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Celyad Oncology SA Annual Report 2016

Apr 4, 2017

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Annual Report

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RAPPORT FINANCIER

Sommaire

1 RAPPORT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES SUR
RÉSULTATS FINANCIERS CLÔTURÉS AU 31 DÉCEMBRE 2016
LES
6
1.1 Événements marquants de 2016 6
1.2 Événements importants survenus après la clôture de l'exercice
7
1.3 Revue opérationnelle
7
1.4 Revue financière de l'exercice se clôturant le 31 décembre 2016
9
1.4.1 Analyse de l'état consolidé du résultat global
9
1.4.2 Analyse de l'état consolidé de la situation financière
10
1.5 Personnel 11
1.6 Environnement 11
1.7 Risques et incertitudes
11
1.8 Continuité 12
1.9 Éléments pouvant avoir une influence notable sur le développement de l'entreprise
12
1.10 Autres 12
DÉCLARATION DE GOUVERNANCE D'ENTREPRISE
13
2.1 Généralités 13
2.2 Le Conseil d'Administration 13
2.2.1 Composition du Conseil d'Administration 13
2.2.2 Comité au sein du Conseil d'Administration 16
2.2.3 Réunions du Conseil et des Comités
17
2.3 L'Équipe du Management exécutif 18
2.4 Conflits d'intérêts existants des membres du Conseil d'Administration et de l'Équipe
du Management
Exécutif et transactions avec des sociétés liées
21
2.4.1 Généralités 21
2.4.2 Conflits d'intérêts parmi les administrateurs
21
2.4.3 Conflits d'intérêts existants des membres du Conseil d'Administration et de l'Équipe
Management Exécutif
du
21
2.4.4 Transactions avec des parties liées
23
2.4.5 Opérations avec des sociétés liées
24
2.4.6 Règles régissant les abus de marché
24
2.5 Charte de gouvernance d'entreprise (CGE) 24
2.6 Rapport de rémunération
25
2.6.1 La politique de rémunération
25
2.6.2 La rémunération des administrateurs
26
2.6.3 Rémunération du CEO
26
2.6.4 Rémunération de l'Équipe du Management Exécutif 27
2.7 Description des principaux risques et incertitudes liés aux activités de la Société
27
2.7.1 Gestion du risque 27
2.7.2 L'organisation de la Société et ses valeurs
28
2.7.3 L'analyse des risques
28
2.7.5. Les activités d'audit
47
2.7.6. Contrôles,
supervision et actions correctives
47
3. ACTIONS ET ACTIONNAIRES
49
3.1. Augmentation de capital et émission d'actions
49
3.2. Modifications du capital social
49
3.3. Législation belge en matière d'offres publiques d'achat
49
3.4. Services financiers
51
4. ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDES 52
4.1. Déclaration de responsabilité 52
4.2. Rapport du Commissaire sur les comptes consolidés pour l'exercice clos le 31 décembre 2016 53
4.3. Etats financiers consolidés au 31 décembre 2016 et 2015 (établis selon les normes IFRS)
55
4.3.1. État consolidé de la situation financière
55
4.3.2. État consolidé du résultat global
56
4.3.3. Tableau de variation des fonds propres consolidés 57
4.3.4. Tableau des flux de trésorerie
consolidés
58
5. Notes relatives aux états financiers consolidés
59
5.1. Informations générales
59
5.2. Résumé des principales règles
d'évaluation
59
5.2.1. Base de préparation
59
5.2.2.
5.2.3.
Consolidation

Conversion des devises étrangères
61
62
5.2.4. Revenus 62
5.2.5. Autres produits d'exploitation
63
5.2.6. Immobilisations incorporelles
64
5.2.7. Terrains, constructions et outillage
65
5.2.8. Location financement
66
5.2.9. Pertes de valeur sur les actifs non financiers
66
5.2.10. Trésorerie et équivalents de trésorerie 67
5.2.11.
5.2.12.
Actifs financiers

Passifs financiers
67
68
5.2.13. Provisions 68
5.2.14. Impôts
70
5.2.15. Résultats par action 71
5.3. Gestion des risques 71
5.4. Estimations et jugements comptables critiques
72
5.5. Segments opérationnels
74
5.6. Immobilisations incorporelles 75
5.7. Immobilisations corporelles
77
5.8. Actifs financiers non-courants
78
5.9. Créances commerciales et autres actifs courants
78
5.10. Placements de trésorerie 79
5.11. Trésorerie et équivalents de trésorerie
79
5.12. Filiales consolideés via l'intégration globale
79
5.13. Regroupements d'entreprises 79
5.13.1.
5.13.2.
CorQuest Medical, Inc.

OnCyte LLC
79
80
5.14.
Capital
82
5.15. Paiements fondés sur des actions
85
5.16. Avantages postérieurs à l'emploi
87
5.17. Avances récupérables
89
5.18. Dettes commerciales et autres dettes à court terme
92
5.19. Analyse de la maturité des dettes financières
92
5.20. Instruments financiers par catégorie
93
5.21. Impôts différés 95
5.22.
Autres réserves
97
5.23. Chiffre d'affaires
97
5.24. Frais de recherche et de développement 97
5.25.
Frais
généraux
administratifs
98
5.26. Amortissements sur actifs corporels et incorporels 98
5.27. Charges de personnel
98
5.28. Autres produits d'exploitation
99
5.29. Locations opérationnelles
99
5.30. Charges et produits financiers
99
5.31. Perte par action
100
5.32. Actifs et passifs potentiels
100
5.33.
Engagements
100
5.33.1. Mayo Foundation for Medical Education and Research100
5.33.2. CorQuest Inc
100
5.34. Etapes Oncyte LLC-Celdara
101
5.35. Opérations avec des parties liées
101
5.35.1. Rémunération des cadres clés
101
5.35.2. Opérations avec les administrateurs non-exécutifs
102
5.35.3. Opérations avec les actionnaires102
5.36. Événements survenus après la date de clôture
102
5.36.1. Nouveau plan de warrants
102
5.36.2. Exercice de warrants émis en mai 2013103
5.37. Comptes statutaires au 31 décembre 2016 et 2015 établis selon les pcgr belges
104
5.37.1. Comptes de bilan104
5.37.2. Comptes de résultat
105
5.37.3. Annexes105
5.37.4. Résumé des règles d'évaluation110

RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2016

Ce rapport annuel financier (le « Rapport ») contient toute l'information requise par le Code des Sociétés.

LANGUES DU RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2016

Celyad publie son rapport annuel en français, en respect de la législation belge sur l'usage des langues. La Société publie également une traduction anglaise. En cas de différences d'interprétation, la version française prévaudra.

DISPONIBILITÉ DU RAPPORT ANNUEL FINANCIER 2016

Ce Rapport est disponible gratuitement sur demande à :

Celyad SA Relations Investisseurs Rue Edouard Belin 2, B-1435 Mont-Saint-Guibert, Belgique Tel : +32 10 394100 E-mail : [email protected]

Une version électronique de ce Rapport est disponible sur le site internet de la Société, http://www.celyad.com/investors/regulated-information (pour sélectionner la version en français, cliquez sur « en français » dans la rubrique « Filter ».

DÉCLARATIONS PRÉVISIONNELLES

En plus des faits historiques ou des déclarations de condition actuelle, le présent rapport présente des déclarations prévisionnelles, incluant des déclarations au sujet de la sécurité et de la faisabilité potentielles des thérapies cellulaires CAR-T NKR-2 et C-Cure, et du potentiel clinique, en général, de la plateforme technologique de la Société ainsi que le calendrier de futurs essais cliniques, qui expriment les attentes et projections de la Société pour l'avenir et impliquent des risques connus et inconnus, des incertitudes et des hypothèses pouvant déboucher sur des résultats ou événements réels sensiblement différents de ceux présentés ou suggérés par lesdites déclarations prévisionnelles. Ces déclarations prévisionnelles doivent par ailleurs être considérées à la lumière de facteurs importants pouvant déboucher sur des résultats ou événements réels sensiblement différents des prévisions, ceci incluant les risques liés à la conduite d'essais cliniques : le risque que la sécurité, la bioactivité, la faisabilité et/ou l'efficacité démontrées dans les études cliniques précoces ou précliniques ne soient pas répétées dans les études suivantes ; les risques associés au dépôt dans les temps et agrément de tous dossiers d'autorisation administrative, lancement et achèvement satisfaisants d'études cliniques, dont les études cliniques de phase III de C-Cure® et les études de Phase I sur programme CAR-T NKR-2, résultats cliniques complémentaires validant le recours aux cellules souches autologues adultes pour la thérapie cellulaire autologue CAR-T afin de traiter les maladies cancéreuses, conformité à tous types d'exigences réglementaires et autres, et intervention d'organismes réglementaires et autres instances gouvernementales, obtention, maintien et protection de la propriété intellectuelle, capacité de la Société à se prémunir de contrefaçons en faisant prévaloir ses brevets et à défendre son portefeuille de brevets contre toute contestation de tiers, concurrence d'autres entreprises mettant au point des produits à des fins comparables, capacité de la Société à gérer ses dépenses d'exploitation, capacité de la Société à obtenir des fonds supplémentaires pour financer ses activités et établir et maintenir ses alliances commerciales stratégiques et à prendre de nouvelles initiatives commerciales. Une liste et une description plus complète de ces risques, incertitudes et autres risques potentiels peuvent être trouvés dans les rapports et soumissions déposés par la Société auprès de la Securities and Exchange Commission, et notamment dans le rapport annuel 20-F déposé à la SEC le 8 avril 2016, ainsi que dans les futurs rapports et soumissions provenant de la Société. Au vu de l'existence de ces incertitudes, il est conseillé de traiter ces déclarations prévisionnelles avec circonspection. Ces déclarations prévisionnelles sont uniquement valables au jour du présent document. La Société n'est aucunement dans l'obligation de mettre à jour ces déclarations prévisionnelles dans le présent document qui reflèteraient un changement de ses estimations un changement des conditions ou circonstances d'un évènement, ou cet évènement en tant que tel, et sur lesquels ces déclarations seraient basées, sous réserve d'une obligation légale ou réglementaire lui imposant de le faire.

1 RAPPORT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES SUR LES RÉSULTATS FINANCIERS CLÔTURÉS AU 31 DÉCEMBRE 2016

Chers actionnaires,

Nous sommes heureux de vous présenter notre rapport relatif aux états financiers consolidés de Celyad au 31 décembre 2016, préparés selon les normes internationales d'information financières (IFRS) telles qu'adoptées par l'Union Européenne. Les sociétés reprises dans le périmètre de consolidation sont Celyad SA, Biological Manufacturing Services SA, Celyad Inc., Oncyte LLC et CorQuest Medical Inc.

1.1 Événements marquants de 2016

L'année 2016 a été riche en défis pour Celyad, avec la réorientation stratégique de la Société vers l'immuno-oncologie et l'analyse des données de l'étude CHART-1 dans notre programme cardiovasculaire. En avril 2016, la Société a décidé de concentrer toutes ses ressources sur ses programmes d'immuno-oncologie et de poursuivre le développement de C-Cure avec un partenaire.

Au niveau opérationnel, nous avons terminé avec succès l'étude CM-CS1, le premier essai clinique mené avec nos cellules CAR-T NKR-2 chez des patients réfractaires ou en récidive, atteints de Leucémie Myéloïde Aiguë (LMA) ou de Myélome Multiple (MM). Aucun problème de sécurité n'a été rapporté à ce jour et des premiers signes d'activité clinique ont été observés chez des patients souffrant de LMA comme de MM et ce, en dépit des faibles doses administrées.

Au niveau financier, grâce à l'introduction en Bourse que nous avons réalisée sur le NASDAQ en juin 2015, nous disposons d'une position de trésorerie confortable de plus de 82 millions d'euros à la fin 2016. La Société estime disposer des fonds nécessaires au financement de tous ses programmes cliniques et de ses autres besoins jusqu'à la mi-2019.

Veuillez trouver, ci-dessous, les événements opérationnels et financiers importants de 2016 identifiés par le Conseil d'administration de la Société :

Événements opérationnels marquants

Développements cliniques en oncologie

  • En mars, nous avons élargi notre portefeuille de propriété intellectuelle allogénique avec l'octroi par l'USPTO du brevet américain n° 9.273.283. Ce brevet confère à Celyad une large protection quant à sa méthode propriétaire de production des cellules T humaines qui sont développées pour devenir des cellules T TCR-déficientes exprimant un récepteur antigénique chimérique (CAR).
  • Toujours en mars, nous avons signé un accord de collaboration stratégique avec l'unité d'immunologie et cancer de l'Institut Curie (Paris, France) pour le développement du programme d'immuno-oncologie. Le partenariat exploitera l'expertise de premier plan de l'Institut Curie ainsi que son savoir-faire de pointe en matière de développement translationnel, préclinique et clinique dans le domaine de l'immunologie et de la biologie du cancer.
  • En juillet, nous avons annoncé la signature d'un accord de licence exclusive avec le leader japonais de l'immuno oncologie, ONO Pharmaceutical Co. Ltd. Cet accord porte sur le développement et la commercialisation de l'immunothérapie allogénique CAR-T NKR-2 de Celyad au Japon, en Corée et à Taïwan. Par ailleurs, Celyad a également accordé à ONO une option exclusive de licence pour son produit CAR-T NKR-2 autologue sur les territoires d'ONO. La valeur totale de cet accord s'élève à 282 millions d'euros (311,5 millions de dollars) auxquels s'ajouteront des royalties à deux chiffres sur le chiffre d'affaires net dans les territoires d'ONO.
  • En septembre, nous avons clôturé l'essai de Phase I CAR-T NKR-2 avec un suivi de sécurité positif portant sur l'ensemble des cohortes. Aucun problème de sécurité, ni aucun événement relatif à la toxicité de la thérapie n'a été rapporté après le suivi de sécurité à 21 jours du dernier patient enrôlé à la quatrième dose. Cet essai clinique de Phase I visait à évaluer l'innocuité et la faisabilité des cellules CAR-T NKR-2 chez les patients souffrant de Leucémie Myéloïde Aiguë (LMA) et de Myélome Multiple (MM). Les données d'essai de Phase I (présentées à l'assemblée annuelle de l'American Society of Hematology) démontrent l'innocuité du médicament ainsi que sa bonne tolérance au niveau de dose le plus élevé (3x107 cellules). Elles démontrent aussi des signaux d'efficacité précoces, en ce compris une prolongation de la durée de vie des patients souffrant de LMA comme de MM.
  • En novembre, les autorités réglementaires belges ont approuvé l'essai clinique CAR-T NKR-2 THINK en Belgique. THINK (THerapeutic Immunotherapy with NKR-2) est une étude internationale de Phase Ib ouverte visant à

évaluer la sécurité et l'activité clinique de cellules CAR-T NKR-2 autologues, via de multiples administrations dans sept cancers réfractaires, dont cinq tumeurs solides (cancer colorectal, des ovaires, de la vessie, du sein (triple négatif) et du pancréas) et deux tumeurs hématologiques (Leucémie Myéloïde Aiguë et Myélome Multiple).

Développements cliniques en cardiologie – C-Cure®

En juin, nous avons présenté les données relatives au critère d'évaluation primaire de l'étude CHART-1 après 9 mois. Les résultats de l'essai clinique européen de Phase III CHART-1 évaluant la thérapie cellulaire C-Cure® n'ont pas rencontré le critère d'évaluation primaire. Cependant, une tendance statistiquement significative a été observée dans un sous-ensemble de patients représentant 60 % de la population de l'étude CHART-1, segmentation fondée sur le Volume TéléDiastolique (VTD), pour lequel le critère d'évaluation primaire a été atteint (p = 0,015).

Événements d'entreprise et événements financiers marquants

Événements d'entreprise

  • Nomination de dix experts internationaux de premier plan en immuno-oncologie au sein du Conseil scientifique de la Société, ainsi que de cadres et d'un administrateur en Belgique et aux États-Unis pour renforcer la direction du groupe.
  • Démission du Prof. William Wijns et de M. Danny Wong du Conseil d'administration de Celyad.

Événements financiers

  • Accord avec ONO Pharmaceutical pour une valeur totale de 282 millions d'euros (311,5 millions de dollars) auxquels s'ajouteront des royalties à deux chiffres sur le chiffre d'affaires net dans les territoires d'ONO (Japon, Corée et Taïwan).
  • Trésorerie et placements de trésorerie de 82,6 millions d'euros au 31 décembre 2016.

1.2 Événements importants survenus après la clôture de l'exercice

Les événements majeurs suivants se sont produits après le 31 décembre 2016 :

L'USPTO a décidé de confirmer la validité du brevet américain n° 9.181.527 de Celyad relatif aux cellules T primaires humaines allogéniques qui sont développées pour être TCR-déficientes et exprimer un récepteur antigénique chimérique (CAR). Le brevet américain n° 9.181.527 de Celyad, et plus précisément sa revendication 1, avait été remis en cause par un tiers anonyme via une procédure de réexam ex parte. La demande de réexamen ex parte avait été déposée le 10 février 2016. Le 24 mars 2016, l'USPTO a rendu une décision autorisant le réexamen ex parte de la revendication 1. La décision finale de cette procédure ex parte, délivrée le 6 janvier 2017, confirme la validité du brevet et ne peut faire l'objet d'aucun appel.

1.3 Revue opérationnelle

Nous sommes leaders dans le développement de thérapies cellulaires spécialisées avec des programmes cliniques visant initialement les indications en oncologie. Notre principal produit candidat en oncologie est le CAR-T NKR-2, une thérapie CAR-T autologue qui utilise des lymphocytes T conçus pour exprimer un récepteur de cellules tueuses naturelles (NK) qui reconnaît et se lie à des ligands présents dans les tumeurs hématologiques et solides.

Actuellement, tous nos produits candidats en phase clinique sont des thérapies cellulaires autologues. Dans les procédures autologues, les cellules d'un patient sont recueillies, sélectionnées, reprogrammées et multipliées avant d'être réintroduites chez le même patient. Un avantage des thérapies autologues est que les cellules injectées chez le paient ne sont pas identifiées comme étrangères par le système immunitaire du patient et ne sont donc pas rejetées. Nous pensons être bien positionnés pour développer des thérapies cellulaires autologues contre le cancer grâce à l'expertise et au savoirfaire que nous avons acquis tout au long du développement de notre précédent produit candidat cardiovasculaire, C- Cure®.

Outre CAR-T NKR-2, nous avons aussi deux autres thérapies autologues actuellement en cours de développement préclinique : CAR-T NKR-3 (une construction CAR-T utilisant un récepteur de cellules tueuses naturelles NKp30) et CAR-T B7H6 (un ligand spécifique pour le récepteur de cellules tueuses NKp30).

Nous développons aussi une approche allogénique en immuno-oncologie, en utilisant la technologie brevetée américaine inventée au Dartmouth College et acquise auprès de Celdara Medical. Notre plateforme allogénique repose sur des molécules inhibitrices de TCR (TIM) spécialisées permettant aux cellules T des donneurs de persister lorsqu'elles sont injectées chez le patient. Cette plateforme prometteuse est actuellement en phase de développement préclinique et comprend CAR-T NKR-2.

Nous pensons qu'il existe de nombreuses synergies opérationnelles entre nos deux plateformes de produits oncologiques et notamment, avant la commercialisation, que notre site de production pilote existant peut répondre aux besoins de nos deux programmes thérapeutiques sans investissements significatifs.

Plateforme immuno-oncologique

Le programme CAR-T NKR-2 a connu des progrès significatifs en 2016. Nous avons terminé avec succès notre essai de Phase I à dose croissante via une seule administration, visant à étudier l'innocuité et la faisabilité de cellules CAR-T NKR-2 autologues chez les patients souffrant de LMA ou de MM. Aucune toxicité aux doses testées n'a été rapportée à ce jour et des premiers signes inattendus d'activité clinique (comme l'amélioration de certains paramètres sanguins et l'absence de progression de la maladie) ont été observés chez des patients souffrants tant de LMA que de MM, bien que la dose testée ait été inférieure à la dose efficace testée dans les modèles murins.

Au regard des résultats concluants obtenu dans le cadre de ce premier essai, Celyad a déposé une demande auprès des autorités réglementaires belges visant à lancer l'essai THINK CAR-T NKR-2, une étude internationale de Phase Ib ouverte visant à évaluer la sécurité et l'activité clinique des cellules CAR-T NKR-2 autologues, via de multiples administrations, chez des patients réfractaires ou en récidive, dans sept types de cancer dont cinq tumeurs solides (cancer colorectal, des ovaires, de la vessie, du sein (triple négatif) et du pancréas) et deux tumeurs hématologiques (LMA et MM). Les autorités belges ont approuvé l'essai THINK et les premiers patients ont été recrutés à l'Institut Bordet et aux Cliniques Universitaires St-Luc, au début du mois de janvier 2017. Les premiers résultats de cette étude ouverte sont attendus tout au long de l'année 2017.

La Société a également signé des accords de partenariat stratégique avec des acteurs universitaires et industriels de premier plan en Europe et en Asie : l'Institut Curie en France et Ono Pharmaceutical Co., Ltd au Japon, afin d'accélerer le développement de sa plateforme en immuno-oncologie.

Sur le plan de la production, les autorités belges ont approuvé la production de nos cellules CAR-T NKR-2 dans notre unité de production GMP (Good Manufacturing Practices – « Bonnes Pratiques de Fabrication ») située à Mont-Saint-Guibert. À des fins de redondance, nous envisageons de valider prochainement une autre unité de production dans l'un des centres cliniques américains participant à notre essai THINK.

Plateforme cardiovasculaire

Résultats de l'essai clinique CHART-1

La technologie cardiopoïétique innovante inventée par la Mayo Clinic (États-Unis) est à la base au produit candidat C-Cure® développé par Celyad ces dix dernières années pour traiter l'insuffisance cardiaque d'origine ischémique. À la suite de l'essai de Phase II sur C-Cure®, Celyad a mené CHART-1, la première étude de Phase III randomisée, contrôlée en double aveugle qui évalue une thérapie cellulaire pour le traitement de l'insuffisance cardiaque. Les résultats, annoncés en juin 2016, ont fait état d'un essai neutre présentant cependant une tendance positive sur l'ensemble des paramètres testés pour un groupe défini et substantiel de patients atteints d'insuffisance cardiaque. Bien que l'objectif principal de l'essai randomisé n'ait pas été atteint, nous avons observé une réduction significative du volume du ventricule gauche en fin de dilatation (Left Ventricular End Diastolic Volume – LVEDV) des patients de l'étude (valeur p de 0,0044) et une réduction significative du volume du ventricule gauche en fin de contraction (Left Ventricular End Systolic Volume – LVESV) des mêmes patients (valeur p de 0,0154), traduisant une remodélisation du ventricule bénéfique aux patients ayant reçu le traitement.

De plus, un sous-ensemble des patients, représentant plus de 60 % de la population complète de l'essai, identifié par leur volume télédiastolique du ventricule gauche (VTDVG ou LVEDV), ont recontré l'objectif principal de l'essai avec une valeur statistique très significative (valeur p de 0.015).

Compte-tenu des résultats de CHART-1, un second essai clinique de Phase III (CHART-2) a été défini pour recruter exclusivement les patients qui ont répondu positivement à l'objectif principal de l'étude CHART-1. Cet essai CHART-2 a été approuvé par la FDA et se déroulera aux Etats-Unis et en Europe.

CHART-2

CHART-2 incorporera les dosages efficaces observés dans CHART-1, une formation rigoureuse du personnel médical et un nouveau critère d'évaluation primaire approuvé par la FDA, sur la base des résultats de l'étude CHART-1. CHART-2 est aujourd'hui approuvé par la FDA et l'étude est prête à être lancée.

Celyad est actuellement à la recherche de partenaires à même de poursuivre le développement et la commercialisation de C-Cure®. Un mandat exclusif a été accordé à la banque américaine Piper Jaffray & Co. pour envisager les alternatives stratégiques quant aux actifs cardiovasculaires C-Cure® de la Société.

Renforcement des capacités opérationnelles avec de nouveaux recrutements

Tout au long de 2016, nous avons renforcé l'équipe de direction pour soutenir les ambitions de la Société de devenir un leader mondial dans les thérapies spécialisées et de consolider sa position en oncologie avec la nomination du Dr. David Gilham au poste de Vice-Président Recherche et Développement et de Philippe Dechamps au poste de Chief Legal Officer.

1.4 Revue financière de l'exercice se clôturant le 31 décembre 2016

1.4.1 Analyse de l'état consolidé du résultat global

Le tableau ci-après reprend les informations relatives à l'état consolidé du résultat global de la Société pour les exercices se clôturant au 31 décembre 2016 et 2015.

(€'000) Pour l'exercice clôturé au 31 décembre
2016 2015
Chiffre d'affaires 8,523 3
Coût des ventes (53) (1)
Marge Brute 8,471 2
Frais de
Recherche et Développement
(27.675) (22.766)
Frais généraux et administratifs (9.744) (7.230)
Autres produits d'exploitation 3,340 322
Perte opérationnelle (25.609) (29.672)
Produits financiers 2.204 542
Charges financières (207) (236)
Quote-part
dans le résultat de la société mise en équivalence
252
Pertes avant impôts (23.612) (29.114)
Charges d'impôts 6 -
Perte de la période (23.606) (29.114)
€) [1]
Perte par action (en
(2,53) (3,43)
Non-diluée et diluée (2,53) (3,43)
Autres éléments du
résultat global
Eléments qui ne seront pas reclassés au compte de résultat (107) 16
Réévaluation des obligations de pensions (107) 16
Eléments susceptibles d'être reclassés en compte de résultat 277 485
Ecart de conversion 277 485
Autres éléments de
la perte globale de la période, nette
d'impôts
170 501
Perte globale totale de la période (23.436) (28.613)
Perte globale totale de la période attribuable aux actionnaires (23.436) (28.613)

[1] Les pertes nettes diluées et non diluées par action sont identiques pour ces deux périodes car les warrants émis sont non-dilutifs en raison de la perte nette enregistrée pour ces deux mêmes périodes.

En 2016, le chiffre d'affaires a augmenté de 8,5 millions d'euros. En août 2016, le Groupe a percu un premier paiement non remboursable lié à l'accord de partenariat signé avec ONO Pharmaceutcals (montant net de 8,4 millions d'euros). Ce paiement a été reconnu entièrement dès la réception dès lors qu'aucune obligation ou délivrable ne sont conditionnés à ce paiement. Ce premier paiement est à considérer dans le contexte de la cession de la licence à ONO. En 2016, le chiffre d'affaires généré par la vente de C-CathezTM représentait 84.000 euros, contre 3.500 euros en 2015. Ce dispositif ne donne pas encore lieu à des ventes récurrentes.

Les frais de Recherche et Développement comprennent les coûts de fabrication, des essais cliniques, des démarches qualité, de Propriété Intellectuelle et réglementaires, ainsi que d'autres coûts de Recherche et Développement. L'ensemble de ces éléments est agrégé et présenté sur une seule ligne dans nos états financiers consolidés.

Globalement, les frais de Recherche et Développement ont augmenté sur l'année 2016 de 4,9 millions d'euros. Cette augmentation reflète l'accent que nous avons mis sur l'immuno-oncologie dans la mesure où, pour la première année, les dépenses en Recherche et Développement pour l'oncologie dépassent celles de la cardiologie. Les principaux éléments qui

expliquent cette augmentation sont l'accord de recherche avec Celdara, les dépenses liées au développement du procédé et aux initiatives d'élargiseement de CAR-T NKR-2 et le travail préclinique sur la plateforme CAR-T NKR.

Les projets clés qui sont à l'origine de l'augmentation des dépenses en Recherche et Développement en 2016 étaient :

  • Les essais clinique CM-CS1, THINK et CHART-1, pour un montant total de 10,3 millions d'euros.
  • Les études précliniques menées sur nos produits candidats CAR-T NKR-R, tant pour la plateforme autologue qu'allogénique et ce, pour un montant de 4,7 millions d'euros.
  • Les projets d'automatisation et de production à grande échelle de nos thérapies C-Cure® et CAR-T NKR-2 en vue de la préparation de leur future commercialisation, et ce, pour un montant de 4,2 millions d'euros.
  • Les études précliniques menées pour la plateforme Corquest, pour un montant de 1 million d'euros.

Les dépenses résiduelles en Recherche et Développement correspondaient aux coûts récurrents des départements, notamment pour les salaires, les soumissions de propriété intellectuelle, l'entretien et les frais d'amortissement du matériel.

On estime que les dépenses en matière de Recherche et Développement vont augmenter dans un futur proche avec, notamment, le développement de notre plateforme CAR-T NKR.

Les frais généraux et administratifs ont augmenté de 2,5 millions d'euros pour atteindre 9,7 millions d'euros en 2016 par rapport aux 7,2 millions d'euros en 2015. Cette hausse résulte essentiellement de l'impact sur le compte de résultat des paiements fondés en actions liés au programme de warrants du Groupe octroyés aux nouveaux salariés, aux membres de l'équipe de direction et aux administrateurs. En 2016, les paiements fondés en actions s'élevaient à 2,8 millions d'euros, (contre 0,8 million d'euros en 2015).

Les produits d'exploitation actuels du Groupe sont générés par les subventions publiques reçues de la Commission européenne dans le cadre du septième programme-cadre (« FP7 ») et les subventions publiques reçues du gouvernement régional sous la forme d'avances récupérables. En 2016, le montant net des autres produits et charges d'exploitation a augmenté de 3 millions d'euros. Cette variance s'explique principalement par les montants reçus des contrats d'avances récupérables et des subventions FP7 et la valorisation des avances récupérables à leur juste valeur. Les montants reçus relatifs aux avances récupérables et aux subventions FP7 s'élevaient à 3,1 millions d'euros en 2016.

Les produits et charges financières pour 2016 comprennent les intérêts perçus sur les dépôts de trésorerie, les réévaluations de devises, les écarts de change et les charges bancaires. Les produits d'intérêts sur les dépôts à court terme s'élevaient à 1,4 million d'euros fin 2016, en augmentation de 1 million d'euros par rapport à 2015.

Au 31 décembre 2016, la perte de la période avant résultats financiers et impôts (EBIT) s'élevait à 25,6 millions d'euros contre 29,7 millions d'euros en 2015. La perte nette sur la période s'élèvait à 23,6 millions d'euros contre une perte nette de 29,1 millions d'euros sur la même période en 2015.

1.4.2 Analyse de l'état consolidé de la situation financière

Le tableau ci-dessous détaille le bilan au 31 décembre 2016 et au 31 décembre 2015.

(€'000) Au 31
décembre
2016 2015
ACTIFS NON COURANTS 53.440 50.105
Immobilisations incorporelles 49.566 48.789
Immobilisations corporelles 3.563 1.136
Autres actifs non courants 311 180
ACTIFS COURANTS 85.367 109.419
Créances commerciales et autres créances 1.359 549
Subventions à recevoir - 104
Autres actifs courants 1.420 1.254
Placements de trésorerie 34.230 7.338
Trésorerie et équivalents de trésorerie 48.357 100.175
TOTAL ACTIFS 138.806 159.525
FONDS PROPRES 90.885 111.473
(€'000) Au 31
décembre
2016
2015
Capital social 32.571
32.571
Primes d'émission 158.010
158.010
Autres réserves 24.329
21.205
Pertes cumulées (124.026)
(100.313)
PASSIFS NON COURANTS 36.646
36.562
Emprunts bancaires 536
-
Locations financements 381
427
Avances à rembourser 7.330
10.484
Contreparties
éventuelles à payer
28.179
25.529
Avantages postérieurs à l'emploi 204
121
Autres passifs non courants 16
-
PASSIFS COURANTS 11.275
11.490
Emprunts bancaires 207
Locations Financements 354
248
Avances à rembourser 1.108
898
Dettes commerciales 8.098
8.576
Autres passifs courants 1.508
1.768
TOTAL DU PASSIF ET FONDS PROPRES 138.806
159.525

Aucune transaction notable n'a été effectuée en 2016, ce qui explique qu'aucune différence majeure n'apparaisse dans les états financiers consolidés du Groupe. En date du 31 décembre 2016, la trésorerie du Groupe s'élevait à 82,6 millions d'euros. La consommation nette de trésorerie du Groupe en 2016 s'élevait à 24,9 millions d'euros.

L'augmentation des immobilisations corporelles s'explique par l'acquisition de la société Biological Manaufacturing Services SA (laboratoires GMP) et les améliorations effectuées dans nos nouveaux sièges d'exploitation en Belgique et à Boston, USA.

Aucune augmentation de capital n'est intervenue en 2016. Au 31 décembre 2016, le capital en actions de Celyad s'élevait à 32,6 millions d'euros, représentés par 9.313.603 actions.

Nous avons contracté un emprunt bancaire au cours de l'année 2016 pour financer partiellement les aménagements effectués dans nos bureaux. Les autres dépenses en capital ont été essentiellement financées par des contrats de location financement d'une maturité de 3 ans.

L'augmentation des passifs non courants est principalement due à la valorisation à leur juste valeur des contreparties éventuelles liées à l'acquisition de la plateforme CAR-T NKR et aux avances récupérables.

Nous ne capitalisons pas nos frais de Recherche et Développement avant d'avoir obtenu l'autorisation de mise sur le marché. À la fin de l'année 2016, tous les coûts cliniques et de Recherche et Développement liés au développement de C-Cure® et de CAR-T NKR-2 ont été comptabilisés en tant que charges d'exploitation.

1.5 Personnel

À la fin de l'année 2016, la Société avait 79 employés (en équivalent temps plein - ETP) et 6 senior managers engagés en vertu d'un contrat de service.

1.6 Environnement

Toutes les entités du groupe disposent de toutes les autorisations et de tous les permis requis pour l'exercice de leurs activités, en respect des réglementations environnementales en vigueur.

1.7 Risques et incertitudes

Voir la section 2.7 « Description des principaux risques et incertitudes liés aux activités de la Société »

1.8 Continuité

La Société suit une stratégie visant à développer des thérapies pour le traitement de besoins médicaux insatisfaits en oncologie. Le management a préparé des budgets et prévisions de trésorerie détaillés pour 2017 et 2018. Ces prévisions reflètent la stratégie du Groupe et reprennent des dépenses et sorties de trésorerie significatives relatives aux dépenses de recherche des programmes de recherche et des produits candidats sélectionnés.

Sur la base de son périmètre actuel d'activités, le Groupe estime que sa position de trésorerie au 31 décembre 2016 (en ce compris les placements à court terme) est suffisante pour couvrir ses besoins de financement jusqu'à la mi-2019, et donc au-delà de lapublication des résultats de l'étude CAR-T NKR-2 THINK. Après la prise en considération des éléments décrits ci-dessus, le Conseil d'administration considère que le management dispose d'une base appropriée pour conclure sur la continuité des opérations sur les 12 prochains mois et estime, dès lors, qu'il est pertinent d'établir les états financiers sur cette base de continuité.

1.9 Éléments pouvant avoir une influence notable sur le développement de l'entreprise

Au cours du mois de janvier 2017, un total de 207.250 warrants émis en mai 2013 ont été exercés par des membres du personnel et de la direction. En conséquence, 207.250 nouvelles actions ont été créées et le capital de la Société a été augmenté de 547 milliers d'euros, portant le capital de Celyad SA à 33.118 milliers d'euros au 1er février 2017.

En février 2017, des consultants ont accepté un total de 20.000 warrants proposés en décembre 2016. Ces warrants font partie des 100.000 warrants émis par le Conseil d'administration le 12 décembre 2016. Ces warrants seront définitivement acquis en 2017, 2018 et 2019 et pourront être exercés au plus tôt en janvier 2020.

1.10 Autres

Nous n'avons pas identifié d'évènements ou de circonstances significatifs qui pourraient avoir un impact futur, en plus de l'impact potentiel liés aux risques décrits dans la section 7 du chapitre 2 : « Description des principaux risques et incertitudes liés aux activités de la Société ».

Émission de nouveaux warrants

Le 12 décembre 2016, le Conseil d'administration a émis un nouveau plan de 100.000 warrants. Des warrants ont été et seront octroyés, en plusieurs tranches, aux non-employés du Groupe. Au 31 décembre 2016, aucun de ces warrants n'a été effectivement octroyé, car la période d'acceptation de la première tranche s'est terminée le 10 février 2017. À la date du rapport, parmi les warrants offerts, 30.000 ont été acceptés par les bénéficiaires. Le solde, soit 70.000 warrants, était disponible pour de futures distributions.

Les 100.000 warrants sont acquis par tranches identiques sur une période de 3 ans. La totalité des warrants est définitivement acquise après le troisième anniversaire de l'émission. Les warrants acquis peuvent seulement être exercés à la fin de la troisième année civile qui suit la date d'émission, c'est-à-dire, à partir du 1er janvier 2020.

Ce nouveau plan n'occasionne aucune dilution supplémentaire pour les actionnaires dans la mesure où un nombre équivalent de warrants a été annulé dans le premier plan émis le 5 novembre 2015.

2 DÉCLARATION DE GOUVERNANCE D'ENTREPRISE

2.1 Généralités

Cette section résume les règles et principes selon lesquels la gouvernance d'entreprise de la Société a été organisée, en vertu du Code des sociétés, des statuts de la Société et de la charte de gouvernance d'entreprise de la Société approuvée par le Conseil d'Administration du 17 juin 2013, telle que modifiée (i) par la résolution du Conseil d'Administration du 12 juin 2015 et (ii) par la résolution du Conseil d'Administration du 8 décembre 2016.

La charte de gouvernance d'entreprise de la Société a été adoptée conformément au Code de Gouvernance d'Entreprise (« CGE »). Ce Code est disponible sur le site suivant: http://www.corporategovernancecommittee.be/en/about-2009 code/2009-belgian-code-corporate-governance. La charte de gourvernance est disponible sur le site de la Société (www.celyad.com) sous l'onglet « Investors/Corporate Governance ». Nous présentons dans cette section un résumé de cette charte.

Le Conseil d'Administration de la Société entend se conformer au CGE mais estime que la taille de la Société justifie certaines dérogations. Ces dérogations sont détaillées ci-dessous.

Le CGE de la Société reprend les chapitres suivants :

  • Structure et organisation ;
  • Structure de l'actionnariat;
  • Rôle et responsabilités du Conseil d'Administration ;
  • Les Comités au sein du Conseil ;
  • L'Équipe du Management Exécutif ;
  • Règles contre les abus de marché ;
  • Code de conduite.

2.2 LeConseil d'Administration

2.2.1 Composition du Conseil d'Administration

Conformément à l'article 521 du Code belge des sociétés, la Société est dirigée par un Conseil d'Administration agissant comme organe collégial. Le rôle du Conseil d'Administration consiste à poursuivre le succès à long terme de la Société via un leadership entrepreneurial en permettant l'évaluation et la gestion des risques. Le Conseil d'Administration doit déterminer les valeurs et la stratégie de la Société, ses préférences en termes de prise de risque et ses politiques clés. Il doit s'assurer que le leadership adéquat ainsi que les ressources financières et humaines requises soient en place afin que la Société puisse atteindre ses objectifs.

La Société a opté pour une structure de gouvernance à un seul niveau. Conformément à l'article 522 du Code belge des sociétés, le Conseil d'Administration est l'organe décisionnel ultime de la Société, sauf pour les domaines réservés par la loi ou par les statuts de la Société à l'Assemblée Générale.

Les statuts de la Société stipulent que le nombre d'administrateurs de la Société - qui peuvent être des personnes physiques ou morales et ne doivent pas nécessairement être actionnaires - sera de cinq minimum. Au moins la moitié des membres du Conseil d'Administration seront des administrateurs non-exécutifs, en ce compris trois administrateurs indépendants minimum.

LeConseil d'Administration ne peut délibérer et statuer valablement que si la moitié au moins de ses membresestprésente ou représentée. Si ce quorum n'est pas atteint, une nouvelle réunion du Conseil d'Administration pourra être convoquée par tout administrateur pour délibérer et statuer sur les points de l'ordre du jour pour lesquels le quorum n'a pu être respecté, à condition qu'au moins deux membres soient présents. Le Conseil d'Administration se réunit sur convocation du président du Conseil, à la demande du CFO ou du Chief Legal Officer ou à la demande d'au moins deux administrateurs, chaque fois que les intérêts de la Société le requièrent. En principe, le Conseil d'Administration se réunit au moins quatre fois par an.

Le président du Conseil d'Administration aura une voix prépondérante pour les points soumis au Conseil d'Administration en cas d'égalité des suffrages, sauf si le Conseil d'Administration est constitué de deux membres.

À la date de ce Rapport, le Conseil d'Administration se compose de 9 membres, dont un est administrateur exécutif (en qualité de membre du l'Équipe du Management exécutif) et huit sont des administrateurs non-exécutifs, dont quatre sont indépendants. Conformément à l'art 96 §2 6° du Code belge des Sociétés, le Conseil a pour objectif de veiller, dans un délai raisonnable, à ce qu'un tiers de ses membres soit de sexe différent.

Nom Fonction Terme [1] Adresse professionnelle Appartenance à un
comité du Conseil
Michel Lussier Président 2020 3661 Valley Centre Dr.
San Diego CA 92130,
États-Unis
Membre du Comité de
nomination et de
rémunération
LSS Consulting
SPRL, représentée
par son
représentant
permanent
Christian Homsy
Administrateur
exécutif
2020 Chaussée de Louvain 574A,
1380 Lasne
Belgique
William Wijns [2] Administrateur
non exécutif
2016 Moorselbaan 219,
9300 Alost
Belgique
Serge Goblet Administrateur
non exécutif
2020 Chaussée de Waterloo
1589D,
1180 Bruxelles
Belgique
Chris Buyse Administrateur
indépendant
2020 Baillet Latourlei 119A,
2930 Brasschaat
Belgique
Membre du Comité de
nomination et de
rémunération
Membre du Comité
d'Audit
Rudy Dekeyser Administrateur
indépendant
2020 Klein Nazareth 12,
9840 De Pinte
Belgique
Membre du Comité de
nomination et de
rémunération
Membre du Comité
d'Audit
Debasish
Roychowdhury
Administrateur
indépendant
2019 79 Laconia Street
Lexington
MA02420
USA
Chris de
Jonghe
Administrateur
non exécutif
2017 Jan Davidlaan 50,
2630 Aartselaar
Belgique
Membre du Comité
d'Audit
Hanspeter Spek Administrateur
indépendant
2018 Square Latour Maubourg,
75007 Paris
France
Membre du Comité de
nomination et de
rémunération
Danny Wong [3] Administrateur
non exécutif
2016 25/F Octa Tower, 8 Lam Chak
Street,
Kowloon Bay, Hong Kong
TOLEFI SA,
représentée par
son représentant
permanent Serge
Goblet
Administrateur
non exécutif
2018 27 Drève de Carloo
1180 Bruxelles
Belgique

[1] Le mandat de l'administrateur expirera immédiatement après l'assemblée générale ordinaire tenue dans l'année indiquée en regard du nom de l'administrateur, à l'exception du mandat de Debasish Roychowdhury qui expire le 30 janvier 2019.

[2] William Wijns a démissionné le 1er avril 2016.

[3] Danny Wong a démissionné le 4 août 2016.

Les paragraphes suivants contiennent de brèves biographies de chacun des administrateurs, ou de son représentant permanent si l'administrateur est une personne morale, avec une indication des autres mandats pertinents en tant que membre d'organes administratifs, de gestion ou de supervision dans d'autres sociétés au cours des cinq dernières années.

Michel Lussier est président du Conseil d'Administration de la Société depuis 2007 et il est également cofondateur de Celyad. Michel Lussier a également été le cofondateur et le président du Conseil d'Administration de l'entité ayant précédé la Société, Cardio3 SA, jusqu'en 2008. Michel Lussier a créé Medpole Ltd, la filiale nord-américaine de Medpole SA, un incubateur de distribution européen, basé en Belgique, pour les jeunes sociétés actives dans les dispositifs médicaux, dont il est le CEO. À ce titre, il est le directeur général de Fjord Ventures, un incubateur pour les sociétés actives dans les technologies médicales, basé à Laguna Hills, Californie. Depuis mai 2014, Mr Lussier est le CEO de Metronom Health Inc., une jeune société innovante active dans les dispositifs médicaux, créée par Fjord Ventures et développant un système de contrôle continu du glucose. Précédemment, de 2002 à 2013, il a travaillé pour Volcano Corporation où il a occupé différents postes, le plus récent était celui de Président, affaires cliniques et scientifiques de 2012 à 2013. Avant cela, de 2007 à 2012, il a été Président du Groupe systèmes d'imagerie avancés, affaires cliniques et scientifiques au niveau mondial et directeur général Europe, Afrique et Moyen-Orient. Mr Lussier est titulaire du diplôme de Bachelier de Sciences en Ingénierie Electrique ainsi que du diplôme de Master en Sciences Ingénierie Biomédicale de l'Université de Montréal. Il est également titulaire d'un MBA de l'INSEAD (Institut européen d'Administration des Affaires), France. De plus, il a siégé dans plusieurs conseils d'administration de jeunes sociétés innovantes actives dans les dispositifs médicaux.

Christian Homsy (représentant permanent de LSS Consulting SPRL), est membre du Conseil d'Administration de la Société depuis 2007 et Chief Executive Officer (CEO) de Celyad depuis sa création. Christian Homsy, a obtenu son diplôme de Docteur en Médecine à l'Université Catholique de Louvain, et détient un MBA de l'IMD à Lausanne (Suisse). Christian Homsy a acquis son expérience du secteur en occupant des fonctions de haut niveau en Recherche etDéveloppement, commercialisation, vente et développement commercial chez Guidant Corporation, fabricant réputé d'équipements médicaux pour le traitement de maladies cardiovasculaires. Il a également fondé le Guidant Institute for Therapy Development, un établissement phare pour la formation des médecins et professionnels des soins de santé, dont la notoriété s'étend à l'échelon international. Avant de rejoindre Celyad, Christian Homsy était directeur général de Medpole, un incubateur de distribution européen visant à lancer les opérations européennes de jeunes entreprises innovantes et œuvrant dans le secteur des équipements médicaux ou de la biotechnologie. Il détient également un mandat d'administrateur au sein de Medpole SA.

Serge Goblet (représentant permanent de TOLEFI SA) est membre du Conseil d'Administration de la Société depuis 2008. Il détient un master en sciences commerciales et consulaires de l'ICHEC, Belgique, et a de nombreuses années d'expérience internationale en tant que directeur de sociétés belges et étrangères. Il est l'administrateur délégué de TOLEFI SA, une société holding belge, et détient des mandats d'administrateur dans des filiales de TOLEFI. Serge Goblet possède deux droits de vote dans le Conseil d'Administration de la Société, un en son nom propre et un en tant que représentant permanent de TOLEFI.

Chris Buyse est membre du Conseil d'Administration depuis 2008. Il apporte à Celyad plus de 25 ans d'expérience dans le domaine de la finance internationale ainsi qu'une expérience dans l'adoption des meilleures pratiques de direction financière. Il est actuellement directeur général de FUND+, un fonds qui investit dans les sociétés belges innovantes actives dans les sciences de la vie. Entre août 2006 et juin 2014, Chris était CFO et administrateur de ThromboGenics NV, une société active en biotechnologies cotée sur NYSE Euronext Brussels. Avant de rejoindre ThromboGenics, il était CFO de l'entreprise Belge CropDesign, dont il a coordonné l'acquisition par BASF en juillet 2006. Avant de rejoindre CropDesign, il était manager finance de WorldCom/MCI Belux, une filiale Européenne d'une des plus grandes sociétés mondiales de télécommunications et CFO et CEO par intérim de Keyware Technologies. Chris Buyse détient un Master en Sciences Economiques Appliquées de l'Université d'Anvers, et un MBA de la Vlerick School of Management à Gand. Il est actuellement administrateur en son nom propre ou en tant que représentant permanent de société de management des sociétés privées suivantes : Bone Therapeutics SA, Orgenesis Inc. Iteos SA, Bioxode SA, Bio Incubator NV, Immo David NV, Pinnacle Investments SA, CreaBuild NV, Sofia BVBA, Pienter-Jan BVBA, Life Science Research Partners VZW (un actionnaire de la Société) et Keyware Technolgies NV.

Rudy Dekeyser est membre du Conseil d'Administration depuis 2007. Depuis 2012, Rudy Dekeyser est directeur associé du LSP Health Economics Fund, un fonds de placement privé investissant dans des sociétés européennes et nord américaines actives dans le domaine de la santé et à un stade de développement avancé. Avant de rejoindre LSP, Rudy était directeur général du VIB (Institut flamand de Biotechnologie) où il était également responsable du portefeuille de propriété intellectuelle, du business development et des activités de création de nouveaux projets. Rudy Dekeyser est titulaire d'un doctorat en biologie moléculaire de l'Université de Gand. Il occupe un poste d'administrateur non-exécutif chez Curetis AG, Sequana Medical AG et Remynd NV, et a occupé jusqu'à il y a peu des postes d'administrateur non-exécutif chez Devgen NV, CropDesign NV, Ablynx NV, Actogenix NV, Pronota NV, Flandersbio VZW, Bioincubator Leuven NV et Multiplicom NV. Rudy est cofondateur de l'ASTP (association des professionnels européens du transfert scientifique et

technologique) et président d'EMBLEM. Il a occupé le poste de conseiller auprès de plusieurs fonds de capital d'amorçage et capital-risque et auprès de nombreux comités d'innovation régionaux et internationaux.

Debasish Roychowdhury est membre du Conseil d'Administration de la Société depuis 2015. Debasish est un médecin oncologue qui compte plus de 15 ans d'expérience dans l'industrie pharmaceutique et 14 années passées dans les soins aux patients et dans la recherche académique. Au sein de l'industrie pharmaceutique, Debasish a occupé différentes fonctions à responsabilité croissante chez Eli Lilly, GSK et Sanofi, où il a acquis une expérience thérapeutique précieuse en oncologie et en hématologie principalement. Basé à Boston, dans le Massachusetts, Debasish met aujourd'hui à profit sa grande expérience et son important réseau mondial pour conseiller diverses entreprises, organisations et institutions dans le secteur biomédical.

Chris de Jonghe est membre duConseil d'Administration de la Société depuis 2013. Chris est Head of Life Sciences & Care chez PMV (ParticipatieMaatschappij Vlaanderen). Chris fut d'abord Licensing Manager, puis Business Development Manager de VIB (Institut flamand de Biotechnologie), avant de rejoindre, en janvier 2013, PMV, comme Senior Investment Manager. Depuis août 2013, elle a intégré le Group Management Committee, responsable de la gestion journalière de PMV. Elle est titulaire d'un doctorat en sciences et d'un baccalauréat en droit de l'Université d'Antwerpen. Elle est membre du Conseil d'Administration de AgroSavfe, Confo Therapeutics, Fast Forward Pharmaceuticals, MyCartis, ViroVet, Biotech Fund Flanders, LSP V, Vesalius Biocapital I & II et Flanders'Bio. Elle est membre de Flanders'Bio et IFB Network.

Hanspeter Spek est membre du Conseil d'Administration de la Société depuis 2014. Il a débuté sa carrière chez Pfizer où, pendant plus de dix ans et après une formation générale approfondie en gestion commerciale, il a occupé plusieurs postes, y compris de direction. Il rejoint ensuite Sanofi, dans un premier temps en tant que Directeur Marketing avant d'être nommé Vice-président exécutif des opérations internationales en 2000. Lorsque Sanofi et Aventis fusionnent en 2004, il devient Vice-président exécutif des opérations pharmaceutiques. En 2009, il est nommé Président des opérations mondiales. Mi- 2013, il prend sa retraite et quitte Sanofi. Il a rejoint depuis Advent International, Boston, comme Operating Partner pour les investissements en sciences de la vie et siège comme membre du Conseil d'Administration de Genpact, New York.

2.2.2 Comité au sein du Conseil d'Administration

2.2.2.1 Généralités

Sans préjudice du rôle, des responsabilités et du fonctionnement de l'Équipe, du Management Exécutif tels que spécifiés ci-après à la section 2.3 « l'Équipe du Management Exécutif », le Conseil d'Administration peut établir des comités spécialisés, qui seront chargés d'analyser des thèmes spécifiques et de formuler des recommandations pertinentes au Conseil d'Administration. Ces comités ont un rôle exclusivement consultatif et la prise de décision demeure la responsabilité collégiale du Conseil d'Administration. Le Conseil d'Administration établit le règlement d'ordre intérieur de chaque comité, qui régit l'organisation, les procédures, les politiques et les activités du comité en question.

2.2.2.2 Comité d'audit

Les « grandes » sociétés cotées (telles que définies à l'article 526bis § 3 du Codebelge des sociétés) sont légalement tenues de constituer un comité d'audit au sein de leur Conseil d'Administration. Même si la Société ne peut être qualifiée de « grande » société, le Conseil d'Administration a, le 6 mars 2015, décidé de constituer un comité d'audit. Le comité d'audit est composé de trois membres : Chris Buyse, Rudy Dekeyser et Chris De Jonghe.

Le rôle du comité d'audit est (a) de garantir l'effectivité (i) des systèmes de gestion des risques et de contrôle interne, (ii) de l'audit interne (le cas échéant) et (iii) de l'audit statutaire des comptes annuels et comptes consolidés, et (b) de revoir et contrôler l'indépendance de l'auditeur externe, en particulier en ce qui concerne la fourniture de services additionnels à la Société. Dans l'exercice de ses fonctions, le comité d'audit fait rapport de manière régulière au Conseil d'Administration. Il informe le Conseil d'Administration de tout domaine dans lequel il estime que des actions ou améliorations sont nécessaires, formule des recommandations et définit les actions à prendre. Le travail d'audit et le reporting corrélatif concernent la Société et ses filiales. Les membres du comité d'audit sont autorisés à requérir toute information nécessaire à l'exercice de leurs fonctions auprès du Conseil d'Administration, de l'Équipe de Management Exécutif et des travailleurs. Chaque membre du comité d'audit exerce ses droits en concertation avec le Président du comité d'audit.

Les tâches et responsabilités du comité d'audit comprennent notamment le reporting financier, la gestion des risques et du contrôle interne, et les processus d'audit interne et externe. Ces tâches sont décrites plus amplement dans la Charte du comité d'audit inscrite au sein même de la Charte de Gouvernance d'Entreprise et à l'article 526bis du Code des Sociétés.

Jusqu'à sa constitution, et conformément à l'article 526bis du Code belge des Sociétés, la fonction d'audit était exercée par l'ensemble du Conseil d'Administration.

Dans le cadre de ces tâches, Chris Buyse a été identifié comme l'administrateur disposant de l'expertise nécessaire en matière de comptabilité et d'audit. Le Comité d'Audit se réunit au moins quatre fois par an.

2.2.2.3 Comité de nomination et de rémunération

Les « grandes » sociétés cotées (telles que définies à l'article 526quater, § 4 du Code belge des sociétés) sont légalement tenues de constituer un comité de rémunération au sein de leurConseil d'Administration. Bien que la Société ne puisse être qualifiée de « grande » société, le Conseil d'Administration a volontairement établi un comité de rémunération. Comme ce comité de rémunération exerce aussi les tâches d'un comité de nomination, il est appelé « Comité de nomination et de rémunération ».

Ce Comité sera constitué d'au moins trois administrateurs ou d'un nombre supérieur à l'appréciation du Conseil d'Administration à tout moment. Tous les membres seront des administrateurs non-exécutifs, dont la majorité au moins sera constitutée d'administrateurs indépendants,tels que définis à l'article 526ter du Code belge des sociétés.

Le Comité de nomination et de rémunération devra avoir l'expertise nécessaire quant à la politique de rémunération, condition qui sera satisfaite si au moins un membre a suivi une formation supérieure et possède au moins trois années d'expérience en gestion du personnel ou dans le domaine de la rémunération d'administrateurs et de managers.

Le CEO a le droit d'assister aux réunions du Comité de nomination et de rémunération à titre consultatif, sans droit de vote, pour les domaines qui ne le concernent pas directement. Le Comité de nomination et de rémunération élira un président parmi ses membres.

Le rôle du Comité de nomination et de rémunération consiste à assister le Conseil d'Administration dans tous les domaines :

  • Concernant la sélection et la recommandation de candidats qualifiés pour être membre du Conseil d'Administration ;
  • Concernant la nomination du CEO ;
  • Concernant la nomination des membres de l'Équipe du Management Exécutif, autres que le CEO, sur proposition du CEO ;
  • Concernant la rémunération des administrateurs indépendants ;
  • Concernant la rémunération du CEO ;
  • Concernant la rémunération des membres de l'Équipe du Management Exécutif, autres que le CEO, sur proposition du CEO ; et
  • Pour lesquels le Conseil d'Administration ou son Président demande l'avis du Comité de nomination et de rémunération.

Par ailleurs, dans les domaines liés à la rémunération, sauf ceux réservés par la loi au Conseil d'Administration, le Comité de nomination et de rémunération aura au moins les tâches suivantes :

  • Préparer le rapport de rémunération (qui doit être inclus dans la déclaration de gouvernance d'entreprise du Conseil d'Administration) ; et
  • Expliquer son rapport de rémunération lors de l'assemblée générale ordinaire.

Il rapportera régulièrement auprès du Conseil d'Administration quant à la performance de ces tâches. Elles sont décrites en détail dans le règlement d'ordre intérieur du Comité de nomination et de rémunération, qui figure dans la charte de gouvernance d'entreprise de la Société. Le Comité de nomination et de rémunération se réunira au moins deux fois par an, et chaque fois qu'il l'estimera nécessaire pour l'accomplissement de ses devoirs.

Les administrateurs suivants sont membres du Comité de nomination et de rémunération : Michel Lussier (Président), Chris Buyse, Rudy Dekeyser et Hanspeter Spek.

2.2.3 Réunions du Conseil et des Comités

En 2016, la Conseil a tenu 4 réunions régulières et 5 réunions par conférence téléphonique relatives à des sujets spécifiques.

Date et présences

Conseil
d'Administration
18 mar 20 mai 30 mai 27 juin 16 sep 9 nov 25 nov 08 déc 12
déc
M. Lussier Présent Représ. Présent Présent Présent Présent Présent Présent Représ.
LSS Consulting SPRL Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent Représ.
S. Goblet Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent Représ.
W. Wijns[1] Exc. N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A N/A
R. Dekeyser Présent Excusé Présent Présent Présent Présent Présent Présent Excusé
Ch. De Jonghe Présent Présent Présent Présent Présent Excusé Présent Présent Présent
Hanspeter Spek Présent Représ. Présent Présent Présent Présent Présent Présent Excusé
Chris Buyse Présent Excusé Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent
TOLEFI SA Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent Présent Représ.
D. Roychowdhury Présent Présent Présent Présent Présent Excusé Excusé Présent Excusé
Danny Wong[2] Absent Excusé Absent Excusé N/A N/A N/A N/A N/A

[1] William Wijns a démissionné de son mandat d'administrateur avec effet au 1er avril 2016. [2] Danny Wong a démissionné de son mandat d'administrateur avec effet au 4 août 2016.

Comité de nomination et de
rémunération
28
jan
17 mar 30 mai 3 oct 7 déc
M. Lussier Présent Présent Présent Présent Présent
Chris Buyse Présent Présent Présent Présent Présent
Hanspeter Spek Présent Présent Présent Présent Présent
Rudy Dekeyser Présent Présent Présent Présent Présent
LSS Consulting SPRL Invité Invité Invité Invité Invité
Comité d'Audit 17 mar 9
juin
23 août 7 déc
Ch. Buyse Présent Présent Présent Présent
R. Dekeyser Présent Présent Présent Présent
Ch. De Jonghe Présent Présent Présent Excusé
P. Jeanmart Invité Invité Invité Invité

2.3 L'Équipe du Management exécutif

L'équipe du Management exécutif se compose du « Chief Executive Officer » (CEO, qui est le Président de l'Équipe du Management exécutif), du « Chief Financial Officer » (CFO), du « Chief Operating Officer », du « Chief Legal Officer », du « Vice-Président Business Développement & IP », du « Vice-Président Développement Clinique et Affaires Medicales », du « Vice-Président Opérations », du « Vice-Président Recherche & Développement ».L'Équipe du Management Exécutif mène les discussions et consultations auprès du Conseil d'Administration et conseille

ce dernier sur la gestion journalière de la Société conformément aux valeurs, à la stratégie, à la politique générale et au budget de la Société tels que définis par le Conseil d'Administration.

Chaque membre de l'Équipe du Management Exécutif assume une responsabilité individuelle pour certains aspects de la gestion journalière de la Société et de ses activités (dans le cas du CEO, par délégation du Conseil d'Administration ; dans le cas des autres membres de l'Equipe de Management exécutif, par délégation du CEO). Les autres tâches incombant à l'Équipe du Management Exécutif sont décrites plus en détail dans le règlement d'ordre intérieur de l'Équipe du Management Exécutif, repris dans la Charte de gouvernance d'entreprise de la Société.

Les membres de l'Équipe du Management Exécutif sont désignés et peuvent être révoqués par le Conseil d'Administration à tout moment. Le Conseil d'Administration les désigne sur la base des recommandations du Comité de nomination et de rémunération, lequel assiste également le Conseil d'Administration pour les questions relatives à la politique de rémunération des membres de l'Équipe du Management Exécutif et la détermination de leurs rémunérations individuelles.

La rémunération, la durée du mandat et les conditions de révocation des membres de l'Équipe du Management Exécutif sont régies par l'accord conclu entre la Société et chaque membre de l'Équipe du Management Exécutif en vertu de sa fonction au sein de la Société.

Conformément au Schedule C, section F, sous-section 7 de laCGE, tous les accords conclus avec des membres de l'Équipe du Management Exécutif à dater du 1er juillet 2009 inclus doivent faire référence aux critères à prendre en considération lors de la fixation de la rémunération variable, et comporteront des dispositions spécifiques concernant la cessation anticipée des fonctions. En principe, l'Équipe du Management Exécutif se réunit chaque mois. Des réunions complémentaires pourront être convoquées à tout moment par le Président de l'Équipe du Management Exécutif ou à la demande de deux membres. L'Équipe du Management Exécutif atteindra son quorum lorsque tous les membres auront été invités et que la majorité d'entre eux sera présente ou représentée à la réunion. Les membres absents peuvent donner une procuration à un autre membre de l'Équipe du Management Exécutif. Les membres peuvent assister à la réunion physiquement ou par télé- ou vidéoconférence. Les membres absents seront informés des discussions menées en leur absence par le président (ou le secrétaire si l'Équipe du Management Exécutif a désigné un secrétaire parmi ses membres).

Les membres de l'Équipe du Management Exécutif fourniront au Conseil d'Administration des informations en temps opportun, si possible par écrit, sur tous les faits et développements liés à la Société dont le Conseil d'Administration pourrait avoir besoin pour assurer son fonctionnement adéquat et accomplir correctement ses tâches. À chaque réunion du Conseil d'Administration, le CEO (ou le CFO si le CEO n'est pas en mesure d'assister à la réunion du Conseil d'Administration ou un autre représentant de l'Équipe du Management Exécutif si le CFO n'est pas en mesure d'assister à une réunion du Conseil d'Administration) fera le compte-rendu des décisions importantes de la ou des réunions précédentes de l'Équipe du Management Exécutif.

Nom Fonction Année de
naissance
LSS Consulting SPRL, représentée
par Christian Homsy
Chief Executive Officer 1958
PaJe
SPRL, représentée par Patrick
Jeanmart
Chief Financial Officer 1972
KNCL SPRL, représentée par Jean-
Pierre Latere
Chief Operating Officer 1975
NandaDevi SPRL, représentée par
Philippe Dechamps
Chief Legal Officer 1970
Georges Rawadi Vice-président en
charge du développement des
affaires
1967
Dieter Hauwaerts Vice-président «
Opérations
»
1973
ImXense SPRL, représentée par
Frédéric Lehmann
Vice-président Développement Clinique et Affaires
Médicales
1964
David Gilham Vice-président Recherche et
Développement
1965

Les membres actuels de l'Équipe du Management Exécutif sont repris dans le tableau ci-dessous.

Les paragraphes suivants contiennent de brèves biographies de chacun des membres de l'Équipedu Management Exécutif, si le membre de l'Équipe du Management Exécutif ou le Manager-clé est une personne morale, de son représentant permanent.

Christian Homsy (représentant de LSS Consulting SPRL), CEO – voir la section 2.2.1 « Conseil d'admnistration ».

Patrick Jeanmart (représentant de PaJe SPRL), est Chief Financial Officer de la Société depuis septembre 2007. Avant de rejoindre Celyad, Patrick a travaillé pour IBA (Ion Beam Applications, Belgique) pendant six ans, où il a occupé, à haut niveau, divers postes de gestion financière dans plusieurs filiales d'IBA implantées en Belgique, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Entre janvier 2004 et 2007, Patrick a agi en qualité de vice-président des finances chez IBA Molecular. Il est également CFO de Medpole SA et de Biological Manufacturing Services SA. Patrick Jeanmart a obtenu une Maîtrise en économie à l'Université de Namur, en Belgique.

Jean-Pierre Latere (représentant de KNC SPRL) a exercé les fonctions de vice-président de la franchise Médecine Régénérative et Medical Devices. Depuis janvier 2017, il exerce les fonctions de Chief Operating Officer en charge des

programmes de développement, de production, de qualité, des opérations cliniques et des affaires réglementaires. Il met son expérience au profit de la Société pour renforcer la croissance de Celyad vers un statutde leader en immuno-oncologie. Il a débuté sa carrière en tant qu'Associé de Recherche à la Michigan State University aux États-Unis. Il rejoint ensuite le groupe Johnson & Johnson où il occupe divers postes scientifiques. En 2008, Jean-Pierre arrive chez Celyad en tant que Project Manager Delivery System et quittera la Société en 2012 en tant que Senior Director Business Development. Avant de rejoindre Celyad, il a travaillé chez Dow Corning en tant que Beauty Care and Healthcare Market Global Leader. Jean- Pierre dispose d'un PhD en Chimie de l'Université de Liège, Belgique.

Philippe Dechamps (représentant de NandaDevi SPRL) exerce la fonction de Chief Legal Officer depuis septembre 2016. Philippe a commencé sa carrière juridique à Bruxelles, en tant qu'avocat au sein du cabinet Linklaters De Bandt de 1994 à 1998. Il a quitté le cabinet en 1998 et exercé jusqu'en 2003 les fonctions de juriste interne au sein du Groupe Solvay, l'entreprise pharmaceutique et chimique belge, pour assister l'entreprise dans sa restructuration à travers différentes opérations de fusion et acquisition en Europe, en Inde et en Extrême-Orient. En 2003, il a repris le poste de Legal Director chez Guidant, l'entreprise américaine anciennement active dans les dispositifs médicaux, avant son acquisition par Boston Scientific et Abbott Laboratories en 2005. Au sein d'Abbott, Philippe a exercé les fonctions de responsable des affaires juridiques pour la division Abbott Vascular International hors des États-Unis. En 2008, Philippe a rejoint le Groupe Delhaize, où il fut chargé des affaires juridiques et des relations avec les autorités publiques en Europe et en Asie, avant de devenir Group General Counsel et secrétaire du Conseil d'Administration en 2015. À ce poste, il a encadré la stratégie juridique de fusion entre le Groupe Delhaize et Royal Ahold, en juillet 2016. Philippe a obtenu ses diplômes de Droit à l'Université Catholique de Louvain (UCL) et à la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Il est également titulaire d'un Doctorat en Droit (LL.M) de la Harvard University.

Georges Rawadi, est Vice-Président en charge du développement des affaires et des droits intellectuels de la Société depuis mars 2016. Auparavant, il était en charge du développment des affaires depuis juin 2014. Avant de rejoindre la Société, Georges Rawadi était Vice-Président Business Development de Cellectis. Il a également occupé des postes de direction Business Development au sein de Galapagos, ProStrakan France et Sanofi-Aventis France. En tant que consultant indépendant, il a mené des missions de conseil en développement et gestion de partenariats. Ses précédentes fonctions l'ont amené à gérer tous les aspects et étapes du développement, de l'identification des cibles à la conclusion de transactions en passant par la négociation. Il détient un doctorat en Microbiologie de l'Université Pierre et Marie Curie (Paris, France), et une Maîtrise en Gestion et Stratégie de l'industrie de la santé de l'ESSEC Business School (France).

Dieter Hauwaerts est Vice-Président opérations depuis novembre 2015. Dieter est responsable du développment et la mise en œuvre des chaînes de production et de fourniture de la Société, tant en Europe qu'aux Etats-Unis. Avant de rejoindre Celyad, Dieter a travaillé en tant que Directeur de la Production chez TiGenix (Belgique) où il a fait partie de l'équipe qui a obtenu le premier accord pour un médicament de thérapie innovante (ATMP) en Europe et a mené la construction d'une infrastructure commerciale de pointe dans le domaine de la thérapie cellulaire. Précédemment, Dieter a également occupé différents postes dans la gestion de la qualité et la logistique chez Janssen Pharmaceutica (Belgique) et a conduit des recherches dans la microbiologie à l'Université de Leuven. Dieter détient un Master d'Ingénieur Chimiste de l'Université de Leuven.

Frédéric Lehmann (représentant de imXense SPRL) est Vice-Président Développement Clinique & Affaires Medicales depuis juillet 2016. Auparavant, il exerçait les fonctions de Vice-Président Immuno-Oncologie depuis septembre 2015. Frédéric est médecin de formation, spécialisé en hématologie et oncologie. Frédéric jouit d'une grande expérience dans le processus global de développement de médicaments en oncologie, en ce compris la conception des études cliniques, la recherche translationnelle, les aspects réglementaires et la gestion des risques cliniques. Le Dr. Lehmann a entamé sa carrière universitaire à l'Institut Ludwig pour la recherche sur le cancer à Bruxelles avant de rejoindre l'Institut Jules Bordet, puis l'EORTC (Organisation européenne pour la Recherche et le Traitement du Cancer) en qualité de conseiller médical. Le Dr. Lehmann a entamé sa carrière en entreprise chez GlaxoSmithKline, où il dirigea le lancement des premières phases du programme de développement clinique mondial des vaccins anti-cancer, avant de prendre les rênes de la Direction de l'incubateur de R&D dédié à l'immunothérapie anti-cancer.

David Gilham est Vice-Président Recherche et Développement depuis septembre 2016. Avant de rejoindre la Société, David était Chef de groupe au sein du Manchester Cancer Research Centre de l'Université de Manchester, au Royaume- Uni, où il dirigeait un groupe de 15 scientifiques dans le domaine de l'immunothérapie cellulaire. David a obtenu son Doctorat de l'Université de Dundee (spécialité Pharmacologie moléculaire) en 1998, sous la supervision du Professeur Roland Wolf, OBE. Après une brève fonction post-doctorante à l'Université de Bristol, David a rejoint l'Université de Manchester avec le Professeur Robert Hawkins pour lancer une activité de recherche translationnelle dans le domaine de la thérapie cellulaire spécialisée. Le groupe a mené différents essais cliniques sur les cellules CAR-T, dont David a été le conseiller scientifique en chef et a dirigé différents programmes-cadres européens afin de réunir des chercheurs issus de toute l'Europe (programmes ATTACK et ATTRACT). En 2010, avec le Professeur Hawkins et d'autres collègues, David a cofondé Cellular Therapeuthics, une entreprise spécialisée dans la production de cellules et basée à Manchester. Il a publié plus de 60 articles dans des revues scientifiques de premier plan. Il a aussi siégé dans de nombreux comités de rédaction et

autres comités caritatifs et a exercé des fonctions de conseiller pour différentes entreprises de biotechnologie et du secteur pharmaceutique développant des thérapies cellulaires en immunologie.

2.4 Conflits d'intérêts existants des membres du Conseil d'Administration et de l'Équipe du Management Exécutif et transactions avec des sociétés liées

2.4.1 Généralités

Chaque administrateur et membre de l'Équipe du Management Exécutif est encouragé à gérer ses affaires personnelles et professionnelles de manière à éviter les conflits d'intérêts directs et indirects avec la Société. La Charte de gouvernance d'entreprise de la Société prévoit des procédures spéciales permettant de traiter les conflits éventuels.

2.4.2 Conflits d'intérêts parmi les administrateurs

L'Article 523 du Code belge des sociétés prévoit une procédure spéciale à laquelle le Conseil d'Administration doit se conformer lorsqu'un administrateur a potentiellement un conflit d'intérêts à caractère personnel et financier lorsqu'une décision ou une opération doit être adoptée par le Conseil d'Administration. En cas de conflit d'intérêts, l'administrateur concerné doit le communiquer aux autres administrateurs avant que le Conseil d'Administration ne délibère et ne prenne une décision quant au sujet concerné. Par ailleurs, l'administrateur visé ne peut participer aux délibérations et aux votes du Conseil d'Administration relatifs à ce sujet. Le procès-verbal de la réunion du Conseil d'Administration doit comprendre la déclaration faite par l'administrateur concerné ainsi qu'une description, par le Conseil d'Administration, des intérêts opposés et de la nature de la décision ou opération concernée à adopter. Le procès-verbal doit également présenter une justification par leConseil d'Administration de la décision ou opération adoptée, ainsi qu'une description des conséquences financières de celle-ci pour la Société. Cet extrait du procès-verbal doit figurer dans le rapport de gestion (statutaire) du Conseil d'Administration.

L'administrateur concerné doit informer le Commissaire du conflit d'intérêts. Le Commissaire décrira dans son rapport d'audit annuel les conséquences financières qui résultent pour la Société de la décision ou de l'opération qui comportait un conflit d'intérêt potentiel.

Une telle procédure ne s'applique ni aux décisions, ni aux opérations dans le cours normal des affaires conclues dans des conditions normales de marché.

2.4.3 Conflits d'intérêts existants des membres du Conseil d'Administration et de l'Équipe du Management Exécutif

À l'heure actuelle, la Société n'a connaissance d'aucun conflit d'intérêts concernant ses administrateurs ou les membres de l'Équipe du Management Exécutif au sens de l'article 523 du Code belge des sociétés, qui n'ait été divulgué au Conseil d'Administration. Mis à part certains conflits d'intérêts liés aux rémunérations, la Société ne prévoit aucun conflit d'intérêts dans un avenir proche.

En 2016, certains membres du Conseil d'Administration ont déclaré l'existence de conflits d'intérêts, lesquels ont fait l'objet des déclarations suivantes :

« Extrait du procès-verbal du Conseil d'Administration du 20 mai 2016 relatif à l'acquisition de la société Biological Manufacturing Services :

ORDRE DU JOUR

Délibération et approbation du projet de convention d'acquisition des parts (la CAP) entre la Société et les actionnaires de Biological Manufacturing Services SA, une société anonyme de droit belge ayant son siège social à Axisparc, Rue Édouard Belin 12, 1435 Mont-Saint-Guibert, Belgique, et immatriculée à la Banque-Carrefour des Entreprises sous le numéro 0885.826.566 (RPM Brabant wallon), lesquels sont repris à l'Annexe 1 de la CAP (les actionnaires de BMS), selon lequel la Société entend acquérir l'intégralité du capital de BMS des actionnaires de BMS. Une copie de la CAP est annexée au présent procès-verbal en Annexe 1.

INTRODUCTION PAR LE PRÉSIDENT

Le Président fait référence au Conseil d'Administration du 18 mars 2016, au cours duquel il a expliqué que BMS a été constituée en 2009 afin de louer le bâtiment nécessaire aux laboratoires GMP, de les équiper et de les sous-louer à la Société. Un nombre significatif des actionnaires de la Société et des administrateurs de la Société sont également actionnaires de BMS. La Société a aujourd'hui l'opportunité d'acquérir toutes les actions de BMS.

À l'occasion duConseil d'Administration du 18 mars 2016, le Conseil a décidé, sur une base volontaire, de désigner un comité composé de trois administrateurs indépendants et comprenant les administrateurs suivants :

  • Chris Buyse ;
  • Rudy Dekeyser; et
  • Hanspeter Spek.

PROCÉDURE DE CONFLIT D'INTÉRÊTS

Déclaration des administrateurs en conflit d'intérêts

Les administrateurs suivants, en leur qualité d'administrateurs de la Société, ont déclaré avoir un conflit d'intérêts potentiel au sens de l'article 523 du Code belge des sociétés (CBS) eu égard à l'approbation de la CAP :

  • Serge Goblet;
  • Tolefi SA, représentée par son représentant permanent Serge Goblet;
  • Michel Lussier;
  • LSS Consulting SPRL, représentée par son représentant permanent Christian Homsy

(chacun étant individuellement un administrateur en conflit d'intérêts et, conjointement, les administrateurs en conflit d'intérêts).

Le conflit d'intérêts potentiel réside dans le fait que la CAP implique que la Société paiera un prix d'acquisition à chacun des administrateurs en conflit d'intérêts en leur qualité d'actionnaires de BMS en échange des actions que chacun d'eux possède dans BMS. Selon la CAP, les administrateurs en conflit d'intérêts interviendront donc directement en tant que contreparties de la Société.

Nature et description de la décision à prendre

Les administrateurs sont invités à approuver la CAP entre la Société et les actionnaires de BMS selon laquelle la Société acquerra l'intégralité du capital de BMS aux actionnaires de BMS.

Actions à prendre

Conformément à l'article 523 du CBS,

Le commissaire de la Société sera informé du conflit d'intérêts potentiel précité ;

LeConseil d'Administration joindra le présent procès-verbal à son rapport annuel relatif aux comptes annuels de la Société au 31 décembre 2016 ;

Les administrateurs en conflit d'intérêts ne participeront pas à la délibération et ne voteront pas sur les points mis à l'ordre du jour du présent Conseil d'Administration.

PROCÉDURE TRANSACTIONS AVEC DES PARTIES LIEES

Déclaration du Président

L'article 524 du Code belge des sociétés prévoit une procédure spéciale concernant les opérations intragroupes ou avec des parties liées. Cette procédure s'applique aux décisions ou opérations entre la Société et les sociétés qui lui sont liées à l'exception des filiales de la Société. Elle s'applique également aux décisions ou opérations entre une filiale de la Société et les sociétés liées à celle-ci qui ne sont pas des filiales de la Société.

Dans le casprésent relatif à la transaction envisagée par laCAP (la transaction), l'article 524 du CBS ne s'applique pas, étant donné que la Société n'a pas d'actionnaire de contrôle et que ni BMS, ni aucun de ses actionnaires ne sont donc parties liées à la Société. Toutefois, vu le fait que le principal actionnaire de la Société, TOLEFI SA, est aussi le principal actionnaire de BMS, le Conseil d'Administration a décidé, sur une base volontaire, d'appliquer une procédure similaire à celle prévue dans l'article Article 524 du CBS, à l'exception de l'obtention d'un rapport spécial du commissaire.

Comité d'administrateurs indépendants

Composition

Lors de sa réunion du 18 mars 2016, le Conseil a désigné un comité composé des trois administrateurs indépendants suivants :

  • Chris Buyse ;
  • Rudy Dekeyser; et
  • Hanspeter Spek

afin d'évaluer la transaction proposée et de faire rapport au Conseil.

Opinion

Après avoir consulté un expert indépendant, le comité a soumis une opinion positive écrite au Conseil, laquelle est jointe au présent procès-verbal en Annexe 2.

RÉSOLUTIONS

Après délibération, le Conseil d'Administration (sans les administrateurs en conflit d'intérêts) a adopté à l'unanimité les résolutions suivantes :

Prise de connaissance du fait que la procédure définie à l'article 523 du CBS a été respectée.

Prise de connaissance de l'opinion du comité d'administrateurs indépendants sur la transaction.

Prise de connaissance des conséquences financières de la CAP pour la Société et prise de connaissance du fait que l'approbation de la CAP est justifiée dans l'intérêt de la Société pour les raisons suivantes :

En vertu de la CAP, la Société paiera un prix d'acquisition (le prix d'acquisition) à chacun des administrateurs en conflit d'intérêts en leur qualité d'actionnaires de BMS en échange des actions que chacun d'entre eux détient dans BMS.

Le prix d'acquisition se fonde sur les états financiers de la Société arrêtés au 30 avril 2016. Les instantanés de bilan qui suivent sont utilisés pour déterminer le prix d'acquisition : la situation de trésorerie disponible de 577.314,95 EUR (les valeurs disponibles), les créances commerciales et les charges à payer de 89.510,27 EUR (les créances) et les dettes commerciales et autres dettes (hors dettes financières) de 44.677,17 EUR (les dettes).

S'il apparaît, après la date à laquelle la cession et l'acquisition de l'intégralité du capital de BMS seront conclues (la date de fin), que la situation de trésorerie disponible à la date de fin diffère de plus de 50.000 EUR par rapport à la trésorerie disponible et aux créances, le prix d'acquisition sera ajusté en conséquence.

S'il apparaît, après la date de fin, que les dettes à la date de fin diffèrent de plus de 25.000 EUR des dettes, le prix d'acquisition sera ajusté en conséquence.

La différence entre le prix d'acquisition et le prix d'acquisition ajusté conformément aux modalités précitées sera payée, le cas échéant, par les actionnaires de BMS à la Société ou par la Société aux actionnaires de BMS, selon le cas, dans les dix (10) jours ouvrables qui suivent la date de fin.

Les modalités et conditions selon lesquelles et en vertu desquelles la CAP est conclue sont raisonnablement en ligne avec les pratiques de marché courantes pour de telles cessions et acquisitions d'actions. De plus, le prix d'acquisition sera ajusté conformément à la trésorerie et aux dettes effectives à la date de fin. Par conséquent, les conséquences financières pour la Société eu égard à la conclusion de la CAP sont limitées.

Approbation de la CAP et de la transaction.

Une procuration spéciale est accordée à chaque administrateur (à l'exception des administrateurs en conflit d'intérêts), chacun agissant individuellement et avec pouvoir de sous-délégation, afin de :

Signerla CAP au nom et pour le compte de la Société, ainsi que tout document connexe ;

En général, faire tout ce qui est nécessaire ou utile à la mise en œuvre de ces résolutions.

CLÔTURE

Tous les points de l'ordre du jour ayant été traités, le Président lève la séance à 16 h 15. »

2.4.4 Transactions avec des parties liées

Biological Manufacturing Services

En avril 2011, la Société a conclu un contrat de prestation de services pour la production de cellules souches cardiaques avec Biological Manufacturing Services SA ("BMS"), un fournisseur de services dans le secteur de la biotechnologie qui met à disposition des chambres blanches sur son site situé rue Edouard Belin, 12, 1435 Mont-Saint-Guibert, Belgique. En accord avec ce contrat, BMS fournit à la Société le support, les services et la mise à disposition d'actifs permettant la production de produits, en ce compris la mise à disposition de chambres blanches réservées à son usage exclusif. TOLEFI SA, dont Serge Goblet est le directeur général, détient 50 % de BMS. Patrick Jeanmart, le « Chief Financial Officer » de la Société occupe également le poste de CFO chez BMS.

Le contrat de mise à disposition a été résilité le 30 avril 2016. Le montant total des honoraires payés par la Société à BMS s'élevait à 299.000 euros en 2015 et à 98.984 euros en 2016.

2.4.5 Opérations avec des sociétés liées

L'article 524 du Code des sociétés prévoit une procédure spéciale concernant les opérations intra-groupes ou avec des parties liées. Cette procédure s'applique aux décisions ou opérations entre la Société et les sociétés qui lui sont liées, à l'exception des filiales de la Société. Elle s'applique également aux décisions ou opérations entre une filiale de la Société et les sociétés liées à celle-ci qui ne sont pas des filiales de la Société.

Avant toute décision ou opération de cette nature, leConseil d'Administration de la Société doit nommer un comité spécial composé de trois administrateurs indépendants, assistés d'au moins un expert indépendant. Ce comité doit apprécier l'avantage ou le préjudice de la décision ou de la transaction pour la Société. Il doit en chiffrer les conséquences financières et déterminer si la décision ou la transaction est, ou non, de nature à occasionner pour la Société des désavantages manifestement abusifs à la lumière de sa politique. Si le comité décide que la décision ou la transaction n'est pas manifestement abusive, mais toutefois préjudiciable à la Société, il lui faut préciser quels sont les bénéfices de la décision ou de la transaction qui sont pris en compte pour compenser les préjudices mentionnés. Tous ces éléments doivent figurer dans l'avis du comité. LeConseil d'Administration doit ensuite prendre une décision, en tenant compte de l'avis du comité. Si le Conseil s'écarte de l'avis du comité, il doit en donner les raisons. Tout administrateur se trouvant dans une situation de conflit d'intérêts ne peut participer aux délibérations, ni prendre part au vote. L'avis du comité et la décision du Conseil d'Administration doivent être communiqués au Commissaire de la Société, qui est tenu de rendre un avis séparé. La décision du comité, l'extrait du procès-verbal du Conseil d'Administration et l'appréciation du commissaire doivent être repris dans le rapport (statutaire) annuel de gestion du Conseil d'Administration.

La procédure ne s'applique pas aux transactions ni aux décisions dans le cours normal des affaires intervenant dans des conditions normales de marché, ni à toute opération ou décision représentant moins de 1 % de l'actif net consolidé de la Société.

2.4.6 Règles régissant les abus de marché

Le 17 juin 2013, le Conseil de la Société a défini des règles spécifiques afin d'empêcher l'utilisation d'information privilégiée par les membres du Conseil, les actionnaires, les managers et employés. La police régissant les abus de marchés a été modifiée par (i) résolution du Conseil d'Administration du 12 juin 2015 et (ii) par résolution du Conseil d'Administration du 8 décembre 2016.

Ces principes de précaution et le suivi de ces principes ont pour objet premier la protection du marché. Afin de s'assurer que la loi est respectée et pour préserver la réputation de la Société, il est dès lors important et nécessaire de reprendre un certain nombre de mesures préventives dans un code de conduite.

Les règles s'appliquent à tous les détenteurs d'information privilégiée. Le détenteur d'une information privilégiée peut obtenir ou avoir accès à cette information dans le cadre de l'exercice de sa fonction. Le détenteur d'une information privilégiée a le devoir de traiter cette information de manière confidentielle, et n'est pas autorisé à effectuer des transactions avec ou sur les titres de la Société.

En respect de l'art 25bis §1 de la loi du 2 août 2002, la Société a établi une liste de personnes au sein de la Société, qui, sur base d'un contrat de travail ou d'un contrat de services, s'est engagé avec la Société, et a au cours de l'exercice de sa fonction accès directement ou indirectement à de l'information privilégiée. Cette liste est mise à jour régulièrement et est à disposition de la FSMA pour une période de 5 ans.

2.5 Charte de gouvernance d'entreprise (CGE)

Le Conseil d'Administration de la Société entend se conformer à la CGE mais estime que les dérogations suivantes sont justifiées au vu de la situation particulière de la Société :

  • Annexe C, Section F, sous-section 7 de la CGE: Les administrateurs non-exécutifs perçoivent une rémunération fixe en vertu de leur appartenance au Conseil d'Administration ainsi que de leur présence lors des réunions des comités dont ils sont membres. En principe, ils ne perçoivent aucune rémunération liée aux performances, ni d'options ou de warrants en leur qualité d'administrateur. Cependant depuis juillet 2013, sur proposition du Comité de nomination et de rémunération, la Société a offert 55.000 warrants aux administrateurs non-exécutifs car, de l'avis du Conseil d'Administration, l'octroi de warrants permet d'attirer ou de retenir davantage les administrateurs non-exécutifs compétents en leur offrant une source de rémunération attractive, qui soit sans conséquence négative sur les états financiers de la Société. En outre, l'octroi de warrants est une pratique courante dans notre secteur d'activités. Sans cette possibilité, la Société serait désavantagée par rapport à ses concurrents qui octroient, eux, des warrants à leurs administrateurs non-exécutifs. LeConseil d'Administrationconsidère que l'octroi de warrants n'a pas d'impact négatif sur le rôle et les fonctions des administrateurs non-exécutifs.

Conformément à la CGE, le Conseil d'Administration de la Société révisera sa charte de gouvernance d'entreprise régulièrement afin d'y apporter les changements qu'il juge nécessaires et appropriés. La charte, ainsi que les statuts de la Société, sont disponibles sur le site internet de la Société www.celyad.com et peuvent être obtenus gratuitement au siège social de la Société. La CGE a été mise à jour par résolution du Conseil d'Administration le 8 décembre 2016.

2.6 Rapport de rémunération

2.6.1 La politique de rémunération

La rémunération des membres de l'Équipe du Management Exécutif est déterminée par le Conseil d'Administration sur recommandation du Comité de nomination et de rémunération, après recommandation du CEO auprès de ce comité (sauf pour sa propre rémunération).

La rémunération des membres de l'Équipe du Management Exécutif vise à attirer, garder et motiver des managers exécutifs de premier ordre. Cette rémunération se compose actuellement des éléments suivants :

  • Chaque membre de l'Équipe du Management Exécutif a droit à une rémunération de base fixe correspondant à ses responsabilités, à son expérience et à ses compétences, conformément aux pratiques sectorielles pour des postes équivalents ;
  • La Société verse à chaque membre de l'Équipe du Management Exécutif une rémunération variable dépendant des objectifs de la personne spécifique, de l'équipe, et/ou de la Société, qui, en accord avec l'Article 520bis du Code belge des sociétés, sont prédéterminés par le Conseil d'Administration. Cette rémunération variable est fonction de la performance de la Société et de la performance individuelle du manager. Les critères de performance sont définis et approuvés par le Conseil au début de chaque année calendrier;
  • Chaque membre de l'Équipe du Management Exécutif participe, et/ou pourrait avoir la possibilité future de participer, à un programme d'incitation basé sur des actions, conformément aux recommandations du Comité de nomination et de rémunération, après recommandation du CEO auprès de ce comité (sauf pour sa propre rémunération) et après (dans le cadre de futurs programmes d'incitation basés sur des actions) approbation préalable du programme même par les actionnaires par le biais d'une résolution de l'assemblée générale ordinaire ;
  • Chaque membre de l'Équipe du Management Exécutif a droit à certains avantages complémentaires (à l'exception, toutefois, des managers recrutés dans le cadre de contrats de services), qui peuvent inclure une contribution à un plan de pension, une assurance invalidité et une assurance vie, un véhicule de société, et/ou des indemnités de frais forfaitaires conformément à la politique générale de la Société.

Conformément au Schedule C, Section F, sous-section 7 de la CGE, tout engagement contractuel conclu à partir du 1er juillet 2009 inclus et relatif à la rémunération du CEO, de tout autre membre de l'Équipe du Management Exécutif ou de tout autre Dirigeant, doit spécifier que l'indemnité de départ accordée en cas de fin anticipée n'excède pas 12 mois de rémunération de base et de rémunération variable. Tout accord de ce type (conclu à partir du 1er juillet 2009 inclus) devra également spécifier que l'enveloppe de départ ne doit pas prendre en considération la rémunération variable, ni dépasser 12 mois de rémunération de base si le CEO, membre de l'Équipe du Management Exécutif ou tout autre Dirigeant sortant n'a pas répondu aux critères de performance mentionnés dans le contrat.

Le Comité de nomination et de rémunération formule des recommandations quant au niveau de rémunération des administrateurs non-exécutifs, sous réserve de l'approbation du Conseil d'Administration puis de l'assemblée générale.

Le Comité de nomination et de rémunération compare la rémunération des administrateurs par rapport à celles des administrateurs d'autres sociétés similaires afin d'assurer sa compétitivité. La rémunération est liée au temps consacré au Conseil d'Administration ainsi qu'à ses divers comités.

Sur avis du Comité de nomination et de rémunération, le Conseil d'Administration peut néanmoins proposer, lors de l'assemblée générale, l'octroi d'options ou de warrants afin d'attirer ou de conserver des administrateurs non-exécutifs disposant d'une expérience, d'une expertise et d'un savoir particulièrement pertinents. Dans la mesure où cet octroi d'options ou de warrants implique une rémunération variable au sens de l'article 554 du Code belge des sociétés, cette rémunération sera soumise pour approbation lors de la prochaine assemblée générale ordinaire.

Sans préjudice des pouvoirs octroyés par la loi à l'assemblée générale, le Conseil d'Administration fixera et révisera, régulièrement, les règles et le niveau de rémunération afférents aux administrateurs exerçant un mandant particulier ou siégeant à l'un des comités, ainsi que les règles de remboursement des dépenses professionnelles encourues par les administrateurs. La rémunération des administrateurs sera communiquée aux actionnaires de la Société conformément aux lois et réglementations en vigueur.

Le mandat des administrateurs peut être révoqué ad nutum (à tout moment) sans aucune forme de compensation.

De plus, toute convention stipulant une rémunération variable conclue ou étendue à partir du 3 mai 2010 entre la Société et un administrateur non-exécutif est sujette aux mêmes exigences d'approbation que celles applicables à l'octroi d'une indemnité de départ dépassant 12 mois ou, le cas échéant, 18 mois aux Dirigeants.

La Société n'envisage pas de modifier les principes directeurs de sa politique de rémunération dans un avenir proche.

2.6.2 La rémunération des administrateurs

Seuls les administrateurs non-exécutifs perçoivent une rémunération fixe en vertu de leur appartenance au Conseil d'Administration, ainsi que de leur présence lors des réunions des comités dont ils sont membres.

Le 5 novembre 2015, l'assemblée générale extraordinaire a approuvé un plan de rémunération pour le Président, les administrateurs indépendants et les administrateurs non-exécutifs. Ce plan est applicable à partir de novembre 2015. Il est composé d'un montant fixe annuel de 40.000 EUR pour le Président du Conseil d'Administration et de 30.000 EUR pour les autres administrateurs indépendants. Ce montant est majoré d'un montant annuel complémentaire de 10.000 EUR pour les membres de chaque comité créé par le Conseil d'Administration, complété d'un montant annuel de 5.000 EUR si l'administrateur concerné préside le Comité de nomination et de rémunération ou le Comité d'audit.

Le 9 mai2016, l'assemblée généraledes actionnaires a approuvé un nouveau plan de rémunération pour les administrateurs non-exécutifs. Il est composé d'un montant fixe annuel de 10.000 EUR pour les administrateurs non-exécutifs, complété d'un montant de 10.000 EUR pour le président duConseil d'Administration.Àce forfait annuel, s'ajoutent une rémunération de 5.000 EUR par réunion pour la participation à chacune des quatre réunions ordinaires du Conseil d'Administration et une rémunération supplémentaire de 5.000 EUR pour la participation à chaque réunion extraordinaire du Conseil d'Administration. Le schéma global de rémunération est enfin complété par un forfait annuel fixe de 15.000 EUR pour les membres des comités établis par le Conseil d'Administration, majoré d'un montant de 5.000 EUR pour les présidents respectifs du Comité d'audit et du Comité de nomination et de rémunération. Enfin, un montant de 3,000 EUR est attribué aux administrateurs non-exécutifs lorsqu'ils sont désignés par le Conseil d'Administration, sur proposition du CEO, pour l'exercice d'une mission spéciale où leur présence est requise. La rémunération octroyée en 2016 aux administrateurs est la conséquence de l'application partielle (i) du plan de rémunération adopté en novembre 2015 et (ii) du pland adopté en mai 2016. Outre la rémunération précitée attribuée aux administrateurs non-exécutifs, tous les administrateurs auront droit à un remboursement des dépenses qu'ils auront effectivement encourues pour participer aux réunions du Conseil d'Administration.

Au 31 décembre 2015, il n'y a aucun prêt en cours de la Société aux membres du Conseil d'Administration.

Il n'existe aucun contrat de travail ou de services stipulant des délais de préavis ou des indemnités entre la Société et des membres du Conseil d'Administration non membres de l'Équipe du Management Exécutif.

Au niveau individuel, les montants suivants ont été payés en 2016 :

Nom Montants perçus (€)
Michel Lussier 78.750
Debasish Roychowdhury 41.250
Rudy Dekeyser 68.750
Chris Buyse 73.750
Hanspeter
Spek
55.000
Serge Goblet 37.500
Total 355.000

2.6.3 Rémunération du CEO

Conformément à l'art 96 §3 du Code belge des sociétés, le rapport de rémunération reprend de manière détaillée le montant de la rémunération du CEO, en ce compris tous les autres avantages octroyés. Au cours de l'année 2016, Celyad a octroyé une rémunération de 562.000 euros à Monsieur Christian Homsy, au titre de CEO, détaillé comme suit:

  • Une rémunération fixe de 426.000 euros ;
  • Une rémunération variable de 136.000 euros ;

Le CEO participe à différents plans de warrants mis en place par la Société et approuvés par ses actionnaires :

  • Plan de mai 2010 : 200 warrants au prix d'exercice de 22,44 € par action, acquis définitivement sur une période de 3 ans ;

  • Plan de janvier 2013 : 80.000 warrants au prix d'exercice de 4,52 € par action, acquis définitivement sur une période de 1 an ;

  • Plan de mai 2013 : 112.000 warrants au prix d'exercice de 2,64 € par action, acquis définitivement sur une période de 3 ans ;
  • Plan de novembre 2015 : 40.000 warrants au prix d'exercice de 34,65 € par action, acquis définitivement sur une période de 3 ans.

Le CEO n'a pas reçu de warrants en 2016, ni exercé en 2016 des warrants de la Société.

2.6.4 Rémunération de l'Équipe du Management Exécutif

En plus du CEO, l'équipe du Management exécutif est composée au 31 décembre 2016 de :

  • PaJe SPRL, représentée par Patrick Jeanmart, CFO ;
  • Georges Rawadi, Vice-Président Business Development & IP ;
  • Dieter Hauwaerts, Vice-Président « Opérations » ;
  • ImXense, représentée par Frédéric Lehmann, Vice-Président «Développement Clinique & Affaires Médicales » ;
  • NandaDevi SPRL, représentée par Philippe Dechamps, Chief Legal Officer ;
  • David Gilham, Vice-Président Recherche & Développement;
  • KNCL SPRL, représentée par Jean-Pierre Latere, Chief Operating Officer.

Le CFO, le Chief Legal Officer, le Chief Operating Officer, le Vice-Président Développement Clinique et Affaires Médicales ont été engagés sur base d'un contrat de services. Tous ces contrats peuvent être résiliés à tout moment, sous réserve de certains préavis convenus qui peuvent être remplacés à la discrétion de la Société par le paiement d'une indemnité compensatoire de préavis. Le Vice-Président Business Development & IP, le Vice-Président Recherche & Développement et le Vice-Président Opérations ont été engagés sur base d'un contrat de travail.

Le montant total payé aux membres de l'Équipe du Management Exécutif(hors CEO) s'élevait à 2,4 millions d'euros en 2016 (coût entreprise, hors TVA et warrants) tel que détaillé dans les notes aux états financiers.

Ce montant reprend :

  • Une rémunération fixe de 2.007.000 euros ;
  • Une rémunération variable de 358.000 euros.

En sus des rémunérations fixes, les montants payés par le Groupe aux membres de l'Équipe de Management Exécutif au titre d'assurance groupe et autres avantages en nature s'élèvent à 137.000 euros.

En 2016, l'Equipe de Management Exécutif a accepté 180.000 warrants offert via le plan de warrants de novembre 2015. Parmi ces 170.000 warrants, 40.000 warrants ont été déchus de part le départ du manager concerné. En décembre 2016, 20.000 warrants ont été offerts aux membres de l'EMT et accepté en février 2017.

Au 31 décembre 2016, l'Équipe du Management Exécutif détenait 310.725 warrants. Les prix d'exercice de ces warrants varient de 2,64 ۈ 39,22 €. Ces warrants sont définitivement acquis sur des périodes allant de 1 à 3 ans.

2.7 Description des principaux risques et incertitudes liés aux activités de la Société

2.7.1 Gestion du risque

La gestion du risque est un élément important pris en compte lors de la définition de la stratégie de la Société. Elle joue un rôle clé dans la réalisation des objectifs définis par le Conseil d'Administration. Le Conseil est responsable de la détermination des risques associés aux activités de l'entreprise et de l'évaluation des systèmes d'audit interne. Pour ce faire, le Conseil se repose partiellement sur l'Équipe du Management Exécutif.

Les systèmes d'audit interne jouent un rôle central dans la gestion des risques et des activités de la Société. Afin d'assurer la mise en œuvre et l'exécution des stratégies définies par le Conseil, la Société a mis en place des systèmes de gestion des risques et des contrôles internes. Le système d'audit interne repose sur piliers suivants :

  • L'organisation de la Société, ses valeurs et l'environnementréglementaire qui entoure ses activités ;
  • L'analyse des risques ;
  • Les audits effectués par les départements Qualité et Finance ;
  • Les contrôles, la supervision et les mesures et actions correctives.

L'objet de tous ces systèmes est la gestion efficace et effective des risques importants auxquels est exposée la Société. Ils sont définis afin d'assurer :

  • Un monitoring précis de la réalisation de la stratégie à court et long terme ;

  • La continuité de la Société par une évaluation constante des performances opérationnelles et financières de la Société.

2.7.2 L'organisation de la Société et ses valeurs

L'organisation de la Société, ses valeurs et l'environnementréglementaire qui entoure ses activités constituentla base de toute la structuration de l'audit interne. L'audit interne est composé de règles formelles et informelles sur lesquelles repose le fonctionnement de la Société.

L'organisation englobe les éléments suivants :

  • Les valeurs de la Société : «The Company that all others aspire to be » est notrecredo. La passion, laproactivité, l'esprit d'ouverture, l'engagement, la confiance et l'intégrité sont des points communs de tous nos collaborateurs ;
  • Les employés et consultants : nous demandons à tous nos employés et consultants de gérer les moyens de l'entreprise avec bons sens, diligence et intégrité ;
  • Le Conseil d'Administration, en ce compris le Comité de Nomination et de Rémunération et le Comité d'Audit. Référence est faite à la section Gouvernance d'Entreprise ;
  • Les administrateurs indépendants non-exécutifs : ces administrateurs apportent leur savoir et expérience au profit de Celyad, et contribuent à la gestion efficace de la Société ;
  • L'Administrateur délégué à la gestion journalière de l'entreprise (« CEO »), aidé des autres membres de l'Équipe du Management Exécutif ;
  • Les équipes : jusqu'à présent, la Société est parvenue à attirer et retenir des employés qualifiés, motivés par et engagés dans le projet de la Société ;
  • L'ensemble des procédures internes : la Société a établi un manuel de procédures qui régule l'ensemble des activités réglementées de la Société ;
  • L'environnement externe : la Société opère dans un environnement hautement réglementé (GMP, GCP, etc). Le respect et l'application de toutes ces normes est essentiel au bon fonctionnement de la Société ;

Les organes de gestion de la Société s'assurent régulièrement de l'évaluation de l'organisation de l'entreprise, de ses valeurs et du respect des contraintes liées à l'environnement régulé.

2.7.3 L'analyse des risques

Le Conseil d'Administration définit la stratégie de la Société, les lignes directrices des procédures internes et son profil de risques. Le Conseil est, en outre, responsable de l'évaluation et de la gestion du risque, afin d'assurer le succès à long terme du projet entrepris. L'Équipe du Management Exécutif est, quant à elle, responsable du développement et de la mise en place de systèmes qui identifient, évaluent et gèrent les risques du projet.

Celyad a défini ses objectifs en quatre catégories :

  • Les objectifs stratégiques ;
  • Les objectifs opérationnels ;
  • Les objectifs financiers ;
  • Le respect des règles, des législations et des procédures internes.

Lorsque le Conseil a défini les objectifs de la Société, ils sont communiqués à tous les départements, services et collaborateurs de la Société. Des évaluations régulières au sein des différents départements et services sont effectuées en cours d'année pour veiller à la bonne réalisation de ces objectifs. En fin d'année, l'Équipe de Management Exécutif effectue une évaluation des performances et initie une revue de ces performances au sein des départements et services de l'entreprise.

L'identification des risques consiste à examiner les facteurs qui pourraient influencer les objectifs définis. Des facteurs internes et externes peuvent influencer sur la réalisation de ces objectifs :

  • Des facteurs internes : ils sont intimement liés à l'organisation interne et peuvent avoir différentes origines (changement de la structure organisationnelle, des équipes et des systèmes d'information (ERP)) ;
  • Des facteurs externes ; ils peuvent être la conséquence du changement du contexte économique et financier, de règlements ou législations, ou de la concurrence.

Au-delà des risques classiques associés aux sociétés industrielles, l'Équipe du Management Exécutif a identifié les facteurs de risques spécifiques au projet. Ils sont présentés ci-après.

2.7.3.1 Risques liés à notre position financière et au besoin de capitaux supplémentaires

Celyad a encouru des pertes nettes pour chaque période depuis sa création et prévoit d'encourir de nouvelles pertes nettes dans le futur.

La Société n'a pas réalisé de profit et a encouru des pertes pour chaque période depuis sa création. Pour les exercices se terminant les 31 décembre 2016 et 2015, la Société a subi une perte de respectivement23,6millionsd'euros et 29,1millions d'euros. Depuis le 31 décembre 2016, la Société a une perte reportée s'élevant à 124 millions d'euros. La Société prévoit une augmentation de ces pertes puisqu'elle engagera de nouvelles dépenses en matière de Recherche et Développement et des dépenses connexes relatives aux prestations en cours ; qu'elle poursuit les études précliniques et essais cliniques de ses produits candidats ; qu'elle développera ses capacités de production et qu'elle engagera du personnel pour soutenir le développement des produits candidats et pour renforcer la gestion de ses systèmes opérationnels, financiers et d'information.

Dans l'éventualité où la Société parviendrait à commercialiser un ou plusieurs de ses produits candidats, elle prévoit d'encourir de nouvelles pertes dans un avenir proche en raison des dépenses substantielles liées à ses activités de Recherche et Développement visant à développer ses technologies. Plus précisément, la Société prévoit l'augmentation substantielle de ses dépenses sur base des éléments potentiels suivant:

  • La poursuite de ses activités de Recherche et Développement (pré)cliniques de ses produits candidats ;
  • L'extension de la gamme d'indications thérapeutiques de ses études cliniques actuelles relatives aux produits candidats ;
  • La mise en route de nouvelles études précliniques et de nouveaux essais cliniques relatifs aux produits candidats existants ou à venir ;
  • Le développement futur du processus de fabrication de ses produits candidats ;
  • La collaboration avec de nouveaux fabricants et fournisseurs ou remplacement de ceux existants ;
  • L'obtention des autorisations réglementaires et des autorisations de mise sur le marché pour les produits candidats ayant passé les phases cliniques avec succès ;
  • L'établissement des infrastructures de vente, de marketing et de distribution en vue de la commercialisation des produits pour lesquels la Société aura obtenu l'autorisation de mise sur le marché, dans l'Union Européenne et aux États-Unis ;
  • Les paiements en rapport avec la réalisation d'étapes importantes et autres paiements divers, résultant d'accords de licence ;
  • Le maintien, la protection etl'extension du portefeuille de droits intellectuels.

La Société pourrait également être confrontée à des dépenses, des difficultés, des complications et des retards imprévisibles ou à d'autres facteurs inconnus pouvant affecter ses activités. L'ampleur de ses pertes nettes futures dépendra du taux de croissance futur de ses dépenses et de sa capacité à générer des revenus.

Les pertes antérieures et futures ont eu et auront un impact négatif sur les détenteurs de parts et sur le fonds de roulement de la Société. En outre, les pertes nettes encourues par la Société peuvent varier de manière significative de trimestre en trimestre et d'année en année. Dès lors, la comparaison de résultats opérationnels par période peut ne pas constituer une indication fiable des performances futures de la Société.

La Société pourrait avoir besoin de financements additionnels importants qui ne soient pas disponibles dans des délais acceptables au moment requis.

Les opérations de la Société ont nécessité la levée d'importants montants de liquidités depuis sa création. La Société prévoit de dépenser des montants conséquents pour poursuivre le développement clinique de ses produits candidats, en ce compris les essais cliniques en cours et planifiés pour C-Cure®, CAR-T NKR-2 et tout autre produit candidat futur. En cas d'approbation, la Société devra obtenir des financements complémentaires importants pour le lancement et la commercialisation des produits candidats.

Au 31 décembre 2016, la Société détenait 48,4 millions d'euros de trésorerie et 34,2 millions d'euros de placements à court terme. La Société estime que ce montant permettra de financer ses opérations pour les 24 prochains mois au moins. Cependant, et dépendant de circonstances indépendantes de sa volonté, la Société pourrait devoir augmenter ses dépenses, et ce, plus rapidement qu'elle ne l'aurait prévu. La Société pourrait devoir requérir davantage de capital pour couvrir le développement et la commercialisation de ses produits candidats et pourrait même devoir lever de nouveaux capitaux à court terme si le Société décidait de croître plus rapidement qu'elle ne l'avait anticipé.

La capacité de la Société à se procurer des financements supplémentaires sera fonction des conditions financières et économiques, de l'état des marchés et d'autres facteurs sur lesquels elle peut n'avoir que peu de prise, voire aucune, et la Société ne peut garantir qu'elle pourra disposer de ces fonds supplémentaires au moment voulu et à des conditions commerciales raisonnables. Si elle n'a pas accès aux fonds nécessaires, la Société devra éventuellement conclure des

accords de collaboration ou de licence pouvant impliquer une réduction ou une renonciation à des droits importants sur ses programmes de recherche et produits candidats, la concession de licences sur ses technologies à des partenaires ou tiers, ou la signature de nouveaux contrats de collaboration dont les modalités pourraient lui être moins favorables que s'ils avaient été signés dans un contexte différent. Si les financements voulus ne sont pas accessibles à des conditions commerciales acceptables au bon moment, la Société pourra devoir reporter, réduire ou annuler le développement ou la commercialisation de tout ou partie de ses programmes de recherche et produits candidats, ou renoncer à exploiter de nouveaux débouchés.

Toute nouvelle levée de capital peut occasionner la dilution de nos actionnaires existants, restreindre nos activités ou nous contraindre à renoncer à certains droits sur nos produits candidats ou nos technologies.

La Société pourrait chercher un financement additionnel par le biais d'une combinaison d'offres en capital, de financements par emprunts bancaires, de collaborations et/ou de contrats de licence. Toute levée de capital supplémentaire par le biais de l'émission d'actions ou d'obligations convertibles dilue la participation des actionnaires existants et qu'en outre ces levées de fonds peuvent prévoir la liquidation des titres ou l'octroi de droits préférentiels susceptibles d'avoir un impact négatif sur les droits des actionnaires. La souscription d'un emprunt et/ou l'émission de titres de participation peuvent impliquer des obligations de paiement fixes et certains engagements additionnels restrictifs, comme les limitations de notre capacité à contracter des emprunts supplémentaires et/ou à émettre des titres additionnels, ainsi que limiter notre capacité à acquérir ou à donner en licence des droits de propriété intellectuelle et d'autres restrictions opérationnelles susceptibles d'avoir un impact négatif sur notre capacité à mener nos activités. En outre, l'émission de titres supplémentaires ou la possibilité d'une telle émission peut entraîner la baisse du cours de l'action. Si nous nous engagions dans des collaborations et/ou des contrats de licence destinés à lever du capital, nous pourrions être contraints d'accepter des conditions défavorables, y compris la renonciation à des droits sur les produits candidats ou l'octroi de licences à des tiers à des conditions défavorables, alors qu'idéalement nous pourrions chercher à développer ou commercialiser nous mêmes les produits candidats ou nous réserver des collaborations futures éventuelles qui nous permettent de bénéficier de conditions plus favorables.

2.7.3.2 Risques liés au développement de produit, à l'approbation réglementaire et à la commercialisation

La Société peut accuser des retards substantiels dans ses essais cliniques ou peut échouer à en démontrer l'innocuité et l'efficacité à la satisfaction des autorités réglementaires compétentes.

Avant d'obtenir une approbation réglementaire ou une autorisation de mise sur le marché par les autorités réglementaire pour la commercialisation de nos produits candidats, nous devons mener des essais cliniques approfondis afin de démontrer l'innocuité et l'efficacité de nos produits candidats sur l'être humain. Les essais cliniques sont onéreux, nécessitent beaucoup de temps et se caractérisent par une issue incertaine. Le cas échéant, nous ne pouvons pas garantir que les essais cliniques seront menés selon l'échéancier prévu ou terminés dans le délai prévu. L'échec d'un ou plusieurs essais cliniques peut survenir à toute étape du test. Les événements susceptibles de perturber l'achèvement optimal du développement clinique, dans le délai imparti, comprennent:

  • Les retards dans la levée ou l'incapacité à lever des capitaux suffisants pour financer les essais cliniques planifiés ;
  • Les retards dans l'obtention d'un consensus avec les agences réglementaires sur les conditions de l'essai ;
  • L'identification, le recrutement et la formation d'investigateurs cliniques compétents ;
  • Les retards dans l'obtention d'un accord sur des conditions acceptables avec les organisations de recherche clinique potentielles (CRO) et les sites cliniques ;
  • Les retards dans l'obtention de l'approbation des comités d'éthique pour chaque site clinique ;
  • Les retards dans le recrutement des patients éligibles pour la participation aux essais cliniques ;
  • Les retards liés aux changements dans le protocole de traitement des pathologies que nous étudions ;
  • L'adjonction de nouveaux sites cliniques ;
  • Une décision de suspension clinique par les agences réglementaires, après une inspection de nos activités cliniques ou de nos sites cliniques ;
  • L'incapacité de nos CRO, d'autres tierces parties ou de nous-mêmes à répondre aux exigences de l'essai clinique ;
  • Les pertes sérieuses de produits candidats dues à des retards d'expédition ou à des retards douaniers occasionnés par l'expédition vers des pays étrangers en vue de leur utilisation dans les essais cliniques ;
  • L'incapacité à nous conformer aux bonnes pratiques cliniques (BPC) de la FDA ou à d'autres directives réglementaires en vigueur dans d'autres pays ;
  • Les retards dans le test, la validation, la fabrication et l'expédition de nos produits candidats vers les sites cliniques ;
  • Les retards qu'auraient les patients à terminer leur participation à l'essai ou à revenir pour le suivi post-traitement;
  • La renonciation par un site clinique ou par un patient à participer à l'essai clinique ;
  • La survenance d'effets indésirables graves associés aux produits candidats et annihilantleurs bénéfices potentiels ; ou
  • Les changements dans les orientations et les exigences réglementaires nécessitant une modification des protocoles cliniques ou l'introduction de nouveaux protocoles cliniques.

Toute incapacité à achever avec succès le développement préclinique ou clinique peut entraîner des coûts additionnels pourla Société etaltérer sa capacité à générer des revenus de la vente du produit, de la réalisation de jalons réglementaires ou commerciaux et de la perception de royalties. Les retards d'essai clinique peuvent avoir pour effet de raccourcir la période durant laquelle nous pourrions disposer du droit exclusif de commercialiser nos produits candidats et par ailleurs, permettre à nos concurrents de commercialiser des produits avant nous, ce qui pourrait limiter notre capacité à commercialiser avec succès nos produits candidats et affecter nos activités et nos résultats d'exploitation.

Si les résultats de nos essais cliniques ne sont pas concluants ou si des soucis de sécurité ou des effets secondaires liés à nos produits candidats sont constatés, nous pourrions :

  • Le cas échéant, être retardés dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché pour nos produits ;
  • Obtenir une autorisation limitée à des indications ou des groupes de patients moins larges que ceux initialement prévus ou souhaités ;
  • Obtenir une homologation avec un étiquetage comportant des restrictions significatives d'utilisation ou de distribution, voire des avertissements de sécurité ;
  • Être contraints de changer le mode d'administration du produit;
  • Devoir mener des essais cliniques supplémentaires pour étayer la demande d'autorisation ou devoir conduire des tests complémentaires après la commercialisation ;
  • Voir les autorités réglementaires décider de retirer leur homologation du produit ou imposer des restrictions à sa distribution sous la forme d'un programme d'évaluation et d'atténuation du risque (REMS) ;
  • Être soumis à des obligations additionnelles d'étiquetage, telles que des avertissements ou des contre-indications ;
  • Être poursuivis en justice ; ou
  • Subir un préjudice sur le plan de notre réputation.

Nos produits candidats pourraient occasionner d'autres effets indésirables qui n'ont pas encore été prévus. Comme nous le décrivons ci-dessus, chacun de ces événements pourrait nous empêcher d'obtenir ou de maintenirl'accueilpar le marché de nos produits candidats et affecter notre capacité à commercialiser nos produits s'ils sont finalement homologués par les autorités réglementaires compétentes.

Les produits candidats de la Société peuvent occasionner des effets secondaires indésirables ou présenter d'autres propriétés qui pourraient mettre un terme à leur développement clinique, empêcher leur approbation réglementaire, limiter leur potentiel commercial ou impliquer des conséquences négatives significatives.

Comme pour la plupart des produits pharmaceutiques biologiques, l'utilisation de nos produits candidats pourrait être associée à des effets secondaires ou à des effets indésirables dont la sévérité peut varier de réactions mineures au décès et la fréquence, de rare à fréquente. Des effets secondaires indésirables ou des effets toxiques inacceptables de nos produits candidats pourraient nous amener, le cas échéant et sur ordre des autorités réglementaires, à interrompre, ajourner ou cesser les essais cliniques. La FDA, l'EMA ou d'autres autorités de régulation étrangères comparables pourraient retarder ou refuser l'homologation de nos produits candidats pour toute(s) indication(s) ciblée(s) et les effets secondaires négatifs pourraient impliquer l'obligation de procéder à un étiquetage plus restrictif du produit. Les effets secondaires tels que la toxicité ou d'autres problèmes d'innocuité liés à l'utilisation de nos produits candidats pourraient aussi nous obliger, nous ou nos partenaires, à mener des études additionnelles ou à cesser le développement ou la commercialisation de ces produits candidats.

Les effets secondaires liés au traitement pourraient aussi affecter le recrutement de patients ou la capacité des sujets enrôlés à achever l'essai ou encore nous exposer à d'éventuelles actions en responsabilité civile du fait des produits. En outre, ces effets secondaires peuvent ne pas être identifiés ou résolus à temps ou de manière appropriée par le personnel médical traitant. Toutes ces hypothèses peuvent altérer matériellement et négativement nos activités, notre situation financière et nos perspectives.

Enfin, si un ou plusieurs de nos produits candidats obtenaient une autorisation de mise sur le marché et si nous ou d'autres identifiions ultérieurement des effets secondaires indésirables provoqués par de tels produits, y compris au cours de la période d'observation de suivi à long terme recommandée ou exigée pour les patients qui reçoivent le traitement par le biais de nos produits, différentes conséquences potentiellement négatives pourraient survenir, et notamment:

  • Le retrait par les autorités réglementaires des autorisations pour un tel produit;
  • L'ordre, par les autorités réglementaires, d'apposer des avertissements supplémentaires en matière d'étiquetage ;
  • Nous pourrions être contraints de créer un programme REMS qui pourrait comprendre un guide de médication illustrant les risques de tels effets secondaires à distribuer aux patients, un plan de communication pour les prestataires de soins de santé et/ou tout autre élément nécessaire pour en assurer une utilisation sûre ;
  • Nous pourrions être poursuivis et tenus responsables du préjudice occasionné aux patients ;
  • Notre réputation pourrait être ternie.

Chacun des éléments précités pourrait nous empêcher d'obtenir ou de maintenir l'accueil par le marché de nos produits candidats, s'ils sont homologués, et pourrait altérer significativement nos activités, nos résultats d'exploitation et nos perspectives.

Si nous éprouvons des difficultés à recruter des patients pour nos essais cliniques, nos activités de développement clinique pourraient être différées ou en être affectées.

La conduite des essais cliniques, conformément à leurs protocoles, dépend notamment de notre capacité à inclure un nombre suffisant de patients qui participeront à l'essai jusqu'à son terme. Nous pourrions éprouver des difficultés à recruter des patients pour nos essais cliniques pour de nombreuses raisons et notamment:

  • La taille etle type de population de patients ;
  • Les critères d'éligibilité du patienttels que définis dans le protocole ;
  • La taille de l'échantillon de population nécessaire à l'analyse des critères d'évaluation primaire de l'essai ;
  • La proximité géographique des patients par rapport aux sites cliniques ;
  • Le design de l'essai clinique ;
  • Notre capacité à recruter des investigateurs cliniques disposant de l'expérience et des compétences nécessaires ;
  • L'existence d'essais cliniques concurrents pour des thérapies similaires ;
  • Les perceptions respectives des praticiens et des patients quant aux avantages et aux effets secondaires potentiels du produit candidat étudié par rapport à d'autres thérapies disponibles, y compris tout nouveau médicament ou tout traitement homologué pour les indications que nous étudions ;
  • Notre capacité à obtenir et maintenir le consentement des patients ; et
  • Le risque que les patients inclus dans les essais cliniques ne terminent pas un essai clinique.

En outre, nos essais cliniques concurrenceront d'autres essais cliniques dans les mêmes domaines thérapeutiques et cette concurrence limitera donc le nombre et le type de patients disponibles pour nous, puisque certains patients, qui pourraient avoir choisi de participer à nos essais, pourraient décider de participer à un essai mené par un de nos concurrents. Dans la mesure où le nombre d'investigateurs cliniques est limité, nous nous attendons à mener certains de nos essais cliniques sur les mêmes sites cliniques que ceux qu'utilisent nos concurrents, ce qui réduira le nombre de patients disponibles pour nos propres essais au sein de ces sites. De plus, le fait que nos produits candidats se différencient des méthodes plus communément utilisées pour le traitement du cancer pourrait conduire des patients potentiels et leur médecin à recourir aux thérapies conventionnelles plutôt qu'à participer à nos essais cliniques.

Même si nous sommes en mesure de recruter un nombre suffisant de patients pour nos essais cliniques, les retards dans le recrutement des patients pourraient se traduire par une augmentation des coûts ou pourraient altérerle bon déroulement ou l'issue de nos essais cliniques, ce qui pourrait empêcher la conduite à leurterme de ces essais et affecter négativement notre capacité à faire progresser le développement de nos produits candidats.

Le développement clinique est un processus long et onéreux dont l'issue est incertaine et les résultats d'études et d'essais antérieurs ainsi que les données en provenance d'analyses intermédiaires des essais cliniques en cours peuvent ne pas être indicatifs des résultats d'essais ultérieurs. L'échec clinique peut survenir à n'importe quelle étape du développement clinique.

Les tests cliniques sont onéreux et peuvent prendre des années. Leur issue est, en outre, incertaine par hypothèse. L'échec peut survenir à n'importe quelle étape du processus d'essai clinique. Bien qu'un produit candidat puisse présenter des résultats prometteurs lors d'essais cliniques (humains) et précliniques (animaux) précoces, il peut ne pas s'avérer efficace lors d'essais cliniques ultérieurs. Par exemple, les tests sur animaux peuvent se dérouler dans d'autres conditions que les tests humains, ce qui peut altérer la précision du caractère prédictif des tests animaux sur l'expérience humaine. De la même manière, des essais cliniques précoces peuvent ne pas être prédictifs des résultats finaux sur le plan de l'innocuité et de l'efficacité dans des études cliniques pivots de plus grande ampleur. Les résultats des études précliniques et des essais cliniques antérieurs, de même que les données issues d'analyses intermédiaires ou d'essais cliniques en cours ainsi que des études et essais relatifs à d'autres produits présentant des mécanismes d'action similaires à ceux de nos produits candidats, peuvent ne pas être prédictifs des résultats des essais cliniques en cours ou futurs. Les produits candidats en phases ultérieures des essais cliniques peuvent ne pas présenter les caractéristiques d'innocuité et d'efficacité souhaitées, même s'ils ont passé avec succès le stade des études précliniques et des premières étapes des essais cliniques. Outre l'innocuité et l'efficacité de tout produit candidat, les échecs d'essais cliniques peuventrésulter d'une multitude de facteurs dont des erreurs dans le design de l'essai, le calibrage des doses, l'effet placebo et les critères d'enrôlement des patients. En cas de résultats négatifs ou non concluants, nous ou nos partenaires pouvons décider (ou les autorités réglementaires peuvent nous l'imposer) de mener des essais cliniques ou des études précliniques supplémentaires. En outre, les données obtenues sont sujettes à des interprétations multiples et les autorités réglementaires peuvent ne pas interpréter nos données aussi favorablement que nous le faisons, ce qui peut différer, limiter ou empêcher l'approbation réglementaire.

Les procédures d'approbation réglementaire de la FDA, de l'EMA et d'autres autorités réglementaires comparables sont longues et imprévisibles et nous pouvons connaître des retards significatifs dans le développement clinique et l'approbation réglementaire de nos produits candidats.

La recherche, les tests, la fabrication, l'étiquetage, l'approbation, la commercialisation, l'importation, l'exportation, le marketing et la distribution de médicaments, y compris biologiques, sont soumis à une réglementation stricte de la FDA, de l'EMA et d'autres autorités réglementaires équivalentes. Nous ne sommes pas autorisés à commercialiser un médicament biologique aux États-Unis tant que nous n'avons pas reçu une « Biologics License Application » (BLA) de la FDA ou une autorisation de mise sur le marché (AMM) de l'EMA. Nous n'avons pas introduit à ce jour de demande de BLA auprès de la FDA, de demande d'AMM auprès de l'EMA ni aucune autre demande similaire auprès d'autorités réglementaires étrangères. Une BLA doit comprendre des données précliniques et cliniques complètes et des informations susceptibles d'étayer l'innocuité, la pureté et le potentiel du produit candidat pour chaque indication souhaitée. La BLA doit aussi comprendre des informations significatives sur la chimie, la fabrication et les contrôles du produit. Les sites de production sont, quant à eux, soumis à une inspection préalable à une quelconque homologation. Nous pensons que la nature de notre produit candidat nous expose à des défis supplémentaires en vue de l'obtention de l'approbation réglementaire. Par exemple, la FDA et l'EMA ont une expérience limitée du développement commercial de thérapies T-cell génétiquement modifiées contre le cancer. La FDA pourrait aussi imposer un Comité consultatif composé d'experts pour délibérer sur la pertinence des données étayant la demande d'homologation. Bien que non contraignante, l'opinion du Comité consultatif peut avoir un impact significatif sur notre capacité à obtenir l'homologation des produits candidats sur la base des essais cliniques réalisés. De ce fait, le parcours d'approbation réglementaire de nos produits candidats peut être incertain, complexe, onéreux et long, sans que l'approbation soit nécessairement obtenue.

L'obtention et le maintien d'une approbation réglementaire de nos produits candidats dans un pays n'impliquent pas nécessairement l'obtention d'une approbation réglementaire pour nos produits candidats dans d'autres pays.

Si nous obtenons et conservons une approbation réglementaire de nos produits candidats dans un pays, cette approbation ne garantit pas que nous soyons en mesure d'obtenir et de maintenir une approbation réglementaire dans tout autre pays, mais un échec ou un retard dans l'obtention d'une approbation réglementaire dans une juridiction peut avoir un effet négatif sur le processus d'approbation réglementaire dans d'autres juridictions. Par exemple, même si la FDA ou l'EMA octroie une autorisation de mise sur le marché pour un produit candidat, des autorités de régulation basées dans des juridictions étrangères doivent aussi homologuer la fabrication, la commercialisation et la promotion du produit candidat. Les procédures d'approbation peuvent varier d'une juridiction à l'autre et peuvent impliquer des exigences et des périodes d'examen administratif différentes de celles en vigueur au sein de l'Union Européenne ou aux États-Unis, y compris des études précliniques ou des études cliniques supplémentaires, car des études cliniques menées dans un pays peuvent ne pas être acceptées par les autorités réglementaires dans d'autres pays. Dans de nombreux pays, un produit candidat doit préalablement à son homologation pour sa commercialisation, être également approuvé pour son remboursement. Dans certains cas, le prix applicable aux produits est également soumis à une approbation.

L'obtention d'approbations réglementaires étrangères et la conformité aux exigences réglementaires étrangères pourraient entraîner des retards, des difficultés et des coûts significatifs et pourraient retarder ou empêcher l'introduction de nos produits dans certains pays. Si nous ne parvenons pas à nous conformer aux exigences réglementaires des marchés internationaux et/ou à obtenir les autorisations de mise sur le marché, notre marché cible sera réduit et notre capacité à tirer profit du potentiel complet du marché de nos produits candidats en sera affectée.

Même si nous obtenons une approbation réglementaire de nos produits candidats, les produits peuvent ne pas être accueillis par les médecins, les patients, les hôpitaux et les autres acteurs de la communauté médicale.

Nos thérapies cellulaires autologues peuvent ne pas être largement accueillies par la majorité des médecins, des patients, des hôpitaux et des autres acteurs de la communauté médicale. De nombreux facteurs influenceront l'accueil de nos produits candidats sur le marché, et notamment:

  • Les indications cliniques pour lesquelles nos produits candidats sont homologués ;
  • L'avis des médecins, des hôpitaux et des patients selon lequel ils considèrent nos produits candidats comme des traitements sûrs et efficaces ;
  • Le potentiel et les avantages perçus de nos produits candidats par rapport à des traitements alternatifs ;
  • La prévalence et la sévérité des effets indésirables ;
  • Les exigences d'étiquetage du produit ou de notice du produit imposées par la FDA, l'EMA ou d'autres autorités réglementaires ;
  • Les limitations ou les avertissements repris sur l'étiquetage approuvé par la FDA ou l'EMA ;
  • Le moment de commercialisation de nos produits candidats par rapport à des produits concurrents ;
  • Le coût du traitement par rapport à des traitements alternatifs ;

  • La disponibilité d'une couverture, d'un remboursement et d'une tarification adéquats par des systèmes de tiers payants ou les autorités publiques ;

  • La volonté des patients de payer eux-mêmes en l'absence d'une couverture par un système de tiers payant ou des autorités publiques ;
  • Le confort et la facilité relatifs d'administration, y compris par rapport à des traitements alternatifs et des thérapies concurrentes ; et
  • L'efficacité de nos efforts commerciaux et de marketing.

En outre, bien que nous n'utilisions pas de cellules souches embryonnaires dans nos produits candidats, une publicité négative due aux controverses éthiques et sociales suscitées par l'utilisation thérapeutique de ces technologies et aux effets indésirables rapportés dans des études cliniques qui ont utilisé ces technologies ; ou à l'échec de ces études à démontrer que ces thérapies sont sûres et efficaces, peut limiterl'accueil du marché concernant nos produits candidats en raison de la similitude perçue entre nos produits candidats et ces autres thérapies. Si nos produits candidats sont homologués, mais ne parviennent pas à gagner l'acceptation du marché parmi les médecins, les patients, les hôpitaux ou les autres acteurs de la communauté médicale, nous ne serons pas en mesure de générer des revenus significatifs.

Même si nos produits sont bien accueillis par le marché, nous pourrions ne pas être en mesure de maintenir cette situation si de nouveaux produits ou technologies étaient introduits et accueillis plus favorablement que nos produits, étaient plus rentables ou rendaient nos produits obsolètes.

Nos produits candidats sont biologiques. Ils sont donc difficiles à fabriquer et nous pourrions rencontrer des difficultés dans la production, en particulier eu égard au développement du processus ou à la réplication de nos capacités de fabrication. Si nous ou l'un de nos fabricants rencontrons ce type de difficultés, notre capacité à fournir nos produits candidats pour des essais cliniques ou, une fois approuvés, aux patients, pourrait être retardée ou interrompue et nous pourrions ne pas être en mesure de préserver une structure de coût commercialement viable.

Nos produits candidats sont biologiques et le processus de fabrication de nos produits est complexe, strictement réglementé et soumis à de multiples risques. La fabrication de nos produits candidats implique des processus complexes, y compris la culture des cellules des patients, la sélection et le développement de certains types de cellules, la spécialisation ou la reprogrammation des cellules de sorte à créer des cellules CAR-T, en cultivant la population cellulaire pour obtenir la dose souhaitée, et finalement la réintroduction des cellules dans le corps du patient. En raison de ces complexités, le coût de fabrication de nos produits candidats est supérieur à celui des composés chimiques à petites molécules traditionnels et le processus de fabrication est moins fiable et plus difficile à reproduire. Notre processus de fabrication est sujet à des pertes de produit ou à des échecs en raison de problèmes logistiques associés à la collecte de cellules sanguines ou de matériel de départ du patient ; au transport de ce matériel vers le site de fabrication ; au transport du produit fini à destination du patient et à la réinjection du produit chez le patient; en raison de problèmes de fabrication associés à des différences du matériel de départ du patient; à des interruptions du processus de fabrication ; à la contamination, à des pénuries d'équipement ou de réactifs ; à des installations inadéquates ou des dysfonctionnements de l'équipement; à des erreurs du vendeur ou de l'opérateur ; à l'incohérence de la croissance cellulaire et à la variété des caractéristiques du produit. Même des écarts mineurs par rapport au processus de fabrication normal peuvent influencer le rendement des produits, causer des défaillances du produit ou d'autres perturbations d'approvisionnement. Dans la mesure où nos produits candidats sont fabriqués pour chaque patient pris individuellement, nous sommes contraints de maintenir une chaîne d'identification du matériel lors de l'acheminement depuis le patient vers le site de fabrication, tout au long du processus de fabrication et lors de son réacheminement depuis le site vers le patient. Le maintien d'une chaîne d'identification est difficile et complexe et tout échec en ce sens pourrait avoir des effets négatifs pour le patient, entraîner des pertes de produit ou mener à des sanctions réglementaires, en ce compris le retrait de nos produits du marché. En outre, dans la mesure où nos produits candidats sont développés à travers un processus d'essais précliniques, d'études cliniques avancées et d'homologation et de commercialisation, il est courant que certains aspects du programme de développement, comme les méthodes de fabrication, soient altérés en cours de route dans un effort d'optimisation des processus et des résultats. Ces changements comportent le risque de manquer les objectifs visés, qu'un de ces changements entraîne une performance différente de nos produits candidats et affecte les résultats des essais cliniques en cours ou futurs.

Bien que nous travaillions ou travaillerons au développement de processus viables pour la fabrication de nos produits candidats, cette tâche est difficile et incertaine et comporte des risques associés aux exigences requises pour atteindre le niveau établi pour les études cliniques de stade avancé et la commercialisation, en ce compris notamment les dépassements de coûts, les problèmes de calibrage et de reproductibilité du processus, les problèmes de stabilité, l'homogénéité des lots et la disponibilité ponctuelle des réactifs ou des matières premières. Nous pourrions enfin ne pas être en mesure de réduire les coûts des marchandises pour nos produits candidats à des niveaux qui permettraient un retour sur investissement attractif si et quand ces produits candidats étaient commercialisés.

Enfin, le processus de fabrication que nous développons pour nos produits candidats est sujet au processus d'approbation des autorités réglementaires et nous devrons nous assurer que nous ou nos fabricants contractuels, ou nos CMO le cas échéant, soyons en mesure de répondre à toutes les exigences des autorités réglementaires sur une base continue. Si nous ou nos CMO sommes dans l'incapacité de produire de manière fiable des produits candidats conformes aux spécifications acceptables par les autorités réglementaires, nous pourrions ne pas obtenir ou conserver les autorisations nécessaires pour commercialiser ces produits candidats. Même si nous obtenons l'autorisation des autorités réglementaires pour un de nos produits candidats, il n'y a aucune garantie que nous, ou nos CMO, soyons en mesure de fabriquer le produit homologué conformément aux spécifications requises par les autorités réglementaires, de le produire en quantité suffisante pour répondre aux exigences du lancement potentiel du produit ou pour répondre à la future demande potentielle. Chacun de ces défis peut avoir un effet néfaste sur nos activités, notre situation financière, nos résultats d'exploitation ou nos perspectives de croissance.

Pratiquement tous les aspects de l'activité de la Société tombent sous le coup d'une réglementation lourde. Il n'y a aucune garantie que les produits candidats de la Société soient conformes aux exigences de la réglementation. Le non-respect de cette réglementation pourrait entraîner retards, suspensions, refus, amendes et retrait des homologations.

L'industrie pharmaceutique et médicale est hautement réglementée par les agences gouvernementales (les « autorités réglementaires »), qui imposent des exigences très lourdes couvrant pratiquement tous les aspects des activités de la Société : Recherche et Développement, fabrication, essais précliniques et cliniques, étiquetage, marketing, vente, stockage, tenue des dossiers, promotion et coût des programmes de recherche et des produits candidats. Le respect des normes imposées par les autorités réglementaires locales est obligatoire dans tout pays où la Société, ou l'un de ses partenaires ou détenteurs de licence, mène l'une desdites activités. Les autorités réglementaires sont, entre autres, l'Agence européenne des médicaments (« EMA ») dans l'Union Européenne, et la Food and Drug Administration (« FDA ») aux États-Unis.

Il n'y a aucune certitude que les produits candidats de la Société satisferont aux conditions requises pour obtenir l'autorisation administrative nécessaire permettant leur commercialisation. La Société n'est pas non plus en mesure de préciser actuellement la nature exacte, le calendrier précis et les coûts détaillés des activités qui seront nécessaires pour mener à bien ses programmes de recherche et ses produits candidats.

Les lois et réglementations concernées, ainsi que les délais nécessaires pour obtenir l'aval des autorités réglementaires, varient d'un pays à l'autre, mais les procédures administratives globales européennes et américaines sont comparables. Chaque autorité de régulation peut imposer ses propres exigences, annuler une autorisation, refuser de donner son accord ou exiger un complément d'information avant de donner son aval, indépendamment de l'autorisation accordée par une ou plusieurs autres autorités réglementaires. L'accord d'une autorité réglementaire peut être différé, limité ou refusé pour diverses raisons dont la plupart est indépendante de la volonté de la Société. Il peut s'agir de la non-conformité d'un processus ou d'un site aux exigences de fabrication des produits réglementés, ou de la non-conformité des produits aux exigences de sécurité et d'efficacité pendant le développement clinique ou la post-commercialisation. Aucune garantie ne peut être donnée concernant l'autorisation par les autorités réglementaires d'un essai clinique ou concernant la commercialisation d'un produit, quelle qu'en soit l'indication ou la destination. Les autorités réglementaires peuvent contester l'interprétation que fait la Société des données qu'elle leur communique. Tout produit bénéficiant d'une autorisation à des fins d'essais cliniques ou de commercialisation reste assujetti à une réglementation contraignante et à l'évaluation de ses ratios avantages/sécurité ou risque/performance. Une évaluation négative de ces ratios avantages/sécurité ou risque/performance peut déboucher sur une restriction potentielle d'utilisation, voire sur l'annulation de l'agrément d'un ou plusieurs produits. Les autorités réglementaires peuvent à tout moment exiger l'annulation ou l'organisation d'essais cliniques, interrompre une évaluation dans l'attente d'un complément d'information, délivrer une autorisation restrictive ou autoriser des essais cliniques ou une commercialisation d'envergure restreinte par rapport à la demande déposée, ou encore exiger la tenue d'études supplémentaires avant de se prononcer. Il n'y a aucune garantie que de telles données ou études complémentaires confirmeront les données précédentes.

Les programmes de recherche et les produits candidats de la Société doivent subir des essais précliniques et cliniques stricts dont le démarrage, le calendrier, le nombre et les résultats sont indéterminés et pourraient retarder considérablement, voire empêcher la commercialisation des produits.

Les essais précliniques et cliniques sont coûteux en temps et en argent, et leurs résultats sont incertains. Il peut arriver que la Société, ses partenaires ou d'autres tiers ne parviennent pas à mener à bien les essais précliniques et cliniques des programmes de recherche et des produits candidats. Un tel échec peut retarder ou empêcher la commercialisation des produits. La Société ne peut garantir que les essais précliniques et cliniques de ses programmes de recherche et produits candidats démontreront des niveaux de sécurité, d'efficacité ou de performance leur permettant d'obtenir une autorisation de mise sur le marché dans une région quelconque, et les résultats d'essais précliniques et cliniques déjà effectués ne sont pas nécessairement indicatifs des résultats d'essais précliniques et cliniques ultérieurs. La mise au point

d'un programme de recherche ou d'un produit candidat peut être suspendue ou annulée à n'importe quel stade de développement, compte-tenu de l'évaluation des données précliniques et cliniques, des coûts estimés de la poursuite du développement, d'une étude de marché et d'autres facteurs.

Les essais cliniques peuvent être retardés pour diverses raisons incluant entre autres : des retards dans l'obtention d'autorisations administratives pour débuter un essai clinique, des négociations difficiles avec des organismes de recherche (CROs) ou de fabrication (CMOs) sous contrat ou avec les sites d'essais cliniques, l'obtention de l'agrément d'un comité d'éthique, des difficultés de recrutement de patients au profil voulu pour participer à un essai, la difficulté d'avoir des patients pour des tests cliniques complets et le suivi de ces tests, le manque de sites cliniques adaptés, l'approvisionnement difficile en fournitures ou matériaux pour les essais cliniques, des sites cliniques renonçant à leur participation, la souscription d'assurances cliniques adaptées par la Société. De tels retards peuvent accroître les coûts et retarder ou mettre en danger la capacité de la Société à obtenir des autorisations administratives et à entamer la commercialisation dans les délais voulus. De nombreux facteurs ont une influence sur le recrutement des patients, notamment la taille et la nature de la population de patients, la distance à parcourir pour se rendre sur le site clinique, les critères de sélection pour les essais cliniques, la conception de l'essai, l'existence d'essais concurrents, la perception des cliniciens et des patients sur les avantages potentiels du produit par rapport à d'autres thérapies disponibles, y compris tout nouveau produit susceptible d'agrément pour les indications visées par la Société, et si l'organisation des essais cliniques implique une comparaison ou non avec un placebo ou une norme de prudence. Si la Société ne parvient pas à recruter le nombre voulu de sujets pour les essais, les essais pourraient ne pas se réaliser comme prévu, ou pourraient être plus onéreux. La Société et ses partenaires font ou pourraient faire l'objet de nombreuses exigences administratives, comme la protection des données, la législation applicable en matière d'environnement, de santé et de sécurité et des restrictions sur les expérimentations animales et/ou humaines. Le coût de la mise en conformité avec la réglementation, les exigences réglementaires ou les directives applicables peut être considérable, et le non-respect de ce type d'exigences peut valoir des sanctions, dont des amendes, des injonctions, des pénalités civiles, des rejets de demande d'autorisation de commercialisation, des retards, la suspension ou l'annulation d'un agrément, la révocation d'une licence ou la saisie ou le rappel de produits, des restrictions à l'exploitation et des poursuites pénales, susceptibles d'alourdir les coûts supportés par la Société ou ses partenaires ou de retarder le développement et la commercialisation de ses produits candidats.

La Société peut être confrontée à une concurrence et à des évolutions techniques importantes susceptibles de limiter, voire d'éliminer les débouchés commerciaux de ses produits candidats.

Le marché des produits pharmaceutiques est hautement concurrentiel. La Société est en concurrence avec nombre de concurrents bien implantés, dont des entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques, les universités, d'autres centres de recherche et des entreprises commerciales dont les ressources financières et de Recherche et Développement sont souvent bien supérieures aux siennes. Les domaines d'activité de la Société se caractérisent par une évolution technologique et un rythme d'innovation rapide. Il n'y a aucune certitude que la concurrence ne travaille pas actuellement à la mise au point de technologies et de produits d'une efficacité ou rentabilité égale ou supérieure à celle de la Société, ni qu'elle ne le fera pas à l'avenir. Des produits concurrents peuvent s'implanter sur le marché plus rapidement que ceux de la Société, et des avancées médicales ou des développements technologiques rapides par des concurrents peuvent rendre ses produits non compétitifs ou obsolètes avant que la Société ne parvienne à récupérer ses frais de Recherche et Développement, et de commercialisation. Si la Société ou ses produits candidats ne sont pas concurrentiels, cela pourrait avoir un impact négatif significatif sur les activités de la Société.

Le succès commercial futur des produits candidats de la Société dépendra de l'accueil que leur réserveront les médecins, les patients, les payeurs de services de santé et la communauté médicale.

Les produits candidats de la Société en sont à divers stades de développement, et la Société pourrait ne jamais disposer d'un produit à succès sur le plan commercial. Celyad n'est, pour l'heure, agréée pour la commercialisation d'aucun produit. Du fait du risque inhérent au développement de produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux, il est probable que tous les produits candidats de Celyad ne parviendront pas au stade de la commercialisation.

La Société ne s'attend pas à pouvoir commercialiser un produit avant plusieurs années. Par ailleurs, une fois les produits de la Société mis sur le marché, ils pourraient ne pas être prescrits par les médecins, ce qui constituerait un important manque à gagner pour la Société, ou l'empêcherait d'atteindre un seuil de rentabilité. L'adoption des futurs produits de la Société par les médecins, patients et payeurs de soins de santé dépendra de plusieurs facteurs, dont bon nombre sont indépendants de la volonté de la Société, parmi lesquels on compte notamment les facteurs suivants :

  • La terminologie employée sur l'étiquette produit;
  • L'acceptation par les médecins, patients et payeurs de soins de santé que le produit est sûr, efficace et rentable ;
  • Le côté pratique, la facilité d'utilisation et d'administration et d'autres avantages perçus par rapport à d'autres produits ;
  • La prévalence et gravité des évènements indésirables ;

  • Les restrictions, précautions ou avertissements figurant dans la synthèse des caractéristiques des produits, sur une brochure d'information au patient, sur l'emballage ou sur la notice d'utilisation ;

  • Le coût du traitement par des produits de la Société par rapport à des traitements alternatifs ;
  • La mesure dans laquelle les produits sont agréés et remboursés dans les listes des hôpitaux et organismes de gestion intégrée des soins ;
  • Si les produits sont considérés en traitement de première, de deuxième, de troisième ou de dernière ligne sur la notice et/ou sur la base des conseils au médecin et/ou dans les règles de remboursement.

Le niveau de prix, les possibilités et le niveau de remboursement adéquat par des tiers payants, notamment les compagnies d'assurance, les organismes publics ou autres payeurs de soins de santé, sont incertains et pourraient nuire à la capacité de la Société à dégager des marges compensant ses frais d'exploitation.

La performance commerciale de la Société dépendra en partie des conditions de détermination du prix de vente de ses produits par les autorités et les organismes publics compétents et les conditions de remboursement déterminées par les autorités de la santé ou les compagnies d'assurance dans les pays où la Société prévoit de commercialiser ses produits. La conjoncture marquée par un contrôle des coûts en matière de soins de santé, la crise économique et financière à laquelle est actuellement confrontée la plupart des pays et l'augmentation des budgets de soins de santé liée au vieillissement de la population grèvent encore davantage les dépenses de santé dans la plupart sinon tous les pays. En conséquence, la pression sur les prix de vente et les niveaux de remboursement augmentent en raison plus particulièrement:

  • Des contrôles des prix imposés par plusieurs États ;
  • Des politiques budgétaires plus restrictives quant au remboursement de certains produits ;
  • De l'augmentation de la difficulté à obtenir et à maintenir un niveau de remboursement suffisant pour des médicaments.

Il est possible que les futurs tarifs fixés n'assureront pas une rémunération des investissements consentis pour le développement des produits candidats de la Société. La capacité de la Société à adapter ses dépenses et ses structures de coûts à la pression s'exerçant sur les prix n'est pas démontrée et est incertaine.

Tous ces facteurs auront un impact direct sur la capacité de la Société de faire des profits sur les produits en question. Les politiques de remboursement partiel ou de non-remboursement des médicaments pourraient avoir des conséquences négatives significatives sur l'activité, les opportunités, la situation financière, les revenus et la croissance de la Société.

L'évolution de la réglementation concernant l'homologation ou l'introduction d'exigences additionnelles en la matière pourraient retarder, voire empêcher la commercialisation des produits candidats.

Le processus d'autorisation administrative est long et coûteux et le calendrier de la commercialisation est difficile à anticiper. Après commercialisation, les produits peuvent faire l'objet d'études de sécurité ou d'autres activités de type pharmacovigilance ou vigilance dispositifs, de restrictions d'utilisation ou être retirés du marché pour diverses raisons, y compris un danger ou une inefficacité démontrée, ou à la suite d'une utilisation au sein d'une population plus large et éventuellement différente de la population ayant fait l'objet des essais précommercialisation du produit.

Les produits candidats de la Société peuvent être sujets à l'évolution du cadre réglementaire ou des conditions de marché. Les lignes directrices administratives peuvent changer pendant la période de développement et d'évaluation, invalidant à divers degrés la stratégie de développement. Les conditions de marché peuvent changer également, ouvrant la porte à de nouveaux concurrents ou de nouvelles lignes directrices de traitement pouvant exiger une modification de la stratégie de développement. Ces facteurs peuvent provoquer des retards importants, accroître le coût des essais, modifier considérablement les hypothèses commerciales, voire déboucher sur un refus d'autorisation de commercialisation.

La Société fait l'objet d'inspections et fera l'objet d'une surveillance de marché de la part de la FDA, de l'EMA et d'autres autorités réglementaires en matière de conformité avec les règles interdisant toute publicité de ses produits dans un but autre que celui faisant l'objet de l'homologation.

S'il est interdit au fabricant d'un produit d'en faire la publicité en vue d'une utilisation autre que celle pour laquelle il est conçu, les médecins sont habilités, dans l'exercice de leur profession, à en faire un usage non agréé par les autorités réglementaires compétentes. La réglementation de telles utilisations hors indications approuvées fait l'objet d'interprétations variables et évolutives.

La fabrication et la commercialisation post-homologation des produits de la Société peuvent présenter des profils d'efficacité et de sécurité différents de ceux illustrés par les données cliniques qui ont fondé l'autorisation de tester ou commercialiser de tels produits. Un tel cas de figure pourrait déboucher sur le retrait ou la suspension de l'agrément, ce qui pourrait avoir un effet négatif significatif sur l'activité de la Société, sa situation financière, ses bénéfices d'exploitation ou

ses flux de trésorerie. En outre, les autorités réglementaires peuvent interdire des descriptifs ou des termes publicitaires considérés comme nécessaires ou utiles à une bonne commercialisation des produits de la Société.

Les autorités réglementaires disposent de larges pouvoirs exécutoires, et le non-respect des exigences réglementaires de la part de la Société ou de ses partenaires peut être lourd de conséquences : rappels ou saisies de produits, restrictions à l'exploitation et à la production, annulation d'autorisations de commercialisation, suspension partielle ou totale des agréments administratifs, refus d'avaliser des demandes en souffrance, lettres de mise en garde ou en demeure, injonction, pénalités ou amendes, poursuites civiles ou pénales, emprisonnement.

2.7.3.3 Risques liés à notre dépendance à des tiers

La Société a obtenu et va obtenir du financement important des régions wallonne et flamande. Les modalités des accords passés avec les régions peuvent limiter les prérogatives de la Société dans la conclusion de partenariats pour tout ou partie de ses produits et dans l'implantation de ses futures unités opérationnelles.

La Société a conclu durant l'année écoulée de nombreux contrats de financement avec la Région wallonne pour financer partiellement l'ensemble de ses programmes de Recherche & Développement. En vertu de ces contrats, la Société aurait besoin de l'accord de la Région wallonne pour toute concession sous licence ou vente à un tiers de tout ou partie de ses produits, prototypes ou installations, ce qui pourrait réduire la capacité de la Société à trouver un partenaire ou à vendre tout ou partie de ses produits.

Par ailleurs, dès l'entrée en « phase d'exploitation » des programmes de Recherche & Développement partiellement financés par la Société, cette dernière doit commencer à rembourser les subventions reçues. La Société pourrait ne pas être en mesure de rembourser ces subventions conformément aux modalités de ces contrats, ou un tel remboursement pourrait nuire au financement de ses activités cliniques et scientifiques.

La Société s'est engagée à (i) commencer dans les trois ans, à dater de la clôture de l'Offre, la construction d'un site d'exploitation important en Région flamande, lequel site devant devenir le principal site de production de lots commerciaux jusqu'au terme de la sixième année qui suit la clôture de l'Offre et, (ii) maintenir son siège social en Région wallonne et toutes les activités actuelles de la Société en ce compris (mais sans limitation) la production des lots cliniques, la Recherche et Développement, les ventes, le marketing et l'administration, resteront et seront développées en Région wallonne, ce qui restreint la possibilité de la Société de déterminer la localisation la plus pratique et la moins onéreuse pour ses locaux.

Les engagements mentionnés ci-dessus sont des engagements contractuels de la Société. Si la Société devait ne pas respecter ses engagements contractuels, elle pourrait être tenue responsable d'une violation de ses engagements contractuels.

La Société compte et continuera à compter sur la collaboration de tiers pour la mise au point de ses programmes de recherche et de ses produits candidats.

La Société est, et devrait rester,tributaire de collaborations avec divers partenaires dans le cadre du développement et de la commercialisation de ses programmes de recherche et produits candidats actuels et à venir. La Société a mené, mène et va continuer à mener des discussions sur les possibilités de partenariat avec diverses sociétés pharmaceutiques et de dispositifs médicaux. Si elle ne parvient pas à maintenir ou à conclure des accords de collaboration raisonnables, le développement de ses programmes de recherche et de ses produits candidats existants et futurs pourrait être retardé, le potentiel commercial de ses produits pourrait changer, et ses coûts de développement et de commercialisation augmenter considérablement.

La dépendance de la Société envers ses partenaires lui fait courir divers risques, dont les risques suivants :

  • La Société ne maîtrise pas forcément l'importance des ressources que ses partenaires consacrent à ses programmes de recherche et à ses produits candidats, ni le calendrier s'y rapportant;
  • La Société peut être tenue de renoncer à des droits importants, dont des droits de propriété intellectuelle, de commercialisation et de distribution ;
  • Dans le cadre de ses programmes de recherche et de ses produits candidats, la Société dépend de données fournies par des tiers et n'a aucune maîtrise sur les méthodes utilisées par ces derniers pour compiler ces données. Elle peut ne pas bénéficier de garanties officielles ou adéquates de la part de ses partenaires du point de vue de la qualité et de l'exhaustivité des données ;
  • Un partenaire peut mettre au point un produit concurrent, seul ou en collaboration avec des tiers, y compris un ou plusieurs concurrents de la Société ;
  • La volonté ou la capacité des partenaires de la Société de s'acquitter de leurs obligations contractuelles envers elles peuvent subir l'influence négative de regroupements d'entreprises ou d'une évolution significative de la stratégie commerciale d'un partenaire et/ou ;

  • Le développement des programmes de recherche et des produits candidats de la Société peut subir des retards ou une augmentation de coûts du fait de la résiliation ou de l'expiration de contrats collaboratifs de Recherche et Développement.

La Société s'appuie sur des tiers pour conduire, superviser et contrôler ses essais cliniques. Si ces parties tierces manquaient à leurs obligations contractuelles ou ne devaient pas respecter les échéances prévues, la Société pourrait ne pas obtenir les autorisations administratives devant lui permettre de commercialiser ses produits candidats, ses activités pouvant alors fortement en être affectées.

La Société s'appuie également sur des sociétés en charge de la supervision d'essais cliniques (CRO) et sur des sites spécialisés de recherches cliniques pour que ces dernières soient conduites de manière régulière et adéquate et dans les délais prévus. Même si la Société conclut des accords concernant ces activités, la Société a une influence limitée sur les performances des CRO. La Société contrôlera uniquement certains aspects des activités de ses CRO. Néanmoins, il reviendra à la Société de s'assurer que chacun de ses essais cliniques est mené conformément au protocole et aux normes légales, réglementaires et scientifiques en vigueur et que sa dépendance aux CRO ne dispense pas la Société de ses responsabilités réglementaires.

La Société et ses CRO sont soumises aux règles de Bonnes Pratiques cliniques définies par la FDA concernant la conduite, l'enregistrement et le reporting des résultats des essais cliniques pour garantir la crédibilité et la précision des données et des résultats cliniques mais aussi pour garantir la confidentialité et l'intégrité des données cliniques des participants aux essais. La FDA, les autorités compétentes et les États membres de l'EEA et les autorités réglementaires étrangères équivalentes assurent la mise en œuvre de ces Bonnes Pratiques en réalisant des contrôles périodiques des sponsors cliniques, des investigateurs et des sites cliniques. Si la Société ou ses CRO devaient manquer à leurs obligations en matière de Bonnes Pratiques, les données cliniques générées pourraient être déclarées non fiables et la FDA, l'EMA, ou toute autre autorité réglementaire étrangère, pourrait requérir que la Société réalise des essais cliniques complémentaires avant d'approuver la mise sur le marché. Sur inspection, la FDA peut considérer que les essais cliniques ne respectent pas les règles de Bonnes Pratiques cliniques en vigueur. En outre, les essais cliniques futurs nécessiteront un nombre suffisant de participants pour évaluer la sécurité et l'efficacité des produits candidats. Dès lors, si les CRO ne respectent pas ces règles de Bonnes Pratiques ou ne recrutent pas suffisamment de patients, la Société peut être contrainte à procéder à de nouveaux essais cliniques, ce qui retarderait le processus d'approbation réglementaire.

Étant donné que les CRO ne sont pas des employés de la Société, celle-ci est dans l'impossibilité d'évaluer si le temps passé et les ressources allouées sont suffisants pour réaliser ses programmes (pré)cliniques. Les CRO peuvent également collaborer avec d'autres entités commerciales, en ce compris des concurrents de la Société, pour lesquels lesdits CRO peuvent également conduire des essais cliniques ou développer certains produits, ce qui peut affaiblir la position concurrentielle de la Société. Si les CRO n'exécutent pas parfaitement leurs obligations contractuelles, ne respectent pas les échéances prévues ou si la qualité et l'adéquation des données cliniques devaient être compromises en raison du défaut des CRO d'adhérer au protocole clinique de la Société ou aux prescriptions réglementaires, les essais cliniques de la Société pourraient devoir être étendus, retardés ou arrêtés, empêchant alors la Société d'obtenir l'autorisation administrative pour commercialiser avec succès ses produits candidats. Le cas échéant, les résultats financiers et les perspectives commerciales relatives aux produits candidats concernés en seraient affectés ; les coûts pourraient augmenter et la capacité de la Société à générer des revenus pourrait être retardée.

En cas d'arrêt de collaboration entre la Société et ses CRO, la Société pourrait être dans l'impossibilité de conclure de nouveaux accords avec des CRO alternatives ou de le faire à des conditions commerciales et/ou financières raisonnables. En outre, il existe une période de transition naturelle lorsqu'une nouvelle CRO commence à travailler. Par conséquent, cela pourrait affecter la capacité de la Société à rencontrer ses objectifs en matière développement clinique dans les délais escomptés. Même si la société gère consciencieusement ses relations avec les CRO, il ne peut être garanti que ces retards ou obstacles n'auront pas d'impacts négatifs sur ses activités, sa situation et ses perspectives financières.

Les thérapies cellulaires s'appuient sur la disponibilité de matières premières spécifiques pouvant ne pas être disponibles ou ne pas l'être à des conditions acceptables.

Les thérapies cellulaires peuvent requérir l'approvisionnement en matières premières spécifiques, lesquelles sont produites par de petites entreprises aux ressources limitées ou n'ayant que peu d'expérience dans la conduite des affaires. Les fournisseurs peuvent être mal équipés pour répondre aux besoins de la Société, en particulier dans des circonstances inhabituelles comme une inspection de la FDA ou une crise médicale, comme une contamination généralisée. La Société n'a pas de contrat d'approvisionnement avec tous les fournisseurs de ces matières premières et peut donc ne pas être en mesure de conclure des accords avec eux ou de le faire à des conditions acceptables. Par conséquent, la Société peut subir des retards dans la réception de ces matières qui sont des éléments clés dans l'ensemble des processus de production.

De plus, certaines matières premières ne sont parfois fournies que par un seul fournisseur ou un nombre limité de fournisseurs. La Société ne peut pas garantir la continuité des activités de ces fournisseurs ni empêcher que ceux-ci soient

rachetés ou absorbés par un concurrent ou une entreprise tiers ne désirant plus poursuivre la production de ces matières premières.

2.7.3.4 Risques liés à la propriété intellectuelle de la Société

Les brevets et le portefeuille de droits de propriété intellectuelle de la Société sont relativement récents et pourraient ne pas protéger suffisamment ses programmes de recherche et produits candidats, nuisant à sa capacité à faire face à la concurrence.

La réussite de la Société sera en partie fonction de sa capacité à obtenir, àprotéger et à faire respecter ses brevets et autres droits de propriété intellectuelle. Les programmes de recherche et produits candidats de la Société font l'objet deplusieurs portefeuilles de demandes de brevet qui font soit l'objet d'une licence à la Société, soit lui appartiennent. Sur les nombreuses demandes de brevet en cours d'examen à la date du présent rapport, seuls deux brevets nationaux ont été octroyés en Belgique et trois aux États-Unis. Les autres demandes sont toujours en attente. La Société ne peut garantir qu'elle sera à l'avenir en mesure d'élaborer de nouvelles inventions brevetables, ni qu'elle-même ou ses donneursde licence seront en mesure d'obtenir de nouveaux brevets ou de protéger les droits existants face à une contestation, par des offices des brevets ou d'autres tiers, de leur validité, de leur étendue et/ou de leur applicabilité. La Société ne peut garantir qu'elle est, ou a été, la première à concevoir une invention et à déposer un brevet ou une demande de brevet, notamment parce que dans la plupart des pays, les demandes de brevet ne sont publiées que 18 mois après la date de dépôt. Par ailleurs, la Société peut ne pas avoir d'emprise ou seulement une emprise limitée sur l'efficacité avec laquelle ses donneurs de licence préviennent le contournement de leurs brevets et de leur propriété intellectuelle. Le droit des brevets dans le secteur biopharmaceutique étant très incertain, la Société ne peut garantir que les technologies utilisées dans ses programmes de recherche et ses produits candidats seront brevetables, que ses demandes de brevet actuelles ou futures, ainsi que celles de ses donneurs de licence, seront acceptées, que l'étendue de ses brevets suffise à assurer une protection commerciale efficace contre des concurrents disposant de technologies ou de produits comparables, ni que les brevets accordés, à elle ou à ses donneurs de licence, ne seront pas contestés, contournés, invalidés ou rendus inapplicables par des tiers, ce qui permettrait à des concurrents de les détourner ou de les exploiter et la priverait de la protection à laquelle elle peut s'attendre contre ses concurrents. Si la Société ou ses donneurs de licence n'obtiennent pas les brevets voulus sur leurs technologies, ou si les brevets de la Société ou de ses donneurs de licence sont invalidés (par exemple à la suite de la découverte d'art antérieur), des tiers pourraient exploiter ces technologies sans rémunérer la Société. La capacité d'un tiers à exploiter une technologie non brevetée est renforcée par le fait que la demande de brevet publiée comprend la description détaillée de la technologie en question.

La Société ne peut garantir que des tiers, des contractants ou des employés, ne revendiqueront pas la propriété des brevets ou d'autres droits de propriété intellectuelle dont elle serait détentrice.

La Société fait appel à un savoir-faire exclusif pour la protection de ses programmes de recherche, de ses produits candidats et de sa plate-forme cardiopoïétique. Maintenir et protéger un tel savoir-faire est difficile. La Société met tout en œuvre pour maintenir son savoir-faire, mais ne peut garantir que ses partenaires, employés, experts-conseils, conseillers et autres tierces parties ne divulgueront pas, sciemment ou non, de l'information confidentielle à la concurrence. Par ailleurs, des concurrents de la Société peuvent acquérir indépendamment des connaissances et un savoir-faire équivalent, ce qui pourrait réduire, voire annuler son avantage concurrentiel.

La protection des brevets, savoir-faire et autre propriété intellectuelle est une entreprise hasardeuse, coûteuse en temps et en argent. La Société ne peut garantir qu'elle parviendra à s'opposer au détournement de ses inventions brevetées, de son savoir-faire et d'autres droits de propriété intellectuelle et de ceux de ses concédants de licence, et un échec dans ce domaine pourrait nuire gravement à sa compétitivité.

À la date du présent rapport, la Société n'a connaissance d'aucune contestation de sa propriété intellectuelle, sinon de la part des offices des brevets dans le cadre normal de l'examen de ce type de dossiers, ni d'aucun contournement (à l'exception de la marque C-Cure®, concernant laquelle la Société a reçu de la part de SMB SA une lettre l'enjoignant de ne pas commercialiser au Benelux un produit pharmaceutique sous cette marque au cas où elle y serait autorisée par l'EMA. Prenant en compte la connotation thérapeutique du mot C-Cure®, il est toutefois possible que la Société ne soit pas autorisée à utiliser cette marque pour identifier ses produits ou services).

La Société pourrait porter atteinte aux brevets ou droits de propriété intellectuelle de tiers et faire l'objet de poursuites en matière de brevet, ce qui pourrait être coûteux en temps et argent.

La réussite de la Société sera en partie fonction de sa capacité à travailler sans porter atteinte ni détourner les droits de propriété intellectuelle de tiers. La Société ne peut garantir que ses activités ou celles de ses donneurs de licence ne porteront pas atteinte aux brevets ou à d'autres droits de propriété intellectuelle détenus par des tiers. La Société pourrait perdre un temps et une énergie considérables, et dépenser beaucoup d'argent, si elle se voit contrainte de se défendre dans le cadre de procès pour violation d'un brevet ou d'autres droits de propriété intellectuelle intentés contre elle-même

ou ses donneurs de licence, que ces poursuites soient justifiées ou non. Par ailleurs, elle ne saurait garantir que ses donneurs de licence ou elle-même sortiront gagnants de telles actions en justice. Si la Société ou ses donneurs de licence sont reconnus coupables de violation des brevets ou droits de propriété intellectuelle de tiers, ils pourraient éventuellement devoir verser des dommages et intérêts considérables, ce qui pourrait avoir de graves conséquences pour la trésorerie et la situation financière de la Société. La Société peut, par ailleurs, se voir contrainte de cesser le développement, l'exploitation ou la vente du programme de recherche, de produits candidats ou du processus concerné, ou de faire l'acquisition d'une licence sur les droits faisant l'objet de la contestation, ce qui peut être commercialement inabordable, voire impossible. La Société pourrait se trouver dans l'incapacité de développer ou de commercialiser un produit, un produit candidat ou un programme de recherche, ou pourrait mettre fin à certaines activités, ce qui est susceptible d'avoir un impact significatif négatif sur les activités de la Société.

Parallèlement au développement de la propriété intellectuelle de la Société, les brevets concernant la régénération cardiaque et, plus spécifiquement, les brevets de la concurrence font l'objet d'une évaluation périodique visant à éviter toute violation et à délimiter les domaines brevetables. À l'heure actuelle, aucune plainte pour violation de brevet n'a été déposée contre Celyad ni par Celyad contre des tiers.

Il n'y a aucune certitude que les efforts de la Société visant à identifier et délimiter les droits existants préalablement au lancement d'un programme de recherche et développement sur un produit candidat, une méthode, un processus ou une technologie mettront en lumière l'intégralité des droits des tiers en rapport avec ces derniers.

La Société pourrait perdre beaucoup de temps, d'énergie et d'argent si elle doit se défendre contre une accusation de violation ou pour défendre ses droits de propriété intellectuelle face à un tiers. Les risques de poursuites par des tiers peuvent s'accroître au fur et à mesure que la Société fait la publicité de ses programmes de recherche et produits candidats. Elle pourrait ne pas parvenir à défendre ses droits face à des poursuites ou plaintes et subir en conséquence des pertes, coûts ou retards considérables relativement à ses plans de commercialisation.

La Société est dépendante d'accord de licence de droits intellectuels de tiers et la résiliation de certaines de ces licences pourrait impliquer la perte significative de droits, pouvant préjudicier ses activités.

La Société est dépendante de brevets, de savoir-faire et de technologie lui appartenant ou appartenant à des tiers. La résiliation des licences concédées peut impliquer une perte significative de ses droits et peut affecter sa capacité à commercialiser ses produits candidats. Des litiges en matière de droits intellectuels peuvent également naître entre la Société et ses concédants de licence, et notamment sur les questions suivantes :

  • L'étendue des droits concédés et autres litiges de nature interprétative ;
  • La mesure dans laquelle sa technologie et ses activités portent atteinte aux droits intellectuels du concédant de licence qui ne sont pas couverts par un accord de licence ;
  • Le droit pour la Société de sous-licencier les brevets, ou autres droits, à des tiers avec lesquels la Société développe des collaborations ;
  • Le montant et le moment du paiement liés à la réalisation d'étapes importantes ainsi que le paiement des royalties ;
  • La capacité de la Société à remplir ses obligations relatives à l'usage de la technologie sous licence en rapport avec le développement et la commercialisation de ses produits candidats ;
  • La répartition entre la Société, ses partenaires et ses concédants de licence, des droits de propriété (intellectuelle) sur les inventions et le savoir-faire résultant des collaborations établies entre elles, ou de l'usage des droits intellectuels donnés en licence.

En cas de litige relatif aux droits intellectuels donnés en licence et qui affecterait la capacité de la Société à maintenir ses accords existants en matière de licence à des conditions acceptables, la Société pourrait être dans l'impossibilité de développer ou de commercialiser avec succès les produits candidats pour lesquels lesdites licences sont nécessaires. Les risques liés à la protection des droits intellectuels sont tout autant liés aux droits que la Société reçoit en licence que ceux qu'elle détient à titre personnel. Si la Société ou les donneurs de licences manquaient à protéger adéquatement leurs droits de propriété intellectuelle, la capacité de la Société à commercialiser ses produits pourrait en être affectée.

Nous pourrions ne pas parvenir à obtenir ou à garder une protection par brevet adéquate pour un ou plusieurs de nos produits candidats.

Le processus de brevetabilité estlong et coûteux ettant Celyad que les actuels ou futurs preneurs ou donneurs de licence pourraient ne pas être en mesure de déposer et maintenir des brevets sur certains aspects de nos produits candidats ou délivrer des technologies à temps et à coûts raisonnables. Il est aussi possible que Celyad, et les actuels ou futurs preneurs ou donneur de licence ne parviennent pas à identifier les aspects brevetables des inventions créées au cours du développement ou dans le cadre des activités de commercialisation, dans un délai qui soit suffisant pour obtenir une protection de ces aspects par brevet. Par conséquent, nos brevets et demandes de brevets peuvent ne pas être maintenus et protégés pour servir utilement les meilleurs intérêts de notre entreprise. Il est possible que des erreurs lors de la

préparation du dépôt de nos demandes de brevet surviennent, relatives notamment à la revendication d'une éventuelle priorité, aux droits d'invention, à la portée des revendications ou à des modifications des conditions du brevet. En vertu de nos contrats de licence existants avec la Mayo Foundation for Medical Education and Research et le Trustees of Dartmouth College, nous avons le droit, mais pas l'obligation, de faire valoir nos droits sur les brevets qui nous ont été donnés en licence.

Si nos donneurs de licences actuels ou nos futurs preneurs ou donneurs de licence, ne coopèrent pas pleinement ou s'opposent au dépôt, au maintien ou la mise en œuvre des droits de brevets, ces droits pourraient être compromis et nous pourrions ne pas être en mesure d'empêcher des tierces parties de fabriquer, d'utiliser et de commercialiser des produits concurrents. En cas d'erreur lors de la préparation de nos brevets ou demandes de brevet, ceux-ci pourraient être déclarées invalides et les droits qui en découlent, ne pas pouvoir être exercés.

En outre, nos concurrents pourraient développer, de manière indépendante, des connaissances, des méthodes et un savoir-faire équivalents. Ces circonstances pourraient affecter notre capacité à contrer la concurrence de tierces parties, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur nos activités, notre situation financière et nos résultats d'exploitation.

Nous avons actuellement déposé des brevets et des demandes de brevet pour nos produits candidats et nos dispositifs médicaux et nous prévoyons de déposer des demandes de brevet supplémentaires dans plusieurs pays, notamment au sein de l'Union européenne et aux États-Unis. Nous ne pouvons toutefois pas prédire :

  • Si et quand des brevets seront délivrés ;
  • Le degré et le niveau de protection que les brevets délivrés nous donneront contre des concurrents, et notamment si des tierces parties trouveront des moyens d'invalider ou de déjouer autrement nos brevets ;
  • Si des tiers déposeront ou obtiendront des brevets couvrant des aspects similaires à ceux couverts par nos brevets ou demandes de brevet;
  • Si nous devons initier des poursuites judiciaires ou administratives pour défendre nos droits de brevet, ce qui pourrait être coûteux, quelle que soit l'issue de la procédure.

Nous ne pouvons pas être certains, toutefois, que les revendications de nos demandes de brevet en cours seront considérées comme brevetables par les offices de brevets ou que les revendications de nos brevets délivrés seront considérées par les tribunaux locaux comme valides et applicables.

La portée des brevets dans le domaine biotechnologique et pharmaceutique peut être incertaine et l'évaluation de la portée de ces brevets implique des analyses légales et scientifiques complexes. Les demandes de brevet que nous possédons ou détenons en licence peuvent ne pas aboutir à l'octroi d'un brevet dont les revendications couvriraient nos produits candidats ou leur usage dans l'Union européenne, aux États-Unis ou dans d'autres pays. Même si les brevets sont délivrés avec succès, des tiers peuvent remettre en question leur validité et leur portée, ce qui pourrait entraîner la limitation, la nullité ou l'inapplicabilité des ces brevets. En outre, même s'ils ne sont pas remis en question, nos brevets et demandes de brevet peuvent ne pas protéger correctement notre propriété intellectuelle ni empêcher des tiers de concevoir leurs produits en évitant qu'ils ne tombent dans le champ des revendications de nos brevets. Le fait que l'ampleur ou la portée de la protection offerte par les demandes de brevet que nous détenons sur nos produits candidats soit mise en cause pourrait dissuader les entreprises de collaborer avec nous et pourrait donc fragiliser notre capacité à commercialiser nos produits candidats. En outre, dans la mesure où les demandes de brevet sont confidentielles dans la plupart des pays pendant une certaine période après le dépôt, nous ne pouvons pas être certains que nous sommes les premiers à déposer une demande de brevet liée à nos produits candidats.

Le brevet européen EP2432482, intitulé « Composition pharmaceutique pour le traitement de cardiopathies » a été octroyé par l'Office Européen des Brevets (« OEB ») le 15 avril 2015. Les revendications couvertes concernent les compositions comprenant des cellules impliquées dans la régénération de tissu cardiaque. Une opposition a été introduite à l'encontre de ce brevet devant l'OEB le 15 janvier 2016 par un tiers anonyme. L'opposition revendique la révocation du brevet dans son intégralité. Les deux parties ont présenté des arguments complémentaires par écrit. Une procédure orale a été tenu devant l'OEB le 6 mars 2017, lequel a statué en faveur de la nullité du brevet, cette décision devant encore être confirmée par écrit. La décision de l'OEB est susceptible d'appel.

Le brevet américain N° 9.181.527 intitulé « T cell receptor-deficient T cell compositions » a été délivré par l'Office américain des Marques et Brevets (« USPTO ») le 10 novembre 2015. Les revendications se rapportent à des cellules T humaines primaires isolées qui sont modifiées de façon spécifique. Une demande de réexamen ex parte de la première revendication du brevet a été introduite par un tiers anonyme auprès de l'USPTO le 10 février 2016. Le réexamen a été approuvé et la procédure s'est terminée depuis. Un certificat de réexamen a été émis le 6 janvier 2017 et le périmètre de la première revendication a été maintenu. Le brevet reste donc valable et en vigueur.

Une nouvelle demande de réexamen ex parte portant sur la troisième revendication du même brevet (US 9.181.527) a été introduite auprès de l'USPTO le 27 décembre 2016 par un tiers anonyme, bienque la déclaration accompagnant la requête

portait comme signataire une personne qui aurait été désignée par la société Cellectis SA. Le 14 mars 2017, l'USPTO a rendu une décision rejetant la requête en réexamen, au motif qu'aucun moyen substantiel nouveau concernant la brevetabilité n'avait pu être évoqué par le requérant. Le brevet reste donc valable et en vigueur.

Les brevets ont une durée limitée. Diverses extensions sont disponibles. Néanmoins, la durée de vie d'un brevet et la protection qu'il offre sontlimitées. La longue période entre le dépôt du brevet etl'approbation réglementaire d'un produit candidat limite, en outre, la période pendant laquelle nous pouvons commercialiser un produit candidat sous brevet, ce qui peut affecter en particulier la rentabilité de nos jeunes produits candidats. Si nous rencontrons des retards lors de nos essais cliniques, la période pendant laquelle nous pourrions commercialiser nos produits candidats sous brevet serait réduite. Sans protection par brevet pour nos produits candidats, nous nous exposerions à la concurrence de versions biosimilaires de nos produits candidats.

Nous pourrions ne pas être en mesure de protéger nos droits de propriété intellectuelle à travers le monde.

Le dépôt, le maintien et la défense des brevets sur nos produits candidats dans tous les pays du monde seraient trop onéreux. En outre, les législations de certains pays étrangers ne protègent pas les droits de propriété intellectuelle de la même manière que les législations européennes et américaines. Par conséquent, nous pourrions ne pas être en mesure d'empêcher des tierces parties d'utiliser nos inventions dans certains pays ou d'y vendre ou y importer nos produits. Des concurrents pourraient utiliser nos technologies dans des pays où nous n'avons pas obtenu de protection par brevet pour développer leurs propres produits et ensuite exporter des produits de contrefaçon vers les territoires où nous avons une protection par brevet, mais où leur mise en œuvre est compliquée.Cesproduits pourraient concurrencer nos produitsdans la mesure où nos brevets ou autres droits de propriété intellectuelle pourraient ne pas être efficaces ou suffisants pour contrer cette concurrence.

De nombreuses entreprises ont rencontré des problèmes significatifs de protection et de défense des droits de propriété intellectuelle dans différentes juridictions. Les systèmes juridiques de certains pays, en particulier certains pays en voie de développement, ne favorisent pas la protection effective des brevets, des secrets commerciaux et des autres droits de propriété intellectuelle, en particulier dans le domaine biotechnologique, ce qui pourrait limiter notre faculté à mettre un terme aux violations de nos brevets ou à la commercialisation de produits concurrents qui porteraient atteinte à nos droits en général. Les procédures visant à faire valoir nos droits de brevet dans certains pays peuvent impliquer des coûts substantiels et détourner nos efforts et notre attention d'autres aspects de nos activités, pourraient menacer nos brevets de nullité ou en réduire leur portée, compromettre la délivrance de nos demandes de brevet et encourager des tierces parties à intenter des actions contre nous. Nous pourrions ne pas obtenir gain de cause dans les procédures que nous initions et les dommages et intérêts ou autres mesures accordées, pourraient ne pas être significatifs, commercialement parlant. Par conséquent, nos efforts pour faire valoir nos droits de propriété intellectuelle peuvent être inopportuns en tant qu'ils viseraient à tirer profit de la propriété intellectuelle que nous développons et brevetons, commercialement parlant.

Nous pourrions être impliqués dans des procès visant à protéger ou à faire valoir nos brevets ou les brevets de nos donneurs de licence, ce qui pourrait être long, coûteux et infructueux.

Des concurrents pourraient violer nos brevets ou les brevets de nos donneurs de licence. Pour mettre un terme à ces violations ou à une utilisation illégale, nous pourrions être contraints d'introduire des actions en contrefaçon de brevet qui pourraient s'avérer longues et coûteuses. En outre, dans une procédure en contrefaçon ou une action en jugement déclaratif, un tribunal peut décider qu'un ou plusieurs de nos brevets ne sont pas valables ou susceptibles d'être mis en œuvre etpeut refuser d'ordonner la cessation de l'usage de la technologie en question sous prétexte que nos brevets ne couvrent pas la technologie concernée. Une issue défavorable lors d'un litige peut augmenter le risque que nos brevets soient déclarés nuls ou inapplicables, que leur protection soit interprétée restrictivement ou qu'ils doivent être modifiés d'une manière telle qu'ils ne couvrent au final plus nos produits candidats. Une issue défavorable lors d'un litige peut également mettre en péril la délivrance de nos demandes de brevet en cours. La défense de nos brevets, quelle que soit l'issue donnée au litige, impliquerait des frais substantiels liés au contentieux et pourrait détourner une partie de nos ressources humaines des activités principales de la Société. Des procédures spécifiques initiées pourraient être nécessaires en vue de déterminer la priorité de certaines inventions ou la qualité d'inventeur, en rapport avec nos brevets ou demandes de brevet ou ceux de nos donneurs de licence. Une issue défavorable pourrait impliquer une perte de droits de brevet et nous interdire l'usage d'une technologie et nous priver de la faculté de réclamer à la partie gagnante qu'elle prenne une licence sur nos produits. Nos activités pourraient être compromises si la partie gagnante ne nous offre pas une licence sur sa technologie à des conditions commerciales raisonnables. Toute procédure et action diverse peut donner lieu à une décision contraire à nos intérêts et, même en cas d'issue favorable, à des frais substantiels et au détournement de l'attention de notre direction et de notre personnel.

En outre, en raison publicité importante inhérente à certaines procédures dans certaines juridictions, en matière de propriété intellectuelle, il existe un risque que certaines de nos informations confidentielles soient divulguées à cette occasion, sans oublier les éventuelles annonces publiques des résultats des audiences, des réunions ou d'autres

procédures ou développements en cours. Si des analystes ou des investisseurs perçoivent ces résultats comme étant négatifs, cela pourrait avoir un impact négatif important sur le prix de l'action Celyad.

Les brevets délivrés couvrant nos produits candidats pourraient devenir non valables ou inapplicables s'ils sont remis en question devant un tribunal ou une autorité compétente.

Si nous, ou l'un de nos donneurs de licence, initions une procédure juridique contre un tiers pour faire valoir nos droits de brevet sur nos produits candidats, le défendeur pourrait introduire une demande reconventionnelle en nullité de ce brevet. Les tiers peuvent également formuler des objections semblables devant des instances administratives, même en dehors du contexte d'un litige judiciaire. Ces mécanismes incluent des procédures de réexamen ou d'opposition. Ces procédures peuvent entraîner la nullité des brevets ou à l'obligation de modifier nos brevets avec pour conséquence qu'ils pourraient ne plus couvrir et protéger nos produits candidats. L'issue des procédures en nullité ou de réexamen est imprévisible. En ce qui concerne la validité de nos brevets, par exemple, nous ne pouvons pas être certains qu'il n'existe pas d'art antérieur invalidant dont nous, notre conseil en brevets ou l'examinateur de l'office des brevets concerné n'aurions pas été informés. Si le défendeur devait obtenir gain de cause dans une procédure en nullité ou en réexamen, nous perdrions au moins une partie, voire l'intégralité, de la protection par brevet de nos produits candidats, ce qui pourrait avoir un impact matériel négatif sur nos activités.

Nous pourrions être sujets à des revendications selon lesquelles nos collaborateurs, consultants ou entrepreneurs indépendants ont utilisé ou divulgué à tort des informations confidentielles de tiers.

Dans le cadre de nos collaborations, nous recevons des informations confidentielles appartenant à des tiers. Certains de membres de notre personnel étaient précédemment employés dans d'autres entreprises biotechnologiques ou pharmaceutiques. Nous pourrions être sujets à des revendications selon lesquelles nous ou nos collaborateurs, consultants ou cocontractants indépendants aurions utilisé ou divulgué par inadvertance ou autre, des informations confidentielles appartenant à ces tiers ou aux anciens employeurs de nos collaborateurs. Un procès peut s'avérer nécessaire pour nous contester ces allégations. Même si nous obtenons gain de cause, une procédure judiciaire peut impliquer des coûts substantiels et détourner l'attention de notre direction et de nos collaborateurs.

2.7.4. Risques liés à l'organisation, la structure et l'opération de la Société

Maintien d'une haute qualité de fabrication conformément aux bonnes pratiques de fabrication et autres règles industrielles.

Celyad et ses fournisseurs clés actuels et à venir doivent se conformer en permanence aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) (dernière mise à jour) et à la réglementation correspondante mise en place par les autorités de régulation. La mise en conformité avec cette réglementation exige de la Société et de ses fournisseurs un important investissement en temps, en argent et en énergie dans différents domaines de la conception et la mise au point, des essais, de la production, de la tenue des dossiers et du contrôle de qualité, pour faire en sorte que les produits satisfassent aux exigences techniques et administratives applicables. Le non-respect de ces exigences pourrait déboucher sur une exécution forcée à l'encontre de la Société, y compris la saisie de produits et l'interruption de la production. N'importe lequel de ces fournisseurs tiers, et la Société elle-même, peuvent également faire l'objet d'audits de la part des autorités de régulation. Si l'un des fournisseurs tiers, ou la Société elle-même, manque au respect des BPF (dernière mise à jour) ou d'autres réglementations en vigueur en matière de fabrication, la Société pourrait se trouver dans l'impossibilité de développer et de commercialiser les produits.

La Société dépend d'un seul site de production.

La Société est exposée à des risques inhérents à l'exploitation d'un site de fabrication unique. Toute perturbation telle incendie, catastrophe naturelle, vandalisme, — pourrait grever considérablement ses capacités de production. La Société n'a mis en place aucun plan de production de substitution, et n'a adopté aucune mesure de reprise après sinistre. En cas de perturbation, la Société devra mettre en place une solution de production de substitution. Cela exigerait des capitaux importants de la part de la Société, que la Société puisse ne pas pouvoir lever ou ne pas le faire à des conditions commercialement raisonnables. En outre, elle devrait faire face à des mois, voire des années de retards de fabrication, le temps de construire ou de trouver des locaux de remplacement et d'obtenir les autorisations administratives. Dans ce cas, la Société serait dans l'incapacité de répondre aux besoins de la fabrication ou de le faire en respectant les échéances posées. Par ailleurs, l'exploitation d'une nouvelle installation peut s'avérer plus coûteuse que celle du site actuel. Enfin, une assurance pertes d'exploitation ne compensera pas forcément les pertes subies, la différence étant alors à la charge de la Société. Pour toutes ces raisons, un événement perturbateur important sur le site de production pourrait être très lourd de conséquences, y compris pour la stabilité financière de la Société.

La Société va devoir augmenter ses capacités de production.

La Société estime qu'il lui faudra étendre ses capacités de production pour répondre à la demande une fois la commercialisation de ses produits autorisée. La Société pourrait ne pas être en mesure de procéder à cette expansion dans les temps ou sans dépasser les limites budgétaires, ou ne pas obtenir les autorisations administratives voulues pour une telle expansion, à tout le moins en temps utile. Dans cette éventualité, elle serait dans l'incapacité de répondreà la demande pour ses produits. Elle peut avoir des difficultés à trouver des sites adaptés ou des conditions de location de tels sites qui soient commercialement raisonnables. Elle peut aussi avoir du mal à trouver un partenaire commercial pour la construction ou le financement de ces installations. La Société devra obtenir une certification BPF pour sites de fabrication de produits commerciaux. Cette démarche peut prendre beaucoup de temps, voire ne jamais aboutir.

La Société est fortement dépendante de son personnel clé, et si la Société est incapable d'attirer, motiver ou retenir son personnel hautement qualifié, la Société pourrait ne pas être en mesure de mettre en place sa stratégie commerciale.

La Société est fortement dépendante des membres composant son comité exécutif et particulièrement son CEO, Christian Homsy, ainsi que de son personnel médical et scientifique. La perte des services fournis par n'importe quel membre de son comité exécutif, ses employés-clé, et autres conseillers scientifiques ou médicaux, et la difficulté ou l'impossibilité de trouver un remplaçant adéquat, peut causer des retards dans le développement des produits et porter préjudice à l'activité de la Société.

La concurrence existante dans le secteur biotechnologique pour s'adjoindre du personnel qualifié est intense et le turnover peut être important, ce qui peut limiter la capacité de la Société à engager et retenir ce personnel qualifié ou de le faire à des conditions acceptables.

Pour inciter les travailleurs porteurs de valeur à rester au sein de la Société, et en complément du salaire et des primes éventuelles, la Société leur fournit des warrants à échéance régulière. La valeur attachée à ces instruments peut varier significativement et être affectée par la valeur de l'action et dès lors, peut parfois être insuffisante pour contrebalancerles offres plus lucratives proposées par les autres sociétés. La Société n'a pas conclu d'assurance-vie couvrant le risque de décès de ces personnes clés ou d'autres employés de la Société.

La Société a une expérience limitée en vente, marketing et distribution.

Compte tenu de son stade de développement, la Société n'a encore commercialisé aucun produit, et n'a donc qu'une expérience limitée de la commercialisation, du marketing et de la distribution de traitements. La Société ne dispose actuellement d'aucun service de marketing et de vente. La Société entend se doter d'une équipe marketing et contrats de vente à partir du moment où elle disposera des principaux indicateurs de résultat CHART-1 de C-Cure®. En conséquence, la Société devra acquérir une expertise en marketing et développer sa propre infrastructure de vente et marketing et devra supporter des dépenses additionnelles, focaliser l'attention du management, mettre en œuvre de nouvelles compétences et prendre le temps nécessaire pour construire l'organisation et la structure appropriées pour commercialiser le(s) produit(s) pertinent(s) conformément aux lois applicables.

Bien que plusieurs des managers de la Société aient participé à la commercialisation ou au lancement de produits médicaux de haute technologie, rien ne dit que cette expérience limitée suffira à assurer l'efficacité de la commercialisation des produits candidats de la Société. La Société pourrait se trouver dans l'impossibilité d'attirer un personnel de vente et de marketing qualifié à des conditions acceptables, ce qui constituerait un obstacle à la concrétisation de ses objectifs commerciaux. Ceci pourrait avoir des conséquences négatives significatives sur l'activité, les opportunités, la situation financière, les revenus et la croissance de la Société.

La Société va devoir augmenter sa taille et ses capacités ; elle pourrait faire face à des difficultés dans le cadre de la gestion de cette croissance.

Au 31 décembre 2016, la Société comptait 79 employés et 6 Senior Managers, sous contrat de service, lesquels travaillent pour la plupart à temps plein. Étant donné le passage des produits candidats à une phase clinique avancée et en prévision d'une commercialisation, la Société doit accroître son personnel au sein des équipes de management, opérationnelles, de ventes, de marketings, financières et autres. La croissance future augmentera la responsabilité des membres de l'Équipe de Management exécutif, et notamment:

  • L'identification, le recrutement, l'intégration, le maintien et la motivation des nouveaux employés ;
  • La gestion effective du développement des efforts internes de la Société, en ce compris la révision du protocole clinique et les audits de la FDA en rapport avec les produits candidats, tout en se conformant aux engagements contractuels pris et obligations envers les tiers ;
  • L'amélioration de ses contrôles opérationnels, financiers et de gestion, ses systèmes de reporting et les procédures internes.

Les performances financières futures de la Société et sa capacité à commercialiser ses produits candidats dépendront, en partie, de la capacité de la Société à gérer sa future croissance et le management pourrait devoir accorder une attention très importante à d'autres tâches que celles liées à l'activité journalière de la Société, et notamment devoir consacrer beaucoup de temps à gérer les activités de croissance.

Si la Société n'est pas en mesure de grandir par l'engagement de nouveaux employés ou par l'établissement de collaborations avec des groupes de consultants ou des nouveaux cocontractants, la Société pourrait ne pas être capable d'assumer les tâches requises pour le développement et la commercialisation des produits candidats et, dès lors, atteindre ses objectifs de recherche, de développement et de commercialisation.

De futures acquisitions ou la conclusion de partenariats stratégiques pourraient avoir comme conséquence l'obligation d'augmenter les capitaux de la Société, la dilution des droits des actionnaires existants, la contraction de nouvelles dettes ou l'obligation de supporter d'éventuels passifs supplémentaires.

La Société examine différentes opportunités d'acquisition et de partenariats stratégiques, en ce compris l'obtention de licences ou l'acquisition de produits complémentaires, de droits intellectuels, de technologies ou d'activités. Toute acquisition et tout partenariat stratégique entraînent une part de risques, et notamment:

  • L'augmentation des dépenses opérationnelles et les exigences en matière de trésorerie ;
  • Le risque de devoir supporter des dettes supplémentaires ;
  • L'émission de titres ;
  • L'intégration des opérations, des droits intellectuels et des produits résultant de l'acquisition d'une société, en ce compris les difficultés liées au sort du nouveau personnel ;
  • La perte d'attention du management envers ses programmes de produits existants, par l'attention portée à l'opération d'acquisition ou de fusion ;
  • Le maintien et le risque de perte du personnel-clé, les incertitudes relatives à la capacité de la Société à maintenir ses collaborations commerciales-clés ;
  • Les risques et incertitudes liés à l'entité qui fait l'objet de la transaction, en ce compris les prospects, les produits existants et les produits candidats lui appartenant ou encore les autorisations administratives ;
  • L'incapacité de la Société à tirer suffisamment de revenus des technologies et/ou produits acquis pour rencontrer ses objectifs liés à l'acquisition ou même pour couvrir les frais liés à l'acquisition ou le maintien des activités qui s'y rapportent.

En outre, si la Société procède à des acquisitions, la Société peut émettre des titres entraînant la dilution des droits existants ; contracter des dettes supplémentaires, supporter d'importantes dépenses et acquérir des actifs intangibles pouvant impliquer des dépenses d'amortissement importantes. En outre, la Société peut ne pas être en mesure d'identifier les opportunités d'acquisition et cette incapacité peut entraver sa capacité à croître et à accéder à la technologie et aux produits qui peuvent être importants pour le développement de ses activités.

L'échec du déploiement de notre infrastructure financière et de l'amélioration de nos systèmes et contrôles comptables peut entraver notre capacité à nous conformer aux exigences de reporting financier et de contrôles internes imposées aux entreprises cotées en bourse.

En notre qualité de société cotée, nous agissons dans un environnement réglementaire de plus en plus exigeant qui nous impose de nous conformer notamment à la loi Sarbanes-Oxley de 2002, aux règles afférentes, à des obligations de divulgation substantielles, à des exigences de reporting plus court et aux règles comptables complexes de la Securities and Exchange Commission. Les responsabilités de la Société imposées par la loi Sarbanes-Oxley comprennent la mise en place d'une surveillance d'entreprise et d'un contrôle interne adéquat sur le reporting financier et les contrôles et les procédures de divulgation d'informations. Des contrôles internes efficaces sont nécessaires pour que nous produisions des rapports financiers fiables et sont importants pour aider à prévenir la fraude financière.

Nous disposons d'un personnel comptable et d'autres ressources limitées pour répondre aux contrôles et procédures internes. Notre cabinet indépendant d'experts-comptables n'a pas réalisé d'audit de notre contrôle interne sur le reporting financier.

Notre direction peut conclure que notre contrôle interne du reporting financier n'est pas efficace. En outre, même si notre direction concluait que notre contrôle interne sur le reporting financier est efficace, notre cabinet indépendant d'experts comptables peut publier, après avoir réalisé ses propres tests indépendants, un rapport mitigé s'il n'est pas satisfait de nos contrôles internes ou du niveau de documentation, de conception, de réalisation ou d'évaluation de nos contrôles ou s'il interprète les exigences pertinentes différemment. En outre, après notre introduction en bourse, nos obligations de reporting peuvent mettre notre direction, nos ressources financières et opérationnelles et nos systèmes à rude épreuve

dans un avenir prévisible. Nous pourrions ne pas être en mesure de terminer notre évaluation, nos tests et nos rectifications requises à temps.

Les opérations internationales de la Société lui font supporter des risques divers et son incapacité à gérer ces risques peut affecter son résultat opérationnel.

La Société fait face à un risque opérationnel important en raison du caractère international de ses activités, et notamment:

  • La fluctuation des taux de change ;
  • Les risques potentiels ou les conséquences fiscales inattendues, en ce compris les pénalités éventuelles résultant du non-respect des délais de soumission de ces déclarations fiscales ou des contestations émises par les autorités fiscales relatives aux politiques de prix de transfert;
  • Les modifications potentielles des règles de comptabilité pouvant influencer la situation financière et les résultats ;
  • Lefait d'être soumise à des législations et obligations réglementaires complexes, changeantes et différentes en raison de la multiplicité des pays concernés et l'obligation de conformité à une large variété de lois étrangères, traités et dispositions réglementaires ;
  • La protection limitée des droits intellectuels, ou la difficulté de mise en œuvre de celle-ci, dans certains pays ;
  • La difficulté d'attirer ou de retenir du personnel qualifié ;
  • Les restrictions imposées par les règles en matière de droit du travail et par les lois touchant les activités commerciales de la Société, en ce compris, les règles de résiliation unilatérale ou de modification des contrats et;
  • La variabilité des projets de gouvernement, des conditions politiques et économiques globales ; l'instabilité civile et politique, le terrorisme, les épidémies ou autres catastrophes ou évènements majeurs, et la rupture potentielle de confiance entre la Société et ses fournisseurs ou clients dus à ces changements ou évènements ; des tarifs, mesures de protection commerciales ou embargo, des exigences en matière d'importation ou d'exportation, et autres barrières commerciales.

2.7.5. Les activités d'audit

Les activités d'audit interne sont effectuées par le département Finance pour tous les aspects relatifs à la comptabilité et l'information financière, et par le département d'Assurance Qualité pour tous les aspects relatifs aux activités opérationnelles de la Société.

À la date de ce rapport, il n'y a pas de département d'Audit Interne au sein de l'organisation.

Dans le but d'une gestion effective des risques identifiés, Celyad a défini les mesures d'audit suivantes :

  • Des systèmes d'accès et de sécurité du bâtiment, des laboratoires et des bureaux ;
  • La mise en place, sous la supervision du département d'Assurance Qualité, d'un ensemble de procédures qui couvre toutes les activités de la Société ;
  • La mise à jour hebdomadaire des procédures existantes ;
  • Le développement d'un système d'approbation électronique au sein du logiciel ERP utilisé ;
  • La mise en place de contrôles additionnels au sein du logiciel ERP utilisé ;
  • Le développement d'un outil de reporting financier mensuel afin de suivre au plus près l'information financière et les indicateurs clés ;
  • Le recrutement d'un Group Financial Controller.

Le projet « Internal Control » lancé en 2015 avec Deloitte s'est terminé en 2016 par l'élaboration et la mise en œuvre d'un ensemble de procédures pour tous les cycles majeurs susceptibles d'avoir un impact sur les états financiers de la Société.

2.7.6. Contrôles, supervision et actions correctives

Les contrôles sont effectués par toutes les personnes en charge de départements ou de services. Lorsque des écarts sont identifiés, ils sont signalés, en fonction de leur importance relative, aux responsables de département ou à l'Équipe du Management exécutif.

Jusqu'à la mise en place du comité d'audit le 6 mars 2015, les responsabilités du comité d'audit étaient assurées par le Conseil d'Administration dans son ensemble. Toutes les activités de supervision étaient effectuées par le Conseil d'Administration et l'Équipe du Management exécutif. Ces deux organes devaient veiller à l'efficacité de l'audit interne et de l'analyse des risques. Depuis sa création, l'ensemble des prérogatives du comité d'audit jusqu'alors supportées par le Conseil d'Administration dans son ensemble a été transféré à ce comité.

L'Équipe de Management exécutif supervise la mise en œuvre de l'audit interne et de la gestion des risques, sur la base des recommandations faites par le comité d'audit.

L'Équipe du Management exécutif est également chargée de proposer des actions correctives auConseil d'Administration lorsque cela est nécessaire.

Audit externe

L'Assemblée annuelle des actionnaires du 5 mai 2014 a décidé de nommer PriceWaterhouseCoopers Réviseurs d'Entreprises SCCRL, représentée par Patrick Mortroux, ou PwC à la fonction de nouvel auditeur financier externe. Cette mission consiste à auditer les comptes annuels statutaires, les comptes annuels consolidés de Celyad et de ses filiales le cas échéant.

En septembre 2016 et janvier 2017, la Société a mandaté un consultant indépendant pour tester et évaluer la conformité de la Société à ses procédures internes de contrôle. Les deux audits ont mis en évidence une déviation matérielle dans le contrôle interne relative à la ségrégation des tâches. Cette faiblesse dans le conôle interne est consécutiveà la taille réduite des équipes des départements comptables et finance. Le management évalue les actions à entreprendre pour remédier à l'ensemble des déviations identifiées par le consultant indépendant.

La Société est également sujette à des audits ad hoc des autorités compétentes en charge de la conformité aux règles GMP, GCP ou de toutes autres réglementations.

3. ACTIONS ET ACTIONNAIRES

3.1. Augmentation de capital et émission d'actions

Au 1er janvier 2016, le capital de Celyad était représenté par 9.313.603 actions. Celyad n'a procédé à aucune augmentation de capital en 2016. Au 31 décembre 2016, le capital de Celyad s'élevait à 32,6 millions d'euros et était représenté par 9.313.603 actions.

L'évolution du capital de la Société depuis sa constitution le 24 juillet 2007 est présentée dans les notes aux états financiers.

Toutes les actions sont émises et intégralement libérées, et sont de même catégorie. Chaque action i) confère à son détenteur un droit de vote aux assemblées générales ; b) représente une fraction identique du capital, a les mêmes droits et obligations, et participe de manière égale au profit de Celyad SA ; iii) confère à son détenteur un droit de souscription préférentiel de souscrire de nouvelles actions, emprunts convertibles ou warrants dans la proportion de la part du capital social représenté par les actions qu'il détient.

Le droit de souscription préférentiel peut être restreint ou annulé par une résolution de l'Assemblée générale ou par le Conseil d'Administration, moyennant l'accord de l'Assemblée générale, conformément aux dispositions du Code des sociétés et des statuts de la Société.

Dans le cadre de l'offre publique initiale (IPO) sur le Nasdaq le 19 juin 2015, la Société a émis 1.460.000 nouvelles actions. Sur ces 1.460.000 nouvelles actions, 1.168.000 ont été proposées sous la forme d'American Depositary Shares (ADS) aux investisseurs américains. Au 31 décembre 2016, on comptait 540.469 ADS en circulation.

3.2. Modifications du capital social

Conformément au Code des sociétés, Celyad SA peut augmenter ou réduire son capital par décision de l'Assemblée générale à la majorité des trois quarts des votes exprimés, lors d'une assemblée où au moins 50 % du capital social de la Société est présent ou représenté. Si le quorum de présence de 50 % n'est pas atteint, une nouvelle assemblée générale doit être convoquée, au cours de laquelle les actionnaires peuvent décider des points à l'ordre du jour, sans exigence de quorum de présence minimum. Il n'y a dans ce cas aucune condition imposée par les statuts de la Société qui soit plus contraignante que les conditions définies dans la loi.

Dans le cadre des pouvoirs qui lui sont attribués sous la rubrique « Capital autorisé », le Conseil d'Administration peut également augmenter le capital de la Société comme prévu dans les statuts.

3.3. Législation belge en matière d'offres publiques d'achat

La loi belge prévoit que les offres publiques d'achat de l'ensemble des titres émis par une société tombent sous la supervision de la FSMA. Si cette dernière détermine qu'une offre publique d'achat enfreint la loi belge, cela peut mener à la suspension de l'exercice des droits attachés à toutes les actions acquises dans le cadre de cette offre publique. Selon les termes de la loi du 1er avril 2007 relative aux offres publiques d'achat, une offre forcée doit être faite lorsque, au terme d'un achat effectué en propre ou par autrui agissant de concert, une personne détient, directement ou indirectement, plus de 30 % des titres avec droit de vote d'une société dont le siège social est situé en Belgique et dont les actions sont admises à la cote du marché réglementé. L'acheteur doit offrir à tous les autres actionnaires la possibilité de vendre leurs titres au pris le plus haut entre (i) le prix le plus haut payé par l'acheteur pour des actions de l'émetteur au cours des 12 mois précédant l'annonce de l'offre publique, ou (ii) le prix moyen pondéré des actions des 30 derniers jours calendrier précédant la date à laquelle l'obligation faite à l'acheteur d'étendre l'offre publique aux actions des autres actionnaires.

Eu égard à la protection anti-rachat, l'article 34 de l'Arrêté royal du 14 novembre 2007 impose d'inclure l'information suivante dans le rapport annuel :

Struture du capital

Le capital social de la Société est représenté par des actions ordinaires.

Sur la base des notifications de transparence reçues par la Société, l'actionnaire détenant 5 % ou plus des actions de la Société, au 31 décembre 2016, était TOLEFI SA (2.267.844 actions). Toutes les actions sont des actions ordinaires.

Restrictions légales et statutaires au transfert d'actions

Les statuts de la société ne contiennent aucune restriction quant au transfert des actions.

Titulaires de titres avec des droits de contrôle spéciaux

Non applicable à la Société.

Mécanismes de contrôle en cas de système d'actionnariat du personnel

Non applicable à la Société.

Restrictions légales ou statutaires à l'exercice des droits de vote

Les statuts de la Société ne contiennent aucune restriction quant aux droits de vote.

Arrangements d'actionnaires connus de la Société et engendrant des restrictions au transfert d'actions et/ou à l'exercice des droits de vote

La Société n'a connaissance d'aucun autre arrangement ou convention entre actionnaires.

Nomination et remplacement des directeurs

PMV dispose du droit de proposer des candidats au poste d'un administrateur, aussi longtemps que PMV ou une de ses sociétés liées détient au moins 75 % des 570 571 actions conjointement détenues par PMV et ses sociétés liées lors de la réalisation de l'offre publique d'achat qui a pris fin le 9 juillet 2013.

Sofipôle dispose du droit de proposer des candidats au poste d'un administrateur, aussi longtemps que Sofipôle ou une de ses sociétés liées détient au moins 75 % des 661,172 actions conjointement détenues par Sofipôle et ses sociétés liées lors de la réalisation de l'offre publique d'achat qui a pris fin le 9 juillet 2013.

PMV et Sofipôle (chaque actionnaire de référence) doivent informer le Conseil d'Administration de l'identité des candidats au moins six semaines avant la tenue de l'Assemblée générale des actionnaires durant laquelle les administrateurs seront nommés.

Chaque actionnaire de référence a le droit de faire remplacer l'administrateur proposé par lui par une personne choisie sur la base d'une liste d'au moins deux candidats proposée au Conseil d'Administration par ce même actionnaire de référence (ou par un membre de son groupe, tel que désigné par cet actionnaire de référence), sujet aux mêmes conditions d'information au Conseil d'Administration quant à l'identité de tels candidats au moins six semaines avant la tenue de l'Assemblée générale des actionnaires durant laquelle l'administration remplaçant sera nommé.

Si un actionnaire de référence, ayant le droit de proposer des candidats pour un mandat d'administrateur, ne présente pas de liste de candidats, l'Assemblée générale des actionnaires peut soit nommer, à son entière discrétion, un administrateur pour remplir la position pour laquelle aucune liste de candidat n'a été proposée, lequel mandat perdurera jusqu'à ce que l'actionnaire de référence concerné ait présenté une liste de candidats pour cette position d'administrateur, soit ne pas nommer d'administrateur.

Pour toute nouvelle nomination au Conseil, les compétences, les connaissances et l'expérience déjà présentes et celles nécessaires au Conseil seront évaluées et une description du rôle et des compétences, de l'expérience et des connaissances nécessaires sera préparée à la lumière de cette évaluation (un « profil »).

Dans le cas d'une nouvelle nomination, le président duConseil d'Administration doit s'assurer, avant de prendre le candidat en compte, que le Conseil a reçu suffisamment d'informations, comme le curriculum vitae du candidat, une évaluation du candidat basée sur l'entretien initial avec le candidat, une liste des postes actuellement occupés par le candidat et, si c'est d'application, l'information nécessaire en vue d'évaluer l'indépendance du candidat.

Le président du Conseil d'Administration est en charge de la procédure de nomination. Le Conseil d'Administration est responsable de la proposition des membres candidats à la nomination à l'Assemblée générale, dans tous les cas sur la base de la recommandation du Comité de nomination et de rémunération.

Si une personne morale est désignée comme administrateur de la société, elle doit désigner, en conformité avec les règles prévues par le Code des Sociétés, un représentant permanent, habilité à la représenter dans toutes ses relations avec la société. L'administrateur ne peut révoquer son représentant permanent qu'en désignant simultanément son successeur.

Toute proposition de nomination d'un administrateur par l'Assemblée générale devrait inclure une recommandation du Conseil d'Administration basée sur l'avis du Comité de nomination et de rémunération. Cette disposition s'applique aussi aux propositions de nomination des actionnaires. La proposition doit préciser le terme proposé du mandat, qui ne peut pas dépasser quatre ans. Il doit s'accompagner d'informations pertinentes sur les qualifications professionnelles du candidat et d'une liste des postes qu'il occupe actuellement. LeConseil d'Administration indiquera si le candidat satisfait aux critères d'indépendance.

Les administrateurs sortants restent en place tant que l'Assemblée générale n'a pas pourvu le poste, pour quelque raison que ce soit.

La durée du mandat d'administrateur est généralement de maximum quatre ans. Les administrateurs sortants sont rééligibles. Toutefois, lorsqu'un administrateur indépendant a siégé au Conseil d'Administration pendant trois mandats consécutifs, il n'est pas éligible pour un quatrième mandat et ne peut pas être administrateur indépendant de la Société pendant plus de douze ans. Avant de soumettre tout administrateur à une réélection, le Conseil d'Administration devrait tenir compte des évaluations réalisées par le Comité de nomination et de rémunération. Les mandats de ces administrateurs qui ne sont pas renommés pour un nouveau mandat prendront immédiatement fin après que l'Assemblée générale décide de toute nouvelle nomination.

Les administrateurs peuvent à tout moment être révoqués par l'Assemblée générale.

En cas de vacance au sein duConseil d'Administration, les administrateurs restants ont le droit de pourvoir provisoirement au remplacement. L'administrateur ainsi nommé achève le terme du mandat de l'administrateur qu'il remplace.

L'élection définitive de l'administrateur remplaçant est mise à l'ordre du jour de la prochaine réunion de l'Assemblée générale.

Modifications des statuts

Comme le prévoit le Code des Sociétés, toute modification des statuts telle qu'une augmentation ou réduction de capital de la Société, ou d'autres éléments tels que l'approbation d'une mise en liquidation, une fusion ou scission ne peuvent être autorisés qu'avec au minimum 75 % des votes réunis lors d'une assemblée générale extraordinaire où au moins 50 % du capital social de la Société est présent ou représenté. Si le quorum de présence de 50 % n'est pas réuni, une nouvelle assemblée générale extraordinaire des actionnaires doit être convoquée à laquelle les actionnaires peuvent se prononcer sur les points définis dans l'agenda, peu importe le pourcentage du capital social présent ou représenté lors de cette seconde assemblée.

Pouvoirs du Conseil d'Administration

LeConseil d'Administration est investi des pouvoirs les plus étendus en vue d'accomplir tous les actes utiles ou nécessaires à la réalisation de l'objet social.

Le Conseil d'Administration a le pouvoir d'accomplir tous les actes qui ne sont pas réservés expressément par la loi ou par les statuts à l'Assemblée générale.

Le Conseil d'Administration a le pouvoir de mettre en place un comité d'audit et d'autres comités dont il déterminera les pouvoirs.

Conformément aux articles 603 et suivants du Code des Sociétés et aux statuts, l'Assemblée générale extraordinaire des actionnaires de Celyad SA a autorisé le Conseil d'Administration à augmenter le capital en actions de la Société, en une ou plusieurs fois, et sous certaines conditions avancées in extenso dans les statuts. Cette autorisation a été délivrée le 9 juillet 2013 et est valable pour une période de cinq ans, à dater du 26 juillet 2013, pour se terminer le 26 juillet 2018. En date du présent Rapport, le montant restant du capital autorisé s'élève à 9 396 390,41 euros.

LeConseil d'Administration est autorisé, dans les limites du capital autorisé, à limiter ou à annuler les droits de souscription préférentielle accordés par la loi aux actionnaires s'il agit dans l'intérêt de la Société, et ce, même si lesdites limitation ou annulation sontréalisées en faveur d'une ou plusieurs personnes nommément désignées, même si ces personnes ne font pas partie du personnel de la Société ou de ses filiales. LeConseil d'Administration n'est pas autorisé à racheter des actions.

Accords sur les indemnités de licenciement

Voir la section 6 du chapitre 2.

3.4. Services financiers

Les services financiers relatifs aux actions et titres de la Société sont fournis par BNP Paribas Security Services.

Citibank N.A. agit en qualité de banque dépositaire pour les ADS émises par la Société. Citibank a émis une ADS pour chaque nouvelle action émise lors de l'introduction en Bourse.

La Banque Degroof Petercam SA agit en qualité de fournisseur de liquidité en vertu d'un contrat de courtage spécifique.

4. ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDES

4.1. Déclaration de responsabilité

Nous certifions par les présentes, qu'à notre meilleure connaissance, les états financiers consolidés au 31 décembre 2016, préparés conformément aux normes internationales 'IFRS', telles qu'adoptées par l'Union européenne, et conformément à la réglementation en vigueur en Belgique, constitue une présentation fidèle et correcte des actifs, des passifs, de la situation financière et des pertes du Groupe et de ses composantes prises dans leur ensemble, et que le rapport de gestion cible de manière fidèle l'évolution et la performance de l'activité ainsi que la position du Groupe et de ses composantes prises dans leur ensemble, ainsi qu'une description des risques principaux et des incertitudes auxquels ils font face.

Pour le Conseil d'Administration,

Michel Lussier Président

LSS Consulting SPRL, représenté par son représentant permanent, Christian Homsy

Chief Executive Officer (CEO)

4.2. Rapport du Commissaire sur les comptes consolidés pour l'exercice clos le 31 décembre 2016

Aux Actionnaires de

Celyad SA

RAPPORT DU COMMISSAIRE A L'ASSEMBLEE GENERALE DES ACTIONNAIRES SUR LES COMPTES CONSOLIDES POUR L'EXERCICE CLOS LE 31 DECEMBRE 2016

Conformément aux dispositions légales, nous vous faisons rapport dans le cadre de notre mandat de commissaire. Ce rapport inclut notre opinion sur les comptes consolidés ainsi que la déclaration complémentaire requise. Ces comptes consolidés comprennent l'état consolidé de la situation financière au 31 décembre 2016, l'état consolidé du résultat global, le tableau des variations des fonds propres consolidés et le tableau des flux de trésorerie consolidés pour l'exercice clos à cette date, ainsi que les annexes reprenant un résumé des principales méthodes comptables et d'autres notes explicatives.

Rapport sur les comptes consolidés – Opinion sans réserve

Nous avons procédé au contrôle des comptes consolidés de Celyad SA («la Société ») et de ses filiales (conjointement le « Groupe ») pour l'exercice clos le 31 décembre 2016, établis sur la base des normes internationales d'information financière (IFRS) telles qu'adoptées par l'Union Européenne et des dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique. Le total de l'état consolidé de la situation financière s'élève à 000' EUR 138.806 et l'état du résultat global consolidé se solde par une perte de l'exercice de 000' EUR 23.436.

Responsabilité du conseil d'administration relative à l'établissement des comptes consolidés

Le conseil d'administration est responsable de l'établissement des comptes consolidés donnant une image fidèle conformément aux normes internationales d'information financière (IFRS) telles qu'adoptées par l'Union Européenne et des dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique, ainsi que de la mise en place du contrôle interne que le conseil d'administration estime nécessaire pour permettre l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.

Responsabilité du commissaire

Notreresponsabilité est d'exprimer une opinion sur ces comptes consolidés sur la base de notre audit. Nous avons effectué notre audit selon les normes internationales d'audit (normes ISA) telles qu'adoptées en Belgique. Ces normes requièrent de notre part de nous conformer aux exigences déontologiques, ainsi que de planifier et de réaliser l'audit en vue d'obtenir une assurance raisonnable que les comptes consolidés ne comportent pas d'anomalies significatives.

Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informations fournis dans les comptes consolidés. Le choix des procédures mises en œuvre, y compris l'évaluation des risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, relève du jugement du commissaire. En procédant à cette évaluation des risques, le commissaire prend en compte le contrôle interne du Groupe relatif à l'établissement de comptes consolidés donnant une image fidèle, cela afin de définir des procédures d'audit appropriées selon les circonstances, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne du Groupe. Un audit consiste également à apprécier le caractère approprié des méthodes comptables retenues, le caractère raisonnable des estimations comptables faites par l'organe de gestion, et l'appréciation de la présentation d'ensemble des comptes consolidés. Nous avons obtenu du conseil d'administration et des préposés de la Société, les explications et informations requises pour notre audit.

Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Opinion sans réserve

A notre avis, les comptes consolidés donnent une image fidèle du patrimoine et de la situation financière consolidée du Groupe au 31 décembre 2016, ainsi que de ses résultats consolidés et de ses flux de trésorerie consolidés pour l'exercice

clos à cette date, conformément aux normes internationales d'information financière (IFRS) telles qu'adoptées par l'Union Européenne et aux dispositions légales et réglementaires applicables en Belgique.

Rapport sur d'autres obligations légales et réglementaires

Le conseil d'administration est responsable de l'établissement et du contenu du rapport de gestion sur les comptes consolidés.

Dans le cadre de notre mandat et conformément à la norme belge complémentaire aux normes internationales d'audit (normes ISA) applicables en Belgique, notre responsabilité est de vérifier, dans tous les aspects significatifs, le respect de certaines obligations légales et réglementaires. Sur cette base, nous faisons la déclaration complémentaire suivante, qui n'est pas de nature à modifier la portée de notre opinion sur les comptes consolidés:

Le rapport de gestion sur les comptes consolidé traite des informations requises par la loi, concorde avec les comptes consolidés et ne comprend pas d'incohérences significatives par rapport aux informations dont nous avons connaissance dans le cadre de notre mandat.

Liège, le 4 avril 2017

Le commissaire PwC Reviseurs d'Entreprises SCCRL Représenté par

Patrick Mortroux Réviseur d'Entreprises

4.3. Etats financiers consolidés au 31 décembre 2016 et 2015 (établis selon les normes IFRS)

4.3.1. État consolidé de la situation financière

(en milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
Notes 2016 2015
ACTIFS NON COURANTS 53.440 50.105
Immobilisations incorporelles 0 49.566 48.789
Immobilisations corporelles 5.7 3.563 1.136
Autres actifs
non courants
5.8 311 180
ACTIFS COURANTS 85.367 109.419
Créances commerciales et autres créances 5.9 1.359 549
Subventions à recevoir 5.9 - 104
Autres actifs courants 5.9 1.420 1.254
Placements de trésorerie 5.10 34.230 7.338
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5.11 48.357 100.175
TOTAL ACTIFS 138.806 159.525
FONDS PROPRES 90.885 111.473
Capital social 5.14 32.571 32.571
Primes d'émission 5.14 158.010 158.010
Autres réserves 5.22 24.329 21.205
Pertes cumulées (124.026) (100.313)
PASSIFS NON COURANTS 36.646 36.562
Emprunts
bancaires
536
Locations Financements 381 427
Avances à rembourser 5.17 7.330 10.484
Contreparties éventuelles à payer 5.13 28.179 25.529
Avantages postérieurs à l'emploi 5.16 204 121
Autres passifs non courants 16
PASSIFS COURANTS 11.275 11.490
Emprunts
bancaires
207
Locations Financements 354 248
Avances à rembourser 5.17 1.108 898
Dettes commerciales 5.18 8.098 8.576
Autres passifs courants 5.18 1.508 1.768
TOTAL DU PASSIF ET FONDS PROPRES 138.806 159.525

4.3.2. État consolidé du résultat global

(en milliers d'€) Pour l'exercice clôturé
le 31
décembre
Notes 2016 2015
Chiffre
d'affaires
5.23 8.523 3
Coût des ventes (53) (1)
Marge Brute 8.471 2
Frais de Recherche et Développement 5.24 (27.675) (22.766)
Frais généraux et administratifs 5.25 (9.744) (7.230)
Autres produits d'exploitation 5.28 3.340 322
Perte opérationnelle (25.609) (29.672)
Produits financiers 5.30 2.204 542
Charges financières 5.30 (207) (236)
Quote-part dans le résultat de la société mise en équivalence 5.13 - 252
Perte avant impôts (23.612) (29.114)
Charges d'impôts 6 -
Perte de la période (23.606) (29.114)
€) [1]
Perte par actions diluées et non diluées (in
5.31 (2,53) (3,43)
Autres éléments du résultat global
Eléments qui ne seront pas
reclassés au compte de résultat
(107) 16
Réévaluation des obligations de pensions (107) 16
Eléments susceptibles d'être reclassés en compte de résultat 277 485
Ecart de conversion 277 485
Autres éléments de la perte globale de la période, nette d'impôts 170 501
Perte globale totale de la période (23.436) (28.613)
Perte globale totale de la période attribuable aux actionnaires [1] (23.436) (28.613)

[1] Pour les exercices 2016 et 2015, le Groupe ne possède aucun intérêt minoritaire et les pertes de l'exercice sont entièrement attribuables aux actionnaires de la société mère.

(en milliers d'€) Capital social
(Note
5.14)
Primes
d'émission
(Note
5.14)
Autres
réserves
(Note
5.22)
Pertes
cumulées
Total des
Fonds
Propres
Solde au
1er janvier
2015
24.615 53.302 19.982 (71.215) 26.684
Augmentation du capital en numéraire 7.607 112.104 - - 119.711
Augmentation de capital (acquisition
Oncyte)
326 3.126 - - 3.452
Exercices
des warrants
23 196 - - 219
Paiements fondés sur des actions - 59 736 - 795
Coûts des augmentations du capital - (10.776) - - (10.776)
Montant total des transactions
effectuées avec les actionnaires,
comptabilisées directement dans les
fonds propres
7.956 104.709 736 0 113.401
Perte de l'année - - - (29.114) (29.114)
Ecart de conversion - - 487 - 487
Réévaluation des obligations de
pensions
- - - 16 16
Perte globale totale de la période - - 487 (29.098) (28.611)
Solde au
1er janvier 2016
32.571 158.010 21.205 (100.313) 111.473
Augmentation du capital
Exercices
de warrants
Paiements fondés sur des actions 2.848 2.848
Coûts des augmentations du capital
Montant total des transactions
effectuées avec les actionnaires,
comptabilisées directement dans les
fonds propres
- - 2.848 - 2.848
Perte de l'année (23.606) (23.606)
Ecart de conversion 277 - 277
Réévaluation des obligations de pensions (107) (107)
Perte totale globale de la période - - 277 (23.713) (23.436)
Solde au 31
décembre
2016
32.571 158.010 24.330 (124.026) 90.885

4.3.4. Tableau des flux de trésorerie consolidés

(en milliers d'€) Pour l'exercice
clôturé
le 31 décembre
Notes 2016 2015
Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
Perte nette de la période (23.606) (29.114)
Ajustements
non monétaires
Amortissement sur immobilisations corporelles 5.7 760 273
Amortissement sur immobilisations incorporelles 0 756 760
Avantages postérieurs à l'emploi 5.16 (24) (45)
Déconsolidation de C3BS Asia Ltd. 5.13 - 60
Ajustement de la
juste
valeur des
contreparties éventuelles à payer
1.633 -
Changement de juste valeur des
avances récupérables
(2.154) (84)
Produits des subventions et avances 5.28 (3.003) (1.647)
Impact taux de change sur les états financiers (144) (21)
Paiements fondés sur des actions 5.15 2.847 795
Évolution
du
fonds
de roulement
Créances commerciales, autres créances (1.018) 653
Dettes commerciales, autres dettes et provisions (740) 1.066
Flux de trésorerie net
provenant des activités opérationnelles
(24.692) (27.303)
Flux de trésorerie provenant des activités d'investissement
Investissements en immobilisations corporelles 5.7 (1.687) (811)
Investissements en immobilisations incorporelles 0 (95) (27)
Cessions d'immobilisations 78
Acquisition de placements de trésorerie 5.10 (34.230) (5.000)
Produits des placements de trésorerie 7.338 333
Acquisition de
BMS SA
5.12 (1.560) -
Acquisition de Oncyte LLC 5.13 - (5,186)
Flux de trésorerie net provenant des activités d'investissements (30.157) (10.691)
Flux de trésorerie provenant des activités de financement
Produits des emprunts 1.165 451
Remboursement des locations-financement (399) (188)
Augmentation de capital et exercice des warrants 5.14 - 109.154
Obtentions d'avances récupérables et autres
subventions
5.28 3.107 1.647
Remboursement des avances (842) (529)
Flux de trésorerie net provenant des activités de financement 3.031 110.535
Trésorerie nette
et équivalents de trésorerie en début de période
100.174 27.633
Variations nettes de la trésorerie et des équivalents de trésorerie (51.818) 72.542
Trésorerie nette et équivalents de trésorerie en fin de période 48.357 100.175

5. Notes relatives aux états financiers consolidés

5.1. Informations générales

Celyad SA (« la Société ») et ses filiales (collectivement, le « Groupe ») sont un groupe d'entreprises actives dans le secteur biopharmaceutique et expertes dans le domaine de thérapies cellulaires, et développent des technologies de pointe visant à traiter des maladies graves et incurables. Notre approche scientifique s'inspire des mécanismes naturels qu'utilise l'organisme pour lutter contre la maladie.

Le groupe a quatre filiales dont il est pleinement propriétaire en Belgique (Biological Manufacturing Services SA) et aux États-Unis (« Celyad Inc. », « CorQuest Medical Inc. » et « OnCyte LLC »). Biological Manufacturing Services SA a été acquise en mai 2016.

Celyad SA a été constituée le 24 juillet 2007 sous le nom de « Cardio3 BioSciences ». Celyad est une société anonyme de droit belge. Son siège social est établi à l'Axis Parc, Rue Édouard Belin 12, à 1435 Mont-Saint-Guibert, Belgique (numéro d'entreprise 0891.118.115). Les actions ordinaires de la Société sont cotées sur les marchés boursiers NYSE Euronext Bruxelles et NYSE Euronext Paris, et les ADS de la Société sont cotés sur le NASDAQ Global market sous le symbole CYAD.

Les états financiers consolidés de Celyad pour la période de douze mois se clôturant au 31 décembre 2016 (la « période ») comprennent Celyad SA et ses filiales. Ces états financiers ont été approuvés par le Conseil d'administration du 17 mars 2017. Ces états financiers ont fait l'objet d'un audit par PwC Réviseurs d'Entreprise SCCRL, le réviseur d'entreprises de la Société.

5.2. Résumé des principales règles d'évaluation

Toutes les règles d'évaluation importantes utilisées pour la préparation des états financiers consolidés sont décrites ci dessous.

5.2.1. Base de préparation

Les états financiers consolidés ont été préparés selon la méthode du coût historique. En date du 17 mars 2017, le Conseil d'administration de la Société a approuvé les états financiers consolidés arretés au 31 décembre 2016.

Les états financiers consolidés sont présentés en euro. Sauf mention contraire, tous les montants sont exprimés en milliers d'euros (000 €).

Déclaration de conformité

Les états financiers consolidés du Groupe ont été préparés selon les normes IFRS (International Financial Reporting Standards) et les interprétations rendues par le Comité des interprétations des IFRS applicables aux sociétés ayant opté pour le régime IFRS.

La préparation des états financiers consolidés en accord avec les règles IFRS adoptées dans l'UE nécessite le recours à certaines estimations comptables importantes. Le management doit également exercer son jugement dans l'application des règles d'évaluation du Groupe. Les aspects faisant appel au jugement du management ou présentant une complexité particulière sont ceux où les hypothèses et les estimations occupent une place significative dans les états financiers. Ces aspects sont expliqués à la Note 5.4.

Continuité

La Société suit une stratégie visant à développer des thérapies pour le traitement de besoins médicaux insatisfaits en cardiologie et en oncologie. Le management a préparé des budgets et prévisions de trésorerie détaillés pour 2017 et 2018. Ces prévisions reflètent la stratégie du Groupe et reprennent des dépenses et sorties de trésorerie significatives relatives aux dépenses de recherche et de développement des produits candidats du Groupe.

Sur la base de son périmètre actuel d'activités, le Groupe estime que sa position de trésorerie au 31 décembre 2016 (en ce compris les placements à court terme) est suffisante pour couvrir ses besoins de financement jusqu'à la mi-2019, et par conséqent au-delà de la publication des résultats de l'étude CAR-T NKR-2, THINK. Après la prise en considération des éléments décrits ci-dessus, le Conseil d'administration considère que le management dispose d'une base appropriée pour

conclure sur la continuité des opérations sur les 12 prochains mois et estime, dès lors, qu'il est pertinent d'établir les états financiers sur cette base de continuité.

Changement dans les principes et interprétations comptables.

L'interprétation et les amendements aux normes suivants sont d'application obligatoire pour la première fois à partir de l'exercice comptable débutant au 1er janvier 2016 :

  • Amendements aux normes IAS 16 'Immobilisations corporelles' etIAS 38 'Immobilisations incorporelles', relatifs à la clarification des modes d'amortissement, applicables aux exercices comptables à compter du 1er janvier 2016. Dans cet amendement, l'IASB précise que l'utilisation d'une méthode d'amortissement fondée sur les revenus n'est pas appropriée, car les revenus générés par une activité qui inclut l'utilisation d'un actif reflètent des facteurs autres que l'utilisation des avantages économiques liés à cet actif. L'IASB précise également que les revenus sont, en général, présumés être une base inappropriée pour mesurer l'utilisation des avantages économiques liés à une immobilisation incorporelle.
  • Amendements à la norme IAS 27 'États financiers distincts', concernant la méthode de la mise en équivalence, applicables aux exercices comptables à compter du 1er janvier 2016. Ces amendements vont permettre aux entités d'utiliser la méthode de la mise en équivalence pour comptabiliser dans leurs états financiers disctincts leurs participations dans des filiales, coentreprises et entreprises associées.
  • Amendements à la norme IAS 1, 'Présentation des états financiers', applicables aux exercices comptables à compter du 1er janvier 2016, dans le cadre de l'initiative de l'IASB pour améliorer la présentation et les informations à fournir dans les rapports financiers, et encourager l'application du jugement professionnel dans la détermination de l'information à présenter dans les états financiers. Ces amendements sont destinés à clarifier l'application de la notion de matérialité, en précisant qu'elle s'applique aux états financiers y compris les notes annexes et que l'inclusion d'informations non significatives peut être nuisible à leur compréhension. De plus, les amendements recommandent l'application du jugement professionnel lorsqu'une entité détermine l'ordre dans lequel elle présente l'information dans les notes.
  • Amendements à la norme IAS 19, 'Avantages du personnel', sur des régimes à prestations définies (applicables le 1er juillet 2014 et adoptés le 1er février 2015). Ces amendements limités s'appliquent aux cotisations des membres du personnel ou des tiers à des régimes de prestations définies. L'objectif des amendements est de clarifier et simplifier la comptabilisation des cotisations qui sont indépendantes du nombre d'années de service du membre du personnel, par exemple, les contributions des membres du personnel qui sont calculées en fonction d'un pourcentage fixe du salaire.
  • Améliorations annuelles des IFRS - cycle 2010-2012 (applicables le 1er juillet 2014 et adoptés le 1er février 2015). Ces amendements comprennent les modifications du cycle 2010-12 d'améliorations annuelles et touchent 7 normes : les IFRS 2 'Paiements fondés sur des actions', IFRS 3 'Regroupement d'entreprises', IFRS 8 'Secteurs opérationnels', IFRS 13 'Évaluation de la juste valeur, IAS 16 'Immobilisations corporelles' et IAS 38, 'Immobilisations incorporelles', amendements aux IFRS 9, 'Instruments financiers', IAS 37, 'Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels' et IAS 39, 'Instruments financiers – comptabilisation et évaluation'.
  • Améliorations annuelles des IFRS - cycle 2012-2014 (applicables et adoptés à compter du 1er janvier 2016). Ces amendements apportent des modifications à quatre normes : IFRS 5 'Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées', IAS 19 'Avantages du personnel', IFRS 7 'Instruments financiers : Informations à fournir' et IAS 34 'Information financière intermédiaire'.
  • Amendements aux normes IFRS 10 'États financiers consolidés', IFRS 12 'Informations à fournir sur les participations dans d'autres entités' et IAS 28 'Participations dans des entreprises associées et des coentreprises', applicables aux périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2016. Ces amendements visent à clarifier les principes de comptabilisation applicables aux entités d'investissement et à leurs filiales.

Les nouvelles normes et amendements aux normes suivants ont été publiés, mais ne sont pas encore obligatoires pour les exercices comptables débutant au 1er janvier 2016 et ont été adoptés par l'Union européenne :

  • IFRS 15 'Produits des activités tirés de contrats avec des clients'. La norme permettra l'amélioration de la comparabilité des ventes rapportées dans les états financiers à l'échelle mondiale. Les entreprises utilisant les normes IFRS seront obligées d'appliquer cette nouvelle norme pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018, sous réserve de l'adoption de la norme par l'UE.
  • IFRS 9 'Instruments financiers', date d'entrée en vigueur : 1er janvier 2018. La norme traite de la classification, l'évaluation et la décomptabilisation d'actifs et passifs financiers.

Les nouvelles normes et amendements aux normes suivants ont été publiés, mais ne sont pas encore obligatoires pour les exercices comptables débutant au 1er janvier 2015 et ne sont pas encore adoptés par l'Union européenne :

  • IFRS 16 'Contrats de location'. Cette norme remplace la norme éponyme IAS 17 et a un impact important sur la comptabilisation des contrats de location pour les preneurs. Selon IAS 17, les preneurs étaient tenus d'opérer une distinction entre une location financière (au bilan) et une location opérationnelle (hors bilan). IFRS 16 exige des preneurs qu'ils reconnaissent un passif locatif reflétant les paiements locatifs futurs et un actif de « droit d'utilisation » pour pratiquement tous les contrats de location. Pour les bailleurs, la comptabilisation reste pratiquement identique. Cependant, dans la mesure où l'IASB a mis à jour la définition d'une location (de même que la norme relative à la combinaison et à la séparation des contrats), les bailleurs seront également concernés par la nouvelle norme. Selon IFRS 16, un contrat est (ou contient) une location si le contrat confère le droit d'utiliser un actif identifié pour une période donnée moyennant une contrepartie.
  • Amendements aux normes IFRS 10 'États financiers consolidés' et IAS 28 'Participations dans des entreprises associées et des coentreprises', pour lesquels la date d'entrée en vigueur doit encore être déterminée. L'objectif de ces amendements est de réduire les discordances entre les dispositions d'IFRS 10 et d'IAS 28 relatives à la vente ou l'apport d'actifs entre un investisseur et une entreprise associée ou une coentreprise. La principale conséquence de ces amendements est qu'un résultat de cession (profit ou perte) est reconnu intégralement lorsque la transaction concerne une entreprise au sens d'IFRS 3 (qu'il s'agisse d'une filiale ou non). Un résultat partiel est comptabilisé lorsque la transaction porte sur des actifs qui ne constituent pas une entreprise, y compris lorsqu'il s'agit d'une filiale.
  • Amendements à la norme IAS 12, 'Impôt sur le résultat' sur la comptabilisation d'actifs d'impôt différé au titre de pertes latentes (applicables à partir du 1er janvier 2017). Ces amendements visent à clarifier les dispositions concernant la comptabilisation des actifs d'impôts différés relatifs aux instruments de dette évalués à la juste valeur.
  • Amendements à la norme IAS 7, 'État des flux de trésorerie' (applicable à compter du 1er janvier 2017). Ces amendements prévoient une publication supplémentaire permettant aux utilisateurs des états financiers d'évaluer les modifications intervenues dans les passifs inclus dans ses activités de financement. Cet amendement fait partie de l'initiative de publication de l'IASB qui vise à cerner de quelle manière la publication des états financiers peut encore être améliorée.
  • Amendements à la norme IFRS 15, 'Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus avec des clients' – Clarifications (applicables à partir du 1er janvier 2018). Ces amendements clarifient la question de savoir comment identifier une obligation de prestation, déterminer si une société agit pour son propre compte et déterminer si le revenu issu d'une licence de propriété intellectuelle doit être enregistré à un instant donné ou dans le temps. L'amendement comprend aussi plus d'exemples illustratifs.
  • Amendements à la norme IFRS 2 : 'Paiement fondé sur des actions' (applicable à compter du 1er janvier 2018) : l'amendement clarifie la base d'évaluation des paiements en numéraire et la comptabilisation des modifications qui transforme une rémunération réglée en numéraire en une rémunération réglée en actions. Il introduit aussi une exception aux dispositions de la norme IFRS 2 qui exige que si le montant net issu de l'accord sur les paiements fondés sur des actions, en retenant une part spécifique des instruments de capitaux propres pour remplir l'obligation fiscale, la transaction doit être classée comme réglée en instruments de capitaux propres dans son intégralité.
  • Améliorations annuelles des IFRS (cycle 2014-2016). Ces amendements concernent 3 normes : IFRS 1 Première adoption des normes IFRS pour ce qui concerne l'exemption à court terme des obligations imposées par les IFRS pour les nouveaux adoptants (applicables à partir du 1er janvier 2018), IFRS 12 - Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d'autres entités pour ce qui concerne le champ d'application de la norme (applicable à compter du 1er janvier 2017) et IAS 28 - Participations dans des entreprises associées et des coentreprises pour ce qui concerne l'évaluation d'une entreprise associée ou d'une coentreprise à la juste valeur (applicable à compter du 1er janvier 2018).
  • IFRIC 22 'Transactions en monnaies étrangères et contrepartie anticipée' (applicable au 1er janvier 2018). Cette interprétation définit comment déterminer la date de la transaction aux fins de déterminer le cours de change à utiliser pour la comptabilisation initiale de l'actif, la charge ou le produit connexe (ou une partie) est la date de comptabilisation initiale de l'actif non monétaire ou du passif non monétaire résultant du paiement ou de l'encaissement anticipé.

5.2.2. Consolidation

Filiales

Les filiales sont toutes les entités (y compris des entités structurées) dont le Groupe détient le contrôle. Le Groupe contrôle une entité lorsque le Groupe est exposé ou détient des droits à des rendements variables découlant de sa participation à l'entité et qu'il est capable d'affecter ces rendements par son contrôle de l'entité. Les filiales sont

entièrement consolidées à la date à laquelle le contrôle est exercé par le Groupe. Elles sont déconsolidées à la date à laquelle ledit contrôle cesse.

Le Groupe applique la méthode d'écart d'acquisition pour comptabiliser les regroupements d'entreprises.

La contrepartie versée pour l'acquisition d'une filiale est évaluée en tenant compte de l'ensemble des biens transférés, des passifs repris et les actions/participations émises par le Groupe à la date de l'acquisition, et ce, à leur juste valeur. La contrepartie versée comprend également la juste valeur de tout actif ou passif découlant d'un accord de contrepartie éventuelle. Les actifs identifiables acquis et les passifs éventuels repris dans un regroupement d'entreprises sont initialement évalués à leur juste valeur à la date d'acquisition.

Les frais d'acquisition sont comptabilisés en l'état.

Toute contrepartie éventuelle à verser par le Groupe est comptabilisée à la juste valeur à la date d'acquisition. Les changements subséquents à la juste valeur de la contrepartie éventuelle qui est réputée être un actif ou un passif sont comptabilisés conformément à la norme IAS 39, soit au travers du compte de résultat, ou au travers du résultat global attendu. Une contrepartie éventuelle classée dans les fonds propres n'est pas réévaluée, et son règlement subséquent est comptabilisé dans les fonds propres.

Les transactions entre entités, les soldes et les gains non réalisés sur des transactions intra-groupes sont éliminés. Les pertes non réalisées sont également éliminées. Le cas échéant, les montants rapportés par les filiales ont été ajustés pour se conformer aux règles d'évaluation comptables du Groupe.

5.2.3. Conversion des devises étrangères

Devise fonctionnelle et devise officielle

Les états financiers de chaque entité du groupe sont présentés dans la devise principale de l'environnement dans lequel chaque entité évolue (« la devise fonctionnelle »). Les états financiers consolidés sont rédigés en euro, la devise fonctionnelle du Groupe.

Transactions et soldes

Les transactions en devise étrangère (principalement en USD) sont converties dans la devise fonctionnelle au taux de change en vigueur aux dates de transaction. Les actifs et passifs monétaires libellés en devise étrangère sont convertis dans la devise fonctionnelle du Groupe au taux de change à la date de l'établissement des comptes.

Les bénéfices et pertes de change générés par les transactions en devises étrangères et par la conversion des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères à la date de clôture des comptes sont comptabilisés dans le compte de résultats.

Les éléments non monétaires évalués au coût historique dans une devise étrangère sont convertis au taux de change en vigueur à la date de la transaction initiale. Les éléments non monétaires évalués à leur juste valeur dans une devise étrangère sont convertis au taux de change en vigueur à la date de la détermination de la juste valeur.

Groupe de sociétés

Les résultats et la situation financière de chaque entité du groupe qui a une devise fonctionnelle autre que celle de la devise fonctionnelle du Groupe sont convertis dans la devise fonctionnelle du Groupe sur base des principes suivants :

  • Les actifs et passifs de chaque bilan présenté sont convertis au taux de change en vigueur à la date de clôture du bilan ;
  • Les revenus et dépenses de chaque compte de résultat sont convertis au taux de change moyen (sauf si cette moyenne ne reflète pas raisonnablement l'effet cumulatif des taux en vigueur aux dates de chaque transaction, auquel cas les revenus et dépenses sont convertis au taux en vigueur à la date de chacune des transactions) ;
  • Toutes les différences de change sont comptabilisées dans les autres éléments du résultat global.

5.2.4. Revenus

Les revenus sont évalués à la juste valeur de la contrepartie reçue ou recevable, et représentent des montants exigibles pour des biens fournis dans le cadre normal des activités du Groupe, nets de toute réduction, remise et taxe sur la valeur ajoutée. La Société comptabilise des revenus lorsque le montant de revenu peut être déterminé de manière fiable et lorsqu'il peut raisonnablement être considéré que l'entité en tirera des avantages économiques futurs. Le montant du revenu n'est pas réputé être comptabilisé de manière fiable tant que les conditions liées à la vente n'ont pas été levées.

Les revenus de la vente des biens sont comptabilisés lorsque :

  • Les risques et la propriété des biens sont transférés définitivement à l'acheteur;

  • Le Groupe ne dispose plus des prérogatives attachées habituellement au droit de propriété, ni un contrôle réel sur les biens vendus ;

  • Le montant du revenu peut être calculé avec précision ;
  • Il est probable que les avantages économiques associés à la transaction seront transférés à l'entité ; et
  • Les frais encourus ou futurs concernant la transaction peuvent être évalués de manière fiable.

Pour 2016 et 2015, les ventes générées par le Groupe sont associées à la vente du dispositif médical « C-Cathez », le cathéter propriétaire du Groupe, et sont marginaux par rapport aux dépenses de fonctionnement. En 2016, le Groupe e enregistré un paiement non remboursable lié à l'accord de licence signée en juillet 2016 avec ONO Pharamceuticals.

Revenus de licence

L'accord de licence conclu avec ONO en juillet 2016 prévoit un paiement initial non remboursable, des paiements liés aux étapes de développement (dont le montant dépend de la réalisation de certaines étapes cliniques, réglementaires ou commerciales), des royalties sur les ventes. Les dispositions relatives à ces versements peuvent être résumées comme suit:

Paiement initial

Les paiements initiaux non remboursables sont comptabilisés sur la période estimée d'engagement, soit sur une base linéraie, soit sur la base des coûts encourus dans le cadre du projet si un tel coût peut être évalué avec fiabilité. Nous réévaluons régulièrement le délai et le coût estimés pour achever la phase du projet et ajustons en conséquence la période sur laquelle le revenu est reporté.

Paiements liés à des étapes de développement

Les paiements liés aux étapes de développement sont comptabilisés comme produits lorsqu'ils sont obtenus. De plus, les paiements doivent être acquis de manière irrévocable et le paiement doit être substantiel et proportionnel à l'ampleur de l'étape connexe. Les paiements qui ne sont pas substantiels, proportionnels ou qui ne sont pas irrévocables sont comptabilisés comme produits reportés. Les revenus de ces activités peuvent varier significativement d'une période à l'autre selon le planning des étapes.

5.2.5. Autres produits d'exploitation

Les principales entrées financières du Groupe proviennent (i) des Subsides de la Commission européenne en application du Seventh Framework Program (« FP7 ») et (ii) des Subventions, sous la forme d'avances récupérables, du gouvernement régional (la « Région » ou la « Région Wallonne »).

Subventions gouvernementales

Les subventions gouvernementales sont comptabilisées à leur juste valeur lorsque le Groupe dispose d'une assurance raisonnable que la subvention sera reçue et que le Groupe pourra respecter toutes les conditions qui s'y rapportent. Une fois qu'une subvention est comptabilisée, tout passif éventuel afférent (ou actif éventuel) est traité conformément à la norme IAS 39/IFRS9.

Les subventions sont comptabilisées dans le compte de résultat de la période concernée de manière à les faire correspondre aux frais qu'elles sont présumées compenser.

Avances Récupérables

Comme précédemment exposé, le Groupe reçoit des subventions du gouvernement régional sous forme d'avances récupérables.

Les avances récupérables sont destinées à soutenir des programmes de développement spécifiques. Au sein de chaque avance, trois phases sont distinguées ; la « phase de recherche », la « phase de décision » et la « phase d'exploitation ». Au cours de la phase de recherche, le Groupe remet des déclarations de créances à la Région qui, une fois approuvées, sont remboursées au Groupe.

Les avances récupérables sont comptabilisées au compte de résultat au cours des périodes pendant lesquelles l'entité comptabilise comme dépenses les frais présumés être compensés par l'octroi de l'avance.

Au terme de la « période de recherche », le Groupe doit décider dans les 6 mois s'il exploite ou non le produit de la recherche (la « phase de décision »). La « phase d'exploitation » a une durée maximale de 10 ans. Dans le cas où le Groupe décide d'exploiter les résultats de recherche financés par une avance, l'avance récupérable concernée devient remboursable et le Groupe applique alors les critères de comptabilisation de la norme IAS 39 concernant la comptabilisation des passifs,

chaque montant étant comptabilisé en réduction des autres revenus d'exploitation enregistrés dans le compte de résultats.

Lorsque le Groupe n'exploite pas (ou cesse d'exploiter) les résultats de la phase de recherche financés par une avance, il doit notifier cette décision à la Région. Cette décision est du ressort exclusif du Groupe. L'avance récupérable concernée ne devient pas remboursable (elle n'est plus remboursable à dater de l'année civile suivant ladite décision), et les droits attachés aux résultats du programme sont transférés à la Région. Dans le cas où le Groupe décide de renoncer à ses droits de brevets éventuels pouvant résulter du programme de recherche, lesdits droits seront également transférés à la Région.

Autres subventions publiques

Le Groupe a reçu, et continuera de solliciter des subventions auprès des autorités européennes (FP7) et régionales. Ces subventions serviront au financement partiel des premières étapes de projets, comme la recherche fondamentale, la recherche appliquée, le design de prototype, etc.

Au 31 décembre 2016, toutes les subventions reçues ne sont assorties d'aucune condition. En vertu des contrats applicables, les subventions sont versées sur présentation, par le Groupe, d'un relevé de compte. La Société encourt d'abord les dépenses relatives au projet, puis demande ensuite un remboursement partiel conformément aux modalités du contrat concerné.

Les subventions gouvernementales sont systématiquement comptabilisées au compte de résultats au cours des périodes pendant lesquelles l'entité comptabilise comme dépenses les frais compensés par ces subventions.

5.2.6. Immobilisations incorporelles

Les immobilisations incorporelles acquises de tiers sont évaluées à leur coût d'acquisition lors de la comptabilisation initiale. Après la comptabilisation initiale, les immobilisations incorporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition moins les amortissements cumulés et les pertes de valeurs cumulées.

Les immobilisations incorporelles générées en interne, hors frais de développement activés (quand les conditions sont rencontrées), ne sont pas activées. Les frais correspondants sont inscrits au compte de résultats de l'exercice au cours duquel ils sont engagés.

La durée de vie des immobilisations incorporelles est considérée comme limitée. Elles sont amorties sur leur durée de vie économique attendue. Une dépréciation est envisagée dès qu'il apparaît que l'actif incorporel présente une indication de perte de valeur. La durée et la méthode d'amortissement des actifs incorporels à durée de vie limitée sont revues au moins à la fin de chaque exercice comptable. Les changements dans la durée de vie attendue ou dans le mode de consommation des futurs bénéfices économiques inhérents à l'actif incorporel se répercutent sur la durée ou la méthode d'amortissement, selon le cas, et sont considérés comme des changements dans les estimations comptables. La charge d'amortissement des actifs incorporels à durée de vie limitée est inscrite au compte de résultats, dans la catégorie de charges correspondant à l'utilisation de l'actif concerné.

Les gains ou pertes résultant de la réalisation d'un actif incorporel représentent la différence entre le produit net de la vente de l'actif et sa valeur nette comptable. Cette différence est inscrite au compte de résultats au moment où l'actif est réalisé.

Goodwill ou écart d'acquisition

Un goodwill ou un écart d'acquisition est un actif qui représente le bénéfice économique futur généré par d'autres actifs acquis dans le cadre d'un regroupement d'entreprises, et qui ne peut être identifié individuellement ou reconnu séparément. Le goodwill est calculé par différence à la date d'acquisition, entre la juste valeur du prix payé et les actifs et passifs acquis à la date d'acquisition (selon le prescrit de IFRS 3).

Le goodwill ne fait pas l'objet d'amortissement, et est réévalué annuellement (ou plus fréquemment si des évènements requerraient une réévaluation du goodwill), tel que précisé dans IAS 36.

Frais de recherche et de développement en cours

Les frais de recherche et de développement en cours (« IPRD ») sont comptabilisés comme immobilisations incorporelles et ne sont pas amortis tant que le projet sous-jacent n'a pas abouti ou qu'il n'est pas abandonné. Les IPRD sont comptabilisés à leur juste valeur à la date d'acquisition, et cette juste valeur devient la valeur historique sur base de laquelle seront calculés les amortissements futurs.

Les IPRD ne sont pas réévalués selon les principes de l'IAS 38 « Immobilisations incorporelles » car ils ne sont pas échangeables sur un marché liquide comme le prévoit IAS 38 pour prétendre à la réévaluation. Les IPRDne sont donc jamais réévalués à leur juste valeur.

Les frais de recherche et développement subséquent pourront être capitalisé et ajouté aux IPRD tant que ces frais IPRD sont en stade de développement et donc répondent aux critères définis dans IAS 38. Selon les règls d'évaluation du Groupe, un produit candidat est en stade de développement qu'après l'obtention de résultats positifs d'une étude clinique d'enregistrement (Phase III ou autre). De ce fait, toute dépense de recherche de développement encourue entre la date d'acquisition et l'obetntion de résultats spoitifs d'une étude d'enregistrement sera considérée comme une dépense de recherche et comptabilisée comme dépense dans le compte de résultat.

Frais de recherche et de développement

Les frais de recherche sont comptabilisés comme des dépenses à mesure qu'ils sont engagés. Les frais de développement d'un projet individuel sont comptabilisés en immobilisations incorporelles lorsque le Groupe peut établir:

  • Qu'il est techniquement possible de mener à bien la finalisation de l'actif incorporel en vue de son utilisation ou de sa vente ;
  • Son intention de mener à bien la finalisation de l'actif incorporel et de l'utiliser ou de le vendre ;
  • Sa capacité à utiliser ou à vendre l'actif incorporel ;
  • Les perspectives probables selon lesquelles l'actif incorporel générera des bénéfices économiques futurs. L'existence, notamment, d'un marché pour les produits de l'actif incorporel ou pour l'actif incorporel lui-même, ou, en cas d'utilisation interne, l'utilité de l'actif incorporel ;
  • La disponibilité de ressources techniques, financières et autres suffisantes pour mener à bien le développement et pour utiliser ou vendre l'actif incorporel ;
  • Sa capacité à mesurer avec fiabilité les dépenses attribuables à l'actif incorporel pendant son développement.

Dans le secteur d'activité du Groupe, les sciences de la vie, les critères a) et d) semblent les plus difficiles à rencontrer. L'expérience montre que dans le secteur des biotechnologies, la faisabilité technique d'un projet est avérée lorsque le projet franchit avec succès la Phase III de son développement. Dans le cas des appareils médicaux, c'est habituellement au moment de l'obtention du marquage CE.

Après la comptabilisation initiale des frais de développement à l'actif, on applique le modèle du coût, c'est-à-dire que l'élément d'actif est enregistré à son coût initial moins les amortissements cumulés et les pertes de valeurs cumulées.

L'amortissement de l'actif commence lorsque le développement est terminé et que l'actif est prêt à l'emploi. L'amortissement couvre la période des bénéfices futurs estimés. Il est inscrit au poste des frais de recherche et développement. Pendant la durée du développement, on détermine chaque année s'il y a lieu de procéder à une réduction de valeur.

Au 31 décembre 2016, seuls les frais de développement de C-Cathez sont portés à l'actif du bilan et seront amortis sur une période de 17 ans, ce qui correspond à la période de protection restante des droits intellectuels sur le produit.

Brevets, licences et marques

Les dépenses relatives à l'acquisition de droits sur des technologies sont comptabilisées en tant qu'immobilisations incorporelles lorsque les deux critères suivants sont rencontrés :

  • Il est probable que les avantages économiques futurs escomptés attribuables à cet actif reviendront à l'entité ; et
  • Le coût de cet actif peut être mesuré de manière précise et fiable

Les licences pour l'utilisation de propriété intellectuelle sont accordées pour une période correspondant à la durée de validité de ces droits. L'amortissement est calculé sur une base linéaire d'après leur durée de vie.

La réduction de valeur des brevets et licences est évaluée dès qu'il y a un indice que ces actifs sont susceptibles de subir une telle réduction. L'indication de réduction de valeur est dépendante de la valeur du brevet évaluée sur base des résultats précliniques et cliniques de la technologie couverte par le brevet.

Logiciel

La rubrique « logiciel » ne concerne que les licences de logiciels acquises. Les logiciels sont portés à l'actif du bilan sur base des frais d'acquisition pour l'utilisation du logiciel. Ces frais sont amortis sur une durée de vie estimée à trois ans, selon la méthode linéaire.

5.2.7. Terrains, constructions et outillage

Les machines et outillages sont comptabilisés à leur coût d'acquisition moins les amortissements cumulés et les pertes de valeurs cumulées. Les frais de réparation et de maintenance sont inscrits au compte de résultats à mesure qu'ils sont engagés.

L'amortissement est pratiqué de façon linéaire sur la durée de vie estimée de l'actif :

  • Terrains et constructions : 15 à 20 ans
  • Installations et outillages : 5 à 15 ans
  • Équipements de laboratoire : 3 à 5 ans
  • Mobilier: 3 à 10 ans
  • Améliorations au bâtiment loué : 3 à 10 ans (suivant la durée de la location des bureaux)

Tout élément d'actifs corporel est extourné au moment de sa vente ou lorsque son utilisation ou sa vente ne génère plus de bénéfice économique futur. Tout gain ou perte résultant de l'extourne d'un actif, représentant la différence entre le produit net de la vente de l'actif et sa valeur nette comptable, estinscrit au compte de résultats lorsque l'actif est extourné.

La valeur résiduelle des actifs, leur durée de vie utile et les méthodes d'amortissement sont revues à la fin de chaque exercice comptable, et adaptées de manière prospective le cas échéant.

5.2.8. Location financement

Pour déterminer si une convention constitue ou comporte une location-financement, il convient de se baser sur la nature de la convention lors de sa signature : si la convention est subordonnée à l'utilisation d'un ou de plusieurs actifs spécifiques ou s'il confère le droit d'utiliser ces actifs.

La location-financement, qui transfère au Groupe la majeure partie des risques et avantages inhérents à la propriété du bien loué, est activée au début du contrat, à la juste valeur du bien loué, ou, si elle est inférieure, à la valeur actualisée des loyers minimaux. Les paiements d'une location-financement sont répartis entre les charges financières et la réduction de la dette de la location-financement, afin d'obtenir un taux d'intérêt constant sur le solde de la dette. Les charges financières sont imputées en compte de résultats.

Les actifs pris en location financement sont amortis sur leur durée de vie. Cependant, s'il n'existe pas de certitude raisonnable que le Groupe deviendra propriétaire de l'actif à l'issue de la location-financement, l'actif est amorti sur la plus courte des deux périodes suivantes : soit la durée de vie utile du bien ou la durée de la location.

Quant à la location opérationnelle, les paiements sont enregistrés en tant que charges en compte de résultats, de façon linéaire, pendant la durée du contrat.

Le Groupe a effectué des transactions de « sale et lease back » (« cessions-bails »). Si la transaction résulte en un contrat de location-financement, l'excédent du produit de la vente sur la valeur comptable est reporté et amorti sur la durée du contrat de location. Si elle résulte en une location financement opérationnelle et que la transaction est réalisée à la valeur de marché, aucune perte et profit n'est reconnu dans l'immédiat.

5.2.9. Pertes de valeur sur les actifs non financiers

À chaque clôture, le Groupe détermine s'il existe des indications de perte de valeur sur un élément d'actif. En présence de telles indications, ou lorsqu'un test annuel de perte de valeur s'impose, le Groupe estime le montant récupérable de l'actif. Le montant récupérable d'un actif correspond à la plus élevée des deux valeurs suivantes : la juste valeur de l'actif ou de l'unité génératrice de trésorerie moins le coût de la vente, et sa valeur d'utilisation. Le montant récupérable est déterminé pour un actif individuel, sauf s'il ne génère pas de flux de trésorerie largement indépendant de celui des autres actifs ou groupes d'actifs. Lorsque la valeur comptable d'un actif ou d'une unité génératrice de trésorerie dépasse son montant récupérable, l'actif est considéré comme ayant perdu de la valeur. Il est alors ramené à sa valeur récupérable. Pour déterminer la valeur d'utilisation, les futurs flux de trésorerie estimés sont actualisés suivant un taux avant impôts reflétant l'évaluation de la valeur temps de l'argent par le marché et les risques propres à l'actif. Pour déterminer la juste valeur moins les coûts de vente, on applique un modèle d'évaluation adéquat, basé sur le modèle de la valeur actualisée des flux de trésorerie.

Une évaluation est effectuée à chaque date de clôture afin de déterminer si des indications de perte de valeur identifiées antérieurement ont cessé d'exister ou ont diminué. En présence de telles indications, le Groupe estime le montant récupérable de l'actif ou de l'unité génératrice de trésorerie. Une dépréciation antérieurement comptabilisée n'est annulée que s'il y a eu un changement dans les hypothèses utilisées pour déterminer le montant récupérable de l'actif depuis la comptabilisation de la dépréciation. L'annulation est limitée de telle façon que la valeur comptable de l'actif n'excède pas son montant récupérable, et n'excède pas non plus la valeur comptable qui aurait été déterminée, nette d'amortissement, si l'on n'avait pas comptabilisé de perte de valeur pour l'actif sur les années précédentes. L'annulation est inscrite au compte de résultats sauf si l'actif est réévalué, auquel cas l'annulation est considérée comme une plus-value de réévaluation.

Le Groupe a quatre unités génératrices de trésorerie qui sont constituées des activités de développement et de commercialisation des produits suivants : C-Cure®, C-Cathez, Heart-Xs and NKR-T. Les indicateurs de perte de valeur utilisés par le Groupe sont les résultats précliniques et cliniques obtenus avec la technologie développée.

5.2.10. Trésorerie et équivalents de trésorerie

Dans l'état de la situation financière, la trésorerie et les équivalents de trésorerie comprennent les comptes bancaires, les valeurs disponibles et les placements de trésorerie d'une durée initiale de trois mois ou moins.

5.2.11. Actifs financiers

5.2.11.1.Classification

Le Groupe classe ses actifs financiers dans les catégories suivantes : prêts et créances. La classification dépend de l'objet pour lequel les actifs financiers ont été acquis. Le Management détermine la classification des actifs financiers lors de la comptabilisation initiale.

Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés avec paiement fixes ou déterminables qui ne sont pas côtés sur un marché actif. Ils sont compris dans les actifs courants, sauf pour les prêts et créances à plus de 12 mois suivant la fin de la période visée par le rapport. Ces actifs sont classifiés comme des actifs non courants. Les actifs financiers du Groupe comprennent « la trésorerie et les équivalents de trésorerie », « les dépôts à court terme », « les créances commerciales et autres créances » et « les dépôts ».

5.2.11.2.Comptabilisation initiale et évaluation

Tous les actifs financiers sont comptabilisés initialement à la juste valeur augmentée des coûts directement imputables à la transaction.

5.2.11.3.Évaluation subséquente

Après l'évaluation initiale, ces actifs financiers sont évalués à leur coût amorti, suivant la méthode du taux d'intérêt effectif, moins les éventuelles réductions de valeur. Le calcul du coût amorti tient compte de toute ristourne ou prime sur les coûts et redevances d'acquisition qui font partie intégrante du taux d'intérêt effectif. L'amortissement au taux d'intérêt effectif est inclus dans les produits financiers inscrits en compte de résultats. Les pertes de valeurs sont comptabilisées dans les charges financières de l'état du résultat global.

5.2.11.4.Pertes de valeur sur les actifs financiers

À chaque date de clôture, le Groupe évalue s'il existe des indicateurs permettant de conclure à la perte de valeur d'un actif financier ou d'un groupe d'actifs financiers. Un actif financier ou un groupe d'actifs financiers est jugé comme ayant perdu de la valeur, si et seulement si, il existe des indicateurs de perte de valeur, résultant d'un ou plusieurs événements survenus après la comptabilisation initiale de l'actif, et que l'événement exerce sur les futurs flux de trésorerie escomptés de l'actif financier ou du groupe d'actifs financiers une incidence que l'on peut estimer avec fiabilité.

Parmi les indicateurs de perte de valeur possibles, on trouve les difficultés financières importantes d'un débiteur ou groupe de débiteurs, un retard ou défaut de paiement d'intérêts ou de principal, la probabilité d'une faillite ou autre forme de réorganisation financière, ou des données observables suggérant une baisse mesurable des futurs flux de trésorerie estimés, par exemple un changement dans les arriérés ou les conditions économiques liées aux défauts.

Actifs financiers comptabilisés au coût amorti

En ce qui concerne les actifs financiers comptabilisés au coût amorti, le Groupe évalue d'abord individuellement s'il existe des signes objectifs de perte de valeur individuelle des actifs financiers, puis collectivement pour les actifs financiers qui ne sont pas individuellement significatifs. Si le Groupe détermine qu'il n'existe pas d'indicateurs objectifs de perte de valeur d'un actif financier évalué individuellement, il inclut cet actif dans un groupe d'actifs financiers présentant des caractéristiques de risque de crédit similaires, et les évalue collectivement par le test de perte de valeur. Les actifs évalués individuellement pour lesquels il existe ou subsiste une perte de valeur ne font pas l'objet de l'évaluation collective.

S'il existe des indicateurs objectifs de perte de valeur, le montant de la perte représente la différence entre la valeur nette comptable de l'actif et la valeur actuelle des futurs flux de trésorerie estimés.

La valeur actualisée des flux de trésorerie futurs estimés est actualisée au taux d'intérêt effectif initial des actifs financiers. Pour un prêt à taux variable, le taux d'actualisation servant à évaluer une perte de valeur est le taux d'intérêt effectif courant.

La valeur nette comptable de l'actif est réduite via un compte de réduction de valeur et le montant de la perte est inscrit en compte de résultats. Le produit des intérêts continue de croître sur la valeur comptable réduite, suivant le taux utilisé pour actualiser les futurs flux de trésorerie et évaluer la perte de valeur. Les produits d'intérêts sont enregistrés comme

produits financiers au compte de résultats. Les prêts et la réduction de valeur correspondante sont annulés lorsqu'il n'existe plus de perspective réaliste de recouvrement. Si, durant un exercice ultérieur, le montant de la perte de valeur estimée augmente ou diminue en raison d'un événement survenu après la comptabilisation de la perte de valeur, la perte de valeur déjà comptabilisée est augmentée ou réduite via le compte de provision adéquat. Si un montant annulé est récupéré par la suite, son recouvrement est crédité aux charges financières dans le compte de résultats.

5.2.12. Passifs financiers

5.2.12.1.Classification

Le passif financier du Groupe comprend les dettes commerciales et autres dettes, les découverts bancaires, et les prêts et emprunts. Le Groupe classifie le passif financier dans la catégorie suivante : passif financier évalué au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif.

5.2.12.2.Comptabilisation initiale et évaluation

Tous les passifs financiers sont comptabilisés initialement à leur juste valeur, augmentés des frais directement imputables à la transaction.

5.2.12.3.Évaluation ultérieure

L'évaluation ultérieure des passifs financiers dépend de leur classification comme suit:

Contreparties éventuelles dans un regroupement d'entreprises

Les contreparties éventuelles à payer dans le cadre d'un regroupement d'entreprises sont comptabilisées à leur juste valeur à la date d'acquisition en passifs non courants. Elles sont ensuite réévaluées annuellement à leur juste valeur, et tout écart est comptabilisé via le compte de résultat selon les principes de IFRS 3 et IAS 19. De ce fait, les contreparties payées ne peuvent être capitalisées à l'actif du bilan, mais viendront réduire les contreparties éventuelles au passif du bilan.

Les détails concernant la valorisation des contreparties éventuelles sont présentés dans la note 5.13.2.

Dettes commerciales et autres dettes

Après comptabilisation initiale, elles sont évaluées au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif.

Prêts et emprunts

Après la comptabilisation initiale, les emprunts sont évalués au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif. Les gains et pertes sont comptabilisés dans le compte de résultats lorsque les passifs sont annulés.

Le coût amorti est calculé en tenant compte de toute réduction ou prime à l'acquisition ou frais ou dépenses qui font parties intégrantes de la méthode du taux d'intérêt effectif. L'amortissement selon la méthode du taux d'intérêt effectif est comptabilisé dans les charges financières du compte de résultats.

5.2.12.4.Annulation

Un passif financier est annulé lorsque l'obligation correspondante est annulée, supprimée ou expire.

Lorsqu'un passif financier existant est remplacé par un autre, auprès du même prêteur, mais à des conditions substantiellement différentes, ou que les conditions d'un passif existant sont substantiellement modifiées, le remplacement ou la modification sont traités comme l'annulation de l'obligation initiale avec la création d'une nouvelle obligation. La différence entre les deux valeurs comptables est inscrite au compte de résultats.

5.2.13. Provisions

Une provision est constituée lorsque le Groupe a une obligation présente (légale ou implicite) résultant d'un événement passé, qu'il est probable qu'il y ait une sortie de ressources génératrices de bénéfices économiques pour acquitter l'obligation, et que le montant de l'obligation peut faire l'objet d'une estimation fiable. Si le Groupe prévoit le remboursement de tout ou partie d'une obligation, par exemple dans le cadre d'un contrat d'assurance, le remboursement est comptabilisé sous la forme d'un actif distinct, mais seulement à partir du moment où ce remboursement est certain. La charge relative à une provision est présentée nette de tout remboursement dans l'état de la situation financière. Si l'effet de la valeur temps de l'argent est significatif, les provisions sont actualisées sur base du taux d'intérêt actuel, avant impôts, qui reflète le cas échéant les risques propres à l'élément de passif concerné. En cas d'actualisation, l'augmentation de la provision due au passage du temps est comptabilisée comme une charge financière.

Le 8 juillet 2016, après une tentative infructueuse d'une procédure de conciliation conduite sous le prescrit de la loi Suisse, une société Suisse nommée AtonRâ Partners SA a déposé une plainte contre Celyad SA devant le Tribunal de Première Instance de Genève, Suisse. AtonRâ Partners SA réclame le paiement de respectivement 95.250 euros et 300.300 US dollars comme commission d'intermédiaire dans le cadre des levées de fonds effectuées le 3 mars 2015 et l'entrée en bourse effectuée le 18 juin 2015. Nous contestons l'entiereté de ces réclamations et la compétence du tribunal dès lors que AtonRâ ne faisait pas partie des syndicats bancaires pour ces deux placements. La procédure est en cours et le tribunal n'a pas encore fixé une date de jugement. La décision du Tribunal de Première Instance est sujette à appel. Aucune provison relative à cette plainte n'est enregistrée au 31 décembre 2016.

5.2.13.1.Avantages accordés au personnel

Régime à cotisations définies

La Société possède un plan de pension qui requiert des cotisations à verser dans le cadre de l'assurance groupe de la Société. Il s'agit d'un régime à cotisations définies. Un régime à cotisations définies est un régime au travers duquel le Groupe paie des cotisations fixes à une entité distincte. Le Groupe n'est pas tenu par la loi de payer des cotisations additionnelles si le fonds ne contient pas assez d'actifs pour payer à tous les salariés les avantages auxquels ils ont droit au titre des régimes existants.

Cependant, en vertu de la législation belge relative au régime de retraite du deuxième pilier (la « Loi Vandenbroucke »), tous les régimes à cotisations définies doivent être considérés comme des régimes à prestations déterminées en vertu des IFRS. La Loi Vandenbroucke édicte que dans le contexte des régimes à cotisations définies, l'employeur doit garantir un rendement d'au moins 3,75 % pour les cotisations payées par les employés et d'au moins 3,25 % pour les cotisations payées par l'employeur. Vu ce rendement minimum garanti des régimes à cotisations définies en Belgique, l'employeur est exposé à un risque financier (il a l'obligation de verser des cotisations complémentaires si le fonds n'est pas suffisamment provisionné pour payer toutes les sommes destinées aux employés pour la période en cours ou pour les périodes antérieures).

Avant 2014, le Groupe ne comptabilisait pas les prestations déterminées, car des taux d'actualisation plus élevés étaient appliqués et le rendement des actifs des régimes assurés par la compagnie d'assurance suffisait à couvrir le rendement minimum garanti. En raison des taux d'intérêt continuellement bas offerts par les marchés financiers européens, en 2014, Celyad a décidé d'évaluer et de comptabiliser les répercussions potentielles d'une comptabilisation des prestations déterminées pour ces régimes de retraite avec un rendement garanti fixe minimum, à cause du risque financier plus élevé lié à ces régimes par rapport à la situation passée. Les états financiers des exercices précédents n'ont pas été corrigés car l'impact n'est pas matériel.

Un actuaire externe indépendant réalise le calcul de la provision pour les plans de pension des employés. Le calcul repose sur la méthode des unités de crédits projetés.

Le passif comptabilisé au bilan concernant les plans de pension constitue la valeur actuelle de l'obligation des prestations déterminées à la fin de la période visée par le rapport moins la juste valeur de l'actif du plan. La valeur actuelle de l'obligation des prestations déterminées est obtenue en actualisant les flux de trésorerie futurs estimés à l'aide du taux d'intérêt des obligations d'entreprise de haute qualité libellés dans la devise dans laquelle les prestations seront versées, et qui ont une maturité similaire aux termes de l'obligation de retraite associée.

Le coût lié au plan de pension à cotisations définies, comptabilisé dans les coûts d'exploitation du compte de résultats, indique une augmentation de l'obligation des cotisations définies résultant du travail des employés au cours de l'exercice, ainsi que des modifications, des limitations et des aménagements de ces cotisations.

Les coûts des cotisations passées sont immédiatement portés au compte de résultats.

La charge nette des intérêts est calculée en appliquant un taux d'actualisation sur le solde de l'obligation des prestations définies et de la juste valeur des actifs du plan. Ces charges sont incluses dans les coûts d'exploitation du compte de résultats.

Les gains ou pertes actuariels résultant des ajustements liés aux changements d'hypothèses actuarielles sont répercutés dans les autres éléments du résultat global de l'exercice concerné.

Avantages à court terme

Les avantages à court terme désignent les avantages qui doivent être versés au salarié dans un délai de 12 mois suivants la clôture de l'exercice lors duquel les prestations générant ces avantages ont été effectuées par le salarié. Ils n'incluent toutefois pas les indemnités de fin de contrat, notamment les traitements, les salaires, les participations aux bénéfices, les bonus et les avantages en nature des employés.

Le montant non actualisé des avantages versés en contrepartie des prestations des salariés au cours d'un exercice est comptabilisé dans l'exercice concerné. Le coût des absences rémunérées à court terme est comptabilisé lorsque les membres du personnel rendent des services qui augmentent leurs droits ou, dans le cas des absences rémunérées non cumulables, lorsque les absences se produisent. Il inclut tous les montants supplémentaires qu'une entité s'attend à payer pour les droits non versés à la fin de l'exercice.

Paiements fondés sur des actions

Certains salariés, membres du management et membres du conseil d'administration du Groupe, perçoivent une rémunération sous la forme de paiements fondés sur des actions. Ces personnes prestent des services en contrepartie de ces titres représentatifs du capital (« rémunération basées sur des éléments de capital »).

Évaluation

Le coût des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres s'évalue à la juste valeur de cette rétribution à la date de son octroi. La juste valeur se calcule à l'aide d'un modèle d'évaluation approprié. Voir la note 5.15 à ce sujet.

Comptabilisation

Le coût des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres est comptabilisé, avec l'augmentation correspondante des fonds propres, la période où les conditions de services ont été remplies. La dépense cumulée pour les rémunérations basées sur des éléments de capital comptabilisés à chaque clôture jusqu'à la date à laquelle les droits sont acquis reflète l'estimation par le Groupe du nombre d'instruments de capital qui seront finalement acquis.

La dépense ou le produit comptabilisé pour une période dans le compte de résultats représente l'évaluation de la dépense cumulée entre le début et la fin de la période.

Modification

Lorsque les conditions des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres sont modifiées, la dépense minimale comptabilisée est la dépense qui aurait été faite si les conditions n'avaient pas été modifiées et si les conditions initiales avaient été remplies. Une charge supplémentaire est comptabilisée pour toute modification qui augmente la juste valeur totale de la transaction de paiement fondée sur des actions, ou qui profite autrement au salarié à la date de la modification.

Annulation

Lorsque des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres sont annulées, elles sont traitées comme si elles étaient acquises à la date de l'annulation ; toute dépense non encore comptabilisée pour cette rémunération l'est immédiatement dans le compte de résultats. Cela comprend des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres pour lesquelles les conditions d'octroi, dépendantes du Groupe ou du salarié, ne sont pas remplies. Cependant, si la rémunération annulée est remplacée par une nouvelle rémunération, et que celle-ci est considérée comme une rémunération de remplacement à la date où elle est consentie, les rémunérations annulées et nouvelles rémunérations sont traitées comme une modification de la rémunération originale, visée au paragraphe précédent. Toute annulation des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres sont traitées de la même manière.

5.2.14. Impôts

Les impôts sont comptabilisés dans le compte de résultats, à l'exception de ceux concernant des postes enregistrés dans les autres éléments du résultat global ou directement dans les fonds propres. Dans ce cas, l'impôt est également comptabilisé, respectivement dans les autres éléments du résultat global ou directement dans les fonds propres.

Impôts différés

Les impôts différés se calculent suivant la méthode de la dette, appliquée aux différences temporaires constatées entre la base fiscale des éléments de l'actif et du passif et leur valeur comptable dans les états financiers.

Les passifs d'impôts différés sont comptabilisés pour toutes les différences temporaires taxables, sauf :

  • Lorsque la dette fiscale différée naît de la comptabilisation initiale d'une survaleur ou d'un actif ou d'un passif dans une opération qui n'est pas un regroupement d'entreprises et qui, à la date de la transaction, n'affecte ni le bénéfice comptable, ni le bénéfice ou la perte taxable ;

  • En ce qui concerne les différences temporaires taxables liées aux investissements dans les filiales, les entreprises associées et les participations dans les coentreprises, lorsque le planning de l'annulation des différences temporaires peut être contrôlé, et où il est probable que les différences temporaires ne s'inverseront pas dans un avenir prévisible.

Les actifs d'impôts différés sont comptabilisés pour toutes les différences temporaires déductibles, les reports de crédit d'impôt et les pertes fiscales inutilisées, (sauf si l'actif d'impôt différé provient de la comptabilisation initiale d'un actif ou d'un passif dans une transaction qui n'est pas un regroupement d'entreprises et qui, à la date de la transaction, n'affecte ni le résultat comptable, ni le bénéfice ou la perte fiscale) dans la mesure où il est probable qu'un bénéfice taxable sera disponible pour y imputer les différences temporaires déductibles, et que les crédits d'impôt ou pertes fiscales inutilisés pourront être utilisés.

La valeur comptable des actifs d'impôts différés est revue à chaque date de clôture, et réduite dans la mesure où il est peu probable qu'un bénéfice taxable suffisant sera disponible pour utiliser tout ou partie des actifs d'impôts différés. Les actifs d'impôts différés non comptabilisés sont réévalués à chaque date de clôture et comptabilisés dans la mesure où il est devenu probable que de futurs bénéfices taxables permettront de récupérer le montant différé.

Les actifs et les passifs d'impôts différés se mesurent au taux d'imposition qui sera probablement appliqué dans l'année de réalisation de l'actif ou de règlement du passif, suivant les taux et les lois fiscales en vigueur ou substantiellement en vigueur à la date de clôture.

Les actifs et passifs d'impôts différés sont compensés s'il existe un droit légalement applicable de compenser les actifs et passifs fiscaux à court terme et que les impôts différés concernent soit (i) la même entité imposable et relèvent de la même administration fiscale, soit (ii) des entités imposables différentes, mais qui ont l'intention de compenser les soldes sur une base nette.

5.2.15. Résultats par action

Le bénéfice/(perte) net par action se calcule suivant le nombre moyen pondéré d'actions en circulation durant la période.

Le bénéfice/(perte) net par action dilué se calcule suivant le nombre moyen pondéré d'actions en circulation, compte tenu de l'effet dilutif des titres potentiellement dilutifs telles que les droits de souscriptions et les dettes convertibles. Les titres potentiellement dilutifs sont traités comme dilutifs si et seulement si leur conversion en actions ordinaires est de nature à réduire le bénéfice net par action (ou d'augmenter la perte nette par action).

5.3. Gestion des risques

Facteurs de risque financier

Risque de taux d'intérêts

Le risque de taux d'intérêt est très limité. Le Groupe ne compte qu'un petit nombre de leasings financiers et n'a pas d'emprunts en cours. Jusqu'à présent, en raison de la faible exposition, le Groupe n'a pas prévu de mesures de couverture.

Risque de crédit

Les créances découlant de ventes aux tiers étant très marginales, le risque de crédit résulte principalement de la trésorerie et de ses équivalents, et des dépôts auprès des banques et des établissements de crédit. Le Groupe travaille uniquement avec des banques commerciales internationales et des établissements financiers à la réputation bien établie.

Risque de change

Le Groupe pourrait être exposé à un risque de change dès lors que certains accords de collaboration ou d'approvisionnement en matières premières sont libellés en USD. En outre, le Groupe détient également des placements dans des opérations à l'étranger dont les actifs sont exposés au risque de change (USD). Jusqu'à présent, en raison de la faible exposition, le Groupe n'a pas pris de mesure de couverture. À ce jour, le risque de change n'a fait l'objet d'aucune analyse de sensibilité et reste considéré comme sans importance par le Groupe.

Risque de liquidité

Le Groupe surveille son risque de pénurie de fonds à l'aide d'un outil de planning régulier des liquidités.

Le Groupe a pour objectif de préserver l'équilibre entre la continuité du financement et la flexibilité en ayant recours à des dépôts bancaires et à la location-financement.

Le Groupe est exposé à des risques sur les dettes contractées lors de la signature des conventions d'avances récupérables avec la Région Wallonne. Sur l'ensemble des conventions signées au 31 décembre 2016, 21,2 millions d'euros ont été effectivement payés.

En 2017 et 2018, le Groupe devra prendre la décision d'exploiter ou non les résultats des programmes définis dans les conventions d'avances récupérables n°5951, 7246 et 7502, ce qui engendrerait la reconnaissance potentielle d'une dette additionnelle de 4,9 millions d'euros, compte tenu des montants contractuelles de ces avances.

Nous renvoyons à la note 5.19 pour une analyse des éléments de passif financier non dérivés regroupés par maturité définie en fonction de la durée restante entre la date du bilan et la date d'échéance contractuelle. Les montants qui figurent dans le tableau représentent les flux de trésorerie contractuels non actualisés.

Gestion du capital

Dans la gestion de son capital, le Groupe s'efforce de préserver la capacité de Celyad à poursuivre ses opérations afin de rétribuer les actionnaires et les autres parties prenantes, mais aussi de maintenir une structure apte à limiter les coûts du capital.

5.4. Estimations et jugements comptables critiques

La préparation des rapports financiers du groupe implique que la direction émette des jugements, des estimations et des hypothèses relatifs aux montants enregistrés pour les recettes, les charges, l'actif et le passif, et la comptabilisation de passifs éventuels à la fin de l'exercice. La préparation des états financiers du Groupe requiert que le management émette des jugements, des estimations et des hypothèses pouvant avoir une incidence sur les produits, les charges, les actifs et les passifs enregistrés, ainsi que sur les informations relatives aux passifs potentiels, en fin de la période de clôture.

Les estimations et les jugements sont évalués en permanence. Ils se fondent sur les précédents historiques et d'autres facteurs, et notamment l'identification d'événements qui semblent prévisibles et dépendant des circonstances. Le caractère incertain de ces hypothèses et estimations pourrait se traduire par des résultats nécessitant un ajustement substantiel, dans une période à venir, de la valeur comptable des éléments d'actif ou passif concernés.

Conformément aux règles d'évaluation comptables du Groupe, le management formule des jugements, des estimations et des hypothèses pour l'avenir. Par hypothèse, les estimations comptables correspondent rarement aux résultats réels. Les estimations et jugements qui risqueraient pourraient entraîner un ajustement significatif de la valeur comptable des actifs et des passifs au cours du prochain exercice sont présentés ci-dessous.

Avances perçues de la part de la Région Wallonne : comptabilisation d'un passif éventuel

Changement des règles comptables : comptabilisation des avances récupérables

Suite à la décision du comité d'interprétation (CI) de l'IFRS de rejetter la norme IAS 20 « Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l'aide publique-Comptabilisation des avances récupérables » publiée en mai 2016, Celyad a décidé de changer ses règles comptables relatives aux avances récupérables. Le CI IFRS a déterminé que les montants reçus de pouvoirs subsidiants dans le but de financer de la recherche et développement doivent être considérés comme dettes financières au regard de la norme IAS 39 « Instruments financiers : comptabilisation et évaluation ». Cette dette doit dans un premier temps être valorisée à sa juste valeur (fair value) et toute différence entre le montant reçu et la juste valeur de la dette doit être traitée comptablement comme un subside tel que régit par IAS 20 « Subventions publiques ».

Auparavant, Celyad comptabilisait les avances récupérables comme subventions publiques conformément à la norme IAS 20 qui considérait que tout montant perçu était reconnu en produits d'exploitation. Une dette était comptabilisée suivant la norme IAS 37 quand Celyad notifiait la région de sa décision d'exploiter le résultat des recherches financées.

Suite à la clarification du CI IFRS, Celyad a décidé de modifier ses règles comptables relatives aux avances récupérables reçues de la Région Wallonne qui sont dorénavant considérés comme dettes financières conformément à la norme IAS 39. Dans ce contexte, Celyad a aussi choisi d'opter pour le calcul de la juste valeur pour les réévaluations futures des avances récupérables sur la base que toutes les avances récupérables reconnues en dettes financières sont évaluée à leur juste valeur.

De tels changements dans les règles comptables nécessitent un retraitement des données comparatives. A cet égard, Celyad a effectué la valorisation du passif financier au 31 décembre 2015 et au 31 décembre 2016, avec pour base les hypothèses de probabilité de succès qui existaient respectivement pour chaque projet à ces dates sans tenir compte d'évnènements subséquents. Les hypothèses portaient sur le timing et les probabilités de succès de la commercialisation des résultats de R&D.

Tel que prévu dans les contrats des avances récupérables, les deux éléments suivants ont été évalués lors de l'estimation des flux de trésorerie futur:

  • 30% du montant des avances récupérables sont remboursées progressivement lorsque l'entreprise exploite les résultats des recherches financées et,

  • Le solde du montant est remboursé lorsque la recherche génère du cash-flow, et les remboursements peuvent varier de 50% à 200% du montant nomnial reçu, incluant le cas échéant les intérêts définis dans le contrat des avances récupérables

L'estimation du flux futur de trésorerie est actualisée à sa valeur actuelle en utilisant un taux d'actualisation variant entre 1,5% et 12,5% ce qui reflète les risques associés aux projets au 31 décembre 2015 et au 31 décembre 2016.

La dette financièrede la période comparative a été calculée et aucune différencesignificativen'a été constatée par rapport aux montants de la dette financière comptabilisée sous IAS 37 pour les avances récupérables au 31 décembre 2015. Par conséquent, il n'y a pas eu de retraitement pour les données comparatives et la reclassification des provisions en tant que dettes financières a été effectuée.

Suite à cette clarification approtée par l'IC, les avances récupérables doivent être considérées comme dettes financières conformément aux normes IFRS9/IAS39. La société a appliqué ce changement de règles comptables rétrospectivement aux 31 décembre 2015 et aucune différence matérielle n'a été observée avec l'ancien traitement comptable appliqué par l'entreprise. Par conséquent, aucun retraitement des états financiers consolidés du groupe n'est requis selon IAS 8. Voir aussi la note 5.17.

Les avances recues de la Région Wallonne deviennent un passif éventuel lorsque la Société notifie à la Région sa décision d'exploiter le produit de la recherche subventionnée. À la fin de la phase de recherche, et dans un délai de six mois, le Groupe doit décider d'exploiter ou non les résultats du programme de recherche en question. (« phase de décision »). Si Groupe décide à ce moment d'exploiter lesdits résultats couverts par une convention d'avances récupérables, ladite avance récupérable devient une dette certaine remboursable à la Région Wallonne et à ce moment là une dette est comptabilisée selon les critères de l'IAS 39. Lorsqu'un passif éventuel est comptabilisé, il est nécessaire de réaliser des estimations pour déterminer le taux d'actualisation et les flux de trésorerie envisagés, utilisés en vue de calculer la valeur actuelle des passifs éventuels.

Les remboursements des avances récupérables à la Région Wallonne se divisent en deux parties : remboursements dépendants des ventes (un pourcentage des ventes) et remboursements indépendants des ventes (montant forfaitaire annuel). La note 5.17 comporte des informations détaillées à ce sujet.

Evaluation des actifs non financiers

Les actifs non courants non financiers sont réévalués lorsque le Groupe considère qu'il existe des élements factuels matériels qui le justifient. La réévaluation de la juste valeur des actifs non financiers requiert le recours à des hypthèses déterminées par le management. Ces hypothèses peuvent être modifiées au cours du temps sur base d'éléments factuels ou de changement de stratégie du Groupe. Référence est faite à la Note 5.6.

Regroupement d'entreprises

En ce qui concerne les branches d'activités acquises par le Groupe, des jugements importants sont émis pour déterminer si ces acquisitions doivent être considérées comme une acquisition d'actif ou un regroupement d'entreprises. Pour déterminer si un ensemble d'actifs particuliers et des activités constituent une entreprise, il faut évaluer si cet ensemble intégré est capable d'être géré et perçu comme une entreprise par les acteurs du marché. En outre, l'appréciation du management est particulièrement importante dans la reconnaissance et l'évaluation de la valeur juste des actifs et des passifs acquis, du passif éventuel et des contreparties conditionnelles. En réalisant cette évaluation, le management détermine la valeur économique sous-jacente des éléments concernés en complément des informations fournies au contrat. Pour plus d'informations, nous vous renvoyons à la Note 5.13.

Provisions pour contreparties conditionnelles.

Le Groupe prend des provisions à concurrence de la juste valeur estimée des contreparties conditionnelles résultant des regroupements d'entreprises (voir note 5.13). Les montants estimés sont les paiements attendus déterminés en fonction des différents scénarios possibles en terme de prévisions de ventes et d'autres critères de performances, du montant à payer dans le cadre de chaque scénario et de la probabilité de chaque scénario, qui sont ensuite actualisés afin d'obtenir une valeur nette actuelle. Les estimations pourraient évoluer considérablement au fil du temps au fur et à mesure que les scénarios se développent et que de nouveaux évènements apparaissent.

Actifs d'impôts différés

Les actifs d'impôts différés pour pertes fiscales non utilisées sont comptabilisés dans la mesure où il est probable que des bénéfices taxables seront disponibles en suffisance pour y imputer les pertes. Une large place est réservée au jugement du management dans la détermination du montant des actifs d'impôts différés à comptabiliser, en fonction du planning probable et du niveau des futurs bénéfices taxables, compte tenu des futures stratégies de planification fiscale. Voir aussi la note 0.

Paiement fondé sur des actions

Le Groupe mesure le coût des transactions dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en instruments de capitaux propres par rapport à la juste valeur des instruments de capital à la date où ils sont octroyés. Pour estimer la juste valeur des paiements en actions, il faut déterminer le modèle d'évaluation le plus adéquat, un choix qui dépend des conditions de l'octroi. Il convient également de déterminer les paramètres du modèle d'évaluation, notamment la durée de vie estimée de l'option, la volatilité et le rendement en dividendes, en formulant les hypothèses nécessaires. Les hypothèses et modèles retenus pour estimer la juste valeur des paiements en actions sont expliqués à la note 5.15.

5.5. Segments opérationnels

L'organe décisionnel chargé d'allouer les ressources et d'évaluer les performances du Groupe est le Conseil d'administration, lequel prend les décisions stratégiques.

De par l'acquisition de Oncyte LLC, et de sa nouvelle plateforme technologique, la direction de l'entreprise et la Conseil d'administration ont conclu qu'à dater de 2015, le groupe opérait dans deux segments opérationnels, d'une part le segment « cardiologie » quiregroupe la plateforme de cardiopoièse, la technologie de Corquest Inc et C-Cathez, et d'autre part de segment « oncologie » qui regroupe tous les actifs développés sur base de la plateforme de Oncyte LLC.

Bien que le Groupe soit actuellement actif en Europe et aux États-Unis, aucune information financière segmentée de manière géographique n'est actuellement disponible étant donné que les activités développées sont encore au stade d'étude.

Aucune information détaillée sur les produits ou les zones géographiques ou à n'importe quel autre niveau n'est actuellement disponible dès lors que le Groupe n'a pas encore d'activités commerciales. et n'est dès lors prise en compte par le Conseil pour l'évaluation des performances ou l'allocation des ressources.

Au 31 décembre 2016, tous les actifs non courants du Groupe sont situés en Belgique, à l'exception (i) de la propriété intellectuelle de CorQuest, estimée à 1,5 million d'euros et située aux États-Unis, (ii) du goodwill et de l'IPRD de Oncyte LLC, également situés aux États-Unis, et (iii) des améliorations locatives apportées aux bureaux de Celyad Inc et situés à Boston, aux États-Unis.

En 2015, seul des revenus limités ont été générés par des clients externes. Tous les revenus générés sont liés aux ventes de C-Cathez à un nombre limité de clients localisés aux États-Unis.

Présentation des résultats consolidés par segment opérationnel

€ '000 Année 2015
Cardiologie Immuno-oncologie Corporate Total consolidé
Chiffre d'affaires 3 3
Coût des ventes (1) (1)
Marge brute 2 - - 2
Frais de Recherche et Développement (20,634) (2,132) (22,766)
Frais généraux et administratifs - - (7,230) (7,230)
Autres produits d'exploitation 218 104 322
Perte opérationnelle (20,414) (2,028) (7,230) (29,672)
Résultat financier net - - 306 306
Quote-part dans le résultat de la société mise en équivalence - - 252 252
Perte avant impôts (20,414) (2,028) (6,672) (29,114)
Charges d'impôts - - - -
Perte de la période (20,414) (2,028) (6,672)) (29.114)

En août 2016, le Groupe a percu le paiement initial et non remboursable lié au contrat de licence signé avec ONO Pharmaceuticals. Ce paiement a été reconnu entièrement dès la réception dès lors qu'aucune obligation ou délivrable ne sont conditionnés à ce paiement. Ce premier paiement est à considérer dans le contexte de la cession de la licence à ONO. En 2016, les ventes liées à C-Cathez s'élève à 0,1 million d'euros, et ont toutes été réalisées sur les clients basés aux Etats- Unis.

Présentation des résultats consolidés par segment opérationnel

€ '000 Année 2016

Immuno-
Cardiologie oncologie Corporate Total Consolidé
Chiffre d'affaires 84 8.440 8.523
Coût des ventes (53) (53)
Marge
brute
31 8.440 - 8.471
Frais de Recherche et Développement (12.704) (14.971) - (27.675)
Frais généraux et administratifs - - (9.744) (9.744)
Autres produits d'exploitation 1.540 1.800 - 3.340
Perte opérationnelle (11.133) (4.731) (9.744) (25.609)
Résultat financier net - - 1.997 1.997
Pertes avant impôts (11.133) (4.731) (7.747) (23.612)
Charges d'impôts - - 6 6
Perte de la période (11.133) (4.731) (7.742) (23.606)

5.6. Immobilisations incorporelles

Les immobilisations incorporelles se répartissent comme suit:

(€'000) Goodwill Recherche et
développement
en cours
(IPRD)
Frais de
développement
Brevets, licences,
marques
Software Total
Coût d'acquisition
:
Au 1 Janvier 2015 1.057 13.337 110 14.504
Acquisitions 27 - - 27
Acquisition
de
Oncyte LLC
1.003 38.254 - - - 39.257
Cessions et désaffectations (3) (3)
Au 31
Décembre
2015
1.003 38.254 1.084 13.337 107 53.785
Acquisitions 95 95
Ecarts de conversion 37 1.401 1.438
Cessions et désaffectations
Au 31 Décembre 2016 1.040 39.655 1.084 13.337 203 55.318
Amortissements cumulés
Au 1 Janvier 2015 (146) (4.023) (69) (4.238)
Dotation (note 4.24) (66) (675) (19) (760)
Au 31 Décembre 2015 (212) (4.698) (85) (4.995)
Dotation (note 4.24) - - (66) (675) (15) (756)
Cessions et désaffectations
Au 31 Décembre 2016 - - (279) (5.373) (100) (5.752)
Valeur comptable nette
Coût d'acquisition 1.003 38.254 1.084 13.337 107 53.785
Amortissements cumulés - - (213) (4.698) (85) (4.995)
Au 31 Décembre 2015 1.003 38.254 871 8.639 22 48.789
Coût d'acquisition 1.040 39.655 1.084 13.337 203 55.318
Amortissements cumulés - - (279) (5.373) (100) (5.752)
Au 31 Décembre 2016 1.040 39.655 805 7.964 103 49.566

Les frais de développement activés sont liés au développement de C-Cathez. Depuis mai 2012 et l'obtention du marquage CE de C-Cathez, les frais de recherche et développement liés à C-Cathez sont portés à l'actif du bilan et amortis sur la durée résiduelle estimée de la protection de la propriété intellectuelle à partir de l'obtention du marquage CE

(respectivement sur 14 ans et 15 ans en 2015 et 2014). Aucun autre coût de développement n'a été activé jusqu'à présent. Tous les frais de développement liés à C-Cure® et à CAR-T NKR-2 ont été qualifiés de non éligibles à une capitalisation et ont dès lors été comptabilisés au compte de résultat comme des frais de recherche et de développement. Les logiciels sont amortis sur une période de 3 à 5 ans.

Les rubriques autres que les frais de développement activés sont principalement composées des éléments suivants :

  • Une licence apportée en août 2007 lors de la constitution de la société par la Mayo Clinic (pour un montant de 9.500 k€) et d'une extension à cette licence, accordée le 29 octobre 2010 pour un total de 2.344 k€. La licence et son extension font l'objet d'un amortissement linéaire sur 20 ans.
  • Les brevets acquis lors de l'acquisition de CorQuest LLC en novembre 2014. La juste valeur de ces droits intellectuels était estimée à 1.492 k € (cf. Note 5.13.1). Ces brevets sont amortis en 18 ans, ce qui correspond à la durée de protection résiduelle de la propriété intellectuelle de la première demande de brevet déposée 2012.
  • Un Goodwill et de l'IPRD résultant de l'allocation du prix d'achat de Oncyte LLC (cfr Note 5.13.2)

La Direction n'a pas identifié d'indicateurs de réduction de valeur de ces immobilisations incorporelles. Dès lors, aucun exercice visant à identifier une réduction de valeur n'a été réalisé et aucune réduction de valeur n'a été comptabilisée.

Evaluation du goodwill et des frais de recherche et développement en cours activés dans la société Oncyte LLC

Le goodwill et les frais de recherche et développement en cours sont exclusiement relatifs à l'acquisition en 2015 de Oncyte LLC. Le Groupe teste annuellement l'évaluation du goodwill et des actifs à durée de vie indéfinie non amortis en accord avec le prescrit des règles comptables définies dans les notes 5.2.6 et 5.2.9. Les évaluations sont effectuées sur base des plans d'affaires du segment immuno-oncologie du Groupe. Le montant réévalué a été déterminé en utilisant des valeurs d'utilisation des actifs, ce qui requiert la détermination d'hypothèses. Le modèle défini des projections de cash flow d'un plan d'affaires à 8 ans basé sur des probabilités de succès du produit candidat CAR-T NKR-2, de même que des extrapolations de cash flow futurs résultants des hypothèses de ventes de CAR-T NKR-2. Les valeurs réévaluées excèdent la valeur de ces actifs dans les états financiers au 31 décembre 2016. Par conséquent, aucune réduction de valeur n'a été actée sur le goodwill et sur les frais de recherche et développement en cours au 31 décembre 2016.

Les hypothèses retenues par le management du Groupe pour effectuer les projections de cash flow futurs sont les suivantes ;

  • Taux d'actualisation 17,5% (standard utilisé dans le domaine pour un produit candidat en phase II)
  • Variation sur le prix de vente Variation de 5 et 10% du prix de vente estimé

L'analyse de sensibilité est basée sur un changement d'une des hypothèses en maintenant l'autre hypothèse inchangée. Le tableau ci-dessous présente l'analyse de sensibilité du montant réévalué des actifs liés à Oncyte LLC.

Taux d'actualisation
17,5% 20% 22,5%
90% 82% 56% 39%
Variance sur le prix de
vente
95% 91% 63% 44%
100% 100% 70% 50%

Même avec prix de vente le plus bas et un taux d'actualisation le plus élevé, le montant réévalué des actifs excède la valeur de ces actifs dans les états financiers au 31 décembre 2016.

Evaluation des brevets de C-Cure

En juin 2016, le Groupe a publié les résultats de l'étude de phase IIICHART-1 deC-Cure®. Les résultats n'ont pas rencontré les objectifs primaires de l'étude. Par conséquent, comme le prévoit les règles d'évaluation du Groupe définies dans la note 5.2.9, le Groupe a effectué un test de valorisation des actifs incorporels associés à C-Cure®, principalement la licence Mayo. Le montant réévalué a été déterminé en utilisant des valeurs d'utilisation des actifs, ce qui requiert la détermination d'hypothèses. Le modèle défini des projections de cash flow d'un plan d'affaires à 15 ans basé sur des probabilités de succès du produit candidat C-Cure®, de même que des extrapolations de cash flow futurs résultants des hypothèses de ventes de C-Cure®. Les valeurs réévaluées excèdent la valeur de ces actifs dans les états financiers au 31 décembre 2016. Par conséquent, aucune réduction de valeur n'a été actée sur le goodwill et sur les frais de recherche et développement en cours au 31 décembre 2016.

Les hypothèses retenues par le management du Groupe pour effectuer les projections de cash flow futurs de C-Cure® sont les suivantes ;

  • Probabilités de succès 55% (standard utilisé dans le domaine pour un produit candidat en phase III)
  • Taux d'actualisation 7%

L'analyse de sensibilité est basée sur un changement d'une des hypothèses en maintenant l'autre hypothèse inchangée. Le tableau ci-dessous présente l'analyse de sensibilité du montant réévalué des actifs liés à Oncyte LLC.

Taux d'actualisation
7% 11% 15%
25% 47% 32% 22%
Probabilité de réussite 40% 73% 50% 35%
55% 100% 68% 47%

Même avec la probabilité de succès la plus faible et un taux d'actualisation le plus élevé, le montant réévalué des actifs excède la valeur de ces actifs dans les états financiers au 31 décembre 2016.

5.7. Immobilisations corporelles

Améliorations
(milliers d'€) Équipement Mobiliers locatives Total
Au 1er
janvier
2015
1.901 167 590 2.658
Acquisitions 486 0 325 811
Cessions et désaffectations (12) (17) 0 (29)
Au 31
décembre
2015
2.375 150 915 3.440
Acquisitions 610 315 2.066 2.990
Acquisitions de BMS SA 1.065 1.065
Cessions et désaffectations (51) (34) (85)
Au 31 Décembre 2016 3.999 465 2.947 7.410
Amortissements cumulés
:
Au 1er
janvier
2015
(1.346) (167) (547) (2.060)
Dotations
(Note
5.26)
(255) (18) (273)
Cessions et désaffectations 12 17 29
Au 31
décembre 2015
(1.589) (150) (565) (2.304)
Dotations
(Note
5.26)
(380) (33) (347) (760)
Acquisitions de BMS SA (790) (790)
Cessions et désaffectations 7 7
Au 31
décembre 2016
(2.752) (184) (912) (3.847)
Valeur comptable nette
Coût
d'acquisition
2.375 150 915 3.440
Amortissements cumulés (1.589) (150) (565) (2.304)
Au 31 décembre 2015 786 0 350 1.136
Coût d'acquisition 3.999 465 2.947 7.410
Amortissements cumulés (2.752) (184) (912) (3.847)
Améliorations
(milliers d'€) Équipement Mobiliers locatives Total
Au 31
décembre 2016
1.246 281 2.035 3.563

Les immobilisations corporelles comprennent principalement le mobilier de bureau, les améliorations locatives, ainsi que le matériel et les équipements de laboratoire.

L'acquisition de BMS a été comptabilisée comme une cession d'actifs. La juste valeur des actifs cédés se concentre sur un actif identifiable, soit le laboratoire GMP. La différence entre le prix d'achat et l'actif net de BMS à la date d'acquisition a donc été allouée entièrement aux immobilisations corporelles.

Locations-financements

Les contrats considérés comme des locations financement sont des contrats conclus avec des institutions financières, portant sur des équipements de laboratoire et de bureau. Toutes les locations financements ont une durée de trois ans. Ils comportent tous une option d'achat du bien loué au terme des trois ans. Au 31 décembre 2016, la valeur comptable des installations et équipements en location financement s'élevait à 727 k€ (au 31 décembre 2015 : 670 k€). La valeur comptable correspond à la valeur de l'actif net à la fin de la période et inclut l'option d'achat.

5.8. Actifs financiers non-courants

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Dépôts 311 180
Total 311 180

Les actifs financiers non courants sont composés de dépôts de garantie payés aux bailleurs de l'immeuble loué par le Groupe et des cotisations de sécurité sociale.

5.9. Créances commerciales et autres actifs courants

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Créances commerciales
Créances
commerciales
54 62
Avances 663 288
Autres créances 643 199
Total créances commerciales et autres créances 1.359 549
Subventions et avances récupérables - 104
Charges payées d'avance 615 544
TVA à récupérer 393 273
Autres créances 413 437
Total Autres actifs courants 1.420 1.254

Au 31 décembre 2016, les autres créances concernent essentiellement les notes de crédit à recevoir des fournisseurs et les avances faites aux prestataires cliniques de l'essai THINK.

Les subventions et avances récupérables font référence aux montants dus par la Région Wallonne et sont liés aux conventions de subvention et avances récupérables.

Les réductions de valeur des créances clients sont évaluées individuellement à la fin de chaque exercice comptable.

Au 31 décembre 2016 et au 31 décembre 2015, aucune créance n'était échue. Il n'existe pas de valeur comptable pour les créances commerciales ou autres, libellées en devise étrangère et aucune créance n'a fait l'objet d'une réduction de valeur.

5.10. Placements de trésorerie

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Placements à court terme 34.230 7.338
Total 34.230 7.338

Les montants enregistrés en placements de trésorerie dans les actifs à court terme correspondent aux dépôts à court terme avec taux d'intérêts fixes. Les dépôts à court terme sont conclus pour des périodes variables en fonction des besoins de trésorerie à court terme du Groupe. Les intérêts sont calculés au taux respectif des dépôts à court terme.

5.11. Trésorerie et équivalents de trésorerie

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Liquidités bancaires 48.357 100.175
Total 48.357 100.175

Les liquidités bancaires portent un intérêt à des taux flottants, en fonction des taux journaliers applicables aux dépôts bancaires.

La trésorerie de l'entreprise, y compris les placements de trésorerie, est repartie entre des intermédiaires financiers qui disposent d'un rating publié par Standard and Poor's, au 31 décembre 2016, entre A-2 et A+.

5.12. Filiales consolideés via l'intégration globale

Nom
Pays
Nature des activités
Proportion des
actions ordinaires
directement
détenues
par la
société mère (%)
Proportion des
actions ordinaires
détenues par le
Groupe (%)
Proportion des
actions ordinaires
détenues par des
intérêts
minoritaires
(%)
------------- -- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------- ---------------------------------------------------------------------------------------------
Secteur
Celyad
Inc.
Etats-Unis Biopharmaceutique 100
%
100
%
0
%
Oncyte LLC Etats-Unis Secteur
Biopharmaceutique
100
%
100
%
0
%
CorQuestInc. Etats-Unis Matériel médical 100
%
100
%
0
%
Biological
Manufacturing
Services SA Belgique Laboratoires GMP 100
%
100
%
0
%

Biological Manufacturing Services SA (BMS) a été acquise en mai 2016. BMS possède des laboratoires GMS. BMS a loué ses laboratoires à Celyad SA depuis 2009 et jusqu'au 30 avril 2016. BMS était considéré comme une partie liée à Celyad.

Cardio3 Inc. a été constituée en 2011 pour soutenir les activités cliniques et réglementaires du Groupe aux États-Unis. Cardio3 Inc a été renommée Celyad Inc en 2015. La croissance des activités de Celyad Inc est liée au développement des activités cliniques et réglementaires américaines du Groupe aux États-Unis. Celyad Inc affiche une perte nette pour l'exercice clos le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2015 de respectivement 2.634k USD et 1.144k USD.

CorQuest Inc. a été acquise le 5 novembre 2014. CorQuest Inc. met au point Heart XS, une nouvelle voie d'accès vers le ventricule gauche. Oncyte LLC a été acquise le 21 janvier 2015. Oncyte LLC détient la plateforme d'actifs CAR T-Cell d'actifs au stade clinique en immuno-oncologie. Des renseignements complémentaires concertant cette acquisition sont repris en note 5.13.2.

5.13. Regroupements d'entreprises

5.13.1. CorQuest Medical, Inc.

Le 5 novembre 2014, le Groupe a acquis une participation à 100 % dans CorQuest Medical, Inc. ('CorQuest'), société américaine située à Miami (Floride), par un paiement unique en numéraire de 1,5 million d'euros. Par cette acquisition, le Groupe entend renforcer sa division « Dispositifs médicaux ». La plateforme de technologie CorQuest est en effet complémentaire aux programmes de Celyad SA, à savoir C-Cathez® and C-Cure®.

Bien qu'aucun transfert de personnel n'ait accompagné la transaction, cette dernière doit être considérée comme un regroupement d'entreprises, dans la mesure où le Groupe a acquis des ressources et techniques sous forme de propriété intellectuelle et pourra faire évoluer cette propriété intellectuelle vers l'approbation réglementaire et clinique requise pour obtenir le marquage CE d'ici 2017, permettant alors une commercialisation en Europe. Afin de garantir le transfert des connaissances, un accord exclusif de consultance a été conclu avec l'un des vendeurs.

Le tableau ci-dessous reprend la contrepartie payée pour CorQuest et également la juste valeur des actifs concernés, à la date d'acquisition.

Evaluation au 5 novembre 2014 (milliers d'€) Trésorerie 1.500 Total contrepartie transférée 1.500 Montants comptabilisés des actifs acquis identifiables (milliers d' €) Licences et brevets 1.493 Créances commerciales et autres créances 7 Total des actifs nets identifiables 1.500

Cette acquisition a été soumise à un processus d'allocation du prix d'acquisition qui consiste à enregistrer à la « juste valeur » tous les actifs et passifs de la société-cible acquise, dans le bilan consolidé de l'acquéreur. Les actifs et passifs acquis ont été évalués à leur juste valeur par une société indépendante.

Les « Licences et brevets » de CorQuest peuvent être considérés comme le seul actif significatif. Il a été évalué en utilisant la méthode dite de « Valeur Actuelle Nette » (« VAN ») ajustée du risque. Les brevets acquis sont amortis sur 18 ans, ce qui correspondant à la durée de protection résiduelle de la première demande de brevet déposée 2012.

Aucun revenu n'a été généré par CorQuest Medical, Inc. dans l'état consolidé du résultat global. Depuis le 5 novembre 2014, toutes les dépenses associées au développement des actifs acquis ont été supportées par Celyad SA.

5.13.2. OnCyte LLC

Le 21 janvier 2015, la Société a acquis, de Celdara Medical LLC, 100 % du capital social de la société OnCyte LLC moyennant, d'une part, le paiement d'un montant de 11 millions de dollars (dont \$6 Mio à la signature et \$5 Mio lorsque la première cohorte de l'étude NKR-2 est complétée) et, d'autre part, l'émission de 93.087 nouvelles actions de Celyad pour une valeur totale de 4 millions de dollars, ou (3.451.680 EUR). La juste valeur des 93.087 actions ordinaires émises comme élément de la valeur payée pour OnCyte LLC était basée sur un prix d'action de 37,08 €, à savoir le prix de l'action à l'acquisition.

OnCyte LLC est la société détentrice du portefeuille d'actifs de stade clinique CART T-Cell qui contient trois produits de thérapie cellulaireCAR T-Cell autologue et une plateforme allogénique T-Cell, ciblant ainsi le traitement d'un large éventail de cancers. Les thérapies cellulaires CAR T-Cell en immuno-oncologie représentent aujourd'hui la technologie la plus prometteuse pour le traitement des cancers.

Bien qu'aucun transfert de personnel n'ait accompagné la transaction, cette dernière doit être considérée comme un regroupement d'entreprises dans la mesure où le Groupe a acquis des ressources et techniques sous forme de propriété intellectuelle et pourra générer des résultats. Le transfert de compétences vers le Groupe est garanti par la conclusion d'un accord de services entre le Groupe et le vendeur.

Cette acquisition a été soumise au processus de l'allocation du prix d'acquisition, processus qui consiste à enregistrer à la « juste valeur » tous les actifs et passifs de la société cible acquise dans le bilan consolidé de l'acquéreur. Les actifs et passifs acquis ont été évalués à leur juste valeur par une société indépendante.

Le tableau suivant résume la contrepartie payée à OnCyte LLC, la juste valeur des actifs acquis et des passifs identifiables à la date d'acquisition.

Contrepartie au 21 janvier 2015 (milliers d'€) USD EUR
Trésorerie 6,000 5.186
Titres (93.087 actions ordinaires) 4,000 3.452
Payements cash différés 5,000 4.576
Contrepartie liée 27,986 25.529
Ecart de conversion 0 514
Contrepartie totale transférée 42,896 39.527
identifiables et passifs identifiables (milliers d'€)
Montants comptabilisés des actifs
Goodwill 1,096 1.003
Brevets 41,800 38.254
Total des actifs nets identifiables 42,896 39.257

Le prix d'achat comprend également un paiement éventuel/complémentaire, à savoir la partie restante potentielle du prix d'achat basée sur les résultats futurs du processus de recherche et développement et sur les ventes futures potentielles estimées, qui a été évalué sur base de la méthode dite de « Valeur Actuelle Nette ajustée du risque » à la fin de l'année 2016 à 29,7millions de dollars (en tenant compte de l'impact de l'actualisation et des chances de succès : 28,2 millions de dollars). Si le développement du produit le plus avancé, CAR-T NKR-2, s'avère fructueux, le vendeur pourra recevoir jusqu'à 45 millions USD en fonction des échéances en matière de développement clinique et réglementaire, jusqu'à l'autorisation de mise sur le marché. Sur les autres produits en développement, le vendeur pourra recevoir des paiements additionnels en fonction de la réalisation d'étapes cliniques et réglementaires. Ces montants s'élèveront jusqu'à 36.5 millions de dollars par produit. En outre, le vendeurrecevra jusqu'à 80 millions de dollars dès lors que les ventes franchiront le seuil du milliard de dollars, ainsi que des royalties comprises entre 5 et 8 % sur les ventes.

Aucun passif d'impôt différé n'a été comptabilisé à titre provisoire lors de l'allocation du prix d'acquisition (PPA) des actifs intangibles puisque la Société essaie d'opter pour la Section 338 IRS qui conduira à la création d'un amortissement déductible de la base imposable dans les registres fiscaux des États-Unis.

À l'exception de la contrepartie éventuelle résultant du regroupement d'entreprises mentionnée ci-dessus, la valeur comptable des autres actifs et passifs financiers représentent une approximation raisonnable de leur juste valeur. Il n'y a pas de changement dans les méthodes de valorisation au cours de l'année 2016.

(€'000)
Niveau I Niveau II Niveau III Total
Actifs
- - - - -
Total Actifs - - - -
Passifs
Contreparties éventuelles conditionnelles - - 28.179 28.179
Avances récupérables 8.438 8.438
Total Passifs - - 36.617 36.617

Evaluation de la juste valeur utilisant des données difficilement observables (Niveau 3) :

(€'000) Contrepartie
éventuelle dans un
regroupement
d'entreprises
Solde d'ouverture au 1er
janvier 2015
-
Acquisition d'OnCyte LLC 25.529
Solde de clôture au 31 décembre 2015 25.529
Ajustement de la juste valeur au 31 décembre 2016 1.633
Ecart de conversion cumulé 1.017
Solde de clôture au 31 décembre 2016 28.179

Analyse de sensibilité des principales variables déterminant la juste valeur des contreparties éventuelles (en millions de dollars). Les éléments principaux ayant conduit à la juste valeur des contreparties éventuelles à payer sont le taux d'actualisation, le chiffre d' affaires et les probabilités de succès.

Taux d'actualisation
15,5
%
16,5
%
17,5
%
18,5
%
19,5
%
Contreparties éventuelles 32,69 31,14 29,70 28,36 27,11
Impact (%) 5
%
5
%
- -5
%
-4
%
Ventes
80
%
90
%
100
%
110
%
120
%
Contreparties éventuelles 26,86 28,21 29,70 31,47 33,32
Impact (%) -5
%
-5
%
- 8
%
7
%
Probabilités
98
%
99
%
100
%
101
%
102
%
Contreparties éventuelles 29,11 29,41 29,70 30,00 30,30
Impact (%) -3
%
-3
%
- 3
%
3
%

5.14. Capital

Le nombre d'actions émises est exprimé en unités.

Au 31 décembre
2016 2015
Nombre d'actions ordinaires 9.313.603 9.313.603
Capital social (milliers d'€) 32.571 32.571
Total du nombre d'actions émises 9.313.603 9.313.603
Total Capital social
(milliers d'€)
32.571 32.571

Au 31 décembre 2016, le capital social s'élève à 32.571 milliers d'euros et est représenté par 9.313.603 actions entièrement autorisées, souscrites et libérées avec une valeur nominale de 3,50 euro. Ce nombre ne comprend pas les warrants émis par la Société et attribué à certains administrateurs, employés et consultants de la Société.

Histoire du capital de la Société

La Société a été constituée le 24 juillet 2007 avec un capital de €62.500 par l'émission de 409.375 actions de catégorie A. Le 31 août 2007, la Société a émis 261.732 actions de classe A au bénéfice de la Mayo Clinic en rémunération de l'apport en nature de la licence Mayo pour un montant total de €9.500.000. Les investisseurs de la phase B ont participé à l'augmentation de capital de la Société par un apport en nature d'un emprunt convertible (€2.387.049) et d'un apport en numéraire (€4.849.624 dont €1.949.624 non appelés) le 23 décembre 2008 ; 204.652 actions de classe B ont été émises à l'occasion de cette augmentation de capital. Depuis cette date, le capital est représenté par 875.759 actions, dont 671.107 de classe A et 204.652 de classe B.

Le 29 octobre 2010 l'entreprise a finalisé une troisième phase de financement, concrétisé par une augmentation de capital d'un montant de€12.100.809. Cette augmentation de capital peut être détaillée comme suit:

  • Augmentation de capital en numéraire par certains actionnaires existants pour un montant total de€2.609.320,48 par l'émission de 73.793 actions de classe B au prix unitaire de€35,36 ;
  • Augmentation de capital en numéraire par certains actionnaires existants pour un montant total de €471.240 par l'émission de 21.000 actions de classe B au prix unitaire de€22,44 ;
  • Augmentation de capital en numéraire par certains nouveaux actionnaires pour un montant total de€399.921,60 par l'émission de 9.048 actions de classe B au prix unitaire de€44,20 ;
  • Exercice de 12.300 options sur actions de type "A" ("Options A") attribuées aux investisseurs de la phase de financement « C », pour un montant total de €276.012 et l'émission de 12.300 actions de classe B. Le prix d'exercice a été fixé à €22,44 par option sur action ;
  • Apport en nature par conversion de l'emprunt convertible de type "C" pour un montant total de€3.255.524,48 (en ce compris les intérêts acquis sur ledit emprunt), par l'émission de 92.068 actions de classe B, au prix de conversion de €35,36 par action ;

  • Apport en nature par conversion de l'emprunt obligataire de type "D" pour un montant total de€2.018.879,20 (en ce compris les intérêts provisionnés surledit emprunt) par l'émission de 57.095 actions de classe B, au prix de conversion de€35,36 par action. L'emprunt « D » est un emprunt convertible accordé par certains investisseurs de la Société le 14 octobre 2010 pour un montant nominal de €2.010.000.

  • Apport en nature via la conversion d'une dette envers la Mayo Foundation for Medical Education and Research pour un total de€3.069.911 par l'émission de 69.455 actions de classe B au prix de conversion de €44,20 par action. La dette envers Mayo était relative à différentes opérations entre cette dernière et la Société (i) frais de recherche supportés par Mayo pour la Société en 2009 et 2010, (ii) livraison par Mayo à la Société de certains produits et équipements et (iii) l'extension du contrat de licence et transfert de technologie tel que défini dans le 2ème amendement daté du 18 octobre 2010 entre la Société et Mayo.

En date du 5 mai 2011, suite à la décision de l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires de la Société, le capital social a été réduit d'un montant de€18.925.474 à concurrence du montant des pertes reportées au 31 décembre 2010.

Le 31 mai 2013, la Société a finalisé sa quatrième phase de financement, le « Financement de la phase D ». Les emprunts convertibles E, F, G et H précédemment enregistrés comme dette financière ont été convertis en actions, ce qui a conduit à une augmentation des capitaux propres pour un montant total de 28.645 k€ dont 5.026 k€ représentent le capital social et 6.988 k€ la prime d'émission d'action. Le reste (16.613 k€) représente les autres réserves. Par ailleurs une contribution en numéraire par des actionnaires existants de la Société a conduit à une augmentation du capital social et des primes d'émission d'action à hauteur de 7.000 k€.

Le 11 juin 2013, l'Assemblée extraordinaire des actionnaires a converti toutes les classes d'actions existantes de l'entreprise en actions ordinaires. Les actions privilégiées ont été converties au ratio de 1 pour 1.

Le 5 juillet 2013, la Société a réalisé son premier appel public à l'épargne. La Société a émis 1.381.500 nouvelles actions au prix de€16,65 par action, correspondant à un montant total de 23.002 k€.

Le 15 juillet 2013, l'option de sur-attribution a été complètement exercée pour un montant total de 3.450 k€ correspondant à 207 225 nouvelles actions. Le produit de l'IPO s'est élevé à 26.452 k€ et le capital et la prime à l'émission de la Société ont augmenté en conséquence. Les frais relatifs aux augmentations de capital réalisées en 2013 s'élèvent à €2,8 millions et sont présentés en déduction de la prime d'émission.

Le 11 juin 2013, l'Assemblée extraordinaire des actionnaires de Celyad SA a autorisé le Conseil d'Administration à augmenter le capital social de l'entreprise, en une ou plusieurs fois, et sous certaines conditions telles que prévues dans les statuts. Cette autorisation est valable pour une période de 5 ans commençant le 26 juillet 2013 et se terminant le 26 juillet 2018. Le Conseil d'Administration peut augmenter le capital social de l'entreprise dans le cadre du capital autorisé pour un montant allant jusqu'à 21.413 k€.

Au cours de l'année 2014, le capital de la Société a été augmenté en juin 2014 par voie d'une augmentation de capital de 25.000 k€ représenté par 568.180 nouvelles actions entièrement souscrites par Medisun International Limited.

En 2014, le capital de la Société a également été augmenté par voie d'exercicedewarrants de la Société. Au cours de quatre exercices différents, 139.415 warrants ont été exercés conduisant à l'émission de 139.415 nouvelles actions. Le capital et la prime d'émission de la Société ont par conséquent été augmentés respectivement de 488 k€ et de 500 k€.

En janvier 2015, les actions de Oncyte LLC ont fait l'objet d'un apport en nature, résultant en une augmentation de capital de 3.452 k€ et l'émission de 93.087 nouvelles actions.

En 2015, la Société a en outre effectué deux levées de fonds. Un placement privé a été effectué en mars résultant en une augmentation de capital de€31.745k représentée par 713.380 nouvelles actions. La société a également effectué en juin une IPO sur le Nasdaq, résultant en une augmentation de capital de€87.965k représentée par 1.460.000 nouvelles actions.

Le capital de la société a, également, été augmenté au cours de l'année 2015 par le biais de l'exercice de warrants de la société. Sur trois différentes périodes d'exercice, 6.749 warrants ont été exercés résultant dans l'émission de 6.749 actions. Le capital et la prime d'émission de la société ont dès lors été augmentés de€23 k et de€196 k.

Il n'y a pas eu d'augmentation de capital en 2016. Au 31 décembre 2016, toutes les actions émises étaient entièrement libérées.

Les émissions suivantes d'actions se sont produites :

Classe Date de la transaction Description Nombre
d'actions
Valeur nominale (en€)
Actions de classe A 24 juillet 2007 Constitution de la société 409.375 0,15
Actions de classe A 31 août 2007 Apport en nature (Licence Mayo) 261.732 36,30
Actions de classe B 23 décembre 2008 Augmentation du capital (Phase B) 137.150 35,36
Actions de classe B 23 décembre 2008 Apport en nature (Emprunt B) 67.502 35,36
Actions de classe B 28 octobre 2010 Apport
en numéraire
21.000 22,44
Actions de classe B 28 octobre 2010 Apport en nature (Emprunt C) 92.068 35,36
Actions de classe B 28 octobre 2010 Apport en nature (Emprunt D) 57.095 35,36
Actions de classe B 28 octobre 2010 Apport en numéraire 73.793 35,36
Actions de classe B 28 octobre 2010 Exercice de warrants 12.300 22,44
Actions de classe B 28 octobre 2010 Apport en nature (conversion de la dette
Mayo)
69.455 44,20
Actions de classe B 28 octobre 2010 Apport en numéraire 9.048 44,20
Actions de classe B 31 mai 2013 Apport en nature (Emprunt E) 118.365 38,39
Actions de classe B 31 mai 2013 Apport en nature (Emprunt F) 56.936 38,39
Actions de classe B 31 mai 2013 Apport en nature (Emprunt G) 654.301 4,52
Actions de classe B 31 mai 2013 Apport en nature
(Emprunt H)
75.755 30,71
Actions de classe B 31 mai 2013 Apport en numéraire 219.016 31,96
Actions de classe B 4 juin 2013 Conversion de warrants 2.409.176 0,01
Actions ordinaires
Actions ordinaires 11 juin 2013 Conversion des actions de Classe A
et
Classe B en actions ordinaires
4.744.067 -
Actions ordinaires 5 juillet 2013 Premier placement public (IPO) 1.381.500 16,65
Actions ordinaires 15 juillet 2013 Exercice de l'option de sur-attribution 207.225 16,65
Actions ordinaires 31 janvier 2014 Exercice de warrants émis en septembre
2008
5.966 22,44
Actions ordinaires 31 janvier 2014 Exercice de warrants émis en mai 2010 333 22,44
Actions ordinaires 31 janvier 2014 Exercice de warrants émis en janvier 2013 120.000 4,52
Actions ordinaires 30
avril 2014
Exercice de warrants émis en septembre
2008
2.366 22,44
Actions ordinaires 16 juin 2014 Augmentation de capital 284.090 44,00
Actions ordinaires 30 juin 2014 Augmentation de capital 284.090 44,00
Actions ordinaires 4 août 2014 Exercice de
warrants émis en septembre
2008
5.000 22,44
Actions ordinaires 4 août 2014 Exercice de warrants émis en octobre
2010
750 35,36
Actions ordinaires 3 novembre 2014 Exercice warrants émis en septembre
2008
5.000 22,44
Actions ordinaires 21 Janvier 2015 Apport en nature (Oncyte LLC) 93.087 37,08
Actions ordinaires 7 Fevrier 2015 Exercice de warrants émis en Mai 2010 333 22,44
Actions ordinaires 3 Mars 2015 Augmentation de capital 713.380 44,50
Actions ordinaires 11 Mai 2015 Exercice de warrants émis en
Mai 2010
500 22,44
Actions ordinaires 24 Juin 2015 Augmentation de capital 1.460.000 60,25
Actions ordinaires 4 Août 2015 Exercice de warrants émis en Mai 2010 666 22,44
Actions ordinaires 4 Août 2015 Exercice de warrants émis en Octobre
2010
5.250 35,36

(milliers d'€)

Nature des transactions Capital Social Prime d'émission Nombre d'actions Valeur nominale
Solde au
1er janvier 2015
24.615 53.302 7.040.387 81.882
Émission
d'actions liée à l'exercice de warrants
23 196 6.749 219
Augmentation par apport en nature des actions
Oncyte LLC (après déduction des frais de
transaction)
326 3.126 93.087 3.363
(milliers d'€)
Nature des transactions Capital Social Prime d'émission Nombre d'actions Valeur nominale
Augmentation de capital par l'émission d'actions
ordinaires (après déduction des frais de
transaction)
7.607 101.327 2.173.380 119.710
Paiements fondés sur des actions - 59 - 59
Solde au 31
décembre
2015
32.571 158.010 9.313.603 205.233
Solde au 31 décembre 2016 32.571 158.010 9.313.603 205.233

Le nombre total d'actions émises au 31 décembre 2015 et 2016 s'élevait à 9.313.603. Toutes les actions sont des actions ordinaires.

5.15. Paiements fondés sur des actions

La Société a mis en place un plan de rémunérations basée sur des éléments de capital, par lequel des warrants sont octroyés aux administrateurs, aux managers et à certains employés et consultants. Les warrants sont comptabilisés dans le cadre des plans de paiement fondés sur des actions puisque la Société n'a pas d'obligation légale ou implicite de racheter ou de régler les warrants en numéraire.

Chaque warrant donne aux bénéficiaires le droit de souscrire une action ordinaire de la Société. Les warrants sont attribués gratuitement et leur prix d'exercice est égal au juste prix des actions sous-jacentes à la date de l'octroi, déterminée par le Conseil d'Administration de la Société.

Les variations du nombre de warrants en circulation et de leurs prix d'exercice moyen pondéré relatif sont les suivants :

2015
Prix d'exercice moyen pondéré
(en€)
Nombre de warrants Prix d'exercice
moyen
pondéré (en
€)
Nombre de warrants
En circulation au 1er janvier 11,61 319.330 9,57 296.930
Attribués 33,10 343.550 35,68 45.400
Déchus 34,20 91.436 32,87 16.251
Exercés - - 32,49 6.749
Expirés - - - -
Au 31 décembre 20,92 571.444 11,61 319.330

Aucun warrant n'a été exercé en 2016.

Les warrants en fin d'exercice ont les dates d'expiration et les prix d'exercice suivants :
-- ------------------------------------------------------------------------------------------- -- ---
Date d'attribution Date d'acquisition Date d'expiration Nombre de
warrants en
circulation au 31
décembre
2016
Nombre de
warrants en
circulation au 31
décembre
2015
Prix
d'exercice
par action
5 mai 2010 (warrants
B)
5 mai 2010 31 décembre 2016 5.000 5.000 35,36
5 mai 2010 (warrants
C)
5 mai 2013 31 décembre 2016 799 799 22,44
29 octobre 2010 29 octobre 2013 31 décembre 2020 1.632 1.632 35,36
6 mai 2013 6 mai 2016 31 décembre 2023 232.100 232.100 2,64
5 mai 2014 5 mai 2017 31 décembre 2024 62.864 79.799 36,66
5 novembre 2015 5 novembre 2018 31 décembre 2025 269.049 - 32,86
571.444 319.330

Warrants émis le 5 novembre 2015

Le 5 novembre 2015, l'Assemblée générale extraordinaire s'est prononcée favorablement sur l'émission d'un total de 466.000 warrants. Ces warrants ont été attribués aux nouveaux collaborateurs rejoignant la société (salariés, non salariés

et administrateurs) en cinq tranches différentes. De ces warrants offerts, 343.550 ont été acceptés par les bénéficiaires et 269.049 sont en circulation à ce jour.

Ces warrants seront acquis en tranches identiques sur une période de 3 ans. La totalité des warrants est définitivement acquise après le troisième anniversaire de l'émission. Les warrants acquis peuvent seulement être exercés à la fin de la troisième année civile suivant la date d'émission, c'est-à-dire, à partir du 1er janvier 2019. Le prix d'exercice des différentes tranches se situe entre 15,90 € et 34,65 €. Les warrants non exercés dans les 10 ans après leur date d'émission expireront et seront annulés.

Le 12 décembre 2016, le Conseil d'Administration a émis un nouveau plan de 100.000 warrants. Un nombre équivalent de warrants a été annulé dans le solde des warrants du plan du 5 novembre 2015.

La juste valeur des warrants a été déterminée à la date de leur octroi suivant la formule de Black-Scholes. Les variables de ce modèle sont les suivantes :

Warrants émis le
5 mai 2010
(warrants B)
5 mai 2010
(warrants C)
29 octobre
2010
31 janvier 2013 6 mai 2013
Nombre de warrants émis 5.000 30.000 79.500 140.000 266.241
Nombre warrants attribués 5.000 21.700 61.050 120.000 253.150
Nombre
de warrants non définitivement
acquis au 31 décembre 2016
- - - - -
Valeurs de l'action 22,44 22,44 35,36 4,52 14,99
Prix d'exercice (en€) 35,36 22,44 35,36 4,52 2,64
Rendement du dividende attendu - - - -
Volatilité attendue de la valeur de
l'action
35,60
%
35,60
%
35,60 %
35,60
%
39,55
%
Taux d'intérêt sans risque 3,31
%
3,31
%
3,21 %
2,30
%
2,06
%
Juste valeur (en€) 5,72 9,05 9,00 2,22 12,44
Durée de vie moyenne (pondérée)
résiduelle
0,42 0,42 4,78 7,09 7,35
Warrants émis le
5 Mai 2014 5 Novembre 2015[1]
Nombre de warrants émis 100.000 466.00
Nombre warrants attribués 94.400 343.550
Nombre de warrants non définitivement acquis au
31 décembre 2015
62.864 269.049
Valeurs de l'action 35,79 32,86
Prix d'exercice (en€) 35,79 32,86[4]
Rendement du dividende attendu - -
Volatilité attendue de la valeur de l'action 67,73
%
57,06%[2]
Taux d'intérêt sans risque 1,09
%
0,26 %
Juste valeur (en€) 26,16 21,02[3]
Durée de vie moyenne (pondérée) résiduelle 8,35 9,62

(1) Les Warrants émis le 5 novembre 2015 sont offerts en plusieurs tranches, en janvier 2016, avril 2016, septembre 2016, novembre 2016 et janvier 2017. Les hypothèses sur chaque tranche sont détaillées dans les notes suivantes.

(2) La volatilité a été déterminée en fonction de l'évolution du prix de l'action après IPO (premier appel public à l'épargne) : 57,06 % en janvier 2016, 57,83 % en avril 2016, 63,34% en septembre 2016, 62,27% en novembre 2016 et 61,66 % en janvier 2017.

(3) La juste valeur des cinq tranches est 22,10 € en janvier 2016, 20,65 € en avril 2016, 16,77 € en septembre 2016, 14,20€ en novembre 2016 et€10.73 en janvier 2017.

(4) La valeur des actions et le prix d'exercice des cinq tranches sont 34,65 € en janvier 2016, 32,60 € en avril 2016, 24,39€ en septembre 2016, 20,90€ en novembre 2016 et 15,90€ en janvier 2017.

Le total net des charges comptabilisées dans le compte de résultat pour les warrants en circulation s'élève à 2.847 k€ pour 2016 (2015 : 796 k€).

5.16. Avantages postérieurs à l'emploi

(milliers d'€
)
Au 31 décembre
2016 2015
Obligations relatives aux pensions 204 121
Total 204 121

La Société possède un plan de pension qui requiert des cotisations à verser dans le cadre de l'assurance groupe de la Société. Il s'agit d'un régime à cotisations définies. Cependant, en vertu de la législation belge relative au régime de retraite du deuxième pilier (la « Loi Vandenbroucke »), tous les régimes à cotisations définies doivent être réputés comme des régimes à prestations déterminées en vertu des IFRS.

Avant 2014, le Groupe ne comptabilisait pas les prestations déterminées, car des taux d'actualisation plus élevés étaient appliqués et le rendement des actifs des régimes assurés par la compagnie d'assurance suffisait à couvrir le rendement minimum garanti. Depuis 2014, en raison des taux d'intérêt continuellement bas offerts par les marchés financiers européens, Celyad a décidé d'évaluer et de comptabiliser les répercussions potentielles d'une comptabilisation des prestations déterminées pour ces régimes de retraite avec un rendement garanti fixe minimum, à cause du risque financier plus élevé lié à ces régimes par rapport à la situation passée. Les états financiers des exercices précédents n'ont pas été corrigés car l'impact n'est pas matériel.

Les contributions au plan sont déterminées en pourcentage du salaire annuel. Il n'y a pas de contributions des employés. Les prestations incluent également une assurance vie.

Les montants comptabilisés dans le bilan sont déterminés comme suit:

(milliers d'
€)
Au 31 décembre
2016
Au 31 décembre
2015
Valeur actuelle des obligations au titre de cotisations
définies
1.509 1.212
Juste valeur des actifs du plan de pension (1.305) (1.091)
Déficit des régimes par capitalisation 204 121
Déficit total des régimes de retraite à prestations déterminées 204 121
Passif dans le bilan 204 121

Les variations des obligations au titre des prestations constituées pendant l'année sont les suivantes :

(milliers d'€) Valeur
actuelle de
l'obligation
Juste
valeur des
actifs du
régime
Total
Au 1er janvier 2015 1.073 891 182
Coût des services rendus au
cours de l'exercice
159 159
Charges/(produits) financiers 24 20 4
1.256 911 345
Réévaluation
-
Rendement des actifs du plan
(2) (2)
-
(Gain)/perte dû à une modification des hypothèses financières
(57) (57)
-
(Gain)/perte d'expérience
44 44
(13) (2) (15)
Cotisations de l'employeur
:
209 (209)
Prestations versées (31) (31)
Au 31 décembre 2015 1.212 1.089 121
Au 1er janvier 2016 1.212 1.089 121
Coût des services rendus au cours de l'exercice 192 192
Charges / (produits)
financiers
33 29 4
1.437 1.118 319
Réévaluations
-
Rendement des actifs du plan
1 1
-
(Gain)/perte dû à une modification des hypothèses financières
77 77
-
(Gain)/perte d'expérience
29 29
Total réévaluations 106 1 107
Cotisations de
l'employeur
221 (221)
Prestations versées (33) (33)
Au 31 décembre 2016 1.509 1.306 203

Les charges enregistrées dans le compte de résultat et incluses dans le bénéfice d'exploitation en ce qui concerne les avantages accordés au personnel s'élèvent à :

(milliers d'€) 2016 2015
Coût des services rendus au cours de l'exercice 192 159
Charges financières sur les obligations au titre des prestations constituées (DBO) 33 24
Charges (produits) financiers sur les actifs
du régime
(28) (20)
Total des coûts des régimes à prestations définies au 31 décembre 2015 197 163

Les réévaluations incluses dans les autres éléments du résultat étendu s'élèvent à :

(milliers d'
€)
2016 2015
Effet des modifications des hypothèses financières 77 (57)
Effet des écarts entre résultats et prévisions 28 43
Rendement des actifs du plan 1 (2)
Bilan au 31 décembre 2016 106 (16)

Les actifs du plan se réfèrent tous aux polices d'assurance admissibles. Les hypothèses actuarielles au 31 décembre 2016 sont les suivantes :

Hypothèses démographiques :

  • Tables de mortalité : Taux de mortalité à 5 ans pour les hommes, taux de mortalité à 5 ans pour les femmes
  • Taux de sortie du plan : 5 % chaque année

Hypothèses économiques :

  • Taux d'inflation annuel : 1,75 %
  • Augmentation du salaire annuelle : 1,5 % (en plus de l'inflation)
  • Taux d'actualisation annuel : 1,90 %

Si le taux d'actualisation diminuait/augmentait de 0,5 %, l'obligation au titre des prestations constituées augmenterait de 5 % et diminuerait de 6 %, respectivement.

L'analyse de sensibilité ci-dessus est fondée sur une modification de l'hypothèse toutes autres choses restants égales. En pratique, il est peu probable que cela se produise et les modifications de certaines des hypothèses peuvent être corrélées. Lorsqu'a été calculé la sensibilité de l'obligation au titre des prestations constituées aux hypothèses actuarielles

significatives, nous avons appliqué la même méthode (valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations constituées calculée sur base de la méthode des unités de crédits projetés à la fin de la période de déclaration) que celle utilisé lors du calcul du passif au titre du régime de retraite comptabilisé dans l'état de la situation financière.

Par l'entremise de son plan de pension à prestations définies, le Groupe est exposé à divers risques, dont les plus significatifs sont détaillés ci-dessous :

  • Modification du taux d'actualisation : une diminution du taux d'actualisation augmentera les obligations du plan ;
  • Risque d'inflation : les obligations relatives aux pensions sont liées à l'inflation et une hausse de celle-ci conduira à un passif plus important. La majorité des actifs du plan sont soit non affectés ou très peu corrélés à l'inflation, ce qui signifie qu'une hausse du taux d'inflation augmentera le déficit.

Les investissements sont gérés par la compagnie d'assurance selon la méthode d'appariement des actifs et des passifs, qui a été développée pour réaliser des investissements à long terme en ligne avec les obligations dans le cadre des plans de pension.

Les cotisations attendues aux régimes de prestation de retraite pour l'exercice clôturé le 31 décembre 2016 s'élèvent à 228 k€.

5.17. Avances récupérables

(milliers d'€) 2016 2015
Total de la part à long terme au 1er
janvier
10.484 10.778
Total de la part à long terme au 31 décembre 7.330 10.484
Total de la part à court terme au 1er
janvier
898 777
Total de
la part à court terme au 31 décembre
1.108 898

Le Groupe reçoit l'appui du gouvernement régional sous forme d'avances récupérables afin de compenser les frais de développement et de recherche engagés par le Groupe. Ces avances récupérables sont comptabilisées sous les « Autres Produits d'Exploitation » au cours de l'exercice pendant lequel le Groupe expose les dépenses que ces avances sont présumées compenser.

En mai 2016, le comité d'interprétation des normes IFRS a émis une clarification sur le traitement comptable des avances récupérables. Selon cette clarification, les avances récupérables doivent être reconnus comme une dette financière tel que défini parla norme IFRS S9/IAS 39. Le Groupe applique ce nouveau traitement comptable à partir du 01er janvier 2016. Il n'y pas eu de retraitement des états financiers consolidés de 2015 car aucune différence matérielle n'a été observée lors de l'application rétroactive du nouveau traitement comptable recommandé, sur les avances récupérables enregistrées au 31 décembre 2015.

Le montant total estimé à rembourser, au 31 décembre 2016, inclut les remboursements indépendants du chiffre d'affaires et également les remboursements dépendants du chiffre d'affaires et les intérêts (le cas échéant) si le remboursement de ces montants est probable. Le passif éventuel conditionnel est comptabilisé à l'aide d'un taux d'actualisation composé de deux éléments : un taux sans risque reflétant la maturité des avances remboursables et une marge reflétant le risque de crédit de la Société.

Les montants comptabilisés comme « Avances remboursables à court terme » correspondent aux montants indépendants du chiffre d'affaires, à rembourser à la Région endéans les 12 mois. Les avances remboursables à long terme correspondent à la somme des remboursements estimés indépendants et dépendants du chiffre d'affaires en utilisant un taux d'actualisation de respectivement 5% et 12,5 %.

En 2016, la Société a notifié à la Région sa décision d'exploiter le revenu de l'avance récupérable relative à l'utilisation clinique et commerciale de C-Cathezaux Etats-Unis (Convention 7027).

La diminution de la partie long terme des avances récupérables est expliquée par un changement d'estimation (le délai de commercialisation) de la juste valeur des avances récupérables associées aux contrats relatifs à C-Cure et C-Cathez, suite aux résultats de l'étude CHART-1. La juste valeur de ces instruments est calculée en utilisant la méthode d'actualisation des flux de trésorerie.

Au 31 décembre 2016, la Société a reçu un total de 21.239 k€ en avances récupérables sur un total contractuel de 23.200 k€. Le montant résiduel à percevoir sur les contrats existants s'élève à 1.051 k€ et devraitêtre perçu en 2017 et au delà en fonction de l'avancement des différents programmes financés partiellement par la Région.

Le tableau ci-dessous montre (i) l'année au cours de laquelle les montants, concernant ces conventions, ont été reçus et initialement comptabilisés dans le compte de résultat sous « Autres produits d'exploitation » et (ii) une description des caractéristiques spécifiques de ces avances récupérables y compris l'échéancier de remboursement et de l'information sur les autres avances en cours.

(en milliers d'€) Montants reçus pour les exercices clôturés le 31 décembre
Numéro de
contrat
Projet Montant
contractuel
Exercices
précédents
2015 2016 Total 2016 et suivantes
5160 C-Cure® 2.920 2.920 - 2.920 -
5731 C-Cure® 3.400 3.400 - 3.400 -
5914 C-Cure® 700 687 - 687 -
5915 C-Cathez 910 910 - 910 -
5951 Industrialisation 1.470 866 - 866 604
6003 C-Cure® 1.729 1.715 - 1.715 -
6230 C-Cure® 1.084 1.084 - 1.084 -
6363 C-Cure® 1.140 1,126 - 1.126 -
6548 Industrialisation 660 541 - 541 -
6633 C-Cathez 1.020 1,020 - 1.020 -
6646 Protéines 1.200 450 - 450 -
7027 C-Cathez 2.500 2.232 - 268 2.500 -
7246 Pre-clinical C-Cure 2.467 - 1.480 740 2.220 247
7502 CAR-T Cell 2.000 - - 1.800 1.800 200
Total 23.200 16.951 1.480 2.808 21.239 1.051
(en milliers d'
€)
au 31 décembre 2016
Numéro de
contrat
Montant
contractuel
Total 2016 et suivantes Statut Montant remboursé
(cumulé)
5160 2.920 2.920 - En cours d'exploitation -
5731 3.400 3.400 - En cours d'exploitation -
5914 700 687 - Abandonné 180
5915 910 910 - En cours d'exploitation 320
5951 1.470 866 604 Recherche -
6003 1.729 1.715 - En cours d'exploitation -
6230 1.084 1.083 - En cours d'exploitation -
6363 1.140 1.126 - En cours d'exploitation 1.024
6548 660 541 - Abandonné -
6633 1.020 1.020 - En cours d'exploitation 102
6646 1.200 450 - Abandonné -
7027 2.500 2.500 - En cours d'exploitation -
7246 2.467 2.220 247 Research -
7502 2,000 1.800 200 Research -
Total 23.200 21.239 1.051 1.626

Les contrats 5160, 5731, 5914, 5915 et 5951 présentent des caractéristiques spécifiques :

  • Le financement par la Région couvre 70 % du coût budgété pour le projet;

  • Certaines activités doivent se dérouler dans la Région ;

  • En cas de concession sous licence ou de vente à un tiers, Celyad devra payer à la Région 10 % du prix perçu (hors TVA) ;

  • Le total des remboursements indépendants du chiffre d'affaires, des remboursements dépendants du chiffre d'affaires et des sommes dues en cas de concession sous licence ou de vente à un tiers, est plafonné à 100 % du principal payé par la Région ;

  • Les remboursements dépendants du chiffre d'affaires payables durant une année donnée peuvent être compensés par les remboursements indépendants du chiffre d'affaires déjà payés durant l'année en question ;
  • Les remboursements indépendants et dépendants du chiffre d'affaires peuvent être adaptés dans le cas de concession sous licence, de vente à un tiers ou de l'usage industriel du prototype ou de l'installation pilote, après obtention du consentement de la Région Wallonne.

Les autres contrats présentent des caractéristiques spécifiques :

  • Le financement par la Région couvre 60 % du coût budgété pour le projet;
  • Certaines activités doivent se dérouler dans l'Union européenne ;
  • Le total des remboursements forfaitaires indépendants du chiffre d'affaires s'élève à 30 % du principal ;
  • Les remboursements dépendants du chiffre d'affaires s'établissent entre 50 % et 200 % (intérêts cumulés compris) du montant en principal de l'avance récupérable, selon l'issue réelle du projet comparée à l'issue prévue au moment de l'octroi de la RCA (supérieure ou inférieure aux prévisions) ;
  • Les intérêts (taux Euribor 1 an (à partir du premier jour du mois où est prise la décision d'octroyer l'avance récupérable) + 100 points de base) s'accumulent à partir du 1er jour de la phase d'exploitation ;
  • Les remboursements indépendants et dépendants du chiffre d'affaires peuvent être adaptés dans le cas de concession sous licence, de vente à un tiers ou de l'usage industriel du prototype ou de l'installation pilote, après obtention du consentement de la Région.
  • Le total des remboursements indépendants du chiffre d'affaires et des remboursements dépendants du chiffre d'affaires (intérêts cumulés compris) est plafonné à 200 % du principal payé par la Région ;
  • En cas de faillite, les résultats de recherche obtenus par la Société dans le cadre de ces contrats seront transférés à la Région en vertu de la loi.

Le tableau ci-dessous résume, au delà des caractéristiques spécifiques décrites ci-dessus, certaines conditions applicables aux avances récupérables :

Numéro
de
contrat
Phase de recherche Pourcentage
du coût total
du projet
Remboursement
dépendant du
chiffre d'affaire
Remboursement
indépendant du chiffre
d'affaire
Taux
d'intérêt
Montant dus en cas
de licence (par an)
(milliers d' €)
5160 01/05/05-30/04/08 70
%
0,18
%
Consolidé avec 6363 N/A N/A
5731 01/05/08-31/10/09 70
%
0,18
%
Consolidé avec 6363 N/A N/A
5914 01/09/08-30/06/11 70
%
5,00
%
30 en 2012 et 70 chaque
année ultérieure
N/A 10
% avec un
minimum
de 100/an
par an
5915 01/08/08-30/04/11 70
%
5,00
%
40 en 2012 et 70 chaque
année ultérieure
N/A 10
% avec un
minimum de 100/an
5951 01/09/08-31/12/14 70
%
5,00
%
100 en 2014 et 150
chaque année ultérieure
N/A 10
% avec un
minimum de 200/an
6003 01/01/09-30/09/11 60
%
0,18
%
Consolidé avec 6363 N/A N/A
6230 01/01/10-31/03/12 60
%
0,18
%
Consolidé avec 6363 N/A N/A
6363 01/03/10-30/06/12 60
%
0,18
%
De 103 à 514 à partir de
2013 jusqu'à 30
% de
l'avance
À partir du
01/01/13
N/A
6548 01/01/11-31/03/13 60
%
0,01
%
De 15 à 29 à partir de
2014 jusqu'à 30
%
d'avance
À partir du
01/10/13
N/A
6633 01/05/11-30/11/12 60
%
0,27
%
De 10 à 51 à partir de
2013 jusqu'à 30
%
d'avance
À partir du
01/06/13
N/A
6646 01/05/11-30/06/15 60
%
0,01
%
De 12 à 60 à partir de
2015 jusqu'à 30
%
d'avance
À partir du
01/01/16
N/A
7027 01/11/12-31/10/14 50
%
0,33
%
De 25 à 125 à partir de
2015 jusqu'à 30
%
d'avance
À partir du
01/01/15
N/A
Numéro
de
contrat
Phase de recherche Pourcentage
du coût total
du projet
Remboursement
dépendant du
chiffre d'affaire
Remboursement
indépendant du chiffre
d'affaire
Taux
d'intérêt
Montant dus en cas
de licence (par an)
(milliers d' €)
7246 01/01/2014>31/12/2016 50
%
0,05
%
K€
à partir
De
30
to
148
de
2017 jusqu'à
30
% de
l'avance.
À
partir de
2017
N/A
7502 01/12/2015>30/11/2018 45
%
0.19
%
K€
à partir
De
20
to
50
de 2019 jusqu'à
30
% de
l'avance
À
partir de
2019
N/A

5.18. Dettes commerciales et autres dettes à court terme

(milliers d'€)
Au 31 décembre
2016 2015
Total dettes commerciales 8.098 8.576
Autres passifs à court terme
Sécurité sociale 294 301
Rémunérations et charges sociales 1.206 1.300
Autres dettes à court terme 8 167
Total Autres dettes à court terme 1.508 1.768

Les dettes commerciales (composées des factures fournisseurs et des factures à recevoir à la clôture) ne portent pas d'intérêts. Elles sont normalement réglées dans un délai de 45 jours.

Les autres dettes à court terme ne portent pas non plus d'intérêts. Leur échéance moyenne est de six mois. La juste valeur est approximativement équivalente à la valeur comptable des dettes à court terme.

Les autres dettes à court terme incluent les dettes à court terme envers les employés, les charges de sécurité sociale et les charges fiscales.

Aucune déduction n'a été réalisée dans la mesure où les montants ne présentent pas de délais de paiement supérieurs à un an à la fin de chaque exercice fiscal présenté.

5.19. Analyse de la maturité des dettes financières

Le tableau ci-dessous analyse les dettes financières non dérivées du Groupe en les segmentant en fonction de la maturité sur base de la période restante à la date du bilan jusqu'à la date d'échéance contractuelle. Les montants qui figurent dans le tableau représentent les montants contractuels non actualisés.

Dettes financières au 31 décembre 2015 :

(milliers d'€) Total Moins d'un an Un à cinq ans Plus de cinq ans
Au 31 décembre
2015
Locations-financements 675 248 427 -
Avantages postérieurs à l'emploi 121 - - 121
Avances récupérables 11.382 898 4.857 5.627
Dettes commerciales et autres dettes à court
terme
10.344 10.344 - -
Total dettes financières 22.522 11.490 5.284 5.748
Dettes financières au 31 décembre 2016
:
(milliers d'€) Total Moins d'un an Un à cinq
ans
Plus de cinq ans
Au 31 décembre
2016
Prêts
bancaires
743 207 536 -
Dettes commerciales et autres dettes à court
terme
9.606 9.606 - -
Avances récupérables 8.438 1.108 3.410 3.920
Avantages postérieurs à l'emploi 204 - - 204
Locations financements 735 354 381 -

5.20. Instruments financiers par catégorie

Au 31 décembre 2015
(milliers d'€) Prêts et créances Total
Actifs comptabilisés au bilan
Dépôts 180 180
Créances commerciales et autres créances 549 549
Autres actifs à court terme 1.358 1.358
Placement à court terme 7.338 7.338
Trésorerie et équivalents de trésorerie 100.175 100.175
Total 109.600 109.600

En ce qui concerne les actifs financiers mentionnés ci-dessus, la valeur comptable au 31 décembre 2015 est une approximation raisonnable de leur juste valeur.

Au 31 décembre 2015
Dettes financières
(milliers d'€) au coût amorti Total
Dettes comptabilisées au bilan
Dettes de
location-financement
675 675
Dettes commerciales et autres dettes à court terme 10.344 10.344
Total 11.019 11.019

En ce qui concerne les dettes financières mentionnées ci-dessus, la valeur comptable au 31 décembre 2015 est une approximation raisonnable de leur juste valeur.

Au 31 décembre 2016
(milliers d'€) Prêts et créances Total
Actifs comptabilisés au bilan
Dépôts 311 311
Créances commerciales et autres créances 1.359 1.359
Autres actifs à court terme 1.420 1.420
Placement à court terme 34.230 34.230
Trésorerie et équivalents de trésorerie 48.357 48.357
Total 85.677 85.677

En ce qui concerne les actifs financiers mentionnées ci-dessus, la valeur comptable au 31 décembre 2016 est une approximation raisonnable de leur juste valeur.

Au 31 décembre 2016
Dettes financières
(milliers d'€) au coût amorti Total
Dettes comptabilisées au bilan
Prêts bancaires 742 742
Dettes de location-financement 735 735
Dettes commerciales et
autres dettes à court terme
9.606 9.606
Total 11.083 11.083

En ce qui concerne les dettes financières mentionnées ci-dessus, la valeur comptable, au 31 décembre 2016, est une estimation raisonnable de leur juste valeur.

Le tableau suivant présente les actifs et passifs financiers du groupe qui sont mesuré à leur juste valeur au 31 décembre 2016 :

(€'000)
Niveau I Niveau II Niveau III Total
Actifs
- - - - -
Total Actifs - - - -
Passifs
Contreparties éventuelles conditionnelles - - 28.179 28.179
Avances récupérables 8.438 8.438
Total Passifs - - 36.617 36.617

Evaluation de la juste valeur utilisant des données difficilement observables (Niveau 3) :

(€'000) Contrepartie
éventuelle dans un
regroupement
d'entreprises
Solde
d'ouverture au 1er
janvier 2015
-
Acquisition d'OnCyte LLC 25.529
Solde de clôture au 31 décembre 2015 25.529
Ajustement de
la juste valeur au 31 décembre 2016
1.633
Ecart de conversion cumulé 1.017
Solde de clôture au 31 décembre 2016 28.179

Evaluation de la juste valeur utilisant des données difficilement observables (Niveau 3) :

(€'000) Avances
récupérables
Solde d'ouverture au 1er
janvier 2015
11.555
Reconnaissance du passif 1.392
Remboursements (529)
Ajustement de la juste valeur des avances récupérables (1.036)
Solde de clôture au 31 décembre 2015 11.382
Remboursements (842)
Ajustement de la juste valeur des avances récupérables (2.102)
Solde de clôture au 31 décembre 2016 8.438

Analyse de sensibilité des principales variables déterminant la juste valeur des contreparties éventuelles (en millions de dollars). Les éléments principaux ayant conduit à la juste valeur des contreparties éventuelles à payer sont le taux d'actualisation, le chiffre d' affaires et les probabilités de succès.

Taux d'actualisation
15,5
%
16,5
%
17,5
%
18,5
%
19,5
%
Contreparties éventuelles 32,69 31,14 29,70 28,36 27,11
Impact (%) 5
%
5
%
- -5
%
-4
%
Ventes
80
%
90
%
100
%
110
%
120
%
Contreparties éventuelles 26,86 28,21 29,70 31,47 33,32
Impact (%) -5
%
-5
%
- 8
%
7
%
Probabilités
98
%
99
%
100
%
101
%
102
%
Contreparties éventuelles 29,11 29,41 29,70 30,00 30,30
Impact (%) -3
%
-3
%
- 3
%
3
%

Analyse de sensibilité des principales hypothèses conduisant à la juste valeur des avances récupérables (en millions de euros). L'élément principal ayant conduit à la juste valeur des avances récupérables est le taux d'actualisation.

Taux d'actualisation
-2
%
-1
%
5
%-12,5%
+1
%
+2
%
Avances récupérables 9,20 8,83 8,44 8,17 7,87

5.21. Impôts différés

Le tableau suivant indique la réconciliation entre la charge fiscale effective et la charge fiscale théorique au taux belge d'imposition standard théorique de 33,99 % :

(milliers d'€) Pour l'exercice
clôturé le 31 décembre
2016 2015
Perte avant impôt (23.606) (29.114)
Taux de
taxation théorique du Groupe
33,99 %
33,99
%
Gain fiscal théorique 8.024 9.896
Augmentation/diminution des charges d'impôts émanant de
:
Différences permanentes(1) - 3.663
Juste valeur des emprunts convertibles
Paiements
fondés
sur des actions
(968) (498)
CELYAD - (21)
Activation des frais de R&D 83 (6.112)
Amortissement de la licence Mayo (201) (75)
Amortissement de
brevet
(28)
Avances récupérables 1.323 (371)
Dépréciation d'immobilisations corporelles (58)
Réévalution
de la contrepartie éventuelle à payer
(555)
Amortissement des frais de recherche et de développement en cours (5.179)
Autres différences temporaires 11 15
Non reconnaissance des actifs d'impôts différés relatifs aux pertes fiscales
règlementaires
(2.526) (6.576)
Pertes règlementaires non imposables 75 79
Gains/(charges) fiscaux effectifs - -
Taux effectif d'impôt -% -%

(1) Le solde significatif des différences permanentes est principalement affecté par les coûts des transactions sur les augmentations de capital survenues en 2015 et 2014. Ces coûts de transactions sont enregistrés dans les capitaux propres et font l'objet d'une déduction fiscale

Actifs d'impôts différés non reconnus :

(milliers d'€)
Pour l'exercice
clôturé
le 31 décembre
2016 2015
Perte nette reportée (83.794) (63.863)
Différences temporaires d'ouverture (51.717) (32.485)
Amortissement d'immobilisations incorporelles 14.806 19
Dépréciation d'immobilisations corporelles (171)
Avances récupérables 3.891 (1.093)
Réévaluation de la contrepartie éventuelle à payer 1.633 -
Capitalisation des frais de développement - (18.220)
Avantages postérieurs à l'emploi (24) 62
Total des différences temporaires de l'exercice 20.135 (19.232)
Différences temporaires cumulées (31.582) (51.717)
Total des pertes fiscales reportées IFRS
Différence temporaire déductible (net) (115.376) (115.580)
Actifs d'impôts différés non reconnus 39.370 39.286

Le Groupe dispose de pertes fiscales non utilisées et reportables indéfiniment pour compenser les futurs bénéfices taxables de la Société. Outre la perte nette différée, la Société peut compter sur des avantages fiscaux supplémentaires (déduction des intérêts notionnels), et ce jusqu'à l'expiration d'imposition 2019.

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Intérêts notionnels (1.861) (1.861)

Le Groupe est en perte depuis ses débuts. Sa capacité à générer des bénéfices taxables dans un avenir proche est hautement incertaine. En conséquence, le Groupe n'a pas comptabilisé d'actifs d'impôts différés en relation avec ces pertes, sauf lorsque des différences temporaires taxables étaient disponibles en suffisance.

Le tableau ci-dessous présentent les actifs et passifs d'impôts différés cumulés à la clôture des exercices.

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Actifs d'impôts différés 50.773 43.549
Passifs d'impôts différés (11.403) (4.263)
Actifs d'impôts différés non reconnus 39.370 39.286

Le taux d'imposition légal est de 33,99 %. Il faut noter que le Groupe a obtenu le 14 octobre 2009 de l'administration fiscale belge une décision anticipative (« ruling ») qui exonère d'impôt 80 % de tous les futurs revenus générés par les brevets et licences inscrits dans les livres de la Société. La décision anticipative n'a pas de date d'expiration. Elle restera applicable jusqu'à ce que les brevets tombent dans le domaine public.

5.22. Autres réserves

(milliers d'€) Paiements
fondés
sur
des actions
Emprunt
convertible
Conver
sion
Total
Solde au
1
er
janvier 2015
3.362 16.631 (10) 19.983
Paiements fondés sur des actions
acquises
736 - - 736
Différences de conversion en devises
des filiales
- - 485 485
Solde au 31 décembre
2015
4.098 16.631 475 21.205
Paiements fondés sur des actions
acquises
2.847 - - 2.847
Différences de conversion en devises
des filiales
- - 277 277
Solde au 31 décembre
2016
6.946 16.631 752 24.329

5.23. Chiffre d'affaires

(milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016
2015
Revenus de licence 8,440
Ventes
C-Cathez
83 3
Autres
Total
Chiffre d'affaires
8,523 3

En 2016, le chiffre d'affaires a augmenté de 8,5 millions d'euros. En août 2016, le Groupe a percu un premier paiement non remboursable lié à l'accord de partenariat signé avec ONO Pharmaceutcals (montant net de 8,4 millions d'euros). Ce paiement a été reconnu entièrement dès la réception dès lors qu'aucune obligation ou délivrable ne sont conditionnés à ce paiement. Ce premier paiement est à considérer dans le contexte de la cession de la licence à ONO.

5.24. Frais de recherche et de développement

(milliers d'€) Pourl'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Dépenses de personnel 8.160 5.785
Frais de voyage 577 168
Frais des études précliniques 4.650 2.398
Frais des études cliniques 4.468 6.723
Systèmes de livraison et dispositifs médicaux 964 173
Frais de
consultance
791 1.842
Frais de
dépôt et de maintenance des droits intellectuels
799 763
Industrialisation du procédé de production 4.164 642
Loyers et
équipements
939 1.045
Dépréciation et amortissement 1.345 1.033
Autres coûts 817 2.196
Total des
frais
de
recherche et développement
27.675 22.767

5.25. Frais généraux administratifs

(milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Dépenses de personnel 2.486 2.761
Paiements
fondés
sur des
actions
2.847 796
Loyers 791 617
Communication & Marketing 728 891
Frais de
consultance
2.029 1.511
Frais de voyages 450 509
Avantages postérieurs à l'emploi (24) (45)
Dépréciations 173 -
Autres 265 190
Total frais
généraux
et administratifs
9.744 7.230

5.26. Amortissements sur actifs corporels et incorporels

(milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Amortissement des actifs corporels 760 273
Amortissement des actifs incorporels 756 760
Total des amortissements sur immobilisations corporelles et
incorporelles
1.516 1.033

5.27. Charges de personnel

(milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Traitements, salaires et primes 5.994 5.181
Rémunération de l'équipe de management exécutif 2.900 1.843
Paiements fondés sur des
actions
2.847 796
Sécurité sociale 1.362 1.280
Avantages postérieurs à l'emploi 215 202
Assurance hospitalisation 151 40
Autres charges de personnel 0 0
Total charges de personnel 13.469 9.342
Effectifs
Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Recherche et développement 71,7 72,5
Personnel des services généraux et administratifs 12,9 15,8
Dénombrement total des effectifs 84,6 88,3

5.28. Autres produits d'exploitation

Les autres revenus d'exploitation sont principalement liés aux subsides publics reçus. En ce qui concerne les subventions publiques reçues sous forme d'avances récupérables (RCA), il estrenvoyé à la note 5.17.

(milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Avances récupérables 2.704 578
Subsides 124 412
Reprise sur provision pour remboursement des avances récupérables - -
Changement de la juste valeur des avances récupérables 2.154 1.036
Gain réalisé sur la contribution de la Propriété Intellectuelle dans une Joint Venture (312)
Autres - -
Total des autres produits d'exploitation 4.982 1714
Provision pour remboursement des avances récupérables - (1.392)
Changement de juste
valeur des contreparties éventuelles à payer
(1.634) -
Autres (8) -
Total des autres dépenses d'exploitation (1.642) (1.392)
Total des autres produits et dépenses d'exploitation 3.340 322

5.29. Locations opérationnelles

Le Groupe a conclu divers contrats de location opérationnelle pour la location des bâtiments et équipements. Ces contrats ont une durée de trois à neuf ans sans option de renouvellement. La conclusion de ces contrats n'impose aucune restriction au Groupe. Les dépenses de ces locations s'élèvent à€835 k en 2016 et€830k en 2015.

Les futurs loyers minimaux à payer au titre des locations opérationnelles au 31 décembre sont les suivants :

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Endéans l'année 456 817
Entre un an et cinq ans 1.678 818
Plus de cinq ans 1.244 124
Total des locations opérationnelles 3.378 1,759

5.30. Charges et produits financiers

(milliers d'€) Pour l'exercice clôturé le 31 décembre
2016 2015
Intérêts sur les locations-financements 19 10
Intérêts sur les découverts bancaires et autres charges financières 37 90
Intérêts sur les avances récupérables 53 -
Différences de change 98 135
Charges financières 207 236
Intérêts sur les comptes bancaires 1.413 352
Différences de change 791 190
Produits financiers 2.204 542

5.31. Perte par action

La perte par action s'obtient en divisant la perte de la période par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation durant la période. Comme le Groupe a subi une perte nette, les warrants produisent un effet anti-dilutif. Il n'y a donc pas de différence entre le bénéfice par action dilué et non dilué. Dans l'hypothèse où les warrants seraient inclus dans le calcul de la perte par action, cela diminuerait la perte par action.

(milliers d'€) Au 31 décembre
2016 2015
Perte de l'exercice attribuable aux détenteurs de titres (23.606) (29.114)
Nombre moyen pondéré d'actions en circulation 9.313.603 8.481.583
Perte par action (sur une base non diluée) (2,53) (3,43)

5.32. Actifs et passifs potentiels

Comme indiqué dans la note 5.17, le Groupe doit rembourser certaines subventions gouvernementales reçues sous forme d'avances récupérables sous certaines conditions. Pour des informations détaillées, nous faisons référence la note 5.17.

En 2017 et au-delà, la Société devra prendre la décision d'exploiter ou non les résultats des programmes restants (définis dans les conventions d'avances récupérables n° 5951, n° 7246 et n° 7502).

5.33. Engagements

5.33.1. Mayo Foundation for Medical Education and Research

Sur base du deuxième avenant au contrat de licence conclu avec la clinique Mayo en date du 18 octobre 2010, la Société s'est engagé à supporter :

Subsides de recherches non dirigées

La Société financera des recherches menées à la clinique Mayo pour un montant annuel de \$1.000.000 à verser sur quatre années à partir de 2015, dès que les deux conditions suivantes sont réunies par la Société, c'est-à-dire, (i) la première vente commerciale d'un produit faisant l'objet du contrat de licence ET (ii) un flux positif de trésorerie lié aux opérations au cours de l'année précédent cette première vente. La Société a l'exclusivité pour négocier l'acquisition d'une licence portant sur les résultats des travaux réalisés dans le cadre des recherches subventionnées. Si la Société a exercé son droit d'exclusivité, mais que les négociations n'ont pas abouti au cours d'une certaine période, la clinique Mayo ne pourra pas, au cours des neufs mois suivants la fin des négociations, conclure un contrat de licence avec une tierce partie.

Royalties

La Société s'engage à payer à la clinique Mayo des royalties d'un montant équivalent à 2 % sur les ventes nettes générées par la Société ou d'éventuels sous-licenciés sur les produits concernés par le contrat de licence pour autant que les brevets donnés en licence et se rapportant aux produits vendus soient valables et ne violent pas les droits (et notamment les brevets) détenus par des tiers, et ce au cours d'une période se terminant au plus tôt, (i) quinze années après la première vente commerciale, (ii) à la date à laquelle les brevets desdits produits ne sont plus valables sur les territoires où ils sont vendus ou (iii) à la fin du contrat de licence entre la Mayo clinique et la Société.

Actuellement, aucune dette n'a pas été comptabilisée par la Société concernant ces futurs paiements variables à la clinique Mayo.

5.33.2. CorQuest Inc

Conformément aux dispositions de la Convention d'achat d'actions du 5 novembre 2014, les actionnaires historiques de CorQuest Inc. percevront une commission sur les bénéfices nets générés par la Société résultants de la vente ou de la cession totale ou partielle des droits à la propriété intellectuelle de la Société à un tiers.

À dater du 5 novembre 2014, et jusqu'au dixième anniversaire du Contrat, les actionnaires historiques de CorQuest Inc. sont en droit de percevoir :

  • Des royalties fixées à 2 % si les bénéfices nets sont inférieurs ou égaux à 10 millions d'euros ;
  • Des royalties fixées à 4 % si les bénéfices nets sont supérieurs à 10 millions d'euros.

5.34. Etapes Oncyte LLC-Celdara

Selon les termes de la convention d'achat des actions daté du 21 janvier 2015, Celdara Medical LLC, précédent propriétaire de Oncyte LLC, percevra des sommes financières lors du franchissement des étapes en développement et affaires réglementaires, étapes liées aux ventes et des royalties basées sur le chiffre d'affaires généré par la Société.

Sur le programme principal NKR-2, Celdara Medical percevra les sommes prévues ci-dessous lorsque les étapes de développement et réglementaires suivantes serontfranchies ;

  • \$5 millions lorsque le premier patient de la 2ème cohorte de la Phase I de l'étude est enrôlé.
  • \$6 millions lorsque le premier patient est injecté dans la Phase II de l'étude.
  • \$9 millions lorsque le premier patient est injecté dans la Phase III de l'étude.
  • \$11 millions lors de la soumission de la première approbation réglementaire du NKR-2
  • \$14 millions lorsque le NKR-2 est approuvé pour sa commercialisation aux USA

Sur les autres produits précliniques :

  • \$1.5 millions lorsqu'une demande pour une nouvelle substance est soumise à la FDA
  • \$4 millions lorsque le premier patient est injecté dans une étude Phase II.
  • \$6 millions lorsque le premier patient est injecté dans une étude Phase III.
  • \$10 millions lorsque la première approbation réglementaire concernant le NKR-2 est soumise.
  • \$15 millions lorsque le NKR-2 est approuvé pour commercialisation aux USA.

Des sommes relatives aux étapes atteintes en ventes seront aussi dues à Celdara Medical et sont fonction des ventes nettes cumulées des produits développés à partir de la plateforme Oncyte :

  • \$15 millions lorsque pour la première fois les ventes nettes mondiales atteindront au minimum \$250 millions
  • \$25 millions lorsque pour la première fois les ventes nettes mondiales atteindront au minimum \$500 millions
  • \$40 millions lorsque pour la première fois les ventes nettes mondiales atteindront au minimum \$1 milliard.

La Société fera un paiement annuel de royalties à Celdara Medical sur base des ventes nettes de chaque produit vendu par la Société, ses filiales et les titulaires de sous-licence selon les taux applicables établis ci-dessous :

  • 5 % des ventes nettes si les chiffres d'affaires cumulés sont inférieurs ou égaux à \$250 millions
  • 6 % des ventes nettes si les chiffres d'affaires cumulés sont compris entre \$250 millions et \$500 millions
  • 7 % des ventes nettes si les chiffres d'affaires cumulés au niveau mondial sont compris entre \$500 millions et \$1 milliard.
  • 8 % des ventes nettes si les chiffres d'affaires cumulés au niveau mondial sont supérieurs à \$1 milliard

5.35. Opérations avec des parties liées

5.35.1. Rémunération des cadres clés

Les cadres clés sont les membres du comité de direction et des entités qu'ils contrôlent.

Au 31 décembre
2016 2015
Nombre de membres du comité de direction 8 6
(milliers d'€) Pour les années se clôturant au 31 décembre
2016 2015
Rémunération[1] 816 309
Avantages postérieurs à l'emploi 35 6
Rémunération basée sur des actions 1.790 561
Autres dépenses liées au personnel
[2]
22 4
Frais de consultance 2.055 1.299
Total des avantages 4.718 2.179

[1] Reprend les salaires, les charges de sécurité sociales, les bonus et les chèques-repas

[2] Tels que les voitures de société

Au 31 décembre
2016 2015
Nombre de warrants attribués 180.000 5.000
Nombre de warrants échus 40.000 10.000
Montant cumulé des warrants non échus 310.725 187.225
Warrants exercés - -
Dettes ouvertes (en milliers d'€) 687 537

5.35.2. Opérations avec les administrateurs non-exécutifs

Pour l'exercice terminé le 31 décembre
(en milliers d'€) 2016 2015
Rémunération basée sur des actions 697 51
Frais de
consultance
363 89
Total des avantages 1.060 140
Au 31 décembre
2016 2015
warrants attribués 50.000 -
warrants échus -
-
warrants exercés -
5.000
Montant cumulé des warrants non échus 57.904 7.904
Dettes ouvertes (en milliers d'€) 148 80
Actions détenues 2.869.685 3.443.065

5.35.3. Opérations avec les actionnaires

Pour les années échues au 31 décembre
(' en milliers d'€€) 2016 2015
Loyer(1) 99 299
Autres - -
Total 99 299

[1] Relatif aux frais de location versés à Biological Manufacturing Services, une entreprise sous le contrôle de Tolefi SA jusqu'au 30 avril 2016.

Au 31 décembre
(en milliers d'€€) 2016 2015
Encours des dettes - 76

5.36. Événements survenus après la date de clôture

5.36.1. Nouveau plan de warrants

Enfévrier 2017, des consultants travaillant de manière permanente pour le Groupeont acceptéun totalde 20.000warrants offerts en décembre 2016. Ces warrants font partie des 100.000 warrants émis par le Conseil d'Administration tenu le 12

décembre 2016. Ces warrants seront acquis sur la période 2017, 2018 et2019 et pourront être exercés au plus tôt en janvier 2020.

5.36.2. Exercice de warrants émis en mai 2013

En janvier 2017, un total de 207.250 warrants émis en mai 2013 ont été exercés par des membres du personnel et de la direction. En conséquence, 207.250 nouvelles actions ont été émises et le capital de Celyad a été augmenté d'un montant de 547 milliers d'euros, portant le capital social de Celyad SA à 33.118 milliers d'euros au 1er février 2017.

5.37. Comptes statutaires au 31 décembre 2016 et 2015 établis selon les pcgr belges

Cette section contient des éléments partiels des comptes annuels, tels que le bilan, le compte de résultats et certaines annexes provenant des comptes annuels de la Société établis au 31 décembre 2016 (reprenant des éléments de comparaison du 31 décembre 2015). Ces états financiers sont préparés selon le référentiel comptable belge et conformément aux dispositions légales et réglementaires applicables aux établissements en Belgique et sont publiés à la Banque Nationale de Belgique (« BNB »). Ces comptes annuels seront proposés pour aux actionnaires pour approbation lors de l'Assemblée générale des actionnaires du 5 mai 2017 et le Commissaire a émis une opinion sans réserve. Les versions complètes des comptes annuels sont disponibles sur le site de la Banque Nationale de Belgique (www.bnb.be).

5.37.1. Comptes de bilan

€)
(en
2016 2015
ACTIFS
ACTIFS IMMOBILISES 68.608.783 65.644.136
II. Actifs incorporels 49.382.412 49.612.925
III. Actifs corporels 2.078.858 1.130.119
Terrains et constructions
Installations, machine et outillage 386.261 58.954
Mobilier et matériel roulant 59.463 50.896
Location-financement et droits similaires 726.741 669.670
Autres immobilisations corporelles 906.394 59.168
Immobilisations corporelles en cours et acomptes versés 291.431
IV. Immobilisations financières 17.147.513 14.901.092
ACTIFS CIRCULANTS 88.323.519 110.422.698
VI.
Stocks et commandes en cours d'exécution
Stocks
VII. Créances à un an au plus 6.080.503 6.900.548
Créances commerciales 1.374.804 541.768
Autres créances 4.705.699 6.358.780
VIII. Autres placements 34.230.149 7.377.565
IX.
Placement de trésorerie
47.486.245 95.536.139
X. Comptes de régularisation 526.622 648.445
TOTAL DE L'ACTIF 156.932.301 176.066.834
CAPITAUX PROPRES 143.539.346 163.595.699
I. Capital 32.570.837 32.570.837
Capital souscrit 32.570.837 32.570.837
Capital non appelé (-)
II. Prime d'émissions 172.262.517 172.262.517
V. Bénéfices (pertes) reporté(e)s (61.294.007) (41.237.655)
PROVISIONS ET IMPOTS DIFFERES
VII.A. Provisions pour risques et charges
DETTES 13.392.955 12.471.135
VIII. Dettes à plus d'un an 2.306.155 1.231.098
Dettes financières 2.306.155 1.231.098
Dettes de location-financement et assimilées 380.940 426.898
Etablissements de crédit 517.015
Autres emprunts
financiers
1.408.200 804.200
€)
(en
2016 2015
Autres dettes
IX. Dettes à un an au plus 11.081.489 11.198.011
Dettes à plus d'un an échéant dans l'année 1.658.141 1.013.304
Dettes commerciales 7.920.570 8.576.296
Fournisseurs 7.920.570 8.576.296
Dettes fiscales, salariales et sociales 1.499.897 1.601.285
Impôts 137.891 96.641
Rémunérations et charges sociales 1.362.006 1.504.644
Autres dettes 2.882 7.126
X. Comptes de regularisation 5.310 42.026
TOTAL DU
PASSIF
156.932.301 176.066.834

5.37.2. Comptes de résultat

(en
€)
2016 2015
Ventes et revenus d'opérations 28.548.040 21.187.765
Chiffre d'affaires 87.000 3.000
Capitalisation des frais de développement 13.240.057 18.246.661
Autres produits d'exploitation 15.220.983 2.938.104
Coûts des ventes et charges d'opérations (49.651.453) (40.086.685)
Approvisionnements et marchandises (1.420.008) (1.705.521)
Services et biens divers (24.606.690) (29.825.595)
Rémunérations, charges sociales et pensions (7.798.932) (7.195.582)
Amortissements et réductions de valeur sur frais d'établissement, sur
immobilisations incorporelles et corporelles (-)
(14.074.082) (968.882)
Réductions de valeur sur stocks, sur commandes en cours d'exécution et sur
créances commerciales
(dotations
- ; reprises +)
368.197
Provisions pour risques et charges (dotations
- ; utilisations et reprises +)
Autres charges d'exploitation (-) (2.119.938) (391.105)
Bénéfice (Perte) d'exploitation (21.103.413) (18.898.920)
Produits financiers 2.598.880 586.024
Produits des actifs circulants 1.412.481 351.853
Autres produits financiers 1.186.399 234.171
Charges financières (-) (448.555) (371.525)
Charge des dettes (18.775) (9.810)
Autres charges financières (429.780) (361.715)
Bénéfice (Perte) courant(e) avant impôts (18.953.058) (18.684.387)
Bénéfice (Perte) de l'exercice avant impôts (-) (18.953.087) (18.684.422)
Impôts (-)
(+)
(1.103.266) 11.883
Bénéfice (Perte) de l'exercice à affecter (20.056.353) (18.672.539)

5.37.3. Annexes

État des immobilisations incorporelles

€)
(en
2016 2015
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice précédent 62.515.968 44.271.971
(en
€)
2016 2015
Mutations de
l'exercice
Acquisition, y compris la production immobilisée 13.335.037 18.246.661
Cessions, transferts et désaffectations (2.664)
Valeur d'acquisition et réductions de valeur au terme de l'exercice 75.851.005 62.515.968
Amortissements et réductions
de valeur au terme de l'exercice précédent
12.903.044 12.208.856
Mutations de l'exercice
Actés 13.565.551 696.851
Cessions, transferts et désaffectations (2.664)
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice 26.468.593 12.903.043
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 49.382.411 49.612.925

État des immobilisations corporelles

(en
€)
2016 2015
TERRAINS ET CONSTRUCTIONS
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice précédent - -
Mutations de l'exercice
Acquisitions, y
compris la production immobilisée
- -
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice - -
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice précédent - -
Mutations de l'exercice
Actés - -
Amortissements et réductions de valeur au terme de
l'exercice
- -
Valeur comptable nette au terme de l'exercice -
INSTALLATIONS, MACHINES ET OUTILLAGE
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice précédent 862.494 737.558
Mutations de l'exercice
Acquisitions, y compris la production immobilisée 392.572
Cessions, transferts et désaffectations 5.763 124.936
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice 1.249.303 862.494
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice précédent 803.539 644.844
Mutations de l'exercice
Actés 59.503 33.756
Cessions, transferts et désaffectations 124.939
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice 863.042 803.539
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 386.261 58.955
MOBILIER ET MATÉRIEL ROULANT
Valeur d'acquisition au
terme de l'exercice précédent
1.160.425 833.219
Mutations de l'exercice
Acquisitions, y compris la production immobilisée 34.940 28.824
Cessions, transferts et désaffectations 298.382
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice 1.195.365 1.160.425
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice précédent 1.109.529 793.881
Mutations de l'exercice
Actés 26.373 54.360
Cessions, transferts et désaffectations 261.288
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice 1.135.902 1.109.529
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 59.463 50.896
(en
€)
2016 2015
LOCATION-FINANCEMENT ET DROITS SIMILAIRES
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice précédent 810.111 811.794
Mutations de l'exercice
Acquisitions, y compris la
production immobilisée
336.488 450.562
Cessions, transferts et désaffectations 34.115 (452.244)
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice 1.180.714 810.111
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice précédent 140.441 389.238
Mutations de l'exercice 313.532 166.132
Cessions, transferts et désaffectations (414.929)
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice 453.973 140.441
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 726.741 669.670
Dont
Terrains et
constructions
Installations, machines et outillage 530.209 669.670
Mobilier et matériel roulant 196.532
AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice précédent 124.106 90.428
Mutations de l'exercice
Acquisitions, y compris la production immobilisée 699.034 33.678
Transfert d'une rubrique à une autre 257.317
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice 1.080.457 124.106
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice précédent 64.938 47.157
Mutations de l'exercice
Actés 109.124 17.782
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice 174.063 64.939
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 906.394 59.168
IMMOBILISATIONS EN COURS ET ACOMPTES VERSÉS
Valeur
d'acquisition au terme de l'exercice précédent
291.431
Mutations de l'exercice
Acquisitions, y compris la production immobilisée 291.431
Transfert d'une rubrique à une autre (291.431)
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice - 291.431
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice précédent
Mutations de l'exercice
Actés
Amortissements et réductions de valeur au terme de l'exercice
Valeur comptable nette au terme de l'exercice - 291.431

Autres immobilisations financières

(en
€)
2016 2015
Autres entreprises-créances
Valeur d'acquisition au terme de l'exercice précédent 179.714 109.335
Mutations de l'exercice
Additions 124.273 70.379
Remboursements
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 303.987 179.714

Placement de trésorerie et comptes de régularisation

€)
(en
2016 2015
Placement de trésorerie 34.230.149 7.337.565
Plus d'un an
Valeur comptable nette au terme de l'exercice 34.230.149 7.337.565

État du capital 2016

€)
(en
Montant Nombre d'actions
Capital souscrit 32.570.837
Représentation du capital
Catégories d'actions
Actions nominatives -
Actions dématérialisées 9.313.603
Capital non appelé Appelé,
mais non versé
Capital non libéré Xxxxxxxxxxxxxxx
Capital non appelé
Capital appelé, non versé Xxxxxxxxxxxxxxx
Actionnaires redevables de libération Xxxxxxxxxxxxxxx
Capital autorisé non émis 9.396.390

État du capital 2015

€)
(en
Montant Nombre d'actions
Capital souscrit 32.570.837
Représentation du capital
Catégories d'actions
Actions nominatives
Actions dématérialisées 9.313.603
Capital non appelé Appelé,
mais non versé
Capital non libéré Xxxxxxxxxxxxxxx
Capital non appelé
Capital appelé, non versé Xxxxxxxxxxxxxxx
Actionnaires redevables de libération Xxxxxxxxxxxxxxx
Capital autorisé non émis 9.396.390

État des dettes

(en
€)
2016 2015
Ventilation des dettes à l'origine à plus d'un an
Dettes à plus d'un an échéant dans l'année 2.306.155 1.231.098
Dettes à plus de cinq ans
Ventilation des dettes à l'origine à plus d'un an, en fonction de leur durée résiduelle
Dettes de location-financement et assimilées 380.940 426.898
Autres dettes financières 1.925.215 804.200
Autres dettes - 1.225
Dettes fiscales, salariales et sociales
Impôts (rubrique 450/3 du passif)
Dettes fiscales non échues 137.891 96.641
(en
€)
2016 2015
Rémunérations et charges sociales
Autres dettes liées aux rémunérations et la sécurité sociale 1.362.006 1.504.645

Résultats opérationnels

(en
€)
2016 2015
Autres produits d'exploitation
Subsides d'exploitation et montants compensatoires obtenus des pouvoirs publics 3.784.514 2.731.154
Charges d'exploitation
Travailleurs inscrits au registre du personnel
Nombre total
à la date de clôture
73 80
Effectif moyen du personnel calculé en équivalents temps plein 78,1 82,6
Nombre d'heures effectivement prestées 132.023 139.226
Frais de personnel
Rémunérations et avantages sociaux directs 5.478.368 4.724.684
Cotisations
patronales d'assurances sociales
1.577.977 1.546.585
Primes patronales pour assurances extralégales
Autres frais de personnel (+)/(-) 481.037 675.574
Pensions de retraite et de survie 261.550 248.739
Réductions de valeurs
Sur créances commerciales
Actées
Reprises 368.197
Provisions pour risques et charges - -
Constitutions
Utilisations et reprises
Autres charges d'exploitation
Impôts et taxes relatifs à l'exploitation 2.672 2.044
Autres charges 2.117.266 389.061
Personnel
intérimaire et personnes mises à la disposition de l'entreprise
Nombre total à la date de clôture 1
Nombre moyen calculé et équivalents temps plein 0,1 0,1
Nombre d'heures effectivement prestées 148 152
Frais pour l'entreprise 7.535 4.846

Résultats financiers

(en
€)
2016 2015
Produits financiers 1.412.481 351.853
Autres produits financiers 1.186.399 234.147
Charges financières 18.775 9.810
Autres charges financières 429.780 361.715

Impôts

€)
(en
2016 2015
Statut des impôts différés
Pertes fiscales cumulées, déductibles des bénéfices taxables ultérieures 83.793.646 65.723.071

Montant de la taxe sur la valeur ajoutée et impôts à charges de tiers

(en
€)
2016 2015
Taxes sur la valeur ajoutée, portées en compte
À
l'entreprise (déductible)
5.473.424 5.872.840
Par l'entreprise 3.871.493 7.474.666
Montants retenus à charge de tiers, au titre de
Précompte professionnel 1.904.839 1.386.870

Relations financières avec montant des rémunérations directes et indirectes et pensions, comprises dans le compte de résultat, aussi longtemps que cette publication ne concerne exclusivement ou principalement, la situation d'une personne seule identifiable

€)
(en
2016 2015
Aux directeurs et managers 362.500 497.240

Relations financières avec le commissaire

(en
€)
2016 2015
Emoluments du commissaire 113.000 113.000
Emolument pour prestations exceptionnelles ou missions particulières accomplies au sein
de la société par le commissaire
9.000
Autres missions de
contrôle
14.000 592.700

5.37.4. Résumé des règles d'évaluation

Les règles d'évaluation sont établies conformément aux dispositions du chapitre II de l'arrêté royal du 8 octobre 1976 relatif aux comptes annuels des entreprises.

Les frais d'établissement sont portés à l'actif à leur valeur d'acquisition et amortis en 5 ans. Les immobilisations incorporelles acquises auprès de tiers ou obtenues par apport sont évaluées à leur valeur d'acquisition. Les immobilisations incorporelles qui ne sont pas acquises auprès de tiers sont évaluées à leur coût de revient dans la mesure où celui-ci ne dépasse pas une estimation prudemment établie de la valeur d'utilisation de ces immobilisations ou de leur rendement futur.

Les immobilisations incorporelles développées en interne sont portées en compte de bilan lorsque les perspectives d'une rentabilité future sont identifiées et probables. Les dépenses de développement interne seront capitalisées pour la première fois l'année au cours de laquelle une autorisation de débuter une étude de Phase III est obtenue, ou dans le cas d'un dispositif médical, le marquage CE est obtenu.

Les immobilisations incorporelles sont, en principe, amorties en 5 ans prorata temporis à dater du mois de la première génération de trésorerie, quel qu'en soit la forme. Le matériel et mobilier de bureau est amorti en 3, 5 ou 10 ans selon la durée de vie économique du bien.

L'ensemble des immobilisations incorporelles et corporelles feront l'objet au terme de chaque année d'une évaluation en fonction des perspectives de rentabilité future de l'actif concerné. Le cas échéant, un amortissement exceptionnel pourrait être enregistré.

Les immobilisations financières sont comptabilisées à leur valeur d'acquisition. Elles feront l'objet de réduction de valeur dans la mesure où la dépréciation est jugée durable.

Il n'y a pas de comptabilisation de stock. L'ensemble des achats sont comptabilisés en dépenses, compte tenu de leur durée de vie limitée dans le temps. Les créances sont portées à l'actif du bilan à leur valeur nominale. Les créances libellées en devises étrangères sont évaluées au dernier cours de change de l'exercice. Les écarts de conversion constatés à cette occasion sont pris en charge lorsqu'ils sont négatifs et comptabilisés en compte de régularisation (passif) lorsqu'ils sont positifs. Une réduction de valeur est actée lorsque la valeur de réalisation apparaît d'une manière significative inférieure à la valeur comptable.

Les placements de trésorerie sont évalués à leur valeur d'acquisition. Les avoirs auprès d'établissements financiers sont évalués à leur valeur nominale. Une réduction de valeur est actée lorsque la valeur de réalisation à la date du bilan est inférieure à la valeur d'acquisition. Les dettes sont évaluées à leur valeur nominale. Si la valeur nominale comprend des intérêts, elle est corrigée par le biais d'un compte de régularisation à l'actif. Les dettes en devises étrangères sont évaluées à leur cours à la date du bilan. Les écarts de conversion constatés à cette occasion sont pris en charge lorsqu'ils sont négatifs et comptabilisés en compte de régularisation (passif) lorsqu'ils sont positifs.

Les avances récupérables contractées avec la Direction Générale d'Aide à la Recherche de la Région Wallonne (DGO6) seront portées en comptes de hors bilan lors de la décision de la Société d'exploiter le produit du projet de recherche ou de développement. Cette décision fait l'objet d'une notification écrite de la Société à la DGO6. Une dette correspondant au montant de l'avance récupérable sera constatée au bilan l'année de la première génération de trésorerie du projet concerné. La présentation de cette dette en dettes court terme et long terme se fera en fonction des perspectives de revenus attendues par la Société. Ces perspectives seront revues annuellement.

PERSONNES DE CONTACT CELYAD

Patrick Jeanmart Marine Lhomel

Chief Financial Officer CorporateCommunications Manager

Email : [email protected]

Une copie papier en français et anglais peut être obtenue sur simple demande au siège social de la société.

CELYAD SA

Rue Edouard Belin 2 1435 Mont-Saint-Guibert Belgique Tel : +32 10 394100 RPM Nivelles – BE0891 118 115 E-maill :[email protected] Website : www.celyad.com