Annual Report • Mar 31, 2016
Annual Report
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Promotion 94
CFE termine l'année avec un résultat net après impôt de 175 millions d'euros, en nette progression par rapport à l'exercice précédent. Après 2014 qui avait vu le groupe réaliser sa meilleure performance économique, 2015 lui permet de franchir une nouvelle étape dans la croissance de ses profits.
Le succès obtenu en 2015 est avant tout celui de DEME qui a réussi son meilleur exercice, tant par le niveau élevé des résultats que par le niveau faible de l'endettement, alors même que des investissements significatifs ont été lancés afin de mieux préparer l'avenir. Avec sa flotte rajeunie – une des plus modernes au monde dans le domaine du dragage et des services associés grâce, précisément, aux investissements réalisés depuis plusieurs années – DEME s'affirme aujourd'hui comme une des toutes premières entreprises dans son secteur d'activité. La qualité du carnet de commandes, en très forte hausse, confirme encore les capacités de progression de l'entreprise.
Rien d'étonnant donc si DEME a été désignée comme 'Entreprise de l'Année'.
Le succès de CFE, c'est aussi celui de la Promotion immobilière. BPI en Belgique, au Luxembourg et en Pologne signe sa meilleure performance depuis sa reprise en 2004 par le groupe CFE. Tout en maintenant un encours immobilier globalement stable, l'entreprise de promotion immobilière du groupe a su développer ses activités dans le domaine résidentiel et a, de plus, pris des positions significatives dans différents projets, notamment au Luxembourg, ce qui lui permettra d'être plus forte encore à l'avenir. Par ailleurs, le stock des appartements construits non vendus reste très faible, ce qui démontre la pertinence du choix des terrains sur lesquels BPI a réalisé ses opérations immobilières de construction.
Quant au pôle Contracting, il a significativement évolué au cours de l'exercice. Au sein de CFE, une nouvelle société, CFE Contracting, a été constituée,
Piet Dejonghe Renaud Bentégeat Administrateur délégué Administrateur délégué
reprenant les activités de construction de bâtiments en Belgique, au Luxembourg, en Pologne et en Tunisie ainsi que les sociétés des pôles Multitechnique et Rail infra. Même si certains chantiers de bâtiment en région bruxelloise ont encore présenté des difficultés en 2015, la nouvelle structure ainsi constituée et dirigée par un nouveau CEO est bien armée pour préparer les années futures, d'autant qu'elle peut s'appuyer sur les activités des secteurs Multitechnique et Rail infra : celles-ci ont fait l'objet d'une restructuration en 2014 et affichent en 2015 des résultats largement bénéficiaires témoignant de leur excellente qualité opérationnelle.
Enfin, les activités de holding et les activités non transférées – celles qui restent dans CFE SA – ont également fait l'objet de profondes réorganisations.
Point d'attention, la sécurité qui, en 2015, n'a pas correspondu aux attentes dans le pôle Contracting. Il appartiendra au nouveau CEO du pôle Contracting, avec
l'aide des deux Administrateurs délégués du groupe, de faire en sorte que le combat pour la sécurité sur chantier se traduise par de vraies victoires sur le terrain.
2015 se solde sur le meilleur résultat de l'histoire de CFE. Qu'en sera-t-il en 2016 ? Les perspectives dans le Dragage et l'Immobilier sont certainement favorables et, en ce qui concerne le pôle Contracting, nous sommes persuadés que les restructurations opérées en 2015 assureront le développement harmonieux de ses filiales et qu'il progressera donc également sur la voie du profit.
Le conseil d'administration de CFE décide, en accord avec Renaud Bentégeat, de nommer Piet Dejonghe en tant que second administrateur délégué.
Inauguration de l'extension de la prestigieuse Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Ce projet a été réalisé par Amart.
DEME Concessions conclut un partenariat avec Nordsee Offshore MEG I GmbH dans l'optique de codévelopper le parc éolien offshore MEG I en mer du Nord en Allemagne.
MEG I sera l'un des plus grands parcs éoliens d'Allemagne ; il sera implanté dans la Deutsche Bucht – la Baie allemande – à environ 45 km au nord de Borkum. Ce projet de 400 MW fournira de l'énergie renouvelable à un million de personnes. Il permettra de réduire les émissions de CO2 à hauteur de 1,5 million de tonnes par an. DEME participe aux étapes du développement du parc éolien jusqu'à son bouclage financier. Ensuite, DEME sera impliquée dans la construction et la maintenance du parc éolien et son financement à long terme.
GeoSea, le spécialiste en fondations offshore de DEME, conclut le 'financial closing' de la transaction qui avait été annoncée en octobre 2014 concernant l'acquisition des actifs offshore de l'entreprise allemande HOCHTIEF, l'un des plus gros groupes de construction du monde.
Lancement du projet CHC MontLégia : un nouvel hôpital qui regroupera les activités de trois grands hôpitaux liégeois du Centre Hospitalier Chrétien. Ce projet est réalisé, en partenariat, par BPC Liège.
DEME remporte, en association, le contrat de la première phase du projet 'Tuas Terminal' pour l'Autorité Maritime et Portuaire de Singapour. La coentreprise est responsable de la construction d'un mur de quai de 8,6 kilomètres, la réclamation d'environ 300 hectares de nouvelles terres et le dragage des chenaux. La construction du mur de quai implique la fabrication, la mise à flot, le transport et le positionnement de 200 caissons de 15 000 tonnes chacun. La coentreprise dispose de six ans pour achever le projet.
Inauguration officielle de la première phase du tunnel ferroviaire et les installations techniques ainsi que de la gare souterraine à Delft. En même temps, lancement de la deuxième phase de ce projet qui sera livrée en 2018.
Pose de la première pierre du projet 'Galerie Kons' à Luxembourg. Ce projet de bureaux, logements et commerces situés face à la gare est réalisé par CLE, en association, pour le promoteur BPI Luxembourg.
Dredging International remporte une extension du contrat actuel d'une durée de cinq ans et demi par Ok Tedi Mining Ltd. afin d'éliminer les sédiments miniers du système hydrographique de la basse rivière Ok Tedi, située dans la province occidentale de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
DEME et Windreich unissent leurs forces pour le développement du projet éolien offshore 'Merkur Offshore' (MEG I).
BPI, via sa filiale CLi, acquiert, en partenariat, deux nouveaux terrains où seront développés un projet résidentiel, commercial et bureaux de l'ordre de 40.000 m² hors-sol ainsi que la construction de 50 appartements et de surfaces commerciales de l'ordre de 2.350 m² hors sol.
DEME Environmental Contractors (DEC) remporte le contrat pour l'assainissement du site historique de raffinage à Valløy près de Tønsberg (Norvège) pour le compte d'Esso Norge AS.
Livraison du projet prestigieux Baelskaai 12 qui est le premier bâtiment du nouveau quartier Oosteroever à Ostende. Ce projet emblématique a été réalisé par MBG et Atro Bouw pour le promoteur BPI.
Pose de la première pierre pour deux projets d'écoles dans le cadre du contrat 'Scholen van Morgen' : Onze-Lieve-Vrouwe-Lourdes à Edegem et Octopus à Sint-Katelijne-Waver dont la construction est assurée par Atro Bouw et MBG.
Livraison du bel immeuble mixte – commerces, crèche et appartements – Toison d'Or à Bruxelles. Ce prestigieux projet a été réalisé par BPC Brabant et Amart.
Le conseil d'administration de CFE décide de confier la gestion journalière de CFE Contracting à un comité exécutif composé de quatre membres. Celui-ci sera présidé par Raymund Trost qui est nommé CEO de CFE Contracting.
DEME remporte une nouvelle série de contrats de dragage notamment le dragage du chenal latéral de Port Said en Égypte, l'élargissement et l'approfondissement de l'accès au canal de Panama et l'élargissement et l'approfondissement de l'accès au port de Mersin en Turquie.
DEME célèbre la fin des travaux du nouveau canal de Suez en participant à la cérémonie inaugurale en Égypte. Grâce à l'élargissement et l'approfondissement du canal, le temps d'attente sur l'itinéraire de navigation est réduit de moitié. C'est la quatrième fois depuis la deuxième Guerre mondiale que l'entreprise de dragage et environnementale DEME contribue à l'optimisation de cette voie navigable vitale pour l'économie égyptienne.
Belgian Land prend une participation de 50% dans la deuxième phase du projet 'Les Hauts Prés' à Uccle. Après avoir commercialisé seule la première partie de son projet immobilier résidentiel, BPI a décidé de s'ouvrir à un partenariat afin d'accélérer la commercialisation de la seconde phase de ce projet.
CLE remporte, en association, le contrat pour la construction du bâtiment du futur Lycée français sur le Ban de Gasperich au Luxembourg.
riat innovant de la société.
DEME est couronnée Entreprise de l'Année 2015. Une belle récompense pour l'entreprena-
Lors de la visite économique de sa Majesté le Roi Philippe et de la Reine Mathilde en Pologne, CFE Polska signe le contrat de la deuxième phase de construction d'un projet résidentiel à Varsovie pour Matexi.
DEME crée un nouveau département Infra Sea Solutions aux côtés de ses pôles existants Dragage, Environnement et Offshore. Concrètement cela se traduit par la création de la société DEME Infra Sea Solutions (DISS) qui comprendra notamment l'entreprise DEME Infra Maritime Contractors (DIMCO) et des entreprises spécialisées en techniques de terrassements et traitements de sols.
Les sociétés CFE Nederland BV et GEKA BV sont repositionnées sous DIMCO ainsi que le personnel du département MBG Génie Civil.
Ce nouveau département Infra Sea Solutions permettra à DEME de répondre à l'évolution du marché en se profilant comme 'Total Solutions Provider', capable d'assurer la réalisation de projets mixtes c-à-d. les projets associant génie civil et dragage.
Dragage, construction maritime et environnement / contracting / promotion immobilière
le programme DRIVE de DEME vise une augmentation de
forte progression du résultat net de BPI carnet de commandes du groupe CFE en progression de
+62,8 %
80 %
de logements vendus
pour la deuxième phase du nouveau quartier Oosteroever à Ostende
Résultat net part du groupe de DEME
199,2 millions d'euros
STRATÉGIE
La société CFE SA se concentre désormais sur son activité de holding.
CFE poursuit résolument le processus d'implémentation d'une stratégie basée sur trois axes majeurs : le recentrage sur les points forts du groupe en termes de métier et d'implantation géographique, la réorganisation des activités qui renforce l'autonomie des filiales et la responsabilisation de leurs managers et l'exploitation optimale des synergies à tous niveaux. Une stratégie qui permet au groupe et à chacune de ses entités de tirer le meilleur parti de leurs atouts.
CFE poursuit sa démarche de recentrage sur ses points forts en termes de métier – le dragage, la construction et la promotion immobilière – et d'implantation géographique. Cette stratégie de recentrage ne vise évidemment en rien une réduction des activités! Au contraire, elle va de pair avec le développement des métiers dans lesquels le groupe est le plus fort.
C'est ainsi que nous accentuons encore la force de frappe de DEME, qui poursuit notamment ses investissements dans une flotte de pointe : deux nouveaux bateaux écologiques ont ainsi été commandés pour le marché de l'énergie offshore et seront livrés en 2017. Plus largement, DEME investit dans des technologies innovantes afin de pouvoir offrir des solutions intégrées face aux divers défis mondiaux tels que la raréfaction des ressources, l'érosion des côtes suite à la hausse du niveau des mers, ou encore, notamment, la pollution des sols et des
eaux. Cette même volonté de proposer des solutions intégrées et de répondre à la demande du marché en quête d'un 'total solutions-provider' a généré fin 2015 le transfert au sein de DEME, des activités de génie civil maritime assurées jusqu'ici par CFE. Des mesures concrètes sont actuellement mises en œuvre pour assurer l'intégration optimale des entités concernées, de leur management et du personnel au sein de DEME.
De même, CFE poursuit le renforcement de son positionnement dans l'immobilier en Belgique, en Pologne et au Grand-Duché de Luxembourg, des pays porteurs de belles perspectives de développement. Ce positionnement s'effectue désormais partout sous le nom de BPI, qui devient ainsi la marque identifiée d'un acteur belge important sur le marché de la promotion et du développement immobiliers.
Quant aux activités de construction, elles sont essentiellement concentrées en Belgique, au Grand-Duché de Luxembourg, en Pologne et en Tunisie. Cette décision de limiter le nombre
Les activités de construction sont essentiellement concentrées en Belgique, au Luxembourg, en Pologne et en Tunisie.
d'implantations géographiques répondait à l'objectif de rechercher de nouvelles opportunités dans les pays où le groupe était déjà présent. CFE a effectivement pu constater dès 2015 un renforcement de sa présence dans ces pays, et des mesures seront prises en 2016 pour intensifier encore cette évolution très positive.
Bien entendu, aux côtés de ces trois grands métiers de base, le groupe conserve et continue à développer au sein du pôle Contracting ses activités dans les secteurs multitechnique et ferroviaire. Des activités qui affichent d'année en année des résultats extrêmement satisfaisants et porteurs de perspectives très favorables.
Conçue pour optimiser l'efficacité et répondre mieux encore aux attentes du marché, la réorganisation interne du groupe CFE est à présent achevée et se traduit par un regain de dynamisme au sein des nouvelles structures, fortes d'une autonomie et d'une responsabilisation accrues. Des structures qui sont plus que jamais en mesure de développer chacune des stratégies cohérentes, parfaitement adaptées aux spécificités de leurs activités et marchés propres.
Pratiquement, la société CFE SA se concentre désormais sur son activité de holding pure avec un nombre de collaborateurs réduit qui assurent la direction générale et autres services intra-groupe, les relations avec les actionnaires, la consolidation des comptes
et la communication institutionnelle à l'échelle du groupe.
Les activités opérationnelles sont assurées par trois structures juridiques distinctes: aux côtés de DEME, filiale à 100 % de CFE, qui mène les activités de dragage et services associés, il y a la société CFE Contracting SA regroupant les activités de construction, multitechnique et rail infra, et la société BPI SA qui a repris toutes les activités de promotion immobilière.
Cette autonomie renforcée des filiales implique aussi la responsabilisation de leurs dirigeants et s'assortit d'un reporting transparant et d'un contrôle accru des performances opérationnelles et financières.
L'autonomie des différentes entités renforcée suite à la réorganisation va de pair avec un renforcement des synergies. Partage d'expériences, travail en commun sur de gros chantiers ou des chantiers complexes faisant appel à divers métiers, partage d'opportunités en fonction de la situation géographique, … les occasions de synergies se développent toujours plus, tant entre les filiales d'un même pôle qu'entre les différents pôles. Qu'il suffise, par exemple, de citer le cas de la promotion immobilière qui favorise évidemment la réalisation de ses projets par des entreprises du groupe.
Plus que jamais dès lors, aujourd'hui et dans les années à venir, CFE affirme et concrétise sa volonté de 'construire l'avenir ensemble'.
Lode Franken
CFE
Compte tenu des spécificités des métiers, des procédures strictes de contrôle en amont sont en vigueur. Toutes les offres engageantes portant sur un montant supérieur à 50 millions d'euros (construction) ou 10 millions d'euros (multitechnique et rail infra) doivent faire l'objet d'une approbation par le comité des risques.
Il en va de même pour tout projet: qui engage des moyens financiers inhabituels du groupe (notamment toutes les opérations de type PPP), qui entraîne la mise en œuvre d'une technologie nouvelle ou insuffisamment maîtrisée, qui contient des obligations sociales hors normes, ou qui sera exécuté dans un pays où le groupe n'a pas encore d'activité.
Le contrôle de CFE sur sa filiale de dragage s'exerce, entre autres,
Pour ces 3 comités, Lode Franken est le représentant du management de CFE.
Administrateur – Membre du comité d'audit
Administrateur – Membre du comité des nominations et des rémunérations
représente SA Consuco – Administrateur indépendant – Membre du comité d'audit – Membre du comité des nominations et des rémunérations Echéance du mandat à l'AGO du 04/05/2016
représente SPRL Ciska Servais – Administrateur indépendant Présidente du comité des nominations et des rémunérations
Administrateur indépendant - Président du comité d'audit Echéance du mandat à l'AGO du 04/05/2016
Administrateur
Renaud Bentégeat
Administrateur délégué
Piet Dejonghe Administrateur délégué
Alain Bernard Administrateur
Administrateur indépendant – Membre du comité d'audit
Administrateur
Christian Labeyrie
Administrateur – Membre du comité d'audit
Philippe Delaunois
représente SA C.G.O. – Président du conseil d'administration Echéance du mandat à l'AGO du 04/05/2016
Philippe Delaunois est Administrateur et Président de CFE depuis le 5 mai 1994. Il a su, durant plus de vingt ans, accompagner avec talent le développement et les succès du groupe, notamment aux côtés des Administrateurs délégués, Henri Taverne puis Renaud Bentégeat.
Ancien Administrateur délégué du groupe Cockerill Sambre, Philippe Delaunois a été élu 'manager de l'année' en 1989 et fut Président de l'Union Wallonne des Entreprises de 1990 à 1993. Très forte personnalité reconnue dans le monde économique francophone et wallon en particulier, Philippe Delaunois exerce toujours actuellement plusieurs autres mandats d'Administrateur dans des sociétés réputées, telles Sabca ou Nethys, par exemple.
Son mandat d'Administrateur de CFE est venu à expiration lors de l'Assemblée Générale du 4 mai 2016. Aussi l'ensemble des membres du Conseil d'Administration a-t-il tenu à rendre un vif hommage à l'action de Philippe Delaunois lors de sa réunion du 24 février 2016.
CFE a toujours voulu donner la priorité à la sécurité. Toutefois, cela n'a pas suffi en 2015 à éviter tout accident. Le groupe redoublera donc d'efforts à cet égard en 2016 pour inverser la tendance.
Les chiffres relatifs à la sécurité affichent un léger repli en 2015, comparés aux chiffres de 2014. Quelques accidents graves sont en effet survenus sur des chantiers du pôle Contracting, à l'international, notamment au Nigéria, mais aussi en Belgique parmi le personnel de CFE ou de sous-traitants.
Cette évolution regrettable survient alors que les campagnes et formations «Gérer la Sécurité » ont été menées intensivement en 2013, 2014 et durant le premier semestre 2015. Des actions se sont poursuivies dans le prolongement de ces formations, mais elles n'ont pas encore porté leurs fruits.
L'année 2016 sera marquée par un redoublement des efforts en matière de sécurité, et notamment via des actions
de sensibilisation ciblées. Dans le cadre de la réorganisation du groupe CFE, ces actions de sensibilisation sont à présent prises en charge par les différentes entités et filiales, mais une série d'exigences communes en matière de sécurité sont toujours d'actualité et seront encore renforcées par la nouvelle direction du pôle Contracting.
La sécurité, la santé et le bienêtre du personnel arrivent en tête des préoccupations de DEME. L'élimination et le contrôle des risques font partie du système de gestion d'entreprise et s'appliquent dans chaque tâche opérationnelle.
Pour la troisième année consécutive, la filiale offshore Tideway a fièrement enregistré zéro accident avec arrêt de travail.
Les statistiques démontrent l'efficacité de l'approche proactive, avec, ces dernières années, une amélioration nette au niveau de la gravité des accidents. Ainsi, par exemple, pour la troisième année consécutive, la filiale offshore Tideway a fièrement enregistré zéro accident avec arrêt de travail.
En 2015, DEME a identifié 8 indicateurs clés de performances en matière de sécurité. Quatre cibles sur huit ont été atteintes. Les résultats au terme de cette année de transition montrent qu'il faut poursuivre les efforts. Car, même s'il y a eu amélioration, tout accident avec arrêt de travail (il y en a eu 14 en 2015) reste inacceptable. Seul objectif: zéro accident!
Il y a 5 ans, DEME a lancé son programme de sensibilisation à la sécurité, baptisé CHILD. La nouvelle version, CHILD 5, vise à éveiller l'attention à la sécurité et à en faire un réflexe permanent pour tout membre du personnel. Le
nouveau programme s'appuie sur les avis récoltés à tous les niveaux de l'entreprise
Par ailleurs, pour renforcer la responsabilité individuelle face à la sécurité, DEME possède une 'Stop Work Authority Policy' (politique autorisant l'arrêt du travail). Chaque membre du personnel reçoit l'autorisation d'arrêter et de faire arrêter toute personne, tâche ou opération qui serait mal préparée, hors de contrôle ou dangereuse. Toutes les situations qui auraient pu justifier l'activation de cette procédure ont été discutées lors du DEME Safety Moment Day organisé en 2015.
DEME a reçu le 'Bechtel's Safety Excellent Contractor Award', ainsi que cinq prix 'Safety Subcontractor of the Month' pour la sécurité exemplaire sur le projet Wheatstone, en Australie, où l'équipe a travaillé 2,6 millions d'heures sans accident avec arrêt de travail. DEME a de plus été récompensée par le prestigieux 'Contractor Recognition Award' de Chevron pour sa contribution significative à la 'Project's Safety Performance'.
| En % | Groupe & Concessions | DEME | Contracting | Immo | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| 2013 | 91 | 4.370 | 3.805 | 44 | 8.310 |
| 2014 | 78 | 4.264 | 3.634 | 45 | 8.021 |
| 2015 | 62 | 4.421 | 3.629 | 48 | 8.160 |
En 2015, 36 collaborateurs ont reçu leur diplôme de jeune chef de projet en construction.
Au sein même des sociétés des pôles, de nombreuses formations à la sécurité sont organisées spécifiquement pour chaque métier. Celles-ci sont complétées par des formations aux exigences réglementaires, normatives (VCA) ou propres aux clients (ELIA, secteur de la pétrochimie, …) et des formations plus générales orientées sur le comportement et la sensibilisation à la sécurité. Plusieurs entreprises ont également organisé un 'Safety Day'.
La formation et le développement des collaborateurs sont depuis toujours privilégiés au sein du groupe CFE. Cette année encore, de nombreuses formations ont été organisées dans toute une série de domaines: formations techniques aux divers métiers, formations langues, administration, comptabilité, aspects juridiques, informatique, management,
environnement, sécurité, hygiène, … Ces formations permettent aux collaborateurs d'optimiser leurs compétences en permanence, mais aussi d'échanger leurs expériences entre collègues. Bien sûr, elles revêtent également une importance capitale en termes d'innovation, qu'il s'agisse de techniques ou d'autres aspects du fonctionnement de l'entreprise.
Le printemps 2015 a également vu la remise des diplômes clôturant les sessions de la formation pour jeunes chefs de projet en construction, entamées en 2013. Parmi les thèmes abordés: le leadership d'équipe, le planning et l'exécution des travaux, les négociations avec les fournisseurs, le processus de devis, le matériel de coffrage, les aspects juridiques et contractuels, les nouvelles technologies, etc. 36 jeunes collaborateurs du groupe CFE ont suivi cette formation avec enthousiasme.
Dans le cadre de l'internationalisation du groupe DEME et du recrutement de personnel, plusieurs accords de collaboration ont été conclus avec des écoles et universités en France, en Russie, au Ghana, à Singapour, etc. Ces formations peuvent prendre différentes formes: sessions formelles, internes ou externes à DEME, formations à distance, e-learning, formation sur le terrain ou sur des simulateurs de bateau, par exemple, etc.
Parmi les formations déjà existantes, celles organisées sur les simulateurs de bateau dragueur se poursuivent à Zwijndrecht, Zeebrugge et dans le nord de la France. Ces simulateurs offrent aux collaborateurs débutants, intermédiaires ou très expérimentés diverses possibilités d'expérimenter concrètement le travail à bord. Résultat: lorsqu'ils arrivent sur le site, ils sont déjà bien formés et entraînés!
| 2015 | Ouvriers | Employés | Total |
|---|---|---|---|
| Groupe & Concessions | 2 | 60 | 62 |
| DEME | 2.001 | 2.420 | 4.421 |
| Contracting | 2.280 | 1.349 | 3.629 |
| Immo | 0 | 48 | 48 |
| Total CFE | 4.283 | 3.877 | 8.160 |
| Contrat à durée indéterminée |
Contrat à durée déterminée |
Travail & études |
Total | |
|---|---|---|---|---|
| 2013 | 7.194 | 1.108 | 8 | 8.310 |
| 2014 | 6.727 | 1.285 | 9 | 8.021 |
| 2015 | 6.471 | 1.685 | 4 | 8.160 |
Diverses mesures ont été prises au sein des entités: formations et toolbox meetings relatifs aux différents travaux effectués sur chantier, suivi régulier de la sécurité des chantiers par les chefs de chantiers et la direction, formations au secourisme, exercices incendie, rédaction et diffusion d'instructions relatives à la sécurité sur chantier, mise en service d'équipements spécifiques, réflexion chaque matin avec les équipes de chantier sur les mesures de sécurité à prendre, journées sécurité, renforcement des exigences contractuelles en matière de sécurité, développement d'un système d'évaluation propre, meetings opérationnels avec un conseiller en prévention, analyse préalable des risques des chantiers, concours relatifs aux équipements de protection individuels, comité de coordination Q.S.E. entre différentes filiales, etc.
| 2013 | 2014 | 2015 | |
|---|---|---|---|
| < 25 | 617 | 549 | 584 |
| 26-30 | 1.332 | 1.159 | 1.182 |
| 31-35 | 1.287 | 1.249 | 1.320 |
| 36-40 | 1.154 | 1.114 | 1.164 |
| 41-45 | 1.158 | 1.083 | 1.087 |
| 46-50 | 1.082 | 1.112 | 1.055 |
| 51-55 | 849 | 834 | 861 |
| 56-60 | 581 | 644 | 641 |
| > 60 | 250 | 277 | 266 |
| 2013 | 2014 | 2015 | |
|---|---|---|---|
| < 1 | 1.690 | 982 | 1.527 |
| 1-5 | 2.719 | 2.831 | 2.599 |
| 6-10 | 1.573 | 1.871 | 1.804 |
| 11-15 | 954 | 903 | 779 |
| 16-20 | 465 | 495 | 539 |
| 21-25 | 479 | 499 | 454 |
| > 25 | 430 | 440 | 458 |
| 2013 | 2014 | 2015 | |
|---|---|---|---|
| Employés | 4.188 | 2.946 | 2.968 |
| Employées | 886 | 900 | 909 |
| Ouvriers | 3.179 | 4.144 | 4.227 |
| Ouvrières | 57 | 31 | 56 |
Entamées en 2014, les formations adaptées aux dernières exigences de la Convention STCW (Standards of Training, Certification & Watchkeeping) se poursuivent encore à l'échelle mondiale.
Plusieurs nouvelles initiatives se développent, notamment pour assurer la bonne maîtrise des risques lors de contrats qui deviennent de plus en plus complexes et pour offrir aux membres d'équipage la possibilité d'acquérir leur certificat STWC et de pouvoir ainsi naviguer dans le monde entier.
Si dans les activités de construction du pôle Contracting, le nombre de collaborateurs ouvriers a diminué en Belgique par rapport à l'année précédente, les effectifs ont, par contre, augmenté en Tunisie (plus de 500 personnes recrutées, essentiellement des ouvriers) ainsi qu'en Pologne où l'augmentation du personnel concerne surtout les employés.
Concernant les autres activités de construction à l'international, gérées par la holding, les effectifs sont en baisse en Algérie et au Nigéria en raison d'une diminution des activités de construction. Il en va de même en Europe Centrale, suite à l'arrêt des activités en Hongrie et en Slovaquie.
La vente de la société Aannemingen Van Wellen (département routes) se traduit tout naturellement par une diminution des effectifs dans ce qui constituait le pôle rail-routes. Mais au sein des entreprises actives dans les travaux ferroviaires, on observe globalement une stabilité du personnel employé et une légère augmentation du personnel ouvrier, certaines sociétés ayant recruté alors que d'autres ont réduit leurs effectifs. Quant aux entreprises actives dans le multitechnique, elles accusent une diminution sensible du personnel ouvrier et une diminution plus légère du personnel employé.
Par contre, les activités immobilières ont donné lieu à une légère augmentation du personnel.
Globalement, au vu des entrées et sorties (hors activités de dragage) et compte tenu de la vente des activités 'routes', les effectifs du groupe sont en augmentation de 150 personnes au niveau des ouvriers et en diminution de 100 personnes en ce qui concerne le personnel employé.
Ces chiffres ne tiennent toutefois pas encore compte de l'intégration des activités de génie civil maritime au sein de DEME. Celles-ci se sont concrétisées fin 2015 par la vente à DEME des sociétés GEKA et CFE Nederland et le transfert au sein de DEME du personnel de MBG Génie civil. Au total, quelque 130 personnes ont ainsi rejoint le personnel de DEME.
Dans le pôle Contracting, le groupe a recruté un nombre important de personnel employé, essentiellement en Tunisie et en Pologne, mais aussi en Belgique, au sein de CFE Bâtiment Brabant Wallonie, de Druart et de Voltis. Le recrutement ouvrier a également été massif en Tunisie et remarquable chez Remacom, dans le secteur du rail.
| 2013 | 2014 | 2015 | |
|---|---|---|---|
| Nb de jours d'absence pour maladie | 60.021 | 75.695 | 71.604 |
| Nb de jours d'absence pour acc. travail | 7.233 | 4.265 | 5.974 |
| Nb de jours d'absence pour acc. trajet | 250 | 129 | 430 |
| Nb de jours d'absence pour maladie professionnelle | 0 | 163 | 0 |
| Nb de jours prestés | 2.427.242 | 1.967.126 | 1.951.885 |
| Taux d'absentéisme | 2,78 % | 4,08 % | 4,00 % |
| En nombre d'heures par nature de formation | Total 2014 | Total 2015 | Hommes | Femmes |
|---|---|---|---|---|
| Techniques | 49.736 | 57.265 | 55.593 | 1.672 |
| Hygiène et sécurité | 59.590 | 68.918 | 66.284 | 2.634 |
| Environnement | 2.251 | 1.970 | 1.743 | 227 |
| Management | 15.574 | 22.800 | 20.691 | 2.109 |
| Informatique | 9.843 | 12.634 | 9.924 | 2.710 |
| Adm./Compt./Gest./Jur. | 11.255 | 5.827 | 3.202 | 2.625 |
| Langues | 2.584 | 4.931 | 3.497 | 1.434 |
| Diversité | 18 | 0 | 0 | 0 |
| Autres | 5.970 | 6.366 | 4.273 | 2.093 |
| Total | 156.821 | 180.711 | 165.207 | 15.504 |
Certaines réglementations soumettant l'octroi de permis de bâtir à des critères de construction passive sont déjà d'application en Région bruxelloise depuis le 1er janvier 2015 et le seront également en Flandre et en Wallonie dans les prochaines années.
CFE mène une politique concrète de développement durable depuis de longues années et a développé un know how important à cet égard au sein des différentes entités.
Les administrations publiques sont toujours plus attentives à l'aspect durable des immeubles, mais elles recherchent les offres les plus avantageuses. Certaines réglementations soumettant l'octroi de permis de bâtir à des critères de construction passive sont déjà d'application en Région bruxelloise depuis le 1er janvier 2015 et le seront également en Flandre et en Wallonie dans les prochaines années. La politique de développement durable du groupe se doit donc d'évoluer progressivement pour s'adapter à l'évolution à long terme de la demande tout en maintenant la rentabilité indispensable à la poursuite de ses activités.
Au cours de l'année 2015, le service développement durable a mis ses spécialistes à la disposition des filiales pour les aider à obtenir des marchés en recherchant des solutions permettant, par exemple, de réaliser un immeuble durable sans trop de surcoûts. En 2015, le service a notamment collaboré avec CFE Brabant pour le calcul du flux énergétique de la station d'épuration d'eau (STEP) de Forest, pour l'analyse BREEAM du projet ELIA, ou encore, pour les études de gestion des énergies de grands bâtiments administratifs. Entre autres multiples études, le Service a également travaillé sur le projet du Lycée Français au Luxembourg, le siège BNP à Alger, ainsi que sur divers projets de BPI.
Au fil des ans, grâce à ce travail d'assistance assidu, un précieux know how durable s'est développé au sein des différentes entités qui disposent désormais d'une expertise propre en matière environnementale. Il a dès lors été décidé au second semestre 2015, dans le cadre de la réorganisation globale du groupe, que les activités jusqu'ici assumées par le service de Développement Durable
seraient désormais prises en charge par les filiales elles-mêmes.
Des bâtiments passifs ou peu gourmands en énergie, CFE en a plus d'un à son actif en 2015 ! Parmi les bâtiments passifs, on retiendra, entre autres, l'école 'Les Trèfles', à Anderlecht et une crèche, à Laeken (CFE Brabant), ou encore, le Centre de données de l'université de Gand (MBG). De nombreux projets ont également obtenu la certification BREEAM, voire BREEAM Excellent, ou sont en voie de l'obtenir. Citons, par exemple, les projets Docks et Toison d'Or à Bruxelles (BPC Brabant), Regent 35 (Amart), Mediasambre (BPC Wallonie), Orange Office Park et Galeria Copernicus (CFE Polska), le siège de la banque BGL BNP à Luxembourg (CLE), le siège de la Croix-Rouge à Malines et le Centre de séjour pour Jeunes à Brasschaat (Atro). Plusieurs projets développés par BPI Luxembourg (EdenGreen, Green Hill, Kons, G4S, Glesener, Differdange) ont obtenu des certificats durables (ou vont les obtenir) et l'immeuble Serenity est le premier bâtiment certifié HQE à Luxembourg !
Certaines des activités sont, par nature, 'durables'. On peut citer, par exemple, les travaux favorisant le recours à des transports moins polluants tels le train ou assurant l'épuration de l'eau. Ou encore, les installations de systèmes de chauffage ou de climatisation avec récupération de chaleur (Procool) et la pose et l'entretien de panneaux photovoltaïques (Nizet). Par ailleurs, be.Maintenance assure la maintenance des bâtiments en optimisant les régulations afin de limiter les consommations et promeut auprès des clients des solutions visant à économiser l'énergie.
En quinze ans, la consommation du siège du groupe a baissé de plus de 55 %! De nouvelles mesures ont encore été prises cette année, entre autres dans le domaine de l'éclairage, avec une réduction de 35 % de la consommation énergétique des luminaires. Ces diverses dispositions permettent au groupe de respecter ses engagements, notamment dans le cadre de la norme ISO 14065. Soit une réduction de 3 % par an de sa consommation énergétique.
En quinze ans, la consommation du siège du groupe CFE a baissé de plus de 55 % !
DEME s'efforce de développer ses activités à travers le monde d'une façon durable et responsable, dans le respect de l'environnement et des communautés.
L'innovation constitue un élément vital de la stratégie de DEME. Son approche Research&Development est pluridisciplinaire et implique une coopération rapprochée entre les chantiers, les navires et la direction, mais aussi entre le bureau
de calcul, les équipes de gestion de projet, les départements techniques et d'ingénierie, le Centre de Compétence Central, le département RMPE (Recherche, méthodologie, Production et Ingénierie) et le département ADE & I (Développement Appliqué et Innovation).
DEME est un des précurseurs du développement d'approches innovantes en matière de contrats miniers offshore. Et cela se traduit à travers de nombreux projets.
DEME est l'un des principaux partenaires industriels du projet 'Blue Mining' européen, qui vise à développer les meilleures solutions techniques pour découvrir, évaluer et extraire de façon précise et économiquement rentable les minéraux en eaux profondes (jusqu'à 6 000 m).
Les futurs navires de DEME seront notamment équipés de panneaux solaires, de turbines éoliennes, de systèmes de récupération de chaleur et de moteurs mixtes.
La Commission Européenne soutient les innovations assurant une fourniture sûre et durable de matières premières en finançant un projet sur 4 ans: "Breakthrough Solutions for the Sustainable Harvesting and Processing of Deep Sea Polymetallic Nodules – Blue Nodule" (Solutions Innovantes pour l'Extraction et le Traitement durables de Nodules Polymétalliques en eaux profondes – Blue Nodule). Les filiales Dredging International et Global Sea Mineral Resources de DEME participent à ce projet, qui sera conduit par un consortium de 14 industries et organisations de recherche de pointe européennes.
Le projet MIDAS (Managing Impacts of Deep Sea Resource Exploitation), dont DEME est également partenaire, rassemble un large éventail d'experts de plusieurs disciplines dans le but d'étudier les impacts environnementaux potentiels de l'extraction de ressources en eaux profondes et de formuler des recommandations sur la meilleure manière de gérer ces impacts.
En 2015, la Joint Programming Initiative Healthy and Productive Seas and Oceans (JPI Oceans) a organisé un projet pilote, 'Ecological Aspects of Deep-sea Mining' (Aspects écologiques de l'extraction minière en eaux profondes) qui évalue l'impact écologique possible des activités commerciales d'extraction minière. Trois expéditions ont mené des études à cet égard dans plusieurs zones d'extraction.
Décembre 2015 vit la pose de la quille du 'Living Stone', le premier navire écologique polyvalent de DEME. Construit à Bilbao (Espagne), il rejoindra la flotte de DEME en 2017. Tout comme le navire Apollo, qui sera utilisé par la filiale de GeoSea, Eversea, pour fournir des services aux industries du pétrole et du gaz, et le navire 4.000 tonnes Rambiz, dont la quille a été posée en février 2015. Par ailleurs, plusieurs bateaux (Bonny River, Minerva, Scheldt River, Mattedoor, …) ont été commandés en 2015 pour remplacer les vaisseaux plus anciens.
La technologie à double combustible est à la fois durable et orientée vers le futur, parce qu'elle permet aux moteurs d'opérer au diesel ou au LNG, tout en limitant les émissions de CO2 (± 20 % de réduction), de NOx (± 90 % de réduction), de SOx (>95 %) et des particules (>95 %).
Ces futurs navires de DEME seront des bateaux verts. Ils seront notamment équipés, selon les cas, de panneaux solaires, turbines éoliennes, systèmes de récupération de chaleur et moteurs mixtes (à double combustible) permettant une consommation de carburant la plus faible possible tout en maintenant les émissions de CO2 , NOx et SOx au strict minimum. Ils recevront un Passeport vert et une certification Clean Design. Une belle illustration du respect de DEME pour l'environnement.
Le nouveau Programme de Développement durable des Nations Unies (UN SDG, 2015) fournit à DEME davantage encore de sources d'inspiration en relation avec les effets du changement climatique, de la pollution historique, des émissions de gaz à effet de serre et de la raréfaction des ressources naturelles.
Le programme relatif aux gaz à effet de serre et à l'énergie se traduit par des exercices d'amélioration issus du DRIVE (DEME's Resolve on Innovation and Value Engineering) et par des solutions innovantes pour économiser le carburant, développées par le Fuel Efficiency Task Force (Groupe de travail pour l'efficacité énergétique) mis sur pied en 2012. Ce groupe de travail recherche en permanence des moyens novateurs d'économiser l'énergie et le carburant. Aujourd'hui, tous les bateaux de DEME remplissent les plus strictes exigences internationales en matière d'émission.
Les émissions de gaz à effet de serre de DEME sont quantifiées et font l'objet de rapports conformément à la norme ISO 14064-1 ; elles sont incluses dans l'Echelle de performance CO2 qui a été certifiée par Lloyd Register et a obtenu le niveau supérieur 5.
Les émissions de dioxyde de carbone sont en diminution constante par rapport au chiffre d'affaires, ce qui démontre l'efficacité des initiatives de DEME liées au programme DRIVE, qui visent une augmentation de 7 % d'efficacité énergétique d'ici 2022 (par rapport à 2011).
DRIVE, l'approche en matière d'amélioration continue et d'excellence opérationnelle mise en place par DEME en 2011, a évolué vers une approche plus intégrée couvrant aussi la planification stratégique des processus d'activités de DEME. L'approche Drive est constituée de trois piliers:
ou la gestion de l'offre et de la demande, entre autres, afin de réduire les dépenses;
DRIVE Transactional (Transactions) se concentre fortement sur les processus ayant un impact financier significatif: chaîne d'approvisionnement, taxes et assurances, …
L'ensemble fait l'objet d'un système de contrôle et d'un large partage d'expérience entre les différentes entités, qui permettent à DEME de progresser durablement tant au niveau de sa productivité et de ses résultats qu'au niveau de ses performances environnementales.
CFE HOLDING BAGECI, CFE Infra, CFE International, CFE Algérie, CFE Tchad, Cobel Contracting (50 %), Bayer-CFE (50 %), CFE România
CFE a poursuivi en 2015 la vaste réorganisation de ses activités afin d'optimiser celles-ci grâce aux complémentarités et synergies entre ses différentes entités. Le groupe repose désormais sur trois grands domaines d'activités distincts : les activités de dragage et ingénierie maritime et environnementale assurées par DEME, les activités de construction, multitechnique et rail, regroupées sous CFE Contracting (hormis une partie des activités internationales) et la promotion immobilière assurée par BPI.
DEME est dirigée par Alain Bernard et affiche une réussite remarquable, saluée par l'ensemble de la presse et des analystes financiers. DEME a d'ailleurs été élue 'Entreprise de l'année 2015', un titre amplement justifié par ses activités mondiales, son dynamisme et sa capacité d'innovation. Filiale à 100 % de CFE SA, DEME représente 75 % de l'activité du groupe.
Créée au deuxième semestre 2015, CFE Contracting est dirigée par un comité exécutif présidé par Raymund Trost et comprend également Frédéric Claes, Fabien De Jonge et Yves Weyts. CFE Contracting regroupe les activités de construction, multitechnique et rail infra au Benelux, en Pologne et en Tunisie ; les autres activités internationales sont gérées au niveau de la holding. Les activités de CFE Contracting sont restées saines en 2015 malgré une concurrence
accrue sur divers marchés et offrent de belles perspectives pour 2016 et les années suivantes.
BPI est dirigée par Jacques Lefèvre et regroupe à présent toutes les activités immobilières du groupe en Belgique, au Grand-Duché de Luxembourg et en Pologne. Des activités toujours aussi performantes qui présentent, en outre, l'intérêt de générer des contrats pour CFE Contracting.
Enfin, toujours dans le cadre de la réorganisation, les activités de génie civil maritime ont été adossées à DEME afin d'assurer au mieux leur continuité tout en répondant aux besoins de DEME en la matière. DEME est ainsi devenue l'actionnaire de CFE Nederland et GEKA en fin d'année et a repris une grande partie du personnel de l'ancienne MBG Génie Civil et du bureau d'études au 1er janvier 2016.
Précisons toutefois que si le génie civil 'maritime' ou 'fluvial' sera désormais exécuté par DEME, d'autres activités de génie civil seront poursuivies au sein de CFE Contracting. Outre la poursuite des chantiers en cours, on peut citer, par exemple, le contrat obtenu en fin d'année pour la réalisation d'un pont au Grand-Duché de Luxembourg.
A l'exception des missions exécutées en Pologne et en Tunisie, les activités de construction à l'international sont à présent gérées par CFE SA.
2015 a vu l'achèvement de plusieurs chantiers au Tchad, au Sri Lanka, au Nigéria et en Algérie, mais fut aussi une année de consolidation et de liquidation d'activités, particulièrement en Europe Centrale. 2016 verra notamment la poursuite des activités en Roumanie, au Nigéria et en Algérie. Pour ses nouveaux contrats, CFE International adopte désormais une stratégie basée exclusivement sur le montage d'opérations, et ce afin de sécuriser la rentabilité des projets et la qualité de leur exécution. C'est dans cette optique que s'inscrit la création de l'entreprise BAYER-CFE, née de CFE Hongrie et d'une importante PME locale pour développer des activités en Hongrie et en Roumanie.
2015 a vu l'achevement de plusieurs chantiers au Tchad, au Sri Lanka, au Nigeria et en Algerie.
CFE a livré au mois d'août les 30 000 m2 de bureaux du siège social de la BNP à Alger en Algérie. Ce bel immeuble a obtenu du service de construction de la ville la certification de Qualité du Bâtiment et de conformité technique. Un contrat de maintenance ainsi que des travaux supplémentaires demandés par la BNP seront exécutés en 2016.
Au Sri Lanka, les systèmes d'approvisionnement en eau potable pour Kolonna et Balangoda conçus et réalisés par CFE ont été livrés en septembre 2015 à la satisfaction du client, le National Water Supply & Drainage Board. Pour ces deux stations de traitement assorties de 80 km de conduites de transmission et de distribution, les équipes de CFE International et Nizet Entreprise ont travaillé en synergie. Le projet comprenait la réalisation des ouvrages de génie civil et la fourniture et pose du matériel électromécanique de traitement et de contrôle.
Au Nigéria, CFE a poursuivi en 2015 l'exécution du contrat de construction du projet Eko Energy Estate sous forme d'un contrat de fourniture qui se développera jusqu'en 2017. Quant au projet Eko Tower II, le gros œuvre de cet ensemble ambitieux comprenant un bâtiment haut de 120 mètres (le plus haut de Lagos) s'est terminé en fin d'année et la livraison est prévue pour le troisième trimestre 2016. Les négociations avec le client ont permis de redéfinir un cadre contractuel avec celui-ci qui exécutera directement les travaux de parachèvement et d'installation électrique.
Au Tchad, l'entreprise détient une importante créance sur l'Etat liée à l'exécution des travaux du Ministère des Finances et du Grand Hôtel de N'Djamena. CFE poursuit, en plein accord avec les autorités tchadiennes, la recherche des financements pour permettre l'ouverture de l'Hôtel qui sera exploité sous la marque Radisson.
Le Grand Hôtel de N'Djamena est un bâtiment de haut standing doté d'un centre de congrès destiné à accueillir les chefs d'Etat lors des congrès internationaux organisés dans la capitale. Le bâtiment a été livré en décembre et la fourniture du mobilier qui faisait l'objet d'un contrat spécifique a eu lieu en janvier 2016.
Plusieurs grands chantiers en cours pour CFE Nederland en 2015
CFE Nederland a poursuivi plusieurs chantiers importants en 2015, parmi lesquels celui du projet Spoor & Stad Delft comprenant notamment la réalisation d'un tunnel ferroviaire. La première phase du tunnel est terminée, ce qui permet aux trains de rouler sur deux voies. Les préparatifs sont en cours pour la deuxième phase du tunnel qui, à terme, comptera quatre voies. A Alkmaar, la réalisation du pont mobile Nelson Mandela a également bien progressé : les rampes d'accès en béton et le montage du pont sont terminés et la phase de test est en préparation. Par ailleurs, les viaducs surplombant l'A 13 sont également terminés de sorte que le nouvel échangeur est désormais effectif. Quant au projet Kademuur Shtandart à Rotterdam, il a été annulé, l'exploitant futur ayant finalement renoncé à ses activités. Fin 2015, CFE Nederland, tout comme GEKA, ont été intégrées à l'entité DIMCO du nouveau Département 'Infra Sea Solutions' de DEME, où les deux entreprises bénéficient d'opportunités de croissance internationale.
GEKA a réalisé de nombreux travaux maritimes dans les deux grands ports des Pays-Bas. Parmi ceux-ci, une jetée '2 en 1' dans le Botlek de Rotterdam, accessible à la fois aux navires de mer et aux bateaux de navigation intérieure. Ce projet original, réalisé pour Rubis Terminal, a été entièrement conçu par les ingénieurs de GEKA. L'entreprise a également assuré divers travaux sur le Maasvlakte de Rotterdam pour les murs d'endiguement du terminal LBBR et le bassin du groupe SIF. Plusieurs clients privés tels ETT, Damen Shiprepair, Chemtrade à Rotterdam, ou encore ETA et Nustar à Amsterdam, ont également confié des travaux à GEKA. Entre autres nombreux projets pour le Port de Rotterdam, l'entreprise a réalisé la configuration d'amarrage P66 dans le Botlek. L'année a toutefois été marquée par l'annulation du contrat du projet Shtandart pour le
Port de Rotterdam. Mais GEKA, malgré la diminution de son chiffre d'affaires, a terminé 2015 sur un résultat positif et démarre 2016 au sein de DEME avec un carnet de commandes déjà bien rempli.
Après plusieurs années très chargées, CFE Infra, ex MBG Génie civil est confrontée à une baisse constante de son chiffre d'affaires depuis 2013, ce qui l'a amenée à rechercher des synergies avec DEME, qui était précisément en quête de compétences en génie civil. Ces synergies se sont concrétisées en janvier 2016, lorsque DEME a repris le personnel de CFE Infra. Outre l'espoir de voir plusieurs procédures d'adjudication aboutir positivement en 2016, de nouvelles opportunités devraient dès lors déboucher sur un regain d'activités, principalement à l'international. En ce
qui concerne 2015, CFE Infra a assuré la maintenance du tunnel ferroviaire du Diabolo (Zaventem), poursuivi la réalisation du parking et du By-pass de la gare de Malines ainsi que les travaux de rénovation de la station d'épuration d'eau de Bruxelles-Sud (STEP) et ceux du tunnel Kennedy à Anvers. Par ailleurs, plusieurs projets ont été livrés en 2015 : l'installation des réservoirs pour Oil-Tanking à Anvers, le parking de l'hôpital Gasthuisberg à Louvain et la rénovation d'un pont à Machelen pour Tuc Rail.
BAGECI a poursuivi l'exécution des contrats en cours, notamment la station d'épuration de Welkenraedt et la station de pompage à Jemeppe (Liège). Ces travaux seront livrés au courant de l'exercice 2016. Contrairement aux prestations réalisées sur le barrage de Kain qui se dérouleront jusqu'en 2018.
A Oman, la concession du Port de Duqm a été approuvée officiellement par Sa Majesté le Sultan en juillet 2015.
Le pôle PPP a été profondément réorganisé. L'équipe opérationnelle a été fortement réduite afin de limiter les frais généraux. Quatre grands projets se trouvent en phase de maintenance : 2 projets d'infrastructure (la liaison ferroviaire du Liefkenshoek à Anvers et le tunnel autoroutier Coentunnel à Amsterdam) et 2 projets de bâtiments (les écoles à Eupen et l'Hôtel de Police à Charleroi), ce qui permet à l'activité PPP-Concessions de consolider son expérience dans le domaine de la maintenance long terme, incluant le Life Cycle, en partenariat avec la filiale be.Maintenance.
L'objectif en 2016 est d'optimiser la maintenance des différents projets et d'arriver en vitesse de croisière après la transition de la phase de construction vers la phase de maintenance.
D'une manière générale, 2015 et 2016 sont deux années de transition, une amélioration significative de la rentabilité étant attendue à partir de 2017.
Dans le domaine de la consultance, diverses missions ont été exécutées pour des clients au Moyen-Orient, en l'occurrence au Qatar et à Oman, et s'achèveront en 2016. Les sujets traités sont
principalement liés à la faisabilité, à la conception, à l'exploitation et à l'optimisation du chargement/déchargement des gaz, liquides et matériaux en vrac (ciment, agrégats, charbon et minerai de fer).
À partir de la mi-2015, plusieurs nouvelles offres en matière de consultance portuaire ont été introduites auprès de différents clients au Nigeria, au Gabon, en Guinée, en Namibie, au Koweït et au Qatar.
Une activité marquée par de beaux succès: à Oman, la concession du Port de Duqm a été approuvée officiellement par Sa Majesté le Sultan en juillet 2015. Cette concession a été accordée à P.D.C., une filiale commune du gouvernement d'Oman et du Consortium Antwerp Port, une coentreprise intégrée de Rent-A-Port et du Port d'Anvers. Le contrat d'usufruit pour l'équipement et l'exploitation des terrains industriels a ensuite été confirmé en septembre 2015.
Au Vietnam, une superficie totale de 2.000 hectares de terres industrielles, avec les terminaux et jetées adjacents, a été attribuée, depuis fin 2014, en plusieurs concessions de 50 ans à I.A.I. (Infra Asia Investment), une filiale commune de Rent-A-Port, de BMI (gouvernement belge) et de partenaires financiers. Ce projet sera pleinement opérationnel à partir de la mi-2017, dès que la digue de protection de Nam Dinh Vu, le pont vers Lach Huyen et les deux premiers terminaux portuaires seront terminés. Une fois ces trois étapes franchies en 2017, les concessions au Vietnam contribueront
de manière significative aux résultats de Rent-A-Port.
Outre la gestion d'une participation dans trois parcs éoliens offshore en Belgique, l'entreprise Rent-A-Port Energy se concentre sur plusieurs projets de stockage d'électricité, ceci en recourant à une double technique : le pompage-turbinage, couplé à des batteries haute performance.
Les deux premiers projets se situent dans la province de Luxembourg (Belgique) et à Oman, dans les environs du port de Duqm. Au Vietnam, en octobre 2015, la province de Quang Ninh a attribué un contrat à Rent-A-Port Energy pour une étude de faisabilité visant à évaluer les méthodes et les budgets nécessaires pour l'assainissement de la prestigieuse baie de Halong, dans le nord du Vietnam. Les déchets flottants doivent être recueillis, amenés sur terre et transformés en énergie. Cette opération de transformation des déchets en énergie (Waste to Energy) pourrait déboucher sur une concession de 10 ans. Ce contrat et les premiers rapports attirent aujourd'hui l'attention (et les fonds) de plusieurs entités internationales.
Couronnée 'Entreprise de l'Année' en octobre 2015, DEME voit ainsi récompensé le succès de son combat pour l'excellence. Un combat qui se concrétise dans sa stratégie d'amélioration opérationnelle continue, dans sa philosophie fondée sur l'esprit d'équipe et les synergies internes et dans sa recherche permanente de solutions innovantes. Les résultats sont à la hauteur : en 2015, DEME a réalisé un chiffre d'affaires de 2,35 milliards d'euros et dégage un EBITDA en hausse de 23,8% par rapport à l'année précédente ! Par ailleurs, l'entreprise a investi quelque 373 millions d'euros dans le renouvellement et l'extension de sa flotte. Quant au carnet de commandes, il se situe toujours à un niveau élevé grâce à la signature de nombreux nouveaux contrats dans le monde, portant sur les différentes activités.Mais la première préoccupation de DEME reste le bien-être et la santé de ses collaborateurs. L'entreprise poursuit donc ses efforts afin d'atteindre 'zéro accident' et une nouvelle impulsion sera donnée à la campagne de sécurité 'CHILD'.
2015 a vu la réalisation et/ou l'achèvement avec succès de plusieurs grands chantiers, notamment en Australie (projet Wheatstone GNL), au Qatar (port de Doha) et en Egypte (Canal de Suez).A Singapour, DEME a acquis un nouveau contrat important qui, s'ajoutant aux projets en cours, lui assure un haut niveau d'activité jusqu'en 2020 au moins. 2015
fut aussi une bonne année dans le souscontinent indien et en Afrique. Plusieurs contrats de dragage ont également été signés en Egypte, au Panama et en Turquie.
Dans le secteur des énergies renouvelables offshore, l'année écoulée fut à nouveau très active et ce devrait être encore le cas en 2016 et 2017. DEME est notamment impliquée dans la plupart des pays européens recourant à l'éolien offshore. Par ailleurs, les entités environnementales de DEME jouent un rôle toujours plus proactif en matière de projets d'assainissement.
Quant aux activités de DEME Concessions, qui contribuent directement au développement de synergies au sein du groupe, elles permettent, via les PPP notamment, la réalisation de projets essentiels en termes d'infrastructures marines et fluviales et d'énergies renouvelables. A cet égard, GSR, filiale de DEME Concessions a mené une deuxième croisière d'exploration des fonds marins dans le Pacifique et poursuivi ses recherches de techniques innovantes pour l'exploitation durable de ressources minières offshore. Aujourd'hui plus que jamais, l'innovation au service de la protection de l'environnement s'inscrit dans la vision de DEME.
Pour 2016, DEME continuera à investir dans l'élargissement de sa flotte ainsi que dans l'élargissement de ses activités « dredging-plus ». En outre, de nouvelles opportunités se présentent dans l'énergie offshore, le génie civil maritime et les concessions maritimes.
Alain Bernard Chief Executive Officer
Wim Biesemans Chief Executive Officer DEME Concessions
Lucas Bols General Manager Tideway
Philip Hermans Area Director Asia and Oceania, General Manager Dredging International
Chief Legal Officer
Human Resources Manager
Pierre Potvliege Area Director Indian Subcontinent
Eric Tancré Area Director North Europe
Luc Vandenbulcke Deputy Chief Operating Officer Managing Director GeoSea
Hugo Bouvy General Manager Tideway
Area Director Mediterranean, South and Middle Americas
Area Director Africa Chief QHSE-S & Communications Officer
Martin Ockier Area Director Benelux
Bernard Paquot Area Director Middle East
Area Director Eastern Europe and Russia Managing Director Ecoterres Holding
Theo Van De Kerckhove Chief Operating Officer
Bart Verboomen Director Technical Department
Chief Financial Officer
treprise de dragage DEME. Depuis s'activent à élargir et approfondir
Mersin est une grande ville de 843.000 habitants située dans le sud de la Turquie. Le port de Mersin est le plus grand du pays et constitue, pour la Turquie, la principale porte vers la Méditerranée. Il joue dès lors un rôle important dans l'économie régionale. Mersin dispose de terminaux pour le pétrole, les produits en vrac (bulk cargo), les conteneurs et les rouliers (roll-on-roll-off ) pour le transport rapide de camions par mer.
Pour pouvoir accueillir des navires plus nombreux et de plus gros tonnage, le terminal à conteneurs est actuellement élargi. Un travail qui a été confié à DEME. Jusqu'à la mi-avril, l'entreprise de dragage s'active à élargir et approfondir aussi bien le chenal que le bassin de virement et le dock lui-même pour une meilleure accessibilité. Le couloir vers le port est non seulement approfondi, mais aussi déplacé sur son axe. « Des travaux très importants pour Mersin International Port (MIP) », dit Filip. Il est Project Manager et responsable final du projet. En plus de diriger l'équipe de DEME, Filip représente aussi l'entreprise sur place. Non seulement vis-à-vis des clients, mais aussi des tierces parties.
Tout est mis en œuvre pour que tout soit terminé dans les temps. Le personnel effectue de longues journées de travail de douze heures et ce, dans les périodes d'activité intense sept jours en suivant, selon un système de six semaines de travail et six semaines de congé pour l'équipage. Les cadres restent quant à eux deux mois consécutivement sur le chantier et rentrent ensuite à la maison pour un mois. Les premiers mois, la flotte sur place comprenait une équipe de gestion de projet de douze à quinze personnes et un équipage de 75 hommes. En février, quand la drague suceuse à désagrégateur Amazone a fini son travail, le personnel a été ramené à huit cadres et quarante membres d'équipage.
Tandis que DEME s'active à améliorer l'accès au MIP, l'activité dans le port suit son cours normalement. C'est un véritable challenge. Le port étant très fréquenté, les navires entrants et sortants doivent être guidés très attentivement en concertation avec le client. Étant donné
que peu de gens parlent correctement l'anglais, il y a, dans l'équipe, quelqu'un qui parle à la fois le turc, le néerlandais et l'anglais.
Sur le plan administratif aussi, travailler en Turquie est une expérience particulière. Le pays protège à l'extrême son propre emploi. Il y a ainsi, pour commencer, une loi très stricte sur le cabotage en vertu de laquelle il est pratiquement impossible de travailler en Turquie avec des bateaux étrangers. Ce n'est possible que si vous obtenez une dérogation du gouvernement ou via une procédure de changement de pavillon longue et complexe qui vous oblige en outre à mettre votre propre équipage hors jeu.
Étant donné que peu de gens parlent correctement l'anglais, il y a, dans l'équipe, quelqu'un qui parle à la fois le turc, le néerlandais et l'anglais.
Sur le plan opérationnel non plus, les défis ne manquent pas. Le port de Mersin présente un sous-sol argileux. Cela va de l'argile épaisse à très épaisse, puis à l'argile dure. Filip : « L'argile la plus dure flirte avec la roche tendre. Vu la dureté de cette argile dure en dessous, la drague porteuse Uilenspiegel ne peut pas draguer elle-même tout le volume en une fois. C'est
Age 38 ans Fonction Project Manager dans l'entreprise de dragage DEME Devise 'Le monde est notre bac à sable'
pourquoi nous avons aussi mobilisé une drague suceuse à désagrégateur qui brise l'argile dure : l'Amazone. »
Bien que Mersin soit seulement à 150 km de la frontière syrienne, les hommes de DEME ressentent peu les effets du terrible conflit qui s'y déroule. Filip : « On sait qu'on est proche de la zone de conflit et qu'en outre, on se trouve dans un pays musulman. Nous y accordons l'attention requise. Ceci concerne avant tout le comportement de notre personnel en public. Ne pas trop se faire remarquer et éviter les endroits très fréquentés ou l'agitation : tel est le message. Si on garde cela à l'esprit, l'endroit est plutôt agréable. La Turquie et Mersin en particulier sont
pourvus de tout le nécessaire et disposent d'infrastructures qui fonctionnent bien. On peut franchement dire que c'est une ville moderne. »
Le caractère international et la variation dans le travail, voilà ce que Filip apprécie particulièrement chez DEME. Vous avez la possibilité de parcourir le monde. En outre, chaque projet est différent et vous travaillez à chaque fois avec d'autres
personnes. « Ce job, c'est tout sauf de la routine », dit Filip. « Le matin, vous ne savez pas ce que vous réserve la journée. De plus, vous entrez en contact avec une grande diversité de gens et de cultures. Du coup, la relation que vous avez avec ces gens est bien plus consistante que lors d'un séjour touristique. Un jour où je travaillais dans un environnement francophone, j'ai répondu à des gens qui me demandaient où j'irais après le projet en cours: 'Le monde est notre bac à sable'. Et c'est parfois le sentiment que j'ai. »
Du fait qu'on côtoie les collègues aussi en dehors du travail, on les connaît d'une manière plus personnelle que ce serait le cas normalement. Cela me fait penser au temps où j'étais à l'internat.
Rapport annuel 2015 38
La drague suceuse à désagrégateur 'D'Artagnan' a été déployée en vue de draguer 2,5 millions de m³ de matières dans le chenal d'entrée de la nouvelle écluse maritime Kieldrecht, sur la rive gauche du port d'Anvers.
2015 a été caractérisée par plusieurs contrats de dragage à long terme en cours, outre une intense activité d'appel d'offres. Au Benelux comme ailleurs, les clients se tournent de plus en plus vers DEME pour obtenir un ensemble complet de solutions. DEME a la conviction que sa compétence et ses capacités mettront la société en position de force pour mener à bien avec succès, dans les années à venir, ces projets plus complexes.
En Belgique, les contrats de dragage se sont poursuivis dans le port de Zeebrugge et dans les ports de plaisance d'Ostende, Blankenberge et Zeebrugge. En janvier 2015, un nouveau contrat de cinq ans a été attribué pour des travaux de dragage d'entretien sur l'Escaut. La drague suceuse à désagrégateur 'D'Artagnan' a été déployée en vue de draguer 2,5 millions de m³ de matières dans le chenal d'entrée de la nouvelle écluse maritime Kieldrecht, sur la rive gauche du port d'Anvers. DEME a dragué 2015 a été caractérisée par plusieurs contrats de dragage à long terme en cours, outre une intense activité d'appel d'offres.
l'écluse jusqu'à -19 m à son point le plus bas, permettant ainsi l'accès des grands navires entrant dans le port. La drague 'Peter the Great' et le ponton-grue 'De Bever' ont également été déployés. Les travaux ont débuté en novembre 2015 et s'achèveront en février 2016.
Dans le port d'Anvers, Dredging International (DI) et DEME Environmental Contractors (DEC), filiales de DEME, ont poursuivi – dans le cadre du contrat de 15 ans – l'exploitation d'AMORAS, la plus grande installation de déshydratation mécanique des boues de dragage en Europe. Après avoir été modernisée pour plusieurs millions d'euros en 2015, cette installation est capable de traiter les boues sableuses, en plus du limon. Elle peut
désormais traiter des matières contenant jusqu'à 50 % de sable.
Aux Pays-Bas, 2015 a été marquée par la poursuite des travaux de protection côtière avec le projet Waterdunen de 290 ha à Breskens. DEME a renforcé les digues afin de lutter contre la montée du niveau des mers, avec des travaux de poldérisation et de réensablement de plages d'un million de m³. La nouvelle zone sera développée au profit de la nature (habitat pour les oiseaux) et des loisirs (centre d'écotourisme). DEME a engagé près de 50 unités d'équipement terrestre dans ce vaste projet qui s'achèvera au début de 2016.
Pour la municipalité de Zeewolde, de Vries & van de Wiel (DVW), la filiale néerlandaise de DEME, a créé un archipel en forme de tulipe. Cette nouvelle terre unique en son genre est située dans le Wolderwijd, un lac de faible profondeur au centre des Pays-Bas. La 'tige' de la tulipe est formée par trois îles allongées. Elles fourniront un habitat naturel pour la faune sauvage. Un barrage de 200 m relie l'île à la terre ferme.
Dans la campagne d'élargissement et d'approfondissement des 23 km du canal Juliana, aux Pays-Bas, DEME en est environ à la moitié. Le 'Mattedoor', le nouveau ponton novateur de DEME spécialement conçu pour la pose de matelas de bentonite dans le cadre du projet Canal Juliana, est entré en fonction en septembre 2015 et poursuivra ses travaux en 2016 et 2017.
Dans le port de Rotterdam, de Vries & van de Wiel a remplacé la jetée du Terminal Rubis par une nouvelle jetée convenant à la fois pour les bateaux de mer et de navigation intérieure. Les travaux comprenaient l'installation d'une nouvelle digue, le dragage et la protection contre l'érosion. DIMCO (anciennement GEKA BOUW et CFE Nederland), la nouvelle société d'infrastructure maritime de DEME, s'est chargée de la conception et de la construction de la jetée.
A Breskens, DEME a renforcé les digues afin de lutter contre la montée du niveau des mers.
Un deuxième projet dans le port de Rotterdam portait sur le dragage du 'Donauhaven'. Les travaux de la jetée Rubis devant être exécutés en deux phases, le dragage du Donauhaven a pu être intercalé entre les deux. Ces deux projets ont été réalisés en 2015.
DEME a réussi à maintenir un niveau d'activité satisfaisant dans la région Europe du Nord, notamment en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Les projets les plus spectaculaires de DEME dans cette zone sont en fait situés à La Réunion, une région insulaire de la France.
En Allemagne, Nordsee Nassbagger- und Tiefbau (Nordsee) a été confrontée à un marché en recul dans le secteur allemand du dragage en 2015 suite à des reports ou des actions en justice contre des projets prévus.
Nordsee Nassbagger- und Tiefbau (Nordsee) a obtenu un contrat d'entretien de deux ans pour des dragues suceuses porteuses à élingue traînante sur le Weser (mer du Nord – Bremerhaven – Brake). Les contrats d'entretien par injection d'eau sur l'Elbe (Hambourg – Cuxhaven) et sur le Canal Kiel (Nord-Ostsee-Kanal) ont tous deux été prolongés pour une année supplémentaire.
Au Royaume-Uni, 2015 a été une année de transition à de nombreux égards. La finalisation des travaux capitaux au London Gateway a marqué la fin de ce grand projet, qui a dominé les activités de DEME au Royaume-Uni depuis 2009. L'équipe britannique a néanmoins réussi à engranger plusieurs commandes pour des projets de dragage dans des ports et estuaires autour des Îles britanniques. Le projet de dragage d'entretien de Belfast a commencé en décembre 2015 et la drague polyvalente 'Marieke' de 5 000 m³ de DEME a effectué les travaux de dragage
élingue traînante de DEME, le 'Nile River' et le
Méditerranée
d'entretien dans le chenal d'accès, les mouillages et les quais du port de Belfast à la pleine satisfaction du client. Avec le projet Medway Access Channel, DEME a consolidé sa présence à long terme dans l'estuaire de la Tamise.
En France métropolitaine, DEME a exécuté des travaux de dragage d'entretien à Bayonne et Gravelines. Une campagne de dragage par injection d'eau a été menée sur la Gironde pour le Grand Port Maritime de Bordeaux. En France toujours, le contrat portant sur le dragage, la réclamation de terres et le traitement des sédiments contaminés pour le Grand Port Maritime de Dunkerque a été achevé avec succès. La campagne de dragage pour la troisième phase a été réalisée en octobre 2015.
Les projets les plus spectaculaires attribués à DEME dans cette zone sont en fait situés à La Réunion, une région insulaire de la France. Les projets incluaient l'extension de Port Est et deux contrats pour la construction de la 'Nouvelle Route du Littoral', une route côtière de 13 kilomètres gagnée sur la mer. L'extension de Port Est et le dragage et les travaux d'enrochement au niveau de la digue principale pour la construction de la 'Nouvelle Route du Littoral' ont été achevés avec succès en 2015. Au
premier trimestre 2016, DEME entamera l'exécution du troisième projet, à savoir le contrat portant sur le dragage, la pose du lit de gravier et le remblayage pour les 48 fondations gravitaires d'un viaduc maritime de 5,4 km.
La Méditerranée dans son ensemble a été affectée par la crise économique, en particulier dans les marchés traditionnels de DEME comme l'Italie, où l'activité n'a pas atteint son niveau habituel. En dépit du ralentissement économique, DEME a réussi à s'assurer une année extrêmement chargée grâce au projet historique d'extension du Canal de Suez et à un contrat supplémentaire pour le dragage du chenal d'entrée est de Port-Saïd.
Le projet du Nouveau Canal de Suez s'est achevé avec succès bien avant l'échéance prévue. Un consortium composé de Dredging International (DI), société du groupe DEME, et de la Great Lakes Dredge & Dock Company s'était vu attribuer le très prestigieux contrat Canal de Suez Lot N° 6 en octobre 2014. L'Autorité du Canal de Suez avait chargé le Consortium (dans lequel DI détenait une part de 75 %) de l'approfondissement et de l'élargissement de la branche ouest
du canal afin de faciliter le passage des plus grands navires au monde.
Le projet Canal de Suez a commencé immédiatement après l'attribution du contrat en 2014 et battait son plein début 2015. Dès le début, la pression était présente, le consortium étant tenu d'achever l'extension du Canal de Suez dans un délai très serré de 10 mois seulement! Le projet a été clôturé bien avant l'échéance et quelque 40 millions de m³ de matières ont été extraites. Le Nouveau Canal de Suez a été inauguré le 6 août 2015.
Le Consortium s'est vu attribuer un second contrat par l'Autorité du Canal de Suez en octobre 2015 pour le dragage du chenal d'entrée est de Port-Saïd. Un canal latéral de 9,5 km de long, 250 m de large et 18,5 m de profondeur donnera accès à la partie est du port de Port-Saïd. Port-Saïd est l'un des principaux ports de l'Égypte sur la Méditerranée. Grâce au nouveau canal latéral est, les navires en direction ou en provenance de Port-Saïd n'interféreront plus avec les convois maritimes du Canal de Suez. Ce contrat fait intervenir les deux mégadragues suceuses-porteuses à élingue traînante de DEME, le 'Nile River' et le 'Congo River'. Début 2016, les travaux évoluaient normalement. L'achèvement est prévu bien en avance sur le calendrier.
Mersin Port International Management Inc. a attribué à DEME un important projet dans le sud de la Turquie pour l'élargissement et l'approfondissement du chenal d'accès, du bassin d'évitage, ainsi que du bassin et du chenal d'accès au poste d'accostage. Le terminal à conteneurs du port international de Mersin est actuellement en expansion. En conséquence, le port accueillera des navires à la fois plus nombreux, de plus grande capacité et avec de plus grands tirants d'eau. Mersin Port International Management Inc. est un partenariat entre l'Autorité du port de Singapour et Akfen, une holding turque d'investissement en infrastructure. La drague suceuse porteuse à élingue traînante 'Uilenspiegel' et la drague suceuse à désagrégateur 'Amazone' ont été mobilisées. Environ 4 millions de m³ ont été extraits durant le projet, lequel s'est achevé au début de 2016.
En Algérie, DEME a assuré le dragage d'entretien dans le port d'Annaba. À la fin de l'année, DEME s'est vue attribuer un contrat à Jijel en tant que sous-traitant pour Meditram. Les travaux ont débuté en décembre avec une drague preneuse.
Compte tenu du contexte géopolitique, auquel s'ajoutent la récession économique mondiale et le faible niveau des prix du pétrole, évoluer sur le marché russe, un marché vaste et prometteur, est devenu un véritable challenge. Malgré cela, de nombreux travaux d'infrastructure sont planifiés et la Russie conserve un énorme potentiel de développement.
Grâce à son important contrat Sabetta de 4 ans sur la péninsule de Yamal, Mordraga, la filiale russe de DEME, a assuré du travail pour une grande flotte de navires DEME pour tout l'été. Un autre contrat d'importance stratégique pour Yamal LNG a permis à Mordraga de renforcer sa présence en Russie.
Le contrat de cette année comprenait l'élargissement et l'approfondissement d'un canal marin dans le fleuve Ob et l'approfondissement du chenal d'accès et du bassin portuaire pour le nouveau terminal GNL à Sabetta. Au début de 2015, Mordraga a décroché un deuxième contrat à Sabetta en tant qu'entrepreneur général russe travaillant directement pour le promoteur privé YAMAL LNG. Les travaux incluaient le dragage essentiel pour la création de deux nouveaux postes d'amarrage et l'extension du poste 1 existant.
En novembre, Mordraga a terminé avec succès un projet de dragage d'entretien à Saint-Pétersbourg. Le projet a été exécuté au Bolshoy Port Sankt-Peterburg au cours du dernier trimestre 2015. Les travaux consistaient à draguer le chenal d'accès au-delà de la barrière de protection contre les inondations à Kronstadt sur un tronçon de plus de 10 km et a été exécuté avec la drague suceuse porteuse à élingue traînante Lange Wapper qui venait de quitter le projet Sabetta.
Comme les autres parties du monde, l'Asie a été marquée par la faiblesse de la croissance économique en 2015. Le faible niveau des prix pétroliers a encore renforcé cette tendance et a fait baisser les niveaux d'investissement dans les infrastructures maritimes.
Dredging International Asia Pacific (DIAP), la filiale locale de DEME, a néanmoins réussi à contrer la tendance
générale en Asie en acquérant un projet gigantesque à Singapour: Tuas Terminal Phase 1. Ajouté à la poursuite de l'actuel projet d'extension vers l'ouest de l'île de Jurong, ceci permettra de garantir un niveau élevé d'activité à Singapour au moins jusqu'en 2020.
Des projets permettent en outre à DIAP de consolider sa position de leader du marché dans la réclamation de terres, une discipline d'une grande complexité qui montre de plus en plus son utilité dans toute l'Asie, la disponibilité des ressources en sable à des fins de réclamation de terres étant limitée. Par ailleurs, les réglementations environnementales imposent souvent la réutilisation de toutes les matières issues du dragage sur le site de poldérisation.
En février 2015, Dredging International Asia Pacific (DIAP), la filiale locale de DEME, a obtenu le projet Terminal Tuas – Phase 1 (TTP1) dans le cadre d'une joint venture avec la société sud-coréenne Daelim Industrial. Ce vaste projet, réalisé pour le compte de l'administration du port maritime de Singapour (Maritime Port Authority – MPA) et dont l'achèvement est prévu en 2021, comprend la construction d'un tout nouveau centre logistique. Le projet de prolongement vers l'ouest de l'île de Jurong (Jurong
DEME réaffirme sa position de leader du marché dans la réclamation de terres, une discipline d'une grande complexité qui montre de plus en plus son utilité dans toute l'Asie
Asie
Island Westward Extension – JIWE) se déroule comme prévu, l'échéance étant située en 2018. Il comprend la réclamation de terres d'environ 38 millions de m3 du centre pétrochimique de Singapour, sur l'île de Jurong, pour le plus grand propriétaire de Singapour, Jurong Town Corporation (JTC).
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, OK Tedi Mining Ltd. (OTML) a attribué à DEME la prolongation pour cinq ans d'un contrat longue durée pour l'enlèvement de sédiments d'origine minière dans le bassin inférieur de la rivière Ok Tedi. Les principaux objectifs du projet de
dragage du bassin inférieur de l'Ok Tedi sont de limiter les crues en abaissant le niveau du lit de la rivière et de combattre le dépérissement de la plaine inondable en aval par le dragage d'une section de la rivière à Bige, soit à environ 100 km de la mine. Dès 1997, OTML a confié ce projet de dragage à CSD Cap Martin, du groupe DEME, et le programme a produit des résultats positifs à long terme, notamment une amélioration remarquable dans le réseau hydrographique en aval de Bige, particulièrement sensible sur le plan écologique.
DEME a connu une activité pratiquement ininterrompue en Australie depuis 1974 et entend utiliser à bon escient sa vaste base de connaissances et d'expérience locales lorsque l'économie australienne reprendra de la vitesse.
Les perspectives macroéconomiques de l'Australie laissent présager une forte réduction des investissements dans les infrastructures portuaires pendant plusieurs années. Dredging International Australia (DIAU) continuera néanmoins à étudier toutes les opportunités qui se présentent, et notamment les projets qui ont été reportés.
Dredging International Australia (DIAU), la filiale locale de DEME, a achevé le projet de dragage des installations maritimes Wheatstone LNG pour le complexe d'exportation de GNL de Chevron à Onslow, en Australie occidentale. DIAU est intervenue comme sous-traitant de Bechtel (EPCM) pour le volet dragage maritime. Ceci comprenait le dragage d'un volume de 27 millions de m³.
Les travaux avaient lieu dans une zone sensible sur le plan écologique et étaient dès lors soumis à des exigences environnementales strictes. En dépit de ces contrôles serrés, les travaux ont été achevés avec un an d'avance, ce qui témoigne de la capacité de DEME d'entreprendre de très vastes projets de dragage sans nuire à l'écologie marine environnante.
Le manque chronique d'infrastructures modernes dans de nombreux pays africains et les demandes de l'industrie pétrolière et gazière avant la crise actuelle ont valu à DEME de connaître une activité sans précédent sur le continent. Tous les ports ou presque sont en cours de modernisation, d'approfondissement ou d'extension.
Océanie
DEME est impliquée dans un projet historique au Nigeria : le prestigieux développement d'EKO Atlantic City à Lagos, baptisé le «Manhattan de l'Afrique ». Il s'agit du plus grand projet de réclamation de terres jamais réalisé sur le sol africain.
Début 2015, DEME a décroché les trois phases restantes du projet Atlantic City. Quelque 500 hectares (50 millions de m³ de sable) ont été créés dans le cadre des Phases 1 & 2 et la construction a commencé immédiatement. La phase 3 a débuté en juin avec la drague 'Breughel' et se déroule comme prévu.
Un autre contrat majeur à long terme au Nigeria est exécuté par le biais d'un accord PPP dans le cadre de la Bonny
Channel Company (BCC), une joint venture avec l'Autorité portuaire nationale. Des travaux de dragage d'entretien annuel ont été effectués en 2015 pour assurer l'accessibilité permanente du canal menant au terminal GNL de Bonny et des ports d'Onne et Port Harcourt. Onne possède l'un des plus grands ports de services pétroliers au monde, détenu et exploité par Intels.
La plate-forme autoélévatrice 'Vagant' de GeoSea, filiale de DEME, opère aussi dans la région. NLNG a fait appel en 2015 à cette plate-forme pour aider à la révision des bras de chargement au terminal d'exportation de gaz situé à Bonny Island.
Fin 2015, BCC a en outre décroché un contrat à long terme pour des services portuaires et de remorquage sous-traités à CTOW. Ce faisant, BCC fournira une solution intégrale sur la Bonny River pour le dragage, le remorquage, l'enlèvement d'épaves, la navigation et les services de levage.
À Cotonou (Bénin), les travaux d'approfondissement pour l'extension du port et le chenal d'accès ont été achevés. À Lomé (Togo), DEME a exécuté un important contrat de dragage de 6 millions de m³ pour l'extension du terminal à conteneurs TIL de Lomé (MSC). À Abidjan (Côte d'Ivoire), DEME et un consortium formé
par Sogea Satom et EMCC ont mené à bien la construction d'un nouveau port de pêche.
Au Ghana, les travaux de protection côtière à Ada, impliquant des brise-lames sous-marins spécialement conçus, ont été clôturés avec succès en août. Ce projet illustre la capacité de DEME d'apporter des solutions à des défis globaux. La conception innovante des brise-lames, réalisée en interne, a permis de réduire considérablement la quantité de roches utilisée, de même que le transport des matériaux. Le résultat est une méthode moins coûteuse et une solution plus écologique. En Avril, DEME a achevé sa campagne de dragage d'entretien à Conakry (Guinée). En juin, DEME et son partenaire ont obtenu une extension de 3 ans du contrat de dragage d'entretien existant pour le chenal d'accès au terminal d'exportation de GNL Sonangol, en Angola.
DEME bénéficie d'une énorme expérience au Moyen-Orient et d'une présence significative avec des bureaux
Au cours de la dernière décennie, DEME a travaillé sans interruption sur de nombreux projets prestigieux dans tout le Moyen-Orient.
dans plusieurs pays de la région du Golfe, notamment au Qatar, aux Émirats, en Arabie saoudite et au Bahreïn. Même si les temps sont plus difficiles et si l'entreprise s'attend à une rude concurrence, DEME sera en mesure de convaincre les clients potentiels de l'étendue et du caractère innovant de ses capacités.
Deux énormes projets ont prédominé dans le portefeuille de DEME en 2015. Le New Port Project à Doha, au Qatar, a été pratiquement achevé en 2015, permettant aux premiers navires commerciaux de pénétrer dans le port en décembre 2015. Ce projet ambitieux, attribué en mars 2012 à MEDCO, le partenaire de DEME au Qatar, comprenait le dragage du canal
Moyen-Orient
de navigation ainsi que la poldérisation de la zone économique et d'une île formant la nouvelle base navale.
Une livraison rapide était essentielle, vu l'urgence de disposer du 'New Port' pour remplacer le port existant au cœur de la ville de Doha, devenu trop petit et trop encombré compte tenu de l'augmentation exponentielle du trafic maritime prévue d'ici à 2022, année de la Coupe du Monde de la FIFA.
Plusieurs mois en avance sur le calendrier initial, le premier navire a amené les grues pour le terminal à conteneurs en août 2015 et le trafic commercial a commencé en décembre. Le nouveau port a été transmis officiellement en janvier 2016.
L'impact du projet historique d'expansion du Canal de Panama se fait sentir dans toute l'Amérique latine, de nombreux ports se préparant afin d'être en mesure de recevoir des navires post-Panamax.
L'autre grand projet entamé en 2015 dans la région est le projet de promotion immobilière 'La Mer', détenu par Meraas Development, basée à Dubaï. Cette nouvelle zone à usage mixte de 2,9 millions m2 regagnée sur la mer comprendra des quartiers prestigieux à usage résidentiel, commercial et récréatif et se situe en grande partie sur les trois péninsules récupérées par DEME le long du district en front de mer Jumeirah, à Dubaï. L'achèvement du projet est prévu vers la mi-mai 2016.
Le pétrole et les vastes ressources minérales sont le fondement de l'économie latino-américaine et il ne fait guère de doute que les difficultés que ces secteurs rencontrent ont des répercussions dans
Amérique latine
de nombreux pays. Un élément positif, toutefois, est que l'impact du projet historique d'expansion du Canal de Panama se fait sentir dans toute l'Amérique latine, de nombreux ports se préparant afin d'être en mesure de recevoir des navires post-Panamax.
Le principal projet de dragage arrivant à échéance en 2015 était celui de Porto Sudeste, au Brésil. DEME a dragué le bassin d'évitage et le chenal d'accès à Sepetiba Bay. Ceci représentait quelque 3,5 millions de m³ de limon et d'argile. Des sols durs ont également dû être enlevés. DEME a effectué le forage et le dynamitage de 80 000 m³ de roches.
La campagne annuelle de dragage d'entretien dans le port de Tubarão de Vale a été menée à bien grâce au déploiement de la drague 'Reynaert' qui est ensuite allée travailler dans la baie de Sepetiba pour ThyssenKrupp. Malgré les distances de navigation considérables, les difficultés techniques liées au transfert et les règles strictes en matière d'environnement, le projet a été livré en avance sur le calendrier, juste avant Noël.
DEME s'est vue attribuer le projet Rio Grande en joint venture. La drague 'Pearl River' sera déployée à partir de mars 2016. L'ensemble du projet devrait durer 11 mois et englobe le dragage d'entretien pour le canal intérieur et le canal extérieur du Rio Grande.
DEME est retournée à Panama pour travailler sur le projet historique du Canal de Panama et poursuivre, dans ce cadre, l'élargissement et l'approfondissement du canal d'accès au Pacifique. Les travaux ont débutés en mars 2016 et devraient durer 12 mois.
DEME y avait déjà travaillé précédemment entre 2009 et 2012. L'entrée sud existante du Pont des Amériques sera élargie de 37 m des deux côtés, portant ainsi la largeur totale à 300 m, ceci sur une distance de 7 km.
Avec son énorme population de 1,26 milliard d'habitants et son économie de 2 billions de dollars, l'Inde connaît actuellement la plus forte croissance de tous les pays BRIC. À mesure que la prospérité de ses habitants et la demande de biens de consommation et d'énergie augmentent, de nouvelles perspectives se créent.
2015 a été une bonne année pour DEME dans la région, surtout en ce qui concerne les projets d'expansion portuaire en Inde. International Seaport Dredging (ISD), la filiale indienne de DEME, a enregistré un chiffre d'affaires record en 2015. Et cela en dépit d'une concurrence acharnée sur le marché de la part d'acteurs tant locaux qu'internationaux, et du traitement préférentiel accordé par les autorités indiennes aux sociétés de dragage nationales.
DEME est retournée aux Maldives en janvier après s'être vue attribuer un contrat pour la deuxième phase de la poldérisation de l'île de Hulhumalé. En 2002, DEME avait exécuté la première phase du projet, comprenant des travaux de poldérisation et de protection côtière. La phase II représente 244 hectares de terres qui devraient pouvoir abriter, à terme, quelque 100 000 personnes.
ISD travaille pour la première fois à Mumbai, la société étant impliquée dans le prestigieux projet du port Jawaharlal Nehru.
Les deux phases visent à accueillir des personnes provenant de la région surpeuplée de l'île de Malé, la capitale, située à moins de deux kilomètres de Hulhumalé. DEME a prélevé du sable à des profondeurs de 50-60 mètres pour créer la nouvelle terre, doublant ainsi la superficie de l'île.
ISD a, pour la première fois, effectué des travaux à Mumbai. La société a dragué et approfondi le bassin d'évitage et la zone d'accostage du quatrième terminal à conteneurs dans le port Jawaharlal Nehru. Le port Jawaharlal Nehru est le plus grand port à conteneurs de l'Inde : la moitié de tous les conteneurs y sont traités. Lorsqu'il sera terminé en 2017, le projet permettra de doubler le nombre de conteneurs que le port pouvait
Sous-continent indien
accueillir en 2014. Le projet a été achevé en décembre 2015, en avance sur le calendrier.
En août, un contrat a été signé pour le projet du port Kamarajar, près de Chennai. Ce projet d'envergure comprend des travaux de dragage pour un nouveau terminal de conteneurs, deux postes d'accostage pour le charbon, un terminal multi-cargo et un bassin d'évitage. Les travaux de préparation du site ont été perturbés par les mauvaises conditions climatiques en décembre 2015, avec des pluies de mousson exceptionnellement fortes et les pires inondations depuis 100 ans.
ISD mène par ailleurs une campagne de dragage d'entretien de deux ans dans le port de Dhamra et a réalisé des travaux de réclamation de terres dans le port de Kakinada.
Innovation, le plus grand navire auto-élévateur à fort tonnage au monde
2015 peut être considérée, dans l'ensemble, comme l'année de la transition vers les contrats EPCIM (Engineering, Procurement, Construction, Installation & Maintenance) ou DBFM (Design, Build, Finance & Maintenance).
DEME se voit confier de plus en plus de ces contrats de type «balance of plant », par exemple dans la construction maritime et les travaux offshore, avec l'attribution de tous les aspects du développement, à savoir: ingénierie de projet, installation et fourniture des fondations, installation des turbines, construction et installation des sous-stations, fourniture des équipements marins, travaux auxiliaires, et même le financement et la maintenance.
Dredging International, Tideway et GeoSea, filiales de DEME, ont enregistré une augmentation similaire du nombre total de contrats portant sur une solution intégrale et ont collaboré en joint venture sur de nombreux contrats EPCIM en 2015.
DEME opère dans la plupart des pays européens exploitant l'énergie éolienne offshore.
En 2015, DEME a renforcé sensiblement sa présence et sa flotte en Allemagne. En mai, DEME a officiellement acquis les actifs et le personnel de son partenaire
Hochtief Solutions, y compris l'Innovation, le plus grand navire auto-élévateur à fort tonnage au monde, qui a opéré avec succès et sans interruption dans l'environnement particulièrement rude de la Baie d'Helgoland.
Avec ses caractéristiques uniques, en particulier sa grue à haute performance de 1 500 tonnes, son système de levage high-tech et sa capacité de chargement pouvant aller jusque 8 000 tonnes, le navire a marqué le secteur de son empreinte. Parmi les autres actifs figurent le navire auto-élévateur 'Thor' et 3 pontons de transport à haute résistance, chacun d'eux ayant une charge utile de 10 000 tonnes.
DEME a exécuté le contrat de transport et d'installation (T&I) pour les fondations des parcs éoliens offshore Godewind situés dans la baie d'Helgoland, pour DONG Energy. Le contrat comprenait l'installation des fondations monopieu, ainsi que leur transport entre le fabricant et le port de base d'Eemshaven. DEME a également réalisé les travaux de protection contre l'érosion pour ce projet. Après avoir été démobilisé du projet Godewind, l'Innovation a été préparé pour le projet Nordsee One, pour RWE Innogy. DEME assure ici le transport et l'installation des monopieux et l'exécution de la protection contre l'érosion. Les travaux ont débuté en décembre 2015 et devraient s'achever en avril 2016.
En février 2015, le contrat de fondations EPCI du projet Baltic2 a été clôturé après quatre années pour EnBW Erneuerbare Energien GmbH.
Le marché britannique est orienté, dans une large mesure, par le calendrier des mises aux enchères des 'Contracts for Difference' (CfD). Celles-ci ont réussi à DEME, qui participera à plusieurs des parcs éoliens offshore. Et même si le marché britannique enregistre un ralentissement, DEME est ravie d'avoir décroché de grands projets comme Galloper et Race Bank.
RWE Innogy a ainsi attribué à DEME le volet EPCI pour les fondations du parc éolien offshore Galloper. Par ailleurs, DONG Energy a concédé à DEME le contrat de transport et d'installation pour le parc éolien offshore Race Bank. Les travaux de préparation pour les 97 fondations battent leur plein et DEME entamera les travaux offshore au second semestre de 2016 après l'achèvement du parc d'éoliennes offshore Nordsee One en Allemagne. DEME exécutera aussi les travaux de protection contre l'érosion.
Le contrat EPCI pour le parc éolien offshore Kentish Flats Extension de Vattenfall a été clôturé en 2015. Il comprenait l'installation de 15 éoliennes Vestas de 3,3 MW. Ce contrat avait une portée très large et incluait l'enlèvement et l'installation des éoliennes.
La Belgique est en bonne voie pour réaliser son objectif ambitieux d'atteindre une production de 2 000 MW d'origine éolienne offshore d'ici 2020. Il y a eu une clarification sur le marché suite aux décisions relatives au mécanisme de subventions et au projet Stevin, qui assurera une mise à niveau du réseau à haute tension entre Zomergem et Zeebrugge, ce qui
Le contrat EPCI pour le parc éolien offshore Kentish Flats Extension de Vattenfall a été clôturé en 2015
En Belgique, DEME se prépare pour les travaux d'installation en mer du parc éolien offshore Rentel.
permettra d'acheminer l'énergie éolienne sur la terre ferme et de la distribuer dans tout le pays.
DEME se prépare pour les travaux d'installation en mer du parc éolien offshore Rentel, détenu en partie par DEME Concessions. Les travaux devraient démarrer en 2017. Les deux autres projets éoliens offshore, Mermaid et SeaStar, dans lesquels DEME détient une participation, sont en cours de préparation dans la foulée du projet Rentel.
Tideway, filiale de DEME, opère dans l'industrie du pétrole et du gaz depuis près de 25 ans. En 2014, GeoSea a en outre créé la société EverSea qui se concentre sur l'utilisation de ses platesformes auto-élévatrices dans le secteur du pétrole et du gaz.
Aux Pays-Bas, EverSea – une filiale de DEME – a achevé avec succès l'exécution d'un projet T&I sur deux plates-formes gazières pour GDF SUEZ E&P Nederland BV (qui fait partie du groupe ENGIE), le premier opérateur gazier aux Pays-Bas. Le projet portait principalement sur le transport et l'installation d'un module de compression de gaz de 330 tonnes sur la plate-forme E17a-A, à quelque 100 km au nord-ouest de Den Helder. Le 'Neptune' de DEME, un navire jack-up autopropulsé, a également installé une nouvelle grue sur la plate-forme L10-E de la manière demandée par le client afin de réduire les coûts de transport.
DEME a également décroché un contrat T&I pour la plate-forme gazière P11-E sans équipage de type 'Minimum Facility' pour le compte d'Oranje-Nassau Energie BV (ONE), la plus grande société privée néerlandaise de prospection et de production pétrolière et gazière. La plateforme P11-E est une installation offshore de traitement du gaz naturel qui traite le flux de gaz du gisement P11-E proche sur le plateau continental néerlandais. Les travaux de pré-balayage et d'enrochement seront entrepris par Tideway. Les travaux d'installation sont prévus pour la mi-2016.
DEME a réalisé le nivelage du fond marin et les travaux de protection contre l'érosion pour la canalisation d'exportation de gaz du projet Wheatstone (Australie). En Irlande, DEME a obtenu un contrat pour l'enrochement correctif dans le cadre du projet Shell Corrib. Durant l'été, le 'Rollingstone' est arrivé au Mexique et a commencé des travaux d'enrochement pour différents contractants de PEMEX chargés de la pose de canalisations. Au tout début de l'année, DEME a signé un contrat avec Saipem pour un deuxième projet au Venezuela : le projet 'PDVSA Dragon'. Les travaux comprenaient la construction d'une plate-forme de pierre qui servira de base de réception pour le pipeline. La canalisation a été tirée jusqu'à la côte et les travaux de remblayage ont été achevés.
En 2016, DEME exécutera des travaux d'enrochement dans le cadre du projet Lower Churchill pour la compagnie
d'électricité Nalcor au Canada. Ceci concerne un vaste projet hydroélectrique à Muskrat Falls. Le site est situé au Labrador, dans un endroit très isolé, où la société ne peut travailler qu'au printemps et en été en raison des conditions extrêmes. Trois câbles électriques de 18 kilomètres sont placés pour transporter l'électricité jusqu'à la Nouvelle-Écosse. La construction des installations de chargement et le concassage des roches ont été réalisés durant l'été 2015. Dans un autre projet historique, DEME a signé un contrat avec ABB pour les travaux d'enrochement du projet NordBalt impliquant la fourniture d'un nouveau système de transport d'électricité entre la Suède et la Lituanie. Le système de transport de 700 MW ±300 kV reliera les réseaux d'électricité des régions nordique et balte. On estime qu'il s'agira du plus long câble HVDC souterrain et sous-marin au monde.
En décembre 2015, DEME s'est vue attribuer, en joint venture, les travaux d'enrochement correctifs dans le Détroit de Gibraltar en Espagne pour Enagas.
Par ailleurs, cette même joint venture a également assuré des travaux d'enrochement jusqu'à 600 mètres sur le plateau norvégien. Ce contrat de trois ans a été décerné par Statoil.
En outre, la filiale de DEME Tideway a travaillé sur plusieurs projets d'infrastructure au cours de l'année 2015, notamment un contrat d'Evides pour la protection du passage d'une conduite d'eau au-dessus de l'Escaut en Belgique et aux Pays-Bas.
Offshore & Wind Assistance (OWA), la filiale de DEME spécialisée dans la maintenance de parcs éoliens offshore, avait un certain nombre de projets en cours en 2015. OWA a réalisé une campagne de maintenance pour Senvion sur les parcs éoliens Thorntonbank (BE), Ormonde (UK), Alpha Ventus (GER) et NorseeOst (GER). OWA a assuré les services de contrôle et d'inspection sur le Thorntonbank, dans le cadre du contrat
général de service à long terme avec C-Power. OWA a continué à fournir des services de logistique maritime le long des côtes belge et allemande, utilisant à cet effet les deux navires de transport de personnel Aquata et Arista, ainsi qu'une flotte allant jusque quatre navires affrétés pour faire face à la demande temporaire. OWA assurera l'exploitation et la maintenance du 'Balance of Plant' pour les futurs parcs éoliens offshore Gemini dans le secteur néerlandais de la mer du Nord. Outre la logistique maritime, les travaux incluent la maintenance de toutes les fondations au-dessus et en dessous de l'eau ainsi que la maintenance du câble et de la protection contre l'érosion. Le contrat porte sur une période de 5 ans, à partir de 2016.
Combined Marine Terminal operations Worldwide (CTOW) propose une gamme complète de services d'assistance professionnels pour l'exploitation de terminaux maritimes spécialisés et les services connexes
SCALDIS se recentre actuellement sur l'éolien offshore et le démantèlement de plates-formes pétrolières et gazières
Combined Marine Terminal operations Worldwide (CTOW) propose une gamme complète de services d'assistance professionnels pour l'exploitation de terminaux maritimes spécialisés et les services connexes. CTOW propose ainsi tous les services allant de la maintenance d'une jetée ou d'un fairway au remorquage dans un terminal, en passant par la manutention des aides à la navigation.
CTOW est une coentreprise entre DEME, Herbosch-Kiere et Multraship. L'entreprise vise une implication précoce et propose une approche intégrée et 'clés en main' pour le développement, la gestion et l'exploitation de terminaux et de ports.
En 2015, la chute des prix du pétrole a décidé CTOW à concentrer ses activités sur l'Afrique. Pour pouvoir servir une clientèle toujours croissante, CTOW a pris une décision historique, à savoir investir dans ses deux premiers navires, lesquels doivent entrer en service en mars 2016.
Les deux remorqueurs ASD d'une puissance de traction de 60 tonnes seront déployés à l'embouchure de la Bonny River au Nigeria pour aider au remorquage des méthaniers. L'entreprise forme actuellement du personnel local afin de renforcer son ancrage local et de se préparer à la croissance future au Nigeria et dans le reste de l'Afrique.
Par ailleurs, CTOW a continué à honorer son contrat pour le remorquage portuaire dans le port d'Onne au Nigeria. À Luanda, en Angola, CTOW a installé des aides à la navigation temporaires pour marquer les canaux de navigation à Baia de Luanda et Baia de Mussulo.
Scaldis Salvage & Marine Contractors a célébré son 20e anniversaire en 2015.
En qualité d'entrepreneur spécialisé dans le levage d'objets lourds, SCALDIS, qui
opère à l'échelle mondiale, se concentre sur le levage d'objets lourds en mer avec son navire 'RAMBIZ 3000' pour les travaux de génie civil, les projets gaziers et pétroliers (installation de jackets/ topsides), l'énergie renouvelable (jackets/ topsides), le démantèlement (pétrole et gaz/énergies renouvelables) et le renflouement.
Vu le ralentissement dans le secteur du pétrole et du gaz, SCALDIS se recentre actuellement sur l'éolien offshore (transport et travaux d'installation pour Luchterduinen, Gemini, Nordsee One, Rampion & Nobelwind) et le démantèlement de plates-formes pétrolières et gazières. Le navire-grue à fort tonnage 'RAMBIZ 3000' assurera dans les trois années à venir, en joint venture, l'enlèvement de trois plates-formes dans le secteur sud de la mer du Nord pour le compte de Perenco et de 11 plates-formes pour ConocoPhillips.
DEME Environmental Contractors (DEC), de Vries & van de Wiel, Ecoterres et Extract-Ecoterres font tous partie d'Ecoterres Holding, qui regroupe les entreprises environnementales de DEME.
Leurs activités comprennent la décontamination des sols, le traitement des sols pollués et des sédiments de dragage, ainsi que la purification high-tech des eaux, l'accent étant mis sur la conception, la construction et l'exploitation à l'aide de techniques novatrices.
Avec la chute du prix du pétrole et le recul de l'activité minière, 2015 a été marquée par une diminution du nombre de projets d'assainissement, seuls les projets jugés absolument critiques étant mis en œuvre.
D'un autre côté, dans certains pays où l'espace est particulièrement limité, il y a eu une augmentation de l'activité d'appel d'offres, les gouvernements locaux cherchant à construire de nouveaux logements sur des friches industrielles à assainir avant travaux.
Les entreprises environnementales de DEME jouent de plus en plus un rôle proactif dans le 'sourcing' et le développement de projets d'assainissement potentiels. Les autorités locales, confrontées aux restrictions budgétaires, ne
Les entreprises environnementales de DEME jouent de plus en plus un rôle proactif dans le 'sourcing' et le développement de projets d'assainissement potentiels.
peuvent se permettre d'assumer ellesmêmes les risques et les dépenses liés à ces projets d'assainissement.
En partenariat avec un promoteur, les entreprises environnementales de DEME identifient d'anciens sites industriels pollués et approchent les propriétaires quant à la possibilité de réhabiliter ces sites en zones industrielles, résidentielles et récréatives.
Disposant de plusieurs centres de recyclage des sols et des sédiments en Belgique et aux Pays-Bas, DEC, de Vries & van de Wiel et Ecoterres ont traité environ 1,25 million de tonnes de sols pollués et de sédiments de dragage en 2015, ce qui les place au premier rang dans cette activité spécialisée en Belgique et aux Pays-Bas.
Outre les centres de recyclage des sols et des sédiments en Belgique et aux Pays-Bas, Ecoterres a ouvert un nouveau centre de traitement en France (Bruyèressur-Oise). Ce site de 30 000 m2 peut être atteint par la route ou par voie fluviale (il dispose d'un quai de 200 m sur l'Oise). Il est conçu pour traiter 300 000 tonnes par an.
DEC s'est vue attribuer plusieurs projets de développement de friches industrielles en Belgique : Bekaert à Zwevegem et Hemiksem avec les promoteurs privés Vanhaerents et Vooruitzicht. Ces sites étaient dédiés auparavant à la fabrication de câbles d'acier. Dans une configuration similaire, DEC et son partenaire de joint venture ont acheté à Bayer une friche industrielle de 8 hectares à Gand. Le contrat a été attribué en janvier 2016 et l'achèvement des travaux est prévu pour la fin de l'année au plus tard. À Balen, DEC est impliquée dans un projet en cours portant sur la déshydratation de résidus issus du processus de Nyrstar.
Nyrstar a attribué deux contrats supplémentaires pour le recouvrement d'une décharge et l'installation d'un réseau d'infrastructures de pompage pour la captation et le traitement des eaux souterraines polluées. DEC assure, dans ce cadre, la gestion des résidus, l'assèchement et la production de tourteaux de filtration.
Ecoterres a effectué des travaux de dépollution pour ArcelorMittal à Liège, la plus grande société métallurgique et minière intégrée au monde. Ecoterres a aussi mené à bien des travaux de dépollution pour Erachem à Tertre. Ce projet, qui a débuté en 2014, comprenait la stabilisation des sols, le traitement des eaux et le recouvrement du site.
Ecoterres a presque terminé la construction d'un nouveau centre de sédiments pour le Service Public de Wallonie (SPW) à Obourg. Ce projet a débuté en 2011 et arrive à échéance en 2016. Ecoterres a exécuté des travaux de dépollution à Kain, en sous-traitance pour BAGECI (CFE) qui assure le remplacement d'un barrage adjacent à l'écluse de Kain sur l'Escaut.
DEC a effectué, pour la deuxième année, des travaux pour la SA Waterwegen en Zeekanaal (l'autorité flamande des voies navigables) dans le cadre d'un contrat de 7 ans. DEC traite les sédiments dragués dans ses centres de sédiments partout en Belgique.
Ecoterres et sa filiale de dragage spécialisée Kalis ont achevé un contrat de quatre ans pour l'entretien des voies
navigables wallonnes. Les sédiments provenant des opérations de dragage ont été traités par Ecoterres sur le site de Vraimont (Tubize) (sédiments de type A), ensuite Sedisol (Farciennes) a traité les sédiments de type B, plus lourdement contaminés. Sedisol a traité quelque 60 000 m³ en 2015.
De Vries & van de Wiel a exécuté un projet d'assainissement de sols à l'emplacement de l'ancienne usine de gaz Feijenoord à Rotterdam, aux Pays-Bas. Cette usine de gaz était en exploitation entre 1879 et 1968, lorsqu'elle a été démolie, à l'exception de la cheminée et du réservoir d'eau. Pour éviter toute infiltration de contaminants dans les eaux souterraines, de Vries & van de Wiel a assaini le site. Après l'assainissement, la municipalité transformera le site en un parc urbain.
DEC a obtenu son premier contrat de la part d'ExxonMobil, ce qui constitue un jalon important pour l'entreprise. En partenariat avec l'entreprise norvégienne Veidekke Entreprenør AS, DEC assainira le site d'une ancienne raffinerie situé à Valløy, près de Tønsberg, pour le compte d'Esso Norge AS. Les travaux de préparation des infrastructures du site d'ExxonMobil en Norvège ont débuté en novembre 2015 et les routes, plates-formes, installations de mélange, bureaux et entrepôts étaient en place à la fin janvier 2016. DEC doit extraire les goudrons acides, puis les traiter sur site afin de les rendre réutilisables. Le site Esso Norge AS doit être réhabilité pour répondre aux critères de l'Agence
environnementale norvégienne en vue d'une utilisation mixte (commerces et logements) dans le futur. DEC prévoit de traiter environ 45 000 tonnes de goudrons acides et plus de 250 000 tonnes de sols contaminés.
Ce projet est rendu particulièrement complexe par le fait que les goudrons acides doivent être transformés en un combustible secondaire utilisable et de bonne qualité. Le combustible sera ensuite utilisé dans les fours à ciment comme alternative au charbon ou autres combustibles primaires. DEC doit s'assurer que chaque partie de l'exploitation réponde aux exigences strictes en matière de santé et de sécurité imposées par ExxonMobil et les autorités environnementales. DEC a rassemblé son équipe internationale de spécialistes pour ce projet unique. L'achèvement est prévu au 2e trimestre 2019.
Un autre projet international concerne la Phase 3 de l'assainissement d'un site de cokéfaction de 100 ha près de Chesterfield, au Royaume-Uni. DEC, qui avait commencé l'assainissement en 2009, a terminé l'aménagement paysager du site en janvier 2015. Ce site avait été lourdement pollué par du goudron noir, du cyanure et de nombreux contaminants, pour un total d'environ 1 million de m³.
L'assainissement étant terminé, le site sera utilisé à des fins résidentielles, avec des centres sportifs, une école et même des possibilités pour la pêche.
Fin 2015, DEME a créé une société spécialisée en infrastructures maritimes baptisée DEME Infra Sea Solutions (DISS) NV, avec deux filiales – DEME infra Marine Contractors (DIMCO) NV et DIMCO BV – actives respectivement au Benelux et sur le marché international. Dans ce contexte, DEME a repris les actifs et le personnel de la division de génie civil maritime de CFE Infra NV et CFE Nederland BV, ainsi que de GEKA BV.
La disponibilité en interne d'une telle capacité en matière d'infrastructure est une réponse à la demande des clients pour des solutions intégrées. De plus en plus de clients veulent éviter d'avoir à traiter avec plusieurs entrepreneurs (et de devoir gérer la coordination) et préfèrent traiter avec une seule partie contractuelle, vu la complexité croissante des projets. La tendance est de plus en plus aux solutions EPC.
DIMCO sera impliquée dans des projets d'infrastructure/génie civil maritime complémentaires aux activités de DEME. L'entreprise dispose d'un vaste département d'ingénierie et de développement qui peut assister les clients de DEME. La nouvelle société d'infrastructure
Fin 2015, DEME a créée une société spécialisée en infrastructures maritimes baptisée DEME Infra Sea Solutions (DISS) nv.
maritime emploie environ 150 personnes en Belgique et aux Pays-Bas.
DIMCO a mené à bien plusieurs grands projets en 2015. Le projet d'envergure 'Spoorzone Delft' a franchi une étape importante en 2015 lorsque DIMCO, en tant que partenaire d'un consortium, a achevé la première phase du tunnel ferroviaire 'Willem van Oranje' long de 2 400 m, qui s'est ouvert à la date prévue. Dans la Phase 2, qui a déjà commencé et devrait être achevée en 2018, deux voies ferrées supplémentaires seront ajoutées. Une gare souterraine et un parking ont également été achevés l'année dernière.
DIMCO a livré une jetée pour le nouveau terminal méthanier de Dunkerque, en France. Une nouvelle jetée adaptée à la fois aux navires de mer et de navigation intérieure a également été réalisée pour le terminal Rubis à Botlek (Rotterdam) et DIMCO a terminé un grand projet de battage de pieux pour un mur de quai au terminal LBBR à Rotterdam.
Et 2016 a bien débuté également, DIMCO et son partenaire local ayant reçu un contrat pour la construction d'un mur de quai de 460 m pour un terminal au Maasvlakte, à Rotterdam. Les travaux ont commencé en janvier et l'achèvement est prévu en juin 2017.
Selon le contrat, attribué par l'autorité portuaire de Rotterdam, DIMCO prend en charge l'ingénierie de détail, les palplanches et la construction du mur de quai, tandis que DEME est responsable du dragage jusqu'à une profondeur de -16,4 m.
DIMCO a été récompensée de ses efforts par deux prix prestigieux. Un jury international lui a décerné le 'Betonprijs' annuel dans la catégorie 'exécution' pour une réalisation créative, utile et exceptionnelle en béton. La société a également remporté le prix d'étude Schreuder pour des techniques de construction innovantes et une solution souterraine créative.
DEME Building Materials (DBM) est la filiale de DEME spécialisée dans l'extraction, le transport, le traitement (lavage, concassage et tri) et la fourniture d'agrégats marins sur le marché européen.
Les agrégats proviennent de diverses concessions maritimes de sable et gravier de DEME et de licences tierces en Belgique, aux Pays-Bas, en France, en Pologne et au Royaume-Uni.
Grâce à une combinaison optimale de ses ressources marines de sable et de gravier, alliée à une grande capacité de production à la fois onshore et offshore, DBM peut assurer une fourniture constante et fiable à la fois en termes de quantité et de qualité.
Sur les dix dernières années, DBM s'est assurée une réserve de plus de 300 millions de tonnes d'agrégats marins contenant du sable et du gravier jusqu'à 100 mm.
En dépit de la récession dans l'industrie de la construction en Europe, 2015 n'a pas été, loin s'en faut, une année calme pour DBM. Plusieurs projets importants dans le Benelux ont été achevés avec succès. En outre, le marché londonien de la construction a repris vigueur et la demande devrait se maintenir en 2016.
À moyen et long termes, DBM prévoit un renforcement de la demande d'agrégats marins, le durcissement des lois environnementales européennes affectant à la fois les carrières traditionnelles et les activités de dragage fluvial. Vu la forte demande attendue dans le futur, DEME augmentera la capacité de sa flotte de dragues à sable et gravier de manière à consolider sa position parmi les principales sociétés d'extraction d'agrégats en Europe.
DBM dispose d'installations de traitement des agrégats marins et de centres de distribution en Belgique (Ostende) et aux Pays-Bas (Flushing et Amsterdam). DBM a en outre construit, en partenariat avec Carrières du Boulonnais, une nouvelle usine de traitement à Boulogne-sur-Mer, en France.
Cette nouvelle installation de traitement est unique en ce sens qu'elle utilise uniquement une technologie de criblage et de broyage à sec pour la production de sable et de gravier calibré à partir des agrégats marins issus du dragage. Cette technique est à la fois moins coûteuse, économe en énergie et respectueuse de l'environnement.
En 2015, l'un des projets les plus importants a été la fourniture d'agrégats marins pour la construction de la plus grande écluse de mer au monde, dans le port d'Anvers.
Les deux dragues à gravier de pointe de DBM, 'Charlemagne' et 'Victor Horta', ont été déployées sans interruption.
En Belgique, DBM a vendu 400 000 tonnes au marché local de la construction au départ de son usine d'Ostende. L'un des grands projets en 2015 a été la fourniture d'agrégats marins pour la construction de la nouvelle écluse de mer 'Kieldrechtsluis' dans le port d'Anvers, la plus grande écluse de mer au monde. Sur une période de 2 ans, DBM a livré quelque 1,3 million de tonnes de sable et de gravier pour la production de béton pour cette mégastructure.
Aux Pays-Bas, DBM a fourni du gravier de très gros calibre pour les ouvrages de protection contre l'érosion sur la partie néerlandaise de l'Escaut, lesquels ont été réalisés par une autre filiale de DEME.
Le contrat de fourniture à long terme avec Eurovia, en France, portant sur des livraisons à Dieppe et au Havre, constituait la limite sud-ouest des activités de DBM en 2015. Quant à la limite nord-est, elle était formée par les fournitures à Gdansk, en Pologne, où le 'Charlemagne' et le 'Victor Horta' ont tous deux effectué plusieurs campagnes de fourniture.
OceanflORE est une coentreprise 50/50 entre IHC Merwede et DEME dédiée à des solutions d'extraction offshore optimisées. L'entreprise offre des solutions de pointe et innovantes pour l'extraction dans les fonds océaniques. Ces solutions sont à la fois performantes, économiques et durables et visent constamment à minimiser l'impact sur l'environnement.
En 2015, OceanflORE a mené des travaux de recherche et de développement dans le domaine de l'excavation des dépôts, du transport vertical vers la surface, de l'alimentation électrique et du processus de transformation à bord.
OceanflORE a participé à des discussions avec des groupes miniers et des organismes gouvernementaux en vue d'identifier des synergies pour l'exploitation de sables ferrugineux, de diamants, de SMS (Seafloor Massive Sulphides ou dépôts de sulfures massifs), de nodules de manganèse et d'autres minéraux rares naturels.
Rapport annuel 2015 58
Power@Sea est l'un des associés fondateurs de C-Power, le premier parc éolien belge offshore qui a été livré en 2013-2014
DEME Concessions vise à fournir des ressources, notamment le capital-risque et les connaissances spécifiques au projet, en vue de réaliser les activités maritimes de DEME, ceci en soutenant les différentes sociétés du groupe.
Dans le contexte des infrastructures publiques, par exemple, DEME Concessions contribue au bon déroulement de la passation et du financement des contrats DBFM (Design, Build, Finance and Maintain). Ceux-ci sont de plus en plus demandés dans le secteur public, car ils permettent aux projets d'infrastructure essentiels de se poursuivre même si les fonds publics disponibles sont limités.
DEME Concessions intervient au stade le plus précoce possible, contribuant à la réussite de la structuration et du financement des développements auxquels il participe. DEME Concessions ne s'investit dans un projet, quel qu'il soit, qu'en fonction de l'étendue des travaux de DEME dans le cadre du projet.
L'investissement s'étend de la phase de développement initiale à la phase opérationnelle du projet. DEME Concessions met résolument l'accent sur la transparence avec ses partenaires.
DEME Concessions se concentre principalement sur trois secteurs:
DEME Concessions détient une participation dans le deuxième projet Coentunnel à Amsterdam, qui a été clôturé avec succès en 2014 et est entré dans sa phase d'exploitation. DEME est impliquée dans la maintenance pour les 24 prochaines années.
Zuiderzee Harbour, aux Pays-Bas, a été réalisé en vertu d'un accord PPP. Ce projet comprenait la réalisation technique et la construction du port, la construction du site et des infrastructures, ainsi que des routes d'accès, la vente des zones développées, la gestion et la maintenance pour une période de 15 ans.
En République démocratique du Congo, un accord PPP a été signé avec la Congolaise des Voies Maritimes pour une concession de dragage de 10 ans sur le fleuve Congo, où DEME doit effectuer un dragage jusque 26 pieds (2,9 m) afin de rendre le fleuve accessible au trafic toute l'année.
Power@Sea (une coentreprise entre DEME et SRIW/SOCOFE) est l'un des associés fondateurs de C-Power, le premier parc éolien belge offshore. C-Power (325 MW) a été livré en 2013- 2014. Les niveaux de production sont conformes aux prévisions. Power@Sea propose une assistance spécialisée en matière de permis environnementaux, procédures d'achat, réglementations, soumissions, construction, distribution, exploitation et gestion du cycle de vie.
DEME détient, conjointement avec les autres actionnaires d'OTARY, une participation dans trois autres concessions pour des parcs éoliens offshore en Belgique : Rentel, SeaStar et Mermaid. Rentel, qui a une capacité de 294 MW, devrait clôturer son financement de projet durant l'été 2016.
DEME Concessions a une participation dans le parc éolien offshore de 400 MW Merkur, dans la partie allemande de la mer du Nord.
DEME Blue Energy (DBE) se concentre principalement sur le développement de projets d'énergie houlomotrice et marémotrice et participe à des projets novateurs en Écosse et en Irlande. Ici
aussi, DEME Concessions intervient le plus tôt possible afin d'assurer la réussite des projets. DBE (70 % DEME et 30 % Participatie Maatschappij Vlaanderen) coopère étroitement avec divers centres de connaissances universitaires et partenaires industriels stratégiques pour renforcer sa position sur le marché émergent de l'énergie océanique.
En Écosse et en Irlande, DBE détient, dans une coentreprise 50/50 avec NUHMA (l'associé de DEME dans C-Power et OTARY), deux concessions pour l'énergie marémotrice en collaboration avec un partenaire local: West Islay Tidal Energy Project (WITEP) et Fair Head Tidal Energy Park (FHTEP).
Avec sa filiale DEME Building Materials, DEME continue d'investir dans des concessions de sable et de gravier, nouvelles ou existantes, situées à proximité des côtes, jusqu'à 100 mètres de profondeur.
DBM s'est constitué une position solide dans de nombreux pays grâce à des relations à long terme et des accords avec d'importants partenaires industriels européens.
DEME Blue Energy se concentre principalement sur le développement de projets d'énergie houlomotrice et marémotrice, notamment en Écosse et en Irlande.
Global Sea Mineral Resources (GSR) NV est une filiale de DEME axée sur le développement d'une industrie d'extraction marine durable. Le 14 janvier 2013, l'ISA (International Seabed Authority) et GSR ont signé un contrat de 15 ans pour la prospection et l'exploration de nodules polymétalliques.
En vertu de ce contrat, GSR détiendra les droits exclusifs d'exploration sur
76 728 km² de fond marin dans la partie orientale de la zone Clarion-Clipperton (ZCC) de l'Océan Pacifique central.
Après l'expédition initiale de GSR en 2014, il y a eu en 2015 une deuxième campagne de sondages consacrée à une étude à haute résolution de trois zones plus réduites, sur la base des informations collectées pendant la campagne précédente et des données historiques.
Le bel immeuble mixte Toison d'Or à Bruxelles
CFE Contracting a été créée en 2015 après une profonde réorganisation des activités ayant pour but de créer une structure simplifiée nous permettant d'être plus efficaces à l'extérieur et de réduire les frais de structure en interne. Elle regroupe désormais les activités de construction en Belgique, au Luxembourg, en Pologne et en Tunisie ainsi que les activités du multitechnique et du rail infra & utility networks. Se dotant de fonds propres statutaires de plus de 100 millions d'euros et bénéficiant d'un grand potentiel en termes de compétences, engagement du personnel et positions sur nos marchés cibles, CFE Contracting représente une base saine que nous conforterons en 2016 avec des programmes d'amélioration à divers égards.
Le renforcement permanent d'une vraie culture de la sécurité occupe plus que jamais la première place des priorités dans un métier à risques particulièrement élevés. Rien ne peut justifier que quelqu'un se blesse en travaillant sur un de nos chantiers.
Nos efforts en 2016 seront focalisés sur trois axes avec la mise en œuvre de diverses mesures concrètes:
des synergies à l'intérieur des pôles d'activités par le partage de best practices.
La réorganisation du pôle ainsi que la bonne santé globale des activités permettent d'envisager l'avenir sous un jour favorable. Nous prévoyons ainsi dès 2016 une légère croissance du chiffre d'affaires assortie d'une rentabilité en hausse.
En ce qui concerne la construction, nous devrions, en Belgique, connaître une activité soutenue liée au démarrage de plusieurs chantiers. Le Grand-Duché de Luxembourg bénéficie d'un contexte porteur dans le secteur immobilier et sera marqué par une activité en croissance. 2016 s'annonce également sous un jour prometteur en Pologne où CFE y devient un acteur reconnu, tant par les investisseurs internationaux que par les clients locaux. En Tunisie enfin, le carnet de commandes atteint un niveau satisfaisant en dépit d'un climat économique difficile.
Les activités dans le secteur multitechnique afficheront pour leur part une stabilité globale. Quant aux entités actives dans les projets ferroviaires, elles vivront en 2016 une année de transition avec la mise en place du programme de modernisation de signalisation des lignes de chemins de fer prévu à partir de 2017.
L'immeuble emblématique de la Toison d'Or qui, outre 70 appartements luxueux, abrite plusieurs enseignes de renom international, telles que Marks & Spencer et Apple.
Raymund Trost
Administrateur délégué CFE Contracting SA
Administrateur délégué de CFE Bâtiment Brabant Wallonie
Fabien De Jonge Directeur financier et administratif du groupe CFE
Yves Weyts
Administrateur délégué de CFE Bouw Vlaanderen et directeur général des activités multitechnique et rail infra & utility networks
Le chantier est gigantesque. Entamé en mai 2015, il fera sortir de terre le futur Centre Hospitalier Chrétien (CHC) de Liège, baptisé CHC MontLégia, en référence au cours d'eau qui donna son nom à la Principauté. Prévu pour septembre 2018, cet hôpital ultra-moderne occupera 2.000 personnes et proposera 764 lits en plus des 120 places d'hôpital de jour. On y comptera pas moins de 20 salles d'opération équipées de technologies de pointe.
Le gros œuvre, dont la livraison est prévue pour octobre 2016, porte sur 119.000 m2 de surface de construction, dont 34.000 m2 en sous-sol. Pas moins de 9 grues trônent sur ce chantier qui a nécessité la pose de 2.000 pieux de fondation.
Stany coordonne la zone du chantier dont BPC Liège est en charge : «Ma tâche consiste à m'assurer que tout se déroule correctement, dans le respect du cahier des charges, des plannings et des règles de sécurité. Les ouvriers travaillent de 7 à 19 heures. Moi, j'arrive sur place dès 6 heures le matin… et je rentre quand je peux. »
Le chantier du CHC MontLégia est immense et donne l'image d'une fourmilière, où chacun s'attelle à ériger le futur hôpital. Pendant que les ouvriers réceptionnent les dizaines de madriers de bois qui serviront à la pose des pré-dalles, dans les bureaux, les ingénieurs de la cellule de préparation du chantier valident déjà les plans des futurs planchers.
Le coordinateur parcourt les différentes zones de travail. Armé de ses plans, il inspecte avec les ouvriers l'état d'avancement des travaux. D'un côté, on procède
à la fixation de piliers qui soutiendront un étage supplémentaire. De l'autre, une demi-douzaine de travailleurs manipulent de longues tiges métalliques qu'ils alignent en un quadrillage parfait. «Le travail de ferraillement d'une dalle comme celle-ci ne prend pas plus d'une demijournée, commente Stany. Ensuite, on y coule directement le béton. »
Le kit mains libres de son téléphone portable solidement vissé au creux de l'oreille, Stany est en permanence en contact avec tous ses collègues. Chaque détail compte. L'œil doit être entraîné pour déceler le moindre grain de sable qui pourrait entraver cet immense engrenage. Au cours de la visite, le coordinateur repère une fiche défectueuse sur une borne censée alimenter une partie du chantier en électricité. Il appelle directement un technicien et lui demande de procéder aux réparations sur-le-champ.
L'équipe a d'ailleurs fait l'acquisition d'un drone, qui survole régulièrement le site. Celui-ci filme et photographie l'avancée des différents travaux. Les coordinateurs
visionnement ensuite les images afin de contrôler si tout se déroule comme prévu.
Il faut dire que le chantier n'est pas simple. «Rien qu'au niveau de la sécurité, nous devons coordonner 9 grues qui se chevauchent, sur une superficie très dense. Un système anticollision passif nous préserve des accidents. Au niveau technique, ce projet est également très spécifique. Nous travaillons par exemple avec différents types de bétons, qui demandent une spécialisation particulière. Ainsi, pour le futur service de radiologie, nous
travaillons avec un béton spécial antirayons d'une densité de 3.600 kilos par mètre cube ! »
Situé le long de l'autoroute, le site bénéficie d'une visibilité et d'une accessibilité optimales. Sa portée symbolique est également très importante aux yeux des Liégeois. «C'est tout simplement le chantier le plus important pour la ville de Liège depuis celui de la Gare des Guillemins », résume Stany.
| Fonction Superviser le bon déroulement du chantier dans le respect du cahier des charges, du planning et des règles de sécurité |
|
|---|---|
| Devise | 'L'anticipation du travail, c'est prévenir pour mieux agir. ' |
Un pilote expérimenté – qui participe même à des compétitions – manipule un drone qui survole le chantier et se faufile entre les grues pour prendre des photos de l'avancement des travaux. Les images sont ensuite analysées par les différents coordinateurs.
La construction du nouveau complexe hospitalier AZ St-Maarten à Malines s'est poursuivie en 2015
Contracting
2015 s'affirme comme une année globalement positive, marquée par la croissance ou la stabilité du chiffre d'affaires pour la majorité des entreprises actives en construction de bâtiments, constructions industrielles et rénovations. Et ce, tant dans l'ensemble de la Belgique qu'à l'international.
BENELMAT assure une mission d'assistance technique aux équipes opérationnelles en ce qui concerne le choix, l'étude, la fourniture et la sélection du matériel nécessaire à la réalisation des chantiers du groupe. Le nouveau dépôt à Gembloux permettra une meilleure rationalisation de parc matériel de BENELMAT.
En début d'année, les activités de bâtiments du groupe en Flandre, connu sous les marques de MBG et d'Atro, ont été transférées à l'entité juridique CFE Bouw Vlaanderen, les activités de génie civil ayant été reprises par DEME. MBG a de nouveau connu en 2015 une forte croissance de son chiffre d'affaires et a livré plusieurs projets phares: un Data Center pour l'Université de Gand, l'immeuble résidentiel de luxe Baelskaai 12 dans le quartier Oosteroever à Ostende, la tour résidentielle 3 du projet Kattendijkdok à Anvers, ou encore, le bâtiment pour Dossche Mills à Merksem et le projet Optara pour Total à Anvers. La construction du nouveau complexe hospitalier
AZ St-Maarten à Malines s'est poursuivie en 2015, tandis que démarraient plusieurs chantiers parmi lesquels la construction de plusieurs écoles dans le cadre du contrat 'Scholen van Morgen' pour AG Real Estate à Herentals, 's Gravenwezel, Edegem, un immeuble t'Sas à Vilvorde – 4 Fonteinen (138 appartements, un espace commercial et un vaste parking souterrain), la réalisation en association momentanée de différents travaux de béton pour ExxonMobil à Anvers.
Au début de l'année 2015, Atro (l'ancienne division Construction d'Aannemingen Van Wellen) s'est installée dans ses nouveaux bureaux à Brasschaat et en juillet, elle intégrait, tout comme MBG, la société CFE Bouw Vlaanderen nouvellement créée. Plusieurs projets DB(F)M ont été livrés en 2015 à la satisfaction du client et de l'équipe de concepteurs: les écoles de Bocholt et de Lennik (DBM) dans le cadre de Scholen van Morgen et le centre de séjour pour Jeunes de Brasschaat (DBFM) pour Toerisme Vlaanderen. Ce type de projets devraient à l'avenir représenter une part importante des activités d'Atro. Par ailleurs, plusieurs projets ont fait l'objet d'une réception : 66 chambres d'étudiants pour Vlaeynatie à Anvers, un centre de collecte
de sang et un laboratoire pour la Croix-Rouge en Flandre à Malines, de nouveaux locaux pour ENGEMA à Malines.
Atro termine l'année avec un chiffre d'affaires de 36 Mio € en hausse de 6 %. Fin 2015, le carnet de commandes dépassait déjà la barre des 45 millions d'euros (+ 22 %), grâce essentiellement aux nouvelles commandes de clients existants, qui confirment ainsi leur confiance dans l'entreprise.
Après une année 2014 difficile, le Groupe Terryn a connu une période de transition en 2015 : fin juin, deux des quatre actionnaires minoritaires ont racheté les activités Terryn Houthandel et Ecotimber. Le Groupe Terryn a ainsi pu se concentrer sur ses activités de base : le bois lamellé et les produits en bois lamellé croisé (CLT), via les filiales Terryn Timber Products, Lamcol et Korlam, ainsi que la construction industrielle et semi-industrielle, via Spanbo.
L'intérêt porté à la construction durable en bois se concrétise toujours davantage. Désormais, au vu des beaux bâtiments réalisés en CLT à Namur, Maillen et Estaimpuis notamment – bâtiments qui peuvent compter jusqu'à cinq étages – cette technique de construction s'affiche comme une alternative de qualité aux produits classiques en béton ou acier avec un gain de temps considérable.
L'année 2015 de BPC Brabant a été particulièrement marquée par la livraison de l'immeuble emblématique de la Toison d'Or qui, outre 70 appartements luxueux, abrite plusieurs enseignes de renom international, telles qu'Apple et Marks & Spencer. L'entreprise a également réalisé le nouveau bâtiment logistique de Nike à Ham, et ce en un temps record: 100.000 m2 en cinq mois! BPC Brabant a, par ailleurs, poursuivi deux autres grands chantiers bruxellois situés au cœur de la ville, Chambon et Solvay, qui comprennent des constructions neuves et des rénovations lourdes. Plusieurs phases ont été livrées au cours de l'année. Enfin, 2015 a également vu la livraison du projet entamé l'année précédente sur le site des anciennes papeteries de Genval.
BPC Brabant a maintenu en 2015 un chiffre d'affaires de l'ordre de 95 Mio €, sensiblement identique à celui de 2014. L'année a malheureusement été marquée par les difficultés rencontrées notamment sur le chantier du Musée de l'Histoire européenne à Bruxelles. Au vu du carnet de commandes, 2016 s'annonce sous un jour favorable avec un chiffre d'affaires qui restera constant et la livraison, entre autres, du vaste centre commercial (100.000 m2 ) Docks Bruxsel, au Pont Van Praet.
Amart a livré cette année plusieurs projets prestigieux à l'entière satisfaction des clients, dont les projets 'W34' pour Cofinimmo, Gribaumont 1 et Marks & Spencer. L'année a également été marquée par la prise de commande du projet Twice pour le promoteur Eaglestone. L'entreprise, qui affiche plusieurs très belles références – l'extension de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth notamment – a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires d'environ 36 millions d'euros, en léger recul par rapport à l'année précédente. Qu'en sera-t-il en 2016 ? Amart, qui est intégrée dans la SA CFE Bâtiment Brabant Wallonie depuis le 1er juillet 2015, démarre d'emblée 2016 avec un solide de carnet de commandes de quelque 34 millions d'euros. L'entreprise
s'est donné pour objectif de dépasser la barre des 40 millions d'euros en chiffre d'affaires et de retrouver ainsi en 2016 le niveau d'activité atteint en 2014 !
En 2015, CFE Brabant a travaillé sur des projets publics et privés de tailles variées, en construction neuve et en rénovation. Parmi les projets qui ont marqué l'année : les hôpitaux Chirec et Bordet, la rénovation du musée Eastman (Musée de l'Histoire européenne) et celle des ateliers du Théâtre de la Monnaie, incluant la création d'un tunnel pour le transport des décors, la création du site 'Ecopôle' à Anderlecht, l'extension du nouveau siège d'AXA, la rénovation de la station de métro Arts-Loi, ou encore, parmi d'autres, la construction du Musée du Train à Schaerbeek.
CFE Brabant a réalisé en 2015 une activité de 84 millions d'euros – en baisse – et affiche des résultats inférieurs aux attentes en raison principalement de pertes sur plusieurs chantiers (Eastman, chantiers de rénovation, pertes en service après-vente, etc.) mais aussi en raison des coûts liés à la restructuration de l'entreprise. L'optimisme reste toutefois de mise : le carnet de commandes est stable et l'année 2016 s'annonce prometteuse. La finalisation en 2016 de plusieurs projets en cours permettra notamment à CFE Brabant de renouer avec la croissance tandis que, de façon générale, son marché évolue positivement.
En Wallonie, BPC fait aujourd'hui partie des grands acteurs sur le secteur des bâtiments, tant publics que privés.
LELOUP ENTREPRISE GENERALE a connu en 2015 une croissance de 40 % de son chiffre d'affaires, croissance qui s'est accompagnée du renforcement de l'équipe administrative, financière et de chantier. L'entreprise a entamé en 2015 un projet phare sur le site de GSK à Wavre et livré les projets Sainte-Ursule à Forest et Viaduc. Parmi les autres projets en cours: la construction d'appartements sur les chantiers Stroobant et Georges Henri, la structure métallique et le gros œuvre du Passage Saint-Honoré, la construction du bâtiment d'accueil du centre William Lennox, plusieurs rénovations, …
Avec un chiffre d'affaires de 67 millions d'euros, en hausse de près de 50 % par rapport à 2014, l'année a été marquée par une nouvelle croissance de l'activité de BPC Hainaut-Liège-Namur en Wallonie. On retiendra notamment la commande et le démarrage du chantier de l'hôpital CHC MontLégia à Liège, la livraison des deux Data Centers de BNP à Bastogne et Vaux-sur-Sûre, la livraison du 'Port du Bon Dieu' (un immeuble résidentiel pour Atenor) à Namur, l'extension du centre commercial 'Les Grands Prés' à Mons pour City Mail/Union, ou encore, la rénovation du centre de vacances 'Ol Fosse d'Outh' pour la CSC. Et bien d'autres chantiers de construction et de rénovation sont encore en cours: la Banque Delen, MédiaSambre, le Parking de la Gare de Huy, le Shape, Campus Garden, notamment. Tous ces projets font aujourd'hui de BPC Hainaut-Liège-Namur l'un des grands acteurs du bâtiment en Wallonie, tant dans le secteur public que dans le privé. Avec un carnet de commandes déjà bien rempli, les perspectives pour 2016 sont favorables. De plus, diverses commandes de projets pourraient encore se concrétiser prochainement, amenant alors l'entreprise à confirmer la belle progression connue en 2015.
une résidence service pour seniors, ainsi que le nouveau hall de réparation pour les Chemins de Fer (CFL) et le gros œuvre d'une école pour la Ville de Luxembourg. A noter aussi: l'obtention de la commande du Lycée Français du Luxembourg. Au vu notamment des investissements importants prévus par l'Etat dans le secteur de l'éducation et du logement et de plusieurs projets prévus par des promoteurs privés, CLE envisage pour 2016 une activité comparable à celle
qu'elle menait avant la crise.
CLE a bénéficié en 2015 du redressement de l'activité au Grand-Duché de Luxembourg. Après avoir souffert de la crise financière, le secteur des bureaux a redémarré de sorte que CLE a retrouvé un carnet de commandes substantiel à cet égard. Dans ce même secteur, CLE a livré trois projets: l'extension de la BGL au Kirchberg, le prestigieux 'Royal 20' de Leasinvest, conçu par l'architecte Christian de Portzamparc et situé au centre de Luxembourg, et le siège de la société G4S. L'entreprise poursuit, par ailleurs, la construction de deux autres importants bâtiments de bureaux, le projet Kons, futur siège de ING face à la gare, et le Parlement Européen. CLE a également livré de grands projets tels que 'Green Hill' (174 appartements répartis en 14 résidences) et 'EdenGreen',
Rapport annuel 2015 74
Au Luxembourg, CLE poursuit la construction d'importants bâtiments de bureaux, dont le projet Kons, futur siège de ING, et le Parlement Européen.
Malgré un marché de la construction très compétitif en Pologne, CFE Polska peut se réjouir d'avoir terminé l'année avec des marges et une situation de trésorerie très satisfaisantes. Par ailleurs, l'entreprise a acquis la confiance et la fidélité de plusieurs clients importants, tels que Atrium Real Estate (4ème contrat) ou Valeo (5ème contrat), par exemple.
Pour Valeo précisément, CFE Polska a livré un bâtiment de bureaux à Skawina (Cracovie) et pour Atrium Real Estate, c'est l'extension du centre commercial Galeria Copernicus qui s'est terminée au printemps 2015. Parmi les autres projets livrés, citons encore la première phase du complexe industriel pour Tube City IMS Poland sur les terrains d'Arcelor Mittal à Dabrowa Gornicza et la première phase du complexe résidentiel 'Kolska od Nowa' à Varsovie pour Matexi Polska. Plusieurs autres chantiers sont en cours, dont le projet résidentiel 'Marina Royale' à Darlowo pour le promoteur belge POC partners, un hôtel de 149 chambres à Lodz pour le groupe français 'B&B Hotels' et l'immeuble de bureau 'Den Haag' à Cracovie. Ce dernier est le troisième des quatre immeubles du complexe 'Orange Office Park' réalisé pour East West Development'. Les deux premiers immeubles ont été livrés en 2014 et 2015.
Et pour 2016 ? Le carnet de commandes bien rempli permet à CFE Polska de prévoir une augmentation significative de son chiffre d'affaires.
CTE a remporté plusieurs beaux contrats, dont la construction de l'hôtel Marriott à Tunis.
La Compagnie Tunisienne d'Entreprises (CTE), créée par CFE avec un partenaire tunisien, a travaillé sur plusieurs projets en différentes régions du pays. Dans la région de Korba, le premier de deux immeubles est terminé et le second a été livré en mars 2016. Près du port de Sidi Bou Said, CTE a effectué la réhabilitation d'un hôtel pour la chaîne Ritz Carlton. A Tunis, la construction de l'Ecole Américaine est en phase de démarrage,
tandis qu'une petite extension de la plateforme logistique de MAERSK (livrée en 2014) a été entamée. CTE a également remporté plusieurs beaux contrats, dont la construction de 300 appartements (projet Mena) et celle de l'hôtel Marriott à Tunis, la construction d'une usine de traitement des déchets pour Koica, ou encore, la réalisation d'un immeuble résidentiel pour Promotion Eltaeif. Avec un carnet de commandes déjà plein pour l'année à venir, CTE prévoit clairement la poursuite de son développement avec une augmentation de 25 % de son chiffre d'affaires.
Installations techniques pour une école à Herentals dans le cadre de Scholen van Morgen
Contracting
VMA a assuré en 2015 un large éventail d'activités et ce principalement dans les secteurs des soins de santé et du tertiaire ainsi que dans le secteur des infrastructures. Le département a notamment équipé l'AZ-Groeninge à Courtrai et démarré les chantiers de l'AZ Sint-Maarten à Malines. VMA a également réalisé de nombreuses installations techniques dans le tertiaire, notamment à Bruxelles, pour De Meander sur le site de Tour & Taxis et pour le nouveau siège d'AXA, Place du Trône, à Zwijnaarde pour un nouveau datacenter de l'université de Gand en bouwteam avec MBG. Les équipes ont été également très actives sur des chantiers de construction d'écoles et ont poursuivi les installations électromécaniques dans le tunnel R11 à Deurne. En association avec Vanderhoydoncks, les travaux d'électricité ont été réalisés pour le nouveau centre de distribution de Nike à Ham.
Après une année de transition en 2014, VMA West a connu une bonne année 2015 en se recentrant sur son core business, l'électricité.
En automatisation, l'activité a été très soutenue avec les installations d'équipements pour une usine Audi au Mexique et pour Jaguar au Royaume-Uni ainsi que pour des travaux compliqués pour une nouvelle usine de production de cabines pour Scania en Suède. Plusieurs travaux ont également été exécutés en Belgique en préparation des nouveaux investissements de Volvo à Gand et Audi à Bruxelles.
Après une année de transition en 2014, VMA West a connu, aux côtés de VMA, une bonne année 2015 en se recentrant sur son core business, l'électricité. VMA poursuit dès lors sa stratégie de diversification avec des nouveaux secteurs et produits.
Nizet termine 2015 sur un résultat en équilibre. Le département 'Tertiaire' a notamment livré les projets de la nouvelle école OTAN à Mons et de l'installation photovoltaïque d'AXA à Bruxelles. L'équipement du nouvel hôpital CHwapi à Tournai se termine et plusieurs projets sont en cours, entre autres ceux de l'hôpital Saint-Jean à Bruxelles et de l'hôpital Saint-Vincent à Dinant. L'activité de l'atelier 'Moyenne Tension' est en bonne progression et nécessite un renforcement pour continuer sa croissance.
Le département 'Tertiaire' de Nizet a livré le projet de l'installation photovoltaïque d'AXA à Bruxelles.
Quant au département Infra, il partage toujours ses activités entre la Belgique et l'international. En Belgique, il a poursuivi le projet de la station d'épuration d'eau de Bruxelles Sud et repris des travaux pour Infrabel. Au Sri Lanka, la réception provisoire a été obtenue pour la station de potabilisation de Balangoda et Kolonna (en association avec CFE International). Et au Vietnam, deux stations de pompage ont été livrées en 2015 à Hanoï. La troisième est prévue pour 2016.
Après les magasins à Louvain-La-Neuve et à Waterloo, Voltis a ouvert son troisième magasin à Nivelles en septembre 2015 avec succès. Ce nouveau magasin permettra Voltis à servir une nouvelle clientèle au sud-ouest de la capitale et de poursuivre son développement en 2016.
Depuis le 1er janvier 2015, Druart accueille les collaborateurs de la société Brantegem et peut ainsi développer ses activités également dans le nord du pays, notamment sur les chantiers 'Scholen van Morgen'. L'entreprise a néanmoins connu une baisse d'activité en début d'année 2015.
Druart a assuré plusieurs missions importantes en HVAC et sanitaires parmi lesquelles l'installation d'une nouvelle chaufferie à vapeur pour la Sonaca à Gosselies, la rénovation du siège social belge de Nestlé à Anderlecht et le remplacement de la production de froid au
CHR de Namur. L'entreprise a également travaillé sur divers chantiers, tels que ceux de l'Hôtel Vandervalk à Mons et de la Clinique Notre-Dame à Gosselies.
Spécialiste du froid, Procool a connu une activité soutenue en début d'année 2015, principalement en climatisation avec, entre autres, les installations réalisées pour des bureaux de la Sonaca et le Home Lenoir à Gerpinnes. L'activité en froid industriel a pris le dessus au second semestre avec l'extension du chantier du CHwapi, le nouvel hôpital de Tournai, le renouvellement des équipements frigorifiques en Recherche et Développement sur le site GSK de Rixensart et la pose de chambres froides pour l'IFAPME à Mons.
2015 a vu be.Maintenance confirmer sa bonne santé financière et poursuivre son développement dans des secteurs tels que le tertiaire, l'industrie, la logistique, les hôtels, les écoles et les hôpitaux. En témoignent notamment les importantes missions de maintenance et de gestion des installations techniques de bâtiments réalisées pour le CPAS de Bruxelles, la Ville de Charleroi, l'Hôtel de Police de Charleroi, l'Hôpital Saint-Jean ou encore la Fedex. Les synergies développées dans le cadre des activités du groupe CFE ont permis à be.Maintenance de confirmer ses positions sur des contrats de concessions à long terme portant sur 25 ou 30 ans. L'accent sera mis sur le développement de partenariats visant à conforter son bon positionnement.
Les synergies développées dans le cadre des activités du groupe CFE ont permis à be.Maintenance de confirmer ses positions sur des contrats de concessions à long terme portant sur 25 ou 30 ans.
Au-dessus du nouveau tunnel sous la Krijgsbaan, à l'aéroport d'Anvers, passe un avion historique, train d'atterrissage ouvert. Mais désormais, des avions de plus grande taille, de types Boeing et Airbus par exemple, peuvent également s'y poser. Ceci est rendu possible par le tunnel sur lequel travaille actuellement VMA.
Auparavant, il fallait interrompre la circulation quand un avion décollait ou atterrissait. Ce faisant, l'aéroport ne répondait plus aux règles internationales de sécurité de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Celles-ci stipulent que les aéroports doivent avoir une zone dégagée dans le prolongement de leurs pistes de décollage et d'atterrissage, afin de permettre aux avions de s'arrêter en cas d'urgence. Avec le tunnel de 420 mètres, l'aéroport d'Anvers dispose désormais d'une telle zone.
Le tunnel est construit selon un tout nouveau concept, avec les technologies les plus modernes dans le domaine de la sécurité : parois intérieures ignifuges, caméras de surveillance, groupe de surpression pour le dispositif d'extinction, larges galeries de secours et barrières aux extrémités du tunnel, jusqu'à un système de capteurs qui mesure la température et la quantité de dioxyde de carbone dans le tunnel. Le service incendie peut recourir à des tableaux synoptiques qui indiquent l'état de l'ensemble du système de protection.
Des personnes d'autres entreprises sont venues observer les techniques de VMA. Elles ont reconnu être « soufflées ». Cela donne un sentiment de satisfaction.
Engineering, développement des logiciels, visualisation et exécution des travaux : tout cela est la réalisation de VMA. Le délai d'exécution n'était que de 9 mois, ce qui constituait un véritable challenge si l'on considère qu'il fallait revoir entièrement la conception du tunnel, la législation européenne sur les
tunnels étant entrée en vigueur entretemps. Notre équipe d'exécution et nos ingénieurs software ont dès lors travaillé d'arrache-pied pour respecter les délais. Tout ce que fait VMA est le travail d'un groupe. Cela va du bureau d'études aux gens ici sur place.
La finition est de grande qualité et est réalisée avec une symétrie parfaite. Les câbles sont invisibles, car l'aspect visuel a aussi son importance.
Tandis que la journée de travail touche à sa fin, un avion nous survole.
Contracting
Rapport annuel 2015 82
Plusieurs contrats ont été exécutés pour Infrabel, la SNCB, la STIB et Tuc Rail
Remacom a poursuivi ses investissements dans de nouveaux équipements, ce qui lui a permis d'augmenter son chiffre d'affaires.
Après plusieurs années de croissance, ENGEMA Rail Signalisation a connu en 2015 une baisse d'activités qui s'explique en grande partie par la réduction des investissements chez Infrabel. Le département a, entre autres, réalisé plusieurs projets dans le cadre du programme de signalisation ferroviaire ETCS niveau 1, poursuivi les travaux liés à la concentration des postes d'aiguillage (zone de Termonde) et mené à bonne fin les travaux de la Gare du Germoir à Ixelles. 2015 fut une année contrastée avec des reports d'activités des plus petits chantiers et une baisse des investissements de nouvelles lignes.
ENGEMA Rail Caténaires a finalisé ou poursuivi divers chantiers autour de Bruges; le département a également entamé ou repris plusieurs chantiers d'électrification, de remplacement de câbles ou de remplacement de caténaires dans les gares de Bruxelles-Midi, Ronet et Ostende, ainsi que dans la région de Gand, entre autres.
ENGEMA Montage a connu une forte activité suite à sa participation au chantier Stevin dans la région de Bruges. Des nouvelles lignes Haute Tension doivent être installées afin de transporter l'électricité des parcs éoliens à la Côte.
Sous l'impulsion de sa nouvelle direction, ETEC confirme sa bonne implantation dans le Hainaut et a réalisé divers chantiers en 2015 : travaux aériens en basse et haute tensions, éclairage public, pose souterraine des câbles électriques, conduite de gaz, …
Le niveau d'activités en 2015 est resté stable par rapport à 2014. En matière de signalisation, l'entreprise a notamment modernisé la signalisation de lignes ferroviaires dans les environs de Châtelet-Tamines et réalisé divers travaux relatifs à la concentration des postes d'aiguillage dans la zone NW-Termonde. L'entreprise a également assuré la rénovation du balisage de pistes et des travaux de câblage et de connexion haute et basse tensions à Brussels Airport, ainsi que le câblage de pylônes GSM pour Infrabel et le raccordement électrique de plusieurs parcs éoliens.
En ce qui concerne les activités Telecom & Security, Louis Stevens & Co a exécuté plusieurs contrats pour Infrabel, la SNCB, la STIB et Tuc Rail: câblage TIC incluant le placement de fibres optiques, installation de systèmes de détection des effractions par caméra (CCTV), de détection incendie, de contrôle d'accès, de détection d'intrusion, installation de câbles de téléphonie dans les tunnels, prise en charge d'appareils d'information aux voyageurs, placements, câblage et connexion de distributeurs automatiques de billets, etc.
Malgré la réduction des budgets chez Infrabel, son principal client, Remacom a poursuivi sa croissance en 2015 et a pu renforcer sa position sur le marché belge. L'entreprise a continué ses investissements avec l'achat de nouveaux équipements, ce qui lui a permis d'augmenter son chiffre d'affaires. Les équipes ont travaillé sur divers chantiers, tels la rénovation de la ligne du train P à Mouscron, celle entre Gand et Sint-Niklaas, la pose d'un revêtement pour passage à niveau de type strail et celle d'une voie privée sur le 'Kluizendok' ou encore la pose de traverses sur un pont à Dudsele. Remacom démarre 2016 avec un carnet de commandes solide et de bonnes perspectives de nouveaux contrats.
| Age | 45 ans |
|---|---|
| Fonction Chef de projet chez Remacom, responsable de l'aménagement et de l'entretien des voies ferrées |
|
| Devise | « Nous sommes des Gaulois » |
Il y a du brouillard et le sol est humide. Il fait 7 ou 8 degrés, mais la température ressentie est de 3 degrés. Sur la voie en direction de Gand, un groupe d'hommes vêtus de jaune s'activent avec traverses, rails, connexions et boulons. Ils travaillent sans relâche. En effet, le lundi matin avant l'aube, tout doit être prêt.
L'un d'eux est Benny. Benny vient de terminer sa nuit, mais il est encore frais et alerte. Depuis octobre 2015, ses collègues et lui travaillent sur la ligne de chemin de fer Anvers-Gand au renouvellement des zones d'aiguillage. Depuis un mois déjà, chaque nuit, ils effectuent les travaux préparatoires. C'est le deuxième week-end qu'ils y font les travaux à exécuter. Depuis l'année dernière, Benny y est lui-même actif au niveau administratif.
« Ce week-end, nous renouvelons deux aiguillages et nous remplaçons 700 mètres de rails. Les voies que nous avons maintenant aménagées sont situées deux centimètres en dessous de leur position d'origine. Lorsque le trajet est complété avec du ballast, un train vient relever et positionner toute la voie », explique Benny. « Le ballast se place alors automatiquement sous les traverses. Ensuite, lorsque 100 000 tonnes ont roulé sur les voies, on peut définitivement bourrer. »
Les travaux de voie sont effectués 24 heures sur 24. Il y a en outre beaucoup de travail de nuit et de week-end. « Le travail de nuit est parfois difficile, aussi bien physiquement que mentalement », explique Benny. Pourtant, il ne peut plus s'en passer. « Le monde du rail est un monde à part. On a une poussée d'adrénaline constante, parce qu'il faut assurer que tout soit prêt à temps. Lundi matin, tout doit être prêt pour que les trains puissent rouler à nouveau. Ici, on ne peut rien reporter. On peut dire que dans notre métier, nos travailleurs font partie du top, ils sont là jour et nuit. Nous sommes des Gaulois. Nous le faisons ensemble, et nous nous encourageons mutuellement. Nous formons une grande famille. »
Quelle que soitla météo, le travail continue. « Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, détermine longtemps à l'avance la désaffectation des voies auxquelles nous travaillons. Qu'il pleuve, qu'il grêle ou qu'il neige, nous
sommes là », déclare Benny. « Orage ? Même dans ce cas, nous devons travailler ! Avec ces caténaires, nous sommes par contre bien sécurisés. Mais nous devons parfois évacuer la neige des rails pour voir les fixations. »
Terminer le travail à temps, voilà d'où Benny tire sa satisfaction. « C'est comme un mathématicien qui essaie de résoudre un problème difficile. Nous essayons de réaliser des connexions complexes en un week-end de temps. »
C'est aux ouvriers qui travaillent jour et nuit, les samedis et les dimanches, que reviennent tous les éloges. Mais nous ne devons surtout pas oublier les collaborateurs en coulisses. Ils accomplissent des masses de travail afin que tous les travaux puissent être menés à bien. C'est pourquoi nous remercions tout le personnel administratif derrière Remacom.
Rapport annuel 2015 86
L'immeuble résidentiel de luxe Baelskaai 12 à Ostende
Tout en s'inscrivant dans la continuité, l'année 2015 du pôle Promotion Immobilière a été marquée par la volonté d'identification de BPI en tant que promoteur sur les marchés belge, luxembourgeois et polonais. Désormais toutes les entités du pôle portent le nom de BPI – BPI Polska, BPI Luxembourg, BPI Belgique – et tous les projets sont développés sous l'enseigne BPI. L'année 2016 aura donc comme objectif à cet égard de renforcer la communication et l'image d'entreprise sous le label BPI.
Cette évolution importante est liée à la restructuration mais elle génère également une dynamique nouvelle au sein des équipes des trois pays, qui travaillent à présent en synergie sur divers aspects tels que la gestion des équipes de vente de logements, par exemple. Les équipes plus avancées – dans ce cas-ci celle de Pologne – faisant alors profiter les autres de leurs compétences. BPI a ainsi lancé en Belgique le premier programme résidentiel incluant la commercialisation des logements par ses propres équipes, en l'occurrence le projet Plazza, sur le site Erasmus Garden à Anderlecht, ce qui a bien sûr un impact significatif en termes de communication marketing.
En ce qui concerne les projets, BPI a cédé un certain nombre d'actifs qui ne correspondaient plus à la stratégie de développement. Désormais, BPI se concentra donc sur le développement des projets les plus pertinents pour BPI et sur la recherche de nouveaux projets, principalement en Pologne et en Belgique.
Au Luxembourg, BPI Luxembourg a récemment décroché trois gros projets en 2015 et début 2016, route d'Esch à Luxembourg-ville, à Differdange et sur le plateau du Kirchberg. BPI Luxembourg espère déposer et obtenir les permis en 2016 afin de lancer ces projets en 2017. Par ailleurs, le projet Kons, pré-loué à ING et ayant déjà son acquéreur, devrait été livré fin 2016. Les perspectives au Luxembourg sont donc favorables.
Il en va de même en Pologne, où les projets lancés à Gdansk (4 Oceans) et à Varsovie (Wola Libre) sont porteurs de belles promesses pour 2016 et 2017. De plus, à Wroclaw un projet exceptionnel devrait également être lancé fin 2016, positionnant ainsi fermement BPI Polska sur le marché polonais.
En Belgique enfin, l'année devrait être marquée par l'obtention de permis sur plusieurs projets à Ostende, Bruxelles, Liège, Hasselt,… Ceux-ci pourront dès lors être lancés courant 2016 et générer des perspectives favorables pour 2017. BPI devrait aussi acquérir sous peu un ou deux projets mixtes urbains correspondant parfaitement à sa stratégie belge.
Fabien De Jonge
Directeur financier et administratif du groupe CFE
Frederik Lesire Administrateur directeur de BPI Polska
Directeur technique & contrôle de qualité
Secrétaire générale
Jacques Lefèvre Administrateur délégué de BPI
Nathalie Bastogne Responsable administratif et financier
Directeur de projets
Arnaud Regout Administrateur directeur de BPI Luxembourg
BPI Luxembourg assure la promoluxembourgeois.
Le chantier s'érige en plein cœur de la ville de Luxembourg et tutoie la gare, qui se situe de l'autre côté de la place. L'emplacement est idéal. «C'est AXA qui est propriétaire du bâtiment, mais ING en sera le locataire principal et y installera son siège luxembourgeois », annonce Grégoire, Directeur Développement chez BPI Luxembourg. «Nous sommes en charge de la mise en location des espaces, avec un système de garantie locative. Concrètement, cela signifie que pour les espaces qui resteraient vides, nous devrions nous-mêmes payer les loyers au propriétaire. Ceci dit, compte tenu de
l'emplacement idéal, ce type d'espace est extrêmement demandé. Chaque semaine, nous recevons au moins trois propositions spontanées pour occuper les espaces de commerces. »
Le quartier de la gare est en effet très prisé à Luxembourg. D'une part, avec environ 150.000 travailleurs frontaliers, la ville n'échappe aux embarras de circulation. Les employeurs en sont conscients et savent qu'un immeuble de bureaux à proximité immédiate de la gare ravira les employés qui seront dès lors moins stressés… et donc plus performants.
| Age | 45 ans |
|---|---|
| Fonction Superviser les relations avec toutes les parties prenantes (des clients aux locataires, en passant par le voisinage), repérer les terrains, coordonner les études de faisabilité, accompagner les locataires dans leurs prises de décision. |
Devise «Concentrons-nous sur la recherche de solutions, plutôt que gaspiller notre temps à chercher d'hypothétiques coupables.»
D'autre part, le quartier n'est pas dénué d'un certain charme : il a conservé ses racines historiques et ses commerces typiques où les habitués apprécient de se retrouver. Il n'est d'ailleurs pas rare d'y croiser la bourgmestre chez le boucher ou le boulanger. On est ici en plein cœur de l'authentique Luxembourg.
Sur les projets de ce type, l'intervention de BPI Luxembourg se fait déjà en amont du chantier. «Traditionnellement, nous entrons en jeu dès la recherche des terrains. Nous étudions les règles d'urbanisme, nous procédons à une estimation des coûts et nous réalisons les calculs de faisabilité. Dans le cas du projet Kons, nous avons racheté un projet existant et avons ensuite procédé à la coordination des architectes et des bureaux d'étude. L'objectif de notre mission, c'est d'assurer au final l'occupation optimale du bâtiment lorsqu'il aura été livré », poursuit Grégoire.
En tant que maître d'ouvrage, BPI Luxembourg suit minutieusement toutes les étapes du chantier dès que les contrats de construction ont été signés. Cela passe notamment par la validation des choix de matériaux proposés par les architectes et les entreprises de construction.
Le projet Kons représente 14.600 m2 de bureaux, 2.400 m2 de surface commerciale et 3.500 m2 de logement. L'immeuble propose également 235 emplacements de parking. Fin février, il ne restait plus que 2.500 m2 de bureaux disponibles. BPI Luxembourg allait lancer la procédure afin de commissionner des agents immobiliers pour la mise en location. Il en va de même pour la gérance de l'immeuble, également confiée à un tiers.
«Pour la partie logement, il s'agit principalement d'appartements d'une chambre. Nous attendons le dernier trimestre avant la livraison de l'immeuble pour rechercher
des occupants, précise Grégoire. La demande est très importante pour ce type d'appartements. Au Luxembourg, il n'est pas rare de voir des cabinets de consultants louer des immeubles entiers pour les mettre à la disposition de leurs stagiaires. La situation exceptionnelle de celui-ci devrait attirer de nombreux candidats. »
Quant aux surfaces commerciales, on y trouvera entre autres un supermarché,
plusieurs sandwicheries, une librairie ou un salon de coiffure. C'est d'ailleurs l'objet d'une réunion de chantier à laquelle nous assistons: un candidat locataire voudrait y installer un salon de bien-être avec un spa et un jacuzzi. Les différents intervenants se concertent pour identifier les meilleures solutions pour répondre aux attentes du client, notamment en matière d'évacuation des eaux.
Suite à la réorganisation du groupe CFE, BPI a renforcé sa structure financière et sa visibilité et détient à présent l'ensemble des actifs immobiliers. L'entreprise a mis sur pied une équipe commerciale de vente interne en vue d'élargir son marché résidentiel. Ses projets actuels répondent à des critères de qualité, de durabilité et d'intégration dans leur environnement qui créent de la valeur tant pour les investisseurs que pour les quartiers concernés. L'avenir s'annonce sous un jour favorable avec, en 2016, le lancement de la construction de plusieurs nouveaux chantiers et la poursuite de projets en développement.
La reconversion de l'ancien site de bureaux Ernest Solvay à Ixelles en un projet mixte parfaitement intégré à son environnement urbain est incontestablement une réussite : la maison de retraite a été livrée à Orpea, les 95 logements étudiants ont été livrés à des investisseurs privés et près de 75 % des 110 appartements sont déjà vendus. L'année 2015 a également vu l'aboutissement du Projet Erasmus, une des plus grandes initiatives privées (150.000 m2 ) en Région de Bruxelles-Capitale. On retiendra
L'année 2015 a vu l'aboutissement du Projet Erasmus, une des plus grandes initiatives privées en Région de Bruxelles Capitale.
notamment la finalisation d'accords de vente à différents investisseurs, le lancement de la pré-commercialisation de la première phase de logements et le démarrage des travaux de viabilisation sur l'ensemble du site.
A Ostende, le projet Oosteroever de reconversion d'une ancienne zone portuaire en zone résidentielle a marqué un pas important avec la réalisation du premier immeuble et la livraison des premiers appartements (90 % de logements vendus). La construction de la seconde phase se poursuit (80 % de logements vendus) et celle de la troisième phase est prévue au printemps 2016. Plusieurs autres projets résidentiels ont également avancé, parmi lesquels les projets 'Chaudron' à Anderlecht et 'Les Hauts Prés' à Uccle.
Après la signature de la convention du vaste projet mixte Mall of Europe avec la Ville de Bruxelles, les dépôts des certificats d'urbanisme et d'environnement
ont été assurés dans le timing convenu pour la réalisation du plus grand centre commercial de Bruxelles et de 590 logements. Par ailleurs, le processus urbanistique se poursuit pour le projet Victor à Anderlecht et un permis de bâtir a été accordé pour le projet de bureaux Ernest (13.000 m2 ), qui sera le premier immeuble de bureaux basse énergie en région liégeoise.
BPI Luxembourg a livré en 2015 les opérations Green Hill, EdenGreen et G4S et acquis plusieurs nouveaux fonciers tandis que se poursuivait la construction du projet Kons. Cette année fut donc une année de consolidation des fondamentaux. L'entreprise vise encore à renforcer sa position en réalisant de nouvelles acquisitions en 2016, une année qui devrait voir la livraison de l'immeuble Kons à ING et AXA et la
commercialisation des derniers lots de Bettembourg.
Les derniers des 174 appartements du vaste complexe résidentiel Green Hill en cours de construction depuis 2011 ont été livrés. C'est également le cas des nouveaux bureaux et ateliers G4S à Gasperich, incluant les abords et parkings, et de la Résidence-Service EdenGreen de 72 appartements et 4 commerces à Bettembourg.
La construction du projet Kons de bureaux, logements et commerces situé face à la gare de Luxembourg s'est poursuivie. Une pré-location de 12.500 m2 a été signée avec ING qui y établira son siège. L'année 2015 a été consacrée à la réalisation des travaux et à la location des espaces commerciaux.
Deux acquisitions importantes ont été effectuées par la société M1 sa, regroupant BPI, Immobel et le Groupe Giorgetti:
BPI Polska a assuré le lancement ou la poursuite de plusieurs beaux projets, essentiellement sur le marché résidentiel. L'entreprise a commencé avec succès la commercialisation du nouveau projet Wola Libre à Varsovie, comprenant 274 appartements et 3.000 m2 de surface commerciale. La préparation du chantier est en cours et la construction sera lancée au premier trimestre 2016. Beau succès aussi pour la commercialisation de la troisième tour du projet 4 Oceans à Gdansk, dont la construction par CFE Polska a commencé au printemps 2015 : 120 appartements sur 190 ont déjà été vendus. Les travaux de la quatrième et dernière tour ont été entamés au mois d'octobre.
Par ailleurs, BPI Polska développe un projet mixte de logements et commerces sur le terrain d'un hectare acquis l'année précédente au cœur de Wroclaw. Ce projet emblématique a fait l'objet d'une demande de permis de construire pour la première phase, ce qui devrait permettre le lancement de la commercialisation au printemps prochain.
Enfin, BPI Polska a vendu les 185 appartements de la deuxième tour du projet 4 Oceans à Gdansk et a quasi clôturé la vente des 159 appartements du projet Wola Tarasy à Varsovie.
En 2016, l'entreprise lancera ou poursuivra la commercialisation et la réalisation des divers projets en cours tout en recherchant très activement de nouvelles acquisitions.
Sogesmaint et sa filiale Luxembourgeoise ont poursuivi leurs missions de property management. Le début de l'année 2016 a été marqué par le départ à la retraite du fondateur et dirigeant historique de Sogesmaint, Michel Guillaume.
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