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Carrefour — Audit Report / Information 2018
Mar 7, 2019
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Audit Report / Information
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Deloitte & Associés 6, place de la Pyramide 92908 Paris-la-Défense Cedex France

KPMG S.A. 2, avenue Gambetta
92066 Paris La Défense Cedex France

Mazars 61, rue Henri Regnault 92400 Courbevoie France
Carrefour
Société anonyme
93, avenue de Paris 91300 Massy
Rapport des Commissaires aux Comptes sur les comptes consolidés
Exercice clos le 31 décembre 2018
DELOITTE & ASSOCIES
Commissaire aux Comptes Membre de la Compagnie de Versailles 6, place de la Pyramide 92908 Paris-la-Défense Cedex France
KPMG S.A.
Commissaire aux Comptes 2, avenue Gambetta 92066 Paris La Défense Cedex France
MAZARS
Commissaire aux Comptes Membre de la Compagnie de Versailles Membre de la Compagnie de Versailles 61, rue Henri Regnault 92400 Courbevoie France
Carrefour
Société Anonyme
93, avenue de Paris
91300 Massy
RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
SUR LES COMPTES CONSOLIDES
Exercice clos le 31 décembre 2018
A l'Assemblée Générale des Actionnaires de la société Carrefour
Opinion
En exécution de la mission qui nous a été confiée par vos Assemblées Générales, nous avons effectué l'audit des comptes consolidés de la société Carrefour relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2018, tels qu'ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L'opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au Comité d'audit.
Fondement de l'opinion
Référentiel d'audit
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Indépendance
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2018 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par l'article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014 ou par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes.
Observation
Sans remettre en cause l'opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note 4 de l'annexe des comptes consolidés qui expose les incidences de la première application au 1er janvier 2018 des normes IFRS 9 « Instruments financiers » et IFRS 15 « Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients ».
Justification des appréciations - Points clés de l'audit
En application des dispositions des articles L.823-9 et R.823-7 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l'audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
| Points clés de notre audit | Réponses apportées lors de notre audit |
|---|---|
| Risques fiscaux des filiales brésiliennes: évaluation des provisions et passifs éventuels (notes 1.3, 11.1, 11.2.1 et 11.3 de l'annexe aux comptes consolidés) |
Nous avons pris connaissance des procédures mises en place par le Groupe pour identifier les risques fiscaux dans les filiales brésiliennes. Afin d'apprécier si les provisions pour risques fiscaux filiales brésiliennes du Groupe ont des été |
| Au Brésil, le Groupe est exposé à des risques fiscaux portant notamment sur la taxe sur la distribution des biens et services (ICMS) et les |
correctement évaluées, nous avons réalisé les procédures suivantes, avec l'appui de nos spécialistes fiscaux: |
| crédits d'impôt enregistrés à ce titre, les contributions fédérales relatives au programme d'intégration sociale et au financement de la sécurité sociale (Pis-Cofins), ainsi que la déductibilité de l'amortissement fiscal du goodwill reconnu lors de l'acquisition d'Atacadão en 2007. |
mené des entretiens auprès de la direction ۰ fiscale afin d'apprécier l'état actuel des risques identifiés, des investigations menées et des redressements notifiés par les autorités fiscales et suivre les derniers développements des litiges en cours; |
| L'estimation du risque relatif à chaque litige fiscal est revue régulièrement par la direction fiscale du Groupe et la direction de la filiale, avec l'aide de conseils externes pour les litiges les plus significatifs, afin d'apprécier la nécessité de comptabiliser ou non une provision et, dans le cas où une provision doit être constatée, d'en déterminer le montant. |
analysé les avis des conseils externes des sociétés du Groupe dans le cadre des litiges en cours et les informations sur les procédures en cours et leurs conséquences financières probables qui nous ont été communiquées par ces conseils externes en réponse à nos demandes de confirmations écrites; procédé à une revue des estimations et ۰ |
| Nous avons considéré les risques fiscaux dans les filiales brésiliennes, tant en matière d'évaluation des provisions que d'informations présentées dans l'annexe, comme un point clé de notre audit, en |
positions retenues par la direction pour le calcul des provisions comptabilisées; apprécié le caractère approprié des informations fournies dans les notes 11.2.1 et |
| raison du montant et du nombre de risques fiscaux, de la complexité de la législation fiscale locale en particulier pour les sociétés de distribution au Brésil et de la part significative de jugement de la direction dans l'appréciation de l'issue des contentieux en cours et des montants provisionnés. |
11.3 de l'annexe financiers états aux. consolidés. |
|---|---|
| Evaluation et comptabilisation des ristournes et coopérations commerciales (notes 1.3 et 7.2.1 de l'annexe aux comptes consolidés) Au sein du Groupe, il existe un nombre important de contrats d'achats signés avec les fournisseurs intégrant : des remises commerciales basées sur les quantités achetées ou d'autres conditions contractuelles comme l'atteinte de seuils ou la progression des volumes d'achats (« ristournes »); des produits au titre de prestations réalisées par le Groupe pour les fournisseurs (« coopérations commerciales »). Les ristournes et coopérations commerciales reçues par le Groupe de la part de ses fournisseurs sont évaluées sur la base des dispositions contractuelles prévues dans les accords avec les fournisseurs et sont comptabilisées en réduction du coût des ventes. Compte tenu du grand nombre de contrats et des spécificités propres à chaque contrat, la correcte évaluation et comptabilisation des ristournes et commerciales regard des coopérations au dispositions contractuelles et du volume d'achats constituent un point clé de l'audit. |
Nous avons pris connaissance des contrôles mis en place par le Groupe sur le processus d'évaluation et de comptabilisation des ristournes et des coopérations commerciales, apprécié leur conception et leur application et testé que ces contrôles ont fonctionné efficacement sur la base d'un échantillon de contrats. Nos autres travaux ont notamment consisté pour un coopérations échantillon ristournes et de commerciales, à : rapprocher les données utilisées dans le calcul ۰ des ristournes et coopérations commerciales avec les dispositions contractuelles figurant dans les accords signés avec les fournisseurs ; comparer les estimations faites au titre de ۰ l'exercice précédent avec les réalisations effectives correspondantes afin d'évaluer la fiabilité du processus d'estimation (revue du débouclage n-1); rapprocher les volumes d'achats retenus pour ۰ calculer le montant des ristournes attendu au 31 décembre 2018 avec les volumes d'achats enregistrés dans les systèmes des achats du groupe; réaliser des procédures analytiques pour s'assurer de la cohérence des évolutions des ristournes et coopérations commerciales et procéder à des analyses complémentaires au cas où des variations importantes sont constatées. |
Vérifications spécifiques
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France,
à la vérification spécifique prévue par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au Groupe, données dans le rapport de gestion du Conseil d'Administration.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Nous attestons que la déclaration consolidée de performance extra-financière prévue par l'article L. 225-102-1 du code de commerce figure dans les informations relatives au groupe données dans le rapport de gestion. étant précisé que, conformément aux dispositions de l'article L. 823-10 de ce code, les informations contenues dans cette déclaration n'ont pas fait l'objet de notre part de vérifications de sincérité ou de concordance avec les comptes consolidés et doivent faire l'objet d'un rapport par un organisme tiers indépendant.
Informations résultant d'autres obligations légales et réglementaires
Désignation des commissaires aux comptes
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société Carrefour par l'Assemblée Générale du 15 avril 2003 pour le cabinet Deloitte & Associés, du 5 septembre 1968 pour le cabinet KPMG S.A. (compte tenu des acquisitions ou fusions de cabinets intervenues depuis cette date) et du 21 juin 2011 pour le cabinet Mazars.
Au 31 décembre 2017, le cabinet Deloitte & Associés était dans la 16ème année de sa mission sans interruption, le cabinet KPMG S.A. dans la 51ème année et le cabinet Mazars dans la 8ème année.
Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d'entreprise relatives aux comptes consolidés
Il appartient à la direction d'établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à pour suivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au Comité d'audit de suivre le processus d'élaboration de l'information financière et de suivre l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l'audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le Conseil d'Administration.
Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés
Objectif et démarche d'audit
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.823-10-1 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre:
- · il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne;
- · il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne;
- il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés;
- il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier;
- il apprécie la présentation d'ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ;
- concernant l'information financière des personnes ou entités comprises dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Il est responsable de la direction, de la supervision et de la réalisation de l'audit des comptes consolidés ainsi que de l'opinion exprimée sur ces comptes.
Rapport au Comité d'audit
Nous remettons un rapport au Comité d'audit qui présente notamment l'étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au Comité d'audit, figurent les risques d'anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l'audit qu'il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au Comité d'audit la déclaration prévue par l'article 6 du règlement (UE) nº 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu'elles sont fixées notamment par les articles L.822-10 à L.822-14 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le Comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Les Commissaires aux Comptes
Paris-La Défense et Courbevoie, le 4 mars 2019
| DELOITTE & ASSOCIES | Kieducath |
|---|---|
| ANTOINE DE RIEDMATTEN | |
| STEPHANE RIMBEUF | |
| KPMG S.A. | PATRICK-HUBERT PETIT |
| CAROLINE BRUNO-DIAZ | |
| MAZARS | |
| DAVID CHAUDAT bu'i |
|
| EMILIE LOREAL |
f.

Comptes consolidés au 31 décembre 2018

Sommaire
| Compte de résultat consolidé | page 03 |
|---|---|
| Etat du résultat global consolidé | page 04 |
| Etat de la situation financière consolidée | page 05 |
| Tableau des flux de trésorerie consolidés | page 06 |
| Variation des capitaux propres consolidés | page 07 |
| Notes annexes | page 08 |
$-2-$

Compte de résultat consolidé
Les informations comparatives du compte de résultat et du tableau des flux de trésorerie consolidés présentées
dans ce document ont été retraitées pour refléter le classement de l'activité Magasins de proximité intégrés
Fr abandonnées. Ces retraitements sont décrits en note 5.
Les états financiers sont présentés en millions d'euros, avec arrondi au million d'euros près.
Des-écarts-d'arrondis-peuvent-ainsi-apparaître-entre-différents-états.
| (en millions d'euros) | Notes | 2018 | 2017 retraité | % Prog. |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires hors taxes | 7.1 | 76 000 | 78 315 | (3.0%) |
| Programmes de fidélisation | (740) | (642) | 15,3% | |
| Chiffre d'affaires hors taxes, net de la fidélisation | 75 261 | 77 673 | $(3, 1\%)$ | |
| Autres revenus | 7.1 | 2 656 | 2 7 1 9 | (2,3%) |
| Revenus totaux | 77917 | 80 392 | (3.1%) | |
| Coût des ventes | 7.2 | (60 850) | (62311) | (2,3%) |
| Marge des activités courantes | 17067 | 18 081 | (5,6% | |
| Frais généraux et amortissements | 7.2 | (15162) | (15946) | (4.9%) |
| Résultat opérationnel courant | 1905 | 2 1 3 5 | $(10,8\%)$ | |
| Quote-part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence | G. | 14 | 4 | 284.3% |
| Résultat opérationnel courant après quote-part des sociétés mises en équivalence |
1919 | 2 1 3 9 | (10,3%) | |
| Produits et charges non courants | 7.3 | (1161) | (1162) | (0,1% |
| Résultat opérationnel | 758 | 978 | (22, 4% | |
| Résultat financier | 14.6 | (262) | (445) | $(41.0\%)$ |
| Coût de l'endettement financier net | (233) | (317) | (26,5%) | |
| Autres produits et charges financiers | (29) | (128) | $(77, 2\%)$ | |
| Résultat avant Impôts | 496 | 533 | (6,9% | |
| Impôts sur les résultats | 10.1 | (539) | (618) | $(12, 8\%)$ |
| Résultat net des activités poursuivies | (43) | (85) | (49,7% | |
| Résultat net des activités abandonnées | 5 | (301) | (277) | 8,8% |
| Résultat net de l'exercice | (344) | (362) | (4,9%) | |
| dont Résultat net - part du Groupe | (561) | (531) | 5,6% | |
| dont Résultat net des activités poursuivies - part du Groupe | (259) | (254) | 2,2% | |
| dont Résultat net des activités abandonnées - part du Groupe | (301) | (277) | 8,8% | |
| dont Résultat net - part attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle |
216 | 169 | 28,3% |
| Résultat de base par action, en euros | 2018 | 2017 retraité | % Prog. |
|---|---|---|---|
| Résultat net des activités poursuivies, part du Groupe, par action | (0, 34) | (0, 34) | (0.2%) |
| Résultat net des activités abandonnées, part du Groupe, par action | (0, 39) | (0,37) | 6.4% |
| Résultat net, part du Groupe, par action | (0,73) | (0, 70) | 3,2% |
| Résultat dilué par action, en euros | 2018 | 2017 retraité | % Prog. |
| Résultat net des activités poursuivies, part du Groupe, par action | |||
| (0, 34) | (0.34) | (0,2%) | |
| Résultat net des activités abandonnées, part du Groupe, par action | (0.39) | (0,37) | 6,4% |
Le détail du calcul du résultat par action est présenté en note 13.6.

Etat du résultat global consolidé
| (en millions d'euros) | Notes | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|
| Résultat net total | (344) | (362) | |
| Part efficace de la couverture de flux de trésorerle | 13.4 | (3) | (17) |
| Variation des actifs disponibles à la vente (1) | 13.4 | N/A | (3) |
| Variation de juste valeur des instruments de dette à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global (2) |
13.4 | (6) | N/A |
| Variation des écarts de conversion ca | 13.4 | (446) | (473) |
| Autres éléments du résultat global recyclables uitérieurement en résultat |
(454) | (493) | |
| Réévaluation du passif net au titre des régimes à prestations définies | 12.1/13.4 | 50 | 10 |
| Variation des instruments de capitaux propres à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global (4) |
o | N/A | |
| Autres éléments du résultat global non recyclables ultérieurement en résultat |
50 | 10 | |
| Autres éléments du résultat global, après impôt | (404) | (482) | |
| Résultat global total | (748) | (844) | |
| dont part du Groupe dont part attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle |
(849) 101 |
(889) 45 |
Les rubriques présentées sont nettes d'impôt (détail présenté en note 13.4).
(1) La catégorie des actifs financiers disponibles à la vente a été supprimée par la norme IFRS 9 - Instruments financiers, appliquée à compter du
1er janvier 2018 (cf. note 4).
(2) Variation de juste valeur des instruments de dette classés dans la catégorie des actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres
éléments du résultat global à compter du 1er janvier 2018 en applicat
(3) La variation des écarts de conversion au cours de l'exercice 2016, de même qu'en 2017, s'explique essentiellement par la dépréciation du réal
Drésilien ainsi que dans une moindre mesure par celle du peso argentin.
Variation de juste valeur des Instruments de capitaux propres (actions et titres assimilés) classés, sur option irrévocable, dans la catégorie des
actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres élément

Etat de la situation financière consolidée
| Actif | |||
|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | Notes | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
| Goodwill | 8.1 | 7983 | 7977 |
| Autres Immobilisations incorporelles | 8.1 | 1 4 6 1 | 1 3 6 4 |
| Immobilisations corporelles | 8.2 | 12 637 | 13 097 |
| Immeubles de placement | 8.4 | 389 | 410 |
| Titres mis en équivalence | ۹. | 1 3 7 4 | 1 3 5 5 |
| Autres actifs financiers non courants | 14.5 | 1 2 7 5 | 1 367 |
| Encours clients des sociétés financières - Part à plus d'un an | 7.5 | 2 486 | 2 4 5 5 |
| Impôts différés actifs | 10.2 | 723 | 636 |
| Autres actifs non courants | 7.4 | 379 | 337 |
| Actifs non courants | 28709 | 28 996 | |
| Stocks | 7.4 | 6 1 3 5 | 6 6 9 0 |
| Créances commerciales | 7.4 | 2 5 3 7 | 2 750 |
| Encours clients des sociétés financières - Part à moins d'un an | 7.5 | 3722 | 3866 |
| Autres actifs financiers courants | 14.2 | 190 | 161 |
| Créances fiscales | 7.4 | 853 | 890 |
| Autres actifs | 7.4 | 887 | 851 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 14.2 | 4 300 | 3 5 9 3 |
| Actifs détenus en vue de leur vente | 46 | 16 | |
| Actifs courants | 18 670 | 18816 | |
| TOTAL ACTIF | 47 378 | 47813 | |
| Passifs et capitaux propres | |||
| (en millions d'euros) | Notes | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
| Capital social | 13.2 | 1973 | 1937 |
| Réserves consolidées (y compris résultat) | 7 1 9 6 | 8 1 2 2 | |
| Capitaux propres, part du Groupe | 9 1 6 9 | 10 059 | |
| Intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle | 13.5 | 2 1 1 7 | 2 0 9 9 |
| Capitaux propres | 11 286 | 12 159 | |
| Dettes financières - Part à plus d'un an | 14.2 | 6936 | 6428 |
| Provisions | 11 | 3521 | 3 003 |
| Refinancement des encours clients - Part à plus d'un an | 7.5 | 1932 | 2 661 |
| Impôts différés passifs | 10.2 | 541 | 489 |
| Passifs non courants | 12930 | 12581 | |
| Dettes financières - Part à moins d'un an | 14.2 | 1 3 3 9 | 1 069 |
| Fournisseurs et autres créditeurs | 7.4 | 14 161 | 15 082 |
| Refinancement des encours clients - Part à moins d'un an | 7.5 | 3582 | 2817 |
| Dettes fiscales | 7.4 | 1 142 | 1 282 |
| Autres passifs | 7.4 | 2938 | 2813 |
| Passifs liés aux actifs détenus en vue de leur vente | 11 | ||
| Passifs courants | 23 162 47 378 |
23 074 47813 |

Tableau des flux de trésorerie consolidé
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité |
|---|---|---|
| RESULTAT AVANT IMPÖT | 496 | 533 |
| OPERATIONS D'EXPLOITATION | ||
| Impôts | (513) | (588) |
| Dotations aux amortissements | 1536 | 1 601 |
| Plus et moins-values sur cessions d'actifs | (29) | (49) |
| Variation des provisions et impairment | 488 | E88 |
| Coût de l'endettement financier net | 233 | 317 |
| Part dans le résultat et dividendes reçus des sociétés mises en équivalence | 37 | 76 |
| Impact des activités abandonnées (1) | (141) | (100) |
| Autofinancement | 2 1 0 7 | 2 6 5 3 |
| Variation du besoin en fonds de roulement (2) | 115 | 156 |
| Impact des activités abandonnées (1) | 55 | $\overline{2}$ |
| Variation de la trésorerie issue des opérations d'exploitation (hors sociétés financières) |
2 2 7 6 | 2810 |
| Variation des encours sur crédit à la consommation | (168) | 32 |
| Variation de la trésorerie issue des opérations d'exploitation - total | 2 1 0 8 | 2843 |
| OPERATIONS D'INVESTISSEMENT | ||
| Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles (3) | (1611) | (2, 369) |
| Acquisitions d'actifs financiers non courants | (3) | 1 |
| Acquisitions de filiales et de participations dans des entreprises associées [4] | (190) | (260) |
| Cessions de filiales et participations dans des entreprises associées | 1 | 9 |
| Cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles | 172 | 158 |
| Cessions d'actifs financiers non courants | 20 | 4 |
| Variation des créances et dettes sur acquisitions et cessions d'immobilisations (3) | (28) | (106) |
| Sous-total Investissements nets de désinvestissements | (1639) | (2564) |
| Autres emplois | 13 | (54) |
| Impact des activités abandonnées (1) | 13 | (17) |
| Variation de la trésorerle issue des opérations d'investissement | (1613) | (2635) |
| OPERATIONS DE FINANCEMENT Augmentation de capital en numéraire souscrite par des participations ne donnant pas le contrôle (5) |
89 | 969 |
| Acquisitions et cessions de participations sans changement de contrôle (6) | (0) | 479 |
| Dividendes versés par Carrefour (société mère) (7) | (152) | (151) |
| Dividendes versés par les sociétés consolidées aux intérêts hors Groupe | (82) | (141) |
| Variation des actions propres et autres Instruments | 42 | (40) |
| Variation des actifs financiers courants (6) | (45) | 34 |
| Emission d'emprunts obligataires (8) | 1758 | 981 |
| Remboursement d'emprunts obligataires (6) | (744) | (1250) |
| Intérêts financiers nets versés | (245) | (320) |
| Autres variations de l'endettement (8) | (89) | (197) |
| Impact des activités abandonnées (1) | (2) | o |
| Variation de la trésorerie issue des opérations de financement | 529 | 362 |
| Variation nette de la trésorerie avant effet de change | 1023 | 570 |
| Incidence des variations de change | (315) | (283) |
| Variation nette de la trésorerie | 708 | 288 |
| Trésorerie à l'ouverture de l'exercice | 3 593 | 3305 |
| Trésorerle à la clôture de l'exercice | 4300 | 3593 |
(1) Les retraitements opérés pour refléter le classement des flux relatifs aux activités abandonnées conformément à la norme IFRS 5 sont détaillés en note 5.
(2) La variation du besoin en fonds de roulement est détaillée en note 7.4.1.
(3)
In montant des acquisitions comprend essentiellement les investissements opérationnels réalisés dans les formats de croissance, la
digitalisation du Groupe et le déploiement d'une offre omnicanale de référence ; la bai
(4) Cette ligne correspond principalement à l'acquisition d'une participation minoritaire au capital de Showroomprivé et d'une participation
majoritaire au capital de Quitoque (opérations décrites en note 3.2.1). En 2017, magasins en Espagne.
En 2018, ce poste correspond principalement au montant du capital de la filiale Cargo Property Assets (ex-Cargo Property Holding) souscrit et
versé au cours de la période par les tiers investisseurs (participations ne donn $(5)$ des coûts directs liés).
(6) En 2017, ce poste s'explique par la cession de 139 834 428 actions de Grupo Carrefour Brasil par le Groupe au titre du placement secondaire
dans le cadre de l'introduction en bourse des activités du Groupe au Brésil et
(7) Ce poste correspond au montant du dividende versé en numéraire aux actionnaires n'ayant pas retenu l'option du paiement en actions (cf. note $2.4$ ).
Le détail des éléments constitutifs de la dette financière est présenté en note 14.2. Les variations des passifs issus des activités de financement
sont détaillées en note 14.4. $(8)$

Variation des capitaux propres consolidés
| Capitaux Propres, part du Groupe | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | Capital social (1) |
Ecart de conversion |
Réserves liées à la variation de juste valeur des instruments financiers (2) |
Autres réserves et. résultats |
Total Part du Groupe |
Participations ne donnant pas le contrôle |
Total capitaux propres |
|
| Capitaux propres au 31 décembre 2016 | 1891 | (569) | (3) | 9 108 | 10 4 26 | 1582 | 12008 | |
| Résultat net total 2017 | ۰ | (531) | (531) | 169 | (362) | |||
| Autres éléments du résultat global, après impôt | (349) | (20) | 11 | (358) | (124) | (482) | ||
| Résultat global total 2017 | ٠ | (349) | (20) | (520) | (889) | 45 | (844) | |
| Palements fondés sur des actions | $\sim$ | 12 | 12 | 1 | 13 | |||
| Actions propres (net d'impôt) | (31) | (31) | (31) | |||||
| Dividendes au titre de l'exercice 2016 (3) | 46 | (197) | (151) | (103) | (254) | |||
| Variation de capital et primes (4) | 470 | 470 | 370 | 840 | ||||
| Effet des variations de périmètre et autres mouvements (4) | 32 | 191 | 223 | 204 | 427 | |||
| Capitaux propres au 31 décembre 2017 | 1937 | (885) | (24) | 9032 | 10 059 | 2099 | 12 159 | |
| Ajustements liés à la première application d'IFRS 9 (5) | (141) | (141) | (119) | (259) | ||||
| Ajustements liés à la première application d'IAS 29 (6) | 237 | 237 | o | 237 | ||||
| Capitaux propres au 01 janvier 2018 | 1937 | (885) | (24) | 9 1 2 9 | 10 155 | 1980 | 12 136 | |
| Résultat net total 2018 | ۰ | (561) | (561) | 216 | (344) | |||
| Autres éléments du résultat global, après impôt | (333) | (5) | 50 | (288) | (115) | (404) | ||
| Résultat global total 2018 | ۰ | (333) | (5) | (510) | (849) | 101 | (748) | |
| Palements fondés sur des actions | $\blacksquare$ | 6 | 6 | 1 | 6 | |||
| Actions propres (net d'impôt) | 42 | 42 | 42 | |||||
| Dividendes au titre de l'exercice 2017 (3) | 36 | (189) | (152) | (90) | (242) | |||
| Variation de capital et primes (4) | (15) | (15) | 113 | 98 | ||||
| Effet des variations de périmètre et autres mouvements | (17) | (17) | 12 | (6) | ||||
| Capitaux propres au 31 décembre 2018 | 1973 | (1219) | (30) | 8 4 4 5 | 9 169 | 2 1 1 7 | 11 286 |
(1) Le capital social est composé de 789 252 839 actions ordinaires au 31 décembre 2018 (cf. note 13.2.1).
(2) Ce poste est constitué de :
oste est constate de :
la réserve de couverture (partie efficace de la variation de juste valeur des instruments de couverture des flux de trésorerie) ;
la réserve de juste valeur des actifs financiers (variation de juste
(3) Le dividende distribué par Carrefour S.A. au titre de 2016, d'un montant total de 523 millions d'euros, a été versé :
en numéraire pour 151 millions d'euros, et
en numéraire pour 151 millions d'euros, et
en actions nouvelles pour 372 millions d'euros (46 millions d'euros de hausse du capital social et 326 millions d'euros de primes d'émission).
Les dividendes versés en 2017 aux participations ne donnant pas le contrôle pour un montant total de 103 millions d'euros concernent
principalement les filiales espagnoles, françaises et brésiliennes.
Le dividende distribué par Carrefour S.A. au titre de 2017, d'un montant total de 352 millions d'euros, a été versé
- en numéraire pour 152 millions d'euros, et
en actions nouvelles pour 200 millions d'euros (36 millions d'euros de hausse du capital social et 164 millions d'euros de primes d'émission).
Les dividendes versés en 2018 aux participations ne donnant pas le contrôle pour un montant total de 90 millions d'euros concernent
principalement les filiales brésiliennes et françaises.
La variation de capital et primes et les autres mouvements observés en 2017 résultent principalement de l'opération d'introduction en bourse $(4)$ La vanauon de capital et primes et les autres mouvements observes en 2017 resultent principalement de l'operation d'intégrierable de 30 millions d'euros et les capitales en juillet 2017 : l'offre primaire de 840 millions d donnant pas le contrôle pour 208 millions d'euros.
En 2018, la variation de capital et primes correspond principalement à l'augmentation de capital souscrite par les tiers investisseurs ne
détenant pas le contrôle dans Cargo Property Assets au cours du second semestre.
- Le Groupe a appliqué la norme IFRS 9 Instruments financiers pour la première fois au 1er janvier 2018. Compte tenu de la méthode de
transition choisie, les données comparatives ne sont pas retraitées et l'impact (net d'i $(5)$ - Le Groupe a appliqué la norme IAS 29 Information financière dans les économies hyperinflationnistes pour la première fois au 1er janvier
2018, Compte tenu de la norme IAS 21, les données comparatives ne sont pas retraité $(6)$

Sommaire des notes annexes
| Note 1 : Bases de préparation des comptes consolidés | page 09 |
|---|---|
| Note 2 : Faits marquants de l'exercice | page 13 |
| Note 3 : Périmètre de consolidation | page 15 |
| Note 4 : Incidences des changements de méthodes comptables | page 20 |
| Note 5 : Retraitement de l'information comparative | page 25 |
| Note 6 : Information sectorielle | page 27 |
| Note 7 : Données opérationnelles | page 29 |
| Note 8 : Immobilisations incorporelles, corporelles et immeubles de placement | page 39 |
| Note 9 : Titres mis en équivalence | page 48 |
| Note 10 : Impôts sur les résultats | page 50 |
| Note 11 : Provisions et passifs éventuels | page 53 |
| Note 12 : Effectifs, rémunérations et avantages du personnel | page 55 |
| Note 13 : Capitaux propres et résultat par action | page 63 |
| Note 14 : Actifs, passifs et résultat financiers | page 68 |
| Note 15 : Engagements hors bilan | page 82 |
| Note 16 : Evénements post-clôture | page 83 |
| Note 17 : Honoraires des commissaires aux comptes | page 83 |
| Note 18 : Liste des sociétés comprises dans le périmètre de consolidation | page 84 |

NOTE 1: BASES DE PREPARATION DES COMPTES CONSOLIDES
Les états financiers consolidés au 31 décembre 2018 ont été arrêtés par le Conseil d'Administration le 27 février 2019. Les comptes ne seront définitifs qu'après leur approbation par l'Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires.
Carrefour (« la Société ») est une entreprise domiciliée en France. Les états financiers consolidés de l'exercice prenant fin le 31 décembre 2018 reflètent la situation financière et le résultat de la Société et de ses filiales (l'ensemble désigné comme « le Groupe »), ainsi que les intérêts du Groupe dans les sociétés mises en équivalence (entreprises associées et co-entreprises). Ils sont établis en euros, monnaie fonctionnelle de la Société.
1.1 Déclaration de conformité
En application du règlement européen nº 1606/2002 du 19 juillet 2002, les états financiers consolidés du Groupe au titre de l'exercice 2018 ont été établis en conformité avec les normes comptables internationales telles qu'adoptées par l'Union Européenne au 31 décembre 2018 et qui sont d'application obligatoire à cette date, avec, en comparatif, l'exercice 2017 établi selon le même référentiel.
Les normes internationales comprennent les IFRS (International Financial Reporting Standards), les IAS (International Accounting Standards), les interprétations de l'IFRS IC (International Financial Reporting Standards Interpretation Committee) et du SIC (Standard Interpretations Committee).
Les textes adoptés par l'Union Européenne sont publiés au Journal officiel de l'Union européenne et peuvent être consultés sur EUR-Lex.
Au 31 décembre 2018, les normes et interprétations adoptées par l'Union Européenne sont identiques aux normes et interprétations d'application obligatoire publiées par l'IASB.
Par ailleurs, les états financiers consolidés sont complétés par les informations jugées significatives requises par le règlement ANC n° 2016-09.
1.2 Evolution du référentiel comptable et application de la norme IAS 29
Les méthodes comptables appliquées par le Groupe dans les comptes consolidés au 31 décembre 2018 sont identiques à celles retenues pour les comptes consolidés au 31 décembre 2017 à l'exception de la norme IAS 29 en Argentine (cf note 4.3) ainsi que des normes, amendements de normes et interprétations dont l'application est obligatoire à compter du 1er janvier 2018. Ces textes sont les suivants :
- Norme IFRS 9 Instruments financiers, ainsi que les amendements à IFRS 4 Application d'IFRS 9 Instruments financiers et d'IFRS 4 Contrats d'assurance : les impacts de ces textes sur les états financiers du Groupe sont décrits dans la note 4 ;
- . Norme IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients (y compris les Clarifications apportées à IFRS 15 publiées en avril 2016) : ce texte n'a pas eu d'impact significatif sur les états financiers du Groupe (cf. note 4) ;
- Amendements à IFRS 2 Classement et évaluation des transactions dont le paiement est fondé sur des actions : ce texte n'a pas eu d'impact significatif sur les états financiers du Groupe:
- Amendements à IAS 40 Transferts d'immeubles de placement : ce texte n'a pas eu d'impact significatif sur les états financiers du Groupe ;
- Interprétation IFRIC 22 Transactions en monnaie étrangère et contrepartie anticipée : ce texte n'a pas eu d'impact significatif sur les états financiers du Groupe ;
- Améliorations annuelles des IFRS Cycle 2014-2016 : ce texte n'a pas eu d'impact significatif sur les états financiers du Groupe.


Par ailleurs, les amendements à IFRS 9 - Clauses de remboursement anticipé prévoyant une compensation négative et à IAS 28 - Intérêts à long terme dans des entreprises associées et des co-entreprises (d'application obligatoire au 1er janvier 2019), ont été appliqués par anticipation, concomitamment à l'application d'IFRS 9. Ces amendements n'ont pas eu d'impact significatif sur les comptes.
A l'exception de ces deux textes, le Groupe n'a pas opté pour une application anticipée de normes, amendements et interprétations dont l'application n'est pas obligatoire au 1er janvier 2018. Ces textes sont les suivants :
Textes adoptés par l'Union Européenne
| Normes, amendements et interprétations | Date d'application pour le Groupe |
|---|---|
| Norme IFRS 16 - Contrats de location | $1er$ janvier 2019 |
Principales dispositions et conséquences pour le Groupe :
La norme IFRS 16, qui remplacera à partir du 1er janvier 2019 la norme IAS 17 - Contrats de location et ses interprétations, établit les principes de comptabilisation des contrats de location et introduit des modifications importantes pour la comptabilisation des contrats par le preneur, en supprimant pour ces derniers la distinction entre contrats de location simple et contrats de location-financement.
En application de la nouvelle norme, tous les contrats de location devront être comptabilisés au bilan, par la constatation d'un actif représentatif du droit d'utilisation du bien loué, en contrepartie d'une dette locative correspondant à la valeur actualisée des loyers à payer sur la durée raisonnablement certaine de location. IFRS 16 affectera également la présentation de ces opérations au compte de résultat (comptabilisation d'une charge d'amortissements et d'une charge d'intérêts, en remplacement de la charge de loyers) et au tableau des flux de trésorerie (les paiements locatifs, représentatifs du paiement des intérêts et du remboursement de la dette, affecteront les flux de financement).
Le Groupe a lancé à compter de 2016 un projet de mise en œuvre de cette nouvelle norme, qui est en cours de finalisation.
Le Groupe optera pour la méthode rétrospective simplifiée à partir du 1er janvier 2019. Les états financiers 2018 ne feront ainsi pas l'objet d'un retraitement.
Par ailleurs, le Groupe appliquera les deux exemptions proposées par la norme concernant les biens de faible valeur ainsi que les contrats de courte durée (durée inférieure ou égale à 12 mois).
Les actifs en location correspondent :
- majoritairement aux actifs immobiliers (représentant plusieurs milliers de contrats) aussi bien exploités par Carrefour que mis en sous-location. Ces derniers comprennent aussi bien les contrats de sous-location de magasins aux franchisés que les contrats de sous-location d'emplacements dans les galeries marchandes et les centres commerciaux;
- $\bullet$ et plus accessoirement des contrats de location de véhicules :
- ainsi que quelques contrats d'entreposage et de stockage présentant une composante locative.
Le Groupe prendra en compte dans la détermination de la durée raisonnablement certaine d'utilisation des actifs loués
- les caractéristiques liées aux différents types de magasins (magasins de proximité, supermarchés, hypermarchés, cash & carry, entrepôts logistiques, bâtiments administratifs) ainsi que le pays concerné par le contrat de location immobilier. Les caractéristiques suivantes seront prises en considération : la rentabilité des magasins, l'existence d'investissements récents réalisés dans les
magasins ainsi que l'existence de localisations alternatives pour les magasins. - une approche par portefeuille de véhicules pour les véhicules de location présentant des
caractéristiques et des durées d'utilisation similaires. Quatre portefeuilles ont été identifiés afin de
distinguer les véhicules de $\bullet$ camions ainsi que les utilitaires.
A la date de première application de la norme IFRS 16, le Groupe appliquera le taux marginal d'emprunt du preneur aux différents contrats. Après la date de transition, le taux implicite du contrat sera retenu si celui-ci est facilement déterminable et dans le cas contraire, le taux marginal d'emprunt du preneur sera appliqué.
Parallèlement, le Groupe finalise la mise en place d'un système d'information qui permettra d'une part, de recenser les contrats de location, et d'autre part de calculer et générer les données nécessaires à la

| Normes, amendements et interprétations | Date d'application |
|---|---|
comptabilisation conformément aux principes énoncés par IFRS 16. Ce logiciel sera intégré à l'ensemble des outils de gestion du Groupe.
La collecte des données des contrats de location immobilière est en voie de finalisation. Par ailleurs, le cadre à retenir pour apprécier les durées de location raisonnablement certaines (qui dépendent notamment des réglementations et pratiques de location propres à chaque pays ainsi qu'à chaque type d'actif sous-jacent) et la méthodologie de calcul des taux d'actualisation, nécessaires à l'estimation précise des impacts IFRS 16 en date de première application (1er janvier 2019), sont en cours de détermination.
Les engagements de location mentionnés dans la note 8.5 de l'annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2018, déterminés sur la durée non résiliable des contrats de location des actifs immobiliers tenant compte de research according to dispositions contractuelles ou légales permettant de sortir avant l'échéance des contrats, ne sont pas entièrement représentatifs de la dette locative qui devra être comptabilisée en application d'IFRS 16.
| Normes, amendements et interprétations | Date d'application pour le Groupe |
|---|---|
| Interprétation IFRIC 23 - Incertitude relative aux traitements fiscaux | $1er$ janvier 2019 |
Principales dispositions et conséquences pour le Groupe :
L'interprétation IFRIC 23 clarifie l'application des dispositions d'IAS 12 - Impôts sur le résultat, concernant la détermination des éléments liés à l'impôt sur le résultat, lorsqu'il y a une incertitude sur les traitements retenus par le groupe en la matière, au regard des dispositions fiscales applicables.
L'interprétation, applicable à compter du 1er janvier 2019, peut s'appliquer de manière :
- totalement rétrospective : ou
- partiellement rétrospective, en comptabilisant l'impact cumulé dans les capitaux propres d'ouverture de l'exercice au cours duquel l'interprétation est appliquée pour la première fois.
Les impacts éventuels de cette interprétation ainsi que les modalités de transition sont en cours d'analyse.
Textes non encore adoptés par l'Union Européenne
| Normes, amendements et interprétations | Date d'application |
|---|---|
| Amendements à IFRS 10 et à IAS 28 - Vente ou apport d'actifs entre un investisseur et une entreprise associée ou une co-entreprise |
reportée Application par l'IASB à une date indéterminée |
| Améliorations annuelles des IFRS - Cycle 2015-2017 | $1er$ janvier 2019 |
| Amendements à IAS 19 - Modification de régime, réduction de régime ou liquidation | $1er$ janvier 2019 |
| Amendements à IFRS 3 - Définition d'une activité | 1er janvier 2020 |
| Amendements à IAS 1 et IAS 8 - Définition de la matérialité dans les états financiers | $1er$ janvier 2020 |
| Amendements du Cadre conceptuel | 1 er janvier 2020 |
| Norme IFRS 17 - Contrats d'assurance | 1 er janvier 2022 |
(1) Sous réserve de l'adoption par l'Union européenne.
Les impacts éventuels de la norme IFRS 17 sont en cours d'analyse. Carrefour n'anticipe pas d'incidence significative de l'application des autres textes sur les comptes consolidés du Groupe.

1.3 Recours à des estimations et au jugement
La préparation des états financiers consolidés implique la prise en compte d'estimations et d'hypothèses par la Direction du Groupe qui peuvent affecter la valeur comptable de certains éléments d'actifs et de passifs, de produits et de charges, ainsi que les informations données dans les notes annexes. La Direction du Groupe revoit ces estimations et hypothèses de manière régulière afin de s'assurer de leur pertinence au regard de l'expérience passée et de la situation économique actuelle. En fonction de l'évolution de ces hypothèses, les éléments figurant dans les futurs états financiers pourraient être différents des estimations actuelles. Outre l'utilisation d'estimations, la Direction du Groupe exerce son jugement pour définir et mettre en œuvre le traitement comptable adéquat de certaines transactions et activités.
Les estimations faites par la Direction et jugements exercés pour l'établissement des états financiers portent principalement sur :
- les durées d'utilité des actifs opérationnels (cf. note 8) ;
- la détermination des Unités Génératrices de Trésorerie, dans le cadre des tests de dépréciation des immobilisations autres que les goodwill (cf. note 8.3) :
- l'évaluation des valeurs recouvrables des goodwill et autres immobilisations incorporelles, ainsi que des immobilisations corporelles (cf. note 8.3) :
- l'évaluation de la juste valeur des actifs identifiables acquis et des passifs repris dans le ¥. cadre de regroupements d'entreprises (cf. note 3.1) ;
- l'évaluation des ristournes et coopérations commerciales (cf. note 7.2.1) ;
- le classement des contrats de location (cf. notes 8.2 et 8.5) ;
- l'évaluation des provisions pour risques et autres provisions liées à l'activité (cf. note 11) ;
- la détermination du niveau de contrôle ou d'influence exercé par le Groupe sur ses participations (cf. notes 3 et 9) ;
- les hypothèses retenues pour le calcul des engagements de retraite (cf. note 12.1) ;
- la reconnaissance des actifs d'impôts différés et de certains crédits d'impôt (cf. note 10) :
- la détermination des dépréciations des prêts octroyés par les sociétés financières (cf. note 7.5.1) ainsi que des provisions pour risque de crédit sur les engagements de prêts (cf. note $11.1$ ).
1.4 Bases d'évaluation
Les états financiers consolidés sont établis sur la base du coût historique, à l'exception :
- de certains actifs et passifs financiers, évalués à la juste valeur (cf. note 14) ;
- des actifs acquis et passifs repris dans le cadre de regroupements d'entreprises, évalués à la juste valeur (cf. note 3.1);
- des actifs non courants détenus en vue de la vente, évalués et comptabilisés au montant le plus faible entre leur valeur nette comptable et leur juste valeur diminuée des frais liés à la vente.
La notion de juste valeur s'entend comme le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert d'un passif lors d'une transaction normale entre des intervenants du marché à la date d'évaluation. Conformément à la hiérarchie définie dans la norme IFRS 13 - Evaluation à la juste valeur, il existe trois niveaux de juste valeur :
- Niveau 1 : juste valeur évaluée par référence à des prix (non ajustés) cotés sur des marchés actifs pour des actifs et passifs identiques;
- Niveau 2 : juste valeur évaluée par des modèles utilisant des données d'entrée qui sont observables pour l'actif ou le passif concerné, soit directement (à savoir des prix) soit indirectement (à savoir des données dérivées de prix) :
- Niveau 3 : juste valeur évaluée par référence à des données relatives à l'actif ou au passif qui ne sont pas basées sur des données observables de marché.
L'Argentine est considérée comme une économie en hyperinflation au sens des normes IFRS, à compter du 1er juillet 2018. Ainsi, les dispositions de la norme IAS 29 deviennent applicables à compter du 1er janvier 2018. Les impacts de l'application de la norme IAS 29 sur les capitaux propres d'ouverture sont présentés en note 4.

NOTE 2: FAITS MARQUANTS DE l'EXERCICE
2.1 Plan de transformation « Carrefour 2022 »
Le 23 janvier 2018, le Groupe Carrefour a présenté son plan de transformation qui repose sur :
- Déployer une organisation simplifiée et ouverte ;
- 작산 Gagner en productivité et en compétitivité;
- Créer un univers omnicanal de référence ; $\mathbf{r}$
- Refondre l'offre au service de la qualité alimentaire.
Les implantations des sièges du Groupe ont été rationnalisées dans l'ensemble des pays afin d'améliorer l'efficacité opérationnelle des équipes et de gagner en réactivité. Ainsi :
- En Ile-de-France, le siège corporate de Boulogne a été fermé fin 2018 et le projet de construction d'un nouveau siège de 30 000 m2 en Essonne a été abandonné ;
- Le projet de plan de départs volontaires, visant à permettre une diminution des effectifs des sièges en France à hauteur de 2 400 postes sur un effectif total de 10 500 salariés, a fait l'objet d'un accord collectif majoritaire signé avec les organisations syndicales de Carrefour le 24 mai 2018 ; la mise en œuvre du plan a été initiée fin juin 2018, suite à sa validation par l'administration du travail et à la consultation des instances représentatives du personnel, et a été achevée en fin d'année. Un accord collectif majoritaire a également été signé avec les organisations syndicales concernant le plan de sauvegarde de l'emploi relatif aux magasins intégrés ex-DIA n'ayant pas trouvé de repreneur;
- En Belgique, la procédure d'information et de consultation entamée avec les partenaires sociaux suite à l'annonce, le 25 janvier 2018, du plan de transformation, a donné lieu à la signature d'un accord en juin 2018. Ce plan prévoit notamment la mise en place d'une nouvelle organisation au sein des hypermarchés et du siège afin d'augmenter l'efficacité opérationnelle et d'optimiser les frais de fonctionnement. La mise en place de ces mesures affectera 1 000 personnes et sera achevée au premier semestre 2019 ;
- En Argentine, un plan de départs volontaires, portant sur 1 000 postes environ (au siège et en magasins), a été mis en œuvre au cours de l'année 2018.
Les coûts découlant de la mise en œuvre de ces mesures ont été provisionnés dès le 30 juin 2018 (cf. notes 7.3 et 11.1). Les provisions restant comptabilisées au 31 décembre 2018 seront, pour l'essentiel, décaissées en 2019.
Un autre objectif est de dégager des marges de manoeuvre pour améliorer l'efficacité et la compétitivité du Groupe au service de ses clients. Cela suppose une réduction significative de sa base de coûts et une politique d'investissement plus efficace et ciblée sur ses leviers de croissance. En plus d'un plan d'économie, la mise en œuvre de ce pilier implique la suppression des foyers de perte. En conséquence, le Groupe a décidé de sortir de son périmètre les magasins en grande difficulté, ce qui aboutit à l'arrêt de l'activité Magasins de proximité intégrés en France. Parmi les 352 magasins ex-Dia intégrés au 31 décembre 2017, 273 magasins ont été soit fermés, soit cédés. En ce qui concerne les cessions, 27 offres de reprises auront finalement abouti à la cession du magasin.
Les dispositions de la norme IFRS 5 - Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées ont par conséquent été appliquées à cette activité. Les incidences sur les comptes consolidés sont décrites en note 5.
2.2 Partenariat stratégique en Chine
Le 23 janvier 2018, Carrefour a annoncé la signature d'un protocole d'accord avec Tencent et Yonghui pour un investissement potentiel dans Carrefour Chine. Par ailleurs, Carrefour et Tencent ont annoncé le même jour la signature d'un protocole d'accord de coopération stratégique en Chine, dont l'objectif serait de mettre en commun l'expertise de Carrefour dans la distribution avec le savoir-faire technologique et les capacités d'innovation de Tencent. Les discussions en vue de trouver un accord sur les modalités (i) de l'accord de coopération et (ii) de l'entrée de Tencent et Yonghui au capital de Carrefour Chine se poursuivent.

2.3 Sécurisation des financements long terme du Groupe
Le 22 mars 2018 (règlement en date du 27 mars 2018), le Groupe a réalisé une émission d'obligations convertibles remboursables en numéraire d'un montant nominal de 500 millions de dollars américains et d'une maturité de 6 ans (échéance mars 2024). Les obligations, émises à un prix d'émission de 96,75 % de leur valeur nominale, ne verseront pas de coupon (zero-coupon). Le prix de conversion initial correspondant est de 20.0776 € (intégrant une prime de conversion de 20 % par rapport au prix de référence de l'action Carrefour). L'exercice du droit de conversion sera dénoué exclusivement en numéraire et ne donnera pas lieu à l'émission d'actions nouvelles ou à la remise d'actions existantes.
Concomitamment à l'émission des obligations, le Groupe a acheté des options d'achat à dénouement monétaire portant sur ses propres actions, afin de couvrir l'exposition économique liée au paiement en numéraire des montants dus au titre des obligations en cas d'exercice de leur droit de conversion par les investisseurs.
L'ensemble de ces opérations, qui ont été swappées en euros, procure ainsi au Groupe l'équivalent d'un financement obligataire classique en euros (cf. description du traitement comptable en note 14.2).
Par ailleurs, le 5 juin 2018 (règlement en date du 12 juin 2018), le Groupe a réalisé une nouvelle émission obligataire de 500 millions d'euros, d'une maturité de 5 ans (échéance juin 2023) et d'un coupon de 0.875 %.
Enfin, le 26 novembre 2018 (règlement en date du 4 décembre 2018), le groupe a procédé à une nouvelle émission obligataire de 500 millions d'euros, d'une maturité de 7 ans (échéance mai 2026). Cette émission porte un coupon annuel de 1,75%.
Ces opérations permettent au groupe Carrefour de consolider son financement à long terme, de maintenir sa maturité obligataire moyenne (à 3,6 années au 31 décembre 2018) et de poursuivre la réduction de sa charge financière. De plus, la filiale brésilienne Atacadão a réalisé le 25 avril 2018 une émission obligataire, en deux séries d'une maturité de 3 et 5 ans, pour un montant total de 1,5 milliard de réals (350 millions d'euros environ).
Enfin, Carrefour dispose de facilités de crédit bancaires pour un montant total de 3 900 millions d'euros. Une première ligne de 2 500 millions d'euros a été signée le 22 janvier 2015 et échoit le 22 janvier 2022. Une deuxième ligne de 1 400 millions d'euros, signée le 2 mai 2017, a été prorogée en avril 2018, portant l'échéance initiale du 2 mai 2022 au 2 mai 2023.
2.4 Palement du dividende 2017 avec option de palement en actions
L'Assemblée Générale des actionnaires de Carrefour, réunie le 15 juin 2018, a fixé le dividende relatif à l'exercice 2017 à 0,46 euro par action avec une option de paiement de ce dividende en actions.
Le prix d'émission de ces actions nouvelles a été fixé à 13,72 euros, correspondant à 90 % de la moyenne des premiers cours cotés sur le marché réglementé d'Euronext Paris lors des vingt séances de bourse précédant le jour de l'Assemblée Générale diminuée du montant net du dividende de 0,46 euro par action et arrondi au centime d'euro supérieur.
Ouverte le 21 juin 2018, la période d'option s'est clôturée le 4 juillet 2018 ; les actionnaires ayant choisi le paiement du dividende en actions représentent 56,93 % du capital.
Le 13 juillet 2018 ont eu lieu :
- le règlement livraison des 14 575 028 actions nouvelles émises pour les besoins du paiement du dividende en action, suite à une augmentation du capital social et des primes d'émission de Carrefour d'un montant total de 200 millions d'euros ;
- le versement du dividende global en numéraire aux actionnaires n'ayant pas retenu l'option du paiement en actions (152 millions d'euros).

NOTE 3: PERIMETRE DE CONSOLIDATION
3.1 Principes comptables
Principes de consolidation
Les comptes consolidés comprennent les états financiers des filiales à compter de leur date d'acquisition (date a laquelle le contrôle est obtenu), et jusqu'à la date à laquelle le contrôle cesse, ainsi que les intérêts du
Groupe dans les entreprises associées et co-entreprises comptabilisées par mise en équivalence.
(i) Filiales
Une filiale est une entité contrôlée directement ou indirectement par le Groupe. Le contrôle existe sur une
entité lorsque le Groupe détient le pouvoir sur celle-ci, est exposé ou a droit à des rendements variables du fait de son implication dans l'entité et lorsqu'il a la capacité d'utiliser son pouvoir sur l'entité pour influer sur le montant de ces rendements. Pour déterminer si une situation de contrôle existe, le Groupe prend en
considération tous les faits et circonstances pertinents pour évaluer son contrôle sur l'entité en question,
comme les droi derniers sont substantiels.
En ce qui concerne les filiales acquises en cours d'exercice, seuls les résultats de la période postérieure à la date d'acquisition sont retenus dans le compte de résultat consolidé. Pour les filiales cédées en cours d'exercice ou dont le contrôle a été perdu, seuls les résultats de la période antérieure à la date de cession sont retenus dans le compte de résultat consolidé.
Les transactions ainsi que les actifs et passifs réciproques entre les filiales sont éliminés. Lorsqu'une filiale réalise une transaction avec une entreprise associée ou une co-entreprise comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence. les profits et pertes résultant de cette transaction ne sont comptabilisés dans les comptes consolidés du Groupe qu'à hauteur des intérêts détenus par les tiers dans l'entreprise associée ou la coentreprise.
(ii) Entreprises associées et co-entreprises
Sont comptabilisées par mise en équivalence les entités dans lesquelles le Groupe exerce une influence notable (entreprises associées) et les entités sur lesquelles le Groupe exerce un contrôle conjoint et répondant à la définition d'une co-entreprise, selon les principes exposés dans la note 9 « Titres mis en équivalence ».
L'influence notable se caractérise par le pouvoir de participer aux décisions relatives aux politiques financlère et opérationnelle de l'entité, sans toutefois contrôler ou contrôler conjointement ces politiques.
Le contrôle conjoint s'entend du partage contractuellement convenu du contrôle exercé sur une entité, qui n'existe que dans les cas où les décisions concernant les activités pertinentes requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle.
(iii) Autres participations
Lorsque le Groupe n'exerce pas de contrôle, de contrôle conjoint ou d'influence notable sur les décisions opérationnelles ou financières de sociétés dont il détient les titres, ceux-ci sont comptabilisés conformément aux dispositions applicables aux actifs financiers disponibles à la vente et présentés en « Autres actifs financiers non courants ». La méthode d'évaluation et de dépréciation est exposée dans la note 14 « Actifs, passifs et résultat financiers ».
Regroupements d'entreprises
Les regroupements d'entreprises, dans les cas où le Groupe obtient le contrôle d'une ou plusieurs autres activités, sont comptabilisés par application de la méthode de l'acquisition. Les regroupements d'entreprises intervenus à compter du 1er janvier 2010 sont évalués et comptabilisés selon les principes décrits ci-dessous, conformément aux dispositions de la norme IFRS 3 - Regroupements d'entreprises (version révisée en 2008).
. A la date d'acquisition, le Groupe procède à l'identification et à l'évaluation à la juste valeur de l'ensemble des actifs acquis et des passifs repris.
· Le goodwill correspond à la somme de la contrepartie transférée (prix d'acquisition) et des participations ne donnant pas le contrôle minorée du montant net comptabilisé au titre des actifs identifiables acquis et passifs repris. Ce goodwill est comptabilisé directement dans le bilan de l'entité acquise, dans la devise fonctionnelle de cette dernière et fait l'objet d'un suivi ultérieur au niveau du secteur opérationnel auquel l'entité est affectée selon les modalités décrites en note 8.3. Tout profit au titre d'une acquisition à des conditions avantageuses (goodwill négatif) est immédiatement comptabilisé en résultat.
· Pour chaque regroupement impliquant une prise de participation inférieure à 100 %, la fraction d'intérêts non acquise (intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle) est évaluée à la date d'acquisition :
soit à sa juste valeur ; un goodwill est alors comptabilisé pour la part relative aux participations ne donnant pas le contrôle (méthode dite du « goodwill complet ») ;
- soit à hauteur de sa quote-part dans l'actif net identifiable de l'entité acquise, ce qui conduit à ne


reconnaître que le goodwill attribuable au Groupe (méthode dite du « goodwill partiel »).
Ce choix est déterminé transaction par transaction.
· Le Groupe dispose d'une période d'évaluation pour finaliser la comptabilisation des regroupements d'entreprises, cette période s'achevant dès les dernières informations nécessaires obtenues et au plus tard 12 mois après la date d'acquisition. Tout aiustement de la juste valeur des actifs acquis et passifs repris et du prix d'acquisition au cours de la période d'évaluation est comptabilisé en contrepartie du goodwill dans la mesure où il résulte de faits et circonstances existant à la date d'acquisition. Au-delà de cette période de 12 mois, tout ajustement est enregistré directement en résultat.
· En cas d'acquisition par étapes, la prise de contrôle déclenche la réévaluation à la juste valeur de la participation antérieurement détenue par le Groupe en contrepartie du résultat ; toute perte de contrôle donne lieu à la réévaluation de la participation résiduelle éventuelle à la juste valeur suivant les mêmes modalités.
· Les frais de transaction sont comptabilisés immédiatement en charges opérationnelles lorsqu'ils sont encourus.
Lors de la transition aux normes IFRS, le Groupe a opté pour l'option d'IFRS 1 - Première adoption des normes internationales d'information financière prévoyant le maintien des traitements appliqués aux regroupements d'entreprises sous les référentiels comptables précédents.
Transactions concernant les participations ne donnant pas le contrôle
Toute prise ou cession de participation dans une filiale ne modifiant pas le contrôle est considérée comme une transaction entre actionnaires et est comptabilisée directement en capitaux propres en application de la norme IFRS 10 - Etats financiers consolidés. Elle est par ailleurs présentée en activités de financement dans le tableau de flux de trésorerie.
Conversion des états financiers des sociétés étrangères
Le Groupe présente ses états financiers en euros.
La monnaie fonctionnelle d'une entité est la devise dans laquelle elle réalise l'essentiel des flux liés à son activité. Pour le Groupe, la monnaie fonctionnelle d'une entité correspond à la monnaie du pays dans lequel elle se trouve.
Les états financiers des sociétés dont la monnaie fonctionnelle est différente de l'euro et n'est pas la monnaie d'une économie en hyperinflation, sont convertis en euro de la façon suivante :
- les postes du bilan sont convertis au taux de clôture ;
- les postes du compte de résultat sont convertis au taux moyen pondéré de la période ;
- les écarts de conversion qui en résultent sont comptabilisés en autres éléments du résultat global ; ils participent ultérieurement, le cas échéant, au calcul du résultat de cession de la ou des société(s) concernée(s);
- les éléments présentés dans le tableau des flux de trésorerie sont convertis au taux moyen de la période, sauf si le taux en vigueur au jour de la transaction est significativement différent.
En 2018, l'Argentine est en hyperinflation selon la norme IAS 29 (cf. note 1.4).
Conversion des opérations réalisées en devises
Lorsqu'une entité du Groupe réalise des opérations dans une devise différente de sa devise fonctionnelle, celles-ci sont initialement converties au taux en vigueur au jour de la transaction.
A chaque arrêté, les actifs et passifs monétaires libeilés en devises étrangères sont réévalués au taux de ciôture en vigueur à cette même date ; les écarts de change correspondants sont comptabilisés en profit ou perte de change dans le compte de résultat.
Les financements intra-groupe mis à la disposition de certaines filiales du Groupe et pour lesquels le remboursement n'est ni planifié ni probable sont considérés comme faisant partie intégrante de
l'investissement n'est ni planifié ni probable sont considérés comme faisant partie intégrante de
l'investissement net réalisé à chaque arrêté sont alors comptabilisés directement en autres éléments du résultat global, conformément aux dispositions de la norme IAS 21 - Effets des variations des cours des monnales étrangères.
Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées
Lorsque le Groupe s'attend à recouvrer la valeur d'un actif, ou d'un groupe d'actifs, par sa vente plutôt que par son utilisation, cet actif est présenté distinctement sur la ligne « Actifs détenus en vue de leur vente » de l'état de la situation financière, conformément à la norme IFRS 5 - Actifs non courants détenus en vue de la vente et e la situation main. Constitute de l'état de la situation financière (« Passifs liés aux actifs détenus en vue de leur vente »). Un actif
distincte de l'état de la situation financière (« Passifs liés aux actifs détenus en

des frais liés à la vente. Il ne fait en conséquence plus l'objet d'un amortissement.
L'ensemble des actifs et des passifs liés aux activités destinées à être cédées sont présentés sur une ligne distincte de l'actif et du passif, après élimination des positions intragroupes.
Une activité abandonnée est soit une composante du Groupe dont celui-ci s'est séparé soit une activité qui est classée comme détenue en vue de la vente et :
- qui représente une ligne d'activité ou une région géographique principale et distincte, et
- fait partie d'un plan unique et coordonné pour se séparer d'une ligne d'activité ou d'une région i, géographique et distincte, ou
- est une activité acquise exclusivement en vue de la revente.
La classification comme activité abandonnée a lieu au moment de l'abandon effectif ou à une date antérieure lorsque l'activité satisfait aux critères pour être classée comme détenue en vue de la vente. Lorsqu'une activité est classée en activité abandonnée, le compte de résultat et le tableau de flux de trésorerie comparatifs sont retraités comme si l'activité avait satisfait aux critères d'une activité abandonnée à compter de l'ouverture de la période comparative.
3.2 Principales variations de périmètre
3.2.1 Opérations réalisées au cours de l'exercice 2018
Partenariat stratégique avec Showroomprivé
Le 11 janvier 2018, Carrefour annonçait la signature d'un accord stratégique avec Showroomprivé, deuxième acteur européen de la vente privée en ligne. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie des deux groupes de développer une offre omnicanale de premier plan, et couvre notamment des aspects commerciaux, marketing, logistiques et de data.
Afin de sceller ce partenariat, Carrefour s'est porté acquéreur le 7 février 2018 de 16,9 % du capital de Showroomprivé (représentant 13,7 % des droits de vote). Cette prise de participation a pris la forme d'une acquisition hors marché du bloc d'actions détenues par Conforama, filiale du groupe Steinhoff, au prix unitaire de 13,5 euros, pour un montant total d'environ 79 millions d'euros, intégralement versé au cours du 1er semestre 2018.
En décembre 2018, Carrefour a par ailleurs participé à hauteur de 11 millions d'euros à l'augmentation de capital de Showroomprivé, effectuée au prix unitaire de 2,5 euros.
A l'issue de ces opérations, Carrefour détient 20,5 % du capital de Showroomprivé (représentant 17,7 % des droits de vote). Les fondateurs conservent eux 33,1 % du capital et 42 % des droits de vote.
Le Groupe exerçant une influence notable sur Showroomprivé compte tenu de sa représentation au sein du Conseil d'administration de la société, la participation acquise le 7 février 2018 a été comptabilisée à compter de cette date selon la méthode de la mise en équivalence dans les états financiers consolidés. La méthode de mise en équivalence demeure appropriée post augmentation de capital effectuée en décembre 2018.
Acquisition de Quitoque
Le 15 mars 2018, Carrefour a acquis une participation majoritaire dans la start-up Quitoque, leader des paniers-repas livrés à domicile, un des pionniers français de la Foodtech. En application de la norme IFRS 3 - Regroupements d'entreprises, le Groupe a effectué une évaluation des actifs acquis et des passifs repris à la date d'acquisition. Sur la base de cette évaluation provisoire, l'acquisition de la société Quitoque s'est traduite par la comptabilisation d'un goodwill provisoire de 36 millions d'euros au 31 décembre 2018. Le montant des produits des activités ordinaires et du résultat de la société Quitoque inclus dans l'état du résultat global consolidé de la période n'est pas significatif.
Cette prise de participation permet à Carrefour d'étendre son offre en e-commerce alimentaire. Elle s'inscrit pleinement dans l'ambition du Groupe de construire un modèle omnicanal de référence et de devenir le leader mondial de la transition alimentaire pour tous.

Acquisition de So.bio
Carrefour a annoncé le 18 juillet 2018 l'acquisition de So.bio, chaine de magasins spécialisée dans la distribution de produits biologiques. Au 31 décembre 2018, cette opération reste soumise à l'approbation des autorités compétentes.
So, bio compte actuellement dix points de vente dans le sud ouest de la France.
Cette acquisition s'inscrit dans le cadre du plan Carrefour 2022 et l'ambition du Groupe de devenir le leader mondial de la transition alimentaire pour tous.
Acquisition de Planeta Huerto
Carrefour a annoncé le 28 septembre 2018 l'acquisition de Planeta Huerto, via sa filiale Greenweez, le leader européen de la distribution en ligne de produits Bio.
Planeta Huerto est une entreprise basée à Alicante en Espagne, créée fin 2011 par les frères Sanchez, qui est devenue en l'espace de 7 ans le leader incontesté pour l'Espagne et le Portugal de la vente en ligne de produits Bio, sains et durables. Planeta Huerto compte aujourd'hui plus de 250 000 clients et propose plus de 35 000 références autour de grandes catégories : le supermarché Blo et les produits permettant de cultiver soi-même à la maison.
Planeta Huerto conservera sa marque et ses équipes, les frères Sanchez continueront à diriger la société dans le cadre d'un projet commun avec Greenweez, avec pour objectif pour les deux sociétés de poursuivre leur forte croissance et de continuer à améliorer leur service en bénéficiant des expertises et savoirs réciproques.
Le montant des produits des activités ordinaires et du résultat de la société Planeta Huerto inclus dans l'état du résultat global consolidé de la période n'est pas significatif.
3.2.2 Opérations réalisées au cours de l'exercice 2017
Introduction en bourse des activités du Groupe au Brésil
L'introduction en bourse des actions de Grupo Carrefour Brasil est intervenue le 20 juillet 2017 et a consisté en :
- une offre primaire de 205 882 353 actions émises par Grupo Carrefour Brasil, et
- une offre secondaire de 125 631 365 actions de Grupo Carrefour Brasil, dont 68 831 365 cédées par Carrefour (y compris actions supplémentaires placées au titre de l'option de surallocation secondaire).
Par ailleurs, Carrefour a cédé 71 003 063 actions de Grupo Carrefour Brasil à Península, suite à l'exercice de l'option d'achat dont disposait le partenaire.
Après réalisation de l'introduction en bourse et l'exercice de l'option d'achat par Península, Carrefour détient une participation de 71,8 % dans Grupo Carrefour Brasil, Península en détient 11,5 % et le flottant de Grupo Carrefour Brasil représente 16,7 %.
Ces opérations n'ont pas eu d'incidence sur l'analyse du contrôle des filiales du Groupe au Brésil, qui restent de ce fait consolidées dans les états financiers du groupe Carrefour.
L'offre primaire s'est traduite par la reconnaissance d'intérêts ne donnant pas le contrôle à hauteur de 370 millions d'euros et par une augmentation des capitaux propres, part du Groupe de 470 millions d'euros au titre de la plus-value de dilution. Conformément à la norme IFRS 10 -Etats financiers consolidés, la cession par Carrefour des actions de Grupo Carrefour Brasil, réalisée dans le cadre du placement secondaire et suite à l'exercice de l'option d'achat dont disposait Península, s'est traduite par une plus-value nette d'impôt et des coûts directs liés à la cession enregistrée en capitaux propres, part du Groupe à hauteur de 274 millions d'euros, et par la reconnaissance d'intérêts ne donnant pas le contrôle pour 208 millions d'euros.
Fusion-absorption de Carmila par Cardety
La fusion-absorption de Carmila par Cardety est Intervenue le 12 juin 2017. Les actions de la nouvelle entité, dénommée Carmila, sont cotées à Euronext Paris. Par ailleurs, le groupe Carmila a

procédé en juillet 2017 à une augmentation de capital de 628,6 millions d'euros, destinée à financer le plan de développement 2017-2020. Carrefour a souscrit à l'augmentation de capital à hauteur de 50 millions d'euros. Ainsi, à l'issue de cette opération, le Groupe détenait 35,76 % des actions et droits de vote de Carmila.
Concomitamment à la fusion-absorption, les règles de gouvernance ont été adaptées (recomposition des organes d'administration et de direction, et modifications apportées aux statuts et au règlement intérieur du conseil d'administration). Le Groupe considère que ces règles de gouvernance lui confèrent une influence notable sur la nouvelle entité Carmila, qui est comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence. Cette position repose notamment sur le fait que le groupe Carrefour ne dispose pas de la majorité de représentants au conseil d'administration (composé de quatorze membres, dont huit administrateurs indépendants et cinq administrateurs désignés par Carrefour) et n'est donc pas en mesure d'imposer seul les décisions requérant l'approbation préalable du conseil, qui relèvent pour partie des activités pertinentes.
Cardety et Carmila étant toutes deux mises en équivalence par le Groupe avant l'opération de fusion-absorption, cette dernière a eu pour seul impact sur les comptes consolidés du Groupe la constatation d'une plus-value de dilution non significative.
Acquisition d'hypermarchés en Espagne
Le 29 février 2016, le groupe Carrefour annonçait avoir signé un accord avec le Groupe Eroski en vue de l'acquisition de 36 hypers compacts d'une surface totale de 235 000 m2, ainsi que de 8 galeries marchandes et de 22 stations-service attenantes.
Les conditions suspensives ont été levées au cours de l'exercice 2017 pour l'acquisition de 31 magasins.
En application de la norme IFRS 3 - Regroupements d'entreprises, le Groupe a effectué une évaluation des actifs acquis et des passifs repris à la date d'acquisition. La juste valeur de l'actif net acquis, constitué principalement de terrains et constructions (comptabilisés en immobilisations corporelles et immeubles de placement), a été évaluée à 78 millions d'euros à la date d'acquisition. Compte tenu du prix d'acquisition de 168 millions d'euros (juste valeur de la contrepartie totale transférée), intégralement versé en trésorerie sur l'exercice, l'opération s'est traduite par la constatation d'un goodwill de 90 millions d'euros dans les états financiers du Groupe au 31 décembre 2017.
Les incidences de cette acquisition sur le résultat opérationnel du Groupe et le résultat net consolidé de l'exercice 2017 ne sont pas significatives.
Le montant des produits des activités ordinaires et du résultat de l'activité acquise (compris dans le secteur opérationnel « Espagne ») inclus dans l'état du résultat global consolidé de l'exercice n'est pas significatif.
3.3 Périmètre au 31 décembre 2018
La liste des sociétés comprises dans le périmètre de consolidation du Groupe (filiales et entreprises associées) figure en note 18.
Le Groupe a mis à jour ses analyses du contrôle des filiales dans lesquelles Carrefour n'est pas seul investisseur en capital à la lumière des changements dans les faits et circonstances intervenus au cours de l'exercice, notamment en lien avec les opérations décrites dans la note 3.2 ; ces événements n'ont pas amené le Groupe à revoir sa conclusion quant à l'exercice du contrôle sur ses filiales.
3.4 Résultat net des activités abandonnées
En 2018, le résultat net des activités abandonnées comprend un solde négatif de 297 millions d'euros qui correspond au résultat de l'activité Magasins de proximité intégrés France arrêtée en cours d'année. Ce résultat est présenté en application de la norme IFRS 5 - Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées, tout comme le résultat comparatif de 2017, qui présente un solde négatif de 278 millions d'euros (cf. note 5).

NOTE 4 : INCIDENCE DES CHANGEMENTS DE METHODES COMPTABLES
Les normes IFRS 9 - Instruments financiers, IFRS 15 - Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients et IAS 29 - Information financière dans les économies hyperinflationnistes ont été appliquées au 1er janvier 2018. La norme IAS 29 ne constitue pas une nouvelle norme IFRS mais a été appliquée au 1er janvier 2018 compte tenu de la situation hyperinflationniste en Argentine (cf. note 4.3).
La nature et les incidences des principaux changements de méthodes comptables résultant de leur première application sont résumées dans les paragraphes ci-après. L'impact total de ces changements en date de première application s'établit à (23) millions d'euros (net d'impôt) et a été comptabilisé dans les capitaux propres au 1er janvier 2018.
- Pour la norme IFRS 9, l'impact total de ces changements s'établit à (259) millions d'euros (net d'impôt), sans retraitement des périodes comparatives présentées conformément à l'option offerte par les dispositions transitoires d'IFRS 9;
- Pour la norme IFRS 15, les capitaux propres à la date d'ouverture de l'exercice 2018 n'ont $\bullet$ pas été impactés par sa première application. Le Groupe a appliqué la méthode de transition dite du « rattrapage cumulatif », qui consiste à comptabiliser l'effet cumulatif de l'application initiale de la norme dans les capitaux propres au 1er janvier 2018 sans retraiter les informations comparatives 2017 ;
- Pour la norme IAS 29, l'impact total de ces changements s'établit à 237 millions d'euros (net d'impôt), sans retraitement des périodes comparatives présentées conformément à IAS 21 - Effets des variations des cours des monnales étangères, qui précise que les montants comparatifs présentés précédemment dans une devise stable ne sont pas retraités.
Le tableau ci-dessous résume l'effet de l'application des normes IFRS 9 et IAS 29 sur le bilan d'ouverture des états financiers consolidés au 31 décembre 2018 :
| (en millions d'euros) | 31/12/2017 | Ajustements liés à la première |
Ajustements liés à la première application d'IFRS 9 application d'IAS 29 |
01/01/2018 |
|---|---|---|---|---|
| Goodwill | 7977 | 7977 | ||
| Autres immobilisations incorporelies | 1 364 | 6 | 1370 | |
| Immobilisations corporelles | 13 097 | 283 | 13379 | |
| Immeubles de placement | 410 | 25 | 434 | |
| Titres mis en équivalence | 1 355 | 7 | 1 3 6 2 | |
| Autres actifs financiers non courants | 1 3 6 7 | (14) | 1 3 5 3 | |
| Encours clients des sociétés financières - Part à plus d'un an | 2455 | (60) | 2 3 9 5 | |
| Impôts différés actifs | 636 | 124 | 760 | |
| Autres actifs non courants | 337 | 337 | ||
| Actifs non courants | 28 996 | 57 | 314 | 29 367 |
| Stocks | 6 6 9 0 | 6 6 9 0 | ||
| Créances commerciales | 2 750 | (3) | 2747 | |
| Encours clients des sociétés financières - Part à moins d'un an | 3 866 | (233) | 3633 | |
| Autres actifs financiers courants | 161 | (2) | 159 | |
| Créances fiscales | 890 | 890 | ||
| Autres actifs | 851 | (1) | 850 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 3 5 9 3 | 3593 | ||
| Actifs détenus en vue de leur vente | 16 | 16 | ||
| Actifs courants | 18816 | (239) | 18578 | |
| TOTAL ACTIF | 47813 | (182) | 314 | 47945 |
Actif

Passifs et capitaux propres
| гизана есертена ргоргоз | Aiustements liés à | Ajustements llés à | ||
|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | 31/12/2017 | la première application d'IFRS 9 application d'IAS 29 |
la première | 01/01/2018 |
| Capital social | 1937 | 1937 | ||
| Réserves consolidées (y compris résultat) | 8 1 2 2 | (141) | 237 | 8 2 1 9 |
| Capitaux propres, part du Groupe | 10059 | (141) | 237 | 10 155 |
| Intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle | 2099 | (119) | n | 1980 |
| Capitaux propres | 12 159 | 259) | 237 | 12 136 |
| Dettes financières - Part à plus d'un an | 6428 | (17) | 6410 | |
| Provisions | 3003 | 90 | 3 0 9 4 | |
| Refinancement des encours clients - Part à plus d'un an | 2 6 6 1 | 2 661 | ||
| Impôts différés passifs | 489 | 4 | 77 | 570 |
| Passifs non courants | 12581 | 78 | 77 | 12735 |
| Dettes financières - Part à moins d'un an | 1069 | 1 069 | ||
| Fournisseurs et autres créditeurs | 15 082 | 15 082 | ||
| Refinancement des encours clients - Part à moins d'un an | 2817 | 2817 | ||
| Dettes fiscales | 1 282 | 1 282 | ||
| Autres passifs | 2813 | 2813 | ||
| Passifs liés aux actifs détenus en vue de leur vente | 11 | 11 | ||
| Passifs courants | 23 074 | 23 074 | ||
| TOTAL PASSIFS et CAPITAUX PROPRES | 47813 | (182) | 314 | 47 945 |
$4.1$ Norme IFRS 9 - Instruments financiers
La norme IFRS 9 établit les principes de comptabilisation et d'information financière en matière d'actifs financiers et de passifs financiers. Ces principes ont remplacé à compter du 1er janvier 2018 ceux énoncés par la norme IAS 39 - Instruments financiers : comptabilisation et évaluation. La norme IFRS 9 a notamment introduit :
- une nouvelle classification des instruments financiers, fondée sur le modèle de gestion et les caractéristiques contractuelles des instruments financiers (1er volet),
un nouveau modèle de dépréciation des actifs financiers, fondé sur les pertes de crédit - $\omega$ attendues, en remplacement du modèle jusqu'alors basé sur les pertes avérées (2ème volet), et
- de nouveaux principes en matière de comptabilité de couverture, hors opérations de macrocouverture (3ème volet).
4.1.1 Volet 1 : Classement et évaluation des actifs financiers et des passifs financiers
La norme présente un nouveau modèle de classement et d'évaluation des actifs financiers, basé sur les caractéristiques contractuelles des flux de trésorerie et sur le modèle économique de gestion de ces actifs. Les quatre catégories prévues par IAS 39 pour le classement des actifs financiers ont été remplacées par les trois catégories suivantes :
- les actifs financiers évalués au coût amorti ;
- les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais du résultat net (JVPL) ; $\mathcal{L}$
- les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global (JVOCI).

Ces nouveaux principes de classement et d'évaluation des actifs financiers n'ont pas eu d'incidence significative sur les principes de comptabilisation appliqués par le Groupe, dans la mesure où l'essentiel des actifs financiers, classés antérieurement dans la catégorie « Prêts et créances », restent comptabilisés au coût amorti, comme détaillé ci-dessous :
| IAS 39 | IFRS 9 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers au 1et janvier 2018 | Catégorie Valeur comptable (en millions d'euros) |
Catégorie | Valeur comptable (1) (en millions d'euros) |
||
| Actifs disponibles à la vente | 101 | JVOCI (option) | 78 | ||
| Titres de participation | (JVOCI / Coût historique) | JVPL | 23 | ||
| Actifs disponibles à la vente | 425 | JVOCI | 249 | ||
| Autres immobilisations financières long | (JVOCI) | JVPL | 177 | ||
| terme | Prêts et créances (coût amorti) |
841 | Coût amorti | 841 | |
| Autres actifs financiers non courants | 1367 | 1367 | |||
| Total encours clients des sociétés financières | Prêts et créances (coût amorti) |
6 3 2 1 | Coût amorti | 6 3 2 1 | |
| Créances commerciales | Prêts et créances (coût amorti) |
2750 | Coût amorti | 2750 | |
| Actifs disponibles à la vente (JVOCI) |
70 | JVOCI | 70 | ||
| Autres actifs financiers courants | Prêts et créances (coût amorti) |
64 | Coût amorti | 64 | |
| Dérivés - JVPL | 11 | JVPL | 11 | ||
| Dérivés - Couverture de flux de trésorerle (JVOCI) |
16 | JVOCI | 16 | ||
| Autres actifs (2) | Prêts et créances (coût amorti) |
506 | Coût amorti | 506 | |
| Trésorerle et équivalents de trésorerle | Juste valeur | 3 5 9 3 | JVPL | 3 5 9 3 | |
| TOTAL ACTIFS FINANCIERS | 14 698 | 14 698 |
(1) Hors incidences des voiets 2 et 3 d'IFRS 9, présentées ci-après.
(2) Hors charges constatées d'avance.
De plus amples informations sur la manière dont le Groupe classe et évalue les actifs financiers sont présentées dans la note 14 (voir notamment les parties Principes comptables et 14.1 -Instruments financiers par catégorie).
En ce qui concerne les passifs financiers, la seule incidence de l'application d'IFRS 9 pour le Groupe résulte du changement de traitement comptable des passifs financiers renégociés (lorsque les modifications sont analysées comme non substantielles), consistant à appliquer le taux d'intérêt
effectif d'origine et à comptabiliser immédiatement en résultat l'impact résultant de la renégociation. Ce changement, appliqué rétrospectivement aux emprunts obligataires renégociés en 2014, se traduit dans les comptes consolidés du Groupe par :
- une augmentation des réserves consolidées de 17 millions d'euros (hors impôts différés) au $1er$ janvier 2018 ;
- une charge d'intérêt annuelle complémentaire d'approximativement 3,6 millions d'euros, sur la durée résiduelle de la dette renégociée (soit jusqu'en 2022).
4.1.2 Volet 2 : Dépréciation des actifs financiers
Le modèle de dépréciation des actifs financiers d'IAS 39, basé sur les pertes avérées, a été remplacé par un modèle fondé sur les pertes de crédit attendues. Ce nouveau modèle s'applique aux actifs financiers évalués au coût amorti, aux actifs financiers correspondant à des instruments de dette évalués à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global, ainsi qu'aux engagements de prêts et aux contrats de garantie financière.
Ce changement a principalement impacté l'activité de banque et d'assurance. Le Groupe a ainsi développé un nouveau cadre méthodologique applicable à cette activité, cadre définissant notamment les règles d'appréciation de la dégradation du risque de crédit, de détermination des pertes attendues (à un an et à maturité) et de prise en compte des informations de nature prospective (cf. note 7.5).
L'application de ces nouvelles dispositions s'est traduite, en date de première application d'IFRS 9, par une augmentation de la dépréciation des prêts et crédits accordés par les fillales bancaires du Groupe de (294) millions d'euros (hors effet impôt), augmentation principalement expliquée par la


comptabilisation des pertes attendues sur les prêts et crédits pour lesquels il n'existe aucune
indication objective de dépréciation au sens de la norme IAS 39, et par la constatation d'une provision au titre des pertes de crédit attendues sur les engagements de prêt et facilités de crédit non utilisées (pertes attendues comptabilisées dès l'accord de crédit), pour 90 millions d'euros (hors effet impôt).
Par ailleurs, une dépréciation complémentaire a été comptabilisée à hauteur de 14 millions d'euros au titre des pertes de crédit attendues sur les créances à long terme rattachées à des participations.
Enfin. l'application du nouveau modèle de dépréciation aux créances commerciales et aux créances de location n'a pas eu d'incidence significative sur les comptes consolidés : les pertes de crédit attendues à maturité (déterminées en fonction de la durée d'impayé) sur les créances non encore échues ont été estimées à 4 millions d'euros au 1er janvier 2018.
La comptabilisation de ce changement de méthode comptable a eu un effet négatif sur les capitaux propres au 1er janvier 2018 de (277) millions d'euros net d'impôt.
4.1.3 Volet 3 : Comptabilité de couverture
Le Groupe a choisi d'adopter le nouveau modèle général de comptabilité de couverture introduit par IFRS 9, en vertu duquel il doit s'assurer que les relations de couverture sont cohérentes avec ses objectifs et sa stratégie de gestion des risques et adopter une approche plus qualitative et prospective de l'appréciation de l'efficacité de ses couvertures.
Ces nouveaux principes n'ont pas eu d'incidence significative sur les états financiers du Groupe, dans la mesure où l'ensemble des opérations qui étaient qualifiées de couverture sous IAS 39 continuent à l'être sous IFRS 9. L'impact en date de transition, résultant du changement de traitement comptable de la valeur temps des instruments optionnels (dérivés de taux qualifiés de couverture de flux de trésorerie), n'est pas significatif (impact négatif de 1.6 million d'euros).
Norme IFRS 15 - Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus $4.2$ avec des clients
La norme IFRS 15, qui définit les principes de reconnaissance des revenus, a remplacé les normes IAS 18 - Produits des activités ordinaires et IAS 11 - Contrats de construction et les interprétations y afférentes à compter du 1er janvier 2018 (notamment IFRIC 13 - Programme de fidélisation de la clientèle). Son champ d'application couvre l'ensemble des contrats conclus avec des clients, à l'exception des contrats de location (revenus de location et de sous-location), des instruments financiers (produits d'intérêt) et des contrats d'assurance, couverts par d'autres normes.
IFRS 15 prévoit un modèle unique pour la comptabilisation du chiffre d'affaires. Elle introduit de nouveaux concepts et principes en matière de reconnaissance du revenu, notamment au titre de l'identification des obligations de performance ou de l'allocation du prix de la transaction pour les contrats à éléments multiples.
L'analyse des transactions et contrats représentatifs réalisée pour les différentes sources de revenus significatives du Groupe a mis en évidence que les principes comptables appliqués par le Groupe en matière de reconnaissance du chiffre d'affaires et des autres revenus opérationnels restent valides dans le cadre de l'application d'IFRS 15. Les éléments suivants ont notamment été pris en considération :
- les incidences des nouvelles dispositions sur le moment auguel le chiffre d'affaires et les autres revenus sont comptabilisés :
- le chiffre d'affaires relatif aux ventes aux clients finaux réalisées dans les magasins et Π stations-service, qui constituent l'essentiel du chiffre d'affaires du Groupe, reste comptabilisé lors du passage en caisse des clients en application d'IFRS 15 (date à laquelle le contrôle des biens et services est transféré à ces derniers, les ventes ne comprenant aucune autre obligation de performance non remplie à cette date) ;
- (ii) le chiffre d'affaires relatif aux ventes aux clients finaux réalisées sur les sites ecommerce et aux ventes aux franchisés est comptabilisé lorsque la livraison est intervenue (date de transfert de contrôle des biens vendus) ;


- (iii) les revenus de l'activité de promotion immobilière restent généralement comptabilisés à la date de livraison au client de l'ensemble immobilier construit ; seuls les revenus des projets réalisés sous forme de vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) en France sont comptabilisés progressivement (en fonction de l'avancement du projet, mesuré sur la base des coûts encourus), le transfert de contrôle étant transféré au client au fur et à mesure que les travaux sont réalisés par Carrefour.
- l'incidence des dispositions de la norme concernant les paiements effectués aux clients, appliquées aux paiements recus des fournisseurs : ces nouvelles dispositions n'ont pas eu d'effet sur le traitement comptable des coopérations commerciales facturées aux fournisseurs appliqué par le Groupe, qui restent comptabilisées en déduction du coût des ventes :
- l'impact des changements introduits par IFRS 15 pour déterminer si une entité agit en tant que principal (c'est-à-dire pour son propre compte) ou en tant qu'agent (mandataire) : les analyses réalisées au regard des dispositions d'IFRS 15 (fondées sur la notion de transfert de contrôle) n'ont pas révélé de différence significative avec les précédentes analyses conduites en application des principes établis par IAS 18 (fondés sur la notion de transfert des risques et avantages) :
- les avantages différés accordés aux clients concomitamment à une vente dans le cadre des programmes de fidélisation constituent des éléments séparés de la vente initiale. L'évaluation des avantages différés octroyés aux clients dans le cadre des programmes de fidélisation du Groupe en proportion de leurs prix de vente respectifs spécifiques conformément à IFRS 15, par opposition à la méthode résiduelle appliquée par le Groupe, n'a pas révélé de différence significative.
Les principes de reconnaissance du chiffre d'affaires et des autres revenus des activités ordinaires appliqués par le Groupe sont développés dans la note 7.1.
Information financière dans les économies $4.3$ Norme IAS 29 $\sim$ . hyperinflationnistes
En Argentine, le taux d'inflation cumulé au cours des trois dernières années est supérieur à 100 %, selon une combinaison d'indices utilisés pour mesurer l'inflation du pays, et il n'est pas attendu de baisse significative de l'inflation en 2019 dans un contexte où, par ailleurs, le peso argentin s'est déprécié.
En conséquence, les critères de la norme IAS 29 - Information financière dans les économies hyperinflationnistes étant remplis et selon un consensus partagé par l'AMF et l'ESMA, l'Argentine est considérée comme une économie en hyperinflation au sens des normes IFRS, à compter du 1er juillet 2018.
Ainsi, les dispositions de la norme IAS 29 deviennent applicables à compter du 1er janvier 2018, comme si l'Argentine avait toujours été en hyperinflation.
- Les éléments non monétaires du bilan doivent être retraités à l'aide d'un indice général des prix ; les éléments monétaires n'ont pas à être retraités. Les éléments du compte de résultat et de l'état du résultat global en devise locale doivent être retraités en appliquant la variation de l'indice général des prix à compter de l'enregistrement initial des éléments de produits et de charges dans les états financiers. Le bilan, le compte de résultat et l'état du résultat global sont convertis en euros au cours de change à la clôture de la période considérée;
- Par ailleurs, les montants comparatifs présentés en 2017 ne sont pas retraités. Par conséquent, l'impact du retraitement des états financiers de la filiale Argentine a été comptabilisé dans les capitaux propres du Groupe au 1er janvier 2018.

NOTE 5 : RETRAITEMENT DE L'INFORMATION COMPARATIVE
La cession ou fermeture des magasins ex-Dia, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de transformation (cf. note 2.1), a abouti à l'arrêt de l'activité Magasins de proximité intégrés en France. Cette activité, constituée d'un parc de 352 magasins au 31 décembre 2017 a été classée en activité abandonnée, en application de la norme IFRS 5 - Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées.
Conformément aux dispositions d'IFRS 5, les reclassements suivants ont été effectués dans les comptes consolidés au 31 décembre 2018 :
- le résultat net des magasins fermés, cédés ou destinés à être vendus (incluant les coûts de fermeture) est présenté sur la ligne « Résultat net des activités abandonnées » ; à des fins de comparaison, le résultat net de l'exercice 2017 a également été reclassé sur cette ligne ;
- dans le tableau de flux de trésorerie, tous les flux relatifs à ces magasins sont présentés sur les lignes « Impact des activités abandonnées » ; les données de l'exercice 2017 ont été retraitées de la même façon.
Les principaux agrégats du compte de résultat consolidé de l'activité Magasins de proximité intégrés France traitée en application d'IFRS 5 au titre des exercices 2018 et 2017 se présentent comme suit :
| (en millions d'euros) | $2018^{(1)}$ | 2017 |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires hors taxes | 347 | 582 |
| Marge des activités courantes | 80 | 133 |
| Frais généraux et amortissements | (186) | (263) |
| Résultat opérationnel courant | (107) | (130) |
| Résultat opérationnel | (297) | (278) |
| Résultat avant Impôts | (297) | (278) |
| Impôts sur les résultats | ||
| Résultat net de la période | (297) | (278) |
(1) Les données présentées pour 2018 tiennent compte du résultat des magasins jusqu'à leur cession ou fermeture.
5.1 Incidences sur le compte de résultat consolidé de l'exercice 2017
| (en millions d'euros) | 2017 publié | Reclassement IFRS 5 |
2017 retraité |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires hors taxes | 78 897 | (582) | 78 315 |
| Programmes de fidélisation | (644) | 2 | (642) |
| Chiffre d'affaires hors taxes, net de la fidélisation | 78 253 | (580) | 77 673 |
| Autres revenus | 2722 | (3) | 2 719 |
| Revenus totaux | 80975 | (583) | 80392 |
| Coût des ventes | (62760) | 449 | (62311) |
| Marge des activités courantes | 18 2 14 | (133) | 18 081 |
| Frais généraux et amortissements | (16, 209) | 263 | (15946) |
| Résultat opérationnel courant | 2006 | 130 | 2 1 3 5 |
| Quote-part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence | 4 | 4 | |
| Résultat opérationnel courant après quote-part des sociétés mises en équivalence |
2010 | 130 | 2 1 3 9 |
| Produits et charges non courants | (1310) | 148 | (1162) |
| Résultat opérationnel | 700 | 278 | 978 |
| Résultat financier | (445) | (445) | |
| Coût de l'endettement financier net | (317) | (317) | |
| Autres produits et charges financiers | (128) | (128) | |
| Résultat avant impôts | 255 | 278 | 533 |
| Impôts sur les résultats | (618) | (618) | |
| Résultat net des activités poursuivies | (363) | 278 | (85) |
| Résultat net des activités abandonnées | 1 | (278) | (277) |
| Résultat net de la période | (362) | (362) | |
| dont Résultat net - part du Groupe | (531) | $\blacksquare$ | (531) |
| dont Résultat net des activités poursuivies - part du Groupe | (531) | 278 | (254) |
| dont Résultat net des activités abandonnées - part du Groupe | 1 | (278) | (277) |
| dont Résultat net - part attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle |
169 | 169 |


| (en millions d'euros) | 2017 publié | Reclassement IFRS 5 |
2017 retraité | |
|---|---|---|---|---|
| RESULTAT AVANT IMPÔT | 255 | 278 | 533 | |
| OPERATIONS D'EXPLOITATION | ||||
| Impôts | (588) | $\overline{\phantom{a}}$ | (588) | |
| Dotations aux amortissements | 1 632 | (31) | 1601 | |
| Plus et moins-values sur cessions d'actifs | (49) | 0 | (49) | |
| Variation des provisions et impairment | 1 0 1 3 | (150) | 863 | |
| Coût de l'endettement financier net | 317 | 317 | ||
| Part dans le résultat et dividendes reçus des sociétés mises en équivalence | 76 | 76 | ||
| Impact des activités abandonnées | (4) | (96) | (100) | |
| Autofinancement | 2653 | ۰ | 2653 | |
| Variation du besoin en fonds de roulement | 157 | (2) | 156 | |
| Impact des activités abandonnées | (0) | 2 | 2 | |
| Variation de la trésorerie issue des opérations d'exploitation (hors sociétés financières) |
2810 | $\alpha$ | 2810 | |
| Variation des encours sur crédit à la consommation | 32 | $\overline{\phantom{a}}$ | 32 | |
| Variation de la trésorerie issue des opérations d'exploitation - total | 2843 | o | 2843 | |
| OPERATIONS D'INVESTISSEMENT | ||||
| Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles | (2379) | 9 | (2369) | |
| Acquisitions d'actifs financiers non courants | 1 | 1 | ||
| Acquisitions de filiales et de participations dans des entreprises associées | (260) | (260) | ||
| Cessions de filiales et participations dans des entreprises associées | 9 | ٠ | 9 | |
| Cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles | 158 | 158 | ||
| Cessions d'actifs financiers non courants | 4 | $\sim$ | 4 | |
| Variation des créances et dettes sur acquisitions et cessions d'immobilisations | (117) | 11 | (106) | |
| Sous-total Investissements nets de désinvestissements | (2584) | 20 $\blacksquare$ |
(2564) | |
| Autres emplois | (54) | (54) | ||
| Impact des activités abandonnées | з | (20) $\mathbf o$ |
(17) | |
| Variation de la trésorerie issue des opérations d'investissement | (2635) | (2635) | ||
| OPERATIONS DE FINANCEMENT | ||||
| Augmentation de capital en numéraire souscrite par des participations ne donnant pas le contrôle |
969 | 969 | ||
| Acquisitions et cessions de participations sans changement de contrôle | 479 | 479 | ||
| Dividendes verses par Carrefour (société mère) | (151) | (151) | ||
| Dividendes versés par les sociétés consolidées aux intérêts hors Groupe | (141) | (141) | ||
| Variation des actions propres et autres instruments | (40) | (40) | ||
| Variation des actifs financiers courants | 34 | 34 | ||
| Emission d'emprunts obligataires | 981 | 981 | ||
| Remboursement d'emprunts obligataires | (1250) | (1250) | ||
| Intérêts financiers nets versés | (320) | $\blacksquare$ | (320) | |
| Autres variations de l'endettement | (197) | ٠ | (197) | |
| Variation de la trésorerie issue des opérations de financement | 362 | o | 362 | |
| Variation nette de la trésorerie avant effet de change | 570 | o | 570 | |
| Incidence des variations de change | (283) | ۰ | (283) | |
| Variation nette de la trésorerie | 288 | ٥ | 288 | |
| Trésorerie à l'ouverture de l'exercice | 3305 | 3305 | ||
| Trésorerie à la clôture de l'exercice | 3593 | $\overline{\phantom{0}}$ | 3593 |
5.2 Incidences sur le tableau des flux de trésorerie consolidé de l'exercice 2017

NOTE 6: INFORMATION SECTORIELLE
Principes comptables
La norme IFRS 8 - Secteurs opérationnels requiert la présentation de données relatives aux secteurs opérationnels du Groupe issues du reporting interne et utilisées par la Direction dans ses décisions d'investissement et d'évaluation de la performance. Pour le Groupe, les secteurs opérationnels sont constitués par les pays dans lesquels il exerce ses activités au travers de magasins intégrés, les résultats de chaque pays faisant l'objet d'une revue mensuelle par le Président-Directeur Général du Groupe qui est le « principal décideur opérationnel » au sens de la norme IFRS 8.
Le Groupe présente son information sectorielle en regroupant, comme le permet IFRS 8, les pays présentant des caractéristiques similaires, c'est-à-dire se trouvant dans la même zone géographique :
- France :
- · Europe (hors France) : Espagne, Italie, Belgique, Pologne et Roumanie ;
- · Amérique latine : Brésil et Argentine ;
- · Asie: Chine et Taïwan.
Les résultats réalisés par certaines entités exerçant des fonctions supports font l'objet d'une allocation aux différents pays, au prorata de l'activité déployée au bénéfice de chacun d'entre eux. Les produits et charges résiduels de ces entités sont présentés au sein de « fonctions globales ».
Les actifs sectoriels incluent les goodwill, les autres immobilisations incorporelles, les immobilisations corporelles, les immeubles de placement, ainsi que, présentés dans les « Autres actifs sectoriels », les stocks, les créances clients et comptes rattachés, les encours clients des sociétés financières et les autres débiteurs. Les passifs sectoriels correspondent aux dettes fournisseurs, au refinancement des encours clients et aux autres créditeurs.
Les investissements de chaque secteur correspondent aux acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles (hors goodwill) telles que présentées dans le tableau de flux de trésorerie.
Les informations communiquées dans les tableaux ci-après sont présentées selon les mêmes principes comptables que ceux utilisés pour les états financiers consolidés du Groupe.
| 2018 (en millions d'euros) | Total Groupe |
France | Europe | Amérique latine |
Asie | Fonctions globales |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires hors taxes | 76 000 | 35 615 | 21 076 | 13 809 | 5 5 0 1 | $\mathbf 0$ |
| Autres Revenus | 2 6 5 6 | 843 | 695 | 756 | 298 | 65 |
| Résultat opérationnel courant avant amortissements |
3469 | 1095 | 1 1 2 2 | 983 | 204 | 64 |
| Résultat opérationnel courant (1) | 1905 | 466 | 664 | 767 | 45 | (38) |
| Investissements corporels et incorporels Dotations aux amortissements (2) |
1611 (1.564) |
537 (629) |
385 (458) |
429 (216) |
94 (159) |
166 (102) |
$6.1$ Résultats sectoriels
| 2017 retraité (en millions d'euros) | Total Groupe |
France | Europe | Amérique latine |
Asie | Fonctions globales |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires hors taxes | 78 315 | 35 253 | 21 112 | 16 042 | 5907 | 0 |
| Autres Revenus | 2 7 1 9 | 868 | 692 | 802 | 300 | 56 |
| Résultat opérationnel courant avant amortissements |
3735 | 1482 | 1 1 3 6 | 936 | 182 | (2) |
| Résultat opérationnel courant | 2 1 3 5 | 822 | 677 | 715 | 4 | (83) |
| Investissements corporels et incorporels | 2 3 6 9 | 894 | 636 | 526 | 164 | 150 |
| Dotations aux amortissements (2) | (1 599) | (661) | (459) | (221) | (178) | (81) |
Le résultat opérationnel courant de l'Amérique Latine inclut un aiustement néoatif de 33 millions d'euros relatif à l'application de la norme IAS $(1)$ 29 en Argentine à partir du 1er janvier 2018.
(2) Y compris amortissements des immobilisations logistiques inclus dans le coût des ventes.

6.2 Bilans sectoriels
| 31/12/2018 (en millions d'euros) | Total Groupe |
France | Europe | Amérique latine |
Asie | Fonctions globales |
|---|---|---|---|---|---|---|
| ACTIF | ||||||
| Goodwill | 7983 | 4 901 | 2 508 | 467 | 107 | 1 |
| Autres immobilisations incorporelles | 1461 | 268 | 503 | 161 | 34 | 495 |
| Immobilisations corporelles | 12637 | 5446 | 3 642 | 2677 | 863 | 7 |
| Immeubles de placement | 389 | 9 | 137 | 120 | 122 | |
| Autres actifs sectoriels | 16999 | 8743 | 3 1 3 5 | 3 6 3 3 | 863 | 626 |
| Total Actifs sectoriels | 39 470 | 19 370 | 9925 | 7057 | 1989 | 1129 |
| Autres actifs non affectés | 7908 | |||||
| Total Actif | 47 378 | |||||
| PASSIF (hors capitaux propres) | ||||||
| Passifs sectoriels | 23756 | 11 195 | 5553 | 4440 | 2085 | 483 |
| Autres passifs non affectés | 12 3 3 6 | |||||
| Total Passif | 36 092 |
| 31/12/2017 (en millions d'euros) | Total Groupe |
France | Europe | Amérique latine |
Asie | Fonctions globales |
|---|---|---|---|---|---|---|
| ACTIF | ||||||
| Goodwill | 7977 | 4814 | 2518 | 537 | 106 | |
| Autres immobilisations incorporelles | 1 364 | 275 | 451 | 157 | 27 | 453 |
| Immobilisations corporelles | 13097 | 5670 | 3896 | 2574 | 946 | 11 |
| Immeubles de placement | 410 | 4 | 160 | 120 | 126 | |
| Autres actifs sectoriels | 17839 | 9 1 5 8 | 3 402 | 3808 | 923 | 549 |
| Total Actifs sectoriels | 40 686 | 19921 | 10427 | 7 195 | 2 1 2 8 | 1015 |
| Autres actifs non affectés | 7 1 2 7 | |||||
| Total Actif | 47 813 | |||||
| PASSIF (hors capitaux propres) | ||||||
| Passifs sectoriels | 24 655 | 11 658 | 5781 | 4 6 1 6 | 2 1 3 7 | 462 |
| Autres passifs non affectés | 11 000 | |||||
| Total Passif | 35 654 |

NOTE 7: DONNEES OPERATIONNELLES
7.1 Produits des activités ordinaires
Principes comptables
Les produits des activités ordinaires (« revenus totaux ») sont composés du chiffre d'affaires hors taxes et des autres revenus.
Le chiffre d'affaires hors taxes correspond au chiffre d'affaires réalisé dans les magasins, sur les sites ecommerce et les stations-service (ventes aux clients finaux), ainsi que dans les entrepôts (ventes aux franchisés).
Les autres revenus comprennent notamment les revenus de l'activité de banque et d'assurance (y compris commissions perçues au titre des cotisations de carte bancaire, de dossiers de crédit classique ou de crédit revolving), les revenus de l'activité de promotion immobilière, le chiffre d'affaires de l'activité voyages, les commissions relatives aux ventes e-commerce réalisées pour le compte de tiers (Marketplaces), les revenus locatifs des galeries marchandes et les redevances perçues des franchisés (principalement sous forme de rovalties).
(i) reconnaissance du chiffre d'affaires et des autres revenus
Le chiffre d'affaires relatif aux ventes réalisées dans les magasins et dans les stations-service, qui constitue l'essentiel du chiffre d'affaires du Groupe, est comptabilisé lors du passage en caisse des clients en application d'IFRS 15. Le transfert de contrôle intervient lorsque les biens et services sont transférés aux clients, les ventes ne comprenant aucune autre obligation de performance non remplie à cette date. Lorsque les ventes en magasins sont assorties d'un droit de retour, les conditions d'exercice de ce droit sont limitées à certaines catégories de produits et sont restreintes dans le temps selon la réglementation des pays concernés et/ou conformément aux conditions générales de vente du Groupe.
Les ventes de l'activité e-commerce sont constituées, d'une part, du chiffre d'affaires relatif aux ventes réalisées sur les sites e-commerce du Groupe (ventes directes) et d'autre part, des commissions perçues au titre des ventes e-commerce que le Groupe réalise pour le compte de tiers (Marketplaces). Le Groupe agit en tant que principal pour les ventes réalisées, pour son propre compte, sur les sites e-commerce du Groupe (ventes directes). Le chiffre d'affaires relatif aux ventes directes est comptabilisé lorsque la livraison est intervenue (date de transfert de contrôle des biens vendus). Comme pour les ventes de marchandises en magasins, les ventes directes en e-commerce sont assorties d'un droit de retour dont les conditions d'exercice sont restreintes dans le temps. S'agissant des ventes en Marketplaces, le Groupe agit en tant qu'agent ; les revenus comptabilisés correspondent aux commissions facturées aux fournisseurs sur les ventes réalisées.
Le chiffre d'affaires relatif aux ventes aux franchisés est comptabilisé lorsque la livraison est intervenue (date de transfert de contrôle des biens vendus).
Le produit net bancaire, développé par les sociétés financières du Groupe, est constitué pour l'essentiel des produits nets d'intérêt n'entrant pas dans le champ d'application de la norme IFRS 15 et comptabilisés en application des dispositions d'IFRS 9 (depuis le 1er janvier 2018). Seuls les services liés à la mise à disposition de ces cartes de paiement qui ne correspondent pas à des opérations de financement ou de crédit (commissions perçues au titre des cotisations de carte bancaire, de dossiers de crédit classique ou de crédit revolving) entrent dans le champ d'application d'IFRS 15. Les commissions perçues sont étalées sur la durée des contrats.
Le traitement comptable des redevances de franchise relève des dispositions spécifiques prévues par la norme IFRS 15 concernant les licences de propriété intellectuelle (licences dynamiques). La rémunération perçue en contrepartie de la concession des droits sur l'enseigne et du partage des savoir-faire est exprimée en pourcentage du chiffre d'affaires réalisé par l'établissement exploité par le franchisé et étalée dans le temps. Le traitement comptable des redevances de location-gérance est identique à celui des redevances de franchise.
Les produits de location et sous-location n'entrent pas dans le champ d'application de la norme IFRS 15 et sont comptabilisés en application des dispositions d'IAS 17 (IFRS 16, à compter du 1er janvier 2019).
L'activité de promotion immobilière correspond essentiellement à la création et aux extensions des centres commerciaux attenants aux hypermarchés Carrefour en vue de leur revente. Sont également inclus dans les projets de promotion immobilière, la valorisation des emplacements situés dans les parties communes des centres commerciaux permettant de vendre ou d'exposer des produits pour une durée déterminée (Specialty leasing). L'activité de promotion immobilière est exercée au sein de Carrefour Property, filiale à 100% du Groupe. Les revenus de l'activité de promotion immobilière restent généralement comptabilisés à la date de livraison au client de l'ensemble immobilier construit ; seuls les revenus des projets réalisés sous forme de vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) sont comptabilisés progressivement (en fonction de l'avancement du
projet, mesuré sur la base des coûts encourus), le transfert de contrôle vers le client intervient au fur et à

mesure que les travaux sont réalisés par le Groupe.
(ii) comptabilisation des programmes de fidélisation de la clientèle
La vente d'un bien ou service assortie de la remise de points de fidélité constitue un contrat comprenant deux « obligations de performance » séparées :
d'une part, un bien ou service livré immédiatement ; et
d'autre part, un droit à recevoir ultérieurement des biens ou services à prix réduit ou gratuit.
Le montant reçu au titre de la vente est réparti entre les deux « obligations de performance » en proportion de leurs prix de vente spécifiques respectifs.
7.1.1 Chiffre d'affaires hors taxes
| (en millions d'euros) ------- |
2018 | 2017 retraité | % Proa. |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires hors taxes CONTRACTOR |
76 000 | 78 315 | -3.0% |
A taux de change constant, le chiffre d'affaires 2018 s'élève à 80 960 millions d'euros, à comparer à 78 315 millions d'euros en 2017, soit une hausse de 3,4 %.
L'incidence de la variation des taux de change s'élève à -4 960 millions d'euros au 31 décembre 2018, et concerne largement la zone Amérique latine.
Chiffre d'affaires hors taxes par pays (1)
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité | (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité |
|---|---|---|---|---|---|
| France | 35 615 | 35 253 | Amérique latine | 13809 | 16 042 |
| Europe (hors France) | 21 076 | 21 11 2 | Brésll Argentine |
11919 1889 |
13 248 2795 |
| Espagne Italie |
8750 4 7 0 2 |
8634 4919 |
Asie | 5501 | 5907 |
| Belgique Pologne |
3 9 0 7 1828 |
3993 1785 |
Chine Talwan |
3 6 4 6 1855 |
4 0 5 0 1857 |
| Roumanie | 1890 | 1781 |
(1) La quasi-totalité du chiffre d'affaires est comptabilisée à une date spécifique. Le montant du chiffre d'affaires comptabilisé progressivement
n'est pas significatif à l'échelle du Groupe.
7.1.2 Autres revenus
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retralté | % Prog. |
|---|---|---|---|
| Produits financiers et commissions (1) | 1 3 8 3 | 1 384 | (0,1% |
| Redevances de franchise et de location-gérance | 258 | 258 | $(0,0\%)$ |
| Revenus de location | 218 | 228 | (4,3%) |
| Revenus de sous-location | 246 | 256 | (4,2%) |
| Revenus de l'activité de promotion immobilière (2) | 70 | 89 | $(20.9\%)$ |
| Revenus divers (3) | 481 | 504 | $(4,5\%)$ |
| Total Autres revenus | 2 656 | 2719 | $(2,3\%)$ |
(1) Comprennent le produit net des activités de banque et d'assurance du Groupe.
(2) Correspondent au prix de vente des ensembles immobiliers qui ont été développés par le Groupe en vue de leur revente. Compte tenu des
coûts de développement, présentés en Coût des ventes, la marge de promotion s'élève en 2017.
(3) Les revenus divers concernent notamment les commissions sur ventes et celles reçues des fournisseurs, les revenus liés à l'activité billetterie /
voyages ainsi qu'à la publicité en magasins.

7.2 Résultat opérationnel courant
Principes comptables
Le résultat opérationnel courant est un agrégat intermédiaire ayant pour objet de faciliter la compréhension de la performance opérationnelle du Groupe. Il correspond au résultat opérationnel (qui est défini par différence
comme l'ensemble des charges et produits ne résultant pas des activités de financement, des activités abandonnées et de l'impôt) hors éléments résultant d'évènements inhabituels, anormaux et peu fréquents présentés en produits et charges non courants (cf. note 7.3).
7.2.1 Coût des ventes
Principes comptables
Le coût des ventes intègre les achats nets des ristournes et coopérations commerciales, les variations de stock (après prise en compte des dépréclations), les produits liés à l'escompte, les écarts de change générés par les achats de marchandises, des coûts logistiques, ainsi que d'autres coûts essentiellement composés des coûts des produits vendus par les sociétés financières et du coût de revient de l'activité de promotion immobilière.
Les ristournes sont déterminées en fonction des taux de remise, immédiate ou différée, sur achats qui sont fixés contractuellement lors des négociations annuelles. Elles peuvent être :
- inconditionnelles, c'est-à-dire proportionnelles au total des achats, sans aucune autre condition, ou
- conditionnelles, c'est-à-dire sont dépendantes de la réalisation de certaines conditions (par exemple, la progression de chiffre d'affaires réalisé par le fournisseur avec le Groupe).
Les coopérations commerciales correspondent aux produits provenant de prestations réalisées par Carrefour pour les fournisseurs.
Les ristournes et coopérations commerciales comptabilisées dans le coût des ventes sont évaluées sur la base des dispositions contractuelles prévues dans les accords signés avec les fournisseurs.
7.2.2 Frais généraux et amortissements
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité | % Prag. |
|---|---|---|---|
| Frais généraux | (13668) | (14409) | (5, 1% ) |
| Amortissements des immobilisations et immeubles de placement | (1.494) | (1536) | (2,8%) |
| Total Frais généraux et amortissements | (15162) | (15946) | (4.9%) |
Frais généraux
Les frais généraux se détaillent comme suit :
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité | % Proa. | |
|---|---|---|---|---|
| Frais de personnel | (8139) | (8458) | (3,8% | |
| Locations immobilières | (1045) | (1056) | $(1,0\%)$ | |
| Publicité | (884) | (969) | (8,8%) | |
| Honoraires | (814) | (883) | (7.8%) | |
| Entretien et réparation | (762) | (835) | (8,8%) | |
| Energie et électricité | (565) | (616) | (8,2%) | |
| Taxes | (549) | (580) | (5.3%) | |
| Autres frais généraux | (910) | (1012) | $(10,2\%)$ | |
| Total Frais généraux | (13668) | (14, 409) | (5,1%) |

Amortissements
En prenant en compte les amortissements logistiques inclus dans le coût des ventes, le total des amortissements comptabilisés au compte de résultat s'élève à 1 564 millions d'euros en 2018 (1 599 millions d'euros en 2017) et se décompose comme suit :
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité | % Prog. |
|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles | (1252) | (1328) | (5,8%) |
| Immobilisations incorporelles | (211) | (175) | 20.8% |
| Immobilisations en location financement | (15) | (20) | (22,6%) |
| Immeubles de placement | (16) | (13) | 16,5% |
| Amortissements des immobilisations et immeubies de piacement | (1494) | (1536) | $(2,8\%)$ |
| Amortissements des immobilisations logistiques | (70) | (63) | 10,8% |
| Total Amortissements | (1564) | (1599) | $(2, 2\% )$ |
7.3 Produits et charges non courants
Principes comptables
Conformément aux dispositions de la recommandation nº 2013-03 du 7 novembre 2013 de l'Autorité des Normes Comptables, le Groupe présente en résultat opérationnel non courant des « éléments peu nombreux, bien identifiés, non récurrents, significatifs au niveau de la performance consolidée ».
Sont comptabilisés en produits et charges non courants certains éléments significatifs à caractère inhabituel de par leur nature et leur fréquence tels que des dépréciations d'actifs non courants, des coûts de restructuration et des charges et produits liées à des réestimations de risques d'origine ancienne, sur la base d'informations ou d'éléments dont le Groupe a eu connaissance au cours de l'exercice.
Ces éléments sont présentés de manière distincte dans le compte de résultat afin de « faciliter la compréhension de la performance opérationnelle courante et permettre au lecteur des comptes de disposer d'éléments utiles dans une approche prévisionnelle des résultats ».
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité |
|---|---|---|
| Résultat de cession d'actifs | 57 | 22 |
| Coûts de réorganisation | (727) | (279) |
| Autres produits et charges non courants | (289) | (13) |
| Résultat non courant avant dépréciation et pertes sur actifs | (959) | (271) |
| Dépréciations et pertes sur actifs | (202) | (891) |
| dont dépréciations et pertes sur goodwill | (3) | (707) |
| dont dépréciations et pertes sur actifs corporels et incorporels et autres | (199) | (184) |
| Produits et charges non courants | (1161) | (1162) |
| Dont: total des produits non courants total des charges non courantes |
135 (1 295) |
397 (1 558) |
Résultat de cession d'actifs
Comme en 2017, le résultat de cession de l'exercice 2018 est composé de plus-values réalisées dans le cadre de diverses cessions d'actifs individuellement non significatives, notamment en France et en Italie.
Coûts de réorganisation
Les coûts de réorganisation comptabilisés sur l'exercice 2018 découlent des plans de rationalisation des structures initiés dans le cadre du premier pilier du plan de transformation mentionnés en note 2.1. La charge comptabilisée en résultat non courant correspond principalement aux indemnités payées ou à payer dans le cadre :
- du plan de départs volontaires mis en œuvre en France, portant sur 2 400 postes ;
- des mesures de réorganisation initiées en Belgique, devant affecter 1 000 salariés ;
- du plan de départs volontaires mis en œuvre en Argentine, portant sur 1 000 postes environ.


Les indemnités que le Groupe s'attend à devoir payer au titre des plans de rationalisation des structures ont été provisionnées dès le 30 juin 2018.
La charge comptabilisée sur l'exercice 2017 comprenait principalement les coûts liés à la refonte des chaînes logistiques en France et au plan d'intégration des hypermarchés acquis en Espagne.
Autres produits et charges non courants
Les autres produits et charges non courants enregistrés en 2018 ont principalement concerné la France et le Brésil.
- En ce qui concerne la France, un supplément d'intéressement de 350 € et un bon d'achat de 150 € ont été octrovés en avril 2018 à tout salarié bénéficiaire de la participation 2017 (après accord avec les organisations syndicales). Par ailleurs, les salariés présents au 31 décembre 2018 et dont la rémunération est inférieure ou égale à trois SMIC se sont vus octrover une prime exceptionnelle pour le pouvoir d'achat de 200 €, payée en février 2019. Cette prime exceptionnelle rentre dans le cadre de la loi du 24 décembre 2018 portant mesures d'urgence économiques et sociales.
- En ce qui concerne le Brésil, des dépréciations de certains crédits ICMS, relatifs à la taxe sur la distribution des biens et des services, ont été comptabilisées sur 2018.
Dépréciations et pertes sur actifs
Des dépréciations d'immobilisations autres que les goodwill ont été enregistrées en 2018 pour 97 millions d'euros, reflétant la situation difficile de certains magasins, notamment en France, en Italie et en Chine (cf. principes comptables énoncés en note 8.3). En 2017, les dépréciations avaient atteint 154 millions d'euros et avaient principalement concerné ces trois mêmes pays.
Des sorties d'actifs ont également été enregistrées pour 82 millions d'euros (30 millions d'euros en 2017), dont certaines concernant des logiciels.
En 2017, les tests de perte de valeur réalisés ont conduit à constater une charge de dépréciation des goodwill de l'Italie à hauteur de 700 millions d'euros.
$7.4$ Besoin en fonds de roulement
7.4.1 Variation du besoin en fonds de roulement
La variation du besoin en fonds de roulement comprise dans la « variation de la trésorerie issue des opérations d'exploitation » du tableau de flux de trésorerie se décompose comme suit :
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité | Variation |
|---|---|---|---|
| Variation des stocks | 279 | 22 | 257 |
| Variation des créances commerciales | (7) | (73) | 66 |
| Variation des créances et dettes fournisseurs | (225) | 329 | (553) |
| Variation des dettes de fidélité | (2) | (29) | 27 |
| Variation du BFR marchand ("Trésorerie marchandises") | 44 | 248 | (204) |
| Variation des autres créances et autres dettes | 70 | (92) | 162 |
| Variation du besoin en fonds de roulement | 115 | 156 | (41) |
Ces éléments, comme tous les autres éléments du tableau des flux de trésorerie, sont convertis au taux moyen de la période (à l'exception du besoin en fonds de roulement de l'Argentine, cf. note $4).$

7.4.2 Stocks
Principes comptables
Conformément à la norme IAS 2 - Stocks, les stocks de marchandises et les stocks liés à l'activité de promotion immobilière (actifs en cours de construction) sont évalués au plus faible de leur coût de revient et de leur valeur nette de réalisation.
Le coût de revient des stocks de marchandises correspond au dernier prix d'achat majoré des frais accessoires, méthode adaptée à la rotation rapide des stocks et qui ne génère pas d'écart significatif avec la méthode FIFO (« premier entré, premier sorti »). Cette valorisation incorpore l'ensemble des éléments constitutifs du coût d'achat des marchandises vendues (à l'exception des pertes et gains de change) et prend également en compte la totalité des conditions obtenues à l'achat de la part des fournisseurs (ristournes et coopérations commerciales).
La valeur nette de réalisation des stocks correspond au prix de vente estimé sur la base des perspectives d'écoulement, minoré des coûts additionnels nécessaires à la vente.
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 | |
|---|---|---|---|
| Stocks en valeur brute | 6 3 5 2 | 6927 | |
| Dépréciation | (218) | (237) | |
| Total Stocks | 6 1 3 5 | 6 690 |
7.4.3 Créances commerciales
Principes comptables
Les créances commerciales comprennent principalement les créances à recevoir des fournisseurs (au titre des ristournes et coopérations commerciales à recevoir), des franchisés ainsi que celles dues au titre des loyers des galeries marchandes et des opérations réalisées dans le cadre de l'activité de promotion immobilière.
Les créances commerciales sont évaluées au coût amorti (cf. note 14). Elles sont comptabilisées pour le montant initial de la facture et font l'objet de dépréciation dans le cadre du modèle de dépréciation simplifié fondé sur les pertes attendues défini par la norme IFRS 9 - Instruments financiers (cf. note 14.7.4).
Certaines filiales du Groupe procèdent à des cessions de créances commerciales. Conformément à la norme IFRS 9, les créances concernées sont décomptabilisées lorsque la quasi-totalité des risques et avantages qui leur sont associés (principalement les risques d'insolvabilité du débiteur, de retard de palement et de dilution) est transférée à un tiers.
| (en millions d'euros) | $31/12/2018$ $31/12/2017^{(1)}$ | |
|---|---|---|
| Créances sur les clients | 1611 | 1601 |
| Depréciation des créances | (188) | (168) |
| Total Créances sur les clients | 1424 | 1433 |
| Fournisseurs débiteurs | 1 1 1 3 | 1 3 1 7 |
| Total Créances commerciales | 2537 | 2750 |
(1) Les créances commerciales sont passées de 2,750 millions d'euros au 31/12/2017 à 2,747 millions d'euros au 01/01/2018 suite à l'application
de la norme IFRS 9 à partir de ce jour-là (cf. note 4).
7.4.4 Dettes fournisseurs et autres créditeurs
Principes comptables
Les dettes fournisseurs et autres créditeurs comprennent principalement les dettes contractées vis-à-vis des fournisseurs du Groupe. Elles comprennent également les dettes ayant fait l'objet d'affacturage inversé, c'està-dire celles correspondant à des créances détenues par les fournisseurs vis-à-vis du groupe, et cédées à des établissements financiers dans le cadre de programmes d'affacturage inversé. Ces programmes permettent aux fournisseurs de recevoir par anticipation le palement de leurs créances dans le cours normal des achats effectués. Après analyse, ces dettes sont maintenues en dettes fournisseurs, leurs caractéristiques n'étant pas
substantiellement modifiées (notamment maintien des termes contractuels, y compris échéance de la dette).

Au 31 décembre 2018, les dettes fournisseurs et autres créditeurs incluent un montant de 2,0 milliards d'euros avant fait l'obiet d'un programme d'affacturage inversé (contre 1,9 milliards d'euros au 31 décembre 2017).
Les dettes fournisseurs entrent dans la catégorie des passifs financiers évalués au coût amorti, telle que définie
par la norme IFRS 9 – Instruments financiers (cf. note 14). Ces passifs financiers sont évalués à l'origine valeur nominale dans la mesure où elle constitue une estimation raisonnable de leur valeur de marché étant donné leur caractère court terme.
7.4.5 Créances et dettes fiscales
Détail des créances fiscales
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Taxes sur le chiffre d'affaires | 479 | 527 |
| Autres impôts et taxes | 42 | -41 |
| Actifs d'impôt exigible (1) | 333 | 322 |
| Total Créances fiscales | 853 | 890 |
En 2018, le Groupe a cédé ses créances de crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) pour un montant total de 123 million d'euros (197
millions d'euros en 2017). Le transfert au cessionnaire de la quasi-totalité des risque $(1)$
Détail des dettes fiscales
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 | |
|---|---|---|---|
| Taxes sur le chiffre d'affaires | 355 | 425 | |
| Autres Impôts et taxes | 652 | 699 | |
| Passifs d'impôt exigible | 135 | 157 | |
| Total Dettes fiscales | 1 1 4 2 | 1282 |
7.4.6 Autres actifs et passifs
Détail des autres actifs
| (en millions d'euros) | $31/12/2018$ $31/12/2017$ (1) | |
|---|---|---|
| Charges constatées d'avance | 329 | 344 |
| Créances sur cessions d'immobilisations | 22 | 44 |
| Créances sociales | 19 | 18 |
| Autres créances d'exploitation nettes | 517 | 445 |
| Total Autres actifs courants | 887 | 851 |
| Charges constatées d'avance - Part à plus d'un an | 60 | 73 |
| Créances fiscales - Part à plus d'un an (2) | 319 | 264 |
| Total Autres actifs non courants | 379 | 337 |
Les autres actifs courants sont passés de 851 millions d'euros au 31/12/2017 à 850 millions d'euros au 01/01/2018 suite à l'application de la
norme IFRS 9 à partir de ce jour-là. $(1)$
Correspond à des crédits d'impôt dont la recouvrabilité est attendue à plus de 12 mois. Au 31 décembre 2018, le montant brut des crédits
ICMS brésiliens, lié principalement à des décisions de la Cour Suprême brésilienne fa $(2)$ sont reconnus en produits non courants.
Détail des autres passifs courants
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 | |
|---|---|---|---|
| Dettes sociales | 1695 | 1608 | |
| Dettes vis-à-vis des fournisseurs d'immobilisations | 576 | 640 | |
| Produits constatés d'avance | 120 | 118 | |
| Dettes diverses | 546 | 447 | |
| Total Autres passifs courants | 2938 | 2813 |

7.5 Activités de banque et d'assurance
Principes comptables
En support de son activité de distributeur, le Groupe a développé une activité de banque et d'assurance à destination de ses clients, principalement en France, en Espagne et au Brésil.
Les sociétés financières du Groupe mettent notamment à disposition de leurs clients des cartes bancaires siglées « Carrefour », utilisables dans les magasins du Groupe et ailleurs, des prêts à la consommation et des produits d'épargne (assurance-vie, livrets ...).
De par son importance dans le bilan consolidé du Groupe et ses spécificités, cette activité annexe fait l'objet d'une présentation particulière dans les états financiers du Groupe :
- les créances détenues sur la clientèle (encours des cartes de paiement, prêts personnels, ...) sont
présentées au bilan sur les lignes « Encours clients des sociétés financières Part à plus d'un an » et « Encours clients des sociétés financières - Part à moins d'un an » suivant leur maturité ; - les dettes contractées afin de refinancer ces créances sont présentées sur les lignes « Refinancement des encours clients - Part à plus d'un an » et « Refinancement des encours clients - Part à moins d'un an » suivant leur maturité :
- les autres actifs et passifs (immobilisations corporelles et incorporelles, trésorerie, dettes fiscales et sociales...) sont présentés sur les lignes de bilan correspondantes ;
- les revenus nets tirés des activités bancaires sont présentés au sein de la ligne « Autres revenus » du compte de résultat;
- la variation du besoin en fonds de roulement de l'activité de banque et d'assurance est isolée sur la ligne « Variation des encours sur crédit à la consommation » du tableau des flux de trésorerie.
7.5.1 Encours clients des sociétés financières
Au 31 décembre 2018, les encours clients des sociétés financières s'élèvent à 6 208 millions d'euros (à comparer à 6 321 millions d'euros à fin 2017) et se composent comme suit :
| (en millions d'euros) | $31/12/2018$ $31/12/2017$ (1) | |
|---|---|---|
| Encours cartes | 4511 | 4 3 5 2 |
| Encours prêts | 2 1 1 0 | 2450 |
| Encours crédits (liés à des achats magasins) | 97 | 70 |
| Autres encours | 627 | 273 |
| Dépréciation | (1136) | (824) |
| Total Encours clients | 6 208 | 6321 |
| Part à moins d'un an | 3722 | 3866 |
| Part à plus d'un an | 2486 | 2 455 |
Les encours clients des société .
Is financières sont passés de 6,321 millions d'euros au 31/12/2017 à 6,028 millions d'euros au 01/01/2018 sulte $(1)$ à l'application de la norme IFRS 9 à partir de ce jour-là. La baisse de 293 millions d'euros s'est répartie entre 233 millions d'euros pour la part à
moins d'un an et 60 millions d'euros pour la part à plus d'un an (cf. no
Gestion du risque de crédit et méthodologie de dépréciation
Principes comptables
Le modèle de dépréciation des encours clients des sociétés financières a été adapté conformément aux dispositions de la norme IFRS 9 - Instruments financiers, suivant un processus en deux étapes :
- classification des encours en classes homogènes de risques, au sens de la probabilité de défaut ; puis
- modélisation des probabilités de pertes de crédit, sur un horizon de 12 mois ou à maturité (correspondant à l'échéance résiduelle de l'instrument financier) selon la classification retenue.
Classification des encours clients
Les encours clients sont répartis en trois catégories, en fonction de l'analyse des augmentations significatives potentielles du risque de crédit :
catégorie 1 : encours sur des débiteurs dont le risque de crédit n'a pas augmenté de manière significative depuis la comptabilisation initiale ;


- catégorie 2 : encours sur des débiteurs dont la situation financière s'est fragilisée (augmentation significative du risque de crédit) depuis la comptabilisation initiale sans qu'une indication objective de dépréciation (défaut) ait encore été identifiée au niveau individuel ;
- catégorie 3 : encours sur des débiteurs en défaut.
Augmentation significative du risque de crédit $(i)$
Les principaux critères retenus par le Groupe pour déterminer s'il existe une augmentation importante du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale et s'il y a lieu de reclasser les actifs de la catégorie 1 à la catégorie 2 sont les suivants :
- critère d'arriéré (retard de palement) : palements en souffrance depuis plus de 30 jours (présomption énoncée par la norme IFRS 9 non réfutée) ;
- critère de renégociation : contrats renégociés avec un retard de paiement inférieur à 30 jours.
L'augmentation significative du risque de crédit est appréciée par contrat, avec application du principe de contagion à tous les encours du débiteur considéré.
Indication objective de perte de valeur (défaut)
Carrefour considère qu'il existe une indication objective de perte de valeur pour les encours remplissant l'un des critères suivants
- critère d'arriéré (retard de paiement) : paiements en souffrance depuis plus de 90 jours (présomption énoncée par la norme IFRS 9 non réfutée) ;
- critère de renégociation : contrats renégociés (modification « non substantielle ») en raison de difficultés significatives du débiteur avec un retard de paiement supérieur à 30 jours ;
- critère de contentieux : contrats litigieux à la date de clôture ;
- critère de contagion : tous les contrats d'un même débiteur dont un des contrats répond à l'un des critères de défaut susmentionnés.
Les encours clients concernés sont classés dans la catégorie 3.
Estimation des pertes de crédit attendues
Le calcul du montant des pertes attendues s'appuie sur quatre paramètres principaux : la probabilité de défaut, la perte en cas de défaut, le montant de l'exposition en cas de défaut et le taux d'actualisation. Chacun de ces paramètres est calibré selon la segmentation des encours clients - celle-ci étant établie en fonction des produits distribués par chaque entité (prêts personnels, cartes de crédit / crédits renouvelables et crédits
affectés) – sur la base des informations historiques et en prenant en compte des éléments de nature prospective. Les méthodes de calibrage des paramètres ont été établies en cohérence avec celles déployées pour répondre aux exigences réglementaires et prudentielles (dispositif balois notamment).
Les pertes de crédit attendues sont calculées sur un horizon de 12 mois pour les encours classés en catégorie 1 et sur toute la durée de vie du crédit pour les encours classés en catégories 2 et 3.
Pour faire face au risque d'insolvabilité des emprunteurs auxquels elles ont consenti des fonds, les sociétés financières du Groupe se sont dotées de dispositifs de contrôle de la qualité et de la solvabilité des débiteurs :
- systèmes d'aide à la décision intégrant des outils de scoring, de budget et de références passées attestant de la qualité de la contrepartie ;
- interrogations, quand ils existent, des différents fichiers positifs et négatifs ; $\bar{z}$
- gestion active des fonctions recouvrement et contentieux ;
- outils de suivi et de contrôle permanent du risque de crédit.
Au sein de chaque société exerçant l'activité de crédit, un département Risque de crédit est en charge de l'ensemble de ces suivis et une synthèse des comités de gestion des risques fait l'objet d'une présentation systématique au Conseil d'administration de la société.
Au niveau du Groupe, une filière Risque de crédit Europe a également été mise en place pour assurer le suivi et la mise en œuvre de la politique risque en France, en Espagne, en Belgique et en Italie.
La valeur brute des encours clients des sociétés financières au 31 décembre 2018 est composée à 68 % d'encours classés en catégorie 1, 18 % d'encours classés en catégorie 2 et 14 % d'encours classés en catégorie 3.

7.5.2 Refinancement des encours clients des sociétés financières
Le refinancement des encours clients des sociétés financières, de 5 514 millions d'euros à fin 2018 (5 478 millions d'euros à fin 2017), est assuré par les sources de financement suivantes :
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Emprunts obligataires (1) | 1764 | 1932 |
| Dettes représentées par un titre (certificats de dépôt, BMTN) (2) | 1 3 6 3 | 1 0 3 2 |
| Emprunts bancaires | 601 | 554 |
| Comptes sur livret clients | 456 | 567 |
| Titrisation (3) | 300 | 410 |
| Autres dettes de refinancement auprès des établissements financiers | 1017 | 973 |
| Autres | 12 | 10 |
| Total Refinancement des encours clients | 5514 | 5478 |
| Part à moins d'un an | 3 582 | 2817 |
| Part à plus d'un an | 1932 | 2 661 |
2 bol 2 any different and the same and the same and the same of the same and the same of the same of the same of the same are a moved emprunt obligataire de 400 millions d'euros (4 ans - échéance juin 2022, coupon Euribor

NOTE 8 : IMMOBILISATIONS INCORPORELLES, CORPORELLES ET IMMEUBLES DE PLACEMENT
8.1 Immobilisations incorporelles
Principes comptables
Goodwill
Les goodwill sont initialement reconnus lors d'un regroupement d'entreprises tel que décrit en note 3.1.
Conformément à la norme IAS 36 - Dépréciation d'actifs, les goodwill ne sont pas amortis et font l'objet d'un test de dépréciation dès l'apparition d'indices de pertes de valeur et au minimum une fois par an selon les modalités décrites en note 8.3.
Autres immobilisations incorporelles
Les immobilisations incorporelles sont principalement constituées de logiciels ainsi que d'autres immobilisations incorporelles rattachées aux magasins.
Les immobilisations incorporelles acquises séparément sont comptabilisées au coût d'acquisition, et celles acquises par voie de regroupement d'entreprises à leur juste valeur (cf. note 3.1).
Les logiciels sont amortis linéairement sur des durées allant de un à huit ans.
Les immobilisations incorporelles du Groupe se composent principalement de goodwill, présentés sur une ligne distincte de l'état de la situation financière.
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Goodwill | 7983 | 7977 |
| Autres immobilisations incorporelles | 1461 | 1 364 |
| Total Immobilisations incorporelles | 9444 | 9 3 4 1 |
8.1.1 Goodwill
La valeur des goodwill constatés par le Groupe fait l'objet d'un suivi généralement au niveau des secteurs opérationnels constitués par les pays dans lesquels le Groupe exerce ses activités au travers de magasins intégrés.
A fin 2018, la valeur nette totale des goodwill est très proche de celle enregistrée fin 2017 (soit +6 millions d'euros). Les acquisitions réalisées au cours de l'année 2018 en France ont été compensées par les écarts de conversion défavorables, notamment constatés au Brésil et en Argentine.
| (en millions d'euros) | Goodwill nets fin décembre 2017 |
Acquisitions | Cessions | Dépréciation | Autres mouvements |
Ecarts de conversion |
Goodwill nets fin décembre 2018 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| France | 4814 | 78 | $\tilde{\phantom{a}}$ | 9 | - | 4 9 0 1 | |
| Belgique | 956 | ÷ | ۰ | (0) | ۰ | 956 | |
| Espagne | 952 | $\sim$ | ۰ | $\overline{\phantom{a}}$ | ۰ | 952 | |
| Brésil | 498 | - | $\overline{\phantom{a}}$ | (53) | 446 | ||
| Italie | 253 | ۰ | (2) | (0) | ٠ | 251 | |
| Pologne | 252 | (7) | 244 | ||||
| Argentine | 39 | ۰ | (19) | 20 | |||
| Autres pays | 213 | ٥ | 213 | ||||
| Total | 7977 | 78 | $\overline{\phantom{a}}$ | (3) | 10 | (79) | 7983 |

En 2017, la valeur nette totale des goodwill a diminué de 663 millions d'euros, en raison principalement des dépréciations comptabilisées pour 707 millions d'euros en Italie.
| (en millions d'euros) | Goodwill nets fin décembre 2016 |
Acquisitions | Cessions | Dépréciation | Autres mouvements |
Ecarts de conversion |
Goodwill nets fin décembre 2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| France | 4775 | 39 | $\overline{\phantom{a}}$ | 4 8 1 4 | |||
| Belgique | 956 | - | $\cdot$ | $\qquad \qquad$ | 956 | ||
| Espagne | 862 | 90 | $\overline{\phantom{a}}$ | × | 952 | ||
| Brésil | 575 | ٠ | (77) | 498 | |||
| Italie (1) | 960 | ۰ | (707) | 253 | |||
| Pologne | 238 | $\mathcal{D}^{\text{c}}$ | 13 | 252 | |||
| Argentine | 53 | $\overline{\phantom{a}}$ | (13) | 39 | |||
| Autres pays | 221 | (9) | 213 | ||||
| Total | 8 6 4 0 | 129 | $\blacksquare$ | (707) | $\sim$ | (85) | 7977 |
(1) Le montant de la dépréciation comptabilisée sur l'exercice 2017 porte sur les goodwill affectés au pays (secteur opérationnel) pour 700 millions
d'euros ; le solde de 7 millions d'euros porte sur les goodwills affectés
8.1.2 Autres immobilisations incorporelles
| (en millions d'euros) | $31/12/2018$ $31/12/2017$ (1) | |
|---|---|---|
| Valeur brute | 3 5 1 0 | 3 2 3 3 |
| Amortissements | (2146) | (1974) |
| Dépréclations | (101) | (90) |
| Immobilisations incorporelles en cours | 198 | 195 |
| Total Autres immobilisations incorporelles | 1461 | 1364 |
(2) Les autres immobilisations incorporelles nettes sont passées de 1,364 millions d'euros au 31/12/2017 à 1,370 millions d'euros au 01/01/2018
suite à l'application de la norme IAS 29 à partir de ce jour-là (cf. note 4).
Variation des autres immobilisations incorporelies
| (en millions d'euros) | Valeur brute |
Amortissements et dépréciations |
Valeur nette |
|
|---|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2016 | 3202 | (1937) | 1 2 6 6 | |
| Acquisitions | 379 | 379 | ||
| Cessions | (81) | 33 | (48) | |
| Ecarts de conversion | (70) | 43 | (27) | |
| Amortissements | (181) | (181) | ||
| Dépréciations | (18) | (18) | ||
| Variations de périmètre, transferts et autres mouvements | (3) | (3) | (6) | |
| Au 31 décembre 2017 | 3 4 2 7 | (2063) | 1364 | |
| Ajustements liés à la première application d'IAS 29 | 27 | (21) | 6 | |
| Au 01 janvier 2018 | 3 4 5 4 | (2084) | 1370 | |
| Acquisitions | 377 | 377 | ||
| Cessions | (69) | 34 | (36) | |
| Ecarts de conversion | (66) | 41 | (25) | |
| Amortissements | (217) | (217) | ||
| Dépréciations | (20) | (20) | ||
| Variations de périmètre, transferts et autres mouvements | 13 | ٥ | 13 | |
| Au 31 décembre 2018 | 3707 | (2, 246) | 1461 |
8.2 Immobilisations corporelles
Principes comptables
Les immobilisations corporelles sont principalement constituées de constructions, d'agencements et installations des magasins et de terrains.
Comptabilisation initiale
Conformément à la norme IAS 16 - Immobilisations corporelles, elles sont évaluées à leur coût de revient minoré des amortissements et des pertes de valeur. Pour les actifs nécessitant une longue période de préparation (actifs « qualifiés » au sens de la norme IAS 23 - Coûts d'emprunt, qui correspondent pour le


Groupe aux immeubles de placement, hypermarchés et supermarchés dont la durée de construction excède 1 an), le Groupe tient compte, le cas échéant, du coût financier supporté dans la détermination du coût de revient total de l'actif.
Les immobilisations corporelles en cours de construction sont comptabilisées au coût diminué de toute perte de valeur identifiée.
Durées d'utilité
L'amortissement des actifs commence lorsqu'ils sont prêts à être utilisés et cesse lors de leur cession, de leur mise au rebut ou de leur reclassement en actifs destinés à être cédés, conformément aux dispositions de la norme IFRS 5 - Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées.
Les terrains ne sont pas amortis. Les autres immobilisations corporelles sont amorties linéairement, en identifiant le cas échéant les principaux composants, en fonction des durées d'utilité estimées suivantes :
| Constructions | |
|---|---|
| Bâtiments ٠ |
$40$ ans |
| Aménagements des sols $\blacksquare$ |
10 à 20 ans |
| Parkings ×. |
$6$ à $10$ ans |
| Matériel, agencements et installations | $4$ à $8$ ans |
| Autres immobilisations corporelles | $3$ $\overline{a}$ 10 ans |
Compte tenu de son activité, le Groupe ne reconnaît pas de valeur résiduelle sur les immobilisations corporelles au'il utilise.
Les durées d'utilité sont réexaminées à chaque clôture annuelle et sont, le cas échéant, révisées de manière prospective conformément aux dispositions de la norme IAS 8 - Méthodes comptables, changements d'estimations comptables et erreurs.
Contrats de location
Lors de la conclusion de contrats de location longue durée portant notamment sur des actifs immobiliers, le Groupe procède à l'analyse des dispositions contractuelles, selon les modalités définies par IAS 17 - Contrats de location, pour déterminer s'il s'agit d'un contrat de location-financement, c'est-à-dire un contrat qui a pour effet de transférer substantiellement les risques et avantages inhérents à la propriété d'un bien au preneur, ou d'un contrat de location simple. Lors de la prise à bail d'un ensemble immobilier, le terrain et le bâtiment font l'objet d'une analyse séparée.
Les biens mis à la disposition du Groupe au travers d'un contrat de location-financement, sont comptabilisés de la facon suivante :
- les actifs loués sont comptabilisés en immobilisations corporelles pour la juste valeur du bien loué ou, si elle est inférieure, pour la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location ; ces actifs sont amortis selon les mêmes durées que les immobilisations corporelles dont le Groupe est propriétaire ou sur la durée du contrat si celle-ci est inférieure à la durée d'utilité du bien;
- la dette correspondante est inscrite au passif du bilan (en « Dettes financières Part à plus d'un an » et en « Dettes financières - Part à moins d'un an » ; cf. note 14.2.1) ;
- les redevances payées au titre de la location sont ventilées entre la charge financière et l'amortissement du solde de la dette.
Les contrats de location qui ne confèrent pas au Groupe la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété sont classés en tant que contrats de location simple. Les paiements effectués au titre de ces contrats sont comptabilisés en charges opérationnelles courantes de façon linéaire sur la durée du contrat (cf. note 7.2.2).

| 31/12/2018 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | Valeur brute | Amortissements | Dépréciations | Valeur nette | ||
| Terrains | 2 606 | (88) | (99) | 2419 | ||
| Constructions | 10 611 | (5175) | (264) | 5173 | ||
| Matériel, agencements et installations | 16 060 | (12055) | (352) | 3 6 5 3 | ||
| Autres Immobilisations | 430 | (298) | (5) | 127 | ||
| Immobilisations en cours | 567 | 567 | ||||
| Terrains en location-financement | 448 | 448 | ||||
| Constructions en location-financement | 1 166 | (915) | - | 250 | ||
| Matériel, agencements et installations en location- financement |
83 | (83) | ||||
| Total Immobilisations corporelles | 31971 | (18614) | (719) | 12637 | ||
| Dont actifs en location-financement | 1.697 | (998) | 699 |
| $31/12/2017$ (4) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | Valeur brute | Amortissements | Dépréciations | Valeur nette | |
| Terrains | 2 5 7 6 | (79) | (95) | 2 4 0 2 | |
| Constructions | 10 403 | (4933) | (259) | 5 2 1 1 | |
| Matériel, agencements et installations | 15842 | (11 461) | (425) | 3956 | |
| Autres Immobilisations | 431 | (286) | (4) | 141 | |
| Immobilisations en cours | 658 | 658 | |||
| Terrains en location-financement | 456 | 456 | |||
| Constructions en location-financement | 1 1 7 1 | (899) | $\blacksquare$ | 272 | |
| Matériel, agencements et installations en location- financement |
84 | (83) | ٥ | ||
| Total Immobilisations corporelles | 31 621 | (17741) | (783) | 13 097 | |
| Dont actifs en location-financement | 1 711 | (983) | 728 |
Les immobilisations corporelles nettes sont passées de 13,097 millions d'euros au 31/12/2017 à 13,379 millions d'euros au 01/01/2018 suite à $(1)$ l'application de la norme IAS 29 à partir de ce jour-là (cf. note 4).
Variation des immobilisations corporelles
| (en millions d'euros) | Valeur brute | Amortissements et dépréciations |
Valeur nette |
|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2016 | 31 169 | (17763) | 13 4 06 |
| Acquisitions (1) | 1995 | 1995 | |
| Cessions | (796) | 644 | (153) |
| Amortissements | (1438) | (1438) | |
| Dépréciations | (266) | (266) | |
| Ecarts de conversion | (804) | 352 | (453) |
| Variations de périmètre, transferts et autres mouvements | 58 | (53) | 5 |
| Au 31 décembre 2017 | 31 621 | (18524) | 13097 |
| Ajustements liés à la première application d'IAS 29 | 752 | (469) | 283 |
| Au 01 janvier 2018 | 32 372 | (18993) | 13379 |
| Acquisitions (1) | 1 2 2 6 | 1 2 2 6 | |
| Cessions | (838) | 681 | (156) |
| Amortissements | (1310) | (1310) | |
| Dépréclations | (84) | (84) | |
| Ecarts de conversion | (954) | 473 | (481) |
| Variations de périmètre, transferts et autres mouvements | 165 | (102) | 63 |
| Au 31 décembre 2018 | 31971 | (19334) | 12 637 |
(1) Acquisitions a new model and des acquisitions comprend essentiellement les investissements opérationnels de maintien de sources de maintien des acquisitions comprend essentiellement les investissements de maintien de m
8.3 Tests de dépréciation
Principes comptables
Conformément à la norme IAS 36 - Dépréciation d'actifs, la recouvrabilité des immobilisations incorporelles et corporelles est testée dès lors que des événements ou modifications d'environnement de marché indiquent un risque de perte de valeur des actifs individuels et/ou UGT (Unités Génératrices de Trésorerie) et au minimum une fois par an pour les actifs à durée de vie indéterminée, catégorie composée principalement de goodwill pour le Groupe.
Ce test consiste à comparer la valeur nette comptable d'un actif ou d'un groupe d'actifs à sa valeur recouvrable, celle-ci étant définie comme la plus élevée entre la juste valeur (diminuée du coût de sortie) et la valeur d'utilité. La valeur d'utilité est déterminée par actualisation des flux de trésorerie futurs attendus de

l'utilisation du bien.
Dans le cas où la valeur recouvrable s'avère inférieure à la valeur nette comptable, une perte de valeur est comptabilisée pour la différence entre ces deux montants. Les pertes de valeur relatives aux immobilisations corporelles et incorporelles (hors goodwill) peuvent être reprises ultérieurement si la valeur recouvrable redevient plus élevée que la valeur nette comptable, dans la limite de la dépréciation initialement comptabilisée diminuée des amortissements complémentaires qui auraient été comptabilisés si aucune perte de valeur n'avait été constatée.
Dépréciation des immobilisations autres que les goodwill
Le niveau d'analyse auquel Carrefour apprécie la valeur recouvrable des immobilisations corporelles correspond au magasin (UGT) pour l'ensemble des formats.
Conformément à la norme IAS 36, le Groupe procède à l'évaluation de la recouvrabilité de ses immobilisations incorporelles (autres que les goodwill) et corporelles, dès lors qu'elles présentent des indices tangibles de perte de valeur : tous les magasins enregistrant un résultat opérationnel courant avant amortissements négatif pendant deux années consécutives (au-delà de la phase d'ouverture) sont testés.
La valeur recouvrable est la valeur la plus élevée entre la valeur d'utilité et la juste valeur diminuée des coûts de sortie
La valeur d'utilité est estimée par actualisation des flux de trésorerie futurs du magasin sur une période maximale de 5 ans majorée d'une valeur terminale. La juste valeur est appréciée au regard de transactions récentes, de pratiques professionnelles, d'expertises indépendantes ou de la valeur estimée de rachat par un concurrent.
Les taux d'actualisation utilisés sont les mêmes que pour les tests de dépréciation des goodwill.
Dépréciation des goodwill
La norme IAS 36 prescrit qu'un test de dépréciation soit réalisé annuellement au niveau de chaque UGT ou groupe d'UGT auquel le goodwill a été affecté.
Tel que le préconise la norme IAS 36, le goodwill doit être affecté à chaque UGT ou à chacun des groupes d'UGT susceptible(s) de bénéficier des synergies du regroupement d'entreprises. Chaque unité ou groupe d'unités auquel le goodwill est ainsi affecté doit représenter, au sein de l'entité, le niveau le plus bas auquel le goodwill est suivi pour les besoins de gestion interne et ne doit pas être plus grand qu'un secteur déterminé selon la norme IFRS 8 - Secteurs opérationnels, avant regroupement.
Le niveau d'analyse auquel le groupe Carrefour apprécie la valeur recouvrable des goodwill correspond au pays. Ce niveau de test du goodwill est fondé sur des critères tant organisationnels que stratégiques. En particulier, le fonctionnement des activités dans les pays (hypermarchés, supermarchés...) s'appuie sur des moyens
communs (gestion des achats, systèmes commerciaux, un siège par pays...), qui représentent une source essentielle de synergies entre les différentes activités.
La valeur d'utilité est estimée par actualisation de flux de trésorerie futurs sur une période qui n'excède en général pas 5 ans avec détermination d'une valeur terminale calculée à partir de l'extrapolation des données de la dernière année au taux de croissance perpétuelle à l'infini et l'utilisation d'un taux d'actualisation spécifique par pays. Les flux de trésorerie futurs retenus pour les tests de dépréciation réalisés pour l'exercice 2018 ont été estimés à partir des trajectoires financières établies par la Direction générale du pays et validées par la Direction générale du Groupe.
Le taux d'actualisation par pays correspond à la moyenne pondérée du coût des fonds propres et du coût de l'endettement calculé en utilisant un gearing sectoriel médian. Le coût des fonds propres spécifique par pays est obtenu à partir des paramètres locaux (taux sans risque, prime de marché). Le coût de l'endettement pris en considération est évalué selon la même logique.
La juste valeur, qui correspond au prix qui serait reçu pour la vente des activités du pays testé lors d'une transaction normale entre des participants de marché, est évaluée sur la base de données observables lorsqu'il en existe (multiples de chiffre d'affaires et/ou d'EBITDA de transactions récentes, offres reçues de repreneurs potentiels, multiples de valeurs boursières d'entreprises comparables) ou d'analyses effectuées par des experts internes ou externes.
Un test supplémentaire est réalisé lors de la clôture semestrielle dès lors qu'un indice de perte de valeur est identifié. Les indicateurs retenus par le Groupe sont notamment :
- un indice de perte de valeur interne : dégradation significative du ratio [Résultat opérationnel courant avant amortissements / ventes nettes hors essence] entre le budget et le dernier atterrissage ;
- des indices de perte de valeur externes : hausse significative du taux d'actualisation et/ou dégradation importante de la prévision de croissance du PIB établie par le FMI.
Les pertes de valeur constatées sur les goodwill sont définitives, y compris lorsqu'elles ont été comptabilisées lors d'un arrêté intermédiaire.

8.3.1 Dépréciation des goodwill et analyse de sensibilité
Les tests de dépréciation réalisés en 2018 ont conduit le Groupe à ne pas comptabiliser de perte de valeur des goodwill. En 2017, le Groupe avait comptabilisé une perte de valeur des goodwill de l'Italie à hauteur de 700 millions d'euros.
8.3.1.1 Pays pour lesquels la valeur recouvrable est proche de la valeur nette comptable
Dans le cadre des tests menés au 31 décembre 2018, l'Italie et la Pologne ont été identifiées comme ayant une valeur recouvrable proche de la valeur nette comptable tout en lui restant supérieure. Par conséquent, aucune perte de valeur n'a été constatée mais des analyses de sensibilité ont été menées pour les deux pays.
ITALIE
En ce qui concerne l'Italie, une dépréciation de 700 millions d'euros du goodwill avait été enregistrée dans les comptes en 2017 afin de refléter la diminution importante constatée sur la valeur d'utilité de nos activités italiennes. Dans ce contexte, une analyse élargle avait été menée afin d'évaluer la tuste valeur des activités du Groupe en Italie, fondée sur une approche de valorisation multi-critères incluant notamment une valorisation sur la base de multiples observés pour des actifs comparables dans le secteur de la distribution en Europe, ainsi que la prise en compte de la valeur de marché des actifs immobiliers italiens, établie sur la base d'évaluations externes.
Cette approche de valorisation multi-critères a été reconduite dans le cadre du test d'impairment du goodwill au 31 décembre 2018. La juste valeur ainsi déterminée représente la meilleure estimation établie par la Direction générale du Groupe et permet de conforter le montant du goodwill de 251 millions d'euros comptabilisé au 31 décembre 2018.
POLOGNE
En ce qui concerne la Pologne, les analyses de sensibilité ont été de nouveau mises en oeuvre au 31 décembre 2018 afin de mesurer les variations des principales hypothèses financières retenues qui pourraient conduire à une dépréciation. Les montants ci-dessous expriment la différence entre la valeur recouvrable et la valeur comptable des actifs nets affectés au pays concerné ; le signe « -» indique que le scenario étudié conduirait à enregistrer une perte du montant spécifié.
| WACC (%) | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| $-1.00%$ | -0.50% | 0,00% | 0.50% | 1,00% | ||
| မ္မ မွ | $-0.50%$ | 297 | 212 | 142 | 84 | 34 |
| $-0.25%$ | 350 | 256 | 179 | 115 | 61 | |
| 0,00% | 410 | 304 | 219 | 148 | 89 | |
| Crois: Perpé |
0,25% | 477 | 358 | 262 | 185 | 120 |
| 0,50% | 553 | 418 | 311 | 225 | 154 |
Sensibilité au WACC et à la croissance perpétuelle
Une baisse de 50 bp de l'hypothèse de marge de ROCDA (résultat opérationnel courant avant amortissements rapporté au chiffre d'affaires) retenue pour la détermination de la valeur terminale n'aurait pas d'incidence sur les conclusions du test de dépréciation.
8.3.1.2 Autres pays
Pour les autres pays dans lesquels le Groupe opère, l'analyse de sensibilité du calcul à une variation conjointe des paramètres clefs selon des hypothèses raisonnablement possibles n'a pas fait apparaître de scénario probable dans lequel la valeur recouvrable des groupes d'UGT deviendrait inférieure à sa valeur comptable.

8.3.1.3 Principales hypothèses financières utilisées pour l'estimation des valeurs d'utilité
Les hypothèses de taux de croissance perpétuelle et de taux d'actualisation (Weighted Average Cost of Capital - WACC) par pays, prises en compte pour les tests de dépréciation 2018 et 2017, se présentent comme suit :
| 2018 | 2017 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | Taux d'actualisation Taux de croissance après impôt |
perpétuelle | Taux d'actualisation Taux de croissance après Impôt |
perpétuelle | |
| France | 5,9% | 1,6% | 6,3% | 1,8% | |
| Espagne | 6,5% | 2,1% | 6,8% | 2,1% | |
| Italie | 6,7% | 1,7% | 6,7% | 1,7% | |
| Belgique | 6,0% | 1,8% | 6,2% | 1,8% | |
| Pologne | 7,9% | 2,7% | 8,4% | 3,0% | |
| Roumanie | 9,4% | 3,1% | 9,0% | 2,6% | |
| Brésll | 12,5% | 4,6% | 12,3% | 4,4% | |
| Argentine | 25,3% | 13,3% | 16,2% | 7,4% | |
| Chine | 9,2% | 2,3% | 9,7% | 2,4% | |
| Taiwan | 6,8% | 1,8% | 7.2% | 1,9% |
8.4 Immeubles de placement
Principes comptables
Selon la norme IAS 40 - Immeubles de placement, les immeubles de placement sont des biens immobiliers
(constructions ou terrains) détenus pour en retirer des loyers ou/et pour valoriser le capital. Au regard des critères attachés à cette norme, ces actifs qui génèrent des flux de trésorerie largement indépendants des autres actifs détenus par le Groupe dans le cadre de l'exploitation des magasins correspondent au sein du Groupe aux galeries marchandes (ensemble de commerces et de services implantés derrière les lignes de caisses des magasins), en pleine propriété ou copropriété ou détenues dans le cadre d'un contrat de locationfinancement, et dont la surface est au moins égale à 2 500 mètres carrés.
Les immeubles de placement sont comptabilisés à leur coût historique et amortis linéairement sur la même période que les immobilisations corporelles de même nature (cf. note 8.2).
Les revenus locatifs provenant des immeubles de placement sont comptabilisés en « Autres revenus », sur une base linéaire sur toute la durée de location. Les avantages consentis par le Groupe au titre d'un contrat de location font partie intégrante du total net des revenus locatifs, sur toute la durée de location (cf. note 8.2).
La tuste valeur des immeubles de placement est évaluée deux fois par an :
- soit en appliquant aux loyers bruts annualisés générés par chaque immeuble de placement, un multiple, fonction de la rentabilité calculée sur chacune des galeries marchandes, et un taux de capitalisation, fonction du pays ;
- soit en avant recours à des expertises indépendantes utilisant deux méthodes : la méthode des flux de trésorerie actualisés et la méthode par le rendement. Les experts utilisent également par recoupement les valeurs vénales au m2 et les valeurs de marché utilisées sur les transactions comparables.
Compte tenu du peu de données publiques disponibles notamment en terme de taux de capitalisation, de la complexité des évaluations d'actifs immobiliers et de l'utilisation des états locatifs propres au Groupe, ce
dernier considère la classification en niveau 3 de la hiérarchie de juste valeur comme la mieux adaptée.
| (en millions d'euros) | $31/12/2018$ $31/12/2017$ (1) | ||
|---|---|---|---|
| Immeubles de placement (valeur brute) | 576 | 593 | |
| Amortissements et dépréciations | (187) | '183) | |
| Total Immeubles de placement | 389 | 410 |
Les immobilisations de placement en valeur nette sont passées de 410 millions d'euros au 31/12/2017 à 434 millions d'euros au 01/01/2018
suite à l'application de la norme IAS 29 à partir de ce jour-là (cf. note 4).

Variation des immeubles de placement
| (en millions d'euros) | |
|---|---|
| Au 31 décembre 2016 | 314 |
| Dotations aux amortissements | (18) |
| Ecarts de conversion | (20) |
| Investissements | 12 |
| Acquisitions liées à des regroupements d'entreprises | 29 |
| Transferts et autres mouvements | 93 |
| Au 31 décembre 2017 | 410 |
| Ajustements liés à la première application d'IAS 29 | 25 |
| Au 01 janvier 2018 | 434 |
| Dotations aux amortissements | (14) |
| Ecarts de conversion | (35) |
| Investissements | а |
| Acquisitions liées à des regroupements d'entreprises | o |
| Transferts et autres mouvements | (4) |
| Au 31 décembre 2018 | 389 |
Les produits locatifs générés par ces immeubles de placement et comptabilisés sur la ligne « Autres revenus » du compte de résultat s'élèvent à 73,8 millions d'euros en 2018 contre 76,6 millions d'euros en 2017. Les charges opérationnelles directes s'élèvent à 16,0 millions d'euros en 2018 contre 12.3 millions d'euros en 2017.
La juste valeur des immeubles de placement au 31 décembre 2018 a été estimée à 982 millions d'euros contre 988 millions d'euros au 31 décembre 2017. Les évolutions de juste valeur pour les différents pays ne sont pas significatives individuellement.
8.5 Immobilisations en location
Le Groupe Carrefour a effectué une revue de l'ensemble de ses contrats de location immobilière pour déterminer s'il s'agit de contrats de location simple ou de contrats de location-financement, qui sont comptabilisés selon les modalités précisées dans les principes comptables en note 8.2.
8.5.1 Contrats de location-financement
Au 31 décembre, le montant des paiements minimaux futurs au titre de contrats de locationfinancement sur la durée non résiliable est le suivant :
| Engagements de location donnés à fin 2018 (en millions d'euros) |
Total | $\hat{a}$ moins d'un an de $1\hat{a}$ 5 ans | Plus de 5 ans | |
|---|---|---|---|---|
| Lovers minimaux à payer | 486 | 42 | 158 | 285 |
| Valeur actualisée | 307 | 40 | 126 | 141 |
| Engagements de location donnés à fin 2017 (en millions d'euros) |
Total | à moins d'un an de 1 à 5 ans | Plus de 5 ans | |
| Loyers minimaux à payer | 546 | 47 | 165 | 333 |
| Valeur actualisée | 324 | 44 | 130 | 150 |
Les charges de location et revenus de sous-location comptabilisés en résultat sont les suivants :
| Détail des loyers encourus et des revenus de sous-location (en millions d'euros) |
2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Loyers minimaux acquittés lors de l'exercice | (35) | (40) |
| Lovers conditionnels acquittés lors de l'exercice | (0) | |
| Revenus de sous-location perçus au cours de l'exercice | 16 |
Les paiements minimaux futurs à recevoir au titre des contrats de sous-location non résiliables s'élèvent à 21 millions d'euros au 31 décembre 2018 (contre 14 millions d'euros au 31 décembre 2017).

8.5.2 Contrats de location simple
Au 31 décembre, le montant des paiements minimaux futurs au titre de contrats de location simple
sur la durée non résiliable est le suivant :
| Engagements de location donnés à fin 2018 (en millions d'euros) |
Total | à moins d'un an de 1 à 5 ans Plus de 5 ans | ||
|---|---|---|---|---|
| Loyers minimaux à payer | 3 5 6 9 | 1 100 | 1618 | 851 |
| Valeur actualisée | 2872 | 1 0 2 7 | 1 2 8 9 | 557 |
| Engagements de location donnés à fin 2017 (en millions d'euros) |
Total | à moins d'un an de 1 à 5 ans | Plus de 5 ans | |
| Loyers minimaux à payer | 3712 | 1 1 1 5 | 1 744 | 853 |
| Valeur actualisée | 2928 | 1 034 | 1 3 5 8 | 536 |
Les charges de location et revenus de sous-location comptabilisés en résultat sont les suivants :
| Détail des lovers encourus et des revenus de sous-location (en millions d'euros) |
2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Loyers minimaux acquittés fors de l'exercice | (1213) | (1217) |
| Lovers conditionnels acquittés lors de l'exercice | (10) | (12) |
| Revenus de sous-location percus au cours de l'exercice | 245 | 255 |
Les paiements minimaux futurs à recevoir au titre des contrats de sous-location non résiliables s'élèvent à 78 millions d'euros au 31 décembre 2018 (197 millions d'euros au 31 décembre 2017).

NOTE 9 TITRES MIS EN EOUIVALENCE
Principes comptables
Les états financiers consolidés incluent la quote-part du Groupe dans les variations de l'actif net des entreprises mises en équivalence (entreprises associées et co-entreprises), après prise en compte d'ajustements de mise en conformité des méthodes comptables avec celles du Groupe, à partir de la date à laquelle l'influence notable ou le contrôle conjoint est exercé jusqu'à la date à laquelle l'influence notable ou le contrôle conjoint prend fin.
Les participations comptabilisées par mise en équivalence font pleinement partie des activités opérationnelles du Groupe. La quote-part du Groupe dans le résultat net des sociétés mises en équivalence est par conséquent présentée sur une ligne distincte du résultat opérationnel courant (« résultat opérationnel courant après quotepart des sociétés mises en équivalence »), conformément à la recommandation n° 2013-01 de l'Autorité des Normes Comptables.
La valeur comptable des titres mis en équivalence fait l'obiet de tests de dépréciation conformément aux principes comptables décrits en note 8.3.
9.1 Variation des titres mis en équivalence
La variation de ce poste se présente comme suit :
| (en millions d'euros) | |
|---|---|
| Solde au 31 décembre 2016 | 1361 |
| Ecarts de conversion | (19) |
| Quote-part de résultat net | |
| Dividendes | (BO) |
| Acquisitions et Augmentations de capital | 64 |
| Autres mouvements | 24 |
| Solde au 31 décembre 2017 | 1355 |
| Ajustements liés à la première application d'IFRS 9 | 7 |
| Solde au 01 janvier 2018 | 1362 |
| Ecarts de conversion | (15) |
| Quote-part de résultat net | 14 |
| Dividendes | (51) |
| Acquisitions et Augmentations de capital | 115 |
| Autres mouvements | (51) |
| Solde au 31 décembre 2018 | 1374 |
9.2 Informations sur les entreprises associées
Les principaux éléments financiers caractéristiques des entreprises associées sont les suivants :
| (en millions d'euros) | $\mathbf{0}/\mathbf{0}$ d'intérêt |
Total bilan | Capitaux propres |
Actifs non courants |
Chiffre d'affaires / Revenus |
Résultat net |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Carmila (France) | 35% | 5489 | 2 7 5 4 | 5 0 4 7 | 340 | 30 |
| Provencia SA (France) | 50% | 454 | 263 | 247 | 861 | 26 |
| Showroomprive.com (France) | 21% | 447 | 197 | 197 | 655 | (5) |
| Carrefour SA (Turquie) | 46% | 437 | 30 | 236 | 906 | (2) |
| Costasol (Espagne) | 34% | 97 | 57 | 60 | 129 | 7 |
| Mestdagh (Belgique) | 25% | 290 | 22 | 109 | 585 | (42) |
| Ulysse (Tunisie) | 25% | 131 | 62 | 112 | 335 | 14 |
| Autres sociétés (1) | NA | 971 | 346 | 552 | 1424 | $\left(1\right)$ |
(1) Ligne comprenant 191 sociétés considérées individuellement comme non significatives.
Les deux principales valeurs des titres mis en équivalence au 31 décembre 2018 concernent Carmila pour 908 millions d'euros (942 millions d'euros au 31 décembre 2017) et Provencia pour 122 millions d'euros (118 millions d'euros au 31 décembre 2017). Elles représentent 75 % de la valeur totale des mises en équivalence à fin 2018.

Les informations financières résumées présentées dans le tableau ci-dessus correspondent aux données à 100 % issues des états financiers des entreprises associées, retraltés le cas échéant afin de refléter les ajustements d'homogénéisation des méthodes comptables effectués lors de l'application de la méthode de la mise en équivalence (données non retraitées des ajustements de juste valeur effectués au moment de l'acquisition ou de la perte de contrôle et de l'élimination de la quote-part du Groupe dans les résultats découlant des opérations de cession ou d'acquisition d'actifs réalisées entre le Groupe et l'entreprise associée).
Carmila - société dédiée à la valorisation des centres commerciaux attenants aux hypermarchés Carrefour en France, en Espagne et en Italie, créée en 2014 par le Groupe et ses partenaires coinvestisseurs - est comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence, la gouvernance établie avec les co-investisseurs confèrant à Carrefour une influence notable sur Carmila.
Jusqu'à sa fusion-absorption avec la société Cardety le 12 juin 2017, la gouvernance de Carmila étalt organisée par un pacte d'associés entre Carrefour (qui détenait 42 % du capital) et d'autres investisseurs institutionnels (qui détenaient les 58 % restants), pacte qui prévoyait notamment la composition du conseil d'administration et liste les décisions requérant une approbation préalable du conseil (avec des majorités simples ou qualifiées selon l'importance des sujets).
Concomitamment à la fusion-absorption de Carmila par Cardety (opération décrite en note 3.2.2). les règles de gouvernance ont été adaptées (recomposition des organes d'administration et de direction, et modifications apportées aux statuts et au règlement intérieur du conseil d'administration). Le Groupe considère que ces règles de gouvernance lui confèrent une influence notable sur la nouvelle entité Carmila, qui est comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence. Cette position repose notamment sur le fait que le groupe Carrefour ne dispose pas de la majorité de représentants au conseil d'administration (composé de quatorze membres, dont huit administrateurs indépendants et cinq administrateurs désignés par Carrefour) et n'est donc pas en mesure d'imposer seul les décisions requérant l'approbation préalable du conseil, qui relèvent pour partie des activités pertinentes.
Le tableau suivant résume les principaux éléments financiers au 31 décembre 2018 et au 31 décembre 2017 de l'entreprise associée Carmila (tels que publiés dans ses propres états financiers consolidés(1)), L'ANR EPRA (Actif Net Réévalué - European Public Real Estate Association) de Carmila s'élève à 3,876 millions d'euros au 31 décembre 2018.
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Produits (revenus locatifs) | 340 | 301 |
| Résultat opérationnel avant ajustement de juste valeur des actifs | 261 | 230 |
| Résultat opérationnel (1) | 275 | 394 |
| Résultat net des activités poursulvies | 164 | 314 |
| Total actifs non courants (1) | 6 0 9 2 | 5521 |
| Total actifs courants | 411 | 513 |
| dont trésorerie et équivalents de trésorerie | 71 | 329 |
| Total passifs non courants | 2 550 | 2 1 5 8 |
| Total passifs courants | 301 | 334 |
| Pourcentage d'intérêt détenu par Carrefour | 35,4% | 35,8% |
| Carrefour - Valeur des titres Carmila mis en équivalence | 908 | 942 |
| Carrefour - Dividendes recus de Carmila | 36 | 66. |
ourrerour - cuvidences reçus ae carmina
(1) Carmila ayant choisi d'appliquer le modèle de la juste valeur pour la comptabilisation des immeubles de placement, conformément à l'option e prévue par la norme 145 40, les données présentées dans le tableau ci-dessus tiennent compte des ajustements de juste valeur du patrimoine
Immobilier. Les états financiers consolidés de Carmila font par conséquent l'obje Carrefour).


9.3 Transactions avec les entreprises associées (parties liées)
Les montants des opérations réalisées au cours de l'exercice 2018 avec les principales sociétés sur lesquelles le Groupe exerce une influence notable sont présentés ci-dessous :
| (en millions d'euros) | Carmila (France) |
Carrefour SA (Turquie) |
Provencia (France) |
Mestdagh (Belgique) |
Ulvsse (Tunisie) |
|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires (ventes de marchandises) | 590 | 49 | 8 | ||
| Redevances de franchise | 2 | 9 | 8 | 2 | |
| Revenus de l'activité de promotion immobilière (1) | 67 | ٠ | $\sim$ | ||
| Prestations de services | 15 | ÷ | 6 | ||
| Honoraires et autres charges opérationnelles | (7) | $\blacksquare$ | |||
| Créances à la clôture | 32 | 0 | 31 | 4 | 4 |
| Dettes à la dôture | (6) | (4) | ۰ |
(1) Montants présentés avant élimination de la quote-part correspondant à la participation détenue par le Groupe dans l'entreprise associée concernée.
NOTE 10: IMPOTS SUR LES RESULTATS
Principes comptables
La charge d'impôt de l'exercice comprend la charge d'impôt exigible et la charge d'impôt différé. Elle intègre le montant comptabilisé en France au titre de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE), dans la mesure où le Groupe considère que cette dernière répond à la définition d'un impôt sur le résultat donnée par la norme IAS 12 - Impôts sur le résultat.
Un impôt différé est calculé et comptabilisé selon la méthode bilantielle pour toutes les différences temporelles existant entre la valeur comptable des actifs et passifs inscrits au bilan consolidé et leur valeur fiscale (sauf cas particuliers prévus par la norme IAS 12), ainsi que sur les déficits fiscaux reportables. L'évaluation des impôts différés est faite en utilisant le taux d'impôt adopté ou quasi adopté à la date d'arrêté des comptes. Les actifs et passifs d'impôt différé ne sont pas actualisés et sont présentés au bilan en actifs et passifs non courants.
La recouvrabilité des impôts différés actifs est appréciée par entité fiscale, en prenant en compte les estimations de résultat fiscal futur dérivées du plan stratégique de chaque pays (établi selon les modalités décrites en note 8.3) et les impôts différés passifs existant à la clôture. Les impôts différés actifs dont la recouvrabilité n'est pas considérée comme probable font l'objet d'une dépréciation.
10.1 Charge d'impôt de l'exercice
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Impôts exigibles (y compris provisions) | (544) | (496) | |||
| Impôts différés | (122) | ||||
| Total Impôts sur les résultats | (539) | (618) |

Rapprochement du taux d'impôt théorique et du taux d'impôt effectif
L'impôt théorique pour 2018 et 2017 est calculé sur la base du résultat consolidé avant impôt auquel est appliqué le taux d'impôt en vigueur en France. Pour l'exercice 2018, il correspond à une charge de 171 millions d'euros, qui se rapproche de la charge nette de 539 millions d'euros effectivement comptabilisée comme suit :
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 retraité |
|---|---|---|
| Résultat avant Impôts | 496 | 533 |
| Taux d'imposition normatif en France | 34,4% | 34,4% |
| Charge d'impôt théorique | (171) | (184) |
| Eléments de rapprochement avec le taux effectif : | ||
| - Effet des différences entre le taux d'imposition normatif en France et le taux d'imposition des fillales étrangères |
33 | (40) |
| - Effet des changements de taux d'imposition applicables | (40) | (46) |
| - Impôts et crédits d'impôt non assis sur le résultat fiscal (1) | (36) | 19 |
| - Effets impôt sur les différences permanentes | (15) | (135) |
| - Impôts différés actifs reconnus sur différences temporelles et déficits reportables nés au cours d'exercices antérieurs (2) |
66 | 139 |
| - Impôts différés actifs non reconnus sur différences temporelles et déficits reportables nés au cours de l'exercice (3) |
(260) | (98) |
| - Dépréciation d'Impôts différés actifs reconnus au cours d'exercices antérieurs (3) | (113) | (270) |
| - Effet impôt sur la quote-part dans le résultat net des sociétés mises en équivalence | (5) | (1) |
| - Autres différences | 1 | (1) |
| Total Impôts sur les résultats | (539) | (618) |
| Taux effectif d'Impôt | 108,6% | 116.0% |
(1) Le montant d'impôts non assis sur le résultat tient notamment compte de la CVAE, qui s'élève à 51 millions d'euros en 2018 (62 millions en
2017), des retenues à la source, ainsi que de l'évolution des provisions pour r
concerned and the interview of the set of the second of the set of the set of the set of the set of the set of
(2) Le montant des impôts différés actifs relatifs à des exercices antérieurs reconnus en 2018 se rapporte nota
(3) Les dépréciations d'impôts différés actifs ont été constatées principalement en France, en Chine et en Argentine.
10.2 Impôts différés actifs et passifs
Le Groupe présente une position nette d'impôts différés actifs de 182 millions d'euros au 31 décembre 2018, contre 147 millions d'euros une année auparavant.
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 | ||
|---|---|---|---|---|
| Impôts différés actifs | 723 | 636 | ||
| Impôts différés passifs | (541) | (489) | ||
| Impôts différés actifs nets | 182 | 147 |

Les principales natures d'impôts différés se détaillent comme suit :
| Ajustements | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | 31/12/2017 | liés à la première application des normes IFRS 9 et IAS 29 |
01/01/2018 | Compte de résultat |
Impôt sur les autres éléments du résultat global (OCI) |
Périmètre. écarts de conversion et autres variations |
31/12/2018 |
| Déficits reportables | 1 1 0 8 | 1 1 0 8 | 289 | (135) | 1 2 6 2 | ||
| Immobilisations corporelles | 205 | 205 | (72) | (1) | 131 | ||
| Provisions non déductibles | 738 | 738 | 93 | (14) | (37) | 779 | |
| Goodwill amortissables fiscalement | 247 | 247 | 67 | 1 | 315 | ||
| Autres Immobilisations Incorporelles | 4 | 4 | (0) | (0) | 4 | ||
| Stocks | 172 | 172 | (17) | (4) | 151 | ||
| Instruments financiers | 5 | 127 | 133 | 2 | 1 | (0) | 136 |
| Autres différences temporelles | 118 | 118 | (83) | (58) | (23) | ||
| Impôts Différés Actifs avant compensation | 2597 | 127 | 2725 | 260 | (13) | (235) | 2756 |
| Incidence de la compensation IDA-IDP | (508) | (500) | 0 | 24 | (484) | ||
| Impôts Différés Actifs après compensation | 2090 | 127 | 2217 | 280 | (13) | (211) | 2272 |
| Dépréciation d'impôts différés actifs | (1454) | (4) | (1.457) | (290) | 197 | (1.550) | |
| Impôts Différés Actifs nets | 636 | 124 | 760 | (10) | (13) | (14) | 723 |
| Immobilisations corporelles | (208) | (77) | (285) | (14) | 50 | (250) | |
| Provisions réglementées | (413) | (413) | 18 | (0) | (394) | ||
| Goodwill amortissables fiscalement | (171) | (171) | (2) | 17 | (157) | ||
| Autres Immobilisations Incorporelles | (1) | (1) | o | ۰ | (1) | ||
| Stocks | (19) | (19) | з | (16) | |||
| Instruments financiers | (7) | (4) | (12) | 7 | (7) | (2) | (14) |
| Autres différences temporelles | (177) | (177) | 1 | (18) | (193) | ||
| Impôts Différés Passifs avant compensation | (997) | (B1) | (1078) | 14 | (7) | 46 | (1025) |
| Incidence de la compensation IDA-IDP | 508 | 508 | o | (24) | 484 | ||
| Impôts Différés Passifs après compensation | (489) | (81) | (570) | 14 | (7) | 22 | (541) |
| IMPOTS DIFFERES NETS | 147 | 42 | 190 | в | (20) | B | 182 |
10.3 Impôts différés non activés
Le montant des impôts différés non reconnus s'élève au 31 décembre 2018 à 1 550 millions d'euros (à comparer à 1 454 millions d'euros au 31 décembre 2017), dont 1 026 millions d'euros d'Impôts
différés actifs sur déficits reportables (738 millions d'euros au 31 décembre 2017) et 524 millions d'euros d'impôts différés actifs sur différences temporelles (716 millions d'euros au
31 décembre 2017).

NOTE 11: PROVISIONS ET PASSIFS EVENTUELS
Principes comptables
Conformément à la norme IAS 37 - Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels, les provisions sont comptabilisées lorsqu'à la date de clôture, le Groupe a une obligation actuelle, juridique ou implicite qui résulte d'un fait générateur passé dont le montant peut être estimé de manière fiable et dont il est probable qu'une sortie de ressources représentatives d'avantages économiques sera nécessaire pour éteindre l'obligation. Cette obligation peut être d'ordre légal, réglementaire ou contractuel, voire implicite. Ces provisions sont estimées
selon leur nature en tenant compte des hypothèses les plus probables. Les montants sont actualisés lorsque l'effet du passage du temps est significatif.
Les passifs éventuels ne sont pas comptabilisés et correspondent à :
- des obligations potentielles résultant d'événements passés dont l'existence ne sera confirmée que par la survenance d'événements futurs incertains qui ne sont pas totalement sous le contrôle de l'entreprise ; $\alpha$
- des obligations actuelles résultant d'événements passés, mais qui ne sont pas comptabilisées car il n'est pas probable qu'une sortie de ressources représentatives d'avantages économiques sera nécessaire pour éteindre l'obligation ou car le montant de l'obligation ne peut être évalué avec une fiabilité suffisante.
| (en millions d'euros) | 31/12/2017 Impact IFRS 9 01/01/2018 | Ecarts de conversion |
Dotations | Actualisation | Mapliana sans utilisation |
nupiaran avec utilisation |
Autres | 31/12/2018 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Engagements vis-à-vis du personnel (1) |
1 256 | ۰ | 1 256 | ٥ | 87 | (64) | (123) | (60) | ۰ | 1 0 9 5 |
| Litigas | 1 280 | ٠ | 1 280 | (91) | 421 | $\sim$ | (206) | (116) | 1 | 1 2 9 0 |
| Lidges fiscaux | 960 | ۰ | 960 | (65) | 279 | t | (138) | (35) | (4) | 998 |
| Litiges sociaux | 166 | ۰ | 166 | (16) | 82 | ž. | (33) | (61) | 4 | 143 |
| Litiges Iégaux | 154 | $\overline{\phantom{a}}$ | 154 | (10) | 59 | ÷ | (35) | (20) | 149 | |
| Réorganisations Provisions lides aux |
106 | 108 | (0) | 695 | ۰ | (25) | (80) | (1) | 697 | |
| activités de banque et d'assurance (3) |
215 | 90 | 306 | (7) | 23 | ۰ | (22) | (25) | 1 | 276 |
| Autres (3) | 144 | ۰ | 144 | (0) | 65 | ۰ | (38) | (17) | 10 | 163 |
| Total Provisions | 3 003 | 90 | 3 0 9 4 | (98) | 1 290 | (64) | (413) | (298) | 32 | 3521 |
| $141$ and $144$ |
$1.11111111111111111111111111111111111$
$\mathbf{r}$ and $\mathbf{r}$
11.1 Variations des provisions
$(1)$ Cf. note 12.
(2) Les provisions liées aux activités de banque et d'assurance comprennent notamment les provisions pour risque de crédit sur engagements de
prêts (hors-bilan) comptabilisées en application d'IFRS 9 (cf. notes 4 et 7.5.1) de l'activité d'assurance.
(3) Les autres provisions sont notamment composées de provisions pour contrats onéreux.
Les sociétés du Groupe sont engagées dans un certain nombre de procès ou litiges dans le cours normal de leurs activités. Par ailleurs, celles-ci font également l'objet de contrôles fiscaux dont certains peuvent donner lieu à redressement. Les principaux litiges sont décrits ci-dessous. Dans chaque cas, le risque est évalué par la Direction du Groupe et ses conseils.
Au 31 décembre 2018, le montant des provisions enregistrées par le Groupe au titre de l'ensemble des litiges dans lesquels il est impliqué s'élève à 1 290 millions d'euros, à comparer à 1 280 millions d'euros un an plus tôt. Le Groupe n'en fournit pas le détail, considérant que la divulgation du montant de la provision éventuellement constituée en considération de chaque litige en cours serait de nature à causer au Groupe un préjudice sérieux.
11.2 Litiges
Dans le cadre de ses activités réalisées dans une dizaine de pays différents, le Groupe est confronté à des litiges d'ordre fiscal, social ou commercial.
11.2.1 Litiges fiscaux
Certaines sociétés du Groupe ont fait ou font l'objet de contrôles par les autorités fiscales des pays dans lesquels elles sont enregistrées.
Au Brésil, Carrefour est exposé à des risques fiscaux, qui portent notamment sur la taxe sur la distribution des biens et services (ICMS) et les crédits d'impôt enregistrés à ce titre (détermination des montants et documentation de ceux-ci), ainsi que sur les contributions fédérales relatives au

programme d'intégration sociale et au financement de la sécurité sociale (Pis-Cofins). Le Groupe conteste le bien-fondé de la piupart des chefs de redressement et notamment la constitutionnalité de certaines dispositions législatives en vertu desquelles ces redressements ont été notifiés. L'estimation du niveau de risque relatif à chaque litige est revue régulièrement en concertation avec les conseils de Carrefour Brésil et une provision est comptabilisée en conséquence. Au 31 décembre 2018, la provision correspondante s'élève à 510 millions d'euros (contre 518 millions d'euros au 31 décembre 2017) et le montant des dépôts judiciaires versés au titre des redressements contestés par le Groupe, présentés en « Autres actifs financiers non courants » (cf. note 14.5) à 471 millions d'euros (509 millions d'euros au 31 décembre 2017).
En France. Carrefour a fait l'obiet de redressements en matière d'impôt sur les sociétés portant notamment (i) sur le champ d'application du « rabot » qui plafonne la déduction des charges financières en 2015 (Carrefour conteste ce redressement) et (II) sur l'exercice de déduction des charges à payer sur bonus, décalé d'un exercice.
Dans plusieurs pays, l'administration fiscale remet en cause une partie de la déductibilité des frais de siège. Le Groupe conteste ces redressements.
11.2.2 Litiges sociaux
De par sa taille, le Groupe est confronté de manière permanente à des litiges avec des salariés ou d'anciens salariés.
Carrefour peut par ailleurs rencontrer, de manière plus exceptionnelle, des situations de litige impliquant un nombre élevé de salariés ou anciens salariés. Au Brésil, le Groupe est en procès avec de nombreux anciens salariés qui lui réclament principalement le paiement d'heures supplémentaires qui n'auraient pas été payées.
11.2.3 Litiges légaux et commerciaux
Le Groupe fait l'objet de contrôles réquliers par les autorités en charge du respect de la législation commerciale en vigueur et des autorités de la concurrence. Des litiges avec les fournisseurs peuvent également apparaître au travers d'interprétations divergentes des dispositions légales ou contractuelles.
11.3 Passifs éventuels
Le Groupe n'a connaissance d'aucun passif éventuel risquant d'affecter significativement et avec une probabilité sérieuse, les résultats, la situation financière, le patrimoine ou l'activité du Groupe.
Au Brésil, compte tenu de la complexité de la législation fiscale, en particulier pour les sociétés de distribution, le Groupe est exposé à des risques fiscaux pour lesquels une sortie de trésorerie est jugée non probable par le Groupe et ses conseils, représentant une exposition totale
de 2,1 milliards d'euros au 31 décembre 2018. Le principal risque fiscal concerne la déductibilité de l'amortissement fiscal du goodwill reconnu lors de l'acquisition d'Atacadão en 2007 pour un montant total de 603 millions d'euros au 31 décembre 2018. L'exposition totale du risque devrait être réduite de 55 millions d'euros dans le cadre d'un jugement partiel de la Cour Supérieure Administrative brésilienne de février 2018 dont la publication est toujours en attente. A ce jour, la sortie de ressource est toujours considérée comme non probable par le Groupe.
En 2018, le Groupe a apporté à des amnisties quelques contentieux portant sur des crédits ICMS liés à des transferts de "produits de base" dans les états de Rio de Janeiro, Rio Grande de Sul et Paraiba et pouvant faire l'objet de jugements définitifs avant fin 2019. La position du Groupe pour les contentieux devant se dénouer après cette date reste inchangée et le risque de perte sur les contentieux "produits de base" est jugé comme non probable. Le Groupe attend une décision favorable de "modulation" de la Cour suprême devant intervenir fin 2019.
En France, le 16 juillet 2018, l'Autorité de la Concurrence a notifié l'ouverture d'enquêtes sur les rapprochements à l'achat dans le secteur de la grande distribution à dominante alimentaire.

NOTE 12 : EFFECTIFS, REMUNERATIONS ET AVANTAGES DU PERSONNEL
Principes comptables
Les salariés du Groupe bénéficient d'avantages à court terme (congés payés, congés maladie, participation aux bénéfices), d'avantages postérieurs à l'emploi à cotisations/prestations définies (indemnité de fin de carrière,
prestations de retraite...) et d'autres avantages à long terme (médaille du travail, prime d'ancienneté....).
Ces avantages sont comptabilisés selon les dispositions de la norme IAS 19 - Avantages du personnel. Les avantages à court terme (avantages payables dans les douze mois suivant la fin de la période pendant laquelle les salariés ont rendu les services correspondants) sont comptabilisés dans les dettes courantes (« Autres los saíneos en el entre el termedio en la contrada positiva de la contrada de la contrada de la contrada de la contrada de la contrada de la contrada de la contrada de 7.2.2). Les avantages postérieurs à l'emploi et autres selon les modalités exposées en note 12.1
Par aílleurs, le Groupe a mis en place deux modalités de rémunération au moyen d'actions et de produits dérivés d'actions en faveur de ses dirigeants et de certains de ses salariés : des plans d'options d'achat d'actions et des plans d'actions gratuites. Ces plans entrent dans le périmètre d'application de la norme IFRS 2 - Palement fondé sur des actions et sont comptabilisés selon les modalités décrites en note 12.2.
12.1 Engagements de retraite et avantages assimilés
Principes comptables
Les avantages postérieurs a l'emploi sont les avantages du personnel payables après la cessation de l'emploi. Le Groupe accorde des avantages postérieurs à l'emploi dans le cadre de régimes à cotisations définies et de régimes à prestations définies.
Régimes à cotisations définies
Les régimes à cotisations définies se caractérisent par des versements de cotisations périodiques à des
organismes extérieurs qui en assurent la gestion administrative et financière. Ces régimes libèrent l'employeur de toute obligation ultérieure, l'organisme se chargeant de verser aux salariés les montants qui leur sont dus (régime vieillesse de base de la Sécurité Sociale en France, régimes complémentaires de retraite, fonds de pension à cotisations définies).
Ces cotisations sont comptabilisées en charge quand elles sont dues.
Régimes à prestations définies et avantages à long terme
Le groupe Carrefour provisionne les différents avantages à prestations définies conditionnés par l'accumulation d'années de service au sein du Groupe.
L'obligation du Groupe au titre de ces avantages est calculée annuellement selon la méthode des unités de crédits projetées en tenant compte d'hypothèses actuarielles telles que l'augmentation des salaires, l'âge de départ, la mortalité, la rotation du personnel et le taux d'actualisation.
Le taux d'actualisation est déterminé à la date de clôture par référence aux taux des obligations d'entreprises de première catégorie ayant une date d'échéance proche de celle des engagements du Groupe. Les calculs sont effectués par un actuaire qualifié.
La provision comptabilisée au titre des régimes à prestations définies est égale à la valeur actualisée de l'obligation diminuée, le cas echeant, de la juste valeur des actifs versés dans des fonds affectés à leur financement. La charge comptabilisée au compte de résultat comprend :
- le coût des services rendus au cours de l'exercice, le coût des services passés ainsi que les éventuels effets de toute modification ou liquidation de régime, qui sont comptabilisés en résultat opérationnel ;
- la charge nette d'intérêts sur les obligations et les actifs de couverture comptabilisée en résultat financier.
Les réévaluations du passif net (écarts actuariels, rendement des actifs du régime et, le cas échéant, variation de l'effet du plafonnement de l'actif) sont comptabilisés immédiatement en « Autres éléments du résultat global ».

12.1.1 Description des principaux régimes à prestations définies
Les régimes à prestations définies du Groupe concernent essentiellement des compléments de retraites qui sont versés dans certains pays, annuellement, aux retraités anciens collaborateurs du Groupe, et des indemnités de départ à la retraite prévues par les conventions collectives qui sont versées en une seule fois au moment du départ à la retraite. Ces régimes sont présentés cidessous et concernent principalement la France, la Belgique et l'Italie.
Régimes en vigueur en France
En application de la loi et des conventions collectives en vigueur, le Groupe verse à chaque salarié une indemnité lors de son départ à la retraite. Cette indemnité est exprimée en nombre de mois de salaire (calculé sur la base du salaire versé au cours des 12 mois précédant le départ en retraite) et dépend de l'ancienneté dans le Groupe.
Carrefour a mis en place en 2009 un régime de retraite supplémentaire à prestations définies, modifié en 2015. Les principales caractéristiques de ce régime sont :
- bénéficiaires : avoir un minimum de 3 ans d'ancienneté effective et percevoir une rémunération annuelle brute supérieure à 18 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale (PASS):
- prestations servies : 2.75 % de la rémunération de référence par année d'ancienneté sous réserve du respect des conditions de performance applicables pour chaque année. Aucune rente n'est versée si un nombre minimum d'années n'a pas été validé au titre des conditions de performance :
- ancienneté : l'ancienneté retenue est celle acquise au sein du Groupe Carrefour : elle prend en compte la présence au sein du Groupe y compris au titre de contrats de travail non consécutifs. Aucune bonification d'ancienneté n'est prévue ;
- rémunération de référence : la rémunération de référence est calculée sur la movenne des 3 dernières rémunérations annuelles (salaire de base et rémunération variable annuelle), percues au cours des trois années civiles précédant l'année de cessation d'activité. Cette moyenne est plafonnée à 60 PASS ;
- rente annuelle maximum : 25 % de la rémunération de référence et la différence entre 45 % de la rémunération de référence et le montant annuel des retraites de base, complémentaire et supplémentaire;
- rente de réversion : en cas de décès, une rente de réversion au conjoint survivant est prévue à hauteur de 50 % de la rente de retraite du bénéficiaire.
Régimes en vigueur en Belgique
Les principaux engagements portés par le Groupe en Belgique concernent les « prépensions » et le « fonds de solidarité ».
Le système de prépension prévoit le versement d'une allocation de chômage pendant la période allant de l'âge de départ à la retraite proposé dans la convention collective à l'âge légal de départ à la retraite. Carrefour est engagé à compléter les allocations versées par l'Etat belge à concurrence de 95 % du dernier salaire net. La législation belge, modifiée en 2015, fixe l'âge de départ en retraite à 65 ans (sauf exceptions). L'âge d'accès au régime de prépension est quant à lui fixé à 62 ans (sauf exceptions) en vertu de la convention collective de Carrefour.
Le fonds de solidarité est un régime de retraite complémentaire d'entreprise, qui offre à ses bénéficiaires le choix, lors de leur départ en retraite, entre le versement d'un capital ou le versement d'une rente mensuelle viagère. Ce régime a été fermé en 1994 et remplacé par un régime à cotisations définies. L'engagement résiduel du Groupe ne concerne donc que les droits acquis avant cette date.
En outre, les régimes à cotisations définies faisant l'objet d'un rendement minimum légal garanti, le contexte économique a conduit le Groupe à comptabiliser une provision supplémentaire à partir de 2016.
Régimes en vigueur en Italie
Les engagements du Groupe en Italie concernent principalement les indemnités de fin de carrière légales, dites « TFR » (Trattemento di Fine Rapporto). Ce système a fait l'objet d'une profonde réforme en 2007 : depuis cette date, l'employeur est tenu de verser à un fonds de pension

indépendant une cotisation libératoire ; l'engagement qui reste porté par Carrefour ne concerne par conséquent que les droits acquis avant cette date.
12.1.2 Charge nette de l'exercice
La charge au compte de résultat se détaille comme suit :
| 2017 (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|
| Coûts des services (1) | 31 | 12 | 44 | ||
| Charges d'Intérêts (effet de l'actualisation) | 11 | 6 | 2 | 18 | |
| Produits d'intérêts sur les actifs de couverture | (0) | (3) | (0) | (3) | |
| Autres éléments | (1) | (1) | |||
| Charges (produits) de l'exercice 2017 | 40 | 15 | $\overline{\mathbf{z}}$ | 58 | |
| 2018 (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
| Coûts des services (1) | (42) | (8) | (0) | (50) | |
| Charges d'Intérêts (effet de l'actualisation) | 13 | 6 | 2 | 22 | |
| Produits d'intérêts sur les actifs de couverture | (0) | (3) | (0) | (3) | |
| Autres éléments | (1) | ٥ | (1) | ||
| Charges (produits) de l'exercice 2018 | (31) | (5) | (33) |
(1) Le détail du coût des services est présenté ci-dessous :
| 2017 (en millions d'euros) | France | Belalaue | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|
| Coût des services rendus au cours de la période | 57 | 17 | 74 | ||
| Coût des services passés (modifications et réductions de régime) | (4) | $\left( 0 \right)$ | (3) | ||
| Impact des liquidations et autres | (26) | (0) | (26) | ||
| Total Coût des services de l'exercice 2017 | 31 | 12 | O | 44 | |
| Total | |||||
| 2018 (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Groupe |
| Coût des services rendus au cours de la période | 52 | 16 | Ω | 68 | |
| Coût des services passés (modifications et réductions de régime) | 0 | (24) | (24) | ||
| Impact des liquidations et autres | (93) | (1) | (94) |
Un produit net de 33 millions d'euros a été comptabilisé sur l'exercice 2018. Ce produit reflète les reprises de provision enregistrées suite aux plans de départs de salariés, en particulier en France et Belgique (cf. note 2.1). Ces reprises ont été enregistrées dans les produits et charges non courants. Le reste des produits et charges de l'exercice 2018 afférentes aux engagements de retraite et avantages assimilés a été enregistré en frais de personnel, à l'exception des (19) millions d'euros de charge financière nette.
12.1.3 Décomposition de la provision
| (en millions d'euros) | France | Belaigue | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|
| Obligation (DBO) | 889 | 450 | 128 | 42 | 1 509 |
| Juste valeur des actifs de couverture | (16) | (230) | (7) | (253) | |
| Provision au 31 décembre 2017 | 873 | 221 | 128 | 35 | 1 256 |
| Obligation (DBO) | 770 | 398 | 115 | 42 | 1 3 2 6 |
| Juste valeur des actifs de couverture | (6) | (217) | (8) | (231) | |
| Provision au 31 décembre 2018 | 764 | 181 | 115 | 35 | 1095 |

12.1.4 Evolution de la provision
| (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|
| Provision au 31 décembre 2016 | 858 | 253 | 136 | 32 | 1 279 |
| Impact au compte de résultat | 40 | 15 | $\overline{2}$ | 59 | |
| Prestations payées directement par l'employeur | (7) | (12) | (9) | $\left( 0 \right)$ | (28) |
| Effet périmètre | (5) | (5) | |||
| Ecarts actuariels (1) | (13) | (28) | (1) | 4 | (38) |
| Autres | (0) | (8) | (2) | (10) | |
| Provision au 31 décembre 2017 | 873 | 221 | 128 | 35 | 1 256 |
| Impact au compte de résultat | (31) | (5) | (33) | ||
| Prestations payées directement par l'employeur | (18) | (12) | (12) | (0) | (42) |
| Effet périmètre | (8) | (8) | |||
| Ecarts actuariels (1) | (51) | (13) | (2) | 2 | (64) |
| Autres | (1) | (10) | (0) | (3) | (14) |
| Provision au 31 décembre 2018 | 764 | 181 | 115 | 35 | 1 095 |
(1) Cette ligne se décompose comme suit :
| 2017 (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|
| Gains et pertes d'expérience | 6 | 2 | q | ||
| Impact des changements d'hypothèses démographiques | (6) | (0) | (5) | ||
| Impact des changements d'hypothèses financières | (12) | (20) | (2) | o | (34) |
| Ecarts liés au rendement des actifs | (1) | (8) | o | (9) | |
| Ecarts actuariels de l'exercice 2017 | (13) | (28) | (1) | 4 | (38) |
| 2018 (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
| Gains et pertes d'expérience | (24) | ۵ | Ω | (24) | |
| Impact des changements d'hypothèses démographiques | (11) | (10) | |||
| Impact des changements d'hypothèses financières | (16) | (15) | (2) | о | (32) |
| Ecarts liés au rendement des actifs | (0) | (0) |
12.1.5 Actifs de couverture
| (en millions d'euros) | France | Belgique | Italie | Autres pays |
Total Groupe |
|---|---|---|---|---|---|
| Juste Valeur au 31 décembre 2016 | 53 | 227 | 286 | ||
| Rendement des actifs | o | з | 0 | ||
| Prestations payées par le fonds | (31) | (16) | (40) | ||
| Ecarts actuariels Gain/(Perte) | 8 | $\overline{\phantom{0}}$ | (0) | ||
| Autres | (6) | 8 | (7) | (5) | |
| Juste Valeur au 31 décembre 2017 | 16 | 230 | 7 | 253 | |
| Rendement des actifs | ٥ | з | n | ||
| Prestations payées par le fonds | (11) | (24) | (3) | (38) | |
| Ecarts actuariels Gain/(Perte) | ٥ | (1) | o | (1) | |
| Autres | 10 | 13 | |||
| Juste Valeur au 31 décembre 2018 | 6 | 217 | $\overline{\phantom{0}}$ | 8 | 231 |
La répartition des actifs de couverture par catégorie se présente comme suit :
| 31 décembre 2018 | 31 décembre 2017 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Obligations | Actions | Placements monétaires |
Immobilier et autres |
Obilgations | Actions | Placements monétaires |
Immobilier et autres |
|
| France | 28% | 3% | 68% | 1% | 57% | 7% | 33% | 3% |
| Belgique | 33% | 9% | 57% | 0% | 36% | 9% | 55% | 0% |
Les actifs de couverture de type obligations et actions sont composés uniquement de titres cotés.


12.1.6 Hypothèses actuarielles et analyse de sensibilité
Les hypothèses utilisées pour l'évaluation des engagements relatifs aux indemnités de départ à la retraite sont présentées dans le tableau ci-dessous :
| 2018 | 2017 | |
|---|---|---|
| Age de départ à la retraite | $62-67$ ans | $62 - 67$ ans |
| Evolution des salaires | 1,9% à 2,5% | 1,9% à 2,5% |
| Taux d'Inflation | 1.9% | 1.9% |
| Taux d'actualisation | 1.6% | 1.4% |
| Le termi disebuationisme potenti permite Former le Delatorie et littelle aiditrix à 4 CO Oi id AA Oi |
Le taux d'actualisation retenu pour la France. la Belgique et l'Italie s'élève à 1.60 % (1.44 % en 2017). Ces taux sont fondés sur un indice qui regroupe la performance d'obligations corporate notées AA dont les maturités correspondent aux flux attendus des régimes.
La duration moyenne des régimes en France, Belgique et Italie est respectivement de 11,6 ans, 8,2 ans et 8,5 ans en $2018$ (contre 11,3 ans, 9 ans et 9,2 ans respectivement en $2017$ ). Les résultats des tests de sensibilité montrent que :
- une hausse de 25 points de base du taux d'actualisation aurait eu une incidence de l'ordre de (31) millions d'euros sur le montant de la valeur actuelle de l'engagement au titre des régimes en France, en Belgique et en Italie ;
- une hausse de 25 points de base du taux d'inflation aurait eu une incidence de l'ordre de 24 millions d'euros sur le montant de la valeur actuelle de l'engagement au titre des régimes en France, en Belgique et en Italie.
12.2 Paiements fondés sur des actions
Principes comptables
Le Groupe a mis en place deux modalités de rémunération au moven d'actions et de produits dérivés d'actions en faveur de ses dirigeants et de certains de ses salariés : des plans d'options d'achat d'actions et des plans d'attribution gratuite d'actions.
En application d'IFRS 2 - Paiement fondé sur des actions, les avantages accordés par ces plans sont comptabilisés en charges de personnel, en contrepartie d'une augmentation des capitaux propres, les plans étant réglés en instruments de capitaux propres. La charge comptabilisée au titre des plans de rémunération en actions correspond à la juste valeur des instruments attribués, déterminée à la date d'attribution (date à laquelle les bénéficiaires ont eu connaissance des caractéristiques et conditions des plans). Cette juste valeur a été évaluée à la date d'attribution selon la formule de « Black & Scholes » pour les options d'achat d'actions et sur la base du cours de bourse pour les actions gratuites. Les conditions d'acquisition autres que les conditions de marché ne sont pas prises en considération lors de l'estimation de la juste valeur à la date d'évaluation des actions et options d'achat d'actions attribuées. En revanche, ces conditions sont prises en considération pour déterminer le nombre d'actions dont l'acquisition est attendue (estimation revue à chaque clôture en fonction du niveau d'atteinte probable des conditions de performance dites hors marché).
La charge ainsi calculée est comptabilisée linéairement sur la période d'acquisition des droits.
La charge constatée dans le résultat de l'exercice 2018 au titre des paiements en actions s'élève à 6,3 millions d'euros, comptabilisée en charges de personnel dans le résultat opérationnel courant, en contrepartie d'une augmentation des capitaux propres (13,1 millions d'euros en 2017).
Les caractéristiques des plans d'options d'achat d'actions et des plans d'attribution gratuite d'actions mis en place par le Groupe afin de rémunérer ses dirigeants et certains de ses salariés sont présentées ci-après.

12.2.1 Plans d'options d'achat d'actions
Il n'existe plus de plan d'options d'achat d'actions Carrefour S.A. en vigueur au 31 décembre 2018, les plans de performance et de présence mis en place en 2010 étant arrivés à expiration en juillet 2017. Pour mémoire, les mouvements intervenus sur l'exercice 2017 sur ces plans ont été les suivants :
| 2018 | 2017 | |
|---|---|---|
| Nombre d'options restant à lever au 1er janvier | 1823200 | |
| dont options exercables | 1823200 | |
| Options attribuées sur l'exercice (1) | ||
| Options exercées sur l'exercice | $\overline{\phantom{a}}$ | |
| Options annulées et échues sur l'exercice (2) | (1823200) | |
| Nombre d'options restant à lever au 31 décembre | ||
| dont options exercables |
(1) Le Comité des rémunérations Groupe a décidé de n'attribuer aucun plan d'options d'achat d'actions Carrefour S.A. sur les exercices 2017 et
2018.
(2) Les plans 2010 sont arrivés à échéance en juillet 2017. Les options non exercées à cette date (soit 1 823 200 options) ont été radiées.
Le 21 mars 2017, le Conseil d'administration d'Atacadão a décidé de procéder à l'attribution d'options d'achat d'actions Atacadão existantes ou à émettre. Ce plan d'options d'achat d'actions a été approuvé par l'Assemblée générale des actionnaires d'Atacadão réunie le même jour. Les options attribuées dans le cadre de ce plan portent sur un nombre maximal de 9 283 783 actions (soit 0,47 % du capital social d'Atacadão). L'acquisition des options est soumise aux conditions de présence suivantes :
- 1/3 des options sont acquises à la date de l'introduction en bourse de la société;
- 1/3 des options seront acquises au terme d'une période de 12 mois suivant la date de l'introduction en bourse;
- 1/3 des options seront acquises au terme d'une période de 24 mois suivant la date de l'introduction en bourse.
Les options seront exerçables jusqu'au 21 mars 2023. Le prix d'exercice est de 11,7 réals.
Les principales hypothèses retenues pour déterminer la juste valeur des options attribuées en 2017 sont présentées dans le tableau ci-après.
| Juste valeur de l'option à la date d'octroi | Plan 2017 "Pre-IPO" Brésil |
|---|---|
| Prix d'exercice (en R\$) | 11,7 |
| Juste valeur de l'action estimée à la date d'octroi (en R\$) | 11,7 |
| Volatilité (en %) | 29,02% |
| Croissance des dividendes (en %) | 1,35% |
| Taux d'intérêt sans risque (en %) | 10.25% |
| Durée de vie moyenne estimée de l'option (en année) | 2,72 |
| Modèle | Binomial |
| Juste valeur de l'option à la date d'attribution (en R\$) | 3,73 |
Les mouvements intervenus au cours de l'exercice 2018 sur le plan d'options d'achat d'actions sont les suivants :
| 2018 | |
|---|---|
| Nombre d'options restant à lever au 1er janvier | 7838783 |
| dont options exercables | 2 612 928 |
| Options attribuées sur l'exercice | 500 000 |
| Options exercées sur l'exercice | (2391617) |
| Options annulées et échues sur l'exercice | (2094279) |
| Nombre d'options restant à lever au 31 décembre | 3852887 |
| dont options exercables | 1 284 296 |


12.2.2 Plans d'attribution gratuite d'actions
Le 27 juillet 2016, le Conseil d'administration a décidé de procéder, sur proposition du Comité des rémunérations et sur le fondement de la 14ème résolution de l'Assemblée générale des actionnaires du 17 mai 2016, à l'attribution gratuite d'actions existantes ou à émettre en faveur de 950 collaborateurs du Groupe environ. Ce plan porte sur un nombre maximal de 1 950 000 actions (soit 0,26 % du capital social), dont l'acquisition est soumise à une condition de présence et à plusieurs conditions de performance.
L'acquisition définitive de ces actions ne pourra avoir lieu qu'au terme d'une période d'acquisition de 3 ans (à compter de la date du Conseil d'administration avant décidé la mise en place du plan). Le nombre d'actions définitivement acquises dépendra de la réalisation de trois conditions de performance:
- deux conditions liées à la performance économique (la progression de l'EBITDA, pour 35 %, et la croissance organique du chiffre d'affaires, pour 35 %) ; et
- une condition liée à la Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (pour 30 %).
Les principales caractéristiques du plan d'attribution gratuite d'actions en vigueur au 31 décembre 2018 sont présentées dans le tableau ci-après.
| Plan 2016 Performance |
|
|---|---|
| Date d'Assemblée générale | $17 - ma - 16$ |
| Date d'attribution (1) | $15$ -sept-16 |
| Date d'acquisition (2) | 28-juil-19 |
| Nombre total d'actions attribuées à la date d'attribution | 1944850 |
| Nombre de bénéficiaires à la date d'attribution | 950 |
| Juste valeur d'une action (en C) (3) | 20,18 |
(1) Date de notification aux bénéficiaires (date à laquelle les bénéficiaires ont eu connaissance des caractéristiques et conditions des plans).
(2) L'acquisition des actions attribuées est soumise à la fois à une condition de présence et à des conditions de performance.
(3) Prix de marché de l'action à la date d'attribution (cours de référence), ajusté des dividendes attendus pendant la période d'acquisition des droits.
Les mouvements intervenus sur l'exercice sur le plan d'attribution gratuite d'actions sont les suivants :
| 2018 | 2017 | |
|---|---|---|
| Nombre d'actions attribuées gratuitement au 1 er janvier | 1739450 | 1942150 |
| dont actions attribuables | 8 000 | $\overline{\phantom{a}}$ |
| Actions attribuées sur l'exercice | ||
| Actions livrées aux bénéficiaires sur l'exercice | (12000) | (3500) |
| Actions annulées sur l'exercice | (210900) | (199 200) |
| Nombre d'actions attribuées gratuitement au 31 décembre | 1 516 550 | 1739450 |
| dont actions attribuables | O | 8.000 |
$\mathcal{L}_{\mathcal{L}}$

12.3 Rémunération des dirigeants (parties liées)
Le tableau ci-dessous présente la rémunération versée par le groupe Carrefour au cours de l'exercice aux principaux dirigeants du Groupe.
| (en millions d'euros) | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Rémunération fixe (1) au titre de l'exercice | 8,5 | 5,3 |
| Rémunération variable (2) relative à l'année précédente | 4,8 | 11,4 |
| Avantages en nature logement et véhicule | 0,4 | 0,1 |
| Rémunération totale versée | 13,7 | 16,8 |
| Charges patronales | 4,1 | 5,1 |
| Indemnités de fin de mandat [3] | $\rightarrow$ | 4,0 |
re and the control of the consell d'administration, de l'équipe de Direction du Groupe (1990)
2 octobre 2017, les principaux dirigeants correspondalent aux membres du Conseil d'administration, de l'équipe de Direction du G
(2) Les montants présentés au titre de l'exercice 2017 comprennent les sommes versées à M. Georges Plassat, Président-Directeur Général
Jusqu'au 18 juillet 2017, au titre des plans de rémunération à long terme 2014/2015 et
gould be required by the case of the contract of the contract of the contract of the contract of the contract o
The strappelé que M. Georges Plassat a décide renoncer à l'application de la clause de non concurrence qui lui
Les autres avantages accordés sont les suivants :
- régime de retraite à prestations définies décrit en note 12.1, étant précisé que les engagements et charges comptables du régime de retraite supplémentaire à prestations définies ne sont pas individualisables (répartition entre les dirigeants du Groupe et les autres bénéficiaires de ce régime basée sur des clés de répartition) ;
- options d'achat d'actions et actions gratuites : les dirigeants présents au 31 décembre 2018 disposaient de 133 000 actions gratuites (123 000 à fin 2017), dont les conditions d'acquisition sont détaillées au paragraphe 12.2.2. La part de la charge comptabilisée au titre des palements fondés sur des actions relative aux dirigeants membres de l'équipe de direction du Groupe au cours de ces deux exercices est non matérielle.
Le montant des jetons de présence versés aux membres du Conseil d'Administration au cours de l'exercice 2018 s'élève à 1.1 million d'euros (1 million d'euros en 2017).
12.4 Effectifs
| 2018 | 2017 | |
|---|---|---|
| Directeurs Seniors | 489 | 522 |
| Directeurs | 2 2 2 2 2 | 2 2 6 7 |
| Cadres | 40 978 | 42 575 |
| Employés | 317 241 | 330 790 |
| Effectif moyen du Groupe | 360930 | 376 154 |
| Effectif fin de période du Groupe | 363 862 | 378923 |

NOTE 13: CAPITAUX PROPRES ET RESULTAT PAR ACTION
13.1 Gestion du capital
Les capitaux propres de la société mère, Carrefour S.A., doivent être suffisants pour être en conformité avec les dispositions du Code de commerce.
Le Groupe détient un certain nombre de participations dans des entreprises ayant une activité financière (banques, compagnies d'assurances). Les capitaux propres de ces filiales doivent être suffisants pour satisfaire aux impératifs de solvabilité et aux limites prescrites par les autorités de tutelle des pays dans lesquels elles opèrent.
La gestion des capitaux employés du Groupe (capitaux propres et dette financière) a pour objectif:
- d'assurer la continuité de son exploitation en maintenant notamment des réserves de $\mathcal{L}$ liquidité élevées ;
- d'optimiser la rentabilité du capital investi par les actionnaires ;
- de maintenir une structure capitaux propres / dette adéquate dans le but de minimiser le coût du capital employé et de préserver une notation du crédit par les agences de notation suffisante pour sécuriser l'accès à un large éventail de ressources et produits de dettes.
Par ailleurs, pour maintenir ou ajuster la structure des capitaux employés, le Groupe peut être amené à souscrire de nouvelles dettes ou rembourser celles existantes, ajuster le montant des dividendes versés aux actionnaires, effectuer un remboursement en capital aux actionnaires, émettre de nouvelles actions, racheter des actions existantes ou céder des actifs afin de réduire l'endettement.
13.2 Capital social et actions propres
13.2.1 Capital social
Au 31 décembre 2018, le capital social était composé de 789 252 839 actions ordinaires d'une valeur nominale de 2,5 euros. Toutes les actions émises ont été libérées entièrement.
| (en milliers d'actions) | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Emises au 1er janvier | 774 678 | 756 235 |
| Emission contre de la trésorerie | ||
| Options sur actions exercées | ||
| Palement du dividende en actions | 14 575 | 18 443 |
| Annulation de titres | ||
| Emises au 31 décembre | 789 253 | 774 678 |
La variation de l'exercice correspond aux actions nouvelles émises pour les besoins du paiement du dividende en action (cf. notes 2.4 et 13.3).
13.2.2 Actions propres
Principes comptables
Les titres d'autocontrôle sont inscrits pour leur coût d'acquisition en diminution des capitaux propres consolidés. Les résultats de cession éventuelle d'actions d'autocontrôle (ainsi que les effets d'impôts correspondants) sont directement imputés en capitaux propres et ne contribuent pas au résultat net de l'exercice.

Au 31 décembre 2018, le Groupe contrôlait 9 457 539 de ses propres actions, à comparer à 11 719 539 à fin décembre 2017.
Les actions propres comprennent les actions affectées à la couverture des plans d'options d'achat d'actions et d'attribution gratuite d'actions, ainsi que les actions détenues dans le cadre du contrat de liquidité mis en place en juillet 2016 avec Rothschild & Cie Banque (en remplacement du contrat confié depuis 2014 à Oddo Corporate Finance).
Tous les droits relatifs à ces actions sont suspendus jusqu'à ce que ces actions soient remises en circulation.
13.3 Dividendes
L'Assemblée Générale des actionnaires de Carrefour, réunie le 15 juin 2018, a fixé le dividende relatif à l'exercice 2017 à 0,46 euro par action avec une option de paiement de ce dividende en actions.
A la ciôture de la période d'option le 4 juillet 2018, les actionnaires ayant choisi le paiement du dividende en actions représentent 56,93 % du capital.
Le 13 juillet 2018 ont eu lieu :
- le règlement livraison des 14 575 028 actions nouvelles émises pour les besoins du paiement du dividende en action, suite à une augmentation du capital social et des primes d'émission de Carrefour d'un montant total de 200 millions d'euros ;
- le versement du dividende global en numéraire aux actionnaires n'ayant pas retenu l'option du paiement en actions (152 millions d'euros).

13.4 Autres éléments du résultat global
| (en millions d'euros) | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Part du Groupe | 2018 | 2017 | ||||
| Brut | Impôt | Net | Brut | Impôt | Net | |
| Part efficace de la couverture de flux de trésorerie | 5 | (7) | (2) | (29) | 10 | (19) |
| Variation de juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente | N/A | (2) | 1 | (1) | ||
| Variation de juste valeur des instruments de dette à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global |
(4) | 1 | (4) | |||
| Variation des écarts de conversion | (333) | $\mathbf 0$ | (333) | (349) | $\mathbf 0$ | (349) |
| Autres éléments du résultat global recyclables ultérieurement en résultat |
(332) | (7) | (339) | (380) | 11 | (369) |
| Réévaluation du passif net au titre des régimes à prestations définies | 65 | (14) | 50 | 39 | (29) | 11 |
| Variation des instruments de capitaux propres à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global |
$\Omega$ | (0) | 0 | N/A | ||
| Autres éléments du résultat global non recyclables uitérieurement en résultat |
65 | (14) | 51 | 39 | (29) | 11 |
| Total - Part du Groupe | (267) | (21) | (288) | (340) | (18) | (358) |
| Participations ne donnant pas le contrôle | Brut | 2018 Impôt |
Net | Brut | 2017 Impôt |
Net |
| Part efficace de la couverture de flux de trésorerie | (1) | 0 | (1) | 4 | (1) | $\overline{2}$ |
| Variation de juste valeur des actifs financiers disponibles à la vente | N/A | (3) | 1 | (2) | ||
| Variation de juste valeur des instruments de dette à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global |
(3) | 1 | (2) | |||
| Variation des écarts de conversion | (112) | 0 | (112) | (124) | 0 | (124) |
| Autres éléments du résultat global recyclables ultérieurement en résultat |
(116) | 1 | (115) | (123) | (0) | (124) |
| Réévaluation du passif net au titre des régimes à prestations définies | (0) | o | o | (1) | $\mathbf{1}$ | (0) |
| Variation des instruments de capitaux propres à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global |
$\mathbf{a}$ | o | 0 | N/A | ||
| Autres éléments du résultat global non recyclables uitérieurement en résultat |
(0) | o | O | (1) | 1 | (0) |
| Total - Part attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle |
(116) | 1 | (115) | (124) | $\mathbf o$ | (124) |

13.5 Intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle
Les participations ne donnant pas le contrôle comprennent principalement les participations suivantes :
- participations dans le sous-groupe constitué par Carrefour Banque SA et ses filiales $\overline{a}$ (compris dans le secteur opérationnel « France »), détenu à hauteur de 60 % par le Groupe;
- participations dans le sous-groupe Grupo Carrefour Brasil, constitué par Atacadão et ses $\sim$ filiales (compris dans le secteur opérationnel « Brésil »), qui regroupe l'ensemble des activités de Carrefour au Brésil, et qui est détenu à hauteur de 71,8 % par le Groupe.
Les principales informations issues des états financiers consolidés de ces sous-groupes figurent cidessous.
Sous-groupe Carrefour Banque SA
| Compte de résultat (en millions d'euros) | 2018 | 2017 | Etat de la situation financière (en millions d'euros) |
31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|---|---|---|
| Revenu (Produit Net Bancaire) | 323 | 360 | Actifs non courants | 1 652 | 1823 |
| Résultat Net | 17 | 38 | Actifs courants | 3 1 1 2 | 3 0 2 1 |
| dont : - part du Groupe Carrelour |
10 | 23 | Passifs non courants hors capitaux propres | 1883 | 2631 |
| - intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle |
15 | Passifs courants | 2 4 6 2 | 1686 | |
| Dividendes versés aux minoritaires |
Sous-groupe Grupo Carrefour Brasil
| Compte de résultat (en millions d'euros) | 2018 | 2017 | Etat de la situation financière (en millions d'euros) |
31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|---|---|---|
| Revenus totaux Résultat Net |
12 615 433 |
13 945 475 |
Actifs non courants Actifs courants |
4 2 3 5 4 0 2 7 |
4 3 1 3 4 2 2 2 |
| dont : - part du Groupe Carrefour |
275 | 319 | Passifs non courants hors capitaux propres | 1332 | 1 1 2 2 |
| - intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle |
156 | 155 | Passifs courants Dividendes versés aux minoritaires |
3766 58 |
4 102 57 |
Les participations ne donnant pas le contrôle dans d'autres filiales ne sont individuellement pas significatives.

13.6 Résultat par action (part du Groupe)
Principes comptables
En application de la norme IAS 33 - Résultat par action, le résultat par action de base est calculé en divisant le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires de la Société par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation au cours de la période. Les actions d'autocontrôle, y compris les titres faisant partie du
dispositif d'achat à terme décrit en note 13.2.2, ne sont pas considérées comme des actions en circulatio viennent donc minorer le nombre d'actions prises en compte pour le calcul du résultat net par action. Les actions dont l'émission est conditionnelle ne sont traitées comme étant en circulation que lorsque toutes les conditions nécessaires sont remplies.
Le résultat par action dilué est déterminé en ajustant, le cas échéant, le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires et le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation des effets de tous les instruments potentiellement dilutifs. Pour le Groupe, les seuls instruments potentiellement dilutifs sont les options d'achat d'actions et les actions gratuites attribuées qui sont présentées en note 12.2.1. Leur effet dilutif est calculé selon la méthode dite du rachat d'actions prévue par la norme IAS 33, selon laquelle les fonds qui seront recueillis lors de l'exercice des options sont affectés en priorité aux achats d'actions au prix de marché (cours de bourse moyen de la période). En application de cette méthode, les options d'achat d'actions sont considérées comme potentiellement dilutives si elles sont « dans la monnaie » (le prix d'exercice considéré incluant la juste valeur des services rendus déterminée selon IFRS 2 – Palement fondé sur des actions).
| Résultat net par action avant dilution | 2018 | 2017 retraité |
|---|---|---|
| Résultat net des activités poursuivies | (259) | (254) |
| Résultat net des activités abandonnées | (301) | (277) |
| Résultat net total | (561) | (531) |
| Nombre d'actions moyen pondéré (1) | 772 905 012 | 755 487 674 |
| Résultat net des activités poursulvies par action (en euros) | (0, 34) | (0,34) |
| Résultat net des activités abandonnées par action (en euros) | (0, 39) | (0,37) |
| Résultat net total par action (en euros) | (0,73) | (0,70) |
En application de la norme IAS 33, le nombre moyen pondéré d'actions en circulation pris en compte dans le calcul du résultat par action 2017
a été ajusté pour prendre en compte l'effet de la distribution de dividendes en $(1)$ rachat d'actions).
| Résultat net par action après dilution | 2018 | 2017 retraité |
|---|---|---|
| Résultat net des activités poursuivies | (259) | (254) |
| Résultat net des activités abandonnées | (301) | (277) |
| Résultat net total | (561) | (531) |
| Nombre d'actions moyen pondéré, avant dilution | 772 905 012 | 755 487 674 |
| Actions dilutives | w. | |
| Plans d'actions gratuites | ÷ | |
| Plans de stocks options | ×. | |
| Nombre d'actions retraité, après dilution éventuelle | 772 905 012 | 755 487 674 |
| Résultat net des activités poursuivies par action (en euros) | (0, 34) | (0, 34) |
| Résultat net des activités abandonnées par action (en euros) | (0.39) | (0.37) |
| Résultat net total par action (en euros) | (0,73) | (0,70) |
Le résultat des activités poursuivies étant négatif en 2018, les actions gratuites ne sont pas considérées comme dilutives.

NOTE 14 : ACTIFS, PASSIFS ET RESULTAT FINANCIERS
Principes comptables
Actifs financiers non dérivés
En application d'IFRS 9 - Instruments financiers, les principaux actifs financiers sont classés dans l'une des trois catégories suivantes :
- les actifs financiers évalués au coût amorti :
- les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global (JVOCI) ;
- les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais du résultat net (JVPL).
Le classement retenu conditionne le traitement comptable de ces actifs. Il est déterminé par le Groupe à la La cuissant intervention initiale, en fonction des caractéristiques contractuelles des flux de trésorerie de ces
actifs et de l'objectif suivant lequel ils ont été acquis (modèle économique de gestion).
Les achats et ventes d'actifs financiers sont comptabilisés à la date de transaction, date à laquelle le Groupe est engagé dans l'achat ou la vente de l'actif.
(i) Les actifs financiers évalués au coût amorti
Les actifs financiers évalués au coût amorti sont des instruments de dette (prêts et créances notamment) dont les flux de trésorerie contractuels sont uniquement constitués de paiements représentatifs du principal et des intérêts sur ce principal et dont le modèle de gestion consiste à détenir l'instrument afin d'en collecter les flux de trésorerie contractuels.
Ces actifs sont comptabilisés initialement à la juste valeur, puis au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif. Pour les créances à court terme sans taux d'intérêt déclaré, la juste valeur est assimilée au montant de la facture d'origine.
Ces actifs font l'objet d'une dépréciation selon les modalités décrites ci-dessous.
Les créances commerciales, les autres prêts et créances (qui figurent en autres actifs financiers), les dépôts et cautionnements, ainsi que les encours clients des sociétés financières sont inclus dans cette catégorie.
(ii) Les actifs financiers évalués à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global
Il s'agit d'instruments de dette dont les flux de trésorerie contractuels sont uniquement constitués de paiements représentatifs du principal et des intérêts sur ce principal et dont le modèle de gestion consiste à détenir l'instrument à la fois dans le but d'en collecter les flux de trésorerie contractuels et de vendre les actifs. Ils sont évalués à la juste valeur. Les variations de juste valeur sont comptabilisées dans les autres éléments du résultat global au poste « variation de juste valeur des instruments de dette à la juste valeur par le biais
des autres éléments du résultat global » jusqu'à la cession des actifs sous-jacents où elles sont transférées résultat.
Cette catégorie comprend également les investissements dans des instruments de capitaux propres (actions, principalement) sur option irrévocable. Dans ce cas, lors de la cession des titres, les gains ou pertes latents précédemment comptabilisés en capitaux propres (autres éléments du résultat global) ne seront pas reclassés en résultat ; seuls les dividendes sont comptabilisés en résultat.
Sont notamment classés dans cette catégorie les titres de participation non consolidés pour lesquels l'option de comptabilisation en JVOCI a été retenue (choix généralement retenu par le Groupe).
La juste valeur correspond pour les titres cotés à un prix de marché. Pour les titres non cotés, elle est déterminée prioritairement par référence à des transactions récentes ou par des techniques de valorisation qui intègrent des données de marché fiables et observables. Cependant, en l'absence de données de marché
observables sur des entreprises comparables, la juste valeur des titres non cotés est le plus souvent évaluée sur la base des projections de flux de trésorerie actualisés ou de l'actif net comptable réévalué, déterminés à partir de paramètres internes (niveau 3 de la hiérarchie de juste valeur).
(iii) Les actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais du résultat net
Sont classés dans cette catégorie tous les instruments de dette qui ne sont pas éligibles à un classement dans la catégorie des actifs financiers évalués au coût amorti ou dans la catégorie des actifs financiers évalués à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global, ainsi que les investissements dans des instruments de capitaux propres de type action pour lesquels l'option de comptabilisation à la juste valeur par le blais des autres éléments du résultat global n'a pas été retenue.
Ces actifs sont évalués à la juste valeur avec enregistrement des variations de valeur en résultat financier.
Dépréciation
Les créances commerciales et autres actifs financiers courants (autres que encours clients des sociétés financières) évalués au coût amorti sont dépréciés à hauteur des pertes de crédit attendues en cas de défaut de paiement sur la durée de vie totale de la créance, en application de la méthode simplifiée autorisée par la norme IFRS 9 La dépréciation est déterminée à partir d'une matrice de provisionnement, appliquée aux créances échues et non encore échues (taux de dépréciation fonction de la durée d'impayé, déterminés par

pays et pour chaque nature de créances homogènes).
Pour les encours clients des sociétés financières et les autres actifs financiers non courants évalués au coût amorti, la dépréciation est déterminée en application de la méthode générale prévue par IFRS 9 et correspondra :
- lors de la comptabilisation initiale de l'actif, aux pertes attendues sur les 12 prochains mois ;
- lorsque le risque de crédit se dégrade, aux pertes attendues en cas de défaut sur la vie totale de l'actif.
- La méthodologie appliquée aux encours clients des sociétés financières est précisée en note 7.5.1.
Typologie des actifs financiers non dérivés détenus par le Groupe
Les principaux actifs financiers non dérivés détenus par le Groupe sont les suivants :
- Actifs financiers non courants : cette ligne du bilan comprend principalement les dépôts et
cautionnements, les placements des sociétés d'assurance (constitués principalement d'obligations et autres titres de créance) et des autres sociétés financières du Groupe, ainsi que les titres de participation non consolidés : - Créances commerciales;
- Encours clients des sociétés financières (cf. note 7.5.1) ;
- Autres actifs financiers courants : ils se composent principalement de titres de créance détenus par les sociétés financières, évalués à la juste valeur, et des dépôts à moins d'un an.
Passifs financiers non dérivés
Les passifs financiers non dérivés sont comptabilisés initialement à la juste vaieur ajustée des frais de transaction et primes directement imputables à leur émission. Après la comptabilisation initiale, ces passifs financiers sont évalués au coût amorti.
Typologie des passifs financiers non dérivés détenus par le Groupe
Les principaux passifs financiers non dérivés sont les suivants :
- Dettes financières : les postes « Dettes financières part à plus d'un an » et « Dettes financières part à moins d'un an » se composent des emprunts obligataires émis par le Groupe, des dettes relatives aux contrats de location-financement, des autres emprunts et concours bancaires, ainsi que, le cas échéant, des dettes financières relatives aux créances titrisées pour lesquelles le Groupe supporte le risque de crédit :
- Fournisseurs et autres créditeurs ;
- Refinancement des encours clients des sociétés financières (cf. note 7.5.2) :
- Autres passifs : les autres passifs, classés au sein des passifs courants, comprennent l'ensemble des autres dettes liées à l'exploitation (dettes sociales et fournisseurs d'immobilisations principalement) et les dettes diverses.
Instruments financiers dérivés
Le Groupe détient des instruments financiers dérivés afin de couvrir son exposition aux risques auxquels il est confronté dans le cadre de ses activités, principalement le risque de taux d'intérêt et le risque de change. Exceptionnellement, le Groupe peut être amené à se couvrir contre le risque de variation du cours de certaines matières premières, notamment le gasoil.
Les dérivés sont comptabilisés initialement à la juste valeur. Les variations ultérieures de juste valeur sont comptabilisées selon les modalités décrites ci-dessous.
(i) Instruments dérivés désignés comme instruments de couverture
La comptabilité de couverture est applicable si et seulement si les conditions suivantes sont réunies :
- les instruments de couverture et les éléments couverts constituant la relation de couverture sont éligibles à la comptabilité de couverture ;
- une relation de couverture est clairement identifiée, formalisée et documentée dès la date de mise en
place de l'instrument et l'efficacité de la relation de couverture est démontrée (test qualitatif et prospectif) ; - une désignation formelle et une documentation structurée de la relation de couverture ainsi que l'objectif et la stratégie de mise en place de la couverture sont formellement établis au démarrage de la relation de couverture.
Carrefour applique deux types de comptabilité de couverture : la couverture de flux de trésorerie et la couverture de juste valeur. A ce jour, il n'existe pas d'opération de couverture d'investissement net dans une activité à l'étranger.

Couverture de flux de trésorerie
Lorsque l'instrument est qualifié d'instrument de couverture de flux futurs, les variations de juste valeur correspondant à la partie efficace sont comptabilisées en autres éléments du résultat global, et ce jusqu'au moment où la transaction couverte affecte le résultat du Groupe. Les variations correspondant à la partie inefficace sont comptabilisées en résultat financier.
Sont notamment qualifiés d'instruments de couverture de flux futurs les options et swaps de taux dont l'objectif est de fixer le taux variable de la dette et les achats à terme de devises visant à couvrir les achats de marchandises futurs en devises.
Couverture de juste valeur
Lorsque l'instrument est qualifié d'instrument de couverture de juste valeur, les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat où elles compensent les variations de juste valeur du sous-jacent au titre du risque couvert pour la partie efficace.
Les swaps de variabilisation adossés à des obligations à taux fixe sont considérés comme des instruments de couverture de juste valeur. Les passifs financiers couverts par ces swaps sont ajustés de la juste valeur pour la partie couverte. Les variations de juste valeur sont comptabilisées en compte de résultat et sont compensées par les variations symétriques de la juste valeur des swaps de taux pour la partie efficace. Au 31 décembre 2018 comme au 31 décembre 2017, aucun actif ou passif n'était couvert en juste valeur.
(ii) Autres instruments dérivés
Les autres instruments dérivés sont comptabilisés à la juste valeur, les variations de juste valeur étant comptabilisées en résultat. Les instruments utilisés sont des swaps de taux/change et/ou des options de taux de type « vanille ».
Méthode de détermination de la juste valeur
Les valeurs de marché des instruments de change et de taux sont déterminées sur la base de modèles d'évaluation reconnus sur le marché, ou par recours aux cotations établies par des établissements financiers tiers.
Les valeurs estimées par des modèles de valorisation sont basées sur l'actualisation des flux de trésorerie futurs attendus pour les instruments à terme ferme et sur les modèles « Black & Scholes » pour les instruments optionnels. Ces modèles utilisent des paramètres calibrés à partir de données de marché (courbes de taux, taux de change) obtenus de fournisseurs de données financières reconnus.
La juste valeur de la dette à long terme est estimée à partir de la valeur boursière des emprunts obligataires, ou à partir de la valeur de tous les flux futurs actualisés sur la base des conditions de marché sur un instrument similaire (en termes de devise, échéance, type d'intérêt et autres facteurs).
L'évaluation de la juste valeur des instruments financiers dérivés intègre une composante « risque de contrepartie » pour les instruments dérivés actifs et une composante « risque de crédit propre » pour les instruments dérivés passifs. L'évaluation du risque de crédit est déterminée à partir de modèles mathématiques usuels pour des intervenants de marché. En 2018 comme en 2017, les incidences de la prise en compte de ces deux composantes ne sont pas matérielles.
14.1 Instruments financiers par catégorie
| Ventilation par catégorie d'ins truments | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Au 31/12/2018 (en millions d'euros) |
Valaur comptable |
En juste valourper résultat |
Juste valour par OCI |
Cout amont | Instruments dérivés - Justo valour par rásvitat |
Instruments démvés- Juste valeur DBFOCI (CFH) |
Juste valeur |
| Titres de participation | 92 | 12 | 80 | 92 | |||
| Autres immobilisations financières long terme | 1 183 | 44 | 360 | 780 | 1 1 8 3 | ||
| Autres actifs financiers non courants | 1 275 | 56 | 440 | 780 | 1 275 | ||
| Total encours clients des sociétés financières | 6 208 | - | $\bullet$ | 6 208 | 6 208 | ||
| Créances commerciales | 2537 | ۰ | $\overline{\phantom{a}}$ | 2 5 3 7 | 2537 | ||
| Autres actifs financiers courants | 190 | ۰ | 67 | 37 | 46 | 40 | 190 |
| Autres actifs (1) | 558 | - | $\hat{\phantom{a}}$ | 558 | ۰ | 558 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 4300 | 4 300 | 4 300 | ||||
| ACTIFS | 15069 | 4356 | 507 | 10 120 | 46 | 40 | 15069 |
| Total dettes financières | 8 2 7 5 | ۰ | 8 2 2 5 | 41 | 9 | 8421 | |
| Total refinancement des encours clients | 5514 | - | 5 5 0 2 | o | 12 | 5514 | |
| Fournisseurs et autres créditeurs | 14 161 | $\overline{\phantom{a}}$ | ۰ | 14 161 | 14 161 | ||
| Autres passifs (2) | 2818 | - | ٠ | 2818 | 2818 | ||
| PASSIFS | 30768 | u. | $\blacksquare$ | 30706 | 41 | 21 | 30915 |

| Ventilation par catégorie d'instruments | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Au 31/12/2017 publié (en millions d'euros) |
Valeur comptable |
En juste valeur par résultat |
Actifs disponibles à la vente |
Prâts et créances |
Delles au coûl amorti |
Deltes couvertes en luste valeur |
Instruments dérivés | Juste valeur |
| Titres de participation | 101 | ٠ | 101 | 101 | ||||
| Autres immobilisations financières long terme | 1 266 | 425 | 841 | 1 2 6 6 | ||||
| Autres actifs financiers non courants | 1367 | ٠ | 526 | 841 | - | 1367 | ||
| Total encours clients des sociétés financières | 6 3 2 1 | ۰ | ٠ | 6 3 2 1 | ۰ | 6 3 2 1 | ||
| Créances commerciales | 2750 | ٠ | 2750 | ٠ | 2750 | |||
| Autres actifs financiers courants | 161 | ٠ | 70 | 64 | 27 | 161 | ||
| Autres actifs (1) | 506 | ٠ | ٠ | 506 | - | 506 | ||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 3593 | 3 593 | ۰ | $\blacksquare$ | $\overline{\phantom{0}}$ | - | 3 5 9 3 | |
| ACTIFS | 14 698 | 3593 | 596 | 10 483 | 27 | 14 698 | ||
| Total dettes financières | 7497 | ۰ | ٠ | $\blacksquare$ | 7419 | $\sim$ | 78 | 7878 |
| Total refinancement des encours clients | 5 478 | ۰ | ۰ | 5468 | 10 | 5478 | ||
| Fournisseurs et autres créditeurs | 15 082 | ۰ | ۰ | 15 082 | ٠ | 15 082 | ||
| Autres passifs (2) | 2 695 | - | 2695 | ۰ | 2695 | |||
| PASSIFS | 30751 | ٠ | ٠ | 30 663 | 88 | 31 133 |
(2) Hors produits constatés d'avance.
Ventilation des actifs et passifs évalués à la juste valeur
Ventilation selon la hiérarchie des justes valeurs prévue par la norme IFRS 13 - Evaluation à la juste valeur (cf. note 1.4) :
| 31/12/2018 | niveau 1 | niveau 2 | niveau 3 | Total |
|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | ||||
| Titres de participation | ٠ | 12 | 80 | 92 |
| Autres immobilisations financières long terme | 404 | 404 | ||
| Autres actifs financiers courants - JVOCI | 67 | ٠ | 67 | |
| Autres actifs financiers courants - dérivés | $\hat{\phantom{a}}$ | 86 | 86 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 4 300 | 4300 | ||
| Refinancement des encours clients - Dérivés passif | ٠ | (12) | Ξ | (12) |
| Dettes financières - Dérivés passif | ۰ | (49) | (1) | (50) |
| 31/12/2017 (en millions d'euros) |
niveau 1 | niveau 2 | niveau 3 | Total |
| Titres de participation | 101 | 101 | ||
| Autres immobilisations financières long terme | 425 | 425 | ||
| Autres actifs financiers courants - disponibles à la vente | 70 | 70 | ||
| Autres actifs financiers courants - dérivés | 27 | 27 | ||
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 3 5 9 3 | 3593 | ||
| Refinancement des encours clients - Dérivés passif | (10) | (10) |

14.2 Dette financière nette
14.2.1 Composition de la dette nette
La dette nette du Groupe s'établit à 3 785 millions d'euros à fin décembre 2018. Elle est stable par rapport à fin décembre 2017 et s'analyse comme suit :
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 | |
|---|---|---|---|
| Emprunts obligataires | 7 545 | 6 5 9 6 | |
| Autres emprunts et dettes financières | 405 | 522 | |
| Passifs relatifs à des contrats de location financement | 275 | 301 | |
| Total des dettes financières hors dérivés passif | 8 2 2 5 | 7419 | |
| Dérivés - Passif | 50 | 78 | |
| TOTAL DES DETTES | M | 8 2 7 5 | 7497 |
| dont dettes à plus d'un an | 6936 | 6 428 | |
| dont dettes à moins d'un an | 1 339 | 1 069 | |
| Autres actifs financiers courants | 190 | 161 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 4 3 0 0 | 3 5 9 3 | |
| TOTAL DES PLACEMENTS | [2] | 4 4 9 0 | 3753 |
| DETTE NETTE | $[11 - 2]$ | 3785 | 3743 |
14.2.2 Détail des emprunts obligataires
| (en millions d'euros) | Variation du nominal | Valeur comptable de la dette |
|||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Échéance | 31/12/2017 | Emíssions | Rembour- sements |
Effet de change |
31/12/2018 | 31/12/2018 | |
| Emissions Publiques (1) | 6196 | 1406 | (279) | 50 | 7373 | 7 207 | |
| Euro Bond Fixed rate, EUR, 7 ans, 5,25 % | 2018 | 279 | (279) | ||||
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 6 ans, 1,75% | 2019 | 1 000 | 1000 | 1000 | |||
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 10 ans, 4,00% | 2020 | 1000 | 1000 | 999 | |||
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 11 ans, 3,875% | 2021 | 1 000 | 1 000 | 995 | |||
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 8 ans, 1,75% | 2022 | 1000 | × | ٠ | 1000 | 957 | |
| Emprunt obligataire convertible non dilutif 500 millions USD, 6 ans, 0% |
2023 | 417 | ÷ | z | 20 | 437 | 396 |
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 8 ans, 0,750% | 2024 | 750 | ٠ | 750 | 745 | ||
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 10 ans, 1,25% | 2025 | 750 | ۰ | 750 | 746 | ||
| Emprunt Obligataire convertible non dilutif, USD, 6 ans, 0% |
2024 | 406 | ۰ | 31 | 437 | 378 | |
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 5 ans, 0,88% | 2023 | ٠ | 500 | 500 | 496 | ||
| Emprunt Obligataire Euro MTN, EUR, 7,5 ans, 1,75% | 2026 | 500 | ٠ | ÷ | 500 | 496 | |
| Emissions (2) | 504 | 351 | (465) | (52) | 338 | 338 | |
| Notas promissorias comercials, 500 millions BRL, 6 mols. 102% CDI |
2018 | 126 | ÷, | (117) | (9) | $\ddot{\phantom{1}}$ | |
| Notas promissorias comerciais, 500 millions BRL, 8 mals, 102,25% CDI |
2018 | 126 | ۰ | (117) | (9) | × | ٠ |
| Notas promissorias comerciais, 500 millions BRL, 14 mols. 102.3% CDI |
2019 | 126 | ÷ | (117) | (9) | ä, | |
| Notas promissorias comerciais, 500 millions BRL, 19 mols. 103.25% CDI |
2019 | 126 | × | (114) | (12) | ٠ | |
| Debenture 500 millions BRL, 5 ans, 105,75% CDI | 2023 | ٠ | 117 | (5) | 113 | 113 | |
| Debenture 1 milliard BRL, 3 ans, 104,4% CDI | 2021 | 234 | (9) | 225 | 225 | ||
| Détali des emprunts Obligataires | 6700 | 1758 | (744) | (2) | 7711 | 7545 |
(1) Emissions réalisées par Carrefour S.A.
(2) Emissions réalisées par Atacadão S.A.
Le 22 mars 2018, Carrefour a procédé à une émission d'obligations convertibles remboursables en numéraire d'un montant nominal de 500 millions de dollars américains et d'une maturité de 6 ans, assorties d'un coupon de 0 %. L'exercice du droit de conversion sera dénoué exclusivement en numéraire et ne donnera pas lieu à l'émission d'actions nouvelles ou à la remise d'actions existantes.
En application de la norme IFRS 9 - Instruments financiers, les options de conversion incorporées dans la dette obligataire s'analysent comme des dérivés et ont fait l'objet d'une comptabilisation séparée à l'origine. Les variations uitérieures de la juste valeur de ces options sont comptabilisées en résultat et se compensent avec les variations de la juste valeur des options d'achat portant sur les actions Carrefour achetées concomitamment à l'émission des obligations.


La dette obligataire hors composante optionnelle est comptabilisée au coût amorti.
Deux swaps de change en euros de 250 millions de dollars américains ont été mis en place dès l'origine de l'opération et sont adossés en terme de maturité. Ces swaps de change, dont la juste valeur s'élève à +33 millions d'euros au 31 décembre 2018, ont été qualifiés comptablement d'instrument de couverture de flux de trésorerie.
La juste valeur du swap de change en euros de 500 millions de dollars américains mis en place en 2017 en couverture des obligations convertibles remboursables en numéraire émise le 7 juin 2017 (qualifié comptablement d'instrument de couverture de flux de trésorerie) s'élève à (5) millions d'euros au 31 décembre 2018.
14.2.3 Détail des autres emprunts et dettes financières
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Emprunts Amérique Latine | 90 | 237 |
| Autres emprunts bancaires souscrits | 165 | 145 |
| Intérêts courus non échus (1) | 92 | 92 |
| Autres passifs financiers | 58 | 48 |
| Total Autres emprunts et dettes financières | 405 | 522 |
(1) Les intérêts courus portent sur la totalité de la dette financière, y compris les emprunts obligataires.
14.2.4 Trésorerie et équivalents de trésorerie
Principes comptables
La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue.
Les équivalents de trésorerie sont des placements à court terme (échéance inférieure à 3 mois dès l'origine). très liquides, qui sont facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur.
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Trésorerie | 1 3 0 9 | 1685 |
| Equivalents de trésorerie | 2991 | 1908 |
| Total Trésorerie et équivalents de trésorerie | 4 300 | 3593 |
Dans le cadre de son activité internationale, Carrefour n'a pas de restrictions importantes sur sa capacité à accéder ou utiliser ses actifs et régler ses passifs autres que celles résultant du cadre réglementaire dans lequel ses filiales opèrent. Les autorités de supervision locales peuvent exiger des filiales bancaires de garder un certain niveau de capital et de liquidité, de limiter leur exposition à d'autres parties du Groupe et de se conformer à certains ratios.
14.2.5 Autres actifs financiers courants
| (en millions d'euros) | $31/12/2018$ $31/12/2017$ (1) | |
|---|---|---|
| Autres actifs financiers courants - JVOCI | 67 | 70 |
| Dépôts à plus de 3 mois | 26 | 53 |
| Dérivés | 86 | 27 |
| Autres | 11 | 11 |
| Total Autres actifs financiers courants | 190 | 161 |
(1) Les autres actifs financiers courants sont passés de 161 millions d'euros au 31/12/2017 à 159 millions d'euros au 01/01/2018 suite à
l'application de la norme IFRS 9 à partir de ce jour-là.

14.3 Analyse des dettes financières (hors dérivés passifs)
14.3.1 Détail par nature de taux
| 31/12/2018 | 31/12/2017 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | avant effet des instruments dérivés |
après effet des instruments dérivés |
avant effet des instruments dérivés |
après effet des Instruments dérivés |
|
| Dette à taux fixe Dette à taux variable |
7791 | 7791 | 6 701 | 6701 | |
| 434 | 434 | 717 | 717 | ||
| Total Dettes financières (hors dérivés passifs) | 8225 | 8 2 2 5 | 7419 | 7419 |
14.3.2 Détail par devise
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Euro | 7608 | 6 500 |
| Real Brésilien | 432 | 623 |
| Peso Argentin | ٥ | 122 |
| Dollar Talwanais | 62 | 66 |
| Zloty Polonals | 57 | 65 |
| Yuan Chinois | 61 | 37 |
| Lei Roumain | 4 | |
| Total Dettes financières (hors dérivés passifs) | 8 2 2 5 | 7419 |
Les éléments ci-dessus sont présentés après prise en compte des couvertures.
Au 31 décembre 2018, la dette en euros représente 92 % du total des dettes financières brutes
hors dérivés passifs (88 % au 31 décembre 2017).
14.3.3 Détail par échéance
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| A moins d'un an | 1 289 | 991 |
| Entre 1 et 2 ans | 1 1 2 9 | 1 3 3 3 |
| Entre 2 et 5 ans | 3 2 9 8 | 3 0 5 6 |
| Au-delà de 5 ans | 2510 | 2039 |
| Total Dettes financières (hors dérivés passifs) | 8 2 2 5 | 7419 |
14.4 Variation des passifs issus des activités de financement
| (en millions d'euros) | Autres actifs financiers courants |
Dettes financières brutes |
Total Passifs nets issus des activités de financement |
|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2017 | (161) | 7497 | 7336 |
| Ajustements liés à la première application d'IFRS 9 | 2 | (17) | (16) |
| Au 1er janvier 2018 | (159) | 7479 | 7320 |
| Changements issus des flux de trésorerie des opérations de financement | (11) | 899 | 888 |
| Variation des actifs financiers courants | (11) | (11) | |
| Emission d'emprunts obligataires | 1758 | 1758 | |
| Remboursement d'emprunts obligataires | (744) | (744) | |
| Interêts financiers nets verses | (245) | (245) | |
| Autres variations de l'endettement | 130 | 130 | |
| Changements sans contrepartie de trésorerie | (19) | (104) | (123) |
| Ecarts de conversion | 8 | (122) | (114) |
| Effet des variations de périmètre | 0 | 6 | 6 |
| Variations des justes valeurs | (11) | (5) | (16) |
| Coût de l'endettement financier net | 233 | 233 | |
| Autres mouvements | (16) | (215) | (232) |
| Au 31 décembre 2018 | (190) | 8 2 7 5 | 8085 |

14.5 Autres actifs financiers non courants
| $31/12/2018$ $31/12/2017$ (2) | |
|---|---|
| 701 | 741 |
| 405 | 426 |
| 92 | 101 |
| 10 | 9 |
| 68 | 90 |
| 1 275 | 1367 |
(1) Les dépôts et cautionnements comprennent notamment les dépôts judiciaires versés au Brésil dans le cadre des litiges présentés en notes 11.2
11.3 (litiges principalement relatifs aux redressements fiscaux contestés par
Les autres actifs financiers non courants sont passés de 1 367 millions d'euros au 31/12/2017 à 1 353 millions d'euros au 01/01/2018 suite à
l'application de la norme IFRS 9 à partir de ce jour-là. $(2)$
14.6 Résultat financier
Principes comptables
Le résultat financier se compose principalement du coût de l'endettement financier. Les autres éléments financiers correspondent pour l'essentiel à des charges relatives à la variation de valeurs actualisées ou à la constatation d'intérêts de retard sur certains passifs.
Le détail des éléments du résultat financier s'analyse comme suit :
| en millions d'euros | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Produits sur prêts et trésorerie | 13 | 25 |
| Produits d'intérêts sur les dépôts bancaires | 13 | 24 |
| Produits financiers sur placements | (0) | 0 |
| Coût de l'endettement financier brut | (245) | (342) |
| Charges d'intérêt sur les passifs financiers évalués au coût amorti après prise en compte des produits et charges sur instruments de taux |
(200) | (319) |
| Coût des cessions de créances au Brésil | (25) | |
| Charges d'intérêt sur location-financement | (21) | (23) |
| Inefficacité de la couverture de juste valeur de la dette | 1 | |
| Coût de l'endettement financier net | (233) | (317) |
| Autres produits et charges financiers | (29) | (128) |
| Charges d'intérêts de la période sur le passif au titre des prestations définies | (22) | (18) |
| Produits d'intérêts des actifs de couverture des engagements de retraite | я | |
| Taxe sur les transactions financières | (22) | (38) |
| Intérêts de retard sur contentieux fiscaux et sociaux | (28) | (37) |
| Dividendes perçus au titre d'actifs disponibles à la vente | з | з |
| Produit de cession des actifs disponibles à la vente sortis des autres éléments du résultat global | 22 | ۹ |
| Charges de cession des actifs disponibles à la vente sortis des autres éléments du résultat global | (16) | (2) |
| Gain/perte net de change | (0) | (4) |
| Impact des rachats obligataires | (9) | (7) |
| Variation de juste valeur des dérivés de taux | (1) | (9) |
| Impact de l'hyperinflation en Argentine - application de la norme IAS 29 Autres |
53 (12) |
(28) |
| Résultat financier | (262) | (445) |
| Charges financières Produits financiers |
(356) 94 |
(485) 41 |
14.7 Gestion des risques
Les principaux risques attachés aux instruments financiers du Groupe sont les risques de liquidité, de taux, de change, de crédit et le risque sur actions. La politique du Groupe face à ces différents risques est décrite dans les paragraphes suivants.

La nature des métiers du Groupe conduit à distinguer les risques financiers liés à l'activité de banque et d'assurance (incluant notamment Carrefour Banque) et les risques financiers de l'activité commerciale.
Le Groupe a mis en place une organisation permettant de suivre les risques financiers avec une trésorerie centralisée, la Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe (DTFG). Des reportings périodiques sont adressés à la Direction Générale du Groupe qui peut ainsi contrôler les orientations prises dans le cadre de la stratégie de gestion qu'elle a autorisée.
Concernant les activités de crédit, la gestion et le suivi des risques sont pilotés directement par les entités concernées, La Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe s'assure du contrôle et de la bonne mise en œuvre des règles applicables aux activités de crédit, conjointement avec les partenaires capitalistiques de cette activité le cas échéant. Des reportings périodiques sont adressés par les équipes locales à la Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe.
14.7.1 Risque de liquidité
14.7.1.1 Activité commerciale
Le risque de liquidité consiste en l'incapacité dans laquelle Carrefour pourrait se trouver d'honorer les échéances de ses passifs financiers.
L'approche du Groupe pour gérer le risque de liquidité est de s'assurer, dans la mesure du possible, qu'il disposera toujours de liquidités suffisantes pour honorer ses passifs, lorsqu'ils arriveront à échéance, quelles que soient les conditions de marché.
Le risque de liquidité est suivi par un comité de liquidité mensuel visant à traiter l'adéquation entre les besoins de financement du Groupe et les ressources à sa disposition.
Les principales actions menées par la Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe afin de conforter la liquidité consistent à :
- promouvoir une politique de financement prudente permettant de disposer d'une notation de crédit rendant possible l'accès aux marchés obligataires et de billets de trésorerie ;
- maintenir une présence sur le marché obligataire en émettant de manière régulière, principalement sur les marchés Euro, en vue de disposer d'un échéancier obligataire équilibré. Le programme Euro Medium Term Notes (EMTN) dispose d'une capacité de 12 milliards d'euros :
- utiliser le programme de billets de trésorerie du Groupe déposé à la Banque de France coté à Paris avec une capacité d'émission de 5 milliards d'euros ;
- maintenir des facilités de crédit bancaire à moyen terme disponibles et utilisables au gré des besoins du Groupe. Au 31 décembre 2018, le Groupe dispose de deux lignes de crédits syndiqués non tirées auprès d'un pool de banques de premier rang d'un montant total de 3,9 milliards d'euros. En avril 2018, le Groupe a prolongé d'un an sa ligne de crédit syndiquée de 1,4 milliard d'euros (échéance mai 2023). La politique du Groupe est de maintenir ces facilités disponibles et non tirées, afin de sécuriser l'utilisation du programme de billets de trésorerie. Les crédits syndiqués sont assortis des clauses usuelles pour ce type de contrats, à savoir maintien de son rang de crédit (« pari passu »), limitation des sûretés accordées aux autres créanciers (« negative pledge »), changement de contrôle, limitation de cession substantielle d'actifs et défaut croisé. La marge du taux d'intérêt pourrait évoluer en cas de baisse ou de hausse de la notation à long terme (« pricing $grid$ .
Au Brésil, deux debentures sur des maturités de 3 et 5 ans ont été émises par Atacadão S.A. au cours de l'exercice 2018 pour un montant total de 1,5 milliard de réais (cf. note 14.2.2). Les titres de créances négociables (notas promissorias) émis par Atacadão S.A. au cours de l'exercice 2017 pour un montant total de 2 milliards de réals ont par ailleurs été remboursés cette année.


Le Groupe considère sa situation de liquidité comme solide. En outre, le niveau de trésorerie disponible permet de couvrir les échéances obligataires de l'année à venir.
Le profil de la dette est équilibré : le Groupe ne fait face à aucun pic de refinancement sur l'ensemble de son échéancier de dette obligataire qui présente une maturité moyenne de 3,6 ans.
14.7.1.2 Activité de banque et d'assurance
Le risque de liquidité de Carrefour Banque est suivi dans le cadre d'une « politique de liquidité » validée par la Direction Générale et s'inscrivant dans la politique générale du Groupe. La situation de refinancement de Carrefour Banque est appréciée à partir de normes internes, d'indicateurs d'alerte et de ratios réglementaires.
La gestion du risque de liquidité vise les objectifs suivants :
- une sécurité de refinancement qui s'appuie sur une évaluation mensuelle de la projection des excédents et ou des besoins de trésorerie sur un horizon de trois ans en comparant la projection des engagements reçus (en version dite statique) à la projection des encours clients en situation dynamique :
- une conformité aux nouveaux ratios de liquidité Bâle III via un renforcement pérenne dans des actifs de qualité (« assets quality »), au travers d'un investissement dans un fonds dédié LCR (« Liquidity Coverage Ratio » - ratio de liquidité à court terme), et un allongement de la durée du passif pour renforcer le ratio NSFR (« Net Stable Funding Ratio » - ratio de liquidité à long terme) visant un équilibre de l'actif et du passif ;
- une diversification des sources de refinancement (lignes bancaires, emprunts obligataires, opérations de titrisation, titres de créances négociables ou épargne bilancielle). En mars 2018, Carrefour Banque a remboursé l'emprunt obligataire de 500 millions d'euros émis en 2014. Par ailleurs, Carrefour Banque a souscrit en juin 2018 un emprunt obligataire de 400 millions d'euros pour accompagner le financement et le développement de ses activités (cf. note 7.5.2). La structure Master Trust permet une gestion dynamique des séries de titres émises par le Fond Commun de Titrisation.
Carrefour Banque a par ailleurs renouvelé en novembre 2014 son crédit syndiqué de 750 millions d'euros sur cinq ans assorti d'une option d'extension discrétionnaire de deux fois un an dans l'objectif de renforcer sa sécurité de refinancement. La seconde option d'extension d'un an a été exercée en 2016, portant la maturité de la ligne de crédit syndiqué à novembre 2021.
Les échéanciers ci-dessous présentent les flux de trésorerie afférents à l'ensemble des dettes financières du Groupe par maturité.
| 31/12/2018 | Valeur comptable |
Flux de trésorerie |
$1$ an | $1-5$ ans | $> 5$ ans |
|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | contractuels | ||||
| Dette à taux fixe | 7 612 | 8 3 3 3 | 1584 | 4 2 7 7 | 2472 |
| Dette non couverte | 338 | 338 | $\blacksquare$ | 338 | |
| Passifs relatifs à des contrats de location-financement | 275 | 486 | 42 | 158 | 285 |
| Instruments dérivés | 50 | 43 | 3 | 13 | 27 |
| Total Dettes financières | 8 2 7 5 | 9 1 9 9 | 1629 | 4786 | 2785 |
| Fournisseurs et autres créditeurs | 14 161 | 14 161 | 14 16 1 | ||
| Refinancement des encours clients | 5 5 1 4 | 5514 | 3582 | 1932 | |
| Autres passifs (1) | 2818 | 2818 | 2818 | ||
| Total Passifs financiers | 30 768 | 31 693 | 22 190 | 6718 | 2785 |

| 31/12/2017 | Valeur comptable |
Flux de trésorerie contractuels |
$1$ an | $1-5$ ans | $> 5$ ans |
|---|---|---|---|---|---|
| (en millions d'euros) | |||||
| Dette à taux fixe | 7 1 1 7 | 7557 | 1 2 8 5 | 4 3 2 5 | 1947 |
| Passifs relatifs à des contrats de location-financement | 301 | 546 | 47 | 165 | 333 |
| Instruments dérivés | 78 | 64 | 25 | o | 39 |
| Total Dettes financières | 7497 | 8 1 6 7 | 1358 | 4 4 9 0 | 2 3 1 9 |
| Fournisseurs et autres créditeurs | 15 082 | 15 082 | 15 082 | ||
| Refinancement des encours clients | 5478 | 5478 | 2817 | 2 661 | |
| Autres passifs (1) | 2 6 9 5 | 2695 | 2 6 9 5 | ||
| Total Passifs financiers | 30751 | 31 4 2 2 | 21952 | 7 151 | 2 3 1 9 |
(1) Hors produits constatés d'avance.
14.7.2 Risque de taux d'intérêt
Le risque de taux d'intérêt est le risque par lequel la variation des taux d'intérêt serait susceptible de générer une augmentation du coût net de l'endettement du Groupe.
La gestion du risque de taux est assurée centralement par la Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe qui effectue un reporting mensuel de ses opérations examiné dans le cadre d'un comité des taux visant à proposer une stratégie de couverture et les modalités d'application dans le but de limiter l'exposition au risque de taux et d'optimiser le coût du financement.
La dette à long terme est émise principalement à taux fixe, protégeant ainsi le Groupe contre une hausse des taux. Carrefour détient néanmoins différents instruments financiers destinés à couvrir la dette financière du Groupe face au risque de variations des taux d'intérêt. Il s'agit principalement des swaps et des options de taux d'intérêt classiques. Le Groupe applique la comptabilité de couverture pour ces instruments quand les critères requis sont respectés.
Lorsqu'elle est émise à taux variable, la dette long terme est couverte au moyen d'instruments financiers permettant de plafonner la hausse des taux d'intérêt pour tout ou partie de la période.
Le calcul de sensibilité (à un an, sur l'ensemble de la dette) à l'évolution des taux est présenté dans le tableau ci-dessous :
| Baisse des taux de 0,50% | Hausse des taux de 0,50% | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| en millions d'euros $(-$ : perte ; $+$ : gain) |
Impact capitaux propres (OCI) |
moact résultat | mpact capitaux propres (OCI) |
mpact résultat | |
| Placements | $\blacksquare$ | (10, 0) | 10,0 | ||
| Swap qualifiés de couverture de flux de trésorerie | (2,7) | 2,5 | - 20 | ||
| Options qualifiées de couverture de flux de trésorerie | (7,3) | 12,5 | |||
| Dérivés (trading) | ۰ | (0,1) | $\overline{\phantom{a}}$ | 0,5 | |
| Incidence totale | (10, 0) | (10,1) | 15.0 | 10,5 |
14.7.3 Risque de change
Le risque de change transactionnel est le risque par lequel une évolution défavorable des cours de change pourrait détériorer un flux de trésorerie commercial libellé en devise étrangère.
Les activités du Groupe dans le monde sont réalisées par des filiales qui opèrent essentiellement dans leur propre pays (achats et ventes en devises locales). Par conséquent, l'exposition du Groupe au risque de change sur les opérations commerciales est naturellement limitée et concerne essentiellement l'importation. Le risque sur les opérations d'importation fermes (achat de marchandises en devises) est couvert par des achats à terme de devises. La maturité de ces opérations de change est généralement inférieure à 12 mois.


Variation de valorisation due à une hausse / baisse des cours sur les instruments de change :
| en millions d'euros | Baisse du cours de 10% | Hausse du cours de 10% | |||
|---|---|---|---|---|---|
| $(-:$ perte $;$ $+:$ gain) | Impact capitaux propres (OCI) |
mpact résultat | Impact capitaux propres (OCI) |
Impact resultat | |
| Position EUR / USD | ٠ | (137,3) | $\overline{\phantom{a}}$ | 137,3 | |
| Position EUR / RON | ۰ | 2,8 | Carl | (2,8) | |
| Position EUR / PLN | $\overline{\phantom{a}}$ | (10,4) | × | 10,4 | |
| Position EUR / HKD | 5.2 | (5,2) | |||
| Position EUR / CNY | i. | ÷ | |||
| Position USD / RON | 1,5 | (1,5) |
Le risque de change bilantiel est le risque par lequel une évolution défavorable des cours de change détériorerait les capitaux propres d'une filiale dont la monnaie fonctionnelle n'est pas l'euro, convertis en euros dans les comptes consolidés du Groupe établis en euros.
Le bilan et le compte de résultat sont exposés au risque de conversion : les ratios de structure financière consolidée sont sensibles aux variations des parités de change qui impactent le résultat et les capitaux propres des filiales étrangères opérant en dehors de la zone euro.
Le risque de conversion pesant sur les opérations réalisées dans des pays hors zone euro concerne essentiellement le real brésilien, le peso argentin et le renminbi chinois : à titre d'exemple, l'incidence de la variation des taux de change moyens utilisés en 2018 comparés à ceux de 2017 a affecté négativement le chiffre d'affaires du Groupe de 4 960 millions d'euros (-6,5 % du chiffre d'affaires 2018) et son résultat opérationnel courant de 121 millions d'euros (-6,4 % du résultat opérationnel courant 2018).
Enfin, lorsque des financements locaux sont mis en place, ils sont généralement effectués dans la devise locale.
14.7.4 Risque de crédit
Le Groupe considère que son exposition au risque de crédit est la suivante :
| (en millions d'euros) | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| Titres de participation | 92 | 101 |
| Autres Immobilisations financières long terme | 1 1 8 3 | 1 2 6 6 |
| Total Autres actifs financiers non courants | 1 275 | 1367 |
| Encours clients des sociétés financières | 6 208 | 6321 |
| Créances commerciales | 2537 | 2 750 |
| Autres actifs financiers courants | 190 | 161 |
| Autres Actifs (1) | 558 | 506 |
| Trésorerle et équivalents trésorerie | 4 300 | 3593 |
| Exposition maximale au risque de crédit | 15 069 | 14 698 |
(1) Hors charges constatées d'avance.
14.7.4.1 Activité commerciale
1) Créances commerciales
Les créances commerciales comprennent principalement les créances à recevoir des franchisés au titre des livraisons de marchandises et des redevances, des fournisseurs, principalement au titre des ristournes et coopérations commerciales, et les loyers à recevoir des galeries marchandes. Elles font l'objet, le cas échéant, d'une dépréciation, qui prend en compte la capacité du débiteur à honorer sa dette et l'ancienneté de la créance.
Au 31 décembre 2018, le montant net des créances commerciales hors fournisseurs débiteurs s'élève à 1 424 millions d'euros (cf. note 7.4.3). Le montant net des créances échues s'élève à 188 millions d'euros, dont 51 millions d'euros à plus de 90 jours (soit 3,6 % du montant net total des

créances commerciales hors fournisseurs débiteurs). Le Groupe considérant le risque de non recouvrement comme marginal, ces créances ne font pas l'objet de dépréciation.
2) Placements (équivalents de trésorerie et autres actifs financiers courants)
La politique du Groupe en terme de gestion de la trésorerie à court terme privilégie la liquidité, la sécurité et la disponibilité de ses placements.
Les placements sont réalisés en majorité par la Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe qui diversifie les investissements dans des dépôts à terme auprès des établissements financiers de premier plan et dans des OPCVM classés par l'AMF dans les catégories « monétaires » et « monétaires court terme », disponibles à tout moment. Les placements effectués en pays sont validés par la Direction de la Trésorerie et des Financements du Groupe.
Le Groupe effectue un suivi du risque de contrepartie permettant de suivre les politiques de placement directes chez des contreparties et les sous-jacents des OPCVM dans lesquels le Groupe a investi. Pour les OPCVM, le Groupe se fixe également comme objectif de ne jamais investir un montant supérieur à 5% du montant d'un fonds dans la limite de 250 millions d'euros par fonds.
14.7.4.2 Activité de banque et d'assurance
Pour la description de la gestion du risque de crédit et la méthodologie de dépréciation pour l'activité de banque et d'assurance, voir note 7.5.1.
46
6.063
47
| venuation uss cheours chemis conus et non cenus | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Créances non | Créances échues | |||||
| (en millions d'euros) | Solde au 31/12/201B |
échues à la date de clôture |
$0-3$ mais | 3-6 mois | 6 mois - 1an | |
| Encours clients des sociétés financières | 6 208 | 4852 | 1 084 | 73 | 87 | |
| Créances non | Créances échues | |||||
| (en millions d'euros) | Solde au 31/12/2017 |
échues à la date de clôture |
$0-3$ mois | 3-6 mols | 6 mois - 1an |
6321
Ventilation des encours clients échus et non échus
Encours clients des sociétés financières
Echéancier des encours clients des sociétés financières
| (en millions d'euros) | Solde au 31/12/2018 |
$1$ an | $1-5$ ans | $>$ 5 ans |
|---|---|---|---|---|
| France | 2 1 2 8 | 920 | 1 153 | 55 |
| Belgique | 158 | 6 | 144 | 9 |
| Espagne | 2 1 7 3 | 1 2 2 2 | 402 | 549 |
| Italie | 177 | 74 | 103 | |
| Argentine | 99 | 99 | Ξ | |
| Brésil | 1 472 | 1401 | 71 | o |
| TOTAL | 6 2 0 8 | 3722 | 1874 | 613 |
| (en millions d'euros) | Solde au 31/12/2017 |
$<$ 1 an | $1-5$ ans | $>$ 5 ans |
| France | 2 3 8 3 | 1018 | i 300 | 64 |
| Belgique | 162 | 8 | 143 | 11 |
| Espagne | 2057 | 1 2 9 3 | 293 | 471 |
| Italie | 205 | 92 | 92 | 22 |
| Argentine | 141 | 139 | $\overline{2}$ | |
| Brésil | 1 374 | 1 3 1 6 | 58 | |
| TOTAL | 6321 | 3866 | 1887 | 568 |
$> 1$ an 112
1an 108
57

14.7.5 Risque actions
Le Groupe a pour politique de ne pas détenir de positions actions (sur les siennes propres ou des tierces) sauf circonstances ou besoins particuliers.
Les valeurs mobilières et les placements financiers du Groupe sont essentiellement constitués de placements monétaires sur lesquels l'exposition au risque actions est faible.
Occasionnellement, le Groupe achète sur le marché ses propres actions ou des options d'achat sur ses propres actions.
Les actions sont principalement utilisées pour les besoins de la couverture des programmes d'attribution d'options sur actions et d'attribution gratuites d'actions. Au 31 décembre 2018, les actions détenues en propre couvrent l'intégralité de ces programmes, passés ou existants.
Par ailleurs, le risque sur actions découlant des options de conversions incorporées dans les dettes obligataires convertibles émisent par le Groupe en juin 2017 et mars 2018 est totalement couvert par des options symétriques achetées auprès de banques. Au bilan, ces dérivés apparaissent à l'actif et au passif pour un montant total de 31,4 millions d'euros.

NOTE 15: ENGAGEMENTS HORS BILAN
Principes comptables
Les engagements donnés et reçus par le Groupe et non comptabilisés au bilan correspondent à des obligations contractuelles non encore réalisées et subordonnées à la réalisation de conditions ou d'opérations ultérieures à l'exercice en cours. Ces engagements sont de trois ordres : ceux liés à la trésorerie, ceux liés à l'exploitation des points de ventes et ceux liés aux acquisitions de titres. En outre, le Groupe a des contrats de location (loyers payables principalement sur les points de vente loués, et loyers à percevoir principalement sur les boutiques de galeries marchandes) qui représentent également des engagements futurs, donnés ou reçus.
| 31/12/2017 | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| $1$ an | $1 - 5$ ans | $>$ 5 ans | |||
| 11 381 | 10452 | 851 | 78 | 11 606 | |
| 11 171 | 10 353 | 817 | 11 403 | ||
| 210 | 99 | 34 | 77 | 203 | |
| 2671 | 1534 | 1 055 | 82 | 2672 | |
| 130 | 49 | 16 | 65 | 159 | |
| 3569 | 1 100 | 1618 | 851 | 3712 | |
| 17750 | 13 134 | 3541 | 1076 | 18 149 | |
| Détail par échéance | 31/12/2017 | ||||
| $1$ an | $1 - 5$ ans | $>$ 5 ans | |||
| 6383 | 822 | 4688 | 873 | 6351 | |
| 1848 | 252 | 725 | 871 | 1799 | |
| 4535 | 570 | 3963 | 2 | 4552 | |
| 1 2 0 4 | 311 | 739 | 154 | 1321 | |
| 330 | 240 | 54 | 36 | 323 | |
| 627 | 272 | 289 | 66 | 671 | |
| 8544 | 1646 | 5769 | 1 1 2 9 | 8 6 6 6 | |
| 31/12/2018 31/12/2018 |
Détail par échéance |
Les engagements hors bilan liés à la trésorerie sont composés :
- des engagements de crédit donnés par les sociétés financières du Groupe à leur clientèle dans le cadre de leurs activités opérationnelles, ainsi que d'engagements bancaires reçus ;
- de cautions et hypothèques données ou reçues principalement dans le cadre de l'activité immobilière du Groupe ;
- de lignes de crédits mobilisables représentant les lignes de crédit confirmées mises à la disposition du Groupe et non utilisées à la date de clôture.
Les engagements hors bilan liés à l'exploitation sont principalement composés :
- d'engagements d'achat de terrains dans le cadre des programmes d'expansion du Groupe;
- de dépendances diverses issues de contrats commerciaux;
- d'engagements donnés pour l'accomplissement de travaux dans le cadre des programmes d'expansion du Groupe ;
- de garanties locatives et de garanties sur opérateurs de galeries marchandes;
- de créances garanties.
Les engagements hors bilan liés aux acquisitions et cessions de titres sont composés d'engagements reçus ou donnés dans le cadre de l'achat et la vente de titres :
- majoritairement en France, dans le cadre de l'activité de franchise du Groupe ;
- ainsi que d'options d'achat et de vente de titres exerçables immédiatement et de garanties de $\overline{\phantom{a}}$ passifs octroyées. Les garanties de passifs reçues ne sont pas valorisées.
Les engagements hors bilan liés aux locations correspondent aux loyers à payer sur la durée non résiliable de contrats de location simple.
A fin décembre 2018, le Groupe détient en pleine propriété 591 hypermarchés sur 1 086 hypermarchés intégrés et 447 supermarchés sur 1 399 supermarchés intégrés.
Les magasins non détenus en pleine propriété font l'objet de contrats de location pour une charge de 1 045 millions d'euros au titre de l'année 2018 (voir note 7.2.2).


28 % des engagements liés aux contrats de location (location simple et location financement) sont à échéance de moins de 1 an, 45 % à échéance de 1 à 5 ans et 27 % à échéance de plus de 5 ans.
Au titre des contrats de location simple, le montant brut des loyers futurs, déterminé en fonction de l'engagement minimal futur pris par le Groupe, aussi bien en termes de durée que de montant pour chacun des contrats de location immobilière existant à ce jour, s'élève à 3 569 millions d'euros. Le montant actualisé de ces loyers futurs s'élève à 2 872 millions d'euros (voir note 8.5).
Le Groupe détient par ailleurs des galeries commerciales données en location, principalement autour des hypermarchés et supermarchés, ainsi que des magasins loués à des franchisés, qui ont généré au cours de l'année 2018 un produit de 218 millions d'euros. Le montant brut des loyers futurs à recevoir, déterminé en fonction de l'engagement futur pris par les locataires, aussi bien en termes de durée que de montant pour chacun des contrats de location immobilière existant à ce jour, s'élève à 627 millions d'euros. Le montant actualisé de ces loyers futurs correspond à un engagement recu de 527 millions d'euros.
NOTE 16: EVENEMENTS POST CLOTURE
Le 7 janvier 2019, Atacadão S.A. a émis au Brésil des debentures pour un montant total de 900 millions de réais (environ 200 millions d'euros) sur des maturités de 2 mois (pour 200 millions de réais) et 12 mois (pour 700 millions de réais).
Le 31 janvier 2019, Carrefour France a présenté aux organismes syndicaux un plan de
transformation pour l'activité hypermarchés mêlant recours à la technologie et suppression d'activités et de postes. Ce plan prévoit notamment l'équipement de certains magasins de caisses automatiques et de scannettes pour les clients, le passage en modèle libre-service "low-cost" ainsi que le passage en mode "tout-automatique" de certaines stations-services.
Le 15 février 2019, Carrefour Italie a présenté aux partenaires sociaux son plan de transformation relatif aux années 2019-2022. Ce plan comporte plusieurs volets opérationnels, tels que plusieurs centaines d'ouvertures de magasins dans les formats Market et Express, le renforcement du ecommerce, la révision du modèle hypermarchés en trois clusters ainsi que des réductions de surfaces ciblées sur certains supermarchés. Ce plan comporte également un volet de réorganisation pouvant conduire à la réduction des effectifs de 590 personnes au maximum.
| Honoraires 2018 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| en milliers d'euros | Deloitte & Associés (1) |
Réseau | Total Deloitte |
KPMG S.A. (1) |
Réseau | Total KPMG |
MAZARS (1) | Réseau | Total MAZARS |
| Services de certification des comptes | 1789 | 588 | 2377 | 3 210 | 5 249 | 8 4 5 9 | 1309 | 748 | 2057 |
| Carrefour S.A. - Emetteur | 314 | - | 314 | 474 | 474 | 328 | 328 | ||
| Filiales (entités contrôlées) | 1475 | 588 | 2063 | 2 7 3 6 | 5 2 4 9 | 7985 | 981 | 748 | 1729 |
| Services autres que la certification des comptes (2) |
24 | 510 | 534 | 226 | 580 | 806 | 51 | 250 | 301 |
| Carrefour S.A. - Emetteur | 20 | 20 | 29 | $\overline{\phantom{a}}$ | 29 | 48 | 84 | 132 | |
| Filiales (entités contrôlées) | 4 | 510 | 514 | 197 | 580 | 777 | э | 166 | 169 |
| TOTAL | 1.912 | nga | 2.011 | DATE | E O TO | O SEE | 0.60 | 000 | ---- |
NOTE 17: HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
$(1)$ Commissaire aux comptes de Carrefour S.A., société-mère consolidante (prestations fournies par le réseau du Commissaire aux comptes exclues).
(2) Y compris services dont la fourniture par les Commissaires aux comptes est imposée par la loi.
Les services autres que la certification des comptes fournis par les Commissaires aux comptes à Carrefour S.A., entité consolidante, et à ses filiales correspondent principalement aux diligences liées à l'émission d'attestations et de rapports de procédures convenues portant sur des données issues de la comptabilité ou portant sur le contrôle interne.

NOTE 18 : LISTE DES SOCIETES COMPRISES DANS LE PERIMETRE DE CONSOLIDATION
18.1 Sociétés consolidées au 31 décembre 2018
| Pourcentage d'intérêts ratanus en |
Pourcentage d'intérêts retenus en |
||
|---|---|---|---|
| oonsolidation | consolidation | ||
| FRANCE | 100 | FRANCE CRFP13 |
100 |
| ALSATOP AMIDIS ET CIE |
100 | CRFP20 | 100 |
| ANTIDIS | 100 | CRFP21 | 100 |
| AVENUE | 52 | CRFP22 | 100 |
| BELLEVUE DISTRIBUTION | 100 | CRFP23 | 100 100 |
| BERESA | 100 | CRFP8 | 70 |
| BLO DISTRIBUTION | 100 100 |
CROQUETTELAND CSD TRANSPORTS |
74 |
| BRUVALDIS C.S.D |
74 | CSI | 100 |
| C, S, F | 100 | DAUPHINOISE DE PARTICIPATIONS | 100 |
| CADS | 100 | DE LA FONTAINE | 51 |
| CALLOUETS | 51 | DE SIAM | 51 100 |
| CARAUTOROUTES | 100 100 |
DIGITAL MEDIA SHOPPER DISEVAL |
100 |
| CARDADEL CARFUEL |
100 | DISTRIVAL | 100 |
| CARGO PROPERTY ALLONNES | 32 | DOREL | 100 |
| CARGO PROPERTY BAGÉ LA VILLE | 32 | EPG | 66 |
| CARGO PROPERTY BAIN DE BRETAGNE | 32 | FALDIS | 100 60 |
| CARGO PROPERTY BRIE COMTE ROBERT | 32 | FCT MASTER CREDIT CARD 2013 | 100 |
| CARGO PROPERTY CHOLET | 32 32 |
FINANCIERE RSV FINIFAC |
100 |
| CARGO PROPERTY COMBS LA VILLE CARGO PROPERTY CREPY |
32 | FONCIERE LES 4 ROUTES | 100 |
| CARGO PROPERTY EPAUX BEZU | 32 | FORUM DEVELOPPEMENT | 100 |
| CARGO PROPERTY GERANT | 100 | FRAMIDIS | 100 100 |
| CARGO PROPERTY ASSETS (ex-HOLDING) | 32 | FRANCE SFA | 100 |
| CARGO PROPERTY LA COURNEUVE | 32 32 |
FRED 8 GAMACASH |
100 |
| CARGO PROPERTY LABENNE CARGO PROPERTY LAUDUN |
32 | GANDIS | 100 |
| CARGO PROPERTY LUNEVILLE | 32 | GEILEROP | 100 |
| CARGO PROPERTY PLAISANCE DU TOUCH | 32 | GENEDIS | 100 100 |
| CARGO PROPERTY POUPRY ARTENAY | 32 32 |
GERNIMES GIE BREST BELLEVUE |
80 |
| CARGO PROPERTY SAVIGNY SUR CLAIRIS CARGO PROPERTY ST QUENTIN FALLAVIER |
32 | GRANDVINS-PRIVÉS.COM | 100 |
| CARGO PROPERTY VENDIN | 32 | GREENWEEZ | 98 |
| CARIMA | 100 | GUILVIDIS | 100 |
| CARMA | 50 | GUYENNE & GASCOGNE | 100 51 |
| CARMA VIE | 50 100 |
GVTIMM HAUTS DE ROYA |
100 |
| CARREFOUR ADMINISTRATIF FRANCE CARREFOUR BANQUE (Ex S2P - SOCIETE DES |
|||
| PAIEMENTS PASS) | 60 | HYPARLO | 100 |
| CARREFOUR DRIVE | 100 | HYPERADOUR | 100 |
| CARREFOUR FRANCE | 100 | HYPERMARCHES DE LA VEZERE | 50 100 |
| CARREFOUR France PARTICIPATION | 100 | IMMAUFFAY IMMO ARTEMARE |
51 |
| CARREFOUR HYPERMARCHES CARREFOUR IMPORT |
100 100 |
IMMO BACQUEVILLE | 51 |
| CARREFOUR LIBERTY | 100 | IMMOBILIERE CARREFOUR | 100 |
| CARREFOUR MANAGEMENT | 100 | IMMOBILIERE ERTECO | 100 |
| CARREFOUR MARCHANDISES INTERNATIONALES | 100 100 |
IMMOCYPRIEN IMMODIS |
51 100 |
| CARREFOUR MONACO CARREFOUR NOLIM |
100 | IMMOLOUBES | 51 |
| CARREFOUR OMNICANAL | 100 | IMMOTOURNAY | 51 |
| CARREFOUR PARTENARIAT INTERNATIONAL | 100 | INTERDIS | 100 |
| CARREFOUR PROPERTY France | 100 | LA CROIX VIGNON | 51 99 |
| CARREFOUR PROPERTY GESTION | 100 100 |
LALAUDIS LANN KERGUEN |
51 |
| CARREFOUR PROPERTY INTERNATIONAL CARREFOUR PROXIMITE France |
100 | LAPALUS | 100 |
| CARREFOUR SA | 100 | LE COURTEMBLET | 100 |
| CARREFOUR SERVICES CLIENTS | 100 | ILEATILD | 100 51 |
| CARREFOUR STATION SERVICE | 100 100 |
ILES TASSEAUX LES VALLEES |
51 |
| CARREFOUR SUPPLY CHAIN CARREFOUR VOYAGES |
100 | LESCHENES | 100 |
| CENTRE DE FORMATION ET COMPETENCES | 100 | LOGIDIS | 100 |
| CHALLENGER | 100 | LUDIS | 100 100 |
| CIGOTOP | 100 100 |
LVDIS LYBERNET (EX CARMA COURTAGE) |
50 |
| CLAIREFONTAINE ∣CLP |
100 | MAISON JOHANES BOUBEE | 100 |
| CMCB DISTRIBUTION | 100 | MAJOR | 100 |
| COMPAGNIE D'ACTIVITE ET DE COMMERCE | 100 | MARKET PAY | 100 |
| INTERNATIONAL -CACI- | 100 | ||
| 'CORSAIRE | 50 100 |
MARKET PAY TECH MATOLIDIS |
100 |
| COVIAM 21 ICOVIAM 8 |
100 | MAXIMOISE DE CREATION | 51 |
| ICOVIAM 9 | 100 | MENUDIS | 100 |
| COVICAR 2 | 100 | MICHEL HOCHARD | 100 100 |
| COVICAR 40 | 100 | NONTEL DISTRIBUTION | 100 |
| COVICAR 46 | 100 100 |
MY DESIGN NOOPART |
100 |
| COVICAR 47 COVICAR IC 6 |
32 | NOSAEL | 51 |
| ICOVICAR IC 8 | 32 | OOSHOP | 100 |
| CPD BILLY | 100 | PASDEL | 100 |
| CPF ASSET MANAGEMENT | 100 | PHIVETOL | 100 98 |
| CPF PROJECT | 100 | PLANETA HUERTO | 100 |
| CRF REGIE PUBLICITAIRE | 100 | PROFIDIS |

| d'Intérèts retenus en |
||
|---|---|---|
| FRANCE | consolidation | BRESIL |
| PROPHI | 100 | ATACADA |
| PUECH ECO | 100 | ATACADA |
| QUITOQUE | 79 | BANCO C |
| RESSONS RUE DU COMMERCE |
51 | BSF HOLD |
| SAFETY | 100 | CARREFO |
| SAINT HERMENTAIRE | 100 100 |
CMBCI IN COMERCI |
| SALUDIS | 100 | E MIDIA I |
| SAMAD | 100 | IMOPAR P |
| SCI COVICAR IC 7 | 32 | PANDORA |
| SCI IC AULNAY SCI PROXALBY |
100 | RIOBONIT |
| SDR | 74 100 |
TROPICAI |
| SELIMA | 100 | IVERPARIN |
| SIGOULIM | 51 | CHINE |
| SOCIETE COMMERCIALE BIOUX | 100 | BEIJING C |
| SOCIETE DES NOUVEAUX HYPERMARCHES isodIMODIS |
100 | BEIJING C |
| SODISAL | 100 100 |
BEIJING C |
| BEIJING R CARREFOI |
||
| SODITA | 100 | INVESTME |
| SODITRIVE | 100 | CARREFOI |
| SOFALINE | 100 | CARREFOI |
| SOFIDIM SOVAL |
99 | CARREFOI |
| STELAUR | 100 100 |
CARREFOI CHANGCH |
| STENN | 100 | CHANGSH |
| CHANGZH | ||
| SUPER AZUR | 100 | LTD. |
| SUPERADOUR | 100 | CHENGDU |
| SUPERDIS TOP CONSO OPCO |
97 | CHONGQII |
| TOP CONSO PROPCO | 100 100 |
DALIAN C DONGGUA |
| TOP CORRECTION OPCO | 100 | FOSHAN C |
| TOP CORRECTION PROPCO | 100 | FUZHOU C |
| TROTTEL ∤UNIVU |
50 | GUANGZH |
| VAN K | 100 | GUIZHOU |
| VEZERE DISTRIBUTION | 100 50 |
HAIKOU C. HANGZHOI |
| VICIENSE | 100 | HARBIN C. |
| VIZEGU | 90 | HEBEI BAC |
| ZORMAT | 100 | HEFEI YUE. |
| ниннот с JINAN CAR |
||
| 100 | KUNMING NANCHANG |
|
| ALLEMAGNE CARREFOUR PROCUREMENT INTERNATIONAL AG & ∶co. κG |
||
| NANJING Y NINGBO C. QINGDAO |
||
| 60 | QUJING C/ | |
| i 100 |
||
| SHANDON SHANGAI ( SHANGHAI |
||
| SHANGHAI | ||
| 100 100 |
SHANGHAI SHANXI YU |
|
| 100 | SHENYANG | |
| 100 | SHENZHEN | |
| 100 | SHENZHEN | |
| 100 100 |
SHIJIAZHU SICHUAN |
|
| SOCIEDAD | ||
| 100 | REPRESENT | |
| 100 | SUZHOU YI | |
| 100 | THE CARRI | |
| SAFETY LTI | ||
| 100 | TIANJIN JI I TIANJIN OL |
|
| 100 | LTD | |
| 100 | WUHAN HA | |
| 100 | WUXI YUEI | |
| 100 100 |
XIAMEN CA XIAN CARR |
|
| 100 | XINJIANG ( | |
| 100 | XUZHOU YI | |
| 100 | ZHENGZHO | |
| 100 | ZHUHAI CA | |
| 100 | ZHUHAILE | |
| 100 100 |
ZHUZHOU ( | |
| 100 | ||
| ARGENTINE BANCO DE SERVICIOS FINANCIEROS SA INC S.A. BELGIQUE BRUGGE RETAIL ASSOCIATE CARREFOUR BELGIUM CARUM DRIVE 1 DRIVE 2 ECLAIR FILUNIC FIRST IN FRESH GROSFRUIT HALLE RETAIL ASSOCIATE HEPPEN RETAIL ASSOCIATE MARKET A1 CBRA MARKET B2 CBRA MARKET C3 CBRA MARKET D4 CBRA MARKET E5 CBRA MARKET F6 CBRA ORTHROS ROB SCHILCO iship TO STIGAM VANDEN MEERSSCHE NV SOUTH MED INVESTMENTS CAPARBEL |
100 | |
| CARREFOUR Finance | 100 |
| Pourcentage d'Intérêts retenus an |
Pourcentage d'intérâts retenus en |
|
|---|---|---|
| consolidation | BRESIL | consolidation |
| 100 | ATACADAO DISTRIBUICAO COMERCIO E INDUSTRIA L | 37 |
| 100 | ATACADAO DISTRIBUICAO COMERCIO E INDUSTRIA S | 72 |
| 79 | BANCO CSF S.A. | 37 |
| 51 | BSF HOLDING S.A. | 37 |
| 100 | CARREFOUR COMMERCIO E INDUSTRIA LTDA | 72 |
| 100 | CMBCI INVESTIMENTOS E PARTICIPAÇÕES LTDA | 72 |
| 100 100 |
COMERCIAL DE ALIMENTOS CARREFOUR S.A. | 72 |
| 100 | E MIDIA INFORMACOES LTDA IMOPAR PARTICIPCOES E ADMINISTRACAO IMOBILIAE |
72 72 |
| 32 | PANDORA PARTICIPACOES LTDA. | 72 |
| 100 | RIOBONITO ASSESSORIA DE NEGOCIOS LTDA. | 72 |
| 74 | TROPICARGAS TRANSPORTES LTDA. | 72 |
| 100 | VERPARINVEST S.A | 72 |
| 100 51 |
CHINE | |
| 100 | BEIJING CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | |
| 100 | BEIJING CHAMPION SHOULIAN COMMUNITY CHAIN | 55 100 |
| 100 | BEIJING CHUANGYIJIA CARREFOUR COMMERCIAL | 100 |
| 100 | BEIJING REPRESENTATIVE OFFICE OF CARREFOUR | 100 |
| 100 | CARREFOUR (CHINA) CONVENIENCE STORE | 100 |
| 100 | INVESTMENT CO., LTD. CARREFOUR (CHINA) MANAGEMENT & CONSULTING |
|
| 100 | CARREFOUR (SH) E-COMMERCE CO., LTD | 100 100 |
| 99 | CARREFOUR (SHANGHAI) INVESTMENT MANAGEMENT | 100 |
| 100 | CARREFOUR(SH) SUPPLY CHAIN CO. | 100 |
| 100 | CHANGCHUN CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | 100 |
| 100 | CHANGSHA CARREFOUR HYPERMARKET | 100 |
| 100 | CHANGZHOU YUEDA CARREFOUR COMMERCIAL CO., | 60 |
| 100 | LTD. CHENGDU CARREFOUR HYPERMARKET CO LTD |
|
| 97 | CHONGQING CARREFOUR COMMERCIAL CO LTD | 100 65 |
| 100 | DALIAN CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | 100 |
| 100 | DONGGUAN CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD | 100 |
| 100 | FOSHAN CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD | 100 |
| 100 50 |
FUZHOU CARREFOUR COMMERCIAL CO LTD | 100 |
| 100 | GUANGZHOU JIAGUANG SUPERMARKET CO GUIZHOU CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD |
100 |
| 100 | HAIKOU CARREFOUR COMMERCIAL | 100 100 |
| 50 | HANGZHOU CARREFOUR HYPERMARKET CO., LTD | 100 |
| 100 | HARBIN CARREFOUR HYPERMARKET CO., LTD | 100 |
| 90 | HEBEI BAOLONGCANG CARREFOUR COMMERCIAL | 100 |
| 100 | HEFEI YUEJIA COMMERCIAL CO., LTD. | 60 |
| HUHHOT CARREFOUR COMMERCIAL COMPANY JINAN CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD |
100 | |
| KUNMING CARREFOUR HYPERMARKET CO., LTD | 100 100 |
|
| 100 | ||
| NANCHANG YUEJIA COMMERCIAL CO., LTD | 60 | |
| NANJING YUEJIA SUPERMARKET CO LTD NINGBO CARREFOUR COMMERCIAL |
65 | |
| QINGDAO CARREFOUR COMMERCIAL | 100 95 |
|
| 60 | QUJING CARREFOUR HYPERMARKET CO.,LTD. | 100 |
| 100 | SHANDONG CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | 100 |
| SHANGAI CARHUA SUPERMARKET LTD | 55 | |
| SHANGHAI GLOBAL SOURCING CONSULTING CO LTD | 100 | |
| SHANGHAI JIAYUAN COMMERCIAL CO.LTD. | ||
| 100 | SHANGHAI PROXIMITY SUPERMARKET | 100 100 |
| 100 | SHANXI YUEJIA COMMERCIAL CO., LTD | 55 |
| 100 | SHENYANG CARREFOUR COMMERCIAL CO LTD | 100 |
| 100 100 |
SHENZHEN CARREFOUR COMMERCIAL SHENZHEN LERONG SUPERMARKET CO LTD |
100 |
| 100 | SHIJIAZHUANG CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | 100 100 |
| 100 | SICHUAN CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | 100 |
| 100 | SOCIEDAD DE COMPRAS NODERNAS, S.A. SHANGHAI | 100 |
| REPRESENTATIVE OFFICE | ||
| 100 | SUZHOU YUEJIA SUPERMARKET CO., LTD | 55 |
| 100 | THE CARREFOUR(CHINA) FOUNDATION FOR FOOD SAFETY LTD. |
100 |
| 100 | TIANJIN JIAFU COMMERCIAL CO., LTD. | 100 |
| 100 | TIANJIN QUANYE CARREFOUR HYPERMARKET CO., | |
| LTD | 100 | |
| 100 | WUHAN HANFU SUPERMARKET CO., LTD. | 100 |
| 100 100 |
WUXI YUEJIA COMMERCIAL CO., LTD. | 55 |
| 100 | XIAMEN CARREFOUR COMMERCIAL CO LTD XIAN CARREFOUR HYPERMARKET CO LTD |
100 |
| 100 | XINJIANG CARREFOUR HYPERMARKET | 100 100 |
| 100 | XUZHOU YUEJIA COMMERCIAL CO LTD | 60 |
| 100 | ZHENGZHOU YUEJIA COMMERCIAL CO., LTD. | 60 |
| 100 100 |
ZHUHAI CARREFOUR COMMERCIAL CO.,LTD. ZHUHAI LETIN SUPERMARKET CO., LTD. |
100 |
| 100 | ZHUZHOU CARREFOUR COMMERCIAL CO., LTD. | 100 100 |
$\mathbf{i}$
Pourcentage
d'intérêts
retenus en
consolidation
100 100 à
100
100
100
100
100
100
100
100
100
100 $\frac{1}{2}$
100
100
70
100
100
100
60
60
30
60

| Pourcentage d'interèts retanus en consolidation |
IRLANDE | |
|---|---|---|
| ESPAGNE | 100 | CARREFOUR INSURANCE LIMITED |
| CARREFOUR NAVARRA, S.L. | 100 | |
| CARREFOUR NORTE, S.L. | 100 | LUXEMBOURG |
| CARREFOUR PROPERTY ESPANA, S.L.U. | 100 | IVELASOUEZ 5.A. |
| CARREFOURONLINE, S.L.U. | 100 | |
| CENTROS COMERCIALES CARREFOUR, S.A. | 100 | PAYS-BAS |
| CORREDURIA DE SEGUROS CARREFOUR, S.A.U. | CARREFOUR CHINA HOLDINGS BV | |
| FINANZAS Y SEGUROS | 100 | CARREFOUR NEDERLAND BV |
| GROUP SUPECO MAXOR, S.L.U. | 100 | CARREFOUR PROPERTY BV |
| INVERSIONES PRYCA, S.A.U. | 100 100 |
FICADAM BV |
| NORFIN HOLDER, S.L. | 60 | IHYPER GERMANY BV |
| SERVICIOS FINANCIEROS CARREFOUR, EFC, S.A. | INTERCROSSROADS BV | |
| SIDAMSA CONTINENTE HIPERMERCADOS, S.A. | 100 100 |
INTERNATIONAL MERCHANDISE TRADING BV |
| SOCIEDAD DE COMPRAS MODERNAS, S.A.U. | SOCA BV | |
| SUPERMERCADOS CHAMPION, S.A.U. | 100 | |
| VIAJES CARREFOUR, S.L.U. | 100 | |
| POLOGNE CARREFOUR POLSKA |
||
| ITALIE | CPA WAW 1 | |
| CARREFOUR BANCA | 60 100 |
|
| CARREFOUR ITALIA FINANCE SRL | 100 | ROUMANIE |
| CARREFOUR ITALIA SPA | 100 | ALLTB ROM SRL |
| CARREFOUR PROPERTY ITALIA SRL | 64 | ARTIMA SA |
| CONSORZIO NICHELINO | 53 | BRINGO MAGAZIN |
| CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE | 89 | CARREFOUR PRODUCTIE SI DISTRIBUTIE |
| CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE |
||
| GIUSSANO | 77 | CARREFOUR ROUMANIE COLUMBUS ACTIVE SRL |
| CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE | 54 | |
| CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO CONMERCIALE THIENE |
58 | COLUMBUS OPERATIONAL SRL |
| CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE | 87 | MILITARI GALERIE COMERCIALA |
| CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE VERCELLI |
84 | SUPECO INVESTMENT SRL |
| DIPERDI SRL | 100 | |
| GALLERIA COMMERCIALE PADERNO S.R.L. | 100 | SUISSE |
| GALLERIA COMMERCIALE PROPERTY FUTURA S.R.L. | 100 | CARREFOUR WORLD TRADE |
| GS SPA | 100 | HYPERDEMA (PHS) |
| S.C.A.R.L. SHOPVILLE GRAN RENO | 58 | |
| SOCIETA SVILUPPO COMMERCIALE SRL | 100 | TAIWAN |
| CARREFOUR INSURANCE BROKER CO | ||
| HONG-KONG | CARREFOUR TELECOMMUNICATION CO. | |
| CARREFOUR ASIA LTD | 100 | CHARNG YANG DEVELOPMENT CO |
| CARREFOUR GLOBAL SOURCING ASIA | 100 | PRESICARRE |
| CARREFOUR TRADING ASIA LTD (CTA) | 100 |
Groupe Carrefour - Comptes consolidés au 31 décembre 2018

Pourcentage
d'intérêts
relenus en
consolidation
18.2 Sociétés mises en équivalence au 31 décembre 2018
| Pourcentage d'intérêts |
||
|---|---|---|
| ratenus en | ||
| FRANCE | aansolidation | FRANCE |
| ABREDIS | 50 | LEZIDIS |
| ADIALEA ALEXANDRE |
45 | LSODIS |
| ANGIDIS | 50 | LUMIMMO |
| ANTONINE | 50 ĸп |
LYEMMADIS |
| ARLOM | 50 | MADIS |
| AROBLIS | 50 | MAGODIS MAISON VIZET FABRE |
| AUBINYC | 50 | MALISSOL |
| AUDIST SAS | 49 | MARIDYS |
| AZAYDIS AZIMMO |
34 | MASSEINE |
| BAMAZO | 34 | ļ MAUDIS |
| BELONDIS | 50 50 |
MBD MIMAL1 |
| BIADIS | 34 | MORTEAU DISTRIBUTION |
| BLS RETRAIL | 50 | NASOCA |
| BORDEROUGE BOURG SERVICES DISTRIBUTION "B.S.D" |
50 | NC DISTRIBUTION |
| 8PJ | 50 26 |
NCL NEW CARMILA |
| BS DISTRIBUTION | 50 | NOUKAT |
| CABDIS | 50 | OLICOURS |
| CALODIAN DISTRIBUTION | 50 | OUISDIS |
| CAMPI CARDUTOT |
50 | OULLIDIS |
| CARGAN | 26 | PAM |
| CERREL | 50 50 |
PHILODIS PLAMIDIS |
| CEVIDIS | 50 | PLANE MARSEILLAN |
| CHAMNORD | 56 | PRIGONDIS ı |
| CHERBOURG INVEST | 48 | PRODIX |
| CHRISTIA CINODIS 09 |
50 | PROVENCIA SA |
| CJA DISTRIBUTION | 50 вο |
RD 2 M |
| CLOVIS | 50 | ł REBAIS DISTRIBUTION RIMADIS |
| CLUNYDIS | 50 | ROND POINT |
| CODINOG | 50 | ROSE BERGER |
| COFLEDIS COLODOR |
50 | SADEV |
| COROU | 50 50 |
SAINT JUERY DISTRIBUTION |
| CRISANE | 50 | SALACA SAM |
| DECODIS | 26 | SAS DISTRI GIGNAC |
| DEPOT PETROLIER DE LYON | 50 | SASD |
| DEPOTS PETROLIERS COTIERS DIRIC |
24 | t SCB |
| DISTRI PALAVAS | 50 50 |
ŧ SCGR DISTRIBUTION SCI 2C |
| DISTRIBOURG | 50 | SCI 2F |
| DISTRICAB | 50 ł |
SCI FONCIERE DES ALBERES |
| DISTRIFLEURY DOUDIS |
50 | SCI IMMODISC |
| DU MOULIN | 50 49 |
SCI LA BEAUMETTE SCI LA CLAIRETTE |
| EDENDIS | 50 | SCI LATOUR |
| EN CONTACT | 34 | SCI PONT D'ALLIER |
| ENTREPOT PETROLIER DE VALENCIENNES FABCORIO |
34 | SCI SOVALAC |
| FARO | 50 50 |
SCOMONDIS SDAP |
| FIVER | 50 | SEREDIS |
| FONCIERE MARSEILLAN | 50 | SERPRO |
| FONCIERE PLANES FONCIERE SOLANDIS |
50 | SHOWROOMPRIVE |
| FRELUM | 34 50 |
SIFO SME |
| GALLDIS | 50 | SOBRAMIC |
| GGP DISTRIBUTION GPVM |
50 | SOCADIS |
| GRANDI | 30 | SOCADIS CAVALAIRE |
| GRDIS | 50 50 |
SODIBOR SODICAB |
| GWENDA | 50 | SODILIM |
| HBLP | 25 | SODIMER |
| IDEC IMMO ST PIERRE EGLISE |
50 | SODYEN |
| 12B | 50 50 |
SOLANDIS |
| JEDEMA | 50 | SOMADIS SOQUIMDIS |
| JLEM | 50 | SOVADIS |
| JMS74 DISTRIBUTION | 50 | SOVALDIS |
| JOSIM JTDS MARKET |
34 | SPC DISTRI |
| JUPILOU | 50 50 |
ST BONNET DISCOUNT ST PAUL DE DISTRIBUTION |
| LA CATALANE DE DISTRIBUTION | 50 | STE DU DEPOT PETROLIER DE NANTERRE |
| LA CRAUDIS | 60 | TIADIS |
| LAITA BELON DISTRIBUTION LB LE PLAN |
50 | TURENNE |
| LE CLAUZELS | 50 50 |
VALCRIS DISTRIBUTION VALMENDIS |
| LE PETIT BAILLY | 50 | VICUN |
| LES OLIVIERS | Š٥ |

| Pourcentage d'intérêts ratenus en consolidation |
||
|---|---|---|
| BELGIQUE MESTDAGH |
25 | |
| BRESIL COSMOPOLITANO SHOPPING EMPREENDIMENTOS S.A. |
36 | |
| ESPAGNE | ||
| 2013 COUÑAGO NEVADO. S.L. | 26 | |
| 2013 CID OTERO, S.L. | 26 | |
| 2013 ALBADALEJO VALENCIA, S.L. | 26 | |
| 2013 MARTINEZ CARRION, S.L. | 26 | |
| 2013 GISBERT CATALA, S.L. | 26 | |
| 2013 SOBAS ROMERO, S.L. | 26 26 |
|
| 2013 CORCOLES ARGANDOÑA, S.L. 2012 ALVARO EFREN JIMENEZ, S.L. |
26 | |
| 2012 CORDOBA RODRIGUEZ, S.L. | 26 | |
| 2012 ERIK DAVID, S.L. | 26 | |
| 2012 FLORES HERNANDEZ, S.L. | 26 | |
| 2012 LIZANDA TORTAJADA, S.L. | 26 | |
| 2012 NAYARA SAN MARTIN YANGÜELA, S.L. | 26 | |
| ANTONIO PEREZ 2010, S.L. | 26 | |
| COSTASOL DE HIPERMERCADOS, S.L. | 34 | |
| D-PARKING, S.C.P. | 58 | |
| GLORIAS PARKING. S.A. | 50 | |
| SUPERMERCATS HEGERVIC MATARO, S.L. | 26 | |
| ILITURGITANA DE HIPERMERCADOS, S.L. | 34 | |
| IM MARMOL SUPERMERCADOS, S.L. | 26 | |
| LAREDO EXRPRESS J.CARLOS VAZQUEZ, S.L. | 26 | |
| LUHERVASAN, S.L. | 26 | |
| SUPERMERCATS SAGRADA FAMILIA, S.L. | 26 | |
| SUPERMERCADO CENTENO, S.L. | 26 | |
| VALATROZ, S.L. | 26 |
ł
| Paurcentage d'intérêts relenus en consolidation |
|
|---|---|
| TTALIE CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE ASSAGO CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE SIRACUSA CONSORZIO PROPRIETARI CENTRO COMMERCIALE ROMANINA CONSORZIO TRA I PROPRIETARI DEL PARCO COMMERCIALE DI NIC |
50 33 46 30 |
| PAYS-BAS ARAVIS INVESTMENTS B.V. |
50 |
| POLOGNE C SERVICES |
30 |
| ROUMANIE PLOIESTI SHOPPING CITY |
ï 50 |
| TUROUIE CARREFOUR SABANCI TICARET MERKEZI AS CARREFOURSA |
46 |
| TUNISIE III YSSE |
25 |