Annual Report • Jun 25, 2021
Annual Report
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Société coopérative à capital et personnel variables régie par les dispositions du Livre V du Code monétaire et financier au capital de 83 209 290 euros Siège social : Les Négadis - avenue Paul Arène 83300 DRAGUIGNAN 415 176 072 R.C.S DRAGUIGNAN
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Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur
1 – Présentation de la Caisse régionale Chiffres clés
2 – Informations Économiques, sociales et environnementales – Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF)
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels au 31/12/2020
6 – Comptes consolidés
Cadre général
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés au 31/12/2020
7 – Informations générales
Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions et engagements réglementés
8 - Glossaire



Présentation du Crédit Agricole Provence Côte d'Azur
Banque régionale de plein exercice de statut coopératif, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur fournit des solutions de crédit, d'épargne, d'assurance ainsi que les services associés, à ses clients particuliers, professionnels, agriculteurs, entreprises et collectivités publiques, dans les départements des Alpes de Haute Provence, du Var et des Alpes-Maritimes ainsi que sur la Principauté de Monaco.
Partageant les valeurs fondamentales du Groupe que sont la proximité, la responsabilité et la solidarité, nous plaçons l'Homme au cœur de notre développement, à travers un management ouvert et collaboratif.
De plus, dans un souci de satisfaire pleinement les besoins de nos clients, nous innovons en permanence dans nos offres de produits et services. Nous apportons également nos expertises à tous les types de clientèles, en s'appuyant, si besoin, sur celles du Groupe Crédit Agricole, acteur bancaire de taille mondiale.
Ainsi, en tant que banque mutualiste et coopérative attachée à ses territoires, nous veillons à préserver et renforcer notre rôle de tiers de confiance en amplifiant notre utilité pour ces derniers, comme en témoigne notre projet d'entreprise 2019/2021.
Notre organisation coopérative (51 Caisses Locales et 629 administrateurs élus) et une représentation de nos sociétaires au sein de toutes nos entités de gouvernance nous permettent de nous démarquer de la concurrence. La densité de notre Réseau d'Agences (+ de 200 agences de proximités) nous permet également d'offrir à nos clients et à nos sociétaires, tous les services bancaires de proximité. Ces spécificités nous permettent d'assurer des relais d'écoute efficaces et, ainsi, définir plus précisément les besoins de nos clients et sociétaires.
La gouvernance est organisée sur la base du principe coopératif «une personne, une voix», par lequel seule la qualité de sociétaire, et non le montant de capital détenu, détermine le poids d'un vote. Le pouvoir de décision est entièrement local. Notamment, toutes les demandes de crédit sont traitées dans les Alpes de Haute Provence, le Var et les Alpes-Maritimes.


| Notre Démarche et nos Engagements sur la RSE | |
|---|---|
| Nos engagements en 2020 | |
| Mobilisation du Crédit Agricole Provence Côte D'Azur dans les moments difficiles | |
| La période COVID | |
| Le CA PCA a pleinement assuré son rôle de banquier régional engagé et responsable pour soutenir l'économie du territoire ß 726 M€ de PGE (Prêts Garantis par l'Etat) distribués via des équipes dédiées ß 9 100 pauses sur crédits |
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| Une organisation particulière ß L'ensemble des collaborateurs équipés en poste de travail nomade ß Aide des clients Pro pour mettre en place ou développer la digitalisation de leur activité (sites, clic & collect, etc.) |
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| Continuité d'activité en période de confinement ß Acteur majeur du territoire avec près d'1M de clients accompagnés dans leurs projets ß Soutien de l'économie avec +189 CDI et une centaine d'alternants ß Soutien de l'entrepreneuriat (Créazur, Village by CA, prêt d'honneur Skema) |
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| ß Fondation d'entreprise | Modèle de Gouvernance approprié pour agir concrètement ß Geste mutualiste (8M€) ß Soutien des séniors avec distribution de PC en EPHAD (inclusion numérique ß Partenariats sportifs maintenus (RCT, OGC, CNA, etc.) ß Projets de prévention de l'environnement |
| Notre Démarche et nos Engagements sur la RSE | ||
|---|---|---|
| Nos engagements en 2020 | ||
| La tempête Alex | ||
| Mobilisation immédiate vers les 2 vallées sinistrées et ses habitants | ||
| Organisation d'une opération de collecte, de produits de 1ère nécessité (alimentaire et hygiène) | ||
| ß 31 agences bancaires « point de collecte » réparties sur les 3 départements | ||
| ß 20 tonnes de produits distribués et acheminés par les sapeurs pompiers | ||
| Constitution d'un fond solidaire pour accompagner la relance économique ß 140 000 € réunis par les Caisses locales |
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| ß Principe de versement : l'utilité au plus grand nombre vers les entreprises et les agriculteurs | ||
| ß Un référent CA PCA nommé sur 18 mois pour aider les vallées à se reconstruire | ||
| Soutien aux agriculteurs des vallée et à leurs troupeaux | ||
| ß Mise en place (avec la Chambre d'agriculture) de rotations d'héliportage pour approvisionner les troupeaux pour la survie du cheptel | ||
| Des mesures bancaires et assurance pour les clients sinistrés (1000 dossiers de sinistre) | ||
| ß Exonération sur 1 trimestre des frais de dysfonctionnement | ||
| ß Pause crédit de 3 mois sans frais | ||
| ß Garantie de véhicule de remplacement | ||
| ß Accélération des expertises et remboursements | ||
| Installation d'une banque mobile avec automate - distributeur en 24h ß Permettre les transactions et les retraits sécurisés en zone sinistrée |
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Pour définir les risques et enjeux extra financiers liés à notre activité et notre fonctionnement, nous nous sommes appuyés sur la méthodologie fournis par le Groupe Crédit Agricole en 2019, ainsi que sur un inventaire de risques collectifs aux Caisses Régionales de Crédit Agricole. Cette liste non exhaustive a été établie sur la base :
Compte tenu de la nature des activités de la Caisse Régionale, les thèmes suivants :
Dans la page suivante, sont présentés les 15 risques qui ont été retenus par notre Caisse Régionale.
| Notre Méthodologie | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Enjeux | Objectifs | Risques | |||||
| Renforcer notre modèle coopératif et mutualiste | Renforcer le poids de nos sociétaires | Prise en compte insuffisante des enjeux du développement du sociétariat dans la relation avec la clientèle |
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| Proposer des offres sociétalement responsables | Proposer des offres responsables en vue de répondre à la demande de nos clients soucieux d'épargner et/ou d'emprunter différemment |
Offre de produits et services inadaptée | |||||
| Avoir une relation durable avec nos clients | Accompagner ses clients dans les bons comme ,dans les mauvais moments |
Non prise en compte des aléas (divorce, chômage, maladie) dans les moments de vie de la clientèle |
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| Atteindre l'excellence dans nos relations avec tous nos Satisfaire nos clients |
Concourir à la fidélisation client et notre attractivité | Inadaptation du produit/service aux besoins du client / Défaut de conseil / Litiges sur la performance des activités de conseil |
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| clients | Lutter contre la fraude et la corruption | Agir avec éthique avec toutes nos parties prenantes | Pratique contraire aux règles de déontologie et d'éthique de la CR, (loyauté, corruption, non respect intentionnel des procédures) |
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| Protéger les données personnelles de nos parties prenantes |
Agir avec éthique avec toutes nos parties prenantes | Insuffisance de protection des données personnelles et défaillance du système d'information |
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| Garantir l'équité et développer la mixité et la diversité au sein de notre pacte social |
Garantir une égalité de traitement à l'ensemble des salariés et des candidats à l'embauche |
Discrimination du candidat à l'embauche ou du salarié, | |||||
| Un Employeur Socialement Responsable |
Apporter davantage de flexibilité dans les trajectoires professionnelles |
Donner à nos collaborateurs les moyens d'être acteur de leur projet professionnel |
Défaut d'accompagnement des collaborateurs Manque de lisibilité des parcours professionnels Plan de formation inadapté aux enjeux d'expertise des collaborateurs |
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| Etre un acteur engagé pour notre territoire | Accompagner le développement du tissu entrepreneurial | Manque de soutien à l'économie du département et à ses agents économiques |
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| Etre un acteur engagé pour notre territoire | Soutenir des projets d'intérêt général sur notre territoire | Manque de soutien à l'économie du département et à ses agents économiques |
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| Accompagner Durablement le Territoire |
Etre un acteur engagé pour notre territoire | Accompagner toutes les Agricultures | Non accompagnement dans les enjeux de la transition agricole |
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| Impact économique de notre fonctionnement sur notre Territoire |
Mise en place d'une Politique Achats Responsables | Non prise en compte des enjeux environnementaux et sociétaux dans la sélection et la relation des fournisseurs : achat local , recours au secteur protégé, respect des droits humains, analyse environnementale |
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| Respecter les délais de paiement des factures de nos Fournisseurs |
Risque d'image et de réputation Risque financier (Amende) |
Non respect des délais de paiement (LME) | |||||
| Notre Engagement Environnemental |
Agir sur la réduction des déplacements Professionnels | Prise en compte de Enjeux Environnementaux dans notre Fonctionnement |
Non prise en compte des contraintes environnementales dans les déplacements des salariés (professionnels et domicile-travail) |
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| Participer à la Transition Energétique dans le cadre de notre fonctionnement |
Prise en compte de Enjeux Environnementaux dans notre Fonctionnement |
Défaut de prise en compte de l'enjeu de transition énergétique dans le fonctionnement de l'entreprise |
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| Prise en compte de la pollution spécifique à l'entité | Prise en compte de Enjeux Environnementaux dans notre Fonctionnement |
Risque d'image et de réputation |

| Agir avec Ethique | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Protéger les données personnelles de nos parties prenantes | ||||||||
| Agir avec éthique avec toutes nos parties prenantes | ||||||||
| La transmission d'informations à caractère personnel, c'est-à-dire toutes les données se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable, est une action quotidienne nécessaire à la pérennité de notre activité. |
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| Les nouveautés technologiques ont conduit à une évolution des canaux de communication utilisés, rendant ainsi plus vulnérables les informations diffusées. En tant qu'établissement bancaire réputé, nous devons nous assurer la sécurité des données transmises par toutes nos parties prenantes. |
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| Outre notre engagement de satisfaire la nouvelle réglementation en la matière, nous y voyons également l'opportunité de renforcer la confiance de nos parties prenantes à notre égard et assurer ainsi la pérennité de notre activité. |
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| A ce titre, PCA a participé ou a mené aux projets suivants dans le but de renforcer la sécurité des données dites « sensibles » : | ||||||||
| • Déploiement du dispositif national RGPD (Réglementation Générale sur la Protection des données) : o La politique de protection des données personnelles est disponible sur la vitrine PCA, et peut être remise à tout client o Une procédure très précise permettant aux conseillers de traiter les demandes d'exercice de leurs droits émises par les clients o Seules 30 demandes d'exercice de droits ont été émises en 2020, gage de la confiance que nous accordent nos clients • Programme pluriannuel CARS (CA Renforcement Sécurité) avec la filière « protection des données sensibles » : o Messagerie hautement sécurisée pour les échanges internes au groupe o Echanges de fichiers sécurisés avec tous nos partenaires o Cartographie des données sensibles, avec des outils de protection supplémentaires en 2021 o Limitation draconienne de l'utilisation des clefs USB • Projet communautaire de coffre-fort électronique (Espace de stockage sécurisé, collecteur de documents et agrégateur bancaire) o Business model et socle technique désormais connus o Premier lot à la fin de l'année 2021 • Renforcement de son rôle de « tiers de confiance numérique » inscrit dans le Projet d'Entreprise 2019-2021 o Chantier Rassurance et acculturation à la data pour tous nos collaborateurs • Mise en place de la fonction de CDO Chief Data Officer o Projet de renforcement du rôle du CDO qui veillera notamment à une utilisation éthique des données |
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| Nos indicateurs | Nombre de réclamations relevant du RGPD | Nombre de violations de données déclarées à la CNIL | ||||||
| 2018 2019 |
2020 | 2018 | 2019 | 2020 | ||||
| 0 0 |
0 | 2 | 4 | 4 |
| Excellence dans la Relation avec nos Clients Renforcer notre modèle coopératif et mutualiste La Caisse Régionale Provence Côte d'Azur montre sa volonté d'accroitre significativement son nombre de sociétaires et ambitionne 550000 sociétaires à fin 2021, ambition fixée par le Directeur Général dans le nouveau Projet d'Entreprise Terre de Confiance (2019/2021). Le développement du nombre de sociétaires (en stock et flux), est conditionné à des explications sur notre modèle dès la souscription des parts sociales. Pour ce faire notre nouvelle démarche commerciale « trajectoire Patrimoine » basée sur un process digital et pédagogique nous y aidera. Nous amplifierons également les rencontres (2 par an) avec les nouveaux sociétaires au sein de chaque Caisse locale. En parallèle, nous menons des travaux pour répondre aux demandes de nos sociétaires en apportant des réponses concrètes à leurs besoins lors des rencontres sociétaires annuelles (ex Assemblées Générales) organisées dans chaque Caisse Locale. En 2020, 3 thématiques ont été proposées aux caisses locales pour aborder des sujets de société en liaison avec leurs territoires : « Le Sport comme école de la vie », « Les abeilles et les hommes » et « Culture et patrimoine » avec l'intervention d'experts dans ces domaines. Au cours de ces rencontres, nous tendons à réduire (en respectant le cadre règlementaire) la partie statutaire au profit de la partie informative, plus vivante et plus axée besoin client. % de sociétaires parmi notre clientèle Nos indicateurs 2018 2019 2020 49,8 51,52 52,36 |
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|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 |
La Caisse Régionale Provence Côte d'Azur aspire à se différencier des autres établissements bancaires en assurant une relation durable, de confiance et de proximité avec ses clients. Cet engagement implique nécessairement de soutenir ses clients dans toutes les étapes de la vie, y compris dans les moments difficiles.
Ainsi, notre Caisse Régionale accompagne ses clients en difficulté au travers de 3 dispositifs :
Le microcrédit personnel accompagné finance les projets personnels des particuliers n'entrant pas dans les critères de solvabilité des banques. Il se destine donc aux emprunteurs exclus du financement bancaire et disposant d'un accompagnement social Le montant octroyé ne peut pas excéder 5000e, les mensualités sont constantes sur une durée maximum de 60 mois. Aucun frais de dossier ne sont facturés.
Ce prêt est cautionné à hauteur de 50% pour la Caisse des Dépôts et Consignations
Le microcrédit a pour objectif de financer des projets d'insertion, de retour à l'emploi ou projets améliorant la situation personnelle de l'emprunteur (achat ou réparation de véhicule, frais liés à l'entrée dans un logement, équipement, formation, frais de santé…)
Le nouveau Coup de Pouce est un crédit exclusivement réservé aux Clients Particuliers Sociétaires depuis plus d'un an et garanti à première demande par la Caisse Locale décisionnaire, à hauteur de 50 % du capital restant dû
Ce n'est ni un droit pour les Sociétaires victimes d'un accident de la vie, ni une obligation pour la Caisse Locale, mais un outil d'accompagnement possible, à côté du dispositif général.
Il finance des dépenses personnelles non affectées d'un montant compris entre 500 et 3000 €
Durée d'amortissement : de 3 à 36 mois avec un différé d'amortissement (total ou partiel) possible de 1 à 17 mois.
| Excellence dans la Relation avec nos Clients | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Avoir une relation durable avec nos clients | |||||||
| Accompagner nos clients dans les bons comme dans les mauvais moments | |||||||
| bénévoles, d'administrateurs et de collaborateurs du Crédit Agricole en fonction ou à la retraite. | Le dispositif Point Passerelle propose aux clients et non clients du Crédit Agricole PCA subissant un accident de la vie (divorce, séparation, décès d'un proche, perte d'emploi) un système d'accompagnement complet à la fois bancaire, financier, social et humain, relayé par un réseau de |
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| L'approche des Points Passerelle est centrée sur l'accueil, l'écoute, la médiation et la recherche de solutions bancaires et non bancaires pour les bénéficiaires, clients du Crédit Agricole. Il peut s'agir de simples actions sur les comptes, une facturation réduite, la rétrocession de frais, l'octroi d'un crédit solidaire, la médiation auprès de créanciers dans le domaine des impôts, de l'énergie, de la santé, de restructuration de dettes, ou de solutions financières spécifiquement conçues pour les publics fragiles |
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| Le Point Passerelle propose aussi un accompagnement social qui s'appuie sur de nombreux partenariats noués avec les acteurs locaux et nationaux de l'Emploi, du Logement, de la Santé, de la Mobilité, de l'Energie, ainsi que dans la gestion budgétaire. Il existe un référent Passerelle dans chaque Agence de notre Caisse Régionale. |
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| Créé en 2018 sur l'aire Toulonnaise, le Point Passerelle propose depuis 2020 ses services aux clients de l'ensemble du territoire PCA. | |||||||
| Nos indicateurs | Nombre de clients reçus en Point Passerelle | ||||||
| 2018 | 2019 | 2020 | |||||
| 15 | 64 | 228 | |||||
Avoir une relation durable avec nos clients
En tant qu'acteur responsable et engagé, PCA a mis en œuvre des mesures concrètes pour soutenir le quotidien des habitants de notre territoire pendant ce contexte sanitaire exceptionnel.
La démarche d'Accompagnement de la Clientèle Fragile et la prévention de la fragilité financière est portée par notre Projet d'entreprise. Elle s'inscrit pleinement dans notre signature « Agir chaque jour dans votre intérêt et celui de la société » et répond aux enjeux sociétaux. Le contexte actuel amplifie par ailleurs sa pertinence.
Tout au long de l'année 2020, de nouvelles mesures et actions ont été déployées et sont venues enrichir notre dispositif:
Un plafonnement des frais de dysfonctionnement (25€ / mois) peut être activé depuis le 6 avril, sur demande du Conseiller. Tous nos clients particuliers subissant une tension de trésorerie suite à une baisse de revenu en lien direct avec le contexte actuel peuvent bénéficier de ce plafonnement. Exemples (non exhaustifs) : Chômage partiel, Garde d'enfant, Activité professionnelle indépendante impactée…
Les clients particuliers impactés par une ou plusieurs Commission(s) d'Intervention(s) (C.I) pour la première fois depuis 12 mois sont remboursés automatiquement d'une C.I.
L'autorisation de découvert est un point essentiel dans la Banque Au Quotidien et conditionne souvent dans la durée la qualité de la relation client. Un montant d'autorisation inadapté à la situation du client peut générer de lourdes conséquences, dont des frais de dysfonctionnement importants. ‡ Afin d'optimiser le montant de l'autorisation de découvert, des opportunités de contact ont été mise en place pour nos conseillers afin d'adapter le montant du découvert autorisé ou proposer la mise en place d'un découvert autorisé aux clients qui montrent des signaux de fragilité (afin d'éviter les frais de dysfonctionnement).
Depuis novembre 2020, pour gagner en lisibilité et élargir le nombre de clients éligibles, les critères de détection des clients en fragilité financière avérée ont évolué :


*Source CASA
Notre Caisse Régionale, soucieuse de satisfaire la volonté de nos clients de soutenir des projets riches de sens qui concourent au développement durable des territoires, propose une gamme de produits qui répondent à ces attentes . Il s'agit de proposer des offres responsables en vue de répondre à la demande de nos clients soucieux d'épargner et/ou d'emprunter différemment.
Mi-juin 2019, le Crédit Agricole a mis en place au niveau national un dispositif de transition énergétique : les « crédits conso verts ».
Véhicules thermiques avec émission CO²<122 g/km
Véhicules hybrides ou électriques Vélos ou 2 roues électriques
Véhicules électriques individuels (overboard, trottinettes…)
Sur le marché des particuliers, ce dispositif permet le financement de :

Véhicules neufs et d'occasion : Véhicules thermiques, hydrogènes avec émission CO²<117 g/km Véhicules hybrides ou électriques, E85 Flexfuel d'origine (bioéthanol d'origine) Vélos ou 2 roues électriques Véhicules électriques individuels (overboard, trottinettes…) Sont exclus les véhicules diesel d'occasion

| Excellence dans la Relation avec nos Clients | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Proposer des offres de financement sociétalement Responsables | ||||||||
| L'offre « Verte » , une gamme de prêts verts (2/2) : | ||||||||
| 2/ Travaux dans résidence principale, secondaire et locative : | ||||||||
| L'isolation des parois opaques (planchers bas, murs, toiture). L'isolation des parois vitrées (fenêtres double vitrage, volets roulants, de portes fenêtres, de fenêtres de toit, etc.). Les systèmes de chauffage et de production d'eau chaude (chaudières à granulés, chaudières à bûches, poêles à bois, inserts, poêles à granulés, etc.). Les chaudières hautes performances et systèmes thermodynamiques (pompe à chaleur géothermique, chaudière à condensation, chauffe-eau thermodynamique…). Les systèmes de chauffage et de production d'eau chaude fonctionnant grâce à des énergies renouvelables (chauffe-eau solaire individuel, photovoltaïque…). |
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| Le nombre de crédits verts réalisés en 2020 sur le marché des particuliers est de 1 440 crédits pour 19 750 199€ dont : ÿ 1 389 prêts pour 19 274 553 € pour les véhicules dits verts ÿ 51 prêts pour 475 646€ pour des travaux dits verts Une production en hausse de 2 311 989 € vs 2019 qui peut s'expliquer par l'augmentation des projets éligibles porté par un intérêt grandissant de nos clients sur les véhicules éligibles, par une offre tarifaire attractive (de 1500 € à 50 000 € 1,50% TAEG de 12 à 48 mois, 1,50% TAEG de 49 à 84 mois (1,99% TAEG si différé sur le travaux) avec des frais de dossier offerts) et par l'appui de la communication nationale. |
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| Nos indicateurs | Nombre de projets verts 2018 2019 2020 647 1 388 1 440 |
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| Source Unité MKM/DMR |

| Excellence dans la Relation avec nos Clients | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Proposer des offres d'épargne sociétalement responsables | ||||||||
| Focus contrat solidaire : Assurance vie en unités de compte , assuré par notre filiale Predica qui a la particularité de proposer uniquement des supports d'investissement solidaire. Un contrat 100% solidaire dans toutes ses composantes : le contrat se compose d'un actif € solidaire et de 7 supports unités de compte solidaires investies sur les thématiques du logement, de l'emploi, de la santé, de l'environnement et de la solidarité internationale. Ces investissements permettent de financer des entreprises solidaires porteuses de projets novateurs implantées sur tous les territoires. Leur mission est d'améliorer le quotidien des personnes en difficulté à toutes les étapes de la vie. (*) Les montants investis sur les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. suite à une tempête. Poursuite de l'offre Reboisement : Le Crédit Agricole Assurances, 1er assureur des forêts, s'associe à pour agir en en faveur du reboisement en France, en associant la souscription de certains contrats d'assurance vie (dont le contrat solidaire) ou de prévoyance, à la plantation d'un arbre dans certaines régions françaises. Une forêt de notre territoire est concernée par le dispositif dans les Gorges du Verdon: restauration d'un écosystème dégradé suite à une tempête. |
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| Au total 18 910 souscriptions de contrats éligibles à PCA ont généré ou vont générer la plantation de 2 836 arbres depuis le début de l'opération (2018). L'ensemble des mises en marché de ces offres sont présentées à l'ensemble de nos conseillers par note interne avec des |
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| bagages d'accompagnement, des aides d'outils à la vente (OAV), de vidéos… et le cas échéant d'e-learning quand l'offre nécessite une formation obligatoire. Des communications clients ont aussi été réalisées via le site internet de la Caisse régionale ou affichage en agence. Nombre Contrat Solidaire Montant encours Contrat Solidaire (K€) Nos indicateurs 2018 2019 2020 |
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| 27 | 36 | 38 | Sources Predica | 2018 763 |
2019 1 210 |
2020 1 450 |
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| Une hausse de la production en nombre moins dynamique qu'en 2019 qui peut s 'expliquer par une diminution de la collecte assurance vie 2020 (phénomène national) en raison de la situation sanitaire exceptionnelle. Mais une augmentation de l'encours est constatée. |





Satisfaire nos Clients
Notre Caisse Régionale déploie depuis 2011 une série d'enquêtes autour de l'Indice de Recommandation Client (IRC). Ces enquêtes ont vocation à intégrer l'avis de nos clients dans l'amélioration de nos parcours Client et à mobiliser l'ensemble de l'Entreprise au service de la qualité perçue par nos clients.
Certains de ces indicateurs rentrent dans le calcul de la Rémunération Extra-Conventionnelle (REC) de la Caisse Régionale, positionnant ainsi la satisfaction client parmi les priorités de nos conseillers.
Il existe 3 types de dispositifs d'enquête :
Il s'agit d'une enquête pilotée par CASA et réalisée par un institut indépendant qui interroge les habitants de notre territoire selon un panel représentatif pour comparer la perception du Crédit Agricole par rapport à ses concurrents locaux.
L'IRC mesure la propension des clients à recommander l'entreprise. L'entreprise pose une question unique à ses clients : « recommanderiez-vous cette banque à votre famille, à un ami, à un collègue ? ». Les clients attribuent en réponse une note de 0 à 10 qui permet de les classer en trois catégories : les promoteurs qui sont enthousiasmés par l'entreprise, ils en parlent, et restent fidèles plus longtemps (9-10), les neutres (7-8) et les détracteurs qui critiquent et déprécient l'entreprise (6 et moins). L'IRC correspond à la différence entre le pourcentage de « promoteurs » et le pourcentage de « détracteurs ».
En 2020, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a réalisé un bond sur le marché des Particuliers avec un IRC de +13.
Depuis 6 ans désormais que ce dispositif existe, Provence Côte d'Azur a toujours figuré dans le top 3 des établissements bancaires représentatifs du territoire. Cette constance démontre l'engagement durable qui est celui de la Caisse Régionale PCA au service de ses clients.
Nous réalisons un IRC Stratégique sur le marché des Patrimoniaux, ainsi qu'un IRC sur le marché des Professionnels tous les deux ans. La prochaine édition sera réalisée en 2021.
| I Del BAN POTE DAFU |
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| Excellence dans la Relation avec nos Clients | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Concourir à la fidélisation de nos Clients et à notre attractivité | ||||||||
| • | Les enquêtes événementielles | |||||||
| Nous réalisons en Caisse Régionale des enquêtes événementielles permettant de suivre la qualité de certains événements spécifiques dans nos relations avec nos clients. L'enquête est adressée, semaine suivant l'événement, par email à nos clients ayant : ÿ réalisé un entretien « Trajectoires Patrimoine ». |
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| • | Les enquêtes de satisfaction par réseaux | |||||||
| Pour le réseau de proximité, la Banque Privée, le réseau Entreprise et depuis 2015 le réseau Entrepreneurs, nous déployons des enquêtes internes visant à mesurer la satisfaction globale de notre relation avec nos clients. L'évolution constatée entre les années N et N-1 est objectivée et rentre dans le calcul des REC de chacun de ces réseaux et d'une bonification de l'intéressement des collaborateurs. Depuis 6 ans, les résultats illustrent des hausses notables de la satisfaction clientèle sur tous ces réseaux. |
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| L'enquête concernant tous nos clients du Réseau de Proximité est, depuis 2018, envoyée en 10 vagues tout au long de l'année, et inclue un dixième de notre base clientèle ayant un email renseigné, ainsi que les entrées en relation du mois précédent l'envoi : il s'agit de l'Avis Client Agence (ACA). |
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| Nos indicateurs | ||||||||
| Indice de Recommandation Client | Résultats enquêtes de satisfaction clients | ACA | ||||||
| 2018 | 2019 | 2020 | 2018 | 2019 | 2020 | |||
| +4 | +3 | +13 | +32,5 | +37,4 | +42,2 | |||

Garantir l'équité et développer la mixité et la diversité au sein de notre pacte social
Nos valeurs fondamentales et notre attachement à notre territoire, nous amènent, en toute logique, à mettre en œuvre une politique de recrutement et de promotion qui dépasse le simple respect de la réglementation sociale. Ces engagements RH participent à la consolidation d'une marque employeur reconnue, qui garantit l'équité et promeut la mixité et la diversité. Pour ce
faire, notre démarche s'appuie sur 2 documents que sont l'accord sur l'égalité professionnelle Femmes / Hommes et la note d'intention validée annuellement par notre Comité de Direction, qui fixe les orientations de notre politique RH.
La politique de recrutement de la Caisse Régionale est dynamique avec près de 1500 collaborateurs recrutés en 10 ans. Elle est guidée par la volonté de favoriser l'intégration de salariés issus de ses territoires (90 % des collaborateurs recrutés en 2019 proviennent des Alpes- Maritimes, des Alpes de Haute-Provence et du Var).
Une commission égalité et mixité s'assure de l'effectivité de la politique de la Caisse Régionale sur la diversité et la mixité ; la Caisse régionale compte deux référents harcèlement et sexisme et un référent handicap.
Le contexte sanitaire atypique que nous connaissons depuis le 1er trimestre 2020 a permis de démontrer la capacité d'adaptation de la Caisse Régionale qui a poursuivi son engagement sur son territoire, illustrant ainsi parfaitement notre raison d'être qui consiste à agir chaque jour dans l'intérêt de nos clients et de la société. Nous avons eu également à cœur de réaliser cet engagement fort en faveur de l'emploi et de l'accompagnement des étudiants. Ainsi, en nous appuyant sur la transformation et la digitalisation de nos process de recrutement, la Caisse Régionale a réalisé une année record avec l'intégration de 189 nouveaux collaborateurs en CDI et de 84 nouveaux alternants malgré le contexte actuel.
La refonte de notre site de recrutement en début d'année donne également une meilleure visibilité aux candidats qui ont ainsi la possibilité d'accéder aux différents métiers, de poster et de suivre leur candidature en ligne et de consulter des témoignages vidéos de collaborateurs. Réel vecteur de différenciation, l'ancrage de cette politique RH se traduit au travers des différents profils recrutés, à savoir en 2020, 35% BAC+2 31% BAC+3 et 34% BAC+4/5. Face à l'évolution de nos métiers, cette diversité vise avant tout à recruter des talents et des personnalités.
Cette période aura aussi révélé le formidable engagement de l'ensemble de nos collaborateurs qui ont dû se mobiliser encore plus fortement pour faire face à la situation sanitaire et économique.

| Un Employeur Socialement Responsable | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Garantir l'équité et développer la mixité et la diversité au sein de notre pacte social | ||||||||
| Depuis plus de 15 ans, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur souhaite donner une place essentielle à la parité Femme-Homme au sein de son processus de recrutement (à ce titre la Caisse Régionale s'est dotée d'une Politique sur ce sujet) et de promotion et porte une attention particulière à l'évolution et à l'amélioration des différents indicateurs de l'index de mixité (89 / 100 en 2020). Cette dynamique d'amélioration continue s'appuie, au-delà des dispositifs conventionnels négociés sur les dernières années avec les partenaires sociaux, sur le travail de la Commission Mixité du Comité Social et Economique et de celui de groupes de réflexion internes. |
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| Pour renforcer cette trajectoire, nous avons mis en place en 2019 un groupe de travail Mixité, « Confiance en L », composé de Femmes et d'Hommes, pour ancrer durablement une démarche volontariste, sans discrimination positive, qui doit irriguer la politique RH de notre Caisse Régionale, qu'il s'agisse de la détection des potentiels, de l'accompagnement, de la montée en compétences ou encore de la rémunération. Un questionnaire interne a été adressé à l'ensemble des collaborateurs de notre Caisse Régionale pour mesurer l'appropriation des enjeux de la Mixité, qualifier les freins et identifier les axes de travail et les prioriser. Ces réflexions nous ont permis de construire un plan d'actions qui a été décliné en 2020 au travers d'un programme de mentorat, de l'organisation d'ateliers de développement personnel ou encore de la mise en place de formations dédiées. Nous pouvons nous appuyer sur l'engagement fort de notre Direction Générale et du Conseil d'Administration, qui portent cette démarche et qui ont lancé ce dispositif avec une communication relayée à l'ensemble des collaborateurs au travers de vidéos. |
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| Une autre démarche qui nous tient à cœur, c'est la concrétisation d'un nouveau partenariat avec l'Agence Pour l'Education Par le Sport (APELS), qui est une association Loi 1901 qui accompagne depuis près de 20 ans les initiatives locales qui ont pour objectif de favoriser l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Elle a créé un programme, baptisé « Déclics Sportifs », qui a vocation à sélectionner, former, accompagner, insérer les jeunes par le sport et ainsi construire une société innovante, enrichie de sa diversité. Lancée avec LCL Méditerranée et l'ESB (Ecole Supérieure de la Banque) le 16 décembre 2019, cette deuxième promotion, après celle de 2017, nous a permis d'intégrer dans nos agences, en mars 2020, 6 jeunes sportifs que nous formons aux métiers de la Banque et qui sont affectés dans des agences de proximité pendant une durée de 12 mois, avec l'objectif de pouvoir ensuite les titulariser. Ils sont accompagnés par des tuteurs (Managers) et des parrains (Cadres Supérieurs de la Caisse Régionale). Nous sommes très heureux d'apporter notre soutien à l'Apels et de nous engager avec elle dans un programme d'envergure qui favorise l'insertion professionnelle des jeunes. |
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| Nos indicateurs Taux de féminisation (CDI + CDD) Taux d'encadrement féminin Index de mixité (sur 100) 2018 2019 2020 |
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| 2019 2020 2018 2019 2020 |
40,4% 40,8% 41,6%
83 89
54% 55% 56%
| Un Employeur Socialement Responsable | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Garantir l'équité et développer la mixité et la diversité au sein de notre pacte social | ||||||||
| Nous participons également à l'équilibre vie professionnelle et vie familiale, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de travailler à temps partiel. Le nombre de collaborateurs travaillant à temps partiel a ainsi progressé de 35% en 10 ans, Il faut préciser qu'au Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, le temps partiel est uniquement mis en œuvre à l'initiative du salarié. Au total, ce sont 289 collaborateurs qui ont choisi de travailler à temps partiel en 2020. La Caisse Régionale accompagne aussi la parentalité avec la signature d'un partenariat avec un prestataire et la prise en charge de « berceaux » permettant à des collaborateurs et collaboratrices nouvellement parents de disposer de solutions de garde alternatives à celles pouvant être proposées par leur municipalité. |
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| Une attention particulière est également portée à l'emploi des personnes handicapées. En 2020, 128 travailleurs handicapés œuvrent au sein de la Caisse Régionale. Depuis 2006, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'est engagé en faveur de l'intégration et du maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap et s'est doté d'une structure dédiée HECA (Handicap et Emploi au Crédit Agricole). Nous avons également mis en place depuis plusieurs années un Correspondant Handicap au sein de notre Caisse Régionale pour favoriser l'intégration et l'accompagnement des salariés en situation de handicap. Des actions phares ont été menées comme l'aménagement de locaux, l'achat de véhicules adaptés, la réalisation de différents travaux par les Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT), la participation à la semaine européenne du handicap et d'autres actions spécifiques. C'est ainsi qu'entre 2012 et 2019, le taux d'emploi de travailleurs handicapés est passé de 3,7 % à 7,3 %. |
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| En 2019, nous avons signé un contrat de prestation d'une durée de 3 ans avec DSI Méditerranée, une Entreprise Adaptée, afin de pouvoir favoriser l'intégration dans nos agences de collaborateurs de cette Entreprise, en situation de handicap, sur le métier de Conseiller d'Accueil Itinérant. L'accompagnement renforcé et individualisé des salariés de DSI Méditerranée, leur permet d'acquérir des compétences bancaires, de renforcer leur expérience professionnelle et de pouvoir envisager, à l'issue d'une période d'un an, un recrutement en CDI au sein de notre Caisse Régionale. 4 collaborateurs ont déjà été recrutés en CDI en 2020 à l'issue de ce parcours. |
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| Nombre de collaborateurs CDI Nos indicateurs Taux d'emploi de travailleurs handicapés en situation de handicap |
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| 2018 2019 2020 99 109 149 |
2018 2019 2020 6,19% 7,30% 5,77% |


| Un Employeur Socialement Responsable |
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| Apporter davantage de flexibilité dans les trajectoires professionnelles |
| Dans le cadre de notre politique de recrutement dynamique, nous développons également des partenariats avec des Ecoles de notre territoire ou avec les universités de Nice et de Toulon, ainsi que dernièrement avec un organisme de formation spécialisé basé à Sophia-Antipolis qui forme des « data scientists » à l'exploitation des données et à l'intelligence artificielle. La Banque du futur est en effet une Banque qui maîtrise parfaitement le digital et la data au service de l'humain. |
| Notre participation aux différents salons et forums (en présentiel ou à distance) nous permet de rencontrer des étudiants qui effectueront leurs stages au sein de notre Caisse Régionale. Par l'intermédiaire de ces stages, qui doivent nous permettre de valoriser nos métiers et de démontrer les perspectives d'évolutions offertes au sein de notre Caisse Régionale et du Groupe, nous avons l'objectif d'attirer de nouveaux talents, de les fidéliser en structurant le parcours de ces stagiaires chaque année, pour ensuite leur permettre de mieux intégrer notre Caisse Régionale. |

| Accompagner Durablement le Territoire | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Soutenir des projets d'intérêt général sur notre territoire | ||||||||
| Attachés à notre territoire, nous participons à des projets vertueux qui concourent au développement durable de ce dernier. | ||||||||
| La Commission Territoires et Investissements | ||||||||
| Cette Commission a été constituée par le Conseil d'Administration de PCA en novembre 2011. Elle comprend sept membres titulaires et trois suppléants : un Président, ainsi que deux Administrateurs titulaires par département et un suppléant par département (Administrateur ou Président de caisse locale). Elle tient au moins quatre réunions par an. |
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| Dans le cadre de son budget, la Commission Territoires et Investissements finance des actions à l'initiative de la Caisse Régionale ou des projets portés par des acteurs institutionnels du territoire de la Caisse Régionale via des demandes de partenariats, des demandes de subventions, ou des sollicitations ou contributions diverses. |
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| A ce titre, elle est en relation étroite avec les Institutionnels, Chambres consulaires, Plateformes d'initiatives Locales… Elle assure donc au travers de ces relations : • Un dispositif de remontées des informations du terrain (projets locaux, innovations, business émergents …) et d'accompagnements |
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| éventuels • Une contribution à la démarche de Responsabilité Sociétale et Environnementale de la Caisse Régionale. |
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| Les pistes d'évolution souhaitées pour la politique de partenariat sont les suivantes : • Rééquilibrer les partenariats entre filières Professionnelles et Agricole • Etablir de nouvelles règles d'éligibilité (montant, quotité, contreparties, qualité clientèle) • Renforcer notre exigence sur les contreparties, y compris pour les partenariats institutionnels, avec une volonté d'interventions croisées entre partenaires et CR (invitations sur les manifestations, participations à nos AG, interventions sur nos Comités |
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| économiques, etc. …) Budget Commission Nombre de Projets Financés par la Territoires & Investissements (K€) Commission Territoires & Investissements |
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| Nos indicateurs 2018 2019 2020 2018 2019 2020 |
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| 37 54 44 211 227,5 250 |
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| 12 |
| Accompagner Durablement le Territoire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Soutenir des projets d'intérêt général sur notre territoire | |||||||
| La Fondation d'Entreprise Crédit Agricole Provence Côte d'Azur | |||||||
| Créée en 2008, la politique de la Fondation d'Entreprise Crédit Agricole PCA est de contribuer : • A l'esprit d'entreprendre en favorisant notamment l'insertion et l'aide à la créativité économique • A l'intégration des jeunes adultes par l'emploi, l'éducation, la culture et le sport • A la sauvegarde et la préservation du patrimoine naturel, artistique, culturel local |
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| Dans ce but, la Fondation intervient pour soutenir des projets proposés par des organismes à but non lucratif ou par des collectivités territoriales, dans un but d'intérêt général et dans le cadre de la réalisation d'actions sur nos territoires (Alpes de Haute Provence, Alpes Maritimes et Var) et concernant les axes suivants : Le développement durable, Vivre ensemble, L'environnement, Le patrimoine. |
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| Le soutien de la Fondation d'Entreprise CA PCA concerne notamment des dépenses d'investissement et d'équipement (acquisition de matériel, équipements, mobilier, …). Sont exclues les prises en charge de coûts fixes de fonctionnement (loyers et charges afférentes, salaires des personnels, …), de frais de communication liés à les évènements spécifiques (colloques, conférences, …) et de frais d'investissements fonciers et immobiliers. |
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| Depuis sa création la Fondation d'Entreprise Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a soutenu 174 projets, sur nos territoires pour 2 487 K€. | |||||||
| En 2019, la Fondation a été renouvelée pour 3 années supplémentaires (2019-2021), au titre de la prorogation statutaire. | |||||||
| 2019 a connu une activité renforcée du fait d'un appel à projets de la Fondation d'Entreprise qui a connu un vif succès et a récompensé 16 projets sur ses territoires dans le cadre cet appel à projets, pour un montant global de 150 K€. En 2020, l'activité est revenue à un rythme de dossiers plus habituel et a, malgré les circonstances difficiles dues à la situation COVID, réussi à |
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| accompagner des projets diversifiés. Budget Fondation d'Entreprise (K€) Nombre de Projets financés par la Fondation |
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| Nos indicateurs | 2018 2019 153 153 |
2020 153 |
2018 4 |
2019 27 |
2020 11 |
| Accompagner Durablement le Territoire | ||
|---|---|---|
| Etre un acteur engagé pour notre territoire | ||
| Accompagner le développement du tissu entrepreneurial | ||
| locale. | Attachés à notre territoire, nous nous engageons à faciliter les relations d'affaires sur notre territoire et ainsi "booster" l'économie | |
| d'entreprise sur nos territoires. | En septembre 2018, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a lancé les Cafés de la Création By PCA pour faciliter l'accès à la création | |
| des entretiens personnalisés en proximité et avec des experts et partenaires experts-comptables, des avocats, le Réseau Initiative, un assureur, un conseiller bancaire Crédit agricole, … |
L'objectif, pour les futurs créateurs d'entreprises, porteurs d'un projet, est de les aider à préparer leurs projets, de les sécuriser, d'avoir Ils peuvent rencontrer à cette occasion : la CCI, la Chambre des métiers et de l'Artisanat, la Chambre d'Agriculture, Pôle Emploi, des |
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| manière régulière sur l'ensemble des territoires des Alpes Maritimes, du Var et des Alpes de Haute Provence. | Fort du succès 2019 où 20 Cafés de la Création ont été organisés au bénéfice de 578 porteurs de projets, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'est donné pour ambition de réaliser 2 Cafés de la Création par Direction de Secteur et par an, afin d'être présent de |
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| porteurs de projets | La situation sanitaire qui a prévalu tout au long de 2020 n'a permis la réalisation que de 2 Cafés de la Création auxquels ont participé 45 | |
| Enfin, un guide pour l'organisation a été mis à disposition des Agences | Les porteurs de projet peuvent découvrir les dates des évènements et s'inscrire sur le site www.jesuisentrepreneur.fr/cafes-creation/. D'autres canaux sont utilisés pour informer les porteurs de projet des dates de ces évènements : réseaux sociaux, flyers, affiches,… |
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| Nos indicateurs | Nombre de cafés de la création 2018 2019 2020 |
Nombre de porteurs de projets 2018 2019 2020 |
| 7 20 2 |
146 578 45 |

| Accompagner Durablement le Territoire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Etre un acteur engagé pour notre territoire | |||||||
| Accompagner toutes les Agricultures | |||||||
| Une réponse à l'enjeu d'agriculture durable | |||||||
| En 2020, le CA PCA a participé au lancement du projet MYCOVIGNE | |||||||
| C'est au service de la viticulture durable, en vue d'apporter des solutions pérennes à la production des vins de Provence que quatre acteurs s'allient et lancent MYCOVIGNE. |
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| Le Centre du Rosé, institut de recherche et d'expérimentation visant l'excellence vinicole, s'est toujours intéressé de près à MYCOPHYTO deep tech Sophipolitaine hébergée au sein du Village by CA Provence Côte d'Azur et spécialisée dans la biodiversité des sols. |
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| Le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, soucieux d'identifier et de co-construire des réponses aux enjeux de développement durable, organise la mise en relation et se joint naturellement à ce projet de transformation par l'innovation. |
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| A la recherche d'un partenaire producteur et sensible à cette cause, le trio se tourne vers le Château Sainte Roseline, connu pour ses engagements et sa sensibilité pour l'innovation. MYCOVIGNE naît donc de l'alliance de quatre acteurs, et repose sur des expertises complémentaires : • L'expertise unique sur la symbiose mycorhizienne* et la biodiversité des sols de MYCOPHYTO . • L'expérience sur le lancement et la mise en place d'expérimentation sur Vigne du Centre du Rosé avec l'Institut Français de la Vigne et du Vin • L'accompagnement et le soutien financier de la Caisse Régionale du Crédit Agricole Provence Côte d'Azur • Le lieu propice à la réalisation du dit projet qui se tient sur une parcelle du Château Sainte Roseline |
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| MYCOVIGNE, programme unique et précurseur dans son approche porte sur : • L'étude de la mycorhization indigène de la vigne et l'envisager comme une solution au changement climatique pour produire mieux et préserver nos ressources. • L'intégration des biotechnologies alliant analyses microbiologiques, analyses physico-chimiques, production d'inocula spécifiques, inoculation des plants et suivi des impacts par analyses, agronomiques, microbiologiques et organoleptiques. |
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| *La mycorhization indigène de la vigne : symbioses entre des champignons microscopiques du sol et les racines de la vigne. |
| Accompagner Durablement le Territoire | ||
|---|---|---|
Impact économique de notre fonctionnement sur notre Territoire
Depuis 2017, le Groupe Crédit Agricole dispose d'une Politique Achats Responsables afin de répondre aux grands enjeux de demain sur ses territoires et contribuer à la performance globale de l'Entreprise.
Le Crédit Agricole Provence Côte D'Azur a participé activement à l'élaboration de cette Politique, composée de 5 axes :
Notre Politique Achats s'inscrit dans une démarche engagée et responsable et se veut un vecteur mutuel de progrès, d'innovation et de performance. Elle définit les règles de conduite, individuelles et collectives, qui prévalent à la fonction Achats.
Pour le Crédit Agricole Provence Côte D'Azur, cette Politique vient approfondir une démarche initiée depuis plusieurs années dans le cadre d'une relation d'affaires équilibrée en ayant des pratiques et comportements respectueux envers nos fournisseurs et partenaires. Un e-learning Achats Responsables a été construit à l'attention de tous les acheteurs de la Caisse Régionale pour les former et diffuser l'information.

| Accompagner Durablement le Territoire | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Impact économique de notre fonctionnement sur notre Territoire | ||||||||
| Mise en place d'une Politique d'Achats Responsables | ||||||||
| 13 principes nous engagent donc dans nos relations, dont pour les majeurs : | ||||||||
| • Veiller au respect des délais de paiement aux fournisseurs (paiement à vue)Ë mise à disposition fin 2019 du portail dématérialisé • Pérenniser le recours au Secteur du Travail Protégé et Adapté (STPA) ou même inclusif • Apporter de la visibilité prévisionnelle ou effective aux prestataires • Respecter l'équité de traitement des offres et des intervenants • Augmenter la part de nos achats locaux et contribuer au développement du territoire • Intégrer le cycle de vie total d'un produit pour son appréciation et sa valorisation |
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| Dans cet engagement sociétal global, deux contributions effectives tiennent une place majeure dans les enjeux quotidiens du CA PCA, la contribution au développement local par nos achats, et le recours au secteur du travail protégé et adapté (STPA) : |
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| • | Le CA PCA est une entreprise régionale qui doit, en plus d'être proche de ses clients et de son territoire, être proche de ses fournisseurs en priorisant ses achats et en soutenant l'activité et le dynamisme économique local. |
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| • Dans cette même orientation le CA PCA s'est engagé depuis de nombreuses années dans ses appels d'offres à influer fortement sur l'intégration du handicap dans l'entreprise, en sollicitant systématiquement des entreprises adaptées et en confiant une part importante d'activité sur un spectre très large de prestations (Maintenance Multi Technique, Gestion de l'Archivage, Multi Service, tri du courrier, vaguemestre,…) |
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| ÿ Sur 2020, cette orientation a été encore plus marquée en sollicitant des fabricants locaux de gels hydro alcooliques, masques, ou matériels divers pour parer au problématiques en lien avec la COVID et prémunir nos collaborateurs et clients. |
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| Cette Politique est le cadre référentiel de l'organisation Achats au sein de la CR en intégrant toutes les composantes économiques, éthiques, et réglementaires qui s'attachent à cette fonction. |
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| Nos indicateurs | Part des Achats locaux par rapport au total des Achats |
Part du recours au STPA sur Total Sous-traitance |
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| 2018 | 2019 | 2020 | 2018 | 2019 | 2020 | |||
| 23,4% | 25,9% | 25,05% | 7,22% | 9% | 13% |

| Engagement Environnemental | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Prise en compte de Enjeux Environnementaux dans notre Fonctionnement | ||||||||
| Participer à la Transition Energétique dans le cadre de notre Fonctionnement | ||||||||
| Face aux défis soulevés par la lutte contre le réchauffement climatique et la transition énergétique, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a pris la mesure de l'urgence écologique (réduction des émissions de gaz à effets de serre, de la consommation énergétique, nouvelle construction aux normes BBS …) |
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| Afin de sensibiliser les collaborateurs, des actions de communication sont réalisées en interne sur le portail dans « l'info RSE » et la e-lettre ainsi que par l'affichage en agence de notre Politique Energétique et des « bons gestes » au quotidien dans le cadre de notre certification ISO 50001. |
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| En 2015 nous avons décidé de mettre en place un Système de Management de l'énergie (SMé), avec comme enjeu de réduire nos consommations électriques globales de 5% par an pendant 3 ans. Cette mise en place a été récompensée en décembre 2015 avec l'attribution par l'AFNOR de la Certification ISO 50001 sur notre SMé. |
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| Pour y parvenir, nous nous sommes appuyé sur la mise en place, d'un système intelligent de « gestion énergétique des bâtiments ». Ce support technologique permet de piloter à distance la consommation électrique des 207 agences bancaires réparties dans toute la région, l'analyse des dérives, la veille opérationnelle, surveillance et gestion des équipements à distance… |
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| L'efficacité de notre Système, mais aussi la sensibilisation de l'ensemble des collaborateurs de PCA, nous a permis de diminuer de plus de 12% notre consommation énergétique globale entre 2015 et 2019. Grâce à cet outil, nous avons pu recueillir des données comparatives qui nous permettent d'optimiser l'éclairage et le chauffage ou la climatisation au quotidien. |
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| Fort de la reconduction de notre Certification ISO 50001 en 2018, nous nous sommes donné un nouvel objectif en 2018, à savoir réduire notre consommation électrique de 3 % supplémentaires chaque année jusqu'en 2021. |
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| Dans le cadre de cette démarche, nous avons mis en place des Indices de Performances énergétique (IPé) dont le principal est le Kwh au m2 | ||||||||
| L'IPé de référence calculé est de : 213kwh/m2 Consommations électriques en KWh et KWh par m² |
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| Nos indicateurs | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | |||
| KWh | 13 408 066 | 12 897 735 | 12 262 686 | 11 804 406 | 11 190 006 | |||
| KWh/m2 | 154 | 148 | 141 | 138 | 131 |
Prise en compte de Enjeux Environnementaux dans notre Fonctionnement
Toujours dans une démarche d'améliorer notre empreinte environnementale, la Caisse Régionale a lancé en 2019 le projet Zéro Plastique à PCA.
Il s'est concrétisé par la remise d'un « mug » fabriqué à Vallauris par une entreprise locale à l'ensemble des collaborateurs de notre Caisse Régionale. Cette action permet d'économiser 200 000 gobelets plastiques / an.
Les actions à venir portent sur :
Ë Toujours dans cette démarche Zéro plastique, en 2021, nous testons la mise en place de porte chéquiers et porte cartes à base de liège fabriqué en France
Mise en place d'un potager d'Entreprise sur le site de St Laurent du Var (septembre 2019)
La mise en place de ce potager partagé a pour but :
• d'impliquer et de responsabilisés chacun dans les bonnes pratiques environnementales. Cette action a été décidée en COPI RSE et mise en place en collaboration avec de Mme Carine Chevrier de l'association « Sème Et Récolte » qui nous accompagne sur ce projet.

| Engagement Environnemental | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Prise en compte de Enjeux Environnementaux dans notre Fonctionnement | ||||||||
| Une volonté de réduire nos déplacements | ||||||||
| Depuis 2015 notre CR a élaboré des Plan de Déplacements Entreprise, avec une volonté de réduire les déplacements marquée par des actions telles que : • L'installation de WEBCAM sur les poste de travail • La mise en place de nombreuses salles de Visio Conférence sur les Sites Administratifs et en Agence salle. • L'installation de douches pour les personnes venant en vélo sur les Sites Administratifs |
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| Au 1er semestre 2019, Un Plan de Mobilité a été élaboré en partenariat avec la startup ScityCoop Il s'agit de proposer et de favoriser l'usage de modes de transport alternatifs pour les déplacements liés à l'activité professionnelle. |
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| Un questionnaire en ligne a été proposé à l'ensemble des collaborateurs de notre CR. | ||||||||
| Plusieurs Actions ont été initiées suite à cette étude : | ||||||||
| • la mise à disposition gratuitement de l'application de co-voiturage RIDYGO à l'ensemble de PCA. • L'indemnité Kilométrique Vélo (mise en place juillet 2019) • L'indemnité Kilométrique Co-voiturage (mise en place juillet 2019) • Actions de sensibilisation auprès de l'ensemble des collaborateurs (journées de rencontre avec Ligne d'Azur, City Scoot, Renault Véhicules Electriques) En 2020, nos avons intégré dans notre Système de Management de l'énergie (ISO 50001) le suivi des déplacements kilométriques professionnels. |
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| A noter que depuis le 01/01/2020, les collaborateurs qui se rendront en vélo sur leur lieu de travail pourront cumuler 200 € d'IK (Indemnités Kilométriques) vélo et 200 € prime transport ou 400 € d'IK vélo uniquement. |
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| IK Vélo * IK Co-voiturage * |
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| Nos indicateurs | 2019 2020 |
2019 | 2020 | |||||
| Km | 1 897 1 624 |
Km | 128 448 | 194 731 | ||||
| * En place depuis juillet 2019 | € | 414 406 |
€ | 69 362 | 104 454 |






| Informations sociales | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Informations quantitatives (incluant les indicateurs clé de performance) |
Informations qualitatives (actions ou résultats) | |||||
| Nombre de salariés embauchés Index d'égalité femmes / hommes Evolution du nombre de salariés handicapés (%) Nombre de promotions |
Les actions en matière d'égalité de traitement (égalité femmes / hommes, lutte contre les discriminations, insertion des personnes en situation de handicap) Les actions en matière d'emploi (attractivité, rétention) |
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| Informations environnementales | ||||||
| Informations quantitatives (incluant les indicateurs clé de performance) |
Informations qualitatives (actions ou résultats) | |||||
| Nombre de contrats solidaires conclus Nombre de prêts verts accordés |
Les actions en matière d'offres responsables Les actions en matière d'accompagnement des agriculteurs et l'intégration de critères environnementaux dans les offres et les services destinés à ce marché |
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| Informations sociétales | ||||||
| Informations quantitatives (incluant les indicateurs clé de performance) |
Informations qualitatives (actions ou résultats) | |||||
| Nombre de salariés formés au risque de fraude et de corruption Nombre de remontées de la Banque de France Nombre de réclamations relevant du Règlement général de protection des données (RGPD) Nombre de violations de données déclarées à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) Résultat de l'enquête interne périodique sur la protection des données Indicateur d'inviolabilité du coffre-fort numérique Indice de Recommandation Client (IRC) spécifique à la fraude et à la corruption |
Les actions en matière de prévention et de lutte contre le risque de fraude interne et externe Les actions en matière de protection des données numériques Les actions en matière d'accompagnement des agriculteurs et l'intégration de critères sociaux dans les offres et les services destinés à ce marché |
L'année 2020, initialement marquée par un ralentissement ordonné de l'économie mondiale, des marchés financiers rendus optimistes par la réduction des incertitudes (dont un accord commercial sino-américain) et des politiques monétaires durablement accommodantes, aura évidemment été marquée du sceau de l'épidémie de Covid-19. La Covid-19 constitue un choc inédit par sa nature car bouleversant en premier lieu l'économie réelle : mondial, exogène, il affecte l'offre comme la demande, en contraignant des pans entiers d'activité à la mise en sommeil, tout en imposant une contraction de la consommation et, en corollaire, l'accumulation involontaire d'une épargne abondante. Le choc se distingue également par son ampleur, bien supérieure à celle de la crise de 2008-2009. Le FMI livrait ainsi, dès avril, une prévision de contraction du PIB mondial de 3% en 2020 (à rapprocher d'un repli de 0,1% en 2009). En juin, le FMI déclarait anticiper une récession de 4,9% en 2020 suivie d'une reprise de 5,4% en 2021. En octobre, les prévisions de récession puis de reprise mondiales étaient toutes deux légèrement révisées (-4,4% puis 5,2%) pour être finalement revues favorablement en janvier 2021 (3,5% et 5,5%).
Afin d'amortir la récession anticipée et d'éviter que la crise sanitaire et économique ne se double d'une crise financière, on a ainsi assisté à la mise en œuvre rapide et généralisée de politiques de soutien monétaires et budgétaires inédites par leur taille et leur capacité à s'affranchir des contraintes. En matière monétaire, les banques centrales ont eu recours à des combinaisons diverses d'outils variés, tout en poursuivant des objectifs similaires : assouplissement des conditions de financement, transmission efficace de la politique monétaire, meilleur fonctionnement possible des marchés financiers et du crédit et, dans le cas de la BCE, apaisement des tensions sur les spreads obligataires des souverains les plus fragiles de la zone euro. Grâce à des plans de soutien massifs (chômage partiel, aides aux populations les plus fragiles, baisse temporaire des cotisations sociales, reports de charges fiscales et sociales, garanties publiques sur les prêts aux entreprises, prises de participations de l'État), les politiques budgétaires se sont employées à amortir le choc en limitant les destructions d'emplois et de capacités de production afin d'assurer que le redémarrage s'opère le mieux possible, une fois la pandémie passée. Si les politiques monétaires et budgétaires ont permis d'éviter une crise financière et atténué l'effet récessif de la pandémie, ce dernier est néanmoins considérable mais d'ampleur variée selon les pays en fonction, notamment, de leurs caractéristiques structurelles (structure du PIB, de l'emploi, poids des différents secteurs), de leur robustesse pré-crise, de leurs stratégies sanitaires et de leurs marges de manœuvre.
Aux États-Unis, dès la mi-mars, la banque centrale américaine a pris un ensemble de mesures d'assouplissement radicales1 dont certaines ont ensuite été élargies et complétées afin d'assurer un approvisionnement en liquidités des banques et des marchés (achats d'actifs sans limitation, élargissement de l'univers des titres achetables). Cette position accommodante a également été renforcée par l'adoption d'un ciblage de l'inflation moyenne qui permet, explicitement, un dépassement de l'objectif d'inflation après des périodes au cours desquelles l'inflation aurait été constamment inférieure à 2%. À l'issue de sa réunion de décembre, la Réserve fédérale a clairement indiqué qu'elle maintiendrait une position accommodante et ses taux directeurs à zéro pendant une période prolongée comme en témoigne le « dot plot », dans lequel la projection médiane des membres du FOMC indique des taux inchangés jusqu'en 2023 au moins. Tout en restant
1 Baisse de taux de 100 points de base (fourchette des Fed funds à [0 ; 0,25%]) du taux de la facilité de prêt marginal (discount window de 1,5% à 0,25%), baisse du taux de réserves obligatoires, programme d'achats d'actifs (500 milliards de dollars USD de Treasuries et 200 milliards de dollars de mortgage-backed securities, MBS, titres adossés à des créances hypothécaires), liquidité sur des segments spécifiques (Commercial Paper Funding Facility, Money Market Mutual Fund Liquidity Facility), forward guidance (pas de hausse de taux tant que la crise sanitaire n'est pas surmontée et que l'économie n'évolue pas conformément à ses objectifs d'inflation et d'emploi).
à l'aise avec le dispositif actuel, la Fed s'est dite prête à agir davantage (plus d'achats d'obligations et/ou une extension de maturité) si nécessaire.
La réponse budgétaire américaine a également été rapide (mars) et massive, sous la forme d'un plan de soutien dit « CARES Act » (Coronavirus Aid, Relief, and Economic Security) totalisant près de 2 200 milliards de dollars (soit 10% du PIB) visant à fournir une aide financière ou un allègement de charges aux ménages et aux entreprises mais aussi aux hôpitaux et aux États. Les mesures phares comprenaient le versement direct d'une allocation aux ménages à revenu faible ou intermédiaire, un plan d'aide au système d'assurance chômage (autorisant une extension des indemnités chômage qui normalement relèvent de la compétence des États), un soutien financier aux PME (350 milliards de dollars), des prêts aux grandes entreprises, aux États et aux collectivités locales (500 milliards de dollars), un déblocage de crédits en faveur des hôpitaux (150 milliards de dollars). Un plan budgétaire supplémentaire (484 milliards de dollars soit un peu plus de 2% du PIB), visant à renforcer le CARES Act de mars et à « rallonger » le programme de prêts aux PME, a été adopté en avril.
En 20202 , le déficit budgétaire américain s'est ainsi creusé de près de 10 points à 14,9% du PIB, alors que la dette croissait de 20 points de pourcentage pour atteindre 100% du PIB. L'activité a néanmoins fait le « yo-yo » durant toute l'année. Après un repli de 1,3% au premier trimestre (en variation trimestrielle non annualisée), le recul du PIB au deuxième trimestre a été violent (-9%) mais suivi d'un rebond plus soutenu qu'anticipé (+7,5% au troisième trimestre). À la faveur de la recrudescence de l'épidémie, l'amélioration du marché du travail s'est interrompue en décembre (après avoir culminé à 14,8% en mai, le taux de chômage atteint 6,7% contre 3,5% avant la crise). Au quatrième trimestre, l'activité n'a progressé que de 1%. En dépit de soutiens monétaires et budgétaires massifs, la récession s'élève finalement à -3,5% (-2,5% en 2009) ; le PIB est inférieur de 2,5% à son niveau pré-crise (fin 2019) et l'inflation atteint 1,4% fin décembre.
En zone euro, dès le mois de mars, la BCE a déployé des mesures accommodantes offensives qu'elle a ensuite adaptées pour prévenir tout resserrement indésirable des conditions de financement : augmentation du Quantitative Easing (enveloppe supplémentaire de 120 milliards d'euros), lancement d'un nouveau programme d'achats temporaire (Pandemic Emergency Purchase Programme ou PEPP de 750 milliards d'euros, initialement jusqu'à la fin 2020, achats non contraints par la limite de 33% de détention maximale par souche ce qui autorise un respect plus facile de la clé de répartition du capital), introduction de Long Term Refinancing Operations (LTRO) transitoires jusqu'en juin 2020 (assorties de conditions plus favorables ainsi que de règles moins strictes pour le collatéral), assouplissement des conditions des TLTRO III, nouvelles opérations de refinancement à long terme Pandemic Emergency Long Term Operations (PELTRO) et, enfin, allègement des contraintes de solvabilité et de liquidité du secteur bancaire. Fin décembre, face à l'impact plus prononcé de la deuxième vague de pandémie sur le scénario à court terme et aux incertitudes élevées sur la croissance (dont elle a revu la prévision 2021 à la baisse de 5% à 3,9%), la BCE a envoyé un signal très clair de présence substantielle et, surtout, durable ; elle a renouvelé son incitation à prêter à destination des banques et son engagement à limiter les tensions sur les primes de risque des souverains vulnérables : recalibrage de la troisième série d'opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO III, allongement jusqu'en juin 2022 de la période pendant laquelle des conditions très favorables en termes de taux d'intérêt3 et d'assouplissement du collatéral adoptées s'appliquent), trois opérations supplémentaires prévues en 2021 (juin, septembre, décembre), augmentation du montant total que les contreparties seront autorisées à emprunter lors des TLTRO III, quatre opérations supplémentaires de refinancement (PELTRO, de mars à décembre 2021 d'une durée d'un an), enveloppe additionnelle de 500 milliards d'euros consacrée au PEPP (total de 1 850 Mds d'euros), extension de l'horizon des achats nets jusqu'à fin mars 2022, réinvestissements des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance prolongés au moins jusqu'à la fin de 2023.
La politique budgétaire de la zone euro a également rapidement pris une tournure expansionniste avec des mesures nationales (soutien au système de santé, aux entreprises et à l'emploi, garanties publiques sur les nouveaux prêts aux entreprises). En allégeant les entraves aux politiques nationales par la suspension des règles budgétaires, la Commission européenne a permis aux pays de répondre immédiatement à la crise. Face à des marges de manœuvre nationales si diverses que se posait le risque d'une fragmentation préjudiciable au marché et à la monnaie unique, la mise en commun des ressources s'est imposée. Les fonds existants ont d'abord été
2 Année fiscale 2020 se terminant en septembre.
3 50 points de base (pb) en-dessous du taux de refinancement pour tous les encours et 50 pb en-dessous du taux de dépôt pour tout encours net égal au niveau des encours octroyés entre octobre 2020 et décembre 2021. La condition préalable pour bénéficier de cette forte incitation à prêter est donc claire : il ne faut ne pas diminuer le soutien existant.
mobilisés4 . À mesure que l'ampleur de la crise se dessinait, de nouvelles ressources communes financées par l'endettement ont vu le jour : fonds SURE (fonds de réassurance contre le chômage, 100 milliards d'euros), garanties d'investissement par la BEI (200 milliards d'euros) puis proposition de la Commission européenne en faveur d'un fonds de soutien à la reprise et à la reconstruction, opérant une redistribution en faveur des pays les plus touchés par la crise et les plus pauvres : le Recovery Fund (soit 750 milliards d'euros levés par émission obligataire garantie par le budget de l'UE).
En 2020, l'impulsion à l'économie fournie par la politique budgétaire atteindrait un peu moins de 4 points de PIB en moyenne dans la zone euro. Couplée à la détérioration cyclique du solde budgétaire (4 points de PIB), le déficit public se creuserait de près de 9,3% en moyenne dans la zone euro et conduirait à une forte hausse des dettes publiques (presque 18 points en moyenne pour atteindre un peu plus de 104% du PIB). En dépit des dispositifs monétaires et budgétaires, l'économie a néanmoins évolué au gré de la pandémie et des mesures de restriction à la mobilité qu'elle imposait. Après un repli déjà substantiel au premier trimestre (-3,7% en variation trimestrielle), le PIB a chuté de 11,7% au deuxième trimestre avant d'enregistrer un rebond spectaculaire et plus robuste qu'anticipé (+12,5%). Au dernier trimestre, le repli a été moins sévère qu'anticipé (-0,7%). Alors que l'inflation s'est repliée (-0,3%, glissement annuel en décembre ; 0,3% en moyenne), la récession a ainsi atteint 6,8% en 2020 (à rapprocher de –4,5% en 2009), laissant le PIB inférieur de 5,1% à son niveau de fin 2019 et faisant apparaître d'importantes divergences entre grands pays de la zone euro. A titre d'illustration, en Allemagne, après une croissance quasiment nulle au quatrième trimestre, le PIB a enregistré une contraction moyenne de 5,3% sur 2020, ce qui reste « limité » notamment au regard de la crise financière de 2009 (recul de 5,7%).
En France, après un net rebond, le confinement du mois de novembre a entraîné une contraction du PIB (-1,3% au quatrième trimestre) moins forte qu'anticipé. Sur l'ensemble de l'année 2020, le PIB recule de -8,3%, un choc bien supérieur à celui de la crise de 2009 (-2,9%), mais finalement inférieur à ce qui avait été anticipé dans le scénario de décembre ou par le consensus des économistes qui prévoyait une contraction d'environ 9%. D'une durée et d'une intensité moindre, le deuxième confinement a été moins négatif pour l'économie que celui du printemps. L'activité au T4 est ainsi 5% inférieure à celle du T4 2019, dernier trimestre d'activité « normale », contre 18,8% inférieure au T2 2020. Au T4, la contraction de l'activité est majoritairement due au recul de la consommation, entraîné par les fermetures administratives et les mesures de couvre-feu. L'investissement continue quant à lui son redressement grâce à la poursuite de l'activité dans des secteurs comme la construction ou la production de biens d'équipements.
En enregistrant une croissance même modérée (autour de 2,3%), la Chine aura finalement été la seule économie du G20 à ne pas avoir subi de récession en 2020. Après un premier trimestre historiquement bas, l'activité chinoise a été relancée grâce à une politique axée sur l'offre (soutien aux entreprises via des commandes publiques et des lignes de crédit). Une reprise à deux vitesses s'est ainsi enclenchée avec, d'une part, une trajectoire en V pour la production industrielle, les exportations et l'investissement public et, d'autre part, un rebond plus graduel de la consommation, de l'investissement privés et des importations. En dépit de la reprise, près d'un an après la crise sanitaire, certains stigmates sont encore visibles : les ventes au détail, tout comme certaines activités de service (nécessitant une présence physique) n'ont pas rattrapé leur niveau de 2019 et les créations d'emplois sont encore insuffisantes pour compenser les destructions intervenues début 2020 et absorber les nouveaux entrants.
En 2020, l'activisme monétaire a permis d'éviter que la crise économique ne se double d'une crise financière : un succès manifeste au regard, d'une part, du choc qu'a subi l'économie réelle et, d'autre part, des menaces qui planaient en début d'année, tout particulièrement au sein de la zone euro. Dans le sillage d'une vague puissante d'aversion au risque, en mars, le taux d'intérêt à dix ans allemand se repliait en effet au point de plonger à -0,86%, un creux vite suivi d'un violent écartement des primes de risque acquittées par les autres pays. Les primes de risque offertes par la France, l'Espagne et l'Italie culminaient à, respectivement, 66 points de base (pb), 147 pb et 280 pb mi-mars. Complété par le Fonds de relance européen, le dispositif monétaire déployé par la BCE a permis, à défaut de faire remonter significativement les taux allemands, d'éviter une fragmentation de
4 Réorientation des fonds de cohésion non utilisés du budget de l'UE à hauteur de 37 milliards d'euros, garanties aux PME fournies par la Banque européenne d'investissement (BEI), utilisation des fonds encore disponibles du Mécanisme européen de stabilité (MES) à hauteur de 240 milliards d'euros (soit 2% PIB de la zone).
la zone euro et d'encourager l'appréciation de l'euro contre dollar (9% sur l'année). Fin décembre, si le Bund se situait à -0,57%, les spreads français, italiens et espagnols n'atteignaient plus que, respectivement, 23 pb, 62 pb et 111 pb. Quant aux taux américains (US Treasuries 10 ans), partis de 1,90% en début d'année, il se sont repliés jusqu'à 0,50% en mars pour ensuite évoluer à l'intérieur d'une bande relativement étroite (0,60%-0,90%). Lors de sa réunion des 15-16 décembre, la Fed a choisi le statu quo mais confirmé que restaient possibles, si nécessaire, une augmentation de ses achats d'obligations et un allongement de leur maturité. Les taux se sont donc légèrement tendus avant de rapidement s'assagir. Inscrits sur une tendance doucement haussière depuis l'été, ils ont ainsi terminé l'année à 0,91%. Enfin, l'abondance de liquidité et l'engagement de maintien de conditions monétaires accommodantes fournis par les banques centrales ont soutenu les marchés plus risqués. Ainsi, à titre d'illustration, alors que les actions américaines et européennes affichaient mi-mars des reculs respectifs allant jusqu'à 30% et 37% par rapport à leur niveau de début janvier, elles ont clos l'année sur une hausse honorable (de 14%) et un repli limité (de 6,5%).
Le panorama économique reste entaché d'incertitudes fortes, liées à la sortie difficile de la crise sanitaire (virulence persistante de la pandémie, mutations du virus sous une forme plus contagieuse, reprise des contaminations, développement de l'immunité grâce à la vaccination encore très incertain). Le profil et la vigueur de la croissance seront donc encore marqués par le sceau de la pandémie et de l'arbitrage délicat entre croissance et sécurité sanitaire. Après un premier semestre encore anémié, la reprise serait très modeste et très disparate en dépit des perfusions monétaire et budgétaire. Les grandes économies seront en effet encore aidées par des soutiens budgétaires massifs, des politiques monétaires particulièrement accommodantes, et des conditions financières favorables. Si certains totems peuvent encore tomber (comme l'hypothèse de taux négatifs au Royaume-Uni qui ne peut être exclue), il semble que l'exercice d'assouplissement ait atteint un terme (entendu au sens d'outils nouveaux) et qu'il faille plutôt compter sur des améliorations/extensions des dispositifs existants. La politique budgétaire constituera un outil décisif de soutien à court terme puis de relance une fois la situation « normalisée ». Le cas du Japon, où l'innovation monétaire semble aboutie, l'indique : la politique budgétaire joue un rôle plus direct dans la réduction de l'écart de production et la Banque du Japon l'accompagne en agissant comme un « stabilisateur intégré » des taux longs via le contrôle de la courbe des taux.
Aux États-Unis, alors que la résurgence du virus fait planer un risque de forte décélération au premier semestre, l'élection de Joe Biden à la présidence et le contrôle par le Parti démocrate des deux chambres du Congrès devraient conduire à des mesures de relance supplémentaires en complément de l'accord de 900 milliards de dollars négocié fin 2020. Joe Biden a, en effet, proposé un nouveau plan de relance de 1 900 milliards de dollars ; en raison des contraintes politiques, un plan d'une telle envergure a néanmoins peu de chances d'être voté (un stimulus de l'ordre de 1 000 milliards de dollars est plus probable). En janvier, la Réserve fédérale, attentiste, a prolongé son statu quo5 tout en notant que l'économie ralentissait, que son scénario de renforcement de la reprise au second semestre était conditionné par les progrès sur le plan de la vaccination et que les rumeurs de « tapering » étaient prématurées. Ainsi, alors que le soutien budgétaire pourrait apporter 1 point de pourcentage à la croissance américaine, celle-ci n'accélérerait qu'au cours du second semestre, à la faveur d'une distribution plus large du vaccin et de la levée des restrictions, pour atteindre près de 4% (en moyenne annuelle).
En zone euro, l'incertitude sur la maîtrise de la pandémie et l'absence de visibilité sur la situation économique continueront de peser sur les décisions de dépenses, tant de consommation (risque d'épargne de précaution) que d'investissement, tout au long de 2021. Le risque d'un retrait massif et précoce des mesures de soutien budgétaire semble écarté pour 2021 : la matérialisation du risque (dont des défaillances d'entreprises, et une hausse du taux de chômage) devrait donc intervenir plus tardivement, au début de la phase de normalisation de l'activité. Notre scénario retient une croissance proche de 3,8% (avec un biais désormais baissier) en 2021. Selon les caractéristiques structurelles (dont composition sectorielle de l'offre et de l'emploi, poids des services, capacité d'exportation et adéquation des produits exportés, etc.) et les stratégies nationales (arbitrage santé/économie, abondance et efficacité des mesures de soutien), tant l'ampleur du choc que la vitesse et la puissance de la récupération seront extrêmement diverses. Notre scénario retient des taux de croissance moyens
5 Fourchette cible des taux des Fed funds à 0-0,25% ; achats nets de titres à 120 milliards de dollars par mois, soit 2/3 de Treasuries et 1/3 de MBS ; guidage des anticipations sur les taux directeurs consistant à tolérer un dépassement « modéré » de la cible d'inflation pour « un certain moment » ; guidage des anticipations sur les achats d'actifs qui indique qu'ils se poursuivront au moins au rythme actuel, jusqu'à ce qu'un « progrès substantiel » soit réalisé en direction des objectifs d'emploi et d'inflation.
proches de 2,5% en Allemagne, 5,9 % en France et 4% en Italie. Fin 2021, le PIB de la zone euro serait encore inférieur de 2,4% à son niveau pré-crise (i.e. fin 2019). Alors que cet écart serait limité à 2% en Allemagne, il resterait proche de 7,4% en Espagne pour se situer autour de 2,2% et 3,9%, respectivement, en France et en Italie.
Les annonces faites par la BCE en décembre ont éloigné toute perspective de normalisation de la politique monétaire. La BCE rassure contre toute remontée précoce des taux alors qu'un effort budgétaire additionnel est déployé et garantit sa présence sur le marché souverain jusqu'en 2023. Elle œuvre à maintenir l'offre de crédit fournie au cours des derniers mois, en assurant des conditions favorables aux banques. À moyen terme, les questions essentielles sont donc moins celles de la soutenabilité des dettes publiques que celles de gouvernance et de la capacité à mobiliser les fonds publics pour organiser la réponse à la crise.
Le Royaume-Uni est sorti du marché unique et de l'union douanière le 1er janvier 2021, moyennant un accord de libre-échange de dernière minute. Celui-ci évite les droits de douane et les quotas (sous réserve du respect des règles de concurrence équitable et des règles d'origine) mais implique des barrières non tarifaires significatives. Le commerce sans frictions de biens et de services a donc pris fin, tout comme la libre circulation des personnes. Aux perturbations associées à la mise en œuvre de la nouvelle relation post-Brexit s'ajouteront les conséquences de la pandémie : succédant à une contraction majeure puisqu'estimée à -11,1% en 2020, la croissance approcherait 4,5% en 2021, laissant, fin 2021, le PIB inférieur de 3,8% à son niveau pré-crise 2019.
Dans les pays émergents, après une contraction un peu inférieure à 3% en 2020, une reprise proche de 5,5% se profile. Ce chiffre masque une grande diversité : une illusion d'optique qui dissimule à la fois les effets immédiats de la crise, dérivés notamment de contraintes monétaires et budgétaires plus sévères et diverses que dans l'univers développé, et ses conséquences durables sous la forme du creusement du fossé structurel entre les émergents asiatiques et les autres. L'Asie (notamment l'Asie du Nord) a moins souffert et s'apprête à mieux rebondir, Chine en tête. Lors du cinquième plénum, les autorités chinoises ont rendu publics les premiers objectifs liés au 14e plan quinquennal. Ce dernier vise un « développement sain et durable » promouvant une « croissance de qualité » sans cible formalisée de croissance économique, afin peut-être de laisser plus de flexibilité dans l'élaboration des politiques économiques. La Chine devrait rebondir fortement en 2021 (+8%) avant de retrouver sa trajectoire prévue en 2022 (+5,1%). Il semble cependant illusoire de compter sur le dynamisme chinois pour tonifier l'Asie et promouvoir le redressement du reste du monde à l'aune de l'expérience de 2009. À la faveur de l'épuisement de la majeure partie du rattrapage, la croissance chinoise a ralenti : la Chine n'a plus les moyens de tracter le reste du monde. De plus, elle n'en a plus envie : sa nouvelle stratégie dite de « circulation duale », visant à limiter sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur, l'atteste.
Reprise lente et incertaine, probablement chaotique, incertitudes multiples et assouplissements monétaires : un tel environnement est propice au maintien de taux d'intérêt extrêmement faibles. Il faudra attendre qu'enfin se matérialisent les nouvelles favorables tant en termes sanitaires qu'économiques pour que se dessine une amorce de redressement, limitée par l'absence d'inflation et les excès de capacité. Par ailleurs, c'est notamment à l'aune de l'évolution passée des taux d'intérêt que peuvent être jugés les progrès accomplis par la zone euro : une solidarité manifeste qui se traduit par une fragmentation évitée, un resserrement des primes de risque acquittées par les pays dits « périphériques », une bonne tenue de l'euro. Notre scénario retient donc des taux souverains à dix ans américains et allemands proches fin 2021 de, respectivement, 1,50% et -0,40%, couplés à des spreads au-dessus du Bund de 20 points de base (pb), 50 pb et 100 pb pour la France, l'Espagne et l'Italie où l'on suppose que vont s'apaiser les tensions politiques.
En ligne avec un scénario de reprise même lente, timide et peu synchrone, le dollar pourrait se déprécier très légèrement au profit de l'euro et de devises plus pro-cycliques ou portées par l'appétit pour le risque. La dépréciation du dollar serait toutefois limitée par la résurgence des tensions sino-américaines pesant, en particulier, sur les devises asiatiques : la crise n'a que temporairement éclipsé les dissensions entre les États-Unis et la Chine. Si le calendrier est incertain (installation de la nouvelle administration américaine, gestion de ses problèmes domestiques, reconstruction de ses alliances internationales), et si la présidence de Joe Biden augure d'un changement de ton, les racines du conflit demeurent. La montée du protectionnisme et du risque politique étaient propices à l'essoufflement de l'hyper-globalisation : la crise devrait être favorable à une régionalisation accrue des pôles de croissance, comme l'atteste la signature du Regional Comprehensive Economic Partnership unissant la Chine, les pays membres de l'ASEAN et de grands alliés américains (Australie, Corée du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande).
Avec la fin du premier confinement et la reprise progressive de l'activité, l'impact de la crise sanitaire s'atténue sur le marché du travail régional au 3e trimestre 2020. L'emploi salarié se redresse, sans pour autant retrouver son niveau d'avant-crise : les 37 100 emplois créés ne compensent qu'une partie des 62 700 emplois détruits au 1er semestre. Si l'embellie concerne tous les secteurs d'activité, c'est dans le tertiaire marchand que les créations sont les plus nombreuses, en particulier dans l'hébergement-restauration, le commerce et les autres activités de service, qui ont été très durement touchés en première partie d'année. Dans le même temps, le nombre de bénéficiaires de contrat aidé repart à la hausse, après quatre ans de baisse ininterrompue. Dans ce contexte, les entreprises ont moins recours à l'activité partielle et le nombre d'heures effectivement chômées chute fortement. Les personnes qui s'étaient retirées du marché du travail pendant le confinement s'y portent de nouveau pendant l'été. En conséquence, le taux de chômage rebondit de façon mécanique, après avoir baissé artificiellement, et s'établit désormais à 10,2 % de la population active. À l'inverse, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité et en activité réduite qui avait atteint un niveau record au 2e trimestre recule. D'après les premières données disponibles, cette baisse devrait se prolonger en fin d'année, malgré la mise en place du deuxième confinement à l'automne.
Les réalisations 2020 de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur
En cette année marquée par la pandémie, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a démontré une fois de plus son utilité sur son territoire. Avec 702 millions d'euros de prêts garantis par l'État réalisés, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'inscrit comme un acteur majeur au service de son territoire. Afin de faciliter la gestion de leur trésorerie, 9100 pauses crédits ont par ailleurs été mises en place pour les professionnels, entreprises et agriculteurs pour un total d'1 milliard d'euros. Environ 11 000 pauses crédit pour un montant total de 1,3 milliards d'euros ont également été mises en place pour les particuliers. Par ailleurs, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et PACIFICA ont soutenu activement les professionnels frappés par une perte d'exploitation à travers un geste mutualiste de près de 8 millions d'euros.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a su s'adapter à plusieurs niveaux durant cette crise sanitaire. Afin de garantir une continuité de service, et de surcroit de qualité, les agences ont rapidement mis en œuvre des solutions pour protéger leurs clients et leurs collaborateurs avec notamment le respect des gestes barrières, masques de protection, gel hydro alcoolique, agencements spécifiques des locaux… De nouveaux outils digitaux ont également fait leur apparition pour faciliter les échanges avec les clients tels que la signature électronique Prêts Garantis par l'Etat (PGE) ou encore You Sign, ainsi qu'un outil RH interne spécial COVID destiné aux collaborateurs.
Des agences du secteur niçois ont reçu le Label Confiance Sanitaire mis en place par la ville de Nice pour les adaptations effectuées et le respect des règles sanitaires pour leurs salariés et clients.
La capacité d'adaptation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'est aussi démontrée par la mise en œuvre rapide du télétravail sur l'ensemble des métiers. L'objectif prioritaire de cette nouvelle organisation était d'assurer une sécurité optimale pour chacun des collaborateurs, tout en répondant aux besoins des clients et de son territoire.
Enfin, la satisfaction de ses clients demeure plus que jamais le moteur de son développement grâce à son modèle relationnel « 100% humain - 100% digital ». La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur bénéficie d'un excellent Indice de Recommandation Clientèle (IRC) sur son territoire à +13, se plaçant ainsi 2ème meilleur IRC sur son territoire.

Suite aux intempéries qui ont touché nos vallées en octobre, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'est pleinement mobilisée au côté des sinistrés avec une présence sans faille dans les zones concernées. Des équipes de spécialistes Assurances présents sur place, la mise en place de points de retraits dans les commerces de proximité, la réouverture de nos agences, ainsi que l'installation d'une agence mobile ont été déployés dans les meilleurs délais.
De plus, en collaboration avec l'Union Départementale des Sapeurs-Pompiers des Alpes-Maritimes, l'opération de collecte de denrées non périssables a permis de récolter 1 000 cartons. On notera l'exceptionnelle entraide inter Caisses régionales, puisque 30 palettes ont été offertes par la Caisse régionale de Crédit Agricole Alpes-Provence. Au total, plus de 20 tonnes de produits récoltés pour les vallées sinistrées ont été distribuées.



Comme chaque année, de nombreuses opérations solidaires sont réalisées par les Caisses locales. On citera en exemple la mobilisation d'un fonds destiné aux territoires impactés par la tempête Alex, des dons d'ordinateurs pour diverses associations et une opération « Verdon propre ».
De même, la Fondation d'Entreprise de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur soutient depuis de nombreuses années des initiatives d'organisations publiques et privées dans les domaines de l'environnement, de l'amélioration du cadre de vie et de la responsabilité sociétale et environnementale.
En 10 ans, de nombreux projets ont été menés à bien et ont permis de faire avancer les initiatives en faveur de la protection de l'environnement (accompagnement de Plastic Odissey), des économies d'énergie, de l'amélioration du cadre de vie et de la restauration ou de la préservation du patrimoine dans la région Provence Côte d'Azur (départements des Alpes de Haute Provence, des Alpes Maritimes et du Var). On citera également l'aide apportée à la réhabilitation des salles de conférences de l'observatoire de Nice.
De nombreux partenariats sont en place dans le sport notamment avec l'OGC Nice, le RC Toulon, le Tour du Haut Var, le Grand prix du Crédit Agricole dans les courses hippiques, Natureman...

Face au contexte actuel, le Village by CA continue d'assurer l'accompagnement de 21 startups en organisant des séminaires en ligne quotidiens, appelés les webinars, l'objectif étant d'aborder à tour de rôle tous les sujets de préoccupation de ces jeunes entreprises en cette période de crise, grâce à l'intervention de professionnels. Certaines startups du Village by CA PCA (Arthes, TMR Naturals, Orsteel light Découpe Laser, ExactCure, Aucop) ont réorienté leurs activités vers l'urgence sanitaire en raison de la Covid-19. Ces dernières ont notamment développé différentes solutions et services visant à aider à traverser cette période de crise.

La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a maintenu ses investissements humains en 2020 en poursuivant ses recrutements, soit 189 nouveaux collaborateurs et 100 alternants, et en continuant de développer « l'École de la Relation » afin de permettre à ses futurs commerciaux de mieux appréhender la relation client.
En complément, la Caisse régionale a continué de développer en 2020 ses collaborations avec les Caisses régionales de la Corse et Alpes-Provence sur de nombreuses activités dans les domaines bancaires et financiers.
Nos parts de marché sur encours crédit baissent de -44 bp, passant de 24,52% à fin novembre 2019 à 24,08% à fin novembre 2020.
L'exercice 2020 s'achève sur de bons niveaux de réalisations crédits malgré la crise sanitaire :
Les montants de remboursements anticipés restent stables par rapport à 2019 (948 M€ en 2020 contre 944 M€ en 2019).
Les réaménagements de créances, quant à eux, s'inscrivent en baisse de 33,9% à 224,9 M€ d'encours réaménagés en 2020 contre 340M€ en 2019.
Les encours moyens de crédit sont en hausse en 2020 de +1 109 M€ (y compris les encours titrisés), soit +6,8% par rapport à 2019.
L'encours de collecte a progressé de 1,9 Mds€ en 2020 pour s'établir à 26,2 Mds€, soit une progression de 8% par rapport à 2019. Les parts de marché baissent de -62 bp passant de 23,32% (novembre 2019) à 22,7%.
Le Produit Net Bancaire (PNB) 2020 s'élève à 486,5 M€ en hausse de +12 M€ par rapport à 2019, soit +2,5%. Celui-ci est composé de la Marge d'intermédiation (44,2%), de la marge sur commissions (44,2%) et de la marge sur activité Portefeuille et Propre (11,7%).
Dans le contexte de la crise sanitaire liée à la COVID-19, le groupe Crédit Agricole s'est mobilisé pour faire face à cette situation inédite. Afin d'accompagner ses clients dont l'activité serait impactée par la crise liée au coronavirus, le Groupe a participé activement aux mesures de soutien à l'économie.
Dans le cadre de la crise sanitaire liée à la COVID-19, le Groupe Crédit Agricole a proposé à compter du 25 mars 2020 à tous ses clients entrepreneurs, quelle que soit leur taille et leur statut (exploitants agricoles, professionnels, commerçants, artisans, entreprises, …), en complément des mesures déjà annoncées (report d'échéances, procédures accélérées d'examen des dossiers, etc.), de recourir au dispositif massif et inédit de Prêts Garantis par l'État. Les entreprises peuvent demander à bénéficier de ces prêts jusqu'au 30 juin 2021.
Ces financements prennent la forme d'un prêt sur 12 mois, avec la faculté pour l'emprunteur de l'amortir sur une période supplémentaire de 1 à 5 ans.
Sur cette période supplémentaire, le prêt pourra avoir durant la phase d'amortissement, une nouvelle période d'un an au cours de laquelle seuls les intérêts et le coût de la garantie d'État seront payés.
La durée totale du prêt ne pourra jamais excéder 6 ans.
L'offre Groupe pour la première année se présente sous la forme d'un prêt à taux zéro ; seul le coût de la garantie est refacturé (via une commission payée par le client) conformément aux conditions d'éligibilité définies par l'État pour bénéficier de la garantie.
Ces prêts peuvent atteindre jusqu'à 3 mois de chiffre d'affaires, permettant ainsi aux entrepreneurs d'avoir accès au financement nécessaire pour traverser la période actuelle très perturbée.
Ces prêts, pour une grande majorité, appartiennent à un modèle de gestion « Collecte » et satisfont au test des caractéristiques contractuelles. Ils sont donc pour l'essentiel enregistrés au coût amorti.
Au 31 décembre 2020, le solde des encours des prêts garantis par l'État octroyés à la clientèle par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 702 391 milliers d'euros.
Le Groupe s'est associé à l'initiative de place des banques françaises, avec la coordination de la Fédération des Banques Françaises (FBF), pour offrir un report des échéances des prêts en cours jusqu'à 6 mois pour la clientèle des Entreprises et des Professionnels, sans coûts additionnels.
La mise en œuvre d'un tel report des échéances sans pénalité ni frais additionnels et avec maintien du taux contractuel sur une durée maximale de 6 mois implique que seuls les intérêts intercalaires seront perçus après le report sur la durée restante du crédit et hors frais de garantie éventuels de la Banque Publique d'Investissement.
Tel que proposé par le Groupe, le report des échéances implique :
Ce report d'échéance se traduit par un décalage dans le temps des échéances initiales à percevoir.
Au 31 décembre 2020, l'encours de prêts à la clientèle de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ayant bénéficié de report d'échéance s'élève à 364 millions d'euros.
Conformément à la communication de l'IASB du 27 mars 2020 relative à la comptabilisation des pertes de crédit attendues en application de la norme IFRS 9 sur les instruments financiers dans les circonstances exceptionnelles actuelles, il a été rappelé l'importance de l'exercice du jugement dans l'application des principes d'IFRS 9 du risque de crédit et le classement des instruments financiers qui en résulte.
Le report d'échéance sur concours octroyés aux clients n'a pas systématiquement comme conséquence une remise en cause de la situation financière des clients : il n'y a pas automatiquement d'augmentation du risque de contrepartie. Les modifications du contrat ne peuvent généralement pas être considérées comme des évolutions liées à des cas de restructurations pour difficultés financières.
Ce report n'a donc pour conséquence ni le basculement mécanique de l'encours dont la dépréciation est fondée sur les pertes attendues de crédits sur 12 mois (Bucket 1) vers une comptabilisation de la dépréciation des pertes attendues à maturité (Bucket 2), ni le passage automatique des encours vers la catégorie douteux (Bucket 3).
De même, le calcul du montant des pertes attendues doit s'effectuer en prenant en considération les circonstances spécifiques et les mesures de soutien mises en œuvre par les pouvoirs publics.
Dans le contexte de crise sanitaire liée à la COVID-19, le Groupe a aussi revu ses prévisions macro-économiques prospectives (forward looking) pour la détermination de l'estimation du risque de crédit.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a mis en place les nouvelles règles liées à l'application de la définition du défaut (orientations de l'EBA (EBA/GL/2016/7) et seuils définis par l'Union européenne (Article 1 du règlement (UE) 2018/1845 BCE du 21 novembre 2018).
Cette évolution sur le défaut est qualifiée de changement d'estimation comptable. Son impact est comptabilisé en compte de résultat dans la rubrique « Coût du risque ».
Au 31 décembre 2020, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2020) a été consolidée au sein du Groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales le 12 mars 2020. Cette transaction est un RMBS français placé sur le marché.
Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au FCT Crédit Agricole Habitat 2020 pour un montant de 1 milliard d'euros. Les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d'investisseurs (établissements de crédit (43%), fonds d'investissement (32%), banques centrales (25%)).
Dans le cadre de cette titrisation non décomptabilisante, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 48,3 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2020. Elle a souscrit pour 6,5 millions d'euros de titres subordonnés.
Crédit Agricole S.A. a démantelé le 2 mars 2020 35% du mécanisme de garantie « Switch » mis en place entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A.
Le mécanisme de garantie « Switch » correspond à un transfert vers les Caisses régionales d'une partie des exigences prudentielles s'appliquant à Crédit Agricole S.A. au titre de ses activités d'assurances contre une rémunération fixe des Caisses régionales.
Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, cette opération s'est traduite par une baisse des engagements donnés de 84 millions d'euros et une baisse du dépôt de garantie apporté à Crédit Agricole S.A. de 29 millions d'euros.
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Le département des Alpes-Maritimes a été touché par la Tempête ALEX début octobre. L'impact pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 824 milliers d'euros.
| Montant en K€ | 2020 | 2019 | Variations | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Montants | % | ||||
| PNB | 486 462 | 474 426 | 12 036 | 2,54% | |
| Charges générales d'expl./dot. amort. | - 308 031 | - 305 029 | - 3 002 | -1,00% | |
| Résultat brut d'exploitation | 178 431 | 169 397 | 9 034 | 5,34% | |
| Coût du risque | - 38 608 | - 12 841 | 25 767 | - | |
| Résultat d'Exploitation | 139 823 | 156 556 | - 16 733 | -10,69% | |
| Résultat net sur actifs immobilisés | - 8 059 | - 3 467 | 4 592 | ||
| Résultat avant impôt | 131 764 | 153 089 | - 21 325 | -13,93% | |
| Impôt sur les bénéfices | - 43 158 | - 45 414 | - 2 256 | -4,97% | |
| Dotations/reprises FRBG | 4 200 | - 4 000 | 8 200 | - | |
| Résultat net | 92 806 | 103 675 | - 10 869 | -10,49% |
Le PNB 2020 s'élève à 486,5 M€ en hausse de +12 M€ par rapport à 2019, soit +2,5%.
I) La Marge d'Intermédiation atteint 214,9 M€, en hausse de 16,9 M€ soit +8,5% :
La baisse des taux moyens de réalisation sur les créances habitat et les remboursements anticipés constatés sur les créances à taux plus élevés justifient l'effet prix de -20 bp sur un an, soit un taux moyen de produits sur créance de 1,76% contre 1,95% en 2019.
II) La Marge sur commissions atteint 215 M€, en baisse de 1,1M€ par rapport à 2019 (soit -0,5%) avec principalement :
Elles s'élèvent à 308 M€ en hausse de 3 M€ (+1%). Elles se décomposent de la façon suivante :
I) Les Charges de Personnel s'établissent à 180,2 M€ en hausse de 0,6 M€ : La hausse des rémunérations, cotisations et taxes étant compensée par la baisse de la charge d'intéressement/participation.
II) Les Autres Charges de Fonctionnement s'établissent à 127,9 M€ en hausse de 2,4 M€, soit +1,9% : Les coûts additionnels liés à la crise (masques, gels, visière, plexiglass) sont globalement compensés par des économies sur les frais de déplacements.
Cependant, la hausse des cotisations au Fonds de Résolution Unique et au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution associée à l'impact de l'amortissement de postes de travail acquis fin 2019 contribuent à une augmentation significative des charges
Le Coût du Risque s'établit à -38,6 M€, en hausse de 25,8 M€ par rapport à 2019 avec principalement :
A. La hausse du Risque Crédits collectif de 21,5 M€ : une hausse justifiée par la dégradation de la situation économique et les perspectives négatives envisagées dans les mois à venir lors de la réduction des mesures de soutien à notre clientèle.
Le stock global de provisions s'élève à fin 2020 à 144,1 M€ contre 113,2 M€ à fin 2019, soit +30,9 M€ par rapport à 2019.
2020 : Des dotations aux provisions prises en compte à hauteur de -8,1M€ :
SACAM Avenir (B for Bank) : -4,2 M€
| Variations | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| BILAN ACTIF (en milliers d'euros) | 2020 | 2019 | K€ | % | |
| Opérations interbancaires et assimilées | 560 447 | 610 714 | - 50 267 | -8,23% | |
| Opérations internes au Crédit Agricole | 2 128 573 | 2 061 589 | 66 984 | 3,25% | |
| Opérations avec la clientèle | 17 244 911 | 15 359 292 | 1 885 619 | 12,28% | |
| Opérations sur titres | 1 491 771 | 1 541 468 | - 49 697 | -3,23% | |
| Valeurs immobilisées | 1 340 928 | 1 310 051 | 30 877 | 2,36% | |
| Capital souscrit non versé | - | - | - | ||
| Actions propres | - | - | - | ||
| Comptes de régularisation et actifs divers | 582 936 | 575 326 | 7 610 | 24,85% | |
| TOTAL DE L'ACTIF | 23 349 566 | 21 458 440 | 1 891 126 | 8,82% |
Le total Bilan s'établit à 23 350 M€ au 31 décembre 2020, en hausse de 8,8% %, soit +1 891 M€, par rapport au 31 décembre 2019.
A. Les opérations de trésorerie et interbancaires à 2 689 M€ augmentent de 17 M€ (soit +0,6 %) et représentent 11,5 % du bilan. Il s'agit des encaisses, des comptes-courants, des titres et des placements monétaires, dont les évolutions principales sont :
| - | Dépôts des CR : | + 145 M€ |
|---|---|---|
| - | Créances sur établissement de crédit à terme : | + 186 M€ |
| - | Dépôts : dont placements monétaire à terme et placements permanents : | - 257 M€ |
| 2020 | 2019 | Variations | ||
|---|---|---|---|---|
| BILAN PASSIF (en milliers d'euros) | K€ | % | ||
| Opérations interbancaires et assimilées | 113 914 | 77 078 | 36 836 | 47,79% |
| Opérations internes au Crédit Agricole | 10 725 033 | 10 168 116 | 556 917 | 5,48% |
| Comptes créditeurs de la clientèle | 9 290 107 | 8 084 513 | 1 205 594 | 14,92% |
| Dettes représentées par un titre | 3 753 | 4 065 | - 312 | -7,68% |
| Comptes de régularisation et passifs divers | 366 546 | 401 855 | - 35 309 | -8,79% |
| Provisions et dettes subordonnées | 412 933 | 364 605 | 48 328 | 13,26% |
| Fonds pour risques bancaires généraux (FRBG) | 90 338 | 94 538 | - 4 200 | -4,45% |
| Capitaux propres hors FRBG | 2 346 942 | 2 263 670 | 83 272 | 3,68% |
| TOTAL DU PASSIF | 23 349 566 | 21 458 440 | 1 891 126 | 8,82% |
A. Les dettes envers les établissements de crédit à 10 839 M€ augmentent de + 594 M€ pour un poids relativement stable de 46,4% dans le bilan. Les principales variations sont réparties comme suit :
| - | Emprunts en blanc : | + 503 M€ |
|---|---|---|
| - | Avances miroirs : | + 167 M€ |
| - | Titres donnés en pension : | + 150 M€ |
| - | Avances globales : | - 119 M€ |
| - | Autres refinancements divers : | - 101 M€ |
| - | Comptes Courants Bloqués des Caisses locales et dettes rattachées | + 22,1 M€ |
|---|---|---|
| - | Provisions sur créances saines (y compris créances titrisées) | + 12,9 M€ |
| - | Provisions sur créances dégradées | + 12,7 M€ |
| - | Provisions pour risques d'exécution des engagements par signature | + 4,9 M€ |
| - | Provision Épargne Logement | + 1,8 M€ |
| - | Provisions autres pour risques et charges | - 3,5 M€ |
| - | Provisions pour Litiges | - 1,3 M€ |
| - | Provisions pensions retraites | - 1,0 M€ |
E. Les Fonds pour Risques Bancaires et Généraux à 90 M€ baissent de 4,2 M€.
F. Les capitaux propres hors FRBG à 2 347 M€, en augmentation de 83 M€, proviennent de +94,1 M€ d'augmentation des réserves (intégration du résultat conservé de 2019), et de -10,9 M€ de baisse du résultat de l'exercice qui s'élève à 92,8 M€ contre 103,7 M€ en 2019.
| 2020 | 2019 | Variations | ||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | K€ | % | ||
| Engagements donnés | 2 422 362 | 2 317 388 | 104 974 | 4,53% |
| Engagement de financement | 1 650 854 | 1 523 091 | 127 763 | 8,39% |
| Engagement de garantie | 765 645 | 789 382 | -23 737 | -3,01% |
| Engagements sur titres | 5 863 | 4 915 | 948 | 19,29% |
| (en milliers d'euros) | 2020 | 2019 | Variations | |
|---|---|---|---|---|
| K€ | % | |||
| Engagements reçus | 8 404 163 | 7 009 786 | 1 394 377 | 19,90% |
| Engagement de financement | 38 654 | 46 262 | - 7 608 | -16,45% |
| Engagement de garantie | 8 359 646 | 6 958 609 | 1 401 037 | 20,14% |
| Engagements sur titres | 5 863 | 4 915 | 948 | 19,29% |
.-3. 3.3.1 Organigramme du Groupe Crédit Agricole

L'organisation du Crédit Agricole fait de lui un Groupe uni et décentralisé : sa cohésion financière, commerciale et juridique va de pair avec la décentralisation des responsabilités.
Les Caisses locales forment le socle de l'organisation mutualiste du Groupe. Leur capital social est détenu par 10,9 millions de sociétaires qui élisent quelques 29 271 administrateurs. Elles assurent un rôle essentiel dans l'ancrage local et la relation de proximité avec les clients. Les Caisses locales détiennent la majeure partie du capital des Caisses régionales, sociétés coopératives à capital variable et banques régionales de plein exercice.
La SAS Rue La Boétie, détenue exclusivement par les Caisses régionales, détient la majorité du capital de Crédit Agricole S.A. Les titres SAS Rue La Boétie ne sont pas cessibles en dehors de la communauté des Caisses régionales. Par ailleurs, les transactions éventuelles sur ces titres entre Caisses régionales sont encadrées par une convention de liquidité qui fixe notamment les modalités de détermination du prix de transaction. Ces opérations recouvrent les cessions de titres entre les Caisses régionales et les augmentations de capital de la SAS Rue la Boétie.
La Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) constitue une instance d'information, de dialogue et d'expression pour les Caisses régionales.
Crédit Agricole S.A. en qualité d'organe central du réseau Crédit Agricole, tel que défini à l'article R. 512-18 du Code monétaire et financier veille, conformément aux dispositions du Code monétaire et financier (article L. 511- 31 et article L. 511-32), à la cohésion du réseau Crédit Agricole, au bon fonctionnement des établissements de crédit qui le composent et au respect des dispositions législatives et réglementaires qui leur sont propres en exerçant sur ceux-ci un contrôle administratif, technique et financier. À ce titre, Crédit Agricole S.A. peut prendre toute mesure nécessaire, notamment pour garantir la liquidité et la solvabilité tant de l'ensemble du réseau que de chacun des établissements qui lui sont affiliés.

La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur présente des comptes consolidés en appliquant les normes de consolidation prévues dans le référentiel international.
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En accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défini une société-mère conventionnelle régionale constituée de la Caisse Régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées.
Le périmètre de consolidation du « Groupe Crédit Agricole Provence Côte d'Azur » a évolué au cours de l'année 2020 avec l'intégration en mars 2020 d'une nouvelle société de titrisation FCT CA Habitat et la liquidation en septembre 2020 de la première société de titrisation constituée en octobre 2015
Le Groupe Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est donc constitué de :
Elles exercent également un rôle d'animation et de communication auprès des sociétaires, des clients, des organismes socioprofessionnels et des organisations sociales, sportives et culturelles de leur circonscription.
La SAS PCA IMMO, contrôlée à 100%, qui a pour activité la prise de participations dans le domaine de la transaction immobilière.
Les 4 Fonds Communs de Titrisation CA Habitat 2017, 2018, 2019 et 2020, issus des opérations de titrisation des créances habitat des Caisses régionales du groupe Crédit Agricole réalisées en février 2017, avril 2018, mai 2019 et mars 2020 ;
Ces sociétés sont toutes consolidées selon la méthode de l'Intégration Globale.
La contribution au résultat consolidé des filiales du Groupe de la Caisse régionale Provence Côte d'Azur est la suivante :
| En K€ | Contribution au PNB consolidé du groupe de la CR |
Contribution au résultat brut d'exploitation consolidé du groupe de la CR |
Contribution au résultat net consolidé du groupe de la CR |
|---|---|---|---|
| Caisse Régionale | 433 388 | 128 049 | 52 757 |
| Caisses locales | 0 | -955 | -1 587 |
| PCA IMMO | 953 | 922 | 396 |
| FCT CA HABITAT | 23 735 | 23 735 | 24 105 |
| Groupe Provence Côte d'Azur | 458 076 | 151 751 | 75 671 |
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| 31/12/2020 | Variations | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Montant en K€ | 31/12/2019 | Montants | % | ||
| PNB | 458 076 | 478 440 | -20 364 | -4,26% | |
| Charges générales d'exploitation | -306 325 | -304 555 | 1 770 | 0,60% | |
| Résultat brut d'exploitation | 151 751 | 173 885 | -22 134 | -12,72% | |
| Coût du risque | -41 356 | -16 911 | 24 445 | -27,17% | |
| Gains ou pertes nets s/autres actifs | 13 | 18 | -5 | -27,78% | |
| Résultat avant impôt | 110 408 | 156 992 | -46 584 | -29,68% | |
| Impôt sur les bénéfices | -34 737 | -41 817 | -7 080 | -16,93% | |
| Résultat net | 75 671 | 115 175 | -39 504 | -34,30% | |
| Résultat net part du groupe | 75 671 | 115 175 | -39 504 | -34,30% |
Le Produit Net Bancaire s 'élève à 458 M€.
Il est inférieur au PNB normes françaises (cf. 3.2.1) de la Caisse régionale de 28 M€.
Par rapport aux comptes individuels de la Caisse régionale, les principaux impacts portent sur l'intégration des intérêts crédits des Fonds Commun de Titrisation CA Habitat, le classement en PNB des flux de désactualisation (+2 M€) constatés en coût du risque en normes françaises, l'étalement des soultes sur instruments financiers en normes internationales (-5,4 M€), les plus-values sur OPCVM et FCPR (+2,9 M€) intégrées dans le PNB consolidé, mais la distorsion majeure concerne la comptabilisation du dividende SAS Rue La Boétie pour 31,2 M€ en résultat dans les comptes normes françaises et en capitaux propres dans les comptes consolidés.
Dans les comptes du Groupe Provence Côte d'Azur, des retraitements sont opérés pour éliminer les opérations intragroupes ainsi que les intérêts aux parts sociales versés par la Caisse régionale aux Caisses locales (-1,8 M€).
Le Résultat Brut d'Exploitation s'élève à 152 M€ dans les comptes consolidés contre 178 M€ dans les comptes individuels de la Caisse Régionale (-26 M€). Il inclut principalement la variation du PNB (-28 M€), les retraitements des charges de retraite liées à IAS 19 (+2,3 M€) et l'impact des charges de fonctionnement des Caisses locales (-1 M€).
Les charges de fonctionnement ont donné lieu à des retraitements liés à la mise en œuvre d'IFRIC 21 sans impact notable sur le Résultat Brut d'Exploitation (-132 K€).
Le Résultat net consolidé du Groupe ressort à 75,7 M€ au 31 décembre 2020 (92,8 M€ en normes françaises) contre 115,1 M€ au 31/12/2019, soit -39,5 M€.
Il intègre notamment le retraitement des dotations/reprises de provisions sur titres de participation et de filiales (+8 M€), la constatation au 31/12/2020 d'impôts différés (+10 M€) et la neutralisation de la reprise pour Fonds pour Risque Bancaires Généraux de 4,2 M€ enregistrée dans les comptes individuels.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 | Variation en montant |
Variation en % |
|---|---|---|---|---|
| CAISSE, BANQUES CENTRALES | 122 165 | 199 139 | (76 974) | -38,65% |
| ACTIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR RESULTAT | 418 362 | 41 982 | 376 380 | 896,53% |
| ACTIFS FINANCIERS DÉTENUS À DES FINS DE TRANSACTION | 3 967 | 2 835 | 1 132 | 39,93% |
| AUTRES ACTIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR NATURE | 414 395 | 39 147 | 375 248 | 958,56% |
| INSTRUMENTS DERIVES DE COUVERTURE | 4 867 | 6 456 | (1 589) | -24,61% |
| ACTIFS FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR CAPITAUX PROPRES | 1 332 479 | 1 433 249 | (100 770) | -7,03% |
| INSTRUMENTS DE DETTES COMPTABILISÉS À LA JUSTE VALEUR PAR | - | |||
| CAPITAUX PROPRES RECYCLABLES INSTRUMENTS DE CAPITAUX PROPRES COMPTABILISÉS À LA JUSTE |
||||
| VALEUR PAR CAPITAUX PROPRES NON RECYCLABLES | 1 332 479 | 1 433 249 | (100 770) | -7,03% |
| ACTIFS FINANCIERS AU COÛT AMORTI | 20 885 244 | 19 321 805 | 1 563 439 | 8,09% |
| PRÊTS ET CRÉANCES SUR LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 2 145 482 | 2 079 586 | 65 896 | 3,17% |
| PRÊTS ET CRÉANCES SUR LA CLIENTÈLE | 17 903 325 | 16 497 370 | 1 405 955 | 8,52% |
| TITRES DE DETTES | 836 437 | 744 849 | 91 588 | 12,30% |
| ECART DE REEVALUATION DES PORTEFEUILLES COUVERTS EN TAUX | 238 831 | 191 269 | 47 562 | 24,87% |
| ACTIFS D'IMPOTS COURANTS ET DIFFERES | 72 529 | 59 598 | 12 931 | 21,70% |
| COMPTE DE REGULARISATION ET ACTIFS DIVERS | 541 994 | 523 527 | 18 467 | 3,53% |
| ACTIFS NON COURANTS DESTINÉS À ÊTRE CÉDÉS ET ACTIVITÉS |
- | |||
| ABANDONNÉES | ||||
| PARTICIPATION AUX BENEFICES DIFFEREE | - | |||
| PARTICIPATION DANS LES ENTREPRISES MISES EN EQUIVALENCE | - | |||
| IMMEUBLES DE PLACEMENT | 8 441 | 1 075 | 12,74% | |
| IMMOBILISATIONS CORPORELLES | 129 882 | 5 515 | 4,25% | |
| IMMOBILISATIONS INCORPORELLES | 1 721 | (407) | -23,65% | |
| ECART D'ACQUISITION | ||||
| TOTAL DE L'ACTIF | 23 762 698 | 21 917 069 | 1 845 629 | 8,42% |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 Variation en montant |
Variation en % |
|
|---|---|---|---|---|
| BANQUES CENTRALES | ||||
| PASSIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR RESULTAT | 5 381 | 3 669 | 1 712 | 46,66% |
| PASSIFS FINANCIERS DÉTENUS À DES FINS DE TRANSACTION | 5 381 | 3 669 | 1 712 | 46,66% |
| INSTRUMENTS DERIVES DE COUVERTURE | 316 477 | 263 523 | 52 954 | 20,09% |
| PASSIFS FINANCIERS AU COÛT AMORTI | 20 126 268 | 18 324 609 | 1 801 659 | 9,83% |
| DETTES ENVERS LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 10 721 164 | 10 162 884 | 558 280 | 5,49% |
| DETTES ENVERS LA CLIENTÈLE | 9 289 069 | 8 083 226 | 1 205 843 | 14,92% |
| DETTES REPRÉSENTÉES PAR UN TITRE | 116 035 | 78 499 | 37 536 | 47,82% |
| ECART DE REEVALUATION DES PORTEFEUILLES COUVERTS EN TAUX | 3 750 | 2 077 | 1 673 | 80,55% |
| PASSIFS D'IMPOTS COURANTS ET DIFFERES | 128 | 102 | 26 | 25,49% |
| COMPTES DE REGULARISATION ET PASSIFS DIVERS | 370 459 | 394 477 | -24 018 | -6,09% |
| DETTES LIÉES AUX ACTIFS NON COURANTS DESTINÉS À ÊTRE CÉDÉS ET ACTIVITÉS ABANDONNÉES | ||||
| PROVISIONS TECHNIQUES DES CONTRATS D'ASSURANCE | ||||
| PROVISIONS | 69 690 | 70 072 | -382 | -0,55% |
| DETTES SUBORDONNEES | ||||
| TOTAL DETTES | 20 892 153 | 19 058 529 | 1 833 624 | 9,62% |
| CAPITAUX PROPRES | 2 870 545 | 2 858 540 | 12 005 | 0,42% |
| CAPITAUX PROPRES PART DU GROUPE | 2 870 545 | 2 858 540 | 12 005 | 0,42% |
| CAPITAL ET RESERVES LIEES | 515 840 | 494 215 | 21 625 | 4,38% |
| RESERVES CONSOLIDEES | 2 130 950 | 2 026 255 | 104 695 | 5,17% |
| GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES | 148 083 | 222 896 | -74 813 | -33,56% |
| GAINS ET PERTES COMPTABILISÉS DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES SUR ACTIVITÉS ABANDONNÉES | ||||
| RÉSULTAT DE L'EXERCICE | 75 672 | 115 174 | -39 502 | -34,30% |
| PARTICIPATIONS NE DONNANT PAS LE CONTRÔLE | ||||
| TOTAL DU PASSIF | 23 762 698 | 21 917 069 | 1 845 629 | 8,42% |
Le total Bilan consolidé s'élève à 23 763 K€, en augmentation de 8,42 % par rapport au 31 décembre 2019.
En comparaison avec les comptes individuels (cf. 3.2.2) de la Caisse régionale (total bilan : 23 350 K€), les principaux éléments de variations sont liés à l'intégration des encours des filiales retraités des encours intragroupe, à la valorisation des instruments financiers et des instruments dérivés de couverture, à l'intégration dans les capitaux propres de 75 M€ de valorisation négative des titres de participation (dont -41 M€ Sacam Mutualisation & -25 M€ SAS Rue la Boétie), ainsi qu'à la mise en œuvre d'IFRIC/IFRS16 qui a généré 27,5 M€ d'actifs corporels et de dettes locatives au 31/12/2020.
En dehors des Fonds Commun de Titrisation et des Caisses Locales, la seule entité consolidée est la SASU PCA IMMO.
La société PCA IMMO a été constituée en vue de détenir des participations majoritaires dans des sociétés exerçant des activités de transaction et de gestion immobilière afin de constituer sous la marque nationale « Square Habitat » un réseau d'agences immobilières.
Le portefeuille de PCA IMMO comprend la SASU Square Habitat, la SASU Espargillière et la SASU Square Habitat Immo Neuf.
Au cours de l'année 2020, le marché de la transaction, quoiqu'affecté par la crise sanitaire, a au final enregistré des volumes importants, ne reculant que de 15 à 20% par rapport à 2019. Dans ce contexte difficile, on notera les performances honorables de Square Habitat avec un chiffre d'affaires dans les tendances du marché, malgré une nette baisse des effectifs, mais une situation plus difficile chez Espargillière en lien avec l'organisation interne.
Le marché de la vente de biens neufs en défiscalisation a fait preuve de résilience malgré, d'une part, les deux périodes de confinement qui ont quasiment mis à l'arrêt l'activité, d'autre part, l'assèchement de l'offre Pinel par les rachats massifs en blocs par un des principaux acteurs du marché.
Dans ce contexte, Square Habitat Immo Neuf a réalisé une belle performance en affichant une baisse limitée du nombre de réservations et en réorientant son activité sur la vente de biens en Loueurs Meublés Non Professionnels.
Le marché de la gestion location n'a pas connu d'évolution marquée. Si Espargillière a spécifiquement souffert de la perte d'un bailleur institutionnel, on retiendra des niveaux d'activité et de chiffre d'affaires proches de 2019. Les volumes de locations empêchées en période de confinement ont été partiellement rattrapés et les stocks de lots se sont maintenus.
Concernant l'activité de syndic, une perte de lots chez Espargillière a partiellement été compensée par un gain chez Square Habitat.
L'année commerciale 2020 a été d'assez bonne facture malgré un contexte sanitaire difficile.
En parallèle, le développement des visites virtuelles, le déploiement de la signature électronique et du vote par correspondance dans l'activité de syndic ont permis de réelles avancées techniques et commerciales.
L'encours du capital est resté identique en 2020 à 83 209 K€.
| Exercice | Nombre | Distribution | Intérêt net | Taux de rémunération |
|---|---|---|---|---|
| 2017 | 4 160 470 | 1 841 007.96 € | 0.44 € | 2.95% |
| 2018 | 4 160 470 | 1 822 285.90 € | 0.44 € | 2,92% |
| 2019 | 4 160 470 | 1 753 638.10 € | 0.42 € | 2.81% |
Pour l'exercice 2020, le dividende proposé lors de l'Assemblée générale d'avril 2021 s'élèvera à 0,37 euros.
| Exercice | Nombre | Distribution | Intérêt net | Taux de rémunération |
|---|---|---|---|---|
| 2017 | 1 386 816 | 7 613 619.84 € | 5.49 € | 4.59% |
| 2018 | 1 386 816 | 7 710 696,96 € | 5,56 € | 4.65% |
| 2019 | 1 386 816 | 7 780 037,76 € | 5,61 € | 4,69% |
Pour l'exercice 2020, le dividende proposé lors de l'Assemblée générale d'avril 2021 s'élèvera à 5,02 euros.
| Entités non consolidées | % d'intérêt | Motif d'exclusion du périmètre | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Siège social | 31/12/2020 | 31/12/2019 | de consolidation | ||
| SOFIPACA | France | 49,99% | 49,99% | Difficultés opérationnelles | |
| DELTAGER S.A. | France | 16,66% | 16,66% | Entité non significative | |
| SAS SQUARE HABITAT PCA | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| CABINET ESPARGILLIERE | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| CREAZUR SASU | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| SQUARE HABITAT IMMO NEUF | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| AURON TOURISME | France | 33,33% | 33,33% | Entité non significative | |
| LE VILLAGE BY CA PCA | France | 100% | 100% | Entité non significative |
| INFORMATIONS FINANCIÈRES | Capital | Capitaux propres autres que le capital |
Quote-part de capital détenue (en %) |
Valeurs comptables des titres détenus - Brutes |
Valeurs comptables des titres détenus - Nettes |
Prêts et avances consentis par la société et non encore remboursés |
PNB ou chiffre d'affaires hors taxes du dernier exercice écoulé (1) |
Résultats (bénéfice ou perte du dernier exercice clos) (1) |
Dividendes encaissés par la société au cours de l'exercice |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Participations dont la valeur d'inventaire excède 1% du capital de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur | ||||||||||
| - Autres parts dans les entreprises liées : | 21 500 | 4 712 | 9 159 | |||||||
| S.A.S. PCA IMMO | 13 500 | -17 391 | 100,00% | 13 500 | 0 | 9 159 | 185 | -419 | ||
| S.A.S.U CREAZUR | 4 500 | -1 918 | 100,00% | 4 500 | 2 582 | 0 | -444 | |||
| S.A.S. LE VILLAGE BY PCA | 2 542 | -411 | 100,00% | 3 500 | 2 130 | 267 | -411 | |||
| - Autres titres de participations : | 1 169 927 | 1 152 767 | 41 345 | 40 272 | ||||||
| S.N.C. CA TITRES | 15 245 | 43 473 | 1,93% | 1 119 | 1 119 | 148 943 | 250 | 0 | ||
| S.A.S. SACAM IMMOBILIER | 139 588 | 5 120 | 3,13% | 5 691 | 5 691 | 0 | 4 071 | 121 | ||
| S.A.S. SACAM DEVELOPPEMENT | 725 471 | 17 471 | 2,79% | 20 351 | 20 351 | 9 518 | 0 | 9 696 | 260 | |
| S.A.S. SACAM PARTICIPATIONS | 62 558 | 23 542 | 2,90% | 2 100 | 2 100 | 336 | 6 794 | 187 | ||
| S.A.S. SACAM ASSURANCE CAUTION | 13 713 | 22 668 | 5,53% | 1 380 | 1 380 | 0 | 1 512 | 79 | ||
| S.A.S. SACAM AVENIR | 217 698 | -232 | 3,80% | 8 278 | 4 045 | 598 | 0 | -28 | 0 | |
| S.A.S. SOFIPACA | 24 619 | 16 537 | 50,00% | 17 545 | 17 545 | 9 | 1 067 | 500 | ||
| S.N.C. SACAM MUTUALISATION | 18 556 677 | 8 147 | 2,78% | 515 448 | 515 448 | 0 | 276 581 | 7 546 | ||
| S.A.S. RUE LA BOÉTIE | 2 744 903 | 16 536 119 | 2,77% | 563 972 | 563 972 | 31 229 | 11 | 1 107 163 | 31 229 | |
| S.A.S. CA PROTECTION ET SECURITE | 511 | 39 777 | 2,41% | 1 496 | 1 496 | 8 884 | 118 | 0 | ||
| S.A.S. C2MS | 53 053 | 11 957 | 1,19% | 1 002 | 1 002 | 0 | 4 024 | 0 | ||
| S.A.S. DELTA | 79 550 | -1 703 | 3,50% | 2 786 | 2 786 | 0 | -31 | 0 | ||
| S.A.S. GRANDS CRUS INVESTISSEMENTS | 44 993 | 18 103 | 1,18% | 1 000 | 1 000 | 8 | 3 593 | 0 | ||
| S.A.S. SACAM FIRECA | 55 594 | -2 848 | 3,27% | 2 785 | 1 729 | 0 | -2 885 | 0 | ||
| S.A.S. SACAM INTERNATIONAL | 522 023 | 76 003 | 2,77% | 24 974 | 13 103 | 0 | 35 880 | 350 | ||
| Participations dont la valeur d'inventaire est inférieure à 1% du capital de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur | ||||||||||
| Autres titres de participations | 3 766 | 3370 | 262 | 100 | ||||||
| TOTAL PARTS DANS LES ENTREPRISES LIÉES ET PARTICIPATIONS |
1 195 193 | 1 160 849 | 50 766 | 40 372 |
| Exercice | Exercice | Exercice | Exercice | Exercice | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| NATURE DES INDICATIONS | Unité | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 | 2016 |
| Capital en fin d'exercice | ||||||
| - Capital social | K€ | 62 407 | 62 407 | 62 407 | 62 407 | 62 407 |
| - Certificats coopératifs d'associés | K€ | 20 802 | 20 802 | 20 802 | 20 802 | 20 802 |
| - Nombre de parts sociales existantes | U | 4 160 470 | 4 160 470 | 4 160 470 | 4 160 470 | 4 160 470 |
| - Nombre de certificats coopératifs d'associés | U | 1 386 816 | 1 386 816 | 1 386 816 | 1 386 816 | 1 386 816 |
| Opérations et résultat de l'exercice | ||||||
| - Chiffre d'affaires hors taxes | K€ | 639 568 | 676 332 | 674 220 | 649 083 | 714 798 |
| - Impôt sur les bénéfices (charge fiscale) | K€ | 43 132 | 45 312 | 37 299 | 35 939 | 46 931 |
| - Participation des salariés due au titre de l'exercice | K€ | 0 | 0 | 0 | 24 | 0 |
| - Résultat net | K€ | 92 806 | 103 675 | 102 792 | 101 696 | 105 840 |
| - Résultat distribué | K€ | 8 516 | 9 534 | 9 533 | 9 455 | 9 056 |
| Intérêts aux parts | K€ | 1 554 | 1 754 | 1 822 | 1 841 | 1 123 |
| Rémunérations des CCA | K€ | 6 962 | 7 780 | 7 711 | 7 614 | 7 933 |
| Résultat par titre | ||||||
| - Intérêt net versé à chaque Part Sociale | € | 0,37 | 0,42 | 0,44 | 0,44 | 0,27 |
| - Dividende net versé à chaque Certificat Coopératif d'Associés | € | 5,02 | 5,61 | 5,56 | 5,49 | 5,72 |
| Personnel | ||||||
| - Effectif moyen salarié | U | 2 409 | 2 371 | 2 409 | 2 384 | 2 328 |
| - Montant de la masse salariale | K€ | 99 218 | 97 749 | 96 711 | 95 973 | 91 310 |
| - Charges sociales | K€ | 53 056 | 51 407 | 51 816 | 45 318 | 44 460 |
Crédit Agricole S.A. a démantelé le 1er mars 2021, 15% du mécanisme de garantie « Switch » mis en place entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A.
Pour la Caisse régionale Provence Côte d'Azur, cette opération se traduira par une baisse des engagements donnés de 36,12 millions d'euros et une baisse du dépôt de garantie apporté à Crédit Agricole S.A. de 12,27 millions d'euros.
Toujours mobilisée autour du Projet d'Entreprise « Terre de confiance », la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ambitionne avec ce projet le développement de ses fondamentaux :
Fidéliser ses clients grâce à l'équipement, la proximité physique et digitale et le conseil.
Poursuivre sa volonté d'être identifiée comme la banque tiers de confiance, véritable partenaire de ses clients dans la durée.
Ce projet ambitieux, initié en 2019, verra son aboutissement en 2021 avec de belles réalisations et l'implication des femmes et des hommes de l'entreprise. C'est ainsi près de 1 000 collaborateurs qui auront participé activement aux différents projets de Terre de confiance malgré un contexte difficile.
La crise sanitaire a confirmé la pertinence du Projet d'Entreprise et le caractère différentiant du modèle de relation globale.
L'année 2021 verra la poursuite de la digitalisation des offres au service de la satisfaction clients mais également l'accompagnement sur les territoires des clients particuliers et professionnels pour les aider à surmonter les difficultés économiques.
D'un point de vue commercial, l'année 2021 démarrera avec la mise en oeuvre de la nouvelle offre « Nouvelle Banque du Quotidien » (NBQ) au service de sa clientèle.

Factures reçues non réglées à la date de clôture de l'exercice dont le terme est échu (tableau prévu au I de l'article D. 441-4)
| 0 jour (indicatif) |
1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours | Total ( 1 jour et plus) |
|
|---|---|---|---|---|---|---|
| (A) Tranches de retard de paiement | ||||||
| Nombre de factures concernées | 316 | 52 | ||||
| Montant total TTC des factures concernées (en milliers d'euros) |
806 | 4 | 280 | 24 | 91 | 399 |
| Pourcentage du montant total des achats TTC de l'exercice |
0,57% | 0,00% | 0,20% | 0,02% | 0,06% | 0,28% |
| (B) Factures exclues du (A) realtives à des dettes litigieuses | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de factures exclues | 0 |
(C) Délai de paiement de référence utilisé : Délai légal article L. 441-10
Factures reçues émises ayant connu un retard de paiement au cours de l'exercice (tableau prévu au II de l'article D. 441-4)
| 0 jour (indicatif) |
1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours | Total ( 1 jour et plus) |
|
|---|---|---|---|---|---|---|
| (A) Tranches de retard de paiement | ||||||
| Nombre de factures concernées | 19 | 0 | ||||
| Montant total HT des factures concernées (en milliers d'euros) |
430 | 430 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Pourcentage du chiffre d'affaires HT de l'exercice |
NS | NS | NS | NS | NS | NS |
Nombre de factures exclues 0 (B) Factures exclues du (A) realtives à des dettes litigieuses
(C) Délai de paiement de référence utilisé : Délai légal article L. 441-10
L'information sur les délais de paiement des clients n'est pas pertinente au regard de l'activité bancaire de la Caisse régionale.
Dans le cadre de la loi ECKERT les éléments suivants sont présentés au 31 décembre 2020 :
Pour se conformer à la législation, nous vous informons que les dépenses, comptabilisées dans les comptes sociaux, non déductibles au titre de l'article 39-4 du Code Général des Impôts s'élèvent à 37 354 euros (taux d'IS : 32,02%).
Dans le cadre des accords de Bâle 3, le règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 (Capital Requirements Regulation, dit « CRR ») tel que modifié par CRR n° 2019/876 (dit « CRR 2 ») impose aux établissements assujettis (incluant notamment les établissements de crédit et les entreprises d'investissement) de publier des informations quantitatives et qualitatives relatives à leur activité de gestion des risques. Le dispositif de gestion des risques et le niveau d'exposition aux risques de la Caisse régionale [Nom] sont décrits dans la présente partie et dans la partie « Gestion des risques ».
Les accords de Bâle 3 s'organisent autour de trois piliers :
ß le Pilier 1 détermine les exigences minimales d'adéquation des fonds propres et le niveau des ratios conformément au cadre réglementaire en vigueur ;
Le pilotage de la solvabilité vise principalement à évaluer les fonds propres et à vérifier qu'ils sont suffisants pour couvrir les risques auxquels la Caisse régionale [Nom] est, ou pourrait être exposée compte tenu de ses activités.
Les ratios de solvabilité font partie intégrante du dispositif d'appétence au risque appliqué au sein de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur (décrit dans les chapitres « Facteurs de risque » et « Gestion des risques »).
Renforçant le dispositif prudentiel, les accords de Bâle 3 ont conduit à un rehaussement de la qualité et du niveau des fonds propres réglementaires requis et ont introduit la prise en compte de nouveaux risques dans le dispositif prudentiel.
En complément, un cadre réglementaire spécifique, permettant une alternative à la mise en faillite des banques a été instauré suite à la crise financière de 2008.
Les textes concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement ont été publiés au Journal officiel de l'Union européenne le 26 juin 2013. Ils comprennent la directive 2013/36/EU (Capital Requirements Directive, dite CRD 4), et le règlement 575/2013 (Capital Requirements Regulation, dit CRR) et sont entrés en application le 1er janvier 2014, conformément aux dispositions transitoires prévues par les textes.
La directive 2014/59/EU, « Redressement et résolution des banques » ou Bank Recovery and Resolution Directive (dite BRRD), a été publiée le 12 juin 2014 et est applicable en France depuis le 1er janvier 2016. Le règlement européen "Mécanisme de Résolution Unique" ou Single Resolution Mecanism Regulation (dit SRMR, règlement 806/2014) a été publié le 15 Juillet 2014 et est entré en vigueur le 19 août 2016, conformément aux dispositions transitoires prévues par les textes.
Le 7 juin 2019, quatre textes constituant le paquet bancaire ont été publiés au Journal officiel de l'Union européenne :
Les directives BRRD 2 et CRD 5 seront transposées en droit français au plus tard le 28 décembre 2020. Les règlements SRMR 2 et CRR 2 sont entrés en vigueur 20 jours après leur publication, soit le 27 juin 2019 (toutes les dispositions n'étant toutefois pas d'application immédiate).
Le règlement 2020/873 dit « Quick-Fix » a été publié le 26 juin 2020 et est entré en application le 27 juin 2020 venant amender les règlements 575/2013 (« CRR ») et 2019/876 (« CRR2 »).
Dans le régime CRR 2/CRD 4 (et dans l'attente de la transposition de CRD 5), quatre niveaux d'exigences de fonds propres sont calculés :
ß le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 ou ratio Common Equity Tier 1 (CET1) ;
Le calcul de ces ratios est phasé de façon à gérer progressivement :
Les ratios sont également en vision non phasée comme si les nouvelles dispositions réglementaires étaient d'application immédiate.
Les exigences applicables à la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sont respectées.
Les établissements de crédit et certaines activités d'investissement agréés visés à l'annexe 1 de la directive 2004/39/CE sont assujettis aux ratios de solvabilité, de résolution et de grands risques sur base individuelle ou, le cas échéant, sous-consolidée.
L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a accepté que certaines entités du Groupe puissent bénéficier de l'exemption à titre individuel ou, le cas échéant, sur base sous-consolidée dans les conditions prévues par l'article 7 du règlement CRR. Dans ce cadre, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a été exemptée par l'ACPR de l'assujettissement sur base individuelle.
Le passage sous supervision unique le 4 novembre 2014 par la Banque centrale européenne n'a pas remis en cause les exemptions individuelles accordées précédemment par l'ACPR.
Lors de la journée Investisseurs du 6 juin 2019, le Groupe Crédit Agricole a dévoilé sa trajectoire financière pour le plan à moyen terme 2022. Des objectifs en termes de résultat et de ressources rares ont été précisés à cette occasion.
Le Groupe Crédit Agricole vise à rester parmi les établissements d'importance systémique mondiale les plus capitalisés en Europe en atteignant et conservant un ratio CET1 supérieur à 16% à horizon 2022. Cet objectif sera réalisé grâce à la conservation de plus de 80% de ses résultats, portant ses fonds propres de base de catégorie I (CET1) à 100 milliards d'euros d'ici fin 2022.
Le Groupe Crédit Agricole se donne comme cible d'atteindre un niveau de ratio MREL subordonné (hors dette senior préférée) de 24% à 25% des emplois pondérés d'ici fin 2022, et de garder un niveau de ratio MREL subordonné (hors dette senior préférée) d'au moins 8% du TLOF (Total Liabilities and Own Funds).
L'atteinte de ces deux objectifs permettra de confirmer la robustesse et la solidité financière du Groupe Crédit Agricole, confortant ainsi la sécurisation des dépôts de ses clients et sa notation vis-à-vis des agences de rating.
Le Groupe Crédit Agricole S.A. se fixe comme objectif un ratio CET1 de 11% sur la durée du plan. Il s'engage à distribuer 50% en numéraire de son résultat net du coût des dettes de type additional Tier 1.
Dans un contexte économico-réglementaire incertain, ce modèle permet d'aboutir à un équilibre entre une politique de distribution attractive pour l'actionnaire et une allocation de capital agile et il donne suffisamment de marge de manœuvre pour financer le démantèlement de la moitié de la garantie SWITCH d'ici fin 2022 avec un impact positif sur le résultat de Crédit Agricole S.A. Ce niveau de fonds propres sécurise aussi le respect de la recommandation SREP P2G.
Grâce à leur structure financière, les Caisses régionales ont une forte capacité à générer du capital par la conservation de la majeure partie de leur résultat. Le capital est également renforcé par les émissions de parts sociales réalisées par les Caisses locales.
Les filiales de Crédit Agricole S.A. sous contrôle exclusif et assujetties au respect d'exigences en fonds propres sont dotées en capital à un niveau cohérent, prenant en compte les exigences réglementaires locales, les besoins en fonds propres nécessaires au financement de leur développement et un coussin de gestion adapté à la volatilité de leur ratio CET1.
Bâle 3 définit trois niveaux de fonds propres :
L'ensemble des tableaux et commentaires ci-après inclut le résultat conservé de la période.
Ils comprennent :
Ils comprennent :
La Caisse régionale n'émet pas d'instruments de fonds propres AT1.
Le règlement CRR 2 ajoute des critères d'éligibilité. Par exemple, les instruments émis par un établissement installé dans l'Union européenne qui relèvent d'un droit de pays tiers doivent comporter une clause de bail-in (renflouement interne) pour être éligibles. Ces dispositions s'appliquent pour chacune des catégories d'instruments de fonds propres AT1 et Tier 2.
Ils comprennent :
Le montant des instruments Tier 2 retenu dans les ratios non phasés correspond aux instruments de fonds propres de catégorie 2 éligibles au CRR n° 575/2013 tel que modifié par CRR n° 2019/876 (CRR 2).
Pour faciliter la mise en conformité des établissements de crédit avec CRR 2/CRD 4 (dans l'attente de la transposition de CRD 5), des assouplissements ont été consentis à titre transitoire, grâce à l'introduction progressive de traitements prudentiels sur les fonds propres.
Toutes ces dispositions transitoires ont pris fin au 1 er janvier 2018, excepté celles portant sur les instruments de dette hybride qui s'achèvent le 1er janvier 2022.
Les instruments de dette hybride qui étaient éligibles en fonds propres sous CRD 3 et qui ne le sont plus du fait de l'entrée en vigueur de la réglementation CRD 4 peuvent sous certaines conditions être éligibles à la clause de maintien des acquis :
CRR 2 est venu compléter ces dispositions en introduisant une nouvelle clause de maintien des acquis (ou clause de grand-père) : les instruments non éligibles émis avant le 27 juin 2019 restent éligibles en dispositions transitoires jusqu'au 28 juin 2025.
Pendant la phase transitoire, le montant de Tier 2 retenu dans les ratios correspond à la somme :
de 20 % (seuil pour 2020) du stock de Tier 2 non éligible CRR existant au 31 décembre 2012 ; le stock de Tier 2 non éligible CRR existant au 31 décembre 2012 s'élevait à 22 millions d'euros, soit un montant maximal pouvant être reconnu de 22 millions d'euros.
Le tableau ci-après présente les fonds propres prudentiels au 31 décembre 2020 et au 31 décembre 2019.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||
|---|---|---|---|---|
| Fonds propres prudentiels simplifiés (en millions d'euros) | Non Phasé | Phasé | Non Phasé | |
| Capitaux propres part du groupe | 2 871 | 2 871 | 2 859 | 2 859 |
| (-) Prévision de distribution | (10) | (10) | (13) | (13) |
| Intérêts minoritaires éligibles | 0 | 0 | 0 | 0 |
| (-) Prudent valuation | (5) | (5) | (5) | (5) |
| (-) Déductions des écarts d'acquisition et des autres immobilisations incorporelles | (1) | (1) | (2) | (2) |
| (-) Insuffisance des ajustements pour risque de crédit par rapport aux pertes anticipées selon l'approche notations internes et pertes anticipées des expositions sous forme d'actions |
(10) | (10) | (12) | (12) |
| (-) Dépassement de franchise des instruments CET1 d'entités du secteur financier dans lesquels l'établissement ne détient pas d'investissement important |
(989) | (989) | (1 097) | (1 097) |
| (-) Dépassement de franchise des instruments CET1 d'entités du secteur financier dans lesquels l'établissement détient un investissement important et des impôts différés actifs déductibles dépendant de bénéfices futurs et résultant de différences temporelles |
0 | 0 | 0 | 0 |
| Excédent de déduction d'éléments AT1 sur les fonds propres AT1 | (2) | (2) | (2) | (2) |
| Autres éléments du CET1 | (6) | (6) | (3) | (3) |
| FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1) | 1 848 | 1 848 | 1 725 | 1 725 |
| (-) Instruments AT1 d'entités du secteur financier dans lesquelles l'établissement ne détient pas d'investissement important |
(2) | (2) | (2) | (2) |
| (-) Excédent de déduction d'éléments T2 sur les fonds propres T2 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Excédent de déduction d'éléments AT1 sur les fonds propres AT1 (déduit du CET1) | 2 | 2 | 2 | 2 |
| Autres éléments du Tier 1 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1 ) | 1 848 | 1 848 | 1 725 | 1 725 |
| Instruments de capital éligibles Tier 2 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Instruments de capital Tier 2 non éligibles bénéficiant d'une clause d'antériorité | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Excès de provisions par rapport aux pertes attendues éligible selon l'approche notations internes |
24 | 24 | 23 | 23 |
| Excédent de déduction d'éléments T2 sur les fonds propres T2 (déduit des AT1) | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Autres éléments du Tier 2 | (2) | (2) | (2) | (2) |
| FONDS PROPRES DE CATÉGORIE 2 | 22 | 22 | 21 | 21 |
| FONDS PROPRES GLOBAUX | 1 870 | 1 870 | 1 746 | 1 746 |
Les fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) s'élèvent à 1 848 millions d'euros au 31 décembre 2020 et font ressortir une hausse de 123 millions d'euros par rapport à la fin de l'exercice 2019.
Les variations sont détaillées ci-dessous par rubrique du ratio :
| Evolution des fonds propres prudentiels phasés (en millions d'euros) | 31/12/2020 VS 31/12/2019 |
|---|---|
| Fonds propres de base de catégorie 1 au 31/12/2019 | 1 725 |
| Augmentation de capital | 22 |
| Résultat comptable attribuable de l'exercice avant distribution | 76 |
| Prévision de distribution | (10) |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | (75) |
| Intérêts minoritaires éligibles | 0 |
| Ecarts d'acquisition et autres immobilisations incorporelles | 1 |
| Insuffisance des ajustements pour risque de crédit par rapport aux pertes anticipées selon l'approche notations internes et pertes anticipées des expositions sous forme d'actions |
2 |
| Dépassement de franchises | 108 |
| Excédent de déduction d'éléments AT1 sur les fonds propres AT1 | 0 |
| Autres éléments du CET1 | (1) |
| FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 au 31/12/2020 | 1 848 |
| Fonds propres additionnels de catégorie 1 au 31/12/2019 | 0 |
| Variation des autres éléments du Tier 1 | 0 |
| FONDS PROPRES ADDITIONNELS DE CATEGORIE 1 au 31/12/2020 | 0 |
| FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 au 31/12/2020 | 1 848 |
| Fonds propres de catégorie 2 au 31/12/2019 | 21 |
| Emissions | 0 |
| Remboursements | 0 |
| Autres éléments du Tier 2 | 1 |
| FONDS PROPRES DE CATEGORIE 2 au 31/12/2020 | 22 |
| FONDS PROPRES GLOBAUX AU 31/12/2020 | 1 870 |
L'adéquation du capital en vision réglementaire porte sur les ratios de solvabilité, sur le ratio de levier et sur les ratios de résolution. Chacun de ces ratios rapporte un montant de fonds propres prudentiels et d'instruments éligibles à une exposition en risque, en levier, ou en bilan. Les définitions et les calculs de ces expositions sont développés dans la partie 2 « Composition et évolution des emplois pondérés ».
Les ratios de solvabilité ont pour objet de vérifier l'adéquation des différents compartiments de fonds propres (CET1, Tier 1 et fonds propres globaux) aux emplois pondérés issus des risques de crédit, des risques de marché et des risques opérationnels. Ces risques sont calculés soit en approche standard soit en approche interne (cf. partie 2 « Composition et évolution des emplois pondérés »).
Bâle 3 définit trois niveaux de fonds propres :
Bâle 3 définit plusieurs types de risque : les risques de crédit, les risques de marché et les risques opérationnels qui donnent lieu à des calculs d'emplois pondérés. Conformément au règlement (UE) 575/2013 du 26 juin 2013, les expositions au risque de crédit restent mesurées selon deux approches :
Les exigences en fonds propres au titre du Pilier 1 sont régies par le règlement CRR.
| Exigences minimales | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Common Equity Tier 1 (CET1) | 4,5% | 4,5% |
| Tier 1 (CET1 + AT1) | 6,0% | 6,0% |
| Fonds propres globaux (Tier 1 + Tier 2 ) | 8,0% | 8,0% |
| Coussin de conservation | 2,50% | 2,50% |
| Coussin contracyclique | 0,02% | 0,22% |
| Coussin pour risque systémique | 0,00% | 0,00% |
| Exigence globale de coussins de fonds propres | 2,52% | 2,72% |
| Exigences minimales y compris coussins de fonds propres | ||
| Ratio CET1 | 7,02% | 7,22% |
| Ratio Tier 1 | 8,52% | 8,72% |
| Ratio global | 10,52% | 10,72% |
| Excédent de capital | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| CET1 | 1 323 | 1 200 |
| Tier 1 | 1 211 | 1 091 |
| Fonds propres globaux | 1 083 | 967 |
La réglementation a prévu la mise en place de coussins de fonds propres dont la mise en application est progressive :
Ces coussins sont entrés en application en 2016 et doivent être couverts par des fonds propres de base de catégorie 1.
À ce jour, des coussins contracycliques ont été activés dans 6 pays par les autorités nationales compétentes. De nombreux pays ont relâché leur exigence de coussin contracyclique suite à la crise du COVID-19. En ce qui concerne les expositions françaises, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a porté le taux de coussin contracyclique de 0,25% à 0% le 2 avril 2020.
Compte tenu d'un périmètre d'activités limité à la France, le taux de coussin contracyclique de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 0% au 31 décembre 2020.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||
|---|---|---|---|---|
| Synthèse chiffres-clés (en millions d'euros) | Phasé | Non Phasé | Phasé | Non Phasé |
| FONDS PROPRES DE BASE DE CATEGORIE 1 (CET1) | 1 848 | 1 848 | 1 725 | 1 725 |
| FONDS PROPRES DE CATEGORIE 1 (TIER 1 ) | 1 848 | 1 848 | 1 725 | 1 725 |
| FONDS PROPRES GLOBAUX | 1 870 | 1 870 | 1 746 | 1 746 |
| TOTAL DES EMPLOIS PONDERES | 7 475 | 7 475 | 7 269 | 7 269 |
| RATIO CET1 | 24,7% | 24,7% | 23,7% | 23,7% |
| RATIO TIER 1 | 24,7% | 24,7% | 23,7% | 23,7% |
| RATIO GLOBAL | 25,0% | 25,0% | 24,0% | 24,0% |
Situation au 31 décembre 2020
Les exigences minimales applicables sont respectées ; le ratio CET1 de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est de 24,7% (en cours de validation).
En date du 9 septembre 2020, le Tribunal de l'Union Européenne a rendu sa décision concernant la déduction des engagements de paiement irrévocables relatifs au Fonds de résolution unique (FRU) et au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) qui était exigée par la BCE via sa lettre SREP. Cette décision permet de ne plus déduire les engagements de paiement au titre du FRU et du FGDR des ratios de solvabilité en vision pilier 2, supprimant ainsi l'écart de traitement entre les ratios de solvabilité en vision pilier 2 et en vision pilier 1.
Le ratio de levier a pour objectif de contribuer à préserver la stabilité financière en agissant comme filet de sécurité en complément des exigences de fonds propres fondées sur le risque et en limitant l'accumulation d'un levier excessif en période de reprise économique. Il a été défini par le Comité de Bâle dans le cadre des accords de Bâle 3 et transposé dans la loi européenne via l'article 429 du CRR, modifié par le règlement délégué 62/2015 en date du 10 octobre 2014 et publié au Journal officiel de l'Union européenne le 18 janvier 2015.
Le ratio de levier est le rapport entre les fonds propres de catégorie 1 et l'exposition en levier, soit les éléments d'actifs et de hors-bilan après certains retraitements sur les dérivés, les opérations entre entités affiliées du Groupe, les opérations de financements sur titres, les éléments déduits du numérateur et le hors-bilan.
Depuis la publication au Journal officiel de l'Union européenne le 7 juin 2019 du règlement européen CRR 2, le ratio de levier devient une exigence minimale de Pilier 1 applicable à compter du 28 juin 2021 :
La publication du ratio de levier est obligatoire depuis le 1er janvier 2015 au moins une fois par an : les établissements peuvent choisir de publier un ratio non phasé ou un ratio phasé. Si l'établissement décide de modifier son choix de publication, il doit effectuer, lors de la première publication, un rapprochement des données correspondant à l'ensemble des ratios publiés précédemment, avec les données correspondant au nouveau ratio choisi.
Le ratio de levier de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 8,7 % sur une base de Tier 1 phasé.
| (en millions d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Eléments du bilan (excepté dérivés et SFT) | 23 604 | 21 908 |
| Montant des actifs déduits | -1 010 | -1 119 |
| Expositions au bilan (excepté dérivés et SFT) | 22 594 | 20 789 |
| Expositions sur dérivés | 24 | 13 |
| Expositions sur opérations de financement sur titres (SFT) | 154 | 0 |
| Autres expositions de hors-bilan | 1 241 | 1 269 |
| Expositions exemptées au titre de l'article 429, paragraphes 7 et 14, du règlement (UE) no 575/2013 (expositions au bilan et hors bilan) |
-2 789 | -3 053 |
| Exposition totale aux fins du ratio de levier | 21 224 | 19 019 |
| Fonds propres de catégorie 1 (Tier 1) | 1 848 | 1 725 |
| Ratio de levier | 8,7% | 9,1% |
Le ratio de levier est en baisse de 40 pb sur l'année.
Garanties spécifiques apportées par les Caisses régionales à Crédit Agricole S.A. (Switch)
Les exigences prudentielles sur la participation de Crédit Agricole S.A. dans Crédit Agricole Assurances ont fait l'objet d'un transfert de risque aux Caisses régionales à travers la mise en place de garanties spécifiques (Switch), depuis le 2 janvier 2014. Le montant garanti s'élevait, au 31 décembre 2019, à 9,2 milliards d'euros, dont 81 millions consentis par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
(cf. détail dans Comptes consolidés au 31 décembre 2020)
Crédit Agricole S.A. a informé les Caisses régionales en Janvier 2020 son intention de rembourser 35 % de la garantie en date du 2 mars 2020. Depuis cette date, le montant garanti s'élève à 6,0 milliards d'euros (-35%).
Autres liens de capital entre les Caisses régionales et Crédit Agricole SA
Les relations en capital entre Crédit Agricole S.A. et les Caisses régionales sont régies selon les termes d'un protocole conclu entre ces dernières et Crédit Agricole S.A., préalablement à l'introduction en bourse de Crédit Agricole S.A. En application de ce protocole, le contrôle des Caisses régionales sur Crédit Agricole S.A. s'exerce à travers la société SAS Rue La Boétie, détenue en totalité par les Caisses régionales. SAS Rue La Boétie a pour objet la détention d'un nombre d'actions suffisant pour lui conférer à tout moment plus de 50 % du capital et des droits de vote de Crédit Agricole S.A.
| (en millions d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Risque de crédit | 6 869 | 6 728 |
| dont approche standard | 1 063 | 826 |
| dont approche fondation IRB | 2 047 | 1 817 |
| dont approche avancée IRB | 1 929 | 2 024 |
| dont actions en approche NI selon la méthode de pondération simple ou sur les modèles internes |
1 818 | 2 057 |
| dont risque d'ajustement de l'évaluation de crédit | 12 | 4 |
| dont positions de titrisations | 0 | 0 |
| Risque de marché | 0 | 0 |
| dont risque de change | 0 | 0 |
| Risque opérationnel | 607 | 541 |
| dont approche standard | 1 | 1 |
| dont approche par mesure avancée | 606 | 540 |
| TOTAL | 7 475 | 7 269 |
Le compartiment « actions en approche NI » du risque de crédit contient notamment les exigences au titre des participations financières détenues par la Caisse régionale dans notamment SAS Rue La Boétie et SACAM Mutualisation, mais également les exigences liées à l'engagement de garantie donné relatif au contrat Switch.
Dans cette partie Facteurs de risques, les termes de « Groupe Crédit Agricole » se définissent comme l'ensemble constitué de Crédit Agricole S.A. entité sociale (société mère et société cotée), de ses filiales consolidée, directes et indirectes, au sens de l'article L233-3 du code de commerce, des Caisses régionales de Crédit Agricole Mutuel (y compris la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur), des Caisses locales et de leurs filiales directes et indirectes respectives.
Quant au terme de « Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur », il se définit dans la partie Facteurs de risques comme l'ensemble constitué par la Caisse régionale, les Caisses locales, sa filiale la SAS PCA IMMO et les Fonds Commun de Titrisation.
Facteurs de risque liés à la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et à son activité
Les risques propres à l'activité de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sont présentés dans la présente section sous les six catégories suivantes : (i) risques de crédit et de contrepartie, (ii) risques financiers, (iii) risques opérationnels et risques connexes, (iv) risques liés à l'environnement (v) risques liés à la stratégie et aux opérations du Groupe Crédit Agricole et (vi) risques liés à la structure du Groupe Crédit Agricole.
Au sein de chacune de ces six catégories, les risques que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur considère actuellement comme étant les plus importants, sur la base d'une évaluation de leur probabilité de survenance et de leur impact potentiel, sont présentés en premier. Toutefois, même un risque actuellement considéré comme moins important, pourrait avoir un impact significatif sur la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'il se concrétisait à l'avenir.
Ces facteurs de risque sont détaillés ci-dessous.
Le risque d'insolvabilité de ses clients et contreparties est l'un des principaux risques auxquels la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée. Le risque de crédit affecte les comptes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur lorsqu'une contrepartie n'est pas en mesure d'honorer ses obligations et que la valeur comptable de ces obligations figurant dans les livres de la banque est positive. Cette contrepartie peut être une banque, un établissement financier, une entreprise industrielle ou commerciale, un État ou des entités étatiques, un fonds d'investissement ou une personne physique. Le taux de défaut des contreparties pourrait augmenter par rapport aux taux récents historiquement bas, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait avoir à enregistrer des charges et provisions significatives pour créances douteuses ou irrécouvrables, ce qui affecterait alors sa rentabilité.
Bien que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur cherche à réduire son exposition au risque de crédit en utilisant des méthodes d'atténuation du risque telles que la constitution de collatéral, l'obtention de garanties, la conclusion de contrats de dérivés de crédit et d'accords de compensation, il ne peut être certain que ces techniques permettront de compenser les pertes résultant des défauts des contreparties. En outre, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée au risque de défaut de toute partie qui lui fournit la couverture du risque de crédit (telle qu'une contrepartie au titre d'un instrument dérivé) ou au risque de perte de valeur du collatéral. Par ailleurs, seule une partie du risque de crédit supporté par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est couverte par ces techniques. En conséquence, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée de manière significative au risque de défaut de ses contreparties.
Au 31 décembre 2020, les données extraites du Pilier 3 indiquent que l'exposition au risque de crédit et de contrepartie du la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élevait à 24,9 milliards d'euros avant prise en compte des méthodes d'atténuation du risque. Celle-ci est répartie à hauteur de 61 % sur la clientèle de détail, 16 % sur les entreprises, 3 % sur les États et 17 % sur les établissements de crédit et les entreprises d'investissement. Par ailleurs, les montants des actifs pondérés par les risques (RWAs) relatifs au risque de crédit auxquels est exposé la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur étaient de 6,9 milliards d'euros au 31 décembre 2020.
Le Groupe Crédit Agricole est leader en France sur la banque de proximité avec notamment une part de marché cumulée de plus de 28 % en France.
Dans le cadre de ses activités de prêt, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, périodiquement lorsque cela est nécessaire, constate des charges pour créances douteuses afin d'enregistrer les pertes réelles ou potentielles de son portefeuille de prêts et de créances, elles-mêmes comptabilisées dans son compte de résultat au poste "Coût du risque". Le niveau global des provisions de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est établi en fonction de l'historique de pertes, du volume et du type de prêts accordés, des normes sectorielles, des arrêtés des prêts, de la conjoncture économique et d'autres facteurs liés au taux de recouvrement des divers types de prêts, ou à des méthodes statistiques basées sur des scénarios collectivement applicables à tous les actifs concernés. Bien que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'efforce de constituer des provisions adaptées, elle pourrait être amenée à l'avenir à augmenter les provisions pour créances douteuses en réponse à une augmentation des actifs non performants ou pour d'autres raisons, comme la dégradation des conditions de marché ou des facteurs affectant certains domaines d'activités. L'augmentation significative des provisions pour créances douteuses, la modification substantielle du risque de perte, tel qu'estimé, inhérent à son portefeuille de prêts non douteux, ou la réalisation de pertes sur prêts supérieures aux montants provisionnés, pourraient avoir un effet défavorable sur les résultats et la situation financière de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Au 31 décembre 2020, le montant brut des prêts et avances à la clientèle de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élevait selon le bilan comptable consolidé à 18,2 milliards d'euros. Au titre du risque de crédit, les montants de provisions, dépréciations cumulées, et des ajustements s'y rapportant s'élevaient à 305 millions d'euros. Dans le compte de résultat consolidé, le coût du risque sur actifs dépréciés ressort à - 10,1 millions d'euros.
La qualité du crédit des emprunteurs corporates pourrait être amenée à se détériorer de façon significative, principalement en raison d'une augmentation de l'incertitude économique et, dans certains secteurs, aux risques liés aux politiques commerciales des grandes puissances économiques. Les risques pourraient être amplifiés par des pratiques récentes ayant consisté pour les prêteurs à réduire leur niveau de protection en termes de covenants bancaires inclus dans leur documentation de prêt, ce qui pourrait réduire leurs possibilités d'intervention précoce pour protéger les actifs sous-jacents et limiter le risque de non-paiement. Si une tendance de détérioration de la qualité du crédit devait apparaître, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait être contraint d'enregistrer des charges de dépréciation d'actifs ou déprécier la valeur de son portefeuille de créances, ce qui pourrait se répercuter de manière significative sur la rentabilité et la situation financière de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Au 31 décembre 2020, les expositions crédit de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sur la filière « Particuliers » s'élevait à 15,2 milliards d'euros, soit près de 61% des expositions au risque de crédit.
Les expositions crédit du Groupe Crédit Agricole sont très diversifiées du fait de ses activités complètes de banque universelle de proximité.
De par sa politique de distribution, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas vocation à prendre des positions au risque crédit en dehors de son territoire, à savoir les trois départements des Alpes de Haute-Provence, des Alpes-Maritimes et du Var, ainsi que la Principauté de Monaco.
Elle n'est donc pas exposée directement au risque-pays au travers du risque crédit.
La capacité de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à effectuer des opérations de financement ou d'investissement et à conclure des transactions portant sur des produits dérivés pourrait être affectée défavorablement par la solidité des autres institutions financières ou acteurs du marché. Les établissements financiers sont interconnectés en raison de leurs activités de trading, de compensation, de contrepartie, de financement ou autres. Par conséquent, les défaillances d'un ou de plusieurs établissements financiers, voire de simples rumeurs ou interrogations concernant un ou plusieurs établissements financiers, ou la perte de confiance dans l'industrie financière de manière générale, pourraient conduire à une contraction généralisée de la liquidité sur le marché et pourraient à l'avenir entraîner des pertes ou défaillances supplémentaires. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée à diverses contreparties financières, y compris des courtiers, des banques commerciales, des banques d'investissement, des fonds communs de placement et de couverture ainsi que d'autres clients institutionnels, avec lesquels elle conclut de manière habituelle des transactions. Nombre de ces opérations exposent la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à un risque de crédit en cas de défaillance ou de difficultés financières. En outre, le risque de crédit la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur serait exacerbé si les actifs détenus en garantie par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ne pouvaient pas être cédés ou si leur prix ne leur permettait pas de couvrir l'intégralité de l'exposition de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur au titre des prêts ou produits dérivés en défaut.
Au 31 décembre 2020, le montant total des expositions brutes détaillées dans le Pilier 3 de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sur des contreparties Établissements de crédit et assimilés était de 4,1 milliards d'euros dont 4 milliards d'euros en méthode notations internes.
Le Groupe Crédit Agricole est soumis au risque de contrepartie dans la conduite de ses activités de marché.
Toutefois, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'exerce en son nom propre aucune activité de marché et ne détient pas en conséquence de portefeuille de négociation.
Son exposition au risque de marché ne concerne que les valeurs détenues en « banking book » traitées au paragraphe 2 a) traitant des Risques Financiers.
Le Groupe Crédit Agricole est un des leaders6 de la banque de détail et est exposé via ses réseaux des Caisses régionales et de LCL au risque de taux bas avec notamment une part de marché cumulée de plus de 28 % en France (source : Études économiques et Banque de France).
Le montant des revenus nets d'intérêts encaissés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sur une période donnée impacte de manière significative ses revenus et sa rentabilité pour cette période. Les taux d'intérêt sont sensiblement affectés par de nombreux facteurs sur lesquels la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a aucune emprise. L'évolution des taux d'intérêt du marché pourrait affecter différemment les actifs porteurs d'intérêts et les taux d'intérêt payés sur la dette. Toute évolution défavorable de la courbe des taux pourrait diminuer les revenus nets d'intérêt des activités de prêts de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. À titre illustratif, les stress de taux sont indiqués dans la partie Gestion des risques.
Les replis des marchés peuvent entraîner une diminution de la valeur des portefeuilles de clients de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et augmenter le montant des retraits, réduisant ainsi les revenus tirés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur de ces activités.
En outre, la conjoncture économique et les conditions financières influent sur le nombre et la taille des opérations dans lesquelles la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur intervient comme garant ou au titre d'autres services de financement et d'investissement. Les revenus de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur qui comprennent les commissions rémunérant ces services peuvent donc être significativement affectés par un ralentissement du marché. En outre, les commissions de gestion que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur facture à ses clients pour la gestion de leurs portefeuilles étant généralement calculées sur la valeur ou la performance de ces portefeuilles, tout ralentissement du marché qui aurait pour conséquence de réduire la valeur des portefeuilles des clients de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur réduirait les revenus qui rémunèrent la fourniture de ces services.
Même en l'absence de repli du marché, toute sous-performance des organismes de placement collectif du Groupe Crédit Agricole ou de ses produits d'assurance-vie pourrait entraîner une accélération des rachats et une diminution des souscriptions, ce qui aurait pour conséquence une contraction des revenus que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur tire de ses activités de gestion d'actifs et d'assurance.
La valeur comptable des portefeuilles de titres, d'instruments dérivés et de certains autres actifs de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, ainsi que de sa dette propre inscrite dans son bilan, est ajustée à chaque date d'établissement de ses états financiers. Les ajustements de valeur effectués reflètent notamment le risque de crédit inhérent à la dette propre de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. La plupart de ces ajustements sont effectués sur la base de la variation de la juste valeur des actifs et des passifs de
6 Sources internes, Études ECO
la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur au cours d'un exercice comptable, cette variation étant enregistrée au niveau du compte de résultat ou directement dans les capitaux propres. Les variations comptabilisées dans le compte de résultat, si elles ne sont pas compensées par des variations inverses de la juste valeur d'autres actifs, ont un impact sur le résultat net consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Tout ajustement à la juste valeur affecte les capitaux propres de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Le fait que les ajustements à la juste valeur soient comptabilisés pour un exercice comptable donné ne signifie pas que des ajustements complémentaires ne seront pas nécessaires pour des périodes ultérieures.
La valeur des titres de capital détenus par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait décliner, occasionnant ainsi des pertes pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur supporte le risque d'une baisse de valeur des titres de capital qu'elle détient, principalement dans le cadre de la détention d'actions cotées, dans l'exercice d'activités de private equity et dans le cadre de prises de participations. Si la valeur des titres de capital détenus par le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur venait à diminuer de manière significative, le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait être contraint de réévaluer ces titres à leur juste valeur ou de comptabiliser des charges de dépréciation dans ses états financiers, ce qui pourrait avoir un impact défavorable sur ses résultats et sa situation financière.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur détenait selon le bilan comptable consolidé 1 333 millions d'euros d'instruments de capitaux propres dont 1 million d'euros étaient comptabilisés à la juste valeur par résultat, d'une part, et 1 332 millions étaient comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres, d'autre part.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée au risque que la maturité, le taux d'intérêt ou la devise de ses actifs ne correspondent pas à ceux de ses passifs. L'échéancier de paiement d'un certain nombre d'actifs de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est incertain, et si la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur perçoit des revenus inférieurs aux prévisions à un moment donné, il pourrait avoir besoin d'un financement supplémentaire provenant du marché pour faire face à ses obligations. Bien que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'impose des limites strictes concernant les écarts entre ses actifs et ses passifs dans le cadre de ses procédures de gestion des risques, il ne peut être garanti que ces limites seront pleinement efficaces pour éliminer toute perte potentielle qui résulterait de l'inadéquation entre ces actifs et passifs.
L'objectif de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur en matière de gestion de sa liquidité est d'être en situation de pouvoir faire face à tout type de situation de crise de liquidité sur des périodes de temps prolongées. Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur affichait, dans sa partie gestion des risques, un ratio LCR (Liquidity Coverage Ratio – ratio prudentiel destiné à assurer la résilience à court terme du profil de risque de liquidité) de 165,06%, supérieur au plancher réglementaire de 100 %, et supérieur à l'objectif du Plan moyen terme du Groupe Crédit Agricole de 110 %.
Dans certaines activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, notamment ses activités de gestion d'actifs, des fluctuations prolongées des marchés, en particulier des baisses du prix des actifs, peuvent peser sur le niveau d'activité ou réduire la liquidité sur le marché concerné. De telles situations peuvent exposer la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à des pertes significatives si la Caisse régionale n'est pas en mesure de solder rapidement, le cas échéant, ses positions déficitaires. Cela peut notamment être le cas pour les actifs détenus par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur peu liquides à l'origine. Les actifs qui ne sont pas négociés en bourse ou sur d'autres marchés réglementés, tels que certains produits dérivés négociés entre banques, sont valorisés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à l'aide de modèles plutôt que sur la base des cours de marché. Compte tenu de la difficulté de suivre l'évolution des prix de ces actifs, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait subir des pertes qu'elle n'a pas anticipées.
Conformément aux normes et interprétations IFRS en vigueur à la date du 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est tenue de prendre en compte certaines estimations dans la préparation de ses états financiers, y compris notamment des estimations comptables pour déterminer les provisions pour pertes sur prêts, les provisions pour litiges futurs et la juste valeur de certains actifs et passifs. Si les estimations ainsi déterminées par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'avéraient substantiellement inexactes, ou si les méthodes permettant de déterminer ces estimations étaient modifiées dans les normes ou interprétations IFRS, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait enregistrer des pertes imprévues.
À titre d'exemple, la première application de la norme IFRS 9 à compter du 1er janvier 2018 s'est traduite par pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur par un gain en capitaux propres de 257 millions d'euros.
D'autres normes sont susceptibles d'entraîner des pertes.
Si l'un quelconque des instruments ou stratégies de couverture utilisés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pour couvrir différents types de risques auxquels elle est exposée dans la conduite de ses activités s'avérait inopérant, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait subir des pertes. Nombre de ses stratégies sont fondées sur l'observation du comportement passé du marché et l'analyse des corrélations historiques. Par exemple, si la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur détient une position longue sur un actif, elle pourra couvrir le risque en prenant une position courte sur un autre actif dont le comportement permet généralement de neutraliser toute évolution de la position longue. Toutefois, la couverture mise en place par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait n'être que partielle ou les stratégies pourraient ne pas permettre une diminution effective du risque dans toutes les configurations de marché ou ne pas couvrir tous les types de risques futurs. Toute évolution inattendue du marché pourrait également diminuer l'efficacité des stratégies de couverture de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. En outre, la manière dont les gains et les pertes résultant des couvertures inefficaces sont comptabilisés peut accroître la volatilité des résultats publiés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Le risque opérationnel de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur inclut le risque de nonconformité, le risque juridique et également les risques générés par le recours à des prestations externalisées. Les incidents de risque opérationnel pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sont détaillés dans la partie ad hoc de la Gestion des risques et se répartissent entre les catégories "Exécution, livraison et gestion processus", "Clients, produits et pratiques commerciales », « Pratique en matière d'emploi et sécurité », « Fraude interne », « Dysfonctionnement de l'activité et des systèmes » et les « Dommages aux actifs corporels ».
Par ailleurs, le montant des actifs pondérés par les risques (RWAs) relatifs au risque opérationnel auquel est exposé la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élevait à 606,7 millions d'euros au 31 décembre 2020.
La fraude se définit comme un acte intentionnel effectué dans l'objectif d'obtenir un avantage matériel ou immatériel au détriment d'une personne ou d'une organisation perpétré en contrevenant aux lois, règlements ou règles internes ou en portant atteinte aux droits d'autrui ou encore en dissimulant tout ou partie d'une opération ou d'un ensemble d'opérations ou de leurs caractéristiques.
Dans un contexte d'augmentation des tentatives de fraude externe et de complexification de leurs modes opératoires (via notamment la cyber- criminalité), les principaux enjeux résident désormais dans la proactivité des acteurs bancaires. La prévention de la fraude vise ainsi à préserver les intérêts de la Banque et à protéger les clients. Les conséquences de ces risques de fraude pourraient s'avérer significatives.
La technologie est au cœur de l'activité des banques, et la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur continue à déployer son modèle multicanal dans le cadre d'une relation durable avec ses clients. Dans ce contexte, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est confrontée au cyber risque, c'est-à-dire au risque causé par un acte malveillant et/ou frauduleux, commis virtuellement, avec pour intention de manipuler des informations (données personnelles, bancaires/assurantielles, techniques ou stratégiques), processus et utilisateurs dans le but de porter significativement préjudice aux sociétés, leurs employés, partenaires et clients. Le cyber risque est devenu une priorité en matière de risques opérationnels. Le patrimoine informationnel des entreprises est exposé à de nouvelles menaces complexes et évolutives qui pourraient impacter de manière significative, en termes financiers comme de réputation, toutes les entreprises et plus spécifiquement les établissements du secteur bancaire. La professionnalisation des organisations criminelles à l'origine des cyber-attaques a conduit les autorités réglementaires et de supervision à investir le champ de la gestion des risques dans ce domaine.
Comme la plupart des banques, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur dépend étroitement de ses systèmes de communication et d'information dans la conduite de l'ensemble de ses métiers. Toute panne, interruption ou défaillance dans la sécurité dans ces systèmes pourrait engendrer des pannes ou des interruptions au niveau des systèmes de gestion des fichiers clients, de comptabilité générale, des dépôts, de service et/ou de traitement des prêts. Si, par exemple, les systèmes d'information de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur devenaient défaillants, même sur une courte période, la Caisse régionale se trouverait dans l'incapacité de répondre aux besoins de certains de ses clients dans les délais impartis et pourrait ainsi perdre des opportunités commerciales. De même, une panne temporaire des systèmes d'information de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, en dépit des systèmes de sauvegarde et des plans d'urgence qui pourraient être déployés, pourrait engendrer des coûts significatifs en termes de récupération et de vérification d'information. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ne peut assurer que de telles défaillances ou interruptions ne se produiront pas ou, si elles se produisaient, qu'elles seraient traitées d'une manière adéquate. La survenance de toute défaillance ou interruption pourrait en conséquence impacter sa situation financière et ses résultats.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est aussi exposée au risque d'interruption ou de dysfonctionnement opérationnel d'un agent compensateur, de marchés des changes, de chambres de compensation, de banques dépositaires ou de tout autre intermédiaire financier ou prestataire externe de services auxquels la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a recours pour exécuter ou faciliter ses transactions sur instruments financiers. En raison de son interconnexion grandissante avec ses clients, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait également voir augmenter son exposition au risque de dysfonctionnement opérationnel des systèmes d'information de ses clients. Les systèmes de communication et d'information de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, et ceux de ses clients, de ses prestataires de services et de ses contreparties, pourraient également être sujets à des dysfonctionnements ou interruptions en conséquence d'un cyber-crime ou d'un acte de cyber-terrorisme. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ne peut garantir que de tels dysfonctionnements ou interruptions dans ses propres systèmes ou dans ceux de tiers ne se produiront pas ou, s'ils se produisent, qu'ils seront résolus de manière adéquate.
Les techniques et stratégies de gestion des risques utilisées par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourraient ne pas garantir une diminution effective de son exposition au risque dans tous les environnements de marché ou de son exposition à tout type de risques, y compris aux risques qu'il ne saurait pas identifier ou anticiper. Par ailleurs, les procédures et politiques de gestion des risques utilisées par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ne permettent pas non plus de garantir une diminution effective de son exposition dans toutes les configurations de marché. Ces procédures pourraient également s'avérer inopérantes face à certains risques, en particulier ceux que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas préalablement identifiés ou anticipés. Certains des indicateurs et outils qualitatifs que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur utilise dans le cadre de la gestion des risques s'appuient sur des observations du comportement passé du marché. Pour évaluer son exposition, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur applique des outils statistiques et autres à ces observations. Ces outils et indicateurs pourraient toutefois ne pas prédire efficacement l'exposition au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Cette exposition pourrait, par exemple, naître de facteurs qu'elle n'aurait pas anticipés ou correctement évalués dans ses modèles statistiques ou de mouvements de marché sans précédent. Ceci diminuerait sa capacité à gérer ses risques et pourrait impacter son résultat. Les pertes subies par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourraient alors s'avérer être nettement supérieures aux pertes anticipées sur la base des mesures historiques. Par ailleurs, certains des processus que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur utilise pour évaluer son exposition au risque sont le résultat d'analyses et de facteurs complexes qui pourraient se révéler incertains. Les modèles tant qualitatifs que quantitatifs utilisés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourraient ne pas s'avérer exhaustifs et pourraient exposer la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à des pertes significatives ou imprévues. En outre, bien qu'aucun fait significatif n'ait à ce jour été identifié à ce titre, les systèmes de gestion du risque sont également soumis à un risque de défaut opérationnel, y compris la fraude. Au 31 décembre 2020, les emplois pondérés en matière de risques opérationnels de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur représentaient 606,7 M€.
Les activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur dépendent en grande partie du maintien d'une réputation solide en matière de conformité et d'éthique. Toute procédure judiciaire ou mauvaise publicité visant la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sur des sujets tels que la conformité ou d'autres questions similaires pourrait porter préjudice à sa réputation, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur ses activités. Ces questions englobent une gestion inadéquate de conflits d'intérêts potentiels ou d'exigences légales et réglementaires ou des problématiques en matière de concurrence, de déontologie, de blanchiment, de sécurité de l'information et de pratiques commerciales. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée à tout manquement d'un salarié, ainsi qu'à toute fraude ou malversation commise par des intermédiaires financiers, ce qui pourrait également nuire à sa réputation. Tout préjudice porté à la réputation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait entraîner une baisse d'activité, susceptible de peser sur ses résultats et sa situation financière. Une gestion inadéquate de ces problématiques pourrait également engendrer un risque juridique supplémentaire, ce qui pourrait accroître le nombre de litiges et exposer la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à des amendes ou des sanctions réglementaires.
Le risque de réputation est significatif pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et géré par le département Pilotage Contrôle Permanent de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur qui assure notamment la prévention et le contrôle des risques de non-conformité avec dans ce cadre, la prévention du blanchiment de capitaux, la lutte contre le financement du terrorisme, la prévention de la fraude et de la corruption, le respect des embargos et des obligations de gel des avoirs.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a fait par le passé, et pourrait encore faire à l'avenir, l'objet de procédures judiciaires, arbitrales ou administratives. Lorsqu'elles ont une issue défavorable pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, ces procédures sont susceptibles de donner lieu au paiement de dommages et intérêts, d'amendes ou de pénalités élevés. Bien que, dans de nombreux cas, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur dispose de moyens de défense importants, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait, même lorsque l'issue de la procédure engagée à son encontre lui est finalement favorable, devoir supporter des coûts importants et mobiliser des ressources importantes pour la défense de ses intérêts.
Au niveau du Groupe Crédit Agricole, les procédures judiciaires, arbitrales ou administratives dont le Groupe a été l'objet par le passé étaient notamment fondées sur des allégations d'entente en matière de fixation d'indices de référence, de violation de sanctions internationales ou de contrôles inadéquats.
Le service Juridique de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a pour objectif principal la maîtrise du risque juridique, potentiellement générateur de litiges et de responsabilités, tant civiles que disciplinaires ou pénales.
À la connaissance de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, aucun litige significatif n'est à mentionner.
En décembre 2019, une nouvelle souche du coronavirus (COVID-19) est apparue en Chine. Le virus s'est propagé dans de nombreux pays à travers le monde, conduisant l'Organisation mondiale de la santé à qualifier la situation de pandémie en mars 2020. Cette pandémie a eu, et devrait continuer à avoir, des impacts défavorables significatifs sur l'économie et les marchés financiers à l'échelle mondiale.
La propagation du COVID-19 et les mesures gouvernementales de contrôle et de restriction des déplacements mises en œuvre pour y répondre dans le monde entier ont perturbé les chaines d'approvisionnement à l'échelle internationale et l'activité économique mondiale. En conséquence de l'impact des mesures de confinement sur la consommation, des difficultés de production, de la perturbation des chaines d'approvisionnement et du ralentissement des investissements, l'épidémie a engendré des chocs d'offre et de demande ayant entraîné un ralentissement marqué de l'activité économique. Les marchés financiers ont été affectés de manière significative, comme en attestent leur volatilité accrue, la chute des indices boursiers et du cours des matières premières et l'accroissement des spreads de crédit affectant de nombreux emprunteurs et émetteurs. L'ampleur de l'impact défavorable, dans la durée, de la pandémie sur l'économie et les marchés à l'échelle mondiale dépendra, notamment, de sa durée et de son intensité, ainsi que de l'impact des mesures gouvernementales adoptées pour limiter la propagation du virus et les effets de ces dernières sur l'économie. À ce titre, en décembre 2020 le Ministère de l'Économie et des Finances de France a revu à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour 2021 à +5,0% versus +7,4% annoncé précédemment.
La pandémie et les effets qui en résultent sur l'économie et les marchés financiers à l'échelle internationale ont eu et sont susceptibles de continuer à avoir un impact défavorable significatif sur les résultats de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Cet impact incluait et pourrait inclure à l'avenir (1) une dégradation de la liquidité de la Caisse régionale affectant son Ratio de Liquidité à Court terme (LCR) due à divers facteurs comprenant notamment une augmentation des tirages des clients corporate sur les lignes de crédit (2) une baisse des revenus notamment (a) imputable à un ralentissement de la production dans des activités telles que le crédit immobilier et le crédit à la consommation, (b) une baisse des revenus de commissions et de frais, conséquence notamment de la moindre collecte en gestion d'actifs et d'une baisse des commissions bancaires et d'assurance, et (c) une baisse des revenus dans la gestion d'actifs et l'assurance, (3) une augmentation du coût du risque résultant d'une dégradation des perspectives macro-économiques, de l'octroi de moratoires et plus généralement de la détérioration des capacités de remboursement des entreprises et des consommateurs, (4) un risque accru de dégradation des notations suite aux revues sectorielles de certaines agences de notation et suite aux revues internes des modèles du Groupe Crédit Agricole et (5) des actifs pondérés par les risques (risk weighted assets ou RWAs) plus élevés en raison de la détérioration des paramètres de risque, qui pourraient à leur tour affecter la situation de capital de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et notamment son ratio de solvabilité.
La crise sanitaire et son effet sur l'économie ont impacté le niveau d'activité de la Caisse régionale. Durant l'année 2020, plusieurs confinements ont été décrétés, les activités liées aux particuliers ont été fortement impactées par ces confinements imposés. À contrario, la mise en place des Prêts Garantis par l'État a fortement accéléré l'activité crédits vis-à-vis des entreprises.
Le coût du risque a été affecté par la détérioration des capacités de remboursement des entreprises et des consommateurs ainsi que par la dégradation des notations des contreparties et la sensibilité de certains secteurs tels que les cafés, hôtel, restaurants et toutes les activités liées au tourisme. Au 31 décembre 2020, ces secteurs ont fait l'objet d'un provisionnement additionnel pour tenir compte de leur sensibilité accrue. Au quatrième trimestre 2020, les scénarios économiques, revus à la baisse par rapport au troisième trimestre 2020, ont en outre généré une charge additionnelle de coût du risque sur encours sains en raison, notamment, des prévisions de croissance du PIB dégradées pour 2021.
Les incertitudes continuent à peser sur les évolutions de la situation sanitaire en Europe, avec la mise en place de nouvelles mesures restrictives (couvre-feux, fermeture des frontières, reconfinement) et l'apparition de variants du virus. Des mesures complémentaires sont donc susceptibles d'être déployées en fonction de l'évolution de la pandémie. Bien que des vaccins aient été annoncés à la fin de l'année 2020, et que plusieurs pays aient commencé un déploiement par étapes, le calendrier de ce déploiement reste en outre très incertain, conduisant ainsi à des incertitudes sur le rythme de sortie de la crise. Enfin, les incertitudes concernant le rythme d'évolution et de sortie des mesures de soutien à l'économie par l'État français et les banques centrales (notamment Banque Centrale Européenne) sont importantes.
Dans les mois à venir, l'incertitude reste forte sur l'évolution du taux de chômage, l'utilisation de l'épargne accumulée, le scénario sanitaire et l'agenda du déploiement puis du retrait des mesures publiques, et, plus généralement, sur les conséquences de l'évolution de l'activité économique sur le résultat conservé, les emplois pondérés, et les décisions réglementaires.
Dans l'exercice de ses activités, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exposée de manière significative à l'évolution des marchés financiers et, plus généralement, à l'évolution de la conjoncture économique en France. Une détérioration des conditions économiques pourrait notamment avoir une ou plusieurs des conséquences suivantes :
n un contexte économique défavorable pourrait affecter les activités et les opérations des clients de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, ce qui pourrait accroître le taux de défaut sur les emprunts et autres créances clients ;
n une baisse des cours des titres obligataires et actions pourrait impacter une part importante des activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur en matière de gestion d'actifs ;
n les politiques macroéconomiques adoptées en réponse aux conditions économiques, réelles ou anticipées, pourraient avoir des effets imprévus, et potentiellement des conséquences sur les paramètres de marché tels que les taux d'intérêt et les taux de change, lesquels pourraient à leur tour impacter les activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur les plus exposées au risque de marché ;
n la perception favorable de la conjoncture économique, globale ou sectorielle, pourrait favoriser la constitution de bulles spéculatives, ce qui pourrait, en conséquence, exacerber l'impact des corrections qui pourraient être opérées lorsque la conjoncture se détériorera ;
n une perturbation économique significative (à l'image de la crise financière de 2008 ou de la crise de la dette souveraine en Europe en 2011) pourrait avoir un impact significatif sur toutes les activités de lla Caisse régionale de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur en particulier si la perturbation était caractérisée par une absence de liquidité sur les marchés, qui rendrait difficile la cession de certaines catégories d'actifs à leur valeur de marché estimée, voire empêcherait toute cession ;
n des incertitudes plus fortes et des perturbations significatives sur les marchés peuvent accroître la volatilité ce qui pourrait avoir des conséquences défavorables significatives sur les activités d'investissement de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Au cours des dernières années, les marchés financiers ont subi d'importantes perturbations accompagnées d'une forte volatilité, qui pourraient survenir à nouveau, exposant la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à des pertes significatives. De telles pertes pourraient s'étendre à de nombreux instruments de couverture auxquels la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a recours, notamment les swaps, caps et floors . En outre, la volatilité des marchés financiers rend difficile toute anticipation de tendances et la mise en œuvre de stratégies de couverture efficaces.
À ce titre, dans un contexte de croissance globale modeste et de politiques monétaires très accommodantes, une détérioration des conditions économiques accroîtrait les difficultés et les défaillances d'entreprises et le taux de chômage pourrait repartir à la hausse, augmentant la probabilité de défaut des clients. L'accroissement de l'incertitude pourrait avoir un impact négatif fort sur la valorisation des actifs risqués, sur les devises des pays en difficulté, et sur le prix des matières premières.
n Une dégradation du contexte global, conduirait à un assouplissement supplémentaire des politiques monétaires qui, combiné à un regain d'aversion au risque, entraîne un maintien prolongé de taux très bas dans les pays jugés sans risque (Allemagne, États-Unis).
n Le contexte politique et géopolitique global, plus conflictuel et tendu, induit une incertitude plus forte et augmente le niveau global de risque. Cela peut conduire, en cas de hausse de tensions ou de matérialisation de risques latents, à des mouvements de marché importants et peser sur les économies : guerre commerciale, Brexit, tensions au Moyen-Orient, crises sociales ou politiques au travers le monde, etc.
n En France peut également s'opérer une baisse de confiance sensible dans le cas d'une dégradation plus marquée du contexte social qui conduirait les ménages à moins consommer et à épargner par précaution, et les entreprises à retarder leurs investissements, ce qui serait dommageable à la croissance et à la qualité d'une dette privée qui a davantage progressé que dans le reste de l'Europe.
n Le niveau très bas des taux conduit les investisseurs, à la recherche de rendement, à s'orienter vers des actifs plus risqués et entraîne la formation de bulles d'actifs financiers et sur certains marchés immobiliers. Il conduit également les agents économiques privés et les États à s'endetter et les niveaux de dette sont parfois très élevés. Cela renforce les risques en cas de retournement de marché.
Il est difficile d'anticiper le repli de la conjoncture économique ou des marchés financiers, et de déterminer quels marchés seront les plus touchés. Si la conjoncture économique ou les conditions de marché en France ou ailleurs en Europe, ou les marchés financiers dans leur globalité, venaient à se détériorer ou devenaient plus volatiles de manière significative, les opérations de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourraient être perturbées et ses activités, ses résultats et sa situation financière pourraient en conséquence subir un impact défavorable significatif.
Ces dernières années, les marchés mondiaux ont été caractérisés par des taux d'intérêt bas. Si cet environnement de taux bas devait perdurer, la rentabilité de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait être affectée de manière significative. Durant des périodes de taux d'intérêt bas, les différentiels des taux d'intérêt tendent à se resserrer, et la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait alors ne pas être en mesure d'abaisser suffisamment son coût de financement pour compenser la baisse de revenus liée à l'octroi de prêts à des taux de marché plus bas. Les efforts déployés pour réduire le coût des dépôts pourraient être contrecarrés par la prédominance des produits d'épargne réglementés (tels que le Plan d'Épargne Logement (PEL)) rémunérés par des taux d'intérêt fixés au-dessus des taux de marché actuels. Des taux d'intérêt bas pourraient également affecter la rentabilité des activités d'assurance qui pourraient ne pas être en mesure de générer un retour sur investissement suffisant pour couvrir les montants payés sur certains produits d'assurance.
La survenance d'une nouvelle vague de remboursements anticipés des crédits ne peut être exclue. Ceci, conjugué avec l'octroi de nouveaux prêts aux faibles taux d'intérêt en vigueur sur le marché, pourrait entraîner une diminution globale du taux d'intérêt moyen des portefeuilles de prêts. Une réduction des spreads de crédit et une diminution des revenus résultant de la baisse des taux d'intérêt des portefeuilles de créances pourraient affecter de manière significative la rentabilité de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et la situation financière globale du Groupe Crédit Agricole.
Un environnement persistant de taux d'intérêt bas pourrait également avoir pour effet d'aplanir la courbe des taux sur le marché en général, ce qui pourrait réduire significativement les revenus générés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et, dans leur ensemble, les entités du Groupe Crédit Agricole dans le cadre des activités de financement, mais également affecter défavorablement leur rentabilité et leur situation financière. Un tel aplanissement de la courbe des taux pourrait également inciter les institutions financières à s'engager dans des activités plus risquées en vue d'obtenir le niveau de taux escompté, ce qui pourrait être de nature à accroître le risque et la volatilité du marché de manière globale. En conséquence, les opérations de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourraient être perturbées de manière significative, et ses activités, ses résultats et sa situation financière pourraient de ce fait subir un impact défavorable significatif.
Inversement, la fin d'une période prolongée de taux d'intérêt bas comporte des risques. Une augmentation des taux d'intérêt sur le marché devrait entraîner une perte de valeur de tout portefeuille de créances rémunérées par des taux d'intérêts bas résultant d'une période prolongée de taux bas ou d'actifs à revenu fixe. Si les stratégies de couverture de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'avéraient inefficaces ou ne fournissaient qu'une couverture partielle contre cette diminution de valeur, la Caisse Régionale pourrait subir des pertes significatives. En outre, toute augmentation des taux plus forte ou plus rapide que prévu pourrait menacer la croissance économique dans l'Union européenne, aux États-Unis et ailleurs. Concernant les prêts octroyés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, cela pourrait éprouver la résistance des portefeuilles de prêts et d'obligations, et conduire à une augmentation des créances douteuses et des cas de défaut. Plus généralement, la fin des politiques monétaires accommodantes pourrait entraîner des corrections importantes sur certains marchés ou catégories d'actifs (par exemple, les sociétés et emprunteurs souverains ne bénéficiant pas d'une notation investment grade, certains marchés actions et immobiliers) qui ont particulièrement bénéficié d'un environnement prolongé de taux d'intérêt bas et d'une importante liquidité. Ces corrections pourraient se propager à l'ensemble des marchés financiers, du fait notamment d'une hausse importante de la volatilité. En conséquence, les opérations de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourraient être perturbées de manière significative, et ses activités, ses résultats et sa situation financière pourraient de ce fait subir un impact défavorable significatif.
d) Au sein du Groupe Crédit Agricole, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur intervient dans un environnement très réglementé et les évolutions législatives et réglementaires en cours pourraient impacter de manière importante sa rentabilité ainsi que sa situation financière
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est soumise, au sein du Groupe Crédit Agricole, à une réglementation importante et à de nombreux régimes de surveillance.
Cette réglementation couvre notamment, à titre d'illustration :
n les exigences réglementaires et prudentielles applicables aux établissements de crédit, en ce compris les règles prudentielles en matière d'adéquation et d'exigences minimales de fonds propres et de liquidité, de diversification des risques, de gouvernance, de restriction en terme de prises de participations et de rémunérations telles que définies notamment par le Règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement (tel que modifié notamment par le Règlement (UE) 2019/876 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019) et par le Règlement (UE) 2020/873 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2020) et la directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement telle que transposée en droit interne (telle que modifiée par la directive (UE) 2019/878 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2019) ; aux termes de ces réglementations, les établissements de crédit doivent se conformer à des exigences de ratio de fonds propres minimum, de diversification des risques et de liquidité, de politique monétaire, de reporting/déclarations, ainsi qu'à des restrictions sur les investissements en participations. Au 31 décembre 2020, le ratio de fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur était de 24,72% et le ratio global de 25,01% (en cours de validation) ;
n les règles applicables au redressement et à la résolution bancaire transposant en droit interne les dispositions de la directive 2014/59/ UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 établissant un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d'investissement tel que modifiée notamment par la Directive (UE) 2019/879 du Parlement et du Conseil du 20 mai 2019 en ce qui concerne la capacité d'absorption des pertes et de recapitalisation des établissements de crédit et des entreprises d'investissement (la « DRRB ») ; notamment, la Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est placée sous la surveillance de la BCE à laquelle un plan de redressement Groupe Crédit Agricole est soumis chaque année conformément à la réglementation applicable (pour plus d'informations, se référer à la section "Gestion des risques" de l'Amendement A01 de l'URD 2019). En outre, la contribution du Groupe Crédit Agricole au financement annuel du Fonds de résolution unique peut être significative ;
n les réglementations applicables aux instruments financiers (en ce compris les actions et autres titres émis par Crédit Agricole S.A.), ainsi que les règles relatives à l'information financière, à la divulgation d'informations et aux abus de marché (Règlement (UE) n° 596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché) qui accroît notamment les obligations du Groupe Crédit Agricole en matière de transparence et de reporting ;
n les politiques monétaires, de liquidité et de taux d'intérêt et autres politiques des banques centrales et des autorités de régulation ;
n les réglementations encadrant certains types de transactions et d'investissements, tels que les instruments dérivés et opérations de financement sur titres et les fonds monétaires (Règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux) ;
n les réglementations des infrastructures de marché, telles que les plateformes de négociation, les contreparties centrales, les dépositaires centraux et les systèmes de règlement-livraison de titres ;
n la législation fiscale et comptable dans les juridictions où la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur exerce ses activités, ainsi que les règles et procédures relatives au contrôle interne, à la gestion des risques et à la conformité.
En conséquence de certaines de ces mesures, le Groupe Crédit Agricole a notamment été contraint de réduire la taille de certaines de ses activités afin de se conformer aux nouvelles exigences créées par ces dernières. Ces mesures ont également accru les coûts de mise en conformité et il est probable qu'elles continueront de le faire. En outre, certaines de ces mesures pourraient accroître de manière importante les coûts de financement du Groupe Crédit Agricole, notamment en obligeant le Groupe Crédit Agricole à augmenter la part de son financement constituée de capital et de dettes subordonnées, dont les coûts sont plus élevés que ceux des titres de créance senior.
Le non-respect de ces réglementations pourrait avoir des conséquences importantes pour le Groupe Crédit Agricole : un niveau élevé d'intervention des autorités réglementaires ainsi que des amendes, des sanctions internationales politiques, des blâmes publics, des atteintes portées à la réputation, une suspension forcée des opérations ou, dans des cas extrêmes, le retrait de l'autorisation d'exploitation. Par ailleurs, des contraintes réglementaires pourraient limiter de manière importante la capacité du Groupe Crédit Agricole à développer ses activités ou à pour- suivre certaines de ses activités.
De surcroît, des mesures législatives et réglementaires sont entrées en vigueur ces dernières années ou pourraient être adoptées ou modifiées en vue d'introduire ou de renforcer un certain nombre de changements, dont certains permanents, dans l'environnement financier global. Même si ces nouvelles mesures visent à prévenir la survenance d'une nouvelle crise financière mondiale, elles ont modifié de manière significative, et sont susceptibles de continuer à modifier, l'environnement dans lequel le Groupe Crédit Agricole et d'autres institutions financières opèrent. À ce titre, ces mesures qui ont été ou qui pourraient être adoptées à l'avenir incluent un renforcement des exigences de fonds propres et de liquidité (notamment pour les grandes institutions internationales et les groupes tels que le Groupe Crédit Agricole), des taxes sur les transactions financières, des plafonds ou taxes sur les rémunérations des salariés dépassant certains niveaux déterminés, des limites imposées aux banques commerciales concernant les types d'activités qu'elles sont autorisées à exercer (interdiction ou limitation des activités de trading pour compte propre, des investissements et participations dans des fonds de capital-investissement et des hedge funds), l'obligation de circonscrire certaines activités, des restrictions sur les types d'entités autorisées à réaliser des opérations de swap, certains types d'activités ou de produits financiers tels que les produits dérivés, la mise en place d'une procédure de dépréciation ou de conversion obligatoire de certains instruments de dette en titres de capital en cas de procédure de résolution, et plus généralement des dispositifs renforcés de redressement et de résolution, de nouvelles méthodologies de pondération des risques (notamment dans les activités d'assurance), des tests de résistance périodiques et le renforcement des pouvoirs des autorités de supervision.
n Certaines des nouvelles mesures adoptées après la crise financière devraient ainsi être prochainement modifiées, affectant la prévisibilité des régimes réglementaires auxquels la Caisse régionale de Crédit Agricole et le Groupe Crédit Agricole sont soumis et nécessitant une mise en œuvre rapide susceptible de mobiliser d'importantes ressources au sein du Groupe Crédit Agricole. En outre, l'adoption de ces nouvelles mesures pourrait accroître les contraintes pesant sur le Groupe Crédit Agricole et nécessiter un renforcement des actions menées par le Groupe Crédit Agricole présentées ci-dessus en réponse au contexte réglementaire existant.
n Par ailleurs, l'environnement politique global a évolué de manière défavorable pour les banques et le secteur financier, ce qui s'est traduit par une forte pression politique pesant sur les organes législatifs et réglementaires favorisant l'adoption de mesures réglementaires renforcées, bien que celles-ci puissent également impacter le financement de l'économie et d'autres activités économiques.
Étant donné l'incertitude persistante liée aux nouvelles mesures législatives et réglementaires dont l'ampleur et la portée sont largement imprévisibles, il est impossible de prévoir leur impact réel sur la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et le Groupe Crédit Agricole, mais l'impact pourrait être très important.
Par ailleurs, un certain nombre d'ajustements et de nouveautés réglementaires (ainsi que des reports quant à la date d'application de certaines règles notamment liées aux exigences prudentielles) ont été mises en place par les autorités nationales et européennes sur le premier semestre 2020 dans le contexte de la crise sanitaire actuelle liée au Covid-19. Le caractère pérenne ou temporaire de ces ajustements et nouveautés, ainsi que l'évolution de la règlementation prise en lien avec ladite situation sanitaire, sont encore incertains, à ce stade de sorte qu'il est impossible à ce stade de déterminer ou de mesurer leur impact sur la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Bien que les principales activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur soient chacune soumise à des risques propres et à des cycles de marché différents, il est possible que des événements défavorables affectent simultanément plusieurs activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Par exemple, une baisse des taux d'intérêts pourrait impacter simultanément la marge d'intérêt sur les prêts, le rendement et donc la commission réalisée sur les produits de gestion d'actif, et les rendements des rémunérations en provenance des filiales d'assurance du Groupe Crédit Agricole. Dans une telle situation, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pourrait ne pas tirer avantage de la diversification de ses activités dans les conditions escomptées. Par exemple, des conditions macroéconomiques défavorables pourraient impacter la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur à plusieurs titres, en augmentant le risque de défaut dans le cadre de ses activités de prêt, en réduisant la valeur de ses portefeuilles de titres et les revenus dans ses activités générant des commissions. Lorsqu'un événement affecte défavorablement plusieurs activités, son impact sur les résultats et la situation financière de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est d'autant plus important.
Bien que de manière générale les activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ne soient pas exposées directement aux risques liés au changement climatique, la Caisse régionale est soumise à un certain nombre de risques indirects qui pourraient avoir un impact important. Lorsque la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur prête à des entreprises dont les activités génèrent des quantités importantes de gaz à effet de serre, il se retrouve exposé au risque qu'une réglementation ou des limitations plus strictes soient imposées à son emprunteur, ce qui pourrait avoir un impact défavorable important sur la qualité de crédit de ce dernier, et réduirait ainsi la valeur du portefeuille de créances de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Avec l'accélération de la transition vers un environnement climatique plus contraignant, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur devra adapter ses activités de manière appropriée afin d'atteindre les objectifs stratégiques du Groupe Crédit Agricole et éviter de subir des pertes.
Il à noter qu'à travers le Plan moyen terme et sa stratégie climat, le Groupe Crédit Agricole s'est engagé à sortir totalement du charbon thermique en 2030, pour les pays de l'Union européenne et de l'OCDE, et en 2040 pour le reste du monde.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est confrontée à une concurrence forte, sur tous les marchés des services financiers, pour tous les produits et services qu'il offre. Ainsi, au sein du Groupe Crédit Agricole, les Caisses régionales avaient en France une part de marché de plus de 23 % à fin 2019. Les marchés européens des services financiers sont matures et la demande de services financiers est, dans une certaine mesure, corrélée au développement économique global. Dans ce contexte, la concurrence repose sur de nombreux facteurs, notamment les produits et services offerts, les prix, les modalités de distribution, les services proposés aux clients, la renommée de la marque, la solidité financière perçue par le marché et la volonté d'utiliser le capital pour répondre aux besoins des clients. Le phénomène de concentration a donné naissance à un certain nombre de sociétés qui, à l'instar du Groupe Crédit Agricole, ont la capacité d'offrir une large gamme de produits, allant de l'assurance, des prêts et dépôts aux services de courtage et de gestion d'actifs.
En outre, de nouveaux concurrents compétitifs (y compris ceux qui utilisent des solutions technologiques innovantes), qui peuvent être soumis à une réglementation distincte ou plus souple, ou à d'autres exigences en matière de ratios prudentiels, émergent également sur le marché. Les avancées technologiques et la croissance du commerce électronique ont permis à des institutions n'étant pas des banques d'offrir des produits et services qui étaient traditionnellement des produits bancaires, et aux institutions financières et à d'autres sociétés de fournir des solutions financières électroniques, reposant sur la technologie de l'Internet, incluant la négociation électronique d'instruments financiers. Ces nouveaux entrants exercent des pressions à la baisse sur les prix des produits et services offerts par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et parviennent à conquérir des parts de marché dans un secteur historiquement stable entre les acteurs financiers traditionnels. De surcroît, de nouveaux usages, notamment de paiements et de banque au quotidien, des nouvelles devises, tels que le bitcoin, et de nouvelles technologies facilitant le traitement des transactions, comme la blockchain, transforment peu à peu le secteur et les modes de consommation des clients. Il est difficile de prédire les effets de l'émergence de ces nouvelles technologies, dont le cadre réglementaire est toujours en cours de définition, mais leur utilisation accrue pourrait redessiner le paysage concurrentiel du secteur bancaire et financier. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur doit donc s'attacher à maintenir sa compétitivité, adapter ses systèmes et renforcer son empreinte technologique pour conserver ses parts de marché et son niveau de résultats.
a) Si l'un des membres du Réseau, dont fait partie la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, rencontrait des difficultés financières, Crédit Agricole S.A. serait tenue de mobiliser les ressources du Réseau (en ce compris ses propres ressources) au soutien de l'entité concernée
Crédit Agricole S.A. est l'organe central du Réseau Crédit Agricole composé de Crédit Agricole S.A., des Caisses régionales et des Caisses locales, en application de l'article R. 512-18 du Code monétaire et financier, ainsi que de Crédit Agricole CIB et BforBank en tant que membres affiliés (le "Réseau").
Dans le cadre du mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier, Crédit Agricole S.A., en sa qualité d'organe central, doit prendre toutes mesures nécessaires pour garantir la liquidité et la solvabilité de chacun des établissements membres du Réseau comme de l'ensemble. Ainsi, chaque membre du Réseau bénéficie de cette solidarité financière interne et y contribue. Les dispositions générales du Code monétaire et financier ont été déclinées par des dispositifs internes qui prévoient les mesures opérationnelles à prendre dans le cadre de ce mécanisme légal de solidarité financière interne. En particulier, ceux-ci ont institué un Fonds pour risques bancaires de liquidité et de solvabilité (FRBLS) destiné à permettre à Crédit Agricole S.A. d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des membres du Réseau qui viendraient à connaître des difficultés.
Bien que Crédit Agricole S.A. n'ait pas connaissance de circonstances susceptibles d'exiger à ce jour de recourir au FRBLS pour venir au soutien d'un membre du Réseau, rien ne garantit qu'il ne sera pas nécessaire d'y faire appel à l'avenir. Dans une telle hypothèse, si les ressources du FRBLS devaient être insuffisantes, Crédit Agricole S.A., en raison de ses missions d'organe central, aura l'obligation de combler le déficit en mobilisant ses propres ressources et le cas échéant celles des autres membres du Réseau, dont la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
En raison de cette obligation, si un membre du Réseau venait à rencontrer des difficultés financières majeures, l'événement sous-jacent à ces difficultés financières pourrait alors impacter la situation financière de Crédit Agricole S.A. et celle des autres membres du Réseau ainsi appelés en soutien au titre du mécanisme de solidarité financière.
Le dispositif européen de résolution des crises bancaires a été adopté au cours de l'année 2014 par la directive (UE) 2014/59 (dite « BRRD »), transposée en droit français par l'ordonnance 2015-1024 du 20 août 2015, qui a également adapté le droit français aux dispositions du Règlement européen 806/2014 du 15 juillet 2014 ayant établi les règles et une procédure uniforme pour la résolution des établissements de crédit dans le cadre d'un mécanisme de résolution unique et d'un Fonds de résolution bancaire unique. La directive (UE) 201 /879 du 20 mai 2019 dite « BRRD2 » est venue modifier la BRRD et a été transposée par Ordonnance 2020-1636 du 21 décembre 2020.
Ce dispositif, qui comprend des mesures de prévention et de résolution des crises bancaires, a pour objet de préserver la stabilité financière, d'assurer la continuité des activités, des services et des opérations des établissements dont la défaillance aurait de graves conséquences pour l'économie, de protéger les déposants, et d'éviter ou de limiter au maximum le recours au soutien financier public. Dans ce cadre, les autorités de résolutions européennes, dont le Conseil de résolution unique, ont été dotées de pouvoirs très étendus en vue de prendre toute mesure nécessaire dans le cadre de la résolution de tout ou partie d'un établissement de crédit ou du groupe auquel il appartient.
Pour les groupes bancaires coopératifs, c'est la stratégie de résolution de « point d'entrée unique élargi (« extended SPE ») qui est privilégiée par les autorités de résolution, par laquelle l'outil de résolution serait appliqué simultanément au niveau de Crédit Agricole SA et des entités affiliées avec parmi elles, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. À ce titre et dans l'hypothèse d'une mise en résolution du Groupe Crédit Agricole, c'est le périmètre composé de Crédit Agricole S.A. (en sa qualité d'organe central) et des entités affiliées qui serait considéré dans son ensemble comme le point d'entrée unique élargi. Compte tenu de ce qui précède et des mécanismes de solidarité existant au sein du réseau, un membre du réseau Crédit Agricole tel que la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur ne peut pas être mis en résolution de manière individuelle.
Les autorités de résolution peuvent ouvrir une procédure de résolution à l'encontre d'un établissement de crédit lorsqu'elle considère que : la défaillance de l'établissement est avérée ou prévisible, il n'existe aucune perspective raisonnable qu'une autre mesure de nature privée empêche la défaillance dans des délais raisonnables, une mesure de résolution est nécessaire et une procédure de liquidation serait insuffisante pour atteindre les objectifs recherchés de la résolution ci-dessus rappelés.
Les autorités de résolution peuvent utiliser un ou plusieurs instruments de résolution, tels que décrits ci-dessous avec pour objectif de recapitaliser ou restaurer la viabilité de l'établissement. Les instruments de résolution devraient être mis en œuvre de telle manière à ce que les porteurs de titres de capital (actions, parts sociales, CCI, CCA) supportent en premier les pertes, puis les autres créanciers sous réserve qu'ils ne soient pas exclus du renflouement interne par la réglementation ou sur décision des autorités de résolution. La loi française prévoit également une mesure de protection lorsque certains instruments ou mesures de résolution sont mis en œuvre, tel le principe selon lequel les porteurs de titres de capital et les créanciers d'un établissement en résolution ne peuvent pas supporter des pertes plus lourdes que celles qu'ils auraient subies si l'établissement avait été liquidé dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire régie par le code de commerce (principe NCWOL visé à l'article L. 613-57.I du CMF). Ainsi les investisseurs ont le droit de réclamer des indemnités si le traitement qu'ils subissent en résolution est moins favorable que le traitement qu'ils auraient subi si l'établissement avait fait l'objet d'une procédure normale d'insolvabilité.
Dans l'hypothèse où les autorités de résolution décideraient d'une mise en résolution sur le Groupe Crédit Agricole, elles procèderaient au préalable à la réduction de la valeur nominale des instruments de Fonds propres du compartiment CET1 (actions, parts sociales, CCI et CCA), instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de Fonds propres de catégorie 2, afin d'absorber les pertes puis éventuellement à la conversion en titres de capital des instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de Fonds propres de catégorie 27 . Ensuite, si les autorités de résolution décidaient d'utiliser l'outil de résolution qu'est le renflouement interne, elles pourraient mettre en œuvre cet outil de renflouement interne sur les
7 Articles L. 613-48 et L. 613-48-3 du CMF
instruments de dette8 , c'est-à-dire décider de leur dépréciation totale ou partielle ou de leur conversion en capital afin également d'absorber les pertes.
Les autorités de résolution pourraient décider de mettre en œuvre de façon coordonnée, à l'égard de l'organe central et de l'ensemble des entités affiliées, des mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant de renflouement interne. Dans ce cas, ces mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant ces mesures de renflouement interne s'appliqueraient à toutes les entités du réseau du Crédit Agricole et ce, quelle que soit l'entité considérée et quelle que soit l'origine des pertes.
La hiérarchie des créanciers en résolution est définie par les dispositions de l'article L 613-55-5 du CMF en vigueur à la date de mise en œuvre de la résolution.
Les détenteurs de titres de capital et les créanciers de même rang ou jouissant de droits identiques en liquidation seraient alors traités de manière égale quelle que soit l'entité du groupe dont ils sont créanciers.
L'étendue de ce renflouement interne, qui vise aussi à recapitaliser le Groupe Crédit Agricole, s'appuie sur les besoins de fonds propres au niveau consolidé.
L'investisseur doit donc être conscient qu'il existe donc un risque significatif pour les porteurs d'actions, de parts sociales, CCI et CCA et les titulaires d'instruments de dette d'un membre du réseau de perdre tout ou partie de leur investissement en cas de mise en œuvre d'une procédure de résolution bancaire sur le Groupe quelle que soit l'entité dont il est créancier.
Les autres outils de résolution bancaire dont disposent les autorités de résolution sont pour l'essentiel la cession totale ou partielle des activités de l'établissement à un tiers ou à un établissement relais et la séparation des actifs de cet établissement.
Ce dispositif de résolution ne remet pas en cause le mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du CMF, appliqué au réseau Crédit Agricole tel que défini par l'article R 512-18 de ce même Code. Crédit Agricole S.A. considère qu'en pratique, ce mécanisme devrait s'exercer préalablement à toute mesure de résolution.
L'application au Groupe Crédit Agricole de la procédure de résolution suppose ainsi que le mécanisme légal de solidarité interne n'aurait pas permis de remédier à la défaillance d'une ou plusieurs entités du réseau, et donc du réseau dans son ensemble.
Le régime de résolution prévu par la DRRB pourrait limiter l'effet pratique de la garantie des obligations de Crédit Agricole S.A. consentie par l'ensemble des Caisses régionales, solidairement entre elles, à hauteur de leur capital, réserves et report à nouveau (la "Garantie de 1988").
Ce régime de résolution n'a pas d'impact sur le mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier, appliqué au Réseau, ce mécanisme devant s'exercer préalable- ment à toute mesure de résolution.
Cependant, l'application au Groupe Crédit Agricole des procédures de résolution pourrait limiter la survenance des conditions de mise en œuvre de la Garantie de 1988, étant précisé que ladite Garantie de 1988 ne peut être appelée que si les actifs de Crédit Agricole S.A. s'avéraient être insuffisants pour couvrir ses obligations à l'issue de sa liquidation ou dissolution. Du fait de cette limitation, les porteurs de titres obligataires et les créanciers de Crédit Agricole S.A. pourraient ne pas pouvoir bénéficier de la protection qu'offrirait cette Garantie de 1988.
8 Articles L. 613-55 et L. 613-55-1 du CMF
Cette partie du rapport de gestion présente l'appétence au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, la nature des principaux risques auxquels la Caisse régionale est exposée, leur ampleur et les dispositifs mis en œuvre pour les gérer.
L'information présentée au titre de la norme IFRS 7 relative aux informations à fournir sur les instruments financiers couvre les principaux types de risques suivants (9) :
Afin de couvrir l'ensemble des risques inhérents à l'activité bancaire, des informations complémentaires sont fournies concernant :
Conformément aux dispositions réglementaires et aux bonnes pratiques de la profession, la gestion des risques au sein du Groupe Crédit Agricole se traduit par une gouvernance dans laquelle le rôle et les responsabilités de chacun sont clairement identifiés, ainsi que par des méthodologies et procédures de gestion des risques efficaces et fiables permettant de mesurer, surveiller et gérer l'ensemble des risques encourus à l'échelle du Groupe.
(Déclaration établie en conformité avec l'article 435(1)(f) du règlement UE n° 575/2013)
Le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur exprime annuellement son appétence au risque par une déclaration formelle. Pour l'année 2020, celle-ci a été discutée et validée le 20 décembre 2019 après examen et recommandation du Comité des risques du 12 décembre 2019.
La déclaration d'appétence au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est élaborée en cohérence avec la démarche d'appétence groupe pilotée par la Direction des Risques du Groupe Crédit Agricole. Cette déclaration est une partie intégrante et directrice du cadre de référence de la gouvernance englobant la stratégie, les objectifs commerciaux, le pilotage des risques et la gestion financière globale du Groupe Crédit Agricole.
Les orientations stratégiques du Plan à moyen terme, de la déclaration d'appétence, du processus budgétaire et de l'allocation des ressources aux différents métiers sont cohérentes entre elles.
L'appétence au risque (« Risk Appetite ») de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est le type et le niveau agrégé de risque que l'entité est prête à assumer, dans le cadre de ses objectifs stratégiques.
La détermination de l'appétence au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'appuie en particulier sur la politique financière et la politique de gestion des risques, et notamment les risques majeurs, qui sont fondées sur :
• une politique de financement sélective et responsable articulée entre une politique d'octroi prudent encadrée par les stratégies risques, la politique de responsabilité sociétale d'entreprise et le système de délégations ;
( 9 ) Cette information fait partie intégrante des comptes consolidés au 31 décembre 2020 et, à ce titre, elle est couverte par le rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés.
La formalisation de l'appétence au risque permet à la Direction générale et au Conseil d'administration de définir la trajectoire de développement de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur en cohérence avec le Plan Moyen Terme et de la décliner en stratégies opérationnelles. Elle résulte d'une démarche coordonnée et partagée entre les Directions et les fonctions Risques et Conformité.
La déclaration d'appétence au risque est coordonnée avec les Directions opérationnelles et vise notamment à :
L'appétence au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'exprime au moyen :
.
• de limites, seuils d'alerte et enveloppes de risques définis en cohérence avec ces indicateurs : risques de crédit, de marché, de taux, opérationnels ;
Les indicateurs clés sont déclinés en trois niveaux de risques :
Le dispositif d'appétence au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'appuie sur le processus d'identification des risques qui vise à recenser de la manière la plus exhaustive possible les risques majeurs de la CR PCA et à les classer par catégorie et sous-catégories selon une nomenclature homogène.
L'activité de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est centrée sur l'activité de Banque universelle de proximité avec un stock de défaut faible et un taux de provisionnement prudent en lien avec son activité crédits et de gestion financière.
Le profil de risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est suivi et présenté a minima trimestriellement en Comité de Contrôle Interne, semestriellement en Comité des risques de la Caisse régionale et en Conseil d'administration.
Le franchissement des niveaux tolérés des indicateurs ou des limites centrales du dispositif (seuils de tolérance et de capacité) conduisent à l'information et à la proposition d'actions correctrices au Conseil d'administration. Les dirigeants effectifs et l'organe de surveillance sont ainsi régulièrement informés de l'adéquation du profil de risque avec l'appétence au risque.
Les principaux éléments du profil de risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur au 31 décembre 2020 sont détaillés respectivement dans les sections "Gestion des risques et Pilier 3" du présent document :
Les indicateurs stratégiques de la déclaration d'appétence au risque 2020 de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sont repris dans le tableau ci-dessous :
| Ratio CET 1 |
RWA | Encours de parts sociales |
Ratio LCR |
Evol. fonds de commerce |
Coeff Expl |
Taux de défaut |
Coût du risque (*) |
Résultat net (*) |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 31/12/2018 | 20.36 % | 7177 M€ | Non suivi en 2018 |
>100% | + 2,1% | 66% | 2,02 % | -20,3 M€ | 102,8 M€ |
| 31/12/2019 | 23.73 % | 7269 M€ | 221 M€ | >100% | +1,9 % | 64 % | 1,83 % | -12,8 M€ | 103,7 M€ |
| 31/12/2020 | 24,72 % | 7475 M€ | 243 M€ | >100 % | + 1,1 % | 63 % | 1,63 % | -38,6 M€ | 92,8 M€ |
(*) Comptes individuels 31/12/2020
Au 31 décembre 2020, les niveaux, relevés trimestriellement pour ces indicateurs d'appétence au risque du Groupe, se situent dans la zone d'appétence définie par le Groupe Crédit Agricole. Les seuils de tolérance, qui constituent le premier niveau d'alerte à la gouvernance, ne sont pas atteints pour ces indicateurs.
Au cours de sa séance du 18 décembre 2020, Le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a estimé, sur la base de l'ensemble des informations qui lui ont été soumises en 2020 lui permettant en particulier d'appréhender la manière dont le profil de risque de l'établissement interagit avec le niveau de tolérance, que les dispositifs de gestion des risques mis en place par la Caisse régionale sont appropriés eu égard à son profil et à sa stratégie.
La gestion des risques, inhérente à l'exercice des activités bancaires, est au cœur du dispositif de contrôle interne du Groupe Crédit Agricole, mis en œuvre par tous les acteurs intervenant de l'initiation des opérations jusqu'à leur maturité finale.
La responsabilité de la mesure des risques et de leur surveillance est assurée par une fonction dédiée, la ligne métier Risques (pilotée par la DRG – Direction des Risques Groupe Crédit Agricole), indépendante des métiers et rapportant directement à la Direction générale.
Si la maîtrise des risques relève en premier lieu de la responsabilité des pôles métiers qui assurent le développement de leur activité, la DRG a pour mission de garantir que les risques auxquels est exposé le Groupe Crédit Agricole sont conformes aux stratégies risques définies par les métiers (limites globales et individualisées, critères de sélectivité) et compatibles avec les objectifs de croissance et de rentabilité du Groupe Crédit Agricole.
La DRG assure un suivi consolidé des risques à l'échelle du Groupe Crédit Agricole, s'appuyant sur un réseau de responsables des Risques et des contrôles permanents, rattachés hiérarchiquement au Directeur des risques et des contrôles permanents et fonctionnellement à l'organe exécutif de l'entité ou du pôle métier.
Garante d'une vision homogène des risques au sein du Groupe Crédit Agricole, la DRG assure les missions suivantes :
Par ailleurs, la DRG ambitionne la réalisation de projets motivés par les points suivants :
La gestion des risques structurels de gestion de bilan (taux, change, liquidité) ainsi que la politique de refinancement et le pilotage des besoins en capital sont assurés par le département Pilotage Financier de la Direction des Finances Groupe (FIG).
La surveillance de ces risques par la Direction générale s'exerce dans le cadre des Comités de trésorerie et de gestion actif-passif, auxquels participe la DRG.
La DRG tient informés les dirigeants effectifs et l'organe de surveillance du degré de maîtrise du risque dans le groupe Crédit Agricole, leur présente les diverses stratégies risques des grands métiers du Groupe Crédit Agricole pour validation et les alerte de tout risque de déviation par rapport aux politiques risques validées par les organes exécutifs. Elle les informe des performances et des résultats du dispositif de prévention, dont ils valident les principes d'organisation. Elle leur soumet toute proposition d'amélioration du dispositif rendue nécessaire par l'évolution des métiers et de leur environnement.
Cette action s'inscrit au niveau consolidé dans le cadre des instances de gouvernance tout particulièrement :
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Comités présidés par le Directeur Général ou l'un des Directeurs Généraux Adjoints
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a défini son cadre d'appétence au risque et mis en place une fonction Risques et contrôles permanents.
Un Responsable du Contrôle permanent et des risques (RCPR) est nommé,
Ce principe de décentralisation de la fonction Risques au sein des entités opérationnelles vise à assurer l'efficience des dispositifs de pilotage et contrôles permanents des risques métier.
À la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, sous responsabilité du Responsable du Contrôle Permanent et des Risques (RCPR), la gestion des risques est assurée :
Cette gestion repose également sur un certain nombre d'outils qui permettent à la DRG et aux organes dirigeants de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur d'appréhender les risques encourus dans leur globalité :
La culture risque est diffusée de manière transverse dans la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, au moyen de canaux diversifiés et efficaces :

Le suivi des risques et le dispositif d'alerte sur base consolidée sont :
Les stress tests, simulations de crises ou tests de résistance font partie intégrante du dispositif de gestion des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Les stress tests contribuent à la gestion prévisionnelle des risques, à l'évaluation de l'adéquation du capital économique et répondent à des exigences réglementaires et prudentielles.
À ce titre, par la mesure des impacts économique, financier ou réglementaire de scénarios économiques sévères mais plausibles, adaptés au contexte économique, proposés par les entités dédiées du Groupe Crédit Agricole et pilotés par une structure dédiée de la DRG, le dispositif de stress tests apporte une réponse à la dégradation de l'environnement économique et financier, et éclaire sur le coût induit et la capacité de résilience de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, à l'échelle d'un portefeuille, d'une activité, de plusieurs entités et plus largement du Groupe Crédit Agricole.
Ces stress sont repris et utilisés dans le cadre de dispositifs règlementaires et prudentiels comme l'ICAAP et l'Appétence au Risque. Le dispositif de stress tests couvre le risque de crédit, de marché, opérationnel, ainsi que le risque de liquidité et les risques liés aux évolutions des marchés de taux et change.
Le dispositif de stress tests pour la gestion des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur se décline en 2020 en :
À ce titre, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a intégré dans son stress scenario de 2020 la détérioration de situation des filières Tourisme Hôtel Restauration (THR) et Immobilier sur les 3 prochaines années en conséquence des impacts économiques sur le territoire de la crise sanitaire COVID-19.
L'objectif de cet exercice est de mesurer les impacts sur le compte de résultat (coût du risque, marge d'intérêt, commissions…), les emplois pondérés (RWA) et les fonds propres pour connaitre le niveau de solvabilité de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et le confronter aux niveaux de tolérance et de capacité de l'entité et le consolider au niveau du Groupe Crédit Agricole.
• Stress tests réglementaires : cette typologie de stress tests regroupe l'ensemble des demandes de la BCE, de l'EBA ou émanant d'un autre superviseur. Par exemple, en 2020, pendant la crise sanitaire, des mesures ont été prises par le Groupe Crédit Agricole pour faire face à une situation potentielle de stress de liquidité par le déploiement d'un plan d'urgence.
Reprenant les orientations de l'EBA (European Banking Authority), le programme de stress tests de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur explicite clairement la gouvernance et les responsabilités de chacun des acteurs pour les stress tests couvrant le risque de crédit, de marché, liquidité, taux, opérationnel.
Les scénarios utilisés dans les processus ICAAP, Appétence au risque ou pour des besoins réglementaires sont élaborés par la Direction Économique (ECO) et font l'objet d'une présentation au Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et en Conseil d'Administration. Ces scénarios économiques présentent l'évolution centrale et stressée des variables macroéconomiques et financières (PIB, chômage, inflation, taux d'intérêt et de change…) pour l'ensemble des pays pour lesquels le Groupe Crédit Agricole est en risque.
L'organisation du contrôle interne la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur témoigne d'une architecture en phase avec les exigences légales et réglementaires, ainsi qu'avec les recommandations du Comité de Bâle.
Le dispositif et les procédures de contrôle interne sont définis, au sein de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, comme l'ensemble des dispositifs visant la maîtrise des activités et des risques de toute nature et permettant la régularité (au sens du respect des lois, règlements et normes internes), la sécurité et l'efficacité des opérations, conformément aux références présentées au point 1 ci-après.
Le dispositif et les procédures de contrôle interne se caractérisent par les objectifs qui leur sont assignés :
Ces procédures comportent toutefois des limites inhérentes à tout dispositif de contrôle interne, du fait notamment de défaillances techniques ou humaines.
Conformément aux principes en vigueur au sein du Groupe Crédit Agricole, le dispositif de contrôle interne de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'applique sur un périmètre large visant à l'encadrement et à la maîtrise des activités, ainsi qu'à la mesure et à la surveillance des risques sur base consolidée.
Ce principe, appliqué par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et ses filiales, permet de décliner le dispositif de contrôle interne selon une logique de responsabilités et sur l'ensemble des entités.
Le dispositif mis en œuvre par Crédit Agricole S.A., qui s'inscrit dans le cadre de normes et principes rappelés cidessous, est ainsi déployé d'une façon adaptée aux différents métiers et aux différents risques, à chacun des niveaux de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur afin de répondre au mieux aux obligations réglementaires propres aux activités bancaires.
Les moyens, outils et reportings mis en œuvre dans cet environnement normatif permettent une information régulière, notamment au Conseil d'administration, au Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, à la Direction générale et au management, sur le fonctionnement des dispositifs de contrôle interne et sur leur adéquation (système de contrôle permanent et périodique, rapports sur la mesure et la surveillance des risques, plans d'actions correctives, etc.).
Les références en matière de contrôle interne procèdent des dispositions du Code monétaire et financier (10), de l'arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d'investissement soumises au contrôle de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), du Règlement général de l'AMF et des recommandations relatives au contrôle interne, à la maîtrise des risques et à la solvabilité émises par le Comité de Bâle.
Ces normes, nationales et internationales, sont complétées de normes internes propres au Crédit Agricole :
Afin que les dispositifs de contrôle interne soient efficaces et cohérents entre les différents niveaux d'organisation du Groupe, le Groupe Crédit Agricole s'est doté d'un corps de règles et de recommandations communes, basées sur la mise en œuvre et le respect de principes fondamentaux.
Ainsi, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur applique ces principes à son propre niveau.
Les principes d'organisation et les composantes des dispositifs de contrôle interne de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur recouvrent des obligations en matière :
Ces principes sont complétés par :
• des dispositifs de mesure, de surveillance et de maîtrise des risques : de crédit, de marché, de liquidité, financiers, opérationnels (traitements opérationnels, qualité de l'information financière et comptable, processus informatiques), risques de non-conformité et risques juridiques ;
( 10) Article L. 511-41.
Depuis l'arrêté du 3 novembre 2014, l'obligation est faite à chaque responsable d'entité ou de métier, chaque manager, chaque collaborateur et instance du Groupe Crédit Agricole, d'être à même de rendre compte et de justifier à tout moment de la correcte maîtrise de ses activités et des risques induits, conformément aux normes d'exercice des métiers bancaires et financiers, afin de sécuriser de façon pérenne chaque activité et chaque projet de développement et d'adapter les dispositifs de contrôle à mettre en œuvre à l'intensité des risques encourus.
Cette exigence repose sur des principes d'organisation et une architecture de responsabilités, de procédures de fonctionnement et de décisions, de contrôles et de reportings à mettre en œuvre de façon formalisée et efficace à chacun des niveaux du Groupe Crédit Agricole : fonctions centrales, pôles métiers, filiales, unités opérationnelles et fonctions support.
Le Comité de Contrôle Interne (CCI) de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur se réunit trimestriellement sous la présidence du Directeur.
Ce Comité a pour objectif de piloter les risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, de valider l'avancement des actions correctrices et de s'assurer de la cohérence et de l'efficacité du contrôle interne sur base consolidée. L'ordre du jour est planifié sur une journée et prévoit l'examen des résultats des contrôles permanents et périodique pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, mais également pour chaque Direction et filiales.
Le Comité de contrôle interne, à caractère décisionnel et à décisions exécutoires, est composé des membres du Comité de Direction et des Managers des trois fonctions de contrôle : Audit-Inspection, Risques, Conformité.
À la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, les fonctions de contrôle sont chargées d'accompagner les métiers et les unités opérationnelles pour assurer la régularité, la sécurité et l'efficacité des opérations. Elles effectuent à ce titre :
En complément de l'intervention des différentes fonctions de contrôle, les directions de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur concourent à la mise en œuvre des dispositifs de contrôle interne sur base consolidée, que ce soit au sein de comités spécialisés ou via des actions de normalisation des procédures et de centralisation de données.
Organisée en ligne métier au niveau Groupe Crédit Agricole, la Direction des Affaires Juridiques a deux objectifs principaux : la maîtrise du risque juridique, potentiellement générateur de litiges et de responsabilités, tant civiles que disciplinaires ou pénales, et l'appui juridique nécessaire aux entités afin de leur permettre d'exercer leurs activités, tout en maîtrisant les risques juridiques et en minimisant les coûts associés. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a une unité Juridique en charge de ces aspects.
Le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a connaissance de l'organisation générale de l'entreprise et approuve son dispositif de contrôle interne.
Il approuve l'organisation générale ainsi que celle de son dispositif de contrôle interne et définit l'appétence au risque dans le cadre d'une déclaration annuelle. Il est informé de l'organisation, de l'activité et des résultats du contrôle interne.
Outre les informations qui lui sont régulièrement transmises, il dispose du Rapport Annuel de Contrôle interne (RACI) et de l'Information semestrielle de Contrôle Interne (ISCI) qui lui sont communiqués, conformément à la réglementation bancaire et aux normes définies par Crédit Agricole S.A.
Le Conseil d'Administration est informé, au travers du Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur :
Le Président du Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur rend compte au Conseil d'Administration des travaux du Comité et en particulier du Rapport annuel sur le contrôle interne et sur la mesure et la surveillance des risques. À la date de l'Assemblée générale, le Rapport annuel aura été présenté au Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, transmis à bonne date à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et aux Commissaires aux comptes. Il aura également fait l'objet d'une présentation au Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Le Directeur général de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur définit l'organisation générale de l'entreprise et s'assure de sa mise en œuvre efficiente par des personnes habilitées et compétentes. Il est directement et personnellement impliqué dans l'organisation et le fonctionnement du dispositif de contrôle interne. En particulier, il fixe les rôles et responsabilités en matière de contrôle interne et lui attribue les moyens adéquats.
Il s'assure que les stratégies et limites de risques sont compatibles avec la situation financière (niveaux des fonds propres, résultats) et les stratégies arrêtées par le Conseil d'administration, dans le cadre de la déclaration d'appétence au risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Il veille à ce que des systèmes d'identification et de mesure des risques, adaptés aux activités et à l'organisation de l'entreprise, soient adoptés. Il veille également à ce que les principales informations issues de ces systèmes lui soient régulièrement reportées.
Il s'assure que le dispositif de contrôle interne fait l'objet d'un suivi permanent, destiné à vérifier son adéquation et son efficacité. Il est informé des dysfonctionnements que le dispositif de contrôle interne permettrait d'identifier et des mesures correctives proposées. À ce titre, le Directeur général est destinataire des notes de synthèse circonstanciées présentant les conclusions des missions d'audit interne et des missions de l'Inspection générale Groupe Crédit Agricole.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur met en œuvre des processus et dispositifs de mesure, de surveillance et de maîtrise de ses risques (risques de crédit, de contrepartie, de marché, opérationnels, risques financiers, risques comptables etc.) adaptés à ses activités et à son organisation, faisant partie intégrante du dispositif de contrôle interne, dont il est périodiquement rendu compte à l'organe de direction, à l'organe de surveillance, au Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, notamment via les rapports sur le contrôle interne et la mesure et la surveillance des risques.
Les éléments détaillés relatifs à la gestion des risques sont présentés dans le chapitre « Gestion des risques » et dans l'annexe aux comptes consolidés qui leur est consacrée (note 3 des états financiers consolidés du 31 décembre 2020).
La ligne métier Risques (LMR) a été créée en 2006 en application des modifications du règlement 97-02 (abrogé et remplacé par l'arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d'investissement soumises au contrôle de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
La ligne métier Risques a en charge à la fois la gestion globale et le dispositif de contrôle permanent des risques : risques de crédit, financiers et opérationnels, notamment ceux liés à la qualité de l'information financière et comptable, à la sécurité physique et des systèmes d'information, à la continuité d'activité et à l'encadrement des prestations de services essentielles externalisées.
À la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, la fonction Risques et Contrôles permanents est placée sous la responsabilité du Responsable de Contrôle Permanent et des Risques (RCPR), indépendant de toute fonction opérationnelle et rattaché au Directeur général de la CR PCA. Sous responsabilité du RCPR, deux unités couvrent ces fonctions :
La gestion des risques s'appuie sur un dispositif Groupe Crédit Agricole selon lequel les stratégies des métiers, y compris en cas de lancement de nouvelles activités ou de nouveaux produits, font l'objet d'un avis risque indépendant, intègrent des limites de risques formalisées dans les stratégies risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur notamment pour les activités sensibles (plus risquées). Ces limites sont revues à minima une fois par an, ou en cas de nécessité liée à l''évolution d'une activité ou des risques contextuels (par exemple la crise sanitaire en 2020), et sont validées par le Comité de Direction, le comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et le conseil d'administration. Elles sont accompagnées de limites Groupe Crédit Agricole transverses, notamment sur les grandes contreparties. La cartographie des risques potentiels, la mesure et le suivi des risques avérés font l'objet d'adaptations régulières au regard de l'activité.
Les plans de contrôle sont adaptés au regard des évolutions de l'activité crédit notamment en 2020 et des risques, auxquels ils sont proportionnés.
Le fonctionnement de la ligne métier s'appuie sur des instances de gouvernance structurées, parmi lesquelles les Comités de contrôle interne, le Comité des risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et le Conseil d'Administration dans le cadre desquels sont validés les stratégies de la CR PCA et sont présentés les niveaux des risques.
La réglementation bancaire relative aux risques s'applique à la Caisse régionale Provence Côte d'Azur (CR PCA).
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est responsable de son dispositif de risques et contrôles permanents et dispose d'un responsable des Risques et contrôles permanents (RCPR), rattaché à son Directeur général, en charge du pilotage des risques et des contrôles permanents. Celui-ci est en en lien permanent d'animation fonctionnelle avec la Direction de la conformité Groupe Agricole et a sous sa responsabilité le Responsable du Contrôle de la Conformité (RCC).
En outre, en qualité d'organe central, Crédit Agricole S.A., via la Direction des risques Groupe, consolide les risques portés par les Caisses régionales et leur périmètre consolidé et assure l'animation de la ligne métier Risques dans les Caisses régionales, notamment en leur diffusant les normes nécessaires, en particulier pour la mise en place d'un dispositif de contrôle permanent de niveau Groupe Crédit Agricole.
Le dispositif de contrôle interne mis en place permet d'assurer auprès des instances de gouvernance de la sécurité du Groupe Crédit Agricole un reporting périodique sur la situation des principales entités en matière de suivi des risques relatifs aux plans de continuité d'activité et à la sécurité des systèmes d'information.
En ce qui concerne les plans de secours informatique, les productions informatiques de Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur sont hébergées sur le bi-site sécurisé Greenfield et bénéficient structurellement de solutions de secours d'un site sur l'autre.
Ces solutions sont testées, pour Crédit Agricole S.A. et la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, de manière désormais récurrente.
En ce qui concerne les plans de repli des utilisateurs, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a défini les scénarios de repli des activités essentielles du site d'un département vers celui d'un autre département. Le cycle de tests est prévu sur 3 ans.
En 2019 a été testé avec succès le repli du site de Draguignan (83) vers celui de St Laurent du Var (06).
En 2020 a été déclenché le plan de continuité d'activité lié à la crise sanitaire COVID-19 ayant engendré le déploiement généralisé des postes de travail portables et ouvert les possibilités de travail de à distance.
En 2021, les scénarios de plan de continuité d'activités et de plans de repli utilisateurs seront révisés pour intégrer ces évolutions techniques et organisationnelles.
Par ailleurs, et conformément à la politique Groupe Crédit Agricole, la majorité des entités est en capacité à faire face à une attaque virale massive des postes de travail en mettant en application le scénario IMPT (indisponibilité massive des postes de travail).
C'est un scénario qui repose sur une stratégie de reconstruction des postes de travail avec une clé USB, selon une procédure technique de Crédit Agricole Group Infrastructure (CAGIP), qui a été validée lors d'un Comité de Performance de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur en 2018.
Cette solution fait actuellement l'objet de tests techniques sur les nouveaux postes portables W10.
Le Groupe Crédit Agricole a poursuivi le renforcement de sa capacité de résilience face à l'ampleur des risques informatiques et en particulier des cyber-menaces et ce, en termes d'organisation et de projets.
Une gouvernance sécurité Groupe Crédit Agricole a été mise en œuvre avec un Comité sécurité Groupe (CSG), faîtier décisionnaire et exécutoire, qui définit la stratégie sécurité Groupe par domaine en y intégrant les orientations des politiques sécurité, détermine les projets sécurité Groupe, supervise l'exécution de la stratégie sur la base d'indicateurs de pilotage des projets Groupe et d'application des politiques et enfin, apprécie le niveau de maîtrise du Groupe dans les quatre domaines relevant de sa compétence : plan de continuité des activités, protection des données, sécurité des personnes et des biens et sécurité des systèmes d'information.
Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, les fonctions Pilote des risques systèmes d'information (PRSI) et Chief Information Security Officer (CISO) sont déployées :
Par ailleurs, des mesures de sécurisation des systèmes d'information sont prises à la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur :
Voir partie 9 "Risques de non-conformité" ci-après.
L'Inspection générale Groupe Crédit Agricole, directement rattachée au Directeur général de Crédit Agricole S.A., est le niveau ultime de contrôle au sein du groupe Crédit Agricole. Elle a pour responsabilité exclusive d'assurer le contrôle périodique du groupe Crédit Agricole au travers des missions qu'elle mène, du pilotage de la ligne métier Audit-Inspection de Crédit Agricole S.A. qui lui est hiérarchiquement attachée, et de l'animation des unités d'audit interne des Caisses régionales, dont la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
A partir d'une approche cartographique actualisée des risques se traduisant par un cycle d'audit en général compris entre 2 et 5 ans, elle conduit des missions de vérification sur place et sur pièces à la fois dans les Caisses régionales, dans les unités de Crédit Agricole S.A. et dans ses filiales, y compris lorsque celles-ci disposent de leur propre corps d'Audit-Inspection interne, dans le cadre d'une approche coordonnée des plans d'audit.
Ces vérifications périodiques intègrent un examen critique du dispositif de contrôle interne mis en place par les entités auditées. Ces diligences sont établies pour apporter des assurances raisonnables sur l'efficacité de ce dispositif en termes de sécurité des opérations, de maîtrise des risques et de respect des règles externes et internes.
Elles consistent notamment, au sein des entités auditées, à s'assurer du respect de la réglementation externe et interne, à apprécier la sécurité et l'efficacité des procédures opérationnelles, à s'assurer de l'adéquation des dispositifs de mesure et de surveillance des risques de toute nature et à vérifier la fiabilité de l'information comptable.
Grâce à ses équipes d'audit spécialisées, l'Inspection générale Groupe Crédit Agricole conduit annuellement plusieurs missions à caractère informatique portant sur les systèmes d'information des entités du Groupe ainsi que les problématiques d'actualité, largement en lien avec la sécurité informatique, ou dans le domaine des modèles dans le cadre du calcul des exigences de fonds propres des entités ou du Groupe. Enfin, comme prévu par la réglementation, l'Inspection générale Groupe effectue des missions d'audit des prestations de services essentiels externalisées d'enjeu Groupe ou au niveau de la Place.
L'Inspection générale Groupe Crédit Agricole assure par ailleurs un pilotage central de la ligne métier Audit-Inspection sur l'ensemble des filiales ainsi que l'animation du contrôle périodique des Caisses régionales, renforçant ainsi l'efficacité des contrôles, par une harmonisation des pratiques d'audit à leur meilleur niveau, afin d'assurer la sécurité et la régularité des opérations dans les différentes entités du Groupe et de développer des pôles d'expertise communs. La ligne métier regroupe autour de 1 215 collaborateurs, équivalent temps plein, fin 2019 au sein de Crédit Agricole S.A. (y compris Inspection générale Groupe) et du périmètre des Caisses régionales, dont la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Des missions d'audit conjointes entre l'Inspection générale Groupe et les services d'audit de filiales sont régulièrement menées, ce qui contribue aux échanges sur les meilleures pratiques d'audit. Une importance particulière est donnée aux investigations à caractère thématique et transversal.
Par ailleurs, l'Inspection générale Groupe s'assure, dans le cadre des Comités de contrôle interne des filiales concernées du Groupe – auxquels participent la Direction générale, le responsable de l'Audit interne, le responsable Risques et contrôle permanent et le responsable de la Conformité de chaque entité – du bon déroulement des plans d'audit, de la correcte maîtrise des risques et d'une façon générale, de l'adéquation des dispositifs de contrôle interne de chaque entité.
Les missions réalisées par l'Inspection générale de Crédit Agricole S.A., les unités d'audit-inspection ou tout audit externe (autorités de tutelle, cabinets externes le cas échéant) font l'objet d'un dispositif formalisé de suivi dans le cadre de missions de suivi contrôlé à caractère réglementaire, inscrites au plan d'audit sur base a minima semestrielle. Pour chacune des recommandations formulées à l'issue de ces missions, ce dispositif permet de s'assurer de l'avancement des actions correctrices programmées, mises en œuvre selon un calendrier précis, en fonction de leur niveau de priorité, et à l'Inspecteur général Groupe d'exercer, le cas échéant, le devoir d'alerte auprès de l'organe de surveillance et du Comité des risques en vertu de l'article 26 b) de l'arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d'investissement soumises au contrôle de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
En application de l'article 23 de l'arrêté, l'Inspecteur général Groupe rend compte de l'exercice de ses missions au Conseil d'administration de Crédit Agricole S.A.
Un risque de crédit se matérialise lorsqu'une contrepartie est dans l'incapacité de faire face à ses obligations de remboursement et que celles-ci présentent une valeur d'inventaire positive dans les livres de la Banque. Cette contrepartie peut être une banque, une entreprise industrielle et commerciale, un État et les diverses entités qu'il contrôle, un fonds d'investissement ou une personne physique.
Les risques de crédit importants pris par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur (sur un dossier ou un tiers ou un Groupe de Risque) sont présentés pour prise en garantie partielle, généralement à hauteur de 50%, par Foncaris, une filiale à 100 % de Crédit Agricole S.A., qui assure l'activité de garantie financière, afin de couvrir ce risque. L'obligation faite aux Caisses régionales de demander une contre-garantie à Foncaris sur leurs principales opérations (supérieures à un seuil défini entre les Caisses régionales et Foncaris) offre ainsi à l'organe central un outil efficace lui permettant d'apprécier le risque associé avant son acceptation.
Dans le cadre des mesures gouvernementales mises en place pendant la crise sanitaire, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a participé au déploiement du dispositif de Prêts Garantis par l'État (PGE) à destination des acteurs économiques locaux et clients de la Caisse régionale. À ce titre les montants octroyés sont garantis à 90% par la Banque Publique d'Investissement (BPI). Les encours concernés s'élèvent à 702 M€ au 31 décembre 2020.
La définition du défaut utilisée en gestion, identique à celle utilisée pour les calculs réglementaires, a évolué en 2020 en conformité avec les exigences prudentielles relatives au nouveau défaut dans les différentes entités du Groupe.
Ainsi, un débiteur est considéré en situation de défaut, lorsqu'au moins une des deux conditions suivantes est satisfaite :
· un arriéré de paiement de plus de 90 jours et supérieur aux seuils de matérialité réglementaires sauf si des circonstances particulières démontrent que l'arriéré est dû à des causes non liées à la situation du débiteur ;
· l'entité estime improbable que le débiteur s'acquitte intégralement de ses obligations de crédit sans qu'elle ait recours à d'éventuelles mesures telles que la réalisation d'une sûreté.
L'engagement peut être constitué de prêts, de titres de créances ou de propriété ou de contrats d'échange de performance, de garanties données ou d'engagements confirmés non utilisés. Ce risque englobe également le risque de règlement-livraison inhérent à toute transaction nécessitant un échange de flux (espèce ou matière) en dehors d'un système sécurisé de règlement.
Les restructurations au sens de l'EBA (forbearance) correspondent à l'ensemble des modifications apportées à un ou plusieurs contrats de crédit, ainsi qu'aux refinancements, accordés en raison de difficultés financières rencontrées par le client.
Dès lors que l'opération de restructuration au sens de l'EBA a été réalisée, l'exposition conserve ce statut de « restructuré » pendant une période a minima de 2 ans si l'exposition était saine au moment de la restructuration, ou de 3 ans si l'exposition était en défaut au moment de la restructuration. Ces périodes sont prolongées en cas de survenance de certains événements prévus par les normes du Groupe Crédit Agricole (nouveaux incidents par exemple).
Dans ce contexte, les entités du Groupe ont mis en œuvre des solutions d'identification et de gestion de ces expositions, adaptées à leurs spécificités et à leurs métiers, selon les cas : à dire d'expert, algorithmique ou une combinaison de ces deux approches. Ces solutions ont été maintenues et adaptées autant que nécessaire au contexte de crise sanitaire, dans le respect des textes EBA. Ces dispositifs permettent également de répondre à l'exigence de production trimestrielle des états réglementaires sur cette thématique.
Les montants des expositions performantes en situation de forbearance au sens de l'ITS 2013-03 sont déclarés dans la note annexe 3.1 des comptes consolidés du 31 décembre 2020. Les principes et méthodes comptables applicables aux créances sont précisés dans la note annexe 1.2 des états financiers de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
La prise de risque de crédit de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'inscrit dans le cadre de l'appétence au risque et des stratégies risques validées par le Conseil d'administration et approuvées par le Comité des risques de la Caisse régionale.
Les stratégies risques sont adaptées à chaque métier et à leur plan de développement. Elles décrivent les limites globales et individuelles applicables, les critères d'intervention (notamment type de contreparties autorisées, nature et maturité des produits autorisés, sûretés exigées) et le schéma de délégation de décision. Ces stratégies risques sont déclinées autant que de besoin par métier, entité, secteur d'activité ou pays et sont reprises dans la politique Crédit de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Le respect de ces stratégies risques relève de la responsabilité des métiers et est contrôlé par le responsable des Risques et contrôles permanents (RCPR) et le responsable du Contrôle central des risques (CCR).
Afin de réduire le risque associé à la dégradation de la qualité de son exposition au risque de crédit et de contrepartie, le Groupe peut avoir recours à une stratégie de couverture consistant notamment en l'achat d'instruments dérivés de crédit (cf. Gestion du bilan partie V « Politique de couverture »).
Lorsque le risque est avéré, une politique de dépréciation individuelle ou sur base de portefeuille est mise en œuvre.
S'agissant plus spécifiquement du risque de contrepartie sur opération de marché, la politique en matière de constitution de réserves de crédit sur ce type de risque est similaire au risque de crédit avec, pour les clients « sains » un mécanisme d'évaluation du risque CVA (Credit Valuation Adjustment) économiquement comparable à une provision collective, et pour les clients en défaut une dépréciation adaptée à la situation du dérivé, tenant compte de l'existence du montant de CVA constitué avant le défaut. La part de provisionnement liée à cette approche risque reste faible en 2020 pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur (216 K€).
En cas de défaut, le niveau de dépréciation est examiné suivant les mêmes principes que pour le risque de crédit (estimation du risque de perte des dérivés relativement à leur rang dans le « waterfall »), en tenant compte de l'existence du mécanisme de CVA, selon deux cas : soit les dérivés sont maintenus en vie (CVA ou dépréciation individuelle), soit ils sont dénoués (dépréciation individuelle).
Le taux de couverture applicable aux tiers concernés par des notations dégradées, des dossiers en contentieux et recouvrement et en défaut est supérieur à 50% à fin 2020.
Toute opération de crédit nécessite une analyse approfondie de la capacité du client à rembourser son endettement et de la façon la plus efficiente de structurer l'opération, notamment en termes de sûretés et de maturité. Elle doit s'inscrire dans la Politique Crédits validée par le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et dans le dispositif de limites en vigueur, tant sur base individuelle que globale. La décision finale d'engagement s'appuie sur la note interne de la contrepartie et est prise par des unités d'engagement ou des Comités de crédit, sur la base d'un avis risque indépendant du représentant de la ligne métier Risques et contrôles permanents, apparenté à l'unité Contrôle Central des Risques dans le cadre du système de délégation en vigueur. Le Comité des Prêts Grande Clientèle et son Président constituent l'instance ultime de décision de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Chaque décision de crédit requiert une analyse du couple rentabilité/risque pris. Sur la Banque de financement et d'investissement, un calcul de rentabilité de la transaction ex ante est réalisé.
Par ailleurs, le principe d'une limite de risque sur base individuelle est appliqué à tout type de contrepartie : entreprise, banque, institution financière, entité étatique ou parapublique.
Les systèmes de notation interne couvrent l'ensemble des méthodes, des procédés et des contrôles qui permettent l'évaluation du risque de crédit, la notation des emprunteurs ainsi que l'évaluation des pertes en cas de défaut de l'emprunteur. La gouvernance du système de notation interne s'appuie sur le Comité des normes et méthodologies (CNM) présidé par le Directeur des risques et des contrôles permanents du Groupe Crédit Agricole, qui a pour mission de valider et de diffuser les normes et les méthodologies de mesure et de contrôle des risques au sein du Groupe. Le CNM examine notamment :
Sur le périmètre de la clientèle de détail, qui couvre les crédits aux particuliers (notamment les prêts à l'habitat et les crédits à la consommation) et aux professionnels, chaque entité a la responsabilité de définir, mettre en œuvre et justifier son système de notation, dans le cadre des standards Groupe définis par Crédit Agricole S.A.
Les Caisses régionales de Crédit Agricole disposent de modèles communs d'évaluation du risque gérés au niveau de Crédit Agricole S.A. Des procédures de contrôles a posteriori des paramètres utilisés pour le calcul réglementaire des exigences de fonds propres sont définies et opérationnelles dans toutes les entités. Les modèles internes utilisés au sein du Groupe Crédit Agricole sont fondés sur des modèles statistiques établis sur des variables explicatives comportementales (ex : solde moyen du compte courant) et signalétiques (ex : secteur d'activité). L'approche utilisée peut être soit de niveau client (Particuliers, Agriculteurs, Professionnels et TPE) soit de niveau produit. La probabilité de défaut à 1 an estimée associée à une note est actualisée chaque année.
Sur le périmètre de la grande clientèle, une échelle de notation unique sur quinze positions, qui a été établie sur la base d'une segmentation du risque "au travers du cycle", permet de disposer d'une vision homogène du risque de défaillance. Elle est constituée de treize notes (A+ à E-) qualifiant les contreparties qui ne sont pas en défaut, intégrant les contreparties dites d'investissement (A+ à C-) les contreparties sensibles (E+ à E-) et les contreparties en défaut (F et Z).
| Groupe Crédit Agricole |
A+ | A | B+ | B | C+ | C | C- | D+ | D | D- | E+ | E | E |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Équivalent indicatif Moody's |
Aaa | Aa1/Aa2 Aa3/A1 A2/A3 | Baa1 | Baa2 | Baa3 | Ba1 | Ba2 | Ba3 | B1/B2 | B3 | Caa/Ca/C | ||
| Équivalent indicatif Standard & Poor's |
AAA | AA+/AA AA-/A+ | A/A- | BBB+ | BBB | BBB- | BB+ | BB | BB- | B+/B | B- | CCC/CC/C | |
| Probabilité de défaut à 1 an |
0,001 % | 0,01 % 0,02 % 0,06 % 0,16 % 0,30 % 0,60 % 0,75 % 1,25 % 1,90 % 5,0 % 12,00 % | 20,00 % |
CORRESPONDANCES ENTRE LA NOTATION GROUPE ET LES AGENCES DE NOTATION (ENTREPRISES)
| PD moyenne Groupe de Risque |
Grade de risque | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| A | B | D | E | E | G | H | K | V | U | ||||||
| Particuliers | PD V42 | 1.76% | 0.04% | : 0.07% 0.17% 0.33% : 0.61% | : 1.06% : 2.56% : 6.30% : 11.71% 20.88% : 50.91% | ||||||||||
| PD V43 | 2.20% | 0.05% | 0.08% | 08 7% | 035% | 0.66% | 1 14% | 7.56% | : 6.33% | 11 89% 22 48% 52.82% | |||||
| PD V42 | 2.56% | 0.16% | 0.77% : | 0.44% : 0.80% : 2.09% : 5.55% : 10.80% : 21.41% : 46.39%: 7.84% : 0.78% | |||||||||||
| Agriculteurs | PD V43 | 2.87% | 0118% | 0.28% | 0.48% | 0.85% | 2.23% : 5.69% : 11.05% : 21.84% : 47.01% : 1.89% | : 1 05% | |||||||
| Professionnels | PD V42 | 3.83% | 0.15% | 030% | 056% | 1 2% | 2.11% | 4.80% 10.73% 22.13% 47.11% | 1.66% | ||||||
| PD V43 | 4.46% | 0.17% | 032% | : 0.59% | 1.18% 2.26% 5.01% 10.97% 22.68% 48.28% | 1.98% | |||||||||
| Associations | PD V42 | 0.68% | 0.05% | 0.16% - 0.42% 1.12% - 1.69% | : 6.52% | - 23.09% : | 0.36% | ||||||||
| PD V43 | 9.28% | 1 33% : | 1.33% - 1.33% : 3.08% | : 5.72% - | - 23.58% : | 1.84% |
Au sein du Groupe Crédit Agricole, la grande clientèle regroupe principalement les États souverains et Banques centrales, les entreprises, les collectivités publiques, les financements spécialisés, ainsi que les banques, les assurances, les sociétés de gestion d'actifs et les autres sociétés financières. Chaque type de grande clientèle bénéficie d'une méthode de notation interne propre, adaptée à son profil de risque, s'appuyant sur des critères d'ordre financier et qualitatif. Concernant la grande clientèle, les entités du Groupe Crédit Agricole disposent de méthodologies communes de notation interne. La notation des contreparties s'effectue au plus tard lors d'une demande de concours et est actualisée à chaque renouvellement ou lors de tout événement susceptible d'affecter la qualité du risque. L'affectation de la note doit être approuvée par une unité indépendante du Front Office. Elle est revue au minimum annuellement. Afin de disposer d'une notation unique pour chaque contrepartie au sein du Groupe Crédit Agricole, une seule entité du Groupe assure la responsabilité de sa notation pour le compte de l'ensemble des entités accordant des concours à cette contrepartie.
Qu'il s'agisse de la grande clientèle ou de la clientèle de détail, le dispositif de surveillance mis en œuvre par Crédit Agricole S.A., ses filiales et les Caisses régionales sur l'ensemble du processus de notation porte sur :
Le Comité normes et méthodologies entre autres, s'assure du respect de ces principes en particulier lors de la validation des méthodologies de notation et de leurs backtestings annuels.
Par ailleurs, Crédit Agricole S.A. et ses filiales continuent de porter leurs efforts d'amélioration du dispositif de pilotage des risques sur :
L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a autorisé le groupe Crédit Agricole à utiliser ses systèmes de notation interne pour le calcul des exigences en fonds propres règlementaires et les emplois pondérés au titre du risque de crédit des portefeuilles de détail et de grande clientèle pour l'essentiel de son périmètre.
Le déploiement généralisé des systèmes de notation interne permet au Groupe Crédit Agricole de mettre en place une gestion des risques de contrepartie qui s'appuie sur des indicateurs de risque conformes à la réglementation prudentielle en vigueur (méthodes IRB). Sur le périmètre de la grande clientèle, le dispositif de notation unique (outils et méthodes identiques, données partagées) mis en place depuis plusieurs années a contribué au renforcement du suivi des contreparties notamment des contreparties communes à plusieurs entités du Groupe. Il a aussi permis de disposer d'un référentiel commun sur lequel s'appuient les normes et procédures, les outils de pilotage, le dispositif d'alertes et les politiques de provisionnement des risques.
Enfin, sur les métiers de banque de financement et d'investissement, des mesures de pertes attendues, de capital économique et de rentabilité ajustée du risque sont utilisées lors des processus décisionnels d'octroi des crédits, de définition des stratégies risques et de limites.
La mesure des expositions au titre du risque de crédit intègre les engagements tirés augmentés des engagements confirmés non utilisés.
Conformément aux recommandations de la BCE, sont exclus des modèles de risque Crédit, les tiers sans exposition Bilan et Hors Bilan.
Le facteur de conversion (CCF) applicable aux encours Hors Bilan détenus tient désormais compte de la fréquence d'observation. Sa valeur reste comprise entre 0 et 100%. L'exposition au défaut qui matérialise le risque de Crédit (EAD) sert de base au calcul du ratio de solvabilité prudentiel Bâlois au niveau des emplois pondérés (RWA). Il s'obtient en additionnant les encours au Bilan à 100% et les encours Hors Bilan auquel s'applique ce CCF.
Afin de tenir compte des modalités de garanties octroyées sur les engagements tirés et non tirés, les EAD Corporate sont retraités à 100%, à la fois de la part des PGE garantis par la BPI (90%) et également de la part garantie par FONCARIS.
Concernant la mesure du risque de contrepartie sur opérations de marché, Crédit Agricole S.A., ses filiales et les Caisses régionales utilisent différents types d'approches pour estimer le risque courant et potentiel inhérent aux instruments dérivés (swaps ou produits structurés par exemple).
Crédit Agricole CIB utilise une méthodologie interne pour estimer le risque inhérent à ces instruments, selon une approche nette de portefeuille au niveau de chaque client :
La méthodologie utilisée s'appuie sur des simulations de type « Monte-Carlo », permettant d'évaluer le risque
lié à la variation de la valeur de marché d'un portefeuille d'instruments dérivés sur sa durée de vie résiduelle, sur la base d'une modélisation statistique de l'évolution jointe des paramètres de marchés sous-jacents.
Ce modèle prend en compte les différents facteurs de réduction de risque tels que la compensation et la collatéralisation prévues dans la documentation négociée avec les contreparties préalablement à la mise en place des transactions. Il intègre aussi les échanges de collatéraux sur marge initiale pour les dérivés non clearés selon les seuils en vigueur.
Les situations de risque spécifique de corrélation défavorable (risque que l'exposition sur un dérivé soit corrélée positivement à la probabilité de défaut de la contrepartie suite à l'existence d'un lien juridique entre cette contrepartie et le sous-jacent du dérivé) font l'objet d'un dispositif de suivi périodique pour leur identification et sont intégrées dans le calcul des expositions conformément aux préconisations règlementaires. Les situations de risque général de corrélation défavorable (risque que les conditions de marché affectent de façon corrélée la qualité de crédit d'une contrepartie et l'exposition sur les opérations de dérivés avec cette contrepartie) sont suivies au travers d'exercices de stress ad hoc.
Le modèle interne est utilisé pour la gestion des limites internes accordées pour les opérations avec chaque contrepartie, et également pour le calcul du capital économique au titre du pilier 2 de Bâle 3, via la détermination profil de risque moyen (« Expected Positive Exposure ») dans une approche globale de portefeuille.
Dans le cadre réglementaire, l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution a donné à Crédit Agricole CIB l'autorisation d'utilisation de la Méthode du Modèle Interne à partir du 31 mars 2014 pour le calcul des exigences en fonds propres au titre du risque de contrepartie. Cette méthode utilise le modèle décrit ci-dessus pour déterminer l'indicateur EEPE (Effective Expected Positive Exposure) et concerne l'ensemble les produits dérivés. Cette méthode est aussi utilisée pour le calcul de la valeur exposée au risque de crédit dans le cadre de l'exigence en fonds propres relative au risque d'ajustement de l'évaluation de crédit (CVA).
Pour le calcul des exigences réglementaires en fonds propres au titre du risque de contrepartie sur les opérations de repos et les opérations de dérivés de ses filiales, Crédit Agricole CIB utilise l'approche standard.
La gestion du risque de crédit sur ces opérations de marché suit des règles établies par le Groupe Crédit Agricole. La politique de fixation de limites pour le risque de contrepartie est identique à celle décrite ci-dessus dans le paragraphe II.1 "Gestion du risque de crédit – Principes généraux de prise de risque".
Le Groupe Crédit Agricole intègre dans la juste valeur des dérivés l'évaluation du risque de contrepartie sur les dérivés actifs (Credit Value Adjustment ou CVA) ; cet ajustement de valeur est décrit dans les notes annexes consolidées 1.3 sur les Principes et méthodes comptables et 11.2 sur les Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur.
La juste valeur brute positive des contrats, ainsi que les bénéfices de la compensation et les sûretés détenues, et l'exposition nette sur instruments dérivés après effets de la compensation et des sûretés sont détaillées dans la note annexe consolidée 6.9 relative à la Compensation des actifs financiers.
Concernant les autres entités du Groupe, le calcul de l'assiette de risque de contrepartie sur opérations de marché est soit effectué par le moteur de Crédit Agricole CIB dans le cadre d'un contrat de prestations de services internes, soit basé sur l'approche réglementaire.
Des règles de division des risques, de fixation des limites, des processus spécifiques d'engagements et de critères d'octroi sont mises en place dans le but de prévenir toute concentration excessive du portefeuille et de limiter l'impact de toute dégradation éventuelle.
Les engagements consolidés de l'ensemble des entités du Groupe Crédit Agricole sont suivis par contrepartie d'une part et par groupe de contreparties liées d'autre part. On entend, par groupe de contreparties, un ensemble d'entités juridiques françaises ou étrangères liées entre elles, quels que soient leur statut et leur activité économique, permettant de prendre la mesure de l'exposition totale aux risques de défaillance sur ce groupe du fait de celle de l'une ou plusieurs de ces entités. Les engagements sur une contrepartie ou sur un groupe de contreparties liées incluent l'ensemble des crédits accordés par le Groupe, mais également les opérations de haut de bilan, les portefeuilles d'obligations, les engagements par signature et les risques de contrepartie liés à des opérations de marché. Les limites sur les contreparties et sur les groupes de contreparties liées sont enregistrées au sein des systèmes d'information internes à chaque filiale ou métier. Lorsqu'une contrepartie est partagée entre plusieurs filiales, un dispositif de limite globale de niveau Groupe est alors mis en place à partir de seuils d'autorisation d'engagement dépendant de la notation interne.
Chaque entité opérationnelle transmet mensuellement ou trimestriellement à la Direction des risques et contrôles permanents du Groupe Crédit Agricole le montant de ses engagements par catégorie de risques. Les grandes contreparties non bancaires, c'est-à-dire celles sur lesquelles les engagements cumulés du Groupe Crédit Agricole dépassent 300 millions d'euros après effet de compensation, font l'objet d'une présentation spécifique au Comité des risques du Groupe.
Des mesures sont réalisées semestriellement, en central, par la DRG dans le cadre des travaux réglementaires ICAAP sur la concentration sectorielle et individuelle des contreparties. Ces mesures sont intégrées dans l'évaluation du risque de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et présentés à la Gouvernance.
Par ailleurs, dans le cadre des avis risques indépendants exprimés par le Département du Contrôle Permanent, le risque de concentration est appréhendé préalablement au passage en comite de décision sur les prêts.
Des revues périodiques de portefeuille par entité ou métier étoffent le processus de surveillance et permettent ainsi d'identifier les dossiers qui se dégradent, d'actualiser la notation des contreparties, d'opérer le suivi des stratégies risques et de surveiller l'évolution des concentrations (par filière économique par exemple).
Par ailleurs, dans le Groupe Crédit Agricole, la Banque de financement et d'investissement est dotée d'un outil de modélisation de portefeuille lui permettant de tester la résistance de ses portefeuilles en situation de stress.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur organise à son niveau un processus de revue de portefeuille sur tous les marchés et de suivi sectoriel adapté à son profil de risques.
Le suivi des limites individuelles et globales proposées dans la politique Crédit est assuré mensuellement à la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur par l'unité Contrôle Central des Risques (CCR) et s'effectue par une mesure en EAD (Exposition en cas de Défaut). Les modalités de revue de portefeuille des différents marchés sont communiquées à la Direction des Crédits et Risques et à la Direction des Territoires et Entreprises à partir de ces expositions.
Les contreparties défaillantes ou sous surveillance font l'objet d'une gestion rapprochée par les métiers, en liaison avec les responsables des Risques et contrôles permanents de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Elles font l'objet d'un suivi formel par les Comités dédiés aux engagements sensibles des entités et d'un suivi trimestriel sur base consolidée pour les principales par le Comité des risques Groupe. Les tiers sensibles et en défaut font également l'objet de suivi spécifique lors des revues de portefeuilles, quel que soit le marché concerné.
Le profil de risque de crédit du Groupe est suivi et présenté a minima trimestriellement en Comité des risques Groupe et Conseil d'administration à l'aide du « tableau de bord des risque » du Groupe.
En complément, des revues périodiques détaillées, sont réalisées en Comité des risques Groupe sur les risques bancaires, les risques pays et les principaux risques non bancaires.
Les productions de ratio de solvabilité incluent au périmètre consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur les encours de crédit sortis du bilan individuel de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et détenus dans les sociétés de titrisation.
Le risque pays est le risque que les conditions économiques, financières, politiques, juridiques ou sociales d'un pays affectent les intérêts financiers de la Banque. Il ne constitue pas une nature de risque différente des risques "élémentaires" (crédit, marché, opérationnel) mais une agrégation des risques résultant de la vulnérabilité à un environnement politique, social, macroéconomique, et financier spécifique. Le concept de risque pays recouvre l'évaluation de l'environnement global d'un pays, par opposition au risque souverain, qui concerne le risque de contrepartie relatif à un État.
Le système d'appréciation et de surveillance du risque pays au sein du groupe Crédit Agricole est fondé sur une méthodologie propre de notation. La notation interne des pays repose sur des critères de solidité financière de l'État, du système bancaire et de l'économie, de capacité et volonté à payer, de gouvernance et de stabilité politique.
Chaque pays justifiant d'un volume d'affaires suffisant fait l'objet de limites revues annuellement et de stratégies risques sauf exception.
Cette approche est complétée par des analyses de scénarios qui visent à tester l'impact d'hypothèses macroéconomiques et financières défavorables, et qui donnent une vision intégrée des risques auxquels le Groupe Crédit Agricole pourrait être exposé dans des situations de tensions extrêmes.
De par sa politique de distribution, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas vocation à prendre des positions en risque crédit en dehors de son territoire : 3 départements (06, 83 et 04) et Monaco. Elle n'est donc pas exposée directement au risque pays au travers du risque crédit.
Le dispositif stress test pour le risque de crédit s'appuie principalement sur des modèles satellites qui relient l'évolution des paramètres de risques de crédit aux variables macroéconomiques et financières. Ces modèles font l'objet d'une revue indépendante et sont validés par le Comité Normes et Méthodologies au même titre que les modèles Bâlois. En complément, chaque année, le dispositif quantitatif de stress test est backtesté. En outre, depuis le 1er janvier 2018, ces modèles contribuent au calcul des ECL selon la norme comptable IFRS 9 qui classifie les créances en 3 catégories (B1 : saines / B2 : sensibles et B3 en défaut), aboutissant à des niveaux de provisionnements différents et adaptés (cf. partie IV.1 ci-dessous).
En cohérence avec la méthodologie EBA, les stress tests pour le risque de crédit s'appuient sur les paramètres Bâlois (PD, LGD, EAD) et visent à estimer l'évolution du coût du risque et ainsi une estimation possible de l'impact en résultat, incluant le provisionnement sur les actifs non en défaut et également l'impact en emplois pondérés.
Dans l'optique du suivi et du pilotage du risque de crédit, la Direction des risques Groupe Crédit Agricole conduit, en collaboration avec les métiers et les entités concernés, un ensemble de stress
Un stress test crédit global est réalisé a minima annuellement dans le cadre budgétaire. Les travaux, coordonnés par la DRG, concernent l'ensemble des entités du groupe Crédit Agricole et l'ensemble des portefeuilles bâlois, qu'ils soient traités réglementairement en méthode IRB ou en méthode Standard. L'horizon d'analyse est fixé à 3 ans. Le processus de stress est intégré dans la gouvernance de l'entreprise et vise à renforcer le dialogue entre les filières risque et finance sur la sensibilité du coût du risque et des exigences en fonds propres à une dégradation de la situation économique. Outre leur utilisation dans les discussions budgétaires et le pilotage des fonds propres, les résultats des stress tests crédit globaux sont utilisés dans le cadre du calcul du capital économique (Pilier 2). Ils sont examinés par le Comité exécutif et sont également communiqués au Conseil d'administration de Crédit Agricole S.A.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a réalisé deux Stress tests Crédits sur l'arrêté au 31 mars 2020 et sur l'arrêté au 30 juin 2020 dont les résultats ont été présentés en Comité de Contrôle Interne et en Comité des Risques de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur avec un Reporting au Conseil d'Administration.
Les garanties ou collatéraux permettent de se prémunir partiellement ou en totalité du risque de crédit.
Les principes d'éligibilité, de prise en compte et de gestion des garanties et sûretés reçues sont établis par le Comité des normes et méthodologies (CNM) du groupe Crédit Agricole (en application du dispositif CRR/CRD 4 de calcul du ratio de solvabilité).
Ce cadre commun, défini par des normes de niveau Groupe Crédit Agricole, permet de garantir une approche cohérente entre les différentes entités du Groupe. Sont documentées notamment les conditions de prise en compte prudentielle, les méthodes de valorisation et revalorisation de l'ensemble des techniques de réduction du risque de crédit utilisées : sûretés réelles (notamment sur les financements d'actifs : biens immobiliers, aéronefs, navires, etc.), sûretés personnelles, assureurs de crédit publics pour le financement export, assureurs de crédit privés, organismes de caution, dérivés de crédit, nantissements d'espèces.
La déclinaison opérationnelle de la gestion, du suivi des valorisations et de la mise en action est du ressort de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Au 31 décembre 2020, la part des crédits octroyés sans garanties ou suretés reste marginale et représente seulement 3,8% de l'exposition au défaut de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Les engagements de garanties reçus sont présentés en note 3.1 et en note 9 de l'annexe aux états financiers consolidés.
Lorsqu'un contrat "cadre" a été signé avec une contrepartie et que cette dernière fait défaut ou entre dans une procédure de faillite, Crédit Agricole S.A, ses filiales et les Caisses régionales appliquent le close out netting leur permettant de résilier de façon anticipée les contrats en cours et de calculer un solde net des dettes et des obligations vis-à-vis de cette contrepartie. Ils recourent également aux techniques de collatéralisation permettant le transfert de titres, ou d'espèces, sous forme de sûreté ou de transfert en pleine propriété pendant la durée de vie des opérations couvertes, qui pourrait être compensé, en cas de défaut d'une des parties, afin de calculer le solde net des dettes et des obligations réciproques résultant du contrat-cadre qui a été signé avec la contrepartie.
Pour ses activités de gestion saine et prudente de trésorerie et de couverture de ses risques de taux et change, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a recourt à des conventions cadre, avec les entités spécialisées du Groupe Crédit Agricole : CA Titres et CACIB, conformément aux règlementations en vigueur.
Dans le cadre de la gestion de son portefeuille de financement des entreprises, Crédit Agricole CIB a recours à des dérivés de crédits conjointement avec un ensemble d'instruments de transfert de risque comprenant en particulier les titrisations (cf. Informations au titre du Pilier 3 de Bâle 3). Les objectifs recherchés sont la réduction de la concentration des encours de crédit aux entreprises, la diversification et l'abaissement des niveaux de pertes.
Crédit Agricole CIB traite les dérivés de crédit avec une dizaine de contreparties bancaires de premier ordre, compétentes et régulées. Par ailleurs, la majeure partie de ces dérivés sont traités via une chambre de compensation.
Ces opérations de dérivés de crédit réalisées dans le cadre des opérations d'atténuation du risque de crédit font l'objet de calcul d'ajustement dans la Prudent Valuation pour couvrir les concentrations de risque de marché.
Cette pratique n'est pas utilisée à la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Le montant de l'exposition maximale au risque de crédit de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur correspond à la valeur nette comptable des prêts et créances, des instruments de dettes et des instruments dérivés avant effet des accords de compensation non comptabilisés et des collatéraux. Elle est présente dans la note 3.1 des états financiers consolidés.
Au 31 décembre 2020, l'exposition au risque de crédit et de contrepartie de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 19,7 milliards d'euros vs. 18,3 milliards d'euros en 2019, soit une hausse de de 8 %.
L'analyse du risque de crédit sur les engagements commerciaux hors opérations internes au Groupe Crédit Agricole et hors collatéral versé par le Groupe dans le cadre des opérations de pension (prêts et créances sur les établissements de crédit, prêts et créances sur la clientèle, engagements de financements et de garanties données, est présentée ci-dessous.
Ce périmètre exclut en particulier les instruments dérivés qui sont principalement suivis en VaR (cf. risques de marché) et les actifs financiers détenus par les compagnies d'assurance
De par sa politique de distribution, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas vocation à prendre des positions en risque crédit en dehors de son territoire : 3 départements (Alpes-Maritimes, Var, Alpes de Haute-Provence) et Monaco.
Les contreparties pour lesquelles des facilités de crédit sont octroyées peuvent néanmoins constituer des tiers appartenant à des Groupes de risques nationaux ou transnationaux.
La note 3.1 des états financiers consolidés présente par ailleurs la répartition des prêts et créances et des engagements donnés en faveur de la clientèle et des établissements de crédit par zone géographique sur la base des données comptables.
Au 31 décembre 2020, hors segment de notation Particuliers, l'exposition au risque de crédit et de contrepartie de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 6,7 M€ milliards d'euros (vs. 5,5M€ en décembre 2019, soit une hausse de 20,6%).
Ventilation en EAD au 31 12 2020 hors segment de notation partenaire Particuliers (source TDB DRG risques)
| 891-PROVENCE COTE D'AZUR | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Répartition | Répartition | |||||||
| EAD en M€ | de | EAD en M€ | de | |||||
| l'encours | l'encours | |||||||
| 202012 | 202012 | 201912 | 201912 | |||||
| IMMOBILIER | 1 649 | 24,6% | 1 534 | 27,6% | ||||
| SERVICES NON MARCHANDS / SECTEUR PUBLIC / COLLECTIVITES | 1 566 | 23,3% | 1 451 | 26,1% | ||||
| DIVERS | 651 | 9,7% | 481 | 8,6% | ||||
| AGROALIMENTAIRE | 615 | 9,2% | 483 | 8,7% | ||||
| DISTRIBUTION / INDUSTRIES DE BIEN DE CONSOMMATION | 597 | 8,9% | 475 | 8,5% | ||||
| TOURISME / HÔTELS / RESTAURATION | 475 | 7,1% | 320 | 5,8% | ||||
| SANTE / PHARMACIE | 378 | 5,6% | 304 | 5,5% | ||||
| BTP | 254 | 3,8% | 153 | 2,8% | ||||
| AUTOMOBILE | 114 | 1,7% | 72 | 1,3% | ||||
| ENERGIE | 90 | 1,3% | 76 | 1,4% | ||||
| UTILITIES | 81 | 1,2% | 70 | 1,3% | ||||
| AUTRES TRANSPORTS | 64 | 0,9% | 44 | 0,8% | ||||
| INDUSTRIE LOURDE | 47 | 0,7% | 32 | 0,6% | ||||
| TELECOM | 38 | 0,6% | 18 | 0,3% | ||||
| AUTRES INDUSTRIES | 22 | 0,3% | 11 | 0,2% | ||||
| AUTRES ACTIVITES FINANCIERES (NON BANCAIRES) | 22 | 0,3% | 15 | 0,3% | ||||
| MEDIA / EDITION | 20 | 0,3% | 9 | 0,2% | ||||
| INFORMATIQUE / TECHNOLOGIE | 14 | 0,2% | 6 | 0,1% | ||||
| ASSURANCE | 6 | 0,1% | 5 | 0,1% | ||||
| BOIS / PAPIER / EMBALLAGE | 5 | 0,1% | 3 | 0,1% | ||||
| MARITIME | 3 | 0,0% | 2 | 0,0% | ||||
| AERONAUTIQUE / AEROSPATIAL | 0 | 0,0% | 0 | 0,0% | ||||
| BANQUES | 0 | 0,0% | 0 | 0,0% | ||||
| TOTAL | 6 711 | 100,0% | 5 564 | 100,0% | ||||
| Hausse sur l'année | 20,6% |
Le portefeuille d'engagements commerciaux (hors segment de notation partenaire Particuliers) ventilé par filière d'activité économique est diversifié. Sa structure reste globalement stable sur l'année 2020, les variations s'expliquent notamment par l'octroi des PGE.
Il est à noter le poids de la filière 'Services non marchand / secteur public / collectivités publiques' à 23,3% qui est largement supérieur à celui de la Caisse régionale « Cumul » (12,6%) et qui représentent des financements d'actifs de très bonne qualité.
Deux filières font l'objet d'une vigilance particulière compte tenu du contexte économique lié à la Crise sanitaire Covid-19 :
Les concentrations par agent économique des prêts et créances et des engagements donnés sur les établissements de crédit et sur la clientèle sont présentées en note 3.1 des états financiers consolidés.
Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, les encours bruts de prêts et créances (19,7 milliards d'euros au 31 décembre 2020) incluant les créances rattachées, (vs. 18.3 milliards d'euros au 31 décembre 2019) augmentent de 7,6 % en 2020.
Ils se répartissent entre la clientèle Retail et le Corporate comme suit :
| 2020 12 | 2019 12 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 891-PROVENCE COTE D'AZUR | EAD en K€ | % | EAD en K€ | % | |
| EAD RETAIL | 15 339 133 | 78% | 14 522 450 | 80% | |
| EAD COPORATE | 4 371 833 | 22% | 3 734 953 | 20% | |
| EAD TOTAL | 19 710 965 | 100% | 18 257 402 | 100% |
De par sa politique de distribution, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas vocation à prendre des positions en risque crédit en dehors de son territoire : 3 départements (06, 83 et 04) et Monaco.
.
Selon la norme IFRS 7, un actif financier est en souffrance lorsqu'une contrepartie n'a pas effectué un paiement à la date d'échéance contractuelle de celui-ci. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur considère qu'il n'y a pas de risque de crédit avéré sur les encours en souffrance présentant un retard inférieur à 90 jours.
Le détail des actifs financiers en souffrance ou dépréciés est présenté en note 3.1 des états financiers consolidés.
La politique de notation interne déployée par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur vise à couvrir l'ensemble du portefeuille clientèle (clientèle de proximité, entreprises, institutions financières, banques, administrations et collectivités publiques).
Sur le portefeuille des engagements commerciaux sains hors clientèle de proximité, les expositions au risque sont en nette hausse de 16% (4,4 milliards d'euros au 31 décembre 2020 contre 3,8 milliards d'euros au 31 décembre 2019).
Les emprunteurs faisant l'objet d'une notation interne représentent 99,4 % de ce portefeuille à fin 2020 en raison du contexte sanitaire et l'on observe une légère dégradation de la qualité de notation
La ventilation des EAD en équivalence notation interne Groupe Crédit Agricole et notation agence Standard & Poor's (S&P) est présentée ci-dessous
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | 31/12/2018 | |
|---|---|---|---|
| AAA | 4,3% | 4,7% | 11,2% |
| AA | 33,7% | 37,5% | 32,8% |
| A | 10,4% | 7,2% | 7,9% |
| BBB | 16,6% | 19,4% | 17,9% |
| BB | 25,6% | 22,8% | 23,1% |
| B | 7,9% | 7,7% | 6,3% |
| Sous surveillance | 0,9% | 0,6% | 0,5% |
| Non noté | 0,6% | 0,2% | 0,2% |
| Total | 100,0% | 100,0% | 100,0% |
Au 31 décembre 2020, 65% des engagements sont portés sur des emprunteurs notés investment grade (note de AAA à BBB) contre 68.8 % au 31 décembre 2019. Les notes B incluent les notations internes E+ et E et les notes ≤ E- sont classés « Sous surveillance » ; leur part reste faible bien qu'en hausse, à moins de 1%.
La politique de couverture des risques de pertes repose sur deux natures de corrections de valeur pour pertes de crédit :
Au 31 décembre 2020, l'ensemble des engagements objets de dépréciations individuelles s'élève à 94,4 millions d'euros contre 102,8 millions d'euros au 31 décembre 2019. Ils sont constitués des engagements sur lesquels la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur anticipe un non-recouvrement.
Les encours ayant fait l'objet d'une restructuration (11) en 2020 représentent 27,5 millions d'euros au 31 décembre 2020.
Les encours sont détaillés dans la note 3.1.5 des états financiers consolidés.
( 11) La définition des encours restructures est détaillée dans la note 1.2 "Principes et méthodes comptables" dans les états financiers consolides.
Les principaux facteurs ayant eu un impact sur le niveau des dépréciations observé au cours de l'année :
L'année 2020 a été marquée par la crise sans précédent du Covid-19.
Une description de l'environnement global et des perspectives macroéconomiques est détaillé dans le chapitre 3.1.1 du Rapport Financier, partie « Environnement économique et financier » ci-dessus.
Le coût du risque dans les comptes consolidés de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élève à 41,3 millions d'euros au 31 décembre 2020 contre 16,9 millions d'euros en 2019, soit une hausse de 24,4 millions d'euros.
Le coût du risque progresse de manière très significative, en lien la crise sanitaire. La hausse est justifiée par la dégradation de la situation économique et les perspectives négatives envisagées dans les mois à venir lors de la réduction des mesures de soutien à la clientèle professionnelle.
Afin d'anticiper les risques futurs (scenarios détaillés au paragraphe IV ci-après), les provisions filières sur Activités immobilières, Financements à Effets de Levier, Encours Non Performants et Tourisme ont fait l'objet de 21,5 millions d'euros de dotations.
Le coût du risque est détaillé dans les annexes aux comptes consolidés note 4.10
Le risque de contrepartie sur instruments dérivés est établi à partir de la valeur de marché et du risque de crédit potentiel, calculé et pondéré selon les normes prudentielles. La mesure associée à ce risque de crédit est détaillée dans la partie ci-dessus 2.2 "Mesure du risque de crédit" de la section II "Gestion du risque de crédit".
Le Groupe Crédit Agricole, y compris donc la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, a utilisé trois scénarios principaux pour le calcul des paramètres de provisionnement IFRS9 avec des projections à l'horizon 2022.
Ces trois scénarios intègrent des hypothèses différenciées quant aux impacts de la crise du Covid-19 sur l'économie, fonctions du caractère plus ou moins rapide et complet du retour à la normale de la mobilité, de l'activité et de la consommation, et dépendant en grande partie des évolutions sanitaires, aujourd'hui encore très incertaines (2ème re-confinement pris en compte, mais également les perspectives favorables liées à la découverte de vaccins sur la fin d'année). La solidité de la confiance des agents économiques est également décisive : selon les anticipations sur le plan sanitaire, économique et de l'emploi, elle conduit à des comportements d'attentisme et de précaution plus ou moins marqués qui déterminent en conséquence la propension des ménages à consommer l'épargne abondante accumulée durant le confinement et la capacité des entreprises à engager des investissements. L'ampleur, l'efficacité et le calendrier des mesures de soutien de relance gouvernementales ont également un impact important sur l'évolution de l'activité.
Le rebond du T3 2020, permis par le dé-confinement opéré dans la plupart des pays européens, a été plus fort que prévu. En France, le PIB a rebondi de 18.2% au T3 vs T2, après une baisse de 13.7% au T2 vs T1. L'ampleur de la 2ème vague a conduit à des mesures de restrictions marquées en Europe au T4. En France, il semblait probable que le 2ème confinement soit étendu au-delà de début décembre, afin d'obtenir le retour de la circulation du virus à un niveau plus contrôlé (objectif de 5000 contaminations par jour maximum). Avec une hypothèse d'un confinement jusqu'à mi-décembre, il était prévu une baisse du PIB France d'environ 8% au T4 vs T3. La croissance moyenne annuelle 2020 devait en être peu affectée (-10,1% vs -9.1% prévu en septembre), mais l'acquis de croissance (soit la croissance annuelle 2021 si les PIB trimestriels sont égaux au T4 2020 donc une croissance trimestrielle nulle) est négatif pour 2021 (-1.6%).
Ce scénario 1 fait l'hypothèse d'une persistance de l'épidémie en 2021 avec un scénario de 'stop and go' au cours du T1 et T2 (alternance de relâchements, restrictions et courtes périodes de confinement), mais moins pénalisant qu'en 2020 (meilleurs maitrise des flux épidémiques, restrictions mois fortes sur la mobilité). Même avec un vaccin mis sur le marché, il est supposé qu'un large déploiement n'interviendrait qu'à partir de mi-2021.
Pour 2021, il est prévu une croissance du PIB en France de 4,6%, contre 7,3% dans le scénario retenu pour fin Juin, comprenant au T1 2021, un rebond assez net, mais plus modéré qu'au T3 2020, du fait d'un dé-confinement prudent avec maintien probable de mesures restrictives du type couvre-feu ; et au T2 2021, il est supposé une troisième vague (liée notamment à l'état climatique et une efficacité insuffisante de la stratégie de tests) qui conduit à un nouvel épisode plus court de confinement et une baisse du PIB. Enfin, au second semestre 2021, un rebond (nouveau dé-confinement) et une amélioration de la conjoncture liée aux campagnes de vaccination. Mais une reprise prudente, malgré les mesures de soutien : certains secteurs resteront nettement fragilisés (aéronautique, automobile, commerce, tourisme, hôtellerie, restauration, culture…), des incertitudes sur le redémarrage de l'investissement malgré le plan de relance, faillites, maintien d'une épargne de précaution élevée des ménages confrontés à la hausse du chômage qui limite l'utilisation du surplus d'épargne accumulé pendant les confinements successifs.
En conséquence, la BCE irait vers plus d'assouplissement et plus d'achats de titres de dettes souveraines. En effet, avec les perspectives encore dégradées de croissance et d'inflation, les émissions de dettes souveraines à venir devraient conduire la BCE à en faire plus. Il n'est pas retenu pas de baisse de taux à horizon prévisible. Les achats nets d'actifs au titre du PEPP (750 milliards d'euros en mars portés à 1350 milliards d'euros en juin) doivent prendre fin en juin 2021. Ce scénario suppose que la BCE augmente ses programmes d'achats couvrant le second semestre 2021 ainsi que 2022 (via une extension et expansion du PEPP ou une simple augmentation de l'APP).
Depuis le pic d'aversion au risque de mars, le rendement du Bund dix ans a tenté de se redresser, mais il a systématiquement été ramené vers -0,50%/-0,60%. Absence de visibilité sur l'évolution de l'épidémie, sur le profil de la croissance 2021 et, plus généralement, degré très élevé d'incertitude. Egalement, il y a un maintien du Bund à un niveau très faible.
Le 2ème scenario reprend des prévisions identiques à celles du 1er scénario pour l'année 2020. Pour l'année 2021, il est supposé un profil assez comparable au T1-21 (dé-confinement prudent), mais en revanche, au T2-21, il est supposé une troisième vague plus forte et plus rapide, qui conduit à un re-confinement plus sévère, d'environ deux mois contre un mois dans le central. Ce scénario 2 conduirait à un recul du PIB nettement plus marqué au T2, mais suivi d'un rebond plus fort au T3.
Dans ce scénario, pour 2021 : il serait constaté une hausse du PIB en moyenne prévue à 3% vs +4.6% dans le scenario 1.
Par ailleurs, concernant :
Sur l'année 2020, les dotations nettes de reprises de provisions Bucket 1 / Bucket 2 ont représenté 73,8% du coût du risque consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur au 31/12/2020.
Les notions d'ECL sont présentées dans la partie 1.2 Principes et méthodes comptables des états financiers consolidés du 31 décembre 2020.
Les commentaires ci-dessous portent sur le périmètre des actifs financiers au cout amorti (prêts et créance sur la clientèle)
L'année 2020 a été particulièrement atypique avec une activité crédit qui est restée très dynamique, notamment avec l'accompagnement réalisé via l'octroi des prêts garantis par l'Etat (28.5 Milliards pour le Groupe Crédit Agricole). Les expositions du Groupe Crédit Agricole ont progressé de 52,6 Milliards d'euros sur l'année dont 54,1 Milliards sur les banques de réseau France. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a quant à elle octroyé 702 millions d'euros de PGE.
Malgré la crise, la structure des portefeuilles de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a que peu évolué sur l'année (cf. note 3.1.4 des états financiers consolidés du 31 décembre 2020) : le poids des encours sains les moins risqués (Bucket 1) reste très proche du niveau pré-crise à 94,2% vs 93,4% en début d'année, les encours globaux progressant de 1,494 milliard (+8,7%).
La part des encours sains présentant une indication de dégradation significative du risque de crédit (Bucket 2) a diminué sur l'année (4,9% vs 5,5% en début d'année), représentant une baisse de l'assiette de 24,9 millions d'euros (-2,63%) essentiellement en lien avec la clientèle de détail.
Les encours défaillants (Bucket 3) ont diminué malgré la crise (-4,74%, soit 7,9 millions d'euros), là aussi du fait de la clientèle de détail.
Les corrections de valeur pour perte sur les contreparties les mieux notés (Bucket 1) ont fortement progressé en lien avec la croissance des encours mais essentiellement avec l'intégration dans les paramètres de calculs des ECL de scénarios macro-économiques construits au cours de la crise.
Les ECL du portefeuille en Bucket 2 sont en hausse également, en lien avec la croissance des encours, la mise à jour des scénarios macro-économiques dans les paramètres de calcul, et également en raison avec les renforcements locaux de couverture sur les secteurs les plus affectés par la crise, tel que le Tourisme à la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Par ailleurs, des ajustements de paramètres ont été réalisés au T4 pour intégrer les effets de la nouvelle définition du défaut.
Le taux de couverture des créances dépréciées (Bucket 3) s'inscrit en baisse sur le Groupe Crédit Agricole (55.2% vs 59% fin 2019), reflétant le démarrage des usages de la nouvelle définition du défaut au sein du Groupe à partir du T3-2020, avec notamment l'introduction de la notion de créance dépréciée en période d'observation. Ce segment est provisionné à un taux sensiblement inférieur au reste du Bucket 3 en raison de la nature de ses expositions qui ont en principe vocation, à terme, à être reclassées en Bucket 2.
Le risque de marché représente le risque d'incidences négatives sur le compte de résultat ou sur le bilan, de fluctuations défavorables de la valeur des instruments financiers à la suite de la variation des paramètres de marché notamment :
La maîtrise des risques de marché de la Caisse régionale Provence Côte d'Azur repose sur un dispositif structuré, comprenant une organisation indépendante des hiérarchies opérationnelles, des méthodologies d'identification et de mesure des risques, des procédures de surveillance et de consolidation. En termes de périmètre, ce dispositif couvre l'ensemble des risques de marché.
Dans un contexte de marché toujours marqué par la persistance de taux bas, les incertitudes économiques et les tensions géopolitiques mondiales (discussions post-Brexit, politique du gouvernement italien, tensions commerciales sino-américaines et orientations de politique monétaire des banques centrales), la Caisse régionale Provence Côte d'Azur a poursuivi une politique de gestion prudente des risques de marché en cohérence avec son cadre d'appétence aux risques.
Le contrôle des risques de marché du Groupe Crédit Agricole est structuré sur deux niveaux distincts et complémentaires :
• au niveau central, la Direction des risques et contrôles permanents Groupe assure la coordination sur tous les sujets de pilotage et de contrôle des risques de marché à caractère transverse. Elle norme les données et les traitements afin d'assurer l'homogénéité de la mesure consolidée des risques et des contrôles. Elle tient informés les organes exécutifs (Direction générale de Crédit Agricole S.A.) et délibérants (Conseil d'administration, Comité des risques du conseil) de l'état des risques de marché ;
• au niveau de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, un Responsable des Risques et Contrôles Permanents pilote et contrôle les risques de marché issus des activités. Ce Responsable est nommé par le Directeur Général de la Caisse régionale et lui est directement rattaché. Par ailleurs, la Direction Financière assure un contrôle et un reporting des risques de marché.
Les procédures Groupe définissent le niveau d'information, le format et la périodicité des reportings que les entités doivent transmettre à Crédit Agricole S.A. (Direction des risques et contrôles permanents Groupe).
Trois instances de gouvernance interviennent dans la gestion des risques de marché au niveau du Groupe :
Au niveau de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur :
L'encadrement des risques de marché de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur repose sur la combinaison de plusieurs indicateurs de risque, donnant lieu à encadrement par des limites et/ou seuils d'alerte : les scénarios de stress, les encours, les pertes latentes.
Les stress scenarios, conformément aux principes du Groupe Crédit Agricole, simulent des conditions extrêmes de marché applicables à ses portefeuilles et mesurent les moins-values associées. Les stress scénario appliqués sont ceux recommandés par le Groupe :
Plus forte variation historique observée sur 1 an, pour chaque facteur de risque (actions, taux, inflation), soit notamment :
Ce stress est appliqué au portefeuille valorisé en JVR (Juste Valeur par Résultat).
Dégradation marquée du souverain France, qui se propage sur les autres titres, soit notamment :
Ce stress est appliqué au portefeuille JVR, ainsi qu'au portefeuille CAM (Coût amorti).
Au 31/12/2020, l'encadrement de ces stress est le suivant :
| BANKING BOOK | Description synthétique du mode de fixation des seuils d'alerte N1 et N2 |
Niveau du seuil d'alerte N1 (en M€) |
Niveau du seuil d'alerte N2 (en M€) |
Mesure au 31/12/20 (en M€) |
|
|---|---|---|---|---|---|
| Limites et ou seuils d'alerte | Portefeuille JVR | Limite 2020 correspondant à 34 % du résultat net 2019 |
35 | - | 17 |
| du Stress Groupe | Portefeuille CAM | Seuil d'alerte 2020 correspondant à 9 % des fonds propres consolidés |
130 | - | 43 |
| Limites ou seuils d'alerte du stress adverse 1 an |
Portefeuille JVR | Seuil d'alerte 2020 correspondant à 43 % du résultat net 2019 |
45 | - | 28 |
| Portefeuille CAM | - | - | - | - |
Le dispositif d'encadrement du risque de marché est complété par des limites spécifiques sur les OPC : limites en encours et en pertes par type d'OPC (OPC monétaires, obligataires, actions, mixtes), limites en encours et en appels de fonds sur les FCPR/FPCI, et limites en souscriptions sur les fonds d'investissement social solidaire. Par ailleurs les fonds mixtes non dédiés sont encadrés par des limites en volatilité, en sensibilité et en exposition actions.
Enfin des limites en encours sont définies en fonction des sociétés de gestion d'OPC.
Ces limites sont fixées et revues annuellement par le Conseil d'Administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, et font l'objet d'un suivi mensuel. Un reporting est également communiqué trimestriellement en Comité GAP et semestriellement en Comité Risques et en Conseil d'Administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
La Caisse Régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'est pas concernée.
Le risque action trouve son origine dans les activités de trading sur actions, dans le portefeuille de placement investi en actions.
Au 31/12/2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas d'activité de trading et d'arbitrage.
En 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas détenu d'actions en direct mais des parts d'OPC mixtes et des parts d'OPC actions dans le cadre de la gestion du LCR.
Le portefeuille actions de la Caisse régionale est enregistré en comptabilité en titres de placement (Normes Françaises) ou JVR (Normes Internationales) ; les éventuelles moins-values latentes font l'objet d'un provisionnement au 1er euro.
Ainsi, les parts d'OPC actions sont valorisées à 5 M€ au 31/12/2020. Les parts d'OPC mixtes sont par ailleurs valorisées à 23 M€ au total, et les parts de FCPR/FPCI à 5 M€.
La Direction de la gestion financière de Crédit Agricole S.A. définit les principes de la gestion financière et en assure la cohérence d'application au sein du Groupe Crédit Agricole. Elle a la responsabilité de l'organisation des flux financiers, de la définition et de la mise en œuvre des règles de refinancement, de la gestion actif-passif et du pilotage des ratios prudentiels.
L'optimisation des flux financiers au sein du Groupe Crédit Agricole S.A. est un objectif permanent. Dans ce cadre, la mutualisation des ressources excédentaires et la possibilité de couverture des risques induits contribuent à cette fin.
Ainsi, les principes de gestion du Groupe assurent que les excédents et/ou les déficits en termes de ressources clientèle, notamment en provenance des Caisses régionales, sont remontés dans les livres de Crédit Agricole S.A. Cette mise en commun participe au refinancement des autres entités du Groupe (notamment Crédit Agricole Leasing & Factoring, Crédit Agricole Consumer Finance) en tant que de besoin.
Ce dispositif de centralisation à Crédit Agricole S.A. de la gestion de la liquidité permet d'en maîtriser et d'en optimiser la gestion d'autant plus qu'il s'accompagne d'un adossement partiel en taux.
Ainsi, le Groupe Crédit Agricole se caractérise par une forte cohésion financière et une diffusion limitée des risques financiers, de liquidité notamment. Les diverses entités du Groupe sont néanmoins responsables de la gestion du risque subsistant à leur niveau, dans le cadre des limites qui leur ont été dévolues.
Au sein des Caisses régionales, les Conseils d'administration fixent les limites concernant le risque de taux d'intérêt global portefeuille de trading et déterminent les seuils d'alertes pour la gestion de leurs portefeuilles de placement (titres disponibles à la vente). Ces limites font l'objet d'un suivi par Crédit Agricole S.A.
La gestion du risque de taux d'intérêt global vise à stabiliser les marges futures des entités du Groupe Crédit Agricole contre les impacts défavorables d'une évolution adverse des taux d'intérêts.
Les variations de taux d'intérêt impactent en effet la marge d'intérêt en raison des décalages de durées et de type d'indexation entre les emplois et les ressources. La gestion du risque de taux vise par des opérations de bilan ou de hors bilan à limiter cette volatilité de la marge.
Le risque de taux est calculé sur le bilan individuel de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur. Il intègre l'ensemble des instruments dérivés. La périodicité des mesures a été fixée au mois, les calculs sont effectués par la Gestion Financière sous la responsabilité du Directeur Financier.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'utilise que les instruments financiers autorisés par la politique financière pour couvrir le risque de taux : swaps de taux d'intérêt, options, achats à terme ferme.
La situation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur en matière de risque de taux est présentée trimestriellement au Comité de Gestion Actif-Passif, qui décide des programmes de couverture sur proposition de la Direction Financière. Le Comité de Trésorerie met en œuvre les opérations dans le cadre de ces programmes. Un reporting mensuel est effectué dans le Tableau de bord de la Gestion Financière. Par ailleurs, une information au Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est assurée au semestre.
L'exposition au risque de taux d'intérêt global du Groupe est suivie par le Comité actif-passif de Crédit Agricole S.A.
Celui-ci est présidé par le Directeur général de Crédit Agricole S.A. et comprend plusieurs membres du Comité exécutif ainsi que des représentants de la Direction des risques et contrôles permanents :
Des limites approuvées par le Conseil d'administration de Crédit Agricole S.A. encadrent l'exposition du Groupe au risque de taux d'intérêt global.
La mesure du risque de taux s'appuie principalement sur le calcul de gaps ou impasses de taux.
Cette méthodologie consiste à projeter dans le futur les encours à taux connu et les encours indexés sur l'inflation en fonction de leurs caractéristiques contractuelles (date de maturité, profil d'amortissement) ou d'une modélisation de l'écoulement des encours lorsque :
La définition de ces modèles repose habituellement sur l'analyse statistique du comportement passé de la clientèle complétée d'une analyse qualitative (contexte économique et réglementaire, stratégie commerciale…).
La cohérence des modèles entre les différentes entités du Groupe est assurée par le fait que ceux-ci doivent respecter les principes de modélisation validés par le Comité des normes et méthodologies. Leur validation est de la responsabilité du Comité actif-passif de l'entité et leur pertinence est contrôlée annuellement.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur respecte les principes de modélisation validés par le Groupe. Tous les modèles d'écoulement sont les modèles CASA. Les taux de remboursement anticipé sur les crédits et les DAT peuvent faire l'objet d'un paramétrage local.
Les impasses sont consolidées trimestriellement au niveau du Groupe Crédit Agricole.
Les règles applicables en France sur la fixation du taux du Livret A indexent une fraction de cette rémunération à l'inflation moyenne constatée sur des périodes de six mois glissants. La rémunération des autres livrets de la Banque de proximité du Groupe Crédit Agricole est également corrélée à la même moyenne semestrielle de l'inflation. Le Groupe est donc amené à couvrir le risque associé à ces postes du bilan au moyen d'instruments (de bilan ou de hors bilan) ayant pour sous-jacent l'inflation.
Les risques sur options sont, quant à eux, retenus dans les impasses à hauteur de leur équivalent delta.
Un nouveau type de mesure a été mis en place en 2019 avec des simulations de MNI projetées sur 3 années. La méthodologie correspond à celle des stress test EBA : bilan constant et renouvellement à l'identique des opérations arrivant à maturité. Ces simulations sont effectuées selon 4 scénarios : réalisation des forwards (baseline), chocs de plus ou moins 200bp sur les taux et choc de +100 bp sur inflation. Elles sont calculées sur les périmètres des principales entités du Groupe Crédit Agricole et sur base consolidée. Ces indicateurs ne font pas l'objet d'un encadrement mais contribuent à la mesure de l'évaluation du besoin en capital interne au titre du risque de taux.
Les limites mises en place au niveau du Groupe Crédit Agricole, et au niveau des différentes entités, permettent de borner la somme des pertes maximales actualisées sur les 30 prochaines années et le montant de perte maximale annuelle sur les 15 prochaines années en cas de choc de taux.
Les règles de fixation des limites visent à protéger la valeur patrimoniale du Groupe Crédit Agricole dans le respect des dispositions du Pilier 2 de la réglementation Bâle 3 en matière de risque de taux d'intérêt global et à limiter la volatilité dans le temps de la marge d'intérêts en évitant des concentrations de risque importantes sur certaines maturités. Outre les validations du Comité des risques du Groupe Crédit Agricole, ces limites sont approuvées par l'organe délibérant de chaque entité.
Le risque de taux de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est encadré par des limites conformes à la norme Groupe, et fonction du type de gap :
Ces limites sont validées et révisées annuellement par le Conseil d'Administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Le besoin en capital interne au titre du risque de taux est mesuré selon une approche duale en valeur économique et en revenu. L'impact en valeur économique est réalisé en tenant compte :
Cette mesure est réalisée en s'appuyant sur un jeu de scénarios internes intégrant des déformations de la courbe de taux calibrés selon une méthode cohérente avec celle utilisée pour l'évaluation des autres risques mesurés au titre du Pilier 2.
La mesure au 30/09/2020 du besoin en capital interne au titre du risque de taux de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est de -175 M€.
Au 31/12/2020, les limites sont respectées par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et sont les suivantes concernant le Gap synthétique :
| Gap synthétique | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Calibrage des Limites |
Recommandations Crédit Agricole S.A. (seuil maximum) |
Mesure Impact au 31/12/2020 | ||||
| Choc -200bp | Choc +200bp | Choc -100bp | Choc +100bp | |||
| Montant de GAP par année tel que la Perte potentielle actualisée soit inférieure à 5% du PNB d'activité sur les années 1 et 2 |
1 200 ME (5 % du PNB) |
1 200 ME (5% du PNB) |
Les limites sont respectées : Année 1 = - 453 M€ Année 2 = - 590 M€ |
|||
| Montant de GAP par année tel que la Perte potentielle actualisée soit inférieure à 4% du PNB d'activité sur les années 3 à 10 |
960 ME (4 % du PNB) |
960 ME (4 % du PNB) |
Les limites sont respectées sur toutes les maturités (maxi : + 731 M€ en 2029) |
|||
| Perte potentielle actualisée sur les 12 prochains mois / PNB d'activité |
ND | ND |
Le risque de change correspond au risque de variation de juste valeur d'un instrument financier du fait de l'évolution du cours d'une devise.
Cette activité de change concerne des opérations clientèles pour lesquelles la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur se couvre systématiquement auprès de Crédit Agricole S.A.
Conformément aux règles internes du Groupe, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'interdit l'acquisition en direct de devises ou de titres libellés en devises. Elle peut cependant être exposée au risque de change dans le cadre de fonds de fonds ou d'OPC qu'elle détient.
Un suivi spécifique semestriel est réalisé afin de veiller à ce que cette exposition reste résiduelle.
Ainsi, pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, la position de change nette, non couverte, doit être inférieure à un seuil d'alerte fixé à 2% des fonds propres prudentiels de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, afin de ne pas impacter le ratio de solvabilité.
Le Groupe Crédit Agricole est exposé, comme tous les établissements de crédit, au risque de liquidité, c'est-àdire de ne pas disposer des fonds nécessaires pour faire face à ses engagements. La réalisation de ce risque correspondrait, par exemple, à une crise de confiance générale des investisseurs des marchés monétaires et obligataires, ou à des retraits massifs des dépôts de la clientèle.
L'objectif du Groupe Crédit Agricole en matière de gestion de sa liquidité est d'être en situation de pouvoir faire face à tout type de situation de crise de liquidité sur des périodes de temps prolongées.
Pour ce faire, le Groupe s'appuie sur un système interne de gestion et d'encadrement du risque de liquidité qui a pour objectifs :
Ce système comprend des indicateurs, des limites et seuils d'alerte, calculés et suivis sur l'ensemble des entités du Groupe, et qui font l'objet d'une consolidation afin de permettre un suivi du risque de liquidité sur le périmètre du groupe Crédit Agricole.
Le système intègre également le respect des contraintes réglementaires relatives à la liquidité. Le LCR (Liquidity Coverage Ratio), ainsi que les éléments du suivi de la liquidité supplémentaires (ALMM) calculés sur base sociale ou sous-consolidée pour les entités assujetties du Groupe Crédit Agricole, et sur base consolidée pour le Groupe, font ainsi l'objet d'un reporting mensuel transmis à la BCE.
Le système de gestion et d'encadrement de la liquidité du groupe Crédit Agricole est structuré autour d'indicateurs définis dans une norme et regroupés en quatre ensembles :
Il revient au Comité normes et méthodologies, après examen de l'avis de la Direction risques et contrôles permanents Groupe, de valider la définition et les modifications de ces indicateurs tels que proposés par la Direction financière Groupe de Crédit Agricole S.A.
Le Conseil d'administration de Crédit Agricole S.A. approuve la politique générale de gestion du risque de liquidité du Groupe et fixe les limites encadrant les principaux indicateurs, traduisant ainsi les niveaux d'appétence au risque de liquidité du Groupe. Le Comité des risques Groupe, qui propose au Conseil d'administration le niveau de ces limites, en fixe la déclinaison sur les entités constituant le Groupe.
Ainsi, chacune des filiales de Crédit Agricole S.A. et chacune des Caisses régionales se voit notifier des limites sur les indicateurs encadrés au niveau Groupe. En complément de cette déclinaison du système Groupe, le Comité Gestion Actif Passif de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur définit des limites spécifique portant sur les risques propres à leurs activités (limite sur le compte-courant, encadrement du repo / reverse repo).
Crédit Agricole S.A. assure le pilotage de la gestion du risque de liquidité. À ce titre, la Direction Financière est en charge pour le refinancement à court terme de :
Pour le refinancement à long terme :
Les programmes de refinancement à long terme comprennent divers instruments. L'instance opérationnelle du Groupe Crédit Agricole sur le suivi de la liquidité est le Comité de trésorerie et de liquidité qui examine tous les sujets relatifs aux questions de liquidité, depuis la liquidité intraday jusqu'à la liquidité moyen long terme. Il prépare les orientations proposées au Comité actif-passif et liquidité fonds propres du Groupe Crédit Agricole.
L'instance décisionnaire sur les points importants (pilotage du programme de refinancement, lancement de nouveaux programmes, validation des budgets de refinancement, pilotage de l'équilibre collecte/crédit…) est le Comité actif-passif et liquidité fonds propres, présidé par le Directeur général de Crédit Agricole S.A., à qui il est également rendu compte de la situation en liquidité du Groupe.
En cas de tensions avérées sur les marchés du refinancement, un Comité de suivi rapproché est instauré entre la Direction générale, la Direction risques et contrôles permanents Groupe et la Direction des finances Groupe, aux fins de suivre au plus près la situation en liquidité du Groupe.
Par ailleurs, le Groupe s'est doté d'un plan d'urgence Liquidité Groupe, comportant 3 niveaux déclenchés selon la sévérité de la situation en liquidité. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'est également dotée d'un plan d'urgence Liquidité local, comportant aussi 3 niveaux d'urgence. Ces plans ont été activés à titre préventif en mars 2020 suite à la crise COVID.
Au niveau de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, le suivi du risque de liquidité et de financement est assuré par la Gestion Financière. Les opérations de refinancement sont décidées par le Comité de Trésorerie, placé sous la responsabilité de la Direction Financière, dans le cadre des orientations de gestion validées par le Comité de Gestion Actif-Passif.
Les reportings relatifs aux indicateurs du risque de liquidité et aux ratios LCR et NSFR sont produits via un outil national. Par ailleurs, des outils de prévision ont été développés par la Caisse régionale Provence Côte d'Azur pour piloter la consommation de limite court terme, le LCR et l'évolution quotidienne du solde du compte courant de trésorerie.
Le dispositif de gestion et de suivi de la liquidité de la Caisse régionale repose sur les principaux indicateurs suivants :
On notera que parmi les opérations de refinancement Banques centrales, les encours correspondant au T-LTRO (Targeted Longer Term Refinancing Operation) sont intégrés dans les Ressources de marché long terme. En effet, les opérations de T-LTRO II et T-LTRO III ne comportent pas d'option de remboursement anticipé à la main de la BCE, compte tenu de leur maturité contractuelle respective à 4 ans et à 3 ans, elles sont assimilées à un refinancement sécurisé de long terme, identique du point de vue du risque de liquidité à une émission sécurisée.
Depuis le mois de mars 2014, les établissements de crédit de la zone euro ont l'obligation de transmettre à leurs superviseurs les reportings du Liquidity Coverage Ratio (LCR) définis par l'EBA (European Banking Authority). Le LCR a pour objectif de favoriser la résilience à court terme du profil de risque de liquidité des banques en veillant à ce qu'elles disposent d'un encours suffisant d'actifs liquides de haute qualité (HQLA, High Quality Liquid Assets) non grevés pouvant être convertis en liquidités, facilement et immédiatement, sur des marchés privés, dans l'hypothèse d'une crise de liquidité qui durerait 30 jours calendaires. Les établissements de crédit sont assujettis à un seuil sur ce ratio, fixé à 100% à compter du 1er janvier 2018.
Au 31/12/2020, le ratio LCR de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est de 165,06 %.
Le ratio NSFR (Net Stable Funding Ratio) est un ratio de stock (le LCR étant un ratio de flux) qui compare les actifs de maturité effective ou potentielle supérieure à un an, aux passifs de maturité effective ou potentielle supérieure à un an. La définition du NSFR attribue à chaque élément du bilan une pondération traduisant sa potentialité d'avoir une maturité supérieure à un an. À ce jour certaines pondérations font encore l'objet de discussions et la réglementation européenne n'a pas encore totalement défini ce ratio, dont l'encadrement réglementaire initialement prévu en 2018, interviendra ultérieurement dans le cadre du processus législatif européen lancé à la suite de la proposition de la Commission Européenne du 23 novembre 2016.
En l'état actuel des textes et de notre compréhension, le Groupe Crédit Agricole respecterait d'ores et déjà les exigences du ratio NSFR.
Sur le refinancement, les politiques des banques centrales ont encore été déterminantes pour l'évolution des conditions de marché en 2020, dans un contexte de crise sanitaire mondiale.
Le refinancement de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est assuré essentiellement au sein du Groupe Crédit Agricole, par des emprunts ou des avances, globales ou spécifiques. En 2020 elle a également pu bénéficier du TLTRO-III, lui permettant de se refinancer en fonction de son stock de créances éligibles et sur une durée de 3 ans.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur participe aux émissions de Covered Bonds du Groupe Crédit Agricole (CA Home Loan SFH, CRH…) et reçoit sous forme d'avances spécifiques le refinancement adossé à la participation de la Caisse régionale. La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur participe
également aux financements BEI et CDC pilotés par Crédit Agricole S.A. et obtient des refinancements sous forme d'avances spécifiques.
Un programme d'émission de NEU CP et NEU MTN (ex-CDN et BMTN) a par ailleurs été défini, validé par le Conseil d'Administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et déclaré à la Banque de France pour un montant de 2 550 M€ en 2020.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur peut également effectuer des opérations de mise en pension (repo) et/ou de prise en pension (reverse repo) de titres, dans le respect d'un dispositif d'encadrement spécifique.
Au sein de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur., l'utilisation d'instruments dérivés répond à deux objectifs principaux :
Lorsque les dérivés ne sont pas détenus à des fins de couverture (au sens de la norme IAS 39 12), ils doivent être classés en instruments dérivés détenus à des fins de transaction et font dès lors l'objet d'un suivi au titre des risques de marché, en plus du suivi du risque de contrepartie éventuellement porté. Il est à noter que certains instruments dérivés peuvent être détenus à des fins de couverture économique des risques financiers, sans toutefois respecter les critères posés par la norme IAS 39. Ils sont alors également classés en instruments dérivés détenus à des fins de transaction.
Dans tous les cas, l'intention de couverture est documentée dès l'origine et vérifiée trimestriellement par la réalisation des tests appropriés (prospectifs et rétrospectifs).
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur gère ses risques financiers dans le cadre des limites qui lui ont été octroyées par le Comité des risques Groupe Crédit Agricole, présidé par le Directeur général de Crédit Agricole S.A.
Les états de la note 3.4 des états financiers consolidés de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte présentent les valeurs de marché et montants notionnels des instruments dérivés de couverture.
La gestion du risque de taux d'intérêt global vise à concilier deux approches :
Cette première approche suppose d'adosser les postes du bilan/hors bilan sensibles à la variation des taux d'intérêt (i.e. de manière simplifiée, les postes à taux fixe) à des instruments à taux fixe également, afin de neutraliser les variations de juste valeur observées en cas de variation des taux d'intérêt. Lorsque cet adossement est fait au moyen d'instruments dérivés (principalement des swaps de taux fixe et inflation, caps de marché), ceux-ci sont considérés comme des dérivés de couverture de juste valeur (Fair Value Hedge) dès lors que les instruments identifiés (micro FVH) ou les groupes d'instruments identifiés (macro FVH) comme éléments couverts (actifs à taux fixe et inflation : crédits clientèle, passifs à taux fixe et inflation : dépôts à vue et épargne)
12 Conformément à la décision du Groupe Crédit Agricole, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'applique pas le volet "comptabilité de couverture" d'IFRS 9 suivant l'option offerte par la norme. L'ensemble des relations de couverture reste documenté selon les règles de la norme IAS 39, et ce au plus tard jusqu'à la date d'application du texte sur la macro couverture de juste valeur lorsqu'il sera adopté par l'Union européenne. Néanmoins, l'éligibilité des instruments financiers à la comptabilité de couverture selon IAS 39 prend en compte les principes de classement et d'évaluation des instruments financiers de la norme IFRS 9.
sont éligibles au sens de la norme IAS 39 (à défaut, comme indiqué précédemment, ces dérivés, qui constituent pourtant une couverture économique du risque, sont classés en trading).
En vue de vérifier l'adéquation de la couverture, les instruments de couverture et les éléments couverts sont échéancés par bande de maturité en utilisant les caractéristiques des contrats ou, pour certains postes du bilan (collecte notamment) des hypothèses qui se basent notamment sur les caractéristiques financières des produits et sur des comportements historiques. La comparaison des deux échéanciers (couvertures et éléments couverts) permet de documenter la couverture de manière prospective, pour chaque maturité.
Cette seconde approche suppose de neutraliser la variation des futurs flux de trésorerie associés d'instruments ou de postes du bilan liée à la refixation dans le futur du taux d'intérêt de ces instruments, soit parce qu'ils sont indexés sur des indices de taux qui fluctuent, soit parce qu'ils seront refinancés à taux de marché à un certain horizon de temps. Lorsque cette neutralisation est effectuée au moyen d'instruments dérivés (swaps de taux d'intérêt principalement), ceux-ci sont considérés comme des dérivés de couverture des flux de trésorerie (Cash Flow Hedge). Dans ce cas également, cette neutralisation peut être effectuée pour des postes du bilan ou des instruments identifiés individuellement (micro CFH) ou des portefeuilles de postes ou instruments (macro CFH).
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur détient les encours suivants :
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur n'a pas documenté de relation de couverture d'investissement net en devise.
Le risque opérationnel est défini comme le risque de pertes découlant d'une inadéquation ou d'une défaillance des processus, du personnel et des systèmes internes ou d'événements extérieurs.
Il inclut le risque juridique, le risque de non-conformité, le risque de fraude interne et externe, le risque de modèle et les risques induits par le recours à des externalisations de cœur de métier dont les PSEE (prestations de service essentielles externalisées). Cette définition englobe les catégories de risques (typologie de risques opérationnels Bâle II) suivantes :
Le dispositif de gestion des risques opérationnels, décliné au sein de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, comprend les composantes suivantes, communes à l'ensemble du Groupe Crédit Agricole.
La cartographie est réalisée par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur annuellement et exploitée avec une validation des résultats et plans d'action associés en Comité de contrôle interne.
Elle est complétée par la mise en place d'indicateurs de risque permettant la surveillance des processus présentant un degré de maîtrise opérationnelle dégradée (risques mal maîtrisés, récurrents ou exceptionnels).
Cette cartographie actualisée tient compte des informations et des instructions fournies de DRG/ROC. Elle couvre l'ensemble des processus de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Elle se fait en priorité à partir :
La cartographie des risques des processus intégrés dans une coopération est examinée par la Caisse régionale participante à la coopération et la Caisse régionale sous-traitante pour partager les risques générés et s'accorder sur les actions de maitrise des risques à mener.
La cartographie des risques des processus transverses doit être examinée par les unités participantes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur pour partager les risques générés et s'accorder sur les actions de maitrise des risques à mener.
Le processus de collecte est appuyé sur des correspondants risques opérationnels nommés au sein des unités concernées de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur qui déclarent au plus près les risques constatés directement dans le logiciel du Groupe Olimpi@.
Les déclarations sont ainsi vérifiées mensuellement par le gestionnaire de la collecte qui envoie trimestriellement au Groupe Crédit Agricole la base consolidée.
La fiabilité et la qualité des données collectées font l'objet de contrôles systématiques en local et en central.
Le périmètre des scénarios majeurs retenu par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est exhaustif : il contient l'ensemble des scénarios étudiés par toutes les entités en méthode avancée (AMA) dont les Caisses régionales, soit 17 scénarios.
L'exigence de fonds propres brute avec assurance est légèrement en baisse à 64 802 k€ (vs 69 931 k€ en 2019).
| 09 | 891 | Provence Côte d'Azur |
|---|---|---|
| en euros | EFP brute sans assurance |
EFP brute avec assurance |
| Nom du scenario | 2020 | 2020 |
| Fraude interne / Détournement de fonds | 2 493 200 | 2 493 200 |
| Malveillance informatique commise par un employé | 8 860 727 | 8 860 727 |
| Malveillance informatique commise par un tiers | 5 831 301 | 5831 301 |
| Utilisation frauduleuse de moyens de paiement / usurpation d'identité | 9 665 361 | 9 665 361 |
| Malveillance paralysant le système Cartes Bancaires | 3 427 233 | 3 427 233 |
| Attaque virale sur le SI | 2 073 826 | 2 073 826 |
| Non respect de la réglementation du travail | 3 297 292 | 3 297 292 |
| Défaut de conseil | 3 040 448 | 3 040 448 |
| Soutien artificiel / rupture abusive | 3 426 723 | 3 426 723 |
| Vente abusive / publicité non-conforme | 956 010 | 956 010 |
| Abus de marché | 2 713 405 | 2 713 405 |
| Pratiques délo yales | 3 692 701 | 3 692 701 |
| Non respect de la réglementation anti-blanchiment | 3 744 970 | 3 744 970 |
| Indisponibilité d'un site névralgique | 34 970 602 | 4 021 175 |
| Indisponibilité ou dysfonctionnements majeurs des moyens informatiques | 1 443 533 | 1 443 533 |
| Litige Fiscal | 4 853 133 | 4 853 133 |
| Disparition ou indisponibilité d'un fournisseur majeur | 1 261 542 | 1 261 542 |
| TOTAL | 95 752 010 | 64 802 583 |
Le calcul des exigences en fonds propres au titre du « Risque opérationnel » est l'objet d'un calcul TSA complet et d'un calcul AMA complet pour chaque arrêté trimestriel. S'y ajoutent deux add on exigés par la BCE pour couvrir les risques émergents d'une part et, d'autre part, corriger l'effet de la diversification conformément à l'évolution de la réglementation.
Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, l'impact au 31/12/2020 est de 3,18% de la part des Caisses régionales, soit 4,8 M€ au titre des risques émergents et 4,17 M€ au titre de la diversification, ce qui porte ses EFP AMA à 48,45 M€.
Une présentation des Risques Opérationnels concernant le suivi des risques par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur se construit autour de l'actualité de la collecte. Ainsi, sont présentés en Comité de Contrôle Interne les fiches d'alertes et l'évolution du risque opérationnel par domaine.
Un plan d'actions (consolidé avec les indicateurs des contrôles Scope) est formalisé avec trois facteurs d'entrée :
La plateforme outil RCP (Risque et contrôle permanent) réunit les quatre briques fondamentales du dispositif (collecte des pertes, cartographie des risques opérationnels, contrôles permanents et plans d'action) partageant les mêmes référentiels et permettant un lien entre dispositif de cartographie et dispositif de maîtrise de risque (contrôles permanents, plans d'actions, etc.).
S'agissant de la composante du système d'information relative au calcul et à l'allocation des fonds propres réglementaires, le plan d'évolution s'est poursuivi avec une rationalisation des référentiels, une meilleure granularité des informations, une automatisation des contrôles des données reprises dans les états réglementaires COREP, visant ainsi à répondre aux principes de saine gestion du SI risque du Comité de Bâle.
Ces composantes font l'objet de contrôles consolidés communiqués en central.
Par ailleurs, les risques liés aux prestations essentielles externalisées sont intégrés dans chacune des composantes du dispositif Risque opérationnel et font l'objet d'un reporting dédié ainsi que de contrôles consolidés communiqués en central. Le dispositif du groupe Crédit Agricole est en cours d'adaptation conformément aux lignes directrices de l'EBA relatives à l'externalisation diffusées en 02/2019.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur utilise l'approche des mesures avancées (AMA) qui a été validée par l'Autorité de contrôle prudentiel en 2007.
La méthode AMA de calcul des fonds propres au titre du risque opérationnel a pour objectifs principaux :
Les dispositifs mis en place dans le Groupe visent à respecter l'ensemble des critères qualitatifs (intégration de la mesure des risques dans la gestion quotidienne, indépendance de la fonction Risques, déclaration périodique des expositions au risque opérationnel, etc.) et des critères quantitatifs Bâle 3 (intervalle de confiance de 99,9 % sur une période d'un an ; prise en compte des données internes, des données externes, d'analyses de scénarios et de facteurs reflétant l'environnement ; prise en compte des facteurs de risque influençant la distribution statistique, etc.).
Le modèle AMA de calcul des fonds propres repose sur un modèle actuariel unique de type Loss Distribution Approach.
Les facteurs internes (évolution du profil de risque de l'entité) sont pris en compte en fonction :
S'agissant des facteurs externes, le Groupe Crédit Agricole utilise :
Les principes qui ont gouverné la conception et la mise au point du modèle sont les suivants :
Un comité semestriel de backtesting du modèle AMA (Advanced Measurement Approach) est en place et se consacre à analyser la sensibilité du modèle aux évolutions de profil de risques des entités. Chaque année, ce comité identifie des zones d'améliorations possibles qui font l'objet de plans d'action.
Le dispositif et la méthodologie Risques opérationnels ont fait l'objet de missions d'audit externe de la BCE en 2015 et 2016 et 2017. Ces missions ont permis de constater les avancées du Groupe, mais aussi de compléter l'approche prudentielle relative aux risques émergents (cyber risk, conformité/conduct risk).
Sur la période allant de 2018 à 2020, les incidents de risque opérationnel pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur se répartissent tel que suit :
Les autres incidents de risque opérationnel se répartissent entre les dommages occasionnés aux actifs physiques (5,97 %), le dysfonctionnement de l'activité et des systèmes (0,16 %) et la fraude interne (0,09 %).
Par ailleurs, le montant des actifs pondérés par les risques (RWAs) relatifs au risque opérationnel auquel est exposé la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur s'élevait à 605,67 millions d'euros au 31 Décembre 2020.
| CATEGORIE DE RISQUES BALOISE | 2018-2020 |
|---|---|
| Clients, produits et pratiques commerciales | 33,30% |
| Exécution, livraison et gestion des processus | 22,23% |
| Pratiques en matiere d'emploi et securité sur le lieu de travail |
19,84% |
| Fraude externe | 18,41% |
| Dommages occasionnes aux actifs physiques | 5,97% |
| Dysfonctionnements de l'activité et des systèmes | 0,16% |
| Fraude interne | 0,09% |
Source d'information : Tb de bord Indicateurs ROP hors Risques Frontière Crédits
D'une manière générale, le profil d'exposition en termes de risques opérationnels détectés ces trois dernières années reflète les principales activités de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur :
Des plans d'action correctifs et préventifs sont mis en place en vue de réduire l'exposition de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur
La couverture du risque opérationnel de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur par les assurances est mise en place dans une perspective de protection de son bilan et de son compte de résultat. Pour les risques de forte intensité, des polices d'assurance sont souscrites par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur auprès de la CAMCA. Elles permettent d'harmoniser la politique de transfert des risques relatifs aux biens et aux personnes et la mise en place de politiques d'assurances différenciées selon les métiers en matière de responsabilité civile professionnelle et de fraude. Les risques de moindre intensité sont gérés directement par la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur
En France, les risques de responsabilité civile vis à vis des tiers sont garantis par des polices de Responsabilité Civile Exploitation, Générale, Professionnelle. Il est à noter que les assurances de dommages aux biens d'exploitation (immobiliers et informatiques) incorporent également une garantie des recours des tiers pour tous les immeubles exposés à ces risques.
Les polices Pertes d'exploitation, Fraude et Tous risques valeurs, responsabilité civile professionnelle et responsabilité civile des dirigeants et mandataires sociaux ont été renouvelées en 2019.
Les polices "éligibles Bâle 2" sont ensuite utilisées au titre de la réduction de l'exigence de fonds propres au titre du risque opérationnel (dans la limite des 20 % autorisés).
Les risques combinant une faible intensité et une fréquence élevée qui ne peuvent être assurés dans des conditions économiques satisfaisantes sont conservés sous forme de franchise ou mutualisés au sein du Groupe Crédit Agricole.
Le risque CYBER étant devenu un risque stratégique majeur, la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur a décidé en 2020 de souscrire à l'assurance cyber Groupe Crédit Agricole destinée aux Caisses régionales.
Les risques juridiques en cours au 31 décembre 2020 susceptibles d'avoir une influence négative sur le patrimoine de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur et de ses filiales consolidées ont fait l'objet de provisions qui correspondent à la meilleure estimation par la Direction générale sur la base des informations dont elle dispose. Elles sont mentionnées note 6.18 des états financiers consolidés.
À ce jour, à la connaissance de de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, il n'existe pas d'autre procédure gouvernementale, judiciaire ou d'arbitrage (y compris toute procédure dont la Caisse régionale a connaissance, qui est en suspens ou dont elle est menacée), susceptible d'avoir ou ayant eu au cours des 12 derniers mois des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
La Conformité s'entend comme un ensemble de règles et d'initiatives ayant pour objet le respect de l'ensemble des dispositions législatives et réglementaires propres aux activités bancaires et financières, des normes et usages professionnels et déontologiques, des principes fondamentaux qui figurent dans la Charte Éthique du Groupe Crédit Agricole et des instructions, codes de conduite et procédures internes aux entités du Groupe en relation avec les domaines relevant de la Conformité. Ceux-ci recouvrent en particulier la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le respect des sanctions internationales (embargos, gels des avoirs etc.), la prévention de la fraude interne et externe, la lutte contre la corruption et l'exercice du droit d'alerte, le respect de l'intégrité des marchés financiers, la protection de la clientèle, les règles en matière de conformité fiscale et la protection des données personnelles.
Au-delà de répondre aux exigences réglementaires et pour satisfaire aux attentes de l'ensemble de ses parties prenantes (clients, sociétaires, actionnaires, collaborateurs), le Groupe Crédit Agricole se fixe comme objectif de faire de la Conformité un atout différenciant au service de la satisfaction client, du développement et d'une performance durable. Pour ce faire, la Direction de la Conformité a lancé la feuille de route stratégique Smart Compliance, dont l'objectif recherché est de faire entrer la fonction Conformité, désormais organisée et structurée, dans une dimension plus opérationnelle au service des directions et des entités, sans renoncer à ses missions fondamentales de contrôle. La vision de la Smart Compliance se décline selon deux axes avec, tout d'abord, un axe défensif visant à protéger le Groupe du risque réglementaire et d'image et un axe offensif qui place l'ensemble des intervenants internes, du back au front office, dans un objectif de qualité et de loyauté au service du client. Trois leviers contribuent au succès du dispositif avec, tout d'abord, l'organisation et la gouvernance au sens large incluant la communication. Vient ensuite le levier Humain qui comprend la mise en responsabilité et le déploiement des Formations à destination des collaborateurs. Enfin le troisième levier mobilise l'innovation, les technologies et l'utilisation des données au service de la Conformité.
Le Groupe Crédit Agricole a défini et mis en place un dispositif de maîtrise des risques de non-conformité, actualisé, adéquat et proportionné aux enjeux, qui implique l'ensemble des acteurs (collaborateurs, management, fonctions de contrôle dont la Conformité). Ce dispositif s'appuie notamment sur des organisations, des procédures, des systèmes d'information ou des outils, utilisés pour identifier, évaluer, surveiller, contrôler ces risques, et déterminer les plans d'actions nécessaires. Ce dispositif fait l'objet de reportings à l'attention des instances de gouvernance des entités et du Groupe. Un dispositif de contrôle dédié s'assure de la maîtrise de ces risques et de leurs impacts (pertes financières, sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires), avec l'objectif constant de préserver la réputation du Groupe.
Ce dispositif est structuré et déployé par la Ligne Métier Conformité du Groupe Crédit Agricole. Celle-ci est placée sous l'autorité du Directeur de la Conformité du Groupe, lui-même rattaché directement au Directeur Général de Crédit Agricole SA. Afin de développer l'intégration de la filière et de garantir l'indépendance de ces fonctions, les Responsables Conformité des filiales de Crédit Agricole SA sont rattachés hiérarchiquement au Directeur de la Conformité du Groupe, sauf lorsque le droit local s'y oppose. Un lien d'animation fonctionnelle est par ailleurs mis en place avec les Caisses régionales, au niveau soit du Responsable Contrôle Conformité (RCC) lorsque celuici est directement rattaché à la Direction Générale de son entité, soit du Responsable Risques lorsque la Conformité relève de son périmètre. À fin 2020, ces fonctions sont exercées en équivalent temps plein par plus de 1 500 personnes au sein de Crédit Agricole S.A., ses filiales et les Caisses régionales.
La Direction de la conformité Groupe de Crédit Agricole S.A. (DDC) élabore les politiques Groupe relatives au respect des dispositions législatives et réglementaires et s'assure de leur bonne diffusion et application. Elle dispose pour ce faire d'équipes spécialisées par domaine d'expertise : conformité des marchés financiers, protection de la clientèle, sécurité financière, fraude et corruption. Une équipe projet est par ailleurs dédiée au pilotage du déploiement de l'ensemble des engagements du Groupe Crédit Agricole pris dans le cadre du plan de remédiation OFAC. Dans le cadre de l'entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), le Délégué à la Protection des Données (DPO) Groupe a été rattachée directement au Directeur de la Conformité Groupe, et est en charge de l'animation de la filière DPO du Crédit Agricole.
La DDC assure également l'animation et la supervision de la filière. Au sein de la ligne métier Conformité, chaque responsable de Conformité met en particulier à jour une cartographie des risques de non-conformité, consolidée par la Direction de la conformité Groupe. La maîtrise des risques de non-conformité s'appuie plus largement sur un dispositif intégrant des indicateurs et contrôles permanents régulièrement déployés au sein des entités et dont la DDC assure la supervision de niveau Groupe (y.c. remontée des réclamations clients ou analyses de dysfonctionnements de conformité).
Enfin, le dispositif s'organise autour d'une gouvernance pleinement intégrée au cadre de contrôle interne du Groupe Crédit Agricole. Le Comité de Contrôle Interne, présidé par la Direction générale, se réunit dans sa forme plénière tous les trois mois. Ce Comité prend les décisions nécessaires tant pour la prévention des risques de non-conformité que pour la mise en place et le suivi des mesures correctrices à la suite des dysfonctionnements portés à sa connaissance. Les risques de non-conformité et décisions prises en vue de leur maîtrise sont régulièrement présentées au Comité des risques du Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Le dispositif de maîtrise des risques de non-conformité repose en premier lieu sur la diffusion d'une culture éthique et conformité solide auprès de l'ensemble des collaborateurs et dirigeants du Groupe. La culture éthique et conformité s'appuie sur le déploiement de la Charte Éthique. Celle-ci, commune à l'ensemble des entités du Groupe, dont la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, promeut les valeurs de proximité, de responsabilité et de solidarité portées par le Groupe. La diffusion de la culture éthique s'appuie également sur des actions de sensibilisation et de formation aux enjeux et risques de non-conformité qui mobilisent fortement la filière Conformité et plus largement l'ensemble des parties prenantes du Groupe Crédit Agricole : collaborateurs, dirigeants et administrateurs. Des modules et supports de formation – généralistes ou destinés aux collaborateurs plus exposés – couvrent l'ensemble des domaines de conformité au quotidien, de prévention et détection de la fraude, de protection des données personnelles, de lutte contre le blanchiment et prévention du financement du terrorisme, relatifs aux sanctions internationales.
Dans le prolongement de cette Charte éthique, les entités se dotent d'un Code de conduite, qui vient la décliner opérationnellement. Le Code de Conduite s'applique à tous, que ce soient les administrateurs, les dirigeants, les collaborateurs de l'entité, quelles que soient leur situation et leur fonction. Le Code de Conduite a pour objet de guider au quotidien les actions, décisions et comportements de chacun en intégrant des règles comportementales face à des problématiques éthiques que chacun peut être amené à rencontrer au cours de ses missions professionnelles et extraprofessionnelles. S'inscrivant dans la démarche de maitrise des risques de non-conformité, il intègre, en outre, un volet spécifique « anti-corruption » en application des obligations découlant de Sapin II, relatives à la prévention de la corruption et du trafic d'influence.
Le Groupe Crédit Agricole poursuit son engagement en matière de lutte contre la corruption. Après la certification de son dispositif par SGS en 2016 (Spécialiste de l'inspection, du contrôle, de l'analyse et de la certification - certification BS 10500), le Groupe Crédit Agricole est la première banque française à avoir obtenu en juillet 2017 la certification ISO 37001 de son dispositif, marquant l'attention portée par le Groupe sur cette thématique. Cette Certification a fait l'objet d'un renouvellement en juillet 2019 à l'issue d'une procédure dite de « full audit du Groupe » et pour un cycle de trois ans.
La maîtrise des risques relatifs aux exigences de sécurité financière et notamment de sanctions internationales constitue une priorité forte du Groupe Crédit Agricole. Ces évolutions s'inscrivent dans le cadre d'un vaste projet de renforcement du dispositif de gestion des sanctions internationales, le plan de remédiation OFAC, conséquence des accords signés avec les autorités américaines le 19 octobre 2015 suite à des manquements au régime des « Sanctions OFAC » sur des opérations en USD de la période 2003/2008. Ce plan de remédiation a été approuvé par la Réserve Fédérale américaine (Fed) le 24 avril 2017 et fait l'objet d'un pilotage rapproché et d'un reporting régulier à la gouvernance du Groupe et aux autorités américaines. Les poursuites pénales à l'encontre de CACIB ont été levées le 19 octobre 2018. Pour autant, CACIB, comme l'ensemble du Groupe Crédit Agricole, demeure pleinement engagé afin de garantir vis-à-vis de la Fed la réussite du programme OFAC du Groupe, d'ici avril 2021. En effet, le volet civil des accords se poursuit et des travaux sont engagés dans l'ensemble du Groupe Crédit Agricole. En 2020, d'importantes réalisations ont été accomplies, notamment dans l'enrichissement des données de l'ensemble des clients.
Par ailleurs, les dispositifs de connaissance client et de lutte contre le blanchiment et de prévention du financement du terrorisme font l'objet de plans d'actions continus au regard tant de l'évolution des risques que des exigences réglementaires et des autorités de supervision. La fiabilisation des bases clients se poursuit afin de s'assurer de la qualité des données d'identité essentielles et permettre un criblage efficace de ces bases. La remédiation en cours doit également améliorer le niveau de connaissance client sur le long terme pour en faire un facteur de loyauté et prévenir et détecter les risques, notamment de blanchiment et de financement du terrorisme. En parallèle, des travaux sont menés avec l'ensemble des entités du Groupe Crédit Agricole afin de constituer les éléments clés de révision périodique du KYC (Know Your Customer) puis de lancer le chantier de déploiement plus large et systématique du partage du KYC.
Le dispositif du Groupe Crédit Agricole relatif au règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), déployé en 2018 dans le respect de ces nouvelles exigences, a fait l'objet d'actions d'industrialisation et de remédiation, tout en inscrivant le Privacy by Design dans le cadre de la gouvernance de la donnée et des projets du Groupe. Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur, l'activité DPO est coopérée au sein du GIE CASIHA SUD. La déclinaison des attendus est suivie dans le cadre des Comités de Performance, un point d'avancement trimestriel est fait dans les Comités de Contrôle Interne de la Caisse régionale de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur.
Enfin, la protection de la clientèle reste une priorité affirmée du Groupe Crédit Agricole. Elle s'inscrit totalement dans les volets « Excellence relationnelle » et « Engagement sociétal » du Projet Groupe 2022. Le Groupe a mené en 2020 plusieurs actions dans le cadre de son dispositif d'inclusion bancaire. Enfin le Groupe a placé la gouvernance « produits » au centre des mesures d'excellence relationnelle afin d'en faire un instrument majeur de la loyauté et de la transparence des offres et services mis à la disposition de nos clients.
5 - Etats financiers individuels
Société coopérative à capital et personnel variables régie par les dispositions du Livre V du Code monétaire et financier au capital de 83 209 290 euros Siège social : Les Négadis - avenue Paul Arène 83300 DRAGUIGNAN 415 176 072 R.C.S DRAGUIGNAN
Arrêtés par le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur en date du 29 janvier 2021 et soumis à l'approbation de l'Assemblée générale ordinaire en date du 02 avril 2021
| BILAN AU 31 DECEMBRE 2020 | ||
|---|---|---|
| HORS-BILAN AU 31 DECEMBRE 2020 | ||
| COMPTE DE RESULTAT AU 31 DECEMBRE 2020………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… | ||
| Note 1 | CADRE JURIDIQUE ET FINANCIER ET FAITS CARACTERISTIQUES DE L'EXERCICE | |
| Note 2 | PRINCIPES ET METHODES COMPTABLES | |
| Note 3 | CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT - ANALYSE PAR DUREE RESIDUELLE | |
| Note 4 | OPERATIONS AVEC LA CLIENTELE | |
| Note 5 | TITRES DE TRANSACTION, DE PLACEMENT, D'INVESTISSEMENT ET TITRES DE L'ACTIVITE DE PORTEFEUILLE |
|
| Note 6 | TITRES DE PARTICIPATION ET DE FILIALES | |
| Note 7 | VARIATION DE L'ACTIF IMMOBILISE | |
| Note 8 | ACTIONS PROPRES | |
| Note 9 | COMPTES DE REGULARISATION ET ACTIFS DIVERS | |
| Note 10 | DEPRECIATIONS INSCRITES EN DEDUCTION DE L'ACTIF | |
| Note 11 | DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT - ANALYSE PAR DUREE RESIDUELLE 196 | |
| Note 12 | COMPTES CREDITEURS DE LA CLENTELE | |
| Note 13 | ||
| Note 14 | ||
| Note 15 | ||
| Note 16 | ||
| Note 17 DEFINIES |
||
| Note 18 | ||
| Note 19 | ||
| Note 20 | ||
| Note 21 |
| Note 22 | OPERATIONS EFFECTUEES AVEC LES ENTREPRISES LIEES ET LES PARTICIPATIONS | |
|---|---|---|
| Note 23 | TRANSACTIONS EFFECTUEES AVEC LES PARTIES LIEES | |
| Note 24 | OPERATIONS EFFECTUEES EN DEVISES | |
| Note 25 | OPERATIONS DE CHANGE, PRETS ET EMPRUNTS EN DEVISES | |
| Note 26 | OPERATIONS SUR INSTRUMENTS FINANCIERS A TERME | |
| Note 27 | INFORMATIONS RELATIVES AU RISQUE DE CONTREPARTIE SUR PRODUITS DERIVES | |
| Note 28 | ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE ET AUTRES GARANTIES | |
| Note 29 | ACTIFS DONNES ET REÇUS EN GARANTIE | |
| Note 30 | ENGAGEMENTS DONNES AUX ENTREPRISES LIEES | |
| Note 31 | OPERATIONS DE TITRISATION ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… | |
| Note 32 | PRODUITS NETS D'INTERETS ET REVENUS ASSIMILES | |
| Note 33 | REVENUS DES TITRES A REVENUS VARIABLES | |
| Note 34 | PRODUIT NET DES COMMISSIONS | |
| Note 35 | GAINS OU PERTES SUR OPERATIONS DES PORTEFEUILLES DE NEGOCIATION | |
| Note 36 | GAINS OU PERTES SUR OPERATIONS DES PORTEFEUILLES DE PLACEMENT ET ASSIMILES 216 | |
| Note 37 | AUTRES PRODUITS ET CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE | |
| Note 38 | CHARGES GENERALES D'EXPLOITATION | |
| Note 39 | ||
| Note 40 | RESULTAT NET SUR ACTIFS IMMOBILISES | |
| Note 41 | IMPOT SUR LES BENEFICES | |
| Note 42 | INFORMATIONS RELATIVES AUX RESULTATS DES ACTIVITES BANCAIRES | |
| Note 43 | ||
| CONTINUITE DE L'EXPLOITATION | ||
| Note 44 | AFFECTATION DES RESULTATS | |
| Note 45 | ||
| Note 46 | PUBLICITE DES HONORAIRES DE COMMISSAIRES AUX COMPTES | |
| Note 47 | ATTESTATION DES COMMISSAIRES AUX COMPTES ET PUBLICITE |
| (En milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| OPERATIONS INTERBANCAIRES ET ASSIMILEES | 560 447 | 610 714 | |
| Caisse, banques centrales | 122 165 | 199 138 | |
| Effets publics et valeurs assimilées | 5 | 317 746 | 327 178 |
| Créances sur les établissements de crédit | 3 | 120 536 | 84 398 |
| OPERATIONS INTERNES AU CREDIT AGRICOLE | 3 | 2 128 573 | 2 061 589 |
| OPERATIONS AVEC LA CLIENTELE | 4 | 17 244 911 | 15 359 292 |
| OPERATIONS SUR TITRES | 1 491 771 | 1 541 468 | |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 5 | 1 087 679 | 1 508 515 |
| Actions et autres titres à revenu variable | 5 | 404 092 | 32 953 |
| VALEURS IMMOBILISEES | 1 340 928 | 1 310 051 | |
| Participations et autres titres détenus à long terme | 6-7 | 1 208 539 | 1 177 620 |
| Parts dans les entreprises liées | 6-7 | 9 980 | 10 254 |
| Immobilisations incorporelles | 7 | ਰੇ 935 | 10 361 |
| Immobilisations corporelles | 7 | 112 474 | 111 816 |
| COMPTES DE REGULARISATION ET ACTIFS DIVERS | 582 936 | 575 326 | |
| Autres actifs | 9 | 486 046 | 454 421 |
| Comptes de régularisation | 9 | 96 890 | 120 905 |
| TOTAL ACTIF | 23 349 566 | 21 458 440 |
| (En milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| OPERATIONS INTERBANCAIRES ET ASSIMILEES | 113 914 | 77 078 | |
| Dettes envers les établissements de crédit | 11 | 113 914 | 77 078 |
| OPERATIONS INTERNES AU CREDIT AGRICOLE | 11 | 10 725 033 | 10 168 116 |
| comptes crediteurs de la clientele | 12 | 9 290 107 | 8 084 513 |
| DETTES REPRESENTEES PAR UN TITRE | 13 | 3 753 | 4 065 |
| COMPTES DE REGULARISATION ET PASSIFS DIVERS | 366 546 | 401 855 | |
| Autres passifs | 14 | 110 285 | 131 700 |
| Comptes de régularisation | 1 ਪ | 256 261 | 270 155 |
| PROVISIONS ET DETTES SUBORDONNEES | 412 933 | 364 605 | |
| Provisions | 15-16-17 | 197 121 | 170 858 |
| Dettes subordonnées | 19 | 215 812 | 193 747 |
| FONDS POUR RISQUES BANCAIRES GENERAUX (FRBG) | 18 | 90 338 | 94 538 |
| CAPITAUX PROPRES HORS FRBG | 20 | 2 346 942 | 2 263 670 |
| Capital souscrit | 83 209 | 83 209 | |
| Primes d'émission | 247 026 | 247 026 | |
| Réserves | 1 923 383 | 1 829 242 | |
| Provisions réglementées et subventions d'investissement | 518 | 518 | |
| Résultat de l'exercice | 92 806 | 103 675 | |
| TOTAL PASSIF | 23 349 566 | 21 458 440 |
| (En milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|---|---|
| ENGAGEMENTS DONNES | 2 422 362 | 2 317 388 | ||
| Engagements de financement | 28 | 1 650 854 | 1 523 091 | |
| Engagements de garantie | 28 | 765 645 | 789 382 | |
| Engagements sur titres | 28 | 5 863 | 4 915 | |
| ENGAGEMENTS RECUS | 8 404 163 | 7 009 786 | ||
| Engagements de financement | 28 | 38 654 | 46 262 | |
| Engagements de garantie | 28 | 8 359 646 | 6 958 609 | |
| Engagements sur titres | 28 | 5 863 | 4 915 |
Notes concernant le Hors-bilan (autres informations) :
Opérations de change au comptant et à terme : note 25
Opérations sur instruments financiers à terme : note 26
| (En milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| Intérêts et produits assimilés | 32 | 381 441 | 398 410 |
| Intérêts et charges assimilées | 32 | -164 309 | -198 094 |
| Revenus des titres à revenu variable | 33 | 41 017 | 41 019 |
| Commissions Produits | 34 | 253 143 | 256 238 |
| Commissions Charges | 34 | -41 534 | -39 451 |
| Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation | 35 | 499 | 344 |
| Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement et assimilés |
36 | -271 | 869 |
| Autres produits d'exploitation bancaire | 37 | 17 922 | 16 562 |
| Autres charges d'exploitation bancaire | 37 | -1 446 | -1 471 |
| PRODUIT NET BANCAIRE | 486 462 | 474 426 | |
| Charges générales d'exploitation | 38 | -288 691 | -286 802 |
| Dotations aux amortissements et aux dépréciations sur immobilisations incorporelles et corporelles |
-19 340 | -18 227 | |
| RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION | 178 431 | 169 397 | |
| Coût du risque | ਤੇਰੇ | -38 608 | -12 841 |
| RESULTAT D'EXPLOITATION | 139 823 | 156 556 | |
| Résultat net sur actifs immobilisés | 40 | -8 059 | -3 467 |
| RESULTAT COURANT AVANT IMPOT | 131 764 | 153 089 | |
| Impôts sur les bénéfices | 41 | -43 158 | -45 414 |
| Dotations / reprises de FRBG et provisions réglementées | 4 200 | -4 000 | |
| RESULTAT NET DE L'EXERCICE | 92 806 | 103 675 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est une société coopérative à capital variable régie par les articles L.512-20 et suivants du Code monétaire et la loi n°47-1775 du 10/09/1947 portant statut de la coopération.
Sont affiliées à la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, 51 Caisses locales qui constituent des sociétés coopératives ayant une personnalité juridique propre.
Les comptes individuels sont représentatifs des comptes de la Caisse régionale seule, tandis que les comptes consolidés, selon la méthode de l'entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses locales et le cas échéant, les comptes des filiales consolidables.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est agréée, avec l'ensemble des Caisses locales qui lui sont affiliées, en qualité de banque mutualiste ou coopérative, avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraîne. Elle est de ce fait soumise à la réglementation applicable aux établissements de crédit.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur fait partie, avec 38 autres Caisses régionales, du réseau Crédit Agricole dont l'organe central, en application de l'article L.511-30 du Code monétaire et financier, est Crédit Agricole S.A. Les Caisses régionales détiennent la totalité du capital de la SAS Rue La Boétie, qui détient elle-même, 55,30 % du capital de Crédit Agricole S.A., cotée à la bourse de Paris depuis le 14 décembre 2001.
Le solde du capital de Crédit Agricole S.A. est détenu par le public (y compris les salariés) à hauteur de 44,70 %.
Crédit Agricole S.A. coordonne l'action des Caisses régionales et exerce, à leur égard, un contrôle administratif, technique et financier et un pouvoir de tutelle conformément au Code monétaire et financier. Du fait de son rôle d'organe central, confirmé par la loi bancaire, il a en charge de veiller à la cohésion du réseau et à son bon fonctionnement, ainsi qu'au respect, par chaque Caisse régionale, des normes de gestion. Il garantit leur liquidité et leur solvabilité. Par ailleurs, en 1988, les Caisses régionales ont consentie au bénéfice des tiers créanciers de Crédit Agricole S.A., solidairement entre elles et à hauteur de leur fonds propres agrégés. Cette garantie est susceptible d'être mise en œuvre en cas d'insuffisance d'actif de Crédit Agricole S.A. constatée à l'issue de sa liquidation judiciaire ou de sa dissolution.
L'appartenance de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur au réseau du Crédit Agricole se traduit en outre par l'adhésion à un système de relations financières dont les règles de fonctionnement sont les suivantes :
Les Caisses régionales ont un compte de trésorerie ouvert dans les livres de Crédit Agricole S.A., qui enregistre les mouvements financiers correspondant aux relations financières internes au Groupe. Ce compte, qui peut être débiteur ou créditeur, est présenté au bilan en « Opérations internes au Crédit Agricole - Comptes ordinaires ».
Les ressources d'épargne à régime spécial (Livret d'épargne populaire, Livret de développement durable, comptes et plans d'épargne-logement, plans d'épargne populaire, Livret jeune et Livret A) sont collectées par les Caisses régionales pour le compte de Crédit Agricole S.A., où elles sont obligatoirement centralisées. Crédit Agricole S.A. les enregistre à son bilan en « Comptes créditeurs de la clientèle ».
Les ressources d'épargne (comptes sur livrets, emprunts obligataires, bons et certains comptes à terme et assimilés, etc....) sont également collectées par les Caisses régionales au nom de Crédit Agricole S.A. et centralisées par Crédit Agricole S.A., elles figurent à ce titre à son bilan.
Les comptes d'épargne à régime spécial et les comptes à terme permettent à Crédit Agricole S.A. de réaliser les « avances » (prêts) faites aux Caisses régionales destinées à assurer le financement de leurs prêts à moyen et long terme.
Quatre principales réformes financières internes ont été successivement mises en œuvre. Elles ont permis de restituer aux Caisses régionales, sous forme d'avances dites « avances-miroirs » (de durées et de taux identiques aux ressources d'épargne collectées), 15 %, 25 % puis le 31 décembre 2001, 50 % des ressources d'épargne qu'elles ont collectées et dont elles ont la libre disposition.
Depuis le 1er janvier 2004, les marges financières issues de la collecte centralisée (collecte non restituée sous forme d'avances miroirs) sont partagées entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A. et sont déterminées par référence à l'utilisation de modèles de replacement et l'application de taux de marché.
Par ailleurs, les Caisses régionales peuvent être refinancées sous forme d'avances négociées à prix de marché auprès de Crédit Agricole S.A.
Les ressources d'origine « monétaire » des Caisses régionales (dépôts à terme non centralisés et certificats de dépôts négociables) peuvent être utilisées par celles-ci pour le financement de leurs prêts clients. Les excédents sont obligatoirement transférés à Crédit Agricole S.A. où ils sont enregistrés en comptes
ordinaires ou en comptes à terme dans les rubriques « Opérations internes au Crédit Agricole ».
Crédit Agricole S.A., intermédiaire des Caisses régionales auprès de la Banque de France, centralise leurs opérations de change.
Ceux-ci sont placés sur le marché ou par les Caisses régionales auprès de leurs clients. Ils figurent au passif du bilan de Crédit Agricole S.A., en fonction du type de titres émis, en « Dettes représentées par un titre » ou « Provisions et dettes subordonnées ».
Une troisième série d'opérations de refinancement de long terme a été décidée en mars 2019 par la BCE dont les modalités ont été revues en septembre 2019 puis en mars et avril 2020 en lien avec la situation COVID-19.
Le mécanisme de TLTRO III vise à proposer un refinancement de long terme avec une bonification en cas d'atteinte d'un taux de croissance cible des crédits octroyés aux entreprises et aux ménages, appliquée sur la maturité de 3 ans de l'opération TLTRO à laquelle s'ajoute une sur-bonification rémunérant une incitation supplémentaire et temporaire sur la période d'une année de juin 2020 à juin 2021.
Tant que le niveau des encours donnant droit à ces bonifications permet de considérer comme d'ores et déjà acquis les bonifications accordées par la BCE au titre du soutien à l'économie aussi bien tant sur la première année que sur les années suivantes, les intérêts courus calculés avec un taux d'intérêt négatif tiennent compte de cette bonification.
L'ensemble des bonifications fait l'objet d'un étalement sur la durée attendue du refinancement à compter de la date de tirage du TLTRO III. Les encours donnant droit à la bonification ont d'ores et déjà cru plus que le niveau requis pour bénéficier des niveaux de bonifications prévues. La sur-bonification au titre de la première année fait l'objet d'un étalement linéaire sur un an à compter de juin 2020.
Pour la nouvelle bonification annoncée par la BCE suite à la réunion du 10 décembre 2020 qui porte sur la période de juin 2021 à juin 2022, ces principes resteront appliqués tant qu'il existe une assurance raisonnable que le niveau des encours éligibles permettra de remplir les conditions nécessaires à l'obtention de ces bonifications lors de leur exigibilité vis-à-vis de la BCE.
Crédit Agricole S.A. a souscrit à ces emprunts TLTRO III auprès de la BCE. Compte tenu des mécanismes de refinancement interne, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur se refinance auprès de Crédit Agricole S.A. et bénéficie ainsi de ces bonifications.
Dans le cadre du mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier (CMF), Crédit Agricole S.A., en sa qualité d'organe central, doit prendre toutes mesures nécessaires pour garantir la liquidité et la solvabilité de chaque établissement de crédit affilié comme de l'ensemble du réseau. Ainsi, chaque membre du réseau bénéficie de cette solidarité financière interne.
Les dispositions générales du CMF ont été déclinées par des dispositifs internes qui prévoient les mesures
opérationnelles à prendre dans le cadre de ce mécanisme légal de solidarité.
Dans le cadre de l'introduction en bourse de Crédit Agricole S.A., la CNCA (devenue Crédit Agricole S.A.) a conclu en 2001 avec les Caisses régionales un protocole ayant notamment pour objet de régir les relations internes au réseau Crédit Agricole. Ce protocole prévoit en particulier la constitution d'un Fonds pour Risques Bancaires de Liquidité et de Solvabilité (FRBLS) destiné à permettre à Crédit Agricole S.A. d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des affiliés qui viendraient à connaître des difficultés. Les principales dispositions du protocole sont détaillées au Chapitre III du Document de référence de Crédit Agricole S.A. enregistré auprès de la Commission des Opérations de Bourse le 22 octobre 2001 sous le numéro R. 01-453.
Le dispositif européen de résolution des crises bancaires a été adopté au cours de l'année 2014 par la directive (UE) 2014/59 (dite « BRRD »), transposée en droit français par l'ordonnance 2015-1024 du 20 août 2015, qui a également adapté le droit français aux dispositions du Règlement européen 806/2014 du 15 juillet 2014 ayant établi les règles et une procédure uniforme pour la résolution des établissements de crédit dans le cadre d'un mécanisme de résolution unique et d'un Fonds de résolution bancaire unique. La directive (UE) 201 /879 du 20 mai 2019 dite « BRRD2 » est venue modifier la BRRD et a été transposée par Ordonnance 2020-1636 du 21 décembre 2020.
Ce dispositif, qui comprend des mesures de prévention des crises bancaires, a pour objet de préserver la stabilité financière, d'assurer la continuité des services et des opérations des établissements dont la défaillance aurait de graves conséquences pour l'économie, de protéger les déposants et d'éviter ou de limiter au maximum le recours au soutien financier public. Dans ce cadre, les autorités de résolutions européennes, dont le césolution unique, ont été dotées de pouvoirs très étendus en vue de prendre toute mesure nécessaire dans le cadre de la résolution de tout ou partie d'un établissement de crédit ou du groupe auquel il appartient.
Pour les groupes bancaires coopératifs, c'est la stratégie de résolution de « point d'entrée unique élargi » (« extended SPE ») qui est privilégiée par les autorités de résolution, par laquelle l'outil de résolution serait appliqué simultanément au niveau de Crédit Agricole S.A. et des entités affiliées. A ce titre et dans l'hypothèse d'une mise en résolution du groupe Crédit Agricole, c'est le périmètre composé de Crédit Agricole S.A. (en sa qualité d'organe central) et des entités affiliées qui serait considéré dans son ensemble comme le point d'entrée unique élargi. Compte tenu de ce qui précède et des mécanismes de solidarité existant au sein du réseau, un membre du réseau Crédit Agricole ne peut pas être mis en résolution de manière individuelle.
Les autorités de résolution peuvent ouvrir une procédure de résolution à l'encontre d'un établissement de crédit lorsqu'elle considère que : la défaillance de l'établissement est avérée ou prévisible, il n'existe aucune perspective raisonnable qu'une autre privée empêche la défaillance dans des délais raisonnables, une mesure de récessaire et une procédure de liquidation serait insuffisante pour atteindre les objectifs recherchés de la résolution ci-dessus rappelés.
Les autorités de résolution peuvent utiliser un ou plusieurs instruments de résolution, tels que décrits cidessous avec pour objectif de recapitaliser ou restaurer la viabilité de l'établissement. Les instruments de résolution devraient être mis en œuvre de telle manière à ce que les porteurs de titres de capital (actions, parts sociales, CCI, CCA) supportent en premier les pertes, puis les autres créanciers sous réserve qu'ils ne soient pas exclus du renflouement interne par la réglementation ou sur décision des autorités de résolution. La loi française prévoit également une mesure de protection instruments ou mesures de résolution sont mis en œuvre, tel le principe selon lequel les porteurs de capital et les créanciers d'un
établissement en résolution ne peuvent pas supporter des pertes plus lourdes que celles qu'ils auraient subies si l'établissement avait été liquidé dans le cadre de liquidation judiciaire régie par le code de commerce (principe NCWOL visé à l'article L. 613-57.1 du CMF). Ainsi, les investisseurs ont le droit de réclamer des indemnités si le traitement qu'ils subissent en résolution est moins favorable que le traitement qu'ils auraient subi si l'établissement avait fait l'objet d'une procédure normale d'insolvabilité.
Dans l'hypothèse où les autorités de résolution décideraient d'une mise en résolution sur le groupe Crédit Agricole, elles procèderaient au préalable à la réduction de la valeur nominale des instruments de Fonds propres du compartiment CET1 (actions, parts sociales, CCI et CCA), instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de Fonds propres de catégorie 2, afin d'absorber les pertes puis éventuellement à la conversion en titres de capital des instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de Fonds propres de catégorie 2 14. Ensuite, si les autorités de résolution décidaient d'utiliser l'outil de résolution qu'est le renflouement interne, elles pourraient mettre en œuvre cet outil de renflouement interne sur les instruments de dette 12, c'est-à-dire décider de leur dépréciation totale ou partielle ou de leur conversion en capital afin également d'absorber les pertes.
Les autorités de résolution pourraient décider de mettre en œuvre de façon coordonnée, à l'égard de l'organe central et de l'ensemble des entités, des mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant de renflouement interne. Dans ce cas, ces mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant ces mesures de renflouement interne s'appliqueraient à toutes les entités du réseau du Crédit Agricole et ce, quelle que soit l'entité considérée et quelle que soit l'origine des pertes.
La hiérarchie des créanciers en résolution est définie par les dispositions de l'article L 613-55-5 du CMF en vigueur à la date de mise en œuvre de la résolution.
Les détenteurs de titres de capital et les créanciers de même rang ou jouissant de droits identiques en liquidation seraient alors traités de manière égale quelle que soit l'entité du Groupe dont ils sont créanciers.
L'étendue de ce renflouement interne, qui vise aussi à recapitaliser le groupe Crédit Agricole, s'appuie sur les besoins de fonds propres au niveau consolidé.
L'investisseur doit donc être conscient qu'il existe donc un risque significatif pour les porteurs d'actions, de parts sociales, CCI et CCA et les titulaires d'instruments de dette d'un membre du réseau de perdre tout ou partie de leur investissement en cas de mise en œuvre d'une procédure de résolution bancaire sur le Groupe quelle que soit l'entité dont il est créancier.
Les autres outils de résolution bancaire dont disposent les autorités de résolution sont pour l'essentiel la cession totale ou partielle des activités de l'établissement à un établissement relais et la séparation des actifs de cet établissement.
Ce dispositif de résolution ne remet pas en cause le mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du CMF, appliqué au rédit Agricole tel que défini par l'article R 512-18 de ce même Code. Crédit Agricole S.A. considère qu'en pratique, ce mécanisme devrait s'exercer préalablement à toute mesure de résolution.
[1] Articles L. 613-48 et L. 613-48-3 du CMF
[2] Articles L. 613-55 et L. 613-55-1 du CMF
L'application au groupe Crédit Agricole de la procédure de résolution suppose ainsi que le mécanisme légal de solidarité interne n'aurait pas permis de remédier à la défaillance d'une ou plusieurs entités du réseau, et donc, du réseau dans son ensemble. Elle est par ailleurs de nature à limiter la survenance des conditions de mise en œuvre de la garantie des obligations de Crédit Agricole S.A. consentie en 1988 au bénéfice de ses tiers créanciers par l'ensemble des Caisses régionales, solidairement entre elles et à hauteur de leurs fonds propres agrégés. Il est rappelé que cette garantie est susceptible d'être mise en cas d'insuffisance d'actif de Crédit Agricole S.A. constatée à l'issue de sa liquidation judiciaire ou de sa dissolution.
Le dispositif des garanties Switch, mis en place le 23 décembre 2011 complété par un premier avenant signé le 19 décembre 2013 et amendé par deux avenants en 2016 respectivement signés le 17 février (avenant n°2) et le 21 juillet (avenant n°3), s'inscrit dans le cadre des relations financières entre Crédit Agricole S.A., en qualité d'organe central, et le réseau mutualiste des Caisses régionales de Crédit Agricole. Les derniers amendements de ces garanties ont pris effet rétroactivement le 1er juillet 2016, en remplacement des précédentes, avec pour échéance le 1er mars 2027 sous réserve de résiliation anticipée totale ou partielle ou de prorogation selon les dispositions prévues au contrat. Une première correspondant à 35% du dispositif des garanties Switch a eu lieu le 2 mars 2020.
La bonne fin du dispositif est sécurisée par des dépôts de garantie versés par les Caisses régionales à Crédit Agricole S.A. Ces dépôts de garantie sont calibrés pour matérialiser l'économie de fonds propres réalisée par Crédit Agricole S.A. et sont rémunérés à taux fixe aux conditions de la liquidité long terme.
Ainsi, les garanties Switch Assurance protègent Crédit Agricole S.A. en cas de baisse de la valeur globale de mise en équivalence des participations susvisées, moyennant les Caisses régionales d'une indemnité compensatrice prélevée sur le dépôt de garantie. Symétriquement en cas de hausse ultérieure de la valeur de mise en équivalence, Crédit Agricole S.A., de par l'application d'une clause de retour à meilleure fortune, peut restituer les indemnisations préalablement perçues.
Comptablement, les garanties sont des engagements de hors-bilan assimilables à des garanties données à première demande. Leur rémunération est enregistrée de manière étalée dans la marge d'intérêt en Produit net bancaire. En cas d'appel des garanties, ou le cas échéant lors d'un retour à meilleure fortune ultérieur, la charge d'indemnisation ou le produit de remboursement reconnus en Coût du risque.
Il convient de noter que l'activation des garanties Switch Assurance est semestrielle et s'apprécie sur la base des variations semestrielles de la Valeur de Mise en Equivalence des participations CAA. Lors des arrêtés trimestriels, les Caisses régionales sont tenues d'estimer s'il existe un risque d'indemnisation et de le provisionner le cas échéant ; en cas de retour probable à meilleure fortune, aucun produit ne peut être comptabilisé, celui-ci n'étant pas certain. Lors des arrêtés semestriels et si les conditions sont vérifiées, les Caisses régionales comptabilisent les effets de l'activation des garanties sous forme d'appel ou de retour à meilleure fortune.
Dans le contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le groupe Crédit Agricole s'est mobilisé pour faire face à cette situation inédite. Afin d'accompagner ses clients dont l'activité serait impactée par le coronavirus, le Groupe a participé activement aux mesures de soutien à l'économie.
Dans le cadre de la crise sanitaire liée à la COVID-19, le groupe Crédit Agricole a proposé à compter du 25 mars 2020 à tous ses clients entrepreneurs, quelle que soit leur statut (exploitants agricoles, professionnels, commerçants, artisans, entreprises, ...), en complément des mesures déjà annoncées (report d'échéances, procédures accélérées d'examen des dossiers, etc.), de recourir au dispositif massif et inédit de Prêts Garantis par l'Etat. Les entreprises peuvent demander à bénéficier de ces prêts jusqu'au 30 juin 2021.
Ces financements prennent la forme d'un prêt sur 12 mois, avec la faculté pour l'emprunteur de l'amortir sur une période supplémentaire de 1 à 5 ans.
Sur cette période supplémentaire, le prêt pourra avoir durant la phase d'amortissement, une nouvelle période d'un an au cours de laquelle seuls les intérêts et le coût de la garantie d'Etat seront payés.
La durée totale du prêt ne pourra jamais excéder 6 ans.
L'offre groupe pour la première année se présente sous la forme d'un prêt à taux zéro ; seul le coût de la garantie est refacturé (via une commission payée par le client) conformément aux conditions d'éligibilité définies par l'Etat pour bénéficier de la garantie.
Ces prêts peuvent atteindre jusqu'à 3 mois de chiffre d'affaires, permettant ainsi aux entrepreneurs d'avoir accès au financement nécessaire pour traverser la période actuelle très perturbée.
Au 31 décembre 2020, le montant des prêts garantis par l'Etat octroyés à la clientèle par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur s'élève à 702 391 milliers d'euros.
Le Groupe s'est associé à l'initiative de place des banques françaises, avec la coordination des Banques Françaises (FBF), pour offrir un report des échéances des prêts en cours jusqu'à 6 mois pour la clientèle des Entreprises et des Professionnels, sans coûts additionnels.
La mise en œuvre d'un tel report des échéances sans pénalité ni frais additionnels et avec maintien du taux contractuel sur une durée maximale de 6 mois implique que seuls les intércalaires seront perçus après le report sur la durée restante du crédit et hors frais de garantie éventuels de la Banque Publique d'Investissement.
Tel que proposé par le Groupe, le report des échéances implique :
Soit un allongement de durée du prêt si le client souhaite conserver ses échéances initiales de prêt ;
Soit une augmentation de ses échéances après la pause si le client souhaite garder sa durée initiale.
Ce report d'échéance se traduit par un décalage dans le temps des échéances initiales à percevoir.
Au 31 décembre 2020, l'encours de prêts à la clientèle ayant bénéficié de report d'échéance s'élève à 364 millions d'euros.
Le report d'échéance sur concours octroyés aux clients n'a pas systématiquement comme conséquence une remise en cause de la situation financière des clients : il n'y a pas automatiquement d'augmentation du risque de contrepartie. Les modifications du contrat ne peuvent généralement pas être considérées comme des évolutions liées à des cas de restructurations pour difficultés financières.
Ce report n'a donc pour conséquence ni le basculement mécanique de l'encours dont la dépréciation est fondée sur les pertes attendues de crédits sur 12 mois (expositions qualifiées de saines) vers une comptabilisation de la dépréciation des pertes attendues à maturité (expositions qualifiées de dégradées), ni le passage automatique des encours vers la catégorie douteux.
De même, le calcul du montant des pertes attendues doit s'effectuer en prenant en considération les circonstances spécifiques et les mesures de soutien mises en œuvre par les pouvoirs publics.
Dans le contexte de crise sanitaire liée à la COVID-19, le Groupe a aussi revu ses prévisions macro-économiques prospectives (forward looking) pour la détermination de l'estimation du risque de crédit.
Face à cette situation, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a également procédé à une revue de son portefeuille de crédits, qui l'a conduite à la mise à jour du forward local sur un certain nombre de filières considérées à risques.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a mis en place les nouvelles règles liées à l'application du défaut (orientations de l'EBA (EBA/GL/2016/7) et seuils définis par l'Union européenne (Article 1 du règlement (UE) 2018/1845 BCE du 21 novembre 2018).
Cette évolution sur le défaut est qualifiée de changement d'estimation comptable. Son impact est comptabilisé en compte de résultat dans la rubrique « Coût du risque ».
Le 12 mars 2020, une nouvelle opération de titrisation (FCT Crédit Agricole Habitat 2020) a été réalisée au sein du groupe Crédit Agricole, portant sur les créances habitat des 39 Caisses régionales. Cette transaction est un RMBS français placé sur le marché.
Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2020 » pour un montant de 1 milliard d'euros. Les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d'investisseurs (établissements de crédit (43%), fonds d'investissement (32%), banques centrales (25%)).
Dans le cadre de cette titrisation, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 48,3 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2020. Elle a souscrit pour 6,5 millions d'euros de titres subordonnés.
Fin septembre 2020 est intervenu le démontage du « FCT Crédit Agricole Habitat 2015 ». Il s'agit du premier RMBS réalisé en France par le Groupe né d'une opération réalisée par les Caisses régionales. Cette opération de titrisation interne au Groupe s'était traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les Caisses régionales au « FCT Crédit Agricole Habitat 2015 » pour un montant de 10 milliards d'euros.
Le débouclage du FCT a donné lieu au rachat des crédits par les Caisses régionales le 23 septembre 2020, soit un montant de 529 millions d'euros pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur et au remboursement des titres le 28 septembre 2020 de 74,5 millions de titres subordonnés et 454,5 millions d'obligations séniors.
Crédit Agricole S.A. a démantelé le 2 mars 2020 35% du mécanisme de garantie « Switch » mis en place entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A.
Le mécanisme de garantie « Switch » correspond à un transfert vers les Caisses régionales d'une partie des exigences prudentielles s'appliquant à Crédit Agricole S.A. au titre d'assurances contre une rémunération fixe des Caisses régionales.
Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, cette opération se traduira par une baisse des engagements donnés de 54 millions d'euros et une baisse du dépôt de garantie apporté à Crédit Agricole S.A. de 18 millions d'euros.
Le département des Alpes-Maritimes a été touché par la Tempête ALEX début octobre. L'impact pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur s'élève à 824 milliers d'euros.
Les états financiers de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur sont établis dans le respect des principes comptables en France aux établissements bancaires et conformément aux règles définies par Crédit Agricole S.A., agissant en tant qu'organe central et chargé d'adapter les principes généraux aux spécificités du groupe Crédit Agricole.
Compte tenu de l'intégration de ses Caisses locales dans le périmètre de consolidation, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur publie des comptes individuels et des comptes consolidés.
La présentation des états financiers de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est conforme aux dispositions du règlement ANC 2014-07 qui, à partir des exercices ouverts au 1er janvier 2015, regroupe à droit constant dans un règlement unique l'ensemble des normes comptables aux établissements de crédit.
Les créances sur les établissements de crédit, les entités du groupe Crédit Agricole et la clientèle sont régies par le règlement ANC 2014-07.
Elles sont ventilées selon leur durée résiduelle ou la nature des concours :
Conformément aux dispositions réglementaires, la rubrique clientèle comporte en outre les opérations réalisées avec la clientèle financière.
Les prêts subordonnés, de même que les opérations de pension (matérialisées par des titres ou des valeurs), sont intégrés dans les différentes rubriques de créances, en fonction de la contrepartie (interbancaire, Crédit Agricole, clientèle).
Les créances sont inscrites au bilan à leur valeur nominale.
En application de l'article 2131-1 du règlement ANC 2014-07, les commissions regues et les coûts marginaux de transaction supportés sont étalés sur la durée de vie effective du crédit et sont donc intégrés à l'encours de crédit concerné.
Les intérêts courus sur les créances sont portés en compte de créances rattachées en contrepartie du compte de résultat.
Les engagements par signature comptabilisés au hors-bilan correspondent à des engagements irrévocables de concours en trésorerie et à des engagements de garantie qui n'ont pas donné lieu à des mouvements de fonds. L'application du règlement ANC 2014-07 conduit l'entité à comptabiliser les créances présentant un risque de crédit conformément aux règles définies dans les paragraphes suivants.
L'utilisation des systèmes de notation externes contribue à permettre d'apprécier le niveau d'un risque de crédit.
Les créances et les engagements par signature sont répartis entre les encours réputés sains et les encours jugés douteux.
Tant que les créances ne sont pas qualifiées de douteuses, elles sont qualifiées de saines ou dégradées et elles demeurent dans leur poste d'origine.
• Provisions au titre du risque de crédit sur les encours sains et dégradés
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur constate au titre des expositions de crédits des provisions au passif de son bilan pour couvrir les risques de crédit attendus sur les douze mois à venir (expositions qualifiées de saines) et / ou sur la durée de vie de l'encours dès lors que la qualité de crédit de l'exposition s'est significativement dégradée (expositions qualifiées de dégradées).
Ces provisions sont déterminées dans le cadre d'un processus de suivi particulier et reposent sur des estimations traduisant le niveau de perte de crédit attendue.
• La notion de perte de crédit attendue "ECL"
L'ECL se définit comme la valeur probable attendue pondérée de la perte de crédit (en principal et en intérêts) actualisée. Elle correspond à la valeur actuelle de la différence entre les flux de trésorerie contractuels et les flux attendus (incluant le principal et les intérêts).
L'approche ECL vise à anticiper au plus tôt la comptabilisation des pertes de crédit attendues.
• Gouvernance et mesure des ECL
La gouvernance du dispositif de mesure des paramètres de provisionnement s'appuie sur l'organisation mise en place dans le cadre du dispositif Bâlois. La Direction des Risques Crédit Agricole est responsable de la définition du cadre méthodologique et de la supervision du dispositif de provisionnement des encours.
Le groupe Crédit Agricole s'appuie en priorité sur le dispositif de notation interne et les processus Bâlois actuels pour générer les paramètres au calcul des ECL. L'appréciation de l'évolution du risque de crédit s'appuie sur un modèle d'anticipation des pertes et extrapolation sur la base de scénarios raisonnables. Toutes les informations disponibles, pertinentes, raisonnables et justifiables, y compris les informations de nature prospective, sont retenues.
La formule de calcul intègre les paramètres de probabilité de défaut, de perte en cas de défaut et d'exposition au moment du défaut.
Ces calculs s'appuient largement sur les modèles internes utilisés dans le cadre du dispositif prudentiel lorsqu'ils existent, mais avec des retraitements pour déterminer une ECL économique.
L'approche comptable conduit également à recalculer certains paramètres bâlois, notamment pour neutraliser les coûts internes de recouvrement ou les floors qui sont imposés par le régulateur dans le calcul réglementaire de la perte en cas de défaut ("Loss Given Default" ou "LGD").
Les modalités de calcul de l'ECL sont à apprécier en fonction des typologies de produits : prêts et créances sur la clientèle et engagements par signature.
Les pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir sont une portion des pertes de crédit attendues pour la durée de vie et elles représentent les insuffisances de flux de trésorerie pour la durée de vie advenant d'une défaillance dans les 12 mois suivant la date de clôture (ou une période plus courte si la durée de vie attendue de l'exposition est inférieure à 12 mois), pondérées par la probabilité qu'il y ait défaillance dans les douze mois.
Les pertes de crédit attendues sont actualisées au TIE déterminé lors de la comptabilisation initiale de l'encours.
Les paramètres de provisionnement sont mesurés et mis à jour selon les méthodologies définies par le groupe Crédit Agricole et permettent ainsi d'établir un premier niveau de référence, ou socle partagé, de provisionnement.
Le backtesting des modèles et paramètres utilisés est réalisé a minima à fréquence annuelle.
Les données macro-économiques prospectives (Forward Looking) sont prises en compte dans un cadre méthodologique applicable à deux niveaux :
Au niveau du groupe Crédit Agricole dans la détermination d'un cadre partagé de prise en compte du Forward Looking dans la projection des paramètres PD, LGD sur l'horizon d'amortissement des opérations ;
Au niveau de chaque entité au regard de ses propres portefeuilles. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur applique des paramètres complémentaires pour le Forward Looking sur des portefeuilles de prêts et créances sur la clientèle et d'engagement de financement sains et dégradés pour lesquels les éléments conjoncturels locaux l'exposent à des pertes complémentaires non-couvertes par les scenarios définis au niveau du Groupe.
• Dégradation significative du risque de crédit
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur doit apprécier, pour chaque encours, la dégradation du risque de crédit depuis l'origine à chaque date d'arrêté. Cette appréciation du risque de crédit conduit les entités à classer leurs opérations par classe de risque (expositions qualifiées de saines / expositions qualifiées de dégradées / expositions douteuses).
Afin d'apprécier la dégradation significative, le groupe Crédit Agricole prévoit un processus basé sur deux niveaux d'analyse :
un premier niveau dépendant de règles et de critères relatifs et absolus Groupe qui s'imposent aux entités du Groupe ;
un second niveau propre à chaque entité lié à l'appréciation, à dire d'expert au titre des paramètres complémentaires pour le Forward Looking pour lesquels les éléments conjoncturels et/ou structurels locaux l'exposent à des pertes complémentaires non-couvertes par les scenarios définis au niveau du
Groupe, du risque porté par chaque entité sur ses portefeuilles pouvant conduire à ajuster les critères Groupe de déclassement d'encours sains à encours dégradés (bascule de portefeuille ou sousportefeuille en ECL à maturité).
Le suivi de la dégradation significative porte, sauf exception, sur chaque encours. Aucune contagion n'est requise pour le passage de sain à dégradé des encours d'une même contrepartie. Le suivi de la dégradation significative doit porter sur l'évolution du risque de crédit du débiteur principal sans tenir compte de la garantie, y compris pour les opérations bénéficiant d'une garantie de l'actionnaire.
Pour les encours composés de petites créantant des caractéristiques similaires, l'étude, contrepartie par contrepartie, peut être remplacée par une estimation statistique des pertes prévisionnelles.
Pour mesurer la dégradation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale, il est nécessaire de récupérer la notation interne et la PD (probabilité de défaut) à l'origine.
L'origine s'entend comme la date de négociation, lorsque l'entité devient partie aux dispositions contractuelles du crédit. Pour les engagements de financement et de garantie, l'origine s'entend comme la date d'engagement irrévocable.
Pour le périmètre sans modèle de notation interne, le groupe Crédit Agricole retient le seuil absolu d'impayés supérieur à 30 jours comme seuil ultime de dégradation significative et de classement en encours dégradé.
Pour les encours évalués à partir d'un dispositif de notations internes (en particulier les expositions suivies en méthodes avancées), le groupe Crédit Agricole considère que l'ensemble des informations intégrées dans ce dispositif permet une appréciation plus pertinente que le seul critère d'impayé de plus de 30 jours.
Si la dégradation depuis l'origine cesse d'être constatée, la provision peut être ramenée à des pertes attendues à 12 mois (reclassement en encours sains).
Lorsque certains facteurs ou indicateurs de dégradation significative ne sont pas identifiables au niveau d'un encours pris isolément, une appréciation est faite de la dégradation significative pour des portefeuilles, des ensembles de portefeuilles ou des portions de portefeuille d'encours.
La constitution des portefeuilles pour une appréciation sur base collective peut résulter de caractéristiques communes telles que :
Le type d'encours ;
La note de risque de crédit (dont la note interne Bâle II pour les entités disposant d'un système de notation interne) ;
Le type de garantie
L'emplacement géographique de l'emprunteur ;
La valeur du bien affecté en garantie par rapport à l'actif financier, si cela a une incidence sur la probabilité de défaillance (par exemple, dans le cas des prêts garantis uniquement par sûreté réelle dans certains pays, ou sur la quotité de financement) ;
Le circuit de distribution, l'objet du financement, ...
Une différenciation par marché de la dégradation significative est donc possible (habitat, crédit consommation, crédit aux agriculteurs ou professionnels, crédit aux entreprises, ... ).
Le regroupement d'encours aux fins de l'appréciations du risque de crédit sur base collective peut changer au fil du temps, au fur et à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.
Les dotations et reprises des provisions au titre du risque du crédit sur les encours sains et dégradés sont inscrites en coût du risque.
Ce sont les créances de toute nature, même assorties, présentant un risque de crédit avéré correspondant à l'une des situations suivantes :
un arriéré de paiement significatif généralement supérieur à quatre-vingt-dix jours sauf si des circonstances particulières démontrent que l'arriéré est dû à des causes non liées à la situation du débiteur ;
l'entité estime improbable que le débiteur s'acquitte intégralement de ses obligations de crédit sans qu'elle ait recours à d'éventuelles mesures telles que la réalisation d'une sûreté.
Un encours est dit douteux lorsque se sont produits un ou plusieurs évènements qui ont un effet néfaste sur ses flux de trésorerie futurs estimés. Les évènements qui suivent sont des données observables, indicatives d'un encours douteux :
des difficultés financières importantes de l'émetteur ou de l'emprunteur ;
un manquement à un contrat, tel qu'une défaillance ou un paiement en souffrance ;
l'octroi, par le ou les prêteurs à l'emprunteur, pour des raisons économiques ou contractuelles liées aux difficultés financières de l'emprunteur, d'une ou de plusieurs que le ou les prêteurs n'auraient pas envisagées dans d'autres circonstances ;
la probabilité croissante de faillite ou de restructuration financière de l'emprunteur ;
la disparition d'un marché actif pour l'actif financier en raison de difficultés financières ;
Il n'est pas nécessairement possible d'isoler un évènement en particulier, le caractère douteux d'un encours peut résulter de l'effet combiné de plusieurs évènements.
Une contrepartie en défaut ne revient en situation saine qu'après une période d'observation qui permet de valider que le débiteur n'est plus en situation douteuse (appréciation par la Direction des Risques).
Parmi les encours douteux, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur distingue les encours douteux compromis des encours douteux non compromis.
Les créances douteuses non compromises sont les créances qui ne répondent pas à la définition des créances douteuses compromises.
Ce sont les créances douteuses dont les perspectives de recouvrement dégradées et pour lesquelles un passage en perte à terme est envisagé.
Pour les créances douteuses, l'enregistrement des intérêts se poursuit tant que la créance est considérée comme douteuse non compromise, il est arrêté lorsque la créance devient compromise.
Le classement en encours douteux peut être abandonné et l'encours est porté à nouveau en encours sain.
• Dépréciations au titre du risque de crédit sur les encours douteux
Dès lors qu'un encours est douteux, la perte probable est prise en compte par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur par voie de dépréciation figurant en déduction de l'actif du bilan. Ces dépréciations correspondent à la différence entre la valeur comptable de la créance et les flux futurs estimés actualisés au taux d'intérêt effectif, en prenant en considération financière de la contrepartie, ses perspectives économiques ainsi que les garanties éventuelles sous déduction de leurs coûts de réalisation.
Les pertes probables relatives aux engagements hors bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan.
• Traitement comptable des dépréciations
Les dotations et reprises de dépréciation pour risque de non recouvrement sur créances douteuses sont inscrites en coût du risque.
Conformément à l'article 2231-3 du règlement ANC 2014-07 le Groupe a fait le choix d'enregistrer en coût du risque l'augmentation de la valeur comptable liée à la dépréciation du fait du passage du temps.
L'appréciation du délai de passage en perte est basée sur le jugement d'experts, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur le détermine avec sa Direction des Risques, en fonction de la connaissance qu'elle a de son activité.
Les créances devenues irrécouvrables sont inscrites en pertes et les dépréciations correspondantes font l'objet d'une reprise.
Les créances restructurées pour difficultés financières sont des créances pour lesquelles l'entité a modifié les conditions contractuelles initiales (taux d'intérêt, maturité etc.) pour des raisons économiques ou juridiques
liées aux difficultés financières de l'emprunteur, selon des modalités qui n'auraient pas été envisagées dans d'autres circonstances.
La définition des créances pour cause de difficultés financières répond donc à deux crières cumulatifs :
Des modifications de contrat ou des refinancements de créance (concessions) ;
Un client en situation financière difficile (débiteur rencontrant, ou sur le point de rencontrer des difficultés pour honorer ses engagements financiers).
Cette notion de restructuration doit s'apprécier au niveau du contrat et non au niveau du client (pas de contagion).
Elles concernent les créances classées en douteuses et les créances saines, au moment de la restructuration. Sont exclues des créances restructurées les créances dont les caractéristiques ont été renégociées commercialement avec des contreparties ne présentant pas des problèmes d'insolvabilité.
La réduction des flux futurs accordée à la contrepartie, ou le report de ces flux sur un horizon plus lointain lors de la restructuration, donne lieu à l'enregistrement d'une décote. Elle correspond au manque à gagner de flux de trésorerie futurs, actualisés au taux effectif d'origine. Elle est égale à l'écart constaté entre
La valeur nominale du prêt ;
Et la somme des flux de trésorerie futurs théoriques du prêt restructuré, actualisés au taux d'intérêt effectif d'origine (défini à la date de l'engagement de financement).
La décote constatée lors d'une restructuration de créance est dotée en coût du risque
Les crédits restructurés du fait de la situation financière du débiteur font l'objet d'une notation conformément aux règles bâloises et sont dépréciés en fonction du risque de crédit estimé.
Dès lors que l'opération de restructuration a été réalisée, l'exposition conserve ce statut de « restructurée » pendant une période d'observation a minima de 2 ans si l'exposition était saine au moment de la restructuration, ou de 3 ans si l'exposition était en défaut au moment de la restructuration. Ces périodes sont prolongées en cas de survenance de certains évènements (nouveaux incidents par exemple).
Les règles relatives à la comptabilisations sur titres sont définies par les articles 2311-1 à 2391-1 (Titre 3 Comptabilisation des opérations sur titres du Livre II Opérations particulières) ainsi que par les articles 2211-1 à 2251-13 (Titre 2 Traitement comptable du risque de crédit du Livre II Opérations particulières) du règlement ANC 2014-07 pour la détermination du risque de crédit et la dépréciation des titres à revenu fixe.
Les titres sont présentés dans les états financiers en fonction de leur nature : effets publics (Bons du Trésor et titres assimilés), obligations et autres titres à revenu fixe (titres de créances négociables et titres du marché
interbancaire), actions et autres titres à revenu variable.
lls sont classés dans les portefeuilles prévus par la réglementation (transaction, investissement, placement, activité de portefeuille, valeurs immobilisées, autres titres détenus à long terme, participation, parts dans les entreprises liées) en fonction de l'intention de l'entité et des caractéristiques de l'instrument au moment de la souscription du produit.
Cette catégorie concerne les titres qui ne sont pas inscrits parmi les autres catégories de titres.
Les titres sont enregistrés pour leur prix d'acquisition, frais exclus.
Ces titres sont enregistrés pour leur prix d'acquisition, coupon couru à l'achat inclus. La différence entre le prix d'acquisition et la valeur de remboursement est étalée de façon actuarielle sur la durée de vie résiduelle du titre.
Les revenus sont enregistrés en compte de résultat dans la rubrique : « Intérêts et produits assimilés sur obligations et autres titres à revenu fixe ».
Les actions sont inscrites au bilan pour leur d'achat, hors frais d'acquisition. Les revenus de dividendes attachés aux actions sont portés au compte de résultat dans la rubrique « Revenus des titres à revenu variable ».
Les revenus des Organismes de placements collectifs sont enregistrés au moment de l'encaissement dans la même rubrique.
A la clôture de l'exercice, les titres de placement sont évalués pour leur la plus faible entre le coût d'acquisition et la valeur de marché. Ainsi, lorsque la valeur d'inventaire d'une ligne ou d'un ensemble homogène de titres (calculée par exemple à partir des cours de bourse à la date d'arrêté) est inférieure à la valeur comptable, il est constitué une dépréciation au titre de la moins-value latente sans compensation avec les plus-values constatées sur les autres catégories de titres. Les gains, provenant des couvertures, au sens de l'article 2514-1 du règlement ANC 2014-07, prenant la forme d'achats ou de ventes d'instruments financiers à terme, sont pris en compte pour le calcul des dépréciations. Les plus-values potentielles ne sont pas enregistrées.
En outre, pour les titres à revenu fixe, des dépréciations destinées à prendre le risque de contrepartie et comptabilisées en coût du risque, sont constituées sur cette catégorie de titres :
S'il s'agit de titres cotés, sur la base de la valeur de marché qui tient intrinsèquement compte du risque de crédit. Cependant, si la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dispose d'informations particulières sur la situation financière de l'émetteur qui ne sont pas reflétées dans la valeur de marché, une dépréciation spécifique est constituée ;
S'il s'agit de titres non cotés, la dépréciation est constituée de manière similaire à celle des créances sur la clientèle au regard des pertes probables avérées (cf. note 2.1 Créances et engagements par signature – Dépréciations au titre du risque de crédit avéré).
Les cessions de titres sont réputées porter sur les titres de même souscrits à la date la plus ancienne.
Les dotations et les reprises de dépréciation ainsi que les plus ou moins-values de cession des titres de placement sont enregistrées sous la rubrique « Solde des portefeuilles de placement et assimilés » du compte de résultat.
Sont enregistrés en titres d'investissement, les titres à revenu fixe assortis d'une échéance fixée qui ont été acquis ou reclassés dans cette catégorie avec l'intention manifeste de les détenir jusqu'à l'échéance.
Ne sont comptabilisés dans cette catégorie que les titres pour lesquels la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dispose de la capacité de financement nécessaire pour continuer de les détenir jusqu'à leur échéance et n'est soumise à aucune contrainte existante, juridique ou autre, qui pourrait remettre en cause son intention de détenir ces titres jusqu'à leur échéance.
Les titres d'investissement sont comptabilisés pour leur prix d'acquisition et coupons inclus.
La différence entre le prix d'acquisition et le prix de remboursement est étalée sur la durée de vie résiduelle du titre.
ll n'est pas constitué de dépréciation des titres d'investissement si leur valeur de marché est inférieure à leur prix de revient. En revanche, si la dépréciation est liée à un risque propre à l'émetteur du titre, une dépréciation est constituée conformément aux dispositions du Titre 2 Traitement comptable du risque de crédit du Livre II Opérations particulières, du règlement ANC 2014-07 ; elle est enregistrée dans la rubrique « Coût du risque ».
En cas de cession de titres d'investissement ou de transfert dans une autre catégorie de titres pour un montant significatif, l'établissement n'est plus autorisé, pendant l'exercice en cours et pendant les deux exercices suivants, à classer en titres d'investissement acquis et les titres à acquis et les titres à acquérir conformément à l'article 2341-2 du règlement ANC 2014-07.
Conformément aux articles 2351-2 à 2352-6 (Titre 3 Comptabilisation des opérations sur titres du Livre II Opérations particulières) du règlement ANC 2014-07, les titres classés dans cette catégorie correspondent à des « investissements réalisés de façon régulière avec pour seul objectif d'en retirer un gain en capital à moyen terme, sans intention d'investir durablement du fonds de commerce de l'entreprise émettrice, ni de participer activement à sa gestion opérationnelle ».
De plus, des titres ne peuvent être affectés à ce portefeuille que si cette activité, exercée de manière significative et permanente dans un cadre structuré, procure à l'établissement une rentabilité récurrente, provenant principalement des plus-values de cession réalisées.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur satisfait à ces conditions et peut classer une partie de ses titres dans cette catégorie.
Les titres de l'activité de portefeuille sont enregistrés pour leur prix d'acquisition, frais exclus. Lors des arrêtés comptables, ces titres sont évalués au plus bas de leur valeur d'utilité, laquelle est déterminée en tenant compte des perspectives générales d'évolution de l'émetteur et de la durée résiduelle de détention estimée.
Pour les sociétés cotées, la valeur d'utilité correspond généralement à la moyenne des cours de bourse constatés sur une période suffisamment longue tenant compte de l'horizon de détention envisagé afin d'atténuer l'effet de fortes variations ponctuelles des cours de bourse.
Les moins-values latentes éventuelles par ligne de titre et font l'objet d'une dotation de dépréciation sans compensation avec les plus-values latentes constatées. Elles sont enregistrées sous la rubrique « Solde des opérations de placement et assimilés », de même que les flux de dépréciation relatifs à ces titres.
Les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées.
Les parts dans les entreprises liées sont les parts détenues dans des entreprises contrôlées de manière exclusive, incluses ou susceptibles d'être incluses par intégration globale dans un même ensemble consolidable.
Les titres de participation sont des titres (autres que des parts dans une entreprise liée) dont la possession durable est estimée à l'activité de l'établissement, notamment parce qu'elle permet d'exercer une influence sur la société émettrice des titres ou d'en assurer le contrôle.
Les autres titres détenus à long terme correspondent à des titres détenus dans l'intention de favoriser le développement de relations professionnelles en créant un lien privilégié avec l'entreprise émettrice mais sans influencer la gestion de cette dernière en raison du faible pourcentage des droits de vote détenus.
Ces titres sont comptabilisés pour leur prix d'acquisition frais exclus. A la clôture de l'exercice, ces titres sont évalués, titre par titre, en fonction de leur valeur d'usage et figurent au bilan au plus bas de leur coût historique ou de cette valeur d'utilité.
Celle-ci représente ce que l'établissement accepterait de décaisser pour les acquérir compte tenu de ses objectifs de détention.
L'estimation de la valeur d'utilité peut se fonders éléments tels que la rentabilité et les perspectives de rentabilité de l'entreprise émettrice, ses capitaux propres, la conjoncture économique ou encore le cours moyen de bourse des derniers mois ou la valeur mathématique du titre.
Lorsque la valeur d'utilité de titres est inférieure au coût historique, ces moins-values latentes font l'objet de dépréciations sans compensation avec les plus-values latentes.
Les dotations et reprises de dépréciations ainsi que les plus ou moins-values de cession relatives à ces titres sont enregistrées sous la rubrique « Résultat net sur actifs immobilisés ».
Le prix de marché auquel sont évaluées, le cas échéant, les différentes catégories de titres, est déterminé de la façon suivante :
Les titres négociés sur un marché actif sont évalués au cours le plus récent,
Si le marché sur lequel le titre est négocié n'est pas ou plus considéré comme actif, ou si le titre n'est pas coté, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur détermine la valeur probable de négociation du titre concerné en utilisant des techniques de valorisation. En premier lieu, ces techniques font référence à des transactions récentes dans des conditions normales de concurrence. Le cas échéant, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur utilise des techniques de valorisation couramment employées par le marché pour évaluer ces titres lorsqu'il a été démontré que ces techniques produisent des estimations fiables des prix obtenus dans des transactions sur le marché réel.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur enregistre les titres d'investissement à la date de règlement-livraison. Les autres titres, quelle que soit leur nature ou la catégorie dans laquelle ils sont classés, sont enregistrés à la date de négociation.
Les titres donnés en pension livrée sont maintenus au bilan et le montant encaissé, représentatif de la dette à l'égard du cessionnaire, est enregistré au passif du bilan.
Les titres reçus en pension livrée ne sont pas inscrits au bilan mais le montant décaissé, représentatif de la créance sur le cédant, est enregistré à l'actif du bilan.
Les titres donnés en pension livrée font l'objet des traitements comptables correspondant à la catégorie de portefeuille dont ils sont issus.
Conformément aux articles 2381-5 (Titre 3 Comptabilisation des opérations sur titres du Livre II Opérations particulières) du règlement ANC 2014-07, il est autorisé d'opérer les reclassements de titres suivants :
Du portefeuille de transaction vers le portefeuille d'investissement ou de placement, en cas de situation exceptionnelle de marché ou pour les titres à revenu fixe, lorsqu'ils ne sont plus négociables sur un marché actif et si l'établissement a l'intention et la capacité de les détenir dans un avenir prévisible ou jusqu'à l'échéance,
Du portefeuille de placement vers le portefeuille d'investissement, en cas de situation exceptionnelle de marché ou pour les titres à revenu fixe, lorsqu'ils ne sont plus négociables sur un marché actif.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a pas opéré, en 2020, de reclassement au titre du règlement ANC 2014-07.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur applique le règlement ANC 2014-03 du 05 juin 2014 par rapport à l'amortissement et à la dépréciation des actifs.
Il applique la méthode de comptabilisation des actifs par composants à l'ensemble de ses immobilisations corporelles. Conformément aux dispositions de ce texte, la base amortissable tient compte de l'éventuelle valeur résiduelle des immobilisations.
Le règlement de l'ANC n° 2015-06 modifie la comptabilisation au mali technique de fusion ainsi que son suivi dans les comptes sociaux. Le mali ne doit plus être comptabilisé globalement et systématiquement au poste « Fonds commercial » ; il doit être comptabilisé au bilan selon les rubriques d'actifs auxquelles il est affecté en « Autres immobilisations corporelles, financières… ». Le mali est amorti, déprécié, sorti du bilan selon les mêmes modalités que l'actif sous-jacent.
Le coût d'acquisition des immobilisations comprend, outre les frais accessoires, c'est-à-dire les charges directement ou indirectement liées à l'acquisition pour la mise en état d'utilisation du bien ou pour son entrée « en magasin ».
Les terrains sont enregistrés à leur coût d'acquisition.
Les immeubles et le matériel d'équipement sont coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur mise en service.
Les logiciels acquis sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur date d'acquisition.
Les logiciels créés sont comptabilisés à leur coût de production diminué des amortissements ou des dépréciations constitués depuis leur date d'achèvement.
A l'exception des logiciels, des brevets et des licences, les immobilisations incorporelles ne font pas l'objet d'amortissement. Le cas échéant, elles peuvent faire l'objet de dépréciation.
Les immobilisations sont amorties en fonction de leur durée estimée d'utilisation.
Les composants et durées d'amortissement suivants ont été retenus par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, suite à l'application de la comptabilisations par composants. Il convient de préciser que ces durées d'amortissement doivent être adaptées à la nature de la construction et à sa localisation :
| Composant | Durée d'amortissement |
|---|---|
| Foncier | Non amortissable |
| Gros œuvre | 25 ans |
| Second œuvre | 25 ans |
| Installations techniques | 10 ans |
| Agencements | 10 ans |
| Matériel informatique | 3 à 5 ans (dégressif ou linéaire) |
| Matériel spécialisé | 5 ans |
Enfin, les éléments dont dispose la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur sur la valeur de ses immobilisations lui permettent de conclure que des tests de dépréciation ne conduiraient pas à la modification de la base amortissable existante.
Les dettes envers les établissements de crédit, les entités du Crédit Agricole et la clientèle sont présentées dans les états financiers selon leur durée résiduelle ou la nature de ces dettes :
Les comptes d'épargne à régime spécial sont présentés après compensation avec la créance sur le fonds d'épargne (au titre de l'épargne réglementée et centralisée par la Caisse des dépôts et consignations).
Les opérations de pension, matérialisées par des titres ou des valeurs sont incluses dans ces différentes rubriques, en fonction de la nature de la contrepartie.
Les intérêts courus sur ces dettes sont enregistrés en compte de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.
Les dettes représentées par un titre sont présentées selon la nature de leur support : bons de caisse, titres du marché interbancaire, titres de créances négociables, emprunts obligataires et autres titres de dettes, à l'exclusion des titres subordonnés qui sont classés dans la rubrique du passif « Dettes subordonnées ».
Les intérêts courus non échus sont enregistrés en comptes de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.
Les primes d'émission ou de remboursement des emprunts obligataires sont amorties sur la durée de vie des emprunts concernés, la charge correspondante est inscrite dans la rubrique « Intérêts et charges assimilées sur obligations et autres titres à revenu fixe ».
Les primes de remboursement et les primes d'émission des dettes représentées par des titres sont amorties selon la méthode de l'amortissement actuariel
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur applique également la méthode d'étalement des frais d'emprunts dans ses comptes individuels.
Les commissions de services financiers versées aux Caisses régionales sont comptabilisées en charges dans la rubrique « Commissions (charges) ».
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur applique le règlement ANC 2014-03 du 05 juin 2014 pour la comptabilisation et l'évaluation des provisions.
Ces provisions comprennent notamment les provisions relatives aux engagements par signature, aux engagements de retraite et de congés fin de carrière, aux litiges et aux risques divers.
Les provisions incluent également les risques-pays. L'ensemble de ces risques fait l'objet d'un examen trimestriel.
Les risques pays sont provisionnés après analyse des types d'opérations, de la durée des engagements, de leur nature (créances, titres, produits de marché) ainsi que de la qualité du pays.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a partiellement couvert les provisions constituées sur ces créances libellées en monnaies étrangères par achat de devises pour limiter l'incidence de la variation des cours de change sur le niveau de provisionnement.
La provision pour risque de déséquilibre du contrat épargne-logement est constituée afin de couvrir les engagements aux conséquences défavorables des contrats épargne-logement. Ces engagements sont relatifs, d'une part, à l'obligation de rémunérer l'épargne dans le futur à un taux fixé à l'ouverture du contrat pour une durée indéterminée et, d'autre part, à l'octroi d'un crédit aux souscripteurs des comptes et plans d'épargnelogement à un taux déterminé fixé à l'ouverture du contrat. Cette provision est calculée par génération de plan épargne-logement et pour l'ensemble des comptes d'épargne-logement, sachant qu'il n'y a pas de compensation possible entre les engagements relatifs à des générations différentes.
Les engagements sont établis en prenant en compte, notamment :
le comportement des souscripteurs, ainsi que l'estimation du montant et de la durée des emprunts qui seront mis en place dans le futur. Ces estimations sont établies à partir d'observations historiques de longue période.
la courbe des taux observables sur le marché et ses évolutions raisonnablement anticipées.
Les modalités de calcul de cette provision sont établies en conformité avec le Titre 6 Epargne règlementée du Livre II Opérations particulières du règlement ANC 2014-07.
Conformément aux dispositions prévues par la lVème directive européenne et le règlement CRBF 90-02 du 23 février 1990 modifié relatifs aux fonds pour risques bancaires généraux sont constitués par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur à la discrétion de ses dirigeants, en vue de faire face à des charges ou à des risques dont la concrétisation est incertaine mais qui relèvent de l'activité bancaire.
Ils sont repris pour couvrir la concrétisation de ces risques en cours d'exercice.
Au 31 décembre 2020, les fonds pour risques bancaires généraux constitués par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur à hauteur de 90,2 M€ se décomposent ainsi :
Les opérations de couverture et de marché sur des instruments financiers à terme de taux, de change ou d'actions sont enregistrées conformément aux dispositions du Titre 5 Les instruments financiers à terme du Livre II Opérations particulières du règlement ANC 2014-07.
Les engagements relatifs à ces opérations sont inscrits au hors-bilan pour la valeur nominale des contrats : ce montant représente le volume des opérations en cours.
Les résultats afférents à ces opérations sont enregistrés en fonction de l'instrument et de la stratégie suivie :
Les gains ou pertes réalisés sur opérations de couverture affectées (catégorie « b » article 2522-1 du règlement ANC 2014-07) sont rapportés au compte de résultat symétriquement à la comptabilisation des produits et charges de l'élément couvert et dans la même rubrique comptable.
Les charges et les produits relatifs aux instruments financiers à terme ayant pour objet la couverture et la gestion du risque de taux global de Crédit Agricole » c » article 2522-1 du règlement ANC 2014-07) sont inscrits prorata temporis dans la rubrique « Intérêts et produits (charges) assimilé(e)s – Produit (charge) net(te) sur opérations de macro-couverture ». Les gains et les pertes latents ne sont pas enregistrés.
Les opérations de marché regroupent :
Elles sont évaluées par référence à leur valeur de marché à la date de clôture.
Celle-ci est déterminée à partir de marché disponibles, s'il existe un marché actif, ou à l'aide de méthodologies et de modèles de valorisation internes, en l'absence de marché actif.
Pour les instruments :
En position ouverte isolée négociés sur des marchés ou assimilés, l'ensemble des gains et pertes (réalisés ou latents) est comptabilisé ;
En position ouverte isolée négociés sur des marchés de gré, les charges et produits sont inscrits en résultat prorata temporis. De plus, seules les pertes latentes éventuelles sont constatées via une provision. Les plus et moins-values réalisées sont comptabilisées en résultat au moment du dénouement ;
Faisant partie d'un portefeuille de transaction, l'ensemble des gains et pertes (réalisés ou latents) est comptabilisé.
Conformément à l'article 2525-3 du règlement ANC 2014-07, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur intègre l'évaluation du risque de contrepartie sur les dérivés actifs dans la valeur de marché des dérivés. A ce titre, seuls les dérivés comptabilisés en position ouverte isolée et en portefeuille de transaction (respectivement les dérivés classés selon les catégories a et d de l'article 2522-1. du règlement précité) font l'objet d'un calcul de risque de contrepartie sur les dérivés actifs. (CVA - Credit Valuation Adjustment).
Le CVA permet de déterminer les pertes attendues sur la contrepartie du point de vue de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
Le calcul du CVA repose sur une estimation des pertir de la probabilité de défaut et de la perte en cas de défaut. La méthodogie employée maximise l'utilisation de données d'entrée observables.
Elle repose :
Prioritairement sur des paramètres de marché tels que les CDS nominatifs cotés (ou CDS Single Name) ou les CDS indiciels ;
En l'absence de CDS nominatif sur la contrepartie, d'une approximation fondée sur la base d'un panier de CDS S/N de contreparties du même rating, opérant dans le même secteur et localisées dans la même région.
Dans certaines circonstances, les paramètres historiques de défaut peuvent être utilisés.
A chaque arrêté, les créances et les dettes ainsi que les contrats de change à terme figurant en engagements hors-bilan libellés en devises sont convertis au cours de change en vigueur à la date d'arrêté.
Les produits perçus et les charges payées sont enregistrés au cours du jour de la transaction. Les produits et charges courus non échus sont convertis au cours de clôture.
A chaque arrêté, les opérations de change à terme sont évaluées au cours à terme restant à courir de la devise concernée. Les gains ou les pertes cont portés au compte de résultat sous la rubrique « Solde des opérations des portefeuilles de négociation - Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés ».
Dans le cadre de l'application du Titre 7 Comptabilisation des opérations en devises du Livre II Opérations
particulières du règlement ANC 2014-07, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a mis en place une comptabilité multi-devises lui permettant un suivi de sa position de change et la mesure de son exposition à ce risque.
Les succursales tiennent des comptabilités autonomes conformes aux règles comptables en vigueur dans les pays où elles sont implantées.
Lors de l'arrêté des comptes de résultat des succursales sont retraités selon les règles comptables françaises, convertis en euros et intégrés à la comptabilité de leur siège après élimination des opérations réciproques.
La seule implantation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur à l'étranger est située à Monaco, avec l'euro comme devise principale.
Le hors-bilan retrace notamment les engagements de financement pour la partie non utilisée et les engagements de garantie donnés et reçus.
Le cas échéant, les engagements donnés font l'objet d'une provision lorsqu'il existe une probabilité de mise en jeu entraînant une perte pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
Le hors-bilan publiable ne fait mention ni des engagements sur instruments financiers à terme, ni des opérations de change. De même, il ne comporte pas les engagements reçus concernant les Bons du Trésor, les valeurs assimilées et les autres valeurs données en garantie.
Ces éléments sont toutefois détaillés dans l'annexe aux notes 28 et 29.
La participation des salariés aux fruits de l'expansion est constatée dans le compte de résultat de l'exercice au titre duquel le droit des salariés est né.
L'intéressement est couvert par l'accord du 26 avril 2019, modifié par les avenants du 30 mars 2020.
La participation et l'intéressement figurent dans les « Frais de personnel ».
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a appliqué, à compter du 1er janvier 2013, la recommandation 2013-02 de l'Autorité des normes comptables du 07 novembre 2013 relative aux règles de comptabilisation et d'évaluation des engagements de retraite et avantages similaires, recommandation abrogée et intégrée dans la section 4 du chapitre III du règlement ANC 2014-03 du 05 juin 2014.
En application de ce règionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur provisionne ses engagements de retraite et avantages similaires relevant de la catégorie des régimes à prestations définies.
Ces engagements sont évalués en fonction d'un ensemble d'hypothèses actuarielles, financières et démographiques et selon la méthode dite de Crédits Projetés. Cette méthode consiste à affecter, à chaque année d'activité du salarié, une charge correspondant aux droits acquis sur l'exercice. Le calcul de cette charge est réalisé sur la base de la prestation future actualisée.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a opté pour la méthode 2 qui prévoit notamment la comptabilisation des profits ou pertes constatés au titre des modifications des régimes à prestations définies au moment où se produit la réduction ou la liquidation.
Le règlement autorise également la comptabilisation des écarts actuariels selon la méthode du corridor ou selon toute autre méthode conduisant à les comptabiliser plus rapidement en résultat.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a fait le choix de reconnaitre les écarts actuariels à partir de l'exercice suivant et de façon étalée sur la durée de vie active moyenne résiduelle du personnel bénéficiant du régime (méthode du corridor), par conséquent le montant de la provision est égal à :
la valeur actuelle de l'obligation au titre des prestations définies à la date de clôture, calculée selon la méthode actuarielle préconisée par le règlement,
majorée des profits actuariels (minorée des pertes actuarielles) restant à étaler,
diminuée, le cas échéant, de la juste valeur des actifs du régime. Ceux-ci peuvent-être représentés par une police d'assurance éligible. Dans le cas où l'obligation est totalement couverte par une telle police, la juste valeur de cette dernière est considérée comme étant celle de l'obligation correspondante (soit le montant de la dette actuarielle correspondante).
ll existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés « employeurs ». Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs.
Par conséquent, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer pour l'exercice écoulé.
Le montant des cotisations au titre de ces régimes de retraite est enregistré en « Frais de personnel ».
Les salariés de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne sont pas concernés par les plans de stock-options.
Les souscriptions d'actions proposées aux salariés dans le cadre du Plan d'Epargne Entreprise, avec une décote maximum de 30 %, ne comportent pas de période d'acquisition des droits mais sont grevées d'une période d'incessibilité de 5 ans. Ces souscriptions d'actions sont comptabilisées conformément aux dispositions relatives aux augmentations de capital.
lls représentent les charges et produits qui surviennent de manière exceptionnelle et qui sont relatifs à des opérations ne relevant pas du cadre des activités courantes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
D'une façon générale, seul l'impôt exigible est constaté dans les comptes individuels.
La charge d'impôt figurant au compte de résultat correspond à l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice. Elle intègre la contribution sociale sur les bénéfices de 3,3 %.
Les revenus de créances et de portefeuilles titres sont comptabilisés nets de crédits d'impôts.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a signé avec Crédit Agricole S.A. une convention d'intégration fiscale. Aux termes des accords conclus, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur constate dans ses comptes la dette d'impôt dont elle est redevable au titre de cette convention fiscale.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | > 3 mois < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en principal |
Créances rattachées |
Total | Total |
| Établissements de crédit | ||||||||
| Comptes et prêts : | ||||||||
| à vue | 7 741 | 7 741 | 7 741 | 7 749 | ||||
| à terme | 2 | 110 229 | 110 231 | 142 | 110 373 | 74 227 | ||
| Prêts subordonnés | 2 422 | 2 422 | 2 422 | 2 422 | ||||
| Total | 7 743 | 112 651 | 120 394 | 142 | 120 536 | 84 398 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 120 536 | 84 398 | ||||||
| Opérations internes au Crédit Agricole |
||||||||
| Comptes ordinaires | 1 001 901 | 1 001 901 | 1 001 901 | 860 005 | ||||
| Comptes et avances à terme | 126 520 | 130 441 | 502 202 | 198 239 | 957 402 | 19 152 | 976 554 | 1 201 584 |
| Titres reçus en pension livrée | 150 003 | 150 003 | 115 | 150 118 | ||||
| Total | 1 278 424 | 130 441 | 502 202 | 198 239 | 2 109 306 | 19 267 | 2 128 573 | 2 061 589 |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 2 128 573 | 2 061 589 | ||||||
| TOTAL | 2 249 109 | 2 145 987 |
Les prêts subordonnés et participatifs consentis aux établissements de crédit s'élèvent à 2 422 milliers d'euros. Opérations internes au Crédit Agricole : en matière de comptes et avances à terme, cette rubrique enregistre les placements monétaires réalisés par la Caisse régionale auprès de Crédit Agricole S.A. dans le cadre des Relations Financières Internes.
Au 31 décembre 2020, dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19, le montant des encours de prêts garantis par l'Etat (PGE) accordés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur s'élève à 702 391 milliers d'euros et celui des reports d'échéances d'encours de prêts à la clientèle à 364 millions d'euros.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | > 3 mois < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en principal |
Créances rattachées |
Total | Total |
| Créances commerciales | 3 554 | 3 554 | 3 554 | 6 633 | ||||
| Autres concours à la clientèle | 591 229 | 1 953 519 | 4 998 531 | 9 737 314 | 17 280 593 | 54 894 | 17 335 487 | 15 449 238 |
| Comptes ordinaires débiteurs | 69 860 | 69 860 | 1 102 | 70 962 | 72 561 | |||
| Dépréciations | -165 092 | -169 140 | ||||||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 17 244 911 | 15 359 292 |
Parmi les créances sur la clientèle 8 427 467 milliers d'euros sont éligibles au refinancement de la banque centrale au 31 décembre 2020 contre 3 473 873 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Le montant des créances restructurées pour difficultés financières inscrites en encours douteux au moment de la restructuration s'élève à 34 788 milliers au 31 décembre 2020 d'euros contre 17 397 milliers d'euros au 31 décembre 2019. Elles conservent la qualification de « créances » jusqu'à la fin de leur vie.
| Note 4.2 | Opérations avec la clientèle - Analyse par zone géographique | |
|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| France (y compris DOM-TOM) | 17 255 939 | 15 358 585 |
| Autres pays de l'U.E. | 58 566 | 74 622 |
| Autres pays d'Europe | ਰੇ 392 | 12 391 |
| Amérique du Nord | 8 275 | 6 434 |
| Amérique Centrale et du Sud | 690 | 908 |
| Afrique et Moyen-Orient | 15 117 | 14 078 |
| Asie et Océanie (hors Japon) | 5 833 | 6 532 |
| Japon | । ਰੇਤ | રિક |
| Total en principal | 17 354 007 | 15 473 616 |
| Créances rattachées | 55 996 | 54 816 |
| Dépréciations | -165 092 | -169 140 |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 17 244 911 | 15 359 292 |
Opérations avec la clientèle - Encours douteux et dépréciations par zone géographique Note 4.3
| Dépréciations des encours compromis douteux Dont encours Dépréciations des encours douteux |
-82 529 -169 140 |
748 | 108 | 16 | 9 | 107 | 32 | -82 529 -169 140 |
||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 31/12/2019 | compromis douteux |
99 624 | 100 641 | |||||||
| Dont encours douteux |
326 305 | 1 976 | 114 | 620 | 9 | 108 | 205 | 330 334 | ||
| Encours brut | 15 412 826 | 74 891 | 12 422 | 569 | 909 | 14 193 | રેક્ટ 0 |
୧୧ | 15 528 432 | |
| Dépréciations des encours compromis douteux |
-89 197 | -89 197 | ||||||||
| Dépréciations des encours douteux |
-165 092 | -165 092 | ||||||||
| 31/12/2020 | Dont encours compromis douteux |
330 10 |
412 | રૂદ | 21 | 9 | 83 | 28 | 103 916 | |
| Dont encours douteux |
318 674 | 1 831 | 40 | 651 | 9 | 009 | 211 | 322 422 | ||
| Encours brut | 17 311 319 | 58 864 | 403 ர |
441 ರು |
690 | 15 229 | 862 S |
ਹਰਦ | 17 410 003 | |
| En milliers d'euros) | France (y compris DOM-TOM) | Autres pays de l'U.E. | Autres pays d'Europe | Amérique du Nord | Amérique Centrale et du Sud | Afrique et Moyen-Orient | Asie et Océanie (hors Japon) | Japon | TOTAL |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Encours brut | Dont encours douteux |
Dont encours compromis douteux |
Dépréciations des encours douteux |
Dépréciations des encours compromis douteux |
Encours brut | Dont encours douteux |
Dont encours Dépréciations compromis douteux |
des encours douteux |
Dépréciations des encours compromis douteux |
| Particuliers | 9 993 537 | 144 755 | 892 ర్ |
-60 456 | -28 758 | 9 309 341 | 153 668 | 36 420 | -61 462 | -25 484 |
| Agriculteurs | 418 766 | 11 500 | ਰੇਰੇਰੇ | -7 091 | -4 884 | 378 532 | 751 ல |
4 626 | ટર્દ - 7 |
-4 500 |
| Autres professionnels | 2 624 891 | 85 797 | 445 26 |
-45 171 | -24 340 | 110 722 | ਰੇਵ ਦ 89 |
27342 | -50 194 | -25 303 |
| Clientèle financière | 344 454 | 4 003 | 499 | -2 660 | -1 498 | 633 228 |
4 264 | 1 340 | -2 816 | -1 340 |
| Entreprises | 2 426 375 | 75 740 | 517 32 |
-49 116 | -29 153 | 1 983 ਰੇਖੇਟ | 72 097 | 30 370 | -46 520 | -25 359 |
| Collectivités publiques | 1 542 526 | 467 | 467 | -467 | -467 | 1 467 414 | 467 | 467 | -467 | -467 |
| Autres agents économiques | 59 454 | 160 | 97 | -131 | -97 | 49 795 | 132 | 76 | -125 | -76 |
| TOTAL | 17 410 003 | 322 422 | 916 103 |
-165 092 | -89 197 | 15 528 432 | 330 334 | 100 641 | -169 140 | -82 529 |
186
| 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Transaction | Placement | Titres de l'activité de portefeuille |
Investissement | Total | Total |
| Effets publics et valeurs assimilées : | 313 215 | 313 515 | 322 690 | |||
| dont surcote restant à amortir | 15 537 | 15 537 | 16 300 | |||
| dont décote restant à amortir | ||||||
| Créances rattachées | 4 231 | 4 231 | 4 488 | |||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 317 746 | 317 746 | 327 178 | |||
| Obligations et autres titres à revenu fixe (1): | ||||||
| Emis par organismes publics | 64 080 | 64 080 | 74 626 | |||
| Autres émetteurs | 5 100 | 1 018 141 | 1 023 241 | 1 433 632 | ||
| dont surcote restant à amortir | 7 260 | 7 260 | 6 494 | |||
| dont décote restant à amortir | -795 | -795 | -d83 | |||
| Créances rattachées | 12 | 3 584 | 3 596 | 3 499 | ||
| Dépréciations | -2 445 | -793 | -3 238 | -3 242 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 2 667 | 1 085 012 | 1 087 679 | 1 508 515 | ||
| Actions et autres titres à revenu variable | 398 791 | 5 612 | 404 403 | 32 993 | ||
| Dépréciations | -41 | -270 | -311 | -40 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 398 750 | 5 342 | 404 092 | 32 953 | ||
| TOTAL | 401 417 | 5 342 | 1 402 758 | 1 809 517 | 1 868 646 | |
| Valeurs estimatives | 404 571 | 5 890 | 1 448 644 | 1 859 105 | 1 917 017 |
(1) dont 101 871 milliers d'euros de titres subordonnés (hors créances rattachées) au 31 décembre 2020 et 170 229 milliers d'euros au 31 décembre 2019
La valeur estimée des plus-values latentes sur le portefeuille de titres de placement s'élève à 3 167 milliers d'euros au 31 décembre 2020, contre 722 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
La valeur estimative des titres de placement correspond au dernier cours de bourse.
La valeur estimée des plus-values titres de l'activité de portefeuille s'élève à 547 milliers d'euros au 31 décembre 2020, contre 521 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
La valeur estimative des titres de l'activité de portefeuille est déterminée en tenant compte des perspectives générales d'évolution de l'émetteur et de l'horizon de détention (pour les sociétés cotées, il s'agit généralement de la moyenne des cours de bourse constatée sur une période suffisamment longue tenant compte de l'horizon de détention).
La valeur estimée des plus-values latentes sur le portefeuille de titres d'investissement s'élève à 53 746 milliers d'euros au 31 décembre 2020, contre 55 112 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
La valeur estimée des moins-values latentes sur le portefeuille de titres d'investissement s'élève à -839 milliers d'euros au 31 décembre 2020, contre -793 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Le montant des créances représentatives des titres prêtés concernant les effets publics s'élève à 150 millions d'euros pour les obligations et les autres titres à revenu fixe.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Administration et banques centrales (y compris Etats) | 64 081 | 74 627 |
| Etablissements de crédit | 146 827 | 118 053 |
| Clientèle financière | 1 015 165 | 1 183 062 |
| Entreprises, assurances et autres clientèles | 265 651 | 165 509 |
| Total en principal | 1 491 724 | 1 541 251 |
| Créances rattachées | 3 596 | 3 499 |
| Dépréciations | -3 549 | -3 282 |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 1 491 771 | 1 541 468 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Obligations et autres titres à revenu fixe |
Effets publics et valeurs assimilées |
Actions et autres titres à revenu variable |
Total | Obligations et autres titres à revenu fixe |
Effets publics et valeurs assimilées |
Actions et autres titres à revenu variable |
Total |
| Titres à revenu fixe ou variable | 1 087 321 | 313 515 | 404 403 | 1 805 239 | 1 508 258 | 322 690 | 32 993 | 1 863 941 |
| dont titres cotés | 513 576 | 313 515 | 827 091 | 412 520 | 322 690 | 735 210 | ||
| dont titres non cotés (1) | 573 745 | 404 403 | 978 148 | 1 095 738 | 32 993 | 1 128 731 | ||
| Créances rattachées | 3 596 | 4 231 | 7 827 | 3 499 | 4 488 | 7 987 | ||
| Dépréciations | -3 238 | -311 | -3 549 | -3 242 | -40 | -3 282 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 1 087 679 | 317 746 | 404 092 | 1 809 517 | 1 508 515 | 327 178 | 32 953 | 1 868 646 |
(1) La répartition des parts d'OPCVM est la suivante :
OPCVM français 397 790 milliers d'euros (OPCVM français de capitalisation à 100%).
OPCVM étrangers 6 302 milliers d'euros (OPCVM étrangers de capitalisation à 100%).
La répartition de l'ensemble des OPCVM par nature est la suivante au 31 décembre 2020 :
| (En milliers d'euros) | Valeur d'inventaire |
Valeur liquidative |
|---|---|---|
| IOPCVM monétaires | 230 549 | 230 549 |
| OPCVM obligataires | 140 484 | 142 250 |
| OPCVM autres | 33 059 | 34 993 |
| TOTAL | 404 092 | 407 792 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | > 3 mois < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en principal |
Créances rattachées |
Total | Total |
| Obligations et autres titres à revenu fixe |
||||||||
| Valeur Brute | 19 397 | 83 051 | 361 163 | 623 710 1 087 321 | 3 ਵਰਦ | 1 090 917 | 1 511 757 | |
| Dépréciations | -3 238 | -3 242 | ||||||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 19 397 | 83 051 | 361 163 | 623 710 1 087 321 | 3 596 | 1 087 679 | 1 508 515 | |
| Effets publics et valeurs assimilées |
||||||||
| Valeur Brute | 10 139 | 125 618 | 177 758 | 313 515 | 4 231 | 317 746 | 327 178 | |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 0 | 10 139 | 125 618 | 177 758 | 313 515 | 4 231 | 317 746 | 327 178 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Encours bruts | Dont Encours douteux |
Encours bruts | Dont Encours douteux |
||
| France (y compris DOM-TOM) | 1 191 534 | 2 428 | 1 679 277 | 2 428 | ||
| Autres pays de l'U.E. | 199 713 | 141 669 | ||||
| Autres pays d'Europe | 9 078 | 9 489 | ||||
| Amérique du Nord | 511 | 511 | 513 | 513 | ||
| Total en principal | 1 400 836 | 2 939 | 1 830 948 | 2 941 | ||
| Créances rattachées | 7 827 | 283 | 7 987 | 283 | ||
| Dépréciations | -3 238 | -3 227 | -3 242 | -3 274 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 1 405 425 | 0 | 1 835 693 | 0 |
TITRES DE PARTICIPATION ET DE FILIALES Note 6
Sauf mention spécifique, les données présentées sont des informations au 31 décembre 2020.
| INFORMATIONS FINANCIERES | Capital | propres autres que le capital Capitaux |
capital détenue Quote-part de (en %) |
comptables des titres détenus - Valeurs Brutes |
comptables des titres détenus - Valeurs Nettes |
Prêts et avances consentis par la société et non remboursés encore |
taxes du dernier exercice écoulé PNB ou chiffre d'affaires hors (1) |
perte du dernier exercice clos) (bénéfice ou Résultats (1) |
société au cours encaissés par la de l'exercice Dividendes |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Participations dont la valeur d'inventaire excède 1% du capital de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur | |||||||||
| - Autres parts dans les entreprises liées : | 21 500 | 4 712 | ਰੇ 159 | ||||||
| S.A.S. PCA IMMO | 13 500 | 391 -17 |
100,00% | 13 500 | 0 | ਹਵਿਖੇ ி |
185 | -419 | |
| S.A.S.U CREAZUR | 4 500 | 918 -1 |
100.00% | 500 ব |
582 ਟ |
0 | -444 | ||
| S.A.S. LE VILLAGE BY PCA | 2 542 | -411 | 100,00% | 3 500 | 130 ਟ |
267 | -411 | ||
| - Autres titres de participations : | 1 169 927 | 1 152 767 | 41 345 | 40 272 | |||||
| S.N.C. CA TITRES | 15 245 | 473 43 |
1.93% | 119 त्न |
119 ਜ |
148 943 | 250 | 0 | |
| S.A.S. SACAM IMMOBILIER | 139 588 | 120 ഹ |
3,13% | eat ம் |
eat S |
0 | 4 071 | 121 | |
| S.A.S. SACAM DEVELOPPEMENT | 725 471 | 471 17 |
2,79% | 20 351 | 20 351 | 518 க |
0 | 696 ல |
260 |
| S.A.S. SACAM PARTICIPATIONS | 62 558 | 542 23 |
2,90% | 2 100 | 100 ਟ |
9 33 |
794 റ |
187 | |
| S.A.S.SACAM ASSURANCE CAUTION | 13 713 | ୧୧୫ 22 |
5,53% | 380 1 |
380 T |
0 | 512 L |
79 | |
| S.A.S. SACAM AVENIR | 217 698 | 32 C |
3,80% | 8 278 | 4 045 | 598 | 0 | -28 | 0 |
| S.A.S. SOFIPACA | 24 619 | 537 16 |
50.00% | 17 545 | 17 545 | 6 | 1 067 | 500 | |
| S.N.C. SACAM MUTUALISATION | 18 556 677 | 147 8 |
2,78% | 515 448 | 515 448 | 0 | 276 581 | 546 7 |
|
| S.A.S. RUE LA BOETIE | 2 744 903 | । ਰੇ 1 16 536 |
2,77% | 563 972 | 563 972 | 229 31 |
11 | 1 107 163 | 31 229 |
| S.A.S. CA PROTECTION ET SECURITE | 511 | 777 ਤਰ |
2,41% | 496 न |
496 L |
884 8 |
118 | 0 | |
| S.A.S. C2MS | 53 053 | 957 11 |
1,19% | 002 L |
002 L |
0 | 024 ব |
0 | |
| S.A.S. DELTA | 79 550 | 703 -1 |
3,50% | 786 2 |
2 786 | 0 | -31 | 0 | |
| S.A.S. GRANDS CRUS INVESTISSEMENTS | 44 993 | 103 18 |
1,18% | 1 000 | 1 000 | 8 | ਤੇ ਵਰਤੋ | 0 | |
| S.A.S. SACAM FIRECA | 55 594 | 848 -2 |
3.27% | 2 785 | 1 729 | 0 | -2 885 | 0 | |
| S.A.S. SACAM INTERNATIONAL | 522 023 | 003 76 |
2.77% | 24 974 | 13 103 | 0 | 35 880 | 350 | |
| Participations dont la valeur d'inventaire est inférieure à 1% du capital de Crédit Agricole Provence Côte d'Azur | |||||||||
| Autres titres de participations | 3 766 | 3370 | 262 | 100 | |||||
| TOTAL PARTS DANS LES ENTREPRISES LIEES ET PARTICIPATIONS |
1 195 193 | 1 160 849 | 50 766 | 40 372 | |||||
| Les donnees sur les autres titres de participation sont en date du 31/ I |
12/2019 |
Les données sur les autres parts dans les entreprises liées sont en date du 31/12/2020 Les donnees sur les autres titres de participation sont en date du 31/12/2019
191
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Valeur au bilan | Valeur estimative |
Valeur au bilan | Valeur estimative |
|
| Parts dans les entreprises liées | |||||
| Titres non cotés | 21 500 | 4 712 | 19 100 | 3 167 | |
| Avances consolidables | ਰੇ 158 | 5 268 | 10 559 | 7 087 | |
| Dépréciations | -20 678 | -19 405 | |||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 9 980 | 9 980 | 10 254 | 10 254 | |
| Titres de participation et autres titres détenus à long terme |
|||||
| Titres de participation | |||||
| Titres non cotés | 1 173 694 | 1 610 099 | 1 171 322 | 1 552 593 | |
| Avances consolidables | 41 606 | 41 606 | 9 751 | 9 751 | |
| Créances rattachées | 135 | 135 | 134 | 134 | |
| Dépréciations | -17 556 | -10 379 | |||
| Sous-total titres de participation | 1 197 879 | 1 651 840 | 1 170 828 | 1 562 478 | |
| Autres titres détenus à long terme | |||||
| Titres non cotés | 10 802 | 10 754 | 6 880 | 6 853 | |
| Dépréciations | -142 | -88 | |||
| Sous-total autres titres détenus à long terme | 10 660 | 10 754 | 6 792 | 6 853 | |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 1 208 539 | 1 662 594 | 1 177 620 | 1 569 331 | |
| TOTAL DES TITRES DE PARTICIPATION | 1 218 519 | 1 672 574 | 1 187 874 | 1 579 585 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Valeur au bilan | Valeur estimative |
Valeur estimative |
||
| Total valeurs brutes | |||||
| Titres non cotés | 1 205 996 | 1 197 302 | |||
| TOTAL | 1 205 996 | 1 197 302 |
Les valeurs estimatives sont déterminées d'après la valeur d'utilité des titres ; celle-ci n'est pas nécessairement la valeur de marché.
| (En milliers d'euros) | 01/01/2020 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions cessions, échéance) |
31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Parts dans les entreprises liées | |||||
| Valeurs brutes | 19 100 | 2 400 | 21 500 | ||
| Avances consolidables | 10 559 | -1 401 | ਰੇ 158 | ||
| Dépréciations | -19 405 | -1 273 | -20 678 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 10 254 | 1 127 | -1 401 | 9 980 | |
| Titres de participation et autres titres détenus à long terme Titres de participation |
|||||
| Valeurs brutes | 1 171 322 | 2 372 | 1 173 694 | ||
| Avances consolidables | 9 751 | 31 855 | 41 606 | ||
| Créances rattachées | 134 | 1 | 135 | ||
| Dépréciations | -10 379 | -7 505 | 328 | -17 556 | |
| Sous-total titres de participation | 1 170 828 | 26 723 | 328 | 1 197 879 | |
| Autres titres détenus à long terme | |||||
| Valeurs brutes | 6 880 | 3 922 | 10 802 | ||
| Dépréciations | -88 | -139 | 85 | -142 | |
| Sous-total autres titres détenus à long terme | 6 792 | 3 783 | 85 | 10 660 | |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 1 177 620 | 30 506 | 413 | 1 208 539 | |
| TOTAL | 1 187 874 | 31 633 | -988 | 1 218 519 |
| 01/01/2020 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions cessions, |
Autres mouvements |
31/12/2020 | |
|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | échéance) | ||||
| Immobilisations corporelles | |||||
| Valeurs brutes | 370 314 | 19 505 | -24 501 | -68 | 365 250 |
| Amortissements et dépréciations |
-260 962 | -18 384 | 24 622 | -254 724 | |
| Mali technique de fusion sur | |||||
| immobilisations corporelles | |||||
| Valeurs brutes | 4 891 | 4 891 | |||
| Amortissements et dépréciations |
-2 427 | -216 | -2 943 | ||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 111 816 | 605 | 121 | -68 | 112 474 |
| Immobilisations incorporelles | |||||
| Valeurs brutes | 31 394 | 164 | -1 953 | 50 | 29 655 |
| Amortissements et dépréciations |
-21 274 | -571 | 1 884 | -19 911 | |
| Mali technique de fusion sur immobilisations incorporelles |
|||||
| Valeurs brutes | 191 | 191 | |||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 10 361 | -407 | -69 | 50 | 9 935 |
| TOTAL | 122 177 | 198 | 52 | -18 | 122 409 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne détient pas d'action propres.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Autres actifs (1) | ||
| Instruments conditionnels achetés | 101 | 189 |
| Comptes de stock et emplois divers | 1 942 | 2 560 |
| Débiteurs divers (2) | 483 873 | 451 418 |
| Comptes de règlement | 130 | 254 |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 486 046 | 454 421 |
| Comptes de régularisation | ||
| Comptes d'encaissement et de transfert | 22 770 | 41 190 |
| Comptes d'ajustement et comptes d'écart | 23 | 9 |
| Charges constatées d'avance | 445 | 903 |
| Produits à recevoir sur engagements sur instruments financiers à terme | 1 156 | 2 494 |
| Autres produits à recevoir | 56 156 | 60 123 |
| Autres comptes de régularisation | 16 340 | 16 186 |
| VALEUR NETTE AU BILAN | 96 890 | 120 905 |
| TOTAL | 582 936 | 575 326 |
(1) Les montants incluent les créances rattachées.
(2) dont 2 875 milliers d'euros au titre de la contribution au Fonds de Résolution Unique versée sous forme d'un dépôt de garantie. Ce dépôt de garantie est utilisable par le Fonds de Résolution, à tout moment et sans condition, pour financer une intervention.
| (En milliers d'euros) | Solde au 01/01/2020 |
Dotations | Reprises et utilisations |
Désactualisation | Solde au 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|
| Sur créances clientèle | 169 140 | 40 816 | -42 836 | -2 028 | 165 092 |
| Sur opérations sur titres | 3 282 | 272 | -5 | 3 549 | |
| Sur valeurs immobilisées | 30 565 | 8 961 | -545 | 38 981 | |
| Sur autres actifs | 2 427 | 63 | -446 | 2 044 | |
| TOTAL | 205 414 | 50 112 | -43 832 | -2 028 | 209 666 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | 3 mois > < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en principal |
Dettes rattachées |
Total | Total |
| Établissements de crédit | ||||||||
| Comptes et emprunts : | ||||||||
| à vue | 5 | 5 | 5 | 9 | ||||
| à terme | 113 891 | 113 891 | 18 | 113 909 | 77 069 | |||
| VALEUR AU BILAN | 5 | 113 891 | 113 896 | 18 | 113 914 | 77 078 | ||
| Opérations internes au Crédit Agricole |
||||||||
| Comptes ordinaires | 41 269 | 41 269 | 50 | 41 319 | 75 404 | |||
| Comptes et avances à terme | 1 329 320 | 2 080 887 | 5 101 198 | 2 016 015 | 10 527 420 | 6 270 | 10 533 690 | 10 092 712 |
| Titres donnés en pension livrée | 150 003 | 150 003 | 21 | 150 024 | ||||
| VALEUR AU BILAN | 1 520 592 | 2 080 887 | 5 101 198 | 2 016 015 | 10 718 692 | 6 341 | 10 725 033 | 10 168 116 |
| TOTAL | 1 520 597 | 2 080 887 | 5 101 198 | 2 129 906 | 10 832 588 | 6 359 10 838 947 | 10 245 194 |
Opérations internes au Crédit Agricole : ce poste est constitué pour une large part des avances accordées par Crédit Agricole S.A. et nécessaires au financement de l'encours des prêts sur avances octroyés par la Caise régionale (Cf. Cadre Juridique et Financier).
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | > 3 mois < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en principal |
Dettes rattachées |
Total | Total |
| Comptes ordinaires créditeurs | 7 908 500 | 7 908 500 | 76 | 7 908 576 | 6 272 511 | |||
| Comptes d'épargne à régime spécial : |
64 840 | 64 840 | 64 840 | 63 453 | ||||
| à vue | 64 840 | 64 840 | 64 840 | 63 453 | ||||
| lAutres dettes envers la clientèle : | 150 617 | 259 276 | 863 435 | 15 970 | 1 289 298 | 27 393 | 1 316 691 | 1 748 549 |
| à vue | 9 856 | 9 856 | 9 856 | 20 462 | ||||
| à terme | 140 761 | 259 276 | 863 435 | 15 970 | 1 279 442 | 27 393 | 1 306 835 | 1 728 087 |
| VALEUR AU BILAN | 8 123 957 | 259 276 | 863 435 | 15 970 | 9 262 638 | 27 469 | 9 290 107 | 8 084 513 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| France (y compris DOM-TOM) | 8 921 535 | 7 705 576 |
| Autres pays de l'U.E. | 242 019 | 241 712 |
| Autres pays d'Europe | 39 206 | 43 156 |
| Amérique du Nord | 23 913 | 20 156 |
| Amérique Centrale et du Sud | 2 378 | 5 370 |
| Afrique et Moyen-Orient | 22 921 | 26 469 |
| Asie et Océanie (hors Japon) | ਰੇ 363 | 11 332 |
| Japon | 1 303 | 2 145 |
| Total en principal | 9 262 638 | 8 055 916 |
| Dettes rattachées | 27 469 | 28 597 |
| VALEUR AU BILAN | 9 290 107 | 8 084 513 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Particuliers | 4 711 575 | 4 295 373 |
| Agriculteurs | 302 711 | 251 065 |
| Autres professionnels | 845 281 | 707 651 |
| Clientèle financière | 176 743 | 154 140 |
| Entreprises | 2 732 314 | 2 151 814 |
| Collectivités publiques | 7 389 | 5 647 |
| Autres agents économiques | 486 625 | 490 226 |
| Total en principal | 9 262 638 | 8 055 916 |
| Dettes rattachées | 27 469 | 28 597 |
| VALEUR AU BILAN | 9 290 107 | 8 084 513 |
| Note 13.1 | ||||
|---|---|---|---|---|
| ----------- | -- | -- | -- | -- |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | > 3 mois < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en | Dettes principal rattachées |
Total | Total |
| Titres de créances négociables | 3 750 | 3 750 | ന | 3 753 | 4 065 | |||
| VALEUR NETTE AU BILAN | 3 750 | 3 750 | 3 | 3 753 | 4 065 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||
|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | |||
| Autres passifs (1) | |||
| Instruments conditionnels vendus | 55 | 20 | |
| Comptes de règlement et de négociation | 1 | 0 | |
| Créditeurs divers | 103 926 | 125 928 | |
| Versements restant à effectuer sur titres | 6 303 | 5 752 | |
| VALEUR AU BILAN | 110 285 | 131 700 | |
| Comptes de régularisation | |||
| Comptes d'encaissement et de transfert | 67 225 | 61 979 | |
| Gains latents et gains à étaler sur instruments financiers | 2 935 | 3 466 | |
| Produits constatés d'avance | 116 508 | 126 473 | |
| Charges à payer sur engagements sur instruments financiers à terme | 11 763 | 12 388 | |
| Autres charges à payer | 54 350 | 57 255 | |
| Autres comptes de régularisation | 3 480 | 8 644 | |
| VALEUR AU BILAN | 256 261 | 270 155 | |
| TOTAL | 366 546 | 401 855 |
(1) Les montants incluent les dettes rattachées.
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| (En milliers d'euros) | Solde au 01/01/2020 |
Dotations | Reprises utilisées |
Reprises non utilisées |
Solde au 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|
| Provisions pour engagements de retraite et assimilés | 1 024 | -1 024 | |||
| Provisions pour autres engagements sociaux | 1 905 | 251 | -90 | 2 066 | |
| Provisions pour risques d'exécution des engagements par signature |
10 354 | 35 292 | -30 420 | 15 226 | |
| Provisions pour litiges fiscaux | 365 | 26 | 391 | ||
| Provisions pour autres litiges | 12 982 | 1 752 | -244 | -2 847 | 11 643 |
| Provisions pour risques de crédit (1) | 104 839 | 314 224 | -288 589 | 130 474 | |
| Provisions sur participations | 1 807 | -444 | 1 363 | ||
| Provisions pour risques opérationnels (2) | 4 725 | 1 117 | -39 | -982 | 4 821 |
| Provisions pour risque de déséquilibre du contrat épargne logement (3) |
22 438 | 1 781 | 24 219 | ||
| Autres provision | 10 419 | 1 975 | -4 887 | -594 | 6 918 |
| VALEUR AU BILAN | 170 858 | 356 418 | -5 255 | -324 900 | 197 121 |
(1) Ces provisions sont établies sur base collective à partir notamment des estimations découlant des modèles CRR/CRD4.
(2) Cette provision est destinée à couvrir les risques d'insuffisance de conception, d'organisation et de mise en œuvre des procédures d'enregistrement dans le système comptable et plus généralement dans les systèmes d'information de l'ensemble des événements relatifs aux opérations de l'établissement.
Cette provision est constituée à hauteur de 4 521 milliers d'euros d'après la cartographie des risques selon une méthodologie groupe.
Une provision de 300 milliers d'euros a été constituée pour risques suite à l'augmentation de la survenance et de la violence des sinistres qui ont impacté le territoire de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
(3) Cf. note 16 ci-après
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | ||
| Ancienneté de moins de 4 ans | 349 728 | 338 886 |
| Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans | 1 381 124 | 1 268 914 |
| Ancienneté de plus de 10 ans | 927 469 | 943 518 |
| Total plans d'épargne-logement | 2 658 321 | 2 551 318 |
| Total comptes épargne-logement | 228 440 | 215 184 |
| TOTAL ENCOURS COLLECTES AU TITRE DES CONTRATS EPARGNE- LOGEMENT |
2 886 761 | 2 766 502 |
L'ancienneté est déterminée conformément au Titre 6 Epargne règlementée du Livre II Opérations particulières du règlement ANC 2014-07.
Les encours de collecte sont des encours hors prime d'état.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | 808 | 1 157 |
| Comptes épargne-logement | 2 163 | 3 151 |
| ITOTAL ENCOURS DE CREDIT EN VIE OCTROYES AU TITRE DES CONTRATS EPARGNE-LOGEMENT |
2 971 | 4 308 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/20 31/12/19 | |
|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | ||
| Ancienneté de moins de 4 ans | -298 | -136 |
| Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans | -14 277 | -14 533 |
| Ancienneté de plus de 10 ans | -9 646 | -7 771 |
| Total plans d'épargne-logement | -24 221 | -22 440 |
| Total comptes épargne-logement | O | 0 |
| TOTAL PROVISION AU TITRE DES CONTRATS EPARGNE-LOGEMENT | -24 221 | -22 440 |
| (En milliers d'euros) | 01/01/20 Dotations Reprises 31/12/20 | |||
|---|---|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | -22 440 | -3 312 | ||
| Comptes épargne-logement | O | 0 | 0 | O |
| TOTAL PROVISION AU TITRE DES CONTRATS EPARGNE-LOGEMENT -22 440 -3 312 -1 531 | -24 221 |
La dotation de la provision épargne logement au 31 décembre 2020 est liée à l'actualisation des paramètres de calcul et notamment à la baisse de la marge collecte.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dette actuarielle au 31/12/2019 | 45 628 | 44 347 |
| Coût des services rendus sur l'exercice | 2 360 | 2 726 |
| Coût financier | 446 | 631 |
| Modifications, réductions et liquidations de régime | -3 377 | -2 633 |
| Variation de périmètre | -195 | -175 |
| Prestations versées (obligatoire) | -1 612 | -1 000 |
| (Gains) / pertes actuariels | 1 117 | 1 682 |
| DETTE ACTUARIELLE AU 31/12/2020 | 44 368 | 45 628 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Coût des services rendus | 2 360 | 2 726 |
| Coût financier | 446 | 631 |
| Rendement attendu des actifs | -191 | -257 |
| Coût des services passés | -3 377 | -2 633 |
| (Gains) / pertes actuariels net | 518 | 423 |
| (Gains) / pertes du(e)s au changement de limitation d'actif | 1 792 | 508 |
| CHARGE NETTE COMPTABILISEE AU COMPTE DE RESULTAT | 1 548 | 1 399 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Juste valeur des actifs / droits à remboursement au 31/12/2019 | 38 862 | 38 273 |
| Rendement attendu des actifs | 191 | 257 |
| Gains / (pertes) actuariels | 101 | 25 |
| Cotisations payées par l'employeur | 2 572 | 1 432 |
| Variation de périmètre | -195 | -175 |
| lPrestations payées par le fonds | -1 612 | -1 000 |
| JUSTE VALEUR DES ACTIFS / DROITS A REMBOURSEMENT AU 31/12/2020 | 39 919 | 38 862 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a souscrit des assurances auprès de PREDICA et ADICAM en couverture de ses engagements et les actifs des régimes sont constitués de polices d'assurance éligibles.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dette actuarielle au 31/12/2020 | 44 368 | 45 628 |
| Impact de la limitation d'actifs | -2 300 | -508 |
| Gains et (pertes) actuariels restant à étaler | 6 748 | 6 250 |
| Juste valeur des actifs fin de période | -39 919 | -38 862 |
| POSITION NETTE (PASSIF) / ACTIFS AU 31/12/2020 | 8 897 | 12 509 |
| Rendement des actifs des régimes | 31/12/2020 | |
|---|---|---|
| Fourchette de taux en % | Basse | Haute |
| Taux de rendement effectif des actifs de régimes | 0,90% | 1,25% |
| Taux d'actualisation | 0,36% | 0,44% |
Au 31 décembre 2020, les taux de sensibilité démontrent que :
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Fonds pour risques bancaires generaux | 90 338 | 94 538 |
| VALEUR AU BILAN | 90 338 | 94 538 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 3 mois | > 3 mois < 1 an |
> 1 an < 5 ans |
> 5 ans | Total en principal |
Dettes rattachées |
Total | Total |
| Placement des fonds propres des Caisses Locales |
215 812 | 215 812 | 215 812 | 193 747 | ||||
| VALEUR AU BILAN | 215 812 | 215 812 | 215 812 | 193 747 |
Le montant des charges relatives aux dettes subordonnées s'élève à 2 341 milliers d'euros au 31 décembre 2020 contre 2 277 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
| Capitaux propres | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| En milliers d'euros) | Capital | Réserve légale | statutaire Réserve |
réserves et report Primes, autres à nouveau |
d'investissement réglementées & subventions Provisions |
Résultat | capitaux propres Total des |
| olde au 31/12/2018 | 83 209 | 1 252 797 | 730 213 | 518 | 102 792 | 2 169 529 | |
| Dividendes versés au titre de N-2 | 233 -9 |
533 -9 |
|||||
| ariation de capital | 0 | ||||||
| ariation des primes et réserves | 058 23 |
23 058 | |||||
| ffectation du résultat social N-2 | 70 200 | -93 259 | 029 -23 |
||||
| leport à nouveau | 0 | ||||||
| lésultat de l'exercice N-1 | 103 675 | 103 675 | |||||
| olde au 31/12/2019 | 83 209 | 1 322 997 | 753 271 | 518 | 103 675 | 2 263 670 | |
| Dividendes versés au titre de N-1 | 534 -9 |
534 -9 |
|||||
| 'ariation de capital | 0 | ||||||
| ariation des primes et réserves | ട്ട് ട 23 |
ટરક 23 |
|||||
| ffectation du résultat social N-1 | 70 606 | -94 141 | ટરક -23 |
||||
| Report à nouveau | 0 | ||||||
| ésultat de l'exercice N | 92 806 | 806 92 |
|||||
| olde au 31/12/2020 | 83 209 | 1 393 603 | 776 806 | 518 | 92 806 | 2 346 942 |
Primes, autres réserves et report à nouveau :
Dont 145 158 milliers d'euros de primes d'émission,
Dont 101 868 milliers d'euros de primes de fusion.
Dont 44 milliers d'euros d'affectation des écarts d'évaluation.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Capitaux propres | 2 346 942 | 2 263 670 |
| Fonds pour risques bancaires généraux | 90 338 | 94 538 |
| Dettes subordonnées et titres participatifs | 215 812 | 193 747 |
| TOTAL DES FONDS PROPRES | 2 653 092 | 2 551 955 |
| Opérations avec les entreprises liées et les participations |
|||
|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Solde au 31/12/2020 |
Solde au 31/12/2019 |
|
| Créances | 571 089 | 1 113 057 | |
| lSur les établissements de crédit et institutions financières | 5 852 | 15 857 | |
| Sur la clientèle | 0 | ਰੇ 159 | |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 566 037 | 1 088 041 | |
| Dettes | 229 746 | 212 280 | |
| lSur les établissements de crédits et institutions financières | 229 162 | 212 083 | |
| Sur la clientèle | 583 | 197 |
Les transactions effectuées avec les parties liées sont conclues à des conditions normales de marché.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||
|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Actif | Passif | Actif | Passif |
| Euro | 23 297 308 | 22 977 806 | 21 385 381 | 21 069 431 |
| Autres devises de l'Union Europ. | ਰ 950 | 9 950 | 9 247 | g 303 |
| Franc Suisse | 5 740 | 5 740 | 7 343 | 7 343 |
| Dollar | 22 065 | 55 063 | 55 837 | 56 484 |
| Yen | 42 | 42 | 3 | 3 |
| Autres devises | 10 872 | 10 872 | 9 387 | ਰ ਦ18 |
| Valeur brute | 23 378 977 | 23 059 473 | 21 467 198 | 21 152 082 |
| Créances, dettes rattachées et comptes de régularisation | 180 256 | 290 093 | 1966656 | 306 358 |
| Dépréciations | -209 667 | 0 | -205 414 | 0 |
| TOTAL | 23 349 566 | 23 349 566 | 21 458 440 | 21 458 440 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | A recevoir | A livrer | A recevoir | A livrer | |
| Opérations de change au comptant | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Opérations de change à terme | 52 194 | 52 172 | 22 770 | 22 759 | |
| Devises | 25 380 | 25 380 | 11 501 | 11 501 | |
| - Euros | 26 814 | 26 792 | 11 269 | 11 258 | |
| Prêts et emprunts en devises | O | O | O | 0 | |
| TOTAL | 52 194 | 52 172 | 22 770 | 22 759 |
| 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Opérations de couverture |
Opérations autres que de couverture |
Total | Total |
| Opérations fermes | 5 348 510 | 105 173 | 5 453 683 | 5 342 555 |
| Opérations de gré à gré (1) | 5 348 510 | 105 173 | 5 453 683 | 5 342 555 |
| Swaps de taux d'intérêt | 5 348 510 | 105 173 | 5 453 683 | 5 342 555 |
| Opérations conditionnelles | 14 286 | 176 618 | 190 904 | 55 494 |
| Opérations de gré à gré | 14 286 | 176 618 | 190 904 | 55 494 |
| Instruments de taux d'intérêts à terme | ||||
| Achetés | 14 286 | 4 314 | 18 600 | 30 476 |
| Vendus | 0 | 4 314 | 4 314 | 714 |
| Instruments de taux de change à terme | ||||
| Achetés | 0 | 83 | 83 | 12 152 |
| Vendus | 0 | 83 | 83 | 12 152 |
| TOTAL | 5 362 796 | 281 791 | 5 644 587 | 5 398 049 |
(1) Les montants indiqués sur les opérations fermes correspondent au cumul des positions prêteuses et emprunteuses (swaps de taux et options de swap de taux), ou au cumul des achats et ventes de contrats (autres contrats).
| Total 31/12/2020 | dont opérations effectuées de gré à gré |
|||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 1 an | > 1 an ≤ 5 ans |
> 5 ans | < 1an | > 1 an < 5 ans |
> 5 ans |
| Options de change | 58 713 | 109 277 | 58 713 | 109 277 | ||
| Swaps de taux d'intérêt | 524 876 | 2 273 284 | 2 655 523 | 524 876 | 2 273 284 | 2 655 523 |
| Caps, Floors, Collars | 21 486 | 1 428 | 21 486 | 1 428 | ||
| Sous total | 583 589 | 2 404 047 | 2 656 951 | 583 589 | 2 404 047 | 2 656 951 |
| Opérations de change à terme | 75 760 | 28 606 | 75 760 | 28 606 | ||
| TOTAL | 659 349 | 2 432 653 | 2 656 951 | 659 349 | 2 432 653 | 2 656 951 |
| Total 31/12/2019 | dont opérations effectuées de gré à gré |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | < 1 an | > 1 an ≤ 5 ans |
> 5 ans | < 1an | > 1 an ≤ 5 ans |
> 5 ans | |
| Options de change | 24 304 | 24 304 | |||||
| Swaps de taux d'intérêt | 788 278 | 1 666 530 | 2 887 747 | 788 278 | 1 666 530 | 2 887 747 | |
| Caps, Floors, Collars | 8 333 | 21 429 | 1 428 | 8 333 | 21 479 | 1 428 | |
| Sous total | 820 915 | 1 687 959 | 2 889 175 | 820 915 | 1 687 959 | 2 889 175 | |
| Opérations de change à terme | 22 221 | 23 309 | 22 221 | 23 309 | |||
| TOTAL | 843 136 | 1 711 268 | 2 889 175 | 843 136 | 1 711 268 | 2 889 175 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Positive | Juste Valeur Juste Valeur Négative |
Encours Notionnel |
Juste Valeur Juste Valeur Positive |
Négative | Encours Notionnel |
|
| Options de change | 725 | 167 990 | 24 304 | ||||
| Swaps de taux d'intérêt | 7 447 | 321 256 | 5 453 683 | g 291 | 266 691 | 5 342 555 | |
| Caps, Floors, Collars | 1 | 1 | 22 914 | 31 190 | |||
| Sous total | 7 448 | 321 982 | 5 644 587 | 9 291 | 266 691 | 5 398 049 | |
| Opérations de change à terme | 136 | 286 | 104 366 | 45 530 | |||
| ITOTAL | 7 584 | 322 268 | 5 748 953 | 9 291 | 266 691 | 5 443 579 |
| (En milliers d'euros) | Position ouverte isolée |
Micro-couverture Macro-couverture | Swaps de transaction |
|
|---|---|---|---|---|
| Contrats d'échange de taux | 98 671 | 384 509 | 4 964 000 | 117 970 |
Au cours de l'année 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côté d'Azur n'a pas effectué de transfert de portefeuille.
L'évaluation du risque de contrepartie attaché aux Instruments à Terme utilisés par l'établissement mesurée par la valeur de marché de ces instruments et par le risque de crédit potentiel résultant de l'application de facteurs de majoration (add-on) réglementaires, fonction de la durée résiduelle et de la nature des contrats peut être résumée de la façon suivante :
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Valeur de marché |
Risque de crédit potentiel (1) |
Total risque de contrepartie |
Valeur de marché |
Risque de crédit potentiel |
Total risque de contrepartie |
|
| Risques sur les gouvernements et banques centrales de l'OCDE et organismes assimilés |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Risques sur les établissements financiers de l'OCDE et organismes assimilés |
396 367 | 18 011 | 417 422 | 283 485 | 10 713 | 294 198 | |
| Risques sur les autres contreparties | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total avant effet des accords de compensation | 396 367 | 18 011 | 417 422 | 283 485 | 10 713 | 294 198 | |
| Dont risques sur contrats de : | |||||||
| - taux d'intérêt, change et matières premières | 396 367 | 18 011 | 417 477 | 283 485 | 10 713 | 294 198 | |
| - dérivés actions et sur indices | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total avant effet des accords de compensation | 396 367 | 18 011 | 417 422 | 283 485 | 10 713 | 294 198 | |
| Incidences des accords de compensation et de collatérisation |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| TOTAL APRES EFFET DES ACCORDS DE COMPENSATION ET DE COLLATERISATION |
396 367 | 18 011 | 417 422 | 283 485 | 10 713 | 294 198 |
(1) calculé selon les normes prudentielles CRR / CRD4
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Engagements donnés | ||
| Engagements de financement | 1 650 854 | 1 523 091 |
| Engagements en faveur de la clientèle | 1 650 854 | 1 523 091 |
| Ouverture de crédits confirmés | 912 587 | 750 804 |
| Ouverture de crédits documentaires | 7 448 | 7 310 |
| Autres ouvertures de crédits confirmés | 905 139 | 743 494 |
| Autres engagements en faveur de la clientèle | 738 267 | 772 287 |
| Engagements de garantie | 765 645 | 789 382 |
| Engagements d'ordre d'établissement de crédit | 366 276 | 405 899 |
| Autres garanties (1) | 366 276 | 405 899 |
| Engagements d'ordre de la clientèle | 399 369 | 383 483 |
| Cautions immobilières | 233 719 | 201 411 |
| Autres garanties d'ordre de la clientèle | 165 650 | 182 072 |
| Engagements sur titres | 5 863 | 4 915 |
| Autres engagements à donner | 5 863 | 4 915 |
| Engagements reçus | ||||
|---|---|---|---|---|
| Engagements de financement | 38 654 | 46 262 | ||
| Engagements reçus d'établissements de crédit | 38 654 | 46 262 | ||
| Engagements de garantie | 8 359 646 | 6 958 609 | ||
| Engagements reçus d'établissements de crédit | 651 717 | 513 585 | ||
| Engagements reçus de la clientèle | 7 707 929 | 6 445 024 | ||
| Garanties reçues des administrations publiques et assimilées | 1 991 928 | 1 341 803 | ||
| Autres garanties reçues | 5 716 001 | 5 103 221 | ||
| Engagements sur titres | 5 863 | 4 915 | ||
| Autres engagements reçus | 5 863 | 4 915 |
(1) Dont 155 537 milliers d'euros relatifs à la garantie (Switch Assurance) suite à la résiliation anticipée partielle du 2 mars 2020.
Au cours de l'année 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a apporté 10 287 717 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refinancement, contre 5 404 316 milliers d'euros en 2019. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.
En particulier, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a apporté :
8 315 120 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refinancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 3 464 148 milliers d'euros en 2019 ;
417 719 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refinancement auprès de la CRH (Caisse de Refinancement de l'Habitat), contre 434 239 milliers d'euros en 2019 ;
1 554 879 milliers d'euros de crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refinancement, contre 1 505 929 milliers d'euros en 2019.
Les engagements donnés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur par lettre de garantie à Crédit Agricole S.A. s'élèvent à 2 159 478 milliers d'euros.
En 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a participé à la titrisation du FCT Crédit Agricole Habitat 2020, titrisation décrite au niveau de la note 1.3 Principales opérations de structure et événements significatifs de la période.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Sur opérations avec les établissements de crédit | 3 753 | 1 980 |
| Sur opérations internes au Crédit Agricole | 46 019 | 42 571 |
| Sur opérations avec la clientèle | 316 951 | 337 901 |
| Sur obligations et autres titres à revenu fixe | 14 718 | 15 750 |
| Sur dettes représentées par un titre | 0 | 208 |
| Intérêts et produits assimilés | 381 441 | 398 410 |
| Sur opérations avec les établissements de crédit | -2 042 | -1 407 |
| Sur opérations internes au Crédit Agricole | -79 835 | -82 736 |
| Sur opérations avec la clientèle | -33 082 | -67 435 |
| Charge nette sur opérations de macro-couverture | -49 342 | -46 457 |
| Sur dettes représentées par un titre | -8 | -59 |
| Intérêts et charges assimilées | -164 309 | -198 094 |
| TOTAL PRODUITS NETS D'INTERETS ET REVENUS ASSIMILES (1) | 217 132 | 200 316 |
(1) Le montant des charges nettes d'intérêts et revenus assimilés des dettes subordonnées au 31 décembre 2020 est de 2 341 milliers d'euros, il était de 2 277 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Les opérations de macro-couverture portent sur l'ensemble du portefeuille et sont, par nature, non affectables à un type d'opérations. Elles sont présentées sur des lignes spécifiques.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Parts dans les entreprises liées, titres de participation et autres titres ldétenus à long terme |
40 811 | 40 965 |
| Titres de placement et titres de l'activité de portefeuille | 206 | 54 |
| TOTAL DES REVENUS DES TITRES A REVENUS VARIABLES | 41 017 | 41 019 |
| 31/12/2020 31/12/2019 |
||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (En milliers d'euros) | Produits | Charges | Net | Produits | Charges | Net |
| Sur opérations avec les établissements de crédit | 910 | -62 | 848 | 1 214 | -63 | 1 151 |
| Sur opérations internes au crédit agricole | 19 877 | -22 492 | -2 615 | 21 144 | -19 067 | 2 077 |
| Sur opérations avec la clientèle | 69 375 | -502 | 68 873 | 75 338 | -219 | 74 819 |
| Sur opérations de change | 261 | 0 | 261 | 330 | 0 | 330 |
| Sur opérations sur instruments financiers à lterme et autres opérations de hors-bilan |
147 | 0 | 147 | 76 | 0 | 76 |
| Sur prestations de services financiers (1) | 161 886 | -17 747 | 144 144 | 157 694 | -19 295 | 138 399 |
| Provision pour risques sur commissions | 687 | -736 | -49 | 442 | -507 | -65 |
| TOTAL PRODUIT NET DES COMMISSIONS | 253 143 | -41 534 | 211 609 | 256 238 | -39 451 | 216 787 |
(1) dont prestations assurance-vie : 27 801 milliers d'euros.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés | 635 | િતેર જિલ્લ |
| Solde des autres opérations sur instruments financiers à terme | -136 | -352 |
| GAINS OU PERTES SUR OPERATIONS DES PORTEFEUILLES DE NEGOCIATION | 499 | 344 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Titres de placement | ||
| Dotations aux dépréciations | -47 | -9 |
| Reprises de dépréciations | 3 | 977 |
| Dotations ou reprises nettes aux dépréciations | -39 | 968 |
| Plus-values de cession réalisées | 545 | 1 083 |
| lMoins-values de cession réalisées | -546 | -1 175 |
| Solde des plus et moins-values de cession réalisées | -1 | -92 |
| Solde des opérations sur titres de placement | -40 | 876 |
| Titres de l'activité de portefeuille | ||
| Dotations aux dépréciations | -231 | -11 |
| Reprises de dépréciations | 0 | 4 |
| Dotations ou reprises nettes aux dépréciations | -231 | -7 |
| Solde des opérations sur titres de l'activité de portefeuille | -231 | -7 |
| GAINS OU PERTES SUR OPERATIONS DES PORTEFEUILLES DE PLACEMENT ET ASSIMILES |
-271 | 869 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Produits divers | 17 778 | 16 400 |
| Refacturation et transfert de charges | 72 | 81 |
| Reprises provisions | 72 | 81 |
| Autres produits d'exploitation bancaire | 17 922 | 16 562 |
| Charges diverses | -1 063 | -1 063 |
| Quote part des opérations faites en commun | -373 | -372 |
| Dotations provisions | -10 | -36 |
| Autres charges d'exploitation bancaire | -1 446 | -1 471 |
| TOTAL AUTRES PRODUITS ET CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE | 16 476 | 15 091 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Frais de personnel | ||
| Salaires et traitements | -101 540 | -101 729 |
| Charges sociales | -53 056 | -51 406 |
| - dont cotisations au titre des régimes d'avantages postérieurs à l'emploi à cotisations définies |
-11 145 | -10 975 |
| Intéressement et participation | -15 406 | -16 899 |
| Impôts et taxes sur rémunérations | -15 367 | -14 958 |
| Total des charges de personnel | -185 369 | -184 992 |
| Refacturation et transferts de charges de personnel | 5 183 | 5 453 |
| Frais de personnel nets | -180 186 | -179 539 |
| Frais administratifs | ||
| Impôts et taxes | -8 896 | -8 774 |
| Services extérieurs, autres frais administratifs et contributions règlementaires (1) (2) |
-102 490 | -101 815 |
| Total des charges administratives | -111 386 | -110 589 |
| Refacturation et transferts de charges administratives | 2 881 | 3 326 |
| Frais administratifs nets | -108 505 | -107 263 |
| CHARGES GENERALES D'EXPLOITATION | -288 691 | -286 802 |
(1) L'information sur les honoraires des commissaires aux comptes est indiquée dans l'annexe aux comptes consolidés du groupe de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
(2) dont 4 180 milliers d'euros au titre du fonds de résolution unique.
Effectif moyen du personnel en activité au prorata de l'activité
| Catégories de personnel | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Cadres | 554 | 562 |
| Non cadres | 1 855 | 1 809 |
| Total de l'effectif moyen | 2 409 | 2 371 |
Le montant global des indemnités versées aux membres du Conseil d'Administration et des rémunérations payées aux membres du Comité de Direction en raison de leur fonction s'élève au 31/12/2020 à 2 455 milliers d'euros.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dotations aux provisions et dépréciations | -388 278 | -369 371 |
| Dépréciations de créances douteuses | -36 098 | -39 117 |
| Autres provisions et dépréciations | -352 180 | -330 254 |
| Reprises de provisions et dépréciations | 361 488 | 378 606 |
| Reprises de dépréciations de créances douteuses (1) | 38 269 | 48 531 |
| Autres reprises de provisions et dépréciations (2) | 322 919 | 330 075 |
| Variation des provisions et dépréciations | -26 790 | 9 235 |
| Pertes sur créances irrécouvrables non dépréciées (3) | -2 754 | -1 614 |
| Pertes sur créances irrécouvrables dépréciées (4) | -10 207 | -21 186 |
| Décote sur prêts restructurés | -36 | -56 |
| Récupérations sur créances amorties | 349 | 780 |
| Autres pertes | -157 | 0 |
| Autres produits | 987 | 0 |
| COUT DU RISQUE | -38 608 | -12 841 |
(1) dont 1 785 milliers d'euros utilisées en couverture de pertes sur créances non compromises et 2 029 milliers d'euros liés à l'effet de désactualisation sur créances douteuses.
(2) dont 95 milliers d'euros utilisés en couverture de risques provisionnés au passif.
(3) dont 26 milliers d'euros sur les créances douteuses compromises.
(4) dont 8 422 milliers d'euros sur les créances douteuses compromises.
Autres pertes : dont 987 milliers d'euros relatifs à l'appel de la garantie (Switch Assurance), versés à Crédit Agricole S.A. pour combler la baisse de la valeur de mise en équivalence des participations de Crédit Agricole S.A. dans Crédit Agricole Assurances (CAA), ce dernier étant mis en équivalence pour les besoins prudentiels.
Autres produits: dont 987 milliers d'euros relatifs au retour à meilleure fortune de la garantie (Switch Assurance), à recevoir de Crédit Agricole S.A. suite à la valeur de mise en équivalence des participations de Crédit Agricole S.A. dans Crédit Agricole Assurances (CAA), ce dernier étant mis en équivalence pour les besoins prudentiels.
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Immobilisations financières | ||
| Dotations aux dépréciations | -8 917 | -3 666 |
| Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme | -8 917 | -3 666 |
| Reprises de dépréciations | 856 | 199 |
| Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme | 856 | 1 ਰੂ |
| Dotation ou reprise nette aux dépréciations | -8 061 | -3 467 |
| Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme | -8 061 | -3 467 |
| Moins-values de cessions réalisées | -16 | |
| Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme | 0 | -14 |
| Pertes sur créances liées à des titres de participation | 0 | -2 |
| Solde des plus et moins-values de cessions | -16 | |
| Sur parts dans les entreprises liées, participations et autres titres détenus à long terme | 0 | -16 |
| Solde en perte ou en bénéfice | -8 061 | -3 483 |
| Immobilisations corporelles et incorporelles | ||
| Plus-values de cessions | 9 | 33 |
| Moins-values de cessions | -7 | -17 |
| Solde en perte ou en bénéfice | 2 | 16 |
| RESULTAT NET SUR ACTIFS IMMOBILISES | -8 059 | -3 467 |
| (En milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| lImpôt sur les sociétés | 46 949 | 49 463 |
| lmpôt sur les sociétés exercice antérieur | -74 | -50 |
| Etalement actuariel des impôts liés aux CI PTZ | -173 | -487 |
| Crédits d'Impôts | -527 | -174 |
| Régime intégration fiscale groupe Crédit Agricole | -3 043 | -3 440 |
| Provisions pour risques fiscaux | 26 | 102 |
| Impôt sur les bénéfices | 43 158 | 45 414 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur exerce la quasi-totalité de son activité en France et dans la banque de proximité.
Il n'existe pas d'évènement postérieurs à la clôture susceptibles de remettre en cause la continuité de l'exploitation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
| (En euros) | 31/12/2020 |
|---|---|
| Bénéfice | 92 805 943,22 |
| Intérêts aux parts sociales | -1 553 935,51 |
| Rémunération des certificats coopératifs d'associés | -6 961 816,32 |
| SOLDE | 84 290 191,39 |
| Affectation des 3/4 à la réserve légale | 63 217 643,54 |
| Autres réserves | 21 072 547,85 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne détient aucune implantation directe ou indirecte dans un Etat ou un territoire non coopératif au sens de l'article 238-0 A du Code général des impôts.
Collège des Commissaires aux Comptes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur
| (En milliers d'euros hors taxes) | ERNST & YOUNG |
% | EXPERTEA | % |
|---|---|---|---|---|
| Commissariat aux comptes, certification, examen des comptes individuels (*) |
117 | 52 % | 52 | 23 % |
| Services autres que la certification des comptes | ਟ ਹ | 23 % | ന | 2% |
| TOTAL | 168 | 75 % | 55 | 25 % |
(*) y compris les prestations d'experts indépendants ou du réseau à la demande des commissaires aux comptes dans le cadre de la certification des comptes.
Le rapport de gestion est tenu à la disposition du public au siège social de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, les Négadis, avenue Paul Arène, 83000 Draguignan.
EXPERTEA AUDIT
Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel de Provence Côte d'Azur Exercice clos le 31 décembre 2020
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels
60, boulevard Jean Labro 13016 Marseille S.A.S. au capital de ! 50 000 504 875 931 R.C.S. Marseille
EXPERTEA AUDIT ERNST & YOUNG Audit Le Compans - Immeuble B 1, place Alfonse Jourdain B.P. 98536 31685 Toulouse cedex 6 S.A.S. " capital variable 344 366 315 R.C.S. Nanterre
Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie r#gionale d©Aix-en-Provence - Bastia
Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie r#gionale de Versailles et du Centre
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels
A l'Assembl#e G#n#rale de la Caisse r#gionale de Cr#dit Agricole Mutuel de Provence C\$te d©Azur,
En ex#cution de la mission qui nous a #t# confi#e par votre assembl#e g#n#rale, nous avons effectu# l'audit des comptes annuels de la Caisse r#gionale de Cr#dit Agricole Mutuel de Provence C\$te d©Azur relatifs " l'exercice clos le 31 d#cembre 2020, tels qu'ils sont joints au pr#sent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des r%gles et principes comptables fran&ais, r#guliers et sinc%res et donnent une image fid%le du r#sultat des op#rations de l'exercice #coul# ainsi que de la situation financi%re et du patrimoine de la caisse r#gionale " la fin de cet exercice.
L'opinion formul#e ci-dessus est coh#rente avec le contenu de notre rapport au conseil d©administration remplissant les fonctions du comit# d©audit.
Nous avons effectu# notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les #l#ments que nous avons collect#s sont suffisants et appropri#s pour fonder notre opinion.
Les responsabilit#s qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiqu#es dans la partie « Responsabilit#s des commissaires aux comptes relatives " l'audit des comptes annuels » du pr#sent rapport.
Ind!pendance
Nous avons r#alis# notre mission d'audit dans le respect des r%gles d'ind#pendance pr#vues par le Code de commerce et par le Code de d#ontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la p#riode du 1er janvier 2020 " la date d'#mission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par l'article 5, paragraphe 1, du r%glement (UE) n* 537/2014.
La crise mondiale lie ! la pandmie de Covid-19 cre des conditions particuli"res pour la prparation et l'audit des comptes de cet exercice. En effet, cette crise et les mesures exceptionnelles prises dans le cadre de l'tat d'urgence sanitaire induisent de multiples consquences pour les entreprises, particuli"rement sur leur activit et leur financement, ainsi que des incertitudes accrues sur leurs perspectives d'avenir. Certaines de ces mesures, telles que les restrictions de dplacement et le travail ! distance, ont galement eu une incidence sur l'organisation interne des entreprises et sur les modalits de mise en úuvre des audits.
C'est dans ce contexte complexe et volutif que, en application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce relatives ! la justification de nos apprciations, nous portons ! votre connaissance les points cls de l'audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont t les plus importants pour l'audit des comptes annuels de l'exercice, ainsi que les rponses que nous avons apportes face ! ces risques.
Les apprciations ainsi portes s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprime ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des lments de ces comptes annuels pris isolment.
Dprciation des crdits sur une base individuelle
| Risque identifi | Notre rponse |
|---|---|
| Du fait de son activit, la caisse rgionale est expose ! un risque significatif de crdit sur les marchs des entreprises, des professionnels et de l'agriculture. Comme indiqu dans la note 2.1 de l'annexe aux comptes annuels, les crances prsentant un risque de crdit avr donnent lieu ! la comptabilisation d'une dprciation correspondant ! la diffrence entre la valeur comptable de la crance et les flux futurs estims actualiss au taux d'intr#t effectif, en prenant en considration la situation financi"re de la contrepartie, ses perspectives conomiques ainsi que les garanties ventuelles sous dduction de leurs co\$ts de ralisation. |
Nos travaux ont consist ! examiner le dispositif mis en place par la direction dans le contexte de crise lie ! la Covid-19 pour valuer le montant des dprciations ! comptabiliser. Nous avons en particulier : Ź men des entretiens au cours de l'exercice avec les personnes en charge du suivi des risques au sein de la caisse rgionale afin de prendre connaissance de la gouvernance et des procdures mises en place pour valuer ces dprciations et assurer leur correcte comptabilisation ; |
| S'agissant de la dtermination d'ventuelles dprciations, la direction de la caisse rgionale est conduite ! formuler des hypoth"ses pour estimer les flux futurs de recouvrement. |
Ź test l'efficacit des contr€les cls mis en úuvre par la caisse rgionale relatifs ! ces procdures ; Ź analys les hypoth"ses utilises par la direction pour la dtermination des flux futurs estims sur un chantillon de dossiers de crdit en prenant en compte, le cas chant, l'impact de la crise |
lies aux plans de soutien ! l'conomie ; Ź mis en úuvre des procdures analytiques sur la couverture des encours douteux par march et par strate d'encours.
sanitaire sur ces flux ou les garanties spcifiques
Nous avons considr la dtermination de ces dprciations des crdits portant sur les marchs des entreprises, des professionnels et de l'agriculture comme un point cl de l'audit des comptes annuels en raison de leur importance dans le bilan et de leur sensibilit aux hypothses retenues par la direction pour dterminer les flux futurs estims actualiss. Ces dprciations sont intgres dans le montant total des dprciations individuelles prsentes dans la note 4.4 de l'annexe aux comptes annuels qui s'lve M 165,1.
| Risque identifi | Notre rponse |
|---|---|
| Comme indiqu dans la note 2.1 de l'annexe aux | Nos travaux ont consist ' : |
| comptes annuels, la caisse rgionale constate au titre | Ź |
| des expositions de crdits au passif de son bilan des | prendre connaissance, lors d'un examen critique, |
| provisions pour couvrir les risques de crdit attendus | des conclusions des travaux raliss ' notre |
| sur les douze mois ' venir (expositions qualifies de | demande par les auditeurs de la consolidation du |
| saines) et / ou sur la dure de vie de l'encours ds lors | groupe Crdit Agricole, avec l'aide de leurs |
| que la qualit de crdit de l'exposition s'est | experts sur les modles de dprciations. Ces |
| significativement dgrade (expositions qualifies de | travaux couvrent en particulier les aspects |
| dgrades). Ces provisions reposent sur des | suivants : |
| estimations qui intgrent des paramtres de | Ź les principes mthodologiques suivis pour la |
| probabilit de dfaut, de perte en cas de dfaut et | construction des modles ; |
| d'exposition au moment du dfaut selon des modles | Ź la qualit des donnes utilises pour calibrer |
| internes de risque de crdit, en tenant compte de | les paramtres utiliss dans les modles |
| donnes macro-conomiques prospectives (Forward | (probabilit de dfaut « PD », perte en cas de |
| Looking) apprcies au niveau du groupe Crdit | dfaut « Loss Given Default » ou « LGD ») en |
| Agricole et au regard de paramtres propres au | prenant en compte notamment le contexte de |
| portefeuille de crdit de la caisse rgionale sur la base | la crise sanitaire lie ' la Covid-19 et les |
| d'lments conjoncturels et/ou structurels locaux. Le | mesures de soutien ' l'conomie ; |
Ź la gouvernance des modles et le changement des paramtres y compris la revue des scenarios et paramtres conomiques projets ainsi que le processus de validation indpendante et les modalits de back-testing central ;
mesures de soutien l'conomie ;
Nous avons considr, qu'il s'agissait d'un point cl de l'audit des comptes annuels en raison de :
cumul de ces provisions sur les pr!ts et crances reprsente M 130,5 au 31 dcembre 2020 comme dtaill dans la note 15 de l'annexe aux comptes
annuels.
Ź l'importance des zones de jugement, en particulier dans le contexte de crise sanitaire en vigueur sur l'exercice et au 31 dcembre 2020, entrant dans la dtermination des modles, des risques lis la qualit des donnes qui les alimentent et des risques lis leur insertion oprationnelle ;
Nous avons galement procd, conformment aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vrifications spcifiques prvues par les textes lgaux et rglementaires.
Nous n'avons pas d'observation ! formuler sur la sincrit et la concordance avec les comptes annuels des informations donnes dans le rapport de gestion du conseil d©administration et dans les autres documents sur la situation financi"re et les comptes annuels adresss aux socitaires ! l'exception du point ci-dessous.
La sincrit et la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux dlais de paiement mentionnes ! l©article D. 441-6 du Code de commerce appellent de notre part l'observation suivante : comme indiqu dans le rapport de gestion, ces informations n'incluent pas les oprations bancaires et les oprations connexes, votre caisse rgionale considrant qu'elles n'entrent pas dans le prim"tre des informations ! produire.
Nous avons t nomms commissaires aux comptes de la Caisse rgionale de Crdit Agricole Mutuel de Provence Cte d©Azur par votre assemble gnrale du 31 mars 2010 pour le cabinet EXPERTEA AUDIT et du 1er avril 2016 pour le cabinet ERNST & YOUNG Audit.
Au 31 dcembre 2020, le cabinet EXPERTEA AUDIT tait dans la onzi"me anne de sa mission sans interruption et le cabinet ERNST & YOUNG Audit dans la cinqui"me anne.
Antrieurement, le cabinet ERNST & YOUNG et Autres tait commissaire aux comptes depuis 2010.
Il appartient ! la direction d'tablir des comptes annuels prsentant une image fid"le conformment aux r"gles et principes comptables fran#ais ainsi que de mettre en place le contrle interne qu'elle estime ncessaire ! l'tablissement de comptes annuels ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou rsultent d'erreurs.
Lors de l'tablissement des comptes annuels, il incombe ! la direction d'valuer la capacit de la caisse rgionale ! poursuivre son exploitation, de prsenter dans ces comptes, le cas chant, les informations ncessaires relatives ! la continuit d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuit d'exploitation, sauf s'il est prvu de liquider la caisse rgionale ou de cesser son activit.
Il incombe au conseil d©administration remplissant les fonctions du comit d©audit de suivre le processus d'laboration de l'information financi"re et de suivre l'efficacit des syst"mes de contrle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas chant de l'audit interne, en ce qui concerne les procdures relatives ! l'laboration et au traitement de l'information comptable et financi"re.
Les comptes annuels ont t arr\$ts par le conseil d©administration.
Objectif et dmarche d'audit
Il nous appartient d'tablir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond ! un niveau lev d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit ralis conformment aux normes d'exercice professionnel permet de systmatiquement dtecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou rsulter d'erreurs et sont considres comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre ! ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumul, influencer les dcisions conomiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme prcis par l'article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas ! garantir la viabilit ou la qualit de la gestion de votre caisse rgionale.
Dans le cadre d'un audit ralis conformment aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
il apprécie le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, ainsi que les informations les concernant fournies dans les comptes annuels ;
il apprécie le caractère approprié de l'application par la direction de la convention comptable de continuité d'exploitation et, selon les éléments collectés, l'existence ou non d'une incertitude significative liée à des événements ou à des circonstances susceptibles de mettre en cause la capacité de la caisse régionale à poursuivre son exploitation. Cette appréciation s'appuie sur les éléments collectés jusqu'à la date de son rapport, étant toutefois rappelé que des circonstances ou événements ultérieurs pourraient mettre en cause la continuité d'exploitation. S'il conclut à l'existence d'une incertitude significative, il attire l'attention des lecteurs de son rapport sur les informations fournies dans les comptes annuels au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas fournies ou ne sont pas pertinentes, il formule une certification avec réserve ou un refus de certifier ;
Nous remettons au conseil d'administration remplissant les fonctions du comité d'audit un rapport qui présente notamment l'étendue des travaux d'audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l'élaboration et au traitement de l'information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au conseil d'administration remplissant les fonctions du comité d'audit figurent les risques d'anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l'audit des comptes annuels de l'exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l'audit, qu'il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au conseil d'administration remplissant les fonctions du comité d'audit la déclaration prévue par l'article 6 du règlement (UE) nº 537/2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu'elles sont fixées notamment par les articles L. 822-10 à L. 822-14 du Code de commerce et dans le Code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous entretenons avec le conseil d'administration remplissant les fonctions du comité d'audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Marseille et Toulouse, le 12 mars 2021
Les Commissaires aux Comptes
EXPERTEA AUDIT

Patrick Estienne
ERNST & YOUNG Audit
Frank Astoux
Société coopérative à capital et personnel variables régie par les dispositions du Livre V du Code monétaire et financier au capital de 83 209 290 euros Siège social : Les Négadis - avenue Paul Arène 83300 DRAGUIGNAN 415 176 072 R.C.S DRAGUIGNAN
Arrêtés par le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur en date du 29 janvier 2021 et soumis à l'approbation de l'Assemblée générale ordinaire en date du 02 avril 2021.
| CADRE GENERAL…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… | |||
|---|---|---|---|
| PRESENTATION JURIDIQUE DE L'ENTITE | |||
| UN GROUPE BANCARE D'ESSENCE MUTUALISTE | |||
| RELATIONS INTERNES AU CREDT AGRICOLE | |||
| INFORMATIONS RELATIVES AUX PARTIES LIES | |||
| ETATS FINANCIERS CONSOLIDES | |||
| COMPTE DE RESULTAT | |||
| RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES | |||
| BILAN ACTIF | |||
| BILAN PASSIF | |||
| TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES | |||
| TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE | |||
| NOTES ANNEXES AUX ETATS FINANCIERS | |||
| 1 | PRINCIPES ET METHODES APPLICABLES DANS LE GROUPE, JUGEMENTS ET ESTIMATIONS UTILISES | ||
| 1.1 | |||
| 1.2 | Principes et méthodes comptables | ||
| 1.3 | |||
| 2 | PRINCIPALES OPERATIONS DE STRUCTURE ET EVENEMENTS SIGNIFICATIFS DE LA PERIODE | ||
| 3 | GESTION FINANCIERE, EXPOSITION AUX RISQUES ET POLITIQUE DE COUVERTURE | ||
| 3.1 | Risque de crédit | ||
| 3.2 | Risque de marché | ||
| 3.3 | |||
| 3.4 | Comptabilité de couverture | ||
| 3.5 | Risques opérationnels | ||
| 3.6 | Gestion du capital et ratios réglementaires | ||
| ব | NOTES RELATIVES AU RESULTAT NET ET GAINS ET PERTES COMPTABILISES DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES 323 | ||
| 4.1 | Produits et charges d'intérêts | ||
| 4.2 | Produits et charges de commissions | ||
| 4.3 | Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat | ||
| 4.4 | Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres 324 | ||
| 4.5 | Gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti 325 |
| 4.6 | Gains ou pertes nets résultant du reclassement d'actifs financiers vers la juste valeur par résultat 325 |
||
|---|---|---|---|
| 4.7 | Produits (charges) nets des autres activités 325 | ||
| 4.8 | Charges générales d'exploitation 325 | ||
| 4.9 | Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles 326 |
||
| 4.10 | Coût du risque 327 | ||
| 4.11 | Gains ou pertes nets sur autres actifs 327 | ||
| 4.12 | Impôts 328 | ||
| 4.13 | Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 329 | ||
| 5 | INFORMATIONS SECTORIELLES 332 | ||
| 6 | NOTES RELATIVES AU BILAN 332 | ||
| 6.1 | Caisse, banques centrales 332 | ||
| 6.2 | Actifs et passifs financiers à la juste valeur par résultat 332 | ||
| 6.3 | Instruments dérivés de couverture 333 | ||
| 6.4 | Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres 334 | ||
| 6.5 | Actifs financiers au coût amorti 336 | ||
| 6.6 | Actifs transférés non décomptabilisés ou décomptabilisés avec implication continue 338 | ||
| 6.7 | Expositions au risque souverain 340 | ||
| 6.8 | Passifs financiers au coût amorti 340 | ||
| 6.9 | Informations sur la compensation des actifs et des passifs financiers 342 | ||
| 6.10 | Actifs et passifs d'impôts courants et différés 343 | ||
| 6.11 | Comptes de régularisation actif, passif et divers 344 | ||
| 6.12 | Actifs non courants destinés à être cédés et activités abandonnées 345 | ||
| 6.13 | Co-entreprises et entreprises associées 345 | ||
| 6.14 | Immeubles de placement 345 | ||
| 6.15 | Immobilisations corporelles et incorporelles (hors écarts d'acquisition) 346 | ||
| 6.16 | Ecarts d'acquisition 347 | ||
| 6.17 | Provisions techniques des contrats d'assurance 347 | ||
| 6.18 | Provisions 347 | ||
| 6.19 | Dettes subordonnées 349 | ||
| 6.20 | Capitaux propres 349 | ||
| 6.21 | Participations ne donnant pas le contrôle 352 | ||
| 6.22 | Ventilation des actifs et passifs financiers par échéance contractuelle 352 | ||
| 7 | AVANTAGES AU PERSONNEL ET AUTRES REMUNERATIONS 354 | ||
|---|---|---|---|
| 7.1 | Détail des charges de personnel 354 | ||
| 7.2 | Effectif moyen de la période 354 | ||
| 7.3 | Avantages postérieurs à l'emploi, régimes à cotisations définies 354 | ||
| 7.4 | Avantages postérieurs à l'emploi, régimes à prestations définies 355 | ||
| 7.5 | Autres avantages sociaux 357 | ||
| 7.6 | Paiements à base d'actions 357 | ||
| 7.7 | Rémunérations de dirigeants 357 | ||
| 8 | CONTRATS DE LOCATION 358 | ||
| 8.1 | Contrats de location dont le Groupe est preneur 358 | ||
| 8.2 | Contrats de location dont le Groupe est bailleur 360 | ||
| 9 | ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE ET AUTRES GARANTIES 361 | ||
| 10 | RECLASSEMENTS D'INSTRUMENTS FINANCIERS 363 | ||
| 11 | JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS 364 | ||
| 11.1 | Juste valeur des actifs et passifs financiers comptabilisés au coût amorti 365 | ||
| 11.2 | Informations sur les instruments financiers évalués à la juste valeur 368 | ||
| 11.3 | Evaluation de l'impact de la prise en compte de la marge à l'origine 372 | ||
| 12 | IMPACTS DES EVOLUTIONS COMPTABLES OU AUTRES EVENEMENTS 372 | ||
| 13 | PERIMETRE DE CONSOLIDATION AU 31 DECEMBRE 2020 372 | ||
| 13.1 | Information sur les filiales 372 | ||
| 13.2 | Composition du périmètre 373 | ||
| 14 | PARTICIPATIONS ET ENTITES STRUCTUREES NON CONSOLIDEES 374 | ||
| 14.1 | Participations non consolidées 374 | ||
| 14.2 | Informations sur les entités structurées non consolidées 374 | ||
| 15 | ÉVENEMENTS POSTERIEURS AU 31 DECEMBRE 2020 378 |
Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, les Négadis, Avenue Paul Arène, 83300 DRAGUIGNAN
RCS Draguignan 415 176 072. NAF 64192
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est une société coopérative à capital et personnel variables, régie par le livre V de Code monétaire et financier et la loi bancaire du 24 janvier 1984, relative au contrôle et à l'activité des établissements de crédit.
Sont rattachées à la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, 51 Caisses locales, qui constituent des unités distinctes avec une vie juridique propre, les comptes individuels sont représentatifs de la Caisse régionale seule, tandis que les comptes consolidés selon la méthode de l'entité consolidante, intègrent également les comptes des Caisses locales et le cas échéant les comptes des filiales consolidables.
De par la loi bancaire, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est un établissement de crédit avec les compétences bancaires et commerciales que cela entraine.
Elle est soumise à la réglementation bancaire.
L'organisation du Crédit Agricole fait de lui un Groupe uni et décentralisé : sa cohésion financière, commerciale et juridique va de pair avec la décentralisation des responsabilités.
Les Caisses locales forment le socle de l'organisation mutualiste du Groupe. Leur capital social est détenu par 10,9 millions de sociétaires qui élisent quelques 29 271 administrateurs. Elles assurent un rôle essentiel dans l'ancrage local et la relation de proximité avec les clients. Les Caisses locales détiennent la majeure partie du capital des Caisses régionales, sociétés coopératives à capital variable et banques régionales de plein exercice.
La SAS Rue La Boétie, détenue exclusivement par les Caisses régionales, détient la majorité du capital de Crédit Agricole S.A. Les titres SAS Rue La Boétie ne sont pas cessibles en dehors de la communauté des Caisses régionales. Par ailleurs, les transactions éventuelles sur ces titres entre Caisses régionales sont encadrées par une convention de liquidité qui fixe notamment les modalités de détermination du prix de transaction. Ces opérations recouvrent les cessions de titres entre les Caisses régionales et les augmentations de capital de la SAS Rue la Boétie.
La Fédération Nationale du Crédit Agricole (FNCA) constitue une instance d'information, de dialogue et d'expression pour les Caisses régionales.
Crédit Agricole S.A. en qualité d'organe central du réseau Crédit Agricole, tel que défini à l'article R. 512-18 du Code monétaire et financier veille, conformément aux dispositions du Code monétaire et financier (article L. 511-31 et article L. 511-32), à la cohésion du réseau Crédit Agricole, au bon fonctionnement des établissements de crédit qui le composent et au respect des dispositions législatives et réglementaires qui leur sont propres en exerçant sur ceux-ci un contrôle administratif, technique et financier. A ce titre, Crédit Agricole S.A. peut prendre toute mesure nécessaire, notamment pour garantir la liquidité et la solvabilité tant de l'ensemble du réseau que de chacun des établissements qui lui sont affiliés.
Les mécanismes financiers qui régissent les relations réciproques au sein du Crédit Agricole sont spécifiques au Groupe.
Les Caisses régionales ont un compte de trésorerie ouvert dans les livres de Crédit Agricole S.A., qui enregistre les mouvements financiers correspondant aux relations financières internes au Groupe. Ce compte, qui peut être débiteur ou créditeur, est présenté au bilan en "Opérations internes au Crédit Agricole - Comptes ordinaires" et intégré sur la ligne "Prêts et créances sur les établissements de crédit" ou "Dettes envers les établissements de crédit".
Les ressources d'épargne à régime spécial (Livret d'épargne populaire, Livret de développement durable, comptes et plans d'épargne-logement, plans d'épargne populaire, Livret jeune et Livret A) sont collectées par les Caisses régionales pour le compte de Crédit Agricole S.A., où elles sont obligatoirement centralisées. Crédit Agricole S.A. les enregistre à son bilan en "Dettes envers la clientèle".
Les ressources d'épargne (comptes sur livrets, emprunts obligataires, bons et certains comptes à terme et assimilés, etc.) sont également collectées par les Caisses régionales au nom de Crédit Agricole S.A. et centralisées par Crédit Agricole S.A., elles figurent à ce titre à son bilan.
Les comptes d'épargne à régime spécial et les comptes et avances à terme permettent à Crédit Agricole S.A. de réaliser les "avances" (prêts) faites aux Caisses régionales destinées à assurer le financement de leurs prêts à moyen et long terme.
Quatre principales réformes financières internes ont été successivement mises en œuvre. Elles ont permis de restituer aux Caisses régionales, sous forme d'avances, dites "avances miroirs" (de durées et de taux identiques aux ressources d'épargne collectées), 15 %, 25 %, puis 33 % et, depuis le 31 décembre 2001, 50 % des ressources d'épargne qu'elles ont collectées et dont elles ont la libre disposition.
Depuis le 1er janvier 2004, les marges financières issues de la gestion de la collecte centralisée (collecte non restituée sous forme d'avances miroirs) sont partagées entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A. et sont déterminées par référence à l'utilisation de modèles de replacement et l'application de taux de marché.
Par ailleurs, les Caisses régionales peuvent être refinancées sous forme d'avances négociées à prix de marché auprès de Crédit Agricole S.A.
Les ressources d'origine "monétaire" des Caisses régionales (dépôts à vue, dépôts à terme non centralisés et certificats de dépôt négociables) peuvent être utilisées par celles-ci pour le financement de leurs prêts clients. Les excédents sont obligatoirement transférés à Crédit Agricole S.A., où ils sont enregistrés en comptes ordinaires ou en comptes à terme dans les rubriques "Opérations internes au Crédit Agricole".
Crédit Agricole S.A., intermédiaire des Caisses régionales auprès de la Banque de France, centralise leurs opérations de change.
Ceux-ci sont placés sur le marché ou par les Caisses régionales auprès de leurs clients. Ils figurent au passif du bilan de Crédit Agricole S.A., en fonction du type de titres émis, en "Dettes représentées par un titre" ou "Dettes subordonnées".
Une troisième série d'opérations de refinancement de long terme a été décidée en mars 2019 par la BCE dont les modalités ont été revues en septembre 2019 puis en mars et avril 2020 en lien avec la situation COVID-19.
Le mécanisme de TLTRO III vise à proposer un refinancement de long terme avec une bonification en cas d'atteinte d'un taux de croissance cible des crédits octroyés aux entreprises et aux ménages, appliquée sur la maturité de 3 ans de l'opération TLTRO à laquelle s'ajoute une sur-bonification rémunérant une incitation supplémentaire et temporaire sur la période d'une année de juin 2020 à juin 2021.
Tant que le niveau des encours donnant droit à ces bonifications permet de considérer comme d'ores et déjà acquis les bonifications accordées par la BCE au titre du soutien à l'économie aussi bien tant sur la première année que sur les années suivantes, les intérêts courus calculés avec un taux d'intérêt négatif tiennent compte de cette bonification.
L'ensemble des bonifications fait l'objet d'un étalement sur la durée attendue du refinancement à compter de la date de tirage du TLTRO III. Les encours donnant droit à la bonification ont d'ores et déjà cru plus que le niveau requis pour bénéficier des niveaux de bonifications prévues. La sur-bonification au titre de la première année fait l'objet d'un étalement linéaire sur un an à compter de juin 2020.
Pour la nouvelle bonification annoncée par la BCE suite à la réunion du 10 décembre 2020 qui porte sur la période de juin 2021 à juin 2022, ces principes resteront appliqués tant qu'il existe une assurance raisonnable que le niveau des encours éligibles permettra de remplir les conditions nécessaires à l'obtention de ces bonifications lors de leur exigibilité vis-à-vis de la BCE.
Crédit Agricole S.A. a souscrit à ces emprunts TLTRO III auprès de la BCE. Compte tenu des mécanismes de refinancement interne, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur se refinance auprès de Crédit Agricole S.A. et bénéficie ainsi de ces bonifications.
Dans le cadre du mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du Code monétaire et financier (CMF), Crédit Agricole S.A., en sa qualité d'organe central, doit prendre toutes mesures nécessaires pour garantir la liquidité et la solvabilité de chaque établissement de crédit affilié comme de l'ensemble du réseau. Ainsi, chaque membre du réseau bénéficie de cette solidarité financière interne.
Les dispositions générales du CMF ont été déclinées par des dispositifs internes qui prévoient les mesures opérationnelles à prendre dans le cadre de ce mécanisme légal de solidarité.
Dans le cadre de l'introduction en bourse de Crédit Agricole S.A., la CNCA (devenue Crédit Agricole S.A.) a conclu en 2001 avec les Caisses régionales un protocole ayant notamment pour objet de régir les relations internes au réseau Crédit Agricole. Ce protocole prévoit en particulier la constitution d'un Fonds pour Risques Bancaires de Liquidité et de Solvabilité (FRBLS) destiné à permettre à Crédit Agricole S.A. d'assurer son rôle d'organe central en intervenant en faveur des affiliés qui viendraient à connaître des difficultés. Les principales dispositions du protocole sont détaillées au Chapitre III du Document de référence de Crédit Agricole S.A. enregistré auprès de la Commission des Opérations de Bourse le 22 octobre 2001 sous le numéro R. 01-453.
Le dispositif européen de résolution des crises bancaires a été adopté au cours de l'année 2014 par la directive (UE) 2014/59 (dite « BRRD »), transposée en droit français par l'ordonnance 2015-1024 du 20 août 2015, qui a également adapté le droit français aux dispositions du Règlement européen 806/2014 du 15 juillet 2014 ayant établi les règles et une procédure uniforme pour la résolution des établissements de crédit dans le cadre d'un mécanisme de résolution unique et d'un Fonds de résolution bancaire unique. La directive (UE) 201 /879 du 20 mai 2019 dite « BRRD2 » est venue modifier la BRRD et a été transposée par Ordonnance 2020-1636 du 21 décembre 2020.
Ce dispositif, qui comprend des mesures de prévention et de résolution des crises bancaires, a pour objet de préserver la stabilité financière, d'assurer la continuité des activités, des services et des opérations des établissements dont la défaillance aurait de graves conséquences pour l'économie, de protéger les déposants et d'éviter ou de limiter au maximum le recours au soutien financier public. Dans ce cadre, les autorités de résolutions européennes, dont le Conseil de résolution unique, ont été dotées de pouvoirs très étendus en vue de prendre toute mesure nécessaire dans le cadre de la résolution de tout ou partie d'un établissement de crédit ou du groupe auquel il appartient.
Pour les groupes bancaires coopératifs, c'est la stratégie de résolution de « point d'entrée unique élargi » (« extended SPE ») qui est privilégiée par les autorités de résolution, par laquelle l'outil de résolution serait appliqué simultanément au niveau de Crédit Agricole S.A. et des entités affiliées. A ce titre et dans l'hypothèse d'une mise en résolution du groupe Crédit Agricole, c'est le périmètre composé de Crédit Agricole S.A. (en sa qualité d'organe central) et des entités affiliées qui serait considéré dans son ensemble comme le point d'entrée unique élargi. Compte tenu de ce qui précède et des mécanismes de solidarité existant au sein du réseau, un membre du réseau Crédit Agricole ne peut pas être mis en résolution de manière individuelle.
Les autorités de résolution peuvent ouvrir une procédure de résolution à l'encontre d'un établissement de crédit lorsqu'elle considère que : la défaillance de l'établissement est avérée ou prévisible, il n'existe aucune perspective raisonnable qu'une autre mesure de nature privée empêche la défaillance dans des délais raisonnables, une mesure de résolution est nécessaire et une procédure de liquidation serait insuffisante pour atteindre les objectifs recherchés de la résolution ci-dessus rappelés.
Les autorités de résolution peuvent utiliser un ou plusieurs instruments de résolution, tels que décrits ci-dessous avec pour objectif de recapitaliser ou restaurer la viabilité de l'établissement. Les instruments de résolution devraient être mis en œuvre de telle manière à ce que les porteurs de titres de capital (actions, parts sociales, CCI, CCA) supportent en premier les pertes, puis les autres créanciers sous réserve qu'ils ne soient pas exclus du renflouement interne par la réglementation ou sur décision des autorités de résolution. La loi française prévoit également une mesure de protection lorsque certains instruments ou mesures de résolution sont mis en œuvre, tel le principe selon lequel les porteurs de titres de capital et les créanciers d'un établissement en résolution ne peuvent pas supporter des pertes plus lourdes que celles qu'ils auraient subies si l'établissement avait été liquidé dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire régie par le code de commerce (principe NCWOL visé à l'article L. 613-57.I du CMF). Ainsi, les investisseurs ont le droit de réclamer des indemnités si le traitement qu'ils subissent en résolution est moins favorable que le traitement qu'ils auraient subi si l'établissement avait fait l'objet d'une procédure normale d'insolvabilité.
Dans l'hypothèse où les autorités de résolution décideraient d'une mise en résolution sur le groupe Crédit Agricole, elles procèderaient au préalable à la réduction de la valeur nominale des instruments de Fonds propres du compartiment CET1 (actions, parts sociales, CCI et CCA), instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de Fonds propres de catégorie 2, afin d'absorber les pertes puis éventuellement à la conversion en titres de capital des instruments de Fonds propres additionnels de catégorie 1 et instruments de Fonds propres de catégorie 2 [1]. Ensuite, si les autorités de résolution décidaient d'utiliser l'outil de résolution qu'est le renflouement interne, elles pourraient mettre en œuvre cet outil de renflouement interne sur les instruments de dette [2], c'est-à-dire décider
[1] Articles L. 613-48 et L. 613-48-3 du CMF
[2] Articles L. 613-55 et L. 613-55-1 du CMF
de leur dépréciation totale ou partielle ou de leur conversion en capital afin également d'absorber les pertes.
Les autorités de résolution pourraient décider de mettre en œuvre de façon coordonnée, à l'égard de l'organe central et de l'ensemble des entités affiliées, des mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant de renflouement interne. Dans ce cas, ces mesures de réduction de valeur ou de conversion et le cas échéant ces mesures de renflouement interne s'appliqueraient à toutes les entités du réseau du Crédit Agricole et ce, quelle que soit l'entité considérée et quelle que soit l'origine des pertes.
La hiérarchie des créanciers en résolution est définie par les dispositions de l'article L 613-55-5 du CMF en vigueur à la date de mise en œuvre de la résolution.
Les détenteurs de titres de capital et les créanciers de même rang ou jouissant de droits identiques en liquidation seraient alors traités de manière égale quelle que soit l'entité du Groupe dont ils sont créanciers.
L'étendue de ce renflouement interne, qui vise aussi à recapitaliser le groupe Crédit Agricole, s'appuie sur les besoins de fonds propres au niveau consolidé.
L'investisseur doit donc être conscient qu'il existe un risque significatif pour les porteurs d'actions, de parts sociales, CCI et CCA et les titulaires d'instruments de dette d'un membre du réseau de perdre tout ou partie de leur investissement en cas de mise en œuvre d'une procédure de résolution bancaire sur le Groupe quelle que soit l'entité dont il est créancier.
Les autres outils de résolution bancaire dont disposent les autorités de résolution sont pour l'essentiel la cession totale ou partielle des activités de l'établissement à un tiers ou à un établissement relais et la séparation des actifs de cet établissement.
Ce dispositif de résolution ne remet pas en cause le mécanisme légal de solidarité financière interne prévu à l'article L. 511-31 du CMF, appliqué au réseau Crédit Agricole tel que défini par l'article R 512- 18 de ce même Code. Crédit Agricole S.A. considère qu'en pratique, ce mécanisme devrait s'exercer préalablement à toute mesure de résolution.
L'application au groupe Crédit Agricole de la procédure de résolution suppose ainsi que le mécanisme légal de solidarité interne n'aurait pas permis de remédier à la défaillance d'une ou plusieurs entités du réseau, et donc du réseau dans son ensemble. Elle est par ailleurs de nature à limiter la survenance des conditions de mise en œuvre de la garantie des obligations de Crédit Agricole S.A. consentie en 1988 au bénéfice de ses tiers créanciers par l'ensemble des Caisses régionales, solidairement entre elles, et à hauteur de leurs fonds propres agrégés. Il est rappelé que cette garantie est susceptible d'être mise en œuvre en cas d'insuffisance d'actif de Crédit Agricole S.A. constatée à l'issue de sa liquidation judiciaire ou de sa dissolution.
Le dispositif des garanties Switch, mis en place le 23 décembre 2011 complété par un premier avenant signé le 19 décembre 2013 et amendé par deux avenants en 2016 respectivement signés le 17 février (avenant n°2) et le 21 juillet (avenant n°3), s'inscrit dans le cadre des relations financières entre Crédit Agricole S.A., en qualité d'organe central, et le réseau mutualiste des Caisses régionales de Crédit Agricole. Les derniers amendements de ces garanties ont pris effet rétroactivement le 1er juillet 2016, en remplacement des précédentes, avec pour échéance le 1er mars 2027 sous réserve de résiliation anticipée totale ou partielle ou de prorogation selon les dispositions prévues au contrat. Une première résiliation partielle correspondant à 35 % du dispositif des garanties Switch a eu lieu le 2 mars 2020.
A travers ce dispositif, et dans la limite du plafond contractuel, les Caisses régionales s'engagent à supporter, pour le compte de Crédit Agricole S.A., les exigences prudentielles liées à la mise en équivalence de certaines participations détenues par Crédit Agricole S.A., et à en subir les risques économiques associés sous forme d'indemnisation le cas échéant.
Les garanties en vigueur permettent un transfert des exigences prudentielles s'appliquant aux participations de Crédit Agricole S.A. dans Crédit Agricole Assurances (CAA), celles-ci étant mises en équivalence pour les besoins prudentiels : on parle des garanties Switch Assurance. Elles font l'objet d'une rémunération fixe qui couvre le risque actualisé et le coût d'immobilisation des fonds propres par les Caisses régionales.
La bonne fin du dispositif est sécurisée par des dépôts de garantie versés par les Caisses régionales à Crédit Agricole S.A. Ces dépôts de garantie sont calibrés pour matérialiser l'économie de fonds propres réalisée par Crédit Agricole S.A. et sont rémunérés à taux fixe aux conditions de la liquidité long terme.
Ainsi les garanties Switch Assurance protègent Crédit Agricole S.A. en cas de baisse de la valeur de mise en équivalence des participations susvisées moyennant le versement par les Caisses régionales d'une indemnisation compensatrice prélevée sur le dépôt de garantie. Symétriquement, en cas de hausse ultérieure de la valeur de mise en équivalence, Crédit Agricole S.A., de par l'application d'une clause de retour à meilleure fortune, pourrait restituer les indemnisations préalablement perçues.
Sur le plan prudentiel :
Ce dispositif, qui est neutre au niveau du groupe Crédit Agricole, permet de rééquilibrer l'allocation en fonds propres entre Crédit Agricole S.A. et les Caisses régionales.
Sur le plan comptable :
Les garanties s'analysent en substance comme des contrats d'assurance du fait de l'existence d'un risque d'assurance au sens de la norme IFRS 4.
La norme IFRS 4 permet à l'émetteur d'un contrat d'assurance, de recourir aux principes comptables déjà appliqués pour des garanties données similaires, sous réserve d'effectuer un test de suffisance du passif selon les modalités visées par le paragraphe 14(b) de la norme.
Par conséquent, le traitement comptable des garanties est assimilable à celui d'une garantie donnée à première demande et leur rémunération est enregistrée de manière étalée dans la marge d'intérêt en Produit net bancaire. Dans le cas où il existerait des perspectives de perte nette à l'échéance après prise en compte d'hypothèses raisonnables de retour à meilleure fortune, une provision serait à doter, en Coût du risque, conformément aux exigences du test de suffisance du passif. En cas d'appel des garanties ou le cas échéant lors d'un retour à meilleure fortune ultérieur, la charge d'indemnisation ou le produit de remboursement seraient respectivement reconnus en Coût du risque.
Il convient de noter que l'activation des garanties Switch Assurance est semestrielle et s'apprécie sur la base des variations semestrielles de la Valeur de Mise en Equivalence des participations détenues dans Crédit Agricole Assurances. Lors des arrêtés trimestriels, les Caisses régionales sont tenues d'estimer s'il existe un risque d'indemnisation et de le provisionner le cas échéant ; en cas de retour probable à meilleure fortune, aucun produit ne peut être comptabilisé, celui-ci n'étant pas certain. Lors des arrêtés semestriels et si les conditions sont vérifiées, les Caisses régionales comptabilisent les effets de l'activation des garanties sous forme d'appel ou de retour à meilleure fortune.
Le périmètre de consolidation de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur comprend :
Elles ont une activité d'intermédiaire financier du fait des actions de représentation qu'elles mènent ainsi que des avis de décisions rendus sur les dossiers de crédit de leur circonscription territoriale.
Elles exercent également un rôle d'animation et de communication auprès des sociétaires, des clients, des organismes sociaux professionnels et des organisations sociales, sportives et culturelles de la circonscription.
| CAISSE LOCALE | ADRESSE | CODE POSTAL |
VILLE | PRESIDENT |
|---|---|---|---|---|
| ANNOT-ENTREVAUX | Place de la Mairie | 04240 | ANNOT | Denise HONNORATY |
| ANTIBES | 2, Av. Robert Soleau | 06600 | ANTIBES | Antoine SACERDOTI |
| AURELIENNE | 2, rue Mirabeau | 83470 | ST MAXIMIN LA STE BAUME |
Marie-Noëlle VARLET |
| BAIES DU SOLEIL | Place Paul Lemoyne | 83190 | OLLIOULES | Jean Louis DORGET |
| BARCELONNETTE | Avenue de la Libération 04400 BARCELONNETTE |
Hélène ESTACHY | ||
| BORMES | Imm Santa Cruz - Av des Ilaires | 83980 | LE LAVANDOU | Joseph MILITELLO |
| BRESQUE VERDON | 19 Avenue Clémenceau | 83630 | AUPS | Fabien BRIEUGNE |
| CAGNES | 29, Av. de la Gare | 06800 | CAGNES SUR MER | Pascale VIALE |
| CARAMY ISSOLE | 13, Bld St Louis | 83170 | BRIGNOLES | Roland MISTRE |
| CARREFOUR BLEONE DURANCE |
Centre commercial Saint-Jean | 04160 | CHATEAU ARNOUX | Jean-Yves ARNAUD |
| CUERS PUGET VILLE | Place de la Convention 83390 CUERS DIGNE LES BAINS 7, Boulevard Thiers 04000 DIGNE LES BAINS |
Michel GIOVINAZZO |
||
| Jean-Luc FABRE | ||||
| DRAGUIGNAN | Centre Hermès- Rue de la République |
83300 | DRAGUIGNAN | Lisette CONDOMINES |
| DUYES-BLEONE | Centre Affaires Croix du Sud - Quartier St-Christophe |
04000 | DIGNE LES BAINS | Nicole LECLERCQ |
| ESTERON | Quartier de la Digue RN202 | 06670 | ST MARTIN DU VAR | Jean-Marie AUDOLI |
| GOLFE ET MAURES | Espace Marceau - 59, Rue Marceau | 83310 | COGOLIN | Christian MOUTTE |
| GUILLAUMES | Place de Provence | 06470 | GUILLAUMES | Frédéric JEAN |
| HAUTES VALLEES DE L'ASSE ET DU VERDON |
Route de Nice | 04170 | SAINT-ANDRE | Philippe CHAILAN |
| HAUT VAR VERDON | Bld Grisolle | 83670 | BARJOLS | Dominique FICHTEN |
| HYERES | 7, rue du Général de Gaulle | 83400 | HYERES | Michel BARNEL |
| LA CRAU | Rue Renaude | 83260 | LA CRAU | Gilbert TESSORE |
| LA TINEE | Place de l'Eglise | 06660 | SAINT ETIENNE DE TINEE |
Colette FABRON |
Leur total bilan cumulé s'élève à 283 M€ et leurs résultats cumulés ressortent à 3,5 M€.
| LA VESUBIE | Place Corniglion Molinier | 06450 | ROQUEBILLIERE | Daniel BLANC |
|---|---|---|---|---|
| LACS ET LAVANDE | 11, Allée Louis Gardiol | 04500 | RIEZ | Corinne BERTRAND |
| LE BEAUSSET | Place Général de Gaulle | 83330 | LE BEAUSSET | Andrée SAMAT |
| LE LUC | Avenue Pierre Gaudin | 83340 | LE LUC | Alain SENEQUIER |
| LES MEES ORAISON PEYRUIS | Allée Arthur Gouin | 04700 | ORAISON | Olivier TOCHE |
| LEVENS | 12, avenue du Docteur Faraut | 06670 | LEVENS | Chantal BAGNATO |
| LORGUES | 23, Bld Clemenceau | 83510 | LORGUES | Eric GIORDANA |
| MANOSQUE | Parc de Drouille - Allée Alphonse Daudet |
04100 | MANOSQUE | Olivier GIRARD |
| MENTON | 2, Rue Trenca 06500 MENTON |
Florence CASARO-MAZZA |
||
| MER ESTEREL | 60 Bd de la Mer | 83600 | FREJUS | Christian BESSERER |
| NICE | 8, Avenue Félix Faure | 06000 | NICE | Jean-Marc GIAUME |
| PAYS DE FAYENCE | Les Mercuriales 3 | 83440 | TOURETTES | Jean-Paul CONTI |
| PAYS DE FORCALQUIER | Boulevard des Martyrs de la Résistance |
04300 | FORCALQUIER | Françoise MEYER |
| PAYS DE GRASSE | 10, route du plan | 06130 | GRASSE | Henri FOSSEN |
| PAYS DE SISTERON LA MOTTE TURRIERS |
Av de la Libération | 04200 | SISTERON | René AVINENS |
| PAYS DES PAILLONS | 5, Place Jean Allardi | 06390 | CONTES | Dominique CELESCHI |
| PUGET-THENIERS | Place A. Conil | 06260 | PUGET-THENIERS | Alain RANUZZI |
| SAINT AUBAN | La Mairie, 9 place don Jean Bellon | 06850 | SAINT AUBAN | Hervé ROMANO |
| SAINT LAURENT DU VAR | 265, Av. Gal. Leclerc | 06700 | SAINT LAURENT DU VAR |
Philippe ONTENIENTE |
| SAINT-TROPEZ | 11, place des Lices | 83990 | ST TROPEZ | Pierre BENESTAN |
| SEYNE LES ALPES | Lot. du docteur Jaubert | 04140 | SEYNE LES ALPES | André COLLOMB |
| SOLLIES PONT | Immeuble Le Moulin, 8 rue République |
83210 | SOLLIES PONT | Jacques REY |
| SOSPEL | Rue Cabraïa | 06380 | SOSPEL | Jacques DENAIX |
| TENDE | 3, Av. du 16 Septembre 1947 | 06430 | TENDE | Marc ALBESIANO |
| TOULON | 27 Bd de Strasbourg | 83000 | TOULON | Catherine BARNEL |
| VALENSOLE GREOUX-LES-BAINS |
Avenue des Marronniers | 04800 | GREOUX LES BAINS | Marie PELLESTOR |
| VALLEES D'ARGENS | Rue Maréchal Foch | 83570 | CARCES | Florence PAUL CAMAIL |
| VALLEE DE LA SIAGNE | 145, Avenue de Grasse | 06580 | PEGOMAS | Serge BERNARDI |
| VENCE | 39, avenue Marcellin Maurel | 06140 | VENCE | Pierre GORTINA |
Son total bilan s'élève à 5,3 M€ et son résultat (*) ressort à -32 K€ au 31 décembre 2020.
Le total bilan s'élève à 683 K€ et leur résultat (*) ressort à 2,9 M€ au 31 décembre 2020.
(*) Résultat déterminé selon les normes internationales.
| (en milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| Intérêts et produits assimilés | 4.1 | 405 201 | 426 682 |
| Intérêts et charges assimilées | 4.1 | -172 746 | -208 354 |
| Commissions (produits) | 4.2 | 252 086 | 255 484 |
| Commissions (charges) | 4.2 | -40 573 | -38 599 |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat | 4.3 | 3 638 | 2 713 |
| Gains ou pertes nets sur actifs/passifs de transaction | -267 | 129 | |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs/passifs à la juste valeur par résultat | 3 905 | 2 584 | |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres | 4.4 | 10 098 | 40 526 |
| Rémunération des instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables (dividendes) |
10 098 | 40 526 | |
| Produits des autres activités | 4.7 | 2 188 | 1 619 |
| Charges des autres activités | 4.7 | -1 816 | -1 631 |
| PRODUIT NET BANCAIRE | 458 076 | 478 440 | |
| Charges générales d'exploitation | 4.8 | -282 082 | -281 918 |
| Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles |
4.9 | -24 243 | -22 637 |
| RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION | 151 751 | 173 885 | |
| Coût du risque | 4.10 | -41 356 | -16 911 |
| RÉSULTAT D'EXPLOITATION | 110 395 | 156 974 | |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 4.11 | 13 | 18 |
| RÉSULTAT AVANT IMPÔT | 110 408 | 156 992 | |
| Impôts sur les bénéfices | 4.12 | -34 737 | -41 817 |
| RÉSULTAT NET | 75 671 | 115 175 | |
| RÉSULTAT NET PART DU GROUPE | 75 671 | 115 175 |
| (en milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| Résultat net | 75 671 | 115 175 | |
| Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi | 4.13 | -1 015 | -1 657 |
| Gains et pertes sur passifs financiers attribuables aux variations du risque de crédit propre (1) |
4.13 | 0 | 0 |
| Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables (1) |
4.13 | -76 857 | 71 282 |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | -77 872 | 69 625 |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | 3 352 | -1 266 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables |
4.13 | -74 520 | 68 359 |
| Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture | 4.13 | -434 | -418 |
| Gains et pertes avant impôt comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | -434 | -418 |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
4.13 | 142 | 118 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables |
4.13 | -292 | -300 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres | 4.13 | -74 812 | 68 059 |
| Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
859 | 183 234 | |
| Dont part du Groupe | 859 | 183 234 | |
| Dont participations ne donnant pas le contrôle | 0 | 0 | |
| (1) Montant du transfert en réserves d'éléments non recyclables | 4.13 | 0 | 14 |
| (en milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| Caisse, banques centrales | 6.1 | 122 165 | 199 139 |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 3.1-6.2- 6.6.6.7 |
418 362 | 41 982 |
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 3 967 | 2 835 | |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 414 395 | 39 147 | |
| Instruments dérivés de couverture | 3.2-3.4 | 4 867 | 6 456 |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 3.1-6.4- 6.6-6.7 |
1 332 479 | 1 433 249 |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 332 479 | 1 433 249 | |
| Actifs financiers au coût amorti | 3.1-3.3- 6.5-6.6- 6.7 |
20 885 244 | 19 321 805 |
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 2 145 482 | 2 079 586 | |
| Prêts et créances sur la clientèle | 17 903 325 | 16 497 370 | |
| Titres de dettes | 836 437 | 744 849 | |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 238 831 | 191 269 | |
| Actifs d'impôts courants et différés | 6.10 | 72 529 | 59 598 |
| Comptes de régularisation et actifs divers | 6.11 | 541 994 | 523 527 |
| Immeubles de placement | 6.14 | 9 516 | 8 441 |
| Immobilisations corporelles | 6.15 | 135 397 | 129 882 |
| Immobilisations incorporelles | 6.15 | 1 314 | 1 721 |
| Total de l'Actif | 23 762 698 | 21 917 069 |
| (en milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat | 6.2 | 5 381 | 3 669 |
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 5 381 | 3 669 | |
| Instruments dérivés de couverture | 3.2-3.4 | 316 477 | 263 523 |
| Passifs financiers au coût amorti | 20 126 268 | 18 324 609 | |
| Dettes envers les établissements de crédit | 3.3-6.8 | 10 721 164 | 10 162 884 |
| Dettes envers la clientèle | 3.1-3.3-6.8 | 9 289 069 | 8 083 226 |
| Dettes représentées par un titre | 3.3-6.8 | 116 035 | 78 499 |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux | 3 750 | 2 077 | |
| Passifs d'impôts courants et différés | 6.10 | 128 | 102 |
| Comptes de régularisation et passifs divers | 6.11 | 370 459 | 394 477 |
| Provisions | 6.18 | 69 690 | 70 072 |
| Total dettes | 20 892 153 | 19 058 529 | |
| Capitaux propres | 2 870 545 | 2 858 540 | |
| Capitaux propres part du Groupe | 2 870 545 | 2 858 540 | |
| Capital et réserves liées | 515 841 | 494 215 | |
| Réserves consolidées | 2 130 949 | 2 026 254 | |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
148 084 | 222 896 | |
| Résultat de l'exercice | 75 671 | 115 175 | |
| Total du passif | 23 762 698 | 21 917 069 |
| Part du Groupe | Participations ne donnant pas le contrôle | ||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Capital et réserves liées | propres | Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux | Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
||||||||||||||||||
| (en milliers d'euros) | Capital | Primes et réserves consolidées liées au capital (1) |
Elimination des titres autodétenus |
Autres instruments de capitaux propres |
Total Capital et réserves consolidées |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables |
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
Résultat net |
Capitaux propres |
Capital, réserves liées et résultat |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables |
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
Capitaux propres |
Capitaux propres consolidés |
|||||
| Capitaux propres au 1er janvier 2019 Publié | 210 673 | 2 288 387 | 0 | 0 | 2 499 060 | 2 686 | 152 151 | 154 837 | 0 | 2 653 897 | 11 | 0 | 0 | 0 | 11 | 2 653 908 | |||||
| Impacts nouvelles normes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||||
| Capitaux propres au 1er janvier 2019 | 210 673 | 2 288 387 | 0 | 0 | 2 499 060 | 2 686 | 152 151 | 154 837 | 0 | 2 653 897 | 11 | 0 | 0 | 0 | 11 | 2 653 908 | |||||
| Augmentation de capital | 32 337 | 0 | 0 | 0 | 32 337 | 0 | 0 | 0 | 0 | 32 337 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 32 337 | |||||
| Dividendes versés en 2019 | 0 | -10 892 | 0 | 0 | -10 892 | 0 | 0 | 0 | 0 | -10 892 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -10 892 | |||||
| Effet des acquisitions / cessions sur les participations ne donnant pas le contrôle |
0 | -1 | 0 | 0 | -1 | 0 | 0 | 0 | 0 | -1 | -11 | 0 | 0 | 0 | -11 | -12 | |||||
| Mouvements liés aux paiements en actions | 0 | 26 | 0 | 0 | 26 | 0 | 0 | 0 | 0 | 26 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 26 | |||||
| Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires | 32 337 | -10 867 | 0 | 0 | 21 470 | 0 | 0 | 0 | 0 | 21 470 | -11 | 0 | 0 | 0 | -11 | 21 459 | |||||
| Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
0 | -14 | 0 | 0 | -14 | -300 | 68 359 | 68 059 | 0 | 68 045 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 68 045 | |||||
| Dont gains et pertes sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non recyclables transférés en réserves |
0 | -14 | 0 | 0 | -14 | 0 | 14 | 14 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||||
| Résultat 2019 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 115 175 | 115 175 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 115 175 | |||||
| Autres variations | 0 | -47 | 0 | 0 | -47 | 0 | 0 | 0 | 0 | -47 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -47 | |||||
| Capitaux propres au 31 décembre 2019 | 243 010 | 2 277 459 | 0 | 0 | 2 520 469 | 2 386 | 220 510 | 222 896 | 115 175 | 2 858 540 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 858 540 | |||||
| Affectation du résultat 2019 | 0 | 115 174 | 0 | 0 | 115 174 | 0 | 0 | 0 -115 175 | -1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -1 | ||||||
| Capitaux propres au 1er janvier 2020 | 243 010 | 2 392 633 | 0 | 0 | 2 635 643 | 2 386 | 220 510 | 222 896 | 0 | 2 858 539 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 858 539 | |||||
| Impacts nouvelles normes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||||
| Capitaux propres au 1er janvier 2020 retraité | 243 010 | 2 392 633 | 0 | 0 | 2 635 643 | 2 386 | 220 510 | 222 896 | 0 | 2 858 539 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 858 539 | |||||
| Augmentation de capital | 21 626 | 0 | 0 | 0 | 21 626 | 0 | 0 | 0 | 0 | 21 626 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 21 626 | |||||
| Dividendes versés en 2020 | 0 | -10 653 | 0 | 0 | -10 653 | 0 | 0 | 0 | 0 | -10 653 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -10 653 | |||||
| Mouvements liés aux paiements en actions | 0 | 765 | 0 | 0 | 765 | 0 | 0 | 0 | 0 | 765 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 765 | |||||
| Mouvements liés aux opérations avec les actionnaires | 21 626 | -9 888 | 0 | 0 | 11 738 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 738 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 738 | |||||
| Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -292 | -74 520 | -74 812 | 0 | -74 812 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -74 812 | |||||
| Résultat 2020 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 75 671 | 75 671 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 75 671 | |||||
| Autres variations | 0 | -591 | 0 | 0 | -591 | 0 | 0 | 0 | 0 | -591 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -591 | |||||
| Capitaux propres au 31 décembre 2020 | 264 636 | 2 382 154 | 0 | 0 | 2 646 790 | 2 094 | 145 990 | 148 084 | 75 671 | 2 870 545 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 870 545 |
(1) Réserves consolidées avant élimination des titres d'autocontrôle.
Le tableau de flux de trésorerie est présenté selon le modèle de la méthode indirecte.
Les activités opérationnelles sont représentatives des activités génératrices de produits de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
Les flux d'impôts sont présentés en totalité avec les activités opérationnelles.
Les activités d'investissement représentent les flux de trésorerie pour l'acquisition et la cession de participations dans les entreprises consolidées et non consolidées, et des immobilisations corporelles et incorporelles. Les titres de participation stratégiques inscrits dans les rubriques "Juste valeur par résultat" ou "Juste valeur par capitaux propres non recyclables" sont compris dans cette rubrique.
Les activités de financement résultent des changements liés aux opérations de structure financière concernant les capitaux propres et les emprunts à long terme.
La notion de trésorerie nette comprend la caisse, les créances et dettes auprès des banques centrales, ainsi que les comptes (actif et passif) et prêts à vue auprès des établissements de crédit.
| (en milliers d'euros) | Notes | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|---|
| Résultat avant impôt | 110 408 | 156 992 | |
| Dotations nettes aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles |
23 943 | 22 636 | |
| Dotations nettes aux dépréciations et aux provisions | 33 902 | 20 101 | |
| Résultat net des activités d'investissement | -13 | -18 | |
| Résultat net des activités de financement | 518 | 259 | |
| Autres mouvements | -8 506 | -39 502 | |
| Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant impôt et des autres ajustements |
49 844 | 3 476 | |
| Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit | 667 784 | 699 624 | |
| Flux liés aux opérations avec la clientèle | -223 700 | -623 307 | |
| Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers | -476 961 | 432 611 | |
| Flux liés aux opérations affectant des actifs ou passifs non financiers | -38 108 | -63 309 | |
| Impôts versés | -44 074 | -43 735 | |
| Variation nette des actifs et passifs provenant des activités opérationnelles |
-115 059 | 401 884 | |
| Flux provenant des activités abandonnées | 0 | 0 | |
| Total Flux nets de trésorerie générés par l'activité opérationnelle (A) | 45 193 | 562 352 | |
| Flux liés aux participations | 28 356 | -2 477 | |
| Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles | -18 370 | -16 928 | |
| Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations d'investissement (B) | 9 986 | -19 405 | |
| Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires (1) | 11 002 | 21 476 | |
| Autres flux nets de trésorerie provenant des activités de financement | 32 123 | -12 306 | |
| Total Flux nets de trésorerie liés aux opérations de financement (C) | 43 125 | 9 170 | |
| Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de trésorerie (D) |
0 | 0 | |
| AUGMENTATION/(DIMINUTION) NETTE DE LA TRÉSORERIE ET DES ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE (A + B + C + D) |
98 304 | 552 117 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture | 1 002 864 | 450 747 | |
| Solde net des comptes de caisse et banques centrales * | 199 139 | 181 265 | |
| Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** |
803 725 | 269 482 | |
| Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture | 1 101 168 | 1 002 864 | |
| Solde net des comptes de caisse et banques centrales * | 122 165 | 199 139 | |
| Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit ** |
979 003 | 803 725 | |
| VARIATION DE LA TRESORERIE NETTE ET DES EQUIVALENTS DE TRESORERIE |
98 304 | 552 117 |
* Composé du solde net du poste "Caisse, banques centrales", hors intérêts courus.
** Composé du solde des postes "Comptes ordinaires débiteurs non douteux" et "Comptes et prêts au jour le jour non douteux" tels que détaillés en note 6.5 et des postes "Comptes ordinaires créditeurs" et "Comptes et emprunts au jour le jour" tels que détaillés en note 6.8 (hors intérêts courus) ;
(1) Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires : il comprend le paiement des dividendes versés par le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur à ses actionnaires, à hauteur de 10 653 milliers d'euros pour l'année 2020.
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne détient pas de soldes de trésorerie qui ne sont pas disponibles pour le groupe.
En application du règlement CE n°1606/2002, les comptes consolidés ont été établis conformément aux normes IAS/IFRS et aux interprétations IFRIC applicables au 31 décembre 2020 et telles qu'adoptées par l'Union européenne (version dite carve out), en utilisant donc certaines dérogations dans l'application de la norme IAS 39 pour la comptabilité de macro-couverture.
Ce référentiel est disponible sur le site de la Commission européenne, à l'adresse suivante : https://ec.europa.eu/info/business-economy-euro/company-reporting-and-auditing/companyreporting/financial-reporting_en
Les normes et interprétations sont identiques à celles utilisées et décrites dans les états financiers du Groupe au 31 décembre 2019.
Elles ont été complétées par les dispositions des normes IFRS telles qu'adoptées par l'Union européenne au 31 décembre 2020 et dont l'application est obligatoire pour la première fois sur l'exercice 2020.
| Normes, Amendements ou Interprétations | Applicable dans le Groupe |
Date de 1ère application : exercices ouverts à compter du |
|---|---|---|
| Amendement aux références au Cadre | Oui | 1er janvier |
| Conceptuel dans les normes IFRS | 2020 | |
| IAS 1/IAS 8 Présentation des états financiers | Oui | 1er janvier |
| Définition de la matérialité | 2020 | |
| Amendement à IFRS 9, IAS 39 et IFRS 7 | Oui | 1er janvier |
| Instruments financiers | 2020 (1) | |
| Réforme des taux d'intérêt de référence – Phase 1 | ||
| Amendement à IFRS 3 Regroupements | Oui | 1er janvier |
| d'entreprises | 2020 | |
| Définition d'une activité | ||
| Amendement à IFRS 16 Contrats de location | Oui | 1er juin |
| Concessions de loyers liées à la COVID-19 | 2020 |
Celles-ci portent sur :
(1) Le Groupe a décidé d'appliquer de manière anticipée l'amendement à IFRS 9, IAS 39 et IFRS 7 Instruments financiers sur la réforme des taux d'intérêt de référence à compter du 1er janvier 2019.
Par ailleurs, il est rappelé que lorsque l'application anticipée de normes et interprétations adoptées par l'Union européenne est optionnelle sur une période, l'option n'est pas retenue par le Groupe, sauf mention spécifique.
Ceci concerne en particulier :
| Normes, Amendements ou Interprétations | Applicable dans le Groupe |
Date de 1ère application obligatoire : exercices ouverts à compter du |
|---|---|---|
| Amendement à IFRS 9, IAS 39, IFRS 7, IFRS 4 et | Oui | 1er janvier |
| IFRS 16 | 2021 (1) | |
| Réforme des taux d'intérêt de référence – Phase 2 | ||
| Amendement à IFRS 4 | Non | 1er janvier |
| Report facultatif de l'application de la norme IFRS 9 pour | 2021 | |
| les entités qui exercent principalement des activités | ||
| d'assurance, y compris les entités du secteur de | ||
| l'assurance appartenant à un conglomérat financier au 1er | ||
| janvier 2023 |
(1) Le Groupe a décidé d'appliquer de manière anticipée l'amendement à IFRS 9, IAS 39, IFRS 7, IFRS 4 et IFRS 16 sur la réforme des taux d'intérêt de référence – Phase 2 à compter du 1er janvier 2020
Les réformes des indices de référence, souvent appelées « réformes des IBOR », sont entrées dans une nouvelle phase avec le développement très progressif de l'utilisation des indices de taux sans risque (RFR : Risk Free Rates) dans les nouveaux contrats. La situation reste hétérogène selon les devises et les classes d'actifs. A ce stade, une progression plus importante des volumes de transactions a été observée sur les marchés des dérivés et tout particulièrement avec l'utilisation du SONIA. A l'inverse, la liquidité sur les marchés €STR est moins développée.
Pour une majeure partie des contrats existants référençant des indices de taux qui doivent être remplacés, il est maintenant considéré que les taux de remplacement seront la combinaison de taux à terme (pré-determiné ou post-déterminé) calculés à partir des RFR et d'un spread d'ajustement, ce dernier visant à assurer une équivalence économique avec l'indice remplacé. Malgré cette orientation forte, à ce stade, l'adoption des RFR et le nombre limité de contrats renégociés pour mettre à jour des clauses de fallback ou pour remplacer pro-activement le taux de référence traduisent des niveaux hétérogènes de maturité dans la définition détaillée des modalités de transition -y compris des conventions- selon les devises et classes d'actifs. Les développements des systèmes d'information, dépendant des définitions précises des taux de remplacement cibles pour être finalisés, sont toujours en cours.
Le secteur privé reste en première ligne de ces transitions, toutefois des annonces récentes laissent entrevoir une possible intervention des autorités visant à supporter les transitions pour des périmètres de contrats qui ne pourraient pas être renégociés à temps, qu'il s'agisse de remplacer le taux de référence par anticipation de la disparition d'indices ou d'insérer des clauses de fallback robustes qui permettent une transition à la disparition d'indices. Néanmoins, en l'absence d'une définition ex-ante de périmètres de contrats qui pourraient bénéficier d'un tel support, la préparation des plans de transition se poursuit. De surcroît, les transitions proactives par anticipation restent vivement encouragées par certaines autorités, telles que l'autorité britannique (FCA : Financial Conduct Authority).
Spécifiquement pour le périmètre des contrats dérivés et par extension aux contrats de Repo et prêts / emprunts de titres, l'ISDA a finalisé la mise en œuvre d'un protocole qui permettra d'intégrer automatiquement au contrat les nouvelles clauses de fallback. Ce protocole est de nature à simplifier la transition des contrats dérivés entre les parties qui y auront adhéré. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est concernée et intègre progressivement les clauses de fallback dans ses contrats. Pour les autres instruments non dérivés, un tel dispositif n'existe pas et de nombreuses renégociations bilatérales seront nécessaires.
Au travers du projet Benchmarks, le Crédit Agricole continue à piloter les transitions des indices de référence en intégrant les préconisations des groupes de travail nationaux et les jalons définis par les autorités, en premier lieu par la FCA. Ainsi, le projet vise à s'inscrire dans les standards définis par les travaux de place. Le calendrier du projet de transition s'articule autour des phases d'adoption et d'offres de taux alternatifs et des dates d'arrêt formel de l'utilisation des indices dont la disparition est annoncée. Les plans de transition finalisés par entité du groupe Crédit Agricole, intégrant les dernières conclusions des groupes de travail et associations de marché et le cas échéant les précisions relatives aux possibles interventions des autorités, seront activés courant 2021.
S'agissant de la transition de l'EONIA vers l'€STR (transition au plus tard le 3 janvier 2022), les travaux sont initiés. Les chambres de compensation ont basculé la rémunération du collatéral de l'EONIA vers l'€STR. Les flux référençant l'€STR n'augmentent que très progressivement. Par ailleurs, l'EURIBOR comme tout indice de référence- est susceptible de voir sa méthodologie évoluer ou d'être à terme remplacé. Toutefois, le scénario de remplacement à court terme de l'EURIBOR, suivant un calendrier qui serait similaire à celui des transitions LIBOR, n'est pas envisagé à ce stade.
En l'état, la liste des principaux indices de référence à l'échelle du groupe Crédit Agricole et/ou définis comme critiques par l'ESMA qui sont concernés par une transition certaine ou potentielle reste inchangée :
L'EURIBOR, les LIBOR (notamment USD) et l'EONIA représentent -par ordre décroissant- les expositions les plus importantes du Groupe aux indices de référence.
Outre la préparation des transitions anticipées et a minima la mise en conformité avec la BMR, les travaux du projet visent également à identifier et gérer les risques inhérents aux transitions des indices de référence, notamment sur les volets financiers, opérationnels et protection des clients.
Afin que les relations de couvertures comptables affectées par cette réforme des taux d'intérêt de référence puissent se poursuivre malgré les incertitudes sur le calendrier et les modalités de transition entre les indices actuels et les nouveaux indices, l'IASB a publié des amendements à IAS 39, IFRS 9 et IFRS 7 en septembre 2019 qui ont été adoptés par l'Union européenne le 15 janvier 2020. Le Groupe appliquera ces amendements tant que les incertitudes sur le devenir des indices auront des conséquences sur les montants et les échéances des flux d'intérêt et considère, à ce titre, que tous ses contrats de couverture, principalement ceux liés à l'EONIA, l'EURIBOR et les taux LIBOR (USD, GBP, CHF, JPY), peuvent en bénéficier au 31 décembre 2020.
Au 31 décembre 2020, la mise en œuvre de la réforme des taux d'intérêt n'a pas d'impact significatif sur les comptes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur. Le recensement des instruments de couverture impactés par la réforme et sur lesquels subsistent des incertitudes fait apparaitre un montant nominal de 5,4 milliards d'euros.
D'autres amendements, publiés par l'IASB en août 2020, complètent ceux publiés en 2019 et se concentrent sur les conséquences comptables du remplacement des anciens taux d'intérêt de référence par d'autres taux de référence à la suite des réformes.
Ces modifications, dites « Phase 2 », concernent principalement les modifications des flux de trésorerie contractuels. Elles permettent aux entités de ne pas décomptabiliser ou ajuster la valeur comptable des instruments financiers pour tenir compte des changements requis par la réforme, mais plutôt de mettre à jour le taux d'intérêt effectif pour refléter le changement du taux de référence alternatif.
En ce qui concerne la comptabilité de couverture, les entités n'auront pas à déqualifier leurs relations de couverture lorsqu'elles procèdent aux changements requis par la réforme.
Le Groupe a décidé d'appliquer ces amendements par anticipation à compter du 1er janvier 2020.
Au 31/12/2020, la ventilation par indice de référence significatif des instruments basés sur les anciens taux de référence et qui doivent transiter vers les nouveaux taux avant leur maturité est la suivante :
| (en millions d'euros) | EONIA | EURIBOR | LIBOR USD |
LIBOR GBP |
LIBOR JPY |
LIBOR CHF |
LIBOR EUR |
WIBOR | STIBOR |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total des actifs financiers hors dérivés |
272 | 2 376 | 37 | 9 | 0 | 5 | |||
| Total des passifs financiers hors dérivés |
4 535 | 1 | |||||||
| Total des notionnels des dérivés |
52 | 5 318 | 5 |
S'agissant des expositions portant sur l'indice EONIA, les encours reportés sont ceux dont la date d'échéance est ultérieure au 3 janvier 2022, date de transition.
S'agissant des instruments financiers non dérivés, les expositions correspondent aux nominaux des titres et au capital restant dû des instruments amortissables.
Au 31/12/2020 les encours sont établis à partir des données de gestion.
L'IFRS IC a été saisi lors du premier semestre 2019 d'une question relative à la détermination de la durée exécutoire pour la comptabilisation des contrats de location sous IFRS 16, notamment pour deux types de contrats de location :
Lors de sa réunion du 26 novembre 2019, l'IFRS IC a rappelé qu'en application d'IFRS 16 et de manière générale, un contrat de location n'est plus exécutoire lorsque le preneur et le bailleur ont chacun le droit de le résilier sans la permission de l'autre partie et en s'exposant tout au plus à une pénalité négligeable, et a clarifié que pour déterminer la durée exécutoire, tous les aspects économiques du contrat doivent être pris en compte et que la notion de pénalité s'entend au-delà des indemnités de résiliation contractuelles et inclut toute incitation économique à ne pas résilier le contrat.
Cette décision constitue un changement de méthode dans les approches retenues par le Groupe dans la détermination de la durée des contrats de location et va au-delà des cas particuliers sur lesquels l'IFRS IC a été interrogé, comme rappelé par l'AMF dans ses recommandations au 31 décembre 2019. En effet, la détermination de la durée du contrat à retenir pour l'évaluation du droit d'utilisation et de la dette de loyers s'effectue en application d'IFRS 16 au sein de cette période exécutoire.
Dès la publication de cette décision définitive de l'IFRS IC, le groupe Crédit Agricole a établi un projet intégrant les fonctions comptables, finances, risques et informatiques afin de se mettre en conformité pour la clôture du 31 décembre 2020.
Le Groupe a retenu une durée correspondant à la première option de sortie post 5 ans, comme étant la durée raisonnablement certaine d'un bail. Cette durée, à l'initiation des baux commerciaux français sera appliquée dans la majeure partie des cas. La principale exception sera le cas d'un bail dans lequel le Groupe a renoncé à ses options de sorties triennales intermédiaires (par exemple en contrepartie d'une réduction de loyers) ; dans ce cas, la durée du bail restera sur 9 ans.
L'incidence de la mise en œuvre de la décision de l'IFRS IC n'est pas significative dans les comptes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
Les normes et interprétations publiées par l'IASB au 31 décembre 2020 mais non encore adoptées par l'Union européenne ne sont pas applicables par le Groupe. Elles n'entreront en vigueur d'une manière obligatoire qu'à partir de la date prévue par l'Union européenne et ne sont donc pas appliquées par le Groupe au 31 décembre 2020.
De par leur nature, les évaluations nécessaires à l'établissement des états financiers exigent la formulation d'hypothèses et comportent des risques et des incertitudes quant à leur réalisation dans le futur.
Les réalisations futures peuvent être influencées par de nombreux facteurs, notamment :
Cette liste n'est pas exhaustive.
Les estimations comptables qui nécessitent la formulation d'hypothèses sont utilisées principalement pour les évaluations suivantes :
Les modalités de recours à des jugements ou à des estimations sont précisées dans les paragraphes concernés ci-après.
La norme IAS 32 définit un instrument financier comme tout contrat qui donne lieu à un actif financier d'une entité et à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres d'une autre entité, c'està-dire tout contrat représentant les droits ou obligations contractuels de recevoir ou de payer des liquidités ou d'autres actifs financiers.
Les instruments dérivés sont des actifs ou passifs financiers dont la valeur évolue en fonction de celle d'un sous-jacent, qui requièrent un investissement initial faible ou nul, et dont le règlement intervient à une date future.
Les actifs et passifs financiers sont traités dans les états financiers selon les dispositions de la norme IFRS 9 telle qu'adoptée par l'Union européenne y compris pour les actifs financiers détenus par les entités d'assurance du Groupe.
La norme IFRS 9 définit les principes en matière de classement et d'évaluation des instruments financiers, de dépréciation du risque de crédit et de comptabilité de couverture, hors opérations de macro-couverture.
Il est toutefois précisé que la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur utilise l'option de ne pas appliquer le modèle général de couverture d'IFRS 9. L'ensemble des relations de couverture reste en conséquence dans le champ d'IAS 39 en attendant les futures dispositions relatives à la macro-couverture.
· Evaluation initiale
Lors de leur comptabilisation initiale, les actifs et passifs financiers sont évalués à leur juste valeur telle que définie par IFRS 13.
La juste valeur telle que définie par IFRS 13 correspond au prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert d'un passif lors d'une transaction normale entre des intervenants du marché, sur le marché principal ou le marché le plus avantageux, à la date d'évaluation.
· Evaluation ultérieure
Après la comptabilisation initiale, les actifs et passifs financiers sont évalués en fonction de leur classement soit au coût amorti en utilisant la méthode du taux d'intérêt effectif (TIE) pour les instruments de dette, soit à leur juste valeur telle que définie par IFRS 13. Les instruments dérivés sont toujours évalués à leur juste valeur.
Le coût amorti correspond au montant auquel est évalué l'actif financier ou le passif financier lors de sa comptabilisation initiale, en intégrant les coûts de transaction directement attribuables à leur acquisition ou à leur émission, diminué des remboursements en principal, majoré ou diminué de l'amortissement cumulé calculé par la méthode du taux d'intérêt effectif (TIE) de toute différence (décote ou prime) entre le montant initial et le montant à l'échéance. Dans le cas d'un actif financier au coût amorti ou à la juste valeur par capitaux propres recyclables, le montant peut être ajusté si nécessaire au titre de la correction pour pertes de valeur (cf. paragraphe "Provisionnement pour risque de crédit").
Le taux d'intérêt effectif (TIE) est le taux qui actualise exactement les décaissements ou encaissements de trésorerie futurs prévus sur la durée de vie attendue de l'instrument financier ou, selon le cas, sur une période plus courte de manière à obtenir la valeur comptable nette de l'actif ou du passif financier.
· Classement et évaluation des actifs financiers
Les actifs financiers non dérivés (instruments de dette ou de capitaux propres) sont classés au bilan dans des catégories comptables qui déterminent leur traitement comptable et leur mode d'évaluation ultérieur.
Les critères de classement et d'évaluation des actifs financiers dépendent de la nature de l'actif financier, selon qu'il est qualifié :
Ces actifs financiers sont classés dans l'une des trois catégories suivantes :
Le classement et l'évaluation d'un instrument de dette dépendent de deux critères réunis : le modèle de gestion défini au niveau portefeuille et l'analyse des caractéristiques contractuelles déterminée par instrument de dette sauf utilisation de l'option à la juste valeur.
Le modèle de gestion est représentatif de la stratégie que suit le management de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur pour la gestion de ses actifs financiers, dans l'atteinte de ses objectifs. Le modèle de gestion est spécifié pour un portefeuille d'actifs et ne constitue pas une intention au cas par cas pour un actif financier isolé.
On distingue trois modèles de gestion :
Lorsque la stratégie que suit le management pour la gestion d'actifs financiers ne correspond ni au modèle collecte, ni au modèle collecte et vente, ces actifs financiers sont classés dans un portefeuille dont le modèle de gestion est autre / vente.
Le test "SPPI" regroupe un ensemble de critères, examinés cumulativement, permettant d'établir si les flux de trésorerie contractuels respectent les caractéristiques d'un financement simple (remboursements de nominal et versements d'intérêts sur le nominal restant dû).
Le test est satisfait lorsque le financement donne droit seulement au remboursement du principal et lorsque le versement des intérêts perçus reflète la valeur temps de l'argent, le risque de crédit associé à l'instrument, les autres coûts et risques d'un contrat de prêt classique ainsi qu'une marge raisonnable, que le taux d'intérêt soit fixe ou variable.
Dans un financement simple, l'intérêt représente le coût du passage du temps, le prix du risque de crédit et de liquidité sur la période, et d'autres composantes liées au coût du portage de l'actif (ex : coûts administratifs…).
Dans certains cas, cette analyse qualitative ne permettant pas de conclure, une analyse quantitative (ou Benchmark test) est effectuée. Cette analyse complémentaire consiste à comparer les flux de trésorerie contractuels de l'actif étudié et les flux de trésorerie d'un actif de référence.
Si la différence entre les flux de trésorerie de l'actif financier et celui de référence est jugée non significative, l'actif est considéré comme un financement simple.
Par ailleurs, une analyse spécifique sera menée dans le cas où l'actif financier est émis par des entités ad hoc établissant un ordre de priorité de paiement entre les porteurs des actifs financiers en liant de multiples instruments entre eux par contrat et créant des concentrations de risque de crédit (des "tranches").
Chaque tranche se voit attribuer un rang de subordination qui précise l'ordre de distribution des flux de trésorerie générés par l'entité structurée.
Dans ce cas, le test "SPPI" nécessite une analyse des caractéristiques des flux de trésorerie contractuels de l'actif concerné et des actifs sous-jacents selon l'approche "look-through" et du risque de crédit supporté par les tranches souscrites comparé au risque de crédit des actifs sous-jacents.
Le mode de comptabilisation des instruments de dette résultant de la qualification du modèle de gestion couplée au test "SPPI" peut être présenté sous la forme du diagramme ci-après :

v Instruments de dette au coût amorti
Les instruments de dette sont évalués au coût amorti s'ils sont éligibles au modèle collecte et s'ils respectent le test "SPPI".
Ils sont enregistrés à la date de règlement-livraison et leur évaluation initiale inclut également les coupons courus et les coûts de transaction.
L'amortissement des éventuelles surcotes / décotes et des frais de transaction des prêts et créances, et des titres à revenu fixe est comptabilisé en résultat selon la méthode du taux d'intérêt effectif.
Cette catégorie d'actifs financiers fait l'objet de dépréciations dans les conditions décrites dans le paragraphe spécifique "Provisionnement pour risque de crédit".
v Instruments de dette à la juste valeur par capitaux propres recyclables
Les instruments de dette sont évalués à la juste valeur par capitaux propres recyclables s'ils sont éligibles au modèle collecte et vente et s'ils respectent le test "SPPI".
Ils sont enregistrés à la date de négociation et leur évaluation initiale inclut également les coupons courus et les coûts de transaction. L'amortissement des éventuelles surcotes / décotes et des frais de transaction des titres à revenu fixe est comptabilisé en résultat selon la méthode du taux d'intérêt effectif.
Ces actifs financiers sont ultérieurement évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont enregistrées en capitaux propres recyclables en contrepartie du compte d'encours (hors intérêts courus comptabilisés en résultat selon la méthode du TIE).
En cas de cession, ces variations sont transférées en résultat.
Cette catégorie d'instruments financiers fait l'objet d'ajustements au titre des pertes attendues (ECL) dans les conditions décrites dans le paragraphe spécifique "Provisionnement pour risque de crédit" (sans que cela n'affecte la juste valeur à l'actif du bilan).
v Instruments de dette à la juste valeur par résultat
Les instruments de dette sont évalués en juste valeur par résultat dans les cas suivants :
Les actifs financiers évalués à la juste valeur par résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur, hors coûts de transaction (directement enregistrés en résultat) et coupons courus inclus. Ils sont ultérieurement évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat, en Produit Net Bancaire (PNB), en contrepartie du compte d'encours. Les intérêts de ces instruments sont comptabilisés dans la rubrique « gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat ».
Cette catégorie d'actifs financiers ne fait pas l'objet de dépréciation.
Les instruments de dette évalués à la juste valeur par résultat par nature dont le modèle de gestion est « Autre / vente » sont enregistrés à la date de négociation.
Les instruments de dette évalués à la juste valeur par résultat sur option sont enregistrés à la date de négociation.
Les instruments de dette évalués à la juste valeur par résultat par nature, par échec au test SPPI, sont enregistrés à la date de règlement-livraison.
o Instruments de capitaux propres
Les instruments de capitaux propres sont par défaut comptabilisés à la juste valeur par résultat, sauf option irrévocable pour un classement à la juste valeur par capitaux propres non recyclables, sous réserve que ces instruments ne soient pas détenus à des fins de transaction.
v Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat
Les actifs financiers évalués à la juste valeur par résultat sont initialement comptabilisés à la juste valeur, hors coûts de transaction (directement enregistrés en résultat). Les instruments de capitaux propres détenus à des fins de transaction sont enregistrés à la date de négociation. Les instruments de capitaux propres évalués à la juste valeur par résultat et non détenus à des fins de transaction sont enregistrés en date règlement-livraison.
Ils sont ultérieurement évalués à leur juste valeur et les variations de juste valeur sont comptabilisées en résultat, en Produit Net Bancaire (PNB), en contrepartie du compte d'encours.
Cette catégorie d'actifs financiers ne fait pas l'objet de dépréciation.
v Instrument de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (sur option irrévocable)
L'option irrévocable de comptabiliser les instruments de capitaux propres à la juste valeur par capitaux propres non recyclables est retenue au niveau transactionnel (ligne par ligne) et s'applique dès la date de comptabilisation initiale. Ces titres sont enregistrés à la date de négociation.
La juste valeur initiale intègre les coûts de transaction.
Lors des évaluations ultérieures, les variations de juste valeur sont comptabilisées en capitaux propres non recyclables. En cas de cession, ces variations ne sont pas recyclées en résultat, le résultat de cession est comptabilisé en capitaux propres.
Seuls les dividendes sont reconnus en résultat si :
Les cessions temporaires de titres (prêts de titres, titres donnés en pension livrée) ne remplissent généralement pas les conditions de décomptabilisation.
Les titres prêtés ou mis en pension sont maintenus au bilan. Dans le cas de titres mis en pension, le montant encaissé, représentatif de la dette à l'égard du cessionnaire, est enregistré au passif du bilan par le cédant.
Les titres empruntés ou reçus en pension ne sont pas inscrits au bilan du cessionnaire.
Dans le cas de titres pris en pension, une créance à l'égard du cédant est enregistrée au bilan du cessionnaire en contrepartie du montant versé. En cas de revente ultérieure du titre, le cessionnaire enregistre un passif évalué à la juste valeur qui matérialise son obligation de restituer le titre reçu en pension.
Les produits et charges relatifs à ces opérations sont rapportés au compte de résultat prorata temporis sauf en cas de classement des actifs et passifs à la juste valeur par résultat.
· Décomptabilisation des actifs financiers
Un actif financier (ou groupe d'actifs financiers) est décomptabilisé en tout ou partie :
Dans ce cas, tous les droits et obligations créés ou conservés lors du transfert sont comptabilisés séparément en actifs et en passifs.
Lorsque les droits contractuels sur les flux de trésorerie sont transférés mais que seule une partie des risques et avantages, ainsi que le contrôle, sont conservés, l'entité continue à comptabiliser l'actif financier dans la mesure de son implication continue dans cet actif.
Les actifs financiers renégociés pour raisons commerciales en l'absence de difficultés financières de la contrepartie et dans le but de développer ou conserver une relation commerciale sont décomptabilisés en date de renégociation. Les nouveaux prêts accordés aux clients sont enregistrés à cette date à leur juste valeur à la date de renégociation. La comptabilisation ultérieure dépend du modèle de gestion et du test "SPPI".
· Intérêts pris en charge par l'Etat (IAS 20)
Dans le cadre de mesures d'aides au secteur agricole et rural, ainsi qu'à l'acquisition de logement, certaines entités du groupe Crédit Agricole accordent des prêts à taux réduits, fixés par l'Etat. En conséquence, ces entités perçoivent de l'Etat une bonification représentative du différentiel de taux existant entre le taux accordé à la clientèle et un taux de référence prédéfini. Ainsi, les prêts qui bénéficient de ces bonifications sont accordés au taux de marché.
Les modalités de ce mécanisme de compensation sont réexaminées périodiquement par l'Etat.
Les bonifications perçues de l'Etat sont enregistrées en résultat sous la rubrique Intérêts et produits assimilés et réparties sur la durée de vie des prêts correspondants, conformément à la norme IAS 20.
· Classement et évaluation des passifs financiers
Les passifs financiers sont classés au bilan dans les deux catégories comptables suivantes :
Les instruments financiers émis principalement en vue d'être rachetés à court terme, les instruments faisant partie d'un portefeuille d'instruments financiers identifiés qui sont gérés ensemble et qui présentent des indications d'un profil récent de prise de bénéfice à court terme, et les dérivés (à l'exception de certains dérivés de couverture) sont évalués à la juste valeur par nature.
Les variations de juste valeur de ce portefeuille sont constatées en contrepartie du compte de résultat.
o Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option
Les passifs financiers répondant à l'un des trois cas prévus par la norme ci-après, peuvent être évalués à la juste valeur par résultat sur option : émissions hybrides comprenant un ou plusieurs dérivés incorporés séparables, réduction ou élimination de distorsion de traitement comptable ou groupes de passifs financiers gérés et dont la performance est évaluée à la juste valeur.
Cette option est irrévocable et s'applique obligatoirement à la date de comptabilisation initiale de l'instrument.
Lors des évaluations ultérieures, ces passifs financiers sont évalués à la juste valeur en contrepartie du résultat pour les variations de juste valeur non liées au risque de crédit propre et en contrepartie des capitaux propres non recyclables pour les variations de valeur liées au risque de crédit propre sauf si cela aggrave la non-concordance comptable (auquel cas les variations de valeur liées au risque de crédit propre sont enregistrées en résultat, comme prévu par la norme).
o Passifs financiers évalués au coût amorti
Tous les autres passifs répondant à la définition d'un passif financier (hors dérivés) sont évalués au coût amorti.
Ces passifs sont enregistrés en juste valeur à l'origine (produits et coûts de transaction inclus) puis sont comptabilisés ultérieurement au coût amorti selon la méthode du taux d'intérêt effectif.
o Produits de la collecte
Les produits de la collecte sont comptabilisés dans la catégorie des "Passifs financiers au coût amorti – Dettes envers la clientèle" malgré les caractéristiques du circuit de collecte dans le groupe Crédit Agricole, avec une centralisation de la collecte chez Crédit Agricole S.A. en provenance des Caisses régionales. La contrepartie finale de ces produits de collecte pour le Groupe reste en effet la clientèle.
L'évaluation initiale est faite à la juste valeur, l'évaluation ultérieure au coût amorti. Les produits d'épargne réglementée sont par nature considérés comme étant à taux de marché.
Les plans d'épargne-logement et les comptes d'épargne-logement donnent lieu le cas échéant à une provision telle que détaillée dans la note 6.18 "Provisions".
· Reclassement de passifs financiers
Le classement initial des passifs financiers est irrévocable. Aucun reclassement ultérieur n'est autorisé.
· Distinction dettes – capitaux propres
La distinction entre instruments de dette et instruments de capitaux propres est fondée sur une analyse de la substance économique des dispositifs contractuels. Un passif financier est un instrument de dette s'il inclut une obligation contractuelle :
Un instrument de capitaux propres est un instrument financier non remboursable qui offre une rémunération discrétionnaire mettant en évidence un intérêt résiduel dans une entreprise après déduction de tous ses passifs financiers (actif net) et qui n'est pas qualifié d'instrument de dette.
· Décomptabilisation et modification des passifs financiers
Un passif financier est décomptabilisé en tout ou partie :
Une modification substantielle d'un passif financier existant doit être enregistré comme une extinction du passif financier initial et la comptabilisation d'un nouveau passif financier (la novation). Tout différentiel entre la valeur comptable du passif éteint et du nouveau passif sera enregistré immédiatement au compte de résultat.
Si le passif financier n'est pas décomptabilisé, le TIE d'origine est maintenu. Une décote / surcote est constatée immédiatement au compte de résultat en date de modification puis fait l'objet d'un étalement au TIE d'origine sur la durée de vie résiduelle de l'instrument.
Conformément à la décision de l'IFRS IC de janvier 2015, les produits d'intérêt négatifs (charges) sur actifs financiers ne répondant pas à la définition d'un revenu au sens d'IFRS 15 sont comptabilisés en charges d'intérêts en compte de résultat, et non en réduction du produit d'intérêts. Il en est de même pour les charges d'intérêts négatives (produits) sur passifs financiers.
· Champ d'application
Conformément à IFRS 9, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur comptabilise une correction de valeur au titre des pertes de crédit attendues ("Expected Credit Losses" ou "ECL") sur les encours suivants :
Les instruments de capitaux propres (à la juste valeur par résultat ou à la juste valeur par OCI non recyclables) ne sont pas concernés par les dispositions en matière de dépréciation.
Les instruments dérivés et les autres instruments en juste valeur par contrepartie résultat font l'objet d'un calcul de risque de contrepartie qui n'est pas visé par le modèle ECL. Ce calcul est décrit dans le chapitre 5 "Risques et Pilier 3" du Document d'enregistrement universel de Crédit Agricole S.A.
· Risque de crédit et étapes de dépréciation / provisionnement
Le risque de crédit se définit comme le risque de pertes lié au défaut d'une contrepartie entraînant son incapacité à faire face à ses engagements vis-à-vis du Groupe.
Le processus de provisionnement du risque de crédit distingue trois étapes (Buckets) :
La définition du défaut pour les besoins du provisionnement ECL est identique à celle utilisée en gestion et pour les calculs de ratios réglementaires. Ainsi, un débiteur est considéré en situation de défaut, lorsqu'au moins une des deux conditions suivantes est satisfaite :
Un encours en défaut (Bucket 3) est dit déprécié lorsque se sont produits un ou plusieurs événements qui ont un effet néfaste sur les flux de trésorerie futurs estimés de cet actif financier. Les indications de dépréciation d'un actif financier englobent les données observables au sujet des événements suivants :
Il n'est pas nécessairement possible d'isoler un événement en particulier, la dépréciation de l'actif financier pouvant résulter de l'effet combiné de plusieurs événements.
La contrepartie en défaut ne revient en situation saine qu'après une période d'observation qui permet de valider que le débiteur n'est plus en situation de défaut (appréciation par la Direction des Risques).
o La notion de perte de crédit attendue "ECL"
L'ECL se définit comme la valeur probable espérée pondérée de la perte de crédit (en principal et en intérêts) actualisée. Elle correspond à la valeur actuelle de la différence entre les flux de trésorerie contractuels et les flux attendus (incluant le principal et les intérêts).
L'approche ECL vise à anticiper au plus tôt la comptabilisation des pertes de crédit attendues.
· Gouvernance et mesure des ECL
La gouvernance du dispositif de mesure des paramètres IFRS 9 s'appuie sur l'organisation mise en place dans le cadre du dispositif Bâlois. La Direction des Risques du Groupe est responsable de la définition du cadre méthodologique et de la supervision du dispositif de provisionnement des encours.
Le Groupe s'appuie en priorité sur le dispositif de notation interne et les processus Bâlois actuels pour générer les paramètres IFRS 9 nécessaires au calcul des ECL. L'appréciation de l'évolution du risque de crédit s'appuie sur un modèle d'anticipation des pertes et extrapolation sur la base de scénarios raisonnables. Toutes les informations disponibles, pertinentes, raisonnables et justifiables, y compris les informations de nature prospective, doivent être retenues.
La formule de calcul intègre les paramètres de probabilité de défaut, de perte en cas de défaut et d'exposition au moment du défaut.
Ces calculs s'appuient largement sur les modèles internes utilisés dans le cadre du dispositif prudentiel lorsqu'ils existent, mais avec des retraitements pour déterminer une ECL économique. La norme IFRS 9 préconise une analyse en date d'arrêté (Point in Time) tout en tenant compte de données de pertes historiques et des données prospectives macro-économiques (Forward Looking), alors que la vue prudentielle s'analyse à travers le cycle (Through The Cycle) pour la probabilité de défaut et en bas de cycle (Downturn) pour la perte en cas de défaut.
L'approche comptable conduit également à recalculer certains paramètres bâlois, notamment pour neutraliser les coûts internes de recouvrement ou les floors qui sont imposés par le régulateur dans le calcul réglementaire de la perte en cas de défaut ("Loss Given Default" ou "LGD").
Les modalités de calcul de l'ECL sont à apprécier en fonction des typologies de produits : instruments financiers et instruments hors bilan.
Les pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir sont une portion des pertes de crédit attendues pour la durée de vie et elles représentent les insuffisances de flux de trésorerie pour la durée de vie advenant d'une défaillance dans les 12 mois suivant la date de clôture (ou une période plus courte si la durée de vie attendue de l'instrument financier est inférieure à 12 mois), pondérées par la probabilité qu'il y ait défaillance dans les douze mois.
Les pertes de crédit attendues sont actualisées au TIE déterminé lors de la comptabilisation initiale de l'instrument financier.
Les modalités de mesure des ECL tiennent compte des biens affectés en garantie et des autres rehaussements de crédit qui font partie des modalités contractuelles et que l'entité ne comptabilise pas séparément. L'estimation des insuffisances de flux de trésorerie attendues d'un instrument financier garanti reflète le montant et le calendrier de recouvrement des garanties. Conformément à la norme IFRS 9, la prise en compte des garanties et sûretés n'influe pas sur l'appréciation de la dégradation significative du risque de crédit : celle-ci s'appuie sur l'évolution du risque de crédit sur le débiteur sans tenir compte des garanties.
Le backtesting des modèles et paramètres utilisés est réalisé a minima à fréquence annuelle.
Les données macro-économiques prospectives (Forward Looking) sont prises en compte dans un cadre méthodologique applicable à deux niveaux :
Toutes les entités du Groupe doivent apprécier, pour chaque instrument financier, la dégradation du risque de crédit depuis l'origine à chaque date d'arrêté. Cette appréciation de l'évolution du risque de crédit conduit les entités à classer leurs opérations par classe de risque (Buckets).
Afin d'apprécier la dégradation significative, le Groupe prévoit un processus basé sur deux niveaux d'analyse :
Le suivi de la dégradation significative porte, sauf exception, sur chaque instrument financier. Aucune contagion n'est requise pour le passage de Bucket 1 à Bucket 2 des instruments financiers d'une même contrepartie. Le suivi de la dégradation significative doit porter sur l'évolution du risque de crédit du débiteur principal sans tenir compte de la garantie, y compris pour les opérations bénéficiant d'une garantie de l'actionnaire.
Pour les encours composés de petites créances présentant des caractéristiques similaires, l'étude, contrepartie par contrepartie, peut être remplacée par une estimation statistique des pertes prévisionnelles.
Pour mesurer la dégradation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale, il est nécessaire de récupérer la notation interne et la PD (probabilité de défaut) à l'origine.
L'origine s'entend comme la date de négociation, lorsque l'entité devient partie aux dispositions contractuelles de l'instrument financier. Pour les engagements de financement et de garantie, l'origine s'entend comme la date d'engagement irrévocable.
Pour le périmètre sans modèle de notation interne, le groupe Crédit Agricole retient le seuil absolu d'impayés supérieur à 30 jours comme seuil ultime de dégradation significative et de classement en Bucket 2.
Pour les encours (à l'exception des titres) pour lesquels des dispositifs de notation internes ont été construits (en particulier les expositions suivies en méthodes autorisées), le groupe Crédit Agricole considère que l'ensemble des informations intégrées dans les dispositifs de notation permet une appréciation plus pertinente que le seul critère d'impayé de plus de 30 jours.
Si la dégradation depuis l'origine cesse d'être constatée, la dépréciation peut être ramenée à des pertes attendues à 12 mois (Bucket 1).
Afin de suppléer le fait que certains facteurs ou indicateurs de dégradation significative ne soient pas identifiables au niveau d'un instrument financier pris isolément, la norme autorise l'appréciation de la dégradation significative pour des portefeuilles, des groupes de portefeuilles ou des portions de portefeuille d'instruments financiers.
La constitution des portefeuilles pour une appréciation de la dégradation sur base collective peut résulter de caractéristiques communes telles que :
Une différenciation par marché de la dégradation significative est donc possible (habitat, crédit consommation, crédit aux agriculteurs ou professionnels, crédit aux entreprises, …).
Le regroupement d'instruments financiers aux fins de l'appréciation des variations du risque de crédit sur une base collective peut changer au fil du temps, au fur et à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.
Pour les titres, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur utilise l'approche qui consiste à appliquer un niveau absolu de risque de crédit, conformément à IFRS 9, en-deçà duquel les expositions seront classées en Bucket 1 et dépréciées sur la base d'un ECL à 12 mois.
Ainsi, les règles suivantes s'appliqueront pour le suivi de la dégradation significative des titres :
La détérioration relative doit être appréciée en amont de la survenance d'une défaillance avérée (Bucket 3).
· Restructurations pour cause de difficultés financières
Les instruments de dette restructurés pour difficultés financières sont ceux pour lesquels l'entité a modifié les conditions financières initiales (taux d'intérêt, maturité, etc.) pour des raisons économiques ou juridiques liées aux difficultés financières de l'emprunteur, selon des modalités qui n'auraient pas été envisagées dans d'autres circonstances. Ainsi, ils concernent tous les instruments de dette, quelle que soit la catégorie de classement de l'instrument de dette en fonction de la dégradation du risque de crédit observée depuis la comptabilisation initiale.
Conformément à la définition de l'ABE (Autorité Bancaire Européenne) précisée dans le chapitre "Facteurs de risque" du Document d'enregistrement universel de Crédit Agricole S.A., les restructurations de créances pour difficultés financières du débiteur correspondent à l'ensemble des modifications apportées à un ou à des contrats de crédit à ce titre, ainsi qu'aux refinancements accordés en raison des difficultés financières rencontrées par le client.
Cette notion de restructuration doit s'apprécier au niveau du contrat et non au niveau du client (pas de contagion).
La définition des créances restructurées pour cause de difficultés financières répond donc à deux critères cumulatifs :
Par "modification de contrat", sont visées par exemple les situations dans lesquelles :
Par "refinancement", sont visées les situations dans lesquelles une dette nouvelle est accordée au client pour lui permettre de rembourser totalement ou partiellement une autre dette dont il ne peut assumer les conditions contractuelles en raison de sa situation financière.
Une restructuration de prêt (sain ou en défaut) indique une présomption d'existence d'un risque de perte avérée (Bucket 3).
La nécessité de constituer une dépréciation sur l'exposition restructurée doit donc être analysée en conséquence (une restructuration n'entraîne pas systématiquement la constitution de dépréciation pour perte avérée et un classement en défaut).
La qualification de "créance restructurée" est temporaire.
Dès lors que l'opération de restructuration au sens de l'ABE a été réalisée, l'exposition conserve ce statut de "restructurée" pendant une période a minima de 2 ans si l'exposition était saine au moment de la restructuration ou de 3 ans si l'exposition était en défaut au moment de la restructuration. Ces périodes sont prolongées en cas de survenance de certains événements (nouveaux incidents par exemple).
En l'absence de décomptabilisation liée à ce type d'événement, la réduction des flux futurs accordée à la contrepartie ou le report de ces flux sur un horizon plus lointain lors de la restructuration donne lieu à l'enregistrement d'une décote en coût du risque.
Elle correspond au manque à gagner de flux de trésorerie futurs, actualisé au taux effectif d'origine. Elle est égale à l'écart constaté entre :
En cas d'abandon d'une partie du capital, ce montant constitue une perte à enregistrer immédiatement en coût du risque.
La décote constatée lors d'une restructuration de créance est dotée en coût du risque.
Lors de la reprise de la décote, la part due à l'effet de l'écoulement du temps est enregistrée en "Produit Net Bancaire".
· Irrécouvrabilité
Lorsqu'une créance est jugée irrécouvrable, c'est-à-dire qu'il n'y a plus d'espoir de la récupérer en tout ou partie, il convient de décomptabiliser du bilan et de passer en perte le montant jugé irrécouvrable.
L'appréciation du délai de passage en perte est basée sur le jugement d'expert. Chaque entité doit donc le fixer, avec sa Direction des Risques, en fonction de la connaissance qu'elle a de son activité. Avant tout passage en perte, un provisionnement en Bucket 3 aura dû être constitué (à l'exception des actifs à la juste valeur par résultat).
Pour les crédits au coût amorti ou à la juste valeur par capitaux propres recyclables, le montant passé en perte est enregistré en coût du risque pour le nominal, en "Produit net bancaire" pour les intérêts.
· Classement et évaluation
Les instruments dérivés sont des actifs ou des passifs financiers classés par défaut en instruments dérivés détenus à des fins de transaction sauf à pouvoir être qualifiés d'instruments dérivés de couverture.
Ils sont enregistrés au bilan pour leur juste valeur initiale à la date de négociation.
Ils sont ultérieurement évalués à leur juste valeur.
A chaque arrêté comptable, la contrepartie des variations de juste valeur des dérivés au bilan est enregistrée :
Conformément à la décision du Groupe, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'applique pas le volet "comptabilité de couverture" d'IFRS 9 suivant l'option offerte par la norme. L'ensemble des relations de couverture reste documenté selon les règles de la norme IAS 39, et ce au plus tard jusqu'à la date d'application du texte sur la macro-couverture lorsqu'il sera adopté par l'Union européenne. Néanmoins, l'éligibilité des instruments financiers à la comptabilité de couverture selon IAS 39 prend en compte les principes de classement et d'évaluation des instruments financiers de la norme IFRS 9.
Sous IFRS 9, et compte-tenu des principes de couverture d'IAS 39, sont éligibles à la couverture de juste valeur et à la couverture de flux de trésorerie, les instruments de dette au coût amorti et à la juste valeur par capitaux propres recyclables.
o Documentation
Les relations de couverture doivent respecter les principes suivants :
Dans le cadre d'une intention de couverture, les conditions suivantes doivent également être respectées afin de bénéficier de la comptabilité de couverture :
Pour les couvertures d'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'actifs financiers ou de passifs financiers, le groupe Crédit Agricole privilégie une documentation de couverture en juste valeur telle que permise par la norme IAS 39 adoptée par l'Union européenne (version dite carve out).
Notamment :
Des précisions sur la stratégie de gestion des risques du Groupe et son application sont apportées dans le chapitre 5 "Risques et Pilier 3" du Document d'enregistrement universel de Crédit Agricole S.A.
o Evaluation
L'enregistrement comptable de la réévaluation du dérivé à sa juste valeur se fait de la façon suivante :
Lorsque les conditions ne sont plus respectées pour bénéficier de la comptabilité de couverture, le traitement comptable qui suit doit être appliqué prospectivement, sauf en cas de disparition de l'élément couvert :
Un dérivé incorporé est la composante d'un contrat hybride qui répond à la définition d'un produit dérivé. Cette désignation s'applique uniquement aux passifs financiers et aux contrats non financiers. Le dérivé incorporé doit être comptabilisé séparément du contrat hôte si les trois conditions suivantes sont remplies :
La juste valeur des instruments financiers est déterminée en maximisant le recours aux données d'entrée observables. Elle est présentée selon la hiérarchie définie par IFRS 13.
IFRS 13 définit la juste valeur comme le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert d'un passif lors d'une transaction normale entre des intervenants du marché, sur le marché principal ou le marché le plus avantageux, à la date d'évaluation.
La juste valeur s'applique à chaque actif financier ou passif financier à titre individuel. Par exception, elle peut être estimée par portefeuille, si la stratégie de gestion et de suivi des risques le permet et fait l'objet d'une documentation appropriée. Ainsi, certains paramètres de la juste valeur sont calculés sur une base nette lorsqu'un groupe d'actifs financiers et de passifs financiers est géré sur la base de son exposition nette aux risques de marché ou de crédit. C'est notamment le cas du calcul de CVA / DVA décrit dans le chapitre 5 "Risques et Pilier 3" du Document d'enregistrement universel de Crédit Agricole S.A.
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur considère que la meilleure indication de la juste valeur est la référence aux cotations publiées sur un marché actif.
En l'absence de telles cotations, la juste valeur est déterminée par l'application de techniques d'évaluation qui maximisent l'utilisation des données observables pertinentes et minimisent celle des données non observables.
Lorsqu'une dette est évaluée à la juste valeur par résultat (par nature ou sur option), la juste valeur tient compte du risque de crédit propre de l'émetteur.
· Risque de contrepartie sur les dérivés
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur intègre dans la juste valeur l'évaluation du risque de contrepartie sur les dérivés actifs (Credit Valuation Adjustment ou CVA) et, selon une approche symétrique, le risque de non-exécution sur les dérivés passifs (Debit Valuation Adjustment ou DVA ou risque de crédit propre).
Le CVA permet de déterminer les pertes attendues sur la contrepartie du point de vue du groupe Crédit Agricole, le DVA les pertes attendues sur le groupe Crédit Agricole du point de vue de la contrepartie.
Le calcul du CVA / DVA repose sur une estimation des pertes attendues à partir de la probabilité de défaut et de la perte en cas de défaut. La méthodologie employée maximise l'utilisation de données d'entrée observables. Elle repose prioritairement sur des paramètres de marché tels que les Credit default Swaps (CDS) nominatifs cotés (ou CDS Single Name) ou les CDS indiciels en l'absence de CDS nominatif sur la contrepartie. Dans certaines circonstances, les paramètres historiques de défaut peuvent être utilisés.
· Hiérarchie de la juste valeur
La norme classe les justes valeurs selon trois niveaux en fonction de l'observabilité des données d'entrée utilisées dans l'évaluation.
o Niveau 1 : justes valeurs correspondant à des cours (non ajustés) sur des marchés actifs
Sont présentés en niveau 1 les instruments financiers directement cotés sur des marchés actifs pour des actifs et des passifs identiques auxquels l'entité peut avoir accès à la date d'évaluation. Il s'agit notamment des actions et obligations cotées sur un marché actif (tels que la Bourse de Paris, le London Stock Exchange, le New York Stock Exchange…), des parts de fonds d'investissement cotées sur un marché actif et des dérivés contractés sur un marché organisé, notamment les futures.
Un marché est considéré comme actif si des cours sont aisément et régulièrement disponibles auprès d'une bourse, d'un courtier, d'un négociateur, d'un service d'évaluation des prix ou d'une agence réglementaire et que ces prix représentent des transactions réelles ayant cours régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale.
Sur les actifs et passifs financiers présentant des risques de marché qui se compensent, le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur retient des cours midprice comme base de l'établissement de la juste valeur de ces positions. Pour les positions nettes vendeuses, les valeurs de marché retenues sont celles aux cours acheteurs et pour les positions nettes acheteuses, il s'agit des cours vendeurs.
o Niveau 2 : justes valeurs évaluées à partir de données directement ou indirectement observables, autres que celles de niveau 1
Ces données sont directement observables (à savoir des prix) ou indirectement observables (données dérivées de prix) et répondent généralement aux caractéristiques suivantes : il s'agit de données qui ne sont pas propres à l'entité, qui sont disponibles / accessibles publiquement et fondées sur un consensus de marché.
Sont présentés en niveau 2 :
juste valeur des swaps de taux d'intérêt est généralement déterminée à l'aide de courbes de taux fondées sur les taux d'intérêt du marché observés à la date d'arrêté.
Lorsque les modèles utilisés sont fondés notamment sur des modèles standards, et sur des paramètres de marchés observables (tels que les courbes de taux ou les nappes de volatilité implicite), la marge à l'origine dégagée sur les instruments ainsi valorisés est constatée en compte de résultat dès l'initiation.
o Niveau 3 : justes valeurs pour lesquelles une part significative des paramètres utilisés pour leur détermination ne répond pas aux critères d'observabilité
La détermination de la juste valeur de certains instruments complexes de marché, non traités sur un marché actif repose sur des techniques de valorisation utilisant des hypothèses qui ne sont pas étayées par des données observables sur le marché pour le même instrument. Ces produits sont présentés en niveau 3.
Il s'agit pour l'essentiel de produits complexes de taux, de dérivés actions et de produits structurés de crédit dont la valorisation requiert, par exemple, des paramètres de corrélation ou de volatilité non directement comparables à des données de marché.
Le prix de transaction à l'origine est réputé refléter la valeur de marché et la reconnaissance de la marge initiale est différée.
La marge dégagée sur ces instruments financiers structurés est généralement constatée en résultat par étalement sur la durée pendant laquelle les paramètres sont jugés inobservables. Lorsque les données de marché deviennent "observables", la marge restant à étaler est immédiatement reconnue en résultat.
Les méthodologies et modèles de valorisation des instruments financiers présentés en niveau 2 et niveau 3 intègrent l'ensemble des facteurs que les acteurs du marché utilisent pour calculer un prix. Ils doivent être au préalable validés par un contrôle indépendant. La détermination des justes valeurs de ces instruments tient compte notamment du risque de liquidité et du risque de contrepartie.
Conformément à la norme IAS 32, le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur compense un actif et un passif financier et présente un solde net si et seulement s'il a un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants comptabilisés et a l'intention de régler le montant net ou de réaliser l'actif et de réaliser le passif simultanément.
Les instruments dérivés et les opérations de pension traités avec des chambres de compensation dont les principes de fonctionnement répondent aux deux critères requis par la norme IAS 32 font l'objet d'une compensation au bilan.
· Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat
Pour les instruments financiers comptabilisés à la juste valeur par résultat, ce poste comprend notamment les éléments de résultat suivants :
Ce poste comprend également l'inefficacité résultant des opérations de couverture.
· Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres
Pour les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur en capitaux propres, ce poste comprend notamment les éléments de résultat suivants :
Les engagements de financement qui ne sont pas désignés comme actifs à la juste valeur par résultat ou qui ne sont pas considérés comme des instruments dérivés au sens de la norme IFRS 9 ne figurent pas au bilan. Ils font toutefois l'objet de provisions conformément aux dispositions de la norme IFRS 9.
Un contrat de garantie financière est un contrat qui impose à l'émetteur d'effectuer des paiements spécifiés pour rembourser son titulaire d'une perte qu'il subit en raison de la défaillance d'un débiteur spécifié qui n'effectue pas un paiement à l'échéance selon les conditions initiales ou modifiées d'un instrument de dette.
Les contrats de garantie financière sont évalués initialement à la juste valeur puis ultérieurement au montant le plus élevé entre :
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur identifie les obligations (juridiques ou implicites), résultant d'un événement passé, dont il est probable qu'une sortie de ressources sera nécessaire pour les régler, dont l'échéance ou le montant sont incertains mais dont l'estimation peut être déterminée de manière fiable. Ces estimations sont le cas échéant actualisées dès lors que l'effet est significatif.
Au titre des obligations autres que celles liées au risque de crédit, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a constitué des provisions qui couvrent notamment :
Cette dernière provision est constituée afin de couvrir les engagements aux conséquences défavorables des contrats épargne-logement. Ces engagements sont relatifs, d'une part, à l'obligation de rémunérer l'épargne dans le futur à un taux fixé à l'ouverture du contrat pour une durée indéterminée, et, d'autre part, à l'octroi d'un crédit aux souscripteurs des comptes et plans d'épargnelogement à un taux déterminé fixé à l'ouverture du contrat. Cette provision est calculée par génération de plan épargne-logement et pour l'ensemble des comptes d'épargne-logement, sachant qu'il n'y a pas de compensation possible entre les engagements relatifs à des générations différentes.
Les engagements sont établis en prenant en compte, notamment :
L'évaluation des provisions suivantes peut également faire l'objet d'estimations :
Des informations détaillées sont fournies en note 6.18 "Provisions".
Les avantages au personnel, selon la norme IAS 19, se regroupent en quatre catégories :
· Régimes à prestations définies
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur détermine à chaque arrêté ses engagements de retraite et avantages similaires ainsi que l'ensemble des avantages sociaux accordés au personnel et relevant de la catégorie des régimes à prestations définies.
Conformément à la norme IAS 19, ces engagements sont évalués en fonction d'un ensemble d'hypothèses actuarielles, financières et démographiques, et selon la méthode dite des Unités de Crédit Projetées. Cette méthode consiste à affecter, à chaque année d'activité du salarié, une charge correspondant aux droits acquis sur l'exercice. Le calcul de cette charge est réalisé sur la base de la prestation future actualisée.
Les calculs relatifs aux charges liées aux prestations de retraites et avantages sociaux futurs sont établis en se fondant sur des hypothèses de taux d'actualisation, de taux de rotation du personnel ou d'évolution des salaires et charges sociales élaborées par la Direction. (cf. note 7.4 "Avantages postérieurs à l'emploi, régimes à prestations définies").
Les taux d'actualisation sont déterminés en fonction de la durée moyenne de l'engagement, c'est-àdire la moyenne arithmétique des durées calculées entre la date d'évaluation et la date de paiement pondérée par les hypothèses de turnover. Le sous-jacent utilisé est le taux d'actualisation par référence à l'indice iBoxx AA.
Conformément à la norme IAS 19, le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur impute la totalité des écarts actuariels constatés en gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables. Les écarts actuariels sont constitués des ajustements liés à l'expérience (différence entre ce qui a été estimé et ce qui s'est produit) et de l'effet des changements apportées aux hypothèses actuarielles.
Le rendement attendu des actifs de régimes est déterminé sur la base des taux d'actualisation retenus pour évaluer l'obligation au titre de prestations définies. La différence entre le rendement attendu et le rendement réel des actifs de régimes est constaté en gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables.
Le montant de la provision est égal à :
Afin de couvrir ses engagements, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a souscrit des assurances auprès de Prédica et d'ADICAM.
Au titre de ces engagements non couverts, une provision destinée à couvrir les indemnités de départ à la retraite figure au passif du bilan sous la rubrique Provisions. Cette provision est égale au montant correspondant aux engagements concernant les personnels de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, présents à la clôture de l'exercice, relevant de la Convention Collective du groupe Crédit Agricole entrée en vigueur le 1er janvier 2005.
Une provision destinée à couvrir le coût des congés de fin de carrière figure sous la même rubrique Provisions. Cette provision couvre le coût supplémentaire actualisé des différents accords de départs anticipés signés par les entités du groupe Crédit Agricole qui permettent à leurs salariés ayant l'âge requis de bénéficier d'une dispense d'activité.
Enfin, les engagements de retraite complémentaires, qui génèrent des obligations pour les sociétés concernées, font l'objet de provisions déterminées à partir de la dette actuarielle représentative de ces engagements. Ces provisions figurent également au passif du bilan sous la rubrique Provisions.
· Régimes à cotisations définies
Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés "employeurs". Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer pour l'exercice écoulé.
Les autres avantages à long terme sont les avantages à verser aux salariés, autres que les avantages postérieurs à l'emploi et les indemnités de fin de contrats, mais non intégralement dus dans les douze mois suivant la fin de l'exercice pendant lesquels les services correspondants ont été rendus.
Sont notamment concernés les bonus et autres rémunérations différées versés douze mois ou plus après la fin de l'exercice au cours duquel ils ont été acquis, mais qui ne sont pas indexés sur des actions.
La méthode d'évaluation est similaire à celle utilisée par le Groupe pour les avantages postérieurs à l'emploi relevant de la catégorie de régimes à prestations définies.
Conformément à la norme IAS 12, l'impôt sur le bénéfice comprend tous les impôts assis sur le résultat, qu'ils soient exigibles ou différés.
Celle-ci définit l'impôt exigible comme "le montant des impôts sur le bénéfice payables (récupérables) au titre du bénéfice imposable (perte fiscale) d'un exercice". Le bénéfice imposable est le bénéfice (ou la perte) d'un exercice déterminé selon les règles établies par l'administration fiscale.
Les taux et règles applicables pour déterminer la charge d'impôt exigible sont ceux en vigueur dans chaque pays d'implantation des sociétés du Groupe.
L'impôt exigible concerne tout impôt sur le résultat, dû ou à recevoir, et dont le paiement n'est pas subordonné à la réalisation d'opérations futures, même si le règlement est étalé sur plusieurs exercices.
L'impôt exigible, tant qu'il n'est pas payé, doit être comptabilisé en tant que passif. Si le montant déjà payé au titre de l'exercice et des exercices précédents excède le montant dû pour ces exercices, l'excédent doit être comptabilisé en tant qu'actif.
Par ailleurs, certaines opérations réalisées par l'entité peuvent avoir des conséquences fiscales non prises en compte dans la détermination de l'impôt exigible. Les différences entre la valeur comptable d'un actif ou d'un passif et sa base fiscale sont qualifiées par la norme IAS 12 de différences temporelles.
La norme impose la comptabilisation d'impôts différés dans les cas suivants :
Les taux d'impôts de chaque pays sont retenus selon les cas.
Le calcul des impôts différés ne fait pas l'objet d'une actualisation.
Les plus-values latentes sur titres, lorsqu'elles sont taxables, ne génèrent pas de différences temporelles imposables entre la valeur comptable à l'actif et la base fiscale. Elles ne donnent donc pas lieu à constatation d'impôts différés. Lorsque les titres concernés sont classés dans la catégorie des actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres, les plus et moins-values latentes sont comptabilisées en contrepartie des capitaux propres. Aussi, la charge d'impôt ou l'économie d'impôt réel supportée par l'entité au titre de ces plus-values ou moins-values latentes est-elle reclassée en déduction de ceux-ci.
En France, les plus-values sur les titres de participation, tels que définis par le Code général des impôts, et relevant du régime fiscal du long terme, sont exonérées d'impôt sur les sociétés (à l'exception d'une quote-part de 12 % de la plus-value, taxée au taux de droit commun). Aussi les plus-values latentes constatées à la clôture de l'exercice génèrent-elles une différence temporelle donnant lieu à constatation d'impôts différés à hauteur de cette quote-part.
Dans le cadre des contrats de location IFRS 16, un impôt différé passif est comptabilisé sur le droit d'utilisation et un impôt différé actif sur la dette locative pour les contrats de location dont le Groupe est preneur.
L'impôt exigible et différé sont comptabilisés dans le résultat net de l'exercice sauf dans la mesure où l'impôt est généré :
Les actifs et passifs d'impôts différés sont compensés si, et seulement si :
b) soit sur des entités imposables différentes qui ont l'intention, soit de régler les passifs et actifs d'impôts exigibles sur la base de leur montant net, soit de réaliser les actifs et de régler les passifs simultanément, lors de chaque exercice futur au cours duquel on s'attend à ce que des montants importants d'actifs ou de passifs d'impôts différés soient réglés ou récupérés.
Les risques fiscaux portant sur l'impôt sur le résultat donnent lieu à la comptabilisation d'une créance ou d'une dette d'impôt courant lorsque la probabilité de recevoir l'actif ou de payer le passif est jugée plus probable qu'improbable. Ces risques sont par ailleurs pris en compte dans l'évaluation des actifs et passifs d'impôts courants et différés.
L'interprétation IFRIC 23 portant sur l'évaluation des positions fiscales incertaines s'applique dès lors qu'une entité a identifié une ou des incertitudes à propos de positions fiscales prises concernant ses impôts. Elle apporte également des précisions sur leurs estimations :
Les crédits d'impôts sur revenus de créances et de portefeuilles titres, lorsqu'ils sont effectivement utilisés en règlement de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice, sont comptabilisés dans la même rubrique que les produits auxquels ils se rattachent. La charge d'impôt correspondante est maintenue dans la rubrique "Impôts sur les bénéfices" du compte de résultat.
Le groupe Crédit Agricole applique la méthode de comptabilisation des actifs par composants à l'ensemble de ses immobilisations corporelles. Conformément aux dispositions de la norme IAS 16, la base amortissable tient compte de l'éventuelle valeur résiduelle des immobilisations.
Les terrains sont enregistrés à leur coût d'acquisition, diminué des dépréciations éventuelles.
Les immeubles d'exploitation et de placement, ainsi que le matériel d'équipement sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements et des dépréciations constitués depuis leur mise en service.
Les logiciels acquis sont comptabilisés à leur coût d'acquisition diminué des amortissements et des dépréciations constatés depuis leur date d'acquisition.
Les logiciels créés sont comptabilisés à leur coût de production diminué des amortissements et des dépréciations constatés depuis leur date d'achèvement.
Outre les logiciels, les immobilisations incorporelles comprennent principalement les actifs acquis lors de regroupements d'entreprises résultant de droits contractuels (accord de distribution par exemple). Ceux-ci ont été évalués en fonction des avantages économiques futurs correspondants ou du potentiel des services attendus.
Les immobilisations sont amorties en fonction de leurs durées estimées d'utilisation.
Les composants et durées d'amortissement suivants ont été retenus par le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur suite à l'application de la comptabilisation des immobilisations corporelles par composants. Il convient de préciser que ces durées d'amortissement sont adaptées à la nature de la construction et à sa localisation :
| Composant | Durée d'amortissement utilisée |
|---|---|
| Foncier | Non amortissable |
| Gros œuvre | 25 ans |
| Second œuvre | 25 ans |
| Installations techniques | 10 ans |
| Agencements | 10 ans |
| Matériel informatique | 3 à 5 ans (dégressif ou linéaire) |
| Matériel spécialisé | 5 ans |
| Droit d'utilisation des contrats de location | 9 ans maximum |
Les amortissements dérogatoires, qui correspondent à des amortissements fiscaux et non à une dépréciation réelle de l'actif, sont annulés dans les comptes consolidés.
En date d'arrêté, les actifs et passifs libellés en monnaie étrangère sont convertis en euros, monnaie de fonctionnement du groupe Crédit Agricole.
En application de la norme IAS 21, une distinction est effectuée entre les éléments monétaires (ex : instruments de dette) et non monétaires (ex : instruments de capitaux propres).
Les actifs et passifs monétaires libellés en monnaie étrangère sont convertis au cours de change de clôture. Les écarts de change résultant de cette conversion sont comptabilisés en résultat. Cette règle comporte trois exceptions :
Les traitements relatifs aux éléments non monétaires diffèrent selon le traitement comptable de ces éléments avant conversion :
Les écarts de change sur éléments non monétaires sont comptabilisés :
Les produits et charges de commissions sont enregistrés en résultat en fonction de la nature des prestations auxquelles ils se rapportent.
Les commissions qui font partie intégrante du rendement d'un instrument financier sont comptabilisées comme un ajustement de la rémunération de cet instrument et intégrées à son taux d'intérêt effectif.
Concernant les autres natures de commissions, leur comptabilisation au compte de résultat doit refléter le rythme de transfert au client du contrôle du bien ou du service vendu :
le résultat d'une transaction associée à une prestation de services est comptabilisé dans la rubrique Commissions, lors du transfert du contrôle de la prestation de service au client s'il peut être estimé de façon fiable. Ce transfert peut intervenir au fur et à mesure que le service est rendu (service continu) ou à une date donnée (service ponctuel).
a) Les commissions rémunérant des services continus (commissions sur moyens de paiement, par exemple) sont enregistrées en résultat en fonction du degré d'avancement de la prestation rendue.
Les commissions à verser ou à recevoir sous condition de réalisation d'un objectif de performance sont comptabilisées à hauteur du montant pour lequel il est hautement probable que le revenu ainsi comptabilisé ne fera pas ultérieurement l'objet d'un ajustement significatif à la baisse lors de la résolution de l'incertitude. Cette estimation est mise à jour à chaque clôture. En pratique, cette condition a pour effet de différer l'enregistrement de certaines commissions de performance jusqu'à l'expiration de la période d'évaluation de performance et jusqu'à ce qu'elles soient acquises de façon définitive.
Le Groupe peut être bailleur ou preneur d'un contrat de location.
Les opérations de location sont analysées selon leur substance et leur réalité financière. Elles sont comptabilisées selon les cas, soit en opérations de location-financement, soit en opérations de location simple.
· S'agissant d'opérations de location-financement, elles sont assimilées à une vente d'immobilisation au locataire financée par un crédit accordé par le bailleur. L'analyse de la substance économique des opérations de location-financement conduit le bailleur à :
a) Sortir du bilan l'immobilisation louée ;
Les opérations de location sont comptabilisées dans le bilan à la date de mise à disposition de l'actif loué. Le preneur constate un actif représentatif du droit d'utilisation de l'actif loué parmi les immobilisations corporelles pendant la durée estimée du contrat et une dette au titre de l'obligation de paiement des loyers parmi les passifs divers sur cette même durée.
La durée de location d'un contrat correspond à la durée non résiliable du contrat de location ajustée des options de prolongation du contrat que le preneur est raisonnablement certain d'exercer et option de résiliation que le preneur est raisonnablement certain de ne pas exercer.
En France, la durée retenue pour les baux commerciaux dits « 3/6/9 » est généralement de 9 ans avec une période initiale non résiliable de 3 ans. Le Groupe a retenu une durée correspondant à la première option de sortie post 5 ans comme étant la durée raisonnablement certaine d'un bail. Cette durée, à l'initiation des baux commerciaux français, est appliquée dans la majeure partie des cas. La principale exception est le cas d'un bail dans lequel les options de sortie intermédiaires ont été abandonnées (par exemple en contrepartie d'une réduction de loyers) ; dans ce cas, la durée du bail reste sur 9 ans. Cette durée de 5 ans est également appliquée au baux en tacite prolongation.
La dette locative est comptabilisée pour un montant égal à la valeur actualisée des paiements de loyers sur la durée du contrat. Les paiements de loyers comprennent les loyers fixes, les loyers variables basés sur un taux ou un indice et les paiements que le preneur s'attend à payer au titre des garanties de valeur résiduelle, d'option d'achat ou de pénalité de résiliation anticipée. Les loyers variables qui ne dépendent pas d'un indice ou d'un taux et la TVA non déductible sur les loyers sont exclus du calcul de la dette et sont comptabilisés en charges générales d'exploitation.
Le taux d'actualisation applicable pour le calcul du droit d'utilisation et du passif de location est par défaut le taux d'endettement marginal du preneur sur la durée du contrat à la date de signature du contrat, lorsque le taux implicite n'est pas aisément déterminable. Le taux d'endettement marginal tient compte de la structure de paiement des loyers. Il reflète les conditions du bail (durée, garantie, environnement économique…) – le Groupe applique sur ce point la décision de l'IFRS IC du 17 septembre 2019 depuis la mise en œuvre d'FRS 16 (pas d'impact de cette décision).
La charge au titre des contrats de location est décomposée entre d'une part les intérêts et d'autre part l'amortissement du capital
Le droit d'utilisation de l'actif est évalué à la valeur initiale de la dette locative augmentée des coûts directs initiaux, des paiements d'avance, des coûts de remise en état et diminuée des avantages incitatifs à la location. Il est amorti sur la durée estimée du contrat.
La dette locative et le droit d'utilisation peuvent être ajustés en cas de modification du contrat de location, de réestimation de la durée de location ou de révision des loyers liée à l'application d'indices ou de taux.
Des impôts différés sont comptabilisés au titre des différences temporelles des droits d'utilisation et des passifs de location chez le preneur.
Conformément à l'exception prévue par la norme, les contrats de location à court terme (durée initiale inférieure à douze mois) et les contrats de location dont la valeur à neuf du bien loué est de faible valeur ne sont pas comptabilisés au bilan, les charges de location correspondantes sont enregistrées de manière linéaire dans le compte de résultat parmi les charges générales d'exploitation.
Conformément aux dispositions prévues par la norme, le Groupe n'applique pas la norme IFRS 16 aux contrats de location d'immobilisations incorporelles.
Les états financiers consolidés incluent les comptes de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur et ceux de toutes les sociétés sur lesquelles, selon les dispositions des normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dispose d'un pouvoir de contrôle, de contrôle conjoint ou d'une influence notable.
Les normes de consolidation existant dans le référentiel international sont définies en référence à des groupes ayant des structures juridiques intégrant les notions classiques de société-mère et de filiales.
Le groupe Crédit Agricole, qui repose sur une organisation mutualiste, ne s'inscrit pas directement et simplement dans le cadre de ces règles, compte tenu de sa structure dite de pyramide inversée.
Le Crédit Agricole Mutuel a été organisé, par la loi du 5 novembre 1894, qui a posé le principe de la création des Caisses locales de Crédit Agricole, la loi du 31 mars 1899 qui fédère les Caisses locales en Caisses régionales de Crédit Agricole et la loi du 5 août 1920 qui crée l'Office National du Crédit Agricole, transformé depuis en Caisse Nationale de Crédit Agricole, puis Crédit Agricole S.A., dont le rôle d'organe central a été rappelé et précisé par le Code monétaire et financier.
Ces différents textes expliquent et organisent la communauté d'intérêts qui existent, au niveau juridique, financier, économique et politique, entre Crédit Agricole S.A., les Caisses régionales et les Caisses locales de Crédit Agricole Mutuel. Cette communauté repose, notamment, sur un même mécanisme de relations financières, sur une politique économique et commerciale unique, et sur des instances décisionnaires communes, constituant ainsi, depuis plus d'un siècle, le socle du groupe Crédit Agricole.
Ces différents attributs, déclinés au niveau régional et attachés à la communauté régionale du Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur représentent les éléments principaux qui caractérisent généralement la notion de société-mère : valeurs, objectifs et idéal communs, centralisation financière et prises de décisions politique commerciale communes, histoire partagée.
C'est pourquoi, en accord avec les autorités de régulation française, le Crédit Agricole a défini une société-mère conventionnelle et existant à deux niveaux, national et régional.
Cette maison-mère conventionnelle étant définie, le groupe Crédit Agricole applique les normes de consolidation prévues dans le référentiel international.
La maison-mère conventionnelle régionale est constituée de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur et des Caisses locales de Crédit Agricole Mutuel qui lui sont affiliées ; ses comptes consolidés sont constitués de l'agrégation des comptes de ces différentes entités après élimination des opérations réciproques.
Conformément aux normes comptables internationales, toutes les entités contrôlées, sous contrôle conjoint ou sous influence notable sont consolidées, sous réserve qu'elles n'entrent pas dans le cadre des exclusions évoquées ci-après.
Le contrôle exclusif sur une entité est présumé exister lorsque la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est exposée ou a droit aux rendements variables résultant de son implication dans l'entité et si le pouvoir qu'elle détient sur cette dernière lui permet d'influer sur ces rendements. Pour apprécier la notion de pouvoir, seuls les droits (de vote ou contractuels) substantifs sont examinés. Les droits sont substantifs lorsque leur détenteur a la capacité, en pratique, de les exercer, lors de la prise de décision concernant les activités pertinentes de l'entité.
Le contrôle d'une filiale régie par les droits de vote est établi lorsque les droits de vote détenus confèrent à la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur la capacité actuelle de diriger les activités pertinentes de la filiale. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur contrôle généralement la filiale lorsqu'elle détient, directement ou indirectement par l'intermédiaire de filiales, plus de la moitié des droits de vote existants ou potentiels d'une entité, sauf s'il peut être clairement démontré que cette détention ne permet pas de diriger les activités pertinentes. Le contrôle existe également lorsque la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur détient la moitié ou moins de la moitié des droits de vote, y compris potentiels, d'une entité mais dispose en pratique de la capacité de diriger seul(e) les activités pertinentes en raison notamment de l'existence d'accords contractuels, de l'importance relative des droits de vote détenus au regard de la dispersion des droits de vote détenus par les autres investisseurs ou d'autres faits et circonstances.
Le contrôle d'une entité structurée ne s'apprécie pas sur la base du pourcentage des droits de vote qui n'ont, par nature, pas d'incidence sur les rendements de l'entité. L'analyse du contrôle tient compte des accords contractuels, mais également de l'implication et des décisions de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur lors de la création de l'entité, des accords conclus à la création et des risques encourus par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur , des droits résultants d'accords qui confèrent à l'investisseur le pouvoir de diriger les activités pertinentes uniquement lorsque des circonstances particulières se produisent ainsi que des autres faits ou circonstances qui indiquent que l'investisseur a la possibilité de diriger les activités pertinentes de l'entité. Lorsqu'il existe un mandat de gestion, l'étendue du pouvoir décisionnel relatif à la délégation de pouvoir au gérant ainsi que les rémunérations auxquelles donnent droit les accords contractuels sont analysées afin de déterminer si le gérant agit en tant qu'agent (pouvoir délégué) ou principal (pour son propre compte).
Ainsi, au moment où les décisions relatives aux activités pertinentes de l'entité doivent être prises, les indicateurs à analyser pour définir si une entité agit en tant qu'agent ou en tant que principal sont l'étendue du pouvoir décisionnel relatif à la délégation de pouvoir au gérant sur l'entité, les rémunérations auxquelles donnent droit les accords contractuels mais aussi les droits substantifs pouvant affecter la capacité du décideur détenus par les autres parties impliquées dans l'entité et, l'exposition à la variabilité des rendements tirés d'autres intérêts détenus dans l'entité.
Le contrôle conjoint s'exerce lorsqu'il existe un partage contractuel du contrôle sur une activité économique. Les décisions affectant les activités pertinentes de l'entité requièrent l'unanimité des parties partageant le contrôle.
Dans les entités traditionnelles, l'influence notable résulte du pouvoir de participer aux politiques financière et opérationnelle d'une entreprise sans en détenir le contrôle. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est présumée avoir une influence notable lorsqu'elle détient, directement ou indirectement par le biais de filiales, 20 % ou plus des droits de vote dans une entité.
Conformément aux dispositions prévues par la norme IAS 28, les participations minoritaires détenues par les entités pour lesquelles l'option prévue par l'article 18 de cette norme a été retenue, sont exclues du périmètre de consolidation dans la mesure où elles sont classées en actifs financiers à la juste valeur par résultat par nature.
Les méthodes de consolidation sont fixées respectivement par les normes IFRS 10 et IAS 28. Elles résultent de la nature du contrôle exercé par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur sur les entités consolidables, quelle qu'en soit l'activité et qu'elles aient ou non la personnalité morale :
L'intégration globale consiste à substituer à la valeur des titres chacun des éléments d'actif et de passif de chaque filiale. La part des participations ne donnant pas le contrôle dans les capitaux propres et dans le résultat apparaît distinctement au bilan et au compte de résultat consolidés.
Les participations ne donnant pas le contrôle sont telles que définies par la norme IFRS 10 et intègrent les instruments qui sont des parts d'intérêts actuelles et qui donnent droit à une quote-part de l'actif net en cas de liquidation et les autres instruments de capitaux propres émis par la filiale et non détenus par le Groupe.
La mise en équivalence consiste à substituer à la valeur des titres la quote-part du Groupe dans les capitaux propres et le résultat des sociétés concernées.
La variation de la valeur comptable de ces titres tient compte de l'évolution de l'écart d'acquisition.
Lors d'acquisitions complémentaires ou de cessions partielles avec maintien du contrôle conjoint ou de l'influence notable la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur constate :
Les retraitements nécessaires à l'harmonisation des méthodes d'évaluation des sociétés consolidées sont effectués.
L'effet sur le bilan et le compte de résultat consolidés des opérations internes au Groupe est éliminé pour les entités intégrées globalement.
Les plus ou moins-values provenant de cessions d'actifs entre les entreprises consolidées sont éliminées ; les éventuelles dépréciations mesurées à l'occasion d'une cession interne sont constatées.
Les états financiers des entités représentant une « activité à l'étranger » (filiale, succursale, entreprise associée ou une coentreprise) sont convertis en euros en deux étapes :
Le périmètre de consolidation et ses évolutions au 31 décembre 2020 sont présentés de façon détaillée à la fin des notes annexes en note 13 "Périmètre de consolidation au 31 décembre 2020".
Dans le contexte de la crise sanitaire liée à la COVID-19, le groupe Crédit Agricole s'est mobilisé pour faire face à cette situation inédite. Afin d'accompagner ses clients dont l'activité serait impactée par la crise liée au coronavirus, le Groupe a participé activement aux mesures de soutien à l'économie.
Dans le cadre de la crise sanitaire liée à la COVID-19, le groupe Crédit Agricole a proposé à compter du 25 mars 2020 à tous ses clients entrepreneurs, quelle que soit leur taille et leur statut (exploitants agricoles, professionnels, commerçants, artisans, entreprises, …), en complément des mesures déjà annoncées (report d'échéances, procédures accélérées d'examen des dossiers, etc.), de recourir au dispositif massif et inédit de Prêts Garantis par l'État. Les entreprises peuvent demander à bénéficier de ces prêts jusqu'au 30 juin 2021.
Ces financements prennent la forme d'un prêt sur 12 mois, avec la faculté pour l'emprunteur de l'amortir sur une période supplémentaire de 1 à 5 ans.
Sur cette période supplémentaire, le prêt pourra avoir durant la phase d'amortissement, une nouvelle période d'un an au cours de laquelle seuls les intérêts et le coût de la garantie d'Etat seront payés.
La durée totale du prêt ne pourra jamais excéder 6 ans.
L'offre Groupe pour la première année se présente sous la forme d'un prêt à taux zéro ; seul le coût de la garantie est refacturé (via une commission payée par le client) conformément aux conditions d'éligibilité définies par l'Etat pour bénéficier de la garantie.
Ces prêts peuvent atteindre jusqu'à 3 mois de chiffre d'affaires, permettant ainsi aux entrepreneurs d'avoir accès au financement nécessaire pour traverser la période actuelle très perturbée.
Ces prêts, pour une grande majorité, appartiennent à un modèle de gestion « Collecte » et satisfont au test des caractéristiques contractuelles. Ils sont donc pour l'essentiel enregistrés au coût amorti.
Au 31 décembre 2020, le solde des encours des prêts garantis par l'Etat octroyés à la clientèle par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur s'élève à 702 391 milliers d'euros.
Le Groupe s'est associé à l'initiative de place des banques françaises, avec la coordination de la Fédération des Banques Françaises (FBF), pour offrir un report des échéances des prêts en cours jusqu'à 6 mois pour la clientèle des Entreprises et des Professionnels, sans coûts additionnels.
La mise en œuvre d'un tel report des échéances sans pénalité ni frais additionnels et avec maintien du taux contractuel sur une durée maximale de 6 mois implique que seuls les intérêts intercalaires seront perçus après le report sur la durée restante du crédit et hors frais de garantie éventuels de la Banque Publique d'Investissement.
Tel que proposé par le Groupe, le report des échéances implique :
Ce report d'échéance se traduit par un décalage dans le temps des échéances initiales à percevoir.
Au 31 décembre 2020, l'encours de prêts à la clientèle de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ayant bénéficié de report d'échéance s'élève à 364 millions d'euros.
Conformément à la communication de l'IASB du 27 mars 2020 relative à la comptabilisation des pertes de crédit attendues en application de la norme IFRS 9 sur les instruments financiers dans les circonstances exceptionnelles actuelles, il a été rappelé l'importance de l'exercice du jugement dans l'application des principes d'IFRS 9 du risque de crédit et le classement des instruments financiers qui en résulte.
Le report d'échéance sur concours octroyés aux clients n'a pas systématiquement comme conséquence une remise en cause de la situation financière des clients : il n'y a pas automatiquement d'augmentation du risque de contrepartie. Les modifications du contrat ne peuvent généralement pas être considérées comme des évolutions liées à des cas de restructurations pour difficultés financières.
Ce report n'a donc pour conséquence ni le basculement mécanique de l'encours dont la dépréciation est fondée sur les pertes attendues de crédits sur 12 mois (Bucket 1) vers une comptabilisation de la dépréciation des pertes attendues à maturité (Bucket 2), ni le passage automatique des encours vers la catégorie douteux (Bucket 3).
De même, le calcul du montant des pertes attendues doit s'effectuer en prenant en considération les circonstances spécifiques et les mesures de soutien mises en œuvre par les pouvoirs publics.
Dans le contexte de crise sanitaire liée à la COVID-19, le Groupe a aussi revu ses prévisions macroéconomiques prospectives (forward looking) pour la détermination de l'estimation du risque de crédit.
Face à cette situation, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a également procédé à une revue de son portefeuille de crédits, qui l'a conduite à la mise à jour du forward looking local sur un certain nombre de filières considérées à risques.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a mis en place les nouvelles règles liées à l'application de la définition du défaut (orientations de l'EBA (EBA/GL/2016/7) et seuils définis par l'Union européenne (Article 1 du règlement (UE) 2018/1845 BCE du 21 novembre 2018).
Cette évolution sur le défaut est qualifiée de changement d'estimation comptable. Son impact est comptabilisé en compte de résultat dans la rubrique « Coût du risque ».
Au 31/12/2020, une nouvelle entité (FCT Crédit Agricole Habitat 2020) a été consolidée au sein du groupe Crédit Agricole, née d'une opération de titrisation réalisée par les 39 Caisses régionales le 12 mars 2020. Cette transaction est un RMBS français placé sur le marché.
Cette opération s'est traduite par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales au FCT Crédit Agricole Habitat 2020 pour un montant de 1 milliard d'euros. Les titres seniors adossés au portefeuille de créances habitat ont été placés auprès d'investisseurs (établissements de crédit (43%), fonds d'investissement (32%), banques centrales (25%)).
Dans le cadre de cette titrisation non décomptabilisante, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 48,3 millions d'euros au FCT Crédit Agricole Habitat 2020. Elle a souscrit pour 6,5 millions d'euros de titres subordonnés.
Crédit Agricole S.A. a démantelé le 2 mars 2020 35% du mécanisme de garantie « Switch » mis en place entre les Caisses régionales et Crédit Agricole S.A.
Le mécanisme de garantie « Switch » correspond à un transfert vers les Caisses régionales d'une partie des exigences prudentielles s'appliquant à Crédit Agricole S.A. au titre de ses activités d'assurances contre une rémunération fixe des Caisses régionales.
Pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur, cette opération s'est traduite par une baisse des engagements donnés de 84 millions d'euros et une baisse du dépôt de garantie apporté à Crédit Agricole S.A. de 29 millions d'euros.
Le département des Alpes-Maritimes a été touché par la Tempête ALEX début octobre. L'impact pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur s'élève à 824 milliers d'euros.
Le pilotage des risques bancaires au sein de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est assurée par le département Pilotage du Contrôle Permanent. Ce département est rattachée au Directeur général et a pour mission d'assurer la maîtrise et le contrôle permanent des risques de crédit, financiers et opérationnels.
La description de ces dispositifs ainsi que les informations narratives figurent dans le rapport de gestion, chapitre "Facteurs de risque", comme le permet la norme IFRS 7. Les tableaux de ventilations comptables figurent dans les états financiers.
(Cf. chapitre "Facteurs de risque – Risques de crédit" du Rapport financier)
Les corrections de valeur pour pertes correspondent aux dépréciations sur actifs et aux provisions sur engagement hors bilan comptabilisées en résultat net (Coût du risque) au titre du risque de crédit.
Les tableaux suivants présentent un rapprochement des soldes d'ouverture et de clôture des corrections de valeur pour perte comptabilisées en Coût du risque et des valeurs comptables associées, par catégorie comptable et type d'instruments.
| Actifs sains | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) | Total | |||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Valeur nette comptable (a) + (b) |
|
| Au 31 décembre 2019 | 745 052 | -203 | 0 | 0 | 796 | -796 | 745 848 | -999 | 744 849 | |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un bucket à l'autre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Total après transferts | 745 052 | -203 | 0 | 0 | 796 | -796 | 745 848 | -999 | 744 849 | |
| Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | 91 669 | -80 | 0 | 0 | -2 | 2 | 91 667 | -78 | ||
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (1) | 175 249 | -232 | 0 | 0 | 175 249 | -232 | ||||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | -83 049 | 152 | 0 | 0 | -2 | 2 | -83 051 | 154 | ||
| Autres | -531 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -531 | 0 | ||
| Total | 836 721 | -283 | 0 | 0 | 794 | -794 | 837 515 | -1 077 | 836 438 | |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (2) |
0 | 0 | 0 | 0 | ||||||
| Au 31 décembre 2020 | 836 721 | -283 | 0 | 0 | 794 | -794 | 837 515 | -1 077 | 836 438 | |
| (1) Les originations en Bucket 2 peuvent inclure des encours originés en Bucket 1 reclassés en Bucket 2 au cours de la période. |
(2) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif)
| Actifs sains | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs dépréciés (Bucket 3) Actifs soumis à une ECL 12 mois Actifs soumis à une ECL à (Bucket 1) maturité (Bucket 2) |
Total | |||||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Valeur nette comptable (a) + (b) |
|
| Au 31 décembre 2019 | 20 895 | -1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 20 895 | -1 | 20 894 | |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un bucket à l'autre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Total après transferts | 20 895 | -1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 20 895 | -1 | 20 894 | |
| Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | -3 814 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | -3 814 | 1 | ||
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (1) | 1 696 | -1 | 0 | 0 | 1 696 | -1 | ||||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | -5 510 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | -5 510 | 2 | ||
| Total | 17 081 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 17 081 | 0 | 17 081 | |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (2) |
0 | 2 | 0 | 2 | ||||||
| Au 31 décembre 2020 | 17 081 | 0 | 2 | 0 | 0 | 0 | 17 083 | 0 | 17 083 |
(1) Les originations en Bucket 2 peuvent inclure des encours originés en Bucket 1 reclassés en Bucket 2 au cours de la période.
(2) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif), les variations des créances rattachées.
| Actifs sains | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) | Total | |||||||
| Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable brute (a) |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur nette comptable (a) + (b) |
||
| (en milliers d'euros) | (b) | |||||||||
| Au 31 décembre 2019 | 15 409 850 | -30 074 | 1 024 762 | -74 766 | 345 870 | -178 272 | 16 780 482 | -283 112 | 16 497 370 | |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un bucket à l'autre | -15 670 | -9 816 | -10 297 | 18 109 | 25 967 | -11 918 | 0 | -3 625 | ||
| Transferts de Bucket 1 vers Bucket 2 | -482 243 | 3 470 | 482 243 | -15 728 | 0 | -12 258 | ||||
| Retour de Bucket 2 vers Bucket 1 | 479 422 | -13 395 | -479 422 | 31 868 | 0 | 18 473 | ||||
| Transferts vers Bucket 3 (1) | -22 451 | 149 | -22 429 | 2 478 | 44 880 | -14 722 | 0 | -12 095 | ||
| Retour de Bucket 3 vers Bucket 2 / Bucket 1 | 9 602 | -40 | 9 311 | -509 | -18 913 | 2 804 | 0 | 2 255 | ||
| Total après transferts | 15 394 180 | -39 890 | 1 014 465 | -56 657 | 371 837 | -190 190 | 16 780 482 | -286 737 | 16 493 745 | |
| Variations des valeurs comptables brutes et des corrections de valeur pour pertes | 1 460 936 | -3 082 | -418 | -30 847 | -37 065 | 15 733 | 1 423 453 | -18 196 | ||
| Nouvelle production : achat, octroi, origination,… (2) (4) | 3 637 250 | -13 272 | 151 352 | -15 400 | 3 788 602 | -28 672 | ||||
| Décomptabilisation : cession, remboursement, arrivée à échéance | -2 174 510 | 5 824 | -151 764 | 9 605 | -24 502 | 6 399 | -2 350 776 | 21 828 | ||
| Passages à perte | -12 533 | 11 412 | -12 533 | 11 412 | ||||||
| Modifications de flux sur restructurations pour cause de difficultés financières | 0 | 0 | -6 | 27 | -30 | 489 | -36 | 516 | ||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | 4 366 | -25 079 | -4 663 | -25 376 | ||||||
| Autres | -1 804 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 096 | -1 804 | 2 096 | ||
| Total | 16 855 116 | -42 972 | 1 014 047 | -87 504 | 334 772 | -174 457 | 18 203 935 | -304 933 | 17 899 002 | |
| Variations de la valeur comptable attribuables à des modalités d'évaluation comptable spécifiques (sans impact significatif sur le montant de correction de valeur pour perte) (3) |
6 500 | -1 518 | -659 | 4 323 | ||||||
| Au 31 décembre 2020 (5) | 16 861 616 | -42 972 | 1 012 529 | -87 504 | 334 113 | -174 457 | 18 208 258 | -304 933 | 17 903 325 |
(1) Les transferts vers le Bucket 3 correspondent à des encours classés initialement en Bucket 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Bucket 3, ou en Bucket 2 puis en Bucket 3.
(2) Les originations en Bucket 2 peuvent inclure des encours originés en Bucket 1 reclassés en Bucket 2 au cours de la période.
(3) Inclut les variations des réévaluations de juste valeur des instruments micro-couverts, les variations relatives à l'utilisation de la méthode du TIE (notamment amortissements des surcotes/décotes), les variations relatives à la désactualisation des décotes constatées sur crédits restructurées (reprise en PNB sur la maturité résiduelle de l'actif), les variations des créances rattachées
(4) Au 31 décembre 2020, le montant des prêts garantis par l'Etat (PGE) accordés à la clientèle par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19 s'élève à 702 391 milliers d'euros.
(5) Au 31 décembre 2020, l'encours de prêts à la clientèle ayant fait l'objet de reports d'échéances [i.e. capital restant dû] accordés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19 s'élève à 364 millions d'euros.
| Actifs sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) | Total | ||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable | Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable |
Correction de valeur pour pertes |
Valeur comptable | Correction de | valeur pour pertes Valeur comptable | Correction de valeur pour pertes |
|
| Au 31 décembre 2019 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -5 | 0 | -5 | |
| Transferts d'actifs en cours de vie d'un bucket à l'autre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total après transferts | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -5 | 0 | -5 | |
| Variations des valeurs comptables et des corrections de valeur pour pertes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -5 | 0 | -5 | |
| Au 31 décembre 2020 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -5 | 0 | -5 |
| Engagements sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||||||
| (en milliers d'euros) | Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engageme nt (a) |
Correction de valeur pour pertes |
Montant net de l'engagement |
| Au 31 décembre 2019 | 1 490 102 | -3 665 | 31 564 | -2 322 | 3 450 | -760 | 1 525 116 | (b) -6 747 |
(a) + (b) 1 518 369 |
| Transferts d'engagements en cours de vie d'un bucket à l'autre | -6 520 | -379 | 4 655 | 193 | 1 865 | -23 | 0 | -209 | |
| Transferts de Bucket 1 vers Bucket 2 | -18 566 | 158 | 18 566 | -551 | 0 | -393 | |||
| Retour de Bucket 2 vers Bucket 1 | 13 549 | -566 | -13 549 | 750 | 0 | 184 | |||
| Transferts vers Bucket 3 (1) | -1 609 | 38 | -393 | 5 | 2 002 | -43 | 0 | 0 | |
| Retour de Bucket 3 vers Bucket 2 / Bucket 1 | 106 | -9 | 31 | -11 | -137 | 20 | 0 | 0 | |
| Total après transferts | 1 483 582 | -4 044 | 36 219 | -2 129 | 5 315 | -783 | 1 525 116 | -6 956 | 1 518 160 |
| Variations des montants de l'engagement et des corrections de valeur pour pertes | 134 347 | -1 577 | -5 279 | -941 | -1 305 | 32 | 127 763 | -2 486 | |
| Nouveaux engagements donnés (2) | 880 107 | -3 558 | 17 407 | -1 782 | 897 514 | -5 340 | |||
| Extinction des engagements | -746 036 | 1 814 | -22 412 | 1 997 | -1 288 | 32 | -769 736 | 3 843 | |
| Passages à perte | -15 | 0 | -15 | 0 | |||||
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | 167 | -1 156 | 0 | -989 | |||||
| Autres | 276 | 0 | -274 | 0 | -2 | 0 | 0 | 0 | |
| Au 31 décembre 2020 | 1 617 929 | -5 621 | 30 940 | -3 070 | 4 010 | -751 | 1 652 879 | -9 442 | 1 643 437 |
(1) Les transferts vers le Bucket 3 correspondent à des engagements classés initialement en Bucket 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Bucket 3, ou en Bucket 2 puis en Bucket 3.
(2) Les nouveaux engagements donnés en Bucket 2 peuvent inclure des engagements originés en Bucket 1 reclassés en Bucket 2 au cours de la période.
| Engagements sains | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engagements dépréciés (Bucket 3) | Total | ||||||
| (en milliers d'euros) | Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engagement |
Correction de valeur pour pertes |
Montant de l'engageme nt (a) |
Correction de valeur pour pertes (b) |
Montant net de l'engagement (a) + (b) |
| Au 31 décembre 2019 | 518 601 | -556 | 15 515 | -1 841 | 5 914 | -1 208 | 540 030 | -3 605 | 536 425 |
| Transferts d'engagements en cours de vie d'un bucket à l'autre | -561 | 1 | 162 | -349 | 399 | -4 | 0 | -352 | |
| Transferts de Bucket 1 vers Bucket 2 | -7 569 | 88 | 7 569 | -584 | 0 | -496 | |||
| Retour de Bucket 2 vers Bucket 1 | 7 377 | -90 | -7 377 | 234 | 0 | 144 | |||
| Transferts vers Bucket 3 (1) | -369 | 3 | -30 | 1 | 399 | -4 | 0 | 0 | |
| Retour de Bucket 3 vers Bucket 2 / Bucket 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total après transferts | 518 040 | -555 | 15 677 | -2 190 | 6 313 | -1 212 | 540 030 | -3 957 | 536 073 |
| Variations des montants de l'engagement et des corrections de valeur pour pertes | 51 641 | -447 | -211 | -1 783 | -417 | 405 | 51 013 | -1 825 | |
| Nouveaux engagements donnés (2) | 152 627 | -333 | 1 075 | -211 | 153 702 | -544 | |||
| Extinction des engagements | -100 986 | 157 | -1 286 | 206 | -1 886 | 405 | -104 158 | 768 | |
| Evolution des paramètres de risque de crédit des modèles sur la période | -271 | -1 778 | 0 | -2 049 | |||||
| Autres | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 469 | 0 | 1 469 | 0 | |
| Au 31 décembre 2020 | 569 681 | -1 002 | 15 466 | -3 973 | 5 896 | -807 | 591 043 | -5 782 | 585 261 |
(1) Les transferts vers le Bucket 3 correspondent à des engagements classés initialement en Bucket 1, qui, au cours de l'année, ont fait l'objet d'un déclassement directement en Bucket 3, ou en Bucket 2 puis en Bucket 3.
(2) Les nouveaux engagements donnés en Bucket 2 peuvent inclure des engagements originés en Bucket 1 reclassés en Bucket 2 au cours de la période.
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L'exposition maximale au risque de crédit d'une entité correspond à la valeur comptable, nette de toute perte de valeur comptabilisée et compte non tenu des actifs détenus en garantie ou des autres rehaussements de crédit (par exemple les accords de compensation qui ne remplissent pas les conditions de compensation selon IAS 32).
Les tableaux ci-dessous présentent les expositions maximales ainsi que le montant des actifs détenus en garantie et autres techniques de rehaussements de crédit permettant de réduire cette exposition.
Les actifs dépréciés en date de clôture correspondent aux actifs dépréciés (Bucket 3).
| Au 31 décembre 2020 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Réduction du risque de crédit | |||||||||
| Exposition maximale au |
Actifs détenus en garantie | Autres techniques de rehaussement de crédit |
|||||||
| (en milliers d'euros) | risque de crédit |
Instruments financiers reçus en garantie |
Hypothèques Nantissements | Cautionnements et autres garanties financières |
Dérivés de crédit |
||||
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat (hors titres à revenu variable et actifs représentatifs de contrats en unités de compte) |
44 407 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 3 967 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 40 440 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Instruments dérivés de couverture | 4 867 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Total | 49 274 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Au 31 décembre 2019 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Réduction du risque de crédit | ||||||||||
| Exposition maximale au |
Actifs détenus en garantie | Autres techniques de rehaussement de crédit |
||||||||
| (en milliers d'euros) | risque de crédit |
Instruments financiers reçus en garantie |
Hypothèques Nantissements | Cautionnements et autres garanties financières |
Dérivés de crédit |
|||||
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat (hors titres à revenu variable et actifs représentatifs de contrats en unités de compte) |
41 045 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 2 835 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 38 210 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| Instruments dérivés de couverture | 6 456 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| Total | 47 501 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Au 31 décembre 2020 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Réduction du risque de crédit | |||||||||
| Exposition maximale au risque de |
Actifs détenus en garantie | Autres techniques de rehaussement de crédit |
|||||||
| (en milliers d'euros) | crédit | Instruments financiers reçus en garantie |
Hypothèques | Nantissements | Cautionnements et autres garanties financières |
Dérivés de crédit |
|||
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances sur la clientèle | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Actifs financiers au coût amorti | 18 756 845 | 0 | 5 323 656 | 343 085 | 8 251 997 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 159 656 | 0 | 55 483 | 4 792 | 80 776 | 0 | |||
| Prêts et créances sur les établissements de crédit (hors opérations internes au Crédit Agricole) |
17 083 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances sur la clientèle | 17 903 325 | 0 | 5 323 656 | 343 085 | 8 251 997 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 159 656 | 0 | 55 483 | 4 792 | 80 776 | 0 | |||
| Titres de dettes | 836 437 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Total | 18 756 845 | 0 | 5 323 656 | 343 085 | 8 251 997 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 159 656 | 0 | 55 483 | 4 792 | 80 776 | 0 |
| Au 31 décembre 2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Réduction du risque de crédit | |||||||||
| Exposition | Actifs détenus en garantie | Autres techniques de rehaussement de crédit |
|||||||
| maximale au risque de crédit |
Instruments financiers reçus en garantie |
Hypothèques | Nantissements | Cautionnements et autres garanties financières |
Dérivés de crédit |
||||
| (en milliers d'euros) Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances sur la clientèle | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Actifs financiers au coût amorti | 17 263 113 | 0 | 5 163 907 | 315 046 | 7 330 711 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 167 598 | 0 | 62 738 | 4 521 | 83 483 | 0 | |||
| Prêts et créances sur les établissements de crédit (hors opérations internes au Crédit Agricole) |
20 894 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances sur la clientèle | 16 497 370 | 0 | 5 163 907 | 315 046 | 7 330 711 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 167 598 | 0 | 62 738 | 4 521 | 83 483 | 0 | |||
| Titres de dettes | 744 849 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Total | 17 263 113 | 0 | 5 163 907 | 315 046 | 7 330 711 | 0 | |||
| dont : actifs dépréciés en date de clôture | 167 598 | 0 | 62 738 | 4 521 | 83 483 | 0 |
| Au 31 décembre 2020 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Exposition maximale au risque de |
Réduction du risque de crédit | ||||||||
| Actifs détenus en garantie | Autres techniques de rehaussement de crédit |
||||||||
| (en milliers d'euros) | crédit | Instruments financiers reçus en garantie |
Hypothèques | Nantissements | Cautionnements et autres garanties financières |
Dérivés de crédit |
|||
| Engagements de garantie (hors opérations internes au Crédit Agricole) |
585 261 | 0 | 0 | 0 | 193 550 | 0 | |||
| dont : engagements dépréciés en date de clôture | 5 089 | 0 | 0 | 0 | 4 352 | 0 | |||
| Engagements de financement (hors opérations internes au Crédit Agricole) |
1 643 437 | 0 | 121 117 | 11 702 | 142 320 | 0 | |||
| dont : engagements dépréciés en date de clôture | 3 259 | 0 | 92 | 0 | 1 111 | 0 | |||
| Total | 2 228 698 | 0 | 121 117 | 11 702 | 335 870 | 0 | |||
| dont : engagements dépréciés en date de clôture | 8 348 | 0 | 92 | 0 | 5 463 | 0 |
| Au 31 décembre 2019 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Exposition maximale au |
Réduction du risque de crédit | |||||||||
| Actifs détenus en garantie | Autres techniques de rehaussement de crédit |
|||||||||
| (en milliers d'euros) | risque de crédit |
Instruments financiers reçus en garantie |
Hypothèques | Nantissements | Cautionnements et autres garanties financières |
Dérivés de crédit |
||||
| Engagements de garantie (hors opérations internes au Crédit Agricole) |
536 425 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| dont : engagements dépréciés en date de clôture | 4 706 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||||
| Engagements de financement (hors opérations internes au Crédit Agricole) |
1 518 369 | 0 | 107 566 | 7 766 | 159 471 | 0 | ||||
| dont : engagements dépréciés en date de clôture | 2 690 | 0 | 93 | 0 | 1 012 | 0 | ||||
| Total | 2 054 794 | 0 | 107 566 | 7 766 | 159 471 | 0 | ||||
| dont : engagements dépréciés en date de clôture | 7 396 | 0 | 93 | 0 | 1 012 | 0 |
Une description des actifs détenus en garantie est présentée dans la note 9 "Engagements de financement et de garantie et autres garanties".
Les actifs financiers modifiés correspondent aux actifs restructurés pour difficultés financières. Il s'agit de créances pour lesquelles l'entité a modifié les conditions financières initiales (taux d'intérêt, durée) pour des raisons économiques ou juridiques liées aux difficultés financières de l'emprunteur, selon des modalités qui n'auraient pas été envisagées dans d'autres circonstances. Ainsi elles concernent les créances classées en défaut et les créances saines, au moment de la restructuration. (Une définition plus détaillée des encours restructurés et leur traitement comptable est détaillée dans la note 1.2 "Principes et méthodes comptables", chapitre "Instruments financiers - Risque de crédit").
Pour les actifs ayant fait l'objet d'une restructuration au cours de la période, la valeur comptable établie à l'issue de la restructuration est de :
| 2020 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs sains | |||||||
| (en milliers d'euros) | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
|||||
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 0 | 0 | 0 | ||||
| Prêts et créances sur la clientèle | 0 | 10 979 | 16 618 | ||||
| Valeur comptable brute avant modification | 0 | 10 985 | 16 648 | ||||
| Gains ou pertes nets de la modification | 0 | -6 | -30 | ||||
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 |
Selon les principes établis dans la note 1.2 "Principes et méthodes comptables", chapitre "Instruments financiers - Risque de crédit", les actifs restructurés dont le stade de dépréciation correspond à celui du Bucket 2 (actifs sains) ou Bucket 3 (actifs dépréciés) peuvent faire l'objet d'un retour en Bucket 1 (actifs sains). La valeur comptable des actifs modifiés concernés par ce reclassement au cours de la période est de :
| Valeur comptable brute | ||||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
|||
| Actifs restructurés antérieurement classés en Bucket 2 ou en Bucket 3 et reclassés en Bucket 1 au cours de la période |
||||
| Prêts et créances sur la clientèle | 471 | |||
| Total | 471 |
Les valeurs comptables et montants des engagements sont présentés nets de dépréciations et de provisions.
Les catégories de risques de crédit sont présentées par intervalles de probabilité de défaut. La correspondance entre les notations internes et les intervalles de probabilité de défaut est détaillée dans le chapitre "Risques et pilier 3 – Gestion du risque de crédit" du Document d'enregistrement universel de Crédit Agricole S.A.
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Valeur comptable | ||||||||
| Catégories de risque de |
Actifs sains | Actifs sains | |||||||
| (en milliers d'euros) |
crédit | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total |
| Clientèle de détail | PD ≤ 0,5% | 9 338 035 | 7 959 | 9 345 994 | 8 467 417 | 5 845 | 8 473 262 | ||
| 0,5% < PD ≤ 2% | 2 438 174 | 16 787 | 2 454 961 | 2 356 237 | 5 872 | 2 362 109 | |||
| 2% < PD ≤ 20% | 1 031 071 | 572 848 | 1 603 919 | 1 136 616 | 637 371 | 1 773 987 | |||
| 20% < PD < 100% |
121 651 | 121 651 | 140 398 | 140 398 | |||||
| PD = 100% | 244 222 | 244 222 | 258 652 | 258 652 | |||||
| Total Clientèle de détail | 12 807 280 | 719 245 | 244 222 | 13 770 747 | 11 960 270 | 789 486 | 258 652 | 13 008 408 | |
| Hors clientèle de détail |
PD ≤ 0,6% | 3 650 337 | 3 658 | 3 653 995 | 3 217 899 | 1 902 | 3 219 801 | ||
| 0,6% < PD < 12% |
1 257 801 | 144 128 | 1 401 929 | 997 628 | 108 787 | 1 106 415 | |||
| 12% ≤ PD < 100% |
145 500 | 145 500 | 124 587 | 124 587 | |||||
| PD = 100% | 90 685 | 90 685 | 88 014 | 88 014 | |||||
| Total Hors clientèle de détail | 4 908 138 | 293 286 | 90 685 | 5 292 109 | 4 215 527 | 235 276 | 88 014 | 4 538 817 | |
| Dépréciations | -43 256 | -87 504 | -175 251 | -306 011 | -30 278 | -74 766 | -179 068 | -284 112 | |
| Total | 17 672 162 | 925 027 | 159 656 | 18 756 845 | 16 145 519 | 949 996 | 167 598 | 17 263 113 |
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant de l'engagement | Montant de l'engagement | ||||||||
| (en milliers d'euros) |
Catégories de risque de |
Engagements sains | Engagements sains | ||||||
| crédit | Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | |
| Clientèle de détail | PD ≤ 0,5% | 530 174 | 75 | 0 | 530 249 | 539 446 | 21 | 0 | 539 467 |
| 0,5% < PD ≤ 2% | 112 790 | 222 | 0 | 113 012 | 102 962 | 217 | 0 | 103 179 | |
| 2% < PD ≤ 20% | 54 379 | 8 542 | 0 | 62 921 | 70 257 | 9 707 | 0 | 79 964 | |
| 20% < PD < 100% |
318 | 4 539 | 0 | 4 539 | 748 | 6 555 | 0 | 6 555 | |
| PD = 100% | 0 | 0 | 1 783 | 1 783 | 0 | 0 | 1 738 | 1 738 | |
| Total Clientèle de détail | 697 343 | 13 378 | 1 783 | 712 504 | 712 665 | 16 500 | 1 738 | 730 903 | |
| Hors clientèle de détail |
PD ≤ 0,6% | 713 857 | 10 | 0 | 713 867 | 605 130 | 40 | 0 | 605 170 |
| 0,6% < PD < 12% |
206 729 | 4 385 | 0 | 211 114 | 172 307 | 5 022 | 0 | 177 329 | |
| 12% ≤ PD < 100% |
0 | 13 167 | 0 | 13 167 | 0 | 10 002 | 0 | 10 002 | |
| PD = 100% | 0 | 0 | 2 227 | 2 227 | 0 | 0 | 1 712 | 1 712 | |
| Total Hors clientèle de détail | 920 586 | 17 562 | 2 227 | 940 375 | 777 437 | 15 064 | 1 712 | 794 213 | |
| Provisions (1) | -5 621 | -3 070 | -751 | -9 442 | -3 665 | -2 322 | -760 | -6 747 | |
| Total | 1 612 308 | 27 870 | 3 259 | 1 643 437 | 1 486 437 | 29 242 | 2 690 | 1 518 369 |
| Engagements de garantie (hors opérations internes au Crédit Agricole) | |||
|---|---|---|---|
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant de l'engagement | Montant de l'engagement | |||||||||
| Engagements sains | Engagements sains | |||||||||
| (en milliers d'euros) |
Catégories de risque de crédit |
Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | |
| Clientèle de détail | PD ≤ 0,5% | 11 274 | 0 | 0 | 11 274 | 10 270 | 0 | 0 | 10 270 | |
| 0,5% < PD ≤ 2% | 11 240 | 0 | 0 | 11 240 | 11 009 | 0 | 0 | 11 009 | ||
| 2% < PD ≤ 20% | 3 076 | 3 625 | 0 | 6 701 | 4 290 | 5 061 | 0 | 9 351 | ||
| 20% < PD < 100% |
0 | 264 | 0 | 264 | 0 | 689 | 0 | 689 | ||
| PD = 100% | 0 | 0 | 655 | 655 | 0 | 0 | 654 | 654 | ||
| Total Clientèle de détail | 25 590 | 3 889 | 655 | 30 134 | 25 569 | 5 750 | 654 | 31 973 | ||
| Hors clientèle de détail |
PD ≤ 0,6% | 478 577 | 0 | 0 | 478 577 | 451 426 | 0 | 0 | 451 426 | |
| 0,6% < PD < 12% |
65 514 | 2 574 | 0 | 68 088 | 41 606 | 1 141 | 0 | 42 747 | ||
| 12% ≤ PD < 100% |
0 | 9 003 | 0 | 9 003 | 0 | 8 624 | 0 | 8 624 | ||
| PD = 100% | 0 | 0 | 5 241 | 5 241 | 0 | 0 | 5 260 | 5 260 | ||
| Total Hors clientèle de détail | 544 091 | 11 577 | 5 241 | 560 909 | 493 032 | 9 765 | 5 260 | 508 057 | ||
| Provisions (1) | -1 002 | -3 973 | -807 | -5 782 | -556 | -1 841 | -1 208 | -3 605 | ||
| TOTAL | 568 679 | 11 493 | 5 089 585 261 518 045 |
13 674 | 4 706 | 536 425 |
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Valeur comptable | |||||||
| Actifs sains | Actifs sains | |||||||
| (en milliers d'euros) | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total |
| Administration générale | 1 987 872 | 8 476 | 467 | 1 996 815 | 1 918 844 | 2 656 | 467 | 1 921 967 |
| Etablissements de crédit | 163 693 | 2 | 794 | 164 489 | 138 708 | 0 | 796 | 139 504 |
| Grandes entreprises | 2 756 573 | 284 808 | 89 424 | 3 130 805 | 2 157 975 | 232 620 | 86 751 | 2 477 346 |
| Clientèle de détail | 12 807 280 | 719 245 | 244 222 | 13 770 747 | 11 960 270 | 789 486 | 258 652 | 13 008 408 |
| Dépréciations | -43 256 | -87 504 | -175 251 | -306 011 | -30 278 | -74 766 | -179 068 | -284 112 |
| Total | 17 672 162 | 925 027 | 159 656 | 18 756 845 | 16 145 519 | 949 996 | 167 598 | 17 263 113 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Administration générale | 7 393 | 5 651 |
| Grandes entreprises | 3 006 223 | 2 435 002 |
| Clientèle de détail | 6 275 453 | 5 642 573 |
| Total Dettes envers la clientèle | 9 289 069 | 8 083 226 |
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant de l'engagement | Montant de l'engagement | |||||||
| Engagements sains | Engagements sains | |||||||
| (en milliers d'euros) | Engage ments soumis à une ECL 12 mois |
Engage ments soumis à une ECL à maturité |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | Engage ments soumis à une ECL 12 mois |
Engage ments soumis à une ECL à maturité |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total |
| Administration générale | (Bucket 1) 248 083 |
(Bucket 2) 0 |
0 | 248 083 | (Bucket 1) 162 442 |
(Bucket 2) 24 |
0 | 162 466 |
| Etablissements de crédit | 2 025 | 0 | 0 | 2 025 | 2 025 | 0 | 0 | 2 025 |
| Grandes entreprises | 670 478 | 17 562 | 2 227 | 690 267 | 612 970 | 15 040 | 1 712 | 629 722 |
| Clientèle de détail | 697 343 | 13 378 | 1 783 | 712 504 | 712 665 | 16 500 | 1 738 | 730 903 |
| Provisions (1) | -5 621 | -3 070 | -751 | -9 442 | -3 665 | -2 322 | -760 | -6 747 |
| Total | 1 612 308 | 27 870 | 3 259 | 1 643 437 | 1 486 437 | 29 242 | 2 690 | 1 518 369 |
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant de l'engagement | ||||||||
| Engagements sains | Engagements sains | |||||||
| (en milliers d'euros) | Engagements soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engagements soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | Engage ments soumis à une ECL 12 mois |
Engage ments soumis à une ECL à maturité |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total |
| Administration générale | 16 | 0 | 0 | 16 | (Bucket 1) 16 |
(Bucket 2) 0 |
0 | 16 |
| Etablissements de crédit | 187 322 | 0 | 4 352 | 191 674 | 153 665 | 0 | 2 883 | 156 548 |
| Grandes entreprises | 356 753 | 11 577 | 889 | 369 219 | 339 351 | 9 765 | 2 377 | 351 493 |
| Clientèle de détail | 25 590 | 3 889 | 655 | 30 134 | 25 569 | 5 750 | 654 | 31 973 |
| Provisions (1) | -1 002 | -3 973 | -807 | -5 782 | -556 | -1 841 | -1 208 | -3 605 |
| Total | 568 679 | 11 493 | 5 089 | 585 261 | 518 045 | 13 674 | 4 706 | 536 425 |
(1) Les pertes attendues ou avérées relatives aux engagements hors bilan sont prises en compte par voie de provisions figurant au passif du bilan.
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Valeur comptable | ||||||||
| Actifs sains | Actifs sains | ||||||||
| (en milliers d'euros) | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total | Actifs soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Actifs soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) |
Total | |
| France (y compris DOM-TOM) |
17 304 861 | 994 103 | 325 126 | 18 624 090 | 15 820 457 | 1 006 124 | 338 670 | 17 165 251 | |
| Autres pays de l'Union européenne |
255 308 | 2 560 | 1 825 | 259 693 | 214 609 | 3 009 | 1 978 | 219 596 | |
| Autres pays d'Europe |
127 669 | 14 552 | 5 286 | 147 507 | 114 996 | 13 503 | 3 156 | 131 655 | |
| Amérique du Nord | 7 652 | 136 | 1 445 | 9 233 | 6 059 | 1 | 1 416 | 7 476 | |
| Amériques centrale et du Sud |
684 | 0 | 6 | 690 | 903 | 0 | 6 | 909 | |
| Afrique et Moyen Orient |
13 859 | 713 | 1 009 | 15 581 | 13 473 | 901 | 1 237 | 15 611 | |
| Asie et Océanie (hors Japon) |
5 191 | 467 | 210 | 5 868 | 5 234 | 1 224 | 203 | 6 661 | |
| Japon | 194 | 0 | 0 | 194 | 66 | 0 | 0 | 66 | |
| Dépréciations | -43 256 | -87 504 | -175 251 | -306 011 | -30 278 | -74 766 | -179 068 | -284 112 | |
| Total | 17 672 162 | 925 027 | 159 656 | 18 756 845 | 16 145 519 | 949 996 | 167 598 | 17 263 113 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| France (y compris DOM-TOM) | 8 814 372 | 7 465 251 |
| Autres pays de l'Union européenne | 240 818 | 241 273 |
| Autres pays d'Europe | 173 966 | 311 129 |
| Amérique du Nord | 23 929 | 20 182 |
| Amériques centrale et du Sud | 2 377 | 5 375 |
| Afrique et Moyen-Orient | 22 940 | 26 532 |
| Asie et Océanie (hors Japon) | 9 362 | 11 338 |
| Japon | 1 305 | 2 146 |
| Total Dettes envers la clientèle | 9 289 069 | 8 083 226 |
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant de l'engagement | Montant de l'engagement | |||||||||
| Engagements sains | Engagements sains | |||||||||
| (en milliers d'euros) | Engage ments soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engage ments soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | Engage ments soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engage ments soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | ||
| France (y compris DOM TOM) |
1 503 406 | 30 555 | 4 008 | 1 537 969 | 1 416 585 | 30 242 | 3 449 | 1 450 276 | ||
| Autres pays de l'Union européenne |
77 559 | 16 | 1 | 77 576 | 55 581 | 35 | 0 | 55 616 | ||
| Autres pays d'Europe | 35 366 | 355 | 1 | 35 722 | 15 518 | 1 274 | 1 | 16 793 | ||
| Amérique du Nord | 234 | 1 | 0 | 235 | 158 | 2 | 0 | 160 | ||
| Amériques centrale et du Sud |
26 | 0 | 0 | 26 | 310 | 0 | 0 | 310 | ||
| Afrique et Moyen-Orient | 927 | 8 | 0 | 935 | 1 069 | 9 | 0 | 1 078 | ||
| Asie et Océanie (hors Japon) |
403 | 5 | 0 | 408 | 873 | 2 | 0 | 875 | ||
| Japon | 8 | 0 | 0 | 8 | 8 | 0 | 0 | 8 | ||
| Provisions (1) | -5 621 | -3 070 | -751 | -9 442 | -3 665 | -2 322 | -760 | -6 747 | ||
| Total | 1 612 308 | 27 870 | 3 259 | 1 643 437 | 1 486 437 | 29 242 | 2 690 | 1 518 369 |
| Au 31 décembre 2020 | Au 31 décembre 2019 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Montant de l'engagement | Montant de l'engagement | ||||||||||
| Engagements sains | Engagements sains | ||||||||||
| (en milliers d'euros) | Engage ments soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engage ments soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | Engage ments soumis à une ECL 12 mois (Bucket 1) |
Engage ments soumis à une ECL à maturité (Bucket 2) |
Engage ments dépréciés (Bucket 3) |
Total | |||
| France (y compris DOM-TOM) |
566 897 | 15 466 | 5 896 | 588 259 | 516 488 | 15 409 | 5 914 | 537 811 | |||
| Autres pays de l'Union européenne |
46 | 0 | 0 | 46 | 145 | 0 | 0 | 145 | |||
| Autres pays d'Europe | 2 706 | 0 | 0 | 2 706 | 1 968 | 106 | 0 | 2 074 | |||
| Amérique du Nord | 32 | 0 | 0 | 32 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Provisions (1) | -1 002 | -3 973 | -807 | -5 782 | -556 | -1 841 | -1 208 | -3 605 | |||
| Total | 568 679 | 11 493 | 5 089 | 585 261 | 518 045 | 13 674 | 4 706 | 536 425 |
| Valeur comptable au 31 décembre 2020 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs sans augmentation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale (Bucket 1) |
Actifs avec augmentation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale mais non dépréciés (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) | |||||||
| (en milliers d'euros) | ≤ 30 jours | > 30 jours à ≤ 90 jours |
> 90 jours | ≤ 30 jours | > 30 jours à ≤ 90 jours |
> 90 jours | ≤ 30 jours | > 30 jours à ≤ 90 jours |
> 90 jours |
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Prêts et créances | 81 449 | 27 241 | 0 | 45 551 | 10 691 | 6 | 6 969 | 7 242 | 94 455 |
| Administration générale |
2 519 | 12 152 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Grandes entreprises | 35 885 | 14 318 | 0 | 12 034 | 1 445 | 0 | 884 | 954 | 14 216 |
| Clientèle de détail | 43 045 | 771 | 0 | 33 517 | 9 246 | 6 | 6 085 | 6 288 | 80 239 |
| Total | 81 449 | 27 241 | 0 | 45 551 | 10 691 | 6 | 6 969 | 7 242 | 94 455 |
| Valeur comptable au 31 décembre 2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs sans augmentation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale (Bucket 1) |
Actifs avec augmentation significative du risque de crédit depuis la comptabilisation initiale mais non dépréciés (Bucket 2) |
Actifs dépréciés (Bucket 3) | |||||||
| (en milliers d'euros) | ≤ 30 jours | > 30 jours à ≤ 90 jours |
> 90 jours | ≤ 30 jours | > 30 jours à ≤ 90 jours |
> 90 jours | ≤ 30 jours | > 30 jours à ≤ 90 jours |
> 90 jours |
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Prêts et créances | 77 940 | 3 922 | 0 | 67 534 | 11 809 | 0 | 7 981 | 8 512 | 102 827 |
| Administration générale |
1 959 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Grandes entreprises | 22 952 | 1 756 | 0 | 10 881 | 2 725 | 0 | 1 071 | 934 | 14 601 |
| Clientèle de détail | 53 029 | 2 166 | 0 | 56 653 | 9 084 | 0 | 6 910 | 7 578 | 88 226 |
| Total | 77 940 | 3 922 | 0 | 67 534 | 11 809 | 0 | 7 981 | 8 512 | 102 827 |
La ventilation des valeurs de marché des instruments dérivés est présentée par maturité contractuelle résiduelle.
| 31/12/2020 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur de | ||||||
| (en milliers d'euros) | ≤ 1 an | marché | |||||
| Instruments de taux d'intérêt | 0 | 3 695 | 1 172 | 4 867 | |||
| Swaps de taux d'intérêts | 0 | 3 695 | 1 172 | 4 867 | |||
| Instruments de devises | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Sous-total | 0 | 3 695 | 1 172 | 4 867 | |||
| Total Juste valeur des instruments dérivés de couverture - Actif |
0 | 3 695 | 1 172 | 4 867 |
| 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur de | ||||||
| En milliers d'euros | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | marché | |||
| Instruments de taux d'intérêt | 15 | 697 | 5 744 | 6 456 | |||
| Swaps de taux d'intérêts | 15 | 697 | 5 744 | 6 456 | |||
| Instruments de devises | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Sous-total | 15 | 697 | 5 744 | 6 456 | |||
| Total juste valeur des instruments dérivés de couverture - Actif |
15 | 697 | 5 744 | 6 456 |
| 31/12/2020 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur | |||
| (en milliers d'euros) | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | de marché |
| Instruments de taux d'intérêt | 4 105 | 64 522 | 247 850 | 316 477 |
| Swaps de taux d'intérêts | 4 105 | 64 522 | 247 850 | 316 477 |
| Instruments de devises | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Sous-total | 4 105 | 64 522 | 247 850 | 316 477 |
| Total Juste valeur des instruments dérivés de couverture - Passif |
4 105 | 64 522 | 247 850 | 316 477 |
| 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur | |||
| En milliers d'euros | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | de marché |
| Instruments de taux d'intérêt | 180 | 50 701 | 212 642 | 263 523 |
| Swaps de taux d'intérêts | 180 | 50 701 | 212 642 | 263 523 |
| Sous-total | 180 | 50 701 | 212 642 | 263 523 |
| Total juste valeur des instruments dérivés de couverture - Passif |
180 | 50 701 | 212 642 | 263 523 |
| 31/12/2020 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur | |||
| (en milliers d'euros) | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | de marché |
| Instruments de taux d'intérêt | 1 | 90 | 3 862 | 3 953 |
| Swaps de taux d'intérêts | 1 | 89 | 3 862 | 3 952 |
| Caps-floors-collars | 0 | 1 | 0 | 1 |
| Instruments de devises et or | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Sous-total | 1 | 90 | 3 862 | 3 953 |
| Opérations de change à terme | 13 | 1 | 0 | 14 |
| Total Juste valeur des instruments dérivés de transaction - Actif |
14 | 91 | 3 862 | 3 967 |
| 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur | |||
| En milliers d'euros | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | de marché |
| Instruments de taux d'intérêt | 817 | 139 | 1 879 | 2 835 |
| Swaps de taux d'intérêts | 817 | 139 | 1 879 | 2 835 |
| Instruments de devises et or | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Sous-total | 817 | 139 | 1 879 | 2 835 |
| Total juste valeur des instruments dérivés de transaction - Actif |
817 | 139 | 1 879 | 2 835 |
| 31/12/2020 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur | |||
| (en milliers d'euros) | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | de marché |
| Instruments de taux d'intérêt | 1 | 90 | 5 074 | 5 165 |
| Swaps de taux d'intérêts | 1 | 89 | 5 074 | 5 164 |
| Caps-floors-collars | 0 | 1 | 0 | 1 |
| Instruments de devises et or | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Autres instruments | 0 | 4 | 212 | 216 |
| Autres | 0 | 4 | 212 | 216 |
| Sous-total | 1 | 94 | 5 286 | 5 381 |
| Total Juste valeur des instruments dérivés de transaction - Passif |
1 | 94 | 5 286 | 5 381 |
| 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|
| Opérations de gré à gré | Total en valeur | |||
| En milliers d'euros | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | de marché |
| Instruments de taux d'intérêt | 168 | 139 | 3 169 | 3 476 |
| Swaps de taux d'intérêts | 168 | 139 | 3 169 | 3 476 |
| Instruments de devises et or | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Autres instruments | 0 | 10 | 183 | 193 |
| Autres | 0 | 10 | 183 | 193 |
| Sous-total | 168 | 149 | 3 352 | 3 669 |
| Total juste valeur des instruments dérivés de transaction - Passif |
168 | 149 | 3 352 | 3 669 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||
|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Total encours notionnel |
Total encours notionnel |
|
| Instruments de taux d'intérêt | 5 699 535 | 5 523 021 | |
| Swaps de taux d'intérêts | 5 676 621 | 5 491 831 | |
| Caps-floors-collars | 22 914 | 31 190 | |
| Instruments de devises et or | 167 990 | 24 306 | |
| Options de change | 167 990 | 24 306 | |
| Autres instruments | 0 | 0 | |
| Sous-total | 5 867 525 | 5 547 327 | |
| Opérations de change à terme | 104 366 | 45 530 | |
| Total Notionnels | 5 971 891 | 5 592 857 |
(cf. Rapport financier)
(cf. Rapport financier)
| 31/12/2020 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Indéterminée | Total |
| Prêts et créances émis sur les établissements de crédit (y compris opérations internes au Crédit Agricole) |
1 302 168 | 131 278 | 511 375 | 200 661 | 0 | 2 145 482 |
| Prêts et créances émis sur la clientèle (dont location financement) |
712 556 | 1 987 091 | 5 166 973 | 10 330 896 | 10 742 | 18 208 258 |
| Total | 2 014 724 | 2 118 369 | 5 678 348 | 10 531 557 | 10 742 | 20 353 740 |
| Dépréciations | -304 933 | |||||
| Total Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle | 20 048 807 |
| 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Indéterminée | Total |
| Prêts et créances émis sur les établissements de crédit (y compris opérations internes au Crédit Agricole) |
988 409 | 138 357 | 690 522 | 262 299 | 0 | 2 079 587 |
| Prêts et créances émis sur la clientèle (dont location financement) |
694 296 | 1 283 625 | 4 916 993 | 9 885 568 | 0 | 16 780 482 |
| Total | 1 682 705 | 1 421 982 | 5 607 515 | 10 147 867 | 0 | 18 860 069 |
| Dépréciations | -283 113 | |||||
| Total Prêts et créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle | 18 576 956 |
| 31/12/2020 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Indéterminée | Total |
| Dettes envers les établissements de crédit (y compris opérations internes au Crédit Agricole) |
1 523 054 | 2 080 887 | 5 100 019 | 2 017 204 | 0 | 10 721 164 |
| Dettes envers la clientèle | 8 150 843 | 259 276 | 862 980 | 15 970 | 0 | 9 289 069 |
| Total Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle |
9 673 897 | 2 340 163 | 5 962 999 | 2 033 174 | 0 | 20 010 233 |
| 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Indéterminée | Total |
| Dettes envers les établissements de crédit (y compris opérations internes au Crédit Agricole) |
1 647 861 | 3 079 288 | 3 097 561 | 2 338 174 | 0 | 10 162 884 |
| Dettes envers la clientèle | 6 622 305 | 283 856 | 1 126 292 | 50 773 | 0 | 8 083 226 |
| Total Dettes envers les établissements de crédit et la clientèle |
8 270 166 | 3 363 144 | 4 223 853 | 2 388 947 | 0 | 18 246 110 |
| 31/12/2020 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an |
> 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | Indéterminée | Total | ||
| Dettes représentées par un titre | ||||||||
| Titres de créances négociables | 0 | 3 | 3 750 | 0 | 0 | 3 753 | ||
| Emprunts obligataires | 19 | 0 | 0 | 112 263 | 0 | 112 282 | ||
| Total Dettes représentées par un titre | 19 | 3 | 3 750 | 112 263 | 0 | 116 035 | ||
| Dettes subordonnées | ||||||||
| Total Dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 31/12/2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| En milliers d'euros | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an |
> 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | Indéterminée | Total | ||
| Dettes représentées par un titre | ||||||||
| Titres de créances négociables | 0 | 15 | 4 050 | 0 | 0 | 4 065 | ||
| Emprunts obligataires | 8 | 0 | 0 | 74 426 | 0 | 74 434 | ||
| Total dettes représentées par un titre | 8 | 15 | 4 050 | 74 426 | 0 | 78 499 | ||
| Dettes subordonnées | ||||||||
| Total dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Les montants présentés correspondent au montant attendu d'appel des garanties financières en risque, c'est-à-dire qui ont fait l'objet de provisions ou qui sont sous surveillance.
| 31/12/2020 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Indéterminée | Total | ||
| Garanties financières données | 0 | 15 466 | 0 | 0 | 0 | 15 466 |
| 31/12/2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Indéterminée | Total | |||
| Garanties financières données | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Les échéances contractuelles des instruments dérivés sont présentées dans la note 3.2 "Risque de marché".
Les couvertures de juste valeur modifient le risque induit par les variations de juste valeur d'un instrument à taux fixe causées par des changements de taux d'intérêts. Ces couvertures transforment des actifs ou des passifs à taux fixe en éléments à taux variable.
Les couvertures de juste valeur comprennent notamment la couverture de prêts, de titres, de dépôts et de dettes subordonnées à taux fixe.
Les couvertures de flux de trésorerie modifient notamment le risque inhérent à la variabilité des flux de trésorerie liés à des instruments portant intérêt à taux variable. Les couvertures de flux de trésorerie comprennent notamment les couvertures de prêts et de dépôts à taux variable.
Les couvertures des investissements nets en devises modifient le risque inhérent aux fluctuations des taux de change liées aux participations dans les filiales en devise étrangères.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur de marché | Montant | Valeur de marché | Montant | ||||
| (en milliers d'euros) | Positive | Négative | notionnel | Positive | Négative | notionnel | |
| Couverture de juste valeur | 4 867 | 316 477 | 5 348 510 | 6 456 | 263 523 | 4 975 476 | |
| Taux d'intérêt | 4 867 | 316 477 | 5 348 510 | 6 456 | 263 523 | 4 975 476 | |
| Couverture de flux de trésorerie | 0 | 0 | 14 286 | 0 | 0 | 29 762 | |
| Taux d'intérêt | 0 | 0 | 14 286 | 0 | 0 | 29 762 | |
| Couverture d'investissements nets dans une activité à l'étranger |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total Instruments dérivés de couverture | 4 867 | 316 477 | 5 362 796 | 6 456 | 263 523 | 5 005 238 |
La ventilation des notionnels des instruments dérivés est présentée par maturité contractuelle résiduelle.
| 31/12/2020 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Opérations sur marchés organisés | Opérations de gré à gré | Total | |||||||
| (en milliers d'euros) | ≤1 an | > 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | ≤1 an | > 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | notionnel | ||
| Instruments de taux d'intérêt | 0 | 0 | 0 | 524 307 | 2 276 145 | 2 562 344 | 5 362 796 | ||
| Swaps de taux d'intérêts | 0 | 0 | 0 | 524 307 | 2 261 859 | 2 562 344 | 5 348 510 | ||
| Caps-floors-collars | 0 | 0 | 0 | 0 | 14 286 | 0 | 14 286 | ||
| Instruments de devises | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Sous-total | 0 | 0 | 0 | 524 307 | 2 276 145 | 2 562 344 | 5 362 796 | ||
| Total Notionnel des instruments dérivés de couverture |
0 | 0 | 0 | 524 307 | 2 276 145 | 2 562 344 | 5 362 796 |
| 31/12/2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Opérations sur marchés organisés | Opérations de gré à gré | Total | |||||||
| En milliers d'euros | ≤1 an | > 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | ≤1 an | > 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | notionnel | ||
| Instruments de taux d'intérêt | 0 | 0 | 0 | 535 802 | 1 664 779 | 2 804 657 | 5 005 238 | ||
| Swaps de taux d'intérêts | 0 | 0 | 0 | 527 469 | 1 643 350 | 2 804 657 | 4 975 476 | ||
| Caps-floors-collars | 0 | 0 | 0 | 8 333 | 21 429 | 0 | 29 762 | ||
| Instruments de devises | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Autres instruments | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Sous-total | 0 | 0 | 0 | 535 802 | 1 664 779 | 2 804 657 | 5 005 238 | ||
| Total Notionnel des instruments dérivés de couverture |
0 | 0 | 0 | 535 802 | 1 664 779 | 2 804 657 | 5 005 238 |
La note 3.2 "Risque de marché - Opérations sur instruments dérivés : analyse par durée résiduelle" présente la ventilation des valeurs de marché des instruments dérivés de couverture par maturité contractuelle résiduelle.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Variations de la juste valeur |
sur la période Montant notionnel période) |
Valeur comptable | Variations de la juste valeur sur la période |
Montant notionnel |
|||||
| (en milliers d'euros) | Actif | Passif | (y compris cessation de couverture au cours de la |
Actif | Passif | (y compris cessation de couverture au cours de la période) |
||||
| Couverture de juste valeur | ||||||||||
| Marchés organisés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Marchés de gré à gré | 44 | 82 370 | -4 075 | 384 510 | 130 | 78 014 | -2 918 | 376 476 | ||
| Taux d'intérêt | 44 | 82 370 | -4 075 | 384 510 | 130 | 78 014 | -2 918 | 376 476 | ||
| Instruments fermes | 44 | 82 370 | -4 075 | 384 510 | 130 | 78 014 | -2 918 | 376 476 | ||
| Total des micro-couvertures de juste valeur |
44 | 82 370 | -4 075 | 384 510 | 130 | 78 014 | -2 918 | 376 476 | ||
| Couverture de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers |
4 823 | 234 107 | -50 190 | 4 964 000 | 6 326 | 185 509 | -82 576 | 4 599 000 | ||
| Total couverture de juste valeur | 4 867 | 316 477 | -54 265 | 5 348 510 | 6 456 | 263 523 | -85 494 | 4 975 476 |
Les variations de juste valeur des dérivés de couverture sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
| Micro-couvertures | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Couvertures existantes | Couvertures Réévalua ayant cessé tions de juste valeur |
Couvertures existantes | Couvertures ayant cessé |
Réévalua tions de juste valeur |
|||||
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable |
Dont cumul des réévalua tions de juste valeur liées à la couverture |
Cumul des réévalua tions de juste valeur liées à la couverture restant à étaler |
sur la période liées à la couverture (y compris cessations de couvertures au cours de la période) |
Valeur comptable |
Dont cumul des réévalua tions de juste valeur liées à la couverture |
Cumul des réévalua tions de juste valeur liées à la couverture restant à étaler |
sur la période liées à la couverture (y compris cessations de couvertures au cours de la période) |
|
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti |
384 510 | 80 387 | 0 | 4 407 | 376 476 | 76 384 | 0 | 2 917 | |
| Taux d'intérêt | 384 510 | 80 387 | 0 | 4 407 | 376 476 | 76 384 | 0 | 2 917 | |
| Total de la couverture de juste valeur sur les éléments d'actif |
384 510 | 80 387 | 0 | 4 407 | 376 476 | 76 384 | 0 | 2 917 | |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Total de la couverture de juste valeur sur les éléments de passif |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
La juste valeur des portions couvertes des instruments financiers micro-couverts en juste valeur est comptabilisée dans le poste du bilan auquel elle se rattache. Les variations de juste valeur des portions couvertes des instruments financiers micro-couverts en juste valeur sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
| Macro-couvertures | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||
|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur comptable | Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture restant à étaler sur couvertures ayant cessé |
Valeur comptable | Cumul des réévaluations de juste valeur liées à la couverture restant à étaler sur couvertures ayant cessé |
|
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | 4 482 831 | 0 | 4 118 915 | 19 886 | |
| Total - Actifs | 4 482 831 | 0 | 4 118 915 | 19 886 | |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | 675 073 | 0 | 480 081 | 1 996 | |
| Total - Passifs | 675 073 | 0 | 480 081 | 1 996 |
La juste valeur des portions couvertes des instruments financiers macro-couverts en juste valeur est comptabilisée dans le poste « Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux » au bilan. Les variations de juste valeur des portions couvertes des instruments financiers macro-couverts en juste valeur sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Résultat net (Résultat de la comptabilité de couverture) | Résultat net (Résultat de la comptabilité de couverture) | |||||||||
| (en milliers d'euros) | Variation de juste valeur sur les instruments de couverture (y compris cessations de couverture) |
Variation de juste valeur sur les éléments couverts (y compris cessations de couverture) |
Part de l'inefficacité de la couverture |
Variation de juste valeur sur les instruments de couverture (y compris cessations de couverture) |
Variation de juste valeur sur les éléments couverts (y compris cessations de couverture) |
Part de l'inefficacité de la couverture |
||||
| Taux d'intérêt | -54 265 | 54 925 | 660 | -85 494 | 85 494 | 0 | ||||
| Total | -54 265 | 54 925 | 660 | -85 494 | 85 494 | 0 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Variations de la juste valeur sur la période (y compris cessation de |
Montant notionnel |
Valeur comptable | Variations de la juste valeur sur la période (y compris cessation de |
Montant notionnel |
||||
| (en milliers d'euros) | Actif | Passif | couverture au cours de la période) |
Actif | Passif | couverture au cours de la période) |
|||
| Couverture de flux de trésorerie | |||||||||
| Total des micro-couvertures de flux de trésorerie |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Couverture de l'exposition des flux de trésorerie d'un portefeuille d'instruments financiers au risque de taux d'intérêt |
0 | 0 | 97 | 14 286 | 0 | 0 | 104 | 29 762 | |
| Total des macro-couvertures de flux de trésorerie |
0 | 0 | 97 | 14 286 | 0 | 0 | 104 | 29 762 | |
| Total de la couverture de flux de trésorerie |
0 | 0 | 97 | 14 286 | 0 | 0 | 104 | 29 762 |
Les variations de juste valeur des dérivés de couverture sont comptabilisées au sein du poste « Gains ou pertes comptabilisés directement en capitaux propres » à l'exception de la part inefficace de la relation de couverture qui est comptabilisée au sein du poste « Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat » au compte de résultat.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables |
Résultat net (Résultat de la comptabilité de couverture) |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables |
Résultat net (Résultat de la comptabilité de couverture) |
||||
| (en milliers d'euros) | Montant de la part efficace de la relation de couverture comptabilisé sur la période |
Montant comptabilisé en capitaux propres recyclables transférés en résultat au cours de la période |
Montant de la part inefficace de la couverture |
Montant de la part efficace de la relation de couverture comptabilisé sur la période |
Montant comptabilisé en capitaux propres recyclables transférés en résultat au cours de la période |
Montant de la part inefficace de la couverture |
|
| Taux d'intérêt | 97 | 0 | 0 | 104 | 0 | 0 | |
| Total de la couverture de flux de trésorerie |
97 | 0 | 0 | 104 | 0 | 0 |
(cf. Rapport financier)
Conformément au règlement européen 575/20131 (CRR), la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est soumise au respect du ratio de solvabilité, de levier et de liquidité.
La gestion des fonds propres de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est conduite de façon à respecter les niveaux de fonds propres prudentiels au sens de la directive européenne 2013/362 et du règlement européen 575/2013, applicables depuis le 1er janvier 2014, et exigés par les autorités compétentes, la Banque centrale européenne (BCE) et l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) afin de couvrir les risques pondérés au titre des risques de crédit, des risques opérationnels et des risques de marché.
Ce dispositif prudentiel consiste notamment à renforcer la qualité et la quantité des fonds propres réglementaires requis, à mieux appréhender les risques, à inclure des coussins de fonds propres et des exigences supplémentaires en matière de la liquidité et du levier. Les fonds propres sont répartis en trois catégories :
Pour être reconnus en fonds propres, les instruments de catégorie 1 et de catégorie 2 doivent répondre à des critères d'inclusion exigeants. Si d'anciens instruments ne sont pas ou plus éligibles, ils font l'objet d'une clause de "grand-père" permettant de les éliminer des fonds propres de façon progressive.
Les déductions relatives aux participations dans d'autres établissements de crédit viennent minorer le total de ces fonds propres et s'imputent respectivement selon le type de l'instrument sur les montants du CET1, du Tier 1 (AT1) et du Tier 2. Elles s'appliquent également aux détentions dans le secteur des assurances, quand l'établissement ne bénéficie pas de la dérogation conglomérat financier".
En 2020 comme en 2019 et selon la règlementation en vigueur, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a respecté les exigences réglementaires.
1 Complété en juin 2019 par le règlement (UE) 2019/876 et en juin 2020 par le règlement (UE) 2020/873
2 Complétée en juin 2019 par la directive (UE) 2019/878
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Sur les actifs financiers au coût amorti | 398 311 | 424 132 |
| Opérations avec les établissements de crédit | 2 587 | 1 167 |
| Opérations internes au Crédit Agricole | 46 019 | 42 571 |
| Opérations avec la clientèle | 340 029 | 369 915 |
| Opérations de location-financement | 0 | 0 |
| Titres de dettes | 9 676 | 10 479 |
| Sur les actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | 0 | 0 |
| Intérêts courus et échus des instruments de couverture | 6 890 | 2 550 |
| Autres intérêts et produits assimilés | 0 | 0 |
| Produits d'intérêts (1) (2) | 405 201 | 426 682 |
| Sur les passifs financiers au coût amorti | -111 560 | -149 653 |
| Opérations avec les établissements de crédit | -2 046 | -1 424 |
| Opérations internes au Crédit Agricole | -79 178 | -82 318 |
| Opérations avec la clientèle | -30 494 | -66 133 |
| Dettes représentées par un titre | 158 | 222 |
| Intérêts courus et échus des instruments de couverture | -60 830 | -58 522 |
| Autres intérêts et charges assimilées | -356 | -179 |
| Charges d'intérêts | -172 746 | -208 354 |
(1) dont 7 432 milliers d'euros sur créances dépréciées (Bucket 3) au 31 décembre 2020 contre 9 470 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
(2) dont 13 964 milliers d'euros correspondant à des bonifications reçues de l'Etat au 31 décembre 2020 contre 14 057 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Les montants d'intérêts négatifs enregistrés en produits d'intérêts et charges d'intérêts sont respectivement de 16 724 milliers d'euros et 2 157 milliers d'euros.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Produits | Charges | Net | Produits | Charges | Net |
| Sur opérations avec les établissements de crédit | 910 | -62 | 848 | 1 214 | -63 | 1 151 |
| Sur opérations internes au Crédit Agricole | 19 877 | -21 418 | -1 541 | 21 145 | -18 137 | 3 008 |
| Sur opérations avec la clientèle | 8 981 | -1 238 | 7 743 | 75 779 | -1 026 | 74 753 |
| Sur opérations de change | 261 | 0 | 261 | 330 | 0 | 330 |
| Sur opérations sur instruments dérivés et autres opérations de hors bilan |
147 | 0 | 147 | 76 | 0 | 76 |
| Sur moyens de paiement et autres prestations de services bancaires et financiers |
219 089 | -17 855 | 201 234 | 153 629 | -19 352 | 134 277 |
| Gestion d'OPCVM, fiducie et activités analogues | 2 821 | 0 | 2 821 | 3 311 | -21 | 3 290 |
| Total Produits et charges de commissions | 252 086 | -40 573 | 211 513 | 255 484 | -38 599 | 216 885 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dividendes reçus | 214 | 63 |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur actif/passif détenus à des fins de transaction |
-232 | 336 |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat |
220 | 94 |
| Plus ou moins-values latentes ou réalisées sur instruments de dette ne remplissant pas les critères SPPI |
2 213 | 1 762 |
| Solde des opérations de change et instruments financiers assimilés (hors résultat des couvertures d'investissements nets des activités à l'étranger) |
563 | 458 |
| Résultat de la comptabilité de couverture | 660 | 0 |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat | 3 638 | 2 713 |
Le résultat de la comptabilité de couverture se décompose comme suit :
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Profits | Pertes | Net | Profits | Pertes | Net |
| Couverture de juste valeur | 158 087 | -157 755 | 332 | 150 111 | -150 111 | 0 |
| Variations de juste valeur des éléments couverts attribuables aux risques couverts |
81 080 | -76 673 | 4 407 | 76 514 | -73 597 | 2 917 |
| Variations de juste valeur des dérivés de couverture (y compris cessations de couverture) |
77 007 | -81 082 | -4 075 | 73 597 | -76 514 | -2 917 |
| Couverture de la juste valeur de l'exposition au risque de taux d'intérêt d'un portefeuille d'instruments financiers |
412 335 | -412 007 | 328 | 269 000 | -269 000 | 0 |
| Variations de juste valeur des éléments couverts | 231 254 | -180 736 | 50 518 | 175 788 | -93 212 | 82 576 |
| Variations de juste valeur des dérivés de couverture |
181 081 | -231 271 | -50 190 | 93 212 | -175 788 | -82 576 |
| Total Résultat de la comptabilité de couverture |
570 422 | -569 762 | 660 | 419 111 | -419 111 | 0 |
Le détail du résultat de la comptabilité de couverture par type de relation (Couverture de juste valeur, Couverture de flux de trésorerie, …) est présenté dans la note 3.4 "Comptabilité de couverture".
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Rémunération des instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables (dividendes) |
10 098 | 40 526 |
| Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres |
10 098 | 40 526 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concernée par les gains ou pertes nets résultant de la décomptabilisation d'actifs financiers au coût amorti.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concernée par les gains ou pertes nets résultant du reclassement d'actifs financiers vers la juste valeur par résultat.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Produits nets des immeubles de placement | 424 | -160 |
| Autres produits (charges) nets | -52 | 148 |
| Produits (charges) des autres activités | 372 | -12 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Charges de personnel | -178 841 | -178 779 |
| Impôts, taxes et contributions réglementaires (1) | -15 298 | -12 549 |
| Services extérieurs et autres charges générales d'exploitation | -87 943 | -90 590 |
| Charges générales d'exploitation | -282 082 | -281 918 |
(1) Dont 4 180 milliers d'euros comptabilisés au titre du fonds de résolution au 31 décembre 2020.
Le montant des charges générales d'exploitation intègre les honoraires des commissaires aux comptes du groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur.
La répartition par cabinet et par type de mission des honoraires des commissaires aux comptes des sociétés de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur intégrées globalement est la suivante au titre de 2020 :
Collège des Commissaires aux comptes du groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur
| Ernst & Young | Expertea | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| En milliers d'euros | 2020 | 2019 | 2020 | 2019 | Total 2020 |
| Commissariat aux comptes, certification, examen des comptes individuels et consolidés |
117 | 117 | 52 | 52 | 169 |
| Emetteur | 117 | 117 | 52 | 52 | 169 |
| Services autres que la certification des comptes |
51 | 53 | 3 | 3 | 54 |
| Emetteur | 51 | 53 | 3 | 3 | 54 |
| Total | 168 | 170 | 55 | 55 | 223 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dotations aux amortissements | -24 375 | -22 791 |
| Immobilisations corporelles (1) | -23 804 | -22 140 |
| Immobilisations incorporelles | -571 | -651 |
| Dotations (reprises) aux dépréciations | 132 | 154 |
| Immobilisations corporelles (2) | 132 | 154 |
| Immobilisations incorporelles | 0 | 0 |
| Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations corporelles et incorporelles |
-24 243 | -22 637 |
(1) Dont 5 930 milliers d'euros comptabilisés au titre de l'amortissement du droit d'utilisation au 31 décembre 2020.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs et provisions sur engagements hors bilan sains (Bucket 1 et Bucket 2) (A) |
-30 998 | -9 342 |
| Bucket 1 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour les 12 mois à venir |
-15 381 | -2 022 |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | -12 979 | -1 523 |
| Engagements par signature | -2 402 | -499 |
| Bucket 2 : Pertes évaluées au montant des pertes de crédit attendues pour la durée de vie |
-15 617 | -7 320 |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | -12 736 | -5 923 |
| Engagements par signature | -2 881 | -1 397 |
| Dotations nettes de reprises des dépréciations sur actifs et provisions sur engagements hors bilan dépréciés (Bucket 3) (B) |
-9 703 | -13 024 |
| Instruments de dettes comptabilisés au coût amorti | -10 112 | -14 650 |
| Engagements par signature | 409 | 1 626 |
| Autres actifs (C) | 5 | 30 |
| Risques et charges (D) | 913 | 6 315 |
| Dotations nettes de reprises des dépréciations et provisions (E)= (A)+ (B)+ (C)+ (D) |
-39 783 | -16 021 |
| Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non dépréciés | -1 119 | -1 360 |
| Récupérations sur prêts et créances | 349 | 780 |
| comptabilisés au coût amorti | 349 | 780 |
| Décotes sur crédits restructurés | -36 | -56 |
| Autres pertes (1) | -1 754 | -254 |
| Autres produits (2) | 987 | 0 |
| Coût du risque | -41 356 | -16 911 |
(1) Dont 987 milliers d'euros relatifs à l'appel de la garantie Switch Assurance, versés à Crédit Agricole S.A. pour combler la baisse de la valeur de mise en équivalence des participations de Crédit Agricole S.A. dans Crédit Agricole Assurances (CAA), ce dernier étant mis en équivalence pour les besoins prudentiels.
(2) Dont 987 milliers d'euros relatifs au retour à meilleure fortune de la garantie Switch Assurance à recevoir de Crédit Agricole S.A. suite à la hausse de la valeur de mise en équivalence des participations de Crédit Agricole S.A. dans Crédit Agricole Assurances (CAA), ce dernier étant mis en équivalence pour les besoins prudentiels.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Immobilisations corporelles et incorporelles d'exploitation | 13 | 18 |
| Plus-values de cession | 20 | 35 |
| Moins-values de cession | -7 | -17 |
| Gains ou pertes nets sur autres actifs | 13 | 18 |
| En milliers d'euros | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Charge d'impôt courant | -44 088 | -46 370 |
| Charge d'impôt différé | 9 351 | 4 553 |
| Total Charge d'impôt | -34 737 | -41 817 |
| (en milliers d'euros) | Base | Taux d'impôt | Impôt |
|---|---|---|---|
| Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence |
110 408 | 32,02% | -35 353 |
| Effet des différences permanentes | -1 287 | ||
| Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires |
-207 | ||
| Effet de l'imposition à taux réduit | 62 | ||
| Effet des autres éléments | 2 048 | ||
| Taux et charge effectifs d'impôt | 31,46% | -34 737 |
Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 31 décembre 2020.
Le total des impôts différés relatifs aux éléments imputés dans les capitaux propres s'élève à 3 494 milliers d'euros au 31 décembre 2020.
| (en milliers d'euros) | Base | Taux d'impôt | Impôt |
|---|---|---|---|
| Résultat avant impôt, dépréciations d'écarts d'acquisition, activités abandonnées et résultats des entreprises mises en équivalence |
156 992 | 34,43% | -54 052 |
| Effet des différences permanentes | 9 417 | ||
| Effet des pertes de l'exercice, de l'utilisation des reports déficitaires et des différences temporaires |
-165 | ||
| Effet de l'imposition à taux réduit | 532 | ||
| Effet des autres éléments | 2 451 | ||
| Taux et charge effectifs d'impôt | 26,64% | -41 817 |
Le taux d'impôt théorique est le taux d'imposition de droit commun (y compris la contribution sociale additionnelle) des bénéfices taxables en France au 31 décembre 2019.
Le total des impôts différés relatifs aux éléments imputés dans les capitaux propres s'élève à -1 148 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Est présenté ci-dessous le détail des produits et charges comptabilisés de la période :
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | ||
| Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture | -434 | -418 |
| Ecart de réévaluation de la période | 97 | 104 |
| Autres variations | -531 | -522 |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
142 | 118 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | -292 | -300 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | ||
| Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi | -1 015 | -1 657 |
| Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables |
-76 857 | 71 282 |
| Ecart de réévaluation de la période | -76 857 | 71 221 |
| Transferts en réserves | 0 | 14 |
| Autres variations | 0 | 47 |
| Impôts sur les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
3 352 | -1 266 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | -74 520 | 68 359 |
| Gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres | -74 812 | 68 059 |
| Dont part du Groupe | -74 812 | 68 059 |
| Variation des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres et effets d'impôt | |||
|---|---|---|---|
| 31/12/2019 | Variation | 31/12/2020 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Brut | Impôt | Net d'impôt |
Net dont part Groupe |
Brut | Impôt | Net d'impôt |
Net dont part Groupe |
Brut | Impôt | Net d'impôt |
Net dont part Groupe |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | ||||||||||||
| Gains et pertes sur écarts de conversion Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture |
0 3 276 |
0 -890 |
0 2 386 |
0 2 386 |
0 -434 |
0 142 |
-1 -292 |
0 -292 |
0 2 842 |
0 -748 |
0 2 094 |
0 2 094 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
3 276 | -890 | 2 386 | 2 386 | -434 | 142 | -293 | -292 | 2 842 | -748 | 2 094 | 2 094 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | 3 276 | -890 | 2 386 | 2 386 | -434 | 142 | -293 | -292 | 2 842 | -748 | 2 094 | 2 094 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | ||||||||||||
| Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi | -12 736 | 3 289 | -9 447 | -9 447 | -1 015 | 263 | -752 | -752 | -13 751 | 3 552 | -10 199 | -10 199 |
| Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables |
238 075 | -8 118 | 229 957 | 229 957 | -76 857 | 3 089 | -73 768 | -73 768 | 161 218 | -5 029 | 156 189 | 156 189 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
225 339 | -4 829 | 220 510 | 220 510 | -77 872 | 3 352 | -74 520 | -74 520 | 147 467 | -1 477 | 145 990 | 145 990 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | 225 339 | -4 829 | 220 510 | 220 510 | -77 872 | 3 352 | -74 520 | -74 520 | 147 467 | -1 477 | 145 990 | 145 990 |
| GAINS ET PERTES COMPTABILISÉS DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES | 228 615 | -5 719 | 222 896 | 222 896 | -78 306 | 3 494 | -74 813 | -74 812 | 150 309 | -2 225 | 148 084 | 148 084 |
| 31/12/2018 | Variation | 31/12/2019 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Brut | Impôt | Net d'impôt |
Net dont part Groupe |
Brut | Impôt | Net d'impôt |
Net dont part Groupe |
Brut | Impôt | Net d'impôt |
Net dont part Groupe |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | ||||||||||||
| Gains et pertes sur écarts de conversion | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Gains et pertes sur instruments dérivés de couverture | 3 694 | -1 008 | 2 686 | 2 686 | -418 | 118 | -300 | -300 | 3 276 | -890 | 2 386 | 2 386 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables hors entreprises mises en équivalence |
3 694 | -1 008 | 2 686 | 2 686 | -418 | 118 | -300 | -300 | 3 276 | -890 | 2 386 | 2 386 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres recyclables | 3 694 | -1 008 | 2 686 | 2 686 | -418 | 118 | -300 | -300 | 3 276 | -890 | 2 386 | 2 386 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | ||||||||||||
| Gains et pertes actuariels sur avantages post emploi | -11 079 | 2 862 | -8 217 | -8 217 | -1 657 | 427 | -1 230 | -1 230 | -12 736 | 3 289 | -9 447 | -9 447 |
| Gains et pertes sur instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables |
166 793 | -6 425 | 160 368 | 160 368 | 71 282 | -1 693 | 69 589 | 69 589 | 238 075 | -8 118 | 229 957 | 229 957 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables hors entreprises mises en équivalence |
155 714 | -3 563 | 152 151 | 152 151 | 69 625 | -1 266 | 68 359 | 68 359 | 225 339 | -4 829 | 220 510 | 220 510 |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables | 155 714 | -3 563 | 152 151 | 152 151 | 69 625 | -1 266 | 68 359 | 68 359 | 225 339 | -4 829 | 220 510 | 220 510 |
| GAINS ET PERTES COMPTABILISÉS DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES | 159 408 | -4 571 | 154 837 | 154 837 | 69 207 | -1 148 | 68 059 | 68 059 | 228 615 | -5 719 | 222 896 | 222 896 |
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur exerce son activité sur le secteur unique de la banque de proximité en France. Elle n'exerce pas, sur des volumes significatifs, d'activité distincte de celle-ci. Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'effectue pas une ventilation sectorielle de ses activités.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Actif | Passif | Actif | Passif |
| Caisse | 111 895 | 109 603 | ||
| Banques centrales | 10 270 | 0 | 89 536 | 0 |
| Valeur au bilan | 122 165 | 0 | 199 139 | 0 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 3 967 | 2 835 |
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 414 395 | 39 147 |
| Instruments de capitaux propres | 1 156 | 937 |
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 413 239 | 38 210 |
| Valeur au bilan | 418 362 | 41 982 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Instruments dérivés | 3 967 | 2 835 |
| Valeur au bilan | 3 967 | 2 835 |
Les montants relatifs aux titres reçus en pension livrée comprennent ceux que l'entité est autorisée à redonner en garantie.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Titres de participation non consolidés | 1 156 | 937 |
| Total Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat | 1 156 | 937 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Titres de dettes | 413 239 | 38 210 |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 2 680 | 2 628 |
| OPCVM | 410 559 | 35 582 |
| Total Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI à la juste valeur par résultat |
413 239 | 38 210 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 5 381 | 3 669 |
| Valeur au bilan | 5 381 | 3 669 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Instruments dérivés | 5 381 | 3 669 |
| Valeur au bilan | 5 381 | 3 669 |
Une information détaillée sur les instruments dérivés de transaction est fournie dans la note 3.2 relative au risque de marché, notamment sur taux d'intérêt.
L'information détaillée est fournie à la note 3.4 "Comptabilité de couverture".
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
| Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
0 | 0 | -5 | 0 | 0 | -5 |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 332 479 | 190 872 | -29 655 | 1 433 249 | 259 312 | -21 235 |
| Total | 1 332 479 | 190 872 | -29 660 | 1 433 249 | 259 312 | -21 240 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 0 | 0 | -5 | 0 | 0 | -5 |
| Total des titres de dettes | 0 | 0 | -5 | 0 | 0 | -5 |
| Total des prêts et créances | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total Instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables |
0 | 0 | -5 | 0 | 0 | -5 |
| Impôts sur les bénéfices | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de dettes comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres recyclables (nets d'impôts) |
0 | -5 | 0 | -5 |
Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de capitaux propres non recyclables
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
Valeur au bilan |
Gains latents |
Pertes latentes |
| Actions et autres titres à revenu variable | 7 986 | 56 | 0 | 5 439 | 53 | 0 |
| Titres de participation non consolidés | 1 324 493 | 190 816 | -29 655 | 1 427 810 | 259 259 | -21 235 |
| Total Instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables |
1 332 479 | 190 872 | -29 655 | 1 433 249 | 259 312 | -21 235 |
| Impôts sur les bénéfices | -5 029 | 0 | -8 118 | 0 | ||
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d'impôt) |
185 843 | -29 655 | 251 194 | -21 235 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Juste Valeur à la date de décomptabilisa tion |
Gains cumulés réalisés |
Pertes cumulées réalisées |
Juste Valeur à la date de décomptabilisa tion |
Gains cumulés réalisés |
Pertes cumulées réalisées |
|
| Titres de participation non consolidés |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -14 | |
| Total Placements dans des instruments de capitaux propres |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | -14 | |
| Gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres sur instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres non recyclables (nets d'impôt) |
0 | 0 | 0 | -14 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Prêts et créances sur les établissements de crédit | 2 145 482 | 2 079 586 |
| Prêts et créances sur la clientèle (1) | 17 903 325 | 16 497 370 |
| Titres de dettes | 836 437 | 744 849 |
| Valeur au bilan | 20 885 244 | 19 321 805 |
(1) Au 31 décembre 2020, dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID19, le montant des encours de prêts garantis par l'Etat (PGE) accordés par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur s'élève à 702 391 milliers d'euros et celui des reports d'échéances d'encours de prêts à la clientèle à 364 millions d'euros.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|---|
| Etablissements de crédit | |||
| Comptes et prêts | 14 661 | 18 473 | |
| dont comptes ordinaires débiteurs non douteux (1) | 14 659 | 18 466 | |
| Prêts subordonnés | 2 422 | 2 422 | |
| Valeur brute | 17 083 | 20 895 | |
| Dépréciations | 0 | -1 | |
| Valeur nette des prêts et créances auprès des établissements de crédit | 17 083 | 20 894 | |
| Opérations internes au Crédit Agricole | |||
| Comptes ordinaires | 1 001 728 | 857 109 | |
| Titres reçus en pension livrée | 150 118 | 0 | |
| Comptes et avances à terme | 976 553 | 1 201 583 | |
| Total Prêts et créances internes au Crédit Agricole | 2 128 399 | 2 058 692 | |
| Valeur au bilan | 2 145 482 | 2 079 586 |
(1) Ces opérations composent pour partie la rubrique "Solde net des comptes, prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit" du Tableau des flux de trésorerie
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Opérations avec la clientèle | ||
| Créances commerciales | 3 554 | 6 633 |
| Autres concours à la clientèle | 18 080 276 | 16 676 131 |
| Avances en comptes courants d'associés | 53 293 | 22 287 |
| Comptes ordinaires débiteurs | 71 135 | 75 431 |
| Valeur brute | 18 208 258 | 16 780 482 |
| Dépréciations | -304 933 | -283 112 |
| Valeur nette des prêts et créances auprès de la clientèle | 17 903 325 | 16 497 370 |
| Valeur au bilan | 17 903 325 | 16 497 370 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Effets publics et valeurs assimilées | 317 745 | 327 178 |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 519 770 | 418 670 |
| Total | 837 515 | 745 848 |
| Dépréciations | -1 078 | -999 |
| Valeur au bilan | 836 437 | 744 849 |
| Actifs transférés restant comptabilisés en totalité | Actifs transférés comptabilisés à hauteur de l'implication continue de l'entité |
||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs transférés | Actifs et Passifs associés passifs associés |
Valeur comptable |
Valeur comptable de l'actif encore |
Valeur | |||||||||||
| Valeur comptable |
dont titrisations (non déconsolidantes) |
dont pensions livrées |
Juste valeur (1) |
Valeur comptable |
dont titrisations (non déconsolidantes) |
dont pensions livrées |
Juste valeur (1) |
Juste valeur nette (1) |
totale des actifs initiaux avant leur transfert |
comptabilisée (implication continue) |
comptable des passif associés |
||||
| (en milliers d'euros) | |||||||||||||||
| Actifs financiers au coût amorti | 120 901 | 120 901 | 0 | 126 772 | 112 263 | 112 263 | 0 | 112 406 | 14 366 | 0 | 0 | 0 | |||
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |||
| Prêts et créances | 120 901 | 120 901 | 0 | 126 772 | 112 263 | 112 263 | 0 | 112 406 | 14 366 | 0 | 0 | 0 | |||
| Total Actifs financiers | 120 901 | 120 901 | 0 | 126 772 | 112 263 | 112 263 | 0 | 112 406 | 14 366 | 0 | 0 | 0 | |||
| TOTAL ACTIFS TRANSFÉRÉS | 120 901 | 120 901 | 0 | 126 772 | 112 263 | 112 263 | 0 | 112 406 | 14 366 | 0 | 0 | 0 |
(1) Dans le cas où la "garantie de la ou des autres parties à l'accord donnant lieu aux passifs associés se limite aux actifs transférés" (IFRS 7.42D.(d)).
| Actifs transférés restant comptabilisés en totalité | Actifs transférés comptabilisés à hauteur de l'implication continue de l'entité |
||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs transférés Passifs associés |
Actifs et passifs associés |
Valeur comptable |
Valeur comptable de l'actif encore |
Valeur | |||||||||
| Valeur comptable |
dont titrisation (non déconsolidante) |
dont pensions livrées |
Juste valeur (1) |
Valeur comptable |
dont titrisation (non déconsolidante) |
dont pensions livrées |
Juste valeur (1) | Juste valeur nette (1) |
totale des actifs initiaux avant leur transfert |
comptabilisée (implication continue) |
comptable des passifs associés |
||
| En milliers d'euros | |||||||||||||
| Actifs financiers au coût amorti | 80 695 | 80 695 | 0 | 85 633 | 74 426 | 74 426 | 0 | 75 497 | 10 136 | 0 | 0 | 0 | |
| Titres de dettes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
| Prêts et créances | 80 695 | 80 695 | 0 | 85 633 | 74 426 | 74 426 | 0 | 75 497 | 10 136 | 0 | 0 | 0 | |
| Total Actifs financiers | 80 695 | 80 695 | 0 | 85 633 | 74 426 | 74 426 | 0 | 75 497 | 10 136 | 0 | 0 | 0 | |
| TOTAL ACTIFS TRANSFÉRÉS | 80 695 | 80 695 | 0 | 85 633 | 74 426 | 74 426 | 0 | 75 497 | 10 136 | 0 | 0 | 0 | |
| (1) Dans le cas où la "garantie de la ou des autres parties à l'accord donnant lieu aux passifs associés se limite aux actifs transférés" (IFRS 7.42D.(d)). |
Les titrisations consolidées avec investisseurs externes constituent un transfert d'actifs au sens de l'amendement à IFRS 7. En effet, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a une obligation contractuelle indirecte de remettre aux investisseurs externes les flux de trésorerie des actifs cédés au fonds de titrisation (bien que ces actifs figurent au bilan de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur via la consolidation du fonds). Les créances cédées au fonds de titrisation servent de garantie aux investisseurs.
Les titrisations consolidées intégralement autosouscrites ne constituent pas un transfert d'actif au sens de la norme IFRS 7.
Au titre de l'exercice, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a constaté aucun engagement encouru relatif aux actifs transférés décomptabilisés intégralement.
Le périmètre des expositions souveraines recensées couvre les expositions à l'État, hors collectivités locales. Les créances fiscales sont exclues du recensement.
L'exposition aux dettes souveraines correspond à une exposition nette de dépréciation (valeur au bilan) présentée à la fois brute et nette de couverture.
Les expositions de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur au risque souverain sont les suivantes :
| 31/12/2020 | Expositions nettes de dépréciations | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) |
Actifs financiers à la juste valeur par résultat |
Actifs financiers à | |||||||||
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction |
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat |
la juste valeur par capitaux propres recyclables |
Actifs financiers au coût amorti |
Total activité banque brut de couvertures |
Couvertures | Total activité banque net de couvertures |
|||||
| France | 0 | 0 | 0 | 317 714 | 317 714 | 0 | 317 714 | ||||
| Total | 0 | 0 | 0 | 317 714 | 317 714 | 0 | 317 714 |
| 31/12/2019 | Expositions nettes de dépréciations | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat |
Actifs financiers à | ||||||
| (en milliers d'euros) |
Actifs financiers détenus à des fins de transaction |
Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat |
la juste valeur par capitaux propres recyclables |
Actifs financiers au coût amorti |
Total activité banque brut de couvertures |
Couvertures | Total activité banque net de couvertures |
| France | 0 | 0 | 0 | 327 094 | 327 094 | 0 | 327 094 |
| Total | 0 | 0 | 0 | 327 094 | 327 094 | 0 | 327 094 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Dettes envers les établissements de crédit | 10 721 164 | 10 162 884 |
| Dettes envers la clientèle | 9 289 069 | 8 083 226 |
| Dettes représentées par un titre | 116 035 | 78 499 |
| Valeur au bilan | 20 126 268 | 18 324 609 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Etablissements de crédit | ||
| Comptes et emprunts | 2 427 | 2 431 |
| Total | 2 427 | 2 431 |
| Opérations internes au Crédit Agricole | ||
| Comptes ordinaires créditeurs | 37 434 | 71 836 |
| Titres donnés en pension livrée | 150 024 | 0 |
| Comptes et avances à terme | 10 531 279 | 10 088 617 |
| Total | 10 718 737 | 10 160 453 |
| Valeur au bilan | 10 721 164 | 10 162 884 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Comptes ordinaires créditeurs | 7 907 993 | 6 272 313 |
| Comptes d'épargne à régime spécial | 64 840 | 63 453 |
| Autres dettes envers la clientèle | 1 316 236 | 1 747 460 |
| Valeur au bilan | 9 289 069 | 8 083 226 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Titres de créances négociables | 3 753 | 4 065 |
| Emprunts obligataires | 112 282 | 74 434 |
| Valeur au bilan | 116 035 | 78 499 |
| 31/12/2020 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Effets de compensation sur les actifs financiers relevant de convention-cadre de compensation et autres accords similaires |
|||||||
| Nature des instruments financiers |
Montants bruts des actifs comptabilisés avant tout effet de compensation |
Montants bruts des passifs effectivement compensés comptablement |
Montants nets des actifs financiers présentés dans les états de synthèse |
Autres montants compensables sous conditions | Montant net | ||
| Montants bruts des passifs financiers relevant de convention-cadre de compensation |
Montants des autres instruments financiers reçus en garantie, dont dépôt de garantie |
après l'ensemble des effets de compensation |
|||||
| (en milliers d'euros) | |||||||
| Dérivés (1) | 8 834 | 0 | 8 834 | 5 192 | 0 | 3 642 | |
| Prises en pension de titres (2) | 150 118 | 0 | 150 118 | 150 003 | 0 | 115 | |
| Total des actifs financiers soumis à compensation |
158 952 | 0 | 158 952 | 155 195 | 0 | 3 757 |
(1) Le montant des dérivés soumis à compensation représente 100 % des dérivés à l'actif à la date d'arrêté.
(2) Le montant des prises en pension de titres soumis à compensation représente 100 % des prises en pension de titres à l'actif à la date d'arrêté.
| 31/12/2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nature des instruments financiers |
Effets de compensation sur les actifs financiers relevant de convention-cadre de compensation et autres accords similaires |
|||||||
| Montants bruts des actifs des passifs comptabilisés effectivement avant tout effet compensés de comptablement compensation |
Montants bruts | Montants nets des actifs |
Autres montants compensables sous conditions | Montant net | ||||
| financiers présentés dans les états de synthèse |
Montants bruts des passifs financiers relevant de convention-cadre de compensation |
Montants des autres instruments financiers reçus en garantie, dont dépôt de garantie |
après l'ensemble des effets de compensation |
|||||
| (en milliers d'euros) | ||||||||
| Dérivés | 9 291 | 0 | 9 291 | 0 | 0 | 9 291 | ||
| Total des actifs financiers soumis à compensation |
9 291 | 0 | 9 291 | 0 | 0 | 9 291 |
| 31/12/2020 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Effets de compensation sur les passifs financiers relevant de convention-cadre de compensation et autres accords similaires |
||||||||
| Nature des instruments financiers |
Montants bruts des passifs |
Montants bruts | Montants nets des passifs |
Autres montants compensables sous conditions | Montant net | |||
| des actifs comptabilisés effectivement avant tout effet compensés de comptablement compensation |
financiers présentés dans les états de synthèse |
Montants bruts des actifs financiers relevant de convention-cadre de compensation |
Montants des autres instruments financiers donnés en garantie, dont dépôt de garantie |
après l'ensemble des effets de compensation |
||||
| (en milliers d'euros) Dérivés (1) |
321 858 | 0 | 321 858 | 5 192 | 316 064 | 602 | ||
| Mises en pension de titres (2) | 150 024 | 0 | 150 024 | 150 003 | 0 | 21 | ||
| Emprunts de titres | 183 | 0 | 183 | 0 | 0 | 183 | ||
| Total des passifs financiers soumis à compensation |
472 065 | 0 | 472 065 | 155 195 | 316 064 | 806 |
(1) Le montant des dérivés soumis à compensation représente 100 % des dérivés au passif à la date d'arrêté.
(2) Le montant des mises en pension de titres soumis à compensation représente 100 % des mises en pension de titres au passif à la date d'arrêté.
(3) Le montant des emprunts de titres soumis à compensation représente 100 % des emprunts de titres au passif à la date d'arrêté.
| 31/12/2019 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Effets de compensation sur les passifs financiers relevant de convention-cadre de compensation et autres accords similaires |
||||||||
| Nature des instruments financiers |
Montants bruts des passifs |
Montants bruts des actifs effectivement compensés comptablement |
Montants nets des passifs financiers présentés dans les états de synthèse |
Autres montants compensables sous conditions | Montant net | |||
| comptabilisés avant tout effet de compensation |
Montants bruts des actifs financiers relevant de convention-cadre de compensation |
Montants des autres instruments financiers donnés en garantie, dont dépôt de garantie |
après l'ensemble des effets de compensation |
|||||
| (en milliers d'euros) Dérivés |
267 192 | 0 | 267 192 | 0 | 259 204 | 7 988 | ||
| Emprunts de titre | 183 | 0 | 183 | 0 | 0 | 183 | ||
| Total des passifs financiers soumis à compensation |
267 375 | 0 | 267 375 | 0 | 259 204 | 8 171 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Impôts courants | 2 500 | 2 488 |
| Impôts différés | 70 029 | 57 110 |
| Total Actifs d'impôts courants et différés | 72 529 | 59 598 |
| Impôts courants | 128 | 102 |
| Impôts différés | 0 | 0 |
| Total Passifs d'impôts courants et différés | 128 | 102 |
Le net des actifs et passifs d'impôts différés se décompose comme suit :
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Impôts différés Actif |
Impôts différés Passif |
Impôts différés Actif |
Impôts différés Passif |
| Décalages temporaires comptables-fiscaux | 78 870 | 0 | 71 401 | 0 |
| Provisions pour risques et charges non déductibles | 50 155 | 0 | 41 930 | 0 |
| Autres différences temporaires | 28 714 | 0 | 29 471 | 0 |
| Impôts différés sur réserves latentes | -4 034 | 0 | -7 395 | 0 |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres | -7 605 | -2 576 | -10 706 | -2 587 |
| Couverture de flux de trésorerie | 24 | 772 | 52 | 942 |
| Gains et pertes sur écarts actuariels | 3 547 | 1 804 | 3 259 | 1 645 |
| Impôts différés sur résultat | -4 807 | 0 | -6 896 | 0 |
| Total Impôts différés | 70 029 | 0 | 57 110 | 0 |
Les impôts différés sont nettés au bilan par entité fiscale.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|---|
| Autres actifs | 448 039 | 408 704 | |
| Comptes de stocks et emplois divers | 1 942 | 2 560 | |
| Débiteurs divers (1) | 445 967 | 405 890 | |
| Comptes de règlements | 130 | 254 | |
| Comptes de régularisation | 93 955 | 114 823 | |
| Comptes d'encaissement et de transfert | 22 770 | 41 191 | |
| Comptes d'ajustement et comptes d'écarts | 9 | 9 | |
| Produits à recevoir | 54 392 | 56 528 | |
| Charges constatées d'avance | 446 | 907 | |
| Autres comptes de régularisation | 16 338 | 16 188 | |
| Valeur au bilan | 541 994 | 523 527 |
(1) dont 2 875 milliers d'euros au titre de la contribution au Fonds de Résolution Unique versée sous forme d'un dépôt de garantie. Ce dépôt de garantie est utilisable par le Fonds de Résolution Unique, à tout moment et sans condition, pour financer une intervention.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Autres passifs (1) | 129 238 | 140 458 |
| Comptes de règlements | 1 | 0 |
| Créditeurs divers | 95 329 | 112 527 |
| Versements restant à effectuer sur titres | 6 303 | 5 752 |
| Dettes locatives (3) | 27 605 | 22 179 |
| Comptes de régularisation | 241 221 | 254 019 |
| Comptes d'encaissement et de transfert (2) | 67 225 | 61 929 |
| Produits constatés d'avance | 116 514 | 126 473 |
| Charges à payer | 53 120 | 56 122 |
| Autres comptes de régularisation | 4 362 | 9 495 |
| Valeur au bilan | 370 459 | 394 477 |
(1) Les montants indiqués incluent les dettes rattachées.
(2) Les montants sont indiqués en net.
(3) Tenant compte des effets de première application de la décision de l'IFRS IC du 26 novembre 2019 sur la durée des contrats de location IFRS 16, le solde des dettes locatives au bilan aurait été de 34 225 milliers d'euros au 31/12/2019 (Cf. note 1.1 Normes applicables et comparabilité)
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne possède pas d'actifs de cette nature.
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'intègre pas dans son périmètre de consolidation des entreprises de cette nature.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Autres mouvements |
31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|
| Valeur brute | 9 105 | 1 538 | 0 | 0 | 10 643 |
| Amortissements et dépréciations | -664 | -370 | 0 | -93 | -1 127 |
| Valeur au bilan (1) | 8 441 | 1 168 | 0 | -93 | 9 516 |
(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple
| En milliers d'euros | 31/12/2018 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Autres mouvements |
31/12/2019 |
|---|---|---|---|---|---|
| Valeur brute | 4 578 | 4 562 | -35 | 9 105 | |
| Amortissements et dépréciations | -504 | -160 | 0 | -664 | |
| Valeur au bilan (1) | 4 074 | 4 402 | -35 | 0 | 8 441 |
(1) Y compris immeubles de placement donnés en location simple
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|---|
| Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques |
Niveau 1 | 0 | 0 |
| Valorisation fondée sur des données observables | Niveau 2 | 0 | 0 |
| Valorisation fondée sur des données non observables | Niveau 3 | 10 643 | 9 105 |
| Valeur de marché des immeubles de placement | 10 643 | 9 105 |
Tous les immeubles de placement font l'objet d'une comptabilisation au coût au bilan.
Les immobilisations corporelles d'exploitation incluent les droits d'utilisation des immobilisations prises en location en tant que preneur.
Les amortissements et dépréciations des immobilisations corporelles d'exploitation sont présentés y compris amortissements sur immobilisations données en location simple.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Autres mouvements (1) |
31/12/2020 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles d'exploitation | ||||||||
| Valeur brute | 407 127 | 20 564 | -29 319 | 12 479 | 410 851 | |||
| Amortissements et dépréciations | -277 245 | -23 504 | 25 693 | -398 | -275 454 | |||
| Valeur au bilan | 129 882 | -2 940 | -3 626 | 12 081 | 135 397 | |||
| Immobilisations incorporelles | ||||||||
| Valeur brute | 22 467 | 164 | -1 884 | 0 | 20 747 | |||
| Amortissements et dépréciations | -20 746 | -571 | 1 884 | 0 | -19 433 | |||
| Valeur au bilan | 1 721 | -407 | 0 | 0 | 1 314 |
(1) Tenant compte des effets de première application de la décision de l'IFRS IC du 26 novembre 2019 sur la durée des contrats de location IFRS 16, le solde des droits d'utilisation au bilan aurait été de 39 710 milliers d'euros au 31/12/2019 (contre 27 231 milliers d'euros avant application de la décision IFRS IC) (Cf. note 1.1 Normes applicables et comparabilité).
| En milliers d'euros | 31/12/2018 | 01/01/2019 (1) | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Autres mouvements |
31/12/2019 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Immobilisations corporelles d'exploitation |
||||||
| Valeur brute | 353 901 | 391 797 | 18 410 | -3 080 | 407 127 | |
| Amortissements et dépréciations |
-255 817 | -256 127 | -22 315 | 1 197 | -277 245 | |
| Valeur au bilan | 98 084 | 135 670 | -3 905 | -1 883 | 129 882 | |
| Immobilisations incorporel | ||||||
| Valeur brute | 31 142 | 21 953 | 515 | -1 | 22 467 | |
| Amortissements et dépréciations |
-20 405 | -20 095 | -651 | 0 | -20 746 | |
| Valeur au bilan | 10 737 | 1 858 | -136 | -1 | 0 | 1 721 |
(1) Impact de la comptabilisation du droit d'utilisation dans le cadre de la première application de la norme IFRS 16 Contrats de location (Cf. note 1.1 "Normes applicables et comparabilité")
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concernée par les écarts d'acquisition.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concernée par les provisions techniques des contrats d'assurance.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Dotations | Reprises utilisées |
Reprises non utilisées |
Autres mouvements |
31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Risques sur les produits épargne-logement | 22 440 | 1 781 | 24 221 | |||
| Risques d'exécution des engagements par signature |
10 352 | 35 293 | -30 421 | 15 224 | ||
| Risques opérationnels | 4 725 | 1 117 | -39 | -982 | 4 821 | |
| Engagements sociaux (retraites) et assimilés (1) |
8 671 | 251 | -90 | -2 775 | 499 | 6 556 |
| Litiges divers | 13 243 | 1 752 | -244 | -2 847 | 11 904 | |
| Participations | 1 808 | -444 | 1 364 | |||
| Autres risques | 8 833 | 1 904 | -4 882 | -255 | 5 600 | |
| TOTAL | 70 072 | 42 098 | -5 255 | -37 724 | 499 | 69 690 |
(1) Dont 4 491 milliers d'euros au titre des avantages postérieurs à l'emploi sur des régimes à prestations définies, tels que détaillés dans la note 7.4, dont 2 066 milliers d'euros au titre de la provision pour médaille du travail.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2018 | 01/01/2019 (2) |
Dotations | Reprises utilisées |
Reprises non utilisées |
Autres mouvements |
31/12/2019 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Risques sur les produits épargne logement |
14 287 | 14 287 | 8 170 | -18 | 22 440 | ||
| Risques d'exécution des engagements par signature |
10 082 | 10 082 | 39 291 | -39 021 | 10 352 | ||
| Risques opérationnels | 7 484 | 7 484 | 386 | -3 145 | 4 725 | ||
| Engagements sociaux (retraites) et assimilés (1) |
7 963 | 7 963 | 182 | -155 | -552 | 1 233 | 8 671 |
| Litiges divers | 16 878 | 16 878 | 1 377 | -1 113 | -3 898 | 13 243 | |
| Participations | 1 478 | 1 478 | 500 | -170 | 1 808 | ||
| Autres risques | 13 781 | 13 781 | 3 047 | -6 422 | -1 573 | 8 833 | |
| TOTAL | 71 953 | 71 953 | 52 953 | -7 690 | -48 377 | 1 233 | 70 072 |
(1) Dont 6 766 milliers d'euros au titre des avantages postérieurs à l'emploi sur des régimes à prestations définies, tels que détaillés dans la note 7.4, dont 1 905 milliers d'euros au titre de la provision pour médaille du travail.
(2) Reclassement des provisions pour risques fiscaux portant sur l'impôt sur le résultat de la rubrique « Provisions » vers la rubrique « Passifs d'impôts courants et différés » au 1er janvier 2019
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | ||
| Ancienneté de moins de 4 ans | 349 728 | 338 886 |
| Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans | 1 381 124 | 1 268 914 |
| Ancienneté de plus de 10 ans | 927 469 | 943 518 |
| Total plans d'épargne-logement | 2 658 321 | 2 551 318 |
| Total comptes épargne-logement | 228 440 | 215 184 |
| Total encours collectés au titre des contrats épargne-logement | 2 886 761 | 2 766 502 |
Les encours de collecte, hors prime de l'Etat, sont des encours sur base d'inventaire à fin novembre 2020 pour les données au 31 décembre 2020 et à fin novembre 2019 pour les données au 31 décembre 2019.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | 808 | 1 157 |
| Comptes épargne-logement | 2 163 | 3 151 |
| Total encours de crédits en vie octroyés au titre des contrats épargne logement |
2 971 | 4 308 |
Provision au titre des comptes et plans d'épargne-logement
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | ||
| Ancienneté de moins de 4 ans | -298 | -135 |
| Ancienneté de plus de 4 ans et de moins de 10 ans | -14 277 | -14 533 |
| Ancienneté de plus de 10 ans | -9 646 | -7 771 |
| Total plans d'épargne-logement | -24 221 | -22 440 |
| Total comptes épargne-logement | 0 | 0 |
| Total Provision au titre des contrats épargne-logement | -24 221 | -22 440 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Dotations | Reprises | 31/12/2020 |
|---|---|---|---|---|
| Plans d'épargne-logement | -22 440 | - 3 312 | 1 531 | -24 221 |
| Total Provision au titre des contrats épargne-logement |
-22 440 | -3 312 | 1 531 | -24 221 |
L'organisation financière du groupe Crédit Agricole concernant les comptes d'épargne à régime spécial est décrite dans le paragraphe "Relations internes aux Crédit Agricole - mécanismes financiers internes" de la partie "Cadre général".
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concernée par les dettes subordonnées.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est une société coopérative à capital variable, soumise notamment aux articles L. 512-20 et suivants du Code monétaire et financier relatifs au Crédit agricole, aux articles L. 231-1 et suivants du Code de commerce relatifs aux sociétés à capital variable, et aux dispositions de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération.
Son capital est composé de parts sociales cessibles nominatives souscrites par les sociétaires et de Certificats Coopératifs d'Associés (CCA).
Conformément aux dispositions de l'IFRIC 2, la qualité de capital est reconnue aux parts sociales des coopératives dans la mesure où l'entité dispose d'un droit inconditionnel de refuser le remboursement des parts.
La cession des parts sociales étant soumise à l'agrément du conseil d'administration de la Caisse régionale, cette dernière caractéristique confirme par conséquent leur qualité de capital social au regard des normes IFRS.
Les CCA sont des valeurs mobilières sans droit de vote émises pour la durée de la société et représentatives de droits pécuniaires attachés à une part de capital. Leur émission est régie par les titres II quater et quinquies de la loi du 10 septembre 1947.
A la différence des parts sociales, ils confèrent à leurs détenteurs un droit sur l'actif net de la société dans la proportion du capital qu'ils représentent.
Les CCA ne peuvent en revanche être souscrits et détenus que par les sociétaires de la Caisse régionale et des Caisses locales qui lui sont affiliées.
| Répartition du capital de la Caisse régionale |
Nombre de titres au 01/01/2020 |
Nombre de titres émis |
Nombre de titres remboursés |
Nombre de titres au 31/12/2020 |
% du capital |
% des droits de vote |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Certificats Coopératifs d'associés (CCA) |
1 386 816 | 0 | 0 | 1 386 816 | 25,00% | 0,00% |
| Dont part Sacam Mutualisation |
1 386 816 | 0 | 0 | 1 386 816 | 25,00% | 0,00% |
| Part sociales | 4 160 470 | 0 | 0 | 4 160 470 | 75,00% | 100,00% |
| Dont 51 Caisses locales | 4 160 451 | 0 | 0 | 4 160 451 | 75,00% | 93,07% |
| Dont 18 administrateurs de la CR |
18 | 0 | 0 | 18 | 0,00% | 6,57% |
| Dont Sacam Mutualisation | 1 | 0 | 0 | 1 | 0,00% | 0,36% |
| Total | 100,00% | 100,00% |
La valeur nominale des titres est de 15 euros et le montant total du capital est de 83 209 milliers d'euros.
Conformément à la norme IAS 33, une entité doit calculer le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires de l'entité mère. Celui-ci doit être calculé en divisant le résultat attribuable aux porteurs d'actions ordinaires par le nombre moyen d'actions ordinaires en circulation.
Ainsi qu'il est évoqué au paragraphe précédent, les capitaux propres de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur sont composés de parts sociales et de CCA.
Conformément aux dispositions de l'article 14 de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 relative au statut de la coopération, la rémunération des parts sociales est au plus égale à la moyenne, sur les trois années civiles précédant la date de l'assemblée générale, du taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées, majorée de deux points, publié par le ministre chargé de l'économie.
La rémunération des CCA est quant à elle fixée annuellement par l'Assemblée générale des sociétaires et doit être au moins égale à celle des parts sociales.
Par conséquent, du fait des particularités liées au statut des sociétés coopératives à capital variable portant tant sur la composition des capitaux propres qu'aux caractéristiques de leur rémunération, les dispositions de la norme IAS 33 relative à la communication du résultat par action ne sont pas applicables.
Au titre de l'exercice 2020, le Conseil d'administration de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a décidé de proposer à l'Assemblé générale du 02 avril 2021 le paiement d'un dividende par part sociale de 0,37 euros et par CCA de 5,02 euros, sous réserve de l'approbation par l'Assemblée générale.
| Par CCA | Par part sociale | ||
|---|---|---|---|
| Année de rattachement du dividende | Montant Net | Montant Net | |
| 2017 | 5,49 | 0,44 | |
| 2018 | 5,56 | 0,44 | |
| 2019 | 5,61 | 0,42 | |
| 2020 Prévisions | 5,02 | 0,37 |
Les montants relatifs aux dividendes figurent dans le tableau de variation des capitaux propres. Ils s'élèvent à 10 653 milliers d'euros en 2020.
L'affectation du résultat la fixation et la mise en paiement du dividende 2020 sont proposées dans le projet de résolutions présentées par le Conseil d'administration à l'Assemblée générale de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur du 02 avril 2021.
Le texte de la résolution est le suivant :
| Bénéfice | 92 805 943,22 € |
|---|---|
| Intérêts aux parts sociales et rémunération des CCA | -8 515 751,83 € |
| Solde | 84 290 191,39 € |
| Affectation des ¾ à la réserve légale | 63 217 643,54 € |
| Solde à affecter | 21 072 547,85 € |
| Autres réserves | 21 072 547,85 € |
Affectation du Résultat de l'exercice 2020
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne détient pas de filiales ou d'entités structurées consolidées dont le montant des participations ne donnant pas le contrôle est significatif au regard des capitaux propres totaux du groupe ou du palier ou dont le total bilan des entités détenus par les participations ne donnant pas le contrôle est significatif.
La ventilation des soldes au bilan des actifs et passifs financiers est réalisée par date d'échéance contractuelle.
L'échéance des instruments dérivés de transaction et de couverture correspond à leur date de maturité contractuelle.
Les actions et autres titres à revenu variable sont par nature sans échéance contractuelle ; ils sont positionnés en "Indéterminée".
| 31/12/2020 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an |
> 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | Indéterminée | Total |
| Caisse, banques centrales | 122 165 | 0 | 0 | 0 | 0 | 122 165 |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 230 552 | 24 | 95 225 | 44 290 | 48 271 | 418 362 |
| Instruments dérivés de couverture | 0 | 0 | 3 695 | 1 172 | 0 | 4 867 |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres |
0 | 0 | 0 | 0 | 1 332 479 | 1 332 479 |
| Actifs financiers au coût amorti | 1 950 535 | 2 188 496 | 6 083 912 | 10 660 796 | 1 506 | 20 885 245 |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux |
238 831 | 238 831 | ||||
| Total Actifs financiers par échéance | 2 542 083 | 2 188 520 | 6 182 832 | 10 706 258 | 1 382 256 | 23 001 949 |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat | 1 | 0 | 94 | 5 286 | 0 | 5 381 |
| Instruments dérivés de couverture | 862 | 3 243 | 64 522 | 247 850 | 0 | 316 477 |
| Passifs financiers au coût amorti | 9 673 916 | 2 340 166 | 5 966 749 | 2 145 437 | 0 | 20 126 268 |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux |
3 750 | 3 750 | ||||
| Total Passifs financiers par échéance | 9 678 529 | 2 343 409 | 6 031 365 | 2 398 573 | 0 | 20 451 876 |
| 31/12/2019 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 3 mois | > 3 mois à ≤ 1 an |
> 1 an à ≤ 5 ans |
> 5 ans | Indéterminée | Total |
| Caisse, banques centrales | 199 139 | 0 | 0 | 0 | 0 | 199 139 |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 815 | 15 | 139 | 40 076 | 937 | 41 982 |
| Instruments dérivés de couverture | 0 | 15 | 697 | 5 744 | 0 | 6 456 |
| Actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres |
0 | 0 | 0 | 0 | 1 433 249 | 1 433 249 |
| Actifs financiers au coût amorti | 1 601 670 | 1 472 335 | 5 909 299 | 10 338 501 | 0 | 19 321 805 |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux |
191 269 | 191 269 | ||||
| Total Actifs financiers par échéance | 1 992 893 | 1 472 365 | 5 910 135 | 10 384 321 | 1 434 186 | 21 193 900 |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat | 165 | 3 | 149 | 3 352 | 0 | 3 669 |
| Instruments dérivés de couverture | 103 | 77 | 50 701 | 212 642 | 0 | 263 523 |
| Passifs financiers au coût amorti | 8 270 174 | 3 363 159 | 4 227 903 | 2 463 373 | 0 | 18 324 609 |
| Ecart de réévaluation des portefeuilles couverts en taux |
2 077 | 2 077 | ||||
| Total Passifs financiers par échéance | 8 272 519 | 3 363 239 | 4 278 753 | 2 679 367 | 0 | 18 593 878 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Salaires et traitements (1) | 95 481 | 95 895 |
| Cotisation au titre des retraites (régimes à cotisations définies) | 11 160 | 10 988 |
| Cotisation au titre des retraites (régimes à prestations définies) | 3 656 | 2 857 |
| Autres charges sociales | 37 769 | 37 181 |
| Intéressement et participation | 15 406 | 16 899 |
| Impôts et taxes sur rémunération | 15 369 | 14 959 |
| Total Charges de personnel | 178 841 | 178 779 |
(1) Dont indemnités liées à la retraite pour 549 milliers d'euros au 31 décembre 2020 contre 654 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Dont médailles du travail pour 90 milliers d'euros au 31 décembre 2020 contre 155 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
| Effectif moyen | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| France | 2 409 | 2 371 |
| Total | 2 409 | 2 371 |
Il existe divers régimes de retraite obligatoires auxquels cotisent les sociétés "employeurs". Les fonds sont gérés par des organismes indépendants et les sociétés cotisantes n'ont aucune obligation, juridique ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires si les fonds n'ont pas suffisamment d'actifs pour servir tous les avantages correspondant aux services rendus par le personnel pendant l'exercice et les exercices antérieurs. Par conséquent, les sociétés du groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'ont pas de passif à ce titre autre que les cotisations à payer.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Toutes zones | Toutes zones |
| Dette actuarielle au 31/12/N-1 | 45 628 | 44 346 |
| Coût des services rendus sur l'exercice | 2 360 | 2 726 |
| Coût financier | 446 | 631 |
| Modifications, réductions et liquidations de régime (2) | -2 367 | -2 633 |
| Variations de périmètre | -195 | -124 |
| Prestations versées (obligatoire) | -1 612 | -1 000 |
| Gains/(pertes) actuariels - liés aux hypothèses démographiques (1) | -1 290 | -1 115 |
| Gains/(pertes) actuariels - liés aux hypothèses financières (1) | 2 406 | 2 797 |
| Dette actuarielle au 31/12/N | 45 376 | 45 628 |
(1) Dont écarts actuariels liés aux ajustements d'expérience.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Toutes zones | Toutes zones |
| Coût des services | -7 | 93 |
| Charge/produit d'intérêt net | 255 | 374 |
| Impact en compte de résultat de l'exercice | 248 | 467 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Toutes zones | Toutes zones |
| Montant du stock d'écarts actuariels cumulés en gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables au 31/12/N-1 |
12 734 | 11 077 |
| Gains/(pertes) actuariels sur l'actif | -101 | -25 |
| Gains/(pertes) actuariels - liés aux hypothèses démographiques (1) | -1 290 | -1 115 |
| Gains/(pertes) actuariels - liés aux hypothèses financières (1) | 2 406 | 2 797 |
| Montant du stock d'écarts actuariels cumulés en gains et pertes nets comptabilisés directement en capitaux propres non recyclables au 31/12/N |
1 015 | 1 657 |
(1) Dont écarts actuariels liés aux ajustements d'expérience.
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Toutes zones | Toutes zones |
| Juste valeur des actifs au 31/12/N-1 | 38 862 | 38 273 |
| Intérêt sur l'actif (produit) | 191 | 257 |
| Gains/(pertes) actuariels | 101 | 25 |
| Cotisations payées par l'employeur | 3 541 | 1 432 |
| Variations de périmètre | -195 | -125 |
| Prestations payées par le fonds | -1 612 | -1 000 |
| Juste valeur des actifs au 31/12/N | 40 888 | 38 862 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Toutes zones | Toutes zones |
| Dette actuarielle fin de période | 45 376 | 45 628 |
| Juste valeur des actifs fin de période | -40 888 | -38 862 |
| Position nette (passif) / actif fin de période | -4 488 | -6 766 |
| 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Zone euro | Zone euro |
| Taux d'actualisation (1) | 0,36% | 0,98% |
| Taux de rendement effectifs des actifs du régime et des droits à remboursement | 1,25% | 1,25% |
| Taux attendus d'augmentation des salaires (2) | 2,00% à 3,50% | 2,00% à 3,50% |
| Taux d'évolution des coûts médicaux | N.C. | N.C. |
(1) Les taux d'actualisation sont déterminés en fonction de la durée moyenne de l'engagement, c'est-à-dire la moyenne arithmétique des durées calculées entre la date d'évaluation et la date de paiement pondérée par les hypothèses de rotation du personnel. Le sous-jacent utilisé est le taux d'actualisation par référence à l'indice iboxx AA.
(2) Suivant les populations concernées (cadres ou non cadres).
| Zone euro | |||
|---|---|---|---|
| En milliers d'euros | en % | en montant | |
| Actions | 10,64% | 4 349 | |
| Obligations | 81,87% | 33 473 | |
| Immobilier | 7,50% | 3 066 |
Au 31 décembre 2020, les taux de sensibilité démontrent que :
une variation de plus 50 points de base des taux d'actualisation conduirait à une baisse de l'engagement entre 0,80% et 6,78% ;
une variation de moins 50 points de base des taux d'actualisation conduirait à une hausse de l'engagement entre 0,80% et 7,53%.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a conclu avec les partenaires sociaux un accord d'intéressement le 26 avril 2019, modifié par les avenants du 30 mars 2020. Cet accord définit les modalités de calcul d'une enveloppe globale d'intéressement intégrant la participation légale. Le montant provisionné au titre de l'intéressement et de la participation selon cet accord s'élève à 15 406 milliers d'euros.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a également constitué une provision pour médaille du travail qui s'élève à 2 066 milliers d'euros.
Les provisions constituées par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur au titre de ces autres engagements sociaux s'élèvent à 4 491 milliers d'euros à la fin de l'exercice 2020.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concernée par les paiements à base d'actions.
Le montant global des indemnités versées aux membres du Conseil d'Administration et des rémunérations payées aux membres du Comité de Direction en raison de leur fonction s'élève au 31/12/2020 à 2 455 milliers d'euros.
Le poste « Immobilisations corporelles d'exploitation » au bilan est composé d'actifs détenus en propre et d'actifs loués qui ne remplissent pas la définition d'immeubles de placement.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Immobilisations corporelles détenues en propre | 99 573 | 99 334 |
| Droits d'utilisation des contrats de location | 35 824 | 30 548 |
| Total Immobilisations corporelles d'exploitation | 135 397 | 129 882 |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est également preneur dans des contrats de location de matériel informatique (photocopieurs, …) pour des durées de 1 à 3 ans. Ces contrats sont de faible valeur et/ou de courte durée. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a choisi d'appliquer les exemptions prévues par IFRS 16 et de ne pas comptabiliser au bilan de droit d'utilisation et de dette locative sur ces contrats.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est preneur de nombreux actifs constitués par des agences bancaires.
Les informations relatives aux contrats dont la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur est preneur sont présentés ci-dessous :
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
Autres mouvements (1) |
31/12/2020 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Immobilier | |||||||
| Valeur brute | 35 990 | 2 495 | -4 698 | 12 529 | 46 316 | ||
| Amortissements et dépréciations | -5 442 | -5 439 | 880 | -491 | -10 492 | ||
| Total Immobilier | 30 548 | -2 944 | -3 818 | 12 038 | 35 824 | ||
| Mobilier | |||||||
| Valeur brute | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Amortissements et dépréciations | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Total Mobilier | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | ||
| Total Droits d'utilisation | 30 548 | -2 944 | -3 818 | 12 038 | 35 824 |
(1) Tenant compte des effets de première application de la décision de l'IFRS IC du 26 novembre 2019 sur la durée des contrats de location IFRS 16, le solde des droits d'utilisation au bilan aurait été de 39 710 milliers d'euros au 31/12/2019 (Cf. note 1.1 Normes applicables et comparabilité).
| (en milliers d'euros) | 01/01/2019 | Augmentations (acquisitions) |
Diminutions (cessions) |
31/12/2019 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Immobilier | |||||
| Valeur brute | 37 896 | 372 | -2 278 | 35 990 | |
| Amortissements et dépréciations | -310 | -5 232 | 100 | -5 442 | |
| Total Immobilier | 37 586 | -4 860 | -2 178 | 30 548 | |
| Mobilier | |||||
| Valeur brute | 0 | 0 | 0 | ||
| Amortissements et dépréciations | 0 | 0 | 0 | ||
| Total Mobilier | 0 | 0 | 0 | ||
| Total Droits d'utilisation | 37 586 | -4 860 | -2 178 | 30 548 |
| 31/12/2020 | ||||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 1 an | > 1 anà ≤ 5 ans | > 5 ans | Total Dettes locatives |
| Dettes locatives | 5 262 | 19 317 | 3 026 | 27 605 |
| 31/12/2019 | ||||
|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | ≤ 1 an | > 1 an à ≤ 5 ans | > 5 ans | Total Dettes locatives |
| Dettes locatives | 4 890 | 13 597 | 3 692 | 22 179 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Charges d'intérêts sur dettes locatives | -355 | -179 |
| Total Intérêts et charges assimilées (PNB) | -355 | -179 |
| Charges relatives aux contrats de location court terme | -106 | -16 |
| Charges relatives aux contrats de location de faible valeur | -479 | -641 |
| Charges relatives aux paiements de loyers variables exclus de l'évaluation de la dette |
400 | -388 |
| Profits ou pertes résultant de modifications de contrats de location | 11 | 2 |
| Total Charges générales d'exploitation | -174 | -1 043 |
| Dotations aux amortissements sur droits d'utilisation | -5 930 | -5 232 |
| Total Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles | -5 930 | -5 232 |
| Total Charges et produits de contrats de location | -6 459 | -6 454 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Total des sorties de trésorerie relatives aux contrats de location | -6 114 | -7 959 |
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur propose une activité de location qui concerne essentiellement des biens immobiliers.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Location simple | 901 | 442 |
| Produits locatifs | 901 | 442 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Engagements donnés | 2 418 523 | 2 314 496 |
| Engagements de financement | 1 652 879 | 1 525 116 |
| Engagements en faveur des établissements de crédit | 2 025 | 2 025 |
| Engagements en faveur de la clientèle | 1 650 854 | 1 523 091 |
| Ouverture de crédits confirmés | 912 587 | 750 804 |
| Ouverture de crédits documentaires | 7 448 | 7 310 |
| Autres ouvertures de crédits confirmés | 905 139 | 743 494 |
| Autres engagements en faveur de la clientèle | 738 267 | 772 287 |
| Engagements de garantie | 765 644 | 789 380 |
| Engagements d'ordre des établissements de crédit | 366 275 | 405 898 |
| Autres garanties (1) | 366 275 | 405 898 |
| Engagements d'ordre de la clientèle | 399 369 | 383 482 |
| Cautions immobilières | 233 719 | 201 410 |
| Autres garanties d'ordre de la clientèle | 165 650 | 182 072 |
| Engagements sur titres | 0 | 0 |
| Engagements reçus | 9 004 673 | 8 020 085 |
| Engagements de financement | 38 654 | 46 262 |
| Engagements reçus des établissements de crédit | 38 654 | 46 262 |
| Engagements de garantie | 8 966 019 | 7 973 823 |
| Engagements reçus des établissements de crédit | 654 647 | 519 454 |
| Engagements reçus de la clientèle | 8 311 372 | 7 454 369 |
| Garanties reçues des administrations publiques et assimilées (2) | 1 991 928 | 1 341 803 |
| Autres garanties reçues | 6 319 444 | 6 112 566 |
| Engagements sur titres | 0 | 0 |
(1) Dont 155 537 milliers d'euros relatifs à la garantie Switch Assurance suite à la résiliation anticipée partielle du 2 mars 2020.
(2) Dans le cadre des mesures de soutien à l'économie suite à la crise sanitaire liée à la COVID-19, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a accordé des prêts pour lesquels elle a reçu des engagements de garantie de l'Etat français (PGE). Au 31 décembre 2020, le montant de ces engagements de garantie reçus s'élève à 630 028 milliers d'euros.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | 31/12/2019 |
|---|---|---|
| Valeur comptable des actifs financiers remis en garantie (dont actifs transférés) (1) |
||
| Titres et créances apportées en garanties des dispositifs de refinancement (Banque de France, CRH …) |
10 287 717 | 5 404 316 |
| Titres et valeurs donnés en pension | 150 024 | 0 |
| Total de la valeur comptable des actifs financiers remis en garantie | 10 437 741 | 5 404 316 |
| Valeur comptable des actifs financiers reçus en garantie | 0 | 0 |
| Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés (2) |
||
| Titres et valeurs reçus en pension | 152 015 | 0 |
| Total Juste valeur des instruments reçus en garantie réutilisables et réutilisés |
152 015 | 0 |
(1) préciser les termes et les conditions.
(2) préciser les termes et les conditions de l'utilisation.
Au cours de l'année 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a apporté 10 287 717 milliers d'euros de créances en garantie dans le cadre de la participation du groupe Crédit Agricole à différents mécanismes de refinancement, contre 5 404 316 milliers d'euros en 2019. La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur conserve l'intégralité des risques et avantages associés à ces créances.
En particulier, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a apporté :
8 315 120 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. dans le cadre des opérations de refinancement du Groupe auprès de la Banque de France, contre 3 464 148 milliers d'euros en 2019 ;
417 719 milliers d'euros de créances hypothécaires à Crédit Agricole S.A. dans le cadre du refinancement auprès de la CRH (Caisse de Refinancement de l'Habitat), contre 434 239 milliers d'euros en 2019 ;
1 554 878 milliers d'euros de créances à Crédit Agricole S.A. ou à d'autres partenaires du Groupe dans le cadre de divers mécanismes de refinancement, contre 1 505 929 milliers d'euros en 2019.
La plus grande partie des garanties et rehaussements détenus correspond à des hypothèques, des nantissements ou des cautionnements reçus, quelle que soit la qualité des actifs garantis.
A l'exception des titres reçus en pension livrée, les garanties détenues par la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur et qu'elle est autorisée à vendre ou à redonner en garantie sont non significatives et l'utilisation de ces garanties ne fait pas l'objet d'une politique systématisée étant donné son caractère marginal dans le cadre de son activité.
Les reclassements ne sont effectués que dans des circonstances rares résultant d'une décision prise par la Direction Générale du groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur à la suite de changements internes ou externes : changements importants par rapport à l'activité de l'entité.
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a pas opéré en 2020 de reclassement au titre du paragraphe 4.4.1 d'IFRS 9.
La juste valeur est le prix qui serait reçu pour la vente d'un actif ou payé pour le transfert d'un passif lors d'une transaction normale entre des participants de marché à la date d'évaluation.
La juste valeur est basée sur le prix de sortie (notion "d'exit price").
Les montants de juste valeur indiqués ci-dessous représentent les estimations effectuées à la date d'arrêté en ayant recours en priorité à des données de marché observables. Celles-ci sont susceptibles de changer au cours d'autres périodes en raison de l'évolution des conditions de marché ou d'autres facteurs.
Les calculs effectués représentent la meilleure estimation qui puisse être faite. Elle se base sur un certain nombre d'hypothèses. Il est supposé que les intervenants de marché agissent dans leur meilleur intérêt économique.
Dans la mesure où ces modèles présentent des incertitudes, les justes valeurs retenues peuvent ne pas se matérialiser lors de la vente réelle ou le règlement immédiat des instruments financiers concernés.
La hiérarchie de juste valeur des actifs et passifs financiers est ventilée selon les critères généraux d'observabilité des données d'entrées utilisées dans l'évaluation, conformément aux principes définis par la norme IFRS 13.
Le niveau 1 de la hiérarchie s'applique à la juste valeur des actifs et passifs financiers cotés sur un marché actif.
Le niveau 2 de la hiérarchie s'applique à la juste valeur des actifs et passifs financiers pour lesquels il existe des données observables. Il s'agit notamment des paramètres liés au risque de taux ou des paramètres de risque de crédit lorsque celui-ci peut être réévalué à partir de cotations de spreads de Credit Default Swaps (CDS). Les pensions données et reçues portant sur des sous-jacents cotés sur un marché actif sont également inscrites dans le niveau 2 de la hiérarchie, ainsi que les actifs et passifs financiers avec une composante à vue pour lesquels la juste valeur correspond au coût amorti non ajusté.
Le niveau 3 de la hiérarchie indique la juste valeur des actifs et passifs financiers pour lesquels il n'existe pas de donnée observable ou pour lesquels certains paramètres peuvent être réévalués à partir de modèles internes qui utilisent des données historiques. Il s'agit principalement des paramètres liés au risque de crédit ou au risque de remboursement anticipé.
Dans un certain nombre de cas, les valeurs de marché se rapprochent de la valeur comptable. Il s'agit notamment :
des instruments réalisés sur un marché réglementé (ex : l'épargne réglementée) pour lesquels les prix sont fixés par les pouvoirs publics ;
des actifs ou passifs exigibles à vue ;
des opérations pour lesquelles il n'existe pas de données fiables observables.
Les montants présentés incluent les créances et dettes rattachées et sont nets de dépréciation.
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan au 31/12/2020 |
Juste valeur au 31/12/2020 |
Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|---|
| Instruments de dettes non évalués à la juste valeur au bilan |
|||||
| Prêts et créances | 20 048 807 | 20 392 342 | 0 | 2 173 980 | 18 218 362 |
| Prêts et créances sur les établissements de crédit |
2 145 482 | 2 120 822 | 0 | 2 120 822 | 0 |
| Comptes ordinaires et prêts JJ | 1 016 387 | 1 008 662 | 1 008 662 | ||
| Comptes et prêts à terme | 976 555 | 957 387 | 957 387 | ||
| Titres reçus en pension livrée | 150 118 | 152 015 | 152 015 | ||
| Prêts subordonnés | 2 422 | 2 758 | 2 758 | ||
| Prêts et créances sur la clientèle |
17 903 325 | 18 271 520 | 0 | 53 158 | 18 218 362 |
| Créances commerciales | 3 540 | 3 540 | 3 540 | ||
| Autres concours à la clientèle | 17 809 938 | 18 141 463 | 18 141 463 | ||
| Avances en comptes courants d'associés |
44 057 | 53 158 | 53 158 | ||
| Comptes ordinaires débiteurs | 45 790 | 73 359 | 73 359 | ||
| Titres de dettes | 836 437 | 877 778 | 877 778 | 0 | 0 |
| Effets publics et valeurs assimilées | 317 714 | 349 898 | 349 898 | ||
| Obligations et autres titres à revenu fixe |
518 723 | 527 880 | 527 880 | ||
| Total Actifs financiers dont la juste valeur est indiquée |
20 885 244 | 21 270 120 | 877 778 | 2 173 980 | 18 218 362 |
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan au 31/12/2019 |
Juste valeur au 31/12/2019 |
Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|---|
| Instruments de dettes non évalués à la juste valeur au bilan |
|||||
| Prêts et créances | 18 576 956 | 18 928 180 | 0 | 18 928 180 | 0 |
| Prêts et créances sur les établissements de crédit |
2 079 586 | 2 058 962 | 0 | 2 058 962 | 0 |
| Comptes ordinaires et prêts JJ | 875 575 | 867 828 | 867 828 | ||
| Comptes et prêts à terme | 1 201 590 | 1 188 371 | 1 188 371 | ||
| Prêts subordonnés | 2 422 | 2 763 | 2 763 | ||
| Autres prêts et créances | -1 | 0 | 0 | ||
| Prêts et créances sur la clientèle |
16 497 370 | 16 869 218 | 0 | 16 869 218 | 0 |
| Créances commerciales | 6 597 | 6 597 | 6 597 | ||
| Autres concours à la clientèle | 16 426 764 | 16 835 585 | 16 835 585 | ||
| Avances en comptes courants d'associés |
13 996 | 22 153 | 22 153 | ||
| Comptes ordinaires débiteurs | 50 013 | 4 883 | 4 883 | ||
| Titres de dettes | 744 849 | 786 603 | 786 603 | 0 | 0 |
| Effets publics et valeurs assimilées | 327 094 | 359 379 | 359 379 | ||
| Obligations et autres titres à revenu fixe |
417 755 | 427 224 | 427 224 | ||
| Total Actifs financiers dont la juste valeur est indiquée |
19 321 805 | 19 714 783 | 786 603 | 18 928 180 | 0 |
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan au 31/12/2020 |
Juste valeur au 31/12/2020 |
Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|---|
| Passifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan |
|||||
| Dettes envers les établissements de crédit |
10 721 164 | 10 721 188 | 0 | 10 721 188 | 0 |
| Comptes ordinaires et emprunts JJ | 37 434 | 37 384 | 37 384 | ||
| Comptes et emprunts à terme | 10 533 706 | 10 527 567 | 10 527 567 | ||
| Titres donnés en pension livrée | 150 024 | 156 237 | 156 237 | ||
| Dettes envers la clientèle | 9 289 069 | 9 019 401 | 0 | 9 019 401 | 0 |
| Comptes ordinaires créditeurs | 7 907 993 | 7 711 363 | 7 711 363 | ||
| Comptes d'épargne à régime spécial |
64 840 | 64 840 | 64 840 | ||
| Autres dettes envers la clientèle | 1 316 236 | 1 243 198 | 1 243 198 | ||
| Dettes représentées par un titre | 116 035 | 116 119 | 112 406 | 3 713 | 0 |
| Dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total Passifs financiers dont la juste valeur est indiquée |
20 126 268 | 19 856 708 | 112 406 | 19 744 302 | 0 |
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan au 31/12/2019 |
Juste valeur au 31/12/2019 |
Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|---|
| Passifs financiers non évalués à la juste valeur au bilan |
|||||
| Dettes envers les établissements de crédit |
10 162 884 | 10 155 440 | 0 | 10 155 440 | 0 |
| Comptes ordinaires et emprunts JJ | 71 836 | 71 836 | 71 836 | ||
| Comptes et emprunts à terme | 10 091 048 | 10 083 604 | 10 083 604 | ||
| Dettes envers la clientèle | 8 083 226 | 7 988 651 | 0 | 7 988 651 | 0 |
| Comptes ordinaires créditeurs | 6 272 313 | 6 272 234 | 6 272 234 | ||
| Comptes d'épargne à régime spécial |
63 453 | 63 453 | 63 453 | ||
| Autres dettes envers la clientèle | 1 747 460 | 1 652 964 | 1 652 964 | ||
| Dettes représentées par un titre | 78 499 | 79 504 | 75 497 | 4 007 | 0 |
| Dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total Passifs financiers dont la juste valeur est indiquée |
18 324 609 | 18 223 595 | 75 497 | 18 148 098 | 0 |
L'ajustement de valeur relatif à la qualité de la contrepartie (CVA) vise à intégrer dans la valorisation des instruments dérivés le risque de crédit associé à la contrepartie (risque de non-paiement des sommes dues en cas de défaut). Cet ajustement est calculé globalement par contrepartie en fonction du profil d'expositions futures des transactions déduction faite d'éventuels collatéraux. Cet ajustement est systématiquement négatif et vient en minoration de la juste valeur active des instruments financiers.
L'ajustement de valeur relatif au risque de crédit propre de notre établissement (DVA) vise à intégrer dans la valorisation des instruments dérivés le risque porté par nos contreparties. Cet ajustement est calculé globalement par contrepartie en fonction du profil d'expositions futures des transactions. Cet ajustement est systématiquement positif et vient en diminution de la juste valeur passive des instruments financiers.
Le calcul du CVA/DVA repose sur une estimation des pertes attendues à partir de la probabilité de défaut et de la perte en cas de défaut. La méthodologie employée maximise l'utilisation de données d'entrée observables. La probabilité de défaut est en priorité directement déduite de CDS cotés ou de proxys de CDS cotés lorsqu'ils sont jugés suffisamment liquides.
Les montants présentés incluent les créances et dettes rattachées et sont nets de dépréciation.
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 3 967 | 0 | 3 967 | 0 |
| Instruments dérivés | 3 967 | 3 967 | ||
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 414 395 | 0 | 405 832 | 8 563 |
| Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat | 1 156 | 0 | 1 156 | 0 |
| Titres de participation non consolidés | 1 156 | 1 156 | ||
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 413 239 | 0 | 404 676 | 8 563 |
| Titres de dettes | 413 239 | 404 676 | 8 563 | |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 2 680 | 0 | 2 680 | |
| OPCVM | 410 559 | 404 676 | 5 883 | |
| Actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres | 1 332 479 | 0 | 1 332 479 | 0 |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables |
1 332 479 | 1 332 479 | ||
| Actions et autres titres à revenu variable | 7 986 | 7 986 | ||
| Titres de participation non consolidés | 1 324 493 | 1 324 493 | ||
| Instruments dérivés de couverture | 4 867 | 0 | 4 867 | 0 |
| TOTAL ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR | 1 755 708 | 0 | 1 747 145 | 8 563 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Actifs financiers détenus à des fins de transaction | 2 835 | 0 | 2 835 | 0 |
| Instruments dérivés | 2 835 | 2 835 | ||
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | 39 147 | 0 | 36 519 | 2 628 |
| Instruments de capitaux propres à la juste valeur par résultat | 937 | 0 | 937 | 0 |
| Titres de participation non consolidés | 937 | 937 | ||
| Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | 38 210 | 0 | 35 582 | 2 628 |
| Titres de dettes | 38 210 | 35 582 | 2 628 | |
| Obligations et autres titres à revenu fixe | 2 628 | 0 | 2 628 | |
| OPCVM | 35 582 | 35 582 | ||
| Actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres | 1 433 249 | 0 | 1 433 249 | 0 |
| Instruments de capitaux propres comptabilisés en capitaux propres non recyclables |
1 433 249 | 1 433 249 | ||
| Actions et autres titres à revenu variable | 5 439 | 5 439 | ||
| Titres de participation non consolidés | 1 427 810 | 1 427 810 | ||
| Instruments dérivés de couverture | 6 456 | 0 | 6 456 | 0 |
| TOTAL ACTIFS FINANCIERS VALORISÉS À LA JUSTE VALEUR | 1 481 687 | 0 | 1 479 059 | 2 628 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2020 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 5 381 | 0 | 5 165 | 216 |
| Instruments dérivés | 5 381 | 5 165 | 216 | |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Instruments dérivés de couverture | 316 477 | 0 | 316 477 | 0 |
| Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur | 321 858 | 0 | 321 642 | 216 |
| (en milliers d'euros) | 31/12/2019 | Prix cotés sur des marchés actifs pour des instruments identiques : Niveau 1 |
Valorisation fondée sur des données observables : Niveau 2 |
Valorisation fondée sur des données non observables : Niveau 3 |
|---|---|---|---|---|
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | 3 669 | 0 | 3 476 | 193 |
| Instruments dérivés | 3 669 | 3 476 | 193 | |
| Passifs financiers à la juste valeur par résultat sur option | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Instruments dérivés de couverture | 263 523 | 0 | 263 523 | 0 |
| Total Passifs financiers valorisés à la juste valeur | 267 192 | 0 | 266 999 | 193 |
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a procédé, au cours de l'exercice 2020, à aucun changement de méthode de valorisation.
| Autres actifs financiers à la juste valeur par résultat | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total Actifs | Instruments de dettes ne remplissant pas les critères SPPI | ||||||
| financiers valorisés à la juste |
Titres de dettes | ||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur selon le niveau 3 |
Effets publics et valeurs assimilées |
Obligations et autres titres à revenu fixe |
OPCVM | Titres de dettes | ||
| Solde de clôture (31/12/2019) | 2 628 | 0 | 2 628 | 0 | 2 628 | ||
| Gains /pertes de la période (1) | -14 | 0 | -14 | 0 | -14 | ||
| Comptabilisés en résultat | -14 | 0 | -14 | 0 | -14 | ||
| Achats de la période | 566 | 0 | 66 | 500 | 566 | ||
| Transferts | 5 383 | 0 | 0 | 5 383 | 5 383 | ||
| Transfert vers niveau 3 | 5 383 | 0 | 0 | 5 383 | 5 383 | ||
| Solde de clôture (31/12/2020) | 8 563 | 0 | 2 680 | 5 883 | 8 563 |
(1) ce solde inclut les gains et pertes de la période provenant des actifs détenus au bilan à la date de la clôture pour les montants suivants :
| Gains/ pertes de la période provenant des actifs de niveau 3 détenus au bilan en date de clôture | -14 |
|---|---|
| Comptabilisés en résultat | -14 |
| Passifs financiers détenus à des fins de transaction | Passifs | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| (en milliers d'euros) | Total | Titres vendus à découvert |
Titres donnés en pension livrée |
Dettes représentées par un titre |
Dettes envers les établissements de crédit |
Dettes envers la clientèle |
Instruments dérivés |
financiers à la juste valeur par résultat sur option |
Instruments dérivés de couverture |
| Solde de clôture (31/12/2019) | 193 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 193 | 0 | 0 |
| Gains /pertes de la période (1) | 23 | 23 | |||||||
| Comptabilisés en résultat | 23 | 23 | |||||||
| Solde de clôture (31/12/2020) | 216 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 216 | 0 | 0 |
(1) ce solde inclut les gains et pertes de la période provenant des passifs détenus au bilan à la date de la clôture pour les montants suivants :
| Gains/ pertes de la période provenant des passifs de niveau 3 détenus au bilan en date de clôture | 23 |
|---|---|
| Comptabilisés en résultat | 23 |
Les gains et pertes comptabilisés en résultat liés aux instruments financiers détenus à des fins de transaction et à la juste valeur par résultat sur option et aux instruments dérivés sont enregistrés en "Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat" ; les gains et pertes comptabilisés en résultat liés aux actifs financiers à la juste valeur par capitaux propres sont enregistrés en "Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par capitaux propres".
Le groupe consolidé de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'est pas concerné par l'évaluation de l'impact de la prise en compte de la marge à l'origine.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a connu aucune évolution comptable ou autres événements sur l'exercice qui nécessitent un retraitement des données 2019.
Les états financiers utilisés pour la préparation des états financiers consolidés sont établis à la même date que celle des états financiers du Groupe.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a accordé aucun soutien financier à une ou plusieurs entités structurées consolidées au 31 décembre 2020 et au 31 décembre 2019.
Pour plus de détails sur ces opérations de titrisation et sur l'indication de la valeur comptable des actifs concernés et des passifs associés, il est possible de se reporter à la note 6.6 "Actifs transférés non décomptabilisés ou décomptabilisés avec implication continue".
Les Caisses régionales depuis 2015 ont participé à plusieurs titrisations True Sale. Ces titrisations sont des RMBS français soit autosouscrits (FCT Crédit Agricole Habitat 2015 liquidé en 2020 et FCT Crédit Agricole Habitat 2019), soit placés dans le marché par le Groupe (FCT Crédit Agricole Habitat 2017, FCT Crédit Agricole Habitat 2018 et FCT Crédit Agricole Habitat 2020).
Ces opérations se traduisent par une cession de crédits à l'habitat originés par les 39 Caisses régionales et éventuellement LCL pour certains FCT, à un FCT (un par titrisation). Les FCT sont consolidés au sein du groupe Crédit Agricole.
Dans le cadre de ces titrisations, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a cédé, à l'origine, des crédits habitat pour un montant de 1 227 millions d'euros aux FCT dont 519 millions d'euros de crédits habitat réintégrés dans la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur lors de la liquidation du FCT Crédit Agricole Habitat 2015.
| Périmètre de consolidation de la Caisse |
Méthode de | Modification | Implantation | Type d'entité |
% de contrôle | % d'intérêt | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur |
consolidation | de périmètre |
/ Siège social |
et nature du contrôle |
31/12/2020 | 31/12/2019 | 31/12/2020 | 31/12/2019 | |
| Caisse régionale PCA | Globale | France | Filiale | N/A | N/A | N/A | N/A | ||
| Caisses locales | Globale | France | Filiale | N/A | N/A | N/A | N/A | ||
| SASU PCA IMMO | Globale | France | Filiale | 100.00% | 100.00% | 100.00% | 100.00% | ||
| FCT CA Habitat 2015 - Compartiment CR PCA (1) |
Globale | S1 : liquidation |
France | Filiale | 00.00% | 100.00% | 0.00% | 100.00% | |
| FCT CA Habitat 2017 - Compartiment CR PCA |
Globale | France | Filiale | 100.00% | 100.00% | 100.00% | 100.00% | ||
| FCT CA Habitat 2018 - Compartiment CR PCA |
Globale | France | Filiale | 100.00% | 100.00% | 100.00% | 100.00% | ||
| FCT CA Habitat 2019 - Compartiment CR PCA |
Globale | France | Filiale | 100.00% | 100.00% | 100.00% | 100.00% | ||
| FCT CA Habitat 2020 - Compartiment CR PCA |
Globale | E2 : création | France | Filiale | 100.00% | N/A | 100.00% | N/A |
(1) Le FCT CA Habitat 2015 - Compartiment CR PCA a été liquidé en septembre 2020.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ayant participé aux opérations de titrisation Crédit Agricole Habitat 2015, Crédit Agricole Habitat 2017, Crédit Agricole Habitat 2018, Crédit Agricole Habitat 2019 et Crédit Agricole Habitat 2020 a consolidé ses quotes-parts (analyse par silo) de chacun des FCT, le complément de prix de cession, le mécanisme de garantie ainsi que la convention de remboursement interne limitant in fine la responsabilité de chaque cédant à hauteur des « gains et pertes » réellement constatés sur les créances qu'il a cédées aux FCT.
Ces titres enregistrés à la juste valeur par résultat ou la juste valeur par capitaux propres non recyclables, sont des titres à revenu variable représentatifs d'une fraction significative du capital des sociétés qui les ont émis et destinés à être détenus durablement.
Ce poste s'élève à 1 325 466 milliers d'euros au 31 décembre 2020 contre 1 428 564 milliers d'euros au 31 décembre 2019.
Les entités sous contrôle exclusif, sous contrôle conjoint et sous influence notable non intégrées dans le périmètre de consolidation, sont présentées dans le tableau ci-dessous :
| Siège | % d'intérêt | Motif d'exclusion du | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Entités non consolidées | social | 31/12/2020 | 31/12/2019 | périmètre de consolidation | |
| SOFIPACA | France | 49,99% | 49,99% | Difficultés opérationnelles | |
| DELTAGER S.A. | France | 16,66% | 16,66% | Entité non significative | |
| SAS SQUARE HABITAT PCA | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| CABINET ESPARGILLIERE | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| CREAZUR SASU | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| SQUARE HABITAT IMMO NEUF | France | 100% | 100% | Entité non significative | |
| AURON TOURISME | France | 33,33% | 33,33% | Entité non significative | |
| LE VILLAGE BY CA PCA | France | 100% | 100% | Entité non significative |
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur ne détient pas au 31 décembre 2020 de titres de participation non consolidés et présentant un caractère significatif.
Conformément à IFRS 12, une entité structurée est une entité conçue de telle manière que les droits de vote ou droits similaires ne constituent pas le facteur déterminant pour établir qui contrôle l'entité ; c'est notamment le cas lorsque les droits de vote concernent uniquement des tâches administratives et que les activités pertinentes sont dirigées au moyen d'accords contractuels.
Au 31 décembre 2020, la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur a des intérêts dans certaines entités structurées non consolidées, dont les principales caractéristiques sont présentées ci-dessous sur la base de leur typologie d'activité :
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur investit dans des sociétés créées afin de répondre à la demande des investisseurs dans le cadre de la gestion de sa trésorerie, d'une part, et dans le cadre du placement des primes d'assurance reçues des clients des sociétés d'assurance conformément aux dispositions réglementaires prévues par le Code des assurances d'autre part. Les placements des sociétés d'assurance permettent de garantir les engagements pris vis-à-vis des assurés tout au long de la vie des contrats d'assurance. Leur valeur et leur rendement sont corrélés à ces engagements.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'apporte aucun soutien financier aux entités structurées.
Au 31 décembre 2020 et au 31 décembre 2019, l'implication de la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dans des entités structurées non consolidées est présentée pour l'ensemble des familles d'entités structurées sponsorisées significatives pour la Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur dans les tableaux ci-dessous :
| 31/12/2020 | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Titrisation | Gestion d'actifs | Fonds de placement (1) | Financement structuré (1) | |||||||||||||
| Perte maximale |
Perte maximale |
Perte maximale | Perte maximale |
|||||||||||||
| (en milliers d'euros) | Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussem ents de crédit |
Exposition nette |
Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussem ents de crédit |
Exposition nette |
Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussem ents de crédit |
Exposition nette |
Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussem ents de crédit |
Exposition nette |
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 410 559 | 410 559 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total des actifs reconnus vis-à-vis des entités structurées non consolidées |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 410 559 | 410 559 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
(1) Les entités structurées non sponsorisées ne présentent pas de de risques spécifiques liées à la nature de l'entité. Des informations relatives à ces expositions sont communiquées dans la note 3.1 'Risque de crédit' et dans la note 3.2 'Risque de marché'. Il s'agit des fonds de placement dans lesquels le Groupe n'est pas gérant et des entités de financement structuré dans lesquelles le Groupe a uniquement accordé un prêt.
| 31/12/2019 | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Titrisation | Gestion d'actifs | Fonds de placement (1) | Financement structuré (1) | |||||||||||||
| En milliers d'euros | Perte maximale | Perte maximale | Perte maximale | Perte maximale | ||||||||||||
| Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussements de crédit |
Expositio n nette |
Valeur au bilan |
Exposition Garanties reçues maximale au et autres Exposition risque de rehaussements nette perte de crédit |
Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussements de crédit |
Exposition nette |
Valeur au bilan |
Exposition maximale au risque de perte |
Garanties reçues et autres rehaussements de crédit |
Exposition nette |
|||
| Actifs financiers à la juste valeur par résultat |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 28 140 | 28 140 | 0 | 28 140 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| Total des actifs reconnus vis-à-vis des entités structurées non consolidées |
0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 28 140 | 28 140 | 0 | 28 140 | 0 | 0 | 0 | 0 |
(1) Les entités structurées non sponsorisées ne présentent pas de de risques spécifiques liées à la nature de l'entité. Des informations relatives à ces expositions sont communiquées dans la note "Exposition au risque de crédit" et dans la note "Risque de marché". Il s'agit des fonds de placement dans lesquels le Groupe n'est pas gérant et des entités de financement structuré dans lesquelles le Groupe a uniquement accordé un prêt.
L'exposition maximale au risque de perte des instruments financiers correspond à la valeur comptabilisée au bilan à l'exception des dérivés de vente d'option et de credit default swap pour lesquels l'exposition correspond à l'actif au montant du notionnel et au passif au notionnel minoré du mark-to-market. L'exposition maximale au risque de perte des engagements donnés correspond au montant du notionnel et la provision sur engagements donnés au montant comptabilisé au bilan.
La Caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Provence Côte d'Azur n'a connu aucun évènement postérieur à la clôture de l'exercice.
Caisse rgionale de Crdit Agricole Mutuel de Provence C!te d©Azur Exercice clos le 31 d!cembre 2020
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolids
EXPERTEA AUDIT ERNST & YOUNG Audit Le Compans - Immeuble B 1, place Alfonse Jourdain BP 98536 31685 Toulouse cedex 6 S.A.S. " capital variable 344 366 315 R.C.S. Nanterre
Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie r#gionale d©Aix-en-Provence - Bastia
Commissaire aux Comptes Membre de la compagnie r#gionale de Versailles et du Centre
Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolid!s
A l'Assembl#e G#n#rale de la Caisse r#gionale de Cr#dit Agricole Mutuel de Provence C\$te d©Azur,
En ex#cution de la mission qui nous a #t# confi#e par votre assembl#e g#n#rale, nous avons effectu# l'audit des comptes consolid#s de la Caisse r#gionale de Cr#dit Agricole Mutuel de Provence C\$te d©Azur relatifs " l'exercice clos le 31 d#cembre 2020, tels qu'ils sont joints au pr#sent rapport.
Nous certifions que les comptes consolid#s sont, au regard du r#f#rentiel IFRS tel qu'adopt# dans l'Union europ#enne, r#guliers et sinc%res et donnent une image fid%le du r#sultat des op#rations de l'exercice #coul# ainsi que de la situation financi%re et du patrimoine, " la fin de l'exercice, de l'ensemble constitu# par les personnes et entit#s comprises dans la consolidation.
L'opinion formul#e ci-dessus est coh#rente avec le contenu de notre rapport au conseil d©administration remplissant les fonctions du comit# d©audit.
Nous avons effectu# notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les #l#ments que nous avons collect#s sont suffisants et appropri#s pour fonder notre opinion.
Les responsabilit#s qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiqu#es dans la partie « Responsabilit#s des commissaires aux comptes relatives " l'audit des comptes consolid#s » du pr#sent rapport.
Ind!pendance
Nous avons r#alis# notre mission d'audit dans le respect des r%gles d'ind#pendance pr#vues par le Code de commerce et par le Code de d#ontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la p#riode du 1er janvier 2020 " la date d'#mission de notre rapport, et notamment nous n'avons pas fourni de services interdits par l'article 5, paragraphe 1, du r%glement (UE) n& 537/2014.
La crise mondiale lie ! la pandmie de Covid-19 cre des conditions particuli"res pour la prparation et l'audit des comptes de cet exercice. En effet, cette crise et les mesures exceptionnelles prises dans le cadre de l'tat d'urgence sanitaire induisent de multiples consquences pour les entreprises, particuli"rement sur leur activit et leur financement, ainsi que des incertitudes accrues sur leurs perspectives d'avenir. Certaines de ces mesures, telles que les restrictions de dplacement et le travail ! distance, ont galement eu une incidence sur l'organisation interne des entreprises et sur les modalits de mise en úuvre des audits.
C'est dans ce contexte complexe et volutif que, en application des dispositions des articles L. 823-9 et R. 823-7 du Code de commerce relatives ! la justification de nos apprciations, nous portons ! votre connaissance les points cls de l'audit relatifs aux risques d'anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont t les plus importants pour l'audit des comptes consolids de l'exercice, ainsi que les rponses que nous avons apportes face ! ces risques.
Les apprciations ainsi portes s'inscrivent dans le contexte de l'audit des comptes consolids pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprime ci-avant. Nous n'exprimons pas d'opinion sur des lments de ces comptes consolids pris isolment.
| Risque identifi | Notre rponse |
|---|---|
| Du fait de son activit, la caisse rgionale est expose ! un risque significatif de crdit sur les marchs des entreprises, des professionnels et de l'agriculture. Comme indiqu dans la note 1.2 de l'annexe aux comptes consolids, les encours en dfaut (Bucket 3) sont dits dprcis lorsque se sont produits un ou plusieurs vnements qui ont un effet nfaste sur les flux de trsorerie futurs estims de ces actifs financiers. Le montant de ces dprciations correspond ! la valeur actuelle de la diffrence entre les flux de trsorerie contractuels et les flux attendus ! maturit (incluant le principal et les intr#ts). |
Nos travaux ont consist ! examiner le dispositif mis en place par la direction, dans le contexte de crise lie ! la Covid-19, pour valuer le montant des dprciations ! comptabiliser. Nous avons en particulier : Ź men des entretiens au cours de l'exercice avec les personnes en charge du suivi des risques au sein de la caisse rgionale afin de prendre connaissance de la gouvernance et des procdures mises en place pour valuer ces dprciations et assurer leur correcte comptabilisation ; |
| S'agissant de la dtermination d'ventuelles dprciations, la direction de la caisse rgionale est conduite ! formuler des hypoth"ses pour estimer les flux |
Ź test l'efficacit des contr€les cls mis en úuvre par la caisse rgionale relatifs ! ces procdures ; |
| futurs de recouvrement. Nous avons considr la dtermination de ces dprciations portant sur les marchs des entreprises, des professionnels et de l'agriculture comme un point cl de l'audit en raison de leur importance dans le bilan et de leur sensibilit aux hypoth"ses retenues par la direction pour dterminer les flux futurs estims. Ces dprciations sont intgres dans le montant total des dprciations individuelles prsentes dans la note 3.1.1 de l'annexe aux comptes consolids qui s'l"ve ! M\$ 174,5. |
Ź analys les hypoth"ses utilises par la direction pour la dtermination des flux futurs estims sur un chantillon de dossiers de crdit en prenant en compte, le cas chant, l'impact de la crise sanitaire sur ces flux ou les garanties spcifiques lies aux plans de soutien ! l'conomie ; Ź mis en úuvre des procdures analytiques sur la couverture des encours douteux par march et par strate d'encours. |
| Risque identifi | Notre rponse |
|---|---|
| Comme indiqu dans la note 1.2 de l'annexe aux | Dans le cadre de notre audit des comptes consolids, nos |
| comptes consolids, la caisse rgionale | travaux ont consist " : |
Ź prendre connaissance, lors d'un examen critique, des conclusions des travaux raliss " notre demande par les auditeurs de la consolidation du Groupe Crdit Agricole, avec l'aide de leurs experts sur les mod!les de dprciations. Ces travaux couvrent en particulier les aspects suivants :
comptabilise des corrections de valeur au titre des pertes de crdit attendues (« Expected Credit Losses » ou « ECL ») d!s la comptabilisation initiale d'un instrument financier (crdit, titre de dette, garantie ¼), au titre des pertes de crdit attendues sur douze mois (Bucket 1); et si la qualit de crdit se dgrade significativement pour une transaction ou un portefeuille donn, " maturit (Bucket 2).
Les corrections de valeurs reposent sur des estimations qui int!grent des param!tres de probabilit de dfaut, de perte en cas de dfaut et d'exposition au moment du dfaut tenant compte de donnes macro-conomiques prospectives (Forward Looking) apprcies au niveau du Groupe Crdit Agricole et au niveau de la caisse rgionale au regard de ses propres portefeuilles de crdits.
Ces corrections de valeur reprsentent en cumul sur les pr#ts et crances sur la client!le et sur les engagements par signature au 31 dcembre 2020, un montant de M\$ 144,1 comme dtaill dans la note 3.1.1 de l'annexe aux comptes consolids.
Nous avons considr qu'il s'agissait d'un point cl de l'audit des comptes consolids, en raison de :
Ź analyser l'volution des expositions et des corrections de valeur par catgorie homog!ne de risque sur l'exercice 2020.
Nous avons par ailleurs examin les informations donnes au titre du risque crdit dans l'annexe aux comptes consolids.
Nous avons galement procd, conformment aux normes d'exercice professionnel applicables en France, aux vrifications spcifiques prvues par les textes lgaux et rglementaires des informations relatives au groupe, donnes dans le rapport de gestion du conseil d©administration.
Nous n'avons pas d'observation " formuler sur leur sincrit et leur concordance avec les comptes consolids.
Nous attestons que la dclaration consolide de performance extra-financi!re prvue par l'article L. 225-102-1 du Code de commerce figure dans les informations relatives au groupe donnes dans le rapport de gestion, tant prcis que, conformment aux dispositions de l'article L. 823-10 de ce Code, les informations contenues dans cette dclaration n'ont pas fait l'objet de notre part de vrifications de sincrit ou de concordance avec les comptes consolids et doivent faire l'objet d'un rapport par un organisme tiers indpendant.
Dsignation des commissaires aux comptes
Nous avons t nomms commissaires aux comptes de la Caisse rgionale de Crdit Agricole Mutuel de Provence Cte d©Azur par votre assemble gnrale du 31 mars 2010 pour le cabinet EXPERTEA AUDIT et du 1er avril 2016 pour le cabinet ERNST & YOUNG Audit.
Au 31 dcembre 2020, le cabinet EXPERTEA AUDIT tait dans la onzi!me anne de sa mission sans interruption et le cabinet ERNST & YOUNG Audit dans la cinqui!me anne.
Antrieurement, le cabinet ERNST & YOUNG et Autres tait commissaire aux comptes depuis 2010.
Responsabilits de la direction et des personnes constituant le gouvernement d'entreprise relatives aux comptes consolids
Il appartient " la direction d'tablir des comptes consolids prsentant une image fid!le conformment au rfrentiel IFRS tel qu'adopt dans l'Union europenne ainsi que de mettre en place le contrle interne qu'elle estime ncessaire " l'tablissement de comptes consolids ne comportant pas d'anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou rsultent d'erreurs.
Lors de l'tablissement des comptes consolids, il incombe " la direction d'valuer la capacit de la caisse rgionale " poursuivre son exploitation, de prsenter dans ces comptes, le cas chant, les informations ncessaires relatives " la continuit d'exploitation et d'appliquer la convention comptable de continuit d'exploitation, sauf s'il est prvu de liquider la caisse rgionale ou de cesser son activit.
Il incombe au conseil d©administration remplissant les fonctions du comit d©audit de suivre le processus d'laboration de l'information financire et de suivre l'efficacit des systmes de contrle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas chant de l'audit interne, en ce qui concerne les procdures relatives l'laboration et au traitement de l'information comptable et financire.
Les comptes consolids ont t arrts par le conseil d©administration.
Il nous appartient d'tablir un rapport sur les comptes consolids. Notre objectif est d'obtenir l'assurance raisonnable que les comptes consolids pris dans leur ensemble ne comportent pas d'anomalies significatives. L'assurance raisonnable correspond un niveau lev d'assurance, sans toutefois garantir qu'un audit ralis conformment aux normes d'exercice professionnel permet de systmatiquement dtecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou rsulter d'erreurs et sont considres comme significatives lorsque l'on peut raisonnablement s'attendre ce qu'elles puissent, prises individuellement ou en cumul, influencer les dcisions conomiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme prcis par l'article L. 823-10-1 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas garantir la viabilit ou la qualit de la gestion de votre caisse rgionale.
Dans le cadre d'un audit ralis conformment aux normes d'exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions et engagements réglementés
1 Place Alfonse Jourdain 60 Boulevard Jean Labro B.P. 98536 13016 Marseille 344 366 315 R.C.S. Nanterre France France
Toulouse Cedex 06 Société par Actions Simplifiée S.A.S. à capital variable 504 875 931 R.C.S. Marseille
Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Provence Côte d'Azur
Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées
Exercice clos le 31 décembre 2020 Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Provence Cote d'Azur
Ce rapport contient 5 pages
B.P. 98536 13016 Marseille Toulouse Cedex 06 France France
1 Place Alfonse Jourdain 60 Boulevard Jean Labro
Exercice clos le 31 décembre 2020
A l'Assemblée Générale de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Provence Côte d'Azur,
En notre qualité de commissaires aux comptes de la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel de Provence Côte d'Azur, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l'intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l'occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l'existence d'autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l'article R.225-31 du Code de commerce, d'apprécier l'intérêt qui s'attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l'article R. 225-31 du Code de commerce relatives à l'exécution, au cours de l'exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l'assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifier la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues.
En application de l'article 225-40 du Code de commerce, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l'exercice écoulé qui ont fait l'objet de l'autorisation préalable de votre conseil d'administration.
1 Place Alfonse Jourdain 60 Boulevard Jean Labro B.P. 98536 13016 Marseille Toulouse Cedex 06 France France
Personne concernée : M. José Santucci, Directeur Général de votre Caisse Régionale et membre du Conseil d'Administration de la SAS Rue La Boétie et également membre du Bureau de cette même société.
Votre Conseil d'Administration, dans sa séance du 11 décembre 2020, a autorisé la mise en place d'une convention de compte courant avec la société SAS Rue La Boétie.
Le taux de rémunération de cette avance est égal au taux emprunteur en blanc à 3 ans de la grille de liquidité de Crédit Agricole S.A. applicable à la date de mise à disposition des fonds. Par ailleurs, si le calcul relatif à la rémunération de cette avance aboutit à un taux d'intérêt négatif, un taux plancher fixé à 0 % s'appliquera.
Cette convention s'inscrit dans le cadre général du financement de la distribution exceptionnelle par la SAS Rue La Boétie par prélèvement d'une quote-part des primes d'émission liées aux différentes augmentations du capital réalisées depuis la création de ladite société et figurant dans les capitaux propres distribuables.
Le montant de l'avance en compte courant d'associé mise en place s'élève à 31 228 694,68 euros.
En application de l'article R.225-30 du Code de commerce, nous avons été informés que l'exécution des conventions suivantes, déjà approuvées par l'assemblée générale au cours des exercices antérieurs, s'est poursuivie au cours de l'exercice écoulé.
Votre Conseil d'Administration, dans sa séance du 22 février 2019, a autorisé la convention de titrisation de créances habitat pour 546 000 milliers d'euros en contrepartie de la souscription de 466 800 milliers d'euros de titres senior et de 79 200 milliers d'euros de titres subordonnées. Il s'agit de la quatrième opération de titrisation pour votre Caisse Régionale après celles d'octobre 2015, février 2017 et avril 2018.
B.P. 98536 13016 Marseille Toulouse Cedex 06 France France
1 Place Alfonse Jourdain 60 Boulevard Jean Labro
Cette convention s'inscrit dans le cadre général des opérations de titrisation du Groupe Crédit Agricole présenté lors de chaque émission aux Conseils d'Administration des Caisses Régionales.
L'objectif recherché est de permettre la constitution des réserves Banque Centrale, reconnues aux Caisses Régionales dans le cadre du système de gestion et d'encadrement du risque de liquidité du Groupe, ayant donc un impact sur leur allocation de « Limite Court Terme ».
Cette opération permet l'émission de titres sur la base d'une notation liée à la qualité intrinsèque des créances cédées et non pas exclusivement à la notation du Groupe Crédit Agricole.
Conventions autorisées dans le cadre du maintien de la participation de la Caisse Régionale au programme d'émission d'obligations de la société Crédit Agricole Home Loan SFH (ex Crédit Agricole Covered Bonds)
Dans sa séance du 18 mars 2011, votre Conseil d'Administration avait :
Dans sa séance du 22 avril 2011, votre Conseil d'Administration avait autorisé la conclusion et l'exécution d'avenants à :
B.P. 98536 13016 Marseille Toulouse Cedex 06 France France
1 Place Alfonse Jourdain 60 Boulevard Jean Labro
Dans sa séance du 24 novembre 2017, votre Conseil d'Administration a autorisé une modification de la convention avec pour objectif de tirer parti des évolutions méthodologiques des agences de notation et refléter les évolutions réglementaires.
Au 31 décembre 2020, votre Caisse Régionale a comptabilisé un montant de 1 453 554 milliers d'euros au titre de la garantie financière (contre 1 348 468 milliers d'euros au titre de l'exercice précédent). Cette garantie ne donne pas lieu à une rémunération par voie de commission mais à l'obtention de taux préférentiel dans le cadre des avances consenties.
Votre Conseil d'Administration, dans sa séance du 29 mai 2015, a autorisé la convention de transfert du contrat de travail (en qualité de Directeur Général Adjoint) de M. José Santucci et de suspension dudit contrat pendant la durée du mandat social de votre Directeur Général.
Cette convention s'inscrit dans le référentiel du statut de Directeur Général de Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel édicté par la Fédération Nationale du Crédit Agricole.
Cette convention présente les caractéristiques suivantes en cas de réactivation du contrat de travail :
Personne concernée : M.José Santucci, Directeur Général de votre Caisse Régionale et Administrateur de PREDICA SA.
Votre Conseil d'Administration, dans ses séances du 24 mars 2017 et du 23 février 2018, a autorisé le principe de la signature avec PREDICA SA d'une lettre d'engagement au titre d'un nouveau partenariat « ADE » (assurance emprunteur).
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