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Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine

Annual Report Mar 29, 2013

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CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Société coopérative à capital variable, établissement de crédit, société de courtage d'assurance immatriculée au registre des intermédiaires en assurance sous le numéro 07 023 057

Siège social : 4, rue Louis Braille - Saint Jacques de la Lande CS 64017 - 35040 Rennes Cedex 775 590 847 RCS RENNES SIRET 775 590 847 00015 - APE 651 D

SOMMAIRE

DÉCLARATION DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
ET DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA CAISSE RÉGIONALE
DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE p. 7
RAPPORT DE GESTION p. 9
TABLEAU DES RÉSULTATS DES CINQ DERNIERS EXERCICES p. 33
RAPPORT ANNUEL SUR LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE D'ENTREPRISE
DU CRÉDIT AGRICOLE D'ILLE-ET-VILAINE POUR L'ANNÉE 2012
p. 34
ATTESTATION DE PRÉSENCE DU VÉRIFICATEUR INDÉPENDANT
SUR LES INFORMATIONS SOCIALES, ENVIRONNEMENTALES
ET SOCIÉTALES FIGURANT DANS LE RAPPORT DE GESTION
p. 54
RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
DE LA CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE D'ILLE-ET-VILAINE
AU TITRE DE LA LOI SUR LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE - EXERCICE 2012
p. 56
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES p. 78
COMPTES CONSOLIDÉS AU 31/12/2012 p. 80
RAPPORT DES COMMISSAIRES
AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS
p. 160
COMPTES INDIVIDUELS AU 31/12/2012 p. 162
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS p. 209
RAPPORT SPÉCIAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
SUR LES CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS RÉGLEMENTÉS
p. 211
PROJET DE TEXTE DES RÉSOLUTIONS AU TITRE
DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE ANNUELLE 2013
p. 213
DOCUMENT ANNUEL D'INFORMATION p. 215

DÉCLARATION DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Conformément à l'article 222-3 du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers, vous trouverez ci-dessous, la déclaration de Mme Marie-Françoise BOCQUET et Mr Guillaume ROUSSEAU, respectivement Présidente du Conseil d'Administration et Directeur Général de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, sur la responsabilité du rapport fi nancier annuel.

DÉCLARATION DE LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Nous déclarons assumer la responsabilité du rapport annuel et attestons, à notre connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fi dèle du patrimoine, de la situation fi nancière et du résultat de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine et de l'ensemble des Caisses locales comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion présente un tableau fi dèle de l'évolution des affaires, des résultats et de la situation fi nancière de la Caisse régionale de Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine et de l'ensemble des Caisses locales comprises dans la consolidation ainsi qu'une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.

Fait à Rennes, le 22 mars 2013

La Présidente du Conseil d'Administration Le Directeur Général

Marie-Françoise BOCQUET Guillaume ROUSSEAU

RAPPORT DE GESTION AU 31/12/2012

FAITS MARQUANTS DE L'EXERCICE ET ÉVÈNEMENTS POSTÉRIEURS

FAITS MARQUANTS DE L'EXERCICE

Les faits marquants sont développés dans les annexes aux comptes sociaux et consolidés.

ÉVÈNEMENTS POSTÉRIEURS À LA FIN DE L'EXERCICE

Il n'a pas été identifi é d'éléments ou d'évènements signifi catifs postérieurs à l'arrêté annuel pouvant avoir un impact signifi catif sur la situation fi nancière ou les comptes de la Caisse régionale.

PRINCIPES ET MÉTHODES COMPTABLES

Les principes généraux retenus sont traités dans les annexes aux comptes sociaux et consolidés.

TABLEAU D'ACTIVITÉ (BASE SOCIALE)

ACTIVITÉ COMMERCIALE

En 2011, la croissance économique de la France avait atteint 1,7%. Un chiffre à nuancer car celle-ci avait connu une dégradation au cours de l'année pour atteindre 0.2% au 4ème trimestre. En 2012, les prévisions font apparaître une croissance quasiment nulle à +0.1%.

On explique cette faible croissance par un recul du pouvoir d'achat des ménages (-0.3%). L'infl ation est attendue à 2% sur l'année.

Le taux de chômage est en augmentation par rapport à 2011 et atteint 9,9% en France métropolitaine quand il était de 9,1% en 2011.

Du point de vue des entreprises, on constate une faible augmentation de l'investissement (+0.1%). Cet attentisme est lié à l'instabilité fi scale et au manque de visibilité sur l'environnement économique et fi nancier.

Le commerce extérieur est en progression sous l'effet combiné des exportations dopées par certains secteurs d'activités tels que l'aéronautique et du recul des importations.

La progression des encours de crédits aux ménages atteint 3,6% sur les 9 premiers mois de l'année 2012. Cette augmentation était de 6,6% en 2011. Cette tendance refl ète l'évolution des encours de crédits habitat (+30%).

Les crédits accordés aux entreprises ralentissent fortement depuis le printemps 2012. L'encours augmente seulement de 0.6% sur un an à fi n septembre. Les encours de crédits de trésorerie sont en recul de 5,3%, ceux de crédits d'investissement en hausse de 2,9%.

Le taux d'épargne des français est en léger recul à 16%. Il diminue car les français cherchent à maintenir leur pouvoir d'achat malgré la hausse du chômage et une infl ation chiffrée à 2%.

L'année 2012 a vu la modifi cation du plafond du livret A et du LDD. Les français vont continuer à déplacer leur argent vers ces placements sans risques et défi scalisés au détriment des dépôts à terme, actions et obligations notamment.

La Caisse régionale voit ainsi son encours de collecte (hors TCN Clientèle Financière) de bilan et de hors-bilan augmenter de 4,4% avec :

  • q Une diminution de l'épargne monétaire (-7,9%) en raison, principalement, de la régression de l'encours de Dépôts à vue de -1,5% et surtout du recul des CDN clientèle souscrits par les entreprises.
  • q Une forte croissance de l'épargne bancaire (+8,1%).
  • q L'encours de livrets continue de progresser (+14,4%) avec notamment de très bonnes performances sur le livret A et le LDD (+35,4%) qui bénéfi cient du relèvement des plafonds.
  • q L'épargne logement régresse de -1,7%.
  • q L'assurance-vie s'affiche en accroissement de 3,1%.
  • q Les valeurs mobilières sont en hausse de 8,2% après une année 2011 difficile.

Les réalisations de crédits (CT+MLT) s'élèvent à 1 277 M€ soit une diminution de 17,9% par rapport aux réalisations de 2011. L'encours de crédits progresse, dans le même temps de 1,3%.

q Les réalisations de crédits habitat sont en recul de 23,3% à 664 M€ en raison d'un marché en très net recul sur l'année 2012.

TABLEAU D'ACTIVITE ANNUEL (BASE SOCIALE) :

Le Produit Net Bancaire 2012 s'élève à 249.7 millions d''euros en recul de 2,4%. Cette évolution résulte de :

  • Une progression de 7,4% de la marge sur intérêts. Celle-ci s'élève à 131.1 millions d'euros contre 122.1 millions d'euros en 2011. Le contexte de taux est resté favorable à la position de transformation de la Caisse Régionale. L'euribor 3 mois s'est élevé en moyenne en 2012 à 0.57% quand le taux de l'OAT 10 ans était de 2.52% soit un différentiel de 1.95%. Les produits d'intérêts sont en hausse de 1.6% à 333.7 millions d'euros avec une hausse de l'encours moyen des crédits à la clientèle de 3.9%. La charge d'intérêts est en recul de -1.9% à 202.5 millions d'euros. Cette baisse est principalement liée à la baisse des taux courts. L'euribor 3 mois s'est élevé en moyenne à 0.57% en 2012 contre 1.39% en 2011. Ainsi, la charge liée aux opérations internes au Crédit Agricole est en retrait de -15.6% à 140.4 millions d'euros. A l'inverse en raison du fort développement de l'encours de dépôts à terme, la charge sur opérations clientèle est en hausse de 116.8% à 25.5 millions d'euros. L'encours moyen de DAT s'élève à 623 millions d'euros en 2012 contre 228 millions d'euros en 2011.
  • Une baisse de 1.8% à 110.0 millions d'euros de la marge nette sur commissions. Celle-ci se caractérise par notamment par :
  • q Un fort recul des commissions de collecte CAM. Celles-ci s'élèvent à 9.4 millions d'euros contre 13,2 en 2011 soit une baisse de -28.9%. Ces marges sont fortement affectées par le niveau élevé des taux de rémunération de l'épargne réglementée et notamment du livret A dont l'encours est rémunéré à 2.25%, niveau très supérieur en 2012 à celui des taux courts et de l'infl ation.
  • q Une diminution de 1,1% des commissions IARD. Ces commissions s'élèvent en 2012 à 7,1 millions.
  • q Une baisse des commissions ADI de 0,5% à 23,3 millions d'euros liée à une hausse de la sinistralité. Le montant des cotisations perçues progresse de 4.5%.
  • q Une hausse des frais de dysfonctionnement sur les dépôts à vue de la clientèle de 7,7% à 15,1 millions d'euros.
  • q Une diminution de 2.5% des produits liés à la monétique (vente de cartes bancaires et monétique

  • q Les réalisations de crédits à la consommation ont diminué de 11,1% à 95 M€.

  • q Les réalisations de crédits à l'équipement se sont élevées à 449 M€ en recul de 3.9%.
  • q Sa politique volontariste de conquête a permis au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine d'accueillir près de 19 000 nouveaux clients en 2012. Il compte également plus de 6 000 nouveaux sociétaires.

commerçants). Celles-ci s'élèvent à 13.8 millions d'euros.

  • Une forte baisse des produits sur titres à revenus variables en recul de 16.4 millions d'euros à 2.8 millions d'euros en raison notamment de l'absence de dividendes La Boétie. Ceux-ci s'élevaient à 13.0 millions d'euros en 2012.
  • Une progression de 1.4 million d'euros à 5.4 millions d'euros des gains nets sur opérations de portefeuille de placement. Le montant des plus-values nettes de cession s'élève en 2012 à 4.4 millions d'euros contre 4.8 millions le précédent exercice. L'exercice 2012 se caractérise par des reprises nettes sur titres de placement pour 1.0 million d'euros contre 0.7 million de dotations nettes en 2011.
  • Les gains nets sur le portefeuille de négociation s'élèvent à 0.6 million d'euros contre 0.4 million d'euros l'année passée.

Les charges de fonctionnement sont en hausse de +3.8% à 146.3 millions d'euros. Celles-ci se composent des charges de personnel pour 86.0 millions d'euros, des autres frais administratif pour 52.3 millions d'euros et des dotations aux amortissements et dépréciations sur immobilisations corporelles et incorporelles pour 8.0 millions d'euros. L'augmentation des charges de fonctionnement de 5.4 millions d'euros s'explique notamment par la hausse de la fi scalité (taxe systémique, forfait social et taxe sur les salaires) et des engagements sociaux pour respectivement 4.0 millions d'euros et 2.1 millions d'euros.

Le résultat brut d'exploitation est en recul de -10.1% à 103.4 millions d'euros.

Le coût du risque est en recul. Il s'élève à 9.8 millions d'euros contre 12.8 millions d'euros en 2011, soit une baisse de -23.7%. Une dotation au Fonds Bancaire pour Risques Généraux (FRBG) a été enregistrée en 2012 pour un montant de 2.6 millions d'euros.

Le coût du risque crédits se caractérise en 2012 par une reprise de 1.2 million d'euros contre une dotation nette de 0.7 million d'euros l'année passée. Le taux de créances douteuses et litigieuses est en diminution sensible par rapport au 31/12/2011 (2.27% contre 2.47%). Dans le même temps, le taux de couverture de ces encours est en hausse à 70.9% contre 70.3% en 2011. Les dotations aux provisions pour Risques et Charges s'élèvent à 10.7 millions d'euros en recul de 1.3 million sur 2012. L'encours de provisions collectives et sectorielles s'élève au 31 décembre 2012 à 91.0 millions d'euros contre 78.0 millions l'année passée. L'encours de provisions FRBG s'élève à 34.0 millions d'euros.

Le résultat net s'élève à 53.5 millions d'euros en recul de 19.9% sur l'exercice 2011.

(EN MILLIERS D'EUROS) DÉC. -12 DÉC. -11 2012/2011
PRODUIT NET BANCAIRE 249 705 255 959 - 2,4%
Charges générales d'exploitation - 138 259 - 132 451 4,4%
Frais de personnel - 85 957 - 79 019 8,8%
Autres frais administratifs - 52 302 - 53 432 - 2,1%
Dotations aux amortissements - 8 036 - 8 470 - 5,1%
RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION 103 410 115 038 - 10,1%
Coût du risque - 9 798 - 12 840 - 23,7%
RÉSULTAT D'EXPLOITATION 93 612 102 198 - 8,4%
Résultat net sur actif immobilisé - 1 404 - 4 088 - 65,7%
RÉSULTAT COURANT AVANT IMPÔT 92 208 98 110 - 6,0%
Résultat exceptionnel - - -
Impôt sur les bénéfi ces - 36 142 - 31 334 15,3%
Dotations / Reprises de FRBG et provisions réglementées - 2 600 -
RÉSULTAT NET 53 466 66 776 - 19,9%

n COEFFICIENT D'EXPLOITATION :

Calculé sur base sociale, le coefficient d'exploitation s'établit à 58.6%, en hausse de 350 pts par rapport au 31 décembre 2011. Il rapporte le total des charges de fonctionnement nettes au produit net bancaire. Il est un des indicateurs de la performance économique d'un établissement bancaire.

Le coefficient d'exploitation d'activité qui rapporte le total des charges de fonctionnement au PNB lié à l'activité commerciale s'élève à 62.3% en 2012.

BILAN ET COMPTE DE RÉSULTAT (FORMAT IFRS)

BILAN (FORMAT IFRS)

Le total du bilan consolidé au 31/12/12 s'élève à 9,5 milliards d'euros en hausse de 0.4% par rapport à décembre 2011.

A l'actif, trois postes représentent à eux seuls plus de 95% du total bilan. Il s'agit :

  • Des prêts et créances sur la clientèle pour 8.0 milliards d'euros en hausse de +1.3% depuis le 31/12/2011. Cet encours net de dépréciations représente près de 84% du total de l'actif de la Caisse régionale.
  • Des prêts et créances sur les établissements de crédits pour 377 millions d'euros. Il s'agit notamment du solde créditeur du compte-courant de la Caisse régionale et des prêts en blanc réalisés auprès de la trésorerie de Crédit Agricole SA.
  • Des actifs fi nanciers disponibles à vente qui représentent 7.1% du total bilan soit 682 millions d'euros en hausse de 30.0 millions d'euros soit + 4.6%. Ce poste est notamment constitué des titres de participation non consolidés pour 433,4 millions d'euros, des actions et autres titres à revenus variables pour 70.6 millions d'euros et des obligations et autres titres à taux fi xe pour 167.3 millions d'euros et d'obligation assimilables du trésor (OAT) pour 10.3 millions d'euros. L'évolution de ce poste est notamment liée à celle de la valeur de marché des titres détenus par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine dans la holding SAS la Boétie et de son portefeuille d'OPCVM.

Au passif, quatre postes représentent plus de 90% du total du bilan consolidé. Il s'agit :

Des dettes envers les établissements de crédits

Celles-ci comprennent notamment :

  • q Les « avances miroirs » qui représentent 50% des ressources d'épargne collectées par la Caisse régionale et remontées à Crédit Agricole SA. Ce poste progresse en même temps que la collecte bancaire clientèle.
  • q Les « avances traditionnelles » qui représentent 50% des prêts sur avances antérieurs au 1er janvier 2004. Cet encours diminue au rythme de l'amortissement des crédits correspondants.
  • q Les avances globales que la Caisse régionale peut solliciter auprès de Crédit Agricole SA depuis le 1er janvier 2004 à hauteur maximale de 50% des nouvelles réalisations de crédits de 24 mois et plus.
  • q Les avances spécifi ques reçues de la SFEF (Société de Financement de l'Economie Française), de la CRH (Caisse de Refi nancement Hypothécaire) ou encore de Crédit Agricole Covered Bonds.
  • q Les autres refi nancements qui sont constitués pour l'essentiel d'emprunts réalisés par la Caisse régionale auprès de Crédit Agricole SA sous forme d'emprunts en blanc.

Ce poste atteint 5 820 millions d'euros en baisse de -5.9%. Il représente 61% du total bilan.

Des dettes envers la clientèle

Elles s'élèvent à 1 899 millions d'euros soit 19.9% du total bilan. Elles correspondent principalement aux dépôts à vue et aux dépôts et comptes à terme détenus par la clientèle. Le montant des comptes ordinaires créditeurs de la clientèle s'élève au 31 décembre 2012 à 1 203 millions d'euros en recul de 2.1%. Dans le même temps, les comptes à terme détenus par la clientèle ont progressé de plus de 237 millions d'euros à 666 millions d'euros soit une hausse de l'encours de plus de 55%.

Des dettes représentées par un titre

Elles représentent 2.8% du total bilan à 270 millions d'euros au 31 décembre 2012. Il s'agit pour l'essentiel de titres de créances négociables (CDN et BMTN) émis par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine sur le marché interbancaire. Cet encours progresse de 45.6% en raison d'un recours plus important à ce type de refi nancement sur un marché en voie de normalisation en fi n d'exercice.

Des capitaux propres

A 1 215 millions d'euros, ils pèsent pour 12,7 % du total bilan. Outre le capital et le résultat de l'exercice, ils sont composés des réserves pour 881 millions d'euros et de gains latents pour 26 millions d'euros. Ces derniers sont la contrepartie des gains latents sur titres de participation, obligations et autres revenus fi xes et variables comptabilisés à l'actif.

COMPTE DE RÉSULTAT (FORMAT IFRS) :

Le Produit Net Bancaire s'élève à 236.8 millions d'euros en baisse de -8.7%. Il se compose :

  • Des produits et charges d'intérêts et assimilés. La marge sur intérêts s'élève à 138.9 millions d'euros en hausse de 7.2%. Cette augmentation a été permise par le maintien d'un contexte de taux favorable avec un Euribor 3 mois qui s'est élevé en moyenne sur l'année 2012 à 0.57% quand le taux de l'OAT 10 ans s'affichait sur la même période à 2.52%. En 2011, cette marge d'intérêt prend également en compte le paiement d'une soulte actuarielle pour 5,0 millions d'euros due au titre du remboursement anticipé de 23.2 millions d'euros d'avances globales à taux fi xe. Cette opération constituait une opération de restructuration de la dette permettant de faire face à la baisse du rendement de l'encours de crédits liée aux réaménagements de prêts habitat à taux fi xe accordés en 2011. En 2012, le montant des soultes payées sur le remboursement d'avances globales s'élevait à seulement 0.8 million d'euros.
  • Des produits et charges sur commissions et autres produits nets. Ces commissions nettes s'élèvent à 109.6 millions d'euros en recul de -5.2%. Les différents compartiments de cette marge connaissent des évolutions contrastées :
  • q Les commissions sur opérations avec les établissements de crédits s'élèvent à 1.4 millions d'euros. Elles se composent notamment des commissions perçues au titre des activités de Crédits Bail et de prescriptions immobilières.
  • q Les commissions sur opérations avec la clientèle sont en hausse de 5.1% à 33.0 millions d'euros.
  • q Les commissions sur moyens de paiement et autres prestations de services bancaires et fi nanciers sont en recul de -1.2% à 66.5 millions d'euros.

  • q Les commissions de gestion d'OPCVM en recul de 14.3% à 1.9 millions d'euros en raison d'une baisse d'activité liée à l'attractivité des offres DAT et d'un marché fi nancier jugé trop risqué par la clientèle.

  • Des gains ou pertes nets sur instruments fi nanciers à la juste valeur par résultat. Ceux-ci enregistrent principalement les variations de valeur de marché des actifs et passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat. L'impact sur le Produit Net Bancaire au 31 décembre 2012 s'élève à +0,7 million d'euros contre +0.1 million d'euros l'année passée.
  • Des gains ou pertes nets sur actifs fi nanciers disponibles à la vente. Ils se caractérisent en 2012 par une perte de 11.7 millions d'euros contre un gain

LES CHARGES D'EXPLOITATION

Les charges d'exploitation s'élèvent à 144.0 millions d'euros au 31 décembre 2012 en hausse de 2.5%. Ce poste reprend pour l'essentiel les frais de personnel et les charges de fonctionnement courantes initiées pour développer l'activité commerciale. Cette évolution est principalement due aux coûts exceptionnels du

Cette évolution se partage entre :

Les frais de personnel qui représentent plus de 60% des charges générales d'exploitation hors dotations aux amortissements, s'élèvent à 84.4 millions d'euros y compris l'intéressement. Ils sont en hausse de 6.5%. Cette hausse est notamment due à la hausse de la fi scalité (taxe sur les salaires et forfait social) et à un niveau d'effectifs élevé notamment au 1er semestre avec la préparation de la bascule informatique vers le système NICE.

de 16.5 millions d'euros l'exercice précédent. Ce fort recul s'explique par l'absence de dividende La Boétie en 2012. Ce dividende s'élevait en 2011 à près de 13.0 millions d'euros. Les dividendes s'élèvent ainsi à 1.2 millions d'euros en 2012 contre 14.1 millions d'euros l'exercice passé. Les plus-values de cessions sont d'un montant comparable à 2011, soit 4.3 millions d'euros (4.9 millions d'euros en 2011). Les pertes sur titres dépréciés durablement s'élèvent à 17.2 millions d'euros. Elles se composent notamment d'une dépréciation durable de 7.4 millions d'euros sur les titres SACAM International et de 9.7 millions d'euros sur les titres SAS Rue La Boétie. L'impact total du changement de méthode de valorisation des titres La Boétie sur la base d'une approche multicritère s'élève à 9.9 millions d'euros.

projet NICE, à la hausse de la charge fi scale avec un élargissement de l'assiette de la taxe sur les salaires à l'intéressement et à la participation, un doublement de la taxe systémique et une hausse du forfait social de 8% à 20%.

  • Les services extérieurs et les autres charges sont en recul de 5.8%. Ils prennent notamment en compte une indemnisation de 1.8 millions d'euros perçue au titre de Caisse régionale Pilote. La communauté des Caisses régionales verse ainsi à la Caisse régionale une somme correspondant au surcoût supporté par celle-ci en raison de sa situation de pilote.
  • Les dotations aux amortissements s'élèvent au 31 décembre 2012 à 6.8 millions contre 7.3 en 2011 en raison de la fi n de période d'amortissement des agences rénovées à la fi n des années 90 et au début des années 2000.

DU RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION AU RÉSULTAT CONSOLIDÉ

  • q Le résultat brut d'exploitation s'élève à 92.8 millions d'euros en baisse de 21.9%.
  • q Le coût du risque s'élève à 9.9 millions d'euros, en baisse de 28.1% sur 2012.
  • q La charge fi scale au 31 décembre 2012 est en hausse de 9.9% à 34.8 millions d'euros.
  • q Le résultat net est en recul de 34.2% à 48.5 millions d'euros.

L'AFFECTATION DU RÉSULTAT SOCIAL

L'affectation du résultat proposée par le Conseil d'Administration et soumise à l'approbation de l'assemblée générale est la suivante :

Résultat de l'exercice 53 466 359,18 €
Résultat à affecter 53 466 359,18 €
Intérêts aux parts sociales 1 385 404,58 €
Rémunération des C.C.I. et C.C.A. 7 401 378,45 €
Réserves légale 33 509 682,11 €
Autres réserves 11 169 894,04 €

La distribution des intérêts aux parts sociales et dividendes C.C.I. et C.C.A. des trois exercices précédents était la suivante :

2009 2010 2011
Intérêts aux parts sociales (total en euros) 1 938 569,72 € 1 679 429,30 € 1 784 082,17 €
Intérêts aux parts sociales (par titre) 3,89 % 3.37 % 3.58 %
Rémunération des C.C.I. et C.C.A. (total en euros) 8 546 497,38 € 9 216 810,90 € 9 244 740,62 €
Rémunération des C.C.I. et C.C.A. (par titre) 3,06 € 3,30 € 3,31 €

FACTEURS DE RISQUES

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine met en œuvre des processus et dispositifs de mesure, de surveillance et de maîtrise de ses risques (risques de contrepartie, de marché, de placement et d'investissement, de taux d'intérêt global, de liquidité, de non-conformité, juridiques et opérationnels) adaptés à ses activités, ses moyens et à son organisation et intégrés au dispositif de contrôle interne. Ces dispositifs ont fait l'objet d'un renforcement dans le cadre de la démarche du Groupe Crédit Agricole sur le ratio international de solvabilité « Bâle II ».

Les principaux secteurs de risques auxquels est exposée la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine (secteurs lait, porc, ostréiculture, BTP, CHR, Mode-habillement) font l'objet d'un suivi particulier. Certains d'entre eux (lait, porc, ostréiculture et Mode-habillement) ont été couverts par des provisions sectorielles spécifi ques. En outre, les principales expositions en matière de risques de crédit bénéfi cient d'un mécanisme de contre-garantie interne au Groupe.

Pour les principaux facteurs de risque mentionnés, cidessus, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a défi ni de façon précise et revoit au minimum chaque année les procédures lui permettant d'encadrer, de sélectionner a priori, de mesurer, surveiller et maîtriser les risques.

Le politique crédit de la Caisse régionale validée par le Conseil d'Administration prévoit :

q des règles de division des risques. Ces règles sont établies en fonction des fonds propres et défi nissent une limite globale et des limites individuelles sur l'ensemble des marchés.

q des règles de partage des risques : Garantie Foncaris, Syndications.

Par ailleurs, des comités risques spécifi ques pour les secteurs de la promotion immobilière et le suivi des opérations de LBO sont en place depuis 2009.

La procédure d'octroi de crédit comprend des limites de délégation par opérateur accordées dans le cadre de procédures strictes : décisions sur la base d'analyses formalisées, notations, délégations, avis risque indépendant (double lecture et double signature) lorsqu'elles atteignent des montants ou des niveaux de risque le justifi ant.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine mesure ses risques de manière exhaustive et précise, c'est-à-dire en intégrant l'ensemble des catégories d'engagements (bilan, horsbilan) et des positions, en consolidant les engagements sur les sociétés appartenant à un même groupe, en agrégeant l'ensemble des portefeuilles et en distinguant les niveaux de risques.

La gouvernance du système de notation s'appuie sur le Comité des Normes et Méthodologies présidé par le Directeur des Risques et Contrôles Permanents Groupe, qui a pour mission de valider et de diffuser les normes et méthodologies de mesure et de contrôle des risques.

Les méthodologies de mesure sont documentées et justifi ées. Elles sont soumises à un réexamen périodique afi n de vérifi er leur pertinence et leur adaptation aux risques encourus.

Les commissaires aux comptes interviennent également

dans le dispositif de contrôle.

Ils ont procédé à l'actualisation de leur compréhension des activités et de l'environnement de contrôle de la Caisse régionale et à l'identifi cation des risques qui en résultent y compris en ce qui concerne les systèmes d'information. Sur la base d'un programme de travail s'appuyant sur leur appréciation de la qualité et de l'efficience des contrôles mis en place par le management, ils ont procédé en date d'arrêté, à des procédures de vérifi cations des comptes et à la validation de l'information fi nancière.

La Caisse régionale assure la maîtrise des risques engagés. Cette surveillance passe par un suivi permanent des dépassements de limites et de leur régularisation, du fonctionnement des comptes, par une revue trimestrielle des principaux risques et portefeuilles, portant en particulier sur les « affaires sensibles ». La correcte classifi cation des créances fait l'objet d'un examen mensuel au regard de la réglementation en vigueur (créances douteuses notamment). L'adéquation du niveau de provisionnement aux niveaux de risques est également mesurée lors de ces comités.

Les anomalies identifi ées, les classifi cations comptables non-conformes, les cas de non respect des limites individuelles et de délégation, ainsi que des indicateurs géographiques et sectoriels sont rapportés aux niveaux hiérarchiques appropriés : Directeurs de Départements, Direction Générale ou Conseil d'administration.

LE RISQUE CRÉDIT

Le risque de crédit se matérialise lorsqu'une contrepartie est dans l'incapacité de faire face à ses obligations et que celles-ci présentent une valeur d'inventaire positive dans les livres de la Caisse régionale. L'engagement peut être constitué de prêts, titres de créances ou de propriétés ou contrats d'échange de performance, garanties données ou engagements confi rmés non utilisés.

OBJECTIFS ET POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES

La politique de gestion et de suivi des risques de crédit de la Caisse régionale est élaborée par la Direction Générale et approuvée par le Conseil d'Administration. Cette politique, déclinée par marché, s'inscrit plus globalement dans le cadre de la politique de développement durable et rentable, dans le cadre de la relation globale avec le client, une politique de développement maîtrisée par l'existence de dispositions relatives aux limites et partage du risque. Au-delà des limites fi xées, la Caisse régionale recherche la diversifi cation. Les décisions des dépassements sont du ressort du Conseil d'Administration.

La Caisse régionale participe à des opérations de syndications pour lesquelles elle peut également demander la couverture de FONCARIS.

n PRINCIPES GÉNÉRAUX DE PRISE DE RISQUES

Les décisions relatives à la prise de risques s'appuient en premier lieu sur les résultats de l'évaluation du risque. Outre la solvabilité du client, sa note Bâle II, la décision repose sur des facteurs comme les garanties disponibles, la conformité de la transaction aux politiques, normes et procédures, et l'objectif de rendement global tenant compte du risque de la Caisse régionale.

Le schéma de prise de décision s'établit à partir de la lecture du niveau de la délégation dans un tableau en fonction de la note Bâle II et du niveau de l'EAD (Exposition au moment du défaut).

Le dispositif global de maîtrise du risque crédit, est basé sur des principes généraux, communs à tous les marchés et des règles de gestion propres à chaque marché. La ligne hiérarchique de chaque métier est responsable du respect de cette politique dans le cadre de ses interventions et le contrôle permanent assure la surveillance 2ème degré 2ème niveau.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine dispose également d'une politique de garanties avec des recommandations selon les marchés.

Les dossiers hors délégation des Directions des engagements sont présentés aux Comités Engagements et Grands Engagements ainsi qu'au Conseil d'Administration le cas échéant.

Le passage des dossiers au service contentieux répond aux règles de la Caisse en la matière et peut être décidé par les Comités Risques et Grands Risques.

De même, le transfert de dossiers vers l'Agence Amiable ou le retour de dossiers en Agence répond aux procédures internes de la Caisse régionale.

GESTION DU RISQUE

n MÉTHODOLOGIES ET SYSTÈMES DE MESURE DES RISQUES

Système de notation interne et de consolidation des risques crédits

Le dispositif Bâle II en place au sein de la Caisse régionale et opérationnel depuis 2005, assure la notation de l'ensemble des crédits (Bilan et Hors bilan) de la clientèle de la Banque de détail au moyen de l'outil LUC avec des modèles de notation calibrés sur le périmètre de l'ensemble des Caisses régionales. L'ensemble des crédits (bilan et hors bilan) de la Grande Clientèle (hors banques), dont les Tiers et groupes emprunteurs et cautions, sont gérés dans le dispositif Tiers et Groupes, commun à l'ensemble

Mesure du risque crédit

La mesure du risque est effectuée de manière exhaustive et précise, c'est-à-dire en intégrant l'ensemble des catégories d'engagements (Bilan, Hors-Bilan) et des positions, en consolidant les engagements sur les sociétés appartenant à un même groupe, en agrégeant l'ensemble des portefeuilles et en distinguant les niveaux de risques.

Concernant la mesure du risque de contrepartie sur les opérations de marché, celle-ci intègre les positions en cash et les dérivés.

des entités du Groupe Crédit Agricole ; ces mêmes tiers et groupes sont notés au travers de l'outil ANADEFI. Les risques pondérés sont calculés dans l'outil ARCADE. Ce dispositif permet d'évaluer contrat par contrat le risque pris par la Caisse régionale auprès de ses clients,

de globaliser l'ensemble des risques, d'obtenir une vue consolidée des risques encourus par contrepartie ou groupe de contreparties, et d'ajuster les provisions si nécessaire.

Pour les dérivés, l'assiette du risque correspond à la somme de la valeur positive du contrat et d'un coefficient de majoration appliqué au nominal. Ce coefficient add-on représente le risque de crédit potentiel lié à la variation de la valeur de marché des instruments dérivés sur leur durée de vie restant à courir.

Les méthodologies de mesure sont documentées et justifi ées.

n DISPOSITIF DE SURVEILLANCE

La Caisse régionale a défi ni une politique d'engagements maximum par emprunteur. Ces niveaux d'engagements maximum ont été calculés en fonction de la capacité de la Caisse régionale à supporter un sinistre important sur un exercice, et en fonction de ses capitaux propres. Les niveaux maximum d'engagements ont été fi xés dans les plafonds précisés dans le tableau ci-après. Les niveaux d'engagements maximum, défi nis par l'EAD total, sont calculés à partir des encours MT auxquels sont ajoutées les autorisations crédits à CT et les engagements par signature.

COLLECTIVITÉS PUBLIQUES PROMOTION IMMOBILIÈRE
ENTREPRISES GRANDES(2) &
MOYENNES(3)
PETITES(4) NOTE ≥ C+ NOTE < C+ AGRI
PRO
PARTICULIERS
EAD Totaux
(hors
FONCARIS)
25 M€
(2,90% des
capitaux
propres1
)
30 M€
(3,48% des
capitaux
propres)
10 M€
(1,2% des
capitaux
propres)
25M€
(3,48% des
capitaux
propres)
12 M€
(1,39% des
capitaux
propres)
5 M€
(5,8% des
capitaux
propres)
5 M€
(5,8% des
capitaux
propres)
Engagements
(nets de
FONCARIS)
Limite globale
50 M€
(5,8% des
capitaux
propres2
)
(1) (1) (1) (1) NC NC

(1) Les activités immobilières et les collectivités publiques ne sont pas éligibles à la contre-garantie FONCARIS

(2) La catégorie « grandes collectivités » est exclusivement réservée aux collectivités locales, qui seules ont la capacité à lever l'impôt. Elle regroupe les communes et communautés d'agglomération de plus de 80 000 habitants, les régions et départements.

(3) Catégorie « moyennes collectivités » : Communes 20 000-80000 habitants, communautés d'agglomération < 80 000 habitants, communautés de communes si commune centre > 20 000 habitants, SDIS, Syndicats si dette > 100 M€, autres établissements publics locaux (CCAS…….) si dette > 100 M€, Etablissements publics de santé si dette > 100 M€, SEM immobilières si dettes > 300 M€, SEM non immobilières si dette > 100 M€.

(4) Catégorie « Petites Collectivités » : Communes < 20 000 habitants, communautés de communes, syndicats si dettes < 100 M€, autres établissements publics locaux (CCAS….) si dette < 100 M€, Etablissements publics sociaux et médico sociaux (maisons de retraite), Etablissements publics de santé si dette < 100 M€, SEM immobilière si dette < 300 M€ et SEM non immobilières si dette < 100 M€.

NC : Non concerné car jamais atteints

1 - Montant des fonds propres prudentiels au 31/12/2012 – 861 266 K€

2 - Montant des fonds propres prudentiels au 31/12/2012 – 861 266 K€

La défi nition des limites opérationnelles ne signifi e pas que la Caisse régionale n'acceptera plus de fi nancements au-delà de ces seuils.

Seule l'instance décisionnelle de dernier ressort, le Bureau et le Conseil d'Administration de la Caisse

Le recours à la couverture de FONCARIS

Conformément aux dispositions mises en place au sein du groupe Crédit Agricole, la Caisse régionale a défi ni des règles de partage du risque avec FONCARIS actualisées et validées par le Conseil d'Administration du 28 mai 2010.

Le principe retenu est celui d'un seuil d'engagement par emprunteur en valeur absolue, ce seuil étant fi xé depuis le 1er juillet 2007 à 25 millions d'euros pour l'ensemble du Marché Entreprises. A partir de ce seuil, les risques sont soumis à FONCARIS pour couverture à hauteur de 50%. Eligibilité facultative : la Caisse peut présenter à FONCARIS une demande de couverture pour une contrepartie dont le total des engagements est compris entre 50% et 100% du seuil d'éligibilité.

Processus de surveillance des concentrations par contrepartie ou groupe de contreparties liées

La revue des Grands Engagements examine la situation des contreparties ayant un EAD (exposition au moment du défaut engagements bilan et Hors Bilan pondérés) supérieur à 7,5 M€ quelle que soit la NOR (Note Retenue de la Contrepartie) et un EAD supérieur à 5 M€ pour les contreparties ayant une NOR inférieure ou égale à D. Cette revue comporte une analyse sur le respect des règles de division et partage du risque ainsi que les principales évolutions des dossiers. Un reporting est présenté au Conseil d'Administration de la Caisse régionale.

Processus de revue de portefeuille et de suivi sectoriel

La Direction des Engagements et du Financier, et la Direction du Marketing, des Entreprises et de la Banque Privée assurent elles-aussi leurs missions de surveillance et de maîtrise des risques pour l'ensemble des marchés notamment au travers des revues de portefeuilles qui ont pour objet d'effectuer une revue de la clientèle selon les critères qui peuvent évoluer tels que la dégradation de la

Processus de suivi des contreparties défaillantes et sous surveillance

Depuis le 1er juillet 2010, la surveillance et le suivi du risque de crédit sont structurés par la mise en œuvre de trois phases de recouvrement (commercial, amiable et contentieux) pour une différenciation dans le traitement des risques en fonction des marchés et la volonté de traiter de manière durable les situations des clients présentant des incidents par la création d'un service dédié de recouvrement amiable sur la banque de détail. En outre, le suivi du risque de crédit est également assuré au travers des Comités Risques et Grands risques organisés par la Direction des Risques, de la Logistique et de l'Organisation. Les missions principales de ces comités sont les suivantes : le suivi et le contrôle régionale d'Ille-et-Vilaine, pourront accepter en toute connaissance de cause des exceptions à cette règle. La limite globale constitue, pour sa part, une limite

maximale qui interdit la Caisse régionale à aller au-delà, sauf à modifi er le cadre d'intervention.

Pour les opérations en Pool de fi nancement formalisées en dessous du seuil de 25 M€, la Caisse régionale a toujours la possibilité de solliciter la couverture de Foncaris si le Chef de fi le est éligible à cette garantie. Pour le dossier, cette possibilité est ouverte 6 mois maximum suivant la notifi cation par FONCARIS de l'accord de couverture à la banque chef de fi le.

Les demandes de renouvellement des couvertures doivent être adressées au plus tard un mois avant la date d'échéance de couverture. Les états fi nanciers clos depuis moins de neuf mois doivent être joints.

Une actualisation de la valorisation des garanties pour tout dossier noté moins bien que D- doit être adressée à FONCARIS au moins une fois par an.

De plus, la Politique Crédit Risques 2012 a été enrichie d'un dispositif de surveillance sectorielle. Afi n de suivre et d'encadrer la concentration sectorielle, ainsi que d'informer l'exécutif et l'organe délibérant, deux niveaux d'alerte ont été défi nis en fonction du secteur et du montant d'EAD. C'est ainsi que les secteurs du BTP, de l'immobilier, de la distribution et du commerce, des CHR, du lait, du porc, de la conchyliculture et de la mode et habillement font l'objet mensuellement d'un examen.

note Bâle II, l'analyse des contreparties en dépassement, la détection des affaires fragiles avec mise en défaut à dire d'expert, focus spécifi que pour les contreparties identifi ées sur un secteur sensible.

De plus, pour les secteurs plus sensibles (Promotion Immobilière ; LBO) des comités de suivi spécifi ques sont réalisés.

des risques de contrepartie sur tous les marchés, le niveau et les modalités de provisionnement des créances douteuses litigieuses.

Au cours de chaque comité sont analysés, les tableaux de bord, les dossiers particuliers, le suivi des risques fi lières et les dossiers les plus importants pour chaque marché. La surveillance et la maîtrise de risque de crédit sont assurées au 2ème degré 2ème niveau par le Contrôleur Central des Risques de Crédit qui participe aux différents Comités Risques et Grands Risques et aux revues de portefeuilles de chaque marché.

ICAAP (Internal Adequacy, and Assessment Process) ou le Processus d'Evaluation et d'Adéquation du Capital

Les résultats des travaux sur l'ICAAP pour les volets qualitatif et quantitatif du pilier 2 de la réglementation Bâle II, ainsi que la cartographie des risques liés, ont

été présentés lors du Comité de Contrôle Interne du 14/09/2012.

n MÉCANISMES DE RÉDUCTION DU RISQUE DE CRÉDITS

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a formalisé une politique de garantie avec des recommandations selon les marchés, les montants de fi nancement et les notations Bâle II sur le marché des particuliers.

De plus, la Caisse a affirmé sa politique de garantie en élargissant l'éligibilité à la garantie CAMCA.

Tableau de synthèse sur la typologie des garanties :

Le recours à des sociétés de caution mutuelle (type OSEO, SIAGI) est souvent exploité dans les dossiers de création ou de transmission d'entreprises. Pour les petites créations, nous disposons de la part d'OSEO, d'une délégation sur les prêts de moins de 100 000 euros. La SIAGI intervient plutôt dans le domaine de l'artisanat.

NOTE DES EMPRUNTEURS DANS LES CATÉGORIES 1 & 2 NOTE DES EMPRUNTEURS DANS LES CATÉGORIES DE 3 À 5 < 150K€ DE 150K€ À 1 000K€ > 1 000K€ < 150K€ DE 150K€ À 1 000K€ > 1 000K€ Inf 10 ans Garantie intrinsèque ou personnelle Garantie intrinsèque ou personnelle Garantie intrinsèque Garantie intrinsèque ou personnelle Garantie intrinsèque Garantie intrinsèque Sup 10 ans Sureté réelle* Sureté réelle Sureté réelle Sureté réelle Sureté réelle Sureté réelle

* Incluant mandat d'hypothéquer AVEC publication d'interdiction d'aliéner.

EXPOSITION

n EXPOSITION MAXIMALE (VOIR NOTE 3.1.A DES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS)

Le tableau de la note 3.1.a de l'annexe aux comptes consolidés 2012 montre l'exposition maximale des actifs fi nanciers au risque de crédits. Cette exposition correspond à la valeur comptable des actifs fi nanciers, nette de dépréciation, et avant effet des accords de compensation et des collatéraux.

Cette exposition est pour l'essentiel constituée des prêts

et créances sur la clientèle pour 8 010 millions d'euros au 31/12/2012 en hausse de 1,27% par rapport au 31/12/2011, et des engagements de fi nancement donnés pour 1 166 millions d'euros au 31/12/2012 en recul de 15,4%. Les engagements de fi nancement correspondent notamment à la part non utilisée des concours de trésorerie et aux crédits accordés en attente de déblocage.

n CONCENTRATION

Ventilation des encours de prêts et créances par agent économique (voir note 3.1.b)

La clientèle de détail et les grandes entreprises représentent 73,2% et 17% de l'encours brut total et 99,8% des encours dépréciés.

n QUALITÉ DES ENCOURS

Analyse des prêts et créances par catégorie (voir note 3.1i).

Selon l'IFRS 7, un actif fi nancier est en souffrance lorsqu'une contrepartie n'a pas effectué un paiement à la date d'échéance contractuelle.

La valeur comptable des actifs fi nanciers en souffrance s'élève à 133 millions d'euros au 31 décembre 2012 contre 156 millions au 31/12/2011.

Dépréciation et couverture du risque

Politique de dépréciation et couverture des risques

Les créances en défaut sont les créances de toute nature, même assorties de garanties, présentant un risque de crédit avéré. Dès lors qu'un encours est en défaut, la perte probable est prise en compte par la Caisse régionale par voie de dépréciation fi gurant en déduction à l'actif du bilan.

Par ailleurs, la Caisse régionale a constaté au passif de son bilan des dépréciations destinées à couvrir des risques clientèles non affectés individuellement, tels que les provisions sectorielles ou des provisions calculées à partir du modèle Bâle II (provisions collectives). Elles visent à couvrir des risques identifi és pour lesquels il existe statistiquement ou historiquement une probabilité de non recouvrement partiel, sur des encours non classés en douteux ou non dépréciés individuellement.

Encours d'actifs fi nanciers dépréciés (base individuelle)

L'EAD (Exposition Au moment du Défaut) des créances en Défaut s'élève à 211 M€ à fi n décembre 2012 contre 219 M€ sur la même période de l'année précédente.

Le taux de Défaut (EAD en Défaut / EAD total) est de 2,30% contre 2,35% l'année précédente.

La diminution de l'EAD des créances en Défaut sur l'année qui vient de s'écouler, provient du segment des Entreprises et du segment de la Promotion Immobilière, ainsi que du segment de l'Agriculture. Le taux de défaut sur le segment des Professionnels est quant à lui en progression de 0,5% sur une année.

D'autre part, la hausse des EAD en Défaut est maîtrisée grâce :

  • q A la qualité des outils de suivi des risques associés,
  • q Au suivi des futures défaillances de paiement,
  • q Aux alertes transmises aux agences par la Prévention des Risques.

Le montant des provisions affectées est de 132 M€ au 31/12/2012 pour 140,3 M€ au 31/12/2011. Le taux de couverture des EAD en Défaut par les provisions affectées est donc de 63% en 2012 contre 64% l'année passée.

Ce niveau de provisionnement reste très satisfaisant et prend en compte les modifi cations apportées à la procédure de provisionnement (valorisation des provisions à dire d'expert en fonction des garanties prises avec des organismes de caution mutuelle).

Enfi n, le montant des provisions collectives Bâle II s'élève à 47,9 M€ au 31/12/2012 pour 45,8 M€ en 2011, et le montant des provisions sectorielles s'élève à 43.1 M€ au 31/12/2012 pour 32,2 M€ en 2011.

n COÛT DU RISQUE (VOIR NOTE 4.8 DES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDÉS)

Le coût du risque s'élève à 9,9 M€ en repli de 27,7% par rapport à l'exercice 2011.

Il se compose notamment des lignes suivantes :

  • q Reprises nettes pour risques de crédit : 6,6 M€ (contre une dotation nette de 4,2 M€ en 2011) ;
  • q Dotations nettes aux provisions pour risques et charges : 2 M€ (2011 : 12 M€) ;
  • q Récupérations sur créances amorties : 0,5 M€ (0,6 M€ en 2011) ;
  • q Pertes couvertes : 5,5 M€ (2011 : 5,4 M€) ;
  • q Pertes non couvertes : 0,3 M€ (2011 : 0,21 M€).

LE RISQUE PAYS

Le risque pays est le risque que les conditions économiques, fi nancières, politiques ou sociales dans un pays étranger affectent les intérêts fi nanciers de la Caisse régionale.

La Caisse régionale n'a pas de risque pays à gérer.

LES RISQUES DE GESTION

LA GESTION DU BILAN - LES RISQUES FINANCIERS STRUCTURELS

Un dispositif de limites encadrant les impasses de taux d'intérêt global est validé chaque année par le Conseil d'Administration. La position de la Caisse régionale par rapport à ces limites est présentée au minimum 2 fois par an au Conseil d'Administration.

La politique de placement des excédents de fonds propres

est validée annuellement par le Conseil d'Administration. Elle intègre une allocation des actifs par fourchettes et un dispositif de limites et seuils d'alerte (cf paragraphe « Le risque de marché »). Une remontée exhaustive du portefeuille et des indicateurs de risque de marché est réalisée trimestriellement auprès de Crédit Agricole SA.

LE RISQUE DE TAUX D'INTÉRÊT GLOBAL

n OBJECTIFS ET POLITIQUE

Le Risque de Taux est « le risque encouru en cas de variation des taux d'intérêt du fait de l'ensemble des opérations de bilan et de hors bilan, à l'exception, le cas échéant, des opérations soumises aux risques de marché (« Trading Book »).

Les activités d'un établissement sont réparties prudentiellement en deux domaines dénommés respectivement Portefeuille Bancaire (« Banking Book ») et Portefeuille de Négociation (« Trading Book »). Ces deux domaines sont distincts et complémentaires, et tout encours de bilan ou de hors bilan appartient à un et un seul de ceux-ci. Les activités de chacun de ces deux domaines sont susceptibles de générer du risque de taux :

n MÉTHODOLOGIE

La mesure principale et obligatoire du Risque de Taux d'Intérêt Global est l'impasse de taux d'intérêt qui représente sur chaque période la différence signée entre les passifs et les actifs à taux fi xe (encours retenus en encours moyens et taux de cession interne associés) dans une devise donnée. L'outil utilisé est l'outil groupe CRISTAUX 2. La fréquence de calcul est mensuelle depuis octobre 2010 et génère une impasse en approche statique.

Les sources de données alimentant l'outil sont essentiellement des alimentations automatiques : STRADA, CAPIC, KTP, SCALA, CA Titres et pour le reste des agrégats manuels (recyclages crédits, titres de placement, Parts sociales).

Les conventions et hypothèses d'écoulement retenues sont celles du groupe Crédit Agricole, à l'exception de deux conventions spécifi ques :

Les taux de remboursement anticipé sur les crédits Habitat.

Pour la mesure au 31/12/2012, le taux appliqué est de 3,5 % par année (pour une hypothèse nationale à 4 %). Ce paramètre a été validé par le Comité Financier le 29 novembre 2011 et maintenu sur l'année 2012 du fait de la stabilité des taux constatés (dernière présentation au Comité Financier le 26/09/2012).

Les taux de remboursement anticipé sur les Dépôts Moyen Terme.

Le principe de l'application d'une loi locale a été validé en Conseil d'administration le 27/04/2012 avec des taux de 16,8% en année 1 et 3% les années suivantes. Le Comité fi nancier a validé le 27/06/2012 une diminution de la loi locale sur la 1ère année portant ainsi le taux de remboursement anticipé sur les DAT Moyen Terme à 12,6%.

  • q Lorsque l'activité génératrice du risque de taux appartient au Portefeuille de Négociation, ce risque de taux est de nature « Risque de Marché ». Il est mesuré via des méthodes de calcul et encadré par des limites qui sont propres à cette nature de risque et qui ne relèvent pas de cette norme.
  • q Lorsque l'activité génératrice du risque de taux appartient au Portefeuille Bancaire, ce risque de taux est de nature « Risque de Taux d'Intérêt Global ». Il est mesuré via des méthodes de calcul et encadré par des limites qui sont celles de la Gestion Actif Passif.

Le conseil d'administration est régulièrement informé des mises à jour de ces lois locales. Elles sont de nouveau soumises à sa validation dès lors que les mouvements proposés dépassent les limites fi xées par la Politique Financière.

Certaines hypothèses nationales d'écoulement ont été révisées en 2012. Des évolutions ont été apportées aux modèles d'écoulement DAV et PEL. Elles ont impacté le calcul des GAPs à compter du 31 octobre 2012 :

  • q DAV débiteurs et créditeurs : Adoption de la méthode d'écoulement en stock afi n de revenir sur un modèle linéaire 15 ans.
  • q Profi l d'écoulement des PEL : Allongement de la duration du modèle pour les PEL avant et après 2004.
  • q Equivalent Delta PEL :

Ajout d'une composante optionnelle au modèle après 2004 (dépendant des taux des autres produits de placement).

Les postes qui comprennent des options sont intégrés dans les impasses en prenant en compte l'équivalent delta de l'option. Cette mesure est complétée par des impasses « infl ation » qui représentent sur chaque période la différence signée entre les passifs et les actifs indexés sur l'infl ation. L'impasse infl ation est agrégée à l'impasse taux fi xe pour former l'impasse synthétique. Depuis le 30/06/2011, le coefficient d'agrégation a été fi gé et porté à 100 %.

La mesure est affinée par des mesures complémentaires afi n de détailler certains risques : matrice des caps pour le suivi de la couverture des prêts capés, suivi des futurs fi xings pour les prêts à taux révisables, mesure de risque de base pour identifi er d'éventuelles inadéquations d'index au passif et à l'actif.

Les positions de risque de taux sont encadrées par un double système de limites, revu annuellement et validé par le Conseil d'Administration :

1. Limite en VAN à 10 % des Fonds Propres prudentiels : l'Impact maximum en Valeur Actuelle Nette établi sur le gap synthétique pour un choc normatif de 200 Bps à la hausse et à la baisse sur l'ensemble des maturités sur 30 ans ne doit pas dépasser 10 % des fonds propres prudentiels.

2. Calibrage « limites Gaps » :

  • q Années 1 et 2 : Limite max = 2.5 X PNB d'activité (1 choc de 200 Bps se traduirait par un impact de 5 % du PNB d'activité budgété).
  • q Années 3 à 10 : Limite max = 2 X PNB d'activité (1 choc de 200 Bps se traduirait par un impact de 4 % du PNB d'activité budgété).

En 2012, la Caisse régionale a choisi de compléter son système de « limites Gaps » de limites opérationnelles :

  • q égales à 80 % des limites globales sur les années 1 et 2.
  • q égales à 80 % des limites globales sur les années 3 à 10 (63% en 2011).
2012
PNB d'activité budgété 231 M€
FP prudentiels 31/12/2011 : 789 M€
« Limite VAN » 79 M€
Années 1 et 2 580 M€
« Limite GAP » globales Années 3 à 10 460 M€
« Limites GAP »
opérationnelles
Années 1 et 2 80% de la limité globale
460 M€
Années 3 à 10 80% de la limite Globale
370 M€

Ces limites ont été validées par le Conseil d'administration du 24 février 2012.

La couverture des impasses de taux est réalisée partiellement dans les limites fi xées ci-dessus par des opérations de hors bilan (Swaps de taux vanille) et par des opérations bilantielles (avances globales, TCN interbancaires, emprunts en blanc).

n GESTION DU RISQUE

Le calcul de l'exposition du risque de taux de la Caisse régionale a été délégué, dans le cadre d'une coopération entre les 4 caisses bretonnes, au Pôle de Gestion Financière Breton (PGF).

La défi nition des orientations stratégiques, les décisions de mise en œuvre et le suivi de leur exécution relèvent du « Comité Financier » mensuel de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine dont les membres sont : le Directeur Général ou le Directeur Général Adjoint, le Directeur Financier, le responsable du service Finance et Contrôle de Gestion et les membres du service, le responsable du service Comptabilité, le Responsable Contrôle Permanent et Risque, le Contrôleur Permanent Financier, le responsable du service « Pôle Gestion Financière » et les membres du service.

Il donne lieu à la rédaction systématique de procèsverbaux. Les opérations de couverture, validées dans cette instance sont initiées par le service Finance et Contrôle de Gestion et enregistrées par le service comptable.

n EXPOSITION

Sensibilité de la VAN à un choc de +/- 200 Bps rapportée aux Fonds Propres (sur 30 ans)

31/12/2012
+ 200 Bps - 200 Bps Limites CR35 Limites Bâle II
En % - 3,5% 4,5% +/- 10% +/- 20%
En M€ - 28 M€ 35 M€ 79 M€

LES RISQUES DE LIQUIDITÉ ET DE FINANCEMENT

Le risque de liquidité et de fi nancement désigne la possibilité de subir une perte si l'entreprise n'est pas en mesure de respecter ses engagements fi nanciers en temps opportun et à des prix raisonnables lorsqu'ils arrivent à échéance. Ces engagements comprennent notamment les obligations envers les déposants et

n OBJECTIFS ET POLITIQUE

En vertu des exigences réglementaires (règlement n°97- 02, arrêté du 5 mai 2009), il incombe à tout établissement de crédit de développer « une saine gestion du risque de liquidité ».

Le Groupe Crédit Agricole a opté pour l'approche avancée défi nie par l'arrêté ministériel du 5 mai 2009 relatif à la liquidité des établissements de crédit. Dans cette approche, après homologation par l'Autorité de Contrôle Prudentiel, la surveillance réglementaire se les fournisseurs, ainsi que les engagements au titre d'emprunts et de placement.

Le risque de liquidité est suivi par l'unité Finance Contrôle de Gestion. Une présentation est réalisée lors de chaque Comité Financier.

base sur les mesures et limites du système interne défi ni par l'établissement. Une convention signée entre CASA et les Caisses régionales s'inscrit dans ce cadre et est donc conforme aux attentes du régulateur pour l'obtention de l'homologation.

Dans l'attente de cette homologation, les Caisses régionales restent soumises au sens de la réglementation bancaire au respect de l'approche standard du risque de liquidité défi nie dans l'arrêté ministériel du 5 mai 2009.

n GESTION DU RISQUE

En 2012, la Caisse régionale se doit donc de respecter les 2 approches au travers des principes et des règles qui les caractérisent :

Approche standard

Le coefficient de liquidité réglementaire mesure la capacité d'un établissement de crédit à faire face, pendant un certain délai, à une brusque interruption de tout ou partie de ses ressources. Ce ratio, qui est égal au rapport entre les liquidités et les exigibilités, doit être au minimum de 100 %.

Approche avancée

La convention groupe prévoit les normes du système de gestion et d'encadrement du risque de liquidité comme suit :

n CONDITIONS DE REFINANCEMENT EN 2012

Les coûts de liquidité Moyen Long Terme sont restés élevés au cours de l'année 2012 et se sont normalisés en fi n

n MÉTHODOLOGIE

La politique de gestion de la liquidité de la Caisse régionale se concrétise, d'une part, par une politique de collecte clientèle et, d'autre part, par une politique de refi nancement auprès de Crédit Agricole S.A. ou en interbancaire, via la mise en place d'un programme d'émission de Titres de Créances Négociables. La Caisse régionale, au-delà de ses ressources clientèles, a la possibilité de se refi nancer à taux de marché auprès de Crédit Agricole S.A. sous plusieurs formes : Compte Courant de Trésorerie, Emprunts en blanc (de 1 semaine à 10 ans), Avances Globales (50% des prêts de durée initiale supérieure ou égale à 2 ans).

  • q Un encadrement du risque de liquidité court terme en congruence avec une capacité de résistance à 3 scénarios de crise (systémique, idiosyncratique c'est-à-dire spécifi que à l'établissement et global). Cet encadrement s'exprime au travers d'une limite sur le volume de refi nancement court terme et d'une limite sur sa structure en terme de durée minimale ;
  • q Un encadrement du risque de liquidité long terme avec une limite sur la concentration de l'échéancier du refi nancement long terme et une limite sur le risque de transformation exprimée sous forme d'une limite de sensibilité du PNB au risque de variation de prix de la liquidité long terme.

d'année pour atteindre des niveaux comparables à ceux de début 2011 du fait d'un regain de confi ance des marchés.

Pour l'approche standard, le coefficient de liquidité réglementaire est calculé par le service Comptabilité mensuellement.

Concernant le dispositif de l'approche avancée, l'ensemble des limites ainsi que leur respect sont calculés par CASA à partir de données remontées mensuellement par le service Finance-Contrôle de Gestion (échéancier CT et MLT PELICAN).

Toute nouvelle opération de refi nancement est conditionnée au respect des limites CT et MLT.

n IMPACTS DE LA CRISE FINANCIÈRE SUR LA GESTION DU RISQUE DE LIQUIDITÉ

La crise de liquidité a eu pour effet d'inspirer les principes, règles et recommandations défi nies dans la Convention

n EXPOSITION

Ratio de liquidité

Au 31 décembre 2012, le coefficient de liquidité règlementaire de la Caisse régionale s'élève à 111%. Il s'établissait à 113% au 31 décembre 2011 et a évolué à un niveau supérieur au minimum réglementaire de 100%.

Limite court terme

Au 31/12/2012, la Caisse régionale respecte la limite court terme fi xée à 933 M€ ainsi que le profi l minimal sur l'échéancier CT.

Groupe (approche avancée en attente d'homologation).

Concentration des échéances du refi nancement MLT

Un dépassement de limite de refi nancement MLT était constaté au 31/12/2011 sur plusieurs maturités, celui-ci était lié à l'abaissement des limites individuelles en cours d'année, en raison de la hausse de la concentration d'échéances de dette LT de l'ensemble des CR sur ces semestres.

En effet, la limite de concentration de chaque CR correspond à une quote-part des crédits clientèles au départ fi xée à 2,5%. Pour chaque semestre cette quote-

part est progressivement diminuée au fur et à mesure de la hausse de la concentration des échéances, elle tombe ainsi à 2% puis à 1,75% pour les semestres où la limite d'ensemble est consommée respectivement à 70% ou 85%. La Caisse régionale n'était pas en dépassement lors de la réalisation des refi nancements MLT. Des opérations de remboursements d'avances globales validées par le

POLITIQUE DE COUVERTURE

Les instruments fi nanciers désignés comme instruments de couverture sont pour la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine des swaps de taux d'intérêt. Ces swaps sont réalisés pour couvrir des crédits clients spécifi ques (swaps de microComité fi nancier au mois de septembre et octobre ont permis de résorber ces dépassements.

Risque de prix de liquidité

Au 31/12/2012, la Caisse régionale respecte la limite fi xée à 7,5% de son PNB.

couverture) ou réalisés dans le cadre de la gestion du risque de taux d'intérêt global (swaps de macro-couverture). Une documentation macro et micro-couverture est réalisée trimestriellement.

n COUVERTURE DE JUSTE VALEUR (FAIR VALUE HEDGE)

Le risque couvert est le taux sans risque. En pratique, le portefeuille d'instruments couverts (actifs ou passifs à taux fi xe) est couvert pour la part de variation de juste valeur liée à l'évolution du taux sans risque.

Les swaps de taux de macro-couverture seront ainsi qualifi és dans le cadre de relations de macro-couverture de juste valeur. Les swaps prêteurs de taux fi xe iront en couverture de passifs à taux fi xe (DAV, DAT/CDN client, Avances miroirs classiques). Les swaps emprunteurs de taux fi xe iront en couverture d'actifs à taux fi xe (crédits taux fi xe non micro-couverts).

La démonstration de l'efficacité de la relation de couverture s'effectue sur la base d'échéanciers avec une approche en encours moyens. En effet, le groupe Crédit Agricole considère que les règles de gestion imposées pour la construction des échéanciers de macro-couverture de juste valeur ainsi que les tests prospectifs et rétrospectifs de ratio de couverture permettent d'appréhender de façon satisfaisante les sources d'inefficacité prévues par la norme IAS 39 amendées par la Commission Européenne le 19/11/2004.

Les swaps de micro-couverture couvrent en juste valeur des prêts identifi és. La relation de micro-couverture est parfaitement adossée. La démonstration de l'efficacité, de même que la documentation de la relation de couverture est effectuée lors de la première application. Démontrée et documentée a priori, elle ne le sera plus à posteriori. Pour chacun des swaps, on démontre que le swap est parfaitement adossé en montant, durée et taux au prêt couvert.

n COUVERTURE DE FLUX DE TRÉSORERIE (CASH FLOW HEDGE)

La Caisse régionale n'a pas documenté de relations de couverture de fl ux de trésorerie.

n COUVERTURE DE L'INVESTISSEMENT NET EN DEVISE (NET INVESTMENT HEDGE)

Au 31 décembre 2012, la Caisse régionale n'a pas documenté de relations de couverture d'investissement net en devise.

LE RISQUE DE MARCHÉ

Le risque de marché représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fl uctuations défavorables de la valeur des instruments fi nanciers à la suite de la variation des paramètres de marchés notamment : les taux d'intérêts, les taux de change, le cours des actions, le prix des matières premières, ainsi que de leur volatilité implicite. La Caisse régionale n'est pas éligible à l'adéquation des fonds propres au titre de ses activités de marché.

n OBJECTIFS ET POLITIQUE

La Caisse régionale est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur (au prix de marché).

On distingue comptablement le Trading book et le Banking book. La variation de juste valeur du Trading

n GESTION DU RISQUE

Le contrôle des risques de marché du groupe Crédit Agricole S.A. est structuré sur deux niveaux distincts mais complémentaires :

  • Au niveau central, la Direction des Risques et Contrôles Permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afi n d'assurer l'homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles.
  • Au niveau de la Caisse régionale, un Responsable des Risques et Contrôles Permanents (RCPR) pilote

n ORGANISATION DU SUIVI DES RISQUES DE MARCHÉ

Le Conseil d'administration, organe délibérant se prononce sur la politique fi nancière, le niveau de tolérance au risque, son périmètre d'application, ainsi que l'adéquation des risques pris aux dispositifs d'identifi cation, de mesure et de gestion des risques fi nanciers.

En effet, la politique fi nancière lui est présentée annuellement pour validation.

En cours d'exercice, le Conseil d'Administration est tenu informé de l'évolution des différents indicateurs de risque, du respect des limites et des mesures prises en cas de dépassement de seuils d'alerte ou d'impact défavorable des scénarios de stress sur les comptes de la CR. Il approuve toute modifi cation substantielle des méthodologies internes à la Caisse régionale.

La politique fi nancière est défi nie par le comité fi nancier. Ce dernier est composé des personnes suivantes :

  • q Directeur Général,
  • q Directeur Général Adjoint,
  • q Directeur Finances et Engagements,
  • q Responsable du service Finances et Contrôle de Gestion et ses équipes,
  • q Responsable du Pôle Gestion Financière et ses équipes,
  • q RCPR,
  • q Responsable du Service Comptabilité Générale
  • q Middle-Office.

book se traduit par un impact sur le résultat. La variation de juste valeur du Banking book se traduit par un impact sur les fonds propres.

La Caisse régionale ne détient pas de portefeuille de négociation (Trading Book).

et contrôle les risques de marché issus des activités. Ce Responsable est nommé par le Directeur Général de la Caisse régionale et lui est directement rattaché.

Les organes de suivi des risques du groupe Crédit Agricole sont les suivants :

  • q Le Comité des Risques Groupe (CRG)
  • q Le Comité de suivi des Risques des Caisses régionales (CRCR)
  • q Le Comité Normes et Méthodologies

Le Comité Financier pilote et met en œuvre la politique fi nancière validée par le Conseil d'Administration en matière de :

  • q Gestion du portefeuille Fonds Propres,
  • q Politique de couverture du risque de taux,
  • q Politique de gestion de la liquidité (refi nancement …),
  • q Tout autre sujet en lien avec la Gestion Financière,
  • q Propose un avenant à la politique fi nancière validée par le Conseil d'Administration en cas de volonté de souscrire ou de mettre en place de nouveaux produits ou de nouvelles activités.

La participation du RCPR et du contrôleur fi nancier apporte un double regard et émet un avis motivé sur les propositions de la Direction fi nancière. Ils participent également aux travaux préparatoires dans le cadre d'un pré-comité.

L'organisation opérationnelle retenue par la Caisse régionale respecte les principes de séparation des fonctions d'engagement des opérations, de celles d'enregistrement et de suivi.

n MÉTHODOLOGIE DE MESURE DES RISQUES DE MARCHÉ

L'encadrement des risques de marché de la Caisse régionale repose sur une combinaison d'indicateurs de risques, donnant lieu à encadrement par des limites et/ou seuils d'alerte : la VaR (Value at Risk), un scénario de stress et des indicateurs complémentaires.

Calcul de VaR :

La VaR peut être défi nie comme étant la perte potentielle maximale que peut subir un portefeuille en cas de mouvements défavorables des paramètres de marché, sur un horizon de temps et pour un intervalle de confi ance donnés.

Sur son portefeuille de titres, la CR retient un intervalle de confi ance de 99% et un horizon de temps de 1 mois.

Pour la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, la VaR 1 mois à 99% fournit la baisse de plus values latentes et donc l'impact sur les fonds propres dans 99% des cas

Stress scenarii :

Le deuxième élément quantitatif, « stress scénarii », complète la mesure en VaR qui ne permet pas d'appréhender correctement l'impact de conditions extrêmes de marchés.

Ces calculs de scénarii de stress, conformément aux principes du groupe, simulent des conditions extrêmes de marché et sont le résultat de trois approches complémentaires.

Les scénarii historiques consistent à répliquer sur le portefeuille actuel l'effet de crises majeures survenues dans le passé.

Les scénarii hypothétiques anticipent des chocs vraisemblables, élaborés en collaboration avec les économistes.

Les scénarii adverses consistent à adapter les hypothèses

n DISPOSITIF DE LIMITES DE SEUILS D'ALERTE

Les limites sont revues chaque année par le Conseil d'Administration. La dernière révision a été réalisée le 24 février 2012.

Les limites globales encadrant les risques sont complétées par des limites opérationnelles et/ou des seuils d'alerte, afi n de maintenir les expositions conformes à ces règles internes.

Il est utile de compléter le dispositif de limites globales avec des seuils d'alerte. L'atteinte de ces derniers doit conduire à une analyse de la situation donnant lieu à une décision motivée. Celle-ci peut être soit une confi rmation de la décision de gestion initiale, soit être sa modifi cation.

sur un horizon de 1 mois. L'outil utilisé est l'e-VaRisk, outil développé par la recherche d'AMUNDI et mis à la disposition des Caisses régionales. La VaR du portefeuille de la Caisse régionale s'élève à 5,21 M€ au 31 décembre 2012, soit 9,7% du résultat annuel 2012. Le niveau de VaR au 31 décembre 2011 s'établissait à 4,32 M€. Le niveau de VaR est en hausse. Cette variation s'explique par la stratégie mise en œuvre en 2012 : cession des OPCVM monétaire pour créer un fonds dédié avec CPR. Ce fonds (de gestion diversifi ée), mis en place début avril, représente au 31/12/2012 53 M€ en valeur liquidative. Il a généré une plus value latente de 1,3 M€.

pour simuler les situations les plus défavorables en fonction de la structure du portefeuille au moment où le scénario est calculé.

Ces scénarii sont adaptés aux risques propres aux différents portefeuilles sur lesquels ils sont calculés.

La sensibilité par facteur de risque se mesure au travers du scénario de stress utilisé dans le Groupe. Ce scénario a été revu en mars 2011 prenant en compte les crises récentes (subprime / faillite de Lehman / dettes souveraines) : Actions : -35% ; Taux : +288 Bps ; Alternatif : -10%, Convertible : -14%.

En appliquant ce stress scénario sur le portefeuille au 31 décembre 2012, la variation totale de valorisation du portefeuille serait de -23,2 M€. Le stock de PVL ne serait plus que de 1,9 M€ (au lieu de 25,1 M€ au 31/12/12).

Le dispositif d'alerte repose sur 2 types de limites :

  • q Limites globales : en cas de dépassement, le Conseil d'Administration et le Comité Financier sont alertés.
  • q Limites opérationnelles : en cas de dépassement, le Comité Financier est alerté.

La limite globale pour l'ensemble des placements et titres d'investissement de l'Excédent de Fonds Propres, validée par le Conseil d'Administration repose sur le résultat économique (∑ PMV latentes + PMV externalisées + revenus). Ce dispositif est composé ainsi :

Limite opérationnelle - 3,9 M€, soit -1% de performance fl at
Limite globale - 7,7 M€, soit -2% de performance fl at

Conformément aux recommandations de Crédit Agricole SA, des seuils d'alerte basés sur les résultats du calcul de VaR viennent compléter ce dispositif :

Seuil d'alerte au Comité Financier Seuil d'alerte au Conseil d'Administration
VaR > 10% du Résultat net social (N-1) > 15% du Résultat net social (N-1)

Aussi des limites opérationnelles par allocation d'actif ont été défi nies :

Poche sans risque de marché Mini 45%
Poche actions Maxi 15%
Volatilité > 12% yc actions Maxi 20%
Volatilité > 6% yc actions Maxi 30%

Enfi n des alertes de performance par support d'investissement sont communiquées aux membres du Comité Financier.

n RISQUES ACTION

Le risque action trouve son origine dans les activités de trading et arbitrage sur actions, dans le portefeuille de placement investi en actions, ou encore dans les actions d'autocontrôle.

Risques sur actions provenant des activités de trading et d'arbitrage

Les encours d'actifs fi nanciers détenus à des fi ns
de transaction sont détaillés au paragraphe 6.2 des

annexes aux comptes annuels sur base consolidée au 31 décembre 2012.

Risques sur actions provenant des portefeuilles de placement

Le portefeuille de placement de la Caisse régionale ne contient pas d'action en direct mais seulement des indexations de performances. L'encours au 31 décembre 2012 s'établit à 36,9 millions d'euros, soit 7,4% du

Actions d'autocontrôle

Au 31 décembre 2012, la Caisse régionale détient une partie de ses Certifi cats Coopératifs d'Investissement (CCI). Ils ont été acquis en partie dans le cadre d'un portefeuille géré d'Excédent de Fonds Propres, un suivi mensuel est reporté à la Direction Générale. La politique fi nancière 2012 a fi xé une limite maximum à 15% du portefeuille géré d'excédent de fonds propres.

contrat de liquidité. Le nombre de CCI détenus à ce titre s'élève à 24 135 au 31 décembre 2012 (soit 1,06% du nombre total de CCI de la CR Ille-et-Vilaine).

LES RISQUES OPÉRATIONNELS

Le risque opérationnel correspond au risque de perte résultant de l'inadéquation ou de la défaillance des processus internes, des personnes, des systèmes ou d'évènements extérieurs, risque juridique inclus mais risque stratégique et de réputation exclus.

GESTION DU RISQUE : ORGANISATION, DISPOSITIF DE SURVEILLANCE

L'organisation de la gestion des risques opérationnels s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe : le responsable des risques opérationnels de la Caisse régionale est rattaché au RCPR (Responsable des Risques et Contrôles Permanents) de la Caisse régionale. Le Management du Risque Opérationnel rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre d'un Comité réuni trimestriellement dont la Présidence est assurée par la Direction Générale de la Caisse régionale. Le Management du Risque Opérationnel intervient ponctuellement auprès des Comités de Contrôle Interne et de Direction.

L'organe exécutif est par ailleurs informé à minima

trimestriellement par un tableau de bord après intégration des dernières collectes des incidents et pertes avérés du risque opérationnel dans le cadre du dispositif de recensement de la Caisse régionale. Le contrôle périodique et les contrôleurs du deuxième degré de deuxième niveau sont destinataires de ces informations. L'organe délibérant est informé semestriellement sur l'évolution du coût du risque et les événements marquants du dispositif.

Le dispositif de gestion du risque opérationnel couvre intégralement le périmètre opérationnel et fonctionnel de la Caisse régionale. Le GIE CA Technologies et les autres fi liales sont dotés de leurs propres dispositifs de gestion et de surveillance.

MÉTHODOLOGIE

Méthodologie utilisée pour le calcul des exigences de fonds propres

La Caisse régionale met en œuvre la méthode de mesure avancée (AMA- Advanced Measurement Approach) pour les risques opérationnels. La validation par l'ACP de l'utilisation de cette méthode a été actée en Décembre 2007.

Le dispositif défi ni par le Groupe et décliné dans la Caisse régionale vise à respecter l'ensemble des critères qualitatifs (intégration de la mesure des risques dans la gestion quotidienne, indépendance de la fonction risques, déclaration périodique des expositions au risque opérationnel…) et des critères quantitatifs Bâle II (intervalle de confi ance de 99,9 % sur une période d'un an ; prise en compte des données internes, des données externes, d'analyses de scénarios et de facteurs refl étant l'environnement).

Le modèle AMA de calcul des fonds propres repose sur un modèle actuariel de type « Loss Distribution Approach » (LDA) qui est unique au sein du Groupe.

Ce modèle a été présenté et validé en Comité des Normes Méthodologiques le 15 Février 2007. Depuis lors, le calcul des fonds propres au titre du risque opérationnel s'est inscrit dans un procédé industriel de calcul annuel pour le groupe Crédit Agricole. Pour information, l'ensemble de la méthodologie Risques Opérationnels a été re présenté au CNM de Décembre 2011.

Ce modèle LDA est mis en œuvre d'une part sur les données internes collectées mensuellement dans la Caisse régionale, ce qui constitue son historique de pertes, et d'autre part sur des scénarios majeurs qui permettent d'envisager des situations non observées dans l'entité et ayant une probabilité de survenance audelà de l'horizon d'un an. Ce travail d'analyse est mené dans la Caisse régionale à partir d'une liste Groupe de scénarios applicables à la banque de détail, piloté et contrôlé par Crédit Agricole SA. Cette liste de scénarios majeurs fait l'objet d'une révision annuelle et a pour but de couvrir l'ensemble des catégories de Bâle, ainsi que toutes les zones de risques majeurs susceptibles d'intervenir dans l'activité banque de détail.

Pour les Caisses régionales un principe de mutualisation des données internes est mis en œuvre. Ce principe de mutualisation du calcul de l'Exigence de Fonds Propres pour l'ensemble des Caisses régionales concerne la partie de l'Exigence de Fonds Propres qui dépend de l'historique de pertes. Ainsi les historiques de pertes de l'ensemble des Caisses régionales sont concaténés ce qui permet de disposer d'une profondeur d'historique d'incidents accrus et d'un profi l de risque plus complet.

La mutualisation des données lors de la détermination de la charge en capital implique de réaliser une répartition de cette charge par Caisse régionale. Pour ce faire Crédit Agricole SA utilise une clé de répartition prenant en compte les caractéristiques de la Caisse régionale (coût du risque et PNB de l'année écoulée).

Un mécanisme de diversifi cation du risque est mis en œuvre dans le modèle LDA du Groupe. Pour ce faire un travail d'experts est mené à Crédit Agricole S.A. afi n de déterminer les corrélations de fréquence existantes entre les différentes catégories de risque de Bâle et entre les scénarios majeurs. Ce travail d'expert a fait l'objet cette année d'une formalisation accrue, visant à structurer l'argumentation autour de différents critères qualitatifs (corrélation conjoncturelle, corrélation structurelle, étude des fréquences historiques, matrice d'incertitude…). Par ailleurs, comme chaque année, une campagne de cartographie des risques opérationnels a été menée et est toujours en cours.

La provision pour risques opérationnels s'élève à 11 086K€ au 31 décembre 2012.

EXPOSITION

Résultats de la mesure des risques opérationnels au 31 décembre 2012 (K€)

Fraude Interne Fraude
Externe
Pratiques
emploi /
sécurité sur le
lieu de travail
Rel. clientèle
/ produits /
et pratiques
commerciales
Dommages
aux actifs
corporels
Dysfonct.
activités /
systèmes
processus Traitement
opérations
/ gestion
Nb I MB Nb I MB N I MB Nb I MB Nb I MB Nb I MB Nb I MB
Coût du risque
opérationnel :
tous domaines
2 3 82 468 23 446 18 48 3 2 312 227
Coût du risque
opérationnel
frontière :
tous domaines
1 23 38 751
Synthèse (coût du risque opérationnel)(K€) Synthèse (coût du risque frontière)(K€)
Nb I MB MB
défi nitif
MN
défi nitif
Nb I MB MB
défi nitif
MN
défi nitif
Coût du risque
opérationnel :
tous domaines
440 1195 1195 1178
Coût du risque
opérationnel
frontière :
tous domaines
39 774 774

Nb I : Nombre total d'incidents

MB : Montant Brut

MN : Montant Net

ASSURANCE ET COUVERTURE DES RISQUES OPÉRATIONNELS

En méthode avancée, la Caisse régionale peut prendre en compte les effets de l'assurance pour diminuer l'exigence en fonds propres dans la limite de 20% du total des fonds propres alloués aux risques opérationnels. Cet effet réducteur peut être pris en compte par la Caisse régionale dans la mesure où son assureur répond aux exigences réglementaires. Dans la méthodologie Groupe appliquée à la Caisse régionale, l'effet assurance est pris en compte au niveau d'un scénario majeur de destruction du site névralgique. Pour déterminer le montant de l'Exigence en Fonds Propres prenant en compte l'effet réducteur de l'assurance il est nécessaire de déterminer un certain nombre de paramètres calculés par l'assureur à savoir le taux de couverture, le taux d'assurabilité, la franchise globale du sinistre. La détermination de ces paramètres se fait en étudiant conjointement le scénario majeur de la Caisse régionale et les polices d'assurance susceptibles d'intervenir.

La prise en compte de la part d'exigence en fonds propres mutualisée liée à l'historique de pertes, de la part d'exigence en fonds propres relatives aux scénarios majeurs et les caractéristiques de l'assurance permettent ensuite de déterminer le montant total de l'exigence en fonds propres AMA.

LES RISQUES DE NON CONFORMITÉ

L'organisation de la gestion des risques de nonconformité s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe : le Responsable du contrôle de la conformité de la Caisse régionale est rattaché au Responsable du Contrôle Permanent de la Caisse régionale.

Le Responsable du contrôle de la conformité rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre du Comité de Contrôle Interne et Comité risques opérationnels

Le risque de non conformité est défi ni par la Caisse régionale comme toute violation d'un texte règlementaire ou d'une règle interne applicable à la Caisse régionale, en sa qualité d'établissement de crédit, de courtier en assurance ou de prestataire de service d'investissement, induisant un risque de sanction judiciaire, de perte fi nancière ou de risque d'image.

Les domaines visés concernent donc principalement :

  • les activités de services d'investissement, tant pour la protection de l'intégrité des marchés que pour la protection de la clientèle,
  • l'activité de démarche commerciale dans son ensemble, avec pour objectif le contrôle du respect de l'intérêt du client (réglementation MIF sur le conseil en investissement, démarchage bancaire ou fi nancière, intermédiation en assurance, protection du consommateur, protection de l'emprunteur, règlementation informatique et libertés, etc.),
  • la prévention du risque de blanchiment, et du risque de fraude externe ou interne,
  • le respect de toute autre règlementation bancaire ou règle interne de déontologie du ressort de la conformité (hors fi scalité et droit du travail).

La prévention du risque de non-conformité est supervisée par le Responsable du contrôle de la conformité, en liaison avec le responsable du service contrôle permanent, le manager des risques opérationnels et le responsable du contrôle périodique. Son rôle consiste à prévenir et à contrôler les risques de non-conformité tels que défi nis ci-dessus. Des moyens spécifi ques d'encadrement et de surveillance des opérations sont mis en œuvre : formation du personnel, adoption de règles écrites internes, accomplissement des obligations déclaratives vis-à-vis des autorités de tutelle, plan de mise en conformité de l'ensemble des ouvertures de compte, etc.

Concernant l'activité de service d'investissement, la Directive MIF, intégrée dans nos procédures de commercialisation d'instruments fi nanciers depuis le 1er novembre 2007, fait l'objet de rappels fréquents auprès des agences (juin 2012 notamment) et de contrôles réguliers sur son application. De plus, le système informatique a été optimisé afi n d'assurer le respect de la Directive MIF lors de toute ouverture de comptes-titres et lors de la vente de produits fi nanciers en agence : blocage de l'ouverture si le questionnaire de compétence et expérience n'est pas renseigné. Enfi n, une formation Conformité est dispensée à l'embauche de l'ensemble des conseillers commerciaux et la communication interne met régulièrement l'accent sur l'obligation d'être en adéquation entre le produit vendu et le besoin du client. Enfi n, la nouvelle réglementation concernant la certifi cation AMF des vendeurs a également été intégrée dans les procédures de la Caisse régionale en 2010 et l'option choisie est d'y inclure l'ensemble des conseillers commerciaux en lien avec la clientèle. Chaque nouvel embauché concerné bénéfi cie donc systématiquement d'une formation interne, en vu de sa certifi cation professionnelle au regard de la réglementation AMF.

La directive Abus de marché fait l'objet d'un contrôle régulier par le Responsable de la Conformité des services d'investissement grâce à l'outil groupe Actimize de détection automatique des opérations suspectes, en place depuis le 1er octobre 2007 et a fait l'objet de montée en gamme afi n d'affiner cette surveillance. En outre, la surveillance des opérations sur titres des « personnes concernées » au sens du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers a également été intégrée à l'outil Actimize en 2010 en prévention des abus de marché internes (salariés et administrateurs).

Dans le cadre de la lutte anti-blanchiment, le groupe Crédit Agricole a décidé la mise en conformité de la Banque de détail à la directive européenne du 26 octobre 2005 avec une solution uniforme pour l'ensemble des Caisses régionales, par la mise en place de l'outil de détection NORKOM. La troisième directive de lutte contre le blanchiment (transposée par l'ordonnance du 30 janvier 2009 et ses décrets d'application) a également été intégrée dans les procédures en 2009, et fait l'objet de montées en gamme régulières, y compris en 2012 avec l'intégration de scénarios de prévention de la fraude. Les dernières évolutions ont notamment permis d'améliorer l'approche par risques de l'outil de détection. Par ailleurs, une formation a été délivrée par les managers du réseau à l'ensemble des collaborateurs en lien avec la clientèle fi n 2012.

Enfi n, la prévention du risque de fraude interne fait partie du plan de contrôle de la caisse, sous la responsabilité de la personne désignée au sein du contrôle permanent pour coordonner la prévention de la fraude. C'est ainsi que le plan de contrôle a été mis à jour en 2012 pour tenir compte des évolutions informatiques et des préconisations du groupe.

Concernant les procédures relatives à la conformité, tous les nouveaux produits commercialisés par la Caisse régionale en 2012 sont soumis à l'avis préalable du Responsable de la Conformité qui contrôle le respect des conditions émises par le groupe.

Le responsable du Contrôle de la conformité centralise par ailleurs les dysfonctionnements signifi catifs de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, en prévention du risque de non conformité.

Ces dispositifs font l'objet d'un suivi renforcé par le Responsable du contrôle de la conformité de la Caisse régionale, sous la coordination de la Direction de la Conformité de Crédit Agricole S.A.

L'évaluation des risques de non-conformité s'appuie pleinement sur les outils déjà existants en matière de risques opérationnels.

Les outils de cartographie des risques et de collecte des pertes utilisent un référentiel national comportant différents types de risques, notamment : les risques d'interruption de processus, les risques opérationnels, les risques liés à la santé et à la sécurité des travailleurs, et les risques de non-conformité.

Le choix a été fait d'intégrer la cartographie des risques de non-conformité dans la cartographie des risques opérationnels.

Dans un premier temps, le Management du Risque Opérationnel coordonne la cotation des risques opérationnels et fait valider la cartographie des risques opérationnels par le management.

Dans une deuxième étape, le Responsable du contrôle de la conformité est responsable de l'appréciation fi nale des risques de non-conformité.

Pour apprécier les principaux risques de manière cohérente, le Groupe a sélectionné les risques de nonconformité prioritaires relatifs aux réglementations en vigueur.

Enfi n, la cartographie des risques opérationnels et de non-conformité intègre l'évaluation du risque de réputation (impact non fi nancier).

Suite à l'analyse de la cartographie des risques opérationnels et de non conformité, les processus présentant les niveaux de risques les plus élevés sont sélectionnés pour faire l'objet d'un plan d'actions de diminution ou suppression du risque.

Des axes d'amélioration ont ainsi été identifi és en matière de conformité des ouvertures de comptes de dépôt, de qualifi cation des clients détenteurs de comptes titres, et de protection de la clientèle notamment. Les plans d'actions sont élaborés en relation avec le responsable de la conformité (Plan de mise en conformité du stock, et contrôle des nouveaux contrats ouverts), et avec un suivi de la Direction conformité de Crédit Agricole SA.

LES RISQUES JURIDIQUES

Le risque juridique est le risque de tout litige avec une contrepartie, résultant de toute imprécision, lacune ou insuffisance susceptible d'être imputable à l'entreprise au titre de ses opérations.

La fonction juridique assure une veille opérationnelle sur les évolutions législatives et réglementaires. Elle participe

CERTIFICATS COOPÉRATIFS D'ASSOCIÉS ET D'INVESTISSEMENT

n LE CERTIFICAT COOPÉRATIF D'ASSOCIÉ

Dans le cadre de la cotation du groupe Crédit Agricole, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a émis 515 730 certifi cats coopératifs d'associé (CCA) souscrits en totalité par Crédit Agricole SA.

à la procédure d'analyse des risques liés aux « Nouvelles activités, nouveaux Produits » et conseille les directions opérationnelles dans la mise en œuvre des normes et des nouveautés juridiques. Elle bénéfi cie par ailleurs d'une animation fonctionnelle assurée par la Direction des affaires juridiques de Crédit agricole S.A.

Au titre de l'exercice 2011, il a été versé en mai 2012 aux porteurs de CCA un dividende net de 3,31 euros. Au titre de l'année 2012, il sera soumis à l'Assemblée Générale du 29 mars 2013 le paiement d'un dividende net de 2,65 €.

n LE CERTIFICAT COOPÉRATIF D'INVESTISSEMENT

Au 31 décembre 2012, le nombre total de certifi cats coopératifs d'investissement (CCI) s'élève à 2 277 243 détenus à hauteur de 999 476 titres par Crédit Agricole SA.

Au titre de l'exercice 2011, il a été versé en mai 2012 aux porteurs de CCI un dividende net de 3,31 €. Au titre de l'année 2012 il sera soumis à l'Assemblée Générale du 29 mars 2013 le paiement d'un dividende net de 2,65 €.

  • q Le cours le plus haut depuis le début de l'année s'est élevé à 50 euros le 16, 21 et 23 Février 2012 et le cours le plus bas s'est élevé à 33,91 € le 10 juillet 2012.
  • q Le cours de clôture au 31 décembre 2012 était de 38,0 euros.

Le taux de rendement depuis la première cotation du CCI en juin 1991 jusqu'au 31 décembre 2012 s'élève à 6,2%.

RÉPARTITION DU CAPITAL AU 31/12/2012 CAPITAL NOMINAL NOMBRE %
Certifi cats coopératifs d'investissement 34 727 955,75 2 277 243 37,57
Dont part du public 19 117 888,00 1 253 632 20,68
Dont part Crédit Agricole S.A. 15 242 009,00 999 476 16,49
Dont part auto-détenue 368 058,75 24 135 0,4
Certifi cats coopératifs d'associés (CCA) 7 864 882,50 515 730 8,51
Dont part Crédit Agricole S.A. 7 864 882,50 515 730 8,51
Parts sociales 49 834 697,25 3 267 849 53,92
Dont caisses locales 49 834 224,50 3 267 818 100
Dont administrateurs de la Caisse régionale 457,5 30 N.S.
Dont Crédit Agricole S.A. 15,25 1 N.S.
TOTAL 92 427 535,50 6 060 822 100

Au 31 décembre 2012, le capital social de la Caisse régionale était de 92,4 millions d'euros. Sa répartition était la suivante :

On notera que Crédit Agricole SA détient 25% du capital de la Caisse régionale. Par ailleurs, 2964 CCI étaient

détenus par 63 salariés de la Caisse régionale au 31 décembre 2012, soit 0,13% des CCI et 0,05% du capital.

RÉMUNÉRATION DES MANDATAIRES SOCIAUX

Le montant global des rémunérations allouées pendant l'exercice à l'ensemble des mandataires sociaux en raison de leurs fonctions s'élève à 1 783 949 euros.

INDEMNITÉS VERSÉES AUX ADMINISTRATEURS

Le montant des indemnités allouées aux administrateurs pendant l'exercice s'élève à 206 085 euros.

LOI DE MODERNISATION DE L'ÉCONOMIE - DÉLAIS DE RÈGLEMENTS FOURNISSEURS

En application de la loi N°2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie dite loi « LME » et du décret N°2008-1492 du 30 décembre 2008, une information est donnée sur les délais de paiement des fournisseurs.

Ainsi, le solde des factures fournisseurs en attente de règlement s'élève à 3,5 M€ au 31/12/2012. Le délai de règlement moyen est de 44 jours.

PERSPECTIVES 2013

Dans un contexte économique difficile, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine entend plus que jamais jouer son rôle d'accompagnement des projets de ses clients et de son territoire. La Caisse régionale poursuit en 2013 la mise en œuvre de son projet d'entreprise orienté vers la satisfaction au quotidien de ses sociétaires et de ses clients. Unique établissement bancaire de plein-exercice sur son territoire, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine continue de donner au quotidien les preuves de sa solidité basée sur le modèle du circuit court. Le lancement début janvier du livret sociétaires en est une illustration. Cette nouvelle offre d'épargne permet de contribuer au fi nancement des projets des habitants et des entreprises du département tout en soutenant fi nancièrement une association locale.

ANNEXES

n TABLEAU DES RÉSULTATS DES CINQ DERNIERS EXERCICES :

2008 2009 2010 2011 2012
1. Situation fi nancière de fi n d'exercice (en K€)
Capital social 92 428 92 428 92 428 92 428 92 428
dont Certifi cats Coopératifs d'Investissement 34 728 34 728 34 728 34 728 34 728
Nombre de parts sociales 3 267 849 3 267 849 3 267 849 3 267 849 3 267 849
Nombre de Certifi cats Coopératifs d'Investissement 2 277 243 2 277 243 2 277 243 2 277 243 2 277 243
Nombre de Certifi cats Coopératifs d'Associés 515 730 515 730 515 730 515 730 515 730
2. Résultat global des opérations (en K€)
Produit Net Bancaire 225 981 248 310 256 984 255 960 249 706
Résultat Brut d'Exploitation 98 215 121 023 122 348 115 039 103 411
Impôt sur les bénéfi ces 13 380 31 102 33 466 31 334 36 142
Bénéfi ce net 58 940 61 816 66 603 66 776 53 466
Montant des excédents distribués
Intérêts aux parts sociales 2 093 1 939 1 679 1 784 1 385
Dividendes des CCI et CCA 8 155 8 546 9 217 9 245 7 401
3. Résultat des opérations par titre en euros
Résultat Brut d'Exploitation 16,20 19,97 20,19 18,98 17,06
Bénéfi ce net 9,72 10,20 10,99 11,02 8,82
Intérêt attribué aux parts sociales 0,64 0,59 0,51 0,55 0,42
Dividende attribué aux CCI et CCA 2,92 3,06 3,30 3,31 2,65

RAPPORT ANNUEL SUR LA RESPONSABILITÉ SOCIÉTALE D'ENTREPRISE DU CRÉDIT AGRICOLE D'ILLE-ET-VILAINE POUR L'ANNÉE 2012

Editorial

Dans un contexte économique en constante mutation, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine réaffirme son ancrage mutualiste et son engagement au service du département et de ses habitants.

Unique établissement bancaire de plein-exercice sur son territoire, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine donne au quotidien les preuves de sa solidité basée sur un modèle de fonctionnement et de fi nancement comparable au circuit court. Ainsi, plus de 80 % de l'épargne qu'il collecte en Ille-et-Vilaine est réinvestie pour fi nancer des projets de ses clients sur le département. Ce cercle vertueux est le cœur d'activité de la Caisse régionale, fi dèle aux valeurs mutualistes de solidarité, de proximité et de responsabilité qui ont motivé sa création en 1904 pour venir en aide aux agriculteurs.

La responsabilité : parce que le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a la volonté de contribuer au progrès de tous les acteurs économiques de son territoire, il facilite la concrétisation des projets en respectant l'éthique.

La solidarité : parce qu'elle est la banque des projets accompagnés dans les bons moments, mais aussi celle des jours difficiles, la Caisse régionale, en acteur des solidarités, accompagne ses clients en situation fragile et recherche des solutions durables en cas de difficultés.

La proximité : parce que banque de proximité, engagée sur notre territoire, le premier établissement de banque et d'assurances d'Ille-et-Vilaine développe son réseau d'agences sur tout le département et apporte ses services en proximité et avec l'ambition d'être utile à ses clients.

Entreprise coopérative, le Crédit Agricole porte dans ses gênes ce que l'on appelle désormais la responsabilité sociétale d'entreprise (RSE). Ce rapport annuel sur la démarche RSE conduite en 2012 met en lumière nos convictions et surtout les actions que nous avons peut-être trop souvent l'habitude de mener dans la discrétion, par souci d'efficacité.

Dès lors, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine est heureux de l'engagement pris par l'ensemble des Caisses régionales lors de leur congrès à Bruxelles (les 24 et 25 octobre 2012) de signer un pacte Coopératif et Territorial. A 39, le mouvement sera irrésistible !

Marie-Françoise BOCQUET

Présidente

Guillaume ROUSSEAU

Directeur général

A – …DE LA CAISSE RÉGIONALE : FONCTIONNEMENT SPÉCIFIQUE D'UNE CAISSE RÉGIONALE

Créé en 1904 par des agriculteurs désireux de s'affranchir d'un système fi nancier aux préoccupations et aux centres de décision éloignés de leur propre vie quotidienne, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine présente un modèle bancaire original. Société coopérative, il est l'unique établissement bancaire de plein exercice qui se consacre exclusivement au département d'Ille-et-Vilaine, à ses habitants, ses entreprises et ses collectivités publiques. Aussi, la gouvernance de l'entreprise est-elle fortement imprégnée de cette structure mutualiste.

Il est à souligner que l'originalité du modèle mutualiste du Crédit Agricole se retrouve également dans la gouvernance de l'ensemble du Groupe. En effet, le groupe Crédit Agricole est avant tout une fédération de banques coopératives régionales (les Caisses régionales), leaders sur leur région respective. Ainsi, les Caisses régionales de Crédit Agricole contrôlent majoritairement le capital de Crédit Agricole S.A. tandis que la Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) constitue leur instance d'information, de dialogue et d'expression. Il s'agit donc d'un modèle hautement décentralisé, comparable à une pyramide inversée.

Les sociétaires détiennent une ou plusieurs parts sociales, c'est-à-dire une part du capital social de leur Caisse locale de Crédit Agricole, qui leur permettent de prendre pleinement part à la vie de l'entreprise en participant activement aux prises de décision (lors de l'assemblée générale de leur Caisse locale), en élisant leurs représentants (conseil d'administration de la Caisse locale) et en percevant une participation aux bénéfi ces (intérêts des parts sociales). Une part sociale est un titre fondamentalement différent d'une action de société capitaliste dans la mesure où le pouvoir n'est pas associé au montant investi (le principe est « un homme, une voix ») et que la valeur de ce titre n'est pas soumis aux aléas des places boursières.

En moyenne, les assemblées générales des Caisses locales, qui se répartissent traditionnellement sur les mois de février et mars, rassemblent chaque année ses sociétaires. Temps fort du mutualisme, ces assemblées ont accueilli en 2011 plus de 8500 sociétaires.

Représentants élus de ces clients porteurs de parts sociales, les administrateurs, au nombre de 500 en Ille-et-Vilaine, constituent le réseau originel du Crédit Agricole, aux côtés de la structure bancaire (le réseau d'agences). L'une des originalités mutualistes du Crédit Agricole repose précisément sur ce double réseau.

Les administrateurs apportent, en complément de

l'expertise bancaire, un second regard humain, ancré sur le territoire. Particuliers, professionnels, chefs d'entreprise, enseignants, agriculteurs, fonctionnaires, responsables associatifs, élus locaux, etc., les administrateurs des Caisses locales de Crédit Agricole sont investis dans la vie locale.

Les 46 Caisses locales forment le socle du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine et détiennent l'essentiel du capital de la Caisse régionale, au travers des 140 290 sociétaires (au 31 décembre 2012, soit 29,63 % des clients) qui désignent leurs 500 administrateurs.

41 % des administrateurs des Caisses locales sont agriculteurs, 17,6 % chefs d'entreprise, artisans ou commerçants, 3,6 % exercent une profession libérale, enfi n 37,4 % sont salariés, retraités ou sans profession.

En Ille-et-Vilaine, la moyenne d'âge des administrateurs est de 51 ans, tandis que 37,4 % des administrateurs sont des femmes. Il est à noter que 4 % des Caisses locales présentent un Conseil d'administration paritaire (femmes-hommes) et que 15 % bénéfi cient d'un conseil majoritairement féminin.

Le conseil d'administration de la Caisse régionale comprend 15 membres. Depuis le 30 mars 2012, il est présidé par Marie-Françoise Bocquet. Les femmes représentent 27 % des membres de ce conseil qui, par ailleurs, comprend 6 agriculteurs, 3 cadres, 2 employés, 2 retraités, 1 profession libérale et un chef d'entreprise. En 2012, le conseil d'administration de la Caisse régionale s'est réuni onze fois. L'assiduité de ses membres se révèle élevée puisque le taux de présence moyen est de 93,33 %. Le Conseil s'est même réuni cinq fois au grand complet et n'a jamais réuni moins de 12 membres.

Les administrateurs de la Caisse régionale, au travers des réunions du bureau (une présidente, trois vice-présidents et un secrétaire-trésorier) ou des comités (Comité d'audit et des comptes, Comité Point Passerelle, Comité mutualiste) participent directement à la réfl exion sur les orientations stratégiques de l'entreprise et contrôlent leur déploiement. Le Conseil d'administration est régulièrement informé de l'activité commerciale de la Caisse régionale ainsi que de sa situation fi nancière.

Afi n d'éclairer leurs décisions et maîtriser parfaitement le contexte bancaire dans lequel ils évoluent du fait de leur élection, les administrateurs bénéfi cient de formations spécifi ques délivrés par l'Institut de formation du Crédit Agricole (IFCAM) et par l'Académie bretonne (organe de formation créé par les quatre Caisses régionales bretonnes).

Au sein d'une Caisse locale comme au sein de la Caisse régionale, les administrateurs remplissent un double rôle : ambassadeurs du Crédit Agricole sur leur territoire, ils sont également les représentants des clients au sein de l'entreprise.

Preuve de leur investissement dans la défi nition de la stratégie de l'entreprise, les administrateurs s'étaient réunis le 4 février 2011 en congrès afi n de valider et lancer un plan d'actions mutualiste. Après un séminaire en décembre 2009 à Freiburg, capitale solaire de l'Allemagne, consacré au développement durable, 520 personnes (administrateurs et secrétaires de Caisses locales, collaborateurs) ont participé à cette convention. Ayant pour thème « le développement durable au cœur du mutualisme », le congrès a marqué le lancement du nouveau plan d'actions mutualiste de l'entreprise, conçu sur un mode participatif ayant permis la mobilisation de l'ensemble des élus des Caisses locales. Ce plan d'action a été présenté sous la forme de trois tables rondes constituées d'administrateurs et de salariés abordant les trois piliers du développement durable : environnement, sociétal et économique. Le volet économique regroupe la création d'un statut d'administrateur référent dans différents domaines professionnels, l'enrichissement des monographies de territoire et la création d'une nouvelle charte de l'administrateur. Le volet sociétal organise la conquête et l'accompagnement des nouveaux sociétaires, la création d'un site Internet pour communiquer sur les actions mutualistes et enfi n la densifi cation du dispositif Point Passerelle. Le volet environnemental acte la création des Trophées du Crédit Agricole Développement durable, le maintien de la dynamique des initiatives menées par les Caisses locales et la création de l'académie des élus et sociétaires.

Les administrateurs ont également activement participé à la conception du projet d'entreprise « Engagement 2015 » pour les années 2012-2015. Initiés en mars 2011, les travaux de construction du projet à moyen terme de la Caisse régionale ont réuni 550 collaborateurs et 70 élus : une mobilisation exemplaire. Les participants ont ainsi travaillé en groupe sur de nombreux défi s répartis en quatre domaines : relation client, développement, ressources humaines et performances opérationnelles. Le 17 novembre 2011, collaborateurs et administrateurs étaient réunis au Parc des Expositions de Rennes pour partager ensemble le contenu du projet d'entreprise.

Dans le contexte économique actuel, le modèle mutualiste du Crédit Agricole est une force : l'homme est placé au cœur des décisions et de l'action ; l'entreprise s'engage pour le développement de son territoire. De nombreuses innovations ont vu le jour ces dernières années pour rendre cette réalité encore plus dense et plus visible.

Plus de 10000 exemplaires de la charte du sociétariat ont été diffusés aux salariés et aux nouveaux sociétaires afi n de valoriser ce qui constitue l'identité de l'entreprise.

Une offre bancaire de bienvenue enrichie est proposée depuis 2009 à tout nouveau client sociétaire tandis que la procédure de souscription aux parts sociales a été simplifi ée.

Enfi n, les Caisses régionales bretonnes du Crédit Agricole ont lancé conjointement la carte Sociétaires, une carte bancaire qui valorise le statut de sociétaire en offrant des avantages mutualistes collectifs (pour toute opération de retrait ou de paiement, la Caisse régionale alimente de 2 centimes d'euros un fonds solidaire en faveur de projets locaux) et des avantages individuels (réductions tarifaires sur des événements économiques, sportifs ou culturels soutenus ou organisés par le Crédit Agricole).

L'année 2013 verra une nouvelle preuve de cet engagement avec le lancement du Livret Sociétaires, produit d'épargne doublé d'un volet solidaire au profi t d'associations du département.

B – PILOTAGE RSE

Un membre du Comité de direction est identifi é comme référent sur le domaine du Développement durable : il s'agit du Christian Lamour, directeur des Risques, de la Logistique et de l'Organisation. Pour compléter le dispositif opérationnel, en plus de ses fonctions directement liées à son emploi, le responsable du service Communication a été nommé, intuitu personae, en mai 2009 responsable du Développement durable.

Depuis 2010, chaque année, un bilan et un plan d'actions sont présentés en Comité de direction.

En décembre 2012, un réseau de référents RSE a été initié au sein du Crédit Agricole La Courrouze. Il s'agit d'identifi er et d'animer dans chaque service support de la Caisse régionale un correspondant qui pourra contribuer à l'amélioration quotidienne de sa démarche (tri des déchets, éco-gestes, remontées des dysfonctionnements, etc.) et aider les collègues de son service à progresser dans leur appropriation des nouvelles pratiques responsables.

En 2013, le nouveau Bilan Carbone sera l'occasion de créer un Comité de pilotage resserré, plus à même de proposer et conduire de nouvelles transformations.

Les responsables Développement durable des quatre Caisses régionales bretonnes ont initié une coopération entre leurs quatre entreprises sur le domaine de la responsabilité sociétale d'entreprise. Cette coopération a été officiellement actée par le Comité opérationnel

des directeurs généraux adjoints réuni début mai 2012. Ce travail en commun a permis de fi naliser un tableau et un processus de reporting commun, résultat qui a pu ensuite être repris par le Groupe Crédit Agricole, via la mission Développement durable de Crédit Agricole S.A.. De même, les Caisses régionales bretonnes ont été au cœur de l'élaboration du plan type du rapport annuel RSE des Caisses régionales.

Le fait marquant en 2012 de cette collaboration restera le diagnostic sur la démarche RSE mené dans chaque Caisse régionale bretonne par la société Ligos. Ce bilan complet conduit en Ille-et-Vilaine entre juillet et décembre, sur la base des sept engagements du référentiel LUCIE couvrant l'ensemble des questions centrales de la norme de responsabilité sociétale d'entreprise ISO 26000, a abouti à une évaluation de la politique de l'entreprise ainsi qu'à la suggestion d'un plan d'actions.

Pour ce diagnostic, les informations ont été collectées par voie d'analyse documentaire et d'entretiens auprès des cadres de Direction de l'entreprise et des responsables de services concernés directement ou indirectement par la démarche RSE. 40 personnes ont été rencontrées au cours de 44 entretiens réalisés. Pour compléter l'étude, une série d'entretiens a été conduite auprès des parties prenantes internes et externes de l'entreprise : 22 personnes parties prenantes internes (salariés, administrateurs, IRP) et 10 parties prenantes externes, représentants les acteurs économiques publics et privés du département ont ainsi été rencontrées.

Pour suivre le déroulement de la mission, un Comité miroir de dix membres se réunissait régulièrement. Il était présidé par le directeur général adjoint de la Caisse régionale et impliquait notamment un vice-président du Conseil d'administration et deux autres membres du Comité de direction (directeur des Ressources humaines et directeur des Risques, de la Logistique et de l'Organisation).

Après les plans d'action de 2010 et de 2011 (issu lui du Bilan Carbone d'octobre 2010), la Caisse régionale a souhaité attendre 2013 pour en réaliser un nouveau, encore plus précis, afi n de pouvoir prendre en compte cette évaluation indépendante de la RSE ainsi que le nouveau bilan carbone qui sera effectué au premier trimestre 2013.

II. LA RESPONSABILITÉ ÉCONOMIQUE

A – CONFORMITÉ

En tant qu'entreprise bancaire, le Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine a toujours porté un soin particulier à organiser, piloter et suivre la conformité de ses pratiques et la maîtrise des risques.

Aux côtés du service des Risques et du Juridique, l'entreprise possède un service du Contrôle permanent (où est affecté le déontologue) et un service des Contrôles périodiques, ces derniers étant rattachés directement à la direction générale.

Le service du Contrôle permanent s'assure de la mise en œuvre des contrôles internes par l'ensemble des agences et services de l'entreprise sur leurs périmètres respectifs tandis que le service du Contrôle périodique réalise des missions d'audit sur la base d'un plan annuel et en fonction d'une cartographie des risques.

Dès lors, de nombreuses procédures nécessitent d'être maîtrisées par l'ensemble des salariés afi n d'être correctement appliquées.

Ainsi, les obligations de formation des salariés sont réglementées par l'autorité de contrôle prudentiel (ACP) créée en 2010 et issue du rapprochement entre les autorités d'agrément (CEA – Comité des entreprises d'assurance – et CECEI – Comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement) et de contrôle (Commission bancaire et ACAM – Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles) des secteurs de la banque et de l'assurance.

En 2011, 80 % du personnel a suivi une formation à la lutte anti-blanchiment par e-learning (923 en 2011 auxquels s'ajoutent 49 après une relance en 2012). En 2012, un diaporama « Form'Action » consacré à la lutte anti-blanchiment, pour une formation « en présentiel » cette fois-ci, a été suivi par 846 salariés sur les 1198 éligibles, soit un taux de formation de 71%. De même, 88 nouveaux embauchés ont suivi la formation de lutte contre le blanchiment en présentiel après une séance en e-learning.

Outre le rappel sur la prévention en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, plusieurs autres rappels ont été effectués en publiant (en juillet, août et décembre) des notes relatives à la prévention de la fraude sur le portail Intranet accessible par l'ensemble des collaborateurs de l'entreprise. Enfi n, un diaporama de rappel des règles de déontologie a été diffusé en décembre 2012 à l'ensemble des salariés.

Le dispositif de lutte anti-blanchiment et de fi nancement du terrorisme (LAB-FT) est basé sur la connaissance du client, le contrôle des opérations des clients ainsi que sur

le principe de déclaration systématique des soupçons auprès de la cellule de renseignements fi nanciers (Tracfi n, auprès du ministère des Finances). En 2012, 4404 dossiers ont été traités par le Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine dans le cadre de ce dispositif LAB-FT via des alertes Norkom tandis que 26 déclarations ont été formalisées auprès de la cellule Tracfi n.

La majorité des produits et services distribués par les agences du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine est conçue par le Groupe (Crédit Agricole S.A. et ses fi liales) et, par conséquent, validée par les instances en charge de la conformité du Groupe. En revanche, les produits conçus spécifi quement par la Caisse régionale sont obligatoirement vérifi és par le service du Contrôle permanent (responsable de la conformité) qui donne son aval pour leur lancement sur le marché. Tout nouveau produit et toute nouvelle activité doit faire l'objet d'une validation de conformité (dispositif NAP – pour nouvelles activités, nouveaux produits) avant sa commercialisation. Cette démarche transversale permet de vérifi er les aspects de conception du produit (juridique, marketing, distribution), dans une exigence de protection de la clientèle. Lorsque le service Marketing souhaite proposer un nouveau produit à la clientèle, le Comité de développement (présidé par le directeur général adjoint et en présence du directeur commercial) exige la validation de la conformité. En 2012, 52 avis NAP ont été émis.

B – INTÉRÊT DU CLIENT

Les orientations qui concourent au respect du client sont formalisées et émanent à la fois du corpus réglementaire qui encadre la profession bancaire et d'assurances mais aussi de la stratégie de l'entreprise telle que défi nie dans son projet d'entreprise « Engagements 2015 ».

La prise en compte de la primauté de l'intérêt des clients se traduit par l'existence d'un code déontologique, rédigé par le service du Contrôle permanent et disponible pour tous les salariés sur l'Intranet de l'entreprise. En plus du règlement intérieur, ce code comprend des règles de comportement pour les chargés de clientèle. Par exemple, il y est précisé que, dans le cadre d'opérations commerciales, un salarié ne doit pas accepter de cadeau de la part d'un client.

L'Intranet permet à chaque salarié d'avoir accès à la procédure de prévention et de gestion des confl its d'intérêts. En outre, cette politique de la Caisse régionale est accessible sur le site Internet (onglet « Relation Banque-Client »).

Un diaporama permettant de former les salariés aux procédures incluses dans cette charte de déontologie a été diffusé en décembre 2012. Même si le déploiement se poursuit en 2013, déjà 267 salariés avaient suivi cette formation au 31 décembre.

Entrée en application en 2007, la directive européenne relative aux marchés d'instruments fi nanciers (MIF) organise la relation centrée sur le client et impose des obligations de connaissance et d'information du client afi n de lui proposer les produits adaptés à sa situation. Pour ce faire, un bilan-conseil permet d'évaluer la compétence et l'expérience du client et de vérifi er l'adéquation des produits vendus à ses objectifs d'investissements. Le client signe alors une convention de titres ou une décharge ; le taux de réponse au questionnaire MIF est de 81 %. Tout nouvel embauché suit une formation obligatoire (certifi é par l'AMF), conclue par un examen sans la réussite duquel il ne peut être habilité à exercer son emploi.

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine veille particulièrement à un principe de formation de ses conseillers de clientèle. En effet, chaque collaborateur doit être habilité pour la vente de certains produits. Cet agrément est acquis après validation des connaissances dans le domaine concerné. Ceci concerne les assurances-vie, les assurances Incendie, Accidents et Risques Divers (IARD), les instruments fi nanciers, etc. Pour respecter ce principe de formation préalable, de nombreux moyens sont mis en œuvre : formation pour l'obtention de la vérifi cation des connaissances par l'AMF (en application de la directive européenne MIF), obtention de la carte assurance (formation diplômante) et formation interne (diaporama Form'Action) pour chaque nouveau produit.

Dès septembre 2011, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a testé un nouveau concept de relation client. Baptisé RC 3.5, ce dernier s'inscrit dans les engagements relationnels pris par le Crédit Agricole dans le cadre de son projet de Groupe. En installant de nouvelles postures et de nouveaux comportements dans la relation avec la clientèle, l'objectif est de se différencier et d'améliorer la perception client du Crédit Agricole. En 2012, le déploiement de RC 3.5 a été décidé et les formations nécessaires progressivement mises en place. Cette profonde mutation de la relation clientèle se poursuivra en 2013.

Parallèlement, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a décidé de faciliter le contact du conseiller par son client. Les conseillers de clientèle sont désormais tous dotés d'une ligne téléphonique directe et d'une adresse électronique individuelle ; ces renseignements étant diffusés aux clients (sur les cartes de visites, les courriers, etc.).

En février 2012, un encart publicitaire du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine annonçait la mise en place d'une enquête de satisfaction des clients innovante car récurrente et de grande ampleur : « On sait ce que vous pensez des banques en général, si vous nous disiez ce que vous pensez de nous en particulier ? ». Une première enquête a été menée en décembre 2011 auprès de 100000 clients par e-mails, avec un taux de retour de 10 %. Grâce aux suggestions de ces derniers, le Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine a pris dès début 2012 trois engagements : accorder plus de pouvoir de décision à ses conseillers de proximité, améliorer encore l'accès à ses services et à ses conseillers et, enfi n, proposer des solutions personnalisées plus fréquemment. En 2012, 200000 clients ont été interrogés en deux vagues. 77 % des clients se déclarent satisfaits ou très satisfaits. La note de recommandation a évolué favorablement au cours des trois enquêtes.

Les agences contactent systématiquement la totalité des clients ayant exprimé leur mécontentement afi n de les écouter et mettre en place une solution corrective rapide. Cette stratégie innovante d'écoute client donne lieu à la mesure d'un indice de recommandation client (IRC) spécifi que à chaque agence. Aussi, afi n de renforcer la place de la satisfaction du client au cœur de la préoccupation des conseillers, la Caisse régionale a décidé que cet IRC compterait pour le quart de la part variable de la rémunération des conseillers (la rémunération extra conventionnelle – REC).

En 2012, le service Qualité client-SAV a eu à traiter 16093 réclamations tandis que 858 requêtes ont été adressées directement au directeur général du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine. Le délai moyen de traitement de ces réclamations est inférieur à 13 jours, pour un délai médian de 6 jours. La politique de gestion des réclamations prévoyant un délai de traitement compris entre 8 et 15 jours, le taux de conformité constaté en 2011 était de 83 % sur ce critère.

Soucieux de la plus grande transparence dans la relation avec ses clients, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine diffuse largement ses conditions tarifaires. Ainsi, une affiche « extrait des conditions générales et tarifs applicables aux produits et services des particuliers » est apposée à l'accueil de chaque agence. Des dépliants guides tarifaires sont disponibles en agences pour chaque segment de la clientèle (particuliers, professionnels, agriculteurs, associations, entreprises). Enfi n, toutes ces conditions tarifaires sont directement accessibles sur le site Internet ca-illeetvilaine.fr (onglet « Guides tarifaires »).

Toujours dans un souci de transparence accrue et en application des engagements relationnels du Groupe, le conseiller de clientèle remet à son client, à l'issue de l'entretien, un « Mémo », une fi che explicative simplifi ée du produit souscrit qui en rappelle toutes les caractéristiques essentielles.

C – GREEN BUSINESS

Leader sur l'ensemble des marchés, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a fi nancé 29 logements par jour en 2012 (soit un logement du département sur trois) et a vu l'encours total de l'épargne qui lui est confi ée par ses clients dépasser les dix milliards d'euros.

Ce leadership donne à la Caisse régionale une responsabilité supplémentaire quant aux offres responsables proposées à la clientèle.

En épargne, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine compte 150957 Livret Développement durable (LDD) ouverts par ses clients, pour un montant global collecté de 661 615 131 euros. L'investissement socialement responsable (ISR) n'est pas en reste puisque la Caisse régionale a collecté en 2012 pour le compte de la fi liale Amundi 73 777 435 euros.

Pour le fi nancement des ménages, 290 prêts économie d'énergie (PEE) ont été consentis (contre 476 en 2011) sur un total de 18691 prêts immobiliers, soit 1,6 % de la production de crédit habitat (contre 2,08 % en 2011). De même, 369 éco-prêts à taux zéro (Eco PTZ) ont été distribués (contre 526 en 2011), soit 2 % de la production de crédit immobilier (contre 2,30 % en 2011).

Décidée en mai 2012, la coopération entre les quatre Caisses régionales bretonnes a permis d'une part de développer des offres en commun et d'autre part de constituer un pôle commun d'expertise.

Afi n de compléter l'offre de produits et services existante, les Caisses régionales bretonnes ont conçu des offres vertes dans les différents domaines du crédit, de l'épargne et des services de banque au quotidien. Ainsi, des produits ont-ils été mis au point pour le fi nancement des véhicules les moins émetteurs de gaz à effet de serre, l'achat de bâtiment basse consommation (BBC) ou de logement passif, le placement en épargne ISR, etc. Un partenariat a été signé entre le marchand de matériaux Quéguiner et les Caisses régionales bretonnes afi n d'offrir à nos clients communs une solution clefs en main de rénovation énergétique de leur habitat. Dans le même esprit, le Crédit Agricole des Côtes-d'Armor a testé un partenariat avec un diagnostiqueur dans le domaine de l'éco-rénovation, partenariat qui pourrait être étendu à l'ensemble de la Bretagne en 2013.

Basé en Côtes-d'Armor, un pôle de coopération a été créé afi n de rassembler les expertises des Caisses régionales bretonnes de Crédit Agricole dans les domaines des énergies renouvelables (méthanisation, photovoltaïque, cogénération, éolien). Au service de nos clients et partenaires, Crédit Agricole Bretagne Economie de l'environnement apporte une expertise technique aux chargés d'affaires des Caisses régionales et anime et forme le réseau de correspondants spécialisés dans les quatre entreprises.

A – ACTEUR SOCIAL ENGAGÉ

1. EMPLOI

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine est reconnu comme le premier recruteur du département. Après avoir embauché 93 personnes en contrat à durée indéterminée (CDI) en 2011, dont 32 créations de postes, la Caisse régionale a encore accueilli 55 personnes supplémentaires en CDI en 2012. Le profi l de ces personnes recrutées tend à se diversifi er, conséquence d'une politique de recrutement volontariste : 47 % des nouveaux collaborateurs sont des femmes, la moyenne d'âge est de 32 ans (même si 14 des nouveaux CDI sont âgés de moins de 25 ans), 80 % sont diplômés d'un Bac + 3 et plus et 60 % ont déjà une première expérience professionnelle ; enfi n, 8 recrutés viennent d'autres entités du Groupe Crédit Agricole. Et l'entreprise n'hésite pas à innover sur les profi ls recrutés, par exemple (en 2011) : ancienne directrice d'une école, sportifs de haut niveau, géologue, commerçants, chefs d'entreprise, ingénieurs, etc.

Les perspectives 2013 sont également bien orientées puisque l'entreprise pourrait accueillir 50 personnes en CDI.

L'emploi c'est également les contrats à durée déterminée (CDD), pour des remplacements dûs à des congés maladie de longue durée ou des congés maternité mais aussi en raison de surcroits exceptionnels d'activité. Et la période 2011-2012 a été très particulière pour le Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine puisque la Caisse régionale était pilote pour les douze Caisses régionales du nord-ouest (la communauté Atlantica) de la bascule vers le système d'information unique à l'ensemble du groupe Crédit Agricole. Ce système,

2. VIE DANS L'ENTREPRISE

Sur les 1241 salariés du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine, 376 travaillent dans les fonctions supports situées au Crédit Agricole La Courrouze tandis que 865 évoluent au contact direct de la clientèle dans les agences de proximité réparties sur l'ensemble du département, soit 69,7 % des salariés en relation de proximité avec les clients.

Au sens de la convention collective du Crédit Agricole, cet effectif se réparti entre 20 % d'agents d'application (253 collaborateurs), 57 % de techniciens et animateurs d'unité (702 personnes) et 23 % de responsables de management (286 cadres).

En 2012, l'entreprise a connu 77 départs, dont 35 départs en retraite, 9 mobilités vers une autre Caisse régionale bretonne, 19 démissions, 4 licenciements, 4 départs au progressivement déployé aux 39 Caisses régionales, permettra au Groupe de répondre aux nouveaux schémas relationnels et à l'évolution de la clientèle. Cette opération exceptionnelle de développement et de conception représente le plus grand chantier informatique européen. Dès lors, rien d'étonnant à voir le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine accueillir 78 CDD en moyenne sur l'année 2011 puis 65,4 en 2012 (en équivalent temps plein).

L'action sociale de l'employeur Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine, c'est aussi de permettre aux jeunes de préparer leur intégration professionnelle dans les meilleures conditions. Voilà pourquoi la Caisse régionale a accueilli 217 stagiaires en 2011 et 235 en 2012 ; cela en fait, par exemple, la première entreprise d'accueil des étudiants de l'université de Rennes 1. De même, 59 collaborateurs ont été embauchés en 2012 en contrat par alternance, dont 15 dans le cadre du dispositif Handicap et Emploi au Crédit Agricole (HECA) ; l'entreprise comptait déjà 55 apprentis au titre de l'année 2011-2012.

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a pu mesurer son attractivité en tant qu'employeur lors de deux opérations exceptionnelles menées en 2012 : deux « job dating ». Le premier, organisé en mars et exclusivement dédié à l'apprentissage, a permis de rencontrer 164 candidats sur le département. Le second, consacré cette fois à l'emploi en CDI ou CDD, a permis de réaliser pas moins de 414 entretiens en une soirée, le 6 décembre !

cours de la période d'essai et 3 ruptures conventionnelles. Fait rarissime, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine aura malheureusement connu le décès de trois de ses salariés pendant l'année.

Le nombre d'accidents du travail enregistré s'affiche à 12, contre 9 en 2011 et 7 en 2010.

Indicateur fi gurant dans le rapport social annuel, l'absentéisme est calculé chaque année en avril ; dès lors, il n'est pas possible d'inclure ici les données 2012, non encore disponibles à la date de publication de ce présent rapport. En revanche, les nombres de journées d'absence (des collaborateurs en CDI) des années précédentes sont connus :

RM TAU AA TOTAL
2009 13835 37115 40226 91176
2010 14880 42909 29329 87118
2011 15695 52465 21645 89805

En 2012, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a dispensé 8500 jours de formation (contre 6 705 jours en 2011) dont 20 % en e-learning pour l'ensemble des salariés. Le pourcentage de la masse salariale consacrée à la formation continue en 2012 ne sera connu qu'en mars, donc après la publication du présent rapport ; il représentait 6,97% de la masse salariale en 2011 contre 6,36% en 2010 (bien au-delà du seuil légal de 1,6 %).

Aux 197 promotions internes accordées en 2011, s'ajoutent 122 promotions reconnues en 2012 (dont 70 femmes). Preuve de la volonté du conseil d'administration et de la direction d'offrir aux salariés de la Caisse régionale des perspectives de progression et de gestion de carrière au sein de l'entreprise. Cette politique sociale permet d'accroître la fi délisation des talents et ainsi de conserver les compétences sur le département, au profi t des clients. En revanche, prenant en compte les remarques des clients au sujet d'un changement qu'ils peuvent parfois juger trop fréquent de leurs conseillers, l'entreprise s'est efforcée de limiter les mobilités géographiques. Le Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine en a tout de même connu 228 (en rapport avec la politique de promotion interne), mais en recul de 20 % par rapport à l'année précédente.

En 2012, 98 % des collaborateurs ont bénéfi cié d'un entretien annuel d'appréciation avec leur responsable hiérarchique.

La politique salariale transparente de l'entreprise permet une cartographie précise des salaires moyens en fonction des catégories d'emploi et du sexe :

2012 2011
Catégorie professionnelle hommes femmes hommes femmes
I 68386 57226 66624 48298
Responsables de management H 57832 51534 55154 50270
G 44378 41384 41033 39347
F 37277 34159 34949 32177
Techniciens et animateurs d'unité E 33570 30704 32088 28880
D 28490 27939 27167 26448
Agents d'application
C
27259 29033 26857 27373
MOYENNE 39707 32135 37504 30231

Salaires moyens annuels en euros

La référence horaire hebdomadaire est de 35 heures en moyenne sur l'année. L'accord sur le temps de travail au Crédit Agricole prévoit que le nombre d'heures hebdomadaire reste de 39 heures avec attribution de journées supplémentaires de congés (autres jours), permettant de respecter la durée conventionnelle, fi xée à 1606 heures par an. Les jours travaillés donnant droit à RTT correspondent aux jours effectivement travaillés pour l'entreprise.

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine respecte bien évidemment les lois en vigueur en matière de dialogue social et de négociation collective. Au cours de l'année 2012, le Comité d'entreprise (CE) s'est réunit 13 fois tandis que 10 réunions des commissions obligatoires du CE se sont tenues. De même, l'an passé compte 12 réunions des délégués du personnel, 5 du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et 10 séances de Négociations annuelles obligatoires (NAO).

Des accords sont négociés chaque année avec les représentants des organisations syndicales. Ainsi au cours de l'année 2012, 12 accords ont été signés entre organisations syndicales et direction :

15/02/2012 - Sur l'emploi des travailleurs handicapés

15/03/2012 - Les astreintes spécifi ques relatives à la sécurité assurée par l'unité Moyens généraux et immobiliers

08/06/2012 - Sur l'essaimage (aide à la création ou reprise d'entreprise)

08/06/2012 - Sur les frais de déplacement professionnels (accord de révision des indemnités kilométriques)

16/10/2012 - Sur le dispositif de reports des congés 2012 (CET supérieurs à 10 jours)

16/10/2012 - Sur le maintien des avantages tarifaires aux salariés invalides

16/10/2012 - Soldant les discussions relatives au mode de calcul de l'indemnité compensatrice de congés payés

21/11/2012 - sur la mobilité interne

21/11/2012 - sur le fonctionnement des IRP et des organisations syndicales

05/12/2012 - sur la prorogation exceptionnelle des mandats des membres du CHSCT

21/12/2012 - avenant à l'accord cadre du 4 février 2008 sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes

21/12/2012 - sur la revalorisation de la participation fi nancière à la restauration des salariés

3. EGALITÉ DE TRAITEMENT

Les salariés du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine sont majoritairement des femmes puisque, sur les 1241 collaborateurs en CDI, 716 sont des collaboratrices (soit près de 58 %). La tendance se vérifi e aussi bien dans le réseau de proximité (58,6 % de femmes) que dans les fonctions supports de la Courrouze (55,6 %).

Fort de ce constat, le management tend à se féminiser : sur les 42 directeurs d'agence, 8 sont des femmes ; sur les 11 directeurs de pôles professionnels, 4 sont des directrices. De même, en fi n d'année, 3 femmes étaient directrices de secteur d'agences sur un total de 13. Enfi n, le Comité de direction comptait deux femmes, sur 8 membres, jusqu'au départ de la directrice commerciale.

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a engagé ces dernières années avec les partenaires sociaux des travaux de réfl exion sur de nombreux domaines comme l'égalité professionnelle hommes-femmes, le handicap ou les seniors. De nombreux accords ont pu ainsi aboutir donnant lieu à des échanges réguliers et permettant de réaliser un état des lieux en toute transparence sur les différents thèmes relatifs à la diversité.

C'est ainsi qu'en particulier dans le domaine du handicap, la politique volontariste du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine s'est notamment traduite par une nette augmentation du taux d'emplois de personnes en situation de handicap qui était de 2,5 % en 2005. Dépassant l'objectif fi xé aux Caisses régionales, le taux des collaborateurs en situation de handicap au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine s'élevait à fi n 2011 à 5,86 % pour atteindre 6 % à la fi n de l'année 2012.

En 2012, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine employait 59 personnes en situation de handicap en CDI (contre 53 en 2011) et 27 en CDD (contre 14 en 2011).

Concernant le processus de recrutement, la Caisse régionale n'applique pas de principe dit de discrimination positive et demande aux personnes en situation de

handicap les mêmes qualités professionnelles qu'aux autres candidats. En revanche, l'entreprise porte une attention toute particulière à l'aménagement des postes de travail, au suivi des mobilités, à l'adaptation du temps de travail, à la formation des managers, etc.

Désireuse d'aller encore plus loin, la Caisse régionale a développé également le volume d'affaires pouvant être confi ées à des entreprises employant des travailleurs en situation de handicap. Ainsi a-t-elle confi é depuis 2008 l'ensemble de son activité de reprographie à Bretagne Ateliers employant 70 % de travailleurs handicapés. D'autres exemples peuvent être cités : mise sous pli (Handirect), traiteur (Le Lien Gourmand), etc.

En signant le 31 janvier 2011, la Charte de la diversité, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine s'est engagé à lutter contre les discriminations et à promouvoir la diversité au sein de son organisation. Convaincue que la diversité de ses collaborateurs constitue une richesse humaine, porteuse d'ouverture, d'innovation, de créativité et facteur de performance commerciale, la Caisse régionale affirme ainsi sa volonté d'être le refl et de la société française, riche d'une diversité ethnique et culturelle, et donc d'assurer à chacun, un traitement équitable, exempt de toute discrimination directe ou indirecte.

Engagé aux côtés de la Fondation agir contre l'exclusion (Face), le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a eu l'occasion lors de l'assemblée générale du club Face de Rennes, le 7 décembre 2012, d'exposer à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, devant un parterre de 300 chefs d'entreprise, les actions déjà menées et celles programmées en 2013 pour promouvoir la diversité au sein de ses salariés, notamment un test de recrutement sans curriculum vitae avec Pôle Emploi et une « job académie » le 4 février 2012 avec pour objectif de recruter environ une dizaine de personnes issues de la diversité, en CDD ou en CDI.

B – ENGAGEMENT TERRITORIAL

1. VALEUR ÉCONOMIQUE DIRECTE CRÉÉE ET DISTRIBUÉE

Créé en 1904 par des agriculteurs pour aider les jeunes agriculteurs du territoire à fi nancer leur installation, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine constitue l'unique établissement bancaire de plein-exercice sur son territoire et continue de donner au quotidien les preuves de sa solidité en fonctionnant sur le modèle du circuit court : l'épargne de ses clients sert à fi nancer les projets du territoire et de ses habitants. Le développement de la Caisse régionale bénéfi cie aux habitants d'Ille-et-Vilaine et à leurs projets puisque plus de 80 % de ses résultats sont réinvestis localement.

C'est ainsi que l'encours de collecte de 10 715 millions d'euros (1 278 M€ sur les dépôts à vue, 5 088 M€ en Plans épargne logements et livrets, 3 218 M€ d'Assurance Vie, 1 130 M€ en Sicav, actions, Fonds commun de placement), en hausse de 4,4 %, sert à fi nancer l'encours de crédits de 8 189 millions d'euros (4 805 M€ de crédits habitat, 2 488 M€ pour le fi nancement de l'agriculture, des entreprises et collectivités locales, 761 M€ de Crédits de trésorerie et 134 M€ d'export et autres crédits), en hausse de 1,4 %.

L'utilisation du produit net bancaire de la Caisse régionale (qui pourrait se comparer au chiffre d'affaires d'une entreprise non fi nancière), d'un montant de 249,7 millions d'euros au 31 décembre 2012, est répartie de la manière suivante :

  • q 28 % reversés en salaires, intéressement et à la réserve spéciale de participation
  • q 21 % sont affectés aux impôts sur les salaires, impôts, taxes et impôts sur les sociétés,
  • q 3 % en amortissements,
  • q 5 % en coût du risque,
  • q 4 % au titre de la rémunération des parts sociales et des certifi cats coopératifs d'investissement,
  • q 18 % au renforcement des réserves nécessaires pour la poursuite de nos actions (notamment le fi nancement de nos clients),
  • q 21 % couvrent les autres charges, dont une part importante vers le territoire (investissement, parrainage, etc.).

2. ENGAGEMENT MUTUALISTE

Incarnant au quotidien ses valeurs fondatrices de responsabilité, de solidarité et de proximité, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine se fait fort de maintenir un maillage territorial serré, répondant à l'attente de ses clients sociétaires et des collectivités locales. En Ille-et-Vilaine, plus d'un habitant sur trois détient un compte au Crédit Agricole (473 456 clients au 31 décembre 2012) ; cela crée des devoirs à l'établissement de banque et d'assurances.

La Caisse régionale ne compte pas moins de 116 agences sur le département : 108 agences de proximité réparties sur l'intégralité de l'Ille-et-Vilaine auxquelles s'ajoutent 8 agences spécialisées (Centre de relation clients, agence Conseil en ligne, Crédit Habitat, Square Habitat Vente de neuf, agence Grandes entreprises et Promotion immobilière, agence Grandes entreprises et Collectivités publiques, Banque Privée, Crédit Agricole Bretagne Banque d'affaires).

L'entreprise investit continuellement dans son réseau d'agences. Une agence supplémentaire a été créée en octobre 2011 à Crevin tandis que, depuis le 11 décembre Premier fi nanceur de l'économie d'Ille-et-Vilaine, la Caisse régionale a distribué pas moins de 1,3 milliards d'euros de crédits en 2012, après 1,5 milliards d'euro de réalisations en 2011 (une diminution globale de 17,9 % en raison du repli des demandes). Le Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine a ainsi fi nancé au cours de l'année 2012 :

  • q 7548 ménages pour leur projet habitat (chaque jour de l'année écoulée, 29 projets immobiliers ont été fi nancés par la Caisse régionale) pour un montant total de 650 millions d'euros,
  • q 1893 professionnels, artisans et TPE pour un montant de 163,3 millions d'euros, dont 177 fonds de commerce,
  • q 224 entreprises (chiffre d'affaires est supérieur à 3 millions d'euros) pour un montant de 162,8 millions d'euros,
  • q 2958 agriculteurs pour 180 millions d'euros
  • q 82 installations de jeunes agriculteurs (soit une part de marché de 71 %),
  • q 74 collectivités publiques pour un montant de 58,2 millions d'euros.

En tant qu'entreprise coopérative, fi dèle à sa mission originelle d'animation de la vie locale, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine consacre un budget de près de 974 000 euros à soutenir, créer ou co-organiser des événements ou initiatives, aussi bien dans les différents milieux professionnels ou institutionnels que dans les domaines sportifs ou culturels. Le détail de cette stratégie de soutien du territoire sera évoqué plus loin dans ce rapport.

2012, Laillé bénéfi cie d'une nouvelle agence en lieu et place du bungalow provisoire. Début 2013, les agences de Rennes La Poterie, Rennes Alma, Châteaugiron et Rennes Hôtel de Robien seront déplacées dans de nouveaux locaux, plus modernes et fonctionnels. Des travaux de rafraîchissement des agences sont en cours depuis 2010. 22 agences ont déjà fait l'objet de cette remise en état ; 10 agences seront concernées en 2013. A ce réseau d'agences, il convient d'ajouter les services Point Vert devenus essentiels pour maintenir un lien avec les personnes vivant en milieu rural. Situés chez les commerçants (supérette, boulangerie, bureau de tabac, etc.), ils permettent aux clients du Crédit Agricole d'avoir accès à des services bancaires essentiels et d'y effectuer des opérations simples (retraits d'espèces, remises de chèques, virements, réservations de carte bancaire, prises de rendez-vous, etc.), sans avoir à se déplacer vers l'agence de leur secteur ou le distributeur de billets, parfois distants de plusieurs kilomètres. Devenus indispensables, ils permettent également de soutenir l'activité économique de la région. Le département

comptait 131 services Point Vert au 31 décembre 2012. Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine met également à la disposition de ses sociétaires, de ses clients et des nonclients un parc de 259 automates bancaires, répartis sur l'ensemble du département.

Enfi n, la proximité du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine c'est aussi un ensemble de 3614 terminaux de paiement électroniques chez les artisans, commerçants, professions libérales, entreprises, etc. pour le paiement par carte bancaire de leurs propres clients.

Toutefois, les valeurs mutualistes du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine dépassent largement les services bancaires rendus à la population du département. Le Conseil d'administration de la Caisse régionale et, plus généralement, les 500 administrateurs des Caisses locales portent une attention toute particulière à l'utilité réelle de l'entreprise, au service de toutes les populations.

En tant que premier fi nanceur de l'économie du département, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine sait prendre ses responsabilités. Ainsi, l'agriculture a été marquée en 2010 par la crise des fi lières laitière et porcine. Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a alors joué son rôle en se mobilisant pour déployer le dispositif Flexi-Agri (mesures d'aides aux fi lières décidées dans le cadre du plan exceptionnel de soutien à l'agriculture lancé par l'Etat en octobre 2009). 60 millions d'euros ont ainsi été débloqués en 2010 par le seul Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine pour aider les agriculteurs à faire face aux différentes crises du secteur.

La Caisse régionale agit également au quotidien en banque solidaire en s'engageant auprès de ses clients particuliers au travers du Point Passerelle, programme de détection et de soutien des personnes confrontées à des accidents de la vie, créé en 2002. En 2011, 61 familles ont été accompagnées ; 11 ont bénéfi cié d'un suivi par l'association Point Passerelle composée de dix bénévoles (5 anciens salariés de la Caisse régionale et 5 élus de Caisses locales). 10 dossiers ont été résolus dans l'année. Depuis 10 ans se sont 845 situations particulières qui ont été étudiées, soit un accompagnement de près de 3000 personnes.

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a créé en 2010 l'agence à l'amiable afi n d'anticiper les difficultés des clients et mieux les accompagner. Composée de 11 conseillers spécialisés pour la banque de détail et d'un conseiller pour le marché des entreprises, cette agence a pour objectif de construire une solution adaptée et durable avec les clients rencontrant des difficultés fi nancières (au-delà de 60 jours d'impayés). Un renforcement de l'équipe est prévu au début de l'année 2013 avec l'arrivée d'un conseiller supplémentaire pour le marché des particuliers.

Enfi n, fi dèles à leur mission d'animation de la vie locale, les administrateurs des Caisses locales mettent un point d'honneur à conduire par eux-mêmes des actions locales au bénéfi ce direct de leur territoire et de ses habitants. Les « initiatives locales » constituent ainsi une spécifi cité remarquable du réseau des 500 administrateurs du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine.

Par exemple, initiée en 2005 par la Caisse locale de Betton/Saint-Grégoire en partenariat avec le Comité départemental de la Ligue contre le cancer et la Maison familiale rurale (MFR) de Saint-Grégoire, l'opération « Les Jours de la Jonquille » a pour objectif chaque année de récolter des fonds pour la lutte contre le cancer. Chaque année, un chèque d'environ 10000 euros (10475 euros en juin 2012) est remis au président du Comité afi n de fi nancer la bourse d'un chercheur doctorant de l'Inserm de Rennes, pour des travaux relatifs au cancer. Cette somme est collectée grâce à la vente de jonquilles sur les marchés du département. La Caisse régionale fi nance l'achat des bulbes de jonquilles dont la plantation est assurée par la MFR. Au fi l des années, d'autres Caisses locales ont rejoint l'organisation de l'opération : les administrateurs de 18 Caisses locales participent à la plantation, la cueillette et la vente des fl eurs. Depuis 2005, 66 124 € ont ainsi pu être reversés au Comité départemental de la Ligue contre le cancer.

En 2012, 40 initiatives locales ont été conduites par les Caisses locales (Marchés à la ferme, cartes de France peinte dans les cours de récréation des écoles, etc.), pour un budget global de près de 61000 euros, redistribués ainsi sur le territoire.

3. RELATIONS AVEC LES PARTIES PRENANTES

En tant qu'entreprise coopérative et premier fi nanceur de l'économie locale, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine entretient des relations étroites avec les leaders d'opinions et corps constitués, au premier rang desquels les collectivités locales, les chambres consulaires et les associations représentant les entrepreneurs (fi lières professionnelles, entreprises, commerçants, etc.).

En tant qu'organisme professionnel agricole, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine cultive des partenariats historiques avec les autres structures du milieu professionnel agricole.

Le projet de promotion immobilière dit du Pré-Perché constitue un exemple symbolique du savoir-faire du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine dans le domaine des relations avec les parties prenantes. En effet, après avoir déplacé ses fonctions supports à la Courrouze, la Caisse régionale a décidé de déconstruire son ancien siège social, situé à l'angle du boulevard de la Liberté et de la rue du Pré-Perché depuis 1936, pour faire la place à un projet immobilier menée de concert avec Crédit Agricole Immobilier. Certifi é Haute Qualité Environnementale (tri sélectif, recyclage des métaux, etc.), le chantier de déconstruction a débuté en mai 2011. En lieu et place de l'ancien siège, un projet immobilier de 22000 m2 a été imaginé par des équipes d'architectes dans le but de valoriser ce quartier situé au cœur de Rennes, en concertation avec les services de la ville de Rennes ; il a été présenté en janvier 2012 aux riverains lors d'une réunion spécialement organisée. Au total, 356 logements (du T1 au T6) seront proposés, dont 50 % de logements sociaux, répartis en 4 immeubles construits par la SAS du Pré-Perché (Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine et Crédit Agricole Immobilier) et deux immeubles dont la construction est confi ée à l'office public de l'habitat de Rennes Métropole. Environ 360 places de parking seront disponibles en sous-sol et des cellules commerciales seront aménagées en rez-de-chaussée. Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine contribue ainsi au développement de l'offre de logements accessibles à tous en centre-ville ainsi qu'à la rénovation urbaine (création d'une voie piétonne, réhabilitation du square, etc.) ; et cela, dans une approche d'ouverture aussi bien avec les élus locaux qu'avec les riverains du site.

De plus, les collaborateurs de la Caisse régionale remplissant une fonction d'acheteur signent une lettre d'engagement destinée à prévenir tout risque de confl it d'intérêt qui les placerait en situation d'obligé à l'égard d'un fournisseur. Cette règle de déontologie permet de garantir l'indépendance de l'opération d'achat de prestation ou de

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine développe également la sous-traitance auprès d'entreprises adaptées (employant des personnes en situation de handicap) ou d'insertion (comme, par exemple, La Feuille d'Erable pour la gestion

Enfi n, pour ses supports de communication papier (affiches, dépliants, etc.), le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine travaille exclusivement avec des imprimeurs labellisés Imprim'Vert utilisant des encres végétales sans alcool et du papier

labellisé (FSC ou, à défaut, PESC) voire récyclé.

matériel.

des déchets).

4. RELATIONS AVEC LES FOURNISSEURS

Même si le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine n'a pas encore formalisé une politique d'achat selon les critères stricts ESG (environnement, social, gouvernance), il utilise une procédure structurée garantissant le respect de la réglementation et de la déontologie, la recherche d'un impact environnemental maîtrisé et un choix social raisonné.

En effet, lorsqu'une sous-traitance est nécessaire, quelque soit le montant ou la nature de la prestation, un appel d'offres est lancé auprès de 3 prestataires minimum. Les critères de sélection sont alors : le prix, la qualité, le délai et, dans la mesure du possible, les entreprises du département (afi n de minimiser les transports et contribuer à l'activité économique du territoire).

Les prestataires ou fournisseurs du Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine sont tenus de remplir et signer une attestation sur l'honneur par laquelle ils confi rment leur respect de la réglementation du travail, notamment en ce qui concerne les déclarations obligatoires et la lutte contre le travail illégal.

5. PARTENARIATS ET MÉCÉNAT

Dans le cadre de sa stratégie de communication corporate et surtout dans celui d'animation de la vie locale que lui assignent ses fondements coopératifs, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine mène une politique de communication événementielle équilibrée et ciblée.

Pour ce faire, cette politique combine utilement l'organisation directe d'événements et le soutien aux

grands événements qui rythment la vie du département.

n A. ORGANISATION D'ÉVÉNEMENTS

Originale pour une Caisse régionale, l'organisation d'événements prouve l'implication forte du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine (due à son action mutualiste) dans la vie du territoire afi n de se positionner comme un acteur incontournable du département. L'entreprise se présente alors dans son rôle de trait d'union entre les acteurs du territoire et d'aide à la concrétisation des projets.

Ainsi, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine organise, depuis 1985, chaque année début octobre le salon de l'immobilier neuf Habiter Demain, plus important et plus ancien salon de l'immobilier du département (en tant que premier fi nanceur de l'habitat la Caisse régionale offre ainsi un point de rencontre entre promoteurs-constructeurs et ménages à la recherche de leurs logements ou d'investissements). De même, depuis 2002, il organise le tremplin de découverte des jeunes talents musicaux (musique actuelle) Label Mozaïc, dont la fi nale départage chaque année 4 lauréats se produisant dans une grande salle de concerts devant un jury de professionnels

reconnus et un public de près de mille personnes (fi nanceur des projets, la Caisse régionale accompagne l'éclosion des talents tandis que, à l'écoute du territoire, elle se doit d'agir au cœur de sa culture pop-rock).

En outre, la Caisse régionale, qui les a fondés en 1987, co-organise les Oscars d'Ille-et-Vilaine qui récompensent chaque année des entreprises remarquables du

n B. SOUTIENS DES GRANDS ÉVÉNEMENTS DU DÉPARTEMENT

Plus traditionnel, le soutien d'événements permet quant à lui d'afficher le souci constant du Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine de participer à l'animation de la vie locale, par fi délité à ses valeurs mutualistes, et de communiquer plus largement auprès du grand public. En tant qu'entreprise mutualiste, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine s'engage à vivre au rythme du territoire pour et par lequel il vit. Cet accompagnement favorise la valorisation de la proximité géographique et relationnelle de la Caisse régionale.

Des règles d'intervention défi nissent les choix des partenariats mis en place.

D'abord, sur la nature et la localisation du partenariat. Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine privilégie le soutien d'événements plutôt que de structures (association, club, équipe, etc.) afi n de s'adresser au plus grand nombre (aux organisateurs, au public et aux personnes touchées par les retombées) et non pas seulement aux organisateurs. Pour ce faire, il négocie de véritables partenariats et n'accorde donc pas de simples subventions de fonctionnement.

Compte tenu de la compétence géographique de l'entreprise, seuls les événements organisés sur le territoire d'Ille-et-Vilaine sont soutenus.

Ensuite, sur le domaine du projet.

Dans le sport, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine privilégie les événements de sports collectifs (esprit d'équipe plus en rapport avec les valeurs mutualistes d'une banque de masse) et accompagne essentiellement les manifestations de football amateur (sport très présent sur le département), en accord avec le positionnement du groupe Crédit Agricole en tant que partenaire de tous les footballs.

Dans la culture, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine capitalise sur l'intégration réussie du tremplin Label Mozaïc au milieu culturel en accompagnant les événements majeurs de musiques actuelles (Trans Musicales de Rennes, Les Tombées de la Nuit, Mythos, Yaouank, Le Grand Soufflet, festival du Schmoul à Bain-de-Bretagne, festival de la département. Enfi n, elle co-orchestre la Journée nationale des débutants qui, le jour de la fête des mères, rassemble plus de 3000 jeunes footballeurs (âgés de 6 à 8 ans) accompagnés de leurs encadrants de clubs et de leurs familles, près de 12000 personnes – la plus importante manifestation footballistique familiale de l'hexagone.

lanterne à Combourg, festival du Roi Arthur à Bréal-sous-Montfort, etc.) ainsi que les découvertes de jeunes talents (Quai des Bulles).

Les actions de mécénat portent sur la restauration du patrimoine bâti d'Ille-et-Vilaine, soit en lien direct avec la fondation Crédit Agricole Pays de France (comme par exemple, en décembre 2011, le fi nancement exceptionnel de la restauration de la galerie des Angelots de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon) soit grâce au partenariat avec la délégation régionale de la fondation du patrimoine.

Ces axes prioritaires défi nissent la communication partenariale de la Caisse régionale au niveau départemental. A leur niveau local, les agences bénéfi cient bien évidemment de leur autonomie de décision pour accompagner d'autres événements organisés sur leur territoire. Elles peuvent même décider de déroger aux axes principaux d'intervention en fonction de particularités locales.

En 2012, ce n'est pas moins de 974 000 euros que le Crédit Agricole a directement consacré au soutien ou à l'organisation de manifestations ou d'initiatives locales. Ainsi, la Caisse régionale a dédié :

  • q 52 500 euros à des partenariats avec des organismes professionnels (artisans, commerçants, etc.)
  • q 102 500 euros à des événements et partenariats agricoles,
  • q 71 400 euros pour des événements ou partenariats destinés aux entreprises, collectivités locales et associations,
  • q 170 500 euros dans le domaine sportif,
  • q 139 500 euros dans le domaine culturel,
  • q 376 500 euros dans des partenariats ou événements économiques (foires et salons, notamment)
  • q 61 000 euros dans les initiatives locales conduites par les conseils d'administration des Caisses locales.

IV. RESPONSABILITÉ ENVIRONNEMENTALE

A – STRATÉGIE ENVIRONNEMENTALE

Constatant que le siège social, situé boulevard de la Liberté depuis 1936, n'était plus adapté à l'entreprise qu'était devenu le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine, le Conseil d'administration a décidé en 2006 d'une part de créer un outil de travail performant et moderne et d'autre part d'améliorer les conditions de travail en offrant aux salariés un cadre de travail de qualité. C'est l'acte fondateur de la politique de responsabilité environnementale de la Caisse régionale ; ce projet a agi en révélateur.

Le 24 octobre 2007, la Caisse régionale a acquis auprès de Rennes Métropole le terrain nécessaire à la construction d'un nouveau bâtiment, au cœur du futur éco-quartier emblématique de la Courrouze. L'objectif de certifi cation HQE du nouveau site (dès 2007 pour les plans) a fait prendre conscience à l'ensemble de l'entreprise du nécessaire changement à adopter : le futur outil de travail éco-responsable ne pourrait être utilisé comme l'ancien. En décembre 2009, les présidents et secrétaires de Caisses locales se sont rendus à Freiburg, « capitale solaire » de l'Allemagne, pour un séminaire sur le développement durable. Cinq thèmes de réfl exion y ont été développés : énergies renouvelables, économies d'énergie, aspects sociaux et culturels, transport et mobilité ainsi qu'urbanisation et architecture.

Les travaux menés à l'occasion de ce séminaire ont initié

la préparation du Congrès des administrateurs qui s'est déroulé à Rennes le 4 février 2010 et qui a marqué le lancement du nouveau plan d'actions mutualiste, structuré selon les trois volets du développement durable.

C'est aussi en 2009, que le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a décidé d'établir son premier Bilan Carbone, de manière volontariste, avant même toute réglementation contraignante.

Une politique Développement durable a ainsi été présentée en Comité de direction au début de l'année 2010, avec un fort développement sur les mesures environnementales. Au début de l'année 2011, les actions proposées au Comité de direction ont été rassemblées dans une politique de Responsabilités sociétale d'entreprise afi n de bien signifi er la prise de conscience de la globalité des enjeux.

Il a été décidé de consacrer l'année 2012 à la conduite d'un diagnostic global de la démarche RSE de la Caisse régionale (par la société indépendante Ligos) et d'un diagnostic complet de la politique de gestion des déchets de l'entreprise afi n de pouvoir concevoir, avec le Bilan Carbone programmé au premier trimestre 2013, une nouvelle politique, enrichie et actualisée.

B – REPORTING

1. ÉNERGIE

En consommant 9 070 705 kWh en 2012, contre 10 128 082,50 kWh en 2011, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a réalisé une économie de 10 %, soit près de 1,06 GWh, en un an. En prenant en compte la consommation de 10 529 933 kWh de l'année 2010, c'est une économie de près de 13,9 % qui a été enregistrée en deux ans. L'énergie utilisée par la Caisse régionale provient essentiellement de l'électricité pour 86,1 % de la consommation, mais également du gaz pour 9,3 % et du fi oul pour 4,6 %.

Les consommations d'énergie par l'entreprise sur les deux dernières années s'établissent comme suit :

2011 2012
kWh euros kWh évolution kWh euros évolution euros
TOTAL 10 128 082,50 1 109 228,11 € 9 070 705 -10% 999 480,90 € -9,89%
fi oul 431 203,50 40 850,00 € 416 842 -3% 40 081,38 € -1,88%
gaz 881 101,00 57 689,00 € 843 651 -4% 55 237,00 € -4,25%
électricité 8 825 778,00 1 010 689,11 € 7 810 212 -12% 904 162,90 € -10,54%
agences 5 269 227,00 NC 4 290 080 -19% NC NC
Courrouze 3 556 551,00 NC 3 520 132 -1% NC NC

2. EAU

En 2012, la consommation en eau du Crédit Agricole d'Illeet-Vilaine se répartit à 58 % pour le réseau d'agences de proximité (3753 m3 ) et 42 % pour les fonctions supports du Crédit Agricole La Courrouze (2715 m3 ).

Bien que la consommation d'eau affiche une progression de 11,73 % entre 2011 et 2012, elle enregistre une économie de près de 32 % en deux ans.

Les consommations d'eau de l'entreprise relevées sur les deux dernières années s'établissent comme suit :

2010 2011 2012 2012/11 2012/10 en
m3 m3 m3 en m3 m3
Fonctions support 2 807 11 763 € 2 223 7 395,10 2 715 8 986 € 22,13% -3,28%
Réseau de proximité 6 692 28 039 € 3566 21 221,00 3 753 22 347 € 5,24% -43,92%
TOTAL 9 499 39 802 € 5789 28 616,00 6 468 31 333 € 11,73% -31,91%

3. PAPIER

Un reporting rigoureux de ses fournisseurs et prestataires permet au Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine de suivre précisément sa consommation de papier, activité dont l'impact environnemental est à l'évidence le plus tangible, notamment de la part des clients qui commencent à y manifester de l'attention.

En 2012, 37500 ramettes de feuilles A4 ont été utilisées (contre 39600 en 2011), soit une masse totale de 93750 kg, par le réseau de proximité et les fonctions supports du Crédit Agricole La Courrouze.

Pour éditer les relevés de compte des clients du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine, 24000 ramettes de feuilles de papier A4 ont été nécessaires, soit 60000 kg.

Afi n de permettre à ses clients de payer et d'encaisser, la Caisse régionale a fabriqué 381000 chéquiers (soit 34290 kg de papier) et 56000 carnets de remise de chèque (soit 5040 kg de papier).

Enfi n, 6132 kg d'enveloppes ont été utilisées en 2012 conjointement par le Crédit Agricole La Courrouze et le réseau d'agences de proximité, soit environ 676250 enveloppes. L'envoi des relevés de comptes papiers ont nécessité l'utilisation de 4 300 000 enveloppes soit environ 20500 kg de papier.

4. DÉCHETS

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a mis en place une politique de tri des déchets dès l'été 2009, au sein des services supports comme des agences de proximité. Le papier et le carton sont séparés des déchets recyclables ainsi que des déchets dits ultimes.

Néanmoins, dans un souci d'optimisation et afi n de préparer la rédaction de la politique environnementale en 2013, l'entreprise a confi é en juin 2012 à l'entreprise spécialisée La Feuille d'Erable le soin de réaliser un diagnostic complet de sa gestion des déchets. Une première pour une Caisse régionale !

Il ressort de ce diagnostic que le taux de recyclage des déchets du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine est de 77 %, au-dessus du taux fi xé par le législateur (75 %). De même, alors que la loi prévoit que le taux des déchets partant en incinération ou en stockage doit être réduit à 15 %, il est de 13,5 % pour la Caisse régionale.

Globalement, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine génère près de 134,1 tonnes de déchets par an, soit l'équivalent de 1248,1 m3 . La production, en tonne, est majoritairement représentée par les papiers à 70 %, représentant un gisement de près de 96 tonnes.

Les masses et volumes des déchets générés par l'entreprise se répartissent comme suit :

Déchets Masse des déchets (t/an) Volume des déchets (m3/an)
Papiers 96 245,5
Cartons 3,6 300
Ordures ménagères 19,5 130
Sacs jaunes (emballages recyclables) 1,7 78
DIB (Déchet industriel banal) en mélange 12 -
Gobelets 1,3 50,6
TOTAL 134,1 1284,1

5. TRANSPORTS

Les kilomètres parcourus par les salariés du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine au cours de leurs trajets professionnels en 2012, et remboursés à ce titre par l'entreprise, ont totalisé 1 539 707 km au 31 décembre, en hausse de 343 056 km (+ 28,6 %) par rapport à l'année 2011 (1 196 651 km au total), en raison des réunions et formations nécessaires à la préparation de la bascule informatique vers le système d'information unique (SIU) Nice, pour laquelle la Caisse régionale était pilote pour le compte de la communauté Atlantica.

Les quatre véhicules électriques mis à la disposition des salariés pour leurs déplacements professionnels totalisent 24 200 km depuis leur mise en fonction le 3 octobre 2011.

6. EMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a réalisé en octobre 2010, son premier bilan carbone. Réalisé par l'entreprise Carbon Hub (devenue depuis

HubSphere), ce bilan faisait apparaître un total d'émission de gaz à effet de serre de près de 7 192 tonnes équivalent CO2 (à plus ou moins 29 % de précision).

Selon Carbon Hub, les émissions de gaz à effet de serre de la Caisse régionale se répartissent comme suit :

Emissions Incertitudes
Poste d'émission kg équ. CO2 t équ. CO2 %
Energie interne 177287,271 567 17%
Fret 303424 303 10%
Transport des personnes 3097991 3098 17%
Matériaux et service entrants 1102650 1103 35%
Déchets 224675 225 50%
Amortissements 2285705 2286 50%
TOTAL 7191732,271 7582,099 29%

Il est à noter que ce bilan carbone a été réalisé alors que le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine occupait encore son ancien siège situé boulevard de la Liberté. Le bilan carbone qui sera réalisé au printemps 2013 permettra de mesurer l'impact du nouveau site, certifi é Haute Qualité Environnementale.

C – MESURES POUR RÉDUIRE OU MAÎTRISER L'EMPREINTE ENVIRONNEMENTALE DIRECTE

Le premier engagement fort du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine vers une politique de réduction de son empreinte écologique est la construction du Crédit Agricole la Courrouze, au cœur de l'éco-quartier de Rennes Métropole.

Le Crédit Agricole La Courrouze a été inauguré le 27 janvier 2011. Depuis le 4 octobre 2010, il accueille les services supports de l'entreprise ainsi qu'un centre d'affaires et de services fi nanciers. Le bâtiment conçu par le cabinet d'architecte rennais Jean-Pierre Meignan, s'inscrit résolument avec sa triple certifi cation HQE (sur plans, pendant le chantier et à la livraison) dans une démarche éco-responsable afi n de maîtriser les impacts sur l'environnement, de réduire les coûts d'exploitation et de créer un cadre intérieur sain et confortable. Il est l'emblème de l'engagement du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine à réduire son empreinte environnementale directe. En construisant le premier bâtiment tertiaire ainsi certifi é HQE en Bretagne, la Caisse régionale a ouvert la voie d'une économie bretonne alliant performance, innovation et respect de l'environnement.

Le Crédit Agricole la Courrouze a remporté le 19 novembre 2011 le prix spécial du jury d'Architecture Bretagne.

Dans une logique de mutualisation des services avec les entreprises de la zone d'activité des Dominos (à l'horizon 2020 plus de 3 000 emplois), le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a construit le Carrousel qui comprend un restaurant inter-entreprises (700 couverts par service), une brasserie, un restaurant, un auditorium de 200 places et des salles de réunion. Respectant un cahier des charges exigeant, cet éco-bâtiment propose une restauration de qualité avec une cuisine réalisée sur place et privilégiant les produits locaux et biologiques.

Sur la base de cette innovation, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine poursuit son implication en matière de réduction de l'empreinte environnementale. Il mène de nombreuses actions dans ce domaine :

  • q promotion en interne des visio et audio conférences (en lieu et place des réunions « physiques » qui nécessiteraient des déplacements en voiture),
  • q communications internes fréquentes sur les transports alternatifs,
  • q Réalisation en 2010 d'un plan de déplacement d'entreprise (PDE) avec Rennes Métropole,
  • q partenariat avec l'association Covoiturage +,
  • q livraison de produits locaux en lien avec une entreprise adaptée,
  • q distribution de fruits produits localement dans les espaces de convivialité au profi t de La Ligue contre le Cancer,

  • q distribution gratuite de gobelets réutilisables afi n de limiter le recours aux gobelets jetables lors des pauses café,

  • q etc.

En octobre 2011, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a pris possession de quatre véhicules électriques Citroën C-Zéro pour développer sa fl otte automobile et proposer à ses salariés un mode de transport alternatif décarboné. La Caisse régionale a ainsi été la première entreprise du département à investir dans ce nouveau modèle de voiture. En favorisant l'éco-mobilité de ses salariés, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a souhaité poursuivre sa stratégie de responsabilité environnementale. N'émettant aucun rejet de CO2, ces véhicules sont proposés, pour les trajets professionnels, aux collaborateurs du Crédit Agricole la Courrouze.

Régulièrement sensibilisées à l'éco-mobilité, les équipes du Crédit Agricole la Courrouze ont participé en septembre 2011 au défi interentreprises « Tous éco-mobiles ! » proposé par Rennes Métropole et l'association Covoiturage +. Tous moyens de transports alternatifs confondus, le Crédit Agricole la Courrouze est arrivé en tête de la catégorie des entreprises de plus de 250 salariés. Il a remporté le 1er prix dans la catégorie covoiturage avec le meilleur taux de participation des entreprises de plus de 250 salariés (27,78 %). En 2012, pour la seconde édition du défi , le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine est arrivé à seulement 0,2 points de la première entreprise, Bretagne Ateliers, dans la catégorie covoiturage, manquant ainsi de peu la récompense pour la deuxième année consécutive.

Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine n'en oublie pas moins l'impact environnemental direct de son activité bancaire. Ainsi, s'il ne peut se passer d'éditer les contrats et autres fi ches d'informations réglementaires nécessaires aux relations contractuelles avec ses clients, dans le respect des règles consuméristes, en revanche il agit pour dématérialiser au maximum la relation client, avec l'accord de ce dernier. Ainsi, par exemple, ce sont près de 55 000 clients qui ont souscrit à l'e-relevé (54 151 à fi n mai – dernière statistique fi able avant la migration Nice qui a temporairement suspendu le comptage) ; ces clients peuvent ainsi consulter et archiver en ligne leur relevés de compte et s'affranchir ainsi du papier.

D – MESURE POUR SENSIBILISER, FORMER ET INFORMER LES COLLABORATEURS SUR L'ENVIRONNEMENT.

La réduction de l'empreinte environnementale de l'entreprise, vécue comme une priorité, n'est pas conduite de manière centralisée et hiérarchique. Le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a la volonté constante de susciter l'adhésion et de faire émerger de bonnes pratiques.

Ainsi, pour son premier bilan carbone, décidé dès 2009, la Caisse régionale avait fait le choix original d'une méthode participative afi n d'accroître l'implication et la sensibilisation des salariés aux problématiques soulevées par l'empreinte de l'activité quotidienne de l'entreprise.

La semaine du Développement durable (traditionnellement la première semaine d'avril) donne lieu à une communication interne forte sur les enjeux environnementaux de l'entreprise. En 2012 comme en 2011, un actualité nouvelle chaque jour était publiée sur l'Intranet, visible de l'ensemble des collaborateurs, en faisant un focus sur une problématique et développant la position du Crédit Agricole ou la solution mise en place par l'entreprise pour réduire son empreinte (éco-gestes).

En décembre 2012, afi n que l'entreprise s'approprie encore plus efficacement les éco-gestes nécessaires à la réduction signifi cative de son empreinte écologique, le Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine a décidé la création d'un réseau interne de référents RSE.

Dans un premier temps, un référent est nommé, sur la base du volontariat, dans chaque service support de la Courrouze (la réalisation du Bilan Carbone en 2010 de manière participative avait révélé la motivation de nombreux salariés quant à ces questions sociétales).

Au-delà du suivi de l'application de la nouvelle problématique de tri des déchets de l'entreprise mise en place à l'issue du diagnostic réalisé par la Feuille d'Erable, les référents constitueront un véritable réseau au service de l'amélioration de la politique de RSE de la Caisse régionale :

  • q promotion des véhicules électriques et de l'écomobilité,
  • q regard sur la consommation des fournitures (crayons, papiers, consommables, etc.) dans une logique de consommation responsable,
  • q communication d'éventuels dysfonctionnements au service des Moyens généraux (chauffage, eau, etc.),
  • q relais des actions RSE de la Caisse régionale,
  • q etc.

Les collaborateurs référents bénéfi cieront d'un accompagnement régulier :

  • q formation au tri sélectif (avec sensibilisation aux enjeux),
  • q visite d'un centre de tri,
  • q découverte de l'entreprise la Feuille d'Erable,
  • q actualisation régulière des connaissances par un animateur environnement (La Feuille d'Erable),
  • q implication dans la conception et la mise en œuvre de la politique RSE de la CR.

3 TABLE DE CONCORDANCE AVEC LES INFORMATIONS REQUISES PAR LE DÉCRET D'APPLICATION DE L'ARTICLE 225 DE LA LOI GRENELLE 2

Liste des informations requises par le décret d'application de la loi Grenelle 2
Réf Volet thème informations présent
rapport
1 Social I a Emploi l'effectif total et la répartition des salariés par
sexe, par âge et par zone géographique
III – A
2 Social I a Emploi les embauches et les licenciements III – A
3 Social I a Emploi les rémunérations et leur évolution III – A – 2
4 Social I b Organisation du travail l'organisation du temps de travail III – A – 2
5 Social I b Organisation du travail l'absentéisme III – A – 2
6 Social I c Relations sociales l'organisation du dialogue social ;
notamment les procédures d'information
et de consultation du personnel et de
négociations avec celui-ci
III – A – 3
7 Social I c Relations sociales bilan des accords collectifs III – A – 2
8 Social I d Santé et sécurité les conditions de santé et de sécurité au
travail
III – A – 2
9 Social I d Santé et sécurité le bilan des accords signés avec
les organisations syndicales ou les
représentants du personnel en matière de
santé et de sécurité au travail
III – A – 2
10 Social I d Santé et sécurité les accidents du travail, notamment leur
fréquence et leur gravité, ainsi que les
maladies professionnelles
III – A – 2
11 Social I e Formation les politiques mises en œuvre en matière de
formation
III – A – 2
12 Social I e Formation le nombre total d'heures de formation III – A – 2
13 Social I f Egalité de traitement les mesures prises en faveur de l'égalité
entre les femmes et les hommes
III – A – 3
14 Social I f Egalité de traitement les mesures prises en faveur de l'emploi et
de l'insertion des personnes handicapées
III – A – 3
15 Social I f Egalité de traitement la politique de lutte contre les discriminations III – A – 3
16 Social I g Promotion and observation of fundamental
conventions of the International Labour
Organisation on
au respect de la liberté d'association et du
droit de négociation collective
III – A – 2
17 Social I g Promotion and observation of fundamental
conventions of the International Labour
Organisation on
à l'élimination des discriminations en matière
d'emploi et de profession
III – A – 3
18 Social I g Promotion and observation of fundamental
conventions of the International Labour
Organisation on
à l'élimination du travail forcé ou obligatoire III – B – 2
19 Social I g Promotion and observation of fundamental
conventions of the International Labour
Organisation on
à l'abolition effective du travail des enfants III – B – 2
20 Environnement II a Politique générale en matière
environnementale
l'organisation de la société pour prendre en
compte les questions environnementales
et, le cas échéant, les démarches
d'évaluation ou de certifi cation en matière
d'environnement
I – B
21 Environnement II a Politique générale en matière
environnementale
les actions de formation et d'information des
salariés menées en matière de protection de
l'environnement
IV – D
22 Environnement II a Politique générale en matière
environnementale
les moyens consacrés à la prévention des
risques environnementaux et des pollutions
IV – C
23 Environnement II a Politique générale en matière
environnementale
les mesures de prévention, de réduction ou
de réparation de rejets dans l'air, l'eau et le
sol affectant gravement l'environnement
IV – C
Liste des informations requises par le décret d'application de la loi Grenelle 2
Réf Volet thème informations présent
rapport
24 Environnement II a Politique générale en matière
environnementale
le montant des provisions et garanties pour
risques en matière d'environnement, sous
réserve que cette information ne soit pas
de nature à causer un préjudice sérieux à la
société dans un litige en cours
NA
25 Environnement II b Pollution et gestion des déchets les mesures de prévention, de recyclage et
d'élimination des déchets
IV – B – 4
26 Environnement II b Pollution et gestion des déchets la prise en compte des nuisances sonores et
de toute autre forme de pollution spécifi que
à une activité
IV – C
27 Environnement II c Utilisation durable des ressources la consommation d'eau et
l'approvisionnement en eau en fonction des
contraintes locales ;
IV – B – 2
28 Environnement II c Utilisation durable des ressources la consommation de matières premières et
les mesures prises pour améliorer l'effi cacité
dans leur utilisation
IV – B
29 Environnement II c Utilisation durable des ressources la consommation d'énergie, les mesures
prises pour améliorer l'effi cacité énergétique
et le recours aux énergies renouvelables
IV – B – 1
30 Environnement II c Utilisation durable des ressources l'utilisation des sols NA
31 Environnement II d Changement climatique les rejets de gaz à effet de serre IV – B – 6
32 Environnement II d Changement climatique l'adaptation aux conséquences du
changement climatique
IV – C
33 Environnement II e Protection de la biodiversité les mesures prises pour préserver ou
développer la biodiversité
IV – C
34 Sociétal III a Impact territorial, économique et social de
l'activité de la société
en matière d'emploi et de développement
régional
II – A et B
35 Sociétal III a Impact territorial, économique et social de
l'activité de la société
sur les populations riveraines ou locales III – A et B
36 Sociétal III b Relations entretenues avec les personnes
ou les organisations intéressées par
l'activité de la société, notamment les
associations d'insertion, les établissements
d'enseignement, les associations de défense
de l'environnement, les associations de
consommateurs et les populations riveraines
les conditions du dialogue avec ces
personnes ou organisations
III – B – 3
37 Sociétal III b Relations entretenues avec les personnes
ou les organisations intéressées par
l'activité de la société, notamment les
associations d'insertion, les établissements
d'enseignement, les associations de défense
de l'environnement, les associations de
consommateurs et les populations riveraines
les actions de partenariat ou de mécénat III – B – 5
38 Sociétal III c Sous-traitance et fournisseurs la prise en compte dans la politique d'achat
des enjeux sociaux et environnementaux.
III – B – 4
39 Sociétal III c Sous-traitance et fournisseurs l'importance de la sous-traitance et la prise
en compte dans les relations avec les
fournisseurs et les sous-traitants de leur
responsabilité sociale et environnementale
III – B – 4
40 Sociétal III d Loyauté des pratiques les actions engagées pour prévenir la
corruption
II – A
41 Sociétal III d Loyauté des pratiques les mesures prises en faveur de la santé et
de la sécurité des consommateurs
II – B
42 Sociétal III e Autres actions engagées, au titre du présent
3o, en faveur des droits de l'homme
Autres actions engagées en faveur des droits
de l'homme
III – A

Les informations indiquées comme NA ne sont pas jugées pertinentes compte tenu de l'activité de l'entreprise

ATTESTATION DE PRÉSENCE DU VÉRIFICATEUR INDÉPENDANT SUR LES INFORMATIONS SOCIALES, ENVIRONNEMENTALES ET SOCIÉTALES FIGURANT DANS LE RAPPORT DE GESTION

ERNST & YOUNG ET ASSOCIÉS

Le Compans – Immeuble B 1, place Alphonse Jourdain 31685 Toulouse Cedex 6 S.A.S. à capital variable

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Versailles

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Exercice clos le 31 décembre 2012

Attestation de présence du vérifi cateur indépendant sur les informations sociales, environnementales et sociétales fi gurant dans le rapport de gestion

A l'attention de la Direction Générale,

A la suite de la demande qui nous a été faite et en notre qualité de vérifi cateur indépendant de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, nous avons établi la présente attestation sur les informations sociales, environnementales et sociétales consolidées présentées dans le rapport de gestion établi au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2012 en application des dispositions de l'article L. 225-102-1 du Code de commerce, sur renvoi de l'article L. 511-35 du Code monétaire et fi nancier.

RESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION

Il appartient au conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine d'établir un rapport de gestion comprenant les informations sociales, environnementales et sociétales consolidées prévues à l'article R. 225-105-1 du Code de commerce (ci-après les « Informations »), établies conformément aux référentiels utilisés par la caisse régionale et disponibles sur demande.

INDÉPENDANCE ET CONTRÔLE QUALITÉ

Notre indépendance est défi nie par les textes réglementaires, le code de déontologie de la profession ainsi que les dispositions prévues à l'article L. 822-11 du Code de commerce. Par ailleurs, nous avons mis en place un système de contrôle qualité qui comprend des politiques et des procédures documentées visant à assurer la conformité avec les règles déontologiques, les normes professionnelles et les textes légaux et réglementaires applicables.

RESPONSABILITÉ DU VÉRIFICATEUR INDÉPENDANT

Il nous appartient, sur la base de nos travaux, d'attester que les Informations requises sont présentes dans le rapport de gestion ou font l'objet, en cas d'omission, d'une explication en application du troisième alinéa de

l'article R. 225-105 du Code de commerce et du décret n° 2012-557 du 24 avril 2012. Il ne nous appartient pas en revanche de vérifi er la pertinence de ces informations.

NATURE ET ÉTENDUE DES TRAVAUX

Nous avons conduit les travaux suivants conformément aux normes professionnelles applicables en France :

  • Nous avons comparé les Informations présentées dans le rapport de gestion avec la liste prévue par l'article R. 225-105-1 du Code de commerce ;
  • Nous avons vérifi é que les Informations couvraient le périmètre consolidé, à savoir la société ainsi que

ses fi liales au sens de l'article L. 233-1 et les sociétés qu'elle contrôle au sens de l'article L. 233-3 du Code de commerce ;

En cas d'omission de certaines informations consolidées, nous avons vérifi é que des explications étaient fournies conformément aux dispositions du décret n° 2012-557 du 24 avril 2012.

CONCLUSION

Sur la base de ces travaux, nous attestons de la présence dans le rapport de gestion des Informations requises.

Paris-La Défense, le 5 mars 2013

Le Vérifi cateur indépendant ERNST & YOUNG et Associés Département Développement durable

Eric Duvaud

RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE D'ILLE-ET-VILAINE AU TITRE DE LA LOI SUR LA SÉCURITÉ FINANCIÈRE - EXERCICE 2012 -

(Code monétaire et fi nancier, art. L. 621-18-3 ; Code de commerce, art. L. 225-37)

Mesdames, Messieurs les sociétaires,

En complément du rapport de gestion établi par le Conseil d'administration, je vous rends compte, dans le présent rapport, des conditions de préparation et d'organisation des travaux de ce dernier ainsi que des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine.

Il est précisé que le présent rapport a été établi sur la base, notamment, des travaux des responsables du Contrôle périodique, du Contrôle permanent également responsable de la fi lière risques, du Contrôle de la conformité, et de la Direction fi nancière.

Il a été fi nalisé sur la base de la documentation et des reportings disponibles au sein de la Caisse régionale au titre du dispositif réglementaire de contrôle interne. En outre, des échanges réguliers portant sur le contrôle interne et les risques de la Caisse régionale, sont intervenus en cours d'exercice, entre le Président du Conseil d'administration, le Directeur Général et les responsables des fonctions de contrôle, notamment au sein du Conseil d'administration (en particulier au moyen des présentations semestrielle et annuelle sur le contrôle interne et les risques, sur les travaux ICAAP et présentation des risques et du dispositif Bâle II).

Enfi n, le projet de rapport a été adressé au comité d'audit qui a communiqué au Conseil ses observations sur la base des travaux réalisés dans le cadre de sa mission de suivi de l'efficacité du système de gestion des risques et du contrôle interne.

Le présent rapport a ensuite été présenté pour approbation au Conseil lors de sa séance du 22/02/2013 et sera rendu public.

I. PRÉPARATION ET ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL

Les principes de gouvernance de la Caisse régionale résultent des articles du Code monétaire et fi nancier propres aux Caisses de crédit agricole mutuel et de la loi 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération.

La Caisse régionale, du fait de son statut coopératif, ne peut appliquer dans son intégralité les principes de gouvernement d'entreprise issus du rapport AFEP-MEDEF.

En effet, les Caisses régionales de Crédit Agricole Mutuel répondent à un corps de règles adapté à leur double statut de société coopérative et d'établissement de crédit et notamment

  • q aux articles L. 512-20 et suivants du code monétaire et fi nancier relatifs au Crédit Agricole,
  • q aux dispositions de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération,
  • q aux articles L. 231-1 et suivants du code de commerce relatifs aux sociétés à capital variable,
  • q à la réglementation bancaire contenue dans les articles L. 511-1 et suivants du code monétaire et fi nancier,

  • q aux dispositions du règlement général de l'AMF pour les Caisses régionales qui émettent des titres admis aux négociations sur un marché règlementé

  • q ainsi qu'aux dispositions non abrogées de l'ancien livre V du code rural.

A titre d'exemples :

  • q les directeurs généraux sont nommés par le conseil d'administration et leur nomination doit être approuvée par Crédit Agricole S.A. en qualité d'organe central du réseau ;
  • q pour caractériser l'indépendance des administrateurs des Caisses régionales, des critères spécifi ques ont été défi nis au cours de l'exercice 2009 en s'appuyant sur les travaux de place effectués par le Groupement National de la Coopération pour les administrateurs de sociétés coopératives tout en prenant en considération le caractère normal et courant de la relation bancaire entre la Caisse régionale et son administrateur.

I.1. PRÉSENTATION DU CONSEIL

COMPOSITION DU CONSEIL

Le Conseil d'administration de la Caisse Régionale est composé de 15 membres. Les administrateurs sont élus pour 3 ans. Ils sont renouvelables par tiers chaque année. Conformément aux statuts de la Caisse Régionale, ils sont choisis parmi les sociétaires de la Caisse Régionale.

L'article 33 des statuts de la Caisse régionale précise, entre autres, que :

  • Chaque sociétaire personne physique ou personne morale a droit à une voix, quel que soit le nombre de parts qu'il possède. Il peut se faire représenter par un autre sociétaire porteur d'un mandat écrit, et qui, dans ce cas, dispose en outre de sa voix personnelle, de la voix de chacun des sociétaires qu'il représente, sans pouvoir disposer à ce titre de plus de cinq voix, la sienne comprise.
  • Chaque sociétaire personne morale a droit à une voix quel que soit le montant de sa souscription, puis à une voix supplémentaire par MILLE parts souscrites, sans toutefois qu'elle puisse disposer de plus de dix voix en

tout. Il se fait représenter par un délégué membre ou non à titre individuel de la présente société.

  • Le Conseil d'administration élit chaque année son Président et constitue son Bureau.
  • Le Bureau est composé du Président, de trois Viceprésidents et du trésorier du Conseil d'administration. Il se réunit mensuellement. Il a pour mission d'assister le Président dans la préparation des réunions du Conseil d'administration : tous les sujets qui sont présentés en Conseil d'Administration y sont abordés. Le Directeur Général de la Caisse Régionale participe aux réunions du Bureau.

Conformément à la loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des conseils d'administration, le Conseil de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine comprend 4 administratrices. Ainsi la proportion des administrateurs de chaque sexe composant le conseil n'est dès à présent pas inférieur à 20 % anticipant ainsi l'application des dispositions la loi.

Concernant l'indépendance des administrateurs du conseil :

L'indépendance des administrateurs des Caisses régionales résulte de leur mode d'élection démocratique (élu par l'assemblée générale, selon le principe un homme = une voix, des mandats courts de 3 ans avec un renouvellement par tiers tous les ans), de leur qualité de sociétaire obligatoire (permet une convergence des intérêts : ils ont un intérêt commun à ce que leur société soit bien gérée) et de l'absence d'intérêt pécuniaire

Concernant la diversité du conseil d'administration :

Enoncer que la loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance dont le champ d'application se limite aux sociétés ayant la forme de SA ou de SCA ne s'applique pas aux Caisses régionales de Crédit Agricole mutuel qui ne sont ni des SA, ni des SCA et sont donc en dehors du champ d'application de ce texte.

En effet, la modifi cation de l'article L.225-37 du code de

3 COMPOSITION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

personnel au regard de la bonne marche de la société. En effet, dans les sociétés coopératives, les sociétaires même administrateurs n'ont aucun droit sur les réserves ni sur les résultats au-delà d'un intérêt légalement plafonné. Enfi n, la fonction d'administrateur est bénévole (toute rémunération est légalement interdite par le Code monétaire et fi nancier), ce qui démontre l'indépendance de ceux qui l'exercent.

commerce a été opéré par la loi n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance dont le champ d'application se limite aux sociétés ayant la forme de SA ou de SCA.

La Caisse régionale est sensible à cette diversifi cation de son conseil. Une nouvelle administratrice a intégré le Conseil en 2012.

MEMBRES DU BUREAU FONCTION FIN DE MANDAT
BOCQUET Marie-Françoise Présidente 2015
LEMETAYER Jean-Michel 1er Vice Président 2015
LAPLANCHE Alain 2ème Vice Président 2013
AUFFRAY Olivier 3ème Vice Président 2014
HOUGUET André Secrétariat Trésorerie 2015

Bordereau récapitulatif

ADMINISTRATEURS FIN DE MANDAT
COBAC Alain 2014
GIROUX Eliane 2014
MAGNAVAL Alain 2014
PEYREGNE Laurent 2015
DESMOTS Marie-Gabrielle 2015
BURBAN Sylvie 2013
GORIEU David 2013
BEUCHER Bruno 2013
DUVAL Louis 2013
SIMONNEAUX Olivier 2014

Total des Membres du C.A. : 15

Les administrateurs de la Caisse régionale ont pour la plupart des mandats auprès de sociétés extérieures et associations, en qualité de représentants de la Caisse régionale (voir liste en annexe 2).

RÔLE ET FONCTIONNEMENT GÉNÉRAL DU CONSEIL

  • Les administrateurs respectent la charte de l'administrateur mise à jour le 25 novembre 2011 défi nissant leur rôle et leurs missions. Elle a été remise aux Présidents des Caisses Locales. Un exemplaire est remis à chaque nouvel élu après l'Assemblée Générale.
  • Les administrateurs sont soumis aux règles d'encadrement du risque de délit d'initié prévu au règlement général de l'AMF. Cette règle est d'autant plus importante que la caisse régionale est émettrice d'un titre coté sur le second marché (Certificat Coopératif d'Investissement). Les titres concernés sont le CCI d'Ille-et-Vilaine, les titres cotés des entreprises clientes ainsi que l'action CASA.

La modification des statuts et la nomination des administrateurs sont du ressort de l'assemblée générale où chaque sociétaire porteur de parts a un nombre de voix égal quel que soit le montant de sa souscription. Les titres susceptibles de faire l'objet d'une OPA (CCI) n'ont pas de droit de vote. Une OPA n'aura donc aucune conséquence sur la composition du conseil. Par ailleurs, les parts sociales dont la cession est soumise à agrément par le conseil ne peuvent être acquises dans le cadre d'une OPA.).

  • Le Conseil d'administration se réunit une fois par mois sauf en Août, soit 11 séances annuelles au minimum (11 séances effectives en 2012). L'ordre du jour est établi par la Présidente en accord avec le Directeur Général. Les administrateurs sont informés de l'ordre du jour du conseil une semaine avant sa tenue.
  • En plus des sujets soumis à délibération, le Directeur Général informe mensuellement le Conseil d'administration sur l'actualité du groupe Crédit Agricole et sur les faits marquants de l'actualité de la Caisse Régionale.
  • Il réalise également un point tous les mois sur l'activité commerciale (dont l'évolution des encours de crédits), tous les trimestres sur la situation financière de la Caisse Régionale, tous les semestres sur l'évolution des risques de crédit et sur l'évolution des risques financiers (ALM et gestion des excédents de fonds propres). Le Responsable du contrôle permanent présente, pour sa part, les résultats de contrôle interne 2 fois par an.
  • Parmi les autres sujets traités lors des réunions mensuelles, le dossier de migration NICE ainsi que les prêts aux Administrateurs, les grands projets immobiliers, la coopération bretonne, les prises de participation, cotisation et subvention, les parts de marché Jeunes Agriculteurs, la politique financière et la politique crédit, les dossiers hors normes ont été inscrits à l'ordre du jour.
  • Enfin, les Commissaires aux comptes de la Caisse

Régionale, assistent aux réunions du Conseil d'administration au cours desquelles les comptes semestriels et annuels sont arrêtés.

  • Le Responsable de la conformité des Services d'Investissement (RCSI) de la Caisse Régionale a, conformément à la réglementation, mis en place un dispositif visant à encadrer les opérations réalisées par les administrateurs sur les titres de sociétés pour lesquelles ils disposent d'informations non encore rendues publiques, compte tenu du caractère confidentiel et privilégié de ces informations. Ainsi, tous les membres du conseil d'administration sont soumis à des restrictions concernant les opérations qu'ils réalisent sur le titre Certificat Coopératif d'Investissement de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine, et sur le titre Crédit Agricole SA. Ces restrictions leur sont communiquées annuellement par le RCSI de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine.
  • Les administrateurs du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine sont informés trimestriellement de la situation financière de la Caisse Régionale (comptes sociaux et comptes consolidés). Ils sont informés chaque année des fenêtres d'autorisation d'opérer sur le Certificat Coopératif de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine. Les nouveaux administrateurs sont informés de ce dispositif dès leur arrivée par le Responsable de la Conformité et des Services d'Investissement des contraintes qui s'imposent à eux en leur qualité d'initiés permanents sur le titre CCI de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine. Ce dispositif vaut également pour les administrateurs qualifiés d'initiés sur les titres Crédit Agricole SA et des sociétés cotées clientes de la Caisse Régionale d'Ille-et-Vilaine.
  • Un règlement intérieur précise les règles s'appliquant au personnel en matière d'hygiène, de sécurité, de discipline et de déontologie. Il est composé de 5 parties : les dispositions générales (communication du règlement intérieur, Personnel concerné), les règles en matière d'hygiène et de sécurité (rangement des documents, contrôle de l'entrée principale, gestion des badges, médecine du travail, consignes de sécurité, accident du travail…), les règles de discipline générale (heures supplémentaires, affichage, sanctions, harcèlement, horaires de travail, blanchiment des capitaux…), les règles de bon usage d'Internet et de la messagerie électronique (consultation de sites sur le temps de travail, sécurité, envoi et réception de messages électroniques…) et les règles de déontologie (respect de la réglementation et de l'intérêt du client, conflits d'intérêts, faute professionnelle, gestion des comptes du personnel, règles relatives à l'activité de service d'investissement de la Caisse Régionale, règles complémentaires concernant les collaborateurs exerçant des fonctions sensibles…)

ÉVALUATION DES PERFORMANCES DU CONSEIL

Une fois par an, le Conseil d'administration consacre un échange sur son fonctionnement lors de son séminaire de février.

Afi n d'améliorer leur efficacité individuelle et collective, les administrateurs participent chaque année à des formations individuelles : 10 administrateurs ont suivi une formation en 2012, et 8 se sont inscrits pour 2013 à un séminaire de réfl exion stratégique.

Les thèmes de ce séminaire qui a eu lieu le 6 et 7 février 2012 ont été :

  • q Equilibre collecte / crédit et modèle fi nancier des CR
  • q La différenciation du CA dans la relation client,
  • q Les engagements relationnels, recommandation et satisfaction client

Ils sont associés par ailleurs ponctuellement à des groupes de travail sur des thèmes les concernant.

L'âge moyen des administrateurs est de 53 ans. La durée moyenne de leur mandat est de 7 ans.

Le concours des administrateurs au fonctionnement de l'entreprise est renforcé par leur participation aux divers comités créés (cf. ci-dessous).

Les administrateurs ont été largement impliqués à

CONVENTIONS « RÉGLEMENTÉES »

Les conventions et engagements réglementés sont soumis à l'autorisation préalable du Conseil d'administration et en application de l'article L.225- 40 du Code de commerce ces conventions sont communiquées aux Commissaires aux comptes qui en font une présentation en Assemblée générale lors de la lecture de leur rapport spécial.

l'établissement du plan moyen terme 2012-2015 de l'Entreprise.

Le taux de présence des administrateurs aux séances du Conseil d'administration, ressort en moyenne sur 2012 à 93.3%, ce qui confi rme leur implication.

La préparation conjointe des ordres du jour par le Président et le Directeur Général, traduisent la bonne coopération entre l'organe exécutif et l'organe délibérant au sein de la Caisse régionale.

Enfi n, les communications récurrentes, et les thèmes abordés à périodicité régulière, apportent aux administrateurs un niveau d'information suffisant sur la vie de l'entreprise pour leur permettre d'étayer leurs décisions.

La diversité des provenances socioprofessionnelles (logement social, agriculture, enseignement, profession libérale, commerce ou comptabilité), géographiques des membres du Conseil d'administration, et leurs différences d'âges permet d'enrichir la réfl exion et les échanges préalables à la prise de décision. Bien implantés localement, élus pour certains, ils disposent d'une connaissance de terrain qui leur permet d'être proches des préoccupations des clients et des sociétaires de la Caisse régionale, respectant l'esprit mutualiste du groupe Crédit Agricole.

Conformément aux dispositions légales, les conventions et engagements réglementés approuvés aux cours d'exercices antérieurs et qui se sont poursuivis au cours de l'exercice 2012 ont été communiqués aux Commissaires aux comptes qui les présenteront dans leur rapport spécial à l'Assemblée générale, aucune autre convention réglementée n'a été conclue au cours de l'année 2012.

CODE DE GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE RÉMUNÉRATION DES DIRIGEANTS ET MANDATAIRES SOCIAUX

Le conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, lors de sa séance du 19 décembre 2008 a adhéré aux recommandations du rapport AFEP/MEDEF d'octobre 2008 relatives aux rémunérations des mandataires sociaux, en tenant compte, pour leurs modalités d'application, des spécifi cités de l'organisation du groupe Crédit agricole.

Le Crédit Agricole est constitué de Caisses régionales, sociétés coopératives, et d'une société anonyme cotée, Crédit Agricole S.A., structure nationale chargée, en qualité d'organe central, entre autres missions du contrôle du bon fonctionnement du réseau constitué notamment par les Caisses régionales et leurs fi liales. Dans ce cadre, le Code monétaire et fi nancier confi e à Crédit Agricole S.A. des missions de surveillance dont celle de l'agrément de la nomination des Directeurs Généraux des Caisses régionales. Les dirigeants, agréés par l'Autorité de contrôle prudentiel en tant que dirigeants responsables sont le Président du Conseil d'Administration et le Directeur Général.

Le capital des Caisses régionales est majoritairement

détenu par les Caisses Locales, elles aussi sociétés coopératives, qui leurs sont affiliées, ce qui les rend non opéables, et par Crédit Agricole S.A.

Outre les missions confi ées à Crédit Agricole S.A. en sa qualité d'organe central, le groupe s'est doté de règles collectives, homogènes pour l'ensemble des Caisses régionales. Elles portent sur les conditions d'habilitation et de nomination des Directeurs Généraux et des cadres de direction, leur politique de rémunération et leur régime de retraite. Ces règles obéissent aux recommandations du rapport AFEP/MEDEF d'octobre 2008, relatives aux rémunérations, exception faite de celles expliquées ciaprès et qui s'inscrivent dans l'organisation spécifi que des Caisses régionales de Crédit agricole, sociétés coopératives.

Les Directeurs Généraux sont nommés par le Conseil d'administration, sur proposition du Président. Le candidat doit être inscrit sur une liste d'aptitude. Il doit avoir pour cela exercé préalablement des fonctions de cadre de direction dans une Caisse régionale ou une autre entité du groupe. En outre, conformément au Code monétaire et fi nancier, la nomination d'un Directeur Général doit être approuvée par le conseil d'administration de Crédit Agricole S.A. Le Directeur Général peut, à tout moment, être révoqué par le conseil d'administration de sa Caisse régionale. Il peut aussi être révoqué par décision du Directeur Général de Crédit Agricole S.A. prise après avis de son conseil d'administration.

Le statut de Directeur Général de Caisse régionale est régi par un corps de règles homogènes fondant la cohérence et l'équité des conditions en vigueur sur tout le territoire. En cas de révocation d'un Directeur Général de Caisse régionale, ce dernier peut bénéfi cier, d'une indemnité

dans les conditions prévues par les règles nationales.

Le Président de la Caisse régionale bénéfi cie d'une indemnité compensatrice de temps passé. Les principes et les règles arrêtés pour déterminer cette indemnité sont fi xés sur le fondement du Code monétaire et fi nancier et calculés annuellement selon des recommandations nationales applicables à toutes les Caisses régionales. L'indemnité versée au Président de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est fi xée forfaitairement à un montant mensuel de 4740 €. Le Président de Caisse régionale ne bénéfi cie pas d'indemnité de départ.

Lors du conseil d'administration de la Caisse régionale d'octobre 2011, le Président a rappelé la règlementation pour les établissements de crédit (article L511-41-1 A du Code monétaire et fi nancier créé par la loi du 22 octobre 2010) obligeant ces derniers à créer un Comité de rémunération.

Dans le souci de prendre en compte :

q l'organisation spécifi que de notre Groupe où la

loi donne un rôle à l'organe central quant à la nomination et à la rémunération des Directeurs Généraux,

  • q l'absence dans la Caisse régionale de salariés, professionnels des marchés fi nanciers, dont les activités sont susceptibles d'avoir une incidence signifi cative sur l'exposition aux risques de l'entreprise,
  • q l'existence de la Commission Nationale de Rémunération des cadres de Direction de Caisses régionales,

Le conseil a accepté que la Commission Nationale de Rémunération « fasse office de Comité de rémunération » de la Caisse régionale, sachant que la composition de cette Commission ainsi que ses missions ont évolué afi n de tenir compte de ce nouveau dispositif législatif.

La rémunération des Directeurs Généraux de Caisses régionales est encadrée par des règles collectives et est soumise à l'approbation du Directeur Général de Crédit Agricole S.A., conformément au Code monétaire et fi nancier, après avis de la Commission Nationale de Rémunération sur leur rémunération fi xe et sur leur rémunération variable.

Comme précisé ci-dessus, la composition de cette commission a été modifi ée en 2011, elle est désormais composée de trois membres ès qualité représentant le Directeur Général de Crédit Agricole S.A., de trois Présidents de Caisse régionale et du Directeur Général de la F.N.C.A.

Cette commission donne aussi un avis sur la rémunération fi xe des Directeurs Généraux Adjoints de Caisses régionales.

La rémunération des Directeurs Généraux se compose d'une rémunération fi xe. Elle comprend aussi une rémunération variable comprise, dans le cadre des règles collectives, entre 0 et 45% de sa rémunération fi xe sur 13 mois et versée annuellement après l'assemblée générale. Cette rémunération variable, approuvée par le Directeur Général de Crédit Agricole S.A., est fondée sur des critères de performance appréciés par rapport à la situation fi nancière, au développement des parts de marché, à la qualité du pilotage et de la gouvernance de la Caisse régionale dont les risques. L'approbation par le Directeur Général de Crédit Agricole S.A. intervient après celle des comptes individuels des Caisses régionales et la tenue des assemblées générales ordinaires.

La rémunération versée au Directeur Général de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine en 2012 est de 289 980 € au titre de la rémunération fi xe et de 117 971 € au titre de la rémunération variable versée en 2013 pour l'exercice 2012. En outre, le Directeur Général bénéfi cie d'avantages en nature : un véhicule de fonction et un logement de fonction.

Le Président et le Directeur Général bénéfi cient de régimes de retraite supplémentaires souscrits au niveau national, l'un concernant l'ensemble des Présidents et l'autre les Directeurs Généraux, les Directeurs Généraux Adjoints et les Directeurs. Ces régimes prévoient le versement d'une pension sous réserve d'être en activité dans le groupe Crédit agricole à 60 ans minimum. Les droits à pension sont calculés prorata temporis sur la base de l'ancienneté dans la fonction. Afi n de pouvoir disposer de la retraite supplémentaire à taux plein, le Président et le Directeur Général doivent justifi er d'une ancienneté minimale dans leur fonction respective, de 12 ans pour le Président et de 15 ans pour le Directeur Général.

Les conditions pour bénéfi cier de ce régime de retraite supplémentaire à taux plein passent de 60 à 62 ans et/ ou 41 années de cotisation. Ces modifi cations seront effectives pour tous les Directeurs Généraux au terme d'une période transitoire qui concerne les millésimes de naissance de 1952 à 1955.

Le Président et le Directeur Général de Caisse régionale ne bénéfi cient pas, au titre de leurs fonctions dans la Caisse, de stock-options, d'actions de performance ou de jetons de présence.

TABLEAU DE SYNTHÈSE DES RÉMUNÉRATIONS ET DES OPTIONS
ET ACTIONS ATTRIBUÉES À CHAQUE DIRIGEANT MANDATAIRE SOCIAL
Exercice 2011
Exercice 2012
Présidente : Mme. Marie Françoise BOCQUET
depuis le 1er avril 2012
Rémunérations fi xes dues au titre de l'exercice
(M. DAVID sur 2011 et jusqu'au 30 mars 2012
et Mme Bocquet depuis 1er avril 2012)
81 984 € 14 850 € pour
le 1er trimestre à M.DAVID
42 660 € du 1er avril
au 31décembre pour
Mme BOCQUET
Rémunérations variables dues au titre de l'exercice Néant Néant
Rémunération exceptionnelle Néant Néant
Avantage en nature Néant 2414 €
Jetons de présence Néant Néant
Valorisation des options attribuées au cours de l'exercice Néant Néant
Valorisation des actions de performance attribuées
au cours de l'exercice
Néant Néant

TABLEAU DE SYNTHÈSE DES RÉMUNÉRATIONS ET DES OPTIONS ET ACTIONS ATTRIBUÉES À CHAQUE DIRIGEANT MANDATAIRE SOCIAL

Exercice 2011 Exercice 2012
Directeur Général : M. Guillaume ROUSSEAU
(Prise de fonction
le 01/02/2011)
M. Guillaume ROUSSEAU
Rémunérations fi xes dues au titre de l'exercice 261 315 € 289 980 €
Rémunérations variables dues au titre de l'exercice 101 000 € versée en 2012 au
titre de l'année 2011
117 971 €* versée en 2013 au
titre de l'année 2012
Rémunération exceptionnelle Néant Néant
Avantage en nature Indemnité de Logement puis
logement de fonction à partir
du 1er Aout 2011 et véhicule de
fonction
Logement de fonction et
véhicule de fonction
Jetons de présence Néant Néant
Valorisation des options attribuées au cours de l'exercice Néant Néant
Valorisation des actions de performance attribuées au cours
de l'exercice
Néant Néant

* en cours de validation par le Comité de Rémunération de Crédit Agricole SA

Dirigeants
mandataires
sociaux
Contrat de travail (1) Régime de retraite
Supplémentaire (1)
Indemnités ou
avantages dus ou
susceptibles d'être
dus à raison de la
cessation ou du
changement de
fonctions
Indemnités
relatives à une
clause de non
concurrence
Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non
Président
Alain DAVID
Date début Mandat : 28/02/2002
Fin de mandat : 30/03/2012
Mme. Marie Françoise BOCQUET
Date début Mandat : 30 mars 2012
Non Oui Non Non
Directeur Général
Guillaume ROUSSEAU
Date de prise de fonction dans la
Caisse Régionale : 01/02/2011
Oui Oui Non Non

(1) Précisions apportées dans le texte (page 9 et 10 du présent rapport)

I.2 PRÉSENTATION DE L'ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT DES COMITÉS INTERNES IMPLIQUANT DES ADMINISTRATEURS

Le Conseil d'administration délègue une partie de ses pouvoirs à plusieurs Comités composés de 4 à 6 administrateurs. Chaque Comité a une mission déterminée dont l'objet est défini par le Conseil d'administration :

Le Comité d'Audit et des Comptes : conformément à l'ordonnance 2008-1278 du 8 décembre 2008 qui a transposé les dispositions de la directive 2006/43 du 17 mai 2006, la Caisse régionale a créé en 2009 un Comité d'Audit et des Comptes, qui s'est réunit pour la première fois en juillet 2009. Composé de 4 administrateurs, membres du bureau du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale, sa composition est revue chaque année, selon la même fréquence que celle du bureau du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale.

Le Président du Comité est un Vice-président du Conseil d'Administration. Les membres de la Direction Générale de la Caisse Régionale ne sont pas membres du Comité. Le secrétariat permanent du Comité d'Audit et des Comptes est assuré par le Responsable du Contrôle Permanent de la Caisse Régionale.

Assistent également à ce Comité, en fonction de l'ordre du jour :

  • q le Directeur des Engagements et du Financier,
  • q le Directeur des Risques,
  • q le Responsable du Contrôle Périodique,
  • q le Responsable du Contrôle de la Conformité de la Caisse Régionale.

Les Commissaires aux comptes sont invités à ce Comité, en particulier à la réunion relative à l'arrêté des comptes de l'exercice précédent ainsi qu'à l'arrêté semestriel.

Les missions légales incombant au comité d'audit sont inscrites dans l'article L823-19 du Code de commerce, ce comité est notamment chargé d'assurer le suivi :

  • q Du processus d'élaboration de l'information financière ;
  • q De l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques ;
  • q Du contrôle légal des comptes annuels et, le cas échéant, des comptes consolidés par les commissaires aux comptes ;
  • q De l'indépendance des commissaires aux comptes. Il émet une recommandation sur les commissaires aux comptes proposés à la désignation par l'assemblée générale ou l'organe exerçant une fonction analogue.

Il rend compte régulièrement au Conseil d'administration ou à l'organe de surveillance de l'exercice de ses missions et l'informe sans délai de toute difficulté rencontrée.

Il assure également, en vertu de l'article L 511-46 du Code monétaire et financier, « le suivi de la politique, des procédures et des systèmes de gestion des risques ».

Le Comité d'Audit se réunit au moins trois fois par an à l'initiative de son Président ou à la demande du Conseil d'Administration de la Caisse Régionale. L'ordre du jour est fixé par le Président du Comité et est adressé au moins huit jours avant la réunion.

Le comité d'Audit et des Comptes s'est réuni en 2012 les 25 janvier, 19 avril et 25 juillet.

Autres Comités impliquant des administrateurs :

Le Comité Initiatives locales : composé de 7 membres (Présidents de Caisses Locales), il se réunit une fois par mois et statue sur les dossiers d'initiative locale présentés par les caisses locales.

Le Comité Point-passerelle : composé de 8 membres (Présidents de Caisses Locales et Administrateurs de Caisses Locales), il se réunit une fois par mois et traite des dossiers de clients fragilisés par un accident de la vie, retenus par les caisses locales au titre du Point-passerelle.

Le Comité des Grands Engagements : composé de 8 membres (3 membres du Bureau, 1 administrateur de la Caisse régionale, le Président, le Directeur Général, le Directeur Général Adjoint, le Directeur des Entreprises et de la Banque Privée), il se réunit une fois par mois (2 fois par mois à compter de l'année 2013) et statue sur les demandes de crédit de l'ensemble des marchés au-delà d'un certain encours qui est fonction de la notation Bâle II de la contrepartie :

  • q marchés des Entreprises : au-delà de 1 M€ d'encours après projet pour les moins bonnes notations Bâle 2 et au-delà de 2 M€ pour les meilleures notations
  • q marchés de l'Agriculture et des Professionnels : au-delà de 1,4 M€ d'encours après projet pour les moins bonnes notations et au-delà de 2 M€ pour les meilleures notations
  • q marchés des Particuliers : au-delà de 1,2 M€ d'encours après projet pour les moins bonnes notations et au-delà de 2 M€ pour les meilleures notations. En 2012, 332 dossiers de fi nancement ont fait l'objet d'une présentation dans ce comité.

Le Comité des Engagements : composé de 5 membres (soit 4 administrateurs du conseil d'administration de la Caisse régionale et le Directeur des Engagements et du Financier ou le Responsable des Engagements Agricoles ou le Responsable des Engagements Professionnels ou le Responsable des Engagements Particuliers), il se réunit 2 à 3 fois par mois et statue sur les demandes de crédit de l'ensemble des marchés, à l'exception du marché des entreprises, audelà d'un certain encours qui est fonction de la notation Bâle II de la contrepartie. En 2012, 1 051 dossiers de fi nancement ont fait l'objet d'une présentation dans ce comité.

Précisions : les dossiers de crédit où l'exposition pour la Caisse régionale dépasse 25 M€ pour les Entreprises sans engagement FONCARIS et 50 M€ si engagement FONCARIS, 12 M€ pour la Promotion Immobilière et 10 ou 30 M€ pour les Collectivités Publiques (selon leur taille) sont présentés au Conseil d'administration pour acceptation en tant que dossiers hors-normes.

Le Comité « Fonds Accompagnement Agriculture » : composé de 4 membres (4 administrateurs), il se réunit en fonction des besoins. Son rôle est d'aider les agriculteurs en difficulté par des aides directes ou des fi nancements de diagnostics et de suivis.

Le Comité Mutualiste : composé de 4 membres (4 administrateurs), il se réunit en fonction des besoins. Son rôle est de décider et de valider les actions mutualistes à venir.

I.3 POUVOIRS DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET DÉLÉGATION AU DIRECTEUR GÉNÉRAL

Conformément à la loi sur la coopération et aux statuts, le Conseil d'administration a tous les pouvoirs pour agir au nom de la Caisse régionale et faire ou autoriser tous les actes et opérations relatifs à son objet social. Il peut déléguer tout ou partie de ses pouvoirs.

Le Conseil a conféré au Directeur Général l'ensemble des pouvoirs nécessaires au fonctionnement de l'entreprise par une délibération du 31/01/2011, avec faculté de subdélégation.

Ces pouvoirs étant néanmoins limités en matière de prise de participations (pas de délégation), ainsi que dans le domaine de la gestion fi nancière et de la distribution du crédit où les pouvoirs sont encadrés par les politiques fi nancière et de crédit défi nies et validées chaque année par le Conseil d'administration.

II. PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE GESTION DES RISQUES

Défi nition du dispositif de contrôle interne

Le dispositif de contrôle interne est défi ni, au sein du Groupe Crédit Agricole, comme l'ensemble des dispositifs visant la maîtrise des activités et des risques de toute nature et permettant d'assurer la régularité, la sécurité et l'efficacité des opérations, conformément aux références présentées au point 1 ci-après.

Ce dispositif et ces procédures comportent toutefois des limites inhérentes à tout dispositif de contrôle interne, du fait notamment de défaillances techniques ou humaines.

Il se caractérise par les objectifs qui lui sont assignés :

  • q application des instructions et orientations fi xées par la Direction Générale ;
  • q performance fi nancière, par l'utilisation efficace et adéquate des actifs et ressources du Groupe ainsi que la protection contre les risques de pertes ;
  • q connaissance exhaustive, précise et régulière des données nécessaires à la prise de décision et à la gestion des risques ;
  • q conformité aux lois et règlements et aux normes internes ;
  • q prévention et détection des fraudes et erreurs ;
  • q exactitude, exhaustivité des enregistrements comptables et établissement en temps voulu d'informations comptables et fi nancières fi ables.

Les dispositifs mis en œuvre dans cet environnement normatif procurent un certain nombre de moyens, d'outils et de reportings au Conseil, à la Direction Générale et au management notamment, permettant une évaluation de la qualité des dispositifs de contrôle interne mis en œuvre et de leur adéquation.

Les effectifs des trois fonctions de contrôle s'élèvent à 19 ETP au 31.12.2012 :

q Dont 6,8 ETP dédiés au contrôle périodique, 3,4 ETP dédiés au contrôle de la conformité et sécurité fi nancière, 4 ETP dédiés au contrôle central des risques, 1 ETP dédié au contrôle de la sécurité informatique et continuité d'activité, 1 ETP dédié à l'animation du dispositif de suivi des risques opérationnels, 1,8 ETP dédiés à l'animation du contrôle permanent et enfi n un Responsable du contrôle permanent et des Risques.

Il est rappelé que le dispositif de contrôle interne mis en œuvre par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, s'inscrit dans un cadre de normes et de principes rappelés cidessous et déclinés d'une façon adaptée aux différents niveaux du Groupe Crédit Agricole afi n de répondre au mieux aux obligations réglementaires propres aux activités bancaires.

II.1 TEXTES DE RÉFÉRENCE EN MATIÈRE DE CONTRÔLE INTERNE

Références internationales, émises notamment par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire.

Références légales et réglementaires : Code monétaire et fi nancier, règlement 97-02 modifi é relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d'investissement ; recueil des textes réglementaires relatif à l'exercice des activités bancaires et fi nancières (établi par la Banque de France et le CCLRF) ; règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers.

Références propres au Crédit Agricole

  • q Recommandations du Comité Plénier de Contrôle Interne des Caisses régionales ;
  • q Corpus et procédures relatives notamment à la comptabilité (plan comptable du Crédit Agricole), à la gestion fi nancière, aux risques et aux contrôles permanents ;
  • q Charte de déontologie du Groupe Crédit Agricole.

  • Références internes à la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine

  • q Charte de contrôle interne, mise à jour et validée en décembre 2011
  • q Procédures actualisées et centralisées sur l'outil intranet,
  • q Politique crédit actualisée en juin 2012,
  • q Politique fi nancière actualisée en mars 2012
  • q Politique d'entrée en relation formalisée en avril 2010
  • q politique de confl its d'intérêts écrite en septembre 2008,
  • q et politique de risques opérationnels actualisée en mars 2012.
  • q Charte comptable mise à jour en novembre 2012

II.2 PRINCIPES D'ORGANISATION DU DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE

n PRINCIPES FONDAMENTAUX

Les principes d'organisation et les composantes du dispositif de contrôle interne de la Caisse régionale d'Illeet-Vilaine et communs à l'ensemble des entités du Groupe Crédit Agricole recouvrent des obligations en matière :

  • q d'information de l'organe délibérant (stratégies risques, limites fi xées aux prises de risques et utilisation de ces limites, activité et résultats du contrôle interne) ;
  • q d'implication directe de l'organe exécutif dans l'organisation et le fonctionnement du dispositif de contrôle interne ;
  • q de couverture exhaustive des activités et des risques, de responsabilité de l'ensemble des acteurs ;
  • q de défi nition claire des tâches, de séparation effective des fonctions d'engagement et de contrôle, de délégations formalisées et à jour ;
  • q de normes et procédures, notamment en matière comptable, formalisées et à jour.

n PILOTAGE DU DISPOSITIF

Afi n de veiller à la cohérence et à l'efficacité du dispositif de contrôle interne et au respect des principes énoncés ci-dessus sur l'ensemble du périmètre de contrôle interne de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, trois responsables distincts du Contrôle périodique (Audit-Inspection), du Contrôle permanent et du Contrôle de la conformité ont été désignés. Les Responsables du Contrôle Périodique et du Contrôle Permanent sont directement rattachés au Directeur Général de la Caisse régionale et rapportent notamment à son Conseil d'administration.

Par ailleurs, conformément à l'arrêté du 19/01/2010 modifi ant le règlement 97-02, un responsable de la fi lière « risques » a été désigné. Il s'agit du Responsable du Contrôle Permanent.

Il a notamment vocation à alerter les organes exécutif et délibérant de toute situation pouvant avoir un impact signifi catif sur la maîtrise des risques.

Un « guide d'autoévaluation » dont le cadre a été élaboré à partir du recueil de bonnes pratiques de gestion des risques a permis d'identifi er la conformité de l'établissement aux nouvelles exigences du règlement 97-02 et mettre en relief des actions d'optimisation à réaliser.

Ces principes sont complétés par :

  • q des dispositifs de mesure, de surveillance et de maîtrise des risques : de crédit, de marché, de liquidité, fi nanciers opérationnels ou comptables (traitements opérationnels, qualité de l'information fi nancière et comptable, processus informatiques), risques de non-conformité et risques juridiques ;
  • q un système de contrôle, s'inscrivant dans un processus dynamique et correctif, comprenant des contrôles permanents réalisés par les unités opérationnelles ou par des collaborateurs dédiés, et des contrôles périodiques.

Des actions ont été mise en œuvre pour conforter les missions du responsable de la fi lière risques, ainsi un processus d'émission d'avis risque a été validé en Comité de contrôle interne de juin 2012 et le transfert des administrateurs Bâle II de la Direction opérationnelle des Risques vers le contrôle permanent a été actée en décembre 2012.

La cartographie des risques opérationnels a été actualisée en 2012.

Elle fait la synthèse des risques sensibles de la Caisse régionale. Une présentation a été faite au Conseil d'administration le 27 avril 2012. Une nouvelle actualisation est en cours, prenant en compte notamment le nouveau système d'information NICE et les nouvelles fi liales.

n RÔLE DE L'ORGANE DÉLIBÉRANT : CONSEIL D'ADMINISTRATION

L'organe délibérant est informé de l'organisation, de l'activité et des résultats du contrôle interne. Il est impliqué dans la compréhension des principaux risques encourus par l'entreprise. A ce titre, il est régulièrement informé des limites globales fi xées en tant que niveaux acceptables de ces risques. Les niveaux d'utilisation de ces limites lui sont également communiqués.

Il est à noter que le Conseil a validé un dispositif d'alerte des incidents signifi catifs sur la base d'un seuil de signifi cativité de 4 millions d'€ correspondant à 0,5% des Fonds Propres de base de la Caisse régionale. Ce seuil est revu et validé chaque année par le conseil.

En cas d'incidents signifi catifs, l'organe délibérant en est informé à partir du moment où les seuils ou critères défi nis sont atteints.

Il approuve l'organisation générale de l'entreprise ainsi que celle de son dispositif de contrôle interne. En outre, il est informé, au moins deux fois par an de l'activité et des résultats du contrôle interne.

Le dispositif de surveillance par l'organe délibérant est le suivant :

  • q Principe de reporting auprès des organes de gouvernance sur l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que sur les incidents révélés par ces systèmes [Cf. arrêté du 14/01/09 modifi ant le 97-02]
  • q En cas de survenance d'incidents signifi catifs [au sens des articles 17-ter et 38.1], des modalités d'information ont été mises en place pour assurer l'information des organes exécutifs et délibérants. Ces modalités sont fi xées dans une procédure

n RÔLE DE L'ORGANE EXÉCUTIF

Le Directeur général est directement impliqué dans l'organisation et le fonctionnement du dispositif de contrôle interne. Il s'assure que les stratégies et limites de risques sont compatibles avec la situation fi nancière (niveaux des fonds propres, résultats) et les stratégies arrêtées par l'organe délibérant.

Le Directeur général défi nit l'organisation générale de l'entreprise et s'assure de sa mise en œuvre efficiente par des personnes compétentes. En particulier, il fi xe clairement les rôles et responsabilités en matière de contrôle interne et lui attribue les moyens adéquats.

Outre les informations qui lui sont régulièrement transmises, il dispose du rapport annuel sur le contrôle interne qui lui est systématiquement communiqué, conformément à la réglementation bancaire et aux principes du groupe Crédit Agricole.

Le bureau du Conseil se réunit spécifi quement afi n d'assister l'organe délibérant dans l'exercice de sa mission. Le Comité d'audit et des comptes renforce le rôle du Conseil dans sa mission de surveillance des risques. Les réunions du Conseil du 27/04/2012 et du 30/11/2012 ont été notamment consacrées au contrôle interne, à la mesure des risques, à l'activité de l'audit, au respect des politiques crédit et fi nancière, à la présentation du dispositif et des résultats des risques opérationnels, au bilan de l'activité sécurité fi nancière et conformité etc.

Dans le cadre des travaux ICAAP (Internal Capital Adequacy Assessment Process), une présentation du pilier 2 de Bâle II, ainsi qu'une cartographie des risques liés, a été présentée au Conseil d'Administration le 28/9/2012 par le Responsable de la fi lière risques.

Une présentation des risques de crédit ainsi que le dispositif bâle II ont été présentés au Conseil le 21/12/2012.

Le rapport annuel sur le contrôle interne relatif à l'exercice 2012 sera présenté au Conseil d'administration d'avril 2013 et sera transmis aux Commissaires aux comptes.

Il veille à ce que des systèmes d'identifi cation et de mesure des risques, adaptés aux activités et à l'organisation de l'entreprise, soient adoptés. Il veille également à ce que les principales informations issues de ces systèmes lui soient régulièrement reportées.

Il s'assure que le dispositif de contrôle interne fait l'objet d'un suivi permanent, destiné à vérifi er son adéquation et son efficacité. Il est informé des principaux dysfonctionnements que le dispositif de contrôle interne permet d'identifi er et des mesures correctrices proposées, notamment dans le cadre du Comité de Contrôle Interne qui se réunit trimestriellement sous la présidence du Directeur général.

n CONTRÔLE INTERNE CONSOLIDÉ : CAISSES LOCALES ET FILIALES

Conformément aux principes du Groupe, le dispositif de contrôle interne de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine s'applique sur un périmètre large visant à l'encadrement et à la maîtrise des activités et à la mesure et à la surveillance des risques sur base consolidée.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine s'assure de l'existence d'un dispositif adéquat au sein de chacune de ses fi liales porteuses de risques (Ca Technologies/Ca Services, CA Titres, UNEXO, Crédit Agricole Bretagne Habitat, ACTICAM), afi n de permettre une identifi cation et une surveillance consolidée des activités, des risques et de la qualité des contrôles au sein de ces fi liales, notamment en ce qui concerne les informations comptables et fi nancières.

L'année 2012 a été caractérisée par la poursuite de la mise en œuvre de la mutualisation d'activités à travers notamment l'existence de pôles d'expertise unique entre les quatre Caisses régionales Bretonnes de Crédit Agricole (Côtes d'Armor, Ille-et-Vilaine, Finistère et Morbihan). Dans ce contexte, une attention particulière a été donnée au maintien de la qualité, de la régularité et de la sécurité des opérations mises en commun et la mise en œuvre d'un dispositif de contrôle interne adéquat. Une convention cadre de contrôle interne applicable dans le schéma mis en place par les Caisses régionales bretonnes a été signée le 16 novembre 2009 et actualisée en décembre 2011.

Par ailleurs, des travaux sont menés sur les prestataires externalisés essentiels, de manière à pouvoir s'assurer d'avoir un suivi adéquat des contrôles exercés chez ces partenaires, des éventuels risques et dysfonctionnements, des plans de continuité d'activité développés pour faire face aux risques majeurs.

Le périmètre de contrôle interne comprend également l'ensemble des Caisses locales affiliées (cf. liste nominative en annexe au présent rapport), pour lesquelles des diligences analogues sont réalisées. L'organisation et le fonctionnement des Caisses locales sont étroitement liés à la Caisse régionale et contrôlés par celle-ci. L'ensemble constitué de la Caisse régionale et des Caisses locales affiliées bénéfi cie d'un agrément collectif en tant qu'établissement de crédit.

II.3. DESCRIPTION SYNTHETIQUE DU DISPOSITIF DE CONTROLE INTERNE ET DE MAITRISE DES RISQUES AUXQUELS EST SOUMIS LA CAISSE REGIONALE

A. MESURE ET SURVEILLANCE DES RISQUES

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine met en œuvre des processus et dispositifs de mesure, de surveillance et de maîtrise de ses risques (risques de contrepartie, de marché, de placement et d'investissement, de taux d'intérêt global, de liquidité, opérationnels, comptables) adaptés à ses activités, ses moyens et à son organisation et intégrés au dispositif de contrôle interne.

Ces dispositifs ont fait l'objet d'un renforcement dans le cadre de la démarche du groupe Crédit Agricole sur le ratio international de solvabilité « Bâle II ».

Les principaux facteurs de risques crédit auxquels est exposé la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, (secteurs lait, porc, BTP, café hôtel restaurant, ostréiculture, immobilier et distribution/commerce) font l'objet d'un suivi particulier et d'un provisionnement spécifi que sectoriel pour l'ostréiculture, le lait, le porc et l'habillement/chaussure. En outre, les principales expositions en matière de risques de crédit bénéfi cient d'un mécanisme de contregarantie interne au Groupe.

Pour les principaux facteurs de risque mentionnés cidessus, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a défi ni de façon précise et revoit au minimum chaque année les procédures lui permettant d'encadrer, de sélectionner a priori, de mesurer, surveiller et maîtriser les risques.

Ainsi la politique crédit de la Caisse régionale prévoit :

  • q Des règles de division des risques. Ces règles sont établies en fonction des fonds propres et défi nissent des limites individuelles sur l'ensemble des marchés.
  • q Des règles de partage de risques : FONCARIS, Syndications.
  • q Une limite globale ainsi que des limites opérationnelles (sur contreparties) accordées dans le cadre de procédures strictes : décisions sur la base d'analyse formalisées, notations, délégations, double regard (avis risque indépendant) lorsqu'elles atteignent des montants ou des niveaux de risque le justifi ant.

Par ailleurs, des comités risques spécifi ques pour les secteurs de la promotion immobilière et le suivi des opérations de LBO sont en place depuis 2009.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine mesure ses risques de manière exhaustive et précise, c'est-à-dire en intégrant l'ensemble des catégories d'engagements (bilan, horsbilan) et des positions, en consolidant les engagements sur les sociétés appartenant à un même groupe, en agrégeant l'ensemble des portefeuilles et en distinguant les niveaux de risques.

Ces mesures sont complétées d'une évaluation régulière basée sur des « scénarios catastrophes », appliqués aux expositions réelles et aux limites.

Les méthodologies de mesure sont documentées et justifi ées. Elles sont soumises à un réexamen périodique afi n de vérifi er leur pertinence et leur adaptation aux risques encourus.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine assure la maîtrise des risques engagés. Cette surveillance passe par un suivi permanent des dépassements de limites et de leur régularisation, du fonctionnement des comptes, par une revue périodique / trimestrielle des principaux risques et portefeuilles, portant en particulier sur les « affaires sensibles », et par une révision au moins annuelle de tous les autres. La correcte classifi cation des créances fait l'objet d'un examen mensuel au regard de la réglementation en vigueur (créances douteuses notamment). L'adéquation du niveau de provisionnement aux niveaux de risques est mesurée à intervalles réguliers au cours des comités risques et comités sensibles.

Les anomalies identifi ées, les classifi cations comptables non conformes ainsi que les cas de non respect de limites opérationnelles sont rapportés aux niveaux hiérarchiques appropriés : Directeurs de département, Direction Générale ou Conseil d'Administration.

Enfi n, le système de contrôle des opérations et des procédures internes a également pour objet :

  • q de vérifi er l'exécution dans des délais raisonnables des mesures correctrices décidées par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine. Elle a notamment mis en place des contrôles permettant de s'assurer du respect de décisions prises par le comité grands risques en matière de provisionnement.
  • q de vérifi er l'adéquation entre la politique de rémunération et les objectifs de maîtrise des risques, en conformité avec les dispositions de l'arrêté du 3 novembre 2009 modifi ant le règlement 97-02.

Par ailleurs, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine identifi e, conformément au règlement 97-02, les incidents signifi catifs en fonction :

  • q des critères et seuils défi nis dans les procédures régissant les dispositifs de limites dans le domaine des risques de crédit ;
  • q des critères et seuils qui ont été fi xés afi n d'identifi er comme signifi catifs les incidents révélés par les procédures de contrôle interne et leurs modalités de mise en œuvre. La procédure a été validée en Conseil d'Administration du 27/4/2012. Un seuil d'incident signifi catif de 4 millions d'euros a été défi ni.

Enfi n dans la cadre de la nouvelle réglementation du risque de liquidité (arrêté du 05/05/09 modifi ant le règlement 97-02) La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a mis en place un dispositif d'identifi cation, de mesure, d'analyse et de gestion du risque de liquidité.

Le Conseil d'administration, très sensible à ce sujet, a bénéfi cié de deux présentations sur l'année 2012.

B. DISPOSITIF DE CONTRÔLE PERMANENT

Le dispositif de contrôles permanents s'appuie sur un socle de contrôles opérationnels et de contrôles spécialisés effectués par des agents exclusivement dédiés.

Au sein des services / unités / directions, des manuels de procédures décrivent les traitements à réaliser ainsi que les contrôles permanents opérationnels afférents ; ils portent notamment sur le respect des limites, de la stratégie « risque », règles de délégation, sur la validation des opérations, leur correct dénouement, etc.

Dans le cadre de la mise en œuvre des modifi cations du règlement 97-02 sur le contrôle interne, des unités spécialisées de contrôle permanent de dernier niveau, indépendantes des unités opérationnelles, intervenant sur les principales familles de risques encourus par l'entité, sont regroupées sous l'autorité du Responsable des Risques et Contrôles Permanents. Un Responsable du Contrôle de la Conformité est rattaché à celui-ci.

Le plan de contrôles permanents, mis en œuvre sur le périmètre de contrôle interne, est élaboré, formalisé, mis à jour régulièrement sous la responsabilité de l'équipe Risques et Contrôles Permanents, en collaboration avec les experts métiers.

Lorsqu'ils n'ont pas été intégrés dans les systèmes automatisés de traitement des opérations, les points à contrôler ont été recensés et sont régulièrement actualisés, en s'appuyant notamment sur la cartographie des risques opérationnels.

Les résultats des contrôles sont formalisés, tracés par le biais de fi ches de contrôle informatisées sous l'outil Groupe SCOPE et font l'objet d'un reporting de synthèse

périodique aux Directeurs de Départements, ainsi qu'aux managers du réseau d'agences et des unités du siège. Les Responsables des fonctions de Contrôle sont également destinataires des principaux reporting et il en est fait un compte rendu dans le rapport de contrôle interne destiné au Conseil d'administration, à Crédit Agricole S.A., aux Commissaires aux comptes, et à l'Autorité de Contrôle Prudentiel. Les anomalies détectées par ces moyens font l'objet de plans d'actions correctrices.

Le changement de système d'information opéré en 2012 a nécessité une révision complète des plans de contrôle des unités.

L'extension du dispositif à des fi liales (SAS du Pré Perché, SCI du Carrousel, Association du Carrousel) a été réalisée en 2012, et la mise à jour de certaines procédures doit être effectuée, notamment suite aux changements d'outil informatique (NICE). Dans le cadre de la démarche Groupe, le plan d'action visant à renforcer le dispositif de contrôles permanents de la Caisse régionale a été mis en œuvre.

Les procédures et les contrôles portent également sur les Caisses locales affiliées, dans le cadre du pouvoir général de tutelle exercé par la Caisse régionale sur leur administration et leur gestion, en ce qui concerne: la distribution de crédits, l'activité de cautionnement, le fonctionnement statutaire de la Caisse locale, l'animation de la vie locale, la souscription de parts sociales.

Les contrôles de premier degré sont assurés par le Directeur d'agence concerné, en qualité de Secrétaire de la Caisse locale du ressort de l'agence. Les contrôles de deuxième degré sont réalisés par les services compétents de la Caisse régionale.

C. DISPOSITIF DE CONTRÔLE DES RISQUES DE NON CONFORMITÉ

L'organisation de la gestion des risques de nonconformité s'intègre dans l'organisation globale de la ligne métier Risques et Contrôles Permanents du Groupe : le Responsable du contrôle de la conformité de la Caisse régionale est rattaché au Responsable du Contrôle Permanent de la Caisse régionale.

Le Responsable du contrôle de la conformité rapporte régulièrement sur son activité et sur le niveau d'exposition au risque dans le cadre du Comité de Contrôle Interne et Comité risques opérationnels ainsi que du Comité d'Audit et des Comptes.

La prévention du risque de non-conformité est supervisée par le Responsable du contrôle de la conformité, en liaison avec le responsable du service contrôle permanent, le manager des risques opérationnels et le responsable du contrôle périodique. Son rôle consiste à prévenir et à contrôler les risques de non-conformité aux lois, règlements et normes internes relatives notamment aux activités de services d'investissement, à la prévention du blanchiment de capitaux et à la lutte contre le fi nancement du terrorisme, et à la prévention de la fraude, externe et interne.

Le risque de non conformité est défi ni par la caisse régionale comme toute violation d'un texte règlementaire ou d'une règle interne applicable à la caisse régionale, en sa qualité d'établissement de crédit, de courtier en assurance ou de prestataire de service d'investissement, induisant un risque de sanction judiciaire, de perte fi nancière ou de risque d'image.

Les domaines visés concernent donc principalement :

  • q les activités de services d'investissement, tant pour la protection de l'intégrité des marchés que pour la protection de la clientèle,
  • q l'activité de démarche commerciale dans son ensemble, avec pour objectif le contrôle du respect de l'intérêt du client (réglementation MIF sur le conseil en investissement, démarchage bancaire ou fi nancière, intermédiation en assurance, protection du consommateur, protection de l'emprunteur, règlementation informatique et libertés, etc...),
  • q la prévention du risque de blanchiment, et du risque de fraude externe ou interne,
  • q le respect de toute autre règlementation bancaire ou règle interne de déontologie du ressort de la conformité (hors fi scalité et droit du travail).

Des moyens spécifi ques d'encadrement et de surveillance des opérations sont mis en œuvre : formation du personnel, adoption de règles écrites internes, accomplissement des obligations déclaratives vis-à-vis des autorités de tutelle, plan de mise en conformité de l'ensemble des ouvertures de compte, etc.

Concernant l'activité de service d'investissement, la Directive MIF, intégrée dans nos procédures de commercialisation d'instruments fi nanciers depuis le 1er novembre 2007, fait l'objet de rappels fréquents auprès des agences (juin 2012 notamment) et de contrôles réguliers sur son application. De plus, le système informatique a été optimisé afi n d'assurer le respect de la Directive MIF lors de toute ouverture de comptes-titres et lors de la vente de produits fi nanciers en agence : blocage de l'ouverture si le questionnaire de compétence et expérience n'est pas renseigné. Une formation Conformité est dispensée à l'embauche de l'ensemble des conseillers commerciaux et la communication interne met régulièrement l'accent sur l'obligation d'être en adéquation entre le produit vendu et le besoin du client. Enfi n, la nouvelle réglementation concernant la certifi cation AMF des vendeurs a également été intégrée dans les procédures de la Caisse régionale en 2010 et l'option choisie est d'y inclure l'ensemble des conseillers commerciaux en lien avec la clientèle. Chaque nouvel embauché concerné bénéfi cie donc systématiquement d'une formation interne, en vu de sa certifi cation professionnelle au regard de la réglementation AMF.

La directive Abus de marché fait l'objet d'un contrôle régulier par le Responsable de la Conformité des services d'investissement grâce à l'outil groupe Actimize de détection automatique des opérations suspectes, en place depuis le 1er octobre 2007 et a fait l'objet de montée en gamme afi n d'affiner cette surveillance. En outre, la surveillance des opérations sur titres des « personnes concernées » au sens du règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers a également été intégrée à l'outil Actimize en 2010 en prévention des abus de marché internes (salariés et administrateurs).

Dans le cadre de la lutte anti-blanchiment, le groupe Crédit Agricole a décidé la mise en conformité de la Banque de détail à la directive européenne du 26 octobre 2005 avec une solution uniforme pour l'ensemble des Caisses régionales, par la mise en place de l'outil de détection NORKOM. La troisième directive de lutte contre le blanchiment (transposée par l'ordonnance du 30 janvier 2009 et ses décrets d'application) a également été intégrée dans les procédures en 2009, et a fait l'objet de montées en gamme en 2010, et en 2011. Les dernières évolutions ont notamment permis d'améliorer l'approche par risques de l'outil de détection. Par ailleurs, une formation sur la prévention du blanchiment a été délivrée à l'ensemble des collaborateurs du réseau en octobre 2012.

La prévention du risque de fraude interne a été renforcée en 2010, puis en 2011, suite aux préconisations du groupe, avec la mise à jour des procédures et le renforcement du plan de contrôle. Une formation a été reconduite sur ce thème en décembre 2012.

Concernant les procédures relatives à la conformité, tous les nouveaux produits commercialisés par la Caisse régionale en 2012 sont soumis à l'avis préalable du Responsable de la Conformité qui contrôle le respect des conditions émises par le groupe.

Le responsable du Contrôle de la conformité centralise par ailleurs les dysfonctionnements signifi catifs de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, en prévention du risque de non conformité.

Ces dispositifs font l'objet d'un suivi renforcé par le Responsable du contrôle de la conformité de la Caisse régionale, sous la coordination de la Direction de la Conformité de Crédit Agricole S.A.

L'évaluation des risques de non-conformité s'appuie pleinement sur les outils déjà existants en matière de risques opérationnels.

Les outils de cartographie des risques et de collecte des pertes utilisent un référentiel national comportant différents types de risques, notamment : les risques d'interruption de processus, les risques opérationnels, les risques liés à la santé et à la sécurité des travailleurs, et les risques de non-conformité.

Le choix a été fait d'intégrer la cartographie des risques de non-conformité dans la cartographie des risques opérationnels.

Dans un premier temps, le Management du Risque Opérationnel coordonne la cotation des risques opérationnels et fait valider la cartographie des risques opérationnels par le management.

Dans une deuxième étape, le Responsable du contrôle de la conformité est responsable de l'appréciation fi nale des risques de non-conformité.

Pour apprécier les principaux risques de manière cohérente, le Groupe a sélectionné les risques de nonconformité prioritaires relatifs aux réglementations en vigueur, notamment concernant le droit du consommateur. Enfi n, la cartographie des risques opérationnels et de non-conformité intègre l'évaluation du risque de réputation (impact non fi nancier).

Suite à l'analyse de la cartographie des risques opérationnels et de non conformité, les processus présentant les niveaux de risques les plus élevés sont sélectionnés pour faire l'objet d'un plan d'actions de diminution ou suppression du risque.

Des axes d'amélioration ont ainsi été identifi és en matière de conformité des ouvertures de comptes de dépôt, et de qualifi cation des clients détenteurs de comptes titres, notamment. Les plans d'actions sont engagés depuis 2008 en relation avec le responsable de la conformité (Plan de mise en conformité du stock, et contrôle des nouveaux contrats ouverts), et avec un suivi de la Direction conformité de Crédit Agricole SA.

Plus précisément, l''attention à la protection du consommateur a été renforcée en 2012, afi n de mettre en application les recommandations de l'ACP et de l'AMF sur le traitement des réclamations clientèle notamment.

Un contrôle a été effectué au niveau de la conformité sur les principaux risques de non conformité potentiels en matière de protection de la clientèle, en lien avec la Direction de la conformité de Crédit Agricole SA, afi n de s'assurer que les dernières évolutions législatives ont bien été intégrées dans les pratiques, notamment en matière de crédit. Les axes d'amélioration identifi és en la matière font l'objet d'un plan de mise en conformité.

D. DES DISPOSITIFS DE CONTRÔLE PARTICULIERS RECOUVRENT :

  • Les systèmes d'informations, pour lesquels des procédures et contrôles visent à assurer un niveau de sécurité satisfaisant. Une mesure du niveau de sécurité est réalisée semestriellement et les insuffisances relevées font l'objet de plans d'améliorations.
  • Le projet NICE (informatique des Caisses régionales), dont la mise en œuvre a eu lieu à mi-année 2012 pour la Caisse régionale va permettre d'accélérer le déploiement du dispositif d'encadrement de la gestion des habilitations.
  • Le déploiement et le test de plans de continuité d'activités, intégrant les plans de replis utilisateurs et plans secours informatiques en cohérence avec les actions menées sur les travaux de « cartographie des risques » dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif « Bâle II ».

  • Le dispositif national de gestion de crise (auquel est associé la Caisse régionale par l'intermédiaire de ses correspondants désignés) et qui est testé chaque trimestre.

  • Les « Lignes métiers » : afi n d'éviter l'effet « cloisonnement » lors d'un sinistre affectant une de ses entités, le Groupe a mis en place depuis plusieurs années une démarche de plans de continuité d'activités par « Ligne métier ». En 2012 les lignes métiers « Assurances », « Moyens de paiements » et « Titres retail » ont fait l'objet de tests transverses associant à la fois des représentants Caisses régionales, les entités informatiques impactées ainsi que les fi liales nationales concernées par ces métiers.

E. DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE DE L'INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

n RÔLES ET RESPONSABILITÉS DANS L'ÉLABORATION ET LE TRAITEMENT DE L'INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

La Direction du marketing, Finances et Engagements de la Caisse régionale assure la responsabilité de l'élaboration de ses états fi nanciers (comptes individuels et comptes consolidés) et de la transmission à Crédit Agricole S.A. des données collectées, nécessaires à l'élaboration des comptes consolidés du Groupe Crédit Agricole.

La Caisse régionale se dote, conformément aux recommandations du Groupe, en matière de contrôle permanent de l'information comptable et fi nancière, des moyens de s'assurer de la qualité des données comptables et de gestion transmises au Groupe pour les besoins de la consolidation, notamment sur les aspects suivants : conformité aux normes applicables, concordance avec les comptes individuels arrêtés par son organe délibérant, réconciliation des résultats comptables et de gestion.

Le contrôle permanent de dernier niveau de l'information comptable et fi nancière (contrôle 2ème degré 2nd niveau) est assuré par un contrôleur comptable et un contrôleur fi nancier dédiés, rattachés hiérarchiquement au Responsable du Contrôle permanent de la Caisse régionale.

La fonction comptable de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est organisée selon le principe de décentralisation vers des centres comptables, rattachés aux directions opérationnelles. Le partage des responsabilités relatives à la fonction comptable entre la Comptabilité générale et les centres comptables et les principes fondamentaux relatifs au contrôle comptable sont précisés par la charte comptable interne.

La charte de la fonction comptable défi nit notamment l'organisation comptable de la Caisse régionale, le mode d'élaboration des procédures comptables et les missions du contrôle comptable. La Charte comptable a été actualisée en 2012 afi n de prendre en compte les évolutions liées au nouveau système d'information.

Le dispositif de contrôle comptable est complété par l'approbation des comptes des Caisses régionales réalisée par Crédit Agricole S.A. en application de l'article R 512-11 du Code monétaire et fi nancier préalablement à leur Assemblée Générale ainsi que par les contrôles de cohérence réalisés dans le cadre du processus de consolidation.

n PROCÉDURES D'ÉLABORATION ET DE TRAITEMENT DE L'INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

La documentation de l'organisation des procédures et des systèmes d'information concourant à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et fi nancière est assurée par l'ensemble des procédures comptables de la Caisse régionale et par les Maîtrises d'Ouvrage Délégués des différents centres comptables décentralisés dont la Maîtrise d'Ouvrage Délégué Pilotage et Financier qui centralise notamment toutes les fi ches de comptes comptables utilisés dans les chaînes opérationnelles. La mise à jour de ces procédures comptables doit être renforcée au niveau des comptabilités auxiliaires. Egalement il existe une cartographie des outils concourant à la production et au contrôle de l'information comptable et fi nancière. La formalisation des procédures relatives à la piste d'audit doit également être réalisée.

L'information fi nancière publiée par la Caisse régionale s'appuie pour l'essentiel sur les données comptables mais également sur des données de gestion.

n DONNÉES COMPTABLES

La Caisse régionale établit des comptes individuels et consolidés selon les normes comptables du Groupe Crédit Agricole, diffusées par la Direction de la Comptabilité et de la Consolidation de Crédit Agricole S.A.

La Caisse régionale met en œuvre les systèmes d'information comptable, dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par Crédit Agricole S.A., lui permettant d'élaborer les données dans les conditions de sécurité satisfaisantes.

En 2011, la Caisse régionale a poursuivi des actions d'organisation et d'évolution des systèmes d'information, dans le cadre du projet d'accélération des délais de

n DONNÉES DE GESTION

Lorsque les données publiées ne sont pas directement extraites des informations comptables, il est fait généralement mention des sources et de la défi nition des modes de calcul afi n d'en faciliter la compréhension.

Les données de gestion publiées par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine font l'objet de la mise en œuvre de contrôles comptables (notamment celles relevant de l'application de la norme comptable IFRS 7) permettant publication de l'information fi nancière consolidée du Groupe Crédit Agricole :

  • q Mise en place depuis 2011, dans le cadre du projet ARPEGE, du nouvel outil de reporting BFC de production des comptes consolidés permettant au groupe de franchir une nouvelle étape en termes d'accélération des délais. L'outil BFC contribue notamment à un renforcement des contrôles automatiques et de la piste d'audit et permet des traitements plus intégrés.
  • q Mise en place également d'INTERCOMPANY outil groupe de circularisation qui a remplacé la BDC.

de s'assurer de la qualité de la réconciliation avec les données comptables, de la conformité aux normes de gestion fi xées par l'organe exécutif et de la fi abilité du calcul de l'information de gestion.

Les données de gestion sont établies selon des méthodes et des modes de calcul permettant d'assurer la comparabilité dans le temps des données chiffrées.

n DESCRIPTION DU DISPOSITIF DE CONTRÔLE PERMANENT DE L'INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

Les objectifs du Contrôle permanent de l'information comptable et fi nancière visent à s'assurer de la couverture adéquate des risques comptables majeurs, susceptibles d'altérer la qualité de l'information comptable et fi nancière en termes de :

  • q conformité des données au regard des dispositions légales et réglementaires et des normes du Groupe Crédit Agricole,
  • q fi abilité et sincérité des données, permettant de donner une image fi dèle des résultats et de la situation fi nancière de la Caisse régionale et des entités intégrées dans son périmètre de consolidation,
  • q sécurité des processus d'élaboration et de traitement des données, limitant les risques opérationnels, au regard de l'engagement de la Caisse sur l'information publiée,
  • q prévention des risques de fraudes et d'irrégularités comptables.

Pour répondre à ces objectifs, la Caisse régionale a décliné les recommandations générales de déploiement du contrôle permanent dans le domaine du contrôle de l'information comptable et fi nancière.

Depuis fi n 2009 se tient trimestriellement un comité comptable réunissant les contrôles comptables 2ème degré 1er niveau et 2ème degré 2ème niveau ainsi que le Responsable comptable et le Responsable des Contrôles Permanents. Un compte rendu est établi et adressé au Directeur Financier. Par ailleurs la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a fi nalisé en 2011 le déploiement du guide des contrôles comptables élaborée conjointement par les directions Risques et Contrôles Permanents groupe et direction des Finances groupe.

Enfi n la Caisse régionale s'est dotée en 2011 d'un outil automatisé de justifi cation des comptes comptables permettant notamment la dématérialisation des justifi catifs et des états d'inventaire.

Le contrôle permanent de l'information comptable et fi nancière s'appuie sur l'évaluation des risques et des contrôles des processus comptables gérés par les services opérationnels :

  • q contrôles comptables de 1er degré assurés par les unités comptables décentralisées, rattachés aux Directions / Métiers de la Caisse
  • q contrôles de 2ème degré 1er niveau exercés par la Direction comptable et fi nancière.

Cette évaluation permet au Contrôleur permanent de l'information comptable et fi nancière de la Caisse régionale, de défi nir un plan de contrôles et la mise en place d'actions correctives, afi n de renforcer, si besoin, le dispositif d'élaboration et de traitement de l'information comptable et fi nancière. Notamment sur la base de la synthèse des contrôles comptables 2ème degré 1er niveau, le contrôleur comptable et fi nancier 2ème degré 2ème niveau identifi e les principaux suspens supérieurs à 5000€ de plus de 3 mois, élabore et suit la mise en œuvre de plans d'action conjointement avec le Responsable d'Unité concerné pour l'apurement de ces suspens.

Le Contrôleur permanent de l'information comptable et fi nancière rend compte périodiquement au Directeur Général de la Caisse régionale de l'avancement des travaux du contrôle permanent de l'information comptable et fi nancière et d'évaluation du dispositif de contrôle permanent comptable en place dans la Caisse régionale. Au titre de l'exercice 2012, 2 contrôles thématiques comptables ont été réalisés sur la gestion des chèques et impayés et sur la gestion du personnel.

n RELATIONS AVEC LES COMMISSAIRES AUX COMPTES

Conformément aux normes professionnelles en vigueur, les Commissaires aux comptes mettent en œuvre les diligences qu'ils jugent appropriées sur l'information comptable et fi nancière publiée :

  • q audit des comptes individuels et des comptes consolidés ;
  • q examen limité des comptes consolidés semestriels ;
  • q lecture d'ensemble des supports de présentation de l'information fi nancière publiée.

Dans le cadre de leur mission légale, les Commissaires aux comptes présentent au Comité d'Audit et des Comptes et au Conseil d'administration de la Caisse régionale les conclusions de leurs travaux.

F. CONTRÔLE PÉRIODIQUE (INSPECTION GÉNÉRALE / AUDIT)

Le service Contrôle Périodique, exerçant exclusivement son rôle de contrôle périodique (3ème degré), en application du règlement 97-02 modifi é, et indépendant des unités opérationnelles, intervient sur la Caisse régionale (siège et réseaux) mais aussi sur toute entité relevant de son périmètre de contrôle interne, fi liales et prestations de services essentiels externalisées notamment.

Les missions d'audit sont réalisées par des équipes dédiées, selon des méthodologies formalisées, conformément à un plan annuel validé par la Direction générale.

Les missions visent à s'assurer du respect des règles externes et internes, de la maîtrise des risques, de la fi abilité et l'exhaustivité des informations et des systèmes de mesure des risques. Elles portent en particulier sur

les dispositifs de contrôle permanent et de contrôle de la conformité.

Le plan annuel d'audit s'inscrit dans un cycle pluriannuel, visant à l'audit régulier et selon une périodicité aussi rapprochée que possible, de toutes les activités et entités du périmètre de contrôle interne.

L'activité du service Contrôle Périodique de la Caisse régionale s'effectue dans le cadre de l'Animation Audit Inspection exercée par l'Inspection Générale Groupe (IGL). De fait, les plans annuels et pluriannuels, comme la cartographie des risques auditables de la Caisse régionale, sont réalisés sur la base de référentiels nationaux et l'audit de la Caisse régionale bénéfi cie des outils méthodologiques mis à disposition par IGL (guides d'audit, formations, encadrement de missions transverses, outils d'analyse de données). Le service Contrôle Périodique de la Caisse régionale contribue également à l'élaboration des guides d'audit.

Les missions réalisées par le service Contrôle Périodique, ainsi que par l'Inspection Générale Groupe ou tout audit externe (autorités de tutelle, cabinets externes) font l'objet d'un dispositif formalisé de suivi. Pour chacune des recommandations formulées à l'issue de ces missions, ce dispositif permet de s'assurer de l'avancement des actions correctrices programmées dans des délais raisonnables, mises en œuvre selon un calendrier précis, en fonction de leur niveau de priorité et au Responsable du service Contrôle Périodique d'effectuer les retours nécessaires aux organes exécutif et délibérant.

En 2012, une présentation de la Charte d'audit interne a été effectuée par le responsable du contrôle périodique.

Conformément aux modalités d'organisation communes aux entités du Groupe Crédit Agricole, décrites ci-avant, et aux dispositifs et procédures existants au sein de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine , le Conseil d'administration, la Direction Générale et les composantes concernées de l'entreprise sont tenus informés avec précision du contrôle interne et du niveau d'exposition aux risques, ainsi que des éventuels axes de progrès enregistrés en la matière, et de l'avancement des mesures correctrices adoptées, dans le cadre d'une démarche d'amélioration continue. Cette information est retranscrite notamment au moyen du rapport annuel sur le contrôle interne et sur la mesure et la surveillance des risques, mais aussi par des reportings réguliers d'activité, des risques et de contrôles.

A Rennes, le 05 février 2013 La Présidente du Conseil d'Administration

Marie-Françoise BOCQUET

LISTE DES CAISSES LOCALES AFFILIÉES À LA CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE D'ILLE-ET-VILAINE

N° CL Caisse Locale Président(e) Secrétaire Siège social
001 ANTRAIN Brigitte MARIAU Amand BOIVENT 3 avenue KLEBER 35560 ANTRAIN
002 ARGENTRE DU PLESSIS Delphine COUVERT Sylvie MELLET 7 Place du Générale De Gaulle 35370 ARGENTRE
003 BAIN DE BRETAGNE Dominique SIMON Marie-Pierre BOSCHET 8 rue du 3 Août 1944 35470 BAIN DE BRETAGNE
004 BECHEREL ROMILLE René GAURON Marc BESSON route de Saint Gilles 35850 ROMILLE
072 BETTON ST GREGOIRE Daniel GRISSAULT Blandine PELATRE 1 rue du Mont Saint-Michel 35830 BETTON
077 BRUZ Sophie LIZE Stéphane LEVENEZ 1 avenue Jules Tricault 35170 BRUZ
070 CESSON SEVIGNE Bertrand COLLEU Alain MORI 12 Mail de Bourgchevreuil 35510 CESSON
005 CHATEAUBOURG Denis BOISGONTIER Bernard COLLEAUX 57 rue de Paris 35220 CHATEAUBOURG
006 CHATEAUGIRON Valérie GAUDIN Dominique BAFFEL 11 rue de la Poterie 35410 CHATEAUGIRON
008 COMBOURG Pierrick GAUTRAIS Gwendal CHOUARAN 2 Boulevard du Mail 35270 COMBOURG
009 DINARD PLEURTUIT Eliane HERGNO Lynda LE PEILLET 2 place du Général de Gaulle 35730 PLEURTUIT
010 DOL DE BRETAGNE Alain COBAC Jean-Luc SCELLIER 16 Boulevard Deminiac 35120 DOL DE BRETAGNE
045 DU PARC DES BOIS Catherine GRASLAND Emmanuel BRETON 134, rue de Fougères 35700 RENNES
046 DU TRIANGLE Claude DELOUCHE Benoît COLLIN 1 boulevard Léon Bourgeois 35200 RENNES
011 FOUGERES Marie-Françoise BOCQUET Christian GALAINE 28 rue Jules Ferry 35304 FOUGERES
013 GRAND-FOUGERAY Maryse CHRETIEN Christophe PITOIS Place de l'église 35390 GRAND-FOUGERAY
014 GUICHEN André HOUGUET Laurent BIGUET 3 bis boulevard Victor Edet 35580 GUICHEN
043 HAUTE BRETAGNE Jean-Michel LEMETAYER Sophie DAVID-BREUNEVAL 4 rue Louis Braille 35040 ST JACQUES DE LA LANDE
016 JANZE Bernard THORIGNE Mickaël HOUEE 8 place de la République 35150 JANZE
017 LA GUERCHE DE BRETAGNE Marie-Gabrielle DESMOTS Michel LEBOUC 3 place du Champ de Foire 35130 LA GUERCHE
018 LE SEL DE BRETAGNE André LACIRE Stéphane GUILBERT 2 rue Dugesclin 35320 LE SEL DE BRETAGNE
054 LES RIVES DE L'ILLE Alain MAGNAVAL Marc FIAUX 157 route de Saint-Malo 35000 RENNES
019 LIFFRE Jean-Louis GENOUEL Jean SAFFRAY 9 rue de Fougères 35340 LIFFRE
020 LOUVIGNE DU DESERT Benoît CUVILLIER Philippe BATTAIS 26 rue du Général Lariboisière 35420 LOUVIGNE DU DESERT
007 MARCHES D'ALETH Thierry NUSS Laurent GERNIGON Rue Siochan 35430 ST JOUAN DES GUERETS
021 MAURE DE BRETAGNE Patrice COUDRAIS Xavier MENEU 25 rue de Guer 35330 MAURE DE BRETAGNE
022 MONTAUBAN DE BRETAGNE Eric MOTAIS Marcienne PEREIRA 1 rue de Beaudouin 35360 MONTAUBAN DE BRETAGNE
023 MONTFORT-SUR-MEU Christiane LEFEUVRE Christian DELAHAIE 3 boulevard Villebois Mareuil 35160 MONTFORT-SUR-MEU
024 MORDELLES David GORIEU Franck BOISROUX 8 avenue du Maréchal Leclerc 35310 MORDELLES
051 NOYAL SUR VILAINE Olivier SIMONNEAUX Yannick CERDAN 13 rue Pierre Marchand 35530 NOYAL SUR VILAINE
074 PACE Olivier AUFFRAY David BIGNON Esplanade Charles De Gaulle 35740 PACE
044 PAYS D'AUBIGNE Louis DUVAL Yves CALLOC'H 16 rue d'Antrain 35250 ST AUBIN D'AUBIGNE
025 PIPRIAC Loïc ESNAUD Nathalie BOUTHEMY 30 rue de la Libération 35550 PIPRIAC
026 PLEINE-FOUGERES Janine LEJANVRE Jacques LEHOUX 33 rue de Rennes 35610 PLEINE-FOUGERES
027 PLELAN LE GRAND Laurent PEYREGNE Martine TREGARO 33 avenue de la libération 35380 PLELAN LE GRAND
028 REDON Sylvie BURBAN Marc PAINDESSOUS 1 avenue de Maréchal Foch 35602 REDON
029 RENNES-CENTRE Bernard LEHMANN Alain MORI 6 Place de Bretagne 35044 RENNES CEDEX
030 RETIERS Bruno BEUCHER Roland LESCURE 22 place Saint Pierre 35240 RETIERS
032 SAINT AUBIN DU CORMIER Christophe BESNARD Christophe HOUDUS 1 rue de la Libération 35140 SAINT AUBIN DU CORMIER
033 SAINT BRICE EN COGLES Jean-Yves PAUTONNIER Laurent KERLOC'H 18
Boulevard
du
Général
Leclerc
35460 SAINT BRICE
034 SAINT MALO Arnaud SAVENAY Hervé FAUVEL 9 Boulevard de la République 35406 SAINT MALO
035 SAINT MEEN LE GRAND Didier POSNIC Cédric BRIOUT 1 avenue Maréchal Foch 35290 SAINT MEEN LE GRAND
040 SAINT MELOIR DES ONDES Clarisse GALET Jean-Pierre FESTOC 9 rue de Bellevue 35350 SAINT MELOIR
036 TINTENIAC Marcel BOHUON Eric HERBRECHT Les petites douves 35190 TINTENIAC
079 VALLEE DE LA SEICHE Philippe GUILLEMOT Brigitte PERRUSSEL 29 rue de Rennes 35230 NOYAL CHATILLON S/SEICHE
037 VITRE Patricia PINSARD Denis SERRAND 6 boulevard Saint Martin 35503 VITRE

REPRÉSENTATIONS ORGANISMES EXTERNES

ORGANISMES REPRESENTANTS OBSERVATIONS
O.D.A.S.E.A. Titulaires : MM. AUFFRAY et HOUGUET
A.F.D.I.Bretagne Titulaire : Mme BOCQUET Représentante permanente
AGRANET Titulaire : M. HOUGUET
AGRI AVENIR Titulaire : M. HOUGUET
Titulaire : M. SIMMONEAUX
Bienvenue à la Ferme Suppléant : F. GIROUX
Titulaire : M. COBAC
ATESE Suppléant 1 : M. HOUGUET
Suppléant 2 : M. BEUCHER
C.D.O.A. plénière Titulaire : M. HOUGUET
Sppléant : MM COBAC et BEUCHER
C.D.O.A. exploitations agricoles Titulaire : M. HOUGUET
Sppléant : MM COBAC et BEUCHER
Comité d'Orientation Professionnel Installation -Transmission (COPIT) Titulaire : M. AUFFRAY
Suppléant : MM. HOUGUET
Comité Agricole Départemental Titulaire : MME BOCQUET
Suppléant : MM. HOUGUET
F.D G.E.D.A Titulaire : M. BEUCHER
CHAMBRE AGRICULTURE : Session Titulaires : M. HOUGUET, COBAC
Comité Rencontre à la Ferme Titulaire : M. AUFFRAY
Comité Départemental d'Expertise Calamités Agricoles Titulaire : M. COBAC
CER France Ille-et-Vilaine Titulaires : Mme BURBAN
Titulaires : M. BEUCHER
F.A.R.R.E. - Forum de l'Agriculture Raisonnée Respectueuse de
l'Environnement
Titulaires : MM. AUFFRAY
FEDERATION ASS. REMPLACEMENT Titulaire : M. AUFFRAY
LYCEE AGRICOLE LE RHEU M. AUFFRAY
LYCEE AGRICOLE ST A. CR M. DUVAL Louis
S.B.A.F.E.R. M. COBAC Poste de Censeur
S.B.A.F.E.R. : Comité Technique Ille-et-Vilaine Titulaire : M. COBAC
Suppléant : M. BEUCHER
Comité d'Orientation Transmission Installation de la chambre d'agriculture Titulaires : MM. AUFFRAY et HOUGUET
VIVEA Titulaire : M. BOISGONTIER
Suppléant : M. AUFFRAY
COMITÉ CONSULTATIF CNAM MME BOCQUET
Mme. BOCQUET
COMITE TECHNIQUE CHAMBRE DE METIERS M. HENRY Michel Vice-Pdt CL RETIERS
MM. BOUVIER T et PINEL C
Conseil Economique et Social de Bretagne M. LAPLANCHE Membre
SAS PRE PERCHE M. LAPLANCHE Président
M. LEMETAYER Administrateurs
GIE LE CARROUSEL M. HOUGUET Président
UNEXO MME BOCQUET Administrateur
SADIV Mme BOCQUET Administrateur

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LE RAPPORT DU PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE RELATIF AUX PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE

ET DE GESTION DES RISQUES ET AUX AUTRES INFORMATIONS REQUISES PAR L'ARTICLE L. 621-18-3 DU CODE MONÉTAIRE ET FINANCIER

ROUXEL - TANGUY ET ASSOCIÉS

ZAC Atalante Champeaux 2C, allée Jacques-Frimot 35000 Rennes

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Rennes

ERNST & YOUNG ET AUTRES

Le Compans – Immeuble B 1, place Alphonse Jourdain 31685 Toulouse Cedex 6 S.A.S. à capital variable

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Versailles

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Exercice clos le 31 décembre 2012

Rapport des commissaires aux comptes sur le rapport du président du conseil d'administration de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine relatif aux procédures de contrôle interne et de gestion des risques et aux autres informations requises par l'article L. 621-18-3 du Code monétaire et fi nancier

Aux Sociétaires,

En notre qualité de commissaires aux comptes de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine et en réponse à votre demande, nous vous présentons notre rapport sur le rapport établi par le président de votre caisse régionale relatif aux procédures de contrôle interne et de gestion des risques et aux autres informations requises par l'article L. 621-18-3 du Code monétaire et fi nancier au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2012.

Il appartient au président d'établir un rapport rendant compte des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place au sein de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine et donnant les autres informations requises par l'article L. 621-18-3 du Code monétaire et fi nancier relatives notamment au dispositif en matière de gouvernement d'entreprise.

Il nous appartient :

  • de vous communiquer les observations qu'appellent de notre part les informations contenues dans le rapport du président, concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et fi nancière, et
  • d'attester que ce rapport contient les autres informations requises à l'article L. 621-18-3 du Code monétaire et fi nancier, étant précisé qu'il ne nous appartient pas de vérifi er la sincérité de ces autres informations.

Nous avons effectué nos travaux conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France.

INFORMATIONS CONCERNANT LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE GESTION DES RISQUES RELATIVES À L'ÉLABORATION ET AU TRAITEMENT DE L'INFORMATION COMPTABLE ET FINANCIÈRE

Les normes d'exercice professionnel requièrent la mise en œuvre de diligences destinées à apprécier la sincérité des informations concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et fi nancière contenues dans le rapport du président. Ces diligences consistent notamment à :

  • prendre connaissance des procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et fi nancière sous-tendant les informations présentées dans le rapport du président ainsi que de la documentation existante ;
  • prendre connaissance des travaux ayant permis d'élaborer ces informations et de la documentation existante ;

déterminer si les défi ciences majeures du contrôle interne relatif à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et fi nancière que nous aurions relevées dans le cadre de notre mission font l'objet d'une information appropriée dans le rapport du président.

Sur la base de ces travaux, nous n'avons pas d'observation à formuler sur les informations concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et fi nancière, contenues dans le rapport du président du conseil d'administration.

AUTRES INFORMATIONS

Nous attestons que le rapport du président du conseil d'administration comporte les autres informations requises à l'article L. 621-18-3 du Code monétaire et fi nancier.

Rennes et Toulouse, le 5 mars 2013 Les Commissaires aux Comptes

ROUXEL - TANGUY et Associés

Géraldine Blin

ERNST & YOUNG et Autres

Frank Astoux

COMPTES CONSOLIDÉS AU 31/12/2012

Comptes consolidés au 31 décembre 2012 établis conformément aux normes comptables IFRS adoptées par l'Union Européenne.

Arrêtés par le Conseil d'Administration de la Caisse régionale du Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine en date du 25 janvier 2013 et soumis à l'approbation de l'Assemblée générale ordinaire en date du 29 mars 2013. Les comptes consolidés sont constitués du cadre général, des états fi nanciers consolidés et des notes annexes aux états fi nanciers.

CADRE GÉNÉRAL

PRÉSENTATION JURIDIQUE DE L'ENTITÉ

La Caisse régionale de Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine (Caisse régionale) est une société coopérative à capital variable régie par le livre V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.

Son siège social est situé 4, rue Louis Braille 35136 Saint-Jacques-de-la-Lande. Elle est inscrite au registre du commerce de Rennes sous le numéro 775 590 847, code NAF 6419 Z.

Sont rattachées à la Caisse régionale, 46 Caisses Locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre. Les comptes individuels sont représentatifs des comptes de la Caisse régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses Locales et d'un fonds dédié.

De part la loi bancaire, la Caisse régionale est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire.

La Caisse régionale fait partie, avec 13 autres Caisses régionales, des entités ayant émis des Certifi cats Coopératifs d'Investissements, qui leur permettent d'être côtés sur le marché fi nancier et plus particulièrement au compartiment B d'Euronext Paris.

Crédit Agricole S.A. détient 25% des Certifi cats Coopératifs d'Associés et des Certifi cats Coopératifs d'Investissement émis par la Caisse régionale.

Crédit Agricole S.A. coordonne l'action des Caisses régionales et exerce, à leur égard, un contrôle administratif, technique et fi nancier et un pouvoir de tutelle conformément au Code Monétaire et Financier. Du fait de son rôle d'Organe Central, confi rmé par la loi bancaire, il a en charge de veiller à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement, ainsi qu'au respect, par chaque Caisse régionale, des normes de gestion. Il garantit leur liquidité et leur solvabilité. Par homothétie, les Caisses régionales garantissent le passif de Crédit Agricole S.A. à hauteur de leur fonds propres.

La Caisse régionale fait partie du périmètre de consolidation du Groupe Crédit Agricole.

FORMAT DE PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS

En l'absence de modèle imposé par le référentiel IFRS, le Groupe « Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine » (dénommé Groupe), constitué de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, des 46 Caisses Locales et d'un fonds dédié entrant dans le périmètre de consolidation (Groupe), utilise les formats des documents

de synthèse (bilan, compte de résultat, état du résultat net et des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres, tableau de variation des capitaux propres, tableau des fl ux de trésorerie) préconisés par la recommandation CNC n°2009-R.04 du 2 juillet 2009.

FAITS CARACTÉRISTIQUES DE L'EXERCICE 2012

3 SYSTÈME D'INFORMATION UNIQUE NICE (NOUVELLE INFORMATIQUE CONVERGENTE EVOLUTIVE)

En tant que Caisse régionale Pilote de l'ex SIR Atlantica, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a basculé sur le nouveau système d'information NICE (Nouvelle Informatique Convergente Evolutive) les 9 et 10 juin 2012.

3 CRÉATION D'UN FONDS DÉDIÉ

En avril 2012, le Groupe a souscrit 30 000 parts du fonds dédié EMERAUDE CROISSANCE puis 21 000 parts en novembre 2012. L'investissement s'élève à 52 millions d'euros au 31 décembre 2012. Ce fonds dédié est géré par une entité du Groupe CASA, CPR Asset Management. Il est intégré au périmètre de consolidation du Groupe, au même titre que les Caisses locales.

3 DÉPRÉCIATION DES TITRES SAS RUE LA BOÉTIE ET SACAM INTERNATIONAL

Les titres SAS Rue La Boétie et SACAM International ont fait l'objet d'une dépréciation durable au cours de l'exercice 2012, pour un montant total de 17 093 milliers d'euros. Voir note 4.4.

ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ DU CRÉDIT AGRICOLE

n UN GROUPE BANCAIRE D'ESSENCE MUTUALISTE

L'organisation du Crédit Agricole fait de lui un Groupe uni et décentralisé : sa cohésion fi nancière, commerciale et juridique va de pair avec la décentralisation des responsabilités.

Les Caisses locales forment le socle de l'organisation mutualiste du Groupe. Leur capital social est détenu par 6,9 millions de sociétaires qui élisent quelques 29 118 administrateurs. Elles assurent un rôle essentiel dans l'ancrage local et la relation de proximité avec les clients. Les Caisses locales détiennent la majeure partie du capital des Caisses régionales, sociétés coopératives à capital variable et banques régionales de plein exercice.

La SAS Rue La Boétie, détenue exclusivement par les Caisses régionales, détient la majorité du capital de Crédit Agricole S.A. Les titres SAS Rue La Boétie ne sont pas cessibles en dehors de la communauté des Caisses régionales. Par ailleurs, les transactions éventuelles sur ces titres entre Caisses régionales sont encadrées par une convention de liquidité qui fi xe notamment les modalités de détermination du prix de transaction. Ces opérations recouvrent les cessions de titres entre les Caisses régionales et les augmentations de capital de la SAS Rue la Boétie.

La Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) constitue une instance d'information, de dialogue et d'expression pour les Caisses régionales.

Crédit Agricole S.A. en qualité d'organe central du groupe Crédit Agricole veille, conformément aux dispositions du Code monétaire et fi nancier (article L. 511-31 et article L. 511-32), à la cohésion du réseau du groupe Crédit Agricole (tel que défi ni par l'article R. 512-18 du Code monétaire et fi nancier), au bon fonctionnement des établissements de crédit qui le composent, au respect des dispositions législatives et réglementaires qui leur sont propres en exerçant sur ceux-ci un contrôle administratif, technique et fi nancier. A ce titre, Crédit Agricole S.A. dispose des attributs du pouvoir et a la capacité d'intervenir pour garantir la liquidité et la solvabilité tant de l'ensemble du réseau que de chacun des établissements qui lui sont affiliés.

ORGANISATION DU GROUPE CRÉDIT AGRICOLE ET DE CRÉDIT AGRICOLE S.A.

Au 31 décembre 2012 (2)

(1) A l'exception de la Caisse régionale de la Corse. le Pourcentage de détention exact de chacune est détaillé dans la note 12 des états financiers. (2) Hors Emporiki et CA Cheuvreux en cours de cession.

n MÉCANISMES FINANCIERS INTERNES

Les mécanismes fi nanciers qui régissent les relations réciproques au sein du Crédit Agricole sont spécifi ques au Groupe.

3 COMPTES ORDINAIRES DES CAISSES RÉGIONALES

Les Caisses régionales ont un compte de trésorerie ouvert dans les livres de Crédit Agricole S.A., qui enregistre les mouvements fi nanciers correspondant aux relations fi nancières internes au Groupe. Ce compte, qui peut être débiteur ou créditeur, est présenté au bilan

3 COMPTES D'ÉPARGNE À RÉGIME SPÉCIAL

Les ressources d'épargne à régime spécial (Livret d'Epargne Populaire, Livret de Développement Durable, comptes et plans d'épargne-logement, plans d'épargne populaire, Livret jeune et Livret A) sont collectées par les

3 COMPTES ET AVANCES À TERME

Les ressources d'épargne (comptes sur livrets, emprunts obligataires, bons et certains comptes à terme et assimilés, etc) sont également collectées par les Caisses régionales au nom de Crédit Agricole S.A. et centralisées à Crédit Agricole S.A. et fi gurent à ce titre à son bilan.

Les comptes d'épargne à régime spécial et les comptes et avances à terme permettent à Crédit Agricole S.A. de réaliser les « avances » (prêts) faites aux Caisses régionales leur permettant d'assurer le fi nancement de leurs prêts à moyen et long terme.

Quatre principales réformes fi nancières internes ont été successivement mises en œuvre. Elles ont permis de restituer aux Caisses régionales, sous forme d'avances, dites « avances-miroir » (de durées et de taux identiques aux ressources d'épargne collectées), 15 %, 25 %, puis 33 % et, depuis le 31 décembre 2001, 50 % des ressources d'épargne qu'elles ont collectées et dont elles ont la libre disposition.

en « Opérations internes au Crédit Agricole - Comptes ordinaires » et intégré sur la ligne « Prêts et créances sur les établissements de crédit » ou « Dettes envers les établissements de crédit ».

Caisses régionales pour le compte de Crédit Agricole S.A., où elles sont obligatoirement centralisées. Crédit Agricole S.A. les enregistre à son bilan en « Comptes créditeurs de la clientèle ».

Depuis le 1er janvier 2004, les marges fi nancières issues de la gestion de la collecte centralisée (collecte non restituée sous forme d'avances miroirs) sont partagées entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A. et sont déterminées par référence à l'utilisation de modèles de replacement et l'application de taux de marché.

Par ailleurs, 50 % des nouveaux crédits réalisés depuis le 1er janvier 2004 et entrant dans le champ d'application des relations fi nancières entre Crédit Agricole S.A. et les Caisses régionales peuvent être refi nancés sous forme d'avances négociées à prix de marché auprès de Crédit Agricole S.A.

Ainsi, deux types d'avances coexistent à ce jour : celles régies par les règles fi nancières d'avant le 1er janvier 2004 et celles régies par les nouvelles règles.

Par ailleurs, des fi nancements complémentaires à taux de marché peuvent être accordés aux Caisses régionales par Crédit Agricole S.A.

3 TRANSFERT DE L'EXCÉDENT DES RESSOURCES MONÉTAIRES DES CAISSES RÉGIONALES

Les ressources d'origine « monétaire » des Caisses régionales (dépôts à vue, dépôts à terme non centralisés et certifi cats de dépôt négociables) peuvent être utilisées par celles-ci pour le fi nancement de leurs prêts clients. Les excédents sont obligatoirement transférés à Crédit Agricole S.A., où ils sont enregistrés en comptes ordinaires ou en comptes à terme dans les rubriques « Opérations internes au Crédit Agricole ».

84 RAPPORT FINANCIER 2012

3 PLACEMENT DES EXCÉDENTS DE FONDS PROPRES DES CAISSES RÉGIONALES AUPRÈS DE CRÉDIT AGRICOLE S.A.

Les excédents disponibles de fonds propres des Caisses régionales peuvent être investis chez Crédit Agricole S.A. sous la forme de placements de 3 à 10 ans dont les

3 OPÉRATIONS EN DEVISES

Crédit Agricole S.A., intermédiaire des Caisses régionales auprès de la Banque de France, centralise

3 TITRES À MOYEN ET LONG TERME ÉMIS PAR CRÉDIT AGRICOLE S.A.

Ceux-ci sont placés sur le marché ou par les Caisses régionales auprès de leurs clients. Ils fi gurent au passif du bilan de Crédit Agricole S.A., en fonction du type de

3 COUVERTURE DES RISQUES DE LIQUIDITÉ ET DE SOLVABILITÉ

Dans le cadre de l'introduction en bourse de Crédit Agricole S.A., la CNCA (devenue Crédit Agricole S.A.) a conclu en 2001 avec les Caisses régionales un protocole ayant notamment pour objet de régir les relations internes au groupe Crédit Agricole. Ce protocole prévoit en particulier la constitution d'un Fonds pour Risques Bancaires de Liquidité et de Solvabilité (« FRBLS ») destiné à permettre à Crédit Agricole S.A. d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des affiliés qui viendraient à connaître des difficultés. Les principales dispositions du protocole sont détaillées au Chapitre III du Document de référence de Crédit Agricole S.A.

3 GARANTIES SWITCH

Le dispositif Switch, mis en place le 23 décembre 2011, s'inscrit dans le cadre des relations fi nancières entre Crédit Agricole S.A., en qualité d'organe central, et le réseau mutualiste des Caisses régionales de Crédit Agricole.

Il permet le transfert des exigences prudentielles s'appliquant aux participations de Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales, qui sont mises en équivalence dans les comptes consolidés de Crédit Agricole S.A. Ce transfert est réalisé vers les Caisses régionales via un mécanisme de garantie accordée par ces dernières à Crédit Agricole S.A. sur une valeur contractuelle plancher des valeurs de mises en équivalence des CCI/CCA émis par les Caisses régionales. Cette valeur est fi xée à l'origine de l'opération.

La bonne fi n du dispositif est garantie par la mise en place d'un dépôt de garantie versé par les Caisses régionales à Crédit Agricole S.A.

Ce contrat s'analyse en substance comme un droit complémentaire attaché aux 25 % de CCI/CCA détenus caractéristiques sont celles des opérations interbancaires du marché monétaire.

leurs opérations de change.

titres émis, en « Dettes représentées par un titre » ou « Dettes subordonnées ».

enregistré auprès de la Commission des opérations de bourse le 22 octobre 2001 sous le numéro R. 01-453.

En outre, depuis la mutualisation en 1988 de la CNCA, dans l'éventualité d'une insolvabilité ou d'un événement similaire affectant Crédit Agricole S.A., les Caisses régionales se sont engagées à intervenir en faveur de ses créanciers pour couvrir toute insuffisance d'actif. L'engagement potentiel des Caisses régionales au titre de cette garantie est égal à la somme de leur capital social et de leurs réserves.

par Crédit Agricole S.A. dans les Caisses régionales, et par conséquent il est lié à l'infl uence notable que Crédit Agricole S.A. exerce sur les Caisses régionales.

Ainsi, le dispositif protège Crédit Agricole S.A. de la baisse de valeur de mise en équivalence globale des Caisses régionales. En effet, dès lors qu'une baisse de valeur est constatée, le mécanisme de garantie est actionné et Crédit Agricole S.A. perçoit une indemnisation prélevée sur le dépôt de garantie. En cas de hausse ultérieure de la valeur de mise en équivalence globale, Crédit Agricole S.A., de par l'application d'une clause de retour à meilleure fortune, restitue les indemnisations préalablement perçues.

La durée de la garantie est de 15 ans au bout desquels elle peut être prolongée par tacite reconduction. Cette garantie peut être résiliée par anticipation, dans certaines conditions et avec l'accord préalable de l'Autorité de contrôle prudentiel.

Le dépôt de garantie est rémunéré à taux fi xe aux conditions de la liquidité long terme. La garantie fait l'objet d'une rémunération fi xe qui couvre le risque actualisé et le coût d'immobilisation des fonds propres par les Caisses régionales.

Dans les comptes consolidés, le traitement comptable repose sur l'analyse en substance de la transaction : cela conduit à considérer que l'indemnisation issue de la mise en jeu des garanties et son remboursement lors du retour à meilleure fortune s'analysent comme un partage des résultats dont les impacts sont enregistrés en réserves consolidées au niveau des Caisses régionales et en résultat sur sociétés mises en équivalences dans les comptes consolidés de Crédit Agricole S.A., compte tenu de l'infl uence notable exercée par Crédit Agricole S.A..

Le dépôt de garantie constitue une créance au coût amorti pour les Caisses régionales et symétriquement une dette au coût amorti pour Crédit Agricole S.A. Les rémunérations sont respectivement enregistrées en PNB, à l'exception de la rémunération de la garantie qui est affectée au résultat des sociétés mises en équivalence chez Crédit Agricole S.A.

Dans le cadre de l'opération Switch, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a comptabilisé un engagement de garantie donné en faveur de Crédit Agricole SA à hauteur de 224 898 milliers d'euros et un dépôt d'espèces à hauteur de 75 828 milliers d'euros.

n INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIÉES

La Caisse régionale détient pour 6 515 milliers d'euros d'obligations et autres titres à revenu fi xe émis par Crédit Agricole S.A.

Les Caisses Locales détiennent 3 267 818 parts sociales dans la Caisse régionale pour un montant de 49 816 milliers d'euros.

Les Caisses Locales détiennent également des comptes courants bloqués dans la Caisse régionale pour un montant de 22 663 milliers d'euros.

La Caisse régionale a apporté en garantie à Crédit Agricole S.A. une partie de ces créances pour un montant de 2 744 millions d'euros au 31 décembre 2012 dont 121 millions d'euros au titre de la SFEF, 585 millions au titre des Covereds Bonds, 250 millions d'euros au titre des CRH, 1 724 millions d'euros au titre des opérations de refi nancement de la Banque de France (TRICP) et 64 millions d'euros au titre des mobilisations CDC. Crédit Agricole S.A. apporte ensuite à l'État les créances pour garantir les avances que cette dernière octroie.

ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS

COMPTE DE RESULTAT

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Intérêts et charges assimilées 4.1 138 883 129 584
Commissions (produits) 4.2 134 145 143 117
Commissions (charges) 4.2 (24 585) (27 493)
Gains ou pertes nets sur instruments fi nanciers à la juste valeur par résultat 4.3 654 66
Gains ou pertes nets sur actifs fi nanciers disponibles à la vente 4.4 (11 704) 16 452
Produits des autres activités 4.5 3 429 2 259
Charges des autres activités 4.5 (3 989) (4 622)
PRODUIT NET BANCAIRE 236 833 259 363
Charges générales d'exploitation 4.6-7.1-7.4 (137 217) -133 211
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations incorporelles et
corporelles
4.7 (6 814) (7 288)
RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 92 802 118 864
Coût du risque 4.8 (9 851) (13 703)
RESULTAT D'EXPLOITATION 82 951 105 161
Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence 2.3 / /
Gains ou pertes nets sur autres actifs 4.9 388 220
Variations de valeur des écarts d'acquisition 2.6 / /
RESULTAT AVANT IMPOT 83 339 105 381
Impôts sur les bénéfi ces 4.10 (34 845) (31 716)
Résultat net d'impôt des activités arrêtées ou en cours de cession / /
RESULTAT NET 48 494 73 665
Intérêts minoritaires / /
RESULTAT NET – PART DU GROUPE 48 494 73 665

RÉSULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISÉS DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Résultat net part du groupe 48 494 73 665
Gains et pertes sur écarts de conversion / /
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 10 975 (11 220)
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture / /
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi (1 041) 130
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres part du Groupe, hors
entités mises en équivalence
9 934 (11 090)
Quote part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur entités
mises en équivalence
/ /
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
part du Groupe
4.11 9 934 (11 090)
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres part
du groupe
58 428 62 575
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres part
des minoritaires
/ /
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 58 428 62 575

Les montants sont présentés net d'impôts.

Comme mentionné dans la partie « cadre général », l'ensemble des Caisses régionales de Crédit Agricole détient la totalité du capital de SAS Rue la Boétie dont l'objet exclusif est la détention à tout moment de plus de 50 % des droits de vote et du capital de Crédit Agricole S.A. Les opérations sur les titres non cotés SAS Rue la Boétie sont encadrées par une convention de liquidité qui détermine le prix de référence qui devrait s'appliquer en cas de transferts des titres SAS Rue La Boétie entre Caisses régionales ou lors des augmentations de capital de SAS Rue la Boétie.

Au plan comptable, les titres SAS Rue La Boétie sont classés en titres disponibles à la vente (AFS) et doivent être valorisés à leur juste valeur dans les comptes des Caisses régionales. Dans la mesure où ces titres ne sont pas côtés sur un marché actif, cette juste valeur doit être établie sur la base de techniques de valorisation. Si aucune juste valeur ne peut être déterminée de manière fi able, la norme prévoit que les titres soient maintenus à leur prix de revient. Jusqu'à présent et pour refl éter les spécifi cités des titres SAS Rue La Boétie, la valeur retenue pour l'établissement des comptes consolidés des Caisses régionales a été alignée sur la convention de liquidité qui détermine le prix de référence qui doit s'appliquer en cas de transferts des titres SAS Rue La Boétie entre Caisses régionales. Ce prix de référence est déterminé par une formule qui intègre trois composantes : le cours de bourse des titres Crédit Agricole S.A., le coût de revient de l'action Crédit Agricole S.A. dans les comptes de la SAS Rue La Boétie et l'actif net consolidé par action de Crédit Agricole S.A.

Toutefois, dans un contexte de marché dégradé, la baisse du cours de l'action Crédit Agricole S.A. se traduit par un écart croissant constaté durablement entre le cours de l'action Crédit Agricole S.A. et le prix de l'action SAS Rue La Boétie fi xé par la convention de liquidité. En l'absence de transaction sur le titre entre les Caisses régionales, ce prix fi xé par la convention ne semble plus pouvoir être considéré comme une référence de prix représentative de leur juste valeur au sens de la norme IAS 39.

En outre, la mise en œuvre d'une valorisation qui permettrait de refl éter l'ensemble des droits et obligations attachés à la détention des titres SAS Rue La Boétie soulève de nombreuses incertitudes, en particulier en ce qui concerne la valorisation d'éléments intangibles et incessibles comme :

  • q La stabilité capitalistique du Groupe qui permet d'assurer le contrôle collectif et permanent des Caisses régionales sur Crédit Agricole S.A.,
  • q La couverture des risques de liquidité et de solvabilité des Caisses régionales,
  • q Les relations économiques et fi nancières internes au Groupe Crédit Agricole,
  • q La mise en commun de moyens et,
  • q La valorisation, le développement et l'utilisation de la marque Crédit Agricole,

En conséquence et comme le prévoit la norme IAS 39 dès lors que le recours à un modèle de valorisation ne permet pas d'établir une valorisation fi able, les titres SAS Rue La Boétie sont désormais valorisés à leur coût qui correspond à leur juste valeur au 30 septembre 2012. En cas de cession ou de dépréciation, les gains et pertes latents précédemment constatés en gains et pertes directement en capitaux propres sont transférés en résultat. En cas d'indication objective de perte de valeur (cf. principes et méthodes comptables – dépréciation des titres), les titres sont dépréciés dès lors que la valeur comptable du titre est supérieure à une valeur de référence déterminée sur une approche multicritère basée sur la valeur de marché des différentes activités de Crédit Agricole S.A. Ainsi, les travaux de valorisation s'appuient sur une approche fondée sur des paramètres de marché visant à établir une valeur des fl ux de trésorerie futurs attendus actualisés au taux qui serait retenu par le marché pour un actif similaire conformément au paragraphe 66 d'IAS 39. Cette approche combine une valorisation des fl ux futurs attendus des différentes activités du Groupe actualisés à un taux de marché, une valorisation de l'actif net du Groupe, une valorisation des activités du Groupe par référence à des prix de transactions observés récemment sur des activités similaires, une valorisation fondée sur le cours de bourse de Crédit Agricole S.A. complété d'une prime de contrôle et, le cas échéant une valorisation par référence aux transactions internes.

Ainsi, au 31 décembre 2012, les titres SAS Rue La Boétie sont évalués à leur coût. Ce dernier correspond à la juste valeur des titres au 30 septembre 2012, soit 14 euros. La valeur fondée sur des paramètres de marché et déterminée pour le test de dépréciation selon la méthodologie décrite ci-avant ressort à 13,64 euros. En conséquence, les impacts pour la Caisse régionale d'Illeet-Vilaine sont les suivants :

  • q Constatation d'une dépréciation de 9 679 milliers d'euros déterminée à partir de la différence entre la valeur des titres au 30 septembre 2012 soit 14 euros par action et la valeur déterminée pour le test de dépréciation soit 13,64 euros par action.
  • q Reclassement intégral en résultat des pertes latentes constatées en capitaux propres pour 279 milliers d'euros, montant correspondant à la différence entre la valeur des titres au 30 septembre 2012 et le coût de revient historique de ces titres.

Soit un impact global sur le résultat consolidé au 31 décembre 2012 de 9 958 milliers d'euros.

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Caisse, banques centrales 6.1 27 782 28 137
Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat 6.2 8 497 4 402
Instruments dérivés de couverture 3.2-3.4 1 975 1 488
Actifs fi nanciers disponibles à la vente 6.4-6.6 681 595 651 796
Prêts et créances sur les établissements de crédit 3.1-3.3-6.5 377 381 540 696
Prêts et créances sur la clientèle 3.1-3.3-6.5 8 010 433 7 909 970
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 68 183 44 211
Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance 6.6-6.9 39 510 29 967
Actifs d'impôts courants et différés 6.11 30 574 29 681
Comptes de régularisation et actifs divers 6.12 210 642 171 273
Actifs non courants destinés à être cédés 6.13 / /
Participation aux bénéfi ces différée 6.16 / /
Participations dans les entreprises mises en équivalence 2.3 / /
Immeubles de placement 6.14 21 488 22 775
Immobilisations corporelles 6.15 62 105 67 756
Immobilisations incorporelles 6.15 3 497 3 451
Ecarts d'acquisition 2.6 / /
TOTAL DE L'ACTIF 9 543 662 9 505 603

BILAN ACTIF

BILAN PASSIF

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Banques centrales 6.1 / /
Passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat 6.2 7 179 3 137
Instruments dérivés de couverture 3.2-3.4 78 976 57 530
Dettes envers les établissements de crédit 3.3-6.8 5 820 842 6 183 100
Dettes envers la clientèle 3.1-3.3-6.8 1 898 955 1 687 302
Dettes représentées par un titre 3.2-3.3-6.10 269 997 185 473
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 1 886 954
Passifs d'impôts courants et différés 6.11 2 965 5 093
Comptes de régularisation et passifs divers 6.12 185 761 152 930
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés 6.13 / /
Provisions techniques des contrats d'assurance 6.16 / /
Provisions 6.17 42 411 43 578
Dettes subordonnées 3.2-3.3-6.10 20 007 20 007
TOTAL DETTES 8 328 979 8 339 104
CAPITAUX PROPRES 1 214 683 1 166 499
Capitaux propres - part du Groupe 1 214 682 1 166 499
Capital et réserves liées 258 768 256 030
Réserves consolidées 881 679 820 997
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 25 741 15 807
Résultat de l'exercice 48 494 73 665
Intérêts minoritaires 1 /
TOTAL DU PASSIF 9 543 662 9 505 603

TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES

Capital et réserves liées Total des
(en milliers d'euros) Capital Primes et
réserves
consolidées
liées au
capital
Elimination
des titres
auto-detenus
Réserves
consolidées
part du
Groupe
gains et
pertes
comptabilisés
directement
en capitaux
propres
Résultat
net part du
groupe
Total des
capitaux
propres part
du groupe
Capitaux
propres
part des
minoritaires
Total des
capitaux
propres
consolidés
Capitaux propres
au 1er janvier 2011
161 043 89 372 (1 039) 833 395 26 897 0 1 109 668 0 1 109 668
Augmentation de capital 6 624 / / / / / 6 624 / 6 624
Variation des titres auto détenus / / 48 / / / 48 / 48
Dividendes versés en 2011 / / / (12 416) / / (12 416) / (12 416)
Dividendes reçus des Caisses
régionales et fi liales
/ / / 0 / / 0 / 0
Effet des acquisitions / cessions
sur les minoritaires
/ / / 0 / / 0 / 0
Mouvements liés aux stock options / / / 0 / / 0 / 0
Mouvements liés aux opérations
avec les actionnaires
6 624 0 48 (12 416) 0 0 (5 744) 0 (5 744)
Variation des gains et pertes
comptabilisés directement
en capitaux propres
0 0 0 0 (11 090) 0 (11 090) 0 (11 090)
Quote-part dans les variations de
Capitaux Propres des entreprises
mises en équivalence
/ / / 0 / / 0 / 0
Résultat au 31/12/2011 / / / 0 / 73 665 73 665 / 73 665
Autres variations (18) / / 18 / / 0 / 0
Capitaux propres
au 31 décembre 2011
167 649 89 372 -991 820 997 15 807 73 665 1 166 499 0 1 166 499
Affectation du résultat 2011 / / / 73 665 / -73 665 0 / 0
Capitaux propres au 1er janvier 2012 167 649 89 372 -991 894 662 15 807 0 1 166 499 0 1 166 499
Augmentation de capital 2 816 / / / / / 2 816 / 2 816
Variation des titres auto détenus / / (78) / / / (78) / (78)
Dividendes versés en 2012 / / / (12 963) / / (12 963) / (12 963)
Dividendes reçus des Caisses
régionales et fi liales
/ / / 0 / / 0 / 0
Effet des acquisitions / cessions
sur les minoritaires
/ / / 0 / / 0 / 0
Mouvements liés aux stock options / / / 0 / / 0 / 0
Mouvements liés aux opérations
avec les actionnaires
2 816 0 (78) (12 963) 0 0 (10 225) 0 (10 225)
Variation des gains et pertes
comptabilisés directement
en capitaux propres
0 0 0 0 9 934 0 9 934 0 9 934
Quote-part dans les variations de
Capitaux Propres des entreprises
mises en équivalence
/ / / 0 / / 0 / 0
Résultat au 31/12/2012 / / / 0 / 48 494 48 494 / 48 494
Autres variations / / / (20) / / (20) / (20)
CAPITAUX PROPRES
AU 31 DECEMBRE 2012
170 465 89 372 (1 069) 881 679 25 741 48 494 1 214 682 0 1 214 682

Les réserves consolidées sont essentiellement constituées des résultats des exercices antérieurs non distribués, de montants relatifs à la première application des normes IFRS et de retraitements de consolidation.

L'augmentation de capital (2 816 milliers d'euros) correspond au montant des souscriptions des parts sociales pour le Groupe sur l'exercice 2012.

Les capitaux propres du Groupe s'élèvent à 1 215 millions d'euros. Ils augmentent de 48 millions d'euros depuis la clôture de l'exercice précédent (soit + 4%). Cette hausse s'explique principalement par :

  • q le résultat net consolidé du Groupe au 31 décembre 2012, qui s'élève à 48 millions d'euros,
  • q les dividendes versés à Crédit Agricole SA et aux sociétaires des Caisses locales, qui s'élèvent à 13 millions d'euros.

TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Le tableau de fl ux de trésorerie est présenté selon le modèle de la méthode indirecte.

Les activités opérationnelles sont représentatives des activités génératrices de produits du Groupe « Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine » y compris les actifs recensés dans le portefeuille de placements détenus jusqu'à l'échéance.

Les fl ux d'impôts sont présentés en totalité avec les activités opérationnelles.

Les activités d'investissement représentent les fl ux de trésorerie pour l'acquisition et la cession de participations dans les entreprises consolidées et non consolidées, et des immobilisations corporelles et incorporelles. Les titres de participation stratégiques inscrits dans le portefeuille « actifs fi nanciers disponibles à la vente » sont compris dans cette rubrique.

Les activités de fi nancement résultent des changements liés aux opérations de structure fi nancière concernant les capitaux propres et les emprunts à long terme.

La notion de trésorerie nette comprend la caisse, les créances et dettes auprès des banques centrales, ainsi que les comptes (actif et passif) et prêts à vue auprès des établissements de crédit.

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Résultat avant impôts 83 339 105 381
Dotations nettes aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et
incorporelles
6 815 7 291
Dépréciations des écarts d'acquisition et des autres immobilisations / /
Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions 26 574 15 340
Quote-part de résultat liée aux sociétés mises en équivalence / /
Résultat net des activités d'investissement (312) (220)
Résultat net des activités de fi nancement 869 869
Autres mouvements (9 249) 4 404
Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôts et des autres ajustements 24 697 27 684
Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit (160 383) 56 349
Flux liés aux opérations avec la clientèle 95 634 7 713
Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs fi nanciers 48 285 (330 035)
Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non fi nanciers (9 424) (35 652)
Dividendes reçus des sociétés mises en équivalence / /
Impôts versés (39 822) (35 526)
Diminution/(augmentation) nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles (65 710) (337 151)
Flux provenant des activités abandonnées
TOTAL Flux net de trésorerie généré par l'activité OPERATIONNELLE (A) 42 326 (204 086)
Flux liés aux participations (151) (2 152)
Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles (822) 3 379
Flux provenant des activités abandonnées /
TOTAL Flux net de trésorerie lié aux opérations d'INVESTISSEMENT (B) (973) 1 227
Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires (10 215) (5 744)
Autres fl ux nets de trésorerie provenant des activités de fi nancement (869) (869)
Flux provenant des activités abandonnées
TOTAL Flux net de trésorerie lié aux opérations de FINANCEMENT (C ) (11 084) (6 613)
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de trésorerie (D) / /
Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie (A + B + C + D) 30 269 (209 472)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 25 350 234 821
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 28 100 26 288
Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** (2 750) 208 533
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 55 616 25 350
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 27 770 28 100
Solde net des comptes prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** 27 846 (2 750)
VARIATION DE LA TRÉSORERIE NETTE ET DES ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE 30 266 -209 471

* composé du solde net des postes "Caisses et banques centrales", hors intérêts courus, tel que détaillé en note 6.1 (y compris trésorerie des entités reclassées en activités destinées à être cédées).

** composé du solde des postes "comptes ordinaires débiteurs sains" et "comptes et prêts au jour le jour sains" tel que détaillés en note 6.5 et des postes "comptes ordinaires créditeurs" et "comptes et emprunts au jour le jour" tel que détaillés en note 6.8. (hors intérêts courus et y compris opérations internes au Crédit Agricole).

n FLUX LIÉS AUX PARTICIPATIONS

Cette ligne recense les effets nets sur la trésorerie des acquisitions et des cessions de titres de participation. Au cours de l'année 2012, l'impact net des acquisitions sur la trésorerie du Groupe s'élève à 151 milliers d'euros.

n FLUX PROVENANT OU À DESTINATION DES ACTIONNAIRES

Le fl ux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires s'élève, au cours de l'exercice 2012, à 10 215 milliers d'euros portant notamment sur :

  • q le paiement des dividendes versés aux porteurs de Certifi cats Coopératifs d'Investissements et Certifi cats Coopératifs d'Associés à hauteur de 9 168 milliers d'euros.
  • q le paiement des intérêts aux porteurs de parts sociales à hauteur de 3 795 milliers d'euros.
  • q les souscriptions de parts sociales pour un montant de 2 816 milliers d'euros.

n HAUSSE DE LA TRÉSORERIE LIÉE AUX ÉLÉMENTS SUIVANTS : + 664 MILLIONS D'EUROS

  • q Forte hausse des dépôts à terme (DAT) de 229 millions d'euros.
  • q Les placements monétaires à terme ont baissé (240 millions d'euros) suite à l'arrivée à échéance de placements en blanc fi n 2012 réalisés dans le cadre du lissage de l'échéancier moyen long terme. Afi n de respecter les limites d'endettement

MLT, la CR avait réalisé des placements en blanc dont l'échéance correspondait aux semestres en dépassement.

  • q Progression des emprunts en blanc de 110 millions d'euros permettant le refi nancement des prêts.
  • q Hausse de 85 millions d'euros de l'encours des CDN interbancaires

n BAISSE DE LA TRÉSORERIE LIÉE AUX ÉLÉMENTS SUIVANTS : - 634 MILLIONS D'EUROS

  • q Hausse de l'encours des placements en blanc (65 millions d'euros) : placements réalisés sur le compartiment fonds propres afi n de profi ter des spreads élevés constatés mi-2012 sur les émetteurs bancaires.
  • q Progression de notre encours crédit équipement à la clientèle (17 millions d'euros).
  • q Progression des prêts octroyés à la clientèle fi nancière (9 millions d'euros).
  • q Progression de notre encours crédit habitat à la clientèle (110 millions d'euros).
  • q Impact net des acquisitions et cessions des titres de placement au cours de l'année 2012 (29 millions d'euros).
  • q Diminution de l'encours des avances classiques de 404 millions d'euros.

1. PRINCIPES ET MÉTHODES APPLICABLES DANS LE GROUPE, JUGEMENTS ET ESTIMATIONS UTILISÉS.

1.1. NORMES APPLICABLES ET COMPARABILITÉ

En application du règlement CE n° 1606/2002, les comptes annuels ont été établis conformément aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC applicables au 31 décembre 2012 et telles qu'adoptées par l'Union européenne (version dite « carve out »), en utilisant donc certaines dérogations dans l'application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macro-couverture.

Ce référentiel est disponible sur le site de la Commission européenne, à l'adresse suivante : http://ec.europa.eu/ internal_market/accounting/ias/index_fr.htm .

Les normes et interprétations sont identiques à celles utilisées et décrites dans les états fi nanciers du Groupe au 31 décembre 2011.

Elles ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union européenne au 31 décembre 2012 et dont l'application est obligatoire pour la première fois sur l'exercice 2012. Celles-ci portent sur :

Normes, Amendements ou Interprétations Date de publication
par l'Union européenne
Date de 1ère application :
exercices ouverts
à compter du
Amendement de la norme IFRS 7, informations
complémentaires à donner
sur les transferts d'actifs fi nanciers
22 novembre 2011
(UE n° 1205/2011)
1er janvier 2012

L'application de ces nouvelles dispositions n'a pas eu d'impact signifi catif sur le résultat et la situation nette de la période.

Par ailleurs, il est rappelé que lorsque l'application anticipée de normes et interprétations adoptées par l'Union européenne est optionnelle sur une période, l'option n'est pas retenue par le Groupe, sauf mention spécifi que.

Ceci concerne en particulier :

Normes, Amendements ou Interprétations Date de publication par
l'Union européenne
Date de 1ère application
obligatoire : exercices
ouverts à compter du
Amendement de la norme IAS 1, relatif à la présentation
des autres éléments du résultat global, nouvelle
décomposition des autres capitaux
05 juin 2012
(UE n°475/2012)
1er juillet 2012
Amendement de la norme IAS 19 relatif aux
engagements de retraite (régimes à prestations
défi nies)
05 juin 2012
(UE n°475/2012)
1er janvier 2013
Norme IFRS 10 sur les états fi nanciers consolidés 11 décembre 2012
(UE n° 1254/12)
1er janvier 2014
Norme IFRS 11 sur les partenariats 11 décembre 2012
(UE n° 1254/12)
1er janvier 2014
Norme IFRS 12 sur les informations à fournir sur les
intérêts détenus dans d'autres entités
11 décembre 2012
(UE n° 1254/12)
1er janvier 2014
Norme IAS 27 modifi ée sur les états fi nanciers
individuels
11 décembre 2012
(UE n° 1254/12)
1er janvier 2014
Norme IAS 28 modifi ée sur les participations dans des
entreprises associées et des coentreprises
11 décembre 2012
(UE n° 1254/12)
1er janvier 2014
Amendement de la norme IAS 12, par rapport au
recouvrement des actifs sous-jacents
11 décembre 2012
(UE n° 1255/12)
1er janvier 2013
Amendement de la norme IFRS 1, sur l'hyperinfl ation
grave, nouveau guide d'application pour les
1ers adoptants qui ont (ou avaient) une monnaie
fonctionnelle touchée par une hyperinfl ation grave
11 décembre 2012
(UE n° 1255/12)
1er janvier 2013
Norme IFRS 13 relative à l'évaluation de la juste valeur 11 décembre 2012
(UE n° 1255/12)
1er janvier 2013
Interprétation d'IFRIC 20 sur les frais de déblaiement
engagés pendant la phase de production d'une mine à
ciel ouvert
11 décembre 2012
(UE n° 1255/12)
1er janvier 2013
Amendement d'IFRS 7 sur les informations à fournir
au titre des compensations d'actifs fi nanciers et des
passifs fi nanciers
13 décembre 2012
(UE n° 1256/12)
1er janvier 2013
Amendement d'IAS 32 sur la présentation des
compensations d'actifs fi nanciers et des passifs
fi nanciers
13 décembre 2012
(UE n° 1256/12)
1er janvier 2014

Le Groupe n'attend pas d'effets signifi catifs de l'application de ces dispositions sur son résultat et sa situation nette.

En effet :

  • q L'amendement de la norme IAS 1 prévoit, au sein des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux, la distinction recyclable/non recyclable.
  • q L'amendement de la norme IAS 19 prévoit principalement l'obligation d'enregistrer les écarts actuariels, relatifs aux régimes à prestations défi nies, en gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres. Cette méthode est déjà appliquée par le Groupe (optionnelle dans la version actuelle d'IAS 19).
  • q L'amendement de la norme IAS 12 prévoit une nouvelle méthode d'évaluation des impôts différés Actif et Passif issus des différences temporaires

relatives à certains actifs réévalués. Cette approche ne concerne pas le Groupe qui n'a pas opté pour la méthode de réévaluation des immobilisations corporelles non amortissables selon IAS 16, ni des immeubles de placement selon IAS 40.

q L'amendement IFRS 1 ne s'applique qu'aux premiers adoptants.

Les études d'impact concernant la mise en œuvre des normes pour IFRS 10, IFRS 12 et IFRS 13 sont en cours.

Par ailleurs, les normes et interprétations publiées par l'IASB mais non encore adoptées par l'Union européenne n'entreront en vigueur d'une manière obligatoire qu'à partir de cette adoption et ne sont donc pas appliquées par le Groupe au 31 décembre 2012.

1.2. PRINCIPES ET MÉTHODES COMPTABLES

n UTILISATION DE JUGEMENTS ET ESTIMATIONS DANS LA PRÉPARATION DES ÉTATS FINANCIERS

De par leur nature, les évaluations nécessaires à l'établissement des états fi nanciers exigent la formulation d'hypothèses et comportent des risques et des incertitudes quant à leur réalisation dans le futur.

Les réalisations futures peuvent être infl uencées par de nombreux facteurs, notamment :

  • q les activités des marchés nationaux et internationaux ;
  • q les fl uctuations des taux d'intérêt et de change ;
  • q la conjoncture économique et politique dans certains secteurs d'activité ou pays ;
  • q les modifi cations de la réglementation ou de la législation.

Cette liste n'est pas exhaustive.

Les estimations comptables qui nécessitent la formulation d'hypothèses sont utilisées principalement pour les évaluations suivantes :

n INSTRUMENTS FINANCIERS (IAS 32 ET 39)

Les actifs et passifs fi nanciers sont traités dans les états fi nanciers selon les dispositions de la norme IAS 39 telle qu'adoptée par la Commission européenne.

Lors de leur comptabilisation initiale, les actifs et passifs fi nanciers sont évalués à leur juste valeur en intégrant les coûts de transaction (à l'exception des instruments fi nanciers comptabilisés à la juste valeur par le biais du compte de résultat). Après la comptabilisation initiale, les actifs et passifs fi nanciers sont évalués en fonction de leur classifi cation soit à leur juste valeur, soit au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif.

3 TITRES À L'ACTIF

Classification des titres à l'actif

Les titres sont classés selon les quatre catégories d'actifs applicables aux titres défi nies par la norme IAS 39 :

  • q actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat par nature ou sur option ;
  • q actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance ;
  • q prêts et créances ;
  • q actifs fi nanciers disponibles à la vente.

  • q les instruments fi nanciers évalués à la juste valeur ;

  • q les participations non consolidées ;
  • q les régimes de retraite et autres avantages sociaux futurs ;
  • q les plans de stock-options ;
  • q les dépréciations durables de titres disponibles à la vente et d'actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance;
  • q les dépréciations des créances irrécouvrables ;
  • q les provisions ;
  • q les dépréciations des écarts d'acquisition ;
  • q les actifs d'impôts différés ;
  • q la valorisation des entités mises en équivalence ;

Les modalités de recours à des jugements ou à des estimations sont précisées dans les paragraphes concernés ci-après.

La juste valeur est défi nie comme le montant pour lequel un actif pourrait être échangé, ou un passif éteint, entre des parties bien informées, consentantes, et agissant dans des conditions de concurrence normale.

Le taux d'intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les décaissements ou encaissements de trésorerie futurs sur la durée de vie prévue de l'instrument fi nancier ou, selon le cas, sur une période plus courte de manière à obtenir la valeur comptable nette de l'actif ou du passif fi nancier.

Actifs financiers à la juste valeur par résultat / affectation par nature ou sur option

Selon la norme IAS 39, ce portefeuille comprend les titres dont le classement en actif fi nancier à la juste valeur par résultat résulte, soit d'une réelle intention de transaction – affectation par nature, soit d'une option prise par le Groupe.

Les actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat par nature sont des actifs acquis ou générés par l'entreprise principalement dans l'objectif de les céder à court terme ou qui font partie d'un portefeuille d'instruments gérés en commun dans le but de réaliser un bénéfi ce lié à des fl uctuations de prix à court terme ou à une marge d'arbitragiste.

La comptabilisation d'actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option, quant à elle, pourra être retenue, sous réserve de répondre aux conditions défi nies dans la norme, dans les trois cas de fi gure suivants : pour des instruments hybrides comprenant un ou plusieurs dérivés incorporés, dans une optique de réduction de distorsion de traitement comptable ou dans le cas de

Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance

La catégorie « Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance » (applicable aux titres à maturité défi nie) est ouverte aux titres à revenu fi xe ou déterminable que le Groupe a l'intention et la capacité de conserver jusqu'à leur échéance, autres que :

  • q ceux que le Groupe a désignés lors de leur comptabilisation initiale comme des actifs évalués en juste valeur en contrepartie du résultat ;
  • q ceux qui répondent à la défi nition des prêts et créances. Ainsi, les titres de dettes non cotés sur un marché actif ne peuvent pas être classés dans la catégorie des actifs détenus jusqu'à l'échéance.

Le classement dans cette catégorie entraîne l'obligation impérative de respecter l'interdiction de céder des titres avant leur échéance, sauf exceptions prévues par la norme IAS 39.

Prêts et créances

La catégorie « Prêts et créances » enregistre les actifs fi nanciers non cotés sur un marché actif à revenus fi xes ou déterminables.

Les titres du portefeuille « Prêts et créances » sont comptabilisés initialement pour leur prix d'acquisition, frais de transaction directement attribuables et coupons courus inclus.

groupes d'actifs fi nanciers gérés dont la performance est évaluée à la juste valeur. Cette comptabilisation est généralement utilisée pour éviter de comptabiliser et d'évaluer séparément des dérivés incorporés à des instruments hybrides.

Les titres classés en actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur, hors coûts de transaction directement attribuables à l'acquisition (directement enregistrés en résultat) et coupons courus inclus.

Ils sont ultérieurement évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat.

Cette catégorie de titres ne fait pas l'objet de dépréciations. Les encours de syndication de titres destinés à être cédés sont affectés à la catégorie « Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat par nature » et sont évalués en mark-to-market.

La couverture du risque de taux pour cette catégorie de titres n'est pas éligible à la comptabilité de couverture défi nie par la norme IAS 39.

Les titres détenus jusqu'à l'échéance sont initialement comptabilisés pour leur prix d'acquisition, frais de transaction directement attribuables à l'acquisition et coupons courus inclus.

Ils sont comptabilisés ultérieurement selon la méthode du coût amorti avec amortissement de la surcote / décote selon la méthode du taux d'intérêt effectif.

Cette catégorie de titres fait l'objet de dépréciations dans les conditions décrites dans le chapitre spécifi que « Dépréciation des titres » pour les titres évalués au coût amorti.

Ils sont comptabilisés ultérieurement selon la méthode du coût amorti avec amortissement de la surcote / décote selon la méthode du taux d'intérêt effectif corrigé d'éventuelles dépréciations.

Cette catégorie de titres fait l'objet de dépréciations dans les conditions décrites dans le chapitre spécifi que « Dépréciation des titres » pour les titres évalués au coût amorti.

Actifs financiers disponibles à la vente

La catégorie « Actifs fi nanciers disponibles à la vente » est défi nie par la norme IAS 39 comme la catégorie par défaut ou par désignation.

Les titres classés en « Actifs fi nanciers disponibles à la vente » sont initialement comptabilisés à la juste valeur, frais de transaction directement attribuables à l'acquisition et coupons courus inclus.

Les titres classés en « Actifs fi nanciers disponibles à la vente » sont ultérieurement évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont enregistrées en gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres.

En cas de cession, ces variations sont transférées en résultat.

L'amortissement des éventuelles surcotes / décotes des titres à revenu fi xe est comptabilisé en résultat selon la méthode du taux d'intérêt effectif.

Cette catégorie de titres fait l'objet de dépréciations dans les conditions décrites dans le chapitre spécifi que « Dépréciation des titres ».

Valorisation des titres SAS Rue La Boétie :

L'ensemble des Caisses régionales de Crédit Agricole détient la totalité du capital de SAS Rue La Boétie dont l'objet exclusif est la détention à tout moment de plus de 50 % des droits de vote et du capital de Crédit Agricole S.A. La fi xation de paramètres permettant de refl éter l'ensemble des droits et obligations attachés à la détention des titres SAS Rue La Boétie est complexe et ne permet pas de déterminer une juste valeur fi able au sens de la norme IAS 39. Cela concerne des éléments tels que :

  • q La stabilité capitalistique du Groupe qui permet d'assurer le contrôle collectif et permanent des Caisses régionales sur Crédit Agricole S.A.,
  • q La couverture des risques de liquidité et de solvabilité des Caisses régionales,
  • q Les relations économiques et fi nancières internes au Groupe Crédit Agricole,
  • q La mise en commun de moyens et,
  • q La valorisation, le développement et l'utilisation de la marque Crédit Agricole,

En conséquence, et en application de l'exception prévue par la norme IAS 39, les titres SAS Rue La Boétie sont valorisés à leur coût dans les comptes des Caisses régionales. Les titres font l'objet d'un test de dépréciation annuel et, le cas échéant, en cas d'indice de pertes de valeur (cf partie principes et méthodes comptables – dépréciation des titres).

Dépréciation des titres

Une dépréciation doit être constatée lorsqu'il existe un indice objectif de dépréciation résultant d'un ou plusieurs événements intervenus après l'acquisition des titres autres que ceux classés en juste valeur par résultat.

Constitue un indice objectif de perte une baisse durable ou signifi cative de la valeur du titre pour les titres de capitaux propres, ou l'apparition d'une dégradation signifi cative du risque de crédit matérialisée par un risque de non recouvrement pour les titres de dette.

Pour les titres de capitaux propres, le Groupe utilise des critères quantitatifs comme indicateurs de dépréciation potentielle. Ces critères quantitatifs reposent principalement sur une perte de l'instrument de capitaux propres de 30 % au moins de sa valeur sur une période de 6 mois consécutifs. Le Groupe prend également en considération des facteurs de type difficultés fi nancières de l'émetteur, perspectives à court terme etc.

Au-delà de ces critères, le Groupe constate une dépréciation en cas de baisse de valeur supérieure à 50 % ou observée pendant plus de 3 ans.

Valorisation des titres SAS Rue La Boétie :

Les titres SAS Rue la Boétie, valorisés au coût, font systématiquement l'objet d'un test de dépréciation annuel et en cas d'indices de pertes de valeurs.

A titres d'exemples, les situations suivantes pourraient être considérées comme des indications objectives de dépréciation (à apprécier en fonction de leur signifi cativité) :

  • q Annonce d'un plan de restructuration ou de cession sur le périmètre Groupe Crédit Agricole S.A.,
  • q Baisse du cours de l'action Crédit Agricole S.A.,
  • q Diminution de l'actif net consolidé de Crédit Agricole S.A.,
  • q Constatation d'un résultat net défi citaire,
  • q Dégradation de la notation de Crédit Agricole S.A. ...

Une dépréciation sera enregistrée en résultat dès lors que la valeur comptable du titre sera supérieure à une valeur de référence déterminée sur une approche multicritère fondée sur des paramètres de marché visant à établir une valeur des fl ux de trésorerie futures attendus actualisés au taux qui serait retenu par le marché pour un actif similaire conformément au paragraphe 66 d'IAS 39. Cette approche combine une valorisation des fl ux futurs attendus des différentes activités du Groupe actualisés à un taux de marché, une valorisation de l'actif net du Groupe, une valorisation des activités du Groupe par référence à des prix de transactions observés récemment sur des activités similaires, une valorisation fondée sur le cours de bourse de Crédit Agricole S.A. complété d'une prime de contrôle et, le cas échéant une valorisation par référence aux transactions internes.

Pour les titres de dettes, les critères de dépréciation sont ceux qui s'appliquent aux prêts et créances.

La constatation de cette dépréciation se fait :

q pour les titres évalués au coût amorti via l'utilisation d'un compte de dépréciation, le montant de la perte étant comptabilisé au compte de résultat, avec une reprise possible en cas d'amélioration ultérieure,

Date d'enregistrement des titres

Crédit Agricole S.A. enregistre à la date de règlement livraison les titres classés dans les catégories « Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance » et « Prêts et

3 RECLASSEMENTS D'ACTIFS FINANCIERS

Conformément à l'amendement de la norme IAS 39 publié et adopté par l'Union européenne en octobre 2008, il est autorisé d'opérer les reclassements suivants :

q des catégories « Actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction » et « Actifs fi nanciers disponibles à la vente » vers la catégorie « Prêts et créances », si l'entité a désormais l'intention et la capacité de conserver l'actif fi nancier concerné dans un avenir prévisible ou jusqu'à l'échéance et si les critères d'éligibilité à cette catégorie sont respectés à la date de transfert (notamment actif fi nancier non coté sur un marché actif) ;

q pour les titres disponibles à la vente par un transfert en résultat du montant de la perte cumulée sortie des capitaux propres, avec possibilité, en cas d'amélioration ultérieure de la valeur des titres, de reprendre par le résultat la perte précédemment transférée en résultat lorsque les circonstances le justifi ent pour les instruments de dettes.

créances ». Les autres titres, quelle que soit leur nature ou la catégorie dans laquelle ils sont classés sont enregistrés à la date de négociation.

q dans le cas de circonstances rares et documentées, de la catégorie « Actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction » vers les catégories « Actifs fi nanciers disponibles à la vente » ou « Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance », si les critères d'éligibilité sont respectés à la date de transfert pour chacun des deux postes.

La juste valeur à la date de reclassement devient le nouveau coût ou le nouveau coût amorti, selon le cas, de l'actif fi nancier reclassé.

Les informations sur les reclassements réalisés par le Groupe en application de la norme IAS 39 sont données dans la note 9.

3 ACTIVITÉ DE CRÉDITS

Les crédits sont affectés principalement à la catégorie « Prêts et créances ». Ainsi, conformément à la norme IAS 39, ils sont évalués à l'initiation à la juste valeur, et ultérieurement au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif. Le taux d'intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les fl ux de trésorerie futurs à l'encours net d'origine. Ce taux inclut les décotes ainsi que les produits et coûts de transaction intégrables au taux d'intérêt effectif, le cas échéant.

Les crédits et encours de syndication destinés à être cédés à court terme sont affectés à la catégorie « Actifs

Créances dépréciées

Conformément à la norme IAS 39, les créances affectées en « Prêts et créances » sont dépréciées lorsqu'elles présentent un ou plusieurs événements de perte intervenus après la réalisation de ces créances. Les créances ainsi identifi ées font l'objet d'une dépréciation sur base individuelle ou sur base collective. Les pertes prévisibles sont ainsi appréhendées à travers l'enregistrement de dépréciations, égales à la différence entre la valeur comptable des prêts (coût amorti) et la somme des fl ux futurs estimés, actualisés au taux d'intérêt effectif d'origine, ou sous forme de décotes sur prêts restructurés pour cause de défaillance du client.

On distingue ainsi :

  • q les créances dépréciées sur base individuelle : il s'agit des créances assorties de dépréciations et des créances restructurées pour cause de défaillance du client assorties de décotes ;
  • q les créances dépréciées sur base collective : il s'agit des créances non dépréciées sur base individuelle, pour lesquelles la dépréciation est déterminée par ensemble homogène de créances dont les caractéristiques de risque de crédit sont similaires. Cela concerne notamment les créances en souffrance.

Créances dépréciées sur base individuelle

Ce sont les créances de toute nature, même assorties de garanties, présentant une indication objective de dépréciation, tel que :

  • q des difficultés fi nancières importantes du débiteur;
  • q une rupture de contrat telle qu'un défaut de paiement des intérêts ou du capital ;
  • q l'octroi par le prêteur à l'emprunteur, pour des raisons économiques ou juridiques liées aux difficultés fi nancières de l'emprunteur, d'une facilité que le prêteur n'aurait pas envisagée dans d'autres circonstances (restructuration de prêts) ;

fi nanciers à la juste valeur par résultat par nature » et sont évalués en mark-to-market.

Les prêts subordonnés, de même que les opérations de pension (matérialisées par des titres ou des valeurs), sont intégrés dans les différentes rubriques de créances, en fonction de la nature de la contrepartie.

Les revenus calculés sur la base du taux d'intérêt effectif sur les créances sont portés au compte de créances rattachées en contrepartie du compte de résultat.

Les encours en souffrance sont des encours pour lesquels ont été constatés des arriérés de paiement n'entraînant pas pour autant une dépréciation sur base individuelle (encours sensibles sous surveillance).

L'évaluation d'une dépréciation sur base actualisée est estimée en fonction d'un certain nombre de facteurs, notamment économiques ou sectoriels. Il est possible que les évaluations futures du risque de crédit diffèrent de façon signifi cative des évaluations actuelles, ce qui pourrait nécessiter une augmentation ou une diminution du montant de la dépréciation.

Les pertes probables relatives aux engagements hors bilan sont prises en compte par voie de provisions fi gurant au passif du bilan.

Les dotations et reprises de dépréciation pour risque de non recouvrement sont inscrites en coût du risque ; l'augmentation de la valeur comptable des créances du fait de la désactualisation de la dépréciation et de l'amortissement de la décote des créances restructurées est inscrite dans la marge d'intérêts.

q une probabilité croissante de faillite ou autre restructuration fi nancière de l'emprunteur.

Le Groupe constitue les dépréciations correspondant, en valeur actualisée au taux d'intérêt effectif d'origine, à l'ensemble de ses pertes prévisionnelles au titre des encours dépréciés.

Pour les encours composés de petites créances présentant des caractéristiques similaires, l'étude, contrepartie par contrepartie, peut être remplacée par une estimation statistique des pertes prévisionnelles.

Les créances restructurées sont des créances, pour lesquelles l'entité a modifi é les conditions fi nancières initiales (taux d'intérêt, durée) du fait d'un risque de contrepartie

La décote constatée lors d'une restructuration de créance est dotée en coût du risque.

Cette décote correspond au manque à gagner de fl ux de trésorerie futurs, actualisés au taux effectif d'origine. Elle est égale à l'écart constaté entre :

Créances dépréciées sur base collective

Les séries statistiques et historiques des défaillances clientèle du Groupe démontrent l'existence de risques avérés de non recouvrement partiel sur les encours non dépréciés sur base individuelle. Afi n de couvrir ces risques par nature non individualisés, le Groupe a constaté à l'actif de son bilan, selon des modèles élaborés à partir de ces séries statistiques, diverses dépréciations sur bases collectives telles que :

« Dépréciations sur encours en souffrance » :

Les dépréciations sur ces encours sont calculées à partir de modèles Bâle 2.

Dans le cadre de la règlementation Bâle 2, le Groupe détermine, à partir d'outils et de bases statistiques, un montant de pertes attendues à horizon d'un an, en fonction de multiples critères d'observation qui répondent à la défi nition de l'événement de perte au sens de la norme IAS 39.

Intérêts pris en charge par l'État (IAS 20)

Dans le cadre de mesures d'aides au secteur agricole et rural, ainsi qu'à l'acquisition de logement, certaines entités du groupe Crédit Agricole S.A. accordent des prêts à taux réduits, fi xés par l'Etat. En conséquence, ces entités perçoivent de l'Etat une bonifi cation représentative du différentiel de taux existant entre le taux accordé à la clientèle et un taux de référence prédéfi ni. En conséquence, il n'est pas constaté de décote sur les prêts qui bénéfi cient de ces bonifi cations.

  • q la valeur nominale du prêt ;
  • q la somme des fl ux de trésorerie futurs théoriques du prêt restructuré, actualisés au taux d'intérêt effectif d'origine (défi ni à la date de l'engagement de fi nancement).

Au 31 décembre 2012, le montant de la décote s'élève à 129 milliers d'euros, dont 71 milliers d'euros sur les crédits de trésorerie. Les décotes sur les crédits restructurés font l'objet d'une comptabilisation dans les comptes de charges et produits.

L'évaluation de la dépréciation fait appel à la probabilité de défaillance affectée à chaque classe de notation attribuée aux emprunteurs mais fait également appel au jugement expérimenté de la Direction.

Le montant de cette dépréciation est obtenu par l'application au montant de pertes attendues calculé selon les modèles Bâle 2, d'un coefficient de passage à maturité, destiné à prendre en compte la nécessité de constituer des dépréciations sur les pertes attendues jusqu'au terme du contrat

« Autres dépréciations sur base collective » :

Par ailleurs, le Groupe a également constaté à l'actif de son bilan des dépréciations sur bases collectives destinées à couvrir des risques clientèle non affectés individuellement, telles que les dépréciations sectorielles. Ces dernières visent à couvrir des risques estimés sur une base sectorielle pour lesquels il existe statistiquement ou historiquement un risque de non-recouvrement partiel.

Les modalités de ce mécanisme de compensation sont réexaminées périodiquement par l'Etat.

Les bonifi cations perçues de l'Etat sont enregistrées sous la rubrique « Intérêts et produits assimilés » et réparties sur la durée de vie des prêts correspondants, conformément à la norme IAS 20.

3 PASSIFS FINANCIERS

La norme IAS 39 adoptée par l'Union européenne reconnaît trois catégories de passifs fi nanciers :

  • q les passifs fi nanciers évalués par nature en juste valeur en contrepartie du compte de résultat. Les variations de juste valeur de ce portefeuille impactent le résultat aux arrêtés comptables ;
  • q les passifs fi nanciers évalués sur option en juste valeur, en contrepartie du compte de résultat. La comptabilisation de passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option pourra être retenue, sous réserve de répondre aux conditions défi nies dans la norme, dans les trois cas de fi gure suivants : pour des instruments hybrides comprenant un ou plusieurs dérivés incorporés, dans une optique de réduction de distorsion de traitement comptable ou

Titres au passif

Distinction dettes – capitaux propres

Un instrument de dettes ou un passif fi nancier constitue une obligation contractuelle :

  • q de remettre des liquidités ou un autre actif fi nancier ;
  • q d'échanger des instruments dans des conditions potentiellement défavorables.

Rachat d'actions propres

Les actions propres rachetées par la Caisse régionale du Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, sont inscrites

3 PRODUITS DE LA COLLECTE

Les produits de collecte sont comptabilisés en totalité dans la catégorie des « Dettes envers la clientèle» malgré les caractéristiques du circuit de collecte dans le groupe Crédit Agricole, avec une centralisation de la collecte chez Crédit Agricole S.A. en provenance des Caisses régionales. La contrepartie fi nale de ces produits de collecte pour le Groupe reste en effet la clientèle.

3 INSTRUMENTS DÉRIVÉS

Les instruments dérivés sont des actifs ou des passifs fi nanciers et sont enregistrés au bilan pour leur juste valeur à l'origine de l'opération. A chaque arrêté comptable, ces dérivés sont évalués à leur juste valeur qu'ils soient détenus à des fi ns de transaction ou qu'ils entrent dans une relation de couverture.

La contrepartie de la réévaluation des dérivés au bilan est

dans le cas de groupes de passifs fi nanciers gérés dont la performance est évaluée à la juste valeur. Cette comptabilisation est généralement utilisée pour éviter de comptabiliser et évaluer séparément des dérivés incorporés à des instruments hybrides ;

q les autres passifs fi nanciers : cette catégorie regroupe tous les autres passifs fi nanciers. Ce portefeuille est enregistré en juste valeur à l'origine (produits et coûts de transaction inclus) puis est comptabilisé ultérieurement au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif.

La valorisation des émissions comptabilisées à la juste valeur intègre la variation du risque de crédit propre du Groupe.

Un instrument de capitaux propres est un contrat mettant en évidence un intérêt résiduel dans une entreprise après déduction de toutes ses dettes (actif net).

à l'actif du bilan dans la rubrique des titres de transaction.

L'évaluation initiale est faite à la juste valeur, l'évaluation ultérieure au coût amorti.

Les produits d'épargne réglementée sont par nature considérés comme étant à taux de marché.

Les plans d'épargne logement et les comptes d'épargne logement donnent lieu le cas échéant à une provision telle que détaillée dans la note 6.17.

enregistrée en résultat (sauf dans le cas particulier de la relation de couverture de fl ux de trésorerie).

La comptabilité de couverture

La couverture de juste valeur a pour objet de se protéger contre une exposition aux variations de juste valeur d'un actif ou d'un passif comptabilisé ou d'un engagement ferme non comptabilisé.

La couverture de fl ux de trésorerie a pour objet de se prémunir contre une exposition à la variabilité des fl ux de trésorerie futurs sur des instruments fi nanciers associés à un actif ou à un passif comptabilisé (par exemple, à tout ou partie des paiements d'intérêts futurs sur une dette à taux variable) ou à une transaction prévue hautement probable.

La couverture d'un investissement net dans une activité à l'étranger a pour objet de se protéger contre le risque de variation défavorable de la juste valeur lié au risque de change d'un investissement réalisé à l'étranger dans une monnaie autre que l'euro.

Dans le cadre d'une intention de couverture, les conditions suivantes doivent être respectées afi n de bénéfi cier de la comptabilité de couverture :

  • q éligibilité de l'instrument de couverture et de l'instrument couvert ;
  • q documentation formalisée dès l'origine, incluant notamment la désignation individuelle et les caractéristiques de l'élément couvert, de l'instrument de couverture, la nature de la relation de couverture et la nature du risque couvert ;
  • q démonstration de l'efficacité de la couverture, à l'origine et rétrospectivement, à travers des tests effectués à chaque arrêté.

Pour les couvertures d'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'actifs fi nanciers ou de passifs fi nanciers, le groupe Crédit Agricole S.A. privilégie une documentation de couverture en juste valeur telle que permise par la norme IAS 39 adoptée par l'Union européenne (version dite « carve out »).

De plus, le Groupe documente ces relations de couverture sur la base d'une position brute d'instruments dérivés et d'éléments couverts.

La justifi cation de l'efficacité de ces relations de couverture s'effectue par le biais d'échéanciers.

L'enregistrement comptable de la réévaluation du dérivé se fait de la façon suivante :

q couverture de juste valeur : la réévaluation du dérivé et la réévaluation de l'élément couvert à hauteur du risque couvert sont inscrites symétriquement en résultat. Il n'apparaît, en net en résultat, que l'éventuelle inefficacité de la couverture ;

  • q couverture de fl ux de trésorerie : la réévaluation du dérivé est portée au bilan en contrepartie d'un compte spécifi que de gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres pour la partie efficace et la partie inefficace de la couverture est, le cas échéant, enregistrée en résultat. Les profi ts ou pertes sur le dérivé accumulés en capitaux propres sont ensuite reclassés en résultat au moment où les fl ux couverts se réalisent ;
  • q couverture d'un investissement net dans une activité à l'étranger : la réévaluation du dérivé est portée au bilan en contrepartie d'un compte d'écarts de conversion en capitaux propres et la partie inefficace de la couverture est enregistrée en résultat.

Lorsque les conditions ne sont plus respectées pour bénéfi cier de la comptabilité de couverture, le traitement comptable qui suit doit être appliqué prospectivement.

  • q couverture de juste valeur: seul l'instrument de couverture continue à être réévalué en contrepartie du résultat. L'élément couvert est intégralement comptabilisé conformément à sa classifi cation. Pour les titres disponibles à la vente, les variations de juste valeur postérieures à l'arrêt de la relation de couverture, sont enregistrées en capitaux propres. Pour les éléments couverts évalués au coût amorti, qui étaient couverts en taux, le stock d'écart de réévaluation est amorti sur la durée de vie restante de ces éléments couverts.
  • q couverture de fl ux de trésorerie: l'instrument de couverture est valorisé à la juste valeur par résultat. Les montants accumulés en capitaux propres au titre de la part efficace de la couverture demeurent en capitaux propres jusqu'à ce que l'élément couvert affecte le résultat. Pour les éléments qui étaient couverts en taux, le résultat est affecté au fur et à mesure du versement des intérêts. Le stock d'écart de réévaluation est donc amorti sur la durée de vie restante de ces éléments couverts.
  • q couverture d'investissement net à l'étranger: Les montants accumulés en capitaux propres au titre de la part efficace de la couverture demeurent en capitaux propres tant que l'investissement net est détenu. Le résultat est constaté lorsque l'investissement net à l'étranger sort du périmètre de consolidation.

Dérivés incorporés :

Un dérivé incorporé est la composante d'un contrat hybride qui répond à la défi nition d'un produit dérivé. Le dérivé incorporé doit être comptabilisé séparément du contrat hôte si les trois conditions suivantes sont remplies :

  • q le contrat hybride n'est pas évalué à la juste valeur par résultat ;
  • q séparé du contrat hôte, l'élément incorporé possède les caractéristiques d'un dérivé ;
  • q les caractéristiques du dérivé ne sont pas étroitement liées à celle du contrat hôte.

3 DÉTERMINATION DE LA JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS

Les justes valeurs des instruments fi nanciers sont déterminées conformément aux dispositions d'IAS 39 et sont présentées selon la hiérarchie défi nie par IFRS 7.

Le Groupe applique par ailleurs la recommandation en matière de valorisation de certains instruments fi nanciers à la juste valeur publiée par l'AMF, le CNC et l'ACAM le 15 octobre 2008.

Lorsque la méthode de valorisation d'un instrument fi nancier est la juste valeur, la norme IAS 39 considère que la meilleure indication pour déterminer celle-ci est l'existence de cotations publiées sur un marché actif.

IAS 39 précise qu'en l'absence de telles cotations, la juste valeur est déterminée par l'application de techniques de valorisation utilisant des données observables ou non observables.

Niveau 1 : justes valeurs correspondant à des prix cotés (non ajustés) sur un marché actif.

Sont présentés en niveau 1 les instruments fi nanciers directement cotés sur un marché actif. Il s'agit notamment des actions et obligations cotées sur un marché actif (tels que la Bourse de Paris, le London Stock Exchange, le New York Stock Exchange…), des parts de fonds d'investissement cotées sur un marché actif et des dérivés contractés sur un marché organisé, notamment les futures.

Un marché est considéré comme actif si des cours sont aisément et régulièrement disponibles auprès d'une bourse, d'un courtier, d'un négociateur, d'un service d'évaluation des prix ou d'une agence réglementaire et que ces prix représentent des transactions réelles ayant cours régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale.

Sur les actifs et passifs fi nanciers présentant des risques de marché qui se compensent, le Groupe retient des cours mid-price comme base de l'établissement de la juste valeur de ces positions. Pour les positions nettes vendeuses, les valeurs de marché retenues sont celles aux cours acheteurs et pour les positions nettes acheteuses, il s'agit des cours vendeurs.

Niveau 2 : justes valeurs évaluées à partir de données directement ou indirectement observables, autres que celles de niveau 1.

Ces données sont directement observables (à savoir des prix) ou indirectement observables (données dérivées de prix) et répondent généralement aux caractéristiques suivantes : il s'agit de données qui ne sont pas propres à l'entité, qui sont disponibles / accessibles publiquement et fondées sur un consensus de marché.

Sont présentés en niveau 2 :

  • q les actions et obligations cotées sur un marché considéré comme inactif, ou non cotées sur un marché actif, mais pour lesquelles la juste valeur est déterminée en utilisant une méthode de valorisation couramment utilisée par les intervenants de marché (tels que des méthodes d'actualisation de fl ux futurs, le modèle de Black & Scholes) et fondée sur des données de marché observables ;
  • q les instruments négociés de gré à gré pour lesquels la valorisation est faite à l'aide de modèles qui utilisent des données de marchés observables, c'est-à-dire qui peuvent être obtenues à partir de plusieurs sources indépendantes des sources internes et ce de façon régulière. Par exemple, la juste valeur des swaps de taux d'intérêt est généralement déterminée à l'aide de courbes de taux fondées sur les taux d'intérêt du marché observés à la date d'arrêté.

Lorsque les modèles utilisés sont fondés notamment sur des modèles standards, et sur des paramètres de marchés observables (tels que les courbes de taux ou les nappes de volatilité implicite), la marge à l'origine dégagée sur les instruments ainsi valorisés est constatée en compte de résultat dès l'initiation.

Niveau 3: justes valeurs pour lesquelles une part significative des paramètres utilisés pour leur détermination ne répond pas aux critères d'observabilité.

La détermination de la juste valeur de certains instruments complexes de marché, non traités sur un marché actif repose sur des techniques de valorisation utilisant des hypothèses qui ne sont pas étayées par des données observables sur le marché pour le même instrument. Ces produits sont présentés en niveau 3.

Il s'agit pour l'essentiel de produits complexes de taux, de dérivés actions et de structurés de crédit dont la valorisation requiert, par exemple, des paramètres de corrélation ou de volatilité non directement comparables à des données de marché.

Le prix de transaction à l'origine est réputé refl éter la valeur de marché et la reconnaissance de la marge initiale est différée.

La marge dégagée sur ces instruments fi nanciers structurés est généralement constatée en résultat par étalement sur la durée pendant laquelle les paramètres sont jugés inobservables. Lorsque les données de marché deviennent « observables », la marge restant à étaler est immédiatement reconnue en résultat.

Les méthodologies et modèles de valorisation des instruments fi nanciers présentés en niveau 2 et niveau 3 intègrent l'ensemble des facteurs que les acteurs du marché utilisent pour calculer un prix. Ils doivent être au préalable validés par un contrôle indépendant. La détermination des justes valeurs de ces instruments tient compte du risque de liquidité et du risque de contrepartie.

Absence de technique de valorisation reconnue pour déterminer la juste valeur d'un instrument de capitaux propres. « Conformément aux principes d'IAS 39, si aucune technique ne peut donner satisfaction, ou si les diverses techniques utilisées donnent des estimations trop divergentes, le titre reste évalué au coût et est maintenu dans la catégorie « Actifs fi nanciers disponibles à la vente » car sa juste valeur ne peut pas être déterminée de manière fi able. Dans ce cas, le Groupe ne communique pas de juste valeur, conformément aux préconisations de la norme IFRS 7 en vigueur. Pour la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, cela concerne le titre SAS Rue la Boétie, titre de participation de société non cotée sur un marché actif dont la détermination d'une juste valeur fi able est difficile. »

3 GAINS OU PERTES NETS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS

Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat :

Pour les instruments fi nanciers désignés à la juste valeur par résultat et les actifs et passifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction, ce poste comprend notamment les éléments de résultat suivants :

  • q les dividendes et autres revenus provenant d'actions et autres titres à revenu variable classés dans les actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat ;
  • q les variations de juste valeur des actifs ou passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat ;
  • q les plus et moins-values de cession réalisées sur des actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat ;

Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente :

Pour les actifs fi nanciers disponibles à la vente, ce poste comprend notamment les éléments de résultat suivants :

  • q les dividendes et autres revenus provenant d'actions et autres titres à revenu variable classés dans la catégorie des actifs fi nanciers disponibles à la vente ;
  • q les plus et moins-values de cession réalisées sur des titres à revenu fi xe et à revenu variable classés dans la catégorie des actifs fi nanciers disponibles à la vente ;

q les variations de juste valeur et les résultats de cession ou de rupture des instruments dérivés n'entrant pas dans une relation de couverture de juste valeur ou de fl ux de trésorerie.

Ce poste comprend également l'inefficacité résultant des opérations de couverture de juste valeur, de fl ux de trésorerie et d'investissements nets en devises.

  • q les pertes de valeur des titres à revenu variable ;
  • q les résultats de cession ou de rupture des instruments de couverture de juste valeur des actifs fi nanciers disponibles à la vente lorsque l'élément couvert est cédé ;
  • q les résultats de cession ou de rupture des prêts et des créances, des titres détenus jusqu'à l'échéance dans les cas prévus par la norme IAS 39.

3 COMPENSATION DES ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS

Conformément à la norme IAS 32, le Groupe compense un actif et un passif fi nancier et présente un solde net si et seulement s'il a un droit juridiquement exécutoire à tout

3 GARANTIES FINANCIÈRES DONNÉES

Un contrat de garantie fi nancière est un contrat qui impose à l'émetteur d'effectuer des paiements spécifi és pour rembourser le titulaire d'une perte qu'il encourt en raison de la défaillance d'un débiteur spécifi é à effectuer un paiement à l'échéance aux termes initiaux ou modifi és de l'instrument de dette.

Les contrats de garantie fi nancière sont évalués initialement à la juste valeur puis ultérieurement au montant le plus élevé entre :

q celui déterminé conformément aux dispositions de la norme IAS 37 « Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels » ; ou

3 DÉCOMPTABILISATION DES INSTRUMENTS FINANCIERS

Un actif fi nancier (ou groupe d'actifs fi nanciers) est décomptabilisé en tout ou partie :

  • q lorsque les droits contractuels sur les fl ux de trésorerie qui lui sont liés arrivent à expiration ou sont transférés ou considérés comme tels parce qu'ils appartiennent de fait à un ou plusieurs bénéfi ciaires et,
  • q lorsque la quasi-totalité des risques et avantages liés à cet actif fi nancier est transférée.

Dans ce cas, tous les droits et obligations créés ou conservés lors du transfert sont comptabilisés séparément en actifs et en passifs.

n PROVISIONS (IAS 37 ET 19)

Le Groupe identifi e les obligations (juridiques ou implicites), résultant d'un événement passé, dont il est probable qu'une sortie de ressources sera nécessaire pour les régler, dont l'échéance ou le montant sont incertains mais dont l'estimation peut être déterminée de manière fi able. Ces estimations sont le cas échéant actualisées dès lors que l'effet est signifi catif.

Au titre des obligations autres que celles liées au risque de crédit, le Groupe a constitué des provisions qui couvrent notamment :

  • q les risques opérationnels ;
  • q les avantages au personnel ;
  • q les risques d'exécution des engagements par signature ;
  • q les litiges et garanties de passif ;

moment de compenser les montants comptabilisés et a l'intention de régler le montant net ou de réaliser l'actif et de réaliser le passif simultanément.

q le montant initialement comptabilisé, diminué le cas échéant des amortissements comptabilisés selon la norme IAS 18 « Produits des activités ordinaires ».

Les engagements de fi nancement qui ne sont pas désignés comme actifs à la juste valeur par résultat ou qui ne sont pas considérés comme des instruments dérivés au sens de la norme IAS 39 ne fi gurent pas au bilan. Ils font toutefois l'objet de provisions conformément aux dispositions de la norme IAS 37.

Lorsque les droits contractuels sur les fl ux de trésorerie sont transférés mais que seule une partie des risques et avantages, ainsi que le contrôle, sont conservés, l'entité continue à comptabiliser l'actif fi nancier dans la mesure de son implication continue dans cet actif.

Un passif fi nancier est décomptabilisé en tout ou partie uniquement lorsque ce passif est éteint.

  • q les risques fi scaux ;
  • q les risques liés à l'épargne logement.

Cette dernière provision est constituée afi n de couvrir les engagements aux conséquences défavorables des contrats épargne-logement. Ces engagements sont relatifs, d'une part, à l'obligation de rémunérer l'épargne dans le futur à un taux fi xé à l'ouverture du contrat pour une durée indéterminée, et, d'autre part, à l'octroi d'un crédit aux souscripteurs des comptes et plans d'épargnelogement à un taux déterminé fi xé à l'ouverture du contrat. Cette provision est calculée par génération de plan épargne-logement et pour l'ensemble des comptes d'épargne-logement, sachant qu'il n'y a pas de compensation possible entre les engagements relatifs à des générations différentes.

Les engagements sont établis en prenant en compte, notamment :

  • q le comportement modélisé des souscripteurs, en utilisant des hypothèses d'évolution de ces comportements, fondées sur des observations historiques et susceptibles de ne pas décrire la réalité de ces évolutions futures ;
  • q l'estimation du montant et de la durée des emprunts qui seront mis en place dans le futur, établie à partir d'observations historiques de longue période ;
  • q la courbe des taux observables sur le marché et ses évolutions raisonnablement anticipées.

n AVANTAGES AU PERSONNEL (IAS 19)

Les avantages au personnel, selon la norme IAS 19, se regroupent en quatre catégories :

  • q les avantages à court terme, tels que les salaires, cotisations de sécurité sociale, les primes payables dans les douze mois de la clôture de l'exercice ;
  • q les avantages à long terme (médailles du travail, primes et rémunérations payables douze mois ou plus à la clôture de l'exercice) ;

3 AVANTAGES À LONG TERME

Les avantages à long terme sont les avantages à verser aux salariés, autres que les avantages postérieurs à l'emploi, les indemnités de fi n de contrats et avantages sur capitaux propres, mais non intégralement dus dans les douze mois suivant la fi n de l'exercice pendant lesquels les services correspondants ont été rendus.

L'évaluation des provisions suivantes peut également faire l'objet d'estimations :

  • q la provision pour risques opérationnels pour lesquels, bien que faisant l'objet d'un recensement des risques avérés, l'appréciation de la fréquence de l'incident et le montant de l'impact fi nancier potentiel intègre le jugement de la Direction ;
  • q les provisions pour risques juridiques qui résultent de la meilleure appréciation de la Direction, compte tenu des éléments en sa possession à la date d'arrêté des comptes.

Des informations détaillées sont fournies au point 6.17.

  • q les indemnités de fi n de contrat de travail ;
  • q les avantages postérieurs à l'emploi, classés euxmêmes en deux catégories décrites ci-après : les régimes à prestations défi nies et les régimes à cotisations défi nies.

Sont notamment concernés les bonus et autres rémunérations différés de plus de douze mois.

La méthode d'évaluation est similaire à celle utilisée par le Groupe pour les avantages postérieurs à l'emploi relevant de la catégorie de régimes à prestations défi nies.

3 AVANTAGES POSTÉRIEURS À L'EMPLOI

Engagement en matière de retraite, de préretraite et d'indemnités de fin de carrière - régimes à prestations définies

Le Groupe détermine à chaque arrêté ses engagements de retraite et avantages similaires ainsi que l'ensemble des avantages sociaux accordés au personnel et relevant de la catégorie des régimes à prestations défi nies.

Conformément à la norme IAS 19, ces engagements sont évalués en fonction d'un ensemble d'hypothèses actuarielles, fi nancières et démographiques, et selon la méthode dite des Unités de Crédit Projetées. Cette méthode consiste à affecter, à chaque année d'activité du salarié, une charge correspondant aux droits acquis sur l'exercice. Le calcul de cette charge est réalisé sur la base de la prestation future actualisée.

Les calculs relatifs aux charges liées aux prestations de retraites et avantages sociaux futurs sont établis en se fondant sur des hypothèses de taux d'actualisation, de taux de rotation du personnel ou d'évolution des salaires et charges sociales élaborées par la Direction. Si les chiffres réels diffèrent des hypothèses utilisées, la charge liée aux prestations de retraite peut augmenter ou diminuer lors des exercices futurs (cf. note 7.4).

Les taux d'actualisation sont déterminés en fonction de la durée moyenne de l'engagement, c'est-à-dire la moyenne arithmétique des durées calculées entre la date d'évaluation et la date de paiement pondérée par les hypothèses de turn-over.

Le taux de rendement prévu sur les actifs des régimes est également estimé par la Direction. Les rendements estimés sont fondés sur le rendement prévu des titres à revenu fi xe comprenant notamment le rendement des obligations.

Le Groupe n'applique pas la méthode optionnelle du corridor et impute la totalité des écarts actuariels constatés en gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres.

Le montant de la provision est égal à :

  • q la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations défi nies à la date de clôture, calculée selon la méthode actuarielle préconisée par la norme IAS 19 ;
  • q diminuée, le cas échéant, de la juste valeur des actifs alloués à la couverture de ces engagements. Ceux-ci peuvent être représentés par une police d'assurance éligible. Dans le cas où l'obligation est totalement couverte par une police correspondant exactement, par son montant et sa période, à tout ou partie des prestations payables en vertu du régime, la juste valeur de cette dernière est

Plans de retraite – régimes à cotisations définies

Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés « employeurs ». Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds

3 PAIEMENTS FONDÉS SUR DES ACTIONS (IFRS 2)

La norme IFRS 2 « Paiements en actions et assimilés » impose l'évaluation des transactions rémunérées par paiements en actions et assimilés dans les résultats et au bilan de l'entreprise. Cette norme, qui s'applique aux plans accordés après le 07 novembre 2002, conformément aux dispositions prévues par la norme IFRS 2, et dont les droits ne sont pas encore acquis au 1er janvier 2005, concerne deux cas de fi gure :

  • q les transactions dont le paiement est fondé sur les actions et qui sont réglées en instruments de capitaux propres ;
  • q les transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglées en trésorerie.

Les plans de paiements fondés sur des actions initiés par le groupe Crédit Agricole S.A. éligibles à la norme IFRS 2 sont principalement du type de ceux dont le dénouement est réalisé par attribution d'instruments de capitaux propres.

Les options octroyées sont évaluées à l'attribution à leur juste valeur majoritairement selon le modèle Black & Scholes. Celles-ci sont comptabilisées en charges dans la rubrique « Frais de personnel » en contrepartie d'un compte de capitaux propres au fur et à mesure sur la période d'acquisition des droits, soit 4 ans pour tous les plans existants.

considérée comme étant celle de l'obligation correspondante, (soit le montant de la dette actuarielle correspondante).

Afi n de couvrir ses engagements, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a souscrit des assurances auprès de Prédica et d'ADICAM.

Au titre de ces engagements non couverts, une provision destinée à couvrir les indemnités de départ à la retraite fi gure au passif du bilan sous la rubrique "Provisions". Cette provision est égale au montant correspondant aux engagements concernant les personnels du Groupe, présents à la clôture de l'exercice, relevant de la nouvelle Convention Collective du groupe Crédit Agricole entrée en vigueur le 1er janvier 2005.

n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, le Groupe n'a pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer pour l'exercice écoulé.

Les souscriptions d'actions proposées aux salariés dans le cadre du Plan d'Epargne Entreprise relèvent également des dispositions de la norme IFRS 2. Les actions sont proposées avec une décote maximum de 20 %. Ces plans ne comportent pas de période d'acquisition des droits mais sont grevés d'une période d'incessibilité de 5 ans. L'avantage consenti aux salariés se mesure comme étant la différence entre la juste valeur de l'action acquise en tenant compte de la condition d'incessibilité et le prix d'acquisition payé par le salarié à la date de souscription multipliée par le nombre d'actions souscrites.

Aucune augmentation de capital réservée aux salariés n'a été effectuée par le Groupe en 2012.

La charge relative aux plans d'attribution d'actions dénouées par instruments de capitaux propres de Crédit agricole S.A., ainsi que celles relatives aux souscriptions d'actions sont désormais comptabilisées dans les comptes des entités employeur des bénéfi ciaires de plans. L'impact s'inscrit en charge de personnel en contrepartie d'une augmentation des « Réserves consolidées part du Groupe ».

3 IMPÔTS COURANTS ET DIFFÉRÉS

Conformément à la norme IAS 12, l'impôt sur le bénéfi ce comprend tous les impôts assis sur le résultat, qu'ils soient exigibles ou différés.

Celle-ci défi nit l'impôt exigible comme « le montant des impôts sur le bénéfi ce payables (récupérables) au titre du bénéfi ce imposable (perte fi scale) d'un exercice ». Le bénéfi ce imposable est le bénéfi ce (ou perte) d'un exercice déterminé selon les règles établies par l'administration fi scale.

Les taux et règles applicables pour déterminer la charge d'impôt exigible sont ceux en vigueur dans chaque pays d'implantation des sociétés du Groupe.

L'impôt exigible concerne tout impôt sur le résultat, dû ou à recevoir, et dont le paiement n'est pas subordonné à la réalisation d'opérations futures, même si le règlement est étalé sur plusieurs exercices.

L'impôt exigible, tant qu'il n'est pas payé, doit être comptabilisé en tant que passif. Si le montant déjà payé au titre de l'exercice et des exercices précédents excède le montant dû pour ces exercices, l'excédent doit être comptabilisé en tant qu'actif.

Par ailleurs, certaines opérations réalisées par l'entité peuvent avoir des conséquences fi scales non prises en compte dans la détermination de l'impôt exigible. Les différences entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif et sa base fi scale sont qualifi ées par la norme IAS 12 de différences temporelles.

La norme impose la comptabilisation d'impôts différés dans les cas suivants :

Un passif d'impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporelles imposables, entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif au bilan et sa base fi scale, sauf dans la mesure où le passif d'impôt différé est généré par :

  • q la comptabilisation initiale du goodwill ;
  • q la comptabilisation initiale d'un actif ou d'un passif dans une transaction qui n'est pas un regroupement d'entreprises et n'affecte ni le bénéfi ce comptable, ni le bénéfi ce imposable (perte fi scale) à la date de la transaction.

Un actif d'impôt différé doit être comptabilisé pour toutes les différences temporelles déductibles, entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif au bilan et sa base fi scale, dans la mesure où il est jugé probable qu'un bénéfi ce imposable, sur lequel ces différences temporelles déductibles pourront être imputées, sera disponible.

Un actif d'impôt différé doit également être comptabilisé pour le report en avant de pertes fi scales et de crédits d'impôt non utilisés dans la mesure où il est probable que l'on disposera de bénéfi ces imposables futurs sur lesquels ces pertes fi scales et crédits d'impôt non utilisés pourront être imputés.

Les taux d'impôts de chaque pays sont retenus selon les cas.

Le calcul des impôts différés ne fait pas l'objet d'une actualisation.

Les plus-values latentes sur titres, lorsqu'elles sont taxables, ne génèrent pas de différences temporelles imposables entre la valeur comptable à l'actif et la base fi scale. Elles ne donnent donc pas lieu à constatation d'impôts différés. Lorsque les titres concernés sont classés dans la catégorie des titres disponibles à la vente, les plus et moins-values latentes sont comptabilisées en contrepartie des capitaux propres. Aussi, la charge d'impôt ou l'économie d'impôt réel supportée par l'entité au titre de ces plus-values ou moins-values latentes estelle reclassée en déduction de celles-ci.

Les plus-values sur les titres de participation, tels que défi nis par le Code général des impôts, et relevant du régime fi scal du long terme, sont exonérées pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2007 (à l'exception d'une quote-part de 10 % de la plus-value, taxée au taux de droit commun). Aussi les plus-values latentes constatées à la clôture de l'exercice génèrentelles une différence temporelle donnant lieu à constatation d'impôts différés à hauteur de cette quote-part.

L'impôt exigible et différé est comptabilisé dans le résultat net de l'exercice sauf dans la mesure où l'impôt est généré :

  • q soit par une transaction ou un événement qui est comptabilisé directement en capitaux propres, dans le même exercice ou un exercice différent, auquel cas il est directement débité ou crédité dans les capitaux propres ;
  • q soit par un regroupement d'entreprises.

Les actifs et passifs d'impôts différés sont compensés si, et seulement si :

  • q l'entité a un droit juridiquement exécutoire de compenser les actifs et passifs d'impôt exigible ; et
  • q les actifs et passifs d'impôts différés concernent des impôts sur le résultat prélevés par la même autorité fi scale :

a) soit sur la même entité imposable,

b) soit sur des entités imposables différentes qui ont l'intention, soit de régler les passifs et actifs d'impôts exigibles sur la base de leur montant net, soit de réaliser les actifs et de régler les passifs simultanément, lors de chaque exercice futur au cours duquel on s'attend à ce que des montants importants d'actifs ou de passifs d'impôts différés soient réglés ou récupérés.

Les crédits d'impôts sur revenus de créances et de portefeuilles titres, lorsqu'ils sont effectivement utilisés en règlement de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice, sont comptabilisés dans la même rubrique que les produits auxquels ils se rattachent. La charge d'impôt correspondante est maintenue dans la rubrique « Impôts sur le bénéfi ce » du compte de résultat.

3 TRAITEMENT DES IMMOBILISATIONS (IAS 16, 36, 38 ET 40)

Le groupe Crédit Agricole S.A. applique la méthode de comptabilisation des actifs par composants à l'ensemble de ses immobilisations corporelles. Conformément aux dispositions de la norme IAS 16, la base amortissable tient compte de l'éventuelle valeur résiduelle des immobilisations.

Les terrains sont enregistrés à leur coût d'acquisition, diminué des dépréciations éventuelles.

Les immeubles d'exploitation et de placement, ainsi que le matériel d'équipement sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur mise en service.

Les logiciels acquis sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constatés depuis leur date d'acquisition.

Les logiciels créés sont comptabilisés à leur coût de production diminué des amortissements ou des dépréciations constatés depuis leur date d'achèvement.

Outre les logiciels, les immobilisations incorporelles comprennent principalement les actifs acquis lors de regroupements d'entreprises résultant de droits contractuels (accord de distribution par exemple). Ceux-ci ont été évalués en fonction des avantages économiques futurs correspondants ou du potentiel des services attendus.

Les immobilisations sont amorties en fonction de leurs durées estimées d'utilisation.

Les composants et durées d'amortissement suivants ont été retenus par le groupe Crédit Agricole S.A. suite à l'application de la comptabilisation des immobilisations corporelles par composants. Il convient de préciser que ces durées d'amortissement sont adaptées à la nature de la construction et à sa localisation :

COMPOSANT DURÉE D'AMORTISSEMENT
Foncier Non amortissable
Gros œuvre 30 à 80 ans
Second œuvre 8 à 40 ans
Installations techniques 5 à 25 ans
Agencements 5 à 15 ans
Matériel informatique 4 à 7 ans
Matériel spécialisé 4 à 5 ans

Les amortissements dérogatoires, qui correspondent à des amortissements fi scaux et non à une dépréciation réelle de l'actif, sont annulés dans les comptes consolidés.

Les éléments dont dispose le Groupe sur la valeur de ses immobilisations amortissables lui permettent de conclure que les tests de dépréciation ne conduiraient pas à la modifi cation des valeurs inscrites au bilan.

3 OPÉRATIONS EN DEVISES (IAS 21)

Le Groupe n'est pas concerné par ces opérations.

3 COMMISSIONS SUR PRESTATIONS DE SERVICES (IAS 18)

Les produits et charges de commissions sont enregistrés en résultat en fonction de la nature des prestations auxquelles ils se rapportent :

  • q les commissions qui font partie intégrante du rendement d'un instrument fi nancier sont comptabilisées comme un ajustement de la rémunération de cet instrument et intégrées à son taux d'intérêt effectif ;
  • q lorsque le résultat d'une transaction faisant intervenir une prestation de services peut être estimé de façon fi able, le produit des commissions associé à cette transaction est comptabilisé dans la rubrique « commissions » et en fonction du degré d'avancement de la transaction à la date de clôture :

a) les commissions perçues ou versées en rémunération de services ponctuels sont intégralement enregistrées en résultat.

3 ACTIVITÉS D'ASSURANCE (IFRS 4)

Le Groupe n'a pas d'activités d'assurance.

3 CONTRATS DE LOCATION (IAS 17)

Le Groupe n'a pas de contrats de location.

3 ACTIFS NON COURANTS DESTINÉS À ÊTRE CÉDÉS ET ACTIVITÉS ABANDONNÉES (IFRS 5)

Le Groupe n'a pas d'actifs non courants destinés à être cédés et d'activités abandonnées.

1.3. PRINCIPES ET MÉTHODES DE CONSOLIDATION (IAS 27, 28 ET 31)

n PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

Les états fi nanciers consolidés incluent les comptes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Illeet-Vilaine et ceux de toutes les sociétés sur lesquelles, selon les dispositions des normes IAS 27, IAS 28 et IAS

3 CONSOLIDATION DES CAISSES RÉGIONALES

Les normes de consolidation existant dans le référentiel international, sont défi nies en référence à des groupes ayant des structures juridiques intégrant les notions classiques de société-mère et de fi liales.

Le groupe Crédit Agricole, qui repose sur une organisation mutualiste, ne s'inscrit pas directement et simplement dans le cadre de ces règles, compte tenu de sa structure dite de pyramide inversée.

Le Crédit Agricole Mutuel a été organisé, par la loi du 5 novembre 1894, qui a posé le principe de la création des Les commissions à verser ou à recevoir sous condition de réalisation d'un objectif de performance sont comptabilisées uniquement si l'ensemble des conditions suivantes sont respectées :

  1. le montant des commissions peut être évalué de façon fi able,

  2. il est probable que les avantages économiques associés à la prestation iront à l'entreprise,

  3. le degré d'avancement de la prestation peut être évalué de façon fi able, et les coûts encourus pour la prestation et les coûts pour achever celle-ci peuvent être évalués de façon fi able ;

b) les commissions rémunérant des services continus (commissions sur moyens de paiement, par exemple) sont, quant à elles, étalées en résultat sur la durée de la prestation rendue.

31, la Caisse régionale dispose d'un pouvoir de contrôle. Celui-ci est présumé lorsque la Caisse régionale détient, directement ou indirectement, au moins 20 % des droits de vote existants et potentiels.

Caisses locales de Crédit Agricole, la loi du 31 mars 1899 qui fédère les Caisses locales en Caisses régionales de Crédit Agricole et la loi du 5 août 1920 qui crée l'Office National du Crédit Agricole, transformé depuis en Caisse Nationale de Crédit Agricole, puis Crédit Agricole S.A., dont le rôle d'organe central a été rappelé et précisé par le Code Monétaire et fi nancier.

Ces différents textes expliquent et organisent la communauté d'intérêts qui existent, au niveau juridique, fi nancier, économique et politique, entre Crédit Agricole S.A., les Caisses régionales et les Caisses locales de

Crédit Agricole Mutuel. Cette communauté repose, notamment, sur un même mécanisme de relations fi nancières, sur une politique économique et commerciale unique, et sur des instances décisionnaires communes, constituant ainsi, depuis plus d'un siècle, le socle du groupe Crédit Agricole.

Ces différents attributs, déclinés au niveau régional et attachés à la communauté régionale du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine représentent les éléments principaux qui caractérisent généralement la notion de société-mère : valeurs, objectifs et idéal communs, centralisation fi nancière et prises de décisions politique commerciale communes, histoire partagée.

3 NOTIONS DE CONTRÔLE

Conformément aux normes internationales, toutes les entités sous contrôle exclusif, sous contrôle conjoint ou sous infl uence notable sont consolidées, sous réserve que leur apport soit jugé signifi catif et qu'elles n'entrent pas dans le cadre des exclusions évoquées ci-après.

Le caractère signifi catif de cet impact est apprécié au travers de trois principaux critères exprimés en pourcentage du bilan, de la situation nette et du résultat consolidés.

Le contrôle exclusif est présumé exister lorsque le Groupe détient, directement ou indirectement par l'intermédiaire de fi liales, plus de la moitié des droits de vote existants ou potentiels d'une entité, sauf si dans des circonstances exceptionnelles, il peut être clairement démontré que

3 CONSOLIDATION DES ENTITÉS AD HOC

Le Groupe n'est pas concerné par la consolidation des entités ad hoc.

3 EXCLUSIONS DU PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

Le Groupe n'est pas concerné par les exclusions du périmètre de consolidation.

n MÉTHODES DE CONSOLIDATION

Les méthodes de consolidation sont fi xées respectivement par les normes IAS 27, 28 et 31. Elles résultent de la nature du contrôle exercé par le Groupe sur les entités consolidables, quelle qu'en soit l'activité et qu'elles aient ou non la personnalité morale :

q l'intégration globale, pour les entités sous contrôle exclusif, y compris les entités à structure de comptes différente, même si leur activité ne se situe pas dans le prolongement de celle du Groupe;

C'est pourquoi, en accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défi ni une société-mère conventionnelle et existant à deux niveaux, national et régional.

Cette maison-mère conventionnelle étant défi nie, le groupe Crédit Agricole applique les normes de consolidation prévues dans le référentiel international.

La maison-mère conventionnelle régionale est constituée de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Illeet-Vilaine, des Caisses locales de Crédit Agricole Mutuel qui lui sont affiliées et d'un fonds dédié ; ses comptes consolidés sont constitués de l'agrégation des comptes de ces différentes entités après élimination des opérations réciproques.

cette détention ne permet pas le contrôle. Le contrôle exclusif existe également lorsque le Groupe détient la moitié ou moins de la moitié des droits de vote, y compris potentiels, d'une entité mais dispose de la majorité des pouvoirs au sein des organes de direction.

Le contrôle conjoint s'exerce dans les co-entités au titre desquelles deux co-entrepreneurs ou plus sont liés par un apport contractuel établissant un contrôle conjoint.

L'infl uence notable résulte du pouvoir de participer aux politiques fi nancière et opérationnelle d'une entreprise sans en détenir le contrôle. Le Groupe est présumée avoir une infl uence notable lorsqu'elle détient, directement ou indirectement par le biais de fi liales, 20 % ou plus des droits de vote dans une entité.

  • q l'intégration proportionnelle, pour les entités sous contrôle conjoint, y compris les entités à structure de comptes différente, même si leur activité ne se situe pas dans le prolongement de celle du Groupe ;
  • q la mise en équivalence, pour les entités sous infl uence notable.

L'intégration globale consiste à substituer à la valeur des titres chacun des éléments d'actif et de passif de chaque fi liale. La part des intérêts minoritaires dans les capitaux propres et dans le résultat apparaît distinctement au bilan et au compte de résultat consolidé.

Les intérêts minoritaires correspondent aux participations ne donnant pas le contrôle telles que défi nies par la norme IAS 27 et intègrent les instruments qui sont des parts d'intérêts actuelles et qui donnent droit à une quote-part de l'actif net en cas de liquidation et les autres instruments de capitaux propres émis par la fi liale et non détenus par le Groupe.

n RETRAITEMENTS ET ÉLIMINATIONS

Les retraitements nécessaires à l'harmonisation des méthodes d'évaluation des sociétés consolidées sont effectués, sauf s'ils sont jugés non signifi catifs.

L'effet sur le bilan et le compte de résultat consolidés des opérations internes au Groupe est éliminé.

L'intégration proportionnelle consiste à substituer à la valeur des titres dans les comptes de la société consolidante la fraction représentative de ses intérêts dans le bilan et le résultat de la société consolidée.

La mise en équivalence consiste à substituer à la valeur des titres la quote part du Groupe dans les capitaux propres et le résultat des sociétés concernées. La variation de la valeur comptable de ces titres tient compte désormais de l'évolution du goodwill.

Les plus ou moins values provenant de cessions d'actifs entre les entreprises consolidées sont éliminées ; les éventuelles dépréciations durables mesurées à l'occasion d'une cession interne sont constatées.

n CONVERSION DES ÉTATS FINANCIERS DES FILIALES ÉTRANGÈRES (IAS 21)

Le Groupe n'est pas concerné par la conversion des états fi nanciers des fi liales étrangères.

n REGROUPEMENTS D'ENTREPRISES – ECARTS D'ACQUISITION

Il n'y a eu aucun regroupement d'entreprises au cours de l'exercice.

2. INFORMATIONS SIGNIFICATIVES DE L'EXERCICE

Le périmètre de consolidation et ses évolutions au 31 décembre 2012 sont présentés de façon détaillée à la fi n des notes annexes en note 12.

2.1 PRINCIPALES OPÉRATIONS EXTERNES RÉALISÉES AU COURS DE L'EXERCICE

Le Groupe n'a réalisé aucune opération externe au cours de l'exercice.

2.2 PARTICIPATIONS DANS LES ENTREPRISES MISES EN ÉQUIVALENCE

Le Groupe n'a aucune participation dans les entreprises mises en équivalence.

2.3 OPÉRATIONS DE TITRISATION ET FONDS DÉDIÉS

Le 02 avril 2012, le Groupe a acquis 30 000 parts du fonds dédié EMERAUDE CROISSANCE puis 21 000 parts courant novembre 2012, soit 99,99 % du capital du FCP. Cette entité est intégrée au périmètre de consolidation du Groupe « Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine ». Les impacts pour le Groupe sur l'année 2012 sont non signifi catifs.

2.4 PARTICIPATIONS NON CONSOLIDÉES

Ces titres enregistrés au sein du portefeuille « Actifs fi nanciers disponibles à la vente », sont des titres à revenu variable représentatifs d'une fraction signifi cative du capital des sociétés qui les ont émis et destinés à être détenus durablement.

31.12.2012 31.12.2011
(en milliers d'euros) Valeur au bilan % de capital détenu
par le Groupe
Valeur au bilan % de capital détenu
par le Groupe
RUE LA BOETIE SAS 366 715 2,17 376 394 2,17
UNEXO SAS 18 550 10,69 12 352 10,69
SACAM DEVELOPPEMENT SAS 16 485 2,16 16 485 2,16
SACAM INTERNATIONAL SAS 12 096 2,17 13 696 2,17
SOMAINTEL INFORMATIQUE SAS 3 089 15,20 3 157 15,20
CA BRETAGNE HABITAT 2H SAS 2 450 25,00 2 547 25,00
SACAM AVENIR SAS 1 927 1,69 1 927 1,69
SACAM PARTICIPATIONS SAS 1 866 2,16 1 749 2,16
CTCAM SA 1 712 3,81 727 3,81
CABREPAR SAS 1 260 25,00 1 277 25,00
COFILMO SAS 1 133 16,44 1 056 16,44
CAM SCI 1 100 1,70 1 064 1,70
CA TITRES SNC 874 1,32 874 1,32
SACAM FIA NET (KWIXO) SAS 615 1,81 882 1,81
SACAM ASSURANCE CAUTION SAS 604 2,13 541 2,13
CA BRETAGNE VENTURES SAS 496 27,78 1 450 27,78
SACAM FIRECA SAS 456 1,96 456 1,96
AIGUILLON SA 301 6,09 301 6,09
ESPACIL HABITAT - SA HLM SA 252 3,36 252 3,36
GRAND QUARTIER GIE 213 1,64 213 1,64
SACAM PROGICA SAS 202 2,10 201 2,10
ATLANTICA SCI 163 25,00 59 25,00
SACAM PLEINCHAMP SAS 142 2,53 129 2,53
CAAGIS SAS 126 0,88 131 0,88
ACTICAM SAS 120 11,79 118 11,79
CEDICAM GIE 119 0,84 119 0,84
CREDIT IMMOBILIER DE
BRETAGNE
SA 90 8,02 90 8,02
SACAM MACHINISME SAS 76 2,45 93 3,02
SACAM SANTEFFI SAS 55 1,87 70 1,87
CA INNOVE GIE 34 1,88 40 1,88
AGRANET GIE 24 10,00 24 10,00
SAS DU PRE PERCHE SAS 20 50,00 20 50,00
RADIAN SA 16 0,83 24 0,83
LES LONGSCHAMPS GIE 8 3,66 8 3,66
MIROMESNIL SAS 3 2,16 3 2,16
SEGUR SAS 3 2,16 3 2,16
COURCELLES SNC 2 2,14 3 2,14
AIGUILLON - RESIDENCES BCP SA 2 0,08 2 0,08
SIRCA SNC 1 2,04 1 2,04
VALEUR AU BILAN DES TITRES DE
PARTICIPATION NON CONSOLIDÉS (1)
433 401 438 538

(1) Dont 20 446 K € comptabilisés en résultat au titre de la dépréciation durable.

Les sociétés, dans lesquelles le Groupe possède au moins 20% des droits de vote et donc une infl uence notable, ne rentrent pas dans le périmètre de consolidation du Groupe du fait du caractère non signifi catif de leur taille par rapport à celle du Groupe (- de 1% du bilan consolidé de la société mère, voir note 1.3.).

2.5 ECARTS D'ACQUISITION

Le Groupe n'a réalisé aucune opération générant des écarts d'acquisition.

3. GESTION FINANCIÈRE, EXPOSITION AUX RISQUES ET POLITIQUE DE COUVERTURE

La gestion des risques bancaires au sein du Groupe est assurée par la direction des Risques, de la Logistique et de l'Organisation qui est rattachée au Directeur général et qui a pour mission d'assurer la maîtrise des risques de crédit, de marchés et opérationnels ainsi que le pilotage des projets impactant ces risques.

La description de ce dispositif ainsi que les informations narratives fi gurent désormais dans le rapport de gestion, chapitre « facteurs de risque », comme le permet la norme IFRS 7. Les tableaux de ventilation comptables continuent néanmoins de fi gurer dans les états fi nanciers.

3.1. RISQUE DE CRÉDIT

(cf. Rapport de gestion, chapitre « Facteurs de risques Le risque de crédit »)

Le risque de crédit se matérialise lorsqu'une contrepartie est dans l'incapacité de faire face à ses obligations et que celles-ci présentent une valeur d'inventaire positive dans les livres de la banque. Cette contrepartie peut être une banque, une entreprise industrielle et commerciale, un Etat et les diverses entités qu'il contrôle, un fonds d'investissement ou une personne physique.

L'engagement peut être constitué de prêts, titres de créances ou de propriété ou contrats d'échange de performance, garanties de bonne fin ou engagements confirmés non utilisés. Ce risque englobe également le risque de règlement livraison inhérent à toute transaction nécessitant un échange de flux (espèce ou matière) en dehors d'un système sécurisé de règlement.

n EXPOSITION MAXIMALE AU RISQUE DE CRÉDIT

L'exposition maximale au risque de crédit d'une entité correspond à la valeur brute comptable, nette de tout montant compensé et de toute perte de valeur comptabilisée.

31/12/11
8 109 3 982
1 975 1 488
177 567 143 989
11 003 5 181
8 010 433 7 909 970
39 510 29 967
8 248 597 8 094 577
1 166 326 1 378 932
327 385 291 307
(6 918) (7 310)
1 486 793 1 662 929
9 757 506
9 735 390

Le montant des garanties et autres rehaussements de crédits reçus relatifs aux actifs dépréciés et en arriéré de paiement s'élèvent à :

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Prêts et créances sur les établissements de crédit (hors opérations internes) / /
Prêts et créances sur la clientèle 3 684 928 145 215
Engagements de fi nancement donnés (hors opérations internes) 124 227 /
Engagements de garantie donnés (hors opérations internes) / /

La présentation de diverses concentrations de risques permet de donner une information sur la diversifi cation de cette exposition aux risques

n CONCENTRATIONS PAR AGENT ÉCONOMIQUE DE L'ACTIVITÉ DE CRÉDIT

3 PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET SUR LA CLIENTÈLE PAR AGENT ÉCONOMIQUE (HORS OPÉRATIONS INTERNES AU CRÉDIT AGRICOLE) :

31/12/12
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administrations centrales 315 / / / 315
Banques centrales / / / / 0
Etablissements de crédit 11 003 / / / 11 003
Institutions non établissements de crédit 776 439 4 958 3 041 / 773 398
Grandes entreprises 1 423 911 67 893 49 682 10 829 1 363 400
Clientèle de détail 6 032 788 113 262 79 244 80 224 5 873 320
Total * Prêts et créances sur les
établissements de crédit et sur la clientèle
8 244 456 186 113 131 967 91 053 8 021 436

* Dont encours clientèle sains restructurés (non dépréciés) pour 8 474 milliers d'euros

31/12/11
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administrations centrales 2 743 / / / 2 743
Banques centrales / / / / 0
Etablissements de crédit 5 181 / / / 5 181
Institutions non établissements de crédit 733 589 941 726 / 732 863
Grandes entreprises 1 448 556 76 834 58 795 9 989 1 379 772
Clientèle de détail 5 943 322 121 795 80 733 67 997 5 794 592
Total * Prêts et créances sur les
établissements de crédit et sur la clientèle
8 133 391 199 570 140 254 77 986 7 915 151

* Dont encours clientèle sains restructurés (non dépréciés) pour 10 340 milliers d'euros

3 PRÊTS ET CRÉANCES À LA JUSTE VALEUR PAR LE BIAIS DU COMPTE DE RÉSULTAT SUR OPTION

Le Groupe n'a pas d'actifs fi nanciers et de passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option.

3 ENGAGEMENTS DONNÉS EN FAVEUR DE LA CLIENTÈLE PAR AGENT ÉCONOMIQUE :

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Engagements de fi nancement en faveur de la clientèle
Administrations centrales 8 000 5 602
Institutions non établissements de crédit 186 012 251 471
Grandes entreprises 355 806 448 704
Clientèle de détail 616 508 673 155
TOTAL ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT 1 166 326 1 378 932
Engagements de garantie en faveur de la clientèle
Administrations centrales / 15 753
Institutions non établissements de crédit 3 605 24 337
Grandes entreprises 374 543 227 400
Clientèle de détail 25 338 23 814
TOTAL ENGAGEMENTS DE GARANTIE 403 486 291 304

3 DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE PAR AGENT ÉCONOMIQUE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Administrations centrales / 35
Institutions non établissements de crédit 25 908 26 601
Grandes entreprises 703 621 494 453
Clientèle de détail 1 169 426 1 166 213
TOTAL DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE 1 898 955 1 687 302

n CONCENTRATIONS PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE DE L'ACTIVITÉ DE CRÉDIT

3 PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET SUR LA CLIENTÈLE PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE (HORS OPÉRATIONS INTERNES AU CRÉDIT AGRICOLE)

31/12/12
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
France (y compris DOM-TOM) 8 211 352 185 418 131 418 91 053 7 988 881
Autres pays de l'UE 16 706 334 231 / 16 475
Autres pays d'Europe 1 067 290 287 / 780
Amérique du Nord 9 611 2 2 / 9 609
Amériques Centrale et du Sud 871 / / / 871
Afrique et Moyen Orient 3 093 69 28 / 3 065
Asie et Océanie (hors Japon) 1 733 / / / 1 733
Japon 23 / / / 23
Organismes supranationaux / / / / 0
Total * Prêts et créances sur les
établissements de crédit et sur la clientèle
8 244 456 186 113 131 966 91 053 8 021 437

* Dont encours clientèle sains restructurés (non dépréciés) pour 8 474 milliers d'euros

31/12/11
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
France (y compris DOM-TOM) 8 097 811 198 922 139 629 77 986 7 880 196
Autres pays de l'UE 19 220 343 335 / 18 885
Autres pays d'Europe 1 168 280 280 / 888
Amérique du Nord 9 868 10 2 / 9 866
Amériques Centrale et du Sud 802 12 6 / 796
Afrique et Moyen Orient 2 482 2 2 / 2 480
Asie et Océanie (hors Japon) 2 013 1 / / 2 013
Japon 27 / / / 27
Organismes supranationaux / / / / 0
Total * Prêts et créances sur les
établissements de crédit et sur la clientèle
8 133 391 199 570 140 254 77 986 7 915 151

* Dont encours clientèle sains restructurés (non dépréciés) pour 10 340 milliers d'euros

3 ENGAGEMENTS DONNÉS EN FAVEUR DE LA CLIENTÈLE PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE :

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Engagements de fi nancement en faveur de la clientèle
France (y compris DOM-TOM) 1 160 303 1 375 032
Autres pays de l'UE 511 3 554
Autres pays d'Europe 37 40
Amérique du Nord 5 174 95
Amériques Centrale et du Sud 29 21
Afrique et Moyen Orient 178 97
Asie et Océanie (hors Japon) 93 92
Japon 1 1
TOTAL ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT 1 166 326 1 378 932
Engagements de garantie en faveur de la clientèle
France (y compris DOM-TOM) 403 186 291 007
Autres pays de l'UE / /
Autres pays d'Europe / /
Amérique du Nord / /
Amériques Centrale et du Sud / /
Afrique et Moyen Orient / /
Asie et Océanie (hors Japon) 300 300
Japon / /
TOTAL ENGAGEMENTS DE GARANTIE 403 486 291 307

3 DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
France (y compris DOM-TOM) 1 890 108 1 676 867
Autres pays de l'UE 4 387 4 972
Autres pays d'Europe 590 836
Amérique du Nord 1 837 2 162
Amériques Centrale et du Sud 214 238
Afrique et Moyen Orient 708 1 137
Asie et Océanie (hors Japon) 1 095 1 079
Japon 16 11
Organismes supra-nationaux / /
Total Dettes envers la clientèle 1 898 955 1 687 302

n INFORMATIONS SUR LES ACTIFS FINANCIERS EN SOUFFRANCE OU DÉPRÉCIÉS INDIVIDUELLEMENT

3 ACTIFS FINANCIERS EN SOUFFRANCE OU DÉPRÉCIÉS INDIVIDUELLEMENT PAR AGENT ÉCONOMIQUE

31/12/12
Ventilation par ancienneté d'impayé des encours en souffrance Valeur nette Dépréciations
(en milliers d'euros) ≤ 90 jours > 90 jours ≤
180jours
> 180 jours
≤ 1an
> 1an Valeur
comptable
des actifs
fi nanciers en
souffrance
comptable
des actifs
dépréciés
individuelle
ment
d'actifs
fi nanciers
individuellement
et collectivement
testés
Instruments de capitaux
propres
/ 382 084 20 502
Instruments de dette 0 0 0 0 0 0 0
Administrations centrales / / / / 0 / /
Banques centrales / / / / 0 / /
Etablissements de crédit / / / / 0 / /
Institutions non
établissements de crédit
/ / / / 0 / /
Grandes entreprises / / / / 0 / /
Clientèle de détail / / / / 0 / /
Prêts et avances 130 412 2 597 0 0 133 009 54 146 223 020
Administrations centrales / / / / 0 / /
Banques centrales / / / / 0 / /
Etablissements de crédit / / / / 0 / /
Institutions non
établissements de crédit
1 750 / / / 1 750 1 917 3 041
Grandes entreprises 37 634 323 / / 37 957 18 211 60 511
Clientèle de détail 91 028 2 274 / / 93 302 34 018 159 468
Total Actifs fi nanciers en
souffrance ou dépréciés
individuellement
130 412 2 597 0 0 133 009 436 230 243 522
31/12/11 31/12/11
Ventilation par ancienneté d'impayé des encours en souffrance Valeur nette
(en milliers d'euros) ≤ 90 jours > 90 jours ≤
180jours
> 180 jours
≤ 1an
> 1an Valeur
comptable
des actifs
fi nanciers en
souffrance
comptable
des actifs
dépréciés
individuelle
ment
Dépréciations
d'actifs fi nanciers
individuellement
et collectivement
testés
Instruments de capitaux
propres
/ 3 789 3 466
Instruments de dette 0 0 0 0 0 0 0
Administrations centrales / / / / 0 / /
Banques centrales / / / / 0 / /
Etablissements de crédit / / / / 0 / /
Institutions non
établissements de crédit
/ / / / 0 / /
Grandes entreprises / / / / 0 / /
Clientèle de détail / / / / 0 / /
Prêts et avances 155 573 268 0 0 155 841 59 316 218 240
Administrations centrales / / / / 0 / /
Banques centrales / / / / 0 / /
Etablissements de crédit / / / / 0 / /
Institutions non
établissements de crédit
14 157 / / / 14 157 215 726
Grandes entreprises 57 057 / / / 57 057 18 039 68 784
Clientèle de détail 84 359 268 / / 84 627 41 062 148 730
Total Actifs fi nanciers en
souffrance ou dépréciés
individuellement
155 573 268 0 0 155 841 63 105 221 706

3 VARIATIONS EN TERME D'EXPOSITION AU RISQUE ET DE POLITIQUE ET GESTION DU RISQUE PAR RAPPORT À LA PÉRIODE PRÉCÉDENTE

Libellé segment de notation Encours
Déc. 2012(1)
Encours
Déc. 2011(1)
Encours CDL
déc. 2012
Encours CDL
déc. 2011
Dépréciation
CDL 2012
Dépréciation
CDL 2011
Particuliers 4 001 838 3 909 037 48 228 47 495 29 469 30 010
Professionnels 916 289 904 113 31 913 34 638 22 550 25 049
Entreprises 1 575 260 1 561 082 69 410 77 708 52 222 56 204
Collectivités publiques 603 556 618 809 2 920 69 1 440 -
Agriculteurs 1 050 375 1 046 528 33 412 38 913 26 057 28 645
Administrations privées 50 240 51 614 230 748 230 348
Avance en compte courant 35 675 37 030 - - - -
Total 8 233 233 8 128 213 186 113 199 571 131 968 140 256
TOTAL HORS AVANCE
EN COMPTE COURANT
8 197 558 8 091 183 186 113 199 571 131 968 140 256

(1) dont créances rattachées et hors dépréciations

Libellé segment de notation Évolution
Encours
Déc. 2012/
Déc. 2011
Évolution
Encours CDL
Déc. 2012/
Déc. 2011
Taux CDL
2012
Taux CDL
2011
Évolution
Encours
Dépréciation
Déc. 2012/
Déc. 2011
Taux
Dépréciation
2012
Taux
Dépréciation
2011
Particuliers 2,37% 1,54% 1,21% 1,22% -1,80% 61,10% 63,19%
Professionnels 1,35% -7,87% 3,48% 3,83% -9,98% 70,66% 72,32%
Entreprises 0,91% -10,68% 4,41% 4,98% -7,08% 75,24% 72,33%
Collectivités publiques -2,46% 4131,88% 0,48% 0,01% 0,00% 49,32% 0,00%
Agriculteurs 0,37% -14,14% 3,18% 3,72% -9,03% 77,99% 73,61%
Administrations privées -2,66% -69,25% 0,46% 1,45% -33,91% 100,00% 46,52%
Avance en compte courant -3,66% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00% 0,00%
Total 1,29% -6,74% 2,26% 2,46% -5,91% 70,91% 70,28%
TOTAL HORS AVANCE
EN COMPTE COURANT
1,31% -6,74% 2,27% 2,47% -5,91% 70,91% 70,28%

En 2012, le taux d'encours des créances douteuses litigieuses (CDL) passe de 2,47% à 2,27%, hors impact des avances en comptes courant.

Cette variation s'explique par les éléments suivants :

  • q le taux de CDL du marché des entreprises diminue en 2012, passant de 4,98% à 4,41%.
  • q le taux de CDL du marché des agriculteurs diminue en 2012, passant de 3,72% à 3,18%.
  • q le taux de CDL du marché des administrations privées diminue en 2012, passant de 1,45% à 0,46%. Les autres segments de notation ont enregistré des variations de leur taux de CDL soit à la hausse, soit à la

baisse dans des proportions moins signifi catives.

n OPÉRATIONS SUR INSTRUMENTS DÉRIVÉS – RISQUE DE CONTREPARTIE

Le risque de contrepartie sur instruments dérivés est établi à partir de la valeur de marché et du risque de crédit potentiel, calculé et pondéré selon les normes prudentielles.

Pour information, les effets des accords de compensation et de collatérisation, qui réduisent ce risque, sont également présentés.

Le Groupe ne présente pas de risque de contrepartie

3.2. RISQUE DE MARCHÉ

(cf. Rapport de gestion « Facteurs de risques Les risques de gestion Risque de marché »)

Le risque de marché représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fl uctuations défavorables de la valeur des instruments fi nanciers à la suite de la variation des paramètres de marché notamment :

  • q les taux d'intérêts : le risque de taux correspond au risque de variation de juste valeur ou au risque de variation de fl ux de trésorerie futurs d'un instrument fi nancier du fait de l'évolution des taux d'intérêt ;
  • q les taux de change : le risque de change correspond au risque de variation de juste valeur d'un instrument fi nancier du fait de l'évolution du cours d'une devise ;
  • q les prix : le risque de prix résulte de la variation de prix et de volatilité des actions et des matières premières, des paniers d'actions ainsi que des indices sur actions. Sont notamment soumis à ce risque les titres à revenu variable, les dérivés actions et les instruments dérivés sur matières premières.

3 OPÉRATIONS SUR INSTRUMENTS DÉRIVÉS : ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

La ventilation des valeurs de marché des instruments dérivés est présentée par maturité contractuelle résiduelle.

Instruments dérivés de couverture – juste valeur actif :

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Opérations sur Marchés Organisés Opérations de gré à gré Total en Total en
≤ 1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans ≤ 1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans valeur de
marché
valeur de
marché
Instruments de taux d'intérêt : 0 0 0 26 63 1 886 1 975 1 488
• Futures / / / / / / / /
• FRA / / / / / / / /
• Swaps de taux d'intérêts / / / 26 63 1 886 1 975 1 488
• Options de taux / / / / / / / /
• Caps-fl oors-collars / / / / / / / /
• Autres instruments conditionnels / / / / / / / /
Instruments de devises et or : 0 0 0 0 0 0 0 0
• Opérations fermes de change / / / / / / / /
• Options de change / / / / / / / /
Autres instruments : 0 0 0 0 0 0 0 0
• Dérivés sur actions & indices boursiers / / / / / / / /
• Dérivés sur métaux précieux / / / / / / / /
• Dérivés sur produits de base / / / / / / / /
• Dérivés de crédits / / / / / / / /
• Autres / / / / / / / /
Sous total 0 0 0 26 63 1 886 1 975 1 488
• Opérations de change à terme / / / / / / / /
Total Juste valeur des instruments
dérivés de couverture - Actif
0 0 0 26 63 1 886 1 975 1 488

Instruments dérivés de couverture – juste valeur passif :

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Opérations sur Marchés Organisés Opérations de gré à gré Total en Total en
≤ 1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans ≤1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans valeur de
marché
valeur de
marché
Instruments de taux d'intérêt : 0 0 0 4 877 48 236 25 863 78 976 57 530
• Futures / / / / / / / /
• FRA / / / / / / / /
• Swaps de taux d'intérêts / / / 4 877 48 236 25 863 78 976 57 530
• Options de taux / / / / / / / /
• Caps-fl oors-collars / / / / / / / /
• Autres instruments conditionnels / / / / / / / /
Instruments de devises et or : 0 0 0 0 0 0 0 0
• Opérations fermes de change / / / / / / / /
• Options de change / / / / / / / /
Autres instruments : 0 0 0 0 0 0 0 0
• Dérivés sur actions & indices boursiers / / / / / / / /
• Dérivés sur métaux précieux / / / / / / / /
• Dérivés sur produits de base / / / / / / / /
• Dérivés de crédits / / / / / / / /
• Autres / / / / / / / /
Sous total 0 0 0 4 877 48 236 25 863 78 976 57 530
• Opérations de change à terme / / / / / / / /
Total Juste valeur des instruments
dérivés de couverture - Passif
0 0 0 4 877 48 236 25 863 78 976 57 530

Instruments dérivés de transaction – juste valeur actif :

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Opérations sur Marchés Organisés Opérations de gré à gré Total en Total en
≤ 1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans ≤1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans valeur de
marché
valeur de
marché
Instruments de taux d'intérêt : 0 0 0 778 2 103 4 297 7 178 3 137
• Futures / / / / / / / /
• FRA / / / / / / / /
• Swaps de taux d'intérêts / / / 592 1 999 4 297 6 888 2 881
• Options de taux / / / / / / / /
• Caps-fl oors-collars / / / 186 104 / 290 256
• Autres instruments conditionnels / / / / / / / /
Instruments de devises et or : 0 0 0 0 0 0 0 0
• Opérations fermes de change / / / / / / / /
• Options de change / / / / / / / /
Autres instruments : 0 0 0 207 724 0 931 845
• Dérivés sur actions & indices boursiers / / / 207 724 / 931 845
• Dérivés sur métaux précieux / / / / / / / /
• Dérivés sur produits de base / / / / / / / /
• Dérivés de crédits / / / / / / / /
• Autres / / / / / / / /
Sous total 0 0 0 985 2 827 4 297 8 109 3 982
• Opérations de change à terme / / / / / / / /
Total Juste valeur des instruments
dérivés de transaction - Actif
0 0 0 985 2 827 4 297 8 109 3 982

Instruments dérivés de transaction – juste valeur passif :

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Opérations sur Marchés Organisés Opérations de gré à gré Total en Total en
≤ 1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans ≤1 an > 1 an
≤ 5 ans
> 5 ans valeur de
marché
valeur de
marché
Instruments de taux d'intérêt : 0 0 0 778 2 102 4 297 7 178 3 137
• Futures / / / / / / / /
• FRA / / / / / / / /
• Swaps de taux d'intérêts / / / 592 1 999 4 297 6 888 2 881
• Options de taux / / / / / / / /
• Caps-fl oors-collars / / / 186 103 / 290 256
• Autres instruments conditionnels / / / / / / / /
Instruments de devises et or : 0 0 0 0 0 0 0 0
• Opérations fermes de change / / / / / / / /
• Options de change / / / / / / / /
Autres instruments : 0 0 0 0 0 0 1 0
• Dérivés sur actions & indices boursiers / / / / / / / /
• Dérivés sur métaux précieux / / / / / / / /
• Dérivés sur produits de base / / / / / / / /
• Dérivés de crédits / / / / / / / /
• Autres / / / / / / 1 /
Sous total 0 0 0 778 2 102 4 297 7 179 3 137
• Opérations de change à terme / / / / / / / /
Total Juste valeur des instruments
dérivés de transaction - Passif
0 0 0 778 2 102 4 297 7 179 3 137

3 OPÉRATIONS SUR INSTRUMENTS DÉRIVÉS : MONTANT DES ENGAGEMENTS

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Total encours notionnel Total encours notionnel
Instruments de taux d'intérêt : 2 818 971 3 185 948
• Futures / /
• FRA / /
• Swaps de taux d'intérêts 2 758 523 3 120 488
• Options de taux / /
• Caps-fl oors-collars 60 448 65 460
• Autres instruments conditionnels / /
Instruments de devises et or : 105 668 34 765
• Opérations fermes de change / /
• Options de change 105 668 34 765
Autres instruments : 0 0
• Dérivés sur actions & indices boursiers / /
• Dérivés sur métaux précieux / /
• Dérivés sur produits de base / /
• Dérivés de crédits / /
• Autres / /
Sous total 2 924 639 3 220 713
• Opérations de change à terme 157 162 103 737
Total Notionnels 3 081 801 3 324 450

n RISQUE DE CHANGE

Le risque de change correspond au risque de variation de juste valeur d'un instrument fi nancier du fait de l'évolution du cours d'une devise.

Le Groupe n'est pas impacté par le risque de change.

3 CONTRIBUTION DES DIFFÉRENTES DEVISES AU BILAN CONSOLIDÉ

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ACTIF PASSIF ACTIF PASSIF
EUR 9 521 269 9 522 085 9 499 351 9 499 349
Autres devises de l'UE 2 965 2 442 3 3
USD 3 915 3 716 2 316 3 576
JPY 9 9 742 781
Autres devises 557 463 3 191 1 894
Total bilan 9 528 715 9 528 715 9 505 603 9 505 603

3 DÉTAIL DES EMPRUNTS OBLIGATAIRES ET DES DETTES SUBORDONNÉES PAR MONNAIE D'ÉMISSION

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Emprunts
obligataires
Dettes
subordonnées
à durée
déterminée
Dettes
subordonnées
à durée
indéterminée
Emprunts
obligataires
Dettes
subordonnées
à durée
déterminée
Dettes
subordonnées
à durée
indéterminée
EUR / 20 007 / / 20 007 /
Autres devises de l'UE / / / / / /
USD / / / / / /
JPY / / / / / /
Autres devises / / / / / /
Total 0 20 007 0 0 20 007 0

(Total en principal , hors dettes rattachées non ventilables)

3.3. RISQUE DE LIQUIDITÉ ET DE FINANCEMENT

(cf. rapport de gestion, chapitre « Facteurs de risques Les risques de gestion Risque de liquidité et de fi nancement)

Le risque de liquidité et de fi nancement désigne la possibilité de subir une perte si l'entreprise n'est pas en mesure de respecter ses engagements fi nanciers en temps opportun et à des prix raisonnables lorsqu'ils arrivent à échéance.

Ces engagements comprennent notamment les obligations envers les déposants et les fournisseurs, ainsi que les engagements au titre d'emprunts et de placement.

3 PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET SUR LA CLIENTÈLE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indéterminé Total
Prêts et créances émis sur les établissements de
crédit (y compris opérations internes au Crédit
Agricole)
50 316 17 541 106 411 203 113 / 377 381
Prêts et créances émis sur la clientèle
(dont location fi nancement)
482 749 826 874 2 865 307 4 058 523 / 8 233 453
Total 533 065 844 415 2 971 718 4 261 636 / 8 610 834
Dépréciations (223 020)
Total Prêts et créances sur les établissements
de crédit et sur la clientèle
8 387 814
31/12/2011
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indéterminé Total
Prêts et créances émis sur les établissements de
crédit (y compris opérations internes au Crédit
Agricole)
22 430 267 277 77 494 173 496 / 540 696
Prêts et créances émis sur la clientèle (dont
location fi nancement)
468 329 786 826 2 876 029 3 997 026 / 8 128 210
Total 490 759 1 054 103 2 953 523 4 170 522 / 8 668 906
Dépréciations (218 240)

3 DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LA CLIENTÈLE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/2012
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indéterminé Total
Dettes envers les établissements de crédit (y
compris opérations internes au Crédit Agricole)
1 231 721 1 199 056 1 939 902 1 450 163 / 5 820 842
Dettes envers la clientèle 1 368 145 24 439 371 277 135 094 / 1 898 955
Total Dettes envers les établissements
de crédit et la clientèle
2 599 866 1 223 495 2 311 179 1 585 257 0 7 719 797
31/12/2011
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indéterminé Total
Dettes envers les établissements de crédit (y
compris opérations internes au Crédit Agricole)
1 107 650 1 490 900 1 959 619 1 624 931 / 6 183 100
Dettes envers la clientèle 1 345 381 27 717 225 530 88 675 / 1 687 302

3 DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE ET DETTES SUBORDONNÉES

31/12/2012
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indéterminé Total
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 4 731 130 3 350 / / 8 211
Titres du marché interbancaire / / / / / 0
Titres de créances négociables : 147 126 110 360 2 300 2 000 / 261 786
Emprunts obligataires / / / / / 0
Autres dettes représentées par un titre / / / / / 0
TOTAL DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE 151 857 110 490 5 650 2 000 0 269 997
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée / 7 20 000 / / 20 007
Dettes subordonnées à durée indéterminée / / / / / 0
Dépôt de garantie à caractère mutuel / / / / / 0
Titres et emprunts participatifs / / / / / 0
TOTAL DETTES SUBORDONNÉES 0 7 20 000 0 0 20 007
31/12/2011
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indéterminé Total
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 3 616 433 4 400 / / 8 449
Titres du marché interbancaire / / / / / 0
Titres de créances négociables : 100 904 61 020 12 600 2 500 / 177 024
Emprunts obligataires / / / / / 0
Autres dettes représentées par un titre / / / / / 0
TOTAL DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE 104 520 61 453 17 000 2 500 0 185 473
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée 7 / 20 000 / / 20 007
Dettes subordonnées à durée indéterminée / / / / / 0
Dépôt de garantie à caractère mutuel / / / / / 0
Titres et emprunts participatifs / / / / / 0

3 GARANTIES FINANCIÈRES EN RISQUE DONNÉES PAR MATURITÉ ATTENDUE

Le Groupe n'a pas donné de garanties fi nancières en risque, c'est-à-dire qui ont fait l'objet de provision ou qui sont sous surveillance.

3.4.COUVERTURE DES RISQUES DE FLUX DE TRÉSORERIE ET DE JUSTE VALEUR SUR TAUX D'INTÉRÊTS ET DE CHANGE

Les instruments fi nanciers dérivés utilisés dans le cadre d'une relation de couverture sont désignés en fonction de l'objectif poursuivi

  • q de couverture de valeur,
  • q de couverture de résultats futurs,
  • q de couverture d'un investissement net en devise.

3 COUVERTURE DE JUSTE VALEUR

Les couvertures de juste valeur modifi ent le risque induit par les variations de juste valeur d'un instrument à taux fi xe causées par des changements de taux d'intérêts. Ces couvertures transforment des actifs ou des passifs à

3 COUVERTURE DE FLUX DE TRÉSORERIE

Les couvertures de fl ux de trésorerie modifi ent notamment le risque inhérent à la variabilité des fl ux de trésorerie liés à des instruments portant intérêt à taux variable.

taux fi xe en éléments à taux variables.

méthodologie d'appréciation de l'efficacité.

Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes subordonnées à taux fi xe.

Chaque relation de couverture fait l'objet d'une documentation formelle décrivant la stratégie, l'instrument couvert et l'instrument de couverture ainsi que la

Les couvertures de fl ux de trésorerie comprennent notamment les couvertures de prêts et de dépôts à taux variable.

3 COUVERTURE D'UN INVESTISSEMENT NET EN DEVISE

Les couvertures d'un investissement net en devises modifi ent le risque inhérent aux fl uctuations des taux de change liées à des détentions d'actifs ou de passifs dans des devises différentes de la devise de référence de l'entité.

3 INSTRUMENTS DÉRIVÉS DE COUVERTURE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Valeur marché Montant Valeur marché Montant
positive négative Notionnel positive négative Notionnel
Couverture de juste valeur 1 975 78 976 2 438 953 1 488 57 530 2 846 358
Taux d'intérêt 1 975 78 976 2 360 377 1 488 57 530 2 846 358
Capitaux propres / / / / / /
Change / / 78 576 / / /
Crédit / / / / / /
Matières premières / / / / / /
Autres / / / / / /
Couverture de fl ux de trésorerie 0 0 105 668 0 0 0
Taux d'intérêt / / / / / /
Capitaux propres / / / / / /
Change / / 105 668 / / /
Crédit / / / / / /
Matières premières / / / / / /
Autres / / / / / /
Couverture d'investissements nets
dans une activité à l'étranger
/ / / / / /
Total Instruments dérivés
de couverture
1 975 78 976 2 544 621 1 488 57 530 2 846 358

3.5.RISQUES OPÉRATIONNELS

(cf. rapport de gestion, chapitre « Facteurs de risques Les risques opérationnels »)

Le risque opérationnel correspond à la possibilité de subir une perte découlant d'un processus interne défaillant ou d'un système inadéquat, d'une erreur humaine ou d'un événement externe qui n'est pas lié à un risque de crédit, de marché ou de liquidité.

3.6.GESTION DU CAPITAL ET RATIOS RÉGLEMENTAIRES

L'amendement de la norme IAS 1 adopté par l'Union européenne le 11 janvier 2006 prévoit des informations sur le capital et sa gestion. L'objectif de l'amendement est de fournir au lecteur des informations sur les objectifs, politiques et procédures de gestion du capital de l'émetteur. A ce sujet, des informations de nature qualitative et quantitative sont requises en annexe et notamment :

Conformément à la réglementation prudentielle bancaire qui transpose en droit français les directives européennes « adéquation des fonds propres des entreprises d'investissement et des établissements de crédit » et « conglomérats fi nanciers », le Groupe est soumis au respect du ratio de solvabilité et des ratios relatifs à la liquidité, la division des risques ou les équilibres de bilan.

La gestion des fonds propres du Groupe est conduite de façon à respecter les niveaux de fonds propres prudentiels au sens du règlement 90-02 et exigés par l'Autorité de contrôle prudentiel afi n de couvrir les risques pondérés au titre des risques de crédit, des risques opérationnels et des risques de marché.

L'arrêté du 20 février 2007 transpose dans la réglementation française le dispositif européen CRD (Capital Requirements Directive) (2006-48-CE et 2006-49 CE). Le texte défi nit les « exigences de fonds propres applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement » et les modalités de calcul du ratio de solvabilité à compter du 1er janvier 2008.

Conformément à ces dispositions, le Groupe a intégré dès 2007, dans la gestion des fonds propres et des risques, les impacts liés au passage à la nouvelle directive européenne CRD.

données chiffrées récapitulatives sur les éléments gérés en tant que capital, description des éventuelles contraintes externes auxquelles l'entreprise est soumise au titre de son capital (par exemple du fait d'obligations réglementaires), indication ou non du respect des contraintes réglementaires et en cas de défaut de respect, une indication des conséquences qui en découlent.

Toutefois, le régulateur a maintenu jusqu'au 31 décembre 2011 les exigences additionnelles de fonds propres au titre des niveaux plancher (l'exigence Bâle 2 ne pouvant être inférieure à 80 % de l'exigence Bâle 1). En 2012, le niveau plancher a été supprimé cependant l'information relative aux exigences Bâle 1 reste obligatoire.

Les fonds propres sont répartis en trois catégories :

  • q les fonds propres durs (Tier 1) déterminés à partir des capitaux propres du Groupe et retraités notamment des gains et pertes latents,
  • q les fonds propres complémentaires (Tier 2), limités à 100 % du montant des fonds propres de base et composés principalement des dettes subordonnées,
  • q les fonds propres surcomplémentaires admis au ratio (Tier 3) composés principalement de dettes subordonnées à maturité plus courte.

Les déductions relatives notamment aux participations dans d'autres établissements de crédit viennent minorer le total de ces fonds propres et s'imputent désormais directement sur les montants du Tier 1 et du Tier 2, conformément à la réglementation.

Niveau des fonds propres prudentiels calculés conformément à la réglementation :

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Fonds propres de base (Tier 1) 861 266 791 187
Fonds propres complémentaires (Tier 2) / /
Fonds propres surcomplémentaires (Tier 3) / /
Valeur de mise en équivalence des titres des sociétés d'assurance (si concerné) / /
Total des fonds propres prudentiels 861 266 791 187

En application de la réglementation, le Groupe doit respecter en permanence un ratio de fonds propres de base égal au moins à 4 % et un ratio de solvabilité de 8 %. En 2012 comme en 2011, le Groupe a répondu aux exigences réglementaires. Le ratio de solvabilité du Groupe s'élevait à 12,85% en 2011 et s'élève à 17,92% en 2012.

4. NOTES RELATIVES AU COMPTE DE RÉSULTAT

4.1. PRODUITS ET CHARGES D'INTÉRÊTS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Sur opérations avec les établissements de crédit 5 398 5 230
Sur opérations internes au Crédit Agricole 22 827 19 427
Sur opérations avec la clientèle 305 566 302 961
Intérêts courus et échus sur actifs fi nanciers disponibles à la vente 396 464
Intérêts courus et échus sur actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance 1 258 833
Intérêts courus et échus des instruments de couverture 14 993 26 493
Sur opérations de location-fi nancement / /
Autres intérêts et produits assimilés 1 /
Produits d'intérêts (1) (2) 350 439 355 408
Sur opérations avec les établissements de crédit (5 250) (4 566)
Sur opérations internes au Crédit Agricole (134 903) (160 198)
Sur opérations avec la clientèle (24 096) (10 136)
Sur dettes représentées par un titre (3 082) (7 984)
Sur dettes subordonnées (869) (869)
Intérêts courus et échus des instruments de couverture (43 355) (42 070)
Sur opérations de location-fi nancement / /
Autres intérêts et charges assimilées (1) (1)
Charges d'intérêts (211 556) (225 824)

(1) dont 5 174 milliers d'euros sur créances dépréciées individuellement au 31 décembre 2012 contre 7 486 milliers d'euros au 31 décembre 2011. (2) dont 10 513 milliers d'euros correspondant à des bonifi cations reçues de l'Etat au 31 décembre 2012 contre 10 197 milliers d'euros au 31 décembre 2011.

4.2. COMMISSIONS NETTES

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 1 443 (40) 1 403 2 455 (33) 2 422
Sur opérations internes au Crédit Agricole 23 818 (17 541) 6 277 26 823 (17 853) 8 970
Sur opérations avec la clientèle 33 996 (975) 33 021 32 720 (1 289) 31 431
Sur opérations sur titres / / 0 / / 0
Sur opérations de change 59 / 59 78 / 78
Sur opérations sur instruments dérivés
et autres opérations de hors bilan
382 / 382 4 276 (1 082) 3 194
Sur moyens de paiement et autres prestations
de services bancaires et fi nanciers
72 224 (5 742) 66 482 74 460 (7 191) 67 269
Gestion d'OPCVM, fi ducie et activités analogues 2 223 (287) 1 936 2 305 (45) 2 260
Produits nets des commissions 134 145 (24 585) 109 560 143 117 (27 493) 115 624

4.3.GAINS OU PERTES NETS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dividendes reçus / /
Plus ou moins values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat par nature 353 (226)
Plus ou moins values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur par résultat par option / /
Solde des opérations de change et instruments fi nanciers assimilés (hors résultat des couvertures
d'investissements nets des activités à l'étranger)
301 292
Résultat de la comptabilité de couverture / /
Gains ou pertes nets sur instruments fi nanciers à la juste valeur par résultat 654 66

Le résultat de la comptabilité de couverture se décompose comme suit :

31/12/12
(en milliers d'euros) PROFITS PERTES NET
Couvertures de juste valeur 1 091 1 091 0
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts 715 376 339
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures) 376 715 (339)
Couvertures de fl ux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie ineffi cace / / 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie ineffi cace / / 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt
d'un portefeuille d'instruments fi nanciers
115 362 115 362 0
Variations de juste valeur des éléments couverts 69 201 46 161 23 040
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 46 161 69 201 (23 040)
Couvertures de l'exposition des fl ux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments
fi nanciers au risque de taux d'intérêt
0 0 0
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie ineffi cace / / 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 116 453 116 453 0
31/12/11
(en milliers d'euros) PROFITS PERTES NET
Couvertures de juste valeur 1 169 1 169 0
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts 376 793 (417)
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couvertures) 793 376 417
Couvertures de fl ux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie ineffi cace / / 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie ineffi cace * / / 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un
portefeuille d'instruments fi nanciers
65 367 65 367 0
Variations de juste valeur des éléments couverts 48 239 17 128 31 111
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 17 128 48 239 (31 111)
Couvertures de l'exposition des fl ux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments
fi nanciers au risque de taux d'intérêt
0 0 0
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie ineffi cace / / 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 66 536 66 536 0

4.4. GAINS OU PERTES NETS SUR ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES À LA VENTE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dividendes reçus (1) 1 235 14 081
Plus ou moins values de cessions réalisées sur actifs fi nanciers disponibles à la vente* (2) 4 287 4 943
Pertes sur titres dépréciés durablement (titres de capitaux propres) (3) (17 226) (2 572)
Plus ou moins values de cessions réalisées sur actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance et sur prêts
et créances
/ /
Gains ou pertes nets sur actifs fi nanciers disponibles à la vente (11 704) 16 452

* hors résultat de cession sur actifs fi nanciers disponibles à la vente à revenu fi xe dépréciés durablement mentionnés en note 4.8

(1) Dont 12 975 milliers d'euros de dividendes reçus en 2011 sur le titres SAS Rue La Boétie, contre une absence de dividendes en 2012.

(2) Dont 279 milliers d'euros de moins-value latente sur le titres SAS Rue La Boétie transférés en résultat. Ce montant correspond à la différence entre le coût de revient historique moyen du titre et sa juste valeur au moment du reclassement soit 14 euros par titre ».

(3) Dont 7 414 milliers d'euros au titre de Sacam International compte tenu de l'atteinte des critères de dépréciation durable en cours d'exercice et 9 679 milliers d'euros au titre de la SAS Rue La Boétie compte tenu de la dépréciation sur ces titres. Ce montant correspond à la différence entre le coût de 14 euros par titre (juste valeur du titre au 30 septembre 2012) et sa valeur déterminée pour la détermination de la dépréciation soit 13,64 euros. »

4.5. PRODUITS ET CHARGES NETS DES AUTRES ACTIVITÉS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Gains ou pertes sur immobilisations hors exploitation / /
Participation aux résultats des assurés bénéfi ciaires de contrats d'assurance / /
Autres produits nets de l'activité d'assurance / /
Variation des provisions techniques des contrats d'assurance / /
Produits nets des immeubles de placement (960) (792)
Autres produits (charges) nets 400 (1 571)
Produits (charges) des autres activités (560) (2 363)

4.6. CHARGES GÉNÉRALES D'EXPLOITATION

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Charges de personnel 84 370 79 217
Impôts et taxes 7 396 5 758
Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation 45 451 48 236
Charges générales d'exploitation 137 217 133 211

Ce montant intègre les honoraires des commissaires aux comptes du Groupe.

La répartition par cabinet et par type de mission de ces honoraires comptabilisés dans le résultat 2012 est donnée ci-dessous :

2011
(en milliers d'euros hors taxe) CABINET
ERNST &
YOUNG
CABINET
ROUXEL
TANGUY
TOTAL TOTAL
Commissaires aux comptes, certifi cation,
examen des comptes individuels et consolidés
65,915 65,915 131,83 129
Autres diligences et prestations directement liées
à la mission du Commissariat aux comptes
/ / 0 0
Total Honoraires des commissaires aux comptes 65,915 65,915 131,83 129

4.7. DOTATIONS AUX AMORTISSEMENTS ET AUX DÉPRÉCIATIONS DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dotations aux amortissements 6 814 7 178
• immobilisations corporelles 6 809 7 173
• immobilisations incorporelles 5 5
Dotations aux dépréciations 0 110
• immobilisations corporelles / /
• immobilisations incorporelles / 110
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations incorporelles et
corporelles
6 814 7 288

4.8. COÛT DU RISQUE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dotations aux provisions et aux dépréciations (74 548) (76 652)
Actifs fi nanciers disponibles à la vente à revenu fi xe / /
Prêts et créances (68 836) (69 322)
Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance / /
Autres actifs / (114)
Engagements par signature (2 529) (5 491)
Risques et charges (3 183) (1 725)
Reprises de provisions et de dépréciations 64 480 62 660
Actifs fi nanciers disponibles à la vente à revenu fi xe / /
Prêts et créances 56 667 57 271
Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance / /
Autres actifs / 29
Engagements par signature 2 921 3 430
Risques et charges 4 892 1 930
Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions (10 068) (13 992)
Plus ou moins values de cessions réalisées sur actifs fi nanciers disponibles à la vente à
revenu fi xe dépréciés durablement
/ /
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés (252) (203)
Récupérations sur prêts et créances amortis 504 596
Décotes sur crédits restructurés (3) (74)
Pertes sur engagements par signature (32) /
Autres pertes / (30)
Coût du risque (9 851) (13 703)

4.9. GAINS OU PERTES NETS SUR AUTRES ACTIFS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Immobilisations corporelles et incorporelles d'exploitation 388 220
Plus-values de cession 470 242
Moins-values de cession (82) (22)
Titres de capitaux propres consolidés 0 0
Plus-values de cession / /
Moins-values de cession / /
Produits (charges) nets sur opérations de regroupement 0 0
Gains ou pertes nets sur autres actifs 388 220

4.10. IMPÔTS

3 CHARGE D'IMPÔT :

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Charge d'impôt courant 35 839 36 734
Charge d'impôt différé (994) (5 018)
Charge d'impôt de la période 34 845 31 716

3 RÉCONCILIATION DU TAUX D'IMPÔT THÉORIQUE AVEC LE TAUX D'IMPÔT CONSTATÉ

Au 31 décembre 2012

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisitions, activités
abandonnées et résultats des sociétés mises en équivalence
83 339 36,10% 30 085
Effet des différences permanentes (5 309)
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères /
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports défi citaires et des
différences temporaires
(1 388)
Effet de l'imposition à taux réduit 472
Effet des autres éléments 7 723
Taux et charge effectif d'impôt 37,90% 31 584

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfi ces taxables en France au 31 décembre 2012.

Au 31 décembre 2012, le Groupe a comptabilisé en capitaux propres 9 211 milliers d'euros au titre des impôts différés comptabilisés sur les réserves de réévaluation des titres classés en actifs disponibles à la vente, contre 6 908 milliers d'euros au 31 décembre 2011.

Au 31 décembre 2011

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisitions, activités
abandonnées et résultats des sociétés mises en équivalence
105 381 36,10% 38 043
Effet des différences permanentes (3 644)
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères /
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports défi citaires et des
différences temporaires
238
Effet de l'imposition à taux réduit (1 060)
Effet des autres éléments (1 860)
Taux et charge effectif d'impôt 30,10% 31 717

4.11. VARIATION DES GAINS ET PERTES COMPTABILISÉS DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES

Est présenté ci-dessous le détail des produits et charges comptabilisés de la période, nets d'impôts.

Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres Total des
(en milliers d'euros) Liés aux écarts
de conversion
Variation de
juste valeur
des actifs
disponibles à la
vente (1) (2)
Variation de
juste valeur
des dérivés de
couverture
Gains et pertes
actuariels sur
avantages post
emploi
gains / pertes
comptabilisés
directement
en capitaux
propres
Variation de juste valeur / (1 968) / / (1 968)
Transfert en compte de résultat (1) / 12 943 / / 12 943
Variation de l'écart de conversion / / / / 0
Variation des gains et pertes actuarielssur
avantages post emploi
/ / / (1 041) (1 041)
Quote part de gains ou pertes comptabilisés
directement en capitaux propres sur entités
mises en équivalence
/ / / / 0
Gains ou pertes comptabilisés directement
en capitaux propres exercice 2012 (part du
Groupe)
0 10 975 0 (1 041) 9 934
Gains ou pertes comptabilisés directement
en capitaux propres exercice 2012 (part
minoritaire)
0 0 0 0 0
Total Gains ou pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
exercice 2012 (2)
0 10 975 0 (1 041) 9 934
Variation de juste valeur / (10 618) / / (10 618)
Transfert en compte de résultat / (602) / / (602)
Variation de l'écart de conversion / / / / 0
Variation des gains et pertes actuarielssur
avantages post emploi
/ / / 130 130
Quote part de gains ou pertes comptabilisés
directement en capitaux propres sur entités
mises en équivalence
/ / / / 0
Gains ou pertes comptabilisés directement
en capitaux propres exercice 2011 (part du
Groupe)
0 (11 220) 0 130 (11 090)
Gains ou pertes comptabilisés directement
en capitaux propres exercice 2011 (part
minoritaire)
0 0 0 0 0
Total Gains ou pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
exercice 2011 (2)
0 (11 220) 0 130 (11 090)

(1) Dont 279 milliers d'euros de gains ou pertes latents relatifs aux titres SAS Rue La Boétie » en colonne « Variation de juste valeur des actifs disponibles à la vente », ligne « Transfert en compte de résultat ».

(2) les données "total des gains ou pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur actifs disponibles à la vente" se décomposent comme suit :

31/12/12 31/12/11
Montant brut 13 269 (14 909)
Impôt (2 294) 3 689
Total net des gains ou pertes 10 975 (11 220)

5. INFORMATIONS SECTORIELLES

Défi nition des secteurs opérationnels

Du fait de l'organisation interne du groupe Crédit Agricole, les activités de chaque entité « élémentaire » peuvent se rattacher pour l'essentiel à un seul secteur.

5.1. INFORMATION PAR SECTEUR OPÉRATIONNEL

Les transactions entre les secteurs opérationnels sont conclues à des conditions de marché.

Les actifs sectoriels sont déterminés à partir des éléments comptables composant le bilan de chaque secteur opérationnel.

Le Groupe exerce l'essentiel de son activité en France, dans un seul secteur d'activité et dans la banque de proximité. Cela ne justifi e donc pas la production de tableaux détaillés par métier, par pôles d'activités et par zones géographiques.

5.2. INFORMATION PAR ZONE GÉOGRAPHIQUE

L'analyse géographique des actifs et des résultats sectoriels repose sur le lieu d'enregistrement comptable des activités.

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Résultat net
Part Groupe
dont PNB Actifs
sectoriels
Résultat net
Part Groupe
dont PNB Actifs
sectoriels
France (y compris DOM-TOM) 48 494 236 833 / 73 665 259 363 /
Autres pays de l'Union européenne / / / / / /
Autres pays d'Europe / / / / / /
Amérique du Nord / / / / / /
Amériques Centrale et du Sud / / / / / /
Afrique et Moyen Orient / / / / / /
Asie et Océanie (hors Japon) / / / / / /
Japon / / / / / /
Total 48 494 236 833 0 73 665 259 363 0

6. NOTES RELATIVES AU BILAN

6.1. CAISSE, BANQUES CENTRALES

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ACTIF PASSIF ACTIF PASSIF
Caisse 23 845 23 500
Banques centrales 3 937 / 4 637 /
Valeur au bilan 27 782 0 28 137 0

6.2. ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT

3 ACTIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction 8 497 4 402
Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option / /
Valeur au bilan 8 497 4 402
Dont Titres prêtés / /

3 ACTIFS FINANCIERS DÉTENUS À DES FINS DE TRANSACTION

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Créances sur les établissements de crédit / /
Créances sur la clientèle / /
Titres reçus en pension livrée / /
Titres détenus à des fi ns de transaction 388 420
• Effets publics et valeurs assimilées / /
• Obligations et autres titres à revenu fi xe / /
• Actions et autres titres à revenu variable 388 420
Instruments dérivés 8 109 3 982
Valeur au bilan 8 497 4 402

3 ACTIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT SUR OPTION

Le Groupe n'a pas d'actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option.

3 PASSIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Passifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction 7 179 3 137
Passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option / /
Valeur au bilan 7 179 3 137

3 PASSIFS FINANCIERS DÉTENUS À DES FINS DE TRANSACTION

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Titres vendus à découvert / /
Titres donnés en pension livrée / /
Dettes représentées par un titre / /
Dettes envers la clientèle / /
Dettes envers les établissements de crédit / /
Instruments dérivés 7 179 3 137
Valeur au bilan 7 179 3 137

3 PASSIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT SUR OPTION

Le Groupe n'a pas de passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur option.

6.3. INSTRUMENTS DÉRIVÉS DE COUVERTURE

L'information détaillée est fournie à la note 3.4 relative à la couverture du risque de fl ux de trésorerie ou de juste valeur, notamment sur taux d'intérêts et de change.

6.4. ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES À LA VENTE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Juste valeur Gains
comptabilisés
directement
en capitaux
propres
Pertes
comptabilisées
directement
en capitaux
propres
Juste valeur Gains
comptabilisés
directement
en capitaux
propres
Pertes
comptabilisées
directement
en capitaux
propres
Effets publics et valeurs
assimilées
10 285 / 111 / / /
Obligations et autres titres
à revenu fi xe
167 282 12 379 / 143 989 11 575 62
Actions et autres titres
à revenu variable
70 628 13 320 282 69 267 8 457 478
Titres de participation
non consolidés
433 400 11 412 309 438 540 10 043 6 395
Total des titres disponibles
à la vente
681 595 37 111 702 651 796 30 075 6 935
Créances disponibles
à la vente
/ / / / / /
Total des créances
disponibles à la vente
0 0 0 0 0 0
VALEUR AU BILAN DES
ACTIFS FINANCIERS
DISPONIBLES
À LA VENTE (1)
681 595 37 111 702 651 796 30 075 6 935
Impôts (9 338) (135) (7 108) (200)
Gains et pertes
comptabilisés directement
en capitaux propres sur
actifs fi nanciers disponibles
à la vente (net IS)
27 773 567 22 967 6 735

(1) dont - 20 502 M€ comptabilisés au titre de la dépréciation durable sur titres et créances au 31/12/2012, contre - 3 466 M€ au 31/12/2011 En 2012, par exception, les titres SAS Rue La Boétie sont évalués au coût pour un montant net de dépréciation de 366 715 milliers d'euros.»

6.5.PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET SUR LA CLIENTÈLE

3 PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Etablissements de crédit
Comptes et prêts 11 003 5 181
• dont comptes ordinaires débiteurs sains 1 870 4 623
• dont comptes et prêts au jour le jour sains / /
Valeurs reçues en pension / /
Titres reçus en pension livrée / /
Prêts subordonnés / /
Titres non cotés sur un marché actif / /
Autres prêts et créances / /
Valeur brute 11 003 5 181
Dépréciations / /
Valeur nette des prêts et créances auprès des établissements de crédit 11 003 5 181
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires 25 976 1 869
Comptes et avances à terme 312 093 505 326
Prêts subordonnés 28 309 28 320
Titres non cotés sur un marché actif / /
Valeur brute 366 378 535 515
Dépréciations / /
Valeur nette des prêts et créances internes au Crédit Agricole 366 378 535 515
VALEUR AU BILAN 377 381 540 696

3 PRÊTS ET CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Opérations avec la clientèle
Créances commerciales 17 925 34 926
Autres concours à la clientèle 8 122 965 7 992 115
Titres reçus en pension livrée / /
Prêts subordonnés 10 474 10 474
Titres non cotés sur un marché actif 3 623 3 627
Créances nées d'opérations d'assurance directe / /
Créances nées d'opérations de réassurance / /
Avances en comptes courants d'associés 32 053 33 403
Comptes ordinaires débiteurs 46 413 53 665
Valeur brute 8 233 453 8 128 210
Dépréciations 223 020 218 240
Valeur nette des prêts et créances auprès de la clientèle 8 010 433 7 909 970
Opérations de location fi nancement
Location-fi nancement immobilier / /
Location-fi nancement mobilier, location simple et opérations assimilées / /
Valeur brute 0 0
Dépréciations / /
Valeur nette des prêts et créances internes au Crédit Agricole 0 0
VALEUR AU BILAN 8 010 433 7 909 970

6.6. DÉPRÉCIATIONS INSCRITES EN DÉDUCTION DES ACTIFS FINANCIERS

(en milliers d'euros) 31/12/11 Variation de
périmètre
Dotations Reprises et
utilisations
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/12
Créances sur les
établissements de crédit
0 / / / / / 0
Créances sur la clientèle 218 240 / 70 829 (66 050) / / 223 019
• dont dépréciations
collectives
77 986 / 22 260 (9 193) / / 91 053
Opérations de location
fi nancement
0 / / / / / 0
Titres détenus jusqu'à
l'échéance
0 / / / / / 0
Actifs disponibles à la vente (1) 3 466 / 17 226 (190) / / 20 502
A u t re s a c t i f s fi n a n c i e r s 16 7 / / / / / 16 7
Total Dépréciations
des actifs fi nanciers
221 873 0 88 055 (66 240) 0 0 243 688

(1) Dont les titres SAS Rue La Boétie qui ont été dépréciés au cours de l'exercice pour un montant de 9 679 milliers d'euros.

(en milliers d'euros) 31/12/10 Variation de
périmètre
Dotations Reprises et
utilisations
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/11
Créances sur les
établissements de crédit
0 / / / / / 0
Créances sur la clientèle 215 666 / 73 644 (71 070) / / 218 240
• dont dépréciations
collectives
67 998 / 11 799 (1 811) / / 77 986
Opérations de location
fi nancement
0 / / / / / 0
Titres détenus jusqu'à
l'échéance
0 / / / / / 0
Actifs disponibles à la vente 1 081 / 2 572 (187) / / 3 466
A u t re s a c t i f s fi n a n c i e r s 8 2 / 114 (2 9) / / 16 7
Total Dépréciations des
actifs fi nanciers
216 829 0 76 330 (71 286) 0 0 221 873

6.7. EXPOSITION AU RISQUE SOUVERAIN ET NON SOUVERAIN SUR LES PAYS EUROPÉENS SOUS SURVEILLANCE

Le Groupe n'est pas exposé aux dettes souveraines sur les pays européens sous surveillance.

6.8. DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET SUR LA CLIENTÈLE

3 DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Etablissements de crédit
Comptes et emprunts 860 1 325
• dont comptes ordinaires créditeurs / /
• dont comptes et emprunts au jour le jour / /
Valeurs données en pension / /
Titres donnés en pension livrée / /
TOTAL 860 1 325
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires créditeurs / 9 230
Comptes et avances à terme 5 819 982 6 172 545
TOTAL 5 819 982 6 181 775
VALEUR AU BILAN 5 820 842 6 183 100

3 DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Comptes ordinaires créditeurs 1 203 106 1 229 487
Comptes d'épargne à régime spécial 29 943 29 318
Autres dettes envers la clientèle 665 906 428 497
Titres donnés en pension livrée / /
Dettes nées d'opérations d'assurance directe / /
Dettes nées d'opérations de réassurance / /
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et rétrocessionnaires en
représentation d'engagements techniques
/ /
Valeur au bilan 1 898 955 1 687 302

6.9. ACTIFS FINANCIERS DÉTENUS JUSQU'À L'ÉCHÉANCE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Effets publics et valeurs assimilées / /
Obligations et autres titres à revenu fi xe 39 510 29 967
Total 39 510 29 967
Dépréciations / /
Valeur au bilan 39 510 29 967

6.10. DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE ET DETTES SUBORDONNÉES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 8 211 8 449
Titres du marché interbancaire / /
Titres de créances négociables : 261 786 177 024
Emprunts obligataires / /
Autres dettes représentées par un titre / /
VALEUR AU BILAN 269 997 185 473
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée 20 007 20 007
Dettes subordonnées à durée indéterminée / /
Dépôt de garantie à caractère mutuel / /
Titres et emprunts participatifs / /
VALEUR AU BILAN 20 007 20 007

ÉMISSIONS DE DETTES SUBORDONNÉES

L'activité de toute banque est de faire évoluer continuellement le volume et la nature de ses passifs en regard de l'évolution de ses emplois.

Les dettes subordonnées entrent donc dans le cadre de la

gestion des fonds propres prudentiels tout en contribuant au refi nancement de l'ensemble des activités du groupe.

En 2012, le Groupe n'a pas émis de dettes subordonnées.

6.11. ACTIFS ET PASSIFS D'IMPÔTS COURANTS ET DIFFÉRÉS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Impôts courants / /
Impôts différés 30 574 29 681
Total Actifs d'impôts courants et différés 30 574 29 681
Impôts courants 2 965 5 093
Impôts différés / /
Total Passifs d'impôts courants et différés 2 965 5 093

Le net des actifs et passifs d'impôts différés se décompose comme suit :

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Impôts différés
Actif
Impôts différés
Passif
Impôts différés
Actif
Impôts différés
Passif
Décalages temporaires comptables-fi scaux 30 729 0 30 245 0
Charges à payer non déductibles 840 / 557 /
Provisions pour risques et charges non déductibles 26 432 / 24 558 /
Autres différences temporaires 3 457 / 5130 /
Impots différés / Réserves latentes -889 0 -760 0
Actifs disponibles à la vente -1 328 / (854) /
Couvertures de Flux de Trésorerie / / / /
Gains et pertes / Ecarts actuariels 439 / 94 /
Impots différés / Résultat 734 0 196 0
Total Impôts différés 30 574 0 29 681 0

Les impôts différés sont nettés au bilan.

6.12. COMPTES DE RÉGULARISATION ACTIF, PASSIF ET DIVERS

3 COMPTES DE RÉGULARISATION ET ACTIFS DIVERS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Autres actifs 90 255 88 490
Comptes de stocks et emplois divers 63 63
Gestion collective des titres Livret développement durable / /
Débiteurs divers 90 085 87 940
Comptes de règlements 91 487
Capital souscrit non versé / /
Autres actifs d'assurance / /
Parts des réassureurs dans les provisions techniques 16 /
Comptes de régularisation 120 387 82 783
Comptes d'encaissement et de transfert 76 033 35 979
Comptes d'ajustement et comptes d'écarts / 11
Produits à recevoir 38 747 36 594
Charges constatées d'avance 514 748
Autres comptes de régularisation 5 093 9 451
Valeur au bilan 210 642 171 273

3 COMPTES DE RÉGULARISATION ET PASSIFS DIVERS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Autres passifs (1) 44 977 33 375
Comptes de règlements / 37
Créditeurs divers 39 760 32 131
Versement restant à effectuer sur titres 5 217 1 207
Autres passifs d'assurance / /
Autres / /
Comptes de régularisation 140 784 119 555
Comptes d'encaissement et de transfert (2) 28 295 10 319
Comptes d'ajustement et comptes d'écarts 15 5
Produits constatés d'avance 65 473 64 194
Charges à payer 43 999 44 466
Autres comptes de régularisation 3 002 571
Valeur au bilan 185 761 152 930

(1) Les montants indiqués incluent les dettes rattachées

(2) Les montants sont indiqués en net

6.13. ACTIFS ET PASSIFS LIÉS AUX ACTIFS NON COURANTS DESTINÉS À ÊTRE CÉDÉS

Le Groupe n'a pas d'actifs et passifs liés aux actifs non courant destinés à être cédés.

6.14. IMMEUBLES DE PLACEMENT

(en milliers
d'euros)
31/12/11 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/2012
Valeur brute 25 568 / 58 (244) / / 25 382
Amortissements
et dépréciations
(2 793) / (1 223) 122 / / (3 894)
Valeur au bilan (1) 22 775 0 (1 165) (122) 0 0 21 488

(1) Y compris Immeubles de placement donnés en location simple

(en milliers
d'euros)
31/12/10 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/2011
Valeur brute 24138 / 2196 (766) / / 25 568
Amortissements et
dépréciations
(1 818) / (1 181) 206 / / (2 793)
Valeur au bilan (1) 22 320 0 1 015 (560) 0 0 22 775

(1) Y compris Immeubles de placement donnés en location simple

La valeur de marché des immeubles de placements comptabilisés au coût amorti, établie « à dire d'expert », s'élève à 21 488 milliers d'euros au 31 décembre 2012 contre 22 775 milliers d'euros au 31 décembre 2011.

6.15. IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES (HORS ÉCARTS D'ACQUISITION)

(en milliers
d'euros)
31/12/11 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions,
regroupements
d'entreprises
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/2012
Immobilisations corporelles d'exploitation
Valeur brute 149 854 / 1 368 (873) / / 150 349
Amortissements
et dépréciations (1)
(82 098) / (6 810) 664 / / -88 244
Valeur au bilan 67 756 0 (5 442) (209) 0 0 62 105
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 14 382 / 57 -6 / / 14 433
Amortissements et
dépréciations
(10 931) / (5) / / / -10 936
Valeur au bilan 3 451 0 52 (6) 0 0 3 497

(1) Y compris les amortissements sur immobilisations données en location simple

(en milliers
d'euros)
31/12/10 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions,
regroupements
d'entreprises
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
Solde
31/12/2011
Immobilisations corporelles d'exploitation
Valeur brute 158 136 / 5 421 (13 703) / / 149 854
Amortissements
et dépréciations (1)
(80 044) / (7 176) 5 122 / / (82 098)
Valeur au bilan 78 092 0 (1 755) (8 581) 0 0 67 756
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 14 381 / 1 / / / 14 382
Amortissements et
dépréciations
(10 816) / (125) 10 / / (10 931)
Valeur au bilan 3 565 0 (124) 10 0 0 3 451

(1) Y compris les amortissements sur immobilisations données en location simple

6.16. PROVISIONS TECHNIQUES DES CONTRATS D'ASSURANCE

Le Groupe n'a pas de provisions techniques des contrats d'assurance.

6.17. PROVISIONS

(en milliers d'euros) 31/12/11 Variations
de
périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non
utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/12
Risques sur les
produits épargne
logement
10 919 / 1 552 / (7 013) / / 5 458
Risques d'exécution
des engagements
par signature
7 310 / 2 529 / (2 921) / / 6 918
Risques
opérationnels
12 466 / 413 (7) (1 786) / / 11 086
Engagements
sociaux (retraites)
et assimilés
1 194 / 2 839 (1 839) (440) / 1 005 2 759
Litiges divers 7 453 / 3 185 (447) (3 204) / / 6 987
Participations 0 / / / / / / 0
Restructurations 0 / / / / / / 0
Autres risques 4 236 / 6 101 (906) (229) / / 9 202
Total 43 578 0 16 619 (3 199) (15 593) 0 1 005 42 410
(en milliers d'euros) 31/12/10 Variations
de périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises
non
utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/11
Risques sur les
produits épargne
logement
14 058 / 320 / (3 459) / / 10 919
Risques d'exécution
des engagements
par signature
5 249 / 5 491 / (3 430) / / 7 310
Risques
opérationnels
11 970 / 965 (289) (180) / / 12 466
Engagements
sociaux (retraites)
et assimilés
1 277 / 1 100 (888) (295) / / 1 194
Litiges divers 17 556 / 340 (9 279) (1 164) / / 7 453
Participations 104 / 674 / (778) / / 0
Restructurations 0 / / / / / / 0
Autres risques 2 592 / 2 690 (954) (91) / / 4 236
Total 52 806 0 11 580 (11 410) (9 397) 0 0 43 578

3 RISQUES SUR LES PRODUITS ÉPARGNE LOGEMENT

Diminution de la provision pour risques sur les produits épargne logement (- 5 461 milliers d'euros).

3 RISQUES D'EXÉCUTION DES ENGAGEMENTS PAR SIGNATURE

Diminution de la provision pour risques d'exécution des engagements par signature (- 392 milliers d'euros).

3 RISQUES OPÉRATIONNELS

Cette provision est destinée à couvrir les risques d'insuffisance de conception, d'organisation et de mise en œuvre des procédures d'enregistrement dans le système comptable et plus généralement dans les systèmes d'information de l'ensemble des évènements relatifs aux opérations de l'établissement. Cette provision s'élève à 11 086 milliers d'euros au 31 décembre 2012.

3 ENGAGEMENTS SOCIAUX (RETRAITES) ET ASSIMILÉS

Augmentation de la provision pour médaille du travail (71 milliers d'euros).

Transfert de 1 005 milliers d'euros de provisions vers les capitaux propres, au titre de l'application de la norme IAS19.

Par ailleurs, l'augmentation des engagements sociaux au 31 décembre 2012 s'explique principalement par la baisse signifi cative des taux de référence utilisés pour l'évaluation des engagements relatifs aux régimes à prestations défi nies et autres avantages à long terme.

3 LITIGES DIVERS

Diminution de la provision sur divers litiges avec des clients (- 432 milliers d'euros). Diminution de la provision sur divers litiges salariaux (- 35 milliers d'euros).

3 AUTRES RISQUES

Provision complémentaire de 5 150 milliers d'euros constituée sur les DAT progressifs afi n de lisser la rémunération (prise en compte d'un TIE).

3 PROVISION ÉPARGNE-LOGEMENT

Encours collectés au titre des comptes et plans d'épargne-logement sur la phase d'épargne

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Plans d'épargne-logement :
Ancienneté de moins de 4 ans / /
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 709 621 1 146 860
Ancienneté de plus de 10 ans 722 399 337 091
Total plans d'épargne-logement 1 432 020 1 483 951
Total comptes épargne-logement 383 829 409 542
TOTAL ENCOURS COLLECTÉS AU TITRE DES CONTRATS ÉPARGNE-LOGEMENT 1 815 849 1 893 493

L'ancienneté est déterminée conformément au CRC 2007-01 du 14 décembre 2007

Les encours de collecte sont des encours sur base d'inventaire à fi n novembre 2012 pour les données au 31 décembre 2012 et à fi n novembre 2011 pour les données au 31 décembre 2011 et hors prime d'Etat

Encours de crédits en vie octroyés au titre des comptes et plans d'épargne-logement

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Plans d'épargne-logement : 14 837 18 463
Comptes épargne-logement : 124 048 131 408
Total Encours de crédits en vie octroyés au titre des contrats épargne-logement 138 885 149 871

Provision au titre des comptes et plans d'épargne-logement

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Plans d'épargne-logement :
Ancienneté de moins de 4 ans / /
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 10 3 321
Ancienneté de plus de 10 ans 5 208 5 289
Total plans d'épargne-logement 5 218 8 610
Total comptes épargne-logement 240 2 308
TOTAL PROVISION AU TITRE DES CONTRATS ÉPARGNE-LOGEMENT 5 458 10 918

L'ancienneté est déterminée conformément au CRC 2007-01 du 14 décembre 2007

(en milliers d'euros) 31/12/11 Dotations Reprises Autres
mouvements
31/12/12
Plans d'épargne-logement : 8 610 1 096 4 490 / 5 220
Comptes épargne-logement : 2 308 450 2 527 / 240
Total Provision au titre des
contrats épargne-logement
10 918 1 546 7 017 0 5 460

L'organisation fi nancière du groupe Crédit Agricole concernant les comptes d'épargne à régime spécial est décrite dans le paragraphe « Relations internes aux Crédit Agricole - mécanismes fi nanciers internes » de la partie « Cadre général ».

6.18. CAPITAUX PROPRES

n COMPOSITION DU CAPITAL AU 31 DÉCEMBRE 2012

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est une société coopérative à capital variable, soumise notamment aux articles L. 512-20 et suivants du Code monétaire et fi nancier relatifs au Crédit agricole, aux articles L. 231-1 et suivants du Code de commerce relatifs aux sociétés à capital variable, et aux dispositions de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération.

Son capital est composé de parts sociales cessibles nominatives souscrites par les sociétaires, de Certifi cats Coopératifs d'Investissement et de Certifi cats Coopératifs d'Associés.

Conformément aux dispositions de l'IFRIC 2, la qualité de capital est reconnue aux parts sociales des coopératives dans la mesure où l'entité dispose d'un droit inconditionnel de refuser le remboursement des parts.

La cession des parts sociales étant soumise à l'agrément du conseil d'administration de la Caisse régionale, cette dernière caractéristique confi rme par conséquent leur qualité de capital social au regard des normes IFRS.

Les CCI et/ou CCA sont des valeurs mobilières sans droit de vote émises pour la durée de la société et représentatives de droits pécuniaires attachés à une part de capital. Leur émission est régie par les titres II quater et quinquies de la loi du 10 septembre 1947.

A la différence des parts sociales, ils confèrent à leurs détenteurs un droit sur l'actif net de la société dans la proportion du capital qu'ils représentent.

Les CCI sont émis au profi t de titulaires n'ayant pas à justifi er de la qualité de sociétaire, et sont librement négociables.

Les CCA ne peuvent en revanche être souscrits et détenus que par les sociétaires de la Caisse régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées.

Répartition du capital de la Caisse régionale Nombre
de titres au
01/01/2012
Nombre
de titres émis
Nombre
de titres
remboursés
Nombre
de titres au
31/12/2012
% du capital
Certifi cats Coopératifs d'investissements (CCI) 2 277 243 2 482 2 482 2 277 243 37,57%
• Dont part du Public 1 256 114 / 2 482 1 253 632 20,68%
• Dont part Crédit Agricole S.A. 999 476 / / 999 476 16,49%
• Dont part Auto-détenue 21 653 2 482 / 24 135 0,40%
Certifi cats Coopératifs d'associés (CCA) 515 730 0 0 515 730 8,51%
• Dont part du Public 0 / / 0 0,00%
• Dont part Crédit Agricole S.A. 515 730 / / 515 730 8,51%
Parts sociales 3 267 849 0 0 3 267 849 53,92%
• Dont 46 Caisses Locales 3 267 818 / / 3 267 818 53,92%
• Dont 15 administrateurs de la CR 30 / / 30 0,00%
• Dont Crédit Agricole S.A. 1 / / 1 0,00%
Total 6 060 822 2 482 2 482 6 060 822 100,00%

La valeur nominale des titres est de 15,25 euros et le montant total du capital est 92 428 milliers d'euros. Ces actions sont entièrement libérées.

n RÉSULTAT PAR ACTION

Conformément à la norme IAS 33, une entité doit calculer le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires de l'entité mère. Celui-ci doit être calculé en divisant le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires par le nombre moyen d'actions ordinaires en circulation.

Ainsi qu'il est évoqué au paragraphe précédent, les capitaux propres de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine sont composés de parts sociales, de CCI (le cas échéant) et de CCA.

Conformément aux dispositions de l'article 14 de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 relative au statut de la coopération, la rémunération des parts sociales est au plus égale au taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées publiées par le ministre chargé de l'économie.

La rémunération des CCI et CCA est quant à elle fi xée annuellement par l'assemblée générale des sociétaires et doit être au moins égale à celle des parts sociales.

Par conséquent, du fait des particularités liées au statut des sociétés coopératives à capital variable portant tant sur la composition des capitaux propres qu'aux caractéristiques de leur rémunération, les dispositions de la norme IAS 33 relative à la communication du résultat par action, sont inappropriées.

n DIVIDENDES

Au titre de l'exercice 2012, le Conseil d'administration du Groupe a proposé un dividende net par action de 2,65 euros, sous réserve de l'approbation par l'Assemblée générale.

Ces dividendes sont versés en numéraire aux différents bénéfi ciaires à la date déterminée par l'Assemblée générale.

Année de
rattachement
du dividende
CCI CCA Parts sociales
versées par les
Caisses locales
Sous total (1) Parts Sociales (2) Total
(en milliers
d'euros)
Montant Net Montant Net Montant Net Montant Net Montant Net Montant Net
2009 6 968 1 578 2 742 11 288 1 939 13 227
2010 7 456 1 702 3 258 12 416 1 679 14 095
2011 7 461 1 707 3 795 12 963 1 784 14 747
Prévu 2012 6 035 1 367 2 749 10 151 1 385 11 536

(1) Le montant net correspond au résultat distribué :

  • Par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine aux porteurs de CCI (le public et Crédit Agricole S.A.)

  • Par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine aux porteurs de CCA (Crédit Agricole S.A.)

  • Par les Caisses Locales à ses sociétaires

(2) Le montant net correspond aux dividendes versés par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine aux Caisses Locales.

Dividendes payés au cours de l'exercice :

Les montants relatifs aux dividendes fi gurent dans le tableau de variation des capitaux propres. Ils s'élèvent à 12 963 milliers d'euros en 2012.

n AFFECTATIONS DU RÉSULTAT ET FIXATION DU DIVIDENDE 2012

L'affectation du résultat, la fi xation et la mise en paiement du dividende 2012 sont proposées dans le projet de résolutions présentées par le Conseil d'administration à l'Assemblée générale de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine du 29 mars 2013.

(en euros) Résultat à affecter Affectation en réserve Distribution de dividendes
Résultat de l'exercice à affecter 53 466 359
Report à nouveau
Intérêts aux parts sociales 1 385 405
Rémunération des CCI et CCA 7 401 378
Réserve légale 33 509 682
Réserve facultative 11 169 894
Total 53 466 359 44 679 576 8 786 783

6.19. VENTILATION DES ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS PAR ÉCHÉANCE CONTRACTUELLE

La ventilation des soldes au bilan des actifs et passifs fi nanciers est réalisée par date d'échéance contractuelle. L'échéance des instruments dérivés de transaction et de couverture correspond à leur date de maturité contractuelle. Les actions et autres titres à revenu variable sont par nature sans échéance contractuelle ; ils sont positionnés en « Indéterminé ».

Les écarts de réévaluation des portefeuilles couverts en taux sont considérés comme ayant une échéance indéterminée compte tenu de l'absence de maturité défi nie.

31/12/12
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indeterminé Total
Caisse, banques centrales 27 782 / / / / 27 782
Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat / 985 2 827 4 297 388 8 497
Instruments dérivés de couverture / 26 63 1 886 / 1 975
Actifs fi nanciers disponibles à la vente 2 3 644 6 024 167 897 504 028 681 595
Prêts et créances sur les établissements de crédit 50 316 17 541 106 411 203 113 / 377 381
Prêts et créances sur la clientèle 419 646 807 528 2 803 078 3 980 182 / 8 010 434
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 68 183 / 68 183
Actifs fi nanciers detenus jusqu'à l'échéance 2 575 8 460 23 451 5 023 / 39 509
Total Actifs fi nanciers par échéance 568 504 838 184 2 941 854 4 362 398 504 416 9 215 356
Banques centrales / / / / / 0
Passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat / 778 2 102 4 297 / 7 177
Instruments dérivés de couverture 132 4 745 48 236 25 863 / 78 976
Dettes envers les établissements de crédit 1 231 721 1 199 056 1 939 902 1 450 163 / 5 820 842
Dettes envers la clientèle 1 368 145 24 439 371 277 135 094 / 1 898 955
Dettes représentées par un titre 151 857 110 490 5 650 2 000 / 269 997
Dettes subordonnées / 7 20 000 / / 20 007
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 1 886 / 1 886
Total Passifs fi nanciers par échéance 2 753 741 1 339 515 2 387 167 1 617 417 0 8 097 840
31/12/2011
(en milliers d'euros) ≤ 3 mois > 3 mois
à ≤ 1 an
> 1 an
à ≤ 5 ans
> 5 ans Indeterminé Total
Caisse, banques centrales / / / / 28 137 28 137
Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat / 31 2 578 1 374 420 4 403
Instruments dérivés de couverture 219 / 319 951 / 1 489
Actifs fi nanciers disponibles à la vente 2 / 3 455 140 532 507 807 651 796
Prêts et créances sur les établissements de crédit 22 430 267 277 77 494 173 496 / 540 697
Prêts et créances sur la clientèle 406 816 763 569 2 813 675 3 925 910 / 7 909 970
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 44 211 44 211
Actifs fi nanciers detenus jusqu'à l'échéance 1 087 4 259 21 613 3 008 / 29 967
Total Actifs fi nanciers par échéance 430 554 1 035 136 2 919 134 4 245 271 580 575 9 210 670
Banques centrales / / / / / 0
Passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat / (31) (1 733) (1 374) / (3 138)
Instruments dérivés de couverture (2 001) (8 549) (26 977) (20 004) / (57 531)
Dettes envers les établissements de crédit (1 107 650) (1 490 900) (1 959 619) (1 624 931) / (6 183 100)
Dettes envers la clientèle (1 345 381) (27 717) (225 530) (88 675) / (1 687 303)
Dettes représentées par un titre (104 520) (61 453) (17 000) (2 500) / (185 473)
Dettes subordonnées (7) / (20 000) / / (20 007)
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux (954) (954)
Total Passifs fi nanciers par échéance (2 559 559) (1 588 650) (2 250 859) (1 737 484) (954) (8 137 506)

7. AVANTAGES AU PERSONNEL ET AUTRES RÉMUNÉRATIONS

7.1. DÉTAIL DES CHARGES DE PERSONNEL

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Salaires et traitements (1) 46 339 43 463
Cotisation au titre des retraites (régimes à cotisations défi nies) 4 856 4 499
Cotisation au titre des retraites (régimes à prestations défi nies) 1 209 1 430
Autres charges sociales 16 804 16 169
Intéressement et participation 6 810 7 944
Impôts et taxes sur rémunération 8 352 5 712
Total Charges de personnel 84 370 79 217

(1) dont médailles du travail pour 86 milliers d'euros au 31/12/2012 contre 70 milliers d'euros au 31/12/2011.

7.2. EFFECTIF FIN DE PÉRIODE

Effectifs 31/12/12 31/12/11
France 1 302 1 294
Etranger / /
Total 1 302 1 294

7.3. AVANTAGES POSTÉRIEURS À L'EMPLOI, RÉGIMES À COTISATIONS DÉFINIES

Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés « employeurs ». Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, les sociétés du Groupe Crédit Agricole S.A. n'ont pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer.

7.4. AVANTAGES POSTÉRIEURS À L'EMPLOI, RÉGIMES À PRESTATIONS DÉFINIES

(en milliers d'euros) 31/12/11
Dette actuarielle au 31/12/n-1 16 889 15 519
Ecart de change / /
Coût des services rendus sur la période 1 414 1 301
Coût fi nancier 797 602
Variation dette Cotisations employés / /
actuarielle Modifi cations, réductions et liquidations de régime / /
Variation de périmètre 238 /
Prestations versées (obligatoire) (975) (954)
(Gains) / pertes actuariels 1 078 421
Dette actuarielle au 31/12/n 19 441 16 889
(en milliers d'euros) 31/12/11
Coût des services rendus 1414 1301
Coût fi nancier 797 602
Rendement attendu des actifs (553) (511)
Détail de
la charge
Amortissement du coût des services passés 23 23
comptabilisée Gains / (pertes) actuariels net / /
au résultat Amortissement des gains / pertes générés par modifi cations, réductions
et liquidations de régimes
/ /
Gains / (pertes) du(e)s au changement de limitation d'actifs / /
Charge nette comptabilisée au compte de résultat 1681 1415
(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Juste valeur des actifs / droits à remboursement au 31/12/n-1 16021 14629
Ecart de change / /
Rendement attendu des actifs 553 511
Variation de Gains / (pertes) actuariels (510) 620
juste valeur Cotisations payées par l'employeur 1781 1215
des actifs et
des Droits à
Cotisations payées par les employés / /
remboursement Modifi cations, réductions et liquidations de régime / /
Variation de périmètre 239 /
Prestations payées par le fonds (975) (954)
Juste valeur des actifs / droits à remboursement au 31/12/n 17109 16021
(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Position nette Dette actuarielle fi n de période (19 440) (16 888)
Coût des services passés (modifi cation de régimes) non reconnus 210 235
Impact de la limitation d'actifs / /
Juste valeur des actifs fi n de période 17 109 16 021
Position nette (passif) / actif fi n de période (2 121) (632)
ELÉMENTS RECONNUS IMMÉDIATEMENT EN SORIE ET COMPTABILISÉS DANS
LE RÉSULTAT GLOBAL (MONTANTS EN MILLIONS D'EUROS)
31/12/12 31/12/11
Ecarts actuariels générés sur les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi 1588 (199)
Ajustements de plafonnement des actifs (incluant les effets d'IFRIC 14) / /
Total des éléments reconnus immédiatement en SoRIE dans l'année 1588 (199)
Montant du stock d'écarts actuariels cumulés en SoRIE en fi n d'année 2232 644
INFORMATION SUR LES ACTIFS DES RÉGIMES 31/12/12 31/12/11
Composition des actifs
-% d'obligations 86,2% 84,4%
-% d'actions 7,9% 8,9%
-% autres actifs 5,9% 6,8%
RÉGIMES À PRESTATIONS DÉFINIES : PRINCIPALES HYPOTHÈSES ACTUARIELLES 31/12/12 31/12/11
Taux d'actualisation (1) 2,85% 4,79%
Taux de rendement attendus des actifs du régime et des droits à remboursement / 3,55%
Taux de rendement effectifs des actifs du régime et des droits à remboursement 3,36% 3,55%
Taux attendus d'augmentation des salaires (2) / 3,01%
Taux d'évolution des coûts médicaux
Autres (à détailler)

(1) les taux d'actualisation sont déterminés en fonction de la durée moyenne de l'engagement, c'est-à-dire la moyenne arithmétique des durées calculées entre la date d'évaluation et la date de paiement pondérée par les hypothèses de turn-over (2) suivant les populations concernées (cadres ou non cadres)

  • Au 31 décembre 2012, les taux de sensibilité démontrent que :
  • q Une variation de plus 50bp des taux d'actualisation conduirait à une baisse de l'engagement de 4,05%;
  • q Une variation de moins 50bp des taux d'actualisation conduirait à une hausse de l'engagement de 4,37%.

7.5. AUTRES AVANTAGES SOCIAUX

3 PRIME ATTRIBUÉE POUR LA MÉDAILLE D'HONNEUR AGRICOLE

Tout salarié à qui la médaille d'honneur agricole a été officiellement décernée, a droit, s'il compte au moins cinq ans de services au Crédit Agricole, à une prime d'une valeur égale à 830 euros. Le bénéfi ce de cette prime est attribué à l'occasion de l'obtention de chacune des médailles, ces dernières étant attribuées dans les

conditions précisées par le décret n°84-591 du 4 juillet 1984 du ministère chargé de l'Agriculture. Les provisions constituées par le Groupe au titre de ces engagements sociaux s'élèvent à 636 milliers d'euros à la fi n de l'exercice 2012.

3 INDEMNITÉ DE FIN DE CARRIÈRE

Les indemnités de fi n de carrière ne sont plus provisionnées à la Caisse régionale. La Caisse régionale passe par Prédica qui procède aux appels de fonds une fois par an en fi n d'année. Lorsque l'événement (départ à la retraite) intervient, la Caisse régionale demande à Prédica le déblocage des fonds à destination du salarié qui part en retraite.

3 INTÉRESSEMENT ET PARTICIPATION

En juin 2011, un accord d'intéressement a été conclu pour une durée de 3 ans, soit pour les exercices 2011, 2012 et 2013. L'enveloppe globale, identique pour les 3 exercices, est déterminée par la formule suivante : 8,85 % * (10 % Produit Net Bancaire d'activité clientèle + 100 % Résultat Net)

La répartition est assurée de manière suivante :

PART LIÉE AU SALAIRE PART LIÉE AU TEMPS DE PRÉSENCE
2011 66% 34%
2012 68% 32%
2013 70% 30%

7.6. PAIEMENTS À BASE D'ACTIONS

Au cours de l'exercice 2012, le Groupe n'a pas proposé de paiements à base d'actions à ses salariés.

7.7. RÉMUNÉRATIONS DE DIRIGEANTS

Le montant global des rémunérations allouées pendant l'exercice à l'ensemble des membres des organes de Direction s'élève à 1 889 milliers d'euros dont 187 milliers d'euros versés aux membres du Conseil d'Administration sous forme de jetons de présence.

8. ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE ET AUTRES GARANTIES

3 ENGAGEMENTS DONNÉS ET REÇUS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Engagements donnés
Engagements de fi nancement 1 166 326 1 378 932
• Engagements en faveur d'établissements de crédit / /
• Engagements en faveur de la clientèle 1 166 326 1 378 932
Ouverture de crédits confi rmés 792 177 893 205
- Ouverture de crédits documentaires 8 098 8 214
- Autres ouvertures de crédits confi rmés 784 079 884 991
Autres engagements en faveur de la clientèle 374 149 485 727
Engagements de garantie 628 384 588 947
• Engagements d'ordre d'établissement de crédit 224 898 224 898
Confi rmations d'ouverture de crédits documentaires / /
Autres garanties (1) 224 898 224 898
• Engagements d'ordre de la clientèle 403 486 364 049
Cautions immobilières 127 129 135 560
Autres garanties d'ordre de la clientèle (2) 276 357 228 489
Engagements reçus
Engagements de fi nancement 567 155 531 152
• Engagements reçus d'établissements de crédit 567 155 531 152
• Engagements reçus de la clientèle / /
Engagements de garantie 2 435 940 2 273 355
• Engagements reçus d'établissements de crédit 150 437 111 116

• Engagements reçus de la clientèle 2 285 503 2 162 239 Garanties reçues des administrations publiques et assimilées 472 464 440 314 Autres garanties reçues 1 813 039 1 721 925

(1) La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine a apporté 224 898 milliers d'euros en garantie à Crédit Agricole SA dans le cadre de l'opération Switch.

(2) Les garanties fi nancières présentées séparement aux 31 décembre 2011 pour un montant de 159 091 milliers d'euros ont été reclassées en "autres garanties d'ordre de la clientèle".

3 INSTRUMENTS FINANCIERS REMIS ET REÇUS EN GARANTIE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Valeur comptable des actifs fi nanciers remis en garantie (dont actifs transférés)
Titres et créances apportées en garanties des dispositifs de refi nancement (SFEF,
Banque de France, CRH …)
2 743 844 2 001 317
Titres prêtés / /
Dépôts de garantie sur opérations de marché 41 /
Titres et valeurs donnés en pension / /
Total de la valeur comptable des actifs fi nanciers remis en garantie 2 743 885 2001317
Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés
Titres empruntés / /
Titres & valeurs reçus en pension / /
Titres vendus à découvert / /
Total Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés 0 0

3 CRÉANCES APPORTÉES EN GARANTIE :

Au cours de l'année 2012, le Groupe a apporté 2 743 843 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refi nancement, contre 2 001 317 milliers d'euros en 2011. Le Groupe conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.

En particulier, le Groupe a apporté :

q 1 724 498 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refi nancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 824 329 milliers d'euros en 2011 ;

3 GARANTIES DÉTENUES

La plus grande partie des garanties et rehaussements détenus correspond à des hypothèques, des nantissements ou des cautionnements reçus, quelle que soit la qualité des actifs garantis.

Les garanties détenues par le Groupe et qu'elle est autorisée à vendre ou à redonner en garantie sont non

  • q 121 046 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du dispositif SFEF (Société de Financement de l'Economie Française), contre 300 588 milliers d'euros en 2011 ;
  • q 249 876 milliers d'euros de créances hypothécaires à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refi nancement auprès de la CRH (Caisse de Refi nancement de l'Habitat), contre 303 195 milliers d'euros en 2011;
  • q 648 453 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refi nancement, contre 206 124 milliers d'euros en 2011.

signifi catives et l'utilisation de ces garanties ne fait pas l'objet d'une politique systématisée étant donné son caractère marginal dans le cadre de l'activité du Groupe. La politique de l'établissement consiste à céder dès que possible les actifs obtenus par prise de possession de garanties.

9. RECLASSEMENTS D'INSTRUMENTS FINANCIERS

Conformément à l'amendement de la norme IAS 39 publié et adopté par l'Union Européenne en octobre 2008, il est désormais autorisé d'opérer les reclassements suivants :

  • des catégories « actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction » et « actifs fi nanciers disponibles à la vente » vers la catégorie « prêts et créances », si l'entité a désormais l'intention et la capacité de conserver l'actif fi nancier concerné dans un avenir prévisible ou jusqu'à l'échéance et si les critères d'éligibilité à cette catégorie sont respectés (notamment actif fi nancier non coté sur un marché actif) ;
  • dans le cas de circonstances rares et documentées, de la catégorie « actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction » vers les catégories « actifs fi nanciers disponibles à la vente » ou « actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance », si les critères d'éligibilité sont respectés.

Au cours de l'exercice 2012, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine n'a pas reclassé d'actifs fi nanciers en application de cet amendement.

10. JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS

La juste valeur d'un instrument fi nancier est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou une dette réglée entre des parties avisées, consentantes dans une transaction conclue à des conditions normales.

Les montants de juste valeur indiqués ci-dessous représentent les estimations effectuées à la date d'arrêté. Celles-ci sont susceptibles de changer au cours d'autres périodes en raison de l'évolution des conditions de marché ou d'autres facteurs.

Les calculs effectués représentent la meilleure estimation qui puisse être faite. Elle se base sur un certain nombre de modèles d'évaluation et d'hypothèses. Dans la mesure où ces modèles présentent des incertitudes, les justes valeurs retenues peuvent ne pas se matérialiser lors de la vente réelle ou le règlement immédiat des instruments fi nanciers concernés.

Dans la pratique, et dans une logique de continuité de l'activité, l'ensemble de ces instruments fi nanciers pourrait ne pas faire l'objet d'une réalisation immédiate pour la valeur estimée ci-dessous.

10.1. JUSTE VALEUR DES ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS COMPTABILISÉS AU COÛT

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Valeur au bilan Valeur de marché
estimée
Valeur au bilan Valeur de marché
estimée
Actifs
Prêts et créances sur les établissements de crédit 377 381 409 742 540 696 546 661
Prêts et créances sur la clientèle 8 010 433 9 756 564 7 909 970 7 912 695
Actifs fi nanciers détenus jusqu'à l'échéance 39 510 41 218 29 967 29 740
Passifs
Dettes envers les établissements de crédits 5 820 842 6 066 553 6 183 100 6 373 589
Dettes envers la clientèle 1 898 955 1 905 727 1 687 302 1 687 302
Dettes représentées par un titre 269 997 252 611 185 473 185 887
Dettes subordonnées 20 007 20 007 20 007 20 007

Pour les instruments fi nanciers, la meilleure estimation correspond au prix de marché de l'instrument lorsque celuici est traité sur un marché actif (cours cotés et diffusés).

En l'absence de marché ou de données fi ables, la juste valeur est déterminée par une méthode appropriée conforme aux méthodologies d'évaluations pratiquées sur les marchés fi nanciers : soit la référence à la valeur de marché d'un instrument comparable, soit l'actualisation des fl ux futurs, soit des modèles d'évaluation.

Dans les cas où il est nécessaire d'approcher les valeurs de marché au moyen d'évaluation, c'est la méthode de l'actualisation des fl ux futurs estimés qui est la plus couramment utilisée.

En outre, il est à noter que le Groupe prend en compte le rapport d'experts publié par l'IASB le 31 octobre 2008 et relatif à la valorisation de certains instruments fi nanciers à la juste valeur cotés sur des marchés qui ne sont plus actifs.

Par ailleurs, dans un certain nombre de cas, les valeurs de marché se rapprochent de la valeur comptable. Il s'agit notamment :

  • q des actifs ou passifs à taux variables pour lesquels les changements d'intérêts n'ont pas d'infl uence notable sur la juste valeur, car les taux de ces instruments s'ajustent fréquemment aux taux de marché ;
  • q des actifs ou passifs à court terme pour lesquels nous considérons que la valeur de remboursement est proche de la valeur de marché ;
  • q des instruments réalisés sur un marché réglementé (ex : l'épargne réglementée) pour lesquels les prix sont fi xés par les pouvoirs publics ;
  • q des passifs exigibles à vue ;
  • q des opérations pour lesquelles il n'existe pas de données fi ables observables.

10.2. INFORMATIONS SUR LES INSTRUMENTS FINANCIERS ÉVALUÉS À LA JUSTE VALEUR

n RÉPARTITION DES INSTRUMENTS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR MODÈLE DE VALORISATION

3 ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR

Les montants présentés sont y compris créances rattachées et nets de dépréciation

(en milliers d'euros) Total 31/12/2012 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur
des données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction 8 497 0 8 497 0
Créances sur les établissements de crédit 0 / / /
Créances sur la clientèle 0 / / /
Titres reçus en pension livrée 0 / / /
Titres détenus à des fi ns de transaction 388 0 388 0
• Effets publics et valeurs assimilées 0 / / /
• O b l i g a t i o n s e t a u t r e s t i t r e s à r e v e n u fi x e 0 / / /
• Actions et autres titres à revenu variable 388 / 388 /
• Instruments dérivés 8 109 / 8 109 /
Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur
option
0 0 0 0
Créances sur la clientèle 0 / / /
Actifs représentatifs de contrats en unités
de compte
0 / / /
Titres à la juste valeur par résultat sur option 0 / / 0
• Effets publics et valeurs assimilées 0 / / /
• O b l i g a t i o n s e t a u t r e s t i t r e s à r e v e n u fi x e 0 / / /
• Actions et autres titres à revenu variable 0 / / /
Actifs fi nanciers disponibles à la vente 681 595 10 285 304 595 0
• Effets publics et valeurs assimilées 10 285 10 285 / /
• Obligations et autres titres à revenu fi xe 167 282 / 167 282 /
• Actions et autres titres à revenu variable (1) 504 028 / 137 313 /
• Créances disponibles à la vente 0 / / /
Instruments dérivés de couverture 1 975 0 1 975 0
Total Actifs fi nanciers valorisés à la juste valeur 692 067 10 285 315 067 0

(1) Hors 366 715 milliers d'euros de titres SAS Rue La Boétie valorisés selon la méthode du coût (cf. note 2).

(en milliers d'euros) Total 31/12/2011 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur
des données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs fi nanciers détenus à des fi ns de transaction 4 402 0 4 402 0
Créances sur les établissements de crédit 0 / / /
Créances sur la clientèle 0 / / /
Titres reçus en pension livrée 0 / / /
Titres détenus à des fi ns de transaction 420 0 420 0
• Effets publics et valeurs assimilées 0 / / /
• O b l i g a t i o n s e t a u t r e s t i t r e s à r e v e n u fi x e 0 / / /
• Actions et autres titres à revenu variable 420 / 420 /
• Instruments dérivés 3 982 / 3 982 /
Actifs fi nanciers à la juste valeur par résultat sur
option
0 0 0 0
Créances sur la clientèle 0 / / /
Actifs représentatifs de contrats en unités
de compte
0 / / /
Titres à la juste valeur par résultat sur option 0 0 0 0
• Effets publics et valeurs assimilées 0 / / /
• O b l i g a t i o n s e t a u t r e s t i t r e s à r e v e n u fi x e 0 / / /
• Actions et autres titres à revenu variable 0 / / /
Actifs fi nanciers disponibles à la vente 651 796 0 651 796 0
• Effets publics et valeurs assimilées 0 / / /
• Obligations et autres titres à revenu fi xe 143 989 / 143 989 /
• Actions et autres titres à revenu variable 507 807 / 507 807 /
• Créances disponibles à la vente 0 / / /
Instruments dérivés de couverture 1 488 0 1 488 0
Total Actifs fi nanciers valorisés à la juste valeur 657 686 0 657 686 0

3 PASSIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR

Les montants présentés sont y compris dettes rattachées

(en milliers d'euros) Total 31/12/2012 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur
des données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs fi nanciers détenus à des fi ns
de transaction
7 178 0 7 178 0
Titres vendus à découvert 0 / / /
Titres donnés en pension livrée 0 / / /
Dettes représentées par un titre 0 / / /
Dettes envers les établissements de crédit 0 / / /
Dettes envers la clientèle 0 / / /
Instruments dérivés 7 178 / 7 178 /
Passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat
sur option
0 0 0 0
Instruments dérivés de couverture 78 976 0 78 976 0
Total Passifs fi nanciers valorisés à la juste valeur 86 154 0 86 154 0
(en milliers d'euros) Total 31/12/2011 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur
des données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs fi nanciers détenus à des fi ns de
transaction
3 137 0 3 137 0
Titres vendus à découvert 0 / / /
Titres donnés en pension livrée 0 / / /
Dettes représentées par un titre 0 / / /
Dettes envers les établissements de crédit 0 / / /
Dettes envers la clientèle 0 / / /
Instruments dérivés 3 137 / 3 137 /
Passifs fi nanciers à la juste valeur par résultat
sur option
0 0 0 0
Instruments dérivés de couverture 57 530 0 57 530 0
Total Passifs fi nanciers valorisés à la juste valeur 60 667 0 60 667 0

n CHANGEMENTS DE MODÈLES DE VALORISATION

Le Groupe n'a réalisé aucun changement de méthode de valorisation.

n INSTRUMENTS FINANCIERS VALORISÉS SELON UN MODÈLE DE NIVEAU 3

Le Groupe n'a pas de passifs fi nanciers valorisés à la Juste Valeur selon le niveau 3.

11. ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE

Le Groupe n'a pas constaté d'évènements signifi catifs postérieurs à la clôture.

12. PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION AU 31 DÉCEMBRE 2012

Méthode de % de contrôle % d'intérêt
Liste des fi liales, coentreprises et entreprises
associées
Pays
d'implantation
consolidation
au 31.12.2012
31.12.2012 31.12.2011 31.12.2012 31.12.2011
CAISSE LOCALE ANTRAIN FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ARGENTRE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BAIN DE BRETAGNE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BECHEREL / ROMILLE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BETTON FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE BRUZ FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CESSON FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATEAUBOURG FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATEAUGIRON FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATEAUNEUF FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE CHATILLON FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE COMBOURG FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE DOL DE BRETAGNE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE DU PARC DES BOIS FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE DU TRIANGLE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE FOUGERES FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE GRAND FOUGERAY FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE GUICHEN FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE HAUT DE BRETAGNE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE JANZE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LA GUERCHE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LE SEL FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LES RIVES DE L'ILLE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LIFFRE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE LOUVIGNE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MAURE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MONTAUBAN FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MONTFORT FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE MORDELLES FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE NOYAL SUR VILAINE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PACE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PAYS D'AUBIGNE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PIPRIAC FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PLEINE FOUGERES FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PLELAN FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE PLEURTUIT / DINARD FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE REDON FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE RENNES CENTRE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE RETIERS FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST AUBIN DU CORMIER FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST BRICE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST MALO FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST MEEN FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE ST MELOIR FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE TINTENIAC FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
CAISSE LOCALE VITRE FRANCE Intégration globale 100 100 100 100
FONDS DEDIE FRANCE Intégration globale 99,998 / 99,998 /

Entrées

Fonds dédié.

Sorties Néant.

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS

ROUXEL - TANGUY ET ASSOCIÉS

ZAC Atalante Champeaux 2C, allée Jacques-Frimot 35000 Rennes

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Rennes

ERNST & YOUNG ET AUTRES

Le Compans – Immeuble B 1, place Alphonse Jourdain 31685 Toulouse Cedex 6 S.A.S. à capital variable

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Versailles

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Exercice clos le 31 décembre 2012

Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés

Aux Sociétaires,

En exécution de la mission qui nous a été confi ée par vos assemblées générales, nous vous présentons notre rapport relatif à l'exercice clos le 31 décembre 2012, sur :

  • q le contrôle des comptes consolidés de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • q la justifi cation de nos appréciations ;
  • q la vérifi cation spécifi que prévue par la loi.

Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d'exprimer une opinion sur ces comptes.

I. OPINION SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS

Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France ; ces normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés ne comportent pas d'anomalies signifi catives. Un audit consiste à vérifi er, par sondages ou au moyen d'autres méthodes de sélection, les éléments justifi ant des montants et informations fi gurant dans les comptes consolidés. Il consiste également à apprécier les principes comptables suivis, les estimations

signifi catives retenues et la présentation d'ensemble des comptes. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Nous certifi ons que les comptes consolidés de l'exercice sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fi dèle du patrimoine, de la situation fi nancière, ainsi que du résultat de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.

II. JUSTIFICATION DES APPRÉCIATIONS

En application des dispositions de l'article L. 823-9 du Code de commerce relatives à la justifi cation de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les éléments suivants :

  • Comme indiqué dans les notes 1.2 et 3.1 de l'annexe, votre caisse régionale constitue des dépréciations et des provisions pour couvrir les risques de crédit et les risques inhérents à ses activités. Dans le cadre de notre appréciation des estimations signifi catives retenues pour l'arrêté des comptes et sur la base des informations qui nous ont été communiquées, nos travaux ont consisté à examiner le dispositif de contrôle mis en place par la direction relatif aux risques de crédit, à l'appréciation des risques de nonrecouvrement et à leur couverture par des provisions et dépréciations individuelles et collectives.
  • La note 1.2 de l'annexe expose les règles et méthodes comptables relatives aux actifs fi nanciers disponibles à la vente. Nous avons examiné les évaluations retenues pour la valorisation de ces titres et sur la base des informations qui nous ont été communiquées, nos travaux ont consisté à vérifi er la correcte application des principes retenus par votre caisse régionale pour leur dépréciation. Nous avons revu plus particulièrement les critères ayant conduit à valoriser les titres S.A.S. Rue La Boétie à leur coût ainsi que la cohérence des approches multicritères et des paramètres retenus dans le cadre du test de dépréciation de ces titres.
  • Dans le cadre de l'arrêté des comptes, votre caisse régionale procède à des estimations comptables signifi catives portant notamment sur l'évaluation en juste valeur des instruments fi nanciers. Nous avons examiné et testé les processus mis en place par la direction, les hypothèses retenues et les paramètres utilisés, et vérifi é, sur la base des informations qui nous ont été communiquées que ces estimations comptables s'appuient sur des méthodes documentées conformes aux principes retenus par votre caisse régionale.
  • Votre caisse régionale procède à d'autres estimations dans le cadre habituel de la préparation de ses comptes consolidés, comme exposé en note 1.2 de l'annexe aux états fi nanciers, qui portent, notamment, sur les engagements en matière de retraite et d'indemnités de fi n de carrière. Nos travaux ont consisté à examiner les méthodes et hypothèses retenues et à vérifi er que les estimations comptables qui en résultent s'appuient sur des méthodes documentées conformes aux principes décrits dans la note 1.2 de l'annexe aux états fi nanciers.

Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le cadre de notre démarche d'audit des comptes consolidés, pris dans leur ensemble, et ont donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie de ce rapport.

III. VÉRIFICATION SPÉCIFIQUE

Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, à la vérifi cation spécifi que prévue par la loi des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.

Rennes et Toulouse, le 5 mars 2013 Les Commissaires aux Comptes

ROUXEL - TANGUY et Associés

Géraldine Blin

ERNST & YOUNG et Autres

Frank Astoux

COMPTES INDIVIDUELS AU 31/12/2012

BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2012

3 ACTIF

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Opérations interbancaires et assimilées 48 881 33 318
Caisse, banques centrales 27 782 28 137
Effets publics et valeurs assimilées 5 10 124 0
Créances sur les établissements de crédit 3 10 975 5 181
Opérations internes au Crédit Agricole 3 366 378 536 814
Opérations avec la clientèle 4 8 067 319 7 952 499
Opérations sur titres : 250 924 222 139
Obligations et autres titres à revenu fi xe 5 46 115 36 233
Actions et autres titres à revenu variable 5 204 809 185 906
Valeurs immobilisées 555 896 561 221
Participations et autres titres détenus à long terme 6,7 468 784 467 221
Parts dans les entreprises liées 6,7 20 20
Immobilisations incorporelles 7 3 498 3 451
Immobilisations corporelles 7 83 594 90 529
Capital souscrit non versé 0 0
Actions propres 8 917 991
Comptes de régularisation et actifs divers 215 737 210 946
Autres actifs 9 90 198 118 480
Comptes de régularisation 9 125 539 92 466
TOTAL ACTIF 9 506 052 9 517 928

3 PASSIF

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Opérations interbancaires et assimilées 860 1 325
Banques centrales
Dettes envers les établissements de crédit 11 860 1 325
Opérations internes au Crédit Agricole 11 5 905 466 6 264 325
Comptes créditeurs de la clientèle 12 1 898 417 1 687 239
Dettes représentées par un titre 13 269 997 185 473
Comptes de régularisation et passifs divers 206 478 212 855
Autres passifs 14 46 994 35 286
Comptes de régularisation 14 159 484 177 569
Provisions et dettes subordonnées 185 976 172 891
Provisions 15 142 567 130 221
Dettes subordonnées 19 43 409 42 670
Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG) 18 34 067 31 467
Capitaux propres hors FRBG : 20 1 004 791 962 353
Capital souscrit 92 428 92 428
Primes d'émission 89 372 89 372
Réserves 769 525 713 777
Ecart de réévaluation
Provisions réglementées et subventions d'investissement
Report à nouveau
Résultat de l'exercice 53 466 66 776
TOTAL PASSIF 9 506 052 9 517 928

HORS-BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2012

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
ENGAGEMENTS DONNÉS
Engagements de fi nancement 26 1 166 327 1 378 933
Engagements de garantie 26 628 385 588 946
Engagements sur titres 4 764 2 000
(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
ENGAGEMENTS REÇUS
Engagements de fi nancement 26 567 155 531 152
Engagements de garantie 26 3 233 122 3 018 410
Engagements sur titres 4 764 1 419

Notes concernant le Hors-bilan (autres informations) :

  • q Opérations de change au comptant et à terme : note 24
  • q Opérations sur instruments fi nanciers à terme : note 25

COMPTE DE RÉSULTAT AU 31 DÉCEMBRE 2012

(en milliers d'euros) NOTES 31/12/12 31/12/11
Intérêts et produits assimilés 26 333 663 328 519
Intérêts et charges assimilées 26 -202 544 -206 447
Revenus des titres à revenu variable 27 2 833 19 249
Commissions (produits) 28 134 951 139 246
Commissions (charges) 28 -25 001 -27 279
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation 29 584 384
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et
assimilés
30 5 429 4 043
Autres produits d'exploitation bancaire 31 2 348 1 301
Autres charges d'exploitation bancaire 31 -2 558 -3 057
Produit net bancaire 249 705 255 959
Charges générales d'exploitation 32 -138 259 -132 451
Dotations aux amortissements et aux dépréciations sur immobilisations
incorporelles et corporelles
-8 036 -8 470
Résultat brut d'exploitation 103 410 115 038
Coût du risque 33 -9 798 -12 840
Résultat d'exploitation 93 612 102 198
Résultat net sur actifs immobilisés 34 -1 404 -4 088
Résultat courant avant impôt 92 208 98 110
Résultat exceptionnel
Impôt sur les bénéfi ces 35 -36 142 -31 334
Dotations / Reprises de FRBG et provisions réglementées -2 600
RÉSULTAT NET DE L'EXERCICE 53 466 66 776

NOTE 1. CADRE JURIDIQUE ET FINANCIER ET FAITS CARACTERISTIQUES DE L'EXERCICE

1.1. CADRE JURIDIQUE ET FINANCIER

La Caisse régionale de Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine est une société coopérative à capital variable régie par le Livre V du Code Monétaire et Financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984 relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.

Sont rattachées à la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine, 46 Caisses locales qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre.

Les comptes individuels sont représentatifs des comptes de la Caisse régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'Entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses locales et le cas échéant, les comptes des fi liales consolidables.

De par la loi bancaire, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est soumise à la réglementation bancaire.

Au 31 décembre 2012, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine fait partie, avec 38 autres Caisses régionales, du Groupe Crédit Agricole dont l'Organe Central, au titre de la loi bancaire, est Crédit Agricole S.A. Les Caisses régionales détiennent la totalité du capital de la SAS Rue La Boétie, qui détient elle-même 56.26 % du capital de Crédit Agricole S.A., cotée à la bourse de Paris depuis le 14 décembre 2001.

Le solde du capital de Crédit Agricole S.A. est détenu par le public (y compris les salariés) à hauteur de 43.46 %. Par ailleurs, Crédit Agricole S.A. détient 7 319 186 actions propres au 31 décembre 2012, soit 0.29 % de son capital, contre 6 969 381 actions propres au 31 décembre 2011. Pour sa part Crédit Agricole S.A. détient 25% du capital sous la forme de Certifi cats Coopératifs d'Associés et/ou de Certifi cats Coopératifs d'Investissement émis par la Caisse régionale.

Crédit Agricole S.A. coordonne l'action des Caisses régionales et exerce, à leur égard, un contrôle administratif, technique et fi nancier et un pouvoir de tutelle conformément au Code Monétaire et Financier. Du fait de son rôle d'Organe Central, confi rmé par la loi bancaire, il a en charge de veiller à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement, ainsi qu'au respect, par chaque Caisse régionale, des normes de gestion. Il garantit leur liquidité et leur solvabilité. Par homothétie, les Caisses régionales garantissent le passif de Crédit Agricole S.A. à hauteur de leurs fonds propres.

1.2. MÉCANISMES FINANCIERS INTERNES AU CRÉDIT AGRICOLE

L'appartenance de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine au groupe Crédit Agricole se traduit en outre par l'adhésion à un système de relations fi nancières dont les règles de fonctionnement sont les suivantes :

3 COMPTES ORDINAIRES DES CAISSES RÉGIONALES

Les Caisses régionales ont un compte de trésorerie ouvert dans les livres de Crédit Agricole S.A., qui enregistre les mouvements fi nanciers correspondant aux relations fi nancières internes au Groupe. Ce compte,

3 COMPTES D'ÉPARGNE À RÉGIME SPÉCIAL

Les ressources d'épargne à régime spécial (Livret d'Epargne Populaire, Livret de Développement Durable, comptes et plans d'épargne-logement, plans d'épargne populaire, livret jeune et livret A) sont collectées par les qui peut être débiteur ou créditeur, est présenté au bilan en « Opérations internes au Crédit Agricole - Comptes ordinaires ».

Caisses régionales pour le compte de Crédit Agricole S.A., où elles sont obligatoirement centralisées. Crédit Agricole S.A. les enregistre à son bilan en « Comptes créditeurs de la clientèle ».

3 COMPTES ET AVANCES À TERME

Les ressources d'épargne (comptes sur livrets, emprunts obligataires et certains comptes à terme, bons et assimilés, etc...) sont également collectées par les Caisses régionales au nom de Crédit Agricole S.A. et centralisées à Crédit Agricole S.A. et fi gurent à ce titre à son bilan.

Les comptes d'épargne à régime spécial et les comptes et avances à terme permettent à Crédit Agricole S.A. de réaliser les « avances » (prêts) faites aux Caisses régionales leur permettant d'assurer le fi nancement de leurs prêts à moyen et long terme.

Quatre principales réformes fi nancières internes ont été successivement mises en œuvre. Elles ont permis de restituer aux Caisses régionales, sous forme d'avances dites « avances-miroir » (de durées et de taux identiques aux ressources d'épargne collectées), 15%, 25% puis 33% et enfi n, depuis le 31 décembre 2001, 50% des ressources d'épargne qu'elles ont collectées et dont elles ont désormais la libre disposition.

Depuis le 1er janvier 2004, les marges fi nancières issues de la gestion de la collecte centralisée (collecte non restituée sous forme d'avances miroirs) sont partagées entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A. et sont déterminées par référence à l'utilisation de modèles de replacement et l'application de taux de marché.

Par ailleurs, 50% des nouveaux crédits réalisés depuis le 1er janvier 2004 et entrant dans le champ d'application des relations fi nancières entre Crédit Agricole S.A. et les Caisses régionales peuvent être refi nancés sous forme d'avances négociées à prix de marché auprès de Crédit Agricole S.A.

Ainsi, deux types d'avances coexistent à ce jour : celles régies par les règles fi nancières d'avant le 1er janvier 2004 et celles régies par les nouvelles règles.

Par ailleurs des fi nancements complémentaires à taux de marché peuvent être accordés aux Caisses régionales par Crédit Agricole S.A.

3 TRANSFERT DE L'EXCÉDENT DES RESSOURCES MONÉTAIRES DES CAISSES RÉGIONALES

Les ressources d'origine « monétaire » des Caisses régionales (dépôts à vue, dépôts à terme non centralisés et certifi cats de dépôts négociables) peuvent être utilisées par celles-ci pour le fi nancement de leurs prêts clients. Les excédents sont obligatoirement transférés à Crédit Agricole S.A. où ils sont enregistrés en comptes ordinaires ou en comptes à terme dans les rubriques « Opérations internes au Crédit Agricole ».

3 PLACEMENT DES EXCÉDENTS DE FONDS PROPRES DES CAISSES RÉGIONALES AUPRÈS DE CRÉDIT AGRICOLE S.A.

Les excédents disponibles de fonds propres des Caisses régionales peuvent être investis chez Crédit Agricole S.A. sous forme de placements de 3 à 10 ans dont les caractéristiques sont celles des opérations interbancaires du marché monétaire.

3 OPÉRATIONS EN DEVISES

Crédit Agricole S.A., intermédiaire des Caisses régionales auprès de la Banque de France, centralise leurs opérations de change.

3 TITRES À MOYEN ET LONG TERME ÉMIS PAR CRÉDIT AGRICOLE S.A.

Ceux-ci sont placés sur le marché ou par les Caisses régionales auprès de leurs clients. Ils fi gurent au passif du bilan de Crédit Agricole S.A., en fonction du type de titres émis, en « Dettes représentées par un titre » ou "Provisions et dettes subordonnées".

3 COUVERTURE DES RISQUES DE LIQUIDITÉ ET DE SOLVABILITÉ

Dans le cadre de l'introduction en bourse de Crédit Agricole S.A., la CNCA (devenue Crédit Agricole S.A.) a conclu en 2001 avec les Caisses régionales un protocole ayant notamment pour objet de régir les relations internes au groupe Crédit Agricole. Ce protocole prévoit en particulier la constitution d'un Fonds pour Risques

Bancaires de Liquidité et de Solvabilité (FRBLS) destiné à permettre à Crédit Agricole S.A. d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des Caisses régionales qui viendraient à connaître des difficultés. Les principales dispositions du protocole sont détaillées au Chapitre III du Document de référence de Crédit Agricole S.A. enregistré auprès de la Commission des opérations de bourse le 22 octobre 2001 sous le numéro R.01-453.

En outre, depuis la mutualisation en 1988 de la CNCA, dans l'éventualité d'une insolvabilité ou d'un évènement similaire affectant Crédit Agricole S.A., les Caisses

3 GARANTIES SWITCH

Le dispositif Switch, mis en place le 23 décembre 2011, s'inscrit dans le cadre des relations fi nancières entre Crédit Agricole SA, en qualité d'organe central, et le réseau mutualiste des Caisses régionales de Crédit Agricole.

Il permet le transfert des exigences prudentielles s'appliquant aux participations de Crédit Agricole SA dans les Caisses régionales, qui sont mises en équivalence dans les comptes consolidés de Crédit Agricole SA. Ce transfert est réalisé vers les Caisses régionales via un mécanisme de garantie accordée par ces dernières à Crédit Agricole SA sur une valeur contractuelle plancher des valeurs de mises en équivalence des CCI/CCA émis par les Caisses régionales. Cette valeur est fi xée à l'origine de l'opération.

La bonne fi n du dispositif est garantie par la mise en place d'un dépôt de garantie versé par les Caisses régionales à Crédit Agricole SA.

Ainsi, le dispositif protège Crédit Agricole SA de la baisse de valeur de mise en équivalence globale des Caisses régionales. En effet, dès lors qu'une baisse de valeur est constatée, le mécanisme de garantie est actionné et Crédit Agricole SA perçoit une indemnisation prélevée sur le dépôt de garantie. En cas de hausse ultérieure de la valeur de mise en équivalence globale, Crédit Agricole régionales se sont engagées à intervenir en faveur de ses créanciers pour couvrir toute insuffisance d'actif. L'engagement potentiel des Caisses régionales au titre de cette garantie est égal à la somme de leur capital social et de leurs réserves.

SA, de par l'application d'une clause de retour à meilleure fortune, restitue les indemnisations préalablement perçues.

La durée de la garantie est de 15 ans au bout desquels elle peut être prolongée par tacite reconduction. Cette garantie peut être résiliée par anticipation, dans certaines conditions et avec l'accord préalable de l'Autorité de Contrôle Prudentiel.

Le dépôt de garantie est rémunéré à taux fi xe aux conditions de la liquidité long terme. La garantie fait l'objet d'une rémunération fi xe qui couvre le risque actualisé et le coût d'immobilisation des fonds propres par les Caisses régionales.

Dans les comptes individuels, la garantie Switch est un engagement de hors-bilan donné par les Caisses régionales et symétriquement reçu par Crédit Agricole SA. La rémunération globale de la garantie est étalée sur la durée du contrat et comptabilisée en PNB dans la marge d'intérêt. En cas d'exercice de la garantie, l'indemnisation est enregistrée symétriquement par Crédit Agricole SA et les Caisses régionales en résultat dans l'agrégat coût du risque. La clause de retour à meilleure fortune fait naître une provision dans les comptes de Crédit Agricole SA dont le montant est déterminé en fonction du caractère probable du remboursement.

1.3. EVÉNEMENTS SIGNIFICATIFS RELATIFS À L'EXERCICE 2012

En tant que Caisse régionale Pilote de l'ex SIR Atlantica, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a basculé sur le nouveau système d'information NICE (Nouvelle Informatique Convergente Evolutive) les 9 et 10 juin 2012.

1.4. EVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À L'EXERCICE 2012

La Caisse régionale n'a pas constaté d'évènements signifi catifs postérieurs à l'exercice 2012.

NOTE 2. PRINCIPES ET MÉTHODES COMPTABLES

Les états fi nanciers de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine sont établis dans le respect des principes comptables applicables en France aux établissements bancaires et conformément aux règles défi nies par Crédit Agricole S.A., agissant en tant qu'Organe Central et chargé d'adapter les principes généraux aux spécifi cités du groupe Crédit Agricole.

Compte tenu de l'intégration de ses Caisses locales dans le périmètre de consolidation, la Caisse régionale d'Illeet-Vilaine publie des comptes individuels et des comptes consolidés.

La présentation des états fi nanciers de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine est conforme aux dispositions du règlement 91- 01 du Comité de la Réglementation Bancaire (CRB), modifi é par le règlement 2000-03 du Comité de la Réglementation Comptable (CRC), relatif à l'établissement et à la publication des comptes individuels annuels des entreprises relevant du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière (CRBF) lui-même modifi é notamment en 2010 par le règlement ANC N° 2010-08 du 07 octobre 2010 relatif à la publication des comptes individuels des établissements de crédit.

L'année 2012, n'a pas donné lieu à des changements de méthode comptable.

Règlements Date de publication par l'Etat
français
Date de 1ere application :
exercices ouverts à compter du
Règlement de l'ANC relatif au traitement comptable du
dispositif prévu à l'article 1 de la loi N°2011-894
30 décembre 2011
N° 2011-04
1er janvier 2012

2.1 CRÉANCES ET ENGAGEMENTS PAR SIGNATURE

Les créances sur les établissements de crédit, les entités du groupe Crédit Agricole et la clientèle sont régies par le règlement CRC 2002-03 modifi é du 12 décembre 2002.

Elles sont ventilées selon leur durée initiale ou la nature des concours :

  • q les créances à vue et à terme pour les établissements de crédit,
  • q les comptes ordinaires, comptes et avances à terme pour les opérations internes au Crédit Agricole,
  • q les créances commerciales, autres concours et comptes ordinaires pour la clientèle.

Conformément aux dispositions réglementaires, la rubrique clientèle comporte en outre les opérations réalisées avec la clientèle fi nancière.

Les prêts subordonnés, de même que les opérations de pension (matérialisées par des titres ou des valeurs), sont intégrés dans les différentes rubriques de créances, en fonction de la nature de la contrepartie (interbancaire, Crédit Agricole, clientèle).

Les créances sont inscrites au bilan à leur valeur nominale.

En application du règlement CRC 2009-03 les commissions reçues relatifs aux prêts CACF (ex : Sofi nco) et les coûts marginaux de transaction supportés sont désormais étalés sur la durée de vie effective du crédit et sont donc intégrés à l'encours de crédit concerné.

Les intérêts courus sur les créances sont portés en compte de créances rattachées en contrepartie du compte de résultat.

Les engagements par signature comptabilisés au hors bilan correspondent à des engagements irrévocables de concours en trésorerie et à des engagements de garantie qui n'ont pas donné lieu à des mouvements de fonds.

L'application du règlement CRC n°2002-03 modifi é relatif au traitement comptable du risque de crédit conduit Crédit Agricole S.A. à comptabiliser les créances présentant un risque d'impayé conformément aux règles suivantes. L'utilisation des systèmes de notation externes et/ou internes contribue à permettre d'apprécier l'existence d'un risque de crédit.

3 CRÉANCES RESTRUCTURÉES

Ce sont des créances détenues auprès de contreparties présentant des difficultés fi nancières telles que l'établissement de crédit est amené à modifi er les caractéristiques initiales (durée, taux, etc.), afi n de permettre aux contreparties d'honorer le paiement des échéances.

Par conséquent, sont exclues des créances restructurées :

q les créances dont les caractéristiques ont été renégociées commercialement avec des contreparties ne présentant pas des problèmes d'insolvabilité.

3 CRÉANCES DOUTEUSES

Ce sont les créances de toute nature, même assorties de garanties, présentant un risque de crédit avéré correspondant à l'une des situations suivantes :

  • q il existe un ou plusieurs impayés depuis trois mois au moins (six mois pour les créances sur des acquéreurs de logements et sur des preneurs de crédit-bail immobilier, neuf mois pour les créances sur les collectivités locales, compte tenu des caractéristiques particulières de ces crédits),
  • q la situation d'une contrepartie présente des caractéristiques telles qu'indépendamment de l'existence de tout impayé on peut conclure à l'existence d'un risque avéré,
  • q il existe des procédures contentieuses entre l'établissement et sa contrepartie.

Pour les découverts, l'ancienneté de l'impayé est décomptée dès que le débiteur a dépassé une limite autorisée qui a été portée à sa connaissance par l'établissement ou qu'il a été averti que son encours dépasse une limite fi xée par l'établissement dans le cadre de son dispositif de contrôle interne, ou qu'il a tiré des montants sans autorisation de découvert.

q les créances dont le tableau d'amortissement théorique est modifi é du fait de l'application d'une option ou clause contractuelle prévue initialement au contrat (exemple : pause et report d'échéance).

Le montant des créances restructurées détenues par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine s'élève à 8 508 milliers d'euros au 31 décembre 2012 contre 10 372 milliers d'euros au 31 décembre 2011.

Sous condition, en lieu et place des critères susvisés, l'établissement peut décompter l'ancienneté de l'impayé lorsque le découvert a fait l'objet de la part de l'établissement d'une demande de remboursement total ou partiel auprès du débiteur.

Parmi les encours douteux, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine distingue les encours douteux compromis des encours douteux non compromis.

  • Créances douteuses non compromises : Les créances douteuses non compromises sont les créances douteuses qui ne répondent pas à la défi nition des créances douteuses compromises.
  • Créances douteuses compromises : Ce sont les créances douteuses dont les perspectives de recouvrement sont fortement dégradées et pour lesquelles un passage en perte à terme est envisagé.

Pour les créances douteuses l'enregistrement des intérêts se poursuit tant que la créance est considérée comme douteuse non compromise, il est arrêté lorsque la créance devient compromise.

3 DÉPRÉCIATIONS AU TITRE DU RISQUE DE CRÉDIT AVÉRÉ

Dès lors qu'un encours est douteux, la perte probable est prise en compte par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine par voie de dépréciation fi gurant en déduction de l'actif du bilan. Ces dépréciations correspondent à la différence entre la valeur comptable de la créance et les fl ux futurs estimés actualisés au taux du contrat, en prenant en considération la situation fi nancière de la contrepartie, ses perspectives économiques ainsi que les garanties éventuelles sous déduction de leurs coûts de réalisation.

Pour les encours composés de petites créances présentant des caractéristiques similaires, l'étude, contrepartie par contrepartie, peut être remplacée par une estimation statistique des pertes prévisionnelles.

Les pertes probables relatives aux engagements hors bilan sont prises en compte par voie de provisions fi gurant au passif du bilan.

3 TRAITEMENT COMPTABLE DES DÉCOTES ET DÉPRÉCIATIONS

La décote constatée lors d'une restructuration de créance ou la dépréciation calculée sur une créance douteuse est enregistrée en coût du risque. Pour les créances restructurées inscrites en encours sains, cette décote est réintégrée sur la durée de vie dans la marge d'intérêt. Pour les créances restructurées ayant un caractère douteux et pour les créances douteuses non restructurées, les dotations et reprises de dépréciation pour risque de non recouvrement sont inscrites en coût du risque, l'augmentation de la valeur comptable liée à la reprise de dépréciation et à l'amortissement de la décote du fait du passage du temps étant inscrites dans la marge d'intérêt.

3 DÉPRÉCIATION AU TITRE DU RISQUE DE CRÉDIT NON AFFECTÉ INDIVIDUELLEMENT

Par ailleurs, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a également constaté au passif de son bilan des provisions destinées à couvrir des risques clientèle non affectés individuellement, tels que les provisions sectorielles ou des provisions calculées à partir des modèles Bâle II. Ces dernières visent à couvrir des risques identifi és pour lesquels il existe statistiquement ou historiquement une probabilité de non-recouvrement partiel, sur des encours non classés en douteux ou non dépréciés individuellement.

3 PASSAGE EN PERTE

L'appréciation du délai de passage en perte est basée sur le jugement d'expert, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine le détermine avec sa Direction des Risques, en fonction de la connaissance qu'elle a de son activité.

2.2 PORTEFEUILLE-TITRES

Les règles relatives à la comptabilisation des opérations sur titres sont défi nies par le règlement CRB 90-01 modifi é notamment par les règlements CRC 2005-01, 2008-07 et 2008-17 ainsi que par le règlement CRC 2002-03 pour la détermination du risque de crédit et la dépréciation des titres à revenu fi xe.

Les titres sont présentés dans les états fi nanciers en fonction de leur nature : effets publics (Bons du Trésor

3 TITRES DE TRANSACTION

Ce sont des titres qui, à l'origine, sont acquis ou vendus avec l'intention de les revendre ou de les racheter à court terme.

Ces titres doivent être négociables sur un marché actif et les prix de marché ainsi accessibles doivent être représentatifs de transactions réelles intervenant régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale.

Sont également considérés comme des titres de transaction :

q les titres acquis ou vendus dans le cadre d'une gestion spécialisée de portefeuille de transaction comprenant des instruments fi nanciers à terme, des titres ou d'autres instruments fi nanciers qui sont gérés ensemble, et présentant des indications d'un profi l récent de prise de bénéfi ces à court terme,

et titres assimilés), obligations et autres titres à revenu fi xe (titres de créances négociables et titres du marché interbancaire), actions et autres titres à revenu variable. Ils sont classés dans les portefeuilles prévus par la réglementation (transaction, placement, investissement, activité de portefeuille, autres titres détenus à long terme, participation) en fonction de l'intention initiale de détention des titres qui a été identifi ée dans le système d'information comptable dès leur acquisition.

q les titres faisant l'objet d'un engagement de vente dans le cadre d'une opération d'arbitrage effectuée sur un marché d'instruments fi nanciers organisé ou assimilé.

Hormis dans les cas prévus par le CRC 2008-17, les titres enregistrés parmi les titres de transaction ne peuvent être reclassés dans une autre catégorie comptable et continuent à suivre les règles de présentation et de valorisation des titres de transaction jusqu'à leur sortie du bilan par cession, remboursement intégral ou passage en pertes.

Les titres de transaction sont comptabilisés à la date de leur acquisition et pour leur prix d'acquisition frais exclus, en incluant le cas échéant les intérêts courus.

La dette représentative des titres vendus à découvert est inscrite au passif de l'établissement cédant pour le prix de vente des titres frais exclus.

A chaque arrêté comptable, les titres sont évalués au prix de marché du jour le plus récent. Le solde global des différences résultant des variations de cours est porté au compte de résultat et enregistré dans la rubrique « Solde des opérations des portefeuilles de négociation ».

3 TITRES DE PLACEMENT

Cette catégorie concerne les titres qui ne sont pas inscrits parmi les autres catégories de titres. Les titres sont enregistrés pour leur prix d'acquisition, frais inclus.

Obligations et autres titres à revenu fi xe :

Ces titres sont enregistrés pour leur prix d'acquisition coupon couru à l'achat inclus. La différence entre le prix d'acquisition et la valeur de remboursement est étalée de façon actuarielle sur la durée de vie résiduelle du titre. Les revenus sont enregistrés en compte de résultat dans la rubrique : « Intérêts et produits assimilés sur obligations et autres titres à revenu fi xe ».

Actions et autres titres à revenu variable :

Les actions sont inscrites au bilan pour leur valeur d'achat frais d'acquisition inclus. Les revenus de dividendes attachés aux actions sont portés au compte de résultat dans la rubrique : « Revenus des titres à revenu variable ». Les revenus des SICAV et des Fonds Communs de Placement sont enregistrés au moment de l'encaissement dans la même rubrique.

A la clôture de l'exercice, les titres de placement sont évalués pour leur valeur la plus faible entre le coût d'acquisition et la valeur de marché. Ainsi lorsque la valeur d'inventaire d'une ligne ou d'un ensemble homogène de titres (calculée par exemple à partir des cours de bourse à la date d'arrêté) est inférieure à la valeur comptable, il est constitué une dépréciation au titre de la moinsvalue latente sans compensation avec les plus-values constatées sur les autres catégories de titres. Les gains, provenant des couvertures, au sens de l'article 4 du règlement 88-02 du CRB, prenant la forme d'achats ou de ventes d'instruments fi nanciers à terme, sont pris en

3 TITRES D'INVESTISSEMENT

Sont enregistrés en titres d'investissement, les titres à revenu fi xe assortis d'une échéance fi xée qui ont été acquis ou reclassés dans cette catégorie avec l'intention manifeste de les détenir jusqu'à l'échéance.

Ne sont comptabilisés dans cette catégorie que les titres pour lesquels la Caisse régionale dispose de la capacité de fi nancement nécessaire pour continuer de les détenir jusqu'à leur échéance et n'est soumise à aucune contrainte existante, juridique ou autre, qui pourrait remettre en cause son intention de détenir ces titres jusqu'à leur échéance.

Les titres d'investissement sont comptabilisés pour leur prix d'acquisition, frais d'acquisition et coupons inclus.

La différence entre le prix d'acquisition et le prix de remboursement est étalée sur la durée de vie résiduelle du titre.

compte pour le calcul des dépréciations. Les plus-values potentielles ne sont pas enregistrées.

Les cessions de titres sont réputées porter sur les titres de même nature souscrits à la date la plus ancienne.

Les dotations et les reprises de dépréciation ainsi que les plus ou moins-values de cession des titres de placement sont enregistrées sous la rubrique : « Solde des opérations des portefeuilles de placement et assimilés » du compte de résultat.

Il n'est pas constitué de dépréciation des titres d'investissement si leur valeur de marché est inférieure à leur prix de revient. En revanche, si la dépréciation est liée à un risque propre à l'émetteur du titre, une dépréciation est constituée conformément aux dispositions du règlement CRC 2002-03 sur le risque de crédit ; elle est enregistrée dans la rubrique « Coût du risque ».

En cas de cession de titres d'investissement, ou de transfert dans une autre catégorie de titres, pour un montant signifi catif, l'établissement n'est plus autorisé, pendant l'exercice en cours et pendant les deux exercices suivants, à classer en titres d'investissement des titres antérieurement acquis et les titres à acquérir conformément au règlement CRC 2005-01, hors exceptions prévues par ce texte et par le CRC 2008-17.

3 PARTS DANS LES ENTREPRISES LIÉES, TITRES DE PARTICIPATION ET AUTRES TITRES DÉTENUS À LONG TERME

  • Les parts dans les entreprises liées sont les parts détenues dans des entreprises contrôlées de manière exclusive, incluses ou susceptibles d'être incluses par intégration globale dans un même ensemble consolidable.
  • Les titres de participation sont des titres (autres que des parts dans une entreprise liée) dont la possession durable est estimée utile à l'activité de l'établissement, notamment parce qu'elle permet d'exercer une infl uence sur la société émettrice des titres ou d'en assurer le contrôle.
  • Les autres titres détenus à long terme correspondent à des titres détenus dans l'intention de favoriser le développement de relations professionnelles durables en créant un lien privilégié avec l'entreprise émettrice, mais sans infl uencer la gestion de cette dernière, en raison du faible pourcentage des droits de vote détenus.

Ces titres sont comptabilisés pour leur prix d'acquisition frais inclus.

A la clôture de l'exercice, ces titres sont évalués, titre par

3 PRIX DE MARCHÉ

Le prix de marché auquel sont évaluées, le cas échéant, les différentes catégories de titres, est déterminé de la façon suivante :

  • q les titres négociés sur un marché actif sont évalués au cours le plus récent,
  • q si le marché sur lequel le titre est négocié n'est pas ou plus considéré comme actif, ou si le titre n'est pas coté, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine détermine la valeur probable de négociation du titre concerné en utilisant des techniques de

3 DATES D'ENREGISTREMENT

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine enregistre les titres classés en titres d'investissement à la date de règlementlivraison. Les autres titres, quelle que soit leur nature ou la

3 RECLASSEMENT DE TITRES

Conformément au règlement CRC 2008-17 du 10 décembre 2008, il est désormais autorisé d'opérer les reclassements de titres suivants :

q du portefeuille de transaction vers le portefeuille d'investissement ou de placement, en cas de situation exceptionnelle de marché ou pour les titres à revenu fi xe, lorsqu'ils ne sont plus négociables sur un marché actif et si l'établissement a l'intention et la capacité de les détenir dans un avenir prévisible ou jusqu'à l'échéance

titre, en fonction de leur valeur d'usage et fi gurent au bilan au plus bas de leur coût historique ou de cette valeur d'utilité.

Celle-ci représente ce que l'établissement accepterait de décaisser pour les acquérir, compte tenu de ses objectifs de détention.

L'estimation de la valeur d'utilité peut se fonder sur divers éléments tels que la rentabilité et les perspectives de rentabilité de l'entreprise émettrice, ses capitaux propres, la conjoncture économique ou encore le cours moyen de bourse des derniers mois ou la valeur mathématique du titre.

Lorsque la valeur d'utilité de titres est inférieure au coût historique, ces moins-values latentes font l'objet de dépréciations sans compensation avec les plus-values latentes.

Les dotations et reprises de dépréciations ainsi que les plus ou moins values de cession relatives à ces titres sont enregistrées sous la rubrique « Résultat net sur actifs immobilisés ».

valorisation. En premier lieu, ces techniques font référence à des transactions récentes effectuées dans des conditions normales de concurrence. Le cas échéant, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine utilise des techniques de valorisation couramment employées par les intervenants sur le marché pour évaluer ces titres, lorsqu'il a été démontré que ces techniques produisent des estimations fi ables des prix obtenus dans des transactions sur le marché réel.

catégorie dans laquelle ils sont classés sont enregistrés à la date de négociation.

q du portefeuille de placement vers le portefeuille d'investissement, en cas de situation exceptionnelle de marché ou pour les titres à revenu fi xe, lorsqu'ils ne sont plus négociables sur un marché actif.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine n'a pas opéré, en 2012, de reclassement au titre du règlement CRC 2008-17.

3 RACHAT D'ACTIONS PROPRES

Les actions propres rachetées par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine sont enregistrées à l'actif du bilan dans une rubrique spécifi que.

2.3 IMMOBILISATIONS

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine applique le règlement CRC 2002-10 du 12 décembre 2002 relatif à l'amortissement et à la dépréciation des actifs.

Par conséquent, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine applique la méthode de comptabilisation des actifs par composants à l'ensemble de ses immobilisations corporelles. Conformément aux dispositions de ce règlement la base amortissable tient compte de l'éventuelle valeur résiduelle des immobilisations.

En application du règlement CRC 2004-06, le coût d'acquisition des immobilisations comprend, outre le prix d'achat, les frais accessoires, c'est-à-dire les charges directement ou indirectement liées à l'acquisition pour la mise en état d'utilisation du bien ou pour son entrée « en magasin ».

Les terrains sont enregistrés à leur coût d'acquisition.

Les immeubles et le matériel d'équipement sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur mise en service.

Les logiciels acquis sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur date d'acquisition.

Les logiciels créés sont comptabilisés à leur coût de production diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur date d'achèvement.

A l'exception des logiciels, les immobilisations incorporelles ne font pas l'objet d'amortissement. Le cas échéant, elles peuvent faire l'objet de dépréciation.

Les immobilisations sont amorties en fonction de leurs durées estimées d'utilisation.

Les composants et durées d'amortissement suivants ont été retenus par la Caisse régionale, suite à l'application de la comptabilisation des immobilisations par composants. Il convient de préciser que ces durées d'amortissement doivent être adaptées à la nature de la construction et à sa localisation :

Composant Durée d'amortissement
Foncier Non amortissable
Gros œuvre 30 ans
Second œuvre 20 ans
Installations techniques 10 ans
Agencements 5 à 10 ans
Mobilier 10 ans
Matériel informatique 3 à 5 ans (dégressif ou linéaire)
Matériel spécialisé 3 à 5 ans (dégressif ou linéaire)

Enfi n, les éléments dont dispose la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine sur la valeur de ses immobilisations lui permettent de conclure que des tests de dépréciation ne conduiraient pas à la modifi cation de la base amortissable existante.

2.4 DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT ET LA CLIENTÈLE

Les dettes envers les établissements de crédit, les entités du Crédit Agricole et la clientèle sont présentées dans les états fi nanciers selon leur durée initiale ou la nature de ces dettes :

  • q dettes à vue ou à terme pour les établissements de crédit,
  • q comptes ordinaires, comptes et avances à terme pour les opérations internes au Crédit Agricole,
  • q comptes d'épargne à régime spécial et autres dettes pour la clientèle (celle-ci inclut notamment la clientèle fi nancière).

Les opérations de pension, matérialisées par des titres ou des valeurs sont incluses dans ces différentes rubriques, en fonction de la nature de la contrepartie.

Les intérêts courus sur ces dettes sont enregistrés en compte de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.

2.5 DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE

Les dettes représentées par un titre sont présentées selon la nature de leur support : bons de caisse, titres du marché interbancaire et titres de créances négociables, emprunts obligataires, à l'exclusion des titres subordonnés qui sont classés dans la rubrique du passif « Dettes subordonnées ».

Les intérêts courus non échus sont enregistrés en comptes de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.

Les commissions de services fi nanciers, versées aux Caisses régionales, sont comptabilisées en charges dans la rubrique « Commissions (charges) ».

2.6 PROVISIONS

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine applique le règlement du CRC n°2000-06 sur les passifs concernant la comptabilisation et l'évaluation des provisions entrant dans le champ d'application de ce règlement.

Ces provisions comprennent notamment les provisions relatives aux engagements par signature, aux engagements de retraite et de congés fi n de carrière, aux litiges et aux risques divers.

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a partiellement couvert les provisions constituées sur ces créances libellées en monnaies étrangères par achat de devises pour limiter l'incidence de la variation des cours de change sur le niveau de provisionnement.

La provision pour risque de déséquilibre du contrat épargne-logement est constituée afi n de couvrir les engagements aux conséquences défavorables des contrats épargne-logement. Ces engagements sont relatifs, d'une part, à l'obligation de rémunérer l'épargne dans le futur à un taux fi xé à l'ouverture du contrat pour une durée indéterminée, et, d'autre part, à l'octroi d'un crédit aux souscripteurs des comptes et plans d'épargnelogement à un taux déterminé fi xé à l'ouverture du contrat. Cette provision est calculée par génération de plan épargne-logement et pour l'ensemble des comptes d'épargne-logement, sachant qu'il n'y a pas de compensation possible entre les engagements relatifs à des générations différentes.

Les engagements sont établis en prenant en compte, notamment :

  • q le comportement des souscripteurs, ainsi que l'estimation du montant et de la durée des emprunts qui seront mis en place dans le futur. Ces estimations sont établies à partir d'observations historiques de longue période.
  • q la courbe des taux observables sur le marché et ses évolutions raisonnablement anticipées.

Les modalités de calcul de cette provision sont établies en conformité avec le règlement CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

Provision pour risques sur GIE d'investissement

Afi n de donner une image fi dèle de ses comptes, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine constitue une provision spécifi que pour pertes et charges dans le but de compenser l'incidence temporaire sur la charge d'impôt et sur le résultat net, de la participation de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine à certains GIE réalisant des opérations de fi nancement par crédit-bail ou des opérations particulières. Cette provision d'exploitation sera reprise au fur et à mesure des suppléments d'impôts que devra acquitter la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine au cours des exercices ultérieurs, de manière à neutraliser l'impact de ces opérations sur le résultat net.

2.7 FONDS POUR RISQUES BANCAIRES GÉNÉRAUX (F.R.B.G.)

Conformément aux dispositions prévues par la IVème directive européenne et le règlement CRBF 90-02 du 23 février 1990 modifi é relatifs aux fonds propres, les fonds pour risques bancaires généraux sont constitués par la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine à la discrétion de ses dirigeants.

En 2012, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a constitué une nouvelle provision de 2 600K€, portant l'encours FRBG à 34 067 K€.

2.8 OPÉRATIONS SUR LES INSTRUMENTS FINANCIERS À TERME ET CONDITIONNELS

Les opérations de couverture et de marché sur des instruments fi nanciers à terme de taux, de change ou d'actions sont enregistrées conformément aux dispositions des règlements CRB 88-02 et 90-15 modifi és et de l'instruction 94-04 modifi ée de l'Autorité de contrôle prudentiel (Ex : Commission Bancaire).

Les engagements relatifs à ces opérations sont inscrits au hors bilan pour la valeur nominale des contrats : ce montant représente le volume des opérations en cours.

Les résultats afférents à ces opérations sont enregistrés en fonction de la nature de l'instrument et de la stratégie suivie.

3 OPÉRATIONS DE COUVERTURE :

Les gains ou pertes réalisés sur opérations de couverture affectées sont rapportés au compte de résultat symétriquement à la comptabilisation des produits et charges de l'élément couvert et dans la même rubrique comptable.

Les charges et les produits relatifs aux instruments fi nanciers à terme ayant pour objet la couverture et la gestion du risque de taux global de Crédit Agricole S.A. sont inscrits prorata temporis dans la rubrique : « Intérêts et produits (charges) assimilé(e)s – Produit (charge) net(te) sur opérations de macro-couverture ». Les gains et les pertes latents ne sont pas enregistrés.

3 OPÉRATIONS DE MARCHÉ :

Les instruments négociés sur un marché organisé, assimilé, de gré à gré ou inclus dans un portefeuille de transaction - au sens du règlement CRB 90-15 modifi é - sont évalués par référence à leur valeur de marché à la date de clôture.

Celle-ci est déterminée à partir des prix de marché disponibles, s'il existe un marché actif, ou à l'aide de méthodologies et de modèles de valorisation internes, en l'absence de marché actif.

Pour les instruments négociés sur des marchés organisés ou assimilés, l'ensemble des gains et pertes (réalisés ou latents) sont comptabilisés.

Les pertes ou profi ts relatifs à des instruments négociés sur des marchés peu liquides, dits de gré à gré, ou constituant des positions ouvertes isolées sont enregistrés dans les résultats au dénouement des contrats ou prorata temporis selon la nature de l'instrument. En date d'arrêté, les pertes latentes éventuelles font l'objet d'une provision.

Les gains et pertes ainsi que les mouvements de provisions relatifs à ces opérations de marché sont portés au compte de résultat sous la rubrique « Solde des opérations des portefeuilles de négociation ».

2.9 OPÉRATIONS EN DEVISES

Les créances et les dettes monétaires ainsi que les contrats de change à terme fi gurant en engagements hors bilan, libellés en devises sont convertis au cours de marché en vigueur à la date d'arrêté ou au cours de marché constaté à la date antérieure la plus proche.

Les charges et les produits payés ou perçus sont enregistrés au cours du jour de la transaction. Les charges et produits courus mais non payés ou perçus sont convertis au cours de clôture.

A chaque arrêté, les opérations de change à terme sont évaluées au cours à terme restant à courir de la devise concernée. Les gains ou les pertes constatés sont portés au compte de résultat sous la rubrique : « Solde des opérations des portefeuilles de négociation – Solde des opérations de change et instruments fi nanciers assimilés ».

Dans le cadre de l'application des règlements CRBF 89-01, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a mis en place une comptabilité multi-devises lui permettant un suivi de sa position de change et la mesure de son exposition à ce risque.

2.10 ENGAGEMENTS HORS-BILAN

Le hors-bilan retrace notamment les engagements de fi nancement pour la partie non utilisée et les engagements de garantie donnés et reçus.

Le cas échéant, les engagements donnés font l'objet d'une provision lorsqu'il existe une probabilité de mise en jeu entraînant une perte pour la Caisse régionale.

Le hors bilan publiable ne fait mention ni des engagements sur instruments fi nanciers à terme, ni des opérations de change. De même, il ne comporte pas les engagements reçus concernant les Bons du Trésor, les valeurs assimilées et les autres valeurs données en garantie.

Ces éléments sont toutefois détaillés dans l'annexe, à la note 26.

2.11 PARTICIPATION DES SALARIÉS AUX FRUITS DE L'EXPANSION ET INTÉRESSEMENT

La participation des salariés aux fruits de l'expansion est constatée dans le compte de résultat de l'exercice au titre duquel le droit des salariés est né.

La participation et l'intéressement 2012 fi gurent dans les « Frais de personnel » pour les montants suivants :

  • q participation : 1 787 K€
  • q intéressement : 5 023 K€.

L'intéressement est couvert par l'accord du 27 juin 2011.

2.12 AVANTAGES AU PERSONNEL POSTÉRIEURS À L'EMPLOI.

3 ENGAGEMENTS EN MATIÈRE DE RETRAITE, DE PRÉ-RETRAITE ET D'INDEMNITÉS DE FIN DE CARRIÈRE – RÉGIMES À PRESTATIONS DÉFINIES

La Caisse régionale applique, à compter du 1er janvier 2004, la recommandation n° 2003-R.01 du Conseil National de la Comptabilité du 1er avril 2003 relative aux règles de comptabilisation et d'évaluation des engagements de retraite et avantages similaires.

En application de cette recommandation, la Caisse régionale provisionne ses engagements de retraite et avantages similaires relevant de la catégorie des régimes à prestations défi nies.

Ces engagements sont évalués en fonction d'un ensemble d'hypothèses actuarielles, fi nancières et démographiques et selon la méthode dite des Unités de Crédits Projetés. Cette méthode consiste à affecter, à chaque année d'activité du salarié, une charge correspondant aux droits acquis sur l'exercice. Le calcul de cette charge est réalisé sur la base de prestation future actualisée.

Les écarts actuariels étant passés immédiatement en résultat, le montant de la provision est égal à :

  • q la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations défi nies à la date de clôture, calculée selon la méthode actuarielle préconisée par la recommandation,
  • q diminuée, le cas échéant, de la juste valeur des actifs du régime. Ceux-ci peuvent-être représentés par une police d'assurance éligible. Dans le cas où l'obligation est totalement couverte par une telle police, la juste valeur de cette dernière est considérée comme étant celle de l'obligation correspondante, (soit le montant de la dette actuarielle correspondante).

Dans la mesure où la réforme (loi 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites) ne modifi e pas les accords de branche existants mais simplement les hypothèses actuarielles d'âge de départ en retraite, elle est analysée comme une mise à jour d'hypothèses actuarielles et non comme une modifi cation de régime. A ce titre, l'impact de la réforme doit être enregistré comme les autres écarts actuariels, intégralement en résultat.

La Caisse régionale cotise :

  • q d'une part au régime des indemnités de fi n de carrière pour l'ensemble des salariés de la Caisse régionale, l'engagement à ce titre au 31 décembre 2012 s'élève à 7 803 K€ ;
  • q d'autre part aux autres engagements de retraite relevant d'un régime à prestations défi nies, l'engagement à ce titre au 31 décembre 2012 s'élève à 11 637 K€.

3 PLANS DE RETRAITE – RÉGIMES À COTISATIONS DÉFINIES

Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés « employeurs ». Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs.

Par conséquent, la Caisse régionale n'a pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer pour l'exercice écoulé. Le montant des cotisations au titre de ces régimes de retraite est enregistré en « frais de personnel ».

2.13 SOUSCRIPTION D'ACTIONS PROPOSÉES AUX SALARIÉS DANS LE CADRE DU PLAN D'ÉPARGNE ENTREPRISE

Les souscriptions d'actions proposées aux salariés dans le cadre du Plan d'épargne entreprise, avec une décote maximum de 20%, ne comportent pas de période d'acquisition des droits mais sont grevées d'une période d'incessibilité de 5 ans. Ces souscriptions d'actions sont comptabilisées conformément aux dispositions relatives aux augmentations de capital.

2.14 CHARGES ET PRODUITS EXCEPTIONNELS

Ils représentent les charges et produits qui surviennent de manière exceptionnelle et qui sont relatifs à des opérations ne relevant pas du cadre des activités courantes de la Caisse régionale.

2.15 IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES (CHARGE FISCALE)

D'une façon générale, seul l'impôt exigible est constaté dans les comptes individuels.

La charge d'impôt fi gurant au compte de résultat correspond à l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice. Elle intègre les conséquences de la contribution sociale sur les bénéfi ces de 3,3%.

Les crédits d'impôt sur revenus de créances et de portefeuilles titres, lorsqu'ils sont effectivement utilisés en règlement de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice, sont comptabilisés dans la même rubrique que les produits auxquels ils se rattachent. La charge d'impôt correspondante est maintenue dans la rubrique « Impôts sur le bénéfi ce » du compte de résultat.

La Caisse régionale a signé avec Crédit Agricole S.A. une convention d'intégration fi scale. Aux termes des accords conclus, chacune des sociétés intégrées constate dans ses comptes la dette d'impôt dont elle aurait été redevable en l'absence d'intégration fi scale.

NOTE 3. CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT – ANALYSE PAR DUREE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤ 3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Créances
rattachées
Total Total
Établissements de crédit
Comptes et prêts :
• à vue 1 842 1 842 1 842 4 625
• à terme 8 642 491 9 133 9 133 556
Valeurs reçues en pension 0 0 0
Titres reçus en pension livrée 0 0 0
Prêts subordonnés 0 0 0
Total 10 484 0 491 0 10 975 0 10 975 5 181
Dépréciations
VALEUR NETTE AU BILAN 10 975 5 181
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires 25 976 25 976 25 976 3 167
Comptes et avances à terme 32 698 17 541 82 322 174 813 307 374 4719 312 093 505 327
Titres reçus en pension livrée 0 0 0
Prêts subordonnés 28 300 28 300 9 28 309 28 320
Total 58 674 17 541 82 322 203 113 361 650 4 728 366 378 536 814
Dépréciations
VALEUR NETTE AU BILAN 366 378 536 814
TOTAL 377 353 541 995

La totalité des prêts subordonnés et participatifs consentis aux établissements de crédit (28 309 K€) est en faveur de Crédit Agricole SA.

Les créances sur les établissements de crédit ne sont pas éligibles au refi nancement de la banque centrale.

En matière de comptes et avances à terme, cette rubrique enregistre les placements monétaires réalisés par la Caisse régionale auprès de Crédit Agricole S.A. dans le cadre des Relations Financières Internes.

4.1 OPÉRATIONS AVEC LA CLIENTÈLE – ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Créances
rattachées
Total Total
Créances commerciales 11 628 6 297 17 925 17 925 34 927
Autres concours à la clientèle 362 366 859 013 2 843 813 4 037 133 8 102 325 32 623 8 134 948 8 004 161
Valeurs reçues en pension livrée 0 0 0
Comptes ordinaires débiteurs 45 352 45 352 1 062 46 414 53 667
Dépréciations -131 968 -140 256
VALEUR NETTE AU BILAN 8 067 319 7 952 499

Les prêts subordonnés et participatifs consentis à la clientèle s'élèvent à 10 474K€.

Les titres subordonnés en portefeuille s'élèvent à 2 489K€.

Parmi les créances sur la clientèle 1 657 452 K€ sont éligibles au refi nancement de la banque centrale au 31 décembre 2012 contre 909 298 K€ au 31 décembre 2011.

4.2 OPÉRATIONS AVEC LA CLIENTÈLE – ANALYSE PAR AGENTS ÉCONOMIQUES

31/12/12
(en milliers d'euros) Encours brut Dont encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations des
encours douteux
Dépréciations des
encours douteux
compromis
Particuliers 4 001 947 48 228 25 955 29 469 16 848
Agriculteurs 1 051 995 33 412 22 358 26 057 18 999
Autres professionnels 916 289 31 913 21 731 22 550 17 198
Société fi nancières 143 476 3 448 906 2 614 906
Entreprises 1 431 784 65 962 46 362 49 608 37 444
Collectivités publiques 603 556 2 920 0 1 440 0
Autres agents économiques 50 240 230 187 230 187
TOTAL 8 199 287 186 113 117 499 131 968 91 582
31/12/11
(en milliers d'euros) Encours brut Dont encours
douteux
Dont encours
douteux
compromis
Dépréciations des
encours douteux
Dépréciations des
encours douteux
compromis
Particuliers 3 908 993 47 495 10 199 30 010 9 212
Agriculteurs 1 048 144 38 913 18 948 28 645 15 773
Autres professionnels 904 113 34 638 11 132 25 049 9 633
Société fi nancières 135 434 4 310 517 2 181 437
Entreprises 1 425 648 73 398 31 879 54 023 27 220
Collectivités publiques 618 809 69 0 0 0
Autres agents économiques 51 614 748 5 348 5
TOTAL 8 092 755 199 571 72 680 140 256 62 280
(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
• Créances douteuses 186 113 199 571
• Taux des créances douteuses 2,27% 2,47%
• Dépréciations Crédits affectés 131 968 140 256
• Taux de provisionnement des créances douteuses 70,91% 70,28%

Le taux de créances douteuses correspond au rapport créances douteuses sur créances totales, y compris 10 474K€ de prêts subordonnés consentis à la clientèle, (voir 4.1).

Au 31/12/2012, le taux s'élève à 2,27% si l'on ne prend pas en compte ces prêts subordonnés.

NOTE 5. TITRES DE TRANSACTION, DE PLACEMENT, D'INVESTISSEMENT ET TITRES DE L'ACTIVITÉ DE PORTEFEUILLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Transaction Placement Titres de
l'activité de
portefeuille
Investisse
ment
Total Total
Effets publics et valeurs assimilées : 10 101 10 101
• dont surcote restant à amortir 0
• dont décote restant à amortir 0
Créances rattachées 23 23
Dépréciations 0
VALEUR NETTE AU BILAN 0 0 0 10 124 10 124 0
Obligations et autres titres à revenu fi xe (1) :
Emis par organismes publics 0
Autres émetteurs 5 489 39 755 45 244 36 121
• dont surcote restant à amortir 0 479
• dont décote restant à amortir 0 173
Créances rattachées 17 919 936 521
Dépréciations -65 0 -65 -409
VALEUR NETTE AU BILAN 0 5 441 0 40 674 46 115 36 233
Actions et autres titres à revenu variable 388 204 440 204 828 186 622
Créances rattachées 0 0
Dépréciations -19 -19 -716
VALEUR NETTE AU BILAN 388 204 421 0 0 204 809 185 906
TOTAL 388 209 862 0 50 798 261 048 222 139
Valeurs estimatives 0 235 065 0 51 787 286 852 241 473

Valeurs estimatives :

La valeur estimée des plus-values latentes sur le portefeuille de titres de placement s'élève à 25 220 K€ au 31/12/2012, contre 19 356 K€ au 31/12/2011.

La valeur estimative des titres de placement correspond au dernier cours de bourse.

La valeur estimée des plus-values latentes sur le portefeuille de titres d'investissement s'élève à 1 931 K€ au 31/12/2012, contre 0 K€ au 31/12/2011.

5.1 TITRES DE TRANSACTION, DE PLACEMENT, D'INVESTISSEMENT ET TITRES DE L'ACTIVITÉ DE PORTEFEUILLE (HORS EFFETS PUBLICS) : VENTILATION PAR GRANDES CATÉGORIES DE CONTREPARTIE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Administration et banques centrales (y compris Etats) 0
Etablissements de crédit 31 407 24 945
Sociétés fi nancières 207 809 188 906
Collectivités locales 0 0
Entreprises, assurances et autres clientèles 11 708 8 288
Divers et non ventilés 10 124
Total en principal 261 048 222 139
Créances rattachées
Dépréciations
VALEUR NETTE AU BILAN 261 048 222 139

La ligne « divers et non ventillés » correspond aux effets publics.

5.2 VENTILATION DES TITRES COTÉS ET NON COTÉS À REVENU FIXE OU VARIABLE

31/12/12
(en milliers d'euros) Obligations et autres
titres à revenu fi xe
Effets publics et
valeurs assimilées
Actions et autres titres
à revenu variable
Total
Titres à revenu fi xe ou variable 45 244 10 101 204 828 260 173
• dont titres cotés 39 755 10 101 49 856
• dont titres non cotés (1) 5 489 204 828 210 317
Créances rattachées 936 23 959
Dépréciations 65 19 84
VALEUR NETTE AU BILAN 46 115 10 124 204 809 521 389
31/12/11
(en milliers d'euros) Obligations et autres
Effets publics et
titres à revenu fi xe
valeurs assimilées
Actions et autres titres
à revenu variable
Total
Titres à revenu fi xe ou variable 36 121 0 186 622 222 743
• dont titres cotés 30 632 30 632
• dont titres non cotés (1) 5 489 186 622 192 111
Créances rattachées 521 521
Dépréciations 409 716 84
VALEUR NETTE AU BILAN 36 233 0 185 906 446 091

Commentaires :

(1) La répartition des parts d'OPCVM est la suivante :

OPCVM français 204 809 milliers d'euros dont OPCVM français de capitalisation 202 839 milliers d'euros.

OPCVM étrangers 0 milliers d'euros dont la totalité correspond à des OPCVM étrangers de capitalisation.

La répartition de l'ensemble des OPCVM par nature est la suivante au 31 décembre 2012 :

(en milliers d'euros) Valeur d'inventaire Valeur liquidative
OPCVM monétaires 71 349 72 813
OPCVM obligataires 37 038 46 435
OPCVM actions 13 038 18 648
OPCVM autres 83 403 91 145
TOTAL 204 828 229 041

5.3 EFFETS PUBLICS, OBLIGATIONS ET AUTRES TITRES À REVENU FIXE : ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Créances
rattachées
Total Total
Obligations et autres titres à
revenu fi xe
Valeur Brute 2 004 12 280 23 448 7 512 45 244 936 46 180 36 641
Dépréciations 0 65 409
VALEUR NETTE AU BILAN 45 244 936 46 115 36 232
Effets publics et valeurs
assimilées
0 0
Valeur Brute 10 101 10 101 23 10 124 0
Dépréciations 0 0
VALEUR NETTE AU BILAN 10 101 23 10 124 0

NOTE 6. TITRES DE PARTICIPATION ET DE FILIALES

Sauf mention spécifi que, les données présentées sont des informations au 31/12/2012.

FILIALES ET
PARTICIPATIONS
(en milliers d'euros)
Forme juridique Capital Capitaux propres autres
que le capital
détenue (en pourcentage)
Quote-part de capital
Valeurs comptables des titres détenus consentis par la société et
non encore remboursés
Prêts et avances
Résultats (bénéfi ce
ou perte du dernier
exercice clos)
Dividendes encaissés
cours de l'exercice
par la société au
Brutes Nettes 2011 2012
Participations dont la valeur d'inventaire excède 1% du capital de
CA BRETAGNE HABITAT 2H SAS 20 000 -8 830 25,00 5 000 2 450 855 -1 510 -
CA BRETAGNE VENTURES SAS 6 001 -781 27,78 496 496 726
CABREPAR SAS 5 160 -52 25,00 1 290 1 260 250 -66
RUE LA BOETIE SAS 2 480 628 14 298 210 2,17 376 673 376 673 11 366 595 827 -
SACAM AVENIR SAS 113 464 -21 1,69 1 927 1 927 - -11 -
SACAM DEVELOPPEMENT SAS 730 622 12 719 2,16 15 812 15 812 6 715 -17 894 -
SACAM INTERNATIONAL SAS 778 835 -247 2,17 19 510 12 096 - -146 935
SACAM PARTICIPATIONS SAS 62 558 4 500 2,16 1 565 1 565 - 1 570
UNEXO SAS 73 428 42 088 10,69 15 580 15 580 - 7 962 808
Participations dont la valeur d'inventaire est inférieure à 1% du capital de l'entité
1) Parts dans les
entreprises liées dans
des établissements de
crédit(ensemble)
2) Participations dans des
établissements de crédit
(ensemble)
86 86
3) Autres parts dans
les entreprises liées
(ensemble)
20 20
4) Autres titres de
participations ensemble)
9 994 8 877 3 649 219
TOTAL PARTS DANS LES ENTREPRISES LIÉES ET
PARTICIPATIONS
447 953 436 842 22 835 1 027

6.1 VALEUR ESTIMATIVE DES TITRES DE PARTICIPATION

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Valeur au bilan Valeur estimative Valeur au bilan Valeur estimative
Parts dans les entreprises liées
Titres non cotés 20 20 20 20
Titres cotés
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
VALEUR NETTE AU BILAN 20 0 20 20
Titres de participation et autres titres
détenus à long terme
Titres de participation
Titres non cotés 443 002 582 043 438 111 638 817
Titres cotés
Avances consolidables 22 363 22 363 23 973 23 973
Créances rattachées 195 245
Dépréciations -10 910 -9 197
Sous-total titres de participation 454 650 604 406 453 132 662 790
Autres titres détenus à long terme
Titres non cotés 4 930 5 385 4 930 5 675
Titres cotés
Avances consolidables 9 466 9 466 9 157 9 157
Créances rattachées 29 27
Dépréciations -291 -25
Sous-total autres titres détenus à long terme 14 134 14 851 14 089 14 832
VALEUR NETTE AU BILAN 468 784 619 257 467 221 677 622
TOTAL DES TITRES DE PARTICIPATION 468 804 619 257 467 241 677 642
(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Valeur au bilan Valeur estimative Valeur au bilan Valeur estimative
Total valeurs brutes
Titres non cotés 447 952 443 061
Titres cotés 0
TOTAL 447 952 443 061

La valeur estimative à présenter n'est pas défi nie réglementairement et n'est donc pas nécessairement la valeur de marché.

Pour la SAS Rue La Boétie, la valeur estimative retenue est la valeur d'utilité, soit 19,11 euros par titre en 2012 contre 21,45 euros en 2011.

Cette valeur d'utilité a été déterminée par Crédit Agricole SA sur la base de l'actif net comptable réévalué de la SAS Rue La Boétie.

3 IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES

(en milliers d'euros) 01/01/12 Augmentations
(acquisitions)
Diminutions
(cessions,
échéance)
Autres
mouvements (1)
31/12/12
Parts dans les entreprises liées
Valeurs brutes 20
Avances consolidables
Créances rattachées
Dépréciations
VALEUR NETTE AU BILAN 20 0 0 0 0
Titres de participation et autres titres
détenus à long terme
Titres de participation
Valeurs brutes 438 111 6 155 -1 264 443 002
Avances consolidables 23 973 1 098 -2 708 22 363
Créances rattachées 245 1 566 -1 616 195
Dépréciations -9 198 -7 827 6 115 -10 910
Sous-total titres de participation 453 131 992 527 0 454 650
Autres titres détenus à long terme
Valeurs brutes 4 930 4 930
Avances consolidables 9 157 309 9 466
Créances rattachées 27 147 -145 29
Dépréciations -25 -266 -291
Sous-total autres titres détenus à long terme 14 089 189 -145 0 14 134
VALEUR NETTE AU BILAN 467 220 1 181 382 0 468 784
TOTAL 467 240 1 181 382 0 468 784

L'augmentation du poste Titres de participation s'explique par :

q l'augmentation de capital de UNEXO à laquelle la Caisse régionale a souscrit pour un montant de 6 155 K€.

q l'avance en compte courant de CA Bretagne Habitat 2H pour un montant de 400 K€, CA Technologies pour 448 K€ et CABREPAR pour 250 K€.

La diminution du poste Titres de participation s'explique par le remboursement de 2 708K€ CA Technologies et CA Bretagne Ventures pour 1 171 K€.

3 IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES

(en milliers d'euros) 01/01/12 Augmentations
(acquisitions)
Diminutions
(cessions,
échéance)
Autres
mouvements (1)
31/12/12
Immobilisations corporelles
Valeurs brutes 175 420 1 418 -1 106 0 175 732
Amortissements et dépréciations -84 891 -8 031 784 -92 138
VALEUR NETTE AU BILAN 90 529 -6 613 -1 106 785 83 594
Immobilisations incorporelles
Valeurs brutes 14 382 58 -6 14 434
Amortissements et dépréciations -10 931 -5 -10 936
VALEUR NETTE AU BILAN 3 451 53 0 -7 3 498
TOTAL 93 980 -6 560 -1 106 778 87 092

L'augmentation des amortissements s'explique par la mise en service du siège de La Courrouze réalisée en 2010.

Les principales acquisitions concernent le solde de facture du siège, la mise en service de l'agence de Laillé et l'achat de divers mobiliers et matériels informatiques.

Les diminutions s'expliquent par :

q la cession d'immeubles d'exploitation et hors exploitation pour 1 106 K€.

NOTE 8. ACTIONS PROPRES

31/12/11
(en milliers d'euros) Titres de
Transaction
Titres de
Placement
Valeurs
immobilisées
Total Total
Nombre 24 135 24 135 21 953
Valeurs comptables 917 917 991
Valeurs de marché 917 917 991

NOTE 9. COMPTES DE RÉGULARISATION ET ACTIFS DIVERS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Autres actifs (1)
Instruments conditionnels achetés
Comptes de stock et emplois divers 63 63
Débiteurs divers 90 044 117 930
Gestion collective des titres Livret de développement durable
Comptes de règlement 91 487
VALEUR NETTE AU BILAN 90 198 118 480
Comptes de régularisation
Comptes d'encaissement et de transfert 77 824 35 979
Comptes d'ajustement et comptes d'écart 0 11
Pertes latentes et pertes à étaler sur instruments fi nanciers
Charges constatées d'avance 514 748
Produits à recevoir sur engagements sur instruments fi nanciers à terme 1 270 7 878
Autres produits à recevoir 40 584 38 339
Charges à répartir
Primes d'émission et de remboursement sur emprunts obligataires
Autres comptes de régularisation 5 347 9 511
VALEUR NETTE AU BILAN 125 539 92 466
TOTAL 215 737 210 946

(1) les montants incluent les créances rattachées.

NOTE 10. DÉPRÉCIATIONS INSCRITES EN DÉDUCTION DE L'ACTIF

(en milliers d'euros) Solde au
01/01/2012
Dotations Reprises et
utilisations
Désactualisa
tion
Autres
mouvements
Solde au
31/12/2012
Sur opérations interbancaires et
assimilées
0
Sur créances clientèle 140 256 48 570 55 292 1 566 0 131 968
Sur opérations sur titres 1 125 14 1 054 -1 84
Sur valeurs immobilisées 10 081 8 094 6 115 0 12 060
Sur autres actifs 167 0 0 167
TOTAL 151 629 56 678 62 461 1 566 -1 144 279

NOTE 11. DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT - ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤ 3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total Total
Établissements de crédit
Comptes et emprunts :
• à vue 1 1 1 183
• à terme 842 842 17 859 1 142
Valeurs données en pension 0 0
Titres donnés en pension livrée 0 0
VALEUR AU BILAN 843 0 0 0 843 17 860 1 325
Opérations internes
au Crédit Agricole
Comptes ordinaires 84 853 84 853 631 85 484 91 780
Comptes et avances à terme 1 203 931 1 198 958 1 939 903 1 450 163 5 792 955 27 027 5 819 982 6 172 545
Titres donnés en pension livrée 0 0
VALEUR AU BILAN 1 288 784 1 198 958 1 939 903 1 450 163 5 877 808 27 658 5 905 466 6 264 325
TOTAL 1 289 627 1 198 958 1 939 903 1 450 163 5 878 651 27 675 5 906 326 6 265 650

Opérations internes au Crédit Agricole:

Ce poste est constitué pour une large part des avances accordées par Crédit Agricole S.A. et nécessaires au fi nancement de l'encours des prêts sur avances octroyés par la Caisse régionale.

La variation du poste « Avances à terme » s'explique par la variation du montant des avances spécifi ques et des emprunts en blanc.

Les avances de la Société de Financement de l'Economie Française (SFEF) et de Crédit Agricole Covered Bonds (CACB) s'élèvent à 489 631 milliers d'euros au 31 décembre 2012 contre 543 474 milliers d'euros au 31 décembre 2011.

12.1 COMPTES CRÉDITEURS DE LA CLIENTÈLE – ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤ 3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total Total
Comptes ordinaires
créditeurs
1 202 537 1 202 537 31 1 202 568 1 229 424
Comptes d'épargne à régime
spécial :
29 943 0 0 0 29 943 29 943 29 318
• à vue 29 943 29 943 29 943 29 318
• à terme 0 0 0
Autres dettes envers la clientèle : 127 138 24 439 370 101 135 095 656 773 9 133 665 906 428 497
• à vue 11 125 11 125 11 125 2 764
• à terme 116 013 24 439 370 101 135 095 645 648 9 133 654 781 425 733
Valeurs données en pension
livrée
0 0 0
VALEUR AU BILAN 1 359 618 24 439 370 101 135 095 1 889 253 9 164 1 898 417 1 687 239

12.2 COMPTES CRÉDITEURS DE LA CLIENTÈLE – ANALYSE PAR AGENTS ÉCONOMIQUES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Particuliers 935 308 875 394
Agriculteurs 115 202 119 215
Autres professionnels 111 712 120 596
Sociétés fi nancières 22 846 17 115
Entreprises 617 550 493 468
Collectivités publiques 25 370 11 164
Autres agents économiques 70 429 50 287
Total en principal 1 898 417 1 687 239
Dettes rattachées
VALEUR AU BILAN 1 898 417 1 687 239

13.1 DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE – ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤ 3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total Total
Bons de caisse 4 473 130 3 350 7 953 258 8 211 8 449
Titres du marché interbancaire 0 0 0
Titres de créances négociables 146 650 110 300 2 300 2 000 261 250 536 261 786 177 024
Emprunts obligataires 0 0 0
Autres dettes représentées par
un titre
0 0 0
VALEUR AU BILAN 151 123 110 430 5 650 2 000 269 203 794 269 997 185 473

Les titres de créances négociables comprennent des CDN Clientèle et des CDN Interbancaire pour un montant de 247 186 K€.

NOTE 14. COMPTES DE RÉGULARISATION ET PASSIFS DIVERS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Autres passifs (1)
Opérations de contrepartie (titres de transactions)
Dettes représentatives de titres empruntés
Instruments conditionnels vendus 4
Comptes de règlement et de négociation 0 37
Créditeurs divers 41 773 34 042
Versements restant à effectuer sur titres 5 217 1 207
VALEUR AU BILAN 46 994 35 286
Comptes de régularisation
Comptes d'encaissement et de transfert 30 088 10 319
Comptes d'ajustement et comptes d'écart 15 5
Gains latents et gains à étaler sur instruments fi nanciers
Produits constatés d'avance 65 554 64 194
Charges à payer sur engagements sur instruments fi nanciers à terme 11 425 20 606
Autres charges à payer 49 156 81 817
Autres comptes de régularisation 3 246 628
VALEUR AU BILAN 159 484 177 569
TOTAL 206 478 212 855

(1) les montants incluent les dettes rattachées.

NOTE 15. PROVISIONS

(en milliers d'euro) Solde au
01/01/2012
Dotations Reprises
utilisées
Reprises non
utilisées
Autres
mouvements
Solde au
31/12/2012
Provisions pour engagements de
retraite et assimilés (1)
631 3 726 1 796 437 2 124
Provision pour la médaille du travail 565 118 43 4 636
Provisions pour autres engagements
sociaux
0 0
Provisions pour risques d'exécution
des engagements par signature (2)
7 310 2 529 2 921 6 918
Provisions pour litiges fi scaux 0 0
Provisions pour impôts 8 690 439 9 129
Provision collective Bale II (3) 45 800 11 334 9 193 47 941
Provisions pour risque de
déséquilibre du contrat épargne
logement (4)
10 919 1 552 7 013 5 458
Autres Provisions 0 0
• risques sectoriels (5) 32 186 10 926 43 112
• autres litiges (6) 7 172 2 964 303 3 093 6 740
• litiges prud'homaux 281 221 144 111 247
• propres assureurs 813 813
• risques opérationnels (8) 12 466 413 7 1 786 11 086
• autres provisions diverses (7) 3 388 6 092 906 211 8 363
0 0
VALEUR AU BILAN 130 221 40 314 3 199 24 769 0 142 567

(1) La Caisse régionale a enregistré une provision nette de reprise sur les indemnités de fi n de carrière de 1 493K€ induit principalement par la variation des taux d'actualisation.

(2) La Caisse régionale a enregistré une provision pour risques d'exécution des engagements par signatures pour faire face notamment au risque de contrepartie sur trois dossiers déjà existants. Quatre dossiers ont été repris au cours de l'année.

(3) Ces provisions sont établies sur bases collectives à partir notamment des estimations découlant des modèles Bale II.

(4) Pour couvrir le risque de déséquilibre du contrat épargne logement, la Caisse régionale a constitué une provision globale de 5 458 K€, l'évolution des taux de marché a conduit à réaliser une reprise au titre de l'année 2012 de 7 013 K€ (cf. paragraphe suivant).

(5) Une nouvelle provision sectorielle distribution mode a été constituée à hauteur de 10 695K€.

(6) Reprise nette de provision constituée par une dotation liée à la prise en compte de nouveaux dossiers et une reprise sur des anciens dossiers. (7) Provision complémentaire constituée sur les DAT progressifs afi n de lisser la rémunération (prise en compte d'un TIE).

(8) Cette provision est destinée à couvrir les risques d'insuffi sance de conception, d'organisation et de mise en œuvre des procédures d'enregistrement dans le système comptable et plus généralement dans les systèmes d'information de l'ensemble des évènements relatifs aux opérations de l'établissement.

Information concernant le Droit Individuel à la Formation :

  • q Le volume d'heures correspondant aux droits acquis en 2012 au titre du DIF par les salariés de la Caisse régionale s'élève à 25 229 heures.
  • q Le volume d'heures de formation utilisées en 2012 au titre du DIF s'élève à 2 595 heures.

NOTE 16. ÉPARGNE LOGEMENT

3 ENCOURS COLLECTÉS AU TITRE DES COMPTES ET PLANS D'ÉPARGNE-LOGEMENT SUR LA PHASE D'ÉPARGNE

(en millions d'euros) 31/12/11 31/12/12
Plans d'épargne-logement :
Ancienneté de moins de 4 ans
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 1 146,86 709,62
Ancienneté de plus de 10 ans 337,09 722,40
Total plans d'épargne-logement 1 483,95 1 432,02
Total comptes épargne-logement 409,54 383,83
TOTAL ENCOURS COLLECTÉS AU TITRE DES CONTRATS ÉPARGNE-LOGEMENT 1 893,49 1 815,85

L'ancienneté est déterminée conformément au règlement CRC 2007-01 du 14 décembre 2007. Les encours de collecte sont des encours hors prime d'état

3 ENCOURS DE CRÉDITS OCTROYÉS AU TITRE DES COMPTES ET PLANS D'ÉPARGNE-LOGEMENT

(en millions d'euros) 31/12/11 31/12/12
Plans d'épargne-logement 18,46 14,84
Comptes épargne-logement 131,41 124,05
TOTAL ENCOURS DE CRÉDIT EN VIE OCTROYÉS AU TITRE DES CONTRATS
ÉPARGNE-LOGEMENT
149,87 138,89

3 PROVISION AU TITRE DES COMPTES ET PLANS D'ÉPARGNE-LOGEMENTT

(en millions d'euros) 31/12/11 31/12/12
Plans d'épargne-logement :
Ancienneté de moins de 4 ans
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 3,32 0,01
Ancienneté de plus de 10 ans 5,29 5,21
Total plans d'épargne-logement 8,61 5,22
Total comptes épargne-logement 2,31 0,24
TOTAL PROVISION AU TITRE DES CONTRATS ÉPARGNE-LOGEMENT 10,92 5,46

L'ancienneté est déterminée conformément au règlement CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

(en millions d'euros) 31/12/11 DOTATIONS REPRISES 31/12/12
Plans d'épargne-logement : 8,61 1,10 4,49 5,22
Comptes épargne-logement : 2,31 0,45 2,53 0,24
TOTAL PROVISION AU TITRE DES CONTRATS ÉPARGNE-LOGEMENT 10,92 1,55 7,02 5,46

La reprise de la provision épargne logement au 31 décembre 2012 est liée à l'actualisation du modèle de calcul. Les principales évolutions du modèle concernent la révision des lois d'écoulement des Plans Epargne Logement et des Comptes Epargne Logement ainsi que l'intégration d'une composante liquidité afi n de refl éter les conditions actuelles de marché

NOTE 17. ENGAGEMENTS SOCIAUX : AVANTAGES POSTÉRIEURS À L'EMPLOI, RÉGIMES À PRESTATIONS DÉFINIES

3 DÉFINITIONS :

Les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi désignent les accords formalisés ou non formalisés en vertu desquels une entreprise verse des avantages postérieurs à l'emploi à un ou plusieurs membres de son personnel.

Les régimes à prestations défi nies désignent les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi autres que les régimes à cotisations défi nies.

Les régimes à cotisations défi nies désignent les régimes d'avantages postérieurs à l'emploi en vertu desquels une entreprise verse des cotisations défi nies à une entité distincte (un fonds) et n'aura aucune obligation juridique ou implicite de payer des cotisations supplémentaires si le fonds n'a pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs.

Les données chiffrées permettant de présenter les tableaux ci-après ont été communiquées par Prédica et par la Fédération Nationale de Crédit Agricole.

3 VARIATIONS DE LA DETTE ACTUARIELLE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dette actuarielle au 31/12/N-1 16 889 15 519
Coûts des services rendus sur la période 1 414 1 301
Coût fi nancier 797 602
Cotisations employés
Variation dette Modifi cations, réductions et liquidations de régime
actuarielle Variation de périmètre 239
Indemnités de cessation d'activité
Prestations versées (obligatoire) -975 -954
(Gains) / pertes actuariels * 1 078 421
DETTE ACTUARIELLE AU 31/12/N 19 442 16 889

3 DÉTAIL DE LA CHARGE COMPTABILISÉE AU COMPTE DE RÉSULTAT

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Coût des services rendus 1 414 1 301
Coût fi nancier 797 602
Détail de
la charge
comptabilisée
au résultat
Rendement attendu des actifs -553 -511
Amortissement du coût des services passés 25 23
Gains / (pertes) actuariels net 1 588 -199
Amortissement des gains / pertes générés par modifi cations, réductions
et liquidations de régimes
Gains/(pertes) du(e)s au changement de limitation d'actif
CHARGE NETTE COMPTABILISÉE AU COMPTE DE RÉSULTAT 3 271 1 216

3 VARIATIONS DE JUSTE VALEUR DES ACTIFS DES RÉGIMES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Juste valeur des actifs / droits à remboursement au 31/12/N-1 16 021 14 629
Rendement attendu des actifs 553 511
Gains / (pertes) actuariels -510 620
Cotisations payées par l'employeur 1 781 1 215
Variation de
juste valeur
Cotisations payées par les employés
des actifs et
des Droits à
Modifi cations, réductions et liquidations de régime
remboursement Variation de périmètre 239
Indemnités de cessation d'activité
Prestations payées par le fonds -975 -954
JUSTE VALEUR DES ACTIFS / DROITS À REMBOURSEMENT AU
31/12/N
17 109 16 021

3 COMPOSITION DES ACTIFS DES RÉGIMES

Les actifs des régimes sont composés selon la répartition suivante :

  • q 86,20 % d'obligations
  • q 7,90 % d'actions
  • q 5,90 % d'autres actifs

3 VARIATIONS DE LA PROVISION

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
(Provisions) / actifs au 31/12/N-1 -632 -631
Cotisations payées par l'employeur 1 781 1 215
Variation de la Variation de périmètre
provision Paiements directs de l'employeur
Charge nette comptabilisée au compte de résultat -3 271 -1 216
(PROVISIONS) / ACTIFS AU 31/12/N -2 122 -632

3 RENDEMENT DES ACTIFS DES RÉGIMES

Le rendement effectif moyen des actifs des régimes de retraite et avantages similaires s'élève à 3,54%, le taux d'actualisation moyen retenu a été de 2.91%. Dans le calcul de l'engagement à fi n 2012, l'hypothèse d'âge de départ à la retraite retenue est de 60 ans pour les non cadres et 61 ans pour les cadres.

3 HYPOTHÈSES ACTUARIELLES UTILISÉES

Au 31 décembre 2012, les taux de sensibilité démontrent que :

  • q Une variation de plus 50bp des taux d'actualisation conduirait à une baisse de l'engagement de 4.05%
  • q Une variation de moins 50bp des taux d'actualisation conduirait à une hausse de l'engagement de 4.37%

NOTE 18. FONDS POUR RISQUES BANCAIRES GÉNÉRAUX

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Fonds pour risques de crédit non avérés 29 860 27 260
Autres FRBG 4 207 4 207
Valeur au bilan 34 067 31 467

NOTE 19. DETTES SUBORDONNÉES : ANALYSE PAR DURÉE RÉSIDUELLE

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) ≤ 3mois >3mois
≤1an
>1 an
≤5 ans
>5 ans Total en
principal
Dettes
rattachées
Total Total
Dettes subordonnées à terme 0 0 20 000 0 20 000 7 20 007 20 007
• Euro 20 000 20 000 7 20 007 20 007
Titres et emprunts participatifs 0 0 0 0
Autres emprunts subordonnés à
terme
0 0 0 0
Dettes subordonnées
à durée indéterminée
0 0 0 0 0
• Euro 0 0 0
C/C bloqués des Caisses Locales 22 663 22 663 739 23 402 22 663
Dépots de Garantie
à caractère mutuel
0 0 0
VALEUR AU BILAN 0 0 20 000 22 663 42 663 746 43 409 42 670

Les dettes subordonnées correspondent à :

q un TSR Radian émis le 29/12/2006 pour un montant de 20 000K€ rémunéré au taux de 4.3460%.

q aux comptes courants bloqués des Caisses Locales pour un montant de 22 663K€ rémunérés au taux de 3,75%.

Le montant des charges relatives aux dettes subordonnées s'élève à 1 608K€ au 31 décembre 2012 contre 1 692 K€ au 31 décembre 2011.

NOTE 20. VARIATION DES CAPITAUX PROPRES (AVANT RÉPARTITION)

3 VARIATION DES CAPITAUX PROPRES

CAPITAUX PROPRES
(en milliers d'euros) Capital (1) (2) Réserve légale Réserve statutaire réserves et report à
Primes, autres
nouveau (3) (4)
Ecarts conversion/
réevaluation
Provisions réglemen
tées & subventions
d'investissement
Résultat Total des capitaux
propres
Solde au 31 Décembre 2010 92 428 488 334 169 073 90 035 0 0 66 603 906 473
Dividendes ou intérêts aux parts
sociales versés au titre de 2010
-10 896 -10 896
Variation de capital (6) 0
Variation des primes et réserves (6) 0
Affectation du résultat social 2010 41 780 13 927 -55 707 0
Report à nouveau débiteur 0
Résultat de l'exercice 2011 66 776 66 776
Autres variations 0
Solde au 31 Décembre 2011 92 428 530 114 183 000 90 035 0 0 66 776 962 353
Dividendes ou intérêts aux parts
sociales versés au titre de 2011
-11 028 -11 028
Variation de capital 0
Variation des primes et réserves 0
Affectation du résultat social 2011 41 811 13 937 -55 748 0
Report à nouveau débiteur 0
Résultat de l'exercice 2012 53 466 53 466
Autres variations 0
SOLDE AU 31 DÉCEMBRE 2012 92 428 571 925 196 937 90 035 0 0 53 466 1 004 791

3) dont 89 372 K€ de primes d'émission et 664 K€ en autres réserves.

Le résultat 2011 a fait l'objet en 2012 d'une distribution à hauteur de 11 028 K€ dont 1 784 K€ au titre des intérêts aux parts sociales et 9 245 K€ relatifs aux dividendes distribués aux porteurs de Certifi cats coopératifs d'investissements et de Certifi cats coopératifs d'associés.

Le capital social est constitué de 3 267 849 parts sociales de 15,25 euros, de 2 277 243 certifi cats d'investissement de 15,25 euros dont 310 500 émis en 2003 et de 515 730 certifi cats d'association de 15,25 euros, ces deux dernières natures de titre ne confèrent pas à leur détenteur de droit de vote.

NOTE 21. COMPOSITION DES FONDS PROPRES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Capitaux propres 1 004 791 962 354
Fonds pour risques bancaires généraux 34 067 31 467
Dettes subordonnées et titres participatifs 43 409 42 670
Dépôts de garantie à caractère mutuel
TOTAL DES FONDS PROPRES 1 082 267 1 036 491

NOTE 22. OPÉRATIONS EFFECTUÉES AVEC LES ENTREPRISES LIÉES ET LES PARTICIPATIONS

Solde au 31/12/2012 Solde au 31/12/2011
(en milliers d'euros) Opérations avec les
entreprises liées et les
participations
Opérations avec les
entreprises liées et les
participations
Créances 27 540 23 628
Sur les établissements de crédit et institutions fi nancières 10 473 4 598
Sur la clientèle 10 474 10 474
Obligations et autres titres à revenu fi xe 6 593 8 556
Dettes 0 0
Sur les établissements de crédits et institutions fi nancières
Sur la clientèle
Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées
Engagements donnés 224 898 224 898
Engagements de fi nancement en faveur d'établissements de crédit
Engagements de fi nancement en faveur de la clientèle
Garanties données à des établissements de crédit 224 898 224 898
Garanties données à la clientèle
Titres acquis avec faculté d'achat ou de reprise
Autres engagements donnés

NOTE 23. TRANSACTIONS EFFECTUÉES AVEC LES PARTIES LIÉES

La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine n'a conclu aucune transaction avec les parties liées à des conditions anormales de marché.

NOTE 24. OPÉRATIONS DE CHANGE, PRÊTS ET EMPRUNTS EN DEVISES

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) À recevoir À livrer À recevoir À livrer
Opérations de change au comptant 0 0 0 0
Devises
Euros
Opérations de change à terme 78 589 78 573 51 874 51 863
Devises 39 102 39 102 26 296 26 296
Euros 39 487 39 471 25 578 25 567
Prêts et emprunts en devises
TOTAL 78 589 78 573 51 874 51 863

NOTE 25. OPÉRATIONS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS À TERME

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Opérations de
couverture
Opérations
autres que de
couverture
Total Total
OPÉRATIONS FERMES 2 360 377 398 145 2 758 522 3 120 489
Opérations sur marchés organisés 0 0 0 0
Contrats à terme de taux d'intérêt 0
Contrats à terme de change 0
Instruments à terme ferme sur actions et indices boursiers 0
Autres contrats à terme 0
Opérations de gré à gré 2 360 377 398 145 2 758 522 3 120 489
Swaps de taux d'intérêt 2 360 377 398 145 2 758 522 3 120 489
Autres contrats à terme de taux d'intérêt 0
Contrats à terme de change 0
FRA 0
Instruments à terme ferme sur actions et indices boursiers 0
Autres contrats à terme 0
OPÉRATIONS CONDITIONNELLES 0 166 116 166 116 100 225
Opérations sur marchés organisés 0 0 0 0
Instruments de taux d'intérêt à terme
Achetés 0
Vendus 0
Instruments sur action et indices boursiers à terme
Achetés 0
Vendus 0
Instruments de taux de change à terme
Achetés 0
Vendus 0
Opérations de gré à gré 0 166 116 166 116 100 225
Options de swap de taux
Achetés 0
Vendus 0
Instruments de taux d'intérêts à terme
Achetés 30 224 30 224 32 730
Vendus 30 224 30 224 32 730
Instruments de taux de change à terme
Achetés 52 834 52 834 17 383
Vendus 52 834 52 834 17 382
Instruments sur actions et indices boursiers à terme
Achetés 0
Vendus 0
Autres instruments à terme conditionnels
Achetés 0
Vendus 0
DÉRIVÉS DE CRÉDIT 0 0 0 0
Contrats de dérivés de crédit 0
Achetés 0
Vendus 0
TOTAL 2 360 377 564 261 2 924 638 3 220 714

En 2012, des swaps de macro-couverture ont été souscrits pour un montant de 780 000 K€, des swaps d'intermédiation pour un montant de 131 813K€. Le montant des swaps arrivés à échéance en 2012 s'élève à 1 201 000K€.

25.1 OPÉRATIONS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS À TERME : ENCOURS NOTIONNELS PAR DURÉE RÉSIDUELLE

dont opérations effectuées
dont opérations sur marchés
Total 31/12/2012
de gré à gré
organisés et assimilés
(en milliers d'euros) ≤ 1an de 1 à 5
ans
> 5 ans ≤ 1an de 1 à 5
ans
> 5 ans ≤ 1an de 1 à 5
ans
> 5 ans
Futures 0 0 0
Options de change 0 0 0
Options de taux 7 104 98 564 0 7 104 98 564
Opérations fermes en devise
sur marchés organisés
0 0 0
F.R.A. 0 0 0
Swaps de taux d'intérêt 883 343 1 309 441 565 739 883 343 1 309 441 565 739
Caps, Floors, Collars 48 449 12 000 0 48 449 12 000
Forward taux 0 0 0
Opérations fermes sur actions
et indices
0 0 0
Opérations conditionnelles sur
actions et indices
0 0 0
Dérivés sur actions, indices
boursiers et métaux précieux
0 0 0
Sous total 938 896 1 420 005 565 739 938 896 1 420 005 565 739 0 0 0
Swaps de devises 0 0 0
Opérations de change à terme 154 986 2 176 0 154 986 2 176
Sous total 154 986 2 176 0 154 986 2 176 0 0 0 0
TOTAL 1 093 882 1 422 181 565 739 1 093 882 1 422 181 565 739 0 0 0
dont opérations effectuées
dont opérations sur marchés
Total 31/12/2011
de gré à gré
organisés et assimilés
(en milliers d'euros) ≤ 1an de 1 à 5
ans
> 5 ans ≤ 1an de 1 à 5
ans
> 5 ans ≤ 1an de 1 à 5
ans
> 5 ans
Futures 0 0 0
Options de change 0 0 0
Options de taux 34 764 0 0 34 764
Opérations fermes en devise
sur marchés organisés
0 0 0
F.R.A. 0 0 0
Swaps de taux d'intérêt 1 201 000 1 238 575 680 914 1 201 000 1 238 575 680 914
Caps, Floors, Collars 8 000 57 461 0 8 000 57 461
Forward taux 0 0 0
Opérations fermes sur actions
et indices
0 0 0
Opérations conditionnelles sur
actions et indices
0 0 0
Dérivés sur actions, indices
boursiers et métaux précieux
0 0 0
Sous total 1 243 764 1 296 036 680 914 1 243 764 1 296 036 680 914 0 0 0
Swaps de devises 0 0 0
Opérations de change à terme 103 737 0 0 103 737
Sous total 103 737 0 0 103 737 0 0 0 0 0
TOTAL 1 347 501 1 296 036 680 914 1 347 501 1 296 036 680 914 0 0 0

25.2 INSTRUMENTS FINANCIERS À TERME : JUSTE VALEUR

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Total juste
valeur
Encours
notionnel
Total juste
valeur
Encours
notionnel
Futures
Options de change
Opérations fermes en devise sur marchés organisés
Options de taux
F.R.A.
Swaps de taux d'intérêt -76 967 2 758 522 -56 361 3 120 489
Forward taux
Caps, Floors, Collars 60 448 65 460
Instruments de taux de change 105 668 34 765
Dérivés sur actions, indices boursier et métaux précieux 0 0
Sous total -76 967 2 924 638 -56 361 3 220 714
Swaps de devises
Opérations de change à terme 157 162 103 737
Sous total 0 157 162 0 103 737
TOTAL -76 967 3 081 800 -56 361 3 324 451

25.3 INFORMATION SUR LES SWAPS

3 VENTILATION DES CONTRATS D'ÉCHANGE DE TAUX D'INTÉRÊT

(en milliers d'euros) Position ouverte
isolée
Micro-couverture Macro-couverture Autres que de
couverture
Contrats d'échange de taux 27 505 2 332 871 398 146

Il n'y a pas eu en 2012 de transfert de contrats d'échange entre deux catégories de portefeuille.

NOTE 26. ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE ET AUTRES GARANTIES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Engagements donnés 1 799 476 1 967 879
Engagements de fi nancement 1 166 327 1 378 933
• Engagements en faveur d'établissements de crédit
• Engagements en faveur de la clientèle 1 166 327 1 378 933
Ouverture de crédits confi rmés 792 177 893 205
- Ouverture de crédits documentaires 8 098 8 214
- Autres ouvertures de crédits confi rmés 784 079 884 991
Autres engagements en faveur de la clientèle 374 150 485 728
Engagements de garantie 628 385 588 946
• Engagements d'ordre d'établissement de crédit 224 898 224 898
Confi rmations d'ouverture de crédits documentaires
Autres garanties (2) 224 898 224 898
• Engagements d'ordre de la clientèle 403 487 364 048
Cautions immobilières 127 129 135 560
Autres garanties d'ordre de la clientèle (1) 276 358 228 488
Engagements sur titres 4 764 2 000
• Titres acquis avec faculté de rachat ou de reprise
• Autres engagements à donner 4 764 2 000
Engagements reçus 3 805 041 3 550 981
Engagements de fi nancement 567 155 531 152
• Engagements reçus d'établissements de crédit 567 155 531 152
• Engagements reçus de la clientèle
Engagements de garantie 3 233 122 3 018 410
• Engagements reçus d'établissements de crédit 947 620 856 171
• Engagements reçus de la clientèle 2 285 502 2 162 239
Garanties reçues des administrations publiques et assimilées 472 464 440 314
Autres garanties reçues 1 813 038 1 721 925
Engagements sur titres 4764 1419
• Titres vendus avec faculté de rachat ou de reprise
• Autres engagements reçus 4764 1419

(1) les garanties fi nancières présentées séparement au 31 décembre 2011 pour un montant de 143 338 milliers d'euros ont été reclassées en « Autres garanties d'ordre de la clientèle »

(2) Ce montant correspond à la garantie donnée au Crédit Agricole SA dans le cadre de l'opération « Switch ».

NOTE 27. ENGAGEMENTS DONNÉS AUX ENTREPRISES LIÉES

Dans le cadre du plan de relance de l'activité bancaire et de la création de la SFEF – Société de Financement de l'Economie Française, la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine a perçu des avances, via Crédit Agricole S.A., pour un montant s'élevant à 81,34 millions d'euros au 31/12/2012, contre 198,5 millions en 2011 et d'une durée allant de 24 à 60 mois.

En contrepartie, pour garantir ces avances, la Caisse régionale a apporté en garantie à Crédit Agricole S.A. une partie de ces créances. Le montant des créances apportées en garantie s'élève à 121 millions d'euros.

Afi n de couvrir le défi cit en liquidités des Caisses régionales, Crédit Agricole SA a créé une fi liale à 100%, Crédit Agricole Covered Bonds, chargée de lever des

NOTE 28. PRODUITS NETS D'INTÉRÊTS ET REVENUS ASSIMILÉS

ressources redistribuées aux Caisses régionales par l'intermédiaire de Crédit Agricole SA.

Au 31/12/2012 le montant des avances s'élève à 408,3 millions d'euros pour une durée allant de 5 à 7 ans, contre 345 millions en 2011.

En contrepartie, pour garantir ces avances, la Caisse régionale a apporté en garantie à Crédit Agricole Covered Bonds une partie de ces créances. Le montant des créances apportées en garantie s'élève à 584,5 millions d'euros.

Dans le cadre de l'opération « Switch », la Caisse régionale a apporté en garantie à Crédit Agricole SA des garanties à la hauteur de 224 898K€.

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Sur opérations avec les établissements de crédit 5 398 5 769
Sur opérations internes au Crédit Agricole 22 824 22 920
Sur opérations avec la clientèle 303 968 298 461
Sur obligations et autres titres à revenu fi xe 1 461 1 338
Produit net sur opérations de macro-couverture
Sur dettes représentées par un titre
Autres intérêts et produits assimilés 12 31
Intérêts et produits assimilés 333 663 328 519
Sur opérations avec les établissements de crédit 5 250 4 845
Sur opérations internes au Crédit Agricole 140 445 166 402
Sur opérations avec la clientèle 25 548 11 786
Charge nette sur opérations de macro-couverture 28 077 15 388
Sur obligations et autres titres à revenu fi xe 42
Sur dettes représentées par un titre 2 787 7 841
Autres intérêts et charges assimilées 395 185
Intérêts et charges assimilées 202 544 206 447
TOTAL PRODUITS NETS D'INTÉRÊTS ET REVENUS ASSIMILÉS (1) 131 119 122 072

(1) Le montant des charges et produits d'intérêt relatifs à des dettes subordonnées et inclus dans le tableau ci-dessus s'élève à 1 608 K€.

Les opérations de macro-couverture portent sur l'ensemble du portefeuille et sont, par nature, non affectables à un type d'opérations. Elles sont présentées sur des lignes spécifi ques.

NOTE 29. REVENUS DES TITRES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Titres de placement 94 444
Livret développement durable
Titres d'investissement 1 339 894
Opérations diverses sur titres 27
Revenus des titres à revenus fi xes 1 460 1 338
Parts dans les entreprises liées, titres de participation et autres titres détenus à long terme 2 833 19 249
Titres de placement et titres de l'activité de portefeuille 0
Opérations diverses sur titres
Revenus des titres à revenus variables 2 833 19 249
TOTAL DES REVENUS SUR TITRES 4 293 20 587

NOTE 30. PRODUIT NET DES COMMISSIONS

31/12/12 31/12/11
(en milliers d'euros) Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 1 443 -40 1 403 2 455 -33 2 422
Sur opérations internes au crédit agricole 23 818 -18 231 5 587 26 823 -18 543 8 280
Sur opérations avec la clientèle 33 653 -624 33 029 32 321 -835 31 486
Sur opérations sur titres 0
Sur opérations de change 59 59 78 78
Sur opérations sur instruments fi nanciers à terme et
autres opérations de hors-bilan
382 382 28 28
Sur prestations de services fi nanciers (1) 75 252 -5 755 69 497 76 765 -7 236 69 529
Provision pour risques sur commissions 344 -351 -7 776 -632 144
TOTAL PRODUIT NET DES COMMISSIONS 134 951 -25 001 109 950 139 246 -27 279 111 967

(1) dont prestations d'assurance-vie : 11 976 K€

NOTE 31. GAINS OU PERTES DES OPÉRATIONS SUR PORTEFEUILLES DE NÉGOCIATION

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Solde des opérations sur titres de transaction -76 -70
Solde des opérations de change et instruments fi nanciers assimilés 340 159
Solde des autres opérations sur instruments fi nanciers à terme 320 295
GAINS OU PERTES DES OPERATIONS SUR PORTEFEUILLES DE NEGOCIATIONS 584 384

NOTE 32. GAINS OU PERTES SUR OPÉRATIONS DES PORTEFEUILLES DE PLACEMENT ET ASSIMILÉS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Titres de placement
Dotations aux dépréciations -14 -906
Reprises de dépréciations 1 054 79
Dotation ou reprise nette aux dépréciations 1 040 -827
Plus-values de cession réalisées 4 697 4 903
Moins-values de cession réalisées -307 -76
Solde des plus et moins-values de cession réalisées 4 390 4 827
Frais acquisition -1 -1
Solde des opérations sur titres de placement 5 429 3 999
Titres de l'activité de portefeuille
Dotations aux dépréciations
Reprises de dépréciations 0 116
Dotation ou reprise nette aux dépréciations 0 116
Plus-values de cession réalisées
Moins-values de cession réalisées 0 -72
Solde des plus et moins-values de cession réalisées 0 -72
Solde des opérations sur titres del'activité de portefeuille 0 44
GAINS OU PERTES SUR OPÉRATIONS DES PORTEFEUILLES DE PLACEMENT ET
ASSIMILÉS
5 429 4 043

NOTE 33. AUTRES PRODUITS ET CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Produits divers 645 1 301
Produits accessoires 1 703
Quote part des opérations faites en commun
Refacturation et transfert de charges
Reprises provisions
Autres produits d'exploitation bancaire 2 348 1 301
Charges diverses -407 -465
Quote part des opérations faites en commun -2 151 -2 592
Refacturation et transfert de charges
Dotations provisions
Autres charges d'exploitation bancaire -2 558 -3 057
TOTAL AUTRES PRODUITS ET CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE -210 -1 756

NOTE 34. CHARGES GÉNÉRALES D'EXPLOITATION

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
FRAIS DE PERSONNEL
Salaires et traitements : 48 015 44 499
Charges sociales : 23 452 21 899
• dont cotisations au titre des régimes d'avantages postérieurs à l'emploi à cotisations défi nies 6 649 5 730
Intéressement et participation 6 810 7 944
Impôts et taxes sur rémunérations 8 352 5 712
Total des charges de personnel 86 629 80 054
Refacturation et transferts de charges de personnel -672 -1 035
Frais de personnel nets 85 957 79 019
FRAIS ADMINISTRATIFS
Impôts et taxes 7 346 5 728
Services extérieurs et autres frais administratifs 47 216 48 602
Total des charges administratives 54 562 54 330
Refacturation et transferts de charges administratives -2 260 -898
Frais administratifs nets 52 302 53 432
CHARGES GÉNÉRALES D'EXPLOITATION 138 259 132 451

3 EFFECTIF MOYEN

Effectif par catégorie

(Effectif moyen du personnel en activité au prorata de l'activité)

Catégories de personnel 31/12/12 31/12/11
Cadres 250 241
Non cadres 1 052 1 053
TOTAL 1 302 1 294

Le montant global des rémunérations allouées pendant l'exercice à l'ensemble des membres des organes de direction en raison de leurs fonctions s'élève à 1 701 890 euros.

NOTE 35. COUT DU RISQUE

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
Dotations aux provisions et dépréciations -74 539 -75 063
Dépréciations de créances douteuses -46 575 -56 617
Autres provisions et dépréciations -27 964 -18 446
Reprises de provisions et dépréciations 69 944 67 238
Reprises de dépréciations de créances douteuses (1) 52 652 60 779
Autres reprises de provisions et dépréciations (2) 17 292 6 459
Variation des provisions et dépréciations -4 595 -7 825
Pertes sur créances irrécouvrables non dépréciées (3) -223 -162
Pertes sur créances irrécouvrables dépréciées (4) -5 481 -5 375
Décote sur prêts restructurés -3 -74
Récupérations sur créances amorties 504 596
Autres pertes
COÛT DU RISQUE -9 798 -12 840

(1) Dont 4 771 K€ utilisées en couverture de pertes sur créances douteuses compromises

Dont 407 K€ utilisées en couverture de pertes sur créances douteuses non compromises

(2) Dont 303 K€ utilisés en couverture de risques provisionnés au passif

(3) Dont 93 K€ sur les créances douteuses compromises (4) Dont 4 771 K€ sur les créances douteuses compromises

NOTE 36. RÉSULTAT NET SUR ACTIFS IMMOBILISÉS

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES
Dotations aux dépréciations -8 094 -5 486
Sur titres d'investissement
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme -8 094 -5 486
Reprises de dépréciations 6 115 5 313
Sur titres d'investissement
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme 6 115 5 313
Dotation ou reprise nette aux dépréciations -1 979 -173
Sur titres d'investissement 0 0
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme -1 979 -173
Plus-values de cessions réalisées 0 0
Sur titres d'investissement
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme 0 0
Moins-values de cessions réalisées -76 -4 525
Sur titres d'investissement
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme
Pertes sur créances liées à des titres de participation -76 -4 525
Solde des plus et moins-values de cessions -76 -4 525
Sur titres d'investissement 0 0
Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme -76 -4 525
Solde en perte ou en bénéfi ce -2 055 -4 698
IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES
Plus-values de cessions 733 789
Moins-values de cessions -82 -179
Solde en perte ou en bénéfi ce 651 610
RESULTAT NET SUR ACTIFS IMMOBILISES -1 404 -4 088

NOTE 37. IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES

(en milliers d'euros) 31/12/12 31/12/11
IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES 36 142 31 334
TOTAL 36 142 31 334

L'impôt sur les sociétés est calculé au taux normal applicable à l'exercice 2012 (33,33 % majoré de 3,30%). L' application de l'avis du Comité d'urgence du CNC n° 2007-B du 2 mai 2007 relatif à la comptabilisation du crédit d'impôt lié aux avances remboursables sans intérêt pour l'acquisition ou la construction de logements en accession à la propriété s'élève à 1 845 K€, montant qui vient diminuer la charge d'impôt.

Dans le cadre de la convention d'intégration fi scale, la Caisse régionale a comptabilisé en moins de sa charge d'IS 2012 un montant de 926 K€ correspondant à la réallocation d'économie d'impôts sur dividendes à recevoir de Crédit Agricola S.A.

Le montant de l'impôt sur le bénéfi ce tient compte de la majoration de 5% pour 1 799 K€.

NOTE 38. INFORMATIONS RELATIVES AUX RÉSULTATS DES ACTIVITÉS BANCAIRES

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine exerce l'ensemble de son activité bancaire en France. Elle représente la banque des particuliers, des agriculteurs, des professionnels, des entreprises et des collectivités locales, à fort ancrage local. Elle commercialise toute la gamme de services bancaires et fi nanciers : support d'épargne, placement d'assurance vie, distribution de crédits, offre de moyens de paiement.

Elle distribue également une gamme très large de produits d'assurance IARD et de prévoyance.

NOTE 39. AFFECTATION DES RÉSULTATS

AFFECTATION DES EXCÉDENTS
(en milliers d'euros) Résultat à Affecter Conservés Distribués
Bénéfi ce 53 466
Report à nouveau & Changement de méthode
Affectation
• Intérêts aux parts sociales 1 385
• Rémunération des CCI et CCA 7 402
• Réserve Légale 33 510
• Autres réserves 11 170
TOTAL 53 466 44 680 8 787

NOTE 40. IMPLANTATION DANS DES ÉTATS OU TERRITOIRES NON COOPÉRATIFS

La Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine ne détient aucune implantation directe ou indirecte dans un état ou un territoire qui n'a pas conclu avec la France de convention d'assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fi scales permettant l'accès aux renseignements bancaires.

NOTE 41. PUBLICITÉ DES HONORAIRES DE COMMISSAIRES AUX COMPTES

Collège des Commissaires aux Comptes de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine.

Ernst & Young Cabinet ROUXEL TANGUY
(en milliers d'euros) Montant % Montant %
Audit :
• Commissariat aux comptes, certifi cation, examen
des comptes individuels et consolidés
66 50% 66 50%

RAPPORT DE GESTION

Le rapport de gestion est tenu à disposition des sociétaires au siège de la société quinze jours avant la date de l'assemblée générale.

RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES ANNUELS

ROUXEL - TANGUY ET ASSOCIÉS

ZAC Atalante Champeaux 2C, allée Jacques-Frimot 35000 Rennes

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Rennes

ERNST & YOUNG ET AUTRES

Le Compans – Immeuble B 1, place Alphonse Jourdain 31685 Toulouse Cedex 6 S.A.S. à capital variable

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Versailles

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Exercice clos le 31 décembre 2012

Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels

Aux Sociétaires,

En exécution de la mission qui nous a été confi ée par vos assemblées générales, nous vous présentons notre rapport relatif à l'exercice clos le 31 décembre 2012, sur :

  • q le contrôle des comptes annuels de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • q la justifi cation de nos appréciations ;
  • q les vérifi cations et informations spécifi ques prévues par la loi.

Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d'exprimer une opinion sur ces comptes.

I. OPINION SUR LES COMPTES ANNUELS

Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France ; ces normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d'anomalies signifi catives. Un audit consiste à vérifi er, par sondages ou au moyen d'autres méthodes de sélection, les éléments justifi ant des montants et informations fi gurant dans les comptes annuels. Il consiste également à apprécier les principes comptables suivis, les estimations signifi catives retenues et la présentation d'ensemble des

comptes. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Nous certifi ons que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fi dèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation fi nancière et du patrimoine de votre caisse régionale à la fi n de cet exercice.

II. JUSTIFICATION DES APPRÉCIATIONS

En application des dispositions de l'article L. 823-9 du Code de commerce relatives à la justifi cation de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les éléments suivants :

3 ESTIMATIONS COMPTABLES

  • Comme indiqué dans les notes 2.1 et 15 de l'annexe, votre Caisse régionale constitue des dépréciations et des provisions pour couvrir les risques de crédit et les risques inhérents à ses activités. Dans le cadre de notre appréciation des estimations signifi catives retenues pour l'arrêté des comptes et sur la base des informations qui nous ont été communiquées, nos travaux ont consisté à examiner le dispositif de contrôle mis en place par la direction relatif aux risques de crédit, à l'appréciation des risques de non recouvrement et à leur couverture par des dépréciations individuelles et des provisions individuelles et collectives.
  • Les parts dans les entreprises liées, les titres de participation et les autres titres détenus à long terme sont évalués par votre Caisse régionale à leur valeur d'utilité en retenant une approche fondée sur les modalités décrites dans la note 2.2 de l'annexe. Dans le cadre de notre appréciation de ces estimations et sur la base des informations qui nous ont été communiquées, nos travaux ont consisté à examiner les éléments ayant conduit à la détermination des valeurs d'utilité pour les principales lignes du portefeuille et à nous assurer que les notes 2.2 et 6.1 de l'annexe donnent une information appropriée à cet égard.
  • Votre Caisse régionale détient des titres en portefeuille. La note 2.2 de l'annexe expose les règles et méthodes comptables relatives à ces titres. Sur la base des informations qui nous ont été communiquées, nos travaux ont consisté à examiner le dispositif de contrôle relatif au classement comptable et à la détermination des paramètres utilisés pour la valorisation de ces positions. Nous avons vérifi é le caractère approprié des méthodes comptables retenues par votre caisse régionale et des informations fournies dans les notes annexes et nous nous sommes assurés de leur correcte application.
  • Votre Caisse régionale procède à d'autres estimations dans le cadre habituel de la préparation de ses comptes annuels qui portent, notamment, sur les engagements en matière de retraite et d'indemnités de fi n de carrière. Nous avons revu les hypothèses retenues et vérifi é que ces estimations comptables s'appuient sur des méthodes documentées conformes aux principes décrits dans les notes 2.6 et 2.12 de l'annexe.

Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le cadre de notre démarche d'audit des comptes annuels, pris dans leur ensemble, et ont donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie de ce rapport.

III. VÉRIFICATIONS ET INFORMATIONS SPÉCIFIQUES

Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifi cations spécifi ques prévues par la loi.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d'administration et dans les documents adressés aux sociétaires sur la situation fi nancière et les comptes annuels.

Rennes et Toulouse, le 5 mars 2013 Les Commissaires aux Comptes

ROUXEL - TANGUY et Associés

Géraldine Blin

ERNST & YOUNG et Autres

Frank Astoux

RAPPORT SPÉCIAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS RÉGLEMENTÉS

ROUXEL - TANGUY ET ASSOCIÉS

ZAC Atalante Champeaux 2C, allée Jacques-Frimot 35000 Rennes

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Rennes

ERNST & YOUNG ET AUTRES

Le Compans – Immeuble B 1, place Alphonse Jourdain 31685 Toulouse Cedex 6 S.A.S. à capital variable

Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie régionale de Versailles

CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL D'ILLE-ET-VILAINE

Assemblée générale d'approbation des comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2012

Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions et engagements réglementés

Aux Sociétaires,

En notre qualité de commissaires aux comptes de votre caisse régionale, nous vous présentons notre rapport sur les conventions et engagements réglementés.

Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques et les modalités essentielles des conventions et engagements dont nous avons été avisés ou que nous aurions découverts à l'occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d'autres conventions et engagements. Il vous appartient, selon les termes de l'article R. 225-31 du Code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions et engagements en vue de leur approbation.

Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l'article R. 225-31 du Code de commerce relatives à l'exécution, au cours de l'exercice écoulé, des conventions et engagements déjà approuvés par l'assemblée générale.

Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifi er la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.

CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS SOUMIS À L'APPROBATION DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

3 CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS AUTORISÉS AU COURS DE L'EXERCICE ÉCOULÉ

Nous vous informons qu'il ne nous a été donné avis d'aucune convention ni d'aucun engagement autorisés au cours de l'exercice écoulé à soumettre à l'approbation de l'assemblée générale en application des dispositions de l'article L. 225-38 du Code de commerce.

CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS DÉJÀ APPROUVÉS PAR L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

3 CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS APPROUVÉS AU COURS D'EXERCICES ANTÉRIEURS DONT L'EXÉCUTION S'EST POURSUIVIE AU COURS DE L'EXERCICE ÉCOULÉ

En application de l'article R. 225-30 du Code de commerce, nous avons été informés que l'exécution des conventions et engagements suivants, déjà approuvés par l'assemblée générale au cours d'exercices antérieurs, s'est poursuivie au cours de l'exercice écoulé.

Chacune des autres conventions concerne les caisses locales ayant un administrateur commun avec la caisse régionale.

Rémunération des comptes courants de caisses locales

Les avances fi nancières accordées par les caisses locales à la caisse régionale sous forme de comptes courants bloqués sur sept ans, font l'objet d'une rémunération qui s'élève à 3,25 % depuis l'exercice 2012.

Cautionnement consenti par les caisses locales

Les cautions consenties par les caisses locales à la caisse régionale font l'objet d'une rémunération.

Selon les termes de cette convention, les caisses locales garantissent à hauteur de 10 % le risque résiduel de la caisse régionale sur l'ensemble des prêts à l'exclusion des encours suivants :

  • q toutes les créances qui n'ont pas donné lieu à l'établissement d'un contrat entre l'emprunteur et la caisse régionale,
  • q les DAV, facilités de caisse et concours de trésorerie,
  • q les prêts déjà classés douteux litigieux au 1er janvier 2012.

Commission de participation à l'octroi de crédit

La caisse régionale octroie aux caisses locales une commission de contribution à l'activité de crédit de la caisse régionale en facilitant l'instruction des demandes de crédits faites par les sociétaires.

En rémunération de cette prestation, la caisse régionale verse à la caisse locale une commission de € 1.500 hors

Facturation de frais de gestion administrative

La caisse régionale met à disposition des caisses locales les moyens humains et matériels nécessaires à leur gestion. La convention prévoit la prise en charge par chaque caisse locale d'une quote-part de ces frais.

Le montant des intérêts servis aux caisses locales concernées s'est élevé à € 214.342 pour l'exercice 2012.

La quote-part du risque résiduel pris en charge par la caisse locale ne pourra excéder les deux plafonds suivants :

q un montant de € 3.000 par sociétaire défaillant,

q un montant annuel de € 15.000 par caisse locale. En rémunération de cette caution, la caisse régionale s'engage à verser une commission de 0,04 % des encours cautionnés décrits ci-dessus avec un plafond annuel qui s'élève à € 70.000 depuis l'exercice 2003. Le montant de la rémunération au titre de cette caution servie aux caisses locales concernées s'est élevé à

taxes par séance du conseil d'administration dans la limite de dix séances par an.

Le montant des commissions versées aux caisses locales concernées au titre de l'exercice 2012 s'élève à € 225.000.

Pour l'année 2012, la caisse régionale a refacturé un montant de € 22.419 hors taxes aux caisses locales concernées.

Rennes et Toulouse, le 5 mars 2013 Les Commissaires aux Comptes

ROUXEL - TANGUY et Associés

Géraldine Blin

ERNST & YOUNG et Autres

€ 854.281 pour l'exercice 2012.

Frank Astoux

PROJET DE TEXTE DES RÉSOLUTIONS AU TITRE DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE ANNUELLE 2013

3 1ÈRE RÉSOLUTION : APPROBATION DES COMPTES SOCIAUX

L'assemblée générale ordinaire, régulièrement convoquée et constituée, après avoir entendu le rapport de gestion du conseil d'administration et le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels, approuve les comptes sociaux de l'exercice 2012 se soldant par un résultat de 53 466 359,18 euros tels qu'ils lui sont présentés et donne quitus aux administrateurs de l'exécution de leur mandat pour cet exercice.

3 2ÈME RÉSOLUTION : APPROBATION DES COMPTES CONSOLIDÉS

L'assemblée générale ordinaire, régulièrement convoquée et constituée, après avoir entendu le rapport de gestion du conseil d'administration et le rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés, approuve les comptes consolidés de l'exercice 2012, se soldant par un résultat de 48 494 000 euros, tels qu'ils lui sont présentés et donne quitus aux administrateurs de l'exécution de leur mandat pour cet exercice.

3 3ÈME RÉSOLUTION : APPROBATION DES DÉPENSES VISÉES À L'ARTICLE 39-4 DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS

En application de l'article 223 quater du Code Général des Impôts, l'assemblée générale approuve le montant des charges non déductibles visées à l'article 39-4 de ce Code s'élevant à la somme de 45 224 euros, ainsi que le montant de l'impôt sur les sociétés, soit 16 326 euros, acquitté au titre de ces dépenses.

3 4ÈME RÉSOLUTION : APPROBATION DES CONVENTIONS RÉGLEMENTÉES

L'assemblée générale prend acte du rapport spécial qui lui est présenté par les commissaires aux comptes sur les conventions visées aux articles L 225-38 et suivants du code de commerce et déclare approuver sans réserve les conventions qui y sont mentionnées.

3 5ÈME RÉSOLUTION : VARIATION DU CAPITAL

L'assemblée générale, en application de l'article 36 des statuts constate l'absence de variation de capital entre les 2 derniers exercices comptables.

3 6ÈME RÉSOLUTION : FIXATION DU TAUX D'INTÉRÊT AUX PARTS SOCIALES

L'assemblée générale ordinaire fi xe à 2,78 % le taux d'intérêt servi aux parts sociales de la Caisse régionale soit un montant de 1 385 404,58 euros. Cet intérêt sera payable le 24 mai 2013.

3 7ÈME RÉSOLUTION : FIXATION DU DIVIDENDE DES CERTIFICATS COOPÉRATIFS D'INVESTISSEMENT

L'assemblée générale fi xe à 2,65 euros le dividende net à verser aux certifi cats coopératifs d'investissement soit un montant de 6 034 693,95 euros. Le dividende sera payable le 24 mai 2013.

L'intégralité de cette distribution est soumise à un acompte de 21% institué globalement sur les dividendes bruts. Cet acompte ne sera pas libératoire. Les revenus des CCI seront soumis au barème progressif de l'Impôt sur le Revenu. Les abattements de 1525€ ou 3050€ pour un couple sont supprimés. L'abattement de 40% est lui maintenu.

Le dividende servi était de 3,31 euros au titre de 2011, 3,30 euros au titre de 2010 et de 3,06 euros au titre de 2009.

3 8ÈME RÉSOLUTION : FIXATION DU DIVIDENDE DES CERTIFICATS COOPÉRATIFS D'ASSOCIÉS

L'assemblée générale fi xe à 2.65 euros le dividende net à verser aux certifi cats coopératifs d'associés, soit un montant de 1 366 684,50 euros. Le dividende sera payable le 24 mai 2013.

3 9ÈME RÉSOLUTION : AUTORISATION D'OPÉRER EN BOURSE

L'assemblée générale ordinaire autorise le conseil d'administration, conformément aux dispositions de l'article L 225-209 du code de commerce, à faire acheter par la Caisse régionale ses propres certifi cats coopératifs d'investissement dans la limite de 10 % du nombre de certifi cats coopératifs d'investissement compris dans le capital social, soit 227 724 certifi cats coopératifs d'investissement, en vue d'assurer la liquidité de ces titres et la régularisation des cours par un prestataire de services d'investissement, dans le cadre d'un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie de l'AFEI.

Le prix maximum d'achat des certifi cats coopératifs d'investissement est de 150 euros par titre (hors frais).

Le montant maximum des fonds destinés à la réalisation de ce programme de rachat de certifi cats coopératifs d'investissement sera de 34 158 645 euros.

La présente autorisation, qui annule et remplace la précédente, est accordée pour une durée qui ne pourra excéder 18 mois à compter de la présente assemblée, soit jusqu'au 1er octobre 2014.

3 10ÈME RÉSOLUTION : AFFECTATION DU RÉSULTAT

L'assemblée générale ordinaire décide d'affecter le résultat comme suit :

Résultat de l'exercice 53 466 359,18 €
Résultat à affecter 53 466 359,18 €
Intérêts aux parts sociales 1 385 404,58 €
Rémunération des C.C.I et des C.C.A 7 401 378,45 €
Réserves légales 33 509 682,11 €
Autres réserves 11 169 894,04 €

Conformément aux dispositions de l'article 243 bis du Code Général des Impôts, l'assemblée générale prend acte de ce que les sommes distribuées, au cours des trois précédents exercices, ont été les suivantes :

2009 2010 2011
Intérêts aux parts sociales (total en euros) 1 938 569,72 € 1 679 429,30 € 1 784 082,17 €
Intérêts aux parts sociales (par titre) 3,89 % 3.37 % 3.58 %
Rémunération des C.C.I. et C.C.A. (total en euros) 8 546 497,38 € 9 216 810,90 € 9 244 740,62 €
Rémunération des C.C.I. et C.C.A. (par titre) 3,06 € 3,30 € 3,31 €

3 11ÈME RÉSOLUTION : RENOUVELLEMENT PARTIEL DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Administrateurs sortants : Alain LAPLANCHE, Sylvie BURBAN, David GORIEU, Bruno BEUCHER, Louis DUVAL

3 12ÈME RÉSOLUTION : INDEMNITÉ COMPENSATRICE DE TEMPS PASSÉ

Conformément à l'article L 512-36 du code monétaire et fi nancier et dans les limites fi xées par les recommandations de la Fédération Nationale du Crédit Agricole applicables à l'ensemble des Caisses régionales, l'Assemblée Générale fi xe le montant brut total des indemnités de temps passé allouées aux membres du Conseil d'Administration de la Caisse régionale au titre de l'année 2013 à la somme maximale de 250 000 euros.

3 13ÈME RÉSOLUTION : FORMALITÉS LÉGALES

Tous pouvoirs sont donnés au porteur d'un extrait ou d'une copie du procès-verbal de l'assemblée pour l'accomplissement des formalités légales.

DOCUMENT ANNUEL D'INFORMATION

Ce document annuel d'information est établi en application de l'article 451-1-1 du Code Monétaire et Financier et de l'article 221-1-1 du Règlement Général de l'AMF

Le Document annuel d'information ci-dessous recense les informations publiées ou rendues publiques au cours des 12 derniers mois par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine pour satisfaire aux obligations législatives ou réglementaires en matière d'instruments fi nanciers, d'émetteurs d'instruments fi nanciers et de marchés d'instruments fi nanciers.

1. PROSPECTUS ET NOTES D'OPÉRATIONS

La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine n'a pas émis de CCI, de CCA, de parts sociales et n'est pas concernée par une fusion.

Date d'obtention du Visa Natures des documents
24/07/2012 Prospectus relatif à l'offre au public de parts sociales par les Caisses locales affi liées à la Caisse
régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine
Fiche synthétique des Caisses Locales

2. COMMUNIQUÉS

Publiés sur le site Internet de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine (www.ca-illeetvilaine.fr), de l'Autorité des Marchés Financiers (www.info-fi nancière.fr) via le site du diffuseur professionnel HUGIN (www.hugingroup.com) depuis janvier 2010.

Dates de publication Natures des documents
10/01/2012 Bilan semestriel au 31/12/2012 du contrat de liquidité Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel
d'Ille-et-Vilaine CCI contracté avec la société CA Cheuvreux
01/02/2012 Avis Financier sur l'activité et les résultats 2011 du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine
30/03/2012 Mise à disposition du Rapport Financier 2011 incluant le Rapport du Président du Conseil
d'Administration au titre de la Loi sur la Sécurité Financière
27/04/2012 Information trimestrielle du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine sur l'activité et les résultats au 31 mars 2012
21/05/2012 Descriptif du programme de rachat de ses propres Certifi cats Coopératifs d'Investissements (CCI)
autorisés par l'AGO des sociétaires du 30/03/2012
06/07/2012 Bilan semestriel au 30 juin 2012 du contrat de liquidité Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel
d'Ille-et-Vilaine CCI contracté avec la société CA Cheuvreux
03/08/2012 Avis Financier sur l'activité et les résultats du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine au 30 juin 2012
31/08/2012 Mise à disposition du Rapport fi nancier semestriel 2012
19/10/2012 Information trimestrielle du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine sur l'activité et les résultats au 30 septembre 2012
11/01/2013 Bilan semestriel du contrat de liquidité Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel d'Ille-et-Vilaine CCI
contracté avec la société CA Cheuvreux au 31 décembre 2012
01/02/2013 Avis fi nancier sur l'activité et les résultats 2013 du Crédit Agricole d'Ille-et-Vilaine

3. PUBLICATIONS EFFECTUÉES AU BALO

Dates de publication Natures des documents
29/02/2012 Avis de convocation des actionnaires et des porteurs de parts à l'Assemblée Générale Mixte (ordinaire
annuelle et extraordinaire) de mars 2012
18/04/2012 Approbation des comptes annuels consolidés IFRS au 31 décembre 2011 par l'Assemblée Générale Mixte
18/04/2012 Approbation des comptes annuels sociaux au 31 décembre 2011 par l'Assemblée Générale Mixte
18/04/2012 Approbation des projets de résolutions publiés au BALO le 29/02/2012 par l'Assemblée Générale Mixte
18/04/2012 Avis de dépôt, sur le site de l'AMF et sur le site du Crédit agricole Ille-et-Vilaine, du rapport fi nancier
incluant les rapports des commissaires aux comptes
18/04/2012 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels au 31 décembre 2011 (additif)
18/04/2012 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés au 31 décembre 2011 (additif)
18/04/2012 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels au 31 décembre 2011 (rectifi catif)
18/04/2012 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés au 31 décembre 2011 (rectifi catif)

4. PUBLICITÉ DES HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES

Collège des Commissaires aux Comptes de la Caisse régionale d'Ille-et-Vilaine :

HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES

Ernst & Young Cabinet ROUXEL TANGUY
(en milliers d'euros) Montant % Montant %
Audit :
• Commissariat aux comptes, certifi cation, examen
des comptes individuels et consolidés
64 50% 64 50%

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