Annual Report • May 6, 2019
Annual Report
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27 | COMPTES CONSOLIDÉS GROUPE SAPMER
47 | COMPTES ANNUELS
55 | RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
63 | RAPPORT DE L'ORGANISME TIERS INDÉPENDANT SUR LA DÉCLARATION CONSOLIDÉE DE PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE
67 | PROJETS DE RÉSOLUTIONS PROPOSÉS À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU 25 JUIN 2019
PARTIE 1 : RAPPORT DE GESTION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION 02 | Situation et activités au cours de l'exercice
26 | Résultats financiers de la société au cours des cinq derniers exercices

Mesdames, Messieurs,
Nous vous avons réunis en Assemblée Générale pour vous rendre compte de l'activité de la Société et du Groupe durant l'exercice clos le 31 décembre 2018, et soumettre à votre approbation les comptes sociaux et consolidés dudit exercice ainsi que diverses résolutions.
Les rapports des Commissaires aux Comptes et le présent rapport de gestion ainsi que les comptes annuels et autres documents s'y rapportant ont été mis à votre disposition au siège de la Société dans les conditions et les délais prévus par la loi, afin que vous puissiez en prendre connaissance.
____________________________________________
Alors que les prix de vente de deux des espèces pêchées (Légine et thon Listao) ont été orientés à la baisse en 2018, la pêche de l'ensemble des quotas attribués, ainsi que la poursuite des efforts de qualité et l'amélioration des conditions d'exploitation, ont permis de voir le niveau d'activité légèrement augmenter.
L'année 2018 a permis aux équipages et équipes SAPMER de franchir des étapes significatives dans l'évolution du modèle d'entreprise que SAPMER construit. Dans l'objectif d'allier performance et durabilité, ce modèle d'entreprise intégré poursuit une recherche constante de progrès à tous les maillons de la chaîne de valeur, du pêcheur au consommateur.
A ce titre, le renouvellement de la certification MSC Pêche Durable pour notre pêcherie Légine, le développement de la réglementation de la pêcherie thonière en faveur d'une exploitation durable de la ressource, l'ouverture d'un deuxième Comptoir de vente SAPMER en France métropolitaine, ou le développement de nouveaux produits à marque Les Comptoirs SAPMER, sont autant d'illustrations de l'évolution que SAPMER entend poursuivre et promouvoir dans les années futures.
L'activité pêcherie représente 90% du chiffre d'affaires total de la période.
Le chiffre d'affaires langouste est stable par rapport à 2017, la baisse des prix a été compensée par la hausse du quota, intégralement pêché.
La baisse du chiffre d'affaires Légine pour la deuxième année consécutive provient d'une légère diminution de son quota de pêche, d'une baisse des prix de vente en dollar, accentuée par un taux de change euro/dollar défavorable, notamment au premier semestre. Par ailleurs, SAPMER enregistre des stocks relativement conséquents au 31/12 sur cette pêcherie qui seront vendus lors de l'exercice 2019.
Influencés par Bangkok, principal marché mondial de vente du thon brut, les prix de vente du Listao ont connu une forte baisse en 2018 par rapport à 2017. Malgré ce facteur négatif, le chiffre d'affaires du thon brut est en augmentation, grâce à une homogénéité des performances de pêche de toute la flotte, à une parfaite maitrise tout au long de l'année du quota alloué à SAPMER, entièrement pêché, et au maintien du prix de l'Albacore de grosse taille. Cette bonne tenue des prix de l'Albacore, espèce protégée par la mise en place de quotas en 2017, provient notamment des ventes à des clients autres que les conserveurs, valorisant ainsi la spécificité des thoniers SAPMER de pouvoir congeler à bord à -40°C à sec, assurant ainsi une qualité premium.
L'activité valorisation enregistre une réduction de son chiffre d'affaires de 6,2%, en raison de volumes en baisse. Les prix de vente sont en augmentation pour la 4eme année consécutive, conformément à la stratégie du Groupe d'offrir à ses clients une qualité supérieure de ses produits valorisés.
L'activité valorisation comprend pour la première année des ventes de produits finis autres que le thon valorisé. Ces ventes sont intégralement réalisées dans les comptoirs du Groupe. SAPMER continue ainsi de promouvoir ses pêches de poissons et crustacés exotiques et sauvages, à travers une gamme de produits finis 100% naturelle issue de ses trois pêcheries.
Les principaux produits valorisés sont les longes et cœur de longe qui représentent 48% du chiffre d'affaires devant les steaks et dos (37%).
Nos principaux marchés pour l'activité valorisation sont toujours l'Europe (50% des ventes) et l'Asie (31%).
Le Groupe SAPMER présente ses comptes consolidés selon les normes internationales IFRS. Les méthodes comptables appliquées au 31 décembre 2018, sont cohérentes avec celles de l'exercice précédent.
Le nombre de sociétés faisant partie du périmètre de consolidation s'élève à 10 au 31 décembre 2018.
Vous trouverez ci-dessous le compte de résultat simplifié :
| En millions d'euros | S1 2018 | S2 2018 | Déc.18 | Déc.17 |
|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 90.2 | 90.7 | 180.9 | 172.9 |
| EBITDA (1) | 11.0 | 15.5 | 26.5 | 38.5 |
| Résultat opérationnel (EBIT) | 6.7 | 9.3 | 16.0 | 30.1 |
| % EBIT/CA | 7.4% | 10.1% | 8.8% | 17.4% |
| Résultat financier | -0.8 | -0.9 | -1.7 | -5.0 |
| Impôt | -0.9 | -0.9 | -1.8 | -2.0 |
| Résultat net | 4.9 | 7.3 | 12.2 | 22.8 |
| % RN/CA | 5.4% | 8.0% | 6.7% | 13.2% |
(1) EBITDA : résultat opérationnel avant dotations aux amortissements et dépréciations d'actifs
En 2018, SAPMER enregistre une croissance de son chiffre d'affaires de 4,6% à 180,9 M€.
Alors que les prix de vente de deux des espèces pêchées (Légine et thon Listao) ont été orientés à la baisse en 2018, la pêche de l'ensemble des quotas attribués, ainsi que la poursuite des efforts de qualité et l'amélioration des conditions d'exploitation, ont permis de voir le niveau d'activité légèrement augmenter.
Le Groupe SAPMER, premier armement à la pêche sous intérêts français, réalise 47% de son chiffre d'affaires en Asie, 27% dans l'Océan Indien et 19% en Europe.
L'activité pêcherie enregistre une marge opérationnelle en net recul par rapport à 2017. Les 3 pêcheries sont en baisse. Outre les variations de stocks de produits finis négatives, la principale cause de ce recul est la contraction des prix de vente par kilogramme de la légine et du thon brut qui n'a pas été entièrement compensée par la baisse pourtant importante du coût de pêche par kilogramme.
La marge opérationnelle de l'activité valorisation est en hausse. Cette amélioration provient de la baisse du coût de la matière première, conséquence de la baisse du coût de pêche au kilogramme et de l'amélioration de la qualité qui permet une hausse du prix de vente moyen pour la quatrième année consécutive. À noter que l'activité valorisation comprend pour la première année des ventes de produits finis autres que le thon valorisé. Ces ventes sont intégralement réalisées dans les Comptoirs du Groupe. SAPMER continue ainsi de promouvoir ses pêches de poissons et crustacés exotiques et sauvages, à travers une gamme de produits finis 100% naturelle issue de ses trois pêcheries.
Le résultat financier est en très forte amélioration, conséquence du désendettement de l'entreprise et des pertes de change qui avaient été enregistrées lors du premier semestre 2017.
Après la prise en compte des impôts sur les bénéfices, la société génère un résultat net de 12,2 M€.
Vous trouverez ci-dessous un bilan simplifié :
| En millions d'euros | Déc.18 | Déc.17 | Déc.18 | Déc.17 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles et | Capitaux propres | 82,5 | 72,0 | ||
| incorporelles nettes | 129,8 | 132,7 | |||
| Goodwills | 3,3 | 3,3 | Dettes financières à long et moyen terme | 56,2 | 62,9 |
| Participations dans des entreprises | |||||
| associées | 1,4 | 1,6 | Autres passifs non courants | 14,7 | 15,3 |
| Autres créances non courantes | 11,6 | 9,9 | |||
| Actifs courants | 73,1 | 59,9 | Dettes financières court terme | 10,5 | 14,8 |
| Trésorerie et équivalent | 4,7 | 3,4 | Autres passifs courants | 59,8 | 45,7 |
| Total ACTIF | 223,8 | 210,7 | Total PASSIF | 223,8 | 210,7 |
Les immobilisations nettes s'élèvent à 129,8 M€ en 2018 en légère décroissance par rapport à 2017. La variation est composée des acquisitions/mises en service (+8,8 M€), de sorties de composants arrêt technique et senne (-2,5 M€), des amortissements pour -11,3 M€ compensées par la reprise sur l'apport des « défiscaliseurs » +2 M€.
Le goodwill provient de l'écart entre la valeur des titres acquis et la valeur de la quote-part de capitaux propres correspondant.
Les participations dans des entreprises associées sont les titres de MDM, dont SAPMER SA possède 50%.
Les autres créances non courantes sont en augmentation à 11,6 M€ suite à une prise de participation dans la société CCCS aux Seychelles pour 1,2 M\$. Le poste est essentiellement constitué de dépôts de garantie réalisés dans les sociétés qui détiennent les thoniers mauriciens et seychellois, soit 8,8 M€. Le solde est un crédit vendeur accordé à SAPMER HOLDING dans le cadre de la vente de MDM et à la cession de créances concernant TPS en 2013 pour 0.5M€, autres dépôts de garantie pour 1,0 M€ et autres participations pour 0,1 M€.
Les actifs courants sont en augmentation, en raison des stocks enregistrés au bilan au 31/12/2018 (+1,0 M€), mais aussi et surtout en raison de la hausse des créances clients (+11,1 M€) expliquée par un décalage de facturation en fin d'année suite au blocage du port à la Réunion lors des évènements des « gilets jaunes ».
La hausse des passifs courants est essentiellement la conséquence d'une augmentation des encours de +14,4 M€ des dettes fournisseurs. La baisse des couts opérationnels au second semestre 2017 avait en effet permis de constater un niveau d'encours particulièrement bas au 31/12/2017. L'augmentation de l'activité, la hausse des couts opérationnels et le décalage d'entrées en trésoreries conduisent à cette augmentation.
Les capitaux propres s'élèvent à 82,5 M€ fin 2018 contre 72,0 M€ fin 2017. Leur évolution (+10,5 M€) est essentiellement la conséquence de la prise en compte du résultat net de 2018 pour +12.2 M€, moins le versement de dividende réalisé au second semestre 2018 pour 2,1 M€.
Les passifs non courants sont une nouvelle fois en baisse. Cette baisse est essentiellement à imputer à des reprises de provisions dont les litiges ont trouvé une conclusion en 2018. Le compte courant de SAPMER Investissements classé en passif courant s'élève au 31/12/2018 à 4,1 M€.
Au 31 décembre 2018 la dette nette s'élève à 61,5 M€, en forte baisse. Le Groupe a contracté une nouvelle dette de 2 M€ au cours de l'exercice.
La dette financière au bilan fin 2018 concerne principalement le financement des 5 thoniers senneurs. Les ratios financiers principaux sont les suivants :
| 2018 | 2017 | 2016 | 2015 | 2014 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Dette Nette | 61.5 | 73.8 | 77.4 | 74.3 | 81.7 |
| Capitaux Propres | 82.5 | 72.0 | 48.6 | 34.9 | 39.5 |
| Gearing | 0.75 | 1.02 | 1.59 | 2.13 | 2.07 |
| EBITDA | 26.5 | 38.5 | 30.0 | 5.7 | 1.4 |
| Leverage | 2.3 | 1.9 | 2.6 | 13.0 | 58.4 |
4 SAPMER – Rapport financier 2018
| En millions d'euros | Déc.18 | Déc.17 |
|---|---|---|
| Trésorerie à l'ouverture | 2.0 | 4.7 |
| Flux net de trésorerie généré par l'activité | 23.8 | 16.2 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement | -11.8 | -10.2 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement | -9.3 | -8.7 |
| Variations de taux de change | 0 | 0 |
| Trésorerie à la clôture | 4.7 | 2.0 |
| Variation de trésorerie | +2.7 | -2.7 |
L'activité du Groupe génère un flux net de de 23,8 M€ en hausse par rapport à 2017, dont une partie du résultat était une reprise de provision et donc non générateur de trésorerie. Par ailleurs la variation du BFR avait été très importante sur l'exercice 2017, alors qu'il est en légère augmentation en 2018.
Le flux d'investissements est une nouvelle fois particulièrement élevé en 2018 avec principalement de nombreux arrêts techniques majeurs programmés, une partie de l'acquisition d'un palangrier qui a été constatée sur l'exercice suite à l'exercice de l'option d'achat dont bénéficiait SAPMER, trois sennes achetées, l'investissement dans CCCS et dans des équipements pour nos navires.
Le flux de financement comprend le remboursement des emprunts pour -7,2 M€ en forte augmentation suite à l'achèvement en juillet 2017 du moratoire sur les échéances de capital, le paiement des intérêts pour -2,0 M€, en diminution grâce à la baisse de l'endettement et l'issu d'un swap de taux, les dividendes pour -2,1 M€ et un nouvel emprunt pour +2,0 M€.
Le niveau de trésorerie à fin 2018 est de 4,7 M€.
Les comptes sociaux de SAPMER SA sont établis conformément aux dispositions du Plan Comptable Général 2016. Aucun changement de méthode comptable ou de présentation des comptes annuels n'est intervenu en 2018.
SAPMER SA est la société-mère du Groupe ; elle est propriétaire et exploitante des palangriers « Albius » et « Croix du Sud », copropriétaire et exploitante du chalutier caseyeur « l'Austral » à 65% et exploite le palangrier « Cap-Horn ». SAPMER SA est propriétaire et exploitante de 5 thoniers senneurs.
| COMTE DE RÉSULTAT en K€ | Déc.18 | Déc.17 |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 94 210 | 89 141 |
| Autres produits de l'activité | 5 498 | 11 669 |
| Produits d'exploitation | 99 708 | 100 809 |
| Approvisionnements, stocks et charges externes | -71 468 | -64 924 |
| Impôts et taxes | -4 585 | -4 496 |
| Charges de personnel | -10 980 | -12 956 |
| Dotations d'exploitation | -9 631 | -8 268 |
| Autres charges d'exploitation nettes des produits | -4 329 | -5 277 |
| Résultat d'exploitation | -1 285 | 4 888 |
| Quote-part de résultats transférés | -92 | 283 |
| Résultat financier | 13 250 | -4 094 |
| Résultat exceptionnel | -2 449 | 705 |
| Résultat avant impôt | 9 423 | 1 782 |
| Participation des salariés | -1 | -938 |
| Impôts sur les bénéfices | 3 511 | 2 984 |
| RÉSULTAT NET | 12 932 | 3 828 |

Le chiffre d'affaires de SAPMER S.A est en augmentation de 5,7 % par rapport à 2017. Cette augmentation est la combinaison de la hausse du chiffre d'affaires thon brut et de celui de la pêcherie légine (2018 a bénéficié sur cette dernière pêcherie d'une débarque supplémentaire en 2018 par rapport à 2017).
La variation des autres produits est de – 5,5 M€. Cette baisse est la conséquence de la diminution de la production stockée (-4,7 M€ en variation 2017-2018). Les autres impacts sont la baisse des subventions d'exploitations (-0,4 M€), car une campagne scientifique avait été conduite en 2017, la reprise sur amortissement et provision de 2,8 M€ qui est inférieure à celle de l'exercice précèdent (5,1 M€), la variation des reprises de provision grosse réparation qui est-elle en revanche plus importante que celle enregistrée lors de l'exercice précédent (+1,3 M€) car deux arrêts techniques programmés pour nos thoniers ont bien été réalisés en 2018.
La structure de coûts a augmenté de 5,3%, soit légèrement moins que la croissance du chiffre d'affaires.
Le résultat financier de +13,2 M€ est essentiellement composé des dividendes versés par les filiales de SAPMER SA moins la charge d'intérêt liée aux emprunts des 5 thoniers en activité pour 2,1 M€.
Le résultat exceptionnel de -2,5 M€ provient principalement de la comptabilisation des amortissements dérogatoires (-2,4 M€) stable par rapport à 2017. Pour mémoire, 2017 avait bénéficié d'une reprise de provision enregistrée en 2016 suite à la restructuration de l'activité valorisation.
Apres prise en compte de l'impôt de +3,5 M€ qui bénéficie de l'intégration fiscale, le résultat net s'élève à 12,9 M€.
| BILAN en K€ | ||
|---|---|---|
| ACTIF | déc.-18 | déc.-17 |
| Immobilisations incorporelles nettes | 961 | 1 161 |
| Immobilisations corporelles nettes | 112 847 | 112 080 |
| Immobilisations financières | 6 861 | 6 146 |
| Actif immobilisé | 120 670 | 119 387 |
| Stocks nets | 15 549 | 15 768 |
| Créances clients et autres | 47 117 | 38 812 |
| Total des créances | 62 667 | 54 581 |
| Charges constatées d'avance | 710 | 1 051 |
| Disponibilités | 3 204 | 473 |
| Actif circulant | 66 581 | 56 104 |
| Ecarts de convertion actif | 0 | 63 |
| TOTAL DE L'ACTIF | 187 251 | 175 554 |
| PASSIF | déc.-18 | déc.-17 |
| Capital social | 2 799 | 2 799 |
| Réserves et report à nouveau | 27 964 | 26 235 |
| Résultat de l'exercice | 12 932 | 3 828 |
| Subventions et provisions | 10 762 | 8 331 |
| Total des Capitaux Propres | 54 457 | 41 193 |
| Provisions pour risques et charges | 3 992 | 3 054 |
| Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | 64 606 | 72 759 |
| Emprunts et dettes financières divers | 36 812 | 38 794 |
| Dettes diverses | 27 317 | 19 434 |
| Produits constatés d'avance | ||
| Total des dettes | 128 735 | 130 987 |
| Ecarts de conversion passif | 67 | 321 |
Les immobilisations corporelles nettes prennent en compte l'acquisition d'équipements des navires, sennes et sonars, les aménagements sur le navire l'Austral et à terre pour le projet langouste vivante et l'aménagement du Comptoir de Concarneau.

La variation à la hausse du poste créances clients et autres provient principalement de l'augmentation des créances clients due au décalage de marée ; le poste autres créances est stable.
Au passif, la variation des réserves est liée au résultat 2017 en report à nouveau (3,8 M€) et d'une distribution de dividendes (2,1 M€). Les provisions réglementées ont été dotées de 2,4 M€.
Les dettes financières diminuent significativement : 8,1M€ de remboursement d'emprunts et 2 M€ de remboursement de comptes courants groupe.
L'augmentation des dettes diverses provient essentiellement du poste dettes fournisseurs et du poste dettes sur immobilisations et comptes rattachés liée à notre engagement de rachat du palangrier Cap Horn.
Le quota de légine pour la campagne 2018/19 est une nouvelle fois en légère baisse, celui de la langouste en légère hausse et ceux du thon sont stables pour 2019.
Les prix des trois pêcheries sont en ce début d'année en dessous de ceux enregistrés en 2018, mais la parité euro/dollar et le prix du gasoil sont eux plus favorables. L'excellence opérationnelle dans la conduite de la pêche et la valorisation de ses produits demeurent le cœur de la stratégie du Groupe.
SAPMER continue d'œuvrer à l'amélioration constante de son modèle à tous les maillons de la chaîne de valeur, du pêcheur au consommateur. Ceci se traduit par une recherche d'exemplarité dans la gestion des ressources, de l'environnement et le respect de toutes les règles. L'accès à la ressource et sa bonne gestion sont en effet les fondamentaux de la durabilité des pêcheries et de SAPMER.
SAPMER a enregistré une baisse du quota qui lui est alloué pour la campagne 2018-2019. Cette diminution va entrainer une réduction des volumes pêchés en 2019. Cette baisse sera d'autant plus importante que SAPMER avait bénéficié de réallocations de quotas d'autres armements en 2018. Mais les volumes vendus en 2019 devraient être en légère augmentation en raison de stocks relativement importants constatés en fin d'année et qui seront vendus en 2019. La parité euro/dollar aura comme chaque année une influence forte sur notre chiffre d'affaires (95% de nos ventes sont réalisées en dollars), alors même que nos prix de vente en dollars en ce début d'année sont enregistrés en baisse.
Les couts opérationnels sont attendus en légère hausse.
Le renouvellement de la certification MSC Pêche Durable pour notre pêcherie Légine est une nouvelle illustration de l'évolution que SAPMER entend poursuivre et promouvoir dans les années futures sur toutes ses pêcheries.
SAPMER a bénéficié d'une hausse de quota pour la campagne 2018-2019.
Les prix du marché en dollars sont stables. La parité euro/dollar aura aussi une influence forte sur notre chiffre d'affaires (90% de nos ventes sont réalisées en USD). Presque l'intégralité du chiffre d'affaire de la pêcherie langouste est enregistrée au premier semestre.
La certification MSC pour la langouste a été initiée en 2018 et devrait aboutir en 2019. Son obtention doit permettre de pouvoir développer des nouveaux marchés sensibles à la durabilité et à la qualité des produits.
Les niveaux de quotas et leurs allocations par pavillon sont stables par rapport à 2018.
Les prix du thon brut qui sont par nature cycliques ont débuté l'année très bas, mais connaissent une embellie depuis février.
Par ailleurs, à travers le développement des ventes à des clients autres que les conserveries, SAPMER continue de faire reconnaitre la spécificité de ses thoniers qui permettent de congeler le thon dans des cales à sec à -40°C et ainsi de proposer un poisson de qualité supérieure.

La confirmation tardive de la mise en place des quotas en 2017 avait obligé un certain nombre de thoniers, qui avaient consommé une partie significative de leurs quotas au cours du premier semestre, à ralentir leur pêche au second semestre. Cette baisse du volume avait entrainé une pénurie de matière première pour l'usine au cours des premiers mois de l'année 2018. En ce début d'année 2019, les volumes de matières premières premium sont en phase avec les volumes de commandes. Les volumes valorisés sont donc attendus en hausse en 2019.
D'autant plus que la croissance de l'activité valorisation est au cœur de la stratégie du Groupe, ce qui se traduit par une recherche constante de la meilleure qualité possible et le développement de nouvelles gammes de produits issues de la pêcherie thonière et aussi plus récemment des deux pêcheries australes.
L'activité valorisation a pour vocation d'extraire et de valoriser le meilleur des pêches du Groupe et rendre une partie des ventes de plus en plus significative indépendante des cycles des prix de vente des poissons vendus en brute. Le Groupe continue notamment à promouvoir ses pêches de poissons et crustacés exotiques et sauvages, à travers une gamme de produits finis 100% naturelle issue de ses trois pêcheries, offertes exclusivement dans les Comptoirs du Groupe.
Il n'y a pas d'événement particulier qui pourrait impacter de façon significative les comptes clos au 31 décembre 2018, ou influencer leur lecture.
La liste des sociétés appartenant au périmètre de consolidation est donnée dans le tableau ci-après :
| Sociétés | Localisation | % de capital détenu |
Méthode de consolidation |
|---|---|---|---|
| SAPMER SA (*) | La Réunion | Mère | Intégration globale |
| LES ARMEMENTS REUNIONNAIS SAS (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| ARMAS PÊCHE SAS (via SOPARMA) (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| SOPARMA SAS (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION SARL (*) | La Réunion | 99.6% | Intégration globale |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS | Ile Maurice | 100% | Intégration globale |
| TUNA FISHING COMPANY LTD | Seychelles | 99% | Intégration globale |
| INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES | Ile Maurice | 100% | Intégration globale |
| COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE SAS (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| MER DES MASCAREIGNES LIMITEE | Ile Maurice | 50% | Mise en équivalence |
(*) Sociétés intégrées fiscalement
✓ LES ARMEMENTS RÉUNIONNAIS SAS
Cette filiale est propriétaire et exploitante d'un navire palangrier (pêche à la légine) « l'Ile Bourbon ». Le chiffre d'affaires passe de 16,7 M€ à 13,3 M€ entre 2017 et 2018. Cette baisse est essentiellement la conséquence d'un décalage d'une partie des ventes de la marée une en début d'année 2019. Maintien d'une bonne rentabilité opérationnelle.
✓ ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION SARL
Cette filiale gère les Comptoirs SAPMER basés dans les villes du Port à La Réunion et à Concarneau. Le chiffres d'affaires a nettement progressé de 0,3 M€ en 2017 à 1 M€ en 2018. Cette progression est le reflet de la volonté du Groupe d'ouvrir de nouveaux canaux de distribution direct aux consommateurs finaux et de l'engouement des ces derniers pour nos produits de qualité.

Cette filiale est propriétaire et exploitante du navire « Mascareignes III » (pêche à la légine) et copropriétaire et exploitante à 35% du navire « l'Austral » (langoustes). Le chiffre d'affaires passe de 17,2 M€ à 14,3 M€ entre 2017 et 2018. Cette baisse est essentiellement la conséquence d'un décalage d'une partie des ventes de la marée une en début d'année 2019. Maintien d'une bonne rentabilité opérationnelle.
Son activité est réduite à la gestion de sa filiale ARMAS PÊCHE. Le résultat est positif.
✓ SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS
Cette filiale s'occupe de la distribution et de la logistique des produits de la pêche valorisés du Groupe. Elle réalise sur l'exercice 2018 un chiffre d'affaires supérieur à 60 M€ et un résultat légèrement négatif.
✓ 99% de TUNA FISHING COMPANY LTD
Cette filiale exploite deux thoniers et gère les activités logistiques du Groupe aux Seychelles. Son résultat est légèrement négatif sur l'exercice 2018.
✓ 100% de INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES
Cette filiale exploite deux thoniers, gère les activités logistiques du Groupe sur l'Ile Maurice et abrite une partie de la structure opérationnelle et administrative du Groupe.
Réalisation d'une bonne rentabilité opérationnelle. Un arrêt technique a été programmé pour l'un des deux thoniers en 2018 (visite des 5 ans).
✓ 50% de MER DES MASACAREIGNES LIMITEE
Son activité est la transformation du thon brut en thon valorisé du Groupe et pour des clients tiers plus marginalement.
L'entreprise a généré de légères pertes sur l'exercice 2018.
✓ COMPAGNIE D'ARMEMENT À LA PÊCHE SAS
Son activité est l'exploitation et gestion des thoniers du Groupe. L'entreprise génère un résultat légèrement positif.
Vous trouverez ci-dessous la situation des créances clients des comptes sociaux de SAPMER SA.
| SITUATION AU 31/12/18 EN K€ | ECHEANCES | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Solde | Moins de 30 jrs | de 31 à 60 jrs | de 61 à 90 jrs | Plus de 90 jrs | |
| Créances clients | 16 464 | 14 755 | 120 | 447 | 1 142 |
| Comptes rattachés | 74 - |
||||
| Total créances clients et comptes rattachés | 16 390 | ||||
| SITUATION AU 31/12/17 EN K€ | ECHEANCES | ||||
| Solde | Moins de 30 jrs | de 31 à 60 jrs | de 61 à 90 jrs | Plus de 90 jrs | |
| Créances clients | 9 900 | 9 137 | 136 | - | 627 |
| Comptes rattachés | 72 | - | |||
| Total créances clients et comptes rattachés | 9 972 |

Vous trouverez ci-dessous la situation des dettes fournisseurs des comptes sociaux de SAPMER SA.
| SITUATION AU 31/12/18 EN K€ | ECHEANCES | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Solde | Moins de 30 jrs | de 31 à 60 jrs | de 61 à 90 jrs | Plus de 90 jrs | |
| Dettes fournisseurs | 15 084 | 12 595 | 1 713 | 462 | 314 |
| Comptes rattachés | 4 153 | ||||
| Total dettes fournissseurs et comptes rattachés | 19 237 | ||||
| SITUATION AU 31/12/17 EN K€ | ECHEANCES | ||||
| Solde | Moins de 30 jrs | de 31 à 60 jrs | de 61 à 90 jrs | Plus de 90 jrs | |
| Dettes fournisseurs | 6 165 | 5 923 | 242 | ||
| Comptes rattachés | 3 377 | ||||
| Total dettes fournissseurs et comptes rattachés | 9 542 |
Conformément à l'article 243 bis du code général des impôts, nous vous rappelons que les sommes distribuées au titre des trois derniers exercices précédents ont été les suivants :
| Exercice | Dividende global distribué |
Revenus distribués éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
Revenus distribués non éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
|---|---|---|---|
| 31/12/2017 | 2 099 159 € | 2 099 159 € | Sans objet |
| 31/12/2016 | - € | - € | Sans objet |
| 31/12/2015 | - € | - € | Sans objet |
Nous vous remercions de bien vouloir approuver les comptes annuels, comprenant le bilan, le compte de résultat et l'annexe tels qu'ils vous sont présentés, lesdits comptes annuels faisant apparaitre un bénéficie de 12 932 447,29 euros.
Afin de consolider les fonds propres et de constituer des réserves pour l'avenir, nous vous proposons de ne pas distribuer de dividendes sur l'exercice 2018 et vous proposons d'affecter la totalité de ce bénéfice en report à nouveau.
Le capital social de la Société SAPMER SA est composé de 3 498 598 actions à 0,80 € de valeur nominale pour un montant total de 2 798 878,40 €.

Le capital ne comporte pas d'action à droit préférentiel.
Les salariés et administrateurs ont des participations dans le capital social de la Société à hauteur de 0,79% (dont 0,71% pour les salariés et les salariés des sociétés qui sont liées à SAPMER au sens de l'article L.225-180 du Code de Commerce).

SAPMER SA ne détient aucune de ses actions propres et n'a procédé au cours de l'exercice à aucune action d'achat ou de vente d'actions propres.
Conformément à l'article L.233-13 du Code de Commerce, nous vous signalons l'identité des personnes détenant directement ou indirectement au 31 décembre 2018, plus de 5%, de 10%, de 15%, de 20%, de 25%, de 30%, de 33.33% de 50%, de 66.66%, de 90%, ou de 95% du capital social ou des droits de vote aux Assemblées Générales :
| Actionnaires | En capital | En droits de vote | |
|---|---|---|---|
| Détenant plus des 2/3 | SAPMER INVESTISSEMENTS | SAPMER INVESTISSEMENTS |
Le cours le plus haut en 2018 est 34,20 € et le plus bas est 18,4 €. Le cours au 31 décembre 2018 est de 19,5 €.
Nous vous demandons de bien vouloir approuver les conventions visées par les dispositions de l'article L. 225-40 du Code de Commerce, mentionnées dans le rapport spécial des Commissaires aux Comptes.
En outre, nous vous remercions, conformément à la possibilité offerte par l'article L.225-42 du code de commerce, d'approuver sur rapport spécial des Commissaires aux Comptes, les conventions qui n'auraient pas été préalablement autorisées par le Conseil d'Administration.
Après examen de la situation des mandats des administrateurs, nous vous informons que les mandats de tous les administrateurs viendront à expiration à l'issue de l'assemblée générale statuant sur les comptes clos au 31 décembre 2018.
En conséquence, nous soumettons à votre approbation le renouvellement des mandats de tous les administrateurs.
Nous vous rappelons que les mandats de nos commissaires aux comptes, les cabinets BDO HDM AUDIT, représenté par Madame Jocelyne ATIVE, et EuraAudit représenté par Monsieur Jean-Marc ROUSSEAU, viennent à expiration à l'issue de l'assemblée générale statuant sur les comptes de l'exercice clos le 31 décembre 2018.
Nous vous proposons de renouveler leurs mandats.
Le Comité d'Entreprise n'a émis aucune observation en application des dispositions de l'article L 2323-8 du Code du travail.
La Société n'a pas effectué de dépenses somptuaires (CGI art 39.5 – 223 quinquies). Le montant de TVTS est nul pour l'exercice 2018.
Les honoraires s'élèvent à 74,7 K€ pour l'exercice 2018.

7.1. LA CREATION DE LA VALEUR DANS LE GROUPE SAPMER



/// Plus de 1000 collaborateurs. /// 11 nationalités différentes représentées. /// 407 français dont 73% de marins.
/// 1 caseyeur, 4 palangrier, 9 senneurs, 2 baliseurs. /// Réunion, Maurice, Seychelles, Concarneau.
/// Valorisation directement en mer pour la pêche australe et dans une usine dédiée au thon premium à Maurice.
/// Embarqué depuis 1947.
/// Des équipes compétentes avec plus de 7000 h de formation par an (périmètre français)
/// Des produits naturellement premium.

L'exercice même de nos activités est fondé sur la pérennité des ressources halieutiques. La bonne gestion des stocks est donc primordiale pour les activités du Groupe. Plus largement, la préservation de tout l'écosystème est au cœur de nos préoccupations pour garantir la durabilité de nos pêcheries. Plusieurs menaces peuvent en effet mettre à mal cet équilibre comme une gestion non durable des ressources, la pêche illicite, non déclarée et nonréglementée (pêche INN), la piraterie ou encore une augmentation du phénomène de déprédation opéré par les orques de manière opportuniste sur les palangres dans les mers australes.
Grâce au savoir-faire développé depuis plus de 70 ans, SAPMER est en mesure non seulement de se conformer aux cadres réglementaires existants mais également d'améliorer continuellement des pratiques déjà exemplaires avec l'appui de ses parties prenantes. En s'imposant des standards du plus haut niveau, le Groupe s'est fait reconnaitre comme un acteur de référence dans toutes les pêcheries où il intervient.
Pour pouvoir évaluer au mieux l'état des stocks halieutiques et donc les niveaux de capture permettant leur durabilité, il est indispensable de parfaire les connaissances sur les espèces et sur l'écosystème marin en général.
Depuis 2006, SAPMER participe activement aux campagnes scientifiques (notamment POKER, PIGE, ASPHALTE, ORCADEPRED, GLIDER) par la mise à disposition de moyen humains et techniques (navire Austral pour les campagnes d'évaluation dans les Zones Économiques Exclusives des Terres Australes et Antarctiques Françaises à titre d'exemple), en complément des programmes généraux menés par les observateurs scientifiques à bord de ses navires pour ses différentes activités ou encore d'embarquements ponctuels de personnels scientifiques.
Les échanges sont par ailleurs permanents entre les instituts scientifiques (MNHN, IRD, CNRS, ENSTA etc.) et le Groupe pour mettre en place des protocoles scientifiques qui mettent à profit les campagnes de pêche pour acquérir des données dans des zones parfois difficilement accessibles. Les données ainsi acquises peuvent ensuite profiter à l'ensemble de la communauté scientifique et à l'amélioration des évaluations et connaissances générales des environnements marins.
En 2018, 4 protocoles ont été mis en œuvre avec des institutions scientifiques :
SAPMER respecte depuis longtemps les mesures de conservation des ressources, comme par exemple les quotas mis en place sur la pêcherie de la langouste australe depuis 1951.
De façon générale, les activités de pêche dans les ZEE des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) sont strictement encadrées pour préserver un écosystème particulièrement précieux, classé comme réserve naturelle nationale depuis 2006 : pêche sélective, mesures d'effarouchement des oiseaux pour éviter la mortalité aviaire, interruption des opérations de pêche sur Kerguelen en présence d'Orques pour éviter la déprédation, présence systématique de contrôleurs des pêches assermentés dépendant des services de l'État sur les navires… Grâce à son expérience, le Groupe SAPMER parvient à transformer ces contraintes en opportunité pour protéger la ressource et pérenniser ses autorisations d'accès.
En développant de nouvelles activités de pêche au thon dans l'Océan Indien, SAPMER a conservé la même volonté de préservation des ressources, en adoptant notamment des pratiques raisonnées et en s'inscrivant dans une démarche d'amélioration continue des techniques de pêche, dans un environnement pourtant hautement concurrentiel.
Cette conviction s'incarne entre autres dans la transmission intégrale des rapports de débarquement aux autorités nationales et organismes scientifiques compétents pour faciliter le suivi du bon respect des quotas alloués.
Pour garantir ces engagements et cette conformité, le Groupe prend pleinement part au programme OCUP (Observateur Commun Unique Permanent), qui permet d'embarquer des observateurs indépendants agréés et coordonnés par le groupe Bureau Veritas sur 100% de nos thoniers senneurs. Ce programme intègre également le support des scientifiques de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement français).

Ces observateurs indépendants sont présents à bord de nos bateaux pendant toute la durée de la période de pêche. Par leurs contrôles et observations directes et quotidiennes, comme par leur compte-rendu fait dès la rentrée au port de nos bateaux, ils garantissent aux autorités du pavillon, des eaux fréquentées et au plus grand nombre notre respect des réglementations et l'application des bonnes pratiques environnementales.

Sur toutes ses zones de pêche, SAPMER met tout en œuvre pour promouvoir les bonnes pratiques au sein des instances décisionnaires comme les organisations régionales de gestion des pêches (APSOI, CCAMLR, CTOI) ou les organisations professionnelles (COLTO, SARPC, ORTHONGEL) dont SAPMER est membre.
Signe de sa volonté de ne pas se satisfaire de la seule conformité réglementaire, le Groupe s'est engagé dans de nombreuses démarches volontaires, y compris de certification et de labellisation. Ces initiatives permettent à la fois de faire connaître et reconnaître notre engagement en faveur d'une pêche durable et responsable, de susciter l'engagement des autres acteurs ou encore de maintenir les efforts pour une amélioration continue de nos pratiques et de celles des pêcheries dans lesquelles le Groupe est engagé.
Pour la pêche australe, en plus du contrôle exercé par l'embarquement systématique d'un contrôleur des pêches (agent indépendant assermenté de la collectivité des TAAF), SAPMER est certifiée au Marine Stewarship Council (MSC) au titre de l'unité de certification du SARPC sur la pêcherie de légine australe depuis 2013 pour Kerguelen et 2017 pour Crozet. Pour une couverture complète de ses activités australes, le Groupe s'est engagé début 2019 dans le processus de certification MSC de la pêcherie à la langouste australe.
Cette certification internationalement reconnue vient souligner l'exemplarité du travail accompli depuis des décennies.

En 2018, MSC a renouvelé la certification MSC pour la pêcherie de légine australe à la palangre au large des îles Kerguelen et Crozet en appliquant la dernière version du référentiel environnemental du MSC.

Les différentes démarches pour les activités thonières :

• Dolphin Safe du Earth Island Institute, pour différencier l'origine Océan Indien de l'origine Pacifique Est où thons et dauphins cohabitent et où les prises accidentelles de ces derniers peuvent survenir. SAPMER est certifiée depuis 2011.

• Friend of the Sea, un label qui récompense les armateurs répondant aux exigences du référentiel en matière de maîtrise des ressources, de respect de l'écosystème, de gestion de l'impact environnemental et de politique de responsabilité sociale. SAPMER est certifiée depuis 2012 pour les espèces Listao, Albarcore et Patudo, avec des audits plusieurs fois par an de la chaîne de la chaîne de traçabilité.

• Friend of the Sea Fad Free Fishing, un programme international de certification de produits de la pêche et de l'aquaculture durable pour les thons pêchés sur bancs libres, incluant des audits par un tiers, coordonnés par Friend of the Sea. SAPMER est certifiée Fad Free depuis 2016.

• Sustainable Indian Ocean Tuna Initiative (SIOTI), une démarche à l'initiative du WWF pour accompagner les pêcheries en transition vers une certification MSC.

• International Seafood Sustainability Foundation (ISSF), avec l'enregistrement depuis 2014 de l'ensemble des navires (senneurs et navires d'assistance) sur le registre des navires proactifs de l'ISSF (PVR) identifiant les participants actifs à des efforts de durabilité significatifs.

• Observateur commun unique permanent (OCUP), un programme permettant le déploiement d'observateurs indépendants et agréés par Bureau Veritas sur 100% des thoniers pendant toute la durée de la période de pêche. Ce programme intègre également le support des scientifiques de l'Institut de Recherche pour le Développement français (IRD).

• Contribution active aux projets européens INOVFAD et BIOFAD en collaboration avec l'IRD pour le développement de DCP (dispositif de concentration de poisson) biodégradables ainsi qu'au programme FAD WATCH de SIOTI visant à la récupération en cas de perte de DCP.
La menace de la pêche INN est contenue dans les mers australes grâce aux efforts considérables fournis en termes de contrôle et de surveillance. Cependant, la légine australe continue d'attirer les convoitises : la vigilance doit donc être maintenue pour éviter le retour de navires dont les pratiques non encadrées entraînent des dommages majeurs non seulement sur les stocks mais également pour l'environnement marin dans son ensemble.
C'est dans ce contexte que depuis 2003, SAPMER opère pour le compte du Groupement d'Intérêt Economique Protection Légine et Ressources Halieutiques (GIE PLRH) le navire OSIRIS, dans le cadre d'un partenariat publicprivé entre le GIE, la Direction des Pêches Maritimes et de l'Aquaculture, la Direction des Affaires Maritimes, la Direction de la Mer Sud Océan Indien et les Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Patrouilleur intégré dans un dispositif global (surveillance satellitaire, moyens militaires, navires de pêche sur zone), ce navire intervient dans les ZEE des TAAF pour des missions de surveillance, de dissuasion et si besoin de sauvetage.
Son utilisation a par ailleurs permis dans le cadre de l'opération Initiatives nouvelles de surveillance des pêches dans le sud-ouest de l'océan indien d'organiser d'autres missions de surveillance pour le compte des États riverains membres de la Commission de l'Océan Indien (COI).
En 2018, l'OSIRIS a mené deux missions avant d'être désarmé en novembre pour son remplacement par un nouveau patrouilleur l'OSIRIS II. Au cours de sa dernière sortie en mer en septembre, le navire a été appelé pour porter secours et assistance à deux participants de la Golden Globe Race.
La protection de l'environnement est un sujet de préoccupation majeure pour SAPMER :
La limitation de l'empreinte environnementale des activités maritimes et terrestres du Groupe est donc une opportunité de protéger le bien commun, bien au-delà des intérêts propres de l'entreprise.
La chaîne de valeur du Groupe commence dans l'océan avec les opérations de pêche de nos navires et de nos marins. Au-delà des considérations strictement liées à la ressource, de nombreuses initiatives sont menées pour limiter notre empreinte.
Les techniques de pêche mises en œuvre visent à préserver l'écosystème marin. C'est ainsi le cas pour la pêche australe, au moyen d'engins les plus sélectifs possibles avec l'emploi de la palangre de fond (en-deçà de 500 m de profondeur pour ne pas attraper de juvéniles) et des casiers pour les langoustes.
Cette volonté transparaît également dans la pêche thonière, avec le maintien d'une partie des activités de pêche sur banc libre et un usage raisonné des dispositifs de concentration de poisson (DCP).
Ainsi, le Groupe utilise en moyenne 200 bouées actives par navire contre 350 autorisées selon la réglementation internationale établie par les résolutions 18/01 et 18/08 de la CTOI et n'utilise que des dispositifs « non-maillants ».
Par ailleurs, SAPMER est engagée dans plusieurs projets visant à améliorer la récupération des DCP qui auraient dérivés en dehors des zones de pêche et au développement de DCP intégralement biodégradables.
En 2018, le projet BIOFAD a permis de mettre à l'eau plus de 80 radeaux constitués de matériaux sans plastique, tissu, métal ou produit synthétique.
Les activités en mer sont très encadrées, que ce soit par la réglementation ou des décisions internes. Le respect de la règlementation en matière d'environnement (rejets des ordures, prévention des pollutions, etc.) est notamment validé par les autorités qui délivrent et renouvellent annuellement les permis de navigation ainsi que par les audits internes et externes.
Les risques environnementaux et risques de pollution sont donc maîtrisés et pris en compte dans les activités quotidiennes. Sur la gestion des déchets, chaque navire est soumis à un plan de gestion des ordures qui reprend les amendements OMI/MARPOL.
Dans le cadre de la pêche australe, les navires sont en outre astreints au respect de la réglementation TAAF, qui précise par exemple qu'aucun déchet de poisson ne peut être rejeté dans les zones de protection renforcée de la réserve naturelle, ainsi qu'à moins de 24 milles nautiques des côtes. Les navires n'opérant pas dans les zones sensibles soumises à des règlementations particulières (type réserve naturelle des TAAF) appliquent cependant les mêmes dispositions dans une approche proactive et responsable.
En outre, chaque navire est équipé des dotations adaptées permettant de lutter contre des pollutions qui pourraient survenir en cas d'évènement accidentel. Les produits mis à bord sont choisis en priorité parmi les références présentant un caractère biodégradable.
De manière générale des dispositifs techniques, organisationnels et humains allant au-delà de la réglementation sont déployés à bord des navires pour limiter notre empreinte sur l'environnement et sur les espèces ciblées comme sur les espèces non ciblées.
Pour rappel, les reconnaissances apportées par les labels MSC ou FOS et les audits de tiers associés constituent une garantie de la responsabilité des pratiques mises en œuvre pour la préservation de la biodiversité marine.
Concernant le changement climatique, certaines activités constituent potentiellement des postes d'émissions de gaz à effet de serre, tels que la combustion d'hydrocarbures par les navires, les éventuelles fuites de fluides frigorigènes utilisés pour les chambres froides et les cales frigorifiques ou encore la consommation électrique des installations terrestres.

En vertu des différents protocoles (1978 et 1997) et résolutions, notamment la résolution MEPC 117(58) de l'OMI sur le sujet, tous les navires sont titulaires de certificats de prévention de la pollution de l'atmosphère, y compris par les moteurs. Un plan de gestion du rendement énergétique est à ce titre établi pour chaque navire, et des dispositifs techniques sont en place pour limiter les consommations et rejets.
Dans un souci de rendement énergétique, des efforts sont fournis continuellement pour optimiser les stratégies de pêche et ainsi limiter le nombre de jours de mer.
D'autres initiatives ont été mises en œuvre pour réduire les consommations de carburant, comme l'adoption d'une propulsion diesel-électrique pour les thoniers, la réduction de la puissance des moteurs pour la flotte australe ou encore l'équipement des navires avec des outils capables d'optimiser à chaque instant la consommation d'électricité à bord – et donc la consommation de gasoil nécessaire pour alimenter les générateurs.
La participation du Groupe à l'effort de réduction du changement climatique est globalement un axe de progression majeur : d'autres projets de R&D sont en cours et verront le jour d'ici fin 2019 pour améliorer ces performances environnementales.
Le Groupe est structuré autour de quatre sites situés dans des pays différents, avec un environnement réglementaire et des infrastructures très différents. De ce fait, l'animation transverse opérée par le Responsable Santé Sécurité Environnement pour tout le Groupe est ajustée en fonction des infrastructures existantes. Selon les capacités technologiques de chaque pays, des filières responsables se mettent en place progressivement pour chaque type de déchets, générés par les installations terrestres ou rapportés par les navires à la fin de chaque marée.
Des actions sont également menées sur d'autres sujets pour améliorer l'impact environnemental des opérations du Groupe, comme la gestion des produits chimiques (inventaire, utilisation et stockage).
Une démarche globale de structuration et de formalisation est en cours pour harmoniser les pratiques et les exigences pour l'ensemble du Groupe.
Dans une démarche alliant équilibre économique et lutte contre le gaspillage alimentaire, SAPMER cherche également à valoriser au mieux tous les produits de la pêche, en optimisant au mieux les coproduits et sous-produits issus de la transformation des poissons. Ainsi, des voies de valorisation sont explorées pour l'ensemble de la matière traitée dans l'unité mauricienne Mer des Mascareignes, que ce soit pour l'extraction d'huile riche en Omega-3 à destination de la nutrition animale et de l'industrie agroalimentaire ou pharmaceutique.
Les implantations terrestres du Groupe lui permettent d'être au plus près des zones de pêche, de ses fournisseurs, prestataires ou clients. Cependant, l'ambition et la responsabilité de SAPMER dépassent très largement les seules considérations pratiques.
Parce que le Groupe né sur l'Ile de La Réunion est conscient de l'importance de cet ancrage territorial dans son développement, il nous paraît naturel et primordial de s'attacher à ce que la richesse issue de nos produits d'exception puisse profiter à tout notre écosystème.
Le partage de la richesse créée avec le territoire réunionnais commence par la vie normale de l'entreprise : les emplois qu'elle fournit, les fournisseurs auxquels elle fait appel, les taxes et impôts qu'elle acquitte… Une étude a été menée en 2017 pour mesurer l'ensemble de ces retombées économiques sur le périmètre français (i.e. Réunion et métropole). Il en ressort que les activités australe et thonière du Groupe permettent de générer 405 emplois directs et près de 680 emplois indirects et induits grâce aux achats effectués par SAPMER. En intégrant les investissements prévus sur la période 2018-2022, ce sont plus de 1200 emplois qui dépendent du Groupe. Concernant Maurice et les Seychelles, la volonté du Groupe est d'implanter et de développer des filiales à part entière qui maximisent ainsi les retombées pour leurs économies respectives.
En 2018, la contribution directe du Groupe sur le territoire français représente plus de 81 millions d'euros, dont - 35 millions d'euros de salaires (39% à La Réunion) et - 46 millions d'euros en dépenses auprès de nos fournisseurs (43% à La Réunion).
SAPMER a choisi en 2018 d'implanter à Concarneau une partie des fonctions support dédiées à la pêche thonière pour être au cœur de l'écosystème français du thon tropical, aussi bien des nombreux marins bretons que des fournisseurs et sous-traitants spécialisés dans cette activité. C'est la même philosophie qui a guidé le Groupe dans le choix de Concarneau comme cadre pour le premier Comptoir SAPMER sur le territoire hexagonal.

La pêche au large ou grande pêche pratiquée par SAPMER est parfaitement complémentaire avec la pêche artisanale, avec des zones de pêche très éloignées, des espèces ciblées différentes et des produits finaux parfaitement distincts entre poissons frais et poissons surgelés.
Quoi qu'il en soit, les pêcheurs artisans sont soumis à un contexte économique difficile, avec une accessibilité variable à la ressource (saisonnalité, conditions météorologiques) et des marges financières limitées dans un environnement concurrentiel et ultra périphérique. En plus des liens naturels entre le Groupe et la pêche artisanale réunionnaise (de nombreux pêcheurs artisans sont d'anciens navigants de la pêche australe), SAPMER apporte donc tout le soutien possible à ce secteur d'activité.
Ainsi, le Groupe verse au Comité régional des pêches une aide au développement via le Syndicat des Armements Réunionnais des Palangriers Congélateurs (SARPC), qui a permis entre autres de rénover le parc de DCPA (dispositif de concentration de poisson ancré) ancrés ou encore d'abonder la caisse chômage intempéries pour indemniser les pêcheurs empêchés de sortir en raison des conditions météorologiques. Une autre initiative du Groupe consiste à pouvoir fournir aux pêcheurs artisans qui le souhaitent des appâts à prix coûtant, en fonction des stocks disponibles.
En 2018, 16 tonnes d'appâts ont été vendues à prix coûtant aux pêcheurs artisans réunionnais. Le montant global du fonds de solidarité et de développement « Légine pour tous » versé par le SARPC au CRPMEM était de 350 000 €.
En plus du soutien apporté à la pêche artisanale, SAPMER met à profit la richesse créée par ses activités pour soutenir d'autres actions ou initiatives locales, principalement en lien avec le milieu maritime. Le Groupe verse par exemple une contribution financière pour soutenir le fonctionnement de l'association réunionnaise des sauveteurs en mer (SNSM) et participe au budget de la Fondation des Mers Australes, qui vise à organiser et soutenir des projets de recherche sur la connaissance des fonds marins. SAPMER est également impliquée dans de nombreuses organisations et initiatives aux niveaux local et national :
- Pôle de compétitivité QUALITROPIC.
- Société Nationale de sauvetage en Mer (SNSM)
Nous pêchons des poissons sauvages d'une qualité exceptionnelle, appréciés dans le monde entier. Cela entraîne deux enjeux majeurs et étroitement liés : maîtriser la continuité de notre chaîne de valeur jusqu'au consommateur final d'une part, et d'autre part mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour garantir que la qualité naturelle des produits pêchés soit préservée tout au long de cette chaîne.
Grâce à son modèle intégré, le Groupe est en mesure d'assurer le bon déroulement et la traçabilité de toutes les opérations jusqu'à la livraison du client.
Pour préserver toutes les qualités organoleptiques des produits pêchés, ces derniers sont immédiatement surgelés à bord des navires.
Le processus mis en œuvre permet d'atteindre des températures extrêmement basses (-20°C pour la légine, -25°C pour la langouste, -40°C pour le thon), assure une conservation optimale et garantit au consommateur final de pouvoir déguster en toute confiance ces produits d'exception, y compris sous une forme crue : tartare, sashimi…
De façon générale, tous les moyens sont mis en œuvre pour garantir une qualité irréprochable, non seulement pour respecter la réglementation (visites régulières de tous nos navires par les autorités vétérinaires du pavillon) mais

également avec le déploiement de la méthode HACCP (à titre d'exemple, plus de 40 prélèvements sont effectués sur chaque débarquement) ou encore les certifications alimentaires IFS et BRC obtenues depuis 2014 par l'unité mauricienne de valorisation.
Signe de l'engagement global en matière de qualité sur toute sa chaîne de valeur, le Groupe a décidé d'initier en 2019 le déploiement d'un système de management intégré (SMI) pour permettre l'harmonisation et l'amélioration des pratiques de toutes les fonctions du Groupe, opérationnelles ou en support.
Les implantations géographiques du Groupe constituent la première réponse au besoin d'optimiser les opérations du Groupe. Ainsi, l'implantation aux Seychelles et à Maurice des activités liées à la pêche thonière permet aux navires du Groupe de limiter leurs déplacements entre le port et leur zone de pêche.
De même, l'installation à Concarneau de la majeure partie des fonctions support liées à la pêche au thon vise à faciliter les échanges avec le réseau des fournisseurs. Cependant, les zones de production sont inévitablement éloignées des zones de consommation. Le Groupe est donc particulièrement vigilant quant à la chaîne logistique nécessaire pour approvisionner ses clients, répartis dans plus de 30 pays sur les cinq continents.
La première richesse du Groupe repose sur les femmes et les hommes qui lui permettent de continuer à progresser plus de 70 ans après le début de l'aventure. De nombreux enjeux sociaux doivent être relevés par le Groupe. Le premier consiste à assurer la sécurité de tous ses collaborateurs, les marins – dont la profession est par nature hautement accidentogène – comme l'ensemble du personnel sédentaire.
L'instauration d'un cadre de travail protecteur et propice à l'épanouissement de chacun est également un objectif majeur, bien au-delà des obligations réglementaires et internationales. Enfin, un soin particulier est apporté au développement des compétences de l'ensemble des salariés pour pouvoir relever les défis présents et à venir d'un secteur en pleine mutation.
En 2018, le Groupe comprenait 560 collaborateurs1 dont 303 marins, répartis sur les navires et sur les quatre principaux sites du Groupe : La Réunion, Maurice, Seychelles et Concarneau.
En incluant l'ensemble des personnes impliquées sur l'exploitation et la valorisation, en particulière pour l'activité thonière, ce sont plus de 1 000 collaborateurs qui insufflent à SAPMER l'énergie nécessaire pour perpétuer l'aventure.
En matière de sécurité, une politique Groupe multisite en mer et à terre est déployée et animée par le Responsable Groupe Santé Sécurité Environnement. Ainsi, une analyse de prévention des risques est réalisée pour chaque unité de travail dans le cadre du Document Unique déployé pour les sociétés françaises 2 . Les actions ainsi déterminées dans le cadre du Document Unique sont mises en place. Par ailleurs, les incidents, presque accidents et accidents éventuels de travail sont analysés et des fiches sont établies pour mettre en œuvre des actions qui font ensuite l'objet d'un suivi.
Sur les navires, les équipages sont régulièrement formés et toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité des marins en mer. Un manuel de formation est remis aux marins pour rappeler les mesures à prendre en cas de problème. Des mises en situation impromptues sont également organisées régulièrement. A chaque marée, les navires organisent des exercices d'abandon, d'incendie, d'envahissement et même d'alerte ammoniac pour ceux qui utilisent ce gaz dans leur process.
1 Effectifs inscrits au 31/12/2018
2 Le document unique est déjà déployé pour les installations de La Réunion, pour les navires du pôle Austral, pour les navires du pôle Thon et pour le Comptoir de Concarneau.
Les activités de pêche en haute mer sont par nature marquées par la rudesse des éléments et l'autarcie imposée aux pêcheurs, particulièrement pour la pêche australe entre les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants.
Le Groupe met donc tout en œuvre pour proposer les meilleures conditions de travail aux marins, bien au-delà du simple respect de la réglementation nationale et internationale. Cette démarche conduit par exemple à appliquer les mêmes règles sur tous les navires du Groupe, indépendamment de leur pavillon.
Ainsi, avant même la transposition en droit français de la convention C188 sur le travail à la pêche édictée par l'Organisation Internationale du Travail, SAPMER appliquait déjà des standards plus exigeants.
En plus des vérifications régulièrement effectuées par les autorités, notamment françaises dans le cadre du certificat social à la pêche, les clients du Groupe viennent régulièrement auditer les pratiques mises en œuvre et interroger les marins pour vérifier leurs conditions de travail.
Enfin, à l'exception de l'Austral dont l'armement est exclusivement constitué de réunionnais, les équipages de SAPMER sont riches de la diversité apportée par les marins qui les composent : diversité de nationalités, de cultures, de religion… Chaque marée est l'occasion d'appliquer le vivre ensemble qui caractérise à la fois la société réunionnaise dans son ensemble et le Groupe, qui s'inspire largement de cette culture.
Concernant le respect et la promotion des droits humains, en particulier à bord des navires, le Groupe met tout en œuvre pour atteindre le plus haut niveau de conformité, que ce soit à l'égard de la réglementation internationale ou nationale, des référentiels imposés par ses clients ou encore par les organismes de certifications.
Que ce soit à bord des navires ou à terre, la pêche exige un très haut niveau de technicité. En plus de leur formation initiale, il est par exemple exigé des officiers qu'ils suivent régulièrement de nouvelles formations, pour acquérir de nouvelles compétences ou pour revalider les différents brevets et certificats d'aptitude nécessaires pour la navigation maritime en haute mer.
Cette exigence devrait d'ailleurs être renforcée par l'entrée en vigueur de la réforme internationale STCW sur la formation professionnelle des marins. Sans attendre la ratification formelle de cette convention internationale par la France, SAPMER a fait le choix d'anticiper et de former ses marins pour une parfaite conformité.
En 2018, les dépenses de formation se sont ainsi élevées à 224 K€ pour plus de 7 100 heures de formation suivie par les collaborateurs français, dont la majeure partie pour le personnel naviguant.
Dès 2019, le Groupe a la volonté d'impulser une approche plus proactive pour la formation des salariés, en cherchant notamment à uniformiser les bonnes pratiques entre les managers du Groupe sur l'ensemble des sites et des fonctions.
SAPMER est vigilante quant à l'égalité entre les hommes et les femmes : un accord sur l'égalité professionnelle est ainsi entré en vigueur en 2017 pour une durée de 3 ans3 . Avant même le bilan final prévu en 2019, cet accord a d'ores et déjà produit des résultats significatifs, avec par exemple une proportion de 20% de femmes dans la catégorie socio-professionnelle des cadres contre 8% en 2012. Toujours dans le cadre de cet accord, SAPMER s'est engagé au maintien intégral du salaire des femmes pendant leur congé maternité, engagement mis en œuvre pour les deux salariées concernées en 2018.
Une autre dimension de la lutte contre les discriminations concerne l'intégration des jeunes générations sur le marché du travail, et le maintien dans l'emploi des travailleurs seniors. Signe de l'engagement du Groupe dans ce domaine, de nombreux stagiaires et alternants sont accueillis chaque année par les collaborateurs, à la fois sur les navires mais également au sein des fonctions support.
SAPMER fait également le nécessaire, dans la mesure du possible, pour l'insertion des personnes handicapées dans le Groupe. Il est à noter toutefois que les situations liées à des inaptitudes partielles ou totales des marins à
3 Applicable aux sociétés françaises avec des salariés : SAPMER SA, ARMEMENTS RÉUNIONNAIS et ARMAS PÊCHE.

la navigation sont difficiles à résoudre pour « maintenir » le salarié à son poste, pour des raisons évidentes de sécurité ou de contraintes du métier de marin pêcheur. Des solutions de reclassement sont alors recherchées.
Le Groupe est confronté à des enjeux spécifiques suivant les espèces pêchées. Pour l'activité australe, il est nécessaire de faire connaître les espèces rapportées, notamment la légine qui bien que désormais familière pour certains marchés demeure encore largement méconnue.
Bien que soumis à une certaine volatilité des cours notamment en 2018, c'est un produit que les connaisseurs savent reconnaitre et apprécier à sa juste valeur. Pour l'activité thonière au contraire, les espèces pêchées sont parfaitement connues des consommateurs, qui ont tous une boîte de thon en conserve dans leur cuisine.
La difficulté consiste alors à faire valoir le savoir-faire de SAPMER qui permet une vraie différenciation qualitative par rapport au thon tropical proposé par les autres acteurs de la pêcherie grâce à la capacité des navires SAPMER à congeler le thon à bord à sec et à une température ultra-basse.
Ce procédé innovant permet, une fois découpé, de consommer le poisson cru ou mi-cuit, contrairement à la simple saumure. Plus largement, les souhaits des consommateurs ont profondément évolué ces dernières années, avec notamment une recherche d'authenticité, de transparence et d'innovation pour une alimentation en phase avec les attentes sociétales.
Pour répondre à ces différents défis, SAPMER est idéalement structuré afin de pouvoir proposer des produits naturels et des recettes inédites, aux qualités organoleptiques unanimement saluées. Surtout, à travers les Comptoirs SAPMER et la marque éponyme Les Comptoirs SAPMER, le Groupe est en mesure de raconter son histoire et d'aller à la rencontre des consommateurs finaux.
Un virage stratégique fort a été engagé en 2017 avec l'ouverture du premier Comptoir SAPMER. Installé au cœur des installations du Groupe sur la darse de pêche à la Réunion, le comptoir de vente traduit la volonté de pouvoir proposer les produits pêchés par les navires du Groupe en circuit court.
Pour la légine et la langouste, difficile de faire plus rapide : seules quelques dizaines de mètres séparent le Comptoir du quai où débarquent palangriers et caseyeur.
Plus largement, le circuit court rendu possible par le modèle intégré du Groupe permet de valoriser tous les savoirfaire de SAPMER et de faire découvrir des espèces peu connues aux saveurs riches, pour proposer un catalogue bien plus large que les seuls légine, langouste et thon.
Surtout, cela permet d'assurer une totale transparence sur nos activités, en mettant en relation directe producteur et consommateur, pour pouvoir répondre à toutes les questions sur le mode de production et recueillir directement les avis des consommateurs sur les produits proposés.
Ce retour sur les produits est d'autant plus important pour SAPMER qu'en plus des produits surgelés entiers et portionnés pour permettre aux particuliers et aux restaurateurs de réaliser leurs propres recettes, SAPMER s'est engagé dans l'épicerie fine en proposant depuis deux ans des produits appertisés et fumés, réalisés par des partenaires industriels locaux offrant toutes les garanties pour tirer parti de la qualité préservée des poissons pêchés. Ainsi, les Comptoirs SAPMER sont en mesure de vendre toute une gamme de produits aux compositions audacieuses, sous une forme susceptible de convenir à une large palette de clients.
Pour cette première « déclaration de performance extra-financière », et au-delà de l'indispensable conformité réglementaire, le Groupe SAPMER4 a mis en place une démarche guidée par trois principes :
En pratique, l'analyse des risques extra-financiers du Groupe s'est déroulée en quatre étapes :
SAPMER a fait le choix cette année de ne pas présenter d'indicateurs clés de performance pour se donner le temps nécessaire à la construction d'éléments pertinents pour le pilotage, fiables dans leur mode de calcul et cohérents avec le projet stratégique de l'entreprise. Ces indicateurs clés de performance seront en tout état de cause présentés dans la déclaration de performance extra-financière 2019.
Sauf indication contraire, les diligences et résultats présentés couvrent le périmètre du Groupe.
Le Conseil d'Administration
4 Entendu sur son périmètre consolidé, à savoir la société SAPMER SA et les filiales qu'elle contrôle : LES ARMEMENTS RÉUNIONNAIS SAS, ARMAS PÊCHE SAS, SOPARMA SAS, ARMEMENT SAPMER DISTIRBUTION SARL, SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS, TUNA FISHING COMPANY LTD, INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES, COMPAGNIE D'ARMEMENT À LA PÊCHE SAS, SAPMER TECHNICAL SERVICES, TUNA PROCESSING SERVICES et MER DES MASCAREIGNES LIMITÉE.

Conformément aux dispositions de l'article L.225-37-4, al.6 du Code de Commerce, nous vous présentons notre rapport sur le gouvernement d'entreprise.
Conformément aux dispositions de l'article L.225-37-4 al. 1,1° du code de commerce, vous trouverez ci-dessous la liste de l'ensemble des mandats et fonctions exercés dans toute société par chaque mandataire social de la société durant l'exercice clos le 31 décembre 2018.
| NOM DES ADMINISTRATEURS |
FONCTIONS | AGE | LISTE DES MANDATS |
|---|---|---|---|
| Mr Jacques | Président du Conseil d'Administration *** Administrateur |
68 ans | Premier Mandat SAPMER SA : 18 juin 1992 |
| d'ARMAND de CHATEAUVIEUX |
Président du conseil d'administration des sociétés : SAPMER SA (France), BOURBON CORPORATION S.A. (France), la SAGES |
||
| Président des sociétés : JACCAR HOLDINGS SAS (France), SAPMER INVESTISSEMENTS SAS (France) |
|||
| Chairman, CEO et Administrateur de : SAPMER HOLDING PTE.LTD (Singapour) |
|||
| Chairman and Director of GREENSHIP HOLDINGS (Singapour) |
|||
| Président et Administrateur de : EVERGAS (Danemark) | |||
| Gérant statutaire de : CT LUX SARL (Luxembourg) | |||
| Administrateur de : SINOPACIFIC SHIPBUILDING GROUP (Chine), BELLE ISLE TUNA COMPANY (Ile Maurice), BELLE RIVE TUNA COMPANY (Ile Maurice), IOST COMPANY LTD (Ile Maurice), MORN SESELWA TUNA CIE (Ile Maurice), MORNE BLANC TUNA CIE (Ile Maurice), TUNA FISHING COMPANY LTD (Seychelles), CENTRAL COMMON COLD STORE LTD (CCCS) (Seychelles) |
|||
| Mr Guy DUPONT | Administrateur | 74 ans | Premier Mandat SAPMER SA : 15 juin 1995 Président des sociétés : A.S.R SAS, GVS SAS Administrateur des sociétés : Cbo Territoria SA, ART SA, Caille SA, AFD COM Gérant des sociétés : QUALI, SANE, SCI ORION, LOGSUD SARL, INK OI |
| Mr Adrien de | Directeur | 37 ans | Premier Mandat SAPMER SA : Décembre 2014 |
| CHOMEREAU | Général *** Administrateur |
Directeur Général des sociétés : SAPMER INVESTISSEMENTS SAS (France), SAPMER SA (France) |
|
| Représentant permanent de SAPMER SA, Présidente des sociétés : ARMEMENTS RÊUNIONNAIS SAS (France), SOPARMA SAS (France), ARMAS PÊCHE SAS (France), COMPAGNIE D'ARMEMENT À LA PÊCHE (France) |
|||
| Administrateur des sociétés : SAPMER SA (France), BOURBON Corporation SA (France), MER DES MASCAREIGNES LTEE (Ile Maurice), SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS (Ile Maurice), INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES (Ile Maurice), VIETNAM CENTURY FUND (Ile Maurice), JACCAR INVESTMENT MANAGER (Ile Maurice), TUNA FISHING COMPANY LTD (Seychelles) |
|||
| Gérant ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION SARL (France) |
En application des dispositions de l'article L.225-37-4,4° du Code de Commerce, nous vous précisons que votre Conseil d'Administration, lors de sa séance du 30 juin 2016, et conformément à la faculté qui lui est offert par l'article L.225-51-1 du Code de Commerce, a décidé de dissocier les fonctions de Président du Conseil d'Administration et de Directeur Général, ce dernier assumant la Direction Générale de la société.

Nous vous informons que sur l'exercice clos le 31 décembre 2018, aucune convention visée par les dispositions de l'article L.225-37-4, al.1,2° du Code de Commerce, n'a été conclue.
Conformément aux dispositions de l'articles L.225-37-4 al.1,3° du Code de Commerce, nous vous invitons à trouver ci-après un récapitulatif des délégations accordées par l'Assemblée Générale au Conseil d'Administration en matière d'augmentation de capital sur le fondement des dispositions des articles L.225-129-1 et L.225-129-2 du Code de Commerce :
Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) du 28 juin 2018, sixième résolution :
Le Conseil d'Administration

| Nature des Indications | 2018 | 2017 | 2016 | 2015 | 2014 |
|---|---|---|---|---|---|
| I – Capital en fin d'exercice (en K€) | |||||
| Capital | 2 799 | 2 799 | 2 799 | 2 799 | 2 799 |
| Nombre des actions ordinaires existantes | 3 498 598 | 3 498 598 | 3 498 598 | 3 498 598 | 3 498 598 |
| Nombre des actions à dividende prioritaire (sans droit de vote) existantes | |||||
| Nombre maximal d'actions futures à créer | |||||
| - Par conversion d'obligations | |||||
| - Par exercice de droits de souscription | |||||
| II – Opérations et Résultats de l'exercice (en K€) | |||||
| Chiffres d'affaires hors taxes | 94 210 | 89 140 | 97 841 | 67 779 | 69 786 |
| Résultats avant impôts, participation des salariés, amortissements et | 19 779 | 2 941 | 11 952 | -8 847 | -12 954 |
| provisions | |||||
| Impôts sur les bénéfices | 3 511 | 2 984 | 4 409 | 3 749 | 3 711 |
| Participation des salariés due au titre de l'exercice | -1 | -938 | -495 | 0 | 0 |
| Résultats après impôts, participation des salariés, amortissements et | 12 932 | 3 828 | 2 269 | -9 630 | -15 329 |
| provisions | |||||
| Résultat distribué | 2 099 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| III – Résultat par action (en €) | |||||
| Résultat après impôts, participation des salariés mais avant | 6,66 | 1,43 | 4,53 | -1,46 | -2,63 |
| amortissements et provisions | |||||
| Résultat après impôts, participation des salariés, amortissements et | 3,70 | 1,09 | 0,65 | 2,75 - |
4,38 - |
| provisions | |||||
| Dividende attribué par action | 0,60 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| IV – Personnel (en K€) | |||||
| Effectif moyen des salariés employés pendant l'exercice | 177 | 196 | 220 | 218 | 278 |
| Montant de la masse salariale de l'exercice | 9 212 | 11 161 | 15 133 | 13 319 | 19 043 |
| Montant des sommes versées au titre au titre des avantages sociaux de | 1 768 | 1 794 | 1 725 | 1 392 | 2 180 |
| l'exercice (sécurité sociale, œuvres sociales …) |

1 er janvier 2018 au 31 décembre 2018
| En milliers d'€ | Note | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 2,1 | 180 930 | 172 945 |
| Production stockée | -1 370 | 5 113 | |
| Autres produits de l'activité | 1 853 | 1 239 | |
| Production | 181 413 | 179 297 | |
| Achats consommés | -50 499 | -44 384 | |
| Autres achats et charges externes | 2,2 | -50 364 | -43 034 |
| Charges de personnel (y.c. participation des salariés) | 2,3 | -43 984 | -43 138 |
| Impôts et taxes | -8 280 | -8 192 | |
| Autres produits et charges d'exploitation | 2,2 | -1 756 | -2 072 |
| EBITDA 1 | 26 530 | 38 477 | |
| -10 564 | -11 881 | ||
| Dotations aux amortissements et dépréciations | 15 966 | 26 596 | |
| Résultat opérationnel courant | 0 | 3 482 | |
| Autres charges / produits opérationnelles | 15 966 | 30 078 | |
| Résultat opérationnel Coût de l'endettement financier net |
2,6 | ||
| -1 786 | -2 929 | ||
| Autres produits et charges financiers | 58 | -2 055 | |
| Résultat financier | 2,4 | -1 728 | -4 984 |
| Résultat net des activités abandonnées | 0 | 0 | |
| Résultat avant impôts sur les bénéfices | 14 237 | 25 094 | |
| Impôts sur les résultats | 2,5 | -1 803 | -2 037 |
| Quote- part dans le résultat des entreprises associées | -223 | -215 | |
| Résultat net de l'ensemble consolidé | 12 211 | 22 842 | |
| Revenant : | |||
| Aux actionnaires de la société mère | 12 211 | 22 842 | |
| 0 | 0 | ||
| Aux participations ne donnant pas le contrôle | |||
| Résultat par action | 4,2 | 3,49 | 6,53 |
| Résultat dilué par action | 4,2 | 3,49 | 6,53 |
| Nombre moyen d'actions ordinanires | 4,2 | 3 498 598 | 3 498 598 |
| Nombre dilué moyen d'actions ordinaires | 4,2 | 3 498 598 | 3 498 598 |
| ETAT DU RESULTAT GLOBAL | |||
| Résultat net de l'exercice | 12 211 | 22 842 | |
| Ecarts de conversion | 47 | -123 | |
| Instruments financiers | 124 | 614 | |
| Effet d'impôt sur les autres éléments du résultat global | 0 | 0 | |
| Autres éléments du résultat global de la période | 173 | 493 | |
| après impôts Résultat global total de la période |
12 384 | 23 336 | |
| Revenant : | |||
| Aux actionnaires de la société mère | 12 384 | 23 336 | |
| Aux participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 0 |
• Les notes 1 à 5 font partie intégrante des états financiers consolidés.
• 1 EBITDA : résultat opérationnel avant dotations aux amortissements et dépréciations d'actifs.

1 er janvier 2018 au 31 décembre 2018
| En milliers d'€ | Note | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles | 3.1 | 128 842 | 131 485 |
| Goodwills | 3 258 | 3 258 | |
| Immobilisations incorporelles | 3,2 | 970 | 1 189 |
| Participations dans des entreprises associées | 1 386 | 1 562 | |
| Actifs financiers, créances clients et autres créances | 11 558 | 9 901 | |
| Impôts différés | 3,12 | 0 | 0 |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | |
| Total actif non courant | 146 015 | 147 396 | |
| Stocks | 3,3 | 24 791 | 23 780 |
| Créances clients et comptes rattachés | 3,4 | 42 292 | 31 202 |
| Autres créances | 3.5 | 5 097 | 4 599 |
| Etat - impôts sur les bénéfices à recevoir | 891 | 310 | |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 3,6 | 4 718 | 3 422 |
| Total actif courant | 77 789 | 63 312 | |
| Actifs non courants détenus en vue de la vente | |||
| Total actif | 223 804 | 210 707 | |
| Capital social | 2 799 | 2 799 | |
| Ecarts de conversion | -24 | -70 | |
| Résultats non distribués | 79 712 | 69 264 | |
| Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la société mère | 82 487 | 71 992 | |
| Participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 1 | |
| Total capitaux propres | 82 487 | 71 993 | |
| Emprunts et dettes financières | 3.7 | 56 229 | 62 947 |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | |
| Impôts différés | 3.12 | 12 341 | 10 840 |
| Provisions pour engagement de retraite | 3.10 | 1 642 | 1 673 |
| Provisions pour autres passifs | 3.11 | 849 | 2 028 |
| Autres dettes non courantes | 3.8 | 0 | 738 |
| Total passif non courant | 71 062 | 78 227 | |
| Emprunts et dettes financières | 3.7 | 10 490 | 14 757 |
| Instruments financiers dérivés | 19 | 558 | |
| Provisions pour autres passifs | 3.11 | 0 | 0 |
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 32 562 | 18 181 | |
| Etat - impôts sur les bénéfices à payer | 0 | 725 | |
| Autres dettes d'exploitation | 3,8 | 27 186 | 26 266 |
| Total passif courant | 70 256 | 60 487 | |
| Passifs directement associés à des actifs non courants détenus en vue de la vente |
0 | 0 | |
| Total passif et capitaux propres | 223 804 | 210 707 |
• Les notes 1 à 5 font partie intégrante des états financiers consolidés.

| En milliers d'€ | Note | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|
| Résultat net avant impôt sur les benefices | 14 237 | 25 094 | |
| Dotations nettes aux amortissements et provisions | 11 013 | 8 898 | |
| Gains et pertes liés aux variations de juste valeur | -372 | -684 | |
| Charges et produits calculés liés aux stock-options et assimilés | 0 | 0 | |
| Plus et moins values de cession | 634 | 366 | |
| Autres variations sans incidences sur la trésorerie | -784 | -5 201 | |
| Impôts versés | -1 703 | -3 280 | |
| Capacité d'autofinancement | 23 025 | 25 193 | |
| Incidence de la variation BFR | -993 | -11 881 | |
| Coût de l'endettement financier net | 1 786 | 2 929 | |
| Flux net de trésorerie généré par l'activité | 23 818 | 16 241 | |
| Acquisition immos corporelles | -10 832 | -10 121 | |
| Acquisition immos incorporelles | 0 | -78 | |
| Acquisition immos financières | -1 043 | 0 | |
| Cession d'immos corp et incorp | 46 | 7 | |
| Tréso.nette /acquisitions & cessions de filiales / variation de périmètre | 0 | 0 | |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement | -11 829 | -10 192 | |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | |
| Dividendes versés /reçus | -2 099 | 154 | |
| Dividendes versés aux minoritaires | 0 | 0 | |
| Variation des autres fonds propres | 0 | 0 | |
| Encaissements provenant d'emprunts | 2 000 | 0 | |
| Remboursement d'emprunts | -7 162 | -5 933 | |
| Intérêts financiers nets versés | -2 027 | -2 959 | |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement | -9 288 | -8 738 | |
| Incidences des variations de taux de change | |||
| VARIATION DE TRESORERIE | 2 702 | -2 688 | |
| Trésorerie à l'ouverture | 2 010 | 4 698 | |
| Trésorerie à la clôture | 4 712 | 2 010 |
| En milliers d'€ | Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la société mère Participations |
Total | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capital | Autres | Ecarts de | Résultats | ne donnant pas | Capitaux | ||
| Note | social | Réserves | conversions | non distribués | le contrôle | propres | |
| Au 1er janvier 2017 | 2 799 | 6 762 | 53 | 38 966 | 1 | 48 579 | |
| Ecarts de conversion | 0 | 0 | -123 | 0 | 0 | -123 | |
| Instruments financiers | 0 | 0 | 0 | 616 | 0 | 616 | |
| Total des produits / charges comptabilisés directement en capitaux propres |
0 | 0 | -123 | 616 | 0 | 493 | |
| Résultat net | 0 | 0 | 0 | 22 842 | 0 | 22 842 | |
| Total des produits comptabilisés | 0 | 0 | -123 | 23 458 | 0 | 23 335 | |
| Autres variations | 0 | 0 | 0 | 77 | 0 | 77 | |
| Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Effet des options de souscriptions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Dividendes versés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Au 31 décembre 2017 | 2 799 | 6 762 | -70 | 62 501 | 2 | 71 993 | |
| Au 1er janvier 2018 | 2 799 | 6 762 | -70 | 62 501 | 2 | 71 993 | |
| Ecarts de conversion | 0 | 0 | 47 | 0 | 0 | 47 | |
| Instruments financiers | 0 | 0 | 0 | 124 | 0 | 124 | |
| Total des produits / charges comptabilisés directement en capitaux propres |
0 | 0 | 47 | 124 | 0 | 171 | |
| Résultat net | 0 | 0 | 0 | 12 211 | 0 | 12 211 | |
| Total des produits comptabilisés | 0 | 0 | 47 | 12 335 | 0 | 12 382 | |
| Autres variations | 0 | 0 | 0 | 211 | 0 | 211 | |
| Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Effet des options de souscriptions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Dividendes versés | 0 | 0 | 0 | -2 099 | 0 | -2 099 | |
| Au 31 décembre 2018 | 2 799 | 6 762 | -24 | 72 948 | 2 | 82 487 |
• Les notes 1 à 5 font partie intégrante des états financiers consolidés.

Dans l'ensemble des états financiers et annexes, les montants sont indiqués en milliers d'Euros (K€) et les différences de ± 1 K€ sont dues aux arrondis.
Les états financiers consolidés comprennent la société SAPMER SA et ses filiales, l'ensemble étant désigné comme « le Groupe ».
SAPMER est l'opérateur historique de la grande pêche dans les eaux des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) au départ de l'Ile de La Réunion. Créée en 1947, SAPMER exploite une flotte en pleine propriété de quatre palangriers congélateurs pour la pêche à la légine, un chalutier caseyeur congélateur pour la pêche à la langouste et cinq thoniers senneurs surgélateurs (surgélation à bord à -40°C) pour la pêche au thon (Albacore et Listao) dans l'Océan Indien.
Ces états financiers ont été arrêtés le 4 avril 2019 par le Conseil d'Administration.
Les principales méthodes comptables appliquées lors de la préparation des états financiers consolidés sont exposées ci-après. Sauf indication contraire, ces méthodes ont été appliquées de façon permanente à tous les exercices présentés.
Les Etats Financiers Consolidés ont été préparés conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté par l'Union Européenne. Au 31 décembre 2018, le référentiel tel qu'adopté par l'Union Européenne et utilisé par SAPMER pour l'établissement de ses états financiers ne présente pas de différence avec le référentiel publié par l'IASB. Le référentiel tel qu'adopté par l'Union Européenne est disponible sur le site internet :
Les états financiers consolidés ont été établis selon la convention du coût historique, à l'exception des navires pour lesquels la valeur comptable a été remise à sa « juste valeur » au 1er janvier 2007.
La préparation des états financiers en conformité avec le référentiel IFRS suppose l'utilisation de jugements et d'estimations comptables significatifs. Il suppose que la direction établisse des estimations et des hypothèses concernant les procédures d'application de méthodes comptables du Groupe. Les domaines impliquant un degré plus élevé de jugement et de complexité, ou les domaines où les hypothèses et estimations sont significatives par rapport aux comptes consolidés sont décrits dans la note 1.18.
Normes, amendements et interprétations dont l'application est obligatoire en 2018
Les nouveaux textes IFRS pour International Financial Reporting Standards d'application obligatoire à partir du 1er janvier 2018 n'ont pas d'impact sur les comptes consolidés du Groupe sur l'exercice 2018.
Le Groupe n'a pas choisi d'appliquer par anticipation des normes et interprétations dont l'application n'est pas obligatoire au 1er janvier 2018.
Les sociétés dans lesquelles le Groupe, directement ou indirectement, contrôle plus de la moitié des droits de vote ou a le pouvoir d'exercer le contrôle sur les opérations, sont consolidées par intégration globale. Sont ainsi incluses dans le périmètre de consolidation toutes les sociétés dont la société SAPMER SA détient directement ou indirectement 20% des droits de vote au 31 décembre 2018.
Les filiales sont consolidées à partir de la date à laquelle le contrôle est transféré au Groupe. Elles ne sont plus consolidées à partir de la date où le contrôle cesse. La méthode de l'acquisition est utilisée pour comptabiliser l'achat de sociétés par le Groupe.
Toutes les transactions significatives entre les sociétés consolidées sont éliminées, notamment les créances, dettes, produits et charges entre les sociétés du Groupe ainsi que les profits internes inclus dans les stocks et les plus ou moins-values réalisées sur des opérations de cession d'immobilisations entre des sociétés du Groupe. La liste des principales sociétés du groupe figure en Note 5.
La date de clôture annuelle des états financiers individuels est le 31 décembre ou 30 juin.
Les principales méthodes comptables appliquées lors de la préparation des états financiers consolidés sont exposées ci-après. Sauf indication contraire, ces méthodes ont été appliquées de façon permanente à tous les exercices présentés.
La méthode utilisée est l'intégration globale Pour la filiale sous contrôle conjoint, la méthode de mise en équivalence est utilisée.
Les éléments inclus dans les états financiers de chacune des sociétés du Groupe sont évalués en utilisant la monnaie du principal environnement économique dans lequel l'entité exerce ses activités (« la monnaie fonctionnelle »). Les états financiers consolidés sont présentés en Euros, qui est la monnaie fonctionnelle et de présentation de la société.
Les comptes des sociétés étrangères, dont la monnaie fonctionnelle est différente de l'Euro, sont convertis selon les principes suivants :
Les écarts d'acquisition d'une société étrangère sont convertis au taux de clôture.
Les opérations en monnaie étrangère sont comptabilisées au taux de change de la date d'opération.
Les gains ou les pertes résultant du règlement de ces transactions et de la conversion des créances et dettes en

monnaie étrangère aux taux en vigueur à la date de clôture, sont appréhendés dans le compte de résultat sur la ligne « résultat financier ».
Les cours utilisés sont indiqués dans le tableau ci-après :
| cours au 31/12/2018 |
cours moyen de l'exercice |
|
|---|---|---|
| roupie Mauricien (MUR) | 39.3337 | 40.1229 |
| dollar US (USD) | 1.1450 | 1.1810 |
Les différences de change ayant trait à un élément monétaire qui fait en substance partie intégrante de l'investissement net d'une entreprise dans une entreprise étrangère consolidée sont inscrites dans les capitaux propres consolidés, nette d'effet d'impôt sur le résultat si applicable, jusqu'à la cession ou à la liquidation de cet investissement net.
Au 31 décembre 2018, le Groupe a pour monnaie fonctionnelle l'Euro ; un écart de conversion de -24 K€ a été comptabilisé dans ses comptes.
Si le prix d'acquisition d'une entreprise diffère de la quotepart de capitaux propres correspondant, l'écart de première consolidation est analysé et ventilé dans les postes du bilan appropriés.
L'écart entre la valeur des titres acquis et la juste valeur de la quote-part d'actif net identifié à la date de prise de participation est porté à l'actif du bilan sous la rubrique « écart d'acquisition ».
Au 31 décembre 2016, suite à la réorganisation du groupe, un écart d'acquisition (goodwill) de 3 258 K€ a été constaté dans les comptes du Groupe.
Conformément à la norme IAS 38, le goodwill a été affecté aux UGT correspondantes. Les sociétés concernées par le goodwill sont les sociétés IOSMS et TFC. Celles-ci exploitant les thoniers à pavillons mauriciens et seychellois, c'est à l'UGT « Pêcherie thonière Maurice et Seychelles » que ce goodwill a été alloué.
Les tests de dépréciation en découlant n'ont pas mis en évidence d'indice de perte de valeur au 31.12.2018.
Pour déterminer la juste valeur des UGT, le groupe détermine l'ensemble des flux de trésorerie futurs actualisés sur une période de 5 ans pour chacune des UGT, sur la base d'hypothèses économiques, d'activité et de résultat considérées par la Direction Générale du Groupe comme les plus probables.
Les flux de trésorerie futurs attendus utilisés sont déterminés sur la base des business plans du groupe établis sur 5 ans. Ces flux sont actualisés à un taux apprécié sur la base du coût moyen pondéré du capital déterminé pour le groupe. Des analyses sont ensuite menées afin de déterminer la sensibilité des valeurs obtenues à la variation d'une ou plusieurs hypothèses du business plan. La méthode des flux futurs de trésorerie actualisés (discounted cash flows) utilisée pour apprécier la valeur d'utilité des UGT auxquelles sont affectés les goodwills présentant, par construction, un caractère aléatoire, les cash flows futurs effectifs peuvent donc différer des projections de flux futurs utilisées pour déterminer la valeur d'utilité.
À noter que les estimations de la valeur recouvrable des UGT – en l'espèce leur juste valeur − sont réalisées chaque année dans le cadre de la mise en œuvre des tests de dépréciations des goodwills, et ce, même en l'absence d'indice de perte de valeur.
Les principales hypothèses et prévisions sont présentées ci-dessous :
Les immobilisations incorporelles ont été évaluées à leur coût d'acquisition ou d'apport.
Les immobilisations incorporelles comprennent principalement les logiciels et les permis de mise en exploitation (de navires).
Le Groupe apprécie si la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle est définie ou indéfinie.
Les immobilisations incorporelles ayant une durée de vie définie sont amorties sur leur durée d'utilité économique et sont soumises à un test de dépréciation chaque fois qu'il existe une indication de dépréciation de l'immobilisation incorporelle. La durée d'amortissement et le mode d'amortissement d'une immobilisation incorporelle ayant une durée d'utilité définie sont réexaminés au moins à la clôture de chaque exercice.
La durée d'amortissement des principales immobilisations incorporelles est :
Les immobilisations corporelles (hors navires) sont inscrites à leur coût d'acquisition (où de production interne) diminué du cumul des amortissements et pertes de valeur.
Les navires au bilan du Groupe au 1er janvier 2007 ont fait l'objet d'une évaluation à leur juste valeur à cette date. Les navires sont décomposés en 4 à 6 composants suivant le type de navires (et activités), y compris l'élément « grosse réparation ».
Chaque composant ayant sa durée d'utilité propre, toutefois le composant le plus significatif « structure » représente de 75 à 85% de la valeur du navire.
Les durées d'utilité des bateaux sont déterminées en fonction de l'utilisation probable que la société fera desdits navires pour poursuivre leur exploitation actuelle, dans un contexte similaire, sous réserve que cette durée ne dépasse pas la durée de vie restante du navire (dans l'activité actuelle).
Les éléments d'actif font l'objet de plans d'amortissement déterminés selon la durée et les conditions probables d'utilisation des biens généralement admis dans la profession en tenant compte d'une valeur résiduelle et calculés selon le mode linéaire, soit généralement :

Les valeurs résiduelles et les durées d'utilité des actifs sont revues et le cas échéant ajustées à chaque clôture. La valeur comptable d'un actif est immédiatement dépréciée pour la ramener à sa valeur recouvrable lorsque la valeur comptable de l'actif est supérieure à sa valeur recouvrable estimée.
Une dépréciation de 1 990 K€ a été comptabilisée sur un navire dont la valeur recouvrable a été reconsidérée.
Les contrats de location financement immobiliers et mobiliers où le Groupe assume la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété du bien loué sont comptabilisés au bilan au début de la période de location à la juste valeur du bien loué, ou si celle-ci est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location. Chaque redevance est partagée entre une dette financière et une charge financière, afin d'obtenir un taux d'intérêt constant. La charge financière est comptabilisée dans le compte de résultat sur la période du contrat. Les constructions, les aménagements et équipements acquis lors d'un contrat de location financement sont amortis sur la période la plus courte entre la durée de vie estimée de l'actif et le contrat de location, sauf dans les cas où il existe une assurance raisonnable que le loueur obtienne la propriété du bien à la fin du contrat de location financement, auquel cas, l'amortissement est alors calculé sur la durée d'utilisation du dit bien.
Les contrats de location en vertu desquels une partie importante des risques et avantages inhérents à la propriété est conservée par le bailleur sont classés en contrat de location simple. Les paiements au titre des contrats de location simples (nets des avantages obtenus du bailleur) sont comptabilisés en charge au compte de résultat de façon linéaire sur la durée du contrat de location. Quand un contrat de location simple se termine avant l'expiration de la période de location, les pénalités de sortie sont comptabilisées en charges de la période où le contrat se termine.
Le Groupe n'a pas opté pour une adoption anticipée d'IFRS 16.
La valeur brute est constituée par le coût d'achat, augmenté le cas échéant des frais d'acquisition. Lorsque la valeur d'utilité est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence, lorsqu'elle est considérée comme durable. La valeur d'utilité est déterminée en tenant compte de l'un ou plusieurs des éléments suivants : quote-part de capitaux propres, comparables, plus-value potentielle sur éléments du patrimoine, perspectives de rentabilités mesurées à partir des flux de trésorerie futurs actualisés.
En 2018, SAPMER est entré dans le capital de la société CCCS ltd, société de droit seychellois, nouvellement créée à hauteur de 1,2 M\$ soit 10% du capital.
La dépréciation des titres Ecoex de 49 K€ constatée sur 2016 a été maintenue à la clôture et une dotation complémentaire de 41 K€ a été comptabilisée sur 2018 pour ces mêmes titres.
Le Groupe ne disposait pas de valeurs mobilières de placement au 31 décembre 2018
Les stocks d'approvisionnement sont valorisés selon la méthode du FIFO (First In First Out), puisque plus sensibles aux variations de prix en particulier pour les stocks d'appâts et de gasoil.
Les stocks de produits péchés, produits finis et encours de production sont valorisés à partir du coût de production de l'année fiscale conformément à la norme IAS 2.
Une provision pour dépréciation a été constituée :
Les créances sont évaluées à leur valeur nominale. Elles ont, le cas échéant, été dépréciées par voie de provision pour tenir compte des difficultés de recouvrement auxquelles elles étaient susceptibles de donner lieu.
Quand la base fiscale est différente de la base comptable, il convient de constater en consolidation un impôt différé actif ou passif.
La base fiscale fait référence aux valeurs inscrites dans les liasses de consolidation et déclarations fiscales individuelles.
La charge d'impôt est ajustée en conséquence de la manière suivante :
Par ailleurs, la méthode de l'impôt différé fait référence à la notion de décalage temporaire :
Enfin, pour ne pas fausser l'image donnée par les comptes consolidés, l'incidence des écritures passées pour la seule application des législations fiscales du pays où se situe l'entreprise consolidée est éliminée.
Le taux d'imposition retenu pour le calcul des impôts différés relatifs aux sociétés françaises du Groupe est, pour l'exercice clos en 2018 de 25,83%.
Les impôts différés actifs sont constatés s'il existe une forte probabilité d'imputation des charges fiscales sur des résultats fiscaux positifs futurs.
Les impôts courants sont déterminés sur la base de taux d'impôts (et des règlementations fiscales) qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture dans les pays où le Groupe est présente et génère du résultat imposable.

Pour le bilan, le poste Trésorerie et équivalents de trésorerie comprend les disponibilités bancaires et les valeurs mobilières de placement (avec des maturités inférieures à 3 mois ou libérables à tout moment). Les découverts bancaires figurent au passif courant dans
les « emprunts ».
Les actions ordinaires sont classées en capitaux propres. Les charges externes directement connectées à une émission d'actions nouvelles, autres que pour un rachat, nettes de taxes, viennent en moins de la prime d'émission. Lorsque la société ou ses filiales achètent ses propres actions, le prix payé incluant les coûts afférents nets de taxes est déduit des capitaux propres jusqu'à leur cession. Au moment de leur cession, la plus ou moins-value réalisée est comptabilisée en capitaux propres.
L'incidence des provisions réglementées, notamment les amortissements dérogatoires, a été éliminée.
Le retraitement correspondant a consisté en l'élimination du résultat des sociétés consolidées, des dotations et reprises comptabilisées au cours de l'exercice, et en la réintégration du solde d'ouverture dans le poste « réserves consolidées ».
Les dettes financières sont initialement comptabilisées à leur juste valeur, nettes des coûts de transaction encourus. Elles sont ensuite maintenues à leur coût amorti.
Les dettes financières sont classées en passif courant sauf si le Groupe a un droit inconditionnel de différer le remboursement sur une période supérieure à 12 mois après la date de clôture annuelle.
La Société et ses filiales ont contracté divers emprunts et lignes de crédit. Ces emprunts et lignes de crédit sont garantis par des sûretés sur les actifs financés et/ou par des ratios financiers, déterminés au niveau local ou consolidé.
Un emprunt de 17 M€ a été contracté en 2012, les covenants suivants ont été définis :
Le non-respect d'un ou de ces deux ratios n'entrainent pas d'exigibilité anticipée.
Un emprunt de 13 M€ a été contracté en 2012, les covenants suivants ont été définis :
Le non-respect d'un ou de ces deux ratios à la clôture de l'exercice N peut entrainer une « mise en défaut » de la société si les ratios ne sont pas respectés dans les comptes clos de l'exercice N+1.
Les objectifs sur les ratios « Gearing (dettes nettes sur capitaux propres) » et « Leverage (dettes nettes sur EBITDA) » ont été atteints en 2018.
Le ratio de dette nette consolidée sur les capitaux propres représente :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Dette nette consolidée (Note | 61 474 | 73 754 |
| 3.6) | ||
| Capitaux propres | 82 487 | 71 992 |
| Ratio d'endettement | 0.75 | 1.02 |
La dette nette consolidée correspond au total des emprunts diminué de la trésorerie et des crédits vendeur / comptecourants classés en actifs non courants.
Les provisions pour risques et charges se rapportent principalement à des provisions pour litiges et autres risques.
Le montant comptabilisé en provision est la meilleure estimation de la dépense nécessaire à l'extinction de l'obligation. La Direction base ses jugements sur les circonstances relatives à chaque événement et compte tenu des informations disponibles. Cependant, étant donné les difficultés à estimer certains engagements dans ces domaines (notamment sociaux, environnementaux et commerciaux), on ne saurait exclure que les coûts dépasseront finalement les montants provisionnés.
Les obligations des sociétés du Groupe liées aux indemnités légales ou conventionnelles de départ à la retraite ont été évaluées à la date du 31 décembre 2018 selon la méthode rétrospective des unités de crédit projetées avec salaires de fin de carrière. Les paramètres retenus tiennent compte :
Le Groupe reconnaît une dette et une charge de personnel pour primes/ intéressement et participation suivant des formules de calculs tenant compte du résultat des sociétés concernées. Le Groupe comptabilise une provision lorsqu'il y a une obligation contractuelle ou si, du fait d'une pratique passée, il existe une obligation implicite.
Le Groupe utilise des instruments financiers dérivés tels que des swaps de taux d'intérêt ou des contrats à terme de devises étrangères pour se couvrir des risques associés aux fluctuations des taux d'intérêts ou de change. Ces instruments financiers sont évalués en fonction du marché (« Mark to Market ») à chaque arrêté comptable, à leur juste valeur.
La valeur de marché, comptabilisée dans les comptes consolidés au 31 décembre, est une indication instantanée calculée à partir des anticipations sur l'évolution future des marchés et est en conséquence susceptible d'évoluer, favorablement ou défavorablement, en fonction des mouvements des marchés.
Les instruments dérivés sont comptabilisés en tant qu'actifs lorsque la juste valeur est positive et en tant que passifs lorsque la juste valeur est négative.
Pour les besoins de la comptabilité de couverture, les couvertures sont qualifiées :
Le profit ou la perte correspondant à la partie efficace de l'instrument de couverture est comptabilisé directement en capitaux propres alors que la partie inefficace est comptabilisée en résultat.
En 2018, le Groupe ne détient plus de contrats de swap de taux d'intérêt.
Seuls, les risques de fluctuation de change sur la devise USD, sont couverts.
Le résultat net par action est calculé en divisant le résultat net attribuable aux actionnaires par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation au cours de l'exercice.
Le résultat net par action (dilué) est calculé en divisant le résultat net attribuable aux actionnaires par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation au cours de l'exercice ajusté de l'impact de la conversion des instruments dilutifs en actions ordinaires. Le Groupe ne dispose plus au 31 décembre d'instruments dilutifs.
Lors de l'application des méthodes comptables du Groupe décrites ci-dessus, la Direction a réalisé les jugements suivants qui ont un impact significatif sur les montants comptabilisés dans les états financiers (à l'exclusion de ceux impliquant des estimations, lesquels sont présentés dans les paragraphes ci-dessous).
La Direction base ses jugements sur les circonstances relatives à chaque événement et compte tenu des informations disponibles. Cependant, étant donné les difficultés à estimer certains engagements dans ces domaines (notamment sociaux, environnementaux et commerciaux), on ne saurait exclure que les coûts dépasseront finalement les montants provisionnés.
Le Groupe fait des estimations et des hypothèses relatives à l'avenir. Les estimations et les hypothèses qui présentent un risque d'entraîner un ajustement de la valeur comptable des actifs et des passifs au cours des exercices suivants sont :
Le contexte actuel de crise économique rend l'appréhension des perspectives économiques et financières plus complexe. C'est dans ce contexte de crise que le groupe a réalisé ses estimations et appréciations en toute rigueur et au mieux de sa connaissance.
Au 31 décembre 2018, la capitalisation boursière du groupe s'élève à 68,2 M€ (cours de Bourse de l'action au 31 décembre 2018 : 19,50 euros), soit un montant inférieur au montant des capitaux propres à cette même date (82,5 M€) La Direction a estimé que la capitalisation boursière au 31/12/18 ne constituait pas un indicateur objectif de perte de valeur au regard de la norme IAS 36 : cette situation s'expliquant par le faible flottant sur le titre avec 153,559 échanges en 2017 (4,4% du capital) et 90,913 échanges en 2018 (2,6% du capital).
Du fait des opérations de financement conclues avec succès et des mesures mises en œuvre pour suivre et contrôler les variations de besoin en fond de roulement et malgré le montant significatif de dette additionnelle nécessaire pour financer les investissements au cours de ces dernières années, le groupe a su maîtriser sa position à court terme en matière de liquidité. Selon ses attentes, le plan d'amélioration de l'organisation thonière initié en 2015 sera donc poursuivi en 2019. La performance opérationnelle du Groupe sera capable d'assurer la continuité de son exploitation avec son niveau d'endettement actuel. Après examen, la Direction estime que le Groupe a les ressources adéquates pour poursuivre son exploitation dans un futur proche. Par conséquent, le Groupe continue de préparer ses états financiers consolidés sur une base de continuité d'exploitation.
La présentation sectorielle est fondée sur les systèmes de reporting internes du Groupe et est organisée en deux segments :
Conformément aux dispositions d'IFRS 5, les actifs non courants (ou groupe d'actifs), et les passifs y afférent, sont classés comme "détenus en vue de la vente" lorsque leur valeur comptable sera principalement recouvrée par le biais d'une transaction de vente plutôt que par leur utilisation continue. Ce classement implique que les actifs (ou le groupe d'actifs) destinés à être cédés soient disponibles en vue de leur vente immédiate, en leur état actuel, et que la vente soit hautement probable.
Le caractère hautement probable de la vente est apprécié en fonction des critères suivants : la direction s'est engagée dans un plan de cession des actifs (ou du groupe d'actifs) et un programme pour trouver un acheteur et finaliser le plan a été lancé. De plus, les actifs doivent être activement commercialisés en vue de la vente à un prix raisonnable par rapport à sa juste valeur. La vente des actifs (ou du groupe d'actifs) est supposée intervenir dans le délai d'un an à compter de sa classification en actifs détenus en vue de la vente.
Les actifs non courants (ou groupe d'actifs) destinés à être cédés classés comme détenus en vue de la vente sont évalués à la valeur comptable antérieure des actifs ou à leur juste valeur minorée des coûts de cession si celle-ci est inférieure.
Le chiffre d'affaires comprend la vente des produits péchés et transformés.
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Activité pêcherie | 162 732 | 153 516 | 6,00% |
| Valorisation | 18 197 | 19 429 | -6,34% |
| Total chiffre d'affaires | 180 930 | 172 945 | 4,62% |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
| Japon | 13 934 | 15 537 | -10,32% |
| Asie | 71 670 | 62 243 | 15,15% |
| Réunion,Maurice et Seychelles | 51 336 | 49 433 | 3,85% |
| Amérique du Nord | 5 684 | 7 531 | -24,53% |
| Métropole et CEE | 30 160 | 31 885 | -5,41% |
| Autres | 8 146 | 6 316 | 28,97% |
| Total chiffre d'affaires | 180 930 | 172 945 | 4,62% |
Les autres produits de l'activité comprennent :
- les prestations de gestion des navires, les remboursements d'assurance et autres produits divers.
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Transport sur ventes | 8 475 | 6 548 | 29,43% |
| Locations | 10 175 | 8 408 | 21,02% |
| Primes d'assurance | 1 941 | 2 006 | -3,24% |
| Autres charges d'exploitation | 24 796 | 21 641 | 14,58% |
| Déplacements et missions | 4 977 | 4 431 | 12,32% |
| Total Autres achats et charges externes | 50 364 | 43 034 | 17,03% |
Les autres charges d'exploitation sont constituées par :
- les licences thoniers, une indemnisation de résiliation de contrat et les pertes et gains de change des créances commerciales
| Effectif | 2018 | 2017 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Officiers | 191 | 197 | -3,05% |
| Matelots | 556 | 567 | -1,94% |
| Total Mer | 747 | 764 | -2,23% |
| Cadres et assimilés | 64 | 56 | 14,29% |
| Employés | 87 | 74 | 17,57% |
| Ouvriers | 119 | 118 | 0,42% |
| Total Terre | 270 | 248 | 8,67% |
| Total effectifs | 1 017 | 1 012 | 0,44% |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
| Salaires bruts | 34 154 | 34 019 | 0,40% |
| Intérimaires | 6 234 | 6 120 | 1,86% |
| Charges non décaissables liées aux options de souscription | |||
| Charges sociales et autres charges de personnel | 3 595 | 2 998 | 19,92% |
| Charges de personnel | 43 984 | 43 138 | 1,96% |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Produits des placements financiers | 8 | 2 | 284,69% |
| Charges d'intérêts | -1 795 | -2 931 | -38,77% |
| Coût de l'endettement financier net | -1 786 | -2 929 | -39,01% |
| Variation des provisions financières | -41 | 0 | |
| Autres charges et produits financiers | 167 | 528 | -68,29% |
| Résultat de change | -68 | -2 583 | 97,35% |
| Résultat financier | -1 728 | -4 984 | -65,32% |

| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Courants | 397 | 3 009 |
| Différés (Note 3.12) | 1 406 | -972 |
| Total | 1 803 | 2 037 |
Les différences constatées au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2018 entre le taux d'imposition théorique de droit commun en vigueur en France, retenu pour l'établissement des comptes consolidés, et le taux effectif constaté sur l'exercice sont les suivantes :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Résultat consolidé avant impôts | 14 014 | 24 878 |
| Charges fiscales théoriques (33,33%) | 4 671 | 8 292 |
| Impact sur l'impôt | 0 | 0 |
| Incidences des différences permanentes | -1 594 | -236 |
| Incidences des différences temporaires | -171 | 89 |
| Incidence de situations fiscales particulières | 0 | |
| Incidence des différences de taux d'imposition | -2 825 | |
| Autres | -1 103 | -3 283 |
| Charge d'impôt inscrite au compte de résultat ensemble des activités | 1 803 | 2 037 |
| Impact de l'activité cédée sur l'impôt différé | 0 | 0 |
| Charge d'impôt inscrite au compte de résultat activités poursuivies | 1 803 | 2 037 |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Activité pêcherie | 11 964 | 27 095 | -55,84% |
| Valorisation | 4 002 | 2 983 | 34,16% |
| Résultat opérationnel | 15 966 | 30 078 | -46,92% |
| Résultat opérationnel des activités cédées | 0 | 0 | |
| Résultat opérationnel | 15 966 | 30 078 | -46,92% |

| En milliers d'€ | Immobilisations en cours |
Terrains et Constructions |
Navires et révisions |
Autres immobilisations corporelles |
Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2016 | |||||
| Valeur nette à l'ouverture | 584 | 213 | 130 036 | 244 | 131 077 |
| Différences de change | |||||
| Actifs non courants détenus en vue de la vente | |||||
| Variation de périmètre | 0 | ||||
| Acquisitions / mise en service | 485 | 502 | 8 875 | 259 | 10 121 |
| Cessions | -2 208 | -79 | -2 287 | ||
| Apport des défiscaliseurs | 1 999 | 1 999 | |||
| Dépréciations / Amortissements | -78 | -9 320 | -29 | -9 427 | |
| Valeur nette à la clôture 31 décembre 2017 | 1 069 | 637 | 129 382 | 396 | 131 485 |
| Valeur brute | 1 069 | 3 759 | 207 459 | 1 967 | 214 254 |
| Apport des défiscaliseurs | -14 524 | -14 524 | |||
| Dépréciation cumulée | -3 121 | -63 553 | -1 575 | -68 249 | |
| Valeur nette comptable au 31 décembre 2017 | 1 069 | 637 | 129 382 | 396 | 131 485 |
| Au 31 décembre 2017 | |||||
| Valeur nette à l'ouverture | 1 069 | 637 | 129 382 | 396 | 131 485 |
| Différences de change | 0 | ||||
| Actifs non courants détenus en vue de la vente | 0 | ||||
| Variation de périmetre | 0 | ||||
| Acquisitions / mise en service | 400 | 354 | 7 845 | 198 | 8 796 |
| Cessions /Diminution | -2 422 | -97 | -2 519 | ||
| Apport des défiscaliseurs | 1 999 | 1 999 | |||
| Dépréciations / Amortissements | -154 | -10 706 | -58 | -10 917 | |
| Valeur nette à la clôture au 31- décembre 2018 | 1 469 | 837 | 126 098 | 439 | 128 843 |
| Valeur brute | 1 469 | 4 118 | 212 882 | 2 068 | 220 531 |
| Apport des défiscaliseurs | -12 525 | -12 525 | |||
| Dépréciation cumulée | -3 280 | -74 259 | -1 633 | -79 171 | |
| Valeur nette comptable au 31 décembre 2018 | 1 469 | 837 | 126 098 | 439 | 128 843 |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Valeur brute | 92 273 | 92 273 |
| Apport des défiscaliseurs | -12 525 | -14 524 |
| Dépréciation cumulée | -30 340 | -26 843 |
| Valeur nette comptable | 49 409 | 50 906 |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Activité pêcherie | 128 536 | 131 395 |
| Valorisation | 307 | 90 |
| Total | 128 843 | 131 485 |
| Permis de mise immobilisatio En milliers d'€ Total en exploitation n incorporelles Au 31 décembre 2017 Valeur nette à l'ouverture 1 113 378 1 492 Différences de change Changement de périmètre Acquisitions ou transfert 78 78 Cessions Dépréciations / Amortissements -88 -293 -381 Valeur nette à la clôture 1 025 163 1 189 Valeur brute 2 000 1 565 3 565 Amortissement cumulé -975 -1 401 -2 376 Valeur nette comptable au 31 décembre 2017 1 025 163 1 189 Au 31 décembre 2018 Valeur nette à l'ouverture 1 025 163 1 189 Différences de change Variation de périmetre Acquisitions ou transfert Cessions Dépréciations / Amortissements -88 -132 -220 Valeur nette à la clôture 940 31 969 Valeur brute 2 000 1 565 3 565 Amortissement cumulé -1 063 -1 533 -2 596 Valeur nette comptable au 31 décembre 2018 937 31 969 3.3. STOCKS En milliers d'€ 2018 2017 Matière Première et autres approvisionnements 9 556 6 645 Produits Intermédiaires et Finis 15 836 17 206 Variation de périmètre Moins : provision pour dépréciation -600 -71 Variation de périmètre Total 24 791 23 780 Evolutions des provisions pour dépréciation – en milliers 2018 2017 d'€ Valeur à l'ouverture 71 422 Augmentation 600 71 Diminution -71 -422 Valeur à la clôture 600 71 3.4. CRÉANCES CLIENTS |
Autres | ||
|---|---|---|---|
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Créances clients brutes | 42 564 | 31 399 | 35,56% |
| Variation de périmètre | |||
| Moins : provision pour dépréciation | -273 | -197 | 38,16% |
| Total | 42 292 | 31 202 | 35,54% |

| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Avances et acomptes versés | 1 515 | 864 |
| Charges constatées d'avance | 2 206 | 2 579 |
| Autres créances d'exploitation | 1 452 | 1 157 |
| Variation de périmètre | ||
| Moins : provision pour dépréciation | -74 | 0 |
| Total | 5 097 | 4 599 |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Valeurs mobilières de placement | 0 | 0 |
| Soldes bancaires | 4 718 | 3 422 |
| Disponibilités | 4 718 | 3 422 |
| Découverts banciares | -6 | -1 412 |
| Variation de périmètre | 0 | 0 |
| Total trésorerie | 4 712 | 2 010 |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
| Dettes financières | 66 719 | 77 703 |
| Actif non courant | -527 | -527 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | -4 718 | -3 422 |
| Dette nette | 61 474 | 73 754 |
Variation des dettes financières au cours de l'exercice :
| Variation des dettes financières au cours de l'exercice | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| A l'ouverture | 76 292 | 82 617 |
| Différences de change | ||
| Intérêts courus non échus | -239 | -33 |
| Variation dettes sur participation | -362 | -360 |
| Variation de périmetre | 0 | |
| Nouveaux emprunts | 2 000 | 0 |
| Remboursement d'emprunts | -10 978 | -5 933 |
| A la clôture | 66 713 | 76 292 |
| Découverts bancaires | 6 | 1 412 |
| Total des dettes financières | 66 719 | 77 703 |
La répartition des emprunts par type de taux et de devises :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Emprunts par type de taux | ||
| Taux fixe | 23 842 | 24 109 |
| Taux variable | 42 871 | 46 842 |
| Variation de périmetre | 0 | 0 |
| Avant gestion de la dette | 66 713 | 70 951 |
| Taux fixe | 23 842 | 69 451 |
| Taux variable | 42 871 | 1 500 |
| Variation de périmetre | 0 | 0 |
| Après gestion de la dette | 66 713 | 70 951 |
| Emprunts par type de devises | ||
| Euros | 66 713 | 70 951 |
| Autres devises | ||
| Variation de périmetre | 0 | 0 |
| Emprunts bancaire par devise | 66 713 | 70 951 |
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Activité pêcherie | 66 713 | 70 951 |
| Valorisation | ||
| variation de périmètre | 0 | 0 |
| Total | 66 713 | 70 951 |
| 2017 | |
|---|---|
| 0 | 0 |
| 10 076 1 319 |
11 174 0 |
| 15 791 | 15 092 26 266 |
| 27 186 |
| Analyse des passifs financiers et autres dettes | Part à moins | Part à plus d'1 an et |
Part à plus de | |
|---|---|---|---|---|
| d'1 an | moins de 5 | 5 ans | Total dettes | |
| En milliers d'€ | ans | |||
| Au 31 décembre 2018 | ||||
| Emprunts bancaires | 10 265 | 30 792 | 25 154 | 66 211 |
| Autres emprunts | 0 | 0 | ||
| Variation de périmètre | ||||
| Dettes sur participation | 284 | 284 | ||
| Intérêts courus non échus | 218 | 218 | ||
| Découverts bancaires | 6 | 6 | ||
| Emprunts et dettes financières | 10 490 | 31 076 | 25 154 | 66 719 |
| Autres apports financiers | ||||
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 32 562 | 32 562 | ||
| Variation de périmètre dettes fournisseurs | ||||
| Avances et accomptes reçus | 1 319 | 1 319 | ||
| Dettes fiscales, sociales | 10 076 | 10 076 | ||
| Autres dettes | 15 791 | 15 791 | ||
| Variation de périmètre autres dettes | ||||
| Produits constatés d'avance | 0 | 0 | ||
| Total | 70 237 | 31 076 | 25 154 | 126 467 |
Les mouvements de la provision pour engagement de retraite sont les suivants :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| A l'ouverture | 1 673 | 1 552 |
| Coût des services rendus | 209 | 193 |
| Coût financier | 21 | 20 |
| Pertes et Gains actuariels | -261 | -92 |
| Reprise de provision | ||
| Contributions payées | ||
| Variation de périmètre | ||
| A la clôture | 1 642 | 1 673 |
Les principales hypothèses utilisées pour le calcul des engagements sur les principales sociétés sont :
un taux d'actualisation Taux iBoxx € Corporate AA 10+ plus une marge soit un taux de 1,57% (1,30% en 2017)
un taux de mortalité basés sur des statistiques officielles (Insee).
Le Groupe ne couvre pas l'engagement de retraite par des versements à un fonds. Il n'y a donc pas de taux de rendement des actifs correspondants.

Les provisions pour risques et charges se rapportent principalement à des provisions pour litiges.
| Changement de périmètre/ Reclassement | Provisions pour autres passifs |
|---|---|
| Au 1/1/2017 | 8 269 |
| Différences de change | |
| Changement de périmètre/ Reclassement | |
| Dotations aux provisions | 1 383 |
| Reprises (provision utilisée) | -3 972 |
| Reprises (provision non utilisée) | -3 652 |
| Au 31/12/2017 | 2 028 |
| Au 1/1/2018 | 2 028 |
| Différences de change | |
| Changement de périmètre/ Reclassement | |
| Dotations aux provisions | 186 |
| Reprises (provision utilisée) | -949 |
| Reprises (provision non utilisée) | -417 |
| Au 31/12/2018 | 848 |
Les reprises de provisions sont liées à un litige commercial né en 2017 suite à la dénonciation d'un contrat ; ce litige a abouti à un accord en 2018. Des reprises ont également été comptabilisées à l'issue de litiges sociaux.
Les impôts différés sont calculés sur toutes les différences temporelles selon la méthode du report variable en utilisant un taux principal de 25,83% pour les impôts différés.
Les mouvements sur le compte « impôts différés » sont décrits ci-dessous :
| 2018 | 2017 |
|---|---|
| -10 840 | -11 586 |
| -50 | -15 |
| -40 | -214 |
| -1 414 | 972 |
| -12 341 | -10 840 |
Le tableau ci-dessous indique les montants après compensation, le cas échéant, dans le bilan consolidé :
Les impôts différés actifs et passifs sont compensés entre les entités françaises dans les états financiers du Groupe car les impôts sont prélevés par la même autorité fiscale et les sociétés sont intégrées fiscalement.
| 2018 | 2017 |
|---|---|
| -12 341 | -10 840 |
| -12 341 | -10 840 |
La ventilation des impôts différés est la suivante :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 | |
|---|---|---|---|
| Elimination des marges en stocks | |||
| Activation du crédit bail | -3 391 | -3 778 | |
| Annulation des provisions réglementées | -3 286 | -2 658 | |
| Retraitements de consolidation sociaux - ifrs | -6 076 | -5 272 | |
| Provision pour indemnités de fin de carrière | 365 | 368 | |
| Instruments financiers dérivés | 144 | ||
| Impact des décalages fiscaux | 47 | 352 | |
| Déficits reportables activés | |||
| Autres | |||
| Total | -12 341 | -10 840 |

Engagements financiers donnés sur emprunts
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Hypothèques maritimes | 1 723 | 1 723 |
| Cautions simplement hypothécaires | 62 287 | 62 287 |
| Hypothèques maritimes et ratios financiers | 33 900 | 33900 |
| Total | 97 910 | 97 910 |
Dans le cadre de certains financements, le Groupe a consenti une hypothèque au profit des établissements prêteurs concernés pour garantir le remboursement desdits prêts. Au 31 décembre 2018, bien que le montant total d'hypothèques enregistré auprès des administrations concernées soit indiqué ci-dessus, le montant total pouvant être appelé est limité au capital et les intérêts restant effectivement dû par le groupe, au titre des prêts garantis par ces hypothèques
Emprunts bancaires soumis à des ratios financiers Voir note 1.13
• Fondations des mers australes
Dans le cadre de la création de la « Fondation des mers australes » le Groupe SAPMER a versé 175 K€ sur une durée de 5 ans. Ce montant est cautionné par une banque.
Les autres obligations contractuelles et engagements commerciaux significatifs, non inclus dans le bilan, sont les suivants au 31 décembre 2018 :
| en milliers d'€ Autres obligations contractuelles |
Total | - de 1 an | de 1 à 5 ans | + de 5 ans |
|---|---|---|---|---|
| Contrats de location simple * | 65 630 | 8 678 | 42 569 | 14 383 |
| - Bâtiments | 1 309 | 691 | 618 | 0 |
| - Navires | 64 321 | 7987 | 41951 | 14383 |
| Paiement des intérêts sur emprunts | 6 132 | 1 300 | 3 651 | 1 181 |
| Autres obligations à long terme | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total | 71 762 | 9 978 | 46 220 | 15 564 |
* Les contrats de location simple correspondent à la somme actualisée des paiements minimum des engagements de loyers non résiliables.
Autres engagements : À la connaissance du Groupe, aucun autre engagement hors bilan significatif n'existe à la clôture de l'exercice.
| 2018 | 2017 | ||
|---|---|---|---|
| Résultat net | 12 211 | 22 842 | |
| Actions Existantes | |||
| Moyenne pondérée d'actions ordinaires | 3 498 598 | 3 498 598 | |
| Résultat net par action (en €) | 3,49 | 6,53 | |
| Dilué | |||
| Moyenne pondérée d'actions ordinaires | 3 498 598 | 3 498 598 | |
| Résultat net par action (en €) | 3,49 | 6,53 |
Il n'y a pas d'événement particulier qui pourrait impacter de façon significative les comptes clos au 31 décembre 2018, ou influencer leur lecture.
Le Groupe est contrôlé par la SAS SAPMER INVESTISSMENTS elle-même détenue à 94,4% par JACCAR HOLDINGS SA. SAPMER INVESTISSEMENTS détient au 31 décembre 2018, 90 % des actions de la société SAPMER SA.
Les opérations entre la Société et ses filiales, lesquelles sont des parties liées, ont été éliminées en consolidation et ne sont pas déclarées dans cette note.
Les transactions avec des sociétés détenant des actions SAPMER SA comme SAPMER INVESTISSEMENTS ou des sociétés dont certains membres de la direction détiennent une influence significative, sont les suivantes :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Compte de résultat | ||
| Prestations de services de support facturés par SAPMER SA | ||
| Autres produits | ||
| Produits financiers | ||
| Approvisionnements | ||
| Loyers navires | -7 592 | -7 702 |
| Prestations de services de support facturés par des parties liées | 4 841 | -1 376 |
| Charges financières | -18 | -31 |
| Bilan | ||
| Actif | ||
| Créances clients dues par des parties liées | 239 | 431 |
| Comptes courants due par des parties liées | 601 | 601 |
| Dépôts de garanties des bateaux en location | 8 830 | 8 430 |
| Passif | ||
| Dettes fournisseurs dues à des parties liées | 3 980 | 3 123 |
| Comptes courants due à des parties liées | 4 117 | 3 525 |
La rémunération des principaux dirigeants se décompose comme suit :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Les avantages du personnel à court terme | 164 | 116 |
| Les avantages postérieurs à l'emploi | ||
| Les paiements fondés sur des actions | ||
| Rémunérations versées |
Les dirigeants sont les membres du Conseil d'Administration qui compte un membre au sein du Groupe durant l'exercice 2018.
Les honoraires des Commissaires aux Comptes se ventilent comme suit :
| En milliers d'€ | 2018 | 2017 |
|---|---|---|
| Euraaudit, Cabinet Rousseau Consultants - 69 Lyon | 33 | 33 |
| HDM Conseil et Audit - 97 Sainte Clotilde - La Réunion | 38 | 31 |
| Total | 71 | 64 |

La liste des sociétés appartenant au périmètre de consolidation est donnée dans le tableau ci-après :
| Sociétés | Localisation | % de capital détenu | Méthode de consolidation |
|---|---|---|---|
| SAPMER SA (*) | La Réunion | Mère | intégration globale |
| LES ARMEMENTS REUNIONNAIS SAS (*) | La Réunion | 100% | intégration globale |
| ARMAS PÊCHE SAS (via SOPARMA) (*) | La Réunion | 100% | intégration globale |
| SOPARMA SAS (*) | La Réunion | 100% | intégration globale |
| ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION SARL (*) | La Réunion | 99,6% | intégration globale |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS | Ile Maurice | 100% | intégration globale |
| TUNA FISHING COMPANY LTD | Seychelles | 99% | intégration globale |
| INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES | Ile Maurice | 100% | intégration globale |
| COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE SAS (*) | La Réunion | 100% | intégration globale |
| MER DES MASCAREIGNES LIMITEE | Ile Maurice | 50% | mise en équivalence |
* Sociétés intégrées fiscalement
COMPTES ANNUELS
| En K€ | BRUT | Amortissements | Net (31/12/2018 Net (31/12/2017) | |
|---|---|---|---|---|
| CAPITAL SOUSCRIT NON APPELÉ | ||||
| IMMOBILISATIONS INCORPORELLES | ||||
| Frais d'établissement | ||||
| Frais de développement | ||||
| Concession, brevets et droits similaires | 1 282 | 1 258 | 25 | 136 |
| Fonds commercial | ||||
| Autres immobilisations incorporelles | 2 000 | 1 063 | 937 | 1 025 |
| Avances et acomptes sur immobilisations incorporelles | ||||
| TOTAL immobilisations incorporelles | 3 282 | 2 321 | 962 | 1 161 |
| IMMOBILISATIONS CORPORELLES | ||||
| Terrains | ||||
| Constructions | 3 627 | 3 120 | 507 | 404 |
| Installations techniques, matériel et outillage industriel | 174 017 | 66 308 | 107 709 | 111 152 |
| Autres immobilisations corporelles | 571 | 536 | 35 | 55 |
| Immobilisations en cours | 4 506 | 4 506 | 47 | |
| Avances et acomptes | 91 | 91 | 422 | |
| TOTAL immobilisations corporelles | 182 812 | 69 964 | 112 848 | 112 080 |
| IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES | ||||
| Participations évaluées par mise en équivalence | ||||
| Autres participations | 5 454 | 90 | 5 364 | 4 300 |
| Créances rattachées à des participations | ||||
| Autres titres immobilisés | 1 | 1 | 1 | |
| Prêts | 0 | 517 | ||
| Autres immobilisations financières | 1 497 | 1 497 | 1 328 | |
| TOTAL immobilisations financières | 6 952 | 90 | 6 862 | 6 146 |
| ACTIF IMMOBILISÉ | 193 046 | 72 375 | 120 671 | 119 387 |
| STOCKS ET EN-COURS | ||||
| Matières premières et approvisionnement | 6 583 | 6 583 | 5 193 | |
| Stocks d'en-cours de production de biens | ||||
| Stocks d'en-cours production de services | ||||
| Stocks produits intermédiaires et finis | 9 433 | 467 | 8 967 | 10 576 |
| Stocks de marchandises | ||||
| TOTAL stocks et en-cours | 16 016 | 467 | 15 550 | 15 768 |
| CRÉANCES | ||||
| Avances, acomptes versés sur commandes | 891 | 891 | 853 | |
| Créances clients et comptes rattachés | 16 391 | 161 | 16 230 | 9 847 |
| Autres créances | 30 072 | 74 | 29 998 | 28 112 |
| Capital souscrit et appelé, non versé | ||||
| TOTAL créances | 47 354 | 235 | 47 119 | 38 812 |
| DISPONIBILITÉS ET DIVERS | ||||
| Valeurs mobilières de placement | ||||
| Disponibilités | 3 204 | 3 204 | 473 | |
| Charges constatées d'avance | 710 | 710 | 1 051 | |
| TOTAL disponibilités et divers | 3 914 | 3 914 | 1 524 | |
| ACTIF CIRCULANT | 67 284 | 702 | 66 582 | 56 104 |
| Ecart de conversion actif | 0 | 63 | ||
| TOTAL GÉNÉRAL | 260 328 | 73 078 | 187 251 | 175 554 |
| En K€ | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| SITUATION NETTE | ||
| Capital social ou individuel dont versé |
2 799 | 2 799 |
| Primes d'émission, de fusion, d'apport,… | 27 684 | 34 163 |
| Écarts de réévaluation dont écart d'équivalence |
||
| Réserve légale | 280 | 278 |
| Réserves statutaires ou contractuelles | ||
| Réserves réglementées | ||
| Autres réserves | ||
| Report à nouveau | -8 206 | |
| Résultat de l'exercice | 12 932 | 3 828 |
| TOTAL situation nette | 43 695 | 32 862 |
| SUBVENTIONS D'INVESTISSEMENT | 0 | 0 |
| PROVISIONS RÉGLEMENTÉES | 10 762 | 8 331 |
| CAPITAUX PROPRES | 54 457 | 41 193 |
| Provisions pour risques | 849 | 1 307 |
| Provisions pour charges | 3 143 | 1 746 |
| PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES | 3 992 | 3 054 |
| DETTES FINANCIÈRES | ||
| Emprunts obligataires convertibles | ||
| Autres emprunts obligataires | ||
| Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | 64 606 | 72 759 |
| Emprunts et dettes financières divers | 36 812 | 38 794 |
| TOTAL dettes financières | 101 418 | 111 553 |
| AVANCES ET ACOMPTES RECUS SUR COMMANDES EN COURS | ||
| DETTES DIVERSES | ||
| Avances et acomptes reçus sur commandes en cours | 0 | 0 |
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 19 238 | 9 542 |
| Dettes fiscales et sociales | 4 140 | 6 543 |
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 2 206 | |
| Autres dettes | 1 734 | 3 349 |
| TOTAL dettes diverses | 27 318 | 19 434 |
| PRODUITS CONSTATÉS D'AVANCE | ||
| DETTES | 128 736 | 130 987 |
| Ecarts de conversion passif | 67 | 321 |
| TOTAL GÉNÉRAL | 187 251 | 175 554 |

| En K€ | France | Export | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|---|---|
| Ventes de marchandises | ||||
| Production vendue de biens | 2 749 | 88 837 | 91 586 | 86 371 |
| Production vendue de services | 2 015 | 609 | 2 624 | 2 769 |
| Chiffres d'affaires nets | 4 764 | 89 446 | 94 210 | 89 141 |
| Production stockée | -1 181 | 3 520 | ||
| Production immobilisée | ||||
| Subventions d'exploitation | 198 | 588 | ||
| Reprises sur amortissements et provisions, transfert de charges | 2 757 | 5 141 | ||
| Autres produits | 3 724 | 2 421 | ||
| PRODUITS D'EXPLOITATION | 99 708 | 100 809 | ||
| CHARGES EXTERNES | ||||
| Achats de marchandises [et droits de douane] | ||||
| Variation de stock de marchandises | ||||
| Achats de matières premières et autres approvisionnement | 29 550 | 25 468 | ||
| Variation de stock [matières premières et approvisionnement] | -1 376 | 153 | ||
| Autres achats et charges externes | 43 294 | 39 303 | ||
| TOTAL charges externes | 71 468 | 64 924 | ||
| IMPOTS, TAXES ET VERSEMENTS ASSIMILÉS | 4 585 | 4 496 | ||
| CHARGES DE PERSONNEL | ||||
| Salaires et traitements | 9 212 | 11 162 | ||
| Charges sociales | 1 768 | 1 794 | ||
| TOTAL charges de personnel | 10 980 | 12 956 | ||
| DOTATIONS D'EXPLOITATION | ||||
| Dotations aux amortissements sur immobilisations | 6 408 | 6 276 | ||
| Dotations aux provisions sur immobilisations | ||||
| Dotations aux provisions sur actif circulant | 645 | 168 | ||
| Dotations aux provisions pour risques et charges | 2 578 | 1 824 | ||
| TOTAL dotations d'exploitation | 9 631 | 8 268 | ||
| AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION | 4 329 | 5 277 | ||
| CHARGES D'EXPLOITATION | 100 993 | 95 921 | ||
| RÉSULTAT D'EXPLOITATION | 1 285 - |
4 888 |
| En K€ | 31/12/2018 | 31/12/2017 |
|---|---|---|
| RÉSULTAT D'EXPLOITATION |
-1 285 | 4 888 |
| Bénéfice attribué ou perte transférée | 91 | 820 |
| Perte supportée ou bénéfice transféré | 183 | 537 |
| PRODUITS FINANCIERS | ||
| Produits financiers de participation | ||
| Produits des autres valeurs mobilières et créances de l'actif immobilisé | 261 | 207 |
| Autres intérêts et produits assimilés | 15 175 | 154 |
| Reprises sur provisions et transferts de charges | 63 | 71 |
| Différences positives de change | 54 | 585 |
| Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement | ||
| TOTAL produits financiers | 15 553 | 1 017 |
| CHARGES FINANCIÈRES | ||
| Dotations financières aux amortissements et provisions | 41 | 63 |
| Intérêts et charges assimilées | 2 097 | 3 198 |
| Différences négatives de change | 165 | 1 851 |
| Charges nettes sur cessions de valeurs mobilères de placement | ||
| TOTAL charges financières | 2 303 | 5 112 |
| RÉSULTAT FINANCIER |
13 250 | -4 094 |
| RÉSULTAT COURANT AVANT IMPOTS |
11 872 | 1 077 |
| PRODUITS EXCEPTIONNELS | ||
| Produits exceptionnels sur opérations de gestion | ||
| Produits exceptionnels sur opérations en capital | 46 | 7 |
| Reprises sur provisions et transferts de charges | 572 | 5 201 |
| TOTAL produits exceptionnels | 618 | 5 208 |
| CHARGES EXCEPTIONNELLES | ||
| Charges exceptionnelles sur opérations de gestion | 341 | 1 965 |
| Charges exceptionnelles sur opérations en capital | 295 | 104 |
| Dotations exceptionelles aux amortissements et provisions | 2 431 | 2 434 |
| TOTAL charges exceptionnelles | 3 067 | 4 503 |
| RÉSULTAT EXCEPTIONNEL |
-2 449 | 705 |
| Participation des salariés aux résultats de l'entreprise | 1 | 938 |
| Impôts sur les bénéfices | -3 511 | -2 984 |
| TOTAL DES PRODUITS | 115 971 | 107 857 |
| TOTAL DES CHARGES | 103 037 | 104 029 |
| BENEFICE OU PERTE | 12 932 | 3 828 |

L'exercice clôturé au 31/12/2018 présente un montant total au bilan de 187 251 K€ et dégage un résultat bénéficiaire de 12 932 K€.
Les comptes de l'exercice clos ont été élaborés et présentés conformément aux règles comptables dans le respect des principes prévus par les articles 121-1 à 121-5 et suivants du Plan Comptable Général 2016.
La méthode de base retenue pour l'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode des coûts historiques.
Les conventions comptables ont été appliquées en conformité avec les dispositions du code du commerce ainsi que du règlement ANC 2016-07 relatif au plan comptable général, homologué par arrêté du 28/12/2016 applicable à la clôture de l'exercice ;
Les principales méthodes utilisées sont décrites ci-dessous.
Les immobilisations incorporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais accessoires) ou à leur coût de production.
Les dotations aux amortissements sont calculées suivant le mode linéaire en fonction de la durée de vie prévue :
Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais accessoires) ou à leur coût de production.
Les dotations aux amortissements sont calculées suivant le mode linéaire en fonction de la durée de vie prévue.
Les principaux investissements sont concentrés sur les équipements des navires, sennes et sonars, les aménagements sur l'Austral et à terre pour le projet langouste vivante et l'aménagement du comptoir de Concarneau.
La valeur brute est constituée par le coût d'achat, augmenté le cas échéant des frais d'acquisition. Lorsque la valeur d'utilité est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence, lorsqu'elle est considérée comme durable.

| Sociétés | Localisation | % de capital détenu |
|---|---|---|
| LES ARMEMENTS REUNIONNAIS SAS (*) | La Réunion | 100% |
| ARMAS PÊCHE SAS (via SOPARMA) (*) | La Réunion | 100% |
| SOPARMA SAS (*) | La Réunion | 100% |
| ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION SARL (*) | La Réunion | 99,6% |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS | Ile Maurice | 100% |
| TUNA FISHING COMPANY LTD | Seychelles | 99% |
| INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES | Ile Maurice | 100% |
| COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE SAS (*) | La Réunion | 100% |
| MER DES MASCAREIGNES LIMITEE | Ile Maurice | 50% |
En 2014, SAPMER est entrée dans le capital de la SAS Ecoex, société d'éco-extraction, nouvellement créée. La dépréciation des titres Ecoex de 49 K€ constatée sur 2016 a été maintenue à la clôture et une dotation complémentaire de 41 K€ a été comptabilisée sur 2018 pour ces mêmes titres.
En 2018, SAPMER est entré dans le capital de la société CCCS Ltd, société de droit seychellois, nouvellement créée à hauteur de 1,2 M\$ soit 10% du capital.
Elles sont essentiellement constituées :
Les stocks d'approvisionnement sont valorisés selon la méthode du FIFO (First In First Out), puisque plus sensibles aux variations de prix en particulier pour les stocks d'appâts et de gasoil. Ils apparaissent au bilan pour un montant de 6 583 K€.
Les stocks de produits apparaissent au bilan pour un montant de 9 433 K€. Ils sont constitués des stocks de produits pêchés, produits finis et encours de production. Ils sont valorisés à partir du coût de production de l'exercice. Une provision pour dépréciation est constituée :
Une dépréciation de 466 K€ a été constatée en 2018.
Les créances sont valorisées à leur valeur nominale. Le poste « autres créances » est essentiellement constitué de comptes courants générés par des écritures d'intégration fiscale pour un montant de 3 928 K€, et des comptes courants des sociétés mauriciennes et réunionnaises filiales de SAPMER pour un montant de 22 185 K€. Une provision pour dépréciation est pratiquée lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur comptable. 74 K€ ont été dépréciés sur le compte courant de TPSOI.
Il est constitué de 3 498 598 actions à 0,80 € entièrement libérées. Il n'existe pas de plans à effet dilutif.
Les autres capitaux propres correspondent à des primes d'émission pour 6 696 K€ et des boni de confusion pour une montant de 20 922 K€.
Des amortissements dérogatoires sont comptabilisés annuellement pour constater l'écart entre l'amortissement économique et l'amortissement fiscal (amortissement de la valeur résiduelle des navires). Le montant total cumulé

au bilan est de 10 761 K€. La contrepartie de ces provisions réglementées a été constatée en charges exceptionnelles : 2 431 K€ ont été comptabilisés en 2018.
Le montant total des provisions pour risques et charges s'élève à 3 992 K€ à la fin de l'exercice.
La Société a atteint ses objectifs sur les ratios « Gearing (dettes nettes sur capitaux propres) » et « Leverage (dettes nettes sur EBITDA) ». La dette financière long et moyen terme, reste donc classée en dette à plus d'un an d'échéance, pour un montant de 55 M€
Afin de réduire son exposition aux risques de marché liés aux variations de taux d'intérêts, SAPMER utilise des instruments financiers dérivés pour couvrir la totalité de sa dette.
La couverture consiste à échanger un taux variable contre un taux fixe. Dans le cadre de cette couverture ainsi mise en place, les produits et charges sur les instruments dérivés sont comptabilisés en résultat financier et viennent compenser les charges et les produits des éléments couverts. En fin d'exercice, SAPMER ne détient plus de contrat de swap de taux.
Une convention de trésorerie a été signée entre SAPMER et ses filiales. Le montant en compte courant à la fin de l'exercice s'élève à 32 452 K€
Une convention de trésorerie a été signée entre SAPMER et SAPMER INVESTISSEMENTS. Le montant en compte courant à la fin de l'exercice s'élève à 4 116 K€.
Les charges en devises sont enregistrées pour leur contre-valeur à la date de l'opération. Les produits et créances en devises qui ont fait l'objet d'une couverture figurent au bilan à un cours négocié. Les disponibilités en devises figurent au bilan au cours de clôture.
SAPMER a opté pour le régime d'intégration fiscale au 1er janvier 2008 : le Groupe est constitué de SAPMER et de cinq filiales : ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION, LES ARMEMENTS RÉUNIONNAIS, SOPARMA ET ARMAS-PÊCHE. Cette convention a été reconduite pour 5 ans. La filiale CAP a rejoint le Groupe fiscal en 2018. La charge d'impôts constatée en 2018 est de 397 K€.
SAPMER est consolidée par intégration globale au sein du groupe JACCAR HOLDINGS FRANCE.
L'action de la Société SAPMER cotée sur le marché Alternext de Euronext Paris a clôturé au 31/12/2018 à 19,50 €.
Il n'y a pas d'événement particulier qui pourrait impacter de façon significative les comptes clos au 31 décembre 2018, ou influencer leur lecture.

Aux Actionnaires,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes consolidés de la société SAPMER, S.A. relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2018, tels qu'ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes consolidés de l'exercice sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union Européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2018 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par le Code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes.
En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importantes pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.

Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au Groupe, données dans le rapport de gestion du Conseil d'administration.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Nous attestons que la déclaration consolidée de performance extra-financière prévue par l'article L. 225-102-1 du code de commerce figure dans les informations relatives au groupe données dans le rapport de gestion, étant précisé que, conformément aux dispositions de l'article L.823-10 de ce code, les informations contenues dans cette déclaration n'ont pas fait l'objet de notre part de vérifications de sincérité ou de concordance avec les comptes consolidés et doivent faire l'objet d'un rapport par un organisme tiers indépendant.
Il appartient à la Direction d'établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union Européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes consolidés, il incombe à la Direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le Conseil d'Administration.
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceuxci.
Comme précisé par l'article L.823-10-1 du Code de Commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, les commissaires aux comptes exercent leur jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
• ils identifient et évaluent les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définissent et mettent en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueillent des éléments qu'ils estiment suffisants et appropriés pour fonder leur opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;

Fait à Sainte-Clotilde et à Lyon, le 30 avril 2019
Les Commissaires aux Comptes
BDO-HDM Audit EurAAudit C.R.C. Membre de BDO International Cabinet Rousseau Consultants
Jocelyne ATIVE, Jean-Marc ROUSSEAU, Associée. Associé.

Aux Actionnaires,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes annuels de la société SAPMER, S.A. relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2018, tels qu'ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des Commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2018 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par le Code de déontologie de la profession de Commissaire aux comptes.
En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de Commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importantes pour l'audit des comptes annuels de l'exercice.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du Conseil d'Administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires.
Nous attestons de l'existence, dans la section du rapport de gestion du Conseil d'Administration consacrée au gouvernement d'entreprise, des informations requises par l'article L.225-37-4 du Code de Commerce.
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives aux prises de participation et de contrôle, et à l'identité des détenteurs du capital ou des droits de vote, vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Il appartient à la Direction d'établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes annuels, il incombe à la Direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d'Administration.
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.823-10-1 du Code de Commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, les Commissaires aux Comptes exercent leur jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :

Fait à Sainte-Clotilde et à Lyon, le 30 avril 2019
Les Commissaires aux comptes
BDO-HDM Audit EurAAudit C.R.C. Membre de BDO International Cabinet Rousseau Consultants
Jocelyne ATIVE, Jean-Marc ROUSSEAU, Associée. Associé.



Au Conseil d'Administration,
En notre qualité d'organisme tiers indépendant (ci-après « OTI ») de votre société (ci-après « entité »), accrédité par le COFRAC sous le numéro 3-1101 5 , nous vous présentons notre rapport sur la déclaration consolidée de performance extra-financière relative à l'exercice clos le 31 décembre 2018 (ci-après la « Déclaration »), présentée dans le rapport sur la gestion du groupe en application des dispositions légales et réglementaires des articles L. 225-102-1, R. 225-105 et R. 225-105-1 du code de commerce.
Il appartient au Conseil d'Administration d'établir une Déclaration conforme aux dispositions légales et réglementaires, incluant une présentation du modèle d'affaires, une description des principaux risques extra-financiers, une présentation des politiques appliquées au regard de ces risques ainsi que les résultats de ces politiques, incluant des indicateurs clés de performance.
La Déclaration a été établie en appliquant les procédures de l'entité, (ci-après le « Référentiel ») dont les éléments significatifs sont présentés dans la Déclaration (ou disponible(s) sur le site internet).
Notre indépendance est définie par les dispositions prévues à l'article L. 822-11-3 du code de commerce. Par ailleurs, nous avons mis en place un système de contrôle qualité qui comprend des politiques et des procédures documentées visant à assurer le respect de nos règles déontologiques et des textes légaux et réglementaires applicables.
Il nous appartient, sur la base de nos travaux, de formuler un avis motivé exprimant une conclusion d'assurance modérée sur :
Il ne nous appartient pas en revanche de nous prononcer sur :
Nos travaux décrits ci-après ont été effectués conformément aux dispositions des articles A. 225-1 et suivants du code de commerce déterminant les modalités dans lesquelles l'organisme tiers indépendant conduit sa mission et selon la doctrine professionnelle des Commissaires aux Comptes relative à cette intervention.
Nous avons mené des travaux nous permettant d'apprécier la conformité de la Déclaration aux dispositions réglementaires et la sincérité des Informations :
5 Dont la portée est disponible sur le site www.cofrac.fr

Nous estimons que les travaux que nous avons menés en exerçant notre jugement professionnel nous permettent de formuler une conclusion d'assurance modérée ; une assurance de niveau supérieur aurait nécessité des travaux de vérification plus étendus.
Nos travaux ont mobilisé les compétences de 3 personnes et se sont déroulés entre février 2019 et avril 2019 sur une durée totale d'intervention de 2 semaines au cours desquelles nous avons mené une demi-douzaine d'entretiens avec les personnes responsables de la préparation de la Déclaration.
6 Montant de la contribution directe du Groupe sur le territoire français, nombre d'heures de formation et dépenses de formation, nombre de protocoles mis en œuvre avec des institutions scientifiques
7 SAPMER SA
8 Participation aux campagnes scientifiques, certifications MSC/Dolphin Safe/Friend of the Sea/Fad Free, missions Osiris 2018, projet Biofad, valorisation de la matière traitée dans l'unité mauricienne, étude 2017 des retombées économiques sur le périmètre français (résultats 2018), soutien à la Fondation des mers australes, montant versé CRPMEM par le fonds de solidarité et de développement, accord sur l'égalité professionnelle, ouverture d'un comptoir à Concarneau

Nous n'avons pas pu conclure sur le montant de la contribution directe du Groupe sur le territoire français, et le nombre d'heures de formation et les dépenses de formation présentées dans la Déclaration ; nos tests de détail n'ayant pu être menés à bien dans les délais impartis.
Sur la base de nos travaux, à l'exception des éléments décrits ci-dessus, nous n'avons pas relevé d'anomalie significative de nature à remettre en cause le fait que la Déclaration est conforme aux dispositions réglementaires applicables et que les Informations relatives à l'exercice clôt le 31 décembre 2018, prises dans leur ensemble, sont présentées, de manière sincère, conformément au Référentiel.
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus et conformément aux dispositions de l'article A. 225-3 du Code de Commerce, nous formulons les commentaires suivants :
Paris, le 30 avril 2019
L'organisme tiers indépendant,
Iris DEKKICHE-CHABROL Associée Expert-comptable Département RSE
68 | PROJETS DE RÉSOLUTIONS PROPOSÉS À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU 25 JUIN 2019
L'Assemblée Générale, après avoir pris connaissance des comptes annuels de l'exercice clos le 31 décembre 2018 ainsi que des rapports de gestion du Conseil d'Administration et des Commissaires aux Comptes, approuve les comptes annuels de l'exercice clos le 31 décembre 2018 lesquels font apparaître un bénéfice de 12 932 447,29 €. Elle approuve également les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports.
En conséquence, elle donne aux administrateurs quitus entier et sans réserve de l'exécution de leur mandat pour ledit exercice. L'Assemblée Générale prend acte que les comptes de l'exercice écoulé ne prennent pas en charge de dépenses non déductibles du résultat fiscal, visées à l'article 39-4 du Code général des impôts.
L'Assemblée Générale, sur proposition du Conseil d'Administration, décide, d'affecter le résultat bénéficiaire de l'exercice qui s'élève à 12 932 447,29 € de la façon suivante :
| Report à nouveau | 0,00 € |
|---|---|
| Affectation en RAN | 12 932 447,29 € |
| Solde du report à nouveau après affectation | 12 932 447,29 € |
L'Assemblée Générale, sur proposition du Conseil d'Administration, prend acte qu'aucun dividende n'est distribué au titre de l'exercice clos au 31 décembre 2018.
L'Assemblée Générale prend acte de ce que les sommes distribuées à titre de dividendes, au titre des trois précédents exercices, ont été les suivantes :
| Exercice | Dividende global distribué |
Revenus distribués éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
Revenus distribués non éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
|---|---|---|---|
| 31/12/2017 | 2 099 158,80 € | 2 099 158,80 € | Sans objet |
| 31/12/2016 | - € | - € | Sans objet |
| 31/12/2015 | - € | - € | Sans objet |
L'Assemblée Générale, connaissance prise des comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2018, après avoir entendu la lecture du rapport des Commissaires aux Comptes sur les comptes consolidés, approuve les comptes consolidés au 31 décembre 2018, ainsi que les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans le rapport sur la gestion du Groupe inclus dans le rapport de gestion, lesdits comptes faisant apparaître un chiffre d'affaires de 180,9 M€ et un bénéfice de 12,2 M€.
L'Assemblée Générale, après avoir entendu la lecture du rapport spécial des Commissaires aux Comptes, sur les conventions relevant de l'article L225-38 et suivants du Code de Commerce, approuve les conclusions dudit rapport et chacune des conventions nouvelles qui y sont mentionnées ; les intéressés ne prenant pas part au vote et leurs actions n'étant pas prise en compte pour le calcul du quorum et de la majorité.
L'Assemblée, après avoir constaté que le mandat d'Administrateur de Monsieur Jacques D'ARMAND DE CHATEAUVIEUX vient à expiration à l'issue de la présente assemblée, décide de renouveler son mandat pour une durée de trois années.

Le mandat d'Administrateur de Monsieur Jacques D'ARMAND DE CHATEAUVIEUX viendra donc à expiration à l'issue de l'Assemblée Générale tenue en 2022 appelée à statuer sur les comptes de l'exercice écoulé.
Monsieur Jacques D'ARMAND DE CHATEAUVIEUX ainsi nommé aura les pouvoirs définis suivant les statuts.
Monsieur Jacques DE CHATEAUVIEUX a fait savoir à l'avance qu'il acceptait les fonctions d'Administrateur de la Société « SAPMER » et qu'il satisfait à toutes les conditions requises par la loi et les règlements pour l'exercice desdits fonctions.
L'Assemblée, après avoir constaté que le mandat d'administrateur de Monsieur Guy DUPONT vient à expiration à l'issue de la présente assemblée, décide de renouveler son mandat pour une durée de trois années.
Le mandat d'Administrateur de Monsieur Guy DUPONT viendra donc à expiration à l'issue de l'Assemblée Générale tenue en 2022 appelée à statuer sur les comptes de l'exercice écoulé.
Monsieur Guy DUPONT ainsi nommé aura les pouvoirs définis suivant les statuts.
Monsieur Guy DUPONT a fait savoir à l'avance qu'il acceptait les fonctions d'Administrateur de la Société « SAPMER » et qu'il satisfait à toutes les conditions requises par la loi et les règlements pour l'exercice desdits fonctions.
L'Assemblée, après avoir constaté que le mandat d'administrateur de Monsieur Adrien De CHOMEREAU vient à expiration à l'issue de la présente assemblée, décide de renouveler son mandat pour une durée de trois années.
Le mandat d'Administrateur de Monsieur Adrien De CHOMEREAU viendra donc à expiration à l'issue de l'Assemblée Générale tenue en 2022 appelée à statuer sur les comptes de l'exercice écoulé.
Monsieur Adrien De CHOMEREAU ainsi nommé aura les pouvoirs définis suivant les statuts.
Monsieur Adrien De CHOMEREAU a fait savoir à l'avance qu'il acceptait les fonctions d'Administrateur de la Société « SAPMER » et qu'il satisfait à toutes les conditions requises par la loi et les règlements pour l'exercice desdits fonctions.
L'Assemblée, après avoir constaté que le mandat du Commissaire aux Comptes titulaire de la société BDO HDM AUDIT, représentée par Madame Jocelyne ATIVE, vient à expiration à l'issue de la présente assemblée, décide de renouveler son mandat pour une durée de six exercices.
Le mandat de Commissaire aux Comptes titulaire de la société BDO HDM AUDIT viendra donc à expiration à l'issue de l'Assemblée Générale tenue en 2025 appelée à statuer sur les comptes clos en 2024.
L'Assemblée, après avoir constaté que le mandat du Commissaire aux Comptes titulaire de la société EuraAudit, représentée par Monsieur Jean Marc Rousseau, vient à expiration à l'issue de la présente assemblée, décide de renouveler son mandat pour une durée de six exercices.
Le mandat de Commissaire aux Comptes titulaire de la société EuraAudit, viendra donc à expiration à l'issue de l'Assemblée Générale tenue en 2025 appelée à statuer sur les comptes clos en 2024.
L'Assemblée Générale donne tous pouvoirs au porteur d'un original, d'une copie ou d'un extrait du procès-verbal de la présente assemblée pour accomplir toutes formalités qui seront nécessaires.
Le Conseil d'Administration


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