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Coface SA Interim / Quarterly Report 2020

Jul 29, 2020

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Interim / Quarterly Report

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Rapport financier, Premier semestre 2020

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REMARQUES GENERALES

La société COFACE SA, société anonyme de droit français (avec conseil d'administration), dont le siège social est sis 1 Place Costes et Bellonte, 92270 Bois-Colombes, France ; immatriculée sous le numéro d'identification 432 413 599 (RCS Nanterre) est dénommée la « Société » dans le présent rapport financier. L'expression le «Groupe » ou le « Groupe Coface » désigne, sauf précision contraire expresse, la Société, ses filiales, succursales et participations.

A la date du 30 Juin 2020, le capital social de la Société s'élève à 304 063 898 euros. Il est divisé en 152 031 949 actions de 2 (deux) euros de valeur nominale, entièrement souscrites et libérées toutes de même catégorie.

Présentation de l'information financière et autres informations

Ce rapport comprend les états financiers consolidés de COFACE SA pour l'exercice clos le 31 décembre 2019 et des semestres clos les 30 juin 2019 et 2020, et ayant fait l'objet d'un rapport des commissaires aux comptes. Les comptes annuels consolidés ont été établis en normes IFRS et les comptes semestriels ont été établis conformément à la norme comptable internationale «IAS 34». COFACE SA publie ses comptes consolidés en euros. Les sommes des lignes et les totaux des tableaux dans le présent rapport peuvent ne pas correspondre exactement en raison des arrondis.

Le présent rapport présente des données soit en valeur historique, soit à périmètre constant ou change constant. Lorsque les données sont présentées à périmètre constant, l'année N-1 est ajustée pour intégrer les entités entrées ou sorties du périmètre de consolidation durant l'année N. Le Groupe Coface considère que comparer les périodes à périmètre et change constants permet de mieux appréhender les effets des fluctuations de change et des variations de périmètre sur ses résultats financiers. Cependant, les données retraitées des effets de périmètre et de change ne doivent pas se substituer aux données IFRS.

Informations prospectives

Ce rapport contient des indications sur les perspectives et axes de développement du Groupe Coface. Ces indications sont parfois identifiées par l'utilisation du futur, du conditionnel ou de termes à caractère prospectif tels que « considérer », « envisager », « penser », « avoir pour objectif », « s'attendre à », « entend », « devrait », « ambitionner », « estimer », « croire », « souhaiter », « pourrait », ou, le cas échéant, la forme négative de ces mêmes termes, ou toute autre variante ou terminologie similaire. Ces informations ne sont pas des données historiques et ne doivent pas être interprétées comme des garanties que les faits et données énoncés se produiront. Ces informations sont mentionnées dans différentes sections du rapport et contiennent des données relatives aux intentions, estimations et objectifs du Groupe Coface concernant, notamment, le marché, la stratégie, la croissance, les résultats, la situation financière et la trésorerie du Groupe Coface.

Ces informations sont fondées sur des données, hypothèses et estimations considérées comme raisonnables par le Groupe Coface. Elles sont susceptibles d'évoluer ou d'être modifiées en raison des incertitudes liées notamment à l'environnement économique, financier, concurrentiel et réglementaire. En outre, les déclarations prospectives contenues dans le rapport visent aussi des risques connus et inconnus, des incertitudes et d'autres facteurs qui pourraient, en cas de réalisation, affecter les résultats futurs, les performances et les réalisations du Groupe Coface. Ces facteurs peuvent notamment inclure l'évolution de la conjoncture économique et commerciale ainsi que les facteurs de risques exposés au chapitre 5 du Document d'enregistrement universel déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers («AMF»), le 16 avril 2020 sous le numéro D.20-0302.

Facteurs de risques

L Le lecteur est fortement encouragé à examiner attentivement les facteurs de risque décrits aux paragraphes susmentionnés du Document d'enregistrement universel déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers, le 16 avril 2020 sous le numéro D.20-0302.

La réalisation de tout ou partie de ces risques est susceptible d'avoir un effet négatif sur les activités, la situation ou les résultats financiers du Groupe Coface. En outre, d'autres risques, non encore actuellement identifiés ou considérés comme non significatifs par le Groupe Coface à la date du présent rapport, pourraient avoir le même effet négatif sur le Groupe Coface, son activité, sa situation financière, ses résultats d'exploitation ou les perspectives de croissance ainsi que sur le prix des actions cotées sur Euronext Paris (ISIN: FR0010667147).

Toutes ces informations sont disponibles sur les sites internet de la Société (www.coface.com/Investisseurs) et de l'AMF (www.amf-france.org).

I. Rapport semestriel d'activité 8
a) Environnement économique au premier semestre8
b) Faits marquants de la période 10
c) Événements postérieurs au 30 juin 2020 11
d) Commentaires sur les résultats au 30 juin 2020 12
e) Trésorerie et capitaux du Groupe22
f) Facteurs de risques 25
g) Risques et incertitudes futurs25
h) Perspectives 26
i. Environnement économique 26
ii. Perspectives pour le Groupe 28
II. États financiers consolidés 30
Faits marquants 32
Bilan consolidé 35
Compte de résultat consolidé37
37
Autres éléments du résultat global consolidé 38
Tableau de variation des capitaux propres consolidé 39
Tableau de flux de trésorerie consolidé40
III. Notes et annexes aux comptes consolidés résumés43
Note 1. Ecarts d'acquisition43
Note 2. Autres immobilisations incorporelles44
Note 3. Placements des activités d'assurance 45
Note 4. Créances des activités du secteur bancaire 51
Note 5. Trésorerie et équivalents de trésorerie 51
Note 6. Composition du capital social52
Note 7. Provisions pour risques et charges52
Note 8. Dettes de financement 53
Note 9. Passifs locatifs54
Note 10. Passifs techniques relatifs aux contrats d'assurance 54
Note 11. Ressources des activités du secteur bancaire55
Note 12. Chiffre d'affaires 55
Note 13. Charges des prestations des contrats 56
Note 14. Frais généraux par destination57
Note 15. Résultat des cessions en réassurance 57
Note 16. Produits des placements nets de charges hors coût de l'endettement58
Note 17. Autres produits et charges opérationnels 58
Note 18. Ventilation du résultat par secteur59
Note 19. Résultat par action62
Note 20. Parties liées62
Note 21. Engagements hors bilan64
Note 22. IFRS 1765
Note 23. Brexit66
Note 24. Evénements post-clôture66
IV. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2020 70
V. Attestation de la personne responsable des états financiers74
VI. Indicateurs clés76
VII. Annexe : Calcul des ratios financiers88
Calcul des ratios financiers90

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I. Rapport semestriel d'activité

I. Rapport semestriel d'activité

Comme chaque trimestre, l'équipe de la recherche économique du Groupe Coface a révisé en juin ses prévisions de croissance mondiale pour l'année en cours, ainsi que ses niveaux de risque de crédit des entreprises à court terme, par pays, grandes zones géographiques et secteurs d'activité ; elle a aussi présenté ses premières prévisions de croissance pour l'année 2021. Ainsi, elle prévoit une récession mondiale de 4,4% en 2020, avant une reprise de 5,1% en 2021.

a) Environnement économique au premier semestre

Avec l'irruption du nouveau coronavirus, sa dissémination à travers le monde, et les mesures prises pour y faire face, la situation économique mondiale s'en est trouvée totalement bouleversée au 1er semestre 2020. Les mesures sanitaires de distanciation adoptées progressivement dans la plupart des pays du monde, au fur et à mesure de l'extension de l'épidémie, ont mécaniquement provoqué une chute de la demande et de l'offre, ainsi qu'une chute non moins vertigineuse du commerce mondial, induisant une forte perturbation des chaines mondiales de valeur.

Parmi les mesures de protection sanitaire les plus perturbantes ont figuré le confinement à domicile, la fermeture des commerces non essentiels et des établissements scolaires, l'interdiction de se déplacer dans le pays, la fermeture des frontières pour les personnes.

Ces mesures n'ont pas eu la même rigueur partout. En effet, certains pays n'ont pas eu besoin de recourir aux mesures les plus extrêmes. Ils ont pu disposer d'une capacité confortable de détection du virus, de repérage des personnes ayant été au contact de personnes atteintes, d'isolement des personnes atteintes, d'un stock suffisant de masques, et d'un ample nombre de lits de réanimation pour faire face à un afflux de cas graves. Quelques-uns ont délibérément adopté des mesures minimales, quitte à accepter un nombre de victimes plus élevé, donnant la priorité à l'économie sur les considérations sanitaires.

Au-delà de la situation sanitaire propre à chaque pays, ce qui a fait aussi la différence, c'est leur exposition extérieure : les pays très dépendant de l'exportation, notamment d'hydrocarbures, de minerais, de biens d'équipement (automobile…), ou du tourisme, ont subi de plein fouet l'effondrement de la demande mondiale.

De plus, au-delà de son impact différencié sur les pays, la crise a frappé avec une force variable les secteurs d'activité, beaucoup plus fortement ceux pour lesquels la proximité physique est essentielle et donc l'impact des mesures de distanciation majeur.

Afin d'atténuer le choc sur les ménages et les entreprises, les gouvernements ont pris des mesures. Cela a pris généralement la forme d'un soutien aux revenus, avec notamment la prise en charge étendue de l'indemnisation du chômage, d'un report de charges (impôts, cotisations sociales, échéances de prêts), d'une prise en charge du chômage de garantie des prêts bancaires. De leur côté, les banques centrales ont souvent abaissé leurs taux directeurs, acheté davantage d'obligations d'Etat et/ou d'entreprises, réduit le montant des réserves obligatoires et diminué les obligations prudentielles pour les banques. Evidemment, l'ampleur de ce soutien a varié suivant les marges de manœuvre dont disposait chaque pays. Généralement, l'ampleur a été beaucoup plus grande dans les économies avancées que dans les autres pays, car moins exposées aux humeurs des investisseurs internationaux.

Presque tous les pays d'Europe occidentale, à l'exception de scandinaves, de l'Autriche et de la Grèce ont vu le niveau du risque de crédit de leurs entreprises à court terme (6 à 12 mois) relevé d'un cran. Cela correspond à la détérioration du risque dans 7 des 13 secteurs que nous suivons dans la région. Parmi les plus touchés, le textile-habillement, l'automobile et la distribution ont considérablement souffert du confinement de la population et de la fermeture administrative des commerces non essentiels. Le transport a souffert de l'interdiction de se déplacer tant au sein des pays qu'à l'international. La construction a souffert de la mise à l'arrêt des chantiers, tant dans le bâtiment que dans les travaux publics. La métallurgie a subi le contrecoup de l'arrêt de l'activité chez les clients comme la construction, l'automobile, l'aéronautique ou la mécanique. Enfin, l'énergie a enregistré une chute de la consommation de carburant et d'électricité. A l'inverse, l'agroalimentaire, la pharmacie, les TIC, la chimie, et le papier n'ont pas ou peu souffert, car, pour certains,

essentiels à la population, profitant de l'essor de la communication à distance ou d'une forte demande d'emballage, de détergents ou de produits sanitaires.

Le niveau de risque a aussi été relevé aux Etats-Unis et au Canada. Comme en Europe occidentale, et pour les mêmes raisons, la situation s'est détériorée dans l'automobile, également éreintée par les évolutions technologiques et les contraintes environnementales, la distribution, les transports, la construction et l'énergie. Pour cette dernière, les déboires rencontrés par l'extraction de pétrole et de gaz de schiste, du fait de la baisse des cours, a été un élément supplémentaire. Les secteurs épargnés sont quasiment les mêmes qu'en Europe occidentale.

Confrontés aussi aux mesures de confinement, mais aussi en raison de l'inclusion de leur économie dans la chaîne de production européenne, notamment allemande et automobile, presque tous les pays d'Europe centrale et orientale ont vu leur niveau de risque augmenter. Très logiquement, l'automobile, mais aussi les secteurs exposés à la consommation locale ou européenne comme la distribution, le textile-habillement et le transport sont les secteurs impactés. De son côté, la construction turque a subi la baisse d'activité domestique, mais, plus encore, sur ses marchés d'exportation.

En Afrique et au Moyen-Orient, les mesures de confinement ont aussi été appliquées. Pourtant, seulement dixhuit des cinquante-neuf économies suivies ont vu leur niveau de risque relevé. Il s'agit surtout d'économies très dépendantes du tourisme et des marchés européens, des remises d'expatriés, ou bien des exportations de pétrole et de minerais, ces dernières ayant subi une chute de la demande, notamment chinoise, et, pour certaines, des cours. L'Afrique du sud, déjà confrontées à de graves problèmes structurels, a été touchée au titre du confinement sévère, des minerais, de l'automobile et du tourisme. D'autres économies ont été relativement moins touchées en raison de liens limités avec l'extérieur ou d'une place importante de l'agriculture. Enfin, une part non négligeable des pays était déjà classée en risque très élevé en raison de fragilités structurelles.

En Amérique centrale et dans la Caraïbe, huit des douze pays suivis se sont vu infligés un relèvement de leur niveau de risque en raison de leur sensibilité à la conjoncture nord-américaine à travers le tourisme, leurs exportations d'automobiles (Mexique) ou d'articles textiles, ou encore les remises d'expatriés qui sont largement employés dans des secteurs très touchés ou de manière informelle aux Etats-Unis. Pour certains d'entre eux, la baisse des recettes d'exportation de minerais a eu aussi son importance. Plus au sud, au Brésil, en Argentine et en Equateur, le choc de l'épidémie intervient sur des économies en récession ou en stagnation, et confrontées à la problématique de la dette pour les deux dernières.

Même à l'origine de l'épidémie, la région Asie-Pacifique compte très peu de pays ayant subi une dégradation de leur niveau de risque. Il s'agit soit de pays très sensibles à l'évolution de la conjoncture et du commerce mondiaux : Corée du sud et Singapour, soit de pays très sensibles à la conjoncture chinoise : Australie, Malaisie, Taiwan, à travers les matières premières, le tourisme ou l'imbrication des chaînes de production. Parmi les secteurs les plus touchés, on retrouve l'automobile et les transports.

Au total, Coface aura procédé en juin 2020 à la dégradation du risque de crédit des entreprises à court terme dans 71 pays, soit un peu plus de 40% des économies couvertes, et dans environ 40% des treize secteurs évalués dans 28 pays.

b) Faits marquants de la période

Coface lance son nouveau plan stratégique à horizon 2023, Build to Lead

Lors de sa "journée investisseurs" organisée le 25 février à Paris, Coface a présenté son nouveau plan stratégique à horizon 2023 Build To Lead. Ce plan vise à étendre et à approfondir la transformation initiée par Fit to Win.

Le plan vise notamment à : a) poursuivre le renforcement de la gestion des risques et de la discipline de souscription; b) améliorer l'efficacité commerciale et opérationnelle; c) investir sélectivement dans des initiatives de croissance en assurance-crédit et dans les métiers de spécialité et d) maintenir la solidité du bilan.

Avec la mise en œuvre du plan Build to Lead, Coface relève l'intégralité de ses objectifs financiers.

La survenance rapide de la crise sanitaire et économique induite après la présentation du plan ne remet pas en cause les fondamentaux du plan. Les circonstances ont amené à une révision des priorités à court terme du groupe, mais la direction stratégique demeure.

Coface démontre son agilité dans la gestion de la crise

Face à la survenance de la crise sanitaire et au blocage de l'économie d'un grand nombre de pays, Coface a rapidement pris des mesures pour en atténuer les effets sur son modèle économique. Tout d'abord les équipes de Coface ont très rapidement adopté le télétravail, sans rupture de la qualité des services rendus aux clients, faisant ainsi preuve d'agilité opérationnelle.

Sur le plan financier, Coface a très rapidement réduit le niveau de risques de son portefeuille d'investissements et relevé significativement son niveau de liquidité à 21%.

Par souci de prudence, en ligne avec les recommandations des autorités réglementaires et gouvernementales et afin de conserver toute sa flexibilité financière, le conseil d'administration du 1er avril a décidé de proposer à l'assemblée générale mixte du 14 mai 2020 de ne pas verser de dividende au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2019. L'impact positif sur la solvabilité de Coface a été estimé à 13 points.

Enfin, face à la dégradation généralisée du risque crédit, Coface a procédé à un nombre exceptionnellement élevé de mesures de prévention sur son portefeuille. Malgré une volumétrie record, l'essentiel des décisions ont été prises suite à une analyse détaillée de la situation de chaque débiteur, en fonction de son pays, de son secteur et de sa situation propre.

Coface coopère avec de nombreux états pour garantir la disponibilité de l'assurance-crédit

De nombreux gouvernements ont rapidement reconnu le rôle crucial de l'assurance-crédit dans le maintien du crédit inter-entreprise, première source de financement de nombreuses entreprises. Afin de permettre de garantir la disponibilité de l'assurance-crédit dans une période où le risque n'est pas forcément assurable, de nombreux états ont mis en place des mécanismes de garantie dont la forme et le périmètre varient. Coface a ainsi finalisé 11 accords dans des pays qui représentent 50% des expositions. Les négociations se poursuivent dans d'autres pays (Italie, Pologne).

Ces mécanismes prennent selon les pays la forme de traités de réassurance proportionnels ou bien de complément de garantie. Les traités portent en général sur les assurés domestiques ou domiciliés dans le pays et concernent l'ensemble du portefeuille existant et les affaires nouvelles. Les schémas sont assortis selon les pays d'un taux de cession des primes et des sinistres qui peuvent être différents, et donne lieu en général au versement d'une commission de réassurance. Le complément de garantie, distribué par les assureurs crédit, est lui aussi fortement réassuré. Il permet aux clients de l'assureur qui le souhaitent d'acheter une garantie qui n'est plus disponible sur le marché privé en raison de la difficulté à assurer des risques devenus trop incertains.

Les agences de notation reconnaissent les bonnes performances de Coface

Les agences de notation ont rapidement analysé les conséquences potentielles de la crise sur les différents secteurs d'activité économique. Dans le secteur de l'assurance, et particulièrement de l'assurance-crédit, la première réaction a été l'anticipation d'une dégradation du profil de notation.

Ainsi l'agence de notation Moody's a confirmé le 27 mars 2020 la note de solidité financière (Insurance Financial Strength – IFS) A2 de Coface mais l'assortie d'une perspective négative. La confirmation de la notation traduit la confiance de Moody's dans la résilience des assureurs-crédits grâce à leur capacité à réviser les risques à court terme et à leur solidité financière. Elle souligne également la mise en place de mécanismes gouvernementaux de soutien à l'économie.

L'agence de notation Fitch a placé le 31 mars 2020 les notes de Coface sous surveillance négative. Cela inclut la note de solidité financière (Insurance Financial Strength - IFS). Fitch a maintenu le 14 mai 2020 toutes les notes de Coface SA et de ses filiales opérationnelles sous surveillance négative, à l'exception des notations à court terme de Coface SA, qui ont été retirées de la surveillance négative et confirmées à 'F1'. L'agence de notation souligne « la forte liquidité de Coface, avec un niveau de liquidité représentant 21% du portefeuille d'investissement à fin mars 2020, sans aucune échéance majeure de dette à court terme. »

Par ailleurs, le 24 février, l'agence de notation AM Best a attribué la note de solidité financière (Financial Strength Rating - FSR) 'A' (Excellent) à Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (la Compagnie) ainsi qu'à Coface Re. Ces notes s'accompagnent d'une perspective « stable ».

L'agence a également confirmé la note de solidité financière (FSR) 'A' (Excellent) attribuée à Coface North America Insurance Company (CNAIC), elle aussi assortie d'une perspective « stable ».

Evolution de l'actionnariat

Natixis a annoncé, le 25 février, la cession de 29,5% du capital de Coface à Arch Capital Group Ltd et déclaré son intention de ne plus siéger au Conseil d'administration de Coface à compter de la réalisation définitive de l'opération. Natixis a également précisé que son accord avec Arch prévoit que, à cette date, le Conseil soit composé de dix membres dont quatre nommés par Arch et six administrateurs indépendants (dont les cinq administrateurs indépendants actuels).

Le Conseil d'administration de Coface, en lien avec le Comité des Nominations et des Rémunérations, a décidé de procéder à la recherche du futur Président du Conseil d'Administration dont le mandat débutera à la date de la réalisation définitive de l'opération. Le Président du Conseil d'Administration sera un administrateur indépendant.

Arch Capital a affirmé son soutien à l'équipe de management de Coface et à son nouveau plan stratégique 2023 Build To Lead.

c) Événements postérieurs au 30 juin 2020

Coface finalise l'acquisition de GIEK Kredittforsikring AS

Le 1er juillet, Coface a annoncé la finalisation de l'acquisition de GIEK Kredittforsikring AS, une société créée en 2001 qui regroupe les activités d'assurance-crédit export de court terme précédemment souscrites par l'agence de crédit export norvégienne GIEK. Après l'acquisition par Coface de 100% du capital de GIEK Kredittforsikring AS, l'activité sera exploitée sous la marque Coface GK.

En 2019, GIEK Kredittforsikring AS a émis un total d'environ 9M€ (99MNOK) de primes brutes avec un portefeuille principalement axé sur l'export. Cette transaction aura un impact non significatif sur le ratio de solvabilité de Coface.

Coface s'engage auprès de l'Etat anglais pour la mise en place d'un dispositif de support de l'assurance-crédit

Le gouvernement britannique a annoncé début juin 2020 la mise en place d'un dispositif de support à l'assurance-crédit s'élevant à 10 milliards de Livres Sterling.

Ce dispositif consiste à couvrir 90% des sinistres survenant sur des factures émises entre le 1er avril et le 31 décembre 2020 en échange de la cession de 100% des primes émises nettes de la couverture de la quasitotalité des frais généraux engagés par la société pour gérer son activité d'assurance-crédit court-terme. Il est actuellement soumis à l'approbation de la Commission Européenne.

A la suite de l'engagement formel de Coface auprès des autorités de participer à ce dispositif qui couvre l'essentiel des transactions du second trimestre, l'impact correspondant a été intégré dans les comptes du groupe dans la mesure où le contrat est considéré comme substantiellement finalisé.

Dispositif de support de l'Etat italien

Le gouvernement italien a publié le 19 mai 2020 un décret de relance de l'économie au sein duquel est inclus un dispositif de support à l'assurance-crédit s'élevant à 2 milliards d'Euros. Ce décret a été converti en loi, postérieurement à la clôture des comptes, le 19 juillet 2020 et est sujet à l'approbation de la Commission Européenne.

Le dispositif consiste à couvrir 90% des sinistres survenus à partir du 1er avril 2020 et portant sur des factures émises en 2020 en échange d'une cession de 90% des primes correspondantes encaissées entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021 nettes d'une commission de 35%.

Une incertitude demeurant encore sur l'approbation du dispositif, en ces termes, par la Commission Européenne, ses impacts ne sont pas inclus dans les comptes à fin juin 2020.

d) Commentaires sur les résultats au 30 juin 2020

Les variations à périmètre et taux de change constants présentées à des fins de comparabilité dans les tableaux ci-dessous tiennent compte de l'intégration de Coface PKZ au périmètre consolidé du Groupe à compter du 1er avril 2019.

i. Chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe décroît de 0,6% à périmètre et taux de change constants (-1,1% à périmètre et taux de change courants) de 732,6 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 724,6 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020.

L'effet change est défavorable de 0,5 point, un impact limité mais qui masque de fortes disparités entre les devises. Ainsi, le raffermissement du dollar américain (première devise étrangère du portefeuille) et des monnaies asiatiques face à l'euro compense la forte dépréciation des devises de la région Amérique latine (peso argentin et réal brésilien notamment) et dans une moindre mesure de la livre turque.

Le tableau suivant illustre l'évolution du chiffre d'affaires consolidé du Groupe par activité entre les semestres clos les 30 juin 2019 et 2020 :

Au 30 juin
Variation de chiffre d'affaires
consolidé par activité
(en millions d'euros)
2020 2019 en M€ Variation
en %
en % : à
périmètre et
change
constants
Assurance 696,1 699,3 -3,2 -0,5% 0,0%
dont Primes brutes acquises (1) 599,1 605,3 -6,2 -1,0% -0,4%
dont Services (2) 97,0 94,0 3,0 3,2% 3,1%
Affacturage 28,6 33,3 -4,7 -14,2% -13,8%
Chiffre d'affaires consolidé 724,6 732,6 -8,0 -1,1% -0,6%
(1) Primes brutes acquises -
Crédit, Single Risk et Caution

(2) Somme du chiffre d'affaires provenant des services liés à l'assurance- crédit (« Accessoires de primes » et « Autres prestations et services liés ») et des services commercialisés au profit de clients dépourvus d'assurance- crédit (services d'accès à l'information sur la solvabilité des entreprises et à l'information marketing – « Information et autres services » – et services de recouvrement de créances – « Gestion de créances »).

Assurance

Le chiffre d'affaires de l'activité assurance (y compris cautionnement et Single Risk) est stable à périmètre et taux de change constants (-0,5% à périmètre et taux de change courants) de 699,3 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 696,1 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020.

Les primes brutes acquises sont en baisse de 0,4% à périmètre et taux de change constants (-1% à périmètre et taux de change courants) de 605,3 millions d'euros au 30 juin 2019 à 599,1 millions d'euros au 30 juin 2020. Les marchés matures ont été fortement impactés par la baisse d'activité de leurs clients et ont vus leurs primes baisser. Seuls l'Amérique Latine et la région Méditerranée-Afrique voient leurs primes croitre à taux de change constant.

La production de nouveaux contrats, de 86 millions d'euros (en valeur annuelle) au premier semestre 2020, est en hausse par rapport au semestre clos le 30 juin 2019 (64,6 millions d'euros) grâce notamment à l'acquisition de nouveaux comptes globaux et une bonne performance de la région Méditerranée-Afrique. Le taux de rétention des contrats (rapport entre la valeur annuelle des polices renouvelées sur le semestre et la valeur annuelle des polices à renouveler au cours dudit semestre) se maintient au niveau record de 93,4% pour le semestre clos le 30 juin 2020 sans que cela ne se fasse au détriment des prix. L'effet prix est légèrement positif au 30 juin 2020 avec +0,2% alors qu'il était négatif au 30 juin 2019 (-1,1%) grâce aux premiers effets de la retarification. En revanche, Le volume de primes ne bénéficie presque plus de la croissance de l'activité des assurés (effet volume de +0.5% au 30 juin 2020 contre 2,1% au premier semestre 2019).

Le chiffre d'affaires des activités de services est en hausse de 3,1% à périmètre et taux de change constants (+3,2% à périmètre et taux de change courants) de 94,0 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 97,0 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020. Cette croissance est portée par une hausse des activités d'information de 13%, cible de développement du plan Build to Lead.

Affacturage

Le chiffre d'affaires de l'activité affacturage (exclusivement en Allemagne et Pologne) affiche une diminution de -13,8% à périmètre et taux de change constants (-14,2% à périmètre et taux de change courants) de 33,3 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 28,6 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020.

Le chiffre d'affaires de l'Allemagne est en repli de -13,1% en raison de la forte contraction des volumes financés partiellement compensée par la re-tarification du portefeuille.

En Pologne, aussi impactée par cet effet, le chiffre d'affaires est en baisse de -11,2% à taux de change constant (-13,5% à taux de change courant).

Évolution du chiffre d'affaires par région

Le tableau suivant donne l'évolution du chiffre d'affaires consolidé (net des flux intragroupe) du Groupe au sein de ses sept régions géographiques entre les semestres clos les 30 juin 2019 et 2020 :

Au 30 juin Variation
Variation de chiffre d'affaires
consolidé par région de
facturation
(en millions d'euros)
2020 2019 en M€ en % en % : à taux
de change
constant
en % : à
périmètre et
change
constants
Europe de l'Ouest 142,6 147,5 -4,9 -3,3% -3,7% -3,7%
Europe du Nord 147,0 156,1 -9,1 -5,8% -5,8% -5,8%
Méditerranée & Afrique 200,5 190,9 9,6 5,0% 5,6% 5,6%
Amérique du Nord 69,2 68,1 1,1 1,7% -0,5% -0,5%
Europe Centrale 73,5 71,5 2,0 2,8% 4,5% 0,1%
Asie-Pacifique 57,1 58,7 -1,6 -2,7% -4,9% -4,9%
Amérique Latine 34,7 39,8 -5,1 -13% 5,8% 5,8%
Chiffre d'affaires consolidé 724,6 732,6 -8,0 -1,1% -0,2% -0,6%

La plupart des régions affichent un chiffre d'affaires en baisse à périmètre et taux de change constants. Cette baisse est particulièrement visible en Europe et en Asie-Pacifique (-4,9%) et est partiellement compensée par la croissance sur les régions Amérique Latine (+5,8%) et Méditerranée-Afrique (+5,6%).

En Europe de l'Ouest, le chiffre d'affaires est en repli de -3,7% (-3,3% à périmètre et taux de change courants), la faiblesse de l'activité des clients n'étant que très partiellement compensée par la poursuite d'une bonne croissance de l'activité caution.

L'Europe du Nord affiche une baisse de son chiffre d'affaires de -5,8% résultant de l'effet combiné d'une faible activité client et de la baisse des volumes sur l'affacturage.

Le chiffre d'affaires de la région Méditerranée & Afrique est en croissance de 5,6% (+5% à périmètre et taux de

change courants) porté notamment par les affaires nouvelles et un taux de rétention en forte amélioration.

L'Amérique du Nord enregistre un chiffre d'affaires en baisse de -0,5% (+1,7% à périmètre et taux de change courants). La progression des affaires nouvelles dans un environnement tarifaire plus porteur est masquée par la baisse de l'activité des clients.

L'Europe Centrale affiche une stabilité de son chiffre d'affaires à +0,1% (+2,8% à périmètre et taux de change courants du fait de la contribution de Coface PKZ à compter du deuxième trimestre 2019). Les revenus de l'affacturage sont en baisse en Pologne alors que l'assurance-crédit progresse de +1,8%.

Le chiffre d'affaires de la région Asie-Pacifique est en baisse de -4,9% (-2,7% à périmètre et taux de change courants) impactée par les baisses d'activité partiellement compensé par une rétention élevée.

L'Amérique Latine enregistre une progression de son chiffre d'affaires de 5,8% (-13% à périmètre et taux de change courants). La région bénéficie d'une amélioration du taux de rétention, d'un effet prix favorable et de moindres ristournes de primes. Les portefeuilles de la région comportent de nombreux contrats libellés en devises internationales (dollar notamment) générant un impact sur la variation à taux constant.

ii. Résultat technique

Résultat technique brut de réassurance

Le résultat technique brut de réassurance s'élève à 46,3 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020 en baisse de 69% par rapport à celui du premier semestre 2019 (149,2 millions d'euros) suivant l'augmentation du ratio de sinistralité.

La détérioration de 17,4 points du ratio combiné brut de réassurance à 92,1% au premier semestre 2020 (74,8% pour le semestre clos le 30 juin 2019) s'explique par une détérioration du ratio de sinistralité et un ratio de coûts en léger retrait respectivement de +18,1 points et -0,7 point. Ce dernier bénéficie notamment d'économies réalisées au premier semestre 2020 grâce aux mesures prises très rapidement à l'entrée dans la crise.

Sinistralité

Le ratio de sinistralité brut de réassurance du Groupe incluant les frais de gestion de sinistres augmente de 18,1 points, passant de 40,9% pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 59,0% pour le semestre clos le 30 juin 2020. Il reflète une hausse des déclarations de sinistres mais également une hausse des provisions en anticipation de la hausse prévisible de la fréquence des sinistres. Le niveau de sinistralité est donc en augmentation sur l'ensemble des géographies.

Sinistralité Au 30 juin Variation
(en millions d'euros et %) 2020 2019 en M€ en %
Charges de sinistres y compris frais de gestion 353,3 247,4 105,9 42,8%
Ratio de sinistralité brut de réassurance 59,0% 40,9% 18,1 pts
Primes acquises 599,1 605,3 -6,2 -1,0%

En Europe de l'Ouest, le ratio de sinistralité s'établit à 62,3% (+31,1 points) pour le semestre clos le 30 juin 2020, la région est particulièrement impactée par un sinistre majeur au premier trimestre non lié à la crise de la Covid-19.

L'Europe du Nord voit son ratio croître de 2,4 points à 45,5% liée à une augmentation en fréquence majoritairement.

La région Méditerranée & Afrique enregistre un ratio de sinistralité en hausse de 8,4 points à 55% liée à une hausse en fréquence et de la sévérité sur les pays du golfe et l'Afrique du Sud.

En Amérique du Nord, la sinistralité est en hausse de 36,4 points à 76,6% en raison des forts impacts économiques de la crise sanitaire sur cette région.

Le ratio de sinistralité de la région Europe Centrale augmente de 3,9 points à 46,1% du fait d'un sinistre majeur sur le premier trimestre associée à une anticipation prévisible de la fréquence de sinistres.

Après avoir bénéficié en 2019 de récupérations importantes sur des sinistres enregistrés les années antérieures, le ratio de sinistralité de la région Asie-Pacifique se dégrade de 28,6 points et atteint 52.7%. Cette hausse est principalement liée à l'anticipation des charges de sinistres dans un contexte de crise économique ainsi qu'un sinistre majeur à Singapour.

En Amérique Latine, le ratio de sinistralité s'établit au 30 juin 2020 à 91,9% en hausse de 41,5 points impactée à la fois par une fréquence et une sévérité accrues.

Variation de sinistralité par région de Au 30 juin Variation en points
facturation (en %) 2020 2019
Europe de l'Ouest 62,3% 31,2% 31,1 pts
Europe du Nord 45,5% 43,1% 2,4 pts
Méditerranée & Afrique 55,0% 46,6% 8,4 pts
Amérique du Nord 76,6% 40,2% 36,4 pts
Europe Centrale 46,1% 42,2% 3,9 pts
Asie-Pacifique 52,7% 24,1% 28,6 pts
Amérique Latine 91,9% 50,4% 41,5 pts
Ratio de sinistralité brut de réassurance 59,0% 40,9% 18,1 pts

Frais généraux

Au 30 juin Variation
Frais Généraux (en millions d'euros) 2020 2019 en M€ en % en % : à
périmètre et
change
constants
Frais généraux internes 263,9 271,1 -7,2 -2,6% -2,4%
dont frais de gestion de sinistres 15,2 15,9 -0,7 -4,5% -4,2%
dont frais de gestion interne des placements 1,6 2,0 -0,4 -20% -20%
Commissions 78,0 81,6 -3,6 -4,4% -3,7%
Total Frais généraux 341,9 352,7 -10,8 -3,1% -2,7%

Le total des frais généraux, qui inclut les frais de gestion de sinistres et frais internes des placements, est en baisse de 2,7% à périmètre et taux de change constants (-3,1% à périmètre et taux de change courants) de 352,7 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 341,9 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020.

Les commissions d'acquisition des contrats sont en baisse de 3,7% à périmètre et taux de change constants (- 4,4% à périmètre et taux de change courants) de 81,6 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 78,0 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020. Cette baisse, portée par les marchés intermédiés d'Asie-Pacifique et d'Amérique du Nord, est plus importante que celle des primes acquises (-0,4% à périmètre et taux de change constants), l'internalisation d'agents en Amérique du Nord ayant permis de générer des économies.

Les frais généraux internes incluant les frais de gestion de sinistres et de placements baissent de 2,4% à périmètre et taux de change constants (-2,6% à périmètre et taux de change courants) de 271,1 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 263,9 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020.

Les frais de personnel sont en hausse limitée de 2,2% à périmètre et taux de change constants (+2,2% à périmètre et taux de change courants) de 148,4 millions d'euros en 2019 à 151,7 millions d'euros en 2020. Les revalorisations annuelles et la forte inflation qui perdure dans certains pays du groupe (Argentine en tête) expliquent cette progression.

Les frais informatiques sont en léger retrait de 0,9% à périmètre et taux de change constants (-0,1% à périmètre et taux de change courants) à 24,1 millions d'euros alors que les projets de transformation et les investissements ont été re-priorisés pour s'adapter à la situation de crise.

Les autres frais (taxes, achats d'informations, loyers) fléchissent de 9,7% à périmètre et taux de change constants (-11% à périmètre et taux de change courants) de 98,5 millions d'euros en 2019 à 88,1 millions d'euros en 2020. Les coûts de voyages et autres séminaires sont logiquement en retrait avec l'arrêt des déplacements professionnels. Les honoraires de conseil décroissent aussi nettement alors que certains projets ont été reportés.

Le ratio de coût brut s'améliore de 0,7 point, de 33,9% au premier semestre 2019 à 33,2% au premier semestre 2020 grâce à une diminution des frais généraux supérieure à celle des revenus. Ainsi, la baisse des primes acquises a un impact défavorable de 0,3 points en compensé pour 0,5 point par la diminution des frais généraux internes et pour 0,6 point par la diminution des commissions d'acquisition des contrats.

En Europe de l'Ouest, les frais généraux diminuent de 7,4% à taux de change constants (-7,1% à taux de change courants), les frais externes (commissions d'acquisition des contrats) comme internes décroissent avec des baisses ciblées en rémunérations variables, charges locatives, frais informatiques et de déplacement.

En Europe du Nord, les frais généraux s'affichent en retrait de 5,3% à taux de change courants et constants. La région bénéficie d'économies en rémunérations variables et commissions d'acquisition des contrats.

Les frais généraux de la région Méditerranée & Afrique sont en hausse de 5,6% à taux de change constants (+5,3% à taux de change courants). Les commissions d'acquisition des contrats augmentent alors que les primes continuent de progresser. Les frais généraux internes sont en hausse mesurée.

En Amérique du Nord, les frais généraux fléchissent de 7,0% à taux de change constants (-5,1% à taux de change courants). Les commissions d'acquisition des contrats sont en baisse marquée. Des coûts non récurrents supportés au premier semestre 2019 rendent la comparaison favorable et expliquent une progression limitée des frais de personnel malgré l'internalisation des agents.

En Europe Centrale, les frais généraux déclinent de 1,2% à périmètre et taux de change constants (+1,3% à périmètre et taux de change courants) grâce des économies de loyers, frais de déplacement et de communication.

Des commissions externes en retrait expliquent une décroissance des frais généraux en Asie-Pacifique de 1,1% à taux de change constants (+1,1% à taux de change courants).

En Amérique Latine, les frais généraux diminuent de 1,0% à taux de change constants (-18% à taux de change courants). Les frais de personnels sont en hausse notamment du fait de l'inflation (Argentine particulièrement) mais les frais centraux refacturés pèsent moins lourd qu'un an auparavant.

Résultat technique net de réassurance

Le résultat technique net de réassurance s'élève à 40,4 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020 en baisse de 59% par rapport à celui du premier semestre 2019 (99,5 millions d'euros).

La baisse de 88% du coût de la réassurance à -6,0 millions d'euros au 30 juin 2020 (-49,8 millions d'euros au 30 juin 2019) se justifie par la hausse de la sinistralité et la contribution des schémas de réassurance gouvernementaux (impact positif de 8 millions d'euros) qui se traduisent par un taux de cession plus élevé de l'année de souscription courante, année au ratio de sinistralité plus élevé.

AU 30 JUIN VARIATION
(en milliers d'euros et %) 2020 2019 (en milliers
d'euros)
(en %)
Chiffre d'affaires 724 618 732 580 -7 962 -1,0%
Charges des prestations des contrats -353 275 -247 368 -105 907 42,8%
Frais d'acquisition des contrats -116 618 -123 146 6 528 -5,3%
Frais d'administration -132 621 -135 009 2 389 -1,8%
Autres charges de l'activité assurance -30 072 -32 694 2 622 -8%
Charges d'exploitation bancaire hors coût du risque -6 596 -6 770 174 -3%
Coût du risque 163 -1 158 1 321 -114%
Charges des activités de services -39 256 -37 205 -2 051 6%
RESULTAT TECHNIQUE BRUT DE REASSURANCE 46 345 149 229 -102 885 -69%
Charges ou produits nets des cessions en réassurance -5 969 -49 763 43 794 -88%
RESULTAT TECHNIQUE NET DE REASSURANCE 40 375 99 466 -59 091 -59%
Ratio combiné net 88,6% 76,0% - -

iii. Produits des placements nets de charges hors coût de l'endettement

Évolution des marchés financiers

.

Le premier semestre 2020 a été marqué par un très fort ralentissement économique à partir d'avril en raison de l'épidémie de Covid-19. Les mesures de confinement instaurées ont eu des effets négatifs sur la consommation, entrainant une forte diminution de l'inflation et un arrêt soudain de l'activité commerciale. La pression sur le marché du travail s'est intensifiée, les demandes d'allocations chômage atteignant des sommets historiques en avril. L'activité économique a commencé à reprendre en mai et juin, au fur et à mesure que les mesures de confinement se sont assouplies. Cependant, la récente augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus a toutefois fait remonter le risque de nouvelles mesures de confinement, qui pourraient venir freiner la reprise.

Les marchés ayant fortement baissé fin février lors de l'annonce des premiers cas de contamination en Europe, les réponses des institutions publiques ont été sans précédent. La Réserve fédérale a réduit son principal taux directeur de 150 points de base pour l'établir à 0-0,25 % et a lancé un nouveau programme d'achat d'actifs de durée et de taille illimitées. La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés mais a annoncé de nouveaux programmes d'achat d'actifs de 1 350 milliards d'euros. Les gouvernements, quant à eux, ont annoncés des mesures de relance budgétaire sans précédent pour soutenir la reprise.

Cette épidémie a dans un premier temps entrainé une chute spectaculaire des taux dans l'ensemble des pays développés, avant que ceux-ci se redressent grâce aux réponses budgétaires et monétaires coordonnées. Dans ce contexte les spreads des pays périphériques se sont alors fortement resserrés, le rendement du 10 ans Italien atteignant un nouveau point bas à 1,2%. Le taux à 10 ans américain a terminé le semestre sous la barre des 0.7% à 0.66%, soit une baisse de 130 points de base par rapport à fin 2019. Le taux allemand à 10 ans est toujours en territoire négatif atteigant un niveaux record en mars à -0.86, avant de remonter, cloturant la fin du semestre à -0,46%. De son côté, le 10 ans français, est rapassé en territoire positif en mars avant de revenir

sous la barre des 0%, terminant le semestre à -0,11%.

L'aversion au risque a entrainé une forte correction des marchés action à la fin du mois de février et pendant une grande partie du mois de mars, le MSCI World AC affichant un recul de -30%, le 23 mars. Les actions se sont fortement reprises dès avril, ce rebond se nourrissant tout d'abord de la réaction très rapide et massive des grandes banques centrales et des dispositifs budgétaires des gouvernements. Les perspectives de déconfinement se précisant en Europe et le pic de la pandémie s'éloignant du nord des Etats-Unis, le rebond s'est poursuivi en dépit d'indicateurs économiques toujours mal orientés, le MSCI World AC a retracé une grande partie de ses pertes affichant une perte depuis le début de l'année de -6,2%, au 30 juin 2020.

Résultat financier

Dans ce contexte économique mondial de pandémie et de baisse des taux, le Groupe Coface a décidé de diminuer fortement le risque de sont portefeuille, en diminuant principalement son exposition aux obligations d'entreprises high yield (-70%), obligations d'entreprises investment grade, emprunts d'Etats des pays émergents et aux actions, au proft des produits monétaires.

La valeur globale du portefeuille a diminué de 27 millions d'euros sur le premier semestre, principalement en rason de la crise de la Covid-19 qui a entrainé une hausse des spreads de crédit de l'ensemble des classes d'actifs non compensée par les baisses de taux des banques centrales, ainsi qu'une baisse des marchés actions, en partie compensée par la couverture actions.

Valeur de marché
(en millions d'euros)
30/06/2020 31/12/2019
Actions cotées 112 160
Actions non cotées 15 15
Obligations 1 770 2 119
Prêts, Dépôts et OPCVM monétaires 639 319
Immobilier de placement 220 232
Total placements 2 755 2 848
Filiales non consolidées 150 142
Total 2 905 2 991

Le portefeuille financier par grandes classes d'actifs se décompose ainsi :

Au premier semestre 2020, le résultat du portefeuille de placements s'établit à 17,6 millions d'euros, dont -0,9 millions d'euros d'externalisation et dépréciation/reprise nettes de couverture (action et taux), à comparer à 23,9 millions d'euros dont 0,4 millions d'euros d'externalisation et dépréciation/reprise nettes de couverture (action et taux) au premier semestre 2019. La baisse du résultat provient principalement de la baisse du rendement courant liée a la diminution des actifs les plus risqués. Malgré un contexte de marché difficile dévalorisant la valeur du portefeuille financier via la hausse des spreads, le Groupe a réussi à limiter la baisse de son taux de rendement comptable hors externalisation, qui est passé de 0,9% au premier semestre 2019 à 0,7% sur la même période en 2020.

Résultats du portefeuille de placements Au 30 juin
(en millions d'euros) 2020 2019
Actions 4,7 2,3
Produits de taux 7,6 18,0
Immobilier de placement 5,3 3,5
Total placements
dont externalisation et dépréciation/reprise
nettes de couverture (action et taux)
17,6
-0,9
23,9
0,4
Filiales non consolidées 1,0 -3,4
Résultat de change et dérivés de change 1,3 -0,3
Frais financiers et charges de placements -3,2 -3,5
Total 16,7 16,6

Après résultat des titres de participation, résultat de change et dérivés, frais financiers et charges de placements, le résultat financier s'élève pour le premier semestre 2020 à 16,7 millions d'euros contre 16,6 millions d'euros sur la même période en 2019.

Le taux de rendement économique des actifs financiers avant résultat de change et des dérivés de change, des titres de participation et des frais liés aux placements ressort ainsi sur cette première partie d'année à -0,7% contre 3,2% sur la même période en 2019. Le rendement économique sur ce premier semestre a été impacté négativement par la baisse des réserves de réevaluations sur l'ensemble des classes d'actifs.

Au 30 juin Variation
(en millions d'euros) 2020 2019 en M€ en % en % : à
périmètre et
change
constants
Résultat opérationnel consolidé 55,4 117,2 -61,8 -53% -50%
Résultat opérationnel y compris charges de
financement
44,4 106,7 -62,3 -58% -56%
Autres produits et charges opérationnels -1,8 1,1 -2,8 NS NS
Résultat opérationnel y compris charges de
financement et hors autres produits et charges
opérationnels
46,1 105,6 -59,5 -56% -53%

iv. Résultat opérationnel

Le résultat opérationnel consolidé s'élève à 55,4 millions d'euros en baisse de 53% par rapport au semestre clos le 30 juin 2019 (117,2 millions d'euros).

Le résultat opérationnel courant, y compris charges de financement et hors éléments non récurrents (autres produits et charges opérationnels), diminue de 56% de 105,6 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 46,1 millions d'euros pour le semestre clos le 30 juin 2020.

Le ratio combiné net de réassurance se détériore de 12,6 point, de 76,0% pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 88,6% pour le semestre clos le 30 juin 2019. Le ratio de sinistralité net se dégrade de 13,4 points alors que le ratio de coûts s'améliore de 0,8 point.

Les autres produits et charges opérationnels s'élèvent à -1,8 million d'euros et se composent principalement :

  • de charges liées à l'internalisation des commerciaux aux Etats-Unis pour -1,3 millions d'euros ;
  • une dotation pour dépréciation du goodwill en Amérique Latine pour -0,7 millions d'euros.
Variation du résultat opérationnel Au 30 juin Part du total
par région de facturation Variation semestriel clos
(en millions d'euros) 2020 2019 le 30 juin 2020
Europe de l'Ouest 1,0 3,9 -3,0 2
%
Europe du Nord 36,9 37,6 -0,6 65%
Méditerranée &
Afrique
26,5 44,5 -18,0 46%
Amérique du Nord -7,3 10,8 -18,1 -13%
Europe Centrale 9,7 18,4 -8,7 17%
Asie-Pacifique -1,0 16,0 -16,9 -2%
Amérique Latine -8,7 0,1 -8,8 -15%
Total (hors flux inter-régions et coûts de
holding non refacturés) 57,1 131,4 -74,2 100%

v. Résultat net (part du groupe)

Le taux d'imposition effectif du Groupe Coface passe de 29,2% pour le semestre clos le 30 juin 2019 à 46% pour le semestre clos le 30 juin 2020, cette hausse s'explique principalement par la survenance au premier trimestre d'une perte importante dans un pays pour lequel il a été décidé de ne pas activer d'impôt différé actif, en application des méthodes comptables du groupe. Le taux d'impôt du deuxième trimestre est de 39,9% contre 50,5% au premier trimestre.

Le résultat net (part du groupe) s'élève à 24,0 millions d'euros au 30 juin 2020 en baisse de 69% par rapport à celui du premier semestre 2019 (78,5 millions d'euros).

e) Trésorerie et capitaux du Groupe

Capitaux propres

Les capitaux propres IFRS part du groupe de Coface SA s'élèvent à 1 916 millions d'euros au 30 juin 2020, en baisse par rapport à fin décembre 2019 où ils s'établissaient à 1 924 millions d'euros.

Ecarts d'acquisition

Les écarts d'acquisition, s'établissant à 154,8 millions d'euros au 30 juin 2020, contre 155,8 millions d'euros à fin décembre 2019.

Endettement

L'endettement consolidé du groupe, hors dettes courantes d'exploitation, se compose de l'endettement financier et de l'endettement opérationnel lié au refinancement de l'affacturage.

Le financement de l'affacturage s'élève à 1 926 millions d'euros à fin juin 2020, contre 2 062 millions d'euros à fin décembre 2019.

L'endettement financier brut, hors financement de l'activité d'affacturage, s'élève à 381,6 millions d'euros à fin juin 2020, contre 389,3 millions d'euros à fin décembre 2019. La variation de -7,7 millions d'euros provient essentiellement de l'ajustement lié au montant du coupon couru (paiement effectué en mars 2020) de la dette subordonnée. Le taux d'endettement financier brut du groupe Coface SA s'établit à 20% des capitaux propres au même niveau qu'au 31 décembre 2019.

Solvabilité du Groupe

Conformément à la réglementation, le Groupe mesure sa solidité financière sur la base d'un capital requis (montant des capitaux propres nécessaires à couvrir les risques qu'il gère) calculé sur la base d' un modèle interne partiel pour son activité d'assurance et selon la réglementation bancaire pour les sociétés de financement du Groupe. L'évolution du capital requis dépend de nombreux facteurs et paramètres tenant notamment aux évolutions du ratio de sinistralité, aux volumes de souscription, à la volatilité des risques, au cadencement du règlement des sinistres et aux types d'actifs investis au bilan de la Société (voir document de référence 2019, paragraphe 5.2.2 « Risques liés à la couverture de solvabilité du Groupe » - ratio SCR).

Pour les activités d'assurance, conformément à la réglementation Solvabilité II entrée en vigueur le 1er janvier 2016, le Groupe a procédé au 30 juin 2020 au calcul estimé du capital de solvabilité requis (SCR) en utilisant son modèle interne partiel approuvé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) le 4 décembre 2019. Le SCR du Groupe évalue les risques liés à la tarification, à la souscription, au provisionnement, ainsi que les risques de marché et les risques opérationnels. Il prend en compte aussi bien les risques de fréquence que les risques de pointe. Ce calcul est calibré de façon à couvrir le risque de perte correspondant à un quantile à 99,5 % à un horizon d'une année.

Le Groupe calcule également le capital requis pour l'activité d'affacturage. Il est estimé en appliquant un taux de 10,5% aux encours pondérés par les risques (Risk-Weighted Assets, ou « RWA »). Les RWA sont calculés sur la base de l'encours d'affacturage, en appliquant une pondération fonction de la probabilité de défaut et de la perte attendue en cas de défaut.

La somme du capital requis pour l'activité d'assurance et du capital requis pour l'activité d'affacturage du Groupe est à comparer avec le capital disponible.

Au 30 juin 2020, le Groupe a procédé à une estimation1 du capital requis pour le Groupe et de son ratio de couverture. Le capital requis total estimé au 30 juin 2020 s'élève à 1 128.3 millions d'euros (contre 1 157,5 millions d'euros au 31 décembre 2019), dont 923 millions d'euros correspondent au SCR assurance (estimé en utilisant le modèle interne partiel) et 205 millions d'euros – au capital requis des sociétés de financement.

Le capital disponible au 30 juin 2020 est estimé à 2 100 millions d'euros (contre 2 347 millions au 31 décembre 2019). Le capital disponible est à comparer avec la somme du SCR d'assurance et du capital requis pour l'affacturage.

Au 30 juin 2020, le taux de couverture du capital requis (rapport entre le capital disponible du Groupe et son capital requis pour l'assurance et l'affacturage) est estimé à 191% 2 (contre 202,8% au 31 décembre 2019).

1 Les besoins en capitaux au 30 juin 2020 ont été estimés en utilisant le modèle interne partiel.

2 Ce ratio de solvabilité estimé constitue un calcul préliminaire effectué selon l'interprétation de Coface de la réglementation Solvabilité II ; le résultat du calcul définitif pourrait être différent du résultat de ce calcul préliminaire. Le ratio de Solvabilité estimé n'est pas audité.

*Estimation du capital requis factoring selon l'approche standard

Compte tenu de l'approbation du modèle interne partiel en décembre 2019, le Capital de Solvabilité Requis (SCR) et le Minimum de Capital Requis (MCR) du Groupe ont été définis en utilisant le modèle interne partiel. Ce modèle permet un meilleur alignement entre les besoins de fonds propres réglementaires et le portefeuille de Coface.

Rentabilité des fonds propres

Le ratio de rentabilité des fonds propres permet de mesurer la rentabilité du capital investi du Groupe Coface. Le ratio de rentabilité des fonds propres, nets des actifs incorporels (Return on Average Tangible Equity, ou « RoATE ») correspond au rapport entre le résultat net (part du groupe) et la moyenne des capitaux propres comptables (part du groupe) retraités des éléments intangibles (valeur d'actifs incorporels).

Le tableau ci-dessous présente les éléments de calcul du RoATE du Groupe Coface sur la période décembre 2019 – juin 2020 :

(en millions d'euros) Au 30 juin 2020 Au 31 décembre 2019
Capitaux propres comptables
(part du groupe) – A
1 916 1 924
Actifs incorporels – B 223 221
Fonds propres, nets des actifs incorporels – C (A – B)
Au 30 juin 2019 les Fonds propres net des actifs incorporels sont
retraités en intégrant le résultat annualisé – C (A-B+E)
1 693 1 704
Fonds propres moyens, nets des actifs incorporels – D ([Cn+Cn-1]/2) 1 698 1 645
Résultat net (part du groupe) – E 24 146,7
RoATE – E/D
Au 30 juin 2020 le résultat net est annualisé – E x 2/D
2,8% 8,9%

f) Facteurs de risques

De par ses activités, le Groupe Coface est exposé à cinq grands types de risques (risque de crédit, risques financiers, risques stratégiques, risques opérationnels et de non-conformité et risque de réassurance) dont les deux principaux sont les risques de crédit et les risques financiers. Le risque de crédit se définit comme le risque de perte, en raison du non-paiement par un débiteur, d'une créance due à un assuré du Groupe. Le risque financier est le risque de perte en raison de variations défavorables des taux d'intérêt, des taux de change ou de la valeur de marché des titres ou des placements immobiliers. Le Groupe Coface s'est doté d'une organisation de gestion des risques en vue d'une gestion efficace de ces opérations et processus.

En raison de la cotation en bourse du Groupe Coface, les principaux facteurs de risques et incertitudes auxquels le Groupe est confronté sont décrits de façon détaillée dans le chapitre 5 « Principaux facteurs de risques et leur gestion au sein du Groupe » du document d'enregistrement universel du Groupe Coface, déposé auprès de l'AMF le 16 avril 2020 sous le numéro n° D.20-0302.

Au cours du premier semestre 2020, l'économie mondiale a dû faire face aux conséquences de la crise de la Covid-19. Coface a rapidement pris des mesures pour ajuster ses risques au nouvel environnement. En parallèle, de nombreux Etats, principalement en Europe, ont mis en place avec les assureurs-crédit des mécanismes de garanties afin de soutenir le crédit interentreprises.

g) Risques et incertitudes futurs

Les sociétés d'affacturage appliquent la norme IFRS 9 « Instruments financiers » depuis le 1er janvier 2018.

Les entités d'assurance bénéficient d'un report de son application à 2023, c'est-à-dire concomitamment à celle de la norme IFRS 17 « Contrats d'assurance » laquelle traite de la comptabilisation des contrats d'assurance. Ces deux importants projets normatifs sont susceptibles d'avoir un impact significatif sur la comptabilisation des passifs liés aux contrats d'assurance et sur le classement des actifs financiers.

h) Perspectives

i. Environnement économique

Les mesures sanitaires ont commencé à être assouplies généralement six à huit semaines après leur introduction, parfois moins, notamment dans les pays émergents, mais pas seulement, en raison de leur coût économique et de la difficulté à les faire respecter plus longtemps. Cela, alors même que, parfois, l'épidémie continuait de progresser. Mécaniquement, l'activité a donc redémarré, ce que confirment les indicateurs de haute fréquence et laissent présager les indicateurs de confiance. Cependant, l'exemple chinois, où le calendrier de l'épidémie avait deux mois d'avance sur l'Europe (deuxième région touchée), montre que la reprise devrait être partielle et progressive. De plus, des résurgences virales localisées, sans parler d'une éventuelle deuxième vague, peuvent amener à la réintroduction de mesures sanitaires ponctuelles, avec leurs conséquences sur l'activité.

Certains secteurs mettront plus de temps que les autres pour retrouver leur niveau d'activité d'avant-crise, parce les comportements de la clientèle resteront empreints d'une crainte en l'absence de traitement et de vaccin, ou en raison du maintien de certaines restrictions sanitaires réduisant la capacité d'accueil. C'est le cas, notamment, du transport de personnes (aérien, surtout, mais aussi, dans une moindre mesure, ferroviaire et routier), de l'hôtellerie et de la restauration (particulièrement dans les destinations touristiques lointaines), de certaines activités de loisirs et divertissement comme les spectacles, les manifestations sportives, particulièrement lorsqu'elles se déroulent en espace fermé. Même le retour dans les lieux de vente en dur semble être laborieux, ce qui nuit, par exemple, à la reprise des ventes d'habillement, de livres, d'automobiles…

De manière générale, la consommation des ménages et l'investissement ne devraient pas connaître de rattrapage en dépit du soutien accordé par les gouvernements. Les ménages, bien que pour beaucoup n'ayant subi ni de perte de revenu, ni baisse de prix de l'immobilier, ne vont pas forcément puiser dans leur épargne forcée de la période de confinement. Cette épargne risque bien de se transformer en épargne de précaution. Les entreprises resteront prudentes dans leurs décisions d'investissement en raison de l'incertitude quant à l'évolution de l'épidémie et des pertes largement irrécupérables de recettes (et de bénéfices). Le soutien public, assimilable à une mise sous cloche de l'économie et à un gel des situations va diminuer jusqu'à disparaître. Les ajustements en matière d'emploi et de trésorerie des entreprises vont finir par intervenir. Ainsi Coface prévoit une augmentation des défaillances d'entreprises d'un tiers dans le monde d'ici 2021 par rapport à 2019, ce qui justifie la dégradation de nos évaluations du risque de crédit.

De plus, si le prix du pétrole est remonté aux environs de 40 dollars le baril (35 dollars en moyenne prévu en 2020 par Coface pour le baril de Brent), cela reste très en deçà des 60 à 65 dollars qui prévalaient avant la crise. C'est aussi insuffisant pour la plupart des principaux pays exportateurs pour qu'ils puissent équilibrer leurs comptes publics et extérieurs. A cet effet prix s'ajoute un effet volume pour les pays (dont particulièrement l'Arabie saoudite) qui ont accepté de réduire leur production afin de limiter l'ampleur de la chute des cours. Normalement leur engagement pris dans le cadre de l'accord OPEP+ se termine fin juillet 2020, mais pourrait être prorogé. Cette faiblesse persistante des cours va dissuader, au moins pour un temps, les multinationales de procéder à des investissements dans un certain nombre de pays émergents ou en développement, d'autant qu'il s'agit souvent de gisements non conventionnels plus coûteux à exploiter.

Enfin, une fois l'urgence sanitaire passée, l'économie mondiale retrouve les sujets provisoirement mis en sourdine, mais aiguisés par la crise : la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, les suites du Brexit, l'inconnu de l'élection présidentielle américaine. Par ailleurs, le conflit libyen, la crise vénézuélienne et le faceà-face Iran–Etats-Unis restent déterminants pour le marché pétrolier.

En raison de la mollesse de la reprise attendue au second semestre et de l'ampleur du trou d'air du 1er semestre, la croissance anticipée par Coface sur l'ensemble de 2020 sera largement négative : -4,4%. Le recul subi par les économies avancées sera nettement plus prononcé (-6,8%) que celui observé dans les économies émergentes (-1,4%).

Les premières seront plombées par les très mauvaises performances attendues en Europe du sud et au Royaume-Uni (récessions supérieures à 11%), alors que le recul sera bien moindre en Allemagne (-7,2%), dans les autres pays d'Europe du nord, ainsi qu'aux Etats-Unis (-5,6%), au Canada (-6,1%) et au Japon (-3%).

Les secondes bénéficieront de la résistance de l'Asie émergente (0,5%), notamment de la Chine (1%), malgré la mauvaise performance de la Thaïlande (-5%) et de Hongkong (-4%), ainsi que, dans une moindre mesure, de celle de l'Afrique subsaharienne (-1%), malgré la contre-performance de l'Afrique du sud (-6,1%), ainsi que des économies dépendantes du pétrole, du tourisme et du diamant. L'Europe centrale (-5,8%) sera entrainée dans le sillage récessif de l'Europe occidentale La région émergente à la performance la plus mauvaise sera l'Amérique latine et la Caraïbe (-6,5%) où toutes les grandes économies, déjà en mauvaise posture, ont été frappées durement par l'épidémie et les mesures prises pour la contenir. Leurs résultats pour 2020 seront également plombés par le fait qu'elles ont été frappées en dernier et ressortiront donc en dernier de la crise sanitaire. En plus, le Mexique (-8%) pâtit de sa dépendance aux Etats-Unis à travers la sous-traitance, le tourisme et les remises, le Pérou (-5%), la Colombie (-5%) et l'Equateur (-8,5%) de leur dépendance aux matières premières, notamment hydrocarbures, l'Argentine (-7,5%) de la difficile renégociation de sa dette, le Brésil (-6,5%) et le Chili (-4,5%) de leur situation politique et sociale difficile. L'Europe orientale et l'Asie centrale occuperont une position intermédiaire avec un recul d'environ 3%, malgré la mauvaise performance russe (-5,8%) et la bonne résistance de la Turquie (-1,2%) grâce à la forte expansion du crédit sous l'impulsion des banques publiques. Enfin, le Moyen-Orient et l'Afrique du nord devraient enregistrer un recul de près de 4% de leur PIB en raison de la chute des recettes pétrolières, de celles du tourisme et des exportations vers l'Europe pour ce qui concerne l'Afrique du nord.

Pour 2021, Coface prévoit une croissance mondiale de 5,1%. Il faut garder en tête que cette progression interviendra à partir d'un niveau d'activité qui aura chuté en 2020. Aussi, faudra-t-il attendre 2022 ou 2023 pour retrouver le niveau d'activité de fin 2019. Comme en 2020, l'Asie restera la région la plus performante avec la progression la plus importante (+6,8%), mais elle devrait être accompagnée de l'UE-15 (+7,8%), mais dont le fort rebond sera la suite d'un recul non moins fort. L'Europe émergente (+4,8%) sera tirée par l'Europe occidentale. La reprise états-unienne devrait être modérée (3,3%), mais à la suite d'un recul qui l'aura été aussi. L'Amérique latine et la Caraïbe (3,1%), tout comme l'Afrique sub-saharienne (3,5%) verront leur performance plombée par la faiblesse de la reprise dans les principales économies régionales (Mexique, Brésil, Argentine, Afrique du sud, Nigéria). Enfin, le Moyen-Orient et l'Afrique du nord (3,9%) seront confrontés à la faiblesse persistante des cours des hydrocarbures, même si Maroc et Tunisie devrait profiter de la reprise européenne.

Nos prévisions reposent sur l'hypothèse qu'il n'y aura pas de seconde vague virale au second semestre 2020 et qu'un vaccin/traitement sera disponible en 2021.

Estimation des taux de croissance du PIB (en %) pour 2020 (source Coface)

ii. Perspectives pour le Groupe

Coface anticipe pour l'année 2020 une contraction du PIB mondial de 4,4%, suivie par une reprise de 5,1% en 2021. Le niveau d'activité global de l'économie ne devrait cependant pas retrouver ses niveaux de 2019 avant 2022 ou 2023. Il s'agit donc d'une reprise plutôt modeste au regard du soutien apporté par les Etats à l'économie. Ces prévisions reposent sur l'hypothèse d'absence de deuxième vague significative et de disponibilité d'un vaccin ou d'un traitement en 2021. Enfin, 2020 est une année électorale aux Etats-Unis, ce qui n'est jamais sans influence sur les marchés financiers.

Coface a réalisé au premier semestre de solides performances opérationnelles. Même pendant la période de confinement la plus stricte, les équipes de gestion des risques ont continué d'opérer à des niveaux d'activité record. Les forces commerciales ont également confirmé la bonne tendance des derniers trimestres, permettant au portefeuille client de connaitre une nouvelle production nette positive.

Le changement radical d'environnement de risques nécessite une re-tarification significative mais différenciée, tenant compte des pays, secteurs et historiques de chaque client. Les premiers effets de ces actions qui sont amenées à se poursuivre sont désormais visibles dans les comptes.

De nombreux gouvernements ont reconnu le caractère vital de l'assurance-crédit dans le maintien du crédit inter-entreprise, première source de financement de nombreuses filières industrielles. Coface a ainsi signé plus de 11 accords avec des Etats, principalement en Europe, et poursuit les discussions dans un certain nombres d'autres pays. Ces accords se traduisent en particulier par une hausse temporaire de la solvabilité, estimée à 8 points. Ils permettent également de réduire fortement l'impact des scénarios économiques les plus négatifs sur la rentabilité et la solvabilité de Coface.

Les opérations de Coface continuent de s'appuyer sur un bilan solide. Le ratio de solvabilité atteint 186%, et de 178% hors schémas gouvernementaux, un niveau supérieur à la fourchette cible de 155% à 175%.

Dans ce contexte de reprise molle assortie de risques de rechute, Coface, fort d'une nouvelle culture et d'un bilan solide, continue donc de se concentrer sur ses performances opérationnelles. Coface poursuit également avec confiance la mise en œuvre de son plan stratégique Build to Lead dont les axes stratégiques sont confirmés.

II. Etats Financiers consolidés résumés

II. États financiers consolidés

Base de préparation

Les présents comptes consolidés IFRS du Groupe Coface au 30 juin 2020 sont établis conformément à la norme IAS 34 « Informations financières intermédiaire » telle qu'adoptée par l'Union Européenne.

Ils comprennent les états financiers composés comme suit :

  • le bilan ;
  • le compte de résultat ;
  • les autres éléments du résultat global ;
  • le tableau de variation des capitaux propres ;
  • le tableau des flux de trésorerie ;
  • les notes annexes.

Le bilan est présenté avec un comparatif au 31 décembre 2019, le compte de résultat avec un comparatif au 30 juin 2019.

Les principes et méthodes comptables retenus pour l'établissement des comptes consolidés du Groupe Coface au 30 juin 2020 sont identiques à ceux utilisés pour l'élaboration des comptes consolidés de l'exercice clos au 31 décembre 2019 établis conformément aux normes comptables internationales (« IFRS ») telles que publiées par l'IASB et adoptées dans l'Union européenne3 . Ils sont détaillés dans la partie « Principes et méthodes comptables » des comptes consolidés et annexes au 31 décembre 2019.

Les normes et interprétations d'application obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2020 ont été appliquées pour l'établissement des comptes du Groupe au 30 juin 2020. Leur application n'a pas eu d'effet significatif sur les comptes du Groupe au 30 juin 2020. Les normes concernées sont les suivantes :

  • Amendements à IAS 1 et IAS 8 : Clarification de la définition de « significatif »,

  • Amendements à IFRS 9, IAS 39 et IFRS 7 : Modification de certaines dispositions en matière de comptabilité de couverture en lien avec la réforme des taux interbancaires de référence,

  • Amendement à IFRS 3 : Définition d'une entreprise.

3 Le référentiel intégral des normes adoptées au sein de l'Union européenne peut être consulté sur le site internet de la Commission Européenne à l'adresse suivante : http://ec.europa.eu/finance/company-reporting/ifrs-financial-statements/index_fr.htm

Les hypothèses et jugements utilisés pour la préparation des états financiers semestriels ont été revus compte tenu de l'épidémie de Covid-19.

Ces hypothèses ont principalement porté sur les postes suivants :

  • Chiffre d'affaires : revue des hypothèses d'ajustement de primes à émettre correspondant à la différence entre les minima de primes et les primes définitives4 afin de tenir compte de la dégradation du contexte économique dans les pays où le Groupe est présent.
  • Provisions pour sinistres : l'approche utilisée pour déterminer la sinistralité ultime de l'année de rattachement 2020 a été adaptée afin de tenir compte de la crise sanitaire : revue prudente des hypothèses de sévérité et de fréquence et intégration de scénarios stressés

La crise économique induite par l'épidémie de Covid-19 a également conduit à constater des pertes de valeur sur les postes suivants du bilan consolidé:

  • Ecarts d'acquisitions : dépréciation de la totalité de l'écart d'acquisition sur le groupe d'UGT Amérique Latine
  • Actifs financier : baisse des valorisations des fonds immobiliers compte tenu des chocs attendus sur les secteurs du retail et de l'hôtellerie.

Enfin, les états financiers semestriels reflètent les différents dispositifs mis en place par les Etats (principalement européens) pour maintenir la disponibilité de l'assurance-crédit auprès du plus grand nombre d'entreprises. Ces dispositifs prenant principalement la forme de contrats de réassurance sont décrits dans les Faits marquants.

Les comptes intermédiaires semestriels résumés sont examinés par le Conseil d'Administration du Groupe Coface en date du 29 juillet 2020. Ils ont également préalablement été revus par le Comité d'Audit le 24 juillet 2020.

4 Les primes facturées sont principalement assises sur le chiffre d'affaires réalisé par les assurés du Groupe ou sur l'encours de leur risque clients, luimême fonction du chiffre d'affaires. Les primes sont par conséquent directement tributaires du volume des ventes réalisées dans les pays où le Groupe est présent.

Faits marquants

Coface lance son nouveau plan stratégique à horizon 2023, Build to Lead

Lors de sa "journée investisseurs" organisée le 25 février à Paris, Coface a présenté son nouveau plan stratégique à horizon 2023 Build To Lead. Ce plan vise à étendre et à approfondir la transformation initiée par Fit to Win.

Le plan vise notamment à : a) poursuivre le renforcement de la gestion des risques et de la discipline de souscription; b) améliorer l'efficacité commerciale et opérationnelle; c) investir sélectivement dans des initiatives de croissance en assurance-crédit et dans les métiers de spécialité et d) maintenir la solidité du bilan.

Avec la mise en œuvre du plan Build to Lead, Coface relève l'intégralité de ses objectifs financiers.

La survenance rapide de la crise sanitaire et économique induite après la présentation du plan ne remet pas en cause les fondamentaux du plan. Les circonstances ont amené à une révision des priorités à court terme du groupe, mais la direction stratégique demeure.

Le plan Build to Lead a été présenté avant Covid-19. Néanmoins, aucun impact n'a été identifié à ce jour sur le projet.

Coface démontre son agilité dans la gestion de la crise

Face à la survenance de la crise sanitaire et au blocage de l'économie d'un grand nombre de pays, Coface a rapidement pris des mesures pour en atténuer les effets sur son modèle économique. Tout d'abord les équipes de Coface ont très rapidement adopté le télétravail, sans rupture de la qualité des services rendus aux clients, faisant ainsi preuve d'agilité opérationnelle.

Sur le plan financier, Coface a très rapidement réduit le niveau de risques de son portefeuille d'investissements et relevé significativement son niveau de liquidité à 21%.

Par souci de prudence, en ligne avec les recommandations des autorités réglementaires et gouvernementales et afin de conserver toute sa flexibilité financière, le conseil d'administration du 1er avril a décidé de proposer à l'assemblée générale mixte du 14 mai 2020 de ne pas verser de dividende au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2019.Cette décision a été approuvée par cette dernière. L'impact positif sur la solvabilité de Coface a été estimé à 13 points.

Enfin, face à la dégradation généralisée du risque crédit, Coface a procédé à un nombre exceptionnellement élevé de mesures de prévention sur son portefeuille. Malgré une volumétrie record, l'essentiel des décisions ont été prises suite à une analyse détaillée de la situation de chaque débiteur, en fonction de son pays, de son secteur et de sa situation propre.

Coface coopère avec de nombreux états pour garantir la disponibilité de l'assurance-crédit

De nombreux gouvernements ont rapidement reconnu le rôle crucial de l'assurance-crédit dans le maintien du crédit inter-entreprise, première source de financement de nombreuses entreprises. Afin de permettre de garantir la disponibilité de l'assurance-crédit dans une période où le risque n'est pas forcément assurable, de nombreux états ont mis en place des mécanismes de garantie dont la forme et le périmètre varient. Coface a

ainsi finalisé 11 accords dans des pays qui représentent 50% des expositions. Les négociations se poursuivent dans d'autres pays (Italie, Pologne).

Ces mécanismes prennent selon les pays la forme de traités de réassurance proportionnels ou bien de complément de garantie. Les traités portent en général sur les assurés domestiques ou domiciliés dans le pays et concernent l'ensemble du portefeuille existant et les affaires nouvelles. Les schémas sont assortis selon les pays d'un taux de cession des primes et des sinistres qui peuvent être différents, et donne lieu en général au versement d'une commission de réassurance. Le complément de garantie, distribué par les assureurs crédit, est lui aussi fortement réassuré. Il permet aux clients de l'assureur qui le souhaitent d'acheter une garantie qui n'est plus disponible sur le marché privé en raison de la difficulté à assurer des risques devenus trop incertains.

Le schéma CAP relais export (France) n'a pas été pris en compte dans les comptes du 30/06/2020, celui-ci n'étant pas encore entré en application à la date d'arrêté.

Les agences de notation reconnaissent les bonnes performances de Coface

Les agences de notation ont rapidement analysé les conséquences potentielles de la crise sur les différents secteurs d'activité économique. Dans le secteur de l'assurance, et particulièrement de l'assurance-crédit, la première réaction a été l'anticipation d'une dégradation du profil de notation.

Ainsi l'agence de notation Moody's a confirmé le 27 mars 2020 la note de solidité financière (Insurance Financial Strength – IFS) A2 de Coface mais l'assortie d'une perspective négative. La confirmation de la notation traduit la confiance de Moody's dans la résilience des assureurs-crédits grâce à leur capacité à réviser les risques à court terme et à leur solidité financière. Elle souligne également la mise en place de mécanismes gouvernementaux de soutien à l'économie.

L'agence de notation Fitch a placé le 31 mars 2020 les notes de Coface sous surveillance négative. Cela inclut la note de solidité financière (Insurance Financial Strength - IFS). Fitch a maintenu le 14 mai 2020 toutes les notes de Coface SA et de ses filiales opérationnelles sous surveillance négative, à l'exception des notations à court terme de Coface SA, qui ont été retirées de la surveillance négative et confirmées à 'F1'. L'agence de notation souligne « la forte liquidité de Coface, avec un niveau de liquidité représentant 21% du portefeuille d'investissement à fin mars 2020, sans aucune échéance majeure de dette à court terme. »

Par ailleurs, le 24 février, l'agence de notation AM Best a attribué la note de solidité financière (Financial Strength Rating - FSR) 'A' (Excellent) à Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (la Compagnie) ainsi qu'à Coface Re. Ces notes s'accompagnent d'une perspective « stable ».

L'agence a également confirmé la note de solidité financière (FSR) 'A' (Excellent) attribuée à Coface North America Insurance Company (CNAIC), elle aussi assortie d'une perspective « stable ».

Evolution de l'actionnariat

Natixis a annoncé, le 25 février, la cession de 29,5% du capital de Coface à Arch Capital Group Ltd et déclaré son intention de ne plus siéger au Conseil d'administration de Coface à compter de la réalisation définitive de l'opération. Natixis a également précisé que son accord avec Arch prévoit que, à cette date, le Conseil soit composé de dix membres dont quatre nommés par Arch et six administrateurs indépendants (dont les cinq administrateurs indépendants actuels).

Le Conseil d'administration de Coface, en lien avec le Comité des Nominations et des Rémunérations, a décidé de procéder à la recherche du futur Président du Conseil d'Administration dont le mandat débutera à la date de la réalisation définitive de l'opération. Le Président du Conseil d'Administration sera un administrateur indépendant.

Arch Capital a affirmé son soutien à l'équipe de management de Coface et à son nouveau plan stratégique 2023 Build To Lead.

Bilan consolidé

Actif

(en milliers d'euros) Notes 30/06/20 31/12/19
Actifs incorporels 223 092 220 844
Ecarts d'acquisition 1 154 826 155 833
Autres immobilisations incorporelles 2 68 266 65 011
Placements des activités d'assurance 3 2 904 561 2 990 686
Immobilier de placement 3 288 288
Titres conservés jusqu'à échéance 3 1 802 1 842
Titres disponibles à la vente 3 2 833 487 2 911 034
Titres de transaction 3 46 43
Dérivés 3 4 512 1 809
Prêts et créances 3 64 427 75 670
Créances des activités du secteur bancaire 4 2 110 581 2 346 710
Part des cessionnaires et des rétrocessionnaires dans les
passifs relatifs aux contrats d'assurance et financiers 10 554 755 450 367
Autres actifs 1 035 474 1 053 538
Immeubles d'exploitation et autres immobilisations corporelles 113 376 123 776
Frais d'acquisition reportés 39 222 40 384
Impôts différés actifs 51 004 64 042
Créances nées des opérations d'assurance ou de réassurance 539 771 532 362
Créances clients des activités de service 69 960 62 112
Créances d'impôts exigibles 36 959 49 675
Autres créances 185 182 181 187
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 486 031 320 777
TOTAL ACTIF 7 314 494 7 382 922

Passif

(en milliers d'euros) Notes 30/06/20 31/12/19
Capitaux propres du groupe 1 916 159 1 924 472
Capital 6 304 064 304 064
Primes d'émission, de fusion et d'apport 810 420 810 420
Report à nouveau 655 381 512 438
Autres éléments du résultat global 122 332 150 821
Résultat net consolidé de l'exercice 23 963 146 729
Participations ne donnant pas le contrôle 234 269
Capitaux propres totaux 1 916 393 1 924 741
Provisions pour risques et charges 7 90 739 100 932
Dettes de financement 8 381 564 389 261
Passifs locatifs 9 87 385 92 990
Passifs techniques relatifs aux contrats d'assurance 10 1 868 409 1 827 219
Ressources des activités du secteur bancaire 11 2 174 879 2 362 805
Dettes envers les entreprises du secteur bancaire 11 534 372 523 020
Dettes envers la clientèle des entreprises du secteur bancaire 11 248 824 301 058
Dettes financières représentées par des titres 11 1 391 683 1 538 727
Autres passifs 795 124 684 974
Impôts différés passifs 85 111 107 357
Dettes nées des opérations d'assurance ou de réassurance 341 426 219 863
Dettes d'impôts exigibles 67 557 66 295
Dérivés 97 889
Autres dettes 300 934 290 570
TOTAL PASSIF 7 314 494 7 382 922

Compte de résultat consolidé

(en milliers d'euros) Notes 30/06/20 30/06/19
Primes brutes émises 666 167 679 331
Ristournes de primes -38 331 -46 694
Variation des primes non acquises -28 749 -27 342
Primes brutes acquises 12 599 087 605 297
Accessoires de primes 75 518 74 138
Produits nets des activités bancaires 28 567 33 302
Produits des activités de services 21 448 19 843
Autres revenus 12 125 533 127 283
Chiffre d'affaires 724 619 732 580
Charges des prestations des contrats 13 -353 275 -247 368
Frais d'acquisition des contrats 14 -116 618 -123 146
Frais d'administration 14 -132 621 -135 009
Autres charges de l'activité assurance 14 -30 072 -32 694
Charges d'exploitation bancaire hors coût du risque 14 -6 596 -6 770
Charges des activités de services 14 -39 256 -37 205
Charges d'exploitation -325 163 -334 825
Coût du risque 163 -1 158
RESULTAT TECHNIQUE AVANT REASSURANCE 46 345 149 229
Résultat des cessions en réassurance 15 -5 969 -49 763
RESULTAT TECHNIQUE APRES REASSURANCE 40 375 99 466
Produits des placements nets de charges hors coût de 16 16 732 16 624
l'endettement
RESULTAT OPERATIONNEL COURANT 57 108 116 091
Autres produits et charges opérationnels 17 -1 756 1 093
RESULTAT OPERATIONNEL 55 351 117 184
Charges de financement -10 993 -10 492
Quote-part dans les résultats des entreprises associées 0 0
Ecart d'acquisition négatif 0 2 968
Impôts sur les résultats -20 408 -31 140
RESULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDE 23 951 78 520
Participations ne donnant pas le contrôle 12 15
RÉSULTAT NET (PART DU GROUPE) 23 963 78 535
Résultat par action (en €) 19 0,16 0,52
Résultat dilué par action (en €) 19 0,16 0,52

Autres éléments du résultat global consolidé

(en milliers d'euros) Notes 30/06/20 30/06/19
Résultat net (part du groupe) 23963 78 535
Participations ne donnant pas le contrôle $-12$ $-15$
Autres éléments du résultat net global
Variation des écarts de conversion recyclable en résultat $-11577$ 4037
Transférée vers le résultat 0 0
Comptabilisée en capitaux propres $-11577$ 4 0 3 7
Variation de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente 3 $-19873$ 51 099
Comptabilisée en capitaux propres - recyclables en résultat - part brute $-36192$ 70 552
Comptabilisée en capitaux propres - recyclables en résultat - effet d'impôt 7875 $-16140$
Transférée en résultat - part brute 8881 -4 166
Transférée en résultat - effet d'impôt $-437$ 853
Variation de la réévaluation des engagements sociaux 2936 $-2222$
Comptabilisée en capitaux propres - non recyclables en résultat - part brute 4027 $-3052$
Comptabilisée en capitaux propres - non recyclables en résultat - effet d'impôt $-1091$ 830
Total des autres éléments du résultat net global, nets d'impôts $-28514$ 52914
Résultat global de la période de l'ensemble consolidé $-4563$ 131 434
- dont part du groupe -4 5 27 131 424
- dont part des participations ne donnant pas le contrôle $-36$ 10

Tableau de variation des capitaux propres consolidé

Autres éléments du résultat global
Participations
Réserves de Réserves de Résultat net Capitaux ne donnant
Réserves Actions Ecarts de réévaluation réévaluation part du propres du pas le Capitaux
(en milliers d'euros) Notes Capital Primes consolidées propres conversion recyclables non recyclables groupe groupe contrôle propres totaux
Capitaux propres au 31 décembre 2018 307 799 810 420 530 377 $-21452$ $-27685$ 106 641 $-22184$ 122 333 1806 249 148 1806397
Effet de la 1ère application de la norme IFRS 16 202 202 202
Affectation du résultat 2018 122 333 $-122333$ $\mathbf{0}$ $\Omega$
Distribution 2019 au titre du résultat 2018 $-119424$ $-119424$ $-6$ $-119430$
Total des mouvements liés aux relations avec les actionnaires 0 $\mathbf 0$ 2909 0 0 0 0 $-122333$ $-119424$ -6 $-119430$
Résultat au 31 décembre 2019 146729 146729 $-10$ 146719
Variation de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente 85 338 $\overline{7}$ 85 345
comptabilisée en capitaux propres 85 338
Variation de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente $-7320$
transférée en résultat $-7320$ $-1$ $-7321$
Variation des écarts actuariels IAS19R $-3229$ $-3229$ $\mathbf{0}$ $-3229$
Variation des réserves de conversion 19 16 1 19 16 1 $\overline{2}$ 19 163
Annulation des actions COFACE SA $-3735$ $-11265$ 15 000 $\mathbf 0$ $\Omega$
Elimination des titres auto-détenus -4738 -4738 $\mathbf 0$ -4738
Charges liées aux plans d'actions gratuites 1 2 7 7 1277 $\mathbf{0}$ 1 2 7 7
Transactions avec les actionnaires 128 99 $\bf{0}$ 227 129 356
Capitaux propres au 31 décembre 2019 304 064 810 420 523 628 $-111190$ $-8425$ 184 659 $-25413$ 146729 1924 472 269 1924741
Effet de la 1ère application de la norme IFRS 16 0 0 0
Affectation du résultat 2019 146729 $-146729$ $\mathbf{0}$ $\Omega$
Distribution 2020 au titre du résultat 2019 $\mathbf{0}$ $\Omega$ $\bf{0}$ $\Omega$
Total des mouvements liés aux relations avec les actionnaires O 0 146729 0 $\Omega$ 0 0 $-146729$ 0 0
Résultat au 30 juin 2020 23 963 23 963 $-12$ 23 951
Variation de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente $-28314$ $-28314$ $-3$ $-28317$
comptabilisée en capitaux propres
Variation de la juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente 8444 8444 -1 8445
transférée en résultat
Variation des écarts actuariels IAS19R 2936 2936 $\mathbf{0}$ 2936
Variation des réserves de conversion $-11554$ $-11554$ $-21$ $-11575$
Annulation des actions COFACE SA $\bf{0}$ $\bf{0}$ $\mathbf 0$ 0 $\mathbf{0}$
Elimination des titres auto-détenus -4632 $-4632$ $\mathbf{0}$ -4632
Charges liées aux plans d'actions gratuites 846 846 $\Omega$ 846
Transactions avec les actionnaires $\Omega$ 0 $-2$ $\Omega$ $-2$
Capitaux propres au 30 juin 2020 304 064 810 420 671 203 $-15822$ $-19979$ 164 789 $-22477$ 23 963 1916 159 234 1916 393

Tableau de flux de trésorerie consolidé

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Résultat net (part du groupe) 23 963 78 535
Participations ne donnant pas le contrôle -12 -15
Impôts sur le résultat 20 408 31 140
Charges de financement 10 993 10 492
Résultat opérationnel (A) 55 352 120 152
+/- Dotations aux amortissements et aux provisions 12 428 17 904
+/- Dotations nettes aux provisions techniques d'assurance 21 702 39 880
+/- Résultat latent de change 1 913 9 113
+/- Éléments sans décaissement de trésorerie compris dans le résultat opérationnel 21 394 -6 181
Total des éléments non monétaires sans incidence sur la trésorerie (B) 57 437 60 716
Flux de trésorerie opérationnelle brute (C) = (A) +
(B)
112 789 180 868
Variation des créances et des dettes d'exploitation 47 760 6 980
Impôts nets décaissés -10 525 -17 944
Flux de trésorerie liés aux opérations d'exploitation (D) 37 235 -10 964
Augmentation (diminution) des créances d'affacturage 219 048 84 640
Augmentation (diminution) des comptes créditeurs d'affacturage -199 279 10 881
Augmentation (diminution) des dettes financières d'affacturage 27 804 -78 332
Flux de trésorerie nets provenant des activités bancaires et d'affacturage (E) 47 573 17 188
Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles (F) = (C+D+E) 197 596 187 092
Acquisitions des placements -395 737 -412 931
Cessions des placements 412 878 428 517
Flux de trésorerie nets provenant des variations d'actifs de placement (G) 17 141 15 587
Acquisitions de sociétés consolidées, nettes de la trésorerie acquise 655 -11 186
Cessions de sociétés consolidées, nettes de la trésorerie cédée
Flux de trésorerie nets liés aux variations de périmètre (H) 655 -11 186
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles -7 754 -19 278
Cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles -1 671 14 022
Flux de trésorerie liés aux acquisitions et cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles (I) -9 425 -5 255
Flux de trésorerie nets provenant des activités d'investissement (J) = (G+H+I) 8 371 -855
Emissions d'instruments de capital
Opérations sur actions propres -4 632 -4 738
Dividendes payés aux actionnaires de la société mère - -119 424
Dividendes payés aux minoritaires des sociétés intégrées - -6
Flux de trésorerie liés aux transactions avec les actionnaires -4 632 -124 167
Trésorerie générée par les émissions de dettes de financement - 11 741
Trésorerie affectée aux remboursements de dettes de financement -2 952
Remboursement des passifs locatifs -6 063
Intérêts payés -18 691 -18 070
Flux de trésorerie liés au financement du Groupe -24 754 -9 281
Flux de trésorerie nets provenant des activités de financement (K) -29 385 -133 448
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalents de trésorerie (L) -11 327 755
Augmentation (diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie (F+J+K+L) 165 254 53 545
Flux de trésorerie opérationnels nets (F) 197 596 187 092
Flux de trésorerie nets provenant des activités d'investissement (J) 8 371 -855
Flux de trésorerie nets provenant des activités de financement (K) -29 385 -133 448
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalents de trésorerie (L) -11 327 755
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 320 777 302 419
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 486 031 355 964
Variation de la trésorerie nette 165 254 53 545

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III. Notes et annexes aux comptes consolidés résumés

III. Notes et annexes aux comptes consolidés résumés

Les montants sont exprimés en milliers d'euros.

Note 1. Ecarts d'acquisition

La valeur des écarts d'acquisition diminue de 1 007 milliers d'euros sur le premier semestre 2020 ; cette évolution est due à la variation des taux de change pour un montant de 352 milliers d'euros et la comptabilisation d'une perte de valeur de l'écart d'acquisition constatée sur l'UGT Amérique Latine d'un montant de 655 milliers d'euros.

Les écarts d'acquisition et les autres actifs non financiers ont fait l'objet de tests de perte de valeur au 30 juin 2020. Coface a procédé à cet exercice en comparant la valeur d'utilité des groupes d'unité génératrice de trésorerie (UGT) auxquels ont été affectés les écarts d'acquisition avec leur valeur comptable.

La méthode des tests de perte de valeur est identique à celle utilisée pour l'établissement des comptes consolidés de l'exercice clos au 31 décembre 2019.

Les hypothèses retenues au 30 juin 2020 ont été revues afin d'intégrer les impacts de l'épidémie de Covid-19 :

(en millions d'euros) Europe du
Nord
Europe de
l'Ouest
Europe
Centrale
Méditerranée
et Afrique
Amérique du
Nord
Amérique du
Sud
Coût du capital 10,8% 10,8% 10,8% 10,8% 10,8% 10,8%
Croissance perpétuelle 1,5% 1,5% 1,5% 1,5% 1,5% 1,5%

Pour rappel, les hypothèses étaient les suivantes pour l'exercice 2019 :

(en millions d'euros) Europe du
Nord
Europe de
l'Ouest
Europe
Centrale
Méditerranée
et Afrique
Amérique du
Nord
Amérique du
Sud
Coût du capital 9,2% 9,2% 9,2% 9,2% 9,2% 9,2%
Croissance perpétuelle 1,5% 1,5% 1,5% 1,5% 1,5% 1,5%

Sensibilité des tests d'impairment

Les analyses de sensibilité ont été effectuées sur les tests de perte de valeur en prenant en compte les sensibilités suivantes :

  • sensibilité sur le taux de croissance à long terme : les tests de perte de valeur ont fait l'objet de tests de sensibilité sur la base d'un taux de croissance perpétuel minoré de 0,5 point. Il ressort qu'une variation de 0,5 point des hypothèses retenues n'aurait pas d'effet sur le résultat des tests de dépréciation et donc sur les comptes consolidés du Groupe au 30 Juin 2020.

  • sensibilité sur le coût du capital : les tests de perte de valeur ont fait l'objet de tests de sensibilité sur la base d'un coût de capital majoré de 0,5 point. Il ressort qu'une variation de 0,5 point des hypothèses retenues n'aurait pas d'effet sur le résultat des tests de dépréciation et donc sur les comptes consolidés du Groupe au 30 Juin 2020 ;

  • sensibilité sur le ratio de sinistre et sur le ratio des coûts sur la dernière année du plan d'affaires (2024) : les tests de perte de valeur ont été réalisés en considérant des augmentations de 1 et 2 points au niveau des ratios de sinistre et de coûts (Loss ratio et Cost ratio). Il ressort qu'une hausse de 1 point et de 2 points des hypothèses retenues n'aurait pas d'effet sur le résultat des tests de dépréciation, compte tenu des valeurs d'utilité et donc sur les comptes consolidés du Groupe au 30 Juin 2020, excepté pour la région Europe de l'Ouest où, en considérant ces hypothèses, le goodwill de l'UGT présenterait un risque de dépréciation.

La sensibilité des valeurs d'entreprises aux hypothèses retenues est reflétée dans le tableau suivant pour les principaux écarts d'acquisition :

Résultat des tests d'impairment
--------------------------------- -- -- -- -- --
(en millions d'euros) Europe du
Nord
Europe de
l'Ouest
Europe
Centrale
Méditer
ranée et
Afrique
Amérique
du Nord
Amérique
Latine
Contribution à l'actif net du Groupe consolidé 554,2 466,7 214,5 284,6 60,5 44,6
Sensibilité Croissance long terme -0,5 point 730,2 490,6 346,4 564,4 150,6 30,7
Sensibilité WACC +0,5 point 720,5 485,8 342,8 557,4 148,2 30,0
Sensibilité Loss Ratio 2024 +1 point 745,7 383,7 348,7 560,3 148,7 28,2
Sensibilité Loss Ratio 2024 +2 points 733,0 320,0 340,3 539,8 140,0 23,4
Sensibilité Cost Ratio 2024 +1 point 745,7 383,7 347,8 560,3 148,7 28,2
Sensibilité Cost Ratio 2024 +2 points 733,0 320,0 338,5 539,8 140,0 23,4
  • (1) La Contribution à l'actif net du Groupe consolidé correspond à la différence entre la valeur d'utilité des unités génératrices de trésorerie (UGT) et leur valeur comptable.
  • (2) Des analyses de sensibilités ont été effectuées sur la Contribution à l'actif net du Groupe consolidé.

Note 2. Autres immobilisations incorporelles

La valeur des autres immobilisations incorporelles augmente de 3 255 milliers d'euros sur le premier semestre 2020 ; cette évolution s'explique principalement par une augmentation de la valeur brute de 7 989 milliers d'euros compensée par des dotations aux amortissements pour 4 734 milliers d'euros.

Note 3. Placements des activités d'assurance

3.1 – Placements par catégorie

Au 30 juin 2020, la valeur nette comptable des titres AFS (available for sale) s'élève à 2 833 487 milliers d'euros, celle des titres classés en trading se monte à 46 milliers d'euros, et celle des titres HTM (held to maturity) est de 1 802 milliers d'euros.

Entreprise d'assurance, le Groupe Coface conserve une allocation très majoritairement orientée vers des produits de taux lui garantissant des revenus récurrents et stables.

La répartition du portefeuille obligataire, au 30 juin 2020, selon les types de notation, est la suivante :

  • Titres notés 'AAA' : 13,8%
  • Titres notés 'AA' et 'A' : 48,0%
  • Titres notés 'BBB' : 34,4%
  • Titres notés 'BB' et inférieur : 3,8%
30/06/20 31/12/19
(en milliers d'euros) Coût amorti Réévaluation Valeur nette Juste valeur Plus et moins
values latentes
Coût amorti Réévaluation Valeur nette Juste valeur Plus et moins
values latentes
Titres AFS 2 658 461 175 026 2 833 487 2 833 487 2 706 300 204 734 2 911 034 2 911 034
Actions et autres titres à revenus variables 135 618 140 164 275 782 275 782 171 089 145 867 316 956 316 956
Obligations et effets publics 2 308 795 29 039 2 337 834 2 337 834 2 314 927 43 680 2 358 607 2 358 607
dont placements en titres vifs 1 740 037 28 001 1 768 038 1 768 038 2 075 248 42 097 2 117 346 2 117 346
dont placements en OPCVM 568 758 1 038 569 796 569 796 239 679 1 582 241 261 241 261
Parts de SCI 214 048 5 825 219 873 219 873 220 284 15 190 235 473 235 473
Titres HTM
Obligations et effets publics 1 802 1 802 1 802 0 1 842 1 842 1 842 0
JVO - Trading
OPCVM monétaires 46 0 46 46 43 43 43
Dérivés actifs 0 4 512 4 512 4 512 1 809 1 809 1 809
(pour information dérivés au passif) -97 -97 -97 -889 -889 -889
Prêts et créances 64 427 64 427 64 427 75 670 75 670 75 670
Immobilier de placements 695 -407 288 288 695 -407 288 288
TOTAL 2 725 432 179 131 2 904 562 2 904 562 0 2 784 550 206 137 2 990 687 2 990 687 0
(en milliers d'euros) Brut 30/06/20 Dépréciations Net 30/06/20 Net 31/12/19
Titres AFS 2 872 529 -39 040 2 833 487 2 911 034
Actions et autres titres à revenus variables 314 814 -39 032 275 782 316 956
Obligations et effets publics 2 337 834 2 337 834 2 358 607
dont placements en titres vifs 1 768 038 1 768 038 2 117 346
dont placements en OPCVM 569 796 569 796 241 261
Parts de SCI 219 881 -8 219 873 235 473
Titres HTM
Obligations et effets publics 1 802 1 802 1 842
JVO - Trading
OPCVM monétaires 46 46 43
Dérivés actifs 4 512 4 512 1 809
(pour information, dérivés au passif) -97 -97 -889
Prêts et créances 64 522 -95 64 427 75 670
Immobilier de placements 288 288 288
TOTAL 2 943 698 -39 135 2 904 562 2 990 687

Dépréciations

(en milliers d'euros) 31/12/19 Dotations Reprises Effet de
change et
autres
30/06/20
Titres AFS 37 609 1 500 -14 -55 39 040
Actions et autres titres à revenus variables 37 601 1 500 -14 -56 39 032
Obligations et effets publics 0 0 0 0 0
Parts de SCI 8 0 0 8
Prêts et créances 95 0 0 0 95
TOTAL 37 704 1 500 -14 -55 39 135

Les dépréciations de titres AFS sont reprises lorsque les titres sont cédés.

Variation des placements par catégorie

31/12/19 30/06/20
(en milliers d'euros) Valeur nette
comptable
Augmentations Diminutions Réevaluations Dépréciations Autres
variations
Valeur nette
comptable
ouverture clôture
Titres AFS
Actions et autres titres à revenus variables
Obligations et effets publics
Parts de SCI
2 911 034
316 956
2 358 607
235 473
385 577
2 598
382 979
0
-418 186
-37 013
-374 937
-6 236
-26 014
-2 503
-14 146
-9 364
-1 485
-1 485
-17 438
-2 770
-14 668
0
2 833 487
275 782
2 337 834
219 873
Titres HTM
Obligations 1 842 -5 -35 0 1 802
JVO - Trading 43 0 6,9 0 -4 46
Prêts, créances et autres placements financiers 77 767 13 807 -12 667 -1 339 1 -8 342 69 228
TOTAL 2 990 687 399 378 -430 882 -27 353 -1 485 -25 784 2 904 562

Dérivés

L'utilisation structurelle de produits dérivés est strictement limitée à des fins de couverture. Le nominal de la couverture est ainsi limité au montant d'actifs sous-jacents détenus dans le portefeuille.

Au cours de l'année 2020, la majeure partie des opérations réalisées a concerné la couverture systématique de change via conclusion de swaps ou d'opérations de change à terme pour des obligations émises principalement en USD et présentes dans le portefeuille de placement.

Les investissements actions ont fait l'objet d'une couverture partielle en dehors de la monnaie via l'achat et la vente d'options cotées sur le marché. La stratégie mise en œuvre vise une couverture dans une optique de protection du portefeuille en cas de baisse sensible du marché actions de la zone Euro.

Concernant le portefeuille obligataire, aucune couverture de taux n'a été mise en place au cours du premier semestre 2020, toutefois, Coface se laisse la possibilité d'en remettre en place. Quelques opérations ponctuelles de couverture du risque de taux ont été mises en place sur des titres de créances négociables, dans le portefeuille monétaire.

Toutes ces opérations n'ont pas fait l'objet d'un traitement comptable de type « comptabilité de couverture » en IFRS car il s'agit majoritairement d'opérations de change et de couvertures marché partielles.

3.2 – Instruments financiers comptabilisés à la juste valeur

Cette note présente la juste valeur des instruments financiers par niveau de hiérarchie des paramètres utilisés pour la valorisation des instruments au bilan.

Niveau 1 : Prix cotés pour un instrument identique sur des marchés actifs.

Les titres classés en niveau 1 représentent 81% du portefeuille du Groupe Coface. Ils correspondent aux :

  • actions, obligations et effets publics cotés sur des marchés organisés, ainsi qu'aux parts d'OPCVM dont la valeur liquidative est calculée et publiée de manière très régulière et facilement disponible (AFS) ;
  • obligation d'Etat et obligations indexées à taux variable (HTM) ;
  • SICAV monétaires françaises (trading).

Niveau 2 : Utilisation de données, autres que les prix côtés d'un instrument identique, observables directement ou indirectement sur le marché (données corroborées par le marché : courbe de taux d'intérêt, taux de swap, méthode des multiples, etc.)

Les titres classés en niveau 2 représentent 5% du portefeuille du Groupe Coface. Ce niveau regroupe les instruments suivants :

  • actions non cotées ;
  • prêts et créances souscrits auprès des banques ou de la clientèle, dont la juste valeur est déterminée d'après la méthode du coût historique.

Niveau 3 : Techniques d'évaluations fondées sur des données non observables telles que des projections ou des données internes.

Les titres classés en niveau 3 représentent 14% du portefeuille du Groupe Coface. Le niveau 3 est attribué aux actions non cotées, aux titres de participation ainsi qu'à l'immobilier de placement.

La valeur d'utilité est la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs susceptibles de découler d'un actif ou d'une unité génératrice de trésorerie. La valorisation, issue de la méthode des cash flows actualisés, s'appuie sur le budget prévisionnel à trois ans préparé par les filiales et validé par le management avec deux années construites sur la base de ratios de gestion normalisés (loss ratios et cost ratios cibles). Au-delà de la cinquième année, la valeur terminale est évaluée sur la base d'une capitalisation à l'infini du flux de trésorerie de la dernière année.

Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Valeur nette Juste valeur
déterminée à
partir de cotations
sur un marché
actif
Juste valeur
déterminée à
partir de
techniques de
valorisation
utilisant des
données
Juste valeur
déterminée à
partir de
techniques de
valorisation
utilisant des
données non
(en milliers d'euros)
Titres AFS
comptable
2 833 487
Juste valeur
2 833 487
2 370 570 observables
70 140
observables
392 775
Actions et autres titres à revenus variables
Obligations et effets publics
Parts de SCI
Titres HTM
Obligations et effets publics
275 782
2 337 834
219 873
1 802
275 782
2 337 834
219 873
1 802
113 005
2 257 567
1 802
590
69 550
162 186
10 717
219 873
JVO - Trading
OPCVM monétaires 46 46 46
Dérivés actifs 4 512 4 512 1 352 3 050 109
Prêts et créances 64 427 64 427 64 427
Immobilier de placements 288 288 288
TOTAL 2 904 562 2 904 562 2 373 772 137 618 393 173

Répartition de la juste valeur des instruments financiers au 30 juin 2020 par niveau

La baisse des valorisations des fonds immobiliers enregistrée compte tenu des chocs attendus (estimation Coface) sur les secteurs du retail et de l'hôtellerie se retrouve sur la ligne AFS – Part de SCI.

Variation des titres évalués selon le niveau 3 au 30 juin 2020

Gains et pertes comptabilisés au
Transactions de la période
cours de la période
(en milliers d'euros) 31/12/19 Au compte de
résultat
Directement en
capitaux propres
Achats / Emissions Ventes / Rembourse
ments
Ecart de change 30/06/20
Titres AFS 390 308 -1 500 1 387 1 500 4 479 -3 400 392 775
Actions et autres titres à revenus variables 154 835 -1 500 10 750 1 500 0 -3 400 162 186
Parts de SCI 235 473 -9 364 0 -6 236 0 219 873
Dérivés actifs 109 0 0 109
Immobilier de placements 288 0 288
TOTAL 390 705 -1 500 1 387 1 500 4 479 -3 400 393 173

Répartition de la juste valeur des instruments financiers au 31 décembre 2019 par niveau

Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
(en milliers d'euros) Valeur nette
comptable
Juste valeur Juste valeur
déterminée à
partir de cotations
sur un marché
actif
Juste valeur
déterminée à
partir de
techniques de
valorisation
utilisant des
données
observables
Juste valeur
déterminée à
partir de
techniques de
valorisation
utilisant des
données non
observables
Titres AFS 2 911 034 2 911 034 2 520 706 23 390 308
Actions et autres titres à revenus variables 316 956 316 956 162 097 23 154 835
Obligations et effets publics 2 358 607 2 358 607 2 358 607 0
Parts de SCI 235 473 235 473 235 473
Titres HTM
Obligations et effets publics 1 842 1 842 1 842
JVO - Trading
OPCVM monétaires 43 43 43
Dérivés actifs 1 809 1 809 682 1 018 109
Prêts et créances 75 670 75 670 75 670
Immobilier de placements 288 288 288
TOTAL 2 990 687 2 990 687 2 523 272 76 711 390 705

Variation des titres évalués selon le niveau 3 sur l'exercice 2019

Gains et pertes comptabilisés au
cours de la période
Transactions de la période
(en milliers d'euros) 31/12/18 Au compte de
résultat
Directement en
capitaux propres
Achats / Emissions Ventes / Rembourse
ments
Ecart de change 31/12/19
Titres AFS 367 453 -8 701 20 393 13 000 -2 192 354 390 308
Actions et autres titres à revenus variables 141 234 -8 701 14 620 6 760 0 921 154 835
Parts de SCI 226 219 5 772 6 241 -2 192 -568 235 473
Dérivés actifs 109 0 0 109
Immobilier de placements 288 0 288
TOTAL 367 850 -8 701 20 393 13 000 -2 192 354 390 705

Actifs financiers SPPI au 30 Juin 2020 (IFRS 9)

(en milliers d'euros) Juste valeur Variation de la
juste valeur au
cours de la
période
Placements en titres vifs - Actifs financiers SPPI 1 752 750 -2 010
Placements en titres vifs - Actifs financiers non SPPI 15 288 13
Placements en titres vifs 1 768 038 -1 997
Prêts et créances - Actifs financiers SPPI 64 427
Prêts et créances 64 427 0
Trésorerie et équivalents de trésorerie - Actifs financiers 381 915
Trésorerie et équivalents de trésorerie 381 915 0
Actifs financiers SPPI 2 199 091 -2 010
Actifs financiers non SPPI 15 288 13
TOTAL 2 214 379 -1 997
(en milliers d'euros) Valeur brute
clôture
Juste valeur
Actifs financiers SPPI n'ayant pas de risque de crédit
faible
64 884 63 419

IFRS9 est déjà applicable aux sociétés d'affacturage depuis le 1er janvier 2018.

Note 4. Créances des activités du secteur bancaire

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Créances des activités du secteur bancaire 2 110 581 2 346 710
Créances en défaut - activités du secteur bancaire 39 008 55 777
Provisions sur créances des activités du secteur bancaire -39 008 -55 777
TOTAL 2 110 581 2 346 710

Les créances du secteur bancaire représentent les créances acquises dans le cadre des contrats d'affacturage.

Elles sont inscrites à l'actif du bilan pour leur montant d'acquisition. Elles sont enregistrées en niveau 2. La notion de créances affacturées recouvre aussi bien des créances dont la bonne fin est garantie par Coface, que des créances dont le risque est à la charge du client.

Les créances ont, le cas échéant, été dépréciées par voie de provision, pour tenir compte des difficultés de recouvrement auxquelles elles sont susceptibles de donner lieu, étant précisé que ces créances sont assurées par un contrat 'assurance-crédit. En conséquence, les risques associés sont couverts par des provisions de sinistres.

Note 5. Trésorerie et équivalents de trésorerie

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Disponibilités 459 519 296 121
Equivalents de trésorerie 26 512 24 656
Total 486 031 320 777

Au 30 juin 2020, le cash opérationnel ressort en hausse de 165,3 M€ afin d'assurer suffisamment de liquidité au groupe dans le cadre d'une hausse de la sinistralité liée à la Covid19.

Les montants en trésorerie et en équivalents de trésorerie sont tous disponibles ; aucun montant n'est mis sur des comptes de type séquestre.

Note 6. Composition du capital social

Actions ordinaires Nombre d'actions Nominal Capital en euros
Valeur au 31 décembre 2019 152 031 949 304 063 898
Valeur au 30 juin 2020 152 031 949 304 063 898
Déduction des titres auto-détenus $-1334391$ -2 668 782
Valeur au 30 juin 2019 hors titres auto-détenus 150 697 558 301 395 116
30/06/20 31/12/19
Nombre Nombre $\%$
Actionnaires d'actions $\%$ d'actions
Natixis 64 153 881 42.57% 64 153 881 42.48%
Public 86 543 677 57.43% 86 877 316 57.52%
Total hors titres auto-détenus 150 697 558 100% 151 031 197 100%

L'entité mère du Groupe Coface est Natixis, elle-même est détenue par BPCE, organe central des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne.

Natixis détient, au 30 juin 2020, 42,57% des actions du Groupe Coface hors titres auto-détenus, et détient 42,20% des actions y compris titres auto-détenus.

Note 7. Provisions pour risques et charges

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Provisions pour litiges 2 2 7 8 2 7 6 9
Provisions pour pensions et obligations similaires 61 589 66 447
Autres provisions pour risques et charges 26 872 31 7 16
Total 90 739 100 932

Les provisions pour risques et charges comprennent principalement les provisions pour retraites et obligations similaires ainsi que des provisions pour restructuration incluses parmi la ligne "autres provisions pour risques et charges".

La variation des provisions pour risques et charges sur le premier semestre 2020 provient principalement de la diminution des provisions pour restructuration avec 4,2 millions d'euros de reprise de provisions pour restructurations et de la diminution des écarts actuariels sur les provisions pour indemnités de fin de carrière et autres provisions pour avantages postérieurs à l'emploi à hauteur de 3,5 millions d'euros suite au changement d'hypothèses actuarielles (rapport Mercer).

Les provisions liées au plan stratégique Build to lead s'élèvent à 4,9 millions d'euros au 30 juin 2020.

Note 8. Dettes de financement

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Exigibilité à moins d'un an
- Intérêts 3 788 11 756
- Amortissement des frais -559 -547
Total 3 229 11 209
Exigibilité entre un an et cinq ans
- Amortissement des frais -1 666 -1 948
- Nominal 380 000 380 000
Total 378 334 378 052
Exigibilité à plus de cinq ans
- Amortissement des frais - 0
- Nominal - 0
Total - 0
TOTAL 381 564 389 261

COFACE S.A. a émis, le 27 mars 2014, une dette subordonnée sous forme d'obligations pour un montant nominal de 380 millions d'euros (3 800 obligations d'une valeur nominale de 100 000 euros chacune). L'échéance est le 27 mars 2024 et le taux d'intérêt annuel s'élève à 4,125 %.

Le prix d'émission des obligations est de 99 493,80 euros, soit un montant net reçu par COFACE S.A. de 376,7 millions d'euros, net des commissions de placeurs et de coûts de transaction directement attribuables à l'émission de la dette.

Ces titres sont garantis irrévocablement et inconditionnellement sur une base subordonnée par la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur, principale société opérationnelle du Groupe Coface.

Une caution solidaire a été émise par la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur en date du 25 mars 2014, pour 380 millions d'euros, au profit des investisseurs des obligations subordonnées de COFACE S.A., courant jusqu'à la liquidation de tout engagement vis-àvis des investisseurs.

La dette subordonnée s'élève à 381 564 milliers d'euros au 30 juin 2020 ; elle se compose :

  • du montant nominal des obligations de 380 000 milliers d'euros ;
  • diminué des frais et de la prime d'émission restant à amortir de 2 224 milliers d'euros ;
  • augmenté des intérêts non échus de 3 788 milliers d'euros.

Les intérêts de la dette hybride sont enregistrés dans l'agrégat « charge de financement » du compte de résultat ; ils s'élèvent à 7 977 milliers d'euros au 30 juin 2020.

Note 9. Passifs locatifs

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Passifs locatifs - Loc. immo. 79 465 82 425
Passifs locatifs - Loc. mob. 7 920 10 565
Passifs locatifs - Location 87 385 92 990

Note 10. Passifs techniques relatifs aux contrats d'assurance

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Provisions pour primes non acquises 299 937 281 465
Provisions de sinistres 1 398 393 1 361 352
Provisions pour ristournes de primes 170 079 184 402
Passifs techniques relatifs aux contrats d'assurance 1 868 409 1 827 219
Provisions pour primes non acquises -85 814 -59 130
Provisions de sinistres -409 324 -341 936
Provisions pour ristournes de primes -59 617 -49 301
Part des réassureurs dans les passifs techniques relatifs aux contrats
d'assurance -554 755 -450 367
Provisions techniques nettes 1 313 654 1 376 852

La politique de provisionnement du Groupe est inchangée. Le provisionnement de l'année d'ouverture est à un niveau

particulièrement élevé à 87,6%. Il reflète une hausse des déclarations de sinistres, notamment des sinistres de taille

unitaire importantes reçues par Coface mais également une hausse des provisions en anticipation de la hausse prévisible de la fréquence des sinistres.

Note 11. Ressources des activités du secteur bancaire

(en milliers d'euros) 30/06/20 31/12/19
Dettes envers des entreprises du secteur bancaire 534 372 523 020
Dettes envers la clientèle des entreprises du secteur bancaire 248 824 301 058
Dettes financières représentées par des titres 1 391 683 1 538 727
Total 2 174 879 2 362 805

Les postes « Dettes envers les entreprises du secteur bancaire » et « Dettes financières représentées par les titres » représentent les sources de refinancement des entités d'affacturage du Groupe – Coface Finanz (Allemagne) et Coface Factoring Poland (Pologne).

Note 12. Chiffre d'affaires

Décomposition du chiffre d'affaires consolidé

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Primes affaires directes 615 544 627 532
Primes en acceptation 50 623 51800
Primes brutes émises 666 167 679 332
Ristournes de primes $-38331$ $-46694$
Variation des provisions pour primes non acquises $-28749$ $-27342$
Primes brutes acquises 599 087 605,296
Accessoires de primes 75 518 74 138
Produits nets des activités bancaires 28 567 33 302
Autres prestations et services liés 44 77
Information et autres services 17 145 14 8 88
Gestion de créances 4 2 5 9 4878
Produits des activités de services 21 4 4 8 19843
Autres revenus 125 533 127 283
CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDE 724 619 732 579

Chiffre d'affaires consolidé par région de facturation

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Europe du Nord 147 009 156 068
Europe de l'Ouest 142 566 147 498
Europe Centrale 73510 71543
Méditerranée et Afrique 200 538 190 930
Amérique du Nord 69 219 68070
Amérique Latine 34 698 39793
Asie Pacifique 57 079 58 677
CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDE 724 619 732 579

Chiffre d'affaires consolidé par activité

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Primes brutes acquises - Crédit 556941 566 058
Primes brutes acquises - Single risk 16 28 5 13974
Primes brutes acquises - Assurance-crédit 573 226 580 032
Accessoires de primes 75 518 74 138
Autres prestations et services liés 44 77
Chiffre d'affaires de l'activité d'assurance-crédit 648787 654 247
Primes brutes acquises - Caution 25 860 25 264
Commissions de financement 13882 18 3 50
Commissions d'affacturage 15577 15446
Autres $-892$ $-494$
Produit net des activités bancaires (affacturage) 28 567 33 30 2
Information et autres services 17 145 14 8 88
Gestion de créances 4 2 5 9 4878
Chiffre d'affaires de l'activité d'information et autres services 21 404 19766
CHIFFRE D'AFFAIRES CONSOLIDE 724 619 732 579

Note 13. Charges des prestations des contrats

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Sinistres payés nets de recours $-272431$ $-210180$
Frais de gestion des sinistres $-15155$ $-15864$
Variation des provisions de sinistres $-65690$ $-21324$
Total $-353275$ $-247368$

Charges des prestations des contrats par année de survenance

30/06/20 30/06/19
Opérations Cessions et Opérations Opérations Cessions et Opérations
(en milliers d'euros) brutes rétrocessions nettes brutes rétrocessions nettes
Charges de sinistres de l'année en cours -486 441 174 028 $-312413$ -440 167 114 300 $-325867$
Charges de sinistres sur les exercices antérieurs 133 166 $-34958$ 98 208 192799 $-56158$ 136 641
Total $-353275$ 139 069 $-214205$ $-247368$ 58 142 $-189226$

Note 14. Frais généraux par destination

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Frais d'acquisition des contrats $-116618$ $-123146$
Frais d'administration $-132621$ $-135009$
Autres charges de l'activité assurance $-30072$ $-32694$
Charges d'exploitation bancaire hors coût du risque $-6596$ $-6770$
Charges des autres activités $-39256$ $-37205$
Charges d'exploitation $-325163$ $-334825$
Gestion interne des placements $-1608$ $-2008$
Frais de gestion de sinistres $-15155$ $-15864$
TOTAL $-341927$ $-352697$
dont intéressement et participation des salariés $-894$ $-2420$

Le total des frais généraux du Groupe Coface comprend les frais généraux d'assurance (par destination), les charges des autres activités, ainsi que les charges d'exploitation bancaire. Il s'élève à 341 927 milliers d'euros au 30 juin 2020, contre 352 697 milliers d'euros au 30 juin 2019.

Les frais de gestion des sinistres sont inclus dans l'agrégat « Charges des prestations des contrats »; la gestion interne des placements est présentée dans l'agrégat « Produits des placements nets de charges hors coût de l'endettement ».

Note 15. Résultat des cessions en réassurance

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Sinistres cédés 78 216 56 764
Variation des provisions sur sinistres nets de recours 67 714 1 378
Commissions payées par les réassureurs 86 058 67 267
Produits des cessions en réassurance 231 988 125 409
Primes cédées -265 117 -192 599
Variation des provisions de primes 27 160 17 427
Charges des cessions en réassurance -237 957 -175 172
Total -5 969 -49 763

Note 16. Produits des placements nets de charges hors coût de l'endettement

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Actions -3 678 6 219
Produits de taux 7 612 19 112
Immobilier de placement 5 308 3 547
Sous-total 9 242 28 878
Filiales non consolidées 1 030 -3 379
Résultat de change et des dérivés (*) 9 694 -5 358
Frais financiers et charges des placements -3 234 -3 516
Total 16 732 16 625

Ventilation des produits de placements par classe

* le résultat lié aux dérivés hors change est au 30 juin 2020 de +8,4 M€ et au 30 juin 2019 de -5,0 M€

Note 17. Autres produits et charges opérationnels

(en milliers d'euros) 30/06/20 30/06/19
Charges nettes de restructuration liées au plan stratégique Fit to Win $-1302$
Dotation prov. pour dépréciation - écart d'acquisition UGT Amérique latine $-655$
Autres charges opérationnelles $-2143$ $-573$
dont frais d'internalisation des commerciaux aux Etats-Unis $-1312$
Total autres charges opérationnelles $-2798$ $-1875$
Plus-value de cession immeuble d'exploitation Italie 2372
Produits nets de restructuration liées au plan stratégique Build to Lead 635
Autres produits opérationnels 407 597
Total autres produits opérationnels 1042 2969
Total $-1756$ 1094

Les autres produits et charges opérationnels s'élèvent à -1 756 K€ au 30 juin 2020.

La dépréciation du goodwill a été constatée sur l'UGT Amérique Latine pour -655 K€. Les autres charges opérationnelles s'élèvent à -1 763 K€ au 30 juin 2020 et elles incluent les frais d'internalisation des commerciaux aux Etats-Unis pour -1 312K€ et des cotisations pour les fonds de retraites chez Coface Europe à hauteur de -290K€.

Les autres produits opérationnels correspondent principalement à des reprises de provisions sur immobilisations chez Coface Europe pour 357K€.

Note 18. Ventilation du résultat par secteur

Les primes, sinistres et commissions sont suivis par pays de facturation. Le pays de facturation est le pays de l'entité émettant la facturation pour les affaires directes et le pays de la cédante pour les affaires acceptées. La segmentation géographique par lieu de facturation ne coïncide pas nécessairement avec la localisation du débiteur.

Le résultat de réassurance, calculé et comptabilisé pour l'ensemble du Groupe au niveau de Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur a été réalloué au niveau de chaque région. L'impôt a été calculé en fonction de ce suivi.

Ventilation du résultat par secteur au 30 juin 2020

P&L par region au 30/06/2020
(en milliers d'euros) Europe du
Nord
Europe de
l'Ouest
Europe
Centrale
Méditerranée
- Afrique
Amérique
du Nord
Amérique
Latine
Asie-
Pacifique
Réassu-
rance
Groupe
Cogeri Coûts
Holding
Inter-
zone
TOTAL
Groupe
CHIFFRE D'AFFAIRES 147953 139 842 74 209 201 427 69 219 34 698 57 079 401 455 14 6 34 -415 897 724 619
dont primes acquises 98 943 122 426 60219 167 132 62011 33 30 2 55 052 401 455 $-401453$ 599 087
dont affacturage 24 239 $-434$ 4762 28 567
dont accessoires de primes et services liés 24 7 7 1 17850 9228 34 295 7 208 1396 2027 14 6 34 $-14444$ 96 965
Charges des prestations des contrats (yc frais de gestion) -45 004 $-76268$ $-27734$ $-91889$ -47515 $-30603$ $-29010$ $-196$ 156 $-1878$ 192782 -353 275
Coût du risque $\overline{A}$ 167 163
Commissions $-10214$ $-17743$ $-5089$ $-21829$ $-8590$ $-3985$ $-10576$ $-161790$ 161817 $-77999$
Autres frais généraux internes $-54981$ -47 281 $-26485$ $-57852$ $-22315$ $-12092$ $-19782$ $-14500$ $-10326$ 18 4 50 $-247164$
RÉSULTAT TECHNIQUE AVANT RÉASSURANCE * 37750 $-1450$ 15 068 29 857 $-9201$ $-11982$ $-2289$ 43 509 134 $-12204$ $-42847$ 46 345
Résultat net des cessions en réassurance $-435$ $-3955$ $-6184$ $-5254$ 1906 268 $-501$ $-35324$ 43510 $-5969$
Autres produits et charges opérationnels 80 $-11$ 185 $-1312$ $-698$ $-1756$
Produits financiers nets de charges hors coût de l'endettement $-130$ 7991 2 3 6 2 2 3 2 3 1857 3859 2 2 5 7 $-243$ $-448$ $-3096$ 16732
Charges de financement $-262$ $-1695$ $-1532$ $-594$ $-555$ $-157$ $-427$ $-75$ $-7977$ 2 2 8 1 $-10993$
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL y compris charges de financement 36923 971 9703 26 517 $-7305$ $-8710$ $-960$ 8 1 8 5 $-184$ $-20629$ $-152$ 44 35 9
RÉSULTAT AVANT IMPÔT 36923 971 9703 26 517 $-7305$ $-8710$ $-960$ 8 1 8 5 $-184$ $-20629$ $-152$ 44 359
Impôts sur les résultats $-16987$ $-447$ $-4464$ $-12199$ 3361 4 0 0 7 442 $-3766$ 85 9491 70 $-20408$
RÉSULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDÉ 19936 524 5 2 3 9 14 3 18 $-3944$ $-4703$ $-518$ 4419 $-99$ $-11138$ $-82$ 23 951
Participations ne donnant pas le contrôle $-1$ 12 12
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE 19935 525 5 2 3 9 14 3 30 $-3944$ $-4703$ $-518$ 4419 $-99$ $-11138$ $-82$ 23 963

* Le résultat technique avant réassurance est un indicateur financier clé utilisé par le Groupe Coface afin d'analyser la performance de ses activités. Le résultat technique avant réassurance correspond à la somme du chiffre d'affaires, des charges de prestations des contrats, des charges d'exploitation bancaire, du coût du risque, des frais d'acquisition des contrats, des frais d'administration et des autres charges opérationnelles courantes et des charges des activités de services.

Ventilation du résultat par secteur au 30 juin 2019

(en milliers d'euros) Europe du
Nord
Europe de
l'Ouest
Europe
Centrale
Méditerranée
- Afrique
Amérique
du Nord
Amérique
Latine
Asie-
Pacifique
Réassu-
rance
Cogeri Coûts
Holding
Inter-
zone
TOTAL
Groupe
Groupe
CHIFFRE D'AFFAIRES 156 684 145 565 72 281 191748 68 070 39793 58 677 482 073 14 0 25 -496 336 732 580
dont primes acquises 103799 127 697 57471 160 324 60790 38 386 56 830 482073 -482 073 605 297
dont affacturage 27906 $-112$ 5508 33 302
dont accessoires de primes et services liés 24 979 17980 9 3 0 2 31 4 24 7 2 8 0 1407 1847 14 0 25 $-14263$ 93 981
Charges des prestations des contrats (yc frais de gestion) -44764 $-39893$ $-24228$ $-74700$ $-24439$ $-19342$ $-13711$ $-169651$ $-2645$ 166 005 $-247368$
Coût du risque $-1131$ $-27$ $-1158$
Commissions $-11053$ $-19219$ -4 692 $-18982$ $-10772$ -4778 $-11977$ $-188331$ 188 217 $-81587$
Autres frais généraux internes $-57820$ $-50798$ $-26467$ $-56702$ $-21791$ $-14783$ $-18051$ $-14324$ $-11148$ 18647 $-253237$
RÉSULTAT TECHNIQUE AVANT RÉASSURANCE * 41916 35 655 16867 41 3 64 11 068 890 14938 124 091 $-299$ $-13793$ $-123468$ 149 229
Résultat net des cessions en réassurance $-7130$ $-26440$ $-3376$ $-6080$ $-324$ $-4660$ 67 $-125911$ 124 091 -49763
Autres produits et charges opérationnels $-1$ $-364$ 19 2 1 1 6 $-933$ 256 1093
Produits financiers nets de charges hors coût de l'endettemer 2893 $-3682$ 5 2 2 3 7455 1831 3796 1416 $-1$ $-510$ $-1796$ 16 6 25
Charges de financement $-123$ $-1235$ $-288$ $-330$ $-823$ $-165$ $-452$ $-65$ $-8097$ 1086 $-10492$
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL y compris charges de finan 37 555 3934 18 4 45 44 5 25 10819 117 15969 $-1820$ $-365$ $-22400$ $-87$ 106 692
Ecart d'acquisition négatif 2968 2968
RÉSULTAT AVANT IMPÔT 37 555 3934 21 4 13 44 5 25 10819 117 15969 $-1820$ $-365$ $-22400$ $-87$ 109 660
Impôts sur les résultats $-10665$ $-1117$ $-6081$ $-12644$ $-3072$ $-33$ -4535 517 104 6361 25 $-31140$
RÉSULTAT NET DE L'ENSEMBLE CONSOLIDÉ 26 890 2817 15 3 32 31881 7747 84 11 4 34 $-1303$ $-261$ $-16039$ $-62$ 78 520
Participations ne donnant pas le contrôle $-1$ $-1$ 17 15
RESULTAT NET PART DU GROUPE 26 889 2817 15 3 31 31898 7747 84 11 4 34 $-1303$ $-261$ $-16039$ $-62$ 78 535

* Le résultat technique avant réassurance est un indicateur financier clé utilisé par le Groupe Coface afin d'analyser la performance de ses activités. Le résultat technique avant réassurance correspond à la somme du chiffre d'affaires, des charges de prestations des contrats, des charges d'exploitation bancaire, du coût du risque, des frais d'acquisition des contrats, des frais d'administration et des autres charges opérationnelles courantes et des charges des activités de services.

Note 19. Résultat par action

30/06/20
Nombre moyen
d'actions
Résultat net (en milliers
d'euros)
Résultat par action
(en euros)
Résultat de base par action 150 864 378 23 963 0,16
Instruments dilutifs 0
Résultat dilué par action 150 864 378 23 963 0,16
30/06/19
Nombre moyen
d'actions
Résultat net (en milliers
d'euros)
Résultat par action
(en euros)
Résultat de base par action 151 032 340 78 535 0,52
Instruments dilutifs 0
Résultat dilué par action 151 032 340 78 535 0,52
30/06/19
Nombre moyen
d'actions
Résultat net (en milliers
d'euros)
Résultat par action
(en euros)
Résultat de base par action 151 032 340 78 535 0,52
Instruments dilutifs 0
Résultat dilué par action 151 032 340 78 535 0,52

Note 20. Parties liées

Natixis détient, au 30 juin 2020, 42,57% des actions du Groupe Coface hors titres auto-détenus, et détient 42,20% des actions y compris titres auto-détenus.

Nombre d'actions
Natixis 64 153 881 42,57%
Public 86 543 677 57,43%
Total 150 697 558 100,00%

Relations entre les sociétés consolidées du Groupe Coface et les parties liées

Les principales opérations de Coface avec les parties liées concernent Natixis et ses filiales.

Les principales opérations sont :

  • le financement d'une partie de l'activité d'affacturage par Natixis SA,
  • les placements financiers effectués auprès des Groupes BPCE et de Natixis,

  • la couverture d'assurance-crédit de Coface dont peuvent bénéficier les entités sœurs de Coface,

  • le recouvrement des créances d'assurance effectué par les entités sœurs pour le compte de Coface,
  • des refacturations de frais généraux tels que des frais de fonctionnement, des frais de personnel, etc.

Ces opérations sont détaillées ci-dessous :

Compte de résultat 30/06/20
(en milliers d'euros) Natixis SA Natixis Factor Ellisphere
Total des produits des activités ordinaires $-860$
Charges des prestations des contrats
Charges des autres activités
Frais d'acquisition
Frais d'administration
Autres produits et charges opérationnels courants
Résultat opérationnel $-860$
Créances et dettes 30/06/20
(en milliers d'euros) Groupe BPCE Natixis SA Natixis Factor Ellisphere
Placements financiers 49 0 77
Autres actifs
Trésorerie et équivalents de trésorerie 67 162
Passifs relatifs aux contrats d'assurance
Dettes envers les entreprises du secteur bancaire 78 4 8 5
Autres passifs 14

Les dettes envers les entreprises du secteur bancaire contractées auprès de Natixis s'élèvent à 78 485 milliers d'euros au 30 juin 2020 ; elles financent l'activité d'affacturage.

Compte de résultat 30/06/19
(en milliers d'euros) Natixis SA Natixis Factor Ellisphere
Total des produits des activités ordinaires $-1172$
Charges des prestations des contrats 0
Charges des autres activités 0
Frais d'acquisition 0
Frais d'administration 0
Autres produits et charges opérationnels courants 0
Résultat opérationnel $-1172$
Créances et dettes 31/12/19
(en milliers d'euros) Groupe BPCE Natixis SA Natixis Factor Ellisphere
Placements financiers 53 109 0
Autres actifs 0
Trésorerie et équivalents de trésorerie 6613
Passifs relatifs aux contrats d'assurance
Dettes envers les entreprises du secteur bancaire 97 226
Autres passifs 15

Note 21. Engagements hors bilan

30/06/20
(en milliers d'euros) TOTAL Liés au
financement
Liés aux activités
opérationnelles
Engagements donnés 1 049 499 1 037 194 12 305
Cautions et lettres de crédit 1 037 194 1 037 194
Garantie sur immobilier 7 500 7 500
Engagements financiers sur participations 4 805 4 805
Engagements reçus 1 610 827 1 034 840 575 987
Cautions et lettres de crédit 140 941 140 941
Garanties 359 277 359 277
Lignes de crédit liées aux billets de trésorerie 700 000 700 000
Lignes de crédit liées à l'affacturage 334 840 334 840
Capital contingent 73 269 73 269
Engagements financiers sur participations 2 500 2 500
Engagements de garantie 37 862 37 862
Titres nantis reçus des réassureurs 37 862 37 862
Opérations sur marchés financiers 140 611 140 611

Les cautions et lettres de crédit correspondent principalement à :

  • une caution solidaire au profit des investisseurs des obligations subordonnées de COFACE S.A. (à échéance 10 ans) pour 380 000 milliers d'euros
  • une garantie de Cofinpar pour 7 000 milliers d'euros
  • ainsi que 650 194 milliers d'euros correspondant aux cautions solidaires données aux banques finançant l'activité factoring

Les nantissements concernent Coface Ré pour 2 262 milliers d'euros et Compagnie française pour le commerce extérieur pour 35 600 milliers d'euros.

31/12/19
(en milliers d'euros) TOTAL Liés au
financement
Liés aux activités
opérationnelles
Engagements donnés 1 055 216 1 037 195 18 021
Cautions et lettres de crédit 1 037 195 1 037 195
Garantie sur immobilier 7 500 7 500
Engagements financiers sur participations 10 521 10 521
Engagements reçus 1 503 863 1 018 308 485 555
Cautions et lettres de crédit 140 576 140 576
Garanties 342 479 342 479
Lignes de crédit liées aux billets de trésorerie 700 000 700 000
Lignes de crédit liées à l'affacturage 318 308 318 308
Engagements financiers sur participations 2 500 2 500
Engagements de garantie 382 200 382 200
Titres nantis reçus des réassureurs 382 200 382 200
Opérations sur marchés financiers 281 097 281 097

Note 22. IFRS 17

La norme IFRS 17 « Contrats d'assurance » publiée par l'IASB le 18 mai 2017 remplacera la norme IFRS 4 « Contrats d'assurance », à compter du 1er janvier 2023.

Le 25 juin 2020, l'IASB a publié des amendements à IFRS 17 « Contrats d'assurance » visant à aider les entreprises à appliquer la norme et leur permettre d'expliquer plus facilement leur performance financière.

La norme IFRS 17 pose les principes de reconnaissance, d'évaluation, de présentation et d'informations à fournir relatifs aux contrats d'assurance et aux contrats d'investissement avec participation discrétionnaire.

Valorisées aujourd'hui au coût historique, les obligations aux contrats devront être comptabilisées, en application de la norme IFRS 17, à la valeur actuelle. Pour cela, les contrats d'assurance seront valorisés en fonction des flux de trésorerie qu'ils génèreront dans le futur, en incluant une marge de risques afin de prendre en compte l'incertitude relative à ces flux. D'autre part, la norme IFRS 17 introduit la notion de marge de service contractuelle. Celle-ci représente le bénéfice non acquis par l'assureur et sera libérée au fil du temps, en fonction du service rendu par l'assureur à l'assuré.

La norme demande un niveau de granularité des calculs plus détaillé qu'auparavant puisqu'elle requiert des estimations par groupe de contrats.

Ces changements comptables modifieront le profil du résultat de l'assurance.

Compte tenu de l'importance des changements apportés, Coface s'est doté d'une structure projet, qui permettra, au sein des différents chantiers, d'appréhender l'ensemble des dimensions de la norme : modélisation, adaptation des systèmes et des organisations, production des comptes et stratégie de bascule, communication financière et conduite du changement.

Note 23. Brexit

La sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne dans le cadre du Brexit conduira à une perte du passeport européen (Libre Prestation de Service ou LPS).

Le Groupe Coface a démarré des discussions avec ses clients afin d'adapter les polices d'assurance concernées par la perte du passeport européen.

Note 24. Evénements post-clôture

Coface finalise l'acquisition de GIEK Kredittforsikring AS

Le 1er juillet, Coface a annoncé la finalisation de l'acquisition de GIEK Kredittforsikring AS, une société créée en 2001 qui regroupe les activités d'assurance-crédit export de court terme précédemment souscrites par l'agence de crédit export norvégienne GIEK. Après l'acquisition par Coface de 100% du capital de GIEK Kredittforsikring AS, l'activité sera exploitée sous la marque Coface GK.

En 2019, GIEK Kredittforsikring AS a émis un total d'environ 9M€ (99MNOK) de primes brutes avec un portefeuille principalement axé sur l'export. Cette transaction aura un impact non significatif sur le ratio de solvabilité de Coface.

Coface s'engage auprès de l'Etat anglais pour la mise en place d'un dispositif de support de l'assurance-crédit

Le gouvernement britannique a annoncé début juin 2020 la mise en place d'un dispositif de support à l'assurance-crédit s'élevant à 10 milliards de Livres Sterling.

Ce dispositif consiste à couvrir 90% des sinistres survenant sur des factures émises entre le 1er avril et le 31 décembre 2020 en échange de la cession de 100% des primes émises nettes de la couverture de la quasi-totalité des frais généraux engagés par la société pour gérer son activité d'assurance-crédit court-terme.

Coface s'étant formellement engagé auprès des autorités à participer à ce dispositif qui couvre l'essentiel des transactions du second trimestre 2020 et l'approbation de la Commission Européenne devant intervenir avant l'arrêté des comptes, il a été décidé d'intégrer cet impact dans les comptes du Groupe.

Dispositif de support de l'Etat italien

Le gouvernement italien a publié le 19 mai 2020 un décret de relance de l'économie au sein duquel est inclus un dispositif de support à l'assurance-crédit s'élevant à 2 milliards d'Euros. Ce décret a été converti en loi, postérieurement à la clôture des comptes, le 19 juillet 2020 et est sujet à l'approbation de la Commission Européenne.

Le dispositif consiste à couvrir 90% des sinistres survenus à partir du 1er avril 2020 et portant sur des factures émises en 2020 en échange d'une cession de 90% des primes correspondantes encaissées entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021 nettes d'une commission de 35%.

Une incertitude demeurant encore sur l'approbation du dispositif, en ces termes, par la Commission Européenne, ses impacts ne sont pas inclus dans les comptes à fin juin 2020

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IV. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

IV. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2020

Période du 1 er janvier 2020 au 30 juin 2020

Aux actionnaires de la société Coface SA,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par vos Assemblées Générales et en application de l'article L. 451-1-2 III du code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes consolidés semestriels résumés de la société COFACE SA, relatifs à la période du 1er janvier au 30 juin 2020, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes consolidés semestriels résumés ont été établis sous la responsabilité du Conseil d'administration le 29 juillet 2020 sur la base des éléments disponibles à cette date dans un contexte évolutif de crise liée au Covid-19 et de difficultés à appréhender ses incidences et les perspectives d'avenir. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

1. Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes consolidés semestriels résumés avec la norme IAS 34, norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

2. Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité établi le 29 juillet 2020 commentant les comptes consolidés semestriels résumés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés semestriels résumés étant précisé qu'il ne nous appartient pas de nous prononcer sur la sincérité et la concordance avec les comptes consolidés semestriels des informations prudentielles

relatives à la solvabilité qui vous sont présentées au paragraphe « Solvabilité du groupe » du rapport semestriel d'activité.

Paris-La Défense, le 30 juillet 2020

Les commissaires aux comptes

Deloitte & Associés Mazars

Jérôme LEMIERRE Associé

Jean-Claude PAULY Associé

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V. Attestation de la personne responsable des états financiers

V. Attestation de la personne responsable des états financiers

J'atteste, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Rapport Financier sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d'omission de nature à en altérer la portée.

J'atteste, à ma connaissance, que les comptes consolidés résumés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité figurant au paragraphe I. du présent document présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées ainsi qu'une description des principaux risques et des principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice.

L'attestation d'examen limité relatif aux états financiers consolidés semestriels résumés pour la période du premier janvier au 30 juin 2020 figure ci-dessus, au paragraphe IV.

Bois Colombes, le 29 juillet 2020 Xavier DURAND Directeur Général de COFACE SA

VI. Indicateurs clés

VI. Indicateurs clés

A. INDICATEURS CLES DE PERFORMANCE

1. Indicateurs financiers

Pour le détail des définitions de ces indicateurs, veuillez-vous référer au chapitre 3, paragraphe 3.7.1 du Document d'enregistrement universel déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers («AMF»), le 16 avril 2020 sous le numéro D.20-0302.

2. Indicateurs opérationnels

Pour le détail des définitions de ces indicateurs, veuillez-vous référer au chapitre 3, paragraphe 3.7.2 du Document d'enregistrement universel déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers («AMF»), le 16 avril 2020 sous le numéro D.20-0302.

B. INDICATEURS ALTERNATIFS DE PERFORMANCE (IAP)

Sont visés par cette section les indicateurs non définis par les normes comptables et utilisés par la société pour sa communication financière, aussi disponibles au paragraphe 3.7.4 du Document d'enregistrement universel déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers («AMF»), le 16 avril 2020 sous le numéro D.20-0302.

Cette partie fait suite à la Position AMF – IAP DOC 2015 -12.

Les indicateurs ci-dessous représentent les indicateurs listés comme faisant partie des IAP.

a) IAP en lien avec le chiffre d'affaires et ses éléments :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 - M€
2020 2019
Chiffre d'affaires avec éléments retraités
[1]
Deux types de retraitements sur le
chiffre d'affaires (CA) :
i. Le calcul des pourcentages de
croissance du CA en constant :
i. Méthode
historique de calcul des %
proforma
chez Coface.
i. (CA courant N -
Impact de change N-1) / (CA
courant N-1 + Impact périmètre N) -
1
i. -0,6%
=
(724,6 -
(-6,6) /
(732,6 + 3,2) -
1
i. N/A
735,8 = 732,6 +
3,2

année N recalculé au taux de
change de l'année N-1 ;

année N-1 au périmètre de
l'année N
ii. Retrait ou ajout de CA en valeur (€)
considéré comme exceptionnel en
courant.
Le terme "exceptionnel" désigne des
impacts sur le CA qui ne se reproduisent
pas tous les ans.
ii. Elément considéré comme
exceptionnel, c'est-à-dire qui ne va se
produire que sur l'exercice en cours
(Année N).
ii. CA courant N +/-
Retraitements / Ajouts
éléments exceptionnels N
ii. 724,6
+/-
0,0
ii. 735,8 +/-
0,0
Accessoires de primes / Primes brutes acquises – (courant –
Constant)
Poids des accessoires de primes par
rapport aux primes acquises en
constant :
Indicateur utilisé pour suivre l'évolution
des accessoires de primes par rapport au
poste principal du CA à taux et à
périmètre constant.
Accessoires de primes / Primes acquises -
Constant
Courant :
12,6%
= 75,6 / 599,1
Courant :
12,3%
= 74,2 / 605,3

Année N au taux de change de
l'année N-1

Année N-1 au périmètre de
l'année N
Les accessoires de primes
Constant :
12,5%
= 75,8 / 605,6
Constant :
12,2%
= 74,0 / 606,6
correspondent à du CA facturé sur des
services complémentaires.
Frais Généraux internes hors éléments exceptionnels
[2]
Retraitement ou Ajout des éléments
considérés comme exceptionnels aux
frais généraux internes. Le terme
"exceptionnel" désigne des impacts sur
les charges qui ne se reproduisent pas
tous les ans.
Indicateur utilisé pour comparer
l'évolution des frais généraux internes
en excluant les éléments exceptionnels.
Frais généraux internes courants +/-
Retraitements +/-
Ajouts éléments exceptionnels
263,9
M€
= 263,9
+/-
0,0
271,1
M€
= 271,1
+/-
0,0

b) IAP en lien avec le résultat opérationnel :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 -
M€
2020 2019
Résultat opérationnel hors éléments exceptionnels retraités (y compris charges de financement et hors des autres produits et charges opérationnels)
Retraitement ou Ajout des éléments Indicateur utilisé pour comparer Résultat opérationnel +/-
Retraitements +/-
46,1
M€
105,6 M€
considérés comme exceptionnels au l'évolution des résultats opérationnels Ajouts éléments exceptionnels
résultat opérationnel : il s'agit de en excluant les éléments exceptionnels. = 55,4
+ (-11,00) –
= 117,2 + (-10,5) -
produits et de charges exceptionnels (-1.8) 1,1
impactant soit le chiffre d'affaires (cf.
définition ci-dessus [1]), soit les frais
généraux (cf. définition ci-dessus [2]).

c) IAP en lien avec le résultat net :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 - M€
2020 2019
Résultat net hors éléments exceptionnels
Retraitement ou Ajout des éléments Indicateur utilisé pour comparer Résultats nets courant +/-
Retraitements +/-
24,0
M€ +/-
0,0
78,5
M€ +/-
0,0
considérés comme exceptionnels au l'évolution des résultats nets en excluant Ajouts éléments exceptionnels nets d'impôts
résultat net. les éléments exceptionnels.
Il s'agit de produits et de charges
exceptionnelles pouvant impacter soit le
chiffre d'affaires (cf. définition ci-dessus
[1]), soit les frais généraux (cf. définition
ci-dessus [2]).
Cet agrégat est également retraité des
"produits et charges opérationnels
courants" classés après le résultat
opérationnel dans le compte de résultat
de gestion [3].

d) IAP en lien avec le ratio combiné :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 -
M€
2020 2019
Ratio de sinistralité brut de réassurance (ratio de sinistralité avant réassurance) et Ratio de sinistralité brut avec frais de gestion des sinistres désignent un seul et même
indicateur
Rapport entre les charges des Indicateur de suivi du niveau de -
Charges des prestations des contrats / Primes
Voir Annexe - Décomposition du
prestations des contrats d'assurance et sinistralité supporté par le Groupe par brutes acquises calcul des ratios au 30 juin 2020
les primes brutes acquises (somme des rapport aux primes, après cession en
primes brutes émises et des provisions réassurance.
sur primes) nettes des ristournes de
primes.
Ratio de sinistralité net de réassurance (ratio de sinistralité après réassurance)
Rapport entre les charges des Indicateur de suivi du niveau de -
(Charges des prestations des contrats +
Voir Annexe - Décomposition du
prestations des contrats d'assurance sinistralité supporté par le Groupe par Sinistres cédés + variation des provisions sur calcul des ratios au 30 juin 2020
nettes de la charge de sinistres cédée rapport aux primes, après cession en sinistres nets de recours) / (Primes brutes
aux réassureurs dans le cadre des traités réassurance. acquises + Charges des cessions en réassurance)
de réassurance mis en place par le
Groupe, et le total des primes acquises
nettes des primes cédées aux
réassureurs.
Ratio de coûts brut de réassurance (ratio de coûts avant réassurance)
Rapport entre les charges d'exploitation Indicateur de suivi du niveau de charges -
(Charges d'exploitation - Intéressement et
Voir Annexe - Décomposition du
(nettes de l'intéressement et d'exploitation (acquisition et gestion du participation des salariés -
Autres revenus) /
calcul des ratios au 30 juin 2020
participation des salariés) diminuées des portefeuille de contrats d'assurance) Primes brutes acquises
autres revenus* et les primes acquises. supporté par le Groupe par rapport aux
primes.
Ratio de coûts net de réassurance (ratio de coûts après réassurance)
Rapport entre les charges d'exploitation Indicateur de suivi du niveau de charges -
(Charges d'exploitation - Intéressement et
Voir Annexe - Décomposition du
(nettes de l'intéressement et d'exploitation (acquisition et gestion du participation des salariés -
Autres revenus -
calcul des ratios au 30 juin 2020
participation des salariés) diminuées des portefeuille de contrats d'assurance) Commissions reçues des réassureurs) / (Primes
autres revenus* nettes des commissions supporté par le Groupe par rapport aux brutes acquises + Charges des cessions en
reçues des réassurances dans le cadre primes après cession en réassurance. réassurance)
des traités de réassurance mis en place
par le Groupe, et le total des primes
acquises nettes des primes cédées aux
réassureurs.
*Les charges d'exploitation incluent des frais généraux liés à la réalisation de services complémentaires (information d'entreprise et recouvrement de créances) inhérents à
l'exercice du métier d'assurance-crédit. Elles incluent également les frais généraux liés aux activités de service exercées par le Groupe, telles que l'affacturage.
Afin que le ratio de coûts calculé par le Groupe soit comparable avec celui calculé par d'autres acteurs de référence du marché, les "Autres revenus", c'est-à-dire le chiffre
d'affaires généré par les activités complémentaires (non-assurance), sont déduits des charges d'exploitations.
Ratio combiné brut / net de réassurance (ratio de coûts avant / après réassurance)
Le ratio combiné est la somme des Indicateur de Rentabilité globale des Ratio de sinistralité (brut / net de réassurance) + Voir Annexe - Décomposition du
ratios de sinistralité (brut / net de activités du Groupe et sa marge ratio de coûts (brut / net de réassurance) calcul des ratios au 30 juin 2020
réassurance) et de coûts (brut / net de technique avant et après cessions en
réassurance) tels que définis ci-dessus. réassurance.
Ratio combiné net hors éléments retraités et exceptionnels [A]
Retraitement ou Ajout des éléments Indicateur utilisé
pour comparer
Ratio combiné net de réassurance +/- [A]=[B]+[C] [A]=[B]+[C]
considérés comme exceptionnels au l'évolution des ratios combinés nets de Retraitements / Ajouts éléments exceptionnels 88,6% 76,0%
ratio combiné net de réassurance. Il réassurance en excluant les éléments = 57,4% + 31,2% = 44,0% + 32,0%
s'agit de produits et de charges exceptionnels.
exceptionnels impactant soit le chiffre
d'affaires (cf. définition ci-dessus [1]),
soit les frais généraux (cf. définition ci
dessus [2]).
Ratio de sinistralité hors éléments exceptionnels [B]
Retraitement ou Ajout des éléments Indicateur utilisé pour comparer Ratio de sinistralité net de réassurance +/- 57,4% 44,0%
considérés comme exceptionnels au l'évolution des ratios de sinistralité nets Retraitements / Ajouts éléments exceptionnels = 57,4% +/-
0,0pts
= 44,0% +/-
ratio de sinistralité net de réassurance. de réassurance en excluant les éléments 0,0pts
exceptionnels.
Ratio de coûts net hors éléments retraités et exceptionnels [C]
Retraitement ou Ajout des éléments Indicateur utilisé pour comparer Ratio de coûts net de réassurance +/- 31,2% 32,0%
considérés comme exceptionnels au l'évolution des ratios de coûts net de Retraitements / Ajouts éléments exceptionnels = 31,2% +/-
0,0pts
= 32,0% +/-
ratio de coûts net de réassurance : il réassurance en excluant les éléments 0,0pts
s'agit de produits et de charges exceptionnels.
exceptionnels impactant soit le chiffre
d'affaires (cf. définition ci-dessus [1]),
soit les frais généraux (cf. définition ci
dessus [2]).
Ratio de sinistralité brut année en cours - avant réassurance hors frais de gestion des sinistres [D]
Charges ultimes de sinistres (net de Indicateur utilisé pour le calcul du ratio Sinistres rattachés à l'année en cours / Primes 87,6% 76,0%
recours) rapportées aux primes acquises de sinistralité brut de réassurance hors acquises de l'année en cours = cf. triangle de = cf. triangle de
(net de ristournes de primes) de l'année frais de gestion de sinistres. cf. triangle de développement des ratios de développement développement
en cours. L'année de rattachement est sinistralités ultimes des ratios de des ratios de
uniquement l'année N en cours. sinistralités sinistralités
ultimes ultimes
Ratio de sinistralité brut années précédentes - avant réassurance hors frais de gestion des sinistres [E]
Correspond aux Boni / Mali des années Indicateur utilisé pour le calcul du ratio [E] = [F-D] -31,1% -37,8%
de rattachements antérieures à l'année de sinistralité brut de réassurance hors = 56,4% -
87,6%
= 38,2% -
76,0%
N en cours non comprise. Un Boni ou un frais de gestion de sinistres.
Mali sont respectivement un excédent
ou un déficit de provisions pour sinistre
par rapport au ratio de sinistralité
effectivement constaté.
Ratio de sinistralité brute toutes années confondues - avant réassurance hors frais de gestion des sinistres [F]
Correspond au ratio de sinistralité Indicateur clef dans le suivi de la -
(Sinistres payés nets de recours + variation des
56,4% 38,2%
comptable relatif à toutes les années de sinistralité. provisions de sinistres) / Primes acquises = -
(-338,1 /
= -
(-231,5 /
rattachements (Année N en cours et ses 599,1) 605,3)
années antérieures). Il s'agit du ratio de
sinistralité brut de réassurance hors frais
de gestion de sinistres.

e) IAP en lien avec les capitaux propres :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 -
M€
2020 2019
RoATE -
Rentabilité des fonds propres moyens nets des actifs incorporels
Résultat net part du Groupe rapporté Le ratio de rentabilité des fonds propres Résultat net part du groupe N / [(Fonds propres 2,8% 9,6%
aux fonds propres tangibles moyens (la permet de mesurer la rentabilité du part du groupe N-1 retraités des actifs = (24,0x2) / [(1 = (78,5x2) / [(1
moyenne de la période des fonds capital investi du Groupe Coface. incorporels N-1 + Fonds propres part du groupe 704 + 1 693) /2] 674 + 1 586) /2]
propres (part du groupe) retraités des N retraités des actifs incorporels N)/2]
actifs incorporels) Le résultat net Le résultat net
annualisé (x2) est annualisé (x2) est
pris en compte dans
le calcul du
pris en compte
dans le calcul du
numérateur et du numérateur et du
dénominateur du dénominateur du
ratio semestriel ratio semestriel
RoATE hors éléments exceptionnels non récurrents
RoATE (cf. définition RoATE ci-dessus) Le calcul du ratio de rentabilité des Résultat net part du groupe N hors éléments sans objet pour sans objet pour
calculé sur la base du résultat net hors fonds propres hors éléments exceptionnels / [(Fonds propres part du groupe cette clôture cette clôture
éléments exceptionnels et des Fonds exceptionnels permet de suivre hors éléments exceptionnels N-1 retraités des
Propres Tangibles Moyens (cf. définition l'évolution de la rentabilité du Groupe actifs incorporels N-1 + Fonds propres
part du
RoATE ci-dessus) hors éléments entre deux périodes de reporting. groupe hors éléments exceptionnels N retraités
exceptionnels. Pour ce calcul les intérêts des actifs incorporels N)/2]
ou commissions liés aux instruments de
gestion de capital (tel que dette
hybride, capital contingent) ne sont pas
considérés comme éléments
exceptionnels.

f) IAP en lien avec le portefeuille d'investissement :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 -
M€
2020 2019
Taux de rendement comptable des actifs financiers
Résultat des placements
après résultat
des dérivés (actions et taux),
et avant
résultat des titres de participation, du
change, des dérivés de change
et des
frais financiers,
rapporté au total bilan
des actifs financiers hors titres de
participation.
Indicateur qui permet de suivre la
performance comptable du portefeuille
d'actifs financier.
Résultat du portefeuille d'investissement /
((valeur de marché des actifs financiers (actions
hors titres de participation, immobilier, produits
de taux) année N + valeur de marché des actifs
financiers (actions hors titres de participation,
immobilier, produits de taux) année N-1)/2)
0,6%
= 17,6 / (((2 905
-
150) + (2 991 -
142)) / 2)
0,9%
0,9% = 23,9 / (((2
910 -
130) + (2
834 -
129)) / 2)
Taux de rendement comptable des actifs financiers hors résultat de cession
Résultat des placements
avant plus ou
moins-values de cession, dotations et
reprises, résultat des dérivés (actions et
taux),
des titres de participation, du
change, des dérivés de change
et
des
frais financiers,
rapporté au total bilan
des actifs financiers hors titres de
participation
Indicateur qui permet de suivre la
performance comptable récurrente du
portefeuille d'actifs financier.
(Résultat du portefeuille d'investissement -
plus
ou moins-values de cession, dotations et
reprises, résultat des dérivés (actions et taux))
/
((valeur de marché des actifs financiers (actions
hors titres de participation, immobilier, produits
de taux) année N)
+ (valeur de marché des actifs
financiers (actions hors titres de participation,
immobilier, produits de taux) année N-1))/2)
0,7%
= (17,6 + 0,9) /
(((2 905
-
150) +
(2 991 -
142)) /
2)
0,9%
= (23,9 -
0,4) / (((2
910 -
130) + (2
834 -
129)) / 2)
Taux de rendement économique des actifs financiers
Performance économique du
portefeuille d'actif. On ajoute donc au
rendement comptable la variation des
réserves de réévaluation de l'année
rapporté au total bilan des actifs
financiers.
Indicateur qui permet de suivre la
performance économique du
portefeuille d'actifs financier.
Taux de rendement comptable des actifs
financiers + (réserves de réévaluation des actifs
financiers (actions hors titres de participation,
immobilier, produits de taux) année N
-
réserves
de réévaluation des actifs financiers (actions hors
titres de participation, immobilier, produits de
taux) année N-1)/ ((valeur de marché des actifs
financiers (actions hors titres de participation,
immobilier, produits de taux) année N + valeur
de marché des actifs financiers (actions hors
titres de participation, immobilier, produits de
taux) année N-1 )/2)
-0,7%
= (17,6 + 48,0 -
85,2) / (((2 905
-
150) + (2 991 -
142)) / 2)
3,2%
= (23,9 + 65,2 -
2,4) / (((2 910 -
130) + (2 834 -
129)) / 2)
Résultat du portefeuille d'investissement
Résultat du portefeuille Permet de suivre le résultat provenant Résultat des actions hors titres de participation + 17,6
M€
23,9
M€
d'investissement (actions, produits de du seul portefeuille d'investissement
et
résultat des produits de taux + résultat = -3,7 + 7,6 + = 6,2 + 19,1 + 3,5
taux,
immobilier, dérivés (actions et
des dérivés (actions et taux). immobilier
+ résultat des dérivés (actions et taux)
5,3 + 8,4 -
5,0
taux)).
Autres
Résultat du change et dérivés de Permet de suivre le résultat du change Résultat du change et dérivés de change + -0,9
M€
-7,3 M€
change, des titres de participation et
des frais liés aux placements.
et dérivés de change, des titres de
participation et des frais liés aux
résultat des titres de participation
+ frais liés aux
placements
= 1,3 + 1,0
-3,2
= -0,3 -
3,4 -
3,5

g) IAP en lien avec la réassurance :

Définition Justification Réconciliation avec les comptes Comparaison N/N-1 -
M€
2020 2019
Primes cédées / Primes brutes acquises (taux de cession des primes)
Poids des Primes cédées par rapport aux Indicateur utilisé pour
suivre l'évolution
-
(Primes cédées (y compris variation des
39,7% 28,9%
primes acquises. Les primes cédées du résultat de réassurance. provisions de primes) / Primes acquises) = -(-238,0 / 599,1) = -(-175,2 /
correspondent à la part
des primes
605,3)
acquises que Coface cède à ses
réassureurs en vertu des traités de
réassurance conclus avec eux. Les
primes acquises correspondent à la
somme des primes émises et des
provisions sur les primes acquises non
émises (PANE).
Sinistres cédés / total sinistres (taux de cession des sinistres)
Poids des sinistres cédés par rapport au Indicateur utilisé pour suivre l'évolution -
Sinistres cédés (y compris variation des
41,3% 23,5%
total sinistres. Les sinistres cédés du résultat de réassurance. provisions sur sinistres net de recours) / Total
correspondent à la part des sinistres que sinistres (y compris frais de gestion de sinistres) = -145,9 / -(338,1 = -58,1 / -(231,5
Coface cède à ses réassureurs en vertu + 15,2) + 15,9)
des traités de réassurance conclus avec
eux.
Résultat technique avant / après réassurance (Résultat technique brut / net de réassurance)
Voir définition plus haut (Indicateurs financiers)
Le résultat technique avant et après réassurance apparaît désormais directement dans le compte de résultat compte tenu de l'évolution de la structure de présentation de
celui-ci.

VII. Annexe : Calcul des ratios financiers

VII. Annexe : Calcul des ratios financiers

Ratio de sinistralité

Ce ratio permet au Groupe Coface de mesurer la rentabilité technique des contrats d'assurance au cours de l'exercice. Son analyse permet également de trouver le meilleur équilibre tarifaire compte tenu des sinistres constatés.

Ratio de sinistralité brut de réassurance

Le ratio de sinistralité brut de réassurance correspond au rapport charges des prestations des contrats d'assurance (telles que définies ci-dessous) sur primes brutes acquises (somme des primes brutes émises et des provisions sur primes) nettes des ristournes de primes. Les ristournes de primes correspondent à des remboursements aux assurés d'une partie des primes versées par ceux-ci lorsque la sinistralité de leur police d'assurance n'excède pas un certain seuil (participation bénéficiaire) ou est nulle (bonus pour absence de sinistre).

Ratio de sinistralité net de réassurance

Le ratio de sinistralité net de réassurance correspond au rapport charges des prestations des contrats d'assurance (nets de la charge de sinistres cédée aux réassureurs dans le cadre des traités de réassurance mis en place par le Groupe Coface), sur le total des primes brutes acquises (nettes des primes cédées aux réassureurs).

Ratio de coûts

Ratio de coûts brut de réassurance

Le ratio de coûts brut de réassurance correspond au rapport frais généraux (tels que définis cidessous) sur primes brutes acquises (telles que décrites ci-dessus).

Le ratio de coûts brut de réassurance permet au Groupe Coface de mesurer l'ensemble des coûts liés à l'acquisition et à la gestion du portefeuille de contrats au cours d'un exercice.

L'activité d'assurance-crédit s'appuie sur des activités de services telles que l'information d'entreprise et le recouvrement de créances. Ces services sont inhérents à l'exercice traditionnel du métier d'assureur-crédit (services liés) et engendrent des charges qui sont incluses dans les frais généraux du Groupe Coface. Les frais généraux du Groupe Coface sont également augmentés par des activités complémentaires telles que l'affacturage (en Allemagne et en Pologne). Néanmoins, afin que le ratio de coûts calculé par le Groupe Coface soit comparable avec celui calculé par d'autres acteurs de référence du marché, le chiffre d'affaires généré par les activités complémentaires (nonassurance) décrites ci-dessus, est déduit des frais généraux.

Ratio de coûts net de réassurance

Le ratio de coûts net de réassurance correspond au rapport frais généraux (minorés de la commission de réassurance versée par les réassureurs) sur primes brutes acquises (nettes des primes cédées aux réassureurs).

Frais généraux

Les frais généraux pris en compte dans le ratio de coûts sont calculés comme suit :

  • frais d'acquisition des contrats (constitués des coûts externes d'acquisition des contrats, c'est-à-dire des commissions versées aux intermédiaires d'assurance apporteurs d'affaires (courtiers et autres intermédiaires) et des coûts internes d'acquisition des contrats qui correspondent aux frais des réseaux commerciaux et des services en charge de l'établissement des contrats) ;
  • frais d'administration (frais de fonctionnement du Groupe Coface, frais de personnel, frais de gestion informatique, etc., hors participation et intéressement) ;
  • autres charges opérationnelles courantes (charges ne pouvant être affectées à l'une des destinations définies par le plan comptable, notamment les charges de direction générale) ;
  • charges d'exploitation bancaire (frais généraux d'exploitation (frais de personnel, frais informatiques etc.) concernant l'activité d'affacturage) ; et
  • charges des autres activités (frais généraux relatifs exclusivement aux activités d'information et de recouvrement pour les clients dépourvus d'assurance-crédit), diminués du chiffre d'affaires lié :
  • o aux accessoires de primes (frais annexes au contrat d'assurance correspondant à la rémunération des services liés à l'assurance-crédit tels que l'information sur les débiteurs, les frais de surveillance des limites de crédit délivrées à l'assuré sur ses acheteurs, la gestion et le recouvrement de créances),
  • o aux autres prestations et services liés (services connexes, tels que la part des frais administratifs de gestion des sinistres et des frais de recouvrement refacturés),
  • o à l'information et autres services (vente de services d'accès à l'information sur la solvabilité des entreprises et l'information marketing) à destination de clients dépourvus d'assurance-crédit,
  • o à la gestion des créances (vente de services de recouvrement de créances) à destination de clients dépourvus d'assurance-crédit,
  • o aux produits nets des activités bancaires relatives à l'activité affacturage.

Ratio combiné

Le ratio combiné mesure la rentabilité globale des activités du Groupe Coface et sa marge technique.

Le ratio combiné est la somme du ratio de sinistralité et du ratio de coûts. Il est suivi par le Groupe Coface brut de réassurance et net de réassurance (net de la charge de sinistres cédée aux réassureurs dans le cadre des traités de réassurance mis en place par le Groupe Coface, et des frais généraux, minorés de la commission de réassurance versée par les réassureurs, sur le total des primes brutes acquises, nettes des primes cédées aux réassureurs).

Calcul des ratios financiers

Décomposition du calcul des ratios au 30 juin :

Dans le cadre de ses activités, outre les agrégats financiers publiés en conformité avec les normes comptables internationales IFRS, le Groupe Coface suit un certain nombre de ratios opérationnels clés permettant d'appréhender sa performance et la rentabilité des produits (ratio de sinistralité, ratio de coûts et ratio combiné).

en K€ S1-19 S1-20
Primes acquises
Primes acquises brutes [A] 605 297 599 087
Primes acquises cédées (175 172) (237 957)
Primes acquises nettes [D] 430 125 361 129
Charges de sinistres
Charges des prestations des contrats [B] (247 368) (353 275)
Sinistres cédés 56 763 78 216
Variation des provisions sur sinistres nets de recours 1 378 67 714
Charges de sinistres nettes [E] (189 226) (207 344)
Charges opérationnelles
Charges d'exploitation (334 825) (325 165)
Intéressement et participation des salariés 2 420 894
Autres revenus (services) 127 283 125 533
Charges d'exploitation, nettes des autres revenus (205 122) (198 739)
(services) - avant réassurance [C]
Commissions reçues des réassureurs 67 267 86 058
Charges d'exploitation, nettes des autres revenus (137 855) (112 681)
(services) - après réassurance [F]
ratio combiné brut de réassurance = ratio de sinistralité brut de réassurance [B]
+ ratio de coûts brut de réassurance [C]
[A]
[A]
ratio combiné net de réassurance = ratio de sinistralité net de réassurance [E]
+ ratio de coûts net de réassurance [F]
[D]
[D]
S1-19 S1-20
40,9% 59,0%
44,0% 57,4%
33,9% 33,2%
32,0% 31,2%
74,8% 92,1%
76,0% 88,6%

Fin du document