Skip to main content

AI assistant

Sign in to chat with this filing

The assistant answers questions, extracts KPIs, and summarises risk factors directly from the filing text.

AXA Interim / Quarterly Report 2023

Aug 3, 2023

1135_ir_2023-08-03_3475d100-9a6c-4366-919a-805eabc76e59.pdf

Interim / Quarterly Report

Open in viewer

Opens in your device viewer

Rapport Financier Semestriel

/

30 juin 2023

SOMMAIRE

I. Rapport d'activité……………………………….…. 3
II. États financiers consolidés……………………… 43
III. Rapport
des
commissaires
aux
comptes
sur
l'information financière semestrielle 2022……
115
IV. Attestation du responsable du Rapport Financier
Semestriel……………………………………………
119

I. Rapport d'activité

/

30 juin 2023

INFORMATIONS IMPORTANTES ET AVERTISSEMENT RELATIF AUX DÉCLARATIONS PROSPECTIVES ET À L'UTILISATION DES MESURES DE PERFORMANCENON-GAAP ET ALTERNATIVES

Certaines déclarations figurant dans le présent rapport peuvent contenir des prévisions qui portent notamment sur des événements futurs, des tendances, des projets, des attentes ou des objectifs. Il convient de ne pas accorder une importance excessive à ces déclarations, car elles comportent, par nature, des risques et des incertitudes, identifiés ou non, et peuvent être affectées par de nombreux facteurs susceptibles de donner lieu à un écart significatif entre, d'une part, les résultats réels d'AXA et, d'autre part, les résultats indiqués dans, ou induits par, ces déclarations prospectives. Une description de certains facteurs, risques et incertitudes importants susceptibles d'influer sur les activités et/ou les résultats du Groupe AXA, figure en Partie 5 - « Facteurs de risque et gestion des risques » du Document d'Enregistrement Universel du Groupe pour l'exercice clos le 31 décembre 2022 (le « Document d'Enregistrement Universel 2022 »).

AXA ne s'engage en aucune façon à publier une mise à jour ou une révision de ces déclarations prospectives, que ce soit pour refléter de nouvelles informations, des événements ou des circonstances futurs ou pour toute autre raison, sous réserve des exigences législatives et réglementaires applicables.

En outre, le présent rapport fait référence à des soldes intermédiaires de gestion financiers (non-GAAP financial measures), ou indicateurs alternatifs de performance (« IAPs »), utilisés par la Direction pour analyser les tendances opérationnelles, la performance financière et la situation financière d'AXA et fournir aux investisseurs des informations complémentaires que la Direction juge utiles et pertinentes en ce qui concerne les résultats d'AXA. De manière générale, ces indicateurs ne renvoient pas à des définitions standardisées et ne peuvent par conséquent être comparés à des indicateurs ayant une dénomination similaire utilisés par d'autres sociétés. En conséquence, aucun de ces indicateurs ne doit être pris en compte isolément ou en remplacement des comptes consolidés du Groupe et des notes y afférentes établis conformément aux normes IFRS. Le résultat opérationnel, la rentabilité opérationnelle des capitaux propres (« RoE opérationnel »), le résultat opérationnel par action, le ratio combiné et le ratio d'endettement sont des indicateurs alternatifs de performance (« IAPs ») au regard des orientations de l'ESMA et de la position de l'AMF publiées en 2015. Le rapprochement des IAPs résultat opérationnel et ratio combiné avec le poste des états financiers de la période correspondante, ou de son soustotal ou du total le plus proche, est présenté dans les tableaux figurant aux pages 19 et 20 du présent rapport. Le rapprochement des IAPs ROE opérationnel et résultat opérationnel par action avec les états financiers consolidés figure dans le tableau en page 35 du présent rapport. La méthode de calcul du ratio d'endettement est présentée en page 22 du présent rapport. Pour plus d'information sur les soldes intermédiaires de gestion financiers utilisés dans le présent rapport, y compris ceux mentionnés ci-dessus, veuillez vous reporter au glossaire figurant aux pages 37 à 42 du présent rapport.

Événements significatifs

GOUVERNANCE

AXA a annoncé des évolutions au sein de son Comité de Direction pour préparer le lancement de son prochain plan stratégique

Le 6 juin 2023, le Groupe AXA a annoncé des évolutions au sein de son équipe de direction, en vue du lancement de son future plan stratégique qui sera présenté au premier trimestre 2024.

Changement dans certaines géographies majeures du Groupe :

  • Patrick Cohen, membre du Comité de Direction et jusqu'ici Directeur général d'AXA France, a été nommé Directeur général Marchés Europe & Santé. Outre la supervision des entités d'assurance européennes, il s'est vu confier la création et le développement d'une nouvelle entité qui rassemblera et accélèrera les principales opérations d'assurance santé internationales du Groupe. Il continue de rapporter à Thomas Buberl.
  • Guillaume Borie, Directeur général délégué d'AXA France, a été nommé Directeur général d'AXA France et rejoint le Comité de Direction du Groupe. Il est rattaché à Thomas Buberl.
  • Hassan El-Shabrawishi, directeur général Afrique a été nommé Directeur général des Marchés Internationaux. Il supervise les opérations d'AXA en Amérique Latine, Afrique, au Moyen-Orient, en Turquie, en Inde et en Asie du Sud-Est. Hassan El-Shabrawishi rejoint le Comité de Direction et est rattaché à Thomas Buberl.
  • AXA Japon et AXA Chine et Hong Kong sont désormais directement rattachés à George Stansfield, Directeur général adjoint du Groupe et Secrétaire Général. Gordon Watson a été nommé Président nonexécutif Asie.

Nouveaux membres du Comité de Direction dans des fonctions centrales

  • Nancy Bewlay, Directrice générale d'AXA XL Réassurance, a été nommée Directrice de la souscription du Groupe et a rejoint le Comité de Direction. Elle est rattachée à Frédéric de Courtois, Directeur général adjoint du Groupe, en charge de la Finance, des Opérations, de la Stratégie, des Risques et de la Souscription.
  • Françoise Gilles, Directrice de la Stratégie d'AXA Asie, a été nommée Directrice des Risques du Groupe et a rejoint le Comité de Direction. Elle est rattachée à Frédéric de Courtois.
  • Anu Venkataraman, Directrice des Relations Investisseurs du Groupe, a été nommée Directrice de la Stratégie en plus de ses fonctions actuelles. Elle rejoint le Comité de Direction et est rattachée à Frédéric de Courtois ainsi qu'à Alban de Mailly Nesle, Directeur Financier du Groupe et membre du Comité de Direction.

Le nouveau Comité de Direction autour de Thomas Buberl a commencé ses travaux dès le 1er juillet et est composé de :

  • Frédéric de Courtois, Directeur Général adjoint du Groupe, Finance, Opérations, Stratégie, Risques et Souscription
  • George Stansfield, Directeur Général adjoint du Groupe, Secrétaire Général, superviseur d'AXA Japon, AXA Chine et Hong Kong.
  • Nancy Bewlay, Directrice de la Souscription du Groupe
  • Guillaume Borie, Directeur Général d'AXA France
  • Helen Browne, Directrice Juridique du Groupe
  • Patrick Cohen, Directeur Général Europe et Santé
  • Ulrike Decoene, Directrice de la Communication, de la Marque et du Développement Durable du Groupe

  • Hassan El-Shabrawishi, Directeur Général des marchés Internationaux(1)

  • Françoise Gilles, Directrice des Risques du Groupe
  • Scott Gunter, Directeur Général d'AXA XL
  • Alban de Mailly Nesle, Directeur Financier du Groupe
  • Marco Morelli, Président exécutif d'AXA Investment Managers
  • Karima Silvent, Directrice des Ressources Humaines du Groupe
  • Anu Venkataraman, Directrice de la Stratégie du Groupe et des Relations Investisseurs.
  • Alexander Vollert, Directeur des Opérations du Groupe et Directeur Général d'AXA Group Operations

Renaud Guidée a été nommé Directeur Général d'AXA XL Réassurance

Renaud Guidée, Directeur des Risques du Groupe depuis 2019, a été nommé Directeur Général d'AXA XL Réassurance, succédant à Nancy Bewlay. Il est rattaché à Scott Gunter, Directeur général d'AXA XL et membre du Comité de Direction du Groupe.

PRINCIPALES TRANSACTIONS

AXA SA a réalisé avec succès la cession des actions de Banca Monte dei Paschi di Siena S.p.A.

Le 28 février 2023, AXA SA (« AXA ») a annoncé le succès de la cession de 100 000 000 d'actions de Banca Monte dei Paschi di Siena S.p.A. (la « Banque »), représentant environ 7,94% du capital de la Banque, au prix de 2,33 euros par action (soit un montant total de 233 millions d'euros) dans le cadre d'une offre par construction accélérée d'un livre d'ordres auprès d'investisseurs institutionnels (le « Placement »).

Suite au règlement-livraison du Placement (survenu le 2 mars 2023), AXA a conservé maintenant (directement ou indirectement) 0,0007 % du capital de la Banque.

Les actions de la Banque sont cotées sur le marché réglementé d'Euronext Milan (ISIN : IT0005508921).

OPERATIONS DE CAPITAL / DETTES

AXA a placé avec succès une émission de dette senior de 750 millions d'euros à échéance 2033

Le 4 janvier 2023, AXA a annoncé avoir réalisé avec succès le placement auprès d'investisseurs institutionnels d'une émission d'obligations senior non garanties Reg S d'un montant de 750 millions d'euros à échéance 2033. Le produit de l'émission sera alloué au financement des besoins généraux du Groupe, incluant le refinancement d'une partie des dettes existantes du Groupe AXA.

Le taux fixe annuel s'élève à 3,625%. La transaction a rencontré une forte demande des investisseurs avec un livre d'ordres souscrit près de 3 fois.

La notation des obligations est A+/Stable pour Standard & Poor's et A1/Stable pour Moody's.

Le règlement des obligations a eu lieu le 10 janvier 2023.

Conclusion d'une convention de rachat d'actions dans le cadre du programme de rachat d'actions d'AXA d'un montant maximal de 1,1 milliard d'euros annoncé le 23 février 2023

Le 24 février 2023, AXA a conclu une convention de rachat d'actions avec un prestataire de services d'investissement aux termes de laquelle AXA s'est engagée à racheter ses propres actions pour un montant maximum de 1,1 milliard d'euros(2) , comme annoncé le 23 février 2023. La convention de rachat d'actions a été

(1) Le périmètre comprend l'Afrique, la Turquie, le Moyen-Orient, l'Amérique Latine, la Thaïlande, l'Indonésie, les Philippines et l'Inde. (2) AXA a réalisé un rachat d'actions pour un montant total de 1 099 999 998 euros.

exécutée conformément aux termes de l'autorisation(1) en vigueur de l'Assemblée Générale Annuelle des actionnaires.

La convention de rachat d'actions(2) , annoncée le 23 février 2023, avait prévu que les rachats d'actions débutent le 27 février 2023 et se terminent au plus tard le 16 mai 2023. Les rachats d'actions se sont effectivement terminés le 4 avril 2023. Pour chaque jour de la période de rachat, le prix par action payé par AXA(3) a été déterminé à partir du cours moyen de l'action pondéré par les volumes.

AXA a confirmé son intention d'annuler toutes les actions ainsi rachetées dans le cadre de ce programme de rachat d'actions.

Toutes les informations concernant les programmes de rachat d'achat sur le titre AXA sont publiées sur le site internet du Groupe AXA(4) .

AXA a placé avec succès une émission de dette subordonnée de 1 milliard d'euros à échéance 2043

Le 5 avril 2023, AXA a annoncé avoir réalisé avec succès le placement auprès d'investisseurs institutionnels une émission d'obligations subordonnées Reg S d'un montant de 1 milliard d'euros à échéance 2043.

Le taux fixe initial est de 5,50% par an jusqu'à la fin de la période de remboursement anticipé de 6 mois (le 11 juillet 2033), puis le taux d'intérêt devient variable basé sur l'EURIBOR 3-mois avec une marge incluant une majoration d'intérêt de 100 points de base. La transaction a rencontré une forte demande des investisseurs, avec une émission souscrite près de 5 fois.

La notation des obligations est A-/Stable pour Standard & Poor's et A2(hyb)/Stable pour Moody's. Les obligations sont éligibles en capital d'un point de vue réglementaire et auprès des agences de notation dans les limites applicables. La transaction a été structurée afin que les obligations soient éligibles en capital Tier 2 sous Solvabilité II.

Le règlement des obligations a eu lieu le 11 avril 2023.

L'émission s'inscrit dans le cadre du plan de financement du Groupe AXA pour 2023. Le produit de l'émission est alloué au financement des besoins généraux du Groupe, incluant le refinancement d'une partie des dettes existantes du Groupe AXA. L'émission fait notamment suite à la finalisation d'une offre publique de rachat en numéraire(5) sur une souche d'obligations subordonnées d'AXA XL(6) , pour un montant de dette rachetée de 248 millions de dollars américains.

(6) Obligation subordonnée 5,500% de 500 millions de dollars à échéance 2045 émise par AXA XL. Depuis le 31 décembre 2022, ces obligations ne contribuent plus aux fonds propres éligibles du Groupe AXA sous Solvabilité II.

(1) L'autorisation accordée par l'Assemblée Générale Annuelle des actionnaires du 28 avril 2022, ou l'autorisation accordée par l'Assemblée Générale Annuelle des actionnaires donnée le 27 avril 2023, le cas échéant.

(2) Le programme de rachat d'actions d'un montant maximal de 1,1 milliard d'euros a été effectué en complément de toute autre opération éventuelle de rachat d'actions qui pourrait être lancée par AXA, y compris le rachat d'actions relatif à la cession d'un portefeuille d'assurances vie et retraite en run-off en Allemagne qui sera réalisé suite à la clôture de l'opération.

(3) Le prix de rachat n'a pas excédé le prix maximum d'achat fixé par l'autorisation de l'Assemblée Générale Annuelle des actionnaires en vigueur. (4) https://www.axa.com/fr/investisseurs/programmes-de-rachat-actions#tab=programme-de-rachat-actions-total

(5) Finalisée le 14 mars 2023. Les conditions de l'offre publique de rachat en numéraire sont disponibles sur XL Group Ltd - Tender Offer Results Announcement | AXA XL.

AXA a annoncé une offre publique de rachat en numéraire portant sur une souche d'obligations subordonnées

Le 19 avril 2023, AXA a annoncé une offre publique de rachat en numéraire sous un format « any and all » portant sur les obligations subordonnées Tier 2 d'un montant de 750 000 000 de livres sterling au taux fixe de 5,625% et arrivant à échéance le 16 janvier 2054.

L'offre publique de rachat a expiré à 17h00, heure française, le 26 avril 2023.

Cette opération s'inscrit dans la politique de gestion active de la dette du Groupe et permet à AXA d'optimiser sa structure de capital.

PARTENARIATS ET INNOVATION

AXA a renouvelé pour cinq ans le mandat du Fonds AXA pour la Recherche

Le 12 janvier 2023, AXA a annoncé avoir renouvelé pour cinq ans le mandat du Fonds AXA pour la Recherche, une des initiatives de mécénat scientifique les plus importantes du secteur privé. Au cours de ce nouveau mandat, les objectifs du Fonds AXA pour la Recherche sont, d'une part, de renforcer l'exploration transdisciplinaire de risques émergents, d'autre part, de consolider les liens entre experts académiques, industrie et secteur public.

Avec un budget cumulé de 250 millions d'euros depuis sa création en 2007, le Fonds AXA pour la Recherche a noué des partenariats avec plus de 334 institutions académiques, réparties dans 38 pays, et soutenu 708 projets portés par des chercheurs de 60 nationalités et dont 42% étaient des femmes. 279 projets financés concernent la santé, comme l'amélioration du traitement du diabète grâce à la data (Université d'Edinbourg), 242 concernent le climat, notamment la protection de la biodiversité des littoraux (Université de Californie, à Santa Cruz) et 187 sont d'ordre socio-économique, comme la transition énergétique réussie (Paris School of Economics).

AUTRES

AXA a publié la troisième édition de son étude sur la santé mentale

Le 28 février 2023, AXA a publié la troisième édition de son Mind Health Report, une étude visant à identifier les problèmes de santé mentale et de bien-être dans la société afin de construire des solutions pour les atténuer. Celle-ci a été menée conjointement avec IPSOS auprès de 30 000 personnes âgées de 18 à 74 ans et issues de seize pays et territoires Européens, Asiatiques et Américains.

Au cours de l'année écoulée, le taux de participants ayant une mauvaise santé mentale a diminué de 3 points (13% contre 16%), malgré un contexte géopolitique et économique difficile.

Une personne interrogée sur deux s'est sentie heureuse et dit être confiante en l'avenir. Les personnes les plus heureuses sont au Mexique (64%), aux Philippines (62%) et en Thaïlande (61%). Au contraire, ce sentiment est le plus bas en Italie (36%), à Hong Kong (38%) et en Turquie (42%). En France, le sentiment de bonheur a augmenté de 5% par rapport à l'an dernier (44% contre 39%).

L'étude conduite cette année fait émerger trois grandes tendances :

  • 24% de femmes de moins par rapport aux hommes se disent moins épanouies. 40% estiment que leurs compétences ont été remises en question simplement à cause de leur genre.
  • Plus d'un jeune sur trois, âgé de 18 à 24 ans, estime que l'addiction à la technologie et aux réseaux sociaux a un impact négatif sur le bien-être.
  • Les employés sont trois fois plus susceptibles de s'épanouir s'ils travaillent dans une entreprise proposant un soutien en faveur de leur santé mentale.

AXA a publié ses informations financières semestrielles et annuelles de 2022 sous les normes comptables IFRS 17 et IFRS 9 et a présenté son objectif de résultat opérationnel 2023 pour le Groupe (1),(2)

Le 15 mai 2023, AXA a publié son supplément financier pour le premier semestre 2022 et pour l'année 2022 retraité sous les normes comptables IFRS 17 et IFRS 9, entrées en vigueur le 1er janvier 2023. Afin de permettre aux analystes et investisseurs de mieux évaluer la trajectoire du résultat opérationnel 2023 compte-tenu de la mise en application d'IFRS 17 et IFRS 9, AXA a publié exceptionnellement son objectif de résultat opérationnel 2023 pour le Groupe, ainsi que l'objectif de résultat opérationnel par ligne de métier.

  • AXA a réaffirmé que la capacité de génération de résultat opérationnel du Groupe reste inchangée suite à l'adoption des nouvelles normes comptables.
  • L'objectif de résultat opérationnel 2023 pour le Groupe a été fixé au-dessus de 7,5 milliards d'euros, comprenant un impact de change défavorable de -0,1 milliard d'euros.
  • Les nouvelles normes comptables n'ont aucun impact sur la gestion de la trésorerie et du capital, avec 5,5 milliards d'euros de remontée nette de liquidité à la Holding et un ratio de solvabilité II(3) de 215% à fin 2022 (217% au premier trimestre 2023)
  • Les principaux objectifs financiers du plan « Driving Progress 2023 » sont réaffirmés, dont un taux de croissance annuelle moyen du résultat par action devrait dépasser +7% entre 2020(4) et 2023, ainsi qu'une remontée cumulée de trésorerie par les entités qui devrait dépasser 14 milliards d'euros entre 2021 et 2023.

2022, disponible sur le site Internet d'AXA (www.axa.com).

(5)Pour plus d'informations sur ces objectifs, les méthodologies employées pour les définir, ainsi que les hypothèses, risques et variables qui pourraient affecter la capacité du Groupe AXA à atteindre ses objectifs, veuillez-vous référer à la Net Zero Strategy pour l'investissement et la Souscription du Groupe.

(1) Les données et informations financières aux normes IFRS 17 et IFRS 9 publiées le 15 mai 2023 n'ont pas été auditées.

(2) Toutes les informations présentées dans la publication du 15 mai 2023 ont fait expressément l'objet d'une décharge de responsabilité concernant les déclarations prospectives, ainsi que toutes les informations, en considérant leur potentielle mise à jour dans le présent rapport, demeurent sujettes à une décharge de responsabilité concernant les déclarations prospectives. L'objectif de résultat opérationnel 2023 du Groupe (« l'Objectif 2023 ») présentait les attentes passées et actuelles de la direction concernant certains indicateurs de performance suite à la mise en œuvre des normes comptables IFRS 17 et IFRS 9, qui sont entrées en vigueur le 1er janvier 2023. Les hypothèses de l'Objectif 2023 ont été mis à jour au sein de la section « Perspectives » à la page 36 du présent rapport. Les hypothèses de l'Objectif 2023 peuvent s'avérer incorrectes ou nécessiter une mise à jour, et les résultats, performances ou événements réels peuvent différer de ceux exprimés dans l'Objectif 2023 en raison de risques et d'incertitudes connus et inconnus. Dans la mesure où les Perspectives 2023 ont été exceptionnellement fournies afin de guide les analystes et investisseurs dans l'évaluation de la trajectoire du résultat opérationnel du Groupe en lien avec la mise en place des normes IFRS 17 et IFRS 9, il n'est pas prévu ou envisagé que des indications similaires soient publiées pour ou au titre de périodes futures après 2023, et il n'est non plus envisagé de publier aucune une mise à jour ou révision de ces indications, saut toute mise à jour présentée dans le présent rapport, et sous réserve des exigences législatives et réglementaires applicables.

(3) Le ratio de Solvabilité II a été principalement estimé à l'aide du modèle interne d'AXA calibré sur la base d'un sinistre d'une probabilité de 1/200 ans. Il a inclus un montant théorique pour les dividendes cumulés pour les trois premiers mois de 2023, basé sur le dividende annuel de 1,70 euro par action payé en 2023 pour l'exercice 2022. Les dividendes sont proposés par le conseil d'administration, à sa discrétion, sur la base d'une série de facteurs décrits dans le document d'enregistrement universel 2022 d'AXA, puis soumis à l'approbation des actionnaires d'AXA. Cette estimation ne doit en aucun cas être considérée comme une indication du montant réel du dividende, le cas échéant, pour l'exercice 2023. Pour plus d'informations sur le modèle interne d'AXA et les informations relatives à Solvabilité II, veuillez vous référer au SFCR du Groupe AXA au 31 décembre

(4) En base normalisée. Le résultat opérationnel 2020 en base normalisée comprenait le résultat opérationnel excluant « les sinistres liés à la pandémie de Covid-19 » et le montant de catastrophes naturelles au-delà du niveau normalisé. Le niveau normalisé de catastrophes naturelles pour le Groupe AXA a été estimé à environ 3% des primes brutes acquises en 2020. Le montant de sinistres liés aux catastrophes naturelles a inclus toutes les catastrophes naturelles, indépendamment de leur taille. « Les sinistres liés à la pandémie de Covid-19 » ont inclut les sinistres en assurances dommage, vie, épargne, retraite et santé, ainsi que l'impact des mesures de solidarité et la baisse du chiffre d'affaires nette de la baisse des coûts, en lien avec le Covid-19. « Les sinistres liés à la pandémie de Covid-19 » ont exclu les impacts des marchés financiers (tels que les revenus financiers et les commissions en unités de compte et en gestion d'actifs) liés à la crise du Covid-19.

AXA a annoncé de nouveaux objectifs de décarbonation et publie son rapport Climat & Biodiversité 2023

Le 29 juin 2023, à l'occasion de la publication de son rapport Climat & Biodiversité 2023, AXA a annoncé de nouvelles cibles de décarbonation pour ses portefeuilles d'assurance et d'investissement(5) .

Assurance

AXA a publié pour la première fois des objectifs pour piloter la décarbonation de certaines de ses activités d'assurance dommages ainsi que le développement de ses activités d'assurance dédiées à la transition.

Concrètement, AXA a fixé les objectifs suivants:

  • Augmenter son activité d'assurance dans le domaine des énergies renouvelables, et plus largement de la transition écologique, et développer les solutions durables pour les sinistres auto d'ici 2026.
  • Réduire de 20% l'intensité carbone de ses portefeuilles d'assurance automobile individuels les plus importants d'ici 2030 par rapport à 2019.
  • Réduire de 30% les émissions absolues de carbone de ses plus grands clients du secteur Entreprises et de 20% l'intensité carbone des autres clients du secteur Entreprises dans ses marchés les plus importants d'ici 2030 par rapport à 2021.
  • Renforcer le dialogue avec ses clients, et notamment ses clients du secteur Entreprises, mais aussi avec ses parties prenantes externes afin de mieux les soutenir dans la transition écologique.

Ces objectifs se sont appuyés sur les nouvelles méthodologies de calcul élaborées et promues par le secteur. Ces méthodes pourront évoluer à mesure que l'accès aux données s'améliorera mais elles permettent de mieux piloter l'impact carbone de nos portefeuilles.

Investissement

AXA a annoncé également la poursuite des efforts de réduction de l'empreinte carbone de ses activités d'investissements. Après s'être fixé un objectif de réduction de l'empreinte carbone des actifs du fonds général d'AXA de 20% entre 2019 et 2025. AXA s'est engagé à poursuivre cette tendance pour atteindre une réduction de 50% entre 2019 et 2030. AXA compte également renforcer ses activités d'engagement ainsi que ses efforts de financement de la transition écologique.

Rapport Climat et Biodiversité 2023

AXA a publié la 8ème édition de son rapport Climat & Biodiversité. Celui-ci répond à des obligations légales de reporting extra-financier, ainsi qu'à la démarche volontaire de deux initiatives auxquelles AXA a contribué depuis leur lancement, la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (« TCFD ») et la « Task Force on Naturerelated Financial Disclosures » (« TNFD »).

Dans ce rapport, AXA a mis en avant les différentes dimensions de son action pour le climat et la biodiversité : gouvernance, stratégie, gestion des risques et indicateurs chiffrés de l'impact des actions menées. L'un des principaux indicateurs clé du rapport, la « température de portefeuille du Groupe », mesure l'impact des obligations d'entreprises et des actions de son fonds général sur le réchauffement climatique à horizon 2050. Elle s'élevait en 2022 à 2,5°C, en baisse de 0,1°C par rapport à l'an dernier en suivant la même méthodologie, et reste en dessous du marché (2,7°C).

FACTEURS DE RISQUE

Les principaux risques et incertitudes auxquels le Groupe est confronté sont décrits de manière détaillée dans la Section 5.1 « Facteurs de risque » et dans la Section 7.3 « Informations générales » du Document d'Enregistrement Universel (respectivement pages 230 à 254 et 457 à 473). Le Document d'Enregistrement Universel 2022 a été déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 21 mars 2023 et est disponible sur son site internet (www.amf-france.org) ainsi que sur celui d'AXA (www.axa.com).

Cette description des principaux risques et incertitudes figurant dans le Document d'Enregistrement Universel 2022 reste valable à la date de publication du présent rapport en tous ses éléments à caractère significatif pour l'évaluation des principaux risques et incertitudes auxquels le Groupe est exposé à la date du 30 juin 2023 ou qui, de l'avis de la Direction, seraient susceptibles de l'affecter sur la fin de l'exercice en cours.

TRANSACTIONS AVEC LES PARTIES LIÉES

Au cours du premier semestre 2023, (i) il n'y a pas eu de modification des transactions avec les parties liées, telles que décrites dans la Note 28 « Parties liées » des états financiers consolidés audités de l'exercice clos le 31 décembre 2022 figurant dans le Document d'Enregistrement Universel 2022 (pages 433 et 434) déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers et disponible sur son site internet (www.amf-france.org) ainsi que sur celui de la Société (www.axa.com), qui ait influé significativement sur la situation financière ou les résultats de la Société durant les six premiers mois de l'exercice 2023, et (ii) aucune transaction nouvelle entre AXA SA et des parties liées ayant influé significativement sur la situation financière ou les résultats de la Société, n'est intervenue durant les six premiers mois de l'exercice 2023.

EVÈNEMENTS POSTÉRIEURS AU 30 JUIN 2023

AXA a réalisé l'acquisition du Groupe Assurances du Crédit Mutuel España

Le 12 juillet 2023, AXA a annoncé la finalisation de l'acquisition du Groupe Assurances du Crédit Mutuel España ("GACM España").

Dans le cadre de la transaction, AXA a complété l'acquisition de GACM España pour un montant total en numéraire de €310 millions, conformément à l'annonce publiée lors de la signature de l'accord.

AXA a accéléré le développement de sa stratégie en assurance santé en Europe avec l'acquisition de Laya

Le 3 août 2023, AXA a annoncé avoir conclu un accord avec Corebridge Financial Inc., une filiale de AIG, afin d'acquérir Laya Healthcare Limited (« Laya »).

Laya est un acteur de premier plan sur le marché de l'assurance Santé en Irlande, avec une part de marché d'environ 28%, près de 700 000 assurés et environ 800 millions d'euros de primes(1) annuelles.

Laya est un agent général administrateur disposant d'une plateforme digitale avancée ainsi que d'un excellent réseau de distribution directe, qui permettent à Laya d'accompagner ses clients tout au long de leur parcours santé.

Avec cette transaction, AXA confirme son ambition de renforcer sa franchise européenne, en développant ses activités dans le secteur dynamique et en pleine expansion qu'est la Santé. AXA bénéficie à présent d'une place de numéro 1 sur le marché de l'assurance Dommages en Irlande.

Selon les termes de l'accord, AXA a acquis Laya pour un montant de 650 millions d'euros, représentant un multiple cours-bénéfice attendu de 11x, tenant compte de l'internalisation prévue de la marge technique à présent acquise à des tierces-parties. La finalisation de la transaction devrait avoir un impact de -3 points sur le ratio de Solvabilité II(2) du Groupe AXA.

(2) L'impact sur le ratio de solvabilité II du Groupe AXA sera pris en compte à la clôture de la transaction.

(1) A fin 2022. Primes souscrites à présent par un assureur tiers.

Conditions des Marchés Financiers

MARCHÉS ACTIONS

(indices principaux, en pts) 30 juin 2023 /
30 juin 2023
31 décembre 2022
30 juin 2022 30 juin 2022 /
31 décembre 2021
CAC 40 7 400 14% 5 923 -17%
Eurostoxx 50 4 399 16% 3 455 -20%
FTSE 100 7 532 1% 7 169 -3%
Nikkei 33 189 27% 26 393 -8%
S&P 500 4 450 16% 3 785 -21%
MSCI World 2 967 14% 2 546 -21%
MSCI Emerging 989 3% 1 001 -19%

Source : Bloomberg.

Après une année 2022 très difficile, les marchés actions se sont globalement redressés au premier semestre 2023. Le S&P 500 a enregistré une performance positive de +16 %, malgré les inquiétudes persistantes d'un ralentissement économique. Ces gains se sont également répercutés dans les économies de la zone euro, notamment en Italie (IT40 à +19 %), en Espagne (IBEX 35 à +17 %), en Allemagne (DAX à +16 %) et en France (CAC 40 à +14 %). Au Royaume-Uni, les indices actions ont sous-performé au premier semestre 2023, le FTSE 100 ne progressant que de 1 % et le FTSE 250 reculant de 2,3 %. Le FTSE 100 a été l'un des rares indices à avoir évité de lourdes pertes en 2022, ce qui explique la sous-performance depuis début 2023.

MARCHÉS OBLIGATAIRES

(Obligations d'État en % ou points de base (pdb) 30 juin 2023 /
30 juin 2023
31 décembre 2022
30 juin 2022 30 juin 2022 /
31 décembre 2021
Obligations françaises 10 ans 2,93% - 19 pdb 1,92% +172 pdb
Obligations allemandes 10 ans 2,39% -18 pdb 1,34% +151 pdb
Obligations suisses 10 ans 0,96% -66 pdb 1,07% +120 pdb
Obligations italiennes 10 ans 4,07% - 64 pdb 3,26% +209 pdb
Obligations britanniques 10 ans 4,39% +72 pdb 2,23% +126 pdb
Obligations japonaises 10 ans 0,40% -2 pdb 0,23% +16 pdb
Obligations américaines 10 ans 3,84% -4 pdb 3,01% +150 pdb

Source : Bloomberg.

En 2022, les marchés obligataires ont subi le resserrement continu des politiques monétaires des banques centrales. En 2023, la plupart des marchés obligataires souverains ont vu leurs rendements se stabiliser tandis que certains marchés ont connu un resserrement supplémentaire de leurs politiques monétaires. Les rendements

des obligations du Trésor américain restent très inférieurs aux plus hauts d'octobre, mais ils ont à peine changé par rapport à fin 2022, avec un rendement à 10 ans en baisse de 4 points de base à 3,84 % à fin juin 2023. Sur l'ensemble de la zone euro, malgré le relèvement des taux directeurs par la BCE et l'amélioration des perspectives, les taux des émissions d'État ont baissé à fin juin 2023, respectivement de 19 pdb et 18 pdb pour l'OAT 10 ans française et le Bund 10 ans allemand. En revanche, le rendement des obligations italiennes à 10 ans a terminé le semestre à 4,07 %, en baisse de 64 pdb par rapport à son niveau de fin décembre, partiellement grâce à la flexibilité continue de la BCE dans son programme d'achats d'urgence face à la pandémie. Au Japon, bien que les marchés aient envisagé la perspective d'un certain changement de politique de la Banque du Japon, le rendement de l'obligation 10 ans japonaise est resté globalement inchangé par rapport au niveau de fin décembre à 0,40 % à fin juin 2023. Le Gilt 10 ans britannique a sous-performé avec un rendement en hausse de 72 pdb par rapport à décembre 2022 pour atteindre 4,39 % en juin 2023, ce qui reflète les inquiétudes continues concernant la persistance de l'inflation au Royaume-Uni et le resserrement monétaire de la Banque d'Angleterre.

Le marché du crédit a réalisé un premier semestre 2023 solide, malgré les difficultés rencontrées par le secteur bancaire en mars. Les spreads sont globalement plus resserrés, plus particulièrement sur le High Yield (« HY ») que sur l'Investment Grade (« IG »). Depuis le début de l'année, les spreads des indices de référence des banques à grande capitalisation sont stables en dollar américain (à 139 pdb) et écartés en euro (8 pdb à 174 pdb). L'IG global s'est resserré de 8 pdb à 140 pdb (resserrement de 8 pdb à 130 pdb pour l'IG USD et de 6 pdb à 161 pdb pour l'IG EUR) tandis que le HY global s'est resserré de 65 pdb à 450 pdb (resserrement de 76 pdb à 405 pdb pour le HY USD et de 52 pdb à 446 pdb pour le HY EUR).

Taux de clôture Taux moyen
(Pour 1 euro) 30 juin 2023 30 juin 2022 30 juin 2023 30 juin 2022
Dollar américain 1,09 1,05 1,08 1,09
Livre sterling 0,86 0,86 0,88 0,84
Franc suisse 0,98 1,00 0,99 1,03
Yen Japonais 158 142 146 134

TAUX DE CHANGE

Source : WM/Refinitiv

Le premier semestre 2023 a connu une relative stabilité des taux de change, à l'exception du yen japonais. Le dollar américain est resté globalement stable par rapport à un panier de devises au premier semestre 2023 (- 2 % par rapport à l'euro et - 2,2 % par rapport au franc suisse). L'anticipation de hausses des taux par la Banque d'Angleterre et le tassement des inquiétudes budgétaires ont conduit la livre sterling britannique à s'apprécier au premier semestre 2023 (+ 3 % par rapport à l'euro et + 5 % par rapport au dollar américain). La diminution des anticipations d'ajustement des taux de la part de la Banque du Japon a entraîné la dépréciation du yen de - 12 % face à l'euro et de - 10 % face au dollar américain.

Indicateurs d'activité et de résultats

INDICATEURS D'ACTIVITE

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin 2023 30 juin 2022 30 juin 2023 /
30 juin 2022(a)
Primes brutes émises et autres revenus(b) 55 740 54 867 2,4%
Dommages 30 400 28 713 7,2%
Vie, Epargne, Retraite et Santé 24 528 25 287 -2,8%
dont Vie, Epargne, Retraite 16 297 16 553 -1,0%
dont Santé 8 231 8 734 -6,2%
Gestion d'actifs 749 788 -4,5%
Banque 62 80 -21,8%
Valeur des affaires nouvelles (VAN) (1) 1 179 1 300 -7,3%
Valeur actuelle des primes attendues (PVEP) (2) 23 260 25 936 -9,2%
Marge sur affaires nouvelles (1)/(2) 5,1% 5,0% 0,1 pt
Actifs moyens sous Gestion (c) 736 771 -4,4%
(a) Les variations sont en base comparable.
(b) Déduction faite des éliminations internes.

(c) en milliards d'euros.

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin 2023 30 juin 2022 30 juin 2023 /
30 juin 2022(a)
Primes brutes émises et autres revenus(b) 55 740 54 867 2,4%
France 13 859 14 507 -6,1%
Europe 20 996 20 251 2,8%
AXA XL 10 534 10 252 5,7%
Asie, Afrique & EME-LATAM 8 610 8 152 13,2%
AXA IM 749 788 -4,5%
Entités Transversales & Holdings Centrales 993 917 4,4%

(a) Les variations sont en base comparable.

(b) Déduction faite des éliminations internes.

Les primes émises brutes et autres revenus consolidés au 30 juin 2023 s'établissent à 55 740 millions d'euros, en hausse de 1,6 % en base publiée et de 2,4 % à données comparables par rapport au 30 juin 2022.

La base comparable (- 0,4 milliard d'euros, soit + 0,8 point) neutralise principalement la variation des taux de change en raison de l'appréciation du taux de change moyen de l'Euro notamment par rapport à la livre turque, au yen japonais et à la livre sterling britannique.

PRIMES EMISES BRUTES ET AUTRES REVENUS

À données comparables, les primes émises brutes de l'activité Dommages augmentent de 7 % (+ 2 077 millions d'euros) à 30 400 millions d'euros :

  • le segment Entreprises augmente de 9 % (+ 1 661 millions d'euros) principalement porté par (i) AXA XL Assurance (+ 8 %) principalement en raison de la forte hausse des prix dans toutes les branches sauf sur le segment Entreprises en Amérique du Nord, ainsi que d'une hausse des volumes principalement attribuable aux branches dommages aux biens, (ii) la zone Asie, Afrique et EME-LATAM (+ 36 %) principalement tiré par la Turquie, essentiellement en raison de la hausse des primes moyennes en dommages aux biens et automobile dans un contexte d'hyperinflation, ainsi que des hausses de volumes et de prix, notamment en Colombie, (iii) la zone Europe (+ 8 %) en raison de hausses tarifaires dans toutes les branches d'activité, notamment les dommages aux biens, combinées à un effet volume positif, (iv) la France (+ 7 %) reflétant des hausses de prix, notamment en dommages aux biens et (v) AXA Assistance (+ 5 %) principalement en raison de la poursuite du rebond de l'assurance voyage ;
  • le segment Particuliers augmente de 5 % (soit + 471 millions d'euros), porté par (i) la branche automobile (+ 7 %) en Europe (+ 5 %) principalement suite à de fortes hausses de prix au Royaume-Uni, et en raison de la croissance des affaires nouvelles avec la poursuite d'un partenariat avec un constructeur automobile en Italie, en Asie, en Afrique et EME-LATAM (+ 17 %) notamment en Turquie en raison de la hausse des primes moyennes dans un contexte d'hyperinflation, et en France (+6 %) en raison de fortes hausses de prix combinées à la croissance des affaires nouvelles via le réseau de courtage. Les primes émises brutes augmentent également dans (ii) la branche non automobile (+ 2 %) principalement en Europe (+ 4 %) essentiellement en Allemagne, en Belgique et au Luxembourg en raison des hausses tarifaires, partiellement compensées par le Royaume-Uni et Irlande, principalement en raison de la mise en run-off du portefeuille d'assurance voyage, et en France (+ 2 %) en raison des hausses tarifaires. Cette augmentation est partiellement compensée par la zone Asie, Afrique et EME-LATAM (- 9 %) principalement en raison d'une baisse des volumes en Colombie due à une sélectivité accrue en matière de souscription, partiellement compensée par la Turquie en raison d'une hausse des primes moyennes en assurance habitation dans un contexte d'hyperinflation ;
  • AXA XL Réassurance diminue de 3 % (- 55 millions d'euros) principalement en raison de la baisse de l'exposition aux catastrophes naturelles, conformément à la stratégie du Groupe, partiellement compensée par des effets prix favorables dans toutes les branches d'activité.

À données comparables, les primes émises brutes des activités Vie, Epargne, Retraite et Santé diminuent de 3 % (- 718 millions d'euros) à 24 528 millions d'euros.

À données comparables, les primes émises brutes de l'activité Vie, Epargne et Retraite diminuent de 1 % (- 169 millions d'euros) à 16 297 millions d'euros :

  • les produits en unités de compte diminuent de 16 % (soit 673 millions d'euros) en raison des conditions de marché défavorables en (i) Europe (- 22 %) principalement en Italie et en Espagne, (ii) France (- 10 %) ainsi qu'en (iii) Asie, Afrique et EME-LATAM (- 27 %) principalement à Hong Kong ;
  • les produits d'épargne adossés à l'actif général augmentent de 5 % (soit + 212 millions d'euros) principalement en (i) France (+ 10 %) reflétant la croissance continue des produits Eurocroissance, partiellement compensée par la baisse des ventes des produits traditionnels et (ii) dans la zone Asie, Afrique et EME-LATAM (+ 12 %) en raison du succès d'un nouveau produit lancé en 2023 à Hong Kong, partiellement compensé par la baisse des ventes d'un produit d'épargne peu consommateur en capital « Single Premium Whole Life »en raison de conditions de change défavorables au Japon, partiellement compensées par (iii) l'Europe (- 4 %) principalement en Italie, en Allemagne et en Belgique et au Luxembourg en raison de conditions de marché défavorables dans un contexte de hausses des taux d'intérêt ;
  • les produits de prévoyance augmentent de 4 % (+ 293 millions d'euros) principalement en raison (i) des produits de prévoyance en unités de compte (+ 19 %) en Asie, Afrique et EME-LATAM (+24 %) tiré par une

croissance continue au Japon, (ii) des produits de prévoyance adossés à l'actif général (+ 4 %) en Asie, Afrique et EME-LATAM (+ 5 %) en raison de la réouverture de la frontière entre Hong Kong et la Chine continentale, partiellement compensée par le Japon, combiné à l'Europe (+ 3 %) tirée par la Suisse en raison de la croissance des affaires nouvelles en assurance vie individuelle et collective. Ces hausses sont partiellement compensées par (iii) les produits de prévoyance pure (- 2 %) en raison du run-off d'un portefeuille en France.

À données comparables, les primes émises brutes de l'activité Santé diminuent de 6 % (- 550 millions d'euros) à 8 231 millions d'euros. Hors impact du non-renouvellement de deux contrats importants en santé collective à l'international, les primes émises brutes en Santé augmentent de 7 % (+ 546 millions d'euros):

  • la santé collective augmente de 8 % (+ 289 millions d'euros), notamment en (i) Europe (+ 23 %) en raison de la hausse des volumes du segment grandes entreprises au Royaume-Uni et Irlande, ainsi que dans (ii) la zone Asie, Afrique et EME-LATAM (+ 17 %) principalement en raison de hausses tarifaires au Mexique et en Turquie ;
  • la santé individuelle augmente de 6 % (+ 258 millions d'euros), tirée par (i) l'Europe (+ 4 %) notamment en raison de la hausse des volumes au Royaume-Uni et Irlande et en Suisse, et des hausses tarifaires en Allemagne, et (ii) en Asie, Afrique et EME-LATAM (+ 9 %) principalement en raison des hausses de prix au Mexique et en Turquie.

A données comparables, les revenus de la Gestion d'actifs diminuent de 5 % (soit - 36 millions d'euros) à 749 millions d'euros, principalement en raison de la baisse des commissions de gestion (- 30 millions d'euros) en raison d'une diminution des actifs moyens sous gestion.

A données comparables, les actifs moyens sous gestion diminuent de 4 % (- 34 milliards d'euros) à 736 milliards d'euros, principalement en raison d'un effet de marché défavorable suite à la hausse des taux d'intérêt et à la baisse des marchés actions au cours du second semestre 2022, partiellement compensés par la croissance de l'activité d'AXA IM Alts principalement dans l'activité pour compte de tiers.

A données comparables, les revenus bancaires diminuent de 22 % (- 17 millions d'euros) à 62 millions d'euros, principalement en raison de pression sur les marges chez AXA Banque France dans le contexte de la hausse des taux d'intérêt.

AFFAIRES NOUVELLES

La valeur actualisée des primes attendues (« PVEP ») diminue de 10% en base publiée et de 9% en base comparable à 23 260 millions d'euros tiré par l'impact de la hausse des taux d'intérêt sur l'actualisation des primes attendues, partiellement compensée par un impact favorable de mise à jour d'hypothèses actuarielles en France et une hausse des volumes, notamment à Hong Kong.

La Marge sur Affaires Nouvelles augmente de 0,1 point en base publiée et en base comparable à 5,1%, tirée par une hausse des marges dans les produits d'épargne adossés à l'actif général (+ 0,9 point) reflétant un mix produit favorable en France grâce à Eurocroissance ainsi qu'en Santé avec le non-renouvellement de deux contrats collectifs importants à l'international, partiellement compensée par les produits de prévoyance (- 0,5 point) en raison de l'impact de la hausse des taux d'intérêt sur l'actualisation des flux futurs.

RESULTAT OPERATIONNEL ET RESULTAT NET PART DU GROUPE

30 JUIN 2023

(en millions d'euros) 30 juin
2023
Dommages Vie, Epargne,
Retraite et
Santé
Gestion
d'actifs
Holdings (a)
Activités court terme
Revenus 32 396 25 254 7 142
Ratio combiné 90,9% 98,9%
Marge technique 2 368 2 288 80
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 474 1 474
Expérience technique -41 -41
Résultats financiers et autres
Résultats financiers 1 804 1 193 431 15 166
Autres produits 1 397 909 489
Autres charges -1 449 -682 -766
Charges sur dettes de financement -461 -461
Résultat opérationnel avant impôt 5 092 3 480 1 944 241 -574
Charge d'impôt -1 072 -761 -381 -66 136
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
92 -2 81 13 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 4 111 2 717 1 643 188 -437
Marge de service contractuelle 34 132 212 33 920

(a) Le segment Holdings inclut les activités bancaires et holdings.

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2023
France Europe AXA XL Asie,
Afrique &
EME-LATAM
AXA IM Entités
Transversales et
Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 32 396 8 432 10 685 8 670 3 602 1 008
Ratio combiné
Marge technique 2 368 516 823 953 77 -2
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 474 433 487 1 553 0
Expérience technique -41 -39 5 0 -6 0
Résultats financiers et autres
Résultats financiers 1 804 357 738 239 266 15 190
Autres produits 1 397 58 1 0 0 909 429
Autres charges -1 449 -83 19 0 -9 -682 -693
Charges sur dettes de financement -461 0 -1 -18 -8 0 -434
Résultat opérationnel avant impôt 5 092 1 241 2 071 1 175 873 241 -511
Charge d'impôt -1 072 -222 -470 -237 -190 -66 113
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les 92 6 -56 0 129 13 0
entreprises mises en équivalence & autres
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 4 111 1 025 1 545 938 813 188 -398
Plus ou moins values réalisées -30
Juste valeur des fonds & des dérivés -74
Amortissement des actifs incorporels -93
Coûts de restructuration -82
Opérations exceptionnelles 1
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE 3 833
Ratio combiné Dommages 90,9% 90,7% 90,1% 89,0% 97,9% 100,4%
Ratio combiné Vie & Santé à court terme 98,9% 96,8% 106,1% 97,8% 98,9%

30 JUIN 2022

(en millions d'euros) 30 juin
2022
Dommages Vie, Epargne,
Retraite et Santé
Gestion
d'actifs
Holdings(a)
Activités court terme
Revenus 32 261 24 614 7 647
Ratio combiné 96,2% 96,9%
Marge technique 1 184 944 241
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 454 1 454
Expérience technique -66 -66
Résultats financiers et autres
Résultats financiers 1 992 1 288 626 2 77
Autres produits 1 447 947 500
Autres charges -1 424 -682 -741
Charges sur dettes de financement -363 -363
Résultat opérationnel avant impôt 4 225 2 231 2 255 267 -528
Charge d'impôt -818 -455 -437 -71 146
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises
mises en équivalence & autres
61 -26 80 7 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 3 467 1 750 1 897 203 -383
Marge de service contractuelle 33 112 223 32 889

(a) Le segment Holdings inclut les activités bancaires et holdings.

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2022
France Europe AXA XL Asie,
Afrique &
EME
LATAM
AXA IM Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 32 261 8 980 10 053 8 930 3 359 940
Ratio combiné
Marge technique 1 184 234 330 648 29 -57
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 454 423 475 3 554 0
Expérience technique -66 -50 21 -2 -34 0
Résultats financiers et autres
Résultats financiers 1 992 458 866 265 311 2 90
Autres produits 1 447 80 0 0 0 947 420
Autres charges -1 424 -85 6 0 -9 -682 -653
Charges sur dettes de financement -363 0 0 -42 -6 0 -315
Résultat opérationnel avant impôt 4 225 1 060 1 697 871 845 267 -515
Charge d'impôt -818 -206 -352 -174 -175 -71 161
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises
mises en équivalence & autres
61 1 -47 -1 100 7 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 3 467 855 1 298 696 770 203 -355
Plus ou moins values réalisées -80
Juste valeur des fonds & des dérivés 797
Amortissement des actifs incorporels -201
Coûts de restructuration -143
Opérations exceptionnelles 11
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE 3 852
Ratio combiné Dommages 96,2% 98,5% 96,9% 92,7% 98,6% 107,4%
Ratio combiné Vie & Santé à court terme 96,9% 96,6% 95,3% 100,4% 97,8%

Indicateurs Alternatifs de Performance

Le résultat opérationnel, la rentabilité opérationnelle des capitaux propres (« RoE opérationnel »), le résultat opérationnel par action, le ratio combiné et le ratio d'endettement sont des indicateurs alternatifs de performance (« IAPs ») au regard des orientations de l'ESMA et de la position de l'AMF publiées en 2015. La réconciliation du résultat opérationnel et du ratio combiné avec le poste des états financiers de la période correspondante, ou de son sous-total ou du total le plus proche, est présentée dans les tableaux ci-avant. La réconciliation du RoE opérationnel et du résultat opérationnel par action avec les États Financiers consolidés figure dans le tableau en page 35 du présent rapport, et la méthode de calcul du ratio d'endettement sur la base des informations disponibles dans les États Financiers consolidés est présentée en page 22 du présent rapport. Pour de plus amples informations concernant les IAPs, veuillez vous référer aux définitions ci-dessous et au Glossaire figurant aux pages 37 à 42 du présent rapport.

Les normes IFRS 17 et IFRS 9 sont entrées en vigueur et appliquées par le Groupe depuis le 1er janvier 2023. Ces nouvelles normes comptables ont impacté certains éléments des IAPs publiés par AXA. Des définitions des éléments comptables importants en normes IFRS 17 et IFRS 9 sont présentes dans la Note 1 des Etats Financiers Consolidées du premier semestre 2023 du Groupe AXA (les « Etats Financiers Consolidés »).

Résultat Opérationnel

Le résultat opérationnel représente le résultat net part du Groupe comme présenté dans le tableau aux pages 19 et 20 de ce rapport, avant prise en compte des éléments suivants, nets d'absorption des passifs techniques, des impôts et des intérêts minoritaires:

  • plus et moins-values réalisées ainsi que les mouvements des provisions pour dépréciation des placements sur les actifs détenus directement et comptabilisés en autres éléments du résultat global avec recyclage ou au coût amorti;
  • gains ou pertes sur les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur en compte de résultat, impacts de change sur les actifs ou passifs ainsi que les instruments dérivés rattachés aux actifs financiers et aux passifs;
  • écarts d'acquisition, amortissement et dépréciation des immobilisations incorporelles;
  • coûts d'intégration relatifs à des sociétés nouvellement acquises, ainsi que les coûts de restructuration relatifs à des mesures d'amélioration de productivité; et
  • opérations exceptionnelles (principalement changements de périmètre et résultat des activités cédées).

Résultat Opérationnel Par Action

Le résultat opérationnel par action (« ROPA ») est égal au résultat opérationnel consolidé d'AXA (net des charges d'intérêts liées aux dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées comptabilisées en capitaux propres, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés) divisé par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation. Les actions détenues par AXA et ses filiales (actions propres) sont déduites du calcul des actions en circulation

Le résultat opérationnel par action totalement dilué (« ROPA totalement dilué ») correspond au résultat opérationnel consolidé d'AXA (net des charges d'intérêts liées aux dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées comptabilisées en capitaux propres, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés), divisé par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation sur une base diluée (c'est-à-dire incluant l'impact potentiel de tous les plans de stockoptions en circulation considérés comme exerçables, des plans d'actions gratuites, et de la conversion potentielle des dettes convertibles en actions, dans la mesure où celle-ci a un impact dilutif sur le résultat par action). Les actions détenues par AXA et ses filiales (actions propres) sont déduites du calcul des actions en circulation.

Ratio combiné (applicable aux activités court terme)

Le ratio combiné est la somme du ratio de sinistralité sur exercice courant net de réassurance et du ratio de sinistralité sur exercices antérieurs net de réassurance, et du ratio de chargement.

Le ratio de sinistralité sur exercice courant, net de réassurance, est le rapport entre:

  • les charges techniques sur exercice courant actualisées brutes de réassurance + frais de gestion des sinistres sur exercice courant actualisés + charges de la réassurance cédée sur exercice courant actualisée + variation de réserve pour contrats onéreux; et
  • les revenus sur exercice courant bruts de réassurance.

Le ratio de sinistralité sur exercices antérieurs, net de réassurance, est le rapport entre:

  • les charges techniques sur exercices antérieurs actualisées brutes de réassurance + frais de gestion des sinistres sur exercices antérieurs actualisés + charges de réassurance cédée sur exercice antérieurs actualisées + variation de l'ajustement pour risque; et
  • les revenus tous exercices bruts de réassurance.

Le taux de chargement est le rapport entre:

  • les frais généraux (incluant les dépenses des activités d'assurance attribuables et non attribuables et les dépenses des activités hors assurance), hors commissions versées sur les primes de réassurance acceptées; et
  • les revenus tous exercices bruts de réassurance.

Rentabilité opérationnelle des capitaux propres

La rentabilité opérationnelle des capitaux propres (« RoE opérationnel ») est calculée comme le rapport entre :

  • le résultat opérationnel net des charges d'intérêts liées aux dettes à durée indéterminée et dettes supersubordonnées (enregistrées en capitaux propres, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés) ; et
  • la moyenne des capitaux propres à l'ouverture et à la clôture, excluant les autres éléments du résultat relatifs aux actifs investis et aux contrats d'assurance et de réassurance ainsi que les dettes à durée indéterminée et dettes super-subordonnées (enregistrées en capitaux propres, comme présenté dans la Section « État des variations des capitaux propres de la période » des Etats Financiers Consolidés).

Ratio d'endettement

Le ratio d'endettement fait référence au niveau de dette d'une société par rapport à ses capitaux à long terme, habituellement exprimé en pourcentage. Le ratio d'endettement est utilisé par la Direction pour déterminer le levier financier du Groupe et la mesure dans laquelle ses activités sont financées par des prêteurs plutôt que l'actionnaire. Le ratio d'endettement d'AXA est calculé comme le rapport entre la dette brute (dettes de financement, comme présenté dans la Note 8 « Dettes de Financement » des Etats Financiers Consolidés, et dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés) et le capital total employé (capitaux propres hors dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées et hors réserves liées à la variation de la juste valeur des instruments financiers et des dérivés de couverture) plus dette brute et marge de service contractuelle nette de taxes, car celle-ci représente le bénéfice non encore acquis que l'entité comptabilisera en compte de résultat lorsqu'elle fournira des services aux assurés.

Commentaires sur les résultats du Groupe

Depuis le 1er janvier 2023, le Groupe a adopté les normes comptables IFRS 17 – Contrats d'assurance et IFRS 9 – Instruments financiers. Veuillez vous référer à la Note 1 des États Financiers Consolidés pour plus de détails sur l'application des normes comptables IFRS 17 et IFRS 9 dans ces États Financiers Consolidés.

Les informations comparatives 2022 retraitées ont été préparées selon ces nouvelles normes. Tous les tableaux de ce rapport présentent les données financières comparatives de l'exercice précédent telles que retraitées selon les normes IFRS 17 et IFRS 9.

Au 30 juin 2022, le résultat opérationnel en normes IFRS 17 et IFRS 9 s'élève à 3 467 millions d'euros, en baisse de 451 millions d'euros (- 12 %) par rapport au résultat opérationnel publié en norme IFRS 4 et IAS 39, principalement tiré par l'activité Dommages en baisse de - 625 millions d'euros, en raison de la baisse des résultats sur exercices antérieurs, partiellement compensée par une hausse de l'actualisation des provisions pour sinistres, tandis que le résultat opérationnel de l'activité Vie, Epargne, Retraite et Santé a augmenté de 170 millions d'euros, reflétant principalement une accélération de la reconnaissance des résultats induite par le mécanisme de relâchement de la marge de service contractuelle sous IFRS 17. Le résultat opérationnel de la Gestion d'actifs, de la Banque et des Holdings est resté au même niveau que précédemment publié en norme IFRS 4 et IAS 39 pour le 1er semestre 2022.

La somme des éléments comptabilisés entre le résultat opérationnel et le résultat net en normes IFRS 17 et IFRS 9 s'élève à 385 millions d'euros, en hausse de 194 millions d'euros par rapport aux éléments comptabilisés au premier semestre 2022 publiés en norme IFRS 4 et IAS 39, principalement en raison d'une variation plus favorable de la juste valeur des actifs et des dérivés, partiellement compensée par la baisse des plus-values réalisées sur les actions qui sont comptabilisés en autres éléments du résultat global sans recyclage en norme IFRS 9. Ainsi, le résultat net s'élève à 3 852 millions d'euros en normes IFRS 17 et IFRS 9, en baisse de 257 millions d'euros (- 6 %) par rapport au 1er semestre 2022 en normes IFRS 4 et IAS 39.

RÉSULTAT OPERATIONNEL

En base publiée, le résultat opérationnel s'élève à 4 111 millions d'euros en normes IFRS 17 et IFRS 9, en hausse de 193 millions d'euros (+ 5 %) par rapport au résultat opérationnel du 1er semestre 2022 en normes IFRS 4 et IAS 39, et de 644 millions d'euros (+ 19 %) par rapport au résultat opérationnel du 1er semestre 2022 retraité en normes IFRS 17 et IFRS 9.

À taux de change constant, le résultat opérationnel augmente de 181 millions d'euros (+ 5 %) par rapport au résultat opérationnel en normes IFRS 4 et IAS 39.

A taux de change constant, le résultat opérationnel augmente de 632 millions d'euros (+ 18 %) en normes IFRS 17 et IFRS 9.

DOMMAGES

30 juin
2023
Segment
Entreprises
Segment
Particuliers
AXA XL
Réassurance
Éliminations
internes
25 254 17 117 8 470 1 121 -1 455
90,9% 90,9% 93,6% 80,8%
2 288 1 556 544 215 -28
1 193 891 228 81 -7
3 480 2 447 772 297 -35
-761
-2
2 717
212
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2022
Segment
Entreprises
Segment
Particuliers
AXA XL
Réassurance
Éliminations
internes
Activités court terme
Revenus 24 614 16 188 8 255 1 447 -1 276
Ratio combiné 96,2% 95,8% 97,2% 94,8%
Marge technique 944 682 234 75 -47
Résultat financier et autres 1 288 925 309 75 -22
Résultat opérationnel avant impôt 2 231 1 607 543 151 -69
Charge d'impôt -455
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
-26
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 750
Marge de service contractuelle 223
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2023
France Europe AXA XL dont AXA
XL
Assurances
Asie,
Afrique
& EME
LATAM
Entité
transversales
& Holdings
centrales
Activités court terme
Revenus 25 254 4 046 9 244 8 670 7 549 2 417 878
Ratio combiné 90,9% 90,7% 90,1% 89,0% 90,2% 97,9% 100,4%
Marge technique 2 288 377 911 953 737 52 -4
Résultat financier et autres 1 193 258 484 232 151 172 46
Résultat opérationnel avant impôt 3 480 635 1 395 1 185 888 224 42
Charge d'impôt -761 -126 -329 -236 -180 -61 -10
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
-2 -1 -24 0 0 23 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 2 717 508 1 042 949 708 186 32
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2022
France Europe AXA XL dont AXA
XL
Assurances
Asie,
Afrique
& EME
LATAM
Entité
transversales
& Holdings
centrales
Activités court terme
Revenus 24 614 3 784 8 718 8 930 7 482 2 371 811
Ratio combiné 96,2% 98,5% 96,9% 92,7% 92,3% 98,6% 107,4%
Marge technique 944 55 267 648 573 33 -60
Résultat financier et autres 1 288 251 554 254 178 202 28
Résultat opérationnel avant impôt 2 231 306 820 902 751 235 -32
Charge d'impôt -455 -71 -170 -172 -146 -53 12
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
-26 0 -24 -1 -1 -1 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 750 234 627 729 604 180 -21

En base publiée, le résultat opérationnel de l'activité Dommages s'élève à 2 717 millions d'euros, en hausse de 343 millions d'euros (+ 14 %) par rapport au résultat opérationnel du premier semestre 2022 en normes IFRS 4 et IAS 39, et en hausse de 968 millions d'euros (+ 55 %) par rapport au résultat opérationnel du premier semestre 2022 en normes IFRS 17 et IFRS 9.

À taux de change constant, le résultat opérationnel augmente de 316 millions d'euros (+ 13 %) par rapport au résultat opérationnel en normes IFRS 4 et IAS 39.

RAPPORT D'ACTIVITÉ – 30 JUIN 2022

I

À taux de change constant, le résultat opérationnel de l'activité Dommages augmente de 940 millions d'euros (+ 54 %) en normes IFRS 17 et IFRS 9, porté par une forte croissance des primes émises dans l'ensemble des branches d'activité et principalement en raison de (i) l'évolution favorable des provisions sur exercices antérieurs (- 1,6 point à - 0,6 % de ratio combiné), les résultats du 1er semestre 2022 ayant été affectés par la nonreconnaissance des reprises de provisions au-delà du Best Estimate, (ii) l'augmentation de l'effet d'actualisation des réserves de sinistres de l'année courante (+ 2,5 points à 4,2 %) en raison de la hausse des taux d'intérêts dans l'ensemble des zones géographiques, (iii) la baisse des charges liées aux catastrophes naturelles (- 1,0 point à 3,0 %) en Europe (- 2,0 points à 2,1 %), en France (- 2,5 points à 2,4 %) et chez AXA XL Réassurance (- 3,9 points à 10,6 %) en raison de la baisse de la fréquence des tempêtes, (iv) un ratio de sinistralité de l'exercice courant légèrement plus favorable (- 0,4 point), hors charges liées aux catastrophes naturelles, principalement en raison de la non-récurrence des pertes liées à la guerre en Ukraine chez AXA XL, ainsi que des mesures de hausses tarifaires pour contrer la hausse de l'inflation, compensées par l'impact du niveau élevé des sinistres graves en France et en Europe, y compris les émeutes en France, et la hausse des sinistres ordinaires en raison d'une hausse de la fréquence dans la branche automobile, notamment au Royaume-Uni et Irlande et en Allemagne, partiellement compensés par (v) la hausse des frais généraux (+ 0,4 point) en raison de l'augmentation des commissions (+ 0,5 point) en raison d'un effet de mix d'activités en Europe, chez AXA XL et en Chine, compensée par l'amélioration du ratio des dépenses hors commissions (- 0,1 point) résultant d'une gestion rigoureuse des frais généraux dans un contexte de forte inflation, (vi) une baisse des résultats financiers (- 71 millions d'euros) en raison de l'augmentation de l'effet d'actualisation des provisions pour sinistres (- 99 millions d'euros) résultant de la hausse des taux d'intérêt constatée en 2022, partiellement compensée par une hausse des produits financiers (+ 27 millions d'euros) en raison de la hausse du rendement des réinvestissements dans un contexte de hausse des taux d'intérêt et (vii) la hausse de la charge d'impôt de 304 millions d'euros en raison de la hausse du résultat opérationnel avant impôt.

VIE, EPARGNE, RETRAITE ET SANTÉ

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2023
Vie, Epargne et Retraite Santé
Activités court terme
Revenus 7 142 1 970 5 172
Ratio combiné 98,9% 93,8% 100,8%
Marge technique 80 122 -43
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 474 1 202 272
Expérience technique -41 -52 11
Résultat financier et autres
Résultat financier 431 350 81
Résultat opérationnel avant impôt 1 944 1 622 322
Charge d'impôt -381 -305 -76
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
81 81 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 643 1 398 245
Marge de service contractuelle 33 920 26 443 7 476
30 juin
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 2022 Vie, Epargne et Retraite Santé
Activités court terme
Revenus 7 647 1 979 5 668
Ratio combiné 96,9% 93,3% 98,1%
Marge technique 241 132 109
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 454 1 177 277
Expérience technique -66 -50 -16
Résultat financier et autres
Résultat financier 626 511 115
Résultat opérationnel avant impôt 2 255 1 771 484
Charge d'impôt -437 -326 -112
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
80 76 4
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 897 1 521 376
Marge de service contractuelle 32 889 25 366 7 523

RAPPORT D'ACTIVITÉ – 30 JUIN 2022

I

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2023
France Europe AXA XL Asie,
Afrique &
EME
LATAM
Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 7 142 4 386 1 441 0 1 185 130
Ratio combiné 98,9% 96,8% 106,1% 0,0% 97,8% 98,9%
Marge technique 80 140 -87 0 26 1
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 474 433 487 1 553 0
Expérience technique -41 -39 5 0 -6 0
Résultat financier et autres
Résultat financier 431 98 226 7 101 0
Résultat opérationnel avant impôt 1 944 631 630 8 673 1
Charge d'impôt -381 -100 -148 -2 -131 0
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises
mises en équivalence & autres
81 7 -32 0 106 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 643 538 449 6 648 1
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2022
France Europe AXA XL Asie,
Afrique &
EME
LATAM
Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 7 647 5 195 1 335 0 988 129
Ratio combiné 96,9% 96,6% 95,3% 0,0% 100,4% 97,8%
Marge technique 241 179 63 0 -4 3
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 454 423 475 3 554 0
Expérience technique -66 -50 21 -2 -34 0
Résultat financier et autres
Résultat financier 626 208 285 11 122 0
Résultat opérationnel avant impôt 2 255 759 844 11 637 3
Charge d'impôt -437 -135 -174 -2 -125 -1
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises
mises en équivalence & autres
80 1 -23 0 101 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 897 626 647 9 613 2

VIE, EPARGNE ET RETRAITE

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2023
France Europe AXA XL Asie,
Afrique
& EME
LATAM
Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 1 970 1 787 50 0 132 0
Ratio combiné 93,8% 94,3% 93,9% 0,0% 86,9% 0,0%
Marge technique 122 102 3 0 17 0
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 202 433 413 1 354 0
Expérience technique -52 -39 12 0 -25 0
Résultat financier et autres
Résultat financier 350 82 201 7 61 0
Résultat opérationnel avant impôt 1 622 577 629 8 408 0
Charge d'impôt -305 -92 -141 -2 -70 0
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises mises
en équivalence & autres
81 7 -32 0 106 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 398 492 456 6 444 0
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2022
France Europe AXA XL Asie,
Afrique
& EME
LATAM
Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 1 979 1 839 47 0 92 0
Ratio combiné 93,3% 92,7% 92,0% 0,0% 106,1% 0,0%
Marge technique 132 134 4 0 -6 0
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 1 177 423 415 3 336 0
Expérience technique -50 -50 20 -2 -18 0
Résultat financier et autres
Résultat financier 511 169 250 11 81 0
Résultat opérationnel avant impôt 1 771 676 690 11 394 0
Charge d'impôt -326 -120 -135 -2 -68 0
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises mises
en équivalence & autres
76 1 -23 0 98 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 1 521 557 531 9 423 0

En base publiée, le résultat opérationnel de l'activité Vie, Epargne et Retraite s'élève à 1 398 millions d'euros, en hausse de 73 millions d'euros (+ 6 %) par rapport au premier semestre 2022 en normes IFRS 4 et IAS 39 et en baisse de 122 millions d'euros (- 8 %) par rapport au premier semestre 2022 en normes IFRS 17 et IFRS 9.

À taux de change constant, le résultat opérationnel augmente de 77 millions d'euros (+ 6 %) par rapport au résultat opérationnel en normes IFRS 4 et IAS 39.

RAPPORT D'ACTIVITÉ – 30 JUIN 2022

I

À taux de change constant, le résultat opérationnel de l'activité Vie, Epargne et Retraite diminue de 119 millions d'euros (- 8 %) en normes IFRS 17 et IFRS 9 en raison de (i) la baisse du résultat financier (- 167 millions d'euros) principalement en raison de la diminution des produits financiers (- 132 millions d'euros) portée par l'Europe, principalement la Belgique et le Luxembourg en raison de la diminution de la distribution des fonds d'investissement alternatifs, la France en raison notamment de la baisse du rendement des obligations indexées sur l'inflation, combinée à l'augmentation de l'effet de désactualisation des provisions (- 35 millions d'euros) sous l'effet de la hausse des taux d'intérêt, ainsi que (ii) la baisse de la marge technique sur les activités court terme (- 10 millions d'euros) reflétant une hausse de 0,5 point du ratio combiné principalement en France en raison d'une mise à jour des hypothèses actuarielles des rentes en prévoyance collective ainsi que le run-off d'un portefeuille en prévoyance, partiellement compensée par l'Asie, Afrique et EME-LATAM avec une amélioration de la sinistralité en assurance vie collective au Mexique, partiellement compensée par (iii) une hausse du relâchement de la marge de service contractuelle (+ 32 millions d'euros) reflétant la croissance de la marge de service contractuelle (4 % en rythme annualisé) ainsi qu' (iv) une baisse de la charge d'impôt (+ 19 millions d'euros) en raison de la baisse du résultat opérationnel avant impôt.

(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2023
France Europe AXA XL Asie,
Afrique
& EME
LATAM
Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus 5 172 2 599 1 391 0 1 053 130
Ratio combiné 100,8% 98,5% 106,5% 0,0% 99,2% 98,9%
Marge technique -43 38 -90 0 9 1
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 272 0 73 0 199 0
Expérience technique 11 0 -7 0 19 0
Résultat financier et autres
Résultat financier 81 16 25 0 40 0
Résultat opérationnel avant impôt 322 54 0 0 266 1
Charge d'impôt -76 -8 -7 0 -61 0
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les
entreprises mises en équivalence & autres
0 0 0 0 0 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 245 46 -7 0 205 1
(en millions d'euros, sauf pourcentages) 30 juin
2022
France Europe AXA XL Asie,
Afrique
& EME
LATAM
Entités
Transversales
et Holdings
Centrales
Activités court terme
Revenus
Ratio combiné
5 668
98,1%
3 356
98,7%
1 288
95,4%
0
0,0%
896
99,8%
129
97,8%
Marge technique 109 45 60 0 1 3
Activités long terme
Relâchement de la marge de service contractuelle 277 0 59 0 217 0
Expérience technique -16 0 0 0 -16 0
Résultat financier et autres
Résultat financier 115 39 36 0 40 0
Résultat opérationnel avant impôt 484 84 155 0 243 3
Charge d'impôt -112 -15 -39 0 -57 -1
Intérêts minoritaires, quote-part de résultat net dans les entreprises
mises en équivalence & autres
4 0 0 0 4 0
RÉSULTAT OPÉRATIONNEL PART DU GROUPE 376 69 116 0 190 2

En base publiée, le résultat opérationnel de l'activité Santé s'élève à 245 millions d'euros, en baisse de 157 millions d'euros (- 39 %) par rapport au résultat opérationnel en normes IFRS 4 et IAS 39 au premier semestre 2022, et en baisse de 131 millions d'euros (- 35 %) par rapport au premier semestre 2022 en normes IFRS 17 et IFRS 9.

À taux de change constant, le résultat opérationnel diminue de 148 millions d'euros (- 37 %) par rapport au résultat opérationnel en normes IFRS 4 et IAS 39.

RAPPORT D'ACTIVITÉ – 30 JUIN 2022

I

À taux de change constant, le résultat opérationnel de l'activité Santé diminue de 122 millions d'euros (- 33 %) en normes IFRS 17 et IFRS 9 principalement en raison d'(i) une baisse de la marge technique sur les activités court terme (- 156 millions d'euros), reflétant une hausse de 2,8 points du ratio combiné, en Europe (- 154 millions d'euros) en raison d'une hausse de la sinistralité au Royaume-Uni, et (ii) une baisse du résultat financier (- 33 millions d'euros) portée par la France (- 22 millions d'euros) en raison de la hausse de l'effet de désactualisation sur les réserves reflétant la hausse des taux d'intérêt, et l'Europe (- 10 millions d'euros) en raison de la non-récurrence de distribution de dividendes élevés en Espagne, partiellement compensée par (iii) une hausse de l'expérience technique (+ 30 millions d'euros) principalement en raison de la non-récurrence d'un niveau élevé de sinistres liés au COVID-19 au Japon et (iv) une hausse du relâchement de la marge de service contractuelle (+ 9 millions d'euros) notamment en Europe (+ 14 millions d'euros) en Allemagne et en Suisse, ainsi que (v) la baisse de la charge d'impôt (+ 32 millions d'euros) en raison de la baisse du résultat opérationnel avant impôt.

GESTION D'ACTIFS

À taux de change constant, le résultat opérationnel de la Gestion d'actifs diminue de 14 millions d'euros (- 7 %) à 188 millions d'euros, en raison de (i) la diminution du chiffre d'affaires (- 33 millions d'euros), (ii) la hausse des frais généraux (- 5 millions d'euros) sous l'effet de la hausse des charges de personnel pour soutenir l'activité, compensée par des mesures de maîtrise des coûts, partiellement compensé par (iii) la hausse des produits financiers (+ 13 millions d'euros) en raison de la hausse des taux d'intérêt, (iv) la hausse du résultat des sociétés mises en équivalence (+ 6 millions d'euros) suite à l'intégration de Capza, et (v) la baisse de la charge d'impôt (+ 5 millions d'euros) en raison de la baisse du résultat opérationnel avant impôt.

HOLDINGS

Le résultat opérationnel des Holdings diminue de 53 millions d'euros (- 14 %) à - 437 millions d'euros, principalement au sein d' (i) AXA SA Holding (- 92 millions d'euros) en raison de la hausse des charges financières due à l'émission de dettes, à la non-récurrence de l'impact positif d'un règlement de litige fiscal l'année dernière, partiellement compensé par la hausse des produits financiers, partiellement compensée par (ii) UK Holdings (+ 25 millions d'euros) principalement en raison d'éléments fiscaux exceptionnels favorables, ainsi que (iii) AXA XL Holding (+ 24 millions d'euros) en raison de la baisse des coûts de financement liée au remboursement anticipé de la dette en juillet 2022.

RÉSULTAT NET

En base publiée, le résultat net s'élève à 3 833 millions d'euros, en baisse de 275 millions d'euros (- 7 %) par rapport au résultat net du premier semestre 2022 en normes IFRS 4 et IAS 39, et en baisse de 18 millions d'euros (- 0 %) par rapport au résultat net du premier semestre 2022 en normes IFRS 17 et IFRS 9.

À taux de change constant, le résultat net baisse de 269 millions d'euros (- 7 %) par rapport au résultat net en normes IFRS 4 et IAS 39.

À taux de change constant, le résultat net baisse de 12 millions d'euros (- 0 %) en normes IFRS 17 et IFRS 9 en raison de :

  • la hausse du résultat opérationnel de 632 millions d'euros (+ 18 %) à 4 111 millions d'euros ;
  • une variation négative de la juste valeur des actifs et des dérivés, en baisse de 866 millions d'euros à - 74 millions d'euros qui s'analyse comme suit :
  • o 67 millions d'euros principalement en raison d' (i) une variation défavorable de la juste valeur des dérivés de couverture actions (- 169 millions d'euros) en France et chez AXA XL reflétant la performance soutenue des marchés financiers au cours du premier semestre, partiellement compensée par (ii) l'impact favorable des dérivés de couverture de taux (+ 57 millions d'euros) à Hong Kong et en France,
  • o 6 millions d'euros en raison d'une variation défavorable de la juste valeur des dérivés de change notamment des options en dollars américains en France suite à la dépréciation du dollar américain par rapport à l'euro ;
  • l'effet moins défavorable des moins-values nettes réalisées, en hausse de 56 millions d'euros à 30 millions d'euros ;
  • une baisse de l'impact négatif des charges nettes sur écarts d'acquisition et autres actifs incorporels, en baisse de 117 millions d'euros (- 58 %) à - 93 millions d'euros, principalement en raison de la non-récurrence de la dépréciation intégrale de l'écart d'acquisition de Reso Garantia ;
  • une diminution des coûts de restructuration de 61 millions d'euros (- 42 %) à 82 millions d'euros ; et
  • des éléments exceptionnels à 1 million d'euros.

CAPITAUX PROPRES PART DU GROUPE

Au 30 juin 2023, les capitaux propres part du Groupe s'élèvent à 45,9 milliards d'euros. Les mouvements intervenus depuis le 31 décembre 2022 sont présentés dans le tableau ci-après :

(en millions d'euros) Capitaux propres Part du Groupe
Au 31 decembre 2022 46 071
Capital social -1 362
Titres d'autocontrôle 150
Autres éléments du résultat global provenant de régimes à prestations déterminées 565
Réserves liées aux variations de la juste valeur inscrites en capitaux propres 1 273
Autres éléments du résultat global liés aux actifs investis 5 506
Autres éléments du résultat global liés aux contrats (de ré)assurance -4 233
Écarts de conversion -772
Dettes à durée indéterminée (y compris charges d'intérêts) -87
Gains réalisés sur cessions d'actions enregistrés en bénéfices non distribués 23
Dividendes -3 787
Résultat net de l'exercice 3 833
Autres 5
Au 30 juin 2023 45 912

INFORMATIONS RELATIVES À LA SOLVABILITÉ(1)

Au 30 juin 2023, le montant des fonds propres éligibles du Groupe (Eligible Own Funds « EOF ») s'élève à 62,3 milliards d'euros et le ratio de Solvabilité II s'établit à 235 %, contre 58,5 milliards d'euros et 215% au 31 décembre 2022.

(1) Les informations prudentielles relatives à la solvabilité incluses dans ce paragraphe, dont le ratio de Solvabilité II et les fonds propres éligibles (Eligible Own Funds « EOF »), n'ont pas fait l'objet d'une revue ou d'une vérification par les commissaires aux comptes du Groupe dans le cadre de leur revue des États Financiers consolidés au 30 juin 2023, ni dans le cadre de la vérification de l'information incluse dans le Rapport Financier semestriel 2023.

CRÉATION DE VALEUR POUR L'ACTIONNAIRE

RESULTAT OPERATIONNEL PAR ACTION ("ROPA")

Le résultat opérationnel par action sur une base totalement diluée atteint 1,79 euro, en hausse de 8 % par rapport au 1er semestre 2022 en norme IFRS 4 et IAS 39, et en hausse de 23 % par rapport au 1er semestre 2022 en normes IFRS 17 et IFRS 9.

30 juin 2023 30 juin 2022 30 juin 2023/
30 juin 2022
(en euros, à l'exception des actions ordinaires en
millions)
Sur une base
non diluée
Sur une base
totalement
diluée
Sur une base
non diluée
Sur une base
totalement
diluée
Sur une base
non diluée
Sur une base
totalement
diluée
Nombre moyen pondéré d'actions 2 241 2 247 2 311 2 317 -3% -3%
Résultat net par action 1,67 1,67 1,63 1,62 3% 3%
Résultat opérationnel par action 1,79 1,79 1,46 1,46 23% 23%

RENTABILITÉ DES CAPITAUX PROPRES ("ROE")

(en milliards d'euros) 30 juin 2023 30 juin 2022 30 juin 2023/
30 juin 2022
ROE 15,5% 15,2% 0,2 pt
Résultat net `ab 3,7 3,8 2,9 pts
Capitaux propres ajustés moyens sur la période `cb 48,4 49,3
ROE "opérationnel" 16,6% 13,7%
Résultat Opérationnel `ab 4,0 3,4
Capitaux propres ajustés moyens sur la période `cb 48,4 49,3

(a) Y compris les ajustements pour refléter les charges financières nettes liées aux dettes subordonnées à durée indéterminée et les dettes super-subordonnées (enregistrées en capitaux propres).

(b) Exclut les réserves relatives aux variations de la juste valeur des actifs investis et des dérivés, des réserves relatives aux contrats d'assurance ainsi que aux dettes subordonnées à durée indéterminée et les dettes super-subordonnées (enregistrées en capitaux propres)

Perspectives

AXA a réalisé une très bonne performance opérationnelle au premier semestre 2023. Le Groupe continue de mettre l'accent sur la croissance de ses lignes de métier génératrices de trésorerie, axées sur les résultats techniques et sur les commissions, avec une sensibilité réduite aux marchés financiers. Le Groupe continue également de maintenir ses marges à un niveau élevé.

En assurance dommages, l'environnement tarifaire reste favorable. Dans ce contexte, la direction demeure confiante quant à la capacité du Groupe à maintenir une excellente marge technique, tant sur le segment Entreprises que sur le segment Particuliers, favorisée par la poursuite de mesures tarifaires et une stricte discipline sur les coûts. Une charge liée aux catastrophes naturelles inférieure à la moyenne ainsi que la persistance d'un environnement de taux élevés ont contribué jusqu'à présent favorablement aux marges de l'année en cours. Le Groupe conserve une approche prudente de provisionnement des sinistres et reste déterminé à générer des résultats durables et attractifs en assurance dommages, tout au long des différents cycles économiques.

Les résultats en assurance vie, épargne et retraite devraient être tirés par un relâchement prévisible de marge sur service contractuelle, lui-même soutenu par une croissance organique du stock de marge sur service contractuelle(1) grâce à un mix attractif des affaires nouvelles. En assurance santé, le Groupe s'attend à ce que la fréquence des sinistres au Royaume-Uni reste élevée au second semestre, à un niveau comparable à celui du premier semestre. Cet impact devrait être progressivement compensé par des hausses tarifaires, dont les effets devraient commencer à se matérialiser à partir de l'année prochaine.

Dans ce contexte, la direction confirme que le Groupe est en bonne voie d'atteindre son objectif de résultat opérationnel de plus de 7,5 milliards d'euros en 2023(2) . Le Groupe reste focalisé sur la mise en œuvre de sa stratégie, et est confiant dans sa capacité à atteindre les quatre objectifs financiers principaux de son plan « Driving Progress 2023 ».

La stratégie d'AXA vise à produire une croissance soutenue en termes de bénéfices et de dividendes, par le biais d'une trésorerie accrue, d'un bilan solide et d'une gestion rigoureuse du capital. La Direction d'AXA estime que le Groupe est bien placé pour créer durablement de la valeur pour ses actionnaires et leur offrir un rendement attractif.

(2) Basé sur une charge des catastrophes naturelles normalisées et sous condition du maintien de l'environnement opérationnel et de marché actuel

(1) La croissance organique correspond à la somme de la marge sur service contractuelle des affaires nouvelles et du rendement opérationnel sur les contrats en portefeuille, net de relâchement prévisible de marge sur service contractuelle

Glossaire

Ce glossaire inclut les définitions des soldes intermédiaires de gestion financiers (non-GAAP financial measures), ou IAPs, marqués d'un astérisque (*), que la Direction juge utiles et pertinents pour comprendre l'activité et analyser la performance du Groupe.

PERIMÈTRE

  • France (activités d'assurance, activités bancaires et holding);
  • Europe, portant sur les activités suivantes:
  • o Suisse (activités d'assurance),
    • o Germany (activités d'assurance et holding),
    • o Belgique et Luxemburg (activités d'assurance et holding),
    • o Royaume-Uni et Irlande (activités d'assurance et holding),
    • o Espagne (activités d'assurance),
    • o Italie (activités d'assurance), et
    • o AXA Life Europe (activités d'assurance);
  • AXA XL (activités d'assurance et de réassurance, et holding);
  • Asie, Afrique & EME-LATAM portant sur les activités suivantes :
  • o Asie, portant sur les activités suivantes :
    • Japon (activités d'assurance et holding),
    • Hong Kong (activités d'assurance),
    • Thaïlande (activités d'assurance),
    • Indonésie (activités d'assurance),
    • Chine (activités d'assurance),
    • Les Philippines (activités d'assurance),
    • Corée du Sud (activités d'assurance),
    • Malaisie (activités d'assurance, jusqu'au 30 juin 2021 et cédées le 30 août 2022),
    • Inde (activités d'assurance vie, épargne et retraite et holding), et
    • Holding Asie;
  • o EME-LATAM, portant sur les activités suivantes:

    • Brésil (activités d'assurance et holding),
    • Colombie (activités d'assurance),
    • Mexique (activités d'assurance),
    • Russie (Reso) (activités d'assurance), et
    • Turquie (activités d'assurance et holding),
  • o Afrique:

  • Maroc (activités d'assurance et holding), et
  • Nigeria (activités d'assurance et holding),
  • o AXA Mediterranean Holdings;
  • AXA Investment Managers (y compris Architas);
  • Entités transversales & Holdings centrales, portant sur les activités suivantes:
  • o AXA Assistance,
  • o AXA Liabilities Managers,
  • o AXA SA (y compris l'activité de réassurance interne du Groupe à la suite de sa fusion avec AXA Global Re le 30 juin 2022), et
  • o Autres holdings centrales.

INDICATEURS ALTERNATIFS DE PERFORMANCE

Le résultat opérationnel, la rentabilité opérationnelle des capitaux propres (« RoE opérationnel »), le résultat opérationnel par action, le ratio combiné et le ratio d'endettement sont des indicateurs alternatifs de performance (« IAPs ») au regard des orientations de l'ESMA et de la position de l'AMF publiées en 2015. La réconciliation du résultat opérationnel et du ratio combiné avec le poste des états financiers de la période correspondante, ou de son sous-total ou du total le plus proche, est présentée dans les tableaux ci-avant. La réconciliation du RoE opérationnel et du résultat opérationnel par action avec les États Financiers consolidés figure dans le tableau en page 35 du présent rapport, et la méthode de calcul du ratio d'endettement sur la base des informations disponibles dans les États Financiers consolidés est présentée en page 22 du présent rapport. Pour de plus amples informations concernant les IAPs, veuillez vous référer aux définitions ci-dessous et au Glossaire figurant aux pages 37 à 42 du présent rapport.

Les normes IFRS 17 et IFRS 9 sont entrées en vigueur et appliquées par le Groupe depuis le 1er janvier 2023. Ces nouvelles normes comptables ont impacté certains éléments des IAPs publiés par AXA. Des définitions des éléments comptables importants en normes IFRS 17 et IFRS 9 sont présentes dans la Note 1 des Etats Financiers Consolidées du premier semestre 2023 du Groupe AXA (les « Etats Financiers Consolidés »).

Résultat Opérationnel

Le résultat opérationnel représente le résultat net part du Groupe comme présenté dans le tableau aux pages 19 et 20 de ce rapport, avant prise en compte des éléments suivants, nets d'absorption des passifs techniques, des impôts et des intérêts minoritaires:

  • plus et moins-values réalisées ainsi que les mouvements des provisions pour dépréciation des placements sur les actifs détenus directement et comptabilisés en autres éléments du résultat global avec recyclage ou au coût amorti;
  • gains ou pertes sur les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur en compte de résultat, impacts de change sur les actifs ou passifs ainsi que les instruments dérivés rattachés aux actifs financiers et aux passifs;
  • écarts d'acquisition, amortissement et dépréciation des immobilisations incorporelles;
  • coûts d'intégration relatifs à des sociétés nouvellement acquises, ainsi que les coûts de restructuration relatifs à des mesures d'amélioration de productivité; et
  • opérations exceptionnelles (principalement changements de périmètre et résultat des activités cédées).

Résultat Opérationnel Par Action

Le résultat opérationnel par action (« ROPA ») est égal au résultat opérationnel consolidé d'AXA (net des charges d'intérêts liées aux dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées comptabilisées en capitaux propres, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés) divisé par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation. Les actions détenues par AXA et ses filiales (actions propres) sont déduites du calcul des actions en circulation

Le résultat opérationnel par action totalement dilué (« ROPA totalement dilué ») correspond au résultat opérationnel consolidé d'AXA (net des charges d'intérêts liées aux dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées comptabilisées en capitaux propres, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés), divisé par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation sur une base diluée (c'est-à-dire incluant l'impact potentiel de tous les plans de stockoptions en circulation considérés comme exerçables, des plans d'actions gratuites, et de la conversion potentielle des dettes convertibles en actions, dans la mesure où celle-ci a un impact dilutif sur le résultat par action). Les actions détenues par AXA et ses filiales (actions propres) sont déduites du calcul des actions en circulation.

Ratio combiné (applicable aux activités court terme)

Le ratio combiné est la somme du ratio de sinistralité sur exercice courant net de réassurance et du ratio de sinistralité sur exercices antérieurs net de réassurance, et du ratio de chargement.

Le ratio de sinistralité sur exercice courant, net de réassurance, est le rapport entre:

  • les charges techniques sur exercice courant actualisées brutes de réassurance + frais de gestion des sinistres sur exercice courant actualisés + charges de la réassurance cédée sur exercice courant actualisée + variation de réserve pour contrats onéreux; et
  • les revenus sur exercice courant bruts de réassurance.

Le ratio de sinistralité sur exercices antérieurs, net de réassurance, est le rapport entre:

  • les charges techniques sur exercices antérieurs actualisées brutes de réassurance + frais de gestion des sinistres sur exercices antérieurs actualisés + charges de réassurance cédée sur exercice antérieurs actualisées + variation de l'ajustement pour risque; et
  • les revenus tous exercices bruts de réassurance.

Le taux de chargement est le rapport entre:

  • les frais généraux (incluant les dépenses des activités d'assurance attribuables et non attribuables et les dépenses des activités hors assurance), hors commissions versées sur les primes de réassurance acceptées; et
  • les revenus tous exercices bruts de réassurance.

Rentabilité opérationnelle des capitaux propres

La rentabilité opérationnelle des capitaux propres (« RoE opérationnel ») est calculée comme le rapport entre :

  • le résultat opérationnel net des charges d'intérêts liées aux dettes à durée indéterminée et dettes supersubordonnées (enregistrées en capitaux propres, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés) ; et
  • la moyenne des capitaux propres à l'ouverture et à la clôture, excluant les autres éléments du résultat relatifs aux actifs investis et aux contrats d'assurance et de réassurance ainsi que les dettes à durée indéterminée et dettes super-subordonnées (enregistrées en capitaux propres, comme présenté dans la Section « État des variations des capitaux propres de la période » des Etats Financiers Consolidés).

Ratio d'endettement

Le ratio d'endettement fait référence au niveau de dette d'une société par rapport à ses capitaux à long terme, habituellement exprimé en pourcentage. Le ratio d'endettement est utilisé par la Direction pour déterminer le levier financier du Groupe et la mesure dans laquelle ses activités sont financées par des prêteurs plutôt que l'actionnaire. Le ratio d'endettement d'AXA est calculé comme le rapport entre la dette brute (dettes de financement, comme présenté dans la Note 8 « Dettes de Financement » des Etats Financiers Consolidés, et dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées, comme présenté dans la Note 6 « Capitaux propres et intérêts minoritaires » des Etats Financiers Consolidés) et le capital total employé (capitaux propres hors dettes subordonnées à durée indéterminée et dettes super-subordonnées et hors réserves liées à la variation de la juste valeur des instruments financiers et des dérivés de couverture) plus dette brute et marge de service contractuelle nette de taxes, car celle-ci représente le bénéfice non encore acquis que l'entité comptabilisera en compte de résultat lorsqu'elle fournira des services aux assurés.

AUTRES DEFINITIONS

Activités court-terme

Ce terme fait référence aux activités d'assurance comptabilisées sous le modèle comptable IFRS 17 Premium Allocation Approach (« PAA ») et les activités de services logées notamment chez AXA Assistance. La marge de l'activité court-terme est analysé en utilisant le ratio combiné. Les activités court-terme couvrent les lignes de métiers prévoyance, santé et dommages dès lors que celles-ci sont comptabilisées sous le modèle comptable « PAA ». Les activités bancaires et de gestion d'actifs ne sont pas inclus dans ce périmètre et sont présentées en compte de résultat dans l'indicateur « résultats financiers et autres » dans le tableau du résultat opérationnel du Groupe.

Activités long-terme

Ce terme fait référence aux activités d'assurance comptabilisées en utilisant les modèles comptables Variable Fee Approach (« VFA ») ou Building Block Approach (« BBA »), ainsi que l'activité d'assurance prévoyance avec composante épargne même si cette activité utilise comme modèle comptable Premium Allocation Approach (« PAA »). L'analyse de marge des activités à long terme inclut les indicateurs de relâchement de marge sur service contractuelle et d'expérience technique.

Données comparables pour les primes émises brutes et autres revenus, la valeur actuelle des primes attendues (PVEP) et la marge sur affaires nouvelles

« À données comparables » signifie que :

  • les données relatives à la période de l'exercice courant considéré ont été retraitées en utilisant les taux de change applicables pour la même période de l'exercice précédent (taux de change constant) ;
  • les données dans l'une des deux périodes comptables comparées ont été retraitées pour tenir compte des acquisitions, cessions et changements de périmètre (périmètre constant) et des changements de méthode comptable (méthodologie constante).

Eligible Own Funds (« EOF » - fonds propres éligibles)

Les fonds propres éligibles sont définis comme l'excédent de valeur de marché des actifs par rapport à la meilleure estimation du passif et la marge pour risque comme définies dans la réglementation Solvabilité II.

Expérience technique

L'expérience technique comprend notamment (i) la différence entre les flux de trésorerie attendues et réels durant l'exercice courant, (ii) le relâchement de l'ajustement pour risque, (iii) les mouvements de réserves des

contrats onéreux et (iv) d'autres éléments relatifs aux activités long terme principalement composés des dépenses liées aux activités d'assurance non attribuables.

Gestion d'actifs - Actifs sous gestion

Les actifs sous gestion sont définis comme les actifs dont la gestion a été déléguée par leur propriétaire à une société de gestion d'actifs telle qu'AXA Investment Managers. Les actifs sous gestion comprennent principalement des fonds et les mandats qui génèrent des frais et sont présentés net d'éliminations internes.

Gestion d'actifs - Actifs moyens sous gestion

Les actifs moyens sous gestion représentent la mesure annuelle des actifs sous gestion durant la période, en prenant en compte la collecte nette, les effets des marchés et les variations de change pour calculer la moyenne des actifs sous gestion depuis le début de l'année. Les actifs moyens sous gestion excluent les actifs détenus dans des co-entreprises qui sont consolidées par la méthode de mise en équivalence.

Gestion d'actifs - Collecte nette

La collecte nette correspond aux entrées de fonds des clients diminuées de leurs sorties de fonds. La collecte nette mesure l'impact des efforts commerciaux, l'attractivité des produits (qui dépend surtout de la performance et de l'innovation), et indique les tendances générales du marché en matière d'allocation des investissements.

Gestion d'actifs - Ratio d'exploitation opérationnel

Le ratio d'exploitation opérationnel est le rapport entre les frais généraux hors commissions de distribution payées et le chiffre d'affaires brut hors commissions de distribution perçues.

Marge sur affaires nouvelles

La marge sur affaires nouvelles est calculée comme le rapport entre (i) la valeur des affaires nouvelles (VAN) et (ii) la valeur actuelle des primes attendues (PVEP).

Marge sur service contractuel (« CSM »)

La marge sur service contractuel est une composante de la valeur comptable de l'actif ou du passif pour un groupe de contrats d'assurance représentant le bénéfice non acquis que l'entité comptabilisera en compte de résultat lorsqu'elle fournira des services de contrats d'assurance nouvellement émis au cours de la période.

Marge sur service contractuelle des affaires nouvelles ("NB CSM")

La marge sur service contractuelle des affaires nouvelles représente une composante de la valeur comptable de l'actif ou du passif pour un groupe de contrats d'assurance nouvellement émis au cours de l'exercice, représentant le bénéfice non acquis qui sera comptabilisé à mesure que le service sera rendu aux assurés.

Primes émises brutes et autres revenus

Les primes émises brutes représentent le montant des primes d'assurance collectées durant la période (y compris primes de risque, primes liées aux contrats d'investissement purs sans participation discrétionnaire, les frais de gestion et autres revenus, nets des commissions versées aux cédantes). Les autres revenus représentent les primes et frais de gestion collectés dans les activités hors assurance (activités bancaires, de services et de gestion d'actifs).

Ratio de Solvabilité II

Ce ratio est calculé conformément à Solvabilité II, et est égal au montant total des fonds propres éligibles (Eligible Own Funds - « EOF ») du Groupe divisé par le capital de solvabilité requis (Solvency Capital Requirement - « SCR ») du Groupe. Le capital de solvabilité requis, i.e. le dénominateur du ratio de Solvabilité II, est fixé à un niveau garantissant que les assureurs et les réassureurs soient en mesure de répondre de leurs obligations envers leurs assurés et bénéficiaires sur les 12 prochains mois, avec une probabilité de 99,5 %. Le capital de solvabilité requis

peut être calculé, soit sur la base de la formule standard, soit grâce à un modèle interne. Le Groupe AXA a recours à un modèle interne.

Le ratio de Solvabilité II est estimé selon le modèle interne d'AXA, calibré sur la base d'un choc bicentenaire. Pour plus d'informations concernant le modèle interne et les publications liées à Solvabilité II, vous êtes invités à vous référer au rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR) du Groupe AXA au 31 décembre 2022, disponible sur le site d'AXA (www.axa.com).

Relâchement de la marge sur service contractuelle

Le relâchement de la marge de service contractuelle est la portion de marge de service contractuelle nette de réassurance comptabilisée en compte de résultat à la fin de l'exercice courant et représentant l'estimation du profit acquis par l'assureur pour la fourniture des services d'assurance durant cette période.

Rendement opérationnel sur contrats en portefeuille

Le rendement opérationnel sur contrats en portefeuille représente le relâchement de la valeur temps des options et garanties plus la désactualisation de la marge de service contractuelle au taux de référence plus la surperformance du résultat financier sous-jacent.

Résultat financier

Le résultat financier représente le revenu financier net des actifs adossés aux contrats « BBA » et « PAA » et des capitaux propres ainsi que l'impact de désactualisation de la valeur à l'ouverture des flux de trésorerie futurs et de l'ajustement pour risque.

Revenus

Pour les activités à court terme, part des primes d'assurance émises acquises, nettes de commissions versées aux cédantes, durant l'exercice courant ainsi que les primes relatives aux activités hors assurance.

Valeur actuelle des primes attendues (« PVEP »)

La valeur actuelle des primes attendues représente le volume des affaires nouvelles, égal à la valeur actuelle à l'émission des primes attendues jusqu'au terme du contrat. Cette valeur est actualisée au taux d'intérêt de référence, le valeur actuelle des primes attendues est en part du Groupe.

Valeur des Affaires Nouvelles (« VAN »)

Ce terme représente la valeur des contrats nouvellement émis durant l'exercice en cours. Elle se compose de la somme de (i) la marge sur service contractuelle des affaires nouvelles (« NB CSM »), (ii) la valeur actuelle des bénéfices futurs des contrats à court terme nouvellement émis au cours de la période portés par les entités Vie et tenant compte des renouvellements attendus, (iii) la valeur actuelle des bénéfices futurs des contrats d'investissement pur comptabilisés selon la norme IFRS 9, nette (iv) du coût de la réassurance, (v) des impôts et (vi) des intérêts minoritaires.

Variation économique

La variation économique correspond à la variation de la marge de service contractuelle en fin d'exercice provenant des changements des conditions de marché, net du rendement opérationnel sur contrats en portefeuille.

II États Financiers Consolidés / 30 juin 2023

II.1 ÉTAT CONSOLIDÉ DE LA SITUATION FINANCIÈRE 45
II.2 ÉTAT DU RÉSULTAT NET CONSOLIDÉ 47
II.3 ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ 48
II.4 ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS 49
II.5 TABLEAU CONSOLIDÉ DES FLUX DE TRÉSORERIE 50
Note 1 Principes généraux 52
Note 2 Périmètre de consolidation 101
Note 3 Compte de résultat sectoriel 105
note 4 Transaction des entités consolidées 108
Note 5 Placements 109
Note 6 Capitaux Propres et Intérêts Minoritaires 126
Note 7 Contrats d'Assurance et de Réassurance 132
Note 8 Dettes de financement 149
Note 9 Résultat Financier Hors Cout de l'Endettement Net 150
Note 10 Résultat Par Action 152
Note 11 Événements postérieurs à la clôture 153

Dans le présent document, le terme « retraité » désigne les périodes comparatives qui ont été retraitées pour tenir compte de l'impact de l'application d'IFRS 17 - Contrats d'assurance (en remplacement d'IFRS 4) et d'IFRS 9 - Instruments financiers (en remplacement d'IAS 39).

II.1 ÉTAT CONSOLIDÉ DE LA SITUATION FINANCIÈRE

Notes (en millions d'euros) 30 juin
2023
31 décembre
2022 retraité
1 janvier
2022 retraité
Ecarts d'acquisition 17 356 17 754 17 167
Autres actifs incorporels 4 563 4 720 4 764
Actifs incorporels 21 919 22 474 21 931
Immobilier de placement 29 699 28 684 28 011
Placements financiers 385 582 389 586 486 073
Placements représentant des contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré 80 771 76 491 86 183
5 Placements des entreprises d'assurance 496 052 494 760 600 268
5 Placements des entreprises du secteur bancaire et autres activités 21 002 20 815 20 632
Titres mis en équivalence 2 268 2 234 2 451
Actifs liés à des contrats d'assurance et à des contrats d'investissement avec participation discrétionnaire 7 4 -
Actifs liés à des contrats de réassurance détenus 24 723 24 373 25 795
7 Actifs liés à des contrats d'assurance, des contrats d'investissement et des contrats de réassurance détenus 24 730 24 377 25 795
dont valeur actualisée des flux de trésorerie futurs 23 585 23 220 24 557
dont ajustement au titre du risque non financier 502 504 525
dont marge sur services contractuels 644 653 713
Dérivés actifs 11 682 15 704 9 107
Immobilisations corporelles 2 149 2 231 2 443
Impôts différés actifs 3 696 3 263 2 417
Autres actifs 17 527 21 198 13 967
Créances d'impôt exigible 945 930 945
Autres créances 11 229 9 771 10 997
Créances 12 174 10 700 11 942
4 Actifs détenus destinés à la vente 13 124 14 161 8 107
Trésorerie et équivalents de trésorerie 26 779 26 167 25 053
TOTAL DE L'ACTIF 635 575 636 885 730 146
Notes (en millions d'euros) 30 juin
2023
31 décembre
2022 retraité
1 janvier
2022 retraité
Capitaux propres - Part du Groupe 45 912 46 071 51 885
dont Résultat net - Part du Groupe 3 833 5 061 -
Intérêts minoritaires 2 906 3 018 3 702
6 CAPITAUX PROPRES TOTAUX 48 819 49 089 55 587
Dettes subordonnées 11 968 11 956 10 599
Dettes de financement représentées par des titres 2 416 1 672 800
8 Dettes de financement 14 383 13 629 11 399
Passifs liés à des contrats d'assurance et à des contrats d'investissement avec participation
discrétionnaire
446 544 444 812 539 351
Passifs liés aux autres contrats d'investissement 12 059 12 366 14 485
Passifs liés à des contrats de réassurance détenus 7 5 11
7 Passifs liés à des contrats d'assurance, des contrats d'investissement et des contrats de
réassurance détenus
458 610 457 183 553 848
dont valeur actualisée des flux de trésorerie futurs 420 727 419 892 515 781
dont ajustement au titre du risque non financier 3 106 3 104 3 765
dont marge sur services contractuels 34 776 34 188 34 301
Passifs relatifs aux entreprises du secteur bancaire 10 933 12 161 14 653
Provisions pour risques et charges 6 375 6 516 9 424
Dérivés passifs 16 781 18 604 10 854
Impôts différés passifs 1 685 911 785
Autres Passifs 18 466 19 515 11 639
Intérêts minoritaires des fonds contrôlés et autres engagements de rachat des intérêts minoritaires 6 891 6 400 7 750
Autres dettes émises représentées par des titres et soldes de banques créditeurs 11 019 10 558 10 518
Dettes d'impôt exigible 1 534 1 308 963
Dettes collatérales des entreprises d'assurance relatives aux opérations de prêts de titres et assimilés 33 100 34 245 35 030
Autres dettes 12 555 13 231 12 142
Dettes 65 099 65 742 66 403
4 Passifs détenus destinés à la vente 12 890 13 049 7 194
TOTAL DU PASSIF 635 575 636 885 730 146

II.2 ÉTAT DU RÉSULTAT NET CONSOLIDÉ

Notes (En millions d'euros, sauf le résultat par action en euros) 30 juin 2023 30 juin,
2022, retraité
Produits des activités d'assurance 39 194 39 133
Prélèvements sur contrats d'investissement sans éléments de participations discrétionnaire 118 166
Produit des autres activités 1 403 1 597
Produits liées à toutes les activités 40 715 40 896
Charges des activités d'assurance (33 627) (35 597)
Charges nettes des contrats de réassurance détenus (1 209) (658)
Charges des autres activités (1 505) (1 567)
Charges liées à toutes les activités (36 341) (37 822)
Résultat de toutes les activités 4 374 3 074
Produit des placements 8 620 (4 945)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance émis (7 603) 7 199
Produits ou charges liées aux contrats de réassurance détenus 155 297
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance (7 448) 7 497
Résultat financier hors coût de l'endettement net 1 172 2 551
Autres produits et charges (a) (b) (509) (450)
Variation des provisions sur écarts d'acquisition et autres immobilisations incorporelles (1) -
Autres produits et charges courants (510) (450)
Bénéfice opérationnel avant impôt 5 037 5 176
Quote-part de résultat (net de dépréciation) dans les entreprises mises en équivalence 200 (91)
Charges liées aux dettes de financement (306) (260)
Bénéfice avant impôt 4 931 4 824
Impôt sur le résultat (994) (899)
Résultat net 3 937 3 925
Réparti entre :
Résultat net - part du Groupe 3 833 3 852
Résultat net - part des intérêts minoritaires 104 74
10 Résultat par action 1,67 1,63
10 Résultat dilué par action 1,67 1,62

(a) Au 30 juin 2022, comprenait l'effet du processus de cession d'un portefeuille d'épargne adossé à l'actif général en Belgique. (b) Comprend l'effet de l'application de la norme IAS 29 liée à l'hyperinflation en Turquie pour -12 millions d'euros ( -11 millions d'euros en part du groupe) au 30 juin 2023 et -20 millions d'euros (-19 millions d'euros en part du groupe) au 30 juin 2022.

II.3 ÉTAT DU RÉSULTAT GLOBAL CONSOLIDÉ

(en millions d'euros) 30 juin 2023 30 juin 2022 retraité
Résultat net 3 937 3 925
Variation de la juste valeur des instruments financiers `ab 4 747 (41 939)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance émis (4 165) 42 056
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance détenus 395 (3 244)
Ecarts de conversion (781) 1 641
Eléments pouvant être reclassés ultérieurement en Résultat 195 (1 487)
Plus ou moins-values réalisées sur les instruments de capitaux propres, sans recyclage en résultat 31 365
Variation de la juste valeur des instruments financiers sans recyclage en résultat `cb 934 (3 685)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance, sans recyclage en résultat (585) 2 077
Pertes et gains actuariels sur régimes de retraite à prestations définies 568 1 287
Variation de la juste valeur des passifs financiers attribuable aux variations du risque de crédit (1) 11
Eléments ne pouvant pas être reclassés ultérieurement en résultat 947 56
Produits et charges nets reconnus directement en capitaux propres 1 142 (1 431)
RÉSULTAT GLOBAL TOTAL DE LA PERIODE 5 079 2 494
Se répartissant entre :
Résultat Global - Part du Groupe 4 927 2 490
Résultat Global - Part des Intérêts Minoritaires 152 4

(a) Y compris la variation de la juste valeur des instruments de couverture des flux de trésorerie.

(b) Y compris la variation de la juste valeur des instruments de couverture des capitaux propres.

II.4 ÉTAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS

VARIATIONS DES CAPITAUX PROPRES Nombre
d'actions
(en
milliers)
Valeur
nominal
(en euros)
Capital versé Autres
réserves
comptabilisées
via les autres
éléments du
résultat global
(OCI)
Dettes
subordonnées
à durée
indéterminée
Ecarts de
conversion
Produit des
engagements
de retraite
Réserves
XYZ
Capitaux
propres
Part du
Groupe
Intérêts
minoritaires
Total des
capitaux
propres
Capitaux propresl d'ouverture 1er janvier 2023 2 351 771 2,29 23 317 (8 758) 5 704 (1 643) (2 652) 30 102 46 071 3 018 49 089
Capital versé (57 732) - (1 384) (1 384) (1 384)
Paiement en actions 22 22 22
Titres d'autocontrôle 150 150 150
Dettes subordonnées à durée indéterminée (0) - (92) (92) (92)
Autres (y compris l'impact lié à la variation de périmètre) (a) (0) (0) - 5 5 (264) (259)
Dividendes versés (3 787) (3 787) (3 787)
Incidence des opérations avec les actionnaires (57 732) - (1 212) (0) (0) (0) - (3 874) (5 086) (264) (5 350)
Resultat net 3 833 3 833 104 3 937
Réserves liés aux variation de la juste valeur 1 273 5 (772) 565 23 1 094 48 1 142
Résultat global total de la période 1 273 5 (772) 565 3 856 4 927 152 5 079
Capitaux propres de clôture 30 juin 2023 2 294 039 2,29 22 106 (7 485) 5 709 (2 415) (2 087) 30 084 45 912 2 906 48 819

(a) Comprend l'impact de l'application de l'amendement IAS 12 relatif aux impôts différés sur les contrats de location (€24 millions d'euros en part du Groupe)

ETAT DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
CONSOLIDES
Nombre
d'actions
(en milliers)
Valeur
nominal
(en
euros)
Capital
versé
Autres
réserves
comptabilisée
s
via les autres
éléments du
résultat global
(OCI)
Dettes
subordonné
es à durée
indéterminé
e
Ecarts de
conversion
Produit des
engagement
s de retraite
Réserves
XYZ
Capitau
x
propres
Part du
Groupe
Intérêts
minorit
aires
Total capitaux
propres
Capitaux propres au 1er janvier 2022, comme rapporté
précédemment
2 421 569 2,29 25 718 16 935 6 696 (2 843) (3 185) 27 815 71 135 4 094 75 229
Ajustement liés à l'application initiale des normes IFRS17 (0) (73) (20 074) - (27) 68 855 (19 250) (392) (19 642)
et IFRS9, net d'impôt
Capitaux propres d'ouverture au 1er janvier 2022, ret
raité
2 421 569 -
2,29
25 645 (3 139) 6 696 (2 870) (3 117) 28 670 51 885 3 702 55 587
Capital versé (85 271) (2 194) (2 194) (2 194)
Paiement en actions - 24 24 24
Titres d'autocontrôle 670 670 670
Dettes subordonnées à durée indéterminée (746) - (91) (837) (837)
Autres (y compris l'impact lié à la variation de périmètre)
(a)
(0) - 0 36 36 (177) (141)
Dividendes versés (3 539) (3 539) (3 539)
Incidence des opérations avec les actionnaires (85 271) (1 501) (0) (746) - 0 (3 594) (5 841) (177) (6 018)
Resultat net - 3 852 3 852 74 3 925
Réserves liés aux variation de la juste valeur (4 658) 48 1 579 1 280 389 (1 362) (69) (1 431)
Total du résultat global de la période - (4 658) 48 1 579 1 280 4 241 2 490 4 2 494
Capitaux propres de clôture 30 juin 2022, retraité 2 336 298 2,29 24 144 (7 797) 5 997 (1 291) (1 836) 29 316 48 534 3 529 52 062

(a) Au 30 juin 2022, cela comprenait l'effet de l'application de la norme IAS 29 liée a à l'hyperinflation en Turquie pour €89 millions dont €86 millions en part du groupe. (b) Au 30 juin 2022, cela comprenait l'effet rétrospectif de l'application de la norme IAS 29 sur l'hyperinflation en Turquie pour 132 millions d'euros dont 130 millions d'euros en part du groupe.

II.5 TABLEAU CONSOLIDÉ DES FLUX DE TRÉSORERIE

Résultat courant avant Impôts
4 931
4 824
Dotations nettes aux amortissement (a)
(299)
Variation des provisions sur écarts d'acquisition et autres immobilisations incorporelles (b)
1
-
Dotations / (Reprises) nettes des provisions sur placements et actifs corporels
186
73
Variation de la juste valeur des actifs et passifs comptabilisés à la juste valeur par résultat
(4 877)
12 391
Variation nette des passifs relatifs aux contrats d'assurance et d'investissement (c)
2 476
Dotations / (Reprises) nettes des autres provisions (d)
(74)
Quote-part de résultat dans les entreprises mises en équivalence
(200)
99
Réintégration / Déduction des montants inclus dans le résultat courant avant impôt mais sans impact sur les flux de trésorerie
(2 787)
6 220
Plus ou moins-values nettes réalisées
1 595
Charges liées aux dettes de financement
306
260
Réintégration / Déduction des montants inclus dans le résultat courant avant impôt pour reclassement en tant qu'opération
1 900
d'investissement ou de financement
Dividendes comptabilisés en résultat sur l'exercice
(1 515)
(1 821)
Produits financiers comptabilisés en résultat sur l'exercice
(3 995)
(4 360)
Réintégration / Déduction des montants comptabilisés sur une base accrétive et devant être pris en compte sur la base des flux de trés
(5 510)
orerie
Impact sur la trésorerie de la comptabilité de dépôt
(470)
253
Dividendes et acomptes sur dividendes encaissés
1 618
2 093
Revenus financiers encaissés
7 100
6 125
Charge d'intérêts payés (hors intérêts sur la dette de financement, dettes à durée indéterminée, appels de marge et
(1 917)
(1 006)
autres dettes)
Variation nette des activités opérationnelles bancaires
(473)
(1 381)
Variation des créances et dettes courantes
(239)
(2 903)
Impact sur la trésorerie relatif aux autres actifs et passifs
1 078
(3 365)
Impôts décaissés
(496)
(672)
Autres transactions relatives aux opérations courantes avec impact sur la trésorerie et autres ajustements de transactions sans impact su
149
270
r la trésorerie
Flux de trésorerie relatifs aux activités opérationnelles non inclus dans le résultat courant avant impôt
6 350
FLUX DE TRÉSORERIES NETS PROVENANT DES ACTIVITÉS OPÉRATIONELLES
4 884
3 337
Prises de participation dans des filiales et co-entreprises, nettes de la trésorerie acquise
(0)
19
Cessions de participation dans des filiales et co-entreprises, nettes de la trésorerie cédée
15
380
Flux de trésorerie liés aux variations de périmètre
14
399
Cession et / ou remboursement d'instruments de dette (e)
22 332
26 254
Cession d'instruments de capitaux propres (e) (f)
8 663
9 904
Cession d'immeubles de placement détenus en direct ou non
(69)
758
Cession et/ou remboursement de prêts et autres actifs (e) (g)
7 530
13 342
Flux de trésorerie liés aux cessions et remboursements de placements
38 456
50 258
Acquisition d'instruments de dette (e)
(18 711)
(21 372)
Acquisition d'instruments de capitaux propres (e )(f)
(8 802)
(10 411)
Acquisition d'immeubles de placement détenus en direct ou non
(1 481)
Acquisition et/ou émissions de prêts et autres actifs (e) (g)
(8 896)
Flux de trésorerie liés aux achats et émissions de placements (e) (f) (g)
(37 890)
Cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles
167
2
Acquisitions d'immobilisations corporelles et incorporelles
(142)
Flux de trésorerie liés aux acquisition et cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles
25
Augmentation du solde de dette collatérale / diminution du solde de créance collatérale
61 613
101 012
Diminution du solde de dette collatérale / augmentation du solde de créance collatérale
(62 085)
Flux de trésorerie liés aux dettes et créances collatérales relatives aux opérations de prêts de titres et assimilés
(473)
117
FLUX DE TRÉSORERIE NETS PROVENANT DES ACTIVITÉS D'INVESTISSEMENT
133
1 509
Emissions d'instruments de capital
159
1
(en millions d'euros) 30 juin 2023 30 juin 2022,
retraité
(340)
(5 974)
(29)
(1 149)
(888)
(6 181)
(637)
(1 144)
(16 220)
(49 147)
(121)
(119)
(100 895)
Remboursements d'instruments de capital (1 176) (2 361)
Opérations sur titres d'autocontrôle (11) 13
Dividendes payés (3 938) (3 856)
Intérêts payés sur dettes subordonnées à durée indéterminée (92) (112)
Acquisition / cession d'intérêts dans des filiales sans changement de contrôle - 0
Flux de trésorerie liés aux transactions avec les actionnaires (5 058) (6 314)
Trésorerie générée par les émissions de dettes financières 1 765 2 504
Trésorerie affectée aux remboursements de dettes financières (1 008) (1 039)
Intérêts payés sur dettes de financement (382) (267)
Flux de trésorerie liés au financement du Groupe 376 1 198
FLUX DE TRÉSORERIE NETS PROVENANT DES ACTIVITÉS DE FINANCEMENT (4 683) (5 116)
Flux de trésorerie nets provenant des abandons d'activités - 0
TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE AU 1ER JANVIER (h) 25 679 24 371
Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles 4 884 3 337
Flux de trésorerie nets provenant des activités d'investissement 133 1 509

Flux de trésorerie nets provenant des activités de financement (4 683) (5 116)

Flux de trésorerie nets provenant des abandons d'activités - 0

Effet des changements de méthode de consolidation (33) 187

Effet net des variations de change et des reclassements sur la trésorerie et les équivalents de trésorerie 91 (229)

TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE AU 30 JUIN (h) 26 072 24 059

(a) Comprend la capitalisation des surcotes / décotes et l'amortissement lié, ainsi que l'amortissement des immeubles de placement et d'exploitation détenus en direct.

(b) Comprend les amortissements et mouvements des provisions pour dépréciation des actifs incorporels enregistrés lors de regroupements d'entreprises.

(c) Comprend l'impact de la réassurance et la variation des provisions relatives aux contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré.

(d) Comprend principalement les variations des provisions pour risques et charges, provisions pour créances douteuses et provisions pour dépréciation des actifs destinés à la vente. (e) Y compris les dérivés correspondants.

(f) Comprend les actions détenues en direct ou par des fonds d'investissement consolidés ainsi que les fonds d'investissement non consolidés. (g) Comprend également les acquisitions et cessions d'actifs en représentation de contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré.

(h) Nets des soldes de banques créditeurs.

(en millions d'euros) 30 juin
2023
30 juin
2022 retraité
Trésorerie et équivalents de trésorerie
Soldes de banque créditeurs `ab
26 779
(707)
24 749
(690)
Trésorerie et équivalents de trésorerie nets position de trésorerie utilisée pour le TFT XYZ 26 072 24 059

(a) Inclut dans le poste « Autres dettes émises représentées par des titres et soldes de banque créditeurs ».

(b) Le solde de « Trésorerie et équivalents de trésorerie » exclut la trésorerie détenue en représentation des contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré (contrats en Unités de Compte)

6.6NOTES AFFÉRENTES AUX ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS

NOTE 1 PRINCIPES GÉNÉRAUX

1.1INFORMATIONS GÉNÉRALES

La société anonyme française AXA SA (la « Société » et, ensemble avec ses filiales consolidées, « AXA » ou le « Groupe »), est la société mère et, depuis 2022, le réassureur interne d'un groupe international de services financiers, centré sur la protection financière. AXA exerce ses activités à la fois en Europe et dans les autres régions du monde. La liste des principales entités incluses dans le périmètre de consolidation figure à la Note 2 de la présente annexe aux comptes consolidés semestriels.

AXA est coté sur Euronext Paris Compartiment A.

Les États Financiers consolidés semestriels, et ce compris l'ensemble des Notes ci-après, ont été arrêtés par le Conseil d'Administration le 2 août 2023.

1.2PRINCIPES COMPTABLES GÉNÉRAUX

Les comptes consolidés semestriels d'AXA sont arrêtés au 30 juin.

Les comptes consolidés semestriels du Groupe sont établis sur la base des normes IFRS conformément à IAS 34 – Information financière intermédiaire et des interprétations du IFRS Interpretations Committee, telles qu'approuvées par l'Union européenne avant la date de clôture avec une date d'application obligatoire au 1er janvier 2023. Le Groupe utilise ainsi l'option offerte par l'Union européenne autorisant à ne pas appliquer le principe de cohortes annuelles prévu par la norme IFRS 17 pour déterminer les groupes de contrats d'assurance répondant à certains critères (cf. paragraphe 1.14.3).

Les États Financiers consolidés semestriels 2023 doivent être lus conjointement avec les États Financiers consolidés inclus dans le Document d'Enregistrement Universel de 2022.

1.2.1 Dispositions IFRS adoptées au 1er janvier 2023

1.2.1.1 IFRS 17 - Contrats d'assurance et IFRS 9 - Instruments financiers

AXA applique IFRS 17 - Contrats d'assurance et IFRS 9 - Instruments financiers à compter du 1er janvier 2023.

La norme IFRS 17 - Contrats d'assurance, publiée le 18 mai 2017 et modifiée par les amendements du 25 juin 2020, a été adoptée par l'Union européenne avec une exception sur le principe de cohortes annuelles (cf. paragraphe 1.14.3).

La norme IFRS 9 – Instruments financiers a été publiée le 24 juillet 2014 et adoptée par l'Union européenne le 22 novembre 2016, avec une date d'entrée en vigueur le 1er janvier 2018. Cependant, les amendements à IFRS 4 - Contrats d'assurance ont notamment introduit, pour les entités émettant des contrats d'assurance entrant dans le champ d'application d'IFRS 4, une exemption temporaire optionnelle d'application d'IFRS 9 jusqu'à la date d'application d'IFRS 17. Dans ce contexte, le Groupe, éligible à cette exemption, a décidé de différer l'application d'IFRS 9 jusqu'au 1 er janvier 2023.

Par ailleurs, l'amendement à IFRS 17 « Première application d'IFRS 17 et d'IFRS 9 - Informations Comparatives », publié le 9 décembre 2021 et adopté par l'Union européenne le 8 septembre 2022, a amélioré les dispositions relatives à l'information comparative qui doit être publiée lors de la première application d'IFRS 17 et IFRS 9. Il autorise les entités appliquant pour la première fois simultanément les deux normes à présenter les informations comparatives sur un actif financier comme si les règles de classification et d'évaluation d'IFRS 9 s'appliquaient déjà auparavant à cet actif financier. AXA ayant choisi de présenter l'information comparative lors de la première application d'IFRS 9, a décidé d'utiliser « l'approche par superposition » autorisée par, y compris les dispositions d'IFRS 9 en matière de dépréciation, pour tous les actifs financiers éligibles. cet amendement

L'application d'IFRS 17 et IFRS 9 entraîne des changements significatifs des politiques comptables, avec un impact sur l'état consolidé de la situation financière, l'état du résultat net consolidé et les autres éléments du résultat global. La nature de ces changements et leurs effets sont présentés ci-dessous.

Les effets d'application d'IFRS 17 et IFRS 9 à la date de transition (1er janvier 2022)

L'état consolidé retraité de la situation financière au 1er janvier 2022, comparé à l'état consolidé de la situation financière au 31 décembre 2021 tel que publié, met en évidence les impacts suivants d'IFRS 17 et d'IFRS 9 à la date de transition :

(En millions d'euros) 31 décembre
2021 (Publié)
1er janvier 2022
(Retraité)
Impact des
retraitements
Ecart d'acquisition 17 167 17 167 -
Valeur des portefeuilles de contrats des sociétés d'assurance acquis 919 - (919)
Frais d'acquisition reportés et assimilés 17 825 - (17 825)
Autres actifs incorporels 4 297 4 764 467
Actis incorporels 40 208 21 931 (18 277)
Immobilier de placement 28 355 28 011 (343)
Placements financiers 486 564 486 073 (491)
Placements représentant des contrats dont le risque financier est supporté par l'assurés 86 315 86 183 (132)
Placements des entreprises d'assurance 601 234 600 268 (965)
Placement des entreprises du secteur bancaire et autres activités 19 729 20 632 903
Titres mis en équivalence 2 601 2 451 (150)
Actifs liés à des contrats d'assurance et à des contrats d'investissement avec participation discrétionnaire - - -
Actifs liés à des contrats de réassurance détenus 36 970 25 795 (11 175)
Actifs liés à des contrats d'assurance, des contrats d'investissement et des contrats de réassurance
détenus
36 970 25 795 (11 175)
dont valeur actualisée des flux de trésorerie futurs - 24 557 24 557
dont ajustement au titre du risque non financier - 525 525
dont marge sur services contractuels - 713 713
Dérivés actifs `ab - 9 107 9 107
Immobilisations corporelles 2 443 2 443 -
Impôts différés actifs 421 2 417 1 996
Autres actifs 2 864 13 967 11 103
Créances nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée `cb 25 812 - (25 812)
Créances nées d'opérations de réassurance cédée 2 612 - (2 612)
Créances d'impôt exigible 908 945 37
Autres créances 8 991 10 997 2 006
Créances 38 323 11 942 (26 381)
Actifs détenus destinés à la vente 8 512 8 107 (405)
Trésorerie et équivalents de trésorerie 25 051 25 053 2
TOTAL DE L'ACTIF 775 491 730 146 (45 345)
(en milions d'euros) 31 décembre
2021 (Publié)
1er janvier 2022
(Retraité)
Impact des
retraitements
Capitaux propres, hors autres éléments du résultat global relatifs aux investissements et passifs techniques –
Part du Groupe
54 201 55 024 823
Autres éléments du résultat global relatifs aux placements et passifs techniques - Part du Groupe 16 934 (3 139) (20 073)
Intérêts minoritaires 4 094 3 702 (392)
CAPITAUX PROPRES TOTAUX 75 229 55 587 (19 642)
CAPITAUX PROPRES TOTAUX, HORS AUTRES ELEMENTS DU RESULTAT GLOBAL 58 068 58 745 677
Dettes subordonnées 10 449 10 599 150
Dettes de financement représentées par des titres 800 800 -
Dettes de financement 11 249 11 399 150
Passifs liés à des contrats d'assurance et à des contrats d'investissement avec participation discrétionnaire 545 087 539 351 (5 736)
Passifs liés aux autres contrats d'investissement 14 663 14 485 (178)
Passifs liés à des contrats de réassurance détenus - 11 11
Passifs liés à des contrats d'assurance, des contrats d'investissement et des contrats de réassurance
détenus
559 750 553 848 (5 902)
dont valeur actualisée des flux de trésorerie futurs - 515 781 515 781
dont ajustement au titre du risque non financier - 3 765 3 765
dont marge sur services contractuels - 34 301 34 301
Passifs relatifs aux entreprises du secteur bancaire 14 643 14 653 10
Provisions pour risques et charges 8 942 9 424 482
Dérivés passifs `ab - 10 854 10 854
Impôts différés passifs 5 334 785 (4 549)
Autres passifs 5 334 11 639 6 305
Intérêts minoritaires des fonds contrôlés et autres engagements de rachat des intérêts minoritaires 7 750 7 750 -
Autres dettes émises représentées par des titres et soldes de banques créditeurs 10 518 10 518 -
Dettes nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée `cb 10 957 - (10 957)
Dettes nées d'opérations de réassurance cédée 15 362 - (15 362)
Dettes d'impôt exigible 924 963 39
Dettes collatérales des entreprises d'assurance relatives aux opérations de prêts de titres et assimilés 35 030 35 030 -
Autres dettes 12 177 12 142 (35)
Dettes 92 719 66 403 (26 316)
Passifs détenus destinés à la vente 7 626 7 194 (432)
TOTAL DU PASSIF 775 491 730 146 (45 345)
(a) Les actifs et passifs liés aux instruments dérivés, présentés avec leurs éléments sous-jacents jusqu'au 31 décembre 2021, sont dorénavant reclassés dans des rubriques séparées dans l'état retraité de la situation financière au 1er janvier 2022.

(b) Les créances et dettes nées d'opérations d'assurance et de réassurance au 31 décembre 2021 sont reclassées dans l'état retraité de la situation financière au 1er janvier 2022 en raison de l'approche trésorerie requise par IFRS 17, conduisant à une diminution des dettes techniques et des actifs de réassurance de -16 331 millions d'euros et -10 312 millions d'euros respectivement.

Les capitaux propres totaux du Groupe retraités sous IFRS 17 et IFRS 9, hors autres éléments du résultat global (« OCI »), restent globalement stables à la transition (58 745 millions d'euros, intérêts minoritaires inclus) par rapport à IFRS 4 et IAS 39.

(en milions d'euros) 31 décembre 2021
(Publié)
Impact net
d'IFRS 9 X[Z
Impact net
d'IFRS 17
1er janvier 2022
(Retraité)
Capitaux propres hors Autres éléments du résultat global (« OCI ») relatifs aux
investissements et passifs techniques – Part du Groupe
54 201 2 388 (1 565) 55 024
Autres éléments du résultat global (« OCI ») relatifs aux investissements et passifs
techniques – Part du Groupe
16 934 (2 544) (17 529) (3 139)
Intérêts minoritaires 4 094 (2) (390) 3 702
CAPITAUX PROPRES TOTAUX 75 229 (158) (19 484) 55 587
CAPITAUX PROPRES TOTAUX HORS AUTRES ELEMENTS DU RESULTAT GLOBAL (« OCI ») 58 068 2 097 (1 420) 58 745
(a) Y compris l'effet de la réévaluation au coût de certains actifs immobiliers entrant dans le champ de la norme IAS 40 – Immeubles de placement, qui étaient précédemment comptabilisés à la juste valeur avec les variations de juste valeur en

Le périmètre d'application de « l'option OCI » est différent sous IFRS 17 comparé à IFRS 4 :

  • pour les contrats sans éléments de participation directe, les variations des taux d'actualisation des passifs techniques affectent l'OCI compensant ainsi partiellement les impacts en OCI générés par les placements; les deux composantes de l'OCI évoluent de manière cohérente, principalement en fonction des mouvements des taux d'intérêt, avec certaines différences résultant des écarts de duration et de la forme des courbes de taux d'intérêt ;
  • pour les contrats avec éléments de participation directe, l'OCI afférant aux passifs techniques neutralise entièrement l'OCI sur les placements. Il existe par ailleurs une non-concordance (mismatch) comptable structurellement négative dans l'OCI, du fait qu'AXA évalue certains actifs sous-jacents, notamment les placements immobiliers, au coût amorti. En conséquence, les gains et pertes latents sur ces placements ne sont pas enregistrés en capitaux propres, alors que ces mêmes gains et pertes latents sont incorporés dans la valeur des contrats, avec un effet négatif inverse en OCI.

L'explication détaillée de ces impacts est présentée ci-dessous, respectivement pour IFRS 17 et IFRS 9. Pour la description des principaux principes comptables d'IFRS 17 et IFRS 9 appliqués par AXA, se référer aux paragraphes 1.9 à 1.10 et 1.14.

résultat

IFRS 17 – Contrats d'assurance

Principaux changements résultant de l'adoption d'IFRS 17

La norme IFRS 17 établit les principes de reconnaissance, d'évaluation, de présentation et d'information à fournir pour les contrats d'assurance. Elle remplace la norme IFRS 4 – Contrats d'assurance. IFRS 17 se fonde sur un modèle de valorisation plus économique permettant de mieux refléter la rentabilité sous-jacente de l'activité d'assurance, tout en rendant plus comparable l'information financière au sein de l'industrie.

Les principaux changements dans l'évaluation des contrats d'assurance comparé à IFRS 4 sont les suivants :

  • sous IFRS 17, les provisions techniques incluent la « meilleure estimation » (« best estimate ») de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs (prospectifs et tenant compte des conditions de marché), lesquels sont maintenant donc tous actualisés ;
  • la constitution sous IFRS 17 d'un ajustement au titre du risque non financier (« RA »), 3 240 millions d'euros au 1er janvier 2022 nets de réassurance correspond à la rémunération requise par AXA pour la prise en charge de l'incertitude sur le montant et l'échéancier des flux de trésorerie, engendrée par le risque non financier lorsque les contrats d'assurance sont exécutés. A cet égard, le Groupe considère qu'un intervalle de confiance entre 62,5 et 67,5 centiles représente un niveau de prudence adéquat pour les provisions techniques sous-jacentes ;
  • l'introduction de la marge sur services contractuels (« CSM »), soit 33 588 millions d'euros nets de réassurance au 1 er janvier 2022, constitue un changement majeur ; la CSM représente la valeur actualisée des profits futurs attribuables aux actionnaires pour les contrats profitables et est reconnue progressivement dans l'état du résultat net consolidé sur la durée de couverture des contrats durant laquelle AXA fournit des services aux assurés ;
  • comparé au niveau du test de suffisance du passif réalisé sous IFRS 4, le niveau d'agrégation des contrats sous IFRS 17 est plus fin et peut donc conduire à identifier davantage de contrats déficitaires et à comptabiliser plus tôt des pertes en résultat net.

IFRS 17 ne change pas la profitabilité intrinsèque des contrats d'assurance mais modifie le rythme de reconnaissance des résultats durant la vie des contrats :

  • en Vie et Epargne, ainsi qu'en Prévoyance et Santé à déroulement long, le profil d'amortissement de la CSM peut varier par rapport au précédent rythme de comptabilisation des profits sous IFRS 4 et il est attendu que mécanisme de la CSM absorbe les variations techniques petites à moyennes, ainsi que les variations financières pour les contrats participatifs directs. Cependant, en cas de chocs techniques ou financiers importants, certains groupes de contrats pourraient devenir déficitaires et entrainer la comptabilisation de pertes en résultat ;
  • en Dommages, les changements par rapport à IFRS 4 sont limités et incluent principalement l'actualisation de l'ensemble des provisions de sinistres, l'identification des contrats déficitaires à un niveau plus fin et l'introduction de l'ajustement pour le risque non financier. Les résultats de cette ligne de métier deviennent plus sensibles au niveau des taux d'intérêt (avec par exemple un impact positif de l'actualisation des provisions de sinistres, net du coût de la désactualisation, dans un environnement de hausse des taux).

En vertu de la nouvelle norme, la part des actionnaires dans les gains et pertes latents sur les éléments sous-jacents des contrats participatifs directs est incorporée dans la CSM et non plus dans les capitaux propres, comme c'était le cas dans le cadre comptable précédent. En conséquence, la comptabilité reflet dite « shadow accounting » (en d'autres termes la reconnaissance de la participation des assurés dans les gains et pertes latents sur actifs financiers conformément aux dispositions d'IFRS 4 pour les contrats d'assurance et d'investissement avec participation discrétionnaire) ne s'applique plus sous IFRS 17.

S'agissant de la présentation de l'état consolidé de la situation financière, les autres changements par rapport à IFRS 4 concernent notamment :

  • les actifs incorporels dont le montant a diminué du fait de la suppression des frais d'acquisition reportés et de la valeur des portefeuilles de contrats des sociétés d'assurance acquis, à hauteur de 17 825 millions d'euros et de 919 millions d'euros au 1er janvier 2022, respectivement. Ces actifs sont dorénavant implicitement intégrés dans la marge sur services contractuels. Les écarts d'acquisition n'ont pas été affectés par l'adoption d'IFRS 17 ;
  • les créances et dettes nées d'opérations d'assurance et de réassurance, qui ne sont plus présentées séparément des passifs techniques et des actifs de réassurance, ce qui entraîne une diminution des montants totaux des actifs et des passifs ;
  • les prêts accordés aux assurés, présentés dans les placements sous IAS 39, sont reclassés au sein des passifs techniques (cf. le paragraphe IFRS 9 - Instruments financiers ci-dessous) ;
  • les portefeuilles de contrats en position de solde actif et ceux en position de solde passif sont présentés séparément dans l'état de la situation financière, respectivement à l'actif ou au passif de cet état.

En outre, dans l'état du résultat net consolidé, les produits des activités d'assurance ne reflètent plus les primes émises durant la période mais les primes acquises durant la période, nettes de composante d'investissement, correspondant à la reconnaissance à la fois des flux d'exécution de trésorerie (composés des flux de trésorerie attendus sur la période et de la reprise de l'ajustement pour risque non financier) et de la marge sur services contractuels.

Dispositions de transition

La transition à IFRS 17 a impliqué de définir les méthodes d'évaluation des contrats d'assurance en vigueur à la date de transition, à savoir le 1er janvier 2022, correspondant au début de la période de l'exercice précédent immédiatement la date de première application. Dans le cadre de cette transition, AXA a exercé des jugements et effectué des estimations.

La transition d'IFRS 4 à IFRS 17 nécessitait d'appliquer en théorie la nouvelle norme de façon totalement rétrospective, comme si elle avait été appliquée dès l'origine des contrats d'assurance en vigueur. Cependant, si une application rétrospective complète (« FRA ») n'était pas possible en pratique, deux options étaient alors autorisées :

  • soit l'approche rétrospective modifiée (« MRA »), qui consiste à appliquer certaines modifications aux dispositions générales dans la mesure où leur application rétrospective n'est pas entièrement possible, en gardant toutefois l'objectif d'aboutir à une évaluation la plus proche de celle d'une application rétrospective, sur la base d'informations raisonnables, justifiées et disponibles sans coût ou effort excessif ;
  • soit l'approche de la juste valeur (« FVA ») qui consiste à retarifer les contrats sur la base des paramètres actuariels et financiers observés à la date de transition, en calculant la marge sur services contractuels comme étant l'excès entre la juste valeur des contrats établie selon IFRS 13 - Évaluation de la juste valeur17 (correspondant au prix qu'un acquéreur externe aurait exigé pour accepter les contrats) et les flux de trésorerie d'exécution des contrats d'assurance.

En pratique, le Groupe a appliqué la FRA uniquement aux passifs relatifs à la période de couverture résiduelle des contrats évalués en utilisant la méthode simplifiée d'affectation des primes (« PAA ») et aux passifs relatifs aux sinistres survenus à partir de 2016.

Pour d'autres groupes de contrats d'assurance, différents facteurs (par exemple, l'impossibilité de réaliser la modélisation depuis la date d'origine des contrats, l'absence de données historiques) ont rendu l'application rétrospective d'IFRS 17 impraticable. Pour ces groupes de contrats, AXA a appliqué la MRA ou la FVA comme suit :

• pour les contrats Vie et Epargne à déroulement long, la MRA a été l'approche la plus largement utilisée, et a consisté à estimer la CSM en réutilisant des informations passées provenant de l'European Embedded Value

17 À l'exception du paragraphe 47 d'IFRS 13 qui porte sur les composantes à vue.

("EEV") ou de Solvabilité II, ainsi que les analyses de mouvements, permettant d'obtenir des résultats proches de ceux qui auraient résulté de la FRA ; la FVA a été également appliquée, mais de manière plus limitée ;

• pour les passifs relatifs aux sinistres survenus avant 2016 des contrats sans participation directe, la FVA a été appliquée en l'absence d'information raisonnable et justifiée (sous IFRS 4, les provisions pour sinistres n'étaient généralement pas actualisées, ce qui rendait impossible la détermination rétrospective des courbes de taux d'actualisation figés à l'origine des contrats pour les périodes antérieures à l'entrée en vigueur de Solvabilité II), avec l'option de mettre à zéro le montant de l'OCI (autrement dit, en actualisant les passifs aux taux à la transition au lieu des taux historiques des périodes de survenance des sinistres). Dans le contexte de l'application de cette option, une estimation de l'OCI des actifs financiers relatifs à ces passifs est présentée dans la Note 6.2.3.

Autres informations relatives à la transition

• Courbes de taux

Les courbes de taux utilisées pour le calcul des flux de trésorerie futurs au 1er janvier 2022 (date de transition), par principales devises, s'établissaient ainsi :

Courbe des taux à la transition correspondant aux taux "spot"
Échéance EURO USD GBP JPY CHF HKD
1 -0,4% 0,9% 1,0% -0,1% -0,6% 0,6%
2 -0,2% 1,2% 1,2% -0,1% -0,4% 1,0%
3 -0,1% 1,5% 1,3% -0,1% -0,3% 1,2%
5 0,1% 1,7% 1,3% -0,1% -0,1% 1,4%
7 0,2% 1,8% 1,2% -0,1% 0,1% 1,5%
10 0,4% 1,9% 1,2% 0,1% 0,2% 1,6%
15 0,6% 2,0% 1,1% 0,3% 0,3% 1,8%
20 0,6% 2,1% 1,1% 0,5% 0,6% 1,9%
25 0,8% 2,1% 1,1% 0,6% 0,8% 2,1%
30 1,0% 2,1% 1,1% 0,7% 1,0% 2,3%

De plus, lorsque des approches rétrospectives ont été utilisées à la transition pour évaluer la CSM et l'OCI sur les provisions techniques, des courbes de taux ont été reconstituées pour toutes les années antérieures à 2022, y compris des courbes de taux par exercice de survenance (taux moyen) pour les passifs au titre des sinistres survenus après 2015. Pour les passifs au titre des sinistres survenus avant 2016 pour lesquels le Groupe a appliqué la FVA, les courbes de taux moyens n'étaient pas applicables.

• CSM à la date de transition des groupes de contrats d'assurance n'appliquant pas l'exigence de cohorte annuelle

Les contrats en vigueur à la transition éligibles l'exemption prévue par l'Union européenne de ne pas appliquer l'exigence de cohorte annuelle requise par IFRS 17 (cf. paragraphe 1.14.3) ont tous été évalués à la transition avec la MRA ou la FVA. Après la transition, l'adoption de cette exemption par AXA (qui concerne essentiellement les contrats appliquant la méthode des honoraires variables (« VFA ») conduit à inclure les contrats en vigueur à la transition et ceux résultant des affaires nouvelles souscrites depuis 2022, au sein d'un unique groupe de contrats.

Pour les contrats qui étaient en vigueur à la date de transition, le tableau ci-dessous fournit une analyse, par méthode de transition, de l'échéancier attendu de comptabilisation en résultat de la CSM, telle que figurant dans l'état consolidé de la situation financière retraitée au 1er janvier 2022. Ce profil de reconnaissance de la CSM est déterminé sur la base d'unités de couverture attendues ne tenant pas compte de l'accumulation dans la CSM du rendement attendu des actifs des contrats appliquant la VFA. Pour cette raison, les données présentées ci-dessous ne reflètent pas le montant attendu de CSM qui sera comptabilisé dans l'état du résultat net consolidé au titre de ces contrats dans les années futures.

(en millions d'euros) Inférieur à
1 an
1 - 2 ans 2 - 3 ans 3 - 4 ans 4 - 5 ans 5 - 10 ans Plus de 10
ans
Total
Approche rétrospective 0 0 0 0 0 0 0 0
Approche rétrospective modifiée 1 243 1 100 1 001 922 856 3 479 7 517 16 118
Approche fondée sur la juste valeur 427 382 356 334 313 1 277 3 279 6 367
Total 1 671 1 481 1 357 1 256 1 169 4 756 10 795 22 486

IFRS 9 – Instruments financiers

IFRS 9 - Instruments financiers pose les principes comptables relatifs à la classification et l'évaluation des instruments financiers et remplace IAS 39 – Instruments financiers - Comptabilisation et évaluation. Les changements des politiques comptables découlant de l'entrée en vigueur d'IFRS 9 sont appliqués rétroactivement, hormis les changements relatifs à la comptabilité de couverture qui, sauf l'exception portant sur l'approche du coût de couverture (cf. ci-après), ne sont appliqués que prospectivement, à partir du 1er janvier 2023. La période comparative est retraitée.

Les principaux changements dans les politiques comptables du Groupe découlant de l'application d'IFRS 9, ainsi que leurs impacts sur les États Financiers consolidés du Groupe, sont présentés ci-dessous.

Classification et évaluation des actifs financiers

A l'application initiale d'IFRS 9, les anciennes catégories d'actifs financiers établies sous IAS 39 sont remplacées par la classification IFRS 9 reflétant le modèle d'évaluation ultérieure des actifs financiers (au coût, à la juste valeur par les autres éléments du résultat global (« OCI ») ou à la juste valeur par résultat) et basée à la fois sur le modèle économique s'appliquant à ces actifs financiers détenus (business model) et les caractéristiques de leurs flux de trésorerie contractuels. Les nouvelles règles de classification d'IFRS 9 ont notamment conduit à reclasser certains instruments de dette et fonds de placement non consolidés de la juste valeur par OCI à la juste valeur par résultat (cf. les tableaux ci-dessous).

Concernant les options de classification des actifs financiers, IFRS 9 :

  • restreint le champ d'application de la désignation optionnelle des actifs financiers à la juste valeur par résultat en le limitant uniquement aux situations où cette désignation permet d'éliminer ou de réduire significativement les non-concordances (mismatch) comptables qui, autrement, découleraient de l'évaluation de ces actifs financiers au coût amorti ou à la juste valeur par OCI ;
  • introduit la désignation optionnelle à la juste valeur par OCI pour les instruments des capitaux propres éligibles, dénommée « juste valeur par OCI sans recyclage en résultat » ;
  • offre la possibilité de désigner à la juste valeur par résultat une exposition au risque de crédit lorsque l'entité utilise un dérivé de crédit évalué à la juste valeur par résultat pour gérer le risque de crédit de cette exposition.

Contrairement à IAS 39, les dérivés incorporés dans des contrats hybrides dont l'hôte est un actif financier entrant dans le champ d'IFRS 9, ne sont pas séparés. L'ensemble de l'instrument financier hybride est classé en appliquant l'approche générale d'IFRS 9 pour les actifs financiers.

L'approche retenue par le Groupe pour classer et évaluer ses investissements financiers sous IFRS 9 est détaillée au paragraphe 1.9.2.1.

La majorité des actifs financiers détenus par le Groupe sont évalués à la juste valeur à la fois avant et après la transition à IFRS 9, et la majorité des instruments de dette qui étaient comptabilisés à la juste valeur par OCI sous IAS 39 (instruments de dettes disponibles à la vente) le restent sous IFRS 9. Les nouvelles dispositions relatives à la classification et l'évaluation des actifs financiers ont cependant entraîné les changements détaillés ci-après.

Le tableau suivant présente les reclassements des catégories d'origine sous IAS 39 vers les nouvelles catégories sous IFRS 9 pour chaque classe d'actifs financiers inclus dans les placements des entreprises d'assurance et les placements des entreprises du secteur bancaire et autres activités de l'état consolidé de la situation financière du Groupe au 1er janvier 2022.

Reclassification des actifs financiers (IAS 39 versus IFRS 9) au 1er janvier 2022

Valeur comptable initiale
IAS 39
31 décembre 2021 X[Z
Réévaluation liée à
l'application d'IFRS 9
Nouvelle valeur
comptable IFRS 9
1er janvier 2022
(En millions d'euros)
Instruments de dette 398 929 (13) 398 917
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI IFRS 9
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat -
365 482
3 010
-
-
365 482
3 010
Option juste valeur IFRS 9
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS
1 720 - 1 720
9
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par OCI IFRS 9
1 312 - 1 312
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat - Option juste valeur 49 - 49
IFRS 9
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9
12 717 - 12 717
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti (IFRS 9) 14 639 (13) 14 627
Instruments de capitaux propres 36 575 - 36 575
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI sans
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par OCI sans recyclage en résultat
IFRS 9
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9
22 313
117
14 145
-
-
-
22 313
117
14 145
Fonds d'investissement non contrôlés 17 845 - 17 845
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9
10 258
7 587
-
-
10 258
7 587
Other assets held by controlled investment funds 19 355 - 19 355
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat - Option juste valeur 19 355 - 19 355
Prêts 30 984 366 31 350
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti (IFRS 9)
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Juste valeur par résultat - Option juste
valeur IFRS 9
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 /Juste valeur par résultat IFRS 9
26 393
4 569
21
(21)
387
1
26 372
4 956
22
Placements financiers représentant des contrats dont le risque financier est 81 587 - 81 587
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9 81 587 - 81 587
TOTAL 585 274 354 585 628
(a) Ajusté des éléments transferés des placements financiers, principalement :

- les instruments derivés, présentés avec les placements financiers sous-jacents au 31 décembre 2021, reclassés dans des rubriques séparées de l'état de la situation financière au 1er janvier 2022;

- et les prêts accordés aux assurés, comptabilisés en placements au coût amorti sous IAS 39 au 31 décembre 2021, reclassés au sein des flux de trésorerie d'exécution des contrats d'assurance entrant dans le champ d'application d'IFRS 17 au 1er janvier 2022.

Dans l'état consolidé de la situation financière à l'ouverture au 1er janvier 2022 :

  • certains instruments de dette et fonds non consolidés, pour un montant total de 14 988 millions d'euros, ont été reclassés de la juste valeur par OCI à la juste valeur par résultat avec des plus-values latentes de 2 093 millions d'euros transférées d'OCI aux réserves, soit parce que les flux de trésorerie contractuels de ces instruments ne représentent pas uniquement le principal et les intérêts calculés sur ce principal, soit parce que ces instruments sont désignés à la juste valeur par résultat en application de l'option de juste valeur ;
  • concernant les titres de capitaux propres, puisque leur comptabilisation à la juste valeur par OCI avec recyclage des gains et pertes réalisés en résultat (instruments de capitaux propres disponibles à la vente), autorisée sous IAS 39, n'est plus applicable sous IFRS 9, AXA utilise l'option de désignation à la juste valeur par OCI sans recyclage en résultat pour la majorité des instruments de capitaux propres afin d'éviter une nouvelle volatilité significative du résultat générée par cette classe d'actifs, qui n'existait pas précédemment sous IAS 39. La valeur comptable totale des instruments de capitaux propres désignés à la juste valeur par OCI sans recyclage en résultat représentait 22 313 millions d'euros (dont 4 207 millions d'euros de plus-values latentes cumulées en OCI) ;
  • certains prêts, comptabilisés au coût amorti sous IAS 39, pour un total de 4 569 millions d'euros, ont été désignés à la juste valeur par résultat sous IFRS 9 en application de l'option de juste valeur afin d'éliminer ou de réduire significativement les non-concordances (mismatch) comptables dans le résultat, conduisant à reconnaître en réserves un montant de 387 millions d'euros de gains latents;

• par ailleurs, certains instruments de dette (1 312 millions) ont été reclassés de la juste valeur par résultat sous IAS 39 vers la juste valeur par OCI sous IFRS 9 ; les variations cumulées de juste valeur de ces instruments de dette ne sont donc plus comptabilisées en résultat mais en OCI. Une variation positive de juste valeur de 111 millions d'euros aurait été comptabilisée en résultat en 2022 si ces instruments de dette n'avaient pas été reclassés ; le produit d'intérêts sur ces instruments, comptabilisé en résultat selon IFRS 9 dans les États Financiers consolidés retraités 2022, s'élève à 13 millions d'euros.

Le tableau suivant présente les reclassements des catégories d'origine sous IAS 39 vers les nouvelles catégories sous IFRS 9 pour chaque classe d'actifs financiers détenu par le Groupe au 1er janvier 2023.

Reclassification des actifs financiers (IAS 39 versus IFRS 9) au 1er janvier 2023

(En millions d'euros) Valeur comptable initiale
IAS 39
31 décembre 2022 X[Z
Réévaluation liée à
l'application d'IFRS 9
Nouvelle valeur
comptable IFRS 9
1er janvier 2023
Instruments de dette 306 718 (16) 306 702
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI IFRS 9 275 724 - 275 724
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat - 1 790 - 1 790
Option juste valeur IFRS 9
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS
545 - 545
9
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par OCI IFRS 9
1 219 - 1 219
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat - Option juste valeur 24 - 24
IFRS 9
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9
11 386 - 11 386
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti (IFRS 9) 16 030 (16) 16 014
Instruments de capitaux propres 29 674 - 29 674
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI sans 14 336 - 14 336
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par OCI sans recyclage en résultat 145 - 145
IFRS 9
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9
15 193 - 15 193
Fonds d'investissement non contrôlés 19 348 - 19 348
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS 9 890 - 9 890
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9 9 458 - 9 458
Other assets held by controlled investment funds 20 294 - 20 294
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat - Option juste valeur 20 294 - 20 294
Prêts 31 930 (445) 31 486
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti (IFRS 9) 27 591 (21) 27 570
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Juste valeur par résultat - Option juste 4 322 (423) 3 899
valeur IFRS 9
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 /Juste valeur par résultat IFRS 9
18 (1) 17
Placements financiers représentant des contrats dont le risque financier est 71 652 - 71 652
Juste valeur par résultat IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9 71 652 - 71 652
TOTAL 479 616 (461) 479 155

(a) Ajusté des éléments transferés des placements financiers, principalement :

- les instruments derivés, présentés avec les placements financiers sous-jacents au 31 décembre 2022, reclassés dans des rubriques séparées de l'état de la situation financière au 1er janvier 2023;

- et les prêts accordés aux assurés, comptabilisés en placements au coût amorti sous IAS 39 au 31 décembre 2022, reclassés au sein des flux de trésorerie d'exécution des contrats d'assurance entrant dans le champ d'application d'IFRS 17 au 1er janvier 2023.

Dépréciation des actifs financiers

Le modèle de dépréciation d'IFRS 9 est fondé sur les pertes de crédit attendues et non plus sur les pertes avérées comme c'était le cas sous IAS 39. Selon l'approche d'IFRS 9, il n'est plus nécessaire qu'un événement de défaut survienne pour reconnaître la perte de crédit. À la place, l'entité comptabilise systématiquement les pertes de crédit attendues en tenant compte de leurs variations.

L'approche retenue par le Groupe pour déterminer la dépréciation des actifs financiers sous IFRS 9 est décrite au paragraphe 1.9.2.2.

Les tableaux suivants présentent le rapprochement entre les provisions pour dépréciation des actifs financiers sous IAS 39 et les pertes de crédit attendues sous IFRS 9 au 1er janvier 2022 et au 1er janvier 2023.

(en millions d'euros) Dépréciations IAS 39 Réévaluation liée à
l'application d'IFRS9
Pertes de crédit
attendues IFRS 9
Instruments de dette (32) (64) (96)
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI IFRS 9
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS 9
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti IFRS 9
(31)
(1)
(0)
(52)
1
(13)
(83)
(0)
(13)
Instruments de capitaux propres (2 403) 2 403 -
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI sans recyclage (2 403) 2 403 -
Fonds d'investissement non contrôlés (928) 928 -
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS 9 (928) 928 -
Prêts (177) (20) (197)
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti (IFRS 9)
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9
(176)
(1)
(21)
1
(197)
-
Total (3 541) 3 247 (293)

Réconciliation des encours de dépréciation des actifs financiers (IAS 39 versus IFRS 9) au 1er janvier 2022

L'application du nouveau modèle de dépréciation génère les impacts suivants dans l'état consolidé de la situation financière à l'ouverture au 1er janvier 2022 :

  • pour les instruments de capitaux propres désignés à la juste valeur par OCI, contrairement à IAS 39, aucune dépréciation n'est requise sous IFRS 9. Comme mentionné ci-dessus, AXA applique la désignation optionnelle à la juste valeur par OCI sans recyclage en résultat pour la plupart des instruments de capitaux propres détenus. En conséquence de cette désignation, le montant cumulé des dépréciations IAS 39, 2 403 millions d'euros, a été transféré du report à nouveau à l'OCI sans recyclage, sans impact sur le total des capitaux propres consolidés du Groupe ;
  • les fonds d'investissement non contrôlés, non éligibles à la désignation à la juste valeur par OCI sous IFRS 9, ne font plus l'objet de dépréciation. Le montant cumulé des dépréciations IAS 39, 928 millions d'euros, est désormais considéré partie intégrante des variations cumulées de juste valeur des instruments concernés mais reste enregistré dans le report à nouveau du Groupe ;
  • pour les instruments de dette et prêts évalués à la juste valeur par OCI ou au coût à la fois sous IAS 39 et sous IFRS 9, l'application des dispositions d'IFRS 9 relatives à la dépréciation des actifs financiers se traduit par des dépréciations complémentaires limitées (86 millions d'euros).

Réconciliation des encours de dépréciation des actifs financiers (IAS 39 versus IFRS 9) au 1er janvier 2023

(en millions d'euros) Dépréciations IAS 39 Réévaluation liée à
l'application d'IFRS9
Pertes de crédit
attendues IFRS 9
Instruments de dette (100) (51) (151)
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI IFRS 9
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS 9
(49)
(2)
(37)
2
(86)
-
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti IFRS 9 (49) (16) (65)
Instruments de capitaux propres (2 670) 2 670 -
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par OCI sans (2 670) 2 670 -
Fonds d'investissement non contrôlés (939) 939 -
Juste valeur par OCI IAS 39 (Disponible à la vente) / Juste valeur par résultat IFRS 9 (939) 939 -
Prêts (184) (20) (205)
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Coût amorti (IFRS 9) (184) (21) (205)
Coût amorti (Prêts & Créances) IAS 39 / Juste valeur par résultat IFRS 9 (0) 0 (0)
Total (3 894) 3 538 (356)

Classification et évaluation des passifs financiers

Les dispositions d'IFRS 9 relatives aux passifs financiers demeurent globalement inchangées par rapport à celles d'IAS 39, à l'exception du traitement comptable des variations de juste valeur des passifs financiers désignés à la juste valeur par résultat. Sous IAS 39, l'intégralité de ces variations de juste valeur était enregistrée dans le compte de résultat, alors qu'IFRS 9 requiert la comptabilisation en OCI de la partie de ces variations provenant des changements du risque de crédit du passif financier, à moins que ce traitement crée ou accentue une non-concordance (mismatch) comptable dans le compte de résultat.

AXA applique cette disposition depuis 2017, l'année où le Groupe a opté pour l'adoption anticipée de l'amendement d'IFRS 9 traitant de ce sujet, principalement pour certains passifs financiers liés aux activités bancaires. Cette disposition ne s'applique pas aux passifs financiers relatifs aux contrats d'investissement sans éléments de participation discrétionnaire (cf. paragraphe 1.15).

Comptabilité de couverture

Lors de la première application d'IFRS 9, une entité peut faire un choix de politique comptable consistant à continuer d'appliquer les dispositions en matière de comptabilité de couverture d'IAS 39, et non celles d'IFRS 9. AXA a décidé d'appliquer les dispositions d'IFRS 9 à toutes les relations de couverture à l'exception des couvertures de juste valeur du risque de taux d'intérêt pour les portefeuilles (communément appelées « macro-couverture de juste valeur »). Pour ces relations de couverture, AXA continuera à appliquer les règles de comptabilité de couverture d'IAS 39. Cette exception a été prévue par l'IASB notamment en raison d'un projet séparé en cours sur la comptabilité de macro-couverture.

IFRS 9 introduit de nouvelles dispositions en matière de comptabilité de couverture, qui s'appuient davantage sur des principes et reflètent mieux le lien étroit entre la comptabilité de couverture et la gestion des risques.

Ainsi, IFRS 9 offre la possibilité d'appliquer prospectivement à partir du 1er janvier 2023 la comptabilité de couverture aux relations de couverture relatives aux instruments des capitaux propres désignés à la juste valeur par OCI, ce qui conduit à enregistrer en OCI sans recyclage (et non dans le compte de résultat) à la fois les variations de juste valeur de l'instrument de capitaux propres couvert et celles de l'instrument dérivé.

Par ailleurs, IFRS 9 introduit un nouveau traitement comptable, communément appelé « approche du coût de couverture », applicable rétroactivement à partir du 1er janvier 2023. Il vise à réduire la volatilité du compte de résultat dans les situations où une partie seulement de l'instrument dérivé (par exemple, la valeur intrinsèque d'un contrat d'option ou les variations de l'élément au comptant d'un contrat à terme) est désignée en tant qu'instrument de couverture.

L'application par AXA des règles comptables d'IFRS 9 relatifs aux instruments dérivés et aux relations de couverture est détaillée au paragraphe 1.10.

La majorité des relations de couverture du Groupe documentées en application des dispositions d'IAS 39 sont maintenues sous IFRS 9, à l'exception de celles impliquant les instruments dérivés qui font partie d'un portefeuille d'éléments sousjacents des contrats d'assurance ou d'investissement avec éléments de participation directe entrant dans le champ d'application d'IFRS 17, pour lesquels la non-concordance (mismatch) comptable n'existe désormais plus.

Un rapprochement au 1er janvier 2023, entre les valeurs comptables IAS 39 et IFRS 9 des instruments de couverture et autres instruments dérivés, est présenté dans le tableau ci-dessous.

Changement de présentation des instruments dérivés

Dans la présentation de l'état consolidé de la situation financière d'AXA, les instruments dérivés étaient précédemment inclus au sein des actifs et passifs couverts. Ainsi, chaque ligne des actifs et passifs concernés affichait une position économique nette.

A l'occasion de l'application d'IFRS 9 dans ses États Financiers consolidés, le Groupe a décidé de modifier la présentation des instruments dérivés afin de les faire apparaître dans des lignes séparées à l'actif et au passif de l'état consolidé de la situation financière, en fonction du solde qu'ils présentent à la date de clôture, sans compensation.

Dans l'état consolidé de la situation financière retraitée au 1er janvier 2022, les lignes « Dérivés actifs » et « Dérivés passifs » affichaient les soldes de 9 107 millions d'euros et 11 112 millions d'euros respectivement, le net des deux montants, soit 2 005 millions d'euros, correspondant essentiellement aux dérivés incorporés précédemment au sein des placements financiers.

1.2.1.2 Autres amendements adoptés au 1er janvier 2023

Amendement de la norme IAS 12 : Impôts différés relatifs aux actifs et passifs résultant d'une même transaction

Les amendements d'IAS 12 – Impôts sur le résultat, publiés le 7 mai 2021, limitent le champ d'application de l'exemption de comptabilisation des actifs et passifs d'impôts différés. Cette exemption ne s'applique plus aux opérations qui, lors de leur comptabilisation initiale, donnent lieu à des montants égaux de différences temporelles imposables et déductibles. Ces amendements affectent principalement les opérations de location du Groupe. Lors de la comptabilisation initiale d'un contrat de location, AXA doit ainsi évaluer les bases fiscales du droit d'utilisation et de la dette de location/de loyers. S'il s'avère que les différences temporelles imposables et déductibles sont égales, un passif d'impôt différé lié au droit d'utilisation et un actif d'impôt différé lié à la dette de location sont alors comptabilisés. L'effet cumulé de l'application initiale de ces amendements s'est élevé à 24 millions d'euros et a conduit à ajuster positivement les réserves d'ouverture au 1er janvier 2023.

Autres amendements

L'application des amendements suivants, au 1er janvier 2023, n'a pas eu d'impact matériel sur les États Financiers consolidés semestriels du Groupe :

Amendements Date de
publication
Thème
IAS 1 Présentation des états
financiers
et
l'Énoncé
de
pratique en IFRS 2 -
Informations à fournir sur les
méthodes comptables
12 février 2021 Les amendements à la norme IAS 1 imposent aux
entités l'obligation de fournir l'information sur leurs
« méthodes comptables matérielles » plutôt que sur
leurs
« méthodes
comptables
significatives » ;
l'Énoncé de pratiques en IFRS 2 « Porter des jugements
sur
l'importance
relative »
est
modifié
en
conséquence.
IAS 8 Méthodes comptables,
changements
d'estimations
comptables et erreurs –
Définition
des
estimations
comptables
12 février 2021 Ces amendements introduisent une définition des
« estimations
comptables »,
ainsi
que
d'autres
modifications visant à établir la distinction entre les
changements
de
méthodes
comptables
et
les
changements d'estimations comptables.

1.2.1 Amendements publiés mais non encore en vigueur

Amendement de la norme IAS 12 : Règles modèles du Pilier Deux de la Réforme fiscale internationale

Les amendements à IAS 12 – Impôts sur le résultat, publiés le 23 mai 2023, introduisent une exception temporaire obligatoire à la comptabilisation d'impôts différés actifs et passifs résultant de la mise en œuvre des règles Pilier Deux de l'OCDE. Ils incluent également des obligations de publication d'informations ciblées sur l'exposition des entités à ces nouvelles règlementations fiscales. Ces amendements n'ont pas encore été approuvés par l'Union européenne.

Lorsque la législation fiscale entrera en vigueur, la charge (le profit) d'impôt courant relatif au résultat établi selon les règles Pilier Deux de l'OCDE devra faire l'objet d'une présentation séparée.

Durant la période pendant laquelle la législation du Pilier Deux est adoptée ou pratiquement adoptée, mais pas encore en vigueur, les amendements d'IAS 12 requièrent la publication des informations disponibles, ou pouvant être raisonnablement estimées, qui aident les utilisateurs des états financiers à comprendre l'exposition de l'entité aux impôts sur le résultat du Pilier Deux. Ces informations sont requises pour les périodes annuelles ouvertes à compter du 1er janvier 2023.

Autres dispositions IFRS publiées mais non encore en vigueur

Les amendements suivants ne devraient pas avoir d'incidence matérielle sur les États Financiers consolidés du Groupe :

Amendements Date de publication Applicable au titre
des
périodes
annuelles débutant
à compter du
Thème
IAS
1
Présentation
des
états
financiers :
- Classement des passifs en tant que
passifs courants et non courants ;
- Classement des passifs en tant que
passifs courants et non courants –
Report de la date d'entrée en vigueur ;
- Passifs non courants assortis de
clauses restrictives
23 janvier 2020,
15 juillet 2020,
31 octobre 2022
1
er janvier 2024 (b)
Ces amendements clarifient les
dispositions d'IAS 1 relatives au
classement des passifs au bilan
en courant ou non courant et
améliorent l'information que
l'entité doit fournir quand son
droit de différer le règlement
d'un passif pour au moins 12
mois après la date de clôture
est
assorti
de
clauses
restrictives.
IFRS 16 Contrats de location -
Obligation locative découlant d'une
cession-bail
22 septembre 2022 1er janvier 2024 (a) (b) Les amendements introduisent
des
dispositions
spécifiques
relatives
à
l'évaluation
ultérieure des transactions de
cession-bail.
IAS 7 – Tableau des flux de trésorerie
et IFRS 7 – Instruments financiers :
Informations à fournir - Accords de
financement de fournisseurs
25 mai 2023 1er janvier 2024 (b) Les amendements définissent
l'information à fournir sur les
effets
des
accords
de
financement de fournisseurs
sur les passifs et les flux de
trésorerie de l'entité, ainsi que
sur son exposition au risque de
liquidité.

(a ) Avec adoption anticipée autorisée (sous conditions dans certains cas), mais qui n'est pas prévue par le Groupe.

(b ) En attente d'adoption par l'Union européenne.

1.2.3 Préparation des états financiers

La préparation des états financiers conformément aux normes IFRS requiert l'utilisation de certaines estimations et hypothèses. Lors de la préparation des États Financiers intermédiaires consolidés, les jugements importants portés par la direction dans l'application des méthodes comptables du Groupe et les principales sources d'incertitude d'estimation étaient les mêmes que ceux appliqués aux États Financiers consolidés au 31 décembre 2022. Toutefois, ces informations ont été mises à jour dans ce rapport, au besoin, à la suite de l'adoption d'IFRS 17 et d'IFRS 9.

Comme préconisé par la norme IAS 1, les actifs et passifs sont classés dans l'état consolidé de la situation financière globalement sur la base d'un ordre croissant de liquidité, ce qui est plus pertinent pour les institutions financières que la classification entre éléments courants et non courants. Conformément à une pratique courante en assurance, les dépenses sont classées par destination dans le compte de résultat.

Tous les montants de l'état consolidé de la situation financière, de l'état du résultat consolidé net, du tableau consolidé des flux de trésorerie, de l'état des produits et des charges reconnus sur la période, de l'état des variations des capitaux propres de la période et des annexes sont exprimés en millions d'euros.

1.3PRINCIPES ET MÉTHODES DE CONSOLIDATION

1.3.1 Périmètre et méthodes de consolidation

Les sociétés au sein desquelles AXA exerce un contrôle sont dénommées filiales. Les filiales sont consolidées par intégration globale à partir du moment où le contrôle est transféré à AXA. Selon IFRS 10 – États financiers consolidés, AXA contrôle une entité lorsqu'il est exposé à, ou bénéficie de, rendements variables du fait de son implication dans l'entité et qu'il a la capacité d'influer sur ces rendements du fait de son pouvoir sur l'entité. Seuls les droits substantiels (c'est-à-dire lorsque leur détenteur a la capacité pratique de les exercer) et les droits autres que de protection doivent être pris en compte. AXA peut avoir le pouvoir sur une entité même s'il détient moins de la majorité des droits de vote, en particulier au vu :

  • de sa proportion de droits de vote comparativement aux autres investisseurs ;
  • de droits de vote potentiels ;
  • d'un accord contractuel conclu avec d'autres détenteurs de droits de vote ;
  • des droits découlant d'autres accords contractuels ; ou
  • d'une combinaison de ces éléments.

Selon IFRS 11 - Partenariats, les sociétés sur lesquelles AXA exerce, avec un ou plusieurs tiers, un contrôle conjoint sont comptabilisées par mise en équivalence.

Les sociétés sur lesquelles AXA a une influence notable sont comptabilisées par mise en équivalence. Selon IAS 28 – Participations dans des entreprises associées et des coentreprises, AXA est présumé exercer une influence notable lorsqu'il

68 Rapport financier semestriel 30 juin 2023

détient, directement ou indirectement, 20 % ou plus des droits de vote. L'influence notable peut également résulter d'un pacte d'actionnaires.

La quote-part d'AXA dans les profits ou pertes d'une société mise en équivalence réalisés postérieurement à l'acquisition est comptabilisée en résultat, tandis que sa quote-part dans les variations de réserves postérieures à l'acquisition figure en « Autres réserves ».

Les fonds d'investissement et les sociétés immobilières sont consolidés par intégration globale ou comptabilisés par mise en équivalence en fonction des critères d'IFRS 10/IFRS 11/IAS 28 qui sont satisfaits parmi ceux énoncés précédemment. Les commissions reçues par les gestionnaires d'actifs sont également prises en compte lors de l'évaluation de l'exposition aux rendements variables. Pour les sociétés d'investissement consolidées par intégration globale, les intérêts minoritaires sont comptabilisés à la juste valeur et enregistrés en dettes dans l'état de la situation financière lorsque les instruments émis par ces sociétés sont remboursables à la juste valeur, au gré du détenteur. Les fonds d'investissement comptabilisés par mise en équivalence sont inclus dans le poste « Placements financiers » de l'état de la situation financière.

Certaines sociétés au sein desquelles AXA exerce un contrôle, y compris conjoint, ou une influence notable, sont exclues du périmètre de consolidation car elles ne sont pas matérielles au regard des États Financiers consolidés du Groupe. Il s'agit principalement de fonds d'investissement.

1.3.2 Regroupements d'entreprises et variations ultérieures du pourcentage de détention

Conformément à l'option proposée par la norme IFRS 1 – Première application des Normes internationales d'information financière, les regroupements d'entreprises antérieurs à 2004 n'ont pas été retraités par rapport aux principes français anciennement en vigueur.

1.3.2.1 Coût d'un regroupement d'entreprises

Le coût d'un regroupement d'entreprises est mesuré à la juste valeur et correspond à la somme des justes valeurs, à la date d'acquisition, des actifs transférés par le Groupe, des passifs encourus vis-à-vis des précédents détenteurs de la société acquise et des actions émises par le Groupe.

Le coût d'acquisition inclut tout élément conditionnel (ajustement du prix d'acquisition dépendant d'un ou plusieurs événements futurs). Lors de l'évaluation du montant de l'ajustement, il convient de retenir des hypothèses cohérentes avec celles utilisées pour la valorisation des actifs incorporels. Pour les regroupements d'entreprises antérieurs au 1er janvier 2009, tout élément conditionnel du prix d'acquisition est inclus dans celui-ci dès lors que l'ajustement est probable et peut être évalué de façon fiable. Si les événements futurs ne se réalisent pas ou si l'estimation doit être révisée, le coût d'acquisition continue à être ajusté avec une incidence sur le montant de l'écart d'acquisition et/ou sur la valorisation des actifs et passifs de l'entité acquise. Pour les regroupements d'entreprises réalisés à compter du 1er janvier 2009, tout changement, après la date d'acquisition, dans l'estimation de l'ajustement du prix, est comptabilisé au compte de résultat.

Les coûts de transaction liés à un regroupement d'entreprises sont enregistrés au compte de résultat lorsqu'ils sont supportés.

1.3.2.2 Évaluation des actifs et passifs de sociétés nouvellement acquises, et des passifs éventuels

Lors de la première consolidation, l'ensemble des actifs, passifs et passifs éventuels (à moins qu'ils ne correspondent pas à des obligations présentes) de la société acquise est estimé à sa juste valeur.

Contrats d'assurance et d'investissement

Les contrats d'assurance et d'investissement entrant dans le champ d'application d'IFRS 17 sont évalués comme suit (cf. le paragraphe 1.14 pour l'explication des concepts d'IFRS 17 relatifs à la classification et l'évaluation des contrats d'assurance) :

  • les groupes de contrats acquis dans le cadre d'un regroupement d'entreprises sont définis comme si AXA avait conclu ces contrats à la date de la transaction, conformément à l'approche générale du niveau d'agrégation décrite au paragraphe 1.14.3 ;
  • ces groupes de contrats sont évalués en utilisant la contrepartie reçue ou payée en échange des contrats comme approximation des primes reçues ou payées ;
  • si ces groupes de contrats sont profitables, et sauf en cas d'utilisation de l'approche simplifiée (« PAA ») pour le passif au titre de la couverture restante, une marge sur services contractuels (« CSM ») est reconnue lors de la comptabilisation initiale, en appliquant les principes généraux d'évaluation décrits au paragraphe 1.14.5. L'excédent de la contrepartie payée ou reçue sur les flux de trésorerie d'exécution ajuste l'écart d'acquisition pour les contrats évalués selon la PAA et la CSM pour les autres contrats ;
  • dans le cas où les groupes de contrats d'assurance acquis lors d'un regroupement d'entreprises sont déficitaires, la composante « recouvrement de perte » du passif relatif à la période résiduelle de couverture est déterminée lors de la comptabilisation initiale en appliquant l'approche décrite au paragraphe 1.14.5, et l'excédent des flux de trésorerie d'exécution par rapport à la contrepartie payée ou reçue fait partie de l'écart d'acquisition;
  • un actif au titre des flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition est comptabilisé à la date d'acquisition comme indiqué au paragraphe 1.14.5.

Les groupes de contrats d'assurance acquis au cours de la période de règlement des sinistres survenus avant l'acquisition sont, s'ils s'avèrent matériels, évalués comme s'il s'agissait de nouveaux contrats d'assurance émis par l'acquéreur à la date d'acquisition: les passifs au titre de la couverture restante pour ces contrats d'assurance sont évalués suivant le modèle général décrit au paragraphe 1.14.5, la contrepartie reçue constituant une estimation des primes reçues. La totalité du montant de ces passifs comptabilisés au titre de règlement de sinistres acquis est ensuite recyclée dans les produits d'assurance sur la période de couverture en appliquant le traitement décrit au paragraphe 1.19.1.

Contrairement aux contrats d'assurance avec éléments de participation directe et aux contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, les contrats d'investissement sans éléments de participation discrétionnaire sont des passifs financiers entrant dans le champ d'application d'IFRS 9. Ces passifs sont évalués à leur juste valeur qui ne peut être inférieure à la valeur de rachat lorsque ces contrats comportent une option de rachat.

Actifs corporels identifiables

Les actifs incorporels identifiables sont reconnus au bilan séparément du goodwill et peuvent inclure :

  • les actifs incorporels liés au marketing (marques, noms commerciaux, noms de domaine internet, clauses de nonconcurrence) ;
  • la valeur des relations clients relatives aux contrats d'assurance futurs, y compris (i) les renouvellements attendus des contrats existants (en excluant tout actif au titre des flux de trésorerie liés au frais d'acquisition devant être comptabilisé séparément) en considérant les résiliations par les assurés ainsi qu'une durée de vie limitée du fait de la baisse régulière des renouvellements au fil du temps, (ii) les ventes croisées attendues avec les assurés actuels et (iii) d'autres nouveaux contrats attendus sur des listes de clients détenues (clients potentiels identifiés qui n'ont pas encore de contrat avec l'entité). Ces projections incluent des hypothèses concernant les sinistres, les dépenses et les revenus financiers, ou peuvent être estimées sur la base de la valeur des affaires nouvelles.

La nature des actifs incorporels reconnus est cohérente avec les méthodes de valorisation de l'entité acquise utilisées au moment de son acquisition.

Les actifs incorporels ci-dessus qui sont mesurables séparément peuvent aussi être évalués sous l'angle des moyens marketing acquis qui permettront de générer ces flux futurs.

Coûts de restructuration

Dans le cas d'un regroupement d'entreprises, seuls les coûts de restructuration mesurables de façon fiable et qui correspondent à une obligation de la société acquise existant préalablement à la date d'acquisition, sont inclus dans les provisions pour restructuration enregistrées dans l'état de la situation financière de la société acquise, à la date d'acquisition.

1.3.2.3 Intérêt minoritaire dans la société acquise

Tout intérêt minoritaire est mesuré, selon un choix effectué à chaque acquisition, soit à sa juste valeur, soit à son intérêt proportionnel dans les actifs nets identifiables de la société acquise.

Dans le cadre d'une prise de contrôle effectuée en plusieurs étapes, tout intérêt minoritaire qui était précédemment détenu par le Groupe est mesuré à sa juste valeur, l'ajustement en résultant étant enregistré au compte de résultat. De façon similaire, quand une acquisition complémentaire modifie le niveau de contrôle, celui-ci passant de l'influence notable ou d'un contrôle conjoint à l'exercice du contrôle, tout investissement préexistant dans l'ancienne entreprise associée/co-entreprise est réévalué à sa juste valeur, le gain ou la perte correspondant étant comptabilisé en résultat (avec également, en conséquence, la reconnaissance d'un nouvel écart d'acquisition).

1.3.2.4 Ecarts d'acquisition

L'écart d'acquisition correspond à l'excès du (a) cumul du coût du regroupement d'entreprises, de la valeur de tout intérêt minoritaire dans la société acquise, et, pour les regroupements d'entreprises effectués en plusieurs étapes, de la juste valeur, à la date de prise de contrôle, de tout investissement précédemment détenu par le Groupe, par rapport au (b) montant net des actifs identifiables acquis et passifs assumés à la date d'acquisition.

L'écart d'acquisition résultant de l'acquisition d'une entité étrangère est enregistré dans la devise locale de l'entité acquise et est converti en euros à la date de clôture.

Si ce coût d'acquisition est inférieur au montant net des actifs identifiables acquis et passifs assumés, à la date d'acquisition, la différence est enregistrée directement dans le compte de résultat consolidé.

Les écarts d'acquisition peuvent être modifiés dans les douze mois à compter de la date d'acquisition, sur la base des nouvelles informations disponibles permettant de finaliser la comptabilisation initiale de la transaction. Dans ce cas, les informations fournies à titre de comparaison sont présentées comme si la comptabilisation initiale avait été finalisée à la date d'acquisition.

Si après une période de douze mois, un impôt différé actif initialement considéré comme non recouvrable répond finalement aux critères de comptabilisation, le gain d'impôt correspondant est enregistré dans le compte de résultat consolidé, sans ajustement correspondant de l'écart d'acquisition.

L'écart d'acquisition est alloué aux unités génératrices de trésorerie correspondant : (i) aux différentes sociétés (ou portefeuilles) acquises, en fonction de leur rentabilité attendue, (ii) aux entités déjà présentes dans le Groupe AXA qui bénéficieront des synergies attendues du regroupement avec les activités acquises. Cette allocation de l'écart d'acquisition est utilisée à la fois pour la présentation des résultats par segment et pour les tests de dépréciation.

1.3.2.5 Acquisition et vente d'intérêts minoritaires dans une filiale contrôlée

Les opérations d'achat et de vente d'intérêts minoritaires dans une filiale contrôlée qui n'ont pas d'incidence sur le contrôle exercé, sont enregistrées au sein des capitaux propres (y compris les coûts de transaction directs).

En cas de perte de contrôle de la filiale, le gain ou la perte correspondant est enregistré en résultat. Par ailleurs, si le Groupe conserve un investissement dans l'entité, celui-ci est réévalué à sa juste valeur et le gain ou la perte en découlant est également reconnu en résultat.

1.3.2.6 Engagements de rachat d'intérêts minoritaires

Lors de l'acquisition du contrôle d'une filiale, une option de vente peut être octroyée aux actionnaires minoritaires. La reconnaissance de l'option en dette dépend toutefois des clauses précises du contrat.

Lorsqu'il s'agit d'un engagement inconditionnel exerçable au gré du détenteur de l'option, cette dernière est comptabilisée en dette. La contrepartie de cette dette ne faisant l'objet d'aucune précision dans le corps de normes IFRS actuel, la méthode adoptée par le Groupe consiste à (i) reclasser en dettes les intérêts minoritaires, (ii) réévaluer cette dette à la valeur actualisée du prix de l'option, (iii) comptabiliser la différence soit en augmentation de l'écart d'acquisition, pour les engagements de rachat qui existaient déjà avant le 1er janvier 2009, soit en diminution des capitaux propres (part du Groupe) pour les engagements de rachat contractés à compter du 1er janvier 2009, dans la mesure où il n'y a pas transfert immédiat des risques et bénéfices. De façon similaire, les variations ultérieures de la valeur de cette dette sont enregistrées en contrepartie de l'écart d'acquisition pour les engagements de rachat antérieurs au 1er janvier 2009 et en contrepartie des capitaux propres (part du Groupe) pour les engagements de rachat conclus à partir de cette date.

TRANSACTIONS INTRA-GROUPES

1.3.2.7 Transactions intra-groupe

Les transactions intra-groupe, y compris les dividendes internes, les dettes et créances et les gains ou pertes liés à ces transactions sont éliminées :

  • en totalité pour les filiales contrôlées ;
  • à hauteur de la quote-part d'AXA pour les sociétés mises en équivalence.

L'impact sur le résultat des transactions entre sociétés consolidées est toujours éliminé. Cependant, lorsqu'il s'agit d'une perte, un test de dépréciation est réalisé afin de déterminer s'il y a lieu de comptabiliser une dépréciation du sous-jacent échangé.

Lorsqu'un actif, objet d'une cession interne, n'est pas destiné à être conservé de façon durable au sein du Groupe, un impôt différé est constaté en contrepartie de l'élimination de l'impôt courant calculé sur la plus ou moins-value réalisée.

Par ailleurs, le transfert de titres d'une entreprise consolidée entre deux entreprises consolidées mais détenues avec des pourcentages d'intérêts différents n'affecte pas le résultat du Groupe à l'exception des éventuels impôts comptabilisés au titre de la transaction qui sont maintenus dans les comptes consolidés. Ces transferts ont également une incidence, qui trouve sa contrepartie dans les intérêts minoritaires, sur les capitaux propres du Groupe. Cette incidence est isolée sur la ligne « Autres variations » de l'état de variation des capitaux propres consolidés.

1.4CONVERSION DES COMPTES ET TRANSACTIONS EN MONNAIES ÉTRANGÈRES

Les États Financiers consolidés sont présentés en millions d'euros, l'euro étant la devise de présentation du Groupe.

Les résultats et la situation financière de toutes les entités du Groupe dont la devise fonctionnelle (devise du principal environnement économique dans lequel l'entité opère) est différente de la devise de présentation du Groupe, sont convertis dans la devise de présentation selon la méthode suivante :

  • les actifs et passifs des sociétés dont la devise fonctionnelle n'est pas l'euro sont convertis sur la base des taux de change à la clôture ;
  • les charges et produits sont convertis aux taux de change moyens de la période, à l'exception des produits et charges des filiales opérant dans des économies hyper inflationnistes qui sont convertis en euros au taux de change à la clôture comme expliqué dans le paragraphe 1.5 ;

• toutes les différences de change qui en résultent sont enregistrées comme une composante distincte des capitaux propres (écarts de conversion).

Au niveau de chaque entité, les transactions en devises étrangères sont converties dans la devise fonctionnelle de l'entité en utilisant les taux de change en vigueur aux dates de transactions. Les gains ou pertes de change résultant du règlement de ces transactions et de la conversion aux taux de change à la date de clôture des actifs et passifs monétaires libellés en devises étrangères sont enregistrés dans le compte de résultat, sauf lorsque la comptabilité de couverture est appliquée, comme décrit ci-après au paragraphe 1.10.

Les écarts de change sur actifs financiers monétaires classés en actifs disponibles à la vente sont enregistrés en produits ou charges de la période pour la partie correspondant au coût amorti. Les écarts de change résiduels relatifs aux changements de juste valeur sont enregistrés en capitaux propres, comme pour les actifs non monétaires tels que les actions.

Les groupes des contrats d'assurance (cf. paragraphe 1.14) qui génèrent des flux de trésorerie dans une ou plusieurs devises étrangères sont traités comme des éléments monétaires, ce qui nécessite de convertir leurs valeurs comptables à la fin de la période de reporting dans la devise fonctionnelle en utilisant le taux de change à la clôture.

Lors de l'évaluation d'un groupe de contrats multidevises (y compris la marge sur services contractuels), les entités déterminent lors de la comptabilisation initiale si le groupe est libellé dans une seule devise ou dans les différentes devises des flux de trésorerie existantes au sein du groupe, la méthodologie adoptée devant être appliquée de manière homogène pour des transactions similaires :

  • dans le cadre d'une politique de libellé à devise unique, les variations de taux de change entre les devises des flux de trésorerie et la devise du groupe de contrats correspondent à un risque financier comptabilisé en application de la norme IFRS 17 alors que les variations de taux de change entre la devise du groupe de contrats et celle de la monnaie fonctionnelle sont comptabilisées en application de la norme IAS 21 ;
  • dans le cadre d'une politique de dénomination multidevises, toutes les variations de taux de change sont des écarts de change comptabilisés en application de la norme IAS 21.

Comme mentionné au paragraphe 1.3.2.4, l'écart d'acquisition résultant de l'acquisition d'une entité étrangère est enregistré dans la devise locale de l'entité acquise et est converti en euros à la date de clôture.

Les écarts de change résultant de la conversion d'un investissement net dans une filiale étrangère, des emprunts et des instruments de devise désignés comme des instruments de couverture de cet investissement, sont enregistrés dans les capitaux propres en écarts de conversion et transférés en résultat lors de la vente de l'investissement net couvert comme partie intégrante de la plus ou moins-value réalisée.

En ce qui concerne le montant cumulé des écarts de conversion lié aux activités cédées, le Groupe applique la méthode de consolidation par paliers (IFRIC 16).

1.5COMPTABILITÉ D'HYPERINFLATION

Conformément à la norme IAS 29 - Information financière dans les économies hyper inflationnistes, les états financiers des entités opérant dans des économies hyper inflationnistes sont retraités de telle sorte que ces états financiers reflètent l'évolution du pouvoir d'achat de leur devise de fonctionnement. Ainsi, les actifs et passifs non monétaires de ces entités, qui n'étaient pas exprimés dans l'unité de mesure en vigueur à la date de clôture, sont retraités en appliquent l'indice général des prix à la consommation (« IPC »).

Les effets de l'inflation sur les actifs et passifs monétaires enregistrés au titre de la période de reporting sont intégrés dans le résultat consolidé de la période, en tant que perte sur la situation monétaire nette. Les gains et pertes sur la situation monétaire nette sur les exercices antérieurs sont accumulés dans les réserves.

Tous les éléments de l'état du résultat global doivent être retraités en appliquant la variation de l'IPC entre les dates auxquelles ces éléments ont été initialement enregistrés dans les états financiers et la date de reporting.

Les états financiers des filiales hyper inflationnistes, retraités pour l'hyperinflation comme décrit ci-dessus, sont convertis en Euros au cours de clôture afin d'être intégrés dans les États Financiers consolidés du Groupe.

Dans l'état consolidé de la situation financière du Groupe à la date de reporting, les effets des retraitements sur les éléments de capitaux propres sont inclus dans les autres éléments du résultat global, avec les écarts de conversion, dans la mesure où les variations de l'IPC sont corrélées à l'évolution du taux de change entre la devise de fonctionnement de l'entité et l'euro.

L'économie Turque est considérée comme hyper inflationniste selon les critères fixés dans la norme IAS 29. En conséquence, les états financiers des filiales consolidées en Turquie sont incorporés dans les États Financiers consolidés du Groupe en appliquant la comptabilité d'hyperinflation. La présentation de l'état du résultat net consolidé de la période n'est cependant pas retraitée pour tenir compte des effets de l'hyperinflation, dans la mesure où ces effets ne sont pas matériels.

1.6COMPTABILISATION À LA JUSTE VALEUR

Le Groupe applique la hiérarchie de juste valeur de la norme IFRS 13 telle que décrite ci-dessous pour tous les actifs et passifs pour lesquels une autre norme IFRS requiert ou permet une comptabilisation à leur juste valeur ou la présentation en annexe d'une information sur leur évaluation à la juste valeur. Compte tenu de l'activité du Groupe, les principes cidessous traitent principalement des actifs.

1.6.1 Marchés actifs : sujets à cotation

La juste valeur des actifs et passifs négociés sur des marchés actifs est déterminée en utilisant les prix de marché lorsque ceux-ci sont disponibles. Un instrument est considéré comme coté sur un marché actif si des cours sont aisément et régulièrement disponibles auprès d'une bourse, d'un courtier, d'un négociateur, d'un service de cotation ou d'une agence réglementaire et que ces cours représentent des transactions réelles et intervenant régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale entre un acheteur et un vendeur volontaire. Pour les instruments financiers négociés sur des marchés actifs, les prix obtenus auprès de services externes de cotation représentent un consensus, utilisant des modèles et des hypothèses similaires et aboutissant ainsi à une dispersion des prix très limitée.

Les montants de la juste valeur des actifs et passifs pour lesquels la valeur de marché est déterminée directement et intégralement par référence à un marché actif sont indiqués dans le « niveau 1 » dans les Notes annexes.

1.6.2 Marchés actifs et marchés inactifs pour les instruments financiers

Les instruments financiers sont considérés comme étant cotées sur un marché actif lorsque :

  • des cours représentant un consensus sont régulièrement fournis par des services externes de cotation avec une dispersion limitée ; et
  • des prix peuvent être obtenus aisément.

La liquidité peut être définie comme la possibilité de vendre ou de céder un actif dans le cadre de l'activité courante de l'entreprise dans un délai limité et à un prix proche de sa valorisation. Pour les obligations, la liquidité est appréciée en utilisant une approche multicritère incluant notamment le nombre de cotations disponibles, le lieu d'émission et l'évolution de l'écartement des spreads achat-vente.

Un instrument financier est considéré comme n'étant pas coté sur un marché actif lorsqu'on observe :

  • un faible nombre de transactions lié aux caractéristiques intrinsèques de l'instrument ;
  • un déclin significatif du volume et du niveau d'activité ;

  • une illiquidité significative ;

  • que les prix ne peuvent pas être considérés comme représentatifs de la juste valeur de l'instrument en raison de conditions de marché disloquées.

Les éléments caractérisant un marché inactif peuvent donc être très variés : ils peuvent être inhérents à l'instrument ou refléter une modification des conditions de marché prévalant jusqu'alors.

1.6.3 Instruments financiers non cotés sur un marché actif

La juste valeur des actifs et passifs qui ne sont pas négociés sur un marché actif est estimée :

  • en utilisant des services externes et indépendants de cotations ; ou
  • en utilisant des techniques de valorisation.

Les justes valeurs des actifs et passifs qui ne sont pas négociés sur des marchés actifs et qui se basent principalement sur des données de marché observables sont publiées dans le « niveau 2 » dans les Notes annexes. En revanche, les justes valeurs qui ne sont pas évaluées principalement à partir des données de marché observables sont publiées dans le « niveau 3 » dans les Notes annexes.

1.6.3.1 Absence de marché actif : recours à des services externes de cotations

Les services externes de cotations peuvent être des gérants de fonds, dans le cas d'investissements dans des fonds non consolidés, ou des courtiers. Dans la mesure du possible, le Groupe collecte des prix auprès de ces services externes de cotations et les utilise comme données dans la valorisation à la juste valeur des actifs détenus. La dispersion des cotations obtenues peut indiquer la diversité des hypothèses retenues par les services externes de cotations compte tenu du nombre limité de transactions observées ou refléter l'existence des transactions forcées. De plus, en raison des conditions de marché et de la persistance de l'inactivité de certains d'entre eux à la suite de la crise financière, de nombreux établissements financiers ont fermé leurs services dédiés aux actifs structurés et ne sont plus en mesure de fournir des cotations pertinentes.

1.6.3.2 Absence de marché actif : recours à des techniques de valorisation

L'objectif de ces techniques est de déterminer le prix auquel une transaction interviendrait dans des conditions normales entre des opérateurs de marché (un acheteur et un vendeur volontaires) à la date de l'évaluation. Les techniques de valorisation comprennent :

  • l'approche de marché : prise en compte de prix récents et d'autres informations pertinentes faisant suite à des transactions de marché impliquant des actifs et passifs similaires en substance ;
  • l'approche par le résultat : utilisation d'analyse des flux de trésorerie actualisés, de modèles d'évaluation d'option et d'autres techniques de valeur actualisée qui convertissent des montants futurs en un seul montant actualisé ;
  • l'approche par les coûts : prise en compte des montants qui seraient aujourd'hui nécessaires pour construire ou remplacer la capacité de service d'un actif.

Les techniques de valorisation sont par nature subjectives et l'établissement de la juste valeur requiert une part de jugement significative. Ces techniques prennent en compte les transactions récentes entre des parties bien informées et volontaires agissant dans des conditions de concurrence normale sur des actifs comparables lorsque de telles références sont disponibles et que le prix de ces transactions est représentatif de la juste valeur. Elles intègrent différentes hypothèses concernant les prix sous-jacents, les courbes des taux d'intérêt, les corrélations, la volatilité, les taux de défaut et d'autres facteurs. La valorisation des actions non cotées s'appuie sur la combinaison de plusieurs méthodes, telles que des techniques d'actualisation de cash-flows, les multiples de résultat, les valeurs d'actif net retraitées, en prenant en compte, lorsqu'il y en a, les transactions récentes sur des actifs similaires si elles sont intervenues entre des parties bien informées et volontaires agissant dans des conditions de concurrence normale. Le recours à des techniques d'évaluation s'appuyant

sur des hypothèses peut donner lieu à différentes estimations de juste valeur. Cependant, les valorisations sont en général effectuées en utilisant des modèles standards (actualisation des cash-flows, Black & Scholes, etc.) sur la base des prix de marché d'instruments similaires ou sous-jacents (indices, spreads de crédit, etc.), lorsqu'ils sont disponibles, et les valorisations sont ajustées pour tenir compte de la liquidité et du risque de crédit.

Les techniques de valorisation peuvent être utilisées quand il y a peu de transactions observables du fait même des caractéristiques intrinsèques de l'instrument, lorsque les prix indiqués par les services externes de cotations sont trop dispersés ou quand les conditions de marché sont si disloquées que les données de marché observées ne sont pas utilisables ou nécessitent des ajustements significatifs. Les valorisations sur la base de modèles internes sont par conséquent une pratique courante pour certains actifs et passifs peu échangés ou lorsque des processus exceptionnels sont mis en œuvre en raison de conditions de marché spécifiques.

1.6.3.3 Le recours aux techniques de valorisation dans des marchés disloqués

La dislocation d'un marché peut se manifester de différentes façons. Par exemple, un très large écartement des spreads acheteur-vendeur peut indiquer si les opérateurs du marché sont disposés à effectuer des transactions. La dislocation d'un marché peut également être suspectée dans les cas d'une forte dispersion dans les prix (dans le temps ou entre les intervenants du marché), de rares transactions observées, de clôture de marchés primaires et/ou secondaires, de réalisation de transactions contraintes et forcées motivées par le besoin impérieux de liquidité ou d'autres difficultés financières avec un temps insuffisant pour négocier ou la vente en masse pour sortir à tout prix de ces marchés, qui peuvent s'accompagner d'arrangements connexes (notamment la mise à disposition par le vendeur du financement qui permettra à l'acheteur d'effectuer la transaction).

Dans ces cas, le Groupe utilise des techniques de valorisation intégrant des données de marché observables lorsque c'est possible et pertinent, en les ajustant si nécessaire pour arriver à la meilleure estimation possible de la juste valeur, ainsi qu'une prime de risque adaptée, ou développe un modèle de valorisation fondé sur des données non observables représentant des estimations d'hypothèses que des opérateurs de marché volontaires retiendraient en l'absence de prix récents, pertinents ou disponibles sans coûts et efforts disproportionnés : sur des marchés inactifs, les transactions peuvent servir de données de base lorsqu'il s'agit de mesurer la juste valeur, mais elles sont rarement déterminantes et des données non observables peuvent s'avérer plus pertinentes que certaines hypothèses observables.

1.7INFORMATION SECTORIELLE

L'information sectorielle présentée dans les le Rapport Annuel d'AXA et ses États Financiers consolidés reflète six segments opérationnels d'activité. Ces segments sont déterminés sur la base de zones géographiques ou, pour les entités opérant dans les juridictions différentes, de manière transversale, et incluent les segments suivants : « France », « Europe », « AXA XL », « Asie, Afrique et EME-LATAM18 », « AXA Investment Managers » et « Transversaux et Autres ».

1.8ACTIFS INCORPORELS

1.8.1 Écart d'acquisition et dépréciation de l'écart d'acquisition

L'écart d'acquisition est présumé avoir une durée d'utilisation indéfinie et n'est donc pas amorti. En revanche, il est sujet à des tests de dépréciation réguliers, réalisés au moins une fois par an. La dépréciation de l'écart d'acquisition n'est pas réversible.

Le test de dépréciation des écarts d'acquisition est réalisé au niveau de chaque unité génératrice de trésorerie (UGT) en utilisant une méthode de valorisation basée sur les paramètres tels que les indicateurs de marché, la valeur de marché des actifs et des passifs et les profits futurs d'exploitation, afin de détecter toute éventuelle évolution défavorable qui

18 Europe – Moyen Orient – Amérique Latine (Europe – Middle East – Latin America)

pourrait amener à déprécier l'écart d'acquisition. Conformément à IAS 36, une comparaison est effectuée au sein de chaque UGT entre la valeur nette comptable et la valeur recouvrable, cette dernière correspondant à la valeur la plus haute entre la juste valeur nette des coûts de cession et la valeur d'utilité.

Une dépréciation est constatée pour une unité génératrice de trésorerie si, et seulement si, la valeur recouvrable de l'unité ou du groupe d'unités est inférieure à la valeur au bilan de l'unité ou du groupe d'unités.

La valeur d'utilité correspond aux actifs nets et aux profits futurs attendus des portefeuilles existants et des affaires nouvelles. Les justes valeurs nettes des coûts de cession sont quant à elles fondées sur la juste valeur déterminée selon IFRS 13, telle que décrite dans le paragraphe 1.6.

La juste valeur est établie à partir de techniques de valorisation risque neutre appliquée aux flux de trésorerie futurs ajustés pour le risque. La juste valeur est déterminée sur la base des éléments suivants :

  • la valeur actuelle de l'actif net ;
  • la rentabilité des portefeuilles de contrats en cours déterminée en projetant les marges attendues sur la période s'étendant jusqu'à la fin de la période de couverture ; et
  • la rentabilité des affaires nouvelles futures calculée sur la base de multiples d'une année normalisée de contribution d'affaires nouvelles (valeur actualisée des bénéfices distribuables futurs dégagés par les affaires nouvelles souscrites dans l'année en cours). La valeur future des affaires nouvelles est déterminée sur la base d'hypothèses à la fois opérationnelles et économiques, conformes aux exigences des différents régimes réglementaires et faisant régulièrement l'objet d'une revue indépendante.

La valeur recouvrable pour les portefeuilles des contrats d'assurance vie et d'investissement est d'abord évaluée selon une approche sans risque (conforme à la juste valeur) puis, si la valeur recouvrable ainsi calculée est inférieure à la valeur au bilan, sur la base d'hypothèses de marché alignées sur une évaluation « Real World » (valeur d'utilité).

La valeur recouvrable pour les portefeuilles des contrats d'assurance Dommages résulte de projections de flux de trésorerie reflétant les plans prévisionnels (établis selon les principes IFRS) approuvés par la Direction d'AXA et actualisées à un taux ajusté du risque (valeur d'utilité). Les flux de trésorerie au-delà de cette période sont extrapolés en retenant un taux de croissance stable et une valeur terminale.

1.8.2 Autres actifs incorporels

Les autres immobilisations incorporelles incluent les catégories d'actifs suivantes :

  • les logiciels développés pour un usage interne dont les coûts directs sont activés et font l'objet d'un amortissement linéaire sur la base de la durée de vie estimée des immobilisations ;
  • les immobilisations incorporelles relatives à la valeur de la relation clientèle afférente aux futurs contrats d'assurance ainsi que les accords de distribution valorisés lors de regroupements d'entreprises conformément à l'approche décrite au paragraphe 1.3.2.2. Lorsque ces actifs ont une durée d'utilité finie, ils font l'objet d'un amortissement linéaire sur cette durée de vie. Dans tous les cas, ils font l'objet d'un test de dépréciation, à chaque clôture pour les actifs ayant une durée d'utilité finie et annuellement pour les autres actifs. En cas de baisse de valeur significative, une provision pour dépréciation est constatée à hauteur de la différence entre la valeur au bilan et le montant le plus élevé de la valeur d'utilité ou de leur juste valeur nette de coûts de cession ;
  • les frais exposés à l'origine correspondant aux frais reportés (tels que les coûts incrémentaux liés à l'obtention d'un contrat ou les coûts directement rattachés à l'exécution d'un contrat) relatifs aux contrats d'investissement sans participation discrétionnaire (cf. paragraphe 1.15) mais avec une prestation de gestion d'actifs. Ils sont amortis en tenant compte des projections de prélèvements collectés sur la durée de vie des contrats. L'amortissement est revu à chaque date de clôture afin de refléter les écarts d'expérience observés et les changements d'hypothèses. Ces actifs font également l'objet de tests de recouvrabilité. Les frais reportés étant comptabilisés bruts de chargements et de prélèvements non acquis, ces derniers font l'objet d'un

provisionnement séparé et sont amortis sur la durée de vie du contrat selon des règles identiques à celles utilisées pour l'amortissement des actifs auxquels ils se rapportent.

1.9PLACEMENTS DES ENTREPRISES D'ASSURANCE, DU SECTEUR BANCAIRE ET AUTRES ACTIVITÉS

Les placements des entreprises d'assurance (y compris les placements en représentation des contrats dont le risque financier est supporté par les assurés) et les placements du secteur bancaire et autres activités incluent l'immobilier de placement et les placements financiers.

Les placements en représentation des contrats d'assurance ou d'investissement dont le risque financier est supporté par les assurés sont présentés dans un poste séparé de l'état de la situation financière, au sein des placements des entreprises d'assurance. Cette présentation est pertinente et conforme à l'ordre de liquidité croissante recommandé par IAS 1 pour les institutions financières sachant que les risques sont supportés par les assurés, quelle que soit la nature des actifs adossés aux passifs (immobilier de placement, obligations, actions, etc.).

1.9.1 Immobilier de placement

L'immobilier de placement comprend les immeubles et les biens similaires (par exemple, les infrastructures) détenus en direct ou par l'intermédiaire de sociétés immobilières consolidées.

L'immobilier de placement (y compris les immeubles de placement adossés totalement ou partiellement à des contrats participatifs directs évalués en utilisant la méthode des honoraires variables (« VFA ») décrite au paragraphe 1.14.7) est comptabilisé au coût. Les composants des immeubles sont amortis sur leur durée estimée d'utilisation, en tenant compte de leur valeur résiduelle, si celle-ci peut être estimée de façon fiable.

En cas de moins-value latente de plus de 15 %, une dotation aux provisions pour dépréciation est enregistrée, égale à la différence entre la valeur nette comptable de l'immeuble de placement et sa juste valeur fondée sur une évaluation indépendante. Par ailleurs, au niveau de chaque entité, si le montant cumulé des moins-values latentes inférieures à 15 % (sans compensation avec les plus-values latentes) dépasse 10 % du coût net cumulé des actifs immobiliers, une dotation aux provisions pour dépréciation supplémentaire est enregistrée ligne par ligne, jusqu'à ce que le seuil de 10 % ne soit plus excédé.

Durant les périodes suivantes, si la différence (positive) entre la juste valeur et la valeur nette comptable atteint 15 % ou plus, alors les provisions pour dépréciation précédemment enregistrées sont reprises à hauteur de la différence entre (a) la valeur nette comptable et (b) le montant minimal entre la juste valeur et le coût amorti (avant dépréciation).

1.9.2 Placements financiers

1.9.2.1 Classification des actifs financiers

Les actifs financiers détenus par AXA incluent notamment les instruments de dette, les instruments de capitaux propres, les prêts, des créances et les placements dans des fonds d'investissement non consolidés. Ces instruments sont détenus soit directement, soit par l'intermédiaire de fonds d'investissement contrôlés.

La classification des actifs financiers reflète le modèle appliqué à leur évaluation ultérieure dans l'état de la situation financière et la comptabilisation des gains et pertes les concernant. La classification des actifs financiers est déterminée lors de leur comptabilisation initiale en suivant l'approche présentée ci-dessous et ne peut pas être modifiée ultérieurement, à l'exception des cas extrêmement rares d'un changement du modèle économique s'appliquant à ces actifs financiers.

Actifs financiers détenus directement

Les actifs financiers sont classés dans les trois catégories d'évaluation suivantes, sur la base du modèle économique dans lequel ils sont détenus (business model) et des caractéristiques de leurs flux de trésorerie contractuels:

  • un actif financier est évalué au coût amorti si a) l'instrument est géré selon un business model qui a pour objectif la détention des actifs dans le but de percevoir les flux de trésorerie prévus contractuellement, et b) l'actif financier n'offre que des flux de trésorerie contractuels à des dates données, représentant le principal et les intérêts calculés sur ce principal ;
  • lorsque à la fois a) la détention de l'actif s'inscrit dans un business model dont l'objectif est de percevoir les flux de trésorerie contractuels de l'actif ainsi que les flux provenant de la cession de celui-ci (qui est le business model principalement utilisé par AXA pour gérer ses investissements en instruments de dette) et b) les flux de trésorerie contractuels correspondent uniquement à des remboursements de principal et à des versements d'intérêts sur le solde du principal, alors l'actif financier est évalué à la juste valeur avec des variations de juste valeur comptabilisées dans les autres éléments du résultat global (« OCI »), les pertes et gains réalisés étant recyclés en résultat au moment de la vente ;
  • les actifs financiers qui n'entrent pas dans l'une des deux catégories précédentes, sont évalués à la juste valeur par résultat.

En outre, IFRS 9 prévoit les options de classification suivantes :

  • la désignation optionnelle à la juste valeur par OCI des instruments des capitaux propres qui ne sont pas détenus à des fins de transaction, également appelée «Juste valeur par OCI non recyclable en résultat». En application de cette option, toutes les variations de juste valeur des instruments concernés sont comptabilisées en OCI et ne sont jamais transférées en résultat ; néanmoins, les variations de juste valeurs accumulées dans l'OCI sont transférées dans les réserves lors de la cession des instruments concernés. Les dividendes reçus au titre de ces instruments sont comptabilisés en résultat. AXA applique cette option pour la plupart des instruments des capitaux propres, à l'exception de ceux détenus en représentation des contrats d'assurance ou d'investissement dont le risque financier est supporté par les assurés, qui sont valorisés à la juste valeur par résultat ;
  • la désignation optionnelle à la juste valeur par résultat (option de juste valeur pour les actifs financiers). AXA applique cette option pour certains actifs financiers qui, pour autant, remplissent les conditions requises pour être évalués au coût amorti ou à la juste valeur par OCI, lorsqu'elle permet d'éliminer ou réduire significativement une non-concordance (mismatch) comptable dans le compte de résultat(par exemple, pour certains prêts adossés aux contrats d'assurance évalués en utilisant la méthode des honoraires variables (« VFA ») décrite au paragraphe 1.14.7).

Actifs financiers détenus via les fonds d'investissement consolidés

Les actifs détenus via les fonds d'investissement consolidés sont classés :

  • soit au sein des Core Investment Portfolios qui comprennent les actifs adossés aux passifs des contrats d'assurance et d'investissement, gérés selon la stratégie de gestion Actif/Passif (ALM) d'AXA ;
  • soit au sein des Satellite Investment Portfolios, reflétant l'allocation stratégique d'actifs fondée sur une gestion dynamique visant à optimiser la rentabilité. Ces portefeuilles sont gérés, et leur performance est évaluée sur la base de la juste valeur.

Les titres sous-jacents inclus dans les Core Investment Portfolios font l'objet d'une classification instrument par instrument, comme s'il s'agissait d'instruments détenus directement. Les instruments de dette détenus via ces fonds sont gérés dans un business model dont l'objectif est de percevoir les flux de trésorerie contractuels de ces actifs ainsi que les flux provenant de la cession de ceux-ci et, en conséquence, sont évalués à la juste valeur par OCI dans la mesure où les flux de trésorerie contractuels de ces instruments représentent uniquement le principal et les intérêts calculés sur ce principal.

Les instruments financiers des Satellite Investment Portfolios sont détenus dans le cadre d'un business model dont l'objectif n'est ni de percevoir les flux de trésorerie contractuels des actifs, ni de percevoir les flux de trésorerie contractuels des actifs ainsi que les flux provenant de la cession de ceux-ci et, en conséquence, sont comptabilisés à la juste valeur par résultat.

1.9.2.2 Dépréciation des instruments financiers

Une dépréciation s'applique aux instruments de dette, prêts et créances comptabilisés au coût amorti ou à la juste valeur par OCI et reflète les pertes de crédit attendues sur ces actifs financiers.

Le Groupe détermine les pertes de crédit attendues pour les actifs financiers concernés à un montant égal aux :

  • pertes de crédit attendues suite à des événements de crédit qui sont possibles au cours des 12 mois suivant la date de clôture – pour les instruments financiers comportant, à la date de clôture, un risque de crédit n'ayant pas augmenté de façon significative depuis la comptabilisation initiale (il est également présumé qu'un instrument financier n'a pas vu son risque de crédit augmenter de façon significative depuis la comptabilisation initiale si ce risque est faible à la date de clôture) ;
  • pertes de crédit attendues sur la durée totale de vie estimée de l'instrument financier considérant tous les événements de crédit possibles durant cette durée – pour les instruments financiers présentant, à la date de clôture, un risque de crédit qui a augmenté de manière significative depuis la comptabilisation initiale, ainsi que pour les instruments pour lesquels le défaut est déjà survenu depuis leur comptabilisation initiale.

La dépréciation des créances incluses dans le périmètre d'IFRS 9 est toujours évaluée à un montant égal aux pertes de crédit attendues sur leur durée de vie, généralement courte.

Les instruments financiers pour lesquels les pertes de crédit attendues sont évaluées en considérant les 12 mois à venir sont communément appelés instruments financiers de Niveau 1. Ceux pour lesquels les pertes de crédit attendues sont évaluées sur la base de leur durée de vie totale, sans qu'aucun évènement de crédit ne se soit déjà produit depuis leur comptabilisation initiale, sont qualifiés d'instruments financiers de Niveau 2. Enfin, les instruments financiers pour lesquels un événement de crédit a été subi sont qualifiés d'instruments financiers dépréciés, ou de Niveau 3.

Pour déterminer les niveaux de dépréciation des instruments financiers entrant dans le périmètre de calcul des pertes de crédit attendues, le Groupe évalue, à chaque clôture et pour chacun des instruments concernés :

  • si le risque de crédit que comporte l'instrument financier est faible à la date de clôture ;
  • si le risque de crédit que comporte l'instrument financier à la date de clôture a augmenté de manière significative depuis la comptabilisation initiale ;
  • si le risque de crédit que comporte un instrument financier précédemment classé en Niveau 2 s'est amélioré depuis la clôture précédente ; et
  • si un événement de crédit s'est produit.

L'approche suivie par AXA pour déterminer les niveaux de dépréciation s'appuie à la fois sur :

  • une évaluation quantitative visant à détecter, pour l'ensemble des actifs financiers entrant dans le périmètre de calcul des pertes de crédit attendues, les augmentations et diminutions significatives du risque de crédit. Cette évaluation quantitative repose sur le « rating IFRS 9 » déterminé par AXA et reflétant l'ensemble des informations pertinentes, y compris prospectives, nécessaires pour identifier les changements significatifs du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale sur la base des faits et circonstances spécifiques à l'actif financier ; et
  • une évaluation qualitative résultant du jugement d'experts, effectuée pour confirmer les transferts entre le Niveau 1 et les Niveaux 2 ou 3 pour les expositions significatives identifiées sur la base de l'évaluation quantitative.

Le montant des pertes de crédit attendues est déterminé à la date de clôture, les données clés étant la probabilité de défaut, l'ampleur de la perte de crédit potentielle (nette de tout recouvrement) et l'exposition au risque de défaut correspondant à la somme de la valeur comptable brute de l'instrument financier et des intérêts courus à la date de clôture.

Le montant des pertes de crédit attendues est réévalué à chaque clôture pour tenir compte de l'évolution du risque de crédit. Toute augmentation donne lieu à une dotation supplémentaire. De même, si le risque de crédit diminue à la clôture, les pertes de crédit attendues précédemment comptabilisées sont reprises pour refléter cette amélioration.

Les dotations et reprises constatées au titre des pertes de crédit attendues sont comptabilisées en résultat et affectent en contrepartie :

  • pour les instruments financiers évalués au coût amorti leur valeur comptable dans l'état de la situation financière ;
  • pour les instruments financiers évalués à la juste valeur par OCI le montant des plus ou moins-values latentes de ces instruments accumulées dans l'OCI.

1.9.3 Pensions et prêts de titres

Le Groupe réalise des opérations de pensions et prêts de titres. Celles-ci correspondent à des cessions d'actifs financiers à une contrepartie, assorties d'un engagement simultané de rachat de ces actifs financiers à une date et à un prix convenus. Dans la mesure où la quasi-totalité des risques et avantages liés aux actifs financiers sont conservés par le Groupe sur toute la durée de l'opération, le Groupe ne décomptabilise pas ces actifs financiers. La contrepartie de la trésorerie reçue au titre de la cession est enregistrée séparément dans l'état de la situation financière. La charge d'intérêt sur les opérations de pensions et prêts de titres est reconnue sur la durée des contrats.

De plus, le Groupe conclut des transactions de swap sur rendement total, où les actifs financiers sont vendus à une contrepartie mais avec un accord qui prévoit que des flux de trésorerie égaux à ceux des actifs sous-jacents seront retransférés au Groupe en échange de paiements spécifiques. En outre, toute augmentation ou diminution de la juste valeur des actifs revient au Groupe. Le Groupe conserve ainsi la quasi-totalité des risques et avantages liés aux actifs. En conséquence, le Groupe ne décomptabilise pas ceux-ci.

Le Groupe réalise également des prises en pension de titres consistant à acheter à une contrepartie des actifs financiers, avec un engagement simultané de revente de ces actifs financiers à une date et un prix convenus. Dans la mesure où la contrepartie conserve la quasi-totalité des risques et avantages liés aux actifs financiers sur toute la durée de l'opération, les titres concernés ne sont pas reconnus comme des actifs financiers du Groupe. La contrepartie de la trésorerie versée est enregistrée dans les placements financiers, à l'exception des transactions réalisées par les activités bancaires, qui donnent lieu à une comptabilisation sur une ligne séparée de l'actif. Les produits d'intérêt sur les prises en pension sont reconnus sur la durée des contrats.

1.10 INSTRUMENTS DÉRIVÉS

Les instruments dérivés sont initialement enregistrés à leur juste valeur à la date d'acquisition, puis réévalués à leur nouvelle juste valeur à la date de clôture. Les gains et les pertes non réalisés sont comptabilisés en résultat à moins que les instruments dérivés ne fassent partie d'une relation de couverture qualifiée, comme décrite ci-après.

Dans l'état de la situation financière, les instruments dérivés sont présentés sur des lignes distinctes, en tant qu'actif ou passif selon la position du solde qu'ils présentent à la date de clôture, sans compensation, qu'il s'agisse ou non de dérivés répondant aux critères de la comptabilité de couverture.

Le Groupe désigne certains dérivés en tant que : (i) couverture de transactions futures hautement probables (couvertures de flux de trésorerie) ; ou (ii) couverture de la juste valeur d'actifs ou de passifs comptabilisés ou d'engagements fermes (couverture de juste valeur) ; ou (iii) couverture d'investissements nets dans des opérations étrangères.

Le Groupe documente formellement, à l'origine de chaque relation de couverture désignée, ses objectifs en matière de gestion des risques et sa stratégie de couverture. Cette documentation comprend l'identification de l'élément couvert et de l'instrument de couverture, la nature du risque couvert, la relation économique entre l'élément couvert et l'instrument de couverture, laquelle doit notamment démontrer la compensation attendue entre les variations des valeurs de l'élément couvert et de l'instrument de couverture, et indiquer la façon dont l'appréciation de l'efficacité de la couverture sera réalisée (ceci incluant l'analyse des sources d'inefficacité de la couverture).

La mise à jour de la documentation de la relation de couverture est réalisée en continu.

1.10.1 Couverture de flux de trésorerie

Une composante distincte des capitaux propres, dénommée réserve de couverture de flux de trésorerie, est ajustée par le biais des autres éléments du résultat global (« OCI ») au plus faible des montants suivants :

  • gain ou perte sur l'instrument de couverture cumulé depuis la mise en place de la couverture, et
  • variation de la juste valeur de l'élément couvert cumulée depuis la mise en place de la couverture (c'est-à-dire la valeur actualisée de la variation cumulée des flux de trésorerie futurs attendus couverts).

Si le gain ou la perte cumulé sur l'instrument de couverture est supérieur à la variation de la juste valeur de l'élément couvert (situation parfois qualifiée de « sur-couverture »), l'inefficacité correspondante est comptabilisée en résultat. Si le gain ou la perte cumulé sur l'instrument de couverture est inférieur à la variation de la juste valeur de l'élément couvert (situation parfois qualifiée de « sous-couverture »), aucune inefficacité n'apparaît.

Les montants du gain ou de la perte accumulés en capitaux propres sont recyclés dans le compte de résultat lorsque l'élément sous-jacent couvert affecte le résultat (par exemple lorsque la transaction couverte future est comptabilisée). Quand un instrument de couverture arrive à échéance ou est vendu, ou bien lorsque la couverture ne remplit plus les critères de la comptabilité de couverture, le gain ou la perte cumulé enregistré dans les capitaux propres est comptabilisé en résultat en même temps que la transaction future initialement couverte impacte elle-même le compte de résultat. De même, s'il est finalement prévu que les flux de trésorerie futurs couverts ne se réaliseront pas, les gains ou les pertes cumulés sont immédiatement reclassés des capitaux propres, en résultat.

1.10.2 Couverture de juste valeur

Les variations de juste valeur des instruments dérivés qui sont désignés et qualifiés de couverture de juste valeur des instruments des capitaux propres évalués à la juste valeur par OCI, ainsi que les variations de juste valeur des instruments des capitaux propres couverts, sont enregistrés en OCI, sans recyclage en résultat.

Les variations de juste valeur des instruments dérivés qui sont désignés et qualifiés de couverture de juste valeur des autres instruments financiers, ainsi que les variations de juste valeur des actifs et passifs dont le risque est couvert sont enregistrées en résultat. De ce fait, le gain ou la perte relatif à la part inefficace est directement reconnu en résultat.

1.10.3 Couverture d'investissement net

La comptabilité de couverture d'investissement net dans des opérations étrangères est identique à celle de la couverture des flux de trésorerie. Le gain ou la perte sur l'instrument de couverture lié à la part efficace de la couverture est enregistré en capitaux propres. Le gain ou la perte lié à la part inefficace est immédiatement enregistré dans le compte de résultat. Les gains et pertes accumulés en capitaux propres sont enregistrés dans le compte de résultat lors de la cession de l'entité étrangère.

1.10.4 Approche du coût de couverture

Lorsqu'une partie seulement d'un dérivé (par exemple, la variation de valeur intrinsèque d'une option achetée ou la variation de l'élément au comptant d'un contrat à terme) est désignée comme instrument de couverture, le Groupe applique un traitement comptable prévu spécifiquement par IFRS 9, appelé « approche du coût de couverture », et

permettant de réduire la volatilité du résultat. L'approche du coût de couverture n'est pas appliquée pour les relations de couverture visant à couvrir les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par OCI sans recyclage en résultat.

Selon l'approche du coût de couverture, si seule la variation de valeur intrinsèque d'une option est désignée comme instrument de couverture, la variation de juste valeur de la valeur temps de l'option est différée en OCI puis recyclée en résultat selon des modalités qui dépendent de la nature de l'élément couvert :

  • si l'élément couvert est lié à une transaction (par exemple, un achat futur libellé dans une monnaie étrangère) lorsque la transaction couverte affecte le résultat ;
  • si l'élément couvert est lié à un intervalle de temps (par exemple, la juste valeur d'un élément dans un intervalle de temps donné) – sur la période de la couverture.

Une approche similaire s'applique :

  • aux variations de l'élément report / déport d'un contrat à terme lorsque seule la variation de l'élément au comptant du contrat est désignée comme instrument de couverture ; et
  • aux variations du spread relatif au risque de base des opérations en monnaie étrangère (foreign currency basis spread) lorsque ce dernier est séparé d'un instrument financier et exclu de la désignation de cet instrument financier comme instrument de couverture.

1.10.5 Produits dérivés ne remplissant pas les conditions requises par la comptabilité de couverture

La plupart des dérivés utilisés par le Groupe sont achetés dans un but de couverture ou, par exemple, comme une alternative pour augmenter l'exposition à certaines classes d'actifs via des positions synthétiques. Cependant, compte tenu des exigences d'IFRS 9, seules les couvertures remplissant les conditions requises sont éligibles à la comptabilité de couverture décrite ci-dessus. Les variations de juste valeur des instruments dérivés qui ne remplissent pas les conditions requises sont immédiatement enregistrées dans le compte de résultat.

Le Groupe détient des actifs financiers qui comportent également des produits dérivés incorporés. Un dérivé incorporé dans un instrument hybride n'est pas séparé dans la mesure où le contrat hôte est un actif financier dans le champ d'application d'IFRS 9 ; l'instrument financier hybride dans son ensemble est classifié en appliquant l'approche décrite dans le paragraphe 1.9.2.1. Inversement, si le contrat hôte est un passif financier entrant dans le champ d'application d'IFRS 9 et n'est pas évalué à la juste valeur par résultat, le dérivé incorporé est séparé du contrat hôte dans la mesure où l'impact est jugé significatif, sauf si les caractéristiques économiques et les risques que présentent le dérivé incorporé et le contrat hôte sont étroitement liés. Dans ce cas, le contrat hôte est comptabilisé comme un passif financier entrant dans le champ d'application d'IFRS, 9 et le dérivé séparé est comptabilisé à la juste valeur par résultat avec la possibilité d'être éligible en tant qu'instrument de couverture.

1.11 ACTIFS ET PASSIFS DESTINÉS À LA VENTE DONT CEUX RELATIFS À DES ABANDONS D'ACTIVITÉ

Cette catégorie comprend les actifs, notamment des immeubles et activités destinés à être cédés ou abandonnés dans les douze mois qui suivent. Les filiales destinées à être cédées demeurent dans le périmètre de consolidation jusqu'au jour où le Groupe en perd le contrôle effectif. Les actifs et activités (actifs et passifs) concernés sont évalués à la valeur la plus faible entre la valeur nette comptable et la juste valeur diminuée des coûts de cession. Ils sont présentés dans l'état de la situation financière dans des postes d'actifs et de passifs séparés. Les comptes de passifs (hormis les fonds propres) des filiales destinées à être cédées sont comptabilisés séparément au passif de l'état consolidé de la situation financière, sans compensation avec les actifs.

Dans le cas d'un abandon d'activité représentant soit une ligne de métier, une zone géographique principale et distincte ou une filiale acquise uniquement dans l'optique de la revendre, la contribution après impôts est comptabilisée sur une ligne particulière du compte de résultat. À des fins de comparabilité, les mêmes principes sont appliqués dans la

présentation du compte de résultat de l'exercice précédent inclus dans les états financiers. Ce poste séparé comprend également la plus ou moins-value après impôts enregistrée lors de la cession de l'activité à la date de la perte de son contrôle.

1.12 TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE

La trésorerie comprend les espèces disponibles. Les équivalents de trésorerie sont des investissements liquides à court terme qui sont convertibles facilement en espèces et peu volatils.

1.13 CAPITAUX PROPRES TOTAUX

1.13.1 Capital social

Les actions ordinaires sont classées en capitaux propres s'il n'existe pas d'obligation contractuelle de remettre à leurs détenteurs de la trésorerie ou d'autres actifs.

Les coûts complémentaires, nets de taxes, directement imputables à l'émission d'un instrument de capitaux propres viennent en déduction de la valeur de l'instrument émis.

1.13.2 Dettes subordonnées à durée indéterminée

La classification des dettes subordonnées à durée indéterminée, ainsi que de la charge d'intérêt correspondante le cas échéant, entre les postes de capitaux propres (dans le poste « Autres réserves ») ou de dettes s'effectue sur la base des clauses des contrats, sans prendre en considération les perspectives de remboursement éventuel lié à des contraintes économiques (surcoût lié aux clauses de majoration d'intérêts ou attentes des actionnaires par exemple).

1.13.3 Instruments financiers composés

Tout instrument financier émis par le Groupe comportant à la fois une composante de capitaux propres (par exemple, certaines options permettant de convertir un instrument de dette en un instrument de capitaux propres de la Société) et un instrument de dette (comportant une obligation contractuelle de remettre de la trésorerie) est classé distinctement au passif de l'état de la situation financière, la composante de capitaux propres étant présentée en capitaux propres du Groupe (dans le poste « Autres réserves ») et la composante de dette – au sein des dettes de financement. Les profits et les pertes associés à des remboursements ou des refinancements de la composante de capitaux propres sont présentés en variation de capitaux propres.

1.13.4 Titres d'autocontrôle

Les titres d'autocontrôle (actions propres) et les coûts directement associés sont généralement portés en diminution des capitaux propres consolidés. Lorsque ces titres sont par la suite vendus, ou réémis, toute contrepartie reçue est enregistrée dans les capitaux propres consolidés, nette d'impôts et des coûts directement associés.

Par exception, lorsque les titres d'autocontrôle sont détenus par des fonds d'investissement destinés à procurer aux investisseurs des rendements déterminés en fonction des parts du fonds, ou bien en tant qu'éléments sous-jacents des contrats d'assurance avec des éléments de participation directe (ou des contrats d'investissement avec des éléments de participation discrétionnaire), ces titres d'autocontrôle sont comptabilisés en tant que placements financiers évalués à la juste valeur par résultat en application de l'option de juste valeur prévue par IFRS 9 et ne sont donc pas déduits des capitaux propres.

1.13.5 Actions de préférence

Les actions de préférence émises par le Groupe sont comptabilisées en capitaux propres lorsqu'il n'y a pas d'obligation contractuelle de rembourser le nominal et qu'il n'y a pas d'obligation contractuelle de verser une rémunération.

1.14 CONTRATS D'ASSURANCE, CONTRATS D'INVESTISSEMENT AVEC PARTICIPATION DISCRETIONNAIRE ET CONTRATS DE REASSURANCE DETENUS

Dans l'état de la situation financière, (i) les contrats d'assurance et les contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire émis et (ii) les contrats de réassurance détenus sont agrégés par portefeuille et présentés séparément, en fonction de leurs soldes à la date de clôture, conduisant aux quatre catégories suivantes :

  • la valeur comptable des portefeuilles de contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire qui sont des actifs;
  • la valeur comptable des portefeuilles de contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire qui sont des passifs;
  • la valeur comptable des portefeuilles de contrats de réassurance détenus qui sont des actifs; et
  • la valeur comptable des portefeuilles de contrats de réassurance détenus qui sont des passifs.

La norme IFRS 17 – Contrats d'assurance s'applique à ces contrats comme détaillé dans les paragraphes 1.14.1 à 1.14.9 ciaprès.

En appliquant IFRS 17, le Groupe exerce des jugements et estimations significatifs. Les jugements qui ont les effets les plus significatifs sur les montants comptabilisés dans les États Financiers consolidés concernent la classification des contrats, leur niveau d'agrégation et leur évaluation.

En particulier, le Groupe porte des jugements significatifs sur les données utilisées, les hypothèses relatives aux périodes futures ainsi que les autres sources d'incertitude à la date de clôture, et a recours à des techniques d'estimation pour évaluer les contrats d'assurance. Ces hypothèses et estimations font l'objet de revues régulières sur la base des changements résultant des faits et circonstances (y compris les évolutions de marché), qui conduisent à des ajustements dans l'évaluation des contrats.

Le Groupe utilise notamment des hypothèses pour projeter les flux de trésorerie futurs et s'assure de les calibrer pour qu'elles reflètent de manière adéquate les incertitudes sous-jacentes. En dehors des hypothèses de marché, les autres hypothèses sont fondées sur la dernière « meilleure estimation » (« best estimate ») disponible (à partir de données historiques et de jugements d'experts) et incluent les informations suivantes : ratio de sinistralité, meilleure estimation des prévisions de chute, comportement des assurés (la dynamique de chute, le choix de rentes à taux garanti), et décisions de gestion (par exemple la politique de versement de participation discrétionnaire).

En assurance non Vie, les techniques d'estimation utilisées pour évaluer les provisions techniques reposent sur différents modèles de projections actuarielles, fondés sur (i) les caractéristiques clés des portefeuilles (en matière de risque, politique de souscription et de sinistres), (ii) la qualité, la pertinence et la cohérence au fil du temps des données statistiques disponibles, (iii) la sélection d'hypothèses actuarielles et de modèles pertinents, et (iv) la capacité à interpréter et justifier économiquement les niveaux de résultats projetés, quantitativement et qualitativement.

En assurance Vie et Epargne, les techniques d'estimation utilisées pour évaluer les contrats reposent sur les projections des composantes clés des états financiers statutaires, à savoir les revenus et charges relatifs aux assurés, les obligations participatives, ainsi que les placements en représentation de ces engagements.

Les principales hypothèses pouvant engendrer des changements significatifs dans l'estimation des flux de trésorerie futurs concernent (i) les taux de mortalité, morbidité et longévité, (ii) le comportement des assurés (du fait des résiliations et des rachats), (iii) les pourcentages de participation et les taux crédités, et (iv) les frais généraux.

De façon plus spécifique, les hypothèses effectuées en matière de taux d'actualisation, de niveau de confiance pour l'ajustement pour risque au titre du risque non financier et de profil de reconnaissance de la marge sur services contractuels des contrats participatifs directs sont expliquées au paragraphe 1.14.5 et les informations quantitatives relatives à ces hypothèses sont présentées dans la note 7.

1.14.1 Définition et classification

Un contrat d'assurance est un contrat selon lequel un émetteur prend en charge un risque d'assurance significatif pour le titulaire de police (l'assuré) en convenant d'indemniser celui-ci si un événement futur incertain spécifié (l'événement assuré) l'affecte de manière défavorable. Tous les droits et obligations substantiels (y compris ceux découlant de dispositions légales ou réglementaires) du contrat sont pris en considération lors de l'évaluation de l'éventuel transfert d'un risque d'assurance significatif, ce qui nécessite de faire preuve de jugement. En substance, les services prévus au contrat d'assurance qui sont fournis à l'assuré incluent la couverture d'assurance et, le cas échéant, un service de rendement d'investissement, correspondant à la génération d'un rendement d'investissement pour l'assuré ayant souscrit un contrat d'assurance sans élément de participation directe, et un service lié à l'investissement, correspondant à la gestion des éléments sous-jacents au nom de l'assuré ayant souscrit un contrat d'assurance avec éléments de participation directe.

Contrats d'assurance avec éléments de participation directe

Le Groupe classe comme contrat d'assurance avec éléments de participation directe (contrat participatif direct) un contrat par lequel (i) les conditions contractuelles précisent que l'assuré a droit à une part d'un portefeuille d'éléments sousjacents clairement défini, (ii) le Groupe s'attend à verser à l'assuré une somme correspondant à une part substantielle du rendement obtenu sur la juste valeur des éléments sous-jacents, et (iii) le Groupe s'attend à ce que toute variation des sommes à verser à l'assuré soit attribuable, dans une proportion substantielle, à la variation de la juste valeur des éléments sous-jacents. En plus du transfert d'un risque d'assurance significatif à l'émetteur, un contrat participatif direct repose substantiellement sur la fourniture d'un service lié à l'investissement par lequel une entité promet un rendement sur des éléments sous-jacents (le lien doit être exécutoire), ainsi qu'une participation contractuellement spécifiée. Les éléments sous-jacents déterminent certains des montants payables aux assurés et peuvent comprendre tout type d'éléments (par exemple un portefeuille d'actifs de référence, des éléments techniques, l'actif net de l'entité ou un sousensemble spécifié de l'actif net de l'entité). La nature des éléments sous-jacents dépend principalement de la réglementation locale et des caractéristiques des produits. Le Groupe détermine, en se fondant sur ses attentes au moment de la souscription du contrat, si les conditions ci-dessus sont respectées; il n'a pas à réévaluer les conditions ultérieurement, à moins que le contrat ne soit modifié.

Contrats d'assurance sans éléments de participation directe

Le Groupe classe comme contrat d'assurance sans éléments de participation directe un contrat d'assurance qui n'est pas un contrat d'assurance avec éléments de participation directe, à savoir :

  • un contrat d'assurance avec des éléments de participation indirecte (contrat participatif indirect) car le paiement aux assurés dépend du rendement obtenu sur la juste valeur des éléments sous-jacents, sans satisfaire toutefois aux critères définis pour les contrats d'assurance avec éléments de participation directe ; ou
  • un contrat d'assurance sans aucun élément de participation (contrat non participatif) car le paiement aux assurés ne dépend pas du rendement obtenu sur la juste valeur des éléments sous-jacents.

Contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire

Le Groupe classe comme contrat d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire un instrument financier qui confère à un investisseur donné le droit contractuel de recevoir à la fois une somme qui n'est pas à la discrétion de l'émetteur (habituellement le solde du compte de l'assuré ou la valeur de l'unité de compte) et un montant additionnel soumis à la discrétion de l'émetteur, qui est censé représenter une part importante du total des prestations contractuelles.

Quand bien même ces contrats ne correspondent pas à la définition d'un contrat d'assurance (car ils n'incluent pas un transfert d'un risque d'assurance significatif), IFRS 17 s'applique à ces contrats car le Groupe émet par ailleurs des contrats d'assurance. Suivant les dispositions de la norme, les contrats d'investissements avec éléments de participation discrétionnaire émis par AXA sont jugés répondre aux critères des contrats d'assurance avec éléments de participation directe.

Le Groupe détient par ailleurs des contrats d'investissement sans participation discrétionnaire qui n'entrent pas dans le périmètre d'IFRS 17 ; pour ces contrats, la norme IFRS 9 – Instruments financiers s'applique (cf. paragraphe 1.15).

1.14.2 Séparation des composantes d'un contrat d'assurance

Les composantes suivantes sont séparées des contrats: (i) dérivés incorporés distincts, dans la mesure où ils remplissent certains critères, (ii) composantes d'investissement distinctes et (iii) obligations de performance distinctes, telle que l'obligation de fournir un service ou un produit non-assurance. Ces composantes sont comptabilisées séparément par le Groupe selon les normes applicables.

Après avoir effectué cette séparation, le Groupe applique IFRS 17 à toutes les composantes restantes du contrat d'assurance hôte. Toutes ces composantes restantes, y compris les dérivés incorporés et les composantes d'investissement qui n'ont pas été séparées du contrat hôte, sont considérées en substance comme un seul contrat d'assurance.

1.14.3 Niveau d'agrégation des contrats d'assurance

Le niveau d'agrégation des contrats constitue le fondement de l'évaluation des contrats et de la mesure de leur profitabilité. Pour définir le niveau d'agrégation à utiliser, chaque entité du Groupe procède ainsi :

  • les portefeuilles de contrats sont d'abord identifiés, chacun d'eux ne comprenant que des contrats soumis à des risques similaires et gérés ensemble ;
  • ces portefeuilles sont ensuite ventilés par cohorte annuelle (IFRS 17 telle que publiée par l'IASB interdisant d'inclure dans un même groupe des contrats émis à plus d'un an d'intervalle). Cependant, par exception, AXA a retenu l'option autorisée par l'Union européenne de ne pas appliquer cette disposition :
  • o aux groupes de contrats d'assurance avec éléments de participation directe et aux groupes de contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, dont les flux de trésorerie ont une incidence sur les flux de trésorerie destinés aux assurés d'autres contrats, ou subissent l'incidence de tels flux ; et
  • o aux groupes de contrats d'assurance qui sont gérés sur plusieurs générations de contrats et remplissent certaines conditions, pour lesquels l'application de l'ajustement égalisateur (matching adjustment) a reçu l'accord des autorités de contrôle ;
  • enfin, une répartition supplémentaire est effectuée en fonction du niveau de profitabilité, avec notamment un groupe séparé pour les contrats déficitaires au moment de la comptabilisation initiale.

1.14.4 Comptabilisation initiale

Les groupes de contrats d'assurance émis sont comptabilisés à compter de la première des dates suivantes : (i) le début de la période de couverture du groupe de contrats, ce qui constitue le cas général, (ii) la date à laquelle le premier paiement d'un assuré du groupe devient exigible, et (iii) dans le cas d'un groupe de contrats déficitaires, la date à laquelle le groupe devient déficitaire.

Pour les contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, la date de comptabilisation initiale est la date à laquelle AXA devient partie au contrat.

1.14.5 Modèle général d'évaluation (« BBA »)

Sous IFRS 17, les contrats d'assurance sont, par défaut, évalués selon un modèle général d'évaluation dénommé « Building Block Approach » (« BBA ») car fondé sur une approche par bloc comprenant :

  • les flux de trésorerie d'exécution (« FCF »), qui incluent :
  • o les estimations des flux de trésorerie futurs pondérés par leur probabilité de réalisation ;
  • o un ajustement pour refléter la valeur temps de l'argent (c'est-à-dire en actualisant ces flux de trésorerie futurs) et les risques financiers associés aux flux de trésorerie futurs ; et
  • o un ajustement pour le risque non financier ;
  • la marge sur services contractuels (« CSM ») qui est calculée à l'origine comme la différence entre la prime payée par l'assuré et les FCF attendus, et correspond à la valeur actualisée des profits futurs attendus.

Le Groupe a adopté une approche pour l'année à date (« YTD »), qui consiste à changer le traitement des estimations comptables effectuées dans ses précédents états financiers intermédiaires (c'est à dire au 30 juin).

La BBA s'applique principalement aux contrats Prévoyance et Santé (notamment au Japon), aux contrats d'épargne du fonds général sans éléments de participation directe (presqu'exclusivement en Belgique et, dans une moindre mesure en Espagne) et aux contrats de réassurance acceptée à déroulement long (dont la réassurance de contrats d'épargne avec éléments de participation directe, tel que Préfon en France).

Flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition (« IACF »)

Les IACF sont occasionnés par les frais de vente, de souscription et de création d'un groupe de contrats d'assurance. Lorsque ces IACF sont encourus avant la date de comptabilisation initiale des groupes de contrats d'assurance, ceux-ci sont comptabilisés comme des actifs, qui viennent en déduction de la valeur comptable des contrats d'assurance. Le caractère recouvrable de ces actifs est revu à chaque clôture si des faits et circonstances indiquent qu'ils ont pu se déprécier. Si une perte de valeur est identifiée, la valeur comptable de l'actif au titre des IACF est ajustée et la perte de valeur est comptabilisée en résultat. Quand le groupe de contrats d'assurance est reconnu comptablement, l'actif au titre des IACF correspondant est décomptabilisé et inclus dans l'évaluation de ce groupe.

Estimation des flux de trésorerie futurs

Les FCF comprennent notamment les estimations des flux de trésorerie futurs pondérés par leur probabilité de réalisation au sein du périmètre de chaque contrat déjà comptabilisé. Les flux de trésorerie sont inclus dans le périmètre d'un contrat d'assurance s'ils découlent de droits et obligations substantiels existant au cours de la période de reporting pour laquelle AXA peut contraindre l'assuré à payer les primes ou bien AXA a une obligation substantielle de lui fournir des services. Une obligation substantielle de fournir des services prévus dans un contrat d'assurance cesse notamment lorsqu'AXA a la capacité pratique de réévaluer les risques assurés et peut, en conséquence, fixer un prix ou un niveau de prestations qui reflète intégralement ces risques.

Les estimations objectives des flux de trésorerie attendus à l'intérieur du périmètre des contrats d'assurance, y compris le coût des options et garanties, reposent sur la probabilité pondérée de l'éventail complet des résultats possibles reflétant l'incertitude qui entoure l'échéancier et les montants des flux de trésorerie, déterminé du point de vue du Groupe. Ces estimations doivent être cohérentes avec les prix de marché observables pour des variables de marché qui doivent refléter les conditions existant à la date d'évaluation.

Les flux de trésorerie attribuables aux groupes de contrats d'assurance comprennent les primes versées par les assurés, les paiements de sinistres (déclarés, survenus mais non encore déclarés, ainsi que les sinistres futurs pour lesquels AXA a une obligation substantielle après prise en compte des recours), la participation aux bénéfices attribuée aux assurés, les paiements résultant de l'exercice d'options par les assurés, des frais et commissions, des coûts relatifs aux activités

d'investissement réalisées au bénéfice des assurés (services de rendement d'investissement et services liés à l'investissement).

Les flux de trésorerie suivants ne sont pas inclus dans le périmètre des contrats d'assurance : les produits des placements car ils sont comptabilisés, évalués et présentés séparément en application d'autres IFRS, les coûts des activités d'investissement réalisées au bénéfice des actionnaires, les paiements ou encaissements provenant des contrats de réassurance détenus (ceux-ci étant comptabilisés séparément), ceux pouvant découler de contrats d'assurance futurs, les frais généraux ne procurant pas d'avantage économique à l'exécution des contrats, les impôts sur le résultat qu'AXA ne paie pas ou n'encaisse pas à titre fiduciaire, les flux provenant de composantes séparées des contrats d'assurance et comptabilisés en application d'autres normes IFRS.

Si les primes d'assurance sont d'abord encaissées par un intermédiaire puis transférées à AXA à une date ultérieure, les primes à recevoir de l'intermédiaire sont généralement comptabilisées en flux de trésorerie futurs au sein du groupe de contrats d'assurance concerné, en appliquant IFRS 17.

Taux d'actualisation

En adéquation avec les dispositions d'IFRS 17, AXA a défini une méthodologie Groupe pour le calibrage et la production des « courbes de taux IFRS 17 ». Celles-ci sont utilisées pour actualiser l'estimation des flux de trésorerie futurs faisant partie du périmètre des contrats, et sont appliquées de façon homogène dans toutes les entités AXA.

Si la norme n'impose pas une technique particulière d'estimation pour déterminer les courbes de taux, AXA a choisi d'adopter une approche ascendante (ou « bottom-up »), celle-ci ayant été largement utilisée depuis plusieurs années pour les besoins de l'European Embedded Value (EEV) et Solvabilité II.

Cette approche consiste à utiliser une courbe de taux sans risque de base, fondée sur des swaps pour la majeure partie des devises et sur les taux des obligations d'État pour les autres, ajustée d'une prime de liquidité afin de tenir compte de la rémunération de l'illiquidité observée sur les instruments financiers cotés jusqu'au Last Liquid Point (« LLP »), lequel désigne la maturité la plus longue pour laquelle des titres de dette cotés sont disponibles en quantité suffisante. Un Ultimate Forward Rate (« UFR ») correspondant d'un point de vue macro-économique à la somme des valeurs moyennes historiques des taux d'intérêt réels et des taux cibles d'inflation déterminés par la banque centrale est également pris en compte. Les taux d'actualisation situés dans l'intervalle entre les maturités LLP et UFR sont obtenus par extrapolation.

Les courbes de taux utilisés par AXA pour les principales devises sont synthétisées dans la Note 7.5.

Le Groupe a choisi d'appliquer l' « option OCI » (cf. paragraphe 1.21.2) à tous les portefeuilles de contrats, ce qui permet de de comptabiliser l'effet des changements de taux d'actualisation dans les autres éléments du résultat global.

Ajustement au titre du risque non financier (« RA »)

L'évaluation du RA reflète la rémunération requise par AXA pour la prise en charge de l'incertitude sur le montant et l'échéancier des flux de trésorerie qui est engendrée par le risque non financier lorsqu'AXA exécute ses contrats d'assurance. A cet égard, le Groupe considère qu'un intervalle de confiance entre 62,5 et 67,5 centiles représente un niveau de prudence adéquat pour les provisions techniques sous-jacentes.

Le RA est déterminé en utilisant une approche de type valeur à risque qui reflète le niveau de confiance retenu par rapport aux facteurs de risque associés aux provisions techniques. La valeur à risque est la perte maximale au sein d'un niveau de confiance donné. La mise en œuvre de cette approche varie légèrement selon qu'il s'agisse de l'activité Vie et Épargne ou de l'assurance Dommages. En Vie et Épargne, les groupes de contrats sont d'abord testés en simulant des chocs pour chaque facteur de risque pris isolément, jusqu'à ce que le niveau de confiance retenu soit atteint, afin d'évaluer la variation de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs. Ensuite, les effets de diversification propres au portefeuille de l'entité sont pris en compte à travers l'intégration de la corrélation entre les facteurs de risque. Pour les passifs relatifs aux sinistres survenus en assurance Dommages, la valeur à risque est déterminée par un calcul direct reflétant le niveau de confiance retenu et appliqué sur la distribution complète des probabilités des passifs concernés. Enfin, un effet de diversification

entre entités AXA est intégré afin de prendre en compte le fait qu'il est peu probable que le même risque puisse affecter toutes les entités du Groupe simultanément.

Les variations du RA sont présentées dans le résultat des activités d'assurance (elles ne sont pas décomposées entre un élément de service d'assurance et un élément financier d'assurance).

Marge sur services contractuels (« CSM »)

Pour un groupe de contrats d'assurance, la CSM représente le bénéfice non acquis attribuables aux actionnaires. A l'origine, la CSM est le montant qui compense les FCF, moins la décomptabilisation des IACF (cf. ci-dessus), en d'autres termes la valeur des droits d'AXA qui excède la valeur de ses obligations résultant du contrat d'assurance. En revanche, la CSM ne peut pas être négative. Par conséquent, si les flux de trésorerie attendus sortants excèdent les flux de trésorerie attendus entrants, le groupe de contrats est déficitaire et la perte, qui correspond à un flux de trésorerie attendu sortant net, est immédiatement constatée en charge dans l'état du résultat net consolidé.

A la fin de chaque période ultérieure, AXA réévalue le passif au titre de la couverture restante (« LRC ») qui comprend les FCF liés aux services futurs et la CSM du groupe de contrats. De ce fait, un ajustement de la CSM est effectué à chaque clôture au titre des variations de flux de trésorerie générées par les changements dans les hypothèses techniques (mortalité, morbidité, longévité, rachats, frais, versements futurs…). Un intérêt est également capitalisé sur la CSM selon le taux figé à l'origine du contrat (c'est-à-dire le taux d'actualisation utilisé initialement pour calculer la valeur actualisée des flux futurs estimés).

Par ailleurs, la CSM est progressivement reconnue et incluse dans les produits des activités d'assurance de l'état du résultat net consolidé sur la période de couverture des contrats d'assurance (cf. paragraphe 1.19.1). La fraction de la CSM à comptabiliser au sein des produits des activités d'assurance pour un période donnée, qui reflète la réalisation des services prévus au contrat d'assurance, est déterminée sur la base d'unités de couverture. En pratique, AXA :

  • définit le nombre total d'unité de couverture pour chaque groupe de contrats, qui correspond au volume de services fourni au titre des contrats du groupe durant la période de couverture prévue ;
  • répartit la CSM à la date de clôture (avant la comptabilisation en résultat du montant représentant les services prévus aux contrats d'assurance fournis au cours de la période) également entre chacune des unités de couverture fournies dans la période considérée et celles qu'il est prévu de fournir ultérieurement;
  • comptabilise en résultat le montant de la CSM affecté aux unités de couverture fournies dans la période considérée.

Compte tenu de la diversité des contrats d'assurance, AXA exerce son jugement pour définir les unités de couverture en considérant à la fois le niveau de couverture défini dans le contrat (par exemple, le capital en cas de décès pour un contrat à terme fixe, le solde du compte de l'assuré ou une combinaison des garanties) et la durée attendue de couverture du contrat.

Cependant, la reconnaissance de la CSM en résultat n'a plus lieu d'être si les évolutions défavorables des flux de trésorerie futurs sont supérieures à la CSM restante. Dans ce cas, le groupe de contrats devient déficitaire et la perte est immédiatement comptabilisée en résultat.

Lorsqu'un groupe de contrats est déficitaire, à sa constitution ou ultérieurement, la LRC inclut un élément de perte reflétant la perte comptabilisée en résultat. Tant que le groupe de contrats reste déficitaire, les variations ultérieures du montant de l'élément de perte sont immédiatement comptabilisées en résultat.

Passif au titre des sinistres survenus (« LIC »)

Après la comptabilisation initiale d'un groupe de contrats d'assurance, la valeur comptable du groupe à la fin de chaque période est la somme de deux composants différents : la LRC, qui est relative à la couverture restante (cf. ci-dessus) et la LIC, qui correspond aux FCF relatifs aux services déjà rendus alloués au groupe.

La LIC reflète l'obligation d'AXA d'instruire et de régler les demandes d'indemnisation valides relativement aux événements assurés qui se sont déjà produits, y compris ceux qui n'ont pas été déclarés, et les autres charges engagées au titre de l'assurance, ainsi que de régler d'autres services prévus aux contrats d'assurance déjà fournis, des composantes investissement ou d'autres montants qui ne sont pas liés à la prestation de services prévus aux contrats d'assurance et qui ne font pas partie du passif au titre de la couverture restante.

1.14.6 Méthode d'affectation des primes (« PAA »)

La PAA est utilisée pour la plupart des produits Dommages d'AXA et, dans une moindre mesure, pour certains produits de Prévoyance et Santé.

Il s'agit d'un modèle simplifié, qui est autorisé pour l'évaluation du passif relatif à la période résiduelle de couverture (« LRC »), dans la mesure où cette évaluation n'est pas significativement différente de celle du modèle général d'évaluation (« BBA »), ou que la période de couverture de chaque contrat au sein du même groupe est égale ou inférieure à un an.

Avec ce modèle, la LRC correspond au montant de primes reçues initialement diminué des coûts d'acquisition et des montants déjà reconnus prorata temporis dans les produits des activités d'assurance à la date de clôture. Cependant, la BBA reste applicable pour l'évaluation du passif relatif aux sinistres survenus.

Les flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition (« IACF ») encourus avant la comptabilisation d'un groupe de contrats mesuré avec la PAA sont comptabilisés comme un actif affecté à ce groupe et aux futurs groupes de contrats d'assurance qui comprendront des contrats provenant des renouvellements attendus. En pratique, la part relative aux renouvellements attendus est limitée aux groupes de contrats d'assurance pour lesquels la réalisation d'affaires nouvelles implique le paiement d'une commission d'avance ou d'une sur-commission.

1.14.7 Méthode des honoraires variables (« VFA »)

Le modèle VFA s'applique à une grande partie des produits Vie et Épargne du Groupe (à la fois aux contrats du fonds général et aux contrats en unités de compte), ainsi qu'aux produits de Prévoyance et Santé à déroulement long avec éléments de participation des assurés. Ce modèle d'évaluation est obligatoire pour évaluer les contrats participatifs directs, y compris les contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, et vise à ajuster la marge sur services contractuels (« CSM ») pour refléter la nature variable des honoraires. L'ajustement correspond à la part d'AXA dans les variations de juste valeur des éléments sous-jacents comme expliqué ci-dessous.

La VFA est dérivée du modèle général d'évaluation (« BBA ») dans la mesure où elle repose également sur une approche par bloc. Les principes décrits ci-dessus au paragraphe 1.14.5 s'appliquent donc, ce qui signifie que les passifs sont également constitués des flux de trésorerie d'exécution (« FCF ») et de la CSM. A la comptabilisation initiale, il n'y a pas de différence entre la BBA et la VFA (à l'exception des groupes de contrats d'assurance exemptés de l'exigence de cohorte annuelle). Cependant, la méthodologie diffère pour les évaluations ultérieures puisque, dans le modèle VFA, la CSM absorbe :

  • les variations d'expérience générées sur la période par les éléments sous-jacents, y compris la variation des commissions assises sur ces éléments sous-jacents;
  • les conséquences des changements d'hypothèses techniques et financières;
  • l'effets des variations des risques financiers non liés aux éléments sous-jacents (telles que les options et garanties).

Les hypothèses RW sont basées sur les études du Chef économiste du Groupe, lesquelles s'appuient sur le département Recherche et Stratégie d'investissement d'AXA IM pour les aspects court terme et sur les publications académiques, les études d'organisations internationales (par exemple FMI, Banque Mondiale) et des modèles structurels spécifiques pour les aspects long terme. Les hypothèses RW sont revues et validées par le Comité des hypothèses économiques du Groupe (« Group Economic Assumptions Committee »), en charge de déterminer les hypothèses économiques devant être utilisées dans différents processus Groupe et locaux. Ce comité est co-dirigé par le Directeur Financier du Groupe et le Directeur des Risques du Groupe.

L'option atténuation des risques (« risk mitigation option ») s'applique à certains groupes de contrats et permet de réduire ou d'éliminer toute non-concordance (mismatch) comptable qui pourrait résulter de la couverture des risques financiers affectant la CSM de par l'utilisation (i) de dérivés, (ii) d'actifs financiers évalués à la juste valeur par résultat, lorsque ces instruments sont détenus au sein du fonds des actionnaires, ou (iii) de contrats de réassurance. Cette option autorise, prospectivement à compter de la date de transition à IFRS 17 au 1er janvier 2022, de ne pas ajuster la CSM pour les variations des FCF et de la part revenant au Groupe dans la juste valeur des éléments sous-jacents faisant l'objet de la couverture et, à la place, prévoit d'inclure en résultat les produits et charges correspondants. Cette option ne peut s'appliquer que si AXA a précédemment documenté un objectif et une stratégie de couverture du risque financier. En particulier, une compensation économique doit exister entre les contrats d'assurance et les instruments de couverture et le risque de crédit ne doit pas avoir d'effet dominant sur la compensation économique. L'option d'atténuation des risques ne peut être arrêtée ultérieurement (sans aucun retraitement des ajustement antérieurs) que si ces conditions ne sont plus remplies.

1.14.8 Décomptabilisation des contrats d'assurance

Un contrat d'assurance est décomptabilisé du groupe de contrats auquel il appartient en cas d'extinction, de transfert ou de modification de ses termes entraînant la comptabilisation d'un nouveau contrat dans un nouveau groupe. La décomptabilisation des contrats d'assurance conduit à éliminer leurs flux de trésorerie d'exécution (« FCF ») et à ajuster la marge sur services contractuels (« CSM ») du groupe de contrats, sans générer un effet direct et immédiat en résultat, à moins que le groupe de contrats devienne déficitaire ou vide de tout contrat. Selon l'origine de la décomptabilisation, la CSM du groupe de contrats est ajustée :

  • en cas d'extinction du contrat d'assurance, du même montant qui est éliminé des FCF;
  • en cas de transfert de portefeuille à un tiers, de la différence entre le montant éliminé des FCF et la prime payée au tiers ;
  • en cas de modification de contrats d'assurance (nécessitant une décomptabilisation suivie de la comptabilisation dans un nouveau groupe de contrats), de la différence entre le montant éliminé des FCF et tout montant supplémentaire de primes payée par l'assuré du fait de la modification. En pratique, cela signifie que l'ajustement global de la CSM induit par la modification est réparti entre le groupe de contrats initial et le nouveau groupe, en fonction de la prime théorique que l'entité aurait exigée si elle avait, à la date de modification du contrat, conclu un contrat selon des conditions équivalentes à celles du nouveau contrat.

Enfin, si un contrat d'assurance est décomptabilisé en raison de son transfert à un tiers ou d'une modification, le montant résiduel précédemment comptabilisé dans les autres éléments du résultat global (« OCI ») est reclassé en résultat lorsque le modèle général d'évaluation (« BBA ») s'applique mais est maintenu en OCI si la méthode des honoraires variables (« VFA ») s'applique.

1.14.9 Contrats de réassurance

Le Groupe effectue des opérations d'acceptation et de cession de réassurance dans le cours normal de ses activités. Les acceptations en réassurance consistent en la prise en charge par le Groupe de certains risques d'assurance souscrits par d'autres sociétés, et induisent la comptabilisation de groupes de contrats de réassurance émis. Les cessions de réassurance correspondent au transfert du risque d'assurance, ainsi que des primes correspondantes vers d'autres réassureurs qui partageront les risques. Le Groupe vise ainsi à réduire le montant des pertes éventuelles résultant de sinistres en réassurant certains niveaux de risque souscrit, ce qui induit la comptabilisation de groupes de contrats de réassurance détenus.

Les groupes de contrats de réassurance émis et les groupes de contrats de réassurance détenus appliquent le modèle général d'évaluation (« BBA ») ou la méthode d'affectation des primes (« PAA ») décrites dans les paragraphes précédents dès lors qu'il y a un transfert de risque d'assurance significatif; dans tous les cas, ces groupes ne sont pas éligibles à la méthode des honoraires variables (« VFA ») car les contrats de réassurance n'incluent pas d'éléments de participation directe. Comme les spécificités des traités peuvent affecter leur classification, chaque contrat de réassurance est soumis à une analyse détaillée par AXA afin de déterminer le traitement comptable approprié.

Alors que la comptabilisation et l'évaluation des contrats de réassurance émis sont similaires aux contrats d'assurance émis, certaines spécificités, décrites ci-après, s'appliquent aux contrats de réassurance détenus.

Date de comptabilisation initiale

La comptabilisation des groupes de contrats de réassurance détenus dépend du type de couverture. Lorsque le contrat de réassurance détenu prévoit une couverture proportionnelle, la date de comptabilisation du groupe correspond à la date de comptabilisation par AXA du contrat d'assurance sous-jacent. Lorsque le contrat de réassurance détenu ne prévoit pas de couverture proportionnelle, le groupe de contrats de réassurance est comptabilisé au plus tôt entre le début de la période de couverture du groupe de contrats d'assurance sous-jacents et la date à laquelle l'entité comptabilise un groupe de contrats d'assurance sous-jacents déficitaire.

Périmètre du contrat

Pour les contrats de réassurance détenus, les flux de trésorerie sont inclus dans le périmètre du contrat de réassurance si AXA a le droit substantiel de recevoir des services du réassureur ou l'obligation substantielle de payer des primes au réassureur. En fonction de la relation entre le périmètre des contrats d'assurance et celui des contrats de réassurance détenus, le traité de réassurance peut dans certains cas offrir une protection pour des contrats d'assurance qu'AXA n'a pas encore émis. Cependant, la valeur comptable d'un contrat de réassurance détenu est nulle tant qu'aucun flux de trésorerie n'est survenu ou aucun service n'est reçu.

Evaluation

De façon similaire aux contrats d'assurance sous-jacents, la PAA est utilisée pour les couvertures court terme de réassurance alors que les couvertures long terme sont évaluées avec la BBA.

L'évaluation des contrats de réassurance détenus suit un principe d'effet miroir aux contrats d'assurance sous-jacents, ce qui amène à estimer la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs des contrats de réassurance détenus en utilisant des hypothèses cohérentes avec celles utilisées pour les contrats d'assurance sous-jacents. L'actif de réassurance résulte ainsi de l'utilisation d'hypothèses identiques à celles retenues par AXA pour les contrats d'assurance sous-jacents, ces hypothèses servant à déterminer les recouvrements attendus. En pratique, certains contrats de réassurance détenus par AXA offrent une protection pour des contrats sous-jacents qui sont inclus dans différents groupes.

Cependant, utiliser des hypothèses cohérentes peut ne pas impliquer l'utilisation des mêmes hypothèses que celles utilisées pour évaluer les contrats sous-jacents si ces hypothèses ne sont pas applicables au contrat de réassurance détenu. En pratique, l'utilisation du même taux d'actualisation pourrait ne pas être appropriée, en particulier si le contrat de réassurance est entré en vigueur après le début de la période de couverture des contrats sous-jacents. De plus, les flux

de trésorerie provenant du contrat de réassurance détenu incluent un ajustement pour l'effet du risque de non-exécution de la part de l'émetteur du contrat de réassurance, en tenant compte de l'effet d'un collatéral et des pertes découlant de litiges.

A l'initialisation, la couverture de réassurance, en échange d'une prime de réassurance, est mesurée comme étant :

  • la part du réassureur dans la valeur actualisée des flux de trésorerie attendus générés par les contrats d'assurance sous-jacents, y compris un ajustement pour refléter le fait que le réassureur pourrait contester la couverture ou ne pas remplir ses obligations prévues au contrat (risque de non performance/contrepartie); et
  • généralement un « coût net » (un « gain net » peut cependant se produire dans certains cas) qui, en substance, constitue une marge sur services contractuels (« CSM ») négative correspondant au coût payé au réassureur en fonction de la tarification du contrat de réassurance et évalué indépendamment de la CSM provenant des contrats d'assurance sous-jacents.

Les mécanismes des modèles de mesure sont les mêmes que ceux des contrats d'assurance sous-jacents à la différence que le concept de CSM est remplacé par le concept de coût ou gain net. Ce coût ou ce gain net est différé et comptabilisé en résultat tout au long de la période de couverture en ligne avec la fourniture du service de réassurance. Cependant, si le coût net d'achat de réassurance concerne des événements passés, représentés par des contrats de réassurance rétrospectifs tels que des protections de développement défavorable de sinistres survenus, tout coût net constaté à l'initialisation est immédiatement comptabilisé en résultat.

Par la suite, à la fin de chaque période, la valeur comptable du coût ou du gain net relatif aux contrats de réassurance détenus est ajustée pour refléter les changements d'estimation. Cependant, si AXA comptabilise des pertes en résultat sur les contrats sous-jacents en raison de développement défavorable dans les estimations de flux de trésorerie d'exécution, les changements correspondants des flux de trésorerie des contrats de réassurance détenus sont également comptabilisés en résultat et par conséquent n'ajuste pas le coût ou le gain net différé du groupe de contrats de réassurance détenus. De ce fait, il n'y a pas d'effet en résultat sur la période dans la mesure où le changement dans les flux de trésorerie d'exécution des contrats sous-jacents est compensé par un changement dans les flux d'exécution des contrats de réassurance détenus.

1.15 CONTRAT D'INVESTISSEMENT SANS ELEMENTS DE PARTICIPATION DISCRETIONNAIRE

Les passifs liés à des contrats d'investissement sans éléments de participation discrétionnaire sont des passifs financiers entrant dans le champ d'application d'IFRS 9. Cette catégorie inclut principalement des contrats en Unités de Compte qui ne répondent pas à la définition de contrats d'assurance et de contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire. Les engagements afférents aux contrats en Unités de Compte sont évalués à leur valeur courante, c'està-dire sur la base de la juste valeur des actifs mis en représentation de ces contrats à la date d'arrêté des comptes, en tenant compte des frais exposés à l'origine (cf. paragraphe 1.8.2).

Conformément à IFRS 9, ces contrats sont comptabilisés comme des dépôts (cf. paragraphe 1.19.2).

Les prélèvements perçus à l'émission de ces contrats et destinés à couvrir des prestations de services futures sont reconnus au passif et enregistrés en résultat sur la base des mêmes critères d'amortissement que ceux utilisés pour les frais exposés à l'origine des contrats.

1.16 DETTES DE FINANCEMENT

Les dettes de financement destinées à financer la marge de solvabilité d'entités opérationnelles ou à acquérir un portefeuille de contrats sont présentées dans l'état de la situation financière de manière distincte des autres dettes et sont comptabilisées au coût amorti.

1.17 AUTRES PASSIFS

1.17.1 Impôt sur les sociétés

La charge (ou gain) d'impôt courant est enregistrée en résultat sur la base des règles locales d'imposition.

Les impôts différés actifs et passifs sont générés par des différences temporaires entre les valeurs comptables et fiscales des actifs et passifs et le cas échéant, par des reports en avant de pertes fiscales non utilisées. Les impôts différés actifs sont constatés dans la mesure où il est probable qu'un bénéfice imposable, sur lequel ces différences temporaires déductibles pourront être imputées, sera disponible en prenant en compte l'existence de groupes fiscaux et de toute exigence réglementaire ou légale en termes de limite (dans les montants ou le temps) du report en avant des crédits d'impôt non utilisés. La recouvrabilité des impôts différés actifs reconnus au cours des périodes passées est revue à chaque clôture.

Un passif d'impôt différé est notamment comptabilisé pour toute différence temporaire imposable liée à une participation dans une société incluse dans le périmètre de consolidation, à moins que le Groupe ne contrôle la date à laquelle la différence temporelle s'inversera et qu'il est probable que la différence temporelle ne s'inversera pas dans un avenir prévisible. En particulier, dès lors que des cessions de titres de sociétés consolidées sont prévues, l'écart entre la valeur comptable des titres de participation dans les comptes consolidés et la valeur fiscale de ces titres chez l'entreprise détentrice donne lieu à la comptabilisation d'un impôt différé (y compris dans le cadre d'un regroupement d'entreprises lorsque le Groupe, en tant qu'acquéreur, a l'intention d'effectuer des cessions externes ou restructurations internes de titres ultérieurement à l'opération d'acquisition). Il en est de même pour les distributions de dividendes décidées ou probables dans la mesure où un impôt de distribution sera dû.

Un passif d'impôt différé lié à la différence temporaire entre la valeur fiscale et la valeur comptable d'un écart d'acquisition déductible fiscalement est constaté dans la mesure où il ne résulte pas de la comptabilisation initiale d'un écart d'acquisition. Cet impôt différé n'est repris qu'en cas de dépréciation de l'écart d'acquisition ou cession des titres consolidés correspondants.

L'évaluation des actifs et passifs d'impôt différé reflète les conséquences fiscales qui résultent de la façon dont le Groupe s'attend, à la date de clôture, à recouvrer ou régler la valeur comptable de ses actifs et passifs. Lorsque l'impôt sur les sociétés est calculé à un taux différent si des dividendes sont versés, l'évaluation des impôts différés retient le taux d'imposition applicable aux bénéfices non distribués. Les effets des dividendes sur l'impôt sur les sociétés ne sont comptabilisés que lorsqu'un passif est enregistré au titre du paiement du dividende.

1.17.2 Engagements sociaux

Les engagements sociaux comprennent les sommes qui seront versées aux employés du Groupe à compter de leur départ à la retraite (indemnité de départ, retraite complémentaire, aide médicale). Pour couvrir les engagements de retraite, certaines législations ont autorisé ou imposé la mise en place de fonds dédiés (plan assets).

Régimes à cotisations définies : des paiements sont effectués par l'employeur auprès d'un tiers (par exemple, un fonds de pension) qui libèrent l'employeur de toute obligation ultérieure, l'organisme se chargeant de verser au salarié les montants de prestations qui lui sont dus. De ce fait, une fois les cotisations payées, aucun passif ne figure dans les comptes du Groupe à l'exception de la charge des cotisations payées aux organismes.

Régimes à prestations définies : les régimes à prestations définies requièrent l'évaluation actuarielle des engagements sur la base des règlements internes de chaque régime. La valeur actualisée des prestations futures de l'employeur, DBO (Defined Benefit Obligation ou valeur actualisée de l'obligation), est calculée chaque année sur la base de projections à long terme de taux de croissance des salaires, de taux d'inflation, de table de mortalité, du taux de rotation des effectifs, de la durée résiduelle d'activité et de la revalorisation des rentes. La valeur inscrite dans l'état de la situation financière au titre des engagements de retraite correspond à la différence entre la Defined Benefit Obligation et les actifs investis en valeur de marché destinés à les couvrir plan par plan. Lorsque le résultat de ce calcul est positif, une provision pour risques

et charges est dotée au passif. Dans le cas inverse, un actif est comptabilisé dans la limite de sa recouvrabilité (plafonnement de l'actif). Les gains et pertes actuariels (ou écarts de réévaluation) dus aux ajustements d'expérience et aux changements d'hypothèses actuarielles sont enregistrés en capitaux propres (dans l'état des produits et charges reconnus sur la période) en totalité sur la période durant laquelle ils ont été constatés. Le rendement réel des actifs de couverture et tout ajustement dû au plafonnement des actifs sont également enregistrés en capitaux propres en excluant le montant induit par le produit d'intérêt généré sur la situation nette en utilisant le taux d'actualisation. L'incidence en résultat se compose essentiellement du coût des services rendus pendant la période (représentant l'augmentation de la dette actuarielle pour une année d'ancienneté supplémentaire) et de l'intérêt net sur la situation nette comptabilisée au bilan d'ouverture (taux d'actualisation multiplié par le passif/(actif) net comptabilisé en début de période et prenant en compte les mouvements attribuables aux paiements de prestations et cotisations au cours de la période). Le coût des services passés est la conséquence de la modification ou de la réduction d'un régime, et l'impact qui en résulte est reconnu immédiatement et totalement en résultat. Les profits et pertes résultant d'une liquidation de régime impactent également le résultat.

À noter que les pertes et gains actuariels historiques cumulés de tous les engagements de retraite ont été enregistrés en report à nouveau au 1er janvier 2004, date de transition aux normes IFRS.

1.17.3 Plans de rémunération fondés sur des actions

Les plans de rémunération dont le paiement est fondé sur des actions du Groupe sont principalement réglés sous forme d'actions.

Tous les plans de rémunération dont le paiement est fondé sur des actions sont évalués à la juste valeur à la date d'octroi, la charge correspondante étant constatée au fur et à mesure sur la période d'acquisition des droits.

Les plans dont le paiement est fondé sur des actions et qui sont réglés en numéraire sont comptabilisés à leur juste valeur et réévalués à chaque clôture, toute variation de juste valeur étant constatée en résultat.

Le plan d'épargne en actions des salariés, AXA Shareplan, établi selon des règles françaises, comprend une formule classique et une formule à effet de levier (avec une application dépendant des spécificités réglementaires locales existant au sein du Groupe).

1.18 PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES ET PASSIFS ÉVENTUELS

1.18.1 Provisions pour restructuration

Les coûts de restructuration autres que ceux qui pourraient être enregistrés à la date d'acquisition dans l'état de la situation financière d'une société acquise font l'objet d'une provision lorsque le Groupe a une obligation présente qui découle d'un contrat ou d'un plan de restructuration détaillé et formalisé dont les principales caractéristiques ont été communiquées aux personnes concernées ou à leurs représentants.

1.18.2 Autres provisions et passifs éventuels

Une provision doit être comptabilisée lorsque le Groupe a une obligation présente (juridique ou implicite) résultant d'un événement passé, qu'il est probable qu'une sortie de ressources sera nécessaire pour régler l'obligation, et que le montant de l'obligation peut être estimé de manière fiable.

Les pertes opérationnelles futures ne sont pas provisionnées. Il en est de même pour les passifs éventuels, à l'exception de ceux identifiés lors d'un regroupement d'entreprises (voir paragraphe 1.3.2).

Les provisions sont déterminées sur la base de la meilleure estimation à la date de clôture de la dépense nécessaire à l'extinction de l'obligation actuelle, actualisée au taux sans risque pour les provisions à long terme.

1.19 PRODUITS LIÉS À TOUTES LES ACTIVITES

1.19.1 Produits des activités d'assurance

Les produits des activités d'assurance reflètent les services des contrats d'assurance rendus par AXA durant la période, et résultent de la diminution du passif au titre de la couverture restante, tenant compte d'éventuelles corrections (ajustement de primes, éléments de perte) et excluant les composantes investissement (montants à rembourser à l'assuré même si l'événement assuré ne se produit pas).

Cependant, la façon dont ces changements sont reflétés dans les produits des activités d'assurance diffère selon les modèles d'évaluation.

Pour les contrats mesurés selon la méthode d'affectation des primes ( « PAA »), les produits des activités d'assurance correspondent au montant de la couverture d'assurance attendu durant la période (ou sur la base de l'écoulement du temps si la différence n'est pas significative).

Pour les contrats mesurés selon le modèle général d'évaluation (« BBA ») et la méthode des honoraires variables (« VFA »), les produits des activités d'assurance correspondent au relâchement du passif au titre de la couverture restante en fonction de la quantité de service fournie, et à une allocation des flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition (cf. paragraphe 1.14.5).

En substance, les montants afférant à la fourniture de service d'assurance incluent :

  • les sinistres attendus, y compris les charges autres que les flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition à l'exception de ceux qui ne contribuent pas à l'exécution des contrats d'assurance (les charges non attribuables);
  • la reprise de l'ajustement pour risques non financier;
  • l'allocation de la marge sur services contractuels ("CSM") à l'exercice.

L'allocation des flux de trésorerie liés au frais d'acquisition représente la portion des primes correspondant au recouvrement de ces flux et est réalisée à chaque période d'une façon systématique sur la base de l'écoulement du temps, un montant équivalent étant comptabilisé en charge des activités d'assurance. Ce mécanisme permet d'inclure dans les produits la part des primes correspondant à la couverture des flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition. Les frais d'acquisition des contrats sont ainsi comptabilisés en résultat non pas lors de leur survenance mais en fonction de la reconnaissance en résultat de la CSM.

1.19.2 Prélèvements issus des contrats d'investissement sans éléments de participation discrétionnaire

La comptabilité de dépôt s'applique aux contrats d'investissement sans éléments de participation discrétionnaire (cf. paragraphe 1.15.3). Ainsi, les primes collectées au titre de ces contrats sont enregistrées comme des dépôts après déduction des prélèvements. Les revenus de ces contrats sont constitués des prélèvements liés à l'émission, la gestion d'actifs, l'administration et le rachat de ces contrats. Les prélèvements initiaux correspondant à des services futurs sont reconnus en résultat sur la durée de vie estimée du contrat.

1.19.3 Produits des autres activités

Les produits des autres activités comprennent principalement :

• les commissions reçues au titre des activités de gestion d'actifs. Comme les entités de gestion d'actifs du Groupe délivrent à leurs clients un service pour la gestion de leurs investissements, les produits liés à ce service devraient théoriquement être reconnus progressivement avec un niveau d'avancement estimé en fonction du passage du temps, ce qui est pertinent dans la mesure où le service est rendu de manière continue sur la durée du contrat. Cependant, IFRS 15 précise que les produits sont comptabilisés seulement dans la mesure où il est hautement probable qu'il n'y aura pas d'ajustement significatif à la baisse de leur montant cumulatif. De ce fait, comme les

montants des commissions de gestion et de performance perçus par le Groupe sont généralement calculés sur la base du montant des actifs sous gestion, ils sont considérés comme des rémunérations variables sujettes à la volatilité du marché et ne sont donc comptabilisés que lorsque l'incertitude sur le montant est levée ;

  • les prestations de service rendues par AXA Assistance ;
  • le Produit Net Bancaire, lequel comprend tous les revenus et dépenses provenant des activités bancaires, y compris les charges d'intérêts non liées au financement, les commissions bancaires, les plus ou moins-values de cessions d'actifs financiers, la variation de juste valeur d'actifs comptabilisés en juste valeur par résultat et celle des instruments dérivés s'y rapportant. Il exclut les charges d'exploitation bancaire et les provisions pour dépréciation sur créances et prêts douteux, qui sont enregistrées dans la rubrique « Charges d'exploitation bancaire » ;
  • les revenus perçus par les sociétés d'assurance sur des activités annexes, notamment les commissions reçues sur la vente ou la distribution de produits financiers.

1.20 CHARGES LIÉES À TOUTES LES ACTIVITES

1.20.1 Charges des activités d'assurance

Les charges des activités d'assurance liées à un groupe de contrats d'assurance émis par AXA sont comptabilisées en résultat lorsqu'elles surviennent, exception faite des montants relatifs aux remboursements des primes et au paiement des avances sur polices. De façon symétrique aux produits des activités d'assurance, les paiements relatifs aux composantes investissement sont exclus des charges des activités d'assurance.

L'ensemble des charges des activités d'assurance correspondent aux montants effectifs des flux de sortie de trésorerie se rapportant au périmètre des contrats, tels qu'identifiés lors de la projection et du calcul de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs (cf. paragraphe 1.14.5). Ces flux de trésorerie sont :

  • ceux directement liés à l'exécution des contrats d'assurance; et
  • ceux pour lesquels le montant ou l'échéancier du paiement sont à la discrétion d'AXA. A cet égard, la variation des flux de trésorerie discrétionnaires est déterminée au moment de la souscription des contrats (par exemple par l'identification de garanties minimum et en déterminant la politique de partage des bénéfices).

1.20.2 Charges nettes des contrats de réassurance détenus

Dans l'état du résultat net consolidé, les charges nettes (les produits nets dans certains cas) des contrats de réassurance détenus sont présentés séparément des charges des activités d'assurance et incluses dans un seul et même agrégat, représentant le net entre les charges des services de réassurance et les sommes recouvrées auprès des réassureurs.

1.20.3 Charges des autres activités

Les charges des autres activités d'AXA incluent les coûts d'acquisition des contrats d'investissement sans éléments de participation discrétionnaire, ainsi que les charges qui sont le pendant des produits des autres activités, à savoir les frais d'acquisition et d'administration relatifs aux autres activités non-assurance d'AXA (ceux comptabilisés par les entités d'assurance, les services d'assistance, les entités de gestion d'actifs et les holdings), et enfin les charges d'exploitation bancaire.

1.21 RESULTAT FINANCIER (HORS COÛT DE L'ENDETTEMENT NET)

1.21.1 Produit des placements

Le produit des placements comptabilisé en résultat consiste en :

  • les revenus financiers nets sur placements des activités non bancaires, y compris le coût des activités d'investissement non incluses dans les flux de trésorerie d'exécution (i.e. celles qui ne sont pas réalisées pour le bénéfice des assurés), nets de dotations aux amortissements sur actifs immobiliers. Cette ligne inclut les intérêts calculés conformément à la méthode du taux d'intérêt effectif pour les instruments de dette et les dividendes reçus des titres de capitaux propres ;
  • les plus et moins-values réalisées sur placements au coût amorti et à la juste valeur par les autres éléments du résultat global (« OCI ») avec recyclage en résultat, nettes de reprises de provisions pour dépréciation à la suite des cessions ;
  • les plus et moins-values réalisées et les variations de juste valeur des actifs évalués en juste valeur par résultat ;
  • la variation des dépréciations des placements.

Les produits et charges d'intérêts liés à l'activité bancaire figurent dans le poste « Produits des autres activités ».

1.21.2 Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance

Les produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance sont présentés dans l'état du résultat net consolidé avec une ventilation entre les contrats d'assurance émis et les contrats de réassurance détenus.

Cet agrégat est constitué de la variation de la valeur comptable des groupes de contrats provenant du risque financier et qui résulte à la fois (i) de l'effet de la valeur temps de l'argent et de ses variations et (ii) de l'effet du risque financier et de ses variations (cela inclut l'effet des variations des taux d'actualisation, des taux de change, de la valeur temps de l'argent et des garanties).

AXA applique cependant l'option consistant à ventiler le total des produits ou charges financiers d'assurance (et de réassurance) entre l'état du résultat net consolidé et les autres éléments du résultat global (« OCI ») afin de limiter la volatilité du résultat (considérant que beaucoup des actifs financiers détenus en contrepartie sont évalués à la juste valeur par OCI sous IFRS 9).

Selon cette option, pour les contrats sans éléments de participation directe, la différence entre la valorisation des passifs avec des taux figés (utilisés pour déterminer l'effet de désactualisation dans les produits ou charges financiers) et leur valorisation avec des taux courants est comptabilisée par AXA en OCI. De la même manière, quand les variations des passifs résultent d'un lien prévu au contrat (indexation) entre l'inflation et des paiements aux assurés, les variations dues à l'inflation qui sont attribuables aux services futurs doivent aussi être considérées comme provenant d'un risque financier et sont donc comptabilisées par AXA via l'OCI, puis recyclées au fur et à mesure des paiements aux assurés. Le montant inclus dans l'état du résultat net consolidé est déterminé par la répartition systématique du montant total attendu des produits ou charges financiers d'assurance (et de réassurance) sur la durée des groupes de contrats. Cette répartition systématique est fondée sur les caractéristiques des contrats, selon que les changements dans les hypothèses relatives au risque financier ont un effet substantiel sur le montant payé à l'assuré ou pas :

  • quand les changements d'hypothèses relatives au risque financier n'ont pas une incidence substantielle sur les sommes payées aux assurés, la répartition systématique est déterminée sur la base des taux d'actualisation à la date de comptabilisation initiale des groupes de contrats mesurés avec le modèle général d'évaluation (« BBA ») et à la date des sinistres survenus pour les groupes appliquant la méthode d'affectation des primes (« PAA ») ;
  • quand les changements d'hypothèses relatives au risque financier ont une incidence substantielle sur les sommes payées aux assurés, la répartition systématique est déterminée sur la base d'un taux qui alloue sur la durée

résiduelle des groupes de contrats, le montant attendu révisé des produits financiers ou charges financières restants, à un taux constant (ce qui correspond à l'approche du taux effectif) ou au taux crédité déterminé en fonction des sommes créditées aux assurés au cours de la période et des sommes que l'entité s'attend à créditer dans les périodes ultérieures (ce qui correspond à l'approche du taux crédité).

AXA applique également l'option OCI pour les contrats participatifs directs. Cette option consiste à comptabiliser dans les produits ou charges financiers d'assurance (avec l'OCI en contrepartie) un montant qui compense exactement les produits et charges inclus dans le résultat net consolidé au titre des éléments sous-jacents, de telle sorte que le montant net de ces éléments présentés séparément soit nulle. Il existe cependant une non-concordance (mismatch) comptable structurellement négative dans l'OCI, du fait qu'AXA évalue certains actifs sous-jacents, notamment les placements immobiliers, au coût amorti. Par conséquent, les gains et pertes latents ne sont pas enregistrés dans les capitaux propres alors que ces mêmes gains et pertes latents sont incorporés dans la valorisation des contrats d'assurance avec une effet inverse en OCI.

1.22 AUTRES PRODUITS ET CHARGES

Les autres produits et charges incluent notamment les autres charges d'assurance correspondant aux frais généraux non attribuables à l'exécution des contrats d'assurance (voir paragraphe 1.14.5) mais exclut les charges des autres activités (cf. paragraphe 1.20.3).

1.23 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE

Les événements postérieurs à la clôture concernent les événements qui se produisent entre la date de clôture et la date d'autorisation de publication des États Financiers consolidés:

  • ces événements conduisent à un ajustement des États Financiers consolidés s'ils contribuent à confirmer des situations qui existaient à la date de clôture ;
  • si tel n'est pas le cas, ces événements se traduisent par la publication d'informations supplémentaires en annexe dans la mesure où celles-ci sont jugées pertinentes et significatives.

NOTE 2 PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

2.1 SOCIETES CONSOLIDEES

2.1.1 Liste des principales sociétés consolidées par intégration globale

Variation de périmètre Pourcentage de
droits de vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
Pourcentage de
droits de vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
Société mère et holdings intermédiaires
AXA Mere Mère
CFP Management 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Group Operations SAS 100,00 100,00 100,00 100,00
Société Beaujon 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA China 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Asia 100,00 100,00 100,00 100,00
France
AXA France IARD 99,92 99,92 99,92 99,92
AXA France Vie 99,77 99,77 99,77 99,77
AXA Protection Juridique 98,52 98,44 98,52 98,44
Avanssur 100,00 99,81 100,00 99,81
AXA France Participations 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Banque 100,00 99,89 100,00 99,89
AXA Banque Financement 65,00 64,93 65,00 64,93
Europe
Allemagne
AXA Versicherung AG 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Lebensversicherung AG 100,00 100,00 100,00 100,00
Deutsche Ärzteversicherung 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Krankenversicherung AG 100,00 100,00 100,00 100,00
Kölnische Verwaltungs AG für Versicherungswerte 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Konzern AG 100,00 100,00 100,00 100,00
Roland Rechtsschutz-Versicherungs-AG 60,00 60,00 60,00 60,00
Royaume-Uni et Irlande
Guardian Royal Exchange Plc 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA UK Plc 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Insurance UK Plc 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA PPP Healthcare Limited 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Insurance Limited 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Life Europe DAC 100,00 100,00 100,00 100,00
30 juin 2023 31 décembre 2022
Variation de périmètre Pourcentage de
droits de vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
Pourcentage de
droits de vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
Espagne
AXA Seguros Generales, S.A. 99,93 99,93 99,93 99,93
AXA Aurora Vida, S.A. de Seguros 99,86 99,86 99,86 99,86
Suisse
AXA Leben AG 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA-ARAG Rechtsschutz AG 66,67 66,67 66,67 66,67
AXA Versicherungen AG 100,00 100,00 100,00 100,00
Italie
AXA Assicurazioni e Investimenti 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA MPS Vita 50,00 50,00 50,00 50,00
+ 1 droit de vote + 1 droit de vote
AXA MPS Danni 50,00 50,00 50,00 50,00
+ 1 droit de vote + 1 droit de vote
AXA MPS Financial 100,00 50,00 100,00 50,00
Belgique et Luxembourg
AXA Belgium SA 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Holdings Belgium 100,00 100,00 100,00 100,00
Yuzzu SA
AXA Assurances Luxembourg
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
100,00
AXA Assurances Vie Luxembourg 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Luxembourg SA 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA XL
AXA XL (sub group) (a) 100,00 100,00 100,00 100,00
Internationale
National Mutual International Pty Ltd. 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Mediterranean Holding SA 100,00 100,00 100,00 100,00
Japon
AXA Holdings Japan 98,70 98,70 98,70 98,70
AXA Life Insurance 100,00 98,70 100,00 98,70
AXA General Insurance Co. Ltd. 100,00 98,70 100,00 98,70
AXA Direct Life Insurance Co. Ltd. 100,00 98,70 100,00 98,70
Hong Kong
AXA China Region Limited 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA General Insurance Hong Kong Ltd. 100,00 100,00 100,00 100,00
Chine
100,00
AXA Tianping 100,00 100,00 100,00
Indonésie
MLC Indonesia 100,00 100,00 100,00 100,00
Thaïlande
AXA Insurance Public Company Limited 99,47 86,35 99,47 86,35

(a) AXA XL opère principalement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Australie, en Suisse, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne, aux Bermudes et au Canada.

30 juin 2023 31 décembre 2022
Variation de périmètre Pourcentage de
droits de vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
Pourcentage de
droits de vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
Corée du Sud
AXA General Insurance Co. Ltd. 99,71 99,71 99,71 99,71
Colombie
AXA Colpatria Seguros 51,00 51,00 51,00 51,00
AXA Colpatria Seguros de vida 51,00 51,00 51,00 51,00
Maroc
AXA Assurance Maroc 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Al Amane Assurance 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Holding Maroc S.A. 100,00 100,00 100,00 100,00
Turquie
AXA Hayat ve Emeklilik A.S. 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Sigorta AS 92,61 92,61 92,61 92,61
AXA Turkey Holding W.L.L 100,00 100,00 100,00 100,00
Mexique
AXA Seguros S.A. de C.V. 100,00 100,00 100,00 100,00
AXA Salud S.A. de C.V. 80,00 80,00 80,00 80,00
Singapour
AXA Financial Services Singapore pte Ltd. 100,00 100,00 100,00 100,00
Inde
AXA India Holding 100,00 100,00 100,00 100,00
Nigéria
AXA Mansard Insurance Plc (Nigeria) 76,48 76,48 76,48 76,48
Brésil
AXA Seguros S.A. 100,00 100,00 100,00 100,00
Autres
AXA Investment Managers (sub group) 97,50 97,48 97,52 97,51
AXA Assistance SA (sub group) 100,00 100,00 100,00 100,00
Colisée Ré 100,00 100,00 100,00 100,00
Architas, Ltd. 100,00 100,00 100,00 100,00

INTERETS MINORITAIRES DES FONDS D'INVESTISSEMENT ET SOCIÉTÉS INMOBILIÈRES CONTROLÉS

Dans la plupart des fonds d'investissement (notamment les fonds d'investissement à capital variable), les intérêts minoritaires sont présentés au passif dans l'agrégat « Intérêts minoritaires des fonds contrôlés ». Au 30 juin 2023, le montant des intérêts minoritaires des fonds comptabilisés dans ce poste s'élève à 6 891 millions d'euros (6 400 millions d'euros au 31 décembre 2022 retraité). Les intérêts minoritaires des fonds d'investissements contrôlés et des sociétés immobilières enregistrés dans les capitaux propres s'élèvent à 1 736 millions d'euros au 30 juin 2023 (1 842 millions d'euros au 31 décembre 2022 retraité).

2.1.2 Principales sociétés consolidées par mise en équivalence

La liste des sociétés consolidées par mise en équivalence présentées ci-dessous n'intègre pas les fonds d'investissement et les sociétés immobilières :

30 juin 2023 31 décembre 2022
Variation de périmètre Pourcentage
de droits de
vote
Pourcentage
d'intérêts
du Groupe
Pourcentage
de droits de
vote
Pourcentage
d'intérêts du
Groupe
France
Neuflize Vie 39,98 39,98 39,98 39,98
Internationale
Philippines AXA Life Insurance Corporation 45,00 45,00 45,00 45,00
Krungthai AXA Life Insurance Company Ltd.
(Thaïlande)
50,00 50,00 50,00 50,00
ICBC-AXA Life Insurance Co., Ltd. (Chine) 27,50 27,50 27,50 27,50
PT AXA Mandiri Financial Services (Indonésie) 49,00 49,00 49,00 49,00
Reso Garantia (Russie) 38,61 38,61 38,61 38,61
Bharti AXA Life (Indie) 49,00 49,00 49,00 49,00
Autre
Capza (Asset Management - France) 66,09 65,44 66,09 65,45
Kyobo AXA Investment Managers Company
Limited (Corée du Sud)
50,00 48,74 50,00 48,75
AXA SPDB Investment Managers Company
Ltd. (Chine)
39,00 38,02 39,00 38,03

Error! Bookmark not defined.

NOTE 3 COMPTE DE RÉSULTAT SECTORIEL

Le Directeur Général d'AXA, agissant en qualité de principal décideur opérationnel, est membre du Conseil d'Administration. Il est assisté par un Comité de Direction dans le pilotage de la gestion opérationnelle du Groupe et par un comité exécutif, appelé le Comité Partners, dans l'élaboration et la mise en œuvre de la stratégie du Groupe. L'information financière relative aux activités des segments d'AXA et celle des sociétés Holdings reportée deux fois par an au Conseil d'Administration est cohérente avec la présentation des États Financiers consolidés.

Les résultats des activités opérationnelles et non opérationnelles sont présentés sur la base de six segments : France, Europe, AXA XL, Asie, Afrique & EME-LATAM, AXA Investments Managers et Entités transversales et Holdings centrales.

Au 30 juin 2023, les Directeurs Généraux supervisant les principaux hubs (respectivement le Directeur Général d'AXA France, le Directeur Général d'AXA en Europe, le Directeur Général d'AXA XL, le Directeur Général d'AXA des marchés internationaux, et le Directeur Général d'AXA Investment Managers) sont membres du Comité de Direction.

Les principales entités transversales et les Holdings centrales sont gérées parallèlement à ces hubs.

France : le marché France comprend les activités Vie, Santé et Dommages, AXA Banque France et les holdings françaises.

Europe : le marché Europe comprend les activités Vie, Santé et Dommages en Suisse, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg, en Espagne, et en Italie, les activités Santé et Dommages au Royaume-Uni et en Irlande, et l'activité Vie chez AXA Life Europe. Les holdings de ces pays sont également incluses dans ce marché.

AXA XL : le marché AXA XL comprend principalement les activités Dommages du Groupe XL, exerçant son activité principalement aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Australie, en Suisse, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne, aux Bermudes et au Canada. Les holdings sont également incluses.

Asie, Afrique & EME-LATAM :

  • le marché Asie comprend les activités Vie, Santé et Dommages au Japon, à Hong Kong, en Thaïlande, et en Chine, les activités Vie et Santé en Indonésie et aux Philippines, ainsi que l' activité Dommages en Corée du Sud. La holding de ces pays sont également incluses.
  • le marché Afrique comprend les activités Vie, Santé et Dommages au Nigeria et les activités Vie et Dommages au Maroc ainsi que l'activité Vie en Inde. Les holdings de ces pays sont également incluses.
  • Le marché EME-LATAM comprend les activités Vie, Santé et Dommages au Mexique, en Turquie, en Colombie et l'activité Dommages au Brésil et en Russie. Les holdings de ces pays sont également incluses.

AXA Investment Managers : le marché AXA Investments Managers comprend l'activité de gestion d'actifs.

Entités transversales et Holdings centrales : les entités transversales et Holding centrales comprennent les entités transversales AXA Assistance, AXA Liabilities Managers, AXA Global Re jusqu'à sa fusion avec AXA SA le 30 juin 2022, ainsi que AXA SA et les autres Holdings centrales.

Les éliminations intersegments comprennent uniquement les opérations entre des entités de différents pays et de différentes activités. Elles concernent principalement des traités de réassurance, des rechargements liés aux garanties d'assistance, des frais de gestion d'actifs, et des intérêts de prêts internes.

La dénomination « Assurance » dans le présent document regroupe les trois activités d'assurance : « Vie », « Dommages » et « Santé ».

3.1 COMPTE DE RESULTAT SECTORIEL CONSOLIDE

30 juin, 2023
(en millions d'euros) Franc
e
Europe AXA XL Internation
al
AXA
IM
Entités
transversales et
Holdings
centrales
Éliminations
intersegments
Total dont activités
d'assurance
Produits des activités d'assurance 10 170 14 766 8 801 5 290 - 723 (556) 39 194 39 750
Prélèvements sur contrats d'investissement
sans participations discrétionnaire
0 88 - 30 - - - 118 118
Produit des autres activtés 68 73 44 16 906 680 (386) 1 403 431
Chiffre d'affaires des activités d'assurance 10 23 14 927 8 845 5 336 906 1 404 (942) 40 715 40 299
Charges des activités d'assurance (8 935) (12 966) (6 838) (4 659) - (718) 490 (33 627) (34 117)
Charges nettes des contrats de réassurance
détenus
(63) (256) (977) (42) - 25 104 (1 209) (1 313)
Charges des autres activités (96) (94) (24) (22) (651
)
(1 059) 440 (1 505) (469)
Charges liées à toutes les activités (9 095 (13 317) (7 839) (4 723) (651 (1 752) 1 034 (36 341) (35 900)
Résultat de toutes les activités )
1 144
)
1 611
1 006 613 )
256
(349) 93 4 374 4 399
Rendement des placements 2 481 3 026 427 2 779 14 151 (258) 8 620 8 727
Produits ou charges liées aux contrats
d'assurance émis
(2 607) (2 567) (203) (2 217) - (4) (4) (7 603) (7 598)
Produits ou charges liées aux contrats de
réassurance deténus
85 (7) 79 (4) - 2 1 155 154
Produits ou charges financiers nets (2 523 (2 574) (124) (2 221) - (2) (4) (7 448) (7 444)
Resultat
financier
hors
coût
de
(41) 452 303 558 14 149 (261) 1 172 1 283
Autres produits et charges (a) (147) (114) (223) (44) (36) 72 (16) (509) (552)
Variation
des
provisions
sur
écarts
d'acquisition
et
autres
immobilisations
incorporelles
- - (1) - - - - (1) (1)
Autres produits et charges courants (147) (114) (224) (44) (36) 72 (16) (510) (553)
Résultat des opérations courantes avant
impôt
955 1 949 1 085 1 127 233 (128) (184) 5 037 5 129
Quote-part de résultat (net de dépréciation)
dans les entreprises mises en équivalence
8 (0) - 179 13 - - 200 187
Charges liées aux dettes de financement (5) (8) (26) (13) (0) (438) 185 (306) (27)
Gain avant impôt 958 1 941 1 059 1 293 246 (567) 1 4 931 5 288
Impôt sur le résultat (177) (426) (221) (214) (65) 111 (1) (994) (1 059)
RÉSULTAT NET 781 1 515 839 1 079 181 (456) - 3 937 4 230
Se répartissant entre:
Résultat net - Part du Groupe 780 1 460 838 1 034 176 (456) - 3 833 4 130
Résultat net - Part des Intérêts minoritaires 1 54 0 44 4 0 - 104 100

(a) Inclut l'effet de l'application de la norme IAS29 relative à l'hyperinflation en Turquie pour €-12 millions (€-11 millions en part du groupe).

France Europe AXA XL International AXA IM Entités
transversales
et Holdings
Éliminations
intersegments
Total dont
activités
d'assurance
(en millions d'euros) centrales
Produits des activités d'assurance 10 730 13 885 9 114 5 070 - 662 (329) 39 133 39 462
Prélèvements sur contrats d'investissement sans
participations discrétionnaire
0 101 - 65 - - - 166 166
Produit des autres activtés 236 92 37 15 945 641 (369) 1 597 424
Chiffre d'affaires des activités d'assurance 10 966 14 079 9 152 5 150 945 1 303 (698) 40 896 40 052
Charges des activités d'assurance (9 491) (13 136) (8 059) (4 397) - (796) 283 (35 597) (35 879)
Charges nettes des contrats de réassurance détenus (276) (102) (361) (154) - 112 122 (658) (780)
Charges des autres activités (97) (145) (21) (59) (643) (1 015) 415 (1 567) (547)
Charges liées à toutes les activités (9 864) (13 383) (8 442) (4 610) (643) (1 698) 819 (37 822) (37 207)
Résultat de toutes les activités 1 103 695 710 540 301 (395) 121 3 074 2 845
Rendement des placements (4 441) (1 036) 469 136 (25) 125 (174) (4 945) (4 799)
Produits ou charges liées aux contrats d'assurance
émis
4 719 2 302 (415) 604 - (11) 0 7 199 7 199
Produits ou charges liées aux contrats de réassurance
deténus
10 (2) 208 64 - 18 (0) 297 298
Produits ou charges financiers nets 4 729 2 300 (207) 668 - 7 (0) 7 497 7 497
Resultat financier hors coût de l'endettement 288 1 264 262 804 (25) 133 (174) 2 551 2 698
Autres produits et charges (a) (b) (68) (73) (178) (41) (34) (19) (35) (450) (378)
Variation des provisions sur écarts d'acquisition et
autres immobilisations incorporelles
- - - - - - - - -
Autres produits et charges courants (68) (73) (178) (41) (34) (19) (35) (450) (378)
Résultat des opérations courantes avant impôt 1 322 1 886 794 1 302 242 (282) (88) 5 176 5 165
Quote-part de résultat (net de dépréciation) dans les
entreprises mises en équivalence
3 0 - (107) 13 - - (91) (104)
Charges liées aux dettes de financement (2) (3) (51) (9) 27 (313) 91 (260) (15)
Gain avant impôt 1 324 1 883 743 1 185 282 (595) 3 4 824 5 046
Impôt sur le résultat (270) (381) (143) (198) (72) 169 (3) (899) (956)
RÉSULTAT NET 1 054 1 502 600 987 209 (426) - 3 925 4 090
Se répartissant entre :
Résultat net - Part du Groupe 1 051 1 462 599 962 204 (427) - 3 852 4 022
Résultat net - Part des Intérêts minoritaires 2 41 1 24 5 0 - 74 68

30 juin, 2022 retraité

(a) Comprend l'effet du processus de cession du portefeuille d'épargne adossé à l'actif général en Belgique.

(b) Inclut l'effet de l'application de la norme IAS29 relative à l'hyperinflation en Turquie pour €-20 millions (€-19 millions en part du groupe).

NOTE 4 TRANSACTION DES ENTITÉS CONSOLIDÉES

4.1 VENTE D'UN PORTEFEUILLE D'EPARGNE ADOSSE A L'ACTIF GENERAL EN ALLEMAGNE

Le 14 juillet 2022, AXA a conclu un accord avec Athora Deutschland GmbH (« Athora Allemagne »), un assureur agréé en Allemagne, relatif à la cession d'un portefeuille de contrats d'assurance vie et de retraite. Selon les termes de l'accord, AXA Allemagne va céder le portefeuille à Athora Allemagne, pour un montant de 660 millions d'euros.

La transaction est soumise aux conditions habituelles, notamment l'obtention des autorisations réglementaires, et devrait être conclue au premier trimestre 2024. Compte tenu de ces circonstances, la classification en actifs et passifs destinés à la vente a été étendue au-delà d'un an.

Les principales classes d'actifs et de passifs présentées en actifs et passifs destinés à la vente sont les suivantes (les montants sont nets des opérations intra-groupes avec les autres entités AXA) :

ACTIFS

(En millions d'euros) 2023
Placements des entreprises d'assurance 12 366
Actifs liés à des contrats d'assurance, contrats d'investissement et à des contrats de réassurance détenus 7
Autres actifs 395
Trésorerie et équivalents de trésorerie 279
TOTAL DE L'ACTIF DESTINÉ À LA VENTE 13 046

PASSIFS

30 juin
2023
(En millions d'euros)
Passifs liés à des contrats d'assurance, à des contrats d'investissement et à des contrats de réassurance détenus 11 976
Autres passifs 914
TOTAL DU PASSIF DESTINÉ À LA VENTE 12 890

Au 30 juin 2023, les autres éléments du résultat global nets reconnus sur la période concernant les actifs financiers et les passifs d'assurance dans le périmètre de l'opération s'élèvent à - 227 millions d'euros.

Au 30 juin 2023, aucun impact relatif à cette transaction n'a été comptabilisé dans le résultat consolidé.

Au 31 décembre 2022, les actifs et les passifs destinés à la vente dans l'état consolidé de la situation financière correspondaient principalement à cette transaction.

Error! Bookmark not defined.

30 juin

NOTE 5 PLACEMENTS

5.1 VENTILATION DES PLACEMENTS

30 juin 2023
Placements tels que présentés dans les états financiers consolidés
Assurance Autres activités TOTAL
Juste
Valeur
Valeur
au
bilan
%
(valeur
au
bilan)
Juste
Valeur
Valeur
au
bilan
%
(valeur
au
bilan)
Juste
Valeur
Valeur
au
bilan
%
(valeur
au
bilan)
Immobilier de placement au coût amorti (a) 40 896 29 699 5,99% 3 025 2 983 14,20% 43 921 32 682 6,32%
Instruments de dette au coût amorti 14 308 15 965 3,22% 11 11 0,05% 14 319 15 975 3,09%
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 269 486 269 486 54,33% 4 919 4 919 23,42% 274 404 274 404 53,07%
Instruments de dette à la juste valeur par résultat – Option
juste valeur
1 677 1 677 0,34% - - 0,00% 1 677 1 677 0,32%
Instruments de dette à la juste valeur par résultat 11 996 11 996 2,42% 51 51 0,24% 12 047 12 047 2,33%
Instruments de dette 297 467 299 123 60,30% 4 980 4 980 23,71% 302 447 304 104 58,81%
Instruments de capitaux propres à la juste valeur par OCI san
s recyclage en résultat
12 367 12 367 2,49% 1 623 1 623 7,73% 13 990 13 990 2,71%
Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat 14 093 14 093 2,84% 542 542 2,58% 14 635 14 635 2,83%
Instruments de capitaux propres 26 459 26 459 5,33% 2 166 2 166 10,31% 28 625 28 625 5,54%
Fonds d'investissement non consolidés à la juste valeur p
ar résultat
18 069 18 069 3,64% 116 116 0,55% 18 185 18 185 3,52%
Autres placements comptabilisés à la juste valeur par rés
ultat détenus par des fonds d'investissement consolidés
21 871 21 871 4,41% 891 891 4,24% 22 762 22 762 4,40%
Sous-total placements financiers (hors prêts) 363 866 365 522 73,69% 8 153 8 153 38,82% 372 019 373 675 72,27%
Prêts au coût amorti 15 700 16 317 3,29% 9 866 9 866 46,98% 25 566 26 183 5,06%
Prêts à la juste valeur par résultat – Option juste valeur 3 726 3 726 0,75% - - 0,00% 3 726 3 726 0,72%
Prêts à la juste valeur par résultat 16 16 0,00% - - 0,00% 16 16 0,00%
Prêts 19 443 20 059 4,04% 9 866 9 866 46,98% 29 309 29 925 5,79%
Total placements financiers 383 309 385 582 77,73% 18 019 18 019 85,80% 401 328 403 601 78,06%
Placements représentant des contrats dont le risque
financier est supporté par l'assuré
80 771 80 771 16,28% - - 0,00% 80 771 80 771 15,62%
PLACEMENTS 504 976 496 052 100,00
%
21 043 21 002 100,00
%
526 019 517 054 100,00
%
Placements (hors ceux représentant des contrats dont le
risque financier est supporté par l'assuré)
424 205 415 281 83,72%

II

31 décembre 2022 retraité
Placements tels que présentés dans les états financiers consolidés
Assurance Autres activités TOTAL
Juste
Valeur
Valeur
au
bilan
%
(valeur
au
bilan)
Juste
Valeur
Valeur
au
bilan
% (valeur
au bilan)
Juste
Valeur
Valeur
au
bilan
%
(valeur
au bilan)
Inmobilier de placement au coût amorti (a) 40 740 28 684 5,80% 2 946 2 896 13,91% 43 686 31 580 6,13%
Instruments de dette au coût amorti 14 248 15 997 3,23% 12 12 0,06% 14 259 16 009 3,11%
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 273 045 273 045 55,19% 3 907 3 907 18,77% 276 953 276 953 53,72%
Instruments de dette à la juste valeur par résultat – Option juste valeur 1 814 1 814 0,37% 0 0 0,00% 1 814 1 814 0,35%
Instruments de dette à la juste valeur par résultat 11 872 11 872 2,40% 66 66 0,32% 11 938 11 938 2,32%
Instruments de dette 300 978 302 728 61,19% 3 985 3 985 19,15% 304 964 306 714 59,49%
Instruments de capitaux propres à la juste valeur par OCI sans recyclage
en résultat
12 704 12 704 2,57% 1 768 1 768 8,49% 14 472 14 472 2,81%
Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat 15 174 15 174 3,07% 680 680 3,27% 15 853 15 853 3,07%
Instruments de capitaux propres 27 878 27 878 5,63% 2 447 2 447 11,76% 30 326 30 326 5,88%
Fonds d'investissement non consolidés à la juste valeur par résultat 18 604 18 604 3,76% 100 100 0,48% 18 705 18 705 3,63%
Autres placements comptabilisés à la juste valeur par résultat
détenus par des fonds d'investissement consolidés
19 558 19 558 3,95% 736 736 3,53% 20 293 20 293 3,94%
Sous-total placements financiers (hors prêts) 367 019 368 769 74,53% 7 269 7 269 34,92% 374 287 376 037 72,94%
Prêts au coût amorti 16 215 16 901 3,42% 10 650 10 650 51,16% 26 864 27 551 5,34%
Prêts à la juste valeur par résultat – Option juste valeur 3 899 3 899 0,79% 0 0 0,00% 3 899 3 899 0,76%
Prêts à la juste valeur par résultat 17 17 0,00% 0 0 0,00% 17 17 0,00%
Prêts 20 131 20 817 4,21% 10 650 10 650 51,16% 30 781 31 467 6,10%
Total placements financiers 387 149 389 586 78,74% 17 918 17 919 86,09% 405 068 407 504 79,04%
Placements représentant des contrats dont le risque financier est
supporté par l'assuré
76 491 76 491 15,46% 0 0 0,00% 76 491 76 491 14,84%
PLACEMENTS 504 380 494 760 100,00% 20 864 20 815 100,00% 525 245 515 575 100,00%
Placements (hors ceux représentant des contrats dont le risque
financier est supporté par l'assuré)
427 890 418 269 84,54%

5.2 IMMOBILIER DE PLACEMENT

L'immobilier de placement comprend les immeubles détenus en direct et les immeubles détenus par l'intermédiaire de sociétés immobilières consolidées.

La valeur au bilan et la juste valeur de l'immobilier de placement au coût amorti se décomposent comme suit :

30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
(En millions d'euros) Valeur
brute
Amortissement Provision
pour
dépréciation
Valeur
au
bilan
Juste
valeur
Valeur
brute
Amortissement Provision
pour
dépréciation
Valeur
au
bilan
Juste
valeur
Immobilier
de
placement
comptabilisé au coût amorti
Activité assurance 32 692 (1 521) (1 471) 29 699 40 896 31 453 (1 449) (1 320) 28 684 40 740
Autres activités 2 983 - - 2 983 3 025 2 896 - - 2 896 2 946
Total 35 675 (1 521) (1 471) 32 682 43 921 34 349 (1 449) (1 320) 31 580 43 686

La variation des provisions pour dépréciation et amortissements cumulés de l'immobilier de placement comptabilisé au coût amorti (toutes activités) se présente comme suit :

Provisions pour dépréciation de l'immobilier
de placement
Amortissements cumulés de l'immobilier de
placement
(En millions d'euros) 30 juin 2023 31 décembre 2022
retraité
31 décembre 2022
retraité
Solde à l'ouverture 1 320 1 216 1 449 1 621
Dotation provision 160 206 74 115
Reprise suite à cession (8) (25) (3) (237)
Reprise suite à revalorisation (23) (78) - -
Autres variations (a) 22 2 1 (50)
Solde à la clôture 1 471 1 320 1 521 1 449

(a) Inclut les impacts liés aux variations de périmètre et aux variations de change

5.3PLUS OU MOINS-VALUES LATENTES SUR PLACEMENTS FINANCIERS

La décomposition des plus ou moins-values latentes sur les placements financiers non encore comptabilisées en compte de résultat se présente comme suit:

Assurance

30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
(en millions d'euros) Coût
amorti
X[Z
Juste
valeur
Valeur
au bilan
XYZ
Plus
values
latents
Moins
values
latentes
Coût
amorti
X[Z
Juste
valeur
Valeur
au bilan
XYZ
Plus
values
latents
Moins
values
latentes
Instruments de dette à la juste valeur par
OCI
284 886 269 486 269 486 11 313 26 713 294 285 273 045 273 045 10 874 32 115
Instruments de dette au coût amorti 15 965 14 308 15 965 19 1 675 15 997 14 248 15 997 26 1 776
Instruments de capitaux propres à la juste
valeur par OCI sans recyclage en résultat
11 430 12 367 12 367 2 479 1 543 12 760 12 704 12 704 1 781 1 837
Prêts au coût amorti 16 317 15 700 16 317 33 650 16 901 16 215 16 901 38 724

(a) Net de dépreciation et y compris surcote-décote et amortissement cumulé.(b) Nette de dépréciations.

Autres Activités

30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
(en millions d'euros) Coût
amorti
X[Z
Juste
valeur
Valeur
au bilan
XYZ
Plus
values
latents
Moins
values
latentes
Coût
amorti
X[Z
Juste
valeur
Valeur
au bilan
XYZ
Plus
values
latents
Moins
values
latentes
Instruments de dette à la juste valeur par
OCI
5 417 4 919 4 919 9 507 4 438 3 907 3 907 6 537
Instruments de dette au coût amorti 11 11 11 0 0 12 12 12 0 0
Instruments de capitaux propres à la juste
valeur par OCI sans recyclage en résultat
1 534 1 623 1 623 181 92 1 739 1 768 1 768 255 226
Prêts au coût amorti 9 866 9 866 9 866 0 0 10 650 10 650 10 650 0 0

(a) Net de dépreciation et y compris surcote-décote et amortissement cumulé.(b) Nette de dépréciations.

Total

30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
(en millions d'euros) Coût
amorti
X[Z
Juste
valeur
Valeur
au bilan
XYZ
Plus
values
latents
Moins
values
latentes
Coût
amorti
X[Z
Juste
valeur
Valeur
au bilan
XYZ
Plus
values
latents
Moins
values
latentes
Instruments de dette à la juste valeur par
OCI
290 303 274 404 274 404 11 322 27 220 298 723 276 953 276 953 10 880 32 651
Instruments de dette au coût amorti 15 975 14 319 15 975 19 1 675 16 009 14 259 16 009 26 1 776
Instruments de capitaux propres à la juste
valeur par OCI sans recyclage en résultat
12 965 13 990 13 990 2 660 1 635 14 499 14 472 14 472 2 036 2 063
Prêts au coût amorti 26 183 25 566 26 183 33 650 27 551 26 864 27 551 38 724

(a) Net de dépreciation et y compris surcote-décote et amortissement cumulé.(b) Nette de dépréciations.

5.4. PLACEMENTS FINANCIERS SUJETS A DEPRECIATION

5.4.1 Ventilation de la valeur des placements sujets à dépréciation

30 juin 2023
(en millions d'euros) Coût avant
dépréciation et
réévaluation à la
juste valeur
Dépréciation Coût après
dépréciation mais
avant réévaluation
à la juste valeur
Revalorisation à la
juste valeur
Valeur
au bilan
Placements financiers pour lesquels la dépréciation est évaluée sur le modèle des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir (Niveau 1)
Instruments de dette au coût amorti 15 904 (16) 15 887 15 887
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 290 242 (50) 290 192 (15 877) 274 315
Instruments de dette 306 145 (66) 306 079 (15 877) 290 202
Prêts au coût amorti 25 146 (51) 25 096 25 096
Prêts au coût amorti 25 146 (51) 25 096 - 25 096
Total 331 292 (117) 331 175 (15 877) 315 298

Placements financiers dont le risque de crédit a augmenté de manière significative pour lesquels la dépréciation est évaluée sur le modèle des pertes de crédit attendues à vie, mais qui ne sont pas des actifs dépréciés (Niveau 2)

Instruments de dette au coût amorti 136 (48) 88 - 88
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 41 (6) 35 (14) 21
Instruments de dette 177 (54) 123 (14) 109
Prêts au coût amorti 602 (8) 594 - 594
Prêts 602 (8) 594 - 594
Total 780 (62) 718 (14) 704

Placements financiers pour lesquels la dépréciation est évaluée sur le modèle des pertes de crédit attendues à vie, mais qui ne sont pas dépréciés dès leur acquisition ou création (Niveau 3)

Instruments de dette au coût amorti - - - - -
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 105 (29) 76 (9) 67
Instruments de dette 105 (29) 76 (9) 67
Prêts au coût amorti 671 (192) 480 - 480
Prêts au coût amorti 671 (192) 480 - 480
Total 776 (220) 555 (9) 546

Autres

Instruments de dette au coût amorti 0 (0) - -
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 0 - 0 1 1
Instruments de dette 0 (0) 0 1 1
Prêts au coût amorti 10 4 14 - 14
Prêts 10 4 14 - 14
Total 10 4 14 1 15

Total Placements financiers

Instruments de dette au coût amorti 16 040 (65) 15 975 - 15 975
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 290 388 (85) 290 303 (15 898) 274 404
Instruments de dette 306 428 (150) 306 278 (15 898) 290 380
Prêts au coût amorti 26 429 (246) 26 183 26 183
Prêts au coût amorti 26 429 (246) 26 183 - 26 183
TOTAL 332 857 (396) 332 461 (15 898) 316 563
Coût avant
dépréciation et
réévaluation à la
juste valeur
Dépréciation Coût après
dépréciation mais
avant réévaluation
à la juste valeur
Revalorisation à la
juste valeur
Valeur
au bilan
(en millions d'euros)
Placements financiers pour lesquels la dépréciation est évaluée sur le modèle des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir (Niveau 1)
Instruments de dette au coût amorti 15 738 (16) 15 721 - 15 721
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 298 651 (52) 298 599 (21 754) 276 845
Instruments de dette 314 389 (69) 314 320 (21 754) 292 566
Prêts au coût amorti 26 326 (45) 26 281 - 26 281
Prêts au coût amorti 26 326 (45) 26 281 - 26 281
Total 340 715 (113) 340 602 (21 754) 318 848
Placements financiers dont le risque de crédit a augmenté de manière significative pour lesquels la dépréciation est évaluée sur le modèle des pertes
de crédit attendues à vie, mais qui ne sont pas des actifs dépréciés (Niveau 2)
Instruments de dette au coût amorti 97 (48) 48 - 48
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 48 (7) 42 (11) 30
Instruments de dette 145 (55) 90 (11) 79
Prêts au coût amorti 747 (7) 740 740
Prêts 747 (7) 740 - 740
Total 892 (62) 830 (11) 819
Placements financiers pour lesquels la dépréciation est évaluée sur le modèle des pertes de crédit attendues à vie, mais qui ne sont pas dépréciés dès
leur acquisition ou création (Niveau 3)
Instruments de dette au coût amorti
- - - -
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 122 (39) 83 (6) 77
Instruments de dette 122 (39) 83 (6) 77
Prêts au coût amorti 674 (157) 517 - 517
Prêts au coût amorti 674 (157) 517 - 517
Total 797 (197) 600 (6) 594
Autres
Instruments de dette au coût amorti 240 (0) 240 - 240
Instruments de dette à la juste valeur par OCI - - - 0 0
Instruments de dette 240 (0) 240 0 240
Prêts au coût amorti 8 4 13 - 13
Prêts 8 4 13 - 13
Total 249 4 252 0 252
Total Placements financiers
Instruments de dette au coût amorti 16 075 (65) 16 009 16 009
Instruments de dette à la juste valeur par OCI 298 822 (98) 298 723 (21 771) 276 953
Instruments de dette 314 896 (163) 314 733 (21 771) 292 962
Prêts au coût amorti 27 756 (205) 27 551 27 551

31 Décembre 2022 retraité

Prêts au coût amorti 27 756 (205) 27 551 - 27 551
TOTAL 342 652 (368) 342 284 (21 771) 320 513

5.4.2 Variation des provisions pour dépréciation des placements

La décomposition des dépréciations sur placements financiers par niveau de pertes de crédit attendues, ainsi que leurs variations sur la période, se présente comme suit:

30 juin 2023
Niveau 1 : Pertes de
crédit attendues sur 12
mois
sur placements non Niveau 2 : Pertes de
crédit attendues à vie
dépréciés
Niveau 3 : Pertes de
crédit attendues à vie
Actifs financiers
dépréciés dès leur
acquisition / création
Total
(en millions d'euros) Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour pertes
de crédit
attendues
Solde d'Ouverture
Instruments de dette
FVOCI
298 651 (52) 48 (7) 122 (39) - - 298 822 (98)
Solde d'Ouverture 298 651 (52) 48 (7) 122 (39) - - 298 822 (98)
Transfert vers le niveau 1
Instruments de dette
FVOCI
32 (0) (9) 0 - - - - 23 0
Transfert vers le niveau 2
Instruments de dette
FVOCI
(20) 2 20 (2) - - - - - -
Transfert vers le niveau 3
Instruments de dette
FVOCI
(2) (0) (7) 1 9 (1) - - (0) 0
Placements financiers acquis
Instruments de dette
FVOCI
18 188 (3) - - - - - - 18 188 (3)
Placements financiers cédés ou remboursés
Instruments de dette
FVOCI
(30 720) 2 (12) 0 (26) 12 - - (30 758) 15
Autre (b)
Instruments de dette
FVOCI
4 114 1 (0) 1 (0) (0) 0 - 4 113 1
Solde de Clôture
Instruments de dette
FVOCI
290 242 (50) 41 (6) 105 (29) 0 - 290 388 (85)
Solde de Clôture 290 242 (50) 41 (6) 105 (29) 0 - 290 388 (85)

(a) Correspond à la valeur des actifs y compris impact éventuel de la surcote/décote et des intérêts courus non échus. (b) Correspond principalement aux variations de change et de périmètre.

Niveau 1 : Pertes de
crédit attendues sur 12
mois
Niveau 2 : Pertes de
crédit attendues à vie
sur placements non
dépréciés
Niveau 3 : Pertes de
crédit attendues à vie
Actifs financiers
dépréciés dès leur
acquisition / création
Total
(en millions d'euros) Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Solde d'Ouverture
Instruments de dette
FVOCI
323 668 (59) 77 (1) 42 (25) - - 323 787 (85)
Solde d'Ouverture 323 668 (59) 77 (1) 42 (25) - - 323 787 (85)
Transfert vers le niveau 1
Instruments de dette
FVOCI
210 (0) (2) 0 - - - - 208 (0)
Transfert vers le niveau 2
Instruments de dette
FVOCI
(37) 2 37 (4) - - - - - (1)
Transfert vers le niveau 3
Instruments de dette
FVOCI
(3) (0) (15) 1 18 (1) - - (0) (0)
Placements financiers acquis
Instruments de dette
FVOCI
34 481 (5) - - - - - - 34 481 (5)
Placements financiers cédés ou remboursés
Instruments de dette
FVOCI
(45 401) 9 (48) 1 (5) 2 - - (45 454) 12
Autre (b)
Instruments de dette
FVOCI
(14 265) 0 (1) (3) 67 (15) - - (14 200) (18)
Solde de Clôture
Instruments de dette
FVOCI
298 651 (52) 48 (7) 122 (39) - - 298 822 (98)
Solde de Clôture 298 651 (52) 48 (7) 122 (39) - - 298 822 (98)

31 décembre 2022, retraité

(a) Correspond à la valeur des actifs y compris impact éventuel de la surcote/décote et des intérêts courus non échus. (b) Correspond principalement aux variations de change et de périmètre.

30 juin 2023
Niveau 1 : Pertes de crédit
attendues sur 12 mois
Niveau 2 : Pertes de
crédit attendues à vie sur
placements non
dépréciés
Niveau 3 : Pertes de
crédit attendues à vie
Actifs financiers
dépréciés dès leur
acquisition / création
Total
(en
millions
d'euros)
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour pertes
de crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour pertes
de crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Total
Solde
d'ouverture
Instruments
de
dette
au
coût
amorti
15 738 (16) 97 (48) - - 240 (0) 16 075 (65)
Prêts
au
coût
amorti
26 326 (45) 747 (7) 674 (157) 8 4 27 756 (205)
Total
Solde
d'ouverture
42 064 (61) 843 (55) 674 (157) 249 4 43 830 (270)

Transferts vers le niveau 1 (pertes de crédit attendues à 12 mois)

Instruments
dette
au
amorti
de
coût
- - - - - - - - - -
Prêts
au
amorti
coût (97) (0) 98 0 (2) 0 - - (0) 0
Transferts vers le
niveau 1 (pertes
de
attendues à 12
mois)
crédit (97) (0) 98 0 (2) 0 - - (0) 0

Transferts vers le niveau 2 (pertes de crédit attendues à vie)

Instruments
de
dette
au
coût
amorti
(5) 3 5 (3) - - - - - -
Prêts
au
coût
amorti
(31) 0 31 (0) - - - - - (0)
Transferts vers le
niveau 2 (pertes
de
crédit
attendues à vie)
(36) 3 36 (3) - - - - - (0)

Transferts vers le niveau 3 (pertes de crédit attendues à vie)

Instruments
dette
au
coût
amorti
de - - - - - - - - - -
Prêts
au
coût
amorti
(8) 0 - - 8 (1) - - - (1)
Transferts vers le
niveau 3 (pertes
de
crédit
attendues à vie)
(8) 0 - - 8 (1) - - - (1)

Placements financiers acquis

Instruments
de
dette
au
coût
amorti
663 (1) - - - - - - 663 (1)
Prêts
au
coût
amorti
4 532 (2) - - - - 2 (0) 4 534 (2)
Placements
financiers acquis
5 195 (3) - - - - 2 (0) 5 197 (3)

Actifs financiers décomptabilisés

Instruments
dette
au
amorti
de
coût
(1 325) 0 (5) 3 - - - - (1 330) 3
Prêts
au
amorti
coût (5 001) 0 (4) 0 (1) 0 (0) - (5 006) 0
Total
Actifs
financiers
décomptabilisés
(6 326) 0 (9) 3 (1) 0 (0) - (6 336) 3

Autre (b)

Instruments
de
dette
au
coût
amorti
833 (1) 40 0 - - (240) 0 633 (1)
Prêts
au
coût
amorti
(576) (5) (270) (1) (9) (33) (0) (0) (855) (39)
Total autre 257 (6) (230) (1) (9) (33) (240) (0) (222) (40)

Solde de clôture

Instruments
de
dette
au
coût
amorti
15 904 (16) 136 (48) - - 0 (0) 16 040 (65)
Prêts
au
coût
amorti
25 146 (51) 602 (8) 671 (192) 10 4 26 429 (246)
Total Solde de
Clôture
41 050 (67) 739 (56) 671 (192) 10 4 42 470 (311)

(a) Correspond à la valeur des actifs y compris impact éventuel de la surcote/décote et des intérêts courus non échus. (b) Correspond principalement aux variations de change et de périmètre.

31 décembre 2022 retraité
Niveau 1 : Pertes de crédit
attendues sur 12 mois
sur placements non Niveau 2 : Pertes de
crédit attendues à vie
dépréciés
Niveau 3 : Pertes de
crédit attendues à vie
Actifs financiers
dépréciés dès leur
acquisition / création
Total
(en
millions
d'euros)
Total
Solde
d'ouverture
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour pertes
de crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour
pertes de
crédit
attendues
Valeur
comptable
brute (a)
Provision
pour pertes
de crédit
attendues
Instruments
de
dette au coût
amorti
14 389 (12) 20 (0) - - 230 (0) 14 640 (13)
Prêts
au
coût
amorti
25 383 (46) 589 (14) 599 (139) 1 1 26 572 (198)
Total
Solde
d'ouverture
39 772 (58) 609 (15) 599 (139) 231 0 41 211 (211)

Transferts vers le niveau 1 (pertes de crédit attendues à 12 mois)

Instruments
de
dette au coût
amorti
- (0) - - - - - - - (0)
Prêts
au
coût
amorti
129 (2) (129) 2 - - - - - 0
Transferts vers
le
niveau
1
(pertes de crédit
attendues à 12
mois)
129 (2) (129) 2 - - - - - 0

Transferts vers le niveau 2 (pertes de crédit attendues à vie)

Instruments
de
dette au coût
(91) 10 91 (18) - - - - - (8)
amorti
Prêts
au
coût
amorti
(32) 0 32 (0) - - - - - -
Transferts vers
le
niveau
2
(pertes de crédit
attendues à vie)
(122) 10 122 (18) - - - - - (8)

Transferts vers le niveau 3 (pertes de crédit attendues à vie)

Instruments
dette au coût
amorti
de
-
- - - - - - - - -
Prêts
au
coût
amorti
(9) 0 (1) 0 10 (17) - - 0 (17)
Transferts vers
le
niveau
(pertes de crédit
attendues à vie)
3
(9)
0 (1) 0 10 (17) - - 0 (17)
Placements financiers acquis
Instruments
de
dette au coût
amorti
3 832 (3) - - - - 8 - 3 841 (3)
Prêts
au
coût
amorti
10 682 (10) - - - - 2 (1) 10 683 (11)
Placements
financiers
acquis
14 514 (13) - - - - 10 (1) 14 524 (14)
Actifs financiers décomptabilisés
Instruments
de
dette au coût
amorti
(2 058) 1 (15) 0 - - (7) - (2 080) 1
Prêts
au
coût
amorti
(7 268) 8 (164) 1 (19) 10 - - (7 452) 18
Total
Actifs
financiers
décomptabilisés
(9 326) 9 (179) 1 (19) 10 (7) - (9 532) 20
Autre (b)
Instruments
de
dette au coût
amorti
(336) (12) 1 (30) - - 9 0 (326) (42)
Prêts
au
coût
amorti
(2 559) 4 420 4 85 (11) 6 5 (2 047) 2
Total autre (2 895) (7) 421 (26) 85 (11) 15 5 (2 373) (40)
Solde de clôture
Instruments
de
dette au coût
amorti
15 738 (16) 97 (48) - - 240 (0) 16 075 (65)
Prêts
au
coût
amorti
26 326 (45) 747 (7) 674 (157) 8 4 27 756 (205)
Total Solde de
Clôture
42 064 (61) 843 (55) 674 (157) 249 4 43 830 (270)

(a) Correspond à la valeur des actifs y compris impact éventuel de la surcote/décote et des intérêts courus non échus. (b) Correspond principalement aux variations de change et de périmètre.

5.4PLACEMENTS FINANCIERS COMPTABILISES A LA JUSTE VALEUR

La juste valeur des actifs mesurée directement et intégralement par référence à un marché actif correspond à des prix qui sont aisément et régulièrement disponibles auprès d'un marché boursier, d'un courtier, d'un négociateur, d'un secteur d'activité, d'un service de cotation ou d'une agence réglementaire et qui représentent des transactions réelles et intervenant régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale, en d'autres termes si le marché est toujours actif. De tels actifs sont classés en niveau 1 de la hiérarchie juste valeur de la norme IFRS 13.

Les actifs classés en niveau 2 et 3 sont les actifs non cotés sur un marché actif ou pour lesquels le marché est inactif. La juste valeur des actifs classés en niveau 2 et 3 comprend :

  • des valeurs fournies par des tiers qui sont :
  • o déjà aisément disponibles et qui concernent des actifs dont le marché n'est pas toujours actif ;
  • o des valeurs fournies à la demande du Groupe par des services de cotation et qui ne sont pas publiquement disponibles ;
  • des actifs évalués grâce à des techniques de valorisation intégrant un degré variable de paramètres étayés par des transactions de marché et des données observables.

La caractéristique commune des actifs classés en niveaux 2 et 3 est que leur marché est considéré comme inactif. Leur valeur est généralement déterminée au moyen des informations disponibles sur le marché, sauf s'il n'y a pas de marché ou si le marché est disloqué, et dans ce cas des modèles de valorisation interne sont utilisés. Les actifs non cotés sur un marché actif et valorisés à la valeur de marché sur la base de données principalement observables sont classés en niveau 2. Les actifs non cotés sur un marché actif pour lesquels la juste valeur n'est pas déterminée principalement sur la base de données observables sont classés en niveau 3. Pour tous les actifs non cotés sur un marché actif, ou pour lesquels le marché est inactif ou encore pour lesquels un modèle de valorisation interne est utilisé, la classification entre les niveaux 2 et 3 dépend de la proportion des paramètres utilisés qui sont issus de transactions récentes et de données observables (données de marché observables) :

  • que nous supposons pris en compte par les services externes de cotation ;
  • utilisées par le Groupe lorsque l'utilisation de modèles de valorisation interne s'avère nécessaire.

5.5.1 COMPTABILISATION À LA JUSTE VALEUR

La ventilation par méthode d'évaluation des placements comptabilisés à la juste valeur mais excluant les placements représentant des contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré est la suivante :

30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
Actifs cotés sur un
marché actif
Actifs non cotés sur un marché actif ou
pas de marché actif
Actifs cotés sur un marché actif Actifs non cotés sur un marché actif ou
pas de marché actif
Juste valeur mesurée
par référence à un
marché actif (niveau 1)
Juste valeur
principalement
basée sur des
données de marché
observables
(niveau 2)
Juste valeur non
principalement
basée sur des
données de marché
observables
(niveau 3)
Total Juste valeur mesurée par référence
à un marché actif (niveau 1)
Juste valeur
principalement
basée sur des
données de
marché
observables
(niveau 2)
Juste valeur non
principalement
basée sur des
données de
marché
observables
(niveau 3)
Total
Instruments de dette 203 706 70 157 541 274 404 201 906 74 811 235 276 953
Instruments de capitaux propres 9 286 1 326 3 378 13 990 10 224 1 601 2 647 14 472
Placements financiers évalués à la juste valeur par OCI 212 992 71 483 3 919 288 394 212 131 76 413 2 882 291 425
Instruments de dette 6 656 4 583 808 12 047 5 638 5 193 1 107 11 938
Instruments de capitaux propres 3 748 1 435 9 452 14 635 3 664 1 670 10 520 15 853
Fonds d'investissement non consolidés 2 055 8 466 7 665 18 185 1 903 8 940 7 861 18 705
Autres placements détenus par des fonds d'investissement consolidés 1 925 9 956 10 881 22 762 1 787 7 398 11 108 20 293
Prêts - 16 - 16 - 17 - 17
Placements financiers évalués obligatoirement à la juste valeur par résultat 14 383 24 456 28 806 67 645 12 992 23 218 30 596 66 807
Instruments de dette 1 677 - - 1 677 1 814 - - 1 814
Prêts - 3 726 - 3 726 - 3 899 - 3 899
Placements financiers évalués à la juste valeur par résultat sur option 1 677 3 726 - 5 403 1 814 3 899 - 5 712
TOTAL PLACEMENTS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR 229 053 99 666 32 724 361 443 226 937 103 530 33 478 363 944
0

Au cours du premier semestre 2023, le resserrement des spreads achat/vente des obligations du secteur privé ont conduit à des transferts du niveau 1 au niveau 2.

Au cours de la période qui s'est achevée le 30 juin 2023, les transferts nets entre le niveau 2 et le niveau 1 se sont élevés à 4 989 millions d'euros. Ce montant se compose de 4 908 millions d'euros transférés du niveau 1 au niveau 2 dont 4 538 millions d'euros d'obligations du secteur privé et 335 millions d'euros d'obligations d'état ainsi que de 9 897 millions d'euros transférés du niveau 2 vers le niveau 1 dont 6 739 millions d'euros d'obligations du secteur privé et 3 123 millions d'euros d'obligations d'état.

MOUVEMENT DES ACTIFS DE NIVEAU 3

Du 1er janvier 2023 au 30 juin 2023, le montant des actifs classés en niveau 3 a diminué de 0,8 milliards d'euros pour s'établir à 32,7 milliards d'euros, soit 9,1 % du total des actifs comptabilisés à la juste valeur (9,2% à la fin de 2022, soit 33,5 milliards d'euros).

Les principaux mouvements au sein des actifs classés en niveau 3 sont les suivants :

    • 2,5 milliards d'euros de nouveaux investissements ;
    • 0,8 milliards d'euros liés aux variations des plus ou moins-values latentes ;
  • -2,2 milliard d'euros de transferts entrants et sortants du niveau 3 et l'impact de changement de taux de change;
    • 1,9 milliard d'euros suite à la vente d'actifs, principalement de titres de créance, titres de participation et fonds d'investissement non consolidés comptabilisés comme disponibles à la vente ainsi que des titres de participation, des fonds d'investissement non consolidés, des autres actifs détenus par des fonds d'investissement contrôlés et des instruments de dette comptabilisés à leur juste valeur par résultat.

La majorité des investissements classés en niveau 3 correspond à des investissements privés, et en particulier des actifs de private equity.

30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
Actifs cotés
sur un
marché
actif
Actifs non cotés sur un marché
actif ou absence de marché actif
Actifs cotés
sur un
marché
actif
Actifs non cotés sur un marché
actif ou pas de marché actif
(en millions d'euros) Juste valeur
déterminée
directement
par
référence à
un marché
actif
(niveau 1)
Juste valeur
principalement
basée sur des
données de
marché
observables
(niveau 2)
Juste
Juste valeur
Juste valeur
valeur non
déterminée
principalement
principalement
directement
basée sur des
basée sur des
par
Total
données de
données de
référence à
marché
marché
un marché
observables
observables
actif
(niveau 2)
(niveau 3)
(niveau 1)
Juste
valeur non
principalement
basée sur des
données de
marché
observables
(niveau 3)
Total
Immobilier de placement 0 42 948 973 43 921 69 42 775 843 43 686
Instruments de dette 351 9 084 4 884 14 319 167 9 095 4 998 14 259
Prêts 15 11 070 14 482 25 566 18 12 079 14 767 26 864
TOTAL JUSTE VALEUR DES
PLACEMENTS FINANCIERS AU
COÛT AMORTI
365 63 101 20 339 83 806 254 63 949 20 608 84 810

5.5.2 PLACEMENTS FINANCIERS COMPTABILISÉS AU COÛT AMORTI

NOTE 6 CAPITAUX PROPRES ET INTÉRÊTS MINORITAIRES

L'état consolidé des variations des capitaux propres est présenté dans les États Financiers consolidés.

6.1INCIDENCE DES OPERATIONS AVEC LES ACTIONNAIRES

6.1.1 Variation des capitaux propres part du Groupe au cours du premier semestre 2023

CAPITAL ET PRIMES D'ÉMISSION, DE FUSION ET D'APPORT

Au cours du premier semestre 2023, les opérations suivantes ont eu une incidence sur le capital et les primes d'émission :

  • réduction de capital de 1 402 millions d'euros correspondant à 58,6 millions d'actions visant principalement à éliminer les titres rachetés dans le cadre des plans de rachat d'actions ;
  • augmentation de capital de 18 millions d'euros relative à l'exercice de stock-options pour 0,8 million de titres ;
  • paiement en actions pour 22 millions d'euros.

TITRES D'AUTOCONTRÔLE

Au 30 juin 2023, la Société et ses filiales détiennent 70,1 millions de titres AXA, ce qui représente 3,1 % du capital. Ce nombre d'actions détenues est en diminution de 17,2 millions par rapport au 31 décembre 2022.

Le nombre de titres d'autocontrôle non retraités car détenus par des fonds contrôlés en représentation de contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré s'élève à 0,6 million pour une valeur globale historique estimée à 15 millions d'euros et une valeur de marché de 18 millions d'euros à fin juin 2023.

La valeur en consolidation des titres d'autocontrôle et des dérivés correspondants est de 2 093 millions d'euros. Aucun titre AXA n'est détenu directement par des filiales d'AXA ni par les fonds d'investissement consolidés non adossés à des contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré.

DETTES SUBORDONNÉES À DURÉE INDÉTERMINÉE ET CHARGES FINANCIÈRES LIÉES

Les dettes subordonnées à durée indéterminée sont présentées en capitaux propres pour leur valeur historique et aux taux de clôture en ce qui concerne les taux de change, les effets de change correspondants étant annulés par les écarts de conversion.

Au cours du premier semestre 2023, la variation des autres réserves s'explique par :

    • 5 millions d'euros au titre de l'impact des variations de change de la période ;
    • 92 millions d'euros au titre des charges d'intérêts relatives aux dettes subordonnées à durée indéterminée (nettes d'impôt).

Au 30 juin 2023 et au 31 décembre 2022, les dettes subordonnées à durée indéterminée enregistrées en capitaux propres se décomposent comme suit :

30 juin 2023 31 décembre 2022
(En millions d'euros) Valeur des dettes
subordonnées à
durée
indéterminée en
devise d'émission
Valeur des dettes
subordonnées à
durée
indéterminée (en
millions d'euros)
Valeur de la dette
à durée
indéterminée en
devise d'émission
Valeur de la dette
à durée
indéterminée en
millions d'euros
29 octobre 2004 - 375 M€ taux 6% 375 375 375 375
22 décembre 2004 - 250 M€ taux 6% 250 250 250 250
25 janvier 2005 - 250 M€ taux 6% 250 250 250 250
6 juillet 2006 - 350 M£ taux 6,862% 350 408 350 395
14 décembre 2006 - 750 M\$ taux 6,3790% 509 466 509 475
7 novembre 2014 - 984 M€ taux 3,941% 984 981 984 981
7 novembre 2014 - 724 M£ taux 5,453% 724 841 724 813
20 mai 2014 - 1.000 M€ - taux 3,875% jusqu'à octobre 2025 1 000 997 1 000 997
Dette subordonnée à durée indéterminée à taux variables en EUR 625 625 625 625
Dette subordonnée à durée indéterminée - taux 3,29% en JPY 27 000 172 27 000 192
Dette subordonnée à durée indéterminée (dont 500M\$ à taux fixe 7,1%) 375 345 375 352
en USD
TOTAL
5 709 5 704

Les dettes subordonnées à durée indéterminée sont souvent assorties :

  • d'options de remboursement anticipé (calls) dont l'exercice est contrôlé par le Groupe, et qui donnent à AXA la possibilité de rembourser le principal par anticipation, sans pénalité, à certaines dates ;
  • de clauses de majoration d'intérêts (step-up) à partir d'une certaine date.

DIVIDENDES VERSÉS

L'Assemblée Générale du, 27 avril 2023, a décidé la distribution d'un dividende de 1,70 euro par titre correspondant à 3 787 millions d'euros au titre de l'exercice 2022.

6.1.2 Variation des capitaux propres part du Groupe au cours du premier semestre 2022

CAPITAL ET PRIMES D'ÉMISSION, DE FUSION ET D'APPORT

Au cours du premier semestre 2022, les opérations suivantes ont eu une incidence sur le capital et les primes d'émission :

  • réduction de capital de 2 207 millions d'euros correspondant à 85,9 millions d'actions visant principalement à éliminer les titres rachetés dans le cadre des plans de rachat d'actions ;
  • augmentation de capital de 13 millions d'euros relative à l'exercice de stock-options pour 0,6 million de titres;
  • paiement en actions pour 24 millions d'euros.

TITRES D'AUTOCONTRÔLE

Au 30 juin 2022, la Société et ses filiales détiennent 32,4 millions de titres AXA, ce qui représente 1,4 % du capital. Ce nombre d'actions détenues est en diminution de 33,7 millions par rapport au 31 décembre 2021.

Le nombre de titres d'autocontrôle non retraités car détenus par des fonds contrôlés en représentation de contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré s'élève à 0,9 million pour une valeur globale historique estimée à 20 millions d'euros et une valeur de marché de 20 millions d'euros.

La valeur en consolidation des titres d'autocontrôle et des dérivés correspondants est de 960 millions d'euros. Aucun titre AXA n'est détenu directement par des filiales d'AXA ni par les fonds d'investissement consolidés non adossés à des contrats dont le risque financier est supporté par l'assuré.

DETTES SUBORDONNÉES À DURÉE INDÉTERMINÉE ET CHARGES FINANCIÈRES LIÉES

Au cours du premier semestre 2022, la variation des autres réserves s'expliquait par :

    • 746 millions d'euros à la suite du remboursement d'une dette subordonnée à durée indéterminée ;
    • 48 millions d'euros au titre de l'impact des variations de change de la période ;
    • 91 millions d'euros au titre des charges d'intérêts relatives aux dettes subordonnées à durée indéterminée (nettes d'impôt).

DIVIDENDES VERSÉS

L'Assemblée Générale du 28 avril 2022 avait décidé la distribution d'un dividende de 1,54 euro par titre correspondant à 3 539 millions d'euros au titre de l'exercice 2021.

6.2RESULTAT GLOBAL CONSOLIDE

L'état du résultat global consolidé, présenté dans les États Financiers consolidés, comprend, en plus du résultat net de la période, les autres éléments du résultat global reconnus directement dans les fonds propres consolidés relatifs (i) à la réserve liée aux écarts de conversion, (ii) aux pertes et gains actuariels relatifs aux engagements de retraite et (iii) aux réserves liées à IFRS 9 et IFRS 17.

6.2.1 Autres éléments du résultat global reconnus au cours du premier semestre 2023

AUTRES RÉSERVES COMPTABILISÉES VIA LES AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL (« OCI »), CONFORMÉMENT À IFRS 9 ET IFRS 17

(en millions d'euros) Réserves
liées à la
juste valeur
des
instruments
financiers
X[Z
Réserves liées à
la juste valeur
des dérivés de
couverture de
flux de trésorerie
Réserves liées
au coût de la
couverture
Réserves liées
aux produits ou
charges
financiers des
contrats
d'assurance et de
réassurance
Total
Bilan au 1er janvier 2023 (17 680) (5 207) 48 14 081 (8 758)
Variation de la juste valeur des instruments financiers ainsi que les
produits ou charges financiers des contrats d'assurance et de
réassurance, inscrits en autres éléments du résultat global avec
recyclage en résultat
4 486 147 (46) (3 653) 933
Variation de la juste valeur et plus ou moins-values réalisées sur
les instruments de capitaux propres, ainsi que les produits ou
charges financiers des contrats d'assurance, inscrits en autres
éléments du résultat global sans recyclage en résultat
920 - - (581) 339
Variations de périmètre et autres (1) 0 0 1 0
Autre résultat global
Bilan au 30 juin 2023
5 405
(12 275)
147
(5 060)
(46)
1
(4 233)
9 849
1 273
(7 485)

(a) y compris la couverture de juste valeur des instruments de capitaux propres

(en millions d'euros) Réserves liées
à la juste
valeur des
instruments
financiers X[Z
Réserves liées à
la juste valeur
des dérivés de
couverture de
flux de trésorerie
Réserves liées
au coût de la
couverture
Réserves liées
aux produits ou
charges
financiers des
contrats
d'assurance et de
réassurance
Total
Bilan au 1er janvier 2022 retraité 36 207 128 (8) (39 466) (3 139)
Variation de la juste valeur des instruments financiers ainsi que
les produits ou charges financiers des contrats d'assurance et
de réassurance, inscrits en autres éléments du résultat global
avec recyclage en résultat
(36 025) (5 249) 111 38 105 (3 058)
Variation de la juste valeur et plus ou moins-values réalisées sur
les instruments de capitaux propres, ainsi que les produits ou
charges financiers des contrats d'assurance, inscrits en autres
éléments du résultat global sans recyclage en résultat
(3 658) - - 2 059 (1 600)
Variations de périmètre et autres (1) (0) - 0 (1)
Autre résultat global (39 684) (5 249) 111 40 164 (4 658)
Bilan au 30 juin 2022 (3 477) (5 121) 103 698 (7 797)

(a) y compris la couverture de juste valeur des instruments de

PLUS OU MOINS-VALUES RÉALISÉES SUR INSTRUMENTS DE CAPITAUX PROPRES

Selon IFRS 9, les plus ou moins-values réalisées sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par les autres éléments du résultat global sont enregistrées directement en résultat non distribués sans impact sur le résultat net de la période. Pour le premier semestre 2023, les plus-values réalisées s'élèvent à 23 millions d'euros (en part du groupe et net d'impôt).

ÉCARTS DE CONVERSION

L'effet des variations de change pour le premier semestre 2023 s'élève à -786 millions d'euros dont -772 millions d'euros en part du groupe et -14 millions d'euros d'intérêts minoritaires. Il est principalement lié à AXA XL (-401 millions d'euros), au Japon (-357 millions d'euros) et à la Chine (-131 millions d'euros), partiellement compensé par AXA SA (€+191 millions d'euros) et par la Suisse (+122 millions d'euros).

PERTES ET GAINS ACTUARIELS SUR ENGAGEMENTS DE RETRAITE

L'impact total des gains actuariels relatifs aux avantages du personnel s'élève à +568 millions d'euros au premier semestre 2023 (dont 565 millions d'euros en part du groupe et 3 millions d'euros d'intérêts minoritaires). Il s'explique principalement par l'augmentation de l'actif net au bilan du régime de retraite à prestations définies en Suisse. Evalué en fin de semestre sur la base du coût des avantages futurs à la charge d'AXA, le plafonnement n'a plus d'effet dans l'évaluation de l'actif net à reconnaitre au bilan.

6.2.2 Produits et charges reconnus au cours du premier semestre 2022

PLUS OU MOINS-VALUES RÉALISÉES SUR INSTRUMENTS DE CAPITAUX PROPRES

Pour le premier semestre 2022, les plus-values réalisées s'élevaient à 378 millions d'euros (en part du groupe et net d'impôt).

ÉCARTS DE CONVERSION

L'effet des variations de change pour le premier semestre 2022 s'élevait à + 1 630 millions d'euros dont + 1 615 millions d'euros en part du groupe et + 15 millions d'euros d'intérêts minoritaires. Il était principalement lié à

AXA XL (+ 1 473 millions d'euros), à la Suisse (+ 360 millions d'euros), à Hong-Kong (+ 333 millions d'euros), et à la Chine (+ 28 millions d'euros), partiellement compensé au Japon (- 308 millions d'euros) et au Royaume-Uni (+ 109 millions d'euros).

PERTES ET GAINS ACTUARIELS SUR ENGAGEMENTS DE RETRAITE

L'impact total des gains actuariels relatifs aux avantages du personnel s'élevait à +1 287 millions d'euros au premier semestre 2022 (dont 1 280 millions d'euros en part du groupe). Il s'expliquait principalement par l'augmentation générale des taux d'actualisation utilisés, reflétant les conditions économiques et financières à fin juin 2022.

6.2.3 Estimation de la réserve liée à la juste valeur des instruments financiers correspondant aux passifs relatifs aux sinistres survenus avant 2016

Comme expliqué dans le paragraphe 1.2.1.1 de la Note 1 sur les méthodes de transition, les autres éléments du résultat global (« OCI ») ont été ramenés à zéro à la transition pour les passifs relatifs aux sinistres survenus avant 2016 des contrats sans participation directe. Face à ces passifs, le Groupe détient des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par OCI. Le montant de l'OCI net d'impôt relatif à ces actifs est estimé à :

  • +937 millions d'euros au 1er janvier 2022, date de la transition (1 251 millions d'euros avant impôt) ;
    • 400 millions d'euros au 31 décembre 2022 (-535 millions d'euros avant impôt) ;
    • 217 millions d'euros au 30 juin 2023 (-293 millions d'euros avant d'impôt).

La diminution de l'OCI depuis la transition s'explique par la hausse des taux d'intérêt. L'allocation de ces actifs (et donc de l'OCI correspondant) aux passifs relatifs aux sinistres survenus avant 2016 a également naturellement diminué dans la mesure où ces passifs sont en période de règlement des sinistres.

6.3VARIATION DES INTERETS MINORITAIRES

Selon les normes IFRS, les intérêts minoritaires de la plupart des fonds d'investissement contrôlés dans lesquels le Groupe investit sont des instruments remboursables au gré du porteur à la juste valeur et répondent à la définition de passifs et non de capitaux propres.

6.3.1 Variation des intérêts minoritaires au cours du premier semestre 2023

La diminution de 112 millions d'euros des intérêts minoritaires à 2 906 millions d'euros est principalement due aux produits et charges reconnus sur la période ainsi qu'aux transactions avec les actionnaires minoritaires :

  • les produits et charges reconnus sur la période incluent notamment les éléments suivants :
  • o le résultat attribuable aux intérêts minoritaires de la période pour + 104 millions d'euros ;
  • o les mouvements de réserves liées aux variations de juste valeur pour + 51 millions d'euros ;
  • o les plus ou moins-values réalisées sur instruments de capitaux propres, sans recyclage en résultat pour+ 8 millions d'euros ;
  • o l'impact des écarts de change pour -14 millions d'euros ;
  • o les gains et pertes actuariels sur engagements de retraite à prestations définies + 3 millions d'euros.
  • Les opérations avec les actionnaires minoritaires incluent principalement :
  • o les intérêts minoritaires dans les fonds d'investissement consolidés classés en capitaux propres pour - 111 millions d'euros résultant de la diminution de capital dans des fonds existant ;
  • o les dividendes versés aux actionnaires minoritaires pour 150 millions d'euros.

6.3.2 Variation des intérêts minoritaires au cours du premier semestre 2022

La diminution de 173 millions d'euros des intérêts minoritaires à 3 259 millions d'euros était principalement due aux produits et charges reconnus sur la période ainsi qu'aux transactions avec les actionnaires minoritaires :

  • les produits et charges reconnus sur la période incluaient notamment les éléments suivants :
  • o le résultat attribuable aux intérêts minoritaires de la période pour + 74 millions d'euros :
  • o les mouvements de réserves liées aux variations de juste valeur pour 79 millions d'euros :
  • o les plus ou moins-values réalisées sur instruments de capitaux propres, sans recyclage en résultat pour - 13 millions d'euros ;
  • o l'impact des écarts de change pour +15 millions d'euros ;
  • o les gains et pertes actuariels sur engagements de retraite à prestations définies + 7 millions d'euros.
  • Les opérations avec les actionnaires minoritaires incluaient principalement :
  • o les intérêts minoritaires dans les fonds d'investissement consolidés classés en capitaux propres pour - 81 millions d'euros résultant de la diminution de capital dans des fonds existant ;
  • o les dividendes versés aux actionnaires minoritaires pour 142 millions d'euros.

NOTE 7 CONTRATS D'ASSURANCE ET DE RÉASSURANCE

L'objet de cette note est de mettre en évidence les effets des contrats d'assurance et de réassurance émis, des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, ainsi que des contrats de réassurance détenus sur l'état consolidé de la situation financière et sur l'état du résultat net consolidé.

Ainsi, les informations communiquées sont relatives aux actifs et passifs liés à des contrats d'assurance et de réassurance, ainsi qu'aux passifs des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire.

7.1 RAPPROCHEMENTS AVEC LES ETATS FINANCIERS CONSOLIDÉS

Les tableaux inclus dans cette section permettent de rapprocher l'état consolidé de la situation financière et l'état du résultat net consolidé avec les informations requises qui sont publiées dans les paragraphes ci-après.

Ces rapprochements consistent à neutraliser, d'une part, les effets des créances et dettes nées d'opérations d'assurance et de réassurance sur le bilan et, d'une part, les effets des produits et charges relatifs à ces créances et dettes sur le résultat.

7.1.1 Rapprochement avec l'état consolidé de la situation financière

Le rapprochement des montants présentés dans l'état consolidé de la situation financière avec la valeur comptable des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, telle que publiée dans la section 7.2, se présente comme suit :

(en millions d'euros) 30 juin 2023 31 décembre 2022 retraité
Réconciliation du bilan aux notes aux états financiers consolidés
Passifs liés à des contrats d'assurance et à des contrats d'investissement avec participation discrétionnaire 446 544 444 812
Actifs liés à des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec participation discrétionnaire 7 4
Position nette au bilan 446 537 444 808
Créances nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée 30 821 28 317
Dettes nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée (9 886) (10 960)
Actifs afférents aux flux de trésorerie liés aux frais d´acquisition 204 226
Valeur comptable des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec participation
discrétionnaire, telle que présentée en notes aux états financiers consolidés
467 675 462 391

Le rapprochement des montants présentés dans l'état consolidé de la situation financière avec la valeur comptable des contrats de réassurance détenus, telle que publiée dans la section 7.3, se présente comme suit :

(en millions d'euros) 30 juin
2023
31 décembre
2023
Réconciliation du bilan aux notes aux états financiers consolidés
Actifs liés à des contrats de réassurance détenus 24 723 24 373
Passifs liés à des contrats de réassurance détenus 7 5
Position nette au bilan 24 717 24 368
Dettes nées d'opérations d'assurance cédée 14 461 13 013
Créances nées d'opérations de réassurance cédée (3 608) (4 119)
Valeur comptable des contrats de réassurance détenus , telle que présentée en notes to the consolidated financial
statements
35 570 33 263

7.1.2 Rapprochement avec l'état du résultat net consolidé

Le rapprochement des montants présentés dans l'état du résultat net consolidé avec les charges des activités d'assurance et les produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance émis inscrits en résultat, tels que publiés dans la section 7.2, se présente comme suit :

(en millions d'euros) 30 juin 2023 30 juin 2022, retraité
Réconciliation du compte de résultat aux notes aux états financiers consolidés
Charges des activités d'assurance, telles que présentées dans le compte de résultat (33 627) (35 597)
Dotations aux dépréciations des créances nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée (22) (22)
Reprises des dépréciations des créances nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée 10 14
Dotations aux dépréciations des actifs afférents aux flux de trésorerie liés aux frais d´acquisition - -
Reprises des dépréciations des actifs afférents aux flux de trésorerie liés aux frais d´acquisition - -
Charges des activités d'assurance, telles que présentées dans les notes des états financiers consolidés (33 615) (35 588)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance, tels que présentés dans le compte de résultat (7 603) 7 199
Produits d´intérêts des créances nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée 4 (18)
Charges d´intérêts des dettes nées d'opérations d'assurance directe et de réassurance acceptée (21) 6
Gains ou pertes de change latents relatifs aux créances et dettes nées d'opérations d'assurance directe et de
réassurance acceptée
88 (30)
Gains ou pertes de change réalisés relatifs aux créances et dettes nées d'operations d'assurance directe et de
réassurance acceptée
(1) 8
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance reconnus en compte de résultat, tels que présentés
dans les notes des états financiers consolidés
(7 533) 7 166

Le rapprochement des montants présentés dans l'état du résultat net consolidé avec les charges nettes des contrats de réassurance détenus et les produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance détenus inscrits en résultat, tels que publiés dans la section 7.3, se présente comme suit :

(en millions d'euros) 30 juin
2023
30 juin 2022
Réconciliation du compte de résultat aux notes aux états financiers consolidés
Charges nettes des contrats de réassurance détenus, telles que présentées dans le compte de résultat (1 209) (658)
Dotations aux dépréciations des créances nées d'opérations de réassurance cédée (0) (0)
Reprises des dépréciations des créances nées d'opérations de réassurance cédée 0 0
Charges nettes des contrats de réassurance détenus, telles que présentées dans les notes des états financiers consolidés (1 209) (658)
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance détenus, tels que présentés dans le compte de résultat 155 297
Produits d´intérêts des créances nées d'opérations de réassurance cédée (0) (0)
Charges d´intérêts des dettes nées d'opérations de réassurance cédée 4 4
Gains ou pertes de change latents relatifs aux créances et dettes nées d'opérations de réassurance cédée (0) (39)
Gains ou pertes de change réalisésrelatifs aux créances et dettes nées d'operations de réassurance cédée - -
Effets des variations du risque de non-exécution des réassureurs (6) 29
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance détenus, tels que présentés dans les notes des états
financiers consolidés
153 291

7.2 VARIATIONS DES SOLDES DES CONTRATS D'ASSURANCE ET DES CONTRATS D'INVESTISSEMENT AVEC ÉLÉMENTS DE PARTICIPATION DISCRETIONNAIRE

7.2.1 Variations de la valeur comptable des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, vintilée entre les composants au titre de couverture restante et de sinistres survenus

Les tableaux ci-dessous présentent une analyse des mouvements de la valeur comptable des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, scindée entre les composants au titre de la couverture restante (« LRC ») et des sinistres survenus (« LIC »).

30 ju in 20
23
Com
nt au
posa
titre
de l
a co
uver
ture
rest
ante
titre
Com
nt au
posa
des
sini
stre
s sur
venu
s
éval
Cont
rats
ués s
elon
la P
AA
Hors
élém
ent d
e
Elém
ent d
e
Tota
l du
nt au
com
posa
titre
de l
a
ertu
couv
re
Cont
rats
non
éval
ués s
elon
la
Estim
atio
ns d
e
vale
ur
alisé
e de
actu
s
flux
de
Ajus
tem
ent a
u
titre
du r
isqu
e
Tota
l du
nt au
com
posa
titre
des
sinis
tres
(en m
illion
s d'e
uros)
pert
e
pert
e
rest
ante
PAA trés
ie fu
turs
orer
fina
ncie
non
r
surv
enus
Tota
l
Actif
s à l'
rture
ouve
(4) 0 (4) 0 0 0 0 (4)
ifs à
l'ouv
Pass
ertu
re
346
77
6
2 44
0
349 2
16
(246
)
111 6
48
1 77
6
113 1
79
462 3
95
Sold
t d'o
ture
e ne
uver
346
77
2
2 44
0
349
212
(246
)
111
648
1 77
6
113
179
462
391
difié
Cont
éval
ués s
elon
l'ap
he ré
ectiv
rats
trosp
proc
e mo
e
(3 04
9)
0 (3 04
9)
0 0 0 0 (3 04
9)
Cont
éval
ués s
elon
l'ap
he d
e jus
leur
rats
te va
proc
(808
)
0 (808
)
0 0 0 0 (808
)
Autr
ntrat
es co
s
(35 3
37)
0 (35 3
37)
0 0 0 0 (35 3
37)
Prod
uits
des
activ
ités
d'as
sura
nce
(39 1
94)
0 (39 1
94)
0 0 0 0 (39 1
94)
Sinis
cha
des a
ctivit
és d'
tres
et a
utres
surv
enus
rges
assu
ranc
e
0 (102
)
(102
)
5 670 22 37
4
178 28 22
3
28 12
1
rtiss
nt de
s flux
de t
réso
rerie
liés
aux f
rais d
'acq
uisit
ion
Amo
eme
5 61
0
0 5 61
0
0 0 0 0 5 61
0
Pert
ise d
des c
ats d
éficit
aires
es et
rtes
ontr
repr
e pe
0 16 16 0 0 0 0 16
Varia
tions
liées
assif
itre d
es si
nistr
au t
au p
es su
rven
us
0 0 0 (410
)
521 (242
)
(132
)
(132
)
Char
des
activ
ités
d'as
ges
sura
nce
5 61
0
(86) 5 52
4
5 26
0
22 8
95
(64) 28 0
91
33 6
15
nt in
issem
Com
vest
ent
posa
(14
3)
75
0 (14 7
53)
14 2
75
478 0 14 7
53
0
Résu
ltat
des
activ
ités
d'as
sura
nce
(48 3
37)
(86) (48 4
22)
19 5
35
23 3
73
(64) 42 8
44
(5 57
8)
Prod
u ch
s fin
ets d
s d'a
ésult
uits o
anci
ntrat
at
arge
ers n
es co
ssur
ance
reco
nnus
en r
7 063 29 7 092 (0) 434 3 437 7 529
Prod
u ch
s fin
ets d
s d'a
uits o
anci
ntrat
apita
arge
ers n
es co
ssur
ance
reco
nnus
en c
ux p
ropr
es
5 33
1
0 5 33
1
5 871 0 876 6 207
Prod
uits
harg
es fi
iers
des
d'as
nets
trats
ou c
nanc
con
sura
nce
12
39
4
29 12 4
23
4 1 30
5
3 1 31
3
13 73
6
Vari
atio
ale e
e de
résu
ltat
itau
n tot
mpt
et en
n co
cap
x pro
pres
(35 9
43)
(57) (36 0
00)
19 5
39
24 6
79
(61) 44 1
57
8 157
Prim
es re
çues
53 84
6
0 53 84
6
0 0 0 0 53 84
6
Sinis
char
ges d
tivité
s d'a
és, y
pris
nt in
issem
tres
et au
tres
vest
ent
es ac
ssur
ance
pay
com
com
posa
0 0 0 (19 6
11)
(24 7
38)
0 (44 3
49)
(44 3
49)
Flux
de tr
ésor
liés a
ux fr
ais d
ayés
erie
'acq
uisit
ion p
(7 25
6)
0 (7 25
6)
0 0 0 0 (7 25
6)
flux
réso
rerie
Tota
l des
de t
46 5
90
0 46 5
90
(19 6
11)
(24 7
38)
0 (44 3
49)
2 24
1
Effet
des
vari
atio
ns d
e ch
ange
(4 45
5)
(191
)
(4 64
6)
(67) (70) (3) (140
)
(4 78
6)
Effet
des
riati
du
érim
ètre
de c
lidat
ion,
des t
fers
de p
feui
lles e
hang
orte
t aut
nts
va
ons
p
onso
rans
res c
eme
7 (276
)
(270
)
4 (63) (0) (59) (329
)
Sold
t de
clôtu
e ne
re
352
97
1
1 91
6
354
887
(379
)
111
455
1 71
2
112
788
467
675
Actif
s à la
clôt
ure
(8) 0 (8) 0 0 0 0 (8)
ifs à
la clô
Pass
ture
352 9
79
1 916 354 8
95
(379
)
111 4
55
1 712 112 7
88
467
683
31 d
écem
bre 2
ité
022
retra
titre
de l
titre
des
sini
Com
nt au
ture
rest
ante
Com
nt au
stre
posa
a co
uver
posa
s sur
venu
s
éval
ués s
elon
la P
Cont
rats
AA
l du
Tota
l du
Tota
Cont
rats
non
Ajus
tem
ent a
u
nt au
com
posa
l
Tota
élém
Hors
ent d
e
nt au
com
posa
éval
ués s
elon
la
Estim
atio
ns d
e
titre
isqu
du r
e
titre
sini
des
stre
s
(en m
illion
s d'e
uros)
pert
e
Elém
ent d
rte
e pe
titre
de l
a
PAA vale
tual
isée
ur ac
fina
ncie
non
r
surv
enus

Rapport financier semestriel 30 juin 2023

ertu
couv
re
rest
ante
des
flux
de
trés
ie fu
turs
orer
Actif
s à l'
rture
ouve
0 0 0 0 0 0 0 0
ifs à
l'ouv
Pass
ertu
re
433 9
48
2 712 436
660
2 439 114 9
50
1 841 119 2
30
555 8
89
Sold
t d'o
ture
e ne
uver
433
948
2 71
2
436
660
2 43
9
114
950
1 84
1
119
230
555
889
Cont
éval
ués s
elon
l'ap
he ré
ectiv
difié
rats
trosp
proc
e mo
e
(5 13
4)
0 (5 13
4)
0 0 0 0 (5 13
4)
éval
ués s
elon
l'ap
he d
leur
Cont
rats
e jus
te va
proc
(2 29
3)
0 (2 29
3)
0 0 0 0 (2 29
3)
Autr
ntrat
es co
s
(73 0
21)
0 (73 0
21)
0 0 0 0 (73 0
21)
Prod
uits
de
ivité
s d'a
s act
ssur
ance
(80
9)
44
0 (80 4
49)
0 0 0 0 (80 4
49)
cha
des a
és d'
Sinis
tres
et a
utres
ctivit
surv
enus
rges
assu
ranc
e
0 (220
)
(220
)
10 96
1
50 1
19
396 61 47
6
61 25
6
rtiss
nt de
s flux
de t
réso
rerie
liés
aux f
rais d
'acq
uisit
ion
Amo
eme
11 05
3
0 11 05
3
0 0 0 0 11 05
3
Pert
ise d
des c
ats d
éficit
aires
es et
rtes
ontr
repr
e pe
0 14 14 0 0 0 0 14
liées
assif
itre d
Varia
tions
au t
es si
nistr
au p
es su
rven
us
0 0 0 54 2 636 (483
)
2 206 2 206
Char
des
activ
ités
d'as
ges
sura
nce
11 0
53
(206
)
10 8
47
11 0
14
52 7
55
(87) 63 6
82
74 5
29
Com
nt in
vest
issem
ent
posa
(23 8
41)
0 (23 8
41)
22 9
13
928 0 23 8
41
0
Résu
ltat
des
ivité
s d'a
act
ssur
ance
(93
23
6)
(206
)
(93 4
42)
33 9
28
53 6
82
(87) 87 5
23
(5 91
9)
Prod
u ch
s fin
ets d
s d'a
ésult
uits o
anci
ntrat
at
arge
ers n
es co
ssur
ance
reco
nnus
en
r
(4 80
9)
66 (4 74
3)
(7) 929 14 936 (3 80
7)
Prod
uits o
u ch
s fin
anci
ets d
s d'a
apita
ntrat
arge
ers n
es co
ssur
ance
reco
nnus
en c
ux p
ropr
es
(62 7
48)
0 (62 7
48)
(57) (13 7
13)
(6) (13 7
76)
(76 5
24)
Prod
uits
harg
es fi
iers
des
d'as
nets
trats
ou c
nanc
con
sura
nce
(67 5
57)
66 (67 4
92)
(64) (12 7
85)
8 (12 8
40)
(80 3
32)
Vari
atio
ale e
e de
résu
ltat
itau
n tot
mpt
et en
n co
cap
x pro
pres
(160
)
794
(140
)
(160
)
934
33 8
64
40 8
98
(79) 74 6
83
(86 2
51)
Prim
es re
çues
98 20
7
0 98 20
7
0 0 0 0 98 20
7
Sinis
tres
et au
tres
char
ges d
tivité
s d'a
és, y
pris
nt in
vest
issem
ent
es ac
ssur
ance
pay
com
com
posa
0 0 0 (36 5
11)
(46 3
25)
0 (82 8
35)
(82 8
35)
Flux
de tr
ésor
liés a
ux fr
ais d
ayés
erie
'acq
uisit
ion p
(12 5
78)
0 (12 5
78)
0 0 0 0 (12 5
78)
l des
flux
de t
réso
rerie
Tota
85 6
28
0 85 6
28
(36 5
11)
(46 3
25)
0 (82 8
35)
2 79
3
Effet
des
vari
atio
ns d
e ch
ange
128 (127
)
1 (13) 2 10
8
11 2 10
6
2 10
7
Effet
des
vari
atio
ns d
u pé
rimè
tre d
nsol
idat
ion,
des t
fers
de p
feui
lles e
hang
orte
t aut
nts
e co
rans
res c
eme
(12 1
40)
(4) (12 1
44)
(24) 16 4 (4) (12 1
48)
Sold
t de
clôtu
e ne
re
346
772
2 44
0
349
212
(247
)
111
648
1 77
6
113
179
462
391
Actif
s à la
clôt
ure
(4) 0 (4) 0 0 0 0 (4)

Passifs à la clôture 346 776 2 440 349 216 (246) 111 648 1 776 113 179 462 395

7.2.2 Variations de la valeur comptable des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, ventilée par composant d'évaluation

Les tableaux ci-dessous présentent une analyse des mouvements de la valeur comptable des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec éléments de participation discrétionnaire, ventilée par composant d'évaluation, à savoir (i) l'estimation de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs (« PVFCF »), (ii) l'ajustement au titre du risque non financier (« RA »), et (iii) la marge sur services contractuels (« CSM »). Il convient de noter que la valeur comptable des contrats d'assurance évalués selon la méthode d'affectation des primes (« PAA ») est également reportée afin de relier les soldes d'ouverture et de clôture avec les soldes des états financiers.

30 j
uin
202
3
de
Esti
ions
mat
Mar
ge s
ervi
trac
ur s
ces
con
tuel
s
Vale
ur
ptab
le
com
le
tota
Vale
ur
ptab
le d
com
es
(en
)
mill
ions
d'e
uros
la va
leur
alisé
e de
actu
s
flux
de
trés
ie
orer
futu
rs
Ajus
tem
ent
au
titre
du
risq
ue
fina
ncie
non
r
Con
trat
s
éva
lués
selo
n
l'ap
he
proc
rétr
ecti
osp
ve
ifiée
mod
Con
trat
s
éva
lués
selo
n
l'ap
he d
proc
e
just
leur
e va
Aut
res
s ⁽ᵃ⁾
trat
con
l ma
Tota
rge
ices
sur
serv
tuel
trac
con
s
(exc
luan
t les
trat
con
s
éva
lués
selo
n
la P
AA
trat
con
s
éva
lués
selo
n
la P
AA
l
Tota
Acti
fs à
l'ou
vert
ure
(19) 0 0 0 15 15 (4) 0 (4)
ifs à
l'ou
Pass
vert
ure
294
890
1 32
7
7 61
3
2 61
0
23 9
67
34 1
90
330
408
131
987
462
395
Sold
t d'o
rtur
e ne
uve
e
294
871
1 32
7
7 61
3
2 61
0
23 9
82
34 2
05
330
404
131
987
462
391
uels
ptab
ilisé
fina
r rés
ulta
Mar
ervi
ncie
titr
e de
rvic
end
cont
ract
t au
ge s
ur s
ces
com
e en
non
s se
es r
us
0 0 (290
)
(108
)
(1 1
26)
(1 5
23)
(1 5
23)
0 (1 5
23)
Relâ
che
t de
l'aj
e du
on f
uste
t au
titr
risq
inan
cier
men
men
ue n
0 (33) 0 0 0 0 (33) 0 (33)
liés
à l'e
xpé
Ajus
tem
ents
rien
ce
(41) 3 0 0 0 0 (38) 0 (38)
iatio
ns li
ées
vice
ndu
rs d
e la
pér
iode
Var
aux
ser
s re
s au
cou
(41) (31) (290
)
(108
)
(1 1
26)
(1 5
23)
(1 5
94)
0 (1 5
94)
tiale
abil
isés
rs d
e la
péri
ode
Con
s ini
trat
t co
mpt
men
au
cou
(1
)
284
52 31 6 1
208
1
246
14 0 14
Cha
t da
ns le
tima
tion
traî
aju
de l
vice
ls
t un
stem
ent
ntra
ctue
nge
men
s es
s en
nan
a m
arge
sur
ser
s co
(1 9
16)
84 (21) 72 1 78
1
1 83
2
0 0 0
Cha
ts d
les e
stim
atio
înan
t de
epri
de p
ts d
éfic
itair
ntra
rtes
et r
erte
ntra
nge
men
ans
ns e
s pe
ses
s su
r co
es
6 3 0 0 0 0 10 0 10
Var
iatio
ns li
ées
vice
s fu
turs
aux
ser
(3 1
94)
139 10 79 2 98
9
3 07
8
23 0 23
Ajus
des
sifs
itre
des
sinis
itres
tem
ents
au t
pas
sur
ven
us
(409
)
(1) 0 0 0 0 (410
)
0 (410
)
iatio
ns li
ées
vice
ssés
Var
aux
ser
s pa
(409
)
(1) 0 0 0 0 (410
)
0 (410
)
Rés
ulta
t de
tivit
és d
'ass
s ac
uran
ce
(3 4
96)
108 (280
)
(29) 1 86
4
1 55
5
(1 8
33)
0 (1 8
33)
Prod
uits
harg
es fi
cier
ts d
ats d
'ass
de r
ésu
ltat
ontr
pte
ou c
nan
s ne
es c
uran
ce r
eco
nnu
s en
com
7 16
6
(0) 50 12 43 105 7 27
1
0 7 27
1
Prod
uits
harg
fina
ncie
des
d'as
itau
ets
cont
rats
ou
c
es
rs n
sura
nce
reco
nnu
s en
cap
x pr
opre
s
5
411
1 0 0 0 0 5
411
0 5
411
Prod
uits
cha
fina
nciè
des
s d'a
nets
trat
ou
rges
res
con
ssur
ance
12 5
77
1 50 12 43 105 12 6
82
0 12 6
82
Var
iatio
tale
de r
ésu
ltat
pita
n to
pte
et e
en
com
n ca
ux p
ropr
es
8
933
108 (230
)
(17) 1
906
1
659
10
701
(2
545
)
8
156
Prim
es
re
çues
16
109
0 0 0 0 0 16
109
37
737
53
846
Sini
harg
es d
ctiv
ités
d'as
payé
pris
nt in
isse
stre
s et
autr
vest
t
es c
es a
sura
nce
s, y
com
com
posa
men
(19
)
611
0 0 0 0 0 (19
)
611
(24
)
738
(44
)
349
Flux
de
trés
ie lié
x fra
is d'
uisit
ion
orer
s au
acq
(1 8
66)
0 0 0 0 0 (1 8
66)
(5 3
91)
(7 2
56)
Tota
l de
s flu
x de
tré
rie
sore
(5
)
367
0 0 0 0 0 (5
)
367
7
608
2
241
Effe
t de
riati
de
cha
s va
ons
nge
(3 3
49)
(41) (500
)
(91) (398
)
(989
)
(4 3
78)
(406
)
(4 7
84)
Effe
péri
mèt
nsfe
rtef
t de
riati
du
re d
lida
tion
, de
rts d
euil
les e
cha
s tra
t au
tres
ts
s va
ons
e co
nso
e po
nge
men
85 (0) 0 0 (58) (58) 26 (355
)
(329
)
Sold
t de
clôt
e ne
ure
295
173
1
395
6
883
2
502
25
433
34
818
331
386
136
289
467
675
fs à
la cl
ôtur
Acti
e
(45) 1 178 0 (143
)
35 (8) 0 (8)
ifs à
la c
lôtu
Pass
re
295
218
1 39
4
6 70
5
2 50
2
25 5
76
34 7
83
331
394
136
289
467
683

31 décembre 2022, retraité

Mar
ge s
ervi
ur s
ces
con
tuel
trac
s
(en
mill
d'e
)
ions
uros
Esti
ions
mat
de l
leur
a va
alisé
e de
actu
s
flux
de
trés
ie
orer
futu
rs
Ajus
tem
ent
itre
du
au t
risq
ue n
on
fina
ncie
r
Con
trat
s
éva
lués
selo
n
l'ap
he
proc
rétr
ecti
osp
ve
mod
ifiée
Con
trat
s
éva
lués
selo
n
l'ap
he d
proc
e
just
leur
e va
Aut
res
s ⁽ᵃ⁾
trat
con
Tota
l ma
rge
ices
sur
serv
tuel
trac
con
s
Vale
ur
ptab
le
com
le
tota
(exc
luan
t les
trat
con
s
éva
lués
selo
n
la P
AA
Vale
ur
ptab
le
com
des
trat
con
s
éva
lués
selo
n
la P
AA
l
Tota
fs à
l'ou
Acti
vert
ure
0 0 0 0 0 0 0 0 0
ifs à
l'ou
Pass
vert
ure
381
740
925
1
9
023
2
662
22
639
34
324
989
417
137
900
889
555
Sold
t d'o
rtur
e ne
uve
e
381
740
1 92
5
9 02
3
2 66
2
22 6
39
34 3
24
989
417
137
900
889
555
ervi
uels
ptab
ilisé
fina
ncie
r rés
ulta
titr
e de
rvice
ndu
Mar
cont
ract
t au
ge s
ur s
ces
com
e en
non
s se
s re
s
0 0 (749
)
(230
)
(2
)
137
(3
)
115
(3
)
115
0 (3
)
115
Relâ
che
t de
l'aj
titr
e du
risq
on f
inan
cier
uste
t au
men
men
ue n
0 (114
)
0 0 0 0 (114
)
0 (114
)
Ajus
liés
à l'
érie
tem
ents
exp
nce
2 72
8
4 0 0 0 0 2 73
2
0 2 73
2
Var
iatio
liée
rvic
end
de
la p
ério
de
ns
s au
se
x
es r
us a
co
u
urs
2
728
(110
)
(749
)
(230
)
(2
137
)
(3
115
)
(497
)
0 (497
)
Con
s ini
tiale
abil
isés
rs d
e la
péri
ode
trat
t co
mpt
men
au
cou
(2 4
81)
82 94 25 2 28
8
2 40
8
9 0 9
Cha
da
les e
stim
atio
înan
just
nt d
la m
ices
uels
t
ntra
t un
cont
ract
nge
men
ns
ns e
a
eme
e
arge
sur
serv
22 (485
)
(576
)
(18) 1
057
463 (0) 0 (0)
Cha
ts d
les e
înan
t de
de p
défi
stim
atio
epri
cita
ires
ntra
rtes
et r
erte
ntra
ts
nge
men
ans
ns e
s pe
ses
s su
r co
49 (68) 0 0 0 0 (19) 0 (19)
ées
s fu
Var
iatio
ns li
vice
turs
aux
ser
(2 4
10)
(471
)
(482
)
8 3 34
5
2 87
1
(11) 0 (11)
des
sifs
des
Ajus
itre
sinis
itres
tem
ents
au t
pas
sur
ven
us
54 (1) 0 0 0 0 54 0 54
ns li
ées
ssés
Var
iatio
vice
aux
ser
s pa
54 (1) 0 0 0 0 54 0 54
Rés
ulta
t de
tivit
és d
'ass
s ac
uran
ce
556 (582
)
(1 2
31)
(222
)
1 20
8
(245
)
(270
)
0 (270
)
es fi
ésu
Prod
uits
harg
cier
ts d
ats d
'ass
de r
ltat
ontr
pte
ou c
nan
s ne
es c
uran
ce r
eco
nnu
s en
com
(4
)
770
0 151 12 18 181 (4
)
589
0 (4
)
589
Prod
uits
harg
es fi
cier
ts d
ats d
'ass
itau
ontr
ou c
nan
s ne
es c
uran
ce r
eco
nnu
s en
cap
x pr
opre
s
(62
)
829
(1) 0 0 0 0 (62
)
831
0 (62
)
831
Prod
cha
fina
nciè
des
s d'a
uits
nets
trat
ou
rges
res
con
ssur
ance
(67
)
600
(1) 151 12 18 181 (67
)
419
0 (67
)
419
iatio
tale
de r
ésu
ltat
pita
Var
n to
pte
et e
en
com
n ca
ux p
ropr
es
(67
)
227
(583
)
(1 0
80)
(210
)
1 22
6
(63) (67
)
873
(18
)
381
(86
)
255
Prim
es r
eçue
s
31 8
99
0 0 0 0 0 31 8
99
66 3
08
98 2
07
harg
es d
ités
d'as
payé
Sini
stre
s et
autr
ctiv
pris
nt in
vest
isse
t
es c
es a
sura
nce
s, y
com
com
posa
men
(36
)
511
0 0 0 0 0 (36
)
511
(46
)
325
(82
)
835
Flux
de
trés
liés
frais
d'ac
ie
quis
ition
orer
aux
(3
)
330
0 0 0 0 0 (3
)
330
(9
)
248
(12
)
578
l de
s flu
x de
tré
rie
Tota
sore
(7 9
42)
0 0 0 0 0 (7 9
42)
10 7
35
2 79
3
Effe
t de
riati
de
cha
s va
ons
nge
171 6 (313
)
24 237 (52) 125 987
1
2
111
Effe
t de
riati
du
péri
mèt
re d
lida
tion
, de
nsfe
rts d
rtef
euil
les e
cha
s tra
t au
tres
ts
s va
ons
e co
nso
e po
nge
men
(11
870
)
(21) (16) 134 (120
)
(3) (11
894
)
(254
)
(12
148
)
Sold
t de
clô
ture
e ne
294
871
1 32
7
7 61
3
2 61
0
23 9
82
34 2
05
330
404
131
987
462
391
Acti
fs à
la cl
ôtur
e
(19) 0 0 0 15 15 (4) 0 (4)
ifs à
la c
lôtu
Pass
re
294
890
327
1
613
7
2
610
23
967
34
190
330
408
131
987
462
395

(a) Au 1er Janvier 2022, cela incluait la CSM à la date de transition des groupes de contrats d'assurance n'appliquant pas l'exigence de cohortes annuelles à hauteur de 22 486 millions d'euros. La CSM des contrats mesurés à la transition en application de l'approche rétrospective modifiée et de l'approche de la juste valeur s'établissait à 16 118 million d'euros et 6 367 millions d'euros respectivement.

L'ajustement pour risque non financier, brut de réassurance (y compris le PAA), s'établissait à 2 603 millions d'euros au 30 juin 2023 et à 2 600 millions d'euros au 31 décembre 2022. Le quantile est resté stable à 65 à l'intérieur d'un intervalle de confiance compris entre 62,5 et 67,5 considéré par le Groupe comme un niveau de prudence adéquat pour les provisions techniques sous-jacentes.

7.3.1 Variations de la valeur comptable des contrats de réassurance, scindée entre les composants de couverture restante et de sinistres survenus

Les tableaux ci-dessous présentent une analyse des mouvements de la valeur comptable des contrats de réassurance, scindée entre les composants au titre de la couverture restante et des sinistres survenus.

30 j
uin
20
23
tit
re d
e la
tit
re d
inis
Com
ant
rtu
est
ant
Com
ant
tre
pos
au
co
uve
re r
e
pos
au
es s
s su
rve
nus
ts é
ués
Con
Con
val
sel
la
tra
ts
tra
on
év
alu
és
non
sel
la P
AA
on

tho
de
de
pr
rép
itio
n d
art
es
ime
s
(en
os)
mil
lion
s d
'eur
s él
ém
de
Hor
ent
de
ent
rec
ouv
rem
s
tes
per
Elé
nt d
me
e
de
ent
rec
ouv
rem
s
tes
per
al d
Tot
u
ant
com
pos
titr
e d
au
e
la
tur
cou
ver
e
tan
te
res
Aju
ste
nt
me
titr
e d
au
u
risq
ue
non
fina
nci
er
ima
tio
Est
n
de
val
eur
ual
isée
act
des
flu
x d
e
tré
erie
sor
fut
urs
Aju
ste
nt a
me
u
titr
u ri
e d
squ
e
al d
Tot
u
ant
com
pos
au
titr
e d
es
sin
istr
es
sur
ven
us
Tot
al
ifs à
l'o
Act
rtur
uve
e
10 9
53
240 11 1
93
79 21 6
19
3
7
8
22 0
75
33 2
68
sifs
à l
'ou
Pas
tur
ver
e
(5
)
0 (5
)
0 0 0 0 (5
)
Sol
de
d'o
net
rtu
uve
re
10 9
47
240 187
11
79 21
619
378 22
075
33
263
Cha
de
ts d
e ré
ttes
ntra
rge
s ne
s co
ass
ura
nce
Cha
dan
s le
stim
atio
liée
s à
de
ises
de
de
-jac
nts
erte
s et
rtes
ntra
ts s
ent
nge
me
s e
ns
s p
re
pr
pe
s co
ous
(5 2
39)
s
0 (5 2
39)
0 0 0 0 (5 2
39)
déf
icit
aire
s
0 11 11 0 0 0 0 11
us d
éas
Mo
nta
nts
reç
es r
sur
eur
s
0 (2
)
(2
)
312 3 7
13
2 4 02
7
4 02
5
Cha
es d
s d
e ré
ett
ont
rat
rge
s n
es c
ass
ura
nce
(5
)
239
9 (5
)
230
312 3
713
2 4
027
(1
)
203
inv
isse
Com
ant
est
nt
pos
me
(21
8)
0 (21
8)
218 0 0 218 0
dui
u ch
es f
ina
ncie
des
ts d
e ré
te d
e ré
sult
Pro
ts o
ets
ntra
at
arg
rs n
co
ass
ura
nce
rec
onn
us e
n co
mp
dui
u ch
es f
des
ts d
e ré
Pro
ina
ncie
itau
ts o
ets
ntra
arg
rs n
co
ass
ura
nce
rec
onn
us e
n ca
p
x p
rop
res
49
153
0
0
49
153
(0
)
0
106
268
3
0
109
268
158
421
dui
har
fin
iers
ts d
s d
e ré
Pro
ts o
ont
rat
u c
ges
anc
ne
es c
ass
ura
nce
202 0 202 0 374 3 377 579
Effe
t de
riat
ion
s d
u ri
e d
exé
ion
de
s ré
cut
s va
squ
e n
on-
ass
ure
urs
(5
)
0 (5
)
0 (0
)
0 (0
)
(6
)
iati
ale
te d
e ré
sul
itau
Var
tot
tat
et
on
en
co
mp
en
cap
x p
rop
res
(5
)
261
10 (5
)
251
530 4
087
5 4
622
(62
9)
(ne
es)
Prim
ées
de
issi
lié
rim
ttes
es p
ay
s co
mm
ons
es a
ux p
7 92
5
0 7 92
5
0 0 0 0 7 92
5
us (
des
issi
lié
inis
)
Mo
nta
nts
net
tes
tres
reç
co
mm
ons
es a
ux s
0 0 0 (53
9)
(4 0
01)
0 (4 5
40)
(4 5
40)
es f
tré
erie
Tot
al d
lux
de
sor
7 9
25
0 7 9
25
(53
9)
(4 0
01)
0 (4 5
40)
3 3
85
Effe
t de
riat
ion
s d
e ch
s va
ang
e
(15
9)
1 (15
8)
(16
)
32 (4
)
13 (14
5)
Effe
t de
riat
ion
s d
érim
ètr
e d
lida
tio
s ch
t au
tre
ent
s va
u p
e co
nso
n e
ang
em
s
(56
)
(27
7)
(33
3)
62 (32
)
(0
)
30 (30
3)
Sol
de
de
clô
net
tur
e
13 3
96
(26
)
13 3
70
117 21
705
378 22
199
35
570
ifs à
la c
lôtu
Act
re
13
403
(26
)
13
377
117 21
705
378 22
199
35
577
sifs
à l
a cl
ôtu
Pas
re
(7
)
0 (7
)
0 0 0 0 (7
)
éce
aité
31 d
mbr
e 20
22,
retr
titr
titr
s sin
istr
Com
e de
la c
Com
e de
ant
ertu
esta
nte
ant
pos
au
ouv
re r
pos
au
es s
urv
enu
s
s év
alué
lon
la
Con
trat
s se
mét
hod
e de
rép
arti
tion
des
prim
es
(en
)
mill
ions
d'e
uros
s él
éme
Hor
nt
de
nt
reco
uvr
eme
des
tes
per
Elém
de
ent
nt
reco
uvr
eme
des
tes
per
Tot
al d
u
titr
ant
com
pos
au
e
de l
rtur
a co
uve
e
rest
ant
e
Con
trat
s no
n
éva
lués
sel
on
la P
AA
Esti
ion
mat
de v
aleu
r
alis
ée
actu
des
flux
de
trés
rie
ore
futu
rs
Aju
stem
ent
au
titr
e du
risq
ue
fin
ier
non
anc
Tot
al d
u
titr
ant
com
pos
au
e
des
sin
istr
es
surv
enu
s
al
Tot
fs à
l'ou
Acti
vert
ure
13
375
275 13
650
93 22
009
356 22
457
36
107
sifs
à l'o
Pas
rtur
uve
e
(11) 0 (11) 0 0 0 0 (11)
Sold
t d'
ertu
e ne
ouv
re
13 3
63
275 13 6
38
93 22 0
09
356 22 4
57
36 0
96
Cha
des
s de
réa
net
tes
trat
rges
con
ssu
ranc
e
(10
)
826
0 (10
)
826
0 0 0 0 (10
)
826
Cha
ts d
les e
ns li
ées
à de
de p
s de
défi
stim
atio
epri
us-j
cita
ires
rtes
et r
erte
ntra
ts so
nts
nge
men
ans
s pe
ses
s co
ace
0 (33) (33) 0 0 0 0 (33)
Mon
des
réas
tant
s re
çus
sure
urs
0 (2) (2) 684 9
086
17 9
787
9
785
Cha
des
s de
réa
net
tes
trat
rges
con
ssu
ran
ce
(10
)
826
(34) (10
)
860
684 9
086
17 9
787
(1
)
073
inv
esti
Com
ant
t
pos
sse
men
(228
)
0 (228
)
228 0 0 228 0
Prod
uits
cha
fina
ncie
des
s de
réa
te d
e ré
sult
ets
trat
at
ou
rges
rs n
con
ssur
anc
e re
con
nus
en c
omp
83 1 84 (3) 251 3 251 334
Prod
uits
cha
fina
ncie
des
s de
réa
apit
ets
trat
ou
rges
rs n
con
ssur
anc
e re
con
nus
en c
aux
pro
pres
(2
)
726
0 (2
)
726
(0) (2
)
333
(0) (2
)
333
(5
)
060
Pro
duit
cha
fin
iers
s de
ts d
e ré
net
ntra
s ou
rges
anc
s co
assu
ran
ce
(2
)
643
1 (2
)
642
(3) (2
)
082
2 (2
)
083
(4
)
725
Effe
riat
ions
risq
écu
tion
réa
t de
du
ue d
des
s va
e no
n-ex
ssu
reu
rs
17 0 17 0 22 0 22 40
iati
rés
itau
Var
on t
ota
le e
mpt
e de
ulta
t et
n co
en
cap
x pr
opr
es
(13
)
679
(34) (13
)
713
909 7
026
19 7
955
(5
)
759
Prim
ayé
es (
es d
issio
ns li
ées
prim
es)
nett
es p
es c
omm
aux
10
831
0 10
831
0 0 0 0 10
831
(net
des
miss
ions
liée
x sin
istre
s)
Mon
tant
tes
s re
çus
com
s au
0 0 0 -932 -7 8
26
0 (8 7
58)
(8 7
58)
réso
Tot
al d
es f
lux
de t
reri
e
10
831
0 10
831
(932
)
(7
)
826
0 (8
)
758
2
073
riat
ions
Effe
t de
de
cha
s va
nge
456 (0) 455 7 594 (9) 592 1 04
7
Effe
t de
riat
ions
du
pér
imè
de c
olid
atio
cha
tre
n et
aut
ts
s va
ons
res
nge
men
(23) (1) (24) 2 (184
)
11 (171
)
(195
)
Sold
t de
clô
ture
e ne
10
948
240 11
188
79 21
619
378 22
075
33
263
Acti
fs à
la cl
ôtu
re
10
953
240 193
11
79 21
619
378 22
075
33
268
sifs
Pas
à la
clôt
ure
(5) 0 (5) 0 0 0 0 (5)

Les tableaux ci-dessous présentent une analyse des mouvements de la valeur comptable des contrats de réassurance, ventilée par composant d'évaluation, à savoir (i) l'estimation de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs (« PVFCF »), (ii) l'ajustement au titre du risque non financier (« RA »), et (iii) la marge sur services contractuels (« CSM »). Il convient de noter que la valeur comptable des contrats de réassurance évalués avec la méthode d'affectation des primes (« PAA ») est également reportée afin de relier les soldes d'ouverture et de clôture avec les soldes des états financiers.

30 j
uin
202
3
Mar ervi
ont
ge s
ur s
ce c
Con
trat
s
uels
ract
Vale
ur
Esti
ions
de
la
mat
s év
alué
Con
trat
s
éva
lués
selo
n
ptab
le
com
Vale
ur
vale
lisée
ctua
ur a
des
flux
de
selo
n la
mét
hod
e
rétr
ecti
la m
étho
de
de l
le (h
tota
ors
s év
alué
ptab
le d
com
es
s év
alué
(en
mill
d'e
)
ions
uros
trés
ie fu
turs
orer
Ajus
tem
ent
au
titre
du
risq
ue
osp
ve
mod
ifiée
a ju
ste
vale
ur
Aut
trat
res
con
s
l CS
Tota
M
trat
con
s
selo
n la
)
PAA
trat
con
s
selo
n la
PAA
TOT
AL
Acti
fs à
l'ou
vert
ure
6
894
127 161 392 114 668 7
689
25
579
33
268
ifs à
l'ou
Pass
vert
ure
(8) 0 0 3 0 3 (5) 0 (5)
Sold
t d'o
rtur
e ne
uve
e
6 88
6
127 161 395 114 670 7 68
3
25 5
79
33 2
63
ilisé
rés
Mar
ervi
uels
ptab
ulta
titr
e de
rvice
cont
ract
t au
ge s
ur s
ces
com
e en
s se
s
reçu
s
0 0 (3) (20) (10) (33) (33) 0 (33)
Relâ
che
t de
l'aj
titr
e du
risq
on f
inan
cier
uste
t au
men
men
ue n
0 (3) 0 0 0 0 (3) 0 (3)
liés
à l'
érie
Ajus
tem
ents
exp
nce
(47) 1 0 0 0 0 (47) 0 (47)
ns li
ées
ndu
rs d
e la
pér
iode
Var
iatio
vice
aux
ser
s re
s au
cou
(47) (3) (3) (20) (10) (33) (83) 0 (83)
Con
abil
isés
la p
ério
de
trat
mpt
s co
sur
4 1 0 0 (4) (4) 0 0 0
Cha
ts d
les e
stim
atio
înan
aju
de l
ntra
t un
stem
ent
nge
men
ans
ns e
a m
arge
sur
s
uels
ervi
cont
ract
ces
(80) 2 43 13 22 79 0 0 0
Cha
ts d
les e
înan
t de
des
stim
atio
epri
ntra
rtes
et r
pert
nge
men
ans
ns e
s pe
ses
es
des
s-ja
s dé
ficit
aire
cont
rats
cent
sur
sou
s
11 1 0 0 0 0 12 0 12
Aut
han
dan
s les
ima
tion
s lié
rvice
s fut
ents
est
res c
gem
s au
x se
urs
(28) 0 0 0 0 0 (28) 0 (28)
iatio
ns li
ées
vice
s fu
Var
turs
aux
ser
(93) 3 43 13 18 74 (15) 0 (15)
du p
f au
e de
Ajus
assi
titr
s sin
istre
tem
ent
s su
rven
us
(3) (0) 0 0 0 0 (4) 0 (4)
ées
sés
Vari
atio
ns li
ices
aux
serv
pas
(3) (0) 0 0 0 0 (4) 0 (4)
Cha
e de
ts d
e ré
nett
ntra
rge
s co
assu
ranc
e
(115
)
0 40 (7) 8 41 (73) 0 (73)
Prod
cha
fina
des
s de
réa
uits
ncie
ets
trat
ou
rges
rs n
con
ssur
anc
e
222 (0) 1 3 0 4 226 0 226
Effe
écut
réas
t de
riati
du
risq
ue d
ion
des
s va
ons
e no
n-ex
sure
urs
(5) 0 0 0 0 0 (5) 0 (5)
Var
iatio
tale
de r
ésu
ltat
pita
n to
pte
et e
en
com
n ca
ux p
ropr
es
74 0 41 (4) 8 45 119 (748
)
(629
)
ayée
s (n
s de
ns li
ées
es)
Prim
ette
issio
prim
es p
s co
mm
aux
2 16
5
0 0 0 0 0 2 16
5
5 75
9
7 92
5
(net
des
liée
s)
Mon
tant
tes
miss
ions
x sin
istre
s re
çus
com
s au
(539
)
0 0 0 0 0 (539
)
(4 0
01)
(4 5
40)
Tota
l de
s flu
x de
tré
rie
sore
1 62
7
0 0 0 0 0 1 62
7
1 75
8
3 38
5
Effe
t de
riati
de
cha
s va
ons
nge
(107
)
(2) (8) (12) (10) (30) (139
)
(6) (145
)
Effe
péri
mèt
sfer
t d
vari
atio
du
de
solid
atio
n, d
ts d
tran
es
ns
re
con
es
e
efeu
ills e
cha
port
t au
tres
ts
nge
men
(0) 0 0 0 0 0 (0) (303
)
(303
)
Sold
t de
clô
ture
e ne
8 47
9
125 194 378 113 686 9 29
0
26 2
80
35 5
70
fs à
la cl
ôtur
Acti
e
8 49
3
125 191 375 113 679 9 29
7
26 2
80
35 5
77
ifs à
la c
lôtu
Pass
re
(14) 0 3 3 0 7 (7) 0 (7)

31 décembre 2022, retraité

Marge sur service contractuels Valeur comptable totale (hors contrats évalués selon (en millions d'euros) la PAA) Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs Ajustement au titre du risque Contrats évalués selon la méthode rétrospective modifiée Contrats évalués selon la méthode de la juste valeur Autres contrats Total CSM Valeur comptable des contrats évalués selon la PAA TOTAL Actifs à l'ouverture 9 367 169 169 535 9 713 10 249 25 858 36 107 Passifs à l'ouverture (35) 0 21 2 (0) 23 (11) 0 (11) Solde net d'ouverture 9 332 170 190 537 9 736 10 238 25 858 36 096 Marge sur services contractuels comptabilisée en résultat au titre des services reçus 0 0 (7) (51) (8) (66) (66) 0 (66) Relâchement de l'ajustement au titre du risque non financier 0 (14) 0 0 0 0 (14) 0 (14) Ajustements liés à l'expérience (159) 1 0 0 0 0 (159) 0 (159) Variations liées aux services rendus au cours de la période (159) (14) (7) (51) (8) (66) (239) 0 (239) Contrats comptabilisés sur la période (111) 9 0 (0) 102 102 (0) 0 (0) Changements dans les estimations entraînant un ajustement de la marge sur services contractuels 151 (32) (23) (108) 12 (119) (0) 0 (0) Changements dans les estimations entraînant des pertes et reprises des pertes sur des contrats sous-jacents déficitaires (5) (3) 0 0 0 0 (8) 0 (8) Autres changements dans les estimations liés aux services futurs (33) 0 0 0 0 0 (33) 0 (33) Variations liées aux services futurs 3 (27) (23) (108) 114 (17) (41) 0 (41) Ajustement du passif au titre des sinistres survenus 9 (0) 0 0 0 0 8 0 8 Variations liées aux services passés 9 (0) 0 0 0 0 8 0 8 Charge nette des contrats de réassurance (69) (41) (30) (159) 107 (83) (193) 0 (193) Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance (2 566) (0) 2 4 0 6 (2 560) 0 (2 560) Effet des variations du risque de non-exécution des réassureurs 17 0 0 0 0 0 17 0 17 Variation totale en compte de résultat et en capitaux propres (2 696) (42) (28) (156) 107 (77) (2 815) (2 944) (5 759) Primes payées (nettes des commissions liées aux primes) 888 0 0 0 0 0 888 9 942 10 831 Montants reçus (nettes des commissions liées aux sinistres) (932) 0 0 0 0 0 (932) (7 826) (8 758) Total des flux de trésorerie (44) 0 0 0 0 0 (44) 2 117 2 073 Effet des variations de change 292 (1) (0) 13 (2) 11 302 745 1 047 Effet des variations du périmètre de consolidation, des transferts de portefeuills et autres changements 2 0 0 0 0 0 2 (197) (195) Solde net de clôture 6 886 127 161 395 114 671 7 684 25 579 33 263 Actifs à la clôture 6 894 127 161 392 114 668 7 689 25 579 33 268

Passifs à la clôture (8) 0 0 3 0 3 (5) 0 (5)

7.4 PRODUITS DES ACTIVITE D'ASSURANCE ET MARGE SUR SERVICES CONTRACTUELS

7.4.1 Produits des activités d'assurance

L'analyse comparative des produits des activités d'assurance de la période se présente comme suit :

(en millions d'euros) 30 juin 2023 30 juin 2022
retraité
Montants relatifs aux variations du passif au titre de la couverture restante
Marge sur services contractuels comptabilisée en résultat au titre des services rendus 1 523 1 508
Relâchement de l'ajustement au titre du risque 33 65
Relâchement des sinistres et autres charges des activités d'assurance attendus 5 751 5 608
Ajustements liés à l'expérience (16) (0)
Récupération des flux de trésorerie liés aux frais d'acquisition 759 637
Produits d'assurance des contrats non évalués selon la méthode de répartition des primes 7 921 7 664
Produits d'assurance des contrats évalués selon la méthode de répartition des primes 31 273 31 469
Total des produits des activités d'assurance 39 194 39 133

7.4.2 Marge sur services contractuels (« CSM »)

Au 30 juin 2023, le montant total de la CSM, net de réassurance, reporté dans l'état consolidé de la situation financière était de 34 132 millions d'euros (33 535 millions d'euros au 31 décembre 2022).

(En millions d'euros) 30 juin 2023 31 décembre
2022 retraité
Passifs liés à des contrats d'assurance et d'investissement avec participation discrétionnaire 34 783 34 190
Passifs liés à des contrats de réassurance détenus (7) (3)
Total de CSM inclus dans le passif 34 776 34 188
Actifs liés à des contrats d'assurance et des contrats d'investissement avec participation discrétionnaire (35) (15)
Actifs liés à des contrats de réassurance détenus 679 668
Total de CSM inclus dans l'actif 644 653
Total CSM 34 132 33 535
Dont les contrats d'assurance émis 34 818 34 205
Dont les contrats de réassurance détenus 686 670

Le tableau suivant présente le calendrier attendu de comptabilisation en résultat de la CSM, telle que figurant dans l'état consolidé de la situation financière au 31 décembre 2022. Cet échéancier de reconnaissance de la CSM reflète donc les unités de couverture estimées sans tenir compte de la croissance attendue de la CSM résultant à la fois de l'effet de désactualisation dans l'environnement de risque neutre pour les contrats évalués selon le modèle général (« BBA »), et du rendement prévisionnel des actifs pour les contrats évalués selon la méthode des honoraires variables (« VFA »). Par ailleurs, il convient de noter que la reconnaissance à venir de la CSM comprendra également des montants liés aux nouveaux contrats qui ne sont pas encore comptabilisés au 31 décembre 2022. Pour ces raisons, les données présentées ci-dessous ne reflètent pas le montant attendu de CSM qui sera comptabilisé dans l'état du résultat net consolidé au titre de ces contrats dans les années futures.

(en millions d'euros) Inférieur
à 1 an
1 - 2 ans 2 - 3 ans 3 - 4 ans 4 - 5 ans 5 - 10 ans Plus de 10
ans
Total
Contrats d'assurance et contrats d'investissement
avec participation discrétionnaire
1 988 2 300 2 065 1 880 1 720 6 729 17 525 34 205
Contrats de réassurance détenus 79 72 67 61 55 123 214 670

7.5 TAUX D'ACTUALISATION

Comme expliqué dans la Note 1.14.5, les estimations de flux de trésorerie futurs sont actualisées sur la base de courbes de taux déterminées dans un environnement « risque neutre ». Les courbes de taux utilisées au 30 juin 2023, au 31 décembre 2022 et au 30 juin 2022 sont présentées pour les principales devises dans le tableau cidessous.

30 juin 2023
Échéance EURO USD GBP JPY CHF HKD
1 4,4% 6,1% 6,5% -0,2% 2,0% 5,0%
2 4,1% 5,5% 6,4% -0,2% 2,0% 4,7%
3 3,9% 5,1% 6,1% -0,1% 1,9% 4,5%
5 3,5% 4,6% 5,5% 0,0% 1,8% 4,2%
7 3,3% 4,4% 5,1% 0,1% 1,8% 4,1%
10 3,2% 4,2% 4,7% 0,4% 1,8% 4,0%
15 3,2% 4,2% 4,5% 0,7% 1,8% 4,0%
20 3,0% 4,1% 4,4% 1,0% 1,8% 3,9%
25 2,9% 3,9% 4,2% 1,2% 1,9% 3,9%
30 2,9% 3,8% 4,1% 1,3% 2,0% 3,8%
31 décembre 2022
Échéance EURO USD GBP JPY CHF HKD
1 3,5% 5,8% 4,9% -0,1% 1,5% 5,0%
2 3,6% 5,3% 5,0% 0,0% 1,6% 4,7%
3 3,5% 4,9% 4,8% 0,0% 1,7% 4,4%
5 3,5% 4,6% 4,5% 0,2% 1,9% 4,2%
7 3,4% 4,5% 4,3% 0,4% 2,0% 4,1%
10 3,4% 4,4% 4,2% 0,5% 2,1% 4,0%
15 3,4% 4,4% 4,1% 1,0% 2,2% 4,0%
20 3,1% 4,3% 4,0% 1,3% 2,2% 4,0%
25 2,9% 4,1% 3,9% 1,5% 2,3% 3,9%
30 2,9% 3,9% 3,8% 1,6% 2,3% 3,8%
30 juin, 2022
Échéance EURO USD GBP JPY CHF HKD
1 1,1% 4,0% 3,0% -0,1% 0,6% 3,2%
2 1,6% 4,0% 3,2% -0,1% 0,9% 3,4%
3 1,8% 3,8% 3,1% -0,1% 1,1% 3,4%
5 2,1% 3,7% 3,0% 0,0% 1,3% 3,5%
7 2,2% 3,7% 2,9% 0,1% 1,6% 3,5%
10 2,5% 3,8% 2,9% 0,3% 1,8% 3,6%
15 2,7% 3,9% 2,8% 0,6% 2,1% 3,6%
20 2,5% 3,9% 2,8% 0,9% 2,2% 3,6%
25 2,5% 3,7% 2,7% 1,1% 2,2% 3,6%
30 2,5% 3,5% 2,7% 1,2% 2,3% 3,6%

7.6 HYPOTHESES "REAL WORLD"

Comme décrit dans la Note 1.14.7, les hypothèses « Real World » (« RW ») sont utilisées pour les contrats évalués avec l'approche des honoraires variables (« VFA ») afin de comptabiliser, tout au long de la période de couverture, un montant de marge sur services contractuels (« CSM ») dans l'état du résultat net qui reflète les services liés à l'investissement, tels que définis par IFRS 17. Le nombre d'unités de couverture est déterminé sur la base des provisions mathématiques des assurés ajustées en considérant le rendement attendu des éléments sous-jacents résultant de l'utilisation des hypothèses « RW ».

Les principales hypothèse « RW » utilisées à fin juin 2023 (avec un comparatif à fin juin 2022 et fin décembre 2022) sont présentées ci-dessous par principales devises.

30 juin, 2023
EUR
EUR USD JPY CHF HKD
Taux d'intérêts
N+1 2,4% 3,3% 0,5% 1,2% 2,9%
Taux de l'État à 5 ans (au pair) N+10 2,3% 3,2% 1,3% 1,4% 3,2%
N+1 2,5% 3,3% 0,8% 1,3% 3,0%
Taux de l'État à 10 ans (au pair) N+10 2,5% 3,5% 1,4% 1,7% 3,5%
Spreads de crédit
Spreads de crédit simple A à 5 ans par rapport N+1 1,4% 1,2% 0,6% 1,2% 1,3%
aux obligations d'État N+10 0,9% 0,9% 0,8% 0,9% 0,7%
Rentabilité des capitaux propres (dividendes
inclus)
N+1 9,3% 9,0% 7,9% 7,7% 5,9%
N+10 6,3% 6,5% 4,7% 4,9% 6,4%
Immobilier de placement
N+1 6,9% 7,3% 3,7% 1,4% #N/A
N+10 6,0% 6,7% 4,7% 5,2% #N/A
31 décembre, 2022
EUR
EUR USD JPY CHF HKD
Taux d'intérêts
Taux de l'État à 5 ans (au pair) N+1 2,4% 4,3% 0,2% 1,1% 4,2%
N+10 2,3% 3,2% 1,1% 1,4% 3,3%
N+1 2,5% 4,0% 0,4% 1,2% 4,0%
Taux de l'État à 10 ans (au pair) N+10 2,5% 3,5% 1,2% 1,7% 3,5%
Spreads de crédit
Spreads de crédit simple A à 5 ans par rapport N+1 1,9% 1,5% 0,7% 1,2% 1,4%
aux obligations d'État N+10 0,5% 0,7% 0,8% 0,9% 0,4%
Rentabilité des capitaux propres (dividendes
inclus)
N+1 3,0% 7,2% 5,7% 5,3% 8,9%
N+10 6,3% 6,4% 5,0% 5,0% 7,7%
Immobilier de placement
N+1 1,7% 3,4% 5,7% 0,6% #N/A
N+10 6,0% 6,7% 4,7% 5,2% #N/A

147

30 juin, 2022
EUR
EUR USD JPY CHF HKD
Taux d'intérêts
Taux de l'État à 5 ans (au pair) N+1 1,7% 3,1% 0,2% 1,3% 3,0%
N+10 2,0% 3,0% 1,1% 1,4% 3,0%
N+1 1,8% 3,3% 0,3% 1,5% 3,3%
Taux de l'État à 10 ans (au pair) N+10 2,3% 3,2% 1,2% 1,7% 3,2%
Spreads de crédit
Spreads de crédit simple A à 5 ans par rapport N+1 1,8% 1,2% 0,8% 1,2% 1,2%
aux obligations d'État N+10 1,1% 1,2% 0,8% 0,9% 1,0%
Rentabilité des capitaux propres (dividendes
inclus)
N+1 3,9% 2,7% 0,7% 1,1% 3,6%
N+10 6,0% 6,1% 5,1% 5,1% 7,4%
Immobilier de placement
N+1 3,2% 4,3% 5,7% 2,8% #N/A
N+10 5,8% 6,7% 4,7% 5,2% #N/A

148

NOTE 8 DETTES DE FINANCEMENT

30 juin 2023 31 décembre 2022
(en millions d'euros) Valeur au bilan Valeur au bilan
AXA 11 671 11 401
Obligations vertes subordonnées en Euro, 1,375%, échéance 2041 1 000 1 000
Obligations subordonnées en Euro, 5,125%, échéance 2043 1 000 1 000
Titres subordonnés remboursables (TSR) en USD, 8,6%, échéance 2030 806 821
Obligations subordonnées en GBP, 5,625%, échéance 2054 163 846
Obligations subordonnées en Euro, 3,375%, échéance 2047 1 500 1 500
Obligations subordonnées perpétuelles, 850 MUS\$, 4,5% 782 797
Obligations subordonnées en USD, 5,125%, échéance 2047 920 938
AXA SA- Obligations subordonnées en Euro, 3,25%, échéance 2049 2 000 2 000
Obligations subordonnées en Euro, 1,875%, échéance 2042 1 250 1 250
Obligations subordonnées en Euro, 4,25%, échéance 2043 1 250 1 250
Obligations subordonnées en Euro, 5,5% échéance 2043 1 000 -
AXA XL 226 476
Obligations subordonnées en USD, 5,5%, échéance mars 2045 226 476
AXA Italie 66 66
Obligations subordonnées au taux euribor 6 mois + 81bp 66 66
Autres dettes subordonnées inférieure à 100 millions d'euro 4 13
Dettes subordonnées 11 968 11 956
AXA 2 100 1 350
Euro Medium Term Note, échéance 2028 500 500
Euro Medium Term Note, échéance 2030 850 850
Euro Medium Term Note, échéance 2033 750 -
AXA XL 294 301
Obligations Senior en USD, 5,25%, échéance décembre 2043 294 301
Autres dettes de financement représentées par des titres inférieure à 100 millions d'euro 21 21
DETTES DE FINANCEMENT REPRESENTEES PAR DES TITRES 2 416 1 672
TOTAL DETTES DE FINANCEMENT 14 383 13 629

NOTE 9 RÉSULTAT FINANCIER HORS COUT DE L'ENDETTEMENT NET

Le résultat financier, hors coût de l'endettement net, reflète la différence entre les produits tirés des placements et les produits ou charges financiers nets provenant des contrats d'assurance et de réassurance. Le tableau cidessous montre l'impact du résultat financier sur le résultat net et les autres éléments du résultat global (OCI).

Pour mémoire, le rapprochement des montants présentés dans l'état consolidé du résultat net avec les produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance est présenté dans le paragraphe 7.1.2.

30 Juin 2023
(en millions d'euros) Assurance Autres
Activités
Total
Produits nets des placements 5 191 358 5 549
Plus ou moins-values réalisées sur placements à la juste valeur par capitaux propres et au coût (1 286) (14) (1 300)
Plus ou moins-values réalisées et variation de juste valeur des placements à la juste valeur comptabilisée en compte de résultat 4 563 (31) 4 532
Variation des pertes de valeur des placements (155) (6) (161)
Produits des placements constatés en résultat 8 314 307 8 620
Valeur temps de l'argent, y compris la capitalisation de la marge sur services contractuels (1 342) - (1 342)
Effet des variations de taux d'actualisation et des autres hypothèses financières 293 - 293
Variation de juste valeur des éléments sous-jacents à des contrats d'assurance avec participation directe (6 407) - (6 407)
Gains et pertes de change 171 - 171
Autres impacts (248) - (248)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance constatés en résultat (7 533) - (7 533)
Valeur temps de l'argent, y compris la capitalisation de la marge sur services contractuels 241 - 241
Effets des variations de taux d'actualisation et des autres hypothèses financières (33) - (33)
Effets des variations du risque de non-exécution des réassureurs (6) - (6)
Gains et pertes de change (49) - (49)
Autres impacts (1) - (1)
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance détenus constatés en résultat 153 - 153
Total des produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance constatés en résultat (7 380) - (7 380)
Résultat d'investissement net constaté en résultat 933 307 1 240
Plus ou moins values réalisées sur les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par les autres éléments du résultat global, sans
recyclage en résultat
183 (64) 120
Variation de juste valeur liée aux investissements en juste valeur par capitaux propres 7 163 30 7 193
Produit des placements inscrits en capitaux propres 7 346 (34) 7 312
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance constatés en capitaux propres (6 213) - (6 213)
dont variations de juste valeur des éléments sous-jacents à des contrats d'assurance avec participation directe (353) - (353)
dont plus ou moins values réalisées sur les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par les autres éléments du résultat global, sans
recyclage en résultat
(83) - (83)
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance constatés en capitaux propres 420 - 420
Total des produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance détenus constatés en capitaux propres (5 792) - (5 792)
Résultat d´investissement net constaté en capitaux propres 1 554 (34) 1 520
Impact net sur le compte de résultat global 2 487 273 2 760

30 juin 2022 retraité

Produits nets des placements
5 903
416
6 319
Plus ou moins-values réalisées sur placements à la juste valeur par capitaux propres et au coût
61
-12
49
Plus ou moins-values réalisées et variation de juste valeur des placements à la juste valeur comptabilisée en compte de résultat
-11 145
-77
-11 222
Variation des pertes de valeur des placements
-77
-14
-92
Produits des placements constatés en résultat
(5 258)
313
(4 945)
Valeur temps de l'argent, y compris la capitalisation de la marge sur services contractuels
(1 159)
-
(1 159)
Effet des variations de taux d'actualisation et des autres hypothèses financières
1 155
-
1 155
Variation de juste valeur des éléments sous-jacents à des contrats d'assurance avec participation directe
7 642
-
7 642
Gains et pertes de change
(363)
-
(363)
Autres impacts
(108)
-
(108)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance constatés en résultat
7 166
-
7 166
Valeur temps de l'argent, y compris la capitalisation de la marge sur services contractuels
172
-
172
Effets des variations de taux d'actualisation et des autres hypothèses financières
11
-
11
Effets des variations du risque de non-exécution des réassureurs
29
-
29
Gains et pertes de change
78
-
78
Autres impacts
-
-
-
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance détenus constatés en résultat
291
-
291
Total des produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance constatés en résultat
7 457
-
7 457
Résultat d'investissement net constaté en résultat
2 199
313
2 512
Plus ou moins values réalisées sur les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par les autres éléments du résultat global, sans
862
22
884
recyclage en résultat
Variation de juste valeur liée aux investissements en juste valeur par capitaux propres
(58 681)
(1 476)
(60 157)
Produit des placements inscrits en capitaux propres
(57 819)
(1 454)
(59 273)
Produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance constatés en capitaux propres
57 462
-
57 462
dont variations de juste valeur des éléments sous-jacents à des contrats d'assurance avec participation directe
12 163
-
12 163
dont plus ou moins values réalisées sur les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par les autres éléments du résultat global, sans
(501)
-
(501)
recyclage en résultat
Produits ou charges financiers nets des contrats de réassurance constatés en capitaux propres
(3 764)
-
(3 764)
Total des produits ou charges financiers nets des contrats d'assurance et de réassurance détenus constatés en capitaux propres
53 697
-
53 697
Résultat d´investissement net constaté en capitaux propres
(4 121)
(1 454)
(5 576)
Impact net sur le compte de résultat global
(1 922)
(1 142)
(3 064)
(en millions d'euros) Assurance Autres
Activités
Total

NOTE 10 RÉSULTAT PAR ACTION

Le Groupe calcule un résultat par action et un résultat par action sur une base totalement diluée :

  • le résultat par action ne tient pas compte des actions potentielles. Il est établi sur la base du nombre moyen pondéré d'actions en circulation sur l'exercice ;
  • le résultat par action diluée est établi en prenant en compte les actions dilutives émises au titre des plans de stock-options. L'effet de plans de stock-options sur le nombre de titres totalement dilué est retenu dans le calcul dans la mesure où celles-ci sont exerçables au cours moyen du titre AXA au cours de la période.
(en milions d'euros) ^_` 30 juin 2023 30 juin 2022
retraité
RÉSULTAT NET PART DU GROUPE 3 833 3 852
Charge d'intérêt dettes subordonnées à durée indeterminée (92) (91)
RÉSULTAT NET INCLUANT L'IMPACT DETTES SUBORDONNÉES À DURÉE INDÉTERMINÉE A 3 741 3 760
Nombre d'actions ordinaires pondéré à l'ouverture (net d'autocontrôle) 2 265 2 356
Émission d'actions hors options - -
Exercice d'options `cb 1 1
Titres d'autocontrôle `cb 34 32
Augmentation/Diminution du capital `cb (59) (77)
NOMBRE D'ACTIONS ORDINAIRES PONDÉRÉ B 2 241 2 311
RÉSULTAT NET PAR ACTION C = A / B 1,67 1,63
Instruments potentiellement dilutifs : - -
Stock-options 1 1
Autres 4 5
NOMBRE D'ACTIONS ORDINAIRES PONDÉRÉ APRÈS INTÉGRATION DES INSTRUMENTS
POTENTIELLEMENT DILUTIFS XgZ
D 2 247 2 317
RÉSULTAT NET PAR ACTION DILUÉ E = A / D 1,67 1,62
(a) Excepté le nombre d'actions exprimé en millions d'unités et le résultat par action exprimé en euros par action.

(b) Pondéré sur la période

. (c) Attribuable aux actions ordinaires éventuellement impactées des instruments dilutifs.

NOTE 11 ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE

EVÈNEMENTS POSTÉRIEURS AU 30 JUIN 2023

AXA a réalisé l'acquisition du Groupe Assurances du Crédit Mutuel España

Le 12 juillet 2023, AXA a annoncé la finalisation de l'acquisition du Groupe Assurances du Crédit Mutuel España ("GACM España").

Dans le cadre de la transaction, AXA a complété l'acquisition de GACM España pour un montant total en numéraire de €310 millions, conformément à l'annonce publiée lors de la signature de l'accord.

AXA a accéléré le développement de sa stratégie en assurance Santé en Europe avec l'acquisition de Laya

Le 3 août 2023, AXA a annoncé avoir conclu un accord avec Corebridge Financial Inc., une filiale de AIG, afin d'acquérir Laya Healthcare Limited (« Laya »).

Laya est un acteur de premier plan sur le marché de l'assurance Santé en Irlande, avec une part de marché d'environ 28%, près de 700 000 assurés et environ 800 millions d'euros de primes(19) annuelles.

Laya est un agent général administrateur disposant d'une plateforme digitale avancée ainsi que d'un excellent réseau de distribution directe, qui permettent à Laya d'accompagner ses clients tout au long de leur parcours santé.

Avec cette transaction, AXA confirme son ambition de renforcer sa franchise européenne, en développant ses activités dans le secteur dynamique et en pleine expansion qu'est la Santé. AXA bénéficie à présent d'une place de numéro 1 sur le marché de l'assurance Dommages en Irlande.

Selon les termes de l'accord, AXA a acquis Laya pour un montant de 650 millions d'euros, représentant un multiple cours-bénéfice attendu de 11x, tenant compte de l'internalisation prévue de la marge technique à présent acquise à des tierces-parties. La finalisation de la transaction devrait avoir un impact de -3 points sur le ratio de Solvabilité II(20) du Groupe AXA.

(20) L'impact sur le ratio de solvabilité II du Groupe AXA sera pris en compte à la clôture de la transaction.

(19) A fin 2022. Primes souscrites à présent par un assureur tiers.

III. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

/

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

(Période du 1er janvier 2023 au 30 juin 2023)

PricewaterhouseCoopers Audit

63, rue de Villiers 92208 Neuilly-sur-Seine cedex

ERNST & YOUNG Audit Tour First TSA 14444 92037 Paris-La Défense cedex

Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle

(Période du 1er janvier 2023 au 30 juin 2023)

Aux Actionnaires, AXA SA

25, Avenue Matignon 75008 PARIS

En exécution de la mission qui nous a été confiée par vos assemblées générales, et en application de l'article L. 451-1-2 III du code monétaire et financier, nous avons procédé à :

  • l'examen limité des comptes semestriels consolidés condensés de la société AXA SA, relatifs à la période du 1er janvier 2023 au 30 juin 2023, tels qu'ils sont joints au présent rapport ;
  • la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité.

Ces comptes semestriels consolidés condensés ont été établis sous la responsabilité du conseil d'administration. Il nous appartient, sur la base de notre examen limité, d'exprimer notre conclusion sur ces comptes.

I - Conclusion sur les comptes

Nous avons effectué notre examen limité selon les normes d'exercice professionnel applicables en France.

Un examen limité consiste essentiellement à s'entretenir avec les membres de la direction en charge des aspects comptables et financiers et à mettre en œuvre des procédures analytiques. Ces travaux sont moins étendus que ceux requis pour un audit effectué selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. En conséquence, l'assurance que les comptes, pris dans leur ensemble, ne comportent pas d'anomalies significatives obtenue dans le cadre d'un examen limité est une assurance modérée, moins élevée

que celle obtenue dans le cadre d'un audit.

Sur la base de notre examen limité, nous n'avons pas relevé d'anomalies significatives de nature à remettre en cause la conformité des comptes semestriels consolidés condensés avec la norme IAS 34, norme du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne relative à l'information financière intermédiaire.

Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur le changement de méthode comptable concernant l'application à compter du 1er janvier 2023 de la norme IFRS 17 « Contrats d'assurance » et concomitant de la norme IFRS 9 « Instruments financiers » tel qu'exposé dans la note 1 « Principes généraux » ainsi que dans les autres notes de l'annexe présentant des données chiffrées liées aux incidences de ces changements.

II - Vérification spécifique

Nous avons également procédé à la vérification des informations données dans le rapport semestriel d'activité commentant les comptes semestriels consolidés condensés sur lesquels a porté notre examen limité.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes semestriels consolidés condensés, étant précisé qu'il ne nous appartient pas de nous prononcer sur la sincérité et la concordance avec les comptes semestriels des informations prudentielles relatives à la solvabilité.

Fait à Neuilly-sur-Seine et à Paris-La Défense, le 3 août 2023

Les commissaires aux comptes

PricewaterhouseCoopers Audit ERNST & YOUNG Audit

Bénédicte Vignon Grégory Saugner Olivier Durand Patrick Menard

IV. Attestation du responsable du rapport financier semestriel /

Attestation du responsable du Rapport Financier Semestriel

J'atteste, à ma connaissance, que les comptes condensés pour le semestre écoulé sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport semestriel d'activité figurant en première partie du présent Rapport présente un tableau fidèle des événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice, de leur incidence sur les comptes, des principales transactions entre parties liées et qu'il décrit les principaux risques et les principales incertitudes pour les six mois restants de l'exercice.

Paris, le 3 août 2023.

M. Thomas Buberl Directeur Général