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Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine

Quarterly Report Sep 8, 2017

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RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL AU 30 / 06 / 2017

………………………

CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Société coopérative à capital variable, établissement de crédit, société de courtage d'assurances dont le siège social se situe 4 rue Louis Braille à Saint-Jacques-de-la-Lande CS 64017 35040 RENNES CEDEX - RCS RENNES 775 590 847– APE 6419Z

SOMMAIRE

DECLARATION DE LA PRESIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
ET DU DIRECTEUR
GENERAL DE LA CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE 4
RESULTATS SOCIAUX 5
RESULTATS CONSOLIDÉS 8
GESTION DES RISQUES 10
DISPOSITIF DE CONTROLE INTERNE 25
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR L'INFORMATION FINANCIERE
SEMESTRIELLE
28
COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES AU 30 JUIN 2017 31

DECLARATION DE LA PRESIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET DU DIRECTEUR GENERAL DE LA CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

………………………………

Mesdames, Messieurs les sociétaires,

Conformément à l'article 222-4 du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers, vous trouverez cidessous, la déclaration de Madame Marie-Françoise BOCQUET, Présidente du Conseil d'Administration et Monsieur Jean-Pierre VAUZANGES, Directeur Général de la Caisse régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine, sur la responsabilité du rapport financier semestriel.

I. DÉCLARATION DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Nous déclarons assumer la responsabilité du présent rapport et attestons qu'à notre connaissance, les comptes sont établis conformément aux normes applicables. Ils donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Caisse régionale de Crédit Agricole d'Ille et Vilaine et de l'ensemble des Caisses Locales comprises dans la consolidation. De plus, ce rapport présente un tableau fidèle des informations mentionnées à l'article 222-6 du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers.

II. LES PRINCIPAUX EVENEMENTS SURVENUS PENDANT LES SIX PREMIERS MOIS DE L'EXERCICE 2017

Les faits marquants suivants sont développés dans les comptes consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2017.

III. PRINCIPAUX RISQUES ET PRINCIPALES INCERTITUDES SUR LES SIX MOIS RESTANT DE L'ANNEE 2017

En dépit d'une volatilité des marchés financiers toujours élevée et d'un contexte économique difficile, la Caisse régionale n'identifie pas de nouveaux risques pouvant remettre en cause de manière significative à court terme les perspectives d'évolution des résultats nets sociaux et consolidés.

Fait à Rennes, le 04 septembre 2017

La Présidente du Conseil d'Administration

Marie-Françoise BOCQUET

Le Directeur Général

Jean-Pierre VAUZANGES

RAPPORT SEMESTRIEL D'ACTIVITE AU 30 JUIN 2017

………………………………

Présentation des états financiers

Les comptes consolidés intermédiaires résumés du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine ont été établis conformément aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'union Européenne et applicables au 30 juin 2017.

RÉSULTATS SOCIAUX

ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE ET FINANCIER

Après une hausse de 0,5 % au 4ème trimestre 2016, le PIB en volume augmente de 0,4 % sur le 1er trimestre 2017.

Les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables (+0,1 % après +0,6 %) et la formation brute de capital fixe (FBCF) accélère (+1,2 %après +0,5 %).

Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB pour +0,4 point.

Les exportations se replient nettement (-0,8 % après +1,0 %), tandis que les importations accélèrent (+1,4 % après +0,6 %). In fine, le commerce extérieur contribue négativement à l'évolution du PIB (-0,7 point). A l'inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,7 point).

Le taux de chômage au sens sur BIT diminue de 0,4 point au 1er trimestre 2017 et s'établit à 9,6 % de la population active (hors Mayotte) après 10 % au 4 ième trimestre 2016.

Le CAC progresse de 5,3 % depuis le début de l'année (4862 points au 30 décembre 2016, 5121 points au 30 juin 2017). Le CAC a atteint son point haut sur ce semestre le 5 mai (5432 points) et son plus bas le 31 janvier (4749 points).

Les taux court terme sont en baisse. En effet, l'Euribor 3 mois est passé de -0,22 % de moyenne sur le 1er semestre 2016 à -0,33 % de moyenne sur le 1er semestre 2017.

Les taux longs sont eux en progression. Le TEC 10 est passé de 0,55 % en moyenne sur le 1er semestre 2016 à 0,90 % de moyenne sur le 1er semestre 2017.

ACTIVITE COMMERCIALE

La Caisse régionale voit son encours de collecte augmenter de 4,6 % par rapport à juin 2016 à 12,6 Mds€, avec une progression sur quasiment tous les compartiments :

    • 8,0 % sur la collecte monétaire
    • 5,3 % sur les livrets
    • 6,6 % sur l'épargne logement
    • 3,1 % sur l'assurance-vie
  • 1,8 % sur les valeurs mobilières

Les réalisations de crédits sont en forte progression au 1er semestre 2017 et atteignent 1 340,3 M€ contre 952,4 M€ au 30 juin 2016 soit une hausse de 40,7 %. Les financements sont particulièrement importants sur le secteur de l'habitat particulier (+57,8 %) à 895,5 M€ contre 567,5 M€ sur le 1er semestre 2016.

Dans le même temps, les encours de crédits sont en augmentation de 9,3 % à fin juin 2017 à 9,5 Mds€.

En K€ 30/06/2016 30/06/2017 2017/2016
Marge d'intermédiation globale 65 392 60 448 -7,6 %
Marge sur Commissions 54 377 57 853 6,4 %
Marge sur portefeuille et propre CR 25 819 26 608 3,1 %
Marges diverses - 2 587 - 2 399 -7,2 %
Produits accessoires 786 857 9,0 %
PRODUIT NET BANCAIRE 143 788 143 366 -0,3 %
Frais de personnel 42 624 43 715 2,6 %
Autres frais administratifs 29 634 31 050 4,8 %
Dotation aux amortissements 3 647 3 953 8,4 %
CHARGES FONCTIONNEMENT NETTES 75 906 78 719 3,7 %
RESULTAT BRUT d'EXPLOITATION 67 882 64 647 -4,8 %
Coût du risque 6 479 6 772 4,5 %
RESULTAT D'EXPLOITATION 61 403 57 876 -5,7 %
Résultat net sur actif immobilisé - 87 1 006 -1 261,4 %
RESULTAT COURANT avant IS 61 317 58 882 -4,0 %
Dotation nette au FRBG et prov. réglementées - 6 150
I S 20 176 10 203 -49,4 %
RESULTAT NET 41 141 42 529 3,4 %
COEX 52,8 % 54,9 %

TABLEAU D'ACTIVITE (BASE SOCIALE) :

Le produit net bancaire du 1er semestre 2017 s'élève à 143,4 M€ en baisse de 0,3 % par rapport à 2016. Les principaux éléments constitutifs du PNB évoluent comme suit :

La marge d'intermédiation globale est en recul de 7,6 % entre juin 2016 et juin 2017. Son évolution se caractérise notamment par :

Une baisse des intérêts perçus sur les crédits de 10,1 M€ avec un taux moyen de l'encours de prêt qui recule de 41 bps en passant de 2,70 % sur le 1er semestre 2016 à 2,28% en 2017.

Dans le même temps, le coût de refinancement des crédits est en baisse. Le coût des avances globales diminue de 7 M€ avec un taux de rendement qui passe de 1,15 % à 0,55 %. Celui des avances miroirs recule de 0,4 M€ (taux de rendement de 1,35 % à 1,19 %), des emprunts en blanc en baisse de 1,9 M€ (taux de rendement de 0,22 % à 0,01 %).

Au final, le rendement des crédits est en baisse de 17 bps par rapport au 1er semestre 2016

Une nouvelle diminution des commissions de collecte. La marge collecte était de -1,5 M€ en 2016, elle est de -4,5 M€ en 2017.

  • Une reprise de provision Epargne-Logement de 3,2 M€.
  • Une soulte liée aux remboursements d'avances globales en raison de remboursements anticipés de crédits plus importants dans le cadre de la restructuration du passif de la Caisse régionale. La soulte est en hausse (7,1 M€ en 2017 contre 4,9 M€ en 2016). Dans le même temps, les indemnités de remboursements anticipés perçues de la clientèle progressent également (+2 M€).

La marge sur commissions, à 57,9 M€, progresse de 6,4 % entre le 1er semestre 2016 et le 1er semestre 2017. Cette évolution s'explique notamment par :

  • Une hausse de 75 % des commissions caution crédit (+728 K€) corrélée avec la forte progression des réalisations de crédits.
  • Une hausse du compartiment assurances dommages et prévoyance de 660 K€ liée aux bonnes performances commerciales et à une sinistralité en baisse sur le début de l'année 2017.

Une hausse de la facturation des produits et services (facturation courante comptes, dysfonctionnements, cartes…).

La marge sur portefeuille progresse de 3,1 % entre juin 2016 et juin 2017 pour atteindre 26,6 M€ en raison d'extériorisations de plus-values plus importantes sur le 1er semestre 2017 et de la hausse des dividendes perçus.

Les charges de fonctionnement nettes atteignent 78,7 M€, en hausse de 3,7 % par rapport à 2016.

Entre juin 2016 et juin 2017, les frais de personnel sont en hausse de 2,6 % à 43,7 M€.

Les autres frais administratifs progressent de 4,8 % à 31,1 M€ et les dotations aux amortissements atteignent 4 M€, en hausse de 8,4 % par rapport à juin 2016.

Le résultat brut d'exploitation s'élève à 64,6 M€ en recul de 4,8 % par rapport au 1er semestre 2016.

Le coût du risque s'élève à 6,8 M€ au 30 juin 2017 contre 6,5 M€ en 2016.

Au 30 juin 2017, le taux de défaut se situe à 2,05 % et le taux de couverture des CDL est de 61,47 %.

La charge fiscale est en recul de 49,4 % par rapport au 1er semestre 2016 à 10,2 M€ en raison d'une baisse de la part du résultat soumis à l'IS.

En conséquence, le résultat net est en hausse de 3,4 % par rapport au 1er semestre 2016 à 42,5 M€.

RESULTATS CONSOLIDÉS

30/06/2017 30/06/2016 2017 / 2016
(en milliers d'euros)
Intérêts et produits assimilés 136 670 153 679 -11,1%
Intérêts et charges assimilées -65 035 -82 688 -21,3%
Commissions (produits) 65 913 63 835 3,3%
Commissions (charges) -14 021 -11 068 26,7%
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par
résultat
309 -1 193 -125,9%
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 27 359 19 841 37,9%
Produits des autres activités 1 042 1 375 -24,2%
Charges des autres activités -3 097 -3 177 -2,5%
PRODUIT NET BANCAIRE 149 140 140 604 6,1%
Charges générales d'exploitation -77 149 -74 284 3,9%
Dotations
aux
amortissements
et
aux
dépréciations
des
immobilisations incorporelles et corporelles
-3 327 -3 059 8,8%
RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 68 664 63 261 8,5%
Coût du risque -7 192 -6 571 9,5%
RESULTAT D'EXPLOITATION 61 472 56 690 8,4%
Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence 0 0
Gains ou pertes nets sur autres actifs 316 0
Variations de valeur des écarts d'acquisition 0 0
RESULTAT AVANT IMPOT 61 788 56 690 9,0%
Impôts sur les bénéfices -12 817 -12 713 0,8%
Résultat net d'impôt des activités abandonnées 0 0
RESULTAT NET 48 971 43 977 11,4%
Participations ne donnant pas le contrôle 0 0
RESULTAT NET PART DU GROUPE 48 971 43 977 11,4%

RESULTATS CONSOLIDÉS

-LE PRODUIT NET BANCAIRE

Le Produit Net Bancaire s'élève à 149,1 M€ en hausse de 6,1 % par rapport au 1er semestre 2016. Il se compose:

Des produits et charges d'intérêts et assimilés. La marge sur intérêts s'élève à 71,6 M€ en hausse de 0,9 % par rapport à juin 2016 avec une baisse des produits d'intérêts compensée par une baisse des charges d'intérêts.

Des commissions nettes qui s'élèvent à 51,9 M€ en recul de 1,2 % avec notamment une baisse des commissions sur opérations internes au Crédit Agricole (-3,8 M€ en net).

Des gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat. Ces gains ou pertes correspondent principalement :

  • aux plus ou moins-values réalisées sur les achats et ventes de CCI de la Caisse régionale via son contrat de liquidité. Le montant net des plus ou moins-values réalisées au premier semestre 2017 s'élève à 0,2 M€ contre -1,5 M€ en 2016.
  • Au solde des opérations de change et instruments financiers pour 0,2 M€.

Des gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente. Ils s'élèvent au 30 juin 2017 à 27,4 M€ contre 19,8 M€ en 2016. Ils se composent :

Des dividendes reçus pour 22,6 M€, en hausse de 1,8 M€.

Des plus-values de cession de titres réalisés sur actifs disponibles à la vente pour 4,7 M€ contre - 0,9 M€ en 2016.

Les produits et charges des autres activités. Ils comprennent notamment les plus-values de

-LES CHARGES D'EXPLOITATION

Les charges d'exploitation s'élèvent à 77,1 M€ en hausse de 3,9 % par rapport à 2016. Les charges de personnel représentent 56,7 % du total des charges d'exploitation. Elles sont en hausse de 1,1 M€.

Les impôts et taxes sont en hausse de 2,6 % entre le 1er semestre 2016 et le 1er semestre 2017, à 5,3 M€.

cession, les loyers et dotations aux amortissements sur les immeubles hors exploitation, les autres produits et charges d'exploitation bancaire et les produits et charges des activités non bancaires. Ils représentent une charge nette de 2,1 M€ contre une charge de 1,8 M€ en juin 2016.

Le coût des services extérieurs et les autres charges générales d'exploitation sont en hausse de 6,2 % à 28,1 M€.

Les dotations aux amortissements sont en hausse de 8,8 % à 3,3 M€.

-DU RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION AU RESULTAT CONSOLIDE

Le résultat brut d'exploitation s'élève à 68,7 M€ en hausse de 8,5 %.

Le coût du risque s'élève à 7,2 M€ en hausse de 9,5 % par rapport à 2016.

La charge fiscale au 30 juin 2017 est en légère hausse de 0,8 % à 12,8 M€.

Le résultat net s'élève à 49 M€ en hausse de 11,4 %.

STRUCTURE FINANCIERE (SUR BASE CONSOLIDEE)

Les fonds propres :

Le montant des Fonds Propres part du Groupe s'élève à 1 539 M€ au 30 juin 2017, soit une progression de 43,6 M€ depuis le 31 décembre 2016.

Cette progression s'explique par le résultat du semestre pour 49 M€. Viennent en déduction de ces sommes les dividendes versés pour 10,4 M€.

Les ratios prudentiels :

Les Etablissements de crédit sont tenus de respecter en permanence un ratio de solvabilité supérieur à 8 %. Au 30 juin 2017, le ratio phasé transitoire CRD

Les parties liées :

III / CRD IV s'élève à 15,84 %.

Les informations relatives aux parties liées sont présentées dans les annexes aux comptes consolidés en Note 10.

GESTION DES RISQUES

LE RISQUE CREDIT

-OBJECTIFS ET POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES

La politique de prévention et de suivi des risques de contreparties de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est basée sur la responsabilisation des acteurs réseau et concilie maîtrise des risques et développement commercial dans le respect de la règlementation.

En 2010, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a mis en place un processus risque issu des travaux entre les Caisses régionales Bretonnes afin de :

Traiter le risque le plus en amont possible dans une logique de « relation durable » ;

-GESTION DU RISQUE

La stratégie risque de la Caisse régionale définit la politique générale en matière :

  • D'entrée en relation,
  • De règles de délégation d'octroi de crédits et paiement,
  • De division et de partage du risque en fonction de la qualité du client et du volume des engagements,

  • Organiser un traitement personnalisé des clients en difficulté ;

  • Améliorer les performances de la Caisse sur les risques de crédit.

  • De distribution des prêts à moyen terme et des garanties,

  • De crédits de trésorerie,
  • De suivi des risques (répartition des clients par marché, suivi des encours consolidés et des opérations spécifiques).

1. ORGANISATION DE LA FONCTION RISQUE ET DISPOSITIF DE SURVEILLANCE

L'organisation des risques au sein de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine repose sur :

  • La mise en œuvre de trois phases de recouvrement : commercial, amiable et contentieux,
  • Un traitement du risque spécifique pour chaque marché,
  • La volonté de maintenir « une relation durable ».

Sous la responsabilité du Directeur des Risques, de la Qualité et de l'Organisation, le Comité des Risques se réunit mensuellement et le Comité des Grands Risques trimestriellement.

Les objectifs de ces Comités s'articulent autour de deux missions majeures :

  • Le suivi et le contrôle des risques de contreparties sur tous les marchés,
  • Le niveau et les modalités de provisionnement des créances douteuses et litigieuses.

Au cours de chaque Comité des Risques sont analysés, les tableaux de bord risques, la liste des dossiers entrés en défaut depuis le dernier comité de même que celle des dossiers examinés au cours des Comités précédents.

Une revue des risques d'un secteur d'agences est réalisée lors de chaque Comité mensuel des Risques.

De même, des Comités Risques spécifiques sont régulièrement organisés sur certaines filières (PIM, LBO, …). En cas de constat de dégradation sur des secteurs donnés, des comités spéciaux temporaires peuvent être mis en place pour suivre le risque au plus près (exemple : filière porc-lait).

Des revues de portefeuilles sont réalisées 2 fois par an pour les marchés des clientèles de particuliers et des Entreprises et 4 fois par an pour les marchés des clientèles des professionnels et de l'agriculture. Elles ont pour objectif d'analyser les dossiers sélectionnés à partir de critères tels que le montant de l'EAD et la dégradation de notes.

Ces revues permettent :

  • de détecter les affaires fragiles,
  • d'adopter un positionnement clair sur les dossiers,

d'assurer un suivi des actions décidées lors des revues précédentes.

Une revue des Grands Engagements complète le dispositif de surveillance. Celle-ci est réalisée annuellement sous la responsabilité du Contrôle Permanent et en présence de la Direction Générale. Elle vise à :

  • examiner annuellement tous les gros engagements de la Caisse régionale,
  • contrôler le respect des règles de la politique crédit,

  • adopter un positionnement clair sur les dossiers,

  • s'assurer du suivi des actions décidées lors des revues précédentes.

Par ailleurs, la Caisse régionale s'est appuyée sur le système de notation « Bâle II » pour déterminer à l'actif de son bilan des dépréciations sur base collective pour 29,83 M€ au 30 juin 2017 (36,17 M€ au 30 juin 2016).

2. METHODOLOGIE ET SYSTEME DE NOTATION

Le dispositif Bâle II de notation interne de la clientèle de la Banque de Détail et de la Banque de Grande Clientèle est opérationnel depuis 2005. Il permet d'évaluer contrat par contrat le risque pris par la Caisse régionale auprès de ses clients, de globaliser l'ensemble des risques, d'obtenir une vue consolidée des risques encourus par contrepartie ou par groupe de contreparties, et ainsi d'ajuster les provisions. Grâce au dispositif de risques opérationnels, la Caisse régionale peut vérifier son niveau de couverture de risques par les fonds propres. Autorisé fin 2007, le dispositif Bâle II pour la Banque de Détail, a fait l'objet, en 2009, d'une mission de suivi par l'Inspection de la Commission Bancaire. Suite à la mission notation entreprise en Caisse régionale (mission Vuarlot) en 2016, la BCE a confirmé l'autorisation accordée à Crédit Agricole S.A et aux 39 caisses régionales d'utiliser l'approche IRB-F pour les expositions sur les entreprises des caisses régionales.

L'intégration du dispositif Bâle II au sein de la Caisse régionale est suivie dans trois domaines :

  • la communication : une grande attention est portée sur le niveau de connaissance pratique de Bâle II par les experts métier (crédit / marketing / réseau) ;
  • l'intégration dans les Projets Nationaux (octroi crédits habitats ; octroi crédits à la consommation,…) ;
  • l'intégration dans les autres processus opérationnels (distribution des crédits, suivi des risques, provisions et recouvrement, marges crédit).

Les outils LUC (Logiciel Unique de Cotation) pour la Banque de Détail et un moteur central CAsa du processus GERICO (Gestion du Risque de Contrepartie) pour la Banque des Entreprises déterminent, pour chaque contrepartie, le montant de la perte attendue en cas de défaut, comme l'impose Bâle II dans sa méthodologie pour apprécier le risque lié au crédit.

3. MECANISMES DE REDUCTION DU RISQUE DE CREDITS

Dans le cadre de sa politique risque, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine se contre-garantit auprès d'autres établissements de crédit pour 222,995 M€ au 30 juin 2017 (192,07 M€ au 30 juin 2016). Elle bénéficie par ailleurs de garanties reçues de l'Etat ou d'organismes para publics tels que le FGAS pour assurer le risque de contreparties sur les prêts à taux 0 % et les prêts PAS.

Ces engagements reçus s'élèvent à 534,75 M€ au 30 juin 2017 (502,29 M€ au 30 juin 2016).

Enfin, la Caisse régionale mène une politique dynamique de couverture de ses prêts habitats via l'organisme de caution mutuelle du groupe Crédit Agricole, la CAMCA à hauteur de 2 918 M€ en 2017 contre 2 268 M€ au 30 juin 2016.

(Voir Note 6 de l'annexe aux comptes consolidés au 30/06/2017).

Par ailleurs, la Caisse régionale n'a pas recours aux instruments dérivés de crédit.

4. LES CREANCES DOUTEUSES ET LITIGIEUSES

L'encours des créances douteuses et litigieuses s'élève à 209,8 M€ à fin juin 2017 contre 207,9 M€ à fin juin 2016. Le taux des créances douteuses et litigieuses évolue peu à 2,22 % contre 2,40 % en

juin 2016. Le taux de couverture par les dépréciations traduit la politique prudente de gestion des risques à 61,31 % contre 62,65 % en juin 2016.

-EXPOSITION

Exposition par agent économique

Ce tableau repris de la note 5.3 bis de l'annexe aux comptes consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2017 montre l'exposition par agent économique de l'encours de prêts et créances.

La « clientèle de détail » et les « grandes entreprises » représentent respectivement 79,9 % et 14,3 % de l'encours brut total.

Depuis le 31 décembre 2016, ces encours progressent de 5 % pour la « clientèle de détail » et progressent de 3,5 % pour les « Grandes Entreprises ».

30/06/2017
(en K€) Encours
bruts
dont encours bruts
dépréciés sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administrations centrales 482 911 / / / 482 911
Banques centrales / / / / /
Etablissement de crédit 77 219 / / / 77 219
Grandes entreprises 1 368 884 66 227 -47 344 -34 775 1 286 765
Clientèle de détail 7 645 870 152 748 -83 686 -64 197 7 947 987
Total * (1) 9 574 884 218 975 -131 030 -98 972 9 344 882
Valeurs au bilan 9 344 882

* Dont encours clientèle sains restructurés (non dépréciés) pour 63 498 K€.

(1) Au 30/06/2017 les montants indiqués incluent les créances rattachées.

31/12/2016
(en K€) Encours
bruts
dont encours bruts
dépréciés sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administrations centrales 487 127 / / / 487 127
Banques centrales / / / / /
Etablissement de crédit 7 181 / / / 7 181
Grandes entreprises 1 322 770 72 223 -48 876 -28 803 1 245 091
Clientèle de détail 7 281 311 144126 -78 955 -71 597 7 130 759
Total * (1) 9 098 389 216 349 -127 831 -100 400 8 870 158
Valeurs au bilan 8 870 158

* Dont encours clientèle sains restructurés (non dépréciés) pour 48 475 K€.

(1) Au 31/12/2016 les montants indiqués incluent les créances rattachées.

-COUT DU RISQUE (DONNEES IFRS)

Le coût du risque s'élève à -7,19 M€ au 30 juin 2017 contre -6,57 M€ au 30 juin 2016. Il se compose de :

  • Dotations nettes sur les provisions pour risques de crédit pour 2,65 M€
  • Reprises nettes sur les provisions pour risques et charges pour 0,26 M€

LE RISQUE DE MARCHÉ

Le risque de marché représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fluctuations défavorables de la valeur des instruments financiers à la suite de la variation des paramètres de marchés notamment : les taux d'intérêts, les taux de change, le cours des

-OBJECTIFS ET POLITIQUE

La Caisse régionale est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur (au prix de marché). On distingue comptablement le Trading book et le Banking book. La variation de juste valeur du Trading book se traduit par un impact sur le résultat.

-GESTION DU RISQUE

Le contrôle des risques de marché du groupe Crédit Agricole S.A. est structuré sur deux niveaux distincts mais complémentaires:

Au niveau central, la Direction des Risques et Contrôles Permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afin d'assurer l'homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles.

Au niveau de la Caisse régionale : Le Middle-Office (interface entre le Front et le Back-Office) réalise les contrôles de second degré premier niveau (2.1). Un Responsable des Risques et Contrôles Permanents (RCPR) pilote et contrôle les

  • Récupérations sur prêts et créances amorties pour 0,28 M€
  • Pertes couvertes pour 4,85 M€
  • Pertes non couvertes pour 0,24 M€

actions, le prix des matières premières, ainsi que de leur volatilité implicite.

La Caisse régionale n'est pas éligible à l'adéquation des fonds propres au titre de ses activités de marché.

La variation de juste valeur du Banking book se traduit par un impact sur les fonds propres.

La Caisse régionale ne détient pas de portefeuille de négociation.

risques de marché de second degré deuxième niveau (2.2) issus des activités avec l'appui d'un contrôleur central des risques financiers. Ce Responsable est nommé par le Directeur Général de la Caisse régionale et lui est directement rattaché.

Les organes de suivi des risques du groupe Crédit Agricole sont les suivants :

  • Le Comité des Risques Groupe (CRG),
  • Le Comité de suivi des Risques des Caisses régionales (CRCR),
  • Le Comité Normes et Méthodologies.

-ORGANISATION DU SUIVI DES RISQUES DE MARCHE

Le Conseil d'Administration, organe délibérant se prononce sur la politique financière, le niveau de tolérance au risque, son périmètre d'application, ainsi que l'adéquation des risques pris aux dispositifs d'identification, de mesure et de gestion des risques financiers.

En effet, la politique financière lui est présentée annuellement pour validation, complétée d'un avis du RCPR.

En cours d'exercice, le Conseil d'Administration est tenu informé de l'évolution des différents indicateurs de risque, du respect des limites et des mesures prises en cas de dépassement de seuils d'alerte ou d'impact défavorable des scénarios de stress sur les comptes de la Caisse régionale. Il approuve toute modification substantielle des méthodologies internes à la Caisse régionale.

La politique financière est définie par le comité financier. Ce dernier est composé des personnes suivantes :

  • Directeur Général,
  • Directeur Général Adjoint Fonctionnement,
  • Directeur Finances,
  • Responsable du service Finances et Contrôle de Gestion et ses équipes,
  • Responsable du Pôle Gestion Financière et ses équipes,

  • RCPR et contrôleur comptable et financier,

  • Responsable du Service Comptabilité Générale
  • Middle-Office.

Le Comité Financier pilote et met en œuvre la politique financière validée par le Conseil d'Administration en matière de :

  • Gestion du portefeuille Fonds Propres
  • Politique de couverture du risque de taux
  • Politique de gestion de la liquidité (refinancement …)
  • Tout autre sujet en lien avec la Gestion Financière.

De plus, il propose un avenant à la politique financière validée par le Conseil d'Administration en cas de volonté de souscrire ou de mettre en place de nouveaux produits ou de nouvelles activités.

La participation du RCPR et du contrôleur financier apporte un double regard et émet un avis motivé sur les propositions de la Direction financière. Ils participent également aux travaux préparatoires dans le cadre d'un pré-comité.

L'organisation opérationnelle retenue par la Caisse régionale respecte les principes de séparation des fonctions d'engagement des opérations, de celles d'enregistrement et de suivi.

-METHODOLOGIE DE MESURE DES RISQUES DE MARCHE

L'encadrement des risques de marché de la Caisse régionale repose sur une combinaison d'indicateurs de risques, donnant lieu à encadrement par des limites et/ou seuils d'alerte : 2 nouveaux stress scénarios (Stress Groupe et Stress adverse 1 an), la VaR (Value at Risk), et des indicateurs complémentaires.

Calcul de VaR :

La VaR peut être définie comme étant la perte potentielle maximale que peut subir un portefeuille en cas de mouvements défavorables des paramètres de marché, sur un horizon de temps et pour un intervalle de confiance donnés.

Sur son portefeuille de titres, la Caisse régionale retient un intervalle de confiance de 99 % et un horizon de temps de 1 mois.

Pour la Caisse régionale d'Ille et Vilaine, la VaR 1 mois à 99 % fournit la baisse de plus-values latentes et donc l'impact sur les fonds propres dans 99 % des cas sur un horizon de 1 mois.

Stress scenarios :

Le deuxième élément quantitatif, « stress scénarios », complète la mesure en VaR qui ne permet pas d'appréhender correctement l'impact de conditions extrêmes de marchés.

Ces calculs de scénarios de stress, conformément aux principes du groupe, simulent des conditions extrêmes de marché et sont le résultat de trois approches complémentaires.

Les scénarios historiques consistent à répliquer sur le portefeuille actuel l'effet de crises majeures survenues dans le passé.

Les scénarios hypothétiques anticipent des chocs vraisemblables, élaborés en collaboration avec les économistes.

Les scénarios adverses consistent à adapter les hypothèses pour simuler les situations les plus

défavorables en fonction de la structure du portefeuille au moment où le scénario est calculé.

Ces scénarios sont adaptés aux risques propres aux différents portefeuilles sur lesquels ils sont calculés.

La sensibilité par facteur de risque se mesure au travers de 2 scénarios de stress utilisé dans le Groupe (Stress Groupe et Stress adverse 1 an)

Stress Groupe : stress hypothétique validé au CRG du 9/7/2015 élaboré à partir d'une dégradation marquée sur le souverain France qui se propage sur les autres titres souverains, corporate et bancaires, et en particulier sur les titres périphériques.

Stress adverse 1 an (historique 1‐an) : il reprend pour chaque facteur de risque (spread de crédit, taux d'intérêt et inflation) la plus grande variation sur 1 an observée sur un historique long (supérieur à 10 ans). Cette approche a l'avantage de la simplicité mais considère que l'ensemble des facteurs de risque du portefeuille est stressé de manière corrélée (soit la reconduction simultanée des crises de crédit sur les pays périphériques, de la crise de 2008, etc.). Ce stress est plus sévère que le « stress Groupe », à l'exception notable des chocs de spreads sur l'Etat Français,

En appliquant ces stress scenarios sur le portefeuille au 31 Mai 2017, nous étions à -65,1 M€ sur le stress adverse 1 an et à -61,6 M€ sur le stress groupe (contre respectivement -67,9 M€ et -65,6 M€ au 31 décembre 2016).

-DISPOSITIF DE LIMITES DE SEUILS D'ALERTE

Les limites sont validées chaque année par le Conseil d'Administration dans le cadre de la présentation de la Politique Financière. Cette présentation a été réalisée le 16 décembre 2016.

Les limites globales encadrant les risques sont complétées par des limites opérationnelles et/ou des seuils d'alerte, afin de maintenir les expositions conformes à ces règles internes.

Il est utile de compléter le dispositif de limites globales avec des seuils d'alerte. L'atteinte de ces derniers doit conduire à une analyse de la situation donnant lieu à une décision motivée.

Celle-ci peut être soit une confirmation de la décision de gestion initiale, soit être sa modification.

Le dispositif d'alerte repose sur 2 types de limites :

  • Limites globales : en cas de dépassement, le Conseil d'Administration et le Comité Financier sont alertés.
  • Limites opérationnelles : en cas de dépassement, le Comité Financier est alerté.

La Caisse régionale a défini un dispositif de 6 limites (limites sur le portefeuille de Titres de Placement dans sa globalité), elles sont fixées en fonction de la capacité de la Caisse régionale à absorber un choc de marché.

1. Les limites de risque (4 limites) : limite en perte en cas de scenarios adverse (stress groupe et Stress Adverse)

Limite (en M€)
Scénario de stress "Groupe 2015" du portefeuille HTM 10
Scénario de stress "Groupe 2015" du portefeuille AFS 110
Scénario de stress "historique 1 an" du portefeuille AFS 120
Scénario de stress "Groupe 2015" du portefeuille Placement 70

2. Limite sur Résultat Economique sur le portefeuille de placement

Résultat économique = ∆ +/- values latentes sur les titres de placement + +/- values externalisées + revenus sur titres de placement

Limite globale : stop Loss en 3 étapes

Limite globale 1 : seuil d'alerte au Conseil d'Administration - 4,5 M€

Limite globale 2 : seuil d'alerte au Conseil d'Administration - 6 M€

si LG2 atteinte : réduction de le Limite globale Stress Groupe placement de 50 % soit nouvelle limite 35 M€

Limite globale 3 : seuil d'alerte au Conseil d'Administration - 9 M€

-RISQUES ACTION

Le risque action trouve son origine dans les activités de trading et arbitrage sur actions, dans le portefeuille de placement investi en actions, ou encore dans les actions d'autocontrôle.

Risques sur actions provenant des activités de trading et d'arbitrage : Les encours d'actifs financiers détenus à des fins de transaction sont détaillés au paragraphe 6.2 des Comptes annuels sur base consolidée au 31 décembre 2016.

Risques sur actions provenant des portefeuilles de placement : Le portefeuille de placement de la Caisse régionale ne contient pas d'action en direct mais seulement des indexations de performances. L'encours au 30 Juin 2017 s'établit à 21 M€, soit

  • si LG3 atteinte : réduction de le Limite globale Stress Groupe placement de 70 % soit nouvelle limite 21 M€
  • Conservation des titres illiquides (FCPR..) et possibilité conserver les titres LCR même avec le stop/loss activé
  • Distinction portefeuille LCR / portefeuille risque de marché
  • Limite opérationnelle : -3 M€
  • 3. Limite mensuelle sur Résultat Economique sur portefeuille

Limite opérationnelle : +/-1 M€

Des alertes de performance par support d'investissement sont communiquées aux membres du Comité Financier.

environ 2 % du portefeuille d'excédents de Fonds Propres gérés, un suivi hebdomadaire est reporté à la Direction Générale.

Actions d'autocontrôle :

Au 30 Juin 2017, la Caisse régionale détient une partie de ses Certificats Coopératifs d'Investissement (CCI). Ils ont été acquis en partie dans le cadre d'un contrat de liquidité. Le nombre de CCI détenus à ce titre s'élève à 12 566 au 30 Juin 2017 (soit 0,55 % du nombre total de CCI de la Caisse régionale d'Ille et Vilaine).

GESTION DU BILAN

-LE RISQUE DE TAUX D'INTERET GLOBAL :

Le Risque de Taux est "le risque encouru en cas de variation des taux d'intérêt du fait de l'ensemble des opérations de bilan et de hors bilan, à l'exception, le cas échéant, des opérations soumises aux risques de marché ("trading book")".

1. OBJECTIFS, METHODOLOGIE ET POLITIQUE

La Caisse régionale est soumise au risque de taux d'intérêt global (RTIG) sur l'ensemble de son bilan et hors bilan hors trading.

L'exposition à la hausse/baisse des taux est calculée mensuellement selon la méthode d'agrégation des gaps taux fixe et inflation, qui

donne le gap global en approche statique. Le calcul de l'exposition est réalisé à partir des outils, des hypothèses et modèles d'écoulement utilisés par le Groupe Crédit Agricole.

L'outil utilisé est l'outil groupe CRISTAUX 2 depuis le comité financier du 9 mars 2009.

Les sources de données alimentant l'outil sont essentiellement des alimentations automatiques : STRADA, CAPIC, KTP, CARISTO et pour le reste des agrégats manuels (rejets crédits, Avances Miroirs Structurées, production engagée non versée…).

Les conventions d'écoulement retenues sont celles du Groupe Crédit Agricole à l'exception de trois lois locales.

Les remboursements anticipés sur Crédits Habitat à taux fixe et sur Dépôt à Terme Moyen Long Terme (>1an) bénéficient d'un modèle d'écoulement interne à la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine. Les hypothèses locales de remboursements anticipés sont les suivantes:

Loi locale RA Crédits appliquée dans la mesure au 31/12/2016
HAB PNB TF PLS/PSLA
Loi Groupe (LJ 2016-097 du Non défini en
29/07/2016) Loi locale national
2017 8.0% 6.2% 0.0%
2018 6.0% 4.8% 0.0%
2019 et + 4.0% 3.3% 0.0%
Date validation Comité Financier : 25/10/2016

2. GESTION DU RISQUE

La Caisse régionale veille à optimiser la contribution de la marge de transformation à son résultat tout en limitant les risques qui pourraient mettre en cause son équilibre financier.

Elle profite des latitudes de gestion offertes par le dispositif de limite de RTIG pour lui permettre d'avancer ou de retarder la couverture des postes de bilan pour adapter au mieux leur adossement au contexte économique et de marché.

Ces stratégies sont étudiées chaque mois en Comité Financier, et adaptées le cas échéant aux

Loi locale RA DAT appliquée dans la mesure au 31/12/2016
Année 1 7.5%
Année 2 6.0%
Année 3 4.6%
Années 4 3.6%
Années 5 et - 3.0%
Arrêté de calcul : 30/06/2015
Date validation Comité Financier: 26/07/2015

Le 31/03/2016 suite au retrait du modèle national «CSL Bis», une loi locale d'écoulement a été mise en place pour la modélisation du Livret Force 35. La loi distingue l'écoulement des encours boostés (trois premiers mois) de celui des encours non boostés (taux de rémunération CSL). La partie non boostée suit le modèle national CSL.

Modélisation
Période post boost
(compte comptable 255.110.0)
Encours :
Moyenne mobile des encours des
12 derniers mois
- 44,4 % - Inflation 12 ans linéaire
- 13,3 % - Taux fixe 12 ans
linéaire
- 37,7 % - Taux fixe échéance
31/01 ou 31/07 linéaire
- 4,6 % - JJ
Période boostée
(compte comptable 255.110.1)
Encours :
Moyenne mobile des encours des
12 derniers mois
100 % - Taux fixe 3 mois linéaire
Date validation Comité Financier 31/03/2016

évolutions constatées. La composition et les attributions du Comité Financier sont décrites au paragraphe « Risques de marché ».

Le dispositif de limite doit être réexaminé et le cas échéant modifié, une fois par an. Le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016 a validé le dispositif de limite suivant:

Limites globales et opérationnelles sur l'exposition synthétique euro :

Limites sur l'Exposition synthétique Euro - VAN Limites
CASA
Limites CR35 2016
FP prodentiels 30/06/2015 : 1004 MC
Limites CR35 2017
FP prodentiels 31/12/2016: 836 MC
Retio en % des Fonds Progres sur le choc défevorable : 10% SAM 10.0%
« Limite VAN » globale sur les années 1 à 30 en M€ 80.3 M€ 83.6 M€
Retio en % des Fonds Propres sur le choc défevorable : -756 -356.
k Limite VAN » opérationnelle sur les années 1 à 30 en M€ 70.3 ME 75.2 M€
Limites sur l'Exposition synthétique Euro - Montant Limites
CASA
Limites CR35 2016
PNB d'activité budgété 2016 : 236,7 M€
Limites CR35 2017
PNB d'activité budgété 2016 : 208 M€
Années 1 et 2 5% 3,50 % (70 % limite CA.sa) 3,50% (70 % limite CA.sa)
Impact max d'un choc de + 200 bp rapporté au PNB 410 M€ 390 M€
d'activité : 4% 3 % (75 % limite CA.sa) 3 % (75 % limite CA.sa)
« Limites Gaps » globales en M€ Années 3 à 10 330 M€ 310 M€
2,50 % (50 % limite CA.sa) 3% (60 % limite CA.sa)
Impact max d'un choc de + 200 bp rapporté au PNB Années 1 et 2 350 M€ 310 M€
d'activité : 2 % (50 % limite CA.sa) 2,5 % (65 % limite CA.sa)
« Limites Gaps » opérationnelles en M€ Années 3 à 10 280 M€ 260 M€
Limites en VAN sur l'Exposition synthétique Euro Limites Limites CR35 2016 Limites CR35 2017
hors Fonds Propres (= test Outlier) CASA FP prudenti els 30/09/2015 : 1004 M€ FP prudenti els 31/12/2016 : 836 M€
Limite Globale - Ratio en % des Fonds Propres 20,0% 20,0%
Limite Opérationnelle - Ratio en % des Fonds Propres 20% 19,0%

Limites globales et opérationnelles sur l'exposition inflation :

Limite sur l'Exposition Inflation - Montant Limites CR35 2016 Limites CR35 2017
FP prudentiels 30/06/2015 : 1 004 M€ FP prudenti els 31/12/2016 : 836 M€
« Limites Gaps » globales en M€ sur les années 1 à 10 100 M€
« Limites Gaps » opérationnelles en M€ sur les années 1 à 10 Aucune limite 75 M€
Limites sur l'Exposition synthétique Euro + Inflation Euro - VAN Limites CR35 2017
FP prudentiels 31/12/2016 : 836 M€
CASA
Ratio en % des Fonds Propres sur le choc défavorable 11%
« Limite VAN » globale sur les années 1 à 30 en M€ 92,0 M€
Ratio en % des Fonds Propres sur le choc défavorable 10%
« Limite VAN » opérationnelle sur les années 1 à 30 en M€ 83,6 M€

Limite opérationnelle sur le gap équivalent delta :

Limites sur l'Exposition Equivalent Delta Caps - VAN Limites CR35 2016 Limites CR35 2017
CASA FP prudentiels 30/06/2015 : 1 004 M€ FP prudentiels 31/12/2016 : 836 M€
Ratio en % des Fonds Propres sur le choc défavorable Néant 1% 1%
« Limite VAN » opérationnelle sur les années 1 à 30 en M€ 10,0 M€ 8,4 M€

3. EXPOSITION

L'impasse taux fixe au 30 juin 2017 atteint -75 M€ sur l'année 1, elle respecte la limite globale à 390 M€ ainsi que la limite opérationnelle à 310 M€.

Sensibilité de la VAN à un choc de +/ 200bp rapportée aux Fonds Propres (sur 30 ans).
30/06/2017 31/12/2016
$+200$ bp. - 200 bol $+200$ bp $-200$ bp Limites opé. Limites
Globales
Limites
Bâle II
-5.6% 8.0% $-7.7%$ 10.3% 9.0% 10.094 $-/-20%$
-47 MC 67 MC $-64$ MC 86 M.C. 75 ME. 84 M C

-LES RISQUES DE LIQUIDITE ET DE FINANCEMENT

1. GESTION DU RISQUE

Le risque de liquidité et de financement désigne la possibilité de subir une perte si l'entreprise n'est pas en mesure de respecter ses engagements financiers en temps opportun et à des prix raisonnables lorsqu'ils arrivent à échéance.

Ces engagements comprennent notamment les obligations envers les déposants et les fournisseurs, ainsi que les engagements au titre d'emprunts et de placements.

Dans le cadre de la réforme Bale III, comme l'ensemble des groupes bancaires Européens, le groupe Crédit Agricole est assujetti par le règlement N°575/2013 du Parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement et modifiant le règlement (UE) n°648012, à la remise de reportings relatif au LCR (Liquidity Coverage Ratio) et NSFR (net stable funding ratio) et définis par l'EBA.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cette réforme les établissements de crédit devront respecter à horizon 2018 le ratio LCR (à hauteur de 100 %), visant à s'assurer que la banque est capable de résister pendant 30 jours à une crise globale de liquidité. La Caisse régionale s'est engagée dans la constitution de réserves spécifiques éligibles au nouveau ratio (cash, titres d'Etat liquide, etc.).

Dans le cadre du CRR (Capital Requirement Regulation) et de la directive CRD4 (Capital Requirement Directive 4), les banques sont tenues de publier non seulement un LCR fin de mois, mais également :

  • Un LCR quotidien et un LCR projeté fin de mois,
  • Des Additionnal Liquidity Monitoring Tools (éléments de suivi de la liquidité complémentaires, ex : concentration par produits, contrepartie…
  • Un Funding Plan : Plan de financement sur des durées de 6 mois, 1 an, 2 ans, 3 ans.

La mise en place des reportings LCR et NSFR ne dispense pas les établissements de crédit de maintenir un système interne de gestion du risque de liquidité (cf. directive 2013/36/UE du Parlement Européen et du Conseil du 26 juin 2013).

Le Crédit Agricole a opté pour l'application d'une approche avancée (normes internes) dont les principaux indicateurs sont :

Court Terme :

  • Endettement Court terme,
  • Structure minimale du refinancement Court Terme,
  • Réserves de liquidité,
  • Stress global, stress systémique et stress idiosyncratique (c'est à dire spécifique au Groupe Crédit Agricole).

Long Terme :

Concentration des échéances du refinancement Long Terme

La politique de gestion de la liquidité de la Caisse régionale se concrétise, d'une part, par une politique de collecte clientèle et, d'autre part, par du refinancement interbancaire via la mise en place d'un programme d'émission de Titres de Créances Négociables, ou auprès de Crédit Agricole S.A..

Les plafonds d'encours du programme d'émission de TCN validé par le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016 sont 1 000 M€ pour les CDN et 500 M€ pour les BMTN.

La Caisse régionale, au-delà de ses ressources clientèle et du refinancement interbancaire, a la possibilité de se refinancer à taux de marché auprès de Crédit Agricole S.A. sous plusieurs formes : Compte Courant de Trésorerie, Emprunts en blanc (de 1 semaine à 10 ans), Avances Globales (50 % des réalisations prêts de durée initiale supérieure ou égale à 2 ans).

Crédit Agricole SA facture aux Caisses régionales le déficit généré au sein du groupe (différentiel entre les avances miroirs et les avances globales). La facturation sur le déficit Epargne/avances est générée par des strates mensuelles au coût moyen de liquidité de marché 5 ans.

Depuis début 2017, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine produit également un LCR quotidien et un

Le risque de liquidité à court terme de la Caisse régionale est encadré par un volume de refinancement maximal d'une durée inférieure ou égale à 1 an : la LCT (Limite Court Terme). Elle est calculée et transmise par Crédit agricole SA

LCR projeté fin de mois.

semestriellement.

2. METHODOLOGIE

Le risque de liquidité fait l'objet d'un encadrement défini dans la politique financière de la Caisse régionale. La Politique 2017 a été validée en Conseil d'Administration le 16 décembre 2016.

Un point liquidité est réalisé 11 fois par an par l'unité Pilotage Finance Contrôle de Gestion et présenté en Comité Financier.

Le ratio LCR (liquidity Coverage Ratio) est calculé mensuellement par le biais de l'outil New-deal de même que l'ensemble des indicateurs de liquidité CT et MLT.

3. EXPOSITION

Le niveau du ratio LCR comptable à fin juin est de 113,77 % pour une cible réglementaire de 80 % depuis 1er janvier 2017.

La limite de liquidité CT est de 971 M€ depuis le 1er juillet 2016 (valable sur S2 2016 et S1 2017). Elle sera de 892 M€ sur le S2 2017.

Au 30 juin 2017, la Caisse régionale ne présente pas de dépassement actif de l'échéancier MLT.

4. POLITIQUE DE COUVERTURE

Les instruments financiers désignés comme instruments de couverture sont pour la Caisse régionale des swaps de taux d'intérêt. Ces swaps sont réalisés pour couvrir des crédits clients spécifiques (swap de micro-couverture) ou réalisés dans le cadre de la gestion du risque de taux d'intérêt global (swap de macro-couverture). Une documentation macro et micro-couverture est réalisée trimestriellement.

LES RISQUES OPERATIONNELS

L'organisation de la gestion des risques opérationnels s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe et de la Caisse régionale. Le dispositif est animé par le Manager des risques opérationnels de la Caisse régionale, rattaché au RCPR (Responsable du Contrôle Permanent et des Risques) de la Caisse régionale.

Le Management du Risque Opérationnel rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre d'un Comité Risque Opérationnel réuni deux fois par an, dont la Présidence est assurée par le Directeur Général de la Caisse régionale. Le Management du Risque Opérationnel intervient ponctuellement auprès des Comités de Contrôle Interne et de Direction.

L'organe exécutif est par ailleurs informé a minima trimestriellement par un tableau de bord après intégration des dernières collectes des incidents et pertes avérés du risque opérationnel dans le cadre du dispositif de recensement de la Caisse régionale. Le contrôle périodique et les contrôleurs du deuxième degré de deuxième niveau sont destinataires de ces informations.

L'organe délibérant (Conseil d'Administration et Comité d'audit et des comptes) est informé semestriellement sur l'évolution du coût du risque et des événements marquants du dispositif. Il valide annuellement le seuil réglementaire d'incident significatif de risques opérationnels, les limites d'appétence aux risques décidés en comité risques opérationnels, ainsi que les modifications de la politique risques opérationnels de la Caisse régionale, conformément à la réglementation prudentielle.

Le dispositif de gestion du risque opérationnel couvre intégralement le périmètre opérationnel et fonctionnel de la Caisse régionale, y compris les pôles de coopération hébergés dans d'autres Caisses régionales. Les filiales sont dotées de leurs propres dispositifs de gestion et de surveillance. Il repose sur 3 piliers:

Une collecte d'incidents alimentant la base statistique du dispositif (historique de 6 années), réalisée mensuellement auprès de l'ensemble des unités du périmètre y compris les pôles de coopération hébergés dans d'autres Caisses régionales.

  • Une cartographie des risques, actualisée annuellement selon la méthodologie préconisée par le groupe et transcrite sur l'applicatif groupe Europ@. La campagne de mise à jour au titre de l'exercice 2016 s'est achevée le 31 Janvier 2017.
  • Une évaluation de scénarii majeurs de risques opérationnels choisis dans la liste proposée par le groupe. Les scénarii retenus pour notre Caisse régionale font l'objet d'une analyse et d'une estimation chiffrée des sévérités et des fréquences probables de survenance. Les valeurs obtenues jouent un rôle prépondérant dans le calcul de l'exigence de Fonds Propres de la Caisse régionale au titre des risques opérationnels.

La méthode retenue pour le calcul de l'exigence de fonds propres de la Caisse régionale au titre des risques opérationnels est la méthode AMA (approche mesure avancée).

Le modèle utilisé est le modèle du groupe Crédit Agricole, validé par le Comité des normes et méthodologies du Groupe Crédit Agricole, présidé par le Directeur des Risques et Contrôles Permanents Groupe et proposé à l'accord de l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Régulation.

Il a pour objectifs principaux:

  • D'inciter à une meilleure maîtrise du coût du risque opérationnel ainsi qu'à la prévention des risques exceptionnels.
  • De déterminer le niveau de fonds propres correspondant aux risques mesurés, pouvant se situer en deçà de la méthode standard.
  • De favoriser l'amélioration de la qualité des contrôles permanents dans le cadre du suivi de plans d'actions.

Le modèle AMA de calcul des fonds propres est fondé sur un modèle actuariel de type « lost distribution approach » présentant un intervalle de confiance de 99,9 %.

Les principes qui ont gouverné la conception et la mise au point du modèle sont:

  • Intégration dans la politique de risques ;
  • Pragmatisme, la méthodologie devant s'adapter aux réalités opérationnelles ;

  • Caractère pédagogique, de manière à favoriser l'appropriation par la Direction Générale et les métiers ;

  • Robustesse : capacité du modèle à donner des estimations réalistes et stables d'un exercice à l'autre.

Les dispositifs Groupe mis en place dans la Caisse régionale visent à respecter l'ensemble des critères qualitatifs (intégration de la mesure des risques dans la gestion quotidienne, indépendance de la fonction risques, déclaration périodique des expositions au risque opérationnel …) et des critères quantitatifs de la règlementation Bâle II (intervalle de confiance de 99,9 % sur une période de un an ; prise en compte des données internes, des données externes, d'analyses de scenarii et de facteurs reflétant l'environnement ; prise en compte des facteurs de risque influençant la distribution statistique, …).

Ce dispositif s'accompagne de manière formelle et conforme à la réglementation de réunions de présentation/sensibilisation à destination des acteurs concernés rappelant les différentes modalités de déclarations des Risques opérationnels et exposant les évolutions réglementaires.

LES RISQUES DE NON-CONFORMITE

L'organisation de la gestion des risques de nonconformité s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe : le responsable du Contrôle de la Conformité de la Caisse régionale est rattaché au responsable du Contrôle Permanent de la Caisse régional (un nouveau Responsable du contrôle de la Conformité a été nommé en octobre 2016).

Le responsable du Contrôle de la Conformité rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre du Comité de Contrôle Interne et Comité risques opérationnels

Le risque de non-conformité est défini par la Caisse régionale comme toute violation d'un texte règlementaire ou d'une règle interne applicable à la Caisse régionale, en sa qualité d'établissement de crédit, de courtier en assurance ou de prestataire de service d'investissement, induisant un risque de sanction judiciaire, de perte financière ou de risque d'image.

Les domaines visés concernent donc principalement :

  • les activités de services d'investissement, tant pour la protection de l'intégrité des marchés que pour la protection de la clientèle,
  • l'activité de démarche commerciale dans son ensemble, avec pour objectif le contrôle du respect de l'intérêt du client (réglementation MIF sur le conseil en investissement, démarchage bancaire ou financière, intermédiation en assurance, protection du consommateur,

protection de l'emprunteur, réglementation informatique et libertés, etc...),

  • la prévention du risque de blanchiment, de financement du terrorisme et le risque de sanctions internationales, et la prévention du risque de fraude externe ou interne,
  • le respect de toute autre réglementation bancaire ou règle interne de déontologie du ressort de la conformité (hors fiscalité et droit du travail).

La prévention du risque de non-conformité est supervisée par le responsable du Contrôle de la conformité, en liaison avec le responsable du service Contrôle permanent, le Manager des risques opérationnels et le responsable du Contrôle périodique. Son rôle consiste à prévenir et à contrôler les risques de non-conformité tels que définis ci-dessus. Des moyens spécifiques d'encadrement et de surveillance des opérations sont mis en œuvre : formation du personnel, adoption de règles écrites internes, accomplissement des obligations déclaratives vis-àvis des autorités de tutelle, plan de mise en conformité de l'ensemble des ouvertures de compte, etc.…

Sur le premier semestre 2016, deux renforts ont été rattachés au Contrôle de la Conformité et de la Sécurité Financière, afin de renforcer la prévention des Sanctions Internationales dans le cadre du plan de remédiation OFAC. Ces renforts ont été maintenus notamment pour le traitement des nouvelles alertes sur les personnes politiquement exposées domestiques en applicative de la 4ème directive. Un poste pérenne vient d'être créé au sein de la cellule sécurité financière avec une prise de poste en septembre.

Concernant l'activité de service d'investissement, la directive MIF, intégrée dans nos procédures de commercialisation d'instruments financiers depuis le 1er novembre 2007, fait l'objet de contrôles réguliers sur son application. De plus, un plan d'action est actuellement piloté par le groupe, afin de mettre à jour les contrats d'ouverture de compte titre au regard de la MIF. Ce plan d'action fait l'objet d'un suivi renforcé par la Direction bancaire, en lien avec le contrôle de conformité. Les formations du réseau d'agences et de pôles professionnels sur le premier semestre 2017 ont notamment porté les sanctions internationales, la déontologie et la lutte contre la fraude. De manière préventive également, une formation Conformité est dispensée à l'embauche de l'ensemble des conseillers commerciaux et la communication interne met régulièrement l'accent sur l'obligation d'être en adéquation entre le produit vendu et le besoin du client. Enfin, la nouvelle réglementation concernant la certification AMF des vendeurs est intégrée dans les procédures de la Caisse régionale et l'option choisie est d'y inclure l'ensemble des conseillers commerciaux en lien avec la clientèle. Chaque nouvel embauché concerné bénéficie donc systématiquement d'une formation interne, en vue de sa certification professionnelle au regard de la réglementation AMF.

La directive Abus de marché fait l'objet d'un contrôle régulier par le Responsable de la Conformité des services d'investissement grâce à l'outil Groupe Actimize de détection automatique des opérations atypiques, qui a fait l'objet de montées en gamme régulières afin d'affiner cette surveillance. En outre, la surveillance des opérations sur titres des « personnes concernées » au sens du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers (salariés et administrateurs) est intégrée à cet outil de surveillance et fait l'objet d'un suivi et d'un reporting régulier à l'organe central.

La Directive 2014/57/UE relative aux sanctions pénales applicables aux abus de marché et le Règlement Européen MAR sur les

abus de marché (MAR-MAD II) sur le renforcement du dispositif légal de lutte contre les abus de marché a intégré un dispositif de prévention et de surveillance au niveau de l'entité :

  • adaptation de la procédure abus de marché à cette nouvelle réglementation,
  • adaptation du système de détection des abus de marché pour couvrir l'ensemble des circuits de négociation,
  • passation d'ordres, concernant la liste d'initiés (permanents et ponctuels) une intégration de données à caractère
personnel supplémentaire pour
l'établissement des listes.

Une étude est en cours sur le recours à l'outil Compliance pour les entités banque de détail. Cette Directive implique un renforcement du formalisme pour les listes d'initiés CASA et CCI

Dans le cadre de la lutte anti-blanchiment – financement du terrorisme, le Groupe Crédit Agricole a décidé la mise en conformité de la Banque de détail à la directive européenne du 26 octobre 2005 avec une solution uniforme pour l'ensemble des Caisses régionales, par la mise en place de l'outil de détection NORKOM. La troisième directive de lutte contre le blanchiment (transposée par l'ordonnance du 30 janvier 2009 et ses décrets d'application) a également été intégrée dans les procédures en 2009, et fait l'objet de montées en gamme régulières avec l'intégration de scénarios de prévention de la fraude. Les dernières évolutions ont notamment permis d'améliorer l'approche par risques de l'outil de détection.

A noter également l'ordonnance 2016‐1635 transposant en droit français la 4ème directive européenne UE 2015/847 du 20 mai 2015 qui est en cours de déclinaison au sein de notre Caisse régionale avec notamment l'intégration de surveillances des PPE domestiques. Parmi les principales mesures de la 4ème Directive, l'on peut noter également une harmonisation de l'approche par les risques et des obligations de vigilance, des précisions sur le bénéficiaire effectif et une politique spécifique pour les pays tiers à haut risque.

Plus spécifiquement sur le risque Sanctions Internationales, l'évaluation globale du risque a été effectuée en lien avec le Groupe en charge du projet « plan de remédiation » OFAC, et les premières étapes du plan d'action sont en cours de déploiement, dans le cadre du plan d'avancement défini par le Groupe.

Enfin, la prévention du risque de fraude interne fait partie du plan de contrôle de la Caisse régionale, sous la responsabilité du responsable du Contrôle de la Conformité, en charge de la coordination de la prévention de la fraude.

Concernant les procédures relatives à la conformité, tous les nouveaux produits commercialisés par la Caisse régionale sont soumis à l'avis préalable du responsable du Contrôle de la Conformité qui contrôle le respect des conditions émises par le groupe (44 avis formalisés sur le premier semestre concernant des nouveaux lancements commerciaux).

Le responsable du Contrôle de la conformité centralise par ailleurs les dysfonctionnements significatifs de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, en prévention du risque de non-conformité, au travers notamment des informations remontées par

le service en charge des réclamations (comité Qualité, et suivi mensuel des réclamations reçues au siège).

Ces dispositifs font l'objet d'un suivi renforcé par le responsable du Contrôle de la Conformité de la Caisse régionale, sous la coordination de la Direction de la Conformité de Crédit Agricole S.A.

L'évaluation des risques de non-conformité s'appuie pleinement sur les outils déjà existants en matière de risques opérationnels.

Les outils de cartographie des risques et de collecte des pertes utilisent un référentiel national comportant différents types de risques, notamment : les risques d'interruption de processus, les risques opérationnels, les risques liés à la santé et à la sécurité des travailleurs, et les risques de nonconformité.

Le choix a été fait d'intégrer la cartographie des risques de non-conformité dans la cartographie des risques opérationnels.

Dans un premier temps, le Management du risque opérationnel coordonne la cotation des risques opérationnels et fait valider la cartographie des risques opérationnels par le management.

Dans une deuxième étape, le responsable du Contrôle de la Conformité est responsable de l'appréciation finale des risques de non-conformité.

Pour apprécier les principaux risques de manière cohérente, le Groupe a sélectionné les risques de non-conformité prioritaires relatifs aux réglementations en vigueur.

Enfin, la cartographie des risques opérationnels et de non-conformité intègre l'évaluation du risque de réputation (impact non financier).

Suite à l'analyse de la cartographie des risques opérationnels et de non-conformité, les processus présentant les niveaux de risques les plus élevés sont sélectionnés pour faire l'objet d'un plan d'actions de diminution ou suppression du risque.

Des axes d'amélioration ont ainsi été identifiés en matière de conformité des ouvertures de comptes de dépôt, de qualification des clients détenteurs de comptes titres, et de protection de la clientèle notamment. Les plans d'actions sont élaborés en relation avec le responsable de la conformité (Plan de mise en conformité du stock, et contrôle des nouveaux contrats ouverts), et avec un suivi de la Direction Conformité de Crédit Agricole SA..

RISQUES JURIDIQUES

À la connaissance de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, il n'existe, au 30 juin 2017 aucune procédure gouvernementale, judiciaire ou d'arbitrage susceptible d'avoir, ou ayant eu récemment, des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Caisse régionale et du groupe Crédit Agricole.

Par ailleurs, comme indiqué dans son communiqué du 1er juin 2017, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine a été assignée devant le Tribunal de Grande Instance de Rennes par quelques porteurs de CCI en vue d'obtenir le rachat de leurs titres. Cette action est initiée par l'Association de défense des actionnaires minoritaires (ADAM). Les arguments qu'elle développe sont sans fondement et la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est donc très confiante sur l'issue de cette procédure.

DISPOSITIF DE CONTROLE INTERNE

Le dispositif de contrôle interne est exposé dans le rapport annuel du Président du Conseil d'Administration pour 2016 et n'a pas fait l'objet de modification notable en 2017.

Le Rapport Annuel sur le Contrôle Interne relatif à l'exercice 2016 a été présenté au Conseil d'Administration du 24 mars 2017.

LE CONTROLE PERMANENT

-DISPOSITIF DE CONTROLE PERMANENT

Au sein des services et du réseau d'agences, des manuels de procédures décrivent les traitements à réaliser ainsi que les contrôles afférents ; ils portent notamment sur le respect des limites, de la politique risque, des règles de délégation, sur la validation des opérations, leur correct dénouement, le respect de la réglementation spécifique à certains produits, etc.

Le dispositif couvre tous les services. Des contrôles permanents sont réalisés par les unités opérationnelles elles-mêmes. Ces contrôles peuvent être intégrés dans le traitement des opérations (contrôles de 1er degré), ou exercés par des unités ou personnes indépendantes des unités opérationnelles mentionnées ci-avant ou distinctes de celles ayant effectué les contrôles de premier degré (contrôles de 2ème degré).

L'automatisation des reportings de contrôles a été réalisée avec l'intégration de l'outil groupe de saisie des contrôles permanents : SCOPE (Système de Contrôles Permanents)

Cet outil national a été mis à disposition de la Caisse régionale en septembre 2008 afin de permettre la remontée des contrôles locaux (siège et agences) auprès du contrôle permanent.

Il a été déployé sur la totalité des agences en 2008 et sur les unités du siège début 2009. Dans le cadre de la mise en œuvre du règlement 97-02 puis de l'arrête du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne, les unités spécialisées de contrôle permanent de dernier niveau, indépendantes des unités opérationnelles, intervenant sur les principales familles de risques encourus par la Caisse régionale, sont regroupées sous l'autorité du responsable du Contrôle permanent. Un responsable du Contrôle de la Conformité est rattaché à celui-ci.

Les résultats des contrôles sont formalisés par des reportings et les anomalies détectées par ces moyens font l'objet de plans d'actions correctrices gérés également dans l'outil SCOPE.

L'ensemble de ce dispositif fait l'objet d'adaptations régulières du fait des évolutions réglementaires et des risques opérationnels détectés.

-DES DISPOSITIFS DE CONTROLES PARTICULIERS

Le dispositif de contrôle permanent recouvre également des dispositifs de contrôle particuliers en conformité avec la réglementation bancaire et financière. Il s'agit des domaines suivants :

  • les systèmes d'informations, pour lesquels des procédures et contrôles visent à assurer un niveau de sécurité satisfaisant. Une mesure du niveau de sécurité est régulièrement réalisée et les insuffisances relevées font l'objet de plans d'améliorations.
  • le déploiement et le test de plans de continuité d'activités intégrant les plans de secours

informatiques et les actions menées en lien avec les travaux de « cartographie des risques » dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif « Bâle II ». Un Plan de Repli Utilisateur est opérationnel sur le site de PLOUFRAGAN dans les Côtes d'Armor en coopération avec les 3 autres Caisses régionales bretonnes. Un test de gestion de crise en conditions réelles a été réalisé en septembre 2016. Un des objectifs de ce test était notamment de tester ce plan de repli utilisateurs dans les conditions les plus sévères. Ainsi 160 postes de travail ont été déployés sur le site de Ploufragan. 40 collaborateurs ont alors

pu tester la capacité de la Caisse Régionale à maintenir les activités essentielles à son activité.

  • l'encadrement des prestations de services «essentielles» externalisées, pour lesquelles une actualisation des contrats de sous-traitance et des procédures de contrôle a été mise en œuvre.
  • la prévention et le contrôle des risques de nonconformité aux lois, règlements et normes internes relatives notamment aux activités de services d'investissement, à la prévention du blanchiment de capitaux et à la lutte contre le financement du terrorisme. Des moyens spécifiques d'encadrement et de surveillance des opérations sont mis en œuvre : formation du personnel, adoption de règles écrites internes, accomplissement des obligations déclaratives vis-à-vis des autorités de tutelle, plan de mise en conformité de l'ensemble des ouvertures de comptes, etc.…
  • La directive MIF, intégrée dans nos procédures de commercialisation d'instruments financiers depuis le 1er novembre 2007. De plus, le système informatique a été optimisé afin d'assurer le respect de la directive MIF lors de toute ouverture de comptes-titres et lors de l'activité de conseil en investissement sur instruments financiers (blocage informatique en l'absence de renseignement sur la compétence et l'expérience du client). Enfin, un bagage de formation a été présenté à tous les conseillers commerciaux au mois d'avril 2016 afin de rappeler les règles essentielles issues de la directive MIF : elle met notamment l'accent sur l'obligation d'être en adéquation entre le produit vendu et le besoin du client et de disposer d'un dossier client complet.

  • L'outil groupe (Actimize) de détection automatique des opérations suspectes en matière d'abus de marché est en place depuis le 1er octobre 2007 et a été enrichi du suivi des « personnes concernées » au sens du règlement général AMF.

  • Dans le cadre de la Lutte Anti blanchiment, le groupe Crédit Agricole a décidé la mise en conformité de la Banque de détail à la directive européenne du 26 octobre 2005 avec une solution uniforme pour l'ensemble des Caisses régionales, par la mise en place de l'outil NORKOM. Chaque jeune embauché (CDI ou CDD) bénéficie d'une formation « Lutte Anti-Blanchiment » préalablement à son embauche.
  • Tous les nouveaux produits sont soumis à avis préalable du Responsable de la Conformité qui centralise par ailleurs les dysfonctionnements significatifs de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine.
  • Ces dispositifs font l'objet d'un suivi renforcé par le responsable du Contrôle de la Conformité de la Caisse régionale, sous la coordination de la Direction de la Conformité de Crédit Agricole S.A.
  • La Caisse régionale dispose d'une structure dédiée aux risques opérationnels (collecte et cartographie). Chaque unité met en place des plans d'action afin de limiter les risques identifiés.

- DISPOSITIF DE CONTROLE INTERNE DE L'INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIERE

Le dispositif de contrôle de l'information comptable et financière est décrit dans le rapport annuel 2016. Il s'appuie sur un contrôle central de 2ème degré rattaché au contrôle permanent.

Un comité d'audit et des comptes a été mis en place en 2009 en application de l'ordonnance n°2008- 1278 du 8 décembre 2008. Il se réunira 3 fois en 2017.

LE CONTROLE PERIODIQUE

Le service Contrôle Périodique se consacre aux missions de contrôle périodique (3ème degré), en application de l'arrêté du 3 Novembre 2014. Il intervient, de manière indépendante, dans la Caisse régionale (siège et réseaux) mais aussi sur toute entité relevant de son périmètre de contrôle interne. Les missions d'audit sont réalisées par des équipes dédiées, selon des méthodologies formalisées, conformément à un plan annuel validé par le Comité de Contrôle Interne.

Les missions visent à s'assurer du respect des règles externes et internes, de la maîtrise des risques, de la fiabilité et l'exhaustivité des informations et des systèmes de mesure des risques. Elles portent en particulier sur les dispositifs de contrôle permanent et de contrôle de la conformité.

Le plan annuel d'audit s'inscrit dans un cycle pluriannuel, visant à l'audit régulier et selon une périodicité aussi rapprochée que possible, de toutes les activités et entités du périmètre de contrôle interne.

L'activité du service Contrôle Périodique de la Caisse régionale s'effectue depuis 2006 dans le cadre de l'Animation Audit inspection mise en place par l'Inspection Générale du Groupe (IGL). De fait, les plans annuels et pluriannuels, comme la cartographie des risques auditables de la Caisse régionale, sont réalisés sur la base de référentiels nationaux et l'audit de la Caisse régionale bénéficie d'outils méthodologiques mis à disposition par IGL (guides d'audit, formations, encadrement de missions transverses). Le Contrôle Périodique développe également ses propres outils (guides et trames d'audit notamment).

Les missions réalisées par le service Contrôle Périodique, ainsi que par l'Inspection Générale groupe de Crédit Agricole S.A. font l'objet d'un dispositif formalisé de suivi. Pour chacune des recommandations formulées à l'issue de ces missions, ce dispositif permet de s'assurer de l'avancement des actions correctrices programmées, mises en œuvre selon un calendrier précis, en fonction de leur niveau de priorité.

Lors du premier semestre 2017, le Contrôle Périodique de la Caisse régionale a réalisé 7 missions d'audit prévues au plan d'audit annuel. Il a ainsi audité 1 groupe d'agences bancaires, 1 agence Square Habitat, 2 agences spécialisées et 3 missions sur les risques auditables « siège ». Ces dernières concernent les crédits règlementés, le juridique, et les usages Bâle II Crédit.

PERSPECTIVES

Pour poursuivre sur sa dynamique commerciale et être au plus près des Bretilliens, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a mis en place un large plan de rénovation de 50 agences sur 5 ans. Sur l'année 2017, 12 points de vente du département seront ainsi rénovés.

Ce concept inédit proposant un aménagement novateur des espaces va être déployé sur le territoire bretillien afin d'offrir, en proximité, un meilleur accueil et une expertise renforcée.

ROUXEL – TANGUY & Associés ERNST & YOUNG Audit

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine Période du 1er janvier au 30 juin 2017

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

ROUXEL – TANGUY & Associés

Z.A.C. Atalante Champeaux 2C, allée Jacques-Frimot 35000 Rennes

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Rennes

ERNST & YOUNG Audit

1/2, place des Saisons 92400 Courbevoie - Paris-La Défense 1 S.A.S. à capital variable

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Versailles

Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine Période du 1er janvier au 30 juin 2017

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

Aux Sociétaires,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par vos assemblées générales et en application de l'article L. 451-1-2 III du Code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes semestriels consolidés résumés de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, relatifs à la période du 1er janvier au 30 juin 2017, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés résumés ont été établis sous la responsabilité de votre conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

1. Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés résumés avec la norme IAS 34 – norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

2. Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés résumés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés résumés.

Rennes et Paris-La Défense, le 08 septembre 2017

Les Commissaires aux Comptes

ROUXEL – TANGUY & Associés ERNST & YOUNG Audit

Emmanuelle Rouxel Luc Valverde

CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE ET VILAINE

Société coopérative de crédit à capital variable régie par les dispositions du Livre V du Code rural, au capital social de 92 427 535,50 €

Siège Social : 4, rue Louis Braille 35136 Saint-Jacques-de-la-Lande 775 590 847 RCS RENNES NAF 6419 Z

COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES AU 30 JUIN 2017

(Ayant fait l'objet d'un examen limité)

Examinés par le Conseil d'administration de la Caisse régionale du Crédit Agricole Mutuel d'Ille et Vilaine en date du 21 juillet 2017

SOMMAIRE

CADRE GENERAL 34
ETATS FINANCIERS CONSOLIDES 35
COMPTE
DE
RESULTAT
35
RESULTAT NET
ET
GAINS
ET
PERTES
COMPTABILISES
DIRECTEMENT
EN
CAPITAUX
PROPRES 36
BILAN ACTIF 37
BILAN PASSIF 38
TABLEAU
DE
VARIATION
DES
CAPITAUX
PROPRES
TABLEAU
DES
FLUX
DE
TRESORERIE
39
40
NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES 41
1. PRINCIPES ET METHODES APPLICABLES DANS LE GROUPE, JUGEMENTS ET ESTIMATIONS
UTILISEES 41
2. PRINCIPALES OPERATIONS DE STRUCTURE ET EVENEMENTS SIGNIFICATIFS DE LA PERIODE 49
CETTE EVOLUTION SE REPERCUTE AU 30/06/2017 AU NIVEAU DU PROVISIONNEMENT COLLECTIF
(REPRISE DE PROVISION) ET FILIERE (DOTATION DE PROVISION ET STRESS APPLIQUE SUR LES
FILIERES LES PLUS SENSIBLES).
3.NOTES RELATIVES AU RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX
PROPRES 50
3.1. PRODUITS ET CHARGES D'INTERETS 50
3.2. COMMISSIONS NETTES 50
3.3. GAINS OU PERTES NETS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR
RESULTAT 51
3.4. GAINS OU PERTES NETS SUR ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES A LA VENTE 52
3.5. PRODUITS ET CHARGES NETS DES AUTRES ACTIVITES 52
3.6. CHARGES GENERALES D'EXPLOITATION 52
3.7. DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS ET AUX DEPRECIATIONS DES IMMOBILISATIONS
3.8. CORPORELLES ET INCORPORELLES
COUT DU RISQUE
53
54
3.9. GAINS OU PERTES NETS SUR AUTRES ACTIFS 55
3.10. IMPOTS 55
3.11. VARIATION DES GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES 57
4. INFORMATIONS SECTORIELLES 59
5. NOTES RELATIVES AU BILAN 59
5.1. ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR RESULTAT 59
5.2. ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES A LA VENTE 61
5.3. PRETS ET CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET SUR LA CLIENTELE 61
5.4. DEPRECIATIONS INSCRITES EN DEDUCTION DES ACTIFS FINANCIERS 63
5.5. EXPOSITION AU RISQUE SOUVERAIN 64
5.6. DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET LA CLIENTELE 64
5.7. DETTES REPRESENTEES PAR UN TITRE ET DETTES SUBORDONNEES 65
5.8
ACTIFS NON COURANTS DESTINES A ETRE CEDES ET ACTIVITES ABANDONNEES
65
5.9.
IMMEUBLES DE PLACEMENT
65
5.10. IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES (HORS ECARTS D'ACQUISITION) 66
5.11 ECARTS D'ACQUISITION 66
5.12. PROVISIONS 67
5.13. CAPITAUX PROPRES 69
6.
ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE
70
7.
RECLASSEMENTS D'INSTRUMENTS FINANCIERS
72
8.
JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS
72
8.1.
JUSTE VALEUR DES ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS COMPTABILISES AU COUT
72
8.2.
INFORMATIONS SUR LES INSTRUMENTS FINANCIERS EVALUES A LA JUSTE VALEUR
75
9.
IMPACTS DES EVOLUTIONS COMPTABLES OU AUTRES EVENEMENTS
78
10.
PARTIES LIEES
78
11.
PERIMETRE DE CONSOLIDATION AU 30 JUIN 2017
79
12.
ÉVENEMENTS POSTERIEURS AU 30 JUIN 2017
79

CADRE GENERAL

Présentation juridique de l'entité

La Caisse régionale de Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine (Caisse régionale) est une société coopérative à capital variable régie par le livre V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.

Son siège social est situé 4, rue Louis Braille 35136 Saint-Jacques-de-la-Lande. Elle est inscrite au registre du commerce de Rennes sous le numéro 775 590 847, code NAF 6419 Z.

Sont rattachées à la Caisse régionale, 46 Caisses locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre. Les comptes individuels sont représentatifs des comptes de la Caisse régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses locales, de 2 fonds dédiés et d'une société technique de titrisation.

De par la loi bancaire, la Caisse régionale est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire.

La Caisse régionale fait partie, avec 13 autres Caisses régionales, des entités ayant émis des Certificats Coopératifs d'Investissements, qui leur permettent d'être côtées sur le marché financier et plus particulièrement au compartiment B d'Euronext Paris.

Crédit Agricole S.A. coordonne l'action des Caisses régionales et exerce, à leur égard, un contrôle administratif, technique et financier et un pouvoir de tutelle conformément au Code Monétaire et Financier. Du fait de son rôle d'Organe Central, confirmé par la loi bancaire, il a en charge de veiller à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement, ainsi qu'au respect, par chaque Caisse régionale, des normes de gestion. Il garantit leur liquidité et leur solvabilité. Par homothétie, les Caisses régionales garantissent le passif de Crédit Agricole S.A. à hauteur de leur fonds propres.

La Caisse régionale fait partie du périmètre de consolidation du Groupe Crédit Agricole.

Format de présentation des états financiers

En l'absence de modèle imposé par le référentiel IFRS, le Groupe « Crédit Agricole d'Ille et Vilaine » (dénommé Groupe), constitué de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille et Vilaine, des 46 Caisses locales, de 2 fonds dédiés et d'une société technique de titrisation entrant dans le périmètre de consolidation (Groupe), utilise les formats des documents de synthèse (bilan, compte de résultat, état du résultat net et des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres, tableau de variation des capitaux propres, tableau des flux de trésorerie) préconisés par la recommandation CNC n°2009-R.04 du 2 juillet 2009.

ETATS FINANCIERS CONSOLIDES

COMPTE DE RESULTAT

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Intérêts et produits assimilés 3.1 136 670 293 172 153 679
Intérêts et charges assimilées 3.1 -65 035 -157 508 -82 688
Commissions (produits) 3.2 65 913 126 186 63 835
Commissions (charges) 3.2 -14 021 -23 371 -11 068
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 3.3 309 -980 -1 193
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 3.4 27 359 22 720 19 841
Produits des autres activités 3.5 1 042 2 903 1 375
Charges des autres activités 3.5 -3 097 -6 486 -3 177
PRODUIT NET BANCAIRE 149 140 256 636 140 604
Charges générales d'exploitation 3.6 -77 149 -149 913 -74 284
Dotations
aux
amortissements
et
aux
dépréciations
des
immobilisations
3.7 -3 327 -6 502 -3 059
incorporelles et corporelles
RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 68 664 100 221 63 261
Coût du risque 3.8 -7 192 -4 085 -6 571
RESULTAT D'EXPLOITATION 61 472 96 136 56 690
Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence 0 0 0
Gains ou pertes nets sur autres actifs 3.9 316 2 013 0
Variations de valeur des écarts d'acquisition 5.11 0 0 0
RESULTAT AVANT IMPOT 61 788 98 149 56 690
Impôts sur les bénéfices 3.10 -12 817 -33 237 -12 713
Résultat net d'impôt des activités abandonnées 0 0 0
RESULTAT NET 48 971 64 912 43 977
Participations ne donnant pas le contrôle 0 0 0
RESULTAT NET PART DU GROUPE 48 971 64 912 43 977

RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Résultat net 48 971 64 912 43 977
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi 3.11 0 -2 345 -1 407
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non 0 -2 345 -1 407
recyclables, hors entreprises mises en équivalence
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non 3.11 0 0 0
recyclables des entreprises mises en équivalence
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non 3.11 0 413 485
recyclables hors entreprises mises en équivalence
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non 3.11 0 0 0
recyclables des entreprises mises en équivalence
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables sur 0 0 0
activités abandonées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables 0 -1 932 -922
Gains et pertes sur écarts de conversion 3.11 0 0 0
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 3.11 2 946 7 138 6 671
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 3.11 0 0 0
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables, 2 946 7 138 6 671
hors entreprises mises en équivalence
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables 0 0 0
des entreprises mises en équivalence 3.11
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables 639 125 -1 537
hors entreprises mises en équivalence 3.11
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables 0 0 0
des entreprises mises en équivalence 3.11
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur 0 0 0
activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables 3 585 7 263 5 134
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres 3 585 5 331 4 212
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 52 556 70 243 48 189
Dont part du Groupe 52 556 70 243 48 189
Dont participations ne donnant pas le contrôle 0 0 0

BILAN ACTIF

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016
Caisse, banques centrales 46 946 38 889
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 5.1 6 805 8 650
Instruments dérivés de couverture 14 247 9 606
Actifs financiers disponibles à la vente 5.2 1 794 401 1 631 336
Prêts et créances sur les établissements de crédit 5.3 490 676 408 210
Prêts et créances sur la clientèle 5.3 9 267 663 8 862 977
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 33 815 51 810
Actifs financiers detenus jusqu'à l'échéance 6 088 9 770
Actifs d'impôts courants et différés 43 111 36 345
Comptes de régularisation et actifs divers 236 533 264 133
Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées 5.8 0 0
Participation aux bénéfices différée 0 0
Participation dans les entreprises mises en équivalence 0 0
Immeubles de placement 5.9 18 262 18 887
Immobilisations corporelles 5.10 60 087 56 966
Immobilisations incorporelles 5.10 3 528 3 523
Ecarts d'acquisition 5.11 0 0
TOTAL DE L'ACTIF 12 022 162 11 401 102

BILAN PASSIF

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016
Banques centrales 0 0
Passifs financiers à la juste valeur par résultat 5.1 11 934 11 795
Instruments dérivés de couverture 99 633 117 403
Dettes envers les établissements de crédit 5.6 7 481 732 6 877 303
Dettes envers la clientèle 5.6 2 612 853 2 605 263
Dettes représentées par un titre 5.7 30 169 13 319
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 0 0
Passifs d'impôts courants et différés 11 416 98
Comptes de régularisation et passifs divers 192 869 234 481
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés et activités
abandonnées
5.8 0 0
Provisions techniques des contrats d'assurance 0 0
Provisions 5.12 42 591 46 124
Dettes subordonnées 5.7 0 0
Total dettes 10 483 197 9 905 786
Capitaux propres 1 538 965 1 495 316
Capitaux propres part du Groupe 1 538 954 1 495 305
Capital et réserves liées 271 853 270 473
Réserves consolidées 1 178 837 1 124 212
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 39 293 35 708
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
sur activités abandonnées
0 0
Résultat de l'exercice 48 971 64 912
Participations ne donnant pas le contrôle 11 11
TOTAL DU PASSIF 12 022 162 11 401 102

TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES

Part du Groupe Participations ne donnant pas le contrôle
Capital et réserves liées Gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres
Gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres
Primes et
Réserves
Elimination Autres
instruments
Capital et Gains et pertes
comptabilisés
Gains et pertes
comptabilisés
Total des gains
et pertes
Résultat net Capitaux propres Capital
réserves
liées et
Gains et pertes
comptabilisés
Gains et pertes
comptabilisés
Total des gains
et pertes
comptabilisés
Capitaux
propres
Capitaux
propres
consolidés
Capital consolidées
liées au capital
des titres
autodétenus
de capitaux
propres
réserves
consolidées
directement en
capitaux propres
directement en
capitaux propres
comptabilisés
directement en
résultat directement en
capitaux propres
directement en
capitaux propres
directement en
capitaux
(1) recyclables non recyclables capitaux propres recyclables non recyclables propres
(en milliers d'euros)
Capitaux propres au 1er janvier 2016 179 864 1 223 595 -1 147 0 1 402 312 33 534 -3 157 30 377 0 1 432 689 11 0 0 0 11 1 432 700
Augmentation de capital
Variation des titres autodétenus
2 498
0
0
0
0
90
0 2 498,00
90,00
0
0
0
0
0
0
0
0
2 498
90
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
2 498
90
Emissions d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0,00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Rémunération du 1er semestre 2016 des émissions
d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0,00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Dividendes versés au 1er semestre 2016 0 -10 350 0 0 -10 350,00 0 0 0 0 -10 350 0 0 0 0 0 -10 350
Dividendes reçus des Caisses régionales et filiales 0 0 0 0 0,00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne 0 0 0 0 0,00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
donnant pas le contrôle
Mouvements liés aux paiements en actions 0 0 0 0,00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Mouvements liés aux opérations avec les 2 498 -10 350 90 0 -7 762,00 0 0 0 0 -7 762 0 0 0 0 0 -7 762
actionnaires
Variation des gains et pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
0 0 0 0 0,00 5 134 -922 4 212 0 4 212 0 0 0 0 0 4 212
Quote-part dans les variations de capitaux propres hors 0 0 0 0 0,00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
résultat des entreprises mises en équivalence
Résultat du 1er semestre 2016
0 0 0 0 0,00 0 0 0 43 977 43 977 0 0 0 0 0 43 977
Autres variations 0 21 0 0 21,00 0 0 0 0 21 0 0 0 0 0 21
Capitaux propres au 30 juin 2016 182 362 1 213 266 -1 057 0 1 394 571 38 668 -4 079 34 589 43 977 1 473 137 11 0 0 0 11 1 473 148
Augmentation de capital -9 0 0 0 -9 0 0 0 0 -9 0 0 0 0 0 -9
Variation des titres autodétenus 0 0 -195 0 -195 0 0 0 0 -195 0 0 0 0 0 -195
Emissions d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Rémunération du 2nd semestre 2016 des émissions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
d'instruments de capitaux propres
Dividendes versés au 2nd semestre 2016 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Dividendes reçus des Caisses régionales et filiales 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
donnant pas le contrôle
Mouvements liés aux paiements en actions 0 165 0 0 165 0 0 0 0 165 0 0 0 0 0 165
Mouvements liés aux opérations avec les -9 165 -195 0 -39 0 0 0 0 -39 0 0 0 0 0 -39
actionnaires
Variation des gains et pertes comptabilisés
directement en capitaux propres 0 0 0 0 0 2 129 -1 010 1 119 0 1 119 0 0 0 0 0 1 119
Quote-part dans les variations de capitaux propres hors
résultat des entreprises mises en équivalence
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Résultat du 2nd semestre 2016 0 0 0 0 0 0 0 0 20 935 20 935 0 0 0 0 0 20 935
Autres variations 0 153 0 0 153 0 0 0 0 153 0 0 0 0 0 153
Capitaux propres au 31 décembre 2016 182 353 1 213 584 -1 252 0 1 394 685 40 797 -5 089 35 708 64 912 1 495 305 11 0 0 0 11 1 495 316
Affectation du résultat 2016
Capitaux propres au 1er janvier 2017
0
182 353
64 913
1 278 497
0
-1 252
0
0
64 913
1 459 598
0
40 797
0
-5 089
0
35 708
-64 912
0
1
1 495 306
0
11
0
0
0
0
0
0
0
11
1
1 495 317
Augmentation de capital 1 161 0 0 0 1 161 0 0 0 0 1 161 0 0 0 0 0 1 161
Variation des titres autodétenus 0 0 219 0 219 0 0 0 0 219 0 0 0 0 0 219
Emissions d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Rémunération du 1er semestre 2017 des émissions
d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Dividendes versés au 1er semestre 2017 0 -10 384 0 0 -10 384 0 0 0 0 -10 384 0 0 0 0 0 -10 384
Dividendes reçus des Caisses régionales et filiales 0 -30 0 0 -30 0 0 0 0 -30 0 0 0 0 0 -30
Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
donnant pas le contrôle
Mouvements liés aux paiements en actions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Mouvements liés aux opérations avec les 1 161 -10 414 219 0 -9 034 0 0 0 0 -9 034 0 0 0 0 0 -9 034
actionnaires
Variation des gains et pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
0 0 0 0 0 3 585 0 3 585 0 3 585 0 0 0 0 0 3 585
Quote-part dans les variations de capitaux propres hors 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
résultat des entreprises mises en équivalence
Résultat du 1er semestre 2017 0 0 0 0 0 0 0 0 48 971 48 971 0 0 0 0 0 48 971
Autres variations 0 126 0 0 126 0 0 0 0 126 0 0 0 0 0 126
CAPITAUX PROPRES AU 30 JUIN 2017 183 514 1 268 209 -1 033 0 1 450 690 44 382 -5 089 39 293 48 971 1 538 954 11 0 0 0 11 1 538 965

Les réserves consolidées sont essentiellement constituées des résultats des exercices antérieurs non distribués, de montants relatifs à la première application des normes IFRS et de retraitements de consolidation.

L'augmentation de capital (1 161 milliers d'euros) correspond à des souscriptions des parts sociales des caisses locales sur le 1er semestre 2017.

Les capitaux propres du Groupe s'élèvent à 1 539 millions d'euros. Ils augmentent de 43 millions d'euros depuis la clôture de l'exercice précédent (soit + 2,92%). Cette augmentation s'explique principalement par :

  • le résultat net consolidé du Groupe au 30 juin 2017, qui s'élève à 49 millions d'euros,
  • les dividendes versés à Crédit Agricole SA et aux sociétaires des Caisses locales, qui s'élèvent à 10 millions d'euros,

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE

(en milliers d'euros) 1er semestre
2017
1er semestre
2016
31/12/2016
Résultat avant impôt 61 788 56 690 98 149
Dotations nettes aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et 3 326 3 060 6 502
incorporelles
Dépréciations des écarts d'acquisition et des autres immobilisations 0 0 0
Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions 3 141 4 575 4 227
Quote-part de résultat liée aux entreprises mises en équivalence 0 0 0
Résultat net des activités d'investissement -319 0 -1 942
Résultat net des activités de financement 0 432 862
Autres mouvements -726 7 036 3 660
Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôt et des autres 5 422 15 103 13 309
ajustements
Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit 448 574 225 274 732 485
Flux liés aux opérations avec la clientèle -400 333 -160 856 -372 579
Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers -148 138 30 529 -5 758
Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers -26 925 -53 727 -3 596
Dividendes reçus des entreprises mises en équivalence 0 0 0
Impôts versés -7 675 -11 200 -28 553
Variation nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles -134 497 30 020 321 999
Flux provenant des activités abandonnées 0 0 0
Total Flux nets de trésorerie générés par l'activité opérationnelle (A) -67 287 101 813 433 457
Flux liés aux participations (1) -2 485 0 -340 490
Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles -6 136 -2 622 -6 263
Flux provenant des activités abandonnées 0 0 0
Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement (B) -8 621 -2 622 -346 753
Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires (2) -8 857 -7 730 -7 721
Autres flux nets de trésorerie provenant des activités de financement 16 478 0 -20 869
Flux provenant des activités abandonnées 0 0 0
Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement (C ) 7 621 -7 730 -28 590
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de trésorerie (D) 0 0 0
Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie (A + B + -68 287 91 461 58 114
C + D)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 107 482 49 371 49 371
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 38 889 35 996 35 996
Solde net des comptes prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** 68 593 13 375 13 375
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 39 181 140 825 107 482
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 46 946 32 998 38 889
Solde net des comptes prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** -7 765 107 827 68 593
VARIATION DE LA TRESORERIE NETTE ET DES EQUIVALENTS DE TRESORERIE -68 301 91 454 58 111

(*) Composé du solde net des postes Caisses et banques centrales, hors intérêts courus (y compris trésorerie des entités reclassées en actifs non courants destinés à être cédés)

(**) Composé du solde des postes Comptes ordinaires débiteurs sains et Comptes et prêts au jour le jour sains" tels que détaillés en note 5.3 et des postes Comptes ordinaires créditeurs et Comptes et emprunts au jour le jour" tels que détaillés en note 5.6 (hors intérêts courus et y compris opérations internes au Crédit Agricole)

(1) Cette ligne recense les effets nets sur la trésorerie des acquisitions et des cessions de titres de participation. Au cours du premier semestre 2017 l'impact net des acquisitions sur la trésorerie du Groupe s'élève à 2 485 milliers d'euros, dont 3 542 milliers d'euros au titre des acquisitions de titres (SAS Crédit Agricole Ille-et-Vilaine Expansion pour 2 500 milliers d'euros, SAS Village By CA pour 500 milliers d'euros, SAS Fonds CARD pour 437 milliers d'euros, SAS CA Chèques pour 80 milliers d'euros et SAS Fonds F/I Ventures pour 25 milliers d'euros) et -1 057 milliers d'euros au titres des cessions (SAS CABREPAR pour -925 milliers d'euros et SAS CA Assurances pour -132 milliers d'euros)

(2) Le flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires comprend le paiement des dividendes versés par la Caisse régionale sur le premier semestre 2017 aux porteurs de CCI et CCA à hauteur de 8 338 milliers d'euros et aux porteurs de parts sociales à hauteur de 2 047 milliers d'euros. Ce flux comprend aussi la hausse du capital des Caisses locales (souscriptions de parts sociales) pour 1 161 milliers d'euros.

NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES

1. Principes et Méthodes applicables dans le Groupe, jugements et estimations utilisées

Les comptes consolidés intermédiaires résumés du Groupe au 30 juin 2017 ont été préparés et sont présentés en conformité avec la norme IAS 34 relative à l'information financière intermédiaire, qui définit le contenu minimum de l'information, et qui identifie les principes de comptabilisation et d'évaluation devant être appliqués à un rapport financier intermédiaire.

Les normes et interprétations utilisées pour la préparation des comptes consolidés intermédiaires résumés sont identiques à celles utilisées par le groupe Crédit Agricole sur l'élaboration des comptes consolidés au 31 décembre 2016 établis, en application du règlement CE n°1606/2002, conforméme nt aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'Union européenne (version dite « carve out »), en utilisant donc certaines dérogations dans l'application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macro-couverture.

Il est rappelé que lorsque l'application anticipée de normes et interprétations adoptées par l'Union européenne est optionnelle sur une période, l'option n'est pas retenue par le Groupe, sauf mention spécifique.

Cela concerne en particulier :

Normes, amendements ou
interprétations
Date de
publication par
l'Union
européenne
Date de 1ère
application
obligatoire :
exercices
ouverts à
compter du
Applicable dans
le Groupe
IFRS 15 Produits des activités
ordinaires tirés de contrats
conclus avec des clients
Remplacement d'IAS 11 sur la
reconnaissance des contrats de
construction et d'IAS 18 sur la
reconnaissance des produits
ordinaires
22 septembre 2016
(UE 2016/1905)
er janvier 2018
1
Oui
IFRS 9 Instruments financiers
Remplacement d'IAS 39 -
Instruments financiers : classification
et évaluation, dépréciation,
couverture
22 novembre 2016
(UE 2016/2067)
er janvier 2018
1
Oui

Norme IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients

La norme IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018 (conformément au règlement UE 2016/1905). L'amendement « Clarification d'IFRS 15 » qui apporte des précisions complémentaires est en cours d'adoption par l'Union européenne et devrait entrer en vigueur à la même date.

Pour la première application de cette norme, le groupe Crédit Agricole a choisi la méthode rétrospective modifiée, en comptabilisant l'effet cumulatif au 01/01/2018, sans comparatif au niveau de l'exercice 2017, et en indiquant en annexe les éventuelles incidences de la norme sur les différents postes des états financiers.

La norme IFRS 15 remplacera les normes IAS 11 Contrats de construction, IAS 18 Produits des activités ordinaires, ainsi que toutes les interprétations liées IFRIC 13 Programmes de fidélisation de la clientèle, IFRIC 15 Contrats de construction de biens immobiliers, IFRIC 18 Transferts d'actifs provenant de clients et SIC 31 Produits des activités ordinaires opérations de troc impliquant des services de publicité.

Elle regroupe dans un texte unique les principes de comptabilisation des revenus issus des ventes de contrats à long terme, ventes de biens, ainsi que des prestations de services qui n'entrent pas dans le champ d'application des normes relatives aux instruments financiers (IAS 39), aux contrats d'assurance (IFRS 4) ou aux contrats de location (IAS 17). Elle introduit des concepts nouveaux qui pourraient modifier les modalités de comptabilisation de certains revenus du produit net bancaire.

Sur la base des conclusions de l'étude d'impact menée au cours de ce semestre, le Groupe estime que la mise en œuvre de la norme IFRS 15 n'aura pas d'impact significatif dans les capitaux propres d'ouverture au 1er janvier 2018.

En l'état actuel de ses analyses, le Groupe n'attend pas d'impacts significatifs sur son résultat.

Norme IFRS 9 Instruments Financiers

La norme IFRS 9 Instruments Financiers est appelée à remplacer la norme IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation. Elle a été adoptée par l'Union européenne le 22 novembre 2016 et publiée au Journal Officiel de l'Union européenne le 29 novembre 2016. Elle entrera en vigueur de manière obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.

Elle définit de nouveaux principes en matière de classement et d'évaluation des instruments financiers, de dépréciation du risque de crédit et de comptabilité de couverture, hors opérations de macro-couverture.

• Les principales évolutions apportées par la norme

Classement et évaluation des actifs financiers

Sous IFRS 9, les critères de classement et d'évaluation dépendent de la nature de l'actif financier, selon qu'il est qualifié d'instrument de dette (ie prêt, avance, crédit, titre obligataire, part de fonds) ou d'instruments de capitaux propres (i.e. action).

S'agissant des instruments de dettes (prêts et titres à revenus fixes ou déterminables), la norme IFRS 9 s'appuie sur le modèle de gestion d'une part et sur l'analyse des caractéristiques contractuelles d'autre part, pour classer et évaluer les actifs financiers.

  • Les trois modèles de gestion :
  • o Le modèle de pure collecte dont l'intention est de collecter les flux de trésorerie contractuels sur la durée de vie ;
  • o Le modèle mixte dont l'intention est de collecter les flux de trésorerie contractuels sur la durée de vie et de céder l'actif s'il existe une opportunité ; et
  • o Le modèle de pure cession dont l'intention est de céder l'actif.
  • Les caractéristiques contractuelles (test "Solely Payments of Principal & Interests" ou test "SPPI") :

Ce second critère est appliqué aux caractéristiques contractuelles du prêt ou du titre de dette pour en déduire l'éligibilité définitive de l'instrument à une catégorie comptable de classement et d'évaluation.

Lorsque l'instrument de dette a des flux de trésorerie attendus qui ne reflètent pas uniquement des éléments de capital et de pure rémunération d'intérêts (i.e. taux simple), ses caractéristiques contractuelles sont jugées trop complexes et dans ce cas, le prêt ou le titre de dette est comptabilisé à la juste valeur par résultat quel que soit le modèle de gestion. Sont visés les instruments qui ne respectent pas les conditions du test "SPPI".

Sur cet aspect, le Groupe est attentif à la publication en avril par l'IASB d'un exposé sondage relatif aux instruments de dettes avec des options de remboursement anticipé symétriques, et prendra en compte le cas échéant les conclusions de cet amendement lorsqu'il sera définitif.

Sur la base des critères énoncés ci-dessus :

  • Un instrument de dette est comptabilisé au coût amorti à condition d'être détenu en vue d'en percevoir les flux de trésorerie représentatifs uniquement d'éléments de capital et de pure rémunération d'intérêts respectant le test "SPPI".
  • Un instrument de dette est comptabilisé à la juste valeur par capitaux propres recyclables à condition d'être dans un modèle mixte de collecte de flux de trésorerie et de revente en fonction des opportunités, sous réserve que ses caractéristiques contractuelles soient également représentatives d'éléments de capital et de pure rémunération d'intérêts respectant le test "SPPI".
  • Un instrument de dette qui n'est pas éligible à la catégorie coût amorti ou en juste valeur par capitaux propres recyclables est enregistré en juste valeur par résultat. C'est le cas notamment des instruments de dette dont le modèle de gestion est de pure cession. Cela concerne également les parts d'OPCVM non consolidées qui sont des instruments de dette ne respectant pas le test "SPPI" indépendamment du modèle de gestion.

S'agissant des instruments de capitaux propres (investissements de type actions), ils doivent être, par défaut, comptabilisés à la juste valeur par résultat, sauf option irrévocable pour un classement à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (sous réserve que ces instruments ne soient pas détenus à des fins de transaction).

En synthèse, l'application du volet classement et évaluation d'IFRS 9 par la Caisse régionale d'Ille et Vilaine devrait conduire :

  • A une augmentation des actifs à la juste valeur par résultat compte tenu du reclassement des OPCVM dans cette catégorie ce qui entrainera une volatilité accrue du résultat ;
  • Au classement en coût amorti de la grande majorité des prêts et créances, ceux-ci respectant le test "SPPI" ;
  • Au classement en juste valeur par capitaux propres recyclables ou au coût amorti des instruments de dette en fonction de la documentation du modèle de gestion documenté en date de première application.

Dépréciation

La norme IFRS 9 instaure un nouveau modèle de dépréciation qui exige de comptabiliser les pertes de crédit attendues ("Expected Credit Losses" ou "ECL") sur les crédits et les instruments de dette évalués au coût amorti ou à la juste valeur par capitaux propres recyclables, sur les engagements de prêts et sur les contrats de garantie financière qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur, ainsi que sur les créances résultant de contrats de location et créances commerciales.

Cette nouvelle approche ECL vise à anticiper au plus tôt la comptabilisation des pertes de crédit attendues alors que dans le modèle de provisionnement d'IAS 39, elle est conditionnée par la constatation d'un événement objectif de perte avérée.

L'ECL se définit comme la valeur probable espérée pondérée de la perte de crédit (en principal et en intérêts) actualisée. Elle correspond à la valeur actuelle de la différence entre les flux de trésorerie contractuels et ceux attendus (incluant le principal et les intérêts).

La formule de calcul intègre les paramètres de probabilité de défaut, perte en cas de défaut et d'exposition au moment du défaut.

Ces calculs s'appuient largement sur les modèles internes utilisés dans le cadre du dispositif prudentiel lorsqu'ils existent, mais avec des retraitements pour déterminer une ECL économique.

La norme IFRS 9 préconise une analyse en date d'arrêté (Point in Time) tout en tenant compte de données de pertes historiques et des données prospectives macro-économiques (Forward Looking), alors que la vue prudentielle s'analyse à travers le cycle (Through The Cycle) pour la probabilité de défaut et en bas de cycle (downturn) pour la perte en cas de défaut.

L'approche comptable conduit également à recalculer certains paramètres bâlois, notamment pour neutraliser les coûts internes de recouvrement ou les floors qui sont imposés par le régulateur dans le calcul réglementaire de la perte en cas de défaut ("Loss Given Default" ou "LGD").

Le nouveau modèle de provisionnement du risque de crédit distingue trois étapes :

  • 1ère étape : dès la comptabilisation initiale de l'instrument (prêt, titre de dette, garantie …), l'entité comptabilise les pertes de crédit attendues sur 12 mois ;
  • 2ème étape : dans un deuxième temps, si la qualité de crédit se dégrade significativement pour une transaction ou un portefeuille donné, l'entité comptabilise les pertes prévues sur sa durée de vie ;
  • 3ème étape : dans un troisième temps, dès lors qu'un ou plusieurs événements de défaut sont intervenus sur la transaction ou sur la contrepartie en ayant un effet néfaste sur les

flux de trésorerie futurs estimés, l'entité comptabilise une perte de crédit avérée à maturité.

Concernant la deuxième étape, le suivi et l'estimation de la dégradation significative du risque de crédit peuvent être effectués sur une base individuelle de niveau transactionnel ou sur une base collective de niveau portefeuille en regroupant les instruments financiers en fonction de caractéristiques communes de risque de crédit. La démarche repose sur l'utilisation d'un large éventail d'informations, incluant des données historiques de pertes observées, des ajustements de nature conjoncturelle et structurelle, ainsi que des projections de pertes établies à partir de scénarii raisonnables.

Cette dégradation dépend du niveau de risque à la date de comptabilisation initiale et doit être constatée avant que la transaction ne soit dépréciée (3ème étape).

Afin d'apprécier la dégradation significative, le Groupe s'inscrit dans le processus du groupe Crédit Agricole fondé sur deux niveaux d'analyse :

  • Un premier niveau dépendant de règles et de critères absolus et relatifs qui s'imposent à l'ensemble des entités du Groupe ;
  • Un deuxième niveau lié à l'appréciation en local de critères qualitatifs du risque porté par le Groupe sur ses portefeuilles pouvant conduire à durcir les critères de dégradation définis en premier niveau (bascule d'un portefeuille ou sous-portefeuille en étape 2 d'ECL à maturité).

Il existe une présomption réfutable de dégradation significative en présence d'un impayé de plus de trente jours. Le Groupe pourra réfuter cette présomption sur le périmètre des encours pour lesquels des dispositifs de notation internes ont été construits, en particulier les expositions suivies en méthodes avancées, considérant que l'ensemble des informations intégrées dans les dispositifs de notation permet une appréciation plus pertinente que le seul critère d'impayés de plus de trente jours.

En l'absence de modèle de notation interne, le Groupe retiendra le seuil absolu d'impayés supérieur à trente jours comme seuil ultime de dégradation significative et de classement en deuxième étape.

Concernant le périmètre des instruments entrant dans la troisième étape de provisionnement, le Groupe alignera la définition de la défaillance avec celle du défaut actuellement utilisée en gestion pour des fins réglementaires.

Ainsi, un débiteur est considéré en situation de défaut, lorsqu'au moins une des deux conditions suivantes est satisfaite :

  • Un arriéré de paiement généralement supérieur à quatre-vingt-dix jours sauf si des circonstances particulières démontrent que l'arriéré est dû à des causes non liées à la situation du débiteur ;
  • L'entité estime improbable que le débiteur s'acquitte intégralement de ses obligations de crédit sans qu'elle ait recours à d'éventuelles mesures telles que la réalisation d'une sûreté.

En synthèse, le nouveau modèle de provisionnement d'IFRS 9 pourrait conduire à une augmentation du montant des dépréciations sur les prêts et titres comptabilisés au bilan au coût amorti ou en juste valeur par capitaux propres recyclables, et sur les engagements hors bilan ainsi que sur les créances résultant de contrats de location et les créances commerciales.

Comptabilité de couverture

Sur la comptabilité de couverture (hors opérations de macro-couverture de juste valeur), la norme IFRS 9 prévoit des évolutions limitées par rapport à IAS 39. Les dispositions de la norme s'appliquent au périmètre suivant :

  • Toutes les opérations de micro-couverture ; et
  • Les opérations de macro-couverture de flux de trésorerie uniquement.

Les opérations de macro-couverture de Juste Valeur de risque de taux sont exclues et peuvent rester dans le champ d'IAS 39 (option).

Lors de la première application de la norme IFRS 9, deux possibilités sont offertes par la norme :

  • Appliquer le volet « couverture » IFRS 9 ; ou
  • Maintenir IAS 39 jusqu'à l'application d'IFRS 9 pour l'ensemble des relations de couverture (au plus tard lorsque le texte macro-couverture de Juste Valeur de taux sera adopté par l'Union européenne).

Conformément à la décision du Groupe, la Caisse régionale d'Ille et Vilaine n'appliquera pas ce volet de la norme.

Toutefois, des informations devront être fournies dans les annexes aux états financiers avec une granularité accrue sur la gestion des risques et les effets de la comptabilité de couverture sur les états financiers.

La norme IFRS 9 permet d'appliquer de manière anticipée les dispositions relatives au risque de crédit propre des passifs financiers désignés en juste valeur par résultat sur option, à savoir la reconnaissance des variations de valeur liées au risque de crédit propre en autres éléments du résultat global non recyclables. A ce stade, conformément à l'orientation du Groupe, la Caisse régionale d'Ille et Vilaine n'envisage pas d'appliquer par anticipation ces dispositions.

• Le déploiement du projet dans le groupe Crédit Agricole

La Caisse régionale d'Ille et Vilaine fait partie intégrante du projet Groupe qui s'est organisé pour mettre en œuvre la norme IFRS 9 dans les délais requis, en associant l'ensemble des fonctions comptables, finances, risques et informatiques.

Les étapes du projet et les réalisations à date

Au premier semestre 2015, les travaux ont porté sur :

  • L'analyse des dispositions de la norme, avec une attention particulière sur les changements induits par les nouveaux critères de classement et d'évaluation des actifs financiers et par la refonte du modèle de dépréciation du risque de crédit qui requiert de passer d'un provisionnement de pertes de crédit avérées à un provisionnement de pertes de crédit attendues (ECL) ;
  • L'identification des questions clés et des principaux sujets d'interprétation comptable à partir des premiers macro-chiffrages des impacts de la norme.

Après cette étape d'analyse et de diagnostic, le Groupe a pris part à la phase de mise en œuvre du projet à partir de septembre 2015.

Par ailleurs, durant l'année 2016, le Groupe a été associée aux principales réalisations qui ont concerné :

  • Les chantiers normatifs avec l'identification des principaux impacts sur les états financiers et la définition du processus cible de provisionnement du Groupe qui s'est concrétisé par la rédaction d'un cadre méthodologique commun ;
  • Les chantiers méthodologiques Groupe de définition des options possibles concernant la formule de calcul des provisions, la dégradation significative et le forward looking, ainsi que la méthodologie de calcul de la juste valeur des crédits ;
  • Des simulations provisoires des impacts de la nouvelle norme sur les états financiers et les fonds propres prudentiels, notamment pour répondre au mieux aux demandes de l'Autorité Bancaire Européenne au niveau du groupe Crédit Agricole. Ces travaux ont été effectués sur la base des données comptables au 31/12/2015 de niveau Groupe ;
  • Les chantiers informatiques avec des impacts majeurs dans les systèmes d'information, impliquant des travaux de spécifications sur les outils Risques et Finance et des choix d'outils mutualisés, à savoir : un outil central de provisionnement et pour les titres de dettes côtés un outil d'analyse des caractéristiques contractuelles permettant l'industrialisation du test "SPPI".

L'ensemble de ces travaux de déploiement se poursuivent en 2017 et ont intègré des chiffrages d'impact sur la base des états financiers au 31 décembre 2016 afin de répondre notamment à la demande de l'Autorité Bancaire Européenne (ABE). Ces travaux seront finalisés courant 2017.

• Transition

La norme IFRS 9 est d'application rétrospective et obligatoire à compter du 1er janvier 2018 en ajustant le bilan d'ouverture en date de première application, sans l'obligation de retraiter les états financiers de la période comparative 2017. En conséquence, le Groupe ne prévoit pas de retraiter les états financiers présentés en comparaison avec ceux de l'année 2018.

Les normes et interprétations publiées par l'IASB au 30 juin 2017 mais non encore adoptées par l'Union européenne ne sont pas applicables par le Groupe. Elles n'entreront en vigueur d'une manière obligatoire qu'à partir de la date prévue par l'Union européenne et ne sont donc pas appliquées par le Groupe au 30 juin 2017.

Cela concerne en particulier la norme IFRS 16.

La norme IFRS 16 Contrats de location remplacera la norme IAS 17 et toutes les interprétations liées (IFRIC 4, Déterminer si un accord contient un contrat de location, SIC 15, Avantages dans les contrats de location et SIC 27, Evaluation de la substance des transactions impliquant la forme juridique d'un contrat de location). Elle sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019.

La principale évolution apportée par la norme IFRS 16 concerne la comptabilité des locataires. IFRS 16 imposera pour les locataires un modèle visant à comptabiliser au bilan tous les contrats de location, avec la reconnaissance au passif d'une dette locative représentative des engagements sur toute la durée du contrat, et à l'actif un droit d'utilisation à amortir.

Une étude d'impact de la mise en œuvre de la norme dans le groupe Crédit Agricole est en cours de réalisation avec des premiers résultats attendus d'ici la fin de l'année 2017.

Par ailleurs, plusieurs amendements et une interprétation à des normes existantes ont été publiés par l'IASB, sans enjeu majeur pour le Groupe, qui s'appliquent respectivement au 1er janvier 2017 et au 1er janvier 2018 sous réserve de leur adoption par l'Union européenne. Il s'agit d'une part des amendements à IAS 7 Etat des flux de trésorerie, à IAS 12 Impôts sur le résultat et à IFRS 12 Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d'autres entités. Et d'autre part, il s'agit des amendements à IFRS 2 Classement et évaluation des transactions dont le paiement est fondé sur des actions, IAS 40 Immeubles de placement, IAS 1 Présentation des états financiers et à IAS 28 Participations dans des entreprises associées, et de l'interprétation IFRIC 22 Transactions en monnaies étrangères et contrepartie anticipée.

Les comptes consolidés intermédiaires résumés sont destinés à actualiser les informations fournies dans les comptes consolidés au 31 décembre 2016 du Groupe et doivent être lus en complément de ces derniers. Aussi, seules les informations les plus significatives sur l'évolution de la situation financière et des performances du Groupe sont mentionnées dans ces comptes semestriels.

De par leur nature, les évaluations nécessaires à l'établissement des comptes consolidés exigent la formulation d'hypothèses et comportent des risques et des incertitudes quant à leur réalisation dans le futur. Les estimations comptables qui nécessitent la formulation d'hypothèses sont utilisées principalement pour les évaluations réalisées pour les instruments financiers évalués à leur juste valeur, les participations non consolidées, la valorisation des entreprises mises en équivalence, les régimes de retraites et autres avantages sociaux futurs ainsi que les plans de stock-options, les dépréciations durables de titres disponibles à la vente et détenus jusqu'à maturité , les dépréciations de créances irrécouvrables, les provisions, la dépréciation des écarts d'acquisition et les actifs d'impôts différés.

2. Principales opérations de structure et événements significatifs de la période

Le périmètre de consolidation et ses évolutions au 30 juin 2017 sont présentés de façon détaillée à la fin des notes annexes en note 11 Périmètre de consolidation au 30 juin 2017.

Augmentation de capital du fonds dédié Everbreizh

Le 08 février 2017, la Caisse régionale a acquis de nouvelles parts du fonds dédié Everbreizh pour 50 millions d'euros dans le but d'optimiser son niveau de ratio LCR (Liquidity Coverage Ratio). Notre participation dans ce fonds s'élève à présent à 100 millions d'euros.

Création du FCT Crédit Agricole Habitat 2017

Au 31/03/2017, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2017) a été consolidée au sein du Groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales le 23 février 2017.

Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2017 » pour un montant de 1 milliards d'euros. Les titres senior adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d'investisseurs européens (banques, fonds et banques centrales).

Dans le cadre de cette titrisation, le Groupe a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 19,8 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2017. Elle a souscrit pour 2,4 millions d'euros des titres subordonnés.

3. Notes relatives au résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

3.1. Produits et Charges d'intérêts

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Sur opérations avec les établissements de crédit 923 1 961 1 144
Sur opérations internes au Crédit Agricole 9 943 19 312 10 908
Sur opérations avec la clientèle 119 465 249 191 124 856
Intérêts courus et échus sur actifs financiers disponibles à la vente 2 496 4 871 2 395
Intérêts courus et échus sur actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 144 444 254
Intérêts courus et échus des instruments de couverture 3 699 17 390 14 119
Sur opérations de location-financement 0 0 0
Autres intérêts et produits assimilés 0 3 3
Produits d'intérêts (1) (2) 136 670 293 172 153 679
Sur opérations avec les établissements de crédit -1 252 -2 068 -967
Sur opérations internes au Crédit Agricole -35 714 -79 058 -40 542
Sur opérations avec la clientèle -6 384 -24 361 -10 160
Sur dettes représentées par un titre -39 -124 -66
Sur dettes subordonnées 0 -862 -432
Intérêts courus et échus des instruments de couverture -21 645 -51 034 -30 520
Sur opérations de location-financement 0 0 0
Autres intérêts et charges assimilées -1 -1 -1
Charges d'intérêts -65 035 -157 508 -82 688

(1) dont 2 630 milliers d'euros sur créances dépréciées individuellement au 30 juin 2017 contre 5 150 milliers d'euros au 31 décembre 2016.

(2) dont 4 809 milliers d'euros correspondant à des bonifications reçues de l'Etat au 30 juin 2017 contre 9 393 milliers d'euros au 31 décembre 2016.

3.2. Commissions nettes

30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
(en milliers d'euros) Produits Charges Net Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 840 -98 742 1 427 -134 1 293 773 -99 674
Sur opérations internes au Crédit Agricole 5 067 -10 683 -5 616 11 457 -16 950 -5 493 6 048 -7 818 -1 770
Sur opérations avec la clientèle 18 021 -555 17 466 34 445 -979 33 466 17 346 -508 16 838
Sur opérations sur titres 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Sur opérations de change 43 0 43 102 0 102 56 0 56
Sur opérations sur instruments dérivés et autres
opérations de hors bilan
113 0 113 3 0 3 0 0 0
Sur moyens de paiement et autres prestations de
services bancaires et financiers
40 810 -2 542 38 268 76 915 -5 184 71 731 38 516 -2 574 35 942
Gestion d'OPCVM, fiducie et activités analogues 1 019 -143 876 1 837 -124 1 713 1 096 -69 1 027
Produits nets des commissions 65 913 -14 021 51 892 126 186 -23 371 102 815 63 835 -11 068 52 767

3.3. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dividendes reçus 0 0 0
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat par nature 223 -1 480 -1 541
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat sur option 0 11 0
Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés (hors résultat des couvertures
d'investissements nets des activités à l'étranger)
156 338 178
Résultat de la comptabilité de couverture -70 151 170
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 309 -980 -1 193

Le résultat de la comptabilité de couverture se décompose comme suit :

30/06/2017
(en milliers d'euros) Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur 40 899 -40 899 0
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts 12 746 -17 290 -4 544
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures) 28 153 -23 609 4 544
Couvertures de flux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0 0 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0 0 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un 130 864 -130 934 -70
portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts 56 441 -74 208 -17 767
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 74 423 -56 726 17 697
Couvertures de
l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments
0 0 0
financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace 0 0 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 171 763 -171 833 -70
31/12/2016
(en milliers d'euros) Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur 41 954 -41 953 1
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts 16 321 -14 150 2 171
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures) 25 633 -27 803 -2 170
Couvertures de flux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0 0 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0 0 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un 129 815 -129 665 150
portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts 61 273 -68 276 -7 003
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 68 542 -61 389 7 153
Couvertures de
l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments
0 0 0
financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace 0 0 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 171 769 -171 618 151
30/06/2016
(en milliers d'euros) Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur 50 470 -50 470 0
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts 24 888 -14 100 10 788
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures) 25 582 -36 370 -10 788
Couvertures de flux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0 0 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0 0 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un 146 663 -146 493 170
portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts 87 446 -58 930 28 516
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 59 217 -87 563 -28 346
Couvertures de
l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments
0 0 0
financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace 0 0 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 197 133 -196 963 170

3.4. Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dividendes reçus (1) 22 637 20 844 20 790
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur actifs financiers disponibles à la vente (2) 4 737 1 888 -938
Pertes sur titres dépréciés durablement (titres de capitaux propres) -15 -12 -11
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance et sur prêts et créances 0 0 0
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 27 359 22 720 19 841
(1) Dont 20 811 milliers d'euros de dividendes et acomptes reçus en 2017 sur le titre SAS Rue La Boétie contre 19 287 milliers d'euros en 2016.

(2) Hors résultat de cession sur actifs financiers disponibles à la vente à revenu fixe dépréciés durablement mentionnés en note 3.8 "Coût du risque".

3.5. Produits et charges nets des autres activités

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Gains ou pertes sur immobilisations hors exploitation 0 0 0
Participation aux résultats des assurés bénéficiaires de contrats d'assurance 0 0 0
Autres produits nets de l'activité d'assurance 0 0 0
Variation des provisions techniques des contrats d'assurance 0 0 0
Produits nets des immeubles de placement -626 -936 -588
Autres produits (charges) nets -1 429 -2 647 -1 214
Produits (charges) des autres activités -2 055 -3 583 -1 802

3.6. Charges générales d'exploitation

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Charges de personnel 43 714 85 581 42 626
Impôts et taxes (1) 5 305 8 099 5 169
Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation 28 130 56 233 26 489
Charges générales d'exploitation 77 149 149 913 74 284

(1) Dont 941 milliers d'euros comptabilisés au titre du fonds de résolution

Détail des charges de personnel

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Salaires et traitements (1) 23 029 43 919 22 324
Cotisation au titre des retraites (régimes à cotisations définies) 2 616 5 294 2 584
Cotisation au titre des retraites (régimes à prestations définies) 15 2 212 13
Autres charges sociales 7 864 16 612 8 108
Intéressement et participation 5 359 7 448 4 754
Impôts et taxes sur rémunération 4 831 10 096 4 843
Total Charges de personnel 43 714 85 581 42 626

(1) dont médaille du travail pour 38 milliers d'euros au 1er semestre 2017 contre 61 milliers d'euros au 31 décembre 2016 et 30 milliers d'euros au 1er semestre 2016

3.7. Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dotations aux amortissements 3 327 6 502 3 059
Immobilisations corporelles 3 306 6 471 3 049
Immobilisations incorporelles 21 31 10
Dotations (reprises) aux dépréciations 0 0 0
Immobilisations corporelles 0 0 0
Immobilisations incorporelles 0 0 0
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des
immobilisations corporelles et incorporelles
3 327 6 502 3 059

3.8. Coût du risque

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dotations aux provisions et aux dépréciations -309 847 -60 591 -27 771
Actifs financiers disponibles à la vente à revenu fixe 0 0 0
Prêts et créances -307 298 -55 625 -26 372
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 0 0 0
Autres actifs -112 -216 -73
Engagements par signature -211 -1 448 -991
Risques et charges -2 226 -3 302 -335
Reprises de provisions et de dépréciations 302 607 56 705 21 284
Actifs financiers disponibles à la vente à revenu fixe 0 0 0
Prêts et créances 300 396 47 356 20 454
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 0 0 0
Autres actifs 38 84 81
Engagements par signature 440 8 605 393
Risques et charges 1 733 660 356
Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions -7 240 -3 886 -6 487
Plus
ou
moins-values
de
cessions
réalisées
sur
actifs
financiers
0 0 0
disponibles à la vente à revenu fixe dépréciés
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés -170 -458 -107
Récupérations sur prêts et créances amortis 283 366 85
Décotes sur crédits restructurés -11 -35 -34
Pertes sur engagements par signature 0 0 0
Autres pertes -54 -72 -28
Autres produits 0 0 0
Coût du risque -7 192 -4 085 -6 571

Les - 7 192 milliers d'euros de coût du risque se composent principalement des éléments suivants :

  • Dotations nettes aux provisions pour risques de crédit pour 2 653 milliers d'euros
  • Pertes couvertes par des provisions pour 4 849 milliers d'euros

3.9. Gains ou pertes nets sur autres actifs

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Immobilisations corporelles et incorporelles d'exploitation 316 2 013 0
Plus-values de cession 316 2 013 0
Moins-values de cession 0 0 0
Titres de capitaux propres consolidés 0 0 0
Plus-values de cession 0 0 0
Moins-values de cession 0 0 0
Produits (charges) nets sur opérations de regroupement 0 0 0
Gains ou pertes nets sur autres actifs 316 2 013 0

3.10. Impôts

Charge d'impôt :

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Charge d'impôt courant 10 773 27 373 20 929
Charge d'impôt différé 2 044 5 864 -8 216
Charge d'impôt de la période 12 817 33 237 12 713

Réconciliation du taux d'impôt théorique avec le taux d'impôt constaté

Au 30 juin 2017

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat
avant
impôt,
dépréciations
d'écarts
d'acquisition,
activités
abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence
61 788 34,43% 21 274
Effet des différences permanentes -6 971
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères 0
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et -776
des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit -223
Changement de taux 0
Effet des autres éléments -487
Taux et charge effectifs d'impôt 20,74% 12 817

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2017.

Au 31 décembre 2016

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat
avant
impôt,
dépréciations
d'écarts
d'acquisition,
activités
abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence
98 149 34,43% 33 793
Effet des différences permanentes -5 097
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères 0
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et -716
des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit -380
Changement de taux 0
Effet des autres éléments 5 637
Taux et charge effectifs d'impôt 33,86% 33 237

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle sur l'impôt sur les sociétés) des bénéfices taxables en France au 31 décembre 2016.

Au 30 juin 2016

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat
avant
impôt,
dépréciations
d'écarts
d'acquisition,
activités
abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence
56 690 34,43% 19 518
Effet des différences permanentes -6 074
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères 0
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et 224
des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit -183
Effet des autres éléments -772
Taux et charge effectifs d'impôt 22,42% 12 713

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle sur l'impôt sur les sociétés) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2016.

3.11. Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

Est présenté ci-dessous le détail des produits et charges comptabilisés de la période.

Détail des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post-emploi 0 -2 345 -1 407
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables des entreprises mises en équivalence 0 0 0
Impôt sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables hors entreprises mises en équivalence 0 413 485
Impôt sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables des entreprises mises en équivalence 0 0 0
Gains
et
pertes
nets
comptabilisés
directement
en
capitaux
propres
non
recyclables sur activités abandonnées 0 0 0
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables 0 -1 932 -922
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion 0 0 0
Ecart de réévaluation de la période 0 0 0
Transferts en résultat 0 0 0
Autres variations 0 0 0
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 2 946 7 138 6 671
Ecart de réévaluation de la période 7 676 9 097 5 734
Transfert en résultat -4 730 -1 959 937
Autres variations 0 0 0
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 0 0 0
Ecart de réévaluation de la période 0 0 0
Transferts en résultat 0 0 0
Autres variations 0 0 0
Gains
et
pertes
avant
impôt
comptabilisés
directement
en
capitaux
propres
recyclables des entreprises mises en équivalence 0 0 0
Impôt sur les
gains et
pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
639 125 -1 537
recyclables hors entreprises mises en équivalence
Impôt sur les
gains et
pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
recyclables des entreprises mises en équivalence
0 0 0
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
sur activités abandonnées
0 0 0
Gains
et
pertes
nets
comptabilisés
directement
en
capitaux
propres
recyclables (1) 3 585 7 263 5 134
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres 3 585 5 331 4 212
Dont part Groupe 3 585 5 331 4 212
Dont participations ne donnant pas le contrôle 0 0 0

(1) les données "total des gains ou pertes comptabilisées directement en capitaux propres sur actifs disponibles à la vente" se décomposent comme suit :

30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Montant brut 2 946 7 138 6 671
Impôt 639 125 -1 537
Total net 3 585 7 263 5 134

Détail des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres et effets d'impôt

31/12/2016 Variation 30/06/2017
(en milliers d'euros) Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post-emploi -7 157 2 068 -5 089 -5 089 0 0 0 0 -7 157 2 068 -5 089 -5 089
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables,
hors entreprises mises en équivalence
-7 157 2 068 -5 089 -5 089 0 0 0 0 -7 157 2 068 -5 089 -5 089
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables des
entreprises mises en équivalence
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables sur
activités abandonnées
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables
-7 157 2 068 -5 089 -5 089 0 0 0 0 -7 157 2 068 -5 089 -5 089
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture
0
50 344
0
0
-9 547
0
0
40 797
0
40 797
0
0
2 946
0
0
639
0
0
3 585
0
0
3 585
0
0
53 290
0
0
-8 908
0
0
44 382
0
0
44 382
0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables, hors
entreprises mises en équivalence
50 344 -9 547 40 797 40 797 2 946 639 3 585 3 585 53 290 -8 908 44 382 44 382
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des
entreprises mises en équivalence
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur
activités abandonnées
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables 50 344 -9 547 40 797 40 797 2 946 639 3 585 3 585 53 290 -8 908 44 382 44 382
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 43 187 -7 479 35 708 35 708 2 946 639 3 585 3 585 46 133 -6 840 39 293 39 293
31/12/2015 retraité Variation 31/12/2016
(en milliers d'euros) Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi -4 812 1 655 -3 157 -3 157 -2 345 413 -1 932 -1 932 -7 157 2 068 -5 089 -5 089
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables,
hors entreprises mises en équivalence
-4 812 1 655 -3 157 -3 157 -2 345 413 -1 932 -1 932 -7 157 2 068 -5 089 -5 089
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables des
entreprises mises en équivalence
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables sur
activités abandonnées
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables
-4 812 1 655 -3 157 -3 157 -2 345 413 -1 932 -1 932 -7 157 2 068 -5 089 -5 089
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture
0
43 206
0
0
-9 672
0
0
33 534
0
33 534
0
0
7 138
0
0
125
0
0
7 263
0
0
7 263
0
0
50 344
0
0
-9 547
0
0
40 797
0
0
40 797
0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables, hors
entreprises mises en équivalence
43 206 -9 672 33 534 33 534 7 138 125 7 263 7 263 50 344 -9 547 40 797 40 797
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des
entreprises mises en équivalence
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur
activités abandonnées
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables 43 206 -9 672 33 534 33 534 7 138 125 7 263 7 263 50 344 -9 547 40 797 40 797
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 38 394 -8 017 30 377 30 377 4 793 538 5 331 5 331 43 187 -7 479 35 708 35 708

4. Informations sectorielles

Information par secteur opérationnel

Les transactions entre les secteurs opérationnels sont conclues à des conditions de marché. Les actifs sectoriels sont déterminés à partir des éléments comptables composant le bilan de chaque secteur opérationnel.

La Caisse régionale d'Ille et Vilaine exerce l'essentiel de son activité en France, dans un seul secteur d'activité et dans la banque de proximité. Cela ne justifie donc pas la production de tableaux détaillés par métier, par pôles d'activités par zones géographiques.

5. Notes relatives au bilan

5.1. Actifs et Passifs financiers à la juste valeur par résultat

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 5 980 7 225
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 825 1 425
Valeur au bilan 6 805 8 650
Dont Titres prêtés 0 0

Actifs financiers détenus à des fins de transaction

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Instruments de capitaux propres 0 0
Actions et autres titres à revenu variable 0 0
Titres de dettes 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 0 0
Prêts et avances 0 0
Créances sur les établissements de crédit 0 0
Créances sur la clientèle 0 0
Titres reçus en pension livrée 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0
Instruments dérivés 5 980 7 225
Valeur au bilan 5 980 7 225

Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Instruments de capitaux propres 0 0
Actions et autres titres à revenu variable 0 0
Titres de dettes 825 1 425
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 825 1 425
Prêts et avances 0 0
Créances sur les établissements de crédit 0 0
Créances sur la clientèle 0 0
Titres reçus en pension livrée 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0
Valeur au bilan 825 1 425

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 11 934 11 795
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 0 0
Valeur au bilan 11 934 11 795

Passifs financiers détenus à des fins de transaction

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Titres vendus à découvert 0 0
Titres donnés en pension livrée 0 0
Dettes représentées par un titre 0 0
Dettes envers les établissements de crédit 0 0
Dettes envers la clientèle 0 0
Instruments dérivés 11 934 11 795
Valeur au bilan 11 934 11 795

Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option

Le Groupe n'a pas de passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option.

5.2. Actifs financiers disponibles à la vente

30/06/2017 31/12/2016
Valeur au Pertes Valeur au Pertes
(en milliers d'euros) bilan Gains latents latentes bilan Gains latents latentes
Effets publics et valeurs assimilées 149 032 3 414 0 151 854 3 726 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 743 780 14 497 -1 114 608 001 16 588 -632
Actions et autres titres à revenu variable (2) 60 914 12 778 -1 653 41 955 11 980 -1 028
Titres de participation non consolidés 840 675 25 787 -420 829 526 20 162 -452
Total des titres disponibles à la vente 1 794 401 56 476 -3 187 1 631 336 52 456 -2 112
Créances disponibles à la vente 0 0 0 0 0 0
Total des créances disponibles à la vente 0 0 0 0 0 0
Valeur au bilan des actifs financiers disponibles à la vente (1) 1 794 401 56 476 -3 187 1 631 336 52 456 -2 112
Impôts -9 708 801 -10 031 479
Gains et pertes sur actifs financiers disponibles à la vente comptabilisés directement en
capitaux propres (nets d'impôt)
46 768 -2 386 42 425 -1 633

(1) dont -23 490 milliers d'euros comptabilisés au titre de la dépréciation durable sur titres et créances au 30/06/2017, contre -23 474 milliers d'euros au 31/12/2016

(2) Par exception, les titres SAS Rue La Boétie sont évalués au coût pour un montant net de dépréciation de 407 911 milliers d'euros au 30 juin 2017 comme au 31 décembre 2016.

5.3. Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle

Prêts et créances sur les établissements de crédit

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Etablissements de crédit
Titres de dettes 0 0
Titres non cotés sur un marché actif 0 0
Prêts et avances 77 219 7 181
Comptes et prêts 21 355 7 154
dont comptes ordinaires débiteurs sains 16 664 5 310
dont comptes et prêts au jour le jour sains 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0
Titres reçus en pension livrée 55 864 27
Prêts subordonnés 0 0
Autres prêts et créances 0 0
Valeur brute 77 219 7 181
Dépréciations 0 0
Valeur nette des prêts et créances auprès des établissements de crédit 77 219 7 181
Opérations internes au Crédit Agricole
Titres de dettes 0 0
Titres non cotés sur un marché actif 0 0
Prêts et avances 413 457 401 029
Comptes ordinaires 97 348 63 283
Comptes et avances à terme 316 109 337 746
Prêts subordonnés 0 0
Prêts et créances internes au Crédit Agricole 413 457 401 029
Valeur au bilan 490 676 408 210

Prêts et créances sur la clientèle

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Opérations avec la clientèle
Titres de dettes 2 505 2 457
Titres non cotés sur un marché actif 2 505 2 457
Prêts et avances 9 495 160 9 088 751
Créances commerciales 19 412 16 369
Autres concours à la clientèle 9 404 826 9 004 129
Titres reçus en pension livrée 0 0
Prêts subordonnés 0 0
Créances nées d'opérations d'assurance directe 0 0
Créances nées d'opérations de réassurance 0 0
Avances en comptes courants d'associés 22 477 21 661
Comptes ordinaires débiteurs 48 445 46 592
Valeur brute 9 497 665 9 091 208
Dépréciations -230 002 -228 231
Valeur nette des prêts et créances auprès de la clientèle 9 267 663 8 862 977
Opérations de location-financement
Location-financement immobilier 0 0
Location-financement mobilier, location simple et opérations assimilées 0 0
Valeur brute 0 0
Dépréciations 0 0
Valeur nette des opérations de location-financement 0 0
Valeur au bilan 9 267 663 8 862 977

Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle par agent économique (hors opérations internes au Crédit Agricole)

30/06/2017
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administration générale 482 911 0 0 0 482 911
Banques centrales 0 0 0 0 0
Etablissements de crédit 77 219 0 0 0 77 219
Grandes entreprises 1 368 884 66 227 47 344 34 775 1 286 765
Clientèle de détail 7 645 870 152 748 83 686 64 197 7 497 987
Total Prêts et créances sur les établissements de crédit
et sur la clientèle (1)
9 574 884 218 975 131 030 98 972 9 344 882

(1) dont encours restructurés pour 63 498 milliers d'euros

31/12/2016
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administration générale 487 127 0 0 0 487 127
Banques centrales 0 0 0 0 0
Etablissements de crédit 7 181 0 0 0 7 181
Grandes entreprises 1 322 770 72 223 48 876 28 803 1 245 091
Clientèle de détail 7 281 311 144 126 78 955 71 597 7 130 759
Total Prêts et créances sur les établissements de crédit
et sur la clientèle (1)
9 098 389 216 349 127 831 100 400 8 870 158

(1) dont encours restructurés pour 48 475 milliers d'euros

5.4. Dépréciations inscrites en déduction des actifs financiers

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations de
périmètre
Dotations Reprises et
utilisations
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Créances sur les établissements de crédit 0 0 0 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 228 231 0 308 122 -306 351 0 0 230 002
dont dépréciations collectives 100 400 0 278 870 -280 298 0 0 98 972
Opérations de location-financement 0 0 0 0 0 0 0
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 0 0 0 0 0 0 0
Actifs financiers disponibles à la vente 23 474 0 15 0 0 0 23 489
Autres actifs financiers 341 0 112 -165 0 0 288
Total Dépréciations des actifs financiers 252 046 0 308 249 -306 516 0 0 253 779

La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine a affiné au second trimestre 2017 les paramètres servant de base au calcul des provisions collectives et filières notamment les notations, les probabilités de défaut et les pertes en cas de défaut liées aux encours des contreparties sensibles et leurs engagements de crédits. L'application de ces paramètres a eu une incidence sur le montant des provisions collectives et des provisions filières.

(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations de
périmètre
Dotations Reprises et
utilisations
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Créances sur les établissements de crédit 0 0 0 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 228 722 0 56 914 -57 405 0 0 228 231
dont dépréciations collectives 96 671 0 14 330 -10 601 0 0 100 400
Opérations de location financement 0 0 0 0 0 0 0
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 0 0 0 0 0 0 0
Actifs financiers disponibles à la vente 23 462 0 12 0 0 0 23 474
Autres actifs financiers 265 0 217 -141 0 0 341
Total Dépréciations des actifs financiers 252 449 0 57 143 -57 546 0 0 252 046

5.5. Exposition au risque souverain

Le Groupe n'est pas exposé aux dettes souveraines sur les pays européens sous surveillance.

5.6. Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle

Dettes envers les établissements de crédit

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Etablissements de crédit
Comptes et emprunts 554 308
dont comptes ordinaires créditeurs 0 0
dont comptes et emprunts au jour le jour 0 0
Valeurs données en pension 0 0
Titres donnés en pension livrée 56 004 71
Total 56 558 379
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires créditeurs 121 802 119
Comptes et avances à terme 7 303 372 6 876 805
Total 7 425 174 6 876 924
Valeur au bilan 7 481 732 6 877 303

Dettes envers la clientèle

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Comptes ordinaires créditeurs 1 954 377 1 876 011
Comptes d'épargne à régime spécial 54 604 48 251
Autres dettes envers la clientèle 603 872 681 001
Titres donnés en pension livrée 0 0
Dettes nées d'opérations d'assurance directe 0 0
Dettes nées d'opérations de réassurance 0 0
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et
rétrocessionnaires en représentation d'engagements techniques 0 0
Valeur au bilan 2 612 853 2 605 263

5.7. Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 117 77
Titres du marché interbancaire 0 0
Titres négociables à court terme 13 574 13 242
Emprunts obligataires 16 478 0
Autres dettes représentées par un titre 0 0
Valeur au bilan 30 169 13 319
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée 0 0
Dettes subordonnées à durée indéterminée 0 0
Dépôts de garantie à caractère mutuel 0 0
Titres et emprunts participatifs 0 0
Valeur au bilan 0 0

Au cours du premier semestre 2017, le Groupe n'a pas émis de dettes subordonnées.

5.8 Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées

Le Groupe n'a pas d'actifs non courants destinés à être cédés ni d'activités abandonnées.

5.9. Immeubles de placement

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Valeur brute 26 504 0 0 0 0 0 26 504
Amortissements et dépréciations -7 617 0 -625 0 0 0 -8 242
Valeur au bilan (1) 18 887 0 -625 0 0 0 18 262

(1) Y compris Immeubles de placement donnés en location simple

(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Valeur brute 25 076 0 2 363 -935 0 0 26 504
Amortissements et dépréciations -7 235 0 -1 226 844 0 0 -7 617
Valeur au bilan (1) 17 841 0 1 137 -91 0 0 18 887

(1) Y compris Immeubles de placement donnés en location simple

La valeur de marché des immeubles de placements comptabilisés au coût amorti s'élève à 26 504 milliers d'euros au 30 juin 2017 comme au 31 décembre 2016 et 25 076 milliers d'euros au 31 décembre 2015.

Juste valeur des immeubles de placement

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques Niveau 1 0 0
Valorisation fondée sur des données observables Niveau 2 0 0
Valorisation fondée sur des données non observables Niveau 3 26 504 26 504
Valeur de marché des immeubles de placement 26 504 26 504

Tous les immeubles de placement font l'objet d'une comptabilisation au coût amorti au bilan.

5.10. Immobilisations corporelles et incorporelles (hors écarts d'acquisition)

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions,
regroupements
d'entreprises)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Immobilisations corporelles d'exploitation
Valeur brute 167 318 0 6 442 -311 0 0 173 449
Amortissements et dépréciations (1) -110 352 0 -3 305 295 0 0 -113 362
Valeur au bilan 56 966 0 3 137 -16 0 0 60 087
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 13 173 0 26 0 0 0 13 199
Amortissements et dépréciations -9 650 0 -21 0 0 0 -9 671
Valeur au bilan 3 523 0 5 0 0 0 3 528

(1) Y compris les amortissements sur immobilisations données en location simple

(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions,
regroupements
d'entreprises)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Immobilisations corporelles d'exploitation
Valeur brute 159 561 0 9 351 -1 595 0 0 167 317
Amortissements et dépréciations (1) -103 901 0 -6 471 20 0 0 -110 352
Valeur au bilan 55 660 0 2 880 -1 575 0 0 56 965
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 12 673 0 500 0 0 0 13 173
Amortissements et dépréciations -9 619 0 -31 0 0 0 -9 650
Valeur au bilan 3 054 0 469 0 0 0 3 523

(1) Y compris les amortissements sur immobilisations données en location simple

5.11 Ecarts d'acquisition

Le Groupe n'est pas concerné par des écarts d'acquisition.

5.12. Provisions

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations
de périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises non
utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Risques sur les produits épargne-logement 17 463 0 0 0 -3 236 0 0 14 227
Risques d'exécution des engagements par signature 6 095 0 211 0 -440 0 0 5 866
Risques opérationnels 3 315 0 0 0 -835 0 0 2 480
Engagements sociaux (retraites) et assimilés 5 392 0 1 367 -42 0 0 0 6 717
Litiges divers 9 358 0 2 226 -755 -898 0 0 9 931
Participations 0 0 0 0 0 0 0 0
Restructurations 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres risques 4 501 0 464 -1 587 -8 0 0 3 370
Total 46 124 0 4 268 -2 384 -5 417 0 0 42 591
31/12/2015 Variations
de périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises non
utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
(en milliers d'euros)
Risques sur les produits épargne-logement 12 180 0 5 283 0 0 0 0 17 463
Risques d'exécution des engagements par signature 13 284 0 1 447 -31 -8 605 0 0 6 095
Risques opérationnels 2 807 0 698 -44 -146 0 0 3 315
Engagements sociaux (retraites) et assimilés 3 229 0 2 450 -2 428 -27 0 2 168 5 392
Litiges divers 7 713 0 2 592 -433 -514 0 0 9 358
Participations 0 0 0 0 0 0 0 0
Restructurations 0 0 0 0 0 0 0 0
Autres risques 8 550 0 927 -4 122 -854 0 0 4 501

Total 47 763 0 13 397 -7 058 -10 146 0 2 168 46 124

Risques sur les produits épargne logement

Diminution de la provision pour risques sur les produits épargne logement (-3 236 milliers d'euros)

Risques sur les engagements par signature

Diminution de la provision sur les engagements par signature (- 229 milliers d'euros)

Risques opérationnels

Cette provision est destinée à couvrir les risques d'insuffisance de conception, d'organisation et de mise en œuvre des procédures d'enregistrement dans le système comptable et plus généralement dans les système d'information de l'ensemble des évènements relatifs aux opérations de l'établissement. Cette provision s'élève à 2 480 milliers d'euros au 30 juin 2017.

Engagement (sociaux) retraites et assimilés

Augmentation de la provision pour charges de retraite (+ 1 325 milliers d'euros)

Litiges divers

Augmentation de la provision sur divers litiges avec des clients (+ 573 milliers d'euros).

Autres Risques

Diminution des provisions pour autres risques et charges (- 1 131 milliers d'euros).

Provision épargne-logement :

Encours collectés au titre des comptes et plans d'épargne-logement sur la phase d'épargne

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 153 704 130 876
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 721 389 669 341
Ancienneté de plus de 10 ans 1 233 547 1 212 702
Total plans d'épargne-logement 2 108 640 2 012 919
Total comptes épargne-logement 329 755 320 905
Total Encours collectés au titre des contrats épargne-logement 2 438 395 2 333 824

L'ancienneté est déterminée conformément au CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

Les encours de collecte, hors prime de l'Etat, sont des encours sur base d'inventaire à fin mai 2017 pour les données au 30 juin 2017 et à fin novembre 2016 pour les données du 31 décembre 2016.

Encours de crédits en vie octroyés au titre des comptes et plans d'épargnelogement

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Plans d'épargne-logement 3 365 4 321
Comptes épargne-logement 38 722 47 142
Total Encours de crédits en vie octroyés au titre des contrats
épargne-logement
42 087 51 463

Provision au titre des comptes et plans d'épargne-logement

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 224 513
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 7 200 5 405
Ancienneté de plus de 10 ans 6 803 11 546
Total plans d'épargne-logement 14 227 17 464
Total comptes épargne-logement 0 0
Total Provision au titre des contrats épargne-logement 14 227 17 464

5.13. Capitaux propres

Composition du capital au 30 juin 2017

Au 30 juin 2017, la répartition du capital et des droits de vote est la suivante :

Répartition du capital de la Caisse régionale Nombre de
titres
% du capital % des droits
de vote
Certificats Coopératifs d'investissements (CCI) 2 277 243 37,57% 0,00%
Dont part du Public 1 265 201 20,88% 0,00%
Dont part Sacam Mutualisation 999 476 16,49% 0,00%
Dont part autodétenue 12 566 0,21% 0,00%
Certificats Coopératifs d'associés (CCA) 515 730 8,51% 0,00%
Dont part du Public 0 0,00% 0,00%
Dont part Crédit Agricole S.A. 0 0,00% 0,00%
Dont part Sacam Mutualisation 515 730 8,51% 0,00%
Parts sociales 3 267 849 53,92% 100,00%
Dont 46 Caisses Locales 3 267 818 53,92% 93,00%
Dont 15 administrateurs de la CR 30 0,00% 6,00%
Dont Crédit Agricole S.A. 0 0,00% 0,00%
Dont Sacam Mutualisation 1 0,00% 0,00%
Dont Autres 0 0,00% 0,00%
Total 6 060 822 100,00% 100,00%

La valeur nominale des titres est de 15,25 euros et le montant du capital est de 92 428 milliers d'euros.

Dividendes

Au titre de l'exercice 2016, l'Assemblée générale du 31 mars 2017 de la Caisse régionale du Crédit Agricole d'Ille et Vilaine a approuvé le versement d'un dividende net par part sociale de 1,50%.

Dividendes

Année de
rattachement du
dividende
Par CCI Par CCA Parts sociales
versées par les
Caisses locales
Sous total (1) Parts Sociales (2) Total
Montant Net Montant Net Montant Net Montant Net Montant Net Montant Net
2013 6 282 1 434 2 826 10 542 1 226 11 768
2014 6 717 1 532 2 489 10 738 942 11 680
2015 6 777 1 547 2 026 10 350 748 11 098
2016 6 790 1 547 2 047 10 384 748 11 132

(en milliers d'euros)

(1) Le montant net correspond au résultat distribué :

  • Par la Caisse régionale d'Ille et Vilaine aux porteurs de CCI (le public et Crédit Agricole S.A.)

  • Par la Caisse régionale d'Ille et Vilaine aux porteurs de CCA (Crédit Agricole S.A.)

  • Par les Caisses locales à ses sociétaires

(2) Le montant net correspond aux dividendes versés par la Caisse régionale d'Ille et Vilaine aux Caisses locales.

Dividendes payés au cours du 1er semestre 2017

Les montants relatifs aux dividendes figurent dans le tableau de variation des capitaux propres. Ils s'élèvent à 10 384 milliers d'euros en 2017.

6. Engagements de financement et de garantie

Engagements donnés et reçus

Engagements donnés
Engagements de financement 1 046 635 1 018 612
Engagements en faveur des établissements de crédit 2 388 2 388
Engagements en faveur de la clientèle 1 044 247 1 016 224
. Ouverture de crédits confirmés 505 928 526 256
- Ouverture de crédits documentaires 3 490 5 689
- Autres ouvertures de crédits confirmés 502 438 520 567
. Autres engagements en faveur de la clientèle 538 319 489 968
Engagements de garantie 525 404 490 676
Engagements d'ordre des établissements de crédit 141 214 141 159
. Confirmations d'ouverture de crédits documentaires 0 0
. Autres garanties (1) 141 214 141 159
Engagements d'ordre de la clientèle 384 190 349 517
. Cautions immobilières 145 949 144 186
. Autres garanties d'ordre de la clientèle 238 241 205 331
Engagements reçus
Engagements de financement 41 499 50 696
Engagements reçus des établissements de crédit 41 499 50 696
Engagements reçus de la clientèle 0 0
Engagements de garantie 3 837 777 3 514 481
Engagements reçus des établissements de crédit 223 049 209 599
Engagements reçus de la clientèle 3 614 728 3 304 882
. Garanties reçues des administrations publiques et assimilées 534 752 521 170
. Autres garanties reçues 3 079 976 2 783 712

(1) Dont 140 752 milliers d'euros relatifs à la garantie Switch Assurance mise en place le 1er juillet 2016, en amendement de la garantie précédente octroyée depuis le 2 janvier 2014 pour 365 650 milliers d'euros

Instruments financiers remis et reçus en garantie

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Valeur comptable des actifs financiers remis en garantie (dont actifs transférés)
Titres et créances apportées en garanties des dispositifs de refinancement (Banque de France, CRH …) 3 085 186 3 081 676
Titres prêtés 0 0
Dépôts de garantie sur opérations de marché 2 650 2 719
Autres dépôts de garantie (1) 47 645 47 645
Titres et valeurs donnés en pension 125 494 190
Total de la valeur comptable des actifs financiers remis en garantie 3 260 975 3 132 230
Valeur comptable des actifs financiers reçus en garantie
Autres dépôts de garantie 0 0
Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés
Titres empruntés 0 0
Titres et valeurs reçus en pension (2) 128 062 0
Titres vendus à découvert 0 0
Total Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés 128 062 0

(1) L'opération de simplification capitalistique qui s'est traduite par la cession des parts CCI/CCA le 3 août 2016 s'est accompagnée de deux avenants au dispositif switch qui ont pris effet le 21 juillet 2016. Dans ce contexte, l'assiette de la garantie globale (switch) et le dépôt de gage espèces ont été en partie réduits. Ainsi, le montant plafond de la garantie a baissé à concurrence de la composante liées aux participations de Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales (CCI/CCA) et la partie correspondante du dépôt de gage espèces a été remboursée. A l'issue de l'opération, l'entité conserve un dépôt de 47 645 milliers d'euros relatif aux exigences prudentielles liées à la mise en équivalence des participations dans Crédit Agricole Assurance détenues par Crédit Agricole S.A.

(2) 3 titres mis en pension auprès de CASA et CACIB sur le 1er semestre 2017

Au 30 juin 2017 le Groupe a utilisé les titres souscrits auprès du FCT Crédit Agricole Habitat 2015 comme dispositif de refinancement. Le descriptif du dispositif est décrit au niveau de la note 2 Principales opérations de structure et événements significatifs de la période.

Créances apportées en garantie

Au cours du premier semestre 2017, le Groupe a apporté 3 085 186 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refinancement, contre 3 081 676 milliers d'euros au 31 décembre 2016. Le Groupe conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.

En particulier, le Groupe a apporté :

  • 1 906 224 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refinancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 1 959 809 milliers d'euros au 31 décembre 2016 ;

  • 165 552 milliers d'euros de créances hypothécaires à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refinancement auprès de la CRH (Caisse de Refinancement de l'Habitat), contre 180 011 milliers d'euros au 31 décembre 2016 ;

  • 1 013 410 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refinancement, contre 941 856 milliers euros au 31 décembre 2016.

7. Reclassements d'instruments financiers

Principes retenus par le groupe Crédit Agricole S.A.

Les reclassements hors de la catégorie "Actifs financiers détenus à des fins de transaction" ou hors de la catégorie "Actifs financiers disponibles à la vente" ont été décidés puis réalisés dans le respect des conditions fixées par l'amendement IAS 39 adopté par l'Union européenne le 15 octobre 2008. Ils ont été inscrits dans leur nouvelle catégorie comptable pour leur juste valeur à la date du reclassement.

Au cours du 1er semestre 2017, la Caisse régionale d'Ille et Vilaine n'a pas reclassé d'actifs financiers en application de cet amendement.

8. Juste valeur des instruments financiers

8.1. Juste valeur des actifs et passifs financiers comptabilisés au coût

Les montants présentés incluent les créances et dettes rattachées et sont nets de dépréciation.

(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 30
juin 2017
Juste valeur
au 30 juin
2017
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Actifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Prêts et Créances 9 758 339 10 389 630 0 557 870 9 831 760
Créances sur les établissements de crédit 490 676 490 337 0 490 337 0
Comptes ordinaires & prêts JJ 44 547 44 547 0 44 547 0
Comptes et prêts à terme 320 800 317 728 0 317 728 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0 0
Titres reçus en pension livrée 125 329 128 062 0 128 062 0
Prêts subordonnés 0 0 0 0 0
Titres non cotés sur un marché actif 0 0 0 0 0
Autres prêts et créances 0 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 9 267 663 9 899 293 0 67 533 9 831 760
Créances commerciales 19 412 19 410 0 0 19 410
Autres concours à la clientèle 9 194 593 9 809 875 0 0 9 809 875
Titres reçus en pension livrée 0 0 0 0 0
Prêts subordonnés 0 0 0 0 0
Titres non cotés sur un marché actif 2 505 2 475 0 0 2 475
Créances nées d'opérations d'assurance directe 0 0 0 0 0
Créances nées d'opérations de réassurance 0 0 0 0 0
Avances en comptes courants d'associés 20 104 20 001 0 20 001 0
Comptes ordinaires débiteurs 31 049 47 532 0 47 532 0
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 6 088 6 141 6 141 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0 0 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 6 088 6 141 6 141 0 0
Total Actifs financiers dont la juste valeur est indiquée 9 764 427 10 395 771 6 141 557 870 9 831 760

Actifs financiers comptabilisés au coût au bilan valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 31
décembre
2016
Juste valeur
au 31
décembre
2016
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Actifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Prêts et Créances 9 271 187 9 551 375 0 471 147 9 080 228
Créances sur les établissements de crédit 408 210 405 885 0 405 885 0
Comptes ordinaires & prêts JJ 68 593 68 593 0 68 593 0
Comptes et prêts à terme 339 590 337 292 0 337 292 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0 0
Titres reçus en pension livrée 27 0 0 0 0
Prêts subordonnés 0 0 0 0 0
Titres non cotés sur un marché actif 0 0 0 0 0
Autres prêts et créances 0 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 8 862 977 9 145 490 0 65 262 9 080 228
Créances commerciales 16 369 16 369 0 0 16 369
Autres concours à la clientèle 8 794 721 9 061 433 0 0 9 061 433
Titres reçus en pension livrée 0 0 0 0 0
Prêts subordonnés 0 0 0 0 0
Titres non cotés sur un marché actif 2 457 2 426 0 0 2 426
Créances nées d'opérations d'assurance directe 0 0 0 0 0
Créances nées d'opérations de réassurance 0 0 0 0 0
Avances en comptes courants d'associés 19 706 19 576 0 19 576 0
Comptes ordinaires débiteurs 29 724 45 686 0 45 686 0
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 9 770 9 778 9 778 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0 0 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 9 770 9 778 9 778 0 0
Total Actifs financiers dont la juste valeur est indiquée 9 280 957 9 561 153 9 778 471 147 9 080 228

Passifs financiers comptabilisés au coût au bilan valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 30
juin 2017
Juste valeur
au 30 juin
2017
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Passifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Dettes envers les établissements de crédit 7 481 732 5 622 711 0 5 622 711 0
Comptes ordinaires & emprunts JJ 52 312 52 312 0 52 312 0
Comptes et emprunts à terme 7 303 926 5 437 453 0 5 437 453 0
Valeurs données en pension 0 0 0 0 0
Titres donnés en pension livrée 125 494 132 946 0 132 946 0
Dettes envers la clientèle 2 612 853 2 458 266 0 2 403 662 54 604
Comptes ordinaires créditeurs 1 954 377 1 954 274 0 1 954 274 0
Comptes d'épargne à régime spécial 54 604 54 604 0 0 54 604
Autres dettes envers la clientèle 603 872 449 388 0 449 388 0
Titres donnés en pension livrée 0 0 0 0 0
Dettes nées d'opérations d'assurance directe 0 0 0 0 0
Dettes nées d'opérations de réassurance 0 0 0 0 0
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et
rétrocessionnaires en représentation d'engagements techniques
0 0 0 0 0
Dettes représentées par un titre 30 169 30 633 16 569 14 064 0
Dettes subordonnées 0 0 0 0 0
Total Passifs financiers dont la juste valeur est indiquée 10 124 754 8 111 610 16 569 8 040 437 54 604
(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 31
décembre
2016
Juste valeur
au 31
décembre
2016
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Passifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Dettes envers les établissements de crédit 6 877 303 6 944 934 0 6 944 934 0
Comptes ordinaires & emprunts JJ 0 0 0 0 0
Comptes et emprunts à terme 6 877 113 6 944 934 0 6 944 934 0
Valeurs données en pension 0 0 0 0 0
Titres donnés en pension livrée 190 0 0 0 0
Dettes envers la clientèle 2 605 263 2 442 597 0 2 394 346 48 251
Comptes ordinaires créditeurs 1 876 011 1 875 894 0 1 875 894 0
Comptes d'épargne à régime spécial 48 251 48 251 0 0 48 251
Autres dettes envers la clientèle 681 001 518 452 0 518 452 0
Titres donnés en pension livrée 0 0 0 0 0
Dettes nées d'opérations d'assurance directe 0 0 0 0 0
Dettes nées d'opérations de réassurance 0 0 0 0 0
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et 0 0 0 0 0
rétrocessionnaires en représentation d'engagements techniques
Dettes représentées par un titre 13 319 13 657 0 13 657 0
Dettes subordonnées 0 0 0 0 0
Total Passifs financiers dont la juste valeur est indiquée 9 495 885 9 401 188 0 9 352 937 48 251

8.2. Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur

Répartition des instruments financiers à la juste valeur par modèle de valorisation

Actifs financiers valorisés à la juste valeur

Les montants présentés sont y compris créances rattachées et nets de dépréciation.

(en milliers d'euros) 30/06/2017 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 5 980 0 5 980 0
Créances sur les établissements de crédit 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 0 0 0 0
Titres reçus en pension livrée 0 0 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0
Titres détenus à des fins de transaction 0 0 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 0 0 0 0
Actions et autres titres à revenu variable 0 0 0 0
Instruments dérivés 5 980 0 5 980 0
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 825 0 825 0
Créances sur les établissements de crédit 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 0 0 0 0
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte 0 0 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0
Titres à la juste valeur par résultat sur option 825 0 825 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 825 0 825 0
Actions et autres titres à revenu variable 0 0 0 0
Actifs financiers disponibles à la vente 1 794 401 558 776 1 235 625 0
Effets publics et valeurs assimilées 149 032 149 032 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 743 780 409 744 334 036 0
Actions et autres titres à revenu variable (1) 901 589 0 901 589 0
Créances disponibles à la vente 0 0 0 0
Instruments dérivés de couverture 0 0 0 0
Total Actifs financiers valorisés à la juste valeur 1 801 206 558 776 1 242 430 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés
actifs pour des instruments identiques 0 0 0
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des
données observables 0 0 0
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des
données non observables 0 0 0
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0 0

(1) Y compris 407 911 milliers d'euros de titres SAS Rue La Boétie valorisés selon la méthode du coût

Prix cotés sur Valorisation Valorisation
des marchés fondée sur des fondée sur des
actifs pour des
31/12/2016 instruments données données non
identiques : observables : observables :
(en milliers d'euros) Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 7 225 0 7 225 0
Créances sur les établissements de crédit 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 0 0 0 0
Titres reçus en pension livrée 0 0 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0
Titres détenus à des fins de transaction 0 0 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 0 0 0 0
Actions et autres titres à revenu variable 0 0 0 0
Instruments dérivés 7 225 0 7 225 0
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 1 425 0 1 425 0
Créances sur les établissements de crédit 0 0 0 0
Créances sur la clientèle 0 0 0 0
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte 0 0 0 0
Valeurs reçues en pension 0 0 0 0
Titres à la juste valeur par résultat sur option 1 425 0 1 425 0
Effets publics et valeurs assimilées 0 0 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 1 425 0 1 425 0
Actions et autres titres à revenu variable 0 0 0 0
Actifs financiers disponibles à la vente 1 631 336 531 087 1 100 249 0
Effets publics et valeurs assimilées 151 854 151 854 0 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 608 001 379 233 228 768 0
Actions et autres titres à revenu variable (1) 871 481 0 871 481 0
Créances disponibles à la vente 0 0 0 0
0 0 0 0
Instruments dérivés de couverture 9 606 0 9 606 0
Total Actifs financiers valorisés à la juste valeur 1 649 592 531 087 1 118 505 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés 0 0 0
actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des 0 0 0
données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des 0 0 0
données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0 0

(1) Y compris 407 911 milliers d'euros de titres SAS Rue La Boétie valorisés selon la méthode du coût.

Passifs financiers valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) 30/06/2017 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 11 934 0 11 934 0
Titres vendus à découvert 0 0 0 0
Titres donnés en pension livrée 0 0 0 0
Dettes représentées par un titre 0 0 0 0
Dettes envres les établissements de crédit 0 0 0 0
Dettes envers la clientèle 0 0 0 0
Instruments dérivés 11 934 0 11 934 0
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Instruments dérivés de couverture
0
99 633
0
0
0
99 633
0
0
Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur 111 567 0 111 567 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs
pour des instruments identiques
0 0 0
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données
observables
0 0 0
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données
non observables
0 0 0
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0 0
(en milliers d'euros) 31/12/2016 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 11 795 0 11 795 0
Titres vendus à découvert 0 0 0 0
Titres donnés en pension livrée 0 0 0 0
Dettes représentées par un titre 0 0 0 0
Dettes envres les établissements de crédit 0 0 0 0
Dettes envers la clientèle 0 0 0 0
Instruments dérivés 11 795 0 11 795 0
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Instruments dérivés de couverture
0
117 403
0
0
0
117 403
0
0
Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur 129 198 0 129 198 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés actifs
pour des instruments identiques
0 0 0
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des données
observables
0 0 0
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des données
non observables
0 0 0
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0 0

Changements de modèles de valorisation

Le Groupe n'a réalisé aucun changement de méthode de valorisation.

Instruments financiers valorisés selon un modèle de niveau 3

Le Groupe n'a pas d'actifs et passifs financiers valorisés à la Juste Valeur selon le niveau 3.

9. Impacts des évolutions comptables ou autres événements

Le Groupe n'a pas constaté d'impacts sur les évolutions comptables.

10. Parties liées

Les parties liées à la Caisse régionale sont :

  • des entités ayant le contrôle exclusif ou conjoint de la Caisse régionale, ou ayant une influence notable sur la Caisse régionale, directement ou indirectement ;
  • des entités contrôlées par Caisse régionale directement ou indirectement, en contrôle exclusif ou conjoint ;
  • des entités soumises à l'influence notable du Groupe ;
  • des entités soumises directement ou indirectement, à un contrôle commun avec la Caisse régionale ;
  • des entités sur lesquelles une personne physique, partie liée à la Caisse régionale, détient le contrôle exclusif ou conjoint, une influence notable, ou encore détient un droit de vote significatif ;
  • les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi bénéficiant au personnel du Groupe ou à celui d'une de ses parties liées.

Pour la détermination d'une relation entre parties liées, il faut tenir compte de toute situation ayant existée au cours de l'exercice, même si elle ne s'applique plus à la date de clôture.

Les Caisses Locales détiennent 3 267 818 parts sociales dans la Caisse régionale pour un montant de 49 834 milliers d'euros.

Les Caisses locales détiennent également des comptes courants bloqués actualisés dans la Caisse régionale pour un montant de 118 285 milliers d'euros.

11. Périmètre de consolidation au 30 juin 2017

Méthode de Modification de Implantation Siège social si Type d'entité et % de contrôle % d'intérêt
Périmètre de consoldation du Groupe consolidation périmètre différent de
l'implantation
nature du contrôle 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2017 31/12/2016
CAISSE LOCALE ANTRAIN Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ARGENTRE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BAIN DE BRETAGNE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BECHEREL / ROMILLE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BETTON Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BRUZ Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CESSON Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATEAUBOURG Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATEAUGIRON Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATEAUNEUF Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATILLON Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE COMBOURG Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE DOL DE BRETAGNE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE DU PARC DES BOIS Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE DU TRIANGLE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE FOUGERES Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE GRAND FOUGERAY Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE GUICHEN Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE HAUT DE BRETAGNE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE JANZE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LA GUERCHE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LE SEL Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LES RIVES DE L'ILLE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LIFFRE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LOUVIGNE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MAURE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MONTAUBAN Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MONTFORT Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MORDELLES Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE NOYAL SUR VILAINE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PACE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PAYS D'AUBIGNE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PIPRIAC Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PLEINE FOUGERES Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PLELAN Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PLEURTUIT / DINARD Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE REDON Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE RENNES CENTRE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE RETIERS Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST AUBIN DU CORMIER Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST BRICE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST MALO Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST MEEN Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST MELOIR Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE TINTENIAC Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
CAISSE LOCALE VITRE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100
FONDS DEDIE EMERAUDE CROISSANCE Intégration globale FRANCE 99,998 99,998 99,998 99,998
FONDS DEDIE EVERBREIZH Intégration globale FRANCE 99,98 99,98 99,98 99,98
FCT CREDIT HABITAT 2015 COMPARTIMENT CR836 ILLE ET VILAINE Intégration globale FRANCE 100 100 100 100

Entrées : Néant Sorties : Néant

Au 30/06/2017, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2017) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales le 23 février 2017. Cette transaction est le premier RMBS français placé dans le marché par le Groupe.

Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2017 » pour un montant de 1 milliards d'euros. Les titres senior adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès de 37 investisseurs européens (banques, fonds et banques centrales).

Au 30 juin 2017 le Groupe ayant participé à l'opération de titrisation a consolidé sa quotepart (analyse par silo), le complément de prix de cession, le mécanisme de garantie ainsi que la convention de remboursement interne limitant in fine la responsabilité de chaque cédant à hauteur des « gains et pertes » réellement constatés sur les créances qu'il a cédées au FCT.

12. Événements postérieurs au 30 juin 2017

Le Groupe n'a pas constaté d'événements postérieurs à la clôture.

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