AI Terminal

MODULE: AI_ANALYST
Interactive Q&A, Risk Assessment, Summarization
MODULE: DATA_EXTRACT
Excel Export, XBRL Parsing, Table Digitization
MODULE: PEER_COMP
Sector Benchmarking, Sentiment Analysis
SYSTEM ACCESS LOCKED
Authenticate / Register Log In

Crédit Agricole Mutuel Atlantique Vendée

Quarterly Report Aug 31, 2017

1225_ir_2017-08-31_6c41c672-79e2-4b44-8eea-47fa85e1bdb1.pdf

Quarterly Report

Open in Viewer

Opens in native device viewer

RAPPORT FINANCIER SEMESTRIEL

AU 30 JUIN 2017

DU CREDIT AGRICOLE ATLANTIQUE VENDEE

En application des articles 221-1, 222-4, 222-5 et 222-6 du Règlement général de l'AMF

Page 1 sur 112

SOMMAIRE

1. Attestation du responsable de l'information P. 3
2. Rapport de gestion semestriel du Crédit Agricole Atlantique Vendée au 30 juin 2017 P. 5
3. Comptes consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2017 P. 54
4. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2017 P. 110

SOMMAIRE

1. Attestation du responsable de l'information P. 3
2. Rapport de gestion semestriel du Crédit Agricole Atlantique Vendée au 30 juin 2017 P. 5
3. Comptes consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2017 P. 54
4. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2017 P. 110

RAPPORT DE GESTION SEMESTRIEL

DU CREDIT AGRICOLE ATLANTIQUE VENDEE

AU 30 JUIN 2017

I – PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS 8
1.
2.
Changements de principes et méthodes comptables 8
Evolution du périmètre de consolidation 8
II – RESULTATS CONSOLIDES 8
1.
2.
2.1.
2.2.
2.3.
Environnement économique et financier 8
Résultats consolidés 9
Le produit net bancaire 9
Les charges de fonctionnement nettes 10
Du résultat brut d'exploitation au résultat net 11
III – STRUCTURE FINANCIERE 13
1.
2.
3.
3.1.
3.2.
Les fonds propres 13
Les ratios prudentiels 13
Les parties liées 14
Les filiales 14
Les participations 14
IV – FACTEURS DE RISQUES 15
1.
1.1.
1.2.
1.3.
1.4.
1.5.
1.6.
2.
2.1.
2.2.
2.3.
2.4.
3.
3.1.
3.2.
3.3.
3.4.
4.
5.
7.
8.
Risque de crédit 16
Objectifs et politique 16
Gestion du risque de crédit 19
Exposition 23
Coût du risque 24
Perspectives d'évolution et incertitudes pour le second semestre 2017 sur le risque de crédit 24
Risques de contrepartie sur titres et dérivés 25
Risque de marché 28
Principales évolutions 28
Risque action 29
Exposition 30
Perspectives d'évolution pour le second semestre 2017 30
Gestion du bilan 30
Risque de taux d'intérêt global 30
Risque de change 32
Risque de liquidité et de financement 32
Politique de couverture 34
Risques du secteur de l'assurance 34
Risques juridiques 34
Risques opérationnels 36
Risques de non-conformité 36
V - LES CERTIFICATS COOPERATIFS D'INVESTISSEMENT 38
1.
2.
3.
4.
L'évolution du nombre de titres 38
La valeur boursière 38
Le rendement du titre 38
Le programme de rachat des CCI Atlantique Vendée 38
VI – DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE 39
1.
1.1.
1.2.
2.
2.1.
2.2.
Textes de référence en matière de contrôle interne - références internationales émises
notamment par le comité de Bâle sur le contrôle bancaire - références légales et réglementaires 40
Références propres au Crédit Agricole 40
Références internes à la Caisse régionale Atlantique Vendée 40
Principes d'organisation du dispositif de contrôle interne 40
Principes fondamentaux 40
Pilotage du dispositif 41
2.3. Rôle du Conseil d'Administration 41
2.4. Rôle des comités 42
2.5. Rôle de l'organe de direction 43
2.6. Contrôle interne consolidé : Caisses locales et filiales 43
3. Description synthétique du dispositif de contrôle interne et de maîtrise des risques
auquel est soumise l'entreprise 44
3.1. Mesure et surveillance des risques 44
3.2. Dispositif de contrôle permanent 46
3.3. Dispositif de contrôle interne particulier 47
3.4. Dispositif de contrôle interne de l'information comptable et financière 47
3.5. Contrôle périodique (audit) 50
VII – TENDANCES RECENTES ET PERSPECTIVES 52

I – PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS

1. Changements de principes et méthodes comptables

Les comptes consolidés semestriels résumés de la Caisse régionale Atlantique Vendée ont été établis conformément aux normes telles qu'exposées dans l'annexe des comptes de ce présent rapport.

2. Evolution du périmètre de consolidation

Le périmètre de consolidation est défini dans l'annexe des comptes de ce rapport.

II – RESULTATS CONSOLIDES

1. Environnement économique et financier

Les encours de collecte s'élèvent à 21 394 millions d'euros, en hausse de 6,5 % par rapport au 30 juin 2016. La collecte bilan, en augmentation de 8,3 % sur un an, est soutenue par l'évolution de la collecte monétaire (+11,4 %) et le total épargne (+6,6 % sur un an).

Parallèlement, la Caisse régionale maintient une bonne dynamique sur l'assurance vie dont les encours progressent de 2,5 % sur un an.

Les encours de crédits sont en hausse de 4,2 % par rapport au 30 juin 2016 à 15 538 millions d'euros. Cette évolution annuelle est portée par la hausse des encours habitat de 6,9 % et des prêts personnels pour 11 %. Les encours de crédits d'équipement et trésorerie sont en baisse respectivement de 1,5 % et 4,4 %.

2. Résultats consolidés

2.1. Le produit net bancaire

Le produit net bancaire atteint 230 millions d'euros, il est en diminution de 5,2 % sur un an.

(en milliers d'euros) 30/06/2017 30/06/2016 Evolution
+ Produits d'intérêts & assimilés 233 084 254 334 -8,4%
- Charges d'intérêts & assimilés -109 425 -132 101 -17,2%
+ Commissions produits 105 638 111 340 -5,1%
- Commissions charges -28 711 -24 108 19,1%
+ Gains ou pertes nets sur instr fin à la JV par résultat 990 2 473 -60,0%
+ Gains ou pertes nets sur AFS 28 826 29 958 -3,8%
+ Produits des autres activites 1 427 2 570 -44,5%
- Charges des autres activités -1 867 -1 979 -5,7%
PRODUIT NET BANCAIRE 229 962 242 487 -5,2%

Les intérêts et produits assimilés s'élèvent à 233,1 millions d'euros contre 254,3 millions d'euros en juin 2016, en diminution de 8,4 %. Ils sont constitués pour l'essentiel par les intérêts sur opérations avec la clientèle en baisse de 14,5 millions d'euros et dans une moindre mesure par les intérêts sur opérations internes au Crédit Agricole en baisse de 7,4 millions d'euros (dont EUREKA pour 7,9 millions d'euros).

Les intérêts et charges assimilés s'élèvent à 109,4 millions d'euros contre 132,1 millions d'euros, en diminution de 17,2 % sur un an. Cette évolution s'explique majoritairement par :

  • la baisse des intérêts sur opérations internes au Crédit Agricole pour 14,1 millions d'euros,
  • la baisse des intérêts sur opérations avec la clientèle pour 9,3 millions d'euros.

Les produits des commissions passent de 111,3 millions d'euros en juin 2016 à 105,6 millions d'euros à fin juin 2017, en diminution de 5,1 %. Cette baisse s'explique principalement par :

  • la diminution des commissions variables CAMCA (suite à notre renonciation, en mai 2016, aux garanties reçues sur les crédits habitats des générations 2000 à 2006) pour 10,1 millions d'euros,
  • l'augmentation des commissions sur assurances décès invalidité pour 5,6 millions d'euros,
  • l'augmentation des commissions sur les produits d'assurance vie pour 1,1 million d'euros.

Les commissions charges s'élèvent à 28,7 millions d'euros à fin juin 2017 contre 24,1 millions un an plus tôt. Cette augmentation est principalement liée aux commissions charges sur les produits d'épargne du groupe Crédit Agricole en lien avec la différence entre le prix versé aux clients et les intérêts de replacement.

Les gains ou pertes nets sur actifs financiers à la juste valeur par résultat affichent un résultat positif à fin juin 2017 de 1 million d'euros contre un résultat positif de 2,5 millions d'euros à fin juin 2016. Cette baisse est principalement liée à la diminution des plus-values réalisées sur actifs à la juste valeur par résultat sur option.

Les gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente ressortent à 28,8 millions d'euros à fin juin 2017 contre 30 millions d'euros un an plus tôt.

Cette diminution de 1,1 million d'euros est essentiellement liée aux variations suivantes :

  • augmentation des dividendes pour 3,2 millions d'euros, en particulier de la SAS Rue de La Boétie intégralement versés en espèces,
  • augmentation des moins-values sur titres AFS pour 4,4 millions d'euros. Cette tendance est principalement justifiée par la cession des titres de la SNC Clem Bail en janvier 2017 et la réalisation d'une moins-value de 5,7 millions d'euros.

Les produits des autres activités s'élèvent à 1,4 million d'euros contre 2,6 millions d'euros en juin 2016.

Enfin, les charges des autres activités sont égales à 1,9 million d'euros à fin juin 2017 contre 2 millions d'euros à fin juin 2016.

2.2. Les charges de fonctionnement nettes

(en milliers d'euros) 30/06/2017 30/06/2016 Evolution
Frais de personnel 75 140 73 723 1,9%
Autres frais administratifs 50 252 43 931 14,4%
Dotations aux amortissements 4 907 4 446 10,4%
Total des charges de fonctionnement 130 299 122 100 6,7%

Les charges de fonctionnement augmentent de 6,7 % par rapport à juin 2016.

Les charges de personnel représentent 57,7 % du total des charges de fonctionnement, soit 75,1 millions d'euros contre 73,7 millions d'euros à fin juin 2016, en augmentation de 1,9 %. Cette hausse de 1,4 million d'euros est essentiellement liée à la hausse des effectifs et à la modification du mode de rémunération dite « rétribution globale » ainsi que de la comptabilisation théorique de l'enveloppe d'intéressement/participation.

Les autres frais administratifs atteignent 50,2 millions d'euros à fin juin 2017. Ils sont en hausse de 14,4 % par rapport à juin 2016, soit une augmentation de 6,3 millions d'euros principalement liés à :

  • la hausse des impôts et taxes pour 0,9 million d'euros,
  • la hausse des charges sur services extérieurs pour 1,1 million d'euros,
  • l'augmentation des charges de sous-traitance de CA Technologie et de CA Services pour 1,9 million d'euros,
  • la provision pour une pénalité de 2 millions d'euros suite à un contrôle sur les procédures réalisé par l'A.C.P.R en 2015. Ce contrôle portait sur le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT).

Les dotations aux amortissements s'élèvent à 4,9 millions d'euros, en augmentation sur un an de 10,4 %. Ces dotations intègrent les investissements réalisés dans l'immobilier et la mise en place du nouveau concept agence « horizon ».

Déduction faite des charges de fonctionnement, le résultat brut d'exploitation s'élève à 90,7 millions d'euros, en baisse de 17,2 % sur un an.

(en milliers d'euros) 30/06/2017 30/06/2016 Evolution
RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 99 663 120 387 -17,2 %
- Coût du risque -9 071 -7 592 19,5 %
RESULTAT D'EXPLOITATION 90 592 112 795 -19,7 %
+/- Gains ou pertes nets sur autres actifs 118 -74 -259,5 %
RESULTAT AVANT IMPOT 90 710 112 721 -19,5 %
- Impôts sur les bénéfices -17 412 -27 758 -37,3 %
RESULTAT NET 73 298 84 963 -13,7 %
Intérêts minoritaires 0 0 -13,7 %
RESULTAT NET - PART DU GROUPE 73 298 84 963

2.3. Du résultat brut d'exploitation au résultat net

La variation du coût du risque d'une année sur l'autre résulte principalement des mouvements relatifs aux provisions sur clients douteux et litigieux, aux provisions collectives et filières et aux provisions pour risques et charges.

Le coût du risque au 30 juin 2017 s'élève à 9 millions d'euros, contre 7,6 millions d'euros un an plus tôt. Cette évolution à la hausse est principalement liée à :

  • l'augmentation du coût des provisions collectives (qui passe d'une reprise nette de 6,9 millions d'euros au 30 juin 2016 à une dotation nette de 1 million d'euros au 30 juin 2017),
  • la diminution du coût des provisions CDL (dotation et pertes nettes des reprises) de 5,1 millions d'euros.

Le résultat d'exploitation s'élève à 90,6 millions d'euros au 30 juin 2017, en baisse de 19,7 %.

La charge fiscale du premier semestre 2017 s'établit à 17,4 millions d'euros, en baisse de 37,3 % sur un an. Elle est impactée par la reprise d'impôt différé de 5,6 millions d'euros en lien avec la cession des titres de la SNC Clem Bail.

Conformément à l'article 223 quinquiès du Code Général des Impôts, l'obligation est faite d'informer les sociétaires sur les réintégrations de certains frais généraux. Au 30 juin 2017, ont été réintégrés à ce titre :

● Loyers non déductibles sur véhicules……………..…..……..……… 15 000 euros

Le résultat net au 30 juin 2017 s'élève à 73,3 millions d'euros en baisse de 13,7 %.

III – STRUCTURE FINANCIERE

1. Les fonds propres

Les capitaux propres s'élèvent à 2 569 731 milliers d'euros au 30 juin 2017.

Les capitaux propres englobent :

  • le capital et les réserves liées, constitués des parts sociales, des CCI, des CCA et des primes d'émission, pour un montant de 503 117 milliers d'euros,
  • les réserves pour 1 948 911 milliers d'euros,
  • les gains et pertes latents ou différés pour 44 405 milliers d'euros,
  • le résultat du premier semestre 2017 pour 73 292 milliers d'euros.
2. Les ratios prudentiels
Au 30/06/2017 : Minimum
Ratio CRD4 Bâle 3 transitoire 17,91 % 9,25 %
Coefficient de liquidité Bâle 3 à 1 mois (LCR) 103,1 % 80 %

Ces deux ratios sont examinés par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (A.C.P.R.) :

  • le total ratio CRD4 Bâle 3 transitoire qui rapporte les fonds propres nets aux expositions pondérées du bilan et du hors bilan s'élève à 17,91 % au 30 juin 2017 : il était donc supérieur à la norme exigée de 9,25 %,
  • le coefficient de liquidité Bâle 3 à 1 mois qui rapporte les réserves liquides aux sorties nettes de trésorerie à 1 mois. Ce ratio dépasse la norme minimale de 80 % au 30 juin 2017.

Enfin, le ratio de contrôle des grands risques, complémentaire du ratio de solvabilité européen, permet de s'assurer que les établissements de crédit ont une bonne dispersion de leurs risques clientèle. Ces règles doivent répondre aux critères suivants :

  • les crédits à un même emprunteur ne doivent pas excéder 25 % des fonds propres,
  • la somme des crédits supérieurs à 10 % des fonds propres nets ne doit pas dépasser 8 fois le montant de ces derniers.

Au 30 juin 2017, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Atlantique Vendée respecte ces règles.

3. Les parties liées

3.1. Les filiales

La situation et l'activité des principales filiales se résument comme suit :

Liste des filiales et participations détenues à plus de 25 % par la Caisse régionale Atlantique Vendée et sur lesquelles elle exerce un contrôle exclusif : situation au 30 juin 2017.

Chiffres au dernier arrêté
(en milliers d'euros)
Dénomination sociale Activités renseignées au K Bis Date du dernier
arrêté
Chiffre d'affaires Résultat net
SAS CAAVIP Aquisition, détention, administration, gestion, cession
totale ou partielle de toute participation majoritaire ou
minoritaire au capital de toute société ayant une activité
immobilière.
31/12/2016 0 41
SAS VILLAGE BY
ATLANTIQUE VENDEE
Favoriser la promotion et la diffusion de l'innovation,
notamment par l'accompagnement des jeunes
entreprises, par le regroupement et la mobilisation de
talents et partenaires pertinents dans le domaine de
l'innovation, le développement et la transformation des
comportements et des expertises liées à l'innovation
grâce à la formation et au partage de l'expérience.
Société créée courant décembre 2016 dont le
premier exercice sera clôturé au 31/12/2017
SARL LE PERTUIS Achat, construction, location, vente de tout immeuble ou
partie d'immeuble à usage d'habitation de commerce ou
de bureau, prise de participation dans toutes les
sociétés ayant pour objet la location construction vente
d'immeubles, réalisations de travaux d'aménagement et
d'équipement de terrains ou de toutes autres opérations
immobilières.
31/12/2016 499 191
SCI PANORAMIC Propriété, jouissance, administration, de tous
immeubles et droits immobiliers.
31/12/2016 50 37
SCI CHALLANS Acquisition et gestion de tous immeubles. 31/12/2016 112 51
SCI LES SABLES Acquisition et gestion de tous immeubles. 31/12/2016 125 53
SCI LES TERRES NOIRES Gestion, administration, acquisition, aliénation de tous
les biens immobiliers et de tous les biens mobiliers
nécessaires à l'exploitation des immeubles.
31/12/2016 753 -140

3.2. Les participations

Le Crédit Agricole Atlantique Vendée détient des participations dont les plus importantes correspond à :

  • la SAS Rue La Boétie : ces titres ont été acquis dans le cadre de la mise sur le marché des titres de Crédit Agricole S.A. en décembre 2001,
  • la SAS SACAM Mutualisation : ces titres ont été acquis dans le cadre de la simplification capitaliste du groupe Crédit Agricole début août 2016.

En synthèse les participations les plus significatives sont les suivantes :

(en milliers d'euros) Catégorie
du titre
Valeur d'acquisition
(en milliers d'euros)
( a )
Réévaluation des
titres
( b )
Dépréciation
durable
( c )
Valeur nette
(a + b + c)
Capital
détenu
(en %)
Droits de
vote
détenus (en
%)
SAS RUE LA BOETIE AFS (1) 591 252 9 193 -13 917 586 528 3,12 3,12
SACAM MUTUALISATION AFS 560 556 6 660 567 216 3,02 3,02
SACAM INTERNATIONAL AFS 28 049 1 777 -11 688 18 138 3,12 3,12
SACAM DEVELOPPEMENT AFS 22 620 1 076 23 696 3,10 3,10
UNEXO AFS 21 104 7 829 28 933 13,79 13,79
CAAVI PARTICIPATION AFS 14 000 0 -8 069 5 931 100,00 100,00
SACAM AVENIR AFS 5 125 0 5 125 3,51 3,51
SACAM IMMOBILIER AFS 4 411 1 658 6 069 3,16 3,16
C2MS AFS 3 596 3 232 6 828 6,78 6,78
DELTA AFS 2 535 0 2 535 3,19 3,19
SACAM PARTICIPATION AFS 2 211 792 3 003 3,05 3,05
SACAM FIA NET EUROPE AFS 1 663 0 -1 663 0 3,52 3,52
SACAM FIRECA AFS 1 388 99 -820 667 3,11 3,11
CREDIT AGRICOLE TITRES AFS 1 173 141 1 314 2,00 2,00
COFILMO AFS 947 817 1 764 20,55 20,55
CA PROTECTION SECURITE AFS 722 13 308 14 030 22,23 22,23
SACAM ASSURANCE CAUTIONS AFS 596 2 035 2 631 6,07 6,07
(1) : Pour les titres de la SAS Rue La Boetie, par exception la valorisation du titre est au coût.

Par ailleurs, les principaux mouvements enregistrés sur le premier semestre 2017 sur les titres de participation sont les suivants :

Acquisition ou participations aux augmentations de capital :

Dénomination des sociétés Montant en
euros
Activité des sociétés
CREDIT AGRICOLE ASSURANCES SOLUTIONS 10 Société de moyens apportant les solutions techniques aux Caisses régionales du groupe
Crédit Agricole dans le domaine de l'assurance IARD.
SAS FI VENTURE 169 800 La société a pour objet exclusif, en France et à l'étranger, la gestion d'un portefeuille de
valeurs mobilières à savoir :
- la réalisation de toutes opérations d'investissement et de financement dans le capital des
sociétés innovantes agissant dans les domaines des services financiers, bancaires et
d'assurances suceptibles de participer à la transformation digitale et numérique des
métiers de la banque et de l'assurance (fintech/insurtech, économie du partage, internet
mobile et internet des objets, data science, blockchain, intelligence artificielle, etc)

Cessions ou reductions de nos participations :

Dénomination des sociétés Cessions (prix
de vente en
euros)
Dont plus ou
moins values
Activité des sociétés
SNC CLEM BAIL 524 200 -5 663 050 Crédit bail fiscal pour le financement d'un navire cargo pour un client.
CAAGIS - GESTION INFORMATIQUE ET SERVICES 260 950 6 860 Fournir des prestations techniques et administratives à ses associés
concourant à la réalisation d'opérations d'assurances.
IMMOBILIERE DE LA SEINE 260 280 0 Acquisition d'immeubles de bureaux, boulevard Haussman à Paris.

IV – FACTEURS DE RISQUES

L'organisation, les principes et outils de gestion et de surveillance de ces risques sont décrits de manière détaillée au sein du rapport financier 2016, dans le chapitre consacré aux facteurs de risques du rapport de gestion (pages 33 et suivantes).

Les principales catégories de risques auxquels le groupe Crédit Agricole est exposé sont : les risques de crédit, les risques de marché (risque de taux, de change, de prix), et les risques structurels de gestion du bilan (risque de taux d'intérêt global, risque de change, risque de liquidité).

Les principales évolutions constatées sur le premier semestre 2017 sont présentées ci-dessous.

Fin 2016, la Caisse régionale Atlantique Vendée a défini son appétence aux risques au travers de la démarche de déclaration d'appétence. Cette déclaration a été validée par le Conseil d'Administration du 24 février 2017, après examen par le comité des risques du 13 décembre 2016.

Réalisée en cohérence avec la stratégie du groupe Crédit Agricole, elle s'appuie sur les travaux menés, pour chaque typologie de risques, par la Caisse régionale Atlantique Vendée sur son propre périmètre dans un cadre coordonné au niveau groupe Crédit Agricole par l'organe central, en tenant compte d'axes stratégiques quantitatifs et qualitatifs.

Un suivi des indicateurs stratégiques transmis à la gouvernance est réalisé régulièrement.

1. Risque de crédit

Le risque de crédit se matérialise lorsqu'une contrepartie est dans l'incapacité de faire face à ses obligations et que celles-ci présentent une valeur d'inventaire positive dans les livres de la Caisse régionale. L'engagement peut être constitué de prêts, titres de créances ou de propriété ou contrats d'échange de performance, garanties données ou engagements confirmés non utilisés. Ce risque englobe également le risque de règlement-livraison inhérent à toute transaction nécessitant un échange de flux (espèce ou matière) en dehors d'un système sécurisé de règlement.

En tant qu'établissement de crédit soumis à la loi bancaire, la Caisse régionale Atlantique Vendée assume la responsabilité des opérations qu'elle initie. Toutefois, au titre de ses missions d'organe central du réseau, Crédit Agricole S.A. garantit la liquidité et la solvabilité des Caisses régionales.

1.1. Objectifs et politique

La stratégie risque est définie à travers la politique crédit et la déclaration d'appétence aux risques. La politique crédit est proposée par les responsables de marché et le directeur de la finance, des risques et des engagements. Elle est validée en Comité de direction et approuvée par le Conseil d'Administration.

La politique crédit définit, pour l'ensemble des marchés, le dispositif de distribution du crédit. Sont déclinées pour chacun des marchés :

  • les règles d'octroi,
  • les règles de délégation,
  • les limites (territoriale, d'engagement ou sectorielles),
  • les règles en matière de garantie,
  • les règles en matière de concentration et de partage des risques,
  • les structures et modalité de suivi et de surveillance des risques,
  • la politique de taux.

La politique crédit est révisée annuellement. La révision 2016 a été approuvée par le Comité de direction du 5 décembre 2016 et validée par le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016 pour une application début 2017.

Les évolutions sont mentionnées dans le document de référence 2016. Il n'y a pas eu d'évolution significative au cours du 1er semestre 2017.

D'une manière générale, la Caisse régionale Atlantique Vendée recherche un équilibre entre son développement et la gestion du risque.

Compte tenu des caractéristiques économiques de la région (dynamisme et diversité), du niveau de risque de la Caisse régionale et d'une forte concurrence, l'entité ne prévoit que très peu d'exclusion à priori concernant des secteurs d'activité, des clientèles ou des opérations. En revanche, l'entité est soumise aux règles de territorialité définies par le groupe Crédit Agricole.

Cette ouverture des critères est compensée par une approche historiquement prudente du risque qui se caractérise par :

  • le respect de ratios fondamentaux tels que le taux d'endettement ou la capacité de remboursement pour la clientèle des particuliers et, depuis quelques années, par le renforcement des exigences en matière d'apport,
  • des niveaux de délégation différenciés en fonction des métiers, des marchés, des cotations Bâle 2, du projet, des engagements des clients, des taux pratiqués, des garanties,
  • des procédures d'octroi avec plusieurs niveaux d'analyse,
  • des procédures d'octroi dont certaines sont basées sur des scoring validés et testés,
  • une politique de garantie forte,
  • des limites d'engagement individuel ou de marché,
  • une politique de partage des risques fréquente sur les contreparties les plus importantes,
  • une approche globale de la rentabilité de l'opération.

L'objectif est également de trouver le juste équilibre entre efficacité commerciale et analyse du risque. La politique crédit a donc été conçue de façon à ce que les délégations d'octroi du crédit soient inversement proportionnelles à la prise de risque.

En conséquence, plus les dossiers sont importants ou plus ils sortent des normes de bonne gestion (cotation dégradée, activités plus risquées, montant du projet important, encours déjà conséquent, etc.), plus les processus d'analyse et de décision se renforcent.

Les dossiers les plus importants (niveau différent fixé par marché) font l'objet d'une double analyse, voire d'une triple analyse. En effet, ces derniers sont instruits par le marché concerné (puisque hors délégation du réseau) ; ils font ensuite l'objet d'un passage en comité des engagements. Ce comité n'a pas de pouvoir de décision, il émet un avis à destination des membres du comité des prêts. Le comité des engagements est composé d'au moins deux directeurs dont un Directeur Général Adjoint, d'un représentant du contrôle des risques et des analystes des marchés concernés. Il se réunit toutes les semaines.

Les dossiers qui sont les plus fragiles (notes dégradées) ou qui portent des encours les plus conséquents font l'objet d'un avis risque indépendant émis par le contrôle des risques. Cet avis vient ainsi compléter l'avis émis par le comité des engagements. Ce dispositif a été élargi à l'ensemble des marchés en 2017 (95 avis ont ainsi été émis au cours du 1er semestre 2017).

Les dossiers sont ensuite soumis aux comités des prêts de proximité de la Caisse régionale. Ces comités agissent par délégation du Conseil d'Administration et ont vocation à décider. Ils sont composés de membres du Conseil d'Administration et d'un cadre de direction et se réunissent toutes les semaines.

Par ailleurs, le comité des prêts peut demander à ce que le décideur final soit le Bureau du Conseil lorsqu'il s'agit d'un dossier à enjeu financier ou politique fort.

La politique prévoit également des mécanismes de réduction des risques tels que le recours à Foncaris pour les plus grands encours ou la syndication des crédits, soit avec d'autres Caisses régionales, soit avec d'autres entités du groupe Crédit Agricole, soit avec d'autres établissements bancaires.

Dans le cadre des contrôles de niveau 2.2C, le responsable du contrôle permanent et des risques s'assure que les dossiers les plus importants ont bien été vus par les comités ad hoc. Par ailleurs, plusieurs contrôles ont été mis en place pour s'assurer que les principes définis dans la politique crédit sont respectés (règles de délégation, limites, exclusions, etc.).

1.2. Gestion du risque de crédit

1.2.1. Principes généraux de prise de risque

La distribution du crédit, sur l'ensemble des marchés, s'appuie sur un dispositif complet de délégation qui est régulièrement revu. Ce dispositif est adapté à la politique de développement durable de la Caisse régionale Atlantique Vendée. Il comporte 4 niveaux principaux : agence, marché, direction, comité.

Les niveaux agence et marché sont eux-mêmes décomposés en 2 strates, dont l'une est réservée à l'encadrement de la structure (directeur d'agence et responsable du marché). Le niveau comité intègre des membres de l'organe délibérant.

Les délégations intègrent des plafonds par projet et des plafonds d'encours, ainsi que des exclusions systématiques liées, soit au statut de l'emprunteur (ex : administrateur), soit à une situation particulière, interne ou externe (ex : cotation Bâle 2, retard, interdiction bancaire, FICP, etc.), soit parce que l'emprunteur ne remplit pas certains critères (ex : niveau d'apport personnel).

Sur tous les marchés, la délégation s'appuie sur les cotations Bâle 2 issues des logiciels de cotation interne du groupe Crédit Agricole : LUC et ANADEFI (en lien avec le dispositif tiers et groupe). Les opérations de pré-attributions de crédit sont également soumises au filtrage de la cotation Bâle 2.

Afin d'optimiser la maîtrise des risques et l'efficacité de la distribution du crédit, l'entité tend à développer les scores d'octroi. Ceux concernant l'habitat et le crédit à la consommation sont en place depuis plusieurs années. L'entité s'appuie sur des outils de scoring développés par le groupe Crédit Agricole qui intègre à la fois des paramètres nationaux et locaux dont les cotations Bâle 2. Ces outils font l'objet de nombreux tests et back testing. L'objectif est de développer ce mode d'octroi sur d'autres types de clientèles notamment les professionnels.

Les grilles de délégation prévoient l'exclusion des clients hors territoire ayant des projets hors territoire, ces dispositions étant l'application des règles de territorialité du groupe Crédit Agricole.

Enfin, les grilles de délégation intègrent la politique de garantie de la Caisse régionale, politique se traduisant selon les cas, soit par des obligations, soit par des recommandations.

Les principes de base de la politique crédit, concernant les garanties, sont les suivants :

  • selon les typologies de financement et le profil de la contrepartie, la prise de garantie peut-être la règle ou une simple préconisation,
  • la garantie ne fonde jamais le crédit,

  • la politique de garantie ne doit pas entraver le développement commercial du crédit,

  • les mainlevées partielles ou totales des garanties doivent être approuvées comme s'il s'agissait d'un nouveau crédit,
  • un formalisme rigoureux pour la prise de garanties.

En ce qui concerne les entreprises, la délégation des chargés d'affaires est subordonnée à la prise d'une garantie.

La politique de limite du risque de contrepartie mise en place dans la Caisse régionale a été validée par le Comité de direction et par le Conseil d'Administration et fait l'objet d'une actualisation régulière. Outre le respect des réglementations (CRR : Règlement UE N° 575/2013 art 392 et 395), les limit es fixées visent à préserver les équilibres fondamentaux de la Caisse régionale, maîtriser le risque de contrepartie et permettre le développement durable du crédit. Les limites sont de trois natures :

  • des limites générales pour chaque marché,
  • depuis 2014, des limites individuelles pour quelques contreparties par marché (limites souvent dérogatoires à la limite du marché mais pouvant être dans quelques cas inférieures),
  • des limites sectorielles.

Il s'agit de limites en brut qui excluent toute pondération. Un contrôle est réalisé trimestriellement pour s'assurer du respect des limites fixées ou validées par le conseil.

Ces évolutions sont mentionnées dans le document de référence 2016. Il n'y a pas eu d'évolution significative au 1er semestre 2017.

La Caisse régionale procède également à une politique de partage des risques dès lors que la dimension de l'entreprise (chiffre d'affaires ou nombre de salariés), l'importance et la nature du risque, le montant des engagements ou le niveau de technicité de la prestation l'exigent. Le recours à la syndication peut être intra-Crédit Agricole ou avec d'autres réseaux bancaires.

Cette politique a été réaffirmée et intensifiée lors des dernières révisions de la politique crédit en précisant néanmoins s'il s'agissait, suivant les marchés et le niveau d'engagement, d'une obligation ou d'une préconisation.

La politique de couverture des grands risques a été revue au cours du 2ème semestre 2015 à l'occasion de la mise en place de la nouvelle convention Foncaris. L'option prise et validée par le Conseil d'Administration a été reconduite pour 3 ans en 2015.

En matière de financement des LBO, les règles ont été renforcées tant sur le niveau d'intervention que sur les types de LBO (priorité est donnée aux LBO primaires) et il a été décidé de fixer une enveloppe globale d'engagement sur le financement des LBO. Une démarche identique a été mise en œuvre en 2014 sur la promotion immobilière (fixation d'une limite globale d'engagement maximum).

En ce qui concerne l'habitat, une politique prudente de garantie est menée, le recours à la garantie mutuelle CAMCA est proposé comme alternative aux garanties réelles classiques. Par ailleurs, l'assurance décès invalidité est fortement préconisée dans le respect de la réglementation actuelle.

1.2.2. Méthodologies et systèmes de mesure des risques

En ce qui concerne la banque de détail, suite à la validation par l'EBA du nouveau modèle LUC V41 en avril 2017, sa mise en place a été effective en mai 2017 sur notre Caisse régionale conformément à la préconisation de Crédit Agricole S.A.

Les principales évolutions du modèle portent sur le mécanisme de notation et les probabilités de défaut associées aux notes. Les principaux changements sont les suivants :

  • 14 grades dont 1 pour les contreparties en défaut,
  • grade par notation de partenaire (et non plus par éléments de contrat),
  • les notations tiennent compte exclusivement des caractéristiques du partenaire et de son comportement bancaire (équipement, fonctionnement, incident).

Ce nouveau modèle a fait l'objet d'un audit de la Banque centrale européenne (BCE) qui a finalement émis une autorisation pour sa mise en production, assortie toutefois de recommandations. Le modèle actuel fait donc l'objet d'observations et d'analyses par Crédit Agricole S.A. tout au long de l'année 2017 et sera amendé fin 2017 voire début d'année 2018.

Les impacts sur les processus métiers sont toutefois mineurs.

En ce qui concerne la banque des entreprises, il est à noter la mise en place effective sur la fin du 2ème trimestre 2016 du double regard concernant la notation de la grande clientèle.

De plus, comme cela est préconisé par l'A.C.P.R., la mesure du risque est maintenant exclusivement faite à partir d'indicateurs Bâle 2 (ex. : taux de défaut, coût du risque, notes sensibles, etc.).

Les modalités sont mentionnées dans le document de référence 2016.

1.2.3. Dispositif de surveillance

La maitrise et la surveillance des risques s'appuient sur un ensemble de structures dont les principales missions sont l'analyse, le pilotage et le contrôle.

La chaîne de traitement du risque crédit repose donc au sein de la Caisse régionale sur un ensemble cohérent de structures qui ont des missions soit opérationnelles, soit de contrôles ou décisionnelles.

Pour s'adapter aux nouvelles exigences réglementaires et économiques, la chaîne de traitement du risque crédit a été revue courant 2014. En 2015, les nouvelles règles de gouvernance ont conduit l'entité à mettre en place un comité des risques dont la présidence est assurée par un membre du Conseil d'Administration.

Les principales structures de surveillance des risques crédits sont :

  • le pilotage des risques,
  • le contrôle central des risques,
  • le comité de pilotage crédits,
  • le comité des risques,
  • le Conseil d'Administration.

Processus de surveillance des concentrations par contrepartie ou groupe de contreparties liées

Mise en place depuis 2010 des nouvelles normes nationales tiers et groupes sur le corporate : ces dernières permettent une meilleure appréhension et donc un meilleur suivi des groupes de contreparties liées.

Depuis le début 2013, des contrôles ont été mis en place afin de vérifier la complétude des groupes de risques « grandes clientèles ».

Par ailleurs, dans le cadre des déclarations réglementaires « grands risques », un nouveau process mis en place par Crédit Agricole S.A. permet d'appréhender avec beaucoup plus de précisions les encours risqués portés par les plus grosses contreparties. Ce processus continu à se renforcer dans le cadre des remontées CRV4.

La Caisse régionale, depuis plusieurs années, veille à une correcte division des risques. Aucune contrepartie ne dépasse le seuil de 10 % des fonds propres au sens RSE du terme, au 30 juin 2017.

Processus de revue de portefeuilles et de suivi sectoriel

Pas d'évolution notable sur le semestre en ce qui concerne le dispositif. Le planning des revues de portefeuille risques a été respecté.

Les modalités sont mentionnées dans le document de référence 2016.

Toutefois, l'ensemble du dispositif des revues de portefeuille des clients sains, sensibles et en défaut fait l'objet d'une étude coordonnée entre le pilotage et le contrôle des risques. Une analyse sur la pertinence d'une refonte du dispositif est en cours afin d'éviter les redondances des revues et d'améliorer l'anticipation et la détection de risques de crédit nés ou à naître.

Processus de suivi des contreparties défaillantes et sous surveillance

Pas d'évolution notable en ce qui concerne le dispositif de surveillance et de suivi. Les modalités sont mentionnées dans le document de référence 2016.

Processus de suivi des risques sur base consolidée

Le suivi des risques fait l'objet d'une attention permanente. Des reportings réguliers sont faits aux instances dirigeantes (tableau de bord mensuel). Ces reportings portent sur tous les principaux indicateurs de suivi des risques. La plupart sont déclinés par marché, que ce soient des indicateurs Bâle 2 (taux de défaut, coût du risque, encours pondérés, etc.) ou des indicateurs comptables (CDL, provisions, etc.).

Des reportings réguliers sont également faits auprès du comité risques, du Conseil d'Administration et des membres du Bureau du Conseil.

Impacts de stress scenarii

Des travaux sont réalisés une fois par an. Ces travaux visent à tester que, dans l'hypothèse d'une dégradation sévère de la situation économique, l'entité est en mesure de faire face aux conséquences de cette dégradation.

L'entité s'est appuyée sur une méthodologie, un outil de calcul et des hypothèses économiques proposées par Crédit Agricole S.A. (scénario violent mais plausible). Par ailleurs, ce scénario de base est aggravé ou atténué en fonction des spécificités locales (stress sectoriel et/ou stress de concentration).

Le principe général de ces stress a été de mesurer quel serait le niveau de perte attendue dans l'hypothèse d'une dégradation générale de notre portefeuille (secteur d'activité par secteur d'activité), quels seraient les impacts sur notre taux de défaut, nos encours pondérés, nos fonds propres et nos besoins en provision.

Au final, ces différents stress ont permis de vérifier que notre entité était en capacité de faire face aux principales conséquences de ces stress (impact sur les fonds propres, impact sur l'effort de provisionnement individuel et impact sur les provisions collectives Bâle 2).

Cet exercice a fait l'objet d'une présentation en comité risques du 24 janvier 2017. L'exercice sera renouvelé au second semestre 2017.

1.3. Exposition

On observe une stabilité de la concentration des encours au cours du 1er semestre 2017. Les dix plus grosses contreparties représentaient à fin juin 2017, 3.73 % de l'encours global, pour 3,71 % en début d'année.

Ce ratio est en baisse constante depuis plusieurs années : 4,49 % à juin 2015 puis 4,07 % à juin 2016.

Concentration

Diversification par zone géographique

Les Caisses régionales ne sont pas concernées.

Diversification du portefeuille par filière d'activité économique

Les Caisses régionales ne sont pas concernées.

Exposition par agent économique

Cf. Annexes aux comptes semestriels : note 5.3 qui présente les prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle (avec indication des encours bruts et des encours dépréciés).

1.4. Coût du risque

Le coût du risque s'établit à 9,063 millions d'euros. Il est en hausse de 1,472 million d'euros par rapport à celui de juin 2016 (7,591 millions d'euros). Cette hausse globale est issue essentiellement de deux évolutions opposées concernant le coût du risque CDL et le coût du risque lié aux provisions collectives. Le coût du risque CDL enregistre une baisse de 5,053 millions d'euros entre juin 2016 et juin 2017 (amélioration du recouvrement individuel) alors que le coût du risque lié aux provisions collectives s'accroît de 8,014 millions d'euros sur la même période. Cette hausse des provisions collectives comprend également deux évolutions opposées avec une baisse de 13,346 millions d'euros des provisions Bâle 2 (impacts LUC et amélioration du portefeuille) et une hausse de 21,360 millions d'euros de provisions filières (lait, viande, aviculture, LBO).

1.5. Perspectives d'évolution et incertitudes pour le second semestre 2017 sur le risque de crédit

La révision annuelle de la politique crédit risques interviendra sur le deuxième semestre. Tous les points la constituant seront passés en revue. Les évolutions ou adaptations apportées feront l'objet d'une validation en Conseil d'Administration. La refonte en profondeur réalisée en 2016 a permis de la rendre plus lisible.

En termes organisationnels, la mise en place d'une structure d'accompagnement et d'analyse pour la clientèle entreprises est dorénavant effective depuis plusieurs mois, seuls des ajustements à la marge sont à prévoir. Cette structure est rattachée à la direction des risques et engagements et elle a pour mission l'analyse des dossiers de financement des entreprises qui relèvent de sa délégation, le double regard des notes grandes clientèles ainsi que des suivis et contrôles ayant traits à la grande clientèle.

En ce qui concerne l'évolution des risques, le 1er semestre 2017 se caractérise par une légère baisse du taux de défaut tant sur la banque de détail que sur la banque des grandes clientèles.

Les perspectives pour le second semestre restent incertaines. En effet, alors que des signes d'amélioration économique semblent se dessiner, le processus de sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne pourrait casser cette dynamique en raison des nombreuses incertitudes que cela engendre. Par ailleurs, le secteur agricole traverse une période très difficile dans de nombreuses filières de production et tout particulièrement celle du lait. Ces évènements pourraient donc peser sur les risques dans les mois à venir et notamment sur le risque agricole. Ces éléments sont en partie contrebalancés par notre dispositif de prévention et de traitement des risques qui a été optimisé depuis maintenant 3 ans, ce qui nous permet de gérer au mieux nos risques nés ou à naitre.

L'objectif est donc, dans ce contexte difficile et incertain, de stabiliser voire de baisser légèrement le taux de défaut global qui, rappelons-le, reste inférieur à la moyenne des Caisses régionales de Crédit Agricole. Seule l'atteinte de cet objectif permettra de contenir le coût du risque comme cela a été le cas au 1er semestre 2017.

L'entité est aujourd'hui correctement provisionnée tant au niveau individuel que collectif. En complément des provisions collectives Bâle 2 qui ont fortement baissé du fait du nouveau modèle de notation de la banque de détail, les provisions filières actuelles ont été maintenues considérant ces secteurs d'activités encore fragiles. De nouvelles filières ont été constituées au 2ème trimestre 2017 afin de tenir compte d'une part des difficultés conjoncturelles agricoles qui perdurent (lait, viande bovine et volailles) et d'autre part du type de financement LBO/FSA, plus risqué par nature.

1.6. Risques de contrepartie sur titres et dérivés

1.6.1. Objectifs et politique

Le risque de contrepartie est le risque qu'une contrepartie soit dans l'impossibilité d'honorer une obligation envers la Caisse régionale. Il concerne l'ensemble des opérations hors groupe Crédit Agricole sur titres et instruments financiers. Il est causé par la défaillance de l'émetteur (achat de titres) ou du cocontractant (opération de hors bilan) et pour les OPCVM par celle du dépositaire, du promoteur ou d'une signature de fonds.

Le système de mesure mis en place permet d'identifier, mesurer et agréger le risque de contrepartie qui résulte de l'ensemble des opérations sur titres et dérivés.

1.6.2. Gestion du risque

Une fois par an au minimum, le Conseil d'Administration valide la politique annuelle du risque de contrepartie.

Le middle office calcule tous les mois le risque de contrepartie sur titres et dérivés et confronte le résultat aux limites fixées. En cas de dépassement de limites, des actions correctrices sont engagées par un comité financier.

Le Conseil d'Administration est tenu informé trimestriellement de l'évolution des différents indicateurs de risque, du respect des limites et mensuellement en cas de dépassement des limites ou des seuils d'alerte.

Des contrôles de conformité et de consolidation sont effectués trimestriellement.

1.6.3. Méthodologie de mesure et d'encadrement du risque

Le risque de contrepartie sur les titres est calculé à partir de la valeur de marché.

Le risque de contrepartie sur les instruments dérivés est établi à partir de la valeur de marché et du risque de crédit potentiel, calculé et pondéré selon les normes prudentielles.

Le risque de contrepartie est encadré par la politique financière de la Caisse régionale Atlantique Vendée.

Le dispositif de limites a fait l'objet d'une révision, validée par le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016.

Les limites globales sont les suivantes :

  • sur l'ensemble des portefeuilles titres et dérivés :

  • une limite globale sur le total des risques des contreparties hors Groupe, titres et dérivés, qui doit être inférieur à 100 % des fonds propres prudentiels de la Caisse régionale,

  • une limite globale par contrepartie hors Groupe, titres et dérivés, plafonnée à 10 % des fonds propres prudentiels de la Caisse régionale pour les financières, à 5 % pour les corporates et à 3 % pour les sociétés de gestion.

Conformément à la règle des grands risques (arrêté du 20 février 2007), une pondération à 0 % est appliquée pour les titres émis par les états membres de l'Union européenne (décision du Conseil d'Administration du 26 juillet 2013).

  • sur les obligations en direct :

  • la notation minimum des titres à la souscription doit être BBB- pour les titres de placement,

  • la notation minimum des titres à la souscription doit être BBB, dans le cadre des directives de Crédit Agricole S.A. pour les titres d'investissement.

  • sur les autres titres :

  • notation à la souscription des contreparties ou actionnaires principaux égale ou supérieure à A,

  • par OPCVM :
  • prise en compte de la notation du dépositaire à la souscription égale ou supérieure à A,
  • taux d'emprise maximum égal à 10 % de l'actif du fonds.

Les limites et alertes opérationnelles sont les suivantes :

  • sur les obligations en direct :

  • une limite en montant à l'investissement par contrepartie, par notation et une limite par durée d'échéance,

  • des limites sectorielles :
  • treasuries/government et/ou guarantee/supranational 100 % maximum du total portefeuille,
  • banking 15 % maximum,
  • corporates 10 % maximum,
  • mortgage assets 10 % maximum,
  • autres 5 % maximum.

  • une alerte opérationnelle sur toute contrepartie inscrite sur la liste d'interdiction ou de non recommandation établie par Crédit Agricole S.A.

Le risque souverain rattaché aux titres émis par les états membres de l'Union européenne n'est pas soumis à ce dispositif de limites. Toutefois, pour l'état français, la Caisse régionale se fixe un objectif de limiter dans le temps le risque à 50 % des fonds propres prudentiels.

Au 30 juin 2017, l'exposition au risque de contrepartie sur titres et dérivés, hors Groupe et hors état français, représente 20 % des fonds propres prudentiels dont moins de 2 % sur la plus forte contrepartie.

2. Risque de marché

Les dispositifs de gestion et la méthodologie de mesure et d'encadrement des risques de marché sont précisés pages 52 à 54 du rapport financier annuel 2016 de la Caisse régionale.

Le risque de marché représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fluctuations défavorables de la valeur des instruments financiers à la suite de la variation des paramètres de marché notamment les taux d'intérêts, les taux de change, les cours des actions, le prix des matières premières, ainsi que de leur volatilité implicite.

2.1. Principales évolutions

2.1.1. Objectifs et politique

La Caisse régionale est exposée au risque de marché sur les éléments de son portefeuille de titres et de dérivés lorsque ces instruments sont comptabilisés en juste valeur (au prix de marché).

La politique de placement des excédents de fonds propres a été révisée et validée par le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016.

Pour 2017, l'orientation s'inscrit dans le cadre de la constitution du ratio LCR.

2.1.2. Gestion du risque

Le dispositif de limites et alertes en vigueur sur le 1er semestre 2017 est le suivant :

  • le portefeuille titres est encadré par une limite globale, qui est l'excédent de fonds propres. Pour le respect de cette règle, les emplois et les ressources sont définis sur base sociale et selon les normes comptables françaises.

Le principe est le suivant : les fonds propres bruts (incluant les liens entre Caisses régionales et Caisses locales) sont comparés aux emplois (immobilisations nettes, participations, titres, emplois interbancaires).

L'équilibre doit être respecté en permanence, les emplois doivent être strictement inférieurs aux fonds propres, c'est-à-dire que l'excédent de fonds propres doit toujours être positif.

Depuis juillet 2013, une mesure dérogatoire a été mise en place pour faciliter l'atteinte du ratio LCR. Dans ce cadre, un portefeuille de titres supplémentaire à hauteur de 20 % des ressources peut être constitué.

- limite et alerte globales sur les niveaux de VaR (Value at Risk) pour les produits complexes :

niveau 1 : alerte globale :

information de la Direction Générale si la VaR est supérieure à 3,66 % du résultat net social au 31 décembre 2016 soit 4 millions d'euros,

niveau 2 : limite globale :

information du Conseil d'Administration si la VaR est supérieure à 5,46 % du résultat net social au 31 décembre 2016 soit 6 millions d'euros.

- alerte globale pour le stress adverse 1 an sur le portefeuille de placement :

=> information de la Direction Générale si, en cas de stress scénario, la variation de la plus ou moins-values est supérieure à 37,33 % du résultat net social au 31 décembre 2016 soit 41 millions d'euros,

- limite globale pour le stress Groupe sur le portefeuille de placement :

=> information du Conseil d'Administration si, en cas de stress scénario, la variation de la plus ou moins-values est supérieure à 37,33 % du résultat net social au 31 décembre 2016 soit 41 millions d'euros,

- alerte globale pour le stress Groupe sur le portefeuille d'investissement :

=> alerte fixée à 137,5 millions d'euros.

2.2. Risque action

Le risque action représente le risque de perte en capital qui se traduit par la baisse du cours des actions ou des parts détenues en portefeuille.

  • risque sur actions provenant des activités de trading et d'arbitrage :

La Caisse régionale Atlantique Vendée n'a pas d'activité de trading, ni d'arbitrage.

- risque sur actions provenant des portefeuilles de placement :

La Caisse régionale détient un portefeuille investi en partie en :

produits structurés dont la valeur de marché dépend de l'évolution du prix des sous-jacents indice actions.

Au 30 juin 2017, les encours exposés au risque action au travers de ces produits sont constitués d'actifs financiers à la juste valeur par résultat pour 16,7 millions d'euros.

  • FCPR et SICAV : au 30 juin 2017, les encours exposés au risque action au travers de ces produits sont constitués d'actifs financiers disponibles à la vente pour 8,5 millions d'euros.

  • actions d'autocontrôle :

Au 30 juin 2017, la Caisse régionale détient une partie de ses Certificats Coopératifs d'Investissement (CCI) :

ils ont été acquis en partie dans le cadre d'un contrat de liquidité.

Le nombre de CCI détenus à ce titre s'élève à 5 075 au 30 juin 2017,

et dans le cadre d'un programme de rachat de ses propres CCI.

Le nombre de CCI détenus à ce titre s'élève à 4 214 au 30 juin 2017.

2.3. Exposition

Au 31 mai 2017, pour un intervalle de confiance de 99 % et sur un horizon d'un mois, la VaR des produits dits complexes s'élève à 2,4 millions d'euros pour un portefeuille « produits complexes » de 16,7 millions d'euros. La limite est respectée.

  • stress Groupe au 31 mai 2017 :

  • portefeuille de placement : le stress scénario conduirait à -10,9 millions d'euros de variation des plus ou moins-values,

  • portefeuille d'investissement : le stress scénario conduirait à -91,1 millions d'euros de variation des plus ou moins-values.

  • stress adverse 1 an au 31 mai 2017 :

portefeuille de placement : le stress scénario conduirait à -14,3 millions d'euros de variation des plus ou moins-values.

L'ensemble des limites est respecté.

2.4. Perspectives d'évolution pour le second semestre 2017

Pas d'évolution majeure sur le dispositif d'encadrement du risque de marché.

3. Gestion du bilan

3.1. Risque de taux d'intérêt global

Les dispositifs de gestion et la méthodologie de mesure et d'encadrement du risque de taux d'intérêt global sont précisés pages 54 et 55 du rapport financier annuel 2016 de la Caisse régionale.

3.1.1. Principales évolutions

3.1.1.1. Objectifs et politique

Le risque de taux est le risque encouru en cas de variation des taux d'intérêt du fait de l'ensemble des opérations de bilan et de hors bilan, à l'exception, le cas échéant, des opérations soumises aux risques de marché ("trading book").

L'analyse du risque de taux mesure l'impact d'une variation de taux sur le PNB de la Caisse régionale.

L'objectif est de s'assurer d'une mesure régulière de l'exposition aux risques de taux et de la mise en œuvre des actions nécessaires pour réduire si besoin cette exposition.

3.1.1.2. Gestion du risque

Les modèles utilisés pour le calcul du risque de taux ont connu les évolutions suivantes :

  • revue des hypothèses de remboursement anticipé et de réaménagement des crédits habitat,
  • revue des hypothèses de remboursement anticipé et de réaménagement des DAT.

Le dispositif de limites et alertes a été validé par le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016.

Ce dispositif comprend :

  • des limites sur les GAPS (inflation et synthétique) en glissement annuel sur la première année puis en civil sur les années suivantes, sur un horizon de 12 ans :
  • limite sur les deux premières années : choc de taux de 200 bp < = 5 % PNB d'activité annuel budgété,
  • limite 3-12 ans : choc de taux de 200 bp < = 4 % PNB d'activité annuel budgété.

et un seuil d'alerte opérationnelle à 80 %,

  • des limites de sensibilité de la Valeur Actuelle Nette (VAN) :
  • l'impact VAN d'un choc de taux de 200 bp et d'un choc inflation de 100 bp sur 30 ans, ne doit pas être supérieur à 15 % des fonds propres prudentiels de la Caisse régionale Atlantique Vendée,
  • l'impact VAN d'un choc de taux de 200 bp sur 30 ans, ne doit pas être supérieur à 10 % des fonds propres prudentiels de la Caisse régionale Atlantique Vendée.

et un seuil d'alerte opérationnelle à 90 %.

3.1.2. Exposition

Au 30 juin 2016, les gaps de taux synthétique, taux fixe et inflation calculés à partir de Cristaux 2 sont les suivants :

(en millions d'euros) Année 1
glissante
2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028
Gap TF -548 -636 -604 -742 -778 -730 -732 -690 -693 -654 -509 -418 -374
Gap Inflation 497 474 436 404 371 337 292 253 217 186 154 118 70
Gap Synthétique -51 -162 -167 -338 -407 -393 -440 -438 -476 -468 -354 -300 -304

Les consommations des limites de sensibilité de la valeur actuelle nette sont les suivantes :

Hypothèse d'un choc de taux : hausse de 200bp des taux En M€
nominaux et 100bp de l'inflation
Impact VAN défavorable en M EUR pour le gap de
synthèse
-115
Limite VAN en M EUR pour le gap de synthèse (10% FP) 189
Consommation de la limite 61%
Impact VAN défavorable en M EUR pour le gap de
synthèse et gap inflation
-152
Limite VAN en M EUR pour le gap de synthèse et gap
inflation (15% FP) 284
Consommation de la limite 54%

Au 30 juin 2016, l'ensemble des limites (gaps et VAN) est respecté.

3.1.3. Perspectives d'évolution pour le second semestre 2017

A noter le déploiement d'un nouvel outil Groupe prévu fin 2017.

3.2. Risque de change

Le risque de change correspond au risque de variation de juste valeur d'un instrument financier du fait de l'évolution du cours d'une devise.

Risque de change opérationnel lié aux opérations de marché :

Le dispositif de gestion et la méthodologie de mesure et d'encadrement du risque de change sont précisés page 56 du rapport financier annuel 2016 de la Caisse régionale.

La limite opérationnelle sur ce risque est une limite de variation à 0,25 % du PNB de l'exercice N-1 soit 1 073 milliers d'euros sur 2017.

Au 31 mars 2017, les OPCVM détenus par la Caisse régionale ne portent pas de risque de change.

La limite est respectée.

3.3. Risque de liquidité et de financement

Les risques de liquidité et de financement désignent la possibilité de subir une perte si l'entreprise n'est pas en mesure de respecter ses engagements financiers en temps voulu et à des prix raisonnables lorsqu'ils arrivent à échéance. Ces engagements comprennent notamment les obligations envers les déposants et les fournisseurs, ainsi que les engagements au titre d'emprunts et de placements.

Le dispositif de gestion du risque de liquidité est précisé pages 56 et 57 du rapport financier annuel 2016 de la Caisse régionale.

Le dispositif concernant les limites globales a été renouvelé et validé par le Conseil d'Administration du 16 décembre 2016.

3.3.1. Principales évolutions

Pas d'évolution du système de suivi du risque de liquidité et de financement.

3.3.2. Exposition

  • risque de liquidité à court terme :

Au 30 juin 2017, le ratio LCR s'établit à 103,07 %, pour un niveau réglementaire de 80 %.

La limite court terme conditionnelle à un an de la Caisse régionale s'établit à 1 730 millions d'euros (limite Crédit Agricole S.A.) au 30 juin 2017 et sa consommation s'élève à 1 045 millions d'euros.

L'ensemble des limites globale, idiosyncratique et systémique est respecté.

  • risque de liquidité à moyen/long terme :

La limite encadrant le risque d'illiquidité associé à la concentration des échéances du refinancement long terme est respectée, exceptée des dépassements passifs autorisés par Crédit Agricole S.A. Les opérations à l'origine de ces dépassements ont été initiées par Crédit Agricole S.A.

3.3.3. Plan d'urgence

Le dispositif du plan d'urgence est précisé page 57 du rapport financier annuel 2016 de la Caisse régionale.

3.3.4. Perspectives d'évolution pour le second semestre 2017

Une révision du mode de calcul de la limite court terme par le Groupe génèrera une baisse de la limite court terme sur le 2ème semestre 2017, celle-ci passera de 1 730 millions d'euros à 1 298 millions d'euros.

De plus, une limite sera dorénavant fixée sur l'indicateur PRS (position en ressources stables) pour les Caisses régionales.

Chaque Caisse régionale devra avoir une PRS au moins positive.

3.4. Politique de couverture

La gestion du risque de taux d'intérêt global vise à concilier les deux approches cidessous.

3.4.1. Couverture de juste valeur (fair value hedge)

Les couvertures de juste valeur modifient le risque de variations de juste valeur d'un instrument à taux fixe causé par des changements de taux d'intérêts. Ces couvertures transforment des actifs ou des passifs à taux fixe en éléments à taux variables.

Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes subordonnées à taux fixe.

Concernant la Caisse régionale Atlantique Vendée, la couverture en juste valeur est utilisée dans les domaines suivants :

  • la couverture du risque de taux d'intérêt global, avec des swaps prêteurs pour couvrir des passifs à taux fixe (DAV, émissions d'obligations...) et des swaps emprunteurs pour couvrir des actifs à taux fixe (prêts clients taux fixe),
  • la couverture de crédits clients capés par achat de caps.

3.4.2. Couverture de flux de trésorerie (cash flow hedge)

Les couvertures de flux de trésorerie modifient notamment le risque inhérent à la variabilité des flux de trésorerie liés à des instruments portant intérêt à taux variable.

Les couvertures de flux de trésorerie comprennent notamment les couvertures de prêts et de dépôts à taux variable.

4. Risques du secteur de l'assurance

La Caisse régionale Atlantique Vendée n'est pas concernée.

5. Risques juridiques

Le risque juridique est le risque de tout litige avec une contrepartie résultant de toute imprécision, lacune ou insuffisance susceptible d'être imputable à l'entreprise au titre de ses opérations.

La fonction juridique assure une veille opérationnelle sur les évolutions législatives et réglementaires. Elle participe à la procédure d'analyse des risques liés aux « nouvelles activités, nouveaux produits » et conseille les directions opérationnelles dans la mise en œuvre des normes et des nouveautés juridiques. Elle bénéficie par

ailleurs d'une animation fonctionnelle assurée par la direction des affaires juridiques de Crédit Agricole S.A.

Dans le cadre des activités commerciales et financières de la Caisse régionale, il n'existe, au 30 juin 2017, aucun fait exceptionnel ou litige non provisionné susceptible d'avoir une incidence significative sur la situation financière, l'activité ou le patrimoine de la Caisse régionale Atlantique Vendée.

À la connaissance de la Caisse régionale Atlantique Vendée, il n'existe, au 30 juin 2017 aucune procédure gouvernementale, judiciaire ou d'arbitrage susceptible d'avoir, ou ayant eu récemment, des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de la Caisse régionale et du groupe Crédit Agricole.

Par ailleurs, comme indiqué dans son communiqué du 31 juillet 2017, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Atlantique Vendée a été assignée devant le Tribunal de Grande Instance de Nantes par quelques porteurs de CCI en vue d'obtenir le rachat de leurs titres. Cette action est initiée par l'Association de Défense des Actionnaires Minoritaires (ADAM). Les arguments qu'elle développe sont sans fondement et la Caisse régionale Atlantique Vendée est donc très confiante sur l'issue de cette procédure.

7. Risques opérationnels

Le risque opérationnel correspond au risque de perte résultant de l'inadéquation ou de la défaillance des processus internes, des personnes, des systèmes ou d'évènements extérieurs, risques juridiques inclus mais risques stratégique et de réputation exclus.

Pas d'évolution notable tant au niveau de la méthodologie (AMA) que de l'organisation, ainsi que du dispositif général de surveillance.

Les faits marquants sur le 1er semestre 2017 :

  • la révision de la cartographie de 2016 permettant de mieux cerner les processus les plus sensibles aux risques opérationnels et de mettre en place des dispositions pour limiter ou éviter ces risques,
  • une sanction de 2 millions d'euros au titre de la mission A.C.P.R. 2015 sur le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT),
  • une collecte des risques opérationnels en augmentation en montant par rapport au 1er semestre 2016. Augmentation de 360 milliers d'euros,
  • une augmentation de l'exigence de fonds propres au titre du risque opérationnel de 30 millions d'euros à 55 millions d'euros due principalement à la prise en compte sur 2016 de 3 nouveaux scénarios majeurs :
  • o utilisation frauduleuse de moyens de paiement,
  • o malveillance paralysant le système carte bancaire,
  • o pratiques déloyales.

Les typologies d'incidents collectés sont principalement :

  • les fraudes ou tentatives de fraudes (ex : usurpation d'identité, tentative de virement frauduleux, etc.),
  • des contestations de calcul du TEG,
  • un incident assurance en cours, évalué à 600 milliers d'euros.

Aucun risque opérationnel n'a dépassé le seuil de significativité, soit 0,5 % des fonds propres ou 9 450 milliers d'euros.

L'ensemble du dispositif fait l'objet de nombreux contrôles tant internes qu'au niveau du Groupe. Le plan de contrôles qui avait été renforcé au cours du 1er semestre 2014 n'a pas connu de modification.

8. Risques de non-conformité

Se reporter au rapport du Président du Conseil d'Administration de la Caisse régionale Atlantique Vendée au titre de la LSF, pages 197 et suivantes du rapport financier annuel 2016 de la Caisse régionale.

Selon la définition du comité de Bâle, le risque de non-conformité est défini comme un « risque de sanction judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière, d'atteinte à la réputation, du fait de l'absence de respect des dispositions législatives et réglementaires, des normes et usages professionnels et déontologiques, propres aux activités des banques. »

Les actions entreprises en 2016 ont été poursuivies et accentuées au premier semestre 2017 à la fois en matière de protection de la clientèle et plus particulièrement la clientèle fragile, de lutte contre la fraude et contre l'évasion fiscale, de déontologie ; une refonte globale du corpus FIDES est engagée pour prendre en compte les nouvelles lignes directrices du Groupe en la matière.

Le pilotage du plan de renforcement du dispositif LCB-FT, faisant suite à une mission de contrôle de l'A.C.P.R. en 2015, s'est poursuivi et accéléré au 1er semestre 2017 par la mise en œuvre d'un nouveau plan de contrôle, de nouvelles procédures dédiées, d'un plan de formation adapté et d'autres points de corrections. Un audit externe a permis de conforter les actions correctrices déployées par la Caisse régionale.

Dans le cadre de cette mission de contrôle, la commission des sanctions de l'A.C.P.R. a publié le 4 juillet 2017 une sanction à l'encontre de la Caisse régionale constituée d'un blâme et d'une amende de deux millions d'euros. Cette décision de l'A.C.P.R. porte sur des procédures et des méthodes de l'ancien dispositif de conformité de la Caisse régionale et ne remet pas en cause le plan de renforcement en cours, dont les efforts ont été soulignés par le régulateur.

V - LES CERTIFICATS COOPERATIFS D'INVESTISSEMENT

1. L'évolution du nombre de titres

Au 1er janvier 2017, le capital de la Caisse régionale du Crédit Agricole Atlantique Vendée est composé, entre autres, de 1 302 830 Certificats Coopératifs d'Investissement (CCI).

Le nombre de CCI à fin juin 2017 est toujours de 1 302 830 car :

  • ●l'Assemblée générale mixte du 12 avril 2017 n'a pas offert la possibilité à chaque titulaire de Certificats Coopératifs d'Investissement d'opter pour le paiement du dividende en CCI,
  • la Caisse régionale n'a pas annulé de CCI au cours du premier semestre 2017.

2. La valeur boursière

Le cours du CCI s'établit à 133,50 euros le 30 juin 2017, en hausse de 34,8 % par rapport au 31 décembre 2016.

3. Le rendement du titre

Au titre de l'exercice 2016, l'Assemblée générale a validé le versement d'un dividende de 4,46 euros. Cette rémunération assure aux CCI un rendement net de 3,34 % sur le cours au 30 juin 2017.

Le dividende a été mis en paiement le 15 mai 2017.

4. Le programme de rachat des CCI Atlantique Vendée

L'Assemblée générale du 12 avril 2017 a validé la reconduction du programme de rachat sur ses propres CCI.

Il est destiné à permettre à la Caisse régionale d'opérer en bourse ou hors marché sur ses CCI en vue de toute affectation permise ou qui viendrait à être permise par la loi ou la réglementation en vigueur. En particulier, la Caisse régionale pourra utiliser la présente autorisation en vue :

● d'assurer l'animation du marché des CCI par un prestataire de services d'investissement dans le cadre d'un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie de l'AMAFI,

●de procéder à l'annulation des CCI acquis.

VI – DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE

Le dispositif de contrôle interne est défini, au sein du groupe Crédit Agricole, comme l'ensemble des dispositifs visant la maîtrise des activités et des risques de toute nature et permettant la régularité, la sécurité et l'efficacité des opérations, conformément aux définitions de place.

Visant à limiter les potentielles défaillances en matière de procédures, techniques ou humaines, il se caractérise donc par les objectifs qui lui sont assignés :

  • performance financière, par l'utilisation efficace et adéquate des actifs et ressources du Groupe ainsi que la protection contre les risques de pertes,
  • connaissance exhaustive, précise et régulière des données nécessaires à la prise de décision et à la gestion des risques,
  • conformité aux lois et règlements et aux normes internes,
  • prévention et détection des fraudes et erreurs,
  • exactitude, exhaustivité des enregistrements comptables et établissement en temps voulu d'informations comptables et financières fiables.

Les dispositifs mis en œuvre dans cet environnement normatif produisent un certain nombre d'outils de reportings au Conseil d'Administration, à la Direction Générale et au management notamment, permettant une évaluation de la qualité des dispositifs de contrôle interne mis en œuvre et de leur adéquation (système de contrôle permanent et périodique, information sur la mesure et la surveillance des risques, plans d'actions correctrices, etc.).

Le système de contrôle de la Caisse régionale, inhérent au dispositif de contrôle interne, est construit sur le principe de trois lignes de défense, selon la convention en vigueur dans toutes les entités du groupe Crédit Agricole : le contrôle opérationnel, le contrôle permanent et le contrôle périodique.

1. Textes de référence en matière de contrôle interne références internationales émises notamment par le comité de Bâle sur le contrôle bancaire - références légales et réglementaires

  • Code Monétaire et Financier, règlement CRBF 97-02 modifié relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d'investissement, remplacé par l'arrêté du 3 novembre 2014,
  • recueil des textes réglementaires relatif à l'exercice des activités bancaires et financières (établi par la Banque de France et le CCLRF),
  • règlement général de l'Autorité des Marchés Financiers.

1.1. Références propres au Crédit Agricole

  • recommandations du comité plénier de contrôle interne des Caisses régionales,
  • corpus et procédures relatifs notamment à la comptabilité (plan comptable du Crédit Agricole), à la gestion financière, aux risques et aux contrôles permanents,
  • charte de déontologie du groupe Crédit Agricole.

1.2. Références internes à la Caisse régionale Atlantique Vendée

La Caisse régionale s'est dotée d'une charte du contrôle interne qui s'inscrit dans le cadre réglementaire déterminé ci-dessus et répond aux exigences du groupe Crédit Agricole. Cette charte a notamment pour objet de déterminer les objectifs poursuivis en matière de contrôle interne, d'en décrire l'organisation et enfin de préciser le rôle et les missions de l'ensemble des acteurs qui interviennent dans les processus de contrôle. Cette charte est régulièrement actualisée et la dernière mise à jour a été validée au Conseil d'Administration du 27 janvier 2017.

2. Principes d'organisation du dispositif de contrôle interne

2.1. Principes fondamentaux

Les principes d'organisation et les composantes des dispositifs de contrôle interne de la Caisse régionale Atlantique Vendée et communs à l'ensemble des entités du groupe Crédit Agricole sont :

• la couverture exhaustive des activités et la cartographie des risques,

  • la responsabilité de l'ensemble des acteurs,
  • une définition claire des tâches,
  • une séparation effective des fonctions d'engagement et de contrôle,
  • des délégations formalisées et à jour,
  • des normes et procédures, notamment comptables et de traitement de l'information, formalisées et à jour,
  • des systèmes de mesure des risques et des résultats,
  • des systèmes de surveillance et de maîtrise des risques,
  • un système de contrôle, comprenant des contrôles permanents réalisés par les unités opérationnelles ou par des collaborateurs dédiés, et des contrôles périodiques (inspection générale, audit), décrits plus loin.

2.2. Pilotage du dispositif

Afin de veiller à la cohérence et à l'efficacité du dispositif de contrôle interne et au respect des principes énoncés ci-dessus sur l'ensemble du périmètre de contrôle interne de la Caisse régionale Atlantique Vendée, trois responsables distincts du contrôle périodique (audit - inspection), du contrôle permanent et du contrôle de la conformité ont été désignés. Les lignes métier risques et conformité sont respectivement représentées par les responsables du contrôle permanent et du contrôle de la conformité, rattachés au directeur qualité, conformité et risques, luimême rattaché au Directeur Général de la Caisse régionale. Ils réalisent des rapports réguliers auprès du Conseil d'Administration. La fonction réglementaire de gestion des risques est assumée par le directeur qualité, conformité et risques.

2.3. Rôle du Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration est informé de l'organisation, de l'activité et des résultats du contrôle interne. Il est impliqué dans la compréhension des principaux risques encourus par l'entreprise. A ce titre, il est régulièrement informé des limites globales fixées en tant que niveaux acceptables de ces risques. Les niveaux d'utilisation de ces limites lui sont également communiqués. Il approuve l'organisation générale de l'entreprise ainsi que celle de son dispositif de contrôle interne.

En outre, il est informé, au moins deux fois par an, par l'organe exécutif et par les trois responsables des fonctions de contrôle, de l'activité et des résultats du contrôle interne.

Outre les informations qui lui sont régulièrement transmises, il dispose du rapport annuel sur le contrôle interne qui lui est systématiquement communiqué, conformément à la réglementation bancaire et aux principes du groupe Crédit Agricole. Ce rapport a été présenté au Conseil d'Administration 24 mars 2017 qui a ainsi, pris connaissance de l'activité et des résultats du contrôle interne de la Caisse régionale pour l'exercice 2016

2.4. Rôle des comités

2.4.1. Comité d'audit

La Caisse régionale a constitué un comité d'audit par décision de son Conseil d'Administration en date du 18 septembre 2009 dont les principales missions, définies par le code de commerce visent notamment à assurer le suivi des questions relatives :

  • au processus d'élaboration de l'information financière,
  • à l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques
  • au contrôle légal des comptes,
  • à l'indépendance des commissaires aux comptes.

Il a pour objet les travaux préparatoires destinés à faciliter les prises de décisions du Conseil d'Administration ; il n'a pas de rôle décisionnaire.

Il se réunit trimestriellement. Sur le 1er semestre 2017, les réunions se sont déroulées les 24 janvier et 25 avril.

2.4.2. Comité des risques

En application des dispositions du Code Monétaire et Financier, issues de la directive CRD IV (L511-89 à L511-103) et de l'arrêté du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne, le Conseil d'Administration a, dans sa séance du 13 avril 2016, constitué un comité des risques.

Il a notamment pour missions :

  • de conseiller le Conseil d'Administration sur la stratégie globale de l'établissement et l'appétence en matière de risques, tant actuels que futurs,

  • d'assister le conseil lorsque celui-ci contrôle la mise en œuvre de cette stratégie par la Direction Générale et par le responsable de la fonction de gestion des risques,

  • d'examiner dans le cadre de sa mission, si les prix des produits et services proposés aux clients sont compatibles avec la stratégie de l'établissement en matière de risques,

  • d'examiner (sans préjudice des attributions du comité des rémunérations) si les incitations prévues par la politique et les pratiques de rémunération de la Caisse régionale sont compatibles avec sa situation, au regard des risques auxquels elle est exposée, de son capital, de sa liquidité et de la probabilité et de l'échelonnement dans le temps des bénéfices attendus.

Il a pour objet les travaux préparatoires destinés à faciliter les prises de décisions du Conseil d'Administration ; il n'a pas de rôle décisionnaire, mais procède à un examen régulier des stratégies, politiques, procédures, systèmes outils et limites en matière de risque de liquidité. Il communique ses conclusions au Conseil d'Administration.

En 2017, le comité des risques est convoqué à sept reprises. Sur le 1er semestre 2017, les réunions se sont déroulées les 18 janvier, 28 février et 25 avril.

2.5. Rôle de l'organe de direction

Le Directeur Général est directement impliqué dans l'organisation et le fonctionnement du dispositif de contrôle interne. Il s'assure que les stratégies et limites de risques sont compatibles avec la situation financière (niveau de fonds propres, résultats) et les stratégies arrêtées par le Conseil d'Administration.

Le Directeur Général définit l'organisation générale de l'entreprise, et s'assure de sa mise en œuvre efficiente par des personnes compétentes. En particulier, il fixe clairement les rôles et responsabilités en matière de contrôle interne et attribue les moyens adéquats.

Il veille à ce que des systèmes d'identification et de mesure des risques, adaptés aux activités et à l'organisation de l'entreprise, soient adoptés. Il veille également à ce que les principales informations issues de ces systèmes lui soient régulièrement reportées.

Il s'assure que le dispositif de contrôle interne fait l'objet d'un suivi permanent, destiné à vérifier son adéquation et son efficacité. Il est informé des principaux dysfonctionnements que le dispositif de contrôle interne identifie et des mesures correctrices proposées, notamment dans le cadre du Comité de Direction Générale (mensuel - créé en 2016) et aussi du comité de contrôle interne (trimestriel) qui se réunissent sous sa présidence.

2.6. Contrôle interne consolidé : Caisses locales et filiales

Conformément aux principes du Groupe, le dispositif de contrôle interne de la Caisse régionale Atlantique Vendée s'applique sur un périmètre large visant à l'encadrement et à la maîtrise des activités, à la mesure et à la surveillance des risques sur base consolidée.

La Caisse régionale Atlantique Vendée s'assure de l'existence d'un dispositif adéquat au sein de chacune de ses filiales porteuses de risques (CAAVIP, UNEXO, ACTICAM…) afin de permettre une identification et une surveillance consolidée des activités, des risques et de la qualité des contrôles au sein de ces filiales, notamment en ce qui concerne les informations comptables et financières.

Ces entités établissent un rapport annuel de contrôle interne dont la synthèse est intégrée dans le rapport annuel de contrôle interne de la Caisse régionale, adressé à l'A.C.P.R. via la direction du contrôle interne Groupe de l'organe central (Crédit Agricole S.A.).

Le périmètre de contrôle interne de la Caisse régionale comprend également l'ensemble des 69 Caisses locales affiliées pour lesquelles des diligences analogues sont réalisées.

L'organisation et le fonctionnement des Caisses locales sont étroitement liés à la Caisse régionale et contrôlés par celle-ci. L'ensemble constitué de la Caisse régionale Atlantique Vendée et des Caisses locales affiliées bénéficie d'un agrément collectif en tant qu'établissement de crédit.

Les Caisses locales font collectivement appel public à l'épargne avec la Caisse régionale Atlantique Vendée à laquelle elles sont affiliées. Le présent rapport concerne donc à la fois la Caisse régionale Atlantique Vendée et les Caisses locales affiliées.

3. Description synthétique du dispositif de contrôle interne et de maîtrise des risques auquel est soumise l'entreprise

3.1. Mesure et surveillance des risques

La Caisse régionale Atlantique Vendée met en œuvre des processus et dispositifs de mesure, de surveillance et de maîtrise de ses risques (risques de contrepartie, de marché, de placement et d'investissement, de taux d'intérêt global, de liquidité, opérationnels) adaptés à ses activités, ses moyens et à son organisation et intégrés au dispositif de contrôle interne. Ces dispositifs font l'objet d'un renforcement régulier dans le cadre de la démarche du groupe Crédit Agricole pour se conformer aux exigences des autorités de régulation.

Les principaux facteurs de risques, auxquels est exposée la Caisse régionale Atlantique Vendée et notamment certains secteurs économiques ou certaines filières plus particulièrement en agriculture, font l'objet d'un suivi particulier. En outre, les principales expositions en matière de risques de crédit bénéficient d'un mécanisme de contre-garantie interne au Groupe.

Pour les principaux facteurs de risque, la Caisse régionale Atlantique Vendée a défini de façon précise et revoit chaque année les limites et procédures lui permettant d'encadrer, mesurer, surveiller et maîtriser les risques.

Ainsi, pour les principaux facteurs de risques, il existe un dispositif de limites qui comporte :

• des limites globales, des règles de division des risques, d'engagements par filière, notamment sur le marché des entreprises, par facteur de risque de marché, formalisées sous la forme de politique crédit-risque de la Caisse régionale Atlantique Vendée. Ces limites établies en référence aux fonds propres ou aux résultats de la Caisse régionale Atlantique Vendée ont été validées par l'organe exécutif et présentées à l'organe délibérant,

• des limites opérationnelles (contreparties/groupe de contreparties, tables, opérateurs) cohérentes avec les précédentes, accordées dans le cadre de procédures strictes : décisions sur la base d'analyses formalisées, notations, délégations, double regard (double lecture et double signature) lorsqu'elles atteignent des montants ou des niveaux de risque le justifiant.

La Caisse régionale Atlantique Vendée mesure ses risques de manière exhaustive et précise, c'est-à-dire en intégrant l'ensemble des catégories d'engagements (bilan, hors-bilan) et des positions, en consolidant les engagements sur les sociétés appartenant à un même groupe, en agrégeant l'ensemble des portefeuilles et en distinguant les niveaux de risques.

Ces mesures sont complétées d'une évaluation régulière basée sur des « scénarii catastrophes », appliqués aux expositions réelles et aux limites.

Les méthodologies de mesure sont documentées et justifiées. Elles sont soumises à un réexamen périodique afin de vérifier leur pertinence et leur adaptation aux risques encourus.

La Caisse régionale Atlantique Vendée assure la maîtrise des risques engagés. Cette surveillance passe par un suivi permanent des dépassements de limites et de leur régularisation, du fonctionnement des comptes, par une revue périodique trimestrielle des principaux risques et portefeuilles, portant en particulier sur les «affaires sensibles», et par un suivi permanent de tous les autres. La correcte classification des créances fait l'objet d'un examen trimestriel au regard de la réglementation en vigueur (créances en défaut notamment). L'adéquation du niveau de provisionnement aux niveaux de risques est mesurée mensuellement par le service contrôle des risques en liaison avec les marchés.

Les anomalies identifiées, les classifications comptables non conformes ainsi que les cas de non-respect des limites globales ou des équilibres géographiques et sectoriels sont rapportés aux niveaux hiérarchiques appropriés à savoir la direction des risques ou la Direction Générale.

En outre, des avis risques indépendants sont rendus par les différentes fonctions de contrôle ; ils peuvent porter sur de nouvelles offres, activités ou de nouveaux process, investissements (…) et contribuent ainsi à la chaîne de décision finale.

3.2. Dispositif de contrôle permanent

Dans le cadre de la mise en œuvre des modifications de l'arrêté du 03 novembre 2014 sur le contrôle interne, des unités spécialisées de contrôle permanent de dernier niveau, indépendantes des unités opérationnelles, intervenant sur les principales familles de risques encourus par la Caisse régionale, sont regroupées sous l'autorité du directeur qualité, conformité et risques.

Les points à contrôler sont définis à l'aide d'une démarche de type « cartographie des risques », exhaustivement recensés et régulièrement actualisés. Ils sont complétés dès lors que des procédures sont créées ou modifiées par les services opérationnels.

Les résultats des contrôles sont formalisés au sein de SCOPE (l'applicatif du contrôle permanent) qui fournit des reportings élémentaires ou consolidés aux différents acteurs du contrôle interne (outil Groupe).

Ainsi, les agences et les services de la Caisse régionale Atlantique Vendée effectuent leurs contrôles permanents opérationnels dans SCOPE, sur la base des modalités et des procédures intégrées dans l'applicatif. Ces contrôles portent notamment sur le respect des limites de la politique crédit-risque, des règles de délégation, sur la validation des opérations et leur correct dénouement. Ces reportings portent à la fois sur la réalisation des contrôles, sur des taux de conformité par contrôle, par entité, par processus, par type de risques. Ces informations sont analysées et synthétisées par le service contrôle permanent et permettent d'avoir une communication adaptée avec l'encadrement supérieur, et particulièrement avec la Direction Générale de la Caisse régionale. Les responsables des fonctions de contrôle sont également destinataires des principaux reportings et il en est fait un compte rendu dans le rapport de contrôle interne destiné au Conseil d'Administration, au comité d'audit, au comité des risques, à Crédit Agricole S.A., aux commissaires aux comptes, et à l'A.C.P.R. Les anomalies détectées par ces moyens font l'objet de plans d'actions correctrices.

Le dispositif de contrôle permanent pour la Caisse régionale et ses filiales est entièrement déployé et fait l'objet d'une actualisation régulière.

Les procédures et les contrôles portent également sur les Caisses locales affiliées, dans le cadre du pouvoir général de tutelle exercé par la Caisse régionale sur leur administration et leur gestion, en ce qui concerne :

  • la distribution de crédits,
  • le fonctionnement statutaire de la Caisse locale,
  • la souscription de parts sociales,
  • l'utilisation des budgets.

Les contrôles de premier degré sont assurés par les directeurs de secteur d'agence concernés. Les contrôles de deuxième degré sont réalisés par les services compétents de la Caisse régionale.

3.3. Dispositif de contrôle interne particulier

Depuis fin 2013, les 39 Caisses régionales utilisent un système d'information unique (NICE) doté d'une gouvernance unique au travers de la structure nationale : Crédit Agricole Technologies et Services (CATS).

La maîtrise des risques fait l'objet, au niveau national, d'un dispositif de contrôle interne structuré et opérationnel. Un comité de liaison du contrôle interne a par ailleurs été créé en 2014 pour améliorer la coordination des fonctions de contrôle interne entre les Caisses régionales et le GIE. Un test PSI du site central greenfield coordonné par Crédit Agricole S.A. et le pôle métier contrôle interne et sécurité est régulièrement mené. Le plus récent a été réalisé avec succès en juin 2017.

Au titre de la maîtrise des risques liés aux activités confiées, le contrôle permanent assure l'animation du dispositif PSEE. Ce dispositif vise à suivre la qualité de la prestation au travers d'indicateurs spécifiques, à exercer les contrôles de régularité des contrats et avenants, à accompagner les gestionnaires d'activité dans le suivi opérationnel de la prestation.

Des moyens spécifiques d'encadrement et de surveillance des opérations destinées à la prévention et au contrôle des risques de non-conformité aux lois, règlements et normes internes relatives notamment aux activités de services d'investissement, à la prévention du blanchiment de capitaux et la lutte contre le financement du terrorisme (LCB-FT) et à la protection de la clientèle, sont mis en œuvre : formation du personnel, adoption de règles écrites internes, accomplissement des obligations déclaratives vis-à-vis des autorités de tutelle, etc.

Ces dispositifs font l'objet d'un suivi rigoureux exercé par le responsable du contrôle de la conformité de la Caisse régionale, sous la coordination de la direction de la conformité de Crédit Agricole S.A. Les axes d'amélioration identifiés, notamment dans le domaine de la formalisation de la connaissance des clients professionnels et personnes morales, font l'objet d'un plan pluriannuel de mise en conformité.

Conformément au plan d'action prévu et aux attentes de Crédit Agricole S.A. et des régulateurs, 100 % des dossiers qui pouvaient être mis en conformité au 30 juin ont été régularisés. Les dossiers restant identifiés comme sensibles sont pris en charge en étroite collaboration entre le siège et les agences pour un traitement individualisé.

3.4. Dispositif de contrôle interne de l'information comptable et financière

Rôles et responsabilités dans l'élaboration et le traitement de l'information comptable et financière

La direction financière de la Caisse régionale assure la responsabilité de l'élaboration de ses états financiers (comptes individuels et comptes consolidés) et de la transmission à Crédit Agricole S.A. des données collectées, nécessaires à l'élaboration des comptes consolidés du groupe Crédit Agricole.

La Caisse régionale se dote, conformément aux recommandations du Groupe en matière de contrôle permanent, des moyens de s'assurer de la qualité des données comptables et de gestion transmises au Groupe pour les besoins de la consolidation, notamment sur les aspects suivants : conformité aux normes applicables, notamment IFRS, concordance avec les comptes individuels arrêtés par son organe délibérant, réconciliation des résultats comptables et de gestion.

Le contrôle permanent de dernier niveau de l'information comptable et financière est assuré par une équipe dédiée, rattachée hiérarchiquement au responsable du contrôle permanent de la Caisse régionale.

La charte de la fonction comptable, qui intègre la charte comptable et la charte du contrôle comptable, définit notamment le périmètre de couverture des contrôles, les rôles et responsabilités au sein de la Caisse régionale (direction financière, comptabilité générale, centres comptables décentralisés), les procédures d'organisation et de fonctionnement des contrôles permanents (niveaux de contrôle, contenu et périodicité des reportings, relations avec les autres fonctions de contrôle).

Le dispositif de contrôle comptable est complété par l'approbation des comptes des Caisses régionales réalisée par Crédit Agricole S.A., en application de l'article R. 512-11 du Code Monétaire et Financier, ainsi que par les contrôles de cohérence réalisés dans le cadre du processus de consolidation.

Procédures d'élaboration et de traitement de l'information comptable et financière

La documentation de l'organisation des procédures et des systèmes d'informations concourant à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière est assurée par le livre des procédures comptables de la Caisse régionale, présent au service comptabilité générale et dans chacun des services de comptabilité décentralisée pour leur domaine.

L'information financière publiée par la Caisse régionale s'appuie, pour l'essentiel, sur les données comptables mais également sur des données de gestion.

Données comptables

La Caisse régionale établit des comptes individuels et consolidés selon les normes comptables du groupe Crédit Agricole, diffusées par la direction de la comptabilité et de la consolidation de Crédit Agricole S.A.

La Caisse régionale met en œuvre les systèmes d'information comptable, dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par Crédit Agricole S.A., lui permettant d'élaborer les données dans les conditions de sécurité satisfaisantes.

Données de gestion

Lorsque les données publiées ne sont pas directement extraites des informations comptables, il est fait généralement mention de la définition afin d'en faciliter la compréhension.

Les données de gestion publiées par la Caisse régionale font l'objet de la mise en œuvre de contrôles permanents (notamment celles relevant de l'application de la norme comptable IFRS 7) permettant de s'assurer de la qualité de la réconciliation avec les données comptables, de la conformité aux normes de gestion fixées par l'organe exécutif et de la fiabilité du calcul de l'information de gestion.

Les données de gestion sont établies selon des méthodes et des modes de calcul permettant d'assurer la comparabilité dans le temps des données chiffrées.

Description du dispositif de contrôle permanent comptable

Les objectifs du contrôle permanent comptable visent à s'assurer de la couverture adéquate des risques majeurs, susceptibles d'altérer la qualité de l'information comptable et financière et sont présentés ci-dessous :

  • conformité des données au regard des dispositions légales et réglementaires et des normes du groupe Crédit Agricole,
  • fiabilité et sincérité des données, permettant de donner une image fidèle des résultats et de la situation financière de la Caisse régionale et des entités intégrées dans son périmètre de consolidation,
  • sécurité des processus d'élaboration et de traitement des données, limitant les risques opérationnels, au regard de l'engagement de la Caisse régionale sur l'information publiée,
  • prévention des risques de fraudes et d'irrégularités comptables,
  • application des instructions des organes de direction.

Pour répondre à ces objectifs, la Caisse régionale a actualisé son dispositif de contrôle permanent comptable ; cela a permis également d'être en phase avec les recommandations générales du Groupe.

Le contrôle comptable de dernier niveau s'appuie sur l'évaluation des risques et des contrôles des processus comptables gérés par les services opérationnels et sur les contrôles de 2ème degré exercés par les centres comptables décentralisés et la direction financière.

Cette évaluation permet au responsable du contrôle permanent de la Caisse régionale, la définition d'éventuelles actions correctives, à engager au niveau des opérations et de l'organisation des contrôles afin de renforcer, si besoin, le dispositif d'élaboration et de traitement de l'information comptable et financière.

Le responsable du contrôle permanent rend compte périodiquement au Directeur Général de la Caisse régionale de l'évaluation du dispositif de contrôle permanent comptable en place dans l'entité.

Relations avec les commissaires aux comptes

Conformément aux normes professionnelles en vigueur, les commissaires aux comptes mettent en œuvre les diligences qu'ils jugent appropriées sur l'information comptable et financière publiée :

  • audit des comptes individuels et des comptes consolidés,
  • examen limité des comptes consolidés semestriels,
  • lecture de l'ensemble des supports de présentation de l'information financière publiée.

Dans le cadre de leur mission légale, les commissaires aux comptes présentent au Conseil d'Administration de la Caisse régionale les conclusions de leurs travaux.

3.5. Contrôle périodique (audit)

Le service audit de la Caisse régionale, désormais recentré sur des missions de contrôle périodique (3ème degré), en application de l'arrêté du 3 novembre 2014, et indépendant des unités opérationnelles, intervient sur la Caisse régionale (siège et réseau) mais aussi sur toute entité relevant du périmètre de contrôle interne. Les missions d'audit sont réalisées par des équipes dédiées, selon des méthodologies formalisées, conformément à un plan annuel validé par le Directeur Général.

Les missions visent à s'assurer du respect des règles externes et internes, de la maîtrise des risques, de la fiabilité et l'exhaustivité des informations et des systèmes de mesure des risques. Elles portent en particulier sur les dispositifs de contrôle permanent et de contrôle de la conformité.

Le plan annuel d'audit s'inscrit dans un cycle pluriannuel, visant à l'audit régulier et selon une périodicité aussi rapprochée que possible, de toutes les activités et entités du périmètre de contrôle interne.

Les missions réalisées par le service audit ainsi que celles effectuées par l'Inspection Générale Groupe (IGL) font l'objet d'un dispositif formalisé de suivi. Pour chacune des recommandations formulées à l'issue de ces missions, ce dispositif permet de s'assurer de l'avancement des actions correctrices programmées, calendarisées selon leur niveau de priorité. Au 1er trimestre 2017, les équipes audit ont adopté le logiciel « My Audit » (outil Groupe) dans le suivi des recommandations avec les directions.

Conformément aux modalités d'organisation communes aux entités du groupe Crédit Agricole, décrites ci-avant, et aux dispositifs et procédures existants au sein de la Caisse régionale Atlantique Vendée, le Conseil d'Administration, la Direction Générale et les composantes concernées de l'entreprise sont tenus informés avec précision du contrôle interne et du niveau d'exposition aux risques, ainsi que des éventuels axes de progrès enregistrés en la matière, et de l'avancement des mesures correctrices adoptées, dans le cadre d'une démarche d'amélioration continue. Cette information est retranscrite notamment au moyen du rapport annuel sur le contrôle interne et sur la mesure et la surveillance des risques, mais aussi par des reportings réguliers d'activité, de risques et de contrôles.

VII – TENDANCES RECENTES ET PERSPECTIVES

Après avoir préparé pendant deux ans l'adaptation de son modèle distributif, la Caisse régionale lance son dispositif de banque multicanale de proximité destiné à mieux servir ses clients. Ces derniers disposeront d'un interlocuteur dédié, d'horaires élargis et d'expertises renforcées pour les accompagner dans la réalisation de leurs projets de vie. Dans ce but, la Caisse régionale poursuit ses investissements, tant humains que digitaux pour simplifier, rendre plus fluides et rapides les parcours clients et conforter ainsi sa position de premier partenaire des projets sur son territoire.

SOMMAIRE

1. Attestation du responsable de l'information P. 3
2. Rapport de gestion semestriel du Crédit Agricole Atlantique Vendée au 30 juin 2017 P. 5
3. Comptes consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2017 P. 54
4. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2017 P. 110

COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES AU 30 JUIN 2017

(Ayant fait l'objet d'un examen limité)

Examinés par le Conseil d'Administration de Crédit Agricole Atlantique Vendée en date du 28 juillet 2017

CADRE GENERAL 56
ETATS FINANCIERS CONSOLIDES 57
COMPTE DE RESULTAT 57
RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX
PROPRES 58
BILAN ACTIF 59
BILAN PASSIF 60
TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES 61
TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE 62
NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES 64
1. Principes et Méthodes applicables dans le Groupe, jugements et estimations utilisées 64
2. Principales opérations de structure et événements significatifs de la période 72
3. Notes relatives au résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 73
3.1. Produits et Charges d'intérêts 73
3.2. Commissions nettes 73
3.3. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 74
3.4. Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 76
3.5. Produits et charges nets des autres activités 76
3.6. Charges générales d'exploitation 76
3.7. Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et
incorporelles 77
3.8. Coût du risque 78
3.9. Gains ou pertes nets sur autres actifs 79
3.10. Impôts 79
3.11. Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 81
4. Informations sectorielles 83
5. Notes relatives au bilan 83
5.1. Actifs et Passifs financiers à la juste valeur par résultat 83
5.2. Actifs financiers disponibles à la vente 85
5.3. Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle 86
5.4. Dépréciations inscrites en déduction des actifs financiers 89
5.5. Exposition au risque souverain 90
5.6. Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle 91
5.7. Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées 92
5.8. Immeubles de placement 92
5.9. Immobilisations corporelles et incorporelles (hors écarts d'acquisition) 93
5.10. Provisions 93
5.11. Capitaux propres 96
6. Engagements de financement et de garantie 98
7. Reclassements d'instruments financiers 100
8. Juste valeur des instruments financiers 101
8.1. Juste valeur des actifs et passifs financiers comptabilisés au coût 101
8.2. Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur 104
09. Parties liées 107
10. Périmètre de consolidation au 30 juin 2017 107
11. Événements postérieurs au 30 juin 2017 108

SOMMAIRE

CADRE GENERAL

Présentation juridique de l'entité

Dénomination sociale : Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Atlantique Vendée

Siège social de la société : La Garde – Route de Paris – 44949 Nantes – France.

Registre du commerce et des sociétés et numéro d'immatriculation :

440 242 469 RCS Nantes. Immatriculation en date du 24 décembre 2001.

Forme Juridique :

Société coopérative de crédit à capital variable.

Code NAF : 6419 Z

Lieu de cotation : Nantes

ETATS FINANCIERS CONSOLIDES

COMPTE DE RESULTAT

Notes 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
(en milliers d'euros)
Intérêts et produits assimilés 3.1 233 084 500 073 254 334
Intérêts et charges assimilées 3.1 -109 425 -274 321 -132 101
Commissions (produits) 3.2 105 638 212 142 111 340
Commissions (charges) 3.2 -28 711 -50 353 -24 108
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste 3.3 990 8 723 2 473
valeur par résultat
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la 3.4 28 826 33 418 29 958
vente
Produits des autres activités 3.5 1 427 7 881 2 570
Charges des autres activités 3.5 -1 867 -8 433 -1 979
PRODUIT NET BANCAIRE 229 962 429 130 242 487
Charges générales d'exploitation 3.6 -125 392 -238 660 -117 654
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des 3.7 -4 907 -9 351 -4 446
immobilisations incorporelles et corporelles
RESULTAT BRUT D'EXPLOITATION 99 663 181 119 120 387
Coût du risque 3.8 -9 071 -18 034 -7 592
RESULTAT D'EXPLOITATION 90 592 163 085 112 795
Quote-part
du
résultat
net
des
entreprises
mises
en
équivalence
Gains ou pertes nets sur autres actifs 3.9 118 -260 -74
Variations de valeur des écarts d'acquisition
RESULTAT AVANT IMPOT 90 710 162 825 112 721
Impôts sur les bénéfices -17 412 -48 949 -27 758
Résultat net d'impôt des activités abandonnées
RESULTAT NET 73 298 113 876 84 963
Participations ne donnant pas le contrôle
RESULTAT NET PART DU GROUPE 73 298 113 876 84 963

RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Résultat net 73 298 113 876 84 963
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi 3.10 -2 935 -2 126
Gains et
pertes avant
impôt
comptabilisés directement
en
capitaux propres non recyclables, hors entreprises mises en 0 -2 935 -2 126
équivalence
Gains et
pertes avant
impôt
comptabilisés directement
en
capitaux
propres non
recyclables des entreprises mises en
3.10
équivalence
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en 3.10 455 732
équivalence
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux
propres non
recyclables des entreprises mises en
3.10
équivalence
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux
propres non recyclables sur activités abandonées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux
propres non recyclables 0 -2 480 -1 394
Gains et pertes sur écarts de conversion 3.10
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 3.10 7 138 5 981 6 334
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 3.10
Gains et
pertes avant
impôt
comptabilisés directement
en
capitaux
propres
recyclables,
hors
entreprises
mises
en
7 138 5 981 6 334
équivalence
Gains et
pertes avant
impôt
comptabilisés directement
en
capitaux
propres
recyclables
des
entreprises
mises
en
équivalence 3.10
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en -260 -110 -554
capitaux
propres
recyclables
hors
entreprises
mises
en
équivalence 3.10
Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux
propres
recyclables
des
entreprises
mises
en
équivalence 3.10
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux
propres recyclables sur activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux 6 878 5 871 5 780
propres recyclables
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux 6 878 3 391 4 386
propres
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres 80 176 117 267 89 349
Dont part du Groupe 80 176 117 267 89 349
Dont participations ne donnant pas le contrôle

BILAN ACTIF

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016
Caisse, banques centrales 57 121 57 843
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 5.1 - 5.5 28 462 35 784
Instruments dérivés de couverture 28 924 22 902
Actifs financiers disponibles à la vente 5.2 - 5.4 - 5.5 1 579 848 1 514 918
Prêts et créances sur les établissements de crédit 5.3 - 5.4 - 5.5 1 437 478 1 337 509
Prêts et créances sur la clientèle 5.3 - 5.4 - 5.5 15 297 321 14 904 276
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 36 620 68 315
Actifs financiers detenus jusqu'à l'échéance 5.4 - 5.5 854 135 758 917
Actifs d'impôts courants et différés 66 968 54 795
Comptes de régularisation et actifs divers 309 491 430 205
Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées
Participation aux bénéfices différée
Participation dans les entreprises mises en équivalence
Immeubles de placement 5.8 1 472 1 447
Immobilisations corporelles 5.9 136 261 132 494
Immobilisations incorporelles 5.9 128 148
Ecarts d'acquisition
TOTAL DE L'ACTIF 19 834 229 19 319 553

BILAN PASSIF

(en milliers d'euros) Notes 30/06/2017 31/12/2016
Banques centrales
Passifs financiers à la juste valeur par résultat 5.1 12 297 14 811
Instruments dérivés de couverture 109 518 141 367
Dettes envers les établissements de crédit 5.6 11 105 826 10 868 635
Dettes envers la clientèle 5.6 4 982 627 4 840 079
Dettes représentées par un titre 5.7 598 243 512 078
Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux 11 872 16 092
Passifs d'impôts courants et différés 25 678 48
Comptes de régularisation et passifs divers 348 548 358 607
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés et activités
abandonnées
Provisions techniques des contrats d'assurance
Provisions 5.10 69 889 72 319
Dettes subordonnées
Total dettes 17 264 498 16 824 036
Capitaux propres 2 569 731 2 495 517
Capitaux propres part du Groupe 2 569 731 2 495 517
Capital et réserves liées 503 117 491 682
Réserves consolidées 1 948 911 1 852 432
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 44 405 37 527
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
sur activités abandonnées
Résultat de l'exercice 73 298 113 876
Participations ne donnant pas le contrôle
TOTAL DU PASSIF 19 834 229 19 319 553

TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES

Part du Groupe Participations ne donnant pas le contrôle
Capital et réserves liées Gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres
Gains et pertes comptabilisés directement en
capitaux propres
Capital Total des gains Capitaux Capitaux
(en milliers d'euros) Capital Primes et
Réserves
consolidées
liées au capital
(1)
Elimination
des titres
autodétenus
Autres
instruments
de capitaux
propres
Capital et
réserves
consolidées
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
recyclables
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
non recyclables
Total des gains
et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
Résultat net Capitaux
propres
réserves
liées et
résultat
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
recyclables
Gains et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux propres
non recyclables
et pertes
comptabilisés
directement en
capitaux
propres
propres propres
consolidés
Capitaux propres au 1er janvier 2016 283 028 2 063 396 -667 0 2 345 756 38 838 -4 702 34 136 2 379 893 0 0 2 379 893
Augmentation de capital 10 990 10 990 0 10 990 0 0 10 990
Variation des titres autodétenus -56 -56 0 -56 0 0 -56
Emissions d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0 0
Rémunération du 1er semestre 2016 des émissions 0 0 0 0 0 0
d'instruments de capitaux propres
Dividendes versés au 1er semestre 2016
Dividendes reçus des Caisses régionales et filiales
-17 407 -17 407
0
0
0
-17 407
0
0
0
0
0
-17 407
0
Effet des acquisitions / cessions sur les participations
ne donnant pas le contrôle 0 0 0 0 0 0
Mouvements liés aux paiements en actions 0 0 0 0 0 0
Mouvements liés aux opérations avec les 10 990 -17 407 -56 0 -6 473 0 0 0 0 -6 473 0 0 0 0 0 -6 473
actionnaires
Variation des gains et pertes comptabilisés
directement en capitaux propres
0 5 780 -1 394 4 386 4 386 0 0 4 386
Quote-part dans les variations de capitaux propres 0 0 0 0 0 0
hors résultat des entreprises mises en équivalence
Résultat du 1er semestre 2016
Autres variations
53 0
53
0
0
84 963 84 963
53
0
0
0
0
84 963
53
Capitaux propres au 30 juin 2016 294 018 2 046 042 -723 0 2 339 336 44 618 -6 096 38 522 84 963 2 462 821 0 0 0 0 0 2 462 821
Augmentation de capital 4 258 -20 4 238 0 4 238 0 0 4 238
Variation des titres autodétenus 316 316 0 316 0 0 316
Emissions d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0 0
Rémunération du 2nd semestre 2016 des émissions 0 0 0 0 0 0
d'instruments de capitaux propres
Dividendes versés au 2nd semestre 2016
Dividendes reçus des Caisses régionales et filiales
0 0 0
0
0 0 0
Effet des acquisitions / cessions sur les participations
ne donnant pas le contrôle 0 0 0 0 0 0
Mouvements liés aux paiements en actions 328 328 91 -1 086 0 328 0 0 328
Mouvements liés aux opérations avec les 4 258 308 316 0 4 882 0 0 0 0 4 882 0 0 0 0 4 882
actionnaires
Variation des gains et pertes comptabilisés 0 91 -1 086 -995 -995 0 0 -995
directement en capitaux propres
Quote-part dans les variations de capitaux propres 0 0 0 0 0 0
hors résultat des entreprises mises en équivalence
Résultat du 2nd semestre 2016
0 0 28 913 28 913 0 0 28 913
Autres variations -104 -104 0 -104 0 0 -104
Capitaux propres au 31 décembre 2016 298 276 2 046 246 -407 0 2 344 114 44 709 -7 182 37 527 113 876 2 495 517 0 0 0 0 0 2 495 517
Affectation du résultat 2016 113 876 113 876 0 -113 876 0 0 0 0
Capitaux propres au 1er janvier 2017 298 276 2 160 122 -407 0 2 457 990 44 709 -7 182 37 527 0 2 495 517 0 0 0 0 0 2 495 517
Augmentation de capital 12 135 12 135 0 12 135 0 0 12 135
Variation des titres autodétenus
Emissions d'instruments de capitaux propres
-702 -702
0
0
0
-702
0
0
0
0
0
-702
0
Rémunération du 1er semestre 2017 des émissions
d'instruments de capitaux propres 0 0 0 0 0 0
Dividendes versés au 1er semestre 2017 -17 453 -17 453 0 -17 453 0 0 -17 453
Dividendes reçus des Caisses régionales et filiales 0 0 0 0 0 0
Effet des acquisitions / cessions sur les participations 0 0 0 0 0 0
ne donnant pas le contrôle
Mouvements liés aux paiements en actions
Mouvements liés aux opérations avec les
0 0 0 0 0 0
actionnaires 12 135 -17 453 -702 0 -6 020 0 0 0 0 -6 020 0 0 0 0 0 -6 020
Variation des gains et pertes comptabilisés
directement en capitaux propres 0 6 878 6 878 0 6 878 0 0 6 878
Quote-part dans les variations de capitaux propres
hors résultat des entreprises mises en équivalence 0 0 0 0 0 0 0
Résultat du 1er semestre 2017 0 0 73 298 73 298 0 0 73 298
Autres variations 58 58 0 58 0 0 58
CAPITAUX PROPRES AU 30 JUIN 2017 310 411 2 142 727 -1 109 0 2 452 028 51 587 -7 182 44 405 73 298 2 569 731 0 0 0 0 0 2 569 731

(1) réserves consolidées avant élimination des titres d'autocontrôle.

Les réserves consolidées sont essentiellement constituées des résultats des exercices antérieurs non distribués, de montants relatifs à la première application des normes IFRS et de retraitements de consolidation.

L'augmentation du capital pour 12 135 milliers d'euros correspond aux acquisitions nettes de parts sociales des Caisses locales au 30 juin 2017.

Les capitaux propres consolidés s'élèvent à 2 570 millions d'euros. Ils augmentent de 74 millions d'euros depuis la clôture de l'exercice précédent suite à l'affectation du résultat 2016 hors distribution de dividendes pour 17 453 milliers d'euros, l'augmentation de capital de 12 135 milliers d'euros évoquée ci-dessus et l'augmentation des gains comptabilisés directement en capitaux propres pour 6 878 milliers d'euros.

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE

(en milliers d'euros) 1er semestre
2017
1er semestre
2016
31/12/2016
Résultat avant impôt 90 710 112 721 162 825
Dotations
nettes
aux
amortissements
et
aux
dépréciations
des
immobilisations
4 905 4 446 9 356
corporelles et incorporelles
Dépréciations des écarts d'acquisition et des autres immobilisations
Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions 7 084 12 677 24 215
Quote-part de résultat liée aux entreprises mises en équivalence
Résultat net des activités d'investissement 5 538 74 -2 325
Résultat net des activités de financement
Autres mouvements 15 369 2 770 5 240
Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôt et des 32 896 19 967 36 486
autres ajustements
Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit 143 452 215 636 703 048
Flux liés aux opérations avec la clientèle -276 010 -257 935 -127 400
Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers -103 032 177 398 83 255
Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers 99 384 -50 193 -70 781
Dividendes reçus des entreprises mises en équivalence 0
Impôts versés -5 116 -16 106 -50 696
Variation nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles -141 322 68 800 537 426
Flux provenant des activités abandonnées
Total Flux nets de trésorerie générés par l'activité opérationnelle (A) -17 716 201 488 736 737
Flux liés aux participations (1) 1 002 -1 379 -558 450
Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles -8 535 -5 412 -13 694
Flux provenant des activités abandonnées
Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement (B) -7 533 -6 791 -572 144
Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires (2) -5 365 -6 320 -1 842
Autres flux nets de trésorerie provenant des activités de financement (3) 31 923
Flux provenant des activités abandonnées
Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement (C ) 26 558 -6 320 -1 842
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de
trésorerie (D)
Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie 1 309 188 377 162 751
(A + B + C + D)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture 303 136 140 385 140 385
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 57 843 63 201 63 201
Solde net des comptes prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** 245 293 77 184 77 184
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 304 445 328 762 303 136
Solde net des comptes de caisse et banques centrales * 57 121 56 461 57 843
Solde net des comptes prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** 247 324 272 301 245 293
VARIATION DE LA TRESORERIE NETTE ET DES EQUIVALENTS DE TRESORERIE 1 309 188 377 162 751

(*) composé du solde net des postes caisses et banques centrales, hors intérêts courus (y compris trésorerie des entités reclassées en actifs non courants destinés à être cédés).

(**) composé du solde des postes comptes ordinaires débiteurs sains et comptes et prêts au jour le jour sains" tels que détaillés en note 5.3 et des postes comptes ordinaires créditeurs et comptes et emprunts au jour le jour" tels que détaillés en note 5.7 (hors intérêts courus et y compris opérations internes au Crédit Agricole).

(1) cette ligne recense les effets nets sur la trésorerie des acquisitions et des cessions de titres de participation. Au 31 décembre 2016, l'impact net des acquisitions sur la trésorerie de Crédit Agricole Atlantique Vendée s'élevait à – 558 450 milliers d'euros, suite notamment à l'acquisition des titres SACAM MUTUALISATION pour 560 556 milliers d'euros et à la cession des titres NOBILISE pour 1 916 milliers d'euros.

(2) le flux de trésorerie à destination des actionnaires comprend le paiement des dividendes versés par Crédit Agricole Atlantique Vendée et les Caisses locales à leurs actionnaires, à hauteur de 17 453 milliers d'euros pour le premier semestre 2017 et la souscription de parts sociales des Caisses locales par les sociétaires pour 12 135 milliers d'euros.

(3) au cours du premier semestre 2017, la nouvelle opération de titrisation originée par les 39 Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2017 » a permis de placer pour 34 430 milliers d'euros de titres seniors auprès de 37 investisseurs européens dont 2 507 milliers ont été remboursés (quote-part de Crédit Agricole Vendée). L'opération est détaillée dans les notes 2 et 10.

NOTES ANNEXES AUX COMPTES CONSOLIDES INTERMEDIAIRES RESUMES

1. Principes et méthodes applicables dans le Groupe, jugements et estimations utilisées

Les comptes consolidés intermédiaires résumés de Crédit Agricole Atlantique Vendée au 30 juin 2017 ont été préparés et sont présentés en conformité avec la norme IAS 34 relative à l'information financière intermédiaire, qui définit le contenu minimum de l'information, et qui identifie les principes de comptabilisation et d'évaluation devant être appliqués à un rapport financier intermédiaire.

Les normes et interprétations utilisées pour la préparation des comptes consolidés intermédiaires résumés sont identiques à celles utilisées par le groupe Crédit Agricole sur l'élaboration des comptes consolidés au 31 décembre 2016 établis, en application du règlement CE n°1606/2002, conforméme nt aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC telles qu'adoptées par l'Union européenne (version dite « carve out »), en utilisant donc certaines dérogations dans l'application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macro-couverture.

Il est rappelé que lorsque l'application anticipée de normes et interprétations adoptées par l'Union européenne est optionnelle sur une période, l'option n'est pas retenue par le Groupe, sauf mention spécifique.

Cela concerne en particulier :
Normes, amendements ou
interprétations
Date de
publication par
l'Union
européenne
Date de 1ère
application
obligatoire :
exercices
ouverts à
compter du
Applicable
dans le
Groupe
IFRS 15 Produits des activités 22 septembre er janvier 2018
1
Oui
ordinaires tirés de contrats 2016
conclus avec des clients (UE 2016/1905)
Remplacement d'IAS 11 sur la
reconnaissance des contrats de
construction et d'IAS 18 sur la
reconnaissance
des
produits
ordinaires
IFRS 9 Instruments financiers 22 novembre er janvier 2018
1
Oui
Remplacement
d'IAS
39
-
2016
Instruments
financiers
:
(UE 2016/2067)
classification
et
évaluation,
dépréciation, couverture

Norme IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients

La norme IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018 (conformément au règlement UE 2016/1905). L'amendement « clarification d'IFRS 15 » qui apporte des précisions complémentaires est en cours d'adoption par l'Union européenne et devrait entrer en vigueur à la même date.

Pour la première application de cette norme, le groupe Crédit Agricole a choisi la méthode rétrospective modifiée, en comptabilisant l'effet cumulatif au 01 janvier 2018, sans comparatif au niveau de l'exercice 2017, et en indiquant en annexe les éventuelles incidences de la norme sur les différents postes des états financiers.

La norme IFRS 15 remplacera les normes IAS 11 Contrats de construction, IAS 18 Produits des activités ordinaires, ainsi que toutes les interprétations liées IFRIC 13 Programmes de fidélisation de la clientèle, IFRIC 15 Contrats de construction de biens immobiliers, IFRIC 18 Transferts d'actifs provenant de clients et SIC 31 Produits des activités ordinaires - opérations de troc impliquant des services de publicité.

Elle regroupe dans un texte unique les principes de comptabilisation des revenus issus des ventes de contrats à long terme, ventes de biens, ainsi que des prestations de services qui n'entrent pas dans le champ d'application des normes relatives aux instruments financiers (IAS 39), aux contrats d'assurance (IFRS 4) ou aux contrats de location (IAS 17). Elle introduit des concepts nouveaux qui pourraient modifier les modalités de comptabilisation de certains revenus du produit net bancaire.

Sur la base des conclusions de l'étude d'impact menée au cours de ce semestre, le Groupe estime que la mise en œuvre de la norme IFRS 15 n'aura pas d'impact significatif dans les capitaux propres d'ouverture au 1er janvier 2018.

En l'état actuel de ses analyses, le Crédit Agricole Atlantique Vendée n'attend pas d'impacts significatifs sur son résultat.

Norme IFRS 9 Instruments financiers

La norme IFRS 9 Instruments financiers est appelée à remplacer la norme IAS 39 Instruments financiers : comptabilisation et évaluation. Elle a été adoptée par l'Union européenne le 22 novembre 2016 et publiée au Journal Officiel de l'Union européenne le 29 novembre 2016. Elle entrera en vigueur de manière obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.

Elle définit de nouveaux principes en matière de classement et d'évaluation des instruments financiers, de dépréciation du risque de crédit et de comptabilité de couverture, hors opérations de macro-couverture.

Les principales évolutions apportées par la norme

Classement et évaluation des actifs financiers

Sous IFRS 9, les critères de classement et d'évaluation dépendent de la nature de l'actif financier, selon qu'il est qualifié d'instrument de dette (i.e. prêt, avance, crédit, titre obligataire, part de fonds) ou d'instruments de capitaux propres (i.e. action).

S'agissant des instruments de dettes (prêts et titres à revenus fixes ou déterminables), la norme IFRS 9 s'appuie sur le modèle de gestion d'une part et sur l'analyse des caractéristiques contractuelles d'autre part, pour classer et évaluer les actifs financiers.

  • les trois modèles de gestion :
  • o le modèle de pure collecte dont l'intention est de collecter les flux de trésorerie contractuels sur la durée de vie,
  • o le modèle mixte dont l'intention est de collecter les flux de trésorerie contractuels sur la durée de vie et de céder l'actif s'il existe une opportunité,
  • o le modèle de pure cession dont l'intention est de céder l'actif.
  • les caractéristiques contractuelles (test "solely payments of principal & interests" ou test "SPPI").

Ce second critère est appliqué aux caractéristiques contractuelles du prêt ou du titre de dette pour en déduire l'éligibilité définitive de l'instrument à une catégorie comptable de classement et d'évaluation.

Lorsque l'instrument de dette a des flux de trésorerie attendus qui ne reflètent pas uniquement des éléments de capital et de pure rémunération d'intérêts (i.e. taux simple), ses caractéristiques contractuelles sont jugées trop complexes et dans ce cas, le prêt ou le titre de dette est comptabilisé à la juste valeur par résultat quel que soit le modèle de gestion. Sont visés les instruments qui ne respectent pas les conditions du test "SPPI".

Sur cet aspect, Crédit Agricole Atlantique Vendée est attentif à la publication en avril par l'IASB d'un exposé sondage relatif aux instruments de dettes avec des options de remboursement anticipé symétriques, et prendra en compte le cas échéant les conclusions de cet amendement lorsqu'il sera définitif.

Sur la base des critères énoncés ci-dessus :

  • un instrument de dette est comptabilisé au coût amorti à condition d'être détenu en vue d'en percevoir les flux de trésorerie représentatifs uniquement d'éléments de capital et de pure rémunération d'intérêts respectant le test "SPPI",
  • un instrument de dette est comptabilisé à la juste valeur par capitaux propres recyclables à condition d'être dans un modèle mixte de collecte de flux de trésorerie et de revente en fonction des opportunités, sous réserve que ses caractéristiques contractuelles soient également représentatives d'éléments de capital et de pure rémunération d'intérêts respectant le test "SPPI",

  • un instrument de dette qui n'est pas éligible à la catégorie coût amorti ou en juste valeur par capitaux propres recyclables est enregistré en juste valeur par résultat. C'est le cas notamment des instruments de dette dont le modèle de gestion est de pure cession. Cela concerne également les parts d'OPCVM non consolidées qui sont des instruments de dette ne respectant pas le test "SPPI" indépendamment du modèle de gestion.

S'agissant des instruments de capitaux propres (investissements de type actions), ils doivent être, par défaut, comptabilisés à la juste valeur par résultat, sauf option irrévocable pour un classement à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (sous réserve que ces instruments ne soient pas détenus à des fins de transaction).

En synthèse, l'application du volet classement et évaluation d'IFRS 9 par Crédit Agricole Atlantique Vendée devrait conduire :

  • à une augmentation des actifs à la juste valeur par résultat compte tenu du reclassement des OPCVM et d'une partie des instruments de capitaux propres dans cette catégorie ce qui entrainera une volatilité accrue du résultat,
  • au classement en coût amorti de la grande majorité des prêts et créances, ceux-ci respectant le test "SPPI",
  • au classement en juste valeur par capitaux propres recyclables ou au coût amorti des instruments de dette en fonction de la documentation du modèle de gestion documenté en date de première application.

Dépréciation

La norme IFRS 9 instaure un nouveau modèle de dépréciation qui exige de comptabiliser les pertes de crédit attendues ("expected credit losses" ou "ECL") sur les crédits et les instruments de dette évalués au coût amorti ou à la juste valeur par capitaux propres recyclables, sur les engagements de prêts et sur les contrats de garantie financière qui ne sont pas comptabilisés à la juste valeur, ainsi que sur les créances résultant de contrats de location et créances commerciales.

Cette nouvelle approche ECL vise à anticiper au plus tôt la comptabilisation des pertes de crédit attendues alors que dans le modèle de provisionnement d'IAS 39, elle est conditionnée par la constatation d'un événement objectif de perte avérée.

L'ECL se définit comme la valeur probable espérée pondérée de la perte de crédit (en principal et en intérêts) actualisée. Elle correspond à la valeur actuelle de la différence entre les flux de trésorerie contractuels et ceux attendus (incluant le principal et les intérêts).

La formule de calcul intègre les paramètres de probabilité de défaut, perte en cas de défaut et d'exposition au moment du défaut.

Ces calculs s'appuient largement sur les modèles internes utilisés dans le cadre du dispositif prudentiel lorsqu'ils existent, mais avec des retraitements pour déterminer une ECL économique.

La norme IFRS 9 préconise une analyse en date d'arrêté (point in time) tout en tenant compte de données de pertes historiques et des données prospectives macro-économiques (forward looking), alors que la vue prudentielle s'analyse à travers le cycle (through the cycle) pour la probabilité de défaut et en bas de cycle (downturn) pour la perte en cas de défaut.

L'approche comptable conduit également à recalculer certains paramètres bâlois, notamment pour neutraliser les coûts internes de recouvrement ou les floors qui sont imposés par le régulateur dans le calcul réglementaire de la perte en cas de défaut ("loss given default" ou "LGD").

Le nouveau modèle de provisionnement du risque de crédit distingue trois étapes :

  • 1ère étape : dès la comptabilisation initiale de l'instrument (prêt, titre de dette, garantie…), l'entité comptabilise les pertes de crédit attendues sur 12 mois,
  • 2ème étape : dans un deuxième temps, si la qualité de crédit se dégrade significativement pour une transaction ou un portefeuille donné, l'entité comptabilise les pertes prévues sur sa durée de vie,
  • 3ème étape : dans un troisième temps, dès lors qu'un ou plusieurs événements de défaut sont intervenus sur la transaction ou sur la contrepartie en ayant un effet néfaste sur les flux de trésorerie futurs estimés, l'entité comptabilise une perte de crédit avérée à maturité.

Concernant la deuxième étape, le suivi et l'estimation de la dégradation significative du risque de crédit peuvent être effectués sur une base individuelle de niveau transactionnel ou sur une base collective de niveau portefeuille en regroupant les instruments financiers en fonction de caractéristiques communes de risque de crédit. La démarche repose sur l'utilisation d'un large éventail d'informations, incluant des données historiques de pertes observées, des ajustements de nature conjoncturelle et structurelle, ainsi que des projections de pertes établies à partir de scénarii raisonnables.

Cette dégradation dépend du niveau de risque à la date de comptabilisation initiale et doit être constatée avant que la transaction ne soit dépréciée (3ème étape).

Afin d'apprécier la dégradation significative, le Crédit Agricole Atlantique Vendée s'inscrit dans le processus du groupe Crédit Agricole fondé sur deux niveaux d'analyse :

  • un premier niveau dépendant de règles et de critères absolus et relatifs qui s'imposent à l'ensemble des entités du Groupe,
  • un deuxième niveau lié à l'appréciation en local de critères qualitatifs du risque porté par le Groupe sur ses portefeuilles pouvant conduire à durcir les critères de dégradation définis en premier niveau (bascule d'un portefeuille ou sousportefeuille en étape 2 d'ECL à maturité).

Il existe une présomption réfutable de dégradation significative en présence d'un impayé de plus de trente jours. Le Groupe pourra réfuter cette présomption sur le périmètre des encours pour lesquels des dispositifs de notations internes ont été construits, en particulier les expositions suivies en méthodes avancées, considérant que l'ensemble des informations intégrées dans les dispositifs de notation permet une appréciation plus pertinente que le seul critère d'impayés de plus de trente jours.

Concernant le périmètre des instruments entrant dans la troisième étape de provisionnement, le Groupe alignera la définition de la défaillance avec celle du défaut actuellement utilisée en gestion pour des fins réglementaires.

Ainsi, un débiteur est considéré en situation de défaut, lorsqu'au moins une des deux conditions suivantes est satisfaite :

  • un arriéré de paiement généralement supérieur à quatre-vingt-dix jours sauf si des circonstances particulières démontrent que l'arriéré est dû à des causes non liées à la situation du débiteur,
  • l'entité estime improbable que le débiteur s'acquitte intégralement de ses obligations de crédit sans qu'elle ait recours à d'éventuelles mesures telles que la réalisation d'une sûreté.

En synthèse, le nouveau modèle de provisionnement d'IFRS 9 pourrait conduire à une augmentation du montant des dépréciations sur les prêts et titres comptabilisés au bilan au coût amorti ou en juste valeur par capitaux propres recyclables, et sur les engagements hors bilan ainsi que sur les créances résultant de contrats de location et les créances commerciales.

Comptabilité de couverture

Sur la comptabilité de couverture (hors opérations de macro-couverture de juste valeur), la norme IFRS 9 prévoit des évolutions limitées par rapport à IAS 39. Les dispositions de la norme s'appliquent au périmètre suivant :

  • toutes les opérations de micro-couverture,
  • les opérations de macro-couverture de flux de trésorerie uniquement.

Les opérations de macro-couverture de juste valeur de risque de taux sont exclues et peuvent rester dans le champ d'IAS 39 (option).

Lors de la première application de la norme IFRS 9, deux possibilités sont offertes par la norme :

  • appliquer le volet « couverture » IFRS 9, ou
  • maintenir IAS 39 jusqu'à l'application d'IFRS 9 pour l'ensemble des relations de couverture (au plus tard lorsque le texte macro-couverture de juste valeur de taux sera adopté par l'Union européenne).

Conformément à la décision du Groupe, le Crédit Agricole Atlantique Vendée n'appliquera pas ce volet de la norme.

Toutefois, des informations devront être fournies dans les annexes aux états financiers avec une granularité accrue sur la gestion des risques et les effets de la comptabilité de couverture sur les états financiers.

Le déploiement du projet dans le groupe Crédit Agricole

Le Crédit Agricole Atlantique Vendée fait partie intégrante du projet Groupe qui s'est organisé pour mettre en œuvre la norme IFRS 9 dans les délais requis, en associant l'ensemble des fonctions comptables, finances, risques et informatiques.

Les étapes du projet et les réalisations à date

Au premier semestre 2015, les travaux ont porté sur :

  • l'analyse des dispositions de la norme, avec une attention particulière sur les changements induits par les nouveaux critères de classement et d'évaluation des actifs financiers et par la refonte du modèle de dépréciation du risque de crédit qui requiert de passer d'un provisionnement de pertes de crédit avérées à un provisionnement de pertes de crédit attendues (ECL),
  • l'identification des questions clés et des principaux sujets d'interprétation comptable à partir des premiers macro-chiffrages des impacts de la norme.

Après cette étape d'analyse et de diagnostic, le Crédit Agricole Atlantique Vendée a pris part à la phase de mise en œuvre du projet à partir de septembre 2015.

Par ailleurs, durant l'année 2016, le Crédit Agricole Atlantique Vendée a été associée aux principales réalisations qui ont concerné :

  • les chantiers normatifs avec l'identification des principaux impacts sur les états financiers et la définition du processus cible de provisionnement du Groupe qui s'est concrétisé par la rédaction d'un cadre méthodologique commun,
  • les chantiers méthodologiques Groupe de définition des options possibles concernant la formule de calcul des provisions, la dégradation significative et le forward looking, ainsi que la méthodologie de calcul de la juste valeur des crédits,
  • des simulations provisoires des impacts de la nouvelle norme sur les états financiers et les fonds propres prudentiels, notamment pour répondre au mieux aux demandes de l'Autorité bancaire européenne (ABE) au niveau du groupe Crédit Agricole. Ces travaux ont été effectués sur la base des données comptables au 31 décembre 2015 de niveau Groupe,
  • les chantiers informatiques avec des impacts majeurs dans les systèmes d'information, impliquant des travaux de spécifications sur les outils risques et finance et des choix d'outils mutualisés, à savoir : un outil central de provisionnement et pour les titres de dettes côtés un outil d'analyse des caractéristiques contractuelles permettant l'industrialisation du test "SPPI".

L'ensemble de ces travaux de déploiement se poursuit en 2017 et a intégré des chiffrages d'impacts sur la base des états financiers au 31 décembre 2016 afin de répondre notamment à la demande de l'Autorité bancaire européenne. Ces travaux seront finalisés courant 2017.

Transition

La norme IFRS 9 est d'application rétrospective et obligatoire à compter du 1er janvier 2018 en ajustant le bilan d'ouverture en date de première application, sans l'obligation de retraiter les états financiers de la période comparative 2017. En conséquence, le Crédit Agricole Atlantique Vendée ne prévoit pas de retraiter les états financiers présentés en comparaison avec ceux de l'année 2018.

Les normes et interprétations publiées par l'IASB au 30 juin 2017 mais non encore adoptées par l'Union européenne ne sont pas applicables par le Groupe. Elles n'entreront en vigueur d'une manière obligatoire qu'à partir de la date prévue par l'Union européenne et ne sont donc pas appliquées par le Groupe au 30 juin 2017.

Cela concerne en particulier la norme IFRS 16.

La norme IFRS 16 Contrats de location remplacera la norme IAS 17 et toutes les interprétations liées (IFRIC 4 Déterminer si un accord contient un contrat de location, SIC 15 Avantages dans les contrats de location et SIC 27 Evaluation de la substance des transactions impliquant la forme juridique d'un contrat de location). Elle sera applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019.

La principale évolution apportée par la norme IFRS 16 concerne la comptabilité des locataires. IFRS 16 imposera pour les locataires un modèle visant à comptabiliser au bilan tous les contrats de location, avec la reconnaissance au passif d'une dette locative représentative des engagements sur toute la durée du contrat, et à l'actif un droit d'utilisation à amortir.

Une étude d'impact de la mise en œuvre de la norme dans le groupe Crédit Agricole est en cours de réalisation avec des premiers résultats attendus d'ici la fin de l'année 2017.

Par ailleurs, plusieurs amendements et une interprétation à des normes existantes ont été publiés par l'IASB, sans enjeu majeur pour le Groupe, qui s'appliquent respectivement au 1er janvier 2017 et au 1er janvier 2018 sous réserve de leur adoption par l'Union européenne. Il s'agit d'une part des amendements à l'IAS 7 Etat des flux de trésorerie, à IAS 12 Impôts sur le résultat et à IFRS 12 Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d'autres entités. Et d'autre part, il s'agit des amendements à IFRS 2 Classement et évaluation des transactions dont le paiement est fondé sur des actions, IAS 40 Immeubles de placement, IAS 1 Présentation des états financiers et à IAS 28 Participations dans des entreprises associées, et de l'interprétation IFRIC 22 Transactions en monnaies étrangères et contrepartie anticipée.

Les comptes consolidés intermédiaires résumés sont destinés à actualiser les informations fournies dans les comptes consolidés au 31 décembre 2016 de Crédit Agricole Atlantique Vendée et doivent être lus en complément de ces derniers. Aussi, seules les informations les plus significatives sur l'évolution de la situation financière et des performances de Crédit Agricole Atlantique Vendée sont mentionnées dans ces comptes semestriels.

De par leur nature, les évaluations nécessaires à l'établissement des comptes consolidés exigent la formulation d'hypothèses et comportent des risques et des incertitudes quant à leur réalisation dans le futur. Les estimations comptables qui nécessitent la formulation d'hypothèses sont utilisées principalement pour les évaluations réalisées pour les instruments financiers évalués à leur juste valeur, les participations non consolidées, la valorisation des entreprises mises en équivalence, les régimes de retraites et autres avantages sociaux futurs, les dépréciations durables de titres disponibles à la vente et détenus jusqu'à maturité , les dépréciations de créances irrécouvrables, les provisions, la dépréciation des écarts d'acquisition et les actifs d'impôts différés.

2. Principales opérations de structure et événements significatifs de la période

Le périmètre de consolidation et ses évolutions au 30 juin 2017 sont présentés de façon détaillée à la fin des notes annexes en note 10 « périmètre de consolidation au 30 juin 2017 ».

Au 30 juin 2017, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2017) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales le 23 février 2017. Cette transaction est le premier RMBS français placé dans le marché par le Groupe.

Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2017 » pour un montant de 1 milliards d'euros. Les titres senior adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès de 37 investisseurs européens (banques, fonds et banques centrales).

Dans le cadre de cette titrisation, le Crédit Agricole Atlantique Vendée a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 39 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2017. Elle a souscrit pour 34,4 millions d'euros des titres subordonnés.

Par ailleurs, la Caisse régionale a mis en œuvre le nouveau modèle de notation interne LucV41 des clients « banque de détail » (agriculture, particuliers et professionnels). Les provisions collectives et filières au 30 juin 2017 intègrent les effets de ce changement de modèle (cf note 3.8 – coût du risque et note 5.4 dépréciations inscrites en déduction des actifs financiers).

3. Notes relatives au résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

3.1. Produits et charges d'intérêts

30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
(en milliers d'euros)
Sur opérations avec les établissements de crédit 1 995 4 739 2 259
Sur opérations internes au Crédit Agricole 18 624 45 065 26 045
Sur opérations avec la clientèle 198 507 422 603 212 976
Intérêts courus et échus sur actifs financiers disponibles à la
vente 226 808 445
Intérêts courus et échus sur actifs financiers détenus jusqu'à
l'échéance 8 904 18 646 9 372
Intérêts courus et échus des instruments de couverture 4 828 8 212 3 237
Sur opérations de location-financement
Autres intérêts et produits assimilés
Produits d'intérêts (1) (2) 233 084 500 073 254 334
Sur opérations avec les établissements de crédit -3 096 -5 744 -2 651
Sur opérations internes au Crédit Agricole -63 915 -151 102 -77 981
Sur opérations avec la clientèle -17 448 -49 152 -26 709
Sur dettes représentées par un titre -1 188 -21 310 -2 822
Sur dettes subordonnées
Intérêts courus et échus des instruments de couverture -23 777 -46 762 -21 845
Sur opérations de location-financement
Autres intérêts et charges assimilées -1 -251 -93
Charges d'intérêts -109 425 -274 321 -132 101

(1) dont 4 030 milliers d'euros sur créances dépréciées individuellement au 30 juin 2017 contre 7 444 milliers d'euros au 31 décembre 2016 et 4 007 milliers d'euros au 30 juin 2016.

(2) dont 1 719 milliers d'euros au 30 juin 2017 correspondant à des bonifications reçues de l'Etat, contre 4 421 milliers d'euros au 31 décembre 2016 et 2 305 milliers d'euros au 30 juin 2016.

3.2. Commissions nettes

30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
(en milliers d'euros) Produits Charges Net Produits Charges Net Produits Charges Net
Sur opérations avec les établissements de crédit 383 -69 314 812 -225 587 522 -102 420
Sur opérations internes au Crédit Agricole 6 137 -20 422 -14 285 16 472 -34 054 -17 582 9 503 -16 452 -6 949
Sur opérations avec la clientèle 28 749 -969 27 780 53 371 -1 696 51 675 27 117 -874 26 243
Sur opérations sur titres 0 0 0
Sur opérations de change 59 59 122 122 63 63
Sur opérations sur instruments dérivés et autres
opérations de hors bilan 0 0 0
Sur moyens de paiement et autres prestations de
services bancaires et financiers 68 661 -6 800 61 861 138 551 -14 196 124 355 72 683 -6 585 66 098
Gestion d'OPCVM, fiducie et activités analogues 1 649 -451 1 198 2 814 -182 2 632 1 452 -95 1 357
Produits nets des commissions 105 638 -28 711 76 927 212 142 -50 353 161 789 111 340 -24 108 87 232

3.3. Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dividendes reçus
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur
par résultat par nature 472 127 -333
Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif à la juste valeur
par résultat sur option 173 8 316 2 667
Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés (hors
résultat des couvertures d'investissements nets des activités à l'étranger) 175 336 166
Résultat de la comptabilité de couverture 170 -56 -27
Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par
résultat 990 8 723 2 473

Le résultat de la comptabilité de couverture se décompose comme suit :

(en milliers d'euros) Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur 113 068 -113 068 0
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques 51 301 -61 767 -10 466
couverts
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations 61 767 -51 301 10 466
de couvertures)
Couvertures de flux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux 178 634 -178 464 170
d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts 75 485 -102 960 -27 475
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 103 149 -75 504 27 645
Couvertures de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille 0 0 0
d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 291 702 -291 532 170
31/12/2016
(en milliers d'euros) Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur 120 182 -120 182 240 364
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques 60 582 -59 600 982
couverts
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations 59 600 -60 582 -982
de couvertures)
Couvertures de flux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux 178 982 -179 038 358 020
d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts 88 548 -90 434 -1 886
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 90 434 -88 604 1 830
Couvertures de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille 0 0 0
d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 299 164 -299 220 -56
30/06/2016
(en milliers d'euros) Profits Pertes Net
Couvertures de juste valeur 132 386 -132 386 0
Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques
couverts
72 892 -59 494 13 398
Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations
de couvertures)
59 494 -72 892 -13 398
Couvertures de flux de trésorerie 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0
Couvertures d'investissements nets dans une activité à l'étranger 0 0 0
Variations de juste valeur des dérivés de couverture - partie inefficace 0
Couvertures de la juste valeur de l'exposition au risque de taux 200 797 -200 824 -27
d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers
Variations de juste valeur des éléments couverts 118 771 -82 018 36 753
Variations de juste valeur des dérivés de couverture 82 026 -118 806 -36 780
Couvertures de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille 0 0 0
d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt
Variations de juste valeur de l'instrument de couverture - partie inefficace 0
Total Résultat de la comptabilité de couverture 333 183 -333 210 -27

3.4. Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dividendes reçus 33 206 30 402 29 974
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur actifs financiers
disponibles à la vente (1) -4 373 3 037 5
Pertes sur titres dépréciés durablement (titres de capitaux propres) -7 -21 -21
Plus ou moins-values de cessions réalisées sur actifs financiers
détenus jusqu'à l'échéance et sur prêts et créances
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 28 826 33 418 29 958

(1) hors résultat de cession sur actifs financiers disponibles à la vente à revenu fixe dépréciés durablement mentionnés en note 3.8 "Coût du risque".

3.5. Produits et charges nets des autres activités

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Gains ou pertes sur immobilisations hors exploitation
Participation aux résultats des assurés bénéficiaires de contrats
d'assurance
Autres produits nets de l'activité d'assurance
Variation des provisions techniques des contrats d'assurance
Produits nets des immeubles de placement -52 53 105
Autres produits (charges) nets -388 -605 486
Produits (charges) des autres activités -440 -552 591

3.6. Charges générales d'exploitation

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Charges de personnel -75 140 -148 627 -73 723
Impôts et taxes (1) -8 988 -13 681 -7 940
Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation -41 264 -76 352 -35 991
Charges générales d'exploitation -125 392 -238 660 -117 654

(1) dont 1 550 milliers d'euros comptabilisés au titre du fonds de résolution.

Détail des charges de personnel

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Salaires et traitements -42 729 -82 224 -41 154
Cotisation au titre des retraites (régimes à cotisations définies) -4 442 -9 008 -4 501
Cotisation au titre des retraites (régimes à prestations définies) -2 525
Autres charges sociales -13 639 -28 840 -13 877
Intéressement et participation -6 687 -10 376 -6 358
Impôts et taxes sur rémunération -7 643 -15 654 -7 833
Total Charges de personnel -75 140 -148 627 -73 723

3.7. Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Dotations aux amortissements -4 907 -9 351 -4 448
Immobilisations corporelles -4 874 -9 295 -4 424
Immobilisations incorporelles -33 -56 -24
Dotations (reprises) aux dépréciations 0 0 2
Immobilisations corporelles 2
Immobilisations incorporelles
Dotations aux amortissements et aux dépréciations des
immobilisations corporelles et incorporelles
-4 907 -9 351 -4 446

3.8. Coût du risque

30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
(en milliers d'euros)
Dotations aux provisions et aux dépréciations -200 359 -72 799 -38 565
Actifs financiers disponibles à la vente à revenu fixe
Prêts et créances -199 445 -59 948 -36 714
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
Autres actifs -39 -12 -8
Engagements par signature -261 -6 594 -169
Risques et charges -614 -6 245 -1 674
Reprises de provisions et de dépréciations 191 548 54 943 30 892
Actifs financiers disponibles à la vente à revenu fixe
Prêts et créances 190 171 50 845 30 262
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
Autres actifs 33 23 11
Engagements par signature 1 226 569 291
Risques et charges 118 3 506 328
Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions -8 811 -17 856 -7 673
Plus
ou
moins-values
de
cessions
réalisées
sur
actifs
financiers
disponibles à la vente à revenu fixe dépréciés
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés -546 -1 647 -124
Récupérations sur prêts et créances amortis 416 2 983 226
Décotes sur crédits restructurés -67 -52 -16
Pertes sur engagements par signature
Autres pertes
Autres produits -63 -1 462 -5
Coût du risque -9 071 -18 034 -7 592

L'augmentation des « dotations » et des « reprises et utilisations » sur les opérations avec la clientèle provient des éléments suivants :

  • d'une évolution technique des schémas comptables. Depuis le 01 janvier 2017, la mise à jour des provisions collectives est assurée mensuellement par un outil informatique alors qu'auparavant ces écritures étaient manuelles et nettées entre dotations et reprises,
  • de la mise en œuvre du nouveau modèle de notation interne LucV41 des clients « Banque de détail » (agriculture, particuliers et professionnels) qui justifie une reprise de provision au 30 juin 2017 de l'ordre de 8 millions d'euros.

3.9. Gains ou pertes nets sur autres actifs

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Immobilisations corporelles et incorporelles d'exploitation 118 -260 -74
Plus-values de cession 145 78 78
Moins-values de cession -27 -338 -152
Titres de capitaux propres consolidés 0 0 0
Plus-values de cession
Moins-values de cession
Produits (charges) nets sur opérations de regroupement
Gains ou pertes nets sur autres actifs 118 -260 -74

3.10. Impôts

Charge d'impôt :

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Charge d'impôt courant -19 303 -46 651 -29 875
Charge d'impôt différé 1 891 -2 298 2 117
Charge d'impôt de la période -17 412 -48 949 -27 758

Réconciliation du taux d'impôt théorique avec le taux d'impôt constaté

Au 30 juin 2017

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat
avant
impôt,
dépréciations
d'écarts
d'acquisition,
activités
abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence
90 710 34,43% -31 231
Effet des différences permanentes
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et
7 308
des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit
Changement de taux 114
Effet des autres éléments 6 397
Taux et charge effectifs d'impôt 19,20% -17 412

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2017.

Au 31 décembre 2016

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat
avant
impôt,
dépréciations
d'écarts
d'acquisition,
activités
abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence
162 825 34,43% -56 061
Effet des différences permanentes
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
12 388
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et
des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit
Changement de taux -6 606
Effet des autres éléments 1 331
Taux et charge effectifs d'impôt 30,06% -48 948

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle sur l'impôt sur les sociétés) des bénéfices taxables en France au 31 décembre 2016.

Au 30 juin 2016

(en milliers d'euros) Base Taux d'impôt Impôt
Résultat
avant
impôt,
dépréciations
d'écarts
d'acquisition,
activités
abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence
112 721 34,43% -38 810
Effet des différences permanentes 9 567
Effet des différences de taux d'imposition des entités étrangères
Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et
des différences temporaires
Effet de l'imposition à taux réduit
Effet des autres éléments 1 485
Taux et charge effectifs d'impôt 24,63% -27 758

Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle sur l'impôt sur les sociétés) des bénéfices taxables en France au 30 juin 2016.

3.11. Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

Est présenté ci-dessous le détail des produits et charges comptabilisés de la période.

Détail des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016 30/06/2016
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post-emploi 0 -2 935 -2 126
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables des entreprises mises en équivalence
Impôt sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables hors entreprises mises en équivalence
Impôt sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non 0 455 732
recyclables des entreprises mises en équivalence
Gains
et
pertes
nets
comptabilisés
directement
en capitaux
propres
non
recyclables sur activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables 0 -2 480 -1 394
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion 0 0 0
Ecart de réévaluation de la période
Transferts en résultat
Autres variations
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 7 138 5 981 6 334
Ecart de réévaluation de la période 9 018 6 339
Transfert en résultat -3 037 -5
Autres variations
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 0 0 0
Ecart de réévaluation de la période
Transferts en résultat
Autres variations
Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables des entreprises mises en équivalence
Impôt sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables hors entreprises mises en équivalence -260 -110 -554
Impôt sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables des entreprises mises en équivalence
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
sur activités abandonnées
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables 6 878 5 871 5 780
Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres 6 878 3 391 4 386
Dont part Groupe 6 878 3 391 4 386
Dont participations ne donnant pas le contrôle

Détail des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres et effets d'impôt

31/12/2016 Variation 30/06/2017
(en milliers d'euros) Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post-emploi -10 105 2 923 -7 182 -7 182 0 -10 105 2 923 -7 182 -7 182
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables, -10 105 2 923 -7 182 -7 182 0 0 0 0 -10 105 2 923 -7 182 -7 182
hors entreprises mises en équivalence
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables 0 0 0
des entreprises mises en équivalence
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables 0 0 0
sur activités abandonnées
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non -10 105 2 923 -7 182 -7 182 0 0 0 0 -10 105 2 923 -7 182 -7 182
recyclables
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion 0 0 0
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 48 617 -3 908 44 709 44 709 7 138 -260 6 878 6 878 55 755 -4 168 51 587 51 587
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables, hors 48 617 -3 908 44 709 44 709 7 138 -260 6 878 6 878 55 755 -4 168 51 587 51 587
entreprises mises en équivalence
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des
entreprises mises en équivalence 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur
activités abandonnées 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables
48 617 -3 908 44 709 44 709 7 138 -260 6 878 6 878 55 755 -4 168 51 587 51 587
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 38 512 -985 37 527 37 527 7 138 -260 6 878 6 878 45 650 -1 245 44 405 44 405
31/12/2015 retraité Variation 31/12/2016
(en milliers d'euros) Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Brut Impôt Net d'impôt Net dont part
Groupe
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi -7 170 2 468 -4 702 -4 702 1 149 -396 753 753 -8 319 2 864 -5 455 -5 455
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables,
hors entreprises mises en équivalence -7 170 2 468 -4 702 -4 702 1 149 -396 753 753 -8 319 2 864 -5 455 -5 455
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
des entreprises mises en équivalence 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables
sur activités abandonnées 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non
recyclables -7 170 2 468 -4 702 -4 702 1 149 -396 753 753 -8 319 2 864 -5 455 -5 455
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables
Gains et pertes sur écarts de conversion 0 0 0
Gains et pertes sur actifs disponibles à la vente 42 636 -3 798 38 838 38 838 -538 2 520 1 982 1 982 43 174 -6 318 36 856 36 856
Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables, hors
entreprises mises en équivalence 42 636 -3 798 38 838 38 838 -538 2 520 1 982 1 982 43 174 -6 318 36 856 36 856
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables des
entreprises mises en équivalence 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables sur
activités abandonnées 0 0 0
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres
recyclables 42 636 -3 798 38 838 38 838 -538 2 520 1 982 1 982 43 174 -6 318 36 856 36 856
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 35 466 -1 330 34 136 34 136 611 2 124 2 735 2 735 34 855 -3 454 31 401 31 401

4. Informations sectorielles

Information par secteur opérationnel

Compte tenu de la définition des secteurs opérationnels et de leurs critères de présentation, l'ensemble des activités de Crédit Agricole Atlantique Vendée se situe dans le secteur « banque de proximité » en France.

L'analyse géographique des actifs et des résultats sectoriels repose sur le lieu d'enregistrement comptable des activités. Crédit Agricole Atlantique Vendée opère son activité en France sur les départements de la Loire-Atlantique et de la Vendée.

5. Notes relatives au bilan

5.1. Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat

Actifs financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 11 786 13 944
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 16 676 21 840
Valeur au bilan 28 462 35 784
Dont Titres prêtés

Actifs financiers détenus à des fins de transaction

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Instruments de capitaux propres 1 0
Actions et autres titres à revenu variable 1 0
Titres de dettes 0 0
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe
Prêts et avances 0 0
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres reçus en pension livrée
Valeurs reçues en pension
Instruments dérivés 11 785 13 944
Valeur au bilan 11 786 13 944

Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option

30/06/2017 31/12/2016
(en milliers d'euros)
Instruments de capitaux propres 0 0
Actions et autres titres à revenu variable
Titres de dettes 16 676 21 840
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe 16 676 21 840
Prêts et avances 0 0
Créances sur les établissements de crédit
Créances sur la clientèle
Titres reçus en pension livrée
Valeurs reçues en pension
Valeur au bilan 16 676 21 840

Passifs financiers à la juste valeur par résultat

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 12 297 14 811
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Valeur au bilan 12 297 14 811

Passifs financiers détenus à des fins de transaction

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Titres vendus à découvert
Titres donnés en pension livrée
Dettes représentées par un titre
Dettes envers les établissements de crédit
Dettes envers la clientèle
Instruments dérivés 12 297 14 811
Valeur au bilan 12 297 14 811

Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option

30/06/2017 31/12/2016
(en milliers d'euros) Juste valeur au
bilan
Différence
entre valeur
comptable et
montant dû à
l'échéance
Juste valeur au
bilan
Différence
entre valeur
comptable et
montant dû à
l'échéance
Dépôts et passifs subordonnés 0 0 0 0
Dépôts d'établissements de crédit
Autres dépôts
Passifs subordonnés
Titres de dettes
Autres passifs financiers
Total Passifs financiers à la juste
valeur par résultat sur option 0 0 0 0

5.2. Actifs financiers disponibles à la vente

30/06/2017 31/12/2016
(en milliers d'euros) Valeur au
bilan
Gains latents Pertes
latentes
Valeur au
bilan
Gains latents Pertes
latentes
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe 281 758 5 606 -8 218 605 7 030
Actions et autres titres à revenu variable 11 366 2 704 -19 11 332 1 867 -18
Titres de participation non consolidés (2) 1 286 724 48 137 -673 1 284 981 40 428 -687
Total des titres disponibles à la vente 1 579 848 56 447 -700 1 514 918 49 325 -705
Créances disponibles à la vente
Total des créances disponibles à la vente 0 0 0
Valeur au bilan des actifs financiers disponibles à
la vente (1) 1 579 848 56 447 -700 1 514 918 49 325 -705
Impôts -4 174 8 -3 913 5
Gains et pertes sur actifs financiers disponibles à
la vente comptabilisés directement en capitaux
propres (nets d'impôt) 52 273 -692 45 412 -700

(1) dont 36 754 milliers d'euros comptabilisés au titre de la dépréciation durable sur titres et créances.

(2) par exception, les titres SAS Rue La Boétie sont évalués au coût pour un montant net de dépréciation de 586 528 milliers d'euros au 30 juin 2017 et au 31 décembre 2016.

5.3. Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle

Prêts et créances sur les établissements de crédit

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Etablissements de crédit
Titres de dettes 0 0
Titres non cotés sur un marché actif
Prêts et avances 256 623 140 662
Comptes et prêts 5 731 15 751
dont comptes ordinaires débiteurs sains 4 184 13 228
dont comptes et prêts au jour le jour sains
Valeurs reçues en pension
Titres reçus en pension livrée 249 392 123 417
Prêts subordonnés 1 500 1 494
Autres prêts et créances
Valeur brute 256 623 140 662
Dépréciations
Valeur nette des prêts et créances auprès des établissements de
crédit 256 623 140 662
Opérations internes au Crédit Agricole
Titres de dettes 0 0
Titres non cotés sur un marché actif
Prêts et avances 1 180 855 1 196 847
Comptes ordinaires 332 732 241 125
Comptes et avances à terme 848 123 955 722
Prêts subordonnés
Prêts et créances internes au Crédit Agricole 1 180 855 1 196 847
Valeur au bilan 1 437 478 1 337 509

Prêts et créances sur la clientèle

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Opérations avec la clientèle
Titres de dettes 4 151 4 070
Titres non cotés sur un marché actif 4 151 4 070
Prêts et avances 15 605 639 15 209 544
Créances commerciales 34 791 39 182
Autres concours à la clientèle 15 456 991 15 064 578
Titres reçus en pension livrée
Prêts subordonnés
Créances nées d'opérations d'assurance directe
Créances nées d'opérations de réassurance
Avances en comptes courants d'associés 13 743 12 389
Comptes ordinaires débiteurs 100 114 93 395
Valeur brute 15 609 790 15 213 614
Dépréciations -312 469 -309 338
Valeur nette des prêts et créances auprès de la clientèle 15 297 321 14 904 276
Opérations de location-financement
Location-financement immobilier
Location-financement mobilier, location simple et opérations assimilées
Valeur brute 0 0
Dépréciations
Valeur nette des opérations de location-financement 0 0
Valeur au bilan 15 297 321 14 904 276

Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle par agent économique (hors opérations internes au Crédit Agricole)

30/06/2017
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administration générale 900 504 506 -506 -1 966 898 032
Banques centrales 0
Etablissements de crédit 256 623 256 623
Grandes entreprises 2 406 785 120 939 -91 449 -29 151 2 286 185
Clientèle de détail 12 302 501 244 294 -143 737 -45 660 12 113 104
Total Prêts et créances sur les établissements
de crédit et sur la clientèle (1)
15 866 413 365 739 -235 692 -76 777 15 553 944

(1) dont encours restructurés pour 70 015 milliers d'euros.

31/12/2016
(en milliers d'euros) Encours bruts dont encours
bruts dépréciés
sur base
individuelle
Dépréciations
individuelles
Dépréciations
collectives
Total
Administration générale 913 041 913 041
Banques centrales 0
Etablissements de crédit 140 662 140 662
Grandes entreprises 2 407 494 119 459 -91 053 -54 644 2 261 797
Clientèle de détail 11 893 079 241 647 -142 564 -21 077 11 729 438
Total Prêts et créances sur les établissements
de crédit et sur la clientèle (1)
15 354 276 361 106 -233 617 -75 721 15 044 938

(1) dont encours restructurés pour 43 956 milliers d'euros.

5.4. Dépréciations inscrites en déduction des actifs financiers

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations de
périmètre
Dotations Reprises et
utilisations
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Créances sur les établissements de crédit 0
Créances sur la clientèle -309 338 -200 676 197 545 -312 469
dont dépréciations collectives -75 721 -166 469 165 413 -76 777
Opérations de location-financement 0
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 0
Actifs financiers disponibles à la vente -36 746 -8 1 -36 753
Autres actifs financiers -136 -39 55 -120
Total Dépréciations des actifs financiers -346 220 0 -200 723 197 601 0 0 -349 342
(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations de
périmètre
Dotations Reprises et
utilisations
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Créances sur les établissements de crédit 0 0
Créances sur la clientèle -322 169 -61 992 74 823 -309 338
dont dépréciations collectives -85 694 -998 10 971 -75 721
Opérations de location financement 0 0
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 0 0
Actifs financiers disponibles à la vente -36 725 -21 -36 746
Autres actifs financiers -225 -12 101 -136
Total Dépréciations des actifs financiers -359 119 0 -62 025 74 924 0 0 -346 220

L'augmentation des « dotations » et des « reprises et utilisations » sur les opérations avec la clientèle provient des éléments suivants :

  • d'une évolution technique des schémas comptables. Depuis le 01 janvier 2017, la mise à jour des provisions collectives est assurée mensuellement par un outil informatique alors qu'auparavant ces écritures étaient manuelles et nettées entre dotations et reprises,
  • de la mise en œuvre du nouveau modèle de notation interne LucV41 des clients « banque de détail » (agriculture, particuliers et professionnels) qui justifie une reprise de provision au 30 juin 2017 de l'ordre de 8 millions d'euros.

5.5. Exposition au risque souverain

Le périmètre des expositions souveraines recensées couvre les expositions à l'Etat, hors collectivités locales. Les créances fiscales sont exclues du recensement.

L'exposition aux dettes souveraines correspond à une exposition nette de dépréciation (valeur au bilan) présentée à la fois brute et nette de couverture.

Les expositions significatives de Crédit Agricole Atlantique Vendée au risque souverain sont les suivantes :

30/06/2017 Expositions nettes de dépréciations
Dont portefeuille bancaire
(en milliers d'euros) Actifs financiers
détenus jusqu'à
l'échéance
Actifs financiers
disponibles à la vente
Actifs à la juste
valeur par résultat
Prêts et créances Dont portefeuille de
négociation (hors
dérivés)
Total activité
banque
brut de couvertures
Couvertures
Actifs financiers
disponibles à la
vente
Total activité
banque net de
couvertures
Allemagne
Arabie Saoudite
Autriche 9 007 9 007 9 007
Belgique 19 143 19 143 19 143
Brésil
Chine
Espagne
Etats-Unis
France 423 414 423 414 423 414
Grèce
Hong Kong
Irlande
Italie
Japon
Maroc
Portugal
Royaume-Uni
Russie
Syrie
Ukraine
Venezuela
Yémen
Total 451 564 0 0 0 0 451 564 0 451 564

Activité bancaire

31/12/2016 Expositions nettes de dépréciations
Dont portefeuille bancaire Couvertures
(en milliers d'euros) Actifs financiers
détenus jusqu'à
l'échéance
Actifs financiers
disponibles à la vente
Actifs à la juste
valeur par résultat
Prêts et créances Dont portefeuille de
négociation (hors
dérivés)
Total activité
banque
brut de couvertures
Actifs financiers
disponibles à la
vente
Total activité
banque net de
couvertures
Allemagne
Arabie Saoudite
Autriche 8 951 8 951 8 951
Belgique 19 696 19 696 19 696
Brésil
Chine
Espagne
Etats Unis
France 422 604 422 604 422 604
Grèce
Hong Kong
Irlande
Italie
Japon
Maroc
Royaume-Uni
Portugal
Russie
Syrie
Ukraine
Venezuela
Yémen
Total 451 251 0 0 0 0 451 251 0 451 251

5.6. Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle

Dettes envers les établissements de crédit

30/06/2017 31/12/2016
(en milliers d'euros)
Etablissements de crédit
Comptes et emprunts 19 129 9 398
dont comptes ordinaires créditeurs 17 681 8 681
dont comptes et emprunts au jour le jour
Valeurs données en pension
Titres donnés en pension livrée 253 018 123 697
Total 272 147 133 095
Opérations internes au Crédit Agricole
Comptes ordinaires créditeurs 71 985 390
Comptes et avances à terme 10 761 694 10 735 150
Total 10 833 679 10 735 540
Valeur au bilan 11 105 826 10 868 635

Dettes envers la clientèle

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Comptes ordinaires créditeurs 3 852 905 3 569 040
Comptes d'épargne à régime spécial 59 822 54 550
Autres dettes envers la clientèle 1 069 900 1 216 489
Titres donnés en pension livrée
Dettes nées d'opérations d'assurance directe
Dettes nées d'opérations de réassurance
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et
rétrocessionnaires en représentation d'engagements techniques
Valeur au bilan 4 982 627 4 840 079

5.7. Dettes représentées par un titre et dettes subordonnées

30/06/2017 31/12/2016
(en milliers d'euros)
Dettes représentées par un titre
Bons de caisse 432 479
Titres du marché interbancaire
Titres négociables à court terme 565 888 511 599
Emprunts obligataires 31 923
Autres dettes représentées par un titre
Valeur au bilan 598 243 512 078
Dettes subordonnées
Dettes subordonnées à durée déterminée
Dettes subordonnées à durée indéterminée
Dépôts de garantie à caractère mutuel
Titres et emprunts participatifs
Valeur au bilan 0 0

Au cours du premier semestre 2017, la nouvelle opération de titrisation au « FCT Crédit Agricole Habitat 2017 » a permis de placer pour 34 430 milliers d'euros de titres seniors auprès de 37 investisseurs européens dont 2 507 milliers ont été remboursés.

5.8. Immeubles de placement

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Valeur brute 3 581 77 3 658
Amortissements et dépréciations -2 134 -52 -2 186
Valeur au bilan (1) 1 447 0 25 0 0 0 1 472

(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple.

(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Valeur brute 3 723 39 -181 3 581
Amortissements et dépréciations -2 137 -121 124 -2 134
Valeur au bilan (1) 1 586 0 -82 -57 0 0 1 447

(1) y compris immeubles de placement donnés en location simple.

Tous les immeubles de placement font l'objet d'une comptabilisation au coût amorti au bilan.

5.9. Immobilisations corporelles et incorporelles (hors écarts d'acquisition)

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions,
regroupements
d'entreprises)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Immobilisations corporelles d'exploitation
Valeur brute 274 452 9 037 -950 282 539
Amortissements et dépréciations (1) -141 958 -4 872 552 -146 278
Valeur au bilan 132 494 0 4 165 -398 0 0 136 261
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 1 677 14 1 691
Amortissements et dépréciations -1 530 -33 -1 563
Valeur au bilan 147 0 -19 0 0 0 128

(1) Y compris amortissements sur immobilisations données en location simple.

(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations de
périmètre
Augmentations
(Acquisitions,
regroupements
d'entreprises)
Diminutions
(Cessions et
échéances)
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Immobilisations corporelles d'exploitation
Valeur brute 272 681 20 547 -18 776 274 452
Amortissements et dépréciations (1) -144 171 -9 300 11 513 -141 958
Valeur au bilan 128 510 0 11 247 -7 263 0 0 132 494
Immobilisations incorporelles
Valeur brute 1 528 149 1 677
Amortissements et dépréciations -1 474 -56 -1 530
Valeur au bilan 54 0 93 0 0 0 147

(1) Y compris amortissements sur immobilisations données en location simple.

5.10. Provisions

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Variations
de périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises non
utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
30/06/2017
Risques sur les produits épargne-logement 26 324 -3 910 22 414
Risques d'exécution des engagements par
signature 10 741 261 -1 227 9 775
Risques opérationnels 5 056 5 056
Engagements sociaux (retraites) et assimilés 8 649 1 874 -40 10 484
Litiges divers 13 641 479 -986 -145 12 988
Participations 0 0
Restructurations 0 0
Autres risques 7 908 3 260 -1 981 -15 9 172
Total 72 319 0 5 874 -3 007 -5 297 0 0 69 889
(en milliers d'euros) 31/12/2015 Variations
de périmètre
Dotations Reprises
utilisées
Reprises non
utilisées
Ecart de
conversion
Autres
mouvements
31/12/2016
Risques sur les produits épargne-logement 18 231 8 093 26 324
Risques d'exécution des engagements par
signature 4 716 6 594 -569 10 741
Risques opérationnels 4 938 5 022 -4 145 -759 5 056
Engagements sociaux (retraites) et assimilés 5 854 3 252 -3 087 -34 2 664 8 649
Litiges divers 11 461 6 514 -433 -3 901 13 641
Participations 0 0 0
Restructurations 0 0 0
Autres risques 8 949 3 072 -3 950 -163 7 908
Total 54 149 0 32 547 -11 615 -5 426 0 2 664 72 319

Risque épargne logement : les produits épargne logement sont des produits à taux réglementés par l'Etat. De par cette réglementation, l'épargnant dispose d'une option implicite lui permettant de placer ses liquidités futures à un taux supérieur au marché d'une part et le futur emprunteur d'une option implicite lui permettant d'emprunter à un taux inférieur au marché.

Le risque d'exécution d'engagements par signature résulte, en cas d'exécution de la garantie bancaire par le bénéficiaire, du risque de non recouvrement auprès du débiteur garanti.

Risques opérationnels : la provision est composée :

  • d'une provision globale pour risques opérationnels mise à jour sur la base des déclarations saisies dans l'outil Olimpia de collecte des incidents. Les pertes attendues sont calculées à horizon 1 an,

  • des provisions pour risques sur bonifications et primes d'intérêts octroyées par la puissance publique,

  • des provisions pour risques sur les diverses procédures judiciaires en cours.

Engagements sociaux (retraites) et assimilés : ces engagements comprennent une provision pour primes, pour médailles du travail et une provision pour engagement de retraite et d'indemnités de fin de carrière - régimes à prestations définies.

Provision épargne-logement :

Encours collectés au titre des comptes et plans d'épargne-logement sur la phase d'épargne

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 2 648 362 1 388 346
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 0 1 094 744
Ancienneté de plus de 10 ans 662 519 664 480
Total plans d'épargne-logement 3 310 881 3 147 570
Total comptes épargne-logement 521 781 507 278
Total Encours collectés au titre des contrats épargne-logement 3 832 662 3 654 848

L'ancienneté est déterminée conformément au CRC 2007-01 du 14 décembre 2007.

Les encours de collecte, hors prime de l'Etat, sont des encours sur base d'inventaire à fin mai 2017 pour les données au 30 juin 2017 et à fin novembre 2016 pour les données du 31 décembre 2016.

Encours de crédits en vie octroyés au titre des comptes et plans d'épargnelogement

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Plans d'épargne-logement 6 915 8 460
Comptes épargne-logement 54 560 65 669
Total Encours de crédits en vie octroyés au titre des contrats
épargne-logement
61 475 74 129

Provision au titre des comptes et plans d'épargne-logement

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Plans d'épargne-logement
Ancienneté de moins de 4 ans 12 841 10 233
Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans 0 6 122
Ancienneté de plus de 10 ans 9 573 9 969
Total plans d'épargne-logement 22 414 26 324
Total comptes épargne-logement
Total Provision au titre des contrats épargne-logement 22 414 26 324

5.11. Capitaux propres

Composition du capital au 30 juin 2017

Au 30 juin 2017, la répartition du capital et des droits de vote de Crédit Agricole Atlantique Vendée est la suivante :

Répartition du capital de la Caisse régionale Nombre de
titres
% du capital % des droits
de vote
Certificats Coopératifs d'investissements (CCI) 1 302 830 17,59% 0,00%
Dont part du Public 1 298 632 17,53%
Dont part Sacam Mutualisation
Dont part autodétenue 4 198 0,06%
Certificats Coopératifs d'associés (CCA) 1 855 972 25,05% 0,00%
Dont part du Public
Dont part Crédit Agricole S.A.
Dont part Sacam Mutualisation 1 855 972 25,05%
Parts sociales 4 249 544 57,36% 100%
Dont 69 Caisses Locales 4 215 893 56,91% 60,79%
Dont 18 administrateurs de la CR 26 0,00% 8,37%
Dont Crédit Agricole S.A. 0 0,00% 0,00%
Dont Sacam Mutualisation 1 0,00% 0,44%
Dont Autres 33 624 0,45% 30,40%
Total 7 408 346 100,00% 100,00%

La valeur nominale des titres est de 15,25 euros et le montant du capital de Crédit Agricole Atlantique Vendée est de 112 977 milliers d'euros.

Dividendes

Dividendes Crédit Agricole Atlantique Vendée

Au titre de l'exercice 2016, l'Assemblée générale du 12 avril 2017 de Crédit Agricole Atlantique Vendée a approuvé le versement d'un dividende de 4,46 euros par CCI et CCA et de 0,21 euros par part sociale.

Année de
rattachement du
Par CCI Par CCA Par Part
Sociale
dividende Montant Net Montant Net Montant Net
2013 4,51 4,51 0,37
2014 4,59 4,59 0,28
2015 4,46 4,46 0,22
2016 4,46 4,46 0,21

Dividendes des Caisses locales

Au titre de l'exercice 2016, les Assemblées générales des sociétaires des Caisses locales ont approuvées un intérêt aux parts sociales de 1,40 % soit un intérêt total d'un montant de 3 384 milliers d'euros.

Dividendes payés au cours de l'exercice

Les montants relatifs aux dividendes figurent dans le tableau de variation des capitaux propres. Ils s'élèvent à 17 453 milliers d'euros en 2017.

6. Engagements de financement et de garantie

Engagements donnés et reçus

30/06/2017 31/12/2016
(en milliers d'euros)
Engagements donnés 2 458 731 2 462 524
Engagements de financement 1 741 938 1 760 630
Engagements en faveur des établissements de crédit 5 335 5 335
Engagements en faveur de la clientèle 1 736 603 1 755 295
. Ouverture de crédits confirmés 837 274 895 038
- Ouverture de crédits documentaires 4 705 3 560
- Autres ouvertures de crédits confirmés 832 589 891 478
. Autres engagements en faveur de la clientèle 899 329 860 257
Engagements de garantie 716 793 701 894
Engagements d'ordre des établissements de crédit 327 673 326 732
. Confirmations d'ouverture de crédits documentaires
. Autres garanties (1) 327 673 326 732
Engagements d'ordre de la clientèle 389 120 375 162
. Cautions immobilières 148 512 142 291
. Autres garanties d'ordre de la clientèle 240 608 232 871
Engagements reçus 6 058 503 5 797 567
Engagements de financement 95 046 115 394
Engagements reçus des établissements de crédit 95 046 115 394
Engagements reçus de la clientèle
Engagements de garantie 5 963 457 5 682 173
Engagements reçus des établissements de crédit 305 375 285 357
Engagements reçus de la clientèle 5 658 082 5 396 816
. Garanties reçues des administrations publiques et assimilées 1 381 516 1 374 028
. Autres garanties reçues 4 276 566 4 022 788

(1) dont 318 631 milliers d'euros relatifs à la garantie switch assurance mise en place le 1er juillet 2016, en amendement de la garantie précédente octroyée depuis le 2 janvier 2014 pour 827 748 milliers d'euros.

Instruments financiers remis et reçus en garantie

(en milliers d'euros) 30/06/2017 31/12/2016
Valeur
comptable
des
actifs
financiers
remis
en
garantie (dont actifs transférés)
Titres et créances apportées en garanties des
dispositifs de refinancement (Banque de France, CRH
…)
4 681 718 4 822 389
Titres prêtés 0
Dépôts de garantie sur opérations de marché 110 940 136 170
Autres dépôts de garantie (1) 107 857 107 857
Titres et valeurs donnés en pension (2) 324 929 124 076
Total de la valeur comptable des actifs financiers
remis en garantie
5 225 444 5 190 492
Valeur
comptable
des
actifs
financiers
reçus
en
garantie
Autres dépôts de garantie
Juste
valeur
des
instruments
reçus
en
garantie
réutilisables et réutilisés
Titres empruntés
Titres et valeurs reçus en pension 463 630 273 359
Titres vendus à découvert
Total Juste valeur des instruments reçus en garantie
réutilisables et réutilisés
463 630 273 359

(1) dans le cadre de la garantie switch assurance mise en place le 1er juillet 2016, Crédit Agricole Atlantique Vendée a versé un dépôt de 107 857 milliers d'euros en amendement des précédents dépôts versés depuis le 2 janvier 2014.

(2) au 30 juin 2017 Crédit Agricole Atlantique Vendée a mis en pension les titres souscrits auprès du FCT Crédit Agricole Habitat 2015 à hauteur de 208 900 milliers d'euros.

Créances apportées en garantie

Au cours du premier semestre 2017, Crédit Agricole Atlantique Vendée a apporté 4 681 718 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refinancement, contre 4 822 389 milliers d'euros au 31 décembre 2016. Crédit Agricole Atlantique Vendée conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.

En particulier, Crédit Agricole Atlantique Vendée a apporté :

  • 2 144 976 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refinancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 2 373 111 milliers d'euros au 31 décembre 2016,

  • 390 725 milliers d'euros de créances hypothécaires à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refinancement auprès de la CRH (Caisse de Refinancement de l'Habitat), contre 445 091 milliers d'euros au 31 décembre 2016,

  • 2 146 016 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refinancement, contre 2 004 187 milliers euros au 31 décembre 2016.

7. Reclassements d'instruments financiers

Reclassements effectués par Crédit Agricole Atlantique Vendée

Comme les exercices précédents, Crédit Agricole Atlantique Vendée n'a pas opéré en 2017 de reclassement au titre de l'amendement de la norme IAS 39 adopté par l'Union européenne le 15 octobre 2008.

8. Juste valeur des instruments financiers

8.1. Juste valeur des actifs et passifs financiers comptabilisés au coût

Les montants présentés incluent les créances et dettes rattachées et sont nets de dépréciation.

Actifs financiers comptabilisés au coût au bilan valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 30
juin 2017
Juste valeur
au 30 juin
2017
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Actifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Prêts et Créances 16 734 799 17 312 242 1 494 17 305 679 5 069
Créances sur les établissements de crédit
Comptes ordinaires & prêts JJ
Comptes et prêts à terme
Valeurs reçues en pension
1 437 478
265 005
849 670
1 299 678
118 608
855 762
1 494 1 298 184
118 608
855 762
0
Titres reçus en pension livrée
Prêts subordonnés
Titres non cotés sur un marché actif
Autres prêts et créances
321 303
1 500
323 814
1 494
1 494 323 814
Créances sur la clientèle
Créances commerciales
15 297 321
34 791
16 012 564
34 791
0 16 007 495
34 791
5 069
Autres concours à la clientèle
Titres reçus en pension livrée
Prêts subordonnés
15 176 627 15 861 027 15 855 958 5 069
Titres non cotés sur un marché actif
Créances nées d'opérations d'assurance directe
Créances nées d'opérations de réassurance
4 151 4 104 4 104
Avances en comptes courants d'associés
Comptes ordinaires débiteurs
13 595
68 157
13 619
99 023
13 619
99 023
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe
854 135
451 564
402 571
923 520
493 354
430 166
923 519
493 354
430 165
0 0
Total Actifs financiers dont la juste valeur est indiquée 17 588 934 18 235 762 925 013 17 305 679 5 069
(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 31
décembre
2016
Juste valeur
au 31
décembre
2016
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Actifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Prêts et Créances 16 241 785 16 451 807 1 494 16 442 451 7 862
Créances sur les établissements de crédit
Comptes ordinaires & prêts JJ
Comptes et prêts à terme
Valeurs reçues en pension
1 337 509
253 974
958 245
1 328 792
253 974
950 039
1 494 1 327 298
253 974
950 039
0
Titres reçus en pension livrée
Prêts subordonnés
Titres non cotés sur un marché actif
Autres prêts et créances
123 796
1 494
123 285
1 494
1 494 123 285
Créances sur la clientèle
Créances commerciales
14 904 276
39 182
15 123 015
39 182
0 15 115 153
39 182
7 862
Autres concours à la clientèle
Titres reçus en pension livrée
Prêts subordonnés
14 786 880 14 975 260 14 967 398 7 862
Titres non cotés sur un marché actif
Créances nées d'opérations d'assurance directe
Créances nées d'opérations de réassurance
4 070 4 041 4 041
Avances en comptes courants d'associés
Comptes ordinaires débiteurs
12 241
61 903
12 238
92 294
12 238
92 294
Actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance 758 917 852 082 852 082 0 0
Effets publics et valeurs assimilées
Obligations et autres titres à revenu fixe
451 251
307 666
502 460
349 622
502 460
349 622
Total Actifs financiers dont la juste valeur est indiquée 17 000 702 17 303 889 853 576 16 442 451 7 862

Passifs financiers comptabilisés au coût au bilan valorisés à la juste valeur

Valeur au
bilan au 30
juin 2017
Juste valeur
au 30 juin
2017
Prix côtés sur
des marchés
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
11 105 826
17 755
10 763 142
324 929
11 418 238
17 681
11 056 679
343 878
0 11 418 238
17 681
11 056 679
343 878
0
4 962 793
3 852 905
59 822
1 050 066
4 961 925
3 852 037
59 822
1 050 066
0 4 902 103
3 852 037
1 050 066
59 822
59 822
598 243 607 939 607 939
16 666 862 16 988 102 0 actifs pour des
16 928 280
(en milliers d'euros) Valeur au
bilan au 31
décembre
2016
Juste valeur
au 31
décembre
2016
Prix côtés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables
Niveau 3
Passifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan
Dettes envers les établissements de crédit
Comptes ordinaires & emprunts JJ
Comptes et emprunts à terme
Valeurs données en pension
Titres donnés en pension livrée
10 868 635
8 692
10 735 867
124 076
10 851 664
8 681
10 719 697
123 286
0 10 851 664
8 681
10 719 697
123 286
0
Dettes envers la clientèle
Comptes ordinaires créditeurs
Comptes d'épargne à régime spécial
Autres dettes envers la clientèle
Titres donnés en pension livrée
Dettes nées d'opérations d'assurance directe
Dettes nées d'opérations de réassurance
4 840 079
3 569 040
54 550
1 216 489
4 811 314
3 568 580
54 550
1 188 184
0 4 756 764
3 568 580
1 188 184
54 550
54 550
Dettes pour dépôts d'espèces reçus des cessionnaires et
rétrocessionnaires en représentation d'engagements
techniques
Dettes représentées par un titre
Dettes subordonnées
512 078 511 208 511 208
Total Passifs financiers dont la juste valeur est indiquée 16 220 792 16 174 186 0 16 119 636 54 550

8.2. Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur

Répartition des instruments financiers à la juste valeur par modèle de valorisation

Actifs financiers valorisés à la juste valeur

Les montants présentés sont y compris créances rattachées et nets de dépréciation.

(en milliers d'euros) 30/06/2017 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 11 786 1 11 785 0
Créances sur les établissements de crédit 0
Créances sur la clientèle 0
Titres reçus en pension livrée 0
Valeurs reçues en pension 0
Titres détenus à des fins de transaction 1 1 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 0
Actions et autres titres à revenu variable 1
Instruments dérivés 11 785 11 785
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Créances sur les établissements de crédit
16 676 0 16 676 0
Créances sur la clientèle 0
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte 0
Valeurs reçues en pension 0
Titres à la juste valeur par résultat sur option 16 676 0 16 676 0
Effets publics et valeurs assimilées 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 16 676 16 676
Actions et autres titres à revenu variable 0
Actifs financiers disponibles à la vente 1 579 848 80 349 1 499 499 0
Effets publics et valeurs assimilées 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 281 758 80 299 201 459
Actions et autres titres à revenu variable (1) 1 298 090 50 1 298 040
Créances disponibles à la vente 0
Instruments dérivés de couverture 28 924 28 924
Total Actifs financiers valorisés à la juste valeur 1 637 234 80 350 1 556 884 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés
actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des
données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des
données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0 0

(1) y compris 586 528 milliers d'euros de titres SAS Rue La Boétie valorisés selon la méthode du coût (cf. Titres à l'actif de la note 1.3 "principes et méthodes comptables" présentés dans les états financiers du 31 décembre 2016).

(en milliers d'euros) 31/12/2016 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Actifs financiers détenus à des fins de transaction 13 944 0 13 944 0
Créances sur les établissements de crédit 0
Créances sur la clientèle 0
Titres reçus en pension livrée 0
Valeurs reçues en pension 0
Titres détenus à des fins de transaction 0 0 0 0
Effets publics et valeurs assimilées 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 0
Actions et autres titres à revenu variable 0
Instruments dérivés 13 944 13 944
0
Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option 21 840 0 21 840 0
Créances sur les établissements de crédit 0
Créances sur la clientèle 0
Actifs représentatifs de contrats en unités de compte 0
Valeurs reçues en pension 0
Titres à la juste valeur par résultat sur option 21 840 0 21 840 0
Effets publics et valeurs assimilées 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 21 840 21 840
Actions et autres titres à revenu variable 0
Actifs financiers disponibles à la vente 1 514 918 14 778 1 500 140 0
Effets publics et valeurs assimilées 0
Obligations et autres titres à revenu fixe 218 605 14 758 203 847
Actions et autres titres à revenu variable (1) 1 296 313 20 1 296 293
Créances disponibles à la vente 0
Instruments dérivés de couverture 22 902 22 902
Total Actifs financiers valorisés à la juste valeur 1 573 604 14 778 1 558 826 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés
actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des
données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des
données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0

(1) y compris 586 528 milliers d'euros de titres SAS Rue La Boétie valorisés selon la méthode du coût.

Passifs financiers valorisés à la juste valeur

(en milliers d'euros) 30/06/2017 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 12 297 0 12 297 0
Titres vendus à découvert
Titres donnés en pension livrée
Dettes représentées par un titre
Dettes envres les établissements de crédit
Dettes envers la clientèle
Instruments dérivés 12 297 12 297
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur
option
0
Instruments dérivés de couverture 109 518 109 518
Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur 121 815 0 121 815 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés
actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des
données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des
données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0
(en milliers d'euros) 31/12/2016 Prix cotés sur
des marchés
actifs pour des
instruments
identiques :
Niveau 1
Valorisation
fondée sur des
données
observables :
Niveau 2
Valorisation
fondée sur des
données non
observables :
Niveau 3
Passifs financiers détenus à des fins de transaction 14 811 0 14 811 0
Titres vendus à découvert
Titres donnés en pension livrée
Dettes représentées par un titre
Dettes envres les établissements de crédit
Dettes envers la clientèle
Instruments dérivés
14 811 14 811
Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur
option
0
Instruments dérivés de couverture 141 367 141 367
Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur 156 178 0 156 178 0
Transferts issus du Niveau 1 : Prix cotés sur des marchés
actifs pour des instruments identiques
Transferts issus du Niveau 2 : Valorisation fondée sur des
données observables
Transferts issus du Niveau 3 : Valorisation fondée sur des
données non observables
Total des transferts vers chacun des niveaux 0 0 0

9. Parties liées

Les transactions réalisées avec des entités contrôlées par Crédit Agricole Atlantique Vendée en contrôle exclusif au cours du premier semestre 2017 sont les suivantes :

Nature de la transaction : location par Crédit Agricole Atlantique Vendée de locaux à usage de bureaux.

Montant de la
Parties liées transaction
(milliers d'euros)
SCI LES TERRES NOIRES 378
SCI CHALLANS 57
SCI LES SABLES 63

Nature de la transaction : avances financières

Montant de la
Parties liées transaction
(milliers d'euros)
SCI LES TERRES NOIRES 4 821
SCI CHALLANS 655
SCI LES SABLES 363

10. Périmètre de consolidation au 30 juin 2017

Composition du périmètre

Le périmètre de consolidation au 31 décembre 2016 est composé de la Caisse régionale Atlantique Vendée, des 69 Caisses locales affiliées et de la société technique de titrisation comprenant ses quotes-parts dans le FCT « Crédit Agricole Habitat 2015 » et le FCT « Crédit Agricole Habitat 2017 » (cf. point ci-dessous).

Au 30 juin 2017, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2017) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales le 23 février 2017. Cette transaction est le premier RMBS français placé dans le marché par le Groupe.

Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2017 » pour un montant de 1 milliards d'euros. Les titres senior adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès de 37 investisseurs européens (banques, fonds et banques centrales).

Au 30 juin 2017 Crédit Agricole Atlantique Vendée ayant participé à l'opération de titrisation a consolidé sa quote-part (analyse par silo), le complément de prix de cession, le mécanisme de garantie ainsi que la convention de remboursement interne limitant in fine la responsabilité de chaque cédant à hauteur des « gains et pertes » réellement constatés sur les créances qu'il a cédées au FCT.

Les entités contrôlées dont la contribution aux états financiers consolidés n'est pas significative ne font pas partie du périmètre de consolidation.

11. Événements postérieurs au 30 juin 2017

Crédit Agricole Atlantique Vendée n'a enregistré aucun événement postérieur à la date de clôture de l'exercice pouvant avoir une incidence sur l'arrêté comptable du 30 juin 2017.

Visa du Directeur Général de la Caisse régionale Atlantique Vendée Monsieur Patrice CHERAMY

SOMMAIRE

1. Attestation du responsable de l'information P. 3
2. Rapport de gestion semestriel du Crédit Agricole Atlantique Vendée au 30 juin 2017 P. 5
3. Comptes consolidés intermédiaires résumés au 30 juin 2017 P. 54
4. Rapport des commissaires aux comptes sur l'information financière semestrielle 2017 P. 110

Talk to a Data Expert

Have a question? We'll get back to you promptly.