Quarterly Report • Jul 1, 2020
Quarterly Report
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CHAPITRE 1
RAPPORT DE GESTION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION
30
RAPPORT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION SUR LE GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE

RÉSULTATS FINANCIERS DE LA SOCIÉTE AU COURS DES CINQ DERNIERS EXERCICES

CHAPITRE 2 COMPTES CONSOLIDÉS GROUPE SAPMER

CHAPITRE 3 COMPTES ANNUELS

CHAPITRE 4 RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES

81
CHAPITRE 5 RAPPORT DE L'ORGANISME TIERS INDÉPENDANT SUR LA DÉCLARATION CONSOLIDÉE DE
PERFORMANCE EXTRA- FINANCIÈRE
TEXTE DES RÉSOLUTIONS PROPOSÉES A L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE Exercice clos au 31 décembre 2019



SITUATION ET ACTIVITÉS AU COURS DE L'EXERCICE ÉCOULÉ

RÉSULTATS FINANCIERS

10
13
15
FILIALES ET PARTICIPATIONS
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
DÉCLARATION CONSOLIDÉE DE PERFORMANCE EXTRA-FINANCIÈRE

LISTE DES FONCTIONS ET MANDATS EXERCÉS

31
31
31
32
33
31
MODALITÉS D'EXERCICE DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ

RÉCAPITULATIF DES DÉLÉGATIONS EN COURS
INSTITUTION DE LA FONCTION DE CENSEUR
AUTORISATION DE CAUTIONS, AVALS ET AUTRES GARANTIES

SAPMER Société anonyme à conseil d'administration au capital social de 2 798 878.40 € Siège social : Magasin 10 - Darse de Pêche 97823 Le Port - La Réunion 350.434.494 - RCS SAINT DENIS DE LA REUNION
________________
Chers actionnaires,
Nous vous avons réunis en assemblée générale pour vous rendre compte de l'activité de la société et du groupe durant l'exercice clos le 31 décembre 2019, et soumettre à votre approbation les comptes sociaux et consolidés dudit exercice ainsi que diverses résolutions.
Les rapports des commissaires aux comptes et le présent rapport de gestion ainsi que les comptes annuels et autres documents s'y rapportant ont été mis à votre disposition au siège de la Société dans les conditions et les délais prévus par la loi, afin que vous puissiez en prendre connaissance.
____________________________________________
Le groupe Sapmer, premier armement à la pêche sous intérêts français, réalise, sur l'exercice 2019, 49% de son chiffre d'affaires en Asie, 23% dans l'Océan Indien et 18% en Europe.
Le fort ralentissement de l'activité thonière au 2ème semestre et la baisse des prix de la légine sur l'année ont conduit Sapmer à enregistrer une perte de 4,9 M€ sur l'exercice 2019. La fin du 2ème semestre 2019 a notamment été marquée par un niveau de prix très bas du thon listao qui n'avait plus été touché depuis 2009 compte tenu de volumes de pêches exceptionnels dans l'Océan Pacifique.
Le chiffre d'affaire de l'activité pêcherie recule de 10%, pendant que l'activité valorisation enregistre une croissance de 3,5%, confirmant ainsi la nécessité d'accélérer l'évolution de l'entreprise vers un modèle intégré afin, notamment, d'être moins dépendant des cycles du thon brut.
L'activité pêcherie représente 88% du chiffre d'affaires total de la période. Entre le S2 2019 et le S1 2019, cette activité enregistre une diminution de son chiffre d'affaires de 10 millions d'euros.
Sur la langouste, le chiffre d'affaires est en retrait de 3,3% par rapport à 2018 suite à la baisse des prix de 2,4% et des quantités vendues (-0,9%).
Les volumes de légines sont stables par rapport à 2018, mais la pêcherie voit son chiffre d'affaires diminuer de - 1,6% en raison d'une baisse des prix en dollars au S1 2019, prix qui se sont ensuite stabilisés.
Les volumes de thon brut sont satisfaisants mais en recul par rapport à 2018 (-8,2%). Les prix du thon brut ont connu une très forte dégradation notamment au cours du S2, conséquence de pêches exceptionnellement abondantes dans le Pacifique et d'un mix de pêche défavorable. Sur l'année, le chiffre d'affaires thon brut diminue de plus de 15%.
Le chiffre d'affaires de l'activité valorisation augmente de 3,5%, malgré des volumes de ventes en légère baisse (- 1,8%).
Cette croissance du chiffre d'affaires est obtenue grâce à l'amélioration continue du process permettant ainsi une hausse du prix moyen de vente pour la 5ème année consécutive et justifiée par la qualité du produit ainsi valorisé.
Le groupe Sapmer présente ses comptes consolidés selon les normes internationales IFRS. Les méthodes comptables appliquées au 31 décembre 2019, sont cohérentes avec celles de l'exercice précédent.
Le nombre de sociétés faisant partie du périmètre de consolidation s'élève à 10 au 31 décembre 2019.
| En millions d'euros | S1 2019 | S2 2019 | dec-19 | dec -19 retraité ifrs 16 |
dec-18 | dec-17 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 87,5 | 77,7 | 165,2 | 165,2 | 180,9 | 172,9 |
| EBITDA (1) Résultat opérationnel courant |
16,3 9,2 |
2,2 -4,1 |
18,5 5,1 |
9,6 -1,3 |
26,5 15,9 |
38,5 26,5 |
| Résultat opérationnel (EBIT) % EBIT/CA |
9,2 10,5% |
-4,2 -5,4% |
5,0 3,0% |
-1,3 -0,8% |
15,9 8,8% |
30,1 17,4% |
| Résultat financier | -3,0 | -5,3 | -8,3 | -1,6 | -1,7 | -5,0 |
| Impôt | -1,1 | -0,6 | -1,7 | -1,7 | -1,8 | -2,0 |
| Résultat net % RN/CA |
5,0 5,7% |
-9,9 -12,7% |
-4,9 -3,0% |
-4,6 -2,8% |
12,2 6,7% |
22,8 13,2% |
(1) EBITDA : résultat opérationnel avant dotations aux amortissements et dépréciations d'actifs
Après un 1er semestre au cours duquel Sapmer a maintenu ses niveaux d'activité et de résultat, la baisse de 7% des prix de la légine et de 23 % du prix du thon brut au 2nd semestre ont fortement dégradé le compte de résultat du groupe. La baisse des coûts au 2nd semestre est de 4,2%.
Sur l'exercice, le chiffre d'affaires est en retrait de 8,7%, les coûts opérationnels sont en baisse de 7,5% et la variation de stock de produits finis est négative à -2,6 M€ contre -1,3 M€ en 2018.
L'activité pêcherie enregistre une marge opérationnelle en net recul par rapport à 2018, proche de 0. Les trois pêcheries sont en baisse. Mais c'est particulièrement l'activité thonière qui connait la plus forte baisse.
La marge opérationnelle de l'activité valorisation, qui comprend les ventes de thon valorisés et les ventes réalisées dans les comptoirs du groupe, est en hausse de 8%. Sapmer continue ainsi de promouvoir ses pêches de poissons et crustacés exotiques et sauvages, à travers une gamme de produits finis 100% naturelle issue de ses trois pêcheries.
Le résultat financier est en légère amélioration, hors prise en compte de la norme IFRS 16.
Après prise en compte de l'impôt sur les bénéfices, la société génère un résultat net négatif de -4,6 M€ hors impact de l'application de la norme IFRS 16.
| dec -19 retraité ifrs |
|||||
|---|---|---|---|---|---|
| En millions d'euros | dec-19 | IFRS 16 | 16 | dec-18 | dec-17 |
| Immobilisations corporelles et incorporelles nettes | 197,5 | 70,2 | 127,3 | 129,8 | 132,7 |
| Goodwill | 3,3 | 3,3 | 3,3 | 3,3 | |
| Participations dans les entreprises associées | 1,4 | 1,4 | 1,4 | 1,6 | |
| Autres créances non courantes | 10,8 | 10,8 | 11,6 | 9,9 | |
| Actifs courants | 53,7 | 53,7 | 73,1 | 59,9 | |
| Trésorerie et équivalent | 5,6 | 5,6 | 4,7 | 3,4 | |
| Actifs détenus en vue d'être cédés | |||||
| Total ACTIF | 272,3 | 70,2 | 202,1 | 223,8 | 210,7 |
| dec -19 retraité ifrs |
|||||
|---|---|---|---|---|---|
| dec-19 | IFRS 16 | 16 | dec-18 | dec-17 | |
| Capitaux propres | 80,4 | 2,5 | 77,9 | 82,5 | 72,0 |
| Dettes financières à long et moyen terme |
112,9 | 64,2 | 48,7 | 56,2 | 62,9 |
| Autres passifs non courants | 16,5 | 16,5 | 14,8 | 15,3 | |
| Dettes financières court terme | 17,2 | 6,5 | 10,7 | 10,5 | 14,8 |
| Autres passifs courants | 45,3 | -3,0 | 48,3 | 59,8 | 45,7 |
| Passifs détenus en vue d'être cédés | |||||
| Total PASSIF | 272,3 | 70,2 | 202,1 | 223,8 | 210,7 |
Hors prise en compte de l'application de la norme IFRS 16, les immobilisations nettes s'élèvent à 127,3 M€ en 2019 en légère décroissance par rapport à 2018.
La variation est composée des acquisitions/mises en service (+10,3 M€), de sorties ou cessions (-6,2 M€ essentiellement le palangrier le Croix du Sud), des amortissements pour -10,8 M€ compensés par la reprise de dépréciation du Croix du Sud pour + 2 M€ et par l'apport des « défiscaliseurs » +2 M€.
Le goodwill provient de l'écart entre la valeur des titres acquis et la valeur de la quote-part de capitaux propres correspondant.
Les participations dans des entreprises associées sont les titres de Mer des Mascareignes (MDM), dont Sapmer possède 50%.
Les autres créances non courantes sont en légère baisse essentiellement due à la diminution des dépôts de garantie liés à l'affacturage.
Les actifs courants sont en forte diminution en raison de la baisse du stock de produits finis en fin d'année et de la baisse des créances clients, particulièrement élevées au 31/12/2018 suite au décalage de facturation en fin d'année 2018 avec le blocage du port à la Réunion lors des évènements des « gilets jaunes ».
Les passifs courants sont eux aussi en forte baisse avec une réduction des dettes fournisseurs de 3,1 M€, le remboursement partiel d'un compte courant (SI) 3,8 M€ et la baisse du recours à l'affacturage de 2,6 M€.
Les capitaux propres s'élèvent à 77,9 M€ fin 2019 contre 82,5 M€ fin 2018. Leur évolution (-4,6 M€) est la conséquence de la prise en compte du résultat net de 2019.
Le passif non courant (hors impact IFRS16) est une nouvelle fois en baisse grâce au niveau soutenu de remboursement de la dette bancaire.
La dette financière au bilan fin 2019 concerne principalement le financement des neufs thoniers senneurs.
Les ratios financiers principaux sont les suivants :
| 2019 | 2018 | 2017 | 2016 | 2015 | 2014 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Net Debt | 53,9 | 61,5 | 73,8 | 77.4 | 74.3 | 81.7 |
| Equity | 80,4 | 82,5 | 72,0 | 48,6 | 34.9 | 39.5 |
| Gearing | 0,67 | 0,75 | 1,02 | 1.59 | 2.13 | 2.07 |
| EBITDA | 9,6 | 26,5 | 38,5 | 30,0 | 5.7 | 1.4 |
| Leverage | 5,6 | 2,3 | 1,9 | 2.6 | 13.0 | 58.4 |
| En milliers d'euros | dec-19 | dec-18 | dec-17 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Trésorerie à l'ouverture | 4,7 | 2,0 | 4,7 | |||
| Flux net de trésorerie généré par l'activité | 19,3 | 23,8 | 16,2 | |||
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement | - | 10,0 | - | 11,8 | - | 10,2 |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement | - | 9,5 | - | 9,3 | - | 8,7 |
| Variations de taux de change | - | - | ||||
| Trésorerie à la clôture | 4,5 | 4,7 | 2,0 | |||
| Variation de trésorerie | - | 0,2 | 2,7 | - | 2,7 |
L'activité du groupe génère un flux net de de 19,3 M€ en baisse de 4,4 M€ par rapport à 2018 ; la baisse de la CAF de -14 M€ est en partie compensée par une variation de bfr de +9,5 M€ (diminution des créances clients, des stocks et des dettes fournisseurs et autre dettes).
Le flux d'investissements est une nouvelle fois particulièrement élevé en 2019 avec principalement de nombreux arrêts techniques majeurs programmés (4,5M€), renouvellement des sennes (3 M€), achat d'un terrain (0,4 M€) et dans des équipements pour nos navires.
Le flux de financement comprend le remboursement des emprunts pour -8,7 M€ de capital, le paiement des intérêts pour -1,3 M€, en diminution grâce à la baisse de l'endettement et un nouvel emprunt pour +0,5 M€.
Le niveau de trésorerie à fin 2019 est de 4.5 M€.
Les comptes sociaux de la société sont établis conformément aux dispositions du Plan Comptable Général 2016.
Aucun changement de méthode comptable ou de présentation des comptes annuels n'est intervenu en 2019.
| COMPTE DE RESULTAT en K€ | déc.-19 | déc.-18 |
|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 81 821 | 94 210 |
| Autres produits de l'activité | 5 643 | 5 498 |
| Produits d'exploitation | 87 463 | 99 708 |
| Approvisionnements, stocks et charges externes | -62 456 | -71 468 |
| Impôts et taxes | -4 464 | -4 585 |
| Charges de personnel | -12 125 | -10 980 |
| Dotations d'exploitation | -10 626 | -9 631 |
| Autres charges d'exploitation nettes des produits | -3 402 | -4 329 |
| Résultat d'exploitation | -5 609 | -1 285 |
| Quote parts de résultats transférés | 77 | -92 |
| Résultat financier | 4 950 | 13 250 |
| Résultat exceptionnel | -2 197 | -2 449 |
| Résultat avant impôt | -2 780 | 9 423 |
| Participation des salariés | 0 | -1 |
| Impôts sur les bénéfices | 3 388 | 3 511 |
| RESULTAT NET | 609 | 12 932 |
Sapmer est la société-mère du groupe ; elle est propriétaire et exploitante des palangriers « Albius » et « Cap Horn ». La société est également copropriétaire et exploitante du chalutier caseyeur « l'Austral » à 65%. Enfin, Sapmer est propriétaire de cinq thoniers senneurs et en exploite quatre, le cinquième étant, depuis janvier 2019, affrété par sa filiale mauricienne IOSMS.
Le chiffre d'affaires de Sapmer est en recul de 13 % par rapport à 2018. C'est essentiellement la conséquence de l'affrètement du Bélouve à sa filiale IOSMS. Mais l'entreprise a également subi l'impact de la baisse des prix du thon brut au 2ème semestre et accessoirement celle de la légine à la même période.
Le poste autre produits est stable : la diminution de la production stockée (-2,1 M€ en variation 2018-2019) est compensée par le produit de l'affrêtement du Belouve (+ 1,3 M €) et les reprises de provisions (0,9 M€) .
La structure des charges d'exploitation baisse de 17 %. Cette réduction est liée tout comme pour le chiffre d'affaires à l'affrêtement du Belouve mais également à la diminution des coûts fixes.
Le résultat financier de +4,9 M€ est essentiellement composé des dividendes versés par ses filiales moins la charge d'intérêt liée aux emprunts des cinq thoniers en activité pour 1,6 M€.
Le résultat exceptionnel de -2,1 M€ provient principalement de la comptabilisation des amortissements dérogatoires (-2,6 M€) stables par rapport à 2018, d'une reprise d'amortissement dérogatoire liée à la cession du palangrier Le Croix du sud (0,6 M€) et d'une moins-value nette pour cette même cession de 0,3 M€.
Après prise en compte de l'impôt de +3,4 M€ qui bénéficie de l'intégration fiscale, le résultat net s'élève à 0,6 M€.
| BILAN en K€ | ||
|---|---|---|
| ACTIF | déc.-19 | déc.-18 |
| Immobilisations incorporelles nettes | 851 | 961 |
| Immobilisations corporelles nettes | 106 123 | 112 847 |
| Immobilisations financières | 6 200 | 6 861 |
| Actif immobilisé | 113 174 | 120 670 |
| Stocks nets | 11 373 | 15 549 |
| Créances clients et autres | 51 650 | 47 117 |
| Total des créances | 63 023 | 62 667 |
| Charges constatées d'avance | 650 | 710 |
| Disponibilités | 1 333 | 3 204 |
| Actif circulant | 65 006 | 66 581 |
| Ecarts de convertion actif | 100 | 0 |
| TOTAL DE L'ACTIF | 178 280 | 187 251 |
| PASSIF | déc.-19 | déc.-18 |
| Capital social | 2 799 | 2 799 |
| Réserves et report à nouveau | 40 896 | 27 964 |
| Résultat de l'exercice | 609 | 12 932 |
| Subventions et provisions | 12 770 | 10 762 |
| Total des Capitaux Propres | 57 074 | 54 457 |
| Provisions pour risques et charges | 5 833 | 3 992 |
| Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | 57 734 | 64 606 |
| Emprunts et dettes financières divers | 34 794 | 36 812 |
| Dettes diverses | 22 683 | 27 317 |
| Produits constatés d'avance | 122 | |
| Total des dettes | 115 333 | 128 735 |
| Ecarts de conversion passif | 40 | 67 |
Les immobilisations corporelles nettes prennent en compte l'acquisition d'équipements des navires, sennes et variateurs pour l'activité thon et rails, d'aménagements viviers et broyeurs pour la partie australe.
La variation à la hausse du poste créances clients et autres provient principalement de l'augmentation des créances clients due au décalage de marée ainsi qu'à l'augmentation des comptes courants des filiales.
Au passif, la variation des réserves est liée au résultat 2018 en report à nouveau (12,9 M€). Les provisions réglementées ont été dotées de 2,4 M€.
Le remboursement de la dette se poursuit : 7,5 M€ de remboursement d'emprunts et 2 M€ de remboursement de comptes courants groupe.
La baisse du poste des dettes diverses provient essentiellement des dettes fournisseurs et du poste dettes sur immobilisations et comptes rattachés liée à notre engagement de rachat du palangrier Cap Horn.
Sapmer a enregistré une légère baisse du quota de -0,5% pour la campagne 2019-2020.
Les coûts opérationnels sont attendus stables.
Le plan de gestion de la pêcherie légine de l'Etat français publié en juillet 2019 offre des perspectives de longs termes aux sept navires qui ont été sélectionnés pour six ans.
Néanmoins, la crise sanitaire liée à l'épidémie de covid-19 a entrainé pendant plusieurs semaines un fort ralentissement de la demande sur le marché de la légine et une pression à la baisse sur les prix. Le groupe a obtenu des financements qui lui ont permis de ne pas précipiter les ventes, ce qui aurait pu conduire à une baisse plus importante du marché. A ce jour, il n'y a cependant pas de visibilité sur un retour à la normale du marché.
Le quota pour la campagne 2019-2020 est en baisse de 10 tonnes, mais les avis des scientifiques font état d'un très bon comportement du stock autour des iles Saint-Paul et Amsterdam.
Cette pêcherie a été certifiée MSC en mai 2020.
Après la labellisation MSC de la pêcherie légine à Kerguelen en 2013 et à Crozet en 2017, cette pêcherie historique de Sapmer s'est vue à son tour récompensée.
L'ensemble des pêcheries australes du groupe Sapmer est maintenant certifié MSC ce qui est une véritable fierté pour nous tous.
Nous pouvons donc nous réjouir de cette reconnaissance des bonnes pratiques mises en œuvre par les équipages de l'Austral générations après générations avec le soutien des équipes à terre.
C'est aussi l'aboutissement d'un travail de fond qui, en collaboration avec le Muséum d'Histoire Naturelle et les Terres Australes et Antarctiques Françaises vise à :
Enfin, c'est la responsabilité même de Sapmer qui est ici récompensée.
Nous sommes en effet le seul armement à disposer d'une autorisation de pêche dans les eaux de Saint-Paul et Amsterdam, environnement exceptionnel protégé, réserve naturelle inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Cette certification doit aussi permettre d'ouvrir de nouveaux horizons commerciaux pour cette langouste d'exception et ainsi être moins dépendant de son principal marché le Japon, qui est lui aussi fortement impacté par le covid-19, ce qui aura des répercussions importantes sur la rentabilité de cette pêcherie lors l'exercice 2020.
Par ailleurs, les équipes techniques travaillent sur un projet de refit de l'Austral, le Langoustier de la flotte, afin que cette pêcherie continue à s'améliorer tant pour la sécurité et le confort des marins à bord, que pour la qualité du produit pêché.
Les niveaux de quotas et leurs allocations par pavillon sont stables par rapport à 2019.
Les prix du thon brut sont par nature cycliques. Ils ont atteint un prix plancher sur le listao, jamais obtenu depuis 2009, suite à des volumes de pêches exceptionnels dans le Pacifique. Ces prix historiquement bas ont perduré jusqu'à fin février puis se sont fortement redressés. La tendance depuis mi-mai est baissière en raison notamment des conséquences sur l'économie mondiale de la pandémie et plus particulièrement sur l'activité des restaurants et des hôtels.
Le mix espèce est défavorable depuis le début de l'année et les volumes sont relativement faibles, conséquences notamment des mesures prises par les gouvernements dans le contexte épidémique du covid-19 (blocage d'un thonier pendant 2 mois au chantier de CNOI, relèves des marins français réalisées à la Réunion, car impossible aux Seychelles dont l'aéroport était fermé).
Cependant, le quota annuel ayant été de ce fait plus faiblement consommé à ce jour, une amélioration des volumes est possible dans les prochains mois si les conditions de pêche deviennent plus favorables.
D'autant plus qu'avec le passage du Belouve sous pavillon Mauricien en janvier 2019 et la répartition du quota d'un thonier français, qui a été arrêté en janvier 2020, sur les 3 autres thoniers de même pavillon, toutes les conditions sont réunies pour pêcher.
Par ailleurs, le plan de réorganisation de l'activité thonière lancé en janvier 2015 se poursuit. Les effets positifs, notamment sur la réduction des coûts, de la création d'un pôle d'expertise à Concarneau et de la création d'un département achat au sein du groupe courant 2019 se ressentiront sur de l'exercice 2020.
La matière première qui doit être d'une qualité supérieure et d'une taille suffisante pour obtenir de bons rendements, nous oblige à limiter l'offre des produits issus de notre activité de valorisation pour laquelle la demande est pourtant croissante.
Le confinement de l'Ile Maurice suite à la pandémie du covid-19 nous a conduit à fermer l'unité de valorisation pendant plus d'un mois ce qui aura des répercussions sur le chiffre d'affaires de l'exercice 2020 de cette activité.
L'activité valorisation a pour vocation d'extraire et de valoriser le meilleur des pêches du groupe et rendre une partie des ventes indépendante des cycles des prix de vente des poissons vendus en brut. Le groupe continue notamment à promouvoir ses pêches de poissons et crustacés exotiques et sauvages, à travers une gamme de produits finis 100% naturelle issue de ses trois pêcheries, offertes exclusivement dans les Comptoirs du Groupe.
Sapmer fait face depuis début février 2020 à un fort ralentissement de son activité du fait de la propagation de l'épidémie de coronavirus devenue pandémie qui a paralysé l'économie chinoise, l'économie européenne, ainsi que celle de la Réunion.
Le covid-19 a entrainé un ralentissement de la demande sur le marché de la légine et une pression à la baisse sur les prix. En outre, un thonier est resté bloqué au chantier naval CNOI de Maurice pendant deux mois en raison du confinement. De plus les relèves des marins français ont dû être réalisées à la Réunion, car impossibles aux Seychelles. Enfin, l'usine de valorisation a été contrainte de fermer pendant plus d'un mois en raison du confinement a l'Ile Maurice. Néanmoins, grâce à la mobilisation des équipes en mer et à terre, l'activité thonière ne s'est jamais arrêtée.
Dans ce contexte inédit, le groupe a sécurisé des financements qui permettent la continuité d'exploitation de l'entreprise.
L'entreprise, par ailleurs, adapte son activité aux circonstances exceptionnelles, continue son plan d'amélioration de l'activité thonière qui conduit à une nouvelle réduction du coût de pêche au kilogramme et met en œuvre les dispositions proposées par le gouvernement français, et pour lesquelles elle est éligible, pour faire face à cette crise. Elle a notamment eu recours au chômage partiel pour une partie de ses salariés et a décalé avec l'accord des différentes administrations une partie de ses dettes fiscales et sociales. Des échéanciers avec certains de ses principaux fournisseurs ont aussi été obtenus.
Les conséquences de cette crise sont circonscrites au compte de résultat de l'entreprise. En effet, après étude de son bilan, la direction du groupe estime qu'elle n'a pas de conséquence ni sur ses actifs, ni sur son passif.
Si la situation se dégradait encore, le groupe se mobiliserait par anticipation pour sécuriser les financements nécessaires, comme elle a su le faire jusqu'à aujourd'hui avec succès.
Sapmer continue d'œuvrer à l'amélioration constante de son modèle à tous les maillons de la chaîne de valeur, du pêcheur au consommateur. Ceci se traduit par une recherche d'exemplarité dans la gestion des ressources, de l'environnement et le respect de toutes les règles. L'accès à la ressource et sa bonne gestion sont en effet les fondamentaux de la durabilité des pêcheries et de l'entreprise.
La liste des sociétés appartenant au périmètre de consolidation est donnée dans le tableau ci-après :
| Sociétés | Localisation | % de capital détenu |
Méthode de consolidation |
|---|---|---|---|
| SAPMER SA (*) | La Réunion | Mère | Intégration globale |
| LES ARMEMENTS REUNIONNAIS SAS (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| ARMAS PÊCHE SAS (via SOPARMA) (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| SOPARMA SAS (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| LES COMPTOIRS SAPMER SARL(*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS | Ile Maurice | 100% | Intégration globale |
| TUNA FISHING COMPANY LTD | Seychelles | 99% | Intégration globale |
| INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES | Ile Maurice | 100% | Intégration globale |
| COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE SAS (*) | La Réunion | 100% | Intégration globale |
| MER DES MASCAREIGNES LTEE | Ile Maurice | 50% | Mise en équivalence |
(*) Sociétés intégrées fiscalement
Cette filiale est propriétaire et exploitante d'un navire palangrier (pêche à la légine) « l'Ile Bourbon ». Le chiffre d'affaires passe de 13,3 M€ à 15,4 M€ entre 2018 et 2019. Maintien d'une bonne rentabilité opérationnelle.
LES COMPTOIRS SAPMER SARL (ex ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION)
Cette filiale gère les deux comptoirs basés dans les villes du Port à la Réunion et à Concarneau. Le chiffre d'affaires a maintenu sa progression de 1 M€ en 2018 à 1,3 M€ en 2019. Cette progression confirme l'engouement de nos clients finaux pour nos produits de qualité.
Cette filiale est propriétaire et exploitante du navire « Mascareignes III » (pêche à la légine) et copropriétaire et exploitante à 35% du navire « l'Austral » (langoustes). Le chiffre d'affaires passe de 14,3 M€ à 12,6 M€ entre 2018 et 2019. Maintien d'une bonne rentabilité opérationnelle.
Son activité est réduite à la gestion de sa filiale ARMAS PÊCHE.
SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS
Cette filiale s'occupe de la distribution et de la logistique des produits de la pêche valorisés du groupe. Elle réalise sur l'exercice 2019 un chiffre d'affaires supérieur à 58 M€ et une perte de 4,7 M€.
TUNA FISHING COMPANY LTD
Cette filiale exploite deux thoniers et gère les activités logistiques du groupe aux Seychelles. Elle réalise sur 2019 une perte de 7,8 M€.
Cette filiale exploite trois thoniers, gère les activités logistiques du groupe sur l'Ile Maurice et abrite une partie de la structure opérationnelle et administrative du groupe.
Réalisation d'une bonne rentabilité opérationnelle. Son résultat 2019 est bénéficiaire de 1,3M€.
Son activité est la transformation du thon brut du groupe en thon valorisé à destination du groupe et pour des clients tiers plus marginalement.
L'entreprise a généré un bénéfice sur l'exercice 2019.
COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE SAS
Son activité est l'exploitation et gestion des thoniers du groupe. L'entreprise génère un résultat légèrement positif.
Vous trouverez ci-dessous la situation des créances clients des comptes sociaux de Sapmer.
| SITUATION AU 31/12/19 EN K€ | Factures émises non réglées à la date de clôture dont le terme est échu | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| de 31 jouirs à | Total 1 jour et | ||||||
| Tranches de retard de paiement | Solde | 0 jours | De 1 à 30 jours | 60 jours | de 61 à 90 jours | > à 91 jours | plus |
| Montant total des factures concernées ( TTC) | 17 725 | 17 492 | 150 | 73 | 10 | 785 | 1 018 |
| Pourcentage du montant total du chiffre d'affaires (HT) | 21,38% | 0,18% | 0,09% | 0,01% | 0,96% | 1,24% | |
| Comptes rattachés | - 264 |
||||||
| Total créances clients et comptes rattachés | 17 461 |
Vous trouverez ci-dessous la situation des dettes fournisseurs des comptes sociaux de Sapmer.
| SITUATION AU 31/12/19 EN K€ | Factures reçues non réglées à la date de clôture dont le terme est échu | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| de 31 jouirs à | Total 1 jour et | ||||||
| Tranches de retard de paiement | Solde | 0 jours | De 1 à 30 jours | 60 jours | de 61 à 90 jours | > à 91 jours | plus |
| Montant total des factures concernées ( TTC) | 11 993 | 8 728 | 992 | 1 557 | 328 | 388 | 3 265 |
| Pourcentage du montant total des achats (HT) | 12,8% | 1,5% | 2,3% | 0,5% | 0,6% | 4,8% | |
| Comptes rattachés | 4 011 | ||||||
| Total dettes fournissseurs et comptes rattachés | 16 004 |
Conformément à l'article 243 bis du Code général des impôts, nous vous rappelons que les sommes distribuées au titre des trois derniers exercices ont été les suivants :
| Exercice | Dividende global distribué |
Revenus distribués éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
Revenus distribués non éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
|---|---|---|---|
| 31/12/2018 | Néant | Néant | Sans objet |
| 31/12/2017 | 2 099 158,80 € | 2 099 158,80 € | Sans objet |
| 31/12/2016 | Néant | Néant | Sans objet |
Nous vous remercions de bien vouloir approuver les comptes annuels, comprenant le bilan, le compte de résultat et l'annexe tels qu'ils vous sont présentés, lesdits comptes annuels faisant apparaitre un bénéfice de 608 715,83 euros.
Afin de consolider les fonds propres et de constituer des réserves pour l'avenir, nous vous proposons de ne pas distribuer de dividendes sur l'exercice 2019 et vous proposons d'affecter la totalité de ce bénéfice en report à nouveau.
Le capital social de la Société SAPMER SA est composé de 3 498 598 actions à 0,80 € de valeur nominale pour un montant total de 2 798 878.40 €.

Le capital ne comporte pas d'action à droit préférentiel.
Les salariés et administrateurs ont des participations dans le capital social de la Société à hauteur de 0,79% (dont 0,71 % pour les salariés et les salariés des sociétés qui sont liées à Sapmer au sens de l'article L.225-180 du Code de Commerce).
Sapmer ne détient aucune de ses actions propres et n'a procédé au cours de l'exercice à aucune action d'achat ou de vente d'actions propres.
Conformément à l'article L.233-13 du Code de Commerce, nous vous signalons l'identité des personnes détenant directement ou indirectement au 31 décembre 2018, plus de 5%, de 10%, de 15%, de 20%, de 25%, de 30%, de 33.33% de 50%, de 66.66%, de 90%, ou de 95% du capital social ou des droits de vote aux assemblées générales :
| Actionnaires | En capital | En droits de vote |
|---|---|---|
| Détenant plus des 2/3 | SAPMER INVESTISSEMENTS |
SAPMER INVESTISSEMENTS |
Le cours le plus haut en 2019 est 23,60 € et le plus bas est 14,00 €. Le cours au 31 décembre 2019 est de 16,00 €.
Code ISIN : FR0010776617-ALMER
Nous vous demandons de bien vouloir approuver les conventions visées par les dispositions de l'article L. 225-40 du Code de commerce, mentionnées dans le rapport spécial des commissaires aux comptes.
En outre, nous vous remercions, conformément à la possibilité offerte par l'article L.225-42 du Code de commerce, d'approuver sur rapport spécial des commissaires aux comptes, les conventions qui n'auraient pas été préalablement autorisées par le conseil d'administration.
Le comité social et économique n'a émis aucune observation en application des dispositions de l'article L 2312-36 du Code du travail.
La Société n'a pas effectué de dépenses somptuaires (CGI art 39.5 – 223 quinquies). Le montant de TVTS est de 734 euros pour l'exercice 2019.
Les honoraires s'élèvent à 73,6 K€ HT pour l'exercice 2019.

/// Plus de 1000 collaborateurs. /// 11 nationalités différentes représentées. /// 288 marins français embarqués dont 52 % d'officiers.
/// 1 caseyeur, 4 palangrier, 9 senneurs, 2 baliseurs.
/// Société réunionnaise avec un rayonnement régional sur l'Océan indien.
Nos activités sont dépendantes de la pérennité des ressources halieutiques. La bonne gestion des stocks est donc primordiale pour les activités du groupe1. En plus des pressions environnementales anthropiques sur l'ensemble de l'écosystème terrestre (cf. préservation de l'environnement p.19), plusieurs enjeux sont à considérer sur ces ressources comme leur gestion durable, la lutte contre la pêche illicite (pêche INN) ou encore la maitrise du phénomène de déprédation opéré par des cétacés de manière opportuniste sur les palangres dans les mers australes. La gestion de ces risques repose à la fois sur la conformité aux cadres réglementaires en vigueur, sur l'innovation et sur l'amélioration constante des pratiques avec l'appui de ses parties prenantes. En s'imposant des standards du plus haut niveau, le groupe s'est fait reconnaitre comme un acteur de référence dans toutes les pêcheries où il intervient.
Pour pouvoir évaluer au mieux l'état des stocks halieutiques et donc les niveaux de captures garantissant leur durabilité, il est indispensable de parfaire les connaissances sur les espèces et sur l'écosystème marin en général.
Depuis 2006, Sapmer participe activement aux campagnes scientifiques par la mise à disposition de moyen humains et techniques (navire Austral pour les campagnes d'évaluation des stocks dans les ZEE des TAAF à titre d'exemple), en complément des programmes généraux conduits et mis en œuvre à bord de ses navires par les observateurs scientifiques pour son activité thonière ou les contrôleurs des pêches et les agents de la réserve naturelle des TAAF pour son activité australe.
Les échanges sont par ailleurs permanents entre les instituts scientifiques (MNHN, IRD, CNRS, ENSTA etc.) et le groupe pour mettre en place des protocoles scientifiques qui mettent à profit les campagnes de pêche en vue d'acquérir des données dans des zones parfois difficilement accessibles. Les données ainsi acquises permettent ensuite l'amélioration des évaluations et connaissances générales des environnements marins.
Le programme GLIDER (ou planeur sous-marin acoustique) a été mis en œuvre en mars 2019 à partir de l'Austral, notre navire caseyeur. Ce projet, basé sur un partenariat avec l'administration des TAAF, les scientifiques et le groupe, vise l'amélioration des connaissances sur le comportement et la répartition des grands cétacés dans les eaux de Saint-Paul et Amsterdam. Il a également pour ambition de collecter des données océanographiques (mesures physico-chimiques) et bathymétriques.
Le programme ORCADEPRED SPA (St Paul et Amsterdam) a été élargi d'une seule espèce (rouffe) à l'ensemble des poissons pêchés dans la zone. Après des déploiements lors des deux campagnes de pêche précédentes, cette troisième expérimentation a permis d'améliorer les connaissances sur la déprédation et les outils qui pourraient permettre de lutter contre ce phénomène.
Le partenariat avec Météo France initié en 2018 s'est poursuivi avec le largage de bouées météorologiques par les navires sur leur route vers les TAAF. En dérivant, ces bouées enregistreront des informations précieuses pour permettre de mieux connaître et comprendre les conditions climatiques dans le sud de l'océan Indien.
Via la Fondation des Mers australes, dont elle est un des mécènes, Sapmer a également contribué au financement d'une l'expédition scientifique en octobre 2019 pour approfondir les connaissances sur le mont sous-marin la Pérouse, au large de la Réunion.
4 protocoles ou conventions ont été mis en œuvre avec des institutions scientifiques :
4 bouées météorologiques ont par ailleurs été larguées pour le compte de Météo France par des navires du groupe lors de leur route vers les mers australes.
1 Par groupe Sapmer, on entend la société Sapmer SA et les sociétés dans son périmètre de consolidation, cf. « Périmètre couvert par la déclaration » p.14
Les activités de pêche dans les ZEE des TAAF sont strictement encadrées pour préserver un écosystème particulièrement précieux, classé comme réserve naturelle nationale depuis 2006 et comme patrimoine mondial naturel de l'humanité par l'UNESCO depuis juillet 2019. De nombreuses mesures sont mises en œuvre sous le contrôle d'un contrôleur des pêches, assisté par un agent de la Réserve naturelle pour le caseyeur : pêche sélective, mesures d'effarouchement des oiseaux et périodes de fermeture pour les palangriers pour éviter toute mortalité aviaire, interruption des opérations de pêche en présence de cétacés pour éviter la déprédation…Grâce à son expérience, le groupe Sapmer parvient à transformer ces contraintes en opportunités pour protéger les ressources et pérenniser ses autorisations d'accès.
Dans son développement de nouvelles activités de pêche au thon dans l'océan Indien, Sapmer a conservé cette approche en adoptant des pratiques raisonnées dans un environnement pourtant hautement concurrentiel. Ainsi, le groupe met tout en œuvre pour respecter scrupuleusement les résolutions de la Commission thonière pour l'Océan indien (CTOI), résolutions auxquelles s'ajoutent les exigences du référentiel de l'International Seafood Sustainability Foundation (ISSF), une organisation non-gouvernementale dont les membres cherchent de façon proactive à améliorer la gestion des pêcheries thonières.
Cette volonté transparaît également avec le maintien d'une partie des activités de pêche sur banc libre et un usage raisonné des dispositifs de concentration de poisson (DCP) : le groupe utilise en moyenne 200 bouées actives par navire contre 325 autorisées selon la réglementation internationale établie par les résolutions de la CTOI et n'utilise que des dispositifs « non-maillants ». Par ailleurs, Sapmer est engagée dans plusieurs projets visant à améliorer la récupération des DCP qui auraient dérivé en dehors des zones de pêche et au développement de DCP intégralement biodégradables. D'autre part, les navires du groupe transmettent systématiquement l'intégralité des rapports de débarque aux autorités nationales et organismes scientifiques compétents pour faciliter le suivi des quotas alloués.
Sur toutes ses zones de pêche, Sapmer met tout en œuvre pour promouvoir les bonnes pratiques au sein des instances décisionnaires comme les organisations régionales de gestion des pêches (APSOI, CCAMLR, CTOI) ou les organisations professionnelles (COLTO, SARPC, ORTHONGEL) dont Sapmer est membre.
L'année a été marquée par l'entrée en vigueur d'un nouveau plan de gestion pour la pêcherie légine dans les TAAF. D'une durée de six ans, ce plan de gestion est particulièrement ambitieux avec une approche beaucoup plus systémique du développement durable. Ainsi, en plus de l'antériorité des armements et du respect des mesures environnementales dans les opérations de pêche, les autorisations de pêche et les quotas sont également attribuées en fonction de l'impact socio-économique des armements, en tenant compte par exemple du nombre d'emplois créés ou du soutien volontaire de ces entreprises à la formation maritime. A l'issue d'une phase d'étude rigoureuse de l'ensemble des conditions et critères, le groupe a pu maintenir l'ensemble de ses quotas, ce qui souligne sa bonne intégration des différentes dimensions de la responsabilité sociale.
Sur la partie thonière, la CTOI a adopté de nouvelles mesures de conservation, parmi lesquelles une limitation du nombre de DCP par navire, une protection renforcée des raies mobula et manta et la mise en place de quotas pour l'Île Maurice. Le groupe a déjà mis en place les moyens nécessaires pour parvenir à une parfaite conformité aux différentes échéances fixées. Ainsi, après l'échéance du programme BIOFAD développé en collaboration avec ORTHONGEL qui a permis de tester une première version de DCP biodégradables, le groupe s'est désormais engagé dans une démarche propre pour construire et tester in situ des dispositifs répondant à l'ensemble des exigences.
Une autre source de satisfaction concerne les progrès réalisés au sein du Fishery Improvement Projet (FIP) Sustainable Indian Ocean Tuna Initiative (SIOTI) dont toutes les sociétés concernées du groupe sont des membres actifs. L'objectif final de ce FIP est d'amener toute la pêcherie au niveau de la certification MSC d'ici cinq ans. Ces progrès ont notamment été soulignés par une organisation non-gouvernementale, Fishery Progress, qui a noté SIOTI « A » contre « C » en 2018.
Le projet BIOFAD a permis de tester plus de 200 DCP biodégradables. Cette première phase a mis en évidence le besoin de trouver d'autres matériaux biodégradables pour améliorer la robustesse de ces dispositifs, en cohérence avec les orientations fixées par la CTOI à horizon 2022.
Pour les activités de pêche australe, des contrôleurs de pêche sont systématiquement embarqués à bord de nos navires. Agents indépendants nommés par la préfecture des TAAF, ces contrôleurs garantissent le respect scrupuleux des règles en vigueur et un lien permanent avec l'autorité de contrôle. Par ailleurs et en fonction des besoins des instituts scientifiques, ces contrôleurs peuvent également prendre part à la mise en œuvre de protocoles scientifiques. Pour le caseyeur cet embarquement d'un contrôleur est complété de l'embarquement d'un agent de la réserve naturelle pour le suivi des opérations et la mise en œuvre des protocoles (cf. « Développement des connaissances scientifiques » p. 15).
Pour les activités thonières, le groupe a volontairement adopté un modèle similaire avec le programme OCUP (Observateur Commun Unique et Permanent) pour embarquer systématiquement sur 100% de nos thoniers des observateurs indépendants formés, agréés et coordonnés par le groupe Bureau Veritas. Ce programme permet de garantir la conformité de toutes nos opérations et intègre le support des scientifiques de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement français). Par leurs contrôles et observations directes et quotidiennes et la transmission d'un compte-rendu complet dès la rentrée au port de nos bateaux, ils garantissent aux autorités notre respect des réglementations et l'application des bonnes pratiques environnementales.
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) constitue une menace majeure sur la gestion durable des ressources. Après avoir été pendant des années un véritable fléau, la pêche INN est désormais éradiquée et contenue dans les mers australes grâce aux efforts considérables fournis en termes de contrôle et de surveillance par l'État et les armements.
Pour participer à ces efforts, Sapmer s'est engagée depuis 2003 dans le Groupement d'Intérêt Economique Protection Légine et Ressources Halieutiques (GIE PLRH) qui opère le navire OSIRIS, dans le cadre d'un partenariat public-privé entre le GIE, la Direction des Pêches Maritimes et de l'Agriculture, la Direction des Affaires Maritimes, la Direction de la Mer Sud Océan Indien et les Terres Australes et Antarctiques Françaises. Patrouilleur intégré dans un dispositif global (surveillance satellitaire, moyens militaires, navires de pêche sur zone), ce navire intervient dans les ZEE des TAAF pour des missions de surveillance, de dissuasion et si besoin de sauvetage.
Son utilisation a par ailleurs permis dans le cadre de l'opération Initiatives nouvelles de surveillance des pêches dans le sud-ouest de l'océan Indien d'organiser d'autres missions de surveillance pour le compte des États riverains membres de la Commission de l'Océan Indien (COI).
Pour maintenir la pression sur la pêche INN après le désarmement de l'Osiris en 2018, l'Osiris 2 a débuté ses premières missions en 2019. Ce changement de navire a été l'occasion d'un passage de relai entre armements : alors que Sapmer opérait l'Osiris depuis une quinzaine d'années, le GIE a décidé de confier les opérations de l'Osiris 2 à un autre armement.
Pour parfaire le dispositif de transparence des opérations de pêche et de débarque de ses thoniers, le groupe a initié un projet d'Electronic Monitoring System (EMS) complémentaire à l'observateur humain présent en coordination notamment avec les autorités seychelloises et l'organisation non-gouvernementale The Nature Conservancy. Grâce à un système de caméras hautes définition à bord des navires pour filmer les captures et d'un traitement à distance des données, l'EMS poursuit un triple objectif. Tout d'abord d'être un outil d'aide à l'observateur humain embarqué dans la mensuration des captures pour faciliter les échantillonnages scientifiques permettant une meilleure évaluation de l'état des stocks. Ensuite, de permettre à terme une reconnaissance et un comptage des espèces pêchées selon leur taille et leur poids par l'intermédiaire du développement d'un algorithme de reconnaissance par intelligence artificielle corolaire au projet pour connaître le plus tôt possible la composition spécifique des captures. Enfin le système permet l'enregistrement et l'export des données saisies, garantissant ainsi la traçabilité du

poisson. Déployé à titre de pilote, l'EMS a vocation à être un outil complémentaire à l'observation humaine pour l'ensemble de la flotte du groupe
4 audits de suivi ont été réalisés avec succès dans le cadre d'ISSF. La grille d'audit, élaborée au sein de l'International Seafood Sustainability Association, aborde de nombreux aspects pour vérifier la parfaite conformité réglementaire des opérations ainsi que le respect des engagements environnementaux du groupe. A partir de 2021, cette grille sera renforcée avec des exigences liées au respect des droits de l'Homme à bord des navires.
Le groupe s'est engagé dans de nombreuses démarches volontaires, notamment de certification et de labellisation. Cela permet de faire connaître et reconnaître notre engagement en faveur d'une pêche durable et responsable, de susciter l'engagement des autres acteurs ou encore de maintenir les efforts pour une amélioration continue de nos pratiques et de celles des pêcheries dans lesquelles le groupe est engagé dans leur ensemble.

Pour la pêche australe, en plus du contrôle exercé par l'embarquement systématique d'un contrôleur des pêches, Sapmer est certifiée MSC au titre de l'unité de certification du SARPC sur la pêcherie de légine australe depuis 2013 pour Kerguelen et 2017 pour Crozet.
Plusieurs certifications et engagements viennent également valoriser les bonnes pratiques mises en œuvre pour la pêche au thon tropical :

• Dolphin Safe du Earth Island Institute, pour différencier l'origine Océan Indien de l'origine Pacifique Est où thons et dauphins cohabitent et où les prises accidentelles de ces derniers peuvent survenir. Sapmer est certifiée depuis 2011.

• Friend of the Sea, un label qui récompense les armateurs répondant aux exigences du référentiel en matière de maîtrise des ressources, de respect de l'écosystème, de gestion de l'impact environnemental et de politique de responsabilité sociale. Sapmer est certifiée depuis 2012 pour les espèces Listao, Albarcore et Patudo, avec des audits plusieurs fois par an de la chaîne de la chaîne de traçabilité.

• Friend of the Sea FAD Free Fishing, un programme international de certification de produits de la pêche et de l'aquaculture durable pour les thons pêchés sur bancs libres, incluant des audits par un tiers, coordonnés par Friend of the Sea. Sapmer est certifiée Fad Free depuis 2016.

• Sustainable Indian Ocean Tuna Initiative (SIOTI), une démarche à l'initiative du WWF pour accompagner les pêcheries en transition vers une certification MSC.

• International Seafood Sustainability Foundation (ISSF), avec l'enregistrement depuis 2014 de l'ensemble des navires (senneurs et navires d'assistance) sur le registre des navires proactifs de l'ISSF (PVR) identifiant les participants actifs à des efforts de durabilité significatifs.
De nombreux audits ont été diligentés dans l'année par les différents organismes certificateurs, notamment Friends of the Sea et MSC, audits qui ont systématiquement conduit à la re-certification des activités concernées.
Comme prévu, le groupe s'est engagé en début d'année dans le processus de certification MSC pour la pêcherie de langouste australe au casier à Saint Paul et Amsterdam, afin de valoriser le travail exemplaire accompli depuis des décennies – pour rappel, cette pêcherie est soumise à quota depuis 1951, et Sapmer est le seul armement à pratiquer cette pêche. Ce travail de longue haleine nécessite de nombreux échanges avec les différentes parties prenantes pour assurer le respect des trois grands principes du référentiel MSC : un stock de poisson durable, un impact environnemental minimisé et une gestion efficace de la pêcherie. Après plus d'un an de travail, le processus devrait arriver à son terme en mai 2020.
En outre, le groupe a maintenu sa participation à la Semaine de la pêche responsable (18 au 24 février 2019). Organisé par MSC France, cet événement vise à sensibiliser le grand public sur les enjeux de la pêche durable, les moyens concrets mis en œuvre pour réaliser cet objectif et les différentes pêcheries engagées dans la démarche. A cette occasion, Sapmer a reconduit des actions déjà entreprises l'année précédente comme l'accueil de classes de primaire pour faire découvrir nos activités au Port et expliquer aux enfants les différentes dimensions d'une pêche responsable. Un des marins du groupe a même accepté de se prêter au jeu pour la campagne nationale d'affichage.

7 audits de re-certification ont été diligentés et passés avec succès par le groupe :
La préservation de toutes les composantes de l'environnement est un sujet de préoccupation majeure pour Sapmer.
C'est un élément stratégique pour la protection des ressources naturelles qui constituent la clé de voûte de notre chaîne de valeur (cf. Accès durable à la ressource p.), mais pas seulement : c'est notre responsabilité de protéger les zones de pêche dans leur ensemble, en particulier lorsqu'elles se situent dans une réserve naturelle et une aire marine protégée.
Plus largement, le contexte insulaire accentue certaines problématiques comme la gestion des déchets, la consommation d'énergie ou encore la résilience face aux changements climatiques. La limitation de l'empreinte environnementale des activités maritimes et terrestres du groupe est donc l'occasion de protéger le bien commun, en plus des intérêts propres de l'entreprise.
Le respect de la règlementation en matière environnementale (rejets des ordures, prévention des pollutions, etc.) est validé par les autorités qui délivrent et renouvellent annuellement les permis de navigation ainsi que par les audits internes et externes.
Sur la gestion des déchets, chaque navire est soumis à un plan de gestion des ordures qui reprend les amendements OMI/MARPOL. Dans le cadre de la pêche australe, les navires sont en outre astreints au respect de la réglementation TAAF, qui précise par exemple qu'aucun déchet de poisson ne peut être rejeté dans les zones de protection renforcée de la réserve naturelle, ainsi qu'à moins de 24 milles nautiques des côtes.
Les navires n'opérant pas dans les zones sensibles soumises à des règlementations particulières (type réserve naturelle des TAAF) appliquent cependant des dispositions similaires dans une approche proactive et responsable. En outre, chaque navire est équipé des dotations adaptées permettant de lutter contre des pollutions qui pourraient survenir en cas d'évènement accidentel. Les produits mis à bord sont choisis en priorité parmi les références présentant un caractère biodégradable.
De manière générale des dispositifs techniques, organisationnels et humains allant au-delà de la réglementation sont déployés à bord des navires pour limiter notre empreinte sur l'environnement et sur les espèces ciblées comme sur les espèces non ciblées.
Les reconnaissances apportées par les labels MSC ou FOS et les audits de tiers associés constituent une garantie de la responsabilité des pratiques mises en œuvre pour la préservation de la biodiversité marine.
Une des spécificités de la pêche australe concerne le traitement directement à bord des légines, afin de pouvoir les congeler « prêtes à l'emploi », c'est-à-dire étêtées, équeutées et vidées.
Bien que le rejet des déchets organiques générés par ce traitement soit autorisé par les réglementations en vigueur, le groupe a décidé d'équiper l'ensemble de sa flotte australe avec des broyeurs afin de favoriser leur dispersion et limiter toute perturbation éventuelle du réseau trophique des mers australes.
Le groupe est structuré autour de quatre sites situés dans des pays différents, avec un environnement réglementaire et des infrastructures très différents. De ce fait, en dépit de l'animation transverse opérée par le Responsable Santé Sécurité Environnement pour tout le groupe, les possibilités de mise en œuvre sont ajustées au regard des infrastructures existantes.
Cependant, plusieurs actions structurantes sont menées à l'échelle du groupe, comme la politique commune de prévention du risque chimique ou encore la politique hygiène et sécurité, qui visent notamment à limiter au maximum tout rejet potentiellement polluant. Selon les capacités technologiques de chaque pays, des filières responsables se mettent en place progressivement pour chaque type de déchets, générés par les installations terrestres ou rapportés par les navires à la fin de chaque marée.
Dans une démarche alliant équilibre économique et lutte contre le gaspillage alimentaire, Sapmer cherche à valoriser au mieux tous les produits de la pêche, en optimisant au mieux les coproduits et sous-produits issus de la transformation des poissons.
Ainsi, des voies de valorisation sont explorées pour l'ensemble de la matière traitée dans l'unité mauricienne Mer des Mascareignes, que ce soit pour l'extraction d'huile riche en Omega-3 à destination de la nutrition animale et de l'industrie agroalimentaire ou pharmaceutique.
Le site réunionnais a initié la récupération de palettes pour couvrir au moins en partie son besoin annuel de 3 000 palettes en bois. Plutôt que d'acheter ces palettes neuves sans pouvoir les récupérer ensuite auprès de clients internationaux, l'objectif est de collecter des palettes conformes à nos exigences opérationnelles auprès d'entreprises importatrices, et pour lesquelles ces palettes sont traitées comme des déchets. C'est donc une démarche d'économie circulaire triplement vertueuse : réduction des coûts pour Sapmer, réduction des coûts pour les importateurs (qui n'ont plus à payer pour leur stockage et/ou destruction) et réduction de la pression sur les ressources naturelles. Si pour l'instant les quantités récupérées ne permettent pas encore de couvrir tous nos besoins, cette démarche a vocation à être amplifiée, voire même déclinée pour d'autres sujets en fonction des opportunités.
Certaines activités génèrent des gaz à effet de serre, telles que la combustion d'hydrocarbures par les navires, la consommation électrique des installations terrestres ou l'utilisation de fluides frigorigènes utilisés pour les chambres froides et les cales frigorifiques.
En conformité avec la réglementation de l'OMI sur le sujet, tous les navires sont titulaires de certificats de prévention de la pollution atmosphérique, y compris par les moteurs. Un plan de gestion du rendement énergétique est à ce titre établi pour chaque navire et des dispositifs techniques sont en place pour limiter les consommations et rejets.
Dans un souci de rendement énergétique, des efforts sont fournis continuellement pour optimiser les stratégies de pêche et ainsi limiter le nombre de jours de mer. D'autres initiatives ont été mises en œuvre pour réduire les consommations de carburant, comme l'adoption d'une propulsion diesel-électrique pour les thoniers, la réduction de la puissance des moteurs pour la flotte australe ou encore l'équipement des navires avec des outils type économètre capables d'optimiser à chaque instant la consommation d'électricité à bord – et donc la consommation de gasoil nécessaire pour alimenter les générateurs.
Sapmer a posé les premiers jalons pour étayer et développer sa politique de lutte contre les changements climatiques en établissant le bilan carbone des quatre palangriers, les navires du groupe dédiés à la pêche à la légine, soit quatre navires sur les seize armés.
Ce travail a permis d'établir les émissions moyennes et de réfléchir aux moyens de faire baisser cette empreinte carbone, au-delà des actions déjà mises en œuvre depuis plusieurs années. Bien qu'un navire de pêche soit un environnement particulièrement contraint, de surcroît lorsqu'il s'agit de naviguer dans des conditions extrêmes, les différents plans de réduction visent jusqu'à 8% de réduction des émissions d'ici 2022 sur cette partie amont, principalement en optimisant la consommation de carburant (qui représente plus de 85% des émissions de CO2).
Cependant, l'amélioration la plus notable pourra intervenir au moment du remplacement des navires en appliquant les principes d'éco-conception.
2019 en chiffres L'intensité carbone des activités de pêche à la légine représente 4 kg en équivalent CO2 par kilogramme de poisson, soit un rapport plutôt faible en comparaison d'autres sources de protéines animales. Cette analyse devrait être complétée avec les émissions liées aux opérations à terre.
Les implantations terrestres du groupe lui permettent d'être au plus près des zones de pêche, de ses fournisseurs, prestataires ou clients. Cependant, l'ambition et la responsabilité de Sapmer dépassent très largement les seules considérations pratiques.
Parce que le groupe né sur l'Ile de La Réunion est conscient de l'importance de cet ancrage territorial dans son développement, il est primordial que la richesse issue de nos produits d'exception puisse profiter à tout notre écosystème.
En plus du support fourni aux territoires par le biais de son activité économique (emplois créés et soutenus, dépenses auprès de ses fournisseurs, taxes et impôts versés…), Sapmer met à profit la richesse créée par ses activités pour soutenir d'autres actions ou initiatives locales, principalement en lien avec le milieu maritime, par exemple en apportant une contribution financière pour le fonctionnement des sauveteurs en mer ou en contribuant au budget de la Fondation des mers australes, qui vise à organiser et soutenir des projets de recherche sur la connaissance des océans et la promotion du patrimoine maritime.
Sapmer est également impliquée dans de nombreuses organisations et initiatives aux niveaux local et national :
| Au niveau réunionnais : | Au niveau national : |
|---|---|
| - Société Nationale de sauvetage en Mer (SNSM) - Cluster Maritime de la Réunion - Association des Femmes de Marins Pêcheurs (AFEMAR) - Ecole d'Apprentissage Maritime du Port - Conseil Maritime Ultra-Marin du Bassin de l'Océan Indien (CMUB) - GIE Protection légine et ressources halieutiques - Association de Développement Industriel de la Réunion (ADIR) - Pôle de compétitivité QUALITROPIC. |
- Société Nationale de sauvetage en Mer (SNSM) - Comité National des Pêches Maritimes et Elevages Marins (CNPMEM) - Union des Armateurs à la Pêche de France (UAPF) - Cluster Maritime Française (CMF) - Fondation des Mers Australes - Syndicat des Armateurs Réunionnais de Palangrier Congélateurs (SARPC) - Organisation des producteurs de thon congelé et surgelés (ORTHONGEL) |
L'INSEE a publié une étude sur les retombées socio-économiques de la pêche australe sur la base des données 2017, incluant les activités australes du groupe Sapmer ainsi que celles des autres membres du SARPC.
Il en ressort que la pêche australe génère 450 emplois directs et 180 emplois indirects ou induits. L'étude confirme ainsi le rôle moteur de la pêche australe dans l'emploi réunionnais, et incidemment le poids du groupe, qui arme cinq des huit navires engagés dans ces activités.
Pour aller plus loin et accélérer l'essor de « l'économie bleue » à la Réunion, Sapmer a également adhéré à l'Institut Bleu, une association regroupant notamment le Conseil Régional de la Réunion et des acteurs institutionnels du monde maritime comme le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins (CRPMEM). L'association doit constituer une chambre d'échange et d'amplification des démarches pour permettre au territoire réunionnais de tirer pleinement parti du potentiel de l'économie bleue que représente l'insularité.
Sapmer a développé sa démarche de mécénat autour de son site de Concarneau. Ainsi, sur le modèle de ce qui est fait à la Réunion, le groupe a apporté son soutien à la SNSM via des dons financiers et de produits à la station de Trévignon, au sein de laquelle plusieurs marins du groupe sont par ailleurs bénévoles. Sapmer a également été partenaire du salon Livre & Mer à Concarneau, et s'est engagé avec une école primaire locale dans un projet pédagogique sur toute la durée de l'année scolaire pour faire découvrir aux enfants les produits de la mer et les principes de la pêche responsable.
La contribution économique directe (salaires versés et achats auprès de ses fournisseurs, hors carburants) du Groupe sur ses territoires s'est élevée à plus de 110 millions d'euros. La France, entre la Réunion et la métropole, constitue évidemment la principale bénéficiaire avec près de 66 % des contributions directes. Nous avons fait le choix d'exclure les achats de carburants, en considérant qu'ils ne sont pas représentatifs de l'impact sur l'économie locale.
La pêche au large ou grande pêche pratiquée par Sapmer est parfaitement complémentaire avec la pêche artisanale, avec des zones de pêche très éloignées, des espèces ciblées différentes, un produit qui se présente frais car pêché dans la journée pour la pêche artisanale et surgelé pour la pêche australe afin de parvenir intact au consommateur après des marées de plus de 50 jours, voire 80. Cependant, les pêcheurs artisans sont soumis à un contexte économique difficile, avec une accessibilité variable à la ressource (saisonnalité, conditions météorologiques) et des marges financières limitées dans un environnement concurrentiel et ultra périphérique. En plus des liens naturels entre le groupe et la pêche artisanale réunionnaise (de nombreux pêcheurs artisans sont d'anciens navigants de la pêche australe), Sapmer apporte tout le soutien possible à ce secteur d'activité, notamment à son développement. Ainsi, le groupe verse au CRPMEM via le Syndicat des Armements réunionnais des Palangriers congélateurs (SARPC) une aide au soutien et au développement, qui a permis entre autres de rénover le parc de DCP ancrés ou encore d'abonder la caisse chômage intempéries pour indemniser les pêcheurs empêchés de sortir à cause des conditions météorologiques ou encore de relancer un module matelotage au sein de l'Ecole d'Apprentissage Maritime de La Réunion.
Sapler a maintenu les dispositifs de soutien déjà en place les années précédentes. Le plus emblématique concerne l'abondement au fonds de soutien et de développement « Légine pour tous » piloté par le Comité régional des pêches, comme l'ensemble des membres du SARPC. Le groupe a également continué la vente d'appâts à prix coûtant pour les pêcheurs artisans et ses palangriers ont posé des DCP ancrés au large de la Réunion lors des départs de marée. Ces DCP servent exclusivement aux artisans pêcheurs et le maintien du parc est essentiel à leurs activités.
14 tonnes d'appâts ont été vendues à prix coûtant aux pêcheurs artisans réunionnais. En raison de contraintes logistiques et d'approvisionnement, la vente a du être limitée en cours d'année, d'où une baisse de 20% par rapport à 2018. Néanmoins, la mise à jour des coûts inhérents (achat et stockage principalement) a permis de diminuer le prix au kilo.
350 000 € ont été versés par le SARPC au CRPMEM au titre du fonds de solidarité et de développement « Légine pour tous », représentant pour Sapmer une contribution à hauteur de 197 034 €.
Au-delà de l'intérêt commercial, la notoriété de Sapmer à la Réunion constitue un formidable outil pour pouvoir mettre en valeur certaines initiatives sur le territoire réunionnais. Parmi les différentes pistes envisageables, le groupe a choisi de mettre son image au service de démarches plutôt dans le domaine de l'inclusion professionnelle. Plusieurs actions ont commencé à être mises en place en 2019 à l'interface entre les salariés du groupe et la société civile. Au premier rang figure l'accueil de nombreux alternants et stagiaires, couplé avec un accompagnement complet tout au long de leur présence dans l'entreprise. L'objectif cardinal est en effet de favoriser l'apprentissage et l'intégration dans le monde professionnel. Une autre initiative soutenue par Sapmer concerne la création d'une « remise à niveau » pour des jeunes éloignés de l'emploi et sans diplôme, désabusés sur leurs perspectives. Après une année de cours et jalonnée de visites en entreprises du secteur maritime, cette remise à niveau doit leur permettre d'intégrer à terme l'École d'apprentissage maritime de la Réunion (EAMR) et de pouvoir trouver un emploi dans le domaine de l'économie bleue. Des réflexions ont été engagées pour soutenir d'autres démarches de ce type, et devraient pouvoir être concrétisées en 2020.
Sapmer a soutenu la création de la mise à niveau pour la préparation du CAP Matelot dispensé par l'EAMR, à la fois en soutenant le dossier déposé auprès de Pôle Emploi et en s'engageant à accueillir les apprenants pendant une journée pour pouvoir leur présenter nos activités, ainsi que la diversité des parcours et des postes qu'offre une entreprise de pêche.
L'année a également été l'occasion de s'interroger sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre l'illettrisme et la fracture numérique, deux phénomènes qui touchent particulièrement la Réunion, et qui peuvent affecter certains salariés du groupe. De premiers contacts ont été établis avec des organismes (administrations ou associations) pour voir quelles actions étaient envisageables, avec le tact que nécessite cette problématique qui peut être vécue comme une souffrance, que ce soit au travail ou dans la sphère personnelle.
2019 en chiffres
26 stagiaires (dont 11 à bord des navires) et 6 alternants ont été accueillis au cours de l'année. Les alternants, tous intégrés sur le site de la Réunion, représentent 8% des sédentaires.
Le premier enjeu consiste à assurer la sécurité de nos collaborateurs, qu'ils soient marins – dont la profession est par nature accidentogène – ou sédentaires. L'instauration d'un cadre de travail protecteur et propice à l'épanouissement de chacun est également un objectif majeur, au-delà des obligations réglementaires et internationales. Enfin, un soin particulier est apporté au développement des compétences de l'ensemble des salariés pour pouvoir relever les défis présents et à venir d'un secteur en pleine mutation.
Au 31 décembre 2019, le groupe comprenait 549 salariés, répartis sur les navires (50% des effectifs) et sur les quatre principaux sites du groupe : la Réunion, Maurice, Seychelles et Concarneau. Avec les marins d'autres nationalités embarqués à chaque marée, ce sont plus de 729 marins qui embarquent sur nos navires.
En matière de sécurité, une politique groupe multisite en mer et à terre est déployée et animée par le Responsable Groupe Santé Sécurité Environnement en relation avec les services et équipes concernés. Ainsi, une analyse de prévention des risques est réalisée pour chaque unité de travail dans le cadre du Document Unique déployé pour les sociétés françaises2, avec la mise en œuvre des plans d'action afférents.
Par ailleurs, les incidents, presque accidents et accidents éventuels de travail sont analysés et des fiches sont établies pour mettre en œuvre des actions qui font ensuite l'objet d'un suivi. Sur les navires, les équipages sont également régulièrement formés et un manuel de formation leur est remis pour rappeler les mesures à prendre en cas de problème. Des mises en situation impromptues sont également organisées régulièrement et chaque départ de navires de la flotte australe est accompagné d'exercices d'abandon, d'incendie, d'envahissement et même d'alerte ammoniac pour ceux qui utilisent ce gaz dans leur process.
Le groupe entier a été endeuillé en avril 2019 avec un accident tragique survenu au large d'Amsterdam dans les TAAF : une chaloupe embarquant trois marins a chaviré, entraînant le décès d'un des marins et des blessures aux deux autres membres de l'équipage. Dès l'accident, le groupe s'est mobilisé avec les administrations compétentes pour organiser les opérations de rapatriement (le navire de pêche du groupe, l'Austral, étant le seul moyen de transport pour ramener tout le monde à la Réunion), pour tenir informées les familles des marins et pour proposer une cellule de soutien psychologique aux salariés qui le souhaitaient. Plusieurs enquêtes ont été diligentées, notamment celle du Bureau Enquête et Analyse (BEA) pour identifier les circonstances de l'accident et établir des recommandations. Le groupe coopère pleinement avec les différentes administrations en charge de ces enquêtes.
Un exercice « grandeur nature » a été organisé sur Le Port avec le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS 974) autour d'un scénario d'accident en milieu industriel. Ce type de simulation est primordial pour développer les bons réflexes en gestion de crise et atténuer au maximum les conséquences d'un accident.
36 accidents du travail ont été recensés parmi les effectifs français du groupe. 92% des accidents concernent les marins.
Les activités de pêche en haute mer sont par nature marquées par la rudesse des éléments et l'autarcie imposée. C'est particulièrement vrai pour la pêche australe qui intervient entre les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants. Le groupe met donc tout en œuvre pour proposer les meilleures conditions de travail aux marins, bien au-delà du simple respect de la réglementation nationale et internationale. Cette démarche conduit par exemple à appliquer les mêmes règles sur tous les navires du groupe, indépendamment de leur pavillon.
Ainsi, avant même la transposition en droit français de la convention C188 sur le travail à la pêche édictée par l'Organisation internationale du travail, Sapmer appliquait déjà des standards plus exigeants.
2 Le document unique est déjà déployé pour les installations de la Réunion, pour les navires du pôle Austral, pour les navires du pôle Thon et pour le Comptoir de Concarneau.
En plus des vérifications régulièrement effectuées par les autorités, notamment françaises dans le cadre du certificat social à la pêche, les clients du groupe viennent régulièrement auditer les pratiques mises en œuvre et interroger les marins pour vérifier leurs conditions de travail.
Concernant le respect et la promotion des droits humains, en particulier à bord des navires, le groupe met tout en œuvre pour atteindre le plus haut niveau de conformité, que ce soit à l'égard de la réglementation internationale ou nationale, des référentiels imposés par ses clients ou encore par les organismes de certifications. L'extension du Code de conduite aux droits humains via sa révision entreprise en 2019 (cf. « Lutte contre la corruption » p.26) permettra au groupe de répondre plus facilement aux exigences croissantes de ses parties prenantes sur ce sujet, notamment en matière de preuve. A titre d'exemple, le référentiel MSC intègre désormais des éléments sur les droits de l'Homme pour pouvoir obtenir la certification.
Une consultation a été engagée sur le télétravail au sein du groupe, en dehors des fonctions à bord des navires qui sont par nature impossibles à exécuter autrement qu'en présentiel. Si le télétravail est une organisation de plus en plus courante dans les entreprises, l'originalité de la démarche tient à la consultation de l'ensemble des salariés sédentaires sur tous les sites et la forme (un jeu de plateau dédié pour susciter débats et réflexions, sans « bonne réponse » préétablie).
Par ailleurs, les Comités Sociaux et Économiques de Sapmer SA et de sa filiale Compagnie d'Armement à la Pêche SAS ont été dument élus en fin d'année et le dialogue social des sociétés françaises poursuivi au sein de ces nouvelles instances. Afin de permettre la participation de tous les salariés – y compris le personnel navigant – tout en respectant les délais imposés par la loi, le vote électronique a été privilégié pour la première fois. Ce dispositif technique a rencontré un franc succès, avec un taux de participation entre 66% et 100% selon les sociétés et collèges concernés.
A bord des navires ou à terre, la pêche exige un très haut niveau de technicité. En plus de leur formation initiale, il est par exemple exigé des officiers qu'ils suivent régulièrement de nouvelles formations, pour acquérir de nouvelles compétences ou pour revalider les différents brevets et certificats d'aptitude nécessaires pour la navigation maritime en haute mer.
La Convention STCW-f est entrée en vigueur en cours d'année 2019. Grâce au travail d'anticipation mené par le groupe depuis 2017, la plupart des marins concernés ont déjà pu s'acquitter de leurs obligations de revalidation de leurs certifications : les équipages auront donc le temps d'être entièrement conformes au titre de cette réglementation d'ici septembre 2020.
Par ailleurs, un plan de relève des capitaines a été mis en œuvre en prévision de prochains départs en retraite. La fonction de capitaine est absolument essentielle pour un armement de pêche, avec une spécialisation très forte sur les pêcheries concernées, ce qui explique la mobilisation très forte du groupe sur le sujet, avec notamment la prise en charge intégrale des frais pédagogiques et le maintien de la rémunération des salariés concernés pendant leur formation. Ce plan continuera de se déployer jusqu'en 2021, afin de garantir la continuité des activités de pêche.
Le groupe a également accentué sa campagne de sensibilisation et d'accompagnement sur les dispositifs de validation des acquis par l'expérience (VAE) pour les salariés français. Sapmer a été moteur dans ce dispositif en sollicitant l'Éducation Nationale pour intervenir dans nos locaux, en mettant à disposition les collaborateurs sur leur temps de travail, en finançant les frais d'accompagnement et en allant jusqu'à accueillir la soutenance par visioconférence lorsque cela était possible.
Un autre temps fort de l'année 2019 a concerné la formation de l'ensemble des managers sédentaires du groupe, y compris les membres du Comex. L'objectif est de pouvoir, par le partage d'outils identiques, de faciliter la diffusion d'une culture commune et ainsi l'atteinte des objectifs groupe fixés.
6 706 heures de formation ont été suivies dans l'année par 216 salariés du groupe, pour une enveloppe globale de plus de 260 000 euros. Cela représente une baisse de 6 % du nombre d'heures de formation et une augmentation de 14 % des dépenses par rapport à 2018 : ces évolutions sont cohérentes avec les priorités de l'année sur la finalisation de la formation des officiers pour la mise en conformité avec la STCW-f, et le plan de relève des capitaines qui nécessite un engagement financier plus important.
12 salariés ont été pris en charge par le dispositif d'accompagnement sur la VAE pendant l'année, dont 4 ont d'ores et déjà obtenu leur diplôme en cours d'année.
Sapmer est vigilante quant à l'égalité entre les hommes et les femmes : un accord sur l'égalité professionnelle est ainsi entré en vigueur en 2017 pour une durée de 3 ans3. Sapmer fait également le nécessaire, dans la mesure du possible, pour l'insertion des personnes handicapées dans le groupe. Il est à noter toutefois que les situations liées à des inaptitudes partielles ou totales des marins à la navigation sont difficiles à résoudre pour « maintenir » le salarié à son poste, pour des raisons évidentes de sécurité ou de contraintes du métier de marin pêcheur. Des solutions de reclassement sont alors recherchées.
L'accord sur l'égalité professionnelle homme-femme est arrivé à son terme en 2019. Si le bilan complet n'est pas encore disponible au moment de l'élaboration de cette DPEF, certains points attestent d'ores et déjà des progrès accomplis. Par ailleurs, après vérification, il apparaît que Sapmer n'est pas soumis à l'obligation de publication de l'index égalité hommes-femmes, en raison de la trop faible représentation des femmes dans les effectifs. Cela résulte du poids des équipages, exclusivement masculins, dans les effectifs.
Sur les trois dernières années, 56 % des femmes salariées par une des sociétés françaises du groupe ont bénéficié d'une augmentation individuelle de rémunération. A titre de comparaison, seuls 34 % des hommes salariés ont été augmentés sur la même période.
De même, 15% des femmes ont connu une promotion interne depuis 2017, contre 12 % des hommes.
Les souhaits des consommateurs ont profondément évolué ces dernières années, en particulier dans le domaine agroalimentaire. La qualité des produits reste évidemment une attente fondamentale, mais une attention croissante est portée sur la naturalité, les conditions de production et les qualités nutritionnelles des produits.
Pour répondre à ces différents défis, Sapmer est idéalement structurée pour proposer des produits sauvages naturels et des recettes inédites, aux qualités organoleptiques unanimement saluées. Surtout, à travers les comptoirs Sapmer et la marque éponyme, le groupe est en mesure de raconter son histoire et d'aller à la rencontre des consommateurs finaux.
Pour préserver toutes les qualités des produits pêchés, ces derniers sont immédiatement surgelés à bord des navires. Pour le thon tropical, l'ultra-basse température permet une véritable différenciation qualitative par rapport aux autres acteurs de la pêcherie. Ce procédé innovant permet de consommer le poisson cru ou mi-cuit, contrairement à la simple congélation en saumure. Le processus mis en œuvre assure une conservation optimale et garantit au consommateur final de pouvoir déguster en toute confiance ces produits d'exception.
De façon générale, tous les moyens sont mis en œuvre pour garantir une qualité irréprochable, avec le déploiement de la méthode HACCP (à titre d'exemple, plus de 40 prélèvements sont effectués sur chaque débarquement) ou encore les certifications alimentaires IFS et BRC pour l'usine Mer des Mascareignes. En outre, tous nos navires sont régulièrement audités par les autorités vétérinaires de l'État du pavillon.
Afin de soutenir la volonté d'amélioration continue, le groupe a mis en place des groupes transverses dédiés à la qualité produit, en intégrant toutes les parties prenantes, des bords jusqu'aux équipes commerciales. En favorisant les échanges et le partage, ces groupes doivent faciliter le déploiement de solutions opérationnelles ou organisationnelles.
Par ailleurs, le groupe a choisi de mettre en place des capteurs de température dans les containers réfrigérés utilisés pour le transport : en enregistrant la température durant tout le trajet, ces capteurs garantissent aux clients un respect sans faille de la chaîne du froid et donc de la qualité des produits.
Cette dernière démarche est entièrement volontaire de la part du groupe, puisque sa responsabilité s'arrête par principe lorsque la marchandise est confiée au transporteur, à la sortie des chambres froides ou de l'usine.
Le groupe est confronté à des enjeux spécifiques suivant les espèces pêchées. Pour l'activité australe, il est nécessaire de faire connaître les espèces rapportées, notamment la légine qui bien que désormais familière pour certains marchés demeure encore largement méconnue. Pour l'activité thonière au contraire, les espèces pêchées sont parfaitement connues des consommateurs, qui ont tous une boîte de thon en conserve dans leur cuisine.
3 Applicable aux sociétés françaises avec des salariés : SAPMER SA, ARMEMENTS RÉUNIONNAIS et ARMAS PÊCHE.
La difficulté consiste alors à faire valoir le savoir-faire de Sapmer. Que ce soit au cœur des installations du groupe sur la darse de pêche à la Réunion ou près des équipes support des activités thonières à Concarneau, les comptoirs Sapmer permettent de proposer les produits pêchés par les navires du groupe en circuit court.
Avec une intégration désormais complète, Sapmer est en effet en mesure de pêcher via ses navires, de faire la débarque grâce à ses équipes logistiques, de valoriser sa production dans un atelier propre et enfin de vendre ses propres produits sous sa propre enseigne. Ainsi, les consommateurs ont l'opportunité de découvrir des espèces peu connues aux saveurs riches, à côté des espèces emblématiques que sont la légine, la langouste australe ou encore le thon tropical. Surtout, cela permet d'assurer une totale transparence sur nos activités, en mettant en relation directe producteur et consommateur, pour pouvoir répondre à toutes les questions sur le mode de production et recueillir directement les avis des consommateurs sur les produits proposés.
Après le lancement en 2018 de de rillettes à base de légine ou de thon, la gamme appertisée a été enrichie en 2019 avec deux nouvelles références de ventrèche de thon, conservée dans de l'huile d'olive certifiée Agriculture biologique.
Ce produit reflète parfaitement la direction souhaitée pour satisfaire nos clients : mettre la qualité des poissons au cœur de la proposition de valeur en sélectionnant rigoureusement les meilleurs ingrédients.
L'analyse des risques du groupe s'est déroulée en quatre étapes :
Après un travail poussé d'analyse en 2018, l'analyse a été actualisée pour l'exercice 2019 de procéder avant une révision plus approfondie des risques en 2020.
La présente déclaration de performance extra-financière couvre la société-mère Sapmer ainsi que l'ensemble des sociétés dans son périmètre de consolidation par intégration, à savoir Les Armements Réunionnais, Armas Pêche, Soparma, Les comptoirs Sapmer, Sapmer Premium Seaproducts, Tuna Fishing Company, Indian Ocean Ship Management Services, ompagnie d'Armement à la Pêche, Sapmer Technical Services, Tuna Processing Services.
La société Mer des Mascareignes est consolidée mais par équivalence, avec un contrôle indirect de Sapmer : cette société est donc exclue du périmètre de reporting de la DPEF.
Sauf indication contraire, les diligences et résultats présentés couvrent le périmètre du groupe.
Sauf indication contraire, les indicateurs sociaux (cf. Protection et épanouissement des collaborateurs en mer et à terre p. 23 et suivantes) sont calculés en équivalent temps plein travaillé et couvrent le seul périmètre des sociétés du groupe dont le siège social est en France avec au moins un salarié, à savoir Sapmer, Les Armements Réunionnais, Armas Pêche, Les comptoirs Sapmer et Compagnie d'Armement à la Pêche.
Les autres diligences et résultats présentés dans la DPEF couvrent par principe tout le périmètre de reporting du groupe, sauf indication spécifique d'une couverture plus restreinte.
La pandémie de coronavirus, dont nous ignorons encore l'ampleur et la durée, s'est propagée dans le monde entier à partir janvier 2020. L'activité du groupe a été très rapidement impactée, notamment par les difficultés engendrées sur les marchés chinois et japonais qui constituent des débouchés commerciaux majeurs. Suite aux décisions gouvernementales compétentes pour les différents sites du groupe (confinement, arrêt des activités nonessentielles…), l'ensemble des activités a été fortement impacté, contraignant la direction du groupe à mettre en chômage partiel certains de ses effectifs durant cette période et à mettre en œuvre des moyens exceptionnels pour assurer la protection de ses salariés, préserver son environnement économique et financier, son volume d'activité, etc.
S'il s'agit d'un événement postérieur à la clôture de l'exercice 2019, sans impact sur le contenu de la déclaration de performance extra-financière, cette situation néanmoins a perturbé son élaboration et la collecte des informations quantitatives. En tout état de cause, la gestion de cette crise sanitaire majeure sera traitée dans la DPEF 2020.
Le conseil d'administration
Chers actionnaires,
Conformément à l'article L.225-37 du Code de commerce, nous vous présentons notre rapport sur le gouvernement d'entreprise.
Conformément aux dispositions de l'article L.225-37-4 du Code de commerce, vous trouverez ci-dessous la liste de l'ensemble des mandats et fonctions exercés dans toute société par chacun des mandataires sociaux de la société durant l'exercice clos le 31 décembre 2019.
| NOM DES ADMINISTRATEURS |
FONCTIONS | AGE | LISTE DES MANDATS |
|---|---|---|---|
| Mr Jacques d'ARMAND de CHATEAUVIEUX |
Président du conseil d'administration *** Administrateur |
69 ans | Premier Mandat Sapmer Sa : 18 juin 1992 Président du conseil d'administration de : Sapmer Sa (France), Bourbon Corporation Sa (France), la Sages Directeur général de : Bourbon Corporation Sa (France) Président de : Jaccar Holdings Sas (France), Sapmer Investissements Sas (France) Chairman, CEO et administrateur de : Sapmer Holding Pte Ltd (Singapour) Chairman and director de : Greenship Holdings (Singapour) Président et administrateur de : Evergas (Danemark) Gérant de : Ct Corp Sarl (France) Administrateur de : Sapmer Sa (France), Bourbon Corporation Sa (France), Sinopacific Shipbuilding Group (Chine), Belle Isle Tuna Company (Ile Maurice), Belle Rive Tuna Company (Ile Maurice), Iost Company Ltd (Ile Maurice), Morn Seselwa Tuna Company (Ile Maurice), Morne Blanc Tuna Company (Ile Maurice), Tuna Fishing Company Ltd (Seychelles), Central Common Cold Store Ltd (Seychelles) Membre du comité d'administration de : Sapmer Investissements Sas (France) |
| Mr Guy DUPONT | Administrateur | 75 ans | Premier Mandat Sapmer Sa (France) :15 juin 1995 Président de : Asr Sas (France), Gvs Sas (France) Administrateur de : Sapmer Sa (France) Cbo Territoria Sa (France), Art Sa (France), Caille Sa (France), Afd Com (France) Gérant de : Quali (France), Sane (France), Sci Orion (France), Logsud Sarl (France), Ink OI (France) |
| Mr Adrien de CHOMEREAU |
Directeur Général *** Administrateur |
38 ans | Premier Mandat Sapmer Sa : Décembre 2014 Directeur général de Sapmer Sa (France), Sapmer Investissements (France) Représentant permanent de Sapmer Sa, Présidente de : Les Armements Réunionnais Sas (France), Soparma Sas (France), Armas Pêche Sas (France), Compagnie d'armement à la pêche Sas (France) Administrateur de : Sapmer Sa (France), Bourbon Corporation Sa (France), Mer des Mascareignes Ltee (Ile Maurice), Sapmer Premiun Seaproducts (Ile Maurice), Indian Ocean Ship Management Services (Ile Maurice), Vietnam Century Fund (Ile Maurice), Jaccar Investment Manager (Ile Maurice), Tuna Fishing Company Ltd (Seychelles) Gérant de : Les comptoirs Sapmer Sarl (France) |
Conformément à l'article L.225-37-4 du Code de commerce, nous vous précisons que votre conseil d'administration, lors de sa séance du 11 juin 2019, a procédé au choix de l'une des deux modalités d'exercice de la direction générale prévues à l'article L 225-51-1 du Code de commerce.
Il a décidé de maintenir la dissociation des fonctions de président du conseil d'administration et de directeur général.
Le directeur général assume sous sa responsabilité la direction générale de la société.
Il ne peut, sans l'accord du conseil d'administration, décider ou réaliser aucune des opérations suivantes :
Monsieur Adrien de CHOMEREAU a été renouvelé dans ses fonctions de directeur général pour la durée de son mandat d'administrateur, soit jusqu'à l'issue de l'assemblée générale tenue en 2022 et appelée à statuer sur les comptes de l'exercice écoulé.
Conformément aux dispositions de l'articles L.225-37-4 du Code de commerce, nous vous invitons à trouver ciaprès un récapitulatif des délégations accordées par l'assemblée générale au conseil d'administration en matière d'augmentation de capital sur le fondement des dispositions des articles L.225-129-1 et L.225-129-2 du Code de commerce :
Assemblée générale extraordinaire (AGE) du 28 juin 2018, sixième résolution :
Conformément aux dispositions législatives et règlementaires, nous tenons à votre disposition les rapports des commissaires aux comptes.
Nous vous proposons de nommer Monsieur Dominique AUDOUIN, demeurant 20 ter chemin Macé, 97411 Bois de nèfles Saint-Paul, en qualité d'administrateur, en adjonction aux membres actuellement en fonction pour une durée de trois années, venant à expiration à l'issue de l'assemblée tenue en 2023 appelée à statuer sur les comptes de l'exercice écoulé.
Monsieur Dominique AUDOUIN, ancien directeur financier puis directeur juridique et RH de Sapmer avant son départ à la retraite, a fait savoir par avance qu'il acceptait ces fonctions et qu'il n'était frappé d'aucune mesure ou incapacité susceptible de lui en interdire l'exercice. Sa longue expérience de l'entreprise et du secteur, ainsi que son implantation à la Réunion et sa bonne connaissance du territoire seront utiles aux décisions du conseil.
En vue de contribuer à la bonne gouvernance de la société, il est proposé d'instituer au sein du conseil d'administration de la société la fonction de censeur.
Le censeur aura pour mission de veiller au respect des statuts, d'apporter un éclairage et de présenter des observations au conseil d'administration.
Nommé par le conseil d'administration sous réserve de la ratification par l'assemblée générale ordinaire, le durée du mandat de censeur est prévue pour trois années renouvelable.
Il est donc proposé aux actionnaires d'insérer dans les statuts de la société un article 18 bis « CENSEUR ».
Conformément à l'article L.225-35 du Code de commerce, le conseil d'administration a autorisé lors de sa réunion du 8 octobre 2019 que Sapmer se porte garante de sa filiale à 100% Sapmer Premium Seaproducts en cas de non paiement au profit de la société Ebury, spécialisée dans la gestion du risque de change.
Le conseil d'administration
| Nature des Indications | 2019 | 2018 | 2017 | 2016 | 2015 |
|---|---|---|---|---|---|
| I – Capital en fin d'exercice (en K€) | |||||
| Capital | 2 799 | 2 799 | 2 799 | 2 799 | 2 799 |
| Nombre des actions ordinaires existantes | 3 498 598 | 3 498 598 | 3 498 598 | 3 498 598 | 3 498 598 |
| Nombre des actions à dividende prioritaire (sans droit de vote) existantes | |||||
| Nombre maximal d'actions futures à créer | |||||
| - Par conversion d'obligations | |||||
| - Par exercice de droits de souscription | |||||
| II – Opérations et Résultats de l'exercice (en K€) | |||||
| Chiffres d'affaires hors taxes | 81 822 | 94 210 | 89 140 | 97 841 | 67 779 |
| Résultats avant impôts, participation des salariés, amortissements et | 7 789 | 19 779 | 2 941 | 11 952 | -8 847 |
| provisions | |||||
| Impôts sur les bénéfices | 3 388 | 3 511 | 2 984 | 4 409 | 3 749 |
| Participation des salariés due au titre de l'exercice | 0 | -1 | -938 | -495 | 0 |
| Résultats après impôts, participation des salariés, amortissements et | 609 | 12 932 | 3 828 | 2 269 | -9 630 |
| provisions | |||||
| Résultat distribué | 0 | 2 099 | 0 | 0 | 0 |
| III – Résultat par action (en €) | |||||
| Résultat après impôts, participation des salariés mais avant | 3,19 | 6,66 | 1,43 | 4,53 | -1,46 |
| amortissements et provisions | |||||
| Résultat après impôts, participation des salariés, amortissements et | 0,17 | 3,70 | 1,09 | 0,65 | - 2,75 |
| provisions | |||||
| Dividende attribué par action | 0,00 | 0,60 | 0 | 0 | 0 |
| IV – Personnel (en K€) | |||||
| Effectif moyen des salariés employés pendant l'exercice | 185 | 177 | 196 | 220 | 218 |
| Montant de la masse salariale de l'exercice | 10 044 | 9 212 | 11 161 | 15 133 | 13 319 |
| Montant des sommes versées au titre au titre des avantages sociaux de l'exercice (sécurité sociale, œuvres sociales …) |
2 081 | 1 768 | 1 794 | 1 725 | 1 392 |

ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE

TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS
NOTES AUX ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS


36
35
38
39

1er janvier 2019 au 31 décembre 2019
| 2019 retraité | ||||
|---|---|---|---|---|
| En milliers d'€ | Note | 2019 | des impacts | 2018 |
| IFRS16 | ||||
| Chiffre d'affaires | 2,1 | 165 278 | 165 278 | 180 930 |
| Production stockée | -2 677 | -2 677 | -1 370 | |
| Autres produits de l'activité | 2 775 | 2 775 | 1 853 | |
| Production | 165 376 | 165 376 | 181 413 | |
| Achats consommés | -50 201 | -50 201 | -50 499 | |
| Autres achats et charges externes | 2,2 | -42 529 | -51 400 | -50 364 |
| Charges de personnel (y.c. participation des salariés | 2,3 | -44 142 | -44 142 | -43 984 |
| Impôts et taxes | -7 672 | -7 672 | -8 280 | |
| Autres produits et charges d'exploitation | 2,2 | -2 323 | -2 323 | -1 756 |
| EBITDA 1 | 18 508 | 9 638 | 26 530 | |
| Dotations aux amortissements et dépréciations | -13 428 | -10 923 | -10 564 | |
| Résultat opérationnel courant | 5 080 | -1 286 | 15 966 | |
| Autres charges / produits opérationnels | 0 | 0 | 0 | |
| Résultat opérationnel | 2,6 | 5 080 | -1 286 | 15 966 |
| Coût de l'endettement financier net | -1 248 | -1 248 | -1 786 | |
| Autres produits et charges financiers | -7 127 | -386 | 58 | |
| Résultat financier | 2,4 | -8 375 | -1 634 | -1 728 |
| Résultat net des activités abandonnées | 0 | 0 | 0 | |
| Résultat avant impôts sur les bénéfices | -3 295 | -2 919 | 14 237 | |
| Impôts sur les résultats | 2,5 | -1 720 | -1 720 | -1 803 |
| Quote- part dans le résultat des entreprises associées | 84 | 84 | -223 | |
| Résultat net de l'ensemble consolidé | -4 931 | -4 556 | 12 211 | |
| Revenant : | ||||
| Aux actionnaires de la société mère | -4 931 | 12 211 | ||
| Aux participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 0 | ||
| Résultat par action | 4,2 | -1,41 | 3,49 | |
| Résultat dilué par action | 4,2 | -1,41 | 3,49 | |
| Nombre moyen d'actions ordinanires | 4,2 | 3 498 598 | 3 498 598 | |
| Nombre dilué moyen d'actions ordinaires | 4,2 | 3 498 598 | 3 498 598 | |
| ETAT DU RESULTAT GLOBAL | ||||
| Résultat net de l'exercice | -4 931 | 12 211 | ||
| Ecarts de conversion | -51 | 47 | ||
| Instruments financiers | 0 | 124 | ||
| Effet d'impôt sur les autres éléments du résultat | ||||
| global | 0 | 0 | ||
| Autres éléments du résultat global de la | ||||
| période après impôts | -51 | 171 | ||
| Résultat global total de la période | -4 982 | 12 382 | ||
| Revenant : | ||||
| Aux actionnaires de la société mère | -4 982 | 12 384 | ||
| Aux participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 0 |
• Les notes 1 à 5 font partie intégrante des états financiers consolidés.
• 1 EBITDA : résultat opérationnel avant dotations aux amortissements et dépréciations d'actifs.
| En milliers d'€ | Note | 2019 | 2019 retraité des impacts IFRS16 |
2018 |
|---|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles | 3.1 | 196 670 | 126 479 | 128 842 |
| Goodwills | 3 258 | 3 258 | 3 258 | |
| Immobilisations incorporelles | 3,2 | 865 | 865 | 970 |
| Participations dans des entreprises associées | 1 419 | 1 419 | 1 386 | |
| Actifs financiers, créances clients et autres créances | 10 804 | 10 804 | 11 558 | |
| Impôts différés | 3,12 | 0 | 0 | 0 |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | 0 | |
| Total actif non courant | 213 016 | 142 826 | 146 015 | |
| Stocks | 3,3 | 18 168 | 18 168 | 24 791 |
| Créances clients et comptes rattachés | 3,4 | 29 940 | 29 940 | 42 292 |
| Autres créances | 3.5 | 5 199 | 5 199 | 5 097 |
| Etat - impôts sur les bénéfices à recevoir | 396 | 396 | 891 | |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | 0 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | 3,6 | 5 574 | 5 574 | 4 718 |
| Total actif courant | 59 277 | 59 277 | 77 789 | |
| Actifs non courants détenus en vue de la vente | 0 | 0 | ||
| Total actif | 272 293 | 202 102 | 223 804 | |
| Capital social | 2 799 | 2 799 | 2 799 | |
| Ecarts de conversion | -74 | -74 | -24 | |
| Résultats non distribués | 77 667 | 75 155 | 79 712 | |
| Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la société mère | 80 392 | 77 880 | 82 487 | |
| Participations ne donnant pas le contrôle | 1 | 1 | 0 | |
| Total capitaux propres | 80 392 | 77 880 | 82 487 | |
| Emprunts et dettes financières | 3.7 | 112 866 | 48 624 | 56 229 |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | 0 | |
| Impôts différés | 3.12 | 13 981 | 13 981 | 12 341 |
| Provisions pour engagement de retraite | 3.10 | 1 814 | 1 814 | 1 642 |
| Provisions pour autres passifs | 3.11 | 615 | 615 | 849 |
| Autres dettes non courantes | 3.8 | 0 | 0 | 0 |
| Total passif non courant | 129 277 | 65 033 | 71 062 | |
| Emprunts et dettes financières | 3.7 | 17 274 | 10 871 | 10 490 |
| Instruments financiers dérivés | 0 | 0 | 19 | |
| Provisions pour autres passifs | 3.11 | 0 | 0 | 0 |
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 26 505 | 29 473 | 32 562 | |
| Etat - impôts sur les bénéfices à payer | 0 | 0 | 0 | |
| Autres dettes d'exploitation | 3,8 | 18 845 | 18 845 | 27 186 |
| Total passif courant | 62 625 | 59 188 | 70 256 | |
| Passifs directement associés à des actifs non courants détenus en vue de la vente |
0 | 0 | 0 | |
| Total passif et capitaux propres | 272 293 | 202 102 | 223 804 |
• Les notes 1 à 5 font partie intégrante des états financiers consolidés.
1er janvier 2019 au 31 décembre 2019
TFT retraité des impacts IFRS16
| En milliers d'€ | Note | 2019 | 2018 |
|---|---|---|---|
| Résultat net avant impôt sur les benefices | -2 919 | 14 237 | |
| Dotations nettes aux amortissements et provisions | 11 359 | 11 013 | |
| Gains et pertes liés aux variations de juste valeur | -19 | -372 | |
| Charges et produits calculés liés aux stock-options et assimilés | 0 | 0 | |
| Plus et moins values de cession | -300 | 634 | |
| Autres variations sans incidences sur la trésorerie | 0 | -784 | |
| Impôts versés | 378 | -1 703 | |
| Capacité d'autofinancement | 8 498 | 23 025 | |
| Incidence de la variation BFR | 9 544 | -993 | |
| Coût de l'endettement financier net | 2.4 | 1 248 | 1 786 |
| Flux net de trésorerie généré par l'activité | 19 290 | 23 818 | |
| Acquisition immos corporelles | 3.1 | -10 348 | -10 832 |
| Acquisition immos incorporelles | 3.2 | -13 | 0 |
| Acquisition immos financières | -52 | -1 043 | |
| Cession d'immos corp et incorp | 461 | 46 | |
| Tréso.nette /acquisitions & cessions de filiales / variation de périmètre | 0 | 0 | |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement | -9 952 | -11 829 | |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | |
| Dividendes versés /reçus | 0 | -2 099 | |
| Dividendes versés aux minoritaires | 0 | 0 | |
| Variation des autres fonds propres | 0 | 0 | |
| Encaissements provenant d'emprunts | 3.7 | 500 | 2 000 |
| Remboursement d'emprunts | 3.7 | -8 734 | -7 162 |
| Intérêts financiers nets versés | -1 283 | -2 027 | |
| Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement | -9 517 | -9 288 | |
| Incidences des variations de taux de change | |||
| VARIATION DE TRESORERIE | -178 | 2 702 | |
| Trésorerie à l'ouverture | 4 712 | 2 010 | |
| Trésorerie à la clôture | 4 535 | 4 712 |
| En milliers d'€ | Capitaux propres attribuables aux actionnaires de la société mère Participations | Total | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Capital | Autres | Ecarts de | Résultats | ne donnant | Capitaux | |
| Note | social | Réserves | conversions | non distribués | pas le contrôle |
propres |
| Au 1er janvier 2018 | 2 799 | 6 762 | -70 | 62 501 | 2 | 71 993 |
| Ecarts de conversion | 0 | 0 | 47 | 0 | 0 | 47 |
| Instruments financiers | 0 | 0 | 0 | 124 | 0 | 124 |
| Total des produits / charges | ||||||
| comptabilisés directement en capitaux | 0 | 0 | 47 | 124 | 0 | 171 |
| propres | ||||||
| Résultat net | 0 | 0 | 0 | 12 211 | 0 | 12 211 |
| Total des produits comptabilisés | 0 | 0 | 47 | 12 335 | 0 | 12 382 |
| Autres variations | 0 | 0 | 0 | 211 | 0 | 211 |
| Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Effet des options de souscriptions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Dividendes versés Au 31 décembre 2018 |
0 2 799 |
0 6 762 |
0 -24 |
-2 099 72 948 |
0 2 |
-2 099 82 487 |
| Au 1er janvier 2019 | 2 799 | 6 762 | -24 | 72 948 | 2 | 82 487 |
| Ecarts de conversion | 0 | 0 | -51 | 0 | 0 | -51 |
| Instruments financiers | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total des produits / charges | ||||||
| comptabilisés directement en capitaux | 0 | 0 | -51 | 0 | 0 | -51 |
| propres | ||||||
| Résultat net | 0 | 0 | 0 | -4 931 | 0 | -4 931 |
| Total des produits comptabilisés | 0 | 0 | -51 | -4 931 | 0 | -4 981 |
| Autres variations | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Variation liée ifrs 16 | 0 | 0 | 0 | 2 888 | 0 | 2 888 |
| Effet des options de souscriptions | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Augmentation de capital | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Dividendes versés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Au 31 décembre 2019 | 2 799 | 6 762 | -75 | 70 905 | 2 | 80 393 |
• Les notes 1 à 5 font partie intégrante des états financiers consolidés.
Dans l'ensemble des états financiers et annexes, les montants sont indiqués en milliers d'euros (K€) et les différences de ± 1 K€ sont dues aux arrondis.
Les états financiers consolidés comprennent la société Sapmer et ses filiales, l'ensemble étant désigné comme « le groupe ».
Sapmer est l'opérateur historique de la grande pêche dans les eaux des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) au départ de l'Ile de la Réunion. Créée en 1947, Sapmer exploite une flotte en pleine propriété de quatre palangriers congélateurs pour la pêche à la légine, un chalutier caseyeur congélateur pour la pêche à la langouste et cinq thoniers senneurs surgélateurs (surgélation à bord à -40°C) pour la pêche au thon (Albacore et Listao) dans l'océan Indien.
Les comptes 2019 incluent également l'exploitation de quatre thoniers en location financement. Le groupe applique au 1er janvier 2019, IFRS 16 qui prévoit un principe de comptabilisation des contrats de location au bilan des preneurs, avec constatation d'un actif (représentatif du droit d'utilisation de l'actif loué pendant la durée du contrat) et d'une dette (au titre de l'obligation de paiement des loyers). Les contrats coque-nue de ces 4 thoniers ont donc été retraités selon la norme. Le groupe a choisi, pour la modalité de transition, la méthode rétrospective simplifiée : les états financiers 2018 n'ont donc pas été retraités des effets de l'application d'IFRS 16 « Contrats de location ».
La norme IFRS16 a également été appliquée pour les contrats de location de nos chambres froides et bureaux de la Réunion et pour tous les matériels en location longue durée d'une valeur supérieure à 5 K€.
Ces états financiers ont été arrêtés le 3 juin 2020 par le conseil d'administration.
Les principales méthodes comptables appliquées lors de la préparation des états financiers consolidés sont exposées ci-après. Sauf indication contraire, ces méthodes ont été appliquées de façon permanente à tous les exercices présentés.
Les états financiers consolidés ont été préparés conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté par l'Union Européenne.
Au 31 décembre 2019, le référentiel tel qu'adopté par l'Union Européenne et utilisé par SAPMER pour l'établissement de ses états financiers ne présente pas de différence avec le référentiel publié par l'IASB. Le référentiel tel qu'adopté par l'Union Européenne est disponible sur le site internet :
/internalmarket/accounting/iasfr.htm#adoptedcommission).
Les états financiers consolidés ont été établis selon la convention du coût historique, à l'exception des navires pour lesquels la valeur comptable a été remise à sa « juste valeur » au 1er janvier 2007.
La comptabilisation du chiffre d'affaires est constatée lors du transfert du bien au client conformément à la norme IFRS 15.
La préparation des états financiers en conformité avec le référentiel IFRS suppose l'utilisation de jugements et d'estimations comptables significatifs. Il suppose que la direction établisse des estimations et des hypothèses concernant les procédures d'application de méthodes comptables du groupe. Les domaines impliquant un degré plus élevé de jugement et de complexité, ou les domaines où les hypothèses et estimations sont significatives par rapport aux comptes consolidés sont décrits dans la note 1.18.
Normes, amendements et interprétations dont l'application est obligatoire en 2019.
Les nouveaux textes IFRS pour International Financial Reporting Standards d'application obligatoire à partir du 1er janvier 2019 et notamment IFRS 16 « contrats de location » impactent significativement la structure du bilan. Depuis cette date, les contrats de location, en particulier location coque-nue de navires, sont comptabilisés au bilan (exceptés les contrats inférieurs à 12 mois ou portant sur des biens de faible valeur). Les hypothèses et impacts de la 1ère application sont développés dans la note 1.5.
Covid 19 : la crise sanitaire liée au covid-19 et la promulgation de l'état d'urgence sanitaire par la loi 2020- 290 du 23 mars 2020 constituent un événement postérieur au 31 décembre 2019 qui n'a pas donné lieu à un ajustement des comptes annuels clos au 31 décembre 2019, c'est-à-dire que les actifs et passifs, les charges et produits mentionnés respectivement au bilan et au compte de résultat au 31 décembre 2019 sont comptabilisés et évalués sans tenir compte de cet événement et de ses conséquences.
Les incidences post-clôture seront décrites dans la note 4.3.
Les sociétés dans lesquelles le groupe, directement ou indirectement, contrôle plus de la moitié des droits de vote ou a le pouvoir d'exercer le contrôle sur les opérations, sont consolidées par intégration globale. Sont ainsi incluses dans le périmètre de consolidation toutes les sociétés dont la société Sapmer détient directement ou indirectement 20% des droits de vote au 31 décembre 2019.
Les filiales sont consolidées à partir de la date à laquelle le contrôle est transféré au groupe. Elles ne sont plus consolidées à partir de la date où le contrôle cesse. La méthode de l'acquisition est utilisée pour comptabiliser l'achat de sociétés par le groupe.
Toutes les transactions significatives entre les sociétés consolidées sont éliminées, notamment les créances, dettes, produits et charges entre les sociétés du groupe ainsi que les profits internes inclus dans les stocks et les plus ou moins-values réalisées sur des opérations de cession d'immobilisations entre des sociétés du groupe.
La liste des sociétés du groupe figure en note 5. La date de clôture annuelle des états financiers individuels est le 31 décembre ou 30 juin .
Les principales méthodes comptables appliquées lors de la préparation des états financiers consolidés sont exposées ci-après. Sauf indication contraire, ces méthodes ont été appliquées de façon permanente à tous les exercices présentés.
La méthode utilisée est l'intégration globale. Pour la filiale sous contrôle conjoint, la méthode de mise en équivalence est utilisée.
Les éléments inclus dans les états financiers de chacune des sociétés du groupe sont évalués en utilisant la monnaie du principal environnement économique dans lequel l'entité exerce ses activités (« la monnaie fonctionnelle »).
Les états financiers consolidés sont présentés en euros, qui est la monnaie fonctionnelle et de présentation de la société.
Les comptes des sociétés étrangères, dont la monnaie fonctionnelle est différente de l'euro, sont convertis selon les principes suivants :
Les écarts d'acquisition d'une société étrangère sont convertis au taux de clôture.
Les opérations en monnaie étrangère sont comptabilisées au taux de change de la date d'opération.
Les gains ou les pertes résultant du règlement de ces transactions et de la conversion des créances et dettes commerciales en monnaie étrangère aux taux en vigueur à la date de clôture, sont appréhendés dans le compte de résultat sur la ligne « EBITDA ».
Les gains et pertes résultant de la conversion des opérations financières sont quant à eux sur la ligne « résultat financier ».
Les cours utilisés sont indiqués dans le tableau ci-après :
| cours au 31/12/2019 |
cours moyen de l'exercice |
|
|---|---|---|
| roupie Mauricien (MUR) | 40.758 | 39.7446 |
| dollar US (USD) | 1.1234 | 1.1195 |
Les différences de change ayant trait à un élément monétaire qui fait en substance partie intégrante de l'investissement net d'une entreprise dans une entreprise étrangère consolidée sont inscrites dans les capitaux propres consolidés, nettes d'effet d'impôt sur le résultat si applicable, jusqu'à la cession ou à la liquidation de cet investissement net.
Au 31 décembre 2019, le groupe a pour monnaie fonctionnelle l'euro ; un écart de conversion de -74 K€ a été comptabilisé dans ses comptes.
Si le prix d'acquisition d'une entreprise diffère de la quotepart de capitaux propres correspondant, l'écart de première consolidation est analysé et ventilé dans les postes du bilan appropriés.
L'écart entre la valeur des titres acquis et la juste valeur de la quote-part d'actif net identifié à la date de prise de participation est porté à l'actif du bilan sous la rubrique « écart d'acquisition ».
Au 31 décembre 2016, suite à la réorganisation du groupe, un écart d'acquisition (goodwill) de 3 258 K€ a été constaté dans les comptes du groupe.
Conformément à la norme IAS 38, le goodwill a été affecté aux UGT correspondantes. Les sociétés concernées par le goodwill sont les sociétés IOSMS et TFC. Celles-ci exploitant les thoniers à pavillons mauriciens et seychellois, c'est à l'UGT « Pêcherie thonière Maurice et Seychelles » que ce goodwill a été alloué.
Les tests de dépréciation en découlant n'ont pas mis en évidence d'indice de perte de valeur au 31.12.2019.
Pour déterminer la juste valeur des UGT, le groupe détermine l'ensemble des flux de trésorerie futurs actualisés sur une période de 7 ans pour chacune des UGT, sur la base d'hypothèses économiques, d'activités et de résultats considérées par la direction générale du groupe comme les plus probables.
Les flux de trésorerie futurs attendus utilisés sont déterminés sur la base des business plans du groupe établis sur cinq ans. Ces flux sont actualisés à un taux apprécié sur la base du coût moyen pondéré du capital déterminé pour le groupe. Des analyses sont ensuite menées afin de déterminer la sensibilité des valeurs obtenues à la variation d'une ou plusieurs hypothèses du business plan.
La méthode des flux futurs de trésorerie actualisés (discounted cash flows) utilisée pour apprécier la valeur d'utilité des UGT auxquelles sont affectés les goodwills présentant, par construction, un caractère aléatoire, les cash flows futurs effectifs peuvent donc différer des projections de flux futurs utilisées pour déterminer la valeur d'utilité.
À noter que les estimations de la valeur recouvrable des UGT – en l'espèce leur juste valeur − sont réalisées chaque année dans le cadre de la mise en œuvre des tests de dépréciations des goodwills, et ce, même en l'absence d'indice de perte de valeur.
Les principales hypothèses et prévisions sont présentées ci-dessous :
Les immobilisations incorporelles ont été évaluées à leur coût d'acquisition ou d'apport. Les immobilisations incorporelles comprennent principalement les logiciels et les permis de mise en exploitation de navires.
Le groupe apprécie si la durée d'utilité d'une immobilisation incorporelle est définie ou indéfinie.Les immobilisations incorporelles ayant une durée de vie définie sont amorties sur leur durée d'utilité économique et sont soumises à un test de dépréciation chaque fois qu'il existe une indication de dépréciation de l'immobilisation incorporelle. La durée d'amortissement et le mode d'amortissement d'une immobilisation incorporelle ayant une durée d'utilité définie sont réexaminés au moins à la clôture de chaque exercice.
La durée d'amortissement des principales immobilisations incorporelles est :
Les immobilisations corporelles (hors navires) sont inscrites à leur coût d'acquisition (ou de production interne) diminué du cumul des amortissements et pertes de valeur.
Les navires au bilan du groupe au 1er janvier 2007 ont fait l'objet d'une évaluation à leur juste valeur à cette date.
Les navires sont décomposés en 4 à 6 composants suivant le type de navires (et activités), y compris l'élément « grosse réparation ».Chaque composant ayant sa durée d'utilité propre, toutefois le composant le plus significatif « structure » représente de 75 à 85% de la valeur du navire.
Les durées d'utilité des bateaux sont déterminées en fonction de l'utilisation probable que la société fera desdits navires pour poursuivre leur exploitation actuelle, dans un contexte similaire, sous réserve que cette durée ne dépasse pas la durée de vie restante du navire (dans l'activité actuelle).
Les éléments d'actif font l'objet de plans d'amortissement déterminés selon la durée et les conditions probables d'utilisation des biens généralement admis dans la profession en tenant compte d'une valeur résiduelle et calculés selon le mode linéaire, soit généralement :
Les valeurs résiduelles et les durées d'utilité des actifs sont revues et le cas échéant ajustées à chaque clôture. La valeur comptable d'un actif est immédiatement dépréciée pour la ramener à sa valeur recouvrable lorsque la valeur comptable de l'actif est supérieure à sa valeur recouvrable estimée.
Les contrats de location financement immobiliers et mobiliers,où le groupe assume la quasi-totalité des risques et avantages inhérents à la propriété du bien loué,sont comptabilisés au bilan au début de la période de location à la juste valeur du bien loué, ou si celle-ci est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux au titre de la location.
Chaque redevance est partagée entre une dette financière et une charge financière, afin d'obtenir un taux d'intérêt constant. La charge financière est comptabilisée dans le compte de résultat sur la période du contrat. Les constructions, les aménagements et équipements acquis lors d'un contrat de location financement sont amortis sur la période la plus courte entre la durée de vie estimée de l'actif et le contrat de location, sauf dans les cas où il existe une assurance raisonnable que le loueur obtienne la propriété du bien à la fin du contrat de location financement, auquel cas, l'amortissement est alors calculé sur la durée d'utilisation du dit bien.
Les contrats de location, en vertu desquels une partie importante des risques et avantages inhérents à la propriété est conservée par le bailleur, sont classés en contrat de location simple.
Les paiements au titre des contrats de location simples (nets des avantages obtenus du bailleur) sont comptabilisés en charge au compte de résultat de façon linéaire sur la durée du contrat de location. Quand un contrat de location simple se termine avant l'expiration de la période de location, les pénalités de sortie sont comptabilisées en charges de la période où le contrat se termine.
Le groupe n'a pas opté pour une application anticipée de IFRS 16, et donc les principales hypothèses sont développées dans cette note.
Le groupe a choisi la mesure de simplification, consistant en l'application des dispositions d'IFRS 16 aux contrats de location identifiés selon la norme IAS 17 et l'interprétation IFRIC 4.
Trois types de contrats initialement qualifiés en contrat de location simple selon IAS17 ont donc été retraités dans les états financiers du groupe au 1er janvier 2019 :
| En milliers d' € | |||
|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2019 | |||
| Droit d'utilisation actif sous-jacent | Droit d'utilisation brut |
amrst | Droit d'utilisation net |
| Navires | 71 906 | 2 262 | 69 644 |
| Construction sur sol d'autrui | 468 | 156 | 312 |
| Autres immobilisations corporelles | 322 | 87 | 235 |
| Total actif | 72 696 | 2 505 | 70 191 |
| Résultats non distribués |
Ecarts de conversion |
Total passif | |
| Navires | 2 512 | 2 512 | |
| Construction sur sol d'autrui | |||
| Autres immobilisations corporelles | |||
| Capitaux propres | 2 512 | 2 512 | |
| Dettes de loyer | Passif NC | Passif C | |
| Navires | 63 912 | 6 153 | 70 065 |
| Construction sur sol d'autrui | 176 | 165 | 341 |
| Autres immobilisations corporelles | 154 | 85 | 240 |
| Retraitement de la dette frs de loyer* | -2 967 | 2 967 - | |
| Total dettes | 64 242 | 3 437 | 67 679 |
| Total passif | 66 754 | 3 437 | 70 191 |
| IMPACT P§L | Construction | Autres | ||
|---|---|---|---|---|
| En milliers d' € | Navires | sur sol d'autrui | immobilisation Total | |
| Au 31 décembre 2019 | ||||
| Autres achats et charges externes (retraitement loye 8 612 | 167 | 92 | 8 871 | |
| EBITDA | 8 612 | 167 | 92 | 8 871 |
| Dotations aux amortissements et dépréciations | -2 262 | -156 | -87 | -2 505 |
| Résultat opérationnel courant | 6 350 | 11 | 5 | 6 366 |
| Coût de l'endettement financier net | -6 722 | -12 | -6 | -6 741 |
| Résultat net de l'ensemble consolidé | -373 | -1 | -2 | -376 |
* Correspond au cout cash des loyers, soit 8,871 K€ moins 2,967 k€
La valeur brute est constituée par le coût d'achat, augmenté le cas échéant des frais d'acquisition. Lorsque la valeur d'utilité est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence, lorsqu'elle est considérée comme durable. La valeur d'utilité est déterminée en tenant compte de l'un ou plusieurs des éléments suivants : quote-part de capitaux propres, comparables, plus-value potentielle sur éléments du patrimoine, perspectives de rentabilités mesurées à partir des flux de trésorerie futurs actualisés.
La dépréciation des titres Ecoex de 90 K€ constatée sur 2016 et 2018 a été maintenue à la clôture.
En contrepartie de notre demande de mainlevée d'hypothèque maritime portant sur un de nos palangriers, nous avons souscrit un bon de capitalisation pour un montant de 1 M€ et consenti le nantissement de celui-ci au profit de la banque Bred.
Les stocks d'approvisionnement sont valorisés selon la méthode du FIFO (First In First Out), puisque plus sensibles aux variations de prix en particulier pour les stocks d'appâts et de gasoil.
Les stocks de produits péchés, produits finis et encours de production sont valorisés à partir du coût de production de l'année fiscale conformément à la norme IAS 2.
Une provision pour dépréciation a été constituée :
Les créances sont évaluées à leur valeur nominale. Elles ont, le cas échéant, été dépréciées par voie de provision pour tenir compte des difficultés de recouvrement auxquelles elles étaient susceptibles de donner lieu.
Quand la base fiscale est différente de la base comptable, il convient de constater en consolidation un impôt différé actif ou passif.
La base fiscale fait référence aux valeurs inscrites dans les liasses de consolidation et déclarations fiscales individuelles.
La charge d'impôt est ajustée en conséquence de la manière suivante :
• quand le retraitement majore le résultat ou les réserves, il convient de constater un impôt différé passif qui vient en diminution de ce résultat ou ces réserves,
• quand le retraitement minore le résultat ou les réserves, il convient de constater un impôt différé actif qui vient en augmentation de ce résultat ou de ces réserves.
Par ailleurs, la méthode de l'impôt différé fait référence à la notion de décalage temporaire :
Enfin, pour ne pas fausser l'image donnée par les comptes consolidés, l'incidence des écritures passées pour la seule application des législations fiscales du pays où se situe l'entreprise consolidée est éliminée.
Le taux d'imposition retenu pour le calcul des impôts différés relatifs aux sociétés françaises du groupe est, pour l'exercice clos en 2019 de 25.83 %.
Les impôts différés actifs sont constatés s'il existe une forte probabilité d'imputation des charges fiscales sur des résultats fiscaux positifs futurs.
Les impôts courants sont déterminés sur la base de taux d'impôts (et des règlementations fiscales) qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture dans les pays où le Groupe est présente et génère du résultat imposable.
Pour le bilan, le poste Trésorerie et équivalents de trésorerie comprend les disponibilités bancaires et les valeurs mobilières de placement (avec des maturités inférieures à 3 mois ou libérables à tout moment).
Les découverts bancaires figurent au passif courant dans les « emprunts ».
Les actions ordinaires sont classées en capitaux propres.
Les charges externes directement connectées à une émission d'actions nouvelles, autres que pour un rachat, nettes de taxes, viennent en moins de la prime d'émission.
Lorsque la société ou ses filiales achètent ses propres actions, le prix payé incluant les coûts afférents nets de taxes est déduit des capitaux propres jusqu'à leur cession.
Au moment de leur cession, la plus ou moins-value réalisée est comptabilisée en capitaux propres.
L'incidence des provisions réglementées, notamment les amortissements dérogatoires, a été éliminée.
Le retraitement correspondant a consisté en l'élimination du résultat des sociétés consolidées, des dotations et reprises comptabilisées au cours de l'exercice, et en la réintégration du solde d'ouverture dans le poste « réserves consolidées ».
Les dettes financières sont initialement comptabilisées à leur juste valeur, nettes des coûts de transaction encourus. Elles sont ensuite maintenues à leur coût amorti.
Les dettes financières sont classées en passif courant sauf si le groupe a un droit inconditionnel de différer le remboursement sur une période supérieure à 12 mois après la date de clôture annuelle.
La société et ses filiales ont contracté divers emprunts et lignes de crédit. Ces emprunts et lignes de crédit sont garantis par des sûretés sur les actifs financés et/ou par des ratios financiers, déterminés au niveau local ou consolidé.
Un emprunt de 17M€ a été contracté en 2012, les covenants suivants ont été définis :
Le non-respect d'un ou de ces deux ratios n'entrainent pas d'exigibilité anticipée.
Un emprunt de 13M€ a été contracté en 2012, les covenants suivants ont été définis :
Le non-respect d'un ou de ces deux ratios à la clôture de l'exercice N peut entrainer une « mise en défaut » de la société si les ratios ne sont pas respectés dans les comptes clos de l'exercice N+1.
Les objectifs sur le ratio « Leverage (Dette nette sur EBITDA) » ont été atteints en 2018. En 2019, ils ne sont pas respectés.
De plus, le 11 mai 2020, nous avons obtenu de l'AFD, une dérogation au non-respect du ratio dette nette consolidée sur le résultat opérationnel augmenté des dotations aux amortissements et provisions consolidé pour l'exercice 2019.La dette financière à moyen et long terme reste donc classée en dette à plus d'un an d'échéance.
Le ratio de Dette nette consolidée sur les Capitaux Propres représente :
| En milliers d' € | 2019 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Dette nette consolidée (Note 3.6) |
53 920 | 61 474 | |
| Capitaux propres | 77 880 | 82 487 | |
| Ratio d'endettement | 0.69 | 0.75 |
La Dette nette consolidée correspond au total des emprunts diminué de la trésorerie .
L'application de la norme IFRS 16 au 1er janvier 2019 n'a pas d'impact sur les covenants de l'AFD.
Les provisions pour risques et charges se rapportent principalement à des provisions pour litiges et autres risques.Le montant comptabilisé en provision est la meilleure estimation de la dépense nécessaire à l'extinction de l'obligation.
La direction base ses jugements sur les circonstances relatives à chaque événement et compte tenu des informations disponibles. Cependant, étant donné les difficultés à estimer certains engagements dans ces domaines (notamment sociaux, environnementaux et commerciaux), on ne saurait exclure que les coûts dépasseront finalement les montants provisionnés.
Les obligations des sociétés du groupe liées aux indemnités légales ou conventionnelles de départ à la retraite ont été évaluées à la date du 31 décembre 2019 selon la méthode rétrospective des unités de crédit projetées avec salaires de fin de carrière.
Les paramètres retenus tiennent compte :
Le groupe reconnaît une dette et une charge de personnel pour primes/ intéressement et participation suivant des formules de calculs tenant compte du résultat des sociétés concernées. Le groupe comptabilise une provision lorsqu'il y a une obligation contractuelle ou si, du fait d'une pratique passée, il existe une obligation implicite.
Le groupe n'a pas utilisé des instruments financiers dérivés tels que des swaps de taux d'intérêt ou des contrats à terme de devises étrangères au cours de l'exercice 2019.
Le résultat net par action est calculé en divisant le résultat net attribuable aux actionnaires par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation au cours de l'exercice.
Le résultat net par action (dilué) est calculé en divisant le résultat net attribuable aux actionnaires par le nombre moyen pondéré d'actions en circulation au cours de l'exercice ajusté de l'impact de la conversion des instruments dilutifs en actions ordinaires.
Le groupe ne dispose plus au 31 décembre d'instruments dilutifs.
Lors de l'application des méthodes comptables du groupe décrites ci-dessus, la dDirection a réalisé les jugements suivants qui ont un impact significatif sur les montants comptabilisés dans les états financiers (à l'exclusion de ceux impliquant des estimations. Lesquels sont présentés dans les paragraphes ci-dessous).
La direction base ses jugements sur les circonstances relatives à chaque événement et compte tenu des informations disponibles. Cependant, étant donné les difficultés à estimer certains engagements dans ces domaines (notamment sociaux, environnementaux et commerciaux), on ne saurait exclure que les coûts dépasseront finalement les montants provisionnés.
Le groupe fait des estimations et des hypothèses relatives à l'avenir. Les estimations et les hypothèses qui présentent un risque d'entraîner un ajustement de la valeur comptable des actifs et des passifs au cours des exercices suivants sont :
• Les impôts différés.
Le contexte actuel de crise économique rend l'appréhension des perspectives économiques et financières plus complexe. C'est dans ce contexte de crise que le groupe a réalisé ses estimations et appréciations en toute rigueur et au mieux de sa connaissance.
Au 31 décembre 2019, la capitalisation boursière du groupe s'élève à 56 M€ (cours de Bourse de l'action au 31 décembre 2019 : 16 euros), soit un montant inférieur au montant des capitaux propres à cette même date (80.3 M€) La direction a estimé que la capitalisation boursière au 31 décembre 2019 ne constituait pas un indicateur objectif de perte de valeur au regard de la norme IAS 36 : cette situation s'expliquant par le faible flottant sur le titre avec 90,913 échanges en 2018 (2.6% du capital) et 36,727 échanges en 2019 (1.0% du capital).
Sapmer fait face depuis début février 2020 à un fort ralentissement de son activité du fait de la propagation de l'épidémie du coronavirus devenue pandémie qui a paralysé l'économie chinoise, l'économie européenne, ainsi que celle de la Réunion.
Le covid-19 a entrainé un ralentissement de la demande sur le marché de la légine et une pression à la baisse sur les prix. En outre, un thonier est resté bloqué au chantier naval CNOI de Maurice pendant deux mois en raison du confinement. De plus, les relèves des marins français ont dû être réalisées à la Réunion, car impossibles aux Seychelles. Enfin, l'usine de valorisation a été contrainte de fermer pendant plus d'un mois en raison du confinement a l'Ile Maurice. Néanmoins, grâce à la mobilisation des équipes en mer et à terre, l'activité thonière ne s'est jamais arrêtée.
Dans ce contexte inédit, le groupe a sécurisé avec succès des financements qui permettent la continuité d'exploitation de l'entreprise. L'entreprise par ailleurs adapte son activité aux circonstances exceptionnelles, continue son plan d'amélioration de l'activité thonière qui conduit à une nouvelle réduction du cout de pêche au kilogramme et met en œuvre toutes les dispositions proposées par le gouvernement français et pour laquelle elle est éligible pour faire face à cette crise.
Par conséquent, le groupe continue de préparer ses états financiers consolidés sur une base de continuité d'exploitation et si la situation se dégradait encore, le groupe se mobiliserait par anticipation pour sécuriser les financements nécessaires, comme elle a su le faire jusqu'à aujourd'hui avec succès.
La présentation sectorielle est fondée sur les systèmes de reporting internes du groupe et est organisée en deux segments :
Conformément aux dispositions d'IFRS 5, les actifs non courants (ou groupe d'actifs), et les passifs y afférents sont classés comme "détenus en vue de la vente" lorsque leur valeur comptable sera principalement recouvrée par le biais d'une transaction de vente plutôt que par leur utilisation continue.
Ce classement implique que les actifs (ou le groupe d'actifs) destinés à être cédés soient disponibles en vue de leur vente immédiate, en leur état actuel, et que la vente soit hautement probable.
Le caractère hautement probable de la vente est apprécié en fonction des critères suivants : la direction s'est engagée dans un plan de cession des actifs (ou du groupe d'actifs) et un programme pour trouver un acheteur et finaliser le plan. De plus, les actifs doivent être activement commercialisés en vue de la vente à un prix raisonnable par rapport à sa juste valeur. La vente des actifs (ou du groupe d'actifs) est supposée intervenir dans le délai d'un an à compter de sa classification en actifs détenus en vue de la vente.
Les actifs non courants (ou groupe d'actifs) destinés à être cédés classés comme détenus en vue de la vente sont évalués à la valeur comptable antérieure des actifs ou à leur juste valeur minorée des coûts de cession si celle-ci est inférieure.
Le chiffre d'affaires comprend la vente des produits péchés et transformés.
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Activité pêcherie | 145 981 | 162 288 | -10,05% |
| Valorisation | 19 297 | 18 641 | 3,52% |
| Total chiffre d'affaires | 165 278 | 180 929 | -8,65% |
| Variation | |||
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | en % |
| Japon | 13 357 | 13 934 | -4,14% |
| Asie | 68 137 | 71 670 | -4,93% |
| Réunion,Maurice et Seychelles | 42 174 | 51 336 | -17,85% |
| 165 278 | 180 930 | -8,65% |
|---|---|---|
| 4 694 | 8 146 | -42,38% |
| 26 503 | 30 160 | -12,13% |
| 10 413 | 5 684 | 83,20% |
| 42 174 | 51 336 | -17,85% |
Les autres produits de l'activité comprennent les remboursements d'assurance et autres produits divers dont gains de change sur créances commerciales.
| En milliers d'€ | 2019 | Variation | |
|---|---|---|---|
| 2018 | en % | ||
| Transport sur ventes | 8 586 | 8 475 | 1,30% |
| Locations | 2 439 | 10 175 | -76,03% |
| Primes d'assurance | 1 768 | 1 941 | -8,92% |
| Autres achats et charges externes | 25 070 | 24 796 | 1,10% |
| Déplacements et missions | 4 668 | 4 977 | -6,22% |
| Total Autres achats et charges externes | 42 529 | 50 364 | -15,56% |
La forte baisse du poste loyer est une conséquence de l'application de la norme IFRS16 au 1er janvier 2019.
Les autres charges d'exploitation sont constituées par les licences thoniers et les pertes de change des créances commerciales.
| Effectif | 2019 | Variation | |
|---|---|---|---|
| 2018 | en % | ||
| Officiers | 177 | 191 | -7,33% |
| Matelots | 552 | 556 | -0,72% |
| Total Mer | 729 | 747 | -2,41% |
| Cadres et assimilés | 66 | 64 | 3,13% |
| Employés | 105 | 87 | 20,69% |
| Ouvriers | 120 | 119 | 1,27% |
| Total Terre | 291 | 270 | 7,98% |
| Total effectifs | 1 020 | 1 017 | 0,34% |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Salaires bruts | 35 118 | 34 154 | 2,82% |
| Intérimaires | 5 579 | 6 234 | -10,50% |
| Charges non décaissables liées aux options de souscription | |||
| Charges sociales et autres charges de personnel | 3 444 | 3 595 | -4,20% |
| Charges de personnel | 44 142 | 43 984 | 0,36% |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Produits des placements financiers | 97 | 8 | 1051,70% |
| Charges d'intérêts | -1 345 | -1 795 | -25,04% |
| Coût de l'endettement financier net | -1 248 | -1 786 | -30,14% |
| Variation des provisions financières | 0 | -41 | -100,00% |
| Autres charges et produits financiers | -182 | 167 | -208,78% |
| Autres charges et produits financiers liés à IFRS 16 | -5 404 | 0 | |
| Résultat de change | -204 | -68 | -198,12% |
| Résultat de change lié ifrs 16 | -1 338 | 0 | |
| Résultat financier | -8 375 | -1 728 | 384,57% |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Courants | -117 | -397 |
| Différés (Note 3.12) | -1 603 | -1 406 |
| Total | -1 720 | -1 803 |
Les différences constatées au cours de l'exercice clos le 31 décembre 2019 entre le taux d'imposition théorique de droit commun en vigueur en France, retenu pour l'établissement des comptes consolidés, et le taux effectif constaté sur l'exercice sont les suivantes :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Résultat consolidé avant impôts | -3 295 | 14 014 |
| Charges fiscales théoriques (31%) | 1 021 | -4 671 |
| Impact sur l'impôt | 0 | 0 |
| Incidences des différences permanentes | 104 | 1 594 |
| Incidences des différences temporaires | 382 | 171 |
| Incidence de situations fiscales particulières | ||
| Incidence des différences de taux d'imposition | -3 488 | 1 103 |
| Autres | 260 | |
| Charge d'impôt inscrite au compte de résultat ensemble des activités | -1 720 | -1 803 |
| Impact de l'activité cédée sur l'impôt différé | 0 | 0 |
| Charge d'impôt inscrite au compte de résultat activités poursuivies | -1 720 | -1 803 |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Activité pêcherie | 777 | 11 964 | -93,51% |
| Valorisation | 4 303 | 4 002 | 7,52% |
| Résultat opérationnel | 5 080 | 15 966 | -68,18% |
| Résultat opérationnel des activités cédées | 0 | 0 | |
| Résultat opérationnel | 5 080 | 15 966 | -68,18% |
| En milliers d'€ | Immobilisation s en cours |
Terrains et Constructions |
Navires et révisions |
Autres immobilisation s corporelles |
Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2017 | |||||
| Valeur nette à l'ouverture | 1 069 | 637 | 129 382 | 396 | 131 485 |
| Différences de change | 0 | ||||
| Actifs non courants détenus en vue de la vente | 0 | ||||
| Variation de périmetre | 0 | ||||
| Acquisitions / mise en service | 400 | 354 | 7 845 | 198 | 8 796 |
| Cessions /Diminution | -2 422 | -97 | -2 519 | ||
| Apport des défiscaliseurs Dépréciations / Amortissements |
-154 | 1 999 -10 706 |
-58 | 1 999 -10 917 |
|
| 1 469 | 837 | 126 098 | 440 | 128 843 | |
| Valeur nette à la clôture 31 décembre 2018 | |||||
| Valeur brute | 1 469 | 4 118 | 212 882 | 2 068 | 220 531 |
| Apport des défiscaliseurs | -12 525 | -12 525 | |||
| Dépréciation cumulée | -3 280 | -74 259 | -1 633 | -79 171 | |
| Valeur nette comptable au 31 décembre 2018 | 1 469 | 837 | 126 098 | 439 | 128 843 |
| Au 31 décembre 2018 | |||||
| Valeur nette à l'ouverture | 1 469 | 837 | 126 098 | 439 | 128 844 |
| Différences de change | 0 | ||||
| Actifs non courants détenus en vue de la vente | 0 | ||||
| IFRS 16 | 468 | 71 906 | 322 | 72 696 | |
| Acquisitions / mise en service | -459 | 871 | 8 268 | 76 | 8 755 |
| Cessions /Diminution | 0 | -4 300 | -4 300 | ||
| Apport des défiscaliseurs | 1 999 | 1 999 | |||
| Dépréciations / Amortissements | -650 | -10 435 | -237 | -11 322 | |
| Valeur nette à la clôture au 31- décembre 2019 | 1 010 | 1 527 | 193 535 | 599 | 196 670 |
| Valeur brute | 1 010 | 5 458 | 288 756 | 2 465 | 297 689 |
| Apport des défiscaliseurs | -10 526 | -10 526 | |||
| Dépréciation cumulée | -3 930 | -84 694 | -1 870 | -90 494 | |
| Valeur nette comptable au 31 décembre 2019 | 1 010 | 1 527 | 193 535 | 599 | 196 670 |
Immobilisations en crédit-bail :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Valeur brute | 92 273 | 92 273 |
| Apport des défiscaliseurs | -10 526 | -12 525 |
| Dépréciation cumulée | -33 837 | -30 340 |
| Valeur nette comptable | 47 911 | 49 408 |
Immobilisations par secteur d'activité :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Activité pêcherie | 196 437 | 128 536 |
| Valorisation | 233 | 307 |
| Total | 196 670 | 128 843 |
| En milliers d'€ | Permis de mise en exploitation |
Autres immobilisation incorporelles |
Total |
|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2018 | |||
| Valeur nette à l'ouverture | 1 025 | 163 | 1 189 |
| Différences de change | |||
| Variation de périmetre | |||
| Acquisitions ou transfert Cessions |
|||
| Dépréciations / Amortissements | -88 | -132 | -220 |
| Valeur nette à la clôture | 937 | 31 | 969 |
| Valeur brute | 2 000 | 1 565 | 3 565 |
| Amortissement cumulé | -1 063 | -1 533 | -2 596 |
| Valeur nette comptable au 31 décembre 2018 | 937 | 31 | 969 |
| Au 31 décembre 2019 | |||
| Valeur nette à l'ouverture | 937 | 31 | 969 |
| Différences de change | |||
| Variation de périmetre | |||
| Acquisitions ou transfert | 13 | 13 | |
| Cessions | |||
| Dépréciations / Amortissements | -88 | -29 | -117 |
| Valeur nette à la clôture | 852 | 15 | 865 |
| Valeur brute | 2 000 | 1 578 | 3 578 |
| Amortissement cumulé | -1 148 | -1 562 | -2 713 |
| Valeur nette comptable au 31 décembre 2019 | 852 | 15 | 865 |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Matière Première et autres approvisionnements | 7 990 | 9 556 | -16,38% |
| Produits Intermédiaires et Finis | 13 159 | 15 836 | -16,91% |
| Variation de périmètre | |||
| Moins : provision pour dépréciation | -2 981 | -600 | 396,46% |
| Variation de périmètre | |||
| Total | 18 168 | 24 791-26,72% |
| Evolutions des provisions pour dépréciation – en milliers d'€ |
2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Valeur à l'ouverture | 600 | 71 |
| Augmentation | 2 981 | 600 |
| Diminution | -600 | -71 |
| Valeur à la clôture | 2 981 | 600 |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Créances clients brutes | 30 167 | 42 564 | -29,13% |
| Variation de périmètre | |||
| Moins : provision pour dépréciation | -227 | -273 | -16,77% |
| Total | 29 940 | 42 292 | -29,21% |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Avances et acomptes versés | 2 439 | 1 515 |
| Charges constatées d'avance | 2 304 | 2 206 |
| Autres créances d'exploitation | 530 | 1 452 |
| Variation de périmètre | ||
| Moins : provision pour dépréciation | -74 | -74 |
| Total | 5 199 | 5 097 |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Valeurs mobilières de placement | 1 000 | 0 |
| Soldes bancaires | 4 574 | 4 718 |
| Disponibilités | 5 574 | 4 718 |
| Découverts banciares | -1 039 | -6 |
| Variation de périmètre | 0 | 0 |
| Total trésorerie | 4 535 | 4 712 |
| En milliers d'€ | 2019 | 2019 retraité des impacts IFRS16 |
2018 |
|---|---|---|---|
| Dettes financières | 130 140 | 59 494 | 66 719 |
| Actif non courant | 0 | 0 | -527 |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie | -5 574 | -5 574 | -4 718 |
| Dette nette | 124 567 | 53 920 | 61 474 |
Variation des dettes financières au cours de l'exercice :
| Variation des dettes financières au cours de l'exercice | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| A l'ouverture | 66 716 | 76 292 |
| Différences de change | ||
| Intérêts courus non échus | -37 | -239 |
| Variation dettes sur participation | 6 | -362 |
| Variation liée ifrs 16 | 70 646 | 0 |
| Nouveaux emprunts | 500 | 2 000 |
| Remboursement d'emprunts | -8 734 | -10 976 |
| A la clôture | 129 101 | 66 716 |
| Découverts bancaires | 1 039 | 6 |
| Total des dettes financières | 130 140 | 66 719 |
La répartition des emprunts par type de taux et de devises :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Emprunts par type de taux | ||
| Taux fixe | 21 329 | 23 842 |
| Taux variable | 37 124 | 42 871 |
| Variation liée ifrs 16 taux variable | 70 646 | 0 |
| Avant gestion de la dette | 129 102 | 66 713 |
| Taux fixe | 21 329 | 23 842 |
| Taux variable | 37 124 | 42 871 |
| Variation liée ifrs 16 taux fixe | 581 | 0 |
| Variation liée ifrs 16 taux varaible | 70 065 | 0 |
| Après gestion de la dette | 129 102 | 66 713 |
| Emprunts par type de devises | ||
| Euros | 58 453 | 66 713 |
| Autres devises | 0 | 0 |
| Variation liée ifrs 16 euros | 581 | 0 |
| Variation liée ifrs 16 autres devises | 70 065 | 0 |
| Emprunts bancaire par devise | 129 102 | 66 713 |
La répartition des emprunts par secteur d'activité :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 | Variation en % |
|---|---|---|---|
| Activité pêcherie Valorisation |
129 102 | 66 713 | 94% 0% |
| Total | 129 102 | 66 713 | 94% |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Autres dettes non courantes Total non courant |
0 | 0 |
| Dettes sociales et fiscales Avances et acomptes reçus Autres apports financiers Produits constatés d'avance |
10 073 991 |
10 076 1 319 |
| Autres dettes d'exploitation Variation de périmètre |
7 781 | 15 791 |
| Total courant | 18 845 | 27 186 |
Les autres dettes d'exploitation diminuent fortement. Cette baisse est la conséquence d'un remboursement de compte courant, le règlement de la dette sur immobilisation pour l'acquisition du palangrier Cap horn et un moindre recours à l'affacturage.
Etat des échéances hors provision pour passif, provision retraite et impôts différés
| Analyse des passifs financiers et autres dettes En milliers d'€ |
Part à moins d'1 an |
Part à plus d'1 an et moins de 5 ans |
Part à plus de 5 ans |
Total dettes |
|---|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2019 | ||||
| Emprunts bancaires | 9 737 | 30 716 | 17 530 | 57 983 |
| Autres emprunts ifrs 16 | 6 404 | 64 242 | 70 646 | |
| Variation de périmètre | 0 | |||
| Dettes sur participation | 290 | 290 | ||
| Intérêts courus non échus | 182 | 182 | ||
| Découverts bancaires | 1 038 | 1 039 | ||
| Emprunts et dettes financières | 17 362 | 95 249 | 17 530 | 130 140 |
| Autres apports financiers | ||||
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 26 505 | 26 505 | ||
| Variation de périmètre dettes fournisseurs | ||||
| Avances et accomptes reçus | ರಿರಿ ನಿ | ਰੇਰੇ। | ||
| Dettes fiscales, sociales | 10 073 | 10 073 | ||
| Autres dettes | 7 781 | 7 781 | ||
| Variation de périmètre autres dettes | ||||
| Produits constatés d'avance | 0 | O | ||
| Total | 62 712 | 95 249 | 17 530 | 175 490 |
Ce tableau ne prend pas en compte les moratoires obtenus ou en cours de discussion sur le remboursement du principal d'un certain nombre d'échéances bancaires en 2020.
Les mouvements de la provision pour engagement de retraite sont les suivants :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| A l'ouverture | 1 642 | 1 673 |
| Coût des services rendus | 185 | 209 |
| Coût financier | 24 | 21 |
| Pertes et Gains actuariels | -34 | -261 |
| Reprise de provision | ||
| Contributions payées | ||
| Variation de périmètre | ||
| A la clôture | 1 814 | 1 642 |
Les principales hypothèses utilisées pour le calcul des engagements sur les principales sociétés sont :
Le groupe ne couvre pas l'engagement de retraite par des versements à un fonds. Il n'y a donc pas de taux de rendement des actifs correspondants.
Les provisions pour risques et charges se rapportent principalement à des provisions pour litiges.
| Changement de périmètre/ Reclassement | Provisions pour autres passifs |
|---|---|
| Au 1/1/2018 | 2 028 |
| Différences de change | |
| Changement de périmètre/ Reclassement | |
| Dotations aux provisions | 186 |
| Reprises (provision utilisée) | -949 |
| Reprises (provision non utilisée) | -417 |
| Au 31/12/2018 | 848 |
| Au 1/1/2019 | 848 |
| Différences de change | |
| Changement de périmètre/ Reclassement | |
| Dotations aux provisions | 20 |
| Reprises (provision utilisée) | |
| Reprises (provision non utilisée) | -253 |
| Au 31/12/2019 | 615 |
Les reprises de provisions sont liées à l'issue de litiges sociaux.
Les impôts différés sont calculés sur toutes les différences temporelles selon la méthode du report variable en utilisant un taux principal de 25.83 % pour les impôts différés.
Les mouvements sur le compte « impôts différés » sont décrits ci-dessous :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| A l'ouverture | -12 341 | -10 840 |
| Différences de change | ||
| Engagement de retraite | -38 | -50 |
| Impôts différés sur Instruments financères (Etat du Résultat global) |
0 | -40 |
| Produit/ charge (Note 2.5) | -1 603 | -1 414 |
| A la clôture | -13 981 | -12 341 |
Le tableau ci-dessous indique les montants après compensation, le cas échéant, dans le bilan consolidé :
Les impôts différés actifs et passifs sont compensés entre les entités françaises dans les états financiers du groupe car les impôts sont prélevés par la même autorité fiscale et les sociétés sont intégrées fiscalement.
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Impôts différés Actif | ||
| Impôts différés Passif | -13 981 | -12 341 |
| Total | -13 981 | -12 341 |
La ventilation des impôts différés est la suivante :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Elimination des marges en stocks | ||
| Activation du crédit bail | -3 004 | -3 391 |
| Annulation des provisions réglementées | -3 805 | -3 286 |
| Retraitements de consolidation sociaux - ifrs | -7 586 | -6 076 |
| Provision pour indemnités de fin de carrière | 372 | 365 |
| Instruments financiers dérivés | ||
| Impact des décalages fiscaux | 42 | 47 |
| Déficits reportables activés | ||
| Autres | ||
| Total | -13 981 | -12 341 |
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Hypothèques maritimes | 18 750 | 1 723 |
| Nantissement | 1 000 | 0 |
| Cautions simplement hypothécaires | 62 287 | 62 287 |
| Hypothèques maritimes et ratios financiers | 18 690 | 33900 |
| Total | 100 727 | 97 910 |
Dans le cadre de certains financements, le groupe a consenti une hypothèque au profit des établissements prêteurs concernés pour garantir le remboursement desdits prêts. Au 31 décembre 2019, bien que le montant total d'hypothèques enregistré auprès des administrations concernées soit indiqué ci-dessus, le montant total pouvant être appelé est limité au capital et les intérêts restant effectivement dû par le groupe, au titre des prêts garantis par ces hypothèques.
Voir note 1.13
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Engagements donnés (avals, cautions) | 75 | 75 |
| Engagements réciproques | 0 | 0 |
| Engagements donnés | 0 | 0 |
| Engagements reçus - ligne de crédit | 3 000 | 3 000 |
Les autres obligations contractuelles et engagements commerciaux significatifs, non inclus dans le bilan, sont les suivants au 31 décembre 2019 :
| en milliers d'€ | Total | - de 1 an | de 1 à 5 ans | + de 5 ans |
|---|---|---|---|---|
| Autres obligations contractuelles | ||||
| Contrats de location simple * | 761 | 660 | 101 | 0 |
| - Bâtiments | 761 | 660 | 101 | 0 |
| - Navires | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Paiement des intérêts sur emprunts | 5 317 | 1 156 | 3 379 | 782 |
| Autres obligations à long terme | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total | 6 078 | 1 816 | 3 480 | 782 |
* Les contrats de location simple correspondent à la somme actualisée des paiements minimum des engagements de loyers non résiliables.
A la connaissance du groupe, aucun autre engagement hors bilan significatif n'existe à la clôture de l'exercice.
| 2019 | 2018 | |
|---|---|---|
| Résultat net | -4 931 | 12 211 |
| Actions Existantes | ||
| Moyenne pondérée d'actions ordinaires | 3 498 598 | 3 498 598 |
| Résultat net par action (en €) | -1,41 | 3,49 |
| Dilué | ||
| Moyenne pondérée d'actions ordinaires | 3 498 598 | 3 498 598 |
| Résultat net par action (en €) | -1,41 | 3,49 |
Sapmer fait face depuis début février 2020 à un fort ralentissement de son activité du fait de la propagation de l'épidémie du coronavirus devenue pandémie qui a paralysé l'économie chinoise, puis les économies européenne et américaine, ainsi que celles de la Réunion, des Seychelles et de Maurice.
Le covid-19 a entrainé pendant plusieurs semaines un fort ralentissement de la demande sur le marché de la légine et de la langouste et une forte pression à la baisse sur les prix. Le groupe a sécurisé des financements qui lui ont permis de ne pas précipiter les ventes, ce qui aurait pu conduire à une baisse plus importante du marché. La visibilité quant au retour à la normale du marché reste faible.
Sur l'activité thonière, grâce à la mobilisation des équipes en mer et à terre, le risque d'un arrêt de l'activité a pu être évité. En revanche un thonier est resté bloqué au chantier naval CNOI de Maurice pendant deux mois en raison du confinement. Depuis le début de l'année 2020 et jusqu'à présent, les volumes de pêches sont inférieurs aux niveaux de pêche habituels et le mix espèce moins favorable. Cependant, le quota annuel ayant été de ce fait plus faiblement consommé à ce jour, une amélioration des volumes est possible dans les prochains mois si les conditions de pêche deviennent plus favorables. Les prix du thon brut se sont fortement redressés comme attendu en mars et avril. La tendance est depuis à nouveau baissière.
L'impact de la crise sur le groupe est estimé à fin mai à une perte de chiffre d'affaires d'environ 8 M€. Les conséquences sur le résultat net sur le reste de l'année sont difficilement chiffrables. Les effets de cette crise sont circonscrits au compte de résultat de l'entreprise. En effet, après étude de son bilan, la direction du Groupe estime qu'elle n'a pas de conséquence ni sur ses actifs, ni sur son passif.
L'entreprise adapte son activité aux circonstances exceptionnelles créées par le coronavirus, continue son plan d'amélioration de l'activité thonière qui conduit à une nouvelle réduction du cout de pêche au kilogramme et met en œuvre toutes les dispositions proposées par le gouvernement français, et pour lesquelles elle est éligible, pour faire face à cette crise.
Le groupe est contrôlé par la société Sapmer Investissements elle-même détenue à 94.4 % par la société Jaccar Holdings. Sapmer Investissements détient au 31 décembre 2019, 90 % des actions de la société Sapmer.
Les opérations entre la société et ses filiales, lesquelles sont des parties liées, ont été éliminées en consolidation et ne sont pas déclarées dans cette note.
Les transactions avec des sociétés détenant des actions Sapmer comme Sapmer Investissements ou des sociétés dont certains membres de la direction détiennent une influence significative, sont les suivantes :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Compte de résultat | ||
| Prestations de services de support facturés par SAPMER SA Autres produits Produits financiers |
||
| Loyers navires | 0 | -7 592 |
| Prestations de services de support facturés par des parties liées Amortissements Charges financières |
-4 998 -2 262 -6 742 |
-4 841 0 -18 |
| Bilan | ||
| Actif | ||
| Actif loué | 69 644 | 0 |
| Créances clients dues par des parties liées | 909 | 239 |
| Comptes courants due par des parties liées | 74 | 601 |
| Dépôts de garanties des bateaux en location Passif |
0 | 8 830 |
| Emprunts | 70 065 | 0 |
| Dettes fournisseurs dues à des parties liées | 1 235 | 3 980 |
| Comptes courants due à des parties liées | 317 | 4 117 |
La rémunération des principaux dirigeants se décompose comme suit :
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Les avantages du personnel à court terme | 124 | 164 |
| Les avantages postèrieurs à l'emploi | 0 | 0 |
| Les paiements fondés sur des actions | 0 | 0 |
| Total | 124 | 164 |
Les dirigeants sont les membres du conseil d'administration qui compte un membre au sein du groupe durant l'exercice 2019.
Les honoraires des commissaires aux comptes se ventilent comme suit:
| En milliers d'€ | 2019 | 2018 |
|---|---|---|
| Euraaudit, Cabinet Rousseau Consultants - 69 Lyon | 33 | 33 |
| HDM Conseil et Audit - 97 Sainte Clotilde - La Réunion | 38 | 38 |
| Total | 71 | 71 |
La liste des sociétés appartenant au périmètre de consolidation est donnée dans le tableau ci-après :
| Sociétés | Localisation | % de capital détenu | Méthode de consolidation Date clôture | |
|---|---|---|---|---|
| SAPMER SA (*) | La Réunion | Mère | intégration globale | Déc. |
| LES ARMEMENTS REUNIONNAIS SAS (*) | La Réunion | 100% | intégration globale | Déc. |
| ARMAS PÊCHE SAS (via SOPARMA) (*) | La Réunion | 100% | intégration globale | Déc. |
| SOPARMA SAS (*) | La Réunion | 100% | intégration globale | Déc. |
| LES COMPTOIRS SAPMER SARL (*) | La Réunion | 100,0% | intégration globale | Déc. |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS | Ile Maurice | 100% | intégration globale | Déc. |
| TUNA FISHING COMPANY LTD | Seychelles | 99% | intégration globale | Déc. |
| INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT SERVICES | Ile Maurice | 100% | intégration globale | Déc. |
| COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE SAS (*) | La Réunion | 100% | intégration globale | Déc. |
| MER DES MASCAREIGNES LIMITEE | Ile Maurice | 50% | mise en équivalence | Juin |
* Sociétés intégrées fiscalement


60
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62
COMPTE DE RÉSULTAT
ANNEXES AUX COMPTES ANNUELS
| En K€ | BRUT | Amortissements Net (31/12/2019) Net (31/12/2018) | ||
|---|---|---|---|---|
| CAPITAL SOUSCRIT NON APPELÉ | ||||
| IMMOBILISATIONS INCORPORELLES | ||||
| Frais d'établissement | ||||
| Frais de développement | ||||
| Concession, brevets et droits similaires | 1 282 | 1 280 | 2 | 25 |
| Fonds commercial | ||||
| Autres immobilisations incorporelles | 2 000 | 1 151 | 849 | 937 |
| Avances et acomptes sur immobilisations incorporelles | ||||
| TOTAL immobilisations incorporelles | 3 282 | 2 431 | 851 | 962 |
| IMMOBILISATIONS CORPORELLES | ||||
| Terrains | ||||
| Constructions | 3 647 | 3 261 | 386 | 507 |
| Installations techniques, matériel et outillage industriel | 171 531 | 66 369 | 105 163 | 107 709 |
| Autres immobilisations corporelles | 465 | 447 | 18 | 35 |
| Immobilisations en cours | 464 | 464 | 4 506 | |
| Avances et acomptes | 93 | 93 | 91 | |
| TOTAL immobilisations corporelles | 176 199 | 70 077 | 106 123 | 112 848 |
| IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES | ||||
| Participations évaluées par mise en équivalence | ||||
| Autres participations | 5 754 | 90 | 5 664 | 5 364 |
| Créances rattachées à des participations | 52 | 52 | ||
| Autres titres immobilisés | 1 | 1 | 1 | |
| Prêts | ||||
| Autres immobilisations financières | 484 | 484 | 1 497 | |
| TOTAL immobilisations financières | 6 290 | 90 | 6 200 | 6 862 |
| ACTIF IMMOBILISÉ | 185 772 | 72 598 | 113 174 | 120 671 |
| STOCKS ET EN-COURS | ||||
| Matières premières et approvisionnement | 5 509 | 88 | 5 421 | 6 583 |
| Stocks d'en-cours de production de biens | ||||
| Stocks d'en-cours production de services | ||||
| Stocks produits intermédiaires et finis | 6 100 | 147 | 5 953 | 8 967 |
| Stocks de marchandises | ||||
| TOTAL stocks et en-cours | 11 609 | 235 | 11 374 | 15 550 |
| CRÉANCES | ||||
| Avances, acomptes versés sur commandes | 1 778 | 1 778 | 891 | |
| Créances clients et comptes rattachés | 18 248 | 18 248 | 16 229 | |
| Autres créances | 31 698 | 74 | 31 624 | 29 997 |
| Capital souscrit et appelé, non versé | ||||
| TOTAL créances | 51 724 | 74 | 51 649 | 47 117 |
| DISPONIBILITÉS ET DIVERS | ||||
| Valeurs mobilières de placement | 1 000 | 1 000 | ||
| Disponibilités | 333 | 333 | 3 204 | |
| Charges constatées d'avance | 650 | 650 | 710 | |
| TOTAL disponibilités et divers | 982 | 1 982 | 3 914 | |
| ACTIF CIRCULANT | 64 315 | 309 | 65 006 | 66 582 |
| Ecart de conversion actif | 100 | 100 | 0 | |
| TOTAL GÉNÉRAL | 250 187 | 72 907 | 178 280 | 187 251 |
| En K€ | 31/12/19 | 31/12/18 |
|---|---|---|
| SITUATION NETTE | ||
| Capital social ou individuel dont versé |
2 799 | 2 799 |
| Primes d'émission, de fusion, d'apport,… | 27 684 | 27 684 |
| Écarts de réévaluation dont écart d'équivalence |
||
| Réserve légale | 280 | 280 |
| Réserves statutaires ou contractuelles | ||
| Réserves réglementées | ||
| Autres réserves | ||
| Report à nouveau | 12 932 | |
| Résultat de l'exercice | 609 | 12 932 |
| TOTAL situation nette | 44 304 | 43 695 |
| SUBVENTIONS D'INVESTISSEMENT | 0 | 0 |
| PROVISIONS RÉGLEMENTÉES | 12 770 | 10 762 |
| CAPITAUX PROPRES | 57 074 | 54 457 |
| Provisions pour risques | 715 | 849 |
| Provisions pour charges | 5 118 | 3 143 |
| PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES | 5 833 | 3 992 |
| DETTES FINANCIÈRES | ||
| Emprunts obligataires convertibles | ||
| Autres emprunts obligataires | ||
| Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit | 57 734 | 64 606 |
| Emprunts et dettes financières divers | 34 794 | 36 812 |
| TOTAL dettes financières | 92 528 | 101 418 |
| AVANCES ET ACOMPTES RECUS SUR COMMANDES EN COURS | ||
| DETTES DIVERSES | ||
| Avances et acomptes reçus sur commandes en cours | ||
| Dettes fournisseurs et comptes rattachés | 16 004 | 19 238 |
| Dettes fiscales et sociales | 4 180 | 4 140 |
| Dettes sur immobilisations et comptes rattachés | 0 | 2 206 |
| Autres dettes | 2 500 | 1 734 |
| TOTAL dettes diverses | 22 683 | 27 317 |
| PRODUITS CONSTATÉS D'AVANCE | 122 | |
| DETTES | 115 333 | 128 735 |
| Ecarts de conversion passif | 40 | 67 |
| TOTAL GÉNÉRAL | 178 280 | 187 251 |
| En K€ | France | Export | 31/12/19 | 31/12/18 |
|---|---|---|---|---|
| Ventes de marchandises | ||||
| Production vendue de biens | 2 163 | 76 906 | 79 069 | 91 586 |
| Production vendue de services | 1 561 | 1 193 | 2 753 | 2 624 |
| Chiffres d'affaires nets | 3 723 | 78 099 | 81 822 | 94 210 |
| Production stockée | -3 333 | -1 181 | ||
| Production immobilisée | 367 | |||
| Subventions d'exploitation | 198 | |||
| Reprises sur amortissements et provisions, transfert de charges | 3 629 | 2 757 | ||
| Autres produits | 4 980 | 3 724 | ||
| PRODUITS D'EXPLOITATION | 87 463 | 99 708 | ||
| CHARGES EXTERNES | ||||
| Achats de marchandises [et droits de douane] | ||||
| Variation de stock de marchandises | ||||
| Achats de matières premières et autres approvisionnement | 23 759 | 29 550 | ||
| Variation de stock [matières premières et approvisionnement] | 696 | -1 376 | ||
| Autres achats et charges externes | 38 001 | 43 294 | ||
| TOTAL charges externes | 62 456 | 71 468 | ||
| IMPOTS, TAXES ET VERSEMENTS ASSIMILÉS | 4 464 | 4 585 | ||
| CHARGES DE PERSONNEL | ||||
| Salaires et traitements | 10 044 | 9 212 | ||
| Charges sociales | 2 081 | 1 768 | ||
| TOTAL charges de personnel | 12 125 | 10 980 | ||
| DOTATIONS D'EXPLOITATION | ||||
| Dotations aux amortissements sur immobilisations | 7 111 | 6 408 | ||
| Dotations aux provisions sur immobilisations | ||||
| Dotations aux provisions sur actif circulant | 235 | 645 | ||
| Dotations aux provisions pour risques et charges | 3 280 | 2 578 | ||
| TOTAL dotations d'exploitation | 10 626 | 9 631 | ||
| AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION | 3 402 | 4 329 | ||
| CHARGES D'EXPLOITATION | 93 072 | 100 993 | ||
| RÉSULTAT D'EXPLOITATION | - 5 609 |
- 1 285 |
| En K€ | 31/12/2019 | 31/12/2018 |
|---|---|---|
| RÉSULTAT D'EXPLOITATION | -5 609 | -1 285 |
| Bénéfice attribué ou perte transférée | 260 | 91 |
| Perte supportée ou bénéfice transféré | 183 | 183 |
| PRODUITS FINANCIERS | ||
| Produits financiers de participation | ||
| Produits des autres valeurs mobilières et créances de l'actif immobilisé | 267 | 261 |
| Autres intérêts et produits assimilés | 6 503 | 15 175 |
| Reprises sur provisions et transferts de charges | 63 | |
| Différences positives de change | 20 | 55 |
| Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement | ||
| TOTAL produits financiers | 6 791 | 15 553 |
| CHARGES FINANCIÈRES | ||
| Dotations financières aux amortissements et provisions | 100 | 41 |
| Intérêts et charges assimilées | 1 610 | 2 097 |
| Différences négatives de change | 131 | 166 |
| Charges nettes sur cessions de valeurs mobilères de placement | ||
| TOTAL charges financières | 1 841 | 2 303 |
| RÉSULTAT FINANCIER | 4 950 | 13 250 |
| RÉSULTAT COURANT AVANT IMPOTS | -583 | 11 873 |
| PRODUITS EXCEPTIONNELS | ||
| Produits exceptionnels sur opérations de gestion | ||
| Produits exceptionnels sur opérations en capital | 461 | 46 |
| Reprises sur provisions et transferts de charges | 779 | 572 |
| TOTAL produits exceptionnels | 1 240 | 618 |
| CHARGES EXCEPTIONNELLES | ||
| Charges exceptionnelles sur opérations de gestion | 6 | 342 |
| Charges exceptionnelles sur opérations en capital | 793 | 295 |
| Dotations exceptionelles aux amortissements et provisions | 2 637 | 2 431 |
| TOTAL charges exceptionnelles | 3 436 | 3 068 |
| RÉSULTAT EXCEPTIONNEL | -2 197 | -2 450 |
| Participation des salariés aux résultats de l'entreprise | 1 | |
| Impôts sur les bénéfices | -3 388 | -3 511 |
| TOTAL DES PRODUITS | 95 754 | 115 970 |
| TOTAL DES CHARGES | 95 145 | 103 038 |
L'exercice clôturé au 31 décembre 2019 présente un montant total bilan de 178 279 984 euros et dégage un résultat bénéficiaire de 608 716 euros.
Les comptes de l'exercice clos ont été élaborés et présentés conformément aux règles comptables dans le respect des principes prévus par les articles 121-1 à 121-5 et suivants du Plan Comptable Général 2016 (règlement ANC 2016-07, homologué par arrêté du 26 décembre 2016).
Les conventions comptables d'établissement et de présentation des comptes sociaux ont été appliquées dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base suivantes :
La méthode de base retenue pour l'évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode du coût historique.
Les principales méthodes utilisées sont décrites ci-dessous.
Les immobilisations incorporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais accessoires) ou à leur coût de production.
Les dotations aux amortissements sont calculées suivant le mode linéaire en fonction de la durée de vie prévue :
Les immobilisations corporelles sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais accessoires) ou à leur coût de production.
Les dotations aux amortissements sont calculées suivant le mode linéaire en fonction de la durée de vie prévue.
Les principales acquisitions de cet exercice sont :
Le navire Croix du Sud a été cédé sur l'exercice pour 460 K€. Sa valeur nette comptable s'élevait à 629 K€.
La valeur brute est constituée par le coût d'achat, augmenté le cas échéant des frais d'acquisition. Lorsque la valeur d'utilité est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence, lorsqu'elle est considérée comme durable.
| Sociétés | Localisation | Quote part capital détenu |
Intégration fiscale |
Consolidation - Méthode |
|---|---|---|---|---|
| LES ARMEMENTS REUNIONNAIS SAS | La Réunion | 100% | Oui | Oui - Intégration globale |
| SOPARMA SAS | La Réunion | 100% | Oui | Oui - Intégration globale |
| ARMAS PECHE SAS (via SOPARMA SAS) | La Réunion | 100% | Oui | Oui - Intégration globale |
| LES COMPTOIRS SAPMER SARL (*) COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA PECHE |
La Réunion | 100% | Oui | Oui - Intégration globale |
| SAS | La Réunion | 100% | Oui | Oui - Intégration globale |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS IDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT |
Ile Maurice | 100% | Non | Oui - Intégration globale |
| SERVICES | Ile Maurice | 100% | Non | Oui - Intégration globale |
| MER DES MASCAREIGNES LIMITEE | Ile Maurice | 50% | Non | Oui - Mise en équivalence |
| TUNA FISHING COMPANY LIMITED | Seychelles | 99% | Non | Oui - Intégration globale |
| CCCS LIMITED | Seychelles | 10% | Non | Non |
(*) Changement de dénomination sociale, anciennement "ARMEMENT SAPMER DISTRIBUTION"
Elles sont essentiellement constituées :
L'avance financière en compte courant de 527 K€ consentie à Sapmer Holding suite à la cession de TPSIO en 2013 a été cédée dans son intégralité à la société Sapmer Investissements (société mère de Sapmer), par compensation avec la dette de Sapmer envers Sapmer Investissements.
Les stocks d'approvisionnement sont valorisés à leur coût d'acquisition selon la méthode du premier entré – premier sorti (FIFO), puisque plus sensibles aux variations de prix en particulier pour les stocks d'appâts et de gasoil. Ils apparaissent au bilan pour un montant de 5 509 K€.
Les stocks de produit apparaissent au bilan pour un montant de 6 100 K€. Ils sont constitués des stocks de produits pêchés, produits finis et encours de production. Ils sont valorisés à partir du coût de production de l'exercice.
Une provision pour dépréciation est constituée :
Une dépréciation de 147 k€ a été constatée en 2019.
Les créances sont valorisées à leur valeur nominale.
Ce poste est constitué par :
Le poste « autres créances », d'un montant de 31 698 K€. Celui-ci est essentiellement constitué de comptes courants générés par des écritures d'intégration fiscale pour un montant de 3 506 K€, de comptes courants pour avances aux filiales d'un montant de 27 190 K€, d'une créance d'impôt pour 319 K€, et de factures cédées à notre factor et non financées pour 458 K€.
Une provision pour dépréciation est pratiquée lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur comptable.
Ce poste est constitué d'un versement de 1 000 K€ sur un contrat de capitalisation, réalisé en 2019. La valeur de se contrat s'élevait à 1 016 K€ à la clôture de l'exercice.
Il est constitué de 3 498 598 actions à 0,80 € entièrement libérées. Il n'existe pas de plans à effet dilutif.
Les autres capitaux propres correspondent à des primes d'émission pour 6 696 K€ et des bonis de confusion pour une montant de 20 922 K€
Des amortissements dérogatoires sont comptabilisés annuellement pour constater l'écart entre l'amortissement économique et l'amortissement fiscal (amortissement de la valeur résiduelle des navires). Le montant total cumulé au bilan est de 12 770 K€. La contrepartie de ces provisions réglementées a été constatée en résultat exceptionnel pour – 2 009 K€.
Le montant total des provisions pour risques et charges s'élève à 5 833 K€ à la fin de l'exercice.
La société a atteint son objectif sur le ratio « Gearing (Dettes Nettes sur Capitaux Propres) ».
Les objectifs sur le ratio « Leverage (Dettes nettes sur EBITDA) » ont été atteints en 2018. En 2019, ils ne sont pas respectés.
Le non-respect d'un ou de ces deux ratios à la clôture de l'exercice N peut entrainer une « mise en défaut » de la société si les ratios ne sont pas respectés dans les comptes clos de l'exercice N+1.
Le financeur concerné a accepté une dérogation pour le non-respect du ratio « Leverage (Dettes Nettes sur EBITDA) » pour 2019. La dette financière à long et moyen terme, reste donc classée en dettes à plus d'un an d'échéance, pour un montant de 47 682 K€
Au titre de la convention de trésorerie entre Sapmer et ses filiales, les créances en compte courant s'élèvent à 27 190 K€, tandis que les dettes en compte courant s'élèvent à 34 226 K€ au titre de l'exercice 2019.
Au titre de la convention de trésorerie entre Sapmer et Sapmer Investissements, la dette en compte courant à la fin de l'exercice s'élève à 318 K€.
Les créances et les dettes en devises qui ne font pas l'objet d'une couverture sont converties en fin d'exercice au cours de clôture. Les écarts sont portés au bilan en « écarts de conversion » à l'actif (perte latente) ou au passif (gain latent). Les « écarts de conversion actifs » font l'objet d'une provision à hauteur du risque non couvert.
Les produits et créances en devises qui ont fait l'objet d'une couverture figurent au bilan à un cours négocié.
Les charges en devises sont enregistrées pour leur contre-valeur à la date de l'opération.
Les disponibilités en devises figurent au bilan au cours de clôture. Les écarts sont portés en résultat financier.
Sapmer a opté pour le régime de l'intégration fiscale au 1er janvier 2008 : le groupe est constitué de Sapmer et de cinq de ses filiales (voir détail paragraphe 1.3.1).
Les filiales du périmètre contribuent à la charge d'impôt du groupe à hauteur du montant d'impôt dont elles auraient été redevables en l'absence d'intégration. L'économie ou la charge d'impôt complémentaire résultant de la différence entre l'impôt dû par les filiales intégrées et l'impôt résultant de la détermination du résultat d'ensemble est enregistrée par l'entreprise tête de groupe.
Pour l'exercice 2019, l'impôt calculé sur les bénéfices du groupe fiscal s'élève à 117 K€ et l'économie réalisée grâce à l'intégration fiscale est de 3 506 K€.
La société Sapmer publie une consolidation en norme IFRS en tant que société mère qui inclut neuf de ses filiales (voir détail paragraphe 1.3.1).
Sapmer est également consolidée par intégration globale au sein du groupe Jaccar Holdings France.
L'action de la société Sapmer cotée sur le marché Euronext Growth Paris a clôturé au 31 décembre 2019 à 16 €.
Le groupe Sapmer fait face depuis début février 2020 à un fort ralentissement de son activité du fait de la propagation de l'épidémie du coronavirus devenue pandémie qui a paralysé l'économie chinoise, l'économie européenne, ainsi que celle de la Réunion.
Le covid-19 a entrainé un ralentissement de la demande sur le marché de la légine et une pression à la baisse sur les prix. En outre, un thonier est resté bloqué au chantier naval CNOI de Maurice pendant deux mois en raison du confinement. De plus les relèves des marins français ont dû être réalisées à la Réunion, car impossibles aux Seychelles. Enfin, l'usine de valorisation a été contrainte de fermer pendant plus d'un mois en raison du confinement a l'Ile Maurice. Néanmoins, grâce à la mobilisation des équipes en mer et à terre, l'activité thonière ne s'est jamais arrêtée.
Dans ce contexte inédit, le groupe a sécurisé avec succès des financements qui permettent la continuité d'exploitation de l'entreprise. L'entreprise par ailleurs adapte son activité aux circonstances exceptionnelles, continue son plan d'amélioration de l'activité thonière qui conduit à une nouvelle réduction du cout de pêche au kilogramme et met en œuvre toutes les dispositions proposées par le gouvernement français et pour laquelle elle est éligible pour faire face à cette crise.
Par conséquent, le groupe continue de préparer ses états financiers sociaux et consolidés sur une base de continuité d'exploitation et si la situation de dégradait encore, le groupe se mobiliserait par anticipation pour sécuriser les financements nécessaires, comme elle a su le faire jusqu'à aujourd'hui avec succès.
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RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes consolidés de la société Sapmer, S.A. relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2019, tels qu'ils sont joints au présent rapport. Ces comptes ont été arrêtés par le conseil d'administration le 3 juin 2020 sur la base des éléments disponibles à cette date dans un contexte évolutif de crise sanitaire liée au covid-19.
Nous certifions que les comptes consolidés de l'exercice sont, au regard du référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union Européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l'exercice, de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes consolidés » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2019 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes.
Sans remettre en cause l'opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur le point suivant exposé dans la note 1.5 de l'annexe des comptes consolidés concernant la première application de la norme IFRS 16 contrat de location.
En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importantes pour l'audit des comptes consolidés de l'exercice.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes consolidés pris dans leur ensemble, arrêtés dans les conditions rappelées précédemment, et de la formation de notre opinion exprimée ciavant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes consolidés pris isolément.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d'administration arrêté le 3 juin 2020. S'agissant des événements survenus et des éléments connus postérieurement à la date d'arrêté des comptes relatifs aux effets de la crise liée au covid-19, la direction nous a indiqué qu'ils feront l'objet d'une communication à l'assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes consolidés.
Nous attestons que la déclaration consolidée de performance extra-financière prévue par l'article L. 225-102-1 du code de commerce figure dans les informations relatives au groupe données dans le rapport de gestion, étant précisé que, conformément aux dispositions de l'article L.823-10 de ce code, les informations contenues dans cette déclaration n'ont pas fait l'objet de notre part de vérifications de sincérité ou de concordance avec les comptes consolidés et doivent faire l'objet d'un rapport par un organisme tiers indépendant.
Il appartient à la direction d'établir des comptes consolidés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu'adopté dans l'Union Européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes consolidés ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes consolidés, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Les comptes consolidés ont été arrêtés par le conseil d'administration.
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes consolidés. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolidés pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceuxci.
Comme précisé par l'article L.823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, les commissaires aux comptes exercent leur jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
• ils identifient et évaluent les risques que les comptes consolidés comportent des anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs, définissent et mettent en œuvre des procédures d'audit face à ces risques, et recueillent des éléments qu'ils estiment suffisants et appropriés pour fonder leur opinion. Le risque de non-détection d'une anomalie significative provenant d'une fraude est plus élevé que celui d'une anomalie significative résultant d'une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne ;
Fait à Sainte-Clotilde et à Lyon, le 25 juin 2020
Les commissaires aux comptes
BDO-HDM Audit EurAAudit C.R.C. Membre de BDO International Cabinet Rousseau Consultants
Jocelyne ATIVE, Jean-Marc ROUSSEAU, Associée. Associé.
Aux actionnaires,
En exécution de la mission qui nous a été confiée par l'assemblée générale, nous avons effectué l'audit des comptes annuels de la société Sapmer, S.A. relatifs à l'exercice clos le 31 décembre 2019, tels qu'ils sont joints au présent rapport. Ces comptes ont été arrêtés par le conseil d'administration le 3 juin 2020 sur la base des éléments disponibles à cette date, dans un contexte évolutif de crise sanitaire liée au covid-19.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l'audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d'audit dans le respect des règles d'indépendance qui nous sont applicables, sur la période du 1er janvier 2019 à la date d'émission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes.
En application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les appréciations suivantes qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importantes pour l'audit des comptes annuels de l'exercice.
Les appréciations ainsi portées s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes annuels pris dans leur ensemble, arrêtés dans les conditions rappelées précédemment, et de la formation de notre opinion exprimée ciavant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
La note 1.3 de l'annexe mentionne les modalités d'évaluation des titres de participation : nous avons vérifié leur conformité aux règles comptables applicables en France ainsi que leur caractère raisonnable ;
L'annexe dans sa note 1.4 précise les modalités d'évaluation des stocks enregistrés à l'actif du bilan. Nous avons analysé les méthodes retenues par la société et leur application à la clôture, pour évaluer les coûts d'entrée des biens en stocks ainsi que celles mises en œuvre concernant les dépréciations dotées, le cas échéant, afin de ramener leur valeur d'inventaire à leur valeur probable de réalisation.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n'avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d'administration arrêté le 3 juin 2020 et dans les documents adressés sur la situation financière et les comptes annuels aux actionnaires à l'exception du point cidessous. S'agissant des événements survenus et des éléments connus postérieurement à la date d'arrêté des comptes relatifs aux effets de la crise liée au Covid-19, la direction nous a indiqué qu'ils feront l'objet d'une communication à l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes.
La sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l'article D.441-4 du code de commerce appellent de notre part l'observation suivante : le rapport de gestion n'inclut pas les informations relatives au nombre de factures reçues et émises non réglées au 31 décembre 2019 et dont le terme est échu.
Nous attestons de l'existence, dans la section du rapport de gestion du conseil d'administration consacrée au gouvernement d'entreprise, des informations requises par l'article L.225-37-4 du code de commerce.
En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives à l'identité des détenteurs du capital ou des droits de vote vous ont été communiquées dans le rapport de gestion.
Il appartient à la direction d'établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu'elle estime nécessaire à l'établissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d'erreurs.
Lors de l'établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d'évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuité d'exploitation, sauf s'il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d'administration.
Il nous appartient d'établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d'erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l'article L.823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d'un audit réalisé conformément aux normes d'exercice professionnel applicables en France, les commissaires aux comptes exercent leur jugement professionnel tout au long de cet audit.
Fait à Sainte-Clotilde et à Lyon, le 25 juin 2020
Les commissaires aux comptes
Membre de BDO International Cabinet Rousseau Consultants
BDO-HDM Audit EurAAudit C.R.C.
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques et les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l'intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l'occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d'autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l'article R. 225-31 du Code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l'article R. 225-31 du Code de commerce relatives à l'exécution, au cours de l'exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l'assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie Nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
Nous vous informons qu'il ne nous a été donné avis d'aucune convention autorisée au cours de l'exercice écoulé à soumettre à l'approbation de l'assemblée générale en application des dispositions de l'article L. 225-38 du Code de commerce.
En application des articles L. 225-42 et L.823-12 du Code de commerce, nous vous signalons que la convention suivante n'a pas fait l'objet d'une autorisation préalable par votre Conseil d'administration.
Il nous appartient de vous communiquer les circonstances en raison desquelles la procédure d'autorisation n'a pas été suivie.
Nature et objet : cession de la créance détenue par votre société sur la société SAPMER HOLDING Pte, au profit de la société SAPMER INVESTISSEMENTS.
Administrateurs intéressés : Messieurs Jacques de Chateauvieux et Adrien de Chomereau.
Modalités d'application : la cession de cette créance est intervenue sur la base de sa valeur nominale, soit 599 816,14 euros. Le paiement de cette cession a été opéré par inscription en comptes-courants.
Motifs justifiant de son intérêt pour la société : la société Sapmer Holding Pte étant destinée à être liquidée, il a été jugé préférable que votre société détienne cette créance sur une société encore en activité.
Nous vous précisons que, lors de sa réunion du 3 juin 2020, votre Conseil d'administration a décidé d'autoriser a posteriori cette convention.
En application de l'article R. 225-30 du Code de commerce, nous avons été informés que l'exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l'assemblée générale au cours d'exercices antérieurs, s'est poursuivie au cours de l'exercice écoulé.
Nature et objet : engagement financier de « sponsor support » concédé par Sapmer, S.A. en faveur de The Mauritius Commercial Bank Ltd, concernant les sociétés Indian Ocean Shipping Management Services, Belle Rive Tuna Company, Belle Isle Tuna Company, Morne Blanc Tuna Cie, Morn Seselwa Tuna Cie et Tuna Fisihng Company, consistant à verser des avances de fonds à la banque en cas de non-paiement des sommes dues par ces sociétés.
Administrateurs intéressés : Messieurs Jacques de Chateauvieux et Adrien de Chomereau.
Date d'autorisation : Conseils d'administration du 20 octobre 2016 et du 28 mars 2017.
Modalités et application sur l'exercice : en exécution de cette convention, votre société s'est engagée à procéder aux avances de fonds, envers The Mauritius Commercial Bank Ltd, pour le compte des sociétés précédemment énoncées en cas de non-respect de leurs engagements, dans les limites suivantes :
| . IOSMS et BELLE RIVE TUNA COMPANY | 1 200 000 USD |
|---|---|
| . IOSMS et BELLE ISLE TUNA COMPANY | 1 200 000 USD |
. TUNA FISHING COMPANY et MORNE BLANC TUNA Cie sans limite prévue . TUNA FISHING COMPANY et MORN SESELWA TUNA Cie sans limite prévue
Avec la société AGENCE FRANÇAISE DE DEVELOPPEMENT
Nature et objet : emprunt long terme souscrit pour le financement du thonier BELOUVE.
Administrateur intéressé : Monsieur Guy Dupont
Modalités d'application sur l'exercice : le contrat d'emprunt a été signé le 19 septembre 2012, pour un montant nominal de 13 000 000 euros. Le taux d'intérêt fixe annuel s'élève à 5,45 %. Le solde de l'emprunt restant dû au 31 décembre 2019 s'établit à 8 783 358,66 euros et le montant de la charge financière se rapportant à cet emprunt ressort à 507 978,28 euros pour l'exercice clos le 31 décembre 2019.
Nature et objet : convention de licence non exclusive d'utilisation de la marque SAPMER concédée par votre société à la société SAPMER HOLDING PTE, et conclue pour une durée indéterminée à compter du 1er janvier 2014.
Administrateur intéressé : Monsieur Jacques de Chateauvieux.
Modalités d'application : la convention prévoit, avec effet au 1er janvier 2014, le versement d'une redevance d'utilisation non exclusive de marque d'un montant forfaitaire annuel de 30 000 euros hors taxes. Cette convention n'a pas reçu d'application au titre de l'année 2019.
Fait à Sainte-Clotilde et à Lyon, le 25 juin 2020
Les commissaires aux comptes
Membre de BDO International Cabinet Rousseau Consultants
BDO-HDM Audit EurAAudit C.R.C.
Jocelyne ATIVE, Jean-Marc ROUSSEAU, Associée. Associé.

RAPPORT DE L'ORGANISME TIERS INDÉPENDANT SUR LA DÉCLARATION CONSOLIDÉE DE PERFORMANCE EXTRA- FINANCIÈRE

NIORT 53 rue des Marais CS 18421 79024 NIORT Cedex Tél. : 05 49 32 49 01 www.groupey.fr
Exercice clos le 31 décembre 2019
Aux actionnaires,
En notre qualité d'organisme tiers indépendant, accrédité par le COFRAC sous le numéro 3-1103 (dont la portée est disponible sur le site www.cofrac.fr), nous vous présentons notre rapport sur la déclaration de performance extra-financière relative à l'exercice clos le 31/12/2019 (ci-après la « Déclaration »), présentée dans le rapport de gestion en application des dispositions légales et réglementaires des articles L. 225-102-1, R. 225-105 et R. 225-105-1 du code de commerce.
Il appartient au Conseil d'administration d'établir une Déclaration conforme aux dispositions légales et réglementaires, incluant une présentation du modèle d'affaires, une description des principaux risques extra-financiers, une présentation des politiques appliquées au regard de ces risques ainsi que les résultats de ces politiques, incluant des indicateurs clés de performance.
La Déclaration a été établie en appliquant les procédures de l'entité, (ci-après le « Référentiel ») dont les éléments significatifs sont présentés dans la Déclaration.
Notre indépendance est définie par les textes réglementaires, le code de déontologie de la profession inséré dans le décret du 30 mars 2012 relatif à l'exercice de l'activité d'expertise comptable et prend en compte les dispositions prévues à l'article L. 822-11-3 du code de commerce. Par ailleurs, nous avons mis en place un système de contrôle qualité qui comprend des politiques et des procédures documentées visant à assurer le respect des règles déontologiques, des normes professionnelles et des textes légaux et réglementaires applicables.
GROUPE Y AUDIT
Société d'Expertise Comptable et de Commissariat aux Comptes Inscrite au tableau de l'Ordre de la Région Poitou-Charentes-Vendée – Membre de la Compagnie Régionale de Poitiers Membre indépendant du réseau Nexia International – Membre de l'Association Technique A.T.H.

Il nous appartient, sur la base de nos travaux, de formuler un avis motivé exprimant une conclusion d'assurance modérée sur :
Il ne nous appartient pas en revanche de nous prononcer sur :
Nos travaux décrits ci-après ont été effectués conformément aux dispositions des articles A. 225-1 et suivants du code de commerce déterminant les modalités dans lesquelles l'organisme tiers indépendant conduit sa mission et selon la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette intervention.
Nous avons mené des travaux nous permettant d'apprécier la conformité de la Déclaration aux dispositions réglementaires et la sincérité des Informations :
Nous estimons que les travaux que nous avons menés en exerçant notre jugement professionnel nous permettent de formuler une conclusion d'assurance modérée ; une assurance de niveau supérieur aurait nécessité des travaux de vérification plus étendus.
1 Informations sociales : Egalité de traitement : « La politique de lutte contre les discriminations via le Taux d'encadrement féminin ainsi que le Taux d'évolution de rémunération des effectifs féminins ; Emploi : Promotion de l'égalité des chances via le nombre de stagiaires et alternants ; Formation : le nombre total d'heures de formation via le montant des dépenses de formation et le nombre d'heures correspondant; Santé et sécurité : les conditions de santé et de sécurité au travail via les formations des marins liées aux aspects santé et prévention. »
Informations environnementales : Changement climatique : « Les postes significatifs d'émissions de gaz à effet de serre générés du fait de l'activité de la société, notamment par l'usage des biens et services qu'elle produit via le nombre de kilogramme de en équivalent CO² par kilogramme de légine pêché; Utilisation durable des ressources : la consommation de matières premières et les mesures prises pour améliorer l'efficacité dans leur utilisation via les audits de certifications et conformité réglementaire. »
Informations sociétales : Soutien au tissu local : « Participation à l'économie des territoires et soutien aux actions et initiatives locales en lien avec le secteur maritime via la contribution économique directe du Groupe sur ses territoires d'implantations. »
Nos travaux ont mobilisé les compétences de 3 personnes et se sont déroulés entre les mois d'avril et de mai 2020 sur une durée totale d'intervention d'environ 3 semaines.
Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisation de nos travaux, à nos spécialistes en matière de développement durable et de responsabilité sociétale.
Nous avons mené une dizaine d'entretiens avec les personnes responsables de la préparation de la Déclaration auprès des directions en charge des processus de collecte des informations et, le cas échéant, responsables des procédures de contrôle interne et de gestion des risques.
Sur la base de nos travaux, nous n'avons pas relevé d'anomalie significative de nature à remettre en cause le fait que la déclaration de performance extra-financière est conforme aux dispositions réglementaires applicables et que les Informations, prises dans leur ensemble, sont présentées, de manière sincère, conformément au Référentiel.
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus et conformément aux dispositions de l'article A. 225-3 du code de commerce, nous formulons le commentaire suivant :
• L'identification des principaux risques doit faire l'objet d'une approche plus documentée. Le processus actuel d'analyse des risques extra-financiers ne permet pas de garantir pleinement la bonne hiérarchisation des enjeux retenus.
Fait à Niort, le 11 Mai 2020
| GROUPE Y Audit |
|---|
| Arnaud MOYON |
Associé Département Développement Durable
| Sociétés | ||
|---|---|---|
| SAPMER SA |
|---|
| LES ARMEMENTS RÉUNIONNAIS SAS |
| ARMAS PÊCHE SAS |
| SOPARMA SAS |
| LES COMPTOIRS SAPMER SARL |
| SAPMER PREMIUM SEAPRODUCTS |
| TUNA FISHING COMPANY LTD |
| INDIAN OCEAN SHIP MANAGEMENT |
| SERVICES COMPAGNIE D'ARMEMENT A LA |
| PÊCHE SAS SAPMER TECHNICAL SERVICES |
| TUNA PROCESSING SERVICES |
RÉSOLUTIONS PROPOSÉES À L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
82
L'assemblée générale, après avoir pris connaissance des comptes annuels de l'exercice clos le 31 décembre 2019 ainsi que du rapport de gestion du conseil d'administration, du rapport sur le gouvernement d'entreprise et des rapports des commissaires aux comptes, approuve les comptes annuels dudit exercice lesquels font apparaître un bénéfice de 608 715,83 euros. Elle approuve également les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans ces rapports..
L'assemblée générale constate, conformément aux dispositions de l'article 223 quater du Code général des impôts, qu'au cours de l'exercice écoulé, aucune somme n'a été enregistrée au titre des dépenses ou charges non déductibles fiscalement visées à l'article 39,4 du Code général des impôts.
En conséquence, elle donne aux administrateurs quitus entier et sans réserve de l'exécution de leur mandat pour ledit exercice.
L'assemblée générale décide, sur proposition du conseil d'administration, d'affecter le résultat bénéficiaire de l'exercice qui s'élève à 608 715,83 euros de la façon suivante :
| Report à nouveau | 12 932 447,29 € |
|---|---|
| Affectation en RAN | 13 541 163,12 € |
| Solde du report à nouveau après affectation | 13 541 163,12 € |
L'assemblée générale, sur proposition du conseil d'administration, prend acte qu'aucun dividende n'est distribué au titre de l'exercice clos au 31 décembre 2019.
L'assemblée générale prend acte de ce que les sommes distribuées à titre de dividendes, au titre des trois précédents exercices, ont été les suivantes :
| Exercice | Dividende global distribué |
Revenus distribués éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
Revenus distribués non éligibles à l'abattement mentionné au 2° du 3 de l'article 158 du CGI |
|---|---|---|---|
| 31/12/2018 | Néant | Néant | Sans objet |
| 31/12/2017 | 2 099 158,80 € | 2 099 158,80 € | Sans objet |
| 31/12/2016 | Néant | Néant | Sans objet |
L'assemblée générale, connaissance prise des comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2019, après avoir entendu la lecture du rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés, approuve les comptes consolidés au 31 décembre 2019, ainsi que les opérations traduites dans ces comptes ou résumées dans le rapport sur la gestion du groupe inclus dans le rapport de gestion, lesdits comptes faisant apparaître un chiffre d'affaires de 165,3 M€ et une perte de 4,9 M€.
L'assemblée générale, après avoir entendu la lecture du rapport spécial des commissaires aux comptes, sur les conventions relevant de l'article L225-38 et suivants du Code de commerce, approuve les conclusions dudit rapport et chacune des conventions nouvelles qui y sont mentionnées, les intéressés ne prenant pas part au vote et leurs actions n'étant pas prise en compte pour le calcul de la majorité.
L'assemblée générale décide, sur proposition du conseil d'administration, de nommer Monsieur Dominique AUDOUIN, demeurant 20 ter chemin Macé, 97411 Bois de nèfles Saint-Paul, en qualité d'administrateur en adjonction aux membres actuellement en fonction pour une durée de trois années.
Le mandat d'administrateur de Monsieur Dominique AUDOUIN viendra donc à expiration à l'issue de l'assemblée générale tenue en 2023 appelée à statuer sur les comptes de l'exercice écoulé.
Monsieur Dominique AUDOUIN ainsi nommé aura les pouvoirs définis suivant les statuts.
Monsieur Dominique AUDOUIN a fait savoir à l'avance qu'il acceptait les fonctions d'administrateur de la société Sapmer et qu'il satisfait à toutes les conditions requises par la loi et les règlements pour l'exercice desdits fonctions.
L'assemblée générale donne tous pouvoirs au porteur d'un original, d'une copie ou d'un extrait du procès-verbal de la présente assemblée pour accomplir toutes formalités qui seront nécessaires.
L'assemblée générale extraordinaire, après avoir entendu la lecture du rapport du conseil d'administration, décide d'instituer la fonction de censeur.
En conséquence, elle décide l'introduction dans les statuts d'un article 18 bis « CENSEUR » rédigé comme suit :
Le conseil d'administration peut procéder à la nomination de censeurs choisis parmi les administrateurs ou en dehors d'eux, sous réserve de la ratification de la plus proche assemblée générale ordinaire appelé à statuer sur les comptes du derniers excercicle clos.
Le nombre de censeurs est limité à un (1).
Le censeur est nommé pour une durée de trois (3) ans, renouvelable. Sa fonction prend fin à l'issue de l'assemblée générale ordinaire ayant statué sur les comptes de l'exercice écoulé et tenue dans l'année au cours de laquelle expire ses fonctions.
Il a pour mission de veiller au respect des statuts, d'apporter un éclairage et présenter des observations au conseil d'administration, mener des missions spécifiques déterminées par le conseil d'administration.
Il est convoqué aux réunions du conseil d'administration et prend part aux délibérations avec voix consultatitve. »
L'assemblée générale donne tous pouvoirs au porteur d'un original, d'une copie ou d'un extrait du procès-verbal de la présente assemblée pour accomplir toutes formalités qui seront nécessaires.
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