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Amoéba

Registration Form Apr 18, 2023

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Registration Form

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Société Anonyme au capital de 993 199,26euros Siège social : 38 Avenue des frères Montgolfier, 69680 Chassieu R.C.S LYON 523 877 215

DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL

Incluant le rapport financier annuel 2022

Le Document d'Enregistrement Universel a été déposé le 18 avril 2023 auprès de l'AMF, en sa qualité d'autorité compétente au titre du Règlement (UE) 2017/1129, sans approbation préalable conformément à l'article 9 dudit règlement.

Le Document d'Enregistrement Universel peut être utilisé aux fins d'une offre au public de titres financiers ou de l'admission de titres financiers à la négociation sur un marché réglementé s'il est complété par une note d'opération et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au Document d'Enregistrement Universel. L'ensemble alors formé est approuvé par l'AMF conformément au règlement (UE) 2017/1129.

Informations – Document d'enregistrement universel

En application de l'article 19 du règlement UE n°2017/1129 de la Commission Européenne, ce document d'enregistrement universel incorpore par référence les informations suivantes auxquelles le lecteur est invité à se reporter :

  • incorpore par référence le Document d'Enregistrement Universel, déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 12 avril 2022 sous le numéro D.22-0280 (le « Document d'Enregistrement Universel 2021 », https://amoebanature.com/investisseur/information-financiere/rubrique Document de référence) ; - incorpore par référence le Document d'Enregistrement Universel, déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 12 avril 2021 sous le numéro D.21-0289 (le
  • « Document d'Enregistrement Universel 2020 », https://amoebanature.com/investisseur/information-financiere/rubrique Document de référence) ;

Une table de correspondance est fournie au Chapitre 22 du présent document d'enregistrement universel (le « Document d'Enregistrement Universel 2022 » ou le « Document d'Enregistrement Universel ») afin de permettre de retrouver facilement les informations incorporées par référence et celles mises à jour ou modifiées.

Ce document est disponible sans frais au siège social de la Société, ainsi qu'en version électronique sur le site Internet de l'AMF (www.amf-france.org) et sur celui de la Société (www.amoeba-nature.com).

TABLE DES MATIERES

1. PERSONNES RESPONSABLES
14
1.1 RESPONSABLE DU DOCUMENT D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL 14
1.2 ATTESTATION DE LA PERSONNE RESPONSABLE14
1.3 RESPONSABLE DE L'INFORMATION FINANCIERE 14
1.4 NOM, ADRESSE, QUALIFICATIONS ET INTERETS POTENTIELS DES PERSONNES
INTERVENANT EN QUALITE D'EXPERTS14
1.5 ATTESTATION RELATIVE AUX INFORMATIONS PROVENANT D'UN TIERS 14
2. CONTROLEURS LEGAUX DES COMPTES
15
2.1 COMMISSAIRE AUX COMPTES15
2.1.1 Commissaire aux comptes titulaire : 15
2.1.2 Commissaire aux comptes suppléant 15
2.2 CONTROLEURS LEGAUX AYANT DEMISSIONNE OU AYANT ETE ECARTES OU NON
RENOUVELES15
3. FACTEURS DE RISQUE
16
3.1 RISQUES DE LIQUIDITE ET RENTABILITE 19
3.1.1 Le Groupe est exposé à un risque de liquidité lié aux financements existants ou
futurs 19
3.1.2 Le Groupe a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et
dispose d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations
jusqu'au 31 décembre 2023 22
3.1.3 Depuis sa création, la Société n'a constaté que des pertes au titre de ses
exercices comptables, situation qui devrait perdurer voire s'aggraver, car le
groupe devra investir significativement au cours des prochaines années dans
l'outil de production et dans ses activités de recherche et développement 23
3.1.4 La crise économique mondiale pourrait ralentir ou arrêter les activités du
Groupe et avoir un impact sur sa position de trésorerie 24
3.2 RISQUES LIES AUX MARCHES, A LA REGLEMENTATION APPLICABLE AUX PRODUITS
DEVELOPPES PAR LE GROUPE ET A SON EVOLUTION POSSIBLE25
3.2.1 L'activité de la Société est règlementée. La commercialisation des produits
biocides et fongicides développés par le Groupe dans un territoire est soumise
à l'obtention préalable d'autorisations de mise sur le marché (AMM) dans les
territoires concernés. 25
3.2.2 Risques de dépendance vis-à-vis de dirigeants et salariés clés pour la poursuite
du développement des produits biocides et fongicides et des processus
d'obtention d'AMM 26
3.2.3 Risques relatifs à l'existence de technologies alternatives et l'apparition de
nouvelles technologies, qui pourraient être développées par des concurrents
rendant les produits biocides et fongicides basés sur l'amibe Willaertia magna
C2c Maky développés par la Société obsolètes ou non commercialisables.
Certains concurrents sont de taille très significative par rapport à la Société.
27

3.2.4 Une fois l'autorisation de mise sur le marché obtenue par la Société dans un
territoire donné pour une application, la commercialisation de la substance
pourrait être interdite par la suite. La règlementation applicable aux produits
biocides et fongicides développés par le Groupe, des modifications de cette
règlementation et/ou de nouvelles contraintes règlementaires pourraient
empêcher la commercialisation des produits 28
3.3 RISQUES LIES AU DEPLOIEMENT COMMERCIAL DU GROUPE 29
3.3.1 La
Société
poursuit
des
processus
de
demande
d'autorisation
de
commercialisation de ses produits biocides aux États Unis et fongicides en
Europe, aux États Unis et au Brésil. La commercialisation elle-même de ces
produits peut s'avérer incertaine 29
3.3.2 Le Groupe pourrait ne pas être en mesure de développer ni d'animer un
commercial suffisant et nécessaire en adéquation avec ses conditions
d'expansion envisagées 31
3.3.3 Le développement du Groupe dépendra pour partie du rythme d'adhésion des
utilisateurs finaux à son agent de biocontrôle pour la prévention des maladies
des plantes et à son biocide biologique pour le traitement de l'eau 32
3.3.4 Le Groupe pourrait se retrouver en situation de dépendance vis-à-vis du
nombre de produits développés et autorisés. 32
3.4 RISQUES LIES A LA PRODUCTION DES PRODUITS BIOCIDES ET FONGICIDES33
3.4.1 Le Groupe pourrait subir une interruption de sa production en cas de
cyberattaques 33
3.4.2 Le site de production actuel est dimensionné pour la phase de recherche et
développement. Le lancement d'un nouveau site de
production après
obtention des autorisations de mise sur le marché et, de ce fait, de la
fabrication à une échelle industrielle de la solution biologique développée par
le Groupe pourrait être retardé notamment, par manque de financements. 34
3.4.3 Le Groupe pourrait rencontrer des difficultés à s'approvisionner en matériel et
consommables de laboratoire, à optimiser le processus de fabrication de sa
solution biologique et gérer ses stocks de produits finis, notamment la solution
liquide de l'application biocide contenant des amibes vivantes présentant une
durée de vie courte de 15 jours. 34
3.4.4 Le Groupe pourrait ne plus disposer d'une quantité suffisante de l'amibe
Willaertia magna C2c Maky nécessaire à la production de sa solution
biologique 36
3.4.5 Risques liés à la mise en jeu de la responsabilité du fait des produits une fois
que le ou les produits biocides ou de biocontrôle seraient commercialisés. . 36
3.5 RISQUES LIES A LA PROPRIETE INTELLECTUELLE 37
3.5.1 Le Groupe pourrait ne pas être en mesure de prévenir la divulgation à des tiers
d'informations confidentielles susceptibles d'avoir un impact sur ses futurs
droits de propriété intellectuelle. 38
3.5.2 La protection conférée au Groupe par ses brevets et autres droits de propriété
intellectuelle n'est pas absolue. La Société pourrait perdre la protection de ses
droits de propriété intellectuelle. 39
3.5.3 Le contrat de licence de brevets conclu avec l'Université Claude Bernard
jusqu'en 2027 dont bénéficie le Groupe pourrait être remis en cause et
restreindre l'exploitation des produits qu'il développe dans le cadre de
l'application biocide 42
3.5.4 A ce jour, le Groupe ne peut garantir l'absence de violation de droits de
propriété intellectuelle tant par lui que contre lui 42

3.6 RISQUES LIES A LA DILUTION ET LA VOLATILITE44
3.6.1 En raison de l'éclatement du capital, la Société pourrait ne pas obtenir le
quorum lors de ses assemblées générales 44
3.6.2 Les actionnaires ont été fortement dilués par les programmes d'OCAPI
autorisés par les Assemblées Générales des 14 janvier 2019, 13 mars 2020 et
24 mai 2022. Les actionnaires existants pourraient être fortement dilués par de
nouvelles augmentations du capital social de la Société. 44
3.6.3 Le cours de cotation des actions de la Société est soumis à une volatilité
importante notamment liée aux annonces négatives ou positives relatives au
processus d'autorisation de ses produits 45
4. INFORMATIONS CONCERNANT AMOEBA46
4.1 RAISON SOCIALE ET NOM COMMERCIAL DE L'EMETTEUR 46
4.2 LIEU, NUMERO D'ENREGISTREMENT ET D'IDENTIFIANT D'ENTITE JURIDIQUE DE
L'EMETTEUR46
4.3 DATE DE CONSTITUTION ET DUREE DE VIE DE L'EMETTEUR46
4.4 SIEGE SOCIAL, FORME JURIDIQUE DE L'EMETTEUR ET LEGISLATION REGISSANT LES
ACTIVITES46
5. APERÇU DES ACTIVITES47
5.1 PRINCIPALES ACTIVITES 47
5.1.1 Préambule 47
5.1.2 Résumé de l'activité 47
5.1.3 Les atouts d'Amoéba 48
5.1.4 Une recherche scientifique d'envergure mondiale 51
5.1.5 Une efficacité en condition commerciale validée 55
5.1.6 Une compréhension claire des interactions entre Willaertia magna C2c Maky
et les pathogènes ciblés 62
5.1.7
5.1.8
Des partenariats de R&D mondiaux 67
Une production industrielle validée 71
5.1.9 Un « business model » centré sur un déploiement industriel mondial 73
5.2 PRINCIPAUX MARCHES 74
5.2.1 Application biocide : un potentiel de 220 millions d'euros dans le traitement du
risque bactérien dans les tours aéroréfrigérantes à circuit fermé aux États Unis
74
5.2.2 Application biocontrôle : un potentiel de plus de €8 milliards dans le traitement
des mildious (vigne, pomme de terre, cultures maraichères), des oîdiums
(vigne, cultures maraichères, pommier…) et des maladies des céréales 84
5.2.3 De nombreuses autres applications potentielles 93
5.3 EVENEMENTS IMPORTANTS94
5.4 STRATEGIE ET OBJECTIFS94
5.4.1 Modèle économique de production 94
5.4.2 Avancées commerciales 98
5.4.3 Procédures d'enregistrement des produits 103
5.5 BREVETS, LICENCES, MARQUES ET NOMS DE DOMAINE 110
5.5.1 Brevets et demandes de brevets 110
5.5.2 Marques 116
5.5.3 Noms de domaine 118

5.6 INVESTISSEMENTS 118
5.6.1 Investissements importants réalisés au cours des trois derniers exercices 118
5.6.2 Investissements importants en cours de réalisation ou pour lesquels des
engagements fermes ont été pris 119
5.6.3 Informations relatives aux coentreprises et aux entreprises dans lesquelles
l'émetteur détient une part du capital 119
5.6.4 Questions environnementales 119
6. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE124
6.1.1 Description sommaire du Groupe 124
6.1.2 Liste des filiales importantes 124
7. EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIERE ET DU RESULTAT125
7.1.1 Situation financière 125
7.1.2 Résultat des activités et évolution 125
7.1.3 Résumé des principales règles et méthodes comptables 132
7.1.4 Chiffre d'affaires et produits opérationnels 133
7.1.5 Recherche et développement – Sous-traitance 134
7.1.6 Principaux facteurs ayant une incidence sur l'activité 135
7.1.7 Evolution
future
probable
et
activités
en
matière
de
recherche
et
développement 137
7.2 RESULTAT D'EXPLOITATION CONSOLIDE138
7.2.1 Formation du résultat opérationnel et du résultat net 138
7.2.2 Analyse du bilan 142
7.3 PRESENTATION DES COMPTES ANNUELS ET METHODES D'EVALUATION –
RESULTATS DES ACTIVITES DE LA SOCIETE AMOEBA 146
7.4 ACTIVITES ET RESULTATS DES FILIALES ET DES SOCIETES CONTROLEES 147
8. TRESORERIE ET CAPITAUX148
8.1 INFORMATION SUR LES CAPITAUX DE L'EMETTEUR 148
8.1.1 Tableau de variation des capitaux propres consolidés 148
8.2 SOURCES ET FLUX DE TRESORERIE DE L'EMETTEUR150
8.2.1 Flux de trésorerie consolidés synthétiques 150
8.2.2 Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles 150
8.2.3 Flux de trésorerie provenant des activités d'investissements 150
8.2.4 Flux de trésorerie provenant des activités de financement 151
8.3 BESOIN DE FINANCEMENT ET STRUCTURE DU CAPITAL 152
8.3.1 Financement par le capital 152
8.3.2 Financement par le crédit d'impôt recherche 154
8.3.3 Financement par avances remboursables et subventions 154
8.3.4 Financement par emprunt bancaire 155
8.3.5 Financement par engagement de location 155
8.4 RESTRICTION EVENTUELLE A L'UTILISATION DE CAPITAUX 156
8.5 SOURCES DE FINANCEMENT ATTENDUES156

9. ENVIRONNEMENT REGLEMENTAIRE
157
10. INFORMATIONS SUR LES TENDANCES157
10.1
10.2
PRINCIPALES TENDANCES DEPUIS LA FIN DU DERNIER EXERCICE 157
TENDANCE CONNUE, INCERTITUDE, DEMANDE D'ENGAGEMENT OU EVENEMENT
RAISONNABLEMENT SUSCEPTIBLE D'INFLUER SUR LES PERSPECTIVES DE LA
SOCIETE158
11. PREVISIONS OU ESTIMATIONS DU BENEFICE159
12. ORGANES D'ADMINISTRATION, DE DIRECTION ET DE SURVEILLANCE ET
DIRECTION GENERALE159
12.1 DIRECTION DE LA SOCIETE159
12.2 INFORMATIONS CONCERNANT LES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION,
LA DIRECTION GENERALE DE LA SOCIETE ET LE COMITE DE DIRECTION159
12.2.1 Direction de la Société 159
12.2.2 Conseil d'administration 160
12.2.3 Liste des mandats et fonctions exercés dans toute société durant l'exercice clos
12.2.4 le 31 décembre 2022 165
Déclaration concernant le Conseil d'administration et la Direction Générale
166
12.3 CONFLITS D'INTERETS 167
13. REMUNERATION ET AVANTAGES168
13.1
13.2
REMUNERATION VERSEE ET AVANTAGES EN NATURE VERSES OU ATTRIBUES
POUR LE DERNIER EXERCICE CLOS AUX MANDATAIRES SOCIAUX 168
SOMMES PROVISIONNEES PAR LA SOCIETE AUX FINS DE VERSEMENT DE
PENSIONS,
RETRAITES
ET
AUTRES
AVANTAGES
AU
PROFIT
DES
ADMINISTRATEURS DIRIGEANTS174
13.3 TITRES DONNANT ACCES AU CAPITAL ATTRIBUE AUX MEMBRES DU CONSEIL
D'ADMINISTRATION ET DIRIGEANTS 174
14.
174
FONCTIONNEMENT DES ORGANES D'ADMINISTRATION ET DE DIRECTION
14.1 DECLARATION DE CONFORMITE AU REGIME DE GOUVERNANCE D'ENTREPRISE EN
VIGUEUR174
14.1.1 Gouvernement d'entreprise 174
14.2 COMITES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 178
14.2.1 Comité des nominations et des rémunérations 178
14.2.2
14.2.3
Comité d'audit 178
Comité RSE 179
14.3 FONCTIONNEMENT DU CONSEIL ET DES COMITES 179
14.3.1 Conditions
de
préparation
et
d'organisation
des
travaux
du
Conseil
d'administration 179
14.3.2 Compte-rendu de l'activité du Conseil d'administration 180
14.4 INCIDENCES SIGNIFICATIVES POTENTIELLES SUR LA GOUVERNANCE D'ENTREPRISE
185
14.5 CONTROLE INTERNE185

14.5.1 Principes généraux de gestion des risques 185
14.5.2 Principes généraux de contrôle interne 186
14.6 INFORMATIONS SUR LES CONTRATS LIANT LES MEMBRES DES ORGANES
D'ADMINISTRATION ET DE DIRECTION DE LA SOCIETE OU DE L'UNE DE SES FILIALES
188
15. SALARIES189
15.1 EMPLOI ET INFORMATIONS SOCIALES 189
15.1.1 Effectifs 189
15.1.2 Répartition par implantation géographique 189
15.1.3 Répartition hommes / femmes : 189
15.1.4 Ancienneté : 191
15.1.5 Mouvement d'effectif 192
15.1.6 Rémunérations 192
15.1.7 Organisation du travail 192
15.1.8 Relations sociales 193
15.1.9 Santé et sécurité 193
15.1.10 Formation 194
15.1.11 Egalité de traitement 196
15.2 PARTICIPATIONS ET STOCK-OPTIONS 196
15.3 ACCORD PREVOYANT UNE PARTICIPATION DES SALARIES DANS LE CAPITAL196
16. PRINCIPAUX ACTIONNAIRES197
16.1 ACTIONNAIRES DETENANT PLUS DE 5 % DU CAPITAL A LA DATE DU DOCUMENT
D'ENREGISTREMENT UNIVERSEL 197
16.2 EXISTENCE DE DROITS DE VOTE DIFFERENTS197
16.3 CONTROLE DIRECT OU INDIRECT 197
16.4 ACCORDS DONT LA MISE EN OEUVRE POURRAIT ENTRAINER UN CHANGEMENT DE
CONTROLE198
16.4.1 Pactes d'actionnaires 198
16.4.2 Concerts 198
16.4.3 Autres accords susceptibles d'entraîner un changement de contrôle 198
17. TRANSACTIONS AVEC DES PARTIES LIEES199
17.1 DETAILS DES TRANSACTIONS AVEC DES PARTIES LIEES199
17.1.1 Convention et engagements entre des sociétés du Groupe et des actionnaires
199
17.1.2 Conventions et engagements entre la Société et ses dirigeants 199
17.1.3 Conventions intra-groupes 200
17.1.4 Conventions et engagements antérieurs dont l'exécution s'est poursuivie au
cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022 201
17.1.5 Rapport
spécial
des
commissaires
aux
comptes
sur
les
conventions
réglementées 202
18. INFORMATIONS FINANCIERES CONCERNANT L'ACTIF ET LE PASSIF, LA
SITUATION FINANCIERE ET LES RESULTATS DE L'EMETTEUR206
18.1
COMPTES CONSOLIDES ETABLIS EN NORMES IFRS POUR L'EXERCICE CLOS LE 31
DECEMBRE 2022206

18.2 RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDES
ETABLIS EN NORMES IFRS POUR L'EXERCICE CLOS LE 31 DECEMBRE 2022 252
18.3 COMPTES ANNUELS SOCIAUX (NORMES FRANÇAISES) POUR L'EXERCICE CLOS AU
31 DECEMBRE 2022 255
18.4 RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES SOCIAUX
ETABLIS POUR L'EXERCICE CLOS LE 31 DECEMBRE 2022 280
18.5 AUTRES INFORMATIONS284
18.5.1 Date des dernières informations financières 284
18.5.2 Changement de date de référence comptable 284
18.5.3 Normes comptables 284
18.5.4 Changement de référentiel comptable 284
18.5.5 Informations financières intermédiaires et autres 284
18.5.6 Autres informations contenues dans le Document d'Enregistrement Universel
auditées par les contrôleurs légaux 284
18.5.7 Informations financières figurant dans le document d'enregistrement universel
qui ne sont pas tirées des états financiers audités de l'émetteur 284
18.5.8 Tableau des résultats des cinq derniers exercices 285
18.5.9 Politique de distribution des dividendes 285
18.5.10 Affectation du résultat 286
18.5.11 Dépenses somptuaires et charges non déductibles fiscalement 286
18.5.12 Information sur les délais de paiement 286
18.5.13 Changement significatif de la situation financière 288
18.6 PROCEDURES ADMINISTRATIVES, JUDICIAIRES ET D'ARBITRAGE 288
19. INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
289
19.1 CAPITAL SOCIAL289
19.1.1 Montant du capital social 289
19.1.2 Titres non représentatifs du capital 289
19.1.3 Stipulations particulières régissant les modifications du capital social 289
19.1.4 Acquisition par la Société de ses propres actions 289
19.1.5 Etat récapitulatif des opérations des dirigeants et des personnes mentionnées
à l'article L.621-18-2 du Code monétaire et financier sur les titres de la société
réalisées au cours de l'exercice écoulé 290
19.1.6 Valeurs mobilières ouvrant droit à une quote-part de capital 291
19.1.7 Capital autorisé non émis - Tableau récapitulatif des délégations en cours de
validité accordées par l'assemblée générale des actionnaires dans le domaine
des augmentations de capital, par application des articles L.225-129-1 et L.225-
129-2 293
19.1.8 Capital de la Société faisant l'objet d'une option ou d'un accord conditionnel
ou inconditionnel prévoyant de le placer sous option 297
19.1.9 Evolution du Titre - Analystes 297
19.1.10 Éléments susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre publique 297
19.1.11 Historique du capital social 298
19.1.12 Répartition du capital et des droits de vote 304
19.1.13 Actionnaires significatifs non représentés au conseil d'administration 304
19.1.14 Participation des actionnaires à l'assemblée générale 304
19.2 ACTE CONSTITUTIF ET STATUTS305

19.2.2 Dispositions statutaires ou autres relatives aux membres des organes
d'administration et à la direction 305
19.2.3 Droits, privilèges et restrictions attachés aux actions de la Société 309
19.2.4 Modalités de modification des droits des actionnaires 310
19.2.5 Assemblées générales d'actionnaires 310
19.2.6 Dispositifs permettant de retarder, différer ou empêcher un changement de
contrôle 312
19.2.7 Stipulations particulières régissant les modifications du capital 312
20. CONTRATS IMPORTANTS313
21. DOCUMENTS DISPONIBLES315
22. TABLE DE CORRESPONDANCE316

GLOSSAIRE

Notion Définition
Amibe Protozoaire des eaux douces ou salées, des sols humides se déplaçant grâce à
des pseudopodes de taille variant entre 30 et 500 micromètres ; classe des
rhizopodes.
AMM Autorisation de mise sur le marché.
Atomisation Pulvérisation d'un liquide en fines gouttelettes, en vue de son séchage.
AXP12 Amoeba eXperimental Product numéro 12 : suspension concentrée aqueuse (SC)
contenant 215 g/L de substance active (lysat déshydraté de l'amibe Willaertia
magna C2c Maky).
AXP13 Amoeba eXperimental Product numéro 13 : suspension concentrée huileuse
(OD) contenant 200 g/L de substance active (lysat déshydraté de l'amibe W.
magna C2c Maky).
Biocide Les produits biocides sont des substances ou des préparations destinées à
détruire, repousser ou rendre inoffensifs les organismes nuisibles, à en prévenir
l'action ou à les combattre, par une action chimique ou biologique.
Biocontrôle Le biocontrôle recouvre l'ensemble des méthodes de protection des cultures par
l'emploi d'organismes vivants ou de substances naturelles. Il est fondé sur la
gestion des équilibres des populations d'agresseurs plutôt que sur leur
éradication avec des produits chimiques de synthèse.
Biofilm Le biofilm est une colonie de bactéries qui adhère à des surfaces grâce à une
secrétion collante et protectrice pour les bactéries. La formation de biofilm sur
les tuyaux des réseaux d'eau est une préoccupation majeure des exploitants. Le
biofilm constitue de fait le principal réservoir des bactéries pathogènes.
Cleantech Les cleantech (abréviation de clean technology) sont les techniques et les
services industriels qui utilisent les ressources naturelles, l'énergie, l'eau, les
matières premières dans une perspective d'amélioration importante de
l'efficacité et de la productivité. Cette approche s'accompagne d'une réduction
systématique de la toxicité induite et du volume de déchets, et assure une
performance identique aux technologies existantes ou supérieure à celles-ci.
Fongicide Les cultures, vivrières notamment, sont vulnérables à différents micro
organismes dont les champignons.
Un fongicide est un produit de protection des plantes qui a pour propriété de
limiter (fongistatique), contrôler ou éradiquer les champignons parasites
inféodés aux cultures.
Il permet de lutter contre les maladies cryptogamiques ou moisissures (mildiou,
oïdium, etc.). Si le produit fongicide est d'origine naturelle, il entre dans la

catégorie des produits de biocontrôle. S'il est d'origine chimique, il est alors
appelé « conventionnel ».
Lysat Produit de la dissolution de tissus, de cellules, de micro-organismes, par une
lysine (un acide α-aminé).
Pathogène Qui cause une maladie.
PPP Produits de Protection des Plantes / Produits Phytopharmaceutiques.
Produit de biocontrôle Les produits de biocontrôle sont des micro-organismes, des médiateurs
chimiques comme les phéromones et les kairomones et des substances
naturelles d'origine végétale, animale ou minérale, qui sont utilisés dans le cadre
de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures.
Protozoaire Microorganisme dépourvu de chlorophylle, qui se multiplie par mitose ou
reproduction sexuée (ex. amibes, infusoires…).
TAR Tours Aéro Réfrigérantes.
Willaertia magna C2c
Maky
Nom scientifique de la souche (C2c Maky) de l'amibe utilisée par Amoéba
(Willaertia magna).

Dans le cadre des demandes d'AMM sur les différents marchés et pour ses produits de biocontrôle et biocide, la Société a entrepris les procédures nécessaires auprès des autorités suivantes :

ARLA L'Agence de Réglementation de Lutte Antiparasitaire (l'autorité canadienne
compétente).
AGES L'« Agentur für Gesundheit und Ernährungssicherheit » (l'autorité autrichienne
compétente).
U.S. EPA l'« Environmental Protection Agency » (l'autorité américaine compétente).
ECHA l'« European
Chemical
Agency » (l'autorité
européenne
compétente
pour
l'autorisation de la commercialisation d'un produit sur tout le territoire de
l'Union Européenne).
MCCAA la « Malta Competition and Consumer Affairs Authority » (l'autorité maltaise
compétente).

Remarques générales

Définitions

Dans le présent Document d'Enregistrement Universel, et sauf indication contraire :

Les termes la « Société » ou « Amoéba » désignent la société Amoéba SA, dont le siège social est situé 38, avenue des frères Montgolfier, 69680 Chassieu, France, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Lyon sous le numéro 523 877 215.

Le terme le « Groupe » renvoie à la Société et à l'ensemble des sociétés rentrant dans son périmètre de consolidation.

Avertissement

Le présent Document d'Enregistrement Universel contient des informations relatives à l'activité du Groupe ainsi qu'aux marchés sur lesquels celui-ci opère. Ces informations proviennent d'études réalisées, soit par des sources internes, soit par des sources externes (ex : publications des secteurs, études spécialisées, informations publiées par des sociétés d'études de marché, rapports d'analystes). La Société estime que ces informations donnent à ce jour une image fidèle de ses marchés de référence et de son positionnement concurrentiel sur ces marchés. Toutefois, ces informations n'ont pas été vérifiées par un expert indépendant et la Société ne peut pas garantir qu'un tiers utilisant des méthodes différentes pour réunir, analyser ou calculer des données sur les marchés obtiendrait les mêmes résultats.

Informations prospectives

Le présent Document d'Enregistrement Universel comporte également des informations sur les objectifs et les axes de développement du Groupe. Ces indications sont parfois identifiées par l'utilisation du futur, du conditionnel et de termes à caractère prospectif tels que « estimer », « considérer », « avoir pour objectif », « s'attendre à », « entend », « devrait », « souhaite » et « pourrait » ou toute autre variante ou terminologie similaire. L'attention du lecteur est attirée sur le fait que ces objectifs et axes de développement ne sont pas des données historiques et ne doivent pas être interprétés comme une garantie que les faits et données énoncés se produiront, que les hypothèses seront vérifiées ou que les objectifs seront atteints. Il s'agit d'objectifs qui par nature pourraient ne pas être réalisés et les informations produites dans le présent Document d'Enregistrement Universel pourraient se révéler erronées sans que le Groupe se trouve soumis de quelque manière que ce soit à une obligation de mise à jour, sous réserve de la règlementation applicable, notamment, le Règlement (UE) n° 596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché et le Règlement général de l'Autorité des marchés financiers (l'« AMF »).

Facteurs de risque

Les investisseurs sont également invités à prendre en considération les facteurs de risques décrits au Chapitre 3 « Facteurs de risques » du présent Document d'Enregistrement Universel avant de prendre leur décision d'investissement. La réalisation de tout ou partie de ces risques serait susceptible d'avoir un effet négatif sur les activités, la situation, les résultats financiers ou les objectifs du Groupe. Par ailleurs, d'autres risques, non encore actuellement identifiés ou considérés comme non significatifs par la Société à la date du Document d'Enregistrement Universel, pourraient avoir le même effet négatif et les investisseurs pourraient ainsi perdre tout ou partie de leur investissement.

1. Personnes responsables

1.1 Responsable du document d'enregistrement universel

Monsieur Fabrice Plasson, Président Directeur Général d'Amoéba.

1.2 Attestation de la personne responsable

Chassieu, le 18 avril 2023,

J'atteste que les informations contenues dans le présent Document d'Enregistrement Universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d'omission de nature à en altérer la portée.

J'atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion, dont la table de concordance figure en page 316 du présent Document d'Enregistrement Universel, présente un tableau fidèle de l'évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la Société et de l'ensemble des entreprises comprises dans la consolidation et qu'il décrit les principaux risques et incertitudes auxquels elles sont confrontées.

Monsieur Fabrice Plasson, Président Directeur Général

1.3 Responsable de l'information financière

Madame Valérie Filiatre, Directeur Général Adjoint Adresse : 38, avenue des frères Montgolfier, 69680 Chassieu Téléphone : 04 26 69 16 00 Adresse électronique : [email protected].

1.4 Nom, adresse, qualifications et intérêts potentiels des personnes intervenant en qualité d'experts

Néant.

1.5 Attestation relative aux informations provenant d'un tiers

Néant.

2. Contrôleurs légaux des comptes

2.1 Commissaire aux comptes

2.1.1 Commissaire aux comptes titulaire :

MAZARS, membre de la compagnie régionale des commissaires aux comptes de Lyon, 109 rue Tête d'Or, 69451 Lyon

représenté par Emmanuel Charnavel

Date de nomination : 29 septembre 2014

Le mandat de la société MAZARS a été renouvelé lors de l'assemblée générale des actionnaires du 22 juin 2017.

Durée du mandat : 6 exercices

Date d'expiration du mandat : lors de l'assemblée générale des actionnaires devant statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2022

2.1.2 Commissaire aux comptes suppléant

Pierre Beluze, membre de la compagnie régionale des commissaires aux comptes de Lyon, 109 rue Tête d'Or, 69451 LYON

Suppléant de MAZARS

Date de nomination : 29 septembre 2014

Le mandat de Monsieur Pierre Beluze a été renouvelé lors de l'assemblée générale des actionnaires du 22 juin 2017

Durée du mandat : 6 exercices

Date d'expiration du mandat : lors de l'assemblée générale des actionnaires devant statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2022

2.2 Contrôleurs légaux ayant démissionné ou ayant été écartés ou non renouveles

La Société n'étant plus tenue d'avoir un co-commissariat aux comptes, l'Assemblée Générale Mixte des actionnaires du 24 juin 2021 a décidé de ne pas renouveler les mandats de commissaire aux comptes titulaire de la société ORFIS et de commissaire aux comptes suppléant de Monsieur Bruno Genevois, lesquels venaient à expiration à l'issue de ladite assemblée générale.

3. Facteurs de risque

Les investisseurs sont invités à prendre en considération l'ensemble des informations figurant dans le présent Document d'Enregistrement Universel, y compris les facteurs de risques décrits dans la présente section avant de décider d'acquérir ou de souscrire des actions de la Société. Dans le cadre de la préparation du présent Document d'Enregistrement Universel, la Société a procédé à une revue des risques qui pourraient avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats et ses perspectives et considère qu'il n'y a pas, à la date de ce jour, d'autres risques significatifs hormis ceux présentés.

L'attention des investisseurs est toutefois attirée sur le fait que d'autres risques, inconnus ou dont la réalisation n'est pas considérée, à la date du présent Document d'Enregistrement Universel, comme susceptible d'avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats, ses perspectives, peuvent ou pourraient exister.

Synthèse des facteurs de risques

Méthode d'évaluation de la criticité des risques

Afin d'identifier et d'évaluer les risques susceptibles d'avoir un impact défavorable sur son activité, ses perspectives, sa situation financière, ses résultats (ou sa capacité à atteindre ses objectifs) et son développement, la Société a cartographié les risques associés à son activité. Cela lui a tout d'abord permis d'identifier les risques potentiels et d'évaluer leur probabilité d'incidence et, lorsque cela est possible, d'évaluer leur impact potentiel d'un point de vue financier, juridique et de réputation, ainsi que sur la réalisation des objectifs de la Société. Cela a ensuite permis d'identifier et d'évaluer des moyens de contrôler ces risques. La cartographie des risques est un outil de gestion. Elle est examinée périodiquement par le Conseil d'administration de la Société. Au moment de l'examen périodique des risques, l'ensemble des risques et des mesures d'atténuation est examiné et réévalué. Cet outil est également complété par une analyse détaillée des causes et impacts en cas de survenance de tout risque significatif et tient compte des actions et mesures d'atténuation mises en place par la Société. Cette méthodologie doit donner un aperçu de l'environnement de risque qui affecte la Société et doit lui permettre de définir, si nécessaire, le plan d'actions pour la gestion des risques et les domaines de contrôle et d'audits internes pour l'année à venir.

L'exercice de cartographie des risques a permis à la Société de décrire ci-dessous les risques importants et de les regrouper en catégories. La Société a regroupé ces risques en six catégories.

Le tableau ci-dessous présente les principaux risques identifiés par la Société, la typologie des risques, puis pour chaque catégorie le résumé des différents risques y afférent, ainsi qu'une estimation chiffrée de 1 à 5 de leur probabilité de survenance et de l'ampleur de leur impact négatif potentiel, cette évaluation étant nette des mesures d'atténuation des risques. La dernière colonne présente une note totale résultant de la multiplication de l'indice de probabilité par l'indice d'impact reflétant la criticité de ces risques pour la Société. Dans chacune des six catégories susmentionnées, les risques ont été hiérarchisés de manière décroissante, en partant des risques avec la probabilité de survenance la plus élevée et l'impact négatif le plus élevé.

A la première ligne du tableau :

  • P : indique la probabilité d'occurrence du risque (1 : faible probabilité, 5 : très forte probabilité) ;
  • I : indique l'impact négatif que pourrait avoir la réalisation du risque sur la Société (1 : faible impact, 5 : très fort impact) ;

C : indique la criticité totale du risque pour la Société (1 : criticité minimale, 5 : très forte criticité).

Typologie du risque Réf. Résumé du risque P I C
Risques de liquidité
et de rentabilité
3.1.1 Le Groupe est exposé à un risque de liquidité lié aux financements
existants ou futurs
4 5 20
3.1.2 Le Groupe a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et
dispose d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses
obligations jusqu'au 31 décembre 2023.
3 5 15
3.1.3 Depuis sa création, la Société n'a constaté que des pertes au titre de ses
exercices comptables, situation qui devrait perdurer voire s'aggraver, car
le Groupe devra investir significativement au cours des prochaines
années dans l'outil de production et dans ses activités de recherche et
développement
3 4 12
3.1.4 La crise économique mondiale pourrait ralentir ou arrêter les activités du
Groupe et avoir un impact sur sa position de trésorerie
3 3 9
Risques
liés
aux
marchés,
à
la
réglementation
applicable
aux
3.2.1 L'activité de la Société est règlementée. La commercialisation des
produits biocides et fongicides développés par le Groupe dans un
territoire est soumise à l'obtention préalable d'une autorisation de mise
sur le marché (AMM) dans les territoires concernés.
2 5 10
produits développés
par le Groupe et à
son
évolution
3.2.2 Risques de dépendance vis-à-vis de dirigeants et salariés clés pour la
poursuite du développement des produits biocides et fongicides et des
processus d'obtention d'AMM.
3 3 9
possible 3.2.3 Risques relatifs à l'existence de technologies alternatives et l'apparition
de nouvelles technologies, qui pourraient être développées par des
concurrents rendant les produits biocides et fongicides basés sur l'amibe
Willaertia magna C2c Maky développés par la Société obsolètes ou non
commercialisables
2 4 8
3.2.4 Une fois l'autorisation de mise sur le marché obtenue par la Société dans
un territoire donné pour une application, la commercialisation de la
substance pourrait être interdite par la suite. La règlementation
applicable aux produits biocides et fongicides développés par le Groupe,
des modifications de cette règlementation et/ou de nouvelles
contraintes règlementaires pourraient empêcher la commercialisation
des produits.
2 4 8
Risques
liés
au
déploiement
commercial
du
Groupe
3.3.1 La Société poursuit des processus de demande d'autorisation de
commercialisation de ses produits biocides aux Etats Unis et fongicides
en Europe, aux Etats Unis et au Brésil. La commercialisation de ces
produits peut s'avérer incertaine.
3 4 12
3.3.2 Le Groupe pourrait ne pas être en mesure de développer ni d'animer un
réseau commercial suffisant et nécessaire en adéquation avec ses
conditions d'expansion envisagées.
2 4 8
3.3.3 Le développement du Groupe dépendra pour partie du rythme
d'adhésion des utilisateurs finaux à son agent de biocontrôle pour la
prévention des maladies des plantes et à son biocide biologique pour le
traitement de l'eau.
2 4 8
3.3.4 Le Groupe pourrait se retrouver en situation de dépendance vis-à-vis du
nombre de produits développés et autorisés.
2 2 4
Risques
liés
à
la
production
des
3.4.1 Le Groupe pourrait subir une interruption de sa production en cas de
cyberattaques
4 5 20
3.4.2 Le site de production actuel est dimensionné pour la phase de recherche
et développement. Le lancement d'un nouveau site de production après
3 4 12

Typologie du risque Réf. Résumé du risque P I C
produits biocides et
fongicides
obtention des autorisations de mise sur le marché et, de ce fait, de la
fabrication à une échelle industrielle de la solution biologique
développée par le Groupe pourrait être retardé notamment par manque
de financements.
3.4.3 Le Groupe pourrait rencontrer des difficultés à s'approvisionner en
matériel et consommables de laboratoire, à optimiser le processus de
fabrication de sa solution biologique et gérer ses stocks de produits finis,
notamment la solution liquide de l'application biocide contenant des
amibes vivantes présentant une durée de vie courte de 15 jours.
2 3 6
3.4.4 Le Groupe pourrait ne plus disposer d'une quantité suffisante de l'amibe
Willaertia magna C2c Maky nécessaire à la production de sa solution
biologique.
1 3 3
3.4.5 Risques liés à la mise en jeu de la responsabilité du fait des produits une
fois que le ou les produits biocides ou de biocontrôle seraient
commercialisés.
1 3 3
Risques
liés
à
la
propriété
intellectuelle
3.5.1 Le Groupe pourrait ne pas être en mesure de prévenir la divulgation à
des tiers d'informations confidentielles susceptibles d'avoir un impact
sur ses futurs droits de propriété intellectuelle.
3 3 9
3.5.2 La protection conférée au Groupe par ses brevets et autres droits de
propriété intellectuelle n'est pas absolue. La Société pourrait perdre la
protection de ses droits de propriété intellectuelle.
2 4 8
3.5.3 Le contrat de licence de brevets conclu avec l'Université Claude Bernard
jusqu'en 2027 dont bénéficie le Groupe pourrait être remis en cause et
restreindre l'exploitation des produits qu'il développe dans le cadre de
l'application biocide
2 3 6
3.5.4 A ce jour, le Groupe ne peut garantir l'absence de violation de droits de
propriété intellectuelle tant par lui que contre lui.
2 3 6
Risques
liés
à
la
dilution
et
la
volatilité
3.6.1 En raison de l'éclatement du capital, la Société pourrait ne pas obtenir le
quorum nécessaire lors de ses Assemblées Générales.
4 5 20
3.6.2 Les actionnaires ont été fortement dilués par les programmes d'OCAPI
autorisés par les assemblées générales des 14 janvier 2019, 13 mars 2020
et 24 mai 2022. Les actionnaires existants pourraient être fortement
dilués par de nouvelles augmentations du capital social de la Société.
4 2 8
3.6.3 Le cours de cotation des actions de la Société est soumis à une volatilité
importante notamment liée aux annonces négatives ou positives
relatives au processus d'autorisation de ses produits.
4 2 8

3.1 Risques de liquidité et rentabilité

3.1.1 Le Groupe est exposé à un risque de liquidité lié aux financements existants ou futurs

Depuis sa création, le Groupe a financé sa croissance principalement par un renforcement ou une reconstitution de ses fonds propres par voie d'augmentations successives de capital, par l'obtention d'avances remboursables et de subventions, de remboursement de créances liés aux crédit impôt recherche (« CIR »), par des versements provenant de partenaires, par des emprunts bancaires et des emprunts obligataires composés de valeurs mobilières donnant accès au capital social de la Société. Chacun de ces financements a été et est essentiel au financement du Groupe. Si l'un d'eux venait à être exigible de manière anticipée ou remis en cause, la poursuite des activités du Groupe pourrait être définitivement arrêtée.

Prêt BEI 2017

Au cours de l'exercice 2017, la Société a obtenu un prêt bancaire auprès de la Banque Européenne d'Investissement (BEI) d'un montant de 20 millions d'euros. Ce prêt avait pour objectif de financer le développement de la Société jusqu'en 2020 à hauteur de 50% de l'ensemble des investissements de production et des dépenses opérationnelles. Le déblocage des fonds était conditionné à l'atteinte de différents objectifs règlementaires et commerciaux.

Le 20 novembre 2017, la BEI a versé à la Société un montant de 5 000 000 € (première tranche). La seconde et la troisième tranche restantes ont expiré le 26 septembre 2019 et ont été annulées.

Le 31 mars 2020, la Société a conclu un avenant au contrat de prêt bancaire avec la BEI au terme duquel le covenant relatif au ratio « Capitaux propres/total passif » a été supprimé de ce contrat. Cette acceptation de la BEI, et par conséquent, l'entrée en vigueur de l'avenant, étaient conditionnées à l'émission, en contrepartie, par la Société au profit de la BEI, de bons de souscription d'actions (BSA) ouvrant droit, en cas d'exercice, à la souscription de 200.000 actions ordinaires nouvelles de la Société (soit 1,47 % du capital social de la Société calculé sur une base non diluée).

L'émission de ces BSA, a été approuvée par l'Assemblée Générale des actionnaires du 24 juin 2020. La BEI a souscrit les BSA le 29 juillet 2020. Ils présentent une durée de 20 ans. Le ratio d'exercice s'établit à 1 BSA = 1 action à la date d'émission. A cet effet, à compter de cette date, le ratio financier lié à l'exigibilité de la dette envers la BEI n'est plus applicable.

La Société a démarré la restructuration de son endettement en effectuant au cours du mois de juillet 2021 un remboursement anticipé du prêt BEI de 3 192 K€ (composé d'un remboursement du capital pour 1 750 K€ et d'intérêts pour 1 442 K€). Une pénalité de 140 K€ a été versée conformément au contrat.

Le solde de l'emprunt auprès de la BEI (intérêts compris), soit 6 835 K€, a été intégralement remboursé fin juin 2022, auquel s'ajoute une pénalité de remboursement anticipé de 304 K€ ; la Société a procédé au rachat de ses BSA à la même date pour un montant de 151 K€.

Émission d'emprunt obligataire convertible en actions (« OCAPI ») 2021

La société Amoéba a signé le 16 décembre 2020 un contrat d'émission d'obligations convertibles en Actions (les « OCA ») avec programme d'intéressement (le « Contrat ») pour un montant nominal total de 23 millions d'euros avec Nice & Green (cf. communiqué de presse du 21 décembre 2020 et Chapitre 16 Contrats Importants du présent Document d'Enregistrement Universel). Ce financement était à l'origine destiné à assurer la continuité d'exploitation de la Société jusqu'en septembre 2023 et

financer le remboursement du prêt BEI pour un montant de 11,8M€ au terme de novembre 2022 par voie d'émission par la Société et la souscription par Nice & Green d'obligations convertibles en actions selon un calendrier préétabli durant une période d'engagement de 24 mois pour 8 tranches trimestrielles à compter de la date d'émission de la première tranche en avril 2021, jusqu'à une dernière tranche devant être émise en janvier 2023, pour un montant nominal total de 23 040 K€.

Au 31 décembre 2022, 7 tranches ont été émises dans le cadre du Contrat et ont toutes été converties entre le 29 avril 2021 et le 6 février 2023 conduisant à la création de 32 062 493 actions ordinaires nouvelles d'Amoéba. Le 27 janvier 2023, la Société a annoncé avoir mis fin à son contrat d'émissions d'obligations convertibles en actions avec Nice & Green SA et renoncé à l'émission de la 8ème tranche optionnelle de 80 OCA telle qu'initialement prévue au Contrat. Ce contrat a été résilié sans pénalités, ni coût de rupture (cf. communiqué de presse du 27 janvier 2023).

Contrat de financement sous forme d'obligations simples (2023)

Le 15 février 2023, la Société a annoncé la signature d'un nouveau contrat de financement sous forme d'obligations simples avec la société Nice & Green SA assorti, à titre exclusif de garantie de remboursement, d'un engagement d'émissions de bons de souscription d'actions en cas de défaillance d'Amoéba de rembourser les obligations simples (OS) à leur échéance (cf. communiqué de presse du 15 février 2023 et Chapitre 20 Contrats Importants du présent Document d'Enregistrement Universel).

Ce financement intermédiaire permet à l'entreprise de démarrer immédiatement son projet industriel de mise en place d'une usine de biocontrôle et de couvrir ses dépenses jusqu'en décembre 2023.

Il est par ailleurs convenu entre les parties qu'Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

Avances remboursables et subventions (2023)

À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

Endettement financier

Le Groupe a eu recours dans le passé à différents financements bancaires (emprunts et contrats de locations financement ou simple) ainsi qu'à des avances remboursables, présentés ci-dessous :

DETTES FINANCIERES COURANTES 31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
ET NON COURANTES (montant en K euros)
Dettes liées aux obligations locatives 54 269 470
Dettes auprès des établissements de crédit - 7 759
Dettes financières non courantes 54 269 8 229
Avance remboursable - 59
Autres dettes financières - 12
Dettes liées aux obligations locatives 241 238 225
Dettes sur emprunts obligataires 2 062 5 876 -
Dettes auprès des établissements de crédit 6 114 89
Dettes financières courantes 2 303 12 229 386
Total dettes financières 2 357 12 498 8 614

Ces informations sont extraites de la note 12 de l'annexe des états financiers consolidés IFRS figurant à la section 20.1 du présent Document d'Enregistrement Universel 2022 et de la note 13 de l'annexe des états financiers consolidés annuels figurant au 18.1 du présent Document d'Enregistrement Universel 2022. Les passifs financiers ne sont pas assortis de clauses susceptibles d'en modifier les montants.

Par ailleurs, la Société Amoéba ambitionne de construire une usine de production dédiée aux produits de biocontrôle, qui pourrait produire 40 tonnes de substance active par an, soit l'équivalent de 100 000 hectares traités. Ce site de production devrait être opérationnel début 2025 afin de démarrer la commercialisation de ses produits de biocontrôle dès obtention des autorisations de commercialisation en Europe et aux Etats Unis. Afin de financer ce site de production et poursuivre ses activités opérationnelles et de recherche sur les 3 prochaines années, la Société estime ses besoins financiers totaux à 45 millions d'euros. Amoéba a sélectionné le conseil indépendant Redbridge Debt & Treasury Advisory pour l'accompagner dans l'optimisation de sa structure d'endettement et la mise en place du ou des financement(s) nécessaire(s).

Le non-respect par la Société de ses engagements au titre des financements bancaires susvisés ou la survenance d'évènements (tels le défaut de paiement d'une somme quelconque à l'échéance, la violation d'une obligation contractuelle, l'insolvabilité de la Société, le changement du domaine d'activité de la Société, la survenance d'un évènement important de nature juridique ou financière, le changement de contrôle de la Société sans information préalable du prêteur, en cas de déclaration inexacte ou de comportement répréhensible de l'emprunteur) pourrait entraîner l'exigibilité anticipée desdits financements bancaires.

Crédit Impôt Recherche

Pour financer ses activités, le Groupe bénéficie également, via la Société, du dispositif fiscal incitatif appelé Crédit d'Impôt Recherche (le « CIR ») prévu à l'article 244 quater B du CGI, qui prévoit un

mécanisme d'incitation fiscale au développement de l'effort de recherche scientifique et technique des entreprises françaises par voie d'octroi d'un crédit d'impôt. Les dépenses de recherche éligibles au CIR incluent, notamment, les salaires et rémunérations des chercheurs et techniciens de recherche, les amortissements des immobilisations affectées à la réalisation d'opérations de recherche, les prestations de services sous-traitées à des organismes de recherche agréés (publics ou privés) et les frais de prise et de maintenance des brevets.

Les montants reçus par le Groupe au titre du CIR sont les suivants :

  • 2020 : 496 K€ (encaissé courant 2021) ;
  • 2021 : 509 K€ (encaissé courant 2022) ;
  • 2022 : 450 K€ (non encore encaissé à la date du présent Document d'Enregistrement Universel)

La Société doit justifier sur demande de l'Administration fiscale française du montant de la créance de CIR et de l'éligibilité des travaux pris en compte pour bénéficier du dispositif. L'Administration fiscale recommande aux sociétés de constituer un guide comprenant les justificatifs nécessaires au contrôle de ce crédit d'impôt. Il ne peut être exclu que les services fiscaux remettent en cause les modes de calcul des dépenses de recherche et développement retenus par la Société pour la détermination des montants du CIR. Le risque d'une contestation de ce CIR ne peut donc être écarté (étant précisé que le droit de reprise s'exerce jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle du dépôt de la déclaration spéciale prévue pour le calcul du crédit d'impôt recherche).

Cependant, si le CIR était remis en cause par un changement de réglementation, d'interprétation ou par une contestation des services fiscaux, cela pourrait avoir un effet défavorable sur les résultats, la trésorerie, la situation financière et les perspectives du Groupe.

3.1.2 Le Groupe a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et dispose d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations jusqu'au 31 décembre 2023.

Au 31 mars 2023, la trésorerie et les équivalents de trésorerie du Groupe s'élèvent à 3 100 K€. Ils s'élevaient à 5 528 K€ au 31 décembre 2022. Le Groupe fait appel pour ses placements de trésorerie à des institutions financières de premier plan et estime ne pas supporter de risque de crédit significatif sur sa trésorerie.

Les comptes clos au 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'administration du 30 mars 2023, selon le principe de continuité d'exploitation au vu des prévisions d'activité et de trésorerie à 12 mois.

Dans ce contexte, la Société a procédé à une analyse de sa prévision de trésorerie et qui lui permet de financer ses besoins jusqu'en décembre 2023.

A plus long terme, le développement de la technologie du Groupe et la poursuite de son programme de développement et d'industrialisation continueront à générer des besoins de financement importants. Il se pourrait que le Groupe se trouve dans l'incapacité d'autofinancer sa croissance. En effet, la durée d'un processus d'autorisation d'une substance active et des produits la contenant pour une application biocide ou biocontrôle en Europe ou aux Etats-Unis est, en moyenne d'un minimum de 3 à 4 ans (voir section 5.4 Stratégie et Objectifs). Ces processus sont longs et nécessitent de lever des fonds au fur et à mesure de leur avancement comme la Société l'a fait par le passé. Cela conduira la Société à rechercher d'autres sources de financement dans le futur, en particulier par le biais de

nouvelles augmentations de capital. Le Groupe ne peut pas garantir qu'il parviendra à obtenir ces financements complémentaires nécessaires à la poursuite de ses activités.

Le niveau des besoins de financement du Groupe et leur échelonnement dans le temps dépendent d'éléments qui échappent largement au contrôle du Groupe tels que :

  • des coûts associés à d'éventuelles demandes de modification des études ou des travaux complémentaires pour l'obtention des autorisations de mise sur le marché en Europe et aux Etats-Unis ;
  • des coûts de préparation, de dépôt, de défense et de maintenance de ses brevets et autres droits de propriété intellectuelle ;
  • des coûts plus élevés et des délais plus longs que ceux anticipés pour l'obtention des autorisations réglementaires de mise sur le marché de ses produits, y compris le temps de préparation des dossiers de demandes auprès des autorités compétentes.

Le Groupe pourrait ne pas réussir à se procurer des capitaux supplémentaires quand il en aura besoin, ou ces capitaux pourraient ne pas être disponibles à des conditions financières acceptables pour le Groupe. Si les fonds nécessaires n'étaient pas disponibles, le Groupe pourrait devoir :

  • retarder, réduire ou supprimer le nombre ou l'étendue de son programme de développement ; et
  • conclure de nouveaux accords de collaboration à des conditions moins favorables pour lui que celles qu'il aurait pu obtenir dans un contexte différent.

Dans le cas où le Groupe lèverait des capitaux par émission d'actions nouvelles, la participation de ses actionnaires pourrait être diluée. Le financement par endettement, dans la mesure où il serait disponible, pourrait par ailleurs comprendre des engagements contraignants pour le Groupe et ses actionnaires.

3.1.3 Depuis sa création, la Société n'a constaté que des pertes au titre de ses exercices comptables, situation qui devrait perdurer voire s'aggraver, car le groupe devra investir significativement au cours des prochaines années dans l'outil de production et dans ses activités de recherche et développement.

Depuis sa création en 2010, le Groupe a enregistré chaque année des pertes opérationnelles. Aux 31 décembre 2022, 2021, 2020, dans ses comptes IFRS, les pertes opérationnelles s'élèvent respectivement à 5 843 K€, 5 579 K€, et 6 160 K€. Les pertes comptabilisées résultent des frais de recherche et développement internes et externes, dans le cadre principalement du développement de sa solution biologique.

Le résultat net d'Amoéba au 31 décembre 2022 fait ressortir une perte de 8 023 K€ en ligne avec celui de l'exercice précédent.

Le Groupe devra investir significativement au cours des prochaines années, dans l'outil de production de ses produits biologiques et notamment dans son usine biocontrôle et dans ses activités de recherche et développement.

De ce fait, la Société pourrait connaître des pertes opérationnelles plus importantes que par le passé, en particulier du fait :

  • de la construction et mise en service de lignes de production industrielle ; et
  • de l'augmentation des coûts de recherche et développement liés aux futures applications possibles de la solution biologique.
  • de l'engagement des procédures d'obtention des autorisations de mises sur le marché ;

Par ailleurs, un décalage dans le temps de l'obtention des autorisations de commercialisation des produits à base de la substance active, ainsi que la construction de nouvelles unités de production, seraient susceptibles d'affecter la continuité d'exploitation compte tenu de la structure de financement actuelle de la Société. Dans cette hypothèse, la direction rechercherait des financements nouveaux via des opérations d'augmentation de capital auprès d'investisseurs privés français ou étrangers pour poursuivre son développement. Le Groupe pourrait également rechercher à se financer par la souscription d'emprunts bancaires, obligataires ou autres financements par la dette ce qui pourrait avoir un impact négatif sur les résultats de la Société et accroitre encore son endettement.

Lorsque la Société développera une activité commerciale lui permettant d'être rentable et de dégager un résultat fiscal positif, elle imputera sur ce résultat ses déficits fiscaux antérieurs.

Au titre de l'exercice 2022, le Groupe a généré un déficit fiscal, en France d'un montant de 6 370 K€ et dispose de déficits fiscaux reportables pour un montant de 52 297 K€ (soit un total de déficits reportables de 58 666 K€ au 31 décembre 2022). Le montant total des déficits fiscaux reportables sont non disponibles aux Etats-Unis au regard de l'absence d'activités de ses filiales. Le Groupe a en outre décidé de fermer l'entité au Canada en lien avec sa stratégie.

En France, l'imputation de ces déficits est plafonnée, chaque année, à 1 million d'euros, majoré de 50% de la fraction des bénéfices excédant ce plafond. Le solde non utilisé du déficit reste reportable sur les exercices suivants, et est imputable dans les mêmes conditions sans limitation dans le temps. Il ne peut être exclu que les évolutions fiscales à venir remettent en cause ces dispositions en limitant ou supprimant les possibilités d'imputation en avant de déficits fiscaux.

3.1.4 La crise économique mondiale pourrait ralentir ou arrêter les activités du Groupe et avoir un impact sur sa position de trésorerie

La prolongation de la récession mondiale actuelle, ainsi que la situation sanitaire en Chine et la guerre en Ukraine pourraient être source de retard pris par les agences gouvernementales dans le cadre des processus règlementaires d'approbation de la substance active et des produits développés par le Groupe, de désorganisation des sites de test participant à l'étude du produit de biocontrôle, de dysfonctionnements dans la chaîne d'approvisionnement et d'expédition dont dépend la Société, de retard ou d'impossibilité de produire la substance active des produits en développement, voire de fermeture temporaire de l'usine de production de Chassieu et du futur site de production.

Bien que des incertitudes subsistent quant à la durée, la gravité et l'étendue géographique de la crise économique et sanitaire, le Groupe estime être en capacité de faire face à la situation.

3.2 Risques liés aux marchés, à la réglementation applicable aux produits développés par le Groupe et à son évolution possible

Les produits développés par le Groupe font l'objet d'une réglementation stricte et en constante évolution qui régit tant leur mise à disposition à des fins de recherche et de développement, que leur mise sur le marché à titre commercial. Ces contraintes réglementaires sont susceptibles d'impacter fortement l'ensemble des activités du Groupe (développement, contrôle, fabrication et vente des produits). Des concurrents, particulièrement les sociétés du secteur de la chimie d'importance mondiale ou régionale, pourraient par ailleurs rendre obsolètes ou non commercialisables les produits biocides et fongicides développés par le Groupe.

3.2.1 L'activité de la Société est règlementée. La commercialisation des produits biocides et fongicides développés par le Groupe dans un territoire est soumise à l'obtention préalable d'autorisations de mise sur le marché (AMM) dans les territoires concernés.

Les procédures nécessaires à l'octroi des autorisations de mise sur le marché de ces produits sont longues et coûteuses.

Comme il est précisé à la Section 5.4.3 du présent Document d'Enregistrement Universel, la commercialisation par le Groupe de ses produits sur un territoire est assujettie à l'obtention préalable d'autorisations réglementaires de la substance active et des produits envisagés.

Concernant l'application biocontrôle :

  • Aux Etats-Unis : en décembre 2022, l'utilisation du lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky a été approuvé comme substance active utilisable en protection des plantes.
  • En Europe : l'Etat Membre Rapporteur, l'Autriche, a recommandé en 2022 aux autres Etats-Membres de l'UE et à l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) l'approbation de la substance active lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky.
  • Au Brésil : le Groupe envisage la soumission d'une demande d'approbation de la substance active lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky et des produits contenant cette substance active courant 2023.

Concernant l'application biocide :

  • Aux Etats-Unis : l'utilisation de l'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement fermés a été approuvée en décembre 2022.
  • En Europe et au Canada : compte tenu du risque réglementaire élevé de cette application, qui mobilisait des ressources humaines et financières, Amoéba a décidé en 2022 de retirer définitivement le dossier de demande d'homologation au Canada et en Europe suite à la recommandation négative de l'autorité compétente évaluatrice et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire, notamment l'application biocontrôle en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil, ainsi que l'application biocide aux Etats-Unis.

Si des demandes d'autorisations relatives aux produits du Groupe devaient être rejetées par une autorité compétente, ou la délivrance desdites autorisations devaient être retardée pour quelque raison que ce soit, ou si les autorisations ainsi octroyées devaient restreindre de façon significative l'usage des produits ou si elles devaient être annulées à la suite de recours (gracieux ou contentieux) de tiers ou tout autre raison, le Groupe ne pourrait pas commercialiser ou devrait restreindre ou arrêter la commercialisation de ses produits sur le marché concerné, selon le cas, ou pourrait être amené à mettre en œuvre d'autres procédures, plus longues et plus coûteuses, pour obtenir ses autorisations, voire, si le Groupe n'obtenait aucune autorisation sur aucun territoire, pourrait ne pas être en mesure de commercialiser ses produits.

En outre, il ne peut pas non plus être exclu qu'en complément des autorisations de mise sur le marché nécessaires à la commercialisation des produits du Groupe, des autorisations et/ou autres formalités soient requises au niveau local (par exemple, dans chaque Etat membre de l'Union européenne, ou au niveau étatique aux Etats-Unis ou encore au niveau régional au Brésil).

Ainsi, le Groupe ne peut garantir qu'il obtiendra l'ensemble des autorisations nécessaires dans l'ensemble des pays dans lesquels il souhaite commercialiser ses produits ni, le cas échéant, dans des délais compatibles avec sa stratégie commerciale et les besoins du marché.

Enfin, en cas d'obtention de ces autorisations, aucune garantie ne peut être donnée quant à leur pérennité ou à leur renouvellement.

En cas de refus de délivrance d'une autorisation de mise sur le marché de produits biocides ou de biocontrôle, ou de restriction, ou de modification, ré-examen, suspension, non-renouvellement ou annulation de cette autorisation, notamment à la suite de recours (gracieux ou contentieux) de tiers, la commercialisation des produits biocides ou de biocontrôle du Groupe pourrait être restreinte ou interdite dans les pays concernés.

3.2.2 Risques de dépendance vis-à-vis de dirigeants et salariés clés pour la poursuite du développement des produits biocides et fongicides et des processus d'obtention d'AMM

Le succès du Groupe dépend largement de l'implication et de l'expertise de ses dirigeants et de son personnel qualifié. Le Groupe pourrait perdre des collaborateurs clés et ne pas être en mesure d'attirer de nouvelles personnes qualifiées. Les collaborateurs clefs identifiés par la Société sont à ce jour, le Président Directeur Général, le Directeur Général Adjoint, la Directrice Scientifique, le Directeur des Affaires Règlementaires et le Directeur Industriel.

Le Groupe a souscrit une assurance dite « homme clé » ne couvrant, à ce jour, que le Président Directeur Général. Le départ d'un ou plusieurs membres du Comité de Direction ou d'autres collaborateurs clés du Groupe pourrait entraîner :

  • des pertes de savoir-faire et la fragilisation de certaines activités, d'autant plus forte en cas de transfert à la concurrence ; ou
  • des carences en termes de compétences techniques pouvant ralentir l'activité et pouvant altérer, à terme, la capacité du Groupe à atteindre ses objectifs.

Le Groupe aura par ailleurs besoin de recruter de nouveaux dirigeants, commerciaux et du personnel scientifique qualifié pour le développement de ses activités. Il est en concurrence avec d'autres sociétés, organismes de recherche et institutions académiques notamment pour recruter et fidéliser

les personnels scientifiques, techniques et de gestion hautement qualifiés. Dans la mesure où cette concurrence est très intense, le Groupe pourrait ne pas être en mesure d'attirer ou de retenir ces personnels clés à des conditions qui soient acceptables d'un point de vue social et économique.

L'incapacité du Groupe à attirer et retenir ces personnes clés pourrait l'empêcher globalement d'atteindre ses objectifs et ainsi avoir un effet défavorable significatif sur son activité, ses résultats, sa situation financière, son développement et ses perspectives.

Face à ce risque, le Groupe a mis en place des systèmes de motivation et de fidélisation du personnel sous la forme de rémunérations variables en fonction de la performance et d'attribution de valeurs mobilières ou autres droits, donnant accès au capital de la Société (notamment des bons de souscription de part de créateurs d'entreprise ou des bons de souscription d'actions ou des attributions gratuites d'actions de la Société), ayant un impact dilutif sur les actionnaires de la Société et qui pourraient se révéler insuffisants (voir Chapitre 13 du présent Document d'Enregistrement Universel).

3.2.3 Risques relatifs à l'existence de technologies alternatives et l'apparition de nouvelles technologies, qui pourraient être développées par des concurrents rendant les produits biocides et fongicides basés sur l'amibe Willaertia magna C2c Maky développés par la Société obsolètes ou non commercialisables. Certains concurrents sont de taille très significative par rapport à la Société.

Les produits biocides et fongicides développés par le Groupe se positionnent actuellement sur les marchés du traitement de l'eau pour les tours aéroréfrigérantes industrielles en circuit fermé aux Etats Unis et de la protection des plantes, sur lesquels il existe déjà des solutions chimiques anciennes, dont l'utilisation est très largement répandue auprès des acteurs spécialisés dans ces domaines.

Le Groupe estime, à ce jour, que les produits biologiques développés par le Groupe présentent des avantages compétitifs par rapport aux solutions disponibles actuellement. Toutefois, des technologies concurrentes, existantes ou en cours de développement, pourraient, dans un avenir plus ou moins proche, prendre des parts de marché significatives et restreindre la capacité du Groupe à commercialiser ses produits avec succès.

Les concurrents du Groupe pourraient également mettre au point de nouvelles technologies plus efficaces et/ou moins coûteuses que celles développées par le Groupe, ce qui pourrait conduire à une baisse de la demande des produits biologiques développés par le Groupe ou les rendre obsolètes ou non commercialisables.

Les secteurs du traitement des eaux et de la prévention des maladies des plantes sont des marchés concurrentiels dominés, notamment, par de grands acteurs internationaux solidement établis (tels que Bayer, BASF, Solvay, ...). Ces concurrents disposent de ressources bien supérieures à celle du Groupe, et notamment :

  • de budgets plus importants affectés à la recherche et développement, à la commercialisation de leurs produits et à la protection de leur propriété intellectuelle ;
  • d'une plus grande expérience dans l'obtention et le maintien d'autorisations règlementaires pour leurs produits et les améliorations apportées aux produits existants ;
  • de réseaux de distribution mieux implantés ;

  • d'une plus grande expérience et de moyens plus importants en matière de marketing, promotion, commercialisation et distribution de produits ;
  • d'infrastructures, notamment de production ou de logistique, mieux implantées ; et
  • d'une plus forte notoriété.

Bien que le Groupe prévoit de commercialiser une innovation de rupture qui lui permettra, grâce à sa substance active, l'amibe Willaertia magna C2c Maky, de proposer des solutions de traitement des eaux ou de prévention des maladies des plantes ayant des profils toxicologiques et écotoxicologiques plus favorables, et de ne pas être en situation de concurrence directe avec les autres opérateurs du marché, un concurrent pourrait développer une technologie alternative, présentant des caractéristiques similaires voire supérieures en tout ou partie à celles des solutions proposées par le Groupe. Bien que le temps requis pour le développement d'une telle technologie et l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché auprès des autorités locales compétentes y afférents serait relativement long (la durée d'obtention des autorisations réglementaires étant actuellement, en Europe et aux Etats Unis, d'un minimum de deux ans), et que les produits développés pourraient ne pas posséder les mêmes propriétés techniques que les produits développés par le Groupe (catégorie de biocide, type de champignons visés par la solution, efficacité du traitement, quantité nécessaire…), cette éventualité ne peut être exclue et serait susceptible d'avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats, son développement et ses perspectives.

En complément de sa politique de protection de la propriété, le Groupe consacre des efforts significatifs à l'amélioration de sa solution biologique existante et à son application à de nouvelles utilisations afin de conserver son avance technologique.

3.2.4 Une fois l'autorisation de mise sur le marché obtenue par la Société dans un territoire donné pour une application, la commercialisation de la substance pourrait être interdite par la suite. La règlementation applicable aux produits biocides et fongicides développés par le Groupe, des modifications de cette règlementation et/ou de nouvelles contraintes règlementaires pourraient empêcher la commercialisation des produits

Même si le Groupe prend en considération, dans le cadre de son activité, l'évolution potentielle de la législation ou les changements de normes ou de réglementations applicables dans les Etats dans lesquels le Groupe envisage de commercialiser ses produits, des modifications de la réglementation concernée et/ou de nouvelles contraintes réglementaires pourraient empêcher la commercialisation des produits du Groupe en cas notamment de modification, ré-examen, suspension, nonrenouvellement ou annulation des autorisations de commercialisation, notamment à la suite de recours (gracieux ou contentieux) de tiers, ou la ralentir en rendant, notamment, leur production et/ou leur développement plus coûteux.

Si des problèmes, inconnus avant la mise sur le marché des produits du Groupe, étaient découverts ultérieurement, des amendes administratives et/ou civiles (suspension de l'autorisation de mise sur le marché, saisies ou rappels de produits, etc.) pourraient être adoptées et des poursuites pénales pourraient être engagées à l'égard du Groupe.

Une telle situation, si elle se produisait, serait susceptible d'avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats, son développement ou ses perspectives.

3.3 Risques liés au déploiement commercial du Groupe

3.3.1 La Société poursuit des processus de demande d'autorisation de commercialisation de ses produits biocides aux États Unis et fongicides en Europe, aux États Unis et au Brésil. La commercialisation elle-même de ces produits peut s'avérer incertaine.

La Société ne commercialise pas de produits à ce jour et envisage de le faire en première intention sur les marchés étasunien et/ou européen et/ou brésilien en commercialisant, sous réserve de l'obtention des autorisations de mise sur le marché sur les territoires concernés :

  • un produit biocide, sous le nom commercial de « BIOMEBA », destiné au traitement de l'eau dans les systèmes industriels de refroidissement à circuit fermé aux Etats Unis ; et ;
  • un produit de biocontrôle pour la prévention des maladies fongiques de différentes cultures ( entre autres, vigne, cultures maraichères, céréales) sous forme de lysat de l'amibe Willaertia magna C2c Maky.

Le non-renouvellement, l'annulation, le réexamen, la modification ou le retard dans la délivrance de ces autorisations pourrait entraîner des retards dans la stratégie de commercialisation de la Société.

Selon la réglementation applicable dans les pays dans lesquels la Société entend commercialiser ses produits (en priorité Union Européenne, Etats-Unis et Brésil), la commercialisation n'est possible que sous réserve de l'obtention par la Société des approbations et/ou autorisations de mise sur le marché préalables. Ces approbations et autorisations sont délivrées au terme de procédures longues et coûteuses, et il n'existe pas de droits acquis à leur obtention.

En vue de la commercialisation des produits susvisés, la Société a procédé ou envisage de procéder aux demandes d'approbation et d'autorisation suivantes :

Produit de protection des plantes :

  • En Europe : l'autorité autrichienne (AGES), Etat Membre Rapporteur pour la demande d'approbation de la substance active, a recommandé aux autorités compétentes européennes que la substance active soit approuvée avec une classification « à faible risque » (cf. communiqué de presse du 25 avril 2022). La Société envisage la soumission d'une demande d'autorisation d'un ou plusieurs produits dans certains Etats-Membres de l'Union Européenne en 2023.
  • Aux Etats Unis : l'U.S. EPA a approuvé la substance active de biocontrôle en octobre 2022 (cf. communiqué de presse du 3 novembre 2022). La Société envisage la soumission d'une demande d'autorisation d'un ou plusieurs produits auprès de l'US EPA en 2023.
  • Au Brésil : la Société envisage la soumission d'une demande d'autorisation de la substance active et d'un ou plusieurs produits en 2023.

Sous réserve que la substance et le ou les produits satisfassent aux critères d'approbation, l'autorisation de mise sur le marché pour le ou les produits de protection des plantes pourrait intervenir au plus tôt en 2024 en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil.

Produit biocide BIOMEBA :

  • En Europe : la soumission d'une demande d'approbation de la substance active biocide a été effectuée en août 2019 auprès de l'ECHA. La première phase de l'évaluation a été réalisée par l'autorité maltaise (MCCAA). Dans son projet de rapport d'évaluation (cf. communiqué de presse du 3 mai 2022), l'autorité maltaise a conclu que la substance active n'est pas susceptible de satisfaire aux critères d'approbation, considérant que l'efficacité innée n'a pas été suffisamment démontrée et qu'un effet « cheval de Troie » ne peut être exclu dans des conditions réalistes d'utilisation. L'autorité maltaise a néanmoins confirmé l'absence de danger intrinsèque de l'amibe Willaertia magna C2c Maky pour la santé humaine, la santé animale et l'environnement. Compte tenu du risque réglementaire élevé de cette application, qui mobilisait des ressources humaines et financières, Amoéba a décidé en 2022 de retirer définitivement le dossier de demande d'homologation en Europe (cf. communiqué de presse du 20 décembre 2022) et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire.
  • Aux Etats-Unis : l'US EPA a approuvé l'utilisation de l'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement fermés (cf. communiqué de presse du 20 décembre 2022). L'amibe Willaertia magna C2c Maky et les produits BIOMEBA la contenant sont désormais autorisés sur le territoire des Etats-Unis pour une utilisation biocide dans les systèmes de refroidissement fermés, pour le contrôle de la boue microbienne (bioslime), le contrôle de la corrosion induite par les micro-organismes et le contrôle de la flore microbienne générale.
  • Au Canada : compte tenu du risque réglementaire élevé de cette application, qui mobilisait des ressources humaines et financières, Amoéba a décidé en 2022 de retirer définitivement le dossier de demande d'homologation au Canada (cf. communiqué de presse du 19 octobre 2022) et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire.

Un schéma récapitulatif du dossier d'avancement de chaque application et des dates de commercialisation sur chaque territoire visé est présenté en section 5.4.3 du présent Document d'Enregistrement Universel.

Compte tenu de la complexité de la règlementation en matière de biocides et de produits de protection des plante applicables dans l'Union européenne, aux Etats-Unis et au Brésil, la Société ne peut garantir le déroulement des procédures telles qu'elle les envisage (voir la Section 5.4.3 du présent Document d'Enregistrement Universel), ni leur mise en œuvre dans les délais escomptés, ni qu'elle obtiendra en définitive les approbations et autorisations de mise sur le marché, ni leurs délais d'obtention.

En outre, en cas d'obtention de ces autorisations, enregistrement ou homologation, aucune garantie ne peut être donnée quant à leur pérennité ou à leur renouvellement. En cas de modification, réexamen, suspension, non-renouvellement ou annulation, notamment à la suite de recours (gracieux ou contentieux) de tiers, la commercialisation des produits biocides et des produits de protection des plantes de la Société pourrait être interdite dans les pays concernés.

En conséquence, la Société ne peut garantir qu'elle pourra mettre ses produits biocide ou de biocontrôle sur le marché étatsunien et/ou sur le marché européen et/ou sur le marché brésilien à des fins de commercialisation, ni à quelle échéance, ni encore sur d'autres territoires que ceux précités (voir la Section 5.4.3 du présent Document d'Enregistrement Universel).

3.3.2 Le Groupe pourrait ne pas être en mesure de développer ni d'animer un commercial suffisant et nécessaire en adéquation avec ses conditions d'expansion envisagées.

Le déploiement commercial de la solution innovante développée par le Groupe pourrait être réalisé en partie par le biais de réseaux de distributeurs. En fonction notamment des propositions commerciales émises par chacun de ces distributeurs, le Groupe pourrait être amené, le cas échéant, à leur accorder, au cas par cas, une exclusivité territoriale. Par ailleurs, selon la réglementation locale applicable, un distributeur des produits du Groupe pourrait être tenu d'obtenir des agréments et/ou certifications particuliers préalables délivrés par les autorités locales compétentes. Le Groupe ne peut garantir que ses distributeurs obtiendront ces agréments et/ou certifications et, le cas échéant, les conserveront.

Le succès de la commercialisation des produits développés par le Groupe dépendra donc notamment des ressources financières, de l'expertise et de la clientèle de ses distributeurs et de la réglementation locale qui leur est applicable. Le Groupe ne peut garantir qu'il pourra conserver ses distributeurs existants ou conclure de nouveaux contrats de distribution pour être en mesure de commercialiser ses produits dans des pays présentant un potentiel de ventes, que ces distributeurs disposeront des compétences nécessaires dans le domaine des TAR ou de la prévention des maladies des plantes ou tout autre secteur spécifiquement visé par le Groupe, ou encore qu'ils consacreront les ressources nécessaires au succès commercial de ses produits.

De plus, la validité de certaines clauses prévues par les contrats de distribution pourrait être contestée au regard du cadre législatif et réglementaire notamment français, européen ou nord-américain. Ainsi, selon le contexte de marché et la manière dont elles sont mises en œuvre, certaines clauses pourraient être considérées comme abusives ou restrictives de concurrence. De telles infractions, si elles étaient retenues, pourraient donner lieu à des amendes à l'encontre du Groupe. Elles pourraient également entraîner la nullité des clauses ou contrats affectés, ainsi que des actions en dommages-intérêts à l'encontre du Groupe.

Un distributeur pourrait ne pas respecter le plan de développement ou l'une ou plusieurs de ses obligations convenues contractuellement avec le Groupe. En particulier, il pourrait ne pas être en mesure d'honorer ses obligations de paiement vis-à-vis du Groupe.

Le succès de la commercialisation de la solution biologique dans les zones géographiques où le Groupe souhaiterait travailler en direct avec les utilisateurs finaux ou disposerait d'une unité de production dépendra également de sa capacité à mettre en place une logistique efficiente et à attirer, recruter et fidéliser un personnel qualifié.

Le Groupe ne peut garantir que les autorisations réglementaires qui lui seront accordées ne pourront faire l'objet de restrictions d'usage, d'un réexamen, d'une modification, d'un non-renouvellement ou d'une annulation ou qu'elles seront reconduites dans les mêmes termes en cas de sélection par le Groupe de tel ou tel distributeur.

3.3.3 Le développement du Groupe dépendra pour partie du rythme d'adhésion des utilisateurs finaux à son agent de biocontrôle pour la prévention des maladies des plantes et à son biocide biologique pour le traitement de l'eau.

Le Groupe anticipe que les industriels et les traiteurs d'eau, qui sont tenus de traiter les eaux utilisées sur leurs sites de production, notamment celles utilisées dans les TAR, n'utiliseront couramment son biocide biologique que lorsqu'ils auront acquis la conviction, grâce notamment à des tests et essais sur site industriel, que les produits biocide à base d'amibe développés par le Groupe offrent des avantages ou constituent une alternative utile et pertinente aux solutions déjà existantes sur le marché du traitement de l'eau et dont ils maîtrisent à ce jour l'utilisation.

De même, le Groupe anticipe que les agriculteurs n'utiliseront couramment son produit de biocontrôle que lorsqu'ils auront acquis la conviction, grâce notamment à des tests et essais en champ, que les produits de biocontrôle à base de lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky offre des avantages ou constitue une alternative utile et pertinente aux produits chimiques, ou un complément efficace à ces produits et dont ils maîtrisent à ce jour l'utilisation.

Le développement du Groupe et sa capacité à générer des revenus dépendront pour partie de sa capacité à commercialiser ses produits sur les segments des maladies des plantes pour son agent de biocontrôle et sur le segment des TAR en circuit fermé aux Etats Unis pour son produit biocide mais également sur d'autres facteurs tels que :

  • l'adhésion des utilisateurs finaux à une solution innovante sur de futures applications ;
  • la capacité du Groupe à développer un outil de production et un réseau logistique efficients et adaptés à sa couverture géographique ;
  • la capacité du Groupe à conclure des contrats de distribution afin de se doter des forces de vente nécessaires ; et/ou
  • l'obtention des autorisations, enregistrement ou homologation nécessaires à la commercialisation des produits du Groupe dans l'ensemble des territoires visés.

Sans l'adhésion des industriels, des traiteurs d'eau, des distributeurs et des agriculteurs, le rythme de déploiement à grande échelle du biocide biologique et de l'agent de biocontrôle développés par le Groupe pourrait se trouver fortement ralenti, ce qui serait susceptible d'avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats, son développement et ses perspectives.

3.3.4 Le Groupe pourrait se retrouver en situation de dépendance vis-à-vis du nombre de produits développés et autorisés.

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, le Groupe développe principalement deux applications : un biocide biologique capable d'éliminer le risque bactérien dans l'eau, et un agent de biocontrôle pour la prévention des maladies des plantes.

Le succès futur du Groupe et sa capacité à générer des revenus dépendront de la réussite technique et commerciale de ces produits et notamment, de la survenance de facteurs tels que :

• la réussite des essais et des programmes de recherche et développement ;

  • l'obtention des autorisations réglementaires nécessaires à la commercialisation de ces produits biologiques dans les différents pays où le Groupe souhaite commercialiser ces derniers ;
  • le succès du lancement commercial du biocide biologique sur le marché des TAR à circuit fermé aux Etats Unis et de l'agent de biocontrôle sur le marché du traitement des maladies des plantes ;
  • la capacité du Groupe à étendre la commercialisation de sa technologie à des marchés autres que le traitement de l'eau des TAR et le traitement des maladies des plantes (voir en ce sens la Section 5.4. du présent Document d'Enregistrement Universel).

Le Groupe poursuit ses efforts de recherche et développement afin de perfectionner sa solution biologique et développer de nouvelles applications pour compléter l'offre actuelle.

Outre le fait que le développement de produits alternatifs impliquerait de mettre en œuvre des efforts de recherche et développement importants et de procéder à des investissements financiers conséquents, le Groupe ne peut garantir qu'il disposera d'un portefeuille de produits variés ni que la Société obtiendra les autorisations réglementaires nécessaires à la commercialisation desdits produits alternatifs.

Si le Groupe ne parvenait pas à développer et commercialiser sa solution biologique, l'activité du Groupe, ses perspectives, sa situation financière, ses résultats, son développement ou ses perspectives pourraient être significativement affectés.

3.4 Risques liés à la production des produits biocides et fongicides

3.4.1 Le Groupe pourrait subir une interruption de sa production en cas de cyberattaques.

La plupart des activités du Groupe dépendent de systèmes d'information développés ou administrés par des ressources internes ou des prestataires externes.

Dans un contexte de digitalisation, le Groupe pourrait être exposé à des cyberattaques et autres violations des systèmes d'information tels que :

  • le piratage des installations de production
  • la fuite de données confidentielles
  • la cyber fraude et les rançongiciels.

Le Groupe veille à assurer la sécurité des systèmes d'information et des données qu'ils contiennent. Des tests d'intrusion sont régulièrement menés par des prestataires externes spécialisés. Une charte informatique est par ailleurs diffusée auprès des collaborateurs afin de les sensibiliser à la cybersécurité.

La violation de la sécurité informatique du groupe qui affecterait l'intégralité des données, le fonctionnement des systèmes ou causerait des pertes de données pourrait induire des coûts élevés et avoir de nombreux effets négatifs sur la production, les ventes et les résultats financiers du Groupe.

3.4.2 Le site de production actuel est dimensionné pour la phase de recherche et développement. Le lancement d'un nouveau site de production après obtention des autorisations de mise sur le marché et, de ce fait, de la fabrication à une échelle industrielle de la solution biologique développée par le Groupe pourrait être retardé notamment, par manque de financements.

Pour le développement de sa solution biologique, le Groupe doit produire une quantité significative de l'amibe Willaertia magna C2c Maky. Pour ce faire, une première installation de production a été installée dans les locaux du siège social de la Société situés à Chassieu.

L'outil industriel du site de Chassieu est en fonctionnement et permet de produire la quantité de substance nécessaire à la poursuite des tests aux champs dans le cadre de l'application biocontrôle et d'assurer la poursuite des tests éventuels sur de nouvelles applications. Cette ligne de production est opérationnelle depuis 2016. Sa destruction, pour quelque raison que ce soit ou son indisponibilité aurait un impact significatif défavorable à très court terme pour le Groupe.

Par ailleurs, afin d'être en mesure de commercialiser son agent de biocontrôle dès obtention des autorisations de mise sur le marché prévues en 2024 pour l'Europe et les Etats Unis, la Société envisage de construire un nouveau site de production (cf. communiqué de presse du 16 février 2023).

Le lancement d'un site de production est un processus couteux, long et complexe faisant intervenir de nombreux paramètres. La survenance de certains évènements imprévus pourrait entraîner des coûts supplémentaires, des retards dans le calendrier raisonnablement fixé par le Groupe ou une suspension voire l'abandon du projet envisagé. Le lancement d'un nouveau site de production nécessite d'obtenir au préalable les financements adéquats.

Une fois le site de production opérationnel, le Groupe pourrait également se heurter à des difficultés pour recruter les salariés chargés de gérer l'unité de production pour parvenir à une utilisation optimum de l'unité.

3.4.3 Le Groupe pourrait rencontrer des difficultés à s'approvisionner en matériel et consommables de laboratoire, à optimiser le processus de fabrication de sa solution biologique et gérer ses stocks de produits finis, notamment la solution liquide de l'application biocide contenant des amibes vivantes présentant une durée de vie courte de 15 jours.

Le Groupe est dépendant de tiers pour son approvisionnement en divers éléments constituant le milieu de culture nécessaire à la production de sa solution biologique.

La Société fait appel à un réseau d'une trentaine de fournisseurs leaders dans la distribution de consommables, de matériels de laboratoire et de prestations de recherche. La Société n'a pas conclu de contrat d'approvisionnement exclusif et, à ce jour, tous les produits des fournisseurs pourraient être obtenus auprès d'un ou plusieurs de leurs concurrents à des conditions de marché raisonnables.

L'approvisionnement du Groupe en l'une quelconque de ses matières premières ou consommables pourrait toutefois être réduit ou interrompu. Dans un tel cas, le Groupe pourrait ne pas être capable de trouver d'autres fournisseurs de matières premières ou consommables de qualité convenable, dans des volumes appropriés et à un coût acceptable. Si ses principaux fournisseurs lui faisaient défaut ou

si son approvisionnement en ces matières premières était réduit ou interrompu, le Groupe pourrait ne pas être en mesure de continuer de développer ou fabriquer sa solution biologique à temps et de manière compétitive. Le Groupe pourrait alors se voir dans l'impossibilité de livrer ses distributeurs.

Pour faire face à ces risques, le Groupe dispose de plusieurs sources d'approvisionnement. De plus, afin de réduire sa dépendance envers une matière première ou un fournisseur donné, l'équipe de recherche et développement du Groupe s'est attachée à développer une technique de fabrication n'impliquant que des produits standards et interchangeables.

Par ailleurs, le Groupe entend mettre en place un système de production industriel de sa solution biologique. Ceci devrait lui permettre d'optimiser le rendement, et donc la capacité de production de son outil industriel. Cette optimisation et cette industrialisation sont une composante essentielle de la stratégie commerciale (délai de mise à disposition du produit optimisé, augmentation du volume de production) et financière (réduction du coût de production) du Groupe.

A cet effet, la Société a conclu un contrat de prestation de recherche avec l'Institut national de recherche agroalimentaire (INRA) arrivé à son terme au début de l'année 2019, portant sur le développement de la culture en suspension de l'amibe Willaertia magna C2c Maky et de l'accroissement de la production de cette amibe. Les résultats obtenus à l'issue de la mise en place de ce processus optimisé de production pourraient s'avérer différents ou moins performants que ceux obtenus préalablement.

Dans ce cadre, le Groupe pourrait être contraint de mener des études complémentaires ce qui aurait pour conséquence de l'amener à engager des dépenses supplémentaires, voire de retarder la commercialisation de sa solution biologique. En outre, une période d'adaptation sera nécessaire afin d'optimiser ces procédés dans l'outil de production du Groupe.

De manière générale, le Groupe devra obtenir toute autorisation et tout agrément nécessaire notamment au titre des législations applicables pour les installations industrielles à risque, ce qui pourrait avoir pour conséquence de retarder la mise en place des procédés de fabrication souhaités ou d'entrainer des investissements complémentaires.

Enfin, le Groupe envisage, lors de sa phase de commercialisation de ses produits de biocontrôle de produire et stocker sur son site industriel français les produits qui seront vendus dans une partie de l'Europe et aux Etats Unis. Malgré une politique d'approvisionnement éprouvée grâce à un savoir-faire acquis depuis l'origine du Groupe, ce dernier ne peut certifier qu'il ne sera pas confronté à une rupture de stock, en cas notamment de retard d'approvisionnement de matières premières.

La durée de vie au stockage du biocide biologique, une solution liquide qui contient des amibes vivantes, développé par le Groupe est aujourd'hui relativement courte (à ce jour, la date limite d'utilisation du produit s'élève à 15 jours). La durée de conservation du produit biocide développé par le Groupe est substantiellement plus courte que pour des produits chimiques, ce qui peut présenter des contraintes très fortes dans la commercialisation auprès de certains clients et nécessiterait la mise en place d'une chaine logistique très efficace pour éviter des ruptures d'approvisionnement de ces clients. Afin de se prémunir de ce risque, le Groupe travaille à optimiser ses stocks, notamment en travaillant sur les conditions de stockage des produits finis de manière à prolonger leur durée de vie.

Concernant l'application de la solution sous forme de lysat, la société vise une durée de stockage du produit fini d'un an au minimum.

Concernant les fournitures qu'elle utilise, la Société estime que le risque de dépréciation porte principalement sur les poches servant à préparer les milieux de culture, conserver les récoltes et produire les amibes pour l'application biocide. Le fournisseur ne garantit pas la stérilité des poches au-

delà d'une date de péremption de 2 ans. La Société tient compte de cette date dans le calcul de la provision sur stocks. Les autres produits utilisés dans le process de production sont principalement des produits consommables classiques, qui sont facilement accessibles auprès de distributeurs spécialisés et pour lesquels la Société a un stock correspondant en général à un mois de production.

Par ailleurs, en cas de forte dépréciation de ses stocks, le Groupe pourrait être amené à passer une provision pour dépréciation de stocks significative, ce qui pourrait avoir un effet défavorable sur ses activités, ses résultats, sa situation financière et ses perspectives de développement.

3.4.4 Le Groupe pourrait ne plus disposer d'une quantité suffisante de l'amibe Willaertia magna C2c Maky nécessaire à la production de sa solution biologique

L'amibe Willaertia magna est un organisme naturellement présent dans la nature. Cet organisme, et plus particulièrement la souche C2c Maky, est commercialisé au niveau mondial sous autorisation préalable de l'Université Claude Bernard Lyon I et du Groupe.

Bien que le Groupe ait mis en place de nombreuses mesures afin d'éviter la perte totale de Willaertia magna C2c Maky, il ne peut garantir qu'aucun évènement intervenant hors de son contrôle n'entraine la disparition totale de cette souche d'amibe. Selon la Société, la disparition totale d'une souche d'amibe connue est un événement rare à l'échelle planétaire. Des exemplaires de cette souche sont stockés dans différents conditionnements adaptés, conformément aux usages de la profession, dans différents sites sécurisés. Par ailleurs, cette souche a été enregistrée auprès de l'American Type Culture Collection (ATCC) qui, par mesure de sécurité, conserve des échantillons de ladite souche sur différents sites à sa disposition.

La perte totale de Willaertia magna C2c Maky pourrait avoir un effet défavorable significatif sur l'activité, la situation financière, les résultats, le développement et les perspectives de la Société à court, moyen et long terme.

3.4.5 Risques liés à la mise en jeu de la responsabilité du fait des produits une fois que le ou les produits biocides ou de biocontrôle seraient commercialisés.

Pour la fabrication de ses produits, le Groupe envisage de construire ses propres lignes de production ou, pour certains territoires, de disposer d'un réseau de sous-traitants sélectionnés et qualifiés pour la fabrication et l'assemblage de ses produits. Le Groupe dépend ainsi de ses sous-traitants et fournisseurs en matière de qualité. Bien que le Groupe fabrique directement certains lots de solutions biologiques et qu'il compte procéder à un contrôle de la qualité des produits qui seront fabriqués par ses sous-traitants, le Groupe ne peut garantir le même niveau de supervision et de contrôle sur ces opérations sous-traitées que si elles étaient internalisées. Par ailleurs, les produits fabriqués par le Groupe sont composés d'éléments organiques dont le Groupe ne peut garantir la survie en toute circonstance.

La non-conformité des produits commercialisés par le Groupe pourrait entraîner des dépenses liées au traitement des retours de produits par ses clients et leurs utilisateurs finaux et à leur remplacement, de nouvelles dépenses de recherche et développement afin de revoir la conception et le fonctionnement des produits défectueux et réduire voire monopoliser des ressources techniques et

financières nécessaires au développement d'autres projets du Groupe. L'existence de produits défectueux pourrait en outre porter atteinte à la réputation commerciale du Groupe et entrainer notamment une remise en cause des contrats de distribution.

Le Groupe pourrait être exposé à un risque de mise en cause de sa responsabilité lors de la commercialisation de ses produits, en particulier en ce qui concerne sa responsabilité du fait des produits défectueux.

Des défauts de fabrication nuisant à la fiabilité des produits pourraient également faire subir des dommages aux clients du Groupe. De tels dommages pourraient entrainer la résiliation des contrats de distribution conclus avec des distributeurs locaux. Outre les difficultés liées au fait de retrouver de nouveaux partenaires, la responsabilité contractuelle du Groupe pourrait être engagée. Parallèlement, des plaintes pénales ou des actions judiciaires pourraient être déposées ou engagées contre le Groupe par ses distributeurs, tout autre tiers utilisant ou commercialisant ses produits ou par tout tiers ayant subi un préjudice, notamment en raison de conséquences sanitaires graves liées à tout type de rejet dans l'environnement (émissions liquides et gazeuses, aérosols…) qui serait en lien avec l'activité du Groupe. La défense du Groupe lors de ces actions pourrait prendre du temps et se révéler coûteuse. De telles actions pourraient également nuire à la réputation du Groupe, entrainant une remise en cause des contrats de distribution.

Bien que le Groupe n'ait fait l'objet d'aucune action en responsabilité ou autre plainte liée à la mise en œuvre de sa technologie ou à l'utilisation de ses produits à ce jour, il ne peut garantir que sa couverture d'assurance actuelle ou que les engagements d'indemnisation, le cas échéant contractuellement plafonnés, consentis par ses sous-traitants soient suffisants pour répondre aux actions en responsabilité qui pourraient être engagées contre elle, ou pour répondre à une situation exceptionnelle ou inattendue.

Si la responsabilité du Groupe ou celle de ses partenaires et sous-traitants, était ainsi mise en cause, si lui-même ou si ses partenaires et sous-traitants n'étaient pas en mesure d'obtenir et de maintenir une couverture d'assurance appropriée à un coût acceptable, ou de se prémunir d'une manière quelconque contre des actions en responsabilité, ceci aurait pour conséquence d'affecter gravement la commercialisation des produits du Groupe et plus généralement de nuire à ses activités, ses résultats, sa situation financière et ses perspectives de développement.

Pour se prémunir des risques de qualité, le Groupe exécute en interne un contrôle qualité systématique avant l'expédition.

3.5 Risques liés à la propriété intellectuelle

Le Groupe apporte une attention particulière à la gestion des risques juridiques. Ainsi, le Groupe a notamment recours à un conseil en propriété intellectuelle travaillant en étroite collaboration avec son équipe de recherche et développement, à des consultants environnementaux ou autres conseils locaux pour la soumission des dossiers de demande d'autorisation, d'enregistrement ou d'homologation auprès des autorités compétentes, ou encore à des courtiers en assurance.

A ce jour, le Groupe détient, d'une part, une licence exclusive conférée par l'Université Claude Bernard Lyon I sur une famille de brevets couvrant les deux souches de protozoaires amibiens spécifiques de l'espèce Willaertia magna, et leurs utilisations en tant qu'agent biocide et détient, d'autre part, quatre familles de brevet et demandes de brevets visant plus particulièrement trois applications biocides et une application fongicide spécifiques des souches de protozaires. Le Groupe ne peut notamment en

aucun cas garantir son exclusivité de commercialisation et/ou de production de son (ses) produit(s) sur les zones géographiques non couvertes par sa licence exclusive, par les brevets dont elle bénéficie ou pour ses besoins actuels et futurs.

3.5.1 Le Groupe pourrait ne pas être en mesure de prévenir la divulgation à des tiers d'informations confidentielles susceptibles d'avoir un impact sur ses futurs droits de propriété intellectuelle.

Il est également important pour le Groupe de se prémunir contre l'utilisation et la divulgation non autorisées de ses informations confidentielles, de son savoir-faire et de ses secrets commerciaux. En effet, les technologies, procédés, méthodes, savoir-faire et données propres non brevetés et/ou non brevetables sont considérés comme des secrets commerciaux que le Groupe tente en partie de protéger par des accords de confidentialité. Par ailleurs, les règles de dévolution au profit de la Société des inventions que ses salariés ont pu ou pourraient réaliser, ainsi que les modalités de rémunération, sont régies par l'article L. 611-7 du Code de la propriété intellectuelle qui est d'ordre public.

Dans le cadre de contrats de collaboration, de partenariat, de recherche ou autre type de coopération conclus entre le Groupe avec des instituts de recherche ainsi qu'avec d'autres entités publiques ou privées, des sous-traitants, ou tout tiers cocontractant, diverses informations et/ou des produits peuvent leur être confiés notamment afin de conduire certains tests et essais. Dans ces cas, le Groupe s'efforce d'obtenir la signature d'accords de confidentialité. Par ailleurs, en règle générale, le Groupe veille à ce que les contrats de collaboration ou de recherche qu'il signe lui donnent accès à la pleine propriété, à la copropriété des résultats et/ou des inventions résultant de cette collaboration ou à une licence exclusive sur ces résultats et/ ou inventions résultant de cette collaboration. Toutefois, par exception, le Groupe a pu ou pourrait conclure certains accords aux termes desquels les brevets et savoir-faire développés seront, dans un champ spécifique, exclusivement détenus par le cocontractant ou pour ses seuls besoins de recherche.

Il ne peut être exclu que les accords mis en place pour protéger la technologie et les secrets commerciaux du Groupe et/ou les savoir-faire mis en place n'assurent pas la protection recherchée ou soient violés, que le Groupe n'ait pas de solutions appropriées contre de telles violations, que ses secrets commerciaux soient divulgués à ses concurrents ou développés indépendamment par eux. Dans le cadre des contrats qu'il conclut avec des tiers, le Groupe prend parfois la précaution de prévoir que ces derniers ne sont pas autorisés à recourir aux services de tiers ou qu'ils ne peuvent le faire qu'avec l'accord préalable du Groupe. Toutefois, il ne peut être exclu que certains de ses cocontractants aient néanmoins recours à des tiers. Dans cette hypothèse, le Groupe n'a aucun contrôle sur les conditions dans lesquelles les tiers avec lesquels il contracte protègent ses informations confidentielles et ce indépendamment du fait que le Groupe prévoie dans ses accords avec ses cocontractants qu'ils s'engagent à répercuter sur leurs propres cocontractants ces obligations de confidentialité.

De tels contrats exposent donc le Groupe au risque de voir les tiers concernés (i) revendiquer le bénéfice de droits de propriété intellectuelle sur les inventions ou autres droits de propriété intellectuelle du Groupe, (ii) ne pas assurer la confidentialité des innovations ou perfectionnements non brevetés des informations confidentielles et du savoir-faire du Groupe, (iii) divulguer les secrets commerciaux du Groupe à ses concurrents ou développer indépendamment ces secrets commerciaux et/ou (iv) violer de tels accords, sans que le Groupe n'ait de solution appropriée contre de telles violations.

En conséquence, les droits du Groupe sur ses informations confidentielles, ses secrets commerciaux et son savoir-faire pourraient ne pas conférer la protection attendue contre la concurrence et le Groupe ne peut pas garantir de manière certaine :

  • que son savoir-faire et ses secrets commerciaux ne pourront être obtenus, usurpés, contournés, transmis ou utilisés sans son autorisation ;
  • que les concurrents du Groupe n'ont pas déjà développé une technologie, des produits ou dispositifs semblables ou similaires dans leur nature ou leur destination à ceux du Groupe ;
  • qu'aucun cocontractant ne revendiquera le bénéfice de tout ou partie de droits de propriété intellectuelle sur des inventions, connaissances ou résultats que le Groupe détient en propre ou en copropriété, ou sur lesquels il serait amené à bénéficier d'une licence ; ou
  • que des salariés du Groupe ne revendiqueront pas des droits ou le paiement d'un complément de rémunération ou d'un juste prix en contrepartie des inventions à la création desquelles ils ont participé.

3.5.2 La protection conférée au Groupe par ses brevets et autres droits de propriété intellectuelle n'est pas absolue. La Société pourrait perdre la protection de ses droits de propriété intellectuelle.

Le projet économique du Groupe dépend notamment de sa capacité à obtenir via la Société, maintenir et assurer l'obtention de ses demandes de brevets et à terme la protection de ses brevets s'ils sont délivrés par les offices de propriété industrielle (notamment ceux relatifs à l'amibe Willaertia magna C2c Maky), marques et demandes y afférents ainsi que de ses autres droits de propriété intellectuelle ou assimilés (tels que notamment ses secrets commerciaux, secrets d'affaires et son savoir-faire) ou de ceux qu'elle est autorisée à exploiter dans le cadre de ses activités, en Europe, aux Etats-Unis, et dans les autres marchés principaux sur lesquels la Société pourrait vendre, directement ou indirectement, ses produits. La Société, qui y consacre d'importants efforts financiers et humains, accompagnée pour cela d'un conseil en propriété industrielle, entend poursuivre sa politique de protection par de nouveaux dépôts de brevets dès lors qu'elle le jugera opportun.

A ce jour, la Société détient quatre familles de brevets visant plus particulièrement des applications biocide ou fongicide spécifiques des souches de protozoaires.

Ainsi, l'ensemble de ces familles de brevets a pour objet notamment de permettre à la Société de conserver l'exclusivité d'utilisation des souches de protozoaire de l'espèce Willaertia magna, constituant essentiel de la technologie développée par la Société, et de prolonger la durée de vie de cette technologie au travers des nouvelles utilisations spécifiques.

La couverture géographique des brevets, dont la Société est licenciée ou propriétaire, telle que précisée ci-dessous, est en adéquation avec ses marchés ciblés.

Lorsque la Société initie ses dépôts de brevets, les dépôts prioritaires sont effectués en France sous la forme d'une demande de brevet français déposée auprès de l'Institut National de la Propriété Industrielle (l'« INPI »). Ces dépôts français donnent ensuite lieu dans un délai de 12 mois à une demande PCT1 (i.e. demande internationale, via le Patent Cooperation Treaty ou Traité de coopération

1 Le PCT (Patent Cooperation Treaty) est un système de dépôt centralisé permettant de couvrir, à titre conservatoire et de manière simple, un nombre important de territoires. L'office compétent pour instruire la demande internationale PCT effectue une recherche d'antériorité et transmet le rapport correspondant accompagné d'une opinion préliminaire sur le caractère brevetable de l'invention au déposant. A l'issue de la phase internationale d'une demande PCT (qui dure 30 mois à compter de la date de priorité), il convient de choisir les pays/régions dans lesquels l'instruction de la demande devra être effectivement engagée.

en matière de brevets) afin d'étendre la couverture géographique, mais également de potentiellement bénéficier d'une protection supplémentaire d'une durée de 12 mois s'ajoutant aux 20 années de protection généralement conférées par les brevets.

Les demandes de brevets déposés par la Société sont la propriété de la Société dans la mesure où leurs inventeurs sont ou ont été salariés au moment de la conception des inventions, à l'exception de M. Fabrice Plasson dont l'intégralité des droits sur ses inventions a été cédée à la Société conformément à un protocole d'accord transactionnel conclu entre M. Plasson et la Société le 23 avril 2014. En effet, conformément à l'article L. 611-7 du Code de la propriété intellectuelle, appartiennent à l'employeur (i) les inventions réalisées par des salariés disposant d'une mission inventive ou (ii) les inventions dites « hors mission attribuables », soit les inventions réalisées dans le cours de l'exécution des fonctions des salariés, ou dans le domaine des activités de la Société, ou par la connaissance ou l'utilisation des techniques ou de moyens spécifiques à la Société, ou de données procurées par elle.

A ce jour, 4 inventions ont été protégées directement par la Société par des dépôts de demandes de brevets, constituant 4 familles distinctes. Le portefeuille des brevets de la Société est détaillé en Section 5.5 du présent Document d'Enregistrement Universel.

  • Procédé de lutte biologique contre les Listeria (Application biocide) Cette famille de brevets vise à protéger un procédé de lutte contre la prolifération de Listeria monocytogenes, utilisant les protozoaires de l'espèce Willaertia magna, ou plus généralement les utilisations d'un agent désinfectant contenant des protozoaires de l'espèce Willaertia magna comme biocide sur les Listeria.
  • Procédé de lutte biologique contre les Pseudomonas (Application biocide) Cette famille de brevets vise à protéger un procédé de lutte contre la prolifération de Pseudomonas, utilisant les protozoaires de l'espèce Willaertia magna, ou plus généralement les utilisations d'un agent désinfectant contenant des protozoaires de l'espèce Willaertia magna comme biocide sur les Pseudomonas.
  • Procédé de lutte biologique contre Naegleria fowleri (Application biocide) Cette famille de brevets vise à protéger un procédé de lutte contre la prolifération de l'amibe pathogène Naegleria fowleri, utilisant les protozoaires de l'espèce Willaerta magna.
  • Utilisation thérapeutique ou non-thérapeutique de protozoaires du genre Willaertia comme fongistatique et/ou fongicide (Application biocontrôle) Cette famille de brevets vise à protéger l'utilisation de Willaertia magna C2c Maky comme agent de biocontrôle sur des levures et moisissures pathogènes, notamment celles présentant des résistances aux fongicides.

À la connaissance de la Société, sa technologie est à ce jour efficacement protégée par les brevets et les demandes de brevets qu'elle a déposés ou sur lesquels elle dispose d'une licence exclusive. Cependant, la Société pourrait ne pas être en mesure de maintenir la protection de ses droits de propriété intellectuelle et, par là-même, perdre son avantage technologique et concurrentiel.

En premier lieu, la Société pourrait rencontrer des difficultés dans le cadre du dépôt et de l'examen de certaines de ses demandes de brevets, de marques ou d'autres droits de propriété intellectuelle. En effet, au moment du dépôt d'une demande de brevet, d'autres brevets peuvent constituer une antériorité opposable même s'ils ne sont pas encore divulgués. Par ailleurs, l'état de l'art antérieur peut également constituer une antériorité opposable à un brevet. Malgré les recherches d'antériorités et la veille qu'elle effectue, la Société ne peut donc avoir la certitude d'avoir été la première à avoir

conçu une invention et à déposer une demande de brevet y afférent. Il convient notamment de rappeler que, dans la plupart des pays, la publication des demandes de brevets a lieu 18 mois après le dépôt des demandes elles-mêmes et que les découvertes ne font parfois l'objet d'une publication ou d'une demande de brevet que des mois, voire souvent des années plus tard. De même, à l'occasion du dépôt de l'une de ses marques dans un pays où il n'est pas couvert, le Groupe pourrait constater que la marque en question n'est pas disponible dans ce pays et fait d'ores et déjà l'objet d'une exploitation par un tiers. Une nouvelle marque devrait alors être recherchée pour le pays donné ou un accord négocié avec le titulaire du signe antérieur. Il n'existe donc aucune certitude que les demandes actuelles et futures de brevets, marques et autres droits de propriété intellectuelle du Groupe et/ou de la Société donneront lieu à des enregistrements.

En deuxième lieu, les droits de propriété intellectuelle de la Société offrent une protection d'une durée qui peut varier d'un territoire à un autre (cette durée est par exemple, en matière de brevet, de 20 ans à compter de la date de dépôt des demandes de brevet en France et en Europe).

En troisième lieu, la seule délivrance d'un brevet, d'une marque ou d'autres droits de propriété intellectuelle n'en garantit pas la validité, ni l'opposabilité. En effet, les concurrents du Groupe pourraient à tout moment contester la validité ou l'opposabilité des brevets, marques ou demandes y afférents de la Société devant un tribunal ou dans le cadre d'autres procédures spécifiques, ce qui, selon l'issue desdites contestations, pourrait réduire leur portée, aboutir à leur invalidité ou permettre leur contournement par des concurrents. De plus, des évolutions, changements ou des divergences d'interprétation du cadre légal régissant la propriété intellectuelle en Europe, aux Etats-Unis ou dans d'autres pays pourraient permettre à des concurrents d'utiliser les inventions ou les droits de propriété intellectuelle de la Société, de développer ou de commercialiser les produits du Groupe ou ses technologies sans compensation financière. En outre, il existe encore certains pays qui ne protègent pas les droits de propriété intellectuelle de la même manière qu'en Europe ou aux Etats-Unis, et les procédures et règles efficaces nécessaires pour assurer la défense des droits du Groupe peuvent ne pas exister dans ces pays. Il n'y a donc aucune certitude que les brevets, marques et autres droits de propriété intellectuelle du Groupe, existants et futurs, ne seront pas contestés, invalidés ou contournés ou qu'ils procureront une protection efficace face à la concurrence et aux brevets de tiers couvrant des inventions similaires.

Par ailleurs, la Société ne peut bénéficier d'un monopole légal dans les pays où elle n'a pas déposé de droit de propriété industrielle, notamment une demande de brevet, où le contrat de licence n'est pas en vigueur ou encore si elle était déchue de ses droits. Dans ce cas, la Société ne disposerait que des moyens, généralement moins efficaces, de se défendre en fonction du droit de ces pays et devrait davantage compter sur son savoir-faire ou ses éventuels avantages comparatifs pour se protéger au niveau économique.

En conséquence, les droits de la Société sur ses brevets et demandes de brevets, ses marques, les demandes y afférents et ses autres droits de propriété intellectuelle pourraient ne pas conférer la protection attendue contre la concurrence.

Ainsi, le Groupe ne peut donc garantir de manière certaine :

  • qu'il parviendra à développer de nouvelles inventions qui pourraient faire l'objet d'un dépôt ou d'une délivrance d'un brevet ;
  • que les demandes de brevets et autres droits en cours d'examen donneront effectivement lieu à la délivrance de brevets, marques ou autres droits de propriété intellectuelle enregistrés ;
  • que les brevets ou autres droits de propriété intellectuelle délivrés à la Société ne seront pas contestés, invalidés ou contournés ; et

• que le champ de protection conféré par les brevets, les marques et les titres de propriété intellectuelle de la Société est et restera suffisant pour la protéger face à la concurrence et aux brevets, marques et titres de propriété intellectuelle des tiers couvrant des dispositifs, produits, technologies ou développements similaires.

3.5.3 Le contrat de licence de brevets conclu avec l'Université Claude Bernard jusqu'en 2027 dont bénéficie le Groupe pourrait être remis en cause et restreindre l'exploitation des produits qu'il développe dans le cadre de l'application biocide

Les droits d'exploitation dont bénéficie la Société sur la famille de brevets couvrant l'utilisation de 2 souches de protozoaires amibiens spécifiques de l'espèce Willaertia magna en tant qu'agent biocide dépendent du maintien en vigueur du contrat de licence exclusive conclu par la Société avec l'Université Claude Bernard de Lyon (détaillé dans la section 20 du présent Document Universel d'Enregistrement).

Ce contrat de licence prévoit notamment la possibilité pour l'Université Claude Bernard de Lyon de résilier le contrat avant son terme en cas d'inexécution par la Société de ses obligations contractuelles et qu'une mise en demeure à cet effet soit restée infructueuse pendant plus de trois mois. Cette faculté de résiliation et le risque consécutif que le Groupe perde son droit d'utilisation des brevets concernés n'auraient pas existé si la Société avait été propriétaire desdits brevets.

Il ne peut donc être garanti que la Société conservera un monopole d'exploitation sur les brevets que lui consent en licence l'Université Claude Bernard de Lyon et portant sur le procédé de lutte biologique contre les micro-organismes, les légionelles et les amibes libres.

Ce contrat devrait rester en vigueur jusqu'à l'expiration du dernier des brevets couverts par la licence, soit en 2027.

3.5.4 A ce jour, le Groupe ne peut garantir l'absence de violation de droits de propriété intellectuelle tant par lui que contre lui

Le succès commercial du Groupe dépendra également de sa capacité à développer des produits et technologies qui ne contrefont pas des brevets ou autres droits de tiers. Il est en effet important, pour la réussite de son activité que le Groupe soit en mesure d'exploiter librement ses produits sans que ceux-ci ne portent atteinte à des brevets ou autres droits, notamment, les efforts de recherche et de développement dans ce domaine et de propriété intellectuelle de tiers, et sans que des tiers ne portent atteinte aux droits notamment de propriété intellectuelle de la Société.

Le Groupe et particulièrement la Société continuent de diligenter, comme ils l'ont fait jusqu'à ce jour, les études préalables qui lui semblent nécessaires au regard des risques précités avant d'engager des investissements en vue de développer ses différents produits/technologies. La Société maintient notamment une veille sur l'activité (notamment en termes de dépôts de brevets) de ses concurrents. Pour autant, le Groupe ne peut garantir de manière certaine :

• qu'il n'existe pas des brevets ou autres droits antérieurs, notamment de propriété intellectuelle, de tiers susceptibles de couvrir certains produits, procédés, technologies, résultats ou activités du Groupe et qu'en conséquence des tiers agissent en contrefaçon ou en violation de leurs droits à l'encontre du Groupe en vue d'obtenir notamment des

dommages-intérêts et/ou la cessation de ses activités de fabrication et/ou de commercialisation de produits, procédés et autres ainsi incriminés ;

  • qu'il n'existe pas de droits de marques ou d'autres droits antérieurs de tiers susceptibles de fonder une action en contrefaçon ou en responsabilité à l'encontre du Groupe ; et/ou
  • que les noms de domaine de la Société ne feront pas l'objet, de la part d'un tiers qui disposerait de droits antérieurs (par exemple des droits de marques), d'une procédure UDRP (Uniform Dispute Resolution Policy) ou assimilée ou d'une action en contrefaçon.

Par ailleurs, surveiller l'utilisation non autorisée des produits et de la technologie du Groupe et donc l'atteinte à ses propres droits, notamment de propriété intellectuelle, est délicat. Le Groupe ne peut donc pas non plus garantir de manière certaine qu'il pourra éviter, sanctionner et obtenir réparation d'éventuels détournements ou utilisations non autorisées de ses produits et de sa technologie, notamment dans des pays étrangers où ses droits seraient moins bien protégés en raison de la portée territoriale des droits de propriété industrielle.

En cas de survenance de litiges sur la propriété intellectuelle, le Groupe pourrait être amené à devoir :

  • cesser de développer, vendre ou utiliser le ou les produits qui dépendraient de la propriété intellectuelle contestée ;
  • obtenir une licence de la part du détenteur légitime des droits de propriété intellectuelle, licence qui pourrait ne pas être obtenue ou seulement à des conditions économiquement défavorables pour le Groupe ; et/ou
  • revoir la conception de certains de ses produits/technologies ou, dans le cas de demandes concernant des marques, renommer ses produits, afin d'éviter de porter atteinte aux droits de propriété intellectuelle de tiers, ce qui pourrait s'avérer impossible ou être long et coûteux, et pourrait, de fait, impacter ses efforts de commercialisation.

En outre, des tiers (voire des employés du Groupe) pourraient utiliser ou tenter d'utiliser les éléments de la technologie de la Société protégés ou en voie de protection par un droit de propriété intellectuelle, ce qui créerait une situation dommageable pour le Groupe. Ce dernier pourrait donc être contraint d'intenter à l'encontre de ces tiers des contentieux judiciaire ou administratif afin de faire valoir ses droits notamment de propriété intellectuelle (ses brevets, marques, dessins et modèles ou noms de domaine) en justice.

Tout litige ou contentieux, quelle qu'en soit l'issue, pourrait entraîner des coûts substantiels, affecter la réputation du Groupe, influer négativement sur le résultat et la situation financière du Groupe et éventuellement ne pas apporter la protection ou la sanction recherchée. Certains des concurrents disposant de ressources plus importantes que celles du Groupe pourraient être capables de mieux supporter les coûts et la durée d'une procédure contentieuse.

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, le Groupe n'a été confronté à aucune de ces situations, ni n'a été impliqué dans un quelconque litige, en demande ou en défense, relatif à ses droits notamment de propriété intellectuelle ou ceux d'un tiers.

3.6 Risques liés à la dilution et la volatilité

3.6.1 En raison de l'éclatement du capital, la Société pourrait ne pas obtenir le quorum lors de ses assemblées générales

Le capital de la Société est particulièrement éclaté. La tenue des assemblées générales est donc incertaine, en raison de l'absence d'un ou plusieurs actionnaires de contrôle qui permettrait d'assurer la réunion du quorum nécessaire pour toutes les assemblées générales. Ainsi, les Assemblées Générales des 13 janvier 2020, 28 mai 2020 et 27 mai 2021 n'ont pu se tenir sur première convocation faute de quorum tant pour les résolutions relevant de la compétence de l'assemblée générale ordinaire que pour celles relevant de l'assemblée générale extraordinaire.

Pour l'avenir, si cette situation devait se reproduire, la Société pourrait voir son fonctionnement et la poursuite de son développement entravés. Par exemple, si aucune résolution à caractère extraordinaire ne pouvait être votée, en raison d'un défaut de quorum persistant, sur première et seconde convocation, la Société pourrait se trouver dans l'impossibilité de lever les capitaux nécessaires au financement de ses activités.

3.6.2 Les actionnaires ont été fortement dilués par les programmes d'OCAPI autorisés par les Assemblées Générales des 14 janvier 2019, 13 mars 2020 et 24 mai 2022. Les actionnaires existants pourraient être fortement dilués par de nouvelles augmentations du capital social de la Société.

Depuis sa création, le Groupe a émis ou attribué des bons de souscription d'actions (les « BSA »), des bons de souscription de parts de créateur d'entreprise (les « BSPCE ») et des actions gratuites (les « AGA »). A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, l'exercice intégral de l'ensemble des instruments donnant accès au capital attribués et en circulation à ce jour permettrait la souscription de 2.400.000 actions nouvelles, générant alors une dilution égale à 4,6% sur la base du capital pleinement dilué.

Dans le cadre de sa politique de motivation de ses dirigeants et salariés et afin d'attirer des compétences complémentaires, le Groupe pourrait procéder à l'avenir à l'émission ou l'attribution d'actions ou de nouveaux instruments financiers donnant accès au capital du Groupe pouvant entraîner une dilution supplémentaire, potentiellement significative, pour les actionnaires actuels et futurs du Groupe.

Au titre du programme d'OCA autorisé par l'assemblée générale du 13 mars 2020, renouvelé par l'assemblée générale du 24 mai 2022, et mis en place le 16 décembre 2020, toutes les obligations ont été converties au 6 février 2023 et ont conduit à la création de 32 062 493 actions nouvelles. Ces opérations de conversion d'OCA ont entrainé une dilution du capital de la Société de 65% entre le 29 avril 2021 et le 6 février 2023.

Dans la même logique, une nouvelle opération pourrait avoir un effet significatif défavorable sur le maintien du niveau de participation des actionnaires existants.

3.6.3 Le cours de cotation des actions de la Société est soumis à une volatilité importante notamment liée aux annonces négatives ou positives relatives au processus d'autorisation de ses produits.

Les marchés boursiers ont connu ces dernières années d'importantes fluctuations qui ont souvent été sans rapport avec les résultats des sociétés dont les actions sont négociées. Les fluctuations de marché et la conjoncture économique pourraient accroître la volatilité des actions de la Société. Le prix de marché et la liquidité des actions de la Société pourraient fluctuer significativement, en réaction à différents facteurs et évènements. Parmi ces facteurs et évènements peuvent figurer la survenance des facteurs de risque décrits dans cette section, et en particulier les annonces faites par la Société relatives au processus d'autorisation de la substance active comme cela a été le cas le 26 avril 2018 suite à l'annonce de la décision de refus d'autorisation du biocide par l'ECHA ou le 19 août 2019 suite à l'annonce du retrait du dossier auprès de l'EPA. Suite à ces annonces, le cours de la Société a connu une orientation à la baisse très significative.

4. Informations concernant Amoéba

4.1 Raison sociale et nom commercial de l'émetteur

La Société a pour dénomination sociale : Amoéba.

La société commercialise ou souhaite commercialiser des produits sous d'autres marques comme « BIOMEBA » pour son produit biocide.

4.2 Lieu, numéro d'enregistrement et d'identifiant d'entité juridique de l'émetteur

La Société est immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Lyon sous le numéro d'identification unique 523 877 215.

Le code activité de la Société est 7219 Z. Il correspond à l'activité de recherche-développement en autres sciences physiques et naturelles.

Le code LEI d'Amoéba est : 9695005QNE7C8Z0LXU64

4.3 Date de constitution et durée de vie de l'émetteur

La Société a été constituée le 21 juillet 2010 pour une durée de 99 ans arrivant à expiration le 31 décembre 2108, sauf dissolution anticipée ou prorogation.

4.4 Siège social, forme juridique de l'émetteur et législation régissant les activités

Le siège social de la Société est situé à :

38, avenue des frères Montgolfier, 69680 Chassieu, France

Téléphone : 04 26 69 16 00

Adresse électronique : [email protected]

Site internet : www.amoeba-nature.com

La Société est une société anonyme à conseil d'administration.

La Société, régie par le droit français, est principalement soumise pour son fonctionnement aux articles L.225-1 et suivants du Code de commerce, ainsi que par ses statuts.

Nous attirons l'attention du lecteur sur le fait que, sauf s'il en est disposé autrement au sein du présent Document d'Enregistrement Universel, les informations figurant sur le site internet de la Société ne font pas partie du présent Document d'Enregistrement Universel.

5. Aperçu des Activités

5.1 Principales activités

5.1.1 Préambule

Plus personne ne doute aujourd'hui de l'évidence du destin partagé de la santé des hommes, des animaux et des écosystèmes dans lesquels nous vivons. Les crises sanitaires récentes témoignent de toute l'importance de l'interface de ces trois domaines dans l'émergence et l'évolution des pathogènes et la propagation des maladies infectieuses. Cette prise de conscience a conduit aux débuts des années 2000 à l'initiative One Health, sous l'impulsion de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) et de l'OIE (Organisation mondiale de la santé animale) et de grandes institutions internationales, pour promouvoir une approche globale et intégrée de ces questions de santé et d'environnement.

Dans ce contexte, tout ce qui peut contribuer à préserver la disponibilité et la qualité de nos ressources clés - l'eau, l'air, la nourriture - devient tout simplement déterminant. Réduire progressivement l'impact des traitements chimiques dans ces activités, notamment via des innovations alternatives rendues possibles par les biotechnologies, constitue un défi d'envergure. Ce vent de changement sur le traitement et la protection de nos ressources clés place les acteurs de la recherche et de l'innovation face à des enjeux écologiques, de santé publique, d'opinion, de marketing, de gestion du temps et de développement durable. Autant d'opportunités pour des cleantechs qui parviendront à faire émerger des innovations scientifiques et technologiques, des capacités industrielles et des modèles économiques viables permettant de diffuser ces solutions alternatives au plan mondial et d'en faire de nouvelles références.

5.1.2 Résumé de l'activité

Amoéba est une plateforme de valorisation biotechnologique et industrielle.

Au carrefour des enjeux de protection de l'environnement et de santé publique, nous développons une triple expertise scientifique, industrielle et commerciale autour des multiples applications possibles de l'amibe Willaertia Magna C2c Maky dans la prévention du risque microbiologique, aujourd'hui pour le traitement de l'eau et la protection des plantes.

Afin de mieux répondre aux attentes des marchés visés, la société a développé ses produits sous différentes formes :

  • Forme vivante
  • Forme lysée.

SUBSTANCE ACTI E C2c Ma

5.1.3 Les atouts d'Amoéba

Un constat s'impose pour les prochaines décennies, qui consistera à gérer nos ressources essentielles (l'eau, la nourriture et l'air) de manière différente, devenant plus respectueuse de notre environnement et de notre bien-être en incluant la protection de notre santé. Une lame de fond submerge nos anciennes pratiques basées sur un modèle « tout chimique », aspirant à un modèle plus durable dans le temps auquel la biologie est capable de répondre.

5.1.3.1 Une technologie brevetée et un savoir-faire unique

Amoéba peut compter sur sa technologie brevetée et sur la construction, au cours de ces 10 dernières années, d'un savoir-faire scientifique, règlementaire et industriel, faisant de notre groupe un acteur international capable de valoriser la biologie afin de proposer des solutions alternatives « au tout chimique ».

5.1.3.2 Un organisme validé issu d'une technologie de rupture

La Société exploite un organisme microscopique unicellulaire isolé d'un environnement naturel. C'est une amibe non pathogène, commensale c'est-à-dire faisant partie de notre environnement quotidien, dont le nom scientifique est Willaertia magna C2c Maky.

Cette amibe commensale a préalablement démontré son efficacité dans une première application sur les TAR (Tours AéroRéfrigérantes) mais s'est avérée également efficace dans d'autres domaines

d'applications, par exemple comme biofongicide sur le marché de la protection des plantes en agriculture.

5.1.3.3 Un outil de production industriel opérationnel

L'outil industriel unique de production développé et exploité par la Société est au cœur de la stratégie de cette plateforme. La robustesse, l'automatisation et la productivité sont des atouts majeurs pour convaincre des acteurs mondiaux de codévelopper de nouvelles applications basées sur notre haut degré de connaissance scientifique de l'amibe et de ses interactions avec son environnement.

Le cœur du modèle économique de l'entreprise réside dans la production de l'amibe et sa formulation en accord avec les besoins des segments de marché visés. Amoéba pourra s'appuyer sur des réseaux de distribution ou des acteurs mondiaux participant au co-développement de ses produits afin de les commercialiser rapidement sur des secteurs géographiques étendus. La maitrise de cette production et de cette formulation assurera à la Société de manière durable, une part importante de la valeur dégagée par les ventes futures.

5.1.3.4 Une capacité de répondre aux exigences de différents marchés

L'application visée sur le marché du biocontrôle représente un chiffre d'affaires potentiel mondial de 8 milliards d'euros.

L' application visée sur le traitement de l'eau des TAR en circuit fermé représente un chiffre d'affaires potentiel mondial de 220 Millions d'euros sur le territoire visé par la Société (Etats Unis).

D'autres applications sont également explorées par le groupe.

Les applications en cours ont une maturité de développement différente et ne couvrent pas nécessairement le même secteur géographique. Pour une bonne compréhension de son cheminement vers une application commerciale, la Société a distingué plusieurs étapes techniques et règlementaires importantes. L'état actuel des avancées règlementaires est synthétisé ci-dessous :

Application BIOCIDE : Traitement de l'eau de s stèmes de refroidissement :

Etats-Unis : l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a approuvé en décembre 2022 l'utilisation de l'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement fermés. L'amibe Willaertia magna C2c Maky et les produits BIOMEBA la contenant sont désormais autorisés sur le territoire des Etats-Unis pour une utilisation biocide dans les systèmes de refroidissement fermés, pour le contrôle de la boue microbienne (bioslime), le contrôle de la corrosion induite par les micro-organismes et le contrôle de la flore microbienne générale.

Europe et Canada : pour concentrer ses ressources sur les priorités stratégiques, compte tenu du risque réglementaire élevé de cette application, qui mobilise des ressources humaines et financières, Amoéba a décidé en 2022 de retirer définitivement les dossiers de demande d'homologation au Canada et en Europe et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire.

Application Protection des Plantes – AGENT DE BIOCONTROLE :

Les avancées réglementaires dans l'application biocontrôle, ainsi que le calendrier prévisionnel envisagé, sont résumés dans le schéma suivant :

5.1.3.5 Une amibe « sans classe de danger pour l'homme et l'environnement »

Dans le cadre de l'utilisation de notre produit comme biocide biologique d'origine naturelle, la simplicité de mise en place du produit d'Amoéba est un élément clé pour une substitution rapide des produits chimiques.

Dans une utilisation en champs comme produit d'agent de biocontrôle, la formulation de notre produit assure à l'agriculteur/viticulteur une sécurité totale pour lui et son environnement. L'absence de résidus sur le fruit et dans le sol garantit une conduite responsable sur le long terme de son activité.

L'autorité autrichienne, dans sa recommandation d'approbation de la substance active de biocontrôle en 2022 (cf. communiqué de presse du 25 avril 2022) et l'autorité américaine, dans sa décision d'approbation de la substance active de biocontrôle en 2022 (cf. communiqué de presse du 3 novembre 2022), ont en effet toutes deux confirmé l'absence de danger de la substance pour la santé humaine, pour la santé animale et pour l'environnement et ont jugé que par conséquent la fixation d'une limite maximale de résidus de la substance ne soit pas requise.

D'ailleurs dans l'application biocontrôle, la Société a l'intention d'enregistrer ce produit comme utilisable en Agriculture Biologique (AB) et ainsi pouvant être utilisé en complément d'autres solutions utilisables en AB.

5.1.4 Une recherche scientifique d'envergure mondiale

5.1.4.1 Une technologie unique brevetée

L'amibe Willaertia magna C2c Maky est un microorganisme non pathogène découvert dans les eaux thermales d'Aix-les-Bains en 1998. Elle appartient au règne des protozoaires, c'est-à-dire qu'elle est constituée d'une seule cellule au sein de laquelle l'ADN est inclus dans un noyau (c'est le domaine des eucaryotes) et qu'elle se nourrit par phagocytose (elle entoure la particule nutritive et la fait entrer à l'intérieur de la cellule). Les amibes sont plus grosses que les bactéries (environ 50 fois plus pour cette amibe) dont elles se nourrissent. Elles jouent un rôle prépondérant dans l'environnement en régulant les populations de bactéries. Leur propre développement est régulé par des organismes plus complexes appelés des nématodes (de petits vers), eux-mêmes régulés par les vers de terre. Ainsi l'amibe est un régulateur incontournable de la chaine trophique et contribue à la bonne santé des sols et des eaux. L'amibe Willaertia magna C2c Maky possède une forte capacité à réduire les populations microbiennes, ce qui a conduit l'université de Lyon à déposer un brevet sur la capacité de Willaertia magna C2c Maky à lutter de façon biologique contre la prolifération des légionnelles, pour lequel l'université a concédé une licence exclusive d'exploitation à Amoéba. Quatre autres familles de brevets sur l'utilisation de Willaertia magna C2c Maky dans la lutte contre des pathogènes sont également détenus par la Société (voir section 5.5.1), notamment l'utilisation de l'amibe contre les champignons pathogènes des plantes.

5.1.4.2 Une efficacité en laboratoire démontrée

Amoéba a mis au point deux technologies. La première est utilisée pour le traitement de l'eau, des surfaces et des plaies chroniques et utilise pour cela la capacité biocide naturelle de l'amibe vivante Willaertia magna C2c Maky. La seconde technologie est consacrée à l'heure actuelle à l'agriculture et plus précisément au biocontrôle pour la lutte contre les microorganismes phytopathogènes à partir de la forme lysée (non vivante) de l'amibe Willaertia magna C2c Maky. Cette forme lysée pourrait être appliquée à d'autres domaines en cours d'exploration.

5.1.4.2.1 Activité biocide :

Dans le cadre du traitement de l'eau, la prolifération bactérienne dans les tours aéroréfrigérantes pose un grave problème de santé publique. En effet, la présence de bactéries telles que les légionelles, responsables de graves atteintes pulmonaires, doit être maîtrisée. Les biocides chimiques actuellement utilisés pour contrôler le niveau de ces bactéries dans l'eau sont toxiques pour l'homme et l'environnement et nécessitent la mise en place de mesures de protection de plus en plus drastiques. Le produit BIOMEBA développé par la Société est classé sans danger (règlement CLP n°1272/2008).

Certaines amibes sont connues pour permettre la survie et la multiplication de bactéries résistantes à la phagocytose2 3 . En effet, ces bactéries dites ARB (Amoeba Resistant Bacteria), comme la légionnelle,

2 Berk, S.G., Ting, R.S., Turner, G.W., Ashburn, R.J. 1998. Production of respirable vesicles containing live Legionella pneumohila cells by two Acanthamoebae spp. Applied and Environmental Microbiology. 64, 279 - 286.

3 Shaheen, Mohamed & Ashbolt, Nicholas. (2018). Free-Living Amoebae Supporting Intracellular Growth May Produce Vesicle-Bound Respirable Doses of Legionella Within Drinking Water Systems. Exposure and Health. 10. 201-209. 10.1007/s12403-017-0255-9.

non seulement prolifèrent chez certaines amibes, mais se protègent contre toute agression pouvant venir de l'extérieur comme les biocides chimiques. Ces amibes, à l'image de Acanthamoeba castellanii et, de façon moindre, Willaertia magna Z503 et Willaertia magna TS(S)44, sont considérées comme de véritables réservoirs de ces bactéries pathogènes.

Nous avons donc réalisé des tests en laboratoire pour étudier ce phénomène chez Willaertia magna C2c Maky dans des conditions mimant l'environnement des tours aéroréfrigérantes. Nous avons également comparé la capacité de prédation des amibes précédemment citées vis-à-vis de Legionella pneumophila Philadelphia, Lens et Paris 4 et de Legionella Non-pneumophila5 en milieu liquide mimant les conditions des TAR et également le biofilm.

Dans cette étude, nous avons déterminé le comportement de 3 amibes sur support solide à quantité égale de bactéries et d'amibes. Après deux heures de contact entre les amibes et les bactéries, un rinçage éliminant les bactéries libres restantes a été réalisé afin d'étudier exclusivement le devenir des bactéries internalisées.

Comme le prouvent les articles publiés, Willaertia magna C2c Maky se différencie des deux autres amibes. Nous n'avons observé aucune multiplication de Legionella pneumophila et Non-pneumophila internalisées dans Willaertia magna C2c Maky. Par contre, une multiplication a pu être observée en fonction des conditions ou des souches bactériennes chez les trois autres amibes.

En conclusion, nous avons démontré qu'il n'y a pas de multiplication, ni de survie de trois souches de Legionella pneumophila et de sept souches de Legionella Non-pneumophila dans Willaertia magna C2c Maky.

Nous avons complété cette étude par la vérification de l'évolution de la pathogénie des légionnelles internalisées. Pour cela, un index de virulence a été mis au point pour évaluer d'une manière globale l'évolution de l'expression de 7 gènes bactériens de virulence.

Cet index a permis de montrer que lorsque les légionelles sont internalisées dans l'amibe Acanthamoeba castellanii, après 3 jours de coculture, l'index de virulence est multiplié par quatre alors que lorsque les légionnelles sont internalisées dans Willaertia magna C2c Maky, l'index diminue après 3 jours de coculture.

La conclusion est que Willaertia magna C2c Maky, contrairement à d'autres amibes, n'augmente pas la virulence de L. pneumophila après internalisation.

L'ensemble de ces résultats montre bien l'utilité de Willaertia magna C2c Maky pour lutter contre la prolifération des légionnelles dans des tours aéroréfrigérantes.

4 Hasni I, Jarry A, Quelard B, Carlino A, Eberst JB, Abbe O, Demanèche S. Intracellular Behaviour of Three Legionella pneumophila Strains within Three Amoeba Strains, Including Willaertia magna C2c Maky. Pathogens. 2020 Feb 6;9(2):105. doi: 10.3390/pathogens9020105. PMID: 32041369; PMCID: PMC7168187.

5 Croze A, Carlino A, Quélard B, Saha A, Convert T, Eberst JB, Demanèche S. Intracellular Behaviour of Legionella Non-pneumophila Strains within Three Amoeba Strains, Including Willaertia magna C2c Maky. Pathogens. 2021 Oct 19;10(10):1350. doi: 10.3390/pathogens10101350. PMID: 34684299; PMCID: PMC8538512.

5.1.4.2.2 Activité biocontrôle :

Dans le cadre de la lutte contre les microorganismes phytopathogènes à l'origine de pertes économiques dans le secteur agricole, nous avons mis au point un traitement préventif efficace contre plusieurs maladies des plantes.

La première maladie visée est le mildiou de la vigne. L'agent infectieux, Plasmopara viticola, peut entrainer la destruction complète de la récolte en l'absence de protection. L'un des traitements les plus classiques est le cuivre, par exemple sous sa forme sulfate (la bouillie bordelaise) utilisable aussi dans la filière bio. Cependant, le cuivre a un impact négatif reconnu sur la santé des sols. La Commission Européenne vient toutefois de l'homologuer à nouveau pour 7 ans en l'absence de solution alternative satisfaisante, mais à une dose plus réduite (4 kg/ha/an au lieu de 6 précédemment). Il n'y a pas eu d'innovation majeure dans ce marché ces dernières années. L'arrivée de notre produit de biocontrôle à base d'amibe intéresse fortement les divers acteurs de la viticulture : du viticulteur jusqu'aux grandes firmes de l'agro-chimie.

Il est important de comprendre le mode d'action du lysat de Willaertia magna C2c Maky contre le mildiou. Des études réalisées par des laboratoires indépendants ont révélé que le lysat d'amibe possède une double action, avec un effet éliciteur sur la vigne6 et la pomme de terre7 , c'est-à-dire qu'il stimule les défenses naturelles de la plante, et une action directe par inhibition de la germination des spores de l'agent du mildiou de la vigne dès 0,3 g/L de substance active (SA).

Nous avons également exploré d'autres cibles pour le lysat d'amibe. Les rouilles sont des maladies très répandues touchant notamment les grandes cultures céréalières et sont à l'origine d'importantes pertes économiques. Aucune alternative aux produits chimiques n'existe à ce jour. En 2019, nous avons réalisé deux tests sur un modèle de rouille, celui de la féverole, véhiculé par le champignon parasite Uromyces fabae. L'efficacité du lysat de Willaertia magna C2c Maky contre la rouille de la féverole a été démontrée par un laboratoire indépendant à deux reprises (cf. communiqué de presse du 1er juillet 2019). La Figure 1 montre que le lysat seul est efficace, qu'il y a une augmentation de l'efficacité avec une concentration plus forte et que les formulations permettent d'augmenter l'efficacité en réduisant la dose.

6 Demanèche S, Mirabel L, Abbe O, Eberst JB, Souche JL. A New Active Substance Derived from Lyzed Willaertia magna C2c Maky Cells to Fight Grapevine Downy Mildew. Plants (Basel). 2020 Aug 11;9(8):1013. doi: 10.3390/plants9081013. PMID: 32796580; PMCID: PMC7463879.

7 Troussieux S, Gilgen A, Souche JL. A New Biocontrol Tool to Fight Potato Late Blight Based on Willaertia magna C2c Maky Lysate. Plants (Basel). 2022 Oct 18;11(20):2756. doi: 10.3390/plants11202756. PMID: 36297781; PMCID: PMC9607421.

Figure 1 : Test d'efficacité du lysat de Willaertia magna C2c Maky contre la rouille de la féverole. En rouge : référence chimique ; en vert : lysat pur à 3 concentrations ; en orange : autre lot de lysat pur ; en violet : lysat formulé en voie sèche ; en jaune : lysat formulé en voie humide.

Ces résultats ont été confirmés en 2020 par des tests en chambre climatique sur les rouilles (jaune et brune) du blé. On voit sur les photos ci-dessous l'efficacité de notre produit formulé (à droite), ou il n'y a aucune spore de champignon (tâches jaunes visibles uniquement à gauche dans le témoin non traité).

Photos des tests en chambre climatique sur la rouille jaune du blé. A gauche : le témoin non traité ; A droite le blé traité avec notre produit formulé.

Cette efficacité a été confirmée au champ (voir Communiqué de presse du 22 juillet 2020).

Nous avons donc démontré l'efficacité de produits de biocontrôle dérivés de l'amibe Willaertia magna C2c Maky dans la lutte contre le mildiou de la vigne et de la pomme de terre et les rouilles du blé, en laboratoire, en chambre climatique et au champ.

5.1.5 Une efficacité en condition commerciale validée

5.1.5.1 Activité biocide

Pour évaluer l'efficacité du biocide biologique BIOMEBA dans la lutte contre la prolifération des légionelles dans les TAR, plus d'une quinzaine d'expériences ont été conduites sur le terrain. Ce travail a été réalisé en France, aux Pays-Bas, au Canada, en Italie et aux États-Unis en collaboration avec des partenaires locaux, des spécialistes du traitement des eaux et des industriels qui ont accepté de tester le BIOMEBA. Les systèmes de refroidissement testés allaient de 1m3 à 800 m3 , couvrant près de trois ordres de grandeur de taille des tours de refroidissement. Leurs caractéristiques étaient très différentes et couvraient un large éventail de situations : des tours neuves aux tours anciennes, des climats et des saisons différents. L'état de corrosion et d'entartrage, ainsi que la qualité de l'eau d'appoint, étaient également extrêmement variés : de l'eau d'appoint très agressive (TH=0°F) à de l'eau d'appoint douce (50°F). Les expériences ont été réalisées selon un protocole permettant d'évaluer l'efficacité par rapport au traitement chimique habituel : une phase chimique était généralement réalisée avant et après le "traitement biologique" avec BIOMEBA. Au cours des phases chimique et biologique, plusieurs paramètres pertinents ont été surveillés, tels que les caractéristiques chimiques et biologiques de l'eau d'appoint et de l'eau de refroidissement, la flore microbienne totale dans le système, la concentration de Willaertia magna C2C Maky dans l'eau des tours de refroidissement et dans le biofilm. Le principal paramètre suivi était le niveau de Legionella pneumophila dans le système de refroidissement, effectué par culture - méthode de référence reconnue d'un point de vue réglementaire dans de nombreux pays.

Les résultats de la surveillance de L. pneumophila dans ces systèmes de refroidissement traités avec le biocide biologique BIOMEBA ont démontré l'efficacité de W. magna C2c Maky pour prévenir la croissance de L. pneumophila dans les systèmes de refroidissement :

  • dans différents types de systèmes de refroidissement, avec des caractéristiques et une propreté différente ;
  • sous différents climats et saisons ;
  • et dans différentes qualités d'eau, avec de larges plages de pH, de conductivité et de dureté.

Sur la base de ces essais sur le terrain sur une période de 6 ans, le mode d'utilisation du BIOMEBA a pu être déterminé pour la gestion opérationnelle dans les TAR.

5.1.5.2 Activité biocontrôle

L'efficacité en conditions commerciales des produits de biocontrôle dérivés de l'amibe Willaertia magna C2c Maky a été évaluée en 2019 et en 2020 par le biais de tests en champs en condition naturelle et en condition de contamination artificielle sous brumisation (cf. communiqué de presse du 29 juillet 2019). Nous avons en 2021 et 2022 intensifié l'évaluation au champ des différentes formulations de notre substance.

Chacun des essais en champ a été réalisé par un prestataire externe et indépendant, agréé BPE (Bonnes Pratiques d'Expérimentation) par le ministre de tutelle. Pour les essais en France notamment, les prestataires respectent le « Référentiel des exigences des bonnes pratiques d'expérimentation » du ministère de l'Agriculture qui définit « les conditions dans lesquelles les essais sont planifiés, réalisés, contrôlés, enregistrés et exploités en vue d'obtenir des données fiables et comparables ». Les protocoles d'essais sont conformes aux standards officiels de l'Organisation Européenne et méditerranéenne pour la Protection des Plantes (OEPP), organisation intergouvernementale chargée

de la coopération et de l'harmonisation dans le domaine de la protection des plantes entre les pays de la région européenne et méditerranéenne et qui établit notamment des normes régionales relatives aux essais d'efficacité. En particulier, chaque modalité est répétée 4 fois dans chaque essai, afin d'assurer que les résultats sont représentatifs.

Comme suite aux tests en serre, nous avions choisi en 2020 4 produits formulés (AXP01, AXP02, AXP06 et AXP07. Nous avons testé ces 4 produits au champ en parallèle de la poudre d'amibe pure (AXP10).

Figure 2 : Fréquence de l'attaque de mildiou sur grappe en Bourgogne. TNT=Témoin Non Traité ; BB= Bouillie Bordelaise ; AXP01, AXP02, AXP06, AXP07 = produits formulés, AXP10 = poudre d'amibe pure ; 1000=1000g/ha de substance active (SA) ; 2000=2000g/ha de SA.

Lorsque 45% des grappes non traitées sont attaquées par le mildiou, nos produits protègent les grappes aussi efficacement que la Bouillie Bordelaise avec 70% de protection obtenue pour AXP02 et AXP07 à 2000g/ha de substance active (Figure 2).

Nous avons aussi démontré l'efficacité de nos produits sur feuille (Figure 3) avec notamment AXP07 qui s'est révélé plus efficace que le produit de référence utilisé en biocontrôle (86% d'efficacité contre 72%) lorsque 34% des feuilles étaient atteintes dans le témoin non traité.

Figure 3 : Protection des feuilles de vignes dans l'Hérault. TNT=Témoin Non Traité ; Ref BC = référence biocontrôle AXP01, AXP07 = produits formulés ; BB= Bouillie Bordelaise ; 1000=1000g/ha de substance active (SA) ; 2000=2000g/ha de SA ; 3000=3000g/ha de SA.

Figure 4 : Protection des grappes de raisin au champ. UTC=témoin non traité ; Copper OH = référence cuivre ; AXP10 = substance active (SA) non formulée ; AXP01 = produit formulé ; 500 = 500g/ha de SA ; 1000=1000g/ha de SA ; 2000=2000g/ha de SA.

La figure 4 ci-dessus présente un exemple de résultat obtenu au champ. Le lysat d'amibe protège efficacement les grappes de raisin de l'attaque par le mildiou. Le produit formulé confirme que l'ajout d'adjuvants améliore le fonctionnement de la substance active en favorisant, par exemple, sa répartition sur les feuilles et sa résistance à la pluie.

Suite à ces résultats, les formulations ont été retravaillées et de nouveaux tests en serre ont été réalisés pour sélectionner les meilleures formulations. Nous avons choisi en 2021 cinq produits formulés (AXP09, AXP12, AXP13, AXP14 et AXP15) que nous avons testés au champ.

La formulation AXP12 (SC à 215 g/l de substance active) s'est révélée comme un très bon compromis sur de nombreuses cultures. Nous l'avons sélectionnée comme la formulation qui fera l'objet des premiers dossiers d'AMM en Europe, notamment sur vigne.

Figure 5 : Protection des grappes de raisin (Bunches) de la variété Dolcetto à Alba en Italie. UTC=témoin non traité ; BM 750 = Bouillie Bordelaise à 750g/ha ; BIOL STD = référence biocontrôle ; AXP12 = produit formulé ; 250 = 250g/ha de substance active (SA) ; 500 = 500g/ha de SA ; SEV 13/7 = sévérité de la maladie le 13 juillet ; Sev 26/07 = sévérité de la maladie le 26 juillet.

La Figure 5 ci-dessus présente les résultats d'un essai sur mildiou de la vigne obtenu en Italie dans la région d'Alba. La sévérité (% moyen d'attaque de chaque grappe) est notée les 13 et 26 juillet et atteint 44%. La bouillie bordelaise (BM) est efficace, mais la référence de biocontrôle (BIOL STD) est très inférieure et en particulier non différente du témoin non traité (UTC) à la première notation. AXP12 à 2 doses est légèrement inférieure à la bouillie bordelaise, mais très supérieure au produit de référence de biocontrôle. A 2,5 L/ha (500 g de substance active) la performance est de 77%, similaire statistiquement à celle du cuivre.

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Figure 6 : Protection des feuilles de vigne (Leaf) et des grappes de raisin (Bunch) de la variété Chardonnay dans le sud de la France contre l'oïdium (powdery mildew). UTC=témoin non traité ; Sulfur 4800 = référence soufre à 4800g/ha ; AXP12 = produit formulé ; 250 = 250g/ha de substance active (SA) ; 500 = 500g/ha de SA ; PESSEV 24/6 = sévérité de la maladie le 24 juin ; PESSEV 20/7 = sévérité de la maladie le 20 juillet.

La figure 6 ci-dessus présente les résultats d'un essai sur oïdium de la vigne conduit près de Perpignan, sur le cépage Chardonnay, particulièrement sensible. La sévérité sur feuilles et grappes atteint 55 - 60 % dans le témoin ce qui est considérable. La référence soufre est très efficace, et AXP12 aux 2 doses testées est à peine inférieure, non statistiquement différente du soufre.

Nous avons donc démontré l'efficacité de produits de biocontrôle dérivés de l'amibe Willaertia magna C2c Maky dans la lutte contre le mildiou et, depuis cette année, contre l'oïdium de la vigne en condition réelle au champ. Nous prévoyons donc de déposer une double demande d'AMM contre ces 2 maladies majeures.

Figure 7 : Protection des feuilles (leaves) et des fruits (Fruits) de tomates (Tomato) en Italie contre le mildiou (Late blight). UTC=témoin non traité ; TCS 504 = référence sulfate de cuivre tribasique à 504g/ha ; AXP12, AXP13 et AXP15 = produits formulés ; 500 = 500g/ha de substance active (SA) ; 1000 = 1000g/ha de SA ; 7DAE = notation 7 jours après l'application E, 7DAF = notation 7 jours après l'application F.

La figure 7 ci-dessus résume les résultats d'un essai contre le mildiou de la tomate de plein champ en Italie. Sur feuilles (2 notations de sévérité) comme sur fruits (une notation en fréquence, % de fruits infectés), les 3 formulations AXP12, AXP13 et AXP15 sont excellentes et strictement identiques à la référence le sulfate de cuivre tribasique. Et ceci à la même dose de 500 g de substance active à l'hectare, ce qui est totalement inédit pour un produit de biocontrôle.

Figure 8 : Protection des feuilles de courgettes (Zucchini) en Espagne contre l'oïdium (Powdery mildew). UTC=témoin non traité ; SULF 4000 = référence soufre à 4000g/ha ; Cerevisane 500 = référence biocontrôle à 500 g/ha ; AXP12 et AXP13 = produits formulés ; 250 = 250 g/ha de substance active (SA) ; 500 = 500g/ha de SA; 750 = 750g/ha de SA ; 7DAB à 7DAF = notation 7 jours après les applications B à F.

La figure 8 représente l'évolution de l'attaque d'oïdium (sévérité sur la face supérieure des feuilles) dans un essai sur courgettes en Espagne. Le soufre protège parfaitement la culture, mais la référence de biocontrôle est totalement inefficace. AXP12 présente un fort effet dose, peu actif à 1,25 l/ha (250 g de SA) et bon à 2,5 l et 3,75 l/ha (500 et 750 g de SA) avec environ 75% d'efficacité. AXP13 testée à la seule dose de 500 g de SA/ha est également très satisfaisante.

A titre d'exemple, la photo 1 ci-dessous montre l'attaque de mildiou sur une vigne non traitée et la photo 2 sur une vigne traitée avec la formulation Amoéba.

photo 2

5.1.6 Une compréhension claire des interactions entre Willaertia magna C2c Maky et les pathogènes ciblés

Comme expliqué en section 5.1.4.1 du présent Document d'Enregistrement Universel, l'amibe a un rôle de régulateur dans l'environnement. Afin de comprendre le fonctionnement et le rôle de Willaertia magna C2c Maky, nous avons étudié ses interactions avec les bactéries, les autres amibes, les champignons et les virus.

5.1.6.1 Interaction Amibes-Bactéries

La première bactérie étudiée a été Legionella pneumophila en raison de son importance dans les tours aéroréfrigérantes (voir section 5.1.4.1 du présent Document d'Enregistrement Universel). L'efficacité de Willaertia magna C2c Maky dans la lutte contre les bactéries pathogènes de l'homme a également été démontrée pour les Listeria, et en particulier Listeria monocytogenes, pouvant provoquer de graves infections, parfois mortelles. La capacité de résistance de Listeria monocytogenes à la destruction par les macrophages humains a permis à certains scientifiques d'émettre l'hypothèse que cette bactérie pathogène pourrait résister aux amibes libres dans l'environnement, par analogie des connaissances acquises sur les relations bactéries parasites et hôtes amibiens 8 . Des études ont effectivement montré que Listeria monocytogenes était capable de proliférer en présence d'amibes libres appartenant au genre Acanthamoeba9 .

Nous avons donc réalisé des expérimentations pour déterminer la survie de Listeria monocytogenes en présence de 3 amibes. Nous avons montré que cette bactérie se développe en présence de Acanthamoeba castellanii et de Vermamoeba vermiformis (anciennement nommé Hartmanella vermiformis). Par contre, l'amibe Willaertia magna C2c Maky ne permet pas le développement de Listeria monocytogenes et éradique la bactérie pathogène en 3 heures. Ce procédé de lutte biologique contre les Listeria est breveté dans 8 pays (voir section 5.5.1).

De la même façon, nous avons étudié l'activité de l'amibe Willaertia magna C2c Maky dans la lutte contre les Pseudomonas. Cette bactérie peut provoquer différentes infections chez l'homme et résiste à de nombreux antiseptiques et antibiotiques. De plus, la formation d'un biofilm par Pseudomonas aeruginosa est un des mécanismes permettant à la bactérie d'échapper efficacement à la prédation

8 Greub G, and Raoult D. Microorganisms resistant to free-living amoebae. Clin Microbiol Rev 17: 413-433, 2004.

9 Ly TMC, and Müller HE. Ingested Listeria monocytogenes survive and multiply in protozoa. J Med Microbiol 33: 51-54, 1990.

par les amibes libres comme Acanthamoeba polyphaga10 . En effet, la bactérie se multiplie en présence de Acanthamoeba castellanii et de Vermamoeba vermiformis. Par contre, Willaertia magna C2c Maky empêche la multiplication de Pseudomonas et réduit le nombre de bactéries initialement présentes. Ce procédé de lutte biologique contre les Pseudomonas a été breveté dans 8 pays (voir section 5.5.1).

Nous avons démontré l'efficacité de Willaertia magna C2c Maky dans la lutte contre les bactéries, notamment contre trois genres bactériens réputés pour leur résistance à la digestion amibienne.

5.1.6.2 Interaction Amibes-Amibes

La capacité de prédation des amibes vis-à-vis des bactéries est bien décrite dans la littérature, mais qu'en est-il des relations amibes / amibes ?

Une première série d'expériences a été réalisée afin d'étudier l'activité biocide de Willaertia magna C2c Maky sur Naegleria fowleri, pathogène humain pouvant provoquer de graves infections au cerveau. Nous avons montré que Willaertia magna C2c Maky est capable d'inhiber la croissance de Naegleria fowleri et de détruire cette amibe (Figure 9, courbe violette). Ce procédé de lutte biologique contre Naegleria fowleri est breveté (voir section 5.5.1).

10 Weitere M, Bergfeld T, Rice SA, Matz C, and Kjelleberg S. Grazing resistance of Pseudomonas aeruginosa biofilms depends on type of protective mechanism, developmental stage and protozoan feeding mode. Environ Microbiol 7: 1593-1601, 2005.

Figure 9 : Survie de Naegleria fowleri en présence de Willaertia magna C2c Maky.

D'autres expériences ont montré que Willaertia magna C2c Maky était capable de phagocyter l'amibe Vermamoeba vermiformis connue pour sa permissivité vis-à-vis des bactéries résistantes aux amibes11 .

De plus, lorsque Vermamoeba vermiformis est infectée par Legionella pneumophila, Willaertia magna C2c Maky empêche la prolifération de la bactérie dans l'amibe Vermamoeba vermiformis

La phagocytose inter-amibe a été prouvée par des observations microscopiques. Acanthamoeba castellanii et Willaertia magna C2c Maky peuvent ingérer l'amibe Vermamoeba vermiformis infectées ou non infectée par des légionelles (Figure 10).

11 Wadowsky, R.M., Wilson, T.M., Kapp, N.J., West, A.J., Kuchta, J.M., States, S.J., Dowling, J.N., Yee, R.B., 1991. Multiplication of Legionella spp. in tap water containing Hartmannella vermiformis. Appl. Environ. Microbiol. 57, 1950–1955.

Figure 10 : (A) Séquence chronologique de la phagocytose de V.v. par W.m.C2c en microscopie à contraste de phase sur des amibes vivantes à intervalles de 3-4 s. L'internalisation progressive de la V.v. (flèches blanches) par le même W.m.C2c (flèche noire) qui contient déjà un V.v. préalablement phagocyté peut être suivi. La pointe de flèche noire montre les nucléoles de l'amibe prédatrice W.m.C2c. La barre d'échelle correspond à 10 μm. (B) Micrographies à contraste de phase de cocultures axéniques : V.v. a été co-cultivé dans présence de A.c. (panneaux B-a et B-b) ou de W.m.C2c (panneaux B-c et B-d). Des micrographies in vivo à contraste de phase ont été prises après 4-5 h de culture. Les panneaux B-a et B-c montrent les premiers stades de la phagocytose de V.v. par A.c.et W.m.C2c, respectivement. Les panneaux B-b et B-d illustrent A.c.et W.m.C2c, respectivement, qui ont tous deux englouti deux à trois amibes V.v. Les amibes prédatrices sont indiquées par des flèches noires et V.v. par des pointes blanches. (C) Observations en microscopie électronique à transmission de cocultures tripartites : C-a présente une V.v. totalement phagocytée et une autre étant entouré de pseudopodes phagocytaires (pointes blanches) d' A.c.. C-b : V.v. (pointes blanches) pré-infectée par L.p. phagocyté par W.m.C2c.

Les résultats des dénombrements au cours du temps ont montré que la prolifération de L. pneumophila internalisées dans une amibe permissive (V. vermiformis) est fortement influencée par la propre permissivité des amibes environnantes. Ainsi, la prolifération des légionnelles internalisées dans Vermamoeba vermiformis augmente en présence de Acanthamoeba castellanii, alors qu'elle diminue en présence de Willaertia magna C2c Maky. Cela démontre que la prolifération et la propagation des L. pneumophila est contrôlée, au moins en partie, par les interactions interamibiennes.

En conclusion, nous avons montré que Willaertia magna C2c Maky est capable, non seulement de phagocyter des amibes permissives aux bactéries résistant aux amibes, mais aussi de limiter la prolifération de ces bactéries, que ce soit par une action directe ou par la prédation de leur hôte.

5.1.6.3 Interaction Amibes-Champignons

Jusqu'à présent, les interactions entre les amibes libres et les champignons ont été peu décrites. En effet, très peu de connaissances et de travaux scientifiques ont été publiés dans ce sens.

Les études que nous avons réalisées en 2015 ont permis de mettre en évidence que l'amibe Willaertia magna C2c Maky est capable d'inhiber la germination des spores et la croissance des 20 souches de champignons testées (Tableau 1).

Aspergillus Aspergillus Aureobasidium Candida Trichoderma viride
flavus fumigatus pullulans albicans
Trichoderma Paecilomyces Penicillium Ulocladium Botrytis cinerea
harzianum variotii roqueforti botrytis
Fusarium solani Epicoccum Cladosporium Eurotium Chaetomium
nigrum herbarum chevalieri globosum
Stachybotrys Penicillium Cladosporium Alternaria Aspergillus niger
chartarum chrysogenum cladosporioides alternata

Tableau 1 : Liste des champignons testés

Nous avons montré par observation microscopique directe (état frais) et après coloration que Willaertia magna C2c Maky phagocyte les spores de champignon et empêche leur germination après internalisation (Figure 11).

Figure 11 : Observation en microscopie optique de la coculture des spores de Aspergillus fumigatus avec Willaertia magna C2c Maky au grossissement x 1000. A gauche : état frais ; à droite : coloration de Gimenez.

5.1.6.4 Interaction Amibe-Virus

La dernière catégorie de microorganismes avec laquelle les amibes peuvent être en contact dans l'environnement est le règne des virus. Ces organismes sont des agents infectieux ayant besoin d'un hôte pour se multiplier. Un des virus les plus connus est celui de la grippe en raison de son impact sur la santé humaine. En 2011, Amoéba a commandé une étude au Dr Manuel Rosa-Calatrava du laboratoire Lyonnais de référence de la grippe (Laboratoire de virologie et de pathologie humaine des Hospices Civils de Lyon) pour déterminer si le virus de la grippe avait la capacité d'utiliser notre amibe pour se multiplier. Trois souches infectieuses de virus Influenza ont été testées (A/Puerto Rico/8/34 H1N1, A/Moscow/10/99 H3N2 et B/Florida/4/2000). L'infection a été réalisée avec 3 ratios de virus (MOI 0,1 / MOI 1 / MOI 5). Aucun effet cytopathogène n'a été détecté lors de la lecture des titres, quel que soit le virus, la MOI, le temps de contact ou le point de cinétique testés. En conclusion, l'amibe Willaertia magna C2c Maky ne produit pas de virus Influenza infectieux.

Des tests ont également été réalisés sur un virus appartenant au genre Mimivirus (fourni par M. CLAVERIE), isolé en 1992 de l'amibe Acanthamoeba polyphaga qu'il utilise comme hôte pour se multiplier. Comme précédemment, aucun effet du Mimivirus n'a été observé sur l'amibe Willaertia magna C2c Maky

A notre connaissance, il n'y a, à ce jour, aucune preuve scientifique montrant que Willaertia magna C2c Maky pourrait être un hôte pour les virus.

5.1.7 Des partenariats de R&D mondiaux

5.1.7.1 Sur la mise au point d'une production industrielle

Dès 2011, la Société a travaillé à la mise au point de son unité de production industrielle. Dans un premier temps, la Société s'est focalisée sur les paramètres clés que sont le mode de production en fermenteur et le milieu de culture utilisé. La Société a souhaité compléter ses compétences internes par celles d'un centre d'excellence et a noué, à cet effet, un partenariat avec Toulouse White Biotechnology « TWB » reconnu mondialement pour sa capacité à industrialiser des processus biologiques (voir section 5.1.8 Production industrielle validée).

5.1.7.2 Sur l'application biocontrôle : Conidia/Coniphy, Hervé Stéva (expert biocontrôle pour l'ANSES)

La Société Amoéba s'appuie sur des expertises reconnues dans ses domaines d'intérêts.

Depuis 2015, Amoéba travaille en partenariat avec la société Conidia dont l'expertise est reconnue sur les moisissures et les champignons, et avec sa filiale Coniphy, impliquée notamment dans les maladies de la vigne et de la pomme de terre. Coniphy est membre d'un réseau national de surveillance auprès de l'ANSES pour collecter les germes en champs chaque année qui deviennent résistants aux produits phytosanitaires.

La réussite de la société Conidia/Coniphy est le fruit de partenariats avec des acteurs industriels majeurs (Saint-Gobain, Lafarge, BioMérieux, BASF, Bayer …) pour lesquels Conidia/Coniphy a pu innover et proposer des protocoles spécifiques à chaque problématique. Un contrat cadre avec Conidia a été conclu en 2015, qui stipule qu'Amoéba est détenteur de l'ensemble des résultats et de la propriété intellectuelle générée.

Le partenariat avec Conidia a permis de mettre en évidence :

  • sur boites de pétri, une action directe de l'amibe Willaertia magna C2c Maky sur 20 moisissures ; et
  • la capacité de l'amibe Willaertia magna C2c Maky vivante à prévenir la propagation du mildiou sur les feuilles de vigne.

Depuis janvier 2023, Conidia est membre du conseil scientifique d'Amoéba.

Suite à ces résultats positifs, Amoéba a engagé des discussions avec Mr Hervé STEVA, expert en produits de biocontrôle auprès de l'ANSES, afin de tester nos produits en serre et au champ sur des plantes entières de vigne. Les études en serre sont indispensables avant les essais en champs pour déterminer les doses à tester, les formulations multiples possibles et permettent également de confirmer l'effet du produit versus un produit de référence qui dans le cas de la vigne est le sulfate de cuivre (la bouillie Bordelaise).

Mr Hervé STEVA a réalisé plusieurs tests en serre et en champ selon les Bonnes Pratiques Expérimentales (BPE) d'évaluation de produits de biocontrôle ou de produits phytosanitaires chimiques. Il a été, par ailleurs, membre du conseil scientifique d'Amoéba de janvier 2019 à décembre 2022.

La Société Amoéba a réalisé de 2019 à 2022 des tests en champs via des contrats de prestations techniques avec des sociétés indépendantes. Ces contrats ont pour objectif de valider l'efficacité du lysat d'amibes Willaertia magna C2c Maky sur plantes entières au champ et à supporter l'efficacité des produits dans les dossiers règlementaires d'homologation.

Les tests en champs menés depuis 2019 par la Société Amoéba pour son propre compte représentent un jalon technique essentiel matérialisant une opportunité exceptionnelle de mettre sur le marché une nouvelle substance formulée pour le monde agricole.

5.1.7.3 Sur la connaissance de l'amibe : Université de Marseille et Université de Lyon

La Société Amoéba a contracté un accord de recherche dans le cadre d'une bourse CIFRE avec le Professeur Bernard La Scola, professeur des universités et praticien hospitalier. Le Pr La Scola est membre du conseil scientifique d'Amoéba.

Le Professeur Bernard La Scola est responsable de la spécialité maladies infectieuses - contagion et prévention au sein du centre hospitalier de Marseille. Il est également directeur de l'URMITE UMR 7278 située à la Faculté de Médecine de Marseille.

Amoéba a financé de janvier 2017 jusqu'en décembre 2019 la thèse d'un doctorant intitulée « L'analyse génomique, transcriptomique et protéomique de l'amibe Willaertia magna C2c Maky », qui s'appuie sur la connaissance et les méthodologies développées par le Laboratoire.

Le Professeur Bernard La Scola a été désigné comme étant le responsable scientifique et technique de la thèse. La thèse a été soutenue le 2 juillet 2020 à l'Université de Aix-Marseille.

Le génome et le transcriptome de Willaertia magna C2c Maky ont été séquencés en 2017. L'assemblage et l'annotation du génome ont été finalisés en 2018. Une étude de génomique comparative a été réalisée avec les génomes séquencés de trois souches de l'amibe Naegleria afin de

détecter, entre autres, la présence de gènes de virulence. Une analyse des transferts de gènes avec les bactéries résistantes aux amibes a été également réalisée.

La combinaison des données issues du séquençage de l'ADN et de l'ARN de Willaertia magna C2c Maky a permis de déterminer que le génome de l'amibe avait une taille de 36,5 Mb et un contenu en GC12 de 25%. Les analyses ont prédit 18 519 protéines potentielles parmi lesquelles il n'y a pas de facteur de virulence, ce qui confirme la non dangerosité de cette amibe. Quelques 137 gènes pourraient avoir été acquis par transfert de gène horizontal à partir des bactéries pouvant survivre dans les amibes et 52 gènes pourraient être d'origine virale. En raison du peu d'information dans les bases de données pour les amibes, la plupart des gènes codent des protéines dites hypothétiques dont la fonction n'est pas connue ou codent des fonctions générales de transport et de métabolisme. Ces travaux ont été publiés en 2019 dans Scientific Reports, un journal du groupe Nature Publishing13 .

La culture des amibes se fait classiquement en adhésion sur un support ce qui permet à ces protozoaires de se multiplier en présence de nutriments. Cette méthode de culture est simple et efficace car elle ne présente pas de contrainte particulière. Cependant, la production d'amibes en grande quantité a nécessité la mise au point d'une méthode de culture continue en suspension dans un bioréacteur, méthode qui a été mise au point par notre équipe de production à Chassieu (voir section 5.1.8). La culture en suspension demande des conditions particulières qui sont très différentes de la culture en adhésion. Afin d'étudier l'impact potentiel de ce choix de production de l'amibe, nous avons réalisé une analyse comparative de ces deux méthodes de culture en étudiant les séquences transcrites du génome de Willaertia magna C2c Maky lorsque l'amibe est cultivée en adhésion ou en suspension.

L'analyse des données nous a permis d'observer que 61 gènes sont différentiellement exprimés entre les deux conditions14. Parmi ces gènes, il y a 31 gènes surexprimés en suspension et sous-exprimés en adhésion. L'étude basée sur la fonction de ces gènes a montré une forte transcription des gènes associés au métabolisme pour l'amibe cultivée en suspension. Concernant l'amibe cultivée en adhésion, les gènes surexprimés sont associés à la mobilité de l'amibe.

Cette étude montre la capacité d'adaptation de l'amibe à son environnement puisqu'à partir d'un même génome, elle est capable d'adapter son métabolisme et ses capacités physiques aux conditions environnantes.

Enfin, une analyse approfondie du métabolisme énergétique nous a apporté des pistes, notamment concernant la voie métabolique des lipides, pour l'optimisation des conditions de culture et donc de rendement de production de l'amibe15 . En effet, l'étude du métabolisme a montré que W. magna C2c Maky consommait de préférence des glucides et des acides gras pour se développer. De plus, la présence d'enzymes impliquées dans la respiration anaérobie suggère que cette amibe a un métabolisme flexible. Enfin, une analyse approfondie des transcrits et des protéines a montré que W.

12 Le taux de GC (ou pourcentage de GC, ou coefficient de Chargaff) d'une séquence d'ADN est défini comme la proportion de bases de cette séquence étant soit une cytosine (C), soit une guanine (G).

13 Hasni I, Chelkha N, Baptiste E, Mameri MR, Lachuer J, Plasson F, Colson P, La Scola B. Investigation of potential pathogenicity of Willaertia magna by investigating the transfer of bacteria pathogenicity genes into its genome. Sci Rep. 2019 Dec 4;9(1):18318. doi: 10.1038/s41598- 019-54580-6. PMID: 31797948; PMCID: PMC6892926.

14 Hasni I, Armstrong N, Decloquement P, Azza S, Fontanini A, Abbe O, Cherif Louazani A, Demanèche S, Chabrière E, Colson P, La Scola B. Proteomics and Lipidomics Investigations to Decipher the Behavior of Willaertia magna C2c Maky According to Different Culture Modes. Microorganisms. 2020 Nov 16;8(11):1791. doi: 10.3390/microorganisms8111791. PMID: 33207645; PMCID: PMC7696429.

15 Hasni I, Decloquement P, Demanèche S, Mameri RM, Abbe O, Colson P, La Scola B. Insight into the Lifestyle of Amoeba Willaertia magna during Bioreactor Growth Using Transcriptomics and Proteomics. Microorganisms. 2020 May 21;8(5):771. doi: 10.3390/microorganisms8050771. PMID: 32455615; PMCID: PMC7285305.

magna produisait certains composés d'intérêt pharmaceutique potentiel, tels qu'une pénicilline amidase et des polykétides synthases. Dans l'ensemble, notre étude multi-omique de W. magna ouvre la voie à une meilleure compréhension de la génétique et de la biologie de cette amibe.

L'ensemble de ces résultats soutient l'efficacité de l'amibe en tant que biocide naturel dans les eaux des tours aéroréfrigérantes et agent de biocontrôle comme alternative aux pesticides en agriculture.

Amoéba a souhaité poursuivre ces recherches de haut niveau et a monté un projet avec le laboratoire d'Ecologie Microbienne (LEM) de Lyon (UMR 5557) dans le cadre d'une nouvelle thèse CIFRE qui a débuté le 1er janvier 2021. La thèse est co-dirigée par le Dr Sabine Favre-Bonté et le Dr Serge Michalet pour l'université Lyon 1 et par le Dr Sandrine Troussieux pour Amoéba.

La thèse a pour ambition d'étudier le rôle des métabolites de Willaertia magna C2c Maky dans la régulation des populations de micro-organismes.

Nous formulons l'hypothèse que, en plus de leur activité de phagocytose, les amibes contrôlent les populations de micro-organismes en produisant de manière spécifique des métabolites présentant une action antimicrobienne et qu'en réponse, les micro-organismes engagent des mécanismes de défense variables, expliquant en partie les différences de sensibilité inter- et infra-spécifiques observées.

L'objectif de cette thèse consiste à identifier des métabolites, produits par W. magna C2c Maky, qui aurait un rôle régulateur sur les populations de micro-organismes au cours d'interactions. Ces travaux de thèse permettront de décrire le métabolome de cette amibe et d'identifier des molécules induites lors d'interactions avec des micro-organismes. Après identification et purification, l'activité physiologique de ces métabolites pourra être évaluée sur différents micro-organismes. De nouvelles molécules, avec une activité de stimulation ou d'inhibition de croissance ou bien de modification de phénotype pourront ainsi être mises en évidence. L'influence de ces métabolites sur les microorganismes sera ensuite évaluée au niveau de l'expression de gènes d'intérêt.

Axe 1 : Analyse métabolomique de W. magna C2c Maky seule et dans un contexte d'interaction avec des bactéries environnementales (ex : L. pneumophila) et des champignons (Aspergillus fumigatus, Cladosporium herbarum). L'objectif de cet axe sera d'identifier les métabolites produits dans ces différentes conditions. Les molécules d'intérêt, produits par l'amibe W. magna C2c Maky, seront ensuite caractérisées et purifiées.

En parallèle, le métabolome du lysat lyophilisé de W. magna C2c Maky sera comparé à celui de l'amibe vivante afin de définir les métabolites communs et d'identifier à terme les molécules actives contre le mildiou de la vigne.

Pour ce premier axe, les cultures et co-cultures pourront être réalisées au sein de l'entreprise Amoéba. Le cas échéant, Amoéba dispose de fermenteurs qui permettront la production de surnageant de culture en grande quantité pour la purification des métabolites d'intérêt. Concernant les analyses métabolomiques, elles seront effectuées sur la plateforme du Centre d'Étude des Substances Naturelles (CESN) du Laboratoire d'Écologie Microbienne qui dispose du matériel et des compétences nécessaires. Si les métabolites d'intérêt n'ont jamais été identifiés, ils seront purifiés puis caractérisés par spectroscopie par résonnance magnétique nucléaire. En l'absence d'analogues commercialisés des métabolites d'intérêt, une purification par fractionnement bioguidé ou une synthèse chimique permettra d'obtenir les métabolites qui seront ensuite introduits dans l'axe 2 de cette thèse.

Axe 2 : Analyse de l'effet des métabolites d'intérêt sur l'activité physiologique et l'expression génique de plusieurs micro-organismes. Une analyse cellulaire et moléculaire des phénomènes précédemment mis en évidence sera conduite dans le but de mieux décrire (i) les activités

physiologiques (inhibition ou stimulation de la croissance, modification du phénotype) observées, (ii) les gènes impliqués dans la gestion de toxiques ou de substrats (comme ceux codant les pompes à efflux aux fonctions généralistes) et (iii) mécanismes impliqués dans la réponse mise en place par les bactéries et les champignons.

Des approches de microbiologie classique permettront d'évaluer le comportement et les modifications phénotypiques (ex : antibiogrammes) des souches microbiennes mises en présence des métabolites identifiés dans l'axe 1. Plusieurs approches complémentaires pourront être envisagées pour étudier l'influence des métabolites d'intérêt sur l'expression génique des micro-organismes. D'une part, une méthode généraliste impliquant de la transcriptomique ou du RNA-seq est envisagée. D'autre part, une démarche plus ciblée, visant à quantifier l'expression de certains gènes d'intérêt pourra être entreprise. On pourra alors s'intéresser à des gènes codant des pompes à efflux capables de prendre en charge des substrats ou des composés toxiques.

Ce deuxième axe sera dépendant des résultats générés dans le premier axe des travaux de thèse. Il sera donc à adapter et à préciser au cours de l'avancement des travaux. Cependant la mise en évidence, par l'équipe du LEM de profils métaboliques spécifiques à la condition de co-culture chez une autre amibe libre permet de lever cet éventuel verrou.

5.1.8 Une production industrielle validée

5.1.8.1 Un savoir-faire de production unique

5.1.8.1.1 Validation du mode de production « en suspension »

Parallèlement aux avancées sur le milieu de culture utilisé (cf section 5.1.8.2), la Société a relevé un défi scientifique important en validant la possibilité de produire ses amibes en suspension plutôt qu'en utilisant un mode de production traditionnel.

La première des étapes pour réussir ce saut technologique a consisté à réaliser plusieurs tests dans des bio réacteurs de 1 litre avec des particules « microporteurs 16 » pour comprendre si Willaertia magna C2c Maky pouvait supporter une culture en suspension stricte ou si le microorganisme nécessitait un support pour se multiplier.

Les ingénieurs de la Société, en association avec des chercheurs du centre technologique de TWB, ont réussi à démontrer après plusieurs mois d'expérimentations croisées, la possibilité de faire croître Willaertia magna C2c Maky en suspension selon des conditions physico-chimiques définies. Cette avancée scientifique, qui demeure la propriété d'Amoéba et fait partie intégrante de son savoir-faire, réside dans une combinaison de facteurs physico-chimiques et mécaniques en association avec une optimisation du milieu de culture pour une culture en suspension.

La Société considère avoir franchi une étape clé de son développement industriel au mois de juin 2014 par la confirmation d'une solution de production de son amibe en suspension sans « microporteurs ». Ce mode de production simplifie considérablement l'industrialisation en réduisant le coût direct des matières premières, et surtout en diminuant les phases de séparation post-fermentation.

La robustesse de cette production en suspension a fait l'objet d'intenses validations au sein des laboratoires de la Société d'un côté et de TWB de l'autre. En effet, tous les processus de production

16 Microporteurs: ceux-ci sont des microsphères typiquement de 125 à 250 micromètres et leur densité leur permet d'être maintenus en suspension par une agitation douce, sur lesquelles les cellules peuvent se développer.

biologique sont soumis à des contraintes qui engendrent un taux d'utilisation des unités de production plus faible que les 75% pris comme option par la Société. Cette dernière a voulu comprendre les limites de son procédé pour appréhender la difficulté liée à l'accroissement du volume de production (scaleup) en passant à des essais sur des bioréacteurs de 500 litres.

TWB, expert dans ce domaine a considéré que le système de production d'Amoéba présentait un risque faible de passage en production en fort volume (500 litres), compte tenu des paramètres physico-chimiques pouvant supporter une amplitude très large. Pour exemple, le pH de la solution de culture de l'amibe peut varier d'une amplitude allant de 6 à 8 sans conséquence sur la productivité.

5.1.8.1.2 Une production en « continu » validée à 'é

La robustesse des paramètres de production a permis à la Société et aux experts de TWB d'envisager une production de l'amibe en mode continu, plutôt qu'en mode « batch » ou « fed-batch ». Pour définir cette étape, il est nécessaire de comprendre les trois modes à disposition de l'ensemble des systèmes de production industrielle d'un organisme vivant (Bactéries, Amibes, levures et autres).

Ces modes de production se distinguent par leur mode d'alimentation du bioréacteur/fermenteur.

  • Mode d'alimentation par « batch » : la cuve est remplie par le milieu de culture stérilisé, puis l'inoculum est introduit. La production se déroule ensuite sans addition supplémentaire de milieu. Le volume reste constant et la productivité est relativement faible. En fin de production, le bioréacteur est vidé et son contenu est remplacé (Carmaux 2, 2008).
  • Mode d'alimentation « fed batch » : la croissance démarre plus vite car le réacteur démarre avec un volume de culture plus réduit. La concentration obtenue peut alors être plus élevée qu'en mode batch. Quand la croissance est en phase stationnaire, le milieu de culture stérile est ajouté. Le volume dans la cuve augmente alors au cours du temps. Le débit est réglé de façon à ce que la concentration en substrat soit constante dans la cuve et que l'effet de dilution ne soit pas inhibiteur de la production de biomasse. Lorsque la cuve est remplie, l'alimentation est coupée : la conduite est alors en mode discontinu. Le fed batch permet en pratique un gain de temps, une augmentation de productivité et une possibilité de modification du milieu en cours de culture (Carmaux, 2008). Le risque de contamination est toutefois élevé (Eibl et Eibl, 2009).
  • Mode d'alimentation continu idéalement mélangé : l'ajout de milieu stérile et le soutirage commencent quand les cellules entrent en phase stationnaire de croissance. La suspension est homogène en tout point de la cuve. L'alimentation et le soutirage se fait au même débit lorsqu'une certaine concentration cellulaire est atteinte dans la cuve. Il n'est pas nécessaire en théorie de vider la cuve. La productivité est beaucoup plus importante qu'en mode discontinu (Carmaux, 2008).

La Société et TWB ont rapidement considéré qu'ils maitrisaient suffisamment bien la production de l'amibe Willaertia magna C2c Maky en mode « fed batch », pour tenter une production en mode continu.

Les essais de production en mode continu ont été réalisés conjointement et en parallèle par la Société et TWB dans des bioréacteurs de marque et de type différents pour, encore une fois, évaluer la robustesse du nouveau mode de production souhaité.

En septembre 2014, les premières expériences concluantes ont permis, dans des bioréacteurs de 2 litres, de confirmer la possibilité d'une production en continu de l'amibe Willaertia magna C2c Maky. Le « scale up » dans des volumes de 20 litres, 30 litres et de 150 litres a alors été réalisé.

La robustesse du procédé a permis, avec une très grande célérité, de valider le processus de production industrielle dans des bioréacteurs de 500 litres. A la suite à cette validation, en novembre 2014, la Société a lancé les travaux de conception de sa première usine selon le mode de production en continu.

Le 4 octobre 2016, la Société a inauguré sa première usine à Chassieu, dans la banlieue de Lyon, avec une ligne NOE dont le cœur est constitué de 2 réacteurs de 500L.

A ce jour, la Société a testé son outil de production final (ligne de production 2*500L) conformément aux objectifs de productivité et de robustesse.

En parallèle de cette étape déterminante pour la Société, TWB a continué à optimiser ce mode de production en continu grâce notamment à l'optimisation de deux paramètres clés que sont, d'une part, la vitesse d'entrée du milieu de culture et sa vitesse de sortie (soutirage), et d'autre part, la quantité d'amibes présentes dans la phase stationnaire.

5.1.8.2 Un milieu de culture « propriétaire »

La Société a tout d'abord travaillé sur le milieu de culture nécessaire à la croissance de Willaertia magna C2c Maky. En effet, les laboratoires scientifiques n'avaient, jusqu'à ce jour, jamais eu besoin d'optimiser le milieu de culture et utilisaient des matières premières jugées trop couteuses pour la production industrielle envisagée par la Société. Après plusieurs années de travail d'expérimentations multiples, Amoéba a pu réduire le coût global du milieu de culture d'un facteur dix. Par ailleurs, ce milieu de culture n'intègre aucun composant sensible à la fois au niveau de la toxicité, du risque environnemental ou de la facilité d'approvisionnement. Ce milieu de culture optimisé pour un usage industriel fait partie du savoir-faire dont la Société est propriétaire. Il constitue une barrière technologique que la Société estime significative à l'arrivée de concurrents sur le marché dans lequel elle intervient.

Le milieu de culture de la Société est notamment dépourvu de sérum de veau fœtal. La suppression de cet élément assure une qualité et une reproductibilité dans la qualité du milieu, en effet, la composition en éléments nutritifs du sérum de veau, tels que les acides aminés, les vitamines et autres sources de nutriments pour les microorganismes, est aléatoire en fonction du lot de production. L'utilisation de sérum de veau aurait nécessité de tester chaque lot avant utilisation ce qui aurait représenté un coût et un risque important dans la fiabilité de la production industrielle.

La connaissance du métabolisme de l'amibe Willaertia magna C2c Maky, acquise par la Société a également permis de comprendre les éléments indispensables à sa multiplication. Ceci a permis d'optimiser les conditions de culture et d'accroitre la rapidité de doublement du nombre d'amibes au sein de bioréacteurs et d'accroitre la capacité de production des bioréacteurs.

5.1.9 Un « business model » centré sur un déploiement industriel mondial

A ce jour, la Société dispose sur son site de Lyon-Chassieu de deux unités de production, la première basée sur 4 bioréacteurs de 10L et la deuxième sur 2 bioréacteurs de 500 Litres.

Grâce à son savoir-faire interne, la Société ambitionne aujourd'hui de créer une filière industrielle en développant une première usine profitable et réplicable. Ce site industriel de plus de 3 000 m2 sera basé sur des bioréacteurs de 5 000 Litres en vue de la commercialisation des produits de protection des plantes annoncée pour début 2025 (cf communiqué de presse du 16 février 2023).

5.2 Principaux marchés

5.2.1 Application biocide : un potentiel de 220 millions d'euros dans le traitement du risque bactérien dans les tours aéroréfrigérantes à circuit fermé aux États Unis

5.2.1.1 Le traitement de l'eau, un problème de santé publique et environnemental de plus en plus pressant

5.2.1.1.1 Les différents pathogènes à éliminer, un enjeu de santé publique

Le risque bactérien est considéré par les autorités sanitaires mondiales comme un enjeu majeur de santé publique. Les infections bactériennes sont répertoriées pour évaluer leur incidence sur la santé publique et leur capacité à se développer malgré des traitements pour les réduire. Le schéma qui suit reprend quelques données clés pour les bactéries pathogènes les plus courantes.

« Pseudomonas » fait partie des 3 micro-organismes les plus fréquemment impliqués dans les infections nosocomiales. D'après une étude 2012 de l'Institut national de veille sanitaire, un patient hospitalisé sur 20 contracte une maladie nosocomiale ce qui représente environ 750 000 infections par an et qui seraient la cause directe de 4 000 décès en France.

Le nombre d'infections par « chlamydia » continue de progresser fortement en Europe :

• En 2014, 396 128 cas d'infections par chlamydia ont été rapportés à travers 26 états membres de l'UE ;

  • Entre 2010 et 2014 : +55% de cas en France (14 106 cas en 2014) ;
  • En 2015, 30 pays (états membres de l'EU/EEA) ont rapporté 7 034 cas de légionellose ce qui porte à 1,4 le nombre d'infections pour 100 000 habitants : le taux le plus haut jamais atteint ;
  • 4 pays (la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne) représentent à eux seuls 69% des cas répertoriés.

Ces contaminations des êtres humains par des bactéries pathogènes ont depuis longtemps fait prendre conscience que les réseaux d'eaux, qui sont un vecteur de prolifération bactérienne, doivent être un domaine d'attention particulier pour réduire les contaminations venant de l'eau.

Les scientifiques et les autorités sanitaires reconnaissent que les outils disponibles pour lutter contre ces bactéries dans l'eau sont anciens et ne donnent pas entièrement satisfaction. En effet, ces outils sont principalement basés sur l'utilisation de produits chimiques, appelés biocides. Malgré l'utilisation de ces biocides, la contamination par les bactéries pathogènes reste non résolue puisque les bactéries ont trouvé des stratégies de résistance ou d'évitement à ces agents biocides chimiques.

Faisant face à l'avancée des infections bactériennes, les autorités sanitaires ont mis en place différentes mesures pour s'assurer que les techniques les plus efficaces soient mises en place pour traiter les réseaux d'eaux contre le risque bactérien. C'est notamment le cas des réglementations européennes et américaines ainsi que des « bonnes pratiques » mises en place qui permettent d'assurer un traitement constant des réseaux d'eau contre ces risques bactériens.

5.2.1.1.2 L q ' ff à utiliser efficacement

Vers 1914, un premier biocide capable de combattre des bactéries a vu le jour en Europe sous le nom de Javel ou chlore. Plus tard, le chlore sera associé presque automatiquement avec le brome. En effet, le chlore étant beaucoup moins actif lorsque le pH devient supérieur à 7.5 il est souvent important de lui adjoindre du brome qui est lui efficace à des pH élevés. Une alternative à l'utilisation de brome est d'utiliser des réducteurs de pH, qui permettent de s'assurer que l'eau reste à un pH suffisant pour permettre au cocktail de biocides d'être actif.

Devant les contraintes importantes d'utilisation de ces produits chlorés et bromés, la Société américaine Dow Chemical a développé en 1974 une autre substance chimique : l'isothiazolone.

D'autres substances, telles que le glutaraldéhyde et le DBNPA ont ensuite été introduites afin de tenter de concurrencer le chlore ou tout du moins de venir en complément.

Le chlore et le brome sont très majoritairement associés dans le cas de traitement des petites Tours Aéroréfrigérantes (TAR) afin d'élargir le spectre d'action des biocides dans le but de couvrir une gamme de pH allant de 6 à 10. En effet, le chlore est moins efficace au-dessus d'un pH de 7,5 fréquemment rencontré dans les TAR sans un contrôle préalable du pH par adjonction d'acide sulfurique.

Chlore :

  • Les légionelles peuvent survivre malgré le traitement au chlore [Kuchta et al (1983) ; Lin et al (2002) ; Orsi et al (2014)].
  • Les systèmes d'eau chaude traités au chlore sont difficiles à réguler [Muraca et al (1987)].
  • Le réseau d'eau peut être rapidement recolonisé par la Legionella après un choc d'hyperchloration [Saby etal (2005)]

  • Le chlore montre une efficacité réduite contre les biofilms [Beer et al (1994) ; Cooper et Hanlon, (2009)]
  • L'association de Legionella avec des protozoaires nécessite des doses beaucoup plus élevées de chlore pour inactivation [Lin et al (2002)]].
  • L'utilisation du chlore peut entraîner une résistance à la légionellose [Casini et al. (2014)].
  • Le chlore est corrosif pour les canalisations du réseau et, par conséquent, nécessite l'utilisation simultanée de produits chimiques inhibiteurs de corrosion [Lin et al (1998) ; Sarver et al (2011) ; Grosserode et al (1993)].
  • Le chlore peut former des sous-produits de désinfection (SPD) dont il a été démontré qu'ils causent le cancer et les effets sur la reproduction humaine [USEPA (2010) ; Loret et al (2005)]].
  • La désinfection au dioxyde de chlore entraîne une résistance des sous-populations bactériennes [Berg et al.(1988)]

Dioxyde de chlore :

Le dioxyde de chlore peut former des sous-produits de désinfection : le chlorite et le chlorate sont les plus importants (Gates et al., 2009). Le chlorite peut causer l'anémie et affecter le système nerveux de certains nourrissons, jeunes enfants et fœtus de femmes enceintes. L'exposition continue à l'ion chlorate peut entraîner une hypertrophie de la thyroïde (USEPA, 2012).

C(M)IT/MIT1718:

Quels que soient les débits de dose envisagés :

  • Le risque est inacceptable pour les organismes aquatiques, les organismes terrestres et les eaux souterraines lorsque C(M)IT/MIT est utilisé dans les grands systèmes de recirculation ouverts.
  • Le risque est inacceptable pour les eaux de surface lorsque le C(M)IT/MIT est utilisé dans de petits systèmes de recirculation ouverts avec rejet direct dans la rivière.

C(M)IT/MIT peut entraîner une résistance bactérienne. La résistance au C(M)IT/MIT la plus fréquemment signalée est celle des bactéries Gram négatif, comme Pseudomonas et Burkholderia. Les micro-organismes jugés résistants aux C(M)IT/MIT ont également montré des degrés variables de résistance croisée à d'autres biocides. Pseudomonas aeruginosa est connu pour causer l'inflammation des poumons, des oreilles, des yeux et de la peau et est l'un des principaux colonisateurs de biofilms (qui est l'une des raisons pour lesquelles l'Allemagne a besoin de surveiller et de maintenir le contrôle de Pseudomonas aeruginosa dans les systèmes de refroidissement par évaporation).

L'efficacité du C(M)IT/MIT en conditions réelles n'a pas été démontrée pour la substance active tel qu'indiqué à la section 2.1.2.2.1.1.1 du rapport d'évaluation : « afin de démontrer l'efficacité du produit en conditions réelles, des études sur le terrain devront être soumises pour l'autorisation de produits biocides avec C(M)IT/MIT ».

Les dossiers règlementaires sont adaptés à la dangerosité des substances. Un dossier règlementaire de nouvelle substance chimique est très contraignant avec un nombre d'études longues et complexes. Les dossiers règlementaires de substances chimiques doivent apporter une étude détaillée d'impact sur l'environnement comprenant notamment une démonstration statistique de leur diffusion dans des milieux comme les eaux des nappes phréatiques, les rivières, etc.

17 Nom commercial de l'isothiazolone

18 Source: Evaluation of active substances – Assessment Report – C(M)IT/MIT in Product-type 11 – France (May 2015) Source : https ://www.anses.fr/fr/system/files/EAUX2012sa0216.pdf

En effet, les substances chimiques présentent fréquemment des effets d'accumulation, ce qui génère des effets toxiques à moyen et long terme.

Au regard des risques que pose pour la santé humaine ainsi que pour l'environnement l'utilisation de nouvelles substances chimiques, il est estimé que le coût de développement et d'approbation d'un nouveau biocide chimique serait de plusieurs centaines de millions de dollars19 .

5.2.1.1.3 Peu de technologies alternatives ont démontré leur efficacité

Des solutions physico-chimiques ont aussi été étudiées pour palier l'inefficacité relative des biocides chimiques. Aucune de ces méthodes n'a pu cependant prouver son efficacité sur des réseaux d'eau de taille importante et leur utilisation reste réservée à des usages domestiques ou à des applications très confidentielles. Par exemple, les UV (rayons ultra-violets) ont été testés sans que leur application puisse trouver un débouché industriel du fait de leur incapacité à couvrir le risque bactérien sur l'ensemble d'un réseau d'eau aérien et souterrain, leur action n'étant que locale en raison du fait que les lampes à UV doivent être positionnées à des points fixes du réseau.

De même, les méthodes physico-chimiques ou d'électromagnétisme n'ont pu convaincre de leur efficacité par l'absence de résultats positifs démontrant l'élimination des pathogènes tels que la légionelle dans les Tours Aéroréfrigérantes (TAR).

Les enzymes seraient également une piste alternative possible aux biocides chimiques. La Société belge Realco affirme20 « avoir fait une découverte majeure sur les propriétés des enzymes naturelles, à la fois excellents nettoyants et épurateurs, qui a permis à Realco de fabriquer et commercialiser des produits enzymatiques innovants. Ces produits trouvent des applications tant en nettoyage qu'en traitement des eaux ». La Société n'a cependant pas connaissance que Realco ait validé sa technologie pour des usages dans les TAR. Par ailleurs, contrairement à la solution proposée par le Groupe Amoéba, la Société Realco ne revendique aucun effet biocide de ses enzymes, mais simplement une capacité à dissoudre les graisses présentes dans les eaux.

L'utilisation de l'ozone nécessite un pré-traitement de l'eau d'appoint et requiert des matériaux spéciaux. Les effets sur l'environnement sont censés être moins néfastes que pour les biocides halogénés, toutefois leur utilisation nécessite une attention particulière qui se révèle onéreuse et inadaptée pour certaines situations.

5.2.1.1.4 Le biofilm, un réservoir de pathogènes inaccessible aux biocides chimiques

La cause principale de l'inefficacité des biocides chimiques (le chlore, le brome et l'isothiazolone) réside dans leur incapacité à traiter le risque bactérien dans le biofilm. Le biofilm est un amas de bactéries qui se collent sur les tuyaux des réseaux d'eau et constitue une protection pour les bactéries et autres micro-organismes. Le biofilm constitue de fait le principal réservoir des bactéries pathogènes.

Dans un réseau contaminé, la proportion de légionelles présentes se répartit à plus de 95 % emprisonnées dans le biofilm et à moins de 5 % libres dans l'eau (Flemming et Walker, 2002, Saby et al., 2005), ce qui signifie que les biocides chimiques ne traitent que 5% des bactéries, celles qui

19 Source : Crop Life America

20 Source : site internet de Realco

surnagent dans l'eau. En effet, les légionelles fixées dans le biofilm (sessiles) sont de 50 à 1 000 fois moins exposées aux traitements biocides chimiques que les bactéries pélagiques (Mc Bain et al., 2002)21 .

Les produits chimiques ne pénétrant pas dans le biofilm, les bactéries et autres agents pathogènes peuvent continuer à s'y développer. Les prédateurs de ces bactéries, les amibes libres, qui sont présentes dans l'eau naturellement22 et qui se nourrissent du biofilm, ont également été détournées pour certaines d'entre elles par les bactéries.

Pour rappel, les amibes sont des êtres vivants unicellulaires eucaryotes anciennement classés dans le grand groupe des protozoaires.

Les amibes sont caractérisées par un corps cellulaire déformable émettant des prolongements de forme changeante, les pseudopodes, qui leur permettent de ramper sur un support ou de capturer des proies microscopiques par phagocytose.

Ce sont pour la plupart des espèces libres vivant dans les eaux, les sols humides, les mousses, certaines pouvant être à l'origine de pathologies diverses.

Les bactéries pathogènes pénètrent dans ces amibes résistantes aux produits chimiques afin de se protéger et de se multiplier. Les bactéries pathogènes ont ainsi trouvé deux façons de se protéger des biocides chimiques ajoutés dans un circuit d'eau : se replier dans le biofilm ou pénétrer dans des amibes. Les bactéries ainsi protégées vont ensuite pouvoir se répandre dans le réseau d'eau à des moments imprévisibles et constituer un danger pour l'homme.

La seule méthode théoriquement efficace pour lutter contre ce phénomène consiste à maintenir une concentration élevée de biocide chimique dans le réseau d'eau. Ceci pose cependant un autre problème de toxicité pour l'homme et l'environnement. En effet, les biocides chimiques et certains de leurs produits de dégradation, sont toxiques pour l'homme et l'environnement. L'utilisation de biocides chimiques dégage des produits tels que le chloroforme, l'alkylphénol et l'acide chloroacétique. Ces dérivés sont particulièrement néfastes pour l'environnement et, outre leur toxicité pour la faune et la flore, ils ont par exemple pour effet d'anéantir l'activité biologique nécessaire au bon fonctionnement des stations d'épuration d'eaux usées. Une utilisation trop élevée de biocides chimiques a donc des effets en cascade difficiles à mesurer. C'est pour ces raisons que des réglementations de plus en plus strictes sont mises en place pour encadrer l'utilisation et la concentration des biocides chimiques et que le besoin de trouver un biocide efficace, facile d'utilisation et sans danger pour l'environnement est devenu une priorité pour tous les industriels du secteur.

5.2.1.2 Les avantages économiques de notre solution par rapport aux biocides chimiques

Amoéba et ses partenaires ont souhaité quantifier le gain tangible de l'utilisation du traitement Amoéba par rapport au traitement chimique et ses produits chimiques additionnels.

Pour ce faire, la Société et ses partenaires (traiteurs d'eau et industriels) ont pu mesurer l'ensemble des paramètres décrits dans le tableau ci-dessous, et comparer les coûts de traitement sur un même site entre un biocide chimique et le biocide biologique d'Amoéba.

21 Source : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide312.pdf

22 TECHNOLOGIES DE L'EAU - Alimentation en Eau Potable - 00AEP00 Décembre 2007

Base 100 = coût du traitement chimique Biocide
chimique
Biocide
biologique
Biocide 51 72
Anti-tartre / Anti-corrosion 9 2
Adoucissement 4 1
Surconsommation d'eau 9 -
Taxe biocide chimique sur les rejets 12 -
Dégradation de la TAR liée à la corrosion 15 -
Coût d'utilisation global supporté par
l'utilisateur final
100 75

Une illustration récente est donnée par le bilan économique dressé lors d'un test industriel réalisé aux Pays-Bas au cours du deuxième semestre 2017.

Sur ce site qui produit du PVC, l'utilisation du biocide biologique :

  • représente un coût annuel produit de 32.500 euros ;
  • génère une économie de 25.000 euros sur les autres catégories de coûts.

La répartition de ces économies est la suivante :

Catégorie de coût Montant
économies
annuel des
Consommation de produits contre la
corrosion et bio-dispersants
10 200€
Coût de maintenance des TAR et des
systèmes d'injection
5 000€
Biocide chimique 5 500€
Consommation d'eau 4 300€
Taxes environnementales* 0

* Non applicable sur ce site

Le bilan donne donc un surcoût lié au traitement biologique de 7 500€ par an auquel devraient s'ajouter les bénéfices suivants :

  • L'impact sur la durée de vie de la tour qui s'améliore grâce à la réduction du taux de corrosion ;
  • Les économies globales liées à une gestion simplifiée des risques industriels tant pour le personnel (exposition aux produits chimiques) que pour l'environnement (prévention des pollutions accidentelles). Ces éléments sont difficiles à chiffrer (dépenses de structure, de formation, mesures de prévention des risques, gestion de plaintes de parties prenantes, etc.), mais l'importance et la complexité de la gestion de l'exposition des sites aux risques HSE en font le deuxième facteur de choix d'un biocide de la part d'un industriel.

Cet exemple conforte l'hypothèse de la Société de vendre son biocide biologique 30% plus cher que celui d'un traitement chimique. Cette différence se justifie d'une part par le type de traitement chimique au chlore utilisé avant le basculement au traitement biologique, produit de commodité à faible coût et peu différencié, et d'autre part par le positionnement premium du biocide biologique de la Société comparé aux produits chimiques conventionnels.

L'impact de l'utilisation du biocide biologique est très variable selon les cas de figure : configuration du site, traitement chimique substitué, facteurs de coûts locaux, etc. Les paragraphes suivants donnent quelques exemples significatifs pour chacune des catégories de réduction de coût.

5.2.1.2.1 G é q é à ' cisseur

L'utilisation des produits chimiques chlorés peut nécessiter l'ajout d'adoucisseur afin de réduire la dureté de l'eau. En effet, il existe une relation directe entre la dureté de l'eau et le dépôt de tartre sur les parois des tours et du circuit de refroidissement. Ces dépôts de tartre peuvent être exacerbés par l'utilisation de biocides chimiques chlorés type javel qui facilitent le passage des minéraux comme le carbonate de calcium (tartre) de la forme soluble à la forme insoluble aboutissant au dépôt de tartre. En présence de biocides chimiques chlorés, une réduction de la dureté de l'eau peut s'avérer nécessaire pour ne pas exacerber les dépôts de tartre.

Indépendamment des traitements en biocides chimiques chlorés, la règle de l'art recommande un traitement préventif du tartre en présence d'eau dure. Par conséquent les traiteurs d'eau sont parfois amenés à réduire cette dureté pour prévenir les dépôts excessifs de tartre lors de l'utilisation de cette eau, à fortiori quand elle est traitée par des biocides chimiques chlorés. Cette stratégie a un double inconvénient : l'augmentation du niveau de corrosion de l'eau et un surcoût de consommables de par l'adoucisseur à la charge de l'industriel.

Le traitement biologique d'Amoéba permet l'utilisation d'eau dure sans pré-traitement par adoucisseur d'où la réalisation d'économies en investissement et en coûts d'exploitation pouvant réduire jusqu'à 80% la quantité nécessaire de consommables.

5.2.1.2.2 Ré ' pp

Les TAR doivent renouveler l'eau contenue dans leur circuit pour continuer à fonctionner correctement. Cette eau a un coût pour l'industriel. En moyenne et selon les régions, et le volume d'eau consommé, un industriel achète son eau à environ 1€ par m3. Ce prix de l'eau est un facteur

important du coût de fonctionnement d'une TAR et on peut représenter une source d'économie potentielle, ce que chaque traiteur d'eau cherche à mettre en avant auprès de son client industriel.

Lors des tests industriels, Aéroport de Paris a mesuré la quantité d'eau utilisée sur des périodes identiques en comparant le traitement chimique au traitement biologique. Cette analyse a fait ressortir une diminution de la consommation d'eau de 10%. Cette baisse est directement liée à la baisse de la corrosion et au taux de fer dans l'eau, ce qui a entrainé une diminution de la quantité d'eau d'appoint consommée (voir graphique ci-dessous).

Source : Amoéba provenant des tests industriels chez Aéroport de Paris

5.2.1.2.3 Réduction des anticorrosifs

Comme démontré lors de tests chez Aéroport de Paris, une suppression complète de l'utilisation des anticorrosifs cuivre et une diminution de 25% des anticorrosifs fer a été réalisée. Aéroport de Paris pense que cette diminution est encore améliorable et que la poursuite des tests pourrait aboutir à l'élimination complète de l'ensemble des produits chimiques additionnels tels que les antitartres et anticorrosif fer. La Société estime que le poste de coût anti-tartre / anticorrosif pourrait passer 0,13 €/ m3 à 0,03 €/m3.

5.2.1.2.4 T x j ' x p é

Une des particularités de l'Union Européenne a été la mise en place de la recherche de polluants spécifiques liés à l'utilisation des biocides chimiques. La taxe de retraitement des eaux polluées est basée sur deux paramètres : la quantité d'eau à retraiter et sa charge en polluants traditionnels et spécifiques.

Dans le cadre de l'utilisation du biocide biologique, la consommation d'eau d'appoint baisse entraînant une réduction des quantités d'eaux rejetées. Tant sur le plan quantitatif que qualitatif, l'industriel bénéficiera d'une réduction immédiate de ses taxes sur les rejets.

Le prix moyen de retraitement d'une eau industrielle pour des volumes importants de plusieurs milliers de mètres cubes annuels est estimé par la Société à 1€/m3 augmenté de 0.15€ à 0.19€ (voir l'exemple ci-dessous) par m3 d'eau pour une pollution industrielle supplémentaire de type « chloroforme », là où la Société VTRX en Angleterre l'estime à £1.75 par m3 d'eau au total.

Kg de pollution par an
au-delà
de
laquelle
les
rejets
sont
à
suivre régulièrement
Kg
de
pollution
rejetée par an au
delà de laquelle il y a
perception
de
la
redevance
Taux
par
zone
de
rejet (€/kg)
La taxe sur les rejets
halogénés
adsorbables sur les
charbons actifs, hors
rejets dans les masses
d'eau
souterraines
(Kg)
2 000 50 9

Source :

http ://www.eaurmc.fr/fileadmin/documentation/brochures\_d\_information/programme\_inter\_et\_sdage/redevances/AE\_p laq-redev-EFFLUENTS-ND-BD.pdf

Exemple d'Arcelor Mittal :

La TAR gérée par la Société avait lors du traitement chimique une concentration de chloroforme de 17μg/ litre pour une quantité d'eau rejetée à traiter de 15 300 m3. Annuellement, sur cette TAR la Société considère qu'Arcelor Mittal rejette 15 300 x 17 g/m3 soit 261 Kg/an de chloroforme. La taxe sur ce rejet s'élève à 9€/kg soit une facture annuelle totale de 2340€ pour cette TAR. Il en résulte un coût au m3 d'eau traité de 2 340€/15 300 m3 soit 0,15€/m3.

Pour information, le site entier rejette annuellement plus de 350 000m3 d'eau soit une taxe estimée de l'ordre de 52 500€.

5.2.1.2.5 Réduction de la corrosion – augmentation de la durée de vie des TAR

La durée de vie des TAR est directement dépendante du niveau de corrosion qu'elles subissent.

Les biocides chimiques oxydants, ainsi que dans certains cas l'ajout d'acide sulfurique, sont des facteurs aggravants dans les TAR. Le graphique ci-dessous réalisé lors d'essais industriels a permis de mesurer la différence de corrosion entre l'utilisation de biocides chimiques et biologiques.

Comparaison de la vitesse de corrosion entre avril et septembre 2014

Source : rapport Aquaprox sur tests chez Aéroport de Paris

Le système automatisé de mesure de la corrosion par système Corrater23 a permis de montrer qu'avec le biocide biologique, les niveaux de corrosion tombent en dessous des seuils de détection même sans l'ajout de produits anticorrosifs de protection.

Le tableau ci-dessous résume d'une autre façon les pourcentages de réduction de corrosion obtenus avec un biocide biologique par rapport aux biocides chimiques :

Indicateur
de
corrosion
%
de
réduction
versus
traitement chimiques
Fer total - 75 %
Cu total - 87%
Corrater Acier - 87 %
Corrater Cuivre - 84 %

Source : Aquaprox ; mesures effectuées lors du test industriel chez Aéroport de Paris

La combinaison de la diminution drastique de la corrosion et de l'absence significative de dépôt de tartre explique le prolongement de durée de vie attendu avec l'utilisation du biocide biologique.

En collaboration avec l'industriel Häagen-Dazs, la Société a conduit des tests sur des TAR neuves. Après deux ans de traitement des TAR avec le biocide d'Amoéba, l'industriel a observé une absence de dépôt

23 Corrater : appareil de mesure de la corrosion. Le principe de la mesure par polarisation linéaire consiste à appliquer une faible différence de potentiel entre deux électrodes et à mesurer le courant résultant, qui est proportionnel à la vitesse de corrosion.

de tartre et une absence de corrosion. L'industriel a constaté un état de conservation jamais obtenu jusque-là avec un traitement chimique, et cela après deux ans d'utilisation.

Sachant que la durée de vie moyenne d'une TAR est de 20 ans, et prenant en compte les résultats obtenus chez Häagen- Dazs ainsi que sur la diminution du taux de corrosion mesurée chez Aéroports de Paris, la Société estime que la durée de vie des TAR pourrait être étendue de 2,5 ans. Soit un gain économique de 12,5% sur le prix de la TAR.

5.2.2 Application biocontrôle : un potentiel de plus de €8 milliards dans le traitement des mildious (vigne, pomme de terre, cultures maraichères), des oîdiums (vigne, cultures maraichères, pommier…) et des maladies des céréales.

5.2.2.1 Les principales maladies ciblées

5.2.2.1.1 Les mildious

Les mildious (un terme générique) sont des maladies des plantes causées par des micro-organismes de la classe des oomycètes (autrefois classés parmi les champignons avec lesquels ils partagent le fait de croitre par des structures filamenteuses (mycélium), ils sont aujourd'hui considérés par leur génétique et certaines de leurs caractéristiques comme des organismes aquatiques proches des algues brunes, par exemple ils ont besoin d'eau libre à la surface des feuilles pour germer - leurs zoospores « nagent » en effet à l'aide de 2 flagelles - et infecter les tissus végétaux).

Les mildious

De très nombreuses cultures sont sensibles à des mildious, notamment :

  • La vigne (agent pathogène Plasmopara viticola)
  • La pomme de terre et la tomate (Phytophthora infestans)
  • De nombreuses cultures maraichères (Cucurbitacées (melons, courges...) /Pseudoperonospora cubensis, Laitue / Bremia lactucae, Brassicacées (choux) / Hyaloperonospora parasitica, Oignon / Peronospora destructor, etc…)
  • Le houblon (Pseudoperonospora humuli)

Ce sont des maladies très agressives, à cycle de développement très rapide quand les conditions sont favorables (températures douces à chaudes, pluies fréquentes), qui causent des pourritures sur tous les organes de la plante (feuilles, fleurs, fruits, tubercules.) et qui peuvent rapidement conduire à des pertes de récolte très importantes voire à la destruction complète.

Cycle de développement du mildiou de la vigne (source BASF Agro)

Il y a en général plusieurs cycles de contaminations secondaires au cours de la période de culture, et devant ce risque économique majeur, les agriculteurs ont la nécessité de recourir à plusieurs traitements fongicides par an (10 en moyenne sur la vigne ou la pomme de terre en France par exemple, mais plutôt 15 voire 20 dans certaines régions viticoles les années à forte pression de maladie comme en 2018, 3 ou 4 sur une culture de laitue).

Le marché des anti-mildious est donc l'un des principaux marchés fongicides au monde. Il peut être estimé à environ 800 M€ au niveau mondial dont environ 500 – 550 M€ en Europe.

Les produits historiques à base de cuivre (par exemple la bouillie bordelaise) sont encore très utilisés sur vigne notamment et tous les grands agrochimistes sont présents avec une ou plusieurs molécules de synthèse, en général associées dans des produits contenant plusieurs substances actives.

Un tel marché, caractérisé par des traitements répétés avec du cuivre et/ou des fongicides de synthèse, pose les problèmes suivants :

  • Pollution des sols par le cuivre (il s'agit d'un élément minéral qui s'accumule) ;
  • Risques élevés (et avérés pour plusieurs familles chimiques majeures) d'apparition de souches résistantes ;
  • Présence de résidus dans les produits récoltés (vins, légumes.) ;
  • Diminution de l'acceptabilité des opinions publiques en Europe notamment face à cette fréquence élevée de traitements (citons par exemple les problèmes de cohabitation des viticulteurs avec les riverains dans le Bordelais, largement relayés par les media) ;
  • Pression réglementaire pour diminuer l'usage de molécules toxiques et ainsi parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.

Tous les acteurs cherchent donc des solutions « alternatives » ou complémentaires pour protéger les cultures afin de limiter ces risques, que ce soient les agriculteurs et viticulteurs bio pour lesquels le cuivre est la seule solution anti-mildiou, ou les agriculteurs conventionnels.

Parmi ces solutions, la création de variétés résistantes ou tolérantes est largement utilisée sur les espèces annuelles (pomme de terre, tomate, cultures maraichères) avec un succès relatif.

Il est en effet difficile de concilier résistance aux maladies et les autres caractéristiques (qualités agronomiques, organo-leptiques et technologiques), et la variabilité génétique des pathogènes leur permet dans de nombreux cas de rapidement « contourner » la résistance variétale.

En vigne, quelques cépages résistants sont aujourd'hui disponibles en Europe, mais encore très peu cultivés. Le marché du vin est en effet plutôt conservateur, et souhaite idéalement que ces nouveaux cépages puissent conserver à chaque région des vins typiques de leur terroir et comparables aux vins actuels.

La recherche de produits de traitements naturels et peu toxiques parait donc l'une des voies à privilégier, mais les produits de biocontrôle sont encore très peu présents sur ces segments.

Les très bons résultats obtenus au laboratoire, en serre et en champ avec le lysat d'amibes contre les mildious de la vigne et de la pomme de terre montrent que cette nouvelle substance active est l'une de ces solutions nouvelles.

Les autres maladies à oomycètes

D'autres oomycètes proches des mildious sont des micro-organismes inféodés au sol qui peuvent provoquer des maladies graves également (Pythium sp, Phytophthora sp, Aphanomyces sp) sur de très nombreuses cultures (cultures maraichères, maïs, arbres fruitiers, cultures ornementales, cacaoyer, betteraves…) en infectant les racines, le collet (zone intermédiaire entre organes souterrain et aérien) ou la jeune plantule (maladies du type « fontes de semis »).

La protection contre ces pathogènes présents en permanence dans les sols contaminés implique des traitements de sol (1 ou 2 par an) ou des traitements de semences, et certaines substances actives chimiques efficaces contre les mildious le sont aussi dans ce cas.

Les produits de biocontrôle disponibles sont aujourd'hui des micro-organismes : des bactéries (Bacillus sp) ou des champignons (Trichoderma sp) qui fonctionnent par antagonisme et compétition, en se développant plus rapidement que les pathogènes et en occupant ainsi l'espace et les ressources trophiques du sol.

Ce segment non négligeable peut être estimé à environ 200 M€ au niveau mondial24 .

5.2.2.1.2 Les oïdiums

Les oïdiums sont une classe de champignons pathogènes ascomycètes, parasites obligatoires qui infectent un très grand nombre de plantes.

Il s'agit pour la plupart, et contrairement aux mildious, de parasites externes : le mycélium se développe à la surface des organes végétaux, les recouvrant d'un feutrage gris / blanc caractéristique

24 Chiffres non disponibles publiquement – évaluation Amoéba

qui contient aussi les spores. Ce mycélium envoie des suceoirs à l'intérieur des tissus végétaux pour y puiser les nutriments. Les oïdiums ne nécessitent pas d'eau liquide pour germer et se développer, une hygrométrie relativement élevée suffit. Les pluies fines sont favorables mais, contrairement aux mildious, de fortes pluies sont défavorables car elles entrainent un lessivage des conidies (spores).

Les températures optimales de développement sont plus élevées que celles qui conviennent aux mildious.

Ces deux caractéristiques en font des maladies très présentes (et en tous cas beaucoup plus que les mildious) en climats plutôt secs : le pourtour méditerranéen, la Californie, Australie, Afrique du Sud, Chili.

Sur certaines plantes (cucurbitacées par exemple), plusieurs espèces d'oïdiums existent.

Parmi les oïdiums les plus importants économiquement, il faut citer :

  • La vigne : Erysiphe necator, la principale maladie de la vigne au niveau mondial
  • Les cucurbitacées (courgette, courges, concombre) : Podosphaera xanthii et Golovinomyces cichoracearum, deux oïdiums externes
  • Le pommier : Podosphaera leucotricha
  • La tomate : Leveillula taurica (un oïdium interne de biologie bien particulière, plutôt inféodé aux climats tropicaux et aux cultures sous serre) et le nouvel oïdium externe Oïdium neolycopersici, apparu en France en 1986 par exemple, et qui aujourd'hui provoque des dégâts considérables.
  • Les céréales : Blumeria graminis, qui peut attaquer blé,orge, avoine et seigle, mais qui souvent reste de nuisibilité modérée et n'est plus aujourd'hui considéré commeune maladie majeure en Europe de l'Ouest
  • Le fraisier : Podosphaera aphanis
  • Le houblon : Podosphaera macularis

Le marché, au moins identique voire supérieur à celui des mildious, peut être estimé à 1000 millions d'Euros au niveau mondial (estimation Amoéba)

Il s'agit en particulier du marché fongicide principal de la plupart des grands pays viticoles mondiaux en dehors de la France : Bassin méditerranéen, Californie, Afrique du Sud, Chili, Australie …

5.2.2.1.3 Les maladies des céréales

Les céréales (blé et orge principalement) sont des cultures majeures dans le monde entier. Comme toutes les plantes cultivées, elles sont attaquées par des champignons phytopathogènes, et ceci d'autant plus qu'elles sont cultivées en conditions intensives.

L'usage de variétés très performantes en termes de rendement mais sensibles aux maladies, une fertilisation riche, une faible rotation culturale et la monoculture des céréales sur de grandes régions sont des facteurs agronomiques favorisant le développement des maladies.

Nous parlerons par la suite essentiellement de l'Europe, la région du monde où les céréales sont cultivées de la manière la plus intensive, et donc avec les meilleurs rendements. Mais en contrepartie où la pression des maladies y est élevée.

Les rouilles

Cette grande famille de champignons phytopathogènes comporte plusieurs espèces qui attaquent spécifiquement les céréales. Citons en particulier :

  • La rouille jaune (sur Blé et Orge) Puccinia striiformis : une maladie qui peut être explosive sur les variétés sensibles. Elle peut se développer même par températures froides et donc tôt en saison, à partir de début avril. Les hivers doux et les printemps froids et humides sont favorables. Présente partout, elle apparait plus tôt dans les régions maritimes du Nord de la Loire et en Europe du Nord. C'est la maladie la plus dommageable, les pertes de rendement peuvent être très élevées.
  • La rouille brune du blé Puccinia recondita : cette rouille présente des exigences de température plus élevées, et donc apparait plus précocément dans le Sud de la France et de l'Europe. Elle peut aussi provoquer des dégâts plus au Nord, mais plus tard en saison que la rouille jaune. Elle est particulièrement dangereuse sur le blé dur.
  • Une espèce voisine et de comportement semblable attaque l'orge (la rouille brune de l'orge Puccinia hordei).

La septoriose du blé (Zymoseptoria tritici)

ll s'agit de la maladie principale du blé par sa fréquence et ses dégâts potentiels. De développement moins rapide que les rouilles, elle initie son cycle tôt en saison et « grimpe » les étages foliaires au fur et à mesure que les nouvelles feuilles apparaissent, au gré des pluies qui par éclaboussures disséminent les spores. Les attaques deviennent graves quand elles atteignent les étages foliaires supérieurs (la première feuille sous l'épi et la seconde, celles qui assurent la nutrition des grains et donc « font le rendement »).

La fusariose des épis (Fusarium spp, Microdochium spp)

Due à un complexe d'espèces de Fusarium et de Microdiochium, elle se développe si une période pluvieuse ou tout simplement humide se prolonge à la période épaison-floraison. Les grains en formation sont rabougris et des épillets ou épis eux-mêmes sont attaqués. L'impact de cette maladie est à la fois quantitatif (pertes de rendement importantes) mais aussi qualitatif (baisse de la valeur boulangère et présence de mycotoxines supérieures aux valeurs réglementaires). Elle peut aussi attaquer l'orge, mais de manière secondaire.

5.2.2.1.4 Autres maladies

Au cours de l'année 2022, la Société a poursuivi ses essais sur de nouvelles cultures en zone tropicale telles que le soja, le bananier et en zone tempérée (cultures maraichères sous serre, pommier, gazon) (cf. communiqué de presse du 20 octobre 2022).

5.2.2.2 Le marché des biofongicides

Il existe sur le marché différents types de biofongicides

A - Des éliciteurs, d'origines diverses, qui fonctionnent uniquement en stimulant les systèmes de défense des plantes : par exemple le produit précurseur de cette catégorie, l'extrait d'algue la laminarine (VINIVAX®), le cerevisane, parois cellulaires de levure (ROMEO®), le COS-OGA (IBISCO®, BLASON®) extrait de carapaces de crustacés (chitooligosaccharides) et de pommes ( oligogalacturonides) et l'extrait de la plante Reynoutria sacchalinensis (REGALIA®).

Utilisés principalement sur cultures spécialisées (vigne et cultures maraichères), ces produits apportent une efficacité assez réduite, car dépendant de l'état de la plante, et sont systématiquement associés à un fongicide chimique.

Ils ne sont d'ailleurs pas homologués en Europe comme de véritables fongicides, mais comme des « stimulateurs de défense des plantes ».

B - Des produits à base de Bacillus sp., comme SERENADE et RHAPSODY (Bacillus subtilis QST713), SONATA (B.pumilus QST2808), TAEGRO (Bacillus amyloliquefaciens FZB24) et aux USA DOUBLE NICKEL (Bacillus amyloliquefaciens D747)

Ces produits relativement faciles à produire présentent un spectre assez large mais sont surtout efficaces contre les oïdiums, le botrytis, et pas sur les différents mildious ni les rouilles. Leur nature de micro-organismes vivants entraine des contraintes particulières en matière d'application (en fin de journée par exemple) et de stockage (au froid).

C - Des produits à base de Trichoderma

Ce champignon a été l'un des premiers micro-organismes développés comme biofongicide, et de très nombreux produits, à base de souches différentes, existent de par le monde. Citons en Europe TRISOIL®(Trichoderma atroviride I-1237),VINTEC® ( T.atroviride SC1), TRIANUM® (T.harzianum T22) et T34® ( T.asperellum T34).

Ces produits fonctionnent par compétition trophique avec les champignons pathogènes et montrent de bons résultats contre certaines maladies du sol, qui est leur milieu naturel. Ils sont autorisés et moyennement efficaces contre les maladies du bois de la vigne (mais très peu utilisés). Ils sont par contre non autorisés ou très peu efficaces en applications foliaires.

D – Quelques champignons ou levures à spectres très spécifiques

Candida oleophila souche O (NEXY®) – une levure autorisée en Europe et aux USA contre les maladies de conservation des fruits (bananes, oranges, pommes) en traitement de post-récolte, dont le mode d'action est la compétition trophique.

Ampelomyces quisqualis souche M10 (AQ10 ®) – un mycoparasite des oïdiums, une curiosité sans développement commercial significatif.

Aureobasidium pullulans souches DSM14940 et 14941 (BOTECTOR®) – une levure anti-botrytis, un produit relativement ancien et peu utilisé.

Conothyrium minitans (CONTANS ®) – un mycoparasite des sclérotes de Sclerotinia, un relatif succès commercial sur le colza

E - Les huiles essentielles font l'objet de nombreuses publications scientifiques qui rapportent des effets fongicides en laboratoire, mais très peu ont été autorisées en protection des plantes : ces molécules sont souvent toxiques et/ou écotoxiques,chères à produire, et photolabiles pour certaines.

Citons tout de même comme un succès sur le marché l'huile essentielle d'orange (LIMOCIDE®, PREVAM®) qui dispose de très nombreuses AMM dans le monde, comme fongicide contre les maladies foliaires mais aussi insecticide et acaricide. Cette double efficacité limite fortement son usage en serre à cause des effets néfastes engendrés sur les populations d'auxiliaires.

Le produit est bien utilisé en vigne pour son efficacité « de rattrapage », en traitement curatif précoce pour assécher les taches de mildiou.

De développement plus récent l'huile essentielle d'arbre à thé « Tea tree » (TIMOREX®) commence également à être utilisée en cultures maraichères et sur bananier.

Les huiles essentielles de Swinglea glutinosa (ECOSWING®) ne sont autorisées pour l'instant qu'en Amérique Latine et aux USA, contre les oïdiums et le botrytis.

On peut citer également les composants d'huiles essentielles géraniol, eugénol et thymol, utilisés en mélange (MEVALONE®) contre le botrytis.

F – des Produits naturels minéraux. Les principaux produits sont le bicarbonate de potassium (ARMICARB®) et les produits similaires hydrogéno-carbonates de potassium ou de sodium. Ces produits desséchants sont surtout efficaces contre les champignons à développement mycélien externe comme les oïdiums, et également contre certains insectes.

N'oublions pas le soufre, grand anti-oïdium très largement utilisé dans le monde, et considéré comme un produit de biocontrôle en France.

Rappelons par ailleurs que le cuivre n'est pas considéré en France comme un produit de biocontrôle, car son profil toxicologique et écotoxicologique ne répond pas au cahier des charges de cette catégorie.

Le tableau ci-dessous compare les spectres de notre lysat d'amibes et des principaux biofongicides déjà autorisés ou en développement.

Midlous
Vigneet
cultures
maraichères
Midlou
Pomme de terre Oldiums Rouilles
et Tomate
Blo Septoriose Cercosporiose
Banan ler
Botrytis Tavelum
po mm ler
du sol
(P ythlum)
du bols
Vigne
Maladies Maladies Maladies de
conservation
Fruits
Lysat de W.magna C2c Maky ? ಿ
celevisane P
COSOGA ?
Reyn outifia sacch arin ensis
Bacillus sp P
Trichoderma sp
HE orange P Pu ಿ
HE de Tea tree ? Pu 2
Géranio & eugénol+th ymol ? Pu ?
Swinglea glutinosa
Aureobasidium pullulans ? ?
Blicarbonate de K ? ?
Candida oleophills
Peptides BIOTAL VS *** ? Pu ಿ
Microalgue IMMUNRISE *** ? ಿ ಿ
Antoferine ANTOFENOL *** ? ನಿ
Très bonne efficacité pour un produit de biocontrôle, parfois aussi efficace que les références chimiques ou cuirre/soufre
Efficacité moyenne et/ou variable ( mais AMM obtenues dans divers pays)
Faible efficacité
Pas d'efficacité notable
lefficacité faible a priori, quelques bons résultats sur fraisier au Brésil
*** la confirm o : 1 bon résultat en chambre dimatique ( FBL on Suisse) et 2 bons résultats au champ en 2022 mais avec une pression de maladle failber
Pour les futurs produits concurrents : d'agres les informations publiées cites intemet, publications dans les congrès

On voit donc rapidement que si les usages « Botrytis », « Oïdiums » et dans une moindre mesure « Mildious vigne et cultures maraichères » sont bien pourvus en produits de biocontrôle, il manque de produits efficaces pour lutter contre

  • Le mildiou de la pomme de terre et de la tomate Phytophthora infestans
  • Les rouilles sur toutes cultures et notamment en grandes cultures blé et soja
  • Les septorioses (blé par exemple) et la cercosporiose du bananier
  • La tavelure du pommier

5.2.2.2.1 Marché visé par Amoéba

La stratégie marketing ciblera les premières années les cultures spécialisées, notamment les cultures maraichères, les herbes aromatiques et les plantes ornementales et la vigne.

Il s'agit des segments sur lesquels

  • la valorisation possible est la plus élevée
  • les exigences en termes d'absence de résidus sont drastiques
  • une part importante est cultivée en AB.

Les segments ciblés au lancement du produit (2024-2026) seront donc :

  • Cultures maraichères en serre : tomate et concombre. Un marché de cultures fortement valorisées, surtout concerné par les oïdiums, mais aussi localement sur tomate par le mildiou, et la cladosporiose, une maladie en forte augmentation à cause de la limitation de la température des serres en Bretagne par exemple, et sur laquelle notre produit présente une certaine efficacité de l'ordre de 50%.
  • Cultures maraichères de plein champ : laitues et diverses salades, cucurbitacées, épinard. Un marché où les mildious et oïdiums représentent les cibles principales.
  • Tomate de plein champ (pour la transformation) : un segment majeur en Italie, Espagne et Californie, sur lequel le mildiou est la maladie principale. Notre produit est régulièrement au niveau du cuivre dans les essais en Italie. Cette industrie très concentrée et engagée dans la transition écologique favorise une stratégie d'approche directe du marché.
  • Herbes aromatiques et notamment le basilic : Une niche certes en France (200 ha), mais nettement moins en Italie (20 000 ha), et une culture à très forte valeur ajoutée, sur laquelle le mildiou est un problème majeur, avec très peu de fongicides disponibles.
  • Diverses espèces ornementales sur lesquelles les mildious et les rouilles sont des problèmes très sérieux et sans solutions (mildiou de la pensée en Europe et aux USA, par exemple)
  • Vigne en Europe du Sud : mildiou et oïdium

5.2.2.2.2 La concurrence

Il existe approximativement 600 entreprises de biocontrôle à travers le monde. Parmi les leaders du marché en Europe se trouvent Agrauxine SA, CBC Europe, Andermatt Biocontrol, Arysta LifeScience, Certis Europe, et Action Pin. Les acteurs agro-chimiques les plus importants au niveau global, qui développent également des produits de biocontrôle, sont Syngenta, Bayer, BASF, Sumitomo Chemical, FMC, et Corteva (précédemment DowDupont).

Il est important de remarquer qu'à part de nouvelles souches de Trichoderma ou de Bacillus, il existe à notre connaissance très peu de nouveaux biofongicides vraiment innovants en cours de développement, c'est-à-dire ayant quitté le stade du laboratoire et faisant l'objet d'essais au champ, et pour lesquels un dossier toxicologique et écotoxicologique est en cours de réalisation. L'absence totale des grandes multinationales agrochimiques dans l'innovation en biocontrôle est tout particulièrement criante.

Outre AMOEBA, seules quelques PME européennes sont présentes, à des degrés d'avancement divers

  • BIOTALYS (Belgique) développe des peptides de type « anti-corps de champignons pathogènes » produits par levures recombinantes. Le premier produit EVOCA® est annoncé efficace sur le Botrytis et les oïdiums des cultures maraichères essentiellement. Le dossier européen de la substance active a été déposé en 2021 (1 an après celui de notre lysat d'amibes).
  • ANTOFENOL (France) extrait des polyphénols des sarments de vigne. Leur substance active antoférine serait efficace sur la tavelure du pommier et le botrytis, et utilisable

également en traitement de post récolte des fruits et légumes. Le dossier européen de la substance active aurait été déposé en 2022.

• IMMUNRISE (France) travaille depuis plusieurs années un produit issu de microalgues annoncé efficace contre le mildiou de la vigne. La société serait en train de réaliser les études toxicologiques nécessaires pour le dossier de la substance active.

Le schéma ci-dessous synthétise les segments de marché visés par Amoéba ainsi que l'impact de la concurrence sur ces marchés.

5.2.3 De nombreuses autres applications potentielles

Hormis l'application TAR en circuit fermé aux Etats Unis, toute application sur l'amibe vivante est à ce jour arrêtée, la société se concentrant sur des applications basées sur le lysat d'amibe qui présentent un risque règlementaire bien plus faible que la forme vivante, et donc des chances de succès élevés.

Les avancées technologiques de formulations telles que la lyophilisation ou l'atomisation permettent par ailleurs d'envisager le développement de nouvelles applications ou des secteurs géographiques jusqu'alors impossible à adresser directement de notre site de production de Chassieu.

5.3 Evènements importants

Les principaux évènements de la Société depuis le début de l'exercice 2022 sont les suivants :

5.4 Stratégie et objectifs

La mission de la Société est de développer des produits de traitement naturels et respectueux de la nature en alternative ou complémentaires aux produits issus de la chimie industrielle pour le traitement de l'eau, des cultures et de la santé humaine ou animale. Les éléments clés de sa stratégie sont listés ci-après :

5.4.1 Modèle économique de production

Les avancées scientifiques et les nouvelles applications ont consolidé le modèle économique de la Société pour la transformer en une plateforme de valorisation biotechnologique et industrielle.

Le point de départ commun à toutes les avancées scientifiques et à toutes les nouvelles applications développées par la Société reste la production industrielle de l'amibe Willaertia magna C2c Maky.

Le modèle de production étant le même pour toutes les applications, la distinction par application intervient lors de la phase de « downstream » c'est-à-dire de récupération des amibes à la sortie du réacteur de production. A ce moment-là, les amibes sont conservées vivantes pour l'application biocide ou sont lysées par un processus mécanique puis atomisées ou lyophilisées pour l'application biocontrôle.

Il conviendra donc d'adapter en sortie de production l'amibe pour la conserver soit sous la forme vivante ou morte et en formulation liquide ou en poudre en fonction de chacune des applications existantes ou futures.

5.4.1.1 Activité Biocide

La durée de vie au stockage du biocide biologique, qui contient des amibes vivantes, est relativement courte (de l'ordre de 15 jours actuellement). La production du biocide doit donc être réalisée au plus près des sites industriels. Ainsi, la commercialisation du produit biocide aux Etats Unis dans les tours en circuit fermé nécessite que sa production soit réalisée sur le continent Nord-Américain. Compte tenu du coût de mise en place d'une ou plusieurs lignes de production, la Société a décidé de confier à un prestataire externe la production et/ou la commercialisation de son biocide aux Etats Unis.

5.4.1.2 Activité Biocontrôle

Le produit final dans cette application se compose de la substance active, Willaertia magna C2c Maky lysée en combinaison avec des adjuvants assurant une rémanence plus forte du produit sur les feuilles.

Le Groupe a contracté des partenariats techniques afin de co-développer le produit avec des agrochimistes en effectuant des tests de recherche et développement en champ de ce produit dès 2020. Ces tests de recherche et développement devraient permettre de définir les meilleurs adjuvants qui pourraient composer le produit.

Dans cette application et grâce aux avancées scientifiques, la substance active peut être produite sur un continent tel que l'Europe et séchée pour être facilement acheminée vers un autre continent tel que les États-Unis. La réduction volumétrique de plusieurs mètres cube de produit liquide à quelques kilogrammes de poudre réduit grandement les frais de stockage et de transport.

Ainsi, l'utilisation de notre usine de production française est désormais possible pour servir les besoins en substance active pour une application biocontrôle commerciale aux USA. Préalablement à la commercialisation du biocontrôle aux USA, le nouveau site européen de production pourra également produire et stocker une quantité importante de substance active pour s'assurer un stock de sécurité et ne sera donc plus tributaire d'une production en flux tendu (production et livraison sans stockage possible du produit).

Par ailleurs, la réduction volumétrique de plusieurs mètres cube de produit liquide à quelques kilogrammes de poudre réduit grandement les frais de stockage et de transport.

5.4.1.3 Nouveau projet d'industrialisation « USIBIAM »

A date, Amoéba maîtrise depuis cinq ans, une structure technique capable de produire 500 kg de substance active (biocontrôle) par an sur son site de Chassieu.

Site d'Amoéba actuel à Chassieu

A partir de cette unité, Amoéba ambitionne d'élargir sa capacité de production jusqu'à 40 tonnes de substance active par an et envisage les prochaines phases d'industrialisation décrites ci-dessous.

Phase 1 : installation fin 2023 d'une ligne pilote « NOE 2 » sur le site de Chassieu, d'une capacité équivalente à 1 000 kg de substance active / an.

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Cette ligne pilote « NOE 2 » permettra de faciliter la transition à l'échelle industrielle et elle assurera la fonction d'inoculum de l'usine USIBIAM.

Phase 2 : démarrage fin 2024- début 2025 de l'usine de production de l'agent de biocontrôle USIBIAM

L'usine « USIBIAM », qui sera située à Cavaillon (Vaucluse, France) pour laquelle la Société a déposé un permis de construire le 16 février 2023, va donc disposer d'un procédé biotechnologique de culture de l'amibe « Willaertia magna C2c Maky », en vase clos et strictement axène. Le schéma bloc cidessous, détaille les principaux composants des installations industrielles à implémenter :

  • Préparation du milieu de culture :
    • o Pesée des composants
    • o 2 cuves de mélanges du milieu de culture
    • o 4 cuves de stockage du milieu de culture
  • Culture :
    • o 4 bioréacteurs
  • Récolte :
    • o 4 cuves de récolte
    • o 2 process de séparation de phase
    • o 1 process de lyse (Destruction mécanique des éléments organiques)
  • Séchage
    • o Atomisation
  • Formulation :
    • o Pesée des coformulants
    • o 1 process de mélange
  • Conditionnement :
    • o 1 ligne de remplissage et de palettisation des produits finis.
  • Local utilités :
    • o Process de nettoyage et de stérilisation en place (NEP / SEP)
    • o 1 générateur de vapeur
    • o 1 producteur d'eau adoucie/osmosée
    • o 1 process de production d'air comprimé
    • o 1 Process de production d'oxygène
    • o 2 centrales de traitement d'air dédiées aux zones de production

L'usine sera conçue pour fonctionner en 1x8, 7/7 en assurant une production continue.

La mise en place de la ligne NOE 2 sur Chassieu et de l'usine USIBIAM à Cavaillon représente un investissement initial en matériel et bâtiment de l'ordre de 23 millions pour lesquels la Société est actuellement en recherche de financements.

5.4.2 Avancées commerciales

5.4.2.1 Activité biocide

La société a initié en 2023 une recherche d'un partenaire capable de prendre en charge la production et/ou la commercialisation du produit biocide aux Etats Unis. Cette recherche est toujours en cours au jour de l'enregistrement du présent Document universel d'Enregistrement.

5.4.2.2 Activité biocontrôle

5.4.2.2.1 Schémas de distribution

Différents schémas de distribution sont possibles

Via les firmes agrochimiques

Très classique dans le secteur de la protection des plantes, il s'agit d'un mode de distribution à 2 niveaux, la société agrochimique revendant ensuite aux coopératives, qui elles-mêmes vendent aux agriculteurs utilisateurs finaux.

Une telle distribution permet de bénéficier du réseau commercial du distributeur, et d'une potentielle synergie de gamme. Par contre, elle est très couteuse en termes de marges : il faut assumer celle du distributeur + celle de la coopérative (ou distributeur local).

Elle peut également s'avérer dangereuse, le contrôle de l'image du produit et des messages techniques et commerciaux étant plus complexe à gérer, alors qu'il est fréquemment observé que les grandes sociétés agrochimiques ne sont que très moyennement motivées au développement des produits de biocontrôle qu'elles distribuent.

Sauf cas particulier, nous ne privilégierons pas ce mode de distribution en Europe, mais il pourra être utile dans des zones géographiques éloignées (par exemple en Asie, ou certains pays d'Amérique Latine), auprès de sociétés très sélectionnées qui disposent d'une véritable stratégie biocontrôle.

De nombreuses firmes ont testé et testent encore le produit de par le monde. Les partenariats commerciaux qui pourraient découler de ces partenariats techniques, sous condition de réussite des essais de produits formulés en champ, impliqueraient la fourniture par Amoéba, de la substance active sèche à notre agrochimiste partenaire qui la formulerait pour commercialiser le produit via son réseau de distributeurs.

En direct auprès de l'utilisateur final

Ce mode de distribution exige une connaissance fine du marché local, et donc une certaine présence terrain, ainsi qu'une organisation logistique sans faille (qui peut être sous-traitée).

Par contre, elle permet de maximiser les marges, et garantit un rapport direct avec les clients, avec un retour d'expérience immédiat.

Comme il n'est pas envisageable de créer une équipe commerciale très importante, la difficulté réside dans l'acquisition des premiers clients. Nous avons décidé de mettre en place une stratégie de leaders d'opinion et avons commencé à identifier et approcher ces leaders d'opinion « Key Opinion Leaders » (KOL) pour chaque culture et dans chacune des zones géographiques cibles.

Nous testerons le produit auprès d'eux dès 2023, dans les conditions de la pratique agricole. Ces KOL deviendront ensuite les premiers clients dès que le produit sera autorisé, puis nous utiliserons leur pouvoir de prescripteurs, d'influenceurs, afin de recruter de nouveaux clients, agriculteurs voisins ou structures de production de la même filière.

Ces KOL peuvent être des châteaux viticoles renommés, des grandes sociétés ou coopératives de production vinicole, des entreprises ou coopératives de production de légumes ou de plantes ornementales, des industriels de la production de plantes aromatiques, des sociétés de production bananière. Nombre d'entre eux testeront le produit en 2023, en Europe, aux USA et en Amérique Latine.

En direct auprès des distributeurs locaux (coopératives ou négociants privés)

Cette stratégie de distribution intermédiaire est complémentaire de la précédente, elle permet de s'appuyer localement sur des distributeurs techniques, reconnus et appréciés de leurs clients. C'est par exemple le cas de nombreux distributeurs privés (dit « négoces ») dans le Sud de la France, pour la mise en marché de produits sur la vigne et les cultures maraichères.

Certains d'entre eux testeront le produit dès 2023.

5.4.2.2.2 Des campagnes ' p p p s

5.4.2.2.2.1 Principe des essais de plein champ

Afin d'obtenir la mise en marché des produits de protection des plantes, les sociétés doivent prouver l'efficacité en conditions agronomiques. C'est le cas général en Europe, au Brésil et dans la plupart des pays. Aux Etats-Unis, la majorité des Etats n'exige pas de telles données d'efficacité, sauf la Californie et quelques autres.

Il convient donc d'effectuer des essais de plein champ, dans lesquels les produits expérimentaux sont comparés à un produit de référence qui dispose déjà d'une autorisation, alors qu'un témoin non traité permet d'évaluer l'intensité de la maladie en l'absence de protection.

Classiquement, il s'agit d'essais en blocs randomisés à 4 répétitions, et la parcelle élémentaire mesure environ 20 à 30 m2 (chaque produit ou dose testé est appliqué sur 4 parcelles de 20 à 30 m2 réparties au hasard dans le dispositif)

L'efficacité est ensuite mesurée sur des échantillons de feuilles ou de fruits : on mesure la fréquence (% d'organes malades) et l'intensité (% de surface foliaire ou de fruits détruite) de la maladie.

Il ne s'agit pas d'essais de valeur totalement pratique : les applications sont réalisées au pulvérisateur à dos, la maladie est parfois inoculée artificiellement et la culture peut-être brumisée afin de créer des conditions favorables au développement du pathogène (c'est le cas notamment des mildious).

Mais cette expérimentation se passe « au champ », sur des cultures cultivées normalement, et soumises aux aléas du climat.

Dans le cas européen par exemple, les essais doivent être réalisés selon le cahier des charges BPE (Bonnes Pratiques d'Expérimentation) et par des sociétés agréées respectant des protocoles standardisés (OEPP).

Certaines sociétés du secteur de la protection des plantes sont elles-mêmes agréées et peuvent réaliser leurs essais en interne, ce qu'elles font au moins partiellement.

Depuis 2019, Amoéba a ainsi réalisé plus de 300 essais en propre et 180 essais avec des partenaires dans 19 pays répartis sur 4 continents.

5.4.2.2.2.2 Produits testés

Depuis 2019, plusieurs produits ont été testés sous différentes formulations :

  • Suspensions concentrées (AXP11 et AXP12)
  • Poudre mouillable (AXP08, AXP09)
  • Suspension huileuse concentrée (AXP13)

A ce jour, 2 formulations AXP12 (215 g/l de substance active) et AXP13 (200 g/l de substance active) ont montré les meilleurs résultats lors des tests au champ.

5.4.2.2.2.3 Cibles évaluées

L'efficacité des produits a été évaluée sur les cibles suivantes :

  • Mildiou de la vigne (Plasmopara viticola)
  • Mildiou de la pomme de terre (Phytophthora infestans)
  • Mildiou de la tomate (Phytophthora infestans)
  • Mildiou de la courgette (Pseudoperonospora cubensis)
  • Oïdium de la vigne (Uncinula necator)
  • Oïdiums des cucurbitacées (Podosphaera xanthii et Golovonomyces cichoracearum)
  • Mildiou de la laitue (Bremia lactucae)
  • Rouille jaune du Blé (Puccinia striiformis)
  • Rouille brune du blé (Puccinia recondita)
  • Septoriose du blé (Zymoseptoria tritici)
  • Fusariose du blé (Fusarium spp)
  • Fusariose du gazon (Microdochium nivale)
  • Rouille asiatique du soja (Phakopsora pachyrizi)
  • Target spot du soja (Corynespora cassicola)
  • Rouille du caféier (Hemileia vastatrix)
  • Cercosporiose noire du bananier dite « Sigatoka » Mycosphaerella fijiensis)

5.4.2.2.2.4 Conclusions des expérimentations

Expérimentation 2021

Cette importante campagne d'expérimentation au champ nous a permis de conforter nos résultats sur les mildious de la vigne et de la pomme de terre, de confirmer que les principaux mildious des cultures maraichères pouvaient aussi être très bien contrôlés par notre substance active, et de valider le potentiel élevé de cette substance pour le traitement des céréales en Europe.

L'efficacité contre les oïdiums de la vigne et des cucurbitacées s'est révélée excellente, en Europe et en Californie. Une double AMM mildiou et oïdium sera donc demandée en Europe sur ces cultures.

La formulation SC AXP12 reste notre formulation leader pour l'AMM en Europe, sur vigne et cultures maraichères. Elle sera comparée sur céréales à AXP13.

Expérimentation 2022

En 2022, 116 essais ont été menés. Cette campagne d'essais nous a permis de :

Confirmer l'efficacité et le potentiel du produit sur de nombreux usages en climat tempéré

La formulation AXP12 (SC 215 g/l) confirme ses très bons résultats sur les mildious et oïdiums des cultures spécialisées (vigne et cultures maraichères).

Le produit est efficace contre les mildious, mais se révèle insuffisant seul lorsque la pression de maladie est importante, notamment sur vigne et pomme de terre.

Il parait très régulier sur les oïdiums, avec des performances de haut niveau proches de la référence soufre, en cultures maraichères notamment.

Contre le mildiou de la vigne, plusieurs essais ont permis de valider l'association AXP12 + une dose réduite de cuivre, qui permet de retrouver un niveau de protection proche de celui assuré par le cuivre seul à dose plus élevée. Un résultat important alors que l'examen du dossier du cuivre par la commission européenne pourrait conduire à une baisse de la dose maximale autorisée.

Le mildiou de la tomate constitue un cas particulier : testé depuis 3 ans, en Italie, sur tomate de plein champ, le produit démontre presque toujours une belle efficacité, proche de celle du cuivre, notamment pour protéger les fruits. Ce niveau de performance est un cas unique pour un produit de biocontrôle.

Des dossiers d'AMM seront déposés en Europe sur tous ces usages, à la dose de 2,5 L/h.

Les essais de 2023 seront en grande partie destinés à évaluer les meilleures stratégies d'inclusion de AXP12 dans les programmes de traitements, avec l'appui d'OAD (Outils d'Aide à la Décision).

Sur céréales, la formulation AXP13 (OD 200 g/L) a confirmé sa supériorité et sera désormais la seule testée.

Une année très difficile en rouille jaune a permis de montrer que le produit est insuffisant en situation de très forte pression, et que les premiers traitements doivent intervenir en préventif strict.

Sur septoriose, l'efficacité est confirmée dans une année de pression modérée, avec un effet dose.

Sur fusariose des épis, une activité parfois importante et proche de la référence, mais irrégulière, a été observée pour la seconde année.

Elargir le spectre d'activité connu du produit, notamment en cultures tropicales

Les essais d'évaluation ont permis de découvrir l'activité sur les maladies suivantes :

  • Tavelure du pommier
  • Maladies du soja
  • Cercosporiose du bananier
  • Pyriculariose du riz

Ces cibles représentent des marchés parmi les plus importants au monde, et ces résultats très prometteurs (soja, bananier, pommier notamment) seront confirmés en 2023.

Les formulations AXP12 et AXP13 sont en général égales à très supérieures aux produits de biocontrôle de référence, et même parfois égales aux fongicides conventionnels.

Les produits confirment donc leur potentiel pour substituer en partie les fongicides chimiques sur un certain nombre de cultures. Et à un moment où les anciens fongicides préventifs chimiques sont rapidement interdits (comme le mancozèbe et le chlorothalonil), ils pourraient aussi s'imposer comme des partenaires fiables des fongicides unisites, qui ont besoin de tels partenaires afin de limiter le développement de souches résistantes.

Les résultats des tests ont fait l'objet d'un communiqué de presse les 29 juillet 2021, 24 août 2021 et 20 octobre 2022.

5.4.2.2.2.5 Perspectives pour 2023

Le programme prévu en 2023 s'articulera autour des thèmes suivants :

  • Compléter et générer des données pour les futurs dossiers d'AMM en Europe et en Californie
  • Confirmer en seconde année les nouveaux points forts identifiés en 2022 (soja, bananier, tavelure du pommier, …)
  • En vigne et cultures maraichères en Europe, tester l'inclusion de AXP12 dans des programmes de traitement pratiques : soit en essais petites parcelles sous Bonnes Pratiques d'Expérimentation, soit en conditions agronomiques réelles avec le matériel de l'agriculteur

5.4.3 Procédures d'enregistrement des produits

5.4.3.1 Activité biocide

5.4.3.1.1 é ' p x USA

La commercialisation d'un produit biocide sur le territoire des États-Unis est sujette à l'obtention préalable d'une autorisation de mise sur le marché.

Aux États-Unis, une substance active biocide et le produit biocide contenant cette substance active sont évalués par l'Agence de Protection de l'Environnement, (Environmental Protection Agency, EPA). L'EPA s'appuie sur la Loi fédérale sur les insecticides, les fongicides et les rodenticides (Federal Insecticide, Fungicide and Rodenticide Act, FIFRA) et la Loi sur l'amélioration de l'homologation des pesticides (Pesticide Registration Improvement Act, PRIA) qui établit les frais et les échéanciers précis pour différents types d'homologation des pesticides.

Après soumission du dossier par Amoéba en avril 2021, l'EPA a évalué la demande d'approbation de la substance active biocide et des produits la contenant et, en décembre 2022, a approuvé l'utilisation de l'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement fermés (voir Communiqué de Presse du 20 décembre 2022). L'amibe Willaertia magna C2c Maky et les produits BIOMEBA la contenant sont désormais autorisés sur le territoire des Etats-Unis pour une utilisation biocide dans les systèmes de refroidissement fermés, pour le contrôle de la boue microbienne (bioslime), le contrôle de la corrosion induite par les micro-organismes et le contrôle de la flore microbienne générale.

5.4.3.1.2 é ' au Canada

Compte tenu du risque réglementaire élevé de cette application, qui mobilisait des ressources humaines et financières, Amoéba a décidé en 2022 de retirer définitivement le dossier de demande d'homologation au Canada (cf. communiqué de presse du 19 octobre 2022) et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire

5.4.3.1.3 é ' p E p

La commercialisation d'un produit biocide sur le territoire de l'Espace Économique Européen est sujette à l'obtention d'une autorisation préalable de mise sur le marché.

L'évaluation avant mise sur le marché des produits biocides et des substances actives qui les composent est encadrée et harmonisée au niveau européen par le règlement (UE) n° 528/2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l'utilisation des produits biocides. L'évaluation en Europe se décompose en deux étapes : évaluation de la substance active au niveau européen puis évaluation des préparations commerciales (produits) réalisée soit au niveau européen, soit au niveau des États-Membres, selon la procédure choisie par le demandeur.

Un produit biocide contient généralement plus d'un composant. Le composant actif contre les organismes nuisibles est appelé "substance active". La Commission Européenne évalue la sécurité de chaque substance active avant sa mise sur le marché d'un produit. Il doit être prouvé que la substance dans son utilisation envisagée, est sans danger pour la santé humaine, pour la santé animale et pour l'environnement.

L'évaluation se fait sur la base d'un dossier de demande d'approbation, qui contient notamment des données physico-chimiques sur la substance, sa toxicité, son écotoxicité, son comportement et son devenir dans l'environnement. Le dossier contient également des données d'efficacité réalisée avec un produit représentatif contenant la substance active. Une fois le dossier constitué, le demandeur soumet sa demande à un pays de l'UE appelé autorité évaluatrice, qui aura préalablement accepté d'évaluer la demande.

L'autorité compétente maltaise a accepté d'agir en tant qu'autorité évaluatrice en 2019 et Amoéba a déposé le dossier de demande d'approbation de la substance active la même année. Dans son projet de rapport d'évaluation en 2022 (cf. communiqué de presse du 3 mai 2022), l'autorité maltaise a conclu que la substance active n'est pas susceptible de satisfaire aux critères d'approbation, considérant que l'efficacité innée n'a pas été suffisamment démontrée et qu'un effet cheval de Troie ne peut être exclu dans des conditions réalistes d'utilisation. L'autorité maltaise a néanmoins confirmé l'absence de danger intrinsèque de l'amibe Willaertia magna C2c Maky pour la santé humaine, la santé animale et l'environnement. Compte tenu du risque réglementaire élevé de cette application, qui mobilisait des ressources humaines et financières, Amoéba a décidé en 2022 de retirer définitivement le dossier de demande d'homologation en Europe (cf. communiqué de presse du 20 décembre 2022) et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire.

5.4.3.2 Activité biocontrôle

5.4.3.2.1 é ' p p p x USA

La commercialisation d'un produit de protection des plantes (PPP) sur le territoire des États-Unis est sujette à l'obtention préalable d'une autorisation de mise sur le marché.

Aux États-Unis, le PPP et sa substance active sont évalués par l'Agence de Protection de l'Environnement (Environmental Protection Agency, EPA). L'EPA s'appuie sur la Loi fédérale sur les aliments, les produits pharmaceutiques et cosmétiques (Federal Food, Drug and Cosmetic Act, FFDCA), la Loi fédérale sur les insecticides, les fongicides et les rodenticides (Federal Insecticide, Fungicide and Rodenticide Act, FIFRA) et la Loi sur l'amélioration de l'homologation des pesticides (Pesticide Registration Improvement Act, PRIA) qui établit les frais et les échéanciers précis pour différents types d'homologation des pesticides.

Après soumission du dossier par Amoéba en octobre 2020, l'EPA a évalué la demande d'approbation de la substance active de biocontrôle et, en décembre 2022, a approuvé l'utilisation du lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active utilisable en protection des plantes. Le lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky est désormais autorisé sur le territoire des Etats-Unis pour un usage en agriculture, dans le but de lutter contre les maladies fongiques des plantes. L'EPA a confirmé l'exemption de limite maximale de résidus et l'exemption de délai avant récolte pour le lysat de Willaertia magna C2c Maky lorsque les produits sont appliqués conformément aux instructions d'utilisation et aux bonnes pratiques agricoles.

Les formulations (produits) contenant le lysat de Willaertia magna C2c Maky feront l'objet d'une demande d'autorisation auprès de l'EPA en 2023, avec une autorisation de mise sur le marché attendue en 2024.

Note : l'Etat de Californie requière une homologation spécifique, en plus de l'approbation fédérale : les produits feront l'objet d'une demande d'autorisation auprès du Département de la réglementation des pesticides de Californie en 2023, avec une autorisation de mise sur le marché attendue en 2025 sur ce territoire.

Calendrier prévisionnel de l'application biocontrôle aux Etats Unis :

5.4.3.2.2 é ' p p p Europe

La commercialisation d'un PPP sur le territoire de l'Espace Économique Européen est sujette à l'obtention préalable d'une autorisation de mise sur le marché.

En Europe, l'évaluation avant mise sur le marché des PPP et des substances actives qui les composent est encadrée et harmonisée au niveau européen par le règlement (CE) n° 1107/2009 concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques. L'évaluation en Europe se décompose en deux étapes :

  • évaluation de la substance active au niveau européen
  • évaluation des préparations commerciales (produits) réalisée par les États-Membres.

5.4.3.2.2.1 Approbation de la substance active

Un PPP contient généralement plus d'un composant. Le composant actif contre les parasites/maladies des plantes est appelé "substance active". La Commission Européenne évalue la sécurité de chaque substance active avant sa mise sur le marché d'un produit. Il doit être prouvé que la substance est sans danger pour la santé humaine, y compris ses résidus dans les aliments, et pour la santé animale et l'environnement.

Une fois le dossier constitué, le demandeur soumet sa demande à un pays de l'UE appelé Etat Membre rapporteur, qui aura préalablement accepté d'évaluer la demande.

La soumission du dossier de demande d'approbation de la substance active 'Lysat de Willaertia magna C2c Maky' a eu lieu en mai 2020 (cf. communiqué de presse du 29 mai 2020), après que l'autorité compétente autrichienne (AGES) a accepté d'être Etat Membre Rapporteur du dossier.

En 2022, l'AGES a recommandé l'approbation de la substance active pour un usage en protection des plantes sur le territoire européen (voir Communiqué de Presse du 25 avril 2022).

Dans son projet de rapport d'évaluation, l'AGES a conclu que la substance active est susceptible de satisfaire aux critères d'approbation. L'autorité autrichienne a ainsi confirmé l'efficacité de la substance active et son absence d'effets nocifs sur la santé humaine et l'environnement dans le cadre d'une utilisation conforme aux bonnes pratiques phytosanitaires et dans des conditions réalistes d'utilisation.

Sur base de cette conclusion, l'Autriche a recommandé aux autres Etats-Membres de l'UE et à l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) l'approbation de cette substance active et son inscription sur la liste des substances actives phytopharmaceutiques approuvées.

Dans son projet de rapport d'évaluation, l'Autriche a également recommandé :

  • que la substance active « Lysat de Willaertia magna C2c Maky » soit classée comme substance à faible risque. Cette classification permet notamment une évaluation accélérée des produits contenant ladite substance (selon la réglementation, 120 jours au lieu de 365 jours) et une durée d'autorisation de la substance active avant renouvellement plus longue (15 ans au lieu de 10 ans).
  • que la fixation d'une limite maximale de résidus de « Lysat de Willaertia magna C2c Maky » ne soit pas requise, étant donné le profil non-toxicologique de la substance.

Deux étapes majeures, dont la première est en cours, sont encore nécessaires avant approbation de la substance active de biocontrôle par la Commission Européenne :

  • Phase d'évaluation du risque : l'EFSA réalise l'évaluation du risque et la communication des risques sur les aspects liés à la sécurité alimentaire puis organise une consultation d'experts (peerreview) pendant 3 mois, incluant les Etats-Membres et l'EFSA. A la suite de la consultation d'experts, l'EFSA publie dans un délai de 4 à 8 mois (hors une éventuelle suspension d'horloge en cas de demande d'informations complémentaires) un rapport scientifique (peer-review report) contenant ses conclusions. Ce rapport devrait être finalisé au second semestre 2023.
  • Phase de gestion du risque : dans les 6 mois suivant les conclusions de l'EFSA, la Commission Européenne présente un rapport, dénommé 'rapport d'examen' (review report) et un projet de règlement au Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale qui vote sur l'approbation (sous réserve, s'il y a lieu, de conditions et de restrictions) ou la non-approbation de la substance active, à la majorité qualifiée (55 % des États membres, représentant au moins 65 % de la population). L'approbation d'une substance active implique que cette substance est éligible pour une utilisation dans un PPP sur le territoire de l'UE. La décision est in fine adoptée par la Commission Européenne qui publie le règlement au Journal officiel de l'UE. En général, une substance active est approuvée pour une durée de 10 ans. La décision devrait être publiée par la Commission européenne début 2024.

En vertu des règles de l'UE, il s'écoule de 2,5 à 3,5 ans entre la date de recevabilité de la demande et la publication d'un règlement approuvant une nouvelle substance active. Les délais réglementaires pour l'évaluation des demandes d'approbation des substances actives varient selon la nouveauté, la complexité, l'exhaustivité et le type de demande, mais aussi selon la charge de travail des autorités compétentes : ce délai n'est pas systématiquement respecté comme l'indique l'article de recherche A comparison of the EU and US regulatory frameworks for the active substance registration of microbial biological control agents 25. Ainsi, la Société estime que la substance active pourrait être approuvée début 2024 sous réserve qu'elle satisfasse aux critères d'approbation.

5.4.3.2.2.2 Approbation du produit de protection des plantes (préparation commerciale)

Le Produit de Protection des plantes (PPP) est la forme sous laquelle la préparation est fournie à l'utilisateur et qui contient au moins une substance active approuvée (voir section précédente) et des co-formulants. Avant qu'un PPP puisse être mis sur le marché ou utilisé, il doit être autorisé dans le(s) pays de l'UE concerné(s). C'est le même règlement (CE) no 1107/2009 qui fixe les règles et procédures d'autorisation des produits phytopharmaceutiques.

Les usages demandés pour un PPP ne sont pas restreints à l'usage représentatif inclus dans l'autorisation de la substance active. D'autres usages (couple culture / parasite) peuvent en effet être demandés : les données d'efficacité et l'évaluation du risque du nouveau produit sont évaluées à ce stade de l'enregistrement de ce PPP.

Un système zonal (Nord, Centre et Sud) d'autorisation fonctionne dans l'UE pour permettre un système harmonisé et efficace. Un pays de l'UE évalue la demande d'autorisation du PPP au nom d'autres pays de sa zone et parfois au nom de toutes les zones. En effet, pour certaines utilisations, l'UE est considérée comme une zone unique et un seul État membre peut évaluer un PPP au nom de l'UE dans son ensemble. Ces utilisations non dépendantes du climat sont : l'utilisation en serre, les traitements après récolte, les traitements des locaux ou conteneurs de stockage vides et les traitements des semences.

La procédure de base pour l'autorisation d'un nouveau PPP et la reconnaissance mutuelle ultérieure dans d'autres États membres de l'UE est la suivante :

  • Une demande est présentée au(x) pays de l'UE où le PPP est destiné à être mis sur le marché.
  • Un État membre rapporteur de zone (zonal Rapporteur Member State ou zRMS) est sélectionné pour chaque zone où le PPP doit être autorisé. Le zRMS effectue une évaluation de la demande et les autres États Membres de la même zone commentent l'évaluation du zRMS, qui prend ensuite la décision d'accorder ou de refuser une autorisation.
  • Les autres États membres accordent une autorisation, sauf si des conditions nationales spécifiques justifient des conditions d'utilisation alternatives (mesure de limitation) ou refusent l'autorisation.

Si une autorisation est délivrée et que le demandeur souhaite ensuite mettre le même produit sur le marché dans un ou plusieurs autres États membres, une demande de "reconnaissance mutuelle" du produit est introduite dans l'État Membre concerné.

En vertu des règles de l'UE, la durée d'évaluation est de 12 mois, avec possiblement une durée additionnelle de 6 mois en cas de demande complémentaires par État membre rapporteur de zone.

25 https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1002/ps.5133

Pour les PPP contenant une substance active non encore approuvée, l'État Membre doit initier l'évaluation une fois que le projet de rapport d'évaluation de la substance active (DAR) est disponible, et l'évaluation doit être clôturée dans les 6 mois après l'approbation de la substance active.

Une procédure particulière est prévue pour les PPP dits « à faible risque ». Ces produits ne doivent notamment ne contenir qu'un ou des substances actives approuvées en tant que substances actives à faible risque. Pour les PPP dits « à faible risque », la durée d'évaluation est réduite à 120 jours (hors éventuelle suspension d'horloge en cas de demande d'information complémentaires).

Un PPP est approuvé pour une durée en général n'excédant pas un an la date d'expiration de l'approbation de la substance active le contenant.

L'attention du lecteur est attirée sur le fait que les délais réglementaires pour l'évaluation des demandes d'approbation des produits varient selon la complexité, l'exhaustivité et le type de demande, mais aussi selon la charge de travail des autorités compétentes : le délai réglementaire n'est pas toujours respecté par ces autorités comme l'indique le Overview report - Authorisation of Plant Protection Products de la Commission Européenne (document référence DG(SANTE) 2017-6250 – MR 26). Les délais réglementaires prise en compte pour les projections ci-dessous reflètent les délais réglementaires fixés par le règlement (CE) n° 1107/2009.

Application de cette réglementation au(x) PPP du Groupe :

Pour une nouvelle substance active non encore approuvée, l'État membre rapporteur de zone a l'obligation d'entreprendre l'évaluation si le projet de rapport d'évaluation de la substance active est finalisé – sans attendre l'approbation formelle de la substance active ; l'évaluation de la demande d'autorisation du(des) PPP se faisant en parallèle de la consultation d'experts (peer-review) concernant la substance active. Ainsi, le Groupe envisage de soumettre une demande d'autorisation du(des) PPP contenant la substance active, pour un usage contre le mildiou de la vigne et d'autres usages pour lesquels des données d'efficacité ont été générées entre 2019 et 2022. La soumission est envisagée dans les Etats-Membres de l'Union Européenne dans lesquels l'usage (culture/maladie) est pertinent commercialement.

Une fois la substance active approuvée par la Commission Européenne (estimé 2024), l'État membre rapporteur de zone a un délai légal pour déterminer si les PPP satisfont aux critères d'approbation et émettre sa décision :

  • 4 mois (120 jours) si la substance active est approuvée en tant que substance active dite « à faible risque ».
  • 12 mois si la substance active est approuvée mais n'est pas qualifiée en tant que substance active dite « à faible risque ». Il est à noter que ces délais, bien que réglementaires, ne sont pas toujours respectés par les autorités compétentes.

La Société estime que l'autorisation de mise sur le marché pour le ou les produits de protection des plantes contenant la substance active pourrait intervenir en 2024 dans les Etats-Membres ciblés, sous réserve qu'ils satisfassent aux critères d'approbation.

26 http://ec.europa.eu/food/audits-analysis/overview_reports/act_getPDF.cfm?PDF_ID=1021

Calendrier prévisionnel de l'application biocontrôle en Europe

5.4.3.2.3 é ' p p p au Brésil

A l'instar de l'Europe et des Etats-Unis, une demande d'homologation est à soumettre aux autorités brésiliennes avant toute commercialisation. La documentation à soumettre porte sur la composition et la qualité du produit, son efficacité agronomique, et ses propriétés physico-chimiques, toxicologiques et écotoxicologiques.

Le premier stade d'un enregistrement produit est le RET (Registro Especial Temporário ou Registre Spécial Temporaire) qui permet d'utiliser un produit phytopharmaceutique à des fins expérimentales pendant une période de 3 ans. En effet, cette étape permet d'importer le produit au Brésil, notamment pour les tests d'efficacité à conduire sur le territoire brésilien en vue d'obtenir l'enregistrement définitif.

La Société a obtenu un RET pour ses produits en février 2021, lui permettant d'initier les essais au champ au Brésil. La durée et les résultats de ces essais conditionneront la date et les usages de la demande d'autorisation de la substance active et des produits phytopharmaceutique.

La Société envisage la soumission d'une demande d'approbation de la substance active et d'autorisation de mise sur le marché pour les produits contenant cette substance active courant 2023. Au Brésil, le dossier technico-réglementaire est évalué par trois ministères : environnement (IBAMA), santé (ANVISA) et agriculture (MAPA). L'enregistrement des produits agrochimiques conventionnels prend environ cinq ans. Cependant, pour les produits de biocontrôle (« bioinsumos »), une réglementation en cours d'adoption prévoit une procédure d'évaluation accélérée (12 mois à partir de la date de recevabilité du dossier) basée sur le profil de faible toxicité de la substance active et des produits la contenant. Ainsi, le Groupe envisage une autorisation de mise sur le marché de ses produits au Brésil en 2024.

Calendrier prévisionnel de l'application biocontrôle au Brésil :

5.5 Brevets, licences, marques et noms de domaine

La présente section présente de manière développée l'état de la propriété intellectuelle de la Société. La section 3.5 du Chapitre 3 Facteurs de Risques, présente le degré de dépendance de la Société à l'égard de ses brevets et licences notamment.

5.5.1 Brevets et demandes de brevets

5.5.1.1 La politique de protection de la propriété industrielle

La politique de la Société vise à se protéger contre toute entrée potentielle de produits concurrentiels basés sur la même technologie que celle employée par la Société, ainsi qu'à protéger tout perfectionnement ou technologies nouvelles en cours de développement (en ce qui concerne les risques liés à la protection des inventions par les brevets, se reporter à la section 3.5 du présent Document d'Enregistrement Universel).

La Société a adopté des pratiques de protection de la propriété intellectuelle incluant mais non limitées à la protection de son savoir-faire, la protection des données internes de la Société, la signature de contrats de confidentialité et de non usage avec les prestataires, partenaires ou potentiels partenaires, la traçabilité de la R&D, mais également le dépôt de demandes de brevets au nom de la Société auprès des offices de propriété industrielle. Les demandes de brevets font l'objet d'un examen par les offices de propriété industrielle qui, en cas d'issue favorable, procèdent à la délivrance du brevet. Un brevet, s'il est délivré, dispose d'une durée légale de protection minimale de 20 ans à compter de la date de dépôt des demandes de brevets.

A ce jour, la Société détient :

  • d'une part une licence exclusive conférée par l'Université Claude Bernard Lyon I sur une famille de brevets couvrant l'utilisation de deux souches de protozoaires amibiens spécifiques de l'espèce Willaertia magna en tant qu'agent biocide (voir le Chapitre 20 Contrats Importants du présent Document d'Enregistrement Universel), et
  • d'autre part, quatre familles de brevets visant plus particulièrement des applications biocides et fongicides spécifiques des souches de protozoaires.

Ainsi, l'ensemble de ces familles de brevets a pour objet notamment de permettre à la Société de conserver l'exclusivité d'utilisation des souches de protozoaire de l'espèce Willaertia magna, constituant essentiel de la technologie développée par la Société, et de prolonger la durée de vie de cette technologie au travers des nouvelles utilisations spécifiques.

La couverture géographique des brevets, dont la Société est licenciée ou propriétaire, telle que précisée dans les tableaux ci-après, est en adéquation avec ses marchés ciblés.

Lorsque la Société initie ses dépôts de brevets, les dépôts prioritaires sont effectués en France sous la forme d'une demande de brevet français déposée auprès de l'Institut National de la Propriété Industrielle (l'« INPI »). Ces dépôts français donnent ensuite lieu dans un délai de 12 mois à une demande PCT27 (i.e. demande internationale, via le Patent Cooperation Treaty ou Traité de coopération

27Le PCT (Patent Cooperation Treaty) est un système de dépôt centralisé permettant de couvrir, à titre conservatoire et de manière simple, un nombre important de territoires. L'office compétent pour instruire la demande internationale PCT effectue une recherche d'antériorité et transmet le rapport correspondant accompagné d'une opinion préliminaire sur le caractère brevetable de l'invention au déposant. A l'issue

en matière de brevets) afin d'étendre la couverture géographique, mais également de potentiellement bénéficier d'une protection supplémentaire d'une durée de 12 mois s'ajoutant aux 20 années de protection généralement conférées par les brevets.

Les demandes de brevets déposés par la Société sont la propriété de la Société dans la mesure où leurs inventeurs sont ou ont été salariés au moment de la conception des inventions, à l'exception de M. Fabrice Plasson dont l'intégralité des droits sur ses inventions a été cédée à la Société conformément à un protocole d'accord transactionnel conclu entre M. Plasson et la Société le 23 avril 2014. En effet, conformément à l'article L. 611-7 du Code de la propriété intellectuelle, appartiennent à l'employeur (i) les inventions réalisées par des salariés disposant d'une mission inventive ou (ii) les inventions dites « hors mission attribuables », soit les inventions réalisées dans le cours de l'exécution des fonctions des salariés, ou dans le domaine des activités de la Société, ou par la connaissance ou l'utilisation des techniques ou de moyens spécifiques à la Société, ou de données procurées par elle.

A ce jour, 4 inventions ont été protégées directement par la Société par des dépôts de demandes de brevets, constituant 4 familles distinctes dont les brevets nationaux sont détaillés ci-après.

5.5.1.1.1 v b v é à S é é p 'U v é Claude Bernard Lyon 1

Première famille : Procédé de lutte biologique contre la prolifération des Legionella pneumophila

Cette famille comprend un brevet européen délivré qui a été validé dans 8 pays désignés et un brevet américain délivré. Les brevets protègent les 2 souches spécifiques de protozoaire déposées dans la collection ATCC sous les numéros PTA-7824 et PTA-7825 et dont la société a également la licence exclusive, et leurs utilisations en tant qu'agent désinfectant, notamment pour lutter contre la prolifération de Legionella pneumophila.

Une licence exclusive a été conférée suivant un contrat du 29 juillet 2010 par l'Université Claude Bernard Lyon I à la Société sur cette famille de brevets. Ce contrat de licence exclusive portant sur cette famille de brevets a fait l'objet d'une inscription sur les registres de propriété industrielle des pays visés. Ce contrat devrait rester en vigueur jusqu'à l'expiration du dernier des brevets couverts par la licence soit en 2027. Une description plus ample de ce contrat de licence figure au Chapitre 20 « Contrats importants » du présent Document d'Enregistrement Universel.

de la phase internationale d'une demande PCT (qui dure 30 mois à compter de la date de priorité), il convient de choisir les pays/régions dans lesquels l'instruction de la demande devra être effectivement engagée.

Pays
du
dossier
Date
de
priorité28
Etat Numéro
de
délivrance
(date de délivrance)
Date d'expiration
FRANCE Abandonné29 N/A N/A
BELGIQUE 12.10.2006 Délivré30 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
SUISSE 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
ALLEMAGNE 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
FRANCE 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
R.-UNI 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
LUXEMBOURG 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
MONACO 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
ESPAGNE 12.10.2006 Délivré 2 077 723 (04/08/2010) 12.10.2027
ETATS-UNIS 12.10.2006 Délivré US 8 168 167 (01.05.2012) 12.10.2027 + 157 jours31

Tableau 1 : Etat des brevets de la famille « Procédé de lutte biologique contre la prolifération des Legionella pneumophila » (mis à jour le24 janvier 2023)

5.5.1.1.2 Brevets et demandes de brevet dont la Société est seule propriétaire

Deuxième famille : Procédé de lutte biologique contre les Listeria

Les titres de cette famille ont été déposés, en décembre 2012. A ce jour, seuls deux brevets (Brésil et Inde) restent en attente de délivrance ; les autres pays et zones de protection visés ayant délivré le brevet. Cette famille de brevets vise à protéger un procédé de lutte contre la prolifération de Listeria monocytogenes, utilisant les protozoaires de l'espèce Willaertia magna, ou plus généralement les utilisations d'un agent désinfectant contenant des protozoaires de l'espèce Willaertia magna comme biocide sur les Listeria.

28 La date de priorité du brevet correspond à la date du premier dépôt dans un pays pour une invention. Pour bénéficier du droit de priorité, les dépôts subséquents des demandes de brevet pour la même invention peuvent être effectués au plus tard 12 mois après la date de priorité. Sous réserve de leur délivrance et du paiement régulier des redevances de maintien en vigueur, les brevets sont délivrés pour une durée de 20 ans à compter de leur date de dépôt respective.

29 Lorsqu'une demande de brevet nationale est déposée pour une invention, cette demande bénéficie pendant 12 mois d'un délai de priorité permettant de déposer la même invention via une demande internationale dans d'autres pays, et également à nouveau dans le pays où la demande de brevet avait été initialement déposée. La demande initiale est alors fréquemment abandonnée à la faveur de la demande internationale postérieure désignant le même pays, ceci permettant notamment de proroger de quelques mois la durée de protection de l'invention.

30 La mention « Délivré » signifie que le brevet a été accordé par l'office de propriété industrielle du pays concerné.

31 Les 157 jours additionnels correspondent à la prolongation du terme en fonction de la durée de la procédure d'examen selon l'Article 35 USC 154(b) du Code américain des Brevets « Patent Term Adjustment ».

Pays Date
de
priorité
Etat32 Numéro de délivrance (date
de délivrance)
Date d'expiration33
FRANCE - Délivré 11 61111 (06/02/2015) 02/12/2031
PCT 02/12/
2011
N/A N/A 34
-
BRESIL 02/12/
2011
Publié (06/06/2017), en cours
examen
En attente de délivrance 03/12/2032
(Projection)
CHINE 02/12/
2011
Délivré 'ZL2012800594808
(24/08/2016)
03/12/2032
USA 02/12/
2011
Délivré 9 192 167 (24/11/2015) 03/12/2032
EUROPE 02/12/
2011
Délivré 2785879 (27/07/2016) 03/12/2032
RUSSIE 02/12/
2011
Délivré 2014126873 (01/02/2016) 03/12/2032
JAPON 02/12/
2011
Délivré 5934804 (13/05/2016) 03/12/2032

Tableau 2 : Etat des brevets de la famille « Procédé de lutte biologique contre les Listeria » (mis à jour le 24 janvier 2023)

Troisième famille : Procédé de lutte biologique contre les Pseudomonas

Les titres de cette famille ont été déposés en décembre 2012. A ce jour, seuls deux brevets (Brésil et Inde) restent en attente de délivrance ; les autres pays et zones de protection visés ayant délivré le brevet. Cette famille de brevets vise à protéger un procédé de lutte contre la prolifération de Pseudomonas, utilisant les protozoaires de l'espèce Willaertia magna, ou plus généralement les utilisations d'un agent désinfectant contenant des protozoaires de l'espèce Willaertia magna comme biocide sur les Pseudomonas.

32 L'avancement de la procédure de délivrance d'un brevet peut varier, pour une même invention, d'un pays à l'autre. En outre, la portée des revendications d'une demande de brevet est susceptible de changer dans le cadre des examens réalisés au fond par les Offices des pays/régions dans lesquels une protection est recherchée. Lorsqu'un brevet est délivré, son maintien en vigueur dépend ensuite du paiement, à échéance régulière, des taxes de maintien en vigueur.

33 En général, la durée légale de protection est de 20 ans à compter de la date de dépôt (notamment de la demande internationale PCT). Toutefois, dans certains pays comme le Brésil ou les Etats-Unis, la date d'expiration exacte ne peut être connue qu'à compter ou en fonction de la délivrance du titre. La date d'expiration indiquée pour les demandes de brevets américains ou brésiliens est donc une fourchette basse. 34 La demande PCT est entrée en phases nationales dans le délai légal de 30 mois à compter de sa date de priorité.

Pays Date
de
priorité
Etat Numéro de délivrance (date
de délivrance)
Date d'expiration
FRANCE - Publié
(21/06/2013),
en
cours d'examen
N/A 20/12/2031
(Projection)
PCT 20/12/2011 N/A N/A 35
-
BRESIL 20/12/2011 Délivré BR 112014012966 20/12/2032
CHINE 20/12/2011 Délivré ZL2012800621839
(12/10/2016)
20/12/2032
USA 20/12/2011 Délivré 9288994 (22/03/2016) 20/12/2032
EUROPE 20/12/2011 Délivré 2809161 (03/02/2016) 20/12/2032
RUSSIE 20/12/2011 Délivré 2014129836 (01/02/2016) 20/12/2032
JAPON 20/12/2011 Délivré 5934805 (13/05/2016) 20/12/2032

Tableau 3 : Etat des brevets de la famille « Procédé de lutte biologique contre les Pseudomonas » (mis à jour le 24 janvier 2023)

Quatrième famille : Procédé de lutte biologique contre Naegleria fowleri

Les titres de cette famille ont été déposés en octobre 2013. La demande internationale PCT a fait l'objet d'entrée en phases nationales courant T2 2016. A ce jour, trois brevets (Brésil, Inde et Europe) restent en attente de délivrance ; les autres pays et zones de protection visés ayant délivré le brevet.

Pays Date
de
priorité
Etat Numéro de délivrance (date
de délivrance)
Date d'expiration
FRANCE 23/10/2013 Délivré 1360347 (22/07/2016) 23/10/2033
PCT 23/10/2013 N/A N/A 36
CHINE 23/10/2013 Délivré ZL2014800584256
(09/11/2018)
23/10/2034
USA 23/10/2013 Délivré 9894903 (20/02/2018) 23/10/2034
EUROPE 23/10/2013 Délivré 3060058 23/10/2034
RUSSIE 23/10/2013 Délivré 2016119629 (09/01/2018) 23/10/2034
INDE 23/10/2013 Délivré 341708 (15/07/2020) 23/10/2034
JAPON 23/10/2013 Délivré 6165337 (12/06/2017) 23/10/2034

Tableau 4 : Etat des brevets de la quatrième famille de brevets (mis à jour le 24 janvier 2023)

35 La demande PCT est entrée en phases nationales dans le délai légal de 30 mois à compter de sa date de priorité.

36 La demande PCT est entrée en phases nationales dans le délai légal de 30 mois à compter de sa date de priorité.

Cinquième famille : Utilisation thérapeutique ou non-thérapeutique de protozoaires du genre Willaertia comme fongistatique et/ou fongicide

Les titres de cette famille ont été déposés en août 2017 avec un dépôt prioritaire en France. La demande PCT a été déposée en août 2018. Les phases nationales de la demande PCT ont été engagées en février 2020. Cette famille de brevets vise à protéger l'utilisation de Willaertia Magna C2c Maky comme agent de biocontrôle sur des levures et moisissures pathogènes, notamment celles présentant des résistances aux fongicides.

Pays Date
de
priorité
Etat Numéro
de
délivrance (date de
délivrance)
Date d'expiration
FRANCE 10/08/2017 Délivré 17
57644
(25/12/2020)
10/08/2037
PCT 10/08/2017 Publié N/A 10/02/202037
AFRIQUE DU SUD 10/08/2017 Délivré 2020/00920
(25/08/2021)
10/08/2038
AUSTRALIE 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
BRESIL 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
CANADA 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
CHILI 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
CHINE 10/08/2017 Délivré 2021090301151460
(10/09/2021)
10/08/2038
COSTA RICA 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
EQUATEUR 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
ETATS-UNIS 10/08/2017 Délivré 16637532
(02/08/2022)
10/08/2038
EUROPE 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
INDE 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
INDONESIE 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
ISRAËL 10/08/2017 Délivré 272543 10/08/2038

37 La date mentionnée correspond au délai de 30 mois à compter de la date de priorité de la demande internationale PCT pour l'engagement des phases nationales.

(02/12/2022)
JAPON 10/08/2017 Délivré 22/11/2022 10/08/2038
MEXIQUE 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
NELLE ZELANDE 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
PHILIPPINES 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
REP.
DOMINICAINE
10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)
RUSSIE 10/08/2017 Délivré 2020109868
(14/04/2022
10/08/2038
CHILI 10/08/2017 En cours examen N/A 10/08/2038
(projection)

Tableau 5 : Etat des brevets de la cinquième famille de brevets (mis à jour le 24 janvier 2023)

5.5.2 Marques

Les marques françaises « » n° 3706602 et « amoéba » n° 3706637 ont toutes deux été déposées le 22 janvier 2010 en classes 5, 40 et 42 pour les produits et services suivants « désinfectant biologique ; Service de traitement de l'eau par un agent biologique ; Évaluations, estimations et recherches dans les domaines scientifique et technologiques rendues par des ingénieurs ».

Ces marques ont été déposées par Monsieur Fabrice Plasson, agissant pour le compte de la Société Amoéba alors en cours de formation. Ces dépôts ont fait l'objet d'une reprise par la Société par l'Assemblée Générale Extraordinaire en date du 7 avril 2015 et le procès-verbal a été transmis à l'INPI pour régularisation de l'inscription de ces marques au nom de la Société.

Les marques « AMOEBA », « BIOMEBA » et « « BIOMEBOX » sont également enregistrées dans les pays suivants, et selon les classes suivantes :

Pour la marque « AMOEBA » :

Pays
/
Classes Statut
Région
FRANCE Classe 5 - Classe 40 - Classe 42 Enregistrée (le 28/10/2016 sous numéro 16/4284933)
BRESIL Classe 5 - Classe 40 - Classe 42
CHINE Classe 40 - Classe 42 Enregistrée (le 22/03/2018 sous numéro 4284933)
EUROPE Classe 5 - Classe 40 - Classe 42 Enregistrée (le 27/10/2018 sous numéro 1346885)
RUSSIE Classe 5 - Classe 40 - Classe 42 Enregistrée (le 24/01/2018 sous numéro 1346885)
USA Classe 5 - Classe 40 - Classe 42 Enregistrée (le 13/03/2018 sous numéro 5,477639)

Tableau 1 : Etat de la protection de la marque AMOEBA (mis à jour le 3 mars 2020)

Pour la marque « BIOMEBA » :

Pays
/
Région
Classe Statut
FRANCE Classe 5 Enregistrée (le 28/10/2016 sous numéro 16/4284928)
BRESIL Classe 5 Enregistrée (le 08/05/2018 sous numéro 911325573)
CHINE Classe 5 Enregistrée (le 04/07/2018 sous numéro 1346193)
EUROPE Classe 5 Enregistrée (le 27/10/2017 sous numéro 1346193)
JAPON Classe 5 Enregistrée (le 05/10/2017 sous numéro 1346193)
RUSSIE Classe 5 Enregistrée (le 22/01/2018 sous numéro 1346193)
CANADA Classe 5 Enregistrée (le 18/06/2019 sous numéro TMA1027321)
USA Classe 5 Enregistrée (le 03/10/2017 sous numéro 5298897)

Tableau 2 : Etat de la protection de la marque BIOMEBA (mis à jour le 3 mars 2020)

Pour la marque « BIOMEBOX » :

Pays
/
Région
Classes Statut
FRANCE Classe 7 - Classe 9 - Classe 35 -
Classe 42
Enregistrée (le 30/03/2017 sous numéro 17/434857)
EUROPE Classe 7 - Classe 9 - Classe 35 -
Classe 42
Enregistrée (le 03/08/2018 sous numéro 1391213)
INDE Classe 7 - Classe 9 - Classe 35 -
Classe 42
Enregistrée (le 05/10/2018 sous numéro 1391213)
RUSSIE Classe 7 - Classe 9 - Classe 35 -
Classe 42
Enregistrée (le 21/09/2018 sous numéro 1391213)
CANADA Classe 7 - Classe 9 - Classe 35 -
Classe 42
Enregistrée (le 20/09/2019 sous numéro TMA1055618)
USA Classe 7 - Classe 9 - Classe 35 -
Classe 42
Enregistrée (le 30/09/2019 sous numéro 5815727)

Tableau 3 : Etat de la protection de la marque BIOMEBOX (mis à jour le 3 mars 2020)

Classe 5 : Désinfectants biologiques

Classe 7 : Pompes (machines) dans le domaine du traitement de l'eau ; pompes d'injection dans le domaine du traitement de l'eau

Classe 9 : Appareils électroniques d'analyse et de mesure non médicaux utilisés dans le domaine du traitement de l'eau ; logiciels informatiques pour le stockage de données et la gestion d'informations

Classe 35 : Traitement de données informatiques dans le domaine du traitement de l'eau

Classe 40 : Services de traitement de l'eau par un agent biologique

Classe 42 : Évaluations, estimations et recherches dans les domaines scientifique et technologique rendues par des ingénieurs

5.5.3 Noms de domaine

La Société dispose d'un portefeuille de noms de domaine dont elle a la charge. L'ensemble de ces noms de domaine, initialement déposés au nom de Monsieur Fabrice Plasson, a fait l'objet d'un transfert au profit de la Société.

Nom de domaine Date d'expiration
amoeba-biocide.com 25 janvier 2025
amoeba-biocide.eu 25 janvier 2025
amoeba-biocide.fr 25 janvier 2025
amoeba.fr 20 janvier 2025
amoeba-nature.com 5 février 2027
Amoeba-nature.fr 3 décembre 2027

5.6 Investissements

5.6.1 Investissements importants réalisés au cours des trois derniers exercices

Principaux investissements au cours des trois derniers exercices
Montant en K euros 31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Immobilisations incorporelles 2 - -
Dont capitalisation des frais de R&D - - -
Immobilisations corporelles 303 144 61
Dont installations techniques 60 115 52
Dont construction site de production 184
Dont autres 60 29 9

Les investissements en immobilisations corporelles au cours des trois exercices présentés correspondent principalement à l'acquisition de matériels de laboratoire, de lignes de productions, de matériels informatiques et de bureau (voir les note 3 et note 4 de l'annexe aux comptes consolidés IFRS présentée à la section 18.1 « Comptes consolidés établis pour l'exercice clos le 31 décembre 2022 » du présent Document d'Enregistrement Universel).

Le Groupe a initié la construction d'un nouveau site de production en se positionnant sur l'acquisition d'un terrain et des études pour le dépôt du permis de construire (cf. note 5.6.2 pour plus de détails).

5.6.2 Investissements importants en cours de réalisation ou pour lesquels des engagements fermes ont été pris

La Société a signé une lettre d'intention pour l'acquisition d'un terrain à Cavaillon (Vaucluse) en vue de construire sa première usine pour un montant estimé de 23 millions d'euros au titre des bâtiments et de l'équipement industriel (cf. communiqué de presse du 16 février 2023). La demande de permis de construction est en cours. Hormis des investissements de recherche et développement envisagés pour son produit de biocontrôle et de nouvelles applications, la Société n'envisage pas d'autres investissements importants dans le futur.

5.6.3 Informations relatives aux coentreprises et aux entreprises dans lesquelles l'émetteur détient une part du capital

Non applicable.

5.6.4 Questions environnementales

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, la nature des activités du Groupe n'entraîne pas de risque significatif pour l'environnement.

Du fait de son activité, le Groupe estime générer des externalités positives sur l'environnement. En effet, il développe une solution biologique pour la prévention du risque microbiologique dans le traitement de l'eau et de la protection des plantes. Cette solution entièrement naturelle apparaît comme une alternative aux traitements chimiques traditionnellement utilisés, dans le monde industriel notamment.

Afin de protéger l'environnement de son activité, Amoéba a mis en place des procédures rigoureuses de gestion de ses déchets. Amoéba forme son personnel à ces procédures et elle l'informe également sur la gestion rigoureuse mise en place sur ces problématiques.

De plus, afin d'inclure les questions environnementales dans l'organisation de la Société, le Groupe a inclus dans son Document Unique d'Evaluation des Risques leur gravité sur l'Environnement. En effet, dans les règles de cotation des risques, une note est attribuée en fonction de la gravité du risque sur l'environnement (risque réel pour la faune et la flore, risque de perturbation pour la faune et la flore, risque faible…) ainsi qu'une note relative à la maîtrise du risque par rapport à l'environnement (pas de maîtrise du risque particulière, maîtrise du risque mais pas d'actions d'amélioration…).

Les activités de la Société ne rejettent pas de pollution dans l'air, elles n'ont donc pas d'impact sur la qualité de l'air. De même, il n'y a pas d'impact sur le sol, ni sur les réseaux d'eau collectifs. Le produit en développement n'est pas pollueur. Les activités de la Société ne génèrent pas non plus de nuisances sonores particulières pour le personnel ou les personnes riveraines. Le détail des rejets de gaz à effet de serre liés aux déplacements en voiture et en avion sont indiqués ci-dessous.

Par ailleurs, le Groupe opère pour ses activités de recherche et développement dans un cadre réglementaire extrêmement contraint, auquel il se conforme. Le Groupe dispose de tous les agréments nécessaires à la conduite de ses activités.

Il est précisé que le Groupe est locataire des locaux et bureaux qu'il occupe. Il n'est donc pas décisionnaire des installations mises en place qui pourraient avoir un impact en matière d'environnement et de développement durable.

Néanmoins, pour les activités et investissements qui sont de sa responsabilité, le Groupe veille à limiter son impact sur l'environnement.

5.6.4.1 Moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux et des pollutions

La délivrance de l'avis ICPE permet de confirmer que l'activité du Groupe a des enjeux environnementaux très limités. Les études d'évaluation environnementale produites pour la délivrance de cet avis ont permis de conclure de manière justifiée à l'absence d'effets notables sur les différentes composantes de l'environnement. Des actions sont néanmoins mises en place pour assurer que le risque résiduel inhérent à toute industrie soit maitrisé.

Le laboratoire est quant à lui de type NSB2 (qualifiant son niveau de sécurité biologique). Le NSB2 précise que les germes pathogènes manipulés en laboratoire présentent un risque modéré pour la personne et faible pour la collectivité, toute infection grave pouvant être traitée et prévenue efficacement. La classe de danger à laquelle la collectivité est exposée est donc faible et des mesures de prévention sont en place.

5.6.4.2 Economie circulaire : prévention et gestion des déchets

Les ressources naturelles et énergétiques ne sont pas inépuisables et le Groupe est soucieux de son empreinte énergétique. De ce fait, Amoéba apporte une grande vigilance à ne pas surconsommer les différentes ressources et énergies auxquelles elle a accès.

La collecte des déchets générés par l'activité est suivie au sein du Groupe en fonction de leur nature. Ainsi, en 2022, 23 900 litres de déchets correspondaient à des déchets assimilés DASRI (Déchets d'Activité de Soins à Risques Infectieux), tandis que 8,3 tonnes de déchets ont été générées par le traitement des cartons, des plastiques et des recyclables. En 2021, les déchets assimilés DASRI avait généré 31 980 litres de déchets et les cartons, plastiques et recyclables 7,2 tonnes de déchets.

Le Groupe applique de simples principes de bon sens en termes de protection de l'environnement (gestes au quotidien d'économie d'énergie concernant notamment l'éclairage des locaux). Afin de poursuivre cette ligne de conduite et dans un souci de valorisation des déchets, le Groupe a notamment mis en place des collecteurs de piles et de doses de café. Le Groupe a aussi recours à des prestataires pour la gestion des déchets. L'accord-cadre avec Veolia qui s'occupe du traitement de la DASRI, des cartons et des déchets industriels banals signé en 2016 a été renouvelé.

Par ailleurs, le fournisseur principal de poches contenant les solutions liquides nécessaires à la production de son biocide a réalisé une étude indiquant que l'usage unique des poches avait un meilleur impact environnemental que des systèmes réutilisables, le Groupe a donc opté pour la solution préconisée par ce fournisseur. Une fois ce choix opéré, une réflexion a été menée

conjointement avec le fournisseur PALL afin de collecter et retraiter ces poches à usage unique. À terme, ce recyclage aurait un impact conséquent sur l'environnement puisqu'il permettrait de trouver une solution pérenne en substitution d'une consommation unique des poches. De plus, ce fournisseur a un plan d'actions à court terme pour limiter l'impact de ces solutions sur l'environnement.

Le rapprochement avec un fournisseur ayant comme ambition de minimiser son empreinte carbone, mais aussi celle de ses clients, permet à Amoéba de profiter indirectement de l'ensemble des externalités positives générées par ce plan de recyclage.

5.6.4.3 Les consommations de papier

La consommation de papier reste limitée au sein d'Amoéba, avec une consommation d'une centaine de ramettes par an soit l'équivalent de 250 kg par an.

Le Groupe a recours au prestataire Elise qui se charge de la collecte, du tri et du recyclage des papiers et cartons usagés. L'appel au prestataire Elise permet non-seulement de générer un bilan environnemental positif (économie d'eau, d'énergie et d'émission de CO2 grâce au papier recyclé) ainsi qu'un bilan social positif, l'organisme embauchant des salariés en situation de handicap.

5.6.4.4 Les consommations en eau et en énergie

En 2022, le Groupe a consommé 1 093 m3 d'eau (contre 933 m3 consommés sur 2021).

Afin de garantir une utilisation durable de ses ressources, le Groupe procède à un suivi hebdomadaire de la consommation d'eau. Ainsi, en cas de dérive non-justifiée par l'activité, des actions correctives sont directement réalisées (par exemple, le Groupe est capable de rechercher directement une fuite d'eau éventuelle).

Le site de Lyon Chassieu est équipé de disconnecteur BA sur le réseau d'alimentation générale et sur les circuits d'alimentation de la société, permettant de protéger les réseaux contre les retours d'eau. La Société est autorisée à déverser ses eaux industrielles (process et lavage) dans le réseau d'eaux usées publics via la convention de rejets établie avec la Communauté urbaine du Grand Lyon. L'inactivation des eaux de process présentant une charge microbienne est réalisée avant rejet.

Amoéba pratique également une auto-évaluation de la qualité des rejets d'effluents qu'elle génère. Ce programme prévoit notamment des contrôles réguliers afin de limiter au maximum ces rejets. La Société prévoit ainsi la mise en place sur son réseau d'eau des suivis sur le volume, le débit, la température, le pH, la DBO (demande biochimique en oxygène), la DCO (demande chimique en oxygène), la présence de métaux lourds / d'azote.

La consommation d'électricité a augmenté de 8,2 % entre les deux exercices passant de 457 630 kWh à 495 066 kWh.

La consommation de gaz a augmenté de 4% entre les deux exercices, passant d'une consommation de 14 058 m3 à 14 570 m3 .

La consommation de gazole du Groupe, correspondant aux consommations des véhicules de société mis à la disposition de salariés a augmenté, conséquence de la fin de la pandémie et de l'augmentation du nombre de salariés se déplaçant. Elle est de 4 052 L consommés en 2022 contre 2 778 L en 2021.

5.6.4.5 Les émissions de gaz à effet de serre

Les principales émissions de gaz à effet de serre restent limitées aux rejets liés à la consommation d'électricité et aux déplacements des salariés (voitures / avions / trains,) dont l'impact est décrit dans les paragraphes suivants. Il n'y a pas d'autres facteurs d'émissions significatifs intervenant dans le cycle d'activité de la Société à l'heure actuelle.

5.6.4.6 Déplacements réalisés avec les véhicules utilisés par les salariés :

En 2022, les collaborateurs ont parcouru 60 394 Kms avec les véhicules de société ou de location. Sur 2021, le nombre de kilomètres parcourus s'était élevé à 40 068 Kms

5.6.4.7 Déplacements réalisés en trains par les salariés

Depuis 2015, le Groupe a décidé de suivre les déplacements réalisés en train. Sur cet exercice, il a été ainsi parcouru 37 095 kms. En 2021, 22 262 Kms avaient été parcourus

5.6.4.8 Déplacements réalisés en avions par les salariés

Compte tenu de son développement international en cours, le Groupe est amené à réaliser un nombre significatif de voyages nationaux et internationaux en avion. Il a ainsi mis en place depuis 2015 des critères de suivi de ses rejets de CO2 occasionnés par ce type de déplacement. Ces informations ont été estimées à partir des données transmises par les agences de voyages ou les sites des compagnies aériennes qui ne tiennent compte que de l'impact de combustion carburant pour les vols.

2022 2021 Variation
Rejets de gaz à effet de serre en teq CO² 16 711 1 477 *11
Nombre de Km parcourus 150 546 15 264 *10

Afin de limiter ses déplacements et leurs impacts sur l'environnement, le Groupe essaie de recourir dès que cela est possible à des outils de visioconférence et de téléconférence.

5.6.4.9 Une future usine biocontrôle dédiée au respect de l'environnement

AMOEBA a choisi son implantation industrielle dans la zone d'activités des Hauts Banquets à Cavaillon qui s'inscrit dans la stratégie de l'Opération d'Intérêt Régional Naturalité (OIR) dans le département du Vaucluse.

Il s'agit d'un parc productif premium dédié à la naturalité et positionné sur 5 marchés :

  • Bio contrôle et intrants naturels
  • Ingrédients naturels
  • Alimentation de qualité
  • Nutraceutique
  • Cosmétiques naturels et parfumerie

Label Parc+, parc engagé

L'aménageur a obtenu le label « Parc engagé, Parc + » grâce à une forte dimension sociétale et environnementale. Des équipements pour le respect du bien-être des salariés et de la biodiversité seront mis en place, tout comme la mise en avant d'énergies vertes tels que les panneaux solaires en toitures et l'hydrogène. Une double certification (BREEAM Very Good et Biodiverscity) sera imposée aux utilisateurs

  • Préserver et valoriser le paysage, les ressources naturelles et la qualité de vie locale,
  • Panneaux photovoltaïques sur 80% des toits
  • Recyclage des eaux de process
  • Panneaux solaires thermiques
  • Géothermie
  • Matériaux biosourcés
  • Préservation du biotope (faune / flore)

Concrètement, Amoéba envisage d'investir 950 k€ minimum dans les énergies vertes en autonomisant le site :

  • Panneaux photovoltaïques sur 80% des toits, pour la production d'électricité en autoconsommation
  • Recyclage des eaux de process
  • Panneaux solaires thermiques pour la production d'eau chaude et de vapeur
  • Géothermie pour la régulation des process et des locaux
  • Optimisation de la gestion de contenants de matières premières (big-bag et recyclage).

L'ensemble des dispositifs seront pilotés par un process technologique de pointe au format 4.0 permettant d'améliorer les bénéfices à court terme en production et des avantages concurrentiels à plus long terme pour notre entreprise :

  • Monitoring énergétique de chaque process
  • Suivi simple et pédagogique
  • Economies rapides et durables

6. Structure organisationnelle

6.1.1 Description sommaire du Groupe

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, l'organigramme juridique du Groupe se présente comme suit :

Note : la Société détient 100% du capital et des droits de vote des filiales susvisées.

6.1.2 Liste des filiales importantes

AMOEBA US Corporation. : immatriculée en novembre 2014 dans l'Etat du Delaware, filiale à 100% d'Amoéba S.A., Amoéba US Corporation n'a pas d'activité opérationnelle à la date du présent Document d'Enregistrement Universel. Monsieur Fabrice Plasson, Président Directeur Général de Amoéba S.A., assure les fonctions de Président au sein de cette société. Cette société ne présente aucune activité en 2022.

ENTREPRISE AMOEBA CANADA Inc. : immatriculée en novembre 2015 auprès du Registraire des entreprises du Québec, filiale à 100% d'Amoéba S.A. Jusqu'en 2019, Entreprise Amoéba Canada Inc. disposait d'une unité de production EVE sur le site de l'Université du Québec de Montréal afin de produire le biocide nécessaire à la réalisation des tests de recherche et développement au Canada et aux Etats Unis. Le site a fait l'objet d'une interruption d'activité. Les installations industrielles ont été démontées et sont stockées chez un prestataire externe dans l'attente d'un rapatriement en France. Monsieur Fabrice Plasson, Président Directeur Général d'Amoéba S.A., assure les fonctions de Président et d'administrateur au sein de cette société. En date du 15 décembre 2022, le Conseil d'administration de la Société a décidé de sa fermeture qui devrait être effective courant 2023.

7. Examen de la situation financière et du résultat

Les informations financières publiées présentées ci-dessous sont issues des états financiers consolidés des exercices clos les 31 décembre 2020, 31 décembre 2021 et 31 décembre 2022, préparés conformément aux normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union européenne à la date de clôture de ces états financiers et qui sont d'application obligatoire à cette date.

Les données financières présentées ci-dessous doivent être lues en parallèle avec :

  • Les états financiers consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2022 figurant au paragraphe 18.3.1. « Comptes consolidés annuels 2022 » du présent Document d'Enregistrement Universel ;
  • Les états financiers consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2021 incorporé par référence dans le Document d'Enregistrement Universel 2021 d'Amoéba, déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 12 avril 2022 sous le numéro D.22-0280, au chapitre 20 du Document d'Enregistrement Universel 2021.

7.1 Situation financière

7.1.1 Résultat des activités et évolution

2022 : Comptes en normes IFRS

Une situation financière fortement améliorée par le remboursement des dettes et la reconstitution des capitaux propres

Au 31 décembre 2022, le résultat opérationnel d'Amoéba s'établit à -5 843 K€ contre -5 579 K€ au 31 décembre 2021.

  • La société n'a réalisé aucun chiffre d'affaires au cours de l'exercice 2022.
  • Les subventions sont en diminution par rapport à 2021. Elles sont principalement constituées du Crédit Impôt Recherche et soulignent la poursuite des efforts faits par l'entreprise en matière de recherche et développement sur son application biocontrôle au cours de l'année 2022.
  • Les frais de déploiement industriel sont en hausse par rapport à l'année précédente et reflètent le démarrage de pré-industrialisation du produit de biocontrôle développé par la Société.
  • Les dépenses de Recherche et Développement s'établissent à 2 525 K€ en hausse par rapport à 2021 (2 172 K€). Cette hausse est principalement due aux prestations externes engagées pour valider les essais en champ du produit de biocontrôle.
  • L'augmentation des frais de marketing et ventes est principalement due au renforcement de l'équipe en vue de la pré-commercialisation.
  • Les frais généraux et administratifs s'établissent à 2 280 K€, en baisse de 700 K€ par rapport à l'année précédente.

• Le résultat financier comprend principalement des charges d'intérêts liés aux emprunts bancaires (1 027 K€) et à l'opération OCAPI (1 153 K€).

Le résultat net s'établit ainsi à -8 023 K€ contre -7 817 K€ au 31 décembre 2021.

Au 31 décembre 2022, les capitaux propres de la société s'élèvent à 8,2M€ contre 0,2 M€ au 31 décembre 2021.

L'endettement financier de la société s'élève à 2.4 M€ (contre 12.5 M€ au 31 décembre 2021) et est principalement constitué de l'emprunt obligataire résultant des obligations émises et non encore converties à la clôture (2,1 M€) et des dettes liées aux obligations locatives (0,3 M€).

La trésorerie de la Société au 31 décembre 2022 s'élève à 5 528 K€ contre 7 275 K€ au 31 décembre 2021.

Une année exceptionnelle marquée par l'approbation de mise sur le marché des solutions biocide et biocontrôle aux États-Unis, la recommandation d'approbation de la substance active biocontrôle en Europe et la poursuite du développement des tests en champs pré-commerciaux

Au cours de l'année 2022, Amoéba s'est concentrée sur les axes principaux suivants :

1 – Application biocontrôle

Une pérennisation de la société grâce aux annonces réglementaires :

• Le 25 avril 2022, la Société a annoncé que l'AGES (Agentur für Gesundheit und Ernährungssicherheit), autorité compétente de l'État Membre Rapporteur (Autriche) chargée de la demande d'approbation de la substance active de biocontrôle « Lysat de Willaertia magna C2c Maky », recommande son approbation pour un usage en protection des plantes sur le territoire européen.

Dans son projet de rapport d'évaluation, l'AGES conclut que la substance active est susceptible de satisfaire aux critères d'approbation. L'autorité autrichienne confirme ainsi l'efficacité de la substance active et son absence d'effets nocifs sur la santé humaine et l'environnement dans le cadre d'une utilisation conforme aux bonnes pratiques phytosanitaires et dans des conditions réalistes d'utilisation.

  • Le 29 septembre 2022, la société a reçu de l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) une pré-décision favorable suite à l'évaluation du dossier de demande d'autorisation du lysat de Willaertia magna C2c Maky comme substance active de biocontrôle (biopesticide) utilisable en agriculture. L'EPA a conclu que le lysat de Willaertia magna C2c Maky a un profil de faible toxicité pour la santé humaine et l'environnement, et que « son mode d'action contribue à son attrait en tant qu'alternative viable aux pesticides conventionnels, ce qui en fait un ajout de valeur dans le panel des pesticides ». Par conséquent, l'EPA propose d'accorder l'enregistrement inconditionnel du lysat de Willaertia magna C2c Maky en tant que nouvel ingrédient actif dans une utilisation de protection des plantes alimentaires et non alimentaires.
  • Le 12 octobre 2022, suite à sa pré-décision favorable, l'EPA a approuvé l'exemption de limite maximale de résidus (tolérance exemption) de lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky,

correspondant au seuil réglementaire de concentration de résidus de produits pesticides, audelà duquel la commercialisation d'un produit alimentaire n'est plus autorisée.

Le 3 novembre 2022, la Société a informé que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a approuvé l'utilisation du lysat d'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active utilisable en protection des plantes

Une reconnaissance de son savoir-faire scientifique :

• Le 18 octobre 2022, la Société a annoncé la publication d'un article scientifique, évalué par des pairs, sur son application biocontrôle (https://www.mdpi.com/2223- 7747/11/20/2756/pdf) dans le numéro spécial « Plant Bioprotection » de Plants, journal du Groupe MDPI.

Cet article présente, pour la première fois à la communauté scientifique internationale, l'efficacité des produits de biocontrôle d'Amoéba à base du lysat de l'amibe Willaertia magna C2c Maky sur le mildiou de la pomme de terre.

Les données scientifiques démontrant le double mode d'action du lysat pour lutter contre le mildiou de la pomme de terre y sont présentées :

  • Sur l'effet indirect via la stimulation des défenses naturelles de la plante
  • Sur l'effet direct fongicide vis-à-vis de l'agent pathogène Phytophtora infestans responsable du mildiou de la pomme de terre (potato late blight).

Une accélération des essais en champs, synonyme d'année record :

• Le 20 octobre 2022, la société a annoncé les résultats de la campagne de tests au champ. Avec plus de 120 essais au champ réalisés ou en cours en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil, au Costa Rica et en Asie, la campagne d'essais en champ hiver 2021/ été 2022 est la plus importante jamais entreprise par Amoéba.

Les objectifs principaux de ces essais menés par des prestataires externes indépendants en petites parcelles sous référentiel BPE (Bonnes Pratiques d'Expérimentation) étaient :

  • De générer des données d'efficacité des futurs dossiers de demandes d'autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe, au Brésil et en Californie
  • D'évaluer les formulations de la société sur de nouvelles cibles, en particulier les maladies des cultures tropicales, le pommier et certaines cultures maraichères.
  • De mener en parallèle des essais de positionnement en association ou en programmes avec d'autres fongicides (notamment sur la vigne, la pomme de terre, le blé, les cultures maraichères, le soja) préfigurant des expérimentations plus proches de la pratique.

2 - Application biocide

Un repositionnement stratégique suite aux annonces réglementaires :

• Le 3 mai 2022, la Société a annoncé que le MCCAA (Malta Competition and Consumer Affairs Authority), l'autorité compétente de l'Etat membre rapporteur (Malte) évaluant la demande

d'approbation de la substance active biocide « Willaertia magna C2c Maky », recommandait sa non-approbation pour un usage biocide dans les tours de refroidissement en Europe.

Sur base du dossier de demande d'approbation de la substance active biocide « Willaertia magna C2c Maky », l'autorité maltaise a conclu dans son projet de rapport que la substance active n'est pas susceptible de satisfaire aux critères d'approbation, considérant que l'efficacité innée n'a pas été suffisamment démontrée et qu'un effet cheval de Troie ne peut être exclu dans des conditions réalistes d'utilisation.

• Le 10 août 2022, la Société a annoncé que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a émis une pré-décision favorable suite à l'évaluation du dossier de demande d'autorisation de Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement.

Suite à cette pré-décision favorable de l'EPA et à la consultation publique requise pour toute nouvelle substance active, terminée le 3 décembre 2022, l'amibe Willaertia magna C2c Maky et les produits BIOMEBA la contenant sont désormais autorisés sur le territoire des Etats-Unis pour une utilisation biocide dans les systèmes de refroidissement fermés, pour le contrôle de la boue microbienne (bioslime), le contrôle de la corrosion induite par les micro-organismes et le contrôle de la flore microbienne générale.

• Le 19 octobre 2022, la Société a annoncé ne pas poursuivre l'instruction de son dossier biocide à base d'amibe vivante au Canada. Amoéba a décidé de retirer définitivement le dossier de demande d'homologation au Canada et de concentrer ses ressources sur les applications à faible risque réglementaire.

3 – Sécurisation du financement de la Société

  • La Société a annoncé l'émission des quatrième, cinquième et sixième tranches de 60 obligations convertibles en actions et d'une septième tranche de 40 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green.
  • Par ailleurs, Amoéba a finalisé la restructuration de son endettement en remboursant par anticipation la totalité du prêt BEI.

Évolutions et perspectives

1 - Application biocontrôle

La Société se prépare à réaliser sur 2023 une nouvelle campagne de tests au champ de son produit de biocontrôle.

Le programme prévu en 2023 s'articulera autour des thèmes suivants :

  • Générer des données « de back-up » pour les premiers dossiers d'AMM en Europe et en Californie (vigne et cultures maraichères)
  • Confirmer en seconde année les nouveaux points forts identifiés en 2022 (rouille du soja, sigatoka du bananier, tavelure du pommier, …)

• En vigne et cultures maraichères en Europe, tester l'inclusion de la spécialité en formulation aqueuse développée par Amoéba dans des programmes de traitement pratiques : soit en essais petites parcelles sous Bonnes Pratiques d'Expérimentation, soit en conditions agronomiques réelles avec le matériel de l'agriculteur

En Europe, la revue collective par les pairs du projet de rapport de l'Autriche est en cours et devrait être finalisée dans le courant du T3-2023.

Cette étape devra être suivie par 2 autres phases :

Publication du rapport d'examen par la Commission Européenne et règlement d'exécution
portant la décision de la Commission Européenne
S1-2024
Décisions d'autorisations par les Etats-Membres ciblés des produits contenant la substance
active « Lysat de Willaertia magna C2c Maky »
2024

Les demandes d'autorisation des produits de biocontrôle seront soumises en 2023 dans les Etats membres ciblés : la soumission est en effet possible avant que la substance active ne soit approuvée par la Commission Européenne.

Aux Etats-Unis, un dossier de demande d'approbation pour les produits de biocontrôle sera déposé en 2023, dans la continuité de l'approbation de la substance active par l'US EPA en 2022.

2 – Projet d'industrialisation USIBIAM et recherche de financements

Le 27 janvier 2023, la Société a annoncé avoir mis fin à son contrat d'émissions d'obligations convertibles en actions avec Nice & Green SA et renoncé à l'émission de la 8° tranche optionnelle de 80 OCA telle qu'initialement prévue au contrati .

La Société Amoéba a pour ambition de construire une usine de production dédiée aux produits de biocontrôle dénommée « USIBIAM », qui pourrait produire dans un premier temps 40 tonnes de substance active par an, soit 200 tonnes de produit fini, permettant de traiter 100 000 hectares. La Société pourrait augmenter sa production et couvrir jusqu'à 200 000 hectares en cas d'extension du site. Ce site de production devrait être opérationnel début 2025 afin de démarrer la commercialisation de ses produits de biocontrôle dès obtention des autorisations de commercialisation en Europe et aux Etats-Unis.

Afin de financer ce site de production et poursuivre ses activités opérationnelles et de recherche sur les 3 prochaines années, la Société estime ses besoins financiers totaux à 45 millions d'euros- hors extension -(23 millions en investissements et 22 millions en dépenses opérationnelles) .

Afin d'adapter sa stratégie financière à ses nouveaux enjeux de transformation industrielle, Amoéba a conclu un contrat d'accompagnement avec la société Redbridge Debt and Treasury Advisory pour l'assister dans sa recherche de financements. ii

Dans l'attente de la recherche et de l'obtention desdits financements, le 15 février 2023, Nice & Green SAiii a consenti à poursuivre l'accompagnement d'Amoéba dans le cadre d'un financement par dette sous forme obligataire simple assorti, à titre exclusif de garantie de remboursement, d'un engagement d'émissions de bons de souscription d'actions en cas de défaillance d'Amoéba de rembourser les obligations simples (OS) à leur échéance. Ce financement intermédiaire de 9 millions d'euros permet

à l'entreprise de démarrer immédiatement son projet industriel et de couvrir ses dépenses jusqu'en décembre 2023. Il a pour vocation d'être automatiquement remboursé dès la structuration d'un apport financier par Redbridge Debt and Treasury Advisory.

Le 16 février 2023, la Société a annoncé avoir déposé le permis de construire pour son nouveau site de production dédié à l'application biocontrôle, basé à Cavaillon dans le Vaucluse.

Le 29 mars 2023, Amoéba a annoncé sa nomination en tant que lauréat du projet de France 2030 à la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire ». Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable.

3 - Application biocide

Comme suite à la pré- décision favorable de l'US EPA sur l'utilisation de l'amibe Willaertia Magna C2c Maky dans les systèmes de refroidissement fermés (cf. communiqué de presse du 10 août 2022), Amoéba a initié en 2023 une recherche d'un partenaire capable de prendre en charge la production et/ou la commercialisation du produit biocide aux États Unis. Cette recherche est toujours en cours à ce jour.

4 – Nouvelles applications

En parallèle des applications existantes (biocide et biocontrôle), Amoéba reçoit de nombreuses sollicitations pour intégrer sa solution dans de nouveaux champs d'exploitations. Une évaluation scientifique stricte de ces opportunités est menée en permanence par notre laboratoire et des laboratoires experts externes.

A la date de clôture des comptes, la Société dispose d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations et à ses besoins de trésorerie à douze mois, estimant pouvoir faire face à ses engagements pris jusqu'en décembre 2023. Les comptes clos au 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'Administration du 30 mars 2023 selon le principe de continuité d'exploitation au vu des prévisions d'activité et de trésorerie.

2021 : Comptes en normes IFRS

Des résultats 2021 en ligne avec ceux de 2020

Au 31 décembre 2021, le résultat opérationnel d'Amoéba s'établit à -5 579 K€ contre -6 156K€ au

31 décembre 2020.

  • La société en attente des autorisations de commercialisation sur ses applications biocide et biocontrôle n'a réalisé aucun chiffre d'affaires au cours de l'exercice 2021.
  • Les subventions sont en augmentation par rapport à 2020. Elles sont principalement constituées du Crédit Impôt Recherche et reflètent la poursuite des efforts faits par l'entreprise en matière de recherche et développement sur son application biocontrôle au cours de l'année 2021.
  • Les frais de déploiement industriel sont en baisse par rapport à l'année précédente.
  • Les dépenses de Recherche et Développement s'établissent à 2 178 K€ en hausse par rapport à 2020 (1 612 K€). Cette hausse est due au reclassement des dépenses de R&D engagées pour soutenir les dossiers règlementaires classées en 2020 en dépenses administratives.
  • Les frais de marketing et ventes (225 K€) restent stables.
  • Les frais généraux et administratifs s'établissent à 2 980 K€, en baisse de 858 K€ par rapport à l'année précédente. Cet écart est principalement dû au reclassement des études règlementaires sur la ligne Recherche et Développement.
  • Le résultat financier comprend principalement des charges d'intérêts liés aux emprunts bancaires (1 260 K€) et à l'opération OCAPI (1 021 K€).

Le résultat net s'établit ainsi à -7 817 K€ contre -8 157 K€ au 31 décembre 2020.

Au 31 décembre 2021, les capitaux propres de la société s'élèvent à 0,2 M€ contre 2 M€ au 31 décembre 2020.

L'endettement financier de la société s'élève à 12.5 M€ et est principalement constitué du prêt BEI et des intérêts capitalisés (6,1 M€), de l'emprunt obligataire résultant des obligations émises et non encore converties à la clôture (5.9 M€) et des dettes liées aux obligations locatives (0,5 M€).

La trésorerie de la Société au 31 décembre 2021 s'élève à 7 275 K€ contre 4 975 K€ au 31 décembre 2020.

Une année principalement marquée par la poursuite du développement de l'application biocontrôle pour la protection des plantes et le suivi des dossiers règlementaires de commercialisation des applications biocontrôle et biocide

Au cours de l'année 2021, Amoéba s'est concentrée sur les axes principaux suivants :

1. Poursuite du développement de l'application biocontrôle pour la prévention des maladies des plantes

  • Le 6 avril 2021, la Société a annoncé le lancement d'une nouvelle campagne d'essais au champ sur un large spectre de cultures (dont la vigne, les céréales et les cultures maraichères). Plus de 200 essais réalisés en propre par Amoéba ou ses partenaires agrochimiques ont été programmés dans le monde (Europe, Amériques, Asie). Cette très large campagne avait pour objectifs d'approfondir les connaissances sur la substance active, de comparer plusieurs formulations, d'élargir la connaissance du spectre d'activité et de générer, en Europe, des résultats pour alimenter les futurs dossiers de demande de mise en marché des produits formulés de biocontrôle.
  • Le 29 juillet 2021, la Société a confirmé les résultats prometteurs de la troisième campagne d'essais au champ contre le mildiou et l'oïdium de la vigne.
  • Le 24 août 2021, la Société Amoéba a annoncé les résultats de sa seconde campagne d'essais agronomiques en Europe contre les maladies des céréales. Une quinzaine d'essais ont été mis en place dans 3 pays (France, Italie, Allemagne.)

Les principales maladies visées étaient :

  • sur le blé : la rouille jaune, la septoriose et la fusariose des épis.
  • sur l'orge: la rhynchosporiose ;

Les résultats de cette année confirment l'efficacité des formulations de biocontrôle d'Amoéba contre les principales maladies des céréales, le plus grand marché fongicide d'Europe.

2. Poursuite des demandes d'autorisation de commercialisation (AMM) des applications biocide et biocontrôle

  • Le 6 avril 2021, Amoéba a déposé une nouvelle demande d'approbation de la substance active biocide, l'amibe vivante Willaertia magna C2c Maky, et des produits biocides la contenant, auprès de l'Agence américaine de Protection de l'Environnement, l'U.S. EPA (U.S. Environmental Protection Agency).
  • Les 5 juillet et 15 novembre 2021, la Société a informé du report de la conclusion d'évaluation par Malte du dossier substance active biocide reportant sa soumission au 31 mars 2022.
  • Le 14 décembre 2021, la société a mis à jour le calendrier de ses différents dossiers règlementaires (cf Communiqué de presse du 14 décembre 2021)

3. Poursuite des travaux de recherche sur la connaissance de l'amibe Willaertia Magna C2c Maky

• Le 20 octobre 2021, Amoéba a annoncé la publication d'un nouvel article dans le journal « Pathogens » qui explique l'absence de multiplication intracellulaire de sept souches de légionnelles dans l'amibe Willaertia magna C2c Maky.

4. Sécurisation du financement de la société

  • La Société a annoncé l'émission des première, seconde et troisième tranches de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son nouveau financement obligatoire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green.
  • Par ailleurs, Amoéba a démarré la restructuration de son endettement en effectuant au cours du mois de juillet 2021 un paiement anticipé du prêt BEI de 3 192 K€ (composé d'un remboursement du capital pour 1 750 K€ et d'intérêts pour 1 442 K€) soit 35% des sommes dues. Ce paiement ne remet pas en cause l'échéance initiale des sommes restantes en novembre 2022, qui ont été classées en dettes financières courantes au 31 décembre 2021.

7.1.2 Résumé des principales règles et méthodes comptables

Les principaux jugements et estimations retenus pour la préparation des états financiers du Groupe sont décrits ci-dessous. Une description plus détaillée des principes et méthodes comptables appliquées par le Groupe est présentée dans la note 2 des états financiers consolidés inclus au paragraphe 18.1. du présent Document d'Enregistrement Universel.

La Société a été immatriculée le 21 juillet 2010 et a pour objet social la recherche et le développement, l'étude, la mise au point et la commercialisation de tous produits élaborés à base d'agents biologiques ou chimiques pour lutter contre la prolifération bactérienne et notamment contre la prolifération de

légionelles, toutes prestations de services connexes à la commercialisation de ces produits et toutes prestations de prélèvements et d'analyses bactériologiques.

Les activités poursuivies par le Groupe au cours des différents exercices présentés peuvent être regroupées sous un unique segment : le développement de produits biologiques de rupture et des services pour gérer le traitement du risque microbiologique dans les secteurs de l'eau, de la santé et de la protection des plantes.

Dans le cadre de son futur développement international, le Groupe a créé en novembre 2014 une filiale aux Etats-Unis, Amoéba US Corporation, et en novembre 2015 une filiale au Canada, Entreprise Amoéba Canada Inc. Au 31 décembre 2022, ces filiales sont sans activités.

A ce stade, les ressources du Groupe sont principalement utilisées à des fins de recherche et développement, ainsi que dans les frais généraux et administratifs.

Depuis sa création, le Groupe a été financé par :

  • des augmentations de capital ;
  • les remboursements reçus au titre du crédit d'impôt recherche ;
  • des aides à l'innovation et des subventions de BPI France ;
  • des assurances prospection COFACE ; et
  • des emprunts auprès des établissements de crédits et emprunts obligataires.

7.1.3 Chiffre d'affaires et produits opérationnels

La Société n'est pas encore en phase de commercialisation de ses produits. Ses produits opérationnels se composent à ce jour :

  • du crédit d'impôt recherche ;
  • de subventions reçues ; et
  • de prestations de services ponctuelles.

Le Groupe a bénéficié du CIR au titre des exercices 2020, 2021 et 2022 (se référer à la section 7.1.4 du présent Document d'Enregistrement Universel). Le CIR est un crédit d'impôt offert aux entreprises investissant significativement en recherche et développement (les dépenses éligibles au CIR incluent notamment les salaires et traitements, les consommables, les dépenses de sous-traitance réalisées auprès d'organismes agréés et les frais de propriété intellectuelle). Le CIR est constaté en produit au titre de l'exercice concerné.

Le Groupe a aussi bénéficié par le passé de plusieurs subventions.

À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

7.1.4 Recherche et développement – Sous-traitance

Le Groupe mène des activités de recherche et développement afin de concevoir sa solution biologique, valider son efficacité et sa sécurité et optimiser son processus de production.

Les frais de recherche sont constatés en charges lorsqu'ils sont encourus.

Les frais de développement sont essentiellement des frais engagés pour développer des procédés qui donnent lieu à un ou plusieurs brevets.

Les frais de développement activés sont uniquement les frais directement affectables à un projet, tels qu'ils résultent du suivi analytique des coûts par projets. La quote-part du crédit d'impôt recherche et des subventions liées aux projets activés est présentée en diminution des montants activés.

Les frais de développement sont ainsi immobilisés, lorsque les six critères définis par la norme IAS 38 sont respectés : faisabilité technique, intention de l'achever et de l'utiliser ou de le vendre, capacité à l'utiliser ou le vendre, avantages économiques probables, disponibilité des ressources et capacité à évaluer de manière fiable les dépenses liées au projet.

Le Groupe analyse régulièrement le respect des critères d'activation. Ces frais sont maintenus à l'actif, tant que le Groupe conserve l'essentiel des avantages et des risques liés aux projets, et notamment lorsque le Groupe conserve la propriété intellectuelle et a accordé un droit temporaire d'utilisation et/ou d'exploitation des résultats des phases de développement.

La Société revoit lors de chaque clôture l'ensemble des 6 critères de la norme IAS 38 permettant de maintenir à l'actif les frais de développement. Cette analyse conduit à ne pas activer d'autres frais liés à de nouveaux projets sur 2022 puisque la Société engage à ce jour des dépenses liées à l'approbation réglementaire de sa substance et que ces frais constituent donc des dépenses administratives constatées en charges. A cet effet, au 31 décembre 2022, aucun frais de R&D n'a été activé.

La Société a identifié un indice de perte de valeur, suite au retrait du dossier d'autorisation EPA en août 2019. Le dossier d'homologation Europe de l'application biocide a été à nouveau soumis en juillet 2019 et le dossier d'homologation US a été soumis en mars 2021. Les dossiers d'homologation biocontrôle ont été déposés en Europe en mai 2020 et aux Etats-Unis en octobre 2020.

Chaque année, la Société met à jour son test de dépréciation lors de l'arrêté des comptes annuels.

La mise à jour en 2022 n'a pas révélé de décalages additionnels et n'a pas conduit à des dépréciations complémentaires.

Les principales dépenses de recherche et développement sont :

  • des charges de personnel de l'équipe R&D ;
  • des produits de laboratoire consommables utilisés dans le cadre des activités de recherche et développement ;
  • des coûts de sous-traitance et études ; et
  • des honoraires de propriété intellectuelle qui comprennent des frais de protection des brevets.

Aucun frais de R&D n'a été capitalisé sur l'exercice clos au 31 décembre 2022.

Le Groupe consacre également une part non négligeable de ses ressources à la protection de sa propriété intellectuelle en déposant des brevets et demandes de brevets au niveau international (voir

la Section 5.5 « Recherche et développement, brevets, licences et autres droits de propriété intellectuelle » du présent Document d'Enregistrement Universel).

7.1.5 Principaux facteurs a ant une incidence sur l'activité

Les résultats historiques du Groupe reflètent principalement des dépenses de recherche et développement.

Au regard du stade de développement du Groupe, les principaux facteurs ayant une incidence sur son activité, sa situation financière, ses résultats, son développement et ses perspectives sont :

  • la construction et la mise en service de son premier site de production industriel, situé à Cavaillon dans le département du Vaucluse ;
  • le déploiement commercial et marketing ;
  • l'ampleur des programmes de R&D sur le site de Chassieu ( Rhône) ainsi que le respect de leur calendrier d'avancement ;
  • l'obtention de subventions et d'avances remboursables ; et
  • l'existence de dispositifs fiscaux incitatifs pour les sociétés mettant en œuvre des activités de recherches d'ordre technique et scientifique (Crédit d'Impôt Recherche).

Principaux chiffres clés

Bilans simplifiés en Keuros
Normes IFRS
31/12/2022
audité
12 mois
31/12/2021
audité
12 mois
31/12/2020
audité
12 mois
TOTAL ACTIF 12 404 14 516 13 099
Actifs non courants 5 275 6 067 6 880
dont immobilisations incorporelles 2 484 2 483 2 489
dont immobilisations corporelles 2 181 2 375 2 795
dont droits d'utilisation 531 1 140 1 507
dont autres actifs financiers non courants 79 70 89
Actif courants 7 130 8 449 6 219
dont stocks 281 253 102
dont autres créances 1 322 921 1 143
dont trésorerie et équivalents de trésorerie 5 528 7 275 4 975
TOTAL PASSIF 12 404 14 516 13 099
Capitaux Propres 8 177 214 2 035
Passifs non courants 64 550 8 969
dont engagements envers le personnel 9 44 58
dont dettes financières non courantes 55 269 8 229
dont autres dettes non courantes 0 236 681
Passifs courants 4 163 13 753 2 095
dont dettes financières courantes 2 062 12 229 386
dont provisions 59 81 -
dont dettes fournisseurs et comptes rattachés 1 296 1 029 1 124
dont dettes fiscales et sociales 401 398 579
dont autres créditeurs et dettes diverses 105 16 7

Comptes de résultat simplifiés en Keuros
Normes IFRS
31/12/2022
audité
12 mois
31/12/2021
audité
12 mois
31/12/2020
audité
12 mois
Produits d'exploitation 461 571 496
dont chiffre d'affaires net - - -
dont subventions (essentiellement CIR) 461 571 496
Charges d'exploitation (6 304) (6 149) (6 652)
Résultat opérationnel (5 843) (5 579) (6 156)
Résultat financier (2 180) (2 411) (2 001)
Impôts sur les sociétés - - -
Résultat net (8 023) (7 817) (8 157)
Résultat net par action (0,24) (0,44) (0,50)
Tableaux des flux de trésorerie simplifiés 31/12/2022
audité
12 mois
31/12/2021
audité
12 mois
31/12/2020
audité
12 mois
Flux de trésorerie lié aux activités opérationnelles (4 429) (4 256) (3 251)
Dont capacité d'autofinancement (4 718) (3 816) (4 197)
Dont variation du BFR 289 (440) 946
Flux de trésorerie lié aux activités d'investissement (212) (141) (77)
Dont capitalisation des frais de R&D - - -
Flux de trésorerie lié aux activités de financement 2 893 4 979 3 543
Variation de la trésorerie et des équivalents de trésorerie (1 748) 582 215
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 7 274 6 692 4 761
Incidences des variations des cours de devises 1 1 (1)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 5 527 7 275 4 974
Niveau d'endettement net de la Société (en euros)
Normes IFRS
31/12/2022
audité
12 mois
31/12/2021
audité
12 mois
31/12/2020
audité
12 mois
+ Dettes financières non courantes 55 505 8 229
+ Dettes financières courantes 2 303 12 229 386
- Trésorerie et équivalents de trésorerie (5 527) (7 274) (4 975)
Total endettement net (3 170) 5 460 3 640

7.1.6 Evolution future probable et activités en matière de recherche et développement

Evolution future probable des activités de l'émetteur

Il convient de se reporter au Chapitre 10. « Informations sur les tendances » du présent Document d'Enregistrement Universel.

Activités en matière de recherche et de développement

La Recherche et Développement (R&D) est au cœur de l'activité du Groupe. Cette dernière poursuit une politique d'innovation active pour concevoir et commercialiser des produits à caractère innovant.

Le Groupe consacre une part importante de ses ressources humaines et financières à la Recherche et Développement. En effet, à ce jour, les dépenses de Recherche et Développement relatives au développement des produits biocides, des produits de biocontrôle et de leurs applicatifs s'élèvent à :

  • 522 K€ au 31 décembre 2022 ;
  • 543 K€ au 31 décembre 2021 ;
  • 452 K€ au 31 décembre 2020.

Politique d'innovation

La Société se développe grâce à ses innovations dans le domaine de la biotechnologie. La performance de l'activité Recherche & Développement est donc déterminante. Une grande partie des dépenses de la Société est allouée à la recherche et développement qui compte 14 personnes sur un effectif total de 25 personnes au 31 décembre 2022 (voir Section 5.5 du présent Document d'Enregistrement Universel).

Le montant des frais de recherche et développement net de CIR engagés sur les derniers exercices figurent dans le tableau ci-dessous :

RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
(Montants en Keuros)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Frais de Recherche et Développement nets 2 064 1 607 1 116

Une part des biens et droits de la Société réside dans les brevets, marques, noms de domaine, logiciels, bases de données et autres droits de propriété intellectuelle lui appartenant. La politique de la Société en matière de propriété intellectuelle est centrée sur la protection de ses brevets, marques, noms de domaine, logiciels et bases de données.

La Société étudie au cas par cas la nécessité de déposer des demandes de brevet en vue de protéger certains procédés techniques. Concernant les marques et noms de domaine, la Société procède généralement à des dépôts dans le pays dans lequel le nom de domaine ou la marque doit être exploité.

Par ailleurs, la Société attache une importance particulière à prendre les dispositions contractuelles nécessaires afin d'assurer la protection de ses secrets d'affaires et de son savoir-faire vis-à-vis de ses collaborateurs et des prestataires auxquels elle peut avoir recours.

7.2 Résultat d'exploitation consolidé

7.2.1 Formation du résultat opérationnel et du résultat net

7.2.1.1 Chiffre d'affaires et produits opérationnels

Le chiffre d'affaires et les produits opérationnels pour les trois exercices présentés s'analysent comme suit :

CHIFFRE D'AFFAIRES ET PRODUITS OPERATIONNELS
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Chiffre d'affaires - -
Recherche et développement
Subventions 522 29
Crédit d'impôt recherche 362
434
537 496
Total chiffre d'affaires et produits opérationnels 310
461
571 496
-

1 109 220 Au 31 décembre 2020, 31 décembre 2021 ainsi qu'au 31 décembre 2022, la Société n'a pas généré de chiffre d'affaires.

2 525 (433) (27) 2 063 Les produits opérationnels sont liés à l'activité de recherche du Groupe (crédit d'impôt recherche et subventions) et l'analyse de leur variation ne présente pas de caractère pertinent au regard de l'activité du Groupe. Les subventions reçues sont présentées à la Section 8.3.3 « Financement par avances remboursables et subventions » du présent Document d'Enregistrement Universel.

7.2.1.2 Charges opérationnelles par fonction

Frais de recherche et développement

En 2022, le Groupe a consacré ses efforts de recherche et développement sur le projet d'amélioration et de développement de ses applications (voir Section 5.5 du présent Document d'Enregistrement Universel). Les frais de recherche et développement au cours des exercices présentés se ventilent comme suit :

RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
(Montants en Keuros)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Charges de personnel 522 543 452
Achats stockés 362 358 349
Amortissement des immobilisations 310 165 274
Rémunérations Interm. Honoraires - - 4
Sous-traitance, études et recherches 1 109 967 542
Autres charges 220 147 121
Reprise sur dépréciation des stocks - (130)
Frais de Recherche et Développement 2 525 2 181 1 613
Crédit d'impôt recherche (433) (537) (496)
Subventions (27) (37) -
Frais de Recherche et Développement nets 2 063 1 607 1 116

Les dépenses de recherche et développement sont relatives principalement aux travaux sur le développement des applications. Amoéba fait réaliser ses études en grande partie au travers de son réseau de sous-traitants. La rémunération de ces contrats constitue l'essentiel de ses charges d'exploitation en matière de recherche.

Frais généraux et administratifs

Les frais généraux et administratifs au cours des exercices présentés se ventilent comme suit :

FRAIS GENERAUX ET ADMINISTRATIFS
(Montants en Keuros)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Charges de personnelz 959 784 942
Amortissement des immobilisations 5 154 380
Rémunérations Interm. Honoraires 458 470 718
Locations 71 24 55
Autres charges 786 1 549 1 743
Frais Généraux et Administratifs 2 280 2 980 3 837
Subvention d'exploitation - - -
Frais Généraux et Administratifs nets 2 280 2 980 3 837

Les frais généraux et administratifs s'établissent à 2 280 K€, en baisse de 700 K€ par rapport à l'année précédente en lien avec la charge d'AGA 2021.

Frais de ventes et de marketing

Les frais de ventes et de marketing au cours des exercices présentés se ventilent comme suit :

MARKETING ET VENTES
(Montants en K euros)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Charges de personnel 294 171 132
Déplacements, Missions et Réceptions 45 9 17
Divers 51 45 72
Marketing et ventes 390 225 221

• La hausse des frais de ventes et de marketing est principalement due au renforcement de l'équipe en vue de la pré-commercialisation.

Frais de déploiement industriel

Les frais de déploiement industriel au cours des exercices présentés se ventilent comme suit :

FRAIS DE DEPLOIEMENT INDUSTRIEL
(Montants en Keuros)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Charges de personnel
Autres charges
281
130
79
147
82
85
Locations - - 3
Amortissement des immobilisations 697 539 811
Frais de déploiement industriel 1 110 767 981

Cette fonction a pour objectifs de mettre en place les procédures et modes opératoires de production, de mettre à jour les dossiers de fabrication et les dossiers techniques des équipements et d'améliorer les procédés existants.

7.2.1.3 Résultat financier

PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Coût net de l'endettement financier
Variation de la juste valeur des dérivés
(1 912)
(288)
(2 486)
(173)
(2 138)
182
Produits financiers - 29 -
(Pertes) et gain de changes 20 47 (45)
Total produits et charges financiers (2 180) (2 583) (1 987)

Le montant des charges financières est principalement dû aux intérêts sur le prêt BEI accordé en 2017 et intégralement remboursé au 30 juin 2022, ainsi qu'aux charges d'intérêts liés à l'emprunt OCAPI en cours sur la période. La charge d'intérêt liée à IFRS 16 s'établit à 17 K€.

Le dérivé actif lié au contrat d'intéressement de l'OCAPI 2021 s'établit à 450K€.

7.2.1.4 Impôt sur les sociétés

Le Groupe n'a pas enregistré de charge d'impôt sur les sociétés.

Le Groupe dispose au 31 décembre 2022 de déficits fiscaux indéfiniment reportables en France pour un montant de 54 577 K€ (contre 52 297 K€ au 31 décembre 2021). En France, l'imputation de ces déficits est plafonnée chaque année à 1 M€, majoré de 50% de la fraction des bénéfices excédant ce plafond. Le solde non utilisé du déficit reste reportable sur les exercices suivants, et est imputable dans les mêmes conditions sans limitation dans le temps.

Le montant des déficits reportables ne sont pas disponibles pour les Etats-Unis et le Canada au regard de l'absence d'activité des filiales.

Le taux d'impôt applicable au Groupe est le taux en vigueur en France, soit 26.5%. Le taux applicable à sa filiale aux Etats-Unis s'élève à 21% et à sa filiale canadienne à 25%.

Des actifs d'impôt différé sont comptabilisés au titre des pertes fiscales reportables, lorsqu'il est probable que le Groupe disposera de bénéfices imposables futurs sur lesquels ces pertes fiscales non utilisées pourront être imputées. En application de ce principe, aucun impôt différé actif n'est comptabilisé dans les comptes du Groupe au-delà des impôts différés passifs.

7.2.1.5 Résultat de base par action

Le résultat de base par action est calculé en divisant le bénéfice net revenant aux actionnaires du Groupe par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation au cours de l'exercice.

RESULTAT DE BASE PAR ACTION
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Résultat de l'exercice (8 023) (7 817) (8 157)
Nombre moyen pondéré d'actions en circulation pour
résultat de base
33 565 530 17 783 668 16 203 677
Nombre moyen pondéré d'actions en circulation pour
résultat dilué
33 565 530 18 021 367 16 712 250
Résultat de base par action (€/action) (0,24) (0,44) (0,50)
Résultat dilué par action (€/action) (0,24) (0,44) (0,50)

7.2.2 Analyse du bilan

7.2.2.1 Actifs non courants

ACTIFS NON COURANTS
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Immobilisations incorporelles 2 484 2 483 2 489
Immobilisations corporelles 2 181 2 375 2 795
Droits d'utilisation 530 1 140 1 507
Autres actifs financiers non courants 79 70 89
Total actifs non courants 5 275 6 067 6 880

Les investissements en immobilisations incorporelles du Groupe sont principalement liés à la capitalisation des frais de développement historiques (avant 2019).

Au 31 décembre 2019, un test de dépréciation a conduit à comptabiliser une dépréciation des actifs incorporels pour une valeur de 933 K€.

Aucun indice de perte de valeur supplémentaire n'a été reconnu depuis 2020 et les frais de développement s'établissent en valeur nette à 2 483 K€ au 31 décembre 2022. La date de début d'amortissement sera en lien avec la date de commercialisation des produits AMOEBA.

Les investissements en immobilisations corporelles sont principalement constitués de la mise en service de la ligne de production à Chassieu, ainsi que de matériels de laboratoire, informatiques et de bureau.

Les droits d'utilisation s'établissent à 530 K€ au 31 décembre 2022.

Les actifs financiers non courants sont constitués des dépôts de garantie versés dans le cadre de contrats de location simple des locaux et de la part trésorerie du contrat de liquidité (54 K€).

7.2.2.2 Actif circulant

ACTIFS COURANTS
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Stocks 281 253 102
Clients et comptes rattachés 8 8 6
Dérivé actif 450 8 235
Autres créances 863 904 901
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 528 7 275 4 975
Total actifs courants 7 130 8 449 6 219

La trésorerie et les équivalents de trésorerie se composent de dépôts bancaires à court terme au 31 décembre 2022. Le stock est essentiellement constitué de consommables entrant dans le procédé de production du biocide biologique.

Du fait de l'absence d'activité commerciale récurrente à ce stade de développement, le Groupe ne présente pas de créances clients significatives à l'actif.

Les autres créances incluent principalement :

  • le crédit impôt recherche constaté au cours de l'exercice 2022 pour 450 K€ et dont le remboursement interviendra sur 2023;
  • les avoirs fournisseurs ;
  • la TVA déductible ou les crédits de TVA ; et
  • les charges constatées d'avances.

7.2.2.3 Capitaux propres

CAPITAUX PROPRES
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Capital 926 408 327
Primes d'émission et d'apport 17 411 45 825 40 623
Réserves - part de groupe (2 137) (38 202) (30 765)
Résultat - part du groupe (8 022) (7 817) (8 157)
Total des capitaux propres 8 177 214 2 035

Le capital social est fixé à la somme de 926 198€. Il est divisé en 46 309 880 actions ordinaires entièrement souscrites et libérées d'un montant nominal de 0,02 €.

Ce nombre s'entend hors Bons de Souscription d'Actions (« BSA »), et actions gratuites octroyés à certains investisseurs et à certaines personnes physiques, salariées ou non de la Société, et non encore exercés.

Les variations nettes des capitaux propres du Groupe sur les exercices 2020, 2021 et 2022 résultent principalement de la conjugaison :

  • des pertes annuelles reflétant les efforts que le Groupe a consacrés notamment aux travaux de recherche et développement encourus;
  • de la conversion des OCAPI 2020, 2021 et 2022 sur ces mêmes périodes par Nice & Green.

7.2.2.4 Passifs non courants

PASSIFS NON COURANTS
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Engagements envers le personnel 10 44 58
Dettes financières non courantes - - 7 759
Dettes financières sur obligations locatives 55 268 470
Dérivés passifs - 237 681
Passifs non courants 64 550 8 969

Les dettes financières non courantes correspondent :

  • à la part non courante des emprunts bancaires ;
  • à la part non courante des avances remboursables accordées par des organismes publics ;

Au 31 décembre 2021, l'exigibilité de la dette BEI étant fixée en novembre 2022, la dette avait été classée en passif courant, ce qui explique la variation des dettes financières non courantes entre le 31 décembre 2020 et le 31 décembre 2021.

La Société a démarré la restructuration de son endettement en effectuant au cours du mois de juillet 2021 un paiement anticipé du prêt BEI de 3 192 K€ (composé d'un remboursement du capital pour 1750 K€ et d'intérêts pour 1 442 K€). Une pénalité de 140K€ a été versée conformément au contrat.

Le solde de cet emprunt a été intégralement remboursé fin juin 2022, intégrant une pénalité de 304 k€ ; La société a procédé au rachat de ses BSA à la même date pour un montant de 151 K€.

Au 31 décembre 2022, la société ne détient plus de dettes financières non courantes (hormis les dettes liées aux obligations locatives)

Les dettes financières sur obligations locatives sont comptabilisées en accord avec IFRS 16.

Les engagements envers le personnel sont constitués de la provision pour indemnités de départ en retraite.

7.2.2.5 Passifs courants

PASSIFS COURANTS
(Montants en K€)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Dettes financières courantes 2 062 11 991 160
Dettes financières sur obligations locatives 241 238 226
Provisions pour risques 59 81 -
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 1 296 1 029 1 124
Dettes fiscales et sociales 401 398 579
Autres créditeurs et dettes diverses 105 16 7
Passifs courants 4 163 13 753 2 095

Les dettes financières courantes comprennent la part courante des emprunts bancaires et des dettes sur obligations locatives. Au 31 décembre 2021, les dettes financières courantes comprenaient principalement l'emprunt BEI, reclassé en court terme au 31 décembre 2021), ce qui explique la variation des dettes financières courantes entre le 31 décembre 2020 et le 31 décembre 2021.

Au 31 décembre 2022, les dettes financières courantes sont constituées de l'emprunt OCAPI, intégralement converti sur le premier trimestre 2023.

Les dettes fournisseurs et comptes rattachés ne représentaient pas d'antériorité significative à la fin de chaque période. La diminution des dettes fiscales et sociales entre 2021 et 2020 s'explique par la comptabilisation d'une provision au titre du forfait social sur les AGA en cours d'acquisition par la société et définitivement payés en 2021. Les dettes fiscales et sociales restent constantes sur la période.

La variation des dettes financières courantes s'explique par le remboursement de l'emprunt BEI (cf cidessus) et des opérations sur le contrat OCAPI.

7.2.2.6 Evènements post-clôture

En dehors des évènements mentionnés dans la note 1.4 des annexes aux états financiers consolidés IFRS présentées à la section 18.1 « Etats financiers consolidés IFRS établis pour les exercices clos le 31 décembre 2022 du présent Document d'Enregistrement Universel, la Société rappelle que ceux-ci sont décrits à la Section 5.3 du présent Document d'Enregistrement Universel.

7.3 Présentation des comptes annuels et méthodes d'évaluation – Résultats des activités de la société AMOEBA

Les comptes sociaux de la Société, en norme françaises, pour l'exercice clos le 31 décembre 2022 sont résumés dans les tableaux ci-dessous :

COMPTE DE RESULTAT (en K€) EXERCICE 2022 EXERCICE 2021
Chiffres d'affaires
Autres produits 136 335
Résultat d'exploitation (5 870) (5019)
Résultat financier (500) (1 448)
Résultat exceptionnel (77) (80)
Impôts sur les sociétés (produits) (434) 534
Perte de l'exercice (6 014) (6 013)

L'année 2022 a été principalement marquée par la poursuite du développement de l'application biocontrôle pour la protection des plantes et le suivi des dossiers règlementaires de commercialisation.

Chiffre d'affaires et produits d'exploitation

Le chiffre d'affaires de la Société reste minime dans l'activité de la Société, conformément à son stade de développement.

Résultat d'exploitation

En 2022, la Société a enregistré une perte d'exploitation de – 5 870 K€ à comparer avec une perte d'exploitation de 5 019 K€ en 2021.

Les charges d'exploitation se sont élevées à 6 007 K€ dont 344 K€ d'achat de matières et autres approvisionnements, 25K€ de variations de stocks, 2 758 K€ d'autres achats et charges externes, 112 K€ d'impôts et taxes, 2 139 K€ de charges de personnels (1 457 K€ de salaires et traitements et 682 K€ de charges sociales), 505 K€ de dotations aux amortissements et provisions et pour 123 K€ d'autres charges.

En 2021, le montant total des charges d'exploitation était de 5 354 K€.

Résultat financier

En 2022, les produits financiers comptabilisés se sont élevés à 464 K€ à comparer aux 297 K€ de 2021 et les charges financières se sont élevées à 964 K€ à comparer aux 1 745 K€ l'année précédente. Le résultat financier 2022 s'élève donc à -500 K€ contre -1 448 K€ en 2021.

En 2022, la Société a comptabilisé un résultat exceptionnel de 77 K€ contre -79 K€ en 2021.

Depuis sa création en 2006, La Société bénéficie des avantages fiscaux liés au CIR. La Société a comptabilisé 434 K€ au titre du CIR 2021, un montant constant par rapport aux 509 K€ en 2021 et au

496 K€ perçus au titre de l'exercice 2020, lié à la variation des charges de R&D consenti par la Société au cours de l'exercice 2021.

Résultats sociaux de l'exercice

Au cours de l'exercice 2022, la Société a enregistré une perte nette comptable de 6 014K€ à comparer avec la perte nette comptable de 6 013 K€ enregistrée au cours de l'exercice précédent.

7.4 Activités et résultats des filiales et des sociétés contrôlées

Les activités des filiales sont décrites en section 6.1.2 du présent Document d'Enregistrement Universel.

8. Trésorerie et capitaux

Les informations financières publiées présentées ci-dessous sont issues des états financiers consolidés des exercices clos les 31 décembre 2020, 31 décembre 2021 et 31 décembre 2022, préparés conformément aux normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union européenne à la date de clôture de ces états financiers et qui sont d'application obligatoire à cette date.

Les données financières présentées ci-dessous doivent être lues en parallèle avec :

  • Les états financiers consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2022 figurants au paragraphe 18.3. « Comptes consolidés annuels 2022 » du présent Document d'Enregistrement Universel ;
  • Les états financiers consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2021 incorporé par référence dans le Document d'Enregistrement Universel 2021 d'Amoéba, déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 12 avril 2022 sous le numéro D.22-0280.

8.1 Information sur les capitaux de l'émetteur

8.1.1 Tableau de variation des capitaux propres consolidés

Depuis sa création, le Groupe a été financé par :

  • des augmentations de capital ;
  • les remboursements reçus au titre du crédit d'impôt recherche ;
  • des aides à l'innovation et des subventions de BPI, des assurances prospection COFACE ; et
  • des emprunts auprès des établissements de crédits et des locations financements.

Au 31 décembre 2022, le montant net de la trésorerie et des équivalents de trésorerie détenus par le Groupe (somme de la trésorerie et des équivalents de trésorerie à l'actif et des concours bancaires courants au passif) s'élevait à 5 528 K€ contre 7 275 K€ au 31 décembre 2021 et 4 975 K€ au 31 décembre 2020.

Le tableau ci-dessous permet d'apprécier la variation des capitaux propres sur les exercices 2020 à 2022.

Le détail du capital social est décrit en section 19.1 du présent Document d'Enregistrement Universel.

AMOEBA
Variation des capitaux propres consolidés en euros
Capital
Nombre
d'actions
Capital Primes liées au
capital
Réserves et
résultat
Ecarts de
conversion
Ecarts actuariels Capitaux propres,
part du Groupe*
Au 31 décembre 2020 16
367 761
327 355 40
623
479
(38
922 350)
(32
645)
39 644 2
035 484
Résultat net 31 décembre 2021 (7
817 293)
(7
817 293)
Autres éléments du résultat global 46 813 22 428 69 241
Résultat global - - - (7
817 293)
46 813 22 428 (7
748 052)
Emission d'actions nouvelles (Conversion d'OCA) (Cf. Note 11) 3
538
675
70
774
5
211
696
5
282
470
Paiements en actions (cf. note 12) 290 000 5 800 (5
800)
-
Souscription de BSA 240 000 4 800 (4
800)
-
Exercice BSA, BSPCE et acquisition AGA 663 438 663 438
Actions propres (19
654)
(19
654)
Au 31 décembre 2021 20
436 446
408 729 45
824 575
(46
095 859)
14 168 62 072 213 685
Résultat net 31 décembre 2022 (8 022 894) (8 022 894)
Autres éléments du résultat global (34 696) 7 812 (26 884)
Résultat global (8 022 894) (34 696) 7 812 (8 049 778)
Emission d'actions nouvelles (Conversion d'OCA) (Cf. Note 11) 25 808 444 516 169 15 461 671 15 977 840
Paiements en actions (cf. note 12) 65 000 1 300 (1 300)
Souscription de BSA (43 873 636) 43 873 636
Exercice BSA, BSPCE et acquisition AGA 37 973 37 973
Actions propres (2 805) (2 805)
Au 31 décembre 2022 46 309 880 926 198 17 411 310 (10 209 949) (20 528) 69 884 8 176 915

*Le Groupe n'a pas de participations ne donnant pas le contrôle.

8.2 Sources et flux de trésorerie de l'émetteur

8.2.1 Flux de trésorerie consolidés synthétiques

Tableau des flux de trésorerie simplifiés
(Montants en Keuros)
31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Capacité d'autofinancement (4 718) (3 816) (4 197)
(-) Variation du besoin en fonds de roulement 289 (439) 946
Flux de trésorerie générés par l'exploitation (4 429) (4 256) (3 251)
Flux de trésorerie liés aux opérations d'investissement (212) (141) (77)
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement 2 893 4 979 3 543
Augmentation (Diminution de la trésorerie) (1 748) 582 215
Trésorerie et équivalent de trésorerie à l'ouverture 7 274 6 692 4 761
Incidences des variations des cours de devises 1 1 (1)
Trésorerie et équivalent de trésorerie à la clôture 5 527 7 274 4 975

La variation annuelle de la trésorerie au cours des exercices présentés est due principalement :

  • aux pertes opérationnelles, liées aux dépenses de recherche ;
  • au financement des frais de développement ; et
  • aux opérations de financement (augmentations de capital en particulier).

8.2.2 Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles

La variation de trésorerie liée aux activités opérationnelles pour les exercices clos les 31 décembre 2020, 2021 et 2022 s'est élevée respectivement à -3 251 K€, -4 256 K€, et -4 429 K€ en lien principalement avec les pertes opérationnelles pour les exercices 2020, 2021 et 2022.

Les variations de BFR sont liées principalement :

  • en 2020, à une augmentation des dettes fournisseurs pour 389 K€ et des dettes fiscales et sociales pour 259 K€,
  • en 2021, à une diminution des autres créances pour 306 K€, des dettes fiscales et sociales pour 180 K€ et du stock pour 151 K€, et
  • en 2022, à une augmentation des dettes fournisseurs pour 266 K€.

8.2.3 Flux de trésorerie provenant des activités d'investissements

Dans sa phase de recherche et développement, le modèle retenu est peu consommateur d'investissements en dehors de la capitalisation des frais de développement.

La consommation de trésorerie liée aux activités d'investissement corporel et incorporel pour les exercices clos les 31 décembre 2020, 2021 et 2022 s'est élevée respectivement à 76 K€, 141 K€, et 303 K€ en lien principalement aux acquisitions d'installations techniques ;

Les autres investissements correspondent principalement à du matériel utilisé dans le cadre du projet de recherche et développement ainsi que quelques éléments de la ligne de production financé sur fonds propres.

Les variations sont explicitées à la Section 5.7.2 du présent Document d'Enregistrement Universel et concerne principalement les acquisitions d'immobilisations corporelles.

8.2.4 Flux de trésorerie provenant des activités de financement

Le Groupe a procédé à plusieurs augmentations de capital depuis sa création en 2010 (voir la Section 10.1.1 du présent Document d'Enregistrement Universel), a souscrit des emprunts bancaires (voir la Section 10.1.2 du présent Document d'Enregistrement Universel) et a reçu le versement d'avances ou subventions entre 2011 et 2016 (voir la Section 10.1.3 du présent Document d'Enregistrement Universel).

En 2021, la Société a obtenu 10 millions d'euros au titre de l'emprunt OCAPI qui a ensuite été partiellement converti en capital (5,2 M€).

En 2022, 220 obligations « OCAPI » ont été souscrites sur 2022, représentant 10,5 millions d'euros de financement additionnel; 25 808 444 actions ont été créés sur 2022 lors de la conversion de 294 obligations.

L'emprunt obligataire (40 obligations) restant non converti au 31 décembre 2022 d'une valeur de 2 millions d'euros a été intégralement converti le 6 février 2023 et 3 350 083 actions ont été créés.

Le Groupe a aussi procédé au remboursement intégral de sa dette vis-à-vis de la BEI en juin 2022 et a procédé au rachat de ses BSA pour 151 K€.

Le détail des flux de trésorerie liés aux opérations de financement figure ci-dessous.

(Montants en K€) 31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
Exercice des BSA – rachat de BSA (151) - 4
Emission d'emprunts (BEI et OCAPI) 10 560 10 137 4 493
Intérêts financiers bruts capitalisés (973) (1 645) (206)
Contrat d'intéressement OCAPI (variation de la créance) - - (130)
Remboursements d'emprunts, d'avances conditionnées et
dettes sur obligations locatives
(6 542) (3 513) (618)
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement 2 893 4 979 3 543

Pour rappel en 2021, Le montant total de la dette BEI au 31 décembre 2021, exigible en novembre 2022 s'établit à 6 115 K€ au 31 décembre 2021, la Société ayant démarré la restructuration de son endettement en effectuant au cours du mois de juillet 2021 un paiement anticipé du prêt de 3 192 K€ (composé d'un remboursement du capital pour 1 750 K€ et d'intérêts pour 1 442 K€) soit 35% des sommes dues.

8.3 Besoin de financement et structure du capital

Depuis 2017, la Société n'est pas parvenue à l'équilibre financier de ses activités. Les flux de trésorerie négatifs des activités opérationnelles et des activités d'investissement sont financés principalement par les fonds levés lors de l'introduction en bourse en 2016, par le prêt BEI remboursé fin juin 2022 (Cf. Section 8.4.4 pour plus de détails) et par les financements OCAPI à compter de 2019 jusqu'en 2023. Le 15 février 2023, un emprunt obligataire simple assorti d'un engagement d'émission de BSA pour un montant de 9 millions d'euros, divisé en trois tranches de 3 000 000 euros dont le tirage est laissé à la main de la société (cf communiqué de presse du 15 février 2023 pour plus de détail). La Société finance aussi en partie ses frais de recherche et développement par le crédit d'impôt recherche.

À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

8.3.1 Financement par le capital

Le Groupe a reçu un total de 58 874 K€ (avant déduction des frais liés aux augmentations de capital) au travers de l'apport des fondateurs, des augmentations de capital réalisées entre 2010 et 2022 et de l'introduction en bourse en 2015. Le tableau ci-dessous synthétise les principales augmentations de capital en valeur réalisées jusqu'à ce jour :

Périodes Montants
bruts
levés
en K€
Opérations
Année 2010 30 Constitution, apport des fondateurs
mars-2011 900 Augmentation de capital par émission de 16 722 actions à un prix de
souscription de 53,83 € par action.
juillet-2012 500 Augmentation de capital par émission de 5 556 actions à un prix de
souscription de 90 € par action.
avril-2014 2 999 Première phase de la troisième levée de fonds : augmentation de capital par
émission de 21 424 actions à un prix de souscription de 140 € par action.
septembre-2014 242 Seconde phase de la troisième levée de fonds : augmentation de capital par
émission de 1 615 actions à un prix de souscription de 150 € par action.
juillet-2015 13 184 Introduction en bourse sur le marché réglementé d'Euronext à Paris par
augmentation de capital

Périodes Montants
bruts
levés
en K€
Opérations
mai-2016 14 694 Augmentation de capital par placement privé : émission de 544 215 actions
au prix de 27 € par action.
Année 2019 5 990 Premier contrat OCAPI avec Nice and Green
Année 2020 4 493 Deuxième Contrat OCAPI avec Nice and Green
Année 2021 5 282 Fin du deuxième contrat OCAPI et début du troisième contrat OCAPI avec
Nice and Green
Troisième contrat OCAPI avec Nice and Green
Année 2022 10 560
Total 58 874

Les nombres d'actions indiqués dans le tableau ci-dessus ne prennent pas en compte la division de la valeur nominale des actions de la Société par 50 (et la multiplication corrélative du nombre d'actions composant le capital social par 50) décidée par l'Assemblée Générale Mixte en date du 7 avril 2015.

Le 16 décembre 2020 la Société a signé un troisième contrat d'OCAPI (Obligations Convertibles en Actions assorties d'un Plan d'Intéressement) avec NICE & GREEN SA permettant une levée de fonds de 23 M€ sur une période de 24 mois à compter de la date d'émission de la première tranche pour l'émission de 400 OCA, ainsi qu'une tranche optionnelle de 80 OCA, débutant en avril 2021.

Cet échelonnement permet un financement régulier de la Société en limitant l'impact sur le cours de l'action.

Dans l'attente de la recherche et de l'obtention desdits financements, Nice & Green SA consent à poursuivre l'accompagnement d'Amoéba dans le cadre d'un financement par dette sous forme obligataire simple assorti, à titre exclusif de garantie de remboursement, d'un engagement d'émissions de bons de souscription d'actions en cas de défaillance d'Amoéba de rembourser les obligations simples (OS) à leur échéance.

Il est par ailleurs convenu entre les parties que Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

Ce financement intermédiaire permet à l'entreprise de démarrer immédiatement son projet industriel et de couvrir ses dépenses jusqu'en décembre 2023. Il a pour vocation d'être automatiquement remboursé dès la structuration d'un apport financier de plus de €40M par Redbridge Debt and Treasury Advisory. (cf communiqué de presse du 15 février 2023)

8.3.2 Financement par le crédit d'impôt recherche

CREDITS D'IMPOTS RECHERCHE 31/12/2022 31/12/2021 31/12/2020
(Montants en K€) 12 mois 12 mois 12 mois
Crédits d'impôts recherche (produit dans les comptes IFRS) 433 537 496

Le Groupe a bénéficié du CIR au titre des exercices 2020, 2021 et 2022.

Ces montants représentent une créance de CIR à la clôture de chaque exercice. Le remboursement du CIR constaté pour l'exercice 2022 est attendu en 2023 (se référer à la note 2.23 des états financiers présent dans la section 18.1 du présent Document d'Enregistrement Universel).

8.3.3 Financement par avances remboursables et subventions

Depuis 2011, le Groupe a bénéficié de cinq programmes d'avances remboursables. Le tableau cidessous présente les mouvements relatifs aux avances jusqu'en 2021, la société ne disposant plus d'avances remboursables en 2022 ;

EVOLUTION DES PRETS à taux zéro
(Montant en euros)
BpiFrance prêt à
taux zéro
Au 31 décembre 2020 59
(-) Remboursement (60)
Charges financières 1
Au 31 décembre 2021 0

Le détail des contrats est présenté à la Section 9.2.2.4 « Passifs non courants » du présent Document d'Enregistrement Universel et dans la note 12.2 de l'annexe aux comptes établis selon les normes IFRS figurant à la Section 18.1 « Comptes consolidés établis pour l'exercice clos le 31 décembre 2022 » du présent Document d'Enregistrement Universel.

Subventions

Aucune subvention n'a été reconnue en produits sur les exercices 2019 et 2020. En 2021, une subvention de 37 K€ a été constatée suite au recrutement d'apprentis et de jeunes de moins de 25 ans.

À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

Par application de la norme IAS 20, elles traduisent l'avantage octroyé au Groupe résultant de l'économie de charges d'intérêts constituée par les prêts à taux zéro consenties notamment par la BPI (voir la note 12.2 des annexes aux états financiers IFRS présentées à la Section 18.1 « Comptes consolidés établis pour l'exercice clos le 31 décembre 2022 » du présent Document d'Enregistrement Universel).

8.3.4 Financement par emprunt bancaire

L'évolution des dettes financières au titre des emprunts bancaires s'analyse comme suit :

EVOLUTION DES EMPRUNTS
(Montants en K€)
Etablissements
de crédit
Autres dettes
financières
31 décembre 2020 7 848 12
(+) Encaissement -
(-) Remboursement anticipé (3 223)
(-) Intérêts TIE BEI 318
(+/-) intérêts courus 1 172
31 décembre 2021 6 115 0
(+) Encaissement
(-) Remboursement anticipé (6 317)
(-) Intérêts TIE BEI 202
(+/-) intérêts courus -
202
31 décembre 2022 0

Le remboursement du Prêt BEI in fine a eu lieu fin juin 2022 en totalité. Le Groupe ne détient plus d'endettement auprès des établissements de crédit.

8.3.5 Financement par engagement de location

Suite à l'application de la norme IFRS 16, les financements par engagement de location sont évalués à la valeur actuelle des paiements de location restants, actualisés en utilisant le taux d'emprunt marginal du preneur au 1er janvier 2019. L'actif lié au droit d'utilisation est évalué à un montant égal au passif du loyer, ajusté du montant des éventuels paiements d'avance ou provisionnés relatifs à ce contrat de location constatés dans l'état de la situation financière immédiatement avant la date de première application.

EVOLUTION DES DETTES SUR OBLIGATIONS LOCATIVES
(Montants en K€)
Total
Au 31 décembre 2020 696
(+) Prolongement des contrats (bail commercial) 28
(-) Remboursement (218)
Change 145
Au 31 décembre 2021 506
(+) Nouveau contrat 14
(-) Remboursement (225)
Au 31 décembre 2022 295

Les engagements liés aux loyers futurs à payer (principal + intérêts) sont les suivants :

Nature de l'engagement A 1 an au plus De 1 à 5 ans Plus de 5 ans
Baux commerciaux 220 55 -
Autres locations retraitées sous IFRS 16 7 - -

8.4 Restriction éventuelle à l'utilisation de capitaux

Il n'existe aucune restriction portant sur l'utilisation des capitaux par la Société.

8.5 Sources de financement attendues

La Société a procédé à une revue spécifique de son risque de liquidité et elle a retenu le principe de continuité d'exploitation sur la base des éléments suivants :

Les comptes clos au 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'Administration le 30 mars 2023 selon le principe de continuité d'exploitation au vu des prévisions d'activité et de trésorerie à 12 mois.

Le 15 février 2023, le groupe a signé un financement avec Nice and Green par dette sous forme obligataire simple assorti d'un engagement d'émission de bons de souscription d'actions d'un montant de 9 millions d'euros, divisé en trois tranches de 3 000 000 euros chacune dont le tirage est laissé à la main de la Société.

La première tranche devra être émise entre le 30 juin 2023 et le 31 août 2023. Les obligations simples seront souscrites à hauteur de 94% de leur valeur nominale. Le remboursement de la valeur nominale et de ses intérêts devra avoir lieu 6 mois après le tirage de la tranche sur base linaire de 8 échéances trimestrielles, soit une maturité de 30 mois à compter du tirage. Ces obligations simples porteront intérêts au taux EURIBOR 6MOIS augmenté de 600 points de base.

Dans l'hypothèse d'un défaut de paiement total ou partiel d'une échéance trimestrielle de remboursement, le Prêteur disposera également du droit de solliciter l'émission de bons de souscription d'actions à hauteur des sommes dûes.

Page 156 sur 319 – URD Amoéba

Il est par ailleurs convenu entre les parties que Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

Dans ce contexte, la Société a procédé à une analyse de sa prévision de trésorerie et qui lui permet de financer ses besoins jusqu'en décembre 2023.

À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

9. Environnement règlementaire

Il est renvoyé à la description de l'environnement règlementaire de la Société donnée à la Section 3.2 « Risques liés au marché, à la réglementation applicable aux produits développés par le Groupe et à son évolution possible » et au Chapitre 5 du présent Document d'Enregistrement Universel.

Hormis les processus règlementaires d'autorisation des produits en cours de développement par la Société, il n'existe pas d'autre facteurs de nature administrative, économique, budgétaire, monétaire ou politique de nature à influer sensiblement ou pouvant influer sensiblement, de manière directe ou indirecte, sur les activités du Groupe.

10. Informations sur les tendances

10.1 Principales tendances depuis la fin du dernier exercice

Communiqué de presse du 27 janvier 2023 : Amoéba annonce avoir mis fin à son contrat d'émissions d'obligations convertibles en actions avec Nice & Green SA et renoncé à l'émission de la 8° tranche optionnelle de 80 OCA telle qu'initialement prévue au contrat. Par ailleurs Amoéba annonce avoir conclu un contrat d'accompagnement avec la société Redbridge Debt and Treasury Advisory pour l'assister dans sa recherche de financements.

Communiqué de presse du 15 février 2023 : signature d'un financement avec Nice and Green par dette sous forme obligataire simple assorti d'un engagement d'émission de bons de souscription d'actions d'un montant de 9 millions d'euros, divisé en trois tranches de 3 000 000 euros chacune dont le tirage est laissé à la main de la Société.

La première tranche devra être émise entre le 30 juin 2023 et le 31 août 2023. Les obligations simples seront souscrites à hauteur de 94% de leur valeur nominale. Le remboursement de la valeur nominale et de ses intérêts devra avoir lieu 6 mois après le tirage de la tranche sur base linaire de 8 échéances trimestrielles, soit une maturité de 30 mois à compter du tirage. Ces obligations simples porteront intérêts au taux EURIBOR 6MOIS augmenté de 600 points de base.

Dans l'hypothèse d'un défaut de paiement total ou partiel d'une échéance trimestrielle de remboursement, le Prêteur disposera également du droit de solliciter l'émission de bons de souscription d'actions à hauteur des sommes dues.

Il est par ailleurs convenu entre les parties que Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

Communiqué de presse du 16 février 2023 : Dépôt du permis de construire pour son nouveau site de production dédié à l'application biocontrôle, basé à Cavaillon dans le Vaucluse. Convaincue de son rôle stratégique dans l'émergence d'une filière industrielle du biocontrôle, Amoéba ambitionne de développer un site industriel de plus 3 000 m² dédié à la bio-production de son agent de biocontrôle. Ce projet d'envergure s'inscrit dans la démarche d'industrialisation amorcée par Amoéba en vue de la commercialisation de ses produits de protection des plantes annoncée pour début 2025.

Communiqué de presse du 29 mars 2023 : À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

Communiqué de presse du 31 mars 2023 : Annonce dans le cadre d'un contrat de transfert de matériel (« Material Transfer Agreement »), Nissan Chemical Corporation a initié une étude d'évaluation de performance d'un mélange d'un de ses produits avec un produit expérimental de biocontrôle d'Amoéba. Le but de cette évaluation est de déterminer la performance à contrôler le mildiou de la vigne de l'association du produit de Nissan, le Leimay® (suspension concentrée à 200 g/l d'amisulbrom) et du produit expérimental d'Amoéba, l'AXP12 (suspension concentrée à 215 g/l de lysat de Willaertia magna C2c Maky).

10.2 Tendance connue, incertitude, demande d'engagement ou événement raisonnablement susceptible d'influer sur les perspectives de la Société

Néant

11. Prévisions ou estimations du bénéfice

Le Groupe n'entend pas faire de prévisions ou estimations de bénéfice.

12. Organes d'administration, de direction et de surveillance et direction générale

12.1 Direction de la Société

Par délibérations de l'Assemblée Générale Mixte en date du 29 septembre 2014, la Société, constituée sous la forme de société par actions simplifiée, a été transformée en société anonyme à Directoire et Conseil de surveillance.

Puis, par délibérations de l'Assemblée Générale Mixte en date du 22 juin 2017, la Société a adopté le mode de gestion de société anonyme à Conseil d'administration.

Lors de sa réunion en date du 22 juin 2017, le Conseil d'administration a décidé, à l'unanimité, de confier au Président du Conseil d'administration les fonctions de Directeur Général au sens de l'article L.225-51-1 du Code de commerce.

La Société a décidé de se référer au Code Middlenext publié en décembre 2009 et révisé en septembre 2021 en tant que code de référence en matière de gouvernement d'entreprise (cf. section 14.1.1.1 du présent Document d'Enregistrement Universel). La Société a estimé que ledit code était plus adapté à sa taille et à la structure de son actionnariat.

Ce code est disponible sur le site de Middlenext (www.middlenext.com).

12.2 Informations concernant les membres du Conseil d'Administration, la direction générale de la Société et le Comité de Direction

12.2.1 Direction de la Société

Le Président Directeur Général de la Société est M. Fabrice Plasson. Aucune limitation n'a été apportée aux pouvoirs de M. Fabrice Plasson en tant que Directeur Général.

A la date du Document d'Enregistrement Universel, la direction de la Société est complétée par un Directeur Général Adjoint (non mandataire social) en la personne de Mme Valérie Filiatre.

12.2.2 Conseil d'administration

12.2.2.1 Composition du Conseil d'administration

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, le Conseil d'administration est composé de six administrateurs, dont quatre administrateurs indépendants, et d'un censeur

Nom Mandats /
Indépendance*
Principales
fonctions dans la
Société
Date de début et fin de mandat
M. Fabrice Plasson
Français
51 ans
Administrateur
et
Président
du
Conseil
d'administration
Président Directeur
Général
Première nomination : 22 juin 2017
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2022
Mme Valérie Filiatre
Française
62 ans
Administrateur Directeur
Général
Adjoint
(non
mandataire social)
Première nomination : 22 juin 2017
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2022
M. Pierre Morgon
Français et Suisse
60 ans
Administrateur
(indépendant)
Néant Première nomination : 24 juin 2021
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2026
M. Bernard Ambolet
Français
70 ans
Administrateur
(indépendant)
Néant M. Bernard Ambolet a été nommé à titre
provisoire par le Conseil d'administration
du 21 septembre 2018, en remplacement
de la société Eurekap, administrateur
démissionnaire, pour la durée du mandat
restant à courir
du mandat de son
prédécesseur.
La nomination faite à titre provisoire par le
Conseil d'administration a été ratifiée par
l'assemblée générale du 14 janvier 2019.
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2022
M. Philippe Dujardin
Français
60 ans
Administrateur
(indépendant)
Néant M. Philippe Dujardin a été nommé à titre
provisoire par le Conseil d'administration
du 24 juin 2021, en remplacement de M.
Pascal
Reber,
administrateur
démissionnaire, pour la durée du mandat
restant à courir
du mandat de son
prédécesseur.
La nomination faite à titre provisoire par le
Conseil d'administration a été ratifiée par
l'assemblée générale du 24 mai 2022.
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2022
Mme Sylvie Guinard
Française
49 ans
Administrateur
(indépendant)
Néant Mme Sylvie Guinard a été nommée à titre
provisoire par le Conseil d'administration
du 20 janvier 2022, en remplacement de

Page 160 sur 319 – URD Amoéba

Nom Mandats /
Indépendance*
Principales
fonctions dans la
Société
Date de début et fin de mandat
Mme
Claudine
Vermot-Desroches,
administrateur démissionnaire, pour la
durée du mandat restant à courir
du
mandat de sa prédécesseuse.
La nomination faite à titre provisoire par le
Conseil d'administration a été ratifiée par
l'assemblée générale du 24 mai 2022.
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2022
M. Pascal Reber
Français
68 ans
Censeur** Néant M. Pascal Reber a été nommé à titre
provisoire par le Conseil d'administration
du 24 juin 2021.
La nomination faite à titre provisoire par le
Conseil d'administration a été ratifiée par
l'assemblée générale du 24 mai 2022.
Date d'échéance du mandat : à l'issue de
l'assemblée générale appelée à statuer sur
les
comptes
de
l'exercice
clos
le
31 décembre 2023.

* Membre indépendant au sens du Code de gouvernement d'entreprise Middlenext

** En tant que censeur, M. Pascal Reber assiste aux séances du Conseil d'administration avec un rôle consultatif, apportant ainsi ses nombreuses expériences et expertises au service de la Société.

Les membres du Conseil d'administration ont tous pour adresse professionnelle le siège social de la Société.

12.2.2.2 Expérience des membres du Conseil d'administration

Fabrice Plasson – Président Directeur Général

Fabrice Plasson est le Président Directeur Général et cofondateur d'Amoéba. Il dispose d'une expérience de 20 ans dans le domaine des sciences de la vie et des biotechnologies.

Avant de créer Amoéba, Fabrice Plasson était le directeur général et fondateur de la filiale française de DiscoverX ainsi que responsable des ventes en Europe du Sud. DiscoverX est une société spécialisée dans la vente et la fourniture de produits et services aux centres de recherche, afin de leur permettre d'accélérer la découverte de nouveaux candidatsmédicaments. Fabrice Plasson a également été en charge, au sein de la société Whatman Ltd en France, de la gestion des distributeurs internationaux. Fabrice Plasson a été un acteur clé de Whatman Ltd lui permettant de remporter le marché des empreintes génétiques en France. Parallèlement, il a développé les ventes de la société Oxoid, en tant que

Page 161 sur 319 – URD Amoéba

consultant auprès d'hôpitaux et d'industriels sur le risque de légionellose.

Fabrice Plasson est titulaire d'un Master 2 biologie spécialité biologie et techniques de commercialisation de l'Université Joseph Fourier de Grenoble. Fabrice Plasson est récemment diplômé d'un Executive Masters of Business Administration de l'EM-Lyon.

Valérie Filiatre – Administrateur

Valérie Filiatre est Directrice Générale Adjoint (non mandataire social) d'Amoéba. Elle a développé une expérience de plus de 25 ans au sein de multinationales, incluant 10 ans au sein de sociétés cotées.

Avant de rejoindre Amoéba, Valérie Filiatre était Directrice Financière Europe du groupe ABnote, un fournisseur majeur de documents sécurisés pour institutions financières, gouvernementales, ou éducatives. En charge de l'information financière consolidée pour les filiales française, tchèque, slovaque et britannique, Valérie Filiatre a également participé activement à la restructuration de ces entités.

Valérie Filiatre est diplômée de l'EM-Lyon où elle s'est spécialisée en finance et comptabilité.

Bernard Ambolet – Administrateur (indépendant)

Ingénieur agronome, Bernard Ambolet a travaillé 9 années dans un institut technique de recherche appliquée (Arvalis-Institut du végétal) et 27 années au sein du groupe BAYER France où il a exercé diverses missions en tant que :

  • Directeur des Affaires Scientifiques,
  • Directeur d'Agence,

  • Responsable de l'expérimentation et de l'homologation des spécialités agropharmaceutiques pour le marché français.

Outre ses compétences en protection intégrée des cultures, il possède une longue expérience en management et en approche stratégique et systémique.

Bernard Ambolet est membre titulaire de l'Académie d'Agriculture de France et membre du bureau de l'Association française de protection des plantes (AFPP) devenue Végéphyl.

Monsieur Pierre Morgon – Administrateur (indépendant)

Pierre Morgon a plus de 30 ans d'expérience dans l'industrie mondiale des Sciences de la Vie, en particulier dans le domaine des soins spécialisés, des vaccins et de l'immunothérapie, à des postes de direction dans des sociétés multinationales et en tant que PDG de jeunes entreprises.

Il est conférencier dans plusieurs programmes de MBA et dans des conférences sur les sciences de la vie, ainsi qu'au sein de l'incubateur Mass Challenge en Suisse où il est également mentor pour les jeunes entreprises des sciences de la vie.

Actuellement, Pierre Morgon est CEO de MRGN Advisors, partenaire régional pour la Suisse chez Mérieux Equity Partners et Senior Vice-President International Business chez CanSino Biologics.

Il est également Président des Conseils d'Administration de Theradiag, Eurocine Vaccines, MYCB1 et Health Technology Holding, ainsi qu'Administrateur indépendant au sein des Conseils d'Administration de Vaccitech, Adiposs et Univercells. Titulaire d'un doctorat en pharmacie, d'une maîtrise en droit des affaires et d'un MBA, Il est ancien élève de l'ESSEC, de l'INSEAD et de l'IMD.

Monsieur Philippe Dujardin – Administrateur (indépendant)

Philippe Dujardin a 30 ans d'expérience dans des sociétés en croissance.

Précédemment Directeur Général Adjoint d'Awabot, Directeur Administratif et Financier d'Erytech Pharma, il a également été Directeur des financements et des relations investisseurs du groupe Infogrames / Atari. Il a rejoint BOOSTHEAT en 2014 en tant que Directeur Administratif et Financier et a occupé les fonctions de Responsable de la direction du développement de BOOSTHEAT SA (partenariats, offres, développement international…) et de Directeur de BOOSTHEAT France.

Philippe Dujardin est diplômé de l'Ecole Supérieure de Commerce de Reims et de l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon.

Page 163 sur 319 – URD Amoéba

Madame Sylvie Guinard – Administrateur (indépendant)

Sylvie Guinard a 30 ans d'expérience dans les sociétés industrielles.

Elle est actuellement Présidente du groupe Thimonnier, spécialisé dans la conception et la construction de machines spéciales d'emballages souples pour produits sensibles.

En tant que Présidente du Conseil d'administration de l'INPI (Institut National en charge de la Propriété Industrielle ), administratrice de Business France (structure étatique chargée du développement international des entreprises françaises et des investissements internationaux en France), de Visiativ (acteur privé de la transformation numérique des entreprises) et d'EVOLIS-SYMOP (syndicat professionnel des créateurs de solutions industrielles), Sylvie Guinard est fortement impliquée auprès des acteurs nationaux et régionaux du secteur industriel.

Ingénieure de formation et titulaire d'un MBA de l'EM-Lyon, Sylvie Guinard a auparavant travaillé dans des secteurs aussi variés que le spatial, la défense, le ferroviaire, les engins de travaux publics ou les véhicules.

Pascal Reber – Censeur

Pascal Reber a une expérience de 34 années de management dans l'industrie pharmaceutique et alimentaire.

Avant de rejoindre Amoéba, Pascal Reber était vice-président et directeur général de Genzyme à Lyon. Il a dirigé des usines pharmaceutiques pour Sanofi pendant 10 années. Il possède une large expérience de management et d'investissement dans la biotechnologie.

Pascal Reber est ingénieur diplômé de l'Ecole Nationale d'Ingénieurs de Metz et titulaire d'un "business management degree" du Trent Polytechnic de Nottingham.

12.2.3 Liste des mandats et fonctions exercés dans toute société durant l'exercice clos le 31 décembre 2022

En vue de nous conformer aux dispositions de l'article L.225-37-4, 1° du Code de commerce, nous vous rendons compte de la liste des mandats et fonctions exercées dans toute société (à l'exception de la Société) durant l'exercice clos le 31 décembre 2022 par chaque mandataire social.

Nous vous rendons compte également de la liste des mandats et fonctions exercés dans toute société au cours des cinq dernières années par chaque mandataire social.

Nom Nature du mandat Société
Président Amoeba US Corp.
Fabrice Plasson Président et administrateur Entreprise Amoeba Canada Inc.
Président Link4U
Valérie Filiatre Gérant non salarié Dolphénics International
Membre
du
Bureau
et
du
Conseil
d'administration
Végéphyl (association)
Bernard Ambolet Membre du Conseil d'administration Amis de l'Académie d'agriculture de
France (association)
Membre titulaire Académie d'agriculture de France
Gérant MRGN Advisors
SVP International Business CanSinoBIO
Président du Conseil Theradiag
Président du Conseil Eurocine Vaccines
Pierre Morgon Président du Conseil MYCB1
Président du Conseil Kupando
Président du Conseil Health Technologies Holdings
Administrateur Vaccitech
Administrateur Univercells
Philippe Dujardin Membre du Comité Stratégique Lys Therapeutics
Membre du Comité Stratégique Proxipel
Sylvie Guinard Présidente Thimonnier

Mandats exercés au cours des cinq derniers exercices et n'ayant pas cessé au 31 décembre 2022 :

Page 165 sur 319 – URD Amoéba

Nom Nature du mandat Société
Gérante Essevelis
Présidente du Conseil d'administration INPI
Administratrice Business France
Administratrice Visiativ

Mandats exercés au cours des cinq derniers exercices et ayant cessé au 31 décembre 2022 :

Nom Nature du mandat Société
Fabrice Plasson Président du directoire Amoeba*
Valérie Filiatre Membre du directoire Amoeba*
Bernard Ambolet Néant Néant
Pierre Morgon Néant Néant
Philippe Dujardin Néant Néant
Sylvie Guinard Vice-Présidente FIM
(Fédération
des
Industries
Mécaniques)

* Les mandats de Président du directoire, membre du directoire ou membre du conseil de surveillance de la Société ont pris fin de plein droit le 22 juin 2017 en raison de l'adoption par l'assemblée générale mixte du mode de gestion de société anonyme à Conseil d'administration.

12.2.4 Déclaration concernant le Conseil d'administration et la Direction Générale

À la connaissance de la Société, il n'existe, entre les personnes énumérées ci-dessus, aucun lien familial.

À la connaissance de la Société, aucune de ces personnes (étant précisé que s'agissant des administrateurs personnes morales, cette déclaration est donnée uniquement à titre personnel par le représentant permanent personne physique, conformément à l'article L.225-20 du Code de commerce), au cours des cinq dernières années :

  • n'a fait l'objet de condamnation pour fraude ;
  • n'a été associée en sa qualité de directeur général ou membre d'un organe d'administration, de direction ou de surveillance à une faillite, mise sous séquestre ou liquidation ;
  • n'a été empêchée par un tribunal d'agir en qualité de membre d'un organe d'administration, de direction ou de surveillance d'un émetteur ou d'intervenir dans la gestion ou la conduite des affaires d'un émetteur ;
  • n'a fait l'objet d'incriminations et/ou de sanctions publiques officielles prononcées par des autorités statutaires ou réglementaires (y compris des organismes professionnels désignés).

12.3 Conflits d'intérêts

A la connaissance de la Société, il n'existe aucun conflit d'intérêts actuel ou potentiel entre les devoirs à l'égard du Groupe et les intérêts privés et/ou autres devoirs des membres du Conseil d'administration de la Société, tels que visés à la Section 12.2 ci-dessus.

Le Conseil d'administration a adopté un règlement intérieur dont un article intitulé « Obligation de révélation » relatif à la prévention des conflits d'intérêts prévoit l'obligation pour un administrateur se trouvant dans une telle situation d'informer le Conseil d'administration de tout conflit d'intérêts réel ou potentiel qu'il pourrait avoir dans le cadre de ses fonctions de membre du Conseil d'administration.

En outre, conformément à la recommandation R2 du Code Middlenext, le Conseil d'administration effectue au moins une fois par an une revue du sujet des conflits d'intérêts éventuels.

A la connaissance de la Société, il n'existe, à la date du présent Document d'Enregistrement Universel, aucune restriction acceptée par les personnes visées à la Section 12.2 ci-dessus concernant la cession, dans un certain laps de temps, de leur participation dans le capital de la Société.

Il n'existe pas, à la connaissance de la Société, d'arrangement ou accord conclu avec les principaux actionnaires, clients, fournisseurs ou autres aux termes duquel l'un des membres du Conseil d'administration de la Société ait été nommé.

13. Rémunération et avantages

13.1 Rémunération versée et avantages en nature versés ou attribués pour le dernier exercice clos aux mandataires sociaux

Nous vous rendons compte de la rémunération totale et des avantages de toute nature versés par la Société durant l'exercice clos le 31 décembre 2022.

Nous vous indiquons, qu'outre les rémunérations visées ci-après, tout mandataire social a droit sur présentation des justificatifs correspondants au remboursement des frais de voyage et de déplacement et des dépenses exposés dans l'exercice de ses fonctions et engagés dans l'intérêt de la Société.

L'information ci-après est établie en se référant notamment au Code de gouvernement d'entreprise MiddleNext.

En outre, les tableaux des rémunérations et avantages relatifs à l'exercice 2022 et aux exercices antérieurs sont présentés ci-après conformément à la Position - recommandation AMF n° 2021-02 du 8 janvier 2021.

Tableau n° 1 : Synthèse des rémunérations et des options et actions attribuées à chaque dirigeant mandataire social

Exercice 2022 Exercice 2021
Fabrice Plasson, Président directeur général
Rémunérations dues au titre de l'exercice
(détaillées au tableau n° 2)
395 845 € 272 558€
Valorisation des rémunérations variables
pluriannuelles attribuées au cours de
l'exercice
0 € 0 €
Valorisation des options
attribuées au
cours de l'exercice (détaillées au tableau
n° 4)
0 € 0 €
Valorisation
des
actions
attribuées
gratuitement
au
titre
de
l'exercice
(détaillées au tableau n° 6)
0 € 0 €
Valorisation
des
autres
plans
de
rémunération de long terme
0€ 0€
Total 395 845 € 272 558€

Tableau n° 2 : Récapitulatif des rémunérations de chaque dirigeant mandataire social

Les tableaux suivants présentent les rémunérations dues aux mandataires sociaux dirigeants au titre des exercices clos les 31 décembre 2021 et 2022 et les rémunérations perçues par ces mêmes personnes au cours de ces mêmes exercices.

Exercice 2022 Exercice 2021
Montants
dus(1)
Montants
(2)
versés
Montants
dus
Montants
versés
Fabrice Plasson, Président directeur général
Rémunération fixe 200 000 € 200 000 € 182 088 € 182 088 €
Rémunération variable annuelle 44 000€ 44 000 € 40 250 € 40 250 €
Rémunération variable pluriannuelle - - - -
Rémunération exceptionnelle 100 000 € 100 000 € - -
Rémunération
allouée
à
raison
du
mandat d'administrateur
22 900 € 22 900 € 21 275 € 21 275 €
Avantages en nature 28 945 € 28 945 € 28 945 € 28 945 €
Total 395 845 € 395 845 € 272 558 € 272 558 €

(1) Rémunération due au mandataire social au cours de l'exercice et dont le montant n'est pas susceptible d'évolution quelle que soit la date de versement.

(2) Rémunération versée au cours de l'exercice au mandataire social.

Tableau n° 3 : Récapitulatif sur les rémunérations des mandataires sociaux non dirigeants :

Tableau sur les rémunérations allouées à raison du mandat d'administrateur et les autres rémunérations
perçues par les mandataires sociaux non dirigeants
Mandataires sociaux non dirigeants Montants versés au cours
de l'exercice 2022
Montants versés au cours
de l'exercice 2021
Valérie Filiatre Autres rémunérations 18 200 € 11 075 €
Rémunération fixe 111 404€ 105 154€
Rémunérations variables 18 000 € 16 750 €
Pascal Reber (1) Autres rémunérations 0 € 9 975 €
Rémunération fixe 0 € 0 €
Rémunérations variables 0 € 0 €
Bernard Ambolet Autres rémunérations 19 200 € 11 075 €
Rémunération fixe 0 € 0 €
Rémunérations variables 0 € 0 €
Autres rémunérations 6 000 € 9 675€
Ghislaine Pinochet Rémunération fixe 0 € 0 €
Rémunérations variables 0 € 0 €

Page 169 sur 319 – URD Amoéba

Tableau sur les rémunérations allouées à raison du mandat d'administrateur et les autres rémunérations perçues par les mandataires sociaux non dirigeants

Mandataires sociaux non dirigeants Montants versés au cours
de l'exercice 2022
Montants versés au cours
de l'exercice 2021
Pierre Morgon Autres rémunérations 18 200 € 10 475€
Rémunération fixe 0 € 0 €
Rémunérations variables 0 € 0 €
Philippe Dujardin Autres rémunérations 18 200 € 7 575 €
Rémunération fixe 0 € 0 €
Rémunérations variables 0 € 0 €
Sylvie Guinard (2) Autres rémunérations 17 200 € 0 €
Rémunération fixe 0 € 0 €
Rémunérations variables 0 € 0 €

(1) M. Pascal Reber était administrateur de la Société jusqu'au 24 juin 2021. Depuis cette même date, il exerce les fonctions de Censeur.

(2) Mme Sylvie Guinard a été nommée en qualité d'administrateur de la Société le 20 janvier 2022.

Tableau n°4 : Options de souscription ou d'achat d'actions attribuées à chaque dirigeant mandataire social par la Société ou toute société de son Groupe durant l'exercice clos le 31 décembre 2022

Néant.

Tableau n° 5 : Options de souscription ou d'achat d'actions exercés par chaque dirigeant mandataire social durant l'exercice clos les 31 décembre 2022

Néant.

Tableau n°6 : Actions attribuées gratuitement à chaque mandataire social

Le présent Tableau n°6, ainsi que le Tableau n°7 et le Tableau n°10 constituent, ensemble, le rapport spécial, rendu conformément aux dispositions de l'article L.225-197-4 du Code de Commerce, de l'usage fait par le Conseil d'administration de l'autorisation conférée par l'Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire du 20 juin 2019 dans sa quatorzième résolution et par l'Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire du 24 mai 2022 dans sa vingtième résolution, d'attribuer gratuitement, en une ou plusieurs fois, aux conditions et époques qu'il déterminera, au bénéfice de tout ou partie des salariés et/ou mandataires sociaux de la Société et des sociétés visées à l'article L.225-197-2 du Code de commerce, des actions de la Société existantes ou à émettre à la valeur nominale dans la limite de 10% du capital social de la Société à la date de la décision de leur attribution.

Actions attribuées gratuitement à chaque mandataire social
Actions
attribuées
gratuitement
par
le
Conseil d'administration
durant
l'exercice
à
chaque
mandataire
social par l'émetteur et
par toute sociétés du
groupe
(liste
nominative)
N° et date du plan Nombre
d'actions
attribuées
durant
l'exercice
Valorisation
des actions
selon la
méthode
retenue pour
les comptes
consolidés
Date
d'acquisition
Date de
disponibilité
Conditions de
performance
Valérie Filiatre 2019-1 / 20-sept-19 1000 840 € 20-sept-19 20-sept-20 Néant
Fabrice Plasson 2020-1 / 30-janv-20 270 000 186 300 € 30-janv-20 30-janv-21 Oui (1)
Valérie Filiatre 2020-1 / 30-janv-20 20 000 13 800 € 30-janv-20 31-janv-21 Néant
Fabrice Plasson 2020-2 / 27-oct-20 240 000 638 400 € 27-oct-20 28-oct-21 Oui (2)
Valérie Filiatre 2021-1 / 21-janv -21 25 000 74 500€ 21-janv-21 22-janv-22 Néant
Valérie Filiatre 2021-2 /30-sept-21 25 000 41 600 € 30 sept 21 30 sept 22 Néant

(1) L'attribution définitive des actions gratuites allouées à Mr. Fabrice Plasson par le Conseil d'administration du 30 janvier 2020 consiste dans (i) la réussite à retenir, ou renouveler le cas échéant, les talents indispensables aux succès de la Société (responsable des affaires réglementaires, responsable scientifique, business developper biocontrôle, directeur(trice) financier(ère)) et dans (ii) le dépôt effectif d'au moins deux dossiers réglementaires sur un nombre de quatre dossiers réglementaires identiés.

(2) L'attribution définitive des actions gratuites allouées à Mr. Fabrice Plasson par le Conseil d'administration du 27 octobre 2020 consiste dans (i) le refinancement d'au moins 30 % du montant total de la dette contractée auprès de la Banque Européenne d'Investissement et dans (ii) la continuité d'exploitation assurée, au 27 octobre 2021, pour les quatorze prochains mois, soit jusqu'au 31 décembre 2022.

Tableau n°7 : Actions attribuées gratuitement et devenues disponibles durant l'exercice pour chaque mandataire social

Actions attribuées
gratuitement devenues
disponibles pour chaque
mandataire social durant
l'exercice (liste
nominative)
N° et date du plan Nombre d'actions
devenues disponibles
durant l'exercice
Conditions d'acquisition
Valérie Filiatre 2021-1 / 21-janv -21 25 000
2021-2 / 30-sept-21 25 000
Total 50 000

Tableau n°8 : Historique des attributions d'options de souscription ou d'achat d'actions aux mandataires sociaux

Néant

Tableau n°9 : Options de souscription ou d'achat d'actions consentis aux dix premiers salariés non mandataires sociaux attributaires et options levées par ces derniers

Néant.

Tableau n°10 : Historique des attributions d'actions gratuites.

Date d'assemblée générale 22 juin
2016 –
18ème
résolution
22 juin
2016 –
18ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
Date d'attribution par le Conseil
d'administration
des
droits
conditionnels
à
recevoir
des
actions existantes ou à émettre de
la Société
21
sept.2017
21
sept.
2018
20
sept.
2019
30
janv.
2020
27
oct.
2020
21
janv.
2021
30
sept.
2021
Numéro de plan 2017-1 2018-1 2019-1 2020-01 2020-02 2021-01 2021-02
Nombre
total
d'actions
susceptibles
d'être
attribuées
gratuitement
8.750 7.100 4.000 290.000 240.000 40.000 25.000
Pourcentage du capital à la date
d'attribution
par
le
Conseil
d'administration
0,15% 0,12% 0,05% 2,14% 1,54% 0,24% 0,14%
Nombre attribué gratuitement aux
mandataires sociaux à raison des
mandats et fonctions exercés dans
la Société
290.000 240.000 25.000 25.000
Madame
Valérie
Filiatre,
administrateur
1.000 1.000 1.000 20.000 25.000 25.000
Monsieur Fabrice Plasson 270.000 240.000
Nombre attribué à chacun des dix
salariés
de
la
Société
non
mandataires
sociaux
dont
le
nombre
d'actions
attribuées
gratuitement est le plus élevé
7.750 6.100 3.000 0 0 15.000 0
Valeur
unitaire
des
actions
attribuées gratuitement sur la base
du cours clôture de l'action de la
Société au jour de l'attribution
16,21 euros 4,45 euros 0,84 euros 0,69 euros 2,66 euros 2,98 euros 1,66 euros
Date d'attribution définitive des
actions
21
sept.2018
21
sept.2019
20
sept.2020
30
janv.
2021
27
oct.
2021
21
janv.
2022
30
sept.
2022
Date
de
fin
de
période
de
conservation
22
sept.2019
22
sept.2020
21
sept.2021
31
janv.
2022
28
oct.
2022
22
janv.
2023
er
1
oct.
2023
Nombre
d'actions
attribuées
définitivement à la date du dépôt
du
présent
Document
d'Enregistrement Universel
3.800 3.980 4.000 290.000 240.000 40.000 0

Date d'assemblée générale 22 juin
2016 –
18ème
résolution
22 juin
2016 –
18ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
20 juin
2019-
14 ème
résolution
Nombre d'actions annulées ou
caduques à la date du dépôt du
présent
Document
d'Enregistrement Universel
4.950 3.120 0 0 0 0 0
Nombre
d'actions
susceptibles
d'être attribuées gratuitement à la
date
du
dépôt
du
présent
Document
d'Enregistrement
Universel
0 0 0 0 0 0 0

Tableau n° 11

Le tableau suivant apporte des précisions quant aux conditions de rémunération et autres avantages consentis aux dirigeants mandataires sociaux en fonction au 31 décembre 2022 :

Dirigeants
mandataires
sociaux
Contrat de travail Régime de retraite
supplémentaire
Indemnités
ou
avantages dus ou
susceptibles
d'être dus à raison
de la cessation ou
du changement de
fonction
Indemnités relatives
à une clause de non
concurrence
Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non
Fabrice Plasson
Président Directeur
Général
X X X X
Date
début
mandat:
Première nomination: 22 juin 2017
Date fin mandat: A l'issue de l'assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l'exercice clos le
31 décembre 2022

13.2 Sommes provisionnées par la société aux fins de versement de pensions, retraites et autres avantages au profit des administrateurs dirigeants

Monsieur Fabrice Plasson, administrateur et Président Directeur Général de la Société, bénéficie de la prise en charge par la Société d'un contrat de retraite complémentaire souscrit auprès de Groupama Gan Vie depuis le 1er octobre 2020.

13.3 Titres donnant accès au capital attribué aux membres du conseil d'administration et dirigeants

Des informations sur les titres donnant accès au captal attribués aux membres du Conseil d'administration et aux dirigeants sont fournies dans les Tableaux n° 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 ci-dessus.

14. Fonctionnement des organes d'administration et de direction

14.1 Déclaration de conformité au régime de gouvernance d'entreprise en vigueur

14.1.1 Gouvernement d'entreprise

14.1.1.1 Choix du code de gouvernement d'entreprise

La Société a décidé de se référer au Code Middlenext publié en décembre 2009 et révisé en septembre 2021, en tant que code de référence en matière de gouvernement d'entreprise. La Société a en effet estimé que ledit code était plus adapté à sa taille et à la structure de son actionnariat.

Ce code est disponible sur le site de Middlenext (www.middlenext.com).

La Société a pour objectif de se conformer à l'ensemble des recommandations du Code de gouvernement d'entreprise Middlenext. Ainsi, au cours des années précédentes, la Société a initié une démarche visant à se mettre progressivement en conformité avec les recommandations du Code Middlenext en prenant en compte ses spécificités. La révision de ce code a d'ailleurs amené la Société à poursuivre cette démarche afin de se conformer au mieux aux nouvelles recommandations en fonction de ses spécificités.

À cet effet, il est présenté ci-dessous une synthèse des recommandations du Code de gouvernement d'entreprise Middlenext auquel la Société a choisi de se référer, ainsi que leur état d'adoption par la Société à la date du présent Document d'Enregistrement Universel :

Recommandation du Code Middlenext Adoptée En
cours
d'étude
Observations de la Société
I- Le pouvoir de surveillance
R1: Déontologie des membres du conseil X
R2: Conflits d'intérêts X
R3: Composition du conseil -
Présence de
membres indépendants
X
R4: Information des membres du conseil X
R5 : Formation des membres du conseil X
R6: Organisation des réunions du conseil et des
comités
X
R7: Mise en place de comités X
R8 : Mise en place d'un comité spécialisé sur la
RSE
X A la date du présent Document
d'Enregistrement
Universel,
le
Comité RSE n'a pas encore été mis en
place, les points RSE sont traités
dans chaque comité. Un responsable
RSE a été nommé courant avril 2023.
R9 : Mise en place d'un règlement intérieur du
conseil
X
R10: Choix de chaque membre du conseil X
R11 : Durée des mandats des membres du
conseil
X A ce jour, la Société n'a pas jugé utile
de
proposer
une
modification
statutaire tendant à permettre un
renouvellement
échelonné
des
mandats
des
administrateurs
eu
égard à sa taille et à sa composition
R12 : Rémunération de membre du conseil au
titre de son mandat
X
R13 : Mise en place d'une évaluation des
travaux du conseil
X
R14 : Relation avec les actionnaires X
II- Le pouvoir exécutif
R15 : Politique de diversité et d'équité au sein
de l'entreprise
X

Recommandation du Code Middlenext Adoptée En
cours
d'étude
Observations de la Société
R16
:
Définition
et
transparence
de
la
rémunération
des
dirigeants
mandataires
sociaux
X
R17
:
Préparation
de
la
succession
des
dirigeants
X
R18 : Cumul contrat de travail et mandat social X
R19 : Indemnités de départ X
R20 : Régimes de retraites supplémentaires X
R21 : Stock-options et attribution gratuite
d'actions
X
R22 : Revue des points de vigilances X

14.1.1.2 Composition du Conseil d'administration

Au 31 décembre 2022, le Conseil d'administration de la Société était constitué de six membres, dont quatre indépendants (cf. section 14.1.1.6 du présent Document d'enregistrement universel).

En outre, le Conseil d'administration du 24 juin 2021 a procédé à la nomination de Monsieur Pascal Reber en qualité de censeur pour une durée de trois ans, soit jusqu'à l'issue de l'Assemblée Générale Ordinaire Annuelle à tenir dans l'année 2024 pour statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2023. Cette nomination faite à titre transitoire par le Conseil d'administration a été ratifiée par l'Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire des actionnaires de la Société en date du 24 mai 2022. En tant que censeur, Monsieur Pascal Reber assiste aux séances du Conseil d'administration avec un rôle consultatif, apportant ainsi ses nombreuses expériences et expertises au service de la Société.

La composition du Conseil d'administration est présentée à la Section 12.1 du présent Document d'Enregistrement Universel.

14.1.1.3 Durée des mandats des administrateurs

La durée du mandat des membres du Conseil d'administration est fixée par les statuts à six (6) ans. Eu égard à la taille et aux spécificités de la Société, cette durée a été considérée comme conforme à la recommandation R11 du Code Middlenext par la Société.

14.1.1.4 Choix des membres du Conseil d'administration

Lors de la nomination ou du renouvellement du mandat de chaque membre du Conseil d'administration, une information sur son expérience, sa compétence et la liste des mandats exercés est communiquée dans le rapport présenté par le Conseil d'administration à l'Assemblée Générale et exposant les projets de résolutions soumis à son approbation ou, selon le cas, dans le Document d'Enregistrement Universel de la Société. Ces informations sont mises en ligne sur le site internet de

Page 176 sur 319 – URD Amoéba

la Société. La nomination ou le renouvellement de chaque membre du Conseil d'administration fait l'objet d'une résolution distincte, conformément à la recommandation R10 du Code Middlenext.

14.1.1.5 Application du principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du Conseil d'administration

Conformément à l'article L. 225-17 du Code de commerce, le Conseil d'administration est composé en recherchant une représentation équilibrée des femmes et des hommes. A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, la représentation des femmes et des hommes est la suivante :

  • nombre d'administrateurs de sexe masculin : 4,
  • nombre d'administrateurs de sexe féminin : 2.

14.1.1.6 Membres indépendants au sein du Conseil d'administration

La notion de membre indépendant est celle retenue en application de la recommandation R3 du Code Middlenext. Sous réserve de justifier sa position, le Conseil peut considérer qu'un de ses membres est indépendant alors qu'il ne remplit pas tous les critères visés par ladite recommandation ; à l'inverse, il peut également considérer qu'un de ses membres remplissant tous ces critères n'est pas indépendant.

Lors de sa réunion du 2 mars 2023, le Conseil d'administration a procédé au réexamen de la situation d'indépendance de ses membres.

Le Conseil d'administration d'Amoéba est ainsi composé, à la date du présent Document d'Enregistrement Universel, de six membres, dont quatre administrateurs indépendants (Monsieur Philippe Dujardin, Monsieur Bernard Ambolet, Madame Sylvie Guinard et Monsieur Pierre Morgon) conformément à la définition donnée par la recommandation R3 du Code Middlenext.

14.1.1.7 Règles de déontologie

En conformité avec la recommandation R1 du code Middlenext, chaque membre du Conseil d'administration est sensibilisé aux responsabilités qui lui incombent au moment de sa nomination et est encouragé à observer les règles de déontologie relatives à son mandat et figurant notamment dans le règlement intérieur du Conseil d'administration en date du 22 juin 2017.

14.1.1.8 Limitations apportées par le Conseil d'administration aux pouvoirs du Directeur Général

Conformément à la loi et aux statuts de la Société, en sa qualité de Directeur Général de la Société, Monsieur Fabrice Plasson est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la Société. Il exerce ces pouvoirs dans la limite de l'objet social, et sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux assemblées générales et au Conseil d'administration

Lors de sa réunion en date du 22 juin 2017, le Conseil d'administration a décidé, à l'unanimité, que l'exercice par Monsieur Fabrice Plasson de son mandat de Directeur Général ne fera l'objet d'aucune limitation de pouvoirs à l'exception de celles prévues par la loi et les statuts.

Les statuts de la Société ne contiennent pas de limitation aux pouvoirs du Directeur Général.

14.2 Comités du Conseil d'administration

En application des dispositions de l'article R.225-29 du Code de commerce et dans le respect des recommandations R7 et R8 du Code Middlenext, la Société a fait le choix de créer les comités spécialisés suivants, placés sous la responsabilité du Conseil d'administration.

14.2.1 Comité des nominations et des rémunérations

Lors de sa réunion du 22 juin 2017, le Conseil d'administration de la Société usant de la faculté prévue par l'article R.225-29 du Code de commerce a décidé la création en son sein d'un comité des nominations et des rémunérations.

Un temps suspendu, lors de sa réunion en date du 21 octobre 2021, le Conseil d'administration a décidé de remettre en place le comité des nominations et des rémunérations, lequel est composé de Monsieur Pierre Morgon, lequel assume les fonctions de Président du comité, et de Monsieur Bernard Ambolet, tous deux étant administrateurs indépendants.

14.2.2 Comité d'audit

Lors de sa réunion du 22 juin 2017, le Conseil d'administration de la Société usant de la faculté prévue par l'article R.225-29 du Code de commerce a décidé la création en son sein d'un comité d'audit.

Composition du comité d'audit

Au 31 décembre 2022, le comité d'audit était composé de trois membres :

  • Monsieur Philippe Dujardin, administrateur indépendant, Président du comité d'audit,
  • Monsieur Bernard Ambolet, administrateur indépendant, et
  • Madame Sylvie Guinard, administrateur indépendant, à titre de membre suppléant.

Monsieur Philippe Dujardin remplit la condition de compétences particulières en matière financière résultant de son expérience professionnelle acquise dans des fonctions au sein de directions financières et d'organes d'administration et de surveillance d'autres sociétés.

Missions du comité d'audit

Sans préjudice des compétences du Conseil d'administration, le comité d'audit est chargé des missions visées à l'article L.823-19 du Code de commerce.

Modalités de fonctionnement du comité d'audit

Les règles de composition et de fonctionnement propres au comité d'audit ont été arrêtées par le Conseil d'administration dans le cadre d'un règlement intérieur spécifique dont les principaux termes sont reproduits ci-après.

Le comité d'audit désigne son président parmi ses membres. En l'absence du président, le comité d'audit désigne un président de séance. En cas de partage des voix, c'est le doyen des candidats qui est désigné président de séance.

Le comité d'audit délibère en présence d'au moins la moitié de ses membres et de deux membres s'il n'est composé que de deux membres.

Les membres du comité d'audit ne peuvent pas se faire représenter.

Le comité d'audit se réunit aussi souvent qu'il sera jugé nécessaire. Le comité d'audit est convoqué par son président qui fixe son ordre du jour et l'adresse aux membres du comité d'audit trois jours au moins avant la date de la réunion. Néanmoins, le comité d'audit pourra se réunir sans délai si les circonstances l'exigent.

Il peut également se réunir à la demande de deux de ses membres ou du Président du Conseil d'administration.

La convocation aux réunions peut être faite par tous moyens, y compris verbalement. Les réunions se tiennent au siège social de la Société ou en tout autre lieu indiqué par l'auteur de la convocation.

Le président ou le président de séance organise et dirige les travaux du comité d'audit. Il veille au bon fonctionnement du comité d'audit et s'assure en particulier que les membres du comité d'audit sont en mesure de remplir leur mission.

Le président du comité d'audit fait en sorte que les comptes rendus du comité d'audit au Conseil d'administration permettent à celui-ci d'être pleinement informé, facilitant ainsi les délibérations des membres du Conseil d'administration et leurs prises de décisions.

14.2.3 Comité RSE

Lors de sa réunion du 20 janvier 2022, le Conseil d'administration de la Société a décidé de l'application de la recommandation R8 du Code Middlenext relative à la mise en place d'un comité spécialisée en matière de RSE. A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, le comité RSE n'a pas encore été mise en place, les points RSE sont traités dans chaque comité. Un responsable RSE a été nommé courant avril 2023.

14.3 Fonctionnement du Conseil et des comités

14.3.1 Conditions de préparation et d'organisation des travaux du Conseil d'administration

Le Conseil d'administration se réunit aussi souvent que l'intérêt de la Société l'exige, sur convocation du Président. La convocation peut être faite par tous moyens, par écrit ou oralement.

L'ordre du jour peut n'être arrêté qu'au moment de la réunion.

Le Directeur Général, lorsqu'il n'exerce pas la présidence du Conseil d'administration, peut demander au Président de convoquer le Conseil d'administration sur un ordre du jour déterminé.

Page 179 sur 319 – URD Amoéba

Les réunions du Conseil d'administration sont présidées par le Président ou, à défaut, par un membre choisi par le Conseil au début de la séance.

Le Conseil d'administration ne délibère valablement que si la moitié au moins des administrateurs sont présents.

Les décisions du Conseil sont prises à la majorité des membres présents.

Il est tenu un registre de présence qui est émargé par les administrateurs participant à la réunion du Conseil d'administration.

Sauf pour les opérations visées aux articles L. 232-1 et L. 233-16 du Code de commerce, le règlement intérieur établi par le Conseil d'administration prévoit que sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les administrateurs qui participent à la réunion du Conseil par des moyens de visioconférence ou d'autres moyens de télécommunication permettant l'identification des participants et garantissant leur participation effective, conformément à la réglementation en vigueur.

Les délibérations du Conseil d'administration sont constatées par des procès-verbaux établis conformément aux dispositions légales en vigueur. Les procès-verbaux sont signés par le président de séance et par un administrateur ou par deux administrateurs en cas d'empêchement du président de séance.

Les copies ou extraits des procès-verbaux des délibérations du Conseil d'administration sont valablement certifiées conformément aux dispositions légales en vigueur.

Les tableaux ci-après ont pour objet de vous rendre compte de l'activité des organes d'administration, de direction et de surveillance de la Société au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2021.

14.3.2 Compte-rendu de l'activité du Conseil d'administration

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, le Conseil d'administration de la Société s'est réuni à neuf reprises aux jours et mois listés ci-après :

Dates de réunion
du Conseil
d'administration
Nombre de
membres
présents ou
représentés
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
20 janvier 2022 Membres : 6 86% Point opérationnel
Cooptation
d'un
nouvel
administrateur
en
remplacement d'un administrateur démissionnaire
Evolutions du Code de gouvernement d'entreprise
Middlenext et décisions à cet égard
Plan de rémunération 2022 du Président Directeur
Général
Autorisation
préalable
dans
le
cadre
de
la
modification de la rémunération fixe et variable de

Page 180 sur 319 – URD Amoéba

Dates de réunion
du Conseil
d'administration
Nombre de
membres
présents ou
représentés
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
Mme Valérie FILIATRE perçue au titre de son contrat
de travail avec la Société en qualité de Directrice
Générale Adjointe au titre de l'exercice devant se
clore au 31 décembre 2022
Examen de la cartographie des risques
3 mars 2022 Membres : 6 86% Point opérationnel
Examen des différentes recommandations du Code
Middlenext
Examen de la politique de la Société en matière
d'égalité professionnelle et salariale
Examen
de
la
situation
des
mandats
des
administrateurs et des commissaires aux comptes
Constatation
de
l'expiration
de
la
période
d'acquisition des actions attribuées gratuitement à
certains salariés de la Société en application des
articles L.225-197-1 et suivants du Code de
commerce

Augmentation
de
capital
par
incorporation de primes et/ou réserves disponibles
par émission d'actions nouvelles
31 mars 2022 Membres : 7 100% Examen des conclusions du comité d'audit
Examen et arrêté des comptes sociaux et consolidés
au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2021 et
proposition d'affectation du résultat
Examen annuel des conventions visées aux articles
L.225-38 et suivants du Code de commerce conclues
et autorisées au cours d'exercices antérieurs dont
l'exécution a été poursuivie au cours du dernier
exercice ;
examen
des
conventions
courantes
conclues à des conditions normales
Proposition
de
fixation
d'une
enveloppe
de
rémunération
fixe
annuelle
à
allouer
aux
administrateurs
Autorisation des cautions, avals et garanties
Proposition de renouvellement de différentes
délégations
de
compétence
en
matière

Dates de réunion
du Conseil
d'administration
Nombre de
membres
présents ou
représentés
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
d'augmentation
de
capital
ou
d'opérations
financières
Préparation
et
convocation
d'une
assemblée
générale ordinaire et extraordinaire – Arrêté du
projet de texte des résolutions et des rapports du
Conseil d'administration à l'assemblée générale ;
examen du Document d'Enregistrement Universel
2021
Examen du business plan et du plan stratégique de
la Société
Autorisation à donner en vue d'un abandon de
créances de la société Amoéba au profit de la
société Amoéba Canada
Constatation d'augmentations de capital résultant
de la conversion d'OCA
24 mai 2022 Membres : 6 86% Point opérationnel
Information et approbation de la version définitive
du Document d'Enregistrement Universel 2021
23 juin 2022 Membres : 7 100% Questionnaire d'auto-évaluation des travaux du
Conseil d'administration
Délibérations relatives aux règles de répartition de
l'enveloppe annuelle de rémunération fixe annuelle
allouée aux administrateurs
Constatation d'augmentations de capital suite à la
conversion d'OCA
Approbation du rapport complémentaire du conseil
d'administration
établis
conformément
aux
dispositions des articles L. 225-129-5 et R. 225-1-16
du Code de commerce, relatifs à l'émission d'OCA
Point opérationnel
29 septembre 2022 Membres : 6 100% Examen des conclusions du comité d'audit
Examen et arrêté de la situation comptable
semestrielle établie au 30 juin 2022
Etablissement du rapport semestriel d'activité en
application de l'article L.451-1-2 III du Code
monétaire et financier

Dates de réunion
du Conseil
d'administration
Nombre de
membres
présents ou
représentés
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
Point opérationnel
Constatation d'augmentations de capital suite à la
conversion d'OCA
Approbation du rapport complémentaire du conseil
d'administration
établis
conformément
aux
dispositions des articles L. 225-129-5 et R. 225-1-16
du Code de commerce, relatifs à l'émission d'OCA
20 octobre 2022 Membres : 6 100% Recommandation du Comité des Rémunérations
pour
une
prime
exceptionnelle
à
verser
au
Président
Fixation du calendrier prévisionnel des réunions du
Conseil d'administration pour l'année 2023
Constatation
de
l'expiration
de
la
période
d'acquisition des actions attribuées gratuitement à
certains salariés de la Société en application des
articles L.225-197-1 et suivants du Code de
commerce

Augmentation
de
capital
par
incorporation de primes et/ou réserves disponibles
par émission d'actions nouvelles
Point opérationnel
Nomination d'un membre au sein du comité d'audit
Constatation d'augmentations de capital suite à la
conversion d'OCA
24 novembre 2022 Membres : 6 100% Budget 2023
Point opérationnel
15 décembre 2022 Membres : 6 100% Point opérationnel
Examen de la réalisation des objectifs de la
rémunération
variable
annuelle
du
Président
Directeur Général pour 2022
Examen et arrêté définitif du plan de rémunération
2023 du Président Directeur Général
Examen et fixation de l'indemnité de cessation des
fonctions du Président Directeur Général

Dates de réunion
du Conseil
d'administration
Nombre de
membres
présents ou
représentés
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
Examen de la réalisation des objectifs de la
rémunération variable annuelle de Madame Valérie
Filiatre pour 2022
Autorisation
préalable
dans
le
cadre
de
la
modification de la rémunération fixe et variable de
Mme Valérie FILIATRE perçue au titre de son contrat
de travail avec la Société en qualité de Directrice
Générale Adjointe au titre de l'exercice devant se
clore au 31 décembre 2023
Répartition de l'enveloppe de rémunération fixe
annuelle allouée aux administrateurs pour l'année
2022

14.3.2.1 Compte-rendu de l'activité des comités spécialisés au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022

14.3.2.1.1 Compte- ' v é é '

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, le comité d'audit de la Société s'est réuni à deux reprises aux jours et mois listés ci-après :

Dates de réunion
du comité d'audit
Nombre de
membres
présents
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
31 mars 2022 Membres : 2 100% Examen du processus d'élaboration des
comptes
annuels
et
consolidés
au
31 décembre 2021
Point sur les mandats des administrateurs et
du Commissaire aux comptes
Suivi des services autres que la certification
des comptes (SACC)
29 septembre 2022 Membres : 2 100% Présentation des comptes semestriels au
30 juin 2022 et faits marquants du semestre –
Commentaires
des
commissaires
aux
comptes
Examen du processus d'élaboration de la
situation financière semestrielle consolidée
au 30 juin 2022
- Suivi des travaux des
commissaires aux comptes

14.3.2.1.2 Compte- ' v é é des nominations et des rémunérations

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, le comité des nominations et des rémunérations de la Société s'est réuni à 2 reprises aux jours et mois listés ci-après :

Dates de réunion
du comité des
rémunérations
Nombre de
membres
présents
Taux de
participation
Principaux thèmes abordés
24/11/2022 Membres : 2 100% Rémunération du Président Directeur Général
15/12/2022 Membres : 2 100% Rémunération du Président Directeur Général

14.4 Incidences significatives potentielles sur la gouvernance d'entreprise

Néant.

14.5 Contrôle Interne

La Société s'est appuyée sur le guide de mise en œuvre du cadre de référence sur le contrôle interne adapté aux valeurs moyennes et petites mis à jour et publié par l'AMF le 22 juillet 2010.

14.5.1 Principes généraux de gestion des risques

Définition

Amoéba poursuit la formalisation de sa démarche de gestion des risques.

Cette démarche vise à identifier l'ensemble des risques et facteurs de risque pouvant affecter les activités et processus de l'entreprise et à définir les moyens permettant de gérer ces risques et de les maintenir ou de les ramener à un niveau acceptable pour la Société. Elle a pour vocation à englober toutes les typologies de risques et à s'appliquer à toutes les activités de la Société.

Les objectifs de la gestion des risques

Amoéba adopte la définition de la gestion des risques proposée par l'AMF, selon laquelle la gestion des risques est un levier de management de la Société qui contribue à :

  • créer et préserver la valeur, les actifs et la réputation de la Société ;
  • sécuriser la prise de décision et les processus de la Société pour favoriser l'atteinte des objectifs ;
  • favoriser la cohérence des actions avec les valeurs de la Société ;
  • mobiliser les collaborateurs autour d'une vision commune des principaux risques de la Société.

Composantes du dispositif de gestion des risques

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Les facteurs de risques identifiés à ce jour par la Société sont au Chapitre 3 Facteurs de risque du présent Document Universel d'Enregistrements. Une analyse a été réalisée afin d'identifier les risques les plus significatifs en cas de survenance.

A ce jour, la Société a recensé les grandes familles de risques suivantes :

  • Risques liés au marché sur lequel intervient la Société
  • Risques liés à l'activité du Groupe
  • Risques liés à l'organisation du Groupe
  • Risques juridiques
  • Risques industriels
  • Risques financiers
  • Risques de marché

Une revue de ces risques sera effectuée annuellement afin de mettre à jour ces risques avec les personnes directement concernées. L'objectif de cette revue sera de formaliser la liste des actions à mettre en place pour les maîtriser ces risques, ainsi que d'évaluer leur efficacité.

Articulation entre la gestion des risques et le contrôle interne

La gestion des risques vise à identifier et analyser les principaux risques et facteurs de risque pouvant affecter les activités, processus et objectifs de l'entreprise et à définir les moyens permettant de maintenir ces risques à un niveau acceptable, notamment en mettant en place des mesures préventives et des contrôles qui relèvent du dispositif de contrôle interne.

Parallèlement, le dispositif de contrôle interne s'appuie notamment sur la gestion des risques pour identifier les principaux risques à maîtriser. Historiquement, la Société a élaboré et développé un dispositif de contrôle interne depuis l'origine de la Société, alors que la formalisation de la démarche de gestion des risques est plus récente. La Société s'engage maintenant dans une démarche d'articulation des deux dispositifs, qui vise notamment à identifier les modalités de contrôles dont doivent faire l'objet les processus clés de l'entreprise susceptibles d'être affectés par des risques analysés comme « majeurs ».

14.5.2 Principes généraux de contrôle interne

Définition

La Société a adopté la définition du contrôle interne proposée par l'AMF, selon laquelle le contrôle interne est un dispositif mis en œuvre par la Société qui vise à assurer :

  • la conformité aux lois et règlements ;
  • l'application des instructions et orientations fixées par la direction générale ;
  • le bon fonctionnement des processus internes de la Société ;
  • la fiabilité des informations financières ; et,
  • d'une façon générale, contribue à la maîtrise de ses activités, à l'efficacité de ses opérations et à l'utilisation efficiente de ses ressources.

La Société a poursuivi la mise en œuvre au cours de l'exercice d'un processus de contrôle interne destiné à garantir en interne la pertinence et la fiabilité des informations utilisées et diffusées dans les activités de la Société.

Toutefois, le contrôle interne ne peut fournir une assurance absolue que les objectifs de la Société seront atteints, ni que les risque d'erreurs ou de fraude soient totalement maîtrisés ou éliminés.

Les composantes du contrôle interne

Le dispositif de contrôle interne repose sur une organisation claire des responsabilités, des référentiels, des ressources et des procédures mises en place. Depuis l'origine, la Société travaille à la formalisation de ses procédures afin de rassembler les documents et contrôles déjà existants, d'en assurer la mise à jour, la cohérence et le renforcement quand cela s'avère nécessaire. Les processus de certains des domaines d'activité sont décrits par des procédures, des modes opératoires, des notices et des formulaires. Il est prévu d'étendre plus largement cette formalisation. Ces documents écrits retracent le déroulement des activités, définissent les moyens et les responsabilités des intervenants, précisent le savoir-faire de la Société et donnent des instructions précises pour effectuer une opération donnée.

L'ensemble des acteurs de la Société est impliqué dans le dispositif de contrôle interne.

Procédures relatives aux processus opérationnels

Toute la documentation relative aux procédures est enregistrée sur un serveur dédié et partagé avec les personnes concernées, qui permet d'optimiser l'accès aux documents et leur adaptation permanente aux évolutions de l'activité (gestion du cycle de vie des documents). L'objectif poursuivi est une amélioration continue de la qualité, processus de fonctionnement de la Société et du Groupe, que ce soit les processus opérationnels, les processus de management ou les processus de support. La Société a entrepris en 2016 une démarche de cartographie des risques pour l'ensemble des risques auxquels elle est confrontée.

Les domaines faisant l'objet de procédures documentées sont les suivants :

  • la sécurité physique ;
  • la recherche et développement et l'industrialisation ;
  • le domaine administratif et social.

Organisation du département comptable et financier

La fonction financière est gérée en interne par le la directrice générale adjointe. La fonction comptable est assurée avec l'assistance d'experts-comptables. Le Groupe est soucieux de préserver une séparation entre ses activités de production et de supervision des états financiers et a recours à des experts indépendants pour l'évaluation de postes comptables complexes (engagements de retraites, évaluation des BSA / BSPCE) et/ou faisant appel à des hypothèses subjectives.

La réalisation de la paie et la revue fiscale sont confiées à un expert-comptable.

Les comptes établis en normes françaises et la consolidation établie en IFRS, produits avec l'assistance de cabinets d'expertise comptable indépendants, sont soumis pour audit aux commissaires aux comptes. La mise en œuvre des comptes consolidés des sociétés du Groupe intervient deux fois par an au titre, d'une part, de la clôture semestrielle au 30 juin et, d'autre part, de la clôture annuelle au 31 décembre.

La fonction Financière reporte directement au président directeur général.

Processus budgétaire et « reporting mensuel »

Le système comptable mis en place par le Groupe repose sur les normes comptables françaises. Le Groupe établit un budget annuel. Le Groupe établit un « reporting mensuel », incluant un compte d'exploitation, un bilan ainsi que des prévisions de trésorerie. Ces éléments sont présentés au Comité de Direction et à chaque Conseil d'administration. Le Groupe réalise un suivi budgétaire précis.

Délégation de pouvoirs

La directrice financière dispose d'une délégation pour élaborer et négocier des achats ou des prestations de service dans la limite de 200 K€. Les demandes d'achats/prestations sont rapprochées des factures et des bons de livraison pour les marchandises avant approbation pour paiement.

Acteurs de la gestion des risques et du contrôle interne

Depuis la création de la Société, le Comité de Direction a exercé un rôle moteur pour définir et impulser le dispositif de contrôle interne, puis la gestion des risques. L'ensemble des acteurs de la Société, organes de gouvernance et salariés, est impliqué dans le dispositif de contrôle interne.

Limites de la gestion des risques et du contrôle interne et pistes d'amélioration

En 2022, la Société va continuer de faire vivre le système de gestion des risques et, à améliorer le suivi des plans d'action identifiés. Parallèlement, la Société va travailler à actualiser son dispositif de contrôle interne en prenant en compte l'évolution de son organisation interne et de son activité ainsi qu'une plus grande articulation avec le processus de gestion des risques.

14.6 Informations sur les contrats liant les membres des organes d'administration et de direction de la Société ou de l'une de ses filiales

Voir le Chapitre 17 du présent Document d'Enregistrement Universel.

15. Salariés

15.1 Emploi et informations sociales

15.1.1 Effectifs

A fin décembre 2022, le Groupe compte 25 collaborateurs au sein de son effectif. Parmi eux, 22 bénéficient d'un contrat de travail à durée indéterminée, 1 d'un contrat de travail à durée déterminée et 2 de contrats d'apprentissage.

15.1.2 Répartition par implantation géographique

Les effectifs sont tous regroupés sur le site français au 31 décembre 2022.

15.1.3 Répartition hommes / femmes :

Au 31 décembre 2022, les femmes représentent 44 % des effectifs du Groupe, contre 36% au titre de l'exercice précédent.

La répartition des collaborateurs par sexe se présente comme suit :

Le Groupe suit une politique de non-discrimination salariale lors de l'embauche. Quelles que soient les catégories professionnelles, les modalités de gestion des rémunérations et d'évaluation de la valeur ajoutée individuelle, sont identiques pour les femmes et les hommes. Il en est de même pour l'accès à la formation.

Au niveau de ses effectifs, le Groupe s'est également doté des compétences adéquates pour mener à bien ses projets. Sur l'exercice 2021, 56 % des effectifs sont ainsi affectés directement aux opérations de production et de recherche et développement, le reste du personnel exerçant des fonctions support (services commercial / administratif / réglementaire).

Nous pouvons également noter une proportion de salariés cadres en hausse dans les effectifs puisqu'ils représentent 48 % en 2022 (contre 36 % en 2021).

Il est à noter que 33% des cadres sont des femmes (contre 37.5% en 2021)

15.1.4 Ancienneté :

Au 31 décembre 2021, l'âge moyen du personnel est d'environ 36,7 ans, en baisse par rapport à l'exercice 2021 (38,5 ans), avec une ancienneté moyenne de 3,6 ans (contre 3,1 ans en 2021).

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15.1.5 Mouvement d'effectif

Sur l'année 2022, les mouvements d'effectifs se sont soldés par 3 sorties et 6 entrées.

15.1.6 Rémunérations

Charges de personnel par exercice 2022 2021
En % des charges opérationnelles 33% 36%
Montant global en K€ 2 095 2 242

Les charges de personnel ont diminué de 6,6 % sur l'exercice 2022. Les charges de personnel représentent 33 % des charges opérationnelles contre 36% sur l'exercice précédent.

Les niveaux des rémunérations des salariés sont uniquement basés sur les postes occupés par ces derniers. Il n'y a pas de différenciation salariale pratiquée par l'entreprise entre deux salariés occupant un même poste.

Les rémunérations accordées aux mandataires sociaux sont détaillées en note 25 de l'annexe aux comptes IFRS, ainsi qu'au Chapitre 13 du présent Document d'Enregistrement Universel.

Amoéba a mis en place une politique de rémunération permettant de valoriser la performance individuelle. Cette politique s'attache particulièrement à ce que chacun partage les fruits de la croissance du Groupe de la manière la plus motivante et équitable possible. Elle se base sur trois critères principaux : la compétence, la performance et l'implication personnelle. Des critères qualitatifs et quantitatifs sont définis lors de l'entretien annuel en fonction des objectifs individuels et collectifs fixés.

La politique de rémunération mise en place par Amoéba se matérialise ainsi sous plusieurs formes :

  • rétribution directe du travail (salaire de base, heures supplémentaires, primes, avantages en nature) ;
  • épargne salariale (intéressement, participation, Plan d'Epargne d'Entreprise) ;
  • rétributions à effets différés (Complément retraite PERCO) ;
  • avantages sociaux (mutuelle santé, prévoyance).

15.1.7 Organisation du travail

Les contrats de travail des salariés français sont soumis à la Convention collective des Industries Chimiques.

Certains cadres membres du Comité de Direction et des cadres exerçant des responsabilités de management bénéficient d'un temps de travail fixé à 218 jours de travail par an.

Pour les salariés devant effectuer 35 heures par semaine, les salariés travaillant au-delà de cette amplitude horaire cumulent des heures supplémentaires. Ce recours aux heures supplémentaires reste très limité. Amoéba propose à ses salariés de se faire payer ces heures supplémentaires ou de

les récupérer. 27 heures supplémentaires ont été effectuées et payées sur 2022 (contre 9 heures en 2021).

Amoéba a eu recours au travail intérimaire en 2022 pour 343 heures.

L'absentéisme pour maladie reste limité au sein d'Amoéba. En effet, le Groupe a dénombré 159 jours d'absence pour maladie en 2022 contre 111 jours en 2021. Cela représente un taux d'absentéisme de 2,8 % des jours ouvrés.

Absentéisme 2022 2021
total jours ouvrés 5 942 5 306
total jours absences pour maladies 159 111
total jours congés sans solde 9 0
total jours autres 0 0
total jours absences 168 111
Ratio jours absences / jours ouvrés 2,8% 2,1

Le suivi de l'absentéisme est réalisé sur la base des personnels salariés en CDI et en CDD sur chaque exercice concerné. Les apprentis et stagiaires sont exclus de ce suivi.

15.1.8 Relations sociales

Le Groupe estime avoir de bonnes relations avec son personnel. Il entretient un dialogue social constructif avec les salariés, axé sur la transparence, la concertation et l'écoute. Des réunions d'informations de différents formats ont été mises en place afin de favoriser les échanges (réunions de service, séminaire annuel, bi- mensuelle pour présenter les projets). Ceci permet d'évoluer dans un climat social sain.

Un Comité Social et Economique a été mis en place en juillet 2022. Il est composé d'un membre titulaire et d'un membre suppléant.

15.1.9 Santé et sécurité

La sécurité du personnel et la gestion des conditions de travail sont des éléments fondamentaux pour le développement durable de l'entreprise. Le Groupe a effectué les déclarations obligatoires pour ses installations et dispose des agréments pour l'exercice de ses activités. Les contrôles et vérifications techniques des installations sont effectués selon la législation en vigueur. Le personnel dispose des habilitations et formations nécessaires à l'utilisation des équipements, à l'Hygiène et la Sécurité.

Le règlement intérieur d'Amoéba synthétise les principales règles d'hygiène et de sécurité que les salariés doivent suivre, ainsi que la charte informatique, modifiée en 2017, pour répondre aux règles légales et de sécurité relative à l'utilisation de tout système d'informations et de communication au sein du Groupe.

Le Document Unique d'Evaluation des Risques (DUER) a également été finalisé et mis à la disposition de l'ensemble du personnel sur l'exercice 2017. Il formalise l'ensemble des risques susceptibles d'exister dans l'entreprise dans le but :

• de les faire disparaître,

• de diminuer l'importance de ceux que l'on ne peut faire disparaître totalement.

Ce document, à destination de l'ensemble des collaborateurs, a été réalisé grâce à des groupes de travail formés par des représentants de chaque service.

Une visite annuelle des locaux est assurée par 2 à 3 membres de ce groupe de travail pour la mise à jour du DUER.

Amoéba prend en charge une visite médicale pour l'ensemble de son personnel sur le territoire français tous les cinq ans suite à la visite d'embauche. Les salariés ont également accès à un contrat complémentaire santé, un contrat de prévoyance ainsi qu'un contrat de retraite supplémentaire pour tous les salariés.

En 2022, aucun incident n'a donné lieu à une qualification en accident du travail

Aucune maladie professionnelle ou à caractère professionnel n'a été déclarée en 2022 et sur l'exercice précédent, tant au niveau de ses salariés, que des stagiaires, des apprentis et intérimaires que le Groupe accueille au sein de ses effectifs. Aucune incapacité permanente n'a été notifiée au Groupe pour cet exercice et les exercices antérieurs.

15.1.10 Formation

Le Groupe a mis en place une politique de gestion des ressources humaines (GPEC), avec pour objectif d'attirer et de fidéliser les meilleurs profils. Cela passe notamment par une politique de rémunération volontariste et un budget formation adapté aux besoins de son activité et de ses salariés, ainsi qu'une volonté d'accompagnement des évolutions de carrières.

Au sein du Groupe, les pratiques de travail sont en cohérence avec la culture d'entreprise selon laquelle « Ce sont nos collaborateurs qui font avancer notre entreprise …Nous les plaçons au cœur de celleci… ». Le Groupe Amoéba considère que ses ressources humaines sont les moteurs et les catalyseurs d'évolution et de réussite.

C'est pourquoi le Groupe s'attache à proposer des parcours adaptés aux besoins de chacun, dès l'intégration et tout au long de la vie professionnelle, pour garantir le maintien d'un haut niveau de compétences et d'employabilité afin de faciliter les évolutions et changements de métiers, en interne ou vers d'autres horizons.

Les collaborateurs peuvent bénéficier d'une formation adaptée à leurs besoins : adaptation au poste de travail, développement des compétences, échanges d'expériences, partage des bonnes pratiques et de la connaissance. D'autre part, le Groupe Amoéba s'assure que tous ses salariés reçoivent les formations nécessaires pour assurer leur sécurité et fournir des produits et services de qualité.

Cette politique s'applique à tous les collaborateurs du Groupe Amoéba.

En début de chaque année, un plan de formation est élaboré en fonction des demandes émanant soit des responsables hiérarchiques, soit des collaborateurs lors de l'entretien annuel. Les souhaits de formation sont évalués en fonction des axes généraux définis par le Groupe Amoéba, qui sont les suivants :

  • faire converger les besoins et les compétences entre les aptitudes individuelles des salariés et les besoins du Groupe ;
  • favoriser le partage des connaissances : capitalisation et diffusion du savoir et du savoir-faire, partages des bonnes pratiques et de méthodologies ;
  • accompagner et/ou anticiper les changements, notamment dans les secteurs technologies et de l'organisation ;
  • préparer les évolutions des collaborateurs dans leurs missions actuelles et futures et favoriser ainsi l'employabilité des salariés, leur mobilité.

Le Groupe Amoéba a mis en place pour ses collaborateurs :

  • le plan d'intégration et de formation lors de leur arrivée dans le Groupe ;
  • le plan de formation (comprenant des actions de formation collectives ou individuelles) tout au long de leur engagement dans le Groupe.

Le niveau de formation du personnel est élevé et le Groupe attache une importance particulière au maintien à haut niveau des connaissances et des compétences de chacun. Il valorise la formation en mettant en œuvre des programmes en adéquation avec sa stratégie. Chaque année, les membres de l'entreprise expriment leur demande de formation lors d'un entretien individuel. Puis, le plan de formation annuel est établi par la Direction des Ressources Humaines en fonction des axes jugés prioritaires. Le plan de formation est ensuite validé par la Direction Générale. L'objectif d'Amoéba est de développer les talents individuels par des formations et accompagnements personnalisés et adaptés pour améliorer l'efficacité collective.

Pour l'exercice 2022, le personnel d'Amoéba a suivi 10 formations, pour un total de 158 heures (formations en externe). En 2021, 23 formations avaient été suivies pour un total de 282 heures (formation en externe).

La volonté du Groupe est de monter en compétence l'ensemble de son personnel sur le cœur de métier et d'avoir des collaborateurs polyvalents. À cet effet, de nombreuses formations ont été données en interne.

Les axes de formation du personnel d'Amoéba sont variés et sont relatifs à l'activité dans sa globalité. Sur l'exercice, elles ont eu principalement pour thème des formations de management, techniques, et de process qualité.

Amoéba s'emploie ainsi à continuer d'offrir à son personnel de nombreuses formations, tout en menant une politique dynamique en matière d'embauche.

À noter aussi la mise en place depuis l'exercice précédent d'un parcours d'intégration avec un livret correspondant. Ce parcours d'intégration se matérialise par un plan d'intégration métier construit pour chaque nouveau collaborateur. Celui-ci prévoit notamment une présentation des principaux interlocuteurs, une liste des moyens mis à leur disposition, une présentation de leur emploi du temps sur les premiers jours de présence sur site ainsi que les objectifs à atteindre d'ici la fin de la période d'essai. Puis, un entretien appelé « Entretien d'étonnement » a lieu 1 mois après l'intégration avec la Directrice des Ressources Humaines dont l'objectif est de savoir comment le nouveau salarié se sent dans l'entreprise et éventuellement les difficultés rencontrées. S'ensuit un second entretien un mois avant la fin de la période d'essai avec le manager et la DRH pour finaliser la période d'essai. La

formalisation de la période d'intégration ainsi que les entretiens prévus lors de la période d'essai permettent de maximiser les chances de recrutement du collaborateur à la fin de la période d'essai.

15.1.11 Egalité de traitement

Du point de vue du recrutement des nouveaux salariés, afin de lutter contre les discriminations à l'embauche, le Groupe a mis en place une politique RH lui permettant d'effectuer une sélection objective basée sur les besoins liés aux postes à pourvoir. Afin de fixer ces objectifs, le Groupe réalise en amont des fiches de fonction et des fiches de recrutement. Ces fiches permettent de présenter les caractéristiques du métier, ainsi que les compétences cœur de métier et les compétences transverses attendues du candidat, les niveaux et types de formation souhaités, le niveau d'expérience et les compétences spécifiques demandées. Éventuellement, des entretiens peuvent être réalisés par un système de visioconférence.

Cette organisation permet d'assurer au sein du Groupe un processus de recrutement non discriminant en offrant les mêmes opportunités à tous les postulants.

15.2 Participations et stock-options

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, certains salariés sont actionnaires et/ou titulaires d'actions gratuites (les « AGA ») susceptibles de leur conférer, immédiatement ou à terme, une participation de 3,50 % du capital sur une base pleinement diluée.

Le Tableau n°10, figurant à la Section 13.1.5 présente l'historique des attributions gratuites d'actions mises en place par la Société au 31 décembre 2022.

15.3 Accord prévoyant une participation des salariés dans le capital

Néant.

16. Principaux actionnaires

16.1 Actionnaires détenant plus de 5 % du capital à la date du Document d'Enregistrement Universel

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, et à la connaissance de la Société, Monsieur Fabrice Plasson détient 1 473 058 actions Amoéba représentant autant de droits de vote, soit 2,97 % du capital et des droits de vote de la Société.

SITUATION AU 31/03/2023
S it uat io n s ur une b as e no n d ilué e S it uat io n s ur une b as e p le ine me nt d ilué e
N o mb re
d 'ac t io ns
% d u c ap it al e t
d e s d ro it s d e
vo t e ( ho rs B S A
e t B S P C E)
N o mb re maximum
d 'ac t io ns
s us c e p t ib le d 'ê t re
e xe rc é e s p p ar
axe rc ic e d e s B S A
e n c irc ulat io n
N o mb re maximum
d 'ac t io ns
s us c e p t ib le d 'ê t re
e xe rc é e s p ar
axe rc ic e d e s
B S P C E e n
c irc ulat io n
N o mb re maximum
d 'ac t io ns
s us c e p t ib ls d 'ê t re
at t rib ué e s
g rat uit e me nt
N o mb re d 'ac t io ns
s us c e p t ib le d 'ê t re
c ré e s s ur
c o nve rs io n d e s
o b lig at io ns no n
e nc o re c o nve rt ie s
N o mb re
d 'ac t io ns t o t al
p o s t e xe rc ic e
d e s B S A , d e s
B S P C E e n
c irc ulat io n e t
at t rib ut io n
d é f init ive d e s
% d u c ap it al e t
d e s d ro it s d e
vo t e p o s t
e xe rc ic e d e s
B S A , d e s
B S P C E e n
c irc ulat io n e t
at t rib ut io n
PLASSON Fabrice (Président
Directeur Général)
1 473 058 2,97% 0 400 000 1 800 000 3 673 058 7,06%
To t al mand at aire s
s o c iaux
1 58 3 76 8 3 ,19 % 0 4 0 0 0 0 0 1 8 0 0 0 0 0 3 78 3 76 8 7,2 7%
To t al aut re s f o nd at e urs ,
c o ns ult ant s e t s alarié s
2 5 6 9 0 0 ,0 5% 0 0 0 0 2 5 6 9 0 0 ,0 5%
To t al inve s t is s e urs
f inanc ie rs
4 2 0 0 1 0 ,0 8 % 0 0 0 0 4 2 0 0 1 0 ,0 8 %
F lo t t ant 4 7 9 8 4 10 2 9 6 ,6 3 % 0 4 7 9 8 4 10 2 9 2 ,17%
A c t io ns aut o d é t e nue s 2 4 4 0 2 0 ,0 5% 2 0 0 0 0 0 2 2 4 4 0 2 0 ,4 3 %
TOTA L 49 659 963 100% 200 000 400 000 1 800 000 0 52 059 963 100%

16.2 Existence de droits de vote différents

Les principaux actionnaires de l'émetteur ne détiennent pas de droits de vote différents.

16.3 Contrôle direct ou indirect

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel et à la connaissance de la Société, aucun actionnaire ne contrôle la Société au sens de l'article L. 233-3 du Code de commerce. La Société n'a pas connaissance d'accords susceptibles d'entraîner à terme une modification significative du contrôle de la Société.

Aucune clause statutaire n'est susceptible d'avoir pour effet de retarder, de différer ou empêcher le changement de contrôle de la Société.

16.4 Accords dont la mise en oeuvre pourrait entraîner un changement de contrôle

16.4.1 Pactes d'actionnaires

A la connaissance de la Société, il n'existe pas de pacte entre des actionnaires de la Société.

16.4.2 Concerts

A la connaissance de la Société, il n'existe aucune action de concert entre des actionnaires de la Société.

16.4.3 Autres accords susceptibles d'entraîner un changement de contrôle

A la connaissance de la Société, il n'existe aucun accord en place dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, entraîner un changement de contrôle de la Société.

17. Transactions avec des parties liées

17.1 Détails des transactions avec des parties liées

Conformément aux dispositions des articles L. 225-39, L.225-40 et L. 225-40-1 du Code de commerce, le Conseil d'administration lors de sa réunion en date du 30 mars 2023 s'est livré à l'examen des conventions et engagements réglementés conclus au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022 ou au début de l'exercice 2023, ainsi que des conventions et engagements règlementés conclus et autorisés au cours des exercices antérieurs et dont l'exécution s'est poursuivie au cours de l'exercice 2022, et des conventions courantes conclues à des conditions normales.

17.1.1 Convention et engagements entre des sociétés du Groupe et des actionnaires

Néant.

17.1.2 Conventions et engagements entre la Société et ses dirigeants

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, pour l'exercice clos le 31 décembre 2022 et depuis le début de l'exercice en cours, les transactions suivantes sont intervenues :

A ' x en cours

Néant.

A ' x 31 é b 2022

  • Modification de la rémunération variable de Madame Valérie Filiatre, en qualité de Directrice Générale Adjointe (non mandataire social) de la Société au titre de l'exercice 2022 par le Conseil d'administration du 20 janvier 2022 comme suit :
    • o Fixation de la rémunération variable annuelle à une somme maximum de 18.000 € bruts, sous condition d'objectifs.
  • Modification de la rémunération fixe de Madame Valérie Filiatre, en qualité de Directrice Générale Adjointe (non mandataire social) de la Société au titre de l'exercice 2023 par le Conseil d'administration du 15 décembre 2022 comme suit :
    • o Fixation de la rémunération fixe annuelle brute à 114.746 € bruts à compter du 1 er janvier 2023.
  • Modification de la rémunération variable de Madame Valérie Filiatre, en qualité de Directrice Générale Adjointe (non mandataire social) de la Société au titre de l'exercice 2023 par le Conseil d'administration du 15 décembre 2022 comme suit :
    • o Fixation de la rémunération variable annuelle à une somme maximum de 18.000 € bruts, sous condition d'objectifs.
  • Modification lors de la séance du Conseil d'administration du 15 décembre 2022, des modalités de fixation de l'indemnité de cessation des fonctions de Monsieur Fabrice Plasson, Président Directeur Général, en remplacement de l'indemnité de départ fixée lors de sa séance du 30 janvier 2020.

L'indemnité de départ fixée le 15 décembre 2022 vise les cas suivants :

  • o révocation du mandat de Président ou de Directeur Général de Monsieur Fabrice Plasson ;
  • o non renouvellement ;
  • o démission des mandats de Président et/ou de Directeur Général, dans les douze mois d'un changement de contrôle, (a) pour de bonnes raisons ou (b) à la suite d'un désaccord significatif avec le Conseil d'administration sur la stratégie de la Société

L'indemnité de départ serait d'un montant maximum égal à la somme totale de la rémunération brute mensuelle (fixe et variable) reçue par Monsieur Fabrice Plasson au cours des 24 mois calendaires précédant le mois au cours duquel sa révocation, son nonrenouvellement ou sa démission est intervenu.

Le versement du montant des indemnités de départ sera conditionné à la réalisation par Monsieur Fabrice Plasson des objectifs de performance (les « Objectifs ») suivants :

  • o A : continuité d'exploitation de la Société assurée à la date du départ de Monsieur Fabrice Plasson ; et
  • o B : maintien des compétences et fonctionnalités du CODIR.

Le Conseil d'administration pourra décider du versement de l'indemnité de départ sous forme forfaitaire au moment de la cessation des fonctions ou sur douze (12) mois à partir de cette cessation des fonctions.

17.1.3 Conventions intra-groupes

Dans le cadre du lancement de l'activité opérationnelle de ses actuelles et futures filiales, le Groupe a mis en place des conventions relatives à l'organisation des flux financiers et de produits à l'intérieur du Groupe selon la structure suivante :

  • Refacturations de services : à compter de 2016, une convention intragroupe a été signée entre la Société et Entreprise Amoéba Canada Inc portant sur la fourniture par la Société de services de management à sa filiale.
  • Flux de support technologique : à compter de 2016, un contrat de redevance a été signé entre la Société et Entreprise Amoéba Canada Inc, afin de permettre à celle-ci d'utiliser le processus de fabrication développé par la Société.
  • Flux financiers : à compter de 2016, une convention de trésorerie a été signée entre la Société et Entreprise Amoeba Canada Inc et Amoéba US corp. afin de déterminer les conditions de rémunérations des avances en trésoreries effectuées par la Société à ses filiales.
  • Au 31 décembre 2022, compte tenu de la situation financière de la société Entreprise Amoéba Canada et de la décision de fermer cet établissement, aucune refacturation de frais de gestion n'a été effectuée. Les montants facturés par Amoéba à sa filiale Amoéba US s'élèvent à 1,5 K€ au titre des intérêts sur avances en compte courant.

17.1.4 Conventions et engagements antérieurs dont l'exécution s'est poursuivie au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022

  • Un avenant au contrat de travail de Madame Valérie Filiatre avait été signé en date du 9 mai 2016 portant notamment sur la modification de la durée du temps de travail et la résiliation de la clause de non concurrence. Cet avenant a fait l'objet d'une mention dans le rapport spécial des commissaires aux comptes établis au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016 et a été approuvé par l'Assemblée Générale Mixte du 22 juin 2017.
  • Modification de la rémunération fixe annuelle allouée à Madame Valérie Filiatre (administrateur) au titre de son contrat de travail conclu avec la Société en qualité de directrice générale adjointe au titre de l'exercice devant se clore le 31 décembre 2022, préalablement autorisée par le Conseil d'administration lors de sa réunion en date du 16 décembre 2021, puis réexaminé lors de la séance du Conseil d'administration du 20 janvier 2022 : montant fixé à hauteur de 111.409,29 euros bruts ; cette convention a fait l'objet d'une mention dans le rapport spécial des commissaires aux comptes établi au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2021 et a été approuvée par l'Assemblée Générale Mixte du 24 mai 2022. Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, le montant effectivement versé à ce titre, a été de 111.404 euros bruts ;
  • Modification de la rémunération variable allouée à Madame Valérie FILIATRE (administrateur) au titre de son contrat de travail conclu avec la Société en qualité de directrice générale adjointe au titre de l'exercice devant se clore le 31 décembre 2022 et préalablement autorisée par le Conseil d'administration lors de sa réunion en date du 16 décembre 2021, puis réexaminé lors de la séance du Conseil d'administration du 20 janvier 2022 : montant fixé à une somme totale maximum de 18.000 euros bruts sous conditions d'objectifs ; cette convention a fait l'objet d'une mention dans le rapport spécial des commissaires aux comptes établi au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2021 et a été approuvée par l'Assemblée Générale Mixte du 24 mai 2022. Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, le montant effectivement versé à ce titre, a été de 18.000 euros.

17.1.5 Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées

A l'assemblée générale de la société Amoéba,

En notre qualité de commissaire aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.

Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l'intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l'occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d'autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l'article R.225-31 du code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.

Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l'article R.225-31 du code de commerce relatives à l'exécution, au cours de l'exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l'assemblée générale.

Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.

Conventions soumises à l'approbation de l'assemblée générale

Conventions autorisées et conclues au cours de l'exercice écoulé

En application de l'article L.225-40 du code de commerce, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l'exercice écoulé qui ont fait l'objet de l'autorisation préalable de votre conseil d'administration.

Convention de rémunération au titre de l'exercice 2023 de Madame Valérie FILIATRE, membre du conseil d'administration.

Personne concernée : Valérie FILIATRE, Directrice Générale Adjointe (non-mandataire social), membre du conseil d'administration.

Nature, objet, modalités et motifs justifiant de l'intérêt pour la société :

Votre conseil d'administration, lors de sa séance du 15 décembre 2022 a décidé d'autoriser la modification de la rémunération fixe allouée à Madame Valérie FILIATRE au titre de son contrat de travail en qualité de directrice générale adjointe, pour l'exercice devant se clore le 31 décembre 2023 de la façon suivante, et ce avec effet au 1er janvier 2023, en cohérence avec ses fonctions, objectifs et responsabilités au sein de la Société :

  • Fixation de la rémunération fixe annuelle brute : 114.746 euros.
  • Convention de rémunération au titre de l'exercice 2023 de Madame Valérie FILIATRE, membre du conseil d'administration.

Page 202 sur 319 – URD Amoéba

Personne concernée : Valérie FILIATRE, Directrice Générale Adjointe (non-mandataire social), membre du conseil d'administration.

Nature, objet, modalités et motifs justifiant de l'intérêt pour la société :

Votre conseil d'administration, lors de sa séance du 15 décembre 2022 a décidé d'autoriser la modification de la rémunération variable allouée à Madame Valérie FILIATRE au titre de son contrat de travail en qualité de directrice générale adjointe, pour l'exercice devant se clore le 31 décembre 2023 de la façon suivante, et ce avec effet au 1er janvier 2023, en cohérence avec ses fonctions, objectifs et responsabilités au sein de la Société :

  • Fixation de la rémunération variable annuelle à une somme totale maximum de 18.000 € bruts sous condition d'objectifs.
  • Convention d'indemnité de cessation des fonctions de Monsieur Fabrice PLASSON, en remplacement de l'indemnité de départ autorisé par le conseil d'administration du 20 janvier 2020.

Personne concernée : Fabrice PLASSON, président directeur général.

Nature, objet, modalités et motifs justifiant de l'intérêt pour la société :

Lors de sa séance du 15 décembre 2022, le conseil d'administration a autorisé et décidé de fixer les termes et conditions relatifs à l'allocation d'une indemnité de cessation des fonctions à Monsieur Fabrice PLASSON qui annulent et remplacent les termes et conditions fixés tels qu'amendés par décision du conseil d'administration en date du 30 janvier 2020 afin de prendre en compte les perspectives d'avenir de la Société.

Les indemnités seront d'un montant maximum égal à la somme totale de la rémunération brute mensuelle (fixe et variable) reçue par Monsieur Fabrice PLASSON au cours des 24 mois calendaires précédant le mois au cours duquel sa révocation, son non-renouvellement ou sa démission est intervenu. Le montant des indemnités de départ de l'intéressé sera déterminé par le Conseil d'administration en fonction de la réalisation d'objectifs de performance. Le Conseil d'administration pourra décider du versement de l'indemnité de départ sous forme forfaitaire au moment de la cessation des fonctions ou sur douze mois à partir de cette cessation des fonctions.

Conventions déjà approuvées par l'assemblée générale

Conventions approuvées au cours d'exercices antérieurs

Conventions dont l'exécution s'est poursuivie au cours de l'exercice écoulé

En application de l'article R.225-30 du code de commerce, nous avons été informés que l'exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l'assemblée générale au cours d'exercices antérieurs, s'est poursuivie au cours de l'exercice écoulé.

Avenant au contrat de travail de Madame Valérie FILIATRE, membre du conseil d'administration.

Page 203 sur 319 – URD Amoéba

Un avenant au contrat de travail de Madame Valérie FILIATRE avait été signé en date du 9 mai 2016 portant notamment sur la modification de la durée du temps de travail et la résiliation de la clause de non-concurrence.

Cet avenant a fait l'objet d'une mention dans notre rapport spécial établi au titre de l'exercice clos le 31 décembre 2016 et a été approuvé par l'assemblée générale mixte du 22 juin 2017.

Conventions approuvées au cours de l'exercice écoulé

Nous avons par ailleurs été informé de l'exécution, au cours de l'exercice écoulé, des conventions suivantes, déjà approuvées par l'assemblée générale du 24 mai 2022.

Convention de rémunération au titre de l'exercice 2022 de Madame Valérie FILIATRE, membre du conseil d'administration.

Personne concernée : Valérie FILIATRE, Directrice Générale Adjointe (non-mandataire social), membre du conseil d'administration.

Nature, objet, modalités et motifs justifiant de l'intérêt pour la société :

Votre conseil d'administration, lors de sa séance du 16 décembre 2021 a décidé d'autoriser la modification de la rémunération allouée à Madame Valérie FILIATRE au titre de son contrat de travail en qualité de directrice générale adjointe, pour l'exercice devant se clore le 31 décembre 2022 de la façon suivante, et ce avec effet au 1er janvier 2022, en cohérence avec ses fonctions, objectifs et responsabilités au sein de la Société :

  • Fixation de la rémunération fixe annuelle brute : 111.409,29 euros,
  • Fixation de la rémunération variable annuelle à une somme totale maximum de 18.000 € bruts sous condition d'objectifs.

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, le montant effectivement versé à ce titre, a été de 111.404 euros bruts au titre de la part fixe et 18 .000 euros bruts au titre de la part variable.

Cette convention qui s'est appliquée sur l'exercice 2022 avait fait l'objet d'une mention dans notre rapport spécial des commissaires aux comptes du 12 avril 2022.

Par ailleurs, nous avons été informés de la poursuite de la convention suivante, déjà approuvée par l'assemblée générale au cours d'un exercice antérieur, qui n'a pas donné lieu à exécution au cours de l'exercice écoulé

Indemnité de départ de Monsieur Fabrice PLASSON Personne concernée : Fabrice PLASSON, président directeur général.

Nature, objet, modalités et motifs justifiant de l'intérêt pour la société :

Lors de sa séance du 30 janvier 2020, le conseil d'administration a autorisé et décidé de fixer les termes et conditions relatifs à l'allocation d'une indemnité de départ à Monsieur Fabrice PLASSON qui annulent et remplacent les termes et conditions fixés tels qu'amendés par décision du conseil

d'administration en date du 15 décembre 2017 afin de prendre en compte les perspectives d'avenir de la Société.

Les indemnités seront d'un montant maximum égal à la somme totale de la rémunération brute mensuelle (fixe et variable) reçue par Monsieur Fabrice PLASSON au cours des 24 mois calendaires précédant le mois au cours duquel sa révocation ou son non-renouvellement est intervenu. Le montant des indemnités de départ de l'intéressé sera déterminé par le Conseil d'administration en fonction de la réalisation d'objectifs de performance.

Cette convention n'a pas trouvé à s'appliquer au cours de l'exercice 2022.

Le commissaire aux comptes

MAZARS

Fait à Lyon, le 18 avril 2023

Emmanuel Charnavel Associé

18. Informations financières concernant l'actif et le passif, la situation financière et les résultats de l'émetteur

18.1 Comptes consolidés établis en normes IFRS pour l'exercice clos le 31 décembre 2022

AMOEBA Notes 31/12/2022 31/12/2021
Etat de situation financière
ACTIF
Goodwill -
Immobilisations incorporelles 3 2 484 114 2 482 899
Immobilisations corporelles 4 2 181 138 2 375 012
Droits d'utilisation liées aux obligations locatives 5 530 676 1 139 866
Autres actifs financiers non courants (*) 6 79 094 69 611
Total actifs non courants 5 275 022 6 067 388
Stocks 7 280 650 252 713
Clients et comptes rattachés 8 7 593 8 334
Dérivé actif 8 450 000 8 653
Autres créances et actifs courants (*) 8 863 533 904 266
Trésorerie et équivalents de trésorerie 9 5 527 835 7 275 218
Total actifs courants 7 129 611 8 449 184
Total Actif 12 404 632 14 516 572
PASSIF
Capitaux propres
Capital 11 926 198 408 729
Primes d'émission 11 17 411 310 45 824 575
Réserves 11 (2 137 699) (38 202 327)
Résultat 11 (8 022 894) (7 817 293)
Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la mère 8 176 915 213 684
Participations ne donnant pas le contrôle - -
Total des capitaux propres 8 176 915 213 684
Passifs non courants
Engagements envers le personnel 14 9 855 44 411
Dettes financières sur obligations locatives non courantes 13 54 547 268 738
Dérivés passifs 11 - 236 554
Passifs non courants 64 402 549 702
Passifs courants
Dettes financières courantes 13 2 061 855 11 991 212
Dettes financières sur obligations locatives courantes 13 240 827 237 664
Provisions 15 58 729 81 027
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 16.1 1 295 991 1 029 093
Dettes fiscales et sociales 16.2 400 751 397 944
Autres créditeurs et dettes diverses 16.3 105 162 16 246
Passifs courants 4 163 316 13 753 186
Total Passif 12 404 632 14 516 571

(*)évalué au coût amorti

Page 206 sur 319 – URD Amoéba

Compte de résultat

AMOEBA Notes 31/12/2022 31/12/2021
Compte de résultat consolidé
Chiffre d'affaires 18 - -
Subventions 19.2 461 237 570 615
Frais de déploiement industriel 19.1 (1 109 545) (766 606)
Frais de recherche et développement 19.2 (2 525 072) (2 177 509)
Frais généraux et administratifs 19.3 (2 280 238) (2 980 190)
Marketing et Ventes 19.4 (389 534) (225 017)
Résultat opérationnel courant (5 843 152) (5 578 707)
Autres produits et charges 20 - -
Résultat opérationnel (5 843 152) (5 578 707)
Cout de l'endettement net 22 (1 911 744) (2 486 135)
Variation de juste valeur des dérivés (288 374) 172 534
Autres Produits et charges financiers 22 20 377 75 014
Résultat avant impôts (8 022 894) (7 817 294)
Impôt sur les sociétés 23 - -
Résultat net (8 022 894) (7 817 294)
Part du Groupe (8 022 894) (7 817 294)
Intérêts ne conférant pas le contrôle - -
Résultat par action Notes 31/12/2022 31/12/2021
Résultat de base par action (€/action) 24 (0,24) (0,44)

Résultat dilué par action (€/action) 24 (0,24) (0,44)

Autres éléments du Résultat Global

AMOEBA - IFRS
Etat du Résultat Global
31/12/2022 31/12/2021
Perte de l'exercice (8 022 894) (7 817 294)
Ecarts actuariels sur les engagements de retraites (non recyclables) 7 812 22 428
Ecarts de conversion (34 696) 46 813
Autres éléments du résultat global (net d'impôts)* (26 884) 69 241
Résultat Global (8 049 779) (7 748 054)
*pas d'effet d'impôt sur les éléments recyclacles et non recyclables compte tenu des deficits fiscaux reportables
Part du Groupe (8 049 779) (7 748 054)

Intérêts ne conférant pas le contrôle

Variation des capitaux propres

AMOEBA Capital Capital Primes liées au Réserves et Ecarts de Ecarts actuariels Capitaux propres, Total des
Variation des capitaux propres consolidés Nombre capital résultat conversion part du Groupe capitaux
d'actions propres
Au 31 décembre 2020 16 367 761 327 355 40 623 479 (38 922 350) (32 645) 39 644 2 035 484 2 035 484
Résultat net 2021 (7 817 293) (7 817 293) (7 817 293)
Autres éléments du résultat global 46 813 22 428 69 241 69 241
Résultat global - - - (7 817 293) 46 813 22 428 (7 748 052) (7 748 052)
Conversion OCAPI N°1 3 538 675 70 774 5 211 696 5 282 470 5 282 470
Attribution définitive AGA 2020-1 290 000 5 800 (5 800) - -
Attribution définitive AGA-2020-2 240 000 4 800 (4 800) - -
Paiements en actions (cf. note 11) 663 438 663 438 663 438
Variation des Actions propres issus du contrat de liquidité (19 654) (19 654) (19 654)
Au 31 décembre 2021 20 436 436 408 729 45 824 575 (46 095 859) 14 168 62 072 213 685 213 685
Résultat net 2022 (8 022 894) (8 022 894) (8 022 894)
Autres éléments du résultat global (34 696) 7 812 (26 884) (26 884)
Résultat global - - - (8 022 894) (34 696) 7 812 (8 049 778) (8 049 778)
Emission d'actions nouvelles (Conversion d'OCA) 25 808 444 516 169 15 461 671 15 977 840 15 977 840
Attribution définitive AGA 65 000 1 300 (1 300) - -
Apurement des réserves - (43 873 636) 43 873 636 - -
Paiements en actions (cf. note 11) 37 973 37 973 37 973
Variation des Actions propres issus du contrat de liquidité (2 805) (2 805) (2 805)
Au 31 décembre 2022 46 309 880 926 198 17 411 310 (10 209 949) (20 528) 69 884 8 176 915 8 176 915

* Le Groupe n'a pas de participations ne donnant pas le contrôle.

7 274 474

Tableau des flux de trésorerie

Trésorerie et équivalent de trésorerie à la clôture nets (y compris concours

bancaires courants) 5 527 243

AMOEBA - IFRS Notes 31/12/2022 31/12/2021
Tableau des flux de trésorerie
Flux de trésorerie générés par les activités opérationnelles
Résultat net des activités poursuivies (8 022 894) (7 817 294)
Résultat net (8 022 894) (7 817 294)
(-) Elimination des amortissements des immobilisations incorporelles 3 (1 255) (6 334)
(-) Elimination des amortissements des immobilisations corporelles 4 (495 198) (520 421)
(-) Elimination des amortissements des actifs liés aux droits d'utilisation (623 402) (393 011)
(+/-) Dotations provisions nettes des reprises 14/15 53 112 (89 565)
(+) Variation de juste valeur du dérivé de l'emprunt BEI 84 827 444 694
(+) Dépréciation du dérivé actif 13 (373 200) (272 160)
(-) Charge liée aux paiements fondés sur des actions 12 (37 973) (663 438)
(-) Plus ou moins values sur cession d'immobilisations (22 433)
(-) Intérêts financiers bruts (1 911 744) (2 486 135)
(-) Autres 7 523
Capacité d'autofinancement avant coût de l'endettement financier net et impôts (4 718 060) (3 816 014)
(-) Variation du besoin en fonds de roulement 17 289 047 (439 828)
Flux de trésorerie générés par l'exploitation (4 429 012) (4 255 842)
Flux de trésorerie générés par l'investissement
Acquisition d'immobilisations incorporelles 3 (2 470) -
Acquisition d'immobilisations corporelles 4 (303 200) (144 575)
Variation des dettes sur immobilisations 84 052 -
Autres flux d'investissements 6 9 483 3 924
Flux de trésorerie liés aux opérations d'investissement (212 135) (140 651)
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement
Rachat de BSA BEI 12 (151 728)
Intérêts financiers bruts décaissés* (973 114) (1 645 910)
Remboursements d'emprunts, d'avances conditionnées 13 (6 316 921) (3 294 704)
Remboursements de dettes liées aux obligations locatives (capital) (225 244) (218 445)
Emission d'emprunt obligataire convertible en actions 10 560 000 10 137 600
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement 2 892 993 4 978 541
Augmentation (Diminution de la trésorerie) (1 748 154) 582 048
Trésorerie et équivalent de trésorerie à l'ouverture nets 7 274 474 6 691 676
Incidences des variations des cours de devises 923 749
Trésorerie et équivalent de trésorerie à la clôture nets 5 527 243 7 274 474
Augmentation (Diminution de la trésorerie) (1 748 154) 582 048
31/12/2022 31/12/2021
Trésorerie et équivalent de trésorerie 9 5 527 835 7 275 218
Concours bancaires courants 9 (592) (744)

Analyse détaillée de la variation du besoin de fonds de roulement (BFR)

Détail de la variation du BFR 31/12/2022 31/12/2021
Autres actifs non courants
Stocks (net des dépréciations de stocks) (27 937) (150 921)
Créances clients nets et autres actifs liés aux contrats clients 741 (2 318)
Autres créances 40 833 (2 919)
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 267 058 (96 626)
Dettes fiscales et sociales 3 488 (180 449)
Autres créditeurs et dettes diverses courante et non courantes 4 865 (6 595)
Total des variations 289 047 (439 828)

Note 1 : Présentation de l'activité et des évènements majeurs

Les informations ci-après constituent les notes explicatives des comptes annuels consolidés en norme IFRS, faisant partie intégrante des états financiers présentés pour les exercices clos le 31 décembre 2022 et 2021. Chacun de ces exercices a une durée de douze mois couvrant la période du 1er janvier au 31 décembre.

Les comptes 2022 ont été arrêtés par le conseil d'administration le 30 mars 2023.

Ces comptes seront soumis à l'approbation de l'Assemblée Générale des actionnaires du 25 mai 2023.

1.1 Information relative à la Société et à son activité

Créée en 2010, la Société AMOEBA (Société anonyme de droit français) a pour activité le développement, la fabrication et la commercialisation de produits biologiques et de services pour lutter contre la prolifération bactérienne dans l'environnement. La société est toujours en phase de recherche et développements (cf note 1.2).

Adresse du siège social :

38 Avenue des frères Montgolfier – 69680 CHASSIEU

Numéro du Registre du Commerce et des Sociétés : 523 877 215

La Société AMOEBA et ses filiales est ci-après dénommée la « Société » ou le « Groupe ».

1.2 Evènements marquants

Exercice clos le 31 décembre 2022

  • Sur l'application biocontrôle
    • o Communiqué de presse du 31 mars 2022 : Amoéba annonce se préparer à une nouvelle campagne de tests au champ de son produit de biocontrôle sur 2022.
    • o Communiqué de presse du 25 avril 2022 : l'Autriche recommande l'approbation de la substance active de biocontrôle pour le territoire européen.
    • o Communiqué de presse du 30 mai 2022 : Mise à jour du calendrier règlementaire aux Etats Unis.
    • o Communiqué de presse du 12 octobre 2022 : Amoéba annonce que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a approuvé l'exemption de limite maximale de résidu sur les denrées pour la substance active de biocontrôle.
    • o Communiqué de presse du 18 octobre 2022 : la société annonce la publication d'un article scientifique sur l'efficacité de ses produits de biocontrôle contre le mildiou de la pomme de terre.
    • o Communiqué de presse du 20 octobre 2022 : Amoéba annonce une année record en nombre et en performance des essais en champ.
    • o Communiqué de presse du 3novembre 2022 : Amoéba annonce que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a approuvé l'utilisation de sa solution de biocontrôle pour un usage en agriculture.
  • Sur l'application biocide

  • o Communiqué de presse du 3 mai 2022 2022 : Malte recommande la non-approbation de la substance active « biocide » pour le territoire européen.
  • o Communiqué de presse du 30 mai 2022 : Mise à jour du calendrier règlementaire aux Etats Unis.
  • o Communiqué de presse du 10 août 2022 : Amoéba annonce que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a émis une pré-décision favorable suite à l'évaluation du dossier de demande d'autorisation de Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement.
  • o Communiqué de presse du 19 octobre 2022 : Amoéba annonce le retrait de son dossier biocide au Canada pour concentrer ses ressources sur les priorités stratégiques.
  • o Communiqué de presse du 20 décembre 2022 : Amoéba informe que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) approuve l'utilisation de l'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement.

Financement de la société

  • o Communiqué de presse du 7 janvier 2022 : Amoéba annonce le report de l'émission de la quatrième tranche d'OCA.
  • o Communiqué de presse du 11 janvier 2022 : Amoéba confirme son éligibilité au dispositif PEA-PME.
  • o Communiqué de presse du 7 mars 2022 : Amoéba annonce l'émission de la quatrième tranche de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.
  • o Communiqué de presse du 5 avril 2022 : Amoéba annonce le report de l'émission de la 5 ème tranche d'OCA.
  • o Communiqué de presse du 13 juin 2022 : Amoéba annonce l'émission de la cinquième tranche de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.
  • o Le solde de l'emprunt auprès de la BEI (intérêts compris), soit 6 835 K€ a été intégralement remboursé fin juin 2022, auquel s'ajoute une pénalité de remboursement anticipé de 304 k€ ; La société a procédé au rachat de ses BSA à la même date pour un montant de 151 K€.
  • o Communiqué de presse du 5 juillet 2022 : Amoéba annonce le report de l'émission de la 6 ème tranche d'OCA.
  • o Communiqué de presse du 15 septembre 2022 : Amoéba annonce l'émission de la sixième tranche de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.
  • o Communiqué de presse du 14 décembre 2022 : Amoéba annonce l'émission de la septième tranche d'OCA de 40 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.

Gouvernance

o Communiqué de presse du 25 janvier 2022 : nomination, à titre provisoire, de Madame Sylvie Guinard en qualité d'administratrice indépendante du Conseil d'Administration.

  • o Assemblée générale du 24 mai 2022 : ratification de la nomination en qualité d'administrateurs :
    • de Monsieur Philippe DUJARDIN en remplacement de Monsieur Pascal REBER, démissionnaire; et
    • de Madame Sylvie GUINARD, en remplacement de Madame Claudine VERMOT-DESROCHES, démissionnaire.

Monsieur Philippe DUJARDIN et Madame Sylvie GUINARD exerceront leurs fonctions pour la durée restant à courir du mandat de leurs prédécesseurs, soit jusqu'à l'issue de la réunion de l'Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires à tenir dans l'année 2023 pour statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2022.

o Ratification de la nomination en qualité de Censeur de Monsieur Pascal REBER. Monsieur Pascal REBER exercera lesdites fonctions pour une durée de trois (3) ans, soit jusqu'à l'issue de la réunion de l'Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires à tenir dans l'année 2024 pour statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2023.

1.3 Impact de la crise sanitaire COVID-19 et de la guerre en Ukraine sur les comptes au 31 décembre 2022

Impact de la crise sanitaire Covid 19 sur le développement de la Société

La Société considère que ses activités n'ont pas été significativement impactées par la crise sanitaire.

La production de substance active nécessaire pour réaliser les tests au champ a pu continuer dans des conditions normales d'exploitation. La crise sanitaire n'a pas eu d'impacts sur la préparation et le suivi des dossiers réglementaires en cours. La Société a eu au recours au mécanisme d'activité partielle de manière limitée et n'a pas sollicité de PGE.

La Société ne commercialise pas ses produits, et ne reconnait pas, à ce jour, de chiffre d'affaires significatif. La crise du Covid-19 a donc eu peu d'impact sur son compte de résultat.

Impact de la guerre en Ukraine sur le développement de la Société

La Société n'a pas d'activité en Russie ou en Ukraine. Toutefois, les activités de la Société pourraient être impactées par les conséquences directes ou indirectes du conflit qu'il n'est pas possible de quantifier avec précision à ce jour.

1.4 Evènements postérieurs à la clôture

Communiqué de presse du 27 janvier 2023 : Amoéba annonce avoir mis fin à son contrat d'émissions d'obligations convertibles en actions avec Nice & Green SA et renoncé à l'émission de la 8° tranche optionnelle de 80 OCA telle qu'initialement prévue au contrat. Par ailleurs Amoéba annonce avoir conclu un contrat d'accompagnement avec la société Redbridge Debt and Treasury Advisory pour l'assister dans sa recherche de financements.

Communiqué de presse du 15 février 2023 : signature d'un financement avec Nice and Green par dette sous forme obligataire simple assorti d'un engagement d'émission de bons de souscription d'actions d'un montant de 9 millions d'euros, divisé en trois tranches de 3 000 000 euros chacune dont le tirage est laissé à la main de la Société.

La première tranche devra être émise entre le 30 juin 2023 et le 31 août 2023. Les obligations simples seront souscrites à hauteur de 94% de leur valeur nominale. Le remboursement de la valeur nominale et de ses intérêts devra avoir lieu 6 mois après le tirage de la tranche sur base linaire de 8 échéances trimestrielles, soit une maturité de 30 mois à compter du tirage. Ces obligations simples porteront intérêts au taux EURIBOR 6MOIS augmenté de 600 points de base.

Dans l'hypothèse d'un défaut de paiement total ou partiel d'une échéance trimestrielle de remboursement, le Prêteur devra solliciter l'émission de bons de souscription d'actions à hauteur des sommes dûes au profit de l'emetteur

Il est par ailleurs convenu entre les parties que Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

Communiqué de presse du 16 février 2023 : Dépôt du permis de construire pour son nouveau site de production dédié à l'application biocontrôle, basé à Cavaillon dans le Vaucluse. Convaincue de son rôle stratégique dans l'émergence d'une filière industrielle du biocontrôle, Amoéba ambitionne de développer un site industriel de plus 3 000 m² dédié à la bio-production de son agent de biocontrôle. Ce projet d'envergure s'inscrit dans la démarche d'industrialisation amorcée par Amoéba en vue de la commercialisation de ses produits de protection des plantes annoncée pour début 2025.

Communiqué de presse du 29 mars 2023 : À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023. Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

Note 2 : Principes comptables et financiers

Les états financiers sont présentés en euros sauf indication contraire.

2.1 Principe d'établissement des comptes

AMOEBA a établi ses comptes consolidés, arrêtés par le Conseil d'Administration le 30 mars 2023, conformément aux normes et interprétations publiées par l'International Accounting Standards Boards (IASB) et adoptées par l'Union Européenne à la date de préparation des états financiers, et ceci pour toutes les périodes présentées.

Ce référentiel, disponible sur le site de la Commission européenne (https://ec.europa.eu/info/businesseconomy-euro/company-reporting-and-auditing/company-reporting/financial-reporting_fr). (Intègre les normes comptables internationales (IAS et IFRS), les interprétations du comité permanent d'interprétation

(Standing Interpretations Committee – SIC) et du comité d'interprétation des normes d'informations financières internationales (International Financial Interpretations Committee – IFRIC).

Les principes et méthodes comptables et options retenues par le groupe sont décrits ci-après.

Principe de préparation des états financiers

Les comptes du groupe ont été établis selon le principe du coût historique à l'exception de certaines catégories d'actifs et passifs conformément aux dispositions édictées par les normes IFRS. Les catégories concernées sont mentionnées dans les notes suivantes.

Continuité d'exploitation

Les comptes clos au 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'Administration selon le principe de continuité d'exploitation au vu des prévisions d'activité et de trésorerie à 12 mois.

Compte tenu :

  • de la situation de trésorerie nette disponible au 31 décembre 2022 positive de 5 528K€,
  • des projections de dépenses estimées pour poursuivre la stratégie du groupe,
  • des financements obtenus.

La Société dispose d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations jusqu'au 31 décembre 2023.

Méthodes comptables

Les principes comptables retenus sont identiques à ceux utilisés pour la préparation des comptes IFRS annuels pour l'exercice clos au 31 décembre 2021, à l'exception de l'application des nouvelles normes, amendements de normes et interprétations suivants adoptés par l'Union Européenne, d'application obligatoire pour la Société au 1er janvier 2022 :

Amendements à IFRS 3 Regroupements d'entreprises, IAS 16 Immobilisations corporelles et IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels, améliorations annuelles 2018-2020, tous publiés le 14 mai 2020 et dont l'application est pour les exercices ouverts à compter du ou après le 1er janvier 2022.

Ces amendements sont non applicables ou n'ont pas eu d'impact sur les comptes du groupe.

Normes, amendements de normes et interprétations adoptés par l'Union Européenne mais non encore obligatoires pour les comptes annuels 2022.

Le groupe a choisi de ne pas appliquer par anticipation les normes, amendements et interprétations adoptés par l'Union Européenne mais dont l'application anticipée aurait été possible, et qui entreront en vigueur après le 31 décembre 2022.

Amendements à IAS 1 Présentation des états financiers : Classement des actifs courants ou Actifs non courants et classification des passifs courants ou non courants – Report de la date d'entrée en vigueur de l'avenant au 2 mars 2022, respectivement, et du dont la demande concerne les exercices financiers commençant le 1er janvier 2023 ou après ;

  • Amendements à IAS 8 Méthodes comptables, changements d'estimations comptables et erreurs : Définition des estimations comptables publiée le 12 février 2021 et dont l'application concerne les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2023 ;
  • Amendements à IAS 12 : « Les impôts différés sur les actifs et les passifs résultant du même opération » publiée le 11 août 2022 et dont l'application est aux exercices à compter du 1er janvier 2023 ou après.

Normes et interprétations publiées par l'IASB et non encore adoptées par l'Union Européenne au 31 décembre 2022 :

  • Amendements à IAS 1 Présentation des états financiers et IFRS Practice Statement 2 : Divulgation des méthodes comptables publiés le 15 juillet 2020 et dont l'application est pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2024 ;
  • Amendements à IFRS 16 : Passif locatif dans une cession-bail (publiés le 22 septembre 2022) et dont la demande est pour l'exercice commençant le ou après 1 er janvier 2024.

Le Groupe ne s'attend pas à ce que les amendements aient un impact significatif sur ses comptes.

Il n'existe pas de normes, amendements et interprétations publiés par l'IASB, et d'application obligatoire pour les exercices ouverts au 1er janvier 2022, mais non encore approuvés au niveau européen (et dont l'application anticipée n'est pas possible au niveau européen), qui auraient un impact significatif sur les comptes de cet exercice.

2.2 Utilisation de jugements et d'estimations

Pour préparer les états financiers conformément aux IFRS, des estimations, des jugements et des hypothèses ont été faites par la Direction du groupe ; elles ont pu affecter les montants présentés au titre des éléments d'actif et de passif, les passifs éventuels à la date d'établissement des états financiers, et les montants présentés au titre des produits et des charges de l'exercice.

Ces estimations sont basées sur l'hypothèse de la continuité d'exploitation et sont établies en fonction des informations disponibles lors de leur établissement. Elles sont évaluées de façon continue sur la base d'une expérience passée ainsi que de divers autres facteurs jugés raisonnables qui constituent le fondement des appréciations de la valeur comptable des éléments d'actif et de passif. Les estimations peuvent être révisées si les circonstances sur lesquelles elles étaient fondées évoluent ou par suite de nouvelles informations. Les résultats réels pourraient différer sensiblement de ces estimations en fonction d'hypothèses ou de conditions différentes.

Les principales estimations ou jugements significatifs faits par la direction du groupe portent notamment sur les éléments suivants :

  • Capitalisation des frais de recherche et développement (note 3) ;
  • Reconnaissance des actifs d'impôts différés (note 23) ;
  • Tests de dépréciation des actifs (note 3) ;
  • Application de la norme IFRS 16 (durée des contrats et taux d'actualisation).

2.3 Périmètre et méthodes de consolidation

Les états financiers consolidés regroupent, par intégration globale, les comptes des filiales dont le Groupe détient, directement ou indirectement, le contrôle exclusif. L'analyse du contrôle exclusif est effectuée selon les critères définis par la norme IFRS 10 : pouvoir sur les activités pertinentes, exposition à des rendements variables et capacité d'utiliser son pouvoir pour influer sur les rendements.

A la date de publication de ces états financiers, la société détient à 100% deux filiales : Amoéba US Corp.(USA) et Entreprise Amoéba Canada Inc. (CANADA). A compter du 1er janvier 2020, il a été considéré la filiale canadienne en tant qu'investissement net long terme conformément à IAS 21. L'impact en réserve de conversion dans les comptes au 31 décembre 2022 est de 37 K€. la société Ameoba Canada sera mise en liquidation sur l'exercice 2023. Il n'y a pas d'entités consolidées par mise en équivalence.

L'analyse des critères définis par la norme IFRS 11 n'a pas conduit à identifier des activités conjointes ni des co-entreprises.

2.4 Monnaie fonctionnelle et monnaie de présentation

Les états financiers du Groupe sont établis en euros, monnaie de présentation et fonctionnelle d'AMOEBA SA.

2.5 Monnaie étrangère

Transactions en devises

Les transactions en monnaie étrangère sont converties dans la monnaie fonctionnelle de la Société en appliquant le cours de change en vigueur à la date des transactions. Les actifs et passifs monétaires libellés en monnaie étrangère sont convertis en euros en fin d'exercice au taux de clôture. L'écart est constaté en résultat financier lorsqu'il porte sur une opération à caractère financier et en résultat opérationnel lorsqu'il concerne une opération à caractère opérationnel.

Le groupe n'a pas mis en place d'instruments de couverture du risque de change.

Conversion des comptes des filiales étrangères

Les monnaies fonctionnelles de ses filiales sont les suivantes :

  • Amoéba US Corp : Dollar américain
  • Entreprise Amoéba Canada Inc : Dollar canadien

Les taux suivants de conversion ont été appliqués :

31/12/2022 31/12/2021
1 € équivaut à Taux moyen Taux de clôture Taux moyen Taux de clôture
Dollar US USD 1,0531 1,0666 1,1827 1,1326
Dollar Canadien CAD 1,3698 1,4440 1,4826 1,4393

Les comptes des entités du Groupe dont les monnaies fonctionnelles sont différentes de l'euro sont convertis en euros de la façon suivante :

  • Les éléments d'actif et de passif sont convertis au cours de clôture au 31 décembre 2022, à l'exception des composantes des capitaux propres (autres que le résultat), qui sont convertis aux cours historiques ;
  • Les produits et charges de chaque compte de résultat sont convertis au taux de change moyen de la période ou de l'exercice qui est considéré comme reflétant les cours en vigueur à la date effective des transactions.
  • Les flux de trésorerie sont convertis au cours moyen.

Les mouvements de l'année sont constatés en autre éléments du résultat global. Les écarts de conversion sont recyclés en résultats lors de la perte de contrôle de la filiale. Le montant des écarts de conversion cumulés résultant de l'application de ces différents taux est présenté dans un poste spécifique des capitaux propres, « Ecarts de conversion ».

2.6 Distinction courant et non courant

Le groupe applique une présentation du bilan distinguant les parties courantes et non courantes des actifs et des passifs.

La distinction des éléments courants des éléments non courants a été effectuée selon les règles suivantes :

  • les actifs et passifs constitutifs du besoin en fonds de roulement entrant dans le cycle normal de l'activité sont classés en « courant » ; et
  • les actifs et passifs, hors cycle normal d'exploitation, sont présentés en « courants », d'une part et en « non courants » d'autre part, selon que leur échéance est à plus ou moins d'un an ou suivant l'application de cas spécifiques visés par IAS 1.

2.7 Informations sectorielles

Le Groupe opère dans un seul secteur comme producteur d'une solution biologique capable d'éliminer le risque bactérien dans l'eau et les plaies humaines, et d'un produit de bio-contrôle pour la protection des plantes.

Sur les exercices présentés, les actifs et la perte opérationnelle sont localisés en France, les filiales américaine et canadienne ne disposant pas de site de production opérationnel.

Note 3 : Immobilisations incorporelles

Les immobilisations incorporelles sont principalement composées des frais de développement.

Frais de recherche et développement

Les frais de recherche sont constatés en charges lorsqu'ils sont encourus.

Les frais de développement sont essentiellement des frais engagés pour développer des procédés qui donnent lieu à un ou plusieurs brevets.

Le démarrage de la phase développement de certains projets a conduit à activer, à compter de 2011, les dépenses liées à des projets répondant aux critères d'activation définis par la norme.

Les frais de développement sont ainsi immobilisés, lorsque les six critères définis par la norme IAS 38 sont respectés : faisabilité technique, intention de l'achever et de l'utiliser ou de le vendre, capacité à l'utiliser ou le vendre, avantages économiques probables, disponibilité des ressources et capacité à évaluer de manière fiable les dépenses liées au projet.

Les frais de développement activés sont uniquement les frais directement affectables à un projet, tels qu'ils résultent du suivi analytique des coûts par projets. La quote-part du crédit d'impôt recherche et des subventions liées aux projets activés est présentée en diminution des montants activés (cf note 19.2).

Le groupe analyse régulièrement le respect des critères d'activation. Ces frais sont maintenus à l'actif, tant que le groupe conserve l'essentiel des avantages et des risques liés aux projets, et notamment lorsque le groupe conserve la propriété intellectuelle et a accordé un droit temporaire d'utilisation et/ou d'exploitation des résultats des phases de développement.

Les frais activés sont amortis linéairement sur la durée d'utilisation attendue par le groupe, qui correspond à la durée des avantages économiques futurs attendus, dans la limite, pour les brevets, de la durée de protection juridique (soit 20 ans à compter du dépôt des brevets). Cette durée est définie par projet, en fonction des caractéristiques économiques propres à chaque projet de développement.

L'amortissement commence dès que l'actif est prêt à être mis en service, sous réserve de l'obtention de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), c'est à dire dès que la production des produits Amoeba dont les frais de développement ont été immobilisés, se trouve à l'endroit et dans l'état nécessaire pour son exploitation industrielle. Cette phase correspond à une phase clairement identifiée dans le déroulement des projets.

Le crédit d'impôt recherche est comptabilisé en moins des charges de recherche au cours de l'année à laquelle se rattachent les dépenses de recherche éligibles. Il est analysé comme étant une subvention et présenté au niveau de la catégorie des « Frais de recherche et développement » au compte de résultat. Cette part est négligeable dans les projets activés.

Les projets de développement en cours font l'objet de tests de dépréciation selon les modalités définies ci-dessous, paragraphe « Tests de dépréciation ».

La mise en œuvre de la norme IAS 23 Intérêts d'emprunts n'a pas conduit à activer d'intérêts.

La charge d'amortissement des immobilisations incorporelles relatives aux frais de développement capitalisés est comptabilisée en résultat dans la catégorie des frais de recherche et développement.

Logiciels

Les coûts liés à l'acquisition des licences de logiciels sont inscrits à l'actif sur la base des coûts encourus pour acquérir et pour mettre en service les logiciels concernés.

Autres immobilisations incorporelles

En application des critères de la norme IAS 38, les immobilisations incorporelles acquises sont comptabilisées à l'actif du bilan à leur coût d'acquisition.

Durée et charge d'amortissement

Lorsqu'elles ont une durée d'utilité finie, l'amortissement est calculé de façon linéaire afin de ventiler le coût sur leur durée d'utilité estimée, soit :

Élément Durée d'amortissement
Licences et développement de logiciels 1 an

La charge d'amortissement des immobilisations incorporelles est comptabilisée en résultat dans la catégorie des « frais généraux et administratifs » compte tenu de la nature des logiciels détenus.

Tests de dépréciation

Des tests de dépréciation sont réalisés à chaque clôture, pour tous les actifs non amortis (actifs à durée de vie indéterminée, et actifs amortissables mais non encore en service à la clôture de l'exercice), et pour les actifs amortis lorsqu'il existe des indices de pertes de valeur. Le groupe n'a pas d'actifs à durée de vie indéterminée.

Les actifs non amortis sont essentiellement constitués par des frais de développement en cours au 31 décembre 2022 et 2021.

L'analyse effectuée n'a pas conduit à identifier d'actifs liés aux contrats de location qui seraient à tester indépendamment d'une UGT.

Le test de dépréciation consiste à comparer la valeur nette comptable de l'actif testé à sa valeur recouvrable. Le test est réalisé au niveau de l'Unité Génératrice de Trésorerie (« UGT ») qui est le plus petit groupe d'actifs qui inclut l'actif et dont l'utilisation continue génère des entrées de trésorerie largement indépendantes de celles générées par d'autres actifs ou groupes d'actifs.

Une perte de valeur est comptabilisée à concurrence de l'excédent de la valeur comptable sur la valeur recouvrable de l'actif. La valeur recouvrable d'un actif correspond à sa juste valeur diminuée des coûts de cession ou sa valeur d'utilité, si celle-ci est supérieure. En pratique, les tests de dépréciation sont réalisés sur la base de la valeur d'utilité.

Les tests de dépréciation sont réalisés à la clôture de l'exercice pour tous les projets de développement en cours (qu'il existe un indice de perte de valeur ou non), sur la base de flux de trésorerie prévisionnels déterminés par la direction, selon la méthodologie suivante :

• Prévisions établies sur la durée d'utilisation attendue des projets de développement, qui en pratique, pour les projets activés, est proche de la durée de protection des brevets,

  • Taux d'actualisation : les taux d'actualisation sont déterminés en partant d'un taux de base calculé pour la société, ajusté le cas échéant d'une prime de risques spécifique déterminée par projets, tenant compte de différents facteurs (ex : probabilité de succès, caractère innovant, l'avancement du projet, le risque industriel…). Le taux de base est déterminé à partir du taux sans risques, d'une prime de risques marché, ajustée d'un béta sectoriel. Le taux de base s'élève à 16% sur les exercices présentés
  • Réalisation de tests de sensibilité sur le taux d'actualisation (variation de + /- 2 points, prise en compte le cas échéant de taux contractuels), et sur les hypothèses opérationnelles, pour les projets significatifs, en tenant compte d'hypothèses de variations du chiffre d'affaires et de prix de revient.

Sur les exercices présentés :

  • la Société ne détient pas d'actif incorporel à durée de vie indéfinie ;
  • un test de perte de valeur a été réalisé conformément à IAS36.10a pour l'ensemble des projets de développement capitalisés.

Le risque, dans le contexte de la crise du Covid à été intégré en priorité dans les prévisions. L'analyse effectuée n'a pas conduit à constater de primes de risques complémentaires liées à la pandémie.

VALEURS BRUTES DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
(Montants en euros)
Frais de
développement
Autres Total
Etat de la situation financière au 31 décembre 2021 3 415 898 194 612 3 610 510
Acquisition 2 470 2 470
Variation des cours de change (5) (5)
Etat de la situation financière au 31 décembre 2022 3 415 898 197 078 3 612 976

AMORTISSEMENTS

Etat de la situation financière au 31 décembre 2021 933 000 194 612 1 127 612
Augmentation 1 255 1 255
Variation des cours de change (5) (5)
Etat de la situation financière au 31 décembre 2022 933 000 195 862 1 128 862

VALEURS NETTES COMPTABLES

Au 31 décembre 2021 2 482 898 - 2 482 899
Au 31 décembre 2022 2 482 898 1 215 2 484 114

La société revoit lors de chaque clôture l'ensemble des 6 critères de la norme IAS 38 permettant de maintenir à l'actif les frais de développement. Cette analyse n'a pas conduit à activer d'autres frais liés à de nouveaux projets. Aucun frais de développement relatif aux projets figurant à l'actif n'a été activé sur l'année 2022 puisque la société engage à ce jour des dépenses liées à l'approbation réglementaire de sa substance et que ces frais constituent donc des dépenses administratives constatées en charges.

Les tests de dépréciations sont effectués sur la base d'une projection sur 5 ans des flux nets de trésorerie liés à l'activité (cash-flows d'exploitation, flux liés au BFR et aux investissements). Cette projection est déterminée à l'aide des données budgétaires de la Société en tenant compte de l'expérience passée relative au processus règlementaire lié aux autorisations et des perspectives futures. Au-delà de cet horizon, le Groupe calcule une valeur terminale de l'UGT correspondant à l'actualisation des flux nets de trésorerie liés à l'activité à l'infini.

Les hypothèses servant de base à la construction des flux de trésorerie futurs au 31 décembre 2022 sont les suivantes :

  • Projections à 5 ans des flux de trésorerie après impôts, établies à partir du business plan sur la période explicite à partir du budget 2023 et des prévisions s'étalant jusqu'en 2027 en excluant les opérations de croissance externe, ainsi que la détermination du flux normatif, impactant la valeur terminale tenant compte des hypothèses suivantes :
    • o Obtention des autorisations de commercialisation des produits biocontrôle aux Etats Unis et en Europe en 2024. La Société n'anticipe pas de ventes avant 2025 et prévoit de poursuivre ses efforts de dépenses de recherche concernant les applicatifs surde nouvelles applications.
    • o Lancement de la production des applicatifs biocontrôle et biocide fin 2024 pour une commercialisation intégrant une croissance des ventes entre 2025 et 2027,
    • o Nouveaux investissements permettant la production de l'agent de biocontrôle par la construction d'une nouvelle usine dédiée,
    • o La réalisation des investissements et des prévisions sont conditionnées par l'obtention de financements complémentaires privés et publics pour la construction de l'usine à Cavaillon et les dépenses opérationnelles à compter de 2023.

A la date de l'arrêté des comptes, il n'existe aucun élément remettant en cause les hypothèses cidessus.

  • Au-delà de ces 5 années, la valeur terminale des flux de trésorerie est obtenue en appliquant sur le flux normatif de fin de période explicite un taux de croissance long terme Ce taux de croissance long terme est estimé à 2.5%, en hausse par rapport à celui utilisé en 2021. La valeur terminale représente environ 140% de la valeur d'entreprise retenue au 31 décembre 2022.
  • L'actualisation des flux de trésorerie est effectuée en utilisant un coût moyen pondéré du capital (WACC) après impôt déterminé pour chaque UGT (ou Groupe d'UGT), augmenté d'une prime de risque. Au 31 décembre 2022, ce taux s'établit à 16% (contre 20.5% au 31 décembre 2021).

Par conséquent il n'a pas été constaté de dépréciation complémentaire par rapport à celle déjà constatée précédemment, soit 933 k€, ni à reprendre la provision.

Comme indiqué ci-dessus, la valeur recouvrable a été déterminée en retenant une hypothèse d'obtention de financements complémentaires à compter de 2023 permettant la poursuite des développements. Pour information,

  • une variation de +1 point du taux d'actualisation impliquerait une dépréciation complémentaire de 972 K€ ;
  • avec un scénario de taux de croissance à l'infini à 1% , la conclusion du test mènerait à une dépréciation de 951 K€;
  • dans le scénario de non-lancement de l'activité Biocontrôle dès 2024 avec un décalage des flux d'une année cela conduirait à déprécier la totalité des actifs ;

Note 4 : Immobilisations corporelles

Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais accessoires) ou à leur coût de production par l'entreprise.

Les éléments d'actif font l'objet de plans d'amortissement déterminés selon la durée réelle d'utilisation du bien.

Les durées et modes d'amortissement retenus sont principalement les suivants :

Éléments Durées d'amortissement
Installations et agencements 10 ans – Linéaire
Matériel de laboratoire/industriel 5 ans – Linéaire
Matériel informatique 3 à 5 ans - Linéaire
Mobilier 5 ans – Linéaire

La charge d'amortissement des immobilisations corporelles est comptabilisée en charge dans la catégorie des frais généraux et administratifs ou frais de recherche et développement en fonction de la nature des immobilisations détenues.

Les biens financés par des contrats de location financement au sens de la norme IFRS 16, sont comptabilisés à l'actif du bilan, sur une ligne distincte « droits d'utilisation liés aux contrats de location ». La dette correspondante est inscrite au passif « dettes locatives » en courant ou non courant.

VALEURS BRUTES DES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES
(Montants en euros)
Installations
techniques
Installation &
Agencements
Matériel
informatique
Immob. en
cours
Avances et
acomptes
sur immob.
Ligne de
production
Total
Etat de la situation financière au 31 décembre 2021 1 362 687 429 897 953 109 - - 2 833 182 5 578 874
Acquisition 59 277 59 995 57 793 126 135 303 200
Cession (62 628) (62 628)
Variation des cours de change (1 604) (23) - (1 627)
Etat de la situation financière au 31 décembre 2022 1 420 360 429 897 1 013 082 57 793 126 135 2 770 554 5 817 819
AMORTISSEMENTS
Etat de la situation financière au 31 décembre 2021
Augmentation
Dépréciations
Diminution
1 048 299
45 962
380 274 254 568
28 183
- - 1 520 722
421 053
(62 628)
3 203 862
495 198
-
(62 628)
Variation des cours de change 271 (23) - 248
Etat de la situation financière au 31 décembre 2022 1 094 533 380 251 282 751 - - 1 879 147 3 636 681
VALEURS NETTES COMPTABLES
Au 31 décembre 2021 314 388 49 623 698 542 - - 1 312 460 2 375 012
Au 31 décembre 2022 325 827 49 646 730 331 57 793 126 135 891 407 2 181 138

Au 31 décembre 2022, l'intégralité des immobilisations nettes de la filiale Amoéba Canada a été dépréciée pour atteindre une valeur nette comptable de 50KCAD en vue de sa liquidation sur 2023.

Note 5 : Droits d'utilisation

Règles comptables générales sur la comptabilisation des contrats de location sous IFRS 16 :

Selon IFRS 16, un contrat est ou contient un contrat de location dès lors qu'il confère le droit de contrôler l'utilisation d'un actif identifié pour une période donnée moyennant une contrepartie.

Les contrats de location répondant cette définition sont comptabilisés selon les modalités définies cidessous.

Par exception, ne sont pas retraités les contrats bénéficiant des cas d'exemptions prévus par la norme IFRS 16 (contrat de courte durée, et/ou portant sur des actifs de faible valeur). Pour ces derniers, les loyers sont maintenus en charges opérationnelles.

En pratique, l'analyse a conduit à retraiter les contrats de location immobilière, de véhicules et de matériels industriels.

Pour les contrats non retraités en tant que contrats de location, les loyers sont maintenus en charges opérationnelles.

Pour les contrats qui rentrent dans le champ de la norme IFRS 16, les règles de comptabilisation sont présentées ci-après.

A la date de début du contrat, le Groupe comptabilise un actif au titre du droit d'utilisation et un passif financier au titre d'une obligation locative. L'actif et le passif sont présentés sur une ligne distincte du bilan.

Le passif de location est évalué pour la valeur actualisée des paiements de loyers non encore versés, sur la durée du contrat.

La valeur actualisée est déterminée en utilisant le taux d'intérêt implicite, pour les contrats de créditbaux comportant une option d'achat attractive, et au taux d'emprunt marginal calculé pour chaque pays, en fonction de la durée du contrat, dans les autres cas. Le taux d'emprunt correspond au taux pour des emprunts ayant une échéance et un profil de paiement similaires à ceux des contrats de location a été retenu par le Groupe.

La durée d'un contrat de location est la période exécutoire, qui correspond à la période non résiliable, augmentée de toute option de renouvellement pour laquelle le groupe est raisonnablement certain de l'exercer, et de toute option de résiliation du contrat pour laquelle le groupe est raisonnablement certain de ne pas l'exercer.

Conformément à l'interprétation IFRS IC de novembre 2019, le Groupe tient compte de la date jusqu'à laquelle le preneur est raisonnablement certain de poursuivre le bail au-delà du terme contractuel.

En pratique, les durées retenues pour les principaux contrats de location en France correspondent à une période exécutoire de 9 ans (baux commerciaux 3/6/9). La période retenue pour le bail de Chassieu est de 6 ans.

En pratique, l'essentiel des loyers sont fixes indexés sur un indice, Les contrats de location ne contiennent pas de pénalités significatives en cas de résiliation du bail à l'initiative du bailleur.

Le droit d'utilisation est évalué selon le modèle du coût comme suit : le coût est diminué du cumul des amortissements et des pertes de valeur, et ajusté pour tenir compte, le cas échéant, des réévaluations du passif de location. Aucune perte de valeur et aucune réévaluation de l'obligation locative n'a été constatée en 2022. En effet, les droits d'utilisation ne génèrent pas de flux indépendants.

Les droits d'utilisation sont amortis sur la durée du contrat telle que définie ci-dessus. En l'absence d'option d'achat, et sur la durée d'utilisation estimée, lorsqu'il existe une option d'achat attractive. L'amortissement est calculé sans tenir compte d'une valeur résiduelle en fin de contrat.

Les agencements liés aux contrats de location sont amortis sur une durée proche de la période exécutoire définie ci-dessus.

Autres informations :

Le Groupe n'a pas identifié de situations où il est bailleur, ni de situations de cession-bail.

Le tableau ci-après détaille l'application de la norme IFRS 16 et la comptabilisation à l'actif des droits d'utilisation :

VALEURS BRUTES DES DROITS D'UTILISATION
(Montants en euros)
Installations
techniques
Ligne de
production
Baux
commerciaux
Matériel de
bureau
Matériel de
transport
Total
Etat de la situation financière au 31 décembre 2021 53 057 2 053 089 1 032 824 3 792 27 938 3 170 700
Acquisition 14 167 14 167
Variation des cours de change (12) (12)
Etat de la situation financière au 31 décembre 2022 53 057 2 053 089 1 046 991 3 780 27 938 3 184 855

AMORTISSEMENTS

Etat de la situation financière au 31 décembre 2021 42 549 1 382 349 592 761 2 725 10 450 2 030 834
Augmentation 9 905 401 161 200 904 939 10 493 623 402
Variation des cours de change (57) (57)
Etat de la situation financière au 31 décembre 2022 52 454 1 783 510 793 665 3 607 20 943 2 654 179

VALEUR NETTE COMPTABLE

Au 31 décembre 2021 10 508 670 740 440 063 1 067 17 488 1 139 866
Au 31 décembre 2022 603 269 579 253 326 173 6 995 530 676

Le tableau ci-après reconstitue la charge de loyers globale de la société :

Reconstitution charges de loyer 31/12/2022
Charges de loyers retraitées selon IFRS 16 241 832
Charges de loyers non retraitées selon IFRS 16 60 085
Total des loyers de la période 301 917

La charge d'intérêts sur les obligations locatives au 31 décembre 2022 s'élève à 17 K€.

Note 6 : Autres actifs financiers non courants

Les actifs financiers de la Société sont classés en deux catégories selon leur nature et l'intention de détention :

  • les actifs financiers à la juste valeur par le compte de résultat ; et
  • les actifs évalués au coût amorti (les prêts et créances).

Tous les actifs financiers sont initialement comptabilisés au coût qui correspond à la juste valeur du prix payé augmenté des coûts d'acquisition. Les valeurs mobilières de placement sont présentées en trésorerie et équivalent de trésorerie.

Tous les achats et ventes normalisés d'actifs financiers sont comptabilisés à la date de règlement.

Actifs financiers à la juste valeur par le compte de résultat

Cette catégorie inclut les valeurs mobilières de placement.

Ils représentent les actifs détenus à des fins de transaction. Ils sont évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat.

Actifs évalués au coût amorti

Cette catégorie inclut les autres prêts et créances et les créances commerciales.

Les actifs financiers non courants comprennent les avances et les dépôts de garantie donnés à des tiers ainsi que les dépôts à terme n'étant pas assimilés à des équivalents de trésorerie. Les avances et dépôts de garantie sont des actifs financiers non-dérivés à paiements déterminés ou déterminables qui ne sont pas cotés sur un marché actif.

De tels actifs sont comptabilisés au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif. Les gains et les pertes sont comptabilisés en résultat lorsque les prêts et les créances sont décomptabilisés ou dépréciés.

Les actifs financiers non courants sont constitués de dépôts de garantie versés dans le cadre de contrats de location simple des locaux pour 67 K€ en 2022, contre 54 K€ au 31 décembre 2021, identique au solde en espèce du contrat de liquidité mis en place en 2015 (13 K€ au 31 décembre 2022 contre 15 K€ au 31 décembre 2021).

Note 7 : Stocks

Les stocks sont valorisés selon la méthode du coût moyen pondéré. Le Groupe détermine une provision pour dépréciation de stocks à partir d'une analyse de la valeur nette de réalisation probable de ces stocks. Cette analyse tient compte des risques liés à l'obsolescence. Dans ce cadre, le Groupe peut être amené à prendre en compte des hypothèses.

La dépréciation des stocks est calculée à partir des dates de péremption, soit 50% après un an de péremption et 100% après 2 ans de péremption. Ces articles sont utilisables post date de péremption.

STOCKS
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Matières premières et consommables 437 358 461 964
Dépréciations des stocks (156 708) (209 251)
TOTAL STOCKS NET 280 650 252 713

Le stock est composé de matières premières et consommables entrant dans le processus de production du biocide. Certaines consommables présentent une date de péremption supérieure à 1 an. La société procède à une revue de ses stocks à chaque clôture et peut être amenée à déprécier les valeurs du stock.

Note 8 : Clients et Autres Créances

Les créances sont évaluées à leur valeur nominale. Elles sont, le cas échéant, dépréciées au cas par cas par voie de provision pour tenir compte des difficultés de recouvrement auxquelles elles sont susceptibles de donner lieu.

Les autres créances comprennent principalement la valeur nominale du crédit d'impôt recherche qui est enregistré à l'actif sur l'exercice d'acquisition correspondant à l'exercice au cours duquel des dépenses éligibles donnant naissance au crédit d'impôt ont été engagées.

Clients et comptes rattachés

Créances clients et autres actifs liés aux contrats clients
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Clients et comptes rattachés 4 093 341
Factures à établir 3 500 7 993
Total 7 593 8 334

Il n'existe pas d'actifs liés aux coûts d'obtention ou d'exécution des contrats.

Dérivé actif

Le dérivé actif figurant au bilan au 31 décembre 2022 correspond à un produit à recevoir comptabilisé dans le cadre du contrat d'intéressement OCAPI, pour un montant de 450 K€ contre 8 K€ en 2021. (Cf note 13.2)

Autres créances

AUTRES CREANCES
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Créance fiscale / Crédit d'impôt recherche 450 303 508 917
Taxe sur la valeur ajoutée 281 358 240 959
Fournisseurs - avances et acomptes versés 6 516 -
Fournisseurs - avoirs à recevoir 2 302 -
Charges de personnel - 515
Autres produits à recevoir - 22 472
Charges constatées d'avance 123 054 131 403
Total autres créances 863 533 904 266

L'ensemble des autres créances sont à moins d'un an.

Les charges constatées d'avance se rapportent à des charges courantes.

Crédit d'impôt recherche (« CIR »)

Amoéba SA bénéficie des dispositions des articles 244 quater B et 49 septies F du Code Général des Impôts relatives au crédit d'impôt recherche. Il est présenté en subvention au niveau de la catégorie des « Frais de recherche et développement » du compte de résultat.

Note 9 : Trésorerie et équivalents de trésorerie

La trésorerie comptabilisée au bilan comprend les disponibilités bancaires, les disponibilités en caisse.

Les équivalents de trésorerie sont constitués de comptes à terme dont la maturité est inférieure ou égale à moins de 3 mois. Les équivalents de trésorerie sont détenus à des fins de transaction, facilement convertibles en un montant de trésorerie connu et sont soumis à un risque négligeable de changement de valeur. Ils sont évalués à la juste valeur (niveau 1) et les variations de valeur sont enregistrées en résultat financier.

Cette analyse est conforme à IAS 7.

Le poste trésorerie et équivalents de trésorerie s'analyse comme suit :

TRESORERIE ET EQUIVALENTS DE TRESORERIE
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Comptes bancaires 5 527 835 7 275 218
Total trésorerie et équivalents de trésorerie 5 527 835 7 275 218

Il n'existe pas de disponibilités soumises à des restrictions.

Note 10 : Actifs et passifs financiers et effets sur le résultat

Juste valeur des instruments financiers

Les emprunts et dettes financières sont comptabilisés au coût amorti, calculé à l'aide du taux d'intérêt effectif (TIE).

La juste valeur initiale des créances clients et des dettes fournisseurs est assimilée à leur valeur au bilan,. Il en est de même pour les autres créances et les autres dettes courantes.

Le groupe a distingué trois catégories d'instruments financiers selon les conséquences qu'ont leurs caractéristiques sur leur mode de valorisation et s'appuie sur cette classification pour exposer certaines des informations demandées par la norme IFRS 7. IFRS 13 demande de classer par niveau les justes valeurs de tous les instruments financiers quelques soit leur catégorie comptable. Ainsi la hiérarchie des juste valeurs se définissent comme suit :

  • catégorie de niveau 1 : instruments financiers faisant l'objet de cotations sur un marché actif ;
  • catégorie de niveau 2 : instruments financiers dont l'évaluation fait appel à l'utilisation de techniques de valorisation reposant sur des paramètres observables ; et
  • catégorie de niveau 3 : instruments financiers dont l'évaluation fait appel à l'utilisation de techniques de valorisation reposant pour tout ou partie sur des paramètres inobservables ; un paramètre inobservable étant défini comme un paramètre dont la valeur résulte d'hypothèses ou de corrélations qui ne reposent ni sur des prix de transactions observables sur les marchés, sur le même instrument à la date de valorisation, ni sur les données de marché observables disponibles à la même date.

Pour les besoins du tableau des flux de trésorerie, la trésorerie nette comprend la trésorerie et les équivalents de trésorerie tels que définis ci-dessus.

(Montants en euros) 31/12/2022
Valeur - état de situation financière selon IFRS 9
Niveau
Rubriques au bilan Valeur Etat de
Situation
financière
Juste Valeur Juste-valeur par
le compte de
résultat
Prêts et
créances
Dettes au coût
amorti
selon IFRS
13
Actifs financiers non courants 79 094 79 094 79 094 N/A
Clients et comptes rattacfés 7 593 7 593 7 593 N/A
Dérive actif 450 000 450 000 450 000 2
Autres créances* 8 818 8 818 8 818 N/A
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5 527 835 5 527 835 5 527 835 - 1
Total actifs 6 073 340 6 073 340 5 977 835 95 505 - -
Dettes financières courantes** 2 302 683 2 302 683 2 302 683 N/A
Dettes financières non courantes** 54 547 54 547 54 547 N/A
Dettes fournisseurs et comptes rattacfés 1 295 991 1 295 991 1 295 991 N/A
Autre créditeurs et dettes diverses* 105 163 105 163 105 163 N/A
Total passifs 3 758 385 3 758 385 - - 3 758 385 -

Les actifs et passifs du groupe sont évalués de la manière suivante pour chaque année :

*autres que les créances et dettes fiscales, et comptes de régulation passif

** y compris les dettes financières aux obligations locatives

(Montants en euros) 31/12/2021 Valeur - état de situation financière selon IFRS 9
Rubriques au bilan Valeur Etat de
Situation
financière
Juste Valeur Juste-valeur par
le compte de
résultat
Prêts et
créances
Dettes au coût
amorti
selon IFRS
13
Actifs financiers non courants 69 611 69 611 69 611 N/A
Clients et comptes rattacfés - N/A
Dérive actif 8 653 8 653 8 653 N/A
Autres créances* - 2
Trésorerie et équivalents de trésorerie 7 275 218 7 275 218 7 275 218 1
Total actifs 7 353 482 7 353 482 7 283 871 69 611 - -
Dettes financières courantes** 12 228 876 12 228 876 12 228 876 N/A
Dettes financières non courantes** 268 738 268 738 268 738 N/A
Dettes fournisseurs et comptes rattacfés 1 029 093 1 029 093 1 029 093 N/A
Autre créditeurs et dettes diverses* 16 247 16 247 16 247 N/A
Total passifs 13 542 954 13 542 954 - - 13 542 954 -

*autres que les créances et dettes fiscales, et comptes de régulation passif

** y compris les dettes financières aux obligations locatives

(Montants en euros) décembre 2022 Impacts compte de résultat au 31 Impacts compte de résultat au
31 décembre 2021
Intérêts Variation de juste
valeur
Intérêts Variation de
juste valeur
Actifs
Trésorerie et équivalents de trésorerie
28 931
Passifs
Passifs évalués au coût amorti
(1 911 744) (2 486 135)

Note 11 : Capital

Le classement en capitaux propres dépend de l'analyse spécifique des caractéristiques de chaque instrument émis. Les actions ordinaires ont ainsi pu être classées en tant qu'instruments de capitaux propres.

Les coûts accessoires directement attribuables à l'émission d'actions ou d'options sur actions sont comptabilisés en déduction des capitaux propres.

Capital émis

Le capital social est fixé à la somme de 926 198€. Il est divisé en 46 309 880 actions ordinaires entièrement souscrites et libérées d'un montant nominal de 0,02 €.

Ce nombre s'entend hors Bons de Souscription d'Actions (« BSA »), et Bons de souscription de parts de créateurs d'entreprises (« BSPCE ») octroyés à certains investisseurs et à certaines personnes physiques, salariées ou non de la Société et non encore exercés.

L'ensemble des mouvements de la période sont décrit dans le tableau de variation de capitaux propres, situés en début d'annexe.

COMPOSITION DU CAPITAL SOCIAL 31/12/2022 31/12/2021
Capital (en euros) 926 198 408 729
Nombre d'actions ordinaires 46 309 880 20 436 446
Valeur nominale (en euros) 0,02 0,02

Les mouvements de nombre d'actions sont présentés dans le tableau de variation des capitaux propres.

Gestion du capital

La politique de la Société consiste à maintenir une base de capital solide, afin de préserver la confiance des investisseurs, des créanciers et de soutenir le développement futur de l'activité.

Distribution de dividendes

La Société n'a procédé à aucune distribution de dividendes depuis sa création.

Note 12 : Bons de souscription d'actions et actions gratuites

Depuis sa création, le groupe a mis en place plusieurs plans de rémunération susceptibles de se dénouer en instruments de capitaux propres sous la forme de « bons de souscription d'actions » (« BSA ») ou de « bons de souscription de parts de créateurs d'entreprises » (« BSPCE ») attribués à des salariés, dirigeants, et membres du Directoire.

En application de la norme IFRS 2, le coût des plans qui se dénouent en actions est comptabilisé en charge sur la période au cours de laquelle les droits sont acquis, en contrepartie d'une augmentation des capitaux propres. La juste valeur des plans est figée à la date d'acquisition des droits. L'ensemble des plans de BSA ou BSPCE au profits des salariés ou mandataires sociaux ont été exercés ou sont caducs au 31 décembre 2022.

Concernant les actions gratuites, la juste valeur de l'avantage octroyé sur la base de la valeur de l'action à la date d'attribution, ajustée de toutes les conditions spécifiques susceptibles d'avoir une incidence sur la juste valeur (exemple : dividendes). Comme indiqué dans la note 11, aucun dividende n'a été pris en compte lors de l'évaluation.

Le tableau ci-dessous récapitule les données relatives aux plans d'options émis :

Date d'attribution Type Nombre de
bons émis
Nombre
d'options
caduques
Nombre
d'options
exercées
Nombre
d'options en
circulation
Nombre
maximum
d'actions à
éméttre
24 juin 2020 BSA BEI 200 000 200 000 200 000
Au 31 décembre 2022 200 000 - - 200 000 200 000

Ces BSA ont été rachetés par la société en juin 2022 pour une valeur de 151 K€. Ils sont donc autodétenus par la société et classés en moins des capitaux propres.

Actions gratuites

Le Conseil d'administration du 21 janvier 2021 a attribué 40 000 actions gratuites au management clé de la Société suite à l'autorisation donnée par l'assemblée générale du 20 juin 2019 représentant un maximum de 10% du capital social à la date d'émission. Elles sont définitivement acquises au bout d'un an suivant l'attribution sous condition de présence, et sont incessibles ensuite pendant un an. Au 31 décembre 2022, la charge comptabilisée est de 7 K€ versus 112 K€ en 2021.

Le Conseil d'administration du 30 septembre 2021 a attribué 25 000 actions gratuites au management clé de la Société suite à l'autorisation donnée par l'assemblée générale du 20 juin 2019 représentant un maximum de 10% du capital social à la date d'émission. Elles sont définitivement acquises au bout d'un an suivant l'attribution sous condition de présence, et sont incessibles ensuite pendant un an. Au 31 décembre 2022, la charge comptabilisée est de 31 K€ versus 11 K€ en 2021.

Note 13 : Emprunts et dettes financières (y compris dettes liées aux obligations locatives)

Les passifs financiers sont classés en passifs financiers comptabilisés au coût amorti ou en passifs financiers comptabilisés à la juste valeur par le compte de résultat.

Passifs financiers comptabilisés au coût amorti

Les emprunts et autres passifs financiers, telles que les avances conditionnées sont comptabilisées au coût amorti calculé à l'aide du taux d'intérêt effectif. La fraction à moins d'un an des dettes financières est présentée en « dettes financières courantes ».

Passifs financiers comptabilisés à la juste valeur par le compte de résultat

Le cas échéant, notamment si l'existence d'un instrument hybride est constatée, un passif financier peut être comptabilisé à la juste valeur par le compte de résultat.

DETTES FINANCIERES COURANTES ET NON COURANTES
(montant en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Dettes liées aux obligations locatives 54 547 268 738
Dettes auprès des établissements de crédit 0 0
Dettes financières non courantes 54 547 268 738
Dettes liées aux obligations locatives 240 827 237 664
Dettes auprès des établissements de crédit 0 6 114 923
Dettes sur emprunts obligataires 2 061 856 5 876 289
Dettes financières courantes 2 302 683 12 228 876
Total dettes financières 2 357 230 12 497 614
-- -------------------------- ----------- ------------

Ventilation des dettes par flux de trésorerie

Evolution de l'endettement financier
(en milliers d'euros)
Emprunts
auprès des
établissements
de crédits
Dettes financières
sur obligation
locative (IFRS 16)
Emprunts
obligataire
Endettement
financier
Au 31 décembre 2021 6 114 923 506 401 5 876 289 12 497 612
Encaissement 10 560 000 10 560 000
Variation cash Décaissement 6 316 921
-
225 244
-
6 542 165
-
Flux de trésorerie 6 316 921
-
225 244
-
10 560 000 4 017 835
Variation non cash Effets de change 50 50
Nouveaux contrats IFRS 16 14 167 14 167
Intérêts courus 201 998 201 998
Conversion 15 977 840
-
15 977 840
-
Intérêts 780 207 780 207
Dérive actif - 823 200 823 200
Total non cash 201 998 14 217 14 374 433
-
14 158 218
-
Au 31 décembre 2022 0
-
295 374 2 061 856 2 357 230

Ventilation des dettes financières par échéance

Les échéances des dettes financières s'analysent comme suit au cours des exercices présentés :

DETTES FINANCIERES COURANTES ET NON 31/12/2022
COURANTES en normes IFRS
(montant en euros)
Montant brut Part à moins d'un
an
De 1 à 5 ans Supérieur à 5 ans
Dettes liées aux obligations locatives 295 374 240 827 54 547 -
Emprunts obligataires 2 061 856 2 061 856 - -
Emprunts auprès des établissements de crédit - - - -
Total dettes financières 2 357 230 2 302 683 54 547 0
DETTES FINANCIERES COURANTES ET NON 31/12/2021
COURANTES en normes IFRS Montant brut Part à moins d'un De 1 à 5 ans Supérieur à 5 ans
(montant en euros) an
Droit d'utilisation (IFRS 16) 506 402 237 664 268 738 -
Emprunts obligataires 5 876 289 5 876 289 - -
Emprunts auprès des établissements de crédit 6 114 923 6 114 923 - -
Total dettes financières 12 497 614 12 228 876 268 738 0

13.1 Dettes auprès d'établissements de crédit

EVOLUTION DES EMPRUNTS
(Montant en euros)
Etablissements de
crédit
Au 31 décembre 2021 6 114 923
(-) Remboursement 6 316 921
-
(+/-) Intérêts capitalisés 201 998
Au 31 décembre 2022 0

Emprunt auprès de la BEI

Un contrat de financement a été signé avec la Banque Européenne d'investissement (BEI) pour un total de 20 millions d'euros, le 6 octobre 2017. Ce financement européen a permis à la société Amoéba d'accélérer sa capacité de production tout en soutenant le développement de son marché à l'international et ses investissements en matière de Recherche, Développement et Innovation (RDI).

Seule la première tranche a été encaissée pour un montant total de 5 millions d'euros, la tranche 2 et 3 étant caduques. Les intérêts capitalisés sont calculés au coût amorti sur la durée de la première tranche.

En cas de paiement anticipé, une pénalité comprise entre 0,5% et 5% devra être réglée à la banque

Aux termes de l'Avenant signé entre Amoeba et la BEI en mars 2020, cette dernière a accepté de supprimer l'engagement à la charge de la Société de maintenir le ratio entre le montant de ses capitaux propres et celui de ses actifs au-delà d'un certain niveau. Cette acceptation de la BEI, et par conséquent, l'entrée en vigueur de l'Avenant, étaient conditionnées à l'émission, en contrepartie, par la Société au profit de la BEI, de bons de souscription d'actions (BSA) ouvrant droit, en cas d'exercice, à la souscription de 200.000 actions de la Société (soit 1,47 % du capital social de la Société calculé sur une base non diluée).

L'émission de ces BSA, a été approuvée par l'Assemblée Générale des actionnaires du 24 juin 2020.

La BEI a souscrit les BSA le 29 juillet 2020 qui ont été acquis immédiatement. Ils présentent une durée de 20 ans. Le ratio d'exercice s'établit à 1 BSA = 1 action à la date d'émission. A cet effet, à compter de cette date, le ratio financier lié à l'exigibilité de la dette envers la BEI n'est plus applicable.

La valeur du dérivé passif comptabilisé en lien avec les BSA BEI évolue comme suit sur la période :

Dérivé passif BEI
Au 31 décembre 2021 236 554
(-/+) Variation de JV à la clôture 236 554
-
Au 31 décembre 2022 -

La Société a démarré la restructuration de son endettement en effectuant au cours du mois de juillet 2021 un paiement anticipé du prêt BEI de 3 192 K€ (composé d'un remboursement du capital pour 1750 K€ et d'intérêts pour 1 442 K€). Une pénalité de 140K€ a été versée conformément au contrat.

Le solde de cet emprunt a été intégralement remboursé fin juin 2022, intégrant une pénalité de 304 k€ ; La société a procédé au rachat de ses BSA à la même date pour un montant de 151 K€.

L'intégralité des emprunts bancaires de la société a été remboursé sur l'exercice 2022.

13.2 Emprunts obligataires

EVOLUTION DES EMPRUNTS OBLIGATAIRES
(Montant en euros)
OCAPI
Au 31 décembre 2021 5 876 289
(+) Encaissement 10 560 000
(-) Conversion (15 977 840)
(+) Intérêts 780 207
(+) Dérivé actif 823 200
Au 31 décembre 2022 2 061 856

Contrat d'OCAPI signé en décembre 2020

Le 16 décembre 2020 la Société a signé un contrat d'OCAPI (Obligations Convertibles en Actions assorties d'un Plan d'Intéressement) avec NICE & GREEN SA permettant une levée de fonds de 23 M€ sur une période de 24 mois à compter de la date d'émission de la première tranche pour l'émission de 400 OCA, ainsi qu'une tranche optionnelle de 80 OCA, débutant en avril 2021.

Les OCA ont les caractéristiques suivantes :

  • 480 OCA de valeur nominale de 50 000 € chacune
  • Maturité : 12 mois à compter de la première tranche d'OCA au prix de 48 000 euros, soit 96% de la valeur nominale.
  • Absence d'intérêts
  • Option de suspension des souscriptions pour une période de 2 mois
  • Prix de conversion : 96% de la valeur nominale,

Les Emissions seront trimestriellement émises :

  • 6 premières tranches composées de 60 OCA
  • 1 tranche composée de 40 OCA
  • 1 tranche optionnelle complémentaire de 80 OCA (cette tranche ne fera pas fait l'objet d'un tirage par la société-)

L'analyse du traitement des OCAPI selon IFRS 9 a conduit à conclure que les OCAPI comportaient :

  • D'une part une composante dettes. En conséquence, l'enregistrement les OCAPI sont enregistrées en dettes financières au moment de leur émission et en capital lors de leur conversion. L'ensemble des flux de la période sont présentés en note 13.2 de la présente annexe. Au 31 décembre 2022, 40 obligations restent à être converties.
  • D'autre part une composante dérivé. Un dérivé actif a ainsi été constaté pour refléter le contrat d'intéressement attaché aux OCA pour un montant de 823 K€, déprécié à hauteur de 373 K€ au 31 décembre 2022.

L'emprunt obligataire restant au 31 décembre 2022 a été intégralement converti le 6 février 2023 et 3 350 083 actions ont été créés.

13.3 Dettes sur obligations locatives

EVOLUTION DES DETTES SUR OBLIGATIONS LOCATIVES
(Montants en K€)
Total
Au 31 décembre 2021 506 401
(+) Souscription 14 167
(-) Remboursement -225 244
(-) Sortie de contrat 0
Change 50
Au 31 décembre 2022 295 374

Le montant des intérêts payés sur la période s'établit à 17 K€.

Les engagements liés aux loyers futurs à payer (principal + intérêts) sont les suivants :

Nature de l'engagement A 1 an au plus De 1 à 5 ans Plus de 5 ans
Baux commerciaux 220 604 55 151 -
Autres locations non retraités sous IFRS 16 7 419 - -
Total 228 023 55 151 -

Note 14 : Engagements envers le personnel

Les salariés français d'Amoéba SA bénéficient des prestations de retraites prévues par la loi en France :

  • obtention d'une indemnité de départ à la retraite, versée par Amoéba SA, lors de leur départ en retraite (régime à prestations définies) ;
  • versement de pensions de retraite par les organismes de Sécurité Sociale, lesquels sont financés par les cotisations des entreprises et des salariés (régime à cotisations définies).

Régimes à prestations définies :

Les régimes de retraite, les indemnités assimilées et autres avantages sociaux qui sont analysés comme des régimes à prestations définies (régime dans lequel Amoéba SA s'engage à garantir un montant ou un niveau de prestation défini) sont comptabilisés au bilan sur la base d'une évaluation actuarielle des engagements à la date de clôture.

Cette évaluation repose sur l'utilisation de la méthode des unités de crédit projetées, prenant en compte la rotation du personnel et des probabilités de mortalité. Les éventuels écarts actuariels sont comptabilisés dans les capitaux propres, en « autres éléments du résultat global ».

Régimes à cotisations définies : Les paiements d'Amoéba SA pour les régimes à cotisations définies sont constatés en charges du compte de résultat de la période à laquelle ils sont liés. Ils se sont élevés à respectivement 190 K€ et 141 K€ au titre des exercices 2022 et 2021.

Les engagements postérieurs à l'emploi envers le personnel sont constitués de la provision pour indemnités de fin de carrière, évaluée sur la base des dispositions prévues par la convention collective applicable, à savoir la convention collective de l'industrie pharmaceutique.

Cet engagement concerne uniquement les salariés relevant du droit français. Les principales hypothèses actuarielles utilisées pour l'évaluation des indemnités de départ à la retraite sont les suivantes :

HYPOTHESES ACTUARIELLES 31/12/2022 31/12/2021
Age de départ à la retraite Départ volontaire à 65/67 ans
Conventions collectives Industrie chimique
Taux d'actualisation 3,75% 0,79%
(IBOXX Corporates AA )
Table de mortalité INSEE 2017 INSEE 2017
Taux de revalorisation des salaires 2,0% 2,0%
Taux de turn-over Moyen Moyen
Taux de charges sociales Non cadres : 37,5%
Cadres : 51,9%
Non cadres : 39%
Cadres : 47%

La provision pour engagements de retraite a évolué de la façon suivante :

ENGAGEMENTS ENVERS LE PERSONNEL
(Montants en euros)
Indemnités de départ en
retraite
Au 31 décembre 2021 44 411
Coûts des services rendus 11 044
Prestations versées -38 138
Coûts financiers 351
Ecarts actuariels -7 812
Au 31 décembre 2022 9 855

Les écarts actuariels ont été constatés en autres éléments du résultat global, les autres composantes en résultat opérationnel.

L'engagement est peu significatif car la société a été créée récemment. Il n'y a pas eu de prestations servies. La société n'externalise pas le financement de cet engagement auprès d'un fonds.

L'engagement de retraite est évalué conformément à la réglementation IFRC publiée le 20 avril 2021.

Note 15 : Provisions

Les provisions correspondent aux engagements résultant de litiges et risques divers, dont l'échéance et le montant sont incertains, auxquels la Société peut être confrontée dans le cadre de ses activités.

Une provision est comptabilisée lorsque la Société a une obligation envers un tiers résultant d'un évènement passé dont il est probable qu'elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci, et que les sorties futures de liquidités peuvent être estimées de manière fiable. Le montant comptabilisé en provision est l'estimation de la dépense nécessaire à l'extinction de l'obligation, actualisée si nécessaire à la date de clôture.

Le groupe peut être impliqué dans des procédures judiciaires, administratives ou réglementaires dans le cours normal de son activité. Une provision est enregistrée par le groupe dès lors qu'il existe une probabilité suffisante que de tels litiges entraîneront des coûts à la charge du groupe.

Au 31 décembre 2022, la société a provisionné un montant total de 55 K€ qui concerne principalement les coûts de fermetures de l'entité du Canada qui seront pris en charge par la France début 2023.

Au 31 décembre 2021, la société avait provisionné un montant de 70K€ en lien avec un litige prud'hommal qui à été réglé début 2022. Cette provision à été entièrement reprise sur l'exercice 2022.

Note 16 : Fournisseurs et autres passifs courants

16.1. Fournisseurs et comptes rattachés

DETTES FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Dettes fournisseurs 353 417 478 083
Factures non parvenues 942 575 551 011
Total dettes fournisseurs et comptes rattachés 1 295 991 1 029 093

Sur les fournisseurs et comptes rattachés, aucune actualisation n'a été pratiquée dans la mesure où les montants ne représentaient pas d'échéance supérieure à 1 an au 31 décembre 2022 sans retard constaté au regard de la crise sanitaire.

16.2 Dettes fiscales et sociales et autres passifs courants

Dettes d'impôts :

La société, étant déficitaire fiscalement sur les exercices présentés, aucune dette d'impôt n'est constatée. Comme indiqué en note 2.1, l'analyse effectuée n'a pas conduit à constater de passifs au titre des risques et incertitudes fiscales, par application d'IFRIC 23.

Dettes fiscales et sociales :

Les dettes fiscales et sociales s'analysent comme suit :

DETTES FISCALES ET SOCIALES
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Personnel et comptes rattachés 148 714 124 854
Sécurité sociale et autres organismes sociaux 208 779 248 474
Autres impôts, taxes et versements assimilés 43 258 24 616
Total dettes fiscales et sociales 400 751 397 944

16.3 Autres passifs

AUTRES PASSIFS COURANTS
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Autres passifs divers 104 570 15 502
Concours bancaires courants 593 745
Total autres passifs courants 105 163 16 247

Note 17 : Analyse de la variation du BFR

Détail de la variation du BFR 31/12/2022 31/12/2021 Variation Ecart de
conversion
Flux non
cash
Variation
BFR
Stocks (net des dépréciations de stocks) 280 650 252 713 (27 937) - - (27 937)
Créances clients nets et autres actifs liés aux contrats clients 7 593 8 334 741 - - 741
Autres créances 863 533 904 266 40 733 (100) - 40 833
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 1 295 991 1 029 093 266 898 (160) - 267 058
Dettes fiscales et sociales 400 751 397 944 2 807 (681) - 3 488
Autres créditeurs et dettes diverses courante et non courantes 105 162 16 246 88 917 0 84 052 4 865
372 158 (941) 84 052 289 047

Note 18 : Chiffre d'affaires

Les produits des activités ordinaires correspondent à la juste valeur de la contrepartie reçue ou à recevoir au titre des biens et des services transférés aux clients dans le cadre habituel des activités du Groupe

Le chiffre d'affaires est reconnu sur la base du transfert du contrôle des biens et/ou services aux clients.

Au 31 décembre 2022, la société étant en phase de développement / déploiement industriel selon les projets, les produits des activités ordinaires ne sont pas significatifs. En accord avec IFRS 15, les prestations de services sont reconnues en chiffre d'affaires au jour de la délivrance du service. A ce jour, les revenus du Groupe résultent de la réalisation de prestations de services liées aux activités de recherche du Groupe.

Les produits des activités ordinaires figurent nets de la taxe sur la valeur ajoutée, des retours de marchandises, des rabais et des remises.

Aucune vente n'a été constatée sur l'exercice 2022.

Note 19 Détails des charges et produits par fonction

Présentation du compte de résultat

Le groupe présente son compte de résultat par destination.

La destination des charges est donnée ci-dessous.

19.1 Frais de déploiement industriel

FRAIS DE DEPLOIEMENT INDUSTRIEL
(Montants en euros) 31/12/2022 31/12/2021
Charges de personnel 281 960 79 948
Achats stockés 3 030 0
Autres charges 127 143 147 235
Dotations aux amortissements et aux provisions 697 412 539 423
Frais de déploiement industriel 1 109 545 766 606

Le département développement industriel a pour objectifs de mettre en place les procédures et modes opératoires de production, de mettre à jour les dossiers de fabrication et les dossiers techniques des équipements et d'améliorer les procédés existants.

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19.2 Recherche et Développement

Subventions

Les subventions reçues sont enregistrées dès que la créance correspondante devient raisonnablement certaine, compte tenu des conditions posées à l'octroi de la subvention.

Les subventions d'exploitation sont enregistrées en produits courants en tenant compte, le cas échéant, du rythme des dépenses correspondantes de manière à respecter le principe de rattachement des charges aux produits.

Crédit d'impôt recherche

Des crédits d'impôt recherche sont octroyés aux entreprises par l'État français afin de les inciter à réaliser des recherches d'ordre technique et scientifique. Les entreprises qui justifient de dépenses remplissant les critères requis bénéficient d'un crédit d'impôt qui peut être utilisé pour le paiement de l'impôt sur les Sociétés dû au titre de l'exercice de réalisation des dépenses et des trois exercices suivants ou, le cas échéant, être remboursé pour sa part excédentaire.

Le crédit d'impôt recherche, finance uniquement des charges et est présenté dans l'état du résultat global en subvention.

Seule la Société Amoéba SA a bénéficié du crédit d'impôt recherche au titre des exercices présentés.

La société a opté pour la qualification du crédit d'impôt recherche (CIR) en subventions.

RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Charges de personnel 522 210 543 197
Achats stockés 362 841 358 396
Amortissement des immobilisations et des provisions 310 455 165 370
Rémunérations Interm. Honoraires 59 -
Sous-traitance, études et recherches 1 109 003 966 627
Autres charges 220 504 147 448
Frais de Recherche et Développement 2 525 072 2 181 038
Crédit d'impôt recherche (433 937) (537 544)
Subventions (27 300) (36 600)
Subventions (461 237) (574 144)
Frais de Recherche et Développement nets 2 063 835 1 606 894

Les dépenses de recherche et développement sont relatives principalement aux travaux sur le développement de la solution biologique. Une dépréciation au 30 juin 2019, suite à la réalisation d'un test de dépréciation avait été comptabilisée pour 933K€ (cf. note 3 pour plus de détails). L'analyse effectuée au 31 décembre 2022 n'a pas conduit à constater de dotation complémentaire ni de reprise de cette dépréciation.

Amoéba SA fait réaliser ses études en grande partie au travers de son réseau de sous-traitants. La rémunération de ces contrats constitue l'essentiel de ses charges d'exploitation en matière de recherche. L'essentiel des dépenses sont éligibles au Crédit d'Impôt Recherche.

19.3 Frais généraux et administratifs

FRAIS GENERAUX ET ADMINISTRATIFS
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Charges de personnel 958 519 784 142
Amortissement des immobilisations et des provisions 5 484 154 154
Rémunérations Interm. Honoraires 458 210 469 583
Locations 71 141 23 786
Autres charges 786 884 1 548 525
Frais Généraux et Administratifs 2 280 238 2 980 190
Subvention d'exploitation 0 0
Frais Généraux et Administratifs nets 2 280 238 2 980 190

19.4 Marketing et Ventes

MARKETING ET VENTES 31/12/2022 31/12/2021
(Montants en euros)
Charges de personnel 293 892 171 047
Déplacements, Missions et Réceptions 44 795 9 095
Autres charges 50 847 44 874
Marketing et ventes 389 534 225 016

Note 20 : Autres produits et charges

Néant.

Note 21 : Effectifs et masse salariale

Les effectifs du groupe au cours des derniers exercices sont les suivants :

EFFECTIFS 31/12/2022 31/12/2021
Cadres 12 14
Non Cadres 13 8
Total effectifs 25 22
MASSE SALARIALE 31/12/2022 31/12/2021
Salaires bruts 1 457 493 1 060 083
Charges sociales 599 088 518 251
IFRS 2 37 973 663 438
TOTAL 2 094 554 2 241 772

Note 22 : Produits et charges financières, nets

Le résultat financier inclut l'ensemble :

  • des charges aux avances remboursables, aux emprunts, à l'OCAPI, aux dettes sur obligations locatives,
  • des produits liés aux intérêts perçus.

Les éventuels gains ou pertes de change sont également comptabilisés dans le résultat financier.

PRODUITS ET CHARGES FINANCIERES
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Coût amorti de l'emprunt BEI (807 561) (1 564 504)
Pénalités BEI (304 506) (140 000)
Coût amorti de l'emprunt OCAPI (780 207) (748 998)
Coût amorti liés aux contrats de location (16 586) (26 171)
Coût amorti des autres dettes financières (2 884) (6 462)
Coût net de l'endettement financier (1 911 744) (2 486 135)
Variation de la juste valeur du dérivé passif BEI 84 826 444 694
Variation de la juste valeur du dérivé actif OCAPI (373 200) (272 160)
Désactualisation des avances remboursables - (1 130)
(Pertes) et gains de change 20 369 47 213
Autres produits financiers 8 28 931
Total charges et produits financiers (2 179 741) (2 238 587)

Note 23 : Impôts sur les bénéfices

Les actifs et les passifs d'impôt exigibles de l'exercice et des exercices précédents sont évalués au montant que l'on s'attend à recouvrer ou à payer auprès des administrations fiscales.

Les taux d'impôt et les réglementations fiscales utilisés pour déterminer ces montants sont ceux qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture.

Les impôts différés sont comptabilisés, en utilisant la méthode bilancielle et du report variable, pour toutes les différences temporelles existant à la date de clôture entre la base fiscale des actifs et passifs et leur valeur comptable au bilan, ainsi que sur les déficits reportables.

Les différences temporaires principales sont liées aux pertes fiscales reportables.

Les actifs d'impôts différés ne sont comptabilisés, conformément à la norme IAS 12, que dans la mesure où ils pourront être imputés sur des différences taxables futures, lorsqu'il existe une probabilité raisonnable de réalisation ou de recouvrement par imputation sur des résultats fiscaux futurs, ou en tenant compte des possibilités d'optimisations fiscales à l'initiative de la Société. Les

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possibilités d'imputation sur des bénéfices fiscaux futurs sont analysées en tenant compte des contraintes fiscales (plafonnement d'imputation…) appliquées sur l'horizon d'imputation retenu (cf. infra).

Cette règle est en pratique appréciée par rapport aux prévisions disponibles arrêtées par la Direction par prudence, les prévisions sont retenues sur un horizon raisonnable.

Le montant des déficits fiscaux reportables dont dispose le groupe s'établit au 31 décembre 2022 à 54 577 K€ (indéfiniment reportable avec des règles de plafonnement) pour le France et de 11 375K€ pour les pays nord-américains (reportable entre 10 et 20 ans, mais définitivement perdus en cas de fermeture).

Le taux d'impôt applicable au groupe est le taux en vigueur en France, soit 25 %. La nouvelle loi de finance française imposant une application progressive du taux d'impôts de 28 % puis 25 % pour les engagements à plus de 5 ans.

Le taux applicable à ses filiales s'élève à 21% pour les USA et 25% pour le Canada.

Aucun impôt différé actif n'est comptabilisé dans les comptes du groupe au-delà des impôts différés passifs pour les exercices de 2021 et 2022. Les impôts différés sont activés conformément aux recommandations de l'ESMA de juillet 2019, lorsqu'il est probable qu'ils pourront être imputés sur des résultats futurs ou des impôts différés passifs, ou en tenant compte d'opportunités fiscales. Les résultats futurs sont pris en compte sur la base des dernières prévisions établies par la Direction, dans la limite de 3 années.

Au 31 décembre 2022, l'allocation des bénéfices comptables par nature de revenu et provenance géographique de ces mêmes bénéfices n'étant pas totalement arrêtée, la société n'a pas activé d'IDA, comme en 2021.

Rapprochement entre impôt théorique et impôt effectif

Preuve d'impôt 31/12/2022 31/12/2021
Résultat net (8 022 894) (7 817 293)
Impôt consolidé 0 0
Résultat avant impôt -8 022 894 -7 817 293
Taux courant d'imposition en France 25,00% 26,50%
Impôt théorique au taux courant en France (2 005 723) (2 071 583)
Paiement en actions 10 063 175 811
CIR -108 484 -141 514
Annulation d'impôts différés actifs constatés les années précédentes 2 104 145 2 037 286
Charge/produit d'impôt du groupe 0 0
Taux effectif d'impôt 0,0% 0,0%

Note 24 : Résultat par action

Le résultat de base par action est calculé en divisant le résultat attribuable aux porteurs d'actions du groupe par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation au cours de la période.

Le résultat dilué par action est déterminé en ajustant le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires et le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation des effets de toutes les actions ordinaires potentielles dilutives.

Si la prise en compte pour le calcul du résultat dilué par action des instruments donnant droit au capital de façon différée (BSA, options de souscription d'actions) génère un effet anti-dilutif, ces instruments ne sont pas pris en compte.

Résultat de base

Le résultat de base par action est calculé en divisant le bénéfice net revenant aux actionnaires de la Société par le nombre moyen pondéré d'actions ordinaires en circulation au cours de l'exercice.

Les instruments donnant droit au capital de façon différée (BSA, BSPCE et obligations) sont considérés comme anti dilutifs car ils induisent une augmentation du résultat par action. Ainsi le résultat dilué par action est identique au résultat de base par action.

RESULTAT DE BASE PAR ACTION
(Montants en euros)
31/12/2022 31/12/2021
Nombre moyen pondéré d'actions en circulation 33 565 530 17 783 668
Nombre moyen pondéré d'actions pour résultat dilué 33 565 530 18 021 367
Résultat net de l'exercice (8 022 894) (7 817 294)
Résultat de base par action (€/action) (0,24) (0,44)
Résultat dilué par action (€/action) (0,24) (0,44)

L'impact des exercices des BSA de la période et des actions propres dans le nombre moyen pondéré d'actions en circulation est non significatif.

Note 25 : Parties liées

Lors de sa séance du 15 décembre 2022, le conseil d'administration a autorisé et décidé de fixer les termes et conditions relatifs à l'allocation d'une indemnité de départ à Monsieur Fabrice Plasson qui annulent et remplacent les termes et conditions fixés tels qu'amendés par décision du conseil d'administration en date du 20 janvier 2020 afin de prendre en compte les perspectives d'avenir de la Société.

Cette indemnité est valable entre le 30 janvier 2020 et le 31 décembre 2025.

M. Fabrice Plasson sera en droit de recevoir une indemnité de départ :

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  • en cas de révocation ou de non-renouvellement de son mandat de président directeur général intervenant pour une raison autre qu'une faute lourde ou grave au sens de la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation, étant précisé que constitue forcément une faute grave ou lourde le non-respect par Monsieur Fabrice Plasson de la politique et de la stratégie définies par le conseil d'administration ;
  • en cas de démission des mandats de Président et/ou de Directeur Général, dans les douze mois d'un changement de contrôle, (a) pour de bonnes raisons (soit un départ à la suite d'une réduction significative de ses fonctions et responsabilités, d'une réduction de sa rémunération (en ce compris sa rémunération fixe, ses avantages en nature, sa rémunération variable ou ses indemnités de départ) ou d'un changement de son lieu de travail dans un autre pays, à chaque fois, sans son accord) ou (b) à la suite d'un désaccord significatif avec le Conseil d'administration sur la stratégie de la Société.

Les indemnités seront d'un montant maximum égal à la somme totale de la rémunération brute mensuelle (fixe et variable) reçue par Monsieur Fabrice PLASSON au cours des 24 mois calendaires précédant le mois au cours duquel sa révocation ou son non-renouvellement est intervenu. Le montant des indemnités de départ de l'intéressé sera déterminé par le Conseil d'administration en fonction de la réalisation d'objectifs de performance.

Rémunération des mandataires sociaux 31/12/2022 31/12/2021
Rémunérations fixes dues 305 834 288 187
Rémunérations variables dues 53 880 57 000
Rémunérations exceptionnelles 117 173 0
Avantages en nature 28 945 28 945
Charges patronales 338 501 455 973
Paiement fondés sur des actions 35 401 622 424
TOTAL 879 734 1 452 529

Les rémunérations versées aux dirigeants s'analysent de la façon suivante (en euros) :

Les modalités d'évaluation de l'avantage relatif à des paiements fondés sur des actions sont présentées en note 11.

Note 26 : Engagements hors bilan

26.1 Obligations au titre d'autres contrats

La Société a recours régulièrement à des prestations sous-traitées dans le cadre de ses activités de recherche

Contrat avec l'Université Claude Bernard Lyon I :

Par un contrat entré en vigueur le 29 juillet 2010, l'Université Claude Bernard Lyon I (ci-après, l'« UCBL ») a concédé une licence à la Société portant sur la famille de brevets intitulée « nouveau procédé de lutte biologique contre la prolifération de legionella pneumophila, et nouvel agent désinfectant contenant des protozoaires amibiens du genre willaertia ». Cette famille de brevets

concédée en licence comprend tout brevet et/ou extension issus en tout ou partie du brevet initial FR0654222 déposé le 12 octobre 2006 par l'UCBL et le CNRS.

La licence :

  • est exclusive,
  • s'étend à toute activité de lutte contre la prolifération bactérienne et, notamment, contre la prolifération de Legionella pneumophila, amibes et biofilms, et
  • couvre les principaux territoires suivants : Union européenne, Suisse, Turquie et Etats-Unis.

La Société doit verser des redevances à l'UCBL suivant des taux fixes. Les taux de redevances en cas d'exploitation directe par la Société et/ou ses affiliés n'excèdent pas 3% des ventes nettes réalisées jusqu'en 2023 et 2% pour les exercices suivants, et les taux de redevances en cas d'exploitation via des sous-licences consenties par la Société n'excèdent pas 6% des revenus perçus par la Société au titre desdites sous-licences jusqu'en 2023 et 4% pour les exercices suivants.

L'exploitation n'ayant pas commencé, aucune redevance n'a été versée sur l'exercice.

26.2 Autres engagements hors bilan

Néant

Note 27 : Gestion et évaluation des risques financiers

Le groupe peut se trouver exposé à différentes natures de risques financiers : risque de marché, risque de crédit et risque de liquidité. Le cas échéant, le groupe met en œuvre des moyens simples et proportionnés à sa taille pour minimiser les effets potentiellement défavorables de ces risques sur la performance financière. La politique du groupe est de ne pas souscrire d'instruments financiers à des fins de spéculation.

Risque de liquidité

Les comptes clos au 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'Administration selon le principe de continuité d'exploitation au vu des prévisions d'activité et de trésorerie à 12 mois.

Dans ce contexte, la société a procédé à une analyse de sa prévision de trésorerie et qui lui permet de financer ses besoins jusqu'en décembre 2023.

Le non-respect par la Société de ses engagements au titre des financements bancaires susvisés ou la survenance d'évènements (tels le défaut de paiement d'une somme quelconque à l'échéance, la violation d'une obligation contractuelle, l'insolvabilité de la Société, le changement du domaine d'activité de la Société, la survenance d'un évènement important de nature juridique ou financière, le changement de contrôle de la Société sans information préalable du prêteur, en cas de déclaration inexacte ou de comportement répréhensible de l'emprunteur) pourrait entraîner l'exigibilité anticipée desdits financements bancaires.

Page 250 sur 319 – URD Amoéba

Risque de contrepartie

Le risque de contrepartie est associé aux dépôts auprès des banques et des institutions financières. Le groupe fait appel pour ses placements de trésorerie à des institutions financières de premier plan et ne supporte donc pas de risque de crédit significatif sur sa trésorerie.

Risque de change

Les principaux risques liés aux impacts de change des ventes et achats en devises sont considérés comme non significatifs.

Risque sur actions

Le groupe ne détient pas de participations ou de titres de placement négociables sur un marché réglementé.

Risque pays

La société est exposée à un risque pays non significatif (cf. note 2.4 : l'activité de la filiale aux Etats-Unis est non significative).

Risque lié au déploiement de l'industrialisation

Le Groupe entend mettre en place un système de production industriel de son biocide biologique adapté à sa nouvelle stratégie. Ceci devrait lui permettre d'optimiser le rendement, et donc la capacité de production de son outil industriel.

Cette optimisation et cette industrialisation sont une composante essentielle de la stratégie commerciale (délai de mise à disposition du produit optimisé, augmentation du volume de production) et financière (réduction du coût de production) du Groupe.

Note 28 : Honoraires des commissaires aux comptes

HONORAIRES DES Exercice 2022 Exercice 2021
COMMISSAIRES AUX COMPTES Mazars Mazars
(Montants en €) Montant HT % Montant HT %
Audit
Commissariat aux comptes, certification des comptes
individuels et consolidés :
- AMOEBA SA
- Filiales intégrées globalement
65 86% 66 88%
Services autres que la certification des comptes (SACC)
requis par les textes légaux
11 14% 9 12%
Total 76 100% 75 100%

18.2 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés établis en normes IFRS pour l'exercice clos le 31 décembre 2022

A l'assemblée générale de la société Amoéba,

Opinion

En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes consolidés de la société Amoéba relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2022, tels qu'ils sont joints au présent rapport.

Nous certifions que les comptes consolidés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.

Fondement de l'opinion

Référentiel d'audit

Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités du commissaire aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés » du présent rapport.

Indépendance

Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes, sur la période du 1er janvier 2022 à la date d'émission de notre rapport.

Justification des appréciations

En application des dispositions des articles L.823-9 et R.823-7 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous vous informons que les appréciations les plus importantes auxquelles nous avons procédé, selon notre jugement professionnel, ont porté sur le caractère approprié des principes comptables appliqués et sur le caractère raisonnable des estimations significatives retenues et sur la présentation d'ensemble des comptes, notamment pour ce qui concerne :

L'évaluation et comptabilisation des frais de développement : la société procède à chaque clôture à un test de dépréciation des frais de développement dont la valeur nette comptable s'établit à 2 483 K€ au 31 décembre 2022, selon les modalités décrites dans la note 3 « Immobilisations incorporelles » de l'annexe aux comptes consolidés. Nous avons examiné les modalités de mise en œuvre de ce test de dépréciation ainsi que les prévisions de flux de trésorerie et hypothèses utilisées par la direction

pour en déterminer la valeur recouvrable. Nous avons également vérifié que l'information donnée à ce titre dans l'annexe est appropriée.

Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.

Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d'administration.

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.

Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d'entreprise relatives aux comptes consolidés

Il appartient à la direction d'établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.

Lors de l'établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.

Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d'administration.

Responsabilités du commissaire aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés

Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement

s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci. Comme précisé par l'article L.823-10-1 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.

Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.

En outre :

Il identifie et évalue les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;

Il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne ;

Il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes consolidés ;

Il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes consolidés au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;

Il apprécie la présentation d'ensemble des comptes consolidés et évalue si les comptes consolidés reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle ;

Concernant l'information financière des personnes ou entités comprises dans le périmètre de consolidation, il collecte des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour exprimer une opinion sur les comptes consolidés. Il est responsable de la direction, de la supervision et de la réalisation de l'audit des comptes consolidés ainsi que de l'opinion exprimée sur ces comptes.

Le Commissaire aux comptes Mazars

Lyon, le 18 avril 2023

Emmanuel Charnavel Associé

18.3 Comptes annuels sociaux (normes françaises) pour l'exercice clos au 31 décembre 2022

Bilan Actif

AMOEBA 31/12/2022 31/12/2021
Bilan - Actif en euros Montant Amort. Prov. Valeurs nettes
comptables
Valeurs nettes
comptables
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Frais d'établissement
Frais de recherche et développement
Concessions, brevets, droits similaires
Fonds commercial
3 470 004
195 600
933 000
194 385
2 537 004
1 214
2 537 004
0
Autres immobilisations incorporelles
Avances, acomptes immob. incorporelles
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Terrains
4 320 4 320
Matériel transport
Matériel industriel 909 535 620 761 288 774 314 379
Outillage Industriel 19 561 17 144 2 417 0
Matériel bureau 171 000 119 796 51 204 26 995
Installations générales, agencements
Mobilier
3 899 140
136 402
2 315 194
100 170
1 583 946
36 232
1 986 236
47 393
Immobilisations en cours 57 793 57 793
Avances et acomptes 121 815 121 815
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
Participations par mise en équivalence
Autres participations
15 193 15 193 0 0
Créances rattachées à participations
Autres titres immobilisés
Prêts, dépôts et cautionnements
Autres immobilisations financières
100 750 100 750 87 385
TOTAL ACTIF IMMOBILISE 9 101 112 4 315 642 4 785 470 4 999 392
STOCKS ET EN-COURS
Matières premières, approvisionnemts
En-cours de production de biens
En-cours de production de services
Produits intermédiaires et finis
Marchandises
437 358 156 708 280 649 252 713
Avances, acomptes versés/commandes 6 518 6 518
CREANCES 7 593 7 593 8 334
Créances clients & cptes rattachés
Autres créances
4 374 916 3 190 052 1 184 865 784 098
Capital souscrit et appelé, non versé
DIVERS
Valeurs mobilières de placement 151 728 151 728
Disponibilités 5 511 880 5 511 880 7 253 645
COMPTES DE REGULARISATION
Charges constatées d'avance
181 678 181 678 190 027
TOTAL ACTIF CIRCULANT 10 671 671 3 346 760 7 324 911 8 488 817
Prime de remboursement des obligations
Ecarts de conversion actif
80 000
1 960
80 000
1 960
228 000
12 250
TOTAL ACTIF 19 854 743 7 662 402 12 192 341 13 728 459

Bilan Passif

AMOEBA
Bilan - Passif en euros 31/12/2022 31/12/2021
CAPITAUX PROPRES
Capital social ou individuel
Primes d'émission, de fusion, d'apport
Reserves
Réserve légale
Réserves statutaires ou contractuelles
Réserves réglementées
926 198
13 700 781
408 729
43 979 886
Autres réserves
Report à nouveau
RESULTAT DE L'EXERCICE (bénéfice ou perte)
Subventions d'investissements
Provisions réglementées
-349 100
-6 013 641
-38 210 021
-6 012 714
TOTAL CAPITAUX PROPRES 8 264 239 165 879
AUTRES FONDS PROPRES
Avances conditionnées
TOTAL AUTRES FONDS PROPRES
PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES
Provisions pour risques
Provisions pour charges
51 960 99 460
TO TAL PROVISION'S 51 960 99 460
DE TIES
Emprunts obligataires c onvertibles
Autres emprunts obligataires
2 000 000 5 700 000
Emprunts et dettes auprès des établissements de c rédit
Emprunts, dettes fin. divers
Avances et acomptes recus sur commandes en cours
566 6 229 640
88 000
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Dettes fisc ales et sociales
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
1 327 637
394 667
94 006
1 080 646
317 158
Autres dettes
COMPTES DE REGULARISATION
Produits constatés d'avance
20 510 15 493
TOTAL DETTIES 3 837 386 13 430 937
Ecarts de conversion passif 38 756 32 183
TOTAL PASSIF 12 192 341 13 728 459

Compte de Résultat (1/2)

AMOEBA
Compte de résultat en euros 31/12/2022 31/12/2021
PRODUITS D'EXPLOITATION
Ventes de marchandises
Production vendue 625 138
CHIFFRE D'AFFAIRES NET 625 138
Production immobilisée 27 300 36 600
Subventions d'exploitation
Reprises sur amortissements et provisions, transferts de charges
106 380 295 913
Autres produits 2 060 2 021
TOTAL DES PRODUITS D'EXPLOITATION 136 365 334 672
CHARGES D'EXPLOITATION
Achats de marchandises (y compris droits de douane)
Variation de stock (marchandises)
Achats matières premières, autres approvisionnements (et droits de douane) 343 774 432 069
Variations de stock (matières premières et approvisionnements) 24 607 (73 673)
Autres achats et charges externes 2 758 159 2 534 711
Impôts, taxes et versements assimilés 112 462 82 894
Salaires et traitements 1 457 493 1 060 083
Charges sociales 682 092 679 162
DOTATIONS D'EXPLOITATION
Dotations aux amortissements sur immobilisations 504 774 526 756
Dotations aux amortissements sur charges d'exploitation à répartir
Dotations aux dépréciations sur actif circulant
Dotations aux provisions pour risques et charges 19 289
Autres charges 123 334 92 378
TOTAL DES CHARGES D'EXPLOITATION 6 006 694 5 353 669
RESULTAT D'EXPLOITATION (5 870 330) (5 018 996)

Compte de Résultat (2/2)

AMOEBA
Compte de résultat en euros 31/12/2022 31/12/2021
RESULTAT D'EXPLOITATION (5 870 330) (5 018 996)
PRODUITS FINANCIERS
Produits financiers de participations 3 303 101 607
Produits des autres valeurs mobilières et créances de l'actif immobilisé
Autres interêts et produits assimilés
450 000 27 453
Reprises sur provisions et transferts de charges 10 232 168 303
Différences positives de change
Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement
TOTAL DES PRODUITS FINANCIERS
463 534 297 363
CHARGES FINANCIERES
Dotations financières aux amortissements et provisions
Interêts et charges assimilées
50 957
912 953
352 365
1 393 084
Différences négatives de change
Charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement
TOTAL DES CHARGES FINANCIERES 963 911 1 745 449
RESULTAT FINANCIER (500 376) (1 448 086)
RESULTAT COURANT AVANT IMPOTS (6 370 706) (6 467 083)
PRODUITS EXCEPTIONNELS
Produits exceptionnels sur opérations de gestion 1 291 60 555
Produits exceptionnels sur opérations en capital 25 788 7 608
Reprises sur provisions et transferts de charges 69 939 71 713
TOTAL DES PRODUITS EXCEPTIONNELS 97 018 139 877
CHARGES EXCEPTIONNELLES
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 70 999 73 627
Charges exceptionnelles sur opérations en capital
Dotations exceptionnelles aux amortissements et provisions
24 507
78 384
75 957
69 939
TOTAL DES CHARGES EXCEPTIONNELLES 173 890 219 524
RESULTAT EXCEPTIONNEL (76 872) (79 647)
Participation des salariés aux résultats de l'entreprise
Impôts sur les bénéfices (433 937) (534 016)
TOTAL DES PRODUITS 696 917 771 912
TOTAL DES CHARGES 6 710 558 6 784 626
BENEFICE OU PERTE (TOTAL DES PRODUITS - TOTAL DES CHARGES) (6 013 641) (6 012 714)

Règles et Méthodes Comptables

Les comptes annuels de l'exercice ont été élaborés et présentés conformément aux règles générales applicables en la matière et dans le respect du principe de prudence.

Le bilan de l'exercice présente un total de 12.192.341 euros.

Le compte de résultat, présenté sous forme de liste, affiche un total des produits de 696.917 euros et un total des charges de 6.710.558 euros, dégageant ainsi un résultat de – 6.013.641 euros.

L'exercice considéré débute 01/01/2022 et finit le 31/12/2022.

Il a une durée de 12 mois.

Evénements marquants de l'exercice clos le 31 décembre 2022

Sur l'application biocontrôle

  • o Communiqué de presse du 31 mars 2022 : Amoéba annonce se préparer à une nouvelle campagne de tests au champ de son produit de biocontrôle sur 2022.
  • o Communiqué de presse du 25 avril 2022 : l'Autriche recommande l'approbation de la substance active de biocontrôle pour le territoire européen.
  • o Communiqué de presse du 30 mai 2022 : Mise à jour du calendrier règlementaire aux Etats-Unis.
  • o Communiqué de presse du 12 octobre 2022 : Amoéba annonce que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a approuvé l'exemption de limite maximale de résidu sur les denrées pour la substance active de biocontrôle.
  • o Communiqué de presse du 18 octobre 2022 : la société annonce la publication d'un article scientifique sur l'efficacité de ses produits de biocontrôle contre le mildiou de la pomme de terre.
  • o Communiqué de presse du 20 octobre 2022 : Amoéba annonce une année record en nombre et en performance des essais en champ.
  • o Communiqué de presse du 3 novembre 2022 : Amoéba annonce que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a approuvé l'utilisation de sa solution de biocontrôle pour un usage en agriculture.

Sur l'application biocide

  • o Communiqué de presse du 3 mai 2022 : Malte recommande la non-approbation de la substance active « biocide » pour le territoire européen.
  • o Communiqué de presse du 30 mai 2022 : Mise à jour du calendrier règlementaire aux Etats-Unis.
  • o Communiqué de presse du 10 août 2022 : Amoéba annonce que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) a émis une pré-décision favorable suite à l'évaluation du dossier de demande d'autorisation de Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement.
  • o Communiqué de presse du 19 octobre 2022 : Amoéba annonce le retrait de son dossier biocide au Canada pour concentrer ses ressources sur les priorités stratégiques.
  • o Communiqué de presse du 20 décembre 2022 : Amoéba informe que l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) approuve l'utilisation de l'amibe Willaertia magna C2c Maky comme substance active biocide dans les systèmes de refroidissement.
  • Financement de la société

  • o Communiqué de presse du 7 janvier 2022 : Amoéba annonce le report de l'émission de la quatrième tranche d'OCA.
  • o Communiqué de presse du 11 janvier 2022 : Amoéba confirme son éligibilité au dispositif PEA-PME.
  • o Communiqué de presse du 7 mars 2022 : Amoéba annonce l'émission de la quatrième tranche de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.
  • o Communiqué de presse du 5 avril 2022 : Amoéba annonce le report de l'émission de la 5ème tranche d'OCA.
  • o Communiqué de presse du 13 juin 2022 : Amoéba annonce l'émission de la cinquième tranche de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.
  • o Le solde de l'emprunt auprès de la BEI (intérêts compris), soit 6 835 K€ a été intégralement remboursé fin juin 2022, auquel s'ajoute une pénalité de remboursement anticipé de 304K€ ; la société a procédé au rachat de ses BSA à la même date pour un montant de 151K€.
  • o Communiqué de presse du 5 juillet 2022 : Amoéba annonce le report de l'émission de la 6ème tranche d'OCA.
  • o Communiqué de presse du 15 septembre 2022 : Amoéba annonce l'émission de la sixième tranche de 60 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.
  • o Communiqué de presse du 14 décembre 2022 : Amoéba annonce l'émission de la septième tranche d'OCA de 40 obligations convertibles en actions dans le cadre de son financement obligataire avec programme d'intéressement conclu avec Nice & Green S.A.

Gouvernance

  • o Communiqué de presse du 25 janvier 2022 : nomination, à titre provisoire, de Madame Sylvie Guinard en qualité d'administratrice indépendante du Conseil d'Administration.
  • o Assemblée générale du 24 mai 2022 : ratification de la nomination en qualité d'administrateurs :
    • de Monsieur Philippe DUJARDIN en remplacement de Monsieur Pascal REBER, démissionnaire; et
    • de Madame Sylvie GUINARD, en remplacement de Madame Claudine VERMOT-DESROCHES, démissionnaire.

Monsieur Philippe DUJARDIN et Madame Sylvie GUINARD exerceront leurs fonctions pour la durée restant à courir du mandat de leurs prédécesseurs, soit jusqu'à l'issue de la réunion de l'Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires à tenir dans l'année 2023 pour statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2022.

o Ratification de la nomination en qualité de Censeur de Monsieur Pascal REBER. Monsieur Pascal REBER exercera lesdites fonctions pour une durée de trois (3) ans, soit jusqu'à l'issue de la réunion de l'Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires à tenir dans l'année 2024 pour statuer sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2023.

Impact de la crise sanitaire Covid 19 sur le développement de la Société

La Société considère que ses activités n'ont pas été significativement impactées par la crise sanitaire. La production de substance active nécessaire pour réaliser les tests au champ a pu continuer dans des conditions normales d'exploitation. La crise sanitaire n'a pas eu d'impacts sur la préparation et le suivi

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des dossiers réglementaires en cours. La Société a eu au recours au mécanisme d'activité partielle de manière limitée et n'a pas sollicité de PGE. La Société ne commercialise pas ses produits, et ne reconnait pas, à ce jour, de chiffre d'affaires significatif. La crise du Covid-19 a donc eu peu d'impact sur son compte de résultat.

Impact de la guerre en Ukraine sur le développement de la Société

La Société n'a pas d'activité en Russie ou en Ukraine. Toutefois, les activités de la Société pourraient être impactées par les conséquences directes ou indirectes du conflit qu'il n'est pas possible de quantifier avec précision à ce jour.

Événements postérieurs à la clôture

Communiqué de presse du 27 janvier 2023 : Amoeba annonce avoir mis fin à son contrat d'émissions d'obligations convertibles en actions avec Nice & Green SA et avoir renoncé à l'émission de la 8° tranche optionnelle de 80 OCA telle qu'initialement prévue au contrat. Par ailleurs Amoéba annonce avoir conclu un contrat d'accompagnement avec la société Redbridge Debt and Treasury Advisory pour l'assister dans sa recherche de financements.

Communiqué de presse du 15 février 2023 : Signature d'un financement avec Nice and Green par dette sous forme obligataire simple assorti d'un engagement d'émission de bons de souscription d'actions d'un montant de 9 millions d'euros, divisé en trois tranches de 3 000 000 euros chacune dont le tirage est laissé à la main de la Société.

La première tranche devra être émise entre le 30 juin 2023 et le 31 août 2023. Les obligations simples seront souscrites à hauteur de 94% de leur valeur nominale. Le remboursement de la valeur nominale et de ses intérêts devra avoir lieu 6 mois après le tirage de la tranche sur base linaire de 8 échéances trimestrielles, soit une maturité de 30 mois à compter du tirage. Ces obligations simples porteront intérêts au taux EURIBOR 6MOIS augmenté de 600 points de base.

Dans l'hypothèse d'un défaut de paiement total ou partiel d'une échéance trimestrielle de remboursement, le Prêteur disposera également du droit de solliciter l'émission de bons de souscription d'actions à hauteur des sommes dues.

Il est par ailleurs convenu entre les parties que Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

Communiqué de presse du 16 février 2023 : Dépôt du permis de construire pour son n ouveau site de production dédié à l'application biocontrôle, basé à Cavaillon dans le Vaucluse. Convaincue de son rôle stratégique dans l'émergence d'une filière industrielle du biocontrôle, Amoéba ambitionne de développer un site industriel de plus 3 000 m² dédié à la bio-production de son agent de biocontrôle. Ce projet d'envergure s'inscrit dans la démarche d'industrialisation amorcée par Amoéba en vue de la commercialisation de ses produits de protection des plantes annoncée pour début 2025.

Communiqué de presse du 29 mars 2023 : À la suite de sa candidature à l'appel à projet « Résilience et Capacité Agroalimentaire », Amoéba a été officiellement nommée lauréat du projet de France 2030 le 29 mars 2023.

Après instruction du dossier, la BPI France a reconnu la qualité et l'intérêt des investissements pour le dossier d'Amoéba, acteur clé de la transition agroécologique, et a annoncé un soutien à hauteur de 5 917 676€ sous la forme de 3 550 606€ en subvention et 2 367 070€ en avance récupérable. A ce stade, la Société reste encore dans l'attente des modalités et du calendrier de versement de ces montants.

Règles générales

Les comptes de l'exercice clos ont été élaborés et présentés conformément aux règles comptables dans le respect des principes prévus par les articles 121-1 et 121-5 et suivants du Plan Comptable Général 2014. Les conventions comptables ont été appliquées en conformité avec les dispositions du code de commerce, du décret comptable du 29 novembre 1983 ainsi que le règlement ANC 2017-01 du 5 mai 2017 relatif à la modification des annexes du règlement ANC 2016-07 du 4 Novembre 2016 homologué en date du 26 Décembre 2017. Il est également fait application des règlements modifiant le règlement ANC N°2014-03 relatif au plan comptable général :

  • Règlement N° 2020-05 du 24 juillet 2020 modifiant le règlement ANC N° 2014-03 du 5 juin 2014 relatif au plan comptable général modifié. Règlement homologué par arrêté du 29 décembre 2020 publié au Journal Officiel du 31 décembre 2020.

  • Règlement N° 2020-02 du 05 juin 2020 modifiant le règlement ANC N° 2014-03 relatif au plan comptable général concernant l'annexe rendue publique par les moyennes entreprises. Règlement homologué par arrêté du 29 décembre 2020 publié au Journal Officiel du 31 décembre 2020.

  • ANC 2013-02 du 7 novembre 2013 modifiée le 5 novembre 2021.

Les conventions comptables ont été appliquées avec sincérité dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base :

  • continuité de l'exploitation,

  • permanence des méthodes comptables d'un exercice à l'autre,

  • indépendance des exercices.

et conformément aux règles générales d'établissement et de présentation des comptes annuels.

Continuité d'exploitation

Les comptes clos au 31 décembre 2022 ont été arrêtés par le Conseil d'Administration selon le principe de continuité d'exploitation au vu des prévisions d'activité et de trésorerie à 12 mois.

Compte tenu :

  • de la situation de trésorerie nette disponible au 31 décembre 2022 positive de 5.512 K€,
  • des projections de dépenses estimées pour poursuivre la stratégie du groupe,
  • des financements obtenus.

La Société dispose d'un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations jusqu'au 31 décembre 2023.

Méthodes Comptables

La méthode de base retenue pour l'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques.

Aucun changement dans les méthodes d'évaluation et dans les méthodes de présentation n'a été apporté.

Les principales méthodes utilisées sont :

Immobilisations incorporelles et corporelles

Les immobilisations corporelles et incorporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition pour les actifs acquis à titre onéreux, à leur valeur vénale pour les actifs acquis à titre gratuit et par voie d'échange, ou à leur coût de production.

En application des dispositions du PCG issues des règlements CRC 2002-10 et 2004-06, il a été procédé à une analyse des immobilisations.

Les décisions suivantes ont été prises au niveau de la présentation des comptes annuels :

  • Immobilisations décomposables : l'entreprise n'a pas été en mesure de définir les immobilisations décomposables
  • Immobilisations non décomposables : bénéficiant des mesures de tolérance, l'entreprise a opté pour le maintien des durées d'usage pour l'amortissement des biens non décomposés.

Les amortissements sont calculés suivant le mode linéaire en fonction de la durée de vie prévue :

Licences et développement de logiciels : 1 à 3 ans Linéaire
Matériel de laboratoire/industriel : 5 à 8 ans Linéaire
Installations et agencements : 10 ans Linéaire
Matériel informatique : 3 à 5 ans Linéaire
Mobilier : 5 à 10 ans Linéaire

Les éléments non amortissables de l'actif immobilisé sont inscrits pour leur valeur brute constituée par le coût d'achat hors frais accessoires.

Lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence.

La société immobilise des frais de développement dans la mesure où :

  • La faisabilité technique nécessaire à l'achèvement de l'immobilisation incorporelle en vue de sa mise en service ou de sa vente est avérée,
  • L'entreprise a l'intention d'achever les projets immobilisés, de les utiliser ou de les vendre,

Page 263 sur 319 – URD Amoéba

  • L'entreprise a la capacité d'utiliser ou de vendre l'immobilisation incorporelle,
  • L'immobilisation incorporelle génèrera des avantages économiques futurs probables,
  • L'entreprise dispose des ressources (techniques, financières et autres) appropriées pour achever le développement et utiliser ou vendre l'immobilisation incorporelle,
  • Le coût de revient de chaque projet peut être évalué de façon fiable.

Au cours de l'exercice clos au 31/12/2022, la société n'a pas identifié de projet pouvant faire l'objet d'une inscription à l'actif.

Les frais de développement identifiés au cours des exercices antérieurs seront amortis à compter de leur mise en service.

En cas d'indice de perte de valeur, la valeur nette comptable des frais de développement est comparée à leur valeur recouvrable. Une dépréciation est comptabilisée, le cas échéant. La valeur recouvrable est appréciée notamment en fonction des perspectives de commercialisation des projets.

Tests de dépréciation

Des tests de dépréciation sont réalisés pour chaque clôture, pour tous les actifs non amortis (actifs à durée de vie indéterminée, et actifs amortissables en encours à la clôture de l'exercice), et pour les actifs amortis lorsqu'il existe des indices de pertes de valeur. Il n'existe pas d'actif à durée de vie indéterminée.

Les actifs non amortis sont essentiellement constitués par des frais de développement en cours au 31 décembre 2022 et 2021.

Les tests de dépréciation sont réalisés à la clôture de l'exercice pour tous les projets de développement en cours (qu'il existe un indice de perte de valeur ou non), sur la base de flux de trésorerie prévisionnels déterminés par la direction, selon la méthodologie suivante :

  • Prévisions établies sur la durée d'utilisation attendue des projets de développement, qui en pratique, pour les projets activés, est proche de la durée de protection des brevets,
  • Taux d'actualisation : les taux d'actualisation sont déterminés en partant d'un taux de base calculé pour la société, ajusté le cas échéant d'une prime de risques spécifique déterminée par projets, tenant compte de différents facteurs (ex : probabilité de succès, caractère innovant, l'avancement du projet, le risque industriel…). Le taux de base est déterminé à partir du taux sans risques, d'une prime de risques marché, ajustée d'un béta sectoriel. Le taux de base s'élève à 16 % en 2022 et 2021.
  • Réalisation de tests de sensibilité sur le taux d'actualisation (variation de + /- 2 points, prise en compte le cas échéant de taux contractuels), et sur les hypothèses opérationnelles, pour les projets significatifs, en tenant compte d'hypothèses de variations du chiffre d'affaires et de prix de revient.

Le risque, dans le contexte de la crise du Covid a été intégré en priorité dans les prévisions. L'analyse effectuée n'a pas conduit à constater de primes de risques complémentaires liées à la pandémie.

La société revoit lors de chaque clôture l'ensemble des 6 critères permettant de maintenir à l'actif les frais de développement. Cette analyse n'a pas conduit à activer d'autres frais liés à de nouveaux

projets. Aucun frais de développement relatif aux projets figurant à l'actif n'a été activé sur l'année 2022.

Par conséquent il n'a pas été constaté de dépréciation complémentaire par rapport à celle déjà constatée au 31 décembre 2021, soit 933 k€, ni à reprendre la provision.

Les tests de dépréciations sont effectués sur la base d'une projection sur 5 ans des flux nets de trésorerie liés à l'activité (cash-flows d'exploitation, flux liés au BFR et aux investissements). Cette projection est déterminée à l'aide des données budgétaires de la Société en tenant compte de l'expérience passée et des perspectives futures. Au-delà de cet horizon, le Groupe calcule une valeur terminale de l'UGT correspondant à l'actualisation des flux nets de trésorerie liés à l'activité à l'infini.

Les hypothèses servant de base à la construction des flux de trésorerie futurs au 31 décembre 2022 sont les suivantes :

  • Projections à 5 ans des flux de trésorerie après impôts, établies à partir du business plan sur la période explicite à partir du budget 2023 et des prévisions s'étalant jusqu'en 2027 en excluant les opérations de croissance externe, ainsi que la détermination du flux normatif, impactant la valeur terminale tenant compte des hypothèses suivantes :
    • o Obtention des autorisations de commercialisation des produits biocontrôle aux Etats Unis et en Europe en 2024. La Société n'anticipe pas de ventes avant 2025 et prévoit de poursuivre ses efforts de dépenses de recherche concernant les applicatifs sur de nouvelles applications,
    • o Lancement de la production des applicatifs biocontrôle et biocide fin 2024 pour une commercialisation intégrant une croissance des ventes entre 2025 et 2027,
    • o Maintien d'un niveau d'investissements permettant la production de l'agent de biocontrôle par la construction d'une usine dédiée,
    • o La réalisation des prévisions est conditionnée par l'obtention de financements complémentaires privés et publics pour la construction de l'usine à Cavaillon à compter de 2023.
  • Au-delà de ces 5 années, la valeur terminale des flux de trésorerie est obtenue en appliquant sur le flux normatif de fin de période explicite un taux de croissance long terme Ce taux de croissance long terme est estimé à 2,5%, en hausse par rapport à celui utilisé au 31 décembre 2021. La valeur terminale représente environ 140% de la valeur d'entreprise retenue au 31 décembre 2022.
  • L'actualisation des flux de trésorerie est effectuée en utilisant un coût moyen pondéré du capital (WACC) après impôt déterminé pour chaque UGT (ou Groupe d'UGT), augmenté d'une prime de risque. Au 31 décembre 2022, ce taux s'établit à 16% (contre 20,5% au 31 décembre 2021).

Comme indiqué ci-dessus, la valeur recouvrable a été déterminée en retenant une hypothèse d'obtention de financements complémentaires à compter de 2023 permettant la poursuite des développements.

Immobilisations financières

La valeur des titres de participation ainsi que des autres titres immobilisés est constituée par le prix d'acquisition. Une dépréciation est éventuellement constituée lorsque la valeur d'inventaire des titres est inférieure au prix d'acquisition.

La valeur d'inventaire des titres de participation correspond à leur valeur d'usage pour l'entreprise. Elle est déterminée, selon les caractéristiques propres à chaque filiale, par rapport aux capitaux propres ré-estimés de la filiale, à sa rentabilité et à ses perspectives d'avenir, notamment à travers l'actualisation des flux futurs de trésorerie.

Au 31 décembre 2022, les immobilisations financières (en valeur brute) sont composées de :

- Titres de participation : 15 K€ (une provision de 15 K€ est constatée au 31/12/2022)
- Dépôts et cautionnements : 67 K€
- Contrat de liquidité : 13 K€
- Actions propres : 22 K€

Stocks et en cours

Les stocks sont valorisés selon la méthode du coût moyen pondéré. La société détermine une provision pour dépréciation de stocks à partir d'une analyse de la valeur nette de réalisation probable de ces stocks ainsi que des risques liés à l'obsolescence. Dans ce cadre, la société peut être amenée à prendre en compte des hypothèses.

Le stock est composé de matières premières et consommables entrant dans le processus de production du biocide. La dépréciation des stocks est calculée à partir des dates de péremptions des consommables. Ces articles sont utilisables post date de péremption. A cet effet, une dépréciation a été comptabilisée en 2022 pour un montant de 157K€.

Créances et dettes

Les créances et les dettes ont été évaluées pour leur valeur nominale.

Les créances ont, le cas échéant, été dépréciées par voie de provision pour tenir compte des difficultés de recouvrement auxquelles elles étaient susceptibles de donner lieu.

Autres créances

Le poste « autres créances » comprend des avances en compte courant faites aux filiales (provisionnées à 100%), des créances sur l'Etat, des produits à recevoir et des créances diverses. Il se décompose de la manière suivante :

Page 266 sur 319 – URD Amoéba Avances en compte courant : 3.190 K€ Provision des avances en compte courant : - 3.190 K€ Créances sur l'Etat (TVA, CIR) : 730 K€

Total des autres créances : 1.185 K€
Autres créances diverses : 5 K€
Autres produits à recevoir : 450 K€

Disponibilités

Les liquidités disponibles en banque ou en caisse ont été évaluées pour leur valeur nominale.

Valeurs mobilières de placement

Les valeurs mobilières de placement figurent à l'actif pour leur valeur d'acquisition. Les provisions pour dépréciation éventuelle sont déterminées par comparaison entre la valeur d'acquisition et la valeur probable de réalisation.

Provisions

Les provisions sont comptabilisées lorsque, à la clôture de l'exercice, l'entreprise a une obligation à l'égard d'un tiers qui résulte d'un fait générateur passé et dont il est probable ou certain qu'elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce tiers, sans contrepartie au moins équivalente attendue de celui-ci. Cette obligation peut être d'ordre légal, réglementaire ou implicite.

Ces provisions sont estimées selon leur nature en tenant compte des hypothèses les plus probables.

Produits et charges exceptionnels

Les produits et charges exceptionnels tiennent compte des éléments qui ne sont pas liés à l'activité normale de l'entreprise.

Opérations en devises

Lors d'acquisition d'actif en monnaie étrangère, le taux de conversion utilisé est le taux de change à la date d'entrée ou, le cas échéant, celui de la couverture si celle-ci a été prise avant l'opération.

Les frais engagés pour mettre en place les couvertures sont également intégrés au coût d'acquisition. Les dettes, créances, disponibilités en devises figurent au bilan pour leur contre-valeur au cours de fin d'exercice

La différence résultant de l'actualisation des dettes et créances en devises à ce dernier cours est portée au bilan en écart de conversion.

Les pertes latentes de change non compensées font l'objet d'une provision pour risques, en totalité suivant les modalités réglementaires.

Crédit Impôt Recherche

Au cours de l'exercice clos au 31 décembre 2022, la société a maintenu ses opérations de recherche. A ce titre, elle bénéficie d'un crédit d'impôt recherche. De ce fait, un produit d'impôt relatif aux dépenses de recherche de 2022 a été comptabilisé en moins de l'impôt sur les sociétés pour un montant de 450K€.

Rémunération des mandataires sociaux et dirigeants administrateurs

Lors de sa séance du 15 décembre 2022, le conseil d'administration a autorisé et décidé de fixer les termes et conditions relatifs à l'allocation d'une indemnité de départ à Monsieur Fabrice Plasson qui annulent et remplacent les termes et conditions fixés tels qu'amendés par décision du conseil d'administration en date du 20 janvier 2020 afin de prendre en compte les perspectives d'avenir de la Société.

Cette indemnité est valable entre le 30 janvier 2020 et le 31 décembre 2025.

M. Fabrice Plasson sera en droit de recevoir une indemnité de départ :

  • en cas de révocation ou de non-renouvellement de son mandat de président directeur général intervenant pour une raison autre qu'une faute lourde ou grave au sens de la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation, étant précisé que constitue forcément une faute grave ou lourde le non-respect par Monsieur Fabrice Plasson de la politique et de la stratégie définies par le conseil d'administration ;
  • en cas de démission des mandats de Président et/ou de Directeur Général, dans les douze mois d'un changement de contrôle, (a) pour de bonnes raisons (soit un départ à la suite d'une réduction significative de ses fonctions et responsabilités, d'une réduction de sa rémunération (en ce compris sa rémunération fixe, ses avantages en nature, sa rémunération variable ou ses indemnités de départ) ou d'un changement de son lieu de travail dans un autre pays, à chaque fois, sans son accord) ou (b) à la suite d'un désaccord significatif avec le Conseil d'administration sur la stratégie de la Société.

Les indemnités seront d'un montant maximum égal à la somme totale de la rémunération brute mensuelle (fixe et variable) reçue par Monsieur Fabrice PLASSON au cours des 24 mois calendaires précédant le mois au cours duquel sa révocation ou son non-renouvellement est intervenu. Le montant des indemnités de départ de l'intéressé sera déterminé par le Conseil d'administration en fonction de la réalisation d'objectifs de performance.

Rémunération des mandataires sociaux et dirigeants
administrateurs
31/12/2022 31/12/2021
Rémunérations fixes dues 305 834 288 187
Rémunérations variables dues 53 880 57 000
Rémunérations exceptionnelles 117 173 0

Les rémunérations versées aux dirigeants s'analysent de la façon suivante (en euros) :

Page 268 sur 319 – URD Amoéba

Avantages en nature 28 945 28 945
Charges patronales 338 501 455 973
Paiements fondés sur des actions 35 401 622 424
TOTAL 879 734 1 452 529

Emprunts obligataires convertibles

Contrats d'OCAPI

Contrat d'OCAPI signé en décembre 2020

Le 16 décembre 2020 la Société a signé un contrat d'OCAPI (Obligations Convertibles en Actions assorties d'un Plan d'Intéressement) avec NICE & GREEN SA permettant une levée de fonds de 23 M€ sur une période de 24 mois à compter de la date d'émission de la première tranche pour l'émission de 400 OCA, ainsi qu'une tranche optionnelle de 80 OCA, débutant en avril 2021.

Les OCA ont les caractéristiques suivantes :

  • 480 OCA de valeur nominale de 50 000 € chacune
  • Maturité : 12 mois à compter de la première tranche d'OCA au prix de 48 000 euros, soit 96% de la valeur nominale.
  • Absence d'intérêts
  • Option de suspension des souscriptions pour une période de 2 mois
  • Prix de conversion : 96% de la valeur nominale,

Les Emissions seront trimestriellement émises :

  • 6 premier tranches composées de 60 OCA
  • 1 tranche composée de 40 OCA
  • 1 tranche optionnelle complémentaire de 80 OCA (cette tranche n'a pas fait l'objet d'un tirage et ne sera pas exercée comme cela est mentionné dans le paragraphe relatif aux événements postérieurs à la clôture)

Au 31 décembre 2022, 400 OCAPI ont été émises et il en reste 40 à convertir. Ces 40 obligations ont été converties en actions le 6 février 2023.

Emprunts et avances remboursables

EMPRUNT BEI

Un contrat de financement a été signé avec la Banque Européenne d'investissement (BEI) pour un total de 20 millions d'euros, le 6 octobre 2017. Ce financement européen va permettre à la société Amoéba d'accélérer sa capacité de production tout en soutenant le développement de son marché à l'international et ses investissements en matière de Recherche, Développement et Innovation (RDI).

Seule la première tranche de 5 millions d'euros a été tirée (les tranches 2 et 3 sont caduques). Cette tranche génère un taux d'intérêt de 20% dont 3% sont payés annuellement et 17% capitalisés et réglés à l'échéance de la tranche (60 mois à la date d'encaissement de la tranche).

Aux termes de l'Avenant signé entre Amoeba et la BEI en mars 2020, cette dernière a accepté de supprimer l'engagement à la charge de la Société de maintenir le ratio entre le montant de ses capitaux propres et celui de ses actifs au-delà d'un certain niveau. Cette acceptation de la BEI, et par conséquent, l'entrée en vigueur de l'Avenant, sont conditionnées à l'émission, en contrepartie, par la Société au profit de la BEI, de bons de souscription d'actions (BSA) ouvrant droit, en cas d'exercice, à la souscription de 200.000 actions de la Société (soit 1,47 % du capital social de la Société calculé sur une base non diluée).

L'émission de ces BSA, a été approuvée par l'Assemblée Générale des actionnaires du 24 juin 2020. Les BSA ont été émis le 29 juillet 2020. A cet effet, à compter de cette date, le ratio financier lié à l'exigibilité de la dette envers la BEI n'est plus applicable.

La Société a démarré la restructuration de son endettement en effectuant au cours du mois de juillet 2021 un paiement anticipé du prêt BEI de 3.192 K€ (composé d'un remboursement du capital et d'intérêts). Une pénalité de 140 K€ a été versée conformément au contrat.

Le solde de cet emprunt a été intégralement remboursé fin juin 2022, intégrant une pénalité de 304 K€. La société a procédé au rachat de ses BSA à la même date pour un montant de 151 K€.

L'intégralité des emprunts bancaires de la société a été remboursé sur l'exercice 2022.

Engagement de retraite

Une estimation de la valeur actuelle des engagements d'indemnités de départ à la retraite de la société vis-à-vis de l'ensemble du personnel a été effectuée. Il s'agit d'un calcul prospectif pour lequel la date de départ à la retraite est réputée fixée à l'initiative du salarié.

Elle est basée sur la dernière rémunération annuelle du personnel au 31/12/2022 sur l'âge, l'ancienneté actuelle et celle supposée lors du départ en retraite et sur les droits à indemnités acquis à cette date en fonction de la législation en vigueur, après application de coefficients venant de tables statistiques générales. Les charges sociales sont également évaluées dans ce calcul.

Les hypothèses actuarielles retenues sont les suivantes :

  • Taux d'actualisation : 3,75 %
  • Taux de croissance des salaires : 2,00 %
  • Age de départ (volontaire) à la retraite : 65/67 ans
  • Rotation du personnel : Turn-over moyen
  • Table de taux de mortalité : INSEE 2017

Il apparaît que ce montant, au 31/12/2022, s'élève à 9.855 €.

Engagements hors bilan

Obligations au titre d'autres contrats

La Société a recours régulièrement à des prestations sous-traitées dans le cadre de ses activités de recherche

Contrat avec l'Université Claude Bernard Lyon I :

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Par un contrat entré en vigueur le 29 juillet 2010, l'Université Claude Bernard Lyon I (ci-après, l'« UCBL ») a concédé une licence à la Société portant sur la famille de brevets intitulée « nouveau procédé de lutte biologique contre la prolifération de legionella pneumophila, et nouvel agent désinfectant contenant des protozoaires amibiens du genre willaertia ». Cette famille de brevets concédée en licence comprend tout brevet et/ou extension issus en tout ou partie du brevet initial FR0654222 déposé le 12 octobre 2006 par l'UCBL et le CNRS.

La licence :

  • est exclusive,
  • s'étend à toute activité de lutte contre la prolifération bactérienne et, notamment, contre la prolifération de Legionella pneumophila, amibes et biofilms, et
  • couvre les principaux territoires suivants : Union européenne, Suisse, Turquie et Etats-Unis.

La Société doit verser des redevances à l'UCBL suivant des taux fixes. Les taux de redevances en cas d'exploitation directe par la Société et/ou ses affiliés n'excèdent pas 3% des ventes nettes réalisées jusqu'en 2023 et 2% pour les exercices suivants, et les taux de redevances en cas d'exploitation via des sous-licences consenties par la Société n'excèdent pas 6% des revenus perçus par la Société au titre desdites sous-licences jusqu'en 2023 et 4% pour les exercices suivants.

L'exploitation n'ayant pas commencé, aucune redevance n'a été versée sur l'exercice.

VALEURS BRUTES DES IMMOBILISATIONS
(Montants en euros)
31/12/2021 Acquisitions Cessions et
mises au rebut
Reclassements 31/12/2022
Frais d'établissement et de développement 3 470 000 3 470 000
Autres postes d'immobilisations incorporelles 193 130 6 790 199 920
Total immobilisations incorporelles 3 663 130 6 790 0 0 3 669 920
Installations techniques, matériel et outillages industriels 869 819 59 277 929 096
Installations générales, agencements, aménagements 3 944 502 17 266 62 628 3 899 140
Matériel de transport 0
Matériel de bureau, informatique, mobilier 264 673 42 729 307 402
Immobilisations corporelles en cours 0 57 793 57 793
Avances et acomptes 0 121 815 121 815
Total immobilisations corporelles 5 078 994 298 879 62 628 0 5 315 245
Autres participations 15 193 15 193
Autres titres immobilisés 0 0
Prêts, dépôts et cautionnements 0 0
Autres immobilisations financières 87 385 16 367 2 802 100 951
Total immobilisations financières 102 578 16 367 2 802 0 116 144
TOTAL 8 844 702 322 037 65 430 0 9 101 309

Immobilisations

Amortissements

AMORTISSEMENTS DES IMMOBILISATIONS
(Montants en euros)
31/12/2021 Dotations Diminutions Reclassements 31/12/2022
Frais d'établissement et de développement
Autres postes d'immobilisations incorporelles 193 130 1 256 194 385
Total immobilisations incorporelles 193 129 1 256 0 0 194 385
Installations techniques, matériel et outillages industriels 555 440 82 465 637 904
Installations générales, agencements, aménagements 1 958 266 419 556 62 628 2 315 194
Matériel de transport
Matériel de bureau, informatique, mobilier 190 285 29 681 219 966
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes
Total immobilisations corporelles 2 703 991 531 701 62 628 0 3 173 064
TOTAL 2 897 120 532 957 62 628 0 3 367 449
Provisions
PROVISIONS REGLEMENTEES 31/12/2022
(montant en euros) Montant début
exercice
Dotations Reprises Montant fin
exercice
Amortissements dérogatoires 0 0
TOTAL 0 0 0 0
PROVISIONS POUR RISQUES ET 31/12/2022
CHARGES Montant début Montant fin
(montant en euros) exercice Dotations Reprises exercice
Provisions pour Litiges 0 0
Provisions pour pertes de change 12 250 10 289,09 1 960
Autres 87 211 50 000 87 211 50 000
TOTAL 421 905 50 000 97 500 51 960
Montant début
exercice
Dotations Reprises Montant fin
exercice
0 0
15 193 15 193
52 543 156 708
51 159 3 190 253
51 159 52 543 3 362 154
209 251
3 139 094
4 026 361
- d'exploitation 69 871
Dont dotations et reprises - financières 50 957 10 232
- exceptionnelles 50 201 69 939

Créances et Dettes

ETATS DES CREANCES 31/12/2022
(Montants en euros) Montant Brut A 1 an au
plus
A plus d'1 an
De l'actif immobilisé
Prêts
Autres immobilisations financières 100 951 34 404 66 547
Total de l'actif immobilisé 100 951 34 404 66 547
De l'actif circulant
Créances clients 7 593 7 593
Personnel et comptes rattachés 0
Etat - Crédit Impôt 450 303 450 303
Taxe sur la valeur ajoutée 248 229 248 229
Divers 31 278 31 278
Groupe et associés 3 190 052 3 190 052
Débiteurs divers 455 055 455 055
Total de l'actif circulant 4 382 510 4 382 510 0
Charges constatées d'avance 181 678 181 678
Charges à répartir sur plusieurs exercices
Total général 4 665 139 4 598 592 66 547
31/12/2022
ETATS DES DETTES Montant Brut A 1 an au
(Montants en euros) plus De 1 à 5 ans A plus de 5 ans
Dettes financières
Emprunt Obligataire Convertible et intérêts courus 2 000 000 2 000 000
Emprunt et dettes auprès des établissements de crédit à 1 an max. à l'origine 566 566
Emprunt et dettes auprès des établissements de crédit à plus d'1 an à l'origine
Emprunts et dettes financières diverses
Avances remboursables
Total des dettes financières 2 000 566 2 000 566 0 0
Dettes d'exploitation
Fournisseurs et comptes rattachés 1 327 637 1 327 637
Personnel et comptes rattachés 148 713 148 713
Sécurité sociale et autres organismes sociaux 208 779 208 779
TVA, autres impôts, taxes et versements assimilés 37 175 37 175
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés 94 006 94 006
Avances et acomptes
Autres dettes 20 510 20 510
Total des dettes d'exploitation 1 836 820 1 836 820 0 0

Produits à recevoir

Produits à recevoir sur clients et comptes
rattachés
31/12/2022
Factures à établir 3 500
TOTAL 3 500
31/12/2022
31 278
450 000
2 302
483 580

Page 273 sur 319 – URD Amoéba Charges à payer

DETAIL DES CHARGES A PAYER 31/12/2022
(Montants en euros)
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Fournisseurs - Factures non parvenues 918 708
Total dettes fournisseurs et comptes rattachés 918 708
Dettes fiscales et sociales
Personnel - Provision RTT 1 105
Personnel - Provision congés payés 54 026
Personnel - Prime à payer 93 500
Charges sociales - Provision RTT 603
Charges sociales - Provision Congés payés 22 146
Charges sociales - Prime à payer 58 196
Autres organismes sociaux 60
Etat - Charges à payer 16 342
Total dettes fiscales et sociales 245 977
Emprunts et dettes auprès des établissement de crédit
Intérêts courus 566
Total dettes auprès des établissement de crédit 566
Dettes fournisseurs d'immobilisation
Factures non parvenues d'immobilisation 9 954
Total dettes fournisseurs d'immobilisation 9 954
Autres dettes
Charges à payer
Total Autres Dettes 0
TOTAL 1 175 205

Charges constatées d'avance

Charges Constatées
d'avance
31/12/2022
Charges
Ordinaires
181 678
Charges Constatées d'avance -
Exploitation
Total 181 678
Charges Constatées d'avance -
Financières
Total 0
Charges Constatées d'avance -
Exceptionnelles
Total 0
TOTAL 181 678

Effectif moyen

Page 274 sur 319 – URD Amoéba

EFFECTIFS MOYENS Exercice 2022
Cadres 12
Non Cadres 13
TOTAL 25

Identité de la société mère consolidant les comptes

La SA AMOEBA, sise 38 avenue des Frères Montgolfier 69680 CHASSIEU est la société tête de groupe.

Eléments concernant les entreprises liées et les participations

Données au 31/12/2022
(Montants en euros)
Entreprise liées Entreprises avec
lesquelles la société à
un lien de participation
Actif immobilisé
Participations 15 193
Actif circulant
Autres Créances 3 190 052
Dettes
Produits Financiers
Autres Produits Financers 3 303

Filiales et participations

Données au 31/12/2022 en euros Filiales et participations
Filiales (Plus de 50%) Capital social Capitaux Propres % de
détention
Valeur brute des
titres
Valeur nette
des titres
AMOEBA Inc (USA) 9 376 -111 192 100,00% 8 240 0
AMOEBA Canada Inc (CANADA) 6 925 -2 953 175 100,00% 6 953 0
Filiales (Plus de 50%) Prêts et avances
consentis
Montant des
cautions et avals
donnés
Chiffre
d'affaires
Résultat
dernier exercice
clos
Dividendes
encaissés
AMOEBA Inc (USA) 107 931 -19 923
AMOEBA Canada Inc (CANADA) 3 082 121 -227 796

Accroissements et allègements de la dette future d'impôts

Au 31 décembre 2022, la société AMOEBA dispose d'un déficit reportable (au taux normal) d'un montant de 58.666.191 euros.

Honoraires des Commissaires aux Comptes

HONORAIRES DES Exercice 2022 Exercice 2021
COMMISSAIRES AUX COMPTES Mazars Mazars
(Montants en milliers d'euros) Montant
HT
% Montant
HT
%
Commissariat aux comptes 65 86% 66 88%
Services autres que la certification 11 14% 9 12%
Total des honoraires 76 100% 75 100%

Résultat exceptionnel

RESULTAT EXCEPTIONNEL
(Montants en euros)
Charges
Exceptionnelles
Produits
Exceptionnels
Dotation provision pour risques
Dotation exceptionnelle aux amortissements
Mali sur cession actions propres
Charges exceptionnelles diverses
Litiges et reprise de provision litiges
Dotation provision actions propres
Boni sur cession actions propres
Produits exceptionnels divers
50 000
28 183
24 507
1 060
69 939
201
69 939
25 788
1 291
TOTAL 173 890 97 018

Capital social

VARIATION DU CAPITAL SOCIAL Nombre Valeur
nominale
Montant
Capital social début d'exercice 20 436 436 0,02 408 728,72
Emises pendant l'exercice 25 873 444 0,02 517 468,88
Remboursées pendant l'exercice
Capital social fin d'exercice 46 309 880 0,02 926 197,60

Capital émis

Le capital social est fixé à la somme de 926.197,60 €. Il est divisé en 46.309.880 actions ordinaires entièrement souscrites et libérées d'un montant nominal de 0,02 €.

Ce nombre s'entend hors Bons de Souscription d'Actions (« BSA »), et Bons de souscription de parts de créateurs d'entreprises (« BSPCE ») octroyés à certains investisseurs et à certaines personnes physiques, salariées ou non de la Société et non encore exercés.

Composition du capital social 31/12/2022 31/12/2021
Capital (en euros) 926 198 408 729
Nombre d'actions 46 309 880 20 436 436
Valeur nominale (en euros) 0,02 € 0,02 €

Page 277 sur 319 – URD Amoéba

Gestion du capital

La politique de la Société consiste à maintenir une base de capital solide, afin de préserver la confiance des investisseurs, des créanciers et de soutenir le développement futur de l'activité.

Distribution de dividendes

La Société n'a procédé à aucune distribution de dividendes depuis sa création.

Bons de souscription, Bons de souscription d'actions de parts de créateurs d'entreprise et Actions gratuites

Bons de souscription

Le tableau ci-dessous récapitule les données relatives aux bons de souscription encore actifs :

Date d'attribution Type Nombre de
bons émis
Nombre
d'options
caduques
Nombre
d'options
exercées
Nombre
d'options
en
circulation
Nombre
maximum
d'actions
à émettre
24 juin 2020 BSA BEI 200 000 - - 200 000 200 000
Au 31 décembre 2022

La société a attribué 200 000 BSA en juin 2020 au profit de la BEI dans le cadre de la suppression de son covenant. La BEI a souscrit les BSA le 29 juillet 2020 et sont acquis immédiatement. Ils présentent une durée de 20 ans. Le ratio d'exercice s'établit à 1 BSA = 1 action à la date d'émission. Ces BSA ont été racheté par la société en juin 2022 pour un montant 151 K€.

Actions gratuites

Le Conseil d'administration du 21 janvier 2021 a attribué 40 000 actions gratuites au management clé de la Société suite à l'autorisation donnée par l'assemblée générale du 20 juin 2019 représentant un maximum de 10% du capital social à la date d'émission. Elles sont définitivement acquises au bout d'un an suivant l'attribution sous condition de présence, et sont incessibles ensuite pendant un an. Ces actions sont émises au cours de l'exercice.

Le Conseil d'administration du 30 septembre 2021 a attribué 25 000 actions gratuites au management clé de la Société suite à l'autorisation donnée par l'assemblée générale du 20 juin 2019 représentant un maximum de 10% du capital social à la date d'émission. Elles sont définitivement acquises au bout d'un an suivant l'attribution sous condition de présence, et sont incessibles ensuite pendant un an. Ces actions sont émises au cours de l'exercice.

Variation des capitaux propres
Montant en euros
Capital
Nombre
d'actions
Capital Primes
d'émission, de
conversion
Report à
nouveau
Réserves Résultat de
l'exercice
Provisions
réglementées
Capitaux propres
Au 31 décembre 2021 20 436 436 408 729 43 979 886 (38 210 021) (6 012 714) 165 879
Affectation du résultat 2021 (6 012 714) 6 012 714
Résultat net 2022 (6 013 641) (6 013 641)
Emission d'actions 25 873 444 517 469 13 594 531 14 112 000
BSA
Report à nouveau (43 873 636) 43 873 636
Au 31 décembre 2022 46 309 880 926 198 13 700 781 (349 100) 0 (6 013 641) 0 8 264 239

Variation des Capitaux Propres

Engagements financiers

Données au 31/12/2022
(Montants en euros)
Engagements Financiers
donnés
Engagements Financiers
reçus
Avals cautions et garanties
Engagements en pensions, retraite et assimilés
IDR 9 855

18.4 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes sociaux établis pour l'exercice clos le 31 décembre 2022

A l'assemblée générale de la société Amoéba,

Opinion

En exécution de la mission qui nous a été confiée votre assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes annuels de la société Amoéba relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2022, tels qu'ils sont joints au présent rapport.

Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.

Fondement de l'opinion

Référentiel d'audit

Nous avons effectué notre auditselon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités du commissaire aux comptes relatives à l'audit des comptes annuels » du présent rapport.

Indépendance

Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes, sur la période du 1er janvier 2022 à la date d'émission de notre rapport.

Justification des appréciations

En application des dispositions des articles L.823-9 et R.823-7 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous vous informons que les appréciations les plus importantes auxquelles nous avons procédé, selon notre jugement professionnel, ont porté sur le caractère approprié des principes comptables appliqués, sur le caractère raisonnable des estimations significatives retenues et sur la présentation d'ensemble des comptes, notamment pour ce qui concerne :

• L'évaluation et comptabilisation des frais de développement : la société procède à chaque clôture à un test de dépréciation des frais de développement dont la valeur nette comptable s'établit à 2 537 K€ au 31 décembre 2022, selon les modalités décrites dans les notes « Immobilisations incorporelles et corporelles » et « tests de dépréciation » de l'annexe aux comptes annuels. Nous avons examiné les modalités de mise en œuvre de ce test de dépréciation ainsi que les prévisions de flux de trésorerie et hypothèses utilisées par la

direction pour en déterminer la valeur recouvrable. Nous avons également vérifié que l'information donnée à ce titre dans l'annexe est appropriée.

Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.

Vérifications spécifiques

Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.

Informations données dans le rapport de gestion et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires

Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d'administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.

Nous attestons de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l'article D.441-6 du code de commerce.

Informations relatives au gouvernement d'entreprise

Nous attestons de l'existence, dans la section du rapport de gestion du conseil d'administration consacrée au gouvernement d'entreprise, des informations requises par l'article L.225-37-4 du code de commerce.

Responsabilités de la direction et des personnes constituant le gouvernement d'entreprise relatives aux comptes annuels

Il appartient à la direction d'établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.

Lors de l'établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.

Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d'administration.

Responsabilités du commissaire aux comptes relatives à l'audit des comptes annuels

Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.

Comme précisé par l'article L.823-10-1 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.

Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.

En outre :

  • Il identifie et évalue les risques que les comptes annuels comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définit et met en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueille des éléments qu'il estime suffisants et appropriés pour fonder son opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
  • Il prend connaissance du contrôle interne pertinent pour l'audit afin de définir des procédures d'audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d'exprimer une opinion sur l'efficacité du contrôle interne ;
  • Il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
  • Il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la société à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
  • Il apprécie la présentation d'ensemble des comptes annuels et évalue si les comptes annuels reflètent les opérations et événements sous-jacents de manière à en donner une image fidèle.

Page 282 sur 319 – URD Amoéba

Le Commissaire aux comptes

Mazars

Lyon, le 18 avril 2023

Emmanuel Charnavel Associé

18.5 Autres informations

18.5.1 Date des dernières informations financières

La date des dernières informations financières est le 31 décembre 2022.

18.5.2 Changement de date de référence comptable

Tous les exercices présentés sont des exercices clos au 31 décembre.

18.5.3 Normes comptables

Se reporter au point 18.1 des comptes annuels consolidés établis en normes IFRS.

18.5.4 Changement de référentiel comptable

Il n'y a pas eu de changement de référentiel comptable.

18.5.5 Informations financières intermédiaires et autres

Non applicable.

18.5.6 Autres informations contenues dans le Document d'Enregistrement Universel auditées par les contrôleurs légaux

Néant.

18.5.7 Informations financières figurant dans le document d'enregistrement universel qui ne sont pas tirées des états financiers audités de l'émetteur

Néant.

18.5.8 Tableau des résultats des cinq derniers exercices

EN EUROS 31 déc 2018 31 déc 2019 31 déc 2020 31 déc 2021 31 Déc 2022
CAPITAL EN FIN D'EXERCICE
Capital social 120 253 249 468 327 355 408 729 926 198
Nombre des actions ordinaires existantes 6 012 572 12 473 422 16 367 761 20 436 436 46 309 880
OPERATIONS ET RESULTATS
Chiffre d'affaires hors taxes 56 158 2480 1 080 138 625
Résultat avant impôts, participation des salariés et
dotations aux amortissements et provisions
(6 492 234) (5 334 739) (6 380 791) (6 072 241) (5 963504)
Impôts sur les bénéfices (313 741) (523 559) (496 109) (534 016) (433 937)
Résultat après impôts, participation des salariés et
dotations aux amortissements et provisions
(9 198 739) (7 073 060) (6 649 694) (6 012 714) (6 013 641)
RESULTAT PAR ACTION
Résultat avant impôts, participation des salariés et
dotations aux amortissements et provisions
(1,08) (0,42) (0.39) (0.30) (0,13)
Résultat après impôts, participation des salariés et
dotations aux amortissements et provisions
(1,53) (0,56) (0.41) (0.29) (0,13)
PERSONNEL
Effectif moyen des salariés employés pendant
l'exercice
29 15 16 18 25
Montant de la masse salariale de l'exercice 1 493 997 919 422 964 422 1 060 083 1 457 493
Montant des sommes versées au titre des
avantages sociaux de l'exercice
648 342 409 634 444 016 679 162 682 092

Ce tableau est établi sur la base des comptes sociaux d'Amoéba établis en normes françaises

18.5.9 Politique de distribution des dividendes

Dividendes versés au cours des trois derniers exercices

Néant.

Politique De Distribution Des Dividendes

Il n'est pas prévu d'initier une politique de dividende à court terme compte tenu du stade de développement de la Société.

18.5.10 Affectation du résultat

Le résultat de la Société établi selon les normes comptables françaises (voir section 18.3 du Document d'Enregistrement Universel) se solde par une perte nette comptable de 6 013 641 euros. Il est prévu de proposer à l'Assemblée Générale d'affecter cette perte nette comptable au compte Report à nouveau ; ce dernier serait ainsi porté de – 349 100 euros à - 6 362 741 euros.

18.5.11 Dépenses somptuaires et charges non déductibles fiscalement

Conformément aux dispositions de l'article 223 quater du Code Général des Impôts, nous vous signalons que les comptes de l'exercice écoulé prennent en charge une somme de 15 896 euros, correspondant à des dépenses non déductibles fiscalement visées à l'article 39-4 du Code Général des Impôts et que l'impôt correspondant, compte tenu du déficit fiscal reportable, s'élève à zéro euro.

La Société a procédé aux réintégrations suivantes dans le calcul du résultat fiscal 2022 :

  • Taxe sur les voitures particulières des sociétés pour 4 350 euros ;
  • Amortissement excédentaire sur les véhicules de tourisme loués pour 11 546 euros ;

18.5.12 Information sur les délais de paiement

Conformément aux dispositions de l'article L.441-6-1 alinéa 1 du Code de commerce, vous trouverez ci-dessous un tableau indiquant la décomposition du solde des dettes à l'égard des fournisseurs et des créances des clients par date d'échéance à la clôture des exercices clos les 31 décembre 2021 et 2022.

Factures reçues non réglées à date cloture dont le terme est échu Exercice clos au 31 décembre 2022
Factures émises non réglées à date cloture dont le terme est échu
0 jour 1 à 30
jours
31 à 60
jours
61 à 90
jours
91 jours &
plus
TOTAL
(1 jour et
+)
0 jour 1 à 30
jours
31 à 60
jours
61 à 90
jours
91 jours
& plus
TOTAL
(1 jour et
+)
(A) Tranches de retard de paiement (A) Tranches de retard de paiement
Nombre de factures
concernées
Nombre de factures
concernées
3
Montant total des factures
concernées HT
266 672 79 915 8 936 0 15 509 104 360 Montant total des
factures concernées HT
3 710 284,2 3 994
Pourcentage du montant
total des achats HT de
l'exercice
8,53% 2,56% 0,29% 0,00% 0,50% 2,99% Pourcentage du
montant total des
achats HT de l'exercice
Pourcentage du CA HT de
l'exercice
Pourcentage du CA HT
de l'exercice
13% 1,00%
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances ligieuses ou non comptabilisées (B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances ligieuses ou non
comptabilisées
Nombre de factures
exclues
3 3 Nombre de factures
exclues
Montant total des factures
exclues HT
50 657 50 657 Montant total des
factures exclues HT
(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal) (C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal)
Délais de paiement
Délai contractuels : Échéance mentionnée sur les factures
utilisés pour le calcul des
retards de paiement
Délais de paiement
utilisés pour le calcul
des retards de
paiement
Délai contractuels : Échéance mentionnée sur les factures
Exercice clos au 31 décembre 2021
Factures reçues non réglées à date cloture dont le terme est échu Factures émises non réglées à date cloture dont le terme est échu
0 jour 1 à 30
jours
31 à 60
jours
61 à 90
jours
91 jours &
plus
TOTAL
(1 jour et
+)
0 jour 1 à 30
jours
31 à 60
jours
61 à 90
jours
91 jours
& plus
TOTAL
(1 jour et
+)
(A) Tranches de retard de paiement (A) Tranches de retard de paiement
Nombre de factures
concernées
Nombre de factures
concernées
1
Montant total des factures
concernées HT
368 810 23 092 16 286 0 3 847 43 224 Montant total des
factures concernées HT
284,2 284
Pourcentage du montant
total des achats HT de
l'exercice
11,71% 0,73% 0,52% 0,00% 1,74% 2,99% Pourcentage du
montant total des
achats HT de l'exercice
Pourcentage du CA HT de
l'exercice
Pourcentage du CA HT
de l'exercice
1,00%
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances ligieuses ou non comptabilisées (B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances ligieuses ou non
comptabilisées
Nombre de factures
exclues
3 3 Nombre de factures
exclues
Montant total des factures
exclues HT
50 856 50 856 Montant total des
factures exclues HT
(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal) (C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal)
Délais de paiement
utilisés pour le calcul des
retards de paiement
Délai contractuels : Échéance mentionnée sur les factures Délais de paiement
utilisés pour le calcul
des retards de
paiement
Délai contractuels : Échéance mentionnée sur les factures

18.5.13 Changement significatif de la situation financière

En dehors des évènements mentionnés dans la note 1.4 des annexes aux états financiers consolidés IFRS présentées à la section 18.1 « Etats financiers consolidés IFRS établis pour les exercices clos les 31 décembre 2022 » du présent Document d'Enregistrement Universel, il n'y a pas eu, à la connaissance du Groupe, de changement significatif de la situation financière ou commerciale du Groupe depuis le 31 décembre 2022.

18.6 Procédures administratives, judiciaires et d'arbitrage

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel et au cours de la période de 12 mois précédant, le Groupe n'a été impliqué dans aucune procédure administrative, pénale, judiciaire ou d'arbitrage qui soit susceptible d'avoir un effet défavorable significatif sur le Groupe, son activité, sa situation financière, ses résultats ou son développement.

19. Informations complémentaires

19.1 Capital social

19.1.1 Montant du capital social

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, le capital social de la Société s'élève à 993 199,26 euros, divisé en 49 659 963 actions de 0.02 euro de valeur nominale chacune, entièrement libérées.

Au 31 décembre 2022, le capital inscrit dans les comptes annuels, s'élevait à 926 197,60 euros, divisé en 46 309 880 actions ordinaires de 0.02 euro de valeur nominale chacune, entièrement libérées.

19.1.2 Titres non représentatifs du capital

Néant.

19.1.3 Stipulations particulières régissant les modifications du capital social

Toute modification du capital social est soumise aux prescriptions légales, les statuts ne prévoyant pas de stipulations spécifiques.

19.1.4 Acquisition par la Société de ses propres actions

L'Assemblée Générale à caractère mixte de la Société du 24 mai 2022 a autorisé le Conseil d'administration, pour une durée de dix-huit (18) mois à compter de l'Assemblée, à acquérir ou faire acquérir, dans les conditions prévues par les articles L. 22-10-62 et suivants et L. 225-209 et suivants du Code de commerce des actions de la Société. Les principaux termes de cette autorisation sont les suivants :

Modalités de rachat : l'acquisition, la cession ou le transfert des actions peuvent être effectués par tous moyens, en une ou plusieurs fois, y compris en période d'offre publique, dans le respect de la réglementation boursière applicable et des pratiques de marché admises publiées par l'Autorité des Marchés Financiers, sur le marché ou hors marché, notamment en procédant par achat de blocs de titres à l'issue d'une négociation de gré à gré.

Nombre maximum d'actions pouvant être achetées :

10 % du nombre total d'actions composant le capital social existant à la date de ces achats, étant précisé que lorsque les actions seront acquises dans le but de favoriser la liquidité des actions de la société, le nombre d'actions pris en compte pour le calcul de cette limite correspondra au nombre d'actions achetées déduction faite du nombre d'actions revendues pendant la durée de l'autorisation ;

Le nombre d'actions achetées en vue de leur conservation et de leur remise ultérieure en paiement ou en échange dans le cadre d'une opération de fusion, de scission ou d'apport, ne pourra excéder 5% du capital social existant à la date de ces achats.

Objectifs des rachats d'actions :

  • assurer la liquidité des actions de la société dans le cadre d'un contrat de liquidité avec un prestataire de services d'investissement, conforme à une charte de déontologie reconnue par l'Autorité des Marchés Financiers dans le respect des pratiques de marché admises par cette dernière ; ou
  • satisfaire aux obligations découlant des programmes d'options sur actions, ou autres allocations d'actions, aux salariés ou aux membres des organes d'administration ou de gestion de la société ou des sociétés qui lui sont liées ; ou
  • satisfaire aux obligations découlant de titres de créance qui sont échangeables en titres de propriété ; ou
  • conserver les actions et les remettre ultérieurement en paiement ou en échange dans le cadre d'opérations éventuelles de croissance externe, fusion, scission ou apport ; ou
  • annuler tout ou partie des actions ainsi rachetées ; ou
  • plus généralement réaliser toutes opérations ne faisant pas expressément l'objet d'une interdiction légale notamment si elle s'inscrit dans le cadre d'une pratique de marché qui viendrait à être admise par l'Autorité des marchés financiers.

Prix d'achat maximum (hors frais et commission) : 100 euros

Montant maximum des fonds pouvant être consacrés au rachat d'actions : un million d'euros

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022, ce programme de rachat d'actions a été utilisé exclusivement dans le cadre d'un contrat de liquidité souscrit auprès de la société Portzamparc.

Au 31 décembre 2022, le nombre d'actions auto-détenues au titre du contrat de liquidité s'élevait à 25.477 actions de 0,85 euro de valeur vénale chacune, pour un montant total 21.655,45 euros, soit 0,05 % du capital de la Société à cette même date. Le solde en espèce du compte de liquidité s'élevait à la même date à 12.547,50 euros. Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022 et dans le cadre de ce contrat, 434.093 actions ont été achetées au cours moyen de 0,81 euro et 425.403 actions ont été vendues au cours moyen de 0,90 euro. Ces actions auto-détenues sont comptabilisées en diminution des capitaux propres dans les comptes établis selon les normes IFRS.

19.1.5 Etat récapitulatif des opérations des dirigeants et des personnes mentionnées à l'article L.621-18-2 du Code monétaire et financier sur les titres de la société réalisées au cours de l'exercice écoulé

Au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2022 et depuis le 31 décembre 2022, les dirigeants et les personnes qui ont un lien étroit avec eux mentionnées aux articles L.621-18-2 et R. 621-43-1 du Code monétaire et financier, ont déclaré à l'Autorité des marchés financiers les opérations suivantes :

Déclarant Date de
l'opération
Nature de
l'opération
Prix unitaire (en
euros)
Volume (nombre
de titres)
Fabrice Plasson 19 janvier 2022 Acquisition 0,89 40 000
Fabrice Plasson 20 janvier 2022 Acquisition 0,90 20 000
Fabrice Plasson 21 janvier 2022 Acquisition 0,87 10 000
Valérie Filiatre 21 janvier 2022 Acquisition 0,89 10
Valérie Filiatre 24 janvier 2022 Acquisition 0,8267 4 500
Valérie Filiatre 26 janvier 2022 Acquisition 0,8723 26 000
Valérie Filiatre 3 mars 2022 Acquisition actions
gratuites
0,797 25 000
Valérie Filiatre 20 octobre 2022 Acquisition actions
gratuites
1,226 25 000

19.1.6 Valeurs mobilières ouvrant droit à une quote-part de capital

Les valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société attribuées aux mandataires sociaux, en circulation à la date du 31 décembre 2022, sont décrites dans le Tableau n°8 de la Section 13.1.5 du présent Document d'Enregistrement Universel.

Attribut '

Nous vous invitons à vous référer au Tableau n°10 présenté à la Section 13.1.5 du présent Document d'Enregistrement Universel.

Obligations convertibles en actions (Programme 2020)

L'Assemblée Générale Extraordinaire et Ordinaire des actionnaires de la Société du 13 mars 2020 a, sous sa première résolution, consenti au Conseil d'administration, une délégation de compétence à l'effet de décider l'émission d'obligations convertibles en actions avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires au profit de Nice & Green, société anonyme de droit suisse immatriculée au registre du commerce sous le numéro CH-550.1.057.729-3, ayant son siège social à Chemin du Joran 10, 1260 Nyon, Suisse conformément aux dispositions des articles L.225-129, L.225-129-2, L.225-129-4, L.225-129-5, L.225-138 et L.228-91 et suivants du Code de commerce.

Le 13 mars 2020, le Conseil d'administration a subdélégué sa compétence à son Président Directeur Général conformément à l'article L.225-129-4 du Code de commerce pour décider de l'émission des obligations convertibles en actions.

Le Président Directeur Général a, quant à lui, fait usage de la subdélégation ainsi consentie les 6 avril, 4 mai, 4 juin, 6 juillet, 6 août, 4 septembre, 6 octobre, 6 novembre, 4 décembre 2020 et 6 janvier, 4 février et 4 mars 2021.

Au 5 mars 2021, l'ensemble des Obligations Convertibles en Actions ont été converties par Nice & Green.

Tableau de suivi des OCA émises dans le cadre du programme d'émission autorisé par l'Assemblée Générale
du 13 mars 2020
Emission des OCA
Conversion des OCA
Tranches Date demande de
Date d'émission N° OCA émises Nombre d'OCA émises conversion N° OCA convertiesNombre d'OCA convertiesNombre Actions créées
Tranche 1 06/04/2020 1 à 26 26 06/04/2020 1-26 26 801 232
Tranche 2 04/05/2020 27 à 52 26 04/05/2020 27-52 26 324 189
Tranche 3 04/06/2020 53 à 78 26 10/06/2020 53-78 26 193 164
Tranche 4 06/07/2020 79 à 104 26 07/07/2020 79-104 26 203 442
Tranche 5 06/08/2020 105 à 130 26 06/08/2020 105-130 26 211 124
Tranche 6 04/09/2020 131 à 156 26 07/09/2020 131-156 26 261 964
Tranche 7 06/10/2020 157 à 182 26 07/10/2020 157-182 26 381 511
Tranche 8 06/11/2020 183 à 208 26 06/11/2020 183 - 208 26 244 475
Tranche 9 04/12/2020 209 à 234 26 04/12/2020 209-234 26 162 856
Tranche 10 06/01/2021 235 à 260 26 06/01/2021 235 à 260 26 189 366
Tranche 11 04/02/2021 261 à 286 26 04/02/2021 261 à 286 26 208 333
Tranche 12 04/03/2021 287 à 312 26 04/03/2021 287 à 312 26 237 010
Situation au 05 mars 2021
OCA restant en circulation 0
Nombre d'actions créées par conversion d'OCA 3 418 666
Nombre d'actions en circulation 17 292 470
Capital social 345 849,40

Obligations convertibles en actions (Programme 2021)

Le 16 décembre 2020, agissant sur délégation du Conseil d'administration et conformément à la 20ième résolution de l'Assemblée Générale Mixte des actionnaires du 24 juin 2020 relative aux augmentations de capital réservées à catégories de personnes, la Société a décidé la mise en place d'un nouveau contrat d'émission d'obligations convertibles en actions avec suppression du droit préférentiel de souscription des actionnaires au profit de Nice & Green, société anonyme de droit suisse immatriculée au registre du commerce sous le numéro CH-550.1.057.729-3, ayant son siège social à Chemin du Joran 10, 1260 Nyon, Suisse (l' »Investisseur »).

Dans le cadre du contrat, la Société s'est engagée à émettre, sous certaines conditions suspensives, les OCA, et Nice & Green s'est engagée quant à elle, sous certaines conditions suspensives et cas de défaut stipulés à son profit, à souscrire aux OCA, durant une période d'engagement de vingt-quatre (24) mois commençant à courir à compter de la date d'émission de la première tranche d'OCA fixée en avril 2021.

Emission des OCA
Tranches
Date demande de Nombre Actions
Date d'émission N° OCA émises Nombre d'OCA émises Montant encaissé conversion converties créées
29/04/2021 247 279
14/06/2021 11 à 20 292 585
Tranche 1 07/04/2021 1 à 60 60 2 880 000 € 30/07/2021 21 à 35 586 395
01/12/2021 36 à 40 265 674
28/12/2021 41 à 46 349 243
31/12/2021 47 à 60 813 953
31/12/2021 61 à 66 6 348 837
25/01/2022 67 à 70 4 265 251
28/01/2022 71 à 76 6 397 877
16/02/2022 77 à 80 4 264 200
Tranche 2 06/07/2021 61 à 120 60 2 880 000 € 21/02/2022 81 à 84 4 264 200
03/03/2022 85 à 88 4 284 900
16/03/2022 89 à 96 8 616 332
01/04/2022 97 à 101 5 391 849
19/04/2022 102 à 106 5 396 196
26/04/2022 107 à 120 14 1 120 000
05/10/2021 121 à 180 60 26/04/2022 121 à 126 6 480 000
Tranche 3 2 880 000 € 29/04/2022 127 à 136 10 800 000
16/05/2022 137 à 176 40 3 960 396
27/06/2022 177 à 180 Nombre d'OCA
N° OCA
converties
1 à 10
10
10
15
5
6
14
4
36
24
26
34
60
40
439 560
Tranche 4 07/03/2022 181 à 240 60 2 880 000 € 27/06/2022 181 à 216 3 956 043
21/07/2022 217 à 240 2 526 315
Tranche 5 241 à 300 60 2 880 000 € 21/07/2022 241 à 266 2 736 842
13/06/2022 16/08/2022 267 à 300 3 096 539
Tranche 6 15/09/2022 301 à 360 60 2 800 000 € 14/10/2022 301 à 360 3 811 944
Tranche 7 13/12/2022 361 à 400 40 1 920 000 06/02/2023 361 à 400 3 350 083
Situation au 6 février 2023
OCA restant en circulation 0
Nombre d'actions créées par conversion d'OCA 32 062 493
Nombre d'actions en circulation 49 659 963
Capital social 993 199,26 €

Tableau de suivi OCA é p 'é é p 'A b é Gé é 24 j 2020

Synthèse des instruments dilutifs

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, le nombre total d'actions ordinaires susceptibles d'être créées en cas d'exercice intégral de l'ensemble des droits donnant accès au capital de la Société (à l'exception des obligations convertibles en actions dont le ratio de conversion dépend du cours de bourse) et d'attribution définitive de l'ensemble des actions gratuitement attribuées, s'élève à 2 400 000 actions, soit une dilution potentielle d'environ 4,6% sur la base du capital pleinement dilué. La dilution en droit de vote serait identique

19.1.7 Capital autorisé non émis - Tableau récapitulatif des délégations en cours de validité accordées par l'assemblée générale des actionnaires dans le domaine des augmentations de capital, par application des articles L.225-129-1 et L.225-129-2

Conformément aux dispositions de l'article L.225-37-4, 3° du Code de commerce, vous trouverez cidessous un tableau récapitulatif des délégations en cours de validité accordées par l'Assemblée Générale des actionnaires dans le domaine des augmentations de capital, par application des articles

L.225-129-1 et L.225-129-2, et faisant apparaître l'utilisation faite de ces délégations au cours de l'exercice.

Durée de
validité/
Expiration
Plafond
(valeur
nominale)
Modalités de
détermination
du prix
Date et modalités
d'utilisation des
délégations par le
Conseil
d'administration
Autorisation à consentir au conseil d'administration en vue
de réduire le capital social par voie d'annulation d'actions
18 mois /
24 nov. 2023
Néant
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'augmenter le capital par émission
d'actions ordinaires ou de toutes valeurs mobilières donnant
accès immédiatement ou à terme au capital, avec maintien
du droit préférentiel de souscription
26 mois /
24 juillet 2024
30 000 000 € (1) - Néant
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'augmenter le capital par émission
d'actions ordinaires ou de toutes valeurs mobilières donnant
accès au capital avec suppression du droit préférentiel de
souscription et offre au public ainsi qu'avec la faculté
d'instituer un droit de priorité
26 mois /
24 juillet 2024
30 000 000 € (1) Se référer au (2) Néant
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'augmenter le capital par émission
d'actions ordinaires ou de toutes valeurs mobilières donnant
accès au capital avec suppression du droit préférentiel de
souscription, au profit d'investisseurs qualifiés ou à un cercle
restreint d'investisseurs
26 mois /
24 juillet 2024
30 000 000 € (1)
dans la limite de
20% du capital
social
par
période de 12
mois
Se référer au (2) Néant
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'augmenter le capital par émission
d'actions ordinaires ou de toutes valeurs mobilières donnant
accès au capital avec suppression du droit préférentiel de
souscription des actionnaires au profit de catégories de
personnes
18 mois /
24 nov. 2023
30 000 000 € (1) Se référer au (2)
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'augmenter le capital par émission
de bons de souscriptions d'actions au profit de sociétés,
sociétés d'investissement, fonds d'investissement ou fonds
gestionnaires d'épargne collective français ou étrangers
pouvant investir dans des sociétés françaises cotées sur le
marché Euronext Paris spécialisés, dans les émissions de
valeurs mobilières simples ou complexes pour entreprises
petites ou moyennes
18 mois /
24 nov. 2023
Néant

Durée de
validité/
Expiration
Plafond
(valeur
nominale)
Modalités de
détermination
du prix
Date et modalités
d'utilisation des
délégations par le
Conseil
d'administration
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'émettre des actions ordinaires ou
toutes autres valeurs mobilières donnant accès au capital, en
cas de demandes excédentaires
26 mois /
24 juillet 2024
dans la limite de
15%
de
l'émission
initiale (1) (3)
Même
prix
que
l'émission initiale
Néant
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration en vue d'émettre des actions ordinaires ou
des valeurs mobilières donnant accès au capital de la Société,
en cas d'offre publique comportant une composante
d'échange initié par la Société
26 mois /
24 juillet 2024
30 000 000 € (1) Néant
Autorisation consentie au Conseil d'administration en vue de
consentir des options de souscription ou d'achat d'actions
38 mois /
24 août 2024
Dans la limite de
10 % du capital
social
Se référer au (4) Néant
Autorisation consentie au Conseil d'administration en vue de
procéder à l'attribution gratuite d'actions existantes ou à
émettre
38 mois /
24 juillet 2025
Dans la limite de
10 % du capital
social
Se référer au (5)
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration à l'effet d'émettre et attribuer des bons de
souscription d'actions au profit (i) de membres et censeurs du
Conseil d'administration de la Société en fonction à la date
d'attribution des bons n'ayant pas la qualité de salariés ou
dirigeants de la Société ou de l'une de ses filiales ou (ii) de
personnes liées par un contrat de services ou de consultant à
la Société ou à l'une de ses filiales ou (iii) de membres de tout
comité que le Conseil d'administration viendrait à mettre en
place n'ayant pas la qualité de salariés ou dirigeants de la
Société ou de l'une de ses filiales
18 mois /
24 nov. 2023
500 000
bons
donnant droit à
la
souscription
de
500 000
actions
Se référer au (6) Néant
Délégation
de
compétence
consentie
au
Conseil
d'administration à l'effet d'émettre et attribuer à titre gratuit
des bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise
aux salariés et dirigeants de la Société ou de sociétés
détenues à hauteur de 75% du capital et des droits de vote
18 mois /
24 nov. 2023
1 000 000
de
BSPCE
donnant
droit
à
la
souscription de
1 000 000
actions
Se référer au (7) Néant
Limitation globale du montant des augmentations de
capital
Se référer au (8)

(1) Ces montants ne sont pas cumulatifs. Le plafond cumulé maximum autorisé par l'assemblée générale du 24 mai 2022 sous sa vingt-troisième résolution, des augmentations de capital en valeur nominale est fixé à 50 000 000 € (ou la contrevaleur à la date d'émission de ce montant en monnaie étrangère ou en unité de compte établie par référence à plusieurs devises). Dans le même sens, le montant nominal global des émissions des titres de créance ne pourra excéder 50 000

Page 295 sur 319 – URD Amoéba

000 € (ou la contre-valeur à la date d'émission de ce montant en monnaie étrangère ou en unité de compte établie par référence à plusieurs devises), ce plafond ne s'applique pas aux titres de créance dont l'émission serait décidée ou autorisée par le Conseil d'administration conformément à l'article L. 228-40 du Code de commerce.

  • (2) Les prix et conditions des émissions seront déterminées au choix du Conseil d'administration en retenant plusieurs méthodes de valorisation couramment pratiquées en pareille matière, étant précisé que la fixation du prix d'émission pourra résulter de la confrontation des offres des actions et des demandes de souscription émises par les souscripteurs dans le cadre de la technique dite de « construction du livre d'ordres ».
  • (3) 15% ou toute autre fraction qui aurait été déterminée par la réglementation en vigueur ;
  • (4) Le prix d'achat ou de souscription par action sera fixé par le Conseil d'administration au jour où l'option est consentie dans les limites prévues par la loi et la seizième résolution de l'assemblée générale du 24 juin 2021, sans pouvoir être inférieur à la moyenne des cours cotés aux vingt séances de bourse précédant le jour de la décision du Conseil d'administration d'attribuer les options, ni s'agissant des options d'achat, au prix moyen d'achat des actions autodétenues par la Société.
  • (5) Nous vous invitons à vous reporter au rapport spécial du Conseil d'administration établi en application de l'article L.225- 197-4 du Code de commerce figurant en section 13.1 du présent Document d'Enregistrement Universel.
  • (6) Le prix unitaire des actions nouvelles susceptibles d'être souscrites, qui sera déterminé par le Conseil d'administration au moment de l'attribution des BSA, devra être au moins égal à la plus élevée des trois valeurs suivantes :
    • Le prix de vente d'une action à la clôture sur Euronext Growth Paris le jour précédant celui de la décision du Conseil d'administration, d'attribuer les BSA,
    • 95% de la moyenne des cours des trois dernières séances de bourse précédant le jour de la décision du Conseil d'administration, d'attribuer les BSA,
    • Si une ou plusieurs augmentations de capital étai(en)t réalisée(s) moins de six mois avant la décision Conseil d'administration, d'attribuer les BSA concernés, le prix de souscription d'une action ordinaire de la Société retenu dans le cadre de la plus récente desdites augmentation de capital appréciée à la date d'attribution de chaque BSA, étant précisé que, pour déterminer le prix de souscription d'une action ordinaire sur exercice d'un BSA, le Conseil d'administration ne tiendra pas compte des augmentations de capital résultant de l'exercice de bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise, de bons de souscription d'actions ou d'options de souscription d'actions de comme de l'attribution gratuite d'actions.
  • (7) Le prix unitaire des actions nouvelles susceptibles d'être souscrites, qui sera déterminé par le Conseil d'administration au moment de l'attribution des BSPCE, devra être au moins égal à la plus élevée des deux valeurs suivantes
    • quatre-vingt-quinze pour cent (95 %) de la moyenne des cours des trois dernières séances de bourse précédant le jour de la décision du Conseil d'administration d'attribuer les BSPCE,
    • si une ou plusieurs augmentations de capital étai(en)t réalisée(s) moins de six mois avant la décision du Conseil d'administration, d'attribuer les BSPCE concernés, le prix de souscription d'une action ordinaire de la Société retenu dans le cadre de la plus récente desdites augmentations de capital appréciée à la date d'attribution de chaque BSPCE, étant précisé que, pour déterminer le prix de souscription d'une action ordinaire sur exercice d'un BSPCE, le Conseil d'administration ne tiendra pas compte des augmentations de capital résultant de l'exercice de bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise, de bons de souscription d'actions ou d'options de souscription d'actions de comme de l'attribution gratuite d'actions.

(8) Le plafond des augmentations de capital est fixé comme suit par l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire du 24 mai 2022 :

  • le montant nominal maximum global des augmentations de capital susceptibles d'être réalisées en vertu des délégations conférées aux termes (i) de la seizième résolution de l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire du 24 juin 2021 et (ii) des treizième, quatorzième, quinzième, seizième, dix-septième, dix-huitième, dix-neuvième, vingtième, vingt-et-unième et vingt-deuxième résolutions de l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire du 24 mai 2022, est fixé à 50.000.000 d'euros (ou la contre-valeur à la date d'émission de ce montant en monnaie étrangère ou en unité de compte établie par référence à plusieurs devises), étant précisé que s'ajouterait à ce

Page 296 sur 319 – URD Amoéba

plafond le montant supplémentaire des actions à émettre pour préserver, conformément à la loi et, le cas échéant, aux stipulations contractuelles applicables, les droits des porteurs de valeurs mobilières et autres droits donnant accès à des actions,

  • le montant nominal maximum global des titres de créance pouvant être émis en vertu des délégations conférées aux termes des treizième, quatorzième, quinzième, seizième, dix-huitième et dix-neuvième résolutions de l'assemblée générale ordinaire et extraordinaire du 24 mai 2022, est fixé à 50.000.000 d'euros (ou la contre-valeur à la date d'émission de ce montant en monnaie étrangère ou en unité de compte établie par référence à plusieurs devises), étant précisé que ce plafond ne s'appliquera pas aux titres de créance dont l'émission serait décidée ou autorisée par le Conseil d'administration conformément à l'article L.228-40 du Code de commerce.

19.1.8 Capital de la Société faisant l'objet d'une option ou d'un accord conditionnel ou inconditionnel prévoyant de le placer sous option

A la connaissance de la Société, il n'existe pas d'options d'achat ou de vente ou d'autres engagements au profit des actionnaires de la Société ou consenties par ces derniers portant sur des actions de la Société.

La Société n'a pas, à sa connaissance, de nantissement sur son capital.

19.1.9 Evolution du Titre - Analystes

Du 10 juillet 2015 au 10 septembre 2020, la Société a été cotée sur le marché règlementé d'Euronext à Paris. Depuis le 10 septembre 2020, la Société est cotée sur le marché Euronext Growth à Paris. Les actions sont admises à la négociation sous le code ISIN FR0011051598 et le mnémonique ALMIB.

En date du 31 décembre 2022, le cours de l'action était de 0,85 euro, soit une capitalisation boursière de 39.363.398 €. Le cours le plus élevé de la période courant du 1er janvier au 31 décembre 2022 est à 1,25 € le 17 octobre 2022 et le cours le plus bas à 0,49 € le 17 juin 2022.

Du 1° janvier 2020 au 6 juillet 2020, à la connaissance de la Société, la seule société d'analystes suivant la valeur Amoéba a été Portzamparc Société de Bourse.

Le 13 mars 2023, la société a annoncé qu'Edison Group, institut de recherche financier basé à Londres, a été sélectionné en qualité d'analyste et a initié une couverture sur la société.

19.1.10 Éléments susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre publique

En application de l'article L.225-37-5 du Code de commerce, nous vous rendons compte des éléments susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre publique d'achat ou d'échange à la connaissance de la Société :

Structure du capital

Se reporter au Chapitre 16 du présent Document d'Enregistrement Universel.

R à ' x v x f ' p é à S é é pp ' L. 233-11 du code de commerce

Néant.

Participations directes ou indirectes dans le capital de la Société dont elle a connaissance en vertu des articles L.233-7 et L.233-12 du code de commerce

Se reporter au Chapitre 16 du présent Document d'Enregistrement Universel.

Liste des détenteurs de tous titres comportant des droits de contrôle spéciaux et la description de ceux-ci

La Société n'a pas connaissance de l'existence de droits de contrôle spéciaux.

Accords conclus par la Société qui sont modifiés ou susceptibles de prendre fin en cas de changement de contrôle de la Société

A ce jour, les accords significatifs pouvant être modifiés ou susceptibles de prendre fin en cas de changement de contrôle de la Société sont les suivants :

  • Contrat de licence exclusive signé avec l'UCBL portant sur la famille de brevets intitulée « nouveau procédé de lutte biologique contre la prolifération de legionella pneumophila, et nouvel agent désinfectant contenant des protozoaires amibiens du genre willaertia,
  • Contrat de prestations de recherche avec l'INRA,
  • Contrat de prêt avec la Banque Européenne d'Investissement en date du 6 octobre 2017,
  • Contrat d'émission et de souscription d'obligations convertibles en actions conclu avec Nice & Green en date du 16 décembre 2020.

19.1.11 Historique du capital social

La Société a été immatriculée au registre du commerce et des sociétés le 21 juillet 2010, avec un capital initial de 30.000 euros intégralement libéré.

Le capital social a été ensuite augmenté, à plusieurs reprises, pour atteindre, à la date du présent Document d'enregistrement, 993 199,26 euros.

Le tableau ci-après présente sous forme synthétique l'évolution du capital jusqu'à cette date.

Date de l'opération Nature
de
l'opération
Nombre
d'actions
émises ou
annulées
Montant
nominal
(€)
Prime
d'émission ou
d'apport (€)
Montant
nominal
cumulé
du
capital social
(€)
Nombre
cumulé
total
d'actions
en
circulation
Valeur
nominale
(€)
21-juil-2010 Création de la
Société
30.000 30.000 - 30.000 30.000 1

Date de l'opération Nature
de
l'opération
Nombre
d'actions
émises ou
annulées
Montant
nominal
(€)
Prime
d'émission ou
d'apport (€)
Montant
nominal
cumulé
du
capital social
(€)
Nombre
cumulé
total
d'actions
en
circulation
Valeur
nominale
(€)
28-mars-2011 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
de
préférence
« P »
13.378 13.378 706.759,74 43.378 43.378 1
28/03/2011 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
de
préférence
« P »
3.344 3.344 176.663,52 46.722 46.722 1
30/07/2012 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
de
préférence
« P »
5.556 5.556 494.484,00 52.278 52.278 1
16/05/2014 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
ordinaires
« O »
21.424 21.424 2.977.936,00 73.702 73.702 1
10/10/2014 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
de
préférence
« P1 »
1.615 1.615 240.635,00 75.317 75.317 1
07/04/2015 Division de la
valeur
nominale
des
actions de la
Société
0 0 0 75.317 3.765.850 0,02
09/07/2015 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
ordinaires
1.592.307 31.846,14 13.184.301,96 107.163,14 5.358.157 0,02
02/02/2016 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSPCE
79.000 1.580,00 83.471,40 108.743,14 5.437.157 0,02
09/03/2016 Augmentation
de capital par
2.500 50,00 7.450,00 108.793,14 5.439.657 0,02

Date de l'opération Nature
de
l'opération
Nombre
d'actions
émises ou
annulées
Montant
nominal
(€)
Prime
d'émission ou
d'apport (€)
Montant
nominal
cumulé
du
capital social
(€)
Nombre
cumulé
total
d'actions
en
circulation
Valeur
nominale
(€)
exercice
de
BSPCE
25/03/2016 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSPCE
2.500 50,00 7.450,00 108.843,14 5.442.157 0,02
13/05/2016 Augmentation
de capital par
émission
d'actions
ordinaires
544.215 10.884,30 14.682.920,70 119.727,44 5.986.372 0,02
03/10/2016 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSA
2.500 50,00 7.450,00 119.777,44 5.988.872 0,02
08/11/2016 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSPCE
2.500 50,00 7.450,00 119.827,44 5.991.372 0,02
04/01/2017 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSA
2.500 50,00 7.450,00 119.877,44 5.993.872 0,02
16/01/2017 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSPCE
5.000 100,00 14.900,00 119.977,44 5.998.872 0,02
25/01/2017 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSPCE
2.500 50,00 7.450,00 120.027,44 6.001.372 0,02
14/11/2017 Augmentation
de capital par
exercice
de
BSPCE
7.500 150,00 22.350,00 120.177,44 6.008.872 0,02
22/09/2018 Augmentation
de
capital
résultant
de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(Plan 2017-1)
3.800 76,00 0,00 120.253,44 6.012.672 0,02
20/09/2019 Augmentation
de
capital
3.980 79,6 0,00 120 333,04 6 016 731,60 0,02

Page 300 sur 319 – URD Amoéba

Date de l'opération Nature
de
l'opération
Nombre
d'actions
émises ou
annulées
Montant
nominal
(€)
Prime
d'émission ou
d'apport (€)
Montant
nominal
cumulé
du
capital social
(€)
Nombre
cumulé
total
d'actions
en
circulation
Valeur
nominale
(€)
résultant
de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(Plan 2018-1)
16/01/2020 Augmentations
de capital par
conversion de
12 tranches
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2019)
7 563 152 151 263,04 5 839 136,96 271.596,08 13 579 804 0.02
24/09/2020 Augmentation
de capital
résultant de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(Plan 2019-1)
4.000 80,00 0,00 271.676,08 13 583 804 0.02
25/02/2021 Augmentations
de capital par
conversion des
11 premières
tranches
d'OCA émises
au profit de
Nice & green
(programme
2020)
3 181 656 63 633.12 5 427 566,88 335 309,20 16 765 460 0.02
25/02/2021 Augmentation
de capital
résultant de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(Plan 2020-1)
290 000 5 800,00 0,00 341 109,20 17 055 460 0,02
24/06/2021 Augmentation
de capital par
conversion de
la 12° tranche
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
237 010 4 740,20 494 459,80 345 849,4 17 292 470 0,02

Page 301 sur 319 – URD Amoéba

Date de l'opération Nature
de
l'opération
Nombre
d'actions
émises ou
annulées
Montant
nominal
(€)
Prime
d'émission ou
d'apport (€)
Montant
nominal
cumulé
du
capital social
(€)
Nombre
cumulé
total
d'actions
en
circulation
Valeur
nominale
(€)
(programme
2020)
24/06/2021 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 1 à
20)
539 864 10 797,28 949 202,72 356 646,68 17 832 334 0.02
21/11/2021 Augmentation
de capital
résultant de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(plan 2020-2)
240 000 4 800,00 0,00 361 446,68 18 072 334 0.02
16/12/2021 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 21 à
40)
852 069 17 041,38 942 958,62 378 488,06 18 924 403 0,02
03/03/2022 Augmentation
de capital
résultant de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(plan 2021)
40 000 800,00 0,00 379 288,06 18 964 403 0,02
31/03/2022 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 41 à
96)
3 604 793 72 095,86 2 615 904,14 451 383,92 22 569 196 0,02

Date de l'opération Nature
de
l'opération
Nombre
d'actions
émises ou
annulées
Montant
nominal
(€)
Prime
d'émission ou
d'apport (€)
Montant
nominal
cumulé
du
capital social
(€)
Nombre
cumulé
total
d'actions
en
circulation
Valeur
nominale
(€)
23/06/2022 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 97 à
176)
7 148 441 142 968,82 3 697 031,18 594 352,74 29 717 637 0.02
29/09/2022 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 177 à
300)
12 755 299 255 105,98 5 696 894,02 849 458,72 42 472 936 0.02
20/10/2022 Augmentation
de capital
résultant de
l'attribution
définitive
d'actions
nouvelles
attribuées
gratuitement
(plan 2021
25 000 500,00 0 ,00 849 958,72 42 497 936 0,02
20/10/2022 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 301 à
360)
3 811 944 76 238,88 2 803 761,12 926 197,60 46 309 880 0,02
02/03/2023 Augmentation
de capital par
conversion
d'OCA émises
au profit de
Nice & Green
(programme
2021 –
Tranches 361 à
400)
3 350 083 67 001,66 1 852 998,34 993 199,26 49 659 963 0.02

19.1.12 Répartition du capital et des droits de vote

Conformément aux dispositions de l'article L.233-13 du Code de commerce, nous vous indiquons ciaprès l'identité des actionnaires dont le seuil dépasse 5 % du capital et/ou 5 % des droits de vote à la connaissance de la Société.

Situation au 31 décembre 2020 Situation au 31 décembre 2021 Situation au 31 décembre 2022
Nombre
d'actions
% du capital et
des droits de
vote (1)
Nombre
d'actions
% du capital et
des droits de
vote (1)
Nombre
d'actions
% du capital et
des droits de
vote (1)
PLASSON Fabrice
(Président Directeur
Général) (2)
984 058 6,02% 1 394 058 6,82% 1 473 058 3,18%
Autres mandataires
sociaux
10 200 0,06% 30 200 0,15% 110 710 0,24%
Total mandataires
sociaux
994 258 6,08% 1 424 258 6,97% 1 583 768 3,42%
Total autres
fondateurs,
consultants et
salariés
17 020 0,10% 16 690 0,08% 25 690 0,06%
Total investisseurs
financiers
237 050 1,45% 19 900 0,10% 44 848 0,10%
Autres nominatifs 11 690 0,07% 14 166 0,07% 24 948 0,05%
Flottant 15 101 140 92,26% 18 944 635 92,70% 44 630 097 96,37%
Actions auto
détenues (3)
6 603 0,04% 16 787 0,08% 25 477 0,05%
TOTAL 16 367 761 100% 20 436 436 100,00% 46 309 880 100,00%

L'évolution du capital social sur les trois derniers exercices est présentée tel que suit :

  1. Le pourcentage des droits de vote est identique au pourcentage du capital détenu.

  2. Voir les avis de déclaration de franchissement de seuils publiés par l'AMF : Document AMF n°217C0244 du 23 janvier 2017, Document AMF n° 219C0441 du 11 mars 2019, Document AMF n° 2019C2718 du 13 décembre 2019.

  3. Actions détenues par la Société dans le cadre du contrat de liquidité conclu avec Portzamparc Société.

19.1.13 Actionnaires significatifs non représentés au conseil d'administration

A la date du Document d'Enregistrement Universel, à la connaissance de la Société, il n'existe aucun actionnaire détenant directement ou indirectement, seul ou de concert, plus de 5% du capital ou des droits de vote non représenté au conseil d'administration.

19.1.14 Participation des actionnaires à l'assemblée générale

Nous vous invitons à vous référer à l'article 20 des statuts de la Société prévoyant les modalités particulières relatives à la participation des actionnaires à l'assemblée générale (statuts qui sont disponibles au siège de la Société et au Greffe du Tribunal de commerce).

19.2 Acte constitutif et statuts

Le descriptif ci-joint tient compte de certaines modifications statutaires décidées par (i) l'Assemblée Générale à caractère mixte du 7 avril 2015 et entrées en vigueur à compter de la première cotation des actions de la Société sur le marché réglementé d'Euronext à Paris, soit du 9 juillet 2015 et par (ii) l'Assemblée Générale à caractère mixte du 22 juin 2017 ayant adopté le mode de gestion de société anonyme à conseil d'administration.

19.2.1 Objet social (article 3 des statuts)

La Société a pour objet, en France et dans tous pays :

  • la recherche et le développement, l'étude, la mise au point et la commercialisation de tous produits élaborés à base d'agents biologiques ou chimiques pour lutter contre la prolifération bactérienne et, notamment, contre la prolifération de légionelles, toutes prestations de services connexes à la commercialisation de ces produits,
  • toutes prestations de prélèvement et d'analyses bactériologiques, et
  • d'une façon générale, toutes opérations financières, commerciales, industrielles, mobilières ou immobilières, pouvant se rattacher directement ou indirectement à l'un des objets spécifiés ou à tout objet similaire ou connexe, ou susceptibles d'en faciliter la réalisation.

Elle peut, en France et à l'étranger, créer, acquérir ou exploiter ou faire exploiter toutes marques, tous brevets et procédés de fabrication se rapportant à l'objet ci-dessus.

Elle peut prendre toutes participations et tous intérêts dans toutes sociétés et affaires françaises ou étrangères, dont l'objet est complémentaire de celui de la Société.

Elle peut agir en tous pays, directement ou indirectement, pour son compte ou celui de tiers, soit seule, soit en association, participation, groupement ou société, avec toutes autres personnes ou sociétés et réaliser, sous quelque forme que ce soit, les opérations entrant dans son objet.

19.2.2 Dispositions statutaires ou autres relatives aux membres des organes d'administration et à la direction

Le conseil d'administration (article 11 des statuts)

La Société est administrée par un Conseil d'administration de trois membres au moins et de dix-huit membres au plus sauf dérogations légales.

En cours de vie sociale, les administrateurs sont nommés ou renouvelés par l'assemblée générale ordinaire. Toutefois, en cas de fusion, des nominations d'administrateurs peuvent être effectuées par l'assemblée générale extraordinaire statuant sur l'opération.

Les administrateurs peuvent être actionnaires ou non de la société.

La durée des fonctions des administrateurs est de six (6) années. Ces fonctions prennent fin à l'issue de l'assemblée générale ordinaire qui statue sur les comptes de l'exercice écoulé et tenue dans l'année au cours de laquelle expire le mandat de l'administrateur intéressé.

Les administrateurs sont rééligibles. Ils peuvent être révoqués à tout moment par l'assemblée générale ordinaire.

Nul ne peut être nommé administrateur si, ayant dépassé l'âge de soixante-dix (70) ans, sa nomination a pour effet de porter à plus d'un tiers des membres du Conseil le nombre d'administrateurs ayant dépassé cet âge. Si cette proportion est dépassée, l'administrateur le plus âgé est réputé démissionnaire d'office à l'issue de l'assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes de l'exercice au cours duquel le dépassement aura lieu.

Les administrateurs peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Les administrateurs personnes morales doivent, lors de leur nomination, désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes responsabilités que s'il était administrateur en son nom propre, le tout sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu'il représente.

Lorsque la personne morale administrateur met fin au mandat de son représentant permanent, elle doit notifier sans délai à la Société, par lettre recommandée, sa décision ainsi que l'identité de son nouveau représentant permanent. Il en est de même en cas de décès ou de démission du représentant permanent.

En cas de vacances par décès ou démission d'un ou plusieurs sièges d'administrateurs, le Conseil d'administration peut, entre deux assemblées générales, procéder à des nominations à titre provisoire en vue de compléter l'effectif du Conseil. Ces nominations doivent intervenir obligatoirement dans les trois mois de la vacance, lorsque le nombre des administrateurs est devenu inférieur au minimum statutaire, sans toutefois être inférieur au minimum légal.

Les nominations provisoires ainsi effectuées par le Conseil sont soumises à ratification de la plus prochaine assemblée générale ordinaire. A défaut de ratification, les délibérations prises et les actes accomplis restent cependant valables.

Lorsque le nombre d'administrateurs devient inférieur au minimum légal, les administrateurs restant en fonctions doivent convoquer immédiatement l'assemblée ordinaire en vue de compléter l'effectif du Conseil.

L'administrateur nommé en remplacement d'un autre ne demeure en fonction que pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur.

Un salarié de la Société ne peut être nommé administrateur que si son contrat correspond à un emploi effectif. Il ne perd pas le bénéfice de ce Contrat de travail. Le nombre des administrateurs liés à la Société par un Contrat de travail ne peut dépasser le tiers des administrateurs en fonction.

Organisation et direction du conseil d'administration (article 12 des statuts)

Le Conseil d'administration élit parmi ses membres personnes physiques un Président et détermine sa rémunération. Il fixe la durée des fonctions du Président qui ne peut excéder celle de son mandat d'administrateur.

Nul ne peut être nommé Président du Conseil d'Administration s'il est âgé de plus de soixante-dix (70) ans. Si le Président en fonction vient à dépasser cet âge, il est réputé démissionnaire d'office.

Le Président représente le Conseil d'administration. Il organise et dirige les travaux de celui-ci, dont il rend compte à l'assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la Société et s'assure, en particulier, que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission.

En cas d'absence ou d'empêchement du Président, le Conseil d'administration désigne le Président de la réunion.

Réunions et délibérations du conseil (article 13 des statuts)

Le Conseil d'administration se réunit aussi souvent que l'intérêt de la Société l'exige, sur convocation du Président. La convocation peut être faite par tous moyens, par écrit ou oralement.

L'ordre du jour peut n'être arrêté qu'au moment de la réunion.

Le Directeur Général, lorsqu'il n'exerce pas la présidence du Conseil d'administration, peut demander au Président de convoquer le Conseil d'administration sur un ordre du jour déterminé.

Les réunions du Conseil d'administration sont présidées par le président ou, à défaut, par un membre choisi par le conseil au début de la séance.

Le Conseil d'administration ne délibère valablement que si la moitié au moins des administrateurs sont présents (ou réputés comme tels en cas de recours à la visioconférence).

Les décisions du Conseil sont prises à la majorité des membres présents (ou réputés comme tels en cas de recours à la visioconférence).

Il est tenu un registre de présence qui est émargé par les administrateurs participant à la réunion du Conseil d'administration.

Sauf pour les opérations visées aux articles L. 232-1 et L. 233-16 du Code de commerce, le règlement intérieur établi par le Conseil d'administration peut prévoir que sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les administrateurs qui participent à la réunion du Conseil par des moyens de visioconférence ou d'autres moyens de télécommunication permettant l'identification des participants et garantissant leur participation effective, conformément à la réglementation en vigueur.

Les délibérations du Conseil d'administration sont constatées par des procès-verbaux établis conformément aux dispositions légales en vigueur. Les procès-verbaux sont signés par le Président de Séance et par un administrateur ou par deux administrateurs en cas d'empêchement du président de séance.

Les copies ou extraits des procès-verbaux des délibérations du Conseil d'administration sont valablement certifiées conformément aux dispositions légales en vigueur.

Pouvoirs du conseil d'administration (article 14 des statuts)

Le Conseil d'administration détermine les orientations de l'activité de la Société et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux assemblées d'actionnaires et dans la limite de l'objet social, il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la Société et règle par ses délibérations les affaires qui la concernent.

Les cautions, avals et garanties donnés par la Société en faveur de tiers doivent être autorisés par le Conseil d'administration conformément aux dispositions de l'article L 225-35, alinéa 4 du Code de commerce.

Direction générale (article 15 des statuts)

Modalités d'exercice (article 15.1 des statuts)

Conformément à l'article L 225-51-1 du Code de commerce, la Direction générale de la Société est assumée sous sa responsabilité, soit par le Président du Conseil d'Administration, soit par une autre personne physique nommée par le Conseil d'administration et qui prend le titre de Directeur Général.

Le choix entre ces deux modalités d'exercice de la direction générale est effectué par le Conseil d'administration. La délibération du Conseil relative au choix de la modalité d'exercice de la Direction générale est prise à la majorité des administrateurs présents ou représentés. Le choix du Conseil d'administration est porté à la connaissance des actionnaires et des tiers dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.

Direction générale (article 15.2 des statuts)

En fonction de la modalité d'exercice retenue par le Conseil d'administration, le Président ou le Directeur Général assure sous sa responsabilité la Direction générale de la Société.

Le Directeur Général est nommé par le Conseil d'administration qui fixe la durée de son mandat, détermine sa rémunération et, le cas échéant, les limitations de ses pouvoirs.

Pour l'exercice de ses fonctions, le Directeur Général doit être âgé de moins de soixante-dix (70) ans.

Lorsqu'en cours de mandat, cette limite d'âge aura été atteinte, le Directeur Général est réputé démissionnaire d'office et il est procédé à la désignation d'un nouveau Directeur Général.

Le Directeur Général est révocable à tout moment par le Conseil d'administration. La révocation du Directeur Général non Président peut donner lieu à des dommages-intérêts si elle est décidée sans juste motif.

Pouvoirs du Directeur Général (article 15.3 des statuts)

Le Directeur Général est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la Société. Il exerce ces pouvoirs dans la limite de l'objet social, et sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux assemblées générales et au Conseil d'administration.

Il représente la Société dans ses rapports avec les tiers. La Société est engagée même par les actes du Directeur Général qui ne relèvent pas de l'objet social, à moins qu'elle ne prouve que le tiers savait que l'acte en cause dépassait cet objet ou qu'il ne pouvait l'ignorer compte tenu des circonstances, étant précisé que la seule publication des statuts ne peut suffire à constituer cette preuve.

Directeurs Généraux Délégués (article 15.4 des statuts)

Le Conseil d'administration peut nommer, sur proposition du Directeur Général, une ou une plusieurs personnes physiques chargées d'assister le Directeur Général avec le titre de Directeurs Généraux Délégués.

Page 308 sur 319 – URD Amoéba

En accord avec le Directeur Général, le Conseil d'administration détermine l'étendue et la durée des pouvoirs accordés aux Directeurs Généraux Délégués et fixe leur rémunération.

À l'égard des tiers, le Directeur Général Délégué ou les Directeurs Généraux Délégués disposent des mêmes pouvoirs que le Directeur Général.

En cas de cessation des fonctions ou d'empêchement du Directeur Général, les Directeurs Généraux Délégués conservent, sauf décision contraire du Conseil d'administration, leurs fonctions et leurs attributions jusqu'à la nomination d'un nouveau Directeur Général.

Les Directeurs Généraux Délégués sont révocables à tout moment sur proposition du Directeur Général La révocation des Directeurs Généraux Délégués peut donner lieu à des dommages-intérêts si elle est décidée sans juste motif.

Collège de censeurs (article 16 des statuts)

L'assemblée générale ordinaire peut nommer des censeurs, dont le nombre ne peut excéder cinq (5). Le conseil d'administration peut également en nommer directement, sous réserve de ratification par la plus prochaine assemblée générale.

Ils sont nommés pour une durée de trois (3) années prenant fin à l'issue de l'assemblée générale ordinaire des actionnaires ayant statué sur les comptes de l'exercice écoulé.

Les censeurs ne doivent pas être âgés de plus de 75 ans. Lorsque cette limite vient à être dépassée en cours de mandat, le censeur concerné est d'office réputé démissionnaire à l'issue de l'assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes de l'exercice au cours duquel il a atteint l'âge de 75 ans.

Le collège de censeurs étudie les questions que le conseil d'administration ou son président soumet, pour avis, à son examen. Les censeurs assistent aux séances du conseil d'administration et prennent part aux délibérations avec voix consultative seulement, sans que toutefois leur absence puisse affecter la validité des délibérations.

Ils sont convoqués aux séances du conseil dans les mêmes conditions que les membres du conseil d'administration.

Le conseil d'administration peut rémunérer les censeurs par prélèvement sur le montant des jetons de présence alloué par l'assemblée générale aux membres du conseil d'administration.

19.2.3 Droits, privilèges et restrictions attachés aux actions de la Société

Formes des titres (article 7 des statuts)

Les actions sont nominatives ou au porteur, au choix de l'actionnaire. Lorsque les actions sont nominatives, elles donnent lieu à une inscription en compte dans les conditions et selon les modalités prévues par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Droits de vote (article 9 des statuts)

A la date du présent Document d'Enregistrement Universel, l'ensemble des actionnaires de la Société disposent de droits de vote équivalent à la quotité de capital qu'ils détiennent, tout mécanisme conférant de plein droit un droit de vote double aux actions pour lesquelles il serait justifié d'une

Page 309 sur 319 – URD Amoéba

inscription nominative depuis au moins deux ans au nom du même actionnaire étant expressément écarté par les statuts.

Droits aux dividendes et profits (article 25 des statuts)

Chaque action donne droit, dans la propriété de l'actif social, dans le partage des bénéfices et dans le boni de liquidation à une quotité proportionnelle à la quotité du capital social qu'elle représente.

Droit préférentiel de souscription (article 9 des statuts)

Les actions de la Société bénéficient d'un droit préférentiel de souscription aux augmentations de capital dans les conditions prévues par le code de commerce

Limitation des droits de vote (article 9 des statuts)

Aucune clause statutaire ne restreint le droit de vote attaché aux actions.

Titres au porteur identifiables (article 8 des statuts)

La Société pourra en outre, dans les conditions légales et réglementaires en vigueur, demander à tout moment, contre rémunération à sa charge, à tout organisme habilité, le nom, ou, s'il s'agit d'une personne morale, la dénomination sociale, la nationalité et l'adresse des détenteurs de titres conférant immédiatement ou à terme le droit de vote dans ses propres assemblées d'actionnaires, ainsi que la quantité de titres détenue par chacun d'eux et, le cas échéant, les restrictions dont ces titres peuvent être frappés.

Rachat par la Société de ses propres actions

Voir la section 19.1.3. du présent Document d'Enregistrement Universel « Acquisition par la Société de ses propres actions ».

19.2.4 Modalités de modification des droits des actionnaires

Les droits des actionnaires tels que figurant dans les statuts de la Société ne peuvent être modifiés que par l'Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires de la Société.

19.2.5 Assemblées générales d'actionnaires

Les Assemblées Générales sont convoquées et réunies dans les conditions fixées par la loi. Lorsque la Société souhaite recourir à la convocation par télécommunication électronique aux lieu et place d'un envoi postal, elle doit préalablement recueillir l'accord des actionnaires intéressés qui indiqueront leur adresse électronique.

Les réunions ont lieu au siège social ou en tout autre lieu précisé dans l'avis de convocation.

Le droit de participer aux assemblées est régi par les dispositions légales et réglementaires en vigueur et est notamment subordonné à l'enregistrement comptable des titres au nom de l'actionnaire ou de l'intermédiaire inscrit pour son compte au deuxième jour ouvré précédant l'assemblée à zéro heure, heure de Paris, soit dans les comptes de titres nominatifs tenus par la Société, soit dans les comptes de titres au porteur tenus par l'intermédiaire habilité.

L'actionnaire, à défaut d'assister personnellement à l'assemblée, peut choisir entre donner une procuration à un autre actionnaire, à son conjoint ou au partenaire avec lequel il a conclu un pacte civil de solidarité ou encore à toute personne de son choix, voter à distance ou adresser une procuration à la société sans indication de mandat, dans les conditions prévues par la loi et les règlements.

Le Conseil d'administration peut organiser, dans les conditions prévues par la loi et les règlements en vigueur, la participation et le vote des actionnaires aux assemblées par visioconférence ou par des moyens de télécommunication permettant leur identification. Si le conseil d'administration décide d'exercer cette faculté pour une assemblée donnée, il est fait état de cette décision du conseil d'administration dans l'avis de réunion et/ou de convocation. Les actionnaires participant aux assemblées par visioconférence ou par l'un quelconque des autres moyens de télécommunication visés ci-dessus, selon le choix du conseil d'administration, sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité.

Les assemblées sont présidées par le président du Conseil d'administration. À défaut, l'assemblée élit elle-même son Président.

Les fonctions de scrutateurs sont remplies par les deux membres de l'assemblée présents, et acceptant ces fonctions, qui disposent du plus grand nombre de voix. Le bureau désigne le secrétaire, lequel peut être choisi en dehors des actionnaires.

Il est tenu une feuille de présence dans les conditions prévues par la loi.

L'Assemblée Générale Ordinaire réunie sur première convocation ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le cinquième des actions ayant le droit de vote. L'assemblée générale ordinaire réunie sur deuxième convocation délibère valablement quel que soit le nombre d'actionnaires présents ou représentés.

Les délibérations de l'Assemblée Générale Ordinaire sont prises à la majorité des voix des actionnaires présents ou représentés.

L'Assemblée Générale Extraordinaire réunie sur première convocation ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le quart des actions ayant le droit de vote. L'Assemblée Générale Extraordinaire, réunie sur deuxième convocation, ne délibère valablement que si les actionnaires présents ou représentés possèdent au moins le cinquième des actions ayant le droit de vote.

Les délibérations de l'Assemblée Générale Extraordinaire sont prises à la majorité de deux tiers des actionnaires présents ou représentés.

Les procès-verbaux de délibérations sont dressés et leurs copies ou extraits sont délivrés et certifiés conformément à la loi.

Les Assemblées Générales Ordinaires et Extraordinaires exercent leurs pouvoirs respectifs dans les conditions prévues par la loi.

19.2.6 Dispositifs permettant de retarder, différer ou empêcher un changement de contrôle

Les statuts de la Société ne contiennent pas de dispositifs permettant de retarder, différer ou empêcher un changement de contrôle.

Franchissements de seuils statutaires (article 9 des statuts)

Conformément aux dispositions de l'article L. 233-7 du Code de commerce, toute personne physique ou morale agissant seule ou de concert qui vient à posséder un nombre d'actions représentant plus du vingtième, du dixième, des trois vingtième, du cinquième, du quart, des trois dixièmes, du tiers, de la moitié, des deux tiers, des dix-huit vingtièmes ou des dix-neuf vingtièmes du capital ou des droits de vote, informe la Société dans un délai fixé par Décret en Conseil d'Etat, à compter du franchissement de seuil de participation, du nombre total d'actions et de droits de vote qu'elle possède. Cette information est également donnée dans les mêmes délais lorsque la participation en capital ou en droits de vote devient inférieure aux seuils mentionnés ci-dessus.

19.2.7 Stipulations particulières régissant les modifications du capital

Il n'existe aucune stipulation particulière dans les statuts de la Société régissant les modifications de son capital.

20. Contrats importants

Type de
contrat
Partie
cocontractante
Durée Objet du contrat
Contrat
de
licence
Université
Claude
Bernard
Lyon I
A compter du
29 juillet 2010
jusqu'à
l'expiration du
dernier
des
brevets
objet
de la licence
L'Université Claude Bernard Lyon I a concédé
une licence à la Société portant sur la famille
de brevets intitulée « nouveau procédé de lutte
biologique contre la prolifération de legionella
pneumophila, et nouvel agent désinfectant
contenant des protozoaires amibiens du genre
willaertia ». La licence est concédée à titre
exclusif pour l'Union européenne, la Suisse, la
Turquie et les Etats-Unis.
Contrat
d'émission
et
de
souscription
d'obligations
convertibles
en
actions
2021
Nice & Green A compter du
16
décembre
2020 jusqu'à la
conversion des
obligations en
circulation
Ce financement est destiné à assurer la
continuité d'exploitation de la Société jusqu'en
septembre 2023 par voie d'émission et de
souscription par Nice & Green d'obligations
convertibles en actions selon un calendrier
préétabli durant une période d'engagement de
vingt-quatre (24) mois commençant à courir à
compter de la date d'émission de la première
tranche d'obligations convertibles en actions,
soit jusqu'à janvier 2023.
Contrat
d'émission
d'obligations
simples (OS)
Nice & Green A compter du
14 février 2023
et jusqu'au 30
septembre
2026
(date
d'échéance de
la
dernière
tranche
de
l'emprunt)
Ce financement a pour objet de permettre à la
Société de démarrer immédiatement son
projet industriel de mis en place d'une usine de
biocontrôle
et
de
couvrir
ses
dépenses
jusqu'en décembre 2023, par voie d'émission,
à la main de la Société, d'un nombre maximum
de 300 OS, pour un montant nominal maximal
de 9 000 000 d'euros.

Le tableau ci-dessous présente les contrats importants de la Société :

Contrat d'émission d'OCAPI 2021

Le 16 décembre 2020, la Société a signé un nouveau contrat avec Nice & Green pour un montant nominal total de 23 millions d'euros conformément à la 20ième résolution de l'Assemblée Générale Mixte des actionnaires du 24 juin 2020 relative aux augmentations de capital réservées à catégories de personnes. L'émission par Amoéba des OCA et l'émission éventuelle des actions ordinaires nouvelles, dont l'admission aux négociations sera demandée, sont destinées à assurer la continuité d'exploitation jusqu'en décembre 2023.

Au 31 décembre 2022, 7 tranches ont été émises dans le cadre du Contrat et ont toutes été converties

entre le 29 avril 2021 et le 6 février 2023 conduisant à la création de 32 062 493 actions ordinaires nouvelles d'Amoéba. Le 27 janvier 2023, la Société a annoncé avoir mis fin à son contrat d'émissions d'obligations convertibles en actions avec Nice & Green SA et renoncé à l'émission de la 8ème tranche optionnelle de 80 OCA telle qu'initialement prévue au Contrat. Ce contrat a été résilié sans pénalités, ni coût de rupture (cf. communiqué de presse du 27 janvier 2023).

Contrat de licence de l'Université Claude Bernard

Si le contrat de licence avec l'Université Claude Bernard était résilié, la Société ne pourrait pas poursuivre la recherche et développement de son produit sur le long terme. Sans possibilité d'exploiter commercialement l'amibe, il ne deviendrait plus utile de continuer les processus de demande d'autorisation de la substance auprès des autorités compétentes en Europe et aux Etats-Unis.

Contrat de financement sous forme d'obligations simples (2023)

Le 15 février 2023, la Société a annoncé la signature d'un nouveau contrat de financement sous forme d'obligations simples avec la société Nice & Green SA assorti, à titre exclusif de garantie de remboursement, d'un engagement d'émissions de bons de souscription d'actions en cas de défaillance d'Amoéba de rembourser les obligations simples (OS) à leur échéance (cf. communiqué de presse du 15 février 2023).

Ce financement intermédiaire permet à l'entreprise de démarrer immédiatement son projet industriel de mise en place d'une usine de biocontrôle et de couvrir ses dépenses jusqu'en décembre 2023.

Il est par ailleurs convenu entre les parties qu'Amoéba pourra à tout moment rembourser les OS en circulation à leur valeur nominale augmentée des intérêts capitalisés et résilier le contrat sans indemnité de remboursement anticipé.

21. Documents disponibles

Des exemplaires du présent Document d'Enregistrement Universel sont disponibles sans frais au siège social de la Société, 38 Avenue des frères Montgolfier, 69680 Chassieu.

Le présent Document d'Enregistrement Universel peut également être consulté sur le site Internet du de la Société (www.amoeba-nature.com) et sur le site Internet de l'AMF (www.amf-france.org).

Pendant la durée de validité du présent Document d'Enregistrement Universel, les documents suivants peuvent, le cas échéant, être consultés sans frais, au siège social de la Société ou sur le site Internet de la Société (www.amoeba-nature.com) :

  • la dernière version à jour des statuts d'Amoéba ;
  • les procès-verbaux des assemblées générales et autres documents sociaux de la Société ; et
  • tous rapports, courriers et autres documents, évaluations et déclarations établis par un expert à la demande d'Amoéba dont une partie est incluse dans le présent Document d'Enregistrement Universel.

L'information réglementée au sens des dispositions du Règlement général de l'AMF est également disponible sur le site Internet de la Société (www.amoeba-nature.com).

Dans le cadre de la convocation de l'Assemblée Générale des actionnaires annuelle appelée à approuver les comptes annuels de l'exercice clos le 31 décembre 2022 et conformément à la loi, les documents destinés à être présentés à cette Assemblée au regard de la réglementation en vigueur, figureront sur le site internet de la Société pendant une période commençant au plus tard le 21ème jour précédant l'Assemblée.

22. Table de correspondance

La présente table de correspondance reprend les éléments du Rapport Financier Annuel de l'article 451-1-2 du Code Monétaire et Financier et renvoie aux pages du présent Document d'Enregistrement Universel.

Rapport financier annuel Section de l'URD
Comptes sociaux Paragraphe 18.3 Comptes annuels clos au 31 décembre 2022
Comptes consolidés Paragraphe 18.1. Comptes consolidés établis en normes IFRS
clos au 31 décembre 2022
Rapport
de
gestion
annuel
et
rapport
sur
le
gouvernement d'entreprise
Cf tables de correspondance ci-après
Analyse de l'évolution du chiffre d'affaires Chapitre 7. Examen de la situation financière et du résultat
Analyse des résultats Chapitre 7. Examen de la situation financière et du résultat
Analyse de la situation financière Chapitre 7. Examen de la situation financière et du résultat
Principaux risques et incertitudes Chapitre 3. Facteurs de risque
Rachats par la société de ses propres actions Paragraphe 19.1.4. Acquisition par la société de ses propres
actions

Rapport de gestion annuel Section de l'URD
1. Informations relatives à l'activité de la société et du groupe Chapitre
5.
Aperçu
des
activités
Chapitre 7. Examen de la situation financière et du
résultat
Exposé de la situation de l'activité et des résultats de l'émetteur,
des filiales et des sociétés qu'elle contrôle par branche d'activité
Chapitre
5.
Aperçu
des
activités
Chapitre 7. Examen de la situation financière et du
résultat
Évolution prévisible de l'émetteur et/ou du groupe Chapitre 10. Information sur les tendances
Chapitre 11. Prévisions ou estimations du bénéfice
Évènements post- clôture de l'émetteur et/ou du groupe Paragraphe 5.3 Evènements importants
Activités en matière de recherche et de développement de
l'émetteur et du groupe
Paragraphe 7.1.5 Recherche et développement
Analyse de l'évolution des affaires, des résultats et de la situation
financière de l'émetteur, au regard du volume et de la complexité
des affaires de l'émetteur et du groupe
Chapitre 7. Examen de la situation financière et du
résultat
Indicateurs clefs de performance de nature financière et, le cas
échéant, de nature non financière ayant trait à l'activité spécifique
de la Société, notamment des informations relatives aux questions
d'environnement et de personnel
Chapitre 15 et chapitre 7
Principaux risques et incertitudes auxquels l'émetteur est
confronté
Chapitre 3. Facteurs de risque
Gestion des risques technologiques (SEVESO seuil haut) Non applicable
Risques financiers liés aux effets du changement climatique et
présentation des mesures prises pour les réduire
Chapitre 3. Facteurs de risque
Principales caractéristiques des procédures de contrôle interne et
de gestion des risques relatives à l'élaboration et au traitement de
l'information comptable et financière
Paragraphe 14.5
Indications sur l'utilisation des instruments financiers / Exposition
aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie de la
Société et du groupe
Chapitre 3. Facteurs de risque
Tableau des résultats des cinq derniers exercices Paragraphe 18.5.8
Tableau des cinq derniers
exercices
2. Informations juridiques, financières et fiscales de l'émetteur
Répartition et évolution de l'actionnariat et identité des titulaires
de participations significatives
Paragraphe 16.1. Evolution de l'actionnariat du
Groupe AMOEBA SA
Noms des sociétés contrôlées et part du capital de la société que
ces sociétés contrôlées détiennent
Paragraphe 7.4 Activités et résultats des filiales et
des sociétés contrôlées

Rapport de gestion annuel Section de l'URD
État de la participation des salariés au capital social Paragraphe
15.3.
Accord
prévoyant
une
participation des salariés au capital
Prises de participation significatives dans des sociétés ayant leur
siège social sur le territoire français
Chapitre 6. Structure organisationnelle
Acquisition et cession par l'émetteur de ses propres actions
(programme de rachat d'actions)
Paragraphe 19.1.4
Injonctions
ou
sanctions
pécuniaires
pour
des
pratiques
anticoncurrentielles
Non applicable
Dividendes mis en distribution au cours des 3 derniers exercices Paragraphe 18.5.9 Politique en matière de
dividendes
Délais de paiement fournisseurs et clients Paragraphe 18.5.12 Information sur les délais de
paiements
Conditions de levées et de conservation des options par les
mandataires sociaux
Paragraphe 15.2. Participation et stock-options
Conditions23. de conservation des actions gratuites attribuées aux
dirigeants, mandataires sociaux
Paragraphe 15.2. Participation et stock-options
État récapitulatif des opérations réalisées par les dirigeants sur les
titres de la Société
Section 19.1.5
Informations sociales et environnementales Chapitre 15. Salariés
Aliénations
d'actions
intervenues
pour
faire
cesser
les
participations croisées illicites
Non applicable
Prêts à moins de 3 ans à des micro-entreprises, des PME ou à des
entreprises
de
taille
intermédiaire
avec
lesquelles
elles
entretiennent des liens économiques
Non applicable
4- Rapport spécial du conseil d'administration sur les attributions
gratuites d'actions établi conformément aux dispositions de
l'article L.225-197-4 du Code de commerce Pour plus de détails se
référer à la note 25 des états financiers en section 18.1 du présent
Document d'enregistrement.
Chapitre 13
3. Rapport sur le gouvernement d'entreprise Chapitres 12 à 14 et 17
Rapport des commissaires aux comptes sur le rapport sur le
gouvernement
d'entreprise
établi
conformément
aux
dispositions de l'article L.225-235 et L. 823-12-1 du Code de
commerce
Section 18.4
Liste des mandats sociaux Section 12.2.3
Conventions des dirigeants Chapitre 17
Délégations de l'Assemblée Générale en cours de validité Section 19.1.7

Rapport de gestion annuel Section de l'URD
Modalités d'exercice de la direction générale Section 12.1
Informations relatives aux rémunérations des mandataires
sociaux
Chapitre 13
Conseil d'administration
-
la composition, ainsi que les conditions de préparation
et d'organisation des travaux du Conseil
d'administration
Section 12.2.2 et Chapitre 14
-
information sur la manière dont la société recherche
une représentation équilibrée des femmes et des
hommes au sein du Conseil d'Administration,
Section 14.1.1.5
Limitations des pouvoirs du Directeur Général par le Conseil
d'Administration
Section 12.2.1
Référence à un Code de gouvernement d'entreprise Sections 12.1 et 14.1.1.1
Modalités particulières de la participation des actionnaires à
l'assemblée générale
Section 19.1.14
Eléments susceptibles d'avoir une incidence en cas d'offre
publique d'achat ou d'échange
Section 16.4

i Voir communiqué de presse du 21 décembre 2020

ii Voir communiqué de presse du 27 janvier 2023

iii Pour rappel, Nice & Green SA est un prestataire de services non réglementé et un investisseur spécialisé dans la structuration et le financement des sociétés cotées de petite et moyenne taille, investissant notamment dans les secteurs des sciences et des technologies médicales.

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