la mise en œuvre est assurée par la Direction Générale et par l’ensemble des équipes d’Eramet, afin de prévenir et de maîtriser les risques significatifs du Groupe auxquels Eramet estime pouvoir être confronté. Le Groupe exerce ses activités dans un environnement en constante évolution, ce qui crée des risques dont beaucoup échappent à son contrôle. Les risques et incertitudes décrits dans ce chapitre ne sont pas les seuls risques auxquels le Groupe est exposé ou sera exposé à l’avenir. D’autres risques ou incertitudes que le Groupe ne connaît pas à ce jour ou qu’il considère comme peu importants à la date du présent document peuvent avoir un effet négatif sur ses activités, ses résultats, sa situation financière et ses perspectives. Eramet ne peut fournir, par ailleurs, une garantie absolue sur l’atteinte des objectifs de gestion des risques, ni sur l’élimination totale de ces risques.
5.1 PRINCIPES DE LA GESTION DES RISQUES AU SEIN D’ERAMET
Conscient que la prise de risques est vitale et inhérente au développement de ses activités, le groupe Eramet est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de gestion des risques permettant de mieux les connaître afin d’accroître sa performance à long terme et lui permettre de mieux tirer parti des opportunités. À cet égard, la gestion des risques est considérée par le Comité Exécutif d’Eramet comme une composante clé du système de gouvernance du Groupe. C’est pourquoi le Groupe a développé une démarche de management des risques intégrée et alignée sur les objectifs de l’organisation et sur sa stratégie, en créant une fonction de Gestion des Risques et en coordonnant les trois lignes de maîtrise des risques comme présentées ci-dessous :
Management Actions qui visent I’atteinte des objectifs de l’organisation Conseil d’administration, Comité d’Audit, des Risques et l’Éthique, Comité Stratégique et RSE, Comité des Rémunérations, Comité Exécutif. Organes de gouvernance Devoir de rendre compte envers les parties prenantes au sujet de la surveillance de l’organisation. Prestataires externes d’assurance (CAC, autres) Audit interne Assurance indépendante 1 re ligne de maîtrise • Management Opérationnel • Finances • Systèmes d’Information & Transformation Numérique • Juridique • Ressources Humaines • Communication • Achats • Qualité • Excellence Opérationnelle et Commerciale • Développement durable 2 e ligne de maîtrise • Contrôle de gestion • Assurances • Gestion des Risques • Contrôle interne • Éthique & Conformité • Audits Droits humains, Environnement, Sécurité, Sûreté 3 e ligne de maîtrise Rôles de la 3 e ligne : Donner une assurance indépendante et objective pour toute question ayant trait à la maîtrise des principaux process du Groupe. Rôles de la 2 e ligne : Apporter une expertise, une assistance, un suivi et des critiques constructives sur les questions ayant trait à l’atteinte des objectifs. Fonctions qui répondent plus spécifiquement à la gestion des risques. Rôles de la 1 re ligne : Fournir des pro- duits/services aux clients ; gérer les risques. Principalement, concerne le management opérationnel et les fonctions support hors fonction de contrôle. Devoir de rendre compte, reporting Délégation, pilotage, ressources, supervision Alignement, coordination de la communication, collaboration La première ligne de maîtrise s’appuie principalement sur les activités du management opérationnel, sur la gestion opérationnelle des risques, mais ne comprend pas les fonctions de contrôle.# 5 Facteurs de risques et environnement de contrôle
La deuxième ligne de maîtrise est assurée par différentes fonctions instituées par le management pour assurer le suivi du contrôle des risques et de la conformité.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 278
La troisième ligne de maîtrise est portée par l’assurance indépendante fournie par l’Audit interne. La coordination des trois lignes de maîtrise constituant le dispositif de gestion des risques est notamment assurée par le Comité du Management des Risques composé de onze membres permanents que sont le Risk Manager Groupe, le Directeur de la Gestion des Risques, du Contrôle et de l’Audit Internes, le Directeur de l’Environnement et de la Performance ESG, le Directeur de l’Impact Sociétal et des Droits Humains, le Coordinateur des Risques Industriels, le Directeur de la Sûreté, le Directeur de la Sécurité et de la Prévention, le Responsable des Assurances du Groupe, le Directeur de l’Éthique et de la Conformité, le Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information et le Directeur des Affaires Publiques. Ce Comité constitue une instance opérationnelle entre métiers contribuant aux démarches de maîtrise des risques et représente un vecteur de la culture de la gestion des risques dans le Groupe. Ses principaux objectifs sont : d’informer ses différents membres de leurs travaux respectifs, contribuant ainsi à l’amélioration de la maîtrise des risques ; de communiquer une vision globale des risques et de leurs enjeux leur permettant ainsi de situer les risques relevant de leur domaine d’expertise par rapport aux autres risques ; d’assurer la prise en compte des risques émergents ou en forte évolution identifiés. Le dispositif de gestion des risques du Groupe intègre également un dispositif de gestion de crise et un Comité Risque Pays. Depuis 2021, il est complété par un Comité semestriel de suivi de l’avancement des plans de réduction des risques au niveau du Comité Exécutif, et est décliné sous le même format à un rythme trimestriel au niveau des activités des Business Units (BU) Mines et Métaux et des BU des Alliages Haute Performance.
L’environnement de contrôle interne et de gestion des risques du Groupe repose sur les éléments suivants :
Les systèmes de reporting existants sur l’ensemble des grands processus du Groupe, permettent de recueillir et de diffuser les informations pertinentes et fiables aux divers niveaux de l’entreprise. À titre d’exemple, le processus stratégique formalise une vision à 10 ans, déclinée opérationnellement et financièrement dans un plan opérationnel à cinq ans puis en processus budgétaire annuel. Ces grands processus sont complétés par les revues de performance des Business Units, des filiales et fonctions, ainsi que par plusieurs processus de reporting (financier, ressources humaines, responsabilité sociétale et environnementale…) et par des questionnaires de conformité du contrôle interne aux standards du Groupe complétés par chaque dirigeant des entités du Groupe.
5 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 279
Le Groupe a réuni au sein d’une même Direction, la Gestion des Risques, le Contrôle interne et l’Audit interne afin de renforcer la maîtrise des risques pour le Groupe en s’appuyant sur l’expertise de chacune des trois fonctions qui œuvrent en synergie et assurent une cohérence méthodologique des approches.
| Gestion des risques | Contrôle interne | Audit interne | Autres fonctions de maîtrise des risques # 5 Facteurs de risques et environnement de contrôle
Une approche intégrée de la Gestion des Risques au sein d’Eramet
Il vise à assurer la conformité aux lois et règlements, l’application des instructions et des orientations fixées par la Direction Générale du Groupe, le bon fonctionnement des processus internes du Groupe et de ses entités et la fiabilité des informations financières. D’une façon générale, il contribue à la gestion des activités du Groupe, à l’efficacité de ses opérations et à l’utilisation efficiente de ses ressources.
Le dispositif de contrôle interne est en permanence alimenté par le processus de gestion des risques. Ainsi, le dispositif de contrôle interne s’adapte et répond aux évolutions de l’univers des risques du Groupe. La propriété et la gestion des risques sont attribuées au niveau le plus approprié selon un principe de subsidiarité. Chaque manager opérationnel est dès lors directement impliqué dans la mise en oeuvre du contrôle interne et est responsable de l’évaluation et de la diminution des risques portant sur les processus et activités dont il a la charge.
L’efficacité du dispositif est vérifiée par la fonction Contrôle Interne. Cependant, comme tout système de contrôle, il ne peut fournir une garantie absolue que ces risques sont totalement éliminés. La fonction Contrôle Interne a pour mission principale de tenir à jour le référentiel de standards du Groupe (charte, politiques, procédures…) et le référentiel des contrôles internes clés, ces deux référentiels étant définis par les Responsables des Métiers du Groupe. En effet, ceux-ci identifient, avec l’accompagnement du Contrôle Interne Groupe et de la Gestion des Risques, les zones de risques et définissent des standards et des activités de contrôle permettant d’y répondre.
Elle veille également à l’amélioration permanente des standards et pratiques du Groupe, assure l’existence, la formalisation et le suivi de plans d’actions en cas de contrôles non implémentés ou insatisfaisants. Enfin, elle organise le déploiement des contrôles internes et des campagnes d’autoévaluations, et communique sur leurs évolutions et sur le niveau de maturité du Groupe en termes de contrôle interne.
En 2021, le Contrôle Interne a poursuivi ses actions de déploiement du référentiel de contrôle interne. Un progiciel de type « Gouvernance, Risques et Conformité » centralise toutes les évaluations de contrôle interne clés et les plans d’actions qui y sont associés. Un calendrier de contrôles internes est défini et les sociétés du Groupe doivent évaluer leur niveau de conformité en fonction de leur taille ou de leur processus. Une Lettre d’Affirmation Groupe est déployée annuellement, chaque Directeur d’Eramet, de Business Unit ou d’Activité devant y prononcer son degré de conformité aux standards du Groupe.
L’Audit Interne est la troisième ligne de maîtrise des risques et contribue à la protection des actifs d’Eramet en évaluant les dispositifs de Gouvernance, de Gestion des Risques et de Contrôle Interne du Groupe. Sur la base du plan d’audit pluriannuel de missions rattachées aux risques des cartographies du Groupe et des activités des BU, les processus métier sont passés en revue. L’Audit interne fonde ses travaux sur la base des standards du Groupe et des objectifs d’efficience opérationnelle décrite dans les référentiels élaborés par les grandes fonctions du Groupe.
Au cours des missions, l’Audit Interne procède à l’évaluation des actions de mitigation des risques portées par le management local ainsi qu’à l’évaluation de maturité du contrôle interne au travers de la revue des indicateurs de performance calculés et rapportés par l’organisation auditée. Il porte également un regard indépendant sur le déploiement de la Feuille de route RSE d’Eramet, en évaluant la gouvernance en place assurant l’atteinte des jalons identifiés ou en contrôlant le respect des référentiels qui y sont associés.
Les méthodes et l’organisation de l’Audit Interne sont certifiées par l’IFACI conformes aux meilleurs standards reconnus à l’international. L’équipe d’auditeurs est composée d’un mix de cadres expérimentés et de jeunes talents. Le suivi des recommandations d’audit est rapporté sur un rythme mensuel au Comité Exécutif du Groupe. L’Audit Interne s’assure du pilotage et du suivi des missions d’audit ainsi que de la mise à jour du statut des recommandations en temps réel grâce au progiciel de type « Gouvernance, Risques et Conformité » commun avec le Contrôle Interne.
En 2021, l’Audit Interne a réalisé 17 audits. La situation sanitaire mondiale a continué de peser sur le planning des missions imposant la réalisation d’audits à distance et/ou l’adaptation du plan d’audit.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 282
La guerre entre la Russie et l’Ukraine déclenchée à la fin du mois de février 2022 et les sanctions décidées par la Communauté internationale peuvent avoir des impacts significatifs sur les activités d’Eramet ; en particulier sur ses capacités d’approvisionnement, sur le coût des matières premières et de l’énergie, et sur ses activités commerciales. L’augmentation ponctuelle du risque d’attaque cyber est également à considérer. D’autres impacts peuvent survenir mais demeurent non encore identifiés au moment de la rédaction de ce chapitre, en raison de la nouveauté et du caractère évolutif de cette situation.
Dès son déclenchement, Eramet a mis en place une task- force multifonctionnelle afin de limiter les risques identifiés et de s’assurer du respect des sanctions décidées par la Communauté internationale dans l’ensemble du Groupe.
La crise sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19, entraînant une récession économique au niveau mondial puis un fort rebond de croissance en 2021, a un impact sur les risques du Groupe.
Dès mars 2020, plusieurs cellules de crise ont été organisées à différents niveaux (sites, entités et activités des BU), coordonnées par une Cellule Groupe, garantissant une prise de décision rapide et adaptée. La Cellule Groupe a assuré le suivi de l’évolution de la pandémie dans le monde et a coordonné la mise en place des actions nécessaires pour garantir la protection des salariés et la continuité des activités du Groupe. La priorité du Groupe a immédiatement porté sur la santé et la sécurité de ses salariés.
Le protocole sanitaire mis en place sur l’ensemble des sites du Groupe a fait l’objet de révisions régulières tout au long de l’année pour anticiper les évolutions de la pandémie et se conformer aux recommandations des autorités locales. Ceci a permis d’assurer la continuité des activités en organisant les plans de prévention des sites de production en relation étroite avec les fournisseurs et les clients, et les plans de continuité d’activité.
Au niveau des sites du Groupe, tant en France qu’à l’étranger, de nombreuses actions ont été mises en place : renforcement et incitation au télétravail lorsque le poste le permet avec diffusion d’un guide du télétravail, actions de formation sur le management à distance, communication hebdomadaire avec les salariés pendant les confinements, complétée par la tenue de réunions CSE et commissions SSCT hebdomadaires, réaménagement des vestiaires, distribution de flacons de solutions hydroalcooliques, désinfection de tous les bureaux, vestiaires et locaux communs, jauge pour les bureaux et salles de réunions, installation de plexiglas dans les réfectoires et dans les bureaux, mise en place d’une cellule d’écoute psychologique et accompagnement des salariés en difficulté, création et financement d’une « unité Covid » de 16 lits au sein de l’hôpital de Franceville – Gabon en 2020.
Grâce aux mesures d’adaptation rapidement mises en œuvre en 2020 et poursuivies en 2021 dans ses activités minières et industrielles, le Groupe a pu poursuivre l’exploitation de ses mines tout au long de l’année et atteindre de nouveaux records de production.
5 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 283
Les principaux facteurs de risques, auxquels le Groupe est exposé en raison de son modèle économique et des activités opérées, ont été identifiés dans la cartographie 2021. Le niveau d’importance nette, c’est-à-dire prenant en compte les mesures de gestion des risques en place, ressort de l’évaluation par le Groupe de la probabilité d’occurrence des risques et de leur impact potentiel comme indiqué ci-dessous :
| Catégorie | Risques | Niveau d’importance 2021 | Tendance constatée en 2021 |
|---|---|---|---|
| STRATÉGIQUE ET FINANCIER | Risques de non-redressement des actifs du portefeuille du Groupe pour lesquels la rentabilité est insuffisante | Élevé | Stable |
| Risques géopolitiques | Élevé | Stable | |
| Risque d’une chute significative des prix des métaux | Élevé | Stable | |
| Risque de difficultés de financement | Moyen | En baisse | |
| Risques liés à la non-exécution de la stratégie choisie de croissance d’activités des business units Mines et Métaux | Moyen | En baisse | |
| OPÉRATIONNEL | Risque d’accident ferroviaire grave sur le Transgabonais | Élevé | Stable |
| Risques de défaillance des systèmes d’information, de protection des informations et de cyber-attaque | Élevé | Stable | |
| Risque de rupture d’un ouvrage géotechnique | Moyen | Stable | |
| Risques de difficultés d’attractivité/rétention des talents | Moyen | Stable | |
| Risques inhérents à la fiabilité de la production et au développement de nouveaux produits métallurgiques | Faible | En baisse | |
| JURIDIQUE | Risque de fraude et de corruption | Moyen | Stable |
| Risque de renforcement des attentes sociétales | Moyen | En hausse | |
| Risque d’évolution législative et réglementaire en matière de développement durable | Moyen | Stable |
Nous présentons ci-dessous une description complète de chaque risque, de ses effets potentiels sur le Groupe et son évolution en 2021.# 5 Facteurs de risques et environnement de contrôle
Le Groupe est exposé aux cycles de l’économie chinoise, au cycle du marché aéronautique, et à la volatilité du marché des matières premières et du taux de change EUR/USD. Le chiffre d’affaires et la rentabilité du Groupe sont donc directement tributaires de ces paramètres exogènes et fortement volatils. La compétitivité de certains actifs du Groupe est également dépendante de l’évaluation des ressources et réserves minérales dont l’évolution dans le temps est directement liée aux hypothèses techniques et économiques retenues pour leur exploitation et leur traitement (données géologiques, techniques et coûts d’exploitation, facteurs de conversion, choix du procédé, réglementations environnementales, juridiques et fiscales) et de l’accès à l’énergie électrique à un coût compétitif.
Les performances financières d’Aubert & Duval, filiale de la division Alliages Haute Performance du Groupe, se sont traduites par des pertes importantes en 2019, 2020 et en 2021, suite d’une part à la revue des processus qualité et à la crise logistique qui s’en est suivie, et d’autre part à la crise Covid-19 et à ses conséquences sur le marché de l’aéronautique.
Malgré un marché du nickel actuellement favorable, les performances financières de la SLN restent dégradées depuis plusieurs années avec en particulier des coûts de production insuffisamment compétitifs.
La poursuite, dans les années à venir, d’une performance financière dégradée conduirait le Groupe à mobiliser des moyens financiers à un niveau tel que la stratégie des autres activités du Groupe en serait fortement impactée.
Gestion des risques
Afin d’adresser ce risque, plusieurs plans de gains de productivité et de performance opérationnelle ont été lancés. Leurs déploiements accélérés se sont poursuivis en 2021 et leurs objectifs ont été réajustés afin d’en optimiser les résultats.
En particulier, le Groupe a lancé un plan de sauvetage de la SLN fondé sur une augmentation du temps de travail sur mine et à l’usine, sur une organisation plus productive et sur l’accroissement des volumes d’exportation de minerai à basse teneur permettant une meilleure absorption des coûts fixes.
La construction et la mise en service de la nouvelle centrale de production d’électricité en Nouvelle-Calédonie qui doit prendre le relais de la centrale actuelle, en fin de vie, et l’optimisation des modalités de distribution de cette énergie font partie du plan : elles permettront de réduire le coût de l’énergie et aideront à positionner le cash cost de la SLN de manière compétitive et durable.
Aubert & Duval a poursuivi en 2021 son programme de profonde transformation : mesures d’adaptation à la baisse d’activité, qui ont permis de contenir les besoins de financement de l’activité, réorganisation et cession ou cessation d’activités non stratégiques. Ces mesures se sont traduites par un strict ajustement de l’ensemble des postes de dépenses, approvisionnement de matières premières et demi-produits, masse salariale, achats et sous-traitance. Un effort particulier a été consenti sur la main-d’œuvre, par le biais de l’arrêt de la quasi-totalité des contrats flexibles et le recours au dispositif d’activité partielle. Au-delà des résultats obtenus, ces initiatives ont permis d’ancrer dans l’entreprise une plus grande agilité et capacité d’adaptation.
Afin de prendre acte de la baisse durable du marché de l’aéronautique mais aussi de rechercher une amélioration structurelle de sa base de coûts, l’entreprise a révisé en 2021 le plan d’adaptation des organisations et de l’emploi se traduisant par la suppression nette de 327 postes.
Au-delà, un plan complet d’amélioration opérationnelle est en place, piloté par chacune des Business Units. Il inclut (i) le déploiement des meilleures pratiques d’excellence opérationnelle, (ii) la mise en œuvre d’un plan d’investissement ciblé sur la fiabilité et la productivité, (iii) des actions spécifiques sur la compétitivité de certains flux de produits de manière à catalyser le développement commercial.
Plus généralement, le dispositif industriel est régulièrement revu de manière à s’assurer de son adéquation à l’évolution du marché. L’ensemble de ces initiatives concourt au redressement des résultats d’Aubert & Duval.
À noter également qu’en application de la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », Aubert & Duval est présentée dans les états financiers consolidés du Groupe comme des activités en cours de cession pour les exercices 2020 et 2021.
Le groupe Eramet est soumis à des risques géopolitiques principalement du fait de la localisation de ses gisements miniers en Nouvelle-Calédonie, au Gabon, au Sénégal, en Indonésie, en Argentine et au Cameroun. Le risque géopolitique, également nommé risque pays, peut être défini comme l’ensemble des évènements ou décisions défavorables d’ordre politique ou administratif, nationales ou internationales, pouvant provoquer des pertes économiques, industrielles, commerciales ou financières pour le groupe Eramet.
Ce risque vise notamment le risque de confiscation, nationalisation et expropriation des biens d’une entreprise qui la prive ainsi de ses moyens de production. Il vise également toutes les actions ou les non-actions qui dégradent durablement et significativement le modèle économique d’une entreprise dans un pays donné. Cela peut revêtir plusieurs formes comme la remise en cause d’accords étatiques passés, la fiscalité applicable, le régime douanier, les règles d’import-export, le droit du travail, les contraintes environnementales, les contraintes administratives telles que les délais et l’obtention des autorisations…
Les enjeux du risque pays pour Eramet sont de pouvoir réduire ou éviter la réalisation des risques présentés ci-dessus, de permettre la bonne réalisation et le développement des projets et des activités du Groupe et de ne pas porter atteinte à son image ou à sa réputation.
Les risques pays sont principalement liés à la mise en œuvre des règlementations du contrôle des changes dans la zone CEMAC dont le Gabon fait partie, et à l’obtention d’un cadre fiscal satisfaisant en Argentine qui peuvent affecter la capacité des investissements étrangers.
En 2021, les conditions d’application du contrôle des changes dans la zone CEMAC dont le Gabon fait partie, ont été clarifiées. Cependant, leur mise en application opérationnelle reste encore à préciser.
En Nouvelle Calédonie, la SLN et le Gouvernement calédonien ont signé le 14 février 2022, une convention au sujet de la trajectoire d’avenir de la filiale. Cependant, le risque perdure compte tenu de la nécessité d’accroissement de minerai basse teneur pour l’exportation tout en maintenant les volumes de minerai pour l’usine, et de l’urgence d’un accès à un coût de l’énergie compétitif et stable pour la métallurgie afin de permettre à la SLN de retrouver sa compétitivité.
Gestion des risques
Un Comité Risques Pays présidé par un membre du Comité Exécutif du Groupe et composé principalement des correspondants pays de chaque zone d’implantation du Groupe est chargé de suivre l’évolution des risques géopolitiques dans les zones d’implantation du Groupe et de prévoir des plans d’actions pour diminuer les risques émergents.
L’analyse du risque pays par le Comité Risque Pays repose sur l’analyse de l’évolution de cinq thématiques principales :
* politique et fonctionnement de l’État ;
* situation sécuritaire ;
* situation juridique et règlementaire ;
* indicateurs économiques et climat des affaires ;
* RSE et droits fondamentaux.
Le Groupe est exposé aux cycles de l’économie chinoise, et à la volatilité des prix des métaux qui peut en résulter. Une chute significative des prix des métaux peut résulter des surcapacités de production, amenant à des niveaux de stocks élevés au niveau mondial en rapport avec une demande qui s’adapte ou à des tensions politiques qui peuvent aboutir à une contraction des échanges.
L’impact d’une variation des prix des métaux sur le résultat opérationnel courant et sur l’EBITDA du Groupe est estimé ainsi (sur la base d’un taux de change EUR/USD à 1,18) :
(1) À noter que la variation du prix du minerai de 10 USD/tonne humide métrique aurait un impact additionnel sur la génération de free cash-flow du Groupe de 39 millions d’euros en raison des activités de la filiale indonésienne PT Weda Bay Nickel qui ne sont pas consolidées.
Ainsi, les risques d’une chute significative de prix des métaux ont un fort impact sur la rentabilité des opérations du Groupe. Ces risques résultant en majorité de facteurs exogènes au Groupe, leur niveau d’importance nette est élevé.
Gestion des risques
Le groupe Eramet dispose d’un portefeuille diversifié sur les minerais qu’il exploite. C’est également un des leaders mondiaux sur le minerai de manganèse, ce qui lui permet d’avoir une évaluation de premier plan sur les besoins du marché.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
Le business model d’Eramet est fondé sur l’extraction et le raffinage de minerais (manganèse, nickel, sables minéralisés) et la production et l’élaboration de pièces et de produits finis d’alliages à forte valeur ajoutée (aciers de haute performance, superalliages à base d’aluminium et de titane). Son environnement est caractérisé par un marché cyclique et par un haut niveau d’intensité capitalistique. L’accès limité à une ressource minérale de classe mondiale et le développement de projets permettant son exploitation nécessitent des investissements à long terme financés par des ressources stables élevées. La difficulté de mise en place des plans de redressement des actifs non rentables, l’impact de la crise économique liée à la crise Covid-19, ou une chute conjoncturelle de la demande peuvent amener à une crise de liquidités voire de solvabilité du Groupe. L’impact pourrait être le non-respect des ratios d’endettement pouvant amener à l’exigibilité immédiate des prêts octroyés par les organismes de financement, et la perte de confiance des parties intéressées du Groupe, en particulier financeurs, investisseurs et partenaires.
Gestion des risques
Les plans de maîtrise de coûts (coûts fixes, voire investissements ou réorganisations) associés à une gestion serrée des besoins en fonds de roulement assurent une capacité résiliente à générer du free cash-flow permettant de faire face aux obligations liées au financement. L’amélioration de la capacité du Groupe à générer du free cash-flow , le traitement des actifs en difficultés et le désendettement du Groupe permettent de constater une amélioration de l’appréciation de ce risque en 2021. Enfin, le niveau de confiance des financeurs est renforcé par des relations de long terme, par une communication financière attentive et par l’actionnariat stable d’Eramet.
Eramet a accès à des ressources minérales de classe mondiale, tant en quantité qu’en qualité, avec des gisements de haute teneur (manganèse, nickel) ou contenant des produits à haute valeur (zircon, lithium). Ces ressources minérales permettent d’envisager un fort potentiel de croissance organique grâce une augmentation de la production sur les prochaines années. Cependant, compte-tenu de l’intensité capitalistique qu’elle implique, la décision de lancer de nouvelles opérations minières est dépendante des résultats des études de faisabilité techniques et de financement, directement impactée par l’évolution du cours des matières premières, des taux de change, des coûts et de la méthode de financement ou même de l’acceptabilité locale. En période de bas de cycle des marchés, certaines de ces décisions peuvent être reportées ou des projets abandonnés, ce qui peut avoir un impact négatif sur la situation financière du Groupe. Un retard dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie pourrait affecter la situation financière du Groupe et dégrader son positionnement compétitif, impactant la capacité de son business model à créer de la valeur sur le long terme.
Gestion des risques
Le Groupe est aujourd’hui engagé dans une stratégie équilibrée de croissance rentable grâce à une allocation sélective des ressources combinant la rémunération du capital et la croissance long terme. Il a mis en place une structure de « Project Management Office », pour consolider les expertises en termes de gestion de projet ce qui améliore l’efficacité et l’efficience de la gestion des projets. Sur certains de ses projets, la mise en place de partenariats assure une mutualisation des compétences et un partage des risques. Par ailleurs, Eramet a déployé une stratégie réussie de mise en œuvre modulaire des projets d’extension de capacité afin de gagner en souplesse d’exécution, de suivre au mieux les évolutions des marchés et de s’adapter aux capacités de financement du Groupe. Enfin, la dimension RSE est intégrée très en amont du développement des Projets, assurant la bonne intégration des exigences des parties intéressées.
Le Groupe, par l’intermédiaire de sa filiale Setrag, est titulaire de la concession du chemin de fer du Transgabonais pour une durée de trente ans à compter de novembre 2005. Outre les missions de service public et le transport de marchandises diverses, celui-ci est utilisé pour l’acheminement du minerai de manganèse principalement entre la mine de Moanda et le port d’embarquement d’Owendo (Libreville) pour Comilog. Ainsi, il se trouve exposé au risque d’accident de train sur la voie de chemin de fer. Un tel évènement pourrait entraîner une atteinte à l’intégrité des passagers dans le cas des trains de voyageurs, créer un dommage aux marchandises transportées, interrompre le transport ferroviaire du Gabon et fortement perturber les opérations de Setrag et de Comilog.
Gestion des risques
Setrag met en œuvre depuis 2016 un plan de remise à niveau du Transgabonais (le PRN), visant notamment à le sécuriser. Ce plan traite en particulier les zones instables de la voie, vise à remplacer les traverses usagées et à rénover les ouvrages d’art du chemin de fer, en partenariat avec l’État gabonais. Setrag poursuit également l’amélioration de la maintenance du matériel et investit dans de nouveaux matériels roulants grâce à un programme d’investissement étalé sur huit ans. De plus, un outil de gestion des flux sur la ligne (TCS, Train Control System) est en place depuis le 1 er août 2020. En 2021, les investissements liés au PRN ont été révisés à la hausse. Le capital de Setrag a été ouvert à Meridiam qui apporte une partie des besoins de financement et une expertise complémentaire dans le domaine des infrastructures, notamment en Afrique et au Gabon. L’État gabonais est également entré au capital de Setrag renforçant ainsi les liens avec le concessionnaire. Cette recomposition du capital a été actée dans un avenant à la concession dorénavant étendue de 10 ans soit jusqu’en 2045.
Le groupe Eramet dépend d’infrastructures et d’applications informatiques, notamment pour l’approvisionnement, la production, la distribution et les opérations de facturation, de reporting et de consolidation, ainsi que pour la conception et le développement des nouveaux produits. Les risques pesant sur le Groupe peuvent être un dysfonctionnement des systèmes d’information (perte de disponibilité, vol de données, destruction ou perte d’intégrité des données) lié à des menaces externes (déni de services, tentative d’intrusion, malware) ou internes (malveillance, atteinte à la confidentialité des données). D’autres menaces indirectes sont aussi à prévenir telles que celles de type ingénierie sociale (« fraude au président ou au trésorier », chantage, ransomware, etc.). Le Groupe faisant partie de la chaîne d’approvisionnement de grands donneurs d’ordre, il est particulièrement ciblé par des menaces dont l’objectif est la perturbation de l’ensemble de cette chaîne. L’ensemble de ces risques et menaces pourrait avoir un impact sur les opérations et la rentabilité du Groupe.
Gestion des risques
Afin d’appréhender ces risques et ces menaces, la sécurité des systèmes d’information ou « cybersécurité », a été renforcée par le recrutement d’une équipe dédiée à la mise sous protection du Système d’Information de l’ensemble des entités du Groupe. Ses objectifs sont de : i) prévenir le risque par la sensibilisation de l’ensemble des collaborateurs, en mettant l’accent sur les bonnes pratiques à suivre ; ii) poursuivre le programme de protection du Système d’Information, et renforcer le contrôle des accès des personnes et des matériels, la protection des systèmes et réseaux ainsi que la détection des vulnérabilités potentielles par l’audit technique des éléments critiques ; iii) améliorer la prévention et la détection des incidents de sécurité et le modèle de réponse en fonction des différents risques et menaces.
Les sites du Groupe font appel à des ouvrages comme des verses à stériles, des digues à résidus, des retenues d’eau, des fosses minières pour lesquels un risque de fragilisation, d’affaissement, voire de rupture peut exister. Les conséquences potentielles d’un accident de cette nature peuvent inclure des dommages aux biens, des interruptions de la production, des dégâts environnementaux, voire dans des cas extrêmes, mettre en jeu la vie des personnels et des populations avoisinantes.# Gestion des risques
Eramet vise à une haute maîtrise géotechnique ainsi qu’une résilience aux risques naturels et soutient ainsi le Global Industry Standard on Tailings Management (GISTM). Le Groupe a donc revu son propre ensemble de directives techniques et de gestion des résidus miniers pour qu’ils soient alignés sur les normes et meilleures pratiques internationales existantes (ICOLD/ANCOLD), ainsi que sur les référentiels des principaux opérateurs miniers. Depuis 2020, une procédure interne est dédiée à ce sujet de « Gestion des ouvrages de stockages de résidus ». Pour apprécier le niveau de risque, la grille de classification des niveaux de conséquence reprise de celle du GISTM est complétée par d’autres critères d’impacts financiers et extra-financiers pour être en cohérence avec les autres cartographies des risques du Groupe. Les Directions des Affaires Industrielles et de l’Environnement et de la Performance ESG, s’assurent que les filiales concernées respectent cette procédure. Dans ce cadre, les actions de mise à niveau ont été réalisées en 2021 et la montée en gamme, pour amener certains aspects déjà « Acceptables » à « Best practice » est en cours. Les processus internes au Groupe pour maîtriser ces risques sont détaillés au paragraphe 6.2.7 « Préservation de l’environnement sur les sites miniers ».
5 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 287
La perception que la taille moyenne du Groupe permettrait moins d’opportunités d’évolution de carrière et l’image parfois négative de l’industrie minière et de la métallurgie peuvent avoir un impact adverse sur l’attractivité du Groupe pour les meilleurs profils de collaborateurs ou pour retenir les talents. Elles peuvent également avoir un impact sur le niveau d’engagement des salariés. Par ailleurs, certains des métiers de la chaîne de valeur du secteur sont très spécifiques, ce qui limite les profils disponibles pour rejoindre le Groupe, peut amener à un turnover de personnel subi ou limiter la robustesse des plans de succession.
Gestion des risques
Afin d’améliorer sa maîtrise de ce risque, le Groupe a mis en place diverses actions : revue des packages de rémunération pour les filières en tension, ouverture à une main-d’œuvre plus internationale, révision des organisations du travail et des mobilités à l’international, politique de développement des compétences des collaborateurs avec l’élaboration de parcours professionnels, formation via des plateformes de type e-learning, développement de la marque « employeur », développement des process d’intégration des nouveaux arrivants avec la mise en place du programme Connect, meilleure connaissance des contenus des postes et des attentes, renforcement des compétences managériales, constitution de viviers de jeunes talents et meilleure identification des potentiels des collaborateurs clés, plans de succession renforcés par des revues cadres sur l’ensemble des sites et meilleure anticipation des besoins futurs. Ces mesures sont constamment réévaluées et renforcées. Par ailleurs, le groupe Eramet promeut une culture d’entreprise avec des valeurs humanistes fortes vis-à-vis des parties intéressées et en particulier de ses salariés, ce qui assure un cadre général favorable à la mise en place des différentes actions précitées pour assurer attractivité et rétention des talents. Enfin, la stratégie RSE du Groupe et le positionnement sur le développement des métaux de la transition énergétique bas-carbone sont un facteur d’attractivité par rapport à d’autres entreprises minières.
Aubert & Duval produit des pièces par forgeage ou matriçage à forte puissance, ainsi que des aciers à hautes caractéristiques et superalliages notamment pour les marchés aéronautique & énergie. Toute défaillance dans le processus de conception ou de fabrication ou dans la chaîne des contrôles entraînerait pour Aubert & Duval des conséquences juridiques et financières liées au ralentissement ou au blocage du cycle de production ou d’exploitation du client et à une éventuelle campagne de rappel. De plus, elle exposerait non seulement Aubert& Duval mais également Eramet aux risques de réputation, de perte de confiance impactant la pérennité de sa filiale, et aux risques financiers des contreparties engagées par la holding Eramet S.A.
Gestion des risques
Aubert & Duval a profondément modifié son organisation interne de manière à garantir la conformité de ses produits grâce à des outils d’améliorations (Quick Response Quality Control, Advanced Product Quality Planning…) et à des actions de contrôle et d’audit (Renforcement des plans de surveillance). Le plan de remédiation, décliné en réponse à l’alerte sur les non-conformités détectées dans son management de la qualité, a été soldé comme prévu en avril 2021 et fait désormais l’objet d’audits internes, par les clients et par les organismes de certification. Certains audits de ré-accréditation ont été repoussés du fait de la pandémie de Covid-19 mais tous les audits réalisés ont permis la récupération et le maintien des certificats et accréditations. Aubert & Duval déploie une organisation globale de son processus qualité de manière à améliorer la fiabilité de la production par la mise en place des moyens de maîtrise suivants : un renforcement des processus en amont de la fabrication pour vérifier la conformité et la capabilité dès la prise de commande (revue d’offre), un travail en profondeur pour renforcer la capabilité des gammes critiques existantes et en développement (application des principes de l’ Advanced Product Quality Planning – APQP) ; l’identification et le suivi des paramètres clés pour détecter les dérives et signaux faibles ; une organisation en production renforçant l’autocontrôle, la détection des anomalies et leur résolution rapide au plus près du terrain (Quick Response Quality Control – QRQC) ; un renforcement de l’audit et des contrôles des produits par les équipes qualité ; une politique de prévention des falsifications (sensibilisation, audits) ; des processus de qualification des produits en lien étroit avec ses clients et avec les organismes de certification extérieurs ; un suivi attentif des produits et services fournis par les fournisseurs et sous-traitants.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 288
Le groupe Eramet s’engage à respecter sur tous ses sites à travers le monde l’ensemble des règlementations qui lui sont applicables. Comme toute organisation en France opérant à l’international, Eramet peut dès lors être exposé à des risques juridiques et/ou de réputation aux impacts financiers éventuellement significatifs, en cas de manquement par l’un de ses collaborateurs aux nombreuses législations en vigueur.
Gestion des risques
La propriété et la gestion du risque étant attribuées, par principe de subsidiarité, au niveau le plus approprié, chaque manager opérationnel est dès lors directement impliqué dans la maîtrise des risques portant sur les activités dont il a la responsabilité. S’agissant du respect des réglementations relatives à l’Éthique et à la lutte contre la corruption, la Direction Éthique et Conformité, en étroite collaboration avec la Direction Juridique et la Direction Développement Durable et Engagement d’Entreprise du Groupe, coordonne les démarches visant à réduire et maîtriser les risques de manquement à nos référentiels éthiques dont la Charte éthique ainsi que toute non-conformité aux règlementations en matière Éthique. Le Groupe a renforcé son approche Éthique en mettant en place un programme de conformité reposant sur trois piliers : organisation, référentiels, outils. Cette approche est majoritairement alignée sur le respect des dispositions de la loi Sapin II. Le Groupe suit l’ensemble des risques identifiés notamment par la cartographie des risques de corruption et de trafic d’influence qui sont couverts par des procédures et des contrôles spécifiques. Une véritable stratégie de prévention des risques, tant en interne qu’en externe, a ainsi pu être définie. Les grandes catégories de risques identifiées ont été adressées par des plans d’actions dédiés, suivis au plus haut niveau du Groupe, en étroite collaboration avec le Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique. La cartographie des risques de corruption a été mise à jour en mars 2021. Outre cette approche par les risques, le Groupe en a fait une stratégie en implémentant des standards et des procédures : Charte éthique, politique et Guide anticorruption, formations, dispositif d’évaluation des parties tierces. L’éthique des affaires est traitée de façon globale dans les formations qui sont dispensées régulièrement et qui incluent une sensibilisation à la thématique de fraude. L’ensemble de ces sujets font également l’objet de contrôles comptables intégrés aux routines de contrôle interne du Groupe visant à prévenir et détecter ces risques, de missions d’audit incluant les critères Éthique, Conformité, et Anticorruption. Les détails sur l’organisation, les moyens et les méthodes pour maîtriser ces risques sont précisés dans la partie 6.4.1 « Éthique, Conformité et lutte contre la corruption », dans le chapitre 6 du présent document.# 5 Facteurs de risques et environnement de contrôle
Les attentes des parties prenantes (communautés locales, autorités administratives, investisseurs, société civile en général) continuent de se renforcer dans le domaine de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Ce risque est en hausse constante depuis 2020, notamment du fait de la pandémie de Covid-19 et de l’augmentation de la précarité dans certaines régions. Les communautés locales et les gouvernements se tournent davantage vers les opérateurs pour agir auprès des populations locales. La société civile considère de plus en plus l’entreprise comme un acteur de la vie locale et un contributeur légitime de la société. La capacité à répondre aux attentes sociétales est également suivie de près par les investisseurs, qui utilisent les notations extra-financières afin d’orienter leurs investissements.
Le niveau d’importance nette de ce risque est considéré comme moyen du fait du dispositif mis en place par Eramet. Au-delà de l’objectif dédié aux relations avec les communautés hôtes dans le cadre de la Feuille de route RSE 2018-2023, le Groupe a créé en 2021, au sein de la Direction du Développement Durable et de l’Engagement de l’Entreprise, une Direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains. Cette Direction a pour principale mission de renforcer le volet contributif notamment auprès des communautés locales impactées par les activités du Groupe. Le Groupe a créé des procédures spécifiques aux relations communautaires intégrées dans l’Eramet Management System afin d’assurer une homogénéité méthodologique entre les différents sites concernés. Les plans de contribution locale sont décidés avec les populations locales sur la base des priorités locales de développement. À titre d’illustration, afin de répondre à un accroissement des attentes des populations locales, Eramet a créé en 2021, en partenariat avec l’État gabonais, un fonds RSE. Ce fonds est dédié à la mise en œuvre d’actions auprès des communautés locales impactées par l’activité minière de Moanda. Ces actions couvrent des domaines comme l’amélioration des infrastructures ou le soutien à la diversification économique locale. D’un point de vue règlementaire, en adoptant les standards internationaux les plus élevés dans le domaine sociétal, Eramet limite le risque de se trouver en non-conformité vis-à-vis de nouveaux principes règlementaires qui pourraient lui être demandés dans les pays où le Groupe opère.
5 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 289
L’exploitation minière et les activités métallurgiques sont soumises à des réglementations environnementales diverses selon les pays d’activité. Les produits commercialisés par le Groupe, parce qu’ils contiennent des métaux, font également l’objet de réglementations qui encadrent leurs conditions de mise sur le marché. Compte tenu du consensus scientifique sur la nécessité d’agir plus en faveur de la protection de l’environnement, ces réglementations sont partout en cours d’évolution. Des durcissements réglementaires pourraient exposer le Groupe à des surcoûts pour mettre aux normes les installations, voire à la remise en cause des permis d’exploiter de certaines opérations, ou encore à un durcissement des conditions de mise sur le marché.
La Direction Développement Durable et Engagement d’Entreprise du Groupe, en liaison avec la Direction Juridique Groupe, coordonne les démarches de maîtrise des risques d’évolution législative et réglementaire. Ces démarches, menées dans le cadre de la politique Lobbying Responsable du Groupe, visent à promouvoir une approche de la réglementation proportionnée au risque, et fondée sur la connaissance scientifique des sujets.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 290
5 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 291
→ Opérations de revégétalisation, GCO, Sénégal
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 292
Annexe : Mine et usine de PT Weda Bay Nickel en Indonésie 402
Annexe : Taxonomie 404
DÉCLARATION DE PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE (DPEF)
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 293
Eramet, groupe minier et métallurgique mondial, est un acteur clé de l’extraction et de la valorisation de métaux (manganèse, nickel, sables minéralisés) et de l’élaboration et la transformation d’alliages à forte valeur ajoutée (aciers rapides, aciers à hautes performances, superalliages, alliages d’aluminium ou de titane). Le Groupe accompagne la transition énergétique en développant des activités à fort potentiel de croissance, telles que l’extraction et le raffinage du lithium, et le recyclage. Eramet se positionne comme le partenaire privilégié de ses clients des secteurs de la sidérurgie, l’aciérie inox, l’aéronautique, l’industrie des pigments, l’énergie, et les nouvelles générations de batteries. En 2021, le Groupe a intégré dans ses statuts sa raison d’être : devenir une référence de la transformation responsable des ressources minérales de la Terre, pour le bien-vivre ensemble. En s’appuyant sur l’excellence opérationnelle, la qualité de ses investissements et le savoir-faire de ses collaborateurs, le Groupe déploie un modèle industriel, managérial et sociétal vertueux et créateur de valeur. Entreprise citoyenne et contributive, Eramet œuvre pour une industrie durable et responsable. Eramet compte 8 523 collaborateurs pour le nouveau périmètre et 4 850 collaborateurs pour les activités en cours de cession dans 20 pays et a réalisé en 2021 un chiffre d’affaires de 3,6 milliards pour les activités poursuivies et 831 millions pour les activités en cours de cession. L’infographie présentant le modèle d’affaires du Groupe est disponible au chapitre 1 du document partie 1.2. Cette représentation graphique indique les ressources du Groupe, ses activités, et la valeur créée pour ses différentes parties prenantes, ainsi que sa stratégie. Le chapitre 2 développe les activités et les marchés sur lesquels le Groupe opère.
En complément de sa cartographie des risques intégrant les risques RSE (Gestion des Risques détaillée au chapitre 5), Eramet a développé, avec l’appui de ses parties prenantes, des cartographies spécifiques dans trois domaines particuliers : l’environnement, les droits humains et la lutte contre la corruption. L’ensemble de ces travaux d’évaluation des risques permet au Groupe d’avoir une vision précise des enjeux auxquels il doit faire face. Le tableau présente en synthèse les principaux risques RSE remontés par les différents exercices de cartographies des risques (1) . L’ordre de présentation des risques est sans lien avec l’impact ou la survenance du risque mentionné.
(1) Les sujets portant sur les engagements sociétaux en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire, de la lutte contre la précarité alimentaire, du respect du bien-être animal et d’une alimentation responsable, équitable et durable n’étant pas significatifs pour le Groupe, ils ne font pas l’objet d’un reporting particulier.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 294
| Principaux risques RSE | Attentes des parties prenantes | Informations DPEF | Objectif de la Feuille de route RSE |
|---|---|---|---|
| RISQUES ENVIRONNEMENTAUX | PARTIE 6.2 | ||
| Émissions atmosphériques | OO | 6.2.3.1 | Rejets atmosphériques |
| Pollution historique des sols | O | 6.2.3.3 | Réhabilitation des sites industriels fermés |
| Production de déchets (dangereux et non dangereux) | OO | 6.2.4.1, 6.2.4.2 | Optimisation de la consommation des matières premières primaires, Prévention et valorisation des déchets |
| Consommations d’eau | OOO | 6.2.5, 6.2.7.3 | Optimisation des consommations d’eau, Gestion des impacts sur les ressources en eau |
| Émissions dans l’eau | OOO | 6.2.3.2, 6.2.7.3 | Rejets aqueux, Gestion des impacts sur les ressources en eau |
| Changement climatique – consommation d’énergie et émissions GES | OOO | 6.2.6 | Lutte contre le changement climatique |
| Production et stockage de stériles et de résidus miniers | OO | 6.2.7.2, 6.2.7.4 | Gestion responsable de la ressource, Gestion des stériles et résidus miniers |
| Augmentation de l’érosion et impacts associés au ruissellement des eaux pluviales | OOO | 6.2.7.3, 6.2.7.5 | Gestion des impacts sur les ressources en eau, Réhabilitation des sites miniers |
| Biodiversité | OOO | 6.2.8 | Préservation de la biodiversité |
| RISQUES SOCIAUX ET DROITS HUMAINS | PARTIE 6.3 | ||
| Sécurité, Santé et Sûreté des collaborateurs | OOO | 6.3.2.1, 6.3.2.2, 6.3.2.3 | Sécurité des collaborateurs, Santé des collaborateurs, Sûreté des collaborateurs |
| Attraction/Rétention talents | OO | 6.3.2.4 | Promotion et évolution des collaborateurs |
| Discrimination/Harcèlement | OO | 6.3.2.4.4 | Égalité des chances, mesures en faveur de la non-discrimination et promotion de la diversité |
| Impacts droits humains des communautés |
Légende : OOO = enjeu perçu comme majeur par les parties prenantes ; OO = enjeu important pour les parties prenantes internes ou externes et O = enjeu perçu comme modéré. La mesure des attentes des parties prenantes reproduites ci-dessus est évaluée à partir de l’analyse de matérialité réalisée par un tiers externe pour le Groupe en 2019.
27 enjeux, organisés autour de quatre catégories (capital humain, produits et savoir-faire, environnement et éthique, gouvernance et responsabilité sociétale), ont ainsi été soumis à la consultation de parties prenantes. Le panel retenu était constitué d’administrateurs du Groupe, de managers et de Directeurs de sites, de représentants du personnel pour l’interne ; et en externe de clients, de fournisseurs, d’administrations publiques, d’ONGS et d’associations de la société civile, d’associations professionnelles, de banques, investisseurs et actionnaires, ainsi que de chercheurs et universitaires. La consultation a été réalisée sur la base d’un questionnaire, avec 115 répondants, et complétée par huit entretiens individuels, avec une consolidation anonyme et équipondérée. La restitution complète de l’analyse de matérialité est disponible à travers une matrice reproduite au chapitre 1.
En plus du partage d’une vision Groupe des attentes des parties prenantes, cette démarche a de plus permis à Eramet de confirmer la pertinence de la Feuille de route RSE et des objectifs poursuivis par le Groupe. Le chapitre 1 présente également une vision d’ensemble des relations du Groupe avec ses parties prenantes.
Afin de faciliter la lecture de la Déclaration de performance extra-financière (DPEF) d’Eramet, une approche thématique a été adoptée : la préservation de l’environnement (6.2), les Engagements sociaux et sociétaux du Groupe (6.3), en particulier le respect des droits humains et les conséquences sociales de ses activités et l’éthique dans les affaires (6.4), revenant sur la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale notamment.
La responsabilité sociétale d’Eramet est portée par un socle de textes de référence, un plan de progrès et une organisation intégrée à la gouvernance du Groupe.
Par la nature de ses activités tant minières qu’industrielles, et conscient de sa forte interaction avec les territoires dans lesquels il opère, Eramet est mobilisé sur l’ensemble des thématiques du développement durable (DD) et de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). Le Groupe est engagé dans une démarche responsable et d’amélioration continue. Son ambition : être une entreprise reconnue pour son modèle stratégique, son système de management et son engagement sociétal.
Le cadre d’engagements du Groupe, composée de ses charte et politiques, présente les fondamentaux de l’approche Développement Durable d’Eramet, entreprise citoyenne et engagée.
Depuis 2020, le Groupe a formalisé son socle de référentiels dans un système de management : Eramet Management System (EMS). Il s’agit des engagements de référence et standards communs, applicables par toutes les sociétés du Groupe et leurs collaborateurs. Il est composé de politiques et de procédures. Les politiques forment ainsi un ensemble de principes, de normes, de comportements qui traduisent les intentions durables du Groupe concernant la nature de son activité et les relations de l’entreprise avec les principales parties prenantes internes (personnels et leurs représentants) et externes (fournisseurs, clients, actionnaires, concurrents…). Elles ont été adoptées sur des sujets considérés comme essentiels en termes de performance et d’engagement pour le Groupe. Ces grands principes sont ensuite traduits en procédures fonctionnelles, industrielles ou commerciales. Ces dernières déterminent ainsi les standards d’exigence du Groupe, avec le souci de faire respecter les engagements du Groupe et de minimiser les risques associés.
Mise en œuvre depuis 2015 et revue en 2020, la Charte d’éthique du Groupe énonce les règles et les principes d’action et de comportement qui rassemblent les collaborateurs du Groupe et s’imposent à chacun. Relative aux engagements du Groupe et de ses collaborateurs dans de nombreux domaines, elle traite notamment des sujets suivants : développement, relations avec les parties prenantes, sécurité des salariés, protection de l’environnement, sûreté, engagement clients, dialogue social, lutte contre le harcèlement, transparence, prévention de la corruption, respect des règles de la concurrence, etc. Traduit dans les 12 langues des pays d’implantation du Groupe, cette charte de référence fait l’objet d’un e-learning à destination des collaborateurs, couvrant l’ensemble de ses thématiques.
Des politiques dédiées permettent au Groupe de préciser ses engagements sur certaines thématiques, et sont détaillées dans les parties relatives à ces sujets. L’ensemble de ces politiques sont disponibles sur le site Internet du Groupe www.eramet.com. Afin de sensibiliser les collaborateurs aux principes de ces politiques, des formations e-learnings thématiques sont déployées, par exemple sur les droits humains, la sécurité, l’environnement…
Confronté à des enjeux globaux, le Groupe agit dans le cadre de démarches internationales partagées et reconnues pour un Développement Durable. C’est notamment le cas du Global Compact des Nations Unies, initiative internationale d’engagement volontaire de référence en matière de responsabilité sociétale. Ouvert à tout type d’organisations, il promeut quatre domaines d’action : les droits de l’Homme, les normes de travail, l’Environnement et la lutte contre la corruption. Eramet, par son adhésion en cohérence avec sa démarche RSE et ses actions quotidiennes, soutient les valeurs fondamentales défendues par le Global Compact. Dans un objectif d’amélioration continue de sa responsabilité sociétale, Eramet s’engage à poursuivre l’intégration des principes du Global Compact dans sa stratégie, sa culture organisationnelle et ses opérations. Le Groupe publie chaque année sa contribution dans sa Communication sur le progrès niveau Advanced (COP), intégrée à sa DPEF et son Plan de vigilance. Avec ces deux publications annuelles Eramet rend compte des politiques mises en œuvre, actions et résultats. Un tableau de concordance est disponible à la fin du Document d’enregistrement universel.
Le Groupe s’engage également à contribuer aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, pour construire un monde plus durable et inclusif. L’intégration de ces ODD tant sur la scène politique mondiale et nationale que dans les sphères économiques et financières progresse. Ils apparaissent ainsi comme un cadre d’actions pertinent, formant un agenda à 2030 dans lequel chaque acteur (public, privé, civil) peut s’inscrire pour un développement durable.
Quatre ODD se distinguent, auxquels Eramet contribue tout particulièrement à travers ses activités économiques et de production :
Cette contribution répond aux attentes qu’expriment les parties prenantes d’Eramet. En effet, une analyse réalisée à partir de la matrice de matérialité du Groupe a montré que les ODD auxquels la stratégie d’Eramet contribue spécifiquement étaient en adéquation avec les ODD considérés comme prioritaires par les parties prenantes consultées par le Groupe. Ces grands objectifs mondiaux sont un cadre de référence externe, utilisés par les entreprises pour structurer leur stratégie RSE. C’est ainsi qu’Eramet s’y est référé lors de la conception de sa Feuille de route RSE.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
D’autres ODD sont impactés positivement par l’activité du Groupe, comme par exemple l’ODD 3 « Bonne santé et bien-être » et l’ODD 4 « Éducation de qualité ». Cette contribution, présentée dans le chapitre 1, qui reprend la stratégie RSE d’Eramet, est détaillée dans chaque partie de la DPEF. Eramet est de plus engagé sur d’autres initiatives sectorielles ou thématiques, comme l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) ou la Responsible Minerals Initiative (RMI), présentées tout au long de la DPEF. De plus, en 2021 la candidature d’Eramet à l’initiative Act4Nature a été validée et reconnue comme SMART par le Comité de Pilotage de l’initiative, le sous-chapitre 6.2.8 « Préservation de la biodiversité » détaille davantage cet engagement. Eramet mène par ailleurs une veille active et participe au développement de référentiels pour le secteur minier,
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 297
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
promouvant une exploitation responsable et permettant d’en rendre compte auprès des parties prenantes.
Le groupe Eramet pilote sa performance RSE à l’aide d’une Feuille de route, outil global répondant à ses enjeux et risques et intégrant ainsi sa contribution aux ODD des Nations Unies. Cette Feuille de route, qui fait le lien entre les priorités RSE et les piliers de la vision stratégique à cinq ans du Groupe, est établie sur la période 2018-2023. Treize objectifs constituent la Feuille de route RSE, répartis en trois axes :
La Feuille de route RSE a été partagée et validée par le Comité Stratégique et de la RSE et le Conseil d’administration, auprès desquels des revues périodiques sont réalisées. Ce Comité, composé d’administrateurs aux compétences reconnues, a en effet pour mission d’assister le Conseil et tout particulièrement, d’apprécier la conformité entre la stratégie du Groupe et les principes de RSE auxquels le Groupe adhère, de s’assurer que le management procède à une analyse des facteurs internes ou externes liés aux enjeux RSE (risques et opportunités) ayant une influence sur le Groupe, de s’assurer de la mise en œuvre du Plan de vigilance suivant les prescriptions de la législation, de prendre connaissance des principaux constats et observations issus des travaux de l’organisme tiers indépendant dans le cadre de la réglementation RSE, de les apprécier et d’examiner les plans d’action du management, dont la Feuille de route fait partie.
Le Comité Exécutif (Comex) suit également de près l’avancée des engagements pris, lors de revues semestrielles, alimentées par un pilotage resserré en interne à travers une organisation ad hoc trimestrielle, le Comité de Pilotage de la RSE. Ce dernier réunit les représentants des Directions en charge des objectifs de la Feuille de route RSE et des experts métier (Finances, Divisions opérationnelles). Il agit également en tant que force de propositions et d’initiatives pour le Groupe, visant l’amélioration continue de sa démarche RSE. Le suivi des actions relevant du Plan de vigilance du Groupe, intégrées à la Feuille de route lors de sa conception, est également réalisé dans ce cadre.
Véritable cadre d’engagement d’Eramet, la Feuille de route RSE et son avancement sont communiqués régulièrement tout au long de l’année aux différentes parties prenantes du Groupe. Ces échanges permettent d’entretenir le dialogue sur les sujets relatifs à l’entreprise et à la mine durable, avec des publics diversifiés, internes (collaborateurs, managers, représentants du personnel) comme externes (investisseurs, pouvoirs publics, clients, fournisseurs…).
Chacun des 13 objectifs fait l’objet d’un plan d’action dédié et d’objectifs annuels monitorés. Le tableau ci-dessous
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 298
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
présente les 13 objectifs de la Feuille de route, l’indicateur à 2023, les résultats réalisés en 2021, la performance de l’année et la progression de chaque objectif depuis 2018.
| Axe | Objectif | Contribution ODD | KPI 2023 # 6.1.4.2 Organisation en matière RSE
L’engagement d’Eramet se traduit par une implication au plus haut niveau de l’entreprise et une prise en charge à chaque niveau du management des sujets RSE prioritaires du Groupe.
Organisation du Groupe
Comité exécutif
Direction des Ressources Humaines, Santé & Sûreté
Direction du Développement Durable et Engagement d'Entreprise
Direction Stratégie et Innovation
Rattachement direct à la DG
Direction Éthique et Conformité
Direction Sécurité et Prévention
Directions Support
Conseil d’administration
Comité Stratégique et de la RSE
Comité de l’Audit, des Risques et de l’Éthique
Les Comités du Conseil dont Entités opérationnelles
Directeurs de Business Units et de sites
Correspondants HSE
Responsables RH
Coordinateurs Sécurité
Correspondants RSE/Relations communautaires
Coordinateurs de protection
Correspondants Énergie
Acheteurs Responsables et Ambassadeurs Conformité Ethique
Référents Diversité et Inclusion
Référents Harcèlement sexuel et Agissements sexistes
Responsables Sûreté
Médecin Groupe
Direction Ressources Humaines
Direction Achats
Direction Sûreté
Direction Coporate Affaire & Partnerships
Direction de l'Impact Sociétal et des Droits Humains
Direction Energie Climat
Direction de l'Environnement et de la Performance ESG
(1) La méthodologie de calcul de cet indice est décrite dans la note méthodologique disponible en 6.5.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 300
Les objectifs et plans d’actions de la Feuille de route RSE sont mis en œuvre avec l’ensemble des Divisions et entités opérationnelles du Groupe. Leur bonne exécution a été renforcée par la mise en place de groupes de travail et Comités thématiques transverses (RSE, Biodiversité, Environnement Minier, Achats Responsables, Ventes Responsables, Droits Humains, Éthique).
Par ailleurs, le Groupe prête une grande attention à l’intégration de critères sociaux, environnementaux, d’hygiène et de sécurité, culturels et sociétaux lors de la conception et du développement de ses projets. En se référant aux standards internationaux les plus exigeants (principes de l’Équateur, normes du groupe Banque Mondiale – IFC), le Groupe a à cœur de bâtir des relations pérennes avec ses parties prenantes partout où il s’implante, dans le respect des règles et cultures spécifiques et des connaissances scientifiques actuelles.
La Direction Développement Durable et Engagement d’Entreprise est systématiquement représentée dans les Comités de Pilotage des projets. Le sous-chapitre 6.4.4 détaille l’application de ces principes généraux pour les projets actuels du Groupe.
Eramet a mis en place des mesures et outils de suivi et de contrôle pour assurer la mise en œuvre concrète et la bonne réalisation des objectifs RSE sur l’ensemble de son périmètre. Parmi ces outils figurent les systèmes d’information dédiés qui permettent de collecter et consolider les données et indicateurs pour l’ensemble du périmètre. Les précisions sur les référentiels et outils utilisés pour produire ces informations sont disponibles dans la note méthodologique aux paragraphes 6.5 et 6.8.
Le Groupe s’appuie aussi sur un système d’audit interne de la performance de ses entités, notamment en matière d’environnement, de santé, de sécurité, d’énergie, de droits humains et d’éthique. Les données issues de ces systèmes d’audit et de contrôle permettent d’alimenter la démarche d’amélioration continue du Groupe.
Le Plan de vigilance du groupe Eramet et son compte rendu de mise à jour effective, renvoyant à la DPEF, sont disponibles en annexe du présent Document universel d’enregistrement.
Les sites industriels et miniers du Groupe exercent des activités parfois très différentes les unes des autres dans des zones géographiques elles-mêmes diverses. Les enjeux et risques environnementaux varient donc fortement d’un site à l’autre. 40 sites sont suivis plus particulièrement car considérés comme à enjeux environnementaux significatifs (les sites de distribution ou à activité tertiaire uniquement ne rentrent pas dans cette catégorie).
Les enjeux et risques environnementaux propres aux implantations minières du Groupe sont décrits avec précision dans le paragraphe dédié à l’environnement minier (6.2.7). Le tableau suivant vise à donner une vue d’ensemble des enjeux et risques environnementaux pour les grandes catégories de sites industriels présents dans le Groupe. Cette synthèse a pour objet d’aider le lecteur dans sa compréhension : elle est nécessairement macroscopique et schématique et ne saurait refléter complètement la diversité des enjeux et risques pour chaque site pris individuellement. Certains sites regroupent d’ailleurs des activités relevant de plusieurs des catégories présentées ici. Par ailleurs, la majorité des sites industriels situés en France relève du régime des ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) et certains sont sous statut Seveso.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 301
TABLEAU DE SYNTHÈSE DES ENJEUX ET RISQUES ENVIRONNEMENTAUX DES SITES INDUSTRIELS D’ERAMET
| Enjeux/Risques | Sites pyrométallurgiques (1) (fours) | Sites hydrométallurgiques (2) | Sites métallurgiques d’élaboration et de transformation (3) (laminoirs, forges, matriçage, traitement thermique…) | Commentaires ### 6.2.1.2 Politique et objectifs en matière d’environnement
Eramet poursuit quatre objectifs clés en matière environnementale :
1. le strict respect de la conformité aux lois et réglementations applicables à ses activités ;
2. la mise en œuvre de systèmes de management de l’environnement certifiés suivant la norme ISO 14001 pour tous les sites industriels et miniers à enjeux environnementaux significatifs. Les indicateurs et résultats relatifs à ces deux premiers objectifs sont détaillés à la section 6.2.2 ;
3.# 6 Déclaration De performance extra-financière (DPEF)
L’intégration au meilleur niveau possible des sujets environnementaux dans la conception des projets industriels et miniers, comme prévu par la procédure Groupe « Intégration des facteurs HSE/RSE dans les projets » mise à jour en 2021. La façon dont se décline cet engagement dans les projets majeurs du Groupe est détaillée à la section 6.4.5 « Gouvernance Développement durable des projets industriels et miniers » ; et enfin, la réduction volontariste et continue de l’empreinte environnementale du Groupe. Quatre objectifs clés de réduction de l’empreinte environnementale correspondant aux enjeux majeurs du Groupe ont été définis pour la période 2018-2023 dans le cadre de la Feuille de route RSE, repris ci-dessous.
| Thème | Objectif | KPI | 2023 | Résultats 2018 | Résultats 2019 | Résultats 2020 | Résultats 2021 | Progression 2018-2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ÉCONOMIE CIRCULAIRE | 7 – Agir activement au développement de l’économie circulaire | |||||||
| Indicateur : Quantités (t) de matériaux supplémentaires valorisés grâce au plan d’action économie circulaire | ||||||||
| Année de référence | ||||||||
| Objectifs : ● 2 Mt de résidus miniers et minerais fatals faibles teneurs valorisés sur la période 2019-2023 | 34 kt valorisés | 990 kt valorisés | 1 227 kt valorisés | |||||
| ● 10 kt de déchets valorisés sur la période 2019-2013 | 1,7 kt valorisés | 50 000 t valorisés | 127 000t valorisés | |||||
| AIR | 11 – Réduire nos émissions atmosphériques | |||||||
| Indicateur : Tonnes de poussières canalisées émises par les installations industrielles pyrométallurgiques | ||||||||
| Objectif : - 80 % en 2023 vs 2018 | ||||||||
| Année de référence | 2 520 t | |||||||
| - 35 % par rapport à 2018 | - 56 % par rapport à 2018 | - 64 % par rapport à 2018 | ||||||
| BIODIVERSITÉ/ RÉHABILITATION MINIÈRE | 12 – Protéger les ressources en eau et accélérer la réhabilitation de nos sites miniers en favorisant la biodiversité | |||||||
| Indicateur : Ratio surfaces réhabilitées / surfaces défrichées | ||||||||
| Objectif : Ratio ≥ 1 sur la période 2019-2023 | ||||||||
| Ratio : 0,85 | Ratio : 1,2 | Ratio : 1,03 | Ratio : 1,32 | |||||
| GAZ À EFFET DE SERRE | 13 – Réduire notre empreinte énergie et climat | |||||||
| Indicateur : tCO 2 /t de produit sortant | ||||||||
| Objectif : - 26 % en 2023 vs 2018 | ||||||||
| Année de référence | ||||||||
| - 14 % par rapport à 2018 | - 25,4 % par rapport à 2018 | - 39 % par rapport à 2018 |
(1) Infrastructures de long terme exclues.
Feuille de route RSE 6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 303
Les résultats à fin 2021, détaillés dans la suite de ce document, traduisent une avance dans la réalisation des objectifs environnementaux de la Feuille de route, à souligner dans un contexte marqué par une croissance significative des volumes produits par le Groupe. En 2020, Eramet avait formalisé une nouvelle politique de Responsabilité Environnementale (disponible sur www.eramet.com). Cette politique fait suite à une série de documentations variées. En complément de la politique Énergie et Climat, elle centralise et précise les engagements d’Eramet vis-à-vis de la protection de la biodiversité, de la protection des ressources en eau et des milieux aquatiques, de la préservation de qualité de l’air, de la gestion sécuritaire des stériles et résidus miniers, de la réhabilitation minière, de l’économie circulaire et de la valorisation optimale des gisements, et enfin de la responsabilité produits.
La réduction de l’empreinte environnementale visée par le Groupe s’inscrit dans le développement d’une industrie aux pratiques responsables soutenu par l’ODD9 relatif à l’« Industrie, innovation et infrastructure ». Avec ses objectifs d’économie circulaire, de valorisation des déchets et de réduction des émissions, Eramet répond à l’ODD 12 relatif à la « Consommation et production responsables » et s’engage particulièrement sur les cibles 12.2 relative l’« Utilisation durable des ressources naturelles », 12.4 « Gestion des produits chimiques et des déchets » et 12.5 « Prévention, réduction, recyclage et réutilisation des déchets ».
Les démarches entreprises par Eramet pour limiter ses impacts sur la biodiversité, les services rendus par la nature et les ressources en eau autour de ses sites participent directement aux ODD 6 « Eau propre et assainissement » et 15 « Vie terrestre ». Le Groupe contribue aussi à l’ODD 14 « Vie aquatique » ; il s’engage dans la prévention de la pollution marine en s’interdisant le recours aux rejets de résidus miniers en mer et en promouvant un ban réglementaire. Enfin, conscient de l’urgence des enjeux climatiques, Eramet contribue à l’ODD 13 relatif au climat et sa cible 13.1 « Renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat », d’une part en réduisant son impact Energie et Climat, et d’autre part, avec le développement de projets en faveur de la transition énergétique, comme le projet Lithium, métal critique pour la mobilité électrique.
Pour mettre en œuvre ses objectifs, le Groupe s’appuie sur un réseau d’experts internes et sur une organisation structurée :
Les systèmes de suivi et de contrôle constituent un des points forts du management environnemental du Groupe. Un système d’information environnemental dédié est déployé à l’ensemble des sites industriels et miniers, permettant la collecte et la consolidation des indicateurs de performance environnementale et énergie.
Un effort particulier a été réalisé en 2020 pour compléter l’environnement de contrôle, via l’Eramet Management System, qui comprend désormais cinq procédures d’application obligatoire dans les sites du Groupe :
La vérification de l’application de ces procédures s’appuie sur le dispositif de contrôle interne du Groupe, mais aussi sur un système exigeant d’audit interne de la performance de ses entités en matière d’Environnement. Le référentiel d’audit est structuré suivant trois piliers : implication des hommes, maîtrise opérationnelle et prévention. Il prend en compte intégralement les exigences de la norme ISO 14001 et comprend systématiquement un volet ESG.
Des équipes mixtes d’auditeurs internes au Groupe (Corporate, Divisions et sites) conduisent ces audits qui durent plusieurs jours et permettent de situer dans le détail la performance environnementale des sites. Les sites peuvent faire également l’objet d’audits ciblés sur certaines thématiques. Ces audits peuvent être au besoin confiés à des prestataires externes.
Comme en 2020, le programme d’audit interne a DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 304
été réduit en 2021 en raison du contexte sanitaire (quatre audits environnementaux ont pu être effectués). Au cours de la période 2017-2021, 32 audits ont été menés. Les sites à enjeux environnementaux significatifs sont décrits dans la note méthodologique ; ils étaient 38 en 2021. Des plans d’actions correctifs sont définis à l’issue de chaque audit, et pour tous les risques considérés comme significatifs, un reporting trimestriel sur la mise en place des actions correctives est consolidé au niveau Corporate.
Les principaux risques industriels auxquels les sites du Groupe peuvent être confrontés sont de type incendie, explosion (y compris, pour certains sites, liée au risque de contact entre l’eau et le métal en fusion), bris de machine sur équipement critique, géotechnique (verses à stériles ou digues à résidus miniers) et événement naturel (inondation, tempête/cyclone…). Eramet apporte une attention particulière pour prévenir ces risques au plus tôt dans ses projets industriels ou miniers, en identifiant les scénarios d’accidents majeurs, leurs causes et leurs conséquences, pour mettre en place les barrières de prévention et/ou de protection (éléments importants pour la sécurité) qui réduisent la probabilité ou la gravité d’un événement.
En 2021, un focus particulier a été mis sur l’analyse des projets intervenant au sein de sites du Groupe. Pour les sites en activité, le dispositif de contrôle des risques industriels repose avant tout sur le programme de visites d’ingénierie assurance avec un cycle de deux ans, en collaboration étroite avec les assureurs, le courtier et la Direction des Assurances Groupe. Tout risque significatif détecté lors de ces audits donne lieu à un plan d’actions correctif mis en œuvre par le site concerné. Le reporting synthétique du suivi des actions correctives a lieu deux fois par an ; il vise le respect des standards risques industriels d’Eramet et l’avancement des recommandations émises par l’assureur au cours de ses visites de prévention.Eramet effectue également, de manière régulière, des audits tierce partie de ses ouvrages miniers comme les verses à stériles ou les digues à résidus miniers afin de s’assurer de la maîtrise des risques géotechniques associés (cf. paragraphe 6.2.7.4 « Gestion des stériles et résidus miniers »). Enfin, le Groupe dispose de procédures de prévention et de gestion des crises. Ces procédures s’articulent autour de trois volets d’action : ● la prévention des situations de crise : identification et prise en compte opérationnelle des signaux faibles, exercices de simulation de crise afin que chacun connaisse son rôle et pour améliorer en continu les plans d’urgences (en liaison avec les standards risques industriels du Groupe) ; ● la gestion des incidents sérieux : définition d’un incident sérieux, reporting Groupe, retour d’expérience ; ● la gestion de crise : les sites définissent leur plan d’urgence (POI, PIU ou autre…) le dispositif de gestion de crise du Corporate intègre la remontée de l’alerte, l’évaluation de la gravité, l’organisation en cellule de crise si besoin et le retour d’expérience. Ces procédures ont été déployées sur tous les sites. Comme en 2020, une attention particulière a été portée aux exercices de simulation de crise sur tous les sites : sur les 31 sites suivis, 26 (84 %) ont réalisé un ou plusieurs exercices en 2021, parfois en collaboration avec les pompiers. Du fait de la crise sanitaire et de contraintes réglementaires locales, trois sites ont dû reporter leurs exercices.
Les dépenses en matière d’environnement sont estimées à près de 22 millions d’euros pour 2021, et à environ 67,1 millions d’euros pour les trois dernières années. Elles intègrent par exemple l’installation de nouveaux équipements de dépollution, ou des travaux effectués afin de minimiser les impacts des activités. Elles couvrent aussi la part strictement environnementale des nouveaux projets d’investissements industriels. Le graphique ci-dessous donne la répartition par thème de ces moyens sur la période 2019-2021.
Dépenses en faveur de l’environnement 2019-2021
Les dépenses environnementales de 2021 ont trait pour près d’un tiers à la prévention de la pollution de l’air et 40 % à la prévention de la pollution de l’eau. Sur les sites miniers, les investissements sont majoritairement portés par la prévention des pollutions de l’eau (aménagement de nouveaux bassins) et la réalisation d’opérations de réhabilitation (travaux de végétalisation au Sénégal et en Nouvelle-Calédonie, travaux restauration de la rivière Moulili au Gabon). Ces travaux sont complétés par des actions dédiées à la protection de la biodiversité telles que la mise en place d’une surveillance de la faune sauvage au Gabon (piège photographique), des actions de R&D pour la préservation d’espèces floristiques endémiques en Nouvelle-Calédonie ou encore le déplacement d’espèces vulnérables rencontrées sur le chemin de la mine au Sénégal. Sur les sites industriels, les investissements les plus significatifs en 2021 sont relatifs aux actions de réductions des rejets diffus avec des optimisations de captation à Sauda et à Porsgrunn dans le cadre de la réfection du four n° 11. À Tyssedal, des investissements ont aussi permis de renforcer la maîtrise des rejets. Concernant la prévention de la pollution des eaux, les sites de Sauda, Kvinesdal et Tyssedal ont adapté leurs outils pour un meilleur traitement.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 305
Il est à noter que depuis 2013, le Groupe mesure l’avancement de son objectif de certification ISO 14001 pour les sites susceptibles d’avoir un impact significatif sur l’environnement. Tous les sites industriels ou miniers en activité sont concernés. À fin 2021, les sites ayant obtenu la certification ISO 14001 représentent 89 % de l’objectif cible. Avec les certifications de GCO, au Sénégal, et de la Centrale de Doniambo, en Nouvelle-Calédonie, obtenues en 2021, tous nos sites miniers sont désormais certifiés ISO 14001.
proportion de sites certifiés iSo 14001
| Year | Percentage |
|---|---|
| 2001 | 2 % |
| 2005 | 12 % |
| 2010 | 40 % |
| 2015 | 75 % |
| 2020 | 80 % |
| 2021 | 89 % |
Le groupe Eramet promeut une politique de strict respect de la législation, de transparence et de dialogue avec les autorités administratives dans toutes les situations et particulièrement en cas de difficultés temporaires ou de conditions spécifiques d’exploitation. L’objectif est que chaque entité du Groupe tende vers une conformité optimale à la législation environnementale applicable. Pour mesurer l’atteinte de cet objectif, le Groupe suit quatre indicateurs :
L’évolution de ces indicateurs au cours des dernières années est la suivante.
| 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Type 2 – Constat d’écart à la réglementation et injonction par l’administration | 6 | 2 | 0 |
| Type 3 – Actions en justice engagées | 1 | 0 | 0 |
| Type 4 – Sanctions prononcées | 1 | 2 | 0 |
En 2021, aucun nouvel événement de Type 2-3-4 n’a été enregistré.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 306
Rejets atmosphériques (en tonnes)
| 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Oxydes de soufre (SOx) | |||
| DMM | 13 235,3 | 13 476,3 | 9 702,6 |
| Eramet Sandouville | 2,7 | 0,1 | 0,1 |
| DAHP | 19,6 | 15,9 | 17,8 |
| Oxyde d’azote (NOx) | |||
| DMM | 7 842 | 6 334 | 6 553 |
| Eramet Sandouville | 19,9 | 8 | 8,1 |
| DAHP | 155,1 | 114,3 | 106,9 |
| Poussières totales canalisées | |||
| DMM | 1 583 | 1 117 | 914 |
| Eramet Sandouville | 29,3 | 15,7 | 2,5 |
| DAHP | 12 | 8,5 | 6,8 |
| Composés organiques non méthaniques (COVnm) | |||
| DMM | 177,2 | 205,2 | 132,8 |
| Eramet Sandouville | 23,3 | 22,4 | 53,5 |
| DAHP | 16,4 | 29,3 | 18,2 |
| Nickel | |||
| DMM | 7,4 | 7,7 | 6,1 |
| Eramet Sandouville | 3,7 | 0,2 | 0,1 |
| DAHP | 0 | 0 | 0 |
| Manganèse | |||
| DMM | 506,2 | 455,9 | 90,8 |
| Eramet Sandouville | - | - | - |
| DAHP | 1,5 | 1,3 | 0,5 |
Pour les rejets atmosphériques les contributeurs majoritaires sont les activités pyrométallurgiques avec leurs installations de fusion, les fours de traitement thermique et les centrales de production d’énergie. Les émissions de CO2 sont évoquées dans le paragraphe 6.2.6. Les émissions atmosphériques peuvent varier en fonction de la nature des matières premières et minerais utilisés, des technologies de transfert et de chargement en place, de la puissance installée des équipements et surtout du niveau d’activité des sites. En pyrométallurgie, les émissions canalisées de poussières sont générées au niveau de la manutention des matériaux, des fours, des opérations de meulage et de broyage ainsi que de celles impliquant du métal liquide en fusion et des laitiers. En hydrométallurgie, des émissions canalisées de poussières sont plus rares mais peuvent intervenir lors d’opérations de manutention, de broyage, de séchage ou de transfert de matière. Les dispositifs d’épuration des effluents atmosphériques généralement mis en œuvre dans les usines du Groupe sont adaptés aux rejets des procédés. Sont ainsi présents des électrofiltres, des dépoussiéreurs à manches, des scrubbers ou encore des tours de lavage. Des systèmes de traitement spécifiques à certains polluants et process peuvent être également utilisés, comme des filtres à charbon actif, ou des dévésiculeurs. Ces différents équipements sont mis en place en fonction des caractéristiques des effluents des procédés industriels, des performances épuratoires visées et des contextes réglementaires. Les émissions d’oxydes de soufre (SOx) sont essentiellement générées à SLN (centrale thermique et usine de Doniambo). En 2021, la réduction des émissions observée est en lien direct avec l’activité réduite de la centrale thermique. En effet, l’arrêt d’une des quatre tranches a réduit la capacité de production électrique et donc les émissions associées. Par ailleurs, la réfection d’une des capacités de stockage de fuel à Basse teneur en soufre a augmenté l’utilisation de fuel à très basse teneur en soufre. La réduction de production de la centrale thermique de la SLN affecte aussi les émissions d’oxydes d’azote (NOx), cette baisse est cependant compensée par les émissions de la centrale de GCO qui retrouvent leur niveau des années 2019 et antérieures. En 2020, la campagne de mesure allégée en lien avec le Covid n’avait pas permis des mesures pleinement représentatives.# 6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 307
Depuis 2020, le Groupe consolide dans un objectif de transparence les émissions de COVnm (composés organiques volatils non méthaniques) des principaux émetteurs, bien que dans l’absolu, les activités du Groupe sont faiblement contributrices pour ce paramètre. Du fait de leur process, la chaîne d’agglomération de l’usine du CIM de Comilog (Gabon) et le site hydrométallurgique de Sandouville constituent les principaux émetteurs. Dans le cadre de sa Feuille de route RSE, Eramet s’engage sur un indicateur de performance relatif aux rejets canalisés des poussières des sites pyrométallurgiques. Une réduction de 80 % est visée sur la période 2018-2023. La réduction ciblée pour 2021 était de - 50 % et le résultat est au-delà avec une réduction de - 64 %. Cette amélioration notable est le fruit de plusieurs travaux menés par les sites. Le plan d’action du Complexe industriel de Moanda (CIM) au Gabon, lancé en 2019, se poursuit avec des résultats probants sur les rejets. La baisse d’un quart de production sur de la centrale thermique de la SLN affecte ces émissions. En parallèle, la démarche de pérennisation des savoirs et de partage de bonnes pratiques du Groupe comprend un groupe de travail dédié aux sujets environnementaux qui a travaillé à l’identification des benchmarks internes sur ce sujet des rejets atmosphériques. À cette occasion, la fiabilisation des mesures a fait partie des sujets traités, ce qui a permis concrètement de renforcer la robustesse des données pour deux sites, l’usine de SLN à Doniambo (Nouvelle-Calédonie) et Comilog Dunkerque (France).
émissions canalisées de poussières (en tonnes/an)
| | 0 | 500 | 1000 | 1500 | 2000 | 2500 |
|-------------|------|------|------|------|------|------|
| 2018 | | | | | | |
| 2019 | | | | | | |
| 2020 | | | | | | |
| 2021 | | | | | | |
| 2023 objectif| | | | | | |
| Rejets aqueux (en tonnes) | |||
|---|---|---|---|
| 2019 | 2020 | 2021 | |
| Demande chimique en oxygène (DCO) | |||
| DMM | 153,6 | 207,3 | 33,3 |
| Eramet Sandouville | 45,2 | 29,8 | 34,2 |
| DAHP | 60,3 | 43,2 | 29,6 |
| Manganèse | |||
| DMM | 34,6 | 24,4 | 19,2 |
| Eramet Sandouville | - | - | - |
| DAHP | 0,2 | 0,2 | 0,2 |
| Nickel | |||
| DMM | 3,8 | 2,7 | 4,0 |
| Eramet Sandouville | 0,5 | 0,5 | 1,1 |
| DAHP | 0 | 0,1 | 0 |
| Matières en suspension (MES) | |||
| DMM | 6948 | 6989 | 5227 |
| Eramet Sandouville | 2,7 | 2,7 | 8,7 |
| DAHP | 23,3 | 26,1 | 17,6 |
Tout comme pour les émissions atmosphériques, Eramet est mobilisé pour réduire ses rejets aqueux. Les sites industriels travaillent à améliorer les procédés de traitement pour assurer une meilleure qualité de l’eau rejetée. Outre les systèmes préventifs comme des rétentions ou des stockages à double parois, des dispositifs curatifs tels que des stations de traitement des effluents par des procédés physico-chimiques ou encore des séparateurs d’hydrocarbures (séparation par décantation) sont utilisés afin de permettre des rejets en conformité avec les valeurs limites réglementaires. Par rapport à 2020, les rejets aqueux sont stables, exceptée la forte réduction des rejets de DCO (demande chimique en oxygène) en lien avec les compléments d’analyse réalisées sur les sites de TTI en Norvège et qui ont permis d’identifier la part de la DCO provenant de l’eau approvisionnée. Le site procède à un lavage à l’eau de mer et 90 % de la DCO dans le rejet provenait de l’eau de mer entrante. La réduction des Matières en suspension s’explique par l’activité réduite de la centrale thermique de la SLN (cf. chapitre précédent) qui réduit le débit de rejet. Enfin, les sites du Groupe suivent avec attention la qualité des eaux souterraines et l’impact de l’activité sur les sols et les sous-sols. C’est ainsi plusieurs centaines de piézomètres répartis dans les différents sites du Groupe tant dans leur périmètre qu’en dehors de celui-ci, qui permettent d’accompagner les premières phases de tout nouveau projet (caractérisation de l’état initial) et qui assurent également la surveillance de tout impact éventuel sur les eaux souterraines et de surface.
Le Groupe fait preuve de la plus grande vigilance envers les impacts potentiels sur les sols et sous-sols du fait d’activités passées, en cours ou futures, tant dans le domaine de ses activités industrielles que minières. Depuis plusieurs années, Eramet a développé un pôle d’expertise « sols » pour gérer le volet environnemental des cessations d’activités. Cette expertise concerne l’investigation, le suivi et la gestion des terrains potentiellement impactés. Elle intervient lors des projets tels que la réhabilitation de terrains industriels, la fin de vie de décharges internes, ou d’anciennes mines. Cette expertise est également sollicitée pour améliorer la prévention des pollutions de sols sur les sites en activité, ainsi qu’en amont des opérations d’acquisitions et de cessions. Enfin, ce pôle mène des actions visant à renforcer la connaissance de l’état des sols et sous-sols des différents sites en activité du Groupe. Les avancées principales récentes en matière de gestion des sites industriels fermés concernent les deux anciennes usines d’Aubert & Duval, l’usine dite « A » et l’usine AD TAF situées à Gennevilliers (France). Cette dernière a notifié auprès de l’administration la cessation de ses activités au 31 décembre 2020. Les travaux de mise en sécurité de l’usine AD TAF se sont terminés en 2021. Les travaux de remise en état de l’usine dite « A » et de l’usine AD TAF commenceront, de façon concomitante, d’ici fin janvier 2023. La réhabilitation des sites miniers constitue un axe majeur de la politique environnementale, elle est développée dans la partie « Préservation de l’environnement sur les sites miniers » (6.2.7) ainsi que dans la partie 6.2.8 consacrée à la biodiversité.
L’économie circulaire peut se définir comme un système d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits, vise à augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources naturelles et des matières premières vierges et à diminuer l’impact des activités économiques sur l’environnement. Eramet est engagé de longue date en faveur d’un tel modèle. Ce modèle s’applique pour toutes les ressources utilisées : eau, énergie, matières premières. Compte tenu de son métier, Eramet est tout particulièrement mobilisé pour optimiser le recours aux ressources métalliques primaires. En effet, les métaux, par leur caractère infiniment recyclable, se prêtent particulièrement au développement de l’économie circulaire. La contribution à l’économie circulaire prend quatre formes principales chez Eramet.
en Auvergne, l’usine EcoTitanium. Première filière européenne de recyclage d’alliages de titane de qualité aéronautique, EcoTitanium produit des alliages à partir de chutes massives et copeaux de titane collectés chez les grands constructeurs aéronautiques et leurs sous-traitants.
LA PARTICIPATION À DES DÉMARCHES D’ÉCOLOGIE INDUSTRIELLE ET TERRITORIALE
Partout où c’est possible, les sites industriels d’Eramet s’inscrivent dans les démarches d’écologie industrielle territoriale en mettant à disposition de la chaleur, de l’énergie ou des fluides produits par leurs activités, ou à l’inverse en consommant des fluides venant d’usines voisines. Pour citer quelques exemples :
les excédents de vapeur produits par le site d’Eramet Norway de Kvinesdal (Norvège) permettent de chauffer de nombreuses infrastructures voisines, et les eaux usées chaudes du site sont réutilisées par plusieurs clients extérieurs dont une ferme piscicole ;
POUR LES ACTIVITÉS MINIÈRES DU GROUPE : LA GESTION OPTIMALE DES RESSOURCES MINIÈRES
L’industrie minière a un rôle crucial à jouer pour augmenter l’efficacité de l’utilisation des ressources naturelles. D’une part, en exploitant à de plus faibles teneurs le minerai, car ainsi les mines produisent proportionnellement moins de matériaux stériles. Les impacts environnementaux associés aux stockages de ces derniers matériaux (sur le paysage, et sur l’érosion) sont donc réduits de ce fait. D’autre part, en valorisant autant que possible les résidus miniers issus des procédés de concentration des minerais. Ceci permet de valoriser plus de ressources à empreinte environnementale quasi constante. Les filiales minières d’Eramet sont historiquement engagées dans ces démarches également. Les actions engagées sur ce volet sont décrites au paragraphe 6.2.7.2 « Gestion responsable de la ressource minière ».
4.# POUR LES SITES INDUSTRIELS DU GROUPE : LA MAXIMISATION DES FLUX RECYCLÉS
Eramet vise à incorporer une part la plus importante possible de matières premières secondaires dans les intrants, pour éviter de consommer des matières premières vierges, et à valoriser (en interne ou en externe) au maximum les déchets générés par les activités. Au travers de sa Feuille de route RSE, le Groupe a décidé de renforcer encore son action en matière d’économie circulaire. C’est la raison pour laquelle deux objectifs, correspondant aux deux derniers axes du tableau précédent, ont été fixés. L’esprit général de cette démarche est de favoriser les actions qui permettent de valoriser des flux matières qui jusqu’à présent ne l’étaient pas. Pour la période 2019-2023, les cibles sont :
Un Comité dédié à l’économie circulaire a été mis sur pied. Son rôle est d’identifier et de valider les actions et projets qui s’inscrivent dans les définitions précisées ci-dessus.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 310
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
À fin 2021, 13 actions ont ainsi pu être labellisées par le Comité. La plupart sont des projets innovants de R&D – leur mise en œuvre nécessite parfois du temps. Huit projets sont toutefois d’ores et déjà productifs et contribuent aux indicateurs avec les résultats cumulés depuis 2019 à fin 2021 suivants :
Les résultats à fin 2021 sont illustrés par les graphiques suivants.
| 0 | 250 | 500 | 750 | 1000 | 1250 | 1500 | 1750 | 2000 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019 | |||||||||
| 2020 | |||||||||
| Résultat 2021 | |||||||||
| 2022 | |||||||||
| 2023 | |||||||||
| Cibles | |||||||||
| Résultats |
| 0 | 50 | 100 | 150 | 200 | 250 | 300 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019 | |||||||
| 2020 | |||||||
| Résultat 2021 | |||||||
| 2022 | |||||||
| 2023 | |||||||
| Cibles | |||||||
| Résultats |
Environ 9 millions de tonnes de matières premières sont consommées par les usines du Groupe chaque année, dont 75 % de minerai (produit très majoritairement par les mines du Groupe) et 7 % de réducteurs (charbon et coke). Le reste des consommations se composent essentiellement des métaux utilisés dans les usines d’alliages, et d’adjuvants divers. Eramet est mobilisé pour optimiser autant que possible ses différentes consommations d’intrants. En outre, partout où c’est possible, le Groupe privilégie l’utilisation de matières premières secondaires aux matières premières vierges. En ce sens, les aciéries de la division Alliages Haute Performance (Les Ancizes, Commentry et Söderfors) sont de véritables champions de l’économie circulaire : leur taux d’utilisation de matières premières secondaires varie entre 85 et 95 %, en additionnant les flux de recyclage internes et le recours à des matières premières secondaires achetées à l’extérieur (scraps…).
Eramet s’attache à respecter la hiérarchie de gestion des déchets suivante : en priorité, prévenir la production de déchets / les réemployer/ les recycler et les valoriser au maximum, ou à défaut et en dernier recours les éliminer de manière sûre et dans des conditions respectueuses de l’environnement. Ainsi, historiquement, des efforts particuliers ont été faits sur tous les sites pour valoriser les déchets quand leurs propriétés physico-chimiques le permettent ; c’est ainsi que par exemple les scories de SLN (Nouvelle-Calédonie) et le laitier pauvre de Comilog Dunkerque sont homologués et intégrés pour des applications en techniques routières.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 311
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
Préservation de l’environnement
Comme expliqué au paragraphe 6.2.4, Eramet s’est engagé au travers de sa Feuille de route RSE 2018-2023 pour progresser encore en matière de valorisation de déchets (dangereux comme non dangereux). À fin 2021, 125 000 tonnes ont ainsi pu être valorisées notamment grâce aux nouveaux projets et actions suivantes :
| 2019 | 2020 | 2021 | ||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers de tonnes) | ||||
| QUANTITÉ DÉCHETS DANGEREUX (exprimé en sec) | ||||
| DMM hors Sandouville | 53,43 | 38,42 | 27,71 | |
| Sandouville | 2,12 | 6,47 | 10,95 | |
| DAHP | 9,34 | 11,20 | 14,30 | |
| Corporate | 0,20 | 0,07 | 0,16 | |
| QUANTITÉ DÉCHETS NON DANGEREUX (exprimé en sec) | ||||
| DMM hors Sandouville | 4 213 | 4 453 | 4 169 | |
| Sandouville | 0 | 3 | 1 | |
| DAHP | 52 | 33 | 33 | |
| Corporate | 0,02 | 0,06 | 0,05 |
La notion de déchets dangereux et non dangereux est définie en accord avec les réglementations des pays d’implantation. En effet, à ce jour les statuts de déchets sont très disparates d’un pays à l’autre.
Les activités minières et leurs opérations industrielles associées sont les sources principales de déchets non dangereux. Un important tonnage de ceux-ci est stocké dans des bassins industriels au Gabon. Il s’agit des fractions fines de minerai de manganèse recueillies après l’étape de lavage qui sert à isoler la fraction grenue destinée au marché. Du côté de l’activité nickel, un autre important tonnage de déchets non dangereux correspond aux scories de fusion générées par l’activité pyrométallurgique de l’usine de Doniambo. Les trois contributeurs majeurs que sont l’usine de SLN (Nouvelle-Calédonie), les mines et la mine de Moanda et le Complexe Industriel de Moanda (CIM) (Gabon), représentent 99 % de la quantité totale de déchets non dangereux. À des tonnages bien inférieurs, les activités industrielles d’aciérie et de fusion-réduction, ou de production de ferro-alliages sont également génératrices de sous-produits ou de déchets non dangereux. Ils se présentent sous forme de laitiers ou de scories inertes stockés en décharge interne ou faisant l’objet de valorisation externe. Enfin, même si les quantités sont encore bien moindres, des initiatives locales voient également le jour sur de nombreux sites en vue de réduire le gaspillage alimentaire : prévisions au plus juste des personnes présentes sur site chaque jour (absences, congés, visiteurs…) afin d’informer le service de restauration collective ou encore mise en compost des déchets alimentaires végétaux ou redistribution aux animaux des fermes avoisinantes.
Les déchets dangereux produits par le Groupe proviennent pour la plus grande part des usines pyrométallurgiques de la division Mines et Métaux du Groupe. Ces activités produisent des poussières récupérées par les dispositifs de filtration, des boues issues du traitement des gaz, et des scories calcosodiques, qui en fonction de leurs caractéristiques intrinsèques et des lieux d’opérations peuvent pour certaines être considérées comme des déchets dangereux. Viennent ensuite par ordre d’importance les sites hydrométallurgiques qui produisent des résidus de traitement, qui peuvent là aussi présenter un caractère dangereux suivant leurs caractéristiques et les réglementations. Ces déchets dangereux sont traités dans des filières spécifiques et autorisées. Des contrôles sont mis en place afin de s’assurer de la bonne gestion de ces déchets et cela tout au long du processus (transport des déchets, réception dans un centre agréé et traitement final). La quantité de déchets dangereux reste stable en 2021, malgré des variations notables sur deux sites. À l’usine C2M de Comilog (Gabon) l’arrêt de la filière hydrométallurgique qui a débuté mi 2020 voit ses effets pleinement mesurés en 2021 sur la production de déchet dangereux qui a quasiment été supprimée. En parallèle, l’incendie de l’usine de Pamiers a généré un excès de déchets dangereux d’environ 4 kt pour la division DAHP.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 312
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
| Consommation totale en eau (en milliers de m³) | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|
| Sandouville | 687,8 | 824,6 | 858,1 |
| DAHP | 3 323,2 | 2 476,1 | 2 044,4 |
| DMM | 40 428,2 | 40 734,1 | 42 030,0 |
| TOTAL | 44 439,3 | 44 034,9 | 44 932,6 |
Les métiers de la mine, de la métallurgie et de l’hydrométallurgie sont consommateurs d’eau à plusieurs titres :
La ressource en eau est essentielle pour le pilotage de certains des procédés utilisés dans le Groupe. Le processus de refroidissement des fours électriques, par exemple, se doit d’être parfaitement géré et optimisé.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Un manque d’alimentation en eau peut dans certains cas entraîner des situations à risque au cours desquelles la sécurité doit être assurée avant toute autre considération. Dès lors que cela est techniquement possible, les sites favorisent le recyclage en interne de l’eau consommée. C’est le cas par exemple du lavage des minerais au Gabon (avec un taux de recyclage compris entre 60 et 80 % suivant les années), ou des installations minières du Sénégal (taux de recyclage supérieur à 45 %). Les consommations d’eau sont alors essentiellement des appoints afin de compenser l’évaporation ou les pertes dans le système. La gestion des impacts sur les ressources en eau des sites miniers est détaillée plus précisément à la section 6.2.7.3. La consommation est relativement stable sur les trois dernières années avec 44,9 millions de m³ en 2021. La hausse observée entre 2020 et 2021 est principalement liée à un changement de périmètre pour le site de Comilog au Gabon qui inclut à partir de cette année les eaux sanitaires de la zone industrielle et des cités résidentielles. En Suède, dans une démarche d’amélioration continue, un des sites a également fait évoluer sa méthode pour estimer le prélèvement en rivière. Le volume estimé est augmenté de 275 000 m³. Cette erreur a été corrigée, y compris pour les valeurs de 2019 et 2020 par souci de cohérence. Les sites prélèvent majoritairement dans les rivières et les lacs, puis les nappes souterraines. Ils se fournissent aussi en eaux brutes après d’organismes privés ou publics, et dans une proportion moindre au réseau local de distribution. Les eaux de pluie sont valorisées déjà sur plusieurs sites et elles ont été quantifiées et rapportées pour un deuxième site en 2021. La consommation totale en eau se décompose en 2021 de la façon suivante :
| Provenance de l’eau consommée en 2021 | Pourcentage |
|---|---|
| Eaux de surface | 67,8 % |
| Eau souterraine | 22,0 % |
| Eau de pluie | 0,3 % |
| Eau provenant du réseau local de distribution | 2,2 % |
| Eau industrielle provenant de l’extérieur | 7,7 % |
Au-delà des dispositifs de recyclage existants sur de nombreux sites, le groupe Eramet est mobilisé pour diminuer l’intensité eau de ses opérations, plus particulièrement dans les sites qui sont les plus exposés à cette problématique. Cette mobilisation prend la forme d’investissements sur les sites en activité : dans cette catégorie on citera au cours des années précédentes les investissements réalisés à Commentry (France) et à Dunkerque pour récupérer les eaux pluviales, ou à Pamiers pour limiter les consommations d’eau. Eramet a mené en 2020 une importante étude sur l’empreinte eau de l’ensemble de ses sites en activité. L’objectif était d’appréhender plus finement les risques associés aux usages de l’eau dans ses différents sites. Pour ceci, l’étude s’est appuyée sur des outils reconnus internationalement : Aqueduct Water Risk Atlas (développé par le World Resources Institute – WRI) et le Water Risk Filter. L’étude a confirmé qu’aucun site de production à consommation d’eau significative (> 5 000 m³ par an) n’est actuellement situé dans un bassin-versant à risque de stress hydrique élevé, c’est-à-dire avec un ratio supérieur à 40 % entre les prélèvements totaux d’eau et les approvisionnements en eau renouvelable et disponible tel que défini par le WRI. Plusieurs sites français sont situés dans un bassin-versant à risque évalué « moyen à élevé ». Leur consommation est toutefois inférieure à 1 % de la consommation du Groupe. Sans être concerné par un risque physique de disponibilité de la ressource à court terme, le site de GCO (Sénégal) est considéré par Eramet comme un site sensible sur le sujet de la ressource en eau, compte tenu de l’usage crucial des aquifères pour les riverains de la mine, qui vivent essentiellement d’une activité de maraîchage. Il faut ajouter aussi à ce panorama le site argentin du projet de lithium Centenario, situé dans une zone désertique de salars où l’eau constitue un enjeu crucial (plus de détails dans le paragraphe 6.4.5.2 « Le projet Lithium en Argentine »).
Eramet, considérant les rapides évolutions du climat et reconnaissant leur cause anthropique, est conscient de ses devoirs de prévention, d’adaptation et de transparence vis-à-vis de ses salariés, de ses partenaires et de l’ensemble de ses concitoyens au sens large. Eramet est persuadé du rôle moteur et structurant que peuvent jouer les opérateurs industriels qui alimentent l’industrie mondiale en matières premières, en particulier pour les métaux critiques de la transition énergétique. Eramet s’est donc engagé dans une démarche compatible avec les objectifs de l’accord de Paris visant à intégrer de manière croissante les enjeux du climat dans ses décisions stratégiques comme au travers de son reporting. Eramet suit pour cela les préconisations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) qui constitue une des meilleures pratiques internationales en la matière. La trajectoire de réduction des émissions du Groupe d’ici 2035, définie en 2020, a par ailleurs été validée par le SBTi (Science-Based Target Initiative) avec le statut « target set ». Fruit d’une collaboration entre le Carbon Disclosure Project (CDP), le Pacte mondial des Nations Unies, le World Resources Institute (WRI) et le Fonds mondial pour la nature (WWF), le SBTi s’assure que les engagements pris par les entreprises participant à la démarche sont pertinents et compatibles avec l’Accord de Paris.
L’étude a permis également de projeter les effets du réchauffement climatique. À un horizon 2040, ce sont quatre sites qui seraient alors situés dans des bassins-versants à risque de stress hydrique élevés (le site de GCO au Sénégal et trois sites situés en France à Commentry, Sandouville et Dunkerque). Ceux-ci représentent environ 20 % de la consommation actuelle du Groupe. Pour anticiper la raréfaction à venir des ressources en eau, Eramet se mobilise particulièrement pour la prise en compte de la réduction de l’intensité eau dans tous ses projets miniers de développement. L’eau nécessaire à l’augmentation de capacité de GCO s’appuie exclusivement sur des efforts de recyclage. Par ailleurs, la prise en compte du facteur eau a été un sujet clé du développement du procédé d’adsorption pour le projet Lithium en Argentine, ceci ayant permis une diminution de l’intensité eau du procédé de 30 % au fur et à mesure du développement R&D, permettant d’arriver à un taux de recyclage de 60 %. Eramet privilégie pour ses développements miniers la méthode de stockage à sec des résidus miniers (dite « dry-stacking »). Cette méthode permet notamment de diminuer très fortement le besoin en eau en permettant un recyclage maximal des eaux utilisées dans les procédés de lavages. C’est notamment le cas pour l’extension de la mine de Comilog au Gabon, où cette méthode sera utilisée pour 50 % du flux, occasionnant ainsi une économie d’eau de l’ordre du million de m³. En développant ce type de procédés, Eramet se situe en pointe mondiale pour cette innovation de rupture.
La transition vers une économie bas carbone est un enjeu d’ampleur systémique et Eramet a choisi d’approfondir les perspectives des effets du changement climatique, au-delà de la question de l’empreinte carbone directe de ses activités, en évaluant les impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur où elle opère. En effet, la dynamique globale de réduction des émissions chez les clients d’Eramet (du fait de réglementations ou de la conséquence d’une valorisation du carbone par exemple) est source de risques, tout comme d’opportunités pour l’activité du Groupe. Au-delà de la contribution essentielle apportée par le Groupe à la transition énergétique et à la lutte contre le changement climatique, Eramet intègre de manière croissante dans sa stratégie les impacts physiques et non physiques du changement climatique sur les actifs du Groupe, la productivité et les marchés sur lesquels sont vendus ses produits. Eramet participe ainsi activement aux réflexions et aux décisions sur ces enjeux climatiques au sein d’organisations professionnelles nationales et internationales, avec notamment la Présidence du Comité Stratégique de la Filière Mines et Métallurgie, le rôle de vice-présidence de l’Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux, la participation en tant que membre au Cobalt Institute, le rôle d’administrateur du Nickel Institute, et celui d’administrateur d’Euro Alliages. Eramet prend une part active dans les groupes de travail sur la décarbonation de l’industrie et sur les Assessing Low Carbon Transition Iron & Steel.
Les efforts croissants d’Eramet pour optimiser sa performance globale se traduisent notamment par le déploiement d’outils d’amélioration continue. La méthodologie de mise en œuvre de ces outils embarque l’analyse des risques et opportunités du Groupe. La cartographie globale des risques du Groupe intègre formellement une section dédiée aux risques liés au climat qui est mise à jour chaque année. Y sont passés en revue l’ensemble des risques de transition pour chaque activité et pour chaque catégorie de produits. La structuration de cette démarche s’est poursuivie en 2021 via une analyse des risques physiques liés au changement climatique. Les risques physiques sont analysés pour chaque usine dans tous les pays où Eramet opère. Les risques et les opportunités d’Eramet face aux évolutions du Climat sont classés en fonction de leur horizon de temps, qui, compte tenu des activités du Groupe (valorisation des minerais et transformation métallurgique), sont les suivants :
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| PHYSIQUES | |||
| Les risques liés aux impacts physiques du changement climatique comprennent les phénomènes météorologiques extrêmes et les changements à long terme des régimes climatiques (élévation du niveau de la mer, stress hydrique, incendies…) | x |
Eramet est conscient de l’horizon particulièrement proche de ces phénomènes, qui pour certain se constatent déjà. Le Groupe a adapté en conséquence son analyse de risques pour y intégrer de manière explicite les impacts directs des modifications du climat sur son activité. Cette action est par ailleurs prolongée par une collaboration active avec des compagnies d’assurance et des ingénieries tierces. Des questions spécifiques sont adressées aux sites au travers de l’outil de reporting environnemental SAFEE sur leur évaluation des risques et les mesures d’adaptation envisagées.
En 2020, un peu plus d’un site sur deux avait indiqué pouvoir être affecté par les conséquences du changement climatique à très long terme. La majorité de ceux-ci ont d’ores et déjà entamé des réflexions afin d’en limiter les effets sur leur activité.
En 2021, un peu plus d’un site sur dix a déclaré avoir été affecté par un phénomène climatique extrême dont l’origine pourrait être liée au changement climatique.
Eramet a développé en 2021 une étude selon la méthodologie OCARA, sur un horizon de temps 2050 et sur l’ensemble des sites en activité ou en projet. Cette analyse a mis en avant 10 sites industriels de la division Mines Métaux plus spécifiquement exposés à des risques physiques liés au changement climatique (phénomène climatique extrême, augmentation de la température moyenne, fortes précipitations, stress hydrique,... ).
En 2022 Eramet poursuivra l’exercice avec pour objectif la définition de plans de mitigations pour les sites concernés.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| ÉCONOMIQUES |
Du fait des procédés mis en œuvre, la facture énergétique représente une part significative des coûts de production du Groupe dans l’exploitation de ses mines et de ses sites industriels. La compétitivité du Groupe est donc sensible au prix des énergies et à la maîtrise de leur utilisation.
Évolution du marché vers des besoins en métaux différents de ceux produits par Eramet, en qualité ou quantité, également source d’opportunités pour le Groupe.
Demande croissante des Clients pour des produits étiquetés bas carbone
En matière de veille et d’actions, Eramet contribue activement à de nombreuses organisations professionnelles des métiers de la mine comme de la métallurgie. Eramet intègre par ailleurs dans ses réflexions stratégiques une analyse par scénario 2°C (détaillée à la section 6.2.6.1.3 « Une analyse par scénarios 2 °C »). Eramet poursuit ses efforts de recherche et innovation comme de développement de projets stratégiques pour adresser ces besoins.
En 2021, Eramet a pu redémarrer le projet de production de lithium en Argentine, dans le cadre d’un partenariat. Eramet et BASF ont conclu en 2020 un partenariat pour développer une filière pour fournir les métaux critiques de la transition énergétique (nickel et cobalt) avec un haut standard RSE, en particulier pour l’industrie de la batterie du véhicule électrique. Cet accord est cohérent notamment avec les projets structurants sélectionnés par le Comité Stratégique de Filière des Mines et de la Métallurgie qu’Eramet porte par ailleurs.
Eramet a développé un scénario Science-Based Target de réduction de ses émissions de CO2 « well below 2°C » compatible avec les Accords de Paris, validé par le Conseil d’administration du Groupe et par le SBTi.
Le Groupe intègre des analyses de cycle de vie dans les processus de revue de ses projets. Cette démarche vise à la prise en compte, en particulier, de l’impact carbone dans le choix des orientations d’investissement.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| RÉGLEMENTAIRES |
Au niveau Groupe, le changement climatique pourra entraîner une hausse de la fiscalité sur l’énergie, et une plus grande difficulté d’accès aux financements pour certains investissements. Près d’un quart des émissions scopes 1 et 2 du Groupe sont soumises au système européen de quotas EU ETS. Des incertitudes pèsent sur les évolutions du marché des quotas à long terme, ou des mécanismes juridiques de la fiscalité carbone sur la zone Europe. Par ailleurs, pour ce qui concerne les trois quarts des émissions du Groupe restantes, il n’existe pas aujourd’hui de marché du carbone applicable à l’échelle mondiale, mais uniquement des systèmes régionaux fragmentés et non coordonnés (source I4CE).
Le Groupe anticipe l’émergence potentielle d’un tel marché en appliquant un prix interne du carbone lors de l’évaluation de ses projets d’investissement et de ses options stratégiques, sur la base de 100 euros la tonne de CO2 pour les investissements long terme. Ce choix a pour objectif de privilégier des solutions technologiques moins émettrices de carbone et contribue à améliorer la prise de conscience de l’enjeu climatique chez tous les collaborateurs d’Eramet. Cette valeur est en forte hausse par rapport à celle appliquée en 2020 (alors de 30 euros par tonne), traduisant une plus forte prise en compte de ce risque réglementaire.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| TECHNOLOGIQUES |
Nécessité croissante d’investir dans des technologies moins émissives
Le Groupe poursuit le déploiement de programmes d’amélioration de l’efficacité énergétique et Eramet met les savoir-faire et la R&I du Groupe au service du développement de nouvelles technologies décarbonées et/ou de produits à faible contenu carbone. Le Groupe développe également des partenariats avec les universités ou des industriels pairs dans le cadre de ses efforts de recherche et d’innovation.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| RÉPUTATION |
Association des activités énergie-intensives d’Eramet à de fortes émissions de CO2 : les procédés de pyrométallurgies sont en effet fortement consommateurs de matériaux réducteurs contenant du carbone.
Après avoir, en laboratoire, produit en 2020 les premiers échantillons de manganèse métal 100 % décarboné, les équipes R&D d’Eramet ont lancé courant 2021 le développement de démonstrateurs industriels de réduction des minerais à partir de bioréducteurs prétraités ou d’hydrogène, permettant de réduire l’usage du charbon dans la production.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| FLUX AMONT ET AVAL |
Manque de maîtrise des émissions de CO2 associées à ces flux
En 2020 Eramet a réalisé un bilan complet du scope 3 de ses émissions de CO2 suivant les prescriptions du GHG Protocol. En accord avec les nouvelles recommandations du SBTi pour tendre vers le « Net Zero », Eramet s’est engagé à solliciter les deux tiers de ses fournisseurs et de ses clients à s’engager dans une décarbonation compatible avec les Accords de Paris. Le Groupe est signataire du French Business Climate Pledge depuis 2019 et s’est engagé à inciter un panel de ses fournisseurs à rejoindre cette dynamique.
Les actions conduites sur 2021 ayant participé de l’amélioration de la performance énergétique et climatique du Groupe sont détaillées au chapitre « Performance » ou au sein de chapitres dédiés ci-après.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| FLUX AMONT ET AVAL |
Disponibilité des matières premières critiques de la transition énergétique
Demande générale de l’industrie de réduire ses émissions directes mais également sur leur chaîne d’approvisionnement
En complément de sa position historique sur le minerai de manganèse et de nickel, la stratégie d’Eramet est clairement positionnée sur les métaux critiques de la transition énergétique et numérique : lithium, sels de nickel et de cobalt. Ces marchés sont en pleine mutation du fait de la demande de métaux pour les batteries, et notamment pour le véhicule électrique, les panneaux solaires et l’électronique. Eramet est le seul acteur européen à avoir sécurisé des ressources importantes en métaux critiques sur ce marché en forte croissance. Les actifs miniers actuels du Groupe offrent des avantages clés : des ressources géologiques très riches permettant une exploitation sur le long terme. Par ailleurs, en complément de sa production commerciale, Eramet génère des produits qui se substituent, ou pourraient se substituer, aux matériaux nécessaires aux procédés d’industries tierces, réduisant ainsi leur bilan carbone. Le Groupe place le développement de l’économie circulaire au cœur de sa stratégie RSE, tel que décrit au chapitre 6.2.4.
| Libellé | CT | MT | LT |
|---|---|---|---|
| COMMERCIALES |
Forte croissance sur les marchés de la transition énergétique et de la transformation numérique nécessitant des métaux produits par Eramet
Eramet se positionne comme le fournisseur des métaux critiques de la transition énergétique, qui sont produits dans les plus hauts standards de responsabilité sociétale et environnementale. Le développement des batteries va conduire à une très forte croissance de la demande de certains métaux critiques : la demande de lithium devrait en effet être multipliée par huit d’ici 2030, celle du nickel par plus de trois et celle du cobalt par trois. Il est évident que la sécurisation de l’accès aux ressources en métaux critiques constitue un avantage concurrentiel structurel dans la chaîne d’approvisionnement. Les développements stratégiques sont menés en conformité avec les standards de sécurité, santé et environnement occidentaux les plus élevés, ainsi que dans le respect des normes de responsabilité sociétale et d’éthique des entreprises les plus exigeantes : rendements élevés de récupération des métaux, empreinte environnementale la plus réduite, relations harmonieuses et respectueuses avec les parties prenantes et les communautés locales.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 316
Il est primordial d’assurer une traçabilité complète des produits afin de garantir une stricte conformité aux normes de responsabilité sociétale des entreprises occidentales et aux exigences des clients. Cela devrait permettre au Groupe de diversifier sa base d’actifs à la fois financièrement et géographiquement :
● le lithium notamment via notamment le gisement d’Eramet en Argentine ;
● l’accroissement des parts de marché du Groupe sur les marchés des sels de nickel et de cobalt ;
● le développement du recyclage des batteries en boucle courte, dans une optique d’économie circulaire optimisée pour les métaux critiques de la transition énergétique.
PHYSIQUES
Pas d’opportunité identifiée à date, poursuite de la veille
x RÉGLEMENTAIRES
Aides fiscales et subventions aux acteurs électro-intensifs européens
x Action
Eramet est attentif aux opportunités offertes notamment par les différents plans de relance nationaux. En 2021 plusieurs dossiers ont été déposés, afin d’envisager une accélération des investissements du Groupe autour de la réduction de ses émissions ou sa consommation d’énergie. Le département « Énergie et Climat » du Groupe a été renforcé et s’est organisé pour permettre une demande plus systématique de ces aides.
TECHNOLOGIQUES
Gains de productivité associés au déploiement de technologies moins émissives (plus efficaces).
Professionnalisation du mesurage et du pilotage des consommations d’énergie.
Les activités d’Eramet dans ses métiers de la Mine comme de la Transformation vont bénéficier des forts développements techniques et technologiques qui sont en cours et auxquels le Groupe contribue :
● électrification des procédés industriels (substitutions de techniques à base d’énergie combustible par des procédés électriques) ;
● technologie de stockage de l’énergie ;
● nouvelles solutions de mobilité et des moyens de locomotion alternatifs (véhicules électriques/autonomes, drones, véhicules à hydrogène…) ;
● énergies renouvelables et matières carbonées biosourcées ;
● technologies de captage du CO 2 ;
● réduction des minerais à l’hydrogène pour les transformer en métaux.
x Action
Le Groupe maintient une veille active sur l’évolution des technologies concernées et incite ses fournisseurs à les proposer. Eramet a démontré à l’échelle laboratoire, la faisabilité de la réduction du minerai de manganèse à l’hydrogène en en produisant les premiers kilogrammes.
RÉPUTATION
Image positive associée à la contribution à la transition énergétique, comme à la mise sur le marché de métaux critiques pour le monde bas carbone
x Action
Communications régulières sur les applications des produits Eramet dans les secteurs de la transition énergétique. Communication sur la contribution clé des métaux concernés. L’activité manganèse d’Eramet au travers des usines norvégiennes, française et gabonaise a un facteur d’émission qui se situe parmi les plus bas de toute l’industrie du manganèse, environ quatre fois inférieur à la moyenne du secteur (selon une étude d’Alloyconsult pour Norsk Industri). Ces performances sont notamment atteintes grâce au mix énergétique des installations métallurgiques concernées (hydro-électricité en Norvège et au Gabon).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 316
En tant qu’industrie émissive d’une part mais d’autre part contributrice au développement de technologies bas-carbone, l’alignement d’Eramet avec la transition vers une économie décarbonée est vecteur de risques comme d’opportunités pour son activité. L’analyse par scénarios est un outil puissant pour conduire ce volet de la réflexion stratégique. Elle consiste en un travail prospectif, projetant l’activité actuelle d’Eramet dans des mondes différents pour en évaluer les conséquences sur le business. Cette approche est efficace pour modéliser de façon exhaustive des évolutions complexes en interaction les unes avec les autres, ce qui permet de définir les mutations induites par le changement climatique. Le Groupe a conduit cette analyse en collaboration avec un cabinet de conseil expert du domaine. L’approche retenue (« par flux physiques ») est fondée, pour chaque scénario, sur la réalité physique de l’activité, dont on s’assure qu’elle est compatible avec la limite maximale de 2 °C (1) d’élévation de température. Cette approche permet, en quatre étapes, d’identifier les risques et opportunités sur l’activité de l’entreprise plus finement qu’une approche purement économique et financière, qui « déformerait » simplement des chiffres économiques (prix, coût de production…), au travers de l’introduction d’un prix du carbone, par exemple, pour quantifier l’impact sur la demande sans évaluer ni traduire avec précision les conséquences microéconomiques au niveau de l’entreprise du scénario de transition retenu.
La transition vers une économie bas carbone identifie clairement son point d’arrivée ultime, à savoir atteindre la neutralité carbone au niveau mondial entre 2050 et 2100. Le scénario retenu pour conduire cette analyse est le scénario 2 °C de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avec capture/stockage du CO 2 , intitulé 2DS. Il est issu des travaux prospectifs Energy Technology Perspectives et publiquement accessible. Il est nommé ici « 2 °C avec CCS ». Le résultat principal pour ce scénario est que les métaux d’Eramet, en particulier le nickel, le lithium, le manganèse et les alliages, sont des métaux indispensables pour le développement des technologies de la transition énergétique et indispensables à la conduite du changement climatique. Ceci se matérialise à l’horizon 2030 par des perspectives favorables d’évolution de la demande. Pour le nickel la demande est attendue en croissance régulière d’ici 2030 dans un scénario 2 °C de l’AIE. Cette croissance est particulièrement tirée par les batteries lithium-ion (qui utilisent du nickel) pour le stockage d’électricité. En effet, la quantité de nickel appelée en 2030 devrait progresser d’un facteur de plus de 3 (par rapport à 2020), illustrant l’important relais de croissance de la demande que sont les batteries. Le lithium est un métal est indispensable pour la production des batteries lithium-ion utilisées, entre-autres, pour électrifier la mobilité et devrait voir sa demande multipliée par 8 d’ici 2030 (par rapport à 2020). Ces exemples soulignent la résilience de la demande de ces métaux dans le scénario de transition « 2 °C avec CCS » de l’AIE et la pertinence du portefeuille de métaux actuels et futurs du Groupe pour servir les besoins de la transition énergétique et bas-carbone.
Perspectives
En conclusion, l’activité d’Eramet est nécessaire au développement de technologies bas-carbone et indispensable au développement et à la création de filières responsables des métaux impliquant toutes les parties prenantes critiques de la transition énergétique. Les perspectives de demande pour les métaux produits par Eramet sont extrêmement favorables d’ici 2030.
La politique Énergie et Climat, publiée en 2020 disponible sur www.eramet.com, définit les lignes directrices d’Eramet tant dans la conduite de ses opérations que dans le développement de sa stratégie. Le groupe Eramet porte l’enjeu climatique au plus haut niveau de ses instances de direction. La gouvernance s’articule sur trois niveaux :
● le Conseil d’administration qui s’appuie sur les préconisations de son Comité Stratégie et de la RSE. Celui-ci analyse notamment les progrès du Groupe en matière de réduction des émissions de CO 2 comme en matière de résilience et de développement de modèle d’affaires durables. Ces travaux sur les sujets climatiques sont conduits conformément aux recommandations formulées par l’Institut français des administrateurs ;
● le Comité Exécutif qui s’appuie sur la Direction Énergie et Climat créée en 2018 et rattachée au Directeur Stratégie et Innovation, membre du Comex du Groupe. Celui-ci se réunit mensuellement. Par ailleurs, les sujets Énergie & Climat sont revus périodiquement lors des Business Reviews du Comex et des Divisions ;
● la Direction Énergie et Climat qui s’appuie auprès des opérations sur un réseau de référents énergie et climat et sur les Directions des Divisions et des Business Units, et pilote la démarche de décarbonation du Groupe également incluse à la gouvernance de la Feuille de route RSE du Groupe.
De façon plus générale, la Direction Énergie et Climat contribue à la performance du Groupe et assure la cohérence entre les trois domaines :
● économique en maîtrisant les achats d’énergie ;
● énergétique en maîtrisant et réduisant les consommations d’énergie ;
● climatique en maîtrisant et réduisant les émissions de CO 2 .
(1) C’est-à-dire un monde où les futures émissions de gaz à effet de serre cumulées ne dépassent pas le budget carbone maximal qui permet de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en deçà de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle, à savoir ~ 800 GtCO 2 eq. (vs ~ 2 000 GtCO 2 eq. émis par l’humanité depuis la révolution industrielle).
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 317
Afin de renforcer et fiabiliser le déploiement opérationnel de la stratégie Énergie et Climat, le Groupe a décidé de mettre en place un mode de fonctionnement efficace entre les sites et les fonctions Corporate.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Trois types d’interlocuteurs ont été définis :
La décarbonation est au cœur de la dynamique des mines, métaux et alliages ; c’est un élément incontournable de la « licence to operate ». Comme il s’agit de problématiques de court, moyen et long terme, la réduction des émissions de CO2 s’appuie sur une gouvernance qui prend en compte une optimisation des actifs existants, le développement de nouvelles technologies en partenariat avec des pairs, des universitaires et des fournisseurs, ainsi que l’accompagnement de la trajectoire de décarbonation des clients.
Ainsi, la réponse d’Eramet au changement climatique repose sur les axes suivants :
En 2018, le Groupe a mené une réflexion pour définir un objectif de réduction des émissions de CO2 des scopes 1 et 2 en s’appuyant notamment sur des leviers techniques et organisationnels. Cet objectif est intégré à sa Feuille de route RSE 2018-2023 avec une cible de réduction significative de la quantité de CO2 par tonne produite, c’est-à-dire en intensité carbone de la production du Groupe :
| Objectif Groupe 2023 vs 2018 | - 26 % tCO2 /t produite sortante (2) |
|---|---|
| Dont impact des leviers efficacité énergétique et décarbonation de l’énergie consommée | - 9,5 % |
| Dont impact de l’effet mix activité lié au choix stratégique du Groupe de développer son activité minière qui est moins émissive que les activités de transformation (3) du Groupe | - 16,5 % |
(1) Avec le niveau d’activité minière et de transformation de l’année de référence 2018.
(2) Tonne de produit sortant des sites : lingots, poudre, minerais, etc.
(3) L’activité minière est environ 80 fois moins émissive par tonne de produit sortant que les autres activités du Groupe.
Afin de structurer l’ensemble de ces démarches de progrès, Eramet déploie un système de management de sa performance énergétique et climatique au sein de ses entités allant jusqu’à la certification ISO 50001 pour les principaux sites émetteurs de CO2. À fin 2021, 17 sites sont ainsi certifiés.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 318
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
Compte tenu de l’avance prise par le développement de l’activité minière, peu émissive au regard de l’activité pyrométallurgie, le groupe Eramet atteindra bien avant 2023 son objectif de réduction de ses émissions en intensité de CO2. S’appuyant sur cette dynamique, le Groupe a décidé en 2020 d’accélérer encore le processus au travers d’un engagement sur un objectif Science-Based Target.
À isopérimètre 2019, Eramet a pour ambition de réduire de 40 % ses émissions de CO2 (scopes 1 et 2) en 2035 par rapport à 2019. Cette cible nécessite de pousser tous les leviers à disposition, y compris ceux qui sont encore au stade de la recherche et développement ou des premiers pilotes : bio-réducteurs, Carbon Capture & Storage (ou CCS), engins miniers électriques…
Cet objectif a été validé « target set » par le SBTi (Science- Based Target initiative) en septembre 2021. Eramet a pris en compte les toutes dernières exigences du SBTi qui ont été officialisées à la même période. La trajectoire de décarbonation d’Eramet dépend ainsi de la capacité du Groupe à développer des projets structurants pluriannuels et transverses sur les axes principaux suivants :
À cette fin, la roadmap de décarbonation du Groupe a été affinée en 2021. Les actions prioritaires sont :
À partir de la Feuille de route générale du Groupe, des réflexions ont été menées avec chaque site pour enrichir les feuilles de routes locales. Chaque site dispose ainsi d’une Feuille de route adaptée à son contexte particulier et est en accord avec les objectifs généraux, et qui est le résultat d’une approche mixte « top-down + bottom-up ».
Cette Feuille de route sur les scopes 1 et 2 des émissions de CO2 du Groupe s’accompagne d’un objectif qualitatif de réduction des émissions sur le scope 3 : Eramet s’est engagé à inciter d’ici 2025 67 % de ses clients et ses fournisseurs à fixer un objectif compatible avec les Accords de Paris et à réduire leurs propres émissions.
Le groupe Eramet s’est également donné pour ambition de contribuer à la neutralité carbone de ses émissions de scopes 1 et 2 d’ici à 2050. Une ambition qui nécessite un recours massif à la capture CCS et un développement important des énergies renouvelables comme des bio-réducteurs.
La plupart des actions significatives de réduction de l’empreinte carbone d’Eramet ont lieu dans un horizon de temps moyen-long terme, les toutes prochaines années étant essentiellement consacrées à la confirmation de l’adéquation des technologies et des gains potentiels en CO2 via des pilotes.
Les actions identifiées ne pourront être mises en œuvre qu’à la condition que le marché soutienne les coûts d’investissement notamment dans le prix des commodités. En l’occurrence, il s’agirait d’une hausse substantielle du prix du carbone et donc de celui des métaux.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 319
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
Le Groupe réalise une estimation exhaustive de ses émissions sur le périmètre du scope 3 et selon les 15 catégories de la décomposition proposée par le Greenhouse Gas Protocol (GHG Protocol). Les données considérées dans les calculs réalisés au cours de l’exercice 2021 sont les valeurs de production et de consommation de 2019. Eramet considère que les émissions de 2021 sont comparables à celles de 2019 compte tenu de la répartition des activités du Groupe et de la structure de ses émissions sur le scope 3.
Les valeurs d’émission sur le scope 3 qui ont été publiées les années précédentes ne sont pas comparables aux valeurs établies en application du GHG Protocol.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Le périmètre retenu pour estimer l’empreinte carbone d’Eramet est le suivant :
Scopes 1 & 2
Scope 3
La deuxième transformation « Final product » est hors du périmètre du scope 3 d’Eramet dans la mesure où les émissions correspondantes représentent moins de 1 % du total (opérations d’usinage ou de forgeage principalement en Europe où l’électricité est largement décarbonée).
La méthodologie mise en œuvre pour le calcul des émissions est fondée sur la valorisation des données de consommation de matières premières et de production, issues des suivis quantitatifs détaillés du Groupe. Ces données sont associées à des facteurs d’émission afin d’évaluer le scope 3, en amont des activités du Groupe avec les achats, et en aval avec les ventes et l’utilisation des produits d’Eramet par ses clients de premier rang.
Les facteurs d’émission sont communiqués par les fournisseurs, ou, à défaut, extraits de la base carbone Ademe ou de la base ECOINVENT.
Lorsque les volumes ne peuvent être exprimés en unité physique, le GHG Protocol valide le principe de recourir à l’outil « Scope 3 calculator » développé par Quantys qui évalue les émissions de CO2 à partir des flux financiers (commandes et ventes).
Les transports (catégories 4 et 9 du GHG P) sont traités en regroupant les quantités transportées par type de voyage (terrestre, maritime, aérien) et par distances, avec application des facteurs d’émission correspondants.
Les émissions directes (scopes 1 et 2) des JV dans lesquelles Eramet n’est pas majoritaire sont comptabilisées dans le scope 3 à hauteur de la part du Groupe dans l’actionnariat.
87 % des émissions totales du scope 3 d’Eramet sont établies à partir des données physiques qui sont la méthode offrant le plus de précision. Les 13 % restants ont été calculés à partir du « Scope 3 calculator ».
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET
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6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
Les émissions de scope 3 représentent un volume de 10,5 MtCO2. Cela se compare à un total de 3,7 Mt en 2021 pour les scopes 1 et 2. Les activités du groupe Eramet sont situées très en amont de la chaîne de valeur. La part du scope 3 située en aval des métiers du Groupe (7,6 MtCO2) est donc logiquement plus élevée que celle située en amont (2,9 MtCO2). Cet écart est particulièrement significatif dans le cas d’opérations de transformation de minerai de manganèse ou de nickel chez les clients du Groupe. Ces activités sont en effet fortement émissives.
Les émissions du scope 3 relatives aux transports sont de 385 000 tonnes de CO2 et représentent 4 % du scope 3 total du Groupe.
Eramet cherche continuellement à identifier les matières premières qui peuvent être remplacées par des matériaux issus du recyclage afin de limiter son empreinte carbone de scope 3. Ces actions sont détaillées au chapitre 6.2.4.
Au travers de ses implantations norvégiennes, le Groupe propose depuis 2021 un service de raccordement électrique aux navires stationnant sur les quais de chargement des sites de Kvinesdal et Sauda (Norvège), leur permettant ainsi de consommer une énergie peu carbonée (car issue de l’hydroélectricité) plutôt que du fioul lourd pour répondre à leurs besoins électriques. Le service sera étendu au site de Porsgrunn en 2022.
Le groupe Eramet contribue de façon significative à la stratégie d’évitement d’émissions de CO2 de ses clients en leur proposant des solutions innovantes qui réduisent les émissions associées à l’utilisation de ses produits (périmètre de scope 3). Cela va bien au-delà de la production des métaux critiques pour la transition énergétique et numérique, et concerne particulièrement la division Alliages Haute Performance. Les émissions évitées de ces différentes activités ne sont pas précisément quantifiées, mais il s’agit d’un ordre de grandeur de plusieurs centaines de ktCO2 par an.
Les actions du Groupe en matière de promotion de l’économie circulaire, détaillées à la section 6.2.4 « Économie circulaire », permettent à Eramet d’améliorer son empreinte carbone comme celle de ses clients. La valorisation de certains laitiers (ou scories) par exemple permet de produire du métal à un coût carbone moindre qu’à partir du minerai initial car une partie des transformations physiques et chimiques ont déjà été opérées. Ces filières sont viables économiquement lorsque les laitiers contiennent également les éléments chimiques recherchés par ailleurs dans différents adjuvants. De tels essais ont été réalisés avec succès en 2020 et prolongés en 2021 par exemple à Eramet Norway ou à Comilog Dunkerque pour réduire la consommation de matériaux calcaires avec des baisses constatées des émissions de CO2 de l’ordre de 5 %.
La valorisation de coproduits générés par les activités des usines du Groupe comme matériau de remblai pour la construction ou d’agrégat pour le béton permet d’éviter à ces clients les émissions d’extraction associées. SLN et Comilog Dunkerque valorisent ainsi une part significative de leur production de laitier. SLN et Eramet Norway développent par ailleurs une qualité particulière de ces coproduits pour des valorisations spécifiques : le Sland pour SLN et le Silica Green Stone pour Eramet Norway.
Eramet Ideas a conduit en 2021 plusieurs pilotes en vue de valider des procédés de séparation des constituants de batteries usagées de véhicules pour en permettre la régénération. Le développement de telles technologies innovantes aura un impact significatif sur les émissions des clients d’Eramet.
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ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
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6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
Les émissions absolues du Groupe ont diminué durant l’année 2021 et le développement des activités minières s’est poursuivi et ce malgré la crise sanitaire permettant de réduire de 39 % l’intensité carbone (par rapport au niveau de 2018). L’objectif de réduction de l’intensité carbone du Groupe (- 26 % d’ici 2023 par rapport au niveau de 2018) a donc été largement dépassé durant l’année 2021. Ce résultat est obtenu pour une part importante par le déploiement des activités minières, intrinsèquement moins émettrices de CO2, à un rythme soutenu (effet volume). L’effet des actions de maîtrise des émissions progresse également.
analyse de variance – évolution des émissions spécifiques
| -39,3 % | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| 2018 | Volume | ||||
| Décarbonation | |||||
| Objectif 2023 = -26 % | |||||
| 2019 | Volume | Décarbonation | |||
| 2020 | Volume | Décarbonation | |||
| 2021 | Volume | Décarbonation |
Eramet déclare depuis 2018 ses émissions de GES dans le cadre du Carbon Disclosure Project (CDP). En 2021 la notation du Groupe est B, en très nette progression par rapport à 2019 et en ligne avec les résultats constatés.
| 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Scope 2 | 0,4 MtCO2 | 0,3 MtCO2 | 0,3 MtCO2 |
| Scope 1 | 3,7 MtCO2 | 3,7 MtCO2 | 3,3 MtCO2 |
| Total | 3,99 MtCO2 | 3,66 MtCO2 | 4,07 MtCO2 |
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6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Préservation de l’environnement
Les émissions de CO2 du Groupe en 2021 ont baissé de 8 % dans un contexte d’augmentation de la production minière (de l’ordre de + 30 % par rapport à 2020) et de la production pyrométallurgie (de l’ordre de + 4 % par rapport à 2020). Cette réduction des émissions s’explique principalement par :
Les émissions CO2 sur les années 2020 et 2021 selon le périmètre des activités (poursuivies ou en cours de cession) est la suivante :
| Émissions de CO2 des activités en cours de cession (en MtCO2) (division Alliages Haute Performance, Eramet Sandouville) | Émissions de CO2 des activités poursuivies (en MtCO2) (division Mines et Métaux, Eramet Holding) | Total (en MtCO2) | |
|---|---|---|---|
| Année | |||
| 2020 | 0,17 | 3,82 | 3,99 |
| 2021 | 0,11 | 3,55 | 3,66 |
Les énergies consommées par Eramet sont les suivantes :
Part de l’électricité achetée sur le réseau produite par des centrales thermiques au fioul, au gaz naturel ou au charbon.
Énergies consommées à des fins de séchage, de chauffage et de traitement thermique, nécessaires pour la qualité des produits livrés par la métallurgie des alliages et pour les intrants de la pyrométallurgie.
La part du fioul pour production d’électricité et celle des réducteurs dans la consommation totale du Groupe sont en baisse par rapport à 2020. Les consommations d’énergie comme les émissions de CO 2 liées aux activités du Groupe sont réparties par catégories d’activité.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 323
Sur la mine, les consommations d’énergie sont principalement du carburant pour les engins miniers et de l’électricité pour les installations fixes. Les évolutions de consommation sont notamment dépendantes de la configuration du gisement, de sa topologie, de l’activité (volumes de minerais produits) et surtout des ratios de découverture et du volume de travaux préparatoires (volume total de minerai manipulé).
Les installations industrielles font partie de la métallurgie « Métallurgie extractive » consistant à transformer, par des réactions de réduction, les oxydes métalliques contenus dans les minerais, en alliages de métaux. Ces procédés nécessitent un apport d’énergie pour atteindre les températures des réactions de réduction ou de fusion (de l’ordre de 1 500 °C), sous la forme d’énergie électrique ainsi que des réducteurs contenant également de l’énergie carbonée. Ces consommations dépendent directement de l’activité. La bonne maîtrise des procédés nécessite également en amont de contrôler la teneur en eau des minerais. La consommation des énergies pour ces usages est donc également fortement dépendante des conditions climatiques et varie selon les saisons.
Cette industrie consiste à produire des sels métalliques, faisant également partie de la métallurgie extractive. Les énergies consommées sont essentiellement de l’électricité, de la vapeur et du gaz naturel. Les consommations sont principalement dépendantes de l’activité et du type de process de fabrication.
Elle correspond essentiellement aux transports ferroviaires réalisés en interne par le Groupe entre les mines et les ports. Elle entre donc pour Eramet dans le scope 1 et se distingue totalement d’activités logistiques intégrées classiquement dans les scopes 3. Sa consommation d’énergie est essentiellement liée à l’activité des locomotives diesel opérées dans les territoires miniers.
Le but de cette industrie est la production d’alliages à hautes caractéristiques mécaniques, leur transformation à chaud ou à froid et les traitements thermiques associés. Ces procédés sont consommateurs d’énergie électrique et de gaz. La consommation est nettement dépendante des types de produits livrés aux clients et de la complexité des process.
Cette activité consiste à recycler par des opérations de fusion des déchets métallifères en alliages directement utilisables par des clients ou en interne (concept de mine secondaire). Les énergies consommées sont de même nature que pour la métallurgie d’élaboration.
Les équipes travaillent en amont pour tous les métiers du Groupe.
| 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Carburants | 4.2 | 3.9 | 4.2 |
| Electricité | 4.0 | 4.9 | 4.8 |
| Production de chaleur | 0.7 | 0.9 | 0.8 |
| Fioul pour production électrique | 4.1 | 1.6 | 3.2 |
| Réduction | 4.8 | 4.8 | 4.1 |
| Total (N-1) | 16.2 | 15.8 | 14.5 |
La consommation totale d’énergie du Groupe en 2021 est de 14,5 TWh, en diminution par rapport à 2020 (15,8 TWh). Les énergies dont la consommation a baissé sont le fioul pour la production d’électricité suite à l’arrêt d’une tranche de la centrale électrique de Doniambo, ainsi que l’énergie thermique à cause d’une moindre production de l’usine Doniambo de la SLN.
Les consommations d’énergie sur les années 2020 et 2021 selon le périmètre des activités (poursuivies ou en cours de cession) est la suivante :
| Année | Consommation d’énergie des activités en cours de cession (en TWh) (division Alliages Haute Performance, Eramet Sandouville) | Consommation d’énergie des activités poursuivies (en TWh) (division Mines et Métaux, Eramet Holding) | Total (en TWh) |
|---|---|---|---|
| 2020 | 1.4 | 14.4 | 15.8 |
| 2021 | 0.9 | 13.6 | 14.5 |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 324
À fin 2021, 16 sites ont mis en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50001, les sites d’Eramet Marietta et de TiZir Grande Côte Opérations ayant obtenu leur certification en 2021.
| Site | 2012 | 2016 | 2017 | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Eramet Norway - Kvinesdal | X | |||||
| SLN Doniambo | X | |||||
| SLN Thio | X | |||||
| SLN Tiébaghi | X | |||||
| GCO | X | |||||
| Aubert et Duval - Pamiers | X | |||||
| Comilog Dunkerque | X | |||||
| Eramet Norway - Porsgruun | X | |||||
| Comilog CIM | X | |||||
| SLN Népoui | X | |||||
| Eramet Norway - Sauda | X | |||||
| Comilog DFIP | X | |||||
| SLN Kouaoua | X | |||||
| Aubert et Duval - Les Ancizes | X | |||||
| SLN Poum | X | |||||
| Eramet Marietta | X | |||||
| Firminy | X |
La dynamique se poursuivra avec la certification au premier trimestre 2022 des deux entités restantes de Comilog Gabon (mines et le Complexe Minéralurgique de Moanda) ainsi que de l’usine norvégienne de Tyssedal. À cette échéance, les principaux consommateurs énergétiques et émetteurs de CO 2 du Groupe seront sous certification ISO 50001, permettant de couvrir près de 90 % des émissions 2021 du Groupe (hors centrale électrique de la SLN).
Eramet a par ailleurs participé aux travaux d’évolution de la norme ISO 50001 au sein des experts de l’Afnor et le Groupe est présent dans le Comité de normalisation « ENERGEST » dont la vocation est de promouvoir et de normaliser les pratiques d’efficience énergétique.
La Direction Énergie et Climat et l’ensemble des acteurs d’Eramet impliqués dans les choix des sources d’énergie nécessaires à l’activité du Groupe veillent à toujours optimiser ces décisions en fonction des intérêts économiques et climatiques. En 2021, le groupe Eramet a en effet continué ses efforts de réduction de consommation et de décarbonation du mix énergétique au travers des principaux chantiers suivants :
Eramet a également intensifié en 2021 ses efforts de Recherche et Innovation en matière d’identification de sources alternatives moins carbonées pour ses procédés pyrométallurgiques. Parmi les sujets sur lesquels des avancées ont été opérées cette année :
Le Groupe déploie également un ensemble d’actions d’économies d’énergie afin de réduire ses émissions de CO2. Parmi les principaux sujets développés en 2021, les actions suivantes ont participé de la performance climatique du Groupe et contribueront à son accélération sur les années à venir :
Ce chapitre est consacré aux actions de protection de l’environnement déployées sur les sites miniers en production (à l’exception des mesures relatives à la biodiversité qui sont détaillées au chapitre 6.2.8). Les dispositions relatives aux projets miniers en développement figurent au chapitre 6.4.5 « Gouvernance Développement durable des projets industriels et miniers ». Les exploitations minières du Groupe ne comprennent pas de mines souterraines, et n’utilisent aucun produit chimique (la gestion du risque chimique associé aux activités industrielles est détaillée au chapitre 6.2.9 « Responsabilité en matière de risque chimique »).
Au Gabon, la mine exploitée par Comilog sur le plateau de Bangombé est un des gisements de manganèse les plus riches au monde. Les caractéristiques du gisement et du minerai font que cette exploitation produit relativement peu de stériles miniers (1). Les enjeux environnementaux principaux de cette mine sont la préservation de la très riche biodiversité de la zone, et l’opération sécuritaire des ouvrages de stockage des résidus miniers.
SLN exploite 14 mines de nickel en Nouvelle-Calédonie ; les sept dont la production est la plus importante, sont exploitées directement par SLN et les autres sont sous-traitées à des opérateurs locaux. Les mines sont situées dans un relief accidenté à des altitudes comprises entre 250 et 1 000 mètres. Dans ce type de gisement, il est nécessaire de déplacer environ 7 à 9 tonnes de stériles pour produire 1 tonne de minerai exploitable par l’usine de Doniambo. Le stockage de ces stériles dans des conditions qui garantissent la sécurité et la protection de l’environnement constitue donc un enjeu clé. Ces ratios évoluent favorablement avec le développement de l’export des minerais à plus faible teneur, qui s’accompagne d’une meilleure efficience minière. Les deux autres enjeux principaux sont la préservation de la très riche biodiversité locale, et la maîtrise des impacts associés à l’érosion et au ruissellement des eaux pluviales.
Au Sénégal, la mine de sables minéralisés de Grande Côte Opérations (GCO) produit du zircon, de l’ilménite, du rutile et du leucoxène. Le gisement se situe dans les dunes de sable proches du littoral au nord-est de Dakar. Les opérations d’extraction se déroulent dans un bassin artificiel mobile de 12 hectares et d’environ 6 mètres de profondeur et suivent un tracé optimisé pour exploiter le gisement. Le processus minier fait appel à une drague d’une capacité de 7 000 tonnes par heure, reliée à une usine flottante de concentration, où les minéraux sont séparés du sable par un procédé granulométrique et gravimétrique. Après extraction des fractions valorisables (1,5 % environ du sable traité), le sable est directement remis en place à l’arrière des installations pour reformer la dune. Le concentré de minéraux lourds obtenu est transféré à des usines de séparation situées à terre, qui permettent d’obtenir les produits commerciaux par séparation. Les faibles volumes de produits extraits et non valorisés à cette étape sont réincorporés dans les dunes reconstituées. L’eau nécessaire au fonctionnement des opérations est pompée de l’aquifère profond (Maastrichtien) et recyclée au maximum. L’impact potentiel de la mine sur les ressources en eau constitue l’enjeu environnemental principal de cette exploitation.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
| | Mines SLN (Nouvelle- Calédonie) | Mine Comilog (Gabon) | Mine GCO (Sénégal) | Commentaires # Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF)
Ces technologies permettent de valoriser des minerais considérés initialement comme marginaux, et ainsi de prolonger la durée de vie des gisements de manière significative tout en réduisant l’impact environnemental final. Le minerai concentré produit par ces laveries est valorisé soit à l’usine de Doniambo (Nouvelle-Calédonie), soit à l’export dans d’autres usines de clients, en fonction de sa teneur. Certains minerais à faible teneur ne peuvent être valorisés sur le territoire. C’est la raison pour laquelle, en collaboration avec les autorités, SLN développe fortement depuis trois ans les partenariats qui lui permettent de valoriser ces minerais à l’export. En exploitant à de plus faibles teneurs le minerai, les mines produisent moins de matériaux stériles. Les impacts environnementaux associés au stockage de ces derniers matériaux (sur le paysage, et sur l’érosion) sont donc réduits de ce fait.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 329
Autre exemple au Sénégal : depuis 2016, environ 90 000 tonnes d’un sable contenant du zircon (Medium Grade Zircon Sand), initialement considéré comme un résidu, ont pu être valorisées par les équipes de GCO (Sénégal). En 2018, le Groupe a choisi de renforcer cette dynamique de meilleure valorisation des ressources minières au travers de la formalisation d’un nouveau plan d’action économie circulaire. L’objectif visé est de valoriser au travers d’une batterie d’actions innovantes, sur la période 2019-2023, plus de 2 millions de tonnes de matériaux considérés jusqu’à cette date comme des résidus ou des stériles. Quatre projets ont été lancés pour contribuer à cet objectif. Trois d’entre eux ont déjà produit des résultats en termes de tonnes valorisées :
Sur les sites miniers de Nouvelle-Calédonie, et dans une moindre mesure du Gabon, l’enjeu majeur de la gestion des eaux est de prévenir l’érosion due au décapage des surfaces exploitées afin d’éviter l’entraînement de matières en suspension (MES) vers les milieux récepteurs par les eaux de ruissellement. Pour éviter cela, SLN (Nouvelle-Calédonie) a depuis longtemps équipé ses sites de bassins de sédimentation qui piègent les matières en suspension afin d’éviter leur transport dans le milieu naturel. En amont de ces ouvrages, de multiples précautions sont prises pour limiter au maximum l’érosion : mise hors d’eau des chantiers, réduction au maximum des zones découvertes, conservation de merlons naturels en bordures des chantiers de décapage, organisation des écoulements pour en réduire la vitesse, mise en œuvre de verrous hydrauliques, etc. Ces mesures sont documentées pour chaque site minier SLN dans un plan de gestion des eaux répondant aux exigences de la réglementation de Nouvelle-Calédonie. La mise en œuvre de ces plans de gestion des eaux au fur et à mesure de l’évolution des exploitations représente un engagement continu et un investissement considérable. Toujours à la recherche d’amélioration, la SLN utilise désormais des drones pour assurer la surveillance du bon fonctionnement des ouvrages de gestion des eaux notamment après les forts épisodes pluvieux. Le savoir-faire particulier de SLN sur le sujet de la prévention de l’érosion est rassemblé dans un guide technique révisé (dit « Guide Bleu »), qui fait référence pour la profession en Nouvelle-Calédonie et au-delà pour le Groupe.
Au Gabon, le sujet de l’érosion est moins sensible étant donné la topographie du gisement en plateau et le caractère drainant des couches géologiques supérieures du plateau. Les exploitants sont néanmoins sensibilisés aux mesures à prendre pour limiter l’érosion. Cette thématique retient toutefois l’attention pour le développement futur du gisement dans sa partie en déclivité. Il existe un plan de gestion des eaux spécifique associé à l’extension du gisement. Dans le cadre de ce plan, en plus des préconisations relatives à la construction de pentes sécuritaires ainsi qu’à la taille des bassins de sédimentation, un dispositif spécifique de monitoring environnemental a été mis en place. Ce monitoring continu a confirmé l’efficacité des mesures prises et permis de vérifier que le phénomène très limité et localisé de drainage minier acide n’a pas d’impact significatif sur le milieu naturel.
En outre, au cours des dernières années, des avancées majeures ont été réalisées sur le site de Moanda pour la gestion des rejets aqueux de l’installation de concentration du minerai. Depuis 2010, les rejets à la rivière Moulili ont été arrêtés avec la mise en service de bassins de stockage des résidus (ultrafines). Ces bassins ont été construits de manière à pouvoir récupérer les eaux de surverse et à les rediriger sur l’installation de concentration, éliminant ainsi tout rejet direct à la rivière.
Au Sénégal, le sujet de la consommation d’eau est sensible puisque l’exploitation de la mine fait appel à deux aquifères dont l’un (superficiel) est très important pour les populations riveraines (consommation domestique et irrigation) et l’autre (profond), constitue la réserve en eau souterraine la plus importante pour l’alimentation en eau potable de la région. Compte tenu de cette situation, toutes les précautions sont prises pour assurer que l’impact de la mine soit aussi faible que possible et maîtrisé. L’entreprise GCO (Sénégal) dispose d’une équipe experte dédiée à l’hydrogéologie. À ce titre, une thèse de doctorat en sciences portant sur le thème « Actualisation des connaissances sur la nappe du littoral nord et évaluation des impacts potentiels de l’exploitation des sables minéralisés par Grande Côte Opérations : approche hydrochimique, isotopique et hydrodynamique par modèle – Sénégal » a été soutenue avec succès à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (Sénégal). Dans le cadre du partenariat État/GCO, les services du ministère de l’eau participent, en plus de leurs missions régaliennes de contrôle mensuel, à l’amélioration continue des processus de gestion des ressources en eau souterraine. GCO s’acquitte aussi régulièrement du paiement de la taxe d’exhaure relative aux prélèvements de la nappe profonde.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 330
Le système de gestion des eaux a été conçu par GCO et approuvé par le département compétent de l’État sénégalais pour éviter toute pression additionnelle sur la nappe superficielle qui sert à l’alimentation en eau des riverains et à l’irrigation de leurs cultures agricoles. L’ensemble des installations minières est piloté pour garantir des variations minimales du niveau de cette nappe phréatique. Cet aquifère fait l’objet d’une surveillance biquotidienne. Plus de 80 % de la consommation nette d’eau de la mine sert à assurer un niveau d’eau constant dans le bassin dans lequel flottent la drague et l’usine de concentration. Pour ceci, la mine fait appel à un aquifère plus profond pour lequel des limites de débits de pompage ont été fixées par les autorités et respectées par GCO (Sénégal) depuis le démarrage de la production. Les eaux issues de cet aquifère sont recyclées au maximum (taux de recyclage de l’ordre de 45 %) grâce à un système de puits de recyclage. En outre, cet aquifère fait également l’objet d’une surveillance continue. À ce titre, trois piézomètres profonds de 500 mètres permettent de contrôler l’aquifère profond (Maastrichtien).
graph LR
A[Eau des forages profonds] --> B(Aquifère supérieur)
C[Aquitard] --> B
D[Aquifère profond] --> E(Suintement vers l’aquifère Niayes)
F[Eau de recyclage des forages superficiels] --> B
G[Empileur de rampes]
H[Empileur de rejet]
I[Eau piégée dans les rejets]
J[Infiltration de surface]
K[Bassin de dragage] --> L(Drague)
L --> K
K --> M(Plage de sable)
Le système d’exploitation de la mine ainsi que l’estimation des réserves reposent sur une bonne gestion des prévisions du niveau d’eau dans le bassin de dragage. Ainsi la modélisation hydrogéologique occupe une place importante dans la planification d’où la nécessité de disposer d’une base de données hydrauliques robuste et fiable. Durant l’année 2021, le département des Services Techniques Miniers, à travers son service hydraulique et l’appui de la Direction de la Transformation Numérique du Groupe, a démarré la conception d’un système de gestion de Base de données hydrauliques répondant aux besoins importants et complexes en données des outils de modélisation hydrogéologiques, hydrauliques et de planification minière. Des opérations de monitoring des aquifères superficiels et profonds sont faites en interne et en permanence respectivement par le département Environnement et le Service Gestion de l’Eau de GCO(Sénégal). En plus de cela, des missions de surveillance de l’eau « police de l’eau » sont faites par la DGPRE (Ministère de l’Eau et de l’Assainissement). Des rapports mensuels sont adressés sur ce sujet aux administrations concernées.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
La surveillance continue à démontrer depuis le démarrage de l’exploitation, l’efficacité des mesures prises et l’absence de conséquences dommageables sur les ressources en eau.
Au travers de sa politique de Responsabilité Environnementale, Eramet s’interdit le rejet de résidus miniers en mer (« deep-sea tailings placement »). Cette méthode n’est pas utilisée par le Groupe. Une seule des trois filiales minières d’Eramet a recours à des digues à résidus : les opérations minières de SLN en Nouvelle-Calédonie et de GCO au Sénégal ne sont pas concernées par ce type d’ouvrages.
Au Gabon, les résidus de la mine sont des fractions argileuses du minerai, obtenues par un procédé de séparation physique par lavage à l’eau, sans ajout de produits chimiques. Les tests de lixiviation ont permis d’attester le caractère inerte de ces résidus. Ces résidus sont stockés dans 12 bassins (dont 10 sont inactifs), constitués par des digues fermées d’une hauteur maximale de 16 mètres, et d’un volume compris entre 1 et 1,5 million de m 3 . Ces ouvrages ne sont pas rehaussés : un nouvel ouvrage est construit tous les 18 à 24 mois.
L’usine d’enrichissement CIM (Gabon) dispose également d’une digue qui permet de stocker les deux types de résidus non dangereux associés à l’usine : des sables (granulométrie entre 1 et 20 mm) et les fractions plus fines du minerai (< 1 mm), sous forme de boues. Les fractions grossières sont utilisées pour conforter de manière continue ses murs extérieurs (méthode aval, downstream). La digue et le confortement, d’une largeur combinée de 100 mètres et de 30 mètres de hauteur, contient 3,6 millions de m 3 de boues. Les résidus miniers ne sont pas dangereux, la taille de ces ouvrages est limitée en comparaison à ceux qui existent ailleurs dans le monde, et enfin la méthode controversée de réhausse des ouvrages dite « upstream » n’est pas utilisée. Aucun de ces ouvrages ne relève des catégories de risques « extrême » ou « très élevé » définies dans la Norme industrielle mondiale pour la gestion des résidus miniers.
En dépit de ces caractéristiques intrinsèques favorables, Eramet est engagé pour opérer ces ouvrages dans le respect des meilleures pratiques pour garantir la sécurité de ses collaborateurs et des communautés riveraines. Les structures font l’objet d’un monitoring continu et sont opérées conformément à des procédures précises. Le Groupe a formalisé en 2020 une nouvelle procédure dédiée « Gestion des ouvrages de stockage de résidus ». Cette procédure reprend les fondamentaux des exigences de la « Norme industrielle mondiale pour la gestion des résidus miniers » publiée en collaboration par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP) et par l’International Council of Mines and Metals (ICMM) en 2020. Au-delà des exigences de gouvernance de cette norme, la procédure précise également un certain nombre de critères de conception issus des référentiels ICOLD/ANCOLD. Le but de la procédure est d’uniformiser, pour toutes les opérations, l’analyse de risques et les critères minimaux de conception associés. Bien entendu, les spécifications réglementaires régionales, si elles sont plus contraignantes, sont privilégiées.
Sur la base de la revue des sites effectuée en 2020, des programmes de mise à niveau pour adresser les écarts constatés, et de montée en gamme, pour amener certains aspects au niveau des meilleures pratiques, ont été engagés en 2021. Eramet s’inscrit ainsi pleinement dans les initiatives mondiales visant à renforcer la sécurité des ouvrages de gestion des résidus par l’industrie minière. Eramet soutient le Global Industry Standard on Tailings Management (GISTM) et participe à l’initiative lancée par The Church of England Pension Board visant à améliorer la transparence des reporting sur ce sujet sensible. La déclaration faite par Eramet dans ce cadre est disponible sur son site Internet : http://www.eramet.com/fr/rse/environnement/ gestion-responsable-des-residus-miniers-et-steriles.
Enfin, Eramet est engagé pour développer la méthode de stockage à sec des résidus miniers (dite « dry-stacking »). Cette innovation de rupture sur un plan environnemental présente de multiples avantages : les stockages à sec présentent beaucoup moins de risques d’instabilité, et de plus ils permettent un bien meilleur recyclage de l’eau dans le procédé. Cette méthode sera utilisée pour 50 % du flux des installations de lavage associés à l’extension de la mine de Comilog (Gabon). C’est aussi une option privilégiée dans les études relatives aux projets de développement pour le nickel de qualité batteries en Indonésie.
Étant donné le volume considérable de stériles manipulés dans les exploitations de SLN (Nouvelle-Calédonie), le stockage des stériles dans des ouvrages appropriés et leur revégétalisation constitue un enjeu environnemental de première importance pour limiter au maximum l’érosion et les impacts sur l’écosystème et le paysage. Grâce à sa longue expérience, SLN en Nouvelle-Calédonie a mis au point des techniques efficaces et validées par les autorités dont l’une consiste à créer des verses à stériles. Les ouvrages sont réalisés dans les règles de l’art et leur stabilité est garantie à long terme, même lors des pluies cycloniques exceptionnelles. Ces verses à stériles font l’objet d’une surveillance continue (auscultation interne) et d’audits réguliers par un tiers externe. Comme pour les techniques de gestion des eaux, SLN a publié un guide technique, remis à jour en 2012, qui explicite les modalités de construction des verses à stériles et leurs règles de dimensionnement. Ce guide s’applique à tous les sites miniers SLN exploités directement ou en sous-traitance. Par ailleurs, pour réduire au minimum le défrichement et favoriser la réhabilitation des sites, SLN favorise la réalisation de verses au sein d’anciennes fosses minières lorsque le contexte environnemental s’y prête. Même si la procédure de « Gestion des ouvrages de stockage de résidus » concerne prioritairement les bassins de la Comilog (Gabon), SLN a engagé son implémentation en 2021 dans le but de sécuriser encore plus ses sites de mise en verse et de s’inscrire au niveau des meilleures pratiques internationales.
Au Gabon, la problématique est moins sensible puisque d’une part les volumes de stériles manipulés sont nettement moindres, et d’autre part parce que la technique d’exploitation par ouverture/fermeture successives de « casiers » permet de replacer en grande partie directement les stériles dans les « casiers » après l’extraction. La mine du Sénégal n’est pas du tout concernée par cette problématique, puisque la dune de sable est reconstituée après passage de la drague et extraction de la partie valorisable.
Les sites miniers pratiquent tous la réhabilitation en continu. Dans la Feuille de route RSE du Groupe, Eramet s’engage à protéger les ressources en eau et accélérer la réhabilitation de ses sites miniers en favorisant la biodiversité avec l’objectif d’atteindre un ratio de surfaces réhabilités/surfaces défrichées supérieur ou égal à 1 sur la période de 2019-2023.
Les travaux incluent des opérations de remodelage des terrains et des opérations de revégétalisation, dont les méthodes et résultats sont décrits au chapitre 6.2.8 « Préservation de la biodiversité ». Les mines en activité disposent d’un schéma directeur de réhabilitation qui définit les travaux à réaliser au fur et à mesure de son exploitation. Leur conception s’appuie sur de nombreuses investigations techniques propres à chaque site et sur le retour d’expérience acquis par SLN depuis 30 ans et aujourd’hui formalisé dans deux guides pratiques, l’un dédié à la gestion optimale du topsoil (2015) et l’autre consacré aux principes et techniques de réaménagement minier (2016).
Au cours de la dernière année, la situation sociétale, sanitaire et climatique de la Nouvelle-Calédonie ont perturbé la conduite du plan d’action initialement prévu. Toutefois, plusieurs travaux de réaménagement, permettant une réhabilitation définitive, ont été conduits, poursuivis ou achevés. Hormis les travaux de revégétalisation qui sont réalisés de manière récurrente (semis hydraulique et plantation, hors épandage de topsoil), des chantiers de réaménagement d’envergure sont également engagés par SLN. On peut citer :
Au Gabon
La revégétalisation est beaucoup plus aisée que dans l’environnement calédonien, car la recolonisation par la végétation se fait de manière naturelle. L’enjeu du réaménagement des sites est également paysager avec la nécessité de remodeler les monticules de stériles de quelques mètres créés par l’exploitation.
Au Sénégal
Le mode d’exploitation particulier de cette mine, avec une usine d’enrichissement qui se déplace au fur et à mesure le long du gisement, implique le défrichage de la végétation constituée de strates herbacée et arbustive faiblement distribuées sur la zone. La revégétalisation des dunes reconstituées à l’arrière des installations minières mobiles est une attente forte des populations riveraines, autant qu’un challenge dans un contexte de pluviométrie limitée à une courte saison des pluies. Après consultation des autorités concernées, des populations et de leurs représentants, une stratégie participative de réhabilitation avec une implication forte des communautés et autorités locales a été formalisée fin 2013. La mise en œuvre de la réhabilitation est accompagnée par la création d’activités génératrices de revenus pour les populations hôtes participant à l’émergence d’une culture d’entreprenariat local. Un suivi régulier des travaux de réhabilitation est réalisé à travers un cadre de concertation formalisé dédié, mis en place en 2015 par le sous-préfet de Méouane, et les consultations des riverains sur leurs attentes vis-à-vis de la réhabilitation ont été renouvelées en 2016. Le succès des opérations de réhabilitation et l’application rigoureuse de la stratégie de réhabilitation ont pu être constatés par des audits réguliers de l’Inspection des Eaux et Forêts ainsi que lors de la visite récente de la Direction des Eaux, Forêts, Chasses et Conservation des Sols en 2021. Les techniques de réhabilitation sont améliorées en permanence. Ainsi, avec la mise en place effective en 2017 d’un système d’irrigation d’appoint, la réhabilitation se fait maintenant en continu tout au long de l’année permettant ainsi de couvrir des superficies de plus en plus importantes. L’entretien des nouvelles plantations avec le système d’irrigation d’appoint a permis d’atteindre des taux de survie très considérables (plus de 90 %) et une croissance plus rapide des plants. La dynamique des ressources naturelles (sols, flore, faune, etc.) dans les sites en cours de réhabilitation est bonne. Une thèse de doctorat intitulé « Contribution au suivi environnemental et à la réhabilitation durable de sites miniers : Cas de l’exploitation de sables minéralisés dans la Grande Côte du Sénégal » a été soutenue avec succès à l’Université de Thiès (Sénégal). Un mémoire de master et un de licence y sont consacrés cette année. Les résultats de réhabilitation sont détaillés à la section suivante 6.2.8 « Préservation de la biodiversité ».
La localisation des différentes activités minières et métallurgiques d’Eramet lui a permis d’acquérir une solide expérience sur les sujets de biodiversité et de construire un réseau de spécialistes en interne. Fort de ces retours d’expérience, Eramet a formalisé ses engagements dès 2015. Ils sont intégrés à la politique de Responsabilité Environnementale mise à jour en 2020 (disponible sur www.eramet.com).
Le principe est simple : agir en évitant et diminuant les pressions. Le Groupe a mis la séquence « éviter-réduire- réhabiliter-compenser » au cœur de sa stratégie de préservation de la biodiversité :
Dans le cadre de sa Feuille de route RSE, Eramet a d’ailleurs pris l’engagement de renforcer son effort de réhabilitation des sites miniers, le troisième axe du dispositif. Réhabiliter plus vite permet de limiter l’érosion, de préserver ainsi la qualité des milieux aquatiques et tout en recréant des conditions propices à la biodiversité. Le Groupe vise à atteindre un ratio surfaces réhabilitées/ surfaces défrichées ≥ 1 sur la période 2019-2023 (infrastructures de long terme exclues). Cet objectif correspond à une poursuite de la progression sur cet indicateur qui était à :
Sur la période 2019-2021, l’objectif est atteint avec un ratio de 1,32. Les contributions de chaque filiale à ce résultat global sont détaillées dans les paragraphes suivants.
En 2021, Eramet a complété ses engagements volontaires pour la préservation de la biodiversité et a rejoint l’initiative Act4Nature International. L’initiative a été lancée par l’association française des Entreprises pour l’Environnement dans une perspective de valorisation des réalisations en faveur de la biodiversité lors des échéances internationales. Elle est pilotée par l’association et quatorze partenaires dont des ONG environnementales et des organismes scientifiques. Les engagements poursuivent trois objectifs : l’évitement, la réduction des impacts et la promotion de la biodiversité. Les résultats de mise en œuvre sont donnés dans la dernière colonne du tableau ci-après.
| Engagements | Indicateurs | Échéances | Bilan 2021 |
|---|---|---|---|
| ÉVITEMENT VOLONTAIRE | |||
| Ne pas mener d’activités d’exploration et d’extraction minière dans les sites naturels inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco | 100 % des sites et projets d’implantation minière | Dès janvier 2021 | Aucune activité minière n’a été menée en zone Unesco |
| S’interdire le recours aux rejets de résidus miniers en mer | Promouvoir un ban réglementaire de cette méthode notamment dans les réglementations pour les batteries de véhicules électriques | 100 % des sites et projets d’implantation minière | Dès juin 2019 |
| LIMITATION DES IMPACTS SUR LA BIODIVERSITÉ | |||
| Intégrer le volet biodiversité dans des études de faisabilité des projets puis dans les plans d’action : ● caractérisation de l’état initial ; ● étude d’impacts environnemental et social avec formalisation de la séquence Éviter – Réduire –Réhabiliter – Compenser |
100 % des projets d’implantation minière greenfield 100 % des extensions d’implantations minières existantes |
Dès 2021 | Intégration du volet biodiversité dans les évaluations des impacts développées en 2021 sur les projets d’extension au Gabon et au Sénégal |
| Préserver la ressource en eau | Plan de gestion des eaux sur 100 % des implantations minières | 2023 | Groupe de travail dédié mis en place Mise en place de la stratégie Eau Eramet avec intégration d’un objectif mesurable dans la Feuille de route RSE 2023-2028 |
| Accélérer la réhabilitation de manière progressive et sans attendre la fin des opérations sur toutes nos implantations minière | Ratio surfaces réhabilitées/ surfaces défrichées ≥ 1 contre 0,5 sur 2011-2013 et 0,85 sur 2014-2018 (infrastructures de long terme exclues) | 2019-2023 (Feuille de | # Déclaration De performance extra-financière (Dpef) |
| Engagements | Indicateurs | Échéances | Bilan 2021 |
|---|---|---|---|
| Mener des actions de restauration écologique en complément des travaux de réhabilitation | Plan d’action biodiversité sur les trois implantations minières | 2023 | Nouvelle stratégie biodiversité en Nouvelle- Calédonie/Mise à jour des actions biodiversité au Gabon et au Sénégal sur les projets d’extension |
| Lutter contre les espèces exotiques envahissantes (EEE) : | Plan de gestion des EEE sur les trois implantations minières | 2023 | ● développer et mettre en œuvre un plan de gestion axé sur les EEE prioritaires |
| > 50 % d’espèces locales sur les surfaces plantées | Dès 2021 | Pépinières propriétaires et partagées respectivement au Sénégal et en Nouvelle-Calédonie | |
| ● utiliser en priorité des espèces locales pour les travaux de végétalisation | |||
| Soutien actif du développement de pépinières d’essences locales | 2022 | Lancement d’une pépinière propriétaire au Gabon | |
| Prioriser le recyclage des métaux dans les aciéries | > 90 % | Dès 2017 | 91 % pour 2021 |
| Innover pour valoriser les minerais de faible teneur et les résidus miniers | 2 Mt de résidus et minerais de faible teneur | 2019-2023 (Feuille de route RSE) | 1,227 Mt pour la période 2019-2021 |
| Réduire les émissions atmosphériques de nos sites industriels | - 80 % des émissions de poussières canalisées – émissions caractéristiques de nos sites – en 2023 vs 2018 (2018 : 2 537 t) | 2019-2023 (Feuille de route RSE) | 64 % de réduction des émissions par rapport à 2019 |
Sensibiliser l’ensemble de personnel (près de 13 000 collaborateurs) à la biodiversité des sites Eramet
Communication régulière et récurrente (concours photos, communications internes, animation sur site minier…)
Dès 2021
Articles internes sur le Parc de la Lékédi, la création de la Fondation Lékédi Biodiversité et l’adhésion à Act4Nature International
Renforcer et pérenniser les actions d’Eramet en faveur de la biodiversité via la Fondation Lékédi Biodiversité :
● création en 2021 (fait – juin 2021) ;
● étudier, sensibiliser et protéger la biodiversité gabonaise, et soutenir les projets de recherche, actuellement :
• réhabilitation des grands singes avec la Fondation Aspinall et la Pan-African Alliance,
• projet Mandrillus avec le CNRS couvrant écologie évolutive, anthropologie, écologie alimentaire, communication animale et épidémie (SIH) ;
● favoriser de nouveaux partenariats au Gabon et à l’international
Soutien financier du projet REPRiSE (Restauration des écosystèmes pour la prévention des risques et des services écosystémiques) à Waa Wi Luu en Nouvelle-Calédonie (2019-2021).
Publication annuelle des actions menées par la Fondation Lékédi Biodiversité et notamment dans le Parc de la Lékédi au Gabon
Dès 2021
Un paragraphe dédié dans la section sur le Gabon
Un paragraphe dédié dans la section sur la Nouvelle-Calédonie
Aussi, Eramet crée conjointement avec sa filiale Comilog la Fondation Lékédi Biodiversité. Le 12 juin 2021, en présence de Monsieur le Ministre des Eaux et forêts, de la mer, de l’environnement chargé du plan climat et du plan d’affectation des terres, le Pr. Lee White, Christel Bories, Présidente Directrice-Générale d’Eramet et Leod-Paul Batolo, Administrateur Directeur Général de Comilog, Virginie de Chassey, Directrice Développement Durable et Engagement d’Entreprise ont inauguré la Fondation (voir section 6.2.8.5 pour les activités de la Fondation).
La Fondation Lékédi Biodiversité a pour mission de :
● pérenniser les actions de préservation du Parc de la Lékédi ;
• réintroduire des espèces menacées en coordination avec les acteurs nationaux et internationaux ;
• restaurer des biotopes, particulièrement ceux du Parc de la Lékédi ;
● soutenir les engagements de Comilog et Eramet en faveur de la biodiversité ;
● étudier, sensibiliser et protéger la biodiversité gabonaise ;
● soutenir et développer la recherche en matière de biodiversité, particulièrement au Gabon.
Eramet, de par ses activités minières et métallurgiques, peut impacter des espèces, des habitats et des services écosystémiques, qu’il s’agisse de biodiversité ordinaire ou remarquable selon les lieux d’implantation. Comme l’illustre le tableau ci-après, les enjeux de biodiversité les plus importants pour le Groupe se concentrent actuellement en Nouvelle-Calédonie et au Gabon. Le Sénégal, malgré une sensibilité modérée de la biodiversité sur le site d’implantation, fait également l’objet d’une attention particulière étant donné les fortes attentes des populations riveraines quant à la réhabilitation et à la végétalisation des terrains libérés par la mine.
| Sur les sites | Nouvelle-Calédonie | Gabon | Autres |
|---|---|---|---|
| Nombre d’espèces (faune et flore) classées CR (1) sur la liste rouge UICN (2) | 25* | 2 | 0 |
| Nombre d’espèces (faune et flore) classées EN (3) sur la liste rouge UICN | 21* | 8** | 0 |
Le Groupe ne compte aucun site minier ou métallurgique en exploitation en zone protégée. Il faut toutefois mentionner que la voie de Setrag, la compagnie de trains gabonaise, traverse le site Ramsar (1) du Bas-Ogooué (sur 56 km), le site Ramsar des Rapides de Mboungou Badouma et de Doume (sur 30 km) ainsi que le Parc national de la Lopé (62 km) inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco (2) . Les sites Ramsar et le Parc national ont été créés entre 2007 et 2009, c’est-à-dire plus de 30 ans après la construction du chemin de fer du Transgabonais. Setrag est par ailleurs engagée avec la Direction générale de la faune et aires protégées et l’Agence nationale des parcs nationaux dans la lutte contre le braconnage via la sensibilisation de son personnel et sa politique d’interdiction de transport de viande de brousse. Le protocole d’accord a été renouvelé en 2020.
| Nombre de sites à moins de 10 km d’une aire protégée | 21 |
| Distance moyenne de ces sites avec les aires protégées | 2 km |
| Types d’aire protégée | Réserve naturelle, Parcs nationaux, ZNIEFF (1) , ZICO (2) , Zone Natura 2000 (3) , Zone Ramsar, Patrimoine mondial de l’Unesco |
(1) ZNIEFF : Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.
(2) ZICO : Zone importante pour la conservation des oiseaux.
(3) Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen formé de Zones de protection spéciale et de Zones spéciales de conservation désignées par les États membres.
La Société Le Nickel (SLN) exploite des gisements de nickel sur différents sites au cœur d’un territoire reconnu pour sa richesse en biodiversité et le fort taux d’endémisme de ses espèces faunistiques et floristiques. Depuis les années 1980, SLN a développé des méthodes de réhabilitation fiables et respectueuses de l’environnement. La faible fertilité naturelle des sols, riches en métaux et pauvres en éléments organiques, ainsi que les conditions pluviométriques extrêmes, rendent les résultats de ces travaux peu visibles sur le court terme en raison des croissances très lentes.
(1) La liste Ramsar désigne les zones humides d’importance internationale.
(2) Unesco : l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (en anglais United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization).
Sur le terrain, la végétalisation peut prendre différentes formes. Elle se fait à partir d’épandage de topsoil seul, de plantation ou de semis hydraulique avec la plupart du temps un enrichissement des sols en amont. Les espèces utilisées pour la végétalisation sont toutes des espèces locales, y compris des espèces endémiques. En 2021, la surface réhabilitée est d’environ 39 hectares ; elle comprend l’effort de végétalisation sur les sites miniers gérés directement par SLN et les sites sous-traités. Elle suit un ratio de 18 % par rapport à 2020.
| Nouvelle-Calédonie # 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
En effet, la SLN travaille sur la réintroduction des ERM via le développement d’itinéraires techniques de production (suivis phénologiques, récoltes de graines, production en pépinière) et via des chantiers de plantation d’ERM (environ 7 000 plants ont été mis en terre sur six sites en 2021, donc 3 700 Araucaria rulei et 1 100 chênes-gommes – Arillastrum gummiferum) en milieux naturels et sur des secteurs de restauration écologique. Des essais de culture in vitro et de bouturage sur l’espèce Pleioluma butinii, récalcitrante à la production par voie sexuée, ont également débuté fin 2021 en partenariat l’UNC (2) et l’IAC (3) . De plus, la SLN continue de participer activement aux réflexions en cours sur le territoire et relatives à la compensation et aux outils de mise en œuvre, via notamment l’exploration de mesures alternatives telles que la sylviculture HQE (Haute Qualité Environnementale). En 2021, la SLN a contribué également à l’amélioration des connaissances notamment à travers de :
Enfin, SLN, avec Eramet, a soutenu le programme REPRiSE (4) lancé en avril 2018 pour une durée de trois ans ; il s’est clôturé cette année 2021. REPRiSE est un programme d’agroforesterie et de sylviculture situé sur la commune de Waa Wi Luu, sur la côte est de la Nouvelle-Calédonie. L’objectif de ce dernier était de restaurer la biodiversité et les fonctions naturelles des écosystèmes forestiers pour diminuer les risques notamment liés à l’érosion. Il a allié la restauration de la biodiversité et le développement économique. Le succès du programme tient à l’implication d’un ensemble de parties prenantes : les populations de la commune, des scientifiques, les autorités et des industriels. Les objectifs, qui ont été remplis, étaient de réhabiliter un site exposé aux événements climatiques et de développer les outils économiques, juridiques et techniques nécessaires à la gestion pérenne du site :
(4) REPRiSE : Restauration des écosystèmes pour la prévention des risques et les services écosystémiques. (5) AEP : Adduction en eau potable.
La Compagnie Minière de l’Ogooué (Comilog) exploite du minerai de manganèse sur le plateau de Bangombé à Moanda, au Gabon depuis plus de 50 ans. Les réserves en manganèse de ce plateau soient encore importantes et permettent d’envisager près de 10 ans d’exploitation. En 2021, Comilog a lancé son projet d’extension avec l’ouverture du plateau au nord, le plateau Okouma-Bafoula. L’exploitation va prendre progressivement le relais des activités de Bangombé. L’exploitation est prévue a minima jusqu’en 2045. La procédure d’exploitation minière intègre une étape de remodelage et la valorisation des terres végétales au fur et à mesure. Depuis 2010, le remodelage progressif des surfaces perturbées historiquement est également réalisé. En 2021, ce sont 222 hectares qui ont été réhabilités (soit un ratio de 1,32 %).
GABON
0 50 100 150 200 250
2019
2020
2021
Surface réhabilitée au cours de l'année
Surface affectée au cours de l'année
Surface en ha
En parallèle, Comilog continue à améliorer sa stratégie de réhabilitation en tenant compte des résultats des dernières études environnementales développées pour le plateau de Bangombé et le projet d’extension de la mine de Moanda, ainsi que des recommandations et bonnes pratiques des autres sites miniers d’Eramet. Fin 2021, une pépinière a vu le jour sur le plateau Bangombé et de nouveaux essais ont été lancés pour améliorer l’usage du topsoil et des fertilisants. En 2021, une entité biodiversité a été créée. Elle est en charge de renforcer ces activités de réhabilitation, et plus largement de mettre en œuvre et de suivre les programmes biodiversité du site notamment :
Au Sénégal, les opérations de Grande Côte Opérations ont démarré en 2014. L’exploitation des sables minéralisés implique le défrichage de la végétation au fur et à mesure du déplacement d’une drague flottante le long du gisement. La biodiversité est de sensibilité moyenne dans les zones actuellement exploitées. Toutefois la mine se trouve dans une zone où subsiste encore une diversité végétale et animale importante malgré la forte anthropisation. Les trois espèces herbacées supposées endémiques du Sénégal et identifiées dans la passe minière des quatre prochaines années ont fait l’objet d’une étude approfondie par les chercheurs du département Biologie végétale de l’UCAD pour le compte de GCO. Il ressort de cette étude que sur les trois espèces supposées endémiques :
Ainsi, les enjeux sont principalement liés à la réhabilitation et la végétalisation à mettre en œuvre sur des surfaces importantes, au fur et à mesure de la mise à disposition des sites exploités, ainsi qu’à la gestion participative et inclusive de la biodiversité à travers une approche suivant la séquence Éviter-Réduire-Compenser. Notons que la mine jouxte également des zones de production maraîchères très importantes. Pour refléter au mieux le paysage originel (dunes), la réhabilitation débute avec le reprofilage des terrils. Ensuite, il y a la pose de filets pour lutter contre l’érosion éolienne, l’amendement des sols avec de la fumure et la revégétalisation. Les méthodes de revégétalisation et d’amendement des sols mises en place sur le terrain depuis 2014 sont convaincantes. Elles comprennent :
Depuis 2016, GCO a mis en place un système d’irrigation d’appoint pour permettre la continuité des opérations de végétalisation pendant les neuf mois de saison sèche. Jusqu’en 2019, les surfaces végétalisées n’ont cessé d’augmenter. En 2020, les superficies revégétalisées avaient légèrement baissé à cause de la libération tardive des terres post-exploitation. En 2021, elles sont reparties à la hausse et pour la première fois la barre des 300 hectares a été dépassée. Au total, 344 hectares ont été reboisés pour 265 hectares défrichés hors installations permanentes, soit un ratio de 1,3.
SÉNÉGAL
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450
2019
2020
2021
Surface réhabilitée au cours de l'année
Surface affectée au cours de l'année
Surface en ha
Le plan de réhabilitation et de clôture de GCO a toujours prévu une ultime étape de transfert de sites réhabilités à l’État. En 2021, le processus préparatoire a été finalisé avec les Eaux & Forêts pour une superficie de 12 hectares. GCO réfléchit aussi aux services et produits que le site pourra offrir après sa fermeture. Un recueil des pratiques locales de gestion de la biodiversité est prévu en collaboration avec l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.
La Fondation Lékédi Biodiversité a été créée par les sociétés Eramet et Comilog, membres fondateurs, afin d’étudier, valoriser et protéger la biodiversité et notamment la biodiversité gabonaise.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Elle a été inaugurée le 12 juin 2022. Le Directeur du Parc de la Lékédi est devenu le Directeur Exécutif de la Fondation et rend compte au Conseil d’administration. Le Conseil d’administration s’est réuni deux fois en 2021.
Le Parc de la Lékédi est situé à 5 km de Bakoumba, dans le sud-est de la République gabonaise, et couvre 14 000 hectares de savanes, de forêts galeries et de plans d’eau. Ses actions se concentrent principalement sur la préservation d’espèces protégées, l’observation d’animaux et l’accueil des jeunes orphelins du braconnage (primates principalement). Son savoir-faire dans la réhabilitation des primates est reconnu à l’échelle internationale. Le Parc est accrédité par le Pan-African Sanctuary Alliance (PASA – https://www.pasaprimates.org). Les chimpanzés et gorilles orphelins du Gabon sont recueillis et élevés dans leur milieu naturel. En 2021, le parc a accueilli sept chimpanzés supplémentaires après leur passage en quarantaine au Centre international de recherche médicale de Franceville (CIRMF). Le Parc travaille aussi à la réhabilitation et la réintroduction d’autres espèces menacées dans le cadre d’un projet de restauration de la mégafaune des Plateaux Batékés. Depuis 2019, le parc accueille un groupe de lycaons en provenance d’un zoo européen. Des études préliminaires sont menées sur leurs capacités de réadaptation à la vie sauvage de cette espèce particulièrement menacée et qui avait disparu du Gabon depuis plus de 50 ans. En 2022, cette opération devrait se poursuivre avec l’arrivée de cobes de fassa si la crise sanitaire mondiale le permet.
La dernière étape de la réhabilitation est la réintroduction des animaux dans un espace naturel et en totale autonomie. Malgré le contexte difficile des réintroductions ont eu lieu en 2021 pour trois cercopithèques cephus et six pangolins à ventre blanc. Un programme de réintroduction de chimpanzés, de gorilles et de mandrills dans le Parc national des Plateaux Batékés est toujours en cours. En 2018, il y a eu le relâcher de trois gorilles en partenariat avec la Fondation Aspinall. Des études se poursuivent pour valider la pertinence d’une réintroduction de chimpanzés dans le Parc national : un groupe de sept chimpanzés a été formé et il sera transféré sur une île dans le Parc de la Lékédi pour une première phase de ré-habituation.
Comilog a pris un engagement d’absence de perte nette en biodiversité pour sa nouvelle activité minière sur le plateau Okouma-Bafoula. Cet engagement a été traduit dans un plan d’actions biodiversité (PAB) dont une partie est déployée dans le parc de la Fondation pour le volet compensation :
En 2021, le Parc s’est équipé d’un bâtiment de quarantaine, qui vient compléter les capacités du CIRMF à Franceville. Un nouveau laboratoire d’analyses biochimiques a été aussi mis en service pour les équipes de recherche et le service vétérinaire du Parc. L’équipement en matériel d’analyse se poursuivra en 2022 pour améliorer les capacités et la rapidité d’analyses particulièrement sur les pathologies les plus graves.
Par ailleurs, le Parc s’est associé depuis 2013 la Direction régionale des eaux et forêts du Haut-Ogooué pour conduire mutuellement des actions de sensibilisation et de lutte anti-braconnage. Douze missions de sensibilisation des populations voisines du Parc ont été réalisées avec la collaboration des Eaux et Forêts. Des missions de sensibilisation et de concertation ont continué en 2021 pour la résolution des conflits entre les mandrills habitués du Parc et les villageois dont les plantations peuvent être endommagées. En complément, un projet innovant de sentinelles a été lancé en 2021 pour protéger les champs des attaques de la faune sauvage. Ce projet entièrement financé par le Parc de la Lékédi consiste à dédommager des jeunes des villages impactés pour qu’ils surveillent les champs et éloignent de façon non létale les animaux sauvages. Les résultats sont déjà très bons avec un arrêt total des destructions sur un des deux villages concernés. Et concernant la lutte anti-braconnage, quatre grandes opérations ont été réalisées en 2021. Les différentes missions autour et dans le Parc ont permis de détruire des campements clandestins, ainsi que des camps d’orpaillage dans et à l’extérieur du Parc. Une vingtaine d’orpailleurs clandestins et braconniers ont été appréhendés et remis à la disposition de la justice. En 2022. Le service surveillance du Parc sera entièrement restructuré et son effectif considérablement augmenté.
La Fondation soutient les actions de recherche sur la biodiversité en partenariat avec des scientifiques et des organisations gabonaises et internationales. Depuis 2012, le Parc la Lékédi accueille le projet Mandrillus dont le but est de répondre à des questions fondamentales en écologie évolutive, en anthropologie, en écologie DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 340 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef) Préservation de l’environnement alimentaire, en communication animale (etc.) mais aussi à des questions plus appliquées de conservation et d’épidémiologie. Ce projet est rendu possible grâce à un contexte unique au monde. Parmi les différents groupes de mandrills (+ 300) qui évoluent en totale liberté dans le Parc, certains sont habitués à l’homme et permettent donc aux chercheurs de les approcher et de les observer dans leur quotidien. La Fondation Lékédi Biodiversité envisage de nouveaux partenariats. Elle anticipe les capacités d’accueil de chercheurs et étudiants. Un nouveau bâtiment (dix chambres) doit voir le jour en 2022.
Eramet est l’un des principaux producteurs mondiaux de métaux d’alliages, de superalliages et d’aciers hautes-performances. Ces produits métalliques relèvent des réglementations sur les produits chimiques destinée à assurer la protection de la santé et de l’environnement, à l’instar de la réglementation REACH en Europe. Eramet est également un utilisateur de produits chimiques. L’élaboration des alliages nécessite l’utilisation de minerais, de minéraux, de matières secondaires recyclées et d’une série d’apports métalliques afin d’ajuster les bonnes compositions des nuances voulues. En parallèle, l’utilisation de produits chimiques en tant que « commodités » (acides, bases, sels…) est également significative dans les divers procédés mis en oeuvre à la division Mines et Métaux. Il convient, en outre, de gérer les nombreux produits utilisés tant au niveau des laboratoires qu’en maintenance des installations ainsi que pour d’autres finalités spécifiques telles que le traitement des eaux ou encore la captation de vapeurs et de particules aériennes. Le Groupe porte une attention particulière à la gestion des substances et mélanges chimiques qu’il utilise ou qu’il produit, de manière à substituer autant que possible les substances les plus dangereuses et à assurer un niveau élevé de maîtrise des risques, de protection de la santé humaine et de l’environnement. Les principes qui guident l’action du Groupe dans cette optique sont :
Les sites de production du groupe Eramet sont présents sur les cinq continents, et ils suivent et respectent les différentes réglementations relatives à l’hygiène et aux contrôles des expositions aux produits chimiques sur les lieux de travail. Dans ce domaine de la réglementation, les différences peuvent être importantes d’un pays à l’autre, pour une même substance. La centralisation des fonctions d’expertise en risque chimique permet une action d’harmonisation et de communication des bonnes pratiques envers les sites. Depuis fin 2019, cette action d’harmonisation repose notamment sur un référentiel documentaire Groupe, qui comprend :
Ce standard Groupe de prévention du risque chimique intègre un référentiel d’audit qui permet de mesurer l’application des bonnes pratiques selon sept piliers : Identification des risques, Surveillance de la performance, Organisation et formation, Maîtrise opératoire, Substitution et gestion des modifications, Maîtrise particulières des substances les plus dangereuses, Leadership et bouclage. En 2021, le Groupe a renforcé son organisation et les synergies entre les responsables Environnement Produit et les équipes du contrôle interne, qui ont intégré ce référentiel dans leurs routines de suivi. Par rapport à 2020, le taux de couverture du contrôle du référentiel risque chimique est ainsi passé d’environ 80 % à 95 %.# Et la performance globale de conformité, par rapport à des exigences qui vont au-delà de la réglementation s’est améliorée de 5 % dans l’échelle du référentiel. Cette amélioration repose sur un maintien de la performance sur les sites du nouveau périmètre et un renforcement des actions sur les sites en cours de cessions, avec près de 400 personnes formées, en 250 heures de formations, dont certaines réalisées à distances (environ 20 %). La reprise de groupes d’échange de bonne pratique avec les médecins et les responsables santé-sécurité-environnement du Groupe a également permis de créer et de revoir deux standards toxicologiques. Cette démarche structurée permet donc de capitaliser sur un système d’identification et de surveillance des risques (les deux premiers piliers du référentiel) qui concerne les quelques 3 500 produits chimiques utilisés par le Groupe.
La vision stratégique d’Eramet est d’adopter une politique proactive en matière de responsabilité produits de manière à être efficient dans la protection de la santé et de l’environnement. En 2021, avec l’accélération du développement des projets du Groupe, le risque produit a donc été intégré dès la phase de conceptions de ces projets. Les métaux de la transition énergétique, tel que les sels de lithium, nickel ou cobalt sont l’objet de discussions et de processus réglementaire tel que REACH. Nos équipes suivent et participent aux débats via les organisations professionnelles comme Eurométaux, le Nickel Institute ou le Cobalt Institute. Cette proactivité dans les processus réglementaire européen nous permet d’anticiper de future réglementation et d’adapter nos procédés à venir aux exigences futures.
La responsabilité produit, implique également de disposer d’analyse du cycle de vie (ACV) et de connaître les impacts de nos produits sur les émissions de gaz à effet de serre, sur l’eau, ou encore sur l’acidification ou la production de déchet. Dans ce domaine de l’expertise ACV, en pleine évolution, Eramet a fait le choix de collaborer avec des partenaires reconnues pour leur expertise, que ce soit dans le milieu industriel, (Nickel Institute, Institut international du manganèse), dans le domaine universitaire (Université de Bordeaux) ou dans le domaine des cabinets de conseil (Carbone 4, SPHERA). Des projets de transformation numériques sont également en cours, pour fournir avec précision les données nécessaires pour alimenter ces analyses du cycle de vie. Ce support constant aux sites opérationnels s’applique également à la traçabilité des produits utilisés, de la réception des matières premières à la livraison du produit fini au client. Connaître la traçabilité des produits en amont permet de garantir la source d’approvisionnement des matières premières et d’anticiper d’éventuels changements de réglementation, qui pourraient éventuellement impacter les enregistrements REACH de nos fournisseurs et les délais d’approvisionnement.
Eramet avait formalisé en 2017 une première cartographie des risques d’atteintes aux droits humains et libertés fondamentales, avec l’appui d’une expertise externe. Jalon clé en 2020 de l’objectif Droits humains de la Feuille de route RSE, l’exercice a été renouvelé en 2021, avec l’appui d’un cabinet externe spécialisé ayant une grande expérience du secteur minier. L’exercice de cartographie des risques droits humains repose sur un ensemble de travaux préparatoires. Constitués d’analyses documentaires, d’entretiens avec des responsables du Groupe et de ses Business Units au sein des fonctions clés et d’une consultation plus large auprès de collaborateurs via des questionnaires (DRH, HSE, Santé, Sûreté, Relations communautaires, Directeurs de sites, Référents Conformité Éthique…), l’ensemble des secteurs d’activité, entités et zones géographiques où Eramet opère est ainsi associé. Dans chaque catégorie de risque, des scénarios ont été identifiés en lien avec les activités de l’entreprise, le contexte local, et les relations commerciales. Un référentiel d’évaluation, tiré des standards internationaux tels que les Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’Homme, les Conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) et les normes de performances de l’ International Finance Corporation (IFC), et adapté au secteur minier et de la métallurgie a été utilisé. L’impact de la crise sanitaire, économique et sociale relatif à la pandémie mondiale a également été pris en compte dans l’analyse 2020-2021. Le niveau de criticité des scénarios et catégories de risque est défini en fonction de la probabilité d’occurrence et de la gravité du risque pour les personnes tierces potentiellement affectées (et non pour Eramet directement). La gravité se mesure à partir de trois critères, conformément aux Principes directeurs des Nations Unies sur les droits de l’Homme et les entreprises : l’ampleur, la portée et le caractère irrémédiable. La gravité présente un poids plus important que la probabilité, afin que les risques graves pour les personnes soient priorisés conformément aux Principes directeurs évoqués précédemment et aux méthodologies du Groupe. Les dispositifs de maîtrise des risques actuels, c’est-à-dire les politiques et procédures existantes permettant d’atténuer les risques, sont pris en compte pour déterminer le niveau de criticité. Le niveau de risque à date est ensuite défini à partir de la matrice de criticité et du degré de maîtrise des risques. L’univers des risques d’atteinte aux droits humains défini au cours de cet exercice pour le groupe Eramet peut se décomposer selon les trois grandes catégories suivantes, pour chacune desquelles les risques saillants suivants ont été identifiés :
| Risques pour les collaborateurs | Risques pour les communautés riveraines | Risques sur la chaîne de valeur |
|---|---|---|
| • Santé et sécurité au travail | Potentiels impacts liés à l’activité des sites, notamment : | Atteintes par les fournisseurs et sous-traitants : |
| • Problématiques de harcèlement ou de discrimination, en particulier l’égalité femmes-hommes | • acquisitions de terrains et réinstallations de populations, • préservation de l’environnement des communautés • mesures de sûreté | • aux droits fondamentaux sur le lieu de travail de leurs employés • aux droits des communautés locales |
Intégrée à la gestion des risques d’Eramet respectant ainsi la méthodologie et le rythme triennal de mise à jour de la cartographie des risques Groupe, cette évaluation des risques mène à la formalisation d’actions de maîtrise des risques complémentaires en réponse aux risques majeurs identifiés. Ces mesures alimentent les plans d’action des Directions en charge de ces sujets, et leur avancement suivi au sein du Comité de Pilotage Droits Humains. Des évaluations de la situation des sites et entités au regard de ces risques permettent également un suivi entre chaque mise à jour de la cartographie des risques. Ces évaluations sont alimentées par les résultats des audits sur les droits humains menés sur les sites. Réalisés par la Direction de la Gestion des Risques, du Contrôle et de l’Audit Internes, les audits sont réalisés à partir d’un référentiel interne dédié, reprenant le Quick Check du Danish Institute for Human Rights. Ce dernier a été revu en 2020, afin de prendre en compte les exigences du Groupe sur les fondamentaux de la relation communautaire, formalisées dans une procédure ad hoc (détaillés en 6.3.3 « Engagements envers les communautés »). Du fait de la situation sanitaire, la tenue des audits sur site a été restreinte en 2020 et 2021, afin de respecter les mesures de précaution prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Un audit intégrant des critères droits humains a cependant pu être réalisé sur le site de GCO (Sénégal).
Le groupe Eramet a décidé de renforcer son engagement en matière de droits humains en l’intégrant à sa Feuille de route RSE, à travers son huitième objectif. Eramet ambitionne d’être en 2023 une référence en matière de respect des droits humains dans sa sphère d’activité et mesure cette évolution à travers son application des Principes directeurs des Nations Unies. Le Groupe appréhende sa maturité sur le sujet en recourant au Cadre de reporting conforme aux Principes directeurs des Nations Unies développé par la Human Rights Reporting and Assurance Frameworks Initiative – RAFI (Shift Project – Mazars) et vise un reporting de niveau mature en 2023. Le déploiement de la démarche Droits humains fait l’objet d’un suivi régulier au sein du Comité RSE et du Comité Stratégique et de la RSE du Conseil d’administration d’Eramet.
Un ensemble de procédures, d’outils et de mesures pour :
Une cartographie des risques dédiée
Des audits internes
Des mesures opérationnelles de prévention, remédiation et/ou réparation
Des processus de diligence raisonnable
Des sensibilisations
Des formations
KPIs et reporting
Un mécanisme d’alerte international et ouvert à toutes et à tous, internes comme externes à Eramet
Adoptée en 2019, la politique Droits Humains (disponible sur www.eramet.com) a été développée en consultation avec ses parties prenantes. Elle permet à Eramet de réaffirmer la place de ce sujet fondamental dans sa démarche managériale et opérationnelle, ainsi que dans les relations avec ses parties prenantes internes et externes.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Elle couvre les droits de l’Homme internationalement reconnus et détaille plus précisément les engagements pris par le Groupe sur ses enjeux saillants, identifiés par les exercices d’évaluation des risques conduits par Eramet, regroupés en trois axes :
En 2021, la Direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains est créée au sein de la Direction du Développement Durable et de l’Engagement de l’Entreprise. Elle a notamment pour but d’accélérer le déploiement de la Politique Droits Humains au sein du Groupe. Elle est également en charge de l’objectif 8 de la Feuille de route RSE du Groupe portant précisément sur les droits humains.
La prise de conscience des collaborateurs est un enjeu d’ancrage de la démarche Droits humains, et constitue un des objectifs 2021 de la Feuille de route RSE. Eramet a ainsi développé une formation e-learning « Comprendre et intégrer les droits humains dans l’entreprise », afin de permettre aux collaborateurs du Groupe de mieux appréhender la notion de droits humains, comprendre ses enjeux pour les entreprises et identifier les risques, ainsi que les bonnes pratiques de vigilance. Cette formation a été assignée à une cible de collaborateurs prioritaires par leurs fonctions et responsabilités : à fin 2021, près de 400 collaborateurs issus du top management, des fonctions Ressources Humaines, HSE, RSE et Communautés, Achats, Sûreté, Éthique ont ainsi reçu cette formation.
D’autres types de ressources pédagogiques sont progressivement développés. En plus d’un guide synthétique clarifiant les engagements du Groupe, Eramet poursuit ses actions de sensibilisation à travers ses « Ethics kits » (kits de sensibilisation à destination des managers pour animer leurs réunions d’équipe), portant sur les sujets relatifs aux droits humains des collaborateurs et des communautés.
Le mécanisme d’alerte du Groupe a beaucoup évolué en 2020 et depuis, de nombreux événements permettent de communiquer régulièrement sur ce dispositif clé pour la gestion des risques droits humains (détails disponibles en 6.4.1 « Éthique, conformité et lutte contre la corruption »).
Eramet est par ailleurs membre actif de l’association d’entreprise EDH (Entreprises pour les Droits de l’Homme). Spécialisée dans les droits de l’Homme, l’association qui regroupe une vingtaine d’entreprises internationales de différents secteurs, représente près de deux millions et demi de salariés. L’entrée d’Eramet dans cette initiative volontaire et multisectorielle permet d’accompagner le Groupe dans l’évolution de ses démarches de vigilance sur les droits humains, à travers l’échange de bonnes pratiques et d’outils notamment, comme le e-learning évoqué ci-dessus, le déploiement des politiques Droits Humains dans les différents pays et la rédaction du plan de vigilance.
Les risques d’atteinte aux droits humains du groupe Eramet peuvent être répartis en trois grandes catégories d’enjeux saillants, précisées dans la partie 6.3.1.1. Les mesures de maîtrise des risques et les opportunités développées pour chacune de ses catégories font l’objet de développements détaillés, présentés de façon distincte dans la DPEF :
En 2021, sous la supervision de la Direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains, le Groupe a lancé une évaluation de la conformité des entités du Groupe à la politique Droits Humains. Cette évaluation intervient en complément de la cartographie des risques Droits Humains réalisée en 2020. L’évaluation a concerné 18 entités, incluant des sites miniers, des sites industriels et des sites tertiaires. L’évaluation a porté sur les quatre domaines de la politique Droits Humains, à savoir : les relations avec les collaborateurs, les relations avec les partenaires commerciaux, les relations avec les communautés locales et la gouvernance de la politique. Le taux de conformité du Groupe dans son nouveau périmètre est ainsi de 88 %. Un plan d’action spécifique est prévu pour chaque filiale.
Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage moderne et conformément à l’article 54-1 de la loi sur l’esclavage modern de 2015 applicable aux sociétés immatriculées au Royaume-Uni, la société TiZir Ltd a publié sur son site internet en 2021 sa déclaration concernant la lutte contre l’esclavage moderne mettant en avant les mesures mises en place dans ce domaine.
Eramet considère ses collaborateurs comme le premier pilier de sa performance. Les quatre premiers objectifs de la Feuille de route RSE sont ainsi consacrés aux collaborateurs, suivant en particulier la sécurité et la santé, le développement professionnel et l’engagement de ces derniers, ainsi que la diversité au sein du Groupe. Les avancées du Groupe sur ces thématiques prioritaires sont l’objet de cette partie, consacrée aux engagements sociaux envers les collaborateurs.
| Feuille de route RSE | Axe | Objectif | KPI 2023 | Résultats 2019 | Résultats 2020 | Résultats 2021 | Progression 2018-2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ACTEUR ENGAGÉ POUR LES FEMMES ET LES HOMMES | 1 – Assurer la sécurité et la santé des salariés et des sous-traitants | Zéro décès | |||||
| Taux de fréquence des accidents du travail avec et sans arrêt | TF2 < 4 | TF2=5 ,4 | TF2=4,1 | TF2=2,2 | 1 accident grave | ||
| 2 – Renforcer les compétences, promouvoir les talents et le développement de carrière | 100 % des collaborateurs bénéficient au moins d’une formation dans l’année | 84 % | 67 % | 76 % | |||
| 3 – Renforcer l’engagement des salariés | Taux d’engagement salarié Groupe > 75 % (baromètre) | Pas d’enquête | Enquête reportée | 70 % | |||
| 4 – Intégrer et favoriser les richesses de la diversité | 30 % des managers sont des femmes | 23,8 % | 24,7% | 26 % |
Les résultats intermédiaires pour ces cibles à fin 2021 sont détaillés dans la suite de ce document.
Créateur d’emplois dans une vingtaine de pays, Eramet et ses 13 000 salariés contribuent directement à l’atteinte de l’ODD 8 « Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein-emploi productif et un travail décent pour tous ». Cet objectif couvre également l’ensemble des actions menées par Eramet pour assurer la sécurité de ses salariés, priorité du Groupe et qualifiée par la cible 8.8.
Les actions d’Eramet en faveur de l’ODD 3 « Bonne santé et bien-être » comptent ses actions de prévention visant la santé des salariés et des utilisateurs des produits du Groupe, mais également les programmes de santé au travail déployés par le Groupe dans les différents pays où il opère, ainsi que les investissements communautaires ciblant la santé.
Enfin, les démarches menées en faveur de la diversité, la mixité et l’égalité femmes-hommes d’une part, mais également l’inclusion des seniors, des jeunes et des personnes en situation de handicap d’autre part, participent des ODD 5 « Égalité entre les sexes » et 10 « Inégalités réduites ».
Méthodologie
La prévention des risques d’accidents du travail repose avant tout sur l’Évaluation des Risques Professionnels (EvRP), conduite au sein même des ateliers. Cette analyse très opérationnelle permet de sécuriser une opération particulière en identifiant l’ensemble des risques auxquels les opérateurs sont exposés et les moyens de maîtrise déployés pour les maîtriser. Ces analyses locales sont compilées dans le registre des risques de chaque site (nommé « document unique d’évaluation des risques » pour les sites français).
Ces risques sont évalués selon une cotation basée sur un couple Fréquence x Gravité (FxG) en tenant compte des mesures de protection en place. Cette méthodologie permet d’identifier les risques les plus critiques et ainsi d’alimenter le plan d’amélioration Sécurité du site. Les registres des risques permettent de les regrouper selon des activités types, spécifiques à chaque site. On y retrouve par exemple les manutentions mécaniques, la conduite d’engin, les déplacements à pieds.
Au niveau du Groupe, l’analyse des risques se fait selon cette segmentation par « activités types ».# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
L’analyse des risques d’accidents du travail du Groupe a clarifié la segmentation des risques générés en trois familles distinctes :
Les enjeux de sécurité des travailleurs du Groupe sont portés au plus haut niveau de l’entreprise par le Comité Exécutif du Groupe. La politique Sécurité, mise à jour en 2020 (disponible sur www.eramet.com), rappelle que la sécurité est responsabilité première de chaque manager de l’entreprise et que chacun est responsable de sa propre sécurité, de ses collaborateurs et de ceux qui l’entourent. Depuis octobre 2019, le Directeur Sécurité Prévention est rattaché à la Présidente-Directrice Générale du Groupe. Il établit et propose au Comité Exécutif (Comex) la politique et les orientations Sécurité pour le Groupe. Une fois validées, ces orientations sont déclinées dans les Divisions par les Directeurs Généraux Adjoints, aidés de Directeurs Sécurité, puis sur les sites par les Directeurs de site, eux-mêmes aidés par un Responsable Sécurité site.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 346
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Engagements sociaux et sociétaux du Groupe
La prévention des accidents est au cœur du système, et concerne aussi bien les employés Eramet que les sous-traitants qui interviennent sur les sites. Elle s’appuie sur l’analyse des risques aux postes de travail qui détermine les actions et mesures de prévention à mettre en œuvre. En matière de Sécurité, la coordination des actions au niveau du Groupe se fait dans le cadre du « Comité Sécurité Groupe » qui regroupe la Directrice des Ressources Humaines, les Directeurs Généraux Adjoints, le Directeur de la Stratégie, le Directeur Sécurité Prévention, et les Directeurs Sécurité Division.
Le suivi de l’efficacité de la prévention des accidents se fait mensuellement par la mesure des taux de fréquence (TF) des accidents en fonction du nombre d’heures travaillées. Le Groupe a mis en place un système de reporting qui permet de suivre mensuellement les taux de fréquence (TF1 : taux de fréquence des accidents mortels et avec arrêt, TF2 : taux de fréquence des accidents mortels, des accidents avec et sans arrêt, TF3 : taux de fréquence des accidents et premiers soins), et de réagir en cas de dérive ou de non atteinte des objectifs. Les résultats sont revus mensuellement par le Comex ainsi que les accidents graves. En cas d’accident grave, le Directeur du site où a eu lieu l’accident présente au Comex, dans les semaines qui suivent l’accident, les circonstances et les actions correctives et préventives. Le Comex les valide et demande que certaines actions soient déployées sur tout le Groupe dans le cadre du Retour d’Expérience.
Le groupe Eramet reconnaît que les outils de prévention des accidents doivent être ajustés aux types de risque : on ne prévient pas une chute de plain-pied avec les mêmes outils que ceux utilisés pour prévenir une percée de four sur une unité industrielle.
Ces outils de préventions doivent s’insérer dans un système de management de la sécurité plus large dont le référentiel interne a été revu en 2018 et en 2020. Largement inspiré des normes internationales (OHSAS 18001 et ISO 45000), il inclut les exigences qui couvrent les éléments suivants :
En 2021, le Groupe a poursuivi la Feuille de route établie en 2018 pour améliorer la maîtrise des risques sécurité avec comme objectif de réduire à moins de 4 le taux de fréquence des accidents mortels, accidents avec et sans arrêt (TF2) en 2023. Les axes suivants ont ainsi été définis :
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 347
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Engagements sociaux et sociétaux du Groupe
Engagements sociaux et sociétaux du Groupe
Chaque site du Groupe a pu s’évaluer sur sa conformité à l’ensemble des Exigences Essentielles applicables grâce à des grilles communes Groupe. Cette vision globale permet d’améliorer la connaissance et le déploiement des exigences avec des actions transverses communes à l’ensemble de ces exigences. 14 audits ont été réalisés cette année (malgré la situation sanitaire bloquant certains déplacements des auditeurs en Nouvelle-Calédonie en particulier) et ont permis d’accompagner les sites dans leur appropriation des exigences. Conduits par un ou deux auditeurs seniors, internes et externes, ces audits permettent aussi des échanges entre sites et un partage des bonnes pratiques. Le taux de conformité audité moyen est de 83 %.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Parmi les Exigences Essentielles, celles liées aux zones à risques gaz, et au travail du métal liquide, présentent les meilleures évaluations, avec une moyenne de conformité supérieure ou égale à 90 %. A contrario, les exigences liées à la gestion des entreprises extérieures, aux interventions de maintenance et à la consignation des équipements nécessitent le plus d’attention, avec des scores inférieurs à 80 % de conformité. À la suite des audits, des plans d’actions spécifiques à chaque site et à chaque Exigences Essentielle sont mis en place avec l’engagement de résultat et un suivi mensuel d’avancement.
Mise en œuvre des interactions
Les formations aux interactions sécurité ont continué à être déployées. Au total, depuis 2016, ce sont plus de 2 500 encadrants qui auront été ainsi formés lors d’une journée sur un site industriel avec des présentations théoriques et une mise en application pratique des interactions sécurité. Une fois formés, les managers doivent réaliser ces interactions entre un manager et un opérateur au sein de leur établissement, selon un objectif annuel, revu mensuellement.
Formalisation et déploiement du management des conséquences
Le Groupe a formalisé la classification des comportements à risque et clarifié les violations qui nécessitent d’être sanctionnées et les erreurs qui doivent recevoir un traitement non punitif. Le comportement des intervenants ne peut être analysé sans observer en parallèle le comportement du management. Cette approche systématique se déploie dans le Groupe par des formations des Comités de Direction des sites. Dans cette veine, le Groupe relance les « Trophées sécurité » par niveau (Bronze, Argent, Or) récompensant les sites atteignant deux ans, 0,5 ou 1 million d’heures travaillées sans aucun accident.
Journée mondiale de la sécurité au travail
Depuis 2018, Eramet s’associe à la Journée mondiale de la sécurité au travail. Cette année, la journée a eu lieu le 28 avril 2021 (date habituelle de l’OIT) en organisant des ateliers sécurité spécifiques à chaque site. La thématique retenue par le Groupe en 2021 s’articulait autour de l’identification et la gestion des évènements à hauts potentiels. Plusieurs exemples ont été partagés et l’intérêt de la démarche de prévention mise en avant, à l’aide des illustrations fournies par l’ICSI (Institut pour une culture de sécurité industrielle). L’objectif est de faire prendre conscience de l’importance de se focaliser sur les risques les plus importants.
L’année 2021 est endeuillée par un accident mortel, à Weda Bay en Indonésie le 26 avril. Un conducteur de camion de roulage a perdu le contrôle de la vitesse de son camion qui a percuté le merlon de sécurité. La victime a succombé à ses blessures à l’hôpital de Jakarta six semaines plus tard. Suite à cet évènement un plan d’action d’amélioration de la sécurité du roulage a été mis en place afin d’améliorer le niveau de formation des conducteurs, renforcer les contrôles de vitesse et installer un système d’arceaux de sécurité autour de la cabine de conduite pour protéger les conducteurs en cas de tonneaux.
Au-delà de cet évènement dramatique, le Groupe a toutefois fortement amélioré ses résultats en 2021. La performance sécurité est mesurée à travers les taux de fréquence et le nombre d’accidents graves définis comme :
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 348
Les tableaux suivants illustrent les évolutions des indicateurs :
TF2 *
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| GROUPE ERAMET | 10,3 | 8,3 | 5,4 | 4,1 | 2.2 |
| Division Mines et Métaux | 6,5 | 6,2 | 4,7 | 3,6 | 1,4 |
| Sandouville | 40,6 | 46,3 | 20,0 | 12,8 | 11,9 |
| Division Alliages Haute Performance | 15,8 | 13,3 | 7,6 | 6,1 | 6,4 |
| Aubert & Duval | 15,6 | 13,3 | 8,4 | 6,2 | 7,5 |
| Erasteel | 10,9 | 11,8 | 4,6 | 6,8 | 4,1 |
| Eramet Holding | 0,8 | 8,6 | 1,2 | 0,0 | 0,0 |
* Données sur le périmètre Eramet + intérimaires + extérieurs.
Accidents graves *
| 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|
| GROUPE ERAMET | 11 | 15 | 12 | 4 | 1 |
| Division Mines et Métaux | 6 | 5 | 10 | 3 | 1 |
| Sandouville | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 |
| Division Alliages Haute Performance | 4 | 9 | 2 | 1 | 0 |
| Aubert & Duval | 3 | 6 | 1 | 1 | 0 |
| Erasteel | 1 | 2 | 1 | 0 | 0 |
| Eramet Holding | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
* Données sur le périmètre Eramet + intérimaires + extérieurs.
Le TF2 du Groupe baisse pour atteindre 2,2 en 2021, soit une baisse de 44 % sur un an, après une baisse de 24 % en 2020 et 35 % en 2019 et divisé par six en cinq ans et le nombre d’accidents grave divisé par 10. Cette baisse significative est le résultat de progrès réalisés dans les différentes Divisions et plus particulièrement sur la division Mines & Métaux qui se situe maintenant parmi les meilleurs acteurs miniers en termes de résultats sécurité.
Méthodologie
La prévention des risques pour la santé repose sur l’analyse des risques liés au poste de travail mais aussi à l’environnement de travail. Cette analyse est généralement conduite par les équipes chargées de l’hygiène et de la sécurité et nécessite une collaboration étroite entre les équipes médicales et HSE. Un ensemble de documents (fiches de poste, rapports d’audits, rapports d’analyse toxicologiques…) permet d’identifier et d’analyser le risque afin que les professionnels de santé construisent un plan d’actions visant à évaluer le niveau de risque, son impact éventuel sur la santé du salarié au travers d’un suivi médical individuel et l’amélioration des conditions de travail à mettre en place pour éliminer ce risque ou en minimiser les conséquences. Le Médecin-Conseil du Groupe assure la coordination de ces actions et l’animation du réseau des professionnels de santé tant en France métropolitaine qu’à l’étranger.
Segmentation des risques
À partir de l’analyse des postes de travail et des risques sécurité, les professionnels de Santé au Travail identifient les risques pouvant avoir un impact durable, qu’il soit immédiat ou différé sur la santé des salariés. Ces risques sont :
Les risques différés exposent potentiellement le salarié au risque de maladies professionnelles faisant l’objet d’un reporting spécifique, s’appuyant sur les déclarations transmises à l’employeur ou donnant lieu à des enquêtes par les services de prévention internes ou réglementaires. Il existe en France un Tableau des maladies professionnelles régulièrement mis à jour (Code de la Sécurité sociale). Dans les autres pays d’implantation d’Eramet, le Groupe s’appuie sur la réglementation locale de médecine du travail spécifique à chaque état. L’évaluation des risques pour les populations riveraines peut donner lieu à des enquêtes de risques sanitaires spécifiques publiées aux différentes parties prenantes, par exemple l’enquête sanitaire de Moanda (Gabon) transmise au ministère de la Santé publique gabonais et au sein du groupe local de concertation. De manière globale, l’impact sanitaire des activités est toujours évalué dans le détail lors des phases de projets.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 349
La sécurité sanitaire des employés, quel que soit leur statut, du personnel des entreprises extérieures, des visiteurs et des personnes vivant à l’entour des sites industriels est une priorité pour le groupe Eramet. Tout en reconnaissant que l’élimination de tout risque sanitaire est impossible, l’objectif de la politique Santé Groupe est de les maîtriser, afin de minimiser la fréquence et la gravité de leurs conséquences. Les engagements du Groupe et les modalités de mise en œuvre de cette politique sont détaillés dans la politique Santé (disponible sur www.eramet.com).
Le groupe Eramet a la volonté de connaître de façon détaillée et approfondie la totalité des dangers liés à ses activités. Il souhaite contribuer au développement des connaissances sur ces sujets, les diffuser et promouvoir le dialogue. Le Médecin-Conseil Groupe est directement rattaché à la Directrice des Ressources Humaines. Il établit et propose au Comité Exécutif la politique et les orientations Santé pour le Groupe. Une fois validées, ces orientations sont déclinées dans les Divisions par les Directeurs Généraux Adjoints afin d’être implémentées sur sites par les Directeurs de site sous la responsabilité des professionnels de Santé au Travail et avec le soutien des Coordinateurs Sécurité/Santé. Le suivi de la santé des salariés est effectué par des professionnels de Santé au Travail.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Les principaux sites français du Groupe (Les Ancizes, Pamiers, Commentry, Interforge, Issoire, La Pardieu, Clermont-Ferrand) pour Aubert & Duval, Comilog Dunkerque, l’ensemble des salariés basés à Paris et à Trappes sont maintenant regroupés au sein d’un service autonome de Santé au Travail dont l’agrément par la DRIEETS IDF a été renouvelé pour cinq ans le 3 juillet 2019. Ce Service est composé de trois pôles :
● pôle Nord : un Médecin du Travail et une Infirmière en Santé au Travail ;
● pôle Auvergne : trois Médecins du Travail et six Infirmières en Santé au Travail ;
● pôle Sud : un Médecin du Travail et deux Infirmières en Santé au Travail.
La Commission Paritaire de contrôle du Service de Santé au travail sur le périmètre France s’est réunie quatre fois en 2021 pour faire le point sur les actions du Service de Santé au travail sur l’organisation administrative et sur le budget. Les sites de Doniambo pour SLN (Nouvelle-Calédonie), Moanda (Gabon) pour Comilog et Owendo (Gabon) pour Setrag disposent, quant à eux, d’un Service de Santé au Travail pourvu d’un ou de plusieurs médecins du travail et d’infirmières. La filiale gabonaise d’Eramet (Comilog) assure la gestion d’une structure de santé hospitalière de niveau 2 (selon la classification du ministère de la Santé publique gabonais) : l’hôpital Marcel-Abéké (HMA). Cette structure assure les soins de premier niveau (médecine générale – urgences/réanimation – chirurgie générale – pédiatrie – maternité) pour tous les salariés et leurs ayants droit, et présente une mission de service public en accueillant les personnes extérieures par convention avec la CNAMGS. Pour les salariés de Comilog et leurs ayants-droits, l’accès aux soins est gratuit ; pour les populations locales, l’hôpital pratique des prix modérés. Différents spécialistes assurent des permanences pour le compte de l’HMA : ophtalmologie – cardiologie – gynécologie.
Soucieux de l’amélioration du parcours de soins au sein de son établissement, Comilog a mis en place un plan d’action comprenant les éléments suivants :
● réaménagement du laboratoire d’analyses médicales ;
● amélioration du service d’imagerie médicale avec mise en place d’équipement de tomodensitométrie (scanner) ;
● mise en place d’une télécabine pour des consultations spécialisées s’appuyant sur un réseau de téléconsultants de Libreville ou pour des consultations distantes de Santé au Travail entre Libreville et Moanda (salariés de la Setrag) ;
● mise en place d’une gestion informatisée de l’hôpital et du parcours de soins des patients en consultation externe ou hospitalisés ;
● amélioration des prestations techniques en gestion des déchets, stérilisation et approvisionnement des médicaments à usage hospitalier ;
● création d’une unité de production d’oxygène médical.
Par ailleurs, Comilog continue de soutenir activement l’action du Samu social gabonais, partenariat entre l’État gabonais et le Samu social International, en finançant des antennes de soins gratuits dans les villes de Moanda, Bakoumba et Mounana.
La stratégie de prévention santé repose sur la politique Santé du Groupe, décrite ci-dessus. Cette démarche a été largement impactée tout au long des années 2020-2021 par la crise sanitaire liée au Covid 19, le Groupe ayant mobilisé toutes les ressources à sa disposition afin de garantir la sécurité sanitaire de ses salariés, dans un contexte difficile de pandémie.
Dans ces circonstances exceptionnelles de pandémie, le groupe Eramet s’est pleinement mobilisé pour faire face à l’évolution de la situation. Les priorités du Groupe reposent sur trois axes principaux :
● protéger la santé de l’ensemble de ses collaborateurs et prestataires ainsi que leurs familles ;
● mettre en place et faire respecter toutes les mesures strictes de sécurité sanitaire, dictées par les autorités à l’échelle locale, nationale et mondiale, afin de participer à l’endiguement de la pandémie (mise en place de protocoles sanitaires stricts, tests antigéniques et campagnes de vaccinations sur sites) ;
● assurer la continuité des activités en adaptant les organisations en relation étroite avec les fournisseurs et les clients.
Depuis le mois de février 2020, une cellule de crise internationale, composée du Comité Exécutif, du médecin Groupe, d’experts de la Direction des Ressources Humaines, des Directions Développement Durable et Engagement d’Entreprise, de la Communication, des Affaires Publiques, des Achats, des Directions opérationnelles et commerciales, est régulièrement mobilisée. Elle se réunissait quotidiennement au plus fort de la crise en 2020.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 350
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Engagements sociaux et sociétaux du Groupe
Le protocole sanitaire mis en place dès mars 2020 sur l’ensemble des sites du Groupe a fait l’objet de révisions régulières pour anticiper les évolutions de la pandémie et se conformer aux recommandations des autorités locales ; les mesures suivantes ont notamment été mises en place sur les différents sites du Groupe :
● recours au télétravail encouragé sur l’ensemble des sites avec proposition de bonnes pratiques pour le bien-être en télétravail et diffusion d’un Guide du télétravail ;
● actions d’information sur les gestes barrières, sur les protocoles sanitaires et sur l’évolution de la pandémie au niveau local et international ;
● sur sites, réaménagement des espaces de travail et des vestiaires – campagne de communication spéciale Covid-19 – distribution de flacons hydroalcooliques – désinfection de tous les bureaux, vestiaires et locaux communs – jauge pour les bureaux et salles de réunions – masques distribués aux salariés – installation de distributeurs de gels hydroalcooliques – distribution de livrets d’accueil sanitaire – installation de plexiglas dans les réfectoires et dans les bureaux – réalisation de tests antigéniques – campagnes de vaccination… ;
● support aux managers pour déceler les collaborateurs en détresse psychologique dans le cadre du télétravail ou du confinement ;
● mise en place d’une hotline de support psychologique 24/7 ;
● limitation des déplacements et regroupements afin de minimiser le niveau d’exposition des salariés ;
● actions de solidarité en faveur des populations locales : mise en place d’une cellule Covid-19 de 16 lits au sein de l’hôpital de Franceville (Gabon), dons de masques, d’EPI et gels hydroalcooliques dans l’ensemble des pays d’opération, achat d’une ambulance équipée pour la communauté de Santa Rosa de los Pastos Grandes (Argentine)… (plus d’informations sur le plan de solidarité dans la partie 6.3.3 « Engagements envers les communautés hôtes »).
En parallèle des actions mises en place dans le cadre de la crise sanitaire Covid-19, d’autres actions initiées dans le cadre de la démarche Santé se sont poursuivies en 2021, en ligne avec les engagements de la politique Santé :
● le contrôle de l’impact des activités du Groupe sur la santé des salariés et des populations riveraines par la mise en place de standards basés sur des données de métrologie et biométrologie et reposant sur des standards internationaux, lorsque ceux-ci existent :
● le Groupe a établi 10 fiches de standards pour les produits à risque, manipulés par les salariés du Groupe (manganèse – nickel – brouillards d’huile – hydrocarbures aromatiques polycycliques – chrome VI – monoxyde de carbone – silice cristalline – cobalt – fibres céramiques réfractaires – particules diesel). L’application de ces standards, auditée à partir de 2018 dans les sites concernés, fait partie des exigences de l’EMS,
● le maintien dans l’emploi pour tous les salariés au cours de leurs parcours professionnel et en cas de fragilisation pour un problème de santé. Les médecins du travail sont en charge du suivi périodique de ces salariés dans un cadre réglementaire, mais aussi par la planification de visites supplémentaires pouvant être réalisées à la demande du salarié, de l’employeur ou du médecin et en concertation avec les Directions et services RH des sites ;
● des mesures particulières en matière de lutte contre les conduites addictives (tabagisme, alcool, etc.) :
• possibilité pour le médecin du travail de réaliser des examens complémentaires dans le cadre de la prévention des addictions alcool et drogue (visite embauche, visite périodique et reprise),
• tests toxiques urinaires pour les visites embauches et périodiques, actés dans le RI et information et sensibilisation des salariés lors de ces visites,
• accompagnement des salariés en difficulté,
• prise en charge par l’employeur du coût des substituts nicotiniques ;
● des mesures particulières en matière de prévention du stress et des risques psychosociaux (RPS) :
• cellules de veille des RPS,
• mise en place de consultations individuelles par un psychologue du travail,
• Comité SQVT (RPS) se réunissant systématiquement avant chaque CSE SSCT,
• intervention de cabinet de médiation dans certaines équipes sur site,
• sensibilisation de la ligne managériale ;
● des mesures de prévention contre les risques biologiques/ maladies et environnementaux :
• paludisme :
• programme d’information sur le paludisme en zones endémiques reposant sur une formation e-learning des missionnaires et grands voyageurs du Groupe ainsi que des salariés expatriés et de leurs familles,
• mise à disposition sur sites (Cameroun, Gabon, Sénégal) de moyens diagnostiques et thérapeutiques adaptés,
• mise en place dès 2022 d’un « kit paludisme » (moyens diagnostiques et thérapeutiques) remis à chaque salarié se rendant en zone endémique,
• VIH-sida : poursuite du programme Gamma au Gabon, reposant sur des actions d’information (messages éducatifs sur la prévention des MST et inciter les dépistages), de prévention et de dépistage du VIH-sida au sein de Comilog et de Setrag – Gabon,
• amiante environnementale en# Nouvelle-Calédonie : des procédures opératoires spécifiques existent permettant de maîtriser les filons de minéraux amiantifères dans l’hypothèse où l’exploitation minière en découvre. Les opérateurs sont formés aux précautions à prendre, et un suivi médical particulier a été mis en place, en concertation avec les autorités, les partenaires sociaux et les autres opérateurs miniers.
Les indicateurs de suivi des actions sont transmis et analysés au niveau de la Direction en charge de la Santé. Dans ces indicateurs, il y a plus particulièrement les maladies professionnelles (MP) déclarées et reconnues.
En France, les MP sont regroupées sous forme de tableaux. Il en existe à ce jour 99. Chaque tableau comporte trois critères, à savoir :
Hors exceptions, une maladie professionnelle est reconnue par la CPAM lorsque les trois critères sont réunis.
Les activités minières, industrielles et commerciales du groupe Eramet se développent dans de nombreux pays, sur les cinq continents. Certains de ces pays peuvent connaître, même ponctuellement, des situations politiques, sécuritaires ou climatiques instables.
La démarche Sûreté déployée par le Groupe s’organise autour de la protection des personnes, des installations, des informations et de l’intelligence économique au service du développement et de l’efficacité économique du Groupe.
Faisant suite aux engagements exprimés par le Groupe dans sa Charte éthique, le déploiement de la démarche Sûreté est précisé dans une procédure ad hoc. La procédure de Sûreté du Groupe poursuit trois objectifs principaux :
Cette procédure est portée par la fonction Sûreté du Groupe qui assiste le Comité Exécutif et les responsables opérationnels dans l’exercice de leur mission de protection :
Le Directeur Sûreté Groupe, qui rapporte à la Directrice des Ressources Humaines Groupe, est chargé :
La fonction Sûreté fait partie intégrante du développement de la démarche présentée dans le chapitre 5 de maîtrise des risques liés aux pays où le Groupe a des activités d’extraction, ainsi que dans les pays dans lesquels il élabore, transforme et/ou commercialise ses produits et services. La Direction de la Sûreté est un des principaux contributeurs du Comité Risques Pays (CRP), créé afin de piloter et limiter l’exposition d’Eramet au risque « pays et géostratégie » dans les pays où le Groupe est implanté ainsi que dans ceux où il souhaiterait développer des activités.
Les mesures de protection mises en place par la Direction de la Sûreté sont le résultat de l’analyse, du suivi de la situation sécuritaire et de l’évaluation de la menace. Elles dépendent aussi de la nature des activités exercées par les unités du Groupe dans la région considérée, ainsi que l’efficacité des institutions publiques des pays concernés.
Dans tous les pays ou régions où la situation sécuritaire et les activités d’Eramet le justifient (Gabon, Nouvelle-Calédonie, Sénégal, Argentine et Afrique du Sud), un Responsable Sûreté a été mis en place. Véritable correspondant local, il veille au déploiement de la procédure Sûreté d’Eramet en coordination avec la Direction Sûreté Groupe.
Différents supports permettent de connaître et de mémoriser les consignes de sûreté mises en place par Eramet et sont détaillés ci-dessous :
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 352
Avant chaque déplacement à l’étranger, chaque salarié doit s’inscrire en ligne sur la plateforme de gestion des déplacements. Il reçoit alors, en fonction de l’analyse sécuritaire du pays concerné, des informations et conseils pour son voyage. Une application sur smartphone a aussi été déployée dans le Groupe pour permettre aux salariés en mission de se « géolocaliser » en cas d’urgence.
Les principaux risques sociaux identifiés lors des cartographies des risques Groupe et droits humains sont respectivement, les risques en matière d’attraction/rétention des talents, et les risques en matière de discrimination/ harcèlement, notamment l’égalité femmes-hommes.
Le groupe Eramet investit dans les talents de tous ses collaborateurs et capitalise sur leur diversité pour les embarquer dans l’aventure Eramet. Eramet souhaite qu’ils deviennent ainsi acteurs d’une culture managériale de la performance, exigeante et bienveillante, fiers et heureux d’être à la bonne place au bon moment au sein d’un Groupe qui avance et se transforme.
Sur le plan international, Eramet veut faire de sa présence en Afrique une véritable opportunité de développement mutuel en croisant les expériences et les cultures.
Eramet veut ériger le dialogue social comme un des leviers indispensables pour réussir la transformation du Groupe et contribuer durablement à sa performance.
Proches du terrain, avec écoute, audace et détermination, les membres du réseau RH veulent être une communauté Ressources Humaines (RH) qui porte les changements culturels et organisationnels du Groupe.
Afin de servir cette vision, la Direction RH d’Eramet décline sa Feuille de route Ressources Humaines 2020-2025 (disponible sur www.eramet.com) sur plusieurs enjeux clefs :
Le groupe Eramet, tout en ayant une dimension internationale très prononcée (environ 63 % de l’effectif du Groupe travaille hors de France métropolitaine), repose également sur des sociétés filiales qui ont une présence et une notoriété locales importantes.# Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Dans la continuité du vaste programme de transformation NeWays lancé en 2017, visant à libérer le potentiel du Groupe, à créer un changement d’état d’esprit et de culture d’entreprise pour atteindre une performance rentable et durale, et dans la continuité de la première enquête réalisée en septembre 2018, le Groupe a lancé une enquête d’engagement en septembre 2021 auprès de l’ensemble de ses collaborateurs dans le monde afin de leur permettre de s’exprimer sur 12 dimensions clés : processus de travail et de décision, transformation organisationnelle, relation avec le supérieur immédiat, agilité et innovation, etc. Plus de 6 300 salariés ont saisi cette opportunité et répondu à l’enquête. Le taux d’engagement mesuré pour l’ensemble du Groupe en 2021 est de 70 %, en hausse de 3 points depuis la dernière enquête de 2018. Plus de 600 managers d’équipes ont reçu des résultats personnalisés sur leur périmètre et ont construit depuis décembre 2021 des plans d’action en collaboration avec leurs équipes. Ces derniers seront déployés tout au long de l’année 2022. Les principales forces du Groupe mises en évidence par l’enquête sont la compréhension par les collaborateurs du rôle de leur propre travail dans l’atteinte des objectifs de leur entreprise (92 % de score favorable), la compréhension de la stratégie d’entreprise qui a progressé de 10 points (73 %), ou encore l’agilité puisque 86 % des répondants considèrent que les équipes savent faire preuve d’adaptabilité quand les priorités changent.
Dans le cadre de la transformation et de la digitalisation d’Eramet, le SIRH Groupe (solution Success Factors) a été étendu à l’ensemble des collaborateurs en décembre 2021 et de nouvelles fonctionnalités vont y être ajoutées. L’objectif de la première phase de ce projet (Atlas), débutée en septembre 2020, a permis de créer une base de données commune RH et de développer une gestion administrative complète avec les reportings locaux et Groupe associés. La mise en production de ce premier lot du projet a été réalisée au dernier trimestre 2021. Dans un second temps, tout au long de l’année 2022, de nouvelles fonctionnalités seront ajoutées pour la gestion des talents, la rémunération, la formation et la simulation de la masse salariale et des effectifs.
| Rémunération variable individuelle et/ou collective | Protection sociale | Rémunération fixe | Actionnariat salarié |
|---|---|---|---|
Les 3 axes stratégiques de la politique de rémunération :
La rémunération globale proposée par le groupe Eramet vise à offrir une rétribution compétitive dans chaque pays où il est présent afin d’attirer et retenir les meilleurs talents internationaux. Pour cela, l’entreprise vise à se positionner au niveau des bonnes pratiques observées dans les secteurs comparables. Cette politique tient compte des législations locales, des pratiques des entreprises locales, de la fiscalité applicable et des réalités économiques des différentes sociétés de notre Groupe. Dans chaque pays dans lequel le Groupe est implanté, la politique de rémunération mise en œuvre vise à récompenser la performance individuelle et collective, tout en s’adaptant au contexte local. Les sociétés du Groupe participent très régulièrement à des enquêtes de rémunération réalisées avec l’aide de cabinets de conseil reconnus qui permettent de comparer leurs pratiques de rémunération à celles des entreprises de secteur et de taille comparables sur l’ensemble des éléments du package de rémunération. Ce dispositif de rémunération globale comporte des éléments monétaires et non monétaires qui s’articulent autour de thèmes communs à tous les collaborateurs du groupe Eramet. Les compétences et le niveau de responsabilité des collaborateurs sont rémunérés par un salaire fixe en adéquation avec l’expérience acquise et les pratiques observées pour chaque métier sur le marché. La politique de rémunération du Groupe vise à être équitable et compétitive, mais aussi adaptée aux spécificités locales des pays dans lesquels ses activités s’exercent.
Tous les cadres bénéficient de dispositifs de rémunération variable basés sur des objectifs annuels quantitatifs et qualitatifs. Depuis le 1 er janvier 2018, le Groupe a déployé un nouveau dispositif de rémunération variable commun à l’ensemble des managers éligibles dans le monde : il repose sur des objectifs collectifs (sécurité et indicateurs financiers) pour 40 à 70 % de la rémunération variable selon le niveau de responsabilité et sur des objectifs individuels pour 30 à 60 %. Le Groupe met à disposition une trame commune de fixation et d’évaluation des objectifs annuels. Des dispositifs de rémunération de la performance collective peuvent exister dans certains pays, qu’il s’agisse de dispositifs légaux obligatoires (participation aux bénéfices en France…) ou volontairement mis en place par le Groupe en fonction des pratiques locales (intéressement calculé au regard des résultats de l’entreprise, plans d’épargne collectifs). Les plans de participation aux résultats sont souvent calculés sur des critères négociés, liés à la sécurité, à l’environnement et à l’activité de la société. Selon les dispositifs en vigueur, ces primes peuvent être investies dans des dispositifs d’épargne à des conditions avantageuses. En réponse aux attentes formulées dans l’enquête d’engagement en 2019, le Groupe a par ailleurs déployé en 2019 un e-BSI (bilan social individualisé) qui permet à tous les collaborateurs des sociétés en France métropolitaine d’accéder à un site dédié qui présente et explicite chacun des éléments du package de rémunération. Ce dispositif a été étendu en 2020 aux salariés de la société Comilog au Gabon. Ainsi, en 2021, un salarié sur deux au sein du Groupe a bénéficié d’un « Zoom Rémunérations et avantages sociaux ». Ce document comprend notamment une synthèse des éléments de rémunération globale, une synthèse des dispositifs d’épargne salariale et retraite, des éléments relatifs à l’actionnariat salarié, des informations sur les dispositifs de couverture sociale (santé, prévoyance, retraite), les données formation, et une synthèse de l’ensemble des avantages proposées par l’établissement ou la société. Il contient également des vidéos, des quizz et des liens utiles vers l’ensemble des dispositifs. Il sera étendu dès 2022 à la Setrag au Gabon, à GCO au Sénégal, ainsi qu’à l’ensemble des sites en Nouvelle-Calédonie. En matière de rémunération et d’avantages sociaux, le groupe Eramet applique une politique de non-discrimination en basant sa politique sur des critères objectifs : niveau de responsabilité du poste occupé, évalué avec la méthodologie Hay, et pays d’implantation. L’égalité de traitement entre les hommes et les femmes est contrôlée dans chacun des processus : révisions salariales, évaluation de la performance individuelle, attribution gratuite d’actions…
Frais de personnel – cotisations sociales
Les salaires représentent la part principale de la rémunération du personnel. En 2021, les frais de personnel pour le groupe Eramet s’élèvent à 520 millions d’euros (hors intérim et hors activités en cours de cession), à comparer à 731 millions d’euros en 2020. Compte tenu de la situation économique, un gel des salaire a eu lieu en 2021 sur les périmètres France, Nouvelle-Calédonie et Grande-Bretagne. A l’échelle du Groupe, moins de 4 000 collaborateurs ont ainsi bénéficié d’une revalorisation de leur salaire en 2021, que ce soit au travers d’une augmentation générale ou individuelle.
Avantages sociaux
Dans le cadre de sa politique des ressources humaines, la Direction des Ressources Humaines recherche pour le Groupe sur le marché de l’assurance des personnes, les solutions les plus adaptées à ses activités déployées à l’international, et souscrit les programmes aptes à garantir la meilleure protection sociale couvrant les risques majeurs (santé, prévoyance, missions professionnelles) auxquels les salariés s’exposent dans le cadre de leurs activités. Dans la lignée des accords Groupe relatifs à la prévoyance face aux gros risques et aux aléas de la vie, le groupe Eramet a souhaité faire bénéficier l’ensemble de ses salariés en France métropolitaine d’une assurance complémentaire frais de santé. En France, un nouvel accord collectif a été signé en décembre 2016 par l’ensemble des organisations représentatives du personnel. Cet accord permet d’assurer la mise en conformité de la protection sociale avec la législation sur les contrats responsables, mais améliore également la prise en charge de certaines dépenses, telles que la pharmacie, les implants dentaires, la médecine douce et la chirurgie au laser des yeux. En matière de prévoyance, un nouvel accord a par ailleurs été signé pour la France en juin 2016. Il intègre une amélioration des garanties décès, la mise en place d’une garantie « Aide aux aidants » permettant aux collaborateurs concernés d’avoir accès à une solution d’écoute, d’aide et de conseils auprès de professionnels.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Eramet a par ailleurs engagé en 2021 un diagnostic des avantages sociaux proposés dans chacune de ses filiales internationales. Ce diagnostic va être complété en 2022 d’un benchmark des meilleures pratiques en la matière de groupes comparables, l’objectif étant, à terme, de proposer un socle social commun de protection sociale à l’ensemble des collaborateurs du Groupe, axé autour de la prévoyance et de la parentalité.
Par ailleurs, l’ensemble des engagements de retraite, indemnités de départ, couverture médicale, prévoyance et autres engagements vis-à-vis du personnel actif ou à la retraite, sont provisionnés selon les conventions en vigueur dans chaque pays. La partie non couverte par les sociétés d’assurance ou les fonds de pension, notamment pour les sociétés américaines et norvégiennes, est également provisionnée (ce sont des régimes à prestations définies en général). Les engagements concernant spécifiquement ces régimes sont situés aux États-Unis, en Norvège, en Nouvelle-Calédonie et en France. Les autres régimes sont des régimes à cotisations définies où les cotisations employeur sont constatées en charges de la période pour laquelle ils sont liés. Les principales hypothèses chiffrées utilisées pour le calcul de ces engagements sont détaillées dans les comptes consolidés.
Les salariés du périmètre France métropolitaine bénéficient par ailleurs depuis le 1er juillet 2019 d’un dispositif de retraite supplémentaire (PERO), financé en intégralité par l’employeur, qui leur permet de se constituer un complément de retraite tout au long de leur carrière. Enfin, conformément à la loi Pacte, un plan de retraite supplémentaire à prestations définis (article 39) concernant un groupe de dirigeants a été fermé aux nouveaux bénéficiaires le 31 décembre 2019 et les droits des personnes concernés ont été cristallisés. Le montant de la valeur actuarielle pour ce plan se monte à 4 millions d’euros au 31 décembre 2021.
Au cours de l’année 2021, un nouveau dispositif de retraite supplémentaire à cotisations définies (Article 82) a été mis en place. Ce plan a, en partie, été alimenté par la conversion des droits conditionnels, attribués par le précédent régime (Article 39), en droits acquis. Cette conversion a fait l’objet d’un versement exceptionnel à hauteur de 10,2 millions d’euros sur le nouveau dispositif de retraite supplémentaire (Article 82). Les collaborateurs ayant opté pour cette conversion ne peuvent cumuler ce nouveau dispositif de retraite supplémentaire avec le bénéfice d’un régime de retraite supplémentaire à prestations définies à droits aléatoires régi par l’article L. 137-11 du Code de la Sécurité sociale.
Dans le souci de construire une appartenance Groupe partout dans le monde où il est implanté, et de partager la valeur créée, le groupe Eramet a opté depuis 2009 pour le déploiement de plans d’actions gratuites mondiaux. Ce programme, baptisé Erashare, a consisté à l’origine à attribuer cinq actions gratuites à chacun des salariés du Groupe, et ce quel que soit le pays d’activité, la Division, le métier ou le niveau de responsabilité. Depuis juillet 2011 en France et en Italie, et depuis juillet 2013 dans les autres pays, les salariés bénéficient de tous les droits attachés aux actions Eramet : droit de vote et droit aux dividendes. Une brochure d’information sur Erashare a par ailleurs été élaborée dans les neuf langues du Groupe pour accompagner le déploiement mondial du dispositif. Dix nouveaux plans d’attribution gratuite d’actions ont été mis en œuvre de 2010 à 2019 sur le même périmètre, et ont permis d’attribuer deux actions supplémentaires chaque année à plus de 12 000 salariés. Le dispositif a été suspendu en 2020 afin d’étudier les évolutions possibles de la politique actionnariat, permettant de rendre celle-ci plus attractive.
En France métropolitaine et en Nouvelle-Calédonie, des accords d’intéressement sont négociés et conclus régulièrement avec les partenaires sociaux. Ils complètent, lorsqu’elles existent, les dispositions réglementaires en matière de participation. L’intéressement est versé au personnel ayant plus de trois mois d’ancienneté au 31 décembre avec une répartition pour partie uniforme, et pour partie fonction de la rémunération annuelle brute de référence. La Direction des Ressources Humaines du Groupe a précisé en 2020 dans une note de cadrage les composantes que le groupe Eramet souhaite retrouver dans les nouveaux accords renouvelés à partir de 2020 :
Les sociétés du Groupe en France métropolitaine ont versé en 2021 de l’intéressement au titre de l’année 2020. Ce sont ainsi plus de 5,3 millions d’euros qui ont été versés aux bénéficiaires concernés (valeur brute).
En France métropolitaine et en Nouvelle-Calédonie les salariés du groupe Eramet ont la possibilité d’adhérer à un plan d’épargne entreprise afin de se constituer une épargne salariale. Le plan d’épargne peut recevoir la prime d’intéressement, la participation aux bénéfices, ainsi que des versements volontaires effectués mensuellement ou ponctuellement par les collaborateurs. Les sociétés du Groupe participent à cette épargne sous la forme d’un abondement aux sommes versées par les salariés (les modalités de versement de cet abondement sont variables suivant les sociétés). Une gamme de FCPE (fonds communs de placement entreprise) diversifiés est offerte aux collaborateurs du Groupe. Un dispositif de retraite collective existe également sous la forme d’un PERCO (plan d’épargne retraite collectif), sur lesquels les versements sont abondés.
Au 31 décembre 2021, 6 967 salariés et anciens salariés d’Eramet en France métropolitaine adhèrent à un plan d’épargne salariale, pour un actif total qui représente environ 121 millions d’euros, soit 17 371 euros par épargnant. Le total des actifs se répartit entre les FCPE du PEE/PEG (83 % des actifs) et le PERCO (17 %). Les sociétés françaises du Groupe ont versé en 2021 environ 3,5 millions d’euros d’abondement (valeur brute) sur le PEG (plan d’épargne Groupe) et le PERCO, soit 950 euros en moyenne par salarié bénéficiaire.
Le développement des collaborateurs est une ambition majeure du Groupe et un axe structurant de sa stratégie RH. À ce titre, dans la continuité de NeWays, Eramet a mis en place un référentiel managérial commun à l’ensemble du Groupe nommé Manager@Eramet. Avec le lancement de ce référentiel fin 2020, le groupe Eramet a souhaité en effet confirmer la volonté du Groupe de développer et faire évoluer les collaborateurs à travers la compétence « Engager et développer les équipes ». L’ambition du Groupe est d’encourager une culture où nos collaborateurs bénéficient de feedbacks réguliers, ont la possibilité de se développer tout au long de leur carrière et deviennent acteurs de leur propre développement professionnel.
Pour mettre en œuvre de façon optimale le développement des collaborateurs, les entretiens annuels ont été revus en 2021. En effet, l’Entretien Annuel d’Appréciation (EAA) est désormais axé sur l’évaluation de la performance, l’évaluation des compétences Manager@Eramet et la fixation des objectifs. Un deuxième entretien annuel a été instauré, l’Entretien de Mi-Année, dont l’objectif premier est de se focaliser sur les souhaits de mobilité, les plans de développement et l’évolution des collaborateurs. Les éléments issus de l’Entretien de Mi-Année sont utilisés par les Managers et RH pour dynamiser les mobilités et pour mieux conseiller les collaborateurs.
La campagne des Revues du Personnel ou People Reviews est organisée annuellement à travers l’organisation avec des réunions Manager-RH organisées au niveau des sites, Business Units, entités, voire pays. Ces revues permettent d’identifier les personnes à faire évoluer, leur potentiel, d’identifier nos Experts et de travailler nos Plans de Succession. Les informations issues des Entretiens Annuels et des Revues du Personnel sont consolidées au niveau de chaque Division lors des revues talents permettant ainsi de travailler sur la gestion des compétences et les mobilités internes.
Une revue des cadres dirigeants et des titulaires des postes clés du Groupe a lieu régulièrement avec le Comex. Un examen des plans de succession sur les postes clés de l’organisation est réalisé à l’occasion des People Reviews Comex et des Comités de Rémunération des Conseils d’administration d’Eramet ou de ses filiales.
| Carrière | | | | | |
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| Publication des Offres d’Emploi Internes dans ERAJOB | Revues du personnel | | | | | |
| | • Par site – division – BU - Entité - Groupe
• Plans succession, revue des organisations, revue des viviers, identification des actions de développement individuelles & collectives | Trimestres 2 à 4 | Entretien de mi-année | | | |
| | • Souhaits de mobilité, plans de développement, revue des objectifs | Juin – Septembre | Entretien Annuel d’Appréciation | | | |
| | • Evaluation de la Performance (Objectifs et Comportements), Fixation des Objectifs | Janvier - Février | 1 | 3 | | |
| | | | Rémunération | | | |
| | | | • Révisions salariales | Semestre 1 | Plans de Formation | |
| | | | | | • Consolidation des actions de développement individuels | Trimestre 4 | 2 | 4 | 5 | |
Par ailleurs, un chantier important a été lancé fin 2020 permettant ainsi la conception d’un Référentiel des Métiers et Compétences unique au Groupe.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
La réussite d’une mobilité ou d’une évolution de carrière est la conjonction de quatre éléments :
* la performance ;
* les compétences techniques et les compétences managériales/transverses ;
* l’existence d’une opportunité ;
* la volonté de faire preuve de mobilité fonctionnelle et/ou géographique.
Clé de voûte des plans d’améliorations opérationnelles, la performance fait l’objet d’une évaluation individuelle dans le cadre des EAA basée sur des éléments objectifs, chaque appréciation s’appuyant sur des éléments factuels. En 2021, ce sont 7 536 collaborateurs, cadres et non-cadres, qui ont ainsi bénéficié d’un Entretien Annuel d’Appréciation. De nombreux sites ont étendu le bénéfice de ce dispositif à des populations non-cadres.
Le nouveau formulaire d’évaluation de la performance s’appuie désormais sur les compétences du nouveau référentiel Manager@Eramet. Le module Objectifs de l’outil Talent@Work dans lequel est enregistré l’EAA permet au manager de créer des objectifs tout au long de l’année pour les nouveaux entrants en recrutement externe ou mobilité interne ainsi que de modifier les objectifs en cours d’année si nécessaire, pour les collaborateurs qui verraient un changement de leurs priorités.
L’utilisation désormais généralisée du formulaire d’EAA dans Talent@Work permet une amélioration sensible en matière d’accès à l’information sur les souhaits de mobilité exprimés, une meilleure prise en compte de ceux-ci dans les gestions de carrières et People Reviews, et un suivi optimisé.
Notre Marque Employeur est le fruit d’un important travail mené en collaboration entre la DRH et la Direction de la Communication. Il a permis de caractériser ce que représentent aujourd’hui les missions qu’Eramet offre ainsi que le contrat « employeur » proposé (ce que le Groupe attend de ses collaborateurs et ce qu’ils peuvent attendre du Groupe en le rejoignant). Illustré par des visuels représentant des collaborateurs du Groupe et une signature, « Laissez votre talent battre plus fort », cette campagne a été largement communiquée.
Une vraie guerre des Talents fait rage ces dernières années dans notre secteur qui nous conduira à revisiter notre Marque Employeur en 2022 en mettant plus en lumière nos engagements sociaux et notre « visage » envers une diversité de candidats potentiels. De nouvelles vidéos de témoignages de nos collaborateurs ont été ainsi réalisées en 2021 qui ont fait l’objet d’une campagne de communication sur les réseaux sociaux. Nous avons également renforcé notre présence en 2021 sur les réseaux sociaux afin d’accroître la visibilité d’Eramet comme employeur de référence (page entreprise LinkedIn, posts LinkedIn…).
Le module Recrutement développé dans le SIRH, permet aux RH et managers en charge d’un recrutement par mobilité interne ou externe de pouvoir suivre l’avancement du processus, de la définition du poste à sa finalisation. Afin d’accompagner les managers dans leur rôle de gestionnaire de carrière, un module de formation sur le recrutement et la mobilité est disponible dans le cadre des formations proposées par le Groupe. Ce module permet de former managers et RH aux mêmes outils d’entretiens de sélection, de faire ses choix de façon objective et transparente, d’assurer des retours de qualité aux candidats internes ou externes et sensibilise ses participants aux sujets de non-discrimination.
Afin de favoriser l’intégration des collaborateurs dans le Groupe, le groupe Eramet a développé un module d’Onboarding intégré au SIRH Groupe. Il s’agit d’une plateforme, accessible aux collaborateurs externes dès leur recrutement, permettant de créer un lien privilégié entre le futur collaborateur et son futur environnement de travail (informations sur le Groupe et ses métiers, message de bienvenue du manager, mise en relation avec ses futurs collègues, planification d’un parcours d’intégration, etc.).
Depuis 2020, le Groupe a lancé un programme d’ Onboarding digital pour les nouveaux cadres et managers du Groupe (Connect). Ce programme permet aux nouveaux arrivants basés partout où nous opérons de découvrir le Groupe, de faire connaissance avec de nouveaux collègues et d’échanger avec des membres du Comité Exécutif du Groupe. Cette nouvelle façon d’intégrer les collaborateurs a permis au Groupe de maintenir les liens dans un contexte de crise sanitaire inédit, qui perdure depuis début 2020.
Le développement des collaborateurs est une priorité pour le Groupe et la formation professionnelle un volet important de notre approche de développement. Le Groupe conçoit des formations destinées aux collaborateurs du Groupe :
* pour favoriser leur intégration en leur donnant rapidement les clés de compréhension sur les processus d’organisation et de gestion du Groupe ;
* pour développer leurs compétences managériales ;
* pour favoriser les échanges des bonnes pratiques entre les participants ;
* pour construire des parcours de développement.
Intégrer, améliorer les savoir-faire, sensibiliser sur des risques spécifiques, partager l’expérience et les bonnes pratiques, développer la transversalité au niveau du Groupe, favoriser le déploiement des méthodes managériales, affirmer davantage l’expertise du Groupe ; tels sont les enjeux des programmes de formation et de l’effort de formation engagé par le Groupe chaque année.
Dans le domaine de la formation professionnelle de ses collaborateurs, le groupe Eramet accorde par ailleurs la priorité aux formations relatives d’une part à la sécurité et d’autre part au développement des compétences métiers visant à apporter notamment une meilleure maîtrise des procédés et de leur environnement (gestion de projet, communication, conduite du changement, amélioration continue des performances…).
Fin 2020, le Groupe a lancé un portail de digital learning « WeLearn » pour l’ensemble des managers du Groupe. Ce portail innovant est désormais ouvert à l’ensemble des encadrants et à l’ensemble des cadres (+ 2 500 collaborateurs) du Groupe leur permettant ainsi d’accéder à des contenus divers à tout moment pour améliorer leurs connaissances et leurs compétences. L’offre disponible sur ce portail est enrichie de manière permanente et les collaborateurs ont désormais accès à six Catalogues de Développement dont un dédié à Manager@Eramet, l’objectif étant de faire évoluer la culture managériale du Groupe et par conséquent, l’engagement des collaborateurs. Cet outil permet aux collaborateurs de se développer en continu même dans un contexte de crise sanitaire et où qu’il soit basé dans le monde.
La crise sanitaire a bousculé le déploiement des formations en présentiel en 2020 et 2021. Cependant la volonté du Groupe est bien entendu de continuer à proposer des dispositifs de formation divers et les formations en présentiel se poursuivront de manière plus régulière dès que le protocole sanitaire le permettra.
Parmi les formations de leadership et de management proposées par le Groupe, nous pouvons mentionner :
* le programme « Mentorat Comex » à destination des cadres supérieurs occupant un poste clé dans le Groupe. Sélectionnés par le Comex, les participants bénéficient d’un accompagnement par un membre du Comex tout en améliorant leur connaissance du Groupe. Le programme de mentorat permet à chacun, mentor et mentoré, d’apprendre à travers l’autre et le programme va se poursuivre sur une fréquence annuelle ;
* le programme de leadership « EDP » (Executive Development Program) qui se déroule sur plusieurs mois est destiné à renforcer le leadership des cadres supérieurs en ligne avec le référentiel Manager@Eramet, les préparer à leur évolution au sein du Groupe et à leur permettre de renforcer leur réseau au sein du Groupe ;
* un nouveau programme lancé en 2021 « Imagine » à destination des Jeunes Talents du Groupe. Ce programme est dispensé sur six mois en distanciel permettant aux Jeunes Talents de se développer à travers un programme 100 % digital combinant différentes modalités d’apprentissage (outil de diagnostic, coaching, ateliers, Co-dev) ;
* un nouveau dispositif, « Propulse », lancé en 2021 a pour but d’accompagner les prises de poste au sein de l’ELT (Extended Leadership Team). Ce dispositif donne accès aux destinataires du programme à des sessions de coaching et leur permet de bénéficier d’un accompagnement dans le cadre des actions de team building qu’ils mènent avec leurs équipes ;
* dans le cadre de sa politique de Diversité et Inclusion, après un pilote en 2020, le Groupe propose désormais deux formations externes destinées aux femmes Talents : « Young Talents » et « Leadership au féminin ».
En 2021, les salariés du groupe Eramet ont ainsi bénéficié de plus de 282 758 heures de formation, soit environ 28 heures par salarié pour l’année. Ce sont ainsi près de 10 171 salariés, soit 76 % de l’effectif total, qui ont bénéficié d’une action de formation en 2021.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 359
Pour Eramet, le dialogue social et la négociation sont des piliers essentiels d’une cohésion sociale indispensable à la mise en place des conditions de sa transformation et de sa performance à long terme. La politique sociale du groupe Eramet est basée sur une complémentarité entre instances centrales et locales, proches des réalités de nos métiers et de nos activités et des zones géographiques dans lesquelles le Groupe est implanté. Il repose sur la volonté clairement affichée :
Par ailleurs, ayant pour ambition de pérenniser et renforcer le dialogue social au niveau transnational, le Groupe a entamé un travail sur la construction d’un espace d’échange au niveau international intégrant ses différentes filiales, situées dans nos principaux pays d’appartenance. L’objectif de permettre un dialogue constructif et efficace autour des enjeux transversaux du Groupe comme la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), la digitalisation, la diversité et l’inclusion…
Dans la plupart des sociétés du groupe Eramet, il existe des représentants des salariés majoritairement élus, couvrant 98 % des effectifs du Groupe. Eramet tient compte de la diversité des législations en vigueur en matière de dialogue social partout où il est implanté. Des échanges multiples, approfondis et didactiques sur les questions stratégiques avec les partenaires sociaux dans les organisations et les pays concernés ont permis d’expliciter les choix stratégiques et leurs impacts en terme organisationnel. Les deux réunions annuelles du Comité d’Entreprise Européen et du Comité de Groupe, permettent d’assurer une information et un échange de vue entre la Présidente-Directrice Générale et les partenaires sociaux sur la situation sociale, financière, sur les questions relatives à la responsabilité sociétale de l’entreprise et sur les orientations du Groupe en matière de recherche et d’investissements. Par ailleurs, des réunions intermédiaires avec les bureaux de ces deux instances permettent des échanges réguliers sur l’actualité du Groupe.
En mai 2021, la Direction de Comilog et les partenaires sociaux ont signé un accord sur la révision de la prime liée aux résultats et à la performance qui est désormais directement basée sur les quatre principaux éléments de la performance intrinsèque de l’entreprise à savoir la sécurité, la production, le cash cost et la qualité. Cette signature marque un vrai changement et témoigne d’une volonté d’associer la rétribution aux résultats et à la performance collective.
À la Setrag, en début d’année, et à l’issue de deux semaines de négociation en présence de l’Inspecteur du Travail chargé du Transgabonais, une nouvelle convention collective a été signée. Elle structure désormais les conditions d’emploi des travailleurs et les garanties sociales qui y sont attachées (nouvelle grille salariale, primes & indemnités et autres avantages). Ce nouveau cadre permet également de souligner les nombreuses avancées obtenues grâce à un dialogue constructif et efficace, comme le Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME), les éléments de rémunérations et les conditions de travail des cheminots. D’autre part, un protocole d’accord sur la PART (Prime annuelle des résultats de transport) a également été signé. Cette prime permet de récompenser la performance collective et la redistribution des bénéfices de l’entreprise aux salariés.
Enfin, notre filiale GCO a également annoncé un « renouveau » des relations sociales avec notamment l’instauration d’une nouvelle délégation du personnel, la volonté de négocier un accord d’entreprise global, l’organisation de négociations structurées et assises sur une plateforme de discussion. Cette nouvelle dynamique de dialogue social marque une ambition partagée de rédiger un accord d’entreprise pluriannuel visant à stabiliser les relations et poser les règles claires en matière sociale. L’accord porte sur tous les aspects des relations sociales depuis l’exercice syndical jusqu’aux règles de rémunération en passant par les politiques de gestion des talents et de recrutement.
Dans un contexte de crise sanitaire, le groupe Eramet a multiplié les initiatives pour renforcer son dialogue social en impliquant les représentants du personnel sur les sujets impactant la vie de l’entreprise et de ses collaborateurs. Plus de 164 accords ont ainsi été signés en 2021, plus du double par rapport à 2020. Ceux-ci portent majoritairement sur les rémunérations, la participation et l’intéressement, et le temps de travail. Au niveau Groupe, le nombre total d’heures de grève déclarées atteint 50 393 heures en 2021, contre 68 498 heures en 2020, confirmant la tendance baissière évoquée ci-dessus.
Pour Eramet, la diversité et l’inclusion sont des leviers de performance, de transformation et d’épanouissement pour tous ses collaborateurs. Le Groupe souhaite ainsi offrir un environnement de travail fondé sur le respect mais aussi la valorisation des différences et le mieux vivre ensemble. La promotion de l’inclusion repose sur une conviction profonde : la déconstruction des stéréotypes et la lutte contre les discriminations qui en résultent permettent l’instauration d’un environnement de travail bienveillant et inclusif, dans lequel chacun et chacune se sent écouté et considéré. La conviction du Groupe est de combattre ces discriminations pour permettre à toutes et à tous, quel que soit son genre, son âge, son handicap, son orientation sexuelle ou religieuse, son origine sociale ou ethnique, de s’épanouir dans les différents métiers du Groupe.
Fort de cette conviction, Eramet a signé fin 2020 la Charte de la diversité de l’AFMD, encadrant la démarche volontariste du Groupe dans un cadre d’engagement concret. Par ailleurs, Eramet vient de mettre à disposition de ses collaborateurs un module e-learning qui permet de comprendre les enjeux de la diversité et de l’inclusion et décrit la manière dont chacun peut devenir un acteur du changement. Conscient du fait que la diversité et l’inclusion sont des ambitions à long terme, le Groupe a construit sa Feuille de route en 2022-2025 autour de trois principales thématiques : la féminisation des métiers, l’accueil des jeunes en formation et l’insertion des personnes en situation de handicap. Les actions qui en découlent seront mises en œuvre et accompagnées localement par le réseau des référents diversité.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 360# 6.3.2.4.5.1 Encourager la féminisation des managers et respecter l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes
Parmi celles déjà engagées, on peut souligner la sensibilisation à la diversité et à l’inclusion lors de l’intégration des nouveaux collaborateurs, le travail sur la neutralisation des fiches de postes afin de les rendre plus inclusives, le recrutement ciblé de jeunes des communautés hôtes en stage ou en alternance, l’adaptation du poste de travail pour les personnes en situation de handicap… Des actions locales sur le thème Diversité & Inclusion ont également eu lieu tout au long de l’année 2021, afin de sensibiliser les équipes et de marquer l’engagement d’Eramet sur ces sujets. Ainsi, Eramine, notre filiale argentine, a rejoint le réseau Women in Mining, mais a également obtenu la labellisation Great Place to Work® pour l’année 2021/2022, une belle récompense pour ses efforts dans l’accueil et l’intégration de ses collaborateurs. Ce certificat engage et challenge les équipes d’Eramine pour continuer à travailler et renforcer cette culture inclusive. Par ailleurs, le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sciences et de la Technologie a délivré à Eramine une reconnaissance officielle liée à la collaboration et l’engagement de la filiale sur le soutien à l’éducation dans la Province de Salta. Parmi ses engagements envers l’éducation, Eramine propose de nombreux programmes dont l’accompagnement des lycéens vers l’obtention du baccalauréat, des bourses universitaires, une radio de l’école, des cours de commerce et de négociation et des formations avec le Global Compact Chair. Sur un autre continent, la Setrag a proposé une formation sur les violences basées sur le genre. Des référents ont été désignés et bénéficieront prochainement d’un accompagnement spécifique. En effet, les violences basées sur le genre ont des conséquences néfastes sur la performance individuelle et collective au sein de l’entreprise : augmentation des arrêts maladies/absentéisme, perte de motivation des employés, baisse de productivité, réputation entachée, difficultés de recrutement, etc. La Setrag œuvre pour prévenir ces violences basées sur le genre, en actualisant par exemple les acquis de ses référents sur ces questions. Quant à lui, le site d’Aubert & Duval Imphy a signé un partenariat avec le dispositif « Lafranceunechance58 », un club d’entreprises dont l’objet est de travailler avec l’ensemble des partenaires publics et privés au service de l’inclusion dans l’emploi, à travers des actions sociales et innovantes. Cette communauté inédite en Europe et dans le monde est coordonnée par l’État français et fédère les réseaux d’entreprises, les organisations professionnelles et les associations autour d’engagements concrets. L’initiative a été lancée le 17 juillet 2018 par 100 dirigeants d’entreprises réunis au Palais de l’Élysée en présence du chef de l’État et souhaitant porter une dimension inclusive à la démarche de leurs entreprises.
Les femmes représentent aujourd’hui 17,3 % de l’effectif total du Groupe, et plus précisément : 8,1 % des effectifs opérateurs, 26,8 % des effectifs agents de maîtrise, techniciens et employés et 25,7 % des effectifs cadres. En termes de féminisation, Eramet axe sa stratégie sur deux étapes clé de la carrière : le recrutement et la promotion des femmes, avec notamment :
Des efforts également sont réalisés localement pour promouvoir la mixité des équipes et plus spécifiquement auprès de publics de collégiennes, lycéennes et étudiantes sur les métiers techniques. En interne, Eramet valorise les dispositions prévues dans les accords collectifs Égalité hommes/femmes signés sur de nombreux sites métropolitains et adapte ses locaux sur les sites pour mieux accueillir du personnel féminin. L’objectif d’augmentation de la proportion des femmes dans les postes d’encadrement intégré à la Feuille de route RSE du Groupe se décline sur un périmètre mondial. L’ambition est de passer de 22 % en 2018 de femmes managers à 30 % à l’horizon 2023. Nous avons progressé avec 25,7 % de femmes dans l’encadrement à fin 2021, mais ce n’est pas suffisant et nous devons accélérer nos efforts pour atteindre notre cible.
La représentation des femmes au sein du Comité Exécutif s’établit quant à elle à 38 %.
| % | |
|---|---|
| % DE FEMMES DANS L’EFFECTIF TOTAL | XX |
| % de femmes dans l’encadrement | 25.7 |
| % de femmes dans les recrutements CDI 2021 | 24.2 |
| % de femmes dans les recrutements CDI de cadres en 2021 | 29 |
| % de femmes au sein du Comité Exécutif | 38 |
Conformément à la loi du 5 septembre 2018 visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, Eramet a publié en 2021 les index de l’égalité professionnelle du Groupe pour les sociétés du périmètre France métropolitaine concernées. Ces index mesurent les écarts de rémunération par tranche d’âge et catégorie socioprofessionnelles entre les femmes et les hommes, la chance d’avoir ou non une augmentation et/ou une promotion selon que l’on soit une femme ou un homme, ou encore la proportion de femmes et d’hommes dans les 10 plus hautes rémunérations. Tous les index de nos filiales se situent entre 85 et 93. Les sociétés Aubert & Duval et Erasteel, filiales du groupe Eramet dont les effectifs sont supérieurs à 250 salariés, ont cette année respectivement un index de 88 et 93, stable pour Aubert & Duval et en progression pour Erasteel. Concernant les filiales de plus de 50 salariés, les index sont tous égaux ou supérieurs à 85, soit quatre points de plus en moyenne comparé à 2019.
Depuis octobre 2018, le réseau « WoMen@Eramet », œuvre pour promouvoir la mixité dans l’entreprise, et en particulier la féminisation des équipes. Il compte aujourd’hui 228 membres, dont près de la moitié dans nos filiales à l’étranger, et est organisé autour d’un Bureau et de quatre commissions : déploiement des réseaux locaux, changement culturel, benchmark et développement personnel. En 2021, la démarche de mentorat pour les membres de WoMen@Eramet a été poursuivie et de nouvelles actions ont été déployées comme par exemple une campagne de communication contre le sexisme ordinaire, des cafés et des conférences en virtuel, l’animation de la journée internationale des droits des femmes, des ateliers de développement personnel et professionnel. Une série de quatre podcasts a également été réalisée par le réseau avec un collectif de jeunes indépendants pour aborder les sujets de l’expatriation au féminin, de l’atout de la mixité pour la performance, du phénomène de plafond de verre et ainsi continuer le changement culturel d’Eramet sur les sujets de la mixité.
Le Groupe favorise un certain nombre d’initiatives locales de natures différentes mais destinées à favoriser ce nécessaire équilibre : un dispositif d’écoute assuré par un psychologue du travail, des congés sabbatiques ont été accordés à des salariés désireux de s’investir dans un projet personnel, des dispositifs et accords de télétravail ont été déployés sur plusieurs entités, des mesures favorisant la parentalité : aménagement du temps de travail, attribution de chèques CESU (Chèque emploi service universel) pour la rétribution d’emploi d’aides à domicile (garde d’enfants, aide aux devoirs, ménage, etc.), crèche interentreprises, conciergerie, des ateliers autour du thème de la qualité de vie au travail, animés par des professionnels (nutrition, sommeil, sophrologie…) ont été aussi mis en place sur certains sites. Une attention est portée sur la prévention des risques psychosociaux, à l’occasion de l’Entretien Annuel d’Appréciation. En effet, lors de ce rendez-vous annuel privilégié, un point d’attention est porté à l’organisation du travail, la charge de travail et l’équilibre vie professionnelle et vie privée. Par ailleurs, dans le cadre d’accords syndicaux relatifs à la prévention des risques psychosociaux, des cellules de veille sont opérationnelles sur les différents sites de France métropolitaine afin d’anticiper les situations à risques et d’alerter en cas de détection d’un salarié en difficulté psychologique. Ces sujets peuvent également être portés par les services de santé au travail sur les sites. Par ailleurs, un groupe de travail paritaire a été mis en place en fin d’année 2021 afin d’assurer un suivi plus régulier du sujet en proposant des solutions concrètes et opérationnelles destinées à réduire la fréquence et la gravité des risques psychosociaux. Du fait du recours prolongé au télétravail et aux mesures de confinement, une attention redoublée a été portée cette année à l’équilibre vie privée/vie professionnelle, un guide des bonnes pratiques du télétravail a ainsi été réalisé et diffusé au sein du Groupe et les collaborateurs ont été sensibilisés au droit à la déconnexion. Des ressources pédagogiques ont été proposées aux managers sur le nouveau portail de ressources digitales WeLearn, afin de les accompagner dans le management à distance des équipes. Des initiatives locales ont par ailleurs permis de préserver le lien social en période de télétravail, comme la mise en place de brèves réunions tous les matins chez Erasteel.
Le groupe Eramet porte une attention toute particulière à l’emploi et à l’insertion des personnes en situation de handicap.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Le Groupe compte 322 salariés en situation de handicap (données issues de l’enquête RSE). Ce décompte est probablement sous-estimé, la réglementation de certains États ne permettant pas la comptabilisation de salariés handicapés. Par ailleurs, la définition et l’approche culturelle de la thématique du handicap est propre à chaque pays et donc difficile à harmoniser. Cependant, sur la plupart des sites du Groupe, des efforts sont réalisés pour favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap : aménagements des locaux, des accès et des postes de travail, campagnes de sensibilisation, financements d’appareils auditifs, contributions à des organismes ou associations dédiées à l’aide des personnes handicapées, participations à des forums… Des activités de sous-traitance sont aussi confiées à des centres d’aide par le travail ou associations employant des personnes en situation de handicap. L’accessibilité des locaux est également un sujet traité sur de nombreux sites du Groupe.
Malgré les difficultés de la crise sanitaire, l’engagement et les actions menées par tous nos sites se sont prolongés sur l’année 2021. La preuve en est : Eramet a été élu neuvième sur 702 dans le classement international Happy Trainees. En leur confiant des missions motivantes qui leur permettent de contribuer aux enjeux du Groupe tout en se développant, Eramet souhaite donner aux jeunes accueillis toutes les chances pour construire leur carrière professionnelle dans les meilleures conditions. Le Groupe a également obtenu les labels France et Gabon, récompensant l’implication des équipes dans l’inclusion des jeunes en formation. Par ailleurs, une des priorités d’Eramet, mise en avant dans la politique Ressources Humaines, est la participation à la professionnalisation des jeunes grâce à tous les dispositifs école/entreprise : stages, contrats d’apprentissage, alternance, VIE, thèses… Dans ce cadre, le Groupe a accueilli en 2021, 1 240 jeunes, soit 9,6 % des effectifs salariés.
Avec un engagement appuyé du centre de recherche de Trappes (Eramet Ideas) et de ses équipes, Eramet participe à de nombreux forums écoles en France métropolitaine ou dans ses pays d’implantation. C’est l’occasion de présenter le Groupe et ses métiers, d’échanger avec les jeunes et de les conseiller sur leur orientation. De nombreux collaborateurs du Groupe interviennent également, bénévolement pour la plupart, dans des cursus d’enseignement, pour présenter l’entreprise ou pour délivrer des enseignements techniques spécialisés. Certains de ces experts sont également présents dans des conseils d’orientation d’écoles ou au Conseil d’administration de celles-ci. Des échanges scientifiques sont également réalisés sur certains projets avec les laboratoires de grandes écoles ou universités, et des enseignants.
Depuis 2021 et suite à l’engagement de la PDG Christel Bories, Eramet a pris part au dispositif gouvernemental « Un jeune un mentor », qui a pour but d’accompagner les jeunes, souvent de milieux défavorisés, dans leur orientation et leur vie professionnelle. Pour ce faire, Eramet s’est entouré de deux associations, We Are One et POWA, et propose à ses collaborateurs, en plus des membres du Comité Exécutif, de devenir mentor. Pour une durée de six mois minimum, les collaborateurs formeront des groupes de six composés de deux mentors et de quatre mentorés, afin de travailler sur les objectifs de développement professionnel de chacun des mentorés.
Le Groupe est également très engagé dans des opérations de partenariat avec de grandes écoles au travers du versement de subventions (voyages de fin d’études…), de la taxe d’apprentissage auprès notamment de l’École nationale supérieure de chimie de Paris (Chimie ParisTech), de l’École nationale supérieure de géologie (ENSG), École nationale supérieure des mines d’Alès, de l’Université de Montpellier (géologie), des Mines ParisTech (ENSMP option Sol et Sous-sol), de Centrale Supélec (option Énergie)… (vérifier avec les Talents cf. MM)
SLN assure quant à elle un partenariat auprès des classes préparatoires du lycée Jules-Garnier de Nouméa. Le concours de SLN est précieux pour ces jeunes Calédoniens appelés à poursuivre leurs études scientifiques en métropole.
La Comilog est très engagée au Gabon sur la formation des jeunes et est à ce titre un des partenaires clés de l’École des mines et de métallurgie à Moanda. Elle accueille également de nombreux apprentis tous les ans permettant aux jeunes gabonais d’acquérir deux ans d’expérience professionnelle créant ainsi un vivier important pour les recrutements locaux.
Sur l’emploi des seniors, sur l’ensemble du périmètre du Groupe, 50 collaborateurs (soit 9 % des recrutements en CDI sur l’année) dont l’âge correspond à 10 ans avant l’âge légal de départ à la retraite, ont été recrutés en CDI ou CDD.
Eramet se conforme aux réglementations applicables dans les différents pays où le Groupe opère. Comme le Groupe le rappelle dans sa Charte éthique et sa politique Droits Humains, Eramet respecte les normes internationales de l’Organisation internationale du travail, et plus généralement, se conforme aux principes du droit international relatifs aux droits de l’Homme.
En particulier, le Groupe s’interdit de recourir à toute forme de travail forcé ou de travail des enfants, que ce soit de manière directe ou par l’intermédiaire de ses fournisseurs ou partenaires et respecte le droit d’association.
Le Groupe assure également un traitement équitable de l’ensemble de ses collaborateurs en matière d’égalité professionnelle en luttant contre la discrimination en matière d’emploi et d’activité professionnelle, veille à préserver l’intégrité des personnes présentes sur chacun des sites, et respecte l’intégrité morale de chaque collaborateur. Le Groupe veille à la qualité des relations humaines au sein des équipes de travail. En particulier, il s’engage dans la lutte contre toute forme de violence et il participe à la promotion du respect de l’autre et de la convivialité dans les relations professionnelles.
Lors de la remontée annuelle d’information auprès des sites du Groupe sur les éléments extra-financiers, il est demandé aux différents sites du Groupe s’ils sont en conformité avec les dispositions relatives aux conventions fondamentales de l’OIT (liberté d’association ou droit de négociation collective, abolition du travail des enfants, lutte contre le travail clandestin, élimination des discriminations en matière d’emploi ou de profession) et il est important de souligner l’excellent retour (100 % de réponses positives sur 46 sites interrogés en 2021) démontrant l’attention portée sur ce sujet.
Souhaitant s’engager de manière encore plus ambitieuse dans le respect des droits humains, le Groupe s’est fixé comme objectif à horizon 2023 d’être une référence en matière de respect des droits humains dans notre sphère d’activité. Les éléments concernant la démarche du Groupe sont présentés dans la partie 6.3.1 « Engagement en faveur des droits humains ».
Au 31 décembre 2021, le Groupe emploie 13 373 salariés dans 20 pays, contre 13 129 salariés au 31 décembre de l’année précédente. Le reporting RH en vigueur dans le Groupe concerne les effectifs consolidés et les effectifs gérés.
EFFECTIF INSCRIT AU 31 DÉCEMBRE (CDI ET CDD)
| Répartition 2021 | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|
| France métropolitaine | 5 278 | 5 131 | 4 937 |
| Europe hors France | 1 279 | 1 189 | 1 258 |
| Amériques | 342 | 272 | 269 |
| Afrique | 3 925 | 4 179 | 4 410 |
| Asie | 262 | 238 | 246 |
| Pacifique | 2 011 | 2 120 | 2 253 |
| TOTAL | 13 097 | 13 129 | 13 373 |
effectif inscrit 2021 par zone géographique
* 37 % France métropolitaine
* 17 % Pacifique
* 9 % Europe (hors France)
* 2 % Amériques
* 33 % Afrique
* 2 % Asie
L’effectif inscrit a augmenté de 1,9 % entre 2020 et 2021 : il reste stable pour la Holding, augmente pour la division Mines et Métaux (+ 5,9 %), et baisse pour la division Alliages Haute Performance (- 4,4 %).
| 2019 | 2020 | 2021 | Répartition 2021 | |
|---|---|---|---|---|
| Holding (1) | 521 | 537 | 537 | 4,0 % |
| Mines et Métaux | 7 223 | 7 528 | 7 986 | 59,7 % |
| EMAS | n.c. | n.c. | 156 | 1,2 % |
| Nickel (3) | 2 050 | 2 161 | 2 253 | 16,8 % |
| Manganèse | 4 038 | 4 319 | 4 513 | 33,7 % |
| Sables Minéralisés | 995 | 965 | 983 | 7,4 % |
| Lithium | 140 | 83 | 81 | 0,6 % |
| Total entités conservées | 7 744 | 8 065 | 8 523 | 63,7 % |
| Eramet Sandouville | 175 | 190 | 191 | 1,4 % |
| Alliages Haute Performance | 5 178 | 4 874 | 4 659 | 34,8 % |
| Aubert & Duval | 4 141 | 3 916 | 3 796 | 28,4 % |
| Erasteel | 946 | 837 | 830 | 6,2 % |
| Autre (2.) | 91 | 121 | 33 | 0,2 % |
| Total entités en cours de cession | 5 353 | 5 064 | 4 850 | 36,3 % |
| TOTAL GROUPE | 13 097 | 13 129 | 13 373 | 100 % |
(1) Holding : Eramet S.A., Eramet Services, Eramet Ideas, Eramet International.
(2) Autres : Forges de Monplaisir et Brown Europe.
(3) Effectifs retraités hors Eramet Sandouville.
répartition de l’effectif 2021 par Division et BU
* 35 % Alliages haute performance
* 4 % Holding
* 18 % Nickel
* 34 % Manganèse
* 7 % Sables minéralisés
* 1 % Lithium
* 1 % ESMAS
Au 31 décembre 2021, 93 % des salariés du Groupe bénéficient de contrats à durée indéterminée. La technicité des métiers de la mine et de la métallurgie impose un apprentissage professionnel long, le recours à des contrats de travail à durée courte reste très minoritaire.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Les salariés en contrat à durée déterminée au sein du Groupe bénéficient des mêmes droits et avantages sociaux (dispositifs de prévoyance, frais de santé, intéressement…) que les salariés sous contrat à durée indéterminée.
| Répartition 2021 | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|
| CDI | 12 393 | 12 394 | 12 408 |
| CDD | 704 | 735 | 965 |
| TOTAL | 13 097 | 13 129 | 13 373 |
| Intérimaires (en équivalent temps plein) | 841 | 340 | 344 |
Eramet a étendu la notion française de catégorie socioprofessionnelle à l’ensemble de ses entités qui partagent les définitions suivantes :
* Ouvriers : workers (blue collars) ;
* ETAM : clerks, technicians, foremen (white collars) ;
* Cadres : executives, managers, post-graduate staff, civil engineers (white collars).
| 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|
| Ouvriers | 51 % | 50 % | 50 % |
| ETAM | 33 % | 34 % | 34 % |
| Cadres | 15 % | 16 % | 16 % |
L’âge moyen des salariés du Groupe s’élève à 42,0 ans au 31 décembre 2021.
Les collaborateurs de 50 ans et plus représentent 26 % de l’effectif total, ceux âgés de 30 ans et moins représentent 14 % de l’effectif total.
Eramet suit avec attention l’évolution de la pyramide des âges de ses cadres, notamment pour anticiper les départs à la retraite de ses collaborateurs clés. Depuis la mise en place du processus de People Review au niveau local, Division et Groupe, Eramet dispose de plans de succession actualisés chaque année pour l’ensemble de ses postes clés.
Pyramide des âges du Groupe au 31 décembre 2021
| Âge | Nombre de personnes |
|---|---|
| 65 ans et + | 115 |
| 61-64 ans | 509 |
| 56-60 ans | 1 288 |
| 51-55 ans | 1 950 |
| 46-50 ans | 2 245 |
| 41-45 ans | 2 152 |
| 36-40 ans | 2 050 |
| 31-35 ans | 1 703 |
| 26-30 ans | 1 038 |
| 21-25 ans | 266 |
| 20 ans et - | 57 |
Les sociétés du Groupe ont recruté, hors mutations entre sociétés du Groupe, 1 330 salariés en 2021, en hausse de 10,4 % par rapport à 2020.
ENTRÉES (HORS MUTATIONS ENTRE SOCIÉTÉS DU GROUPE) PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE
| Zone Géographique | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|
| France métropolitaine | 715 | 381 | 346 |
| Europe hors France | 123 | 94 | 204 |
| Amériques | 105 | 28 | 38 |
| Afrique | 318 | 443 | 438 |
| Asie | 53 | 33 | 39 |
| Pacifique | 215 | 226 | 265 |
| TOTAL | 1 579 | 1 205 | 1 330 |
Entrées 2021 hors mutations
Les recrutements externes CDI, soit 530 personnes, se répartissent selon les catégories professionnelles suivantes :
Recrutements cDi 2021 hors mutations
Depuis plusieurs années, Eramet suit plus particulièrement les recrutements en CDI des salariés de moins de 30 ans et de plus de 55 ans.
Recrutements CDI 2021
| Catégorie | < 30 ans | > 55 ans | TOTAL |
|---|---|---|---|
| Nombre | 210 | 50 | |
| En % du total des recrutements CDI | 40 % | 9 % |
Le nombre total de départs (cette notion englobe les démissions, licenciements, mises en retraite, ruptures conventionnelles mais ne comptabilise pas les mutations Groupe) en 2021 a atteint 1 076, dont 243 démissions (23 % des départs), 150 licenciements (14 % des départs), et 185 départs en retraite (17 % des départs). Les autres motifs de sortie (46 % des départs) sont majoritairement constitués de fins de contrats à durée déterminée.
DÉPARTS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE (HORS MUTATION DANS LE GROUPE)
| Zone Géographique | 2019 | 2020 | 2021 |
|---|---|---|---|
| France métropolitaine | 660 | 525 | 542 |
| Europe hors France | 113 | 183 | 134 |
| Amériques | 32 | 88 | 40 |
| Afrique | 201 | 189 | 203 |
| Asie | 34 | 72 | 29 |
| Pacifique | 146 | 109 | 128 |
| TOTAL | 1186 | 1 166 | 1 076 |
Ventilation des départs (hors mutations) par motif en 2021
Les sites ADMDT (Wuxi – Chine), Erasteel Inc. (Boonton – États-Unis), Aubert & Duval TAF (Gennevilliers – France) et Erasteel Stubs (Warrington – Royaume-Uni), représentant une centaine de collaborateurs, ont été progressivement fermés au cours de l’année 2020 et sortis des consolidations en 2021. En 2021, les sites Brown Europe (Laval-de-Cère) et Eramet North America (Pittsburgh) sont également sortis du périmètre. Les activités ont été arrêtées sur ces sites dans le respect des législations locales et des relations avec les représentants du personnel. Des mesures d’accompagnement des collaborateurs ont par ailleurs été mises en place (outplacement, reclassement interne, formations d’adaptation et de reconversion).
Temps de travail
Les modalités d’organisation du temps de travail dépendent des entreprises, de la nature de leurs activités et de leur lieu d’implantation et sont définies afin de répondre au mieux aux exigences de l’activité et aux souhaits des collaborateurs. Partout où il est implanté, le groupe Eramet respecte la législation sur le temps de travail en vigueur. À titre d’indication, le temps de travail est :
* en France métropolitaine : de 35 heures par semaine ;
* en Norvège : de 37,5 heures par semaine ;
* en Nouvelle-Calédonie : de 38 heures par semaine ;
* en Chine, au Gabon, aux États-Unis, en Suède : de 40 heures par semaine sur cinq jours ;
* au Sénégal : de 40 heures par semaine.
Travailleurs à temps partiel
Des contrats de travail à temps partiel existent dans de nombreux pays où le Groupe est implanté. L’effectif concerné par cette modalité représente 1,5 % de l’effectif total, toutes catégories de personnel confondues. Au 31 décembre 2021, 198 personnes étaient en temps partiel dont un peu moins des deux tiers (61 %) concernaient des femmes. 69 % des salariés en temps partiel, soit 139 personnes, travaillent en France et représentent 3 % de l’effectif total de la France métropolitaine.
Organisation du travail
En 2021, 61 % des salariés sont inscrits en horaire à la journée tandis que 39 % sont en horaires postés.
Absentéisme (données issues de l’enquête données sociales)
Les motifs d’absence pris en compte ici sont les absences aléatoires et non prévues telles que la maladie, la maternité, les accidents du travail, de trajet, les absences injustifiées. Le taux d’absentéisme moyen pour le Groupe est de 3,8 % en 2021. Le taux d’absentéisme moyen France métropolitaine est de 5,3 %. Pour le reste de l’Europe, le taux moyen est de 5,6 %. La zone Amériques a un taux voisin de 0,4 %. La zone Afrique affiche un taux moyen de 1,5 % ; l’Asie 3,1 %. Enfin, le taux moyen relevé dans la zone Pacifique est de 4,7 %, calculé en pondérant les taux d’absentéisme des sites à leurs effectifs.
Eramet a l’ambition de devenir une société contributive aux enjeux d’intérêt général et créatrice de valeur dans les territoires où elle opère. Spécialement dans ses relations avec les communautés voisines de ses implantations, le Groupe souhaite passer d’une démarche de limitation et de compensation des impacts de ses activités, à une recherche de bénéfice net pour les populations, en lien avec leurs priorités et aspirations. C’est ce que traduit l’objectif 5 de la Feuille de route RSE du Groupe, « Être un partenaire apprécié et contributif de nos communautés hôtes ». L’atteinte de l’objectif sera mesurée avec deux cibles à horizon 2023 :
* 100 % des sites ont mis en place un mécanisme de dialogue avec leurs parties prenantes locales ;
* 100 % des sites mettent en œuvre un programme d’investissement contribuant au développement local, en privilégiant les actions en faveur de la jeunesse.
Dans cette perspective, le Groupe a formalisé en 2019 les trois piliers et six fondamentaux de la relation communautaire Eramet, adossés aux standards et bonnes pratiques de l’IFC (Société Financière Internationale, groupe Banque Mondiale). Ces standards, internationalement reconnus et éprouvés, adoptent une approche de proportionnalité selon laquelle les mesures exigées doivent être dimensionnées par rapport aux enjeux des sites. Ces exigences sont traduites de manière opérationnelle dans une procédure interne « Relations communautaires » applicable à l’ensemble des sites de production du Groupe, et pour partie aux activités d’exploration.
Pour Eramet, la construction d’une relation contributive et partenariale avec les communautés repose sur trois piliers :
* la maîtrise des risques et impacts sur les communautés : La prévention des risques et la gestion des impacts inhérents aux activités minières et métallurgiques constitue un aspect fondamental des relations entretenues avec les populations locales. Ces risques et impacts sont identifiés et font l’objet de mesures de maîtrise dans le respect de la « hiérarchie d’atténuation » consistant à éviter, réduire et compenser ces impacts. Des mécanismes de gestion des plaintes à disposition des populations locales assurent que tout incident ou inquiétude peut être immédiatement porté à la connaissance de l’entité. Ces incidents font l’objet d’actions correctives, et alimentent l’amélioration continue du système de gestion ;
* le dialogue avec les parties prenantes locales : qu’il s’agisse du déroulement des opérations, des mesures de gestion des risques, ou encore des programmes de soutien au développement local, Eramet et ses filiales veillent à informer et consulter les populations riveraines de manière continue.
Ce travail prend des formes variées : organisation de réunions publiques d’information ou de journées portes ouvertes, mise en place de Comités conjoints, consultations publiques, publications écrites, etc. Pour les sites développant de nouvelles activités, le dialogue est essentiel pour présenter les caractéristiques des projets et associer les communautés à la définition des mesures de maîtrise des impacts les affectant. Dans tous les cas, les filiales s’attachent à conduire le dialogue de manière culturellement appropriée mais aussi de manière inclusive, en s’assurant que les personnes vulnérables sont identifiées et associées aux échanges ; ● la contribution aux priorités de développement local : Eramet a l’ambition de faire des activités du Groupe une source de bénéfices nets pour les populations locales. En portant une attention particulière aux emplois, achats locaux et à la sous-traitance locale, les filiales du Groupe s’attachent à accroître toujours plus leur contribution à l’économie des territoires d’implantation. Au-delà, les sites du Groupe développent des programmes d’investissement communautaire ou de mécénat visant à soutenir les priorités de développement local. Dans une approche partenariale, ces priorités sont identifiées et suivies collectivement : soutien à des activités économiques, actions dans le domaine de l’éducation, la santé, le sport, la culture, et l’environnement ou encore des infrastructures.

3 piliers et 6 fondamentaux de la relation communautaire du groupe Eramet
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 369
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Engagements sociaux et sociétaux du Groupe
En 2021, l’ancrage de la démarche Relations communautaires du Groupe a été renforcée avec :
| Site | Taux de conformité des sites à la procédure Groupe "Relations avec les communauté hôtes" |
|---|---|
| SLN | 92 % |
| CGO | 88 % |
| COMILOG | 81 % |
| SETRAG | 70 % |
Organisation
Sur les sites industriels, ce sujet est le plus souvent porté par les responsables Santé-Sécurité-Environnement, les impacts pour les populations riveraines à proximité des sites étant principalement liés aux enjeux environnementaux. Sur les sites miniers, la gestion des relations communautaires recouvre des thématiques beaucoup plus larges, et nécessite la mobilisation d’équipes dédiées aux sujets sociétaux. Ces professionnels font partie d’un réseau piloté par la Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise du Groupe. En 2021, l’ensemble du réseau a été formé à l’utilisation de l’outil de gestion Groupe SAFEE qui comporte un volet Relations communautaires. L’outil permet notamment aux sites de tenir à jour leur cartographie des parties prenantes, d’enregistrer tous leurs engagements pris vis-à-vis des communautés locales et d’en suivre la mise en oeuvre. Le module de gestion des plaintes permet de traiter les plaintes et réclamations des communautés, en lien avec tous les services de l’entreprise.
Sécurité
La présence d’installations industrielles ou minières peut constituer une source de risques pour la sécurité des populations riveraines. Pour prévenir ces risques au plus tôt dans les projets industriels ou miniers, le Groupe déploie en continu une démarche de prévention des risques industriels, détaillée en 6.2.1.4. Les entités concernées contrôlent l’accès aux sites, mettent en place des barrières de sécurité et des signalétiques informatives, et certains sites ont également recours à du gardiennage. Une information sur les risques pour la sécurité des riverains est également présentée dans le cadre du dialogue avec les populations. En 2021, la Setrag a mené deux campagnes de sensibilisation aux dangers aux abords de la voie dans plus de 50 établissements scolaires sur deux portions de la voie (d’Owendo à Oyan et de Milolé à Franceville). Plus de 15 000 élèves ont ainsi été sensibilisés. Afin de sécuriser les abords de la voie, la Setrag a également poursuivi la pose de murs de clôture autour des voies aux abords des gares, avec plus de 10 km de murs installés à la fin de l’année. En parallèle, Setrag a inauguré une quatrième passerelle dans le quartier Akournam à Owendo, permettant aux piétons de traverser la voie en toute sécurité. Sur le périmètre des activités en cours de cessions, en septembre 2021, le site Aubert & Duval de Pamiers en Ariège a eu à déplorer un incendie à l’atelier de traitement de surface, ayant des répercussions sur les populations à proximité immédiate du site. Au plus fort de l’événement en début de matinée, la préfecture de l’Ariège a décidé, par mesure de précaution, l’instauration d’un périmètre de confinement dans un périmètre de 200 mètres autour de l’usine, concernant environ 5 000 personnes ainsi que les établissements scolaires de la ville. Une école primaire proche du site a été évacuée. Des recommandations sanitaires ont été faites par l’Agence régionale de santé Occitanie pour certains usages à proximité immédiate de l’usine. L’ARS a depuis levé cette recommandation et le site AD Pamiers assure un suivi d’étude des sols. C’est dans ce cadre qu’un point de contact a été donné aux riverains concernés pour répondre à leurs questions.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 370
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Engagements sociaux et sociétaux du Groupe
Sûreté
Les mesures de sûreté assurant la protection physique des collaborateurs et les infrastructures, telles que le gardiennage, sont encadrées par la procédure Sûreté adoptée par Eramet. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du droit international, du droit français et du droit des pays dans lequel Eramet est implanté. En vertu de cette politique, la prévention des risques en matière de sûreté pour les communautés passe par le dialogue et le respect mutuel avec les populations locales. La formation, les règles d’utilisation de la force et les équipements des personnels de sécurité sont décidés, dimensionnés et contrôlés par un Responsable de la Sûreté du site, qui agit dans le cadre défini par le Directeur de la Sûreté Groupe. L’usage de la force est strictement limité aux cas d’extrême nécessité et à un degré proportionnel à la menace.
Les activités de certains sites miniers du Groupe requièrent des acquisitions de terrains auprès de communautés qui y résident ou y exercent des activités économiques (agricoles ou commerciales notamment). Dans le respect de la « hiérarchie d’atténuation » des impacts, les déplacements de populations n’interviennent qu’en derniers recours, lorsque toutes les mesures d’évitement ont été prises. Lorsqu’elles sont menées, ces opérations peuvent présenter des risques d’atteinte aux droits humains (droit de propriété ou droit à un niveau de vie suffisant de ces communautés notamment). Les sites concernés mettent donc en place des équipes dédiées pour évaluer, dialoguer et maîtriser les impacts potentiels.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Les activités de déplacement sont menées en conformité avec les principes énoncés dans la Norme de performance de l’IFC (Société Financière Internationale, groupe Banque Mondiale), avec en particulier la mise en place de plans d’action de réinstallation et l’attention prêtée à la restauration des moyens de subsistance des populations déplacées.
GCO Grande Côte Opérations, au Sénégal, réalise une exploitation itinérante avec une drague sur la concession minière accordée par l’État. La Direction Environnement et Communautés du site compte une équipe spécialisée, chargée de définir, en collaboration avec les communautés, les modalités de leur déplacement lorsqu’il s’avère nécessaire (compensations, terres de remplacement, sites de relocalisation, configuration des infrastructures d’accueil etc.)
En 2021, GCO a poursuivi l’accompagnement de la restauration des moyens de subsistance des 920 personnes déplacées en 2016 et 2019 des hameaux des villages de Foth et Diogo. Cet accompagnement prend la forme d’un appui technique aux 11 groupes d’intérêt économique (GIE) créés entre 2015 et 2019, réunissant plus de 1 000 personnes, et de l’accès à la mutuelle de services communautaires offrant des prêts à taux faibles pour l’achat d’intrants, bénéficiant à plus de 160 personnes.
GCO a également procédé en 2021 au relogement temporaire de 370 personnes. 127 d’entre elles ont pu regagner leurs habitations d’origine en fin d’année, après le passage de la drague à proximité de celles-ci. 243 autres personnes ont souhaité bénéficier d’un relogement définitif sur un site de recasement identifié et bâti en 2021 pour une installation en début d’année 2022. Comme pour les précédents déplacements, ces nouveaux logements sont équipés d’un accès à l’eau et à l’électricité solaire et contribuent ainsi à l’amélioration des conditions de vie de ces personnes. Le site est doté d’une mosquée, d’une case de santé et d’une école coranique.
Enfin, les consultations et recensement pour les déplacements prévus pour l’année 2022 dans les hameaux de villages de Diourmet et Thiakhmat ont été initiés.
Des déplacements économiques ont également été réalisés en 2021, donnant lieu à l’indemnisation de plus de 400 exploitants agricoles pour leurs cultures. Ces compensations sont encadrées par la Commission départementale de recensement et d’évaluation des impenses, impliquant notamment les représentants des services techniques de l’État.
Au Gabon, dans le cadre du projet de remise en état de la voie ferrée du Transgabonais porté par Setrag, des travaux sont prévus en différents points de la voie ferrée au départ de Libreville, afin de garantir la sécurité de la voie et des riverains. Certains de ces travaux occasionnent le déplacement de commerces, d’habitations, ou de cultures occupant le domaine ferroviaire, propriété incessible de l’État. Une équipe au sein de la Direction RSE est chargée de piloter la mise en œuvre de plans d’actions de réinstallation et de plans de restauration des moyens de subsistance conformément aux standards internationaux. Ces activités sont menées en lien étroit avec les bailleurs de fonds impliqués dans le projet de rénovation de la voie (AFD, IFC).
En 2021, Setrag a assuré le suivi des personnes déplacées les années précédentes (à Owendo, Ntoum et Andem, soit environ 375 personnes, concernées pour la quasi-totalité par des déplacements de culture ou de commerces). Parmi eux, 26 commerçants qui le souhaitaient ont reçu des formations commerciales et financières. Des aides spécifiques ont également été proposées pour près de 50 personnes vulnérables concernées par de précédents déplacements économiques, selon leur situation.
Par ailleurs, les six personnes affectées par les travaux de la gare de Virié ont pu être définitivement relogées en 2021, et 22 personnes affectées par les travaux menés à Mouyabi et à Ntoum ont été compensées pour leurs cultures.
En prévision de futurs déplacements devant être réalisés d’ici à 2023 dans la zone de Lastourville, Nkoltang, Moanda et Ndjolé, la préparation des plans d’action de réinstallation ou de Restauration des Moyens d’Existence a été poursuivie. Il s’agit principalement de déplacements de cultures ou de commerces devant concerner au total environ 330 personnes, pour lesquelles les consultations et recensements sont en cours.
À Moanda, Comilog (Gabon) est engagé dans trois déplacements :
Certains sites présentent également des risques d’impact sur l’environnement pouvant affecter les riverains. Le Groupe déploie tous les moyens nécessaires pour réduire son empreinte environnementale tant sur ses sites en activité que dans le cadre de ses projets en développement. Les mesures mises en œuvre pour la préservation des risques environnementaux et industriels (partie 6.2 « Préservation de l’environnement ») visent également à limiter les nuisances envers les communautés riveraines, et éviter les risques de pollution et ceux liés à une réduction de leur accès aux ressources naturelles.
Près de la moitié des sites du Groupe entretiennent des relations particulières avec des organisations publiques ou associatives de proximité au sujet des problématiques environnementales rencontrées. Il s’agit principalement d’échanges directs à l’initiative des sites ou de rencontres dans le cadre de réunions organisées par les autorités locales. Allant plus loin, certaines entités ont également développé des partenariats avec des acteurs spécialisés. C’est notamment le cas des sites d’Eramet en Norvège, qui collaborent depuis plusieurs années avec l’ONG Bellona sur des sujets environnementaux. En Nouvelle-Calédonie, SLN, par ailleurs membre de Scalair, apporte depuis 2009 son soutien financier à l’Observatoire de l’Environnement (L’Œil), réalisant un suivi diagnostic environnemental annuel de la commune de Thio, où est implanté le plus ancien centre minier de la SLN. Ce partenariat a été renforcé en 2021 pour inclure des travaux relatifs à la mise en valeur de la biodiversité locale et à la préservation du réservoir naturel d’eau douce de la commune.
En application de la procédure Groupe, tous les sites miniers ont formalisé leur procédure de gestion des plaintes de communautés riveraines selon le standard de l’IFC (Société Financière Internationale, groupe Banque Mondiale). Ces mécanismes permettent aux populations de porter à la connaissance de l’entreprise tout incident, inquiétude ou interrogation concernant la performance sociale et environnementale du site, avec la garantie que ces réclamations seront traitées selon un processus transparent. La communication de ces dispositifs à l’ensemble des populations a été renforcée en 2021, avec le déploiement d’affiches et dépliants à la SLN et à la Setrag, et des formulaires distribués aux Comités locaux de suivi à Comilog.
| Filiales | Nombre de plaintes reçues | Taux de résolution au 31/12/2021 | Principaux sujets |
|---|---|---|---|
| Comilog | 35 | 100 % | Indemnisations, compensations, réinstallations |
| GCO | 23 | 91 % | Indemnisations, compensations, réinstallations |
| Setrag | 20 | 65 % | Indemnisations, compensations, réinstallations |
| SLN | 27 | 96 % | Nuisances (bruit et poussières) |
Sur les sites industriels, la réception et le traitement des griefs sont portés par les responsables locaux en charge de la santé, la sécurité et l’environnement dans le cadre du référentiel ISO 14001. Le dispositif d’alerte du Groupe Integrity Line (voir 6.4.1) représente depuis 2020 un complément à ces mécanismes locaux.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Les sites pouvant générer des impacts sur l’environnement et les riverains mènent des actions d’information et de consultation avec ces derniers, qu’il s’agisse d’obligations réglementaires ou d’initiatives volontaires. La mise en place d’échanges avec les populations riveraines constitue en effet un préambule à la prévention des impacts potentiels des activités. Cette démarche universelle est adaptée par chaque entité selon ses enjeux spécifiques.
modes de dialogue
| Expression | Opinions · Attentes · Besoins | Présentation Projet/Activités | Élus locaux | Représentants de l’État | Populations locales |
|---|---|---|---|---|---|
| Expression | Opinions · Attentes | Présentation Projet / Activités | Élus locaux | Représentants de l’État | Populations locales |
| Entreprise | Évolutions / Modifications |
L’information des riverains sur les activités industrielles et minières
La tenue de réunions d’informations est le moyen privilégié par les sites pour communiquer auprès des populations locales. L’information ainsi partagée couvre les activités du site, mais également les risques ou impacts environnementaux et sociétaux qu’ils peuvent générer.
À la SLN, l’usine de Doniambo a tenu en fin d’année un Comité Local d’Information, rassemblant des représentants de la collectivité et des associations locales. En juillet, le Comité Consultatif de l’Environnement de Nouvelle-Calédonie s’est rendu au centre minier de Thio. Les équipes SLN ont pu présenter le bilan et la vision à cinq ans relatifs aux ouvrages de gestion des eaux, de stabilisation des sols, et de réhabilitation, ainsi qu’aux actions contributives menées auprès des communautés.
Les trois sites d’Eramet Norway, dont deux sont proches de centres-villes, ont également organisé comme chaque année les « réunions annuelles de voisins », qui ont rassemblé 32 personnes en 2021. Elles sont l’occasion d’échanger sur la performance environnementale de l’entreprise, la façon dont elle a répondu aux plaintes reçues, et les axes d’amélioration pour l’avenir.
En Argentine, l’équipe RSE a poursuivi des échanges réguliers avec les représentants des populations, autour notamment des programmes contributifs. Ces programmes ont permis de maintenir un lien étroit avec les populations voisines durant la période de mise sous cocon du projet.
Sur le périmètre des activités en cours de cession, En France, du fait de leur statut Seveso Seuil Haut deux sites (Erasteel Commentry et Eramet Sandouville) participent à des « Commissions de suivi des sites », composées de représentants de l’État, des collectivités territoriales, des riverains, des exploitants et des salariés. Ces commissions constituent un cadre d’échange et de suivi des activités du site et des sujets environnement et sécurité les concernant.
Dans ce même souci de transparence et d’ouverture, près de deux tiers des sites du Groupe accueillaient habituellement dans leurs installations des parties prenantes externes, à l’occasion de journées portes ouvertes, de visites scolaires ou d’élus, ou encore d’événements particuliers. En 2020 comme en 2021 l’organisation de telles visites a été limitée en raison du contexte sanitaire. En Nouvelle-Calédonie toutefois, plusieurs visites des mines à Népoui, Thio, et Poum ont pu être organisées pour les riverains. L’usine de Doniambo a également maintenu autant que possible le rythme de deux visites deux fois par mois, à l’exception des périodes de confinement. En fin d’année, les salariés de l’Association Calédonienne de Surveillance de qualité de l’Air (Scal’air), dont SLN est partenaire, ont également pu visiter l’usine.
Les cinq bureaux des relations communautaires de Houailou, Kouaoua, Thio, Koné et Nouméa, ont accueilli plus de 480 visiteurs. Ces bureaux proposent de l’information sur SLN, ses activités, les recrutements et les programmes contributifs, avec la possibilité d’échanger avec un agent de l’équipe RSE. Elles visent à accroître la qualité et la fréquence des échanges, au plus près des populations sur l’ensemble du territoire. Le dispositif de rituels avec les instances coutumières et équipes municipales a été maintenu, et a permis de rencontrer dans l’année plus de 2 500 personnes, dont environ 500 femmes, et 350 jeunes.
La consultation/concertation avec les riverains
La consultation est un mode de dialogue plus engageant avec les communautés, permettant de recueillir les avis, attentes ou inquiétudes des riverains afin de les prendre en compte dans les décisions de l’entreprise. Dans certains cas, les parties prenantes sont directement associées à la prise de décision, il s’agit alors de concertation.
En 2021, les principales activités de consultation et concertation ont été les suivantes :
Le développement de l’empreinte positive du Groupe sur les territoires où il opère prend de multiples formes et s’inscrit au sein de plusieurs des Objectifs du Développement Durable portés par les Nations-Unies. Cette contribution passe en premier lieu par la création d’emplois locaux directs et indirects, via le recours à la sous-traitance et aux achats locaux, soutenant l’ODD 8 « Travail décent et croissance économique ». Les programmes de formation et les dispositifs d’apprentissage soutenus participent de plus directement à l’atteinte de la cible 8.6 « Réduction de la proportion de jeunes sans emploi ni formation ». Les programmes d’investissement communautaire mis en place par les entités du Groupe sont adaptés aux objectifs propres des communautés qui en bénéficient. Dans l’ensemble, ces programmes contribuent principalement aux ODD 11 « Villes et communautés durables », ODD 3 « Bonne santé et bien-être », ODD 4 « Éducation de qualité », ODD 6 « Eau propre et assainissement » et ODD 8 « Travail décent et croissance économique ». Des exemples précis détaillés ci-dessous illustrent les réalisations des entités d’Eramet en 2020.
Les grandes filiales du Groupe contribuent de manière significative à la création d’emploi dans les zones où elles sont implantées, en recrutant la grande majorité de leurs équipes localement :
Plus de 98 % de ces effectifs sont occupés par des Gabonais. En incluant les effectifs des sous-traitants opérant directement pour nos filiales, les activités du Groupe au Gabon représentent plus de 8 300 emplois ;
Par ailleurs, de nombreux sites travaillent au développement des compétences locales sur le long terme afin de développer l’employabilité sur les territoires.
Avec le Syndicat de l’Industrie de la Mine de Nouvelle-Calédonie, SLN a créé et soutient depuis 1990 le Centre de formation aux techniques de la mine et des carrières (CFTMC) à Poro. Situé dans la Province Nord, il répond à l’axe de rééquilibrage économique souhaité par les autorités. Ce centre de formation de conducteurs et de mécaniciens de la mine et des carrières s’adresse à des jeunes non diplômés ou peu qualifiés. Il propose une formation sur un gisement minier de SLN, en conditions réelles d’exploitation. L’objectif de ce centre est d’en faire une mine-école de référence dans le monde, enseignant les meilleures pratiques opérationnelles (santé/sécurité, opérations, conduite du progrès, développement durable). Tous les principaux opérateurs miniers et métallurgiques de Nouvelle-Calédonie en sont membres, et SLN recrute exclusivement des conducteurs qui sont issus de ce centre de formation. Au cours de l’année 2021, près de 180 jeunes ont obtenu, à l’issue de leur formation, le diplôme délivré par l’Éducation nationale.
Au Gabon, la Comilog a poursuivi sa contribution au fonctionnement de l’École des mines et de la métallurgie de Moanda (E3MG, ouverte en 2016) fruit d’un partenariat public-privé entre l’État gabonais et le groupe Eramet. Cette école, qui a pour objectif la formation de jeunes gabonais aux métiers de la géoscience, du génie des procédés, de la recherche et exploitation minières, a délivré en 2021 leur diplôme à 25 étudiants et accueilli 27 nouveaux étudiants dans les deux cursus qu’elle propose : le diplôme d’ingénieur spécialisé et la licence professionnelle en mines et métallurgie.
C’est avec l’Office national de l’emploi, établissement public gabonais, que Setrag a développé un partenariat visant la mise en place de contrats d’apprentissage pour les jeunes. En 2021, ce sont 234 jeunes qui ont ainsi été formés. Setrag contribue également à la politique d’insertion des jeunes par l’intermédiaire de son Centre de formation et de perfectionnement ferroviaire de Franceville (CFPF). En 2021, 316 cheminots ont été formés sur une quinzaine de métiers du transport ferroviaire.
En 2021, plus de 60 % des sites du Groupe ont accueilli et formé des stagiaires, des apprentis ou des thésards, de quelques semaines à plusieurs mois. Cela a représenté en 2021 plus de 1 200 jeunes, principalement en France métropolitaine, en Nouvelle-Calédonie et au Gabon.
Le groupe Eramet contribue également au développement des activités économiques dans les pays et territoires où il opère via ses pratiques d’achats et de sous-traitance. Les filiales minières ou portant des projets miniers du Groupe réalisent plus de la moitié de leurs achats dans le pays où elles sont implantées. C’est le cas notamment de Comilog et Setrag (65 % du montant des achats réalisés au Gabon – hors transport maritime), de GCO (69 % du montant des achats réalisés au Sénégal), d’Eramine (60 % du montant des achats réalisés en Argentine) ou encore de la SLN (55 % du montant des achats réalisés en Nouvelle-Calédonie).
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 375
À une échelle locale, les activités des sites du Groupe peuvent favoriser l’émergence ou le développement d’entreprises de fournisseurs ou sous-traitants locaux. C’est le cas notamment à SLN en Nouvelle-Calédonie, dont les sites miniers, l’usine et les services de support sous-traitent certaines activités et font appel au tissu d’entreprises locales. Aux cinq centres miniers de SLN, s’ajoutent sept sites « tâcheronnés », c’est-à-dire exploités par des sous-traitants locaux. Sur le site de Poum, l’augmentation des capacités de production est accompagnée par un partenariat avec les autorités locales et la population : une partie de l’activité minière étant assurée par un exploitant issu d’un actionnariat populaire. La SONAREP, constituée de près de 250 habitants de Poum et deux groupements coutumiers, assure la maintenance environnementale, le roulage et le chalandage du minerai pour le centre minier de Poum.
Le groupe Eramet est engagé à différents niveaux dans ses actions en faveur des communautés riveraines des sites, visant le développement de la vie locale à travers une approche partenariale. En 2020, l’exécution des programmes contributifs et de mécénat des sites a été très affectée par la crise sanitaire. Les filiales ont en effet réorienté et complété ces programmes pour contribuer, en coordination avec des autorités locales et nationales, à la lutte contre la pandémie. L’ensemble de ces efforts, accompagné par le Groupe, a constitué le plan de solidarité Covid-19 d’Eramet, et représente une part importante de l’action contributive de 2020.
En avril 2020, le Groupe a mis en place un plan de solidarité Groupe, avec une dotation exceptionnelle d’1,5 million d’euros en complément des dotations par les filiales. En 2020, 80 % de l’enveloppe avait permis l’achat de matériel (masques, EPI, ambulance), de dons alimentaires, ou au soutien financier d’associations et institutions participant à la lutte contre la pandémie et ses effets. Toujours dans le cadre Plan de solidarité Groupe, la filiale d’Aubert & Duval en Inde (SQuAD) a pu en 2021 importer et faire don de 10 concentrateurs à oxygène dont manquaient les structures sanitaires voisines du site.
Les sites ont par ailleurs poursuivi des actions ponctuelles de soutien à leurs riverains. SLN a ainsi délivré, en mars et en septembre 2021, plus de 8 000 masques et des bidons de gel hydroalcoolique dans plus de 10 communes proches de ses implantations. Avec l’appui logistique de la Croix-Rouge française, la SLN a également remis en octobre 2021 160 paniers alimentaires dans les communes de Thio, Poya, Pouembout, Koumac, Poum, Canala, Kouaoua, Houaïlou.
Les paragraphes ci-dessous présentent les réalisations des filiales pour lesquelles les enjeux sociétaux sont importants, et proposant les programmes contributifs les plus développés.
L’année 2021 est la première année des Fonds RSE et Fonds de développement des communautés locales (FDCL) créés en octobre 2020 en partenariat avec l’État gabonais. Au mois d’octobre 2020, la Comilog a signé un Addendum à la convention minière avec l’État gabonais, portant sur la responsabilité sociale de l’entreprise. Il prévoit la création de deux fonds RSE (responsabilité sociétale des entreprises) destinés à financer de nouveaux programmes de développement au profit des communautés locales de la région d’implantation des sites miniers de l’entreprise :
Le document donne ainsi un cadre contractuel à l’engagement contributif de Comilog, qui dispose désormais de ressources renforcées et d’une plus grande visibilité pour pouvoir financer des projets concrets. En 2021, ils ont permis plusieurs réalisations d’envergure dans le cadre des piliers de la stratégie RSE de Comilog.
● Employabilité et diversification économique : Comilog a l’ambition de devenir un rôle de catalyseur du développement économique local, en investissant dans le capital humain par le biais de formations, et en apportant un appui initial à des activités économiques. L’objectif est la création de structures et d’emplois pérennes, qui ne soient pas dépendants de l’activité minière.
• Une usine de fabrication de pavés construite en 2020 dans le village de Konda (à proximité de la ville de Moanda), est opérationnelle depuis mars 2021. La société « 3L des Pavés » employait 39 personnes au 31 décembre 2021. Sa production permettra notamment de répondre aux besoins de la ville de Moanda pour le pavage des voies secondaires.
• Après avoir été formés lors de la construction du dispensaire de Nguiassono, 23 jeunes de Moanda ont été accompagnés pour la création de leur entreprise « BTC Construction » fabriquant des briques en terre compressée. Afin de les soutenir dans le démarrage de leur activité, la Comilog a financé l’achat de leur outil de production, et a confié à cette société la construction de bâtiments administratifs du Projet d’extension de la mine.
• Afin de donner une opportunité aux jeunes du Haut-Ogooué de participer au développement de l’économie numérique, Comilog a finalisé en 2021 son projet d’ouverture du Fab Lab de Moanda. L’appel à candidature pour les formations, organisé en fin d’année, a permis d’identifier 25 jeunes parmi plus de 400 candidats. À partir de mars 2022, ils pourront suivre gratuitement une formation d’une durée de trois à neuf mois sur trois compétences clés du numérique : design/graphisme, développement web/mobile, et électronique/robotique. Ce projet, développé avec l’équipe de la Transformation Numérique de Comilog, répond à une attente forte des jeunes de Moanda.
• Contribuant à l’amélioration des conditions d’apprentissage de plus de 1 000 élèves, Comilog a financé en 2021 la réhabilitation des 21 salles de classe des deux écoles Saint-Dominique de Moanda. Ces travaux complètent les réhabilitations de sept établissements scolaires à Moanda et cinq autres à Mounana et Bakoumba les années précédentes. Comilog subventionne également le groupe scolaire Henri-Sylvoz à Moanda, qui compte 1 450 élèves, du pré-primaire à la terminale.
● Soutien à l’offre de santé : Comilog a poursuivi en 2021 le financement de l’antenne locale du Samu social gabonais, couvrant les villes de Moanda, Bakoumba et Mounana. Avec huit agents de santé, huit ambulanciers, cinq ambulances et six employés paramédicaux, elle offre aux populations les plus démunies des consultations et médicaments gratuits. Au cours de l’année 2021, plus de 20 000 patients ont été soignés gratuitement. Depuis de nombreuses années, Comilog finance également le fonctionnement de l’hôpital Marcel-Abéké, ouvert au public à des coûts modérés.
● Vie locale et cohésion sociale : Comilog est le principal contributeur des associations Mangasport (football, basket-ball, volley-ball, judo, taekwondo, etc.), bénéficiant à plus de 800 licenciés dont une majorité de jeunes. En 2021 toutefois, ces associations n’ont pu mener d’activité du fait des restrictions sanitaires au Gabon.
À la Setrag, la première partie de l’année a été consacrée à la définition d’une stratégie d’investissement communautaire avec l’aide d’un cabinet spécialisé. Une série d’entretiens avec les parties prenantes locales et plus de 60 « focus groups » ont été menés avec les communautés afin d’identifier les plans et priorités de développement locaux, ainsi que les partenaires potentiels. La stratégie retenue s’articule autour des trois axes que sont la Santé, l’éducation et l’appui aux activités génératrices de revenu.
Deux actions principales ont été réalisées dans la deuxième partie de l’année :
• une campagne de dépistage gratuit de cancers féminins au bénéfice des employées et riveraines de la Setrag à Owendo, Ndjolé, Booué et Lastourville. Avec l’appui Ministère de la Santé et de la Fondation Sylviane Omar Bongo, plus de 200 femmes ont pu être dépistées.
En matière d’éducation ;
• la distribution de plus de 4 300 kits scolaires aux élèves des huit établissements scolaires d’Owendo, Ndjole, Booué et Lastourville.
GCO au Sénégal
Dans le cadre de sa convention minière, GCO a établi avec l’État sénégalais un programme social minier, qui engage la société à réaliser annuellement des investissements en faveur des communautés riveraines. La définition des actions à mettre en œuvre dans ce cadre est réalisée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes locales au sein d’une commission tripartite. Cette commission, rassemblant notamment les maires, des représentants de GCO, des populations locales et de la société civile, est chargée de répartir les fonds entre les actions à mener. Un système d’allocations rotatif entre les différents villages de la zone a été mis en place, permettant une concentration par commune pour chaque année et ainsi des investissements plus conséquents.
Dans ce cadre, les principales réalisations de GCO en 2021 sont les suivantes :
• Dans le domaine de l’éducation : GCO a contribué à améliorer les conditions d’apprentissage de plus de 8 500 élèves de la zone de Diogo, avec la réhabilitation de huit établissements scolaires, et le don de 500 tables bancs. GCO assure également le financement annuel des amicales d’étudiants de sept communes de la zone, permettant aux étudiants de poursuivre leurs études en se logeant hors de leur localité d’origine.
• Dans le domaine de la santé, GCO a financé l’achat de médicaments pour les postes de santé de neuf communes de la zone de Diogo. L’entreprise a également financé l’achat d’un tracteur neuf et participé aux frais de fonctionnement de la commission de gestion des ordures ménagères pour les 12 villages polarisés par Diogo.
• En matière d’infrastructures, GCO a financé la construction des murs de clôture de la gare routière de Diogo et le fonctionnement du forage du village de Darou Beye.
• Dans le domaine du développement et de la diversification économique, GCO a poursuivi en 2021 l’appui à 13 groupements d’intérêt économique (GIE) crées par GCO entre 2015 et 2019. Ces groupements, qui réunissent plus de 400 personnes, ont pour la plupart des contrats de prestation avec GCO (réhabilitation des dunes, production de compost, propreté et maintenance de la base vie de GCO etc.). Ces GIE viennent s’ajouter aux 11 GIE accompagnés dans le cadre des réinstallations de personnes.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 377
SLN en Nouvelle-Calédonie
En Nouvelle-Calédonie, la SLN a poursuivi la structuration de sa nouvelle stratégie RSE, reposant sur deux piliers : des opérations responsables et durables, incluant notamment la maîtrise des impacts sur l’environnement et les populations riverains des sites, et le développement diversifié des territoires. À travers ce second pilier, la SLN ambitionne de devenir un catalyseur du développement local au-delà des activités minières. Cette ambition passe par la poursuite de l’appui aux projets d’aménagement des collectivités locales, et par un soutien à des activités économiques en dehors de la chaîne de valeur du Nickel.
La SLN apporte depuis plusieurs années un soutien financier aux collectivités locales dans leurs projets d’aménagement. SLN a ainsi contribué en 2021 au financement de plusieurs projets :
• À Poum, des travaux du lotissement communal ont été quasiment finalisés, et bénéficieront à 64 personnes. SLN a également contribué au financement des travaux d’alimentation en eau potable, qui s’achèveront en 2022.
• À Koumac, les travaux d’alimentation en eau potable pour trois localités sont également engagés et devront aboutir en 2022. C’est également le cas des travaux d’agrandissement du port de la commune, dans le cadre de la dynamisation de l’économie de la mer et de la relance de la filière de la pêche hauturière.
• À Kouaoua, les travaux de réhabilitation de la Route desservant la tribu de Méa sont terminés et bénéficient déjà aux 150 habitants de la tribu. Le terrassement du temple de Méa et la construction du snack de la tribu de Wenin ont également été achevés en 2021. Une convention de développement local pour 2021-2023 a également été signée afin d’encadrer les futures réalisations.
• À Kiel, un préau pour les enfants de la tribu de Néoua a également été finalisé.
• À proximité du site minier de Poro, SLN a renouvelé son soutien au financement du projet innovant REPRiSE, porté par la mairie de Houaïlou en collaboration avec l’ONG Conservation International. Ce programme vise la restauration de forêts de cette commune, notamment par des actions de reboisement et de régulation des espèces envahissantes. Lauréat de l’appel à projet « sites pilotes pour la reconquête de la biodiversité » de l’Ademe, dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir, le projet repose sur une collaboration très étroite avec les 16 tribus présentes dans cette zone.
À la fin de l’année 2021, cinq des huit sites identifiés ont été intégralement reboisés, pour une surface de 14,5 hectares soit 50 % de l’objectif. Les cinq bénéficiaires du programme de reboisement économique (santal, café, vanille) ont été identifiés pour une mise en œuvre en 2022. Les opérations de régulation des espèces envahissantes ont été menées sur 6 000 hectares, et les mises en défens réalisées sur 15 hectares.
Enfin, dans le cadre de l’amélioration de la maîtrise du risque d’incendie, la population de la commune de Houailou a été formée à la permaculture. Parmi ces réalisations, certaines correspondaient à des engagements historiques pris par la SLN vis-à-vis des populations.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 378
L’objectif 2021 de solder 85 % de ces engagements a été atteint, et permet d’envisager une clôture définitive des engagements en 2022. La SLN accorde par ailleurs une importance croissante au soutien du développement et de la diversification économique des zones dans lesquelles elle opère, en lien avec la valorisation du patrimoine naturel de la Nouvelle-Calédonie :
Sur l’ensemble du territoire, SLN agit pour l’entrepreneuriat en apportant un soutien financier à l’ADIE (Association pour le développement de l’initiative économique), dont elle est partenaire depuis une vingtaine d’années, et qui propose des prestations de microcrédit et d’accompagnement aux micro-entrepreneurs. Depuis 2020, une agence mobile de l’ADIE est en place dans les communes de Canala, Houaïllou, Kouaoua et Thio.
À travers sa contribution à l’association Initiatives Nouvelle-Calédonie, SLN participe également à la création et au développement d’entreprises pérennes, génératrices de valeur ajoutée et d’emploi.
Par ailleurs, pour la 28e édition des Nickels de l’initiative, SLN a choisi d’apporter son soutien aux porteurs de projets dans le domaine de l’environnement. Le jury du concours (composé de personnalités du monde institutionnel, associatif et artistique, représentées sur l’ensemble du Territoire) a sélectionné une dizaine de porteurs de projets, qui ont bénéficié d’une aide financière.
SLN a fêté en 2021 les 10 ans du partenariat avec Koumac, des opérations à Tiébaghi. À cette occasion, les équipes ont dressé le bilan des infrastructures auxquelles la SLN a contribué aux actions suivantes :
Les équipements d’alimentation en eau potable de trois secteurs de la commune, au bénéfice de 80 foyers. La SLN a pris en charge près de 30 % des couts.
L’éclairage public et la centrale solaire de la mairie de Koumac. Les 54 panneaux photovoltaïques et huit réverbères solaires permettent une économie de 1 million de francs CFP par an à la commune. La SLN a contribué à plus de la moitié du financement.
Les autres sites industriels du Groupe développent des actions de mécénat de plus petite envergure. C’est le cas notamment de Comilog Dunkerque, Eramet Norway, ou TTI qui soutiennent les associations sportives, culturelles ou environnementales de leur voisinage.
En cohérence avec la stratégie et les axes prioritaires RSE du groupe Eramet, la Fondation Aubert & Duval a pour objet l’animation des territoires à proximité de ses lieux d’implantation en régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie. Engagée dans des actions de mécénat associatif depuis 2010, la Fondation Aubert & Duval est un partenaire incontournable de projets d’intérêt général qui dynamisent les territoires et contribuent au développement des femmes et des hommes au niveau local. Veillant aux attentes des parties prenantes qui l’entourent, la Fondation Aubert & Duval contribue ainsi à plusieurs programmes de développement à proximité de ses sites. En 2021, elle a soutenu et accompagné, en adéquation avec l’histoire et les valeurs de l’entreprise, 22 projets privilégiant :
L’ensemble des filiales du Groupe ont consacré 9,2 millions d’euros à l’investissement communautaire en 2021, principalement au Gabon, en Nouvelle-Calédonie et au Sénégal. La répartition des montants investis illustre l’importance du soutien aux infrastructures de bases pour les communautés. La priorité donnée à ce type d’actions pour la première année du Fonds RSE au Gabon en est la principale raison, de même que le soutien aux infrastructures communales en Nouvelle-Calédonie. En cohérence avec l’ambition du Groupe de devenir un catalyseur de développement local, les actions de soutien à la diversification économique représentent une part croissante du portefeuille de projets. Ce domaine d’intervention est le deuxième poste de dépenses en 2021.
| Catégorie | Pourcentage |
|---|---|
| Infrastructures de base pour les communautés | 57 % |
| Santé | 7 % |
| Education | 8 % |
| Sport | 6 % |
| Culture et environnement | 6 % |
| Vie locale | 4 % |
| Développement et diversification de l'économie locale | 12 % |
Cette partie regroupe les actions conduites par le Groupe en vue de la promotion et la mise en place de bonnes pratiques d’éthique des affaires et de responsabilité d’entreprise. Cela concerne bien évidemment ses collaborateurs directs, mais également au sein de sa sphère d’activité, ses parties prenantes externes (fournisseurs, clients, partenaires institutionnels, publics, privés…). La poursuite de ces objectifs contribue notamment aux ODD 9 « Industrie, innovation et infrastructure » et ODD 16 « Paix, justice et institutions efficaces », tout particulièrement la cible 16.5 « Réduire nettement la corruption et la pratique des pots-de-vin sous toutes leurs formes ».
Le Groupe s’engage à conduire ses activités, dans tous les pays où il opère, en respectant les lois et réglementations qui lui sont applicables. La rigueur, la transparence et la sincérité sont les valeurs qui constituent le socle de la conduite éthique d’Eramet. Afin de préserver l’intégrité des affaires et de conduire ses activités conformément aux plus hauts standards éthiques, le Groupe a déployé un socle de textes fondateurs dédiés à la lutte contre la corruption :
Accessibles sur le site internet et intranet du Groupe, ces documents sont traduits dans les 12 langues principales du Groupe (français, anglais, italien, espagnol, portugais, japonais, coréen, chinois, allemand, suédois, norvégien, indonésien), à l’exception de la politique Anticorruption, traduite en français et en anglais. La Charte éthique prévoit que la lutte contre la corruption est une priorité absolue pour le Groupe rappelant le principe de respect de la Convention OCDE et des lois locales. Les membres du Comité Exécutif s’engagent aux côtés des collaborateurs du Groupe et portent ces valeurs à travers des messages répétés. La Présidente-Directrice Générale insiste régulièrement sur l’importance de l’éthique, la nécessité d’agir en totale conformité avec les lois en vigueur et les valeurs promues par Eramet, et la lutte contre la corruption. Ainsi, les membres du Comité Exécutif au travers de la politique Anticorruption (disponible sur www.eramet.com), rappellent l’application d’une politique zéro tolérance et la totale implication des top managers du Groupe. Ce sujet est également inclus dans la Feuille de route RSE du Groupe dans le neuvième objectif « Être un partenaire éthique de choix ». À ce titre, son avancement est suivi régulièrement par différents Comités dont le Comité de Pilotage RSE, au plus haut niveau du Groupe. Cet objectif se décline en jalon annuel avec des cibles différentes, le but étant d’atteindre, en 2023, un taux de 100 % de formation des équipes commerce et achats à la lutte anti-corruption chaque année.
Dès 2017, le Groupe s’est doté – en complément de la cartographie des risques Groupe déjà existante, et conformément à la loi Sapin 2 – d’une cartographie de ses risques de corruption et de trafic d’influence, en s’appuyant sur un prestataire externe qualifié, et ce dans un souci de transparence et d’indépendance de l’exercice.# DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 380
Depuis, la cartographie des risques « corruption » fait l’objet d’un suivi constant par les équipes de la Direction Éthique en étroite collaboration avec les Directions de l’Audit, des Risques et du Contrôle Interne. L’univers des risques 2017 fait notamment l’objet de suivis spécifiques dans certaines régions en fonction de l’actualité locale et géopolitique et de l’impact sur les activités du Groupe. En 2021, conformément aux exigences de mise à jour triennale des cartographies Groupe, la cartographie a été totalement refondue en s’appuyant sur les dernières recommandations de l’Agence française anticorruption (janvier 2021). L’exercice a été à nouveau confié à un prestataire externe spécialisé et réalisé conformément à une méthodologie éprouvée d’analyse de la criticité du risque de corruption et de trafic d’influence, en fonction de son impact et de sa probabilité de survenance par secteur d’activité et/ou zone géographique. Un « univers des risques Eramet » a été évalué aux termes d’entretiens, d’ateliers (45 ateliers réunissant au total 115 personnes), et d’un questionnaire d’autoévaluation, impliquant l’ensemble des fonctions clés du Groupe (165 personnes).
La cartographie 2021 couvre 100 % de l’empreinte géographique du Groupe et les entités représentant 99,8 % du chiffre d’affaires. À l’issue de l’exercice, il a été décidé un plan d’action spécifique à savoir la rédaction de plans d’actions opérationnels propres à chaque entité pour chacun des scénarios identifiés. Ce travail a été réalisé en étroite collaboration avec la Direction Éthique et Conformité, la Direction des Risques, et la Direction du Contrôle Interne, par les entités elles-mêmes permettant une meilleure appropriation en local de cette thématique. Ces plans d’action sont suivis selon le processus défini par la Direction des Risques (délivrables, échéances fixes).
Toutes les instances du Groupe participent à la gouvernance Éthique comme suit :
Pour renforcer les interactions, des réunions mensuelles sont organisées entre la Présidente-Directrice Générale et la Directrice Éthique et Conformité, et un reporting mensuel des statistiques des dossiers d’alertes est transmis aux membres du Comex avec une session de questions-réponses sur les dossiers dans leurs périmètres respectifs.
L’organisation Éthique et Conformité du Groupe comprend également un réseau de Conformité Éthique constitué de :
Responsables Conformité Ethique (18)
Les 18 « Responsables Conformité Éthique » (RCE), désignés par le Comité Exécutif, couvrant l’ensemble du périmètre du Groupe, sont un élément clé du dispositif. Ils sont les relais locaux et opérationnels de la Direction Éthique et Conformité. Les RCE ont pour mission de veiller au déploiement et au respect en local des procédures Groupe, assurent la communication auprès des collaborateurs, et mettent en œuvre les formations nécessaires. Leurs missions individuelles comportent un objectif annuel relatif à leur contribution active au programme de conformité. Dans le cadre de la procédure d’alerte Groupe, les RCE peuvent être directement saisis par les collaborateurs.
Ambassadeurs (56)
Les 56 « Ambassadeurs de Conformité Éthique » (ACE) sont désignés par le Responsable Conformité Éthique Zone/Division. Les ACE ont pour mission d’épauler en local le Responsable Conformité Éthique dans ses missions de promotion, communication, sensibilisation, et formation des collaborateurs du Groupe. Pour ce faire, le Chief Compliance Officer Groupe communique un kit de conformité aux ambassadeurs qui s’approprient le sujet et le déploient sur site.
La Directrice Éthique et Conformité interagit régulièrement avec son Réseau de Conformité Éthique et privilégie une étroite collaboration renforcée par des déplacements réguliers dans les zones. Il est associé à toutes les initiatives de la Direction Éthique, tout au long de l’année. Il est régulièrement formé avec le support d’un Sharepoint dédié contenant une veille juridique, des supports de formation et des supports de communication.
En parallèle de ce réseau de conformité, le Groupe a mis en place une organisation dédiée aux thématiques Harcèlement sexuel – Agissements sexistes. Un réseau de référents identifiés, spécifiquement formés, a été dans un premier temps déployé dans tous les sites français conformément à la loi Schiappa, pour être ensuite déployé plus globalement cette année au Gabon (Setrag, Comilog), et au Sénégal (GCO). Ils ont vocation à accompagner localement les victimes et témoins d’agissements sexistes ou de harcèlement sexuel.
Un plan d’action a été adopté par le Comité Exécutif afin que l’ensemble des risques identifiés par la cartographie des risques relative à la corruption et au trafic d’influence soient couverts par des procédures et des contrôles. Une véritable stratégie de prévention des risques tant en interne qu’en externe a ainsi pu être définie. Les grandes catégories de risques identifiées ont été adressées par des plans d’actions dédiés, suivis au plus haut niveau du Groupe, en étroite collaboration avec le Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique, lequel évaluera chaque année la nécessité de mettre à jour la cartographie des risques en fonction de l’évolution de l’activité d’Eramet.
Référentiels et procédures
Plusieurs référentiels, portés par la Charte éthique et la politique Anticorruption, accompagnent tous les collaborateurs du Groupe dans la lutte contre la corruption :
Formation
Des campagnes de formation et de sensibilisation sont régulièrement menées au niveau du Groupe ainsi que localement. Eramet s’attache à ce que l’ensemble de ses collaborateurs soient régulièrement formés sur ces sujets d’importance privilégiant des formations en présentiel et en vidéoconférence menées par la Directrice Éthique et Conformité et le Réseau de Conformité Éthique. Un e-learning « Sensibilisation Charte éthique » est rendu obligatoire à tout nouvel arrivant et doit être réalisé tous les 18 mois par l’ensemble des collaborateurs du Groupe. Cet e-learning fait l’objet d’une mise à jour initiée en 2021 pour l’adapter à l’univers des risques du Groupe, conformément à la nouvelle cartographie des risques de corruption. Il sera disponible à compter du premier semestre 2022, et fera l’objet d’une campagne de recyclage auprès de l’ensemble des collaborateurs. En 2021, 1 140 collaborateurs ont été inscrits à cette formation (nouveaux arrivants). Ainsi, depuis le déploiement de l’e-learning, 8 594 personnes ont été inscrites et plus de 70 % l’ont validée. Un e-learning dédié aux procédures d’évaluation RSE et Éthique des tierces parties a également été mis à jour en 2021. Les acheteurs et les commerciaux du Groupe sont tenus de le suivre chaque année.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
En 2021, une formation éthique Export Control a été élaborée pour sensibiliser des populations ciblées (Directions Commerciales, Direction des Douanes) au risque export control et sanctions internationales.
La Direction Éthique et Conformité a mis à disposition des collaborateurs des présentations pédagogiques « Ethics kits », couvrant les thématiques de l’univers des risques de la cartographie des risques corruption et intégrées dans le catalogue de formation. Pour les collaborateurs non-connectés, il est prévu une mise à disposition d’ordinateurs en libre-service. Tel est le cas notamment pour certains sites miniers, et de la division Alliages Haute Performance où les Ambassadeurs de Conformité Éthique aux côtés du Chief Compliance Officer Groupe sont chargés de dispenser des formations en local.
En parallèle, des campagnes régulières de sensibilisation et formation ont été effectuées en 2021 :
De plus, régulièrement, la Directrice Éthique et Conformité participe à des séminaires métiers (Sales Conference, séminaire Achats, Stratégie, Audit Interne) ainsi qu’à des Comités de Direction Divisions, des fonctions supports afin de sensibiliser constamment l’ensemble des collaborateurs du Groupe sur ces sujets. Ainsi, en novembre 2021, lors d’un Commercial Seminar division Mines et Métaux, les commerciaux comme indiqué ci-dessus ont été spécifiquement formés par la Direction Éthique et Conformité, et la Responsable Éthique et Conformité de la division Mine (Direction Juridique).
Le Groupe continue de participer activement aux réunions des associations professionnelles dédiées à l’éthique des affaires (Transparency International, le Cercle de la Compliance, European Business Ethics Forum), et a maintenu son adhésion cette année encore au Cercle Éthique des Affaires dont la Directrice Éthique et Conformité est membre du bureau.
Le dispositif d’alerte professionnelle du Groupe, amélioré en juin 2020, permet aux collaborateurs et parties prenantes externes d’alerter sur les comportements non éthiques suivants :
Plusieurs canaux d’alerte sont mis à disposition des collaborateurs : ils peuvent notamment informer leurs managers ainsi que les Responsables Conformité-Éthique… Ils peuvent également, en cas d’inaction et/ou de conflit d’intérêt, alerter le Groupe sur des comportements inappropriés en utilisant la plateforme d’alerte numérique, externalisée, conforme aux dispositions de protection des données personnelles (RGPD), qui a été déployée dans les 21 pays du Groupe, dont dernièrement le Cameroun. Il est accessible sur tous les sites internet et intranet du Groupe, ainsi que par QR code figurant sur les posters affichés dans le Groupe, outre 21 numéros de téléphone gratuits dédiés.
Ce dispositif assure aux collaborateurs et aux parties prenantes externes une totale confidentialité, et garantit qu’aucune mesure de représailles ne sera prise à leur encontre du fait de l’utilisation de l’outil, dans la mesure où ils agissent de manière désintéressée et de bonne foi. L’alerteur peut rester anonyme si la loi locale le permet.
| Réception de l’alerte | |
| Suivi de l’alerte | Gestion de l’alerte |
| Clôture de l’alerte | Gestion centrale |
| Support local | Support ? |
| Interne | Externe |
| NON | OUI |
| Interaction uniquement avec le CCO | |
| Confidentialité, Anonymat, Traçabilité, Transparence | |
| 1 x / mois | |
| Suivi des KPI en COMEX et sessions entre la PDG et la CCO | |
| 1 x / trimestre | |
| Réunion du Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique (créneaux dédiés) | |
| 1 x / an | |
| Lesson learnt | |
| 2 x / an | |
| Réunion du Comité d’harmonisation des sanctions | |
| 2 | 3 |
| CCO | Décision du Top Management sur recommandation de la cellule de suivi de l’alerte |
| Décision appliquée par le management de la personne concernée | |
| Manager | Réseau de conformité |
| Le Chief Compliance Officer (CCO), en toute confidentialité et indépendance, administre l’alerte avec d’éventuels supports | Selon la typologie de l’alerte : RH : Discrimination, Harcèlement, Traitements inégaux, Santé Finance/Audit : Fraude, manipulation de comptes, vol DC2D/ Dir. Sécurité : Environnement, Droits humains (communautés), Sécurité Gestion de l’alerte par des experts (cabinets d’audit…) sur décision du CCO |
| Dispositif d’alerte Integrity Line | 1 |
| 4 | CCO |
| Résultats | |
| Investigation | |
| Clôture du dossier d’alerte par le CCO | |
| Restitution des résultats | Rédaction de recommandations pour le Top Management |
| Harmonisation des sanctions | Comité d’harmonisation des sanctions |
Une gouvernance dédiée a été mise en place afin de gérer en toute confidentialité et sécurité les dossiers d’alerte. Un Comité d’Harmonisation des Sanctions constitué de la Directrice des Ressources Humaines Groupe, des Directions des Ressources Humaines des deux Divisions, la Direction Juridique Droit Social, et la Direction Éthique et Conformité se réunit deux fois par an pour s’assurer de la protection du lanceur d’alerte, et de la cohérence des sanctions prononcées. Les membres de la Cellule de suivi et la personne en charge de l’administration du dispositif d’alerte ont signé un accord de confidentialité renforcé dans le cadre du traitement de ces alertes.
Ce dispositif d’alerte a fait l’objet d’une importante campagne de communication dans le Groupe lors de son déploiement, et a également été communiqué aux parties prenantes externes ; l’adresse du dispositif est mentionnée dans tous les référentiels Éthique et Conformité, ainsi que dans les procédures de la Direction Achats Groupe. Toutes les informations relatives à l’utilisation de ce dispositif et au traitement de l’alerte sont disponibles sur la page dédiée Éthique & Conformité des sites internet et intranet, ainsi que sur tous les différents sites locaux du Groupe. Des posters, affiches, et animations sont également diffusées dans les locaux de toutes les différentes entités du Groupe, partout dans le monde.
En juin 2021, une campagne de communication a été déployée dans l’ensemble du Groupe pour les un an du dispositif d’alerte. À cette occasion, une nouvelle campagne d’affichage a été réalisée, un article partageant les principales statistiques a été publié sur le site intranet, accompagné par une diffusion sur tous les écrans du Groupe. À noter que pour certains sites, l’affichage sur les écrans est permanent. Cette communication a été accompagnée par la mise en place d’un « Baromètre éthique » afin d’évaluer le niveau de confiance des collaborateurs dans le dispositif, et les réponses remontées font l’objet d’un traitement spécifique.
De nombreux autres événements annuels permettent de communiquer régulièrement sur le dispositif d’alerte dans l’ensemble du Groupe : par exemple, lors de la journée mondiale de l’Éthique à la SLN, événement relayé par le Groupe, et lors de la Journée mondiale de lutte contre la corruption animée dans l’ensemble des entités par les Responsables Conformité Éthique, et à chacune des formations dispensées.
Les dossiers d’alerte font l’objet d’un reporting spécifique, de façon confidentielle, au plus haut niveau :
En parallèle de ces actions internes, Eramet agit également pour la transparence des industries extractives et s’associe à de nombreuses démarches telles que le Global Compact ou l’ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives) dont Eramet est membre depuis 2011.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Cette initiative s’appuie sur un ensemble de principes et de règles et rassemble les gouvernements, des entreprises, des groupes de la société civile, des investisseurs et des organisations internationales pour promouvoir la transparence des revenus à un niveau local. En adhérant à ces principes, Eramet démontre sa volonté d’assurer une mise en valeur responsable des ressources naturelles et une transparence dans les flux financiers entre entreprises et pays hôtes, et également de rendre régulièrement des comptes à ses parties prenantes. Concernant la publication des contrats miniers soutenue par l’ITIE, le groupe Eramet est en attente de la position des États dans lesquels il contrôle des sociétés exerçant des activités extractives. Il nous semble essentiel que la décision de publier soit initiée et mise en place par les États parties aux contrats. Dès lors qu’un État souhaiterait rendre public ces contrats et que les obstacles juridiques, commerciaux et de confidentialité sont levés, le groupe Eramet n’a pas d’opposition sur le principe de la publication de ces contrats. Eramet dispose des sites opérationnels dans quatre pays membres ou candidats à l’ITIE : le Sénégal, l’Indonésie, l’Argentine et la Norvège.
Plusieurs indicateurs clés de performance ont été définis et permettent un monitoring strict des actions en matière d’Éthique et de Conformité, suivis régulièrement par le Groupe.
Neuvième objectif de la Feuille de route RSE Le Groupe a axé ses actions 2021 sur la formation des acheteurs et des commerciaux, avec une cible à 50 % comme jalon de l’année. À date, 60 % de la cible a été formée.
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 385
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Des indicateurs spécifiques ont été pris en considération et intégrés dans le Référentiel socle de Contrôle Interne Groupe avec des points de contrôle dédiés à la Conformité. Ils font l’objet d’un monitoring régulier dans le cadre des campagnes d’auto-évaluation du Contrôle Interne depuis 2019.
En 2021, les indicateurs de performance Éthique et Conformité ont été renforcés (34) et font l’objet d’un suivi mensuel, semestriel ou annuel en étroite liaison avec le Comex. 12 d’entre eux portent spécifiquement sur le dispositif d’alerte et l’évaluation de son efficacité. En 2021, 53 alertes ont été reçues. 92 % ont fait l’objet d’investigations (les autres n’étant pas avérées ou hors scope), qui ont abouti à des plans de remédiation et/ou à des sanctions disciplinaires (16). Six alertes ont été émises par des parties prenantes externes, auxquelles le dispositif d’alerte est ouvert. Les dossiers sont adressés sans délai, avec un délai médian de 28 jours en 2021. Trois KPI ont été demandés par le Comex et font l’objet d’un suivi spécifique afin de s’assurer de l’efficacité du dispositif. Dans le cadre du baromètre éthique, 82 % des collaborateurs ont indiqué avoir confiance dans le dispositif d’alerte, ce qui se traduit dans nos statistiques par la part largement majoritaire d’alertes non-anonymes.
| 2021 | |
|---|---|
| Alertes par typologie en 2021 | |
| 47 % Hors droits humains | |
| 53 % Droits humains | |
| Part d'alertes anonymes en 2021 | |
| 19 % Anonyme | |
| 81 % Non-anonyme |
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 386
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Eramet, en tant qu’acteur économique responsable, s’est doté d’une organisation pour répondre aux nouveaux enjeux portant sur la chaîne de valeur. Deux Comités dédiés et une Cellule spécifique se réunissent ainsi tous les deux mois, afin de piloter la démarche de chaîne de valeur responsable, en amont comme en aval. L’approche Chaîne de valeur responsable mise en place par Eramet couvre l’ensemble des enjeux RSE et notamment les thématiques suivantes :
* l’évaluation des tiers avec lesquels le Groupe est en relation d’affaires ;
* la corruption et le trafic d’influence ;
* l’atteinte aux droits humains et aux libertés fondamentales ;
* l’atteinte à la santé et à la sécurité des personnes ;
* l’atteinte à l’environnement ;
* la situation des fournisseurs et sous-traitants en matière de RSE et d’éthique.
| Approche | Instance de gouvernance | Composition et rôle # DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 388
En référence aux obligations imposées par la loi du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et donneuses d’ordre, le Groupe a formalisé sa démarche d’achats responsables en la structurant autour d’une approche par les risques. Le Comité des Achats Responsables a ainsi réalisé une cartographie des risques RSE liés aux activités de ses fournisseurs et sous-traitants. Cet exercice de cartographie, dont la méthodologie est susceptible d’évoluer dans une démarche d’amélioration continue, est renouvelé chaque année. Pour l’élaboration de cette cartographie, une approche par type de risque RSE a été retenue. Le croisement de deux critères - le risque RSE du secteur d’activité du fournisseur et le risque RSE du pays du fournisseur - permet de positionner les fournisseurs dans quatre zones de risques, et d’identifier en particulier les catégories d’achats à la fois importantes pour le Groupe, et présentant des risques en matière de RSE, sur lesquels Eramet concentre en priorité ses démarches de diligence raisonnable.
Le Groupe a en effet défini une procédure d’évaluation de la situation de ces fournisseurs au regard de ces catégories de risques. Les fournisseurs des catégories considérées à risque sont enjoints à répondre à un premier questionnaire d’évaluation. Ce questionnaire porte sur l’ensemble des critères RSE couverts par le Code de conduite fournisseurs d’Eramet, tels que le respect de l’environnement, la gestion de la chaîne de valeur, le respect des droits de l’Homme et les relations de travail, ainsi que l’éthique des affaires. Selon le niveau de risque du tiers en question, ce questionnaire est administré et analysé par un tiers externe spécialisé (EcoVadis) ou par le coordinateur de la performance des fournisseurs en interne.
Les résultats de ces évaluations, pouvant être complétés de mesures de diligence raisonnable complémentaires, permettent au Comité Achats Responsables de définir la conformité ou non des fournisseurs identifiés à risque. Sont ensuite proposées en Comités d’Arbitrage les actions de maîtrise de risques devant être mises en place pour les fournisseurs considérés comme non conformes à date. Parmi les actions de maîtrise de risques potentielles, le dialogue avec les fournisseurs, le développement de plans d’actions ciblés et les audits sur site sont privilégiés, mais Eramet peut également décider d’interrompre la relation avec le fournisseur lorsqu’il estime que la situation l’impose. Des éléments complémentaires relatifs à cette approche sont décrits dans le Plan de vigilance du groupe Eramet, en annexe du présent Document.
Depuis le lancement du programme consolidé, ce sont plus de 500 fournisseurs et sous-traitants identifiés à risque, représentant 50 % des dépenses d’achats du Groupe en 2021, qui ont fait l’objet d’une évaluation. À fin 2021, 82 % des fournisseurs évalués ont été considérés conformes aux exigences du Groupe (63 % en 2020). La majeure partie des fournisseurs non conformes est expliquée par les non-réponses de ces derniers, ce qui les classe automatiquement dans la catégorie des fournisseurs à haut risque, faute d’évaluation. Pour les fournisseurs ayant décliné l’évaluation, le service achats et les Comités ont statué pour l’octroi d’une seconde chance, la prise en compte d’évaluations équivalentes, ou l’arrêt de la relation avec le fournisseur tant que celui-ci n’aura pu fournir un résultat d’évaluation RSE. Enfin, 70 fournisseurs font actuellement l’objet d’un plan d’action correctif, adaptés aux caractéristiques et pistes d’amélioration de chacun d’entre eux. Ainsi un fournisseur dont l’activité à un fort impact environnemental potentiel, se verra avant tout proposer des actions d’améliorations de pratiques environnementales, à l’inverse un fournisseur avec de forts enjeux sociaux sera avant tout suivi sur ces aspects, avant de se voir préconiser des actions portant sur d’autres thématiques et dont l’impact sociétal serait ainsi plus limité.
Afin de développer l’accompagnement des fournisseurs, des échanges réguliers ont lieu avec les acheteurs. Des audits RSE sur sites permettant d’approfondir la connaissance de la situation, des pratiques et des contraintes des fournisseurs sont également prévus et seront menés dès que la situation sanitaire le permettra de nouveau.
La mise en place de la plateforme Groupe Supplier Relationship Management a permis d’améliorer le lancement et le suivi des évaluations RSE/Éthique des prospects, et ainsi la gestion des fournisseurs à risque dans son ensemble. En effet, les modalités d’évaluation, basées sur les critères de risques définis ci-dessus, sont rendues indispensables à la qualification d’un fournisseur. Une démarche complémentaire de requêtes éthiques, via une plateforme KYC Know Your Customer spécialisée, constitue de plus un prérequis obligatoire pour tous les fournisseurs issus de zones à risque ou présentant un certain montant de dépenses.
À fin 2021, plus de 2 500 requêtes éthiques sur des fournisseurs ont été réalisées dans ce cadre, dont voici la répartition des résultats d’arbitrage ci-dessous :
| Type d’avis | Description | 2021 |
|---|---|---|
| ● Avis positif | La relation commerciale est autorisée | 2 499 |
| ● Avis positif sous surveillance | La relation commerciale est possible avec des mesures de vigilance accrues | 31 |
| ● Avis non-tranché | Le cas nécessite des investigations approfondies complémentaires et/ou un encadrement strict de la relation commerciale | 4 |
| ● Avis négatif | La relation commerciale n’est pas autorisée | 2 |
Enfin, les acheteurs les plus exposés aux risques RSE dans la supply chain sont ainsi régulièrement invités à se former et sont sensibilisés via des formations internes, webinaires ou évènements externes.
Certaines activités du Groupe requièrent l’utilisation d’étain, de tantale et de tungstène, sous forme métallique, dans la fabrication de leur production. Ces métaux sont issus de minerais qui peuvent être dits « de conflit » si leur exploitation dans certaines régions du monde sert de manière directe ou indirecte à financer des groupes armés et à alimenter des guerres civiles. Eramet est donc très attentif aux conditions d’approvisionnement de ces matières et notamment au respect des dispositions spécifiques du règlement européen entrant en vigueur au 1er janvier 2021 ainsi qu’au US Dodd Frank Act.
Eramet a formalisé, sur la base des recommandations de l’OCDE, son programme de conformité « minerais de conflits », comprenant notamment une procédure de due diligence relative aux minerais de conflits. Sur la base de cette procédure et en continuant d’appliquer les bonnes pratiques mises en œuvre depuis plusieurs années, les acheteurs d’Eramet en charge de ces approvisionnements exigent ainsi systématiquement de leurs fournisseurs des informations concernant l’origine des minerais utilisés pour la fabrication des minerais dits de conflits vendus au Groupe. Il leur est également demandé quelles mesures de diligence raisonnable ils ont mises en place afin de contrôler cette origine.
Les acheteurs utilisent à cette fin le « Conflict Minerals Reporting Template » (CMRT), outil de référence en la matière et fourni et mis à jour régulièrement par la Responsible Minerals Initiative (RMI). Eramet s’engage, sur la base des informations recueillies via sa chaîne de valeur, à s’approvisionner directement ou indirectement uniquement auprès de fonderies ou raffineries dont les pratiques d’approvisionnement sont reconnues conformes via le processus d’évaluation RMAP (Responsible Mineral Assurance Process) du RMI.
Pour étendre son engagement sur cette thématique, Eramet adhère en tant que « partner member » à la Responsible Minerals Initiative (connue auparavant sous le nom de Conflict Free Smelter Initiative). En soutenant RMI, le Groupe contribue à la progression des bonnes pratiques dans le secteur. La RMI, créée en 2008 par le Responsible Business Alliance (RBA) et le Global e-Sustainability Initiative (GeSI), met en place des mesures de diligence raisonnable sur les minerais de conflit, notamment via la poursuite d’audits de fonderies pourvoyeuses d’approvisionnement en T3G (tungstène, étain, tantale, or). Cette initiative travaille actuellement à couvrir également le cobalt provenant de zones sensibles.
Dans le cadre de ses engagements en matière d’éthique, de gouvernance, et de performance responsable, le Groupe attache une importance toute particulière aux enjeux et risques RSE et Éthique liés à sa chaîne de valeur. La procédure interne mentionnée en 6.4.2.1 formalise les mesures d’analyse de risque RSE et Éthique adoptées par le Groupe pour évaluer la situation de ses clients sur ces thématiques. Eramet cherche à s’assurer que les pratiques et comportements des tiers avec lesquels il interagit ne génèrent pas de risques de même nature que ceux que le Groupe évalue dans le cadre de ses propres activités. Sont visés en particulier la préservation de l’environnement, le respect des droits humains et l’éthique dans les relations
commerciales. Une formation e-learning basée sur cette procédure Groupe est déployée auprès des équipes commerciales.
En 2018, ce sont tout d’abord les clients identifiés comme porteurs de risque qui ont fait l’objet de cette première évaluation RSE/Éthique. Le risque potentiel porté par une relation d’affaires est appréhendé par deux critères :
Tous les dossiers dans lequel un risque éthique est identifié sont analysés dans le cadre du Comité des Ventes Responsables (composition détaillée au 6.4.2.1) qui se réunit tous les deux mois. Ce Comité est chargé du suivi des évaluations des tiers impliqués dans la chaîne de valeur aval du Groupe. Les évaluations éthiques et RSE se font selon une typologie en quatre niveaux (voir tableau ci-dessous). À fin 2021, environ 7 400 clients ont été évalués dans le cadre de ce processus depuis le lancement de la démarche. Tout comme en 2020, environ 99 % des évaluations ont conduit à une évaluation conforme aux engagements du Groupe : notation verte ou jaune.
Ci-dessous, pour exemple, les arbitrages opérés sur la division Mines et Métaux :
| Type d’avis | Description | 2021 |
|---|---|---|
| Avis positif | La relation commerciale est autorisée | 94 % |
| Avis positif sous surveillance | La relation commerciale est possible avec des mesures de vigilance accrues | 4 % |
| Avis non-tranché | Le cas nécessite des investigations approfondies complémentaires et/ou un encadrement strict de la relation commerciale | 1 % |
| Avis négatif | La relation commerciale n’est pas autorisée | 0,4 % |
Au cours de l’année 2021, le Comité Ventes Responsables s’est réuni 14 fois dont sept fois dans le cadre de Comités « ad hoc » sur demande des équipes commerciales afin de statuer sur des dossiers dans lesquels des risques avaient potentiellement été identifiés. En parallèle de ces Comités, la Direction Éthique a également été saisie d’une quinzaine de dossiers par la Direction Commerciale pour avis et arbitrage des informations négatives remontées.
Pour les clients dont les évaluations ont mené à un résultat non conforme, des actions de maîtrise de risque sont définies avec les équipes commerciales :
Une Cellule Export Control Groupe a été mise en place au début de l’année 2021 afin d’adresser de manière spécifique les risques en matière d’ export control et de sanctions internationales. Huit cellules ont été organisées au cours de l’année et ont permis de mettre en place les actions suivantes :
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 390
6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
Éthique des affaires
En tant que leader mondial minier et de valorisation de métaux (manganèse, nickel, sables minéralisés) ainsi que dans l’élaboration et la transformation d’alliages à forte valeur ajoutée (aciers rapides, aciers à haute performance, superalliages, alliages d’aluminium, titane), Eramet est amené à être en contact avec les pouvoirs publics français, européens et de plusieurs pays hors Europe afin de porter à leur connaissance ses enjeux ainsi que ceux de la filière mines et métallurgie en France (dans le cadre du Comité Stratégique de Filière) et dans les pays d’implantation de ses filiales.
Le Groupe place la démarche de Responsabilité d’Entreprise au cœur de sa stratégie de développement. Dans ce contexte, Eramet s’engage à mettre en œuvre une représentation d’intérêt responsable. Une politique du Lobbying Responsable (disponible sur www.eramet.com) a été adoptée en 2020 et est applicable à l’ensemble des personnes exerçant pour Eramet des activités de représentation d’intérêt auprès des décideurs publics, qu’ils soient collaborateurs ou tiers mandatés.
De plus, Eramet déclare chaque année ses activités de représentation sur deux plateformes : le répertoire de la Haute Autorité pour la transparence et la vie publique (HAVTP) pour la France (https://www.hatvp.fr/fiche-organisation/?organisation=632045381##) et le registre de transparence de l’Union européenne (https://ec.europa.eu/transparencyregister/public/consultation/displaylobbyist.do?id=645370511725-71). Des informations à jour et vérifiables sur les actions menées y sont publiées, tout comme les budgets alloués, qui sont principalement liés aux cotisations dans différentes structures professionnelles.
Les activités de représentation d’intérêt sont gérées par la Direction Corporate Affairs & Partenariats rattachée à la Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise. Elle assure le lien avec les différents services du Groupe en fonction des sujets traités. La Présidente- Directrice Générale, la Direction de la Communication, la Direction de l’Environnement et de la Performance ESG, celle de l’Énergie, celle de la Stratégie ainsi que les Directeurs de sites, sont régulièrement sollicités pour différentes actions : présentation des activités, participation à des travaux menés par les États, groupes de travail sectoriels ou géographiques, visites des installations, ou réponses à des demandes d’informations, notamment via des consultations publiques.
Le Groupe a également choisi de s’engager activement au sein de structures professionnelles, agissant à différentes échelles (nationales, européennes et internationales). Depuis 2020, un travail d’optimisation de cette représentation extérieure a été initié afin de l’adapter au plus près des enjeux du Groupe. Cette optimisation se poursuivra en 2022. Plusieurs membres du Comex et Directeurs représentent le Groupe au sein des organes de gouvernance ou de management : c’est le cas, par exemple, en France pour le Conseil national de l’industrie (CNI), l’Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux (A3M) et le Comité Stratégique de Filière (CSF) Mines et Métallurgie, ou en Europe pour Euro Alliages, ou sur une échelle internationale pour l’ International Manganese Institute, le Nickel Institute et le Cobalt Institute. En complément, plusieurs experts du Groupe participent aux travaux des diverses commissions ou groupes de travail thématiques mis en place par ces structures professionnelles, portant par exemple sur la sécurité des approvisionnements en matières premières, la performance extra-financière, le devoir de vigilance ou encore l’économie circulaire.
Christel Bories, en tant que Présidente du Comité Stratégique de la Filière (CSF) mines et métallurgie du Conseil national de l’industrie, est très souvent sollicitée pour représenter les intérêts du secteur auprès des pouvoirs publics français. Le CSF met en lumière auprès des autorités gouvernementales les priorités et ambitions de la filière et pilote une Feuille de route pluriannuelle en partenariat avec l’État. En 2021, ils ont notamment porté sur la suite du déploiement de « France relance » la construction et la mise en œuvre de standards de référence de la mine responsable ou encore l’accélération de la décarbonation de la filière. Afin de structurer ces réflexions, un avenant au contrat de filière a été signé en mai 2021 entre Christel Bories, la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher et la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.
En parallèle de cette participation aux activités des fédérations professionnelles, le Groupe entreprend des actions directement auprès des gouvernements des pays dans lesquels il est implanté, dans le but d’accompagner sa croissance sur place. En 2021, de nombreuses démarches ont été faites :
Eramet est un Groupe responsable et citoyen. Avec sa Charte éthique, et s’emploie notamment à développer des relations durables avec les populations locales, les collectivités territoriales et les communautés des territoires où il est implanté. Tous les collaborateurs d’Eramet exigent d’eux-mêmes un comportement exemplaire et une conduite éthique qui ne viole ni les lois des pays où ils opèrent, ni les valeurs auxquelles ils adhèrent. En ce sens, une campagne de formation e-learning a été réalisée pour notamment maintenir et renforcer la sensibilisation et la connaissance des salariés en matière de prévention de la corruption (détails en 6.4.1).
En matière fiscale, le Groupe est attaché à respecter les réglementations des pays dans lequel il opère ainsi que les normes fiscales internationales, et notamment celles élaborées par l’OCDE. La fiscalité d’Eramet est en cohérence avec son activité opérationnelle et se traduit par le paiement d’impôts en rapport avec les fonctions exercées et la richesse créée dans les différents États ou territoires.
Conformément à ses obligations légales, Eramet a effectué son country by country reporting en déclarant auprès de l’administration fiscale française, la répartition de ses bénéfices, impôts et activités, par juridiction fiscale (article 223 quinquies du Code général en France), ainsi que son « reporting minier » relatif à ses activités extractives qui reprend les paiements effectués au profit des gouvernements (article L. 225-102-3 du Code de commerce).
Cette obligation de « reporting minier » est directement inspirée de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) à laquelle Eramet adhère volontairement depuis 2011. L’ITIE a pour objectif de contribuer à la lutte contre la corruption en favorisant la transparence des transferts d’argent entre les entreprises pétrolières, gazières et minières et les pays qui accueillent leurs activités. Le reporting sur la transparence financière du Groupe est mis en ligne sur le site Internet d’Eramet (www.eramet.com).
Les activités du Groupe sont soumises à des fiscalités spécifiques qui leur sont propres selon leur localisation géographique. Les sociétés et établissements du Groupe situés en France métropolitaine sont soumis à la fiscalité française de droit commun, le taux de l’imposition sur les bénéfices étant, à compter de 2022, de 25 % hors contribution sociale de 3,3 %.
La Société Le Nickel-SLN est assujettie à l’impôt sur les sociétés minières et métallurgiques en Nouvelle-Calédonie, au taux de 35 %. Depuis une décision du Conseil d’État du 5 mai 2021, les distributions de la SLN au profit d’Eramet sont soumises à un prélèvement à la source en Nouvelle-Calédonie de 5 %, au lieu de 10 % avant cette décision. Une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés de 3 % s’applique pour toute distribution supérieure à 30 millions de francs pacifiques (soit 251 400 euros). La déductibilité des frais généraux est plafonnée à 5 % du montant des services extérieurs. SLN est admise au régime de l’achat en franchise la taxe générale sur la consommation (TGC) qui est entrée en vigueur le 1er octobre 2018 (cette taxe constitue une déclinaison de la taxe sur la valeur ajoutée).
La société Comilog est soumise à un impôt sur les sociétés au taux de 35 %, à des droits de sortie et à une redevance minière représentant environ 6 % de la valeur carreau mine des produits extraits (valeur proche de la valeur FOB) ainsi qu’à un impôt sur dividendes de 10 % en application du régime fiscal des groupes de sociétés. Cette fiscalité est stabilisée jusqu’en 2032 dans le cadre d’une convention minière signée en octobre 2004. Cette convention a été ratifiée par le Parlement gabonais en 2005.
De par la Convention signée avec l’État du Sénégal en 2004 et son avenant n° 1 signé en 2007, la société Grande Côte Opérations (GCO) bénéficie d’un régime de concession minière pour une durée de 25 ans conformément au décret ministériel n° 2007-1326 du 2 novembre 2007. Conformément aux dispositions du Code minier, elle jouit d’un régime de pleine exonération durant 15 ans (exonération de TVA, droits de douanes, impôts sur les sociétés, patentes et contributions foncières…), sans compter la période de réalisation des investissements (construction). Concernant les redevances minières, de manière dérogatoire au Code minier, qui fixe lesdites redevances à 3 % du carreau minier, GCO a accepté en 2007 de relever cette redevance à 5 % et de pratiquer un partage de production à 10 % basé sur la marge nette d’un certain nombre de coûts.
La société PT Weda Bay (qui extrait du minerai de nickel et produit des ferroalliages de nickel) bénéficie depuis 2020 d’une exonération d’impôt sur les sociétés sur la quote-part de son résultat provenant de l’activité de production de ferroalliages de nickel. Ce régime de faveur, accordé pour une durée de neuf ans, permet à la société une exonération de 100 % de sa quote-part de résultat sur cette activité sur les sept premières années, puis de 50 % sur les deux dernières.
Les dividendes versés par les filiales en Norvège, Suède, États-Unis, et Singapour à la maison mère ne sont pas soumis à une retenue à la source.
La fonction fiscale et la gestion des risques associés est confiée à la Direction Fiscale et supervisée par le Directeur Financier du Groupe, qui présente régulièrement au Comité d’Audit la mise en œuvre de la politique fiscale du Groupe. Des procédures internes, comprenant des mécanismes de contrôle clés, ont également été mis en place en collaboration avec le département d’Audit interne pour s’assurer, entre autres, du respect des obligations fiscales. En outre, Eramet coopère avec intégrité et transparence avec les administrations fiscales dans le cadre de leurs contrôles, et s’assure de la mise en œuvre d’éventuelles mesures correctrices à l’issue des contrôles fiscaux. Enfin, le Groupe veille également au dépôt des déclarations fiscales dans les délais réglementaires dans tous les pays où il est implanté, ainsi qu’au respect de ses obligations de reporting.
L’ensemble des projets portés par le Groupe est développé en conformité avec la procédure interne « Intégration des facteurs HSE/RSE dans les projets », mise à jour en 2021. Cette procédure exige la conformité à la fois aux réglementations nationales et locales du pays dans lequel le projet est implanté, aux politiques et aux standards Eramet, et aux exigences formulées par les financeurs du projet. Au-delà, les standards internationaux de financement (Principes de l’Équateur, normes du groupe Banque Mondiale) et les bonnes pratiques des métiers du Groupe sont pris en référence et appliqués tant que cela est raisonnablement possible pour la performance économique du projet. La conformité des projets menés par le Groupe à ce standard est vérifiée à intervalles réguliers.
Les aspects environnementaux, sociaux, sociétaux et sanitaires sont pris en compte dès les phases les plus en amont des projets. Les experts et spécialistes en développement durable sont intégrés aux équipes industrielles, techniques, juridiques et financières, et participent aux divers Comités de Pilotage, dès les phases d’avant-projet, d’études de faisabilité et de pré-construction. De même, ils participent aux audits d’acquisition dans le cas de projets de fusion ou d’acquisition, ainsi qu’aux due-diligences liées aux cessions d’actifs.
L’objectif est de bâtir une relation de confiance sur le long terme avec les communautés présentes dans les lieux d’implantation, et de prévenir tout risque d’atteinte aux droits fondamentaux de ces communautés, tout particulièrement, le cas échéant, des communautés autochtones. Ceci passe par la mise en œuvre de mécanismes de dialogue avec les représentants des parties prenantes concernées.
Les paragraphes suivants détaillent la prise en compte des facteurs de développement durable dans les principaux projets portés par le Groupe en 2021.
Le chemin de fer Transgabonais qui traverse le Gabon, de Libreville à Franceville compte un total de 710 km de voie, 52 ouvrages d’art et 22 gares. Outre le transport du minerai de Comilog vers le port d’Owendo, il joue un rôle stratégique dans le développement économique du pays. La société Setrag (Société d’Exploitation du Transgabonais) exploite le chemin de fer dans le cadre d’une Convention de Concession établie en 2005 et mise à jour en 2015. Setrag est le gestionnaire de l’infrastructure, du trafic, et de l’exploitation ferroviaire (voyageurs, bois, minerais et autres marchandises). Setrag avait accéléré le rythme des travaux de maintenance et de remise en état de la voie du chemin de fer Transgabonais. Mais l’état général de la voie continuait de pénaliser l’exploitation du réseau et Setrag a alors décidé d’intensifier le programme de rénovation de l’infrastructure.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
L’entreprise s’est tournée vers la Société Financière Internationale (SFI) et Proparco (groupe Agence française du développement) pour le financement du programme, qu’elle a obtenu en 2016. Un nouveau financement a été demandé et obtenu en 2020 pour l’accélération du programme, mais aussi la consolidation des plateformes en zones instables, la sécurisation de la voie (passages à niveau, passerelles piétons, etc.) et la mise en place de nouveaux outils d’optimisation du trafic.
Le contrat de concession prévoit une contribution du concédant, l’État, à certains travaux, notamment ceux associés au renforcement des infrastructures, à la réhabilitation des ouvrages d’art, à la sécurisation des passages à niveaux et à la rénovation des cités « employés ». Dans ce cadre, l’État a souscrit un financement auprès de l’Agence française du développement (AFD), dont les modalités ont été arrêtées en décembre 2016. Les travaux, démarrés en septembre 2017, doivent se poursuivre sur une dizaine d’années. Fin 2021, plus de 170 km de voie ont été renouvelés. La cadence a été maintenue sur 2021. L’acquisition d’un deuxième outil pour la pose des traverses a été reportée à 2022.
Conformément aux standards Eramet, le projet a été conçu pour minimiser les potentiels impacts environnementaux ou sociétaux associés, en se fondant sur des études complètes et pertinentes. Parmi celles-ci : un diagnostic environnemental et social pour les travaux de réhabilitation de la voie, une notice d’impacts dédiée à une unité de fabrication de traverses béton-acier, ainsi qu’une étude d’impacts pour l’exploitation de la sablière alimentant l’unité de traverses. Sur cette base, des plans de gestion et d’actions dédiés ont été élaborés et sont mis en œuvre. Setrag rapporte une fois par an aux trois institutions financières ses résultats en termes d’environnement, de santé, de sécurité, et de dialogue avec les parties prenantes. Elle accueille sur site leurs représentants deux fois par an pour des visites de suivi, destinées à vérifier la conformité du projet aux exigences environnementales et sociales de la SFI, de Proparco et de l’AFD. Avec la pandémie, seule la deuxième visite de suivi a pu être réalisée sur site. La première visite a été remplacée par des téléconférences avec les différents acteurs du projet, complétées par l’envoi de documents. En septembre 2021, le fonds d’investissement Meridiam, spécialisé dans le développement et la gestion d’infrastructures, est entré au capital de Setrag à hauteur de 40 %. Ce partenariat vient renforcer le projet de modernisation et de sécurisation de Setrag, tant d’un point de vue technique que financier, et avec toujours la même ambition RSE.
Le projet Lithium est un projet phare d’Eramet qui se positionne en acteur clé de la transition énergétique et des énergies renouvelables. Le projet vise la production de carbonate de lithium pour le marché de la batterie « lithium-ion » utilisée dans les véhicules électriques. Le projet se veut exemplaire ; il est développé selon les politiques et procédures RSE d’Eramet, les meilleurs standards environnementaux et sociétaux. Il fait partie des entités pionnières en Argentine pour le déploiement du standard « Vers le développement minier durable » (Hacia una mineria sustentable). Ce standard exigeant est une déclinaison du référentiel mis en œuvre par la profession minière au Canada (Mining Association Canada). Un effort tout particulier a été fait pour intégrer au mieux les critères de développement durable dans la conception du projet et de l’usine.
Le projet est situé dans le Nord de l’Argentine, dans la province de Salta, dans le bassin de Centenario-Ratones. Il est donc situé dans le triangle du lithium, dans cette région aride des Andes entre Bolivie, Chili et Argentine. Un procédé alternatif de fabrication à partir de saumures a été spécifiquement développé pour limiter la pression sur l’eau ; il diffère fondamentalement du procédé conventionnel d’évaporation naturelle.
À titre d’exemple, cet effort continu a permis de réduire d’environ 30 % la consommation d’eau par tonne de carbonate de lithium prévue pour le projet, ce qui est très important dans cette région très aride du monde. Ce progrès a été accompli, soit par des modifications qui réduisent les besoins en eau, soit par l’ajout d’éléments qui permettent de mieux recycler les eaux dans le procédé. Le taux de recyclage de l’eau à l’intérieur du procédé est désormais supérieur à 60 %. Enfin, le procédé innovant mis en œuvre par Eramet permet, grâce à son meilleur rendement d’extraction (~ 90 %), de limiter significativement l’impact dû aux pertes par évaporation sur la balance hydrique du bassin-versant – par comparaison au procédé conventionnel d’évaporation.
En parallèle, le projet a confié aux spécialistes les études de l’état de référence sur les composantes environnementales et sociétales qui ont couvert sur plusieurs saisons entre 2014 et 2017. Une fois que les éléments du projet se sont précisés, une étude d’impacts a été développée pour le projet d’extraction de la saumure, de production de carbonate de lithium mais aussi les activités associées : gazoduc, centrale gaz, carrières, aéroport, camps vie… Elle a été déposée au Secrétariat des mines de Salta en 2016, elle a été concertée avec les parties prenantes du projet et elle a été validée début 2019. Pour s’assurer de la conformité du dossier aux standards de performance de la Société Financière Internationale (PS1 à 8), les études ont également fait l’objet d’une revue par un cabinet international en 2019.
Depuis, une usine pilote et un centre de formation ont été installés début 2020. Compte tenu de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le projet de construction de l’usine a été mis sous cocon en avril 2020. Cependant des équipes sont restées mobilisées pour faire tourner l’installation pilote, préparer les conditions de la reprise et préserver les relations avec les parties prenantes. Les activités de dialogue et de soutien au développement communautaire ont ainsi continué, suivant les axes décidés avec les parties prenantes locales. Parmi ceux-ci, on peut citer la relance de la culture du quinoa et le soutien à l’élevage, dans un objectif de développement économique et de lutte contre la malnutrition, ou encore un plan de développement des compétences locales en partenariat avec les institutions régionales de formation.
L’usine pilote et le centre de formation ont aussi continué d’opérer en 2020 et 2021. Cela a permis de confirmer en conditions réelles le rendement d’extraction attendu et les performances du procédé en matière de consommation d’eau. En novembre 2021, Eramet engage la construction de son usine de production en signant un partenariat avec le groupe sidérurgique chinois Tsingshan, premier producteur mondial d’aciers inoxydables. Tsingshan et Eramet sont déjà partenaires au sein de Weda Bay Nickel, projet développé en Indonésie. Le développement du projet se poursuit selon les standards RSE d’Eramet.
Dans le cadre du développement de ses activités, Comilog augmente la capacité de production sur son site de Moanda au Gabon. Le projet comprend le lancement de l’exploitation d’un nouveau plateau (Okouma), et la construction d’infrastructures minières et industrielles associées, dont deux lignes de concentration du minerai par voie humide (laveries). Les opérations minières ont démarré en décembre 2020, tandis que l’implantation des capacités de lavage de minerai est encore en phase d’ingénierie, pour une mise en production prévue en 2022.
Le projet est développé selon les critères de performance et les lignes directrices de la Société Financière Internationale, un des référentiels les plus exigeants en matière de développement durable. Ces engagements se sont matérialisés, dès les étapes amont de conception, par la réalisation d’études de caractérisation des milieux humain, physique, et biologique. En 2018, ces études ont été complétées et des consultations ont été menées avec les populations locales, et les autorités publiques. L’étude d’impact environnementale et sociétale, qui fait appel à des spécialistes internationaux reconnus dans leur domaine, a été finalisée en 2019. Des consultations et audiences publiques à destination des populations et des autorités locales ont été organisées en juin 2018 et en février 2019. Le projet a été présenté en détail, ainsi que ses impacts, ses risques et ses opportunités. L’étude d’impacts a été déposée et présentée ensuite aux autorités ministérielles et aux institutions financières dans le cadre respectivement des demandes d’autorisation d’exploiter et de financement. Le permis environnemental d’exploitation de la nouvelle mine a été obtenu en mai 2019.
Une évolution majeure du projet a été décidée en 2020 sur un plan environnemental. Cette évolution est relative au mode de gestion des résidus miniers qui seront produits par les laveries. 50 % du flux issu des laveries, sera filtré avec des filtres-presses, ce qui permettra de stocker les résidus sous forme de résidus secs. Il s’agit d’une innovation de rupture pour Comilog qui stocke ses résidus en voie humide dans des digues depuis 2010. Cette solution de stockage en voie sèche évite ainsi les risques associés à la stabilité des digues, et permet également une récupération de l’eau. En adoptant cette technique, Comilog se situe ainsi dans les entreprises les plus avancées en matière environnementale pour la gestion des résidus. Un addendum à l’étude d’impact a été développé et validé en 2021, pour intégrer ces dernières modifications au projet. Les enjeux de biodiversité sont importants pour le projet. Ils sont principalement portés par l’espèce emblématique et classée en danger par l’organisme international UICN (1) , le chimpanzé.# Sa présence sur le site, ainsi que la présence d’autres espèces classées sur la liste rouge de l’IUCN, nécessitent la mise en place de mesures particulières. Le projet a pris l’engagement d’une absence de perte nette en biodiversité, dont la faisabilité et la mise en œuvre sont détaillés dans un plan d’actions biodiversité (PAB). L’évitement des forêts galeries (habitats du chimpanzé) constitue le cœur de sa stratégie de préservation de la biodiversité du projet. Les contours des futures carrières d’exploitation sont le fruit d’un travail collaboratif entre les représentants environnement et biodiversité, mine et ingénierie du projet et d’Eramet, et les spécialistes et experts internationaux des cabinets Golder et Biotope. Il a été décidé ainsi, pour la préservation de la biodiversité, de laisser en place une part significative des réserves minières identifiées initialement (plus de 15 %). La réhabilitation est un axe majeur du PAB ; elle s’appuie sur la mise en place d’une pépinière sur site et l’association à moyen terme des communautés dans les activités de collecte et de plantation. Pour les impacts significatifs résiduels, des actions de compensation sont déployées à Moanda et sur le Parc de la Lékédi (cf. § 6.2.8.5 « Fondation Lékédi Biodiversité »). (1) Union internationale pour la conservation de la nature.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 394
Eramet a lancé en décembre 2019 des recherches sur le bloc rutilifère d’Akonolinga, situé à 135 km de Yaoundé au Cameroun. Les travaux d’exploration en cours sont préalables à l’étude de faisabilité. Ils permettent de mieux comprendre le gisement, d’imaginer les techniques d’extraction et d’identifier les sensibilités environnementales et sociétales et ont permis à fin 2021 la déclaration de ressources et résultats d’exploration pour un total de plus d’un million de tonnes de rutile contenu.
En 2021, une unité pilote a fonctionné sur trois mois pour une première évaluation du procédé de valorisation du minerai avec une étape de préconcentration par séparation gravimétrique réalisée au Cameroun. Une deuxième étape a été réalisée sur notre site de GCO de séparation, électrostatique et magnétique. D’autres essais pilotes sont prévus sur 2022 pour optimiser son rendement et ses performances environnementales.
Conformément à son standard de conduite des projets, Eramet a réalisé dès cette phase amont une étude de cadrage environnemental et sociétal, confiée à des spécialistes et experts locaux. Elle a couvert le milieu physique, biologique et humain et permet de préparer efficacement la stratégie environnementale pour la suite du développement du projet.
Dès 2019, un Comité composé de représentants locaux a aussi été mis en place pour assurer une information et une consultation éclairée des populations locales au sujet des opérations en cours. En 2021, les activités de dialogue se sont renforcées. Un premier programme de développement local a été mis en place avec notamment la réhabilitation de trois points d’eau bénéficiant à plus de 250 personnes. Le projet a également démarré une étude majeure pour renforcer ce premier programme, en concertation avec les autorités camerounaises et avec le soutien de la Fondation HORUS. L’étude s’appuie sur les interviews directes des populations de manière à mieux connaitre et comprendre la situation réelle, avec un objectif d’action et de contribution aux ODD 1 « Pas de pauvreté », ODD 2 « Zéro faim », ODD 3 « Bonne santé et bien-être », ODD 4 « Éducation de qualité » et ODD 10 « Inégalités réduites ».
Le chapitre 6 est destiné à informer les parties prenantes sur les actions entreprises par Eramet en faveur du développement durable et de la RSE. Le référentiel d’indicateurs utilisé à cet effet a été conçu pour fournir l’image la plus juste sur les enjeux significatifs pour le Groupe compte tenu de son activité. Il comprend notamment les indicateurs considérés pertinents par Eramet pour le suivi de la déclinaison de ses politiques et de sa performance en termes de RSE, dont une partie des informations proposées par l’article R. 225-101-1 du Code de commerce français et des indicateurs inspirés de ceux proposés par le référentiel Global Reporting Initiative et sa déclinaison dédiée au secteur Mines et Métallurgie.
Le périmètre de reporting extra-financier a peu évolué par rapport à 2020. Les sites ADMDT (Wuxi – Chine), Erasteel Inc. (Boonton – États- Unis), Aubert & Duval TAF (Gennevilliers – France) et Erasteel Stubs (Warrington – Royaume-Uni) ont été progressivement fermés et/ou cédés au cours de l’année 2020. En 2021, Eramet North America (Pittsburgh – États-Unis) a été fermé et Brown Europe (Laval-de-Cère – France) a été cédé. Les données extra- financières issues de ces sites ne sont pas comptabilisées dans le reporting consolidé au regard de leur faible contribution à l’échelle du Groupe.
Le reporting extra-financier du groupe Eramet couvre :
Sur ce périmètre, il ne s’applique pas aux sites :
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 395
Sont également incluses pour la partie sociétale les informations d’Eramine (Argentine). Les données environnementales et sociétales de PT Weda Bay Nickel ne sont pas intégrées aux indicateurs consolidés du Groupe présentés dans la Déclaration de performance extra-financière, l’entité n’entrant pas dans le périmètre décrit ci-dessus. Dans une optique de transparence, Eramet donne toutefois accès aux indicateurs principaux de responsabilité sociale de cette opération au travers d’une annexe dédiée, disponible en fin de chapitre.
Le tableau suivant récapitule l’ensemble des entités intégrées dans les données consolidées publiées.
| Pays | Entités juridiques | Sites | Périmètre Données sociales | Périmètre Sécurité | Périmètre Environnement – Énergie | Sociétal |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Allemagne | Eramet Alloys GmbH | Mönchengladbach | x | x | ||
| Eramet International German Branch | Francfort | x | x | |||
| Argentine | Eramine Sudamerica | Salta & Centenario & Buenos Aires | x | x | x | x |
| Brésil | Eramet Latin America | São Paulo | x | x | ||
| Chine | Erasteel Innovative Materials Ltd (EIML) | Tianjin | x | x | x | x |
| Eramet Shanghai Trading | Shanghai | x | ||||
| Corée | Eramet Korea | Séoul | x | |||
| Espagne | Aubert & Duval Irun | Irun | x | x | x | x |
| États-Unis | Erasteel Inc | Bolingbrook | x | |||
| Eramet Marietta | Marietta | x | x | x | x | |
| France | EcoTitanium | Saint-Georges-de-Mons | x | x | x | x |
| Aubert & Duval | Les Ancizes | x | x | x | x | |
| Clermont-Ferrand | ||||||
| La Pardieu | x | x | x | x | ||
| Issoire | x | x | x | x | ||
| Heyrieux | x | |||||
| Imphy | x | x | x | x | ||
| Pamiers | x | x | x | x | ||
| Firminy | x | x | x | x | ||
| Aubert & Duval 10G | Paris | x | ||||
| Erasteel | Commentry | x | x | x | x | |
| Champagnole | x | x | x | x | ||
| Paris et Chalon | x | |||||
| Forges de Monplaisir | Saint-Priest | x | x | x | x | |
| Interforge | Issoire | x | x | x | x | |
| UKAD | Les Ancizes | x | x | x | x | |
| Eramet S.A. | Paris et Trappes | x | x | |||
| Eramet Ideas | Trappes | x | x | x | ||
| Comilog Dunkerque | Dunkerque | x | x | x | x | |
| Eramet Sandouville | Sandouville | x | x | x | x | |
| Eramet Marketing Services | Paris et Trappes | x | ||||
| Eramet Services | Clermont-Ferrand | x | ||||
| Gabon | Comilog S.A. | Moanda Complexe C2M | x | x | x | x |
| Moanda Complexe CIM | x | x | x | x | ||
| Port Minéralier Owendo | x | x | x | x | ||
| Moanda Mine | x | x | ||||
| Setrag Owendo | x | x | ||||
| Sodepal | Bakoumba | x | x | |||
| DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 396 | Déclaration De performance extra-financière (Dpef) | Note méthodologique | ||||
| Pays | Entités juridiques | Sites | Périmètre Données sociales | Périmètre Sécurité | Périmètre Environnement – Énergie | Sociétal |
| Inde | Eramet India Private Limited | Mumbai | x | |||
| Erasteel India | Mumbai | x | ||||
| SQuAD | Belgaum | x | x | x | ||
| ADEI Inde | x | x | ||||
| Italie | Eramet Alloys Italia | Ferrara | x | |||
| Japon | Eramet International | Tokyo | x | x | ||
| Norvège | Eramet Norway | Kvinesdal | x | x | x | x |
| Sauda | x | x | x | x | ||
| Porsgrunn | x | x | x | x | ||
| TiZir Titanium & Iron (TTI) | Tyssedal | x | x | x | x | |
| Eralloys Holding | ||||||
| Nouvelle- Calédonie | SLN | Nouméa (Doniambo) | x | x | x | x |
| Kouaoua | x | x | x | x | ||
| Népoui | x | x | x | x | ||
| Poum | x | x | x | x | ||
| Tiébaghi | x | x | x | x | ||
| Thio | x | x | x | x | ||
| Royaume- Uni | Eramet Alloys UK | Sheffield | x | |||
| Sénégal | Grande Côte Opérations – TiZir | Diogo et Dakar | x | x | x | x |
| Suède | Erasteel Kloster | Söderfors | x | x | x | |
| Långshyttan | x | x | x | |||
| Vikmanshyttan | x | x | x | |||
| Taiwan | Eramet International | Taipeh | x | x |
Le reporting social s’appuie sur l’outil de saisie et de consolidation dédié Magnitude et sur un questionnaire qualitatif adressé en parallèle aux entités concernées. La comparaison des chiffres issus de ces deux outils pour certains indicateurs communs permet un contrôle des données.# 6 Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
(1) À noter, on associe aux 13 objectifs, 15 cibles, du fait de la distinction des cibles pour deux objectifs :
– économie circulaire (déchets et résidus) ;
– chaîne de valeur responsable (fournisseurs et clients).
(2) Le taux de fréquence des accidents du travail est le nombre d’accidents du travail (dont accidents mortels), survenus au cours d’une période donnée, rapporté à un million d’heures travaillées. TF = (nombre d’accidents du travail x 1 000 000)/nombre d’heures travaillées.
(3) Le taux de gravité des accidents du travail est le nombre de journées calendaires non travaillées suite à un accident du travail, survenus au cours d’une période donnée, rapporté à mille heures travaillées. TG = (nombre de journées non travaillées suite à accident de travail x 1 000)/nombre d’heures travaillées.
(4) Certains contrats de très courte durée sur les entités norvégiennes, aux modalités propres aux réglementations locales et pouvant être assimilés à de l’intérim, ne sont pas inclus.
Exercice clos le 31 décembre 2021
Aux actionnaires,
En notre qualité d’organisme tiers indépendant de la société Eramet, accrédité par le COFRAC sous le numéro n°3-1080 (1), nous vous présentons notre rapport sur la déclaration consolidée de performance extra financière relative à l’exercice clos le 31 décembre 2021 (ci-après la « Déclaration »), présentée dans le rapport de gestion en application des dispositions légales et réglementaires des articles L. 225-102-1, R. 225-105 et R. 225-105-1 du Code de commerce.
Il appartient au Directoire d’établir une Déclaration conforme aux dispositions légales et réglementaires, incluant une présentation du modèle d’affaires, une description des principaux risques extrafinanciers, une présentation des politiques appliquées au regard de ces risques ainsi que les résultats de ces politiques, incluant des indicateurs clés de performance. La Déclaration a été établie en appliquant les procédures de la société (ci-après le « Référentiel ») dont les éléments significatifs sont présentés dans la Déclaration.
Notre indépendance est définie par les dispositions prévues à l’article L. 822-11-3 du Code de commerce et le code de déontologie de la profession. Par ailleurs, nous avons mis en place un système de contrôle qualité qui comprend des politiques et des procédures documentées visant à assurer le respect des règles déontologiques, de la doctrine professionnelle et des textes légaux et réglementaires applicables.
Il nous appartient, sur la base de nos travaux, de formuler un avis motivé exprimant une conclusion d’assurance modérée sur :
Il ne nous appartient pas en revanche de nous prononcer sur :
(1) Dont la portée d’accréditation est disponible sur le site www.cofrac.fr.
Nos travaux décrits ci-après ont été effectués conformément aux dispositions des articles A.# Déclaration De performance extra-financière (Dpef)
225 1 et suivants du Code de commerce déterminant les modalités dans lesquelles l’organisme tiers indépendant conduit sa mission et selon la norme internationale ISAE 3000 - Assurance engagements other than audits or reviews of historical financial information. Nous avons mené des travaux nous permettant d’apprécier la conformité de la Déclaration aux dispositions réglementaires et la sincérité des Informations :
Nous estimons que les travaux que nous avons menés en exerçant notre jugement professionnel nous permettent de formuler une conclusion d’assurance modérée ; une assurance de niveau supérieur aurait nécessité des travaux de vérification plus étendus.
(2) Informations qualitatives relatives aux chapitres : « Éthique, Conformité et lutte contre la corruption » ; « Engagements envers les communautés hôtes » ; « Certifications ISO 14001 et indicateurs de conformité environnementale » ; « Réduction des émissions » ; « Déploiement de la démarche ISO 50001 et efficacité énergétique » ; « Préservation de la biodiversité » ; « sécurité des collaborateurs » ;
(3) Informations sociales : effectif total et répartition par type de contrat et CSP ; nombre total d’entrées (hors mutation entre sociétés du Groupe; nombre total de départs (hors mutation entre sociétés du Groupe) ; pourcentage de femmes manager ; taux de fréquence des accidents de travail avec arrêt et sans arrêt ; taux de gravité des accidents du travail ; taux d’absentéisme ; nombre de salariés formés. Informations environnementales : consommation d’énergie totale ; émissions de CO2 scope 1, 2 et 3 ; consommation d’eau et répartition par type de source ; quantité de matériaux supplémentaires valorisés grâce au plan d’action économie circulaire ; quantité de déchets dangereux et non dangereux ; tonnes de poussières canalisées émises par les installations industrielles ; Demande chimique en oxygène (DCO) ; Ratio surfaces réhabilitées / surfaces défrichées.
(4) Tizir Titanium and Iron (Norvège), C2M Comilog (Gabon), Comilog SA (Gabon), Société Le Nickel (Nouvelle-Calédonie), Erasteel Commentry (France).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 400
Moyens et ressources
Nos travaux ont mobilisé les compétences de quatre personnes et se sont déroulés entre novembre 2021 et février 2022. Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisation de nos travaux, à nos spécialistes en matière de développement durable et de responsabilité sociétale. Nous avons mené des entretiens avec les personnes responsables de la préparation de la Déclaration.
Conclusion
Sur la base de nos travaux, nous n’avons pas relevé d’anomalie significative de nature à remettre en cause le fait que la déclaration de performance extra-financière est conforme aux dispositions réglementaires applicables et que les Informations, prises dans leur ensemble, sont présentées de manière sincère, conformément au Référentiel.
Neuilly-sur-Seine, le 24 mars 2022
L’un des commissaires aux comptes
Grant Thornton
Membre français de Grant Thornton International
Alexandre Mikhail Associé
Bertille Crichton Associée
6 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 401
ANNEXE : MINE ET USINE DE PT WEDA BAY NICKEL EN INDONÉSIE
Gouvernance
En Indonésie, Weda Bay Nickel est entré en production en 2020 et montée en puissance en 2021, dans le cadre d’un partenariat entre Eramet (actionnaire minoritaire) et le groupe sidérurgique chinois Tsingshan (premier producteur mondial d’aciers inoxydables). Ce partenariat, vise à produire, d’une part du minerai de nickel, et d’autre part, selon un procédé pyrométallurgique, un ferroalliage de nickel pour un volume d’environ 30 000 tonnes de nickel contenu par an. La mise en œuvre pour la société PT Weda Bay Nickel d’engagements environnementaux et sociétaux forts fait partie intégrante des objectifs inscrits dans les accords signés entre Eramet et Tsingshan. Dans cette optique, Eramet met à disposition du partenariat son savoir-faire pour aider à accomplir ces engagements, particulièrement dans la maîtrise des impacts environnementaux sur mine. Eramet déploie également pleinement ses outils de vigilance dans le cadre de ce partenariat. Ainsi, depuis 2019, trois missions de contrôle et d’appui ont été réalisées, contribuant ainsi à la dynamique d’amélioration continue de la performance environnementale et sociale du site. Ces missions donnent lieu à des plans d’action, établis par les opérationnels et suivis au niveau du Conseil d’administration de la société.
Principales informations RSE
Les données environnementales et sociétales de Weda Bay ne sont pas intégrées aux indicateurs consolidés du Groupe présentés dans la Déclaration de performance extra-financière, puisque les activités pour lesquelles le Groupe détient un pourcentage de contrôle au sens financier de moins de 50 % ne sont pas intégrées au périmètre de reporting (informations en 6.5 « Note méthodologique »). Dans une optique de transparence, Eramet donne toutefois accès aux indicateurs principaux de responsabilité sociale de cette opération au travers de cette annexe dédiée.
| Données 2021 | Commentaires |
|---|---|
| SOCIAL | |
| Nombre d’employés (WBN et sous-contractants directs) | 5 064 |
| SÉCURITÉ TF2 | 0,1 |
| Le nombre d’accident est très faible mais la gravité potentielle très forte. L’accident mortel d’avril 2021 impliquant un sous-traitant de roulage dont le camion s’est renversé contre un merlon nous l’a rappelé douloureusement. Le système de gestion de la sécurité n’est pas encore au point et doit être audité/amélioré en 2022. | |
| SOCIÉTAL | |
| Budget des actions communautaires | 1 600 000 USD |
| Part de l’emploi local dans les effectifs (WBN et sous-contractants directs) | 92 % d’employés indonésiens |
| ENVIRONNEMENT | |
| Consommations de carburant | 39 500 m 3 |
| Consommation de charbon (production d’électricité) | 470 000 tonnes |
| Consommation de réducteurs | 564 000 tonnes |
| Émissions CO 2 | 1 150 000 tonnes |
| Émissions affectées au scope 3 d’Eramet et au prorata de la participation du Groupe à l’equity de la JV (39 %) | |
| Déchets dangereux solides | 126,2 tonnes |
| Nombre de bassins de sédimentation sur mines | 10 |
| Bassins principaux, surveillés quotidiennement | |
| Surface défrichée | 350 ha |
| Surface totale, y compris installations fixes et routes minières | |
| Surface défrichée opérationnelle | 246 ha |
| Zones minières et verses | |
| Surface réhabilitée | 0 |
| Pas de surface disponible à la réhabilitation en zones minières et verses. Situation normale pour une mine en démarrage. 6 ha ont été végétalisés, principalement sur les abords des routes minières. À noter que les émissions de CO 2 indiquées ici figurent dans les émissions Groupe rapportées dans les émissions de scope 3. |
Les principales actions mises en place sont les suivantes :
La réglementation de la Taxonomie verte est encore en cours de construction. 2021 est néanmoins la première année de publication des données taxonomie. Des précisions sont attendues afin d’améliorer la compréhension des textes publiés, qui ne comprennent à ce jour que les 2 des 6 indicateurs, ceux liés au changement climatique, et ne reprennent de critères d’éligibilité que pour un nombre limité d’activités évaluées et validées à date par la plateforme européenne. Selon son analyse des textes publiés de la Taxonomie verte, Eramet n’a pour 2021 que l’activité de transport ferroviaire gabonais de la SETRAG qui soit confirmée éligible au titre du changement climatique pour laquelle un critère d’évaluation a été publié.
D’autre part :
A noter qu’une part significative des activités d’Eramet contribuent à la transition énergétique (Lithium, Nickel, Cobalt, et Manganèse), et celles-ci pourraient donc être considérées comme contribuant à la lutte contre le changement climatique. Il s’agit en particulier de la production du nickel, du cobalt et du lithium pour la fabrication des batteries, le stockage de l’énergie, et les appareils mobiles.
Sur la base des périmètres d’activités d’ores et déjà validés par la commission européenne :
| % | |
|---|---|
| Chiffre d’affaires activités éligibles | 2 |
| CAPEX éligibles | 14 |
| OPEX éligibles | 4 |
| Investissements non éligibles mais concourant à l’atteinte des autres objectifs | 5 |
Bien que la notion de CAPEX éligibles ne soit pas expressément prévue par l’article 8, qui s’attache uniquement à définir la notion de CAPEX alignés, Eramet a appliqué le consensus de place sur la définition, à savoir : l’intégralité des CAPEX directement rattachés à des actifs ou à des processus associés à des activités éligibles et les CAPEX générés par des mesures individuelles en lien avec les activités éligibles répertoriées dans les annexes I et II des actes délégués.
Les Opex ont été définis de la manière suivante : les Opex durables sont les Opex liés à des actifs ou à des processus associés à des activités durables ou des Opex inclus dans un plan visant à étendre ou à rendre une activité durable. Les Opex totaux sont les coûts directs non capitalisés suivants : frais de recherche et développement, frais de rénovation de bâtiments, contrats de location à court terme, frais de maintenance, entretien et réparation et toute autre dépense direct liée à l’entretien courant d’actifs corporels.
Les données financières reportées au titre de ce premier exercice 2021 ont été extraites du système de consolidation utilisé pour la préparation des comptes consolidés du Groupe lorsqu’elles étaient directement identifiables. Pour les CAPEX, une analyse plus approfondie a été menée avec l’ensemble des filiales d’Eramet afin d’identifier les CAPEX générés par des mesures individuelles en lien avec les activités éligibles répertoriées dans les annexes I et II des actes délégués. Pour les Opex, qui sont non significatives, une analyse similaire au CAPEX sera menée en 2022. La réglementation de la Taxonomie verte ayant été publiée en cours d’exercice 2021, une réflexion est en cours afin de mettre en place une mécanique de remontée de l’information efficiente permettant de communiquer de manière exhaustive sur ces trois indicateurs dans les prochains rapports d’Eramet.
→ Mine de manganèse de Moanda, Comilog, Gabon
Les titres de la Société sont négociés chez Euronext sur le marché Euronext Paris (code ISIN : FR0000131757, code LEI 549300LUH78PG2MP6N64). Aucun titre d’une autre société du Groupe n’est admis aux négociations d’une autre bourse de valeurs.
L’évolution de l’action Eramet est notamment sensible aux évolutions de prix des matières, principalement le manganèse et le nickel, et aux évolutions de l’environnement macro-économique. L’action Eramet a clôturé l’année 2021 à 71,95 euros/action, soit une hausse de près de 70 % sur l’année, pour atteindre une capitalisation boursière de 1,92 milliard d’euros. Le cours avait démarré l’année sur des points bas, atteignant son plus bas à 41,1 euros/action le 12 janvier 2021, puis a progressé tout au long de l’année, atteignant un point haut le 18 octobre 2021 à 86,6 euros/action. La forte hausse de l’action Eramet observée au cours de l’exercice, reflète la très bonne performance opérationnelle du Groupe dans un environnement de reprise économique mondiale et un contexte de prix favorables, malgré les incertitudes persistantes liées aux nouvelles vagues de la pandémie de Covid-19 dans le monde. Le Groupe a notamment réalisé de nouveaux records de production dans ses activités Manganèse au Gabon, dans ses activités Nickel en Indonésie et dans ses exports de minerai de nickel en Nouvelle-Calédonie.# L’environnement de prix a été très favorable, dans un contexte de déficit de l’offre par rapport à la demande, compte tenu d’une part des difficultés opérationnelles dans certains pays producteurs et d’autre part d’une demande soutenue par le rebond de l’activité économique mondiale et par la demande croissante pour les batteries de véhicules électriques. Les prix des aliages de manganèse ont ainsi connu de très fortes hausses (près de 80 % d’augmentation pour le medium carbon ferromanganese en Europe (1) et plus de 50 % d’augmentation pour le silicomanganèse en Europe (1) ). Enfin, les opérations stratégiques annoncées par le Groupe telles que la cession de l’usine de Sandouville (juillet) et la relance de la construction de l’usine de lithium, métal critique de la transition énergétique, en Argentine (novembre), ont été très bien accueillies par le marché.
Les volumes traités sont en progression de 5 % par rapport à 2020, pour atteindre 28 518 899 titres, soit en moyenne 110 538 titres échangés par séance (contre 106 034 titres/séance en 2020). Le premier trimestre 2021 a été le plus actif, avec en moyenne 138 680 titres échangés par séance, tandis que les trois trimestres suivants se situaient en moyenne autour de 100 000 titres par séance.
Volume (en milliers de titres/cours en euros)
| Année | Volume (moyenne mensuelle) | Cours Eramet (moyenne mensuelle) |
|---|---|---|
| 2021 | ||
| 2020 | ||
| 2019 | ||
| 2018 | ||
| 2017 | ||
| 2016 | ||
| 2015 | ||
| 2014 | ||
| 2013 | ||
| 2012 | ||
| 2011 | ||
| 2010 | ||
| 2009 |
(1) Prix moyen mensuel selon l’Indice de prix spot CRU.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 408
7 EramEt Et sEs actionnairEs
Marché des titres de la Société
DonnÉEs BoUrsiÈrEs
| Année | Cours (en euros) Plus haut | Cours (en euros) Plus bas | Cours (en euros) Clôture au 31/12 | Capitalisation boursière au 31/12 (en millions d’euros) | Volume (moy./jour) |
|---|---|---|---|---|---|
| 2008 | 669,98 | 96,06 | 138,00 | 3 618 | 52 945 |
| 2009 | 272,30 | 108,00 | 220,75 | 5 821 | 47 589 |
| 2010 | 298,40 | 193,70 | 256,50 | 6 801 | 33 419 |
| 2011 | 276,65 | 80,05 | 94,50 | 2 505 | 46 402 |
| 2012 | 139,90 | 75,95 | 110,95 | 2 944 | 36 742 |
| 2013 | 116,00 | 63,76 | 70,29 | 1 866 | 22 927 |
| 2014 | 102,00 | 65,85 | 76,50 | 2 031 | 22 980 |
| 2015 | 94,39 | 23,05 | 29,50 | 783 | 32 166 |
| 2016 | 66,72 | 15,36 | 56,74 | 1 506 | 63 607 |
| 2017 | 99,81 | 36,43 | 99,03 | 2 640 | 92 549 |
| 2018 | 167,20 | 46,00 | 60,35 | 1 607 | 102 123 |
| 2019 | 72,90 | 36,42 | 45,84 | 1 220 | 149 901 |
| 2020 | 47,18 | 18,67 | 42,92 | 1 143 | 106 034 |
| 2021 | 86,60 | 41,06 | 71,95 | 2 068 | 110 538 |
| Cours (en euros) | Volume (x 1 000) |
|---|---|
| 2021 | |
| Janvier | |
| Plus bas | 41,06 |
| Plus haut | 49,97 |
| Moyen (clôture) | 45,53 |
| (moy./jour) | 136,9 |
| Février | |
| Plus bas | 44,65 |
| Plus haut | 66,68 |
| Moyen (clôture) | 53,79 |
| (moy./jour) | 170,1 |
| Mars | |
| Plus bas | 52,00 |
| Plus haut | 65,54 |
| Moyen (clôture) | 57,72 |
| (moy./jour) | 113,0 |
| Avril | |
| Plus bas | 55,85 |
| Plus haut | 64,00 |
| Moyen (clôture) | 59,80 |
| (moy./jour) | 80,3 |
| Mai | |
| Plus bas | 55,50 |
| Plus haut | 69,55 |
| Moyen (clôture) | 61,97 |
| (moy./jour) | 105,3 |
| Juin | |
| Plus bas | 47,48 |
| Plus haut | 62,00 |
| Moyen (clôture) | 55,02 |
| (moy./jour) | 102,4 |
| Juillet | |
| Plus bas | 54,60 |
| Plus haut | 74,85 |
| Moyen (clôture) | 62,51 |
| (moy./jour) | 142,5 |
| Août | |
| Plus bas | 64,55 |
| Plus haut | 76,50 |
| Moyen (clôture) | 69,28 |
| (moy./jour) | 98,3 |
| Septembre | |
| Plus bas | 62,20 |
| Plus haut | 69,90 |
| Moyen (clôture) | 66,83 |
| (moy./jour) | 69,8 |
| Octobre | |
| Plus bas | 60,20 |
| Plus haut | 86,60 |
| Moyen (clôture) | 74,80 |
| (moy./jour) | 136,5 |
| Novembre | |
| Plus bas | 65,70 |
| Plus haut | 76,85 |
| Moyen (clôture) | 70,95 |
| (moy./jour) | 110,9 |
| Décembre | |
| Plus bas | 68,40 |
| Plus haut | 76,30 |
| Moyen (clôture) | 71,51 |
| (moy./jour) | 68,3 |
7.1.3. Service du titre
La tenue du registre des titres de la Société est assurée par :
La mise en œuvre du contrat de liquidité a été confiée à Exane BNP Paribas.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 409
7 EramEt Et sEs actionnairEs
Marché des titres de la Société
Le capital social, à la date du 31 décembre 2021, s’élève à 87 702 893,35 euros, représenté par 28 755 047 actions d’une valeur nominale de 3,05 euros, toutes de même catégorie et entièrement libérées.
Chaque action donne droit, dans la propriété de l’actif social et dans le partage des bénéfices, à une part égale à la quotité du capital social qu’elle représente, compte tenu s’il y a lieu du capital amorti et non amorti, libéré et non libéré, du montant nominal et des droits des actions de catégories différentes. Chaque action donne droit, en cours de vie sociale comme en cas de liquidation, au règlement de la même somme nette pour toute répartition ou tout remboursement, de sorte qu’il sera fait masse, le cas échéant, entre toutes les actions indistinctement de toute exonération fiscale comme de toute taxation susceptible d’être prise en charge par la Société.
Néant.
Néant.
Depuis le 19 novembre 2021, date de remboursement des ODIRNAN émises par la Société le 5 octobre 2016, il n’existe plus de capital potentiel.
La Société n’a pas été informée, depuis la clôture de l’exercice, d’une modification significative de l’actionnariat.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 410
7 EramEt Et sEs actionnairEs
Capital social
* En vertu d’un Pacte d’actionnaires ayant fait l’objet d’une décision et information de l’AMF publiée le 12 avril 2012 sous le n° 212C0486 lors de sa conclusion, d’une décision et information de l’AMF publiée le 28 juillet 2016 sous le n° 216C1753 relative à l’évolution au sein du concert lors de l’acquisition par l’Agence des participations de l’État de l’intégralité du capital de la société FSI Equation et des décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous les n° 220C5283 et 221C0886 relative à des avenants à la convention.
7 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 411
7 EramEt Et sEs actionnairEs
Capital social
| Principaux actionnaires | Actions | % capital | Droits de vote théoriques | % droits de vote théoriques | Droits de vote exerçables en AG | % droits de vote exerçables en AG |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sorame (1) | 8 821 806 | 30,68 % | 16 873 644 | 35,65 % | 16 103 676 | 34,16 % |
| CEIR (1) | 1 839 756 | 6,40 % | 3 628 061 | 7,67 % | 3 628 061 | 7,70 % |
| Total sous-concert Sorame/CEIR (1) | 10 661 562 | 37,08 % | 20 501 705 | 43,32 % | 19 731 737 | 41,85 % |
| FSI Equation (détenue par l’État français) (1) | 7 800 993 | 27,13 % | 14 611 310 | 30,87 % | 13 620 634 | 28,89 % |
| État (détention directe) | 100 | non significatif | 200 | non significatif | 200 | non significatif |
| Total concert (Sorame/CEIR/FSI) (1) | 18 462 655 | 64,21 % | 35 113 215 | 74,19 % | 33 352 571 | 70,75 % |
| STCPI | 1 159 994 | 4,03 % | 2 230 581 | 4,71 % | 2 230 581 | 4,73 % |
| Van Eck Associates (2) | 371 398 | 1,29 % | 371 398 | 0,78 % | 371 398 | 0,79 % |
| BRGM (2) | 356 044 | 1,24 % | 356 044 | 0,75 % | 356 044 | 0,76 % |
| The Vanguard Group (2) | 285 640 | 0,99 % | 285 640 | 0,60 % | 285 640 | 0,60 % |
| Blackrock (3) | 272 630 | 0,95 % | 272 630 | 0,58 % | 272 630 | 0,58 % |
| Capital détenu par les salariés (dont Fonds Actions Eramet) (4) | 501 070 | 1,74 % | 613 728 | 1,30 % | 613 728 | 1,30 % |
| Mandataires sociaux | 20 348 | non significatif | 28 702 | non significatif | 28 702 | non significatif |
| Autodétention Eramet | 183 413 | 0,64 % | 183 413 | 0,39 % | 0 | 0,00 % |
| Autres | 7 141 855 | 24,91 % | 7 872 540 | 16,69 % | 7 872 540 | 16,76 % |
| TOTAL TITRES | 28 755 047 | 100,00 % | 47 327 891 | 100,00 % | 47 144 478 | 100,00 % |
| Total Titres au nominatif | 20 802 646 | 72,34 % | 39 375 490 | 83,20 % | 39 242 236 | 83,24 % |
| Total Titres au porteur | 7 952 401 | 27,66 % | 7 952 401 | 16,80 % | 7 902 242 | 16,76 % |
(1) Les sociétés Sorame, CEIR et FSI Equation sont signataires d’un Pacte d’actionnaires constitutif d’une action de concert, et ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le n° 212C0486.
(2) Estimation au vu de la dernière enquête TPI.
(3) Selon déclaration de franchissement de seuil en date du 23 décembre 2021.
(4) Conformément à la nouvelle rédaction de l’article L. 225-102 du Code de commerce issue de l’article 135 de la loi 215-990 du 6 août 2015 (loi Macron), la part du capital social détenue par les salariés au dernier jour de l’exercice inclut, outre les actions affectées à un plan d’épargne salarial ou un FCPE, les actions gratuites détenues au nominatif et issues de plans d’actions gratuites autorisés par une Assemblée Générale postérieure à l’entrée en vigueur de la loi soit à compter du 8 août 2015. Au 31 décembre 2021, il existe 501 070 titres correspondant à cette définition (soit 203 500 FCP salariés Eramet, 9 323 du Plan Erashare France 2016 (livraison en mai 2018), 8 738 du Plan Erashare France 2017 (livraison en février 2019), 9 266 du Plan Erashare France 2018 (livraison en mars 2020), 9 206 du Plan Erashare France 2019 (livraison en février 2021), 13 037 du Plan Erashare international 2016 (livraison en mai 2020), 11 435 du Plan Erashare international 2017 (livraison en février 2021), 80 295 du Plan sélectif France 2016 (livraison en mai 2019), 63 368 du Plan sélectif France 2017 (livraison en février 2020), 6 955 du Plan sélectif France mai 2017 (livraison en mai 2020), 41 382 du Plan sélectif France 2018 (livraison en mars 2021), 20 851 du Plan sélectif international 2016 (livraison en mai 2020), 23 714 du Plan sélectif international 2017 (livraison en février 2021)). La part du capital social détenue par les salariés au 31 décembre 2021 est donc égale à 501 070 actions correspondant à 1,74 % du capital.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 412
7 EramEt Et sEs actionnairEs
Capital social
| Principaux actionnaires | Actions | % capital | Droits de vote théoriques | % droits de vote théoriques | Droits de vote exerçables en AG | % droits de vote exerçables en AG |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sorame (1) | 8 051 838 | 30,23 % | 16 103 676 | 35,70 % | 16 103 676 | 35,83 % |
| CEIR (1) | 1 788 305 | 6,71 % | 3 572 301 | 7,92 % | 3 572 301 | 7,95 % |
| Total sous-concert Sorame/CEIR (1) | 9 840 143 | 36,94 % | 19 675 977 | 43,62 % | 19 675 977 | 43,78 % |
| FSI Equation (détenue par l’État français) (1) | 6 810 317 | 25,57 % | 13 620 634 | 30,20 % | 13 620 634 | 30,31 % |
| État (détention directe) | 100 | non significatif | 200 | non significatif | 200 | non significatif |
| Total concert (Sorame/ CEIR/FSI) (1) | 16 650 560 | 62,51 % | 33 296 811 | 73,82 % | 33 296 811 | 74,09 % |
| Norges Bank (2) | 373 706 | 1,40 % | 373 706 | 0,83 % | 373 706 | 0,83 % |
| The Vanguard Group (2) | 267 613 | 1,00 % | 267 613 | 0,59 % | 267 613 | 0,60 % |
| STCPI | 1 070 587 | 4,02 % | 2 141 174 | 4,75 % | 2 141 174 | 4,76 % |
| BRGM (2) | 356 044 | 1,34 % | 356 044 | 0,79 % | 356 044 | 0,79 % |
| Capital détenu par les salariés (dont Fonds Actions Eramet) (3) | 402 895 | 1,51 % | 525 441 | 1,16 % | 525 441 | 1,17 % |
| Mandataires sociaux | 9 051 | non significatif | 16 335 | non significatif | 16 335 | non significatif |
| Autodétention Eramet | 165 188 | 0,62 % | 165 188 | 0,37 % | 0 | 0,00 % |
| Autres | 7 340 361 | 27,59 % | 7 964 213 | 17,69 % | 7 964 213 | 17,76 % |
| TOTAL TITRES | 26 636 005 | 100,00 % | 45 106 525 | 100,00 % | 44 941 337 | 100,00 % |
| Total titres au nominatif | 18 825 153 | 70,68 % | 37 186 116 | 82,44 % | 37 020 928 | 82,38 % |
| Total titres au porteur | 7 810 852 | 29,32 % | 7 810 852 | 17,32 % | 7 810 852 | 17,38 % |
(1) Les sociétés Sorame, CEIR et FSI Equation sont signataires d’un Pacte d’actionnaires constitutif d’une action de concert, et ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le n° 212C0486.
(2) Estimation au vu de la dernière enquête TPI.
(3) Conformément à la nouvelle rédaction de l’article L. 225-102 du Code de commerce issue de l’article 135 de la loi 215-990 du 6 août 2015 (loi Macron), la part du capital social détenue par les salariés au dernier jour de l’exercice inclut, outre les actions affectées à un plan d’épargne salarial ou un FCPE, les actions gratuites détenues au nominatif et issues de plans d’actions gratuites autorisés par une Assemblée Générale postérieure à l’entrée en vigueur de la loi soit à compter du 8 août 2015. Au 31 décembre 2020, il existe 402 895 titres correspondant à cette définition (dont les actions détenues par le FCP Actions Eramet). La part du capital social détenue par les salariés au 31 décembre 2020 est donc égale à 1,51 % du capital.
7 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 413
7 Eramet et ses actionnaires
Capital social
| Principaux actionnaires | Actions | % capital | Droits de vote théoriques | % droits de vote théoriques | Droits de vote exerçables en AG | % droits de vote exerçables en AG |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Sorame (1) | 8 051 838 | 30,23 % | 16 103 676 | 35,85 % | 16 103 676 | 35,99 % |
| CEIR (1) | 1 788 305 | 6,71 % | 3 572 301 | 7,95 % | 3 572 301 | 7,98 % |
| Total sous-concert Sorame/CEIR (1) | 9 840 143 | 36,94 % | 19 675 977 | 43,80 % | 19 675 977 | 43,97 % |
| FSI Equation (détenue par l’État français) (1) | 6 810 317 | 25,57 % | 13 620 634 | 30,32 % | 13 620 634 | 30,44 % |
| État (détention directe) | 100 | non significatif | 200 | non significatif | 200 | non significatif |
| Total concert (Sorame/ CEIR/FSI) (1) | 16 650 560 | 62,51 % | 33 296 811 | 74,12 % | 33 296 811 | 74,41 % |
| Norges Bank (2) | 373 706 | 1,40 % | 373 706 | 0,83 % | 373 706 | 0,84 % |
| Dimensional Fund Advisors lp (2) | 391 591 | 1,47 % | 391 591 | 0,87 % | 391 591 | 0,88 % |
| STCPI | 1 070 587 | 4,02 % | 2 141 174 | 4,77 % | 2 141 174 | 4,79 % |
| BRGM (2) | 356 044 | 1,34 % | 356 044 | 0,79 % | 356 044 | 0,80 % |
| Personnel (Fonds Actions Eramet) (3) | 260 005 | 0,98 % | 312 378 | 0,70 % | 312 378 | 0,70 % |
| Mandataires sociaux | 9 051 | non significatif | 16 335 | non significatif | 16 335 | non significatif |
| Autodétention Eramet | 176 562 | 0,66 % | 176 562 | 0,39 % | 0 | 0,00 % |
| Autres | 7 347 894 | 27,62 % | 7 858 007 | 17,53 % | 7 858 007 | 17,60 % |
| TOTAL TITRES | 26 636 000 | 100,00 % | 44 922 608 | 100,00 % | 44 746 046 | 100,00 % |
| Total titres au nominatif | 18 706 172 | 70,23 % | 36 942 189 | 82,24 % | 36 765 627 | 82,17 % |
| Total titres au porteur | 7 929 828 | 29,77 % | 7 929 828 | 17,65 % | 7 929 828 | 17,72 % |
(1) Les sociétés Sorame, CEIR et FSI Equation sont signataires d’un Pacte d’actionnaires constitutif d’une action de concert, et ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le n° 212C0486.
(2) Estimation au vu de la dernière enquête TPI.
(3) Conformément à la nouvelle rédaction de l’article L. 225-102 du Code de commerce issue de l’article 135 de la loi 215-990 du 6 août 2015 (loi Macron), la part du capital social détenue par les salariés au dernier jour de l’exercice inclut, outre les actions affectées à un plan d’épargne salarial ou un FCPE, les actions gratuites détenues au nominatif et issues de plans d’actions gratuites autorisés par une Assemblée Générale postérieure à l’entrée en vigueur de la loi soit à compter du 8 août 2015. Au 31 décembre 2019, il existe 260 005 titres correspondant à cette définition. À la connaissance de la Société, il n’existe pas d’autres actionnaires détenant directement ou indirectement plus de 1 % du capital ou des droits de vote de la Société et il n’existe pas de titres nantis. Hormis l’autodétention rappelée dans le tableau ci-dessus, il n’existe pas d’autres titres d’autocontrôle. La détention des actions par les mandataires sociaux est détaillée au chapitre « Gouvernance ».
Au 31 décembre 2021, 2 096 548 actions, inscrites depuis moins de deux ans au nominatif, ne bénéficient pas du droit de vote double. Dans l’hypothèse où ces actions pourraient bénéficier du droit de vote double, les droits de vote doubles se trouveraient portés à un nombre total d’environ 41 338 784 auxquels devraient être ajoutés les droits de vote simples des actions au porteur soit 7 952 401 droits supplémentaires à la date du 31 décembre 2021.
Au jour du dépôt du présent document, il n’existe pas d’instrument dilutif (valeur mobilière convertible, échangeable ou assortie de bons de souscription) émis par la Société ci-dessus. Les actions gratuites attribuées, dont le détail des plans attribués et restant ouverts au 31 décembre 2021 figure dans les notes aux comptes consolidés d’Eramet du présent document, sont des actions existantes. Il n’existe plus d’options de souscription d’actions en vigueur.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 414
7 Eramet et ses actionnaires
Capital social
ATTRIBUTION D’ACTIONS GRATUITES (ARTICLES L. 225-197-1 ET L. 225-197-2 DU CODE DE COMMERCE)
| Par l’AGE 28 mai 2021 | (18e résolution) |
| Nombre total maximum | 700 000 actions |
| Durée de l’autorisation | 38 mois jusqu’au 28/07/2024 |
| Utilisées en 2021 | 20 089 |
| Solde disponible | 679 977 |
Il n’existe pas d’autre autorisation financière consentie par l’Assemblée Générale.
Le tableau ci-après résume les opérations sur actions autodétenues qui ont été effectuées par la Société entre le 1er janvier et le 31 décembre 2021.
| Nombre total d’actions | Animation boursière (1) | Attributions aux salariés | Total | |
|---|---|---|---|---|
| Situation au 1er janvier 2020 | 79 433 | 97 129 | 176 562 | |
| En pourcentage du capital | 26 636 000 | 0,30 % | 0,36 % | 0,66 % |
| Mandat de rachat | 131 625 | 131 625 | ||
| Attribution définitive d’actions gratuites | (119 197) | (119 197) | ||
| Achats / Ventes | (23 802) | (23 802) | ||
| Situation au 31 décembre 2020 | 55 631 | 109 567 | 165 188 | |
| En pourcentage du capital | 26 635 005 | 0,21 % | 0,41 % | 0,662 % |
| Mandat de rachat | 113 000 | 113 000 | ||
| Attribution définitive d’actions gratuites | (89 303) | (89 303) | ||
| Achats / Ventes (1) | (5 472) | (5 472) | ||
| SITUATION AU 31 DÉCEMBRE 2021 | 50 159 | 133 254 | 183 413 | |
| En pourcentage du capital | 28 755 047 | 0,17 % | 0,46 % | 0,64 % |
(1) Contrat de liquidité souscrit auprès d’Exane BNP Paribas.
La valeur comptable du portefeuille de 183 413 actions, d’une valeur nominale de 3,05 euros chacune, détenues au 31 décembre 2021, s’établit à 18 882 050,51 euros, pour une valeur de marché à cette même date de 71,95 euros par titre, soit 13 196 565,35 euros. La Société n’a pas utilisé de produits dérivés durant l’exercice. Aucune société du Groupe ne détient d’action de la société mère Eramet.
Afin de garantir une liquidité minimale à tout moment de son titre, la Société a mis en œuvre depuis le 18 juillet 2003, avec la société Exane BNP Paribas, un contrat de liquidité. Ce contrat de liquidité est conforme à la pratique de marché admise par l’AMF. La synthèse des opérations d’animation boursière figure dans le détail des opérations d’achat et de vente réalisées ci-dessus.
7 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 415
7 Eramet et ses actionnaires
Capital social
Conformément aux dispositions de l’article 241-2 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers et du règlement délégué UE 2016/1052 du 8 mars 2016, le présent descriptif a pour objectif de décrire les finalités et modalités du programme de rachat de ses propres actions par la Société. Ce programme, qui s’inscrit dans le cadre de l’article L. 22-10-62 du Code de commerce, sera soumis à l’autorisation de l’Assemblée Générale du 31 mai 2022, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises en matière ordinaire.
Au 31 décembre 2021, les 183 413 actions propres détenues par la Société étaient réparties comme suit par objectif :
Les objectifs de ce programme seraient :
10 % du capital social à la date du 31 décembre 2021, soit 2 875 504 actions, avant déduction des actions propres détenues par la Société. Les actions Eramet sont cotées sur le marché d’Euronext Paris (code ISIN : FR0000131757). Le prix maximum d’achat serait de 200 euros par action (ou la contre-valeur de ce même montant à la même date dans toute autre monnaie ou unité monétaire établie par référence à plusieurs monnaies). Le montant maximal consacré à ces acquisitions serait de 575 100 800 euros, pour 2 875 504 actions représentant 10 % du capital de la Société.
Les actions, cessions et transferts pourront être réalisés par tous moyens sur le marché ou de gré à gré, y compris par opérations sur blocs de titres ou via des instruments dérivés, étant précisé que la résolution proposée au vote des actionnaires ne limite pas la part du programme pouvant être réalisée par voie d’acquisition de blocs de titres. La Société précise que dans le cas éventuel de la mise en œuvre de l’utilisation de produits dérivés, l’objectif de la Société serait de couvrir les positions optionnelles prises par l’émetteur (options d’achat ou de souscription d’actions accordées aux salariés du Groupe, titres de créance donnant accès au capital de l’émetteur). L’utilisation de produits dérivés consistera plus spécifiquement à acheter des options d’achat et la Société ne devra pas être conduite à utiliser des ventes d’options de ventes.
La validité du programme est limitée à une durée qui prendra fin lors de l’Assemblée Générale qui statuera sur les comptes de l’exercice 2022.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 416
7 EramEt Et sEs actionnairEs Capital social
Eramet. Dans le présent document, la Société est dénommée « la Société » ou « l’émetteur » ; le Groupe constitué par Eramet et ses filiales est désigné par « le Groupe ».
La Société est inscrite au Registre du commerce et des sociétés de Paris sous le n° 632 045 381 et sous le numéro SIRET 632 045 381 000 27. Son secteur d’activité est la recherche et l’exploitation de gisements miniers de toute nature, la métallurgie de tous métaux et alliages, et leur négoce. LEI 549300LUH78PG2MP6N64.
La Société a été constituée pour une durée de 99 ans à compter du 23 septembre 1963 venant à expiration le 23 septembre 2062, sauf en cas de dissolution anticipée ou de prorogation.
10, boulevard de Grenelle 75015 Paris
Téléphone : + 33 (0)1 45 38 42 42
Site internet : www.eramet.com
(Les informations figurant sur le site web ne font pas partie du prospectus, sauf si incorporées par référence dans le prospectus.)
Eramet est une société anonyme de droit français, à Conseil d’administration, régie par les dispositions des articles L. 224-1 et suivants du Code de commerce, (partie législative et réglementaire), dans la mesure où il n’y est pas dérogé par des dispositions plus spécifiques telle que, notamment l’ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, ainsi que par les dispositions de ses statuts.
Conformément à la loi, le contrôle légal de la Société est assuré par deux Commissaires aux comptes titulaires.
« La Société a pour objet en tous pays la recherche et l’exploitation des gisements miniers de toute nature, la métallurgie de tous métaux et alliages et leur négoce. À cet effet, elle intervient directement, ou indirectement par voie de participation, dans les activités suivantes :
7 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 417
7 EramEt Et sEs actionnairEs Renseignements concernant la Société
Pour réaliser cet objet, la Société pourra notamment :
Elle pourra agir, directement ou indirectement, pour son compte ou pour le compte de tiers et soit seule, ou en association, participation ou Société, avec toutes autres sociétés ou personnes et réaliser, directement ou indirectement en France ou à l’étranger sous quelque forme que ce soit, les opérations rentrant dans son objet. Elle pourra prendre, sous toutes formes, tous intérêts et participations, dans toutes sociétés ou entreprises, françaises ou étrangères, de nature à favoriser le développement de ses propres affaires. »
La raison d’être de la Société est la suivante : Devenir une référence de la transformation responsable des ressources minérales de la terre, pour le bien vivre ensemble.
L’exercice social, d’une durée de 12 mois, commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre de chaque année.
Composition
L’Assemblée Générale est composée de tous les actionnaires de la Société, quel que soit le nombre de leurs actions.
Convocations
L’Assemblée Générale est convoquée et délibère dans les conditions prévues par le Code de commerce, et les articles 20 à 22 des statuts. Les réunions ont lieu au siège social, ou tout autre lieu du même département précisé dans l’avis de convocation.
Conditions d’admission
Tout actionnaire a le droit, sur justification de son identité, de participer aux Assemblées soit en y assistant personnellement, soit en s’y faisant représenter par un autre actionnaire, par son conjoint, par le partenaire avec lequel il a conclu un pacte civil de solidarité ou par toute autre personne physique ou morale de son choix dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur. Les titulaires d’actions nominatives et les titulaires d’actions au porteur doivent accomplir les formalités prescrites par la réglementation en vigueur. Ces formalités doivent avoir été accomplies au plus tard au deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris, avant la réunion de l’Assemblée. Les actionnaires ont également la faculté de voter par correspondance dans les conditions fixées par les articles L. 225-107 et R. 225-75 et suivants du Code de commerce, au moyen d’un formulaire devant parvenir à la Société trois jours au moins avant la date de réunion. Si le Conseil d’administration le décide au moment de la convocation de l’Assemblée, la participation à l’Assemblée par visioconférence ou par tous moyens de télécommunication et télétransmission, y compris Internet, est autorisée suivant les modalités fixées par la réglementation en vigueur. Le cas échéant, cette décision est communiquée dans l’avis de réunion publié au Bulletin des annonces légales obligatoires.
Actions indivises, démembrées, données en gage ou sous séquestre
En l’absence de dispositions statutaires particulières, et en application des dispositions de l’article L.# 7 ERAMET ET SES ACTIONNAIRES
Tout actionnaire a autant de voix qu’il possède ou représente d’actions, sous réserve des droits de vote doubles attachés à certaines actions. L’Assemblée Générale Extraordinaire réunie le 21 juillet 1999 a en effet conféré, à effet du 1er janvier 2002, à chaque action entièrement libérée pour laquelle il est justifié d’une inscription nominative depuis deux ans au moins, au nom du même actionnaire, un droit de vote double. Les actions attribuées gratuitement, au titre d’une incorporation de réserves, de bénéfices ou de primes d’émission, à raison d’actions anciennes bénéficiant d’un droit de vote double, confèrent également un droit de vote double à l’issue d’un délai de deux ans. Le droit de vote double cesse pour toute action ayant fait l’objet d’une conversion au porteur ou d’un transfert en propriété, hormis, de par la loi, tout transfert par suite de succession, de liquidation de communauté entre époux ou de donation familiale ou de fusion ou scission de la société actionnaire. Conformément à la loi, le droit de vote double ne peut être supprimé que par décision de l’Assemblée Générale Extraordinaire et après ratification de l’Assemblée Spéciale des actionnaires bénéficiaires.
Tout actionnaire pourra également, si le Conseil d’administration le décide au moment de la convocation de l’Assemblée, transmettre un vote par correspondance ou une procuration par tous moyens de télétransmission, y compris Internet, dans les conditions prévues par la réglementation applicable au moment de son utilisation. En cas d’utilisation d’un formulaire électronique, la signature de l’actionnaire pourra prendre la forme soit d’une signature sécurisée soit d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache, pouvant notamment consister en un identifiant et un mot de passe. Le cas échéant, cette décision est communiquée dans l’avis de réunion publié au Bulletin des annonces légales obligatoires. La procuration ou le vote ainsi exprimés avant l’Assemblée par ce moyen électronique, ainsi que l’accusé de réception qui en est donné, seront considérés comme des écrits non révocables et opposables à tous, étant précisé qu’en cas de cession de titres intervenant avant le deuxième jour ouvré précédant l’Assemblée à zéro heure, heure de Paris, la Société invalidera ou modifiera en conséquence, selon le cas, la procuration ou le vote exprimé avant cette date et cette heure.
En l’absence de dispositions statutaires particulières, et en application des dispositions de l’article L. 225-110 du Code de commerce, le droit de vote est exercé par l’usufruitier en Assemblée Générale Ordinaire, par le nu-propriétaire en Assemblée Générale Extraordinaire, par l’un des indivisaires ou par un mandataire unique s’agissant des copropriétaires d’actions indivises et par le propriétaire de titres remis en gage ou sous séquestre.
Depuis la suppression de la clause d’agrément opérée par l’Assemblée du 15 juin 1994, les actions s’échangent librement sous réserve du respect des règles applicables aux sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé.
7 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 419
7 ERAMET ET SES ACTIONNAIRES
En application des articles L. 233-7 à L. 233-11 du Code de commerce, toute personne physique ou morale, agissant seule ou de concert, venant à posséder un nombre d’actions représentant plus du vingtième, du dixième, des trois-vingtièmes, du cinquième, du quart, des trois-dixièmes, du tiers, de la moitié, des deux tiers, des dix-huit vingtièmes ou des dix-neuf vingtièmes du capital de la Société et/ou des droits de vote, est tenue d’informer, dans les délais fixés, l’Autorité des marchés financiers et la Société – par lettre recommandée avec demande d’avis de réception –, du nombre total d’actions et/ou de droits de vote en sa possession. Les mêmes personnes sont également tenues d’informer la Société, lorsque leur participation devient inférieure à chacun des seuils mentionnés ci-dessus. Enfin, cette obligation d’information est complétée par l’obligation légale de déclaration, dans les délais prévus, des objectifs poursuivis au cours des six mois à venir pour toute personne franchissant, à la hausse comme à la baisse, les seuils précités du dixième, des trois-vingtièmes, du cinquième ou du quart. En cas de non-respect de ces obligations de déclaration, il est fait application des dispositions de l’article L. 233-14 dudit Code.
Depuis la modification de l’article 9 des statuts par l’Assemblée du 15 juin 1994, toute personne physique ou morale, agissant seule ou de concert, qui vient à détenir ou à cesser de détenir une fraction égale à 1 % du capital et/ou des droits de vote, ou tout multiple de ce pourcentage, est tenue d’en informer la Société dans un délai de dix jours, par lettre recommandée avec accusé réception adressée au siège social de la Société, en précisant le nombre d’actions et de droits de vote détenus. Le défaut de cette déclaration entraîne la privation du droit de vote pour les actions ou droit de vote excédant la fraction qui aurait dû être déclarée pour une durée de deux ans courant à compter de la régularisation et sur simple demande, lors d’une Assemblée, d’un ou de plusieurs actionnaires détenant 5 % du capital ou des droits de vote d’une Assemblée.
Conformément à l’article L. 228-2 du Code de commerce, la Société peut recourir de droit à tout moment aux modalités d’identification des propriétaires de titres au porteur selon les modalités prévues par la réglementation.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 420
7 ERAMET ET SES ACTIONNAIRES
| Date | Décision AMF n° | Objet |
|---|---|---|
| 03/08/1999 | 199C1045 | Déclaration de franchissement de seuil (ERAP-CEIR-Sorame). Déclaration d’intentions. Nomination de cinq personnes qualifiées comme administrateurs. Rappel : dérogation à l’obligation de dépôt d’un projet d’offre publique. |
| 29/12/1999 | 199C2064 | Déclaration de franchissement de seuil. Cogema se substitue à l’ERAP. |
| 30/12/1999 | 199C2068 | Déclaration de franchissement de seuil. AFD se substitue à l’ERAP. |
| 25/07/2001 | 199C0921 | Projet d’avenant à la convention entre actionnaires : reclassement des titres Eramet détenus par Cogema chez CEA Industrie. |
| 12/09/2001 | 201C1140 | Déclaration de franchissement de seuil. Avenant à la convention entre actionnaires suite à la substitution de Cogema par AREVA. |
| 20/12/2004 | 204C1559 | Déclaration de franchissement de seuil et déclaration d’intention. Substitution de la société Maaldrift BV par la société Carlo Tassara International. |
| 14/02/2006 | 206C0296 | Déclaration de franchissement de seuil à la hausse à 5,0034 % du capital et 2,98 % des droits de vote de la société M&G Investment Management Limited. |
| 17/01/2007 | 207C0134 | Déclaration de franchissement de seuil à la hausse à 13,16 % du capital et 7,74 % des droits de vote et déclaration d’intention par la société Carlo Tassara France. |
| 18/01/2007 | 207C0137 | Déclaration de franchissement de seuil à la baisse (0 %) par la société Carlo Tassara International. |
| 24/07/2007 | 207C1569 | Déclaration de franchissement de seuil à la baisse à 4,14 % du capital et 4,81 % des droits de vote de STCPI. |
| 30/05/2008 | 208C1042 | Avenant au Pacte d’actionnaires (CEIR-Sorame-AREVA) du 17/06/99. |
| 03/06/2008 | 208C1083 | Déclaration de franchissement de seuil à la baisse à 4,95 % du capital et 2,93 % des droits de vote de M&G Investment Management Limited. |
| 21/07/2009 | 209C1013 | Avenant au Pacte Sorame-CEIR du 19/07/99. |
| 20/03/2012 | 212C0416 | Déclaration de franchissement de seuil, à la hausse puis à la baisse (4,92 % du capital et 2,94 % des droits de vote) de BlackRock Inc. |
| 12/04/2012 | 212C0486 | Publicité des clauses du Pacte d’actionnaires Sorame-CEIR-FSI. |
| 21/05/2012 | 212C0634 | Déclaration de franchissement de seuil à la baisse d’AREVA – Fin du Pacte d’actionnaires Sorame-CEIR-AREVA. |
| 23/05/2012 | 212C0647 | Déclaration de franchissement de seuil à la hausse du FSI. |
| 22/07/2013 | 213C1027 | Déclaration de franchissement de seuil à la hausse de BPI Groupe par l’intermédiaire de Bpifrance Participations (ex-FSI). |
| 22/07/2013 | 213C1028 | Déclaration de participation de la Caisse des dépôts et consignations par l’intermédiaire de BPI Groupe. |
| 21/07/2014 | 214C1461 | Déclaration de franchissement de seuil à la hausse de la Caisse des dépôts et consignations et de BPI Groupe, par l’intermédiaire de BPI France Participations, en résultat de l’attribution de droits de vote double. |
| 28/07/2016 | 216C1753 | Examen des conséquences de l’évolution au sein d’un concert (changement de contrôle de FSI Equation sans conséquence sur l’équilibre du concert contrôlant Eramet, Pacte d’actionnaire Sorame-CEIR-FSI Equation demeurant inchangé). |
| 2/09/2016 | 216C1953 | Déclaration de franchissement de seuil à la hausse de l’Agence des participations de l’État, de concert avec la société FSI Equation qu’elle contrôle et les sociétés Sorame et CEIR. |
Outre les informations relatives aux franchissements de seuil, aux droits de vote double, aux Pactes d’actionnaires et aux engagements, détaillées au présent chapitre, les éléments ci-dessous sont à noter.
Le crédit renouvelable multidevises (RCF – Multicurrency Revolving Credit Facility Agreement) décrit aux notes aux comptes consolidés prévoit la possibilité pour chaque banque, en cas de changement de contrôle de la Société, de notifier l’annulation de son engagement et l’exigibilité anticipée de sa participation dans les avances en cours. Enfin, les emprunts obligataires décrits aux notes aux comptes consolidés comportent une clause de changement de contrôle susceptible d’entraîner le remboursement anticipé obligatoire des obligations à la demande de chaque porteur d’obligations en cas de changement de contrôle de la Société.
En vertu d’un Pacte d’actionnaires conclu le 16 mars 2012, entré en vigueur le 16 mai 2012, modifié pour la dernière fois le 30 novembre 2020 et renouvelable, à compter du 1 er janvier 2021, par périodes de six mois par tacite reconduction à défaut de renonciation notifiée par l’une des parties à l’autre un mois au moins avant l’expiration de la période en cours, ayant fait l’objet d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le n° 212C0486 lors de sa conclusion, d’une décision et information de l’Autorité des marchés financiers sous le n° 216C1753 relative à l’évolution au sein du concert lors de l’acquisition par l’Agence des participations de l’État de l’intégralité du capital de la société FSI Equation, des deux décision et information de l’Autorité des marchés financiers portant les numéros 220C5283 et 221C0886 relatives à des avenants à la convention, la Société est contrôlée majoritairement par un groupe d’actionnaires ayant déclaré agir de concert, comprenant :
Le Pacte d’actionnaires prévoit que le Conseil d’administration comprend cinq administrateurs proposés par Sorame/CEIR, trois administrateurs proposés par l’APE, cinq administrateurs obligatoirement personnes physiques, dont trois personnes physiques proposées par le sous-concert Sorame/CEIR et deux proposées par l’APE, choisies en considération de leur compétence et de leur indépendance, deux administrateurs proposés par la Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle (ci-après STCPI), un administrateur proposé d’un commun accord par Sorame/CEIR et l’APE et un administrateur appelé à présider le Conseil d’administration d’Eramet. Les dispositions du Pacte d’actionnaires évoqué ci-dessus ainsi que celles du sous-concert sont contenues dans les principaux extraits des textes de décision et information de l’AMF sont reproduits ci-dessous (la version intégrale de ces textes est disponible sur le site Internet de l’AMF). À la connaissance d’Eramet, il n’existe pas d’autre convention ou pacte.
Par courrier reçu le 26 avril 2021, l’Autorité des marchés financiers a été informée de la conclusion, le 23 avril 2021, d’un avenant au pacte d’actionnaires conclu le 16 mars 2012, tel que modifié pas ses avenants du 21 mars 2013, du 1 er avril 2019 et du 30 novembre 2020, entre les sociétés Sorame et CEIR (toutes deux contrôlées par la famille Duval) et la société FSI Equation. Au titre de l’avenant susvisé, le pacte d’actionnaires prévoit désormais que tant que les fonctions de Président et de Directeur Général d’Eramet seront exercées par une seule personne, les parties s’engagent à proposer et/ou soutenir ensemble la désignation, par le Conseil d’administration, d’un administrateur référent choisi, d’un commun accord, parmi les administrateurs indépendants proposées par Sorame et CEIR. Les parties s’engagent en outre à faire leurs meilleurs efforts pour que le candidat dont elles souhaitent la nomination en tant qu’administrateur référent soit désigné par le Conseil d’administration d’Eramet, étant précisé que ces engagements seront valables aussi longtemps que durera le présent pacte d’actionnaires et au plus tard jusqu’à l’Assemblée Générale statuant sur les comptes de l’exercice 2024 et devant se tenir en 2025.
Par courrier reçu le 1 er décembre 2020, l’Autorité des marchés financiers a été informée de la conclusion, le 30 novembre 2020, d’un avenant au Pacte d’actionnaires conclu le 16 mars 2012 (cf. D&I 212C0486 du 12 avril 2012 et 212C0647 du 23 mai 2012), tel que modifié par ses avenants du 21 mars 2013 et du 1 er avril 2019, entre les sociétés Sorame et CEIR (toutes deux contrôlées par la famille Duval) et la société FSI Equation (détenue à 100 % par Bpifrance participations, elle-même détenue à 100 % par Bpifrance SA, laquelle est contrôlée conjointement à 50 % par l’établissement public Bpifrance et à 50 % par la Caisse des dépôts et consignations). Au titre de l’avenant susvisé, lequel entrera en vigueur le 1 er janvier 2021, il est prévu que le Pacte d’actionnaires sera désormais prorogé par tacite reconduction par période de six mois (au lieu d’un an) à défaut de sa dénonciation notifiée par l’une des parties à l’autre, un mois au moins avant l’expiration de la période en cours.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 422
7 ERAMET ET SES ACTIONNAIRES
Pactes d’actionnaires
L’Agence des participations de l’État, agissant pour le compte de l’État, a acquis le 29 août 2016, l’intégralité du capital de la société FSI Equation, laquelle détient 6 810 317 actions Eramet, soit 25,66 % du capital de cette société. Dans ce contexte, l’Agence des participations de l’État a déposé une demande de non-lieu à déposer un projet d’offre publique visant les actions de la société Eramet auprès de l’AMF, laquelle a rendu une décision n° 216C1753 du 28 juillet 2016 dont les termes sont reproduits ci-après.
« Dans sa séance du 13 juillet 2016, l’Autorité des marchés financiers a examiné une demande de non-lieu à déposer un projet d’offre publique visant les actions de la société Eramet, qui s’inscrit dans le cadre de la modification de l’actionnariat de cette société (1) . Le concert composé des sociétés Sorame (2) et CEIR (3) (toutes deux contrôlées par la famille Duval) et de la société FSI Equation (4) détient 16 646 151 actions Eramet représentant 33 292 302 droits de vote, soit 62,71 % du capital et 74,34 % des droits de vote de cette société (5) , répartis comme suit :
| Actions | % capital | Droits de vote | % droits de vote | |
|---|---|---|---|---|
| Sorame | 8 051 838 | 30,33 | 16 103 676 | 35,96 |
| CEIR | 1 783 996 | 6,72 | 3 567 992 | 7,97 |
| Total sous-concert Sorame-CEIR | 9 835 834 | 37,06 | 19 671 668 | 43,93 |
| FSI Equation | 6 810 317 | 25,66 | 13 620 634 | 30,41 |
| TOTAL CONCERT | 16 646 151 | 62,71 | 33 292 302 | 74,34 |
L’Agence des participations de l’État (APE), agissant pour le compte de l’État, envisage d’acquérir, au cours du second semestre 2016, l’intégralité du capital de la société FSI Equation, laquelle détient 6 810 317 actions Eramet, soit 25,66 % du capital de cette société. Au résultat de l’acquisition, par l’APE, de l’intégralité du capital de la société FSI Equation, l’actionnariat direct de la société Eramet ne sera pas modifié, si bien que le tableau d’actionnariat susvisé demeurera inchangé. Néanmoins, l’APE se substituant à Bpifrance Participations dans le contrôle de FSI Equation et au sein du concert formé avec le sous-concert Sorame-CEIR, elle franchira indirectement en hausse le seuil de 30 % des droits de vote de la société Eramet et de concert avec le sous-concert Sorame-CEIR, les seuils de 30 % du capital et des droits de vote de cette société. Dans ce contexte, l’APE a demandé à l’Autorité des marchés financiers de constater qu’il n’y a pas matière au dépôt d’un projet d’offre publique visant les actions de la société Eramet, notamment sur le fondement de l’article 234-7 du règlement général. »# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 423
Les principales clauses dudit Pacte sont les suivantes :
Composition du Conseil d’administration d’Eramet
Le Conseil d’administration comprendra cinq administrateurs proposés par Sorame/CEIR, trois administrateurs proposés par le FSI, quatre administrateurs obligatoirement personnes physiques, dont deux personnes physiques proposées par le sous-concert Sorame/CEIR et deux proposées par le FSI, en considération de leur compétence et de leur indépendance, deux administrateurs proposés par la Société Territoriale Calédonienne de Participation Industrielle (ci-après « STCPI ») et un administrateur appelé à présider le Conseil d’administration d’Eramet.
Cette composition doit être maintenue sauf (i) modification en capital de plus de 10 % du capital d’Eramet des participations détenues à la signature du Pacte, soit par Sorame et CEIR, soit par le FSI, ou (ii) modification significative de la participation de STCPI dans Eramet, en capital, constituant une réduction en dessous de 635 372 actions Eramet.
Présidence, Comités du Conseil d’administration
Les parties (à savoir Sorame, CEIR et le FSI) prévoient de se concerter avant toute nomination d’un Président du Conseil d’administration, d’un Directeur Général, ou d’un Directeur Général Délégué, ou de la nomination des dirigeants de chacune des trois branches d’activité du groupe Eramet. Sont par ailleurs définies la composition et les missions des Comités du Conseil d’administration, soit du Comité de Sélection, du Comité des Rémunérations, et du Comité d’Audit.
En cas d’échec de la concertation, ce sont les règles de droit commun qui s’appliquent.
Stabilité du concert
Engagement de concertation
Les parties s’engagent à se concerter avant toute réunion du Conseil d’administration et de l’Assemblée Générale des actionnaires d’Eramet, en vue d’un exercice concordant de leurs droits de vote, et de la mise en œuvre d’une politique commune vis-à-vis, d’elle, et prévoient qu’en cas de désaccord sur une question soumise au Conseil d’administration, elles veilleront à ce que sa décision soit reportée à sa plus prochaine réunion (1).
Engagement de conservation
Les sociétés Sorame et CEIR s’obligent à détenir, la première 70 % au moins et la seconde 30 % au plus de leur participation globale dans Eramet, et, tant que le FSI n’augmentera pas sa participation globale dans Eramet, à conserver 2 % du capital d’Eramet de plus que le FSI, ce qui assure au concert global la conservation de 51 % des droits de vote d’Eramet tant que la participation du FSI dans Eramet restera égale à 25,68 % du capital.
Le sous-concert Sorame/CEIR reste libre toutefois de céder au moins 80 % de sa participation dans Eramet, et son engagement de conservation devient caduc en cas d’exercice par le FSI de son option d’achat des actions Eramet de Sorame.
Obligations en cas d’offre publique
Chacune des parties s’engage à faire ou exécuter dans les délais les déclarations et obligations auxquelles elle est tenue, à supporter seule les sanctions de leur éventuelle inexécution, et à déposer et assumer seule l’offre publique devenue obligatoire à raison de ses éventuelles acquisitions d’actions Eramet, ou d’un de ses actes, ou d’une inexécution d’une de ses obligations.
Options d’achat et de vente des actions Eramet de Sorame et CEIR
Sorame consent au FSI une option d’achat indivisible de ses actions Eramet, exerçable dans le cas d’une cession d’actions ou d’une ou plusieurs parts de commandités ou d’une opération quelconque sur Sorame ayant pour effet de faire perdre à la famille Duval son contrôle de Sorame.
CEIR consent au FSI une option d’achat indivisible de la totalité de ses actions Eramet, et le FSI lui consent une option de vente indivisible de la totalité de ses actions Eramet. Ces deux options seront exerçables en cas d’exercice par le FSI de son option d’achat sur les titres Eramet détenus par Sorame.
(1) Il est précisé qu’en pareille hypothèse, les parties ne seront pas tenues de se mettre d’accord et restent libres d’exercer leurs droits de vote comme elles le souhaitent ; notamment, elles n’ont pas prévu de droits de véto.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 424
7 EramEt Et sEs actionnairEs Pactes d’actionnaires
Droits de premier refus (préemption) réciproque
Les parties se consentent un droit de premier refus réciproque, (i) en cas d’intention ferme de vendre sur le marché à des tiers non identifiés, au fil de l’eau ou par accelerated book building (ABB) ou par fully marketed offer (FMO), un nombre déterminé d’actions Eramet ; (ii) en cas de projet de cession à un ou plusieurs tiers identifiés d’un ou de plusieurs blocs d’actions Eramet, par application ou hors marché ; et en cas de projet d’apport de tout ou partie de sa participation dans Eramet, rémunéré par des actions de la société bénéficiaire de l’apport.
Échappent au droit de premier refus :
De manière générale, échappent aux obligations de notification et droits de premier refus (i) les transmissions à titre gratuit, pour cause de mort ou entre vifs, à des personnes physiques, (ii) les cessions au sein du sous-concert Sorame/CEIR, sous réserve que la première conserve 70 % au moins, et la seconde 30 % au plus de leur participation globale dans Eramet, (iii) en cas de fusion de Sorame et CEIR, si Sorame est l’absorbante et reste contrôlée par la famille Duval et (iv) en cas de cession ou d’apport fait par le FSI de ses actions Eramet au profit d’une de ses filiales, à condition que le bénéficiaire adhère au Pacte d’actionnaires et se substitue au FSI dans les droits et obligations qui en résultent.
Durée
Le Pacte entrera en vigueur à la cession effective par AREVA au profit du FSI de la participation qu’elle détient dans Eramet. Il est conclu pour une durée déterminée se terminant le 31 décembre 2016, et se proroge au-delà par tacite reconduction par périodes d’une année, à défaut de sa dénonciation notifiée par l’une des parties à l’autre un mois au moins avant l’expiration de la période en cours. Le Pacte cessera immédiatement et de plein droit en cas (i) de changement de prédominance à l’intérieur du concert global dû à des acquisitions ou des souscriptions d’actions par le FSI, (ii) de cession ou d’apport ou de transfert par l’une des parties de plus de 80 % de sa participation dans Eramet, ou (iii) réduction à moins de 15 % du capital d’Eramet de la participation directe et indirecte du FSI.# En conséquence, les sociétés Sorame et CEIR ont décidé, par un avenant n° 2 conclu le 16 mars 2012, de modifier la clause de durée du Pacte d’actionnaires qu’elles ont conclu le 17 juin 1999 déjà modifié par un avenant n° 1 du 13 juillet 2009. Il est précisé enfin que les sociétés Sorame et CEIR se sont engagées vis-à-vis du FSI à convertir au porteur le nombre requis d’actions Eramet afin que la participation actuelle du sous-concert Sorame/CEIR ne soit pas rehaussée de plus de 2 % en conséquence de la perte des droits de vote double attachés aux actions Eramet cédées au FSI. Une fois la cession d’actions Eramet effectuée, les sociétés Sorame et CEIR et le FSI demanderont à la société Eramet la réinscription au nominatif de l’ensemble de leurs actions Eramet afin de récupérer les droits de vote double deux ans plus tard.
Par courrier du 16 juillet 2009, l’Autorité des marchés financiers a été destinataire d’une convention d’actionnaires intitulée « Avenant n° 1 au Pacte du 19 juillet 1999 d’actionnaires d’Eramet entre les sociétés Sorame et CEIR », conclue le 13 juillet 2009 entre la société en commandite par actions Sorame et la société par actions simplifiée CEIR.
Au 16 juillet 2009, les parties au Pacte détiennent de concert 61,57 % du capital et 73,57 % des droits de vote de la société Eramet, répartis comme suit :
| Actions | % capital | Droits de vote | % droits de vote |
|---|---|---|---|
| Sorame | 7 818 919 | 29,37 | 15 637 838 |
| CEIR | 1 783 996 | 6,70 | 3 567 992 |
| Sous-total Sorame/CEIR | 9 602 915 | 36,07 | 19 205 830 |
| AREVA | 6 787 277 | 25,39 | 13 514 554 |
| TOTAL CONCERT | 16 390 192 | 61,57 | 32 720 384 |
Cette convention se substitue au Pacte du 19 juillet 1999. Elle est conclue pour une durée expirant le 21 juillet 2014 et se prorogera ensuite par tacite reconduction par périodes de deux ans, à défaut de sa dénonciation notifiée par l’une des parties avec un préavis d’un mois avant l’expiration de la période en cours. Elle cessera, de même que l’action de concert entre les parties, en cas de cession par l’une des parties de plus de 80 % de sa participation dans Eramet.
De la compétence de l’Assemblée Générale Ordinaire
Les résolutions 1 et 2 concernent l’approbation des comptes sociaux et des comptes consolidés de l’exercice écoulé. Les comptes figurent de manière détaillée dans les documents remis aux actionnaires et sont, par ailleurs, commentés dans le rapport de gestion.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, après avoir entendu lecture du rapport du Conseil d’administration et du rapport des Commissaires aux comptes relatifs aux comptes annuels de l’exercice clos le 31 décembre 2021, approuve lesdits comptes annuels tels qu’ils lui ont été présentés, ainsi que les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, après avoir entendu lecture du rapport du Conseil d’administration et du rapport des Commissaires aux comptes relatifs aux comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2021, approuve lesdits comptes consolidés tels qu’ils lui ont été présentés, ainsi que les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports.
Dans la résolution 3, il vous est proposé d’approuver le rapport spécial des Commissaires aux comptes de votre Société et portant sur les conventions visées aux articles L. 225-38 et suivants du Code de commerce et autorisées au cours de l’exercice écoulé. Il vous est précisé que ce rapport fait également état des conventions précédemment autorisées par votre Assemblée et qui se sont poursuivies au cours de l’exercice écoulé et que ces conventions précédemment autorisées, ayant déjà été approuvées par votre Assemblée, ne sont pas de nouveau soumises au vote de la présente Assemblée.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, après avoir entendu lecture du rapport spécial établi par les Commissaires aux comptes sur les conventions visées par les articles L. 225-38 et suivants du Code de commerce, approuve ce rapport ainsi que les opérations qui s’y trouvent visées.
Les résolutions 4 et 5 ont pour objet de proposer à l’Assemblée l’affectation du résultat de l’exercice 2021. Cette affectation porte sur la dotation de la réserve légale à son maximum de 10 % du nouveau capital social et sur la distribution d’un dividende par action de 2,50 euros.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires,
L’Assemblée Générale décide d’affecter le résultat de l’exercice écoulé au poste de report à nouveau qui se trouvera ainsi porté à - 283 767 401,80 euros.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires,
Exposé des motifs et texte des projets de résolutions
L’Assemblée Générale, agissant en qualité d’Assemblée Générale Ordinaire, prend acte de ce que les dividendes par action mis en paiement au titre de l’année écoulée et des trois exercices précédents sont, ou ont été, les suivants :
| 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|
| Nombre d’actions rémunérées | 26 635 884 | 26 636 000 | 26 636 005 | 28 755 047 |
| Dividende (en euros) | 0 | 0 | 0 | 2,50 |
Conformément aux dispositions du II de l’article L. 22-10-8 (anciennement numéroté L. 225-37-2) et de l’article R. 22-10-14 (anciennement numéroté R. 225-29-1) du Code de commerce, l’Assemblée Générale est appelée à approuver à la résolution 6 la politique de rémunération applicable aux membres du Conseil d’administration et à la résolution 7 la politique de rémunération applicable à Madame Christel Bories, Président Directeur Général. Ces éléments figurent au document d’enregistrement universel 2021, « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
Conformément à la rédaction de l’article L. 22-10-8, l’approbation de l’Assemblée Générale est requise chaque année et lors de chaque modification importante dans la politique de rémunération. Si l’Assemblée Générale n’approuve pas la résolution et qu’elle a précédemment approuvé une politique de rémunération, celle-ci continue à s’appliquer et le Conseil d’administration soumet à l’approbation de la prochaine Assemblée Générale des actionnaires un projet de résolution présentant une politique de rémunération révisée. En l’absence de politique de rémunération précédemment approuvée, si l’Assemblée Générale n’approuve pas le projet de résolution, la rémunération est déterminée conformément à la rémunération attribuée au titre de l’exercice précédent ou, en l’absence de rémunération attribuée au titre de l’exercice précédent, conformément aux pratiques existant au sein de la Société.
Conformément aux dispositions du I de l’article L. 22-10-9 (anciennement numéroté L. 225-37-3) du Code de commerce, l’Assemblée Générale est appelée à approuver à la résolution 8 les informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 du Code de commerce. Ces éléments figurent au document d’enregistrement universel 2021, « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-34 (anciennement numéroté au III de l’article L. 225-100) du Code de commerce, l’Assemblée Générale est appelée à approuver à la résolution 9 les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération et les avantages de toute nature, versés au cours de l’exercice écoulé ou attribués au titre du même exercice à Madame Christel Bories, Président Directeur Général, au titre de l’exercice 2021. Ces éléments figurent au document d’enregistrement universel 2021, « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-8 (anciennement numéroté L. 225-37-2) et de l’article R. 22-10-14 (anciennement numéroté R. 225-29-1) du Code de commerce, l’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, approuve la politique de rémunération applicable aux membres du Conseil d’administration, telle que présentée dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise de la Société visé à l’article L. 225-37 du Code de commerce et figurant au document d’enregistrement universel 2021, partie « Rapport sur le gouvernement d’entreprise », paragraphe 4.2.1.2.2.
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-8 (anciennement numéroté L. 225-37-2) et de l’article R. 22-10-14 (anciennement numéroté R. 225-29-1) du Code de commerce, l’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, approuve la politique de rémunération applicable à Mme Christel Bories, Président Directeur Général, telle que présentée dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise de la Société visé à l’article L. 225-37 du Code de commerce et figurant au document d’enregistrement universel 2021, partie « Rapport sur le gouvernement d’entreprise », paragraphe 4.2.1.2.1.
Conformément aux dispositions du I de l’article L. 22-10-9 (anciennement numéroté L. 225-37-3) et de l’article L. 22-10-34 (anciennement numéroté II de l’article L. 225-100) du Code de commerce, l’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, approuve les informations mentionnées au I de l’article L. 22-10-9 (anciennement numéroté L. 225-37-3) du Code de commerce, tels que présentées dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise de la Société visé au dernier alinéa de l’article L. 225-37 du Code de commerce, figurant au document d’enregistrement universel 2021, partie « Rapport sur le gouvernement d’entreprise », paragraphes 4.2.2.1 et 4.2.2.2.
Conformément aux dispositions de l’article L. 22-10-34 (anciennement numéroté III de l’article L. 225-100) du Code de commerce, l’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, approuve les éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature, versés ou attribués au titre de l’exercice écoulé 2021 ou attribués au titre du même exercice à Mme Christel Bories, Président Directeur Général, tels que présentés dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise de la Société visé au dernier alinéa de l’article L. 225-37 du Code de commerce, figurant au document d’enregistrement universel 2021, partie « Rapport sur le gouvernement d’entreprise », paragraphe 4.2.2.3.
La résolution 10 a pour objet, dans le cadre des dispositions de l’article L. 22-10-62 (anciennement numéroté L. 225-209) du Code de commerce, de demander à l’Assemblée Générale d’autoriser le Conseil à renouveler, dans les conditions légales et réglementaires, le programme de rachat par la Société de ses propres actions, par tous moyens, y compris en période d’offre publique. Le montant maximum de rachat est de 10 % du capital et le prix maximum d’achat par action de 200 euros. Il s’agit là du renouvellement annuel de cette autorisation. Cette autorisation a notamment pour objectif de permettre la poursuite du contrat de liquidité existant, ainsi que la mise en œuvre des plans d’attributions d’actions gratuites aux salariés par remise d’actions existantes.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport du Conseil d’administration et du descriptif de programme de rachat de titres de la Société, faisant usage de la faculté prévue par l’article L. 22-10-62 (anciennement numéroté L. 225-209) du Code de commerce, autorise le Conseil d’administration à acheter ou faire acheter des actions de la Société dans la limite de 10 % du capital social, en vue :
Les achats, cessions, transferts ou échanges de ces actions pourront être effectués par tous moyens, sur le marché ou de gré à gré, y compris, le cas échéant, via des instruments dérivés, et la part maximale pouvant être acquise ou transférée sous forme de bloc de titres pourra atteindre la totalité du programme de rachat d’actions autorisé. Ils pourront être effectués également en période d’offre publique si l’offre d’achat visant les titres de la Société est réglée intégralement en numéraire. Le paiement pourra être effectué de toutes manières. Le prix maximum d’achat ne pourra excéder 200 euros par action (ou la contre-valeur de ce même montant à la même date dans toute autre monnaie ou unité monétaire établie par référence à plusieurs monnaies).# Assemblée Générale
Cette autorisation est donnée pour une durée qui prendra fin lors de l’Assemblée Générale qui statuera sur les comptes de l’exercice 2022. Sur la base du nombre d’actions composant le capital social au 31 décembre 2021, l’investissement théorique maximal s’élèverait, en retenant un cours de 200 euros par action, à 575 100 800 euros. En vue d’assurer l’exécution de cette résolution, tous pouvoirs sont conférés au Conseil d’administration, qui pourra les déléguer, à l’effet de :
La résolution 11 permet l’accomplissement des formalités impliquées par la mise en œuvre des autres résolutions votées par l’Assemblée Générale.
L’Assemblée Générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées ordinaires, donne tous pouvoirs au porteur d’un original, d’un extrait ou d’une copie du procès-verbal de la présente Assemblée pour effectuer tous dépôts ou formalités nécessaires.
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 432
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 433
→ Mine de Népoui, SLN, Nouvelle-Calédonie
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 434
Nous attestons, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document d’enregistrement universel sont, à notre connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée. Nous attestons, à notre connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion (figurant aux chapitres 1 « Rapport Intégré », 2 « Activités », 3 « Comptes », 4 « Gouvernement d’entreprise », 5 « Gestion des risques », 6 « Déclaration de performance extra-financière », et 7 « Eramet et ses actionnaires ») présente un tableau fidèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et qu’il décrit les principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
Fait à Paris, le 4 avril 2022
Thomas Devedjian
Directeur Général Adjoint en charge des Finances, des Systèmes d’Information et des Achats Groupe
Christel Bories
Présidente-Directrice Générale
Le contrôle des comptes sociaux et consolidés de la Société est assuré par les Commissaires aux comptes dont la liste suit :
Grant Thornton
KPMG SA
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 436
Le présent document comprend toutes les informations du Rapport financier annuel visé aux articles L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et 222-3 du Règlement général de l’Autorité des marchés financiers. Afin de faciliter la lecture du Rapport financier annuel susmentionné, la table de réconciliation suivante permettra d’identifier les rubriques le constituant.
| N° | Informations | Rapport financier annuel | Référence(s) | Page(s) |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Attestation des dirigeants sur la sincérité des informations | |||
| 2 | Comptes consolidés | 3.1 | 102 à 186 | |
| 3 | Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés | 3.1 | 102 à 186 | |
| 4 | Comptes sociaux de la société mère | 3.2 | 187 à 221 | |
| 5 | Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels | 3.2 | 187 à 221 | |
| 6 | Rapport de gestion | Voir table de concordance du rapport de gestion | 438 à 439 | |
| 7 | Honoraires des Commissaires aux comptes | 3.1 (Note 16) | 177 | |
| 8 | Rapport du Conseil d’administration sur le gouvernement d’entreprise annexé au rapport de gestion | Chapitre 4 | 226 à 274 |
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 437
La table de réconciliation suivante renvoie aux éléments requis par le Code de commerce, le Code monétaire et financier, le Code général des impôts et le Règlement général de l’AMF.
| ACTIVITÉ | Référence(s) | Pages |
|---|---|---|
| Événements importants survenus après la date de clôture de l’exercice | Note 17 – comptes consolidés | 177 |
| Évolution prévisible | Rapport Intégré (perspectives) | 41 |
| Résultats des filiales et des sociétés contrôlées par branche d’activité | 2.1.1.1 ; 2.1.2.1 ; 2.1.3.1 ; 2.1.4.1 ; 2.3.1 | 44 ; 56 ;67 ; 73 ; 94 |
| Activité en matière de recherche et développement | 2.4 | 92 à 95 |
| Description des principaux risques et incertitudes | Chapitre 5 | 277 à 290 |
| Politique du Groupe en matière de gestion des risques financiers, exposition au risque de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie | 3.1 – note 8 | 135 |
| Analyse de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société durant l’exercice écoulé | Rapport Intégré | 38 à 40 |
| Prises de participation ou de contrôle dans des sociétés ayant leur siège en France | 3.1 – note 18 | 177 à 180 |
| Information sur les délais de paiement fournisseurs | 3.2 | 221 |
| Tableau des résultats de la Société au cours des cinq derniers exercices | 3.2 | 220 |
| Réintégration des frais généraux et des charges somptuaires | Non applicable | |
| INFORMATIONS JURIDIQUES ET LIÉES À L’ACTIONNARIAT | ||
| Montant des dividendes distribués au titre des trois derniers exercices | Chapitre 8 - (5ème résolution) | 430 |
| Identité des actionnaires détenant plus de 5 % du capital | 7.2.4.2 | 412 |
| Participation des salariés au capital social au dernier jour de l’exercice | 7.2.4.2 | 412 |
| Information sur les rachats d’actions au cours de l’exercice – autocontrôle | 7.2.7.1 | 415 |
| Tableau récapitulatif des délégations en cours de validité accordées par l’Assemblée Générale au Conseil dans le domaine de l’augmentation de capital et utilisation faite de ces délégations au cours de l’exercice | 7.2.6 | 415 |
| Éléments susceptibles d’avoir |
| Activités | Référence | Pages |
|---|---|---|
| Mandats et fonctions des mandataires sociaux – date et de début et d’expiration du mandat de chaque administrateur | 4.1.1.2 | 227 à 244 |
| Conventions conclues entre un mandataire social ou un actionnaire détenant plus de 10 % des droits de vote et une filiale (hors conventions courantes) | 3.2 (Rapport Spécial CAC) | 217 |
| Tableau récapitulatif des délégations financières | 7.2.6 | 415 |
| Modalités d’exercice de la Direction Générale | 4.1.5.2 | 252 |
| Composition, conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil et de ses Comités | 4.1.1.2 ; 4.1.2.1 : 4.1.2.3 | 227 à 244 ; 245 ; 247 à 249 |
| Nombre de séances du Conseil et de ses Comités et assiduité des administrateurs | 4.1.2.3 | 247 |
| Évaluation du Conseil d’administration | 4.1.2.4 | 249 |
| Indépendance des administrateurs | 4.1.2.2 | 246 à 247 |
| Politique de diversité appliquée aux membres du Conseil d’administration | 4.1.2.2 | 246 à 247 |
| Éventuelles limitations de pouvoirs du Directeur Général | 4.1.5.3 | 252 |
| Code de gouvernement d’entreprise de référence | 4.1.2.2 (1er paragraphe) | 246 |
| Modalités particulières relatives à la participation des actionnaires à l’Assemblée Générale | 4.1.6.3 | 253 |
| Procédures d’évaluation des conventions courantes conclues à des conditions normales | 4.1.6.1 | 253 |
| Politique de rémunération des mandataires sociaux (vote ex ante) | 4.2.1 | 254 à 262 |
| Rémunérations et avantages versés au cours de l’exercice écoulé (vote ex post) | 4.2.2 | 262 à 274 |
| Proportion relative de la rémunération fixe et variable | 4.2.2.1.1 (dernier paragraphe) | 264 |
| Restitution d’une rémunération variable | 4.2.2.1.1 (bas de page) | 262 |
| Engagements de toute nature pris par la société au cours de l’exercice au bénéfice de ses mandataires sociaux, correspondant à des éléments de rémunération, indemnités ou des avantages dus ou susceptibles d’être dus à raison de la prise, de la cession de fonctions ou postérieurement à celles-ci | 3.2 (Rapport Spécial CAC) | 217 |
| Obligation de conservation des stock-options ou des actions gratuites par les dirigeants | 4.2.1.2.1 b (iii) | 259 |
| Écarts de rémunérations (ratios) entre les dirigeants et les salariés | 4.2.2.1.2 | 264 |
| Évolution annuelle de la rémunération au cours des cinq derniers exercices | 4.2.2.1.2 | 264 |
| Respect de la politique de rémunération applicable | 4.2.2.1.4 ; 4.2.2.2.3 | 265 |
| Prise en compte du vote de la dernière Assemblée Ordinaire sur la politique de rémunération (vote ex ante) | 4.2.2.1.3 ; 4.2.2.2.2 | 265 |
| Écart et dérogation par rapport à la procédure de mise en œuvre de la politique de rémunération | 4.2.2.1.4 ; 4.2.2.2.3 | 265 |
| Suspension/rétablissement de la rémunération des administrateurs pour défaut de mixité | 4.2.2.1.5 ; 4.2.2.2.4 | 265 |
| Composition de l’actionnariat et modifications intervenues au cours de l’exercice | 7.2.4.2 | 412 |
| Tableau récapitulatif des délégations en cours de validité en matière d’augmentation de capital et utilisation faite de ces délégations au cours de l’exercice | 7.2.7.1 | 415 |
| Restrictions statutaires à l’exercice des droits de vote et aux transferts d’actions ou les clauses des conventions connues | 7.3.11 | 420 |
| Participations dans le capital de la Société | 7.2.4.2 | 412 |
| Détenteurs de titres comportant des droits de contrôle spéciaux | N/A | N/A |
| Mécanismes de contrôle prévus dans un système d’actionnariat du personnel | N/A | N/A |
| Accords entre actionnaires | 7.4 | 422 à 426 |
| Règles applicables à la nomination/remplacement des membres du Conseil – modification des statuts | 7.4 | 422 à 426 |
| Pouvoirs du Conseil | 4.1.5.3 | 252 |
| Accords modifiés/résiliés en cas de changement de contrôle | 7.3.13 | 422 |
| Informations susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique | 7.3.13 | 422 |
La table de réconciliation suivante renvoie aux principales rubriques exigées par les annexes 1 et 2 du Règlement européen n° 2019/980 du 14 mars 2019 pris en application du Règlement (UE) 2017/1129 dit « Prospectus ».
| Chapitre | Informations | Références | Pages |
|---|---|---|---|
| 1 | Personnes responsables | ||
| 1.1 | Indication des personnes responsables | 9.1 | 436 |
| 1.2 | Déclaration des personnes responsables | 9.1 | 436 |
| 1.3 | Déclaration ou rapport d’expert | N/A | N/A |
| 1.4 | Attestation d’un tiers | N/A | N/A |
| 1.5 | Déclaration sans approbation préalable | Encart AMF 1 | |
| 2 | Contrôleurs légaux des comptes | ||
| 2.1 | Informations sur les contrôleurs légaux des comptes | 9.2 | 436 |
| 2.2 | Changements | 9.2 | 436 |
| 3 | Facteurs de risque | Chapitre 5 | 277 à 290 |
| 4 | Informations concernant l’émetteur | ||
| 4.1 | Raison sociale | 7.3.1 | 417 |
| 4.2 | Lieu d’enregistrement, n° d’enregistrement, LEI | 7.3.2 | 417 |
| 4.3 | Date de constitution et durée de la Société | 7.3.3 | 417 |
| 4.4 | Siège social, forme juridique, législation régissant ses activités, pays de constitution, adresse du siège statutaire, site web | 7.3.4 ; 7.3.5 | 417 |
| 5 | Aperçu des activités | ||
| 5.1 | Principales activités | Rapport Intégré | 14 à 21 |
| 5.1.1 | Principaux produits vendus ou services fournis | Rapport Intégré | 14 à 21 |
| 5.1.2 | Mention de tout nouveau produit ou service important lancé ou en développement | Rapport Intégré | 14 à 21 |
| 5.2 | Principaux marchés (en ventilant le CA total par type d’activité et marché géographique pour chaque exercice) | 3.1 (note 4) | 116 à 120 |
| 5.3 | Événements importants dans le développement des activités de l’émetteur | 3.1 (note 2) | 109 à 110 |
| 5.4 | Stratégie et objectifs (tant financiers que non financiers) en prenant en compte les perspectives et défis futurs | Rapport Intégré | 28 à 31 |
| 5.5 | Dépendance éventuelle à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers, si cela a une influence sur les activités ou la rentabilité de l’émetteur | 2.2.1 (Titres juridiques) | 75 à 77 |
| 5.6 | Éléments sur lesquels est fondée toute déclaration de l’émetteur concernant sa position concurrentielle | 2.1.1.2.3 ; 2.1.2.2.3 ; 2.1.3.2.1 ; 2.3.3.1 | 46 à 49 ; 59 à 61 ; 68 à 69 ; 90 |
| 5.7 | Investissements | ||
| 5.7.1 | Description des investissements importants y compris leur montant | 2.1.1.3.3 ; 2.1.2.3.3 ; 2.1.3.4 ; 2.3.3.3 | 55 ; 66 ; 73 ; 91 |
| 5.7.2 | Description des investissements importants en cours y compris leur mode de financement (interne ou externe) | 2.1.1.3.3 ; 2.1.2.3.3 ; 2.1.3.4 ; 2.3.3.3 | 55 ; 66 ; 73 ; 91 |
| 5.7.3 | Informations sur co-entreprises dans lesquelles l’émetteur détient une part de capital susceptible d’avoir une incidence significative sur l’évaluation de son actif et de son passif, de sa situation financière ou de ses résultats | Rapport Intégré | 13 |
| 5.7.4 | Questions environnementales pouvant influencer l’utilisation des immobilisations corporelles | 6.2.5 | 313 à 314 |
| 6 | Structure organisationnelle | ||
| 6.1 | Description sommaire du Groupe de l’émetteur (organigramme) | Rapport Intégré | 13 |
| 6.2 | Liste des filiales importantes | Rapport Intégré | 13 |
| 7 | Examen de la situation financière et du résultat | ||
| 7.1 | Situation financière | Rapport Intégré | |
| 7.1.1 | Exposé de l’évolution des activités et indicateurs clés | Rapport Intégré | 8 à 9 ; 38 à 40 |
| 7.1.2 | Évolution future probable des activités | 2.4 R&D | 92 à 95 |
| 7.2 | Résultat d’exploitation | ||
| 7.2.1 | Facteurs importants influant sur le revenu d’exploitation | Rapport Intégré | 38 à 40 |
| 7.2.2 | Explications sur changements importants du CA ou des produits nets | Rapport Intégré | 38 à 40 |
| Chapitre | Informations | Références | Pages |
|---|---|---|---|
| 8.1 | Capitaux à court et long terme | 3.1 (note 7) | 125 à 134 |
| 8.2 | Flux de trésorerie | 3.1 (tableau N° 3) | 104 |
| 8.3 | Besoins et structures de financement | 3.1 (note 7) | 125 à 134 |
| 8.4 | Restrictions éventuelles à l’utilisation des capitaux | 3.1 (note 7) | 124 à 134 |
| 8.5 | Sources de financement | 3.1 (note 7) | 125 à 134 |
| 9 | Environnement réglementaire | Description de l’environnement réglementaire qui peut influer de manière significative sur ses activités et mention de tout facteur de nature administrative, économique, budgétaire, monétaire ou politique ayant influé ou pouvant influer sensiblement de manière directe ou indirecte sur les activités de l’émetteur | 75 à 77 |
| 10.1 | Tendances ayant affecté la production, la vente, les coûts entre la fin de l’exercice et la date du document | 2.2.1 (Titres juridiques Rapport Intégré) | 22 à 23 |
| 10.2 | Influence susceptible éventuelle | 2.2.1 (Rapport Intégré) | 22 à 23 |
| 11.1 | Hypothèses | Non applicable | |
| 11.2 | Déclaration sur les hypothèses | Non applicable | |
| 11.3 | Déclaration sur la comparabilité des prévisions ou estimations | Non applicable | |
| 12.1 | Information sur les membres | 4.1.1.2 | 227 à 244 |
| 12.2 | Conflits d’intérêts | 4.1.2 | 245 |
| 13.1 | Rémunération | 4.2 | 254 à 274 |
| 13.2 | Pensions, retraites ou autres avantages | 4.2.1.2.1 | 256 à 261 |
| 14.1 | Date d’expiration des mandats | 4.1.1.2 | 227 à 244 |
| 14.2 | Contrats de service | Non applicable | |
| 14.3 | Comités (composition, missions) | 4.1.2.1 ; 4.1.2.3 | 245 ;247 |
| 14.4 | Déclaration relative au gouvernement d’entreprise | 4.1.2.2 | 246 à 247 |
| 14.5 | Incidences significatives potentielles sur les modifications futures de la composition des organes d’administration et de direction (dans la mesure où déjà décidées) | Non applicable | |
| 15.1 | Informations sur les salariés | 6.3.2.5 | 364 |
| 15.2 | Participations et options de souscription d’actions détenues par les organes d’administration et de direction | 4.1.1.2 | 227 à 244 |
| 15.3 | Participation des salariés au capital de l’émetteur | 7.2.4.2 | 412 |
| 16.1 | Tableau de l’actionnariat | 7.2.4.2 | 412 |
| 16.2 | Droits de vote | 7.2.4.2 | 412 |
| 16.3 | Détention et contrôle de l’émetteur | 7.2.4.2 | 412 |
| 16.4 | Accords liés au contrôle | 7.4 | 422 à 426 |
| 17 | Transactions avec des parties liées | 3.1 (note 14) | 173 à 174 |
| 18.1 | Informations financières historiques | 3.3 | 222 |
| 18.2 | Informations financières intermédiaires et autres | Non applicable | |
| 18.3 | Audit des informations financières annuelles historiques | 3.3 | 222 |
| 18.4 | Informations financières pro forma | Non applicable | |
| 18.5 | Politique de distribution des dividendes | 3.4 | 222 à 223 |
| 18.6 | Procédures judiciaires et d’arbitrage | 3.1 (note 15.5) | 176 |
| 18.7 | Changement significatif de la situation financière | Non applicable | |
| 19.1.1 | Capital souscrit | 7.2.1 | 410 |
| 19.1.2 | Autres actions non représentatives du capital | Non applicable | |
| 19.1.3 | Actions autodétenues | 7.2.7.1 | 415 |
| 19.1.4 | Valeurs mobilières convertibles, échangeables ou assorties de bons de souscription | 7.2.2.2 | 410 |
| 19.1.5 | Conditions d’acquisition du capital autorisé et non émis | Non applicable | |
| 19.1.6 | Options ou accords sur le capital d’une société du Groupe | 7.4 | 422 à 426 |
| 19.1.7 | Historique du capital social sur l’exercice | 7.2.4.2 | 412 |
| 19.2.1 | Numéro d’immatriculation, objet social | 7.3.2 ; 7.3.7 | 417 ; 417 |
| 19.2.2 | Description des droits si plusieurs catégories d’actions | Non applicable | |
| 19.2.3 | Éléments ayant une incidence en cas de changement de contrôle | 7.3.13 | 422 |
| 20 | Contrats importants (autres que conclus dans le cadre normal des activités) | Non applicable | |
| 21 | Documents disponibles | 9.3 | 437 |
Dans le cadre des engagements pris par Eramet en tant que signataire du Global Compact de l’ONU, le Groupe publie chaque année sa Communication sur le Progrès. Eramet communique ainsi sur sa contribution aux principes du Global Compact, à travers sa Déclaration de performance extra-financière (DPEF) et son Plan de vigilance. En effet, ces deux publications annuelles permettent à Eramet de rendre compte des politiques, actions et résultats que le Groupe met en place dans le cadre de sa démarche RSE.
| Principes du Global Compact | DPEF Eramet | Plan de vigilance Eramet |
|---|---|---|
| DROITS DE L’HOMME | 6.3.1 Engagement en faveur des droits humains 6.3.2 Engagements sociaux envers les collaborateurs 6.3.3 Engagements envers les communautés | II.1.a Cartographie des risques d'atteinte aux Droits humains III.2.a Actions de maîtrise des risques Droits humains V. Identification, évaluation et maîtrise des risques chez les fournisseurs et sous-traitants |
| NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL | 6.3.2 Engagements sociaux envers les collaborateurs | II.1.b Cartographie des risques Santé Sécurité des personnes III.2.b Actions de maîtrise des risques Santé Sécurité des personnes V. Identification, évaluation et maîtrise des risques chez les fournisseurs et sous-traitants |
| ENVIRONNEMENT | 6.2 Préservation de l’environnement | II.1.c Cartographie des risques Environnement III.2.c Actions de maîtrise des risques Environnement V. Identification, évaluation et maîtrise des risques chez les fournisseurs et sous-traitants |
| LUTTE CONTRE LA CORRUPTION | 6.4.1 Éthique, conformité et lutte contre la corruption |
| Analyse du risque – Types de conséquences | DEU Eramet exercice 2021 | Principaux facteurs de risques auxquels le Groupe est exposé : Risques opérationnels : Risques liés à l’impact de la pandémie de coronavirus (Covid-19) | Impact sur l’activité des Divisions | Activités | Impact sur les éléments sociaux et sociétaux |
|---|---|---|---|---|---|
| DPEF |
Les indicateurs de performance consolidés utilisés pour la communication financière des résultats et de la performance économique du Groupe et présentés dans ce document sont des données retraitées issues du reporting du Groupe et suivies par le Comex. Conformément aux principes comptables adoptés pour le reporting du Groupe, les performances opérationnelles des co-entreprises ont été comptabilisées selon l’intégration proportionnelle jusqu’en 2018 : le sous-groupe TiZir (BU Sables Minéralisés, division Mines et Métaux) jusqu’au 30 juin et la société UKAD (division Alliages Haute Performance) jusqu’au 31 décembre. Une réconciliation du chiffre d’affaires Groupe avec les données publiées est présentée en chapitre 3.
Le chiffre d’affaires à périmètre et change constants correspond au chiffre d’affaires corrigé de l’effet des changements de périmètre et de variation de taux de change d’un exercice à l’autre. L’effet périmètre se calcule : pour les sociétés acquises au cours de l’exercice, en éliminant le chiffre d’affaires sur la période en cours et pour les sociétés acquises au cours de la période précédente, en intégrant, sur la période précédente, le chiffre d’affaires en année pleine ; pour les sociétés cédées, en éliminant le chiffre d’affaires sur la période considérée et sur la période comparable antérieure. L’effet de change se calcule en appliquant au chiffre d’affaires de l’exercice considéré les taux de change de l’exercice précédent.
Résultat avant charges et produits financiers et autres charges et produits opérationnels, impôts sur les résultats, provision pour risques et charges et amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles.
Le cash-cost de SLN est défini comme l’ensemble des coûts de production et de structure (R&D y compris la géologie d’exploration, frais administratifs, frais logistiques et commerciaux), net des crédits des sous-produits (dont exports de minerai de nickel) et prestations locales, qui couvrent toutes les étapes d’élaboration industrielle du produit fini jusqu’à la livraison au client final et qui impactent l’EBITDA dans les comptes sociaux de cette société, rapporté au tonnage vendu.
Le break-even cost de SLN est défini comme le cash-cost de SLN tel que défini ci-dessus, auquel s’ajoutent les investissements (investissements réalisés rapportés au tonnage de l’année pour les comptes annuels ; investissements prévisionnels et tonnage prévisionnels en cours d’année), les produits et charges non courantes et les frais financiers (comptabilisés dans les comptes sociaux de SLN).
Le cash-cost FOB (« Free On Board ») du minerai de manganèse est défini comme l’ensemble des coûts de production et de structure (R&D y compris la géologie d’exploration, frais administratifs, frais sur vente, frais de transport terrestres) qui couvrent toutes les étapes de l’extraction du minerai jusqu’à son acheminement au port d’embarquement et à son chargement et qui impactent l’EBITDA dans les comptes sociaux de cette société, rapporté au tonnage vendu pour une période donnée.# 9 INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Dmtu (Dry Metric Ton Unit)
Une dmtu correspond à 10 kg de manganèse contenu.
Livre (lb)
La livre est une unité de masse valant exactement 0,45359237 kilogramme. La valeur masse en livre est à multiplier par 2 204,6 pour calculer l’équivalent en tonne.
Les procédés
Compaction isostatique à chaud (CIC ou HIP)
Un procédé de compaction des alliages inoxydables, préalablement réduits à l’état de poudre, dans une capsule en alliage de fer réalisée à la forme de la pièce souhaitée. La compression à chaud se fait dans une enceinte fermée, sous pression de 1 000 bars et à la température de 1 000 °C, sans atteindre le point de fusion de l’alliage. Ainsi on obtient un grain fin inférieur à celui que l’on obtiendrait par forgeage. Les alliages mis en œuvre sont d’une extrême pureté, garantissant une optimisation de la résistance à la corrosion et à l’oxydation. En outre, la compression isostatique à chaud (ou HIP) peut fournir des caractéristiques mécaniques sans sens d’orientation privilégié (propriétés isotropes) et permet ainsi l’obtention de formes complexes et une optimisation de l’épaisseur à partir de la conception. Un autre avantage du procédé HIP est la possibilité de réaliser des pièces bimétalliques regroupant deux nuances différentes sans discontinuité ni soudure.
Enrichissement du minerai
Utilisée par la Société Le Nickel-SLN, cette technologie innovante permet, par tri granulométrique et densimétrique, d’accroître la teneur des minerais afin d’exploiter une portion plus large du gisement et d’augmenter ainsi la durée de vie des réserves.
Étirage
L’étirage est une déformation à froid par passage d’une ébauche laminée au travers d’une filière de section plus petite et de forme appropriée au profil et à la dimension à obtenir. Cette transformation met à profit la plasticité de l’acier et permet d’obtenir des ronds, des hexagones, des carrés et des produits plats, ainsi que des profils de forme plus complexe.
Forgeage
Déformation plastique du métal entre deux outils plats. Le forgeage permet d’obtenir des pièces de géométrie simple.
Galvanoplastie
Procédé consistant à déposer par électrolyse une couche de métal sur un support, métallique ou non, pour le recouvrir.
HIP
Voir « Compaction isostatique à chaud ».
Hydrométallurgie
Réduction des oxydes métalliques et séparation métal-oxyde par voie chimique (attaque pour mise en solution, extraction par solvant, électrolyse).
Laminage
Réduction de l’épaisseur d’un lingot, d’une barre, d’une tôle, etc., par passage entre les cylindres en rotation d’un laminoir.
Lixiviation acide
Exploitation des minerais oxydés de nickel (latérites) par leur mise en solution acide.
Matriçage
Mise en forme complexe d’une ébauche métallique entre deux outillages gravés, en un seul coup et à vitesse lente.
Métallurgie des alliages
* Métallurgie à l’air : réalisée dans un four à arc, la fusion est suivie par un traitement métallurgique afin de réaliser les additions de métaux d’alliages, d’éliminer les impuretés et d’obtenir l’analyse chimique souhaitée.
* Métallurgie sous vide : utilisée pour des alliages supportant des contraintes plus élevées (teneur en azote, éléments d’alliages réactifs à l’oxygène…), ce procédé de fusion est réalisé dans des fours à induction sous vide de type VIM (Vacuum Induction Melting).
* Refusion : indispensable pour certaines pièces critiques destinées aux secteurs de l’aéronautique et de l’énergie, ce procédé permet une meilleure maîtrise des ségrégations et de la morphologie inclusionnaire et d’abaisser la teneur en gaz pour une augmentation significative des caractéristiques et de la fiabilité mécanique.
* Métallurgie des poudres : fabrication d’alliages à hautes caractéristiques par pulvérisation d’un jet de métal liquide.
PM HSS
Un procédé de fabrication des aciers rapides (en anglais High Speed Steel (HSS)), combinant la métallurgie des poudres avec les procédés de transformation. Il consiste à mettre la poudre d’acier rapide produite par atomisation au gaz, dans une capsule sous vide et soudée, puis compacter par procédé isostatique à chaud, et transformer par forgeage, laminage à chaud ou à froid et étirage, afin d’obtenir des barres, des couronnes, des lames et des tôles.
Presse
Outil industriel utilisé pour le forgeage ou le matriçage (définition plus haut). Sa puissance se mesure en milliers de tonnes.
Pyrométallurgie
Réduction des oxydes métalliques et séparation métal-oxyde par fusion (haut-fourneau ou four électrique).
Valeur d’usage
La valeur d’usage correspond à la différence de valeur économique entre deux produits, obtenue dans des conditions d’utilisation spécifiques.
Aciers rapides
Aciers très résistants à l’usure, d’une dureté élevée à chaud et à froid, destinés principalement à la fabrication d’outils de coupe (forets, tarauds, fraises, scies…) et des outils de travail à froid.
Alliages
Matériaux métalliques composés de différents métaux aux propriétés particulières répondant à des usages déterminés, comme la résistance à l’usure ou à la corrosion, la résistance mécanique à haute température, etc.
Ferroalliages
Alliages contenant du fer et au moins un autre métal ajouté au métal liquide lors du processus d’élaboration de l’acier afin d’ajuster sa composition en fonction des propriétés souhaitées.
Manganèse
Consommé sous forme d’alliage (ferromanganèse, silicomanganèse), ce métal entre dans la composition de l’acier dans la proportion de 6 à 7 % afin d’en améliorer la dureté, la résistance à l’abrasion, l’élasticité et l’état de surface au laminage. Il est également utilisé lors de l’élaboration pour la désoxydation/désulfurisation. Autres applications : chimie, piles et batteries, circuits électroniques, engrais, durcisseur pour l’aluminium…
Leucoxène
Minéral lourd dont la composition est intermédiaire entre l’ilménite et le rutile.
Nickel
Élément d’alliage essentiel, ce métal confère aux aciers de nombreuses propriétés variant selon les nuances : résistance à la corrosion atmosphérique en combinaison avec le chrome (acier inoxydable), résistance à la haute température, ductilité, résistance mécanique, résistivité électrique, propriétés magnétiques… Le nickel est recyclable à l’infini.
Nickel primaire
Se distingue du nickel secondaire qui est issu du recyclage d’acier inoxydable.
Nuances
Qualités d’alliage différentes obtenues en variant les métaux entrant dans leur composition afin d’obtenir des caractéristiques spécifiques. Chaque nuance est adaptée à des besoins particuliers.
Produits longs
Demi-produits d’alliages de hautes caractéristiques destinés à être transformés.
Rutile
Dioxyde de titane (TiO 2 ) naturel.
Superalliage
Alliages de plusieurs métaux où le nickel est généralement prédominant (superalliages base nickel), présentant de hautes caractéristiques de résistance mécanique à température élevée et de résistance à la corrosion. Les superalliages sont utilisés pour la fabrication de pièces destinées à l’industrie aéronautique et spatiale, la production d’énergie, l’industrie chimique, la préservation de l’environnement.
Risque
« Un risque est la menace qu’un événement, une action ou l’absence d’une action puisse altérer de manière significative :
* notre capacité à atteindre nos objectifs et accomplir nos missions ;
* notre capacité à détecter des opportunités de développement dans tous les domaines liés à notre activité ;
* les actifs principaux constituant les fondamentaux de notre activité (tangibles et intangibles, financiers, humains, image, etc.) ;
* un processus critique pour le déroulement de notre activité ;
* la capacité du groupe Eramet à respecter ses valeurs, l’éthique ainsi que les lois et réglementations en vigueur. »
Criticité (d’un risque)
La criticité d’un risque est l’évaluation du niveau de gravité d’un risque, pondérée par la probabilité estimée de survenance dudit risque. Cette criticité peut être élevée, moyenne ou basse.
I. Objectif et périmètre
II. Cartographies des risques et évaluation des filiales
III. Maîtrise des risques
IV. Gouvernance et dispositifs de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité
V. Identification, évaluation et maîtrise des risques chez les fournisseurs et sous-traitants
VI. Mécanisme d’alerte et de recueil des signalements
VII. Compte rendu de mise en œuvre effective du Plan de vigilance
Ce Plan de vigilance a pour objectif de répondre aux obligations de la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre. Le périmètre de ce plan couvre en premier lieu l’ensemble des entités du Groupe : la société mère Eramet S.A. ainsi que les sociétés qu’elle contrôle de manière directe ou indirecte. Ce périmètre est par ailleurs décrit dans la note méthodologique de la Déclaration de performance extra-financière du Groupe (présentée en 6.5 du Document d’enregistrement universel). Le périmètre du plan couvre également les fournisseurs et sous-traitants des entités du Groupe (société mère ou filiales contrôlées).# 10 Plan de vigilance 2021 – groupe eramet
Les risques liés à ces derniers sont abordés dans la section 5 de ce plan, dans la mesure où l’évaluation et la gestion des risques dans la chaîne d’approvisionnement fait l’objet de mesures spécifiques.
Le groupe Eramet (Voir aussi www.eramet.com.)
Eramet est un des principaux producteurs mondiaux de :
Eramet développe par ailleurs des activités à fort potentiel de croissance, telles que l’extraction du lithium et le recyclage, appelées à jouer un rôle clé au service de la transition énergétique et de la mobilité de demain.
Le Groupe emploie environ 13 000 personnes dans vingt pays.
Une description plus détaillée du groupe Eramet est proposée aux chapitres 1 et 2 du Document d’enregistrement universel, au sein duquel est publié ce Plan de vigilance.
Dans le cadre de son processus d’identification et de maîtrise des risques, le Groupe établit tous les trois ans et met à jour annuellement sa cartographie des risques majeurs, dont la réalisation est pilotée par la Direction de la Gestion des Risques, du Contrôle et de l’Audit Internes. Celle-ci fait l’objet d’une présentation au Comité Exécutif ainsi qu’au Comité d’Audit, des Risques et de l’Éthique du Conseil d’administration du Groupe.
Cette cartographie identifie les risques stratégiques, opérationnels, financiers et de conformité majeurs. Elle est complétée par des cartographies plus détaillées portant notamment sur des thématiques spécifiques transverses telles que les droits humains, l’environnement et la santé et sécurité des personnes.
Eramet avait formalisé en 2017 une première cartographie des risques d’atteintes aux droits humains et libertés fondamentales, avec l’appui d’une expertise externe. Jalon clé en 2020 de l’objectif Droits humains de la Feuille de route RSE, l’exercice a été renouvelé la même année, avec l’appui d’un cabinet externe spécialisé ayant une grande expérience du secteur extractif.
L’exercice de cartographie des risques droits humains repose sur un ensemble de travaux préparatoires. Constitués d’analyses documentaires, d’entretiens avec des responsables du Groupe et de ses Business Units au sein des fonctions clés et d’une consultation plus large auprès de collaborateurs via des questionnaires (DRH, HSE, Santé, Sûreté, Relations communautaires, Directeurs de sites, Référents Conformité Éthique…), l’ensemble des secteurs d’activité, entités et zones géographiques où Eramet opère est ainsi associé.
Dans chaque catégorie de risque, des scénarios ont été identifiés en lien avec les activités de l’entreprise, le contexte local, et les relations commerciales. Un référentiel d’évaluation, tiré des standards internationaux tels que les Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme, les Conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT) et les normes de performances de l’International Finance Corporation (IFC), et adapté au secteur minier et de la métallurgie a été utilisé. L’impact de la crise sanitaire, économique et sociale relatif à la pandémie mondiale a également été pris en compte dans l’analyse 2021.
Le niveau de criticité des scénarios et catégories de risque est défini en fonction de la probabilité d’occurrence et de la gravité du risque pour les personnes tierces potentiellement affectées (et non pour Eramet directement). La gravité se mesure à partir de trois critères, conformément aux Principes directeurs des Nations Unies sur les droits de l’homme et les entreprises : l’ampleur, la portée et le caractère irrémédiable. La gravité présente un poids plus important que la probabilité, afin que les risques graves pour les personnes DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 452 10 Plan de vigilance 2021 – groupe eramet Objectif et périmètre soient priorisés conformément aux Principes directeurs évoqués précédemment et aux méthodologies du Groupe. Les dispositifs de maîtrise des risques actuels, c’est-à-dire les politiques et procédures existantes permettant d’atténuer les risques, sont pris en compte pour déterminer le niveau de criticité. Le niveau de risque à date est ensuite défini à partir de la matrice de criticité et du degré de maîtrise des risques.
L’univers des risques d’atteinte aux droits humains défini au cours de cet exercice pour le groupe Eramet peut se décomposer selon les trois grandes catégories suivantes, pour chacune desquelles les risques saillants suivants ont été identifiés :
Ces derniers sont abordés dans la section du Plan de vigilance concernant la chaîne d’approvisionnement (section V).
La cartographie fait l’objet d’une revue régulière, sur la base notamment du suivi des plans d’action liés et des évaluations de la situation des risques des sites et entités du Groupe, alimentées par les audits internes et la remontée d’informations en continu par les sites.
Cette section se concentre sur les risques d’atteinte à la sécurité et la santé des collaborateurs et des sous-traitants travaillant sur les sites du Groupe. Les risques pour la sécurité et la santé des autres personnes, telles que les riverains des sites, sont abordés dans les sections consacrées aux risques d’atteinte aux droits humains et à l’environnement ainsi qu’aux mesures de maîtrise associées.
Risques d’atteinte à la sécurité
La prévention des risques d’accidents du travail repose avant tout sur l’analyse des risques au poste de travail, conduite au sein même des ateliers avec les collaborateurs. Cette analyse très opérationnelle permet de sécuriser une opération particulière en identifiant l’ensemble des risques auxquels les opérateurs sont exposés et les moyens de maîtrise déployés pour les maîtriser. Ces analyses locales sont compilées dans le registre des risques de chaque site (nommé « document unique d’évaluation des risques » pour les sites français). Ces risques sont évalués selon une cotation basée sur un couple fréquence x gravité en tenant compte des mesures de protection en place. Cette méthodologie permet d’identifier les risques les plus critiques et ainsi d’alimenter le plan de progrès Sécurité du site.
Les registres des risques permettent de les regrouper selon des activités-types spécifiques à chaque site. On y retrouve par exemple les manutentions mécaniques, la conduite d’engin, les déplacements à pied, etc. L’analyse des risques d’accidents du travail du Groupe a clarifié la segmentation des risques générés en trois familles distinctes :
Risques d’atteinte à la santé
À partir de l’analyse des risques au poste de travail consignés dans les registres des risques de chaque site, les professionnels de Santé au Travail identifient les risques pouvant avoir un impact durable ou différé sur la santé des salariés. Ces risques peuvent concerner la santé physique (bruit, vibrations, postures pénibles, gestes répétitifs, travail de nuit ou alterné, champs électromagnétiques, températures extrêmes, exposition aux agents chimiques dangereux dont l’amiante), psychologique (charge de travail, organisation du travail, autonomie) ou encore des risques biologiques (paludisme) ou environnemental (travail en haute altitude ou sous climats extrêmes).# 10 Plan de vigilance 2021 – groupe eramet
Les risques différés sont des risques de maladies professionnelles qui font l’objet d’un reporting spécifique et s’appuyant sur les déclarations transmises à l’employeur ou donnant lieu à des enquêtes par les services de prévention internes ou réglementaires. Il existe en France un Tableau des maladies professionnelles régulièrement mis à jour, et des réglementations spécifiques dans les autres pays d’implantation du Groupe. Ces cartographies et analyses de risques d’atteinte à la santé et la sécurité font l’objet d’une mise à jour régulière.
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ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Dans le cadre de ses engagements et objectifs en matière de préservation de l’environnement, le Groupe cartographie les risques d’atteinte à l’environnement pour chacun de ses sites. Des études d’impacts et d’évaluation des risques environnementaux sont réalisées dans le cadre des permis d’exploiter des sites, des systèmes de gestion ISO 14001, et des audits internes environnementaux du Groupe. Elles sont complétées par des évaluations des risques industriels réalisées avec les assureurs. En 2017, les évaluations issues de ces divers exercices ont été agrégées et mises en cohérence afin de formaliser une cartographie globale des risques d’atteinte à l’environnement sur l’ensemble du périmètre du Groupe. Cette cartographie des risques environnementaux a été actualisée à la fin 2020.
Les principaux risques et enjeux pour les sites du Groupe sont liés aux impacts potentiels suivants :
Depuis 2020, la cartographie globale des risques du Groupe intègre formellement une section dédiée aux risques liés au climat où sont passés en revue les risques physiques et les risques de transition pour chaque Division et chaque catégorie de produits. Les détails concernant la nature des risques liés à ces impacts sont décrits avec les mesures de maîtrise correspondantes, dans la section III.2 de ce plan.
Par ailleurs, les risques industriels (survenance d’un accident industriel), peuvent également générer une atteinte à l’environnement. Les principaux risques industriels auxquels les sites du Groupe peuvent être confrontés sont de type géotechnique (risque d’affaissement d’ouvrages miniers), incendie, explosion (y compris, pour certains sites, liée au risque de contact entre l’eau et le métal en fusion), bris de machine sur équipement critique, ferroviaire (risque de déraillement) et évènement naturel (inondation, tempête/cyclone…).
Au regard des risques présentés ci-dessus, la situation des filiales est régulièrement évaluée par le biais, principalement, de deux dispositifs : le système interne de reporting et remontée d’informations, et le système d’audit interne.
Un système d’information dédié à la Sécurité, à l’Environnement et à l’Énergie est déployé à l’ensemble des sites industriels et miniers, permettant la collecte et la consolidation des indicateurs de performance environnementale et sécurité. L’outil progressivement déployé depuis 2020 permet de collecter et gérer des données quantitatives et qualitatives, d’enregistrer des rapports d’incidents, de prévention et d’audits, d’analyser les risques, accidents et anomalies, et de mettre en place des plans d’actions adaptés. Il offre la capacité de compiler des informations au niveau international et national, mais aussi local. L’analyse des données permet d’aider à la prise de décision et au suivi des plans d’action, en faisant un outil de remontée de données, mais également de gestion au plus près des sujets.
Les indicateurs Environnement et Énergie suivis sont pour la plupart issus des plans d’échantillonnages et d’analyses développés dans le cadre de leurs permis d’exploiter et des priorités identifiées par le Groupe.
L’outil remplace les systèmes d’information et de reporting dédiés à la gestion de la Sécurité en place, incluant la déclaration des accidents avec et sans arrêt et des premiers soins, couvrant tous les intervenants sur les sites d’Eramet (employés, intérimaires, sous-traitants), ainsi que les heures travaillées par chacun. Cela permet de consolider les taux de fréquence mensuellement pour chaque site, filiale, Division et Groupe.
En 2021, le nouvel outil intègre la gestion des incidents sécurité, environnement et énergie, ainsi que les données sociétales et relatives aux relations avec les parties prenantes, notamment les communautés riveraines.
L’évaluation des risques relative aux droits humains, fondée sur la cartographie des risques dédiée, s’appuie sur les éléments issus de rituels et Comités réguliers et les données du reporting RSE annuel des sites, portant sur des indicateurs propres à la gestion des Ressources Humaines et à la gestion des impacts potentiels sur les communautés riveraines des sites. Cette évaluation prend également en compte les données issues du suivi de la gestion sociale et environnementale des projets du Groupe, réalisé dans le cadre de l’accompagnement des projets, et les alertes remontées par le système d’alerte le cas échéant.
En matière d’environnement, de santé, de sécurité, d’énergie, de droits humains et d’éthique, le Groupe s’appuie aussi sur un système exigeant d’audit interne de la performance de ses entités. Des équipes mixtes d’auditeurs internes au Groupe (Directions Corporate, coordinations Divisions et représentants des sites) formés selon un référentiel interne conduisent les audits permettant de situer dans le détail la performance des sites. Des audits Sécurité spécifiques couvrant les activités critiques, sont menés sur tous les sites par des auditeurs internes ou externes et permettent de valider le niveau de conformité aux Exigences Essentielles Sécurité, cadre de référence de la gestion Sécurité, et d’aligner et réorienter si besoin les plans d’actions d’amélioration. Le dispositif inclut des audits internes de revue de performance environnementale et des audits focalisés sur des thématiques (par exemple la pollution atmosphérique). Un nombre important de sites font également l’objet d’audits externes de revue de conformité réglementaire environnementale. La mise en œuvre des recommandations issues des audits et jugées prioritaires fait l’objet d’un suivi par la Direction de l’Environnement et de la Performance ESG.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
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Réalisés par la Direction de la Gestion des Risques, du Contrôle et de l’Audit internes, les audits portant sur des critères droits humains des collaborateurs et/ou des communautés sont réalisés à partir d’un référentiel interne dédié, reprenant le Quick Check du Danish Institute for Human Rights. Ce dernier a été revu en 2020, afin de prendre en compte les exigences du Groupe sur les fondamentaux de la relation communautaire, formalisées dans une procédure ad hoc. La tenue de ces audits priorise les sites les plus sensibles identifiés au cours de l’exercice de cartographie des risques pour les droits humains. Des plans d’actions correctifs sont définis à l’issue de chaque audit, et pour tous les risques considérés comme significatifs, un reporting sur la mise en place des actions correctives est consolidé au niveau Groupe.
En ce qui concerne l’évaluation des filiales au regard des risques industriels, le dispositif de contrôle repose avant tout sur le programme de visites d’ingénierie assurance (audits de prévention assurance) de ses sites industriels sur un cycle de deux ans, en collaboration étroite avec les assureurs, les courtiers et la Direction des Assurances Groupe. Tout risque significatif détecté lors de ces audits donne lieu à un plan d’action correctif par le site concerné.
La gestion des risques d’atteinte aux droits humains, à la santé et la sécurité des personnes ainsi qu’à l’environnement passe par un engagement clair du Groupe dans ces domaines. Le cadre d’engagements du Groupe, composée de ses charte et politiques, présente les fondamentaux de l’approche Développement Durable d’Eramet, entreprise citoyenne et engagée.
ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
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En 2020, le Groupe a revu son socle de référentiels, désormais formalisé dans son système de management : Eramet Management System (EMS).# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
Eramet s’appuie ainsi sur un socle commun d’engagements de référence et de standards, applicables par toutes les sociétés du Groupe et leurs collaborateurs, composés de politiques et de procédures. Les politiques forment ainsi un ensemble de principes, de normes, de comportements qui traduisent les intentions durables du Groupe concernant la nature de son activité et les relations de l’entreprise avec les principales parties prenantes internes (personnels et leurs représentants) et externes (fournisseurs, clients, actionnaires, concurrents…). Elles ont été adoptées sur des sujets considérés comme essentiels en termes de performance et d’engagement pour le Groupe. Ces grands principes sont ensuite traduits en procédures fonctionnelles, industrielles ou commerciales. Ces dernières déterminent ainsi les standards d’exigence du Groupe, avec le souci de faire respecter les engagements du Groupe et de minimiser les risques associés. Mise en œuvre depuis 2015 et revue en 2020, la Charte éthique du Groupe (disponible sur www.eramet.com) énonce les règles et les principes d’action et de comportement qui rassemblent les collaborateurs du Groupe et s’imposent à chacun. Relative aux engagements du Groupe et de ses collaborateurs dans de nombreux domaines, elle traite notamment des sujets suivants : développement, relations avec les parties prenantes, sécurité des salariés, protection de l’environnement, sûreté, engagement clients, dialogue social, lutte contre le harcèlement, transparence, prévention de la corruption, respect des règles de la concurrence, etc. Traduit dans les 12 langues des pays d’implantation du Groupe, cette charte de référence fait l’objet d’un e-learning à destination des collaborateurs, couvrant l’ensemble de ses thématiques. Des politiques dédiées, présentées dans le schéma ci-dessus, permettent au Groupe de s’engager davantage sur certaines thématiques, et sont détaillées dans les parties relatives à ces sujets. L’ensemble de ces politiques est disponible sur le site Internet du Groupe www.eramet.com. Afin de sensibiliser les collaborateurs aux principes de ces politiques, des formations e-learnings thématiques sont déployées, par exemple sur les droits humains, la sécurité, l’environnement… L’engagement du Groupe se traduit par une implication au plus haut niveau de l’entreprise et à tous les niveaux de management. La Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise et des Ressources Humaines, Santé et Sûreté, tous deux membres du Comité Exécutif (Comex) du Groupe proposent, accompagnent et assurent le suivi des objectifs pluriannuels et des plans d’action associés. Ils en rendent compte au Comex. La Direction Sécurité et Prévention (DSP) et la Direction Éthique et Conformité sont directement rattachées à la Présidente-Directrice Générale du Groupe. La bonne intégration des thématiques de la RSE dans les activités du Groupe est également suivie de près par le Conseil d’administration d’Eramet, notamment au travers de deux de ses Comités, le Comité Stratégique et de la RSE, et le Comité de l’Audit, des Risques et de l’Éthique. Cette intégration a été renforcée par l’adoption de la Feuille de route RSE du Groupe, détaillée en partie IV de ce plan. La Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise compte une Direction de l’Environnement et de la Performance ESG et une Direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains, tandis que la Direction des Ressources Humaines (DRH) inclut une Direction des Relations Sociales, de la Diversité et de l’Inclusion, une Direction de la Sûreté et un Médecin-Conseil, chargé d’animer la politique Santé du Groupe. La Direction Énergie et Climat, rattachée à la Direction de la Stratégie, la Direction Éthique et Conformité et la Direction Achats Groupe complètent ce dispositif. Ces fonctions Corporate sont organisées et structurées autour de pratiques et de processus visant à renforcer continuellement leur engagement et leur efficacité, mettant en avant une culture forte de l’identification et de la maîtrise des risques. Des équipes sur site et des réseaux de correspondants permettent le bon déploiement des standards et la remontée d’informations au quotidien.
| Comité exécutif | |
|---|---|
| Direction des Ressources Humaines, Santé & Sûreté | Direction du Développement Durable et Engagement d'Entreprise |
| Direction Stratégie et Innovation | Rattachement direct à la DG |
| Direction Éthique et Conformité | Direction Sécurité et Prévention |
| Directions Support | |
| Conseil d’administration | Comité Stratégique et de la RSE |
| Comité de l’Audit, des Risques et de l’Éthique | Les Comités du Conseil |
| Entités opérationnelles | Directeurs de Business Units et de sites |
| Correspondants HSE | Responsables RH |
| Coordinateurs Sécurité | Correspondants RSE/Relations communautaires |
| Coordinateurs de protection | Correspondants Énergie |
| Acheteurs | Responsables et Ambassadeurs Conformité Ethique |
| Référents Diversité et Inclusion | Référents Harcèlement sexuel et Agissements sexistes |
| Responsables Sûreté | Médecin Groupe |
| Direction Ressources Humaines | Direction Achats |
| Direction Sûreté | Direction Coporate Affaire & Partnerships |
| Direction de l'Impact Sociétal et des Droits Humains | Direction Energie Climat |
| Direction de l'Environnement et de la Performance ESG |
Les objectifs et plans d’actions sont mis en œuvre avec l’ensemble des Divisions et entités opérationnelles du Groupe. Leur bonne exécution et la bonne coordination entre le Corporate et les Divisions ont été renforcées par la mise en place de groupes de travail et Comités thématiques transverses (RSE, Biodiversité, Environnement Minier, Achats Responsables, Ventes Responsables, Droits Humains, Éthique). Par ailleurs, le Groupe prête une grande attention à l’intégration, dès les phases les plus en amont des projets, de critères sociaux, environnementaux, d’hygiène et de sécurité, culturels et sociétaux. Les experts et spécialistes sont intégrés aux équipes industrielles, techniques, juridiques et financières, et participent aux divers Comités de Pilotage, dès les phases d’avant-projet, d’études de faisabilité et de préconstruction. De même, ils participent aux audits d’acquisition dans le cas de projets de fusion ou d’acquisition, ainsi qu’aux due diligences liées aux cessions d’actifs. Dans le cadre de leurs missions, ces différentes Directions sont amenées à faire appel aux parties prenantes, afin de participer aux exercices d’évaluation des risques et à la mise en place de mesures de gestion adaptées. C’est notamment le cas des managers, des collaborateurs, des représentants du personnel, pour les enjeux à fort impact pour les collaborateurs, comme la sécurité ou les droits humains. Le dialogue avec les parties prenantes externes se joue à un niveau local. Qu’il s’agisse du déroulement des opérations, des mesures de gestion des risques, ou encore des programmes de soutien au développement local, Eramet et ses filiales veillent en effet à informer et consulter les populations riveraines de manière continue. Quelques exemples sont présentés dans le Plan.
Le groupe Eramet a décidé de renforcer son engagement en matière de droits humains en l’intégrant à sa Feuille de route RSE, à travers son huitième objectif. Eramet ambitionne d’être en 2023 une référence en matière de respect des droits humains dans sa sphère d’activité et mesure cette évolution à travers son application des Principes directeurs des Nations Unies. Cette ambition nécessite la mise en place d’une démarche et de process pour connaître ses risques, prévoir des contrôles, ainsi que la mise en œuvre de mesures de prévention et de maîtrise des risques, voire d’actions correctives le cas échéant. Le déploiement de la démarche Droits humains est l’objet d’un Comité de Pilotage dédié, composé de différentes Directions, qui suivent notamment le bon avancement des mesures de gestions prises en réponse aux risques identifiés lors de la cartographie des risques. Eramet a adopté en 2019 sa politique Droits Humains (disponible sur www.eramet.com). Cette déclaration spécifique permet à Eramet de réaffirmer la place de ce sujet fondamental dans sa démarche managériale et opérationnelle, ainsi que dans les relations avec ses parties prenantes internes et externes. Elle couvre les droits de l’Homme internationalement reconnus et détaille plus précisément les engagements pris par le Groupe sur ses enjeux saillants, identifiés par les exercices d’évaluation des risques conduits par Eramet, regroupés en trois axes :
Un des éléments clés de la préparation de cet engagement a été le développement d’une approche consultative visant deux objectifs : partager la vision d’Eramet sur les droits humains et recueillir les observations de parties prenantes internes et externes. Cette démarche collaborative s’est concrétisée en interne à travers une consultation de top-managers, des discussions avec des instances représentatives du personnel et un questionnaire dédié aux collaborateurs. Plus de 600 personnes ont ainsi participé à la co-construction de l’engagement Droits humains du Groupe.# L’avis d’organisations externes spécialisées en droits humains a également été pris en compte lors de la consultation, afin de mesurer les attentes de la société civile vis-à-vis des engagements du Groupe.
La prise de conscience des collaborateurs constitue un point clé de la démarche Droits humains. Suite à l’adoption de sa politique, Eramet a fait connaître ce nouvel engagement du Groupe dans tous ses pays d’implantation, à travers une campagne de communication interne, ses sites Internet, ses réseaux sociaux et la diffusion d’un support explicatif. Des ressources pédagogiques sont progressivement développées et mises à disposition des managers et collaborateurs du Groupe. Elles prennent plusieurs formes : formations e-learning, supports pédagogiques de synthèse, cas pratiques, sensibilisations en présentiel…
En 2021, sous la supervision de la Direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains, le Groupe a lancé une évaluation de la conformité des entités du Groupe à la Politique Droits Humains. Cette évaluation intervient en complément de la cartographie des risques Droits Humains réalisée en 2020. L’évaluation a concerné 18 entités, incluant des sites miniers, des sites industriels et des sites tertiaires. L’évaluation a porté sur les quatre domaines de la Politique Droits Humains, à savoir : les relations avec les collaborateurs, les relations avec les partenaires commerciaux, les relations avec les communautés locales et la gouvernance de la politique. Le taux de conformité du Groupe est ainsi de 88%. Un plan d’action spécifique est prévu pour chaque filiale.
En 2021, la SLN a mené sur deux de ses mines une auto- évaluation de sa performance sociétale au regard du standard IRMA (the Initiative for Responsible Mining Assurance). Les exigences sociétales, basées sur les référentiels internationaux les plus ambitieux, couvrent notamment les aspects relatifs aux droits humains, au dialogue, à la gestion des impacts et à l’investissement communautaire.
La santé et la sécurité font partie intégrante des droits fondamentaux de la personne, et ont à ce titre été intégrés à l’exercice de cartographie des risques du Groupe en matière d’atteinte aux droits humains. De par la nature de leurs activités industrielles et minières et de leurs pays d’implantation, les sites du Groupe peuvent représenter des risques pour la sécurité et la santé des collaborateurs, dont la maîtrise est une des priorités du Groupe. Ces mesures sont décrites à la section III.2.b de ce plan.
Afin de renforcer la maîtrise des risques de discrimination et harcèlement au travail également identifiés au cours de la cartographie Groupe, un e-learning de sensibilisation à la Charte éthique, comprenant un volet dédié à ces problématiques, est déployé progressivement auprès l’ensemble des collaborateurs du Groupe. Des « Ethics kits », portant sur les sujets relatifs aux droits humains des collaborateurs, ont été intégrés au catalogue de formation, et permettent aux managers de sensibiliser leurs collaborateurs sur les sujets de discrimination et harcèlement.
Plus largement, une information est adressée à l’ensemble des collaborateurs, par voie d’affichage d’infographies sur tous les sites du Groupe, concernant l’organisation de la conformité éthique et en particulier l’existence du dispositif d’alerte professionnelle, présenté à la section VI de ce plan.
Par ailleurs, dans le cadre d’accords syndicaux relatifs à la prévention des risques psychosociaux, des cellules de veille sont opérationnelles sur les différents sites de France métropolitaine afin d’anticiper les situations à risques et d’alerter en cas de détection d’un salarié en difficulté psychologique. Ces sujets peuvent également être portés par les services de santé au travail sur les sites.
Suite à la création de la Direction Diversité et Inclusion, le Groupe a défini sa première Feuille de route en faveur de la lutte contre les discriminations et l’égalité femmes- hommes. Les actions déjà engagées ont permis de développer l’intégration de la diversité dans les processus de recrutement internes et externes, la gestion des talents avec des offres neutres, des formations pour le management (exemple : Recruter sans discriminer), des sensibilisations auprès des collaborateurs… Ces dernières sont notamment facilitées depuis la mise en place d’un réseau DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 458 10 Plan de vigilance 2021 – grouPe eramet Maîtrise des risques de référents Diversité et Inclusion, actifs sur l’ensemble des entités.
En parallèle, Eramet a mis en place des référents Harcèlement sexuel – Agissement sexiste. Ce dispositif, couvrant initialement la France, a été étendu au Gabon et au Sénégal. Le déploiement se poursuit sur les autres pays du Groupe, avec la désignation progressive et la formation de ces référents par des experts externes.
L’ensemble des actions menées sont suivies dans le cadre de l’objectif 4 de la Feuille de route RSE « Intégrer et favoriser les richesses de la diversité ». Les mesures de gestion des risques d’atteinte aux droits des travailleurs dans la chaîne d’approvisionnement, également identifiés au cours de l’exercice de cartographie, sont présentées dans la section V de ce plan.
Dans le cadre de la lutte contre l’esclavage moderne et conformément à l’article 54-1 de la loi sur l’esclavage moderne de 2015 applicable aux sociétés immatriculées au Royaume-Uni, la société Tizir Ltd a publié sur son site internet en 2021 sa déclaration concernant la lutte contre l’esclavage moderne mettant en avant les mesures mises en place dans ce domaine.
La plupart des sites du groupe Eramet sont présents de manière durable dans leurs territoires d’implantation, avec lesquels ils développent des relations de forte interdépendance. L’intégration locale des sites, en particulier auprès des communautés riveraines, constitue de ce fait un élément primordial de la pérennité des activités du Groupe. Ceci le conduit à bâtir une relation de confiance sur le long terme avec les communautés riveraines, et à prévenir tout risque d’atteinte aux droits fondamentaux de celles-ci.
La politique Droits Humains détaille les engagements d’Eramet à ce sujet, couvrant les questions du dialogue et des recours, des activités de relogement, d’acquisition de terres et de réinstallation involontaire, des impacts environnementaux et climatiques ou liés aux activités et aux mesures de sûreté des sites.
En matière sociétale, deux procédures encadrent les pratiques des filiales du Groupe :
Elle est adossée aux standards et bonnes pratiques de l’ International Finance Corporation (IFC, groupe Banque Mondiale). Ils adoptent une approche de proportionnalité, selon laquelle les mesures exigées doivent être dimensionnées par rapport aux enjeux des sites.
Les fondamentaux de la relation communautaire pour Eramet, transcrits dans les procédures sociétales s’appliquant aux sites et projets du Groupe, s’articulent autour de trois piliers :
La prévention des risques et la gestion des impacts inhérents aux activités minières et métallurgiques constituent un aspect fondamental des relations entretenues avec les populations locales. Ces risques et impacts sont identifiés et font l’objet de mesures de maîtrise dans le respect de la « hiérarchie d’atténuation » consistant à éviter, réduire et compenser ces impacts. Des mécanismes de gestion des plaintes à disposition des populations locales assurent que tout incident ou inquiétude peut être immédiatement porté à la connaissance de l’entité. Ces incidents font l’objet d’actions correctives, et alimentent l’amélioration continue du système de gestion. Ces mécanismes sont présentés en section VI de ce plan. Les mesures de maîtrise des principaux risques et impacts sociétaux de filiales du Groupe sont présentées ci-dessous.
Les activités de certains sites du Groupe requièrent des acquisitions de terrains auprès de communautés qui y résident ou y exercent des activités économiques (agricoles ou commerciales notamment). Ces opérations peuvent présenter des risques d’atteinte aux droits humains (droit de propriété ou droit à un niveau de vie suffisant de ces communautés notamment). En matière de prévention de ces atteintes, le Groupe se réfère aux principes énoncés dans la Norme de performance de la Société Financière Internationale (groupe Banque Mondiale) relative à ces activités de relogement. Ces opérations font systématiquement l’objet de plans d’action de réinstallation élaborés avec les personnes affectées en amont du déplacement. Ces plans permettent notamment de définir collectivement la matrice de compensation pour les biens indemnisés, le lieu et le calendrier de réinstallation, ainsi que les mesures de restauration des moyens de subsistance.
Certains sites présentent également des risques d’impact sur l’environnement pouvant affecter les riverains. Il peut s’agir de risques de pollution ou de risques de réduction de l’accès des communautés à des ressources naturelles dont elles font usage. L’intégralité de ces risques fait l’objet de mesures de maîtrise présentées dans la section III.2.c de ce plan, relative à la gestion des risques d’atteinte à l’environnement. En fonction de la nature de ces impacts ou risques, les riverains peuvent être associés à la définition ou l’exécution de ces mesures de maîtrise. En particulier, les communautés locales sont associées aux études de caractérisation de l’état de référence qui intègrent leur connaissance de la biodiversité, de ses usages et des services écosystémiques.# Mesures de sûreté
Par ailleurs, certains des pays ou régions dans lesquels le groupe Eramet opère peuvent connaître des situations politiques, sécuritaires ou climatiques instables (terrorisme, vol d’informations, criminalité, séisme, cyclone, etc.). Dans ce contexte, la Direction Sûreté du Groupe met en place des mesures pour assurer la protection des collaborateurs (qu’ils soient en déplacement, résidents étrangers ou résidents locaux), du patrimoine intellectuel et des installations d’Eramet. Conscient du fait que ces mesures doivent être établies dans le respect des droits des communautés riveraines des sites, Eramet intègre ce sujet dans sa politique Droits Humains, et a établi une procédure Sûreté du Groupe qui respecte le droit international, le droit français et le droit des pays dans lequel le Groupe est implanté. Dans le cadre de cette procédure, conforme aux principes de la Charte éthique du groupe Eramet, la prévention des risques en matière de sureté passe d’abord par le dialogue et les relations de respect mutuel avec les communautés locales. De même, la formation, les règles d’utilisation de la force et les équipements des personnels de sécurité sont décidés, dimensionnés et contrôlés par un Responsable de la Sûreté du site, qui agit dans le cadre défini par le Directeur de la Sûreté Groupe.
10 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 459
Qu’il s’agisse du déroulement des opérations, des mesures de gestion des risques, ou encore des programmes de soutien au développement local, Eramet et ses filiales veillent à informer et consulter les populations riveraines de manière continue. Ce travail prend des formes variées : organisation de réunions publiques d’information ou de journées portes ouvertes, mise en place de Comités conjoints, consultations publiques, publications écrites, etc. Le dimensionnement de ces actions est le plus souvent défini de manière adéquate par les réglementations nationales ou locales. En France par exemple, du fait de leur statut Seveso Seuil Haut ou d’ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement), plusieurs sites participent à des « Commissions de suivi des sites », composées de représentants de l’État, des collectivités territoriales, des riverains, des exploitants et des salariés. Dans le cadre des processus d’autorisation et d’études d’impacts sociétaux et environnementaux, les projets, en particulier minier, mettent quant à eux en place des dispositifs de consultation des riverains et des autres parties prenantes afin de prendre en compte leurs attentes dans la maîtrise de ces impacts, et ce à tous les stades du projet. En concertation avec la Direction Développement Durable et Engagement d’Entreprise, certains sites peuvent aller au-delà des exigences réglementaires en matière de dialogue avec les riverains. Les sites exercent en particulier une vigilance renforcée à l’égard des populations autochtones ou vulnérables pouvant résider dans leur voisinage. Dans un processus d’amélioration continue, des actions de renforcement de ces dispositifs de dialogue avec les personnes affectées sont intégrées dans un plan d’action pluriannuel établi par le Groupe.
Eramet a l’ambition de faire des activités du Groupe une source de bénéfices nets pour les populations locales. en portant une attention particulière aux emplois et achats locaux et à la sous traitance locale la sous-traitance locale, les filiales du Groupe s’attachent à accroître toujours plus leur contribution à l’économie des territoires d’implantation. Au-delà, les sites du Groupe développent des programmes d’investissement communautaire ou de mécénat visant à soutenir les priorités de développement local. Dans une approche partenariale, ces priorités sont identifiées et suivies collectivement : soutien à des activités économiques, actions dans le domaine de l’éducation, la santé, le sport, la culture et l’environnement ou encore des infrastructures. Le déploiement et la conformité des sites aux standards Groupe de la relation communautaire est suivi à travers l’objectif 5 de la Feuille de route, « Être un partenaire apprécié et contributif de nos communautés hôtes ». Un programme sur cinq ans à l’égard des communautés hôtes est ainsi déployé par les Divisions à cet effet. L’atteinte de l’objectif est mesurée avec deux cibles à horizon 2023 :
Les actions de prévention des risques pour la santé et la sécurité des collaborateurs sont coordonnées par le Directeur Sécurité Prévention et le Médecin-Conseil Groupe, qui sont respectivement rattachés à la Présidente-Directrice Générale et à la Directrice des Ressources Humaines, Santé et Sûreté. Ils établissent et proposent au Comité Exécutif les orientations Sécurité et Santé pour le Groupe. Une fois validées, ces orientations sont déclinées dans les Divisions par les Directeurs de Division, aidés de Coordinateurs Sécurité/ Santé, puis sur les sites par les Directeurs de site, eux-mêmes aidés par un Coordinateur Sécurité/Santé site. La prévention de la santé et des accidents est au cœur du système, et concerne aussi bien les employés Eramet que les intérimaires et sous-traitants qui interviennent sur les sites. Elle s’appuie sur l’analyse des risques aux postes de travail qui détermine les actions et mesures de prévention à mettre en œuvre. Les engagements et attentes du Groupe sur ces sujets sont détaillés au sein de la politique Sécurité et de la politique Santé (disponible sur www.eramet.com).
En matière de Sécurité, la coordination des actions au niveau du Groupe se fait dans le cadre du « Comité Sécurité Groupe » qui regroupe la Directrice des Ressources Humaines, Santé et Sûreté, le Directeur de la Stratégie, les Directeurs de Division, le Directeur Sécurité Prévention, et les Directeurs Sécurité des Divisions. Les outils de prévention sont ajustés aux trois grandes familles de risques identifiées :
Pour chaque risque identifié, des mesures de réduction de risques sont mises en place pour réduire la criticité à un niveau acceptable. Les tâches de routines sont effectuées selon une instruction de travail qui prend en compte les risques identifiés pour cette tâche. Les tâches non couvertes par une Instruction de travail font l’objet d’un permis de travail. Les missions et travaux effectués par les entreprises intervenantes sont encadrés par un plan de prévention spécifique et la conformité aux règles sécurité contrôlée sur le terrain.
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Priorité absolue du Groupe, la sécurité constitue le premier objectif de sa Feuille de route RSE. Le TF2 du Groupe (périmètre Eramet, intérimaires et entreprises extérieures) baisse pour atteindre 2,2 en 2021, soit une baisse de 44 % sur un an, après une baisse de 24 % en 2020 et divisé par six en cinq ans. Le nombre d’accidents grave a été divisé par 10 sur la même période. Cette baisse significative est le résultat de progrès réalisés dans les différentes Divisions et plus particulièrement sur la division Mines et Métaux qui se situe maintenant parmi les meilleurs acteurs miniers en termes de résultats sécurité.
En matière de prévention des risques pour la santé, la stratégie du Groupe repose sur la politique Santé du Groupe, qui comporte quatre axes déclinés en actions spécifiques et prioritaires. Les axes stratégiques sont :
C’est dans ce cadre que des mesures particulières en matière de lutte contre les conduites addictives (tabagisme, alcool, etc.), de prévention du stress et des risques psychosociaux (RPS), et des mesures de lutte contre les risques biologiques/ maladies (ex. : paludisme) sont mises en place sur les différents sites du Groupe, selon leur criticité. Pour la prévention du risque chimique et la gestion des produits dangereux, un standard Groupe a été déployé dans l’EMS. La Coordination produits Groupe, au sein de la Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise, et le médecin coordinateur Groupe sont en charge de diffuser, garantir et contrôler l’application de ce standard. Ils organisent annuellement un Comité Produits Groupe pour définir les priorités stratégiques et les supports à apporter aux Divisions et sites afin de les aider à se conformer aux nombreuses réglementations. L’action de cette structure vise trois objectifs principaux :
L’harmonisation de la gestion du risque chimique sur les sites est un enjeu majeur : les sites de production du groupe Eramet sont présents sur les cinq continents, et ils doivent donc suivre et respecter différentes réglementations relatives à l’hygiène et aux contrôles des expositions aux produits chimiques sur les lieux de travail. Dans ce domaine de la réglementation, les différences peuvent être importantes d’un pays à l’autre, pour une même substance. Une action d’harmonisation et de communication entre les sites sur ces sujets est donc importante pour échanger, expliquer et mettre en œuvre des pratiques et des références assurant une protection d’un niveau correspondant ou supérieur à la réglementation en vigueur dans le pays concerné.
La mesure de la performance est réalisée suivant le référentiel des exigences du Groupe (Standard EMS), et dont la conformité aux deux premiers chapitres est un préalable impératif :
Pour le Groupe, la maîtrise du risque chimique ne s’arrête pas à la clôture des sites. Les conséquences des activités sur la santé des populations environnantes sont également investiguées. Dans ce cadre, on peut souligner plus particulièrement le risque lié à l’amiante environnementale sur les mines de nickel. En Nouvelle-Calédonie, des procédures opératoires spécifiques existent permettant de maîtriser les filons de minéraux amiantifères dans l’hypothèse où l’exploitation minière en découvre. Les opérateurs sont formés aux précautions à prendre, et un suivi médical particulier a été mis en place, en concertation avec les autorités, les partenaires sociaux et les autres opérateurs miniers. Au Gabon, le Groupe a étudié et mesuré les niveaux en manganèse dans l’environnement immédiat de la mine de Moanda, et pu démontrer l’absence d’impact pour la santé en lien avec le manganèse dans l’air. De manière globale, l’impact sanitaire des activités est toujours évalué dans le détail lors des phases de projets.
La stratégie de prévention santé repose sur la politique Santé du Groupe, décrite ci-dessus. Cette démarche a été largement impactée tout au long des années 2020 et 2021 par la crise sanitaire liée au Covid-19, le Groupe ayant mobilisé toutes les ressources à sa disposition afin de garantir la sécurité sanitaire de ses salariés. Dans ces circonstances exceptionnelles de pandémie, le groupe Eramet s’est pleinement mobilisé pour faire face à l’évolution de la situation. Les priorités du Groupe reposent sur trois axes principaux :
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À partir du mois de février 2020, une cellule de crise internationale, composée du Comité Exécutif, du médecin Groupe, d’experts de la Direction des Ressources Humaines, de la Direction de la Communication, de l’Impact Sociétal et des Droits Humains, des Achats, des Directions opérationnelles et commerciales, s’est réunie régulièrement, quotidiennement au plus fort de la crise. Le protocole sanitaire mis en place dès mars 2020 sur l’ensemble des sites du Groupe a fait l’objet de révisions régulières pour anticiper les évolutions de la pandémie et se conformer aux recommandations des autorités locales (plus de détails dans la DPEF).
La politique de Responsabilité Environnementale d’Eramet (disponible sur www.eramet.com) se décline suivant trois axes :
Pour la maîtrise de ses risques environnementaux, le Groupe s’appuie sur un réseau d’experts internes et sur une organisation structurée. La Direction de l’Environnement et de la Performance ESG définit les référentiels Groupe, coordonne la dynamique générale d’amélioration continue, met en œuvre les mécaniques de contrôle des standards internes et fournit un appui technique expert aux sites et projets. La veille et l’anticipation réglementaires sont assurées conjointement avec la Direction de l’Impact Sociétal et des Droits Humains. Par ailleurs, plus de 60 personnes composent le réseau des fonctions HSE dans les sites avec un rattachement hiérarchique à leur Direction Générale pour la grande majorité d’entre eux. En complément, les actions de formation et de sensibilisation aux incontournables en matière de gestion et de responsabilité environnementales se développent sur les sites, dans les Divisions ou encore au niveau Corporate.
La gestion des risques d’atteinte à l’environnement passe d’abord par la mise en place de systèmes de management de l’environnement (SME). C’est pourquoi le Groupe poursuit un objectif de certification ISO 14001 pour la totalité des sites, hormis ceux n’ayant pas d’impact significatif sur l’environnement. Cette dernière catégorie comporte les sites n’ayant qu’une activité administrative comme les bureaux, ou encore les centres de distribution ou les sites en phase projet ou fermeture. À fin 2021, les sites ayant obtenu la certification ISO 14001 représentent 89 % de l’objectif cible. Avec les certifications de GCO, au Sénégal, et de la Centrale de Doniambo, en Nouvelle-Calédonie, obtenues en 2021, tous les sites miniers du Groupe sont désormais certifiés ISO 14001.
Les paragraphes suivants décrivent les mesures et actions plus ciblées de maîtrise de chacun des risques environnementaux.
Les métiers de la mine, de la métallurgie et de l’hydrométallurgie sont consommateurs d’eau à plusieurs titres : pour les procédés de refroidissement de fours et autres installations métallurgiques, pour le lavage des minerais, matières premières et sous-produits, et enfin pour les procédés d’hydrométallurgie (solubilisation et milieux réactionnels). Eramet a mené en 2020 une importante étude sur l’empreinte eau de l’ensemble de ses sites en activité. L’objectif était d’appréhender plus finement les risques associés aux usages de l’eau dans ses différents sites. Pour ceci, l’étude s’est appuyée sur des outils reconnus internationalement : Aqueduct Water Risk Atlas (développé par le World Resources Institute – WRI) et le Water Risk Filter. L’étude a confirmé qu’aucun site de production à consommation d’eau significative (> 5 000 m3 par an) n’est actuellement situé dans un bassin-versant à risque de stress hydrique élevé, c’est-à-dire avec un ratio supérieur à 40 % entre les prélèvements totaux d’eau et les approvisionnements en eau renouvelable et disponible tel que défini par le WRI. Un seul site (Commentry, France) est situé dans un bassin-versant à risque évalué « moyen à élevé ». La consommation de ce dernier est toutefois inférieure à 1 % de la consommation du Groupe. Sans être concerné par un risque physique de disponibilité de la ressource à court terme, le site de GCO (Sénégal) est considéré par Eramet comme un site sensible sur le sujet eau, compte tenu de l’usage crucial des aquifères pour les riverains de la mine, qui vivent essentiellement d’une activité de maraîchage.# 10 Plan de vigilance 2021 – Groupe Eramet
Il faut ajouter aussi à ce panorama le site argentin du projet de lithium Centenario, situé dans une zone désertique de salars où l’eau constitue un enjeu crucial. Bien que cette ressource en eau soit le plus souvent substantielle ou abondante sur ses sites, le Groupe attache une importance réelle à sa préservation. De multiples actions sont mises en œuvre afin de n’utiliser que la quantité requise. Dès lors que cela est techniquement possible, les sites favorisent le recyclage en interne de l’eau consommée. Le refroidissement des fours et autres installations métallurgiques ainsi que les autres utilisations très consommatrices se font principalement en circuit fermé. Les consommations d’eau sont alors essentiellement des appoints afin de compenser l’évaporation ou les pertes dans le système. Lorsque cela est possible, les sites privilégient également l’eau en provenance d’un site industriel voisin.
En ce qui concerne les sites miniers, l’enjeu de la consommation d’eau concerne principalement le site de Grande Côte Opérations (GCO), au Sénégal. Le sujet de la gestion des eaux y est sensible puisque l’exploitation de la mine fait appel à deux aquifères dont l’un est très important pour les populations et le pays en général. Compte tenu de cette situation, toutes les précautions sont prises pour assurer que l’impact de la mine soit aussi faible que possible. L’entreprise GCO dispose d’une équipe experte en hydrogéologie, et le système de gestion des eaux a été conçu et autorisé par le département compétent de l’État sénégalais pour éviter toute pression additionnelle sur la nappe superficielle qui sert à l’alimentation des riverains pour leurs cultures agricoles. L’ensemble des installations minières est piloté pour garantir des variations minimales du niveau de cette nappe phréatique.
Pour anticiper la raréfaction à venir des ressources en eau, Eramet se mobilise par ailleurs particulièrement pour la prise en compte de la réduction de l’intensité eau dans tous ses projets miniers de développement : la prise en compte du facteur eau a été un sujet clé du développement du procédé d’adsorption pour le projet Lithium en Argentine, ceci ayant permis une diminution de l’intensité eau du procédé de 30 % au fur et à mesure du développement R/D, permettant d’arriver à un taux de recyclage de 60 %.
Les sites hydrométallurgiques sont ceux qui présentent relativement les risques les plus significatifs vis-à-vis de la pollution des eaux, en raison de l’usage de produits chimiques et d’un procédé aqueux. Eramet affiche sa volonté de réduire ses rejets aqueux, et toutes les eaux industrielles sont gérées conformément aux réglementations applicables. Outre les systèmes préventifs comme des rétentions ou des stockages à doubles parois, des dispositifs curatifs tels que des stations de traitement des effluents par des procédés physico-chimiques ou encore des séparateurs d’hydrocarbures (séparation par décantation) sont utilisés afin de permettre des rejets en conformité avec les valeurs limites réglementaires.
Les sites du Groupe suivent également avec attention la qualité des eaux souterraines et l’impact de l’activité sur les sols et les sous-sols. Ce sont ainsi plusieurs centaines de piézomètres répartis dans les différents sites du Groupe tant dans leur périmètre qu’en dehors de celui-ci, qui permettent d’accompagner les premières phases de tout nouveau projet (caractérisation de l’état initial) et qui assurent également la surveillance de tout impact éventuel sur les eaux souterraines et de surface.
Les activités pyrométallurgiques avec leurs installations de fusion et les fours de traitement thermique sont celles qui contribuent le plus aux rejets atmosphériques canalisés, avec également les centrales de production d’énergie. Les émissions de CO2 sont évoquées dans le paragraphe suivant. Les émissions atmosphériques sont fonction de la nature des matières premières et minerais utilisés, des technologies de transfert et de chargement en place, de la puissance installée des équipements et surtout du niveau d’activité des sites.
En pyrométallurgie, les émissions canalisées sont générées au niveau de la manutention des matériaux, des fours, des opérations de meulage et de broyage ainsi que de celles impliquant du métal liquide en fusion et des laitiers. En hydrométallurgie, des émissions canalisées de poussières interviennent le plus souvent lors d’opérations de manutention, de broyage, de séchage ou de transfert de matière.
Les dispositifs d’épuration des effluents atmosphériques généralement mis en œuvre dans les usines du Groupe sont des électrofiltres, des dépoussiéreurs à manche ou encore des tours de lavage. Des systèmes de traitement spécifiques à certains polluants peuvent être également utilisés comme des filtres à charbon actif. Ces différents équipements sont mis en place en fonction des caractéristiques des process industriels, des performances épuratoires visées et des contraintes réglementaires.
Dans le cadre de sa Feuille de route RSE, Eramet s’est engagé dans un vaste projet visant à diminuer de 80 % ses émissions de poussières émises aux cheminées sur une période de cinq ans. Environ 64 % de réduction a déjà été atteint après trois ans de travaux.
Les activités génératrices de déchets dangereux sont principalement issues des procédés pyrométallurgiques des Divisions minières du Groupe. Les sites importants en termes de taille de la division Alliages Haute Performance sont également à l’origine de quantités significatives de déchets dangereux. Ces activités produisent des poussières récupérées par les dispositifs de filtration, des boues et des scories calcosodiques, qui en fonction de leurs caractéristiques intrinsèques et des lieux d’opérations peuvent pour certaines être considérées comme des déchets dangereux.
Ces déchets dangereux sont traités dans des filières spécifiques et autorisées. Des contrôles sont mis en place afin de s’assurer de la bonne gestion de ces déchets et cela tout au long du processus (transport des déchets, réception dans un centre agréé et traitement final).
En matière de maîtrise des risques pour la biodiversité, Eramet a formalisé ses engagements autour de trois axes :
Les principes édictés sont à décliner sur les sites de manière proportionnée aux enjeux locaux.
En Nouvelle-Calédonie, la Société Le Nickel (SLN) exploite des gisements de nickel sur différents sites au cœur d’un territoire reconnu pour sa richesse en biodiversité et le fort taux d’endémisme de ses espèces faunistiques et floristiques. Elle a développé des méthodes de réhabilitation fiables et respectueuses de l’environnement incluant des travaux de végétalisation par semis hydrauliques et plantations. La faible fertilité naturelle des sols, riches en métaux et pauvres en éléments organiques, ainsi que les conditions pluviométriques extrêmes, rendent les résultats de ces travaux peu visibles sur le court terme en raison des croissances très lentes. SLN met en œuvre un plan de gestion global de la biodiversité qui découle d’une stratégie biodiversité intégrant les standards internationaux en matière de préservation dans ce domaine. À travers celle-ci, SLN met en œuvre son plan de gestion global de la biodiversité. Dans cette dynamique SLN travaille sur la réintroduction des espèces végétales rares et menacées (ERM) via des inventaires sur les centres miniers, et le suivi phénologique en vue de mieux maîtriser la reproduction de ces espèces. SLN effectue également le suivi de la faune (reptiles, oiseaux, chiroptères), du milieu marin et de la qualité des eaux de ses creeks miniers sur l’ensemble de ses sites en activité.
Au Gabon, la procédure d’exploitation minière intègre une étape de remodelage ainsi que la valorisation des terres végétales au fur et à mesure. Le remodelage progressif des surfaces perturbées historiquement est également réalisé.
Au Sénégal, l’exploitation des sables minéralisés implique le défrichage de la végétation au fur et à mesure du déplacement d’une drague flottante le long du gisement. La biodiversité est de sensibilité moyenne dans les zones actuellement exploitées. Les enjeux sont principalement liés à la réhabilitation et la végétalisation à mettre en œuvre sur des surfaces importantes, au fur et à mesure de la mise à disposition des sites exploités. La végétalisation (semis/plantations d’espèces locales) intervient après le reprofilage des terrils, pour refléter au mieux le paysage originel (dunes). Un système d’irrigation d’appoint est également en place pour permettre la continuité des opérations de végétalisation pendant les neuf mois de saison sèche.
Dans le cadre de sa Feuille de route RSE, Eramet a pris un engagement de hausser le rythme de la réhabilitation minière pratiquée sur ses sites. La réhabilitation minière est l’opération clé pour limiter l’impact sur la biodiversité, ainsi que sur les ressources en eau. L’objectif consiste, sur la période considérée, de réhabiliter autant ou plus de surface que la surface défrichée pour les besoins de l’extraction. Pour suivre l’atteindre cet objectif, GCO a notamment lancé en 2021 un projet de monitoring de la performance des opérations de réhabilitation.# 10 Plan de vigilance 2021 – Groupe Eramet
Des drones sont ici utilisés pour collecter des images aériennes à intervalle de temps régulier sur les zones en cours de réhabilitation et une Intelligence Artificielle a été entraînée pour analyser automatiquement ces données précises et construire des tableaux de bord de suivi de la qualité de la restauration (couvert végétal créé, taux de survie des espèces plantées, …). Tout ceci correspond à un engagement rare pour la profession et à une progression significative par rapport aux années précédentes. Pour la troisième année consécutive, l’objectif est tenu en 2021.
Augmentation de l’érosion et impacts associés au ruissellement des eaux pluviales (sites miniers)
Sur les sites miniers de Nouvelle-Calédonie, et dans une moindre mesure du Gabon, l’enjeu majeur de la gestion des eaux est de prévenir l’érosion due au décapage des surfaces exploitées afin d’éviter l’entraînement de matières en suspension (MES) vers les milieux récepteurs par les eaux de ruissellement. Pour éviter cela, les sites sont équipés de bassins de sédimentation qui piègent les matières en suspension afin d’éviter leur transport dans le milieu naturel. En amont de ces ouvrages, de multiples précautions sont prises pour limiter au maximum l’érosion : mise hors d’eau des chantiers, réduction au maximum des zones découvertes, conservation de merlons naturels en bordures des chantiers de décapage, organisation des écoulements pour en réduire la vitesse, mise en œuvre de verrous hydrauliques, etc. Ces mesures sont documentées dans des plans de gestion des eaux.
Au Gabon, le sujet de l’érosion est moins sensible étant donné la topographie du gisement en plateau et le caractère drainant des couches géologiques supérieures du plateau. Cette thématique retient toutefois l’attention pour l’extension en cours du gisement dans sa partie en déclivité. Il existe un plan de gestion des eaux spécifique associé à l’extension du gisement. Dans le cadre de ce plan, un dispositif spécifique de monitoring environnemental est en place, qui confirme l’efficacité des mesures prises et permet de vérifier que le phénomène très limité et localisé de drainage minier acide n’a pas d’impact significatif sur le milieu naturel.
Au Sénégal, la protection des dunes reconstituées après passage de la drague contre l’érosion éolienne et hydraulique constitue un enjeu. Ce risque d’érosion est maîtrisé au moyen des mesures de réhabilitation des dunes reconstituées, la végétalisation permettant de stabiliser les sables.
Production et stockage de stériles et de résidus miniers
Étant donné le volume considérable de roches stériles manipulés dans les exploitations de SLN, le stockage des stériles dans des ouvrages appropriés et leur revégétalisation constitue un enjeu environnemental de première importance pour limiter au maximum l’érosion et les impacts sur l’écosystème et le paysage. SLN met en œuvre des techniques efficaces et validées par les autorités dont l’une consiste à créer des verses à stériles. La stabilité de ces ouvrages est garantie à long terme, même lors des pluies cycloniques exceptionnelles. Ces verses à stériles font l’objet d’une surveillance continue et d’audits réguliers par un tiers externe. Par ailleurs, pour réduire au minimum le défrichement et favoriser la réhabilitation des sites, SLN favorise la réalisation de verse au sein d’anciennes fosses minières lorsque le contexte environnemental s’y prête.
Au Gabon, la problématique est moins sensible puisque d’une part les volumes de stériles manipulés sont nettement moindres, et d’autre part parce que la technique d’exploitation par ouverture/fermeture successives de casiers d’extraction permet de replacer en grande partie directement les stériles dans les casiers après l’extraction. La mine du Sénégal n’est pas du tout concernée par cette problématique, puisque la dune de sable est reconstituée après passage de la drague et extraction de la partie valorisable.
Les résidus miniers, qui sont produits dans les installations de concentration des minerais sur mine au Gabon ou en Nouvelle-Calédonie, ne font pas l’objet d’une attaque chimique et sont donc stables chimiquement. Ils ne sont donc pas considérés comme étant des déchets dangereux au sens des réglementations. En Nouvelle-Calédonie, tous les résidus de traitement des usines d’enrichissement sont en outre valorisés commercialement comme coproduits de la mine. Au Gabon, les résidus de la mine sont stockés dans des bassins, constitués par des digues fermées. Les résidus de l’usine d’enrichissement métallurgique sont quant à eux stockés dans une cellule de retenue. Ces ouvrages font l’objet d’une surveillance continue de leur stabilité. Il convient de signaler que ces ouvrages sont d’une taille modeste, et Eramet n’utilise pas la technique controversée par « rehaussement amont ». Eramet s’est engagé à mettre en œuvre les recommandations du GISTM (1) , et s’est doté d’une procédure interne à cet effet. Des audits internes et externes de vérification sont pratiqués dans ce cadre.
(1) GISTM : Global Industry Standard for Tailings Management (https://globaltailingsreview.org/global-industry-standard/).
DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 - ERAMET 464
10 Plan de vigilance 2021 – Groupe Eramet
Maîtrise des risques
L’usine de GCO au Sénégal produit une très faible quantité de résidus. Les produits résiduels présentent des caractéristiques qui autorisent leur retour au milieu naturel lors de la reconstitution de la dune. Enfin, Eramet est engagé pour développer des alternatives à la méthode de stockage des résidus en digues (voie humide). Ainsi au Gabon, l’extension de la mine fera appel pour 50 % de son flux à une méthode de stockage à sec (« dry stacking ») qui élimine les risques de stabilité géotechnique et permet aussi de recycler l’eau. Cette méthode est également utilisée pour le projet d’hydrométallurgie du nickel développé par Eramet en Indonésie.
Risque de pollution historique des sols (sites industriels)
Le Groupe fait preuve de la plus grande vigilance envers les impacts potentiels sur les sols et sous-sols du fait d’activités passées, en cours ou futures, tant dans le domaine de ses activités industrielles que minières. Depuis plusieurs années, le Groupe a développé une expertise pour accompagner la cessation d’activité de certains sites industriels. Cette expertise concerne l’investigation, l’identification, le suivi et la gestion des terrains potentiellement impactés au travers de différents projets tels que la réhabilitation de terrains industriels, la fin de vie de décharges internes, ou d’anciennes mines. Cette expertise est également sollicitée dans le cadre des audits internes ou en amont des opérations d’acquisitions, et de cessions. Il est important de mentionner la mise en place d’une politique de caractérisation systématique de l’état des sols préalablement à tout nouveau projet.
Consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (sites industriels)
Au travers de sa politique Énergie et Climat publiée en 2020 (disponible sur www.eramet.com), Eramet s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, notamment en renforçant sa démarche d’amélioration de l’efficacité énergétique, en développant une logique d’économie circulaire, et en privilégiant, dans des conditions économiquement acceptables, les sources d’énergie et les procédés faiblement carbonés. Le Groupe porte l’enjeu climatique au plus haut niveau de ses instances de direction. La gouvernance s’articule sur trois niveaux :
* le Conseil d’administration qui s’appuie sur les préconisations de son Comité Stratégie et RSE ;
* le Comité Exécutif qui s’appuie sur la Direction Énergie et Climat créée en 2018 et rattachée au Directeur de la Stratégie et de l’Innovation, membre du Comex du Groupe ;
* la Direction Énergie & Climat qui s’appuie auprès des opérations sur un réseau de référents énergie et climat et sur les Directions des Divisions et des Business Units.
La décarbonation est au cœur de la dynamique des mines, métaux et alliages. Comme il s’agit de problématiques de court, moyen et long terme, la réduction des émissions de CO 2 s’appuie sur une gouvernance qui prend en compte une optimisation des actifs existants, le développement de nouvelles technologies en partenariat avec des pairs, des universitaires et des fournisseurs, ainsi que l’accompagnement de la décarbonation des clients. Ainsi, la réponse d’Eramet au changement climatique repose sur les axes suivants :
* la réduction des émissions de CO 2 sur les scopes 1 et 2 ;
* un accompagnement des clients (émissions sur le scope 3) dans la réduction de leurs émissions de GES, en offrant des produits et des solutions qui contribuent au premier ordre à la réduction de l’empreinte carbone. Ceci est traduit dans l’un des trois piliers de la stratégie du Groupe, « élargir le portefeuille d’activités vers les métaux de la transition énergétique » ;
* la promotion de l’économie circulaire.
Les engagements du Groupe sont déclinés, avec le support de la Direction Énergie et Climat, auprès de l’ensemble de ses sites. Les Directions Générales y déploient un système de management de l’énergie sur le principe de la norme ISO 50001, jusqu’à la certification pour les plus énergivores.
En 2021, Eramet poursuit la croissance de son activité (+24 % par rapport à 2020) tout en réduisant ses émissions de CO 2 . L’objectif moyen terme fixé par le Groupe (réduction de 26 % des émissions spécifiques en 2023 par rapport au niveau de 2018) a largement été dépassé durant l’année 2021, avec une réduction 39 % des tonnes de CO 2 émises par tonne produite. Le Groupe a évalué ses émissions sur le scope 3 en application des règles du GHG Protocol, ainsi que ses axes d’amélioration. Eramet a décidé en 2020 de se doter d’un objectif long terme au travers d’un engagement de réduction Science-Based Target.# Plan de vigilance 2021 – Groupe Eramet
Cette démarche a été validée par le SBTi (Science-Based Target initiative) avec le statut « set » et cible une de réduction de 40 % des émissions absolues scopes 1 et 2 à l’horizon 2035 par rapport à 2019. Eramet vise également de contribuer la neutralité carbone sur ce périmètre en 2050.
Plusieurs dispositifs du Groupe permettent d’assurer le suivi de la mise en œuvre des mesures présentées dans ce plan, et d’évaluer leur efficacité. Les systèmes de reporting et de rituels/Comités de suivi du Groupe, décrits à la section II.2 de ce plan, permettent de mesurer sur chacun des sites le déploiement des moyens mis en œuvre et leurs résultats. Les données sont collectées et contrôlées par la Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise, la Direction Sécurité et Prévention et la Direction des Ressources Humaines, Santé et Sûreté.
Les dispositifs d’audit interne, également décrit à la section II.2 de ce plan, constitue un outil de suivi de chacun des sites du Groupe, donnant lieu à l’élaboration de recommandations. Dans le cas spécifique des projets du Groupe, un suivi de la mise en œuvre des plans d’action de gestion des impacts environnementaux et sociétaux est réalisé de manière continue dans le cadre de l’accompagnement des projets par la Direction de l’Environnement et de la Performance ESG.
Le suivi de ces sujets est de plus en plus intégré au sein des organes de direction et de pilotage des Divisions, selon la criticité des enjeux identifiés pour leurs activités et entités respectives. La formalisation de la Feuille de route RSE du Groupe a de plus permis une plus grande supervision du top management des sujets les plus sensibles adressés à travers les mesures du Plan de vigilance.
Le groupe Eramet pilote en effet sa performance RSE à l’aide d’une Feuille de route, outil global répondant à ses enjeux et risques et intégrant ainsi sa contribution aux ODD des Nations Unies. Cette Feuille de route, qui fait le lien entre les priorités RSE et les piliers de la vision stratégique à cinq ans du Groupe, est établie sur la période 2018-2023. Treize objectifs y sont mis en œuvre. C’est dans ce cadre qu’est réalisé le suivi des démarches Sécurité, Environnement et Droits humains intégrées à la Feuille de route lors de sa conception, reprenant notamment les risques majeurs identifiés au sein du Plan de vigilance du Groupe.
En pratique, l’objectif 1 couvre les actions en faveur de la Sécurité et la Santé des salariés et des sous-traitants. Les principaux sujets relatifs aux droits humains remontés par la cartographie des risques dédiés sont traités à travers les objectifs 4 sur la diversité, 5 sur les relations avec les communautés hôtes, complétés par l’objectif 8 encadrant la mise en place de la démarche collective d’engagement sur les droits humains. Les sujets d’attention environnementaux sont particulièrement adressés à travers les objectifs 11, 12 et 13, respectivement dédiés à la réduction des émissions atmosphériques, à la protection des ressources en eau et l’accélération de la réhabilitation de nos sites miniers en favorisant la biodiversité, et à la réduction de l’empreinte énergie et climat. Des éléments complémentaires sur chacun de ces objectifs sont disponibles en chaque point de la partie III. Actions de maîtrise des risques.
La Feuille de route RSE a été partagée et validée par le Comité Stratégique et de la RSE et le Conseil d’administration, auprès desquels des revues périodiques sont réalisées. Le Comité Exécutif (Comex) suit également de près l’avancée des engagements pris, lors de revues semestrielles, alimentées par un pilotage resserré en interne à travers une organisation ad hoc trimestrielle, le Comité de Pilotage de la RSE. Ce dernier réunit les représentants des Directions en charge des objectifs de la Feuille de route RSE et des experts métier (RH, Sécurité, Achats, Environnement, Impact Sociétal, Éthique et Conformité, Stratégie, Finances, Divisions opérationnelles). Il agit également en tant que force de propositions et d’initiatives pour le Groupe, visant l’amélioration continue de sa démarche RSE.
Les activités du groupe Eramet impliquent un recours significatif aux achats externes, et de manière plus limitée à la sous-traitance. Le groupe Eramet dans son ensemble consacre l’équivalent d’environ 60 % de son chiffre d’affaires aux achats de marchandises et de prestations. Cela conduit le Groupe à exercer une attention toute particulière aux enjeux RSE liés à l’amont de sa chaîne de valeur.
Dans le cadre de sa démarche d’achats responsables, le Groupe renouvelle chaque année depuis 2017 un exercice de cartographie des risques générés par les activités de ses fournisseurs et sous-traitants pour les droits humains et libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes, et l’environnement (ci-après « risques RSE »). Pour l’élaboration de cette cartographie, une approche par les catégories d’activité des différents fournisseurs et sous-traitants a été retenue. La nomenclature CITI (classification internationale type, par industrie, de toutes les Divisions d’activité économiques) ou ISIC en anglais, élaborée par l’ONU, a été utilisée. Cette nomenclature contient plusieurs centaines de catégories. Les fournisseurs du Groupe se répartissent dans 66 d’entre elles, qui ont chacune été évaluées selon deux critères : le risque RSE de la catégorie et l’importance de la catégorie pour le groupe Eramet.
Renouvelé chaque année, le croisement de ces deux évaluations permet de positionner les catégories dans quatre zones de risques, et d’identifier en particulier sept catégories d’achats à la fois importantes pour le Groupe, et présentant des risques en matière de RSE :
Cet exercice de cartographie, dont la méthodologie est susceptible d’évoluer dans une démarche d’amélioration continue, est renouvelé tous les ans.
Afin de compléter l’exercice annuel de cartographie des risques RSE fournisseurs, le groupe Eramet s’est doté d’une procédure de management Groupe (EMS) définissant les modalités d’évaluation ou de screening éthique de ses fournisseurs. Au sein de cette procédure, les modalités d’évaluation RSE ou de screening éthique sont ainsi définies en fonction des critères suivants :
Les évaluations RSE à réaliser prennent alors la forme, soit d’un questionnaire complété par le fournisseur et analysé par un partenaire externe spécialisé dans le domaine, soit d’un questionnaire interne Eramet dont les réponses sont contrôlées en interne. Dans les deux cas, le questionnaire RSE porte sur les quatre domaines que sont les conditions de travail et le respect des droits humains, l’environnement, l’éthique et la loyauté des pratiques, et enfin la chaîne d’approvisionnement du secteur. Les entreprises interrogées sont amenées à fournir des documents à l’appui de leurs déclarations (certifications ou procédures par exemple). Tout fournisseur ne déposant pas de pièce justificative et/ou d’éléments de preuve pour illustrer ses réponses sera considéré et traité comme un fournisseur à haut risque RSE.
Au cours de la période 2017-2021, Eramet a sollicité l’ensemble de ses fournisseurs identifiés comme à risque RSE sur la base de sa cartographie. Depuis le lancement du programme consolidé, ce sont plus de 500 fournisseurs et sous-traitants identifiés à risque, représentant 50 % des dépenses d’achats du Groupe en 2021 qui ont fait l’objet d’une évaluation.# ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021
En parallèle des évaluations RSE, certains fournisseurs font également l’objet d’un screening éthique, en fonction de leur niveau de risque pays et du montant de dépenses réalisées. Les critères de déclenchement des screening dits éthiques sont basés sur le pays d’opération du fournisseur et le montant des dépenses réalisées. Afin de réaliser cette évaluation, le Groupe recourt à une base de données éthiques. Au cours de la période 2019-2021, plus de 2 500 fournisseurs, selon une cotation réalisée par une expertise externe, et/ou présentant un seuil de chiffre d’affaires défini ont fait l’objet de cette analyse.
En complément de ce processus portant sur l’ensemble des achats du Groupe, une procédure de due diligence relative aux minerais de conflits a été formalisée au sein du groupe Eramet. Certaines activités du Groupe requièrent en effet l’utilisation de tungstène, sous forme métallique, ou de manière plus anecdotique l’utilisation de tantale ou d’étain, dans la fabrication de leur production. Ces métaux qui peuvent être dits « de conflit » lorsque leur exploitation dans certaines régions du monde sert à financer des groupes armés et à alimenter des guerres civiles. Eramet est très attentif aux conditions d’approvisionnement de ces matières et notamment au respect des dispositions spécifiques du « US Dodd Frank Act » et du règlement européen entrant en vigueur au 1er janvier 2021, ainsi qu’aux lignes de conduite fixées aux multinationales par l’OCDE.
Les acheteurs d’Eramet en charge de ces approvisionnements exigent ainsi systématiquement de leurs fournisseurs des informations concernant l’origine des minerais utilisés pour la fabrication des minerais/produits métallique vendus à Eramet. Les acheteurs du Groupe utilisent à cette fin de renseignement le « Conflict Minerals Reporting Template » (CMRT), fourni et mis à jour régulièrement par la Responsible Minerals Initiative (RMI), auquel Eramet adhère. En complément de l’engagement d’information, Eramet s’assure que l’ensemble de ses approvisionnements en minerais de conflits soit issu de raffineries ou fonderies évaluées conformes selon le standard RMAP développé par le RMI est qui fait référence en la matière.
Eramet s’est doté d’un Code de conduite fournisseurs (disponible sur le site www.eramet.com), qui formalise la volonté du Groupe de renforcer la prise en compte des enjeux de développement durable liés aux achats, et s’attache à promouvoir une dynamique de progrès continu. Les attentes d’Eramet à l’égard de ses fournisseurs, sous-traitants et prestataires ciblent prioritairement trois grands domaines : les droits de l’Homme et les conditions de travail, l’environnement et les produits, et la bonne pratique des affaires. Il est disponible sur le site internet d’Eramet.
Afin d’assurer le pilotage de la démarche d’achats responsables au sein du Groupe, Eramet s’est doté d’un Comité des Achats Responsables, réunissant le Directeur des Achats Groupe, le coordinateur de la performance fournisseurs, ainsi que des représentants de la Direction du Développement Durable et Engagement d’Entreprise et de la Direction Juridique du Groupe. Ce Comité est une partie intégrante de l’organisation de conformité éthique du Groupe, pilotée par la Direction de la Conformité et de l’Éthique.
Eramet dispose d’un outil SRM (Supplier Relationship Management), outil de gestion de la relation fournisseurs, lui permettant d’identifier et de suivre de manière précise l’ensemble de son panel fournisseurs. Ce sont ainsi plus de 22 000 prospects et fournisseurs qui sont passés au crible de la cartographie des risques RSE et éthique en continu, et pour lesquels des évaluations ou des screenings peuvent ainsi être lancés. Cet outil permet également au groupe Eramet d’être davantage proactif dans l’évaluation et le suivi des risques RSE fournisseurs. C’est désormais lorsque le fournisseur potentiel se trouve au stade de prospect que les risques sont identifiés et que les évaluations et screening sont lancés. Un prospect présentant des risques RSE forts et une faible démarche de gestion des risques pourra ainsi être écarté avant même d’intégrer le panel Eramet.
Le respect des principes énoncés dans le Code de conduite fournisseurs du groupe Eramet fait partie des exigences contractuelles d’Eramet vis-à-vis de tous ses fournisseurs et sous-traitants. Le code précise que des évaluations et audits pourront être menés par Eramet chez les fournisseurs afin de contrôler le respect des principes qui y sont énoncés. Tous les sous-traitants intervenant et opérant sur les sites d’Eramet doivent en outre impérativement se conformer aux règles en vigueur sur ces sites en matière de gestion des risques pour l’environnement, la santé et la sécurité. Pour ce faire, des clauses HSE contractuelles sont intégrées aux contrats signés avec les sous-traitants. Ces clauses permettent de définir clairement les attentes et les engagements de chacun en matière de Sécurité en particulier.
Les résultats des évaluations RSE et/ou des screenings éthiques, pouvant être complétés de mesures de diligence raisonnable complémentaires, permettent au Comité Achats Responsables de définir la conformité ou non des fournisseurs identifiés à risque. Sont ensuite définies lors de Comités d’Arbitrage les actions de maîtrise de risques devant être mises en place pour les fournisseurs considérés comme non conformes à date. Parmi les actions de maîtrise de risques potentielles, le dialogue avec les fournisseurs et le développement de plans d’actions ciblés sont privilégiés. 59 fournisseurs font actuellement l’objet d’un plan d’action correctif, adaptés aux caractéristiques et pistes d’amélioration de chacun d’entre eux. Des audits RSE sur sites permettant d’approfondir la connaissance de la situation, des pratiques et des contraintes des fournisseurs sont également prévus.
Eramet peut également décider d’interrompre la relation avec le fournisseur lorsqu’il estime que la situation l’impose, notamment en cas de refus ou d’impossibilité de mettre en œuvre des actions correctives de la part du fournisseur. Eramet se réserve le droit de procéder à une rupture de la relation contractuelle, ce cas de figure étant prévu dans le Code de conduite fournisseurs. Au cours de la période 2019-2021, Eramet a arrêté de travailler/mis fin à ses relations avec 70 fournisseurs à risques, notamment suite au refus de certains fournisseurs de répondre à ses exigences RSE.
Pour les actions liées aux achats responsables, le suivi de la mise en œuvre des mesures et l’évaluation de leur efficacité est réalisé à la fois côté fournisseurs (mesures de maîtrise de leurs risques) et en interne (déploiement de la démarche). En premier lieu, le respect par les fournisseurs des exigences du Code de conduite fournisseurs ou des mesures correctives demandées à la suite d’évaluations RSE peut être suivi au moyen d’audits fournisseurs, comme évoqué ci-dessus.
Au quotidien, l’outil SRM Groupe de gestion de la relation fournisseur permet de piloter toutes les évaluations RSE (invitation, relance, renouvellement etc.) et enquêtes éthique nécessaires pour assurer la bonne conformité de l’ensemble des fournisseurs avec les procédures et standards du Groupe. Des indicateurs de performance relatifs à la mise à jour de la cartographie des risques, au déploiement des évaluations, et aux audits des fournisseurs sont suivis par le Comité des Achats Responsables. Certains de ces indicateurs sont associés à l’objectif 10 de la Feuille de route RSE, qui suit notamment le taux de conformité des fournisseurs identifiés à risque du Groupe. À fin 2021, 82 % des fournisseurs évalués ont été considérés conformes aux exigences du Groupe. La majeure partie des fournisseurs non conformes est expliquée par les non-réponses de ces derniers, ce qui les classe automatiquement dans la catégorie des fournisseurs à haut risque, faute d’évaluation. L’exécution de la Feuille de route RSE fait l’objet d’un rapport semestriel au Comité Exécutif du Groupe et chaque année au Comité Stratégique et RSE du Conseil d’administration.
Le dispositif d’alerte professionnelle du Groupe permet aux collaborateurs et parties prenantes externes d’alerter sur les comportements non éthiques suivants :
Plusieurs canaux d’alerte sont mis à disposition des collaborateurs : ils peuvent notamment informer leurs managers ainsi que les Responsables Conformité-Éthique.# Plan de vigilance 2021 – groupe eramet
Ils peuvent également, en cas d’inaction et/ou de conflit d’intérêt, alerter le Groupe sur des comportements inappropriés en utilisant la plateforme d’alerte numérique, externalisée, conforme aux dispositions de protection des données personnelles (RGPD), qui a été déployée dans les 21 pays du Groupe, dont dernièrement le Cameroun. Il est accessible sur tous les sites internet et intranet du Groupe, ainsi que par QR code figurant sur les posters affichés dans le Groupe, outre 21 numéros de téléphone gratuits dédiés. Ce dispositif assure aux collaborateurs et aux parties prenantes externes une totale confidentialité, et garantit qu’aucune mesure de représailles ne sera prise à leur encontre du fait de l’utilisation de l’outil, dans la mesure où ils agissent de manière désintéressée et de bonne foi. L’alerteur peut rester anonyme si la loi locale le permet.
Comité d’harmonisation des sanctions
Restitution des résultats
Rédaction de recommandations pour le Top Management
Harmonisation des sanctions
Décision appliquée par le management de la personne concernée
Manager
Réseau de conformité
Le Chief Compliance Officer (CCO), en toute confidentialité et indépendance, administre l’alerte avec d’éventuels supports.
Selon la typologie de l’alerte :
* RH : Discrimination, Harcèlement, Traitements inégaux, Santé
* Finance/Audit : Fraude, manipulation de comptes, vol
* DC2D/ Dir. Sécurité : Environnement, Droits humains (communautés), Sécurité
Gestion de l’alerte par des experts (cabinets d’audit…) sur décision du CCO.
Dispositif d’alerte
Integrity Line
1
4
CCO
Décision du Top Management sur recommandation de la cellule de suivi de l’alerte
Résultats
Investigation
Clôture du dossier d’alerte par le CCO
Gestion centrale
Support local
Interne
Cellule de suivi de l’alerte
Support ?
Externe
NON
OUI
Interaction uniquement avec le CCO
Confidentialité, Anonymat, Traçabilité, Transparence
1 x / mois
Suivi des KPI en COMEX et sessions entre la PDG et la CCO
1 x / trimestre
Réunion du Comité d’Audit, des Risques et de l’Ethique (créneaux dédiés)
1 x / an
Lesson learnt
2 x / an
Réunion du Comité d’harmonisation des sanctions
2
3
Clôture de l’alerte
Réception de l’alerte
Suivi de l’alerte
Gestion de l’alerte
Une gouvernance dédiée a été mise en place afin de gérer en toute confidentialité et sécurité les dossiers d’alerte. Un Comité d’Harmonisation des Sanctions constitué de la Directrice des Ressources Humaines Groupe, des Directions des Ressources Humaines des deux Divisions, la Direction Juridique Droit Social, et la Direction Éthique et Conformité se réunit deux fois par an pour s’assurer de la protection du lanceur d’alerte, et de la cohérence des sanctions prononcées. Les membres de la Cellule de suivi et la personne en charge de l’administration du dispositif d’alerte ont signé un accord de confidentialité renforcé dans le cadre du traitement de ces alertes.
Ce dispositif d’alerte a fait l’objet d’une importante campagne de communication lors de son déploiement, et a également été communiqué aux parties prenantes externes ; l’adresse du dispositif est mentionnée dans tous les référentiels Éthique et Conformité, ainsi que dans les procédures de la Direction Achats Groupe. Toutes les informations relatives à l’utilisation de ce dispositif et au traitement de l’alerte sont disponibles sur la page dédiée Éthique & Conformité des sites internet et intranet, ainsi que sur les différents sites du Groupe. Des posters, affiches, et animations sont également diffusés dans les locaux des différentes entités du Groupe, partout dans le monde.
En juin 2021, une campagne de communication a été déployée dans l’ensemble du Groupe pour le premier anniversaire du dispositif d’alerte. À cette occasion, une nouvelle campagne d’affichage a été réalisée, un article partageant les principales statistiques a été publié sur le site intranet, accompagné par une diffusion sur tous les écrans du Groupe. À noter que pour certains sites, l’affichage sur les écrans est permanent. Cette communication a été accompagnée par la mise en place d’un « Baromètre éthique » afin d’évaluer le niveau de confiance des collaborateurs dans le dispositif, et les réponses remontées font l’objet d’un traitement spécifique. De nombreux autres événements annuels permettent de communiquer régulièrement sur le dispositif d’alerte dans l’ensemble du Groupe : par exemple, lors de la journée mondiale de l’Éthique à la SLN, également relayé par le Groupe, et lors de la Journée mondiale de lutte contre la corruption animée dans l’ensemble des entités par les Responsables Conformité Éthique, et à chacune des formations dispensées.
Les dossiers d’alerte font l’objet d’un reporting spécifique, de façon confidentielle, au plus haut niveau :
* lors de la réunion mensuelle entre la PDG et la Directrice Éthique et Conformité ;
* lors de la diffusion des statistiques mensuelles au Comex ;
* de façon ponctuelle lors des Comités d’Audit, des Risques et de l’Éthique.
L’efficacité du dispositif est évaluée régulièrement à l’aide d’indicateurs clés de performance. En 2021, 53 alertes ont été reçues. 92 % ont fait l’objet d’investigations (les autres n’étant pas avérées ou hors scope), qui ont abouti à des plans de remédiation et/ou à des sanctions disciplinaires (16). Six alertes ont été émises par des parties prenantes externes, auxquelles le dispositif d’alerte est ouvert. Les dossiers sont adressés sans délai, avec un délai médian de 28 jours en 2021.
| 47 % | Hors droits humains |
| 53 % | Droits humains |
| Alertes par typologie en 2021 | |
| 19 % | Anonyme |
| 81 % | Non-anonyme |
| Part d'alertes anonymes en 2021 |
Trois KPI ont été demandés par le Comex et font l’objet d’un suivi spécifique afin de s’assurer de l’efficacité du dispositif. Dans le cadre du baromètre éthique, 82 % des collaborateurs ont indiqué avoir confiance dans le dispositif d’alerte, ce qui se traduit dans nos statistiques par la part largement majoritaire d’alertes non-anonymes.
En complément du mécanisme d’alerte du Groupe, et conformément aux standards sociétaux du Groupe, les projets et sites de production mettent en place des systèmes dédiés permettant de recevoir et de répondre rapidement aux inquiétudes, questions ou plaintes des populations riveraines. Pour l’intégralité des sites miniers du Groupe, ces mécanismes sont développés en référence au standard et bonnes pratiques de l’IFC relatives à la gestion des griefs. Ainsi, les modalités de réception, de traitement et de résolution sont adaptées au contexte culturel de l’entité et à la nature des impacts pouvant affecter les riverains. Les étapes du mécanisme doivent être compréhensibles et transparentes, et il doit être accessible facilement et sans coût aux parties prenantes locales.
Cette publication a pour objectif de répondre aux obligations de la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre, relatif à la publication du compte rendu de sa mise en œuvre effective. Le plan de vigilance du Groupe Eramet, publié pour la première fois en 2017, a été mis à jour en 2019 et en 2021. L’ensemble des travaux d’évaluation des risques auquel Eramet a eu recours pour formaliser sa Déclaration de performance extra-financière (DPEF) a permis au Groupe d’avoir une vision très précise des enjeux auxquels il est confronté. Parmi les risques matériels pour lesquels le Groupe se doit de présenter annuellement les politiques et mesures de maîtrise des risques ainsi que les résultats de ces dernières, ont été identifiées les atteintes à l’environnement, à la santé et sécurité des personnes, aux droits humains et libertés fondamentales, pour le Groupe ainsi que sa chaîne d’approvisionnement (cf. 6.1.2 « Évaluation des risques RSE »). Le tableau ci-dessous présente ainsi, pour chaque catégorie de risques attendue dans le Plan de vigilance et les risques identifiés, les éléments de la DPEF, publiée au sein du rapport de gestion, permettant de rendre compte plus en détail des actions de maîtrise des risques et des résultats de ces dernières, complétant ou amendant les informations présentées dans le Plan de vigilance ci-dessus.
| Items | Plan de vigilance | Risques identifiés | Intégration à la DPEF |
|---|---|---|---|
| Environnement | Consommations d’eau (sites industriels et miniers) | 6.2.5 Optimisation des consommations d’eau | |
| 6.2.6.3 Gestion des eaux | |||
| Environnement | Émissions dans l’eau (sites industriels) | 6.2.3.2 Rejets aqueux | |
| 6.2.7.3 Gestion des eaux | |||
| Environnement | Émissions atmosphériques (sites industriels) | 6.2.3.1 Rejets atmosphériques | |
| Environnement | Consommations d’énergie / émissions de gaz à effet de serre (sites industriels) | 6.2.6 Lutte contre le changement climatique | |
| Environnement | Production de déchets dangereux (sites industriels) | 6.2.4.1 Optimisation de la consommation de matières premières primaires | |
| 6.2.4.2 Prévention et valorisation des déchets | |||
| Environnement | Risques de pollutions historiques des sols (sites industriels) | 6.2.3.3 Réhabilitation des sites industriels fermés | |
| Environnement | Production de stériles et de résidus miniers (sites miniers) | 6.2.7.2 Gestion responsable de la ressource | |
| 6.2.7.4 Gestion des stériles et résidus miniers | |||
| Environnement | Impacts sur la biodiversité (sites miniers) | 6.2.8 |
Conception et réalisation : Crédits photos : Sylvain Cambon, Ludovic Combe, Adrien Daste, Marco Dufour, Eramet, Julien Goldstein, Hervé Thouroude/Generali, Michel Labelle, Andrew McLeish, SLN.
Ce rapport est imprimé sur un papier dont la fabrication est conforme aux exigences définies dans le règlement d’application de contrôle des bois FSC (Forest Stewardship Council).
10, boulevard de Grenelle CS 63205 F-75015 Paris
www.eramet.com
10 ERAMET - DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2021 473
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