Quarterly Report • Sep 18, 2023
Quarterly Report
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Société coopérative à capital variable, établissement de crédit, société de courtage d'assurance immatriculée auprès de l'ORIAS sous le numéro 07 023 057
4, rue Louis Braille Saint-Jacques-de-la-Lande CS 64017 – 35040 Rennes Cedex 775 590 847 RCS Rennes SIRET 775 590 847 00015 – APE 651 D
| 1 | Examen de la situation financière et du résultat au 30/06/2023 4 |
|---|---|
| 1.1 | La situation économique 4 |
| 1.2 | Analyse des comptes consolidés 8 |
| 1.3 | Analyse des comptes individuels 13 |
| 1.4 | Capital social et sa rémunération 14 |
| 1.5 | Événements postérieurs à la clôture et perspectives 14 |
| 1.6 | Informations diverses 14 |
| 2 | Facteurs de risques et informations prudentielles 15 |
| 2.1 | Informations prudentielles 15 |
| 2.2 | Facteurs de risques et Gestion des risques 16 |
| 3 | Rapport des commissaires aux comptes et comptes consolidés 37 |
| 4 | Attestation du responsable de l'information financière 90 |
| 5 | Glossaire 91 |
Au cours du premier semestre, dans les grandes économies développées, l'inflation a poursuivi son repli tout en restant élevée (notamment l'inflation sous-jacente) et les resserrements monétaires se sont poursuivis. Les ressorts de la reprise post-Covid ont continué de se détendre et les rythmes de croissance se sont infléchis. Si des récessions violentes ont pu être évitées, cela tient notamment aux amortisseurs hérités de la pandémie sous la forme d'une épargne privée encore abondante (bien qu'entamée) et de marchés du travail assez résistants.
Les chaînes de valeur, congestionnées au sortir de la pandémie de covid par le redémarrage très net de la demande face à une offre contrainte, et les marchés de matières premières, bouleversés par la guerre en Ukraine, se sont progressivement normalisés. Les cours des matières premières énergétiques, industrielles et alimentaires mais aussi les coûts de transport se sont affaissés. A titre d'illustration, fin juin 2023, les prix du pétrole, du minerai de fer, du blé et du fret maritime affichaient des baisses respectives sur un an de près de 34%, 7%, 21% et 50%. Cette désinflation en amont a permis un repli, rapide et largement mécanique, de l'inflation totale.
Aux États-Unis, après le pic de juin 2022 à 9%, la hausse des prix sur un an est passée à 6,4% en décembre puis à 3% en juin ; après avoir atteint un pic à 6,5% en mars 2022, l'inflation sous-jacente s'élève encore à 4,8% en juin. En zone euro, après avoir culminé en octobre 2022 (10,6%), l'inflation s'est repliée à 9,2% en décembre pour se situer à 5,5% en juin. Après avoir atteint un pic de 5,7% en mars 2023, l'inflation sous-jacente ne se replie que très lentement (5,4% en juin). L'inflation sousjacente résiste en raison de la diffusion des hausses de coûts subies en amont à l'ensemble des prix et du dynamisme de la consommation de services prenant le relais de celle des biens, sans qu'une boucle prix-salaires ne puisse être incriminée malgré la bonne tenue du marché du travail,
Aux États-Unis, bien qu'elle n'ait cessé d'être révisée à la hausse, la croissance s'est encore légèrement repliée (en rythme trimestriel annualisé, 2% au premier trimestre contre 2,6% et 3,2%, respectivement, au quatrième et au troisième trimestres 2022). À la vigueur de la consommation (croissance de +4,2% sur le trimestre, et contribution à la croissance de 2,8 points de pourcentage, pp) s'opposent la performance médiocre de l'investissement productif (contribution quasiment nulle) et la poursuite de la contraction de l'investissement résidentiel (-4%, en recul pour le huitième trimestre consécutif soit une chute cumulée de 22% entre le premier trimestre 2021 et le premier trimestre 2023). Enfin, les variations de stocks ont été le principal frein à la croissance du premier trimestre avec une contribution de -2,1 pp. Cette décélération reflète ainsi le fort mouvement de déstockage et le ralentissement de l'investissement. Si les bénéfices des entreprises chutent fortement pour le deuxième trimestre consécutif, la situation financière des ménages s'améliore : après sept trimestres consécutifs de baisse du pouvoir d'achat, le revenu disponible réel affiche une croissance de 2,9%. Le taux d'épargne (4,3%) se redresse légèrement mais, depuis mi-2021, il est inférieur à sa moyenne pré-covid (7,9%, 2017-2019). Enfin, le marché du travail résiste au ralentissement : depuis mars 2022, le taux de chômage fluctue entre 3,4% et 3,7% et se situe à 3,6% en juin. Dans la zone euro, le ralentissement est également marqué : la croissance du PIB est ainsi passée (en variation sur un an) de 1,8% au quatrième trimestre 2022 à 1% au premier trimestre 2023. Au cours de celui-ci, l'activité s'est de nouveau repliée de 0,1% (en variation trimestrielle), tirée à la baisse par la croissance allemande (-0,3%) enregistrant également deux trimestres consécutifs de repli. Bien que la demande intérieure ait encore fourni une contribution négative à la croissance (de -0,3 point), celle-ci s'est modérée par rapport au trimestre précédent (-1,2 point). La consommation des ménages a connu un deuxième trimestre de recul (-0,3%), mais moindre qu'au précédent (-1%), l'inflation s'étant assagie par rapport au pic du quatrième trimestre 2022. L'investissement s'est redressé (+0,6%, après -3,5%) mais sa croissance est restée modeste. La
contribution positive des échanges extérieurs à la croissance est, une fois de plus, due à un repli plus marqué des
La phase d'expansion soutenue donc touche à sa fin, comme le signalent plusieurs indicateurs, notamment dans le secteur manufacturier. Mais l'affaiblissement de l'activité dans l'industrie ne s'est pas encore traduit par une montée des défaillances d'entreprises. Leur nombre reste relativement faible dans l'ensemble de l'économie. Enfin, à 6,5% en mai 2023, le taux de chômage est stable sur un mois mais en léger recul sur un an (6,7% en mai 2022).
En France, après un net freinage au second semestre 2022, la croissance a résisté : elle est restée positive en début d'année (0,2% au premier trimestre 2023). Cette apparente robustesse masque cependant la faiblesse de la demande intérieure. Au premier trimestre, si la croissance a été soutenue par l'amélioration des échanges extérieurs, la consommation des ménages n'a pas rebondi. Après s'être contractée au quatrième trimestre 2022, elle s'est révélée seulement stable au premier trimestre 2023 et toujours inférieure à son niveau pré-pandémie. La consommation de biens est en net repli, pénalisée notamment par la consommation de biens alimentaires (l'inflation des biens alimentaires était encore de 13,7% sur un an en juin après avoir atteint 15,9% en mars). L'investissement des ménages s'est également nettement replié pour le troisième trimestre consécutif. Enfin, le resserrement monétaire commence à affecter l'investissement des sociétés non-financières, en recul pour la première fois depuis le troisième trimestre 2021.
Depuis le début de l'année 2022, les banques centrales n'ont cessé d'affirmer la priorité donnée à la lutte contre l'inflation. La Réserve Fédérale et la BCE se sont ainsi lancées dans des politiques de remontée agressive et déterminée de leurs taux directeurs. Depuis mars 2022 aux Etats-Unis et juillet 2022 dans la zone euro, ils ont ainsi été relevés de respectivement 500 et 400 points de base (pb) pour se situer à 5,25% (borne haute des fed funds) et 4% (taux de refinancement) début juillet 2023.
En sympathie avec les resserrements monétaires, les échéances courtes de la courbe des rendements (taux de swap deux ans ou souverains) se sont vigoureusement redressées. En revanche, les rendements sur les échéances longues (taux 10 ans) ont moins « grimpé » en raison : de la nature de l'inflation, censée relever plus d'un choc que de l'installation durable sur un rythme plus soutenu ; des craintes de ralentissement ; de la détermination des banques centrales à voir l'inflation converger vers leurs cibles. Les courbes de taux d'intérêt se sont donc inversées. En début d'année, pariant sur une reprise vigoureuse en Chine consécutive à l'abandon de la stratégie zéro-covid et tablant sur l'idée d'un « pivot » monétaire proche (fin prochaine de la hausse des taux directeurs suivie rapidement d'une baisse), les marchés actions ont affiché de belles performances.
Ces mouvements ont cependant été brièvement interrompus en mars lorsque le resserrement monétaire américain a fait ses premières victimes bancaires aux États-Unis (la plus emblématique étant la faillite de la Silicon Valley Bank)1 suivie d'une réplique en Europe provoquée par les déboires de Crédit suisse. Ces deux événements ont remis au premier plan les questions de stabilité financière suscitant un rebond transitoire de l'aversion au risque (baisse des actions et des taux souverains « sans risque », écartement des primes de crédit) et des anticipations d'assouplissement monétaire rapide. Les banques centrales ont cependant réaffirmé la priorité accordée à l'inflation et la nécessité de traiter les sources d'instabilité financière à l'aide d'outils ad hoc. La Fed a dévoilé un nouvel instrument de politique monétaire pour aider les banques à faire face à d'éventuels besoins de liquidités2. Puis elle a poursuivi, tout comme la BCE, son resserrement monétaire. Après, un mois de mars agité, les marchés sont redevenus plus « sereins ».
Au 30 juin 2023, les taux souverains américains à 2 et 10 ans se situent à 5,0% et 3,9% en hausse d'environ, respectivement, 200 et 80 pb sur un an (+50 et -2 pb sur le premier semestre 2023). Les taux souverains allemands à 2 et 10 ans atteignent 3,2% et 2,4% en hausse de, respectivement, 270 et 100 pb sur un an (+50 et -20 pb sur le premier semestre). Malgré l'arrêt du programme d'achats d'obligations de la BCE dans le cadre de l'APP (Asset Purchase Programme) et les importantes échéances de TLTRO fin juin, les primes de risque acquittées par les pays non core ou semi core ne se sont pas écartées, contrairement à ce qui pouvait être craint. Au 30 juin, les spreads de la France et de l'Italie se situent autour de 55 et 170 pb contre Bund (soit des baisses respectives d'environ 5 et 35 pb depuis le début de l'année). Par ailleurs, les marchés actions ont affiché de fortes hausses : les indices S&P 500, Eurostoxx 50 et CAC 40 progressent, respectivement, de 16%, 14% et 12% au cours du premier semestre. Au cours de la même période, l'euro (à 1,09 contre dollar) s'est apprécié de 2,2%.
1 Banque régionale spécialisée sur le financement de start-up et d'entreprises de la Tech, des secteurs qui ont rencontré des difficultés à lever des fonds dans un contexte de resserrement monétaire et qui consomment beaucoup de « cash ». Pour faire face aux retraits de ses clients, SVB a dû vendre 21 milliards de dollars d'obligations américaines et enregistré une perte de 1,8 milliard de dollars, les obligations ayant perdu de la valeur sur le marché secondaire en raison de la remontée des taux d'intérêt. Peu capitalisée et faisant face à des moins-values potentielles sur son portefeuille de titres, SVB a lancé une augmentation de capital qui a échoué. Cela a conduit à un « bank run » (retraits massifs de la part de ses clients) auquel la banque n'a pu faire face, précipitant sa faillite. En outre, du fait de sa relativement petite taille, la banque a bénéficié de l'allègement de la réglementation bancaire permise par l'administration Trump : les pertes potentielles et la faible capitalisation de la banque n'avaient donc pas été détectées en amont.
2 Facilité de prêts jusqu'à un an en échange de collatéraux (comme des US Treasuries) valorisés non pas à leur valeur de marché mais à leur valeur nominale. Cela supprime le risque de pertes non réalisées qui peuvent se matérialiser brutalement quand une banque est forcée de céder des actifs (comme ce fut le cas avec SVB).
Enfin, le taux du livret A a été relevé de 2% (niveau auquel il était depuis août 2022) à 3% en février 2022. Mi-juillet, il a été décidé de le maintenir à 3% jusque début 2025.
Grâce à la bonne tenue du marché du travail et à une épargne encore abondante bien qu'entamée, la consommation des ménages a mieux absorbé qu'il n'était redouté les ponctions sur le pouvoir d'achat et les resserrements monétaires. La croissance a mieux résisté qu'anticipé. L'inflation sous-jacente également.
La décélération de l'activité est néanmoins à l'œuvre comme l'indiquent les enquêtes suggérant un ralentissement mondial généralisé. Développer un scénario de décélération sans effondrement suppose une décrue lente de l'inflation soulageant les revenus et autorisant qu'un terme soit mis aux hausses de taux directeurs.
Aux États-Unis, des fissures apparaissent : elles se creusent à mesure que les effets répressifs du resserrement monétaire et financier se font sentir. L'investissement résidentiel s'est ainsi déjà fortement ajusté, l'investissement productif devrait à son tour se contracter. Après avoir entamé leur réserve d'épargne et recouru au crédit, les consommateurs, qui ont assuré la résistance de la croissance, pourraient se montrer moins confiants et moins prodigues. Si une tenue meilleure qu'anticipé de l'emploi peut autoriser un atterrissage en douceur, le risque d'une récession continue de planer sur le second semestre : une récession modérée qui conduirait la croissance moyenne vers 1,2% en 2023, puis à seulement 0,7% en 2024. Ce ralentissement, finalement naturel, se fonde sur une hypothèse de poursuite du repli de l'inflation totale et, surtout, de l'inflation sous-jacente qui atterriraient en fin d''année 2023 aux alentours de, respectivement, 3,2% et 3,6%, avant de se rapprocher toutes deux de 2,5% fin 2024. Le risque pesant sur ce scénario est celui d'une inflation plus tenace que prévu conduisant à un scénario monétaire plus agressif qu'anticipé.
Loin de la reprise espérée, la Chine peine à retrouver sa dynamique. Une crise de confiance profonde des ménages (crainte du chômage, épargne de précaution) et les turbulences irrésolues du marché immobilier continuent de justifier l'atonie de la demande interne. Celle-ci se traduit par une faiblesse telle de l'inflation que la déflation menace. Or, les autorités chinoises ne peuvent ignorer que la reprise ne tient pas ses promesses mais elles manquent d'outils de relance adaptés, propres à stimuler la consommation. La cible annuelle de croissance que les autorités avaient annoncée « autour de 5% » avec prudence devrait être atteinte (effets de base favorables) mais les doutes portent sur l'aptitude de la Chine à maintenir ce rythme.
Dans la zone euro, fondé sur une inflation totale moyenne se repliant de 8,4% en 2022 à 5,5% en 2023 puis 2,9% en 2024, le scénario retient une croissance modeste, de 0,6% en 2023 et 1,3% en 2024, encore inférieure à son rythme potentiel. Le repli (avéré et prévu) du rythme de croissance est assez brutal : il n'est pas annonciateur d'une récession mais, plutôt, d'une « normalisation » des comportements.
Les facteurs de soutien, à l'appui de ce scénario de normalisation, demeurent. Les défaillances d'entreprises restent, en effet, en nombre encore relativement faible, et circonscrites à des secteurs spécifiques (hébergement et restauration, transports et logistique) ; le marché du travail est résilient ; la profitabilité des entreprises est « acceptable », les entreprises ayant, dans certains secteurs, restauré leurs marges à la faveur de la hausse des prix. Par ailleurs, le repli attendu de l'inflation devrait limiter l'affaiblissement de l'activité : la consommation bénéficierait de l'amélioration des revenus réels mais aussi de l'excès d'épargne dont disposent les ménages les plus aisés, bien qu'une large partie de ce surplus ait déjà été transformé en actifs immobiliers et financiers non liquides. Enfin, l'investissement hors logement devrait se maintenir grâce à la baisse des coûts des biens intermédiaires et au fort soutien des fonds européens. Les risques sont néanmoins majoritairement baissiers : on peut notamment craindre un durcissement des conditions de crédit (qui pourrait faire basculer la croissance de la normalisation à une correction plus nette) et une compression anticipée des marges.
Contrairement à certains pays européens, la France a pu éviter une récession technique en début d'année. Mais les moteurs de la croissance se « grippent ». En raison de l'inflation, la consommation des ménages a déjà reculé ; l'augmentation des taux d'intérêt destinée à contrer l'inflation pèse sur l'investissement des ménages et contribuera au ralentissement de l'investissement des sociétés non-financières. La croissance devrait nettement fléchir en 2023 passant de 2,5% en 2022 à 0,6%. En 2024, une lente reprise pourrait s'amorcer et la croissance s'élèverait à 1%.
Si l'inflation totale a déjà enregistré une nette baisse, largement mécanique, la résistance de l'inflation sous-jacente, ellemême alimentée par une croissance plus robuste qu'anticipé, a conduit les banques centrales à se montrer agressives. Sous réserve de la poursuite du repli de l'inflation, mais surtout de celui de l'inflation sous-jacente, le terme des hausses de taux directeurs serait proche. Les taux longs pourraient ensuite s'engager lentement sur la voie d'un repli modeste.
Après dix hausses de taux consécutives totalisant 500 points de base, la Réserve fédérale a opté en juin pour le statu quo (borne haute de la fourchette des Fed funds à 5,25%) tout en indiquant que de nouvelles hausses pourraient intervenir et en livrant un dot plot3 suggérant un resserrement supplémentaire de 50 points de base (pb), une projection agressive. La crainte d'une récession couplée au maintien d'une inflation encore trop élevée plaide en faveur d'une hausse limitée à 25 pb, comme le suggère le marché. Les Fed Funds pourraient ainsi atteindre leur pic à l'été (borne haute à 5,50%). L'assouplissement monétaire pourrait être entrepris à partir du deuxième trimestre 2024 à un rythme progressif (25 pb par trimestre) laissant la borne supérieure à 4,75% à la fin de 2024.
La BCE devrait conserver une politique monétaire restrictive, voire très restrictive, au cours des prochains trimestres : la baisse de l'inflation est trop lente et sa convergence vers la cible loin d'être acquise. La BCE devrait donc remonter ses taux à deux reprises (en juillet et en septembre, portant le taux de dépôt à 4%) tout en poursuivant son resserrement quantitatif : fin des réinvestissements dans le cadre de l'APP à partir de juillet 2023 mais poursuite des réinvestissements jusqu'à la fin 2024 dans le cadre du PEPP ; poursuite du remboursement des TLTRO jusque fin 2024 (mais plus graduellement après le remboursement de juin 2023). La baisse des taux directeurs n'interviendrait pas avant fin 2024 (-50 pb).
En accordant la priorité à la lutte contre l'inflation, les stratégies monétaires ont contribué à limiter le désancrage des anticipations d'inflation et la sur-réaction des taux longs, mais promu des courbes de taux d'intérêt inversées et des rendements réels faibles voire négatifs. Hors surprise sur l'inflation, le risque de hausse des taux longs « sans risque » mais aussi d'écartement sensible des spreads souverains intra zone euro est limité. Le risque d'une courbe durablement inversée est bien réel ; notre scénario retient une pente (taux de swap 2/10 ans) de nouveau faiblement positive à partir de 2025. Les taux américain et allemand à dix ans sont attendus aux alentours de, respectivement, 3,75% et 2,60% fin 2023 puis en léger repli (3,50%) et stables. Les spreads par rapport au Bund seraient de 65 pb pour la France et 200 pb pour l'Italie fin 2023. Enfin, notre scénario table sur un euro à environ 1,10 dollar fin 2023.
La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine bénéficie d'un territoire dynamique d'un point de vue démographique et économique. Avec 1,1 million d'habitants la population brétilienne croît de +1 % par an en moyenne depuis 2010 (contre 0,3 % pour la France métropolitaine) et représente plus d'un tiers de la population bretonne.
Le taux de chômage est stable à 5,3 % au T1 2023 (7 ,1% au niveau national) contre 5,2% au T1 2022. L'emploi salarié atteint 87,9% sur le 1er trimestre 2023 (86,5% au niveau national) et le niveau de vie médian des bretilliens est supérieur aux départements voisins.
Les encours de collecte progressent de 5,0 % sur 1 an (à fin avril 2023) et les encours de crédit sont en hausse de 6,9 % sur 1 an (à fin avril 2023) sur le département.
La Caisse régionale confirme sa position d'acteur bancaire de premier plan au service du territoire bretillien. Fort d'un réseau de 116 agences, les équipes œuvrent dans l'intérêt des clients et des acteurs économiques locaux. Les actions menées par ses 500 administrateurs au sein des 46 Caisses locales font vivre le modèle mutualiste. Employeur majeur du département, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine multiplie ses initiatives en faveur de l'emploi et de l'insertion professionnelle.
La Caisse régionale a accueilli près de 14 300 nouveaux clients sur le 1er semestre 2023 et compte désormais plus de 526 200 clients dont plus de la moitié sont sociétaires, confirmant ainsi l'attractivité de son modèle mutualiste.
L'encours total de collecte augmente de 4,9 % sur un an, à 18,6 Mds€ avec :
Les parts de marché collecte sont de 24,71 % à fin avril 2023 en légère baisse versus avril 2022 (24,78%).
Les réalisations de crédits moyen-long terme s'élèvent à 1 520 M€, en recul de 4,8 % par rapport aux réalisations du 1er semestre 2022. Les réalisations de crédits atteignent à 907 M€.
Ainsi, l'encours de crédit progresse de 8,5 % pour approcher les 15,5 Mds€.
3 Diagramme à points : graphique sur lequel figurent les projections de taux directeur de chaque membre du FOMC (Federal Open Market Committee). Les points/projections reflètent ce que chaque membre pense être le niveau approprié du taux des fonds fédéraux à la fin des trois prochaines années et à long terme.
Les parts de marché crédit sont de 27,69 % à fin avril 2023 en progression versus avril 2022 (27,35%).
Fort de son modèle de banque universelle, la Caisse régionale continue d'équiper en assurances ses clients. Ainsi, le nombre de contrats d'assurance des biens et des personnes progresse de 2,4 % sur un an.
Enfin, les services proposés par le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine restent également attractifs avec notamment les fomules Ma Banque au Quotidien : plus de 40 000 au 30/06/2023.
Les faits marquants de l'exercice sont détaillés dans les annexes aux comptes consolidés de la Caisse régionale.
La Caisse régionale du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine présente des comptes consolidés en appliquant les normes de consolidation prévues dans le référentiel international. En accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défini une société-mère conventionnelle régionale constituée de la Caisse régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées.
Le groupe est donc constitué de :
Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l'Intégration Globale.
| En K€ | Contribution au PNB consolidé du Groupe de la Caisse régionale |
Contribution au Résultat brut d'exploitation consolidé du Groupe de la Caisse régionale |
Contribution au Résultat net consolidé du Groupe de la Caisse régionale |
|---|---|---|---|
| Caisse régionale | 157 697 | 58 548 | 38 814 |
| Caisses locales | 2 988 | 2 536 | 1 868 |
| FD Emeraude croissance | 657 | 657 | 500 |
| FD Everbreizh | 1924 | 1924 | 1439 |
| FCT | -2 488 | -2 488 | -1774 |
| SAS Croix Rocheran | 65 | -334 | -349 |
| SASU Crédit Agricole Ille-et-Vilaine Expansion |
165 | 37 | 23 |
Le résultat du groupe d'entités consolidées de la Caisse régionale est porté principalement par la Caisse régionale ellemême. Les activités des filiales ne représentent qu'une contribution non significative au résultat du Groupe Crédit Agricole Ille-et-Vilaine.
| Variations | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| En K€ | 30/06/2023 | 30/06/2022 | Montants | % | |
| PNB | 161 008 | 179 967 | -18 959 | -10,53% | |
| Charges générales d'exploitation | -95 428 | -92 266 | 3 162 | 3,43% | |
| Résultat brut d'exploitation | 60 880 | 82 973 | -22 093 | -26,63% | |
| Coût du risque | -18 499 | -24 236 | -5 737 | -23,67% | |
| Résultat d'exploitation | 42 381 | 58 737 | -16 356 | -27,85% | |
| Résultat avant impôt | 42 405 | 58 909 | -16 504 | -28,02% | |
| Impôt sur les bénéfices | -1 884 | -7 916 | -6 032 | -76,20% | |
| Résultat net | 40 521 | 50 993 | -10 472 | -20,54% | |
| Résultat net part du Groupe | 40 521 | 50 993 | -10 472 | -20,54% |
Le Produit Net Bancaire s'élève à 161 M€ en baisse de 10,53%. Il se compose de :
Les charges d'exploitation sont en hausse par rapport à 2022 à 95,4 M€ :
Le résultat brut d'exploitation s'établit à 60,9 M€ en baisse de 26,6% et le coût du risque à 18,5 M€ contre 24,2 M€ au 30 juin 2022.
La charge fiscale au 30 juin 2023 diminue pour atteindre 1,9M€ (8M€ au 30/06/2022).
Ainsi, le résultat net s'élève à 40,5 M€ en baisse de 10,5 M€.
| 30/06/2023 | 30/06/2022 | Variation | ||
|---|---|---|---|---|
| Bilan ACTIF | Montants | % | ||
| (en milliers d'euros) | ||||
| Caisse, banques centrales | 60 290 | 54 964 | 5 326 | 9,69% |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 350 225 | 396 794 | - 46 569 |
-11,74% |
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 48 841 | 43 604 | 5 237 | 12,01% |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 301 384 | 353 190 | - 51 806 |
-14,67% |
| Instruments dérivés de couverture | 747 204 | 542 925 | 204 279 | 37,63% |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 1 264 789 | 1 328 192 | - 63 403 |
-4,77% |
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
118 207 | 114 419 | 3 788 | 3,31% |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 146 582 | 1 213 773 | - 67 191 |
-5,54% |
| Actifs financiers au coût amorti | 17 919 123 | 16 144 161 | 1 774 962 | 10,99% |
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 2 175 322 | 1 668 971 | 506 351 | 30,34% |
| Prêts et créances sur la clientèle | 15 174 359 | 13 993 621 | 1 180 738 | 8,44% |
| Titres de dettes | 569 442 | 481 569 | 87 873 | 18,25% |
| Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | -625 019 | -467 778 | - 157 241 |
33,61% |
| Actifs d'impôts courants et différés | 72 434 | 60 289 | 12 145 | 20,14% |
| Comptes de régularisation et actifs divers | 198 141 | 151 812 | 46 329 | 30,52% |
| Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées |
||||
| Participation dans les entreprises mises en équivalence | ||||
| Immeubles de placement | ||||
| Immobilisations corporelles | 11 076 | 11 802 | - 726 |
-6,15% |
| Immobilisations incorporelles | 85 833 | 86 672 | - 839 |
-0,97% |
| Écarts d'acquisition | 0 | 2 | - 2 |
-100,00% |
| TOTAL DE L'ACTIF | 20 084 096 | 18 309 835 | 1 774 261 | 9,69% |
| 30/06/2023 | 30/06/2022 | Variation | ||
|---|---|---|---|---|
| Bilan PASSIF | Montants | % | ||
| (en milliers d'euros) | ||||
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat | 46 567 | 42 652 | 3 915 | 9,18% |
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 46 567 | 42 652 | 3 915 | 9,18% |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ||||
| Instruments dérivés de couverture | 20 019 | 18 287 | 1 732 | 9,47% |
| Passifs financiers au coût amorti | 16 840 537 | 15 235 511 | 1 605 026 | 10,53% |
| Dettes envers les établissements de crédit | 12 011 552 | 10 428 952 | 1 582 600 | 15,18% |
| Dettes envers la clientèle | 4 794 424 | 4 669 048 | 125 376 | 2,69% |
| Dettes représentées par un titre | 34 561 | 137 511 | -102 950 | -74,87% |
| Écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | -256 | -256 | ||
| Passifs d'impôts courants et différés | 7 964 | 9 809 | -1 845 | -18,81% |
| Comptes de régularisation et passifs divers | 985 408 | 791 967 | 193 441 | 24,43% |
| Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés | ||||
| et activités abandonnées | ||||
| Provisions | 56 560 | 54 993 | 1 567 | 2,85% |
| Dettes subordonnées | ||||
| Total dettes | 17 956 799 | 16 153 219 | 1 803 580 | 11,17% |
| Capitaux propres | 2 127 297 | 2 156 616 | -29 319 | -1,36% |
| Capitaux propres part du Groupe | 2 127 286 | 2 156 605 | -29 319 | -1,36% |
| Capital et réserves liées | 314 777 | 307 503 | 7 274 | 2,37% |
| Réserves consolidées | 1 520 877 | 1 457 636 | 63 241 | 4,34% |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux | 251 111 | 340 473 | -89361, | -26,25% |
| propres | ||||
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux | ||||
| propres sur activités abandonnées | ||||
| Résultat de l'exercice | 40 521 | 50 993 | -10 472 | -20,54% |
| Participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 1,65% | ||
| 11 | 11 | |||
| TOTAL DU PASSIF | 20 084 096 | 18 309 835 | 1 774 261 | 9,69% |
Le total du bilan consolidé au 30 juin 2023 s'élève à 20 084 M€.
A l'actif, trois postes représentent à eux seuls plus de 93% du total bilan. Il s'agit :
On retrouve également à l'actif les titres de dettes (569 M€), les actifs financiers à la juste valeur par résultat (350 M€) et les comptes de régularisations et actifs divers (198 M€).
Au passif, trois postes représentent près de 94 % du total du bilan consolidé. Il s'agit :
On retrouve également au passif les dettes représentées par un titre (34,6 M€) et les comptes de régularisations et actifs divers (985 M€).
Endettement des entités consolidées (hors Caisse régionale, Caisses locales et STT) :
Données sociales en K€
| Filiales | Total des dettes (A) |
Dont dettes contractualisées avec une entité consolidée (groupe Caisse régionale) |
Capitaux propres (B) |
Taux d'endettement (A) / (B) |
|---|---|---|---|---|
| FD Emeraude croissance | 2 260 | 0 | 57 119 | 4% |
| FD Everbreizh | 10 256 | 0 | 125 740 | 8% |
| SCI Croix Rocheran | 20 340 | 20 068 | 22 236 | 91% |
| SASU Crédit Agricole Ille-et-Vilaine Expansion |
147 | 100 | 3 891 | 4% |
Le 02 avril 2012, le Groupe a acquis 30 000 parts du fonds dédié Emeraude croissance puis 21 000 parts courant novembre 2012, soit 99,99 % du capital FCP. Cette entité est intégrée au périmètre de consolidation du Groupe « Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine ». L'impact résultat pour le Groupe au 30/06/2023 est de +500 K€
Le 02 Juin 2015, le Groupe a acquis 5 000 parts du fonds dédié Everbreizh puis 5 000 parts courant février 2017, soit 99,99 % du capital FCP. Cette entité est intégré au périmètre de consolidation du Groupe « Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine ». L'impact résultat pour le Groupe 30/06/2023 est de + 1 439 K€.
Au 31 décembre 2018, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a intégré pour la première fois, dans ses comptes consolidés, la SCI LA CROIX ROCHERAN. La consolidation de cette entité au cours des exercices précédents ne se justifiait pas en l'absence d'activité opérationnelle. Le changement d'activité et de dimension de la SCI LA CROIX ROCHERAN (réceptions et mise en location en 2019 d'appartements en prêt locatif social) a motivé son intégration au périmètre de consolidation. L'impact résultat pour le Groupe au 30/06/2023 est de - 349 K€.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a intégré pour la première fois, dans ses comptes consolidés, la SASU CREDIT AGRICOLE ILLE ET VILAINE EXPANSION. La consolidation de cette entité au cours des exercices précédents ne se justifiait pas en l'absence d'activité significative. L'impact résultat pour le Groupe au 30/06/2022 est de + 23 K€.
Ces 4 entités ont des contributions au PNB consolidé du Groupe de la Caisse régionale qui sont inférieures à 2 %.
| Variations | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant en K€ | 30/06/2023 | 30/06/2022 | Montants | % | ||
| PNB | 167 525 | 165 833 | 1 692 | 1,0% | ||
| Charges générales d'exploitation | -96 201 | -93 195 | 3 006 | 3,2% | ||
| Résultat brut d'exploitation | 71 324 | 72 638 | - 1 314 | -1,8% | ||
| Coût du risque | -18 056 | -23 660 | -5 603 | -23,7% | ||
| Résultat d'Exploitation | 53 267 | 48 979 | 4 289 | 8,8% | ||
| Résultat avant impôt | 53 765 | 49 641 | 4 124 | 8,3% | ||
| Impôt sur les bénéfices | -6 767 | -8 730 | -1 963 | -24,9% | ||
| Résultat net | 44 998 | 36 911 | 8 087 | 21,9% |
Le Produit Net Bancaire s'élève au 30 juin 2023 à 167,5 M€ en hausse de 1,0 % par rapport au 30 juin 2022. Cette évolution se décompose de la façon suivante :
Les charges de fonctionnement nettes atteignent 96,2€, en hausse de 3,2 % par rapport à 2022. Celles-ci se composent :
Ainsi, le résultat brut d'exploitation s'élève à 71,3 M€ en recul de 1,8 % par rapport au 1er semestre 2022.
Le coût du risque baisse de 23,7% par rapport au 1er semestre 2022. Au 30 juin 2023, le taux de CDL est de 1,39 % (En capital - hors créances rattachées et accessoires) et le taux de couverture de ces créances s'élève à 51,40%.
La charge fiscale passe de 8,7 M€ en juin 2022 à 6,7 M€ en juin 2023.
Le résultat net ressort à 45,0 M€, en hausse de 21,9% par rapport au 1er semestre 2022.
Au 30 juin 2023, le capital social de la Caisse régionale varie par rapport au 31 décembre 2022 à 92,4 M€.
Sa répartition est la suivante :
| Répartition du capital au 30/06/2023 | Capital nominal | Nombre | % |
|---|---|---|---|
| Certificats coopératifs d'investissement | 34 589 348,50 | 2 268 154 | 37,43 |
| Dont part du public + Predica | 18 944 343,00 | 1 242 252 | 20,50 |
| Dont Sacam Mutualisation | 15 242 009,00 | 999 476 | 16,50 |
| Dont part auto-détenue (*) | 402 996,50 | 26 426 | 0,43 |
| Certificats coopératifs d'associés (CCA) | 7 864 882,50 | 515 730 | 8,51 |
| Dont Sacam Mutualisation | 7 864 882,50 | 515 730 | 8,51 |
| Parts sociales | 49 946 159,50 | 3 275 158,00 | 54 05 |
| Dont Caisses locales | 49 945 717,25 | 3 275 129 | 54,05 |
| Dont administrateurs Caisse régionale | 457,5 | 30 | N.S. |
| Dont Sacam Mutualisation | 15,25 | 1 | N.S. |
| TOTAL | 92 400 421,00 | 6 059 042,00 | 100,00 |
(*) titres détenus au travers du contrat de liquidité
On notera que Sacam Mutualisation détient 25 % du capital de la Caisse régionale.
La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine n'a pas constaté d'événements postérieurs à la clôture.
En 2023, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a inscrit dans ses statuts la démarche d'entreprise à mission qu'il a initiée en 2022. Cette démarche permet d'affirmer des engagements forts et durables dans les domaines sociaux, sociétaux et environnementaux vis-à-vis de la société. Elle s'inscrit dans le prolongement de sa raison d'être d'utilité aux clients et au territoire – agir chaque jour dans l'intérêt de nos clients et de la société – assortie de cinq engagement visant à mettre l'entreprise en mouvement : être le partenaire de confiance, encourager l'engagement et favoriser la diversité, accompagner durablement les vitalités économiques et sociales des territoires, soutenir l'emploi et favoriser l'inclusion ainsi qu'agir pour l'avenir.
En tant que banque mutualiste et coopérative, la Caisse régionale œuvre chaque jour pour s'adapter aux attentes des Bretilliens grâce, notamment, à cette démarche qui a contribué à séduire de nouveaux clients au premier semestre (11 215). Cette croissance dans tous les marchés a été complétée par une augmentation du nombre de sociétaires (+6,6% sur un an), prouvant ainsi l'adhésion des clients aux valeurs véhiculées par le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine.
Le bilan semestriel du contrat de liquidité a été publié le 6 juillet 2023 sur la page Informations réglementées du https://www.credit-agricole.fr/ca-illeetvilaine/
Les résultats sont publiés auprès de l'AMF et sur le site Internet de la Caisse régionale du Crédit Agricole Ille-et-Vilaine selon le calendrier de publication en ligne sur la page Informations réglementées du https://www.credit-agricole.fr/ca-illeetvilaine/
Dans le cadre des accords de Bâle 3, le règlement (UE) n°575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (Capital Requirements Regulation, dit "CRR") tel que modifié par CRR n°2019/876 (dit "CRR 2") impose aux établissements assujettis (incluant notamment les établissements de crédit et les entreprises d'investissement) de publier des informations prudentielles. Ces informations sont à disposition sur le site internet suivant dans le document « Informations au titre du Pilier 3 » : https://www.credit-agricole.fr/ca-illeetvilaine/particulier/informations-reglementees1.html.
L'adéquation du capital en vision réglementaire porte sur les ratios de solvabilité et sur le ratio de levier. Chacun de ces ratios rapporte un montant de fonds propres prudentiels à une exposition en risque ou en levier.
| Fonds propres prudentiels phasés simplifiés (en milliers d'euros) et ratios de solvabilité et de levier (en %) |
30/06/2023 | 31/12/2022 | |||
|---|---|---|---|---|---|
| FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1) | 1 145 198 | 1 158 564 | |||
| dont Instruments de capital et réserves | 2 084 160 | 2 062 410 | |||
| dont Filtres prudentiels et autres ajustements réglementaires | (902 182) | (882 316) | |||
| FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1 | 0 | - | |||
| FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1) | 1 145 198 | 1 158 564 | |||
| FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 | 20 557 | 19 629 | |||
| FONDS PROPRES TOTAUX | 1 165 756 | 1 178 193 | |||
| TOTAL DES EMPLOIS PONDÉRÉS (RWA) | 5 861 628 | 5 824 835 | |||
| RATIO CET1 | 19,54% | 19,89% | |||
| RATIO TIER 1 | 19,54% | 19,89% | |||
| RATIO TOTAL CAPITAL | 19,89% | 20,23% | |||
| TOTAL DE L'EXPOSITION EN LEVIER | 17 205 220 | 16 679 874 | |||
| RATIO DE LEVIER | 6,66% | 6,95% |
Au 30 juin 2023, les ratios de solvabilité et le ratio de levier de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille et Vilaine sont au-dessus des exigences minimales qui s'imposent.
La politique de prévention et de suivi des risques de contreparties de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est basée sur la responsabilisation des acteurs réseau et concilie maîtrise des risques et développement commercial dans le respect de la règlementation.
Le processus de la gestion du risque répond aux objectifs suivants :
La stratégie risque de la Caisse régionale définit la politique générale en matière :
L'organisation des risques au sein de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine repose sur :
Sous la responsabilité du Directeur des Finances, des Risques et Participations, le Comité des Risques se réunit mensuellement. Sous la responsabilité du Responsable du Contrôle Permanent le Comité des Grands Risques trimestriellement.
Les objectifs de ces Comités s'articulent autour de deux missions majeures :
Au cours de chaque Comité des Risques sont analysés, les tableaux de bord risques, la liste des dossiers entrés en défaut depuis le dernier comité de même que celle des dossiers examinés au cours des Comités précédents.
Une revue des risques d'un secteur d'agences est réalisée lors de chaque Comité mensuel des Risques.
De même, des Comités Risques spécifiques sont régulièrement organisés sur certaines filières (PIM, FEL, …). En cas de constat de dégradation sur des secteurs donnés, des comités spéciaux temporaires peuvent être mis en place pour suivre le risque au plus près (exemple : filière porc-lait).
Des revues de portefeuilles sont réalisées 2 fois par an pour les marchés des clientèles de particuliers et des Entreprises et 4 fois par an pour les marchés des clientèles des professionnels et de l'agriculture. Elles ont pour objectif d'analyser les dossiers sélectionnés à partir de critères tels que le montant de l'EAD et la dégradation de notes.
Une revue des Grands Engagements complète le dispositif de surveillance. Celle-ci est réalisée annuellement sous la responsabilité du Contrôle Permanent et en présence de la Direction Générale. Elle vise à :
Par ailleurs, la Caisse régionale s'est appuyée sur le système de notation « Bâlois » pour déterminer à l'actif de son bilan des dépréciations. Depuis le 1er janvier 2018, la Caisse régionale applique la nouvelle norme comptable IFRS9 (en remplacement de la norme comptable IAS39).
Les provisions IFRS9 s'élèvent à 200,5 M€ au 30 juin 2023 dont 94,7 M€ sur EL (perte attendue) à 1 an (créances saines) et 105,7 M€ sur EL à maturité (créances dégradées).
Le dispositif « Bâlois » de notation interne de la clientèle de la Banque de Détail et de la Banque de Grande Clientèle est opérationnel depuis 2005. Il permet d'évaluer contrat par contrat le risque pris par la Caisse régionale auprès de ses clients, de globaliser l'ensemble des risques, d'obtenir une vue consolidée des risques encourus par contrepartie ou par groupe de contreparties, et ainsi d'ajuster les provisions. Grâce au dispositif de risques opérationnels, la Caisse régionale peut vérifier son niveau de couverture de risques par les fonds propres. Autorisé fin 2007, le dispositif « Bâlois » pour la Banque de Détail, a fait l'objet, en 2009, d'une mission de suivi par l'Inspection de la Commission Bancaire. Suite à la mission notation entreprise en Caisse régionale (mission Vuarlot) en 2016, la BCE a confirmé l'autorisation accordée à Crédit Agricole S.A et aux 39 caisses régionales d'utiliser l'approche IRB-F pour les expositions sur les entreprises des caisses régionales.
L'intégration du dispositif « Bâlois » au sein de la Caisse régionale est suivie dans trois domaines :
Les outils LUC (Logiciel Unique de Cotation) pour la Banque de Détail et un moteur central CAsa du processus GERICO (Gestion du Risque de Contrepartie) pour la Banque des Entreprises déterminent, pour chaque contrepartie, le montant de la perte attendue en cas de défaut, comme l'impose la réglementation Bâloise dans sa méthodologie pour apprécier le risque lié au crédit.
En mars 2022, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a rejoint le Centre d'Aide à la Notation de l'Ouest (groupement de Caisses régionales pour l'activité Notation de la Grande Clientèle (Entreprises, Collectivités Publiques, Professionnels de l'immobilier).
Dans le cadre de sa politique risque, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine se contre-garantit auprès d'autres établissements de crédit pour 544,29M€ au 30 juin 2023 (478,02 M€ au 30 juin 2022).
Elle bénéficie par ailleurs de garanties reçues de l'Etat ou d'organismes para publics tels que le FGAS pour assurer le risque de contreparties sur les prêts à taux 0 % et les prêts PAS. Ces engagements reçus s'élèvent à 1 044,18 M€ au 30 juin 2023 (1 027,07 M€ au 30 juin 2022).
Enfin, la Caisse régionale mène une politique dynamique de couverture de ses prêts habitat via l'organisme de caution mutuelle du groupe Crédit Agricole, la CAMCA à hauteur de 5 055,7 M€ au 30 juin 2023 contre 4 520 M€ au 30 juin 2022.
Par ailleurs, la Caisse régionale n'a pas recours aux instruments dérivés de crédit.
L'encours des créances douteuses et litigieuses s'élève à 219,1 M€ à fin juin 2023 contre 202,5 M€ à fin décembre 2022. Le taux des créances douteuses et litigieuses est de 1,42% à fin juin 2023 contre 1,36% au 31 décembre 2022. Le taux de couverture par les dépréciations traduit la politique prudente de gestion des risques (51,92% contre 54,18% au 31 décembre 2022).
Depuis le passage à IFRS9, l'exposition, par agent économique est donnée par le tableau ci-dessous renseigné au 30/06/2023 dont encours faisant l'objet de mesures de renégociation pour 137 748 milliers d'euros au 30/06/2023 et 137 756 milliers d'euros au 31/12/2022.
Evaluation de la concentration du risque de crédit par agents économiques - actifs financiers au coût amorti (hors opérations internes au Crédit Agricole) :
| Au 30/06/2023 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| En K€ | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total | ||||||
| Administration générale | 660 004 | 475 | 660 479 | |||||||
| Banque Centrale | 0 | |||||||||
| Etablissements de crédit | 214 615 | 214 615 | ||||||||
| Grandes entreprises | 2 992 630 | 174 043 | 88 044 | 3 254 717 | ||||||
| Clientèle de détail | 10 895 724 | 1 031 174 | 131 033 | 12 057 931 | ||||||
| Dépréciations | - 77 339 | -94 567 | -113 752 | -285 658 | ||||||
| Total | 14 685 634 | 1 111 125 | 105 325 | 15 902 084 |
Le coût du risque s'élève à 18,49 M€ au 30 juin 2023 contre 24,23 M€ au 30 juin 2022.
Il se compose de :
Evaluation du risque de crédit
Afin de prendre en compte toute évolution dans la sphère économique, le Groupe a actualisé ses prévisions macroéconomiques prospectives (forward looking) pour la détermination de l'estimation du risque de crédit pour l'arrêté du deuxième trimestre 2023.
Informations sur les scénarios macroéconomiques retenus au deuxième trimestre 2023 :
Le Groupe a utilisé quatre scénarios pour le calcul des paramètres de provisionnement IFRS 9 en production sur juin 2023, avec des projections qui se présentent comme suit à l'horizon 2026.
Ces quatre scénarios intègrent des hypothèses différenciées tant sur les effets de la crise covid-19 que sur les effets du conflit russo-ukrainien et ses répercussions sur la sphère économique (inflation en hausse, révision croissance PIB à la baisse).
Le scénario central, pondéré à 50%, reste marqué par l'intensification de la guerre russo-ukrainienne et un processus de paix vraisemblablement lointain. Ce scénario prévoit en 2023 une inflation en zone euro en repli mais encore élevée, un très net ralentissement économique et la poursuite du resserrement monétaire
L'inflation en zone euro a atteint son pic en octobre 2022 (+10,6%) et diminue très progressivement depuis, tout en restant encore à un niveau élevé (9,6% au T1-2023). Les difficultés d'approvisionnement se sont réduites depuis l'abandon de la politique zéro Covid chinoise et la re-nomalisation du commerce mondial. Des effets de base favorables sur les prix de l'énergie, une baisse des prix de marché de l'énergie début 2023 ainsi qu'un hiver moins rigoureux et des stocks de gaz élevés jouent également un rôle favorablement baissier sur l'inflation. En 2023-2024, les prix de l'énergie restent élevés mais toutefois contenus. Le pétrole ressort respectivement à 98 \$/b et 103 \$/b (en moyenne annuelle), le gaz à 75 €/MWh et 90 €/MWh. Les salaires augmentent plus rapidement qu'à l'accoutumée sans enclencher de boucle prix-salaires pour autant. L'inflation en zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé – HCPI) est attendue à 5,9% (en moyenne) en 2023 et 3,7% en fin d'année. En France, le CPI est prévu à 5,4% en moyenne en 2023 et 5,1% en fin d'année. Le bouclier tarifaire a permis à la France de lisser la hausse des prix énergétiques dans le temps mais en contrepartie l'inflation y reflue plus lentement qu'ailleurs.
Cet environnement projette la zone euro dans un régime de croissance faible. Les effets d'offre s'estompent mais la demande domestique freine nettement. Elle est affectée par l'inflation élevée et la réduction des mesures de soutien budgétaire tandis que les taux d'intérêt plus élevés pénalisent les crédits. La profitabilité des entreprises est dégradée sous l'effet combiné de la hausse des coûts de production, des salaires, et d'une moindre demande, ce qui freine quelque peu l'investissement. Le pouvoir d'achat des ménages se repli en raison d'une inflation persistante et de moindres mesures de soutien. Le marché du travail demeure solide mais la croissance de l'emploi ralentit néanmoins. Les marchés immobiliers, résidentiels et commerciaux, enregistrent des corrections appuyées en lien avec la remontée des taux qui renchérissent les crédits.
La croissance devrait s'avérer très modérée à +0,6% en zone euro en 2023 ainsi qu'en France (+0,6%), la reprise attendue ne s'enclenchant qu'à partir du second semestre et de façon assez limitée.
Les banques centrales continuent de mener une politique monétaire restrictive afin de ralentir significativement l'inflation quitte à ce que la croissance en pâtisse. Elles n'excluent cependant pas l'utilisation d'outils spécifiques pour assurer le refinancement du système bancaire en cas de difficultés.
Aux Etats-Unis, la Fed remonte ses taux de 25 points de base pour porter la fourchette cible à 5,00-5,25% puis maintient ce taux terminal jusqu'à la fin de 2023. Le début du repli des taux est envisagé en 2024 avec 100 pb de baisse progressive tout au long de l'année (25 pb par trimestre). La hausse des taux longs culmine à l'été 2023 avant d'entamer un lent repli au second semestre 2023 se caractérisant par une pentification de la courbe qui s'accentuera en 2024.
En zone euro, le resserrement monétaire s'intensifie avec un taux de refinancement porté à 4,25% avant l'été et maintenu à ce niveau jusqu'à mi -2024. L'amorce d'une baisse n'interviendra qu'à partir du second semestre 2024 conduisant à un taux de 3,75% à fin 2024. Les taux longs continueront de monter plus fortement sur la partie courte de la courbe des taux (swap 2 ans) d'ici l'été 2023 avec une courbe qui s'aplatit peu à peu. Les spreads des pays « semi-core » ou périphériques ne s'écartent que faiblement en dépit de la hausse des taux et du quantitative tightening. A partir du second semestre 2023 puis en 2024, les taux longs se replient graduellement mais le profil de la courbe des taux reste inversé et les spreads souverains face au Bund se resserrent légèrement.
Ce scénario, pondéré à 35%, intègre un nouveau rebond marqué des prix énergétiques sur une période concentrée entre le second semestre 2022 et le premier semestre 2023.
On suppose une reprise sensiblement plus forte de l'activité en Chine comportant une accélération de la consommation, de l'investissement et des exportations. L'activité américaine est également plus dynamique que dans le scénario central. Des conditions climatiques dégradées avec un été 2023 plus chaud et un hiver 2024 plus rigoureux conduisent à une demande d'électricité plus forte. La concurrence entre l'Asie et l'Europe sur la demande de GNL s'intensifie, exerçant une pression sur les prix du pétrole et du gaz, notamment en Europe.
Les prix du gaz et du pétrole remontent significativement en Europe comparativement au début de l'année 2023. Les difficultés de l'industrie nucléaire française perdurent et renforcent les tensions sur les prix du gaz qui se répercutent sur les prix de l'électricité. Effet de second tour sur l'inflation qui redevient élevée fin 2023 et début 2024.
Le rebond des prix énergétiques fragilise de nouveau la production en particulier des secteurs les plus énergivores. La profitabilité des entreprises est écornée par la hausse des coûts et la faiblesse de la demande, conduisant à une stagnation de l'investissement. Le pouvoir d'achat des ménages se replie nettement et l'emploi se tasse comparativement au scénario central. La croissance du PIB de la zone euro est quasi-nulle en moyenne en 2023 et 2024, voire légèrement négative dans certains pays. L'occurrence d'une récession technique semble vraisemblable.
La BCE relève un peu plus son taux de refinancement (+125 pb en 2023) comparativement au scénario central (+75 pb). L'accalmie sur le front de l'inflation en 2024 autorise une baisse limitée de 50 pb. Le processus de normalisation ne commence véritablement qu'en 2025 et s'étale progressivement jusqu'en 2026. Les taux longs remontent rapidement en 2023 en réaction au choc de prix en amont dont on redoute les conséquences sur le niveau final de l'inflation. Les taux souverains se tendent et les primes de risque souveraines s'élargissent. Avec la baisse de l'inflation, les taux longs se replient nettement en 2024 et poursuivent leur normalisation les deux années suivantes mais restent néanmoins légèrement supérieurs à ceux du scénario central.
Dans ce scénario, pondéré à 5%, on suppose une situation conjoncturelle plus favorable en zone euro que dans le scénario central à partir du second semestre 2023. Les prix du pétrole et du gaz sont moins élevés en 2023-2024 en raison d'un contexte climatique plus favorable, d'une sobriété énergétique plus prononcée et d'une moindre concurrence sur le GNL avec l'Asie. Par ailleurs, des plans d'investissement massifs en Europe viennent également soutenir l'activité à partir de 2024.
En zone euro, l'inflation est ramenée à 2,5% en moyenne en 2024 et autour de 2% en 2025-2026. Les anticipations des ménages et des entreprises se redressent sous l'effet d'une amélioration du pouvoir d'achat et de la consommation qui s'accompagne d'une plus grande mobilisation du surplus d'épargne accumulé en 2020-2021. L'amélioration de la confiance, la baisse des coûts énergétiques et les mesures de stimulation de l'investissement public et privé conduisent à une reprise des dépenses d'investissement à partir de 2024.
La BCE amorce une timide baisse des taux directeurs fin 2023 et poursuit sur une baisse plus marquée en 2024. Les taux longs se replient fin 2023 anticipant le repli de l'inflation et des taux directeurs. Les taux Bund et swap 10 ans s'orientent graduellement à la baisse pour s'établir à des niveaux légèrement plus bas que dans le scénario central. Les spreads français et italiens sont un peu plus modérés que dans le central. La Bourse et les marchés immobiliers demeurent bien orientés.
La guerre russo-ukrainienne s'enlise et les sanctions envers la Russie se durcissent (arrêt total des importations de pétrole et réduction massive des importations de gaz). Le soutien plus appuyé de la Chine à la Russie pousse les Etats-Unis et la zone euro à des sanctions envers l'empire du Milieu (embargo sur des produits de haute technologie) qui répond par des rétorsions commerciales. De surcroît, l'hiver est très rigoureux en 2023 pénalisant le secteur agricole et agro-alimentaire. Par ailleurs, la France connaît une crise spécifique, avec de fortes contestations face à certaines réformes (réforme des retraites, financement de la transition énergétique par une plus grande imposition) et des conflits sociaux très marqués du type crise des gilets jaunes resurgissent, bloquant le pays. Une crise politique secoue également l'Italie avec la victoire d'une coalition de droite en 2023 qui remet en cause les traités européens, engageant un bras de fer avec la commission européenne.
Choc inflationniste persistant en 2023 : les tensions sur les prix énergétiques perdurent et s'intensifient tant sur le pétrole que le gaz. L'Europe ne parvient pas à compenser totalement l'offre manquante de gaz par une plus grande sobriété et/ou l'accès à d'autres fournisseurs, si ce n'est à prix beaucoup plus élevé (flambée des prix du gaz). Les prix alimentaires sont également sous fortes tensions. Le processus inflationniste à l'œuvre en 2022 dans le « central » se répète en 2023 dans ce scénario de « stress ». L'inflation est très élevée en 2023 en zone euro, autour de 8% en moyenne, et du même ordre en France.
Faible réponse budgétaire : les Etats européens réagissent avec des mesures de soutien plus limitées à ce nouveau choc d'inflation (souhait d'éviter de nouveaux écarts budgétaires) et n'apportent pas de réponse mutualisée (type plan de relance européen). En France, le bouclier tarifaire est assez nettement réduit et davantage ciblé.
La Fed et la BCE poursuivent leur resserrement monétaire en 2023 de façon plus accentuée que dans le scénario central face à une inflation plus élevée et plus durable. La BCE relève ses taux assez nettement en 2023 (dépôt à 2,75% et refi à 3,25% fin 2023). Les taux longs remontent plus énergiquement face au risque d'une spirale inflationniste (taux de swap 10 ans à 3,25% et Bund à 2,75%). Les spreads France et Italie s'élargissent plus significativement en 2023 en raison des craintes sur la soutenabilité de la dette et des crises spécifiques dans ces deux pays (spread OAT Bund à 185 bp et BTP Bund à 360 bp).
L'accumulation des chocs (production pénalisée par la hausse des coûts, perturbation des chaînes de valeur et pénuries dans certains secteurs, recul des profits des entreprises et du pouvoir d'achat des ménages) conduit la zone euro en récession en 2023 (recul du PIB de 1,5%) avec une remontée marquée du taux de chômage de la zone. Les marchés boursiers enregistrent des replis conséquents (-35% sur le CAC en 2023) et l'immobilier résidentiel se contracte (entre -10% et -20% en cumul sur trois ans) tandis que l'immobilier commercial est frappé plus durement (–30% en cumulé) en France et en Italie en raison de la forte remontée des taux et de la récession à l'œuvre.
Par hypothèse, le stress est concentré sur l'année 2023 et une reprise graduelle se met en place en 2024-2025 avec « normalisation » en fin de période.
Une accalmie sur le conflit ukrainien, une baisse des prix énergétiques et une baisse des taux d'intérêt permettent d'améliorer les perspectives de croissance de 2024 et 2025, d'autant que la politique budgétaire se fait de nouveau plus souple pour endiguer la spirale récessive.
| Réf. | Scénario central | Adverse modéré | Stress budgétaire | Favorable | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2022 2023 2024 2025 2026 2023 2024 2025 2026 2023 2024 2025 2026 2023 2024 2025 2026 | |||||||||||||||||
| PIB – zone euro | 3,5 | 0,6 | 1,2 | 1,1 | 1,1 | -0,2 | -0,1 | 1,1 | 1,2 | -1,5 | 1,7 | 1,6 | 1,3 | 0,8 | 1,9 | 1,6 | 1,4 |
| Taux Chômage – zone euro | 6,8 | 6,9 | 7,0 | 6,9 | 6,9 | 7,2 | 7,5 | 7,3 | 7,2 | 8,1 | 7,7 | 7,5 | 7,4 | 6,8 | 6,7 | 6,4 | 6,3 |
| Taux inflation – zone euro | 8,4 | 5,9 | 3,2 | 2,3 | 2,2 | 7,2 | 4,1 | 2,5 | 2,0 | 8,0 | 2,4 | 1,8 | 1,8 | 5,4 | 2,5 | 2,0 | 1,8 |
| PIB - France | 2,6 | 0,6 | 1,1 | 1,2 | 1,0 | 0,1 | -0,1 | 1,0 | 1,4 | -1,6 | 2,0 | 1,8 | 1,4 | 1,0 | 2,4 | 2,4 | 2,1 |
| Taux Chômage - France | 7,3 | 7,5 | 7,7 | 8,0 | 8,0 | 7,9 | 8,3 | 8,5 | 8,3 | 8,6 | 8,9 | 8,2 | 8,0 | 7,2 | 7,0 | 6,7 | 6,5 |
| Taux inflation - France | 5,2 | 5,4 | 3,2 | 2,3 | 2,0 | 6,4 | 4,7 | 2,4 | 1,8 | 7,5 | 1,5 | 1,6 | 1,6 | 4,7 | 2,6 | 1,9 | 1,6 |
| OAT 10 ans | 3,1 | 3,3 | 3,0 | 2,8 | 2,6 | 4,1 | 3,3 | 3,0 | 2,8 | 4,6 | 2,0 | 1,8 | 1,8 | 3,1 | 2,7 | 2,5 | 2,3 |
Focus sur l'évolution des principales variables macroéconomiques dans les 4 scénarios :
| juin-23 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Portefeuille | Filières | Périmètre | Assiette en M€ |
Provisions en M€ |
Taux de couverture |
||||
| Hors Filière | L'ensemble des créances non prises en comptes dans une filière | 13 432 | 41,7 | 0,31% | |||||
| Agricole (Retail) | L'ensemble des créances de la clientèle agricole non CDL | 1 141 | 26,5 | 2,33% | |||||
| RETAIL | Sensibles Particuliers | 266 | 19,9 | 7,48% | |||||
| Professionnels à risques | L'ensembles des créances de la clientèle non CDL qui appartiennent aux activités CHR, BTP, Commerce de détail et Automobile |
272 | 24,6 | 9,04% | |||||
| Santé | Liste déterminée à dire d'expert et constituée principalement de centres hospitaliers, EPHPAD et de groupes de risque grande clientèle en lien avec le secteur d'activité de la santé |
149 | 4,1 | 2,76% | |||||
| CORPORATE | Risque de concentration | L'ensemble des créances non CDL appartenant aux 50 groupes de risques entreprise et PIM les plus important en terme d'EAD notées de A+ à D |
62,5 | 5,10% | |||||
| Sensibles Corporate | L'ensemble des créances de la clientèle Corporate notées D-, E+, E et E- | 209 | 21,1 | 10,10% | |||||
| TOTAL | 16 694 | 200,5 | 1,20% |
La part du bucket 2 est restée stable au cours du 1er semestre 2023 (7,7 % des expositions en juin 2023 vs 7,4 % en décembre 2022).
Stabilité des encours de créances classées en Bucket 1 sur le 1er semestre 2023 (92,2% des expositions en juin 2023 vs 92,6% en décembre 2022).
Les expositions en Bucket 3 sont en augmentation de 15,9 M€ sur le 1er semestre 2023 (215,3 M€ en juin 2023 vs 199,4 M€ en décembre 2022). L'évolution des encours CDL est portée essentiellement par les hausses observées sur les marchés des entreprises (+17,7 M€) et des professionnels (+2,0 M€) conjuguées aux baisses observées sur les marchés de l'agriculture (- 2,9 M€) et des particuliers (-1,2 M€).
Baisse des ECL du Bucket 1 de 2,6 M€ au 1er semestre 2023 qui représentent 94,7 M€ de provisions IFRS9. Cette baisse est principalement liée à la filière Agricole -2,9 M€.
Les provisions IFRS9 en Bucket 2 augmentent de 12,3 M€ au cours du 1er semestre 2023 (105,7 M€ en juin 2023 vs 93,5 M€ en décembre 2022). Cette hausse est principalement portée par les filières Sensible Corporate +4,9 M€ et Professionnels à risques +4,2 M€ ainsi que par le hors filière +4,3 M€.
Le risque de marché est le risque de perte de valeur provoqué par une évolution défavorable des prix ou des paramètres de marché. Les paramètres de marché sont, sans que cette liste soit exhaustive, les taux de change, les cours des valeurs mobilières et des matières premières négociables (que le prix soit directement coté ou obtenu par référence à un actif similaire), le prix de dérivés sur un marché organisé ainsi que tous les paramètres qui peuvent être induits de cotations de marché comme les taux d'intérêt, les spreads de crédit, les volatilités ou les corrélations implicites ou d'autres paramètres similaires.
La Caisse régionale n'est pas éligible à l'adéquation des fonds propres au titre de ses activités de marché.
La Caisse régionale est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur (au prix de marché).
On distingue comptablement le Trading book et le Banking book. La variation de juste valeur du Trading book se traduit par un impact sur le résultat.
La variation de juste valeur du Banking book se traduit par un impact sur les fonds propres.
La Caisse régionale ne détient pas de portefeuille de négociation.
Le contrôle des risques de marché du groupe Crédit Agricole S.A. est structuré sur deux niveaux distincts mais complémentaires :
Au niveau central, la Direction des Risques et Contrôles Permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afin d'assurer l'homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles.
Au niveau de la Caisse régionale : Le Middle-Office (interface entre le Front et le Back-Office) réalise les contrôles de second degré premier niveau (2.1). Un Responsable des Risques et Contrôles Permanents (RCPR) pilote et contrôle les risques de marché de second degré deuxième niveau (2.2) issus des activités avec l'appui d'un contrôleur central des risques financiers. Ce Responsable est nommé par le Directeur Général de la Caisse régionale et lui est directement rattaché.
Les organes de suivi des risques du groupe Crédit Agricole sont les suivants :
Le Conseil d'Administration, organe délibérant se prononce sur la politique financière, le niveau de tolérance au risque, son périmètre d'application, ainsi que l'adéquation des risques pris aux dispositifs d'identification, de mesure et de gestion des risques financiers.
En effet, la politique financière lui est présentée annuellement pour validation, complétée d'un avis du RCPR.
En cours d'exercice, le Conseil d'Administration est tenu informé de l'évolution des différents indicateurs de risque, du respect des limites et des mesures prises en cas de dépassement de seuils d'alerte ou d'impact défavorable des scénarios de stress sur les comptes de la Caisse régionale. Il approuve toute modification substantielle des méthodologies internes à la Caisse régionale.
La politique financière est définie par le comité financier. Ce dernier est composé des personnes suivantes :
Le Comité Financier pilote et met en œuvre la politique financière validée par le Conseil d'Administration en matière de :
De plus, il propose un avenant à la politique financière validée par le Conseil d'Administration en cas de volonté de souscrire ou de mettre en place de nouveaux produits ou de nouvelles activités.
La participation du RCPR et du contrôleur financier apporte un double regard et émet un avis motivé sur les propositions de la Direction financière. Ils participent également aux travaux préparatoires dans le cadre d'un pré-comité.
L'organisation opérationnelle retenue par la Caisse régionale respecte les principes de séparation des fonctions d'engagement des opérations, de celles d'enregistrement et de suivi.
L'encadrement des risques de marché de la Caisse régionale repose sur une combinaison d'indicateurs de risques, donnant lieu à encadrement par des limites et/ou seuils d'alerte : Stress scénarios (Stress Groupe et Stress adverse 1 an), la VaR (Value at Risk), et des indicateurs complémentaires.
Calcul de VaR :
La VaR peut être définie comme étant la perte potentielle maximale que peut subir un portefeuille en cas de mouvements défavorables des paramètres de marché, sur un horizon de temps et pour un intervalle de confiance donnés. Sur son portefeuille de titres, la Caisse régionale retient un intervalle de confiance de 99 % et un horizon de temps de 1 mois.
Pour la Caisse régionale d'Ille et Vilaine, la VaR 1 mois à 99 % fournit la baisse de plus-values latentes et donc l'impact sur les fonds propres dans 99 % des cas sur un horizon de 1 mois.
Le deuxième élément quantitatif, « stress scénarios», complète la mesure en VaR qui ne permet pas d'appréhender correctement l'impact de conditions extrêmes de marchés.
Ces calculs de scénarios de stress, conformément aux principes du groupe, simulent des conditions extrêmes de marché et sont le résultat de trois approches complémentaires.
Les scénarios historiques consistent à répliquer sur le portefeuille actuel l'effet de crises majeures survenues dans le passé. Les scénarios hypothétiques anticipent des chocs vraisemblables, élaborés en collaboration avec les économistes.
Les scénarios adverses consistent à adapter les hypothèses pour simuler les situations les plus défavorables en fonction de la structure du portefeuille au moment où le scénario est calculé.
Ces scénarios sont adaptés aux risques propres aux différents portefeuilles sur lesquels ils sont calculés.
La sensibilité par facteur de risque se mesure au travers de 2 scénarios de stress utilisé dans le Groupe (Stress Groupe et Stress adverse 1 an)
Stress Groupe : stress hypothétique validé au CRG élaboré à partir d'une dégradation marquée sur le souverain France qui se propage sur les autres titres souverains, corporate et bancaires, et en particulier sur les titres périphériques.
Stress adverse 1 an (historique 1‐an) : il reprend pour chaque facteur de risque (spread de crédit, taux d'intérêt et inflation) la plus grande variation sur 1 an observée sur un historique long (supérieur à 10 ans). Cette approche a l'avantage de la simplicité mais considère que l'ensemble des facteurs de risque du portefeuille est stressé de manière corrélée (soit la reconduction simultanée des crises de crédit sur les pays périphériques, de la crise de 2008, etc.). Ce stress est plus sévère que le « stress Groupe », à l'exception notable des chocs de spreads sur l'Etat Français,
En appliquant ces stress scenarios sur le portefeuille placement au 31 Mai 2023, nous étions à -63.1 M€ sur le stress adverse 1 an et à -43.7 M€ sur le stress groupe (contre respectivement -68.55 M€ et -47.3 M€ au 31 mai 2022).
Les limites sont validées chaque année par le Conseil d'Administration dans le cadre de la présentation de la Politique Financière. Cette présentation a été réalisée le 15 décembre 2022.
Les limites globales encadrant les risques sont complétées par des limites opérationnelles et/ou des seuils d'alerte, afin de maintenir les expositions conformes à ces règles internes.
Il est utile de compléter le dispositif de limites globales avec des seuils d'alerte. L'atteinte de ces derniers doit conduire à une analyse de la situation donnant lieu à une décision motivée.
Celle-ci peut être soit une confirmation de la décision de gestion initiale, soit être sa modification. Le dispositif d'alerte repose sur 2 types de limites :
La Caisse régionale a défini un dispositif de 6 limites (limites sur le portefeuille JVR-JCR-JCN-CAM* et Titres Placement dans sa globalité) : elles sont fixées en fonction de la capacité de la Caisse régionale à absorber un choc de marché.
Stress Groupe et le Stress adverse 1 an (4 limites) :
Seuil d'alerte en stress historique 1 an sur le portefeuille JVR/JCR/JVO/JCN* Seuil d'alerte sur le périmètre global fixé à 95 M€
Limite en stress adverse Groupe sur le portefeuille JVR /JCR/JVO/JCN*
LG sur le périmètre global fixée à 70 M€
*JVR = juste valeur par résultat, JCR = juste valeur par capitaux propres recyclables, JCN = juste valeur par capitaux propres non recyclables, CAM = coût amorti
5 - Limite sur Résultat Economique sur le portefeuille titres de placement
Périmètre : tous les titres de placement de l'ensemble des portefeuilles ODR, OGE, et OCP
Avec : Résultat économique = +/- values latentes sur les titres de placement + +/- Values externalisées + revenus sur titres de placement.
Résultat économique cumulé annuel depuis le 01/01 (rendement flat) :
Une limite opérationnelle à - 2 M€ pour notre portefeuille LCR
Une limite Globale à - 4 M€ pour notre portefeuille LCR avec une présentation en Conseil d'Administration si dépassement
Une limite opérationnelle à - 2 M€ pour notre portefeuille non-LCR
Une limite Globale à - 4 M€ pour notre portefeuille non-LCR avec une présentation en conseil d'administration si dépassement
Présentation systématique en Conseil d'Administration pour chaque atteinte de limite Globale
Avec une nouvelle présentation en CACR à chaque palier négatif de 2 M€ (-6M / -8M…)
6 – Limite mensuelle sur Résultat Economique sur portefeuille titres de placement
Périmètre : tous les titres de placement de l'ensemble des portefeuilles ODR, OGE, et OCP
Résultat économique en pas mensuel (calcul fin de mois) :
Limite opérationnelle : Seuil d'alerte au Comité Financier = +2 M€ / -1 M€
Le risque action trouve son origine dans les activités de trading et arbitrage sur actions, dans le portefeuille de placement investi en actions, ou encore dans les actions d'autocontrôle.
Risques sur actions provenant des activités de trading et d'arbitrage : Les encours d'actifs financiers détenus à des fins de transaction sont détaillés au paragraphe 6.2 des Comptes annuels sur base consolidée au 31 décembre 2022.
Risques sur actions provenant des portefeuilles de placement : Le portefeuille de placement de la Caisse régionale ne contient pas d'action en direct mais seulement des indexations de performances. L'encours à fin mai 2023 s'établit à 4.13 M€ (direct et via notre fonds dédiés), soit environ 1 % du portefeuille de placement, un suivi mensuel est reporté à la Direction Générale.
Actions d'autocontrôle :
Au 30 Juin 2023, la Caisse régionale détient une partie de ses Certificats Coopératifs d'Investissement (CCI). Ils ont été acquis en partie dans le cadre d'un contrat de liquidité et dans le cadre d'un contrat de rachat. Le nombre de CCI détenus à ce titre s'élève à 11 508 pour le contrat de liquidité au 30 Juin 2023 (soit 0,5 % du nombre total de CCI de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine) et 19 933 pour le contrat de rachat ( 0.88% du nombre total de CCI…..) .
Le Risque de Taux est : "le risque encouru en cas de variation des taux d'intérêt du fait de l'ensemble des opérations de bilan et de hors bilan, à l'exception, le cas échéant, des opérations soumises aux risques de marché ("trading-book")".
La Caisse régionale est soumise au risque de taux d'intérêt global (RTIG) sur l'ensemble de son bilan et hors bilan hors trading.
L'exposition à la hausse/baisse des taux est calculée mensuellement selon la méthode d'agrégation des gaps taux fixe et inflation, qui donne le gap global en approche statique. Le calcul de l'exposition est réalisé à partir des outils, des hypothèses et modèles d'écoulement utilisés par le Groupe Crédit Agricole.
L'outil utilisé est l'outil Groupe PALMA RCO depuis l'arrêté du 30/04/2019.
Les sources de données alimentant l'outil sont essentiellement des alimentations automatiques : balance, systèmes d'information remettant crédits, collecte, avances…et pour le reste imports manuels (OPCVM, DAV rémunérés…).
Les conventions d'écoulement retenues sont celles du Groupe Crédit Agricole à l'exception de trois lois locales.
Les remboursements anticipés sur Crédits Habitat à taux fixe et sur Dépôt à Terme Moyen Long Terme (>1 an) bénéficient d'un modèle d'écoulement interne à la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine. Les hypothèses locales de remboursements anticipés sont les suivantes :
| Loi locale appliquée dans la mesure au 30/06/2023 |
Loi nationale adaptée CR 35 (LJ 2023-030 applicable à partir du 30/04/2023) |
Loi locale CR 35 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A1 | 4,5% | 4,5% | ||||||
| A2 | 4,5% | 4,5% 5,3% 4,5% |
||||||
| A3 | 4,5% | |||||||
| A4 et + (taux structurel) | 4,5% | |||||||
| Date validation Comité Financier : 27/06/2023 |
||||||||
| Loi locale RA DAT appliquée dans la mesure au 30/06/2023 |
| Année 1 et suivantes | 22,6% |
|---|---|
| Arrêté de calcul : | 30/11/2022 |
| Date validation Comité Financier : | 20/12/2022 |
L'écoulement des Dépôts à Vue suit également une loi locale.
Le taux d'évolution structurel est calculé à partir de l'évolution historique des encours DAV constatée entre 2002 et 2022, il s'établit actuellement à 7,2 %. Un maintien de ce taux a été validé en juin 2023.
| Loi locale appliquée dans la mesure au 30/06/2023 |
Loi nationale adaptée CR 35 |
Loi locale CR 35 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux d'évolution structurel | 3,8% | 7,2% | |||||
| Moy. 2002-2022 avec collecte | |||||||
| Méthode | Moy. 2009-2014 | Covid retraitée (maintien du | |||||
| taux calculé au 31/05/2022) | |||||||
| Date validation Comité Financier : | 27/06/2023 | ||||||
| Date dernière révision Comité Financier : | 29/06/2022 |
La Caisse régionale veille à optimiser la contribution de la marge de transformation à son résultat tout en limitant les risques qui pourraient mettre en cause son équilibre financier.
Elle profite des latitudes de gestion offertes par le dispositif de limite de RTIG pour lui permettre d'avancer ou de retarder la couverture des postes de bilan pour adapter au mieux leur adossement au contexte économique et de marché.
Ces stratégies sont étudiées chaque mois en Comité Financier, et adaptées le cas échéant aux évolutions constatées. La composition et les attributions du Comité Financier sont décrites au paragraphe « Risques de marché ».
Le dispositif de limite doit être réexaminé et le cas échéant modifié, une fois par an. Le Conseil d'Administration du 15 décembre 2022 a validé le dispositif de limite suivant :
| Critères | Définition | Indicateur de gestion |
Limites Opérationnelles |
Limites Globales |
Rappel 2022 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Gap Synthétique 1-2 ans |
Limite CASA GAP x 2 % < 5% PNB |
-400 M€ | 510 M€ (-40 M€) |
630 M€ (-40 M€) |
LO : 550 M€ LG : 670 M€ |
|
| Gap Synthétique 3-10 ans |
Limite CASA GAP x 2 % < 4% PNB |
100 M€ (-100 M€) | 410 M€ (-40 M€) |
510 M€ (-30 M€) |
LO : 450 M€ LG : 540 M€ |
|
| VAN Taux (choc défavorable +200 bps) |
Limite CASA VAN 30 ans < 10 % FP |
4,5 % (-3 %) | 9 % FP = 106,0 M€ |
10 % FP = 117,8 M€ |
LO : 9 % (103 M€) LG : 10 % (114 M€) |
|
| Jusqu'au | Test outlier SOT20 |
Limite EBA VAN hors FP + collecte capée 5 ans < 20 % FP |
15 % (-2,5 %) | 19 % FP | 20 % FP | LO : 19 % FP LG : 20 % FP |
| 30/06/2023 | Test outlier SOT15 |
Limite EBA VAN hors FP + collecte capée 5 ans < 20 % FP Tier 1 |
15 % (-2,5 %) | 15 % FP T1 | / | LO : 15 % FP T1 |
| A partir du 30/06/2023 |
Test outlier SOT15 |
Limite EBA VAN hors FP + collecte capée 5 ans < 20 % FP Tier 1 |
13,5 % FP T1 | 14 % FP T1 | 15 % FP T1 | LO : 15 % FP T1 |
| Gap index 1 jour 1-10 ans |
Limite CASA | / | 1 200 M€ | / | LO : 1 200 M€ | |
| Sensibilité VAN index 1J |
Limite CASA | / | 1,5 % FP = 17,7 M€ |
2 % FP = 23,6 M€ |
LO : 1,5 % FP (17,2 M€) LG : 2,0 % FP (22,9 M€) |
|
Depuis la bascule sous le nouvel outil de gestion Actif/passif du Groupe, les actifs sont signés négativement.
Au 31/05/20223 la Caisse Régionale détient plus d'actifs à taux fixe que de passifs à taux fixe sur toutes les maturités à l'exception des 8 premières années. Des couvertures ont été anticipées sur le T2 2023 pour annihiler les différents changements de modèles liés au DAV.

Sensibilité de la VAN à un choc de +/ 200bp rapportée aux Fonds Propres (sur 30 ans).
| 31/05/2023 | 31/12/2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| + 200 bp | - 200 bp | + 200 bp | - 200 bp | Limites opé. | Limites globales |
|
| -2,9% | 6,1% | -3,7% | 6,5% | 9% | 10% | |
| -34 M€ | 72 M€ | -44 M€ | 77 M€ | 106 M€ | 118 M€ |
Sur l'année 2023, en cas de hausse des taux d'intérêt de la zone euro de + 100 points de base, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine gagnerait 2,6 M€ sur le portefeuille bancaire au 31 mai 2023, soit une hausse de 1,0 % du PNB 2023 (contre une hausse de 1,9 M€, soit 0,8 % du PNB sur l'arrêté du 31 décembre 2022).
L'impact cumulé sur les 30 prochaines années d'une hausse des taux de + 200 points de base correspond à un impact négatif de - 34 M€, soit 2,9 % des fonds propres prudentiels (Tier 1 + Tier 2) de la Caisse régionale après déduction des participations.
Les impasses de taux du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine sont ventilées par nature de risque (taux nominal/taux réel). Elles mesurent l'excédent ou le déficit de ressources à taux fixe.
Conventionnellement, un chiffre positif (négatif) représente un risque à la hausse (baisse) des taux sur l'année considérée. Il indique une sensibilité économique à la variation des taux d'intérêt.
Les résultats de ces mesures au 31 mai 2023 sur le périmètre de la Caisse régionale sont les suivants :
| (en Mds€) | 2023 | 2024-2028 | 2029-2033 | > 2033 |
|---|---|---|---|---|
| Impasses euros | (-224) | (-135) | 136 | 242 |
Le risque de liquidité et de financement désigne la possibilité de subir une perte si l'entreprise n'est pas en mesure de respecter ses engagements financiers en temps opportun et à des prix raisonnables lorsqu'ils arrivent à échéance.
Ces engagements comprennent notamment les obligations envers les déposants et les fournisseurs, ainsi que les engagements au titre d'emprunts et de placements.
Dans le cadre de la réforme Bale III, comme l'ensemble des groupes bancaires Européens, le groupe Crédit Agricole est assujetti par le règlement N°575/2013 du Parlement européen (modifié par le règlement 2019/876) et du conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement et modifiant le règlement (UE) n°648012, à la remise de reportings relatif au LCR (Liquidity Coverage Ratio) et NSFR (Net Stable Funding Ratio) et définis par l'EBA.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette réforme les établissements de crédit doivent respecter le ratio LCR (à hauteur de 100 %), visant à s'assurer que la banque est capable de résister pendant 30 jours à une crise globale de liquidité. La Caisse régionale s'est engagée dans la constitution de réserves spécifiques éligibles au nouveau ratio (cash, titres d'Etat liquide, etc.).
Le NSFR est un ratio de financement stable, pilotant le risque de liquidité moyen terme (> 1 ans). Le niveau réglementaire minimal du NSFR à respecter par les établissements de crédit est de 100% depuis le 28/06/2021 et publié trimestriellement. Dans le cadre du CRR (Capital Requirement Regulation) et de la directive CRD4 (Capital Requirement Directive 4), les banques sont tenues de publier non seulement un LCR fin de mois, mais également :
La mise en place des reportings LCR et NSFR ne dispense pas les établissements de crédit de maintenir un système interne de gestion du risque de liquidité (cf. directive 2013/36/UE du Parlement Européen et du Conseil du 26 juin 2013). Le Crédit Agricole a opté pour l'application d'une approche avancée (normes internes) dont les principaux indicateurs sont :
Court Terme :
Long Terme :
Concentration des échéances du refinancement Long Terme
La politique de gestion de la liquidité de la Caisse régionale se concrétise, d'une part, par une politique de collecte clientèle et, d'autre part, par du refinancement interbancaire via la mise en place d'un programme d'émission de Titres de Créances Négociables, ou auprès de Crédit Agricole S.A..
Les plafonds d'encours du programme d'émission de TCN validé par le Conseil d'Administration du 15 décembre 2022 sont 1 000 M€ pour les NEU CP (Negotiable European Commercial Paper : ex CDN) et 500 M€ pour les NEU MTN (Negotiable European Medium Term Notes : ex BMTN).
La Caisse régionale, au-delà de ses ressources clientèle et du refinancement interbancaire, a la possibilité de se refinancer à taux de marché auprès de Crédit Agricole S.A. sous plusieurs formes : Compte Courant de Trésorerie, Emprunts en blanc (de 1 semaine à 10 ans), Avances Globales (50 % des réalisations prêts de durée initiale supérieure ou égale à 2 ans).
Crédit Agricole SA facture aux Caisses régionales le déficit généré au sein du groupe (différentiel entre les avances miroirs et les avances globales). La facturation sur le déficit Epargne/avances (DEA) est générée par des strates mensuelles au coût moyen de liquidité de marché 6 ans. Ce DEA est depuis mi 2020 géré en extinction à la demande de CAsa.
Le risque de liquidité fait l'objet d'un encadrement défini dans la politique financière de la Caisse régionale. La Politique 2022 a été validée en Conseil d'Administration le 15 décembre 2022.
Un point liquidité est réalisé au moins 10 fois par an par l'unité Pilotage Finance Contrôle de Gestion et présenté en Comité Financier.
L'outil New-deal permet de calculer mensuellement le ratio LCR de même que l'ensemble des indicateurs de liquidité CT et MLT et trimestriellement le ratio NSFR.
Depuis début 2017, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine produit également un LCR quotidien et un LCR projeté fin de mois.
Le risque de liquidité à court terme de la Caisse régionale est encadré par un volume de refinancement maximal d'une durée inférieure ou égale à 1 an : la LCT (Limite Court Terme). Son calcul est mis à jour et transmis par Crédit agricole SA semestriellement.
Depuis le 1er juillet 2017, la Caisse Régionale doit respecter une nouvelle limite qui permet de mesurer la solidité financière de l'établissement en vérifiant que les ressources stables permettent de couvrir les emplois stables. En d'autres termes, les refinancements CT doivent être égaux ou inférieurs aux emplois liquides, ainsi la PRS (position en ressources stables) doit être supérieure à 0. Au 31/05/2023, la PRS de la Caisse régionale est de 1 126.6 M€.
Le niveau du ratio LCR comptable à fin juin 2023 est supérieur à la limite réglementaire de 100 %, en vigueur depuis 1er
Janvier 2018.
La limite de liquidité CT est de 541 M€ depuis le 1er janvier 2022 (valable également au S1 2023).
Au 31 mai 2023, la Caisse régionale ne présente pas de dépassement actif de l'échéancier MLT.
Les instruments financiers désignés comme instruments de couverture sont pour la Caisse régionale des swaps de taux d'intérêt. Ces swaps sont réalisés pour couvrir des crédits clients spécifiques (swap de micro-couverture) ou réalisés dans le cadre de la gestion du risque de taux d'intérêt global (swap de macro-couverture).
Une documentation macro et micro-couverture est réalisée trimestriellement.
L'organisation de la gestion des risques opérationnels s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe et de la Caisse régionale. Le dispositif est animé par le Manager des risques opérationnels de la Caisse régionale, rattaché au RFGR (Responsable de la fonction gestion des Risques) de la Caisse régionale.
Le Management du Risque Opérationnel rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre d'un Comité Risque Opérationnel réuni deux fois par an, dont la Présidence est assurée par le Directeur Général de la Caisse régionale. Le Management du Risque Opérationnel intervient ponctuellement auprès des Comités de Contrôle Interne et de Direction.
L'organe exécutif est par ailleurs informé a minima trimestriellement par un tableau de bord après intégration des dernières collectes des incidents et pertes avérés du risque opérationnel dans le cadre du dispositif de recensement de la Caisse régionale. Le contrôle périodique et les contrôleurs du deuxième degré de deuxième niveau sont destinataires de ces informations.
L'organe délibérant (Conseil d'Administration et Comité d'audit et des comptes) est informé semestriellement sur l'évolution du coût du risque et des événements marquants du dispositif. Il valide annuellement le seuil réglementaire d'incident significatif de risques opérationnels, les limites d'appétence aux risques décidés en comité risques opérationnels, ainsi que les modifications de la politique risques opérationnels de la Caisse régionale, conformément à la réglementation prudentielle.
Le dispositif de gestion du risque opérationnel couvre intégralement le périmètre opérationnel et fonctionnel de la Caisse régionale, y compris les pôles de coopération hébergés dans d'autres Caisses régionales. Les filiales sont dotées de leurs propres dispositifs de gestion et de surveillance.
Ce dispositif repose sur 3 piliers :
La méthode retenue pour le calcul de l'exigence de fonds propres de la Caisse régionale au titre des risques opérationnels est la méthode AMA (approche mesure avancée).
Le modèle utilisé est le modèle du groupe Crédit Agricole, validé par le Comité des normes et méthodologies du Groupe Crédit Agricole, présidé par le Directeur des Risques et Contrôles Permanents Groupe et proposé à l'accord de l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Régulation.
Il a pour objectifs principaux :
Le modèle AMA de calcul des fonds propres est fondé sur un modèle actuariel de type « loss distribution approach » présentant un intervalle de confiance de 99,9 %.
Les principes qui ont gouverné la conception et la mise au point du modèle sont :
Robustesse : capacité du modèle à donner des estimations réalistes et stables d'un exercice à l'autre.
Les dispositifs Groupe mis en place dans la Caisse régionale visent à respecter l'ensemble des critères qualitatifs (intégration de la mesure des risques dans la gestion quotidienne, indépendance de la fonction risques, déclaration périodique des expositions au risque opérationnel …) et des critères quantitatifs de la règlementation Bâle II (intervalle de confiance de 99,9 % sur une période de un an ; prise en compte des données internes, des données externes, d'analyses de scenarii et de facteurs reflétant l'environnement ; prise en compte des facteurs de risque influençant la distribution statistique, …).
Ce dispositif s'accompagne de manière formelle et conforme à la réglementation, de réunions de présentation/sensibilisation à destination des acteurs concernés rappelant les différentes modalités de déclarations des Risques opérationnels et exposant les évolutions réglementaires.
Répartition des pertes opérationnelles par catégorie BALOISE :
| Fraude interne | Fraude externe | Pratiques en matière d'emploi et de sécurité sur le lieu de travail |
Clients, Produits, Pratiques comerciales |
Dommages occasionnels causés aux actifs |
Interruption de l'activité et dysfonctionnements des systèmes |
Exécution, Livraison et Gestion des Processus |
Total | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | 0,00M€ | 0,48M€ | 0,34M€ | 0,15M€ | 0,02M€ | 0,05M€ | 0,32M€ | 1,37M€ |
| 2021 | 0,00M€ | 0,34M€ | 0,30M€ | 0,06M€ | 0,00M€ | 0,00M€ | 0,40M€ | 1,10M€ |
| 2022 | 0,00M€ | 0,59M€ | 0,00M€ | 0,1M€ | 0,01M€ | 0,00M€ | 0,35M€ | 1,06M€ |
| 2023 (6 mois) | 0,00M€ | 0,24M€ | 0,02M€ | 0,01M€ | 0,00M€ | 0,00M€ | 0,12M€ | 0,39M€ |
Le montant global net de risques opérationnels est en diminution au 1er semestre 2023 par rapport à 2022. A noter qu'en comptabilisation, le dénouement favorable au groupe Crédit Agricole d'un litige ancien contre la DGCCRF permet d'enregistrer un coût du risque négatif de -499 K€, suite à une reprise exceptionnelle de provision de 807 K€
L'organisation de la gestion des risques de non-conformité s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe : le responsable du Contrôle de la Conformité de la Caisse régionale est rattaché au responsable du Contrôle Permanent de la Caisse régionale.
Le responsable du Contrôle de la Conformité rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre du Comité de Contrôle Interne, Comité risques opérationnels et du Conseil d'Administration.
Le risque de non-conformité est défini comme toute violation d'un texte règlementaire ou d'une règle interne applicable à la Caisse régionale, en sa qualité d'établissement de crédit, de courtier en assurance ou de prestataire de service d'investissement, induisant un risque de sanction judiciaire, de perte financière ou de risque d'image.
Les domaines visés concernent donc principalement :
La prévention du risque de non-conformité est supervisée par le responsable du Contrôle de la Conformité, en liaison avec le responsable du service Contrôle Permanent, le Manager des Risques Opérationnels et le responsable du Contrôle Périodique. Son rôle consiste à prévenir et à contrôler les risques de non-conformité tels que définis ci-dessus. Des moyens spécifiques d'encadrement et de surveillance des opérations sont mis en œuvre : formation du personnel, adoption de règles écrites internes, accomplissement des obligations déclaratives vis-à-vis des autorités de tutelle, plan de mise en conformité de l'ensemble des ouvertures de compte, etc.…
Concernant l'activité de service d'investissement, la directive MIF, intégrée dans nos procédures de commercialisation d'instruments financiers depuis le 1er novembre 2007, et renforcée par la Directive MIF 2 applicable depuis le 1er janvier 2018, fait l'objet de contrôles réguliers sur son application.
Une formation Conformité est dispensée à l'embauche de l'ensemble des conseillers commerciaux et la communication interne met régulièrement l'accent sur l'obligation d'être en adéquation entre le produit vendu et le besoin du client. Par ailleurs, la nouvelle réglementation concernant la certification AMF des vendeurs est intégrée dans les procédures de la Caisse régionale et l'option choisie est d'y inclure l'ensemble des conseillers commerciaux en lien avec la clientèle. Chaque nouvel embauché concerné bénéficie donc systématiquement d'une formation interne, en vue de sa certification professionnelle au regard de la réglementation AMF. Chaque année, les collaborateurs concernés font l'objet d'une évaluation systématique de leurs connaissances par leur responsable hiérarchique à l'occasion de leur entretien annuel et, le cas échéant, font l'objet d'un quizz d'évaluation renforcé afin d'identifier les formations nécessaires.
En matière de protection des données personnelles, la Caisse régionale a finalisé la mise en œuvre du Règlement européen Général sur la Protection des Données (RGPD). Le registre de l'ensemble des traitements de données réalisés par les services de la Caisse régionale est ainsi tenu à jour et la Politique de Protection des Données de la Caisse régionale est publiée sur son site Internet.
Un nouveau responsable des données personnelles (DPO) a pris ses fonctions en janvier 2020, il poursuit les travaux engagés et veille à ce que les nouveaux traitements de données soient analysés systématiquement sous l'angle notamment de la protection des personnes mais aussi de la sécurité des données.
La directive Abus de marché fait l'objet d'un contrôle régulier par le Responsable de la Conformité des services d'investissement grâce à l'outil Groupe Actimize de détection automatique des opérations atypiques, qui a fait l'objet de montées en gamme régulières afin d'affiner cette surveillance. En outre, la surveillance des opérations sur titres des « personnes concernées » au sens du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers (salariés et administrateurs) est intégrée à cet outil de surveillance et fait l'objet d'un suivi et d'un reporting régulier à l'organe central.
Dans le cadre de l'application de la Directive 2014/57/UE et du Règlement Européen sur les abus de marché (MAD MAR II), l'entité a intégré un dispositif de prévention et de surveillance de lutte contre les abus de marché :
En matière de gestion des conflits d'intérêts et de lutte contre la corruption, la Gouvernance de la Caisse régionale est particulièrement impliquée, à travers notamment la nomination de M. Jean-Yves CARILLET en qualité de Référent Anti-Corruption. La Caisse régionale a finalisé la mise en œuvre la loi Sapin 2. La cartographie des risques de corruption a permis de constater que les dispositifs de maîtrise des risques sont globalement efficaces, notamment de par l'organisation des activités et la séparation des fonctions front/middle/back office mais aussi grâce au dispositif de contrôle particulièrement étendu. Des plans d'action ont néanmoins été définis afin d'améliorer l'encadrement des risques de certaines activités et processus sensibles. Sur le premier semestre 2022, la Caisse régionale, dans le cadre du renouvellement de la Certification ISO 37001 du Groupe CREDIT AGRICOLE, a fait l'objet d'un audit EUROCOMPLIANCE dont les conclusions soulignent la robustesse du dispositif. A ce titre, la Caisse régionale bénéficie elle-même de cette Certification ISO 37001.
Dans le cadre de la lutte anti-blanchiment – financement du terrorisme (LCB/FT), le Groupe Crédit Agricole a décidé la mise en conformité de la Banque de détail à la directive européenne du 26 octobre 2005 avec une solution uniforme pour l'ensemble des Caisses régionales, par la mise en place de l'outil de détection NORKOM. Sur le 1er semestre 2023, cet outil Groupe a été remplacé par un nouvel outil de filtrage DDF (Détection de la Délinquance Financière). La troisième directive de lutte contre le blanchiment (transposée par l'ordonnance du 30 janvier 2009 et ses décrets d'application) a également été intégrée dans les procédures en 2009, et fait l'objet de montées en gamme régulières avec l'intégration de scénarios de prévention de la fraude. Les dernières évolutions ont notamment permis d'améliorer l'approche par risques de l'outil de détection.
Par ailleurs, l'ordonnance 2016‐1635 transposant en droit français la 4ème directive européenne UE 2015/847 du 20 mai 2015 a été déclinée au sein de notre Caisse régionale avec notamment l'intégration de la surveillance des PPE domestiques. Parmi les principales mesures de la 4ème Directive, nous notons également une harmonisation de l'approche par les risques et des obligations de vigilance, des précisions sur le bénéficiaire effectif et une politique spécifique pour les pays tiers à haut risque.
Plus spécifiquement sur le risque Sanctions Internationales, l'évaluation globale du risque a été effectuée en lien avec le
Groupe en charge du projet « plan de remédiation » OFAC (régulateur américain), et les étapes du plan d'action ont été déployées, dans le cadre du plan d'avancement défini par le Groupe. A ce titre, la Caisse régionale a remédié l'ensemble des données présentant des anomalies au titre des critères déclinés par l'OFAC.
Les formations des collaborateurs sur le premier semestre 2023 ont notamment porté sur les sanctions internationales, et des modules avancés pour certaines fonctions exposées plus spécifiquement au risque de sanctions internationales.
Sur le premier semestre 2023, la Caisse régionale a maintenu le renforcement de son dispositif en matière de Sanctions Internationales avec notamment la mise en œuvre des dispositions réglementaires liées à la crise en Ukraine.
Enfin, la prévention du risque de fraude interne fait partie du plan de contrôle de la Caisse régionale, sous la responsabilité du responsable du Contrôle de la Conformité, en charge de la coordination de la prévention de la fraude.
Concernant les procédures relatives à la conformité, tous les nouveaux produits commercialisés par la Caisse régionale sont soumis à l'avis préalable du responsable du Contrôle de la Conformité qui contrôle le respect des conditions émises par le groupe (80 avis formalisés sur le premier semestre concernant des nouveaux lancements commerciaux).
Le responsable du Contrôle de la conformité centralise par ailleurs les dysfonctionnements significatifs de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, en prévention du risque de non-conformité, au travers notamment des informations remontées par le service en charge des réclamations (suivi mensuel des réclamations reçues au siège ou en provenance du réseau commercial).
Ces dispositifs font l'objet d'un suivi renforcé par le responsable du Contrôle de la Conformité de la Caisse régionale, sous la coordination de la Direction de la Conformité de Crédit Agricole S.A.
L'évaluation des risques de non-conformité s'appuie pleinement sur les outils déjà existants en matière de risques opérationnels.
Les outils de cartographie des risques et de collecte des pertes utilisent un référentiel national comportant différents types de risques, notamment : les risques d'interruption de processus, les risques opérationnels, les risques liés à la santé et à la sécurité des travailleurs, et les risques de non-conformité.
Le choix a été fait d'intégrer la cartographie des risques de non-conformité dans la cartographie des risques opérationnels.
Dans un premier temps, le Management du risque opérationnel coordonne la cotation des risques opérationnels et fait valider la cartographie des risques opérationnels par le management.
Dans une deuxième étape, le responsable du Contrôle de la Conformité est responsable de l'appréciation finale des risques de non-conformité.
Pour apprécier les principaux risques de manière cohérente, le Groupe a sélectionné les risques de non-conformité prioritaires relatifs aux réglementations en vigueur.
Enfin, la cartographie des risques opérationnels et de non-conformité intègre l'évaluation du risque de réputation (impact non financier).
Suite à l'analyse de la cartographie des risques opérationnels et de non-conformité, les processus présentant les niveaux de risques les plus élevés sont sélectionnés pour faire l'objet d'un plan d'actions de diminution ou suppression du risque.
Des axes d'amélioration ont ainsi été identifiés en matière de conformité des ouvertures de comptes de dépôt, de qualification des clients détenteurs de comptes titres, et de protection de la clientèle notamment. Les plans d'actions sont élaborés en relation avec le responsable de la conformité (Plan de mise en conformité du stock, et contrôle des nouveaux contrats ouverts), et avec un suivi de la Direction Conformité de Crédit Agricole SA.
Le risque juridique est le risque de tout litige avec une contrepartie, résultant de toute imprécision, lacune ou insuffisance susceptible d'être imputable à l'entreprise au titre de ses opérations.
La fonction juridique assure une veille opérationnelle sur les évolutions législatives et réglementaires. Elle participe à la procédure d'analyse des risques liés aux « Nouvelles activités, nouveaux Produits » et conseille les directions opérationnelles dans la mise en œuvre des normes et des nouveautés juridiques. Elle bénéficie par ailleurs d'une animation fonctionnelle assurée par la Direction des affaires juridiques de Crédit agricole S.A.
Les principales procédures judiciaires en cours impliquant la Caisse régionale sont :
Toutes sont traitées suivant les règles prudentielles d'usage prenant en compte les évolutions et les natures particulières des procédures.
Par ailleurs, comme indiqué dans son communiqué du 01 Juin 2017, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine a été assignée par des porteurs de CCI en vue d'obtenir le rachat de leurs titres. Cette action est initiée par l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM). La partie adverse a évalué sa demande à 101M€. Le Tribunal Judiciaire d'Amiens dans sa décision du 21 avril 2021 a rejeté la demande de ces porteurs et les a condamnés solidairement aux dépens ainsi qu'à l'indemnisation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine. Cette décision correspond à l'analyse faite par la Caisse régionale sur l'absence de fondement de cette action. Elle a toutefois fait l'objet d'appel de la part de la partie adverse.
Au sein des services et du réseau d'agences, des manuels de procédures décrivent les traitements à réaliser ainsi que les contrôles afférents ; ils portent notamment sur le respect des limites, de la politique risque, des règles de délégation, sur la validation des opérations, leur correct dénouement, le respect de la réglementation spécifique à certains produits, etc.
Le dispositif couvre tous les services. Des contrôles permanents sont réalisés par les unités opérationnelles elles-mêmes. Ces contrôles peuvent être intégrés dans le traitement des opérations (contrôles de 1er degré), ou exercés par des unités ou personnes indépendantes des unités opérationnelles mentionnées ci-avant ou distinctes de celles ayant effectué les contrôles de premier degré (contrôles de 2ème degré).
L'automatisation des reportings de contrôles a été réalisée avec l'intégration de l'outil groupe de saisie des contrôles permanents : SCOPE (Système de Contrôles Permanents)
Cet outil national a été mis à disposition de la Caisse régionale en septembre 2008 afin de permettre la remontée des contrôles locaux (siège et agences) auprès du contrôle permanent.
Il a été déployé sur la totalité des agences en 2008 et sur les unités du siège début 2009. Dans le cadre de la mise en œuvre du règlement 97-02 puis de l'arrête du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne, les unités spécialisées de contrôle permanent de dernier niveau, indépendantes des unités opérationnelles, intervenant sur les principales familles de risques encourus par la Caisse régionale, sont regroupées sous l'autorité du responsable du Contrôle permanent. Un responsable du Contrôle de la Conformité est rattaché à celui-ci.
Les résultats des contrôles sont formalisés par des reportings et les anomalies détectées par ces moyens font l'objet de plans d'actions correctrices gérés également dans l'outil SCOPE.
L'ensemble de ce dispositif fait l'objet d'adaptations régulières du fait des évolutions réglementaires et des risques opérationnels détectés.
Le dispositif de contrôle permanent recouvre également des dispositifs de contrôle particuliers en conformité avec la réglementation bancaire et financière. Il s'agit des domaines suivants :
Le dispositif de contrôle de l'information comptable et financière est décrit dans le rapport annuel 2022. Il s'appuie sur un contrôle central de 2ème degré rattaché au contrôle permanent.
Un comité d'audit et des comptes a été mis en place en 2009 en application de l'ordonnance n°2008-1278 du 8 décembre 2008. Il se réunira 3 fois en 2023.
Le service Contrôle Périodique se consacre aux missions de contrôle périodique (3ème degré), en application de l'arrêté du 3 Novembre 2014. Il intervient, de manière indépendante, dans la Caisse régionale (siège et réseaux) mais aussi sur toute entité relevant de son périmètre de contrôle interne. Les missions d'audit sont réalisées par des équipes dédiées, selon des méthodologies formalisées, conformément à un plan annuel validé par le Comité de Contrôle Interne.
Les missions visent à s'assurer du respect des règles externes et internes, de la maîtrise des risques, de la fiabilité et l'exhaustivité des informations et des systèmes de mesure des risques. Elles portent en particulier sur les dispositifs de contrôle permanent et de contrôle de la conformité.
Le plan annuel d'audit s'inscrit dans un cycle pluriannuel, visant à l'audit régulier et selon une périodicité aussi rapprochée que possible, de toutes les activités et entités du périmètre de contrôle interne.
L'activité du service Contrôle Périodique de la Caisse régionale s'effectue depuis 2006 dans le cadre de l'Animation Audit inspection mise en place par l'Inspection Générale du Groupe (IGL). De fait, les plans annuels et pluriannuels, comme la cartographie des risques auditables de la Caisse régionale, sont réalisés sur la base de référentiels nationaux et l'audit de la Caisse régionale bénéficie d'outils méthodologiques mis à disposition par IGL (guides d'audit, formations, encadrement de missions transverses). Le Contrôle Périodique développe également ses propres outils (guides et trames d'audit notamment).
Les missions réalisées par le service Contrôle Périodique, ainsi que par l'Inspection Générale groupe de Crédit Agricole S.A. font l'objet d'un dispositif formalisé de suivi. Pour chacune des recommandations formulées à l'issue de ces missions, ce dispositif permet de s'assurer de l'avancement des actions correctrices programmées, mises en œuvre selon un calendrier précis, en fonction de leur niveau de priorité.
Lors du premier semestre 2023, le Contrôle Périodique de la Caisse Régionale a réalisé 7 missions d'audit prévues au plan d'audit annuel. Il a ainsi audité le contrôle financier, le dispositif de pilotage de l'archivage et de la GEIDE, le pôle de gestion des crédits aux particuliers (partie back office du processus), la sécurité physique des biens et des personnes, 2 agences immobilières du réseau Square Habitat, la mission IGL déléguée sur la politique de gestion des crédits immobiliers commerciaux.
4, Rue Louis Braille – 35136 Saint Jacques de la Lande
Période du 1er janvier au 30 juin 2023
En exécution de la mission qui nous a été confiée par vos Assemblées Générales et en application de l'article L451-1-2 III du Codé monétaire et financier, nous avons procédé à :
Ces comptes consolidés intermédiaires résumés ont été établis sous la responsabilité de votre Conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.
Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France.
Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle – Juin 2023
Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives, obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.
Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes consolidés intermédiaires résumés avec la norme IAS 34 – norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.
Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes consolidés intermédiaires résumés sur lesquels a porté notre examen limité.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés intermédiaires résumés.
Rennes et Nantes, le 31 juillet 2023
Les Commissaires aux Comptes
Société coopérative de crédit à capital variable régie par les dispositions du Livre V du Code rural, au capital social de 92 400 421,00 €
Siège Social : 4, rue Louis Braille 35136 Saint-Jacques-de-la-Lande 775 590 847 RCS RENNES NAF 6419 Z
(Ayant fait l'objet d'un examen limité)
Examinés par le Conseil d'administration de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine en date du 28 juillet 2023
PRESENTATION JURIDIQUE DE L'ENTITE
COMPTEDE RESULTAT
RESULTATNET ETGAINS ET PERTES COMPTABILISESDIRECTEMENT ENCAPITAUX PROPRES
BILANACTIF
BILANPASSIF
TABLEAUDE VARIATIONDES CAPITAUX PROPRES
TABLEAUDES FLUXDE TRESORERIE
Les comptes consolidés sont constitués du cadre général, des états financiers consolidés et des notes annexes aux états financiers
La Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine est une société coopérative à capital variable régie par le livre V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.
Son siège social est situé 4, rue Louis Braille 35136 Saint-Jacques-de-la-Lande. Elle est inscrite au registre du commerce de Rennes sous le numéro 775 590 847, code NAF 6419 Z.
Sont rattachées à la Caisse Régionale, 46 Caisses locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre. Les comptes individuels sont représentatifs des comptes de la Caisse Régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses locales, de 2 fonds dédiés, de 3 sociétés techniques de titrisation, de la SAS Croix Rocheran et de la SAS Crédit Agricole Ille et Vilaine Expansion.
De par la loi bancaire, la Caisse Régionale est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire.
La Caisse Régionale fait partie, avec 13 autres Caisses Régionales, des entités ayant émis des Certificats Coopératifs d'Investissements, qui leur permettent d'être cotées sur le marché financier et plus particulièrement au compartiment B d'Euronext Paris.
Crédit Agricole S.A. coordonne l'action des Caisses Régionales et exerce, à leur égard, un contrôle administratif, technique et financier et un pouvoir de tutelle conformément au Code Monétaire et Financier. Du fait de son rôle d'Organe Central, confirmé par la loi bancaire, il a en charge de veiller à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement, ainsi qu'au respect, par chaque Caisse Régionale, des normes de gestion. Il garantit leur liquidité et leur solvabilité. Par homothétie, les Caisses Régionales garantissent le passif de Crédit Agricole S.A. à hauteur de leur fonds propres.
La Caisse Régionale fait partie du périmètre de consolidation du Groupe Crédit Agricole.
En l'absence de modèle imposé par le référentiel IFRS, le Groupe " Crédit Agricole d'Ille et Vilaine " (dénommé Groupe), constitué de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille et Vilaine, des 46 Caisses locales, de 2 fonds dédiés, de 3 sociétés techniques de titrisation et de la SAS Croix Rocheran entrant dans le périmètre de consolidation (Groupe), utilise les formats des documents de synthèse (bilan, compte de résultat, état du résultat net et des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres, tableau de variation des capitaux propres, tableau des flux de trésorerie) préconisés par la recommandation CNC n°2009-R.04 du 2 juillet 2009.
| (en milliers d'euros) | Notes | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|---|
| Intérêts et produits assimilés | 4.1 | 293 074 | 149 649 |
| Intérêts et charges assimilées | 4.1 | (245 693) | (63 295) |
| Commissions (produits) | 4.2 | 93 492 | 82 271 |
| Commissions (charges) | 4.2 | (22 092) | (23 625) |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat | 4.3 | 4 054 | 2 673 |
| Gains ou pertes nets sur actifs/passifs de transaction | 687 | 2 547 | |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs/passifs à la juste valeur par résultat | 3 367 | 126 | |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres Gains ou pertes nets sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables |
4.4 | 39 257 | 33 406 |
| 189 | (59) | ||
| Rémunération des instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non | 39 068 | 33 465 | |
| recyclables (dividendes) Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti Gains ou pertes nets résultant du reclassement d'actifs financiers au coût amorti en actifs |
4.5 | ‐ | ‐ |
| financiers à la juste valeur par résultat | 4.6 | ‐ | ‐ |
| Gains ou pertes nets résultant du reclassement d'actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres en actifs financiers à la juste valeur par résultat |
4.6 | ‐ | ‐ |
| Produit net des activités d'assurance | ‐ | ‐ | |
| Produits des activités d'assurance | ‐ | ‐ | |
| Charges afférentes aux activités d'assurance | ‐ | ‐ | |
| Produits et charges afférents aux contrats de réassurance détenus | ‐ | ‐ | |
| Produits et charges financiers d'assurance | ‐ | ‐ | |
| Produits et charges financiers afférents aux contrats de réassurance | ‐ | ‐ | |
| Coût du risque de crédit sur les placements financiers des activités d'assurance Produits des autres activités |
‐ | ‐ | |
| 4.7 | 2 421 | 1 890 | |
| Charges des autres activités | 4.7 | (3 505) | (3 002) |
| Produit net bancaire | 161 008 | 179 967 | |
| Charges générales d'exploitation | 4.8 | (95 428) | (92 266) |
| Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles |
4.9 | (4 700) | (4 728) |
| Résultat brut d'exploitation | 60 880 | 82 973 | |
| Coût du risque | 4.10 | (18 499) | (24 236) |
| Résultat d'exploitation | 42 381 | 58 737 | |
| Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence | ‐ | ‐ | |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 4.11 | 24 | 172 |
| Variations de valeur des écarts d'acquisition | 6.7 | ‐ | ‐ |
| Résultat avant impôt | 42 405 | 58 909 | |
| Impôts sur les bénéfices | 4.12 | (1 884) | (7 916) |
| Résultat net d'impôts des activités abandonnées | 6.5 | ‐ | ‐ |
| Résultat net | 40 521 | 50 993 | |
| Participations ne donnant pas le contrôle | ‐ | ‐ | |
| Résultat net part du Groupe | 40 521 | 50 993 |
| (en milliers d'euros) | Notes | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|---|
| Résultat net | 40 521 | 50 993 | |
| Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi Gains et pertes sur passifs financiers attribuables aux variations du risque de crédit propre (1) |
4.13 4.13 |
‐ ‐ |
3 280 ‐ |
| Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables (1) |
4.13 | 15 325 | (1 493) |
| Produits financiers ou charges financières d'assurance ventilés en capitaux propres non recyclables |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | 15 325 | 1 787 |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables des entreprises mises en équivalence |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | (461) | (764) |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables des entreprises mises en équivalence |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables sur activités abandonnées |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables |
4.13 | 14 864 | 1 023 |
| Gains et pertes sur écarts de conversion | 4.13 | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables |
4.13 | 82 | (2 052) |
| Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture | 4.13 | ‐ | ‐ |
| Produits financiers ou charges financières d'assurance ventilés en capitaux propres recyclables |
‐ | ‐ | |
| Produits financiers ou charges financières de réassurance ventilés en capitaux propres |
‐ | ‐ | |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | 82 | (2 052) |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des entreprises mises en équivalence |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | (21) | 518 |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des entreprises mises en équivalence |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur activités abandonnées |
4.13 | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | 4.13 | 61 | (1 534) |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres | 4.13 | 14 925 | (511) |
| ‐ | |||
| Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres Dont part du Groupe |
55 446 55 446 |
50 482 50 482 |
|
| Dont participations ne donnant pas le contrôle | ‐ | ‐ | |
| (1) Montant du transfert en réserves d'éléments non recyclables | 4.13 | ‐ ‐ |
|
| (en milliers d'euros) | Notes | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|
| Caisse, banques centrales | 60 290 | 65 447 | |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 6.1 | 350 225 | 419 351 |
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 48 841 | 55 378 | |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 301 384 | 363 973 | |
| Instruments dérivés de couverture | 747 204 | 784 495 | |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 3-6.2 | 1 264 789 | 1 221 157 |
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
118 207 | 112 122 | |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 146 582 | 1 109 035 | |
| Actifs financiers au coût amorti | 3-6.3 | 17 919 123 | 18 082 565 |
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 2 175 322 | 2 940 193 | |
| Prêts et créances sur la clientèle | 15 174 359 | 14 657 905 | |
| Titres de dettes | 569 442 | 484 467 | |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | (625 019) | (681 075) | |
| Actifs d'impôts courants et différés | 72 434 | 57 513 | |
| Comptes de régularisation et actifs divers | 198 141 | 234 877 | |
| Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées |
‐ | ‐ | |
| Contrats d'assurance émis - Actif | ‐ | ‐ | |
| Contrats de réassurance détenus - Actif | ‐ | ‐ | |
| Participation dans les entreprises mises en équivalence | ‐ | ‐ | |
| Immeubles de placement | 6.6 | 11 076 | 11 441 |
| Immobilisations corporelles | 85 833 | 88 365 | |
| Immobilisations incorporelles | ‐ | ‐ | |
| Ecarts d'acquisition | 6.7 | ‐ | ‐ |
| Total de l'Actif | 20 084 096 | 20 284 136 |
| (en milliers d'euros) | Notes | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|---|
| Banques centrales | ‐ | ‐ | |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat | 6.1 | 46 567 | 53 529 |
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 46 567 | 53 529 | |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | |
| Instruments dérivés de couverture | 20 019 | 14 246 | |
| Passifs financiers au coût amorti | 6.4 | 16 840 537 | 16 966 844 |
| Dettes envers les établissements de crédit | 12 011 552 | 12 169 888 | |
| Dettes envers la clientèle | 4 794 424 | 4 719 310 | |
| Dettes représentées par un titre | 34 561 | 77 646 | |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | (256) | (3 670) | |
| Passifs d'impôts courants et différés | 7 964 | 487 | |
| Comptes de régularisation et passifs divers | 985 408 | 1 119 187 | |
| Dettes liées aux actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées |
6.5 | ‐ | ‐ |
| Contrats d'assurance émis - Passif | ‐ | ‐ | |
| Contrats de réassurance détenus - Passif | ‐ | ‐ | |
| Provisions | 6.8 | 56 560 | 58 956 |
| Dettes subordonnées | 6.9 | ‐ | ‐ |
| Total dettes | 17 956 799 | 18 209 579 |
| Capitaux propres | 2 127 297 | 2 074 557 |
|---|---|---|
| Capitaux propres part du Groupe | 2 127 286 | 2 074 546 |
| Capital et réserves liées | 314 777 | 306 930 |
| Réserves consolidées | 1 520 877 | 1 457 669 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur activités abandonnées |
251 111 | 236 186 |
| ‐ | ‐ | |
| Résultat de l'exercice | 40 521 | 73 761 |
| Participations ne donnant pas le contrôle | 11 | 11 |
| Total du passif | 20 084 096 | 20 284 136 |
| Part du Groupe | Participations ne donnant pas le contrôle | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capital et réserves liées Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | |||||||||||||||
| (en milliers d'euros) | ||||||||||||||||
| Primes et réserves | Elimination des | Autres | Total Capital et | Gains et pertes | Gains et pertes | Total des gains et | Capital | Gains et pertes | Gains et pertes | Total des gains et | Capitaux | |||||
| consolidées liées au capital |
titres autodétenus |
instruments de capitaux |
réserves consolidées |
comptabilisés directement en |
comptabilisés directement en |
pertes comptabilisés |
réserves liées et résultat |
comptabilisés directement en |
comptabilisés directement en |
pertes comptabilisés |
propres consolidés |
|||||
| Capital | (1) | propres | capitaux propres | capitaux propres non | directement en | capitaux propres | capitaux propres | directement en | ||||||||
| recyclables | recyclables | capitaux propres | recyclables | non recyclables | capitaux propres | |||||||||||
| Résultat net |
Capitaux propres |
Capitaux propres |
||||||||||||||
| Capitaux propres au 1er janvier 2022 Publié | 216 244 | 1 555 507 | (1 629) | ‐ | 1 770 122 | 1 155 | 339 829 | 340 984 | ‐ | 2 111 106 | 11 | ‐ | ‐ | ‐ | 11 | 2 111 118 |
| Impacts nouvelles normes, décisions / interprétations IFRIC | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (1) |
| Capitaux propres au 1er janvier 2022 Augmentation de capital |
216 244 3 878 |
1 555 507 ‐ |
(1 629) ‐ |
‐ ‐ |
1 770 122 3 878 |
1 155 ‐ |
339 829 ‐ |
340 984 ‐ |
‐ ‐ |
2 111 106 3 878 |
11 ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
61 ‐ |
2 111 117 3 878 |
| Variation des titres autodétenus | ‐ | ‐ | (362) | ‐ | (362) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (362) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (362) |
| Emissions / remboursements d'instruments de capitaux propres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Rémunération des émissions d'instruments de capitaux propres du 1er semestre 2022 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dividendes versés au 1er semestre 2022 | ‐ | (8 360) | ‐ ‐ |
‐ | (8 360) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (8 360) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (8 360) |
| Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle Mouvements liés aux paiements en actions |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ | ‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
| Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires | 3 878 | (8 360) | (362) | ‐ | (4 844) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (4 844) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (4 844) |
| Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (1 534) | 1 023 | (511) | ‐ | (511) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (511) |
| Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non recyclables transférés en réserves | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dont gains et pertes sur variation du risque de crédit propre transférés en réserves | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Quote-part dans les variations de capitaux propres hors résultat des entreprises mises en équivalence | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Résultat du 1er semestre 2022 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ 50 993 | 50 993 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 50 993 | |
| Autres variations | ‐ | (139) | ‐ | ‐ | (139) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (139) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (139) |
| Capitaux propres au 30 juin 2022 | 220 122 | 1 547 008 | (1 991) | ‐ | 1 765 139 | (379) | 340 852 | 340 473 50 993 | 2 156 605 | 11 | ‐ | ‐ | ‐ | 11 | 2 156 616 | |
| Augmentation de capital | (613) | (259) | ‐ 299 |
‐ | (872) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (872) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (872) |
| Variation des titres autodétenus Emissions / remboursements d'instruments de capitaux propres |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ | ‐ ‐ |
299 ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
299 ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
299 ‐ |
| Rémunération des émissions d'instruments de capitaux propres du 2nd semestre 2022 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dividendes versés au 2nd semestre 2022 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle | ‐ | (3) | ‐ | ‐ | (3) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (3) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (3) |
| Mouvements liés aux paiements en actions | ‐ | 311 | ‐ | ‐ | 311 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 311 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 311 |
| Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires | (613) | 49 | 299 | ‐ | (265) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (265) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (265) |
| Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ‐ | 9 | ‐ | ‐ | 9 | (55) | (104 232) | (104 287) | ‐ | (104 278) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (104 278) |
| Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non recyclables transférés en réserves | ‐ | 9 | ‐ | ‐ | 9 | ‐ | (9) | (9) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dont gains et pertes sur variation du risque de crédit propre transférés en réserves | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Quote-part dans les variations de capitaux propres hors résultat des entreprises mises en équivalence | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Résultat du 2nd semestre 2022 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ 22 768 | 22 768 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 22 768 | |
| Autres variations Capitaux propres au 31 décembre 2022 |
‐ 219 509 |
(284) 1 546 782 |
‐ (1 692) |
‐ ‐ |
(284) 1 764 599 |
‐ (434) |
‐ 236 620 |
‐ | ‐ 236 186 73 761 |
(284) 2 074 546 |
‐ 11 |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ 11 |
(284) 2 074 557 |
| Affectation du résultat 2021 | ‐ | 73 760 | ‐ | ‐ | 73 760 | ‐ | ‐ | ‐ | (73 761) | (1) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Capitaux propres au 1er janvier 2023 | 219 509 | 1 620 542 | (1 692) | ‐ | 1 838 359 | (434) | 236 620 | 236 186 | ‐ | 2 074 545 | 11 | ‐ | ‐ | ‐ | 11 | 2 074 557 |
| Impacts nouvelles normes, décisions / interprétations IFRIC | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Capitaux propres au 1er janvier 2023 retraité | 219 509 | 1 620 542 | (1 692) | ‐ | 1 838 359 | (434) | 236 620 | 236 186 | ‐ | 2 074 545 | 11 | ‐ | ‐ | ‐ | 11 | 2 074 557 |
| Augmentation de capital | 7 895 | ‐ | ‐ | ‐ | 7 895 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 7 895 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 7 895 |
| Variation des titres autodétenus | ‐ | ‐ | (48) | ‐ | (48) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (48) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (48) |
| Emissions / remboursements d'instruments de capitaux propres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Rémunération des émissions d'instruments de capitaux propres du 1er semestre 2023 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dividendes versés au 1er semestre 2023 | ‐ | (10 380) | ‐ ‐ |
‐ | (10 380) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (10 380) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (10 380) |
| Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle Mouvements liés aux paiements en actions |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ | ‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
‐ ‐ |
| Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires | 7 895 | (10 380) | (48) | ‐ | (2 533) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (2 533) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (2 533) |
| Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 61 | 14 864 | 14 925 | ‐ | 14 925 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 14 925 |
| Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non recyclables transférés en réserves | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dont gains et pertes sur variation du risque de crédit propre transférés en réserves | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Quote-part dans les variations de capitaux propres hors résultat des entreprises mises en équivalence | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Résultat du 1er semestre 2023 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ 40 521 | 40 521 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 40 521 | |
| Autres variations | ‐ | (172) | ‐ | ‐ | (172) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (172) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (172) |
| Capitaux propres au 30 juin 2023 (1) Réserves consolidées avant élimination des titres d'autocontrôle |
227 404 | 1 609 990 | (1 740) | ‐ | 1 835 654 | (373) | 251 484 | 251 111 40 521 | 2 127 286 | 11 | ‐ | ‐ | ‐ | 11 | 2 127 298 |
Les réserves consolidées sont essentiellement constituées des résultats des exercices antérieurs non distribués, de montants relatifs à la première application des normes IFRS et de retraitements de consolidation.
Les capitaux propres du Groupe s'élèvent à 2 128 millions d'euros. Ils augmentent de 53,4 millions d'euros depuis la clôture de l'exercice précédent (soit +2,57%). Cette augmentation s'explique principalement par :
| (en milliers d'euros) Notes |
30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Résultat avant impôt | 42 405 | 58 909 |
| Dotations nettes aux amortissements et aux dépréciations des | 4 700 | 4 729 |
| immobilisations corporelles et incorporelles Dépréciations des écarts d'acquisition et des autres immobilisations 6.7 |
‐ | ‐ |
| Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions | 19 247 | 14 709 |
| Quote-part de résultat liée aux entreprises mises en équivalence | ‐ | ‐ |
| Résultat net des activités d'investissement | (24) | (172) |
| Résultat net des activités de financement | 728 | 47 |
| Autres mouvements | (3 315) | 20 191 |
| Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôt et des autres ajustements |
21 336 | 39 504 |
| Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit | (28 913) | 19 160 |
| Flux liés aux opérations avec la clientèle | (463 885) | (597 284) |
| Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers | (71 133) | 88 649 |
| Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers | (88 250) | 594 278 |
| Dividendes reçus des entreprises mises en équivalence (1) | ‐ | ‐ |
| Impôts versés | (9 750) | (10 226) |
| Variation nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles Flux provenant des activités abandonnées |
(661 931) | 94 577 |
| ‐ | ‐ | |
| Total Flux nets de trésorerie générés par l'activité opérationnelle | ||
| (598 190) | 192 990 | |
| (A) | ||
| Flux liés aux participations (2) | (330) | (20) |
| Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles | (4 000) | (3 745) |
| Flux provenant des activités abandonnées | ‐ | ‐ |
| Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement | ||
| (B) | (4 330) | (3 765) |
| Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires (3) | (2 769) | (5 033) |
| Autres flux nets de trésorerie provenant des activités de financement (4) | (19 666) | 9 307 |
| Flux provenant des activités abandonnées | ||
| ‐ | ‐ | |
| Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement | ||
| (C) | (22 435) | 4 274 |
| Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et | ||
| équivalent de trésorerie (D) | ‐ | ‐ |
| AUGMENTATION/(DIMINUTION) NETTE DE LA TRÉSORERIE ET | ||
| (624 955) | 193 499 | |
| DES ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE (A + B + C + D) Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture |
1 146 193 | 1 378 737 |
| Solde net des comptes de caisse et banques centrales * Solde net des comptes, | 65 447 | 58 610 |
| prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** | ||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture | 1 080 746 | 1 320 127 |
| 521 245 | 1 572 231 | |
| Solde net des comptes de caisse et banques centrales * | 65 447 | 54 964 |
| Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** | ||
| 1 080 746 | 1 517 267 | |
| VARIATION DE LA TRESORERIE NETTE ET DES EQUIVALENTS | ||
| DE TRESORERIE | (624 948) | 193 494 |
* Composé du solde net du poste "Caisse, banques centrales", hors intérêts courus (y compris trésorerie des entités reclassées en activités abandonnées)
** Composé du solde des postes "Comptes ordinaires débiteurs non douteux" et "Comptes et prêts au jour le jour non douteux" tels que détaillés en note 6.3 et des postes "Comptes ordinaires créditeurs" et "Comptes et emprunts au jour le jour" tels que détaillés en note 6.4 (hors intérêts courus)
(1) Dividendes reçus des entreprises mises en équivalence : Pour le premier semestre 2023, il n'a pas été perçu de dividende en provenance des entreprises mises en équivalence.
(2) Flux liés aux participations : Cette ligne recense les effets nets sur la trésorerie des acquisitions et des cessions de titres de participation. Ces opérations externes sont décrites dans la note 2 "Principales opérations de structure et événements significatifs de la période". Au cours du premier semestre 2023, l'impact net des acquisitions sur la trésorerie de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine s'élève à - 330 milliers d'euros. Les décaissements concernent principalement SACAM IMMOBILIER pour - 282 milliers d'euros.
(3) Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires : Le flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires comprend le paiement des dividendes versés par la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine à ses actionnaires, à hauteur de 10 380 milliers d'euros pour le premier semestre 2023. Ce flux comprend aussi la hausse du capital des Caisses locales (souscriptions de parts sociales) pour 7 895 milliers d'euros.
(4) Autres flux nets de trésorerie provenant des flux liés aux opérations de financement : Au cours du premier semestre 2023, les remboursements des dettes obligataires s'élèvent à 18 191 milliers d'euros.
Les comptes consolidés intermédiaires résumés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine au 30 juin 2023 ont été préparés et sont présentés en conformité avec la norme IAS 34 relative à l'information financière intermédiaire.
Les normes et interprétations utilisées pour la préparation des comptes consolidés intermédiaires résumés sont identiques à celles utilisées par la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine pour l'élaboration des comptes consolidés au 31 décembre 2022 établis, en application du règlement CE n°1606/2002, conformément aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'Union européenne (version dite « carve out »), en utilisant donc certaines dérogations dans l'application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macro-couverture.
Les comptes consolidés intermédiaires résumés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine au 30 juin 2023 ont été préparés et sont présentés en conformité avec la norme IAS 34 relative à l'information financière intermédiaire. Le Groupe Crédit Agricole a fait le choix de présenter en conformité avec la norme IAS 34.8, les états financiers liés au résultat et au tableau de flux de trésorerie avec une période comparative limitée au semestre N-1 afin d'en simplifier la lecture.
Elles ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union européenne au 30 juin 2023 et dont l'application est obligatoire pour la première fois sur l'exercice 2023.
| Normes, Amendements ou Interprétations | Date de 1ère application : exercices ouverts à compter du |
Effet significatif dans le Groupe |
|---|---|---|
| IFRS 17 | er janvier 2023 1 |
Oui |
| IFRS 17 remplace la norme IFRS 4 « Contrats d'assurance » | ||
| Amendement à IFRS 17 Informations comparatives à la première application conjointe d'IFRS 17 et d'IFRS 9 |
1 er janvier 2023 |
Non |
| IAS 1 Informations à fournir sur les méthodes comptables |
er janvier 2023 1 |
Non |
| IAS 8 Définition des estimations comptables |
er janvier 2023 1 |
Non |
| IAS 12 Impôt différé lié aux actifs et passifs découlant d'une même transaction |
er janvier 2023 1 |
Non |
Celles-ci portent sur :
Compte tenu de l'absence d'activité d'assurance au sein de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine, la norme IFRS 17 n'aura pas d'impact attendu au niveau des comptes consolidés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine au 1er janvier 2023.
Au 30/06/2023, l'entité FCT Crédit Agricole Habitat 2018 est sortie du périmètre, l'opération de titrisation émise sur le marché, ayant été débouclée par anticipation le 27 avril 2023 pour un montant total de 1,150 milliards d'euros au niveau Groupe.
Au 30 juin 2023, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine ayant participé aux opérations de titrisation Crédit Agricole Habitat a consolidé ses quotes-parts (analyse par silo) de chacun des FCT, le complément de prix de cession, le mécanisme de garantie ainsi que la convention de remboursement interne limitant in fine la responsabilité de chaque cédant à hauteur des « gains et pertes » réellement constatés sur les créances qu'il a cédées au FCT.
Les états financiers consolidés incluent les comptes de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine et ceux de toutes les sociétés sur lesquelles, selon les dispositions des normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine dispose d'un pouvoir de contrôle, d'un contrôle conjoint ou d'une influence notable, hormis ceux présentant un caractère non significatif par rapport à l'ensemble des sociétés incluses dans le périmètre de consolidation.
Le périmètre de consolidation de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas fait l'objet de variation significative par rapport au périmètre de consolidation du 31 décembre 2022.
Au 30 juin 2023, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas identifié d'exposition ou de risque significatif liés aux opérations militaires en Ukraine.
De nouvelles règles fiscales internationales ont été établies par l'OCDE, visant à soumettre les grands groupes internationaux à une imposition complémentaire lorsque le Taux Effectif d'Impôt (TEI) d'une juridiction dans laquelle ils sont implantés est inférieur à 15%. L'objet de ces règles est de lutter contre la concurrence entre Etats fondée sur le taux d'imposition.
Ces règles devront être transposées par les différents Etats.
A ce jour, au sein de l'UE, une Directive européenne a été adoptée fin 2022 (en cours de transposition dans les pays) et prévoit l'exercice 2024 comme premier exercice d'application des règles GloBE dans l'UE. A ce stade, l'information n'est pas raisonnablement estimable ; des travaux de recensement sont initiés au sein du Groupe. Il en découlera s'il y a lieu la comptabilisation d'un impôt complémentaire GloBE dans les comptes du Groupe en 2024.
(Cf. chapitre "Facteurs de risque – Risques de crédit")
Les corrections de valeur pour pertes correspondent aux dépréciations sur actifs et aux provisions sur engagement hors bilan comptabilisées en résultat net (Coût du risque) au titre du risque de crédit.
Les tableaux suivants présentent un rapprochement des soldes d'ouverture et de clôture des corrections de valeur pour perte comptabilisées en Coût du risque et des valeurs comptables associées, par catégorie comptable et type d'instruments.
| Actifs sains | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) |
Actifs dépréciés (Stage 3) | Total | |||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable brute Correction de valeur | pour pertes | Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Valeur nette comptable (a) + (b) |
|
| Au 31 décembre 2022 | 481 081 | (165) | 3 712 | (161) | ‐ | ‐ | 484 793 | (326) | 484 467 | |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Transferts de Stage 1 vers Stage 2 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||
| Retour de Stage 2 vers Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||
| Transferts vers Stage 3 (1) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Total après transferts | 481 081 | (165) | 3 712 | (161) | ‐ | ‐ | 484 793 | (326) | 484 467 | |
| Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | 82 545 | (43) | ‐ | 8 | ‐ | ‐ | 82 545 | (35) | ||
| 174 037 | (33) 16 | ‐ | ‐ | 174 037 | ||||||
| (91 492) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (91 492) | |||||
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (2) | ‐ | ‐ | ||||||||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (33) 16 ‐ |
|||||
| Passages à perte | ‐ | |||||||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | (26) | 8 | ‐ | (18) | ||||||
| Changements dans le modèle / méthodologie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||||
| Variations de périmètre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Autres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Total | 563 626 | (208) | 3 712 | (153) | ‐ | ‐ | 567 338 | (361) | 566 977 | |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (3) |
2 457 | 8 | ‐ | 2 465 | ||||||
| Au 30 juin 2023 | 566 083 | (208) | 3 720 | (153) | ‐ | ‐ | 569 803 | (361) | 569 442 | |
| Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des encours classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3.
(2) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.
(3) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif)
| Actifs sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) |
Actifs dépréciés (Stage 3) | Total | ||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Valeur nette comptable (a) + (b) |
||
| Au 31 décembre 2022 | 84 848 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 84 848 | ‐ | 84 848 |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Transferts de Stage 1 vers Stage 2 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||
| Retour de Stage 2 vers Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||
| Transferts vers Stage 3 (1) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Total après transferts | 84 848 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 84 848 | ‐ | 84 848 |
| Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | (28) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (28) | ‐ | |
| ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (2) | ‐ | ‐ | ‐ | ||||||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||
| Passages à perte | ‐ | ‐ | |||||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Changements dans le modèle / méthodologie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Variations de périmètre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Autres | (28) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (28) | ‐ | |
| Total | 84 820 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 84 820 | ‐ | 84 820 |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction | |||||||||
| de valeur pour perte) (3) | 73 463 | ‐ | ‐ | 73 463 | |||||
| Au 30 juin 2023 | 158 283 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 158 283 | ‐ | 158 283 |
| Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des encours classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3
(2) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.
(3) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif), les variations des créances rattachées
| Actifs sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) |
Actifs dépréciés (Stage 3) | Total | ||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute Correction de valeur | pour pertes | Valeur comptable brute (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Valeur nette comptable (a) + (b) |
|
| Au 31 décembre 2022 | 13 608 468 | (74 348) | 1 115 020 | (84 023) | 203 818 | (111 030) | 14 927 306 | (269 401) | 14 657 905 |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre | (128 246) | (10 902) | 109 070 | 16 605 | 19 176 | (6 924) | ‐ | (1 221) | |
| Transferts de Stage 1 vers Stage 2 | (504 460) | 2 994 | 504 460 | (7 687) | ‐ | (4 693) | |||
| Retour de Stage 2 vers Stage 1 | 384 462 | (14 126) 293 | (384 462) (19 267) | 23 284 1 633 | ‐ | 9 158 | |||
| Transferts vers Stage 3 (1) | (13 184) | 32 451 | (11 207) | ‐ | (9 281) | ||||
| Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 | 4 936 | (63) | 8 339 | (625) | (13 275) | 4 283 | ‐ | 3 595 | |
| Total après transferts | 13 480 222 | (85 250) | 1 224 090 | (67 418) | 222 994 | (117 954) | 14 927 306 | (270 622) | 14 656 684 |
| Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | 557 262 | 8 119 | (21 981) | (26 996) | (21 732) | 4 202 | 513 549 | (14 675) | |
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (2) | 1 742 868 | (12 394) 10 044 | 82 623 | (12 958) 7 963 | 1 825 491 | (25 352) | |||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | (1 164 084) | (104 604) | (16 674) | 11 958 | (1 285 362) | 29 965 | |||
| Passages à perte | (5 058) | 4 675 | (5 058) | 4 675 | |||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | ‐ | 15 | ‐ | 15 | |||||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (12 937) | (24 465) | |||
| 10 491 | (22 019) | ||||||||
| Changements dans le modèle / méthodologie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Variations de périmètre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Autres | (21 522) | (22) | ‐ | 18 | ‐ | 491 | (21 522) | 487 | |
| Total | 14 037 484 | (77 131) | 1 202 109 | (94 414) | 201 262 | (113 752) | 15 440 855 | (285 297) | 15 155 558 |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (3) |
1 123 | (137) | 17 815 | 18 801 | |||||
| Au 30 juin 2023 (4) | 14 038 607 | (77 131) | 1 201 972 | (94 414) | 219 077 | (113 752) | 15 459 656 | (285 297) | 15 174 359 |
| Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des encours classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3.
(2) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.
(3) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif), les variations des créances rattachées
| Actifs sains | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Stage 2) |
Actifs dépréciés (Stage 3) | Total | |||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable | Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable | Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable | Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable | Correction de valeur pour pertes |
| Au 31 décembre 2022 | 112 122 | (158) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 112 122 | (158) |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un Stage à l'autre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts de Stage 1 vers Stage 2 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Retour de Stage 2 vers Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||
| Transferts vers Stage 3 (1) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Total après transferts | 112 122 | (158) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 112 122 | (158) |
| Variations des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes | 6 090 | 35 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 6 090 | 35 |
| 2 221 | ‐ | ‐ | 2 221 | |||||
| Réévaluation de juste valeur sur la période | 21 726 | (8) 12 | ‐ | ‐ | 21 726 | |||
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (2) | (17 857) | ‐ | ‐ | (17 857) | (8) 12 | |||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||
| Passages à perte | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 31 | |
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | 31 | ‐ | ‐ | |||||
| Changements dans le modèle / méthodologie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ||||
| Variations de périmètre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Autres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Total | 118 212 | (123) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 118 212 | (123) |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (3) | (5) | ‐ | ‐ | (5) | ||||
| Au 30 juin 2023 | 118 207 | (123) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 118 207 | (123) |
| Encours contractuels des actifs financiers qui ont été sortis du bilan au cours de la période et qui font encore l'objet de mesures d'exécution | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des encours classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3.
(2) Les originations en Stage 2 peuvent inclure des encours originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.
(3) Inclut les impacts relatifs à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes)
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas de prêts et créances sur les établissements de crédit à la juste valeur par capitaux propres.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas de prêts et créances sur la clientèle à la juste valeur par capitaux propres.
| Engagements sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Engagements soumis à une ECL 12 mois | (Stage 1) | Engagements soumis à une ECL à maturité (Stage 2) |
Engagements provisionnés (Stage 3) | Total | |||||
| (en milliers d'euros) | Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Montant net de l'engagement (a) + (b) |
| Au 31 décembre 2022 | 1 574 821 | (12 390) | 57 109 | (7 328) | 6 877 | (1 419) | 1 638 807 | (21 137) | 1 617 670 |
| Transferts d'engagements en cours de vie d'un Stage à l'autre | (11 292) | (444) | 11 292 | 539 | ‐ | ‐ | ‐ | 95 | |
| Transferts de Stage 1 vers Stage 2 | (27 844) | 143 | 27 844 | (902) | ‐ | (759) | |||
| Retour de Stage 2 vers Stage 1 | 16 552 | (587) | (16 552) | 1 441 | ‐ | 854 | |||
| Transferts vers Stage 3 (1) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Total après transferts | 1 563 529 | (12 834) | 68 401 | (6 789) | 6 877 | (1 419) | 1 638 807 | (21 042) | 1 617 765 |
| Variations des montants de l'engagement et des corrections de valeur pour pertes | (85 050) | 2 043 (6 113) 26 462 | (1 681) | 96 | 641 | (91 067) | 1 003 | ||
| Nouveaux engagements donnés (2) | 650 035 | (4 464) 5 689 | (32 575) | (2 896) 3 900 | 676 497 | (7 360) 10 609 | |||
| Extinction des engagements | (735 085) | (3 440) | 1 020 | (771 100) | ‐ | ||||
| Passages à perte | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | ‐ | ‐ | ‐ | (2 245) | |||||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | (379) | ||||
| 818 | (2 684) | ||||||||
| Changements dans le modèle / méthodologie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Variations de périmètre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Autres | ‐ | ‐ | ‐ | (1) | 3 536 | ‐ | 3 536 | (1) | |
| Au 30 juin 2023 | 1 478 479 | (10 791) | 62 288 | (8 470) | 6 973 | (778) | 1 547 740 | (20 039) | 1 527 701 |
(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des engagements classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3.
(2) Les nouveaux engagements donnés en Stage 2 peuvent inclure des engagements originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.
| Engagements sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Engagements soumis à une ECL 12 mois (Stage 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Stage 2) |
Engagements provisionnés (Stage 3) | Total | ||||||
| (en milliers d'euros) | Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Montant net de l'engagement (a) + (b) |
| Au 31 décembre 2022 | 778 335 | (10 526) | 6 377 | (2 148) | 6 362 | (5 877) | 791 074 | (18 551) | 772 523 |
| Transferts d'engagements en cours de vie d'un Stage à l'autre | (2 802) | 17 | 2 802 | (372) | ‐ | ‐ | ‐ | (355) | |
| Transferts de Stage 1 vers Stage 2 | (3 012) | 35 | 3 012 | (401) | ‐ | (366) | |||
| Retour de Stage 2 vers Stage 1 | 210 | (18) | (210) | 29 | ‐ | 11 | |||
| Transferts vers Stage 3 (1) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Retour de Stage 3 vers Stage 2 / Stage 1 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Total après transferts | 775 533 | (10 509) | 9 179 | (2 520) | 6 362 | (5 877) | 791 074 | (18 906) | 772 168 |
| Variations des montants de l'engagement et des corrections de valeur pour pertes | (6 311) | 3 714 | (110) | (343) | 5 465 | (1 504) | (956) | 1 867 | |
| 85 121 | (797) | 289 | (99) 59 | 85 410 | |||||
| Nouveaux engagements donnés (2) | (91 432) | 3 791 | (399) | ‐ ‐ |
(91 831) ‐ |
(896) | |||
| Extinction des engagements | ‐ | ‐ | ‐ | 3 850 | |||||
| Passages à perte | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | 720 | (304) | (1 504) | (1 088) | |||||
| Changements dans le modèle / méthodologie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |||||
| Variations de périmètre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Autres | ‐ | ‐ | ‐ | 1 | 5 465 | ‐ | 5 465 | 1 | |
| Au 30 juin 2023 | 769 222 | (6 795) | 9 069 | (2 863) | 11 827 | (7 381) | 790 118 | (17 039) | 773 079 |
(1) Les transferts vers le Stage 3 correspondent à des engagements classés initialement en Stage 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Stage 3, ou en Stage 2 puis en Stage 3.
(2) Les nouveaux engagements donnés en Stage 2 peuvent inclure des engagements originés en Stage 1 reclassés en Stage 2 au cours de la période.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'est pas exposé aux dettes souveraines sur les pays européens sous surveillance.
Comme précisé dans nos annexes aux états financiers consolidés du 31 décembre 2022, [l'entité] met en place des opérations de couverture de différentes natures :
Couverture de juste valeur : les couvertures de juste valeur modifient le risque induit par les variations de juste valeur d'un instrument financier
Couverture de flux de trésorerie : les couvertures de flux de trésorerie modifient notamment le risque inhérent à la variabilité des flux de trésorerie liés à des instruments financiers ou transactions futurs hautement probables
Couverture d'un investissement net en devise : les couvertures des investissements nets en devises modifient le risque inhérent aux fluctuations des taux de change liées aux participations dans les filiales en devise étrangères.
Au 30 juin 2023, la Juste Valeur des dérivés de couverture s'élève à 747 204 milliers d'euros à l'actif et 20 019 milliers d'euros au passif (contre respectivement 784 495 milliers d'euros et 14 246 milliers d'euros au 31 décembre 2022). Ces couvertures sont essentiellement des opérations de couverture en juste valeur : 747 204 milliers d'euros à l'actif et 20 019 milliers d'euros au passif (contre respectivement 784 495 et 14 246 milliers d'euros au 31 décembre 2022) et 100% du notionnel des dérivés de couverture au 30 juin 2023.
Les dérivés de couverture en juste valeur portent essentiellement sur de la couverture du risque de taux. Ces couvertures modifient le risque induit par les variations de juste valeur d'un instrument financier à taux fixe causées par des changements de taux d'intérêts. Ces couvertures transforment des actifs ou des passifs à taux fixe en éléments à taux variable. Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes subordonnées à taux fixe.
| 31/12/2022 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Variations de la juste valeur |
Valeur comptable | Variations de la juste valeur |
|||||
| (en milliers d'euros) | sur la période (y compris cessation de Actif Passif couverture au cours de la période) |
Montant notionnel |
Actif | Passif | sur la période (y compris cessation de couverture au cours de la période) |
Montant notionnel |
||
| Couverture de juste valeur | ||||||||
| Marchés organisés et de gré à gré | 67 164 | 15 110 | (5 207) | 709 774 | 69 336 | 13 949 | 91 588 | 693 921 |
| Taux d'intérêt | 67 164 | 15 110 | (5 207) | 709 774 | 69 336 | 13 949 | 91 588 | 693 921 |
| Change | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Autres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Total des micro-couvertures de juste valeur |
67 164 | 15 110 | (5 207) | 709 774 | 69 336 | 13 949 | 91 588 | 693 921 |
| Couverture de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers |
680 040 | 4 909 | (58 795) | 8 495 313 | 715 159 | 297 | 737 855 | 6 997 187 |
| Total couverture de juste valeur | 747 204 | 20 019 | (64 002) | 9 205 087 | 784 495 | 14 246 | 829 443 | 7 691 108 |
Les variations de juste valeur des dérivés de couverture sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
La juste valeur des portions couvertes des instruments financiers micro-couverts en juste valeur est comptabilisée dans le poste du bilan auquel elle se rattache. Les variations de juste valeur des portions couvertes des instruments financiers micro-couverts en juste valeur sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
La juste valeur des portions couvertes des instruments financiers macro-couverts en juste valeur est comptabilisée dans le poste « Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux » au bilan. Les variations de juste valeur des portions couvertes des instruments financiers macro-couverts en juste valeur sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
Le résultat de la comptabilité de couverture au compte de résultat est détaillé en note 4.3 des présents états financiers, notamment les effets d'inefficacité de couverture qui s'élève à -2 157 milliers d'euros au 30 juin 2023 (contre 4 441 milliers d'euros au 30 juin 2022) dont -194 milliers d'euros au titre des micro-couvertures et -1 963 milliers d'euros au titre de la macrocouverture.
A noter que l'écart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux s'élève à 689 milliers d'euros à l'actif et 0 milliers d'euros au passif au 30 juin 2023 (contre respectivement 748 et 3 milliers d'euros au 31 décembre 2022). L'évolution de cet écart est essentiellement liée à l'évolution de l'environnement de taux constaté au cours du 1er semestre 2023 conduisant à un ajustement de la Juste Valeur de la portion couverte des instruments financiers à taux fixe appartenant au portefeuille couvert.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Sur les actifs financiers au coût amorti | 173 116 | 141 197 |
| Opérations avec les établissements de crédit | 3 656 | 2 051 |
| Opérations internes au Crédit Agricole | 35 918 | 23 241 |
| Opérations avec la clientèle | 128 499 | 112 678 |
| Opérations de location-financement | ‐ | ‐ |
| Titres de dettes | 5 043 | 3 227 |
| Sur les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 523 | 138 |
| Opérations avec les établissements de crédit | ‐ | ‐ |
| Opérations avec la clientèle | ‐ | ‐ |
| Titres de dettes | 523 | 138 |
| Intérêts courus et échus des instruments de couverture | 119 435 | 8 314 |
| Autres intérêts et produits assimilés | ‐ | ‐ |
| Produits d'intérêts (1) (2) | 293 074 | 149 649 |
| Sur les passifs financiers au coût amorti | (196 338) | (32 969) |
| Opérations avec les établissements de crédit | (13 505) | (805) |
| Opérations internes au Crédit Agricole | (166 508) | (28 258) |
| Opérations avec la clientèle | (15 617) | (4 108) |
| Opérations de location-financement | ‐ | ‐ |
| Dettes représentées par un titre | (708) | 202 |
| Dettes subordonnées | ‐ | ‐ |
| Intérêts courus et échus des instruments de couverture | (48 266) | (30 075) |
| Autres intérêts et charges assimilées | (1 089) | (251) |
| Charges d'intérêts | (245 693) | (63 295) |
(1) dont 2 524 milliers d'euros sur créances dépréciées (Bucket 3) au 30 juin 2023 contre 1 852 milliers d'euros au 30 juin 2022
(2) dont 4 323 milliers d'euros correspondant à des bonifications reçues de l'Etat au 30 juin 2023 contre 4 623 milliers d'euros au 30 juin 2022 [Les bonifications de l'Etat concernent les prêts effectués auprès de la clientèle.]
Les montants d'intérêts négatifs enregistrés en produits d'intérêts et charges d'intérêts sont respectivement de 0 milliers d'euros et 889 milliers d'euros.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Produits | Charges | Net | Produits | Charges | Net | |
| Sur opérations avec les établissements de crédit | 1 729 | (70) | 1 659 | 1 086 | (71) | 1 015 |
| Sur opérations internes au Crédit Agricole | 15 491 | (17 316) | (1 825) | 5 132 | (19 450) | (14 318) |
| Sur opérations avec la clientèle | 2 825 | (169) | 2 656 | 2 369 | (173) | 2 196 |
| Sur opérations sur titres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Sur opérations de change | 60 | ‐ | 60 | 54 | ‐ | 54 |
| Sur opérations sur instruments dérivés et autres opérations de hors | 6 | (8) | (2) | ‐ | (3) | (3) |
| bilan | ||||||
| Sur moyens de paiement et autres prestations de services bancaires | 72 174 | (4 529) | 67 645 | 72 554 | (3 928) | 68 626 |
| et financiers | ||||||
| Gestion d'OPCVM, fiducie et activités analogues | 1 207 | - | 1 207 | 1 076 | ‐ | 1 076 |
| Total Produits et charges de commissions | 93 492 | (22 092) | 71 400 | 82 271 | (23 625) | 58 646 |
Les produits de commissions des opérations sont portés majoritairement par l'activité " Banque de proximité ".
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Dividendes reçus | 809 | 725 |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif détenus à des fins de transaction |
616 | 2 547 |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat |
424 | 163 |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de dette ne remplissant pas les critères SPPI |
3 742 | (5 312) |
| Gains ou pertes nets sur actifs représentatifs de contrats en unités de compte | ‐ | ‐ |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat sur option (1) |
‐ | ‐ |
| Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés (hors résultat des couvertures d'investissements nets des activités à l'étranger) |
620 | 109 |
| Résultat de la comptabilité de couverture | (2 157) | 4 441 |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat | 4 054 | 2 673 |
(1) Hors spread de crédit émetteur pour les passifs à la juste valeur par résultat sur option concernés
| 30/06/2023 | 30/06/2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Profits | Pertes | Net | Profits | Pertes | Net | |
| Couverture de juste valeur | 123 405 | (123 599) | (194) | 77 157 | (76 676) | 481 | |
| Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts |
64 784 | (59 771) | 5 013 | 1 705 | (71 333) | (69 628) | |
| Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couverture) |
58 621 | (63 828) | (5 207) | 75 452 | (5 343) | 70 109 | |
| Couverture de flux de trésorerie | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace |
‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Couverture d'investissements nets dans une activité à l'étranger |
‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace |
‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Couverture de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers |
1 363 288 | (1 365 251) | (1 963) | 612 989 | (609 029) | 3 960 | |
| Variations de juste valeur des éléments couverts | 711 041 | (654 209) | 56 832 | 44 804 | (568 185) | (523 381) | |
| Variations de juste valeur des dérivés de couverture | 652 247 | (711 042) | (58 795) | 568 185 | (40 844) | 527 341 | |
| Couverture de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt |
‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace |
‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Total Résultat de la comptabilité de couverture | 1 486 693 | (1 488 850) | (2 157) | 690 146 | (685 705) | 4 441 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Gains ou pertes nets sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables (1) |
189 | (59) |
| Rémunération des instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables (dividendes) (2) |
39 068 | 33 465 |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres | 39 257 | 33 406 |
(1) Hors résultat de cession sur instruments de dettes dépréciés (Stage 3) mentionné en note 4.10 « Coût du risque ».
(2) Principalement constitué des dividendes de la SAS Rue La Boétie (33 964 milliers d'euros)
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas décomptabilisé d'actifs financiers au coût amorti le premier semestre 2023.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas reclassé d'actifs financiers vers la juste valeur par résultat sur le premier semestre 2023.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Gains ou pertes sur immobilisations hors exploitation | ‐ | ‐ |
| Produits nets des immeubles de placement | 880 | 1 271 |
| Autres produits (charges) nets | (1 964) | (2 383) |
| Produits (charges) des autres activités | (1 084) | (1 112) |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Charges de personnel | (56 494) | (52 868) |
| Impôts, taxes et contributions réglementaires (1) | (7 453) | (8 209) |
| Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation | (31 481) | (31 189) |
| Charges générales d'exploitation | (95 428) | (92 266) |
(1) Dont 3 859 milliers d'euros comptabilisés au titre du fonds de résolution au 30 juin 2023 contre 4 030 milliers d'euros au 30 juin 2022
La réforme des retraites en France adoptée à travers la Loi 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 (publiée au Journal Officiel du 15 avril 2023) et les décrets d'application 2023-435 et 2023-436 du 3 juin 2023 (publiés au Journal Officiel du 4 juin 2023) ont été pris en compte dans les états financiers du 1er semestre 2023.
L'impact de cette réforme est considéré comme une modification de régime et est comptabilisé en coût des services passés, en charges générales d'exploitation.
Au 30/06/2023, l'impact de cette réforme est un produit de 806 milliers d'euros.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Dotations aux amortissements | (4 617) | (4 728) |
| Immobilisations corporelles (1) | (4 617) | (4 726) |
| Immobilisations incorporelles | ‐ | (2) |
| Dotations (reprises) aux dépréciations | (83) | ‐ |
| Immobilisations corporelles (2) | (83) | ‐ |
| Immobilisations incorporelles | ‐ | ‐ |
| Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles |
(4 700) | (4 728) |
(1) Dont 811 milliers d'euros comptabilisés au titre de l'amortissement du droit d'utilisation au 30 juin 2023 contre 1 383 milliers d'euros au 31 décembre 2022 et 680 milliers d'euros au 30 juin 2022
(2) Dont 0 milliers d'euros comptabilisés au titre des dotations (reprises) aux dépréciations du droit d'utilisation au 30 juin 2023 comme au 30 juin 2022
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs et provisions sur engagements hors bilan sains (Stage 1 et Stage 2) (A) |
(9 698) | (19 741) |
| Stage 1 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir |
2 560 | (18 226) |
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 34 | 19 |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | (2 804) | (13 466) |
| Engagements par signature | 5 330 | (4 779) |
| Stage 2 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie |
(12 258) | (1 515) |
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables | ‐ | ‐ |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | (10 401) | 266 |
| Engagements par signature | (1 857) | (1 781) |
| Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs et provisions sur engagements hors bilan dépréciés (Stage 3) (B) |
(8 564) | (6 084) |
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables | ‐ | ‐ |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | (7 701) | (7 150) |
| Engagements par signature | (863) | 1 066 |
| Autres actifs (C) | (1) | (133) |
| Risques et charges (D) | 106 | 1 845 |
| Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions (E)=(A)+(B)+(C)+(D) | (18 157) | (24 113) |
| Plus ou moins-values de cessions réalisées sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables dépréciés |
‐ | ‐ |
| Gains ou pertes réalisés sur instruments de dettes comptabilisés au coût amorti dépréciés | ‐ | ‐ |
| Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés | (381) | (249) |
| Récupérations sur prêts et créances | 85 | 180 |
| comptabilisés au coût amorti | 85 | 180 |
| comptabilisés en capitaux propres recyclables | ‐ | ‐ |
| Décotes sur crédits restructurés | ‐ | (2) |
| Pertes sur engagements par signature | ‐ | ‐ |
| Autres pertes | (46) | (52) |
| Autres produits | ‐ | ‐ |
| Coût du risque | (18 499) | (24 236) |
Les -18 499 milliers d'euros de coût du risque se composent des éléments suivants :
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Immobilisations corporelles et incorporelles d'exploitation | 24 | 172 |
| Plus-values de cession | 39 | 172 |
| Moins-values de cession | (15) | ‐ |
| Titres de capitaux propres consolidés | ‐ | ‐ |
| Plus-values de cession | ‐ | ‐ |
| Moins-values de cession | ‐ | ‐ |
| Produits (charges) nets sur opérations de regroupement | ‐ | ‐ |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 24 | 172 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Charge d'impôt courant | 7 151 | 9 381 |
| Charge d'impôt différé | (5 267) | (1 465) |
| Total Charge d'impôt | 1 884 | 7 916 |
| (en milliers d'euros) | Base | Taux d'impôt | Impôt |
|---|---|---|---|
| Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence |
42 405 | 25,83% | 10 953 |
| Effet des différences permanentes | ‐ | (373) | |
| Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères | ‐ | ‐ | |
| Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires |
‐ | 1 126 | |
| Effet de l'imposition à taux réduit | ‐ | (117) | |
| Changement de taux | ‐ | ‐ | |
| Effet des autres éléments | ‐ | (9 705) | |
| Taux et charge effectifs d'impôt | 4,44% | 1 884 |
Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2023.
Le total des impôts différés relatifs aux éléments imputés dans les capitaux propres s'élève à 6 489 milliers d'euros au 30 juin 2023.
| (en milliers d'euros) | Base | Taux d'impôt |
Impôt |
|---|---|---|---|
| Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence |
58 909 | 25,83% | 15 216 |
| Effet des différences permanentes | ‐ | (1 119) | |
| Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères | ‐ | ‐ | |
| Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires |
‐ | 2 444 | |
| Effet de l'imposition à taux réduit | ‐ | (104) | |
| Changement de taux | ‐ | ‐ | |
| Effet des autres éléments | ‐ | (8 521) | |
| Taux et charge effectifs d'impôt | 13,44% | 7 916 |
Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2022.
Le total des impôts différés relatifs aux éléments imputés dans les capitaux propres s'élève à 9 682 milliers d'euros au 30 juin 2022.
Est présenté ci-dessous le détail des produits et charges comptabilisés de la période.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 30/06/2022 |
|---|---|---|
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | ||
| Gains et pertes sur écarts de conversion | ‐ | ‐ |
| Ecart de réévaluation de la période | ‐ | ‐ |
| Transferts en résultat | ‐ | ‐ |
| Autres variations | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes sur instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables | 82 | (2 052) |
| Ecart de réévaluation de la période | 304 | (2 092) |
| Transferts en résultat | (189) | 59 |
| Autres variations | (33) | (19) |
| Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture | ‐ | ‐ |
| Ecart de réévaluation de la période | ‐ | ‐ |
| Transferts en résultat | ‐ | ‐ |
| Autres variations | ‐ | ‐ |
| Produits financiers ou charges financières d'assurance ventilés en capitaux propres recyclables | ‐ | ‐ |
| Produits financiers ou charges financières de réassurance ventilés en capitaux propres | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des entreprises mises en | ‐ | ‐ |
| équivalence Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en |
(21) | 518 |
| équivalence Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des entreprises mises en |
‐ | ‐ |
| équivalence Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur activités abandonnées |
‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | 61 | (1 534) |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | ||
| Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi | ‐ | 3 280 |
| Gains et pertes sur passifs financiers attribuables aux variations du risque de crédit propre | ‐ | ‐ |
| Ecart de réévaluation de la période | ‐ | ‐ |
| Transferts en réserves | ‐ | ‐ |
| Autres variations | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables | 15 325 | (1 493) |
| Ecart de réévaluation de la période | 15 325 | (1 493) |
| Transferts en réserves | ‐ | ‐ |
| Autres variations | ‐ | ‐ |
| Produits financiers ou charges financières d'assurance ventilés en capitaux propres non recyclables | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables des entreprises mises en équivalence |
‐ | ‐ |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
(461) | (764) |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables des entreprises mises en équivalence |
‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables sur activités abandonnées | ‐ | ‐ |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | 14 864 | 1 023 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres | 14 925 | (511) |
| Dont part du Groupe | 14 925 | (511) |
| Dont participations ne donnant pas le contrôle | ‐ | ‐ |
4 Détail des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine exerce l'essentiel de son activité en France, dans un seul secteur d'activité et dans la banque de proximité. Cela ne justifie donc pas la production de tableaux détaillés par métier, par pôle d'activité par zones géographiques.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 | |
|---|---|---|---|
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 48 841 | 55 378 | |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 301 384 | 363 973 | |
| Instruments de capitaux propres | 23 315 | 22 568 | |
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI (1) | 278 069 | 341 405 | |
| Autres instruments de dettes à la juste valeur par résultat par nature | ‐ | ‐ | |
| Actifs représentatifs de contrats en unités de compte | ‐ | ‐ | |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | |
| Valeur au bilan | 350 225 | 419 351 | |
| Dont Titres prêtés | ‐ | ‐ |
(1) Dont 265 990 milliers d'euros d'OPCVM au 30 juin 2023 (contre 329 870 milliers d'euros au 31 décembre 2022)
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 46 567 | 53 529 |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ |
| Valeur au bilan | 46 567 | 53 529 |
| 30/06/2023 | 31/12/2022 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan |
Gains latents | Pertes latentes |
Valeur au bilan |
Gains latents | Pertes latentes |
|
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
118 207 | 10 528 | (11 031) | 112 122 | 12 390 | (12 975) | |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 146 582 | 272 806 | (10 372) | 1 109 035 | 257 929 | (10 823) | |
| Total | 1 264 789 | 283 334 | (21 403) | 1 221 157 | 270 319 | (23 798) |
| 30/06/2023 | 31/12/2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur au | Gains | Pertes | Valeur au | Gains | Pertes |
| bilan | latents | latentes | bilan | latents | latentes | |
| Effets publics et valeurs assimilées | 8 591 | ‐ | (1 211) | 12 734 | ‐ | (1 670) |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 109 616 | 10 528 | (9 820) | 99 388 | 12 390 | (11 305) |
| Total des titres de dettes | 118 207 | 10 528 | (11 031) | 112 122 | 12 390 | (12 975) |
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Prêts et créances sur la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Total des prêts et créances | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Total Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur | 118 207 | 10 528 | (11 031) | 112 122 | 12 390 | (12 975) |
| par capitaux propres recyclables | ||||||
| Impôts sur les bénéfices | (2 719) | 2 849 | (3 200) | 3 351 | ||
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d'impôt) |
7 809 | (8 182) | 9 190 | (9 624) |
| 30/06/2023 | 31/12/2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
| Actions et autres titres à revenu variable | 6 570 | 488 | (274) | 6 570 | 488 | (273) |
| Titres de participation non consolidés | 1 140 012 | 272 318 | (10 098) 1 102 465 | 257 441 | (10 550) | |
| Total Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 146 582 | 272 806 | (10 372) 1 109 035 | 257 929 | (10 823) | |
| Impôts sur les bénéfices | (7 811) | 71 | (7 350) | 71 | ||
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d'impôt) |
264 995 | (10 301) | 250 579 | (10 752) |
| 30/06/2023 | 31/12/2022 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Juste Valeur à la date de décompta bilisation |
Gains cumulés réalisés (1) |
Pertes cumulées réalisées (1) |
Juste Valeur à la date de décompta bilisation |
Gains cumulés réalisés (1) |
Pertes cumulées réalisées (1) |
| Actions et autres titres à revenu variable | ‐ | ‐ | ‐ | 518 | 9 | ‐ |
| Titres de participation non consolidés | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Total Placements dans des instruments de capitaux propres Impôts sur |
‐ | ‐ | ‐ | 518 | 9 | ‐ |
| les bénéfices | ‐ | ‐ | 2 | ‐ | ||
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d'impôt) |
‐ | ‐ | 11 | ‐ |
(1) Les profits et pertes réalisés sont transférés en réserves consolidées au moment de la décomptabilisation de l'instrument concerné.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Prêts et créances sur les établissements de crédit Prêts et | 2 175 322 | 2 940 193 |
| créances sur la clientèle | 15 174 359 | 14 657 905 |
| Titres de dettes | 569 442 | 484 467 |
| Valeur au bilan | 17 919 123 | 18 082 565 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Etablissements de crédit Comptes et | ||
| prêts | 111 104 | 84 848 |
| dont comptes ordinaires débiteurs non douteux (1) | 110 546 | 84 249 |
| dont comptes et prêts au jour le jour non douteux (1) | ‐ | ‐ |
| Valeurs reçues en pension | ‐ | ‐ |
| Titres reçus en pension livrée | 47 179 | ‐ |
| Prêts subordonnés | ‐ | ‐ |
| Autres prêts et créances | ‐ | ‐ |
| Valeur brute Dépréciations | 158 283 | 84 848 |
| ‐ | ‐ | |
| Valeur nette des prêts et créances auprès des établissements de crédit | 158 283 | 84 848 |
| Opérations internes au Crédit Agricole Comptes | ||
| ordinaires | 351 355 | 999 132 |
| Titres reçus en pension livrée | ‐ | ‐ |
| Comptes et avances à terme | 1 665 684 | 1 856 213 |
| Prêts subordonnés | ‐ | ‐ |
| Total Prêts et créances internes au Crédit Agricole | 2 017 039 | 2 855 345 |
| Valeur au bilan | 2 175 322 | 2 940 193 |
(1) Ces opérations composent pour partie la rubrique "Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit" du Tableau des flux de trésorerie.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Opérations avec la clientèle | ||
| Créances commerciales | 13 617 | 15 066 |
| Autres concours à la clientèle | 15 388 148 | 14 832 732 |
| Valeurs reçues en pension | ‐ | ‐ |
| Titres reçus en pension livrée | ‐ | ‐ |
| Prêts subordonnés | 337 | 339 |
| Créances nées d'opérations d'assurance directe | ‐ | ‐ |
| Créances nées d'opérations de réassurance | ‐ | ‐ |
| Avances en comptes courants d'associés | 11 699 | 38 575 |
| Comptes ordinaires débiteurs | 45 855 | 40 594 |
| Valeur brute | 15 459 656 | 14 927 306 |
| Dépréciations | (285 297) | (269 401) |
| Valeur nette des prêts et créances auprès de la clientèle | 15 174 359 | 14 657 905 |
| Opérations de location-financement | ||
| Location-financement immobilier | ‐ | ‐ |
| Location-financement mobilier, location simple et opérations assimilées | ‐ | ‐ |
| Valeur brute | ‐ | ‐ |
| Dépréciations | ‐ | ‐ |
| Valeur nette des opérations de location-financement | ‐ | ‐ |
| Valeur au bilan | 15 174 359 | 14 657 905 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Effets publics et valeurs assimilées | 170 066 | 153 898 |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 399 737 | 330 895 |
| Total | 569 803 | 484 793 |
| Dépréciations | (361) | (326) |
| Valeur au bilan | 569 442 | 484 467 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Dettes envers les établissements de crédit | 12 011 552 4 794 | 12 169 888 |
| Dettes envers la clientèle | 424 | 4 719 310 |
| Dettes représentées par un titre | 34 561 | 77 646 |
| Valeur au bilan | 16 840 537 | 16 966 844 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Etablissements de crédit | ||
| Comptes et emprunts | 1 049 281 | 2 147 |
| dont comptes ordinaires créditeurs (1) | 1 976 | |
| dont comptes et emprunts au jour le jour (1) | ‐ | ‐ |
| Valeurs données en pension | ‐ | ‐ |
| Titres donnés en pension livrée | 194 242 | 145 061 |
| Total | 195 291 | 147 208 |
| Opérations internes au Crédit Agricole | ||
| Comptes ordinaires créditeurs | ‐ | ‐ |
| Titres donnés en pension livrée | ‐ | ‐ |
| Comptes et avances à terme | 11 816 261 | 12 022 680 |
| Total | 11 816 261 | 12 022 680 |
| Valeur au bilan | 12 011 552 | 12 169 888 |
(1) Ces opérations composent pour partie la rubrique "Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit" du Tableau des flux de trésorerie.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Comptes ordinaires créditeurs | 3 580 609 87 366 | 4 011 442 |
| Comptes d'épargne à régime spécial | 98 803 | |
| Autres dettes envers la clientèle | 1 126 449 | 609 065 |
| Titres donnés en pension livrée | ‐ | ‐ |
| Valeur au bilan | 4 794 424 | 4 719 310 |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Bons de caisse | ‐ | ‐ |
| Titres du marché interbancaire | ‐ | ‐ |
| Titres de créances négociables | 2 502 | 27 420 |
| Emprunts obligataires | 32 059 | 50 226 |
| Autres dettes représentées par un titre | ‐ | ‐ |
| Valeur au bilan | 34 561 | 77 646 |
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas d'actifs non courants destinés à être cédés ni d'activités abandonnées.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2022 | Variations de périmètre |
Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Ecarts de conversion |
Autres mouvements |
30/06/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur brute | 24 946 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 24 946 |
| Amortissements et dépréciations |
(13 505) | ‐ | (364) | ‐ | ‐ | (1) | (13 870) |
| Valeur au bilan (1) | 11 441 | ‐ | (364) | ‐ | ‐ | (1) | 11 076 |
(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple
| (en milliers d'euros) | 31/12/2021 | Variations de périmètre |
Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Ecarts de Autres conversion mouvements |
31/12/2022 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur brute | 25 987 | ‐ | 30 | (1 071) | ‐ | ‐ | 24 946 |
| Amortissements et dépréciations |
(13 057) | ‐ | (746) | 298 | ‐ | ‐ | (13 505) |
| Valeur au bilan (1) | 12 930 | ‐ | (716) | (773) | ‐ | ‐ | 11 441 |
(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'est pas concerné par des écarts d'acquisition.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2022 | Variations de périmètre |
Dotations | Reprises utilisées |
Reprises non utilisées |
Ecarts de conversion |
Autres mouvements |
30/06/2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Risques sur les produits épargne-logement | 10 089 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 10 089 |
| Risques d'exécution des engagements par signature | 39 688 | ‐ | 43 163 | ‐ | (45 773) | ‐ | ‐ | 37 078 |
| Risques opérationnels | 2 001 | ‐ | ‐ | ‐ | (807) | ‐ | ‐ | 1 194 |
| Engagements sociaux (retraites) et assimilés | 745 | ‐ | 1 057 | (745) | ‐ | ‐ | (327) | 730 |
| Litiges divers | 5 680 | ‐ | 83 | (22) | (164) | ‐ | ‐ | 5 577 |
| Participations | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Restructurations | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Autres risques | 753 | ‐ | 1 509 | (353) | (16) | ‐ | (1) | 1 892 |
| TOTAL | 58 956 | ‐ | 45 812 | (1 120) | (46 760) | ‐ | (328) | 56 560 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2021 | Variations de périmètre |
Dotations | Reprises utilisées |
Reprises non utilisées |
Ecarts de conversion |
Autres mouvements |
31/12/2022 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Risques sur les produits épargne-logement | 20 948 | ‐ | ‐ | ‐ | (10 859) | ‐ | ‐ | 10 089 |
| Risques d'exécution des engagements par signature | 29 965 | ‐ | 109 365 | ‐ | (99 643) | ‐ | 1 | 39 688 |
| Risques opérationnels | 2 097 | ‐ | 125 | (14) | (207) | ‐ | ‐ | 2 001 |
| Engagements sociaux (retraites) et assimilés | 2 595 | ‐ | 15 | (114) | ‐ | ‐ | (1 751) | 745 |
| Litiges divers | 7 745 | ‐ | 525 | (388) | (2 202) | ‐ | ‐ | 5 680 |
| Participations | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Restructurations | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Autres risques | 799 | ‐ | 446 | (462) | (30) | ‐ | ‐ | 753 |
| TOTAL | 64 149 | ‐ | 110 476 | (978) | (112 941) | ‐ | (1 750) | 58 956 |
Stabilité de la provision pour risques sur les produits épargne logement.
Diminution de la provision sur les engagements de garantie (-1 512 milliers d'euros) et les engagements de financement (-1 098 milliers d'euros).
Cette provision est destinée à couvrir les risques d'insuffisance de conception, d'organisation et de mise en œuvre des procédures d'enregistrement dans le système comptable et plus généralement dans les systèmes d'information de l'ensemble des évènements relatifs aux opérations de l'établissement. Cette provision s'élève à 1 194 milliers d'euros au 30 juin 2023.
Diminution de la provision pour charges de retraite (-15 milliers d'euros).
Reprise de la provision sur divers litiges avec des clients (-103 milliers d'euros).
Diminution des provisions pour autres risques et charges (-1 139 milliers d'euros).
Litige image chèque
LCL et Crédit Agricole S.A., ainsi que 10 autres banques, ont reçu en mars 2008 une notification de griefs du Conseil de la concurrence (devenu l'Autorité de la concurrence).
Il leur est reproché d'avoir, de façon concertée, mis en place et appliqué des commissions interbancaires dans le cadre de l'encaissement des chèques, depuis le passage à l'échange image chèques, soit depuis 2002 jusqu'en 2007. Selon l'Autorité de la concurrence, ces commissions seraient constitutives d'ententes anticoncurrentielles sur les prix au sens des articles 81, paragraphe 1, du traité instituant la Communauté européenne et de l'article L. 4201 du Code de commerce, et auraient causé un dommage à l'économie. En défense, les banques ont réfuté catégoriquement le caractère anticoncurrentiel des commissions et contesté la régularité de la procédure suivie.
Par décision du 20 septembre 2010, l'Autorité de la concurrence a jugé que la Commission d'Échange Image Chèques (CEIC) était anticoncurrentielle par son objet et qu'elle a eu pour conséquence d'augmenter artificiellement les coûts supportés par les banques remettantes, ce qui a eu un impact défavorable sur le prix des services bancaires. Pour ce qui concerne l'une des commissions pour services connexes dite AOCT (Annulation d'Opérations Compensées à Tort), l'Autorité de la concurrence a enjoint les banques de procéder à la révision de leur montant dans les six mois de la notification de la décision. Les banques mises en cause ont été sanctionnées pour un montant global de 384,92 millions d'euros. LCL et le Crédit Agricole ont été condamnés à payer respectivement 20,7 millions d'euros et 82,1 millions d'euros pour la CEIC et 0,2 million d'euros et 0,8 million d'euros pour l'AOCT. L'ensemble des banques a fait appel de la décision devant la Cour d'appel de Paris. Cette dernière a, par un arrêt du 23 février 2012, annulé la décision estimant que l'Autorité de la concurrence n'avait pas démontré l'existence de restrictions de concurrence constitutives d'une entente par objet. L'Autorité de la concurrence s'est pourvue en cassation le 23 mars 2012.La Cour de cassation a cassé, le 14 avril 2015, la décision de la Cour d'appel de Paris du 23 février 2012 et renvoyé l'affaire devant cette même Cour, autrement composée, au seul motif que les interventions volontaires des associations UFC - Que Choisir et l'ADUMPE devant la Cour d'appel ont été déclarées sans objet, sans que les moyens de ces parties ne soient examinés par la Cour.
La Cour de cassation n'a pas tranché l'affaire sur le fond et le Crédit Agricole a saisi la juridiction de renvoi. La Cour d'Appel de Paris a rendu sa décision le 21 décembre 2017. Elle a confirmé la décision de l'Autorité de la concurrence du 20 septembre 2010 tout en réduisant de 82 940 000 euros à 76 560 000 euros les sanctions pécuniaires infligées au Crédit Agricole. La sanction pour LCL est demeurée inchangée à 20 930 000 euros. Comme les autres banques parties à cette procédure, LCL et le Crédit Agricole se sont pourvus en cassation. Par une décision du 29 janvier 2020, la Cour de cassation a cassé l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 21 décembre 2017 au motif que la Cour d'appel n'avait pas caractérisé l'existence de restrictions de concurrence par objet et renvoyé l'affaire devant la Cour d'appel de Paris autrement composée.
La Cour d'appel de Paris a rendu un arrêt le 2 décembre 2021 reformant la quasi-intégralité de la décision de l'Autorité de la Concurrence de 2010, condamnant cette dernière aux dépens et ouvrant droit au remboursement des sommes versées par les banques en application de la décision reformée assorties des intérêts au taux légal à compter du 2 décembre 2021.
Le 31 décembre 2021, l'Autorité de la concurrence s'est pourvue en cassation contre l'arrêt de la Cour d'appel de Paris du 2 décembre 2021.
Du fait du caractère exécutoire de l'arrêt de la Cour d'appel de Paris, un produit de 807 milliers d'euros a été constaté. Néanmoins, compte tenu du pourvoi formé en cassation, une provision du même montant a été constatée dans les comptes de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine au 31 décembre 2021. Les dépôts des mémoires des deux parties ont été effectués sur l'année 2022.
Le 28 juin 2023, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l'Autorité, clôturant ainsi la procédure.
Dans ce contexte, la provision comptabilisée au 31 décembre 2021 a été reprise dans les comptes du 30 juin 2023.
Provisions Epargne Logement
Comme indiqué dans nos états financiers consolidés au 31 décembre 2022, la mise à jour selon les modèles actuels du calcul de la provision Epargne Logement, qui démontrent une forte sensibilité aux paramètres de taux et de liquidité et à la projection des encours en risque, aurait dû entraîner une reprise mécanique de provision sur le second semestre 2022 du montant provisionné au 30 juin 2022 de 66 %.
Dans un contexte de volatilité des taux, et notamment de hausse rapide depuis 2022, à des niveaux inconnus depuis plus de 10 ans, il est apparu pertinent de ne pas comptabiliser une telle reprise de provision afin d'évaluer les impacts de ce nouvel environnement, notamment sur les modèles comportementaux de calcul de la provision. Les conditions de marché observées sur ce 1er semestre 2023 nous incitent à reconduire la décision du 31 décembre 2022. La provision au 30 juin 2023 a donc été figée à son niveau du 30 juin 2022 (après une reprise de 10 859 milliers d'euros au cours du premier semestre 2022) et nous semble représenter au mieux la réalité des risques à la fin du premier semestre 2023.
Des travaux sont menés en 2023 sur ces modèles pour évaluer leur robustesse dans ce nouveau contexte. Ces travaux seront finalisés au cours du second semestre 2023 et conduiront à un ajustement de la provision Epargne Logement au 31 décembre 2023 afin de représenter au mieux notre appréciation du risque encourus sur ces produits d'épargne réglementée tenant compte du nouvel environnement économique et financiers et conditions de marché.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas de dettes subordonnées au bilan.
Au 30 juin 2023, la répartition du capital et des droits de vote est la suivante :
| Nombre de titres au |
Nombre de titres |
Nombre de titres |
Nombre de titres au |
% du capital |
% des droits de vote |
|
|---|---|---|---|---|---|---|
| Répartition du capital de la Caisse Régionale | 31/12/2022 | émis | remboursés | 30/06/2023 | ||
| Certificats Coopératifs d'investissements (CCI) | 2 268 154 | 5 015 | 5 015 | 2 268 154 | 37,43% | 0,00% |
| Dont part du Public | 1 242 252 | ‐ | 5 015 | 1 237 237 | 20,42% | 0,00% |
| Dont part Sacam Mutualisation | 999 476 | ‐ | ‐ | 999 476 | 16,50% | 0,00% |
| Dont part autodétenue | 26 426 | 5 015 | ‐ | 31 441 | 0,52% | 0,00% |
| Certificats Coopératifs d'associés (CCA) | 515 730 | ‐ | ‐ | 515 730 | 8,51% | 0,00% |
| Dont part du Public | 515 730 | ‐ | ‐ | 515 730 | 8,51% | 0,00% |
| Dont part Crédit Agricole S.A. | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 0,00% | 0,00% |
| Dont part Sacam Mutualisation | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 0,00% | 0,00% |
| Parts sociales | 3 275 158 | 2 | ‐ | 3 275 160 | 54,05% | 100,00% |
| Dont 46 Caisses Locales | 3 275 129 | ‐ | ‐ | 3 275 129 | 54,05% | 100,00% |
| Dont 14 administrateurs de la Caisse Régionale | 28 | 2 | ‐ | 30 | 0,00% | 0,00% |
| Dont Crédit Agricole S.A. | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 0,00% | 0,00% |
| Dont Sacam Mutualisation | 1 | ‐ | ‐ | 1 | 0,00% | 0,00% |
| Dont Autres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | 0,00% | 0,00% |
| Total | 6 059 042 | 5 017 | 5 015 | 6 059 044 | 100,00% | 100,00% |
La valeur nominale des titres est de 15,25 euros et le montant total du capital est de 92 400 milliers d'euros.
Au titre de l'exercice 2022, l'Assemblée générale du 30/03/2023 de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine a approuvé le versement d'un dividende net par CCI et CCA de 2,39 euros.
| Année de rattachement du dividende |
Par CCI | Par CCA | Intérêts aux parts sociales versés par les Caisses locales |
Sous total | Intérêts s aux Parts sociales versés par la Caisse Régionale |
Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant Net | Montant Net | Montant Net | Montant Net | Montant Net | Montant Net | |
| 2018 | 7 402 | 1 681 | 2 557 | 11 640 | 897 | 12 537 |
| 2019 | 6 082 | 1 382 | 1 999 | 9 463 | 648 | 10 111 |
| 2020 | 4 262 | 970 | 1 968 | 7 200 | 598 | 7 798 |
| 2021 | 4 884 | 1 119 | 2 357 | 8 360 | 1 096 | 9 456 |
| 2022 | 5 347 | 1 233 | 3 800 | 10 380 | 1 299 | 11 679 |
Les montants relatifs aux dividendes figurent dans le tableau de variation des capitaux propres. Ils s'élèvent à 10 380 milliers d'euros en 2023 contre 8 360 milliers d'euros en 2022.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Engagements donnés | 2 349 635 | 2 441 660 |
| Engagements de financement | 1 547 740 | 1 638 807 |
| Engagements en faveur des établissements de crédit | ‐ | ‐ |
| Engagements en faveur de la clientèle | 1 547 740 | 1 638 807 |
| Engagements de garantie | 801 895 | 802 853 |
| Engagements d'ordre des établissements de crédit | 11 777 | 11 779 |
| Engagements d'ordre de la clientèle | 790 118 | 791 074 |
| Engagements sur titres | ‐ | ‐ |
| Titres à livrer | ‐ | ‐ |
| Engagements reçus | 6 854 806 | 6 611 667 |
| Engagements de financement | 13 410 | 12 615 |
| Engagements reçus des établissements de crédit | 13 410 | 12 615 |
| Engagements reçus de la clientèle | ‐ | ‐ |
| Engagements de garantie | 6 841 396 | 6 599 052 |
| Engagements reçus des établissements de crédit | 545 808 | 499 897 |
| Engagements reçus de la clientèle | 6 295 588 | 6 099 155 |
| Engagements sur titres | ‐ | ‐ |
| Titres à recevoir | ‐ | ‐ |
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | 31/12/2022 |
|---|---|---|
| Valeur comptable des actifs financiers remis en garantie (dont actifs transférés) | ||
| (1) | ||
| Titres et créances apportées en garanties des dispositifs de refinancement (Banque | 3 023 383 | 6 625 126 |
| de France, CRH …) | ||
| Titres prêtés | ‐ | ‐ |
| Dépôts de garantie sur opérations de marché | 686 | 387 |
| Autres dépôts de garantie | ‐ | ‐ |
| Titres et valeurs donnés en pension | 194 242 | 145 061 |
| Total de la valeur comptable des actifs financiers remis en garantie | 3 218 311 | 6 770 574 |
| Valeur comptable des actifs financiers reçus en garantie | ‐ | |
| Autres dépôts de garantie | ‐ | ‐ |
| Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés (2) | ‐ | |
| Titres empruntés | 182 | 145 |
| Titres et valeurs reçus en pension | 49 518 | ‐ |
| Titres vendus à découvert | ‐ | ‐ |
| Total Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés | 49 700 | 145 |
(1) Voir paragraphe 'Informations relatives aux parties liées'
(2) Titres reçus en pension pour 49 millions d'euros.
Au 30 juin 2023, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas utilisé les titres souscrits auprès des "FCT Crédit Agricole Habitat" comme dispositif de refinancement.
Le 23 mars 2022, le conseil des gouverneurs de la Banque Centrale européenne a décidé de lever progressivement les mesures temporaires d'assouplissement des garanties de politique monétaire introduites en réponse à la pandémie de covid-19.
Dans ce contexte, la Banque de France a mis fin, à compter du 30 juin 2023, à l'éligibilité des prêts immobiliers résidentiels dans le cadre des dispositifs exceptionnels mis en place en 2011 en réponse à la crise financière et modifier en conséquence la décision du Gouverneur 2022-04 du 30 juin 2022.
En conséquence, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine ne postera plus 3 495 M€ de créance immobilière auprès de la Banque de France.
Au cours du premier semestre 2023, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine a apporté 3 023 383 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refinancement, contre 6 625 126 milliers d'euros au 31 décembre 2022. La Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.
En particulier, la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine a apporté :
1 898 147 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refinancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 5 554 785 milliers d'euros au 31 décembre 2022 (cf commentaire ci-dessus) ;
139 880 milliers d'euros de créances hypothécaires à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refinancement auprès de la CRH (Caisse de Refinancement de l'Habitat), contre 127 634 milliers d'euros au 31 décembre 2022 ;
985 356 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refinancement, contre 942 707 milliers d'euros au 31 décembre 2022.
Les reclassements ne sont effectués que dans des circonstances rares résultant d'une décision prise par la Direction Générale de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine à la suite de changements internes ou externes : changements importants par rapport à l'activité de la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine.
La Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas opéré en 2023 de reclassement au titre du paragraphe 4.4.1 d'IFRS 9.
Les montants présentés incluent les créances et dettes rattachées et sont nets de dépréciation.
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 48 841 | ‐ | 48 841 | ‐ |
| Créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Titres reçus en pension livrée | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Valeurs reçues en pension | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Titres détenus à des fins de transaction | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Instruments dérivés | 48 841 | ‐ | 48 841 | ‐ |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 301 384 | 196 908 | 17 959 | 86 517 |
| Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat | 23 315 | 1 | 1 034 | 22 280 |
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 278 069 | 196 907 | 16 925 | 64 237 |
| Créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur la clientèle | 801 | ‐ | ‐ | 801 |
| Titres de dettes | 277 268 | 196 907 | 16 925 | 63 436 |
| Autres instruments de dettes à la juste valeur par résultat par nature | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Actifs représentatifs de contrats en unités de compte | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Titres à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 1 264 789 | 118 156 | 1 101 480 | 45 153 |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables | 1 146 582 | ‐ | 1 101 429 | 45 153 |
| Instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables | 118 207 | 118 156 | 51 | ‐ |
| Instruments dérivés de couverture | 747 204 | ‐ | 747 204 | ‐ |
| TOTAL ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR | 2 362 218 | 315 064 | 1 915 484 | 131 670 |
| Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables | ‐ | ‐ | ||
TOTAL DES TRANSFERTS VERS CHACUN DES NIVEAUX ‐ ‐ ‐
| (en milliers d'euros) | 31/12/2022 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 55 378 | ‐ | 55 378 | ‐ |
| Créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Titres reçus en pension livrée | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Valeurs reçues en pension | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Titres détenus à des fins de transaction | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Instruments dérivés | 55 378 | ‐ | 55 378 | ‐ |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 363 973 | 265 811 | 12 752 | 85 410 |
| Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat | 22 568 | ‐ | 795 | 21 773 |
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 341 405 | 265 811 | 11 957 | 63 637 |
| Créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur la clientèle | 744 | ‐ | ‐ | 744 |
| Titres de dettes | 340 661 | 265 811 | 11 957 | 62 893 |
| Autres instruments de dettes à la juste valeur par résultat par nature | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Actifs représentatifs de contrats en unités de compte | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Créances sur la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Titres à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 1 221 157 | 112 072 | 1 060 892 | 48 193 |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables | 1 109 035 | ‐ | 1 060 842 | 48 193 |
| Instruments de dettes comptabilisés en capitaux propres recyclables | 112 122 | 112 072 | 50 | ‐ |
| Instruments dérivés de couverture | 784 495 | ‐ | 784 495 | ‐ |
| TOTAL ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR | 2 425 003 | 377 883 | 1 913 517 | 133 603 |
| Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables | ‐ | ‐ |
TOTAL DES TRANSFERTS VERS CHACUN DES NIVEAUX ‐ ‐ ‐
| (en milliers d'euros) | 30/06/2023 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 46 567 | 182 | 46 385 | ‐ |
| Titres vendus à découvert | 182 | 182 | ‐ | ‐ |
| Titres donnés en pension livrée | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dettes représentées par un titre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dettes envers les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dettes envers la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Instruments dérivés | 46 385 | ‐ | 46 385 | ‐ |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Instruments dérivés de couverture | 20 019 | ‐ | 20 019 | ‐ |
| Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur | 66 586 | 182 | 66 404 | ‐ |
| Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables | ‐ | ‐ |
Total des transferts vers chacun des niveaux ‐ ‐ ‐
| (en milliers d'euros) | 31/12/2022 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 53 529 | 145 | 53 384 | ‐ |
| Titres vendus à découvert | 145 | 145 | ‐ | ‐ |
| Titres donnés en pension livrée | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dettes représentées par un titre | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dettes envers les établissements de crédit | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dettes envers la clientèle | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Instruments dérivés | 53 384 | ‐ | 53 384 | ‐ |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Instruments dérivés de couverture | 14 246 | ‐ | 14 246 | ‐ |
| Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur | 67 775 | 145 | 67 630 | ‐ |
| Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données observables | ‐ | ‐ | ||
| Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données non observables | ‐ | ‐ |
Total des transferts vers chacun des niveaux ‐ ‐ ‐
| Tableau 1 sur 3 | Total Actifs financiers valorisés à |
Actifs financiers détenus à des fins de transaction | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | la juste Valeur selon le niveau 3 |
Créances sur les établissements de crédit |
Créances sur la clientèle | Titres reçus en pension livrée Valeurs reçues en pension Titres détenus à des fins de | transaction | Instruments dérivés | |
| Solde de clôture (31/12/2022) | 133 603 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Gains /pertes de la période (1) | (1 993) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Comptabilisés en résultat | 1 247 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Comptabilisés en capitaux propres | (3 240) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Achats de la période | 257 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Ventes de la période | (239) ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | |
| Emissions de la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dénouements de la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Reclassements de la période | 42 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Variations liées au périmètre de la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts vers niveau 3 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts hors niveau 3 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Solde de clôture (30/06/2023) | 131 670 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Tableau 2 sur 3 | Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat |
Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur | option | |||||
| (en milliers d'euros) | Actions et autres titres à revenu variable et titres de participation non consolidés |
Créances sur les établissements de crédit |
Créances sur la clientèle |
Titres de dettes | Autres instruments de dettes à la juste valeur par résultat par nature |
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte |
Créances sur les établissements de crédit |
Créances sur la clientèle |
Titres de dettes |
| Solde de clôture (31/12/2022) | 21 773 | ‐ | 744 | 62 893 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Gains /pertes de la période (1) | 507 | ‐ | ‐ | 740 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Comptabilisés en résultat | 507 | ‐ | ‐ | 740 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Comptabilisés en capitaux propres | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Achats de la période | ‐ | ‐ | 57 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Ventes de la période | ‐ | ‐ | ‐ | (239) | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Emissions de la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dénouements de la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Reclassements de la période | ‐ | ‐ | ‐ | 42 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Variations liées au périmètre de la période | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts vers niveau 3 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts hors niveau 3 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Solde de clôture (30/06/2023) | 22 280 | ‐ | 801 | 63 436 | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ | ‐ |
| Tableau 3 sur 3 | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | ||
|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
Instruments de dettes comptabilisés en à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
Instruments dérivés de couverture |
| Solde de clôture (31/12/2022) | 48 193 | ‐ | ‐ |
| Gains /pertes de la période (1) | (3 240) | ‐ | ‐ |
| Comptabilisés en résultat | ‐ | ‐ | ‐ |
| Comptabilisés en capitaux propres | (3 240) | ‐ | ‐ |
| Achats de la période | 200 | ‐ | ‐ |
| Ventes de la période | ‐ | ‐ | ‐ |
| Emissions de la période | ‐ | ‐ | ‐ |
| Dénouements de la période | ‐ | ‐ | ‐ |
| Reclassements de la période | ‐ | ‐ | ‐ |
| Variations liées au périmètre de la période | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts vers niveau 3 | ‐ | ‐ | ‐ |
| Transferts hors niveau 3 | ‐ | ‐ | ‐ |
| Solde de clôture (30/06/2023) | 45 153 | ‐ | ‐ |
(1) Ce solde inclut les gains et pertes de la période provenant des actifs détenus au bilan à la date de la clôture pour les montants suivants :
| Gains/ pertes de la période provenant des actifs de niveau 3 détenus au bilan en date de clôture | (2 007) |
|---|---|
| Comptabilisés en résultat | 1 233 |
| Comptabilisés en capitaux propres | (3 240) |
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas de passifs financiers valorisés à la Juste Valeur selon le niveau 3.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas constaté d'impacts des évolutions comptables.
La réforme des indices de taux IBOR (InterBank Offered Rates) initiée par le Conseil de Stabilité Financière en 2014, vise à remplacer ces indices par des taux alternatifs et plus particulièrement par des Risk Free Rates (RFR).
Cette réforme s'est accélérée le 5 mars 2021 lorsque l'IBA – l'administrateur du LIBOR – a confirmé le jalon important de fin 2021 pour l'arrêt de la publication ou la non représentativité des LIBOR, sauf sur les tenors les plus utilisés du LIBOR USD (échéances au jour le jour, un, trois, six et douze mois) pour lesquels la date a été fixée au 30 juin 2023.
Depuis cette date, d'autres annonces sont intervenues :
• La cessation de la publication de plusieurs indices calculés sur la base des swaps référençant le LIBOR USD fin juin 2023 : ICE SWAP RATE USD, MIFOR (Inde), SOR (Singapour) et THBFIX (Thaïlande) ;
• La cessation du MosPrime (Russie) après le 30 juin 2023, du CDOR (Canada) après le 28 juin 2024 sur les ténors non encore arrêtés (un, deux et trois mois) et plus récemment, l'arrêt du WIBOR - indice de référence polonais, classifié critique par la Commission Européenne - à horizon fin 2024.
Dès 2019, le Groupe Crédit Agricole s'est organisé pour préparer et encadrer la transition des indices de taux pour l'ensemble de ses activités. Ces transitions s'inscrivent dans les calendriers et standards définis par les travaux de place dont certains auxquels le Crédit Agricole participe et le cadre réglementaire européen (BMR).
Conformément aux recommandations des groupes de travail nationaux et des autorités, le Groupe Crédit Agricole préconise et privilégie des bascules vers les indices alternatifs par anticipation de la disparition des indices de référence tout en visant le respect des échéances fixées par la place voire imposées par les autorités.
De manière générale, la réalisation ordonnée et maitrisée des transitions est aujourd'hui garantie par les efforts menés par le Groupe pour mettre à niveau ses outils et ses processus ainsi que par la forte mobilisation des équipes support et des métiers pour absorber la charge de travail induite par les transitions, notamment pour la renégociation des contrats.
L'ensemble des actions entreprises depuis 2019 permet ainsi aux entités du Groupe d'assurer la continuité de leur activité après la disparition des IBOR et d'être en capacité de gérer les nouvelles offres de produits référençant des RFR ou certains RFR à terme tout en limitant les risques opérationnels et commerciaux après la cessation des indices.
Cette transition impacte en tout premier lieu la banque d'investissement CACIB, entité du Groupe la plus exposée au LIBOR USD et pour laquelle la transition des stocks de contrats a démarré en 2022.
La très forte mobilisation des équipes et l'organisation mise en place ont permis de mener à bien la transition de la quasi-totalité du stock de contrats et de limiter l'usage du LIBOR USD synthétique. Ainsi :
• Les prêts, les lignes de crédit ainsi que les instruments de couverture associés ont prioritairement été basculés vers un indice alternatif à travers une renégociation anticipée ;
• L'essentiel des dérivés non compensés couverts par le protocole ISDA a été transitionné par activation de la clause de fallback à la disparition de l'indice et les clients non adhérents au protocole ont été contactés afin d'initier une renégociation bilatérale. Les chambres de compensation ont quant à elles réalisé la transition des dérivés compensés au second trimestre 2023 ;
La migration opérationnelle des contrats s'est appuyée sur l'ensemble des processus et outils préalablement développés pour la transition des contrats indexés sur les taux IBOR dont la publication ou la non représentativité a cessé fin 2021. Le Groupe a également pu bénéficier pour certains de ces contrats et instruments financiers du dispositif mis en place par les autorités américaines qui ont validé la désignation d'un taux de remplacement statutaire pérenne du LIBOR USD pour les contrats de droit américain.
La transition se poursuivra au second semestre 2023 pour quelques contrats avec l'objectif de finaliser la bascule effective avant la première période d'intérêt basée sur l'indice de substitution. Cela concerne plus particulièrement l'activité de leasing de CAL&F et certains contrats et instruments financiers chez CACIB pour lesquels les discussions avec les contreparties n'étaient pas totalement finalisées fin juin.
Suite à la consultation lancée en novembre 2022, la Financial Conduct Authority (FCA) britannique a confirmé la mise en œuvre d'un LIBOR synthétique pour les ténors un, trois et six mois. Bien que le Groupe Crédit Agricole se soit organisé pour faire un usage très limité du LIBOR USD synthétique, il a soutenu à travers sa banque d'investissement CACIB l'ajout d'une option pour un LIBOR synthétique qui pourrait être activé au-delà du 30 septembre 2024 si la situation l'exigeait.
Le Groupe reste très vigilant à l'usage qui est fait par le marché du Term SOFR et a mis en place des règles strictes pour garantir le respect des recommandations émises par l'ARRC afin de limiter son usage sur les dérivés.
Hors WIBOR également utilisé au sein du Groupe Crédit Agricole par CA Pologne (banque de détail) et CAL&F au travers de l'entité EFL (leasing), les transitions sur les indices autres que le LIBOR USD concernent presque exclusivement la banque d'investissement.
Les enjeux s'avèrent assez peu significatifs à l'échelle du Groupe Crédit Agricole y compris pour les indices MIFOR, SOR, MosPrime, et THBFIX dont le stock de contrats est principalement composé de dérivés clearés. La transition des contrats a été finalisée avant le 30 juin 2023, date de la dernière publication de ces indices.
Pour les transitions à venir, des actions préliminaires ont déjà été engagées par les entités concernées pour établir un premier inventaire des clients et transactions exposées au WIBOR et CDOR.
Outre la préparation et la mise en œuvre du remplacement des indices de référence, depuis 2019 les travaux menés par le Groupe ont porté sur la gestion et le contrôle des risques inhérents aux transitions des indices de référence, notamment sur les volets financiers, opérationnels, juridiques et conformité en particulier sur le volet protection des clients (prévention du « conduct risk »).
Jusqu'en juin 2023, les risques liés à la réforme des taux interbancaires étaient concentrés sur la transition du LIBOR USD pour laquelle le marché s'est avéré être plus attentiste qu'il ne l'a été pour la transition des LIBOR GBP, JPY et CHF.
A compter du second semestre 2023, les risques associés à la réforme des taux concernent principalement la transition des indices WIBOR et CDOR pour lesquels les enjeux sont très localisés et jugés peu significatifs pour le Groupe Crédit Agricole. Néanmoins, afin de limiter au maximum les risques opérationnels et commerciaux inhérents aux transitions, les entités impactées organiseront lorsque cela sera possible des transitions proactives dans le respect des recommandations et jalons définis par les autorités.
Afin que les relations de couvertures comptables affectées par cette réforme des indices de référence puissent être maintenues malgré les incertitudes sur le calendrier et les modalités de transition entre les indices de taux actuels et les nouveaux indices, l'IASB a publié des amendements à IAS 39, IFRS 9 et IFRS 7 en septembre 2019 qui ont été adoptés par l'Union européenne le 15 janvier 2020. Le Groupe applique ces amendements tant que les incertitudes sur le devenir des indices auront des conséquences sur les montants et les échéances des flux d'intérêt et considère, à ce titre, que tous ses contrats de couverture sur les indices concernés, peuvent en bénéficier.
D'autres amendements, publiés par l'IASB en août 2020, complètent ceux publiés en 2019 et se concentrent sur les conséquences comptables du remplacement des anciens taux d'intérêt de référence par d'autres taux de référence à la suite des réformes.
Ces modifications, dites « Phase 2 », concernent principalement les modifications des flux de trésorerie contractuels. Elles permettent aux entités de ne pas dé-comptabiliser ou ajuster la valeur comptable des instruments financiers pour tenir compte des changements requis par la réforme, mais plutôt de mettre à jour le taux d'intérêt effectif pour refléter le changement du taux de référence alternatif.
En ce qui concerne la comptabilité de couverture, les entités n'auront pas à déqualifier leurs relations de couverture lorsqu'elles procèdent aux changements requis par la réforme et sous réserve d'équivalence économique.
Au 30 juin 2023, la ventilation par indice de référence Libor USD et des instruments basés sur les anciens taux de référence et qui doivent transiter vers les nouveaux taux avant leur maturité est la suivante :
| (en millions d'euros) | LIBOR USD | Autres indices |
|---|---|---|
| Total des actifs financiers hors dérivés | ‐ | |
| Total des passifs financiers hors dérivés | ‐ | |
| Total des notionnels des dérivés | ‐ |
Les encours reportés sont ceux dont la date d'échéance est ultérieure à la date de cessation ou de non représentativité de l'indice de référence. Pour le LIBOR USD par exemple, le 30/06/2023 correspond à la date de disparition ou de non représentativité des « tenors » JJ, 1 mois, 3 mois, 6 mois et 12 mois.
Pour les indices de référence dont la cessation ou la non représentativité a été fixée au 30/06/2023, les expositions reportées correspondent au stock résiduel d'opérations / contrats non effectivement transitionnés à cette date, n'ayant pas basculé par activation de la clause de fallback début juillet 2023 et n'entrant pas dans le champ d'application des dispositifs législatifs mis en oeuvre par les autorités compétentes.
S'agissant des instruments financiers non dérivés, les expositions correspondent aux nominaux des titres et au capital restant dû des instruments amortissables.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine n'a pas constaté d'impacts des évolutions comptables ou autres événements.
Les parties liées à la Caisse Régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine sont :
Pour la détermination d'une relation entre parties liées, il faut tenir compte de toute situation ayant existée au cours de l'exercice, même si elle ne s'applique plus à la date de clôture.
Les Caisses locales détiennent 3 275 129 parts sociales dans la Caisse Régionale pour un montant de 49 946 milliers d'euros.
Les Caisses locales détiennent également des comptes courants bloqués actualisés dans la Caisse Régionale pour un montant de 174 698 milliers d'euros.
Le groupe Crédit Agricole d'Ille et Vilaine n'a pas constaté d'évènements postérieurs à la clôture.
Monsieur Jean-Yves Carillet, Directeur Général de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Ille-et-Vilaine.
J'atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion présente un tableau fidèle de l'évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation et qu'il décrit les principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.
Fait à Rennes, le 15 Septembre 2023
Le Directeur Général
Jean-Yves CARILLET
Autorité bancaire européenne ou European Banking Authority (EBA)
Autorité de contrôle prudentiel et de résolution
Association française des entreprises privées/Mouvement des entreprises de France
Autorité des marchés financiers
Banque centrale européenne
Environnement, Social, Gouvernance
Entreprise de taille intermédiaire
International Financial Reporting Standards (Normes internationales d'information financière)
Petite et moyenne entreprise
Plan à moyen terme
Résultat brut d'exploitation
Responsabilité sociale (ou sociétale) d'entreprise
Supervisory Review and Evaluation Process
Très petites entreprises
Organisme spécialisé dans l'évaluation de la solvabilité d'émetteurs de titres de dettes, c'est-à-dire leur capacité à honorer leurs engagements (remboursement du capital et des intérêts dans la période contractuelle).
La gestion actif-passif consiste à gérer les risques structurels du bilan (taux, change, liquidité) ainsi que la politique de refinancement afin de protéger la valeur patrimoniale de la banque et/ou sa rentabilité future.
L'appétit au risque correspond au niveau de risque, par nature et par métier, que le Groupe est prêt à prendre au regard de ses objectifs stratégiques. Il s'exprime aussi bien au travers de critères quantitatifs que qualitatifs. L'exercice d'appétit au risque constitue un des outils de pilotage stratégique à la disposition des instances dirigeantes du Groupe.
Les fonds propres additionnels de catégorie 1 (Additional Tier 1) éligibles sous Bâle 3 correspondent aux instruments de dette perpétuelle, dégagés de toute incitation ou obligation de remboursement. Ils sont sujets à un mécanisme d'absorption des pertes lorsque le ratio CET1 est en dessous d'un certain seuil, fixé dans leur prospectus d'émission.
Part détenue par une société dans son propre capital. Les actions détenues en autocontrôle sont privées de droit de vote et n'entrent pas dans le calcul du BNPA, puisqu'elles ne reçoivent pas de dividendes et n'ont pas droit aux réserves.
Nouvelle évolution des standards prudentiels bancaires qui se substitue aux précédents accords de Bâle 2 en renforçant la qualité et la quantité de fonds propres minimaux que les établissements doivent détenir. Ils mettent également en œuvre des exigences minimales en termes de gestion du risque de liquidité (ratios quantitatifs), définissent des mesures visant à limiter la procyclicité du système financier (coussins de fonds propres qui varient en fonction du cycle économique) ou encore renforcent les exigences relatives aux établissements considérés comme systémiques. Dans l'Union européenne, ces standards prudentiels ont été mis en œuvre via la directive 2013/36/UE (CRD 4 – Capital Requirement Directive) et le règlement (UE) n° 575/2013 (CRR – Capital Requirement Regulation).
Les CCA sont des titres non cotés en bourse, négociables de gré à gré qui ne peuvent être émis que par des sociétés coopératives. Ils peuvent être souscrits par les Sociétaires de la Caisse régionale émettrice et des Caisses locales affiliées. Sans droit de vote, il donne à ses porteurs le droit à l'actif net et à la perception d'un dividende.
Les CCI sont des titres sans droit de vote, cotés en bourse, qui ne peuvent être émis que par des sociétés coopératives. Il donne à ses porteurs le droit à l'actif net et à la perception d'un dividende.
Le collatéral est un actif transférable ou une garantie apportée, servant de gage au remboursement d'un prêt dans le cas où le bénéficiaire de ce dernier ne pourrait pas satisfaire à ses obligations de paiement.
Le coefficient d'exploitation est un ratio calculé en divisant les charges d'exploitation par le Produit Net Bancaire ; il indique la part de Produit Net Bancaire nécessaire pour couvrir les charges.
Le coût du risque enregistre les dotations et les reprises de provisions sur l'ensemble des risques bancaires dont notamment les risques de crédit, de contrepartie (créances, titres, engagements hors bilan) et les risques opérationnels (litiges), ainsi que les pertes correspondantes non provisionnées.
Une créance douteuse est une créance dont le débiteur n'a pas versé les intérêts et les remboursements depuis un certain temps par rapport aux échéances du contrat de crédit, ou pour laquelle il existe un doute raisonnable que cela puisse être le cas.
Une créance dépréciée est une créance ayant fait l'objet d'une provision pour risque de non-remboursement.
Entité cotée du Groupe Crédit Agricole. Cet ensemble a pour société mère Crédit Agricole S.A. entité sociale. Son périmètre de consolidation comprend les filiales, coentreprises et entreprises associées, qu'elle détient directement ou indirectement.
Entité juridique exerçant la fonction d'organe central et de tête de réseau du Crédit Agricole et assurant l'unité financière du Groupe.
Le Credit Valuation Adjustment (ou ajustement de valeur de crédit) correspond à l'espérance de perte liée au risque de défaut d'une contrepartie et vise à prendre en compte le fait que la totalité de la valeur de marché positive d'un instrument ne puisse pas être recouvrée. La méthodologie de détermination du CVA repose essentiellement sur le recours aux paramètres de marché en lien avec les pratiques des opérateurs de marché.
Le Debit Valuation Adjustment (DVA) est le symétrique du CVA et représente l'espérance de perte du point de vue de la contrepartie sur les valorisations passives des instruments financiers. Il reflète l'effet de la qualité de crédit propre de l'entité sur la valorisation de ces instruments.
Une opération est dite "dilutive" quand elle réduit la part d'une action dans la valeur liquidative (par exemple l'actif net comptable par action) ou les résultats (par exemple le résultat net par action) d'une entreprise.
Le dividende est la part du bénéfice net ou des réserves qui est distribuée aux actionnaires. Son montant est proposé par le Conseil d'administration puis voté par l'Assemblée générale, après l'approbation des comptes de l'exercice écoulé.
Valeur exposée au risque : exposition du Groupe en cas de défaut de la contrepartie. L'EAD comprend les expositions inscrites au bilan et en hors-bilan. Les expositions hors bilan sont converties en équivalent bilan à l'aide de facteurs de conversion internes ou réglementaires (hypothèse de tirage).
Un écart d'acquisition ou survaleur est la différence entre le prix d'acquisition d'une entreprise et son actif net réévalué au moment de l'acquisition. Chaque année un test de dépréciation devra être fait, son éventuel impact étant porté au compte de résultat.
Ce sont les actifs (crédits, etc.) inscrits au bilan d'une banque, pondérés de façon prudentielle en fonction du risque de perte qu'ils portent et dont le total sert de dénominateur pour déterminer les principaux ratios de solvabilité.
La perte attendue est la perte susceptible d'être encourue en fonction de la qualité de la contrepartie compte tenu de la qualité du montage de la transaction et de toutes mesures prises pour atténuer le risque, telles que les sûretés réelles. Elle s'obtient en multipliant l'exposition en risque (EAD) par la probabilité de défaut (PD) et par le taux de perte (LGD).
Indicateur de l'activité opérationnelle non reflété dans les états financiers consolidés du Groupe et correspondant aux actifs de portefeuille commercialisés par le Groupe, qu'ils soient gérés, conseillés ou délégués à un gérant externe. L'encours sous gestion est mesuré pour chacun des fonds par la multiplication de la valeur liquidative unitaire (calculée par un valorisateur externe en conformité avec la réglementation en vigueur) par le nombre de parts/actions en circulation. Amundi consolide l'intégralité des encours sous gestion de ses joint-ventures.
Le Groupe Crédit Agricole (mais pas Crédit Agricole S.A.), figure dans la liste publiée par le Conseil de stabilité financière (FSB) en novembre 2012 puis mise à jour en novembre 2016 et qui comprend 30 établissements bancaires mondiaux, dits systémiques. Un établissement systémique devra mettre en place un coussin de fonds propres de base compris entre 1 % et 3,5 % par rapport aux exigences de Bâle 3.
Type d'OPCVM émettant des parts et n'ayant pas de personnalité juridique. L'investisseur, en achetant des parts, devient membre d'une copropriété de valeurs mobilières mais ne dispose d'aucun droit de vote. Il n'en est pas actionnaire. Un FCP est représenté et géré, sur les plans administratif, financier et comptable par une société de gestion unique qui peut elle-même déléguer ces tâches.
Métier financier consistant à gérer des valeurs mobilières ou autres actifs, pour compte propre ou pour compte de tiers (clientèle d'institutionnels ou de particuliers). En matière de gestion collective, les actifs sont gérés sous forme de fonds ou dans le cadre de mandats de gestion. Les produits sont adaptés pour répondre aux différentes attentes de la clientèle tant en termes de diversification géographique ou sectorielle, de gestion à court ou long terme que de niveau de risque souhaité.
Ce concept recouvre la mise en place dans l'entreprise de l'ensemble des mécanismes assurant la transparence, l'égalité entre actionnaires et l'équilibre des pouvoirs entre management et actionnaires. Ces mécanismes concernent : les modes d'élaboration et la mise en œuvre de la stratégie, le fonctionnement du Conseil d'administration, l'articulation des différents organes de direction, la politique de rémunération des dirigeants et des cadres.
Une green bond est une obligation "environnementale" émise par un organisme qualifié (entreprise, collectivité locale ou organisation internationale) destinée au financement de projets ou activités à visée écologique et/ou de conception durable. Ces instruments sont souvent utilisés dans le cadre du financement de l'agriculture durable, de la protection des écosystèmes, de l'énergie renouvelable et de cultures écologiques.
Cet ensemble est constitué de Crédit Agricole SA, des Caisses régionales et des Caisses locales.
Actifs liquides de haute qualité qui sont non grevés et qui peuvent être convertis en liquidités, facilement et immédiatement sur des marchés privés, dans l'hypothèse d'une crise de liquidité.
L'Indice de Recommandation Client mesure la propension des clients à recommander leur banque auprès de leur entourage. S'appuyant sur un dispositif d'écoute mené chaque trimestre, il permet d'évaluer le nombre de clients détracteurs, neutres et promoteurs.
L'Investissement Socialement Responsable consiste à intégrer de façon systématique et traçable des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance à la gestion financière.
Les investisseurs institutionnels sont des entreprises, organismes publics ou compagnies d'assurance dont une partie de l'activité est axée sur l'investissement en valeurs mobilières comme par exemple les actions de sociétés cotées. Entrent par exemple dans cette catégorie les sociétés de gestion, les assureurs, ainsi que les fonds de pension.
La perte en cas de défaut est le rapport entre la perte subie sur une exposition en cas de défaut d'une contrepartie et le montant de l'exposition au moment du défaut.
Mesure relative de la qualité de crédit, sous la forme d'une opinion émise par une agence de notation financière (Standard & Poor's, Moody's, Fitch Ratings, etc.). La notation peut s'appliquer à un émetteur (entreprise, État, collectivité publique) et/ou à des émissions (emprunts obligataires, titrisations, obligations sécurisées, etc.). La notation de crédit peut influencer les conditions de refinancement (en termes de prix et d'accès aux ressources) et l'image de l'émetteur dans le marché (voir "Agence de notation").
Le ratio NSFR vise à promouvoir la résilience à plus long terme en instaurant des incitations supplémentaires à l'intention des banques, afin qu'elles financent leurs activités aux ressources plus stables, notamment à maturités plus longues. Ce ratio structurel de liquidité à long terme sur une période d'un an, a été conçu pour limiter la transformation, c'est-à-dire le financement d'actifs long terme par des ressources court terme.
Un OPCVM est un portefeuille de valeurs mobilières (actions, obligations, etc.) géré par des professionnels (société de gestion) et détenu collectivement par des investisseurs particuliers ou institutionnels. Il existe deux types d'OPCVM, les SICAV (société d'investissement à capital variable) et les FCP (fonds communs de placement).
Une part sociale est une part du capital des Caisses locales et des Caisses régionales. Les parts sociales sont rémunérées sous la forme d'un intérêt annuel. Une part sociale est remboursée à sa valeur nominale et ne donne pas droit aux réserves ni au boni de liquidation.
Le ratio PER correspond au cours de l'action rapporté au BNPA (bénéfice net par action). Pour un actionnaire, il représente le nombre d'années de bénéfice nécessaires pour récupérer sa mise initiale. C'est un indicateur utilisé pour comparer la valorisation de différentes actions entre elles, par exemple au sein d'un même secteur d'activité. Un PER élevé est synonyme de forte valorisation, anticipant une forte croissance des résultats ou une valeur de la société qui n'est pas entièrement reflétée dans le résultat (par exemple détention de cash au bilan). Si une société a un PER de 15, on dit qu'elle capitalise 15 fois ses bénéfices.
Le PNB correspond à la différence entre les produits d'exploitation bancaire (intérêts perçus, commissions reçues, plus-values provenant des activités de marchés et autres produits d'exploitation bancaire) et les charges d'exploitation bancaire (intérêts versés par la banque sur ses ressources de refinancement, commissions versées, moins-values provenant des activités de marchés et les autres charges d'exploitation bancaire).
Le ratio de levier est un ratio qui se veut simple et qui vise à encadrer la taille du bilan des établissements. Pour ce faire, le ratio de levier met en rapport les fonds propres prudentiels de catégorie 1 (Tier 1), le bilan et le hors-bilan comptables, après retraitements de certains postes.
LCR Liquidity Coverage Ratio – Ratio de liquidité à un mois
Ce ratio vise à favoriser la résilience à court terme du profil de risque de liquidité d'une banque. Le LCR oblige les banques à détenir un stock d'actifs sans risque, liquidable facilement sur les marchés (voir HQLA), pour faire face aux paiements des flux sortants nets des flux entrants pendant trente jours de crise, sans soutien des banques centrales.
Le ratio MREL est défini dans la directive européenne de "Redressement et Résolution des Banques" et correspond à une exigence minimum de fonds propres et de passifs éligibles devant être disponibles pour absorber les pertes en cas de résolution (voir chapitre 5 "Facteurs de risque et Pilier 3/Indicateurs et ratios prudentiels").
La provision Épargne-Logement représente la provision constituée pour servir la rémunération aux plans épargne logement bénéficiant d'un taux attractif et susceptibles d'être clôturés à court terme par leurs détenteurs.
La Raison d'Être se définit comme ce qui est "indispensable pour remplir l'objet social, c'est-à-dire le champ des activités de l'entreprise" (source : rapport Notat-Senard). La Raison d'Être du Groupe Crédit Agricole ("Agir chaque jour dans l'intérêt de nos clients et de la société") ne correspond pas à une notion statutaire et a été formulée dans le cadre du projet de Groupe et du PMT 2022.
Raccourci de langage pour désigner la "résolution de crises ou de défaillances bancaires". Dans les faits, pour chaque banque européenne, deux types de plan doivent être établis : un plan préventif de redressement qui est élaboré par les responsables de la banque et un plan préventif de résolution qui est décidé par l'autorité de contrôle compétente. La résolution intervient avant la faillite de la banque pour organiser son démantèlement en bon ordre et éviter le risque systémique.
Le RBE est égal au produit net bancaire diminué des charges d'exploitation (charges générales d'exploitation, dont notamment les frais de personnel et autres frais administratifs, dotations aux amortissements).
Le résultat d'exploitation s'obtient à partir du Résultat brut d'exploitation duquel on déduit le coût du risque.
Le résultat net correspond au bénéfice ou à la perte de l'exercice (après impôt sur les sociétés). Le résultat part du Groupe est égal à ce résultat diminué de la quote-part revenant aux actionnaires minoritaires des filiales consolidées globalement.
Les Sociétaires souscrivent les parts sociales qui constituent le capital des Caisses locales. Les Caisses locales, via les Sociétaires, qui détiennent le capital de la Caisse régionale à laquelle elles sont affiliées. Ils perçoivent une rémunération au titre de leurs parts sociales dont les intérêts sont plafonnés par la loi. Les Sociétaires sont réunis annuellement en Assemblée générale : ils approuvent les comptes des Caisses locales et élisent les administrateurs. Chaque Sociétaire individuel dispose d'une voix à ces Assemblées quel que soit le nombre de parts sociales qu'il détient.
C'est la mesure de la capacité d'une entreprise ou d'un particulier à payer ses dettes sur le moyen et long terme. Pour une banque, la solvabilité correspond, notamment, à sa capacité à faire face aux pertes que les risques qu'elle porte, sont susceptibles d'engendrer. L'analyse de la solvabilité se distingue de l'analyse de la liquidité : la liquidité de l'entreprise est son aptitude à faire face à ses échéances financières dans le cadre de son activité courante, à trouver de nouvelles sources de financement, et à assurer ainsi à tout moment l'équilibre entre ses recettes et ses dépenses. Pour une banque, la solvabilité est encadrée par la directive CRD 4 et le règlement CRR. Pour une compagnie d'assurance, la solvabilité est encadrée par la directive Solvabilité 2, cf. Solvabilité 2.
Directive européenne relative aux entreprises d'assurance et de réassurance dont l'objectif est de garantir à tout moment le respect des engagements vis-à-vis des assurés, face aux risques spécifiques encourus par les entreprises. Elle vise une appréciation économique et prospective de la solvabilité, via trois piliers : des exigences quantitatives (Pilier 1), des exigences qualitatives (Pilier 2) et des informations à destination du public et du superviseur (Pilier 3). Adoptée en 2014, elle a fait l'objet d'une transposition en droit national en 2015 et est entrée en vigueur le 1er janvier 2016.
Marge actuarielle (écart entre le taux de rentabilité actuariel d'une obligation et celui d'un emprunt sans risque de durée identique).
Marge actuarielle représentant l'écart entre le taux de rentabilité actuariel auquel le Groupe peut emprunter et celui d'un emprunt sans risque de durée identique.
Exercice consistant à simuler des conditions économiques et financières extrêmes afin d'en étudier les conséquences sur les bilans, comptes de résultat et solvabilités des banques afin de mesurer leur capacité de résistance à de telles situations.
Taux d'intérêt fixés par la Banque centrale d'un pays ou d'une union monétaire, et qui permettent à celle-ci de réguler l'activité économique. C'est le principal outil utilisé par les banques centrales pour remplir leur mission de régulation de l'activité économique : inflation pour la Banque centrale européenne (BCE), inflation et stimulation de la croissance pour la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les titres subordonnés sont des titres émis par une société, dont la rémunération et/ou le remboursement du capital sont subordonnés à un événement (par exemple au paiement d'un dividende, ou réalisation d'un bénéfice).
Émission subordonnée dont la durée est infinie, le remboursement se faisant au gré de l'émetteur, à partir d'une certaine échéance.
Indicateur synthétique permettant le suivi au jour le jour des risques de marché pris par le Groupe, en particulier dans ses activités de trading (VaR à 99 % sur 10 jours conforme au modèle interne réglementaire). Elle correspond au plus grand risque obtenu après élimination de 1 % des occurrences les plus défavorables sur un an d'historique.
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